Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 10:43
Jésuite éminent :  La Compagnie de Jésus "en profond déclin" s’apparente davantage à un parti politique de gauche ou à une ONG progressiste"

Le père Julio Fernández Techera, prêtre jésuite et recteur de l'Université catholique d'Uruguay, a écrit un essai critique largement diffusé sur la Compagnie de Jésus avertissant que l'ordre, fondé par saint Ignace de Loyola en 1534, est en "profond déclin". 

 

Il s'agit du troisième document d'une série que Fernández a commencée en 2022 lorsqu'il a écrit son premier essai (« Ad Usum Nostrorum »), soulignant que depuis longtemps il se sentait insatisfait de la situation dans la Compagnie de Jésus tout en précisant que il ne traverse pas de crise professionnelle et ne pense pas non plus partir.

 

L'essai de Fernández est daté du 22 avril. Le texte a pour sous-titre "Quelques considérations sur le “De Statu Societatis 2023” (De l'état de la société 2023)", en référence au rapport général produit par le supérieur. général de la Compagnie de Jésus, en l'occurrence le prêtre vénézuélien Arturo Sosa, en collaboration avec les procureurs (qui évaluent l'état de l'ordre), qui se sont réunis en mai de l'année dernière à Loyola, en Espagne.

 

Scandales récents d'abus sexuels

 

"La société vit des situations très préoccupantes qui ne semblent pas avoir été abordées dans la Congrégation des Procureurs et qui n'apparaissent pas clairement et ne sont pas reprises dans le rapport “De Statu”. Pour donner quelques exemples, en décembre 2022, nous avons appris ce qu'un jésuite italien a appelé le "tsunami de Rupnik ", a noté Fernández dans son essai.

 

Marko Rupnik est un prêtre expulsé de la Compagnie de Jésus en 2023 – accusé depuis 2018 d'avoir commis de graves abus sexuels, spirituels et psychologiques contre au moins 20 femmes de la communauté de Loyola qu'il a cofondée en Slovénie – mais qui continue d'apparaître comme jésuite et consultant du Vatican dans l'Annuaire Pontifical 2024.

 

Fernández a ensuite évoqué le "scandale" des abus sexuels sur mineurs "commis par certains jésuites en Bolivie, et la prétendue dissimulation de la part de plusieurs provinciaux accusés par le parquet de ce pays. Nous avons dû tout savoir par la presse et nous n'avons reçu aucune déclaration ou lettre de la Curie généralice expliquant ce qui s'est passé ou demandant des prières pour la province de Bolivie."

 

Le principal jésuite accusé dans cette affaire est feu Alfonso Pedrajas, connu sous le nom de "Padre Pica", qui a tenu un journal sur les abus sexuels qu'il a commis sur plus de 80 mineurs en Bolivie, au Pérou et en Équateur.

 

Une société en déclin

 

Fernández a souligné dans son dernier essai que "d'autres questions urgentes qui n'ont pas été traitées avec clarté et force sont : la baisse du nombre d'admissions dans la société, qui en Occident s'aggrave d'année en année, ainsi que le nombre élevé d'admis membres dans la société quittant l’ordre.

 

"Récemment, un ami m'a dit que 72 novices étaient entrés dans sa province au cours des 10 dernières années. Au cours de la même période, le nombre de jésuites qui ont quitté la société dans sa province était de 71", a-t-il déclaré, ajoutant qu'"en 2023, 314 novices sont entrés dans l'ensemble de la société et 319 sont morts".

 

Le prêtre a également noté qu'il y a actuellement 13 995 jésuites et a déploré que "dans quelques années, la société aura disparu de plusieurs pays européens et deviendra insignifiante dans d'autres en Europe, en Amérique et en Océanie". La seule croissance est en Afrique. En 2013 , il y avait plus de 17 200 jésuites, ce qui signifie qu'en un peu plus de 10 ans, la Compagnie de Jésus a diminué de plus de 3 000 membres.

 

Pour le prêtre uruguayen, "le problème n’est pas seulement que beaucoup meurent et peu entrent, mais aussi que nous ne savons pas comment retenir beaucoup de ceux qui entrent".

 

"La raison pour laquelle nous n’avons pas de vocations n’est pas à cause de la société sécularisée, des temps changeants et de mille autres excuses. La raison en est que les conditions de notre époque nous intimident, nous submergent et nous ne savons pas comment répondre aux défis d'aujourd'hui avec le dynamisme et la créativité d'hier", a-t-il souligné.

 

Les jésuites s’apparentent actuellement davantage à une "ONG progressiste"

 

Selon Fernández, la vision du rapport général sur la Compagnie de Jésus "pourrait parfaitement être la vision du monde d’un groupe de réflexion laïc, lié à un parti politique de gauche ou à une ONG [organisation non gouvernementale] progressiste".

 

"On ne trouve dans cette [évaluation] aucune des perspectives surnaturelles ou transcendantes que l’on attendrait d’un ordre religieux, apostolique et sacerdotal", a-t-il déploré.

 

"Il y a de nombreux signes dans la vie actuelle des ministères jésuites, dans les documents publiés et dans les lignes directrices données, qui donnent l'impression que nous sommes dans une ONG et non dans un ordre religieux", a souligné Fernandez.

 

En « profond déclin »

 

Selon Fernández, la Compagnie de Jésus "est en profond déclin. Elle ne le sait pas, ou elle ne veut pas le savoir, ce qui revient au même. Elle veut croire que telle est la situation de toutes les autres réalités de l’Église qui l’entourent et que c’est donc ce qu’elle devrait être.

 

Selon lui, la direction de la société "craint que si elle s'adresse clairement à l'ensemble de l'ordre, ses membres souffriront et se décourageront. Les dirigeants préfèrent entretenir la fiction selon laquelle tout va bien plutôt que de risquer de reconnaître le déclin religieux et apostolique de la société".

 

En ce qui concerne le rapport général 2023 des Jésuites, Fernández a souligné que "dans tout ce long document de plus de 24 000 mots, le mot “prêtre” n'apparaît jamais et le mot “sacerdoce” seulement deux fois, bien que ce soit seulement pour faire une référence distinguant le sacerdoce dans la société et le sacerdoce diocésain".

 

"Je pense que notre attitude est suicidaire : nous voulons des vocations sacerdotales dans la société, mais nous ne voulons pas parler du fait d'être prêtres", a-t-il souligné.

 

Vers la fin de l'essai, Fernández rappelle que les jésuites "ont un charisme merveilleux et nécessaire pour l'Église, un charisme religieux, apostolique et sacerdotal. Il faut le récupérer et le vivre avec passion, audace et générosité.

 

"Pour y parvenir, il est nécessaire de parler plus librement, d'exprimer clairement ce que nous vivons et pensons et d'arrêter d'être politiquement correct."

 

 

Cf. https://www.catholicnewsagency.com/news/257795/prominent-jesuit-the-society-of-jesus-is-in-profound-decline

https://www.catholicworldreport.com/2024/05/24/prominent-jesuit-the-society-of-jesus-is-in-profound-decline/

Partager cet article
Repost0
25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 00:00
Sophie de Rome et ses trois filles (icône russe anonyme du XVIe siècle, Galerie Tretiakov, Moscou)

Sophie de Rome et ses trois filles (icône russe anonyme du XVIe siècle, Galerie Tretiakov, Moscou)

Sainte Sophie est une martyre chrétienne suppliciée à Rome vers 137. Fête le 25 mai en Occident , le 17 septembre en Orient et le 15 mai en Alsace et en Allemagne. (1)

 

Issue d'une riche famille romaine, elle éleva ses trois filles dans la religion du Christ et la crainte de Dieu. Les noms grecs de ses trois filles, Pistis, Elpis et Agapi ont été traduits en français et en russe : ce sont respectivement Foi (ou Véra), Espérance (ou Nadège) et Agapé (Charité). Sophie, elle est une mère admirable, émule de la mère des sept martyrs du second livre des Maccabées. (2)

 

À Rome, sainte Sophie visitait les églises chaque dimanche et gagnait une multitude de femmes au christianisme. Selon la légende — probablement fondée sur des faits historiques — les jeunes filles et leur mère furent capturées, vers 137, par les troupes de l’empereur, aux oreilles duquel était parvenue la renommée de leur piété et de leur vertu. Émerveillé par la beauté des enfants, l’empereur Hadrien voulut les adopter mais elles et leur mère refusèrent. Stupéfait de constater leur fermeté dans la foi malgré leur jeune âge, l’empereur fit comparaître les filles séparément, pensant que c’était par émulation mutuelle qu’elles osaient lui tenir tête. Rendu furieux par leurs réponses et leur refus de renoncer à leur religion, l’empereur décida de les mettre à mort. Sophie encouragea ses trois filles — Foi, Espérance et Charité — durant leur supplice ; elle mourut la dernière.

 

La métaphore est évidente : c'est la Sagesse divine qui engendre dans le cœur des chrétiens les trois vertus théologales que sont la foi, l'espérance et la charité.

 

Ce témoignage connut une grande popularité à Rome au IIe siècle mais le culte de Sophie n’y est attesté qu'à partir du VIe siècle.

 

Sophie a été l'objet d'une immense vénération à Byzance et dans le monde slave. L'empereur byzantin Justinien a donné ce même nom à la plus belle église de Constantinople, qu'il a fait construire : Sainte-Sophie (VIIe siècle) en la plaçant, non pas sous son vocable, mais sous celui du saint Sauveur, le Christ, Sagesse de Dieu.

 

En Occident, Sainte Sophie trône, entourée de ses trois filles qui portent les instruments de leur martyre (voir triptyque, vers 1460, musée de Varsovie).

 

Au XVe siècle, Sophie, comme une Vierge de Miséricorde, abrite ses filles sous les plis de son manteau (groupe en bois polychrome, église d'Eschau, près de Strasbourg). Le culte de Sainte Sophie et de sa fille Sainte Foi a été très vivace en Alsace.

 

Certaines de ses reliques furent apportées par Remigius de Strasbourg au couvent d’Eschau, en 777. Le pape Serge II fit transférer le reste de ses reliques, vers 845, dans la basilique San Martino ai Monti.

 

Sainte Sophie de Rome est commémorée le 25 mai et elle était invoquée contre les gels tardifs. Elle était appelée en Allemagne "Die kalte Sophie" ("Sophie la froide").

Sophie de Rome et ses filles, icône bulgare anonyme du xixe siècle

Sophie de Rome et ses filles, icône bulgare anonyme du xixe siècle

Sources : 1 ; 2

Partager cet article
Repost0
22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 20:19

Au Concours Eurovision de la Chanson, les pentacles et les regards diaboliques occupent le devant de la scène dans la performance de l'Irlandais Bambie Thug. Les messages pro-lgbt normalisent l'enfer sur les réseaux européens unifiés.

Un pentacle entouré d'un cercle de feu et de deux personnages au look ostensiblement satanique. Il s'agit de la performance à l'Eurovision 2024, actuellement organisée en Suède, du chanteur irlandais "Bambie Thug", né Bambie Ray Robinson en 1993, en compétition avec la chanson Doomsday Blue. Et on pourrait s’arrêter là, puisque les images parlent d’elles-mêmes.

 

Diffusé sur des réseaux européens unifiés, le Concours Eurovision de la chanson est le concours musical le plus populaire du continent, qui en est à sa 68e édition et avec la participation de 37 pays. Bref, une sorte de Top des Pops européen ; et le spectacle diabolique de l'Irlande se répétera, comme on pouvait s'y attendre, lors de la finale de samedi soir. Une fois de plus, un événement de masse créé à des fins de divertissement monte sur scène pour véhiculer des messages bien différents.

 

Plus qu'une chanson, la prestation de Bambie Thug ressemble à une malédiction, à commencer par les mots qui ouvrent et concluent la chanson, "Avada Kedavra", qui signifie littéralement "malédiction mortelle", rapidement expliquée dans la seconde moitié du couplet : "Je parle pour détruire" et continue un peu plus loin : “Par des langues tordues, un sortilège s'est déployé sur toi”. L'expression "Avada Kedavra" s'est répandue grâce à la saga Harry Potter, mais ses origines "remontent à des milliers d'années et en araméen, elle signifie 'détruire' ", explique-t-elle sur twitter, précisant que "enfant, j'étais fan de Harry Potter, mais évidemment, en tant que personne non-binaire", elle n'est pas fan de Rowling, qualifiée dans le jargon de "Terf", ou... transphobe. L'une des rares choses claires à propos du personnage est en effet qu'il est non-binaire. En bref, il est plus rapide de comprendre qui "n'est pas" Bambie Thug que qui elle est. En commençant par souligner qu'il ne faut s'adresser ni à elle ni à lui, mais plutôt à "eux" (they/them). Ce qui fait d'elle, à juste titre, une icône du monde arc-en-ciel.

 

Bambie Thug ne cache pas son dévouement à la magie dans une longue interview qui révèle les nombreuses facettes du personnage. En revanche, elle affirme elle-même, à propos de sa musique, avoir inventé le terme "ouija pop" (la référence est à la planche ouija utilisée pour les séances). La vidéo officielle de Doomsday Blue s'ouvre sur une "bible flamboyante" (en plus des symboles déjà mentionnés au début). Dans le clip d'une autre chanson Egregore - un titre tiré du monde de l'occultisme -n'a pas l'air moins satanique, empruntée au "diable androgyne" Lui/Him de la série animée Powerpuff Girls et évidemment interprétée par elle : "Il est aussi totalement androgyne, ce qui est particulier car son nom est littéralement un pronom de genre. Mais Lui est aussi - soulignent-ils - "un acronyme pour Sa Majesté Infernale...". "Et ça le rend encore meilleur", répond Bambie Thug, qui avoue alors un faible "pour les méchants des dessins animés. J'ai ressenti une affinité avec eux. Je pense juste que les méchants sont toujours les meilleurs personnages parce qu'ils sont tellement audacieux et décalés. Ils sont eux-mêmes sans aucune excuse." Shee ajoute : "Les gens diront que je suis une sorte d’adorateur de Satan à cause de cela." Certains doutes surgissent effectivement à ce sujet.

 

Revenons à la passion de Bambi pour l'occulte, née dès l'enfance dans un humus mêlant une vision magique de la nature et du folklore irlandais (ainsi que le Seigneur des Anneaux, au grand dam du très catholique Tolkien). "Quand j'ai déménagé à Muswell Hill après l'université, je me suis lié d'amitié avec un groupe de sorcières. Elles m'ont pris sous leur aile à un moment où je me sentais perdu. Nous avons médité ensemble et elles m'ont fait découvrir les cristaux". En quoi crois-tu? "Je crois à l'énergie, au karma et à la manifestation. Vous pouvez inciter au changement dans votre vie à travers vos paroles et vos actions. Même si ce que vous essayez de manifester ou de jeter un sort ne vous revient pas comme vous l'attendiez, cela peut provoquer un changement en vous qui reste efficace. Aujourd'hui, je fais également très attention à mes mots, car les mots sont des sorts ». « Les mots ont tellement de pouvoir », explique-t-elle - et personne ne nie a priori que des significations et des actions spirituelles sont attachées aux mots, mais ce qui fait la différence, c'est qu'ils viennent d'en haut (bénédictions) ou d'en bas (malédictions). D'ailleurs, à en juger par les paroles en compétition à l'Eurovision, on penche pour la seconde hypothèse (si la scénographie avec son étoile à cinq branches n'est pas assez convaincante).

 

Rien ne manque dans son armurerie : "Je fais aussi beaucoup de magie avec des sceaux", dit-elle. "Il existe de nombreux sceaux que vous pouvez utiliser, mais je crée aussi le mien. Le sceau personnel que j'utilise semble très puissant." À ce stade, que manque-t-il ? "J'apprends aussi à lire les cartes de tarot et j'ai suivi il y a quelque temps un cours de Reiki." Et après tant de "spiritualité", l'entretien se termine sur le cri : "Les droits des trans, maintenant !". Cela suffira-t-il sans doute à certains naïfs progressistes pour accueillir à bras ouverts cette énième "normalisation" d'éléments sataniques, à une heure de grande écoute et au cours d'un événement musical diffusé internationalement, dont les organisateurs ont le (dé)mérite de le faire entrer dans les foyers européens. Mais pour la Weltanschauung (ir)rationaliste moderne, l'obscurantisme est représenté par des églises et des crucifix, pas par des cornes et des étoiles à cinq branches, d'autant plus lorsqu'il est accompagné de messages politiquement corrects...

 

 

Cela suffira sans doute à certaines âmes progressistes candides pour accueillir à bras ouverts la énième "normalisation" d'éléments sataniques, en prime time et lors d'un événement musical diffusé à l'échelle internationale, dont les organisateurs méritent le (dé)mérite de mettre cela au premier plan. maisons des Européens. Mais pour la conception du monde (ir)rationaliste moderne, l'obscurantisme est représenté par des églises et des crucifix, et non par des cornes et des étoiles à cinq branches, d'autant plus lorsqu'il est accompagné de messages politiquement corrects...

 

Source : Daily Compass

Partager cet article
Repost0
22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 20:06

Le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, France (à usage unique)

L'Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes de Madrid, organisation de services aux pèlerins de l'archidiocèse, a conclu le 19 mai son 101ème pèlerinage, accueillant 800 participants, dont l'un a apparemment été guéri d'une grave déficience visuelle. Cet événement extraordinaire devra cependant être étudié avant de pouvoir être qualifié de miracle.

 

Le dernier miracle de Lourdes, le n°70, a été officiellement reconnu en février 2018. Ce cas pourrait devenir le n°71.

 

Le conseiller de l'association archidiocésaine des fidèles, le père Guillermo Cruz, a envoyé une déclaration aux différents groupes qui composaient le pèlerinage, les appelant à accepter ce qui s'est passé avec humilité et simplicité, à l'exemple de sainte Bernadette.

 

« L'expérience du pèlerinage et de la découverte de l'amour de Dieu à travers notre Mère, la Vierge Marie, comme nous l'enseigne sainte Bernadette avec simplicité et humilité, sera toujours la plus grande grâce qui soit accordée à Lourdes, car c'est celle qui renouvelle la vie », a-t-il déclaré.

 

Cette considération précède l'annonce selon laquelle pendant les jours du pèlerinage, « un événement extraordinaire s'est produit, même si ce serait tromper les gens si nous l'appelons un miracle », a expliqué Cruz.

 

Ce qui s'est passé, c'est qu'« une pèlerine qui souffrait de plusieurs maladies et avait une très grave déficience visuelle, après avoir fait 'le geste de l'eau', a recouvré la vue. Cet événement extraordinaire a été immédiatement constaté par les médecins, et le sanctuaire en a été informé et l'a déjà enregistré.

 

Avec le « geste de l'eau », les pèlerins dans la zone des bains, dans une atmosphère de méditation, de prière et de confiance en la Providence, prennent de l'eau dans leurs mains et se lavent trois fois le visage puis boivent une gorgée d'eau comme le faisait saint. Bernadette Soubirous l'a fait sous la direction de l'Immaculée Conception à la grotte de Masabielle.

 

Pourquoi ne peut-on pas encore parler de miracle ?

 

Le prêtre a également expliqué la raison pour laquelle il n'est pas approprié à ce moment de parler de miracle, puisque cette déclaration nécessite « un processus de discernement médical et spirituel qui doit être suivi » dans lequel « doivent concourir les exigences suivantes concernant la guérison : Immédiate . Complète. Durable. Inexplicable."

 

Le conseiller a donc déclaré : « Nous ne pouvons pas anticiper. Il faut faire une étude et surtout que la cicatrisation se maintienne dans le temps.» Le prêtre a souligné que « sauter en avant conduit à la présomption et il faut être humble. Ici, il faut attendre l’étude réalisée par l’Église au sanctuaire de Lourdes, puis que l’évêque de Madrid se prononce, pour vérifier non seulement que c’est inexplicable, mais que c’est aussi miraculeux.

 

Cruz est bien conscient du désir des membres de l'Hospitalité de Lourdes et des pèlerins qu'ils accompagnent chaque année au sanctuaire de pouvoir parler d'un miracle, "mais ce n'est pas notre décision", a-t-il déclaré, soulignant que "c'est toujours une grâce imméritée qui est reçue.

 

Il a averti que « nous pouvons créer de la confusion si nous parlons déjà d’un miracle », tandis qu’en même temps nous pourrions « créer de fausses attentes si nous réduisons les fruits du pèlerinage à un seul événement ».

 

Qu'est-ce que le Bureau Médical de Lourdes ?

 

Le Bureau Médical du Sanctuaire de Lourdes en France a été fondé en 1883 en même temps que l'espace des bains était créé. Comme indiqué sur le site Internet du sanctuaire, il s'agit de la seule organisation de ce type au monde, incluant des lieux de pèlerinage d'autres religions.

 

À ce jour, plus de 70 000 cas d’événements extraordinaires ont été présentés, dont 70 ont été reconnus miraculeux par l’Église catholique. Dans la plupart d’entre eux, les femmes sont les bénéficiaires de cette grâce particulière. Dans 50 des 70 cas, l'événement miraculeux s'est produit par contact avec l'eau du sanctuaire, qui n'a pas de propriétés particulières.

 

C'est le pape Léon XIII qui, en 1886, donna son approbation aux procédures suivies par le bureau médical. En 1902, le Saint-Siège ratifie ces protocoles qui comportent quatre étapes fondamentales :

 

Le directeur du bureau reçoit la personne qui affirme avoir reçu un miracle. Si le directeur estime que le cas mérite d'être pris au sérieux, il fait appel ce jour-là aux médecins présents au sanctuaire. S’ils acceptent que l’affaire continue, une enquête s’ouvre et peut durer plusieurs années. Une fois terminé, les membres du Comité scientifique international de Lourdes voteront pour savoir si l'événement extraordinaire est « inexpliqué dans l'état actuel de nos connaissances ». Ce vote est envoyé à l'évêque du lieu où réside la personne guérie, qui est celui qui a le pouvoir de déclarer le miracle.

 

Les sept critères que les médecins doivent prendre en compte

 

Le site Internet du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes précise également les sept critères qui doivent être respectés lors de l'investigation médicale des cas. Avant la guérison, il faut prendre en compte :

 

1) La maladie doit être grave et avoir un pronostic défavorable.

2) La maladie doit être connue et cataloguée par la médecine.

3) La maladie doit être « organique, lésionnelle » et être examinée selon des « critères objectifs, biologiques, radiologiques ». Cela signifie que « même aujourd’hui, les guérisons de pathologies ne seront pas reconnues sans des critères objectifs précis, comme les maladies psychologiques, psychiatriques, fonctionnelles, nerveuses, etc. »

4) Il ne devrait y avoir aucun traitement par lequel la guérison puisse être attribuée.

5) La guérison doit être soudaine, brutale, instantanée, immédiate et sans convalescence.

 

Après la guérison, deux autres critères doivent être pris en compte :

6) Il ne doit pas s’agir d’une simple régression des symptômes mais plutôt d’un retour à toutes les fonctions vitales.

7) Il ne doit pas s'agir d'une simple rémission mais plutôt d'une guérison, c'est-à-dire durable et définitive.

@famille.chretienne 🙏 Une guérison inexpliquée aurait eu lieu la semaine passée au sanctuaire marial de Lourdes. Une pèlerine espagnole rencontrant de graves problèmes de vision aurait retrouvé la vue. Cet événement va être étudié par les autorités compétentes avant qu’elles se prononcent sur un éventuel miracle Musique : custodiae #miracle #lourdes #pelerinage #priere #catho #catholique #catholic #jesus #eglise #religion #chretien #eglisecatholique #foi #christ ♬ son original - Famille Chrétienne

Source : https://www.catholicnewsagency.com/news/257764/possible-miracle-at-lourdes-almost-blind-woman-recovers-her-sight

Partager cet article
Repost0
9 mai 2024 4 09 /05 /mai /2024 20:38

Astrazeneca (Imagoéconomique)

Tout en contestant l'accusation, dans l'un des documents judiciaires déposés, comme l'a révélé le journal britannique The Independent, AstraZeneca a reconnu que le vaccin peut provoquer des thromboses.

 

Cf. Daily Compass

Partager cet article
Repost0
8 mai 2024 3 08 /05 /mai /2024 00:00
Desideratus (Désiré) est né dans une famille de la haute aristocratie franque en mars 512.

Desideratus (Désiré) est né dans une famille de la haute aristocratie franque en mars 512.

Desideratus (Désiré) est né dans une famille de la haute aristocratie franque en mars 512. Selon la tradition, ses parents vivent à Soissons et consacrent volontiers du temps et de l'argent pour aider les pauvres, à presque transformer leur demeure en petit hôtel-dieu. 

 

Il devient haut fonctionnaire des rois Clotaire et Childebert, fils de Clovis, avec le titre de cancellarius, (chancelier) ou gardien du sceau royal. 

 

En 538, il succède à Arcade comme archevêque de Bourges. Durant son épiscopat, il participe à plusieurs conciles. En 549, il assiste au cinquième concile d'Orléans, où l'on rappelle la condamnation des hérésies de Nestorius (deux personnes dans le Christ : une divine, une humaine) et d'Eutychès (le Christ ne possède que la nature divine), qu'avaient solennellement condamnées l'une, le concile d'Éphèse en 431, l'autre le concile de Chalcédoine en 451.

 

Évêque de Bourges, il fut l'un des plus grands évêques de l'époque mérovingienne qui contribuèrent à tirer la Gaule du chaos où l'avait plongée l'effondrement de l'empire romain et qui lui rendirent une civilisation en la rendant chrétienne.

 

Chancelier, il exerça sa charge de manière à contenter tout le monde. Mais il avait aussi souvent l'envie de quitter cette cour pleine de débauches et de cruautés. Il sut patienter en pensant que d'autres à sa place n'auraient peut-être pas la possibilité d'empêcher tant de mal. Son épiscopat fut aussi marqué par la conciliation et la paix. Il parvint en effet à concilier l'Anjou et le Poitou en guerre et à remettre la paix entre les tribus allemandes prêtes à s'entr'égorger.

 

À plusieurs reprises, il exprime le désir de se retirer dans un monastère, mais le roi s'y oppose, lui disant qu'il doit penser davantage au bien-être du peuple qu'à ses propres inclinations.

 

En Belgique, il est le patron des tisseurs de Liège, et de la paroisse de Latinne en Hesbaye.

En France, la commune de Saint-Désiré lui a dédié une église.


À Bourges, en 550, saint Désiré, évêque, qui avait été gardien du sceau royal et qui enrichit son Église de reliques de martyrs.

Martyrologe romain

 

Sources: 12

Partager cet article
Repost0
1 mai 2024 3 01 /05 /mai /2024 14:17

"Je suis moi-même convaincu par les affirmations pétriniennes, et en regardant autour du monde, il ne semble pas y avoir beaucoup de doute quant à savoir laquelle (si le christianisme est vrai) est la véritable Église, le temple de l'Esprit mourant mais vivant, corrompu mais saint, autoréformateur et ressuscité.

 

"Mais pour moi, l'Église dont le Pape est le chef reconnu sur terre a pour principale prétention d'être celle qui a toujours défendu (et défend toujours) le Saint-Sacrement, qui lui a donné le plus d'honneur et qui l'a dit (comme le Christ l'a clairement prévu) à la première place. 'Pais mes brebis' fut sa dernière recommandation à saint Pierre ; et puisque ses paroles doivent toujours être comprises littéralement, je suppose qu’elles se réfèrent principalement au pain de vie.

 

"C’est contre cela [l’Eucharistie] qu’a réellement été lancée la révolte (ou Réforme) de l’Europe occidentale – 'la fable blasphématoire de la messe' – et [le débat sur] la foi et les œuvres n'est qu’un simple faux-fuyant [une diversion]."

 

JRR Tolkien, "Lettre 250, à Michael Tolkien" (1er novembre 1963)

 

Cf. Joshua Charles

J.R.R. Tolkien : si le christianisme est vrai, l'Église catholique est la vraie église ; la ''Réforme'' était en fait une attaque contre l'eucharistie
Partager cet article
Repost0
25 avril 2024 4 25 /04 /avril /2024 18:50
Augmentation des tumeurs : parmi les hypothèses fantaisistes, le vaccin à ARNm fait son chemin

La Nuova Bussola Quotidiana

 

25_04_2024

Augmentation des tumeurs : parmi les hypothèses fantaisistes, le vaccin à ARNm fait son chemin

https://lanuovabq.it/it/aumento-tumori-tra-ipotesi-fantasiose-si-fa-largo-il-vaccino-a-mrna

 

Réchauffement climatique, absence de dépistage, vieillissement prématuré. Seules des hypothèses fantaisistes sont avancées pour expliquer l'augmentation du nombre de cancers. Mais une étude japonaise indique une corrélation entre le vaccin ARNm et la suppression de l'immunosurveillance. 

 

L'augmentation des cancers, notamment chez les jeunes, est aujourd'hui une évidence. Depuis un an, le phénomène n'étant pas aisément dissimulable, on lit un certain nombre d'hypothèses qui tentent de justifier ce phénomène inquiétant. Le premier suspect a été le soi-disant réchauffement climatique. Le soi-disant changement climatique sert à justifier toutes sortes de pathologies, mais aucun lien de cause à effet n'a été établi jusqu'à présent.

 

On a ensuite émis l'hypothèse que l'augmentation des cancers était liée à la diminution des tests de dépistage intervenus depuis les confinements et l'urgence Covid, mais c'est aussi une explication insuffisante, car l'augmentation des cas concerne des types de cancer non soumis au dépistage. Aux Etats-Unis, le cancer du colon, qui était la quatrième cause de décès chez les jeunes hommes et femmes en oncologie, est devenu la première chez les hommes et la deuxième chez les femmes.

 

Aujourd'hui, une nouvelle hypothèse émerge pour expliquer la forte augmentation des cancers chez les personnes de moins de 55 ans : selon certains chercheurs, un phénomène de "vieillissement prématuré" se propagerait.

 

Nous savons que les tumeurs proviennent de lésions cellulaires qui se produisent au fil des ans avec des altérations et des mutations qui ne sont pas bien réparées par le système immunitaire, jusqu'à ce que la cellule acquière les caractéristiques d'une tumeur. Si ces dommages s'accumulent maintenant plus rapidement, la conséquence est une augmentation des cas précoces de cancer. Mais quelles seraient les causes de ce vieillissement biologique présumé ? On ne le sait pas.

 

Le président élu de l'Association italienne d'oncologie médicale (Aiom), Massimo Di Maio, affirme que cela se retrouve en grande partie dans des modes de vie incorrects, comme le tabagisme, une mauvaise alimentation, la sédentarité et l'obésité. Or, ces modes de vie sont présents dans la population occidentale depuis des décennies. Pourquoi ces cancers se développent-ils soudainement aujourd'hui, alors qu’en réalité nombre de ces modes de vie ont déjà été largement corrigés ?

 

Et comment vérifier – et éventuellement prévenir – cet éventuel vieillissement accéléré ? Même dans ce cas, il n’y a pas de réponse, notamment parce que les mécanismes biologiques de ce vieillissement ne sont pas connus. Bref : une hypothèse, peut-être intéressante, mais surtout inquiétante car elle placerait une fois de plus les patients devant un scénario fataliste, dans lequel quelqu'un subirait un sort malheureux : celui de voir son organisme vieillir prématurément.

 

Contrairement à ces hypothèses, certaines études semblent pointer du doigt, et trouver des preuves, d'autres causes de l'augmentation du nombre de cancers.

 

Une étude japonaise récemment menée révèle une augmentation significative des décès par cancer à partir de 2021, après la troisième dose du vaccin à ARNm. LifeSiteNews cite une étude japonaise publiée le 8 avril dans la revue Cureus. L’étude a examiné les taux de mortalité par âge et pour différents types de cancer de 2020 à 2022 dans les données du gouvernement japonais. "Au cours de la première année de la pandémie (2020), aucune surmortalité significative n’a été observée", peut-on lire. "Cependant, une certaine surmortalité par cancer a été observée en 2021 après une vaccination massive avec les première et deuxième doses du vaccin, et une surmortalité significative a été observée pour tous les cancers et pour certains types de cancer spécifiques (notamment le cancer des ovaires, la leucémie, le cancer de la prostate, cancer des lèvres/de la bouche, cancer du pharynx, cancer du pancréas et cancer du sein) après une vaccination de masse avec la troisième dose en 2022."

 

Jusqu’en 2020, on a observé une baisse continue des taux de mortalité par cancer dans tous les groupes d’âge au cours de la décennie précédente. Il convient de noter, compte tenu de l'hypothèse du vieillissement prématuré, que le Japon est l'un des pays les plus anciens du monde. 

 

Depuis 2021, année du début de la campagne de vaccination, les cas ont augmenté. En particulier, après les troisièmes doses de vaccins à ARNm, une surmortalité significative de tous les cancers a été observée, y compris le cancer du sein, de la prostate et des ovaires, ainsi que la leucémie. Presque tous les vaccins Covid en question étaient à ARNm, dont 78 % de Pfizer et 22 % de Moderna. Les auteurs de l'étude japonaise ont enregistré une augmentation significative du taux de mortalité par cancer et ont présenté une explication : "Certaines études ont montré que les réponses à l'interféron de type I (INF), qui jouent un rôle essentiel dans l'immunosurveillance du cancer, sont supprimées après la vaccination à ARNm. (…) Il a été démontré que le vaccin SARS-CoV-2 provoque une immunosuppression et conduit à la réactivation de virus latents tels que le virus varicelle-zona (VZV, herpèsvirus humain 3 ; HHV3) ou l’herpèsvirus humain 8 (HHV8)."

 

Les chercheurs concluent que l’augmentation particulièrement marquée des taux de mortalité de ces tumeurs pourrait être attribuée à différents mécanismes de vaccination par ARNm. L'importance de cette possibilité mérite des études plus approfondies, évaluant la détérioration de la réponse immunitaire innée, qui conduit à une susceptibilité accrue à toute infection, une augmentation des maladies auto-immunes et une accélération de la progression du cancer. Une possibilité bien plus réaliste que l’hypothèse du vieillissement prématuré.

Partager cet article
Repost0
21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 12:18

Panthéisme, "panchristisme cosmique" incompatible avec la Révélation évangélique, la pensée de Teilhard de Chardin a fait l'objet d'un monitum (avertissement) de la part de Rome en 1962 :

1962 : Rome met en garde contre Teilhard de Chardin

Voici le monitum (avertissement) du Saint-Siège publié en 1962 contre la pensée du père jésuite.

 

LA DOCUMENTATION CATHOLIQUE

(année 1962)

 

[colonne 949]

 

L’œuvre du P. Teilhard de Chardin

 

Monitum du Saint-Office (1)

 

Certaines œuvres du P. Pierre Teilhard de Chardin, publiées également après sa mort, se répandent et connaissent un vif succès.

 

Sans porter de jugement sur ce qui a trait aux sciences positives, il est bien manifeste que, sur le plan philosophique et théologique, ces œuvres regorgent d’ambiguïtés telles, et même d’erreurs graves, qu’elles offensent la doctrine catholique.

 

C’est pourquoi les éminentissimes et révérendissimes Pères de la suprême sacrée congrégation du Saint-Office invitent tous les Ordinaires, ainsi que les supérieurs d’instituts religieux, les supérieurs de séminaires et les recteurs d’universités à mettre en garde les esprits, particulièrement ceux des jeunes, contre les dangers que présentent les œuvres du P. Teilhard de Chardin et celles de ses disciples.

 

Donné à Rome, au Palais du Saint-Office, le 30 juin 1962.

 

SEBASTIANO MASALA, notaire.

 

 

COMMENTAIRE

DE L’ « OSSERVATORE ROMANO »

 

Sous le titre : « Pierre Teilhard de Chardin et sa pensée sur le plan philosophique et religieux », le même numéro de l’Osservatore Romano publie le commentaire suivant, sans signature (2) :

 

Sept années se sont écoulées depuis la mort du P. Pierre Teilhard de Chardin et sa renommée ne fait qu’augmenter.

 

[col. 950] Ses disciples et admirateurs continuent à l’exalter sur le plan humain et religieux. Beaucoup d’entre eux exaltent la valeur peu commune qu’il a sur le plan scientifique.

 

Par contre, les avis d’autres spécialistes sont différents lorsqu’il s’agit de juger sa tentative de synthèse chrétienne de la connaissance. Les divergences deviennent encore plus grandes à la lecture des œuvres posthumes publiées jusqu’à maintenant et de celles diffusées en privé parmi les admirateurs de Teilhard (3).

 

On peut s’associer à ceux qui reconnaissent la rectitude d’intention de l’homme et l’apport qu’il a fourni aux recherches scientifiques, en particulier en matière de paléontologie.

 

Mais on ne peut que rester perplexe d’abord et ensuite se trouver en désaccord lorsque les opinions du P. Teilhard de Chardin passent du plan scientifique au plan philosophique et, théologique.

 

Un livre récent du P. de Lubac sur la pensée religieuse du P. Teilhard de Chardin (4) (dont nous reparlerons plus loin) contient certaines critiques sur la méthode utilisée par le P. Teilhard de Chardin, disant par exemple que les analyses conceptuelles qui se trouvent dans ses essais sont parfois défectueuses, parce que lorsqu’il traite des grandes questions qui préoccupent tout homme, les catégories, les notions et les termes dont il se sert portent la marque du milieu scientifique qui lui est familier. L’atmosphère qu’il respirait était celle des sciences naturelles (5).

 

[951] Pour nous, ce défaut dans la méthode est grave et fondamental, parce que Teilhard de Chardin fait trop souvent une transposition indue sur le plan métaphysique et théologique des termes et des concepts et, disons-le, des erreurs qui se trouvent dans les œuvres de Teilhard, aussi bien celles qui sont éditées que celles qui sont polycopiées, ou de quelque autre façon qu’elles soient diffusées.

 

LE CONCEPT DE CRÉATION

 

Commençons par le concept de création.

 

Dans l’essai inédit (mais connu de plusieurs persennea) de 1950 : le Cœur de la Matière, on lit : « Dans le monde, objet de la création, la Métaphysique classique nous avait accoutumés à voir une sorte de production extrinsèque, issue par bienveillance débordande de la suprême efficience de Dieu. Invinciblement – et tout justement pour pouvoir à la fois pleinement agir et pleinement aimer, – je suis amené à y voir maintenant (conformément à l’esprit de saint Paul) un mystérieux produit de complétion et d’achèvement pour l’Être absolu lui-même. Non plus l’Être participé de plérômisation (6) et de convergence. Effet non plus de causalité, mais d’union créatrice. »

 

L’union créatrice est un concept qui revient souvent chez Teilhard. « L’action créatrice, c’est-à-dire unificatrice de Dieu », lit-on dans un article intitulé « L’esprit nouveau et le cône du temps », dans Psyché (7). Cependant, du point de vue métaphysique, sous lequel doit être considéré le concept de création, il faut mettre au clair l’aspect de causalité efficiente (qui donne l’être). La création ne s’oppose pas à l’unification, mais elle n’est pas formellement l’unification.

 

Un autre concept, familier à Teilhard sur ce sujet, est celui du « Néant », présenté d’une façon qui laisse très perplexe.

 

Ce concept, on ne le trouve pas seulement dans L’union créatrice, essai déjà ancien puisqu’il date de 1917, mais il est repris et développé également dans Comment je vois (inédit), de 1948. En face de Dieu « aux antipodes de lui-même », il y a « le multiple pur », c’est-à-dire le « Néant créable », qui est une virtualité passive. Teilhard écrit donc : « ... Néant créable, qui n’est rien – et qui cependant, par virtualité passive d’arrangement (c’est-à-dire d’union) est une possibilité, une imploration d’être, à laquelle... tout se passe comme si Dieu n’avait pas pu résister. »

 

Teilhard a également ainsi des expressions qui laissent fondamentalement croire qu’il pense à une certaine semblable nécessité de la création.

 

Dans la philosophie et la théologie classiques – selon lui – la création, « ou participation » (ajoute Teilhard), tend à se présenter « comme un geste presque arbitraire de la Cause première ».

 

Par contre, dans ce qu’il appelle la métaphysique de l’Union, tout en réaffirmant « la self-suffisance et la self-détermination de l’Être absolu », c’est-à-dire Dieu, Teilhard parle en ces termes de l’acte créateur divin : « Fruit, en quelque manière, d’une réflexion de Dieu, non plus en lui, mais en dehors de lui, la Plérômisation... c’est-à-dire la réalisation de l’être participé par arrangement et totalisation – apparaît comme une sorte de réplique ou de symétrie à la Trinitisation. Elle vient combler un vide, en quelque façon. Elle trouve sa place. »

 

Ce concept est synthétisé d’une façon plus expressive dans ces paroles : « Pas de Dieu (jusqu’à un certain point), sans Union créatrice... » (toujours dans Comment je vois).

 

[952] Ces citations étaient nécessaires (et on ne pouvait faire autrement) pour mettre en évidence les ambiguïtés dangereuses et les erreurs qui se trouvent dans certaines expressions de Teilhard par rapport à la conception catholique traditionnelle de la création (voir le IV° Concile de Latran et le premier Concile du Vatican).

 

Lorsque la « Métaphysique classique » affirme que Dieu, en créant, donne à la créature tout l’être (potentiel, essentiel et existentiel) en même temps, c’est-à-dire secundum totam suam subtantiam (premier Concile du Vatican ; Denz. 1805) ; lorsqu’elle fait ressortir la parfaite et absolue liberté dans l’acte créateur de Dieu, liberrimo consilio (premier Concile du Vatican, Denz. 1783), elle ne fait que répéter et développer la doctrine de ces deux Conciles.

 

Et nous, croyons que Teilhard n’a pas suffisamment respecté ces deux exigences de la doctrine catholique : don de la totalité de l’être de la part du Créateur, à l’exclusion de toute potentialité précédente (et la Métaphysique classique veut précisément exprimer ce concept par l’expression ex nihilo sui et subjecti) ; absence totale de toute nécessité, même lointaine, de l’acte créateur de Dieu.

 

LES RAPPORTS ENTRE LE COSMOS ET DIEU

 

Dans sa conception des rapports entre le Cosmos et Dieu, Teilhard de Chardin a des points faibles qu’on ne peut pas passer sous silence.

 

Il est vrai qu’il affirme explicitement et à plusieurs reprises la nécessité et la personnalité transcendante de Dieu. Toutefois, dans la logique de la pensée teilhardienne, la transcendance divine n’est pas suffisamment exprimée.

 

Dieu est représenté comme une unité suprême qui s’incorpore l’univers d’une certaine façon ; l’unité devient ainsi d’une certaine manière participante de la multiplicité cosmique, et Dieu, dans un certain sens, est rendu plus parfait par l’assimilation du Cosmos.

 

Par exemple, dans le Cœur de la Matière, déjà cité (que Tremontant appelle son « autobiographie spirituelle ») (8), Teilhard affirme : « Par un de ces étranges effets d’inhibition..., je ne me rendais pas compte que, des profondeurs de la matière aux cimes de l’Esprit, Dieu « métamorphosait » le Monde – le Monde, en retour, devait « endemorphiser » Dieu. »

 

La lecture de ce même essai laisse perplexe et donne la nette impression que les paroles de Teilhard ne veulent pas exprimer seulement un point de vue limité de notre connaissance, mais une réalité qui atteindrait également Dieu. A savoir que Dieu, dans un certain sens, change, se perfectionne, en incorporant le monde à lui.

 

« Sous l’effet même de l’opération unitive qui le révèle à nous, Dieu en quelque sorte se transforme, en nous incorporant. – Donc, non plus essentiellement Le voir, et se laisser envelopper et pénétrer par Lui – mais pari passu (si non premièrement) le découvrir (ou même en un sens l’« achever ») toujours plus autre... Autour de nous, par rencontre de son attraction et de notre Pensée, Dieu est en train de « changer »... »

 

Ailleurs, Teilhard parle de « complexité », ou « Unité complexe », à propos de Dieu. Également dans le dernier livre, édité il y a quelques semaines, l’Énergie humaine, on lit : « Dieu n’est définissable que comme un Centre de centres. En cette complexité (c’est nous qui soulignons) gît la perfection de son Unité. » (p. 86.)

 

Il donne explicitement à ces termes un sens qui correspond à sa pensée, mais qui est bien différent de leur acception commune, et il cherche à les expliquer dans un sens qui pourrait être orthodoxe.

 

[953] Quoi qu’il en soit, tout cela ne contribue pas à la clarté de ses positions ; au contraire, et c’est le moins qu’ou puisse dire, il eagit d’ambiguïtés qui sont certainement cause de dangereuses équivoques,

 

Teilhard étend et applique plus d’une fois à l’ordre surnaturel son concept d’unité, d’action unificatrice, qui est étroitement lié à sa théorie évolutionniste.

 

LE CHRIST

 

Il commence par une conception du Christ qui est pour le moins étrange.

 

Le « Point Oméga » est en même temps le Christ ressuscité : « Le Christ de la Révélation n’est pas autre que l’Oméga de l’Évolution. » (Le Christ, essai inédit de 1955.) Et plus loin : « Le Christ sauve. Mais ne faut-il pas ajouter immédiatement qu’il est aussi sauvé par l’Évolution ? »

 

On lit encore dans le Cœur de la Matière : « Dans un univers qui se découvrait pour moi en état de convergence, vous avez pris par droit de Résurrection la position maîtresse de centre total où tout se rassemble. »

 

Dans le volume édité récenament (1961), l’Hymne de l’Univers, Teilhard reprend cette même idée, mais avec plus de clarté : « Jésus, centre vers qui tout se meut, daignez nous faire, à tous, si possible, une place parmi les monades choisies et saintes qui, dégagées une à une du chaos actuel par votre sollicitude, s’agrègent lentement en Vous dans l’Unité de la Terre Nouvelle. » (p. 80)

 

Dans le Christique, déjà cité, il est question tout simplement – et « en sens vrai » – d’une « troisième nature » du Christ, ni humaine ni divine, mais « cosmique »

 

Nous ne voulons pas prendre à la lettre et « en sens vrai » tout ce qu’écrit Teilhard à ce sujet, sinon ce serait une veritable hérésie. Mais ces expressions, naturellement, augmentent la confusion – déjà grande – des idées.

 

CRÉATION, INCARNATION, RÉDEMPTION

 

Avec cette méthode, il est facile et, disons, logique de lier entre elles, d’une façon nécessaire, la Création, l’Incarnation et la Rédemption.

 

Teilhard écrit en effet : « Création, Incarnation, Rédemption, tout en marquant chacune un degré de plus dans la gratuité de l’opération divine, ne sont-elles trois actes indissolublement liés dans l’apparition de l’être participé ? » (L’Ame du monde, essai inédit de 1918.)

 

En un certain sens, Teilhard met ces trois mystères sur le même plan de l’évolution : « Pas de Dieu (jusqu’à un certain point) sans Union créatrice. Pas de Création sans immersion incarnatrice. Pas d’Incarnation sans compensation rédemptrice. Dans une métaphysique de l’Union, les trois mystères fondamentaux du christianisme n’apparaissent plus que comme les trois faces d’un même système, celui de la Plérômisation. » (Comment je vois, déjà cité plusieurs fois.)

 

On pourrait faire une moisson de textes teilhardiens sur ce sujet. Mais terminons par un passage du Phénomène humain (éd. 1955) : « Mais, en un autre sens aussi, une prodigieuse opération biologique : celle de l’Incarnation rédemptrice... Par une action pérenne de communion et de sublimation, il (le Christ) s’agrège le psychisme total de la Terre. » (p. 327)

 

En lisant cette affirmation de Teilhard ou d’autres (cf. par exemple l’article « L’Esprit nouveau et le cône du Temps. », dans Psyché, n° 99-100, p. 59-60), on doit constater qu’il ne fait pas clairement la distinction et la différence entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, et que l’on ne voit pas comment on pourrait logiquement sauvegarder la gratuité totale de ce dernier ordre, et donc de la grâce.

 

[954] Ces derniers concepts sont le patrimoine de l’enseignement catholique et universel. Ils ont été récemment rappelés dans l’encyclique Humani generis (Denz, 2318).

 

ESPRIT ET MATIÈRE

 

D’autres critiques importantes peuvent être faites à la pensée du P. Teilhard de Chardin.

 

Après avoir lu les passages cités ci-dessus, on ne s’étonnera pas de constater que Teilhard ne connaît pas clairement ne serait-ce que les frontières profondes qui séparent la matière et l’esprit. Frontières qui, il est vrai, n’empêchent pas les rapports entre les deux ordres (substantiellement unis dans l’homme), mais qui marquent clairement leurs différences essentielles.

 

« Non pas l’Esprit par évasion hors de la Matière, ni l’Esprit juxtaposé incompréhensiblement avec la Matière (thomisme !...), mais l’Esprit émergeant (par opération pan-cosmique) de la Matière. – Materia Matrix... »

 

Ces phrases, on peut les lire dans une lettre de Teilhard, datée du 13 mars 1954, publiée dans la revue Psyché, 1955, n° 99-100, p. 9.

 

Teilhard insiste de nouveau sur ce concept dans l’Énergie humaine, livre paru ces dernières semaines, comme nous l’avons déjà dit.

 

« Il n’y a pas, concrètement, de la Matière et de l’Esprit mais il existe seulement de la Matière devenant Esprit. Il n’y a au Monde ni Esprit ni Matière : l’« Étoffe de l’Univers » est l’Esprit-Matière. Aucune autre substance que celle-ci ne saurait donner la molécule humaine. » (p. 74.)

 

P. 121 du même livre, toujours à propos de l’esprit, Teilhard, cohérent avec tout son système évolutionniste, écrit : « Le phénomène spirituel n’est donc pas une sorte de bref éclair dans la nuit : il trahit un passage graduel et systématique de l’inconscient au conscient, et du conscient au self-conscient. C’est un changement d’état cosmique (c’est nous qui soulignons). » Dans le Cœur de la Matière, il avait déjà écrit : « L’Esprit, état supérieur de la Matière. »

 

On remarquera que, dans la même page, Teilhard avertit qu’il s’en tient au point de vue purement scientifique et expérimental.

 

Mais, puisqu’il s’agit ici d’un sujet éminemment métaphysique et qui touche directement tant de problèmes théologiques, il pouvait difficilement s’arrêter au seul point de vue scientifique sans courir le risque (comme du reste ce fut le cas) de tirer des conclusions qui s’accordent difficilement avec la doctrine catholique.

 

Il est vrai que la distinction essentielle entre la matière et l’esprit n’a pas été explicitement définie ; mais elle constitue un point de doctrine qui apparaît toujours dans la philosophie chrétienne, cette philosophie que dans l’encyclique Humani generis Pie XII qualifie de « reçue et communément admise dans l’Église » (Denz., 2323) (9). Cette même doctrine est explicitement ou implicitement présupposée par l’enseignement ordinaire et universel de l’Église ; c’est précisément pourquoi cette même encyclique réprouve la position contraire (Denz., 2318).

 

LE PÉCHÉ

 

Naturellement, dans sa pensée scientifico-religieuse, Teilhard de Chardin a une conception originale du mal et du péché. Il en traite ex professo dans un appendice de : le Phénomène humain (p. 345 et suiv.).

 

Vers la fin de la p. 347, il constate un certain « excès » du mal dans le monde, inexplicable pour notre raison « si à l’effet normal d’évolution ne se surajoute pas l’effet extraordinaire de [955] quelque catastrophe ou déviation primordiale... » Claire allusion au péché originel.

 

Mais Teilhard aime considérer le péché d’un point de vue collectif plutôt qu’individuel et, pour le péché originel, il se montre plus d’une fois opposé à une transmission héréditaire.

 

Ce qu’il affirme dans le passage ci-après, Teilhard le redit équivalemment ailleurs :

« ... La nécessité théologique du baptême s’expliquant par la solidarité génétique de tous les hommes au sein d’une humanité (imprégnée de péché par nécessité statistique) où les liens collectifs se découvrent comme encore plus réels et plus profonds entre individus que toute liaison strictement et linéairement héréditaire. » (Comment je vois.)

 

Sur ce point, la pensée de Teilhard est très déconcertante et elle est en désaccord avec la doctrine du Concile de Trente sur le péché d’Adam (Denz., 790), doctrine reprise par l’encyclique Humani generis qui enseigne que le péché originel « tire son origine d’un péché vraiment personnel commis par Adam, et qui, répandu en tous par la génération, se trouve en chacun et lui appartient » (10).

 

Le P. de Lubac le fait aussi remarquer : « Qu’il (Teilhard) ne fut pas théologien de métier, c’est même ici peut-être (à propos du péché originel) que l’on s’en aperçoit le mieux. » (Op. cit., p. 168.)

 

LA PLACE DU MONDE

DANS L’ASCÈSE DU P. TEILHARD DE CHARDIN

 

Pour terminer cet examen critique qui, pour des raisons bien évidentes, ne peut pas être complet, il nous semble devoir faire remarquer encore une fois que ce qui est propre au système teilhardien, c’est qu’il naturalise en quelque sorte le surnaturel.

 

Nous voulons bien admettre que Teilhard, en tant que personne privée, a eu une vie spirituelle intense. Nous n’avons évidemment pas l’intention de nous en prendre à sa personne, mais à sa méthode, à sa pensée.

 

C’est pourquoi nous ne pouvons pas le suivre ni l’approuver lorsque, dans son ascèse originale, il donne au monde, après Dieu, une place et une valeur trop hautes. Pour le passage ci-après de Teilhard de Chardin, comme pour beaucoup d’autres, il faut donner une autre dimension à ce qu’ils signifient, parce que sa plume, emportée par l’enthousiasme, l’entraîne bien au-delà de la juste mesure.

 

C’est cependant avec une véritable peine que nous lisons ces lignes : « Si, par suite de quelque renversement intérieur, je venais à perdre successivement ma foi au Christ, ma foi en un Dieu personnel, ma foi en l’Esprit, il me semble que je continuerais à croire au Monde. Le Monde (la valeur, l’infaillibilité et la bonté du Monde), telle est, en dernière analyse, la première et la seule chose à laquelle je crois. C’est par cette foi que je vis, et c’est à cette foi, je le sens, que, au moment de mourir, par-dessus tous les doutes, je m’abandonnerai... A la foi confuse en un monde Un et Infaillible je m’abandonne, où qu’elle me conduise. » (Comment je crois.)

 

Ces paroles datent de 1934. Combien il aurait mieux valu qu’elles ne fussent jamais écrites !

 

L’on pourrait objecter à nos critiques qu’elles ne tiennent pas compte du fait que, dans les nombreux écrits de Teilhard de Chardin, à côté des textes cités par nous, il y en a beaucoup d’autres qui pourraient souvent annuler l’interprétation négative que nous avons présentée. Il faudrait donc tenir compte de tous les textes, et ils sont très nombreux, pour pouvoir juger Teilhard avec objectivité.

 

[956] Nous aussi, nous savons que Teilhard a fait souvent des affirmations qui ne sont pas parfaitement cohérentes entre elles, quand elles ne sont pas, à l’occasion, opposées ou contradictoires, et nous voulons bien concéder que sa pensée est demeurée au plan de la problématique.

 

Toutefois, ses écrits, en de nombreux points, demeurent toujours plus ou moins en opposition avec la doctrine catholique.

 

LE LIVRE DU P. DE LUBAC

 

Le livre du P. de Lubac, déjà cité, constitue certainement l’étude la plus importante publiée jusqu’à présent sur la pensée religieuse de Teilhard de Chardin. Le livre met en relief de nombreux défauts de Teilhard, mais, dans son fond, il le défend et en fait l’éloge.

 

Quant à nous, franchement et loyalement, nous devons déclarer que nous ne sommes pas d’accord avec le jugement substantiellement favorable donné par le P. de Lubac.

 

Les points de désaccord avec la pensée du P. Teilhard de Chardin sont trop importants et fondamentaux pour que nous puissions souscrire sans réserve à ce jugement catégorique du P. de Lubac : « L’Église catholique, cette mère toujours féconde..., peut reconnaître elle-même avec joie qu’en Pierre Teilhard de Chardin elle a enfanté, tel que notre siècle en avait besoin, un authentique témoin de Jésus-Christ. » (Op. cit., p. 295.)

 

Notre siècle a vraiment un extrême besoin d’authentiques témoins du Christ, mais nous souhaiterions qu’ils n’aient pas à s’inspirer du « système » scientifico-religieux de Teilhard.

 

Nous avons cru nécessaire de formuler nos critiques qui vont à la pensée, et non à l’homme – nous le répétons – afin de mettre en garde les hommes d’études, spécialement les jeunes, contre les erreurs et les ambiguïtés contenues dans les écrits de Teilhard.

 

Et, en faisant ces réflexions, nous pensons avoir agi dans l’esprit du « monitum » publié aujourd’hui par notre journal.

 

––––––––––––––––––––––

 

Notes

(1) Traduction de la D. C., d’après le texte latin publié par l’Osservatore Romano du 1er juillet 1962.

(2) Traduction de la D. C., d’après le texte italien, lequel cite toujours en français les œuvres du P. Teilhard de Chardin. Les sous-titres sont de notre rédaction.

(3) Voir la liste des œuvres éditées et non éditées dans le livre de Claude Cuénot : Pierre Teilhard de Chardin. Les grandes étapes de son évolution, Paris, Plon, 1958.

(4) Henri de Lubac : la Pensée religieuse du P. Teilhard de Chardin, Aubier, Paris, 1962.

(5) Cf. op. cit., p. 122.

(6) Dans Comment je vois, autre essai inédit, la plérômisation est définie : « réduction unificatrice du multiple ».

(7) Psyché, n° 99-100, 1955, p. 59.

(8) Introduction d la pensée de Teilhard de Chardin, Éditions du Seuil, Paris, 1956, p. 68.

 

Cf. https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=976051

L'un des auteurs du "Monitum" est le provincial français des Carmes déchaux Philippe de la Trinité (1908-1977). "Nommé qualificateur, puis consulteur au Saint-Office, il exerce cette fonction jusqu'en 1973.

C'est surtout contre la pensée du père Pierre Teilhard de Chardin, décédé en 1955, qu'il bataille. Les ouvrages de ce jésuite, interdits de publication de son vivant, sont édités à titre posthume par sa secrétaire et se diffusent largement, notamment dans les milieux progressistes. Philippe de la Trinité contribue au sévère Monitum du Saint-Office du 30 juin 1962...

"Il ne s'agit pas d'une mise à l'Index (pratique qui sera abandonnée en 1966), mais d'un « avertissement » du Saint-Office, approuvé par le Pape Jean XXIII. Un long commentaire de cette décision, non signé mais certainement écrit par Philippe de la Trinité, comme le suppose Henri de Lubac, est publié dans l'Osservatore Romano du 1er juillet 1962.

Philippe de la Trinité consacre plusieurs ouvrages à Teilhard de Chardin dans les années 1960 afin d'illustrer le bien-fondé du Monitum du Saint-Office de 1962, dénonçant son « confusionnisme intégral » et qualifiant le teilhardisme de « pseudo-synthèse » panthéiste :

« Agenouillé devant le Monde qu’il aime comme une Personne, Teilhard ne veut pourtant pas cesser d’aimer Dieu. C’est pourquoi, il le faut : par une métamorphose du mystère de l’Incarnation, le Monde est Dieu en Jésus-Christ... Avec un tel panchristisme cosmique on est aux antipodes de la Révélation évangélique. »

— Philippe de la Trinité, Teilhard de Chardin, étude critique, Desclée de Brouwer, 1968, p. 136.

Même si la pleine vigueur du Monitum de 1962 est régulièrement confirmée, l'influence du teilhardisme reste importante : le cardinal Ottaviani reconnaît en 1965 que le pape Paul VI a les œuvres de Teilhard dans sa bibliothèque de travail, Joseph Ratzinger y fait référence dès 1968 de manière élogieuse pour avoir rénové la christologie, jusqu'à ce qu'en 2015 le pape François cite directement Teilhard dans son encyclique Laudato Si' (§ 83). En novembre 2017, une pétition du Conseil pontifical de la culture adressée au Pape François demande la levée du Monitum".

 

Cf. https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=976053

 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 00:00
Saint Anselme de Cantorbéry, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 15.

Saint Anselme de Cantorbéry, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 15.

Je ne cherche pas à comprendre afin de croire, mais je crois afin de comprendre. Car je crois ceci - à moins que je crois, je ne comprendrai pas.

Saint Anselme est vraiment un homme européen :

 il est né à Aoste en Piémont (Italie) en 1033 d'une famille noble et riche; il a ensuite été abbé du Bec, en Normandie, et il est ensuite devenu archevêque de Cantorbéry, en Angleterre.


Par sa culture, en tant qu'éducateur, et en tant que prêtre, c'était un Européen.

 

Sa pieuse mère Ermengarde lui apprit de bonne heure à aimer Dieu et la Très Sainte Vierge; mais, privé du soutien maternel vers l'âge de quinze ans, poursuivi dans sa vocation religieuse par un père mondain et intraitable, il se laissa entraîner par le monde.

Las d'être la victime de son père, - son père en effet ne cessait de le poursuivre pour le bien qu'il faisait -, 
il s'enfuit en France, et se fixa comme étudiant à l'abbaye du Bec, en Normandie. Il avait déjà plus de vingt ans. Là il dit à Lafranc, chef de cette célèbre école: "Trois chemins me sont ouverts: être religieux au Bec, vivre en ermite, ou rester dans le monde pour soulager les pauvres avec mes richesses: parlez, je vous obéis." Lafranc se prononça pour la vie religieuse. Ce jour-là, l'abbaye du Bec fit la plus brillante de ses conquêtes. 

Quand bientôt Lafranc prit possession du siège archiépiscopal de Cantorbéry
, il fut élu prieur de l'abbaye, malgré toutes ses résistances; il était déjà non seulement un savant, mais un Saint. De prieur, il devint abbé, et dut encore accepter par force ce fardeau, dont lui seul se croyait indigne.

 

Très tôt, il fut appelé à prendre une part très active dans la réforme monastique, déchue en Angleterre, réforme entreprise avec beaucoup de difficulté par Lafranc face à l'hostilité unanime de l'épiscopat anglais. L'influence d'Anselme se fit sentir bientôt non seulement dans la communauté monastique de Saint-Sauveur de Cantorbéry, mais partout en Angleterre

 

Sa vertu croissait avec la grandeur de ses charges. Le temps que lui laissait libre la conduite du couvent, il le passait dans l'étude de l'Écriture Sainte et la composition d'ouvrages pieux ou philosophiques. Bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, convaincu que la foi elle-même pousse à une compréhension rationnelle plus intelligente (fides quaerens intellectum), Anselme est le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques défendues par Abélard et couronnées par Thomas d'Aquin.

Sceau d'Anselme "par la grâce de Dieu archevêque"

Sceau d'Anselme "par la grâce de Dieu archevêque"

Car, dans ses entretiens et son enseignement, Anselme commença à utiliser une méthode qui devait marquer profondément les époques postérieures. Appuyé sur la "seule raison" (sola ratione), il essaya de montrer l'enchaînement nécessaire des vérités révélées: la nécessité logique qui relie tout ce que nous croyons de Dieu et de ses attributs, à l'exception de l'Incarnation. C'est ainsi qu'est né le Monologion. Dans ce livre, au lieu de faire appel aux autorités scripturaires ou patristiques - procédé habituel jusqu'alors pour exposer la doctrine de la foi - Anselme s'efforça de prouver les vérités de la foi uniquement par des arguments rationnels. À l'opposé de sa méthode, surgira quelques siècles plus tard celle de Luther, qui insistera unilatéralement sur la foi alors que chez Anselme, foi et raison demeurent étroitement liées. 

 

On lui attribue la première formulation de la preuve ontologique de l'existence de Dieu qui sera reprise par Descartes et critiquée par Kant. Comme Dieu est unique, il devait y avoir une voie unique pour la raison, "un argument unique", capable de démontrer que Dieu est vraiment et qu'Il est le souverain bien dont tout dépend, mais qui n'a besoin de rien. Ce projet se réalisa soudain un jour, telle une lumière foudroyante accompagnée d'une immense joie, après une recherche longue et laborieuse. Tout de suite, Anselme mit par écrit sa pensée sur des tablettes de cire. C'est ainsi que vit le jour ce petit opuscule qu'Anselme intitula, après quelques hésitations, Proslogion, et qui lui valut de perpétuer son nom dans l'histoire de la pensée. C'est un véritable défi à l'adresse de l'"insensé" du Psaume, personnifiant les athées de tous les temps. Depuis, jusqu'à nos jours, très peu de penseurs ont pu se dispenser de se prononcer au sujet du contenu de ce petit livre.

 

Ayant défini Dieu comme "l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé", Anselme argumente que, si on affirmait que Dieu n'existe pas en réalité mais seulement dans notre pensée, comme idée, il serait possible de penser un être plus grand, qui aurait les mêmes caractéristiques mais qui, lui, existerait non seulement comme idée dans notre pensée, mais aussi en réalité. Et cet être serait Dieu, conformément à la définition initiale : l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé. Ainsi, en niant l'existence de Dieu tel que défini, on admet implicitement son existence, et donc on se contredit, on est "insensé". Et Anselme de conclure qu'il est raisonnable de croire en Dieu et que foi et raison sont compatibles. Il soutient qu'il est possible de concilier la foi et les principes de la logique et de la dialectique. À ses détracteurs, Anselme répondait que son traité reflétait parfaitement les doctrines de saint Augustin.

Il reprend de Platon l'idée que celui qui connaît la vérité connaît Dieu

Sa définition la plus courte de la vérité est :

« La vérité est la rectitude qui seule est compréhensible par l’esprit (veritas est rectitudo mente solo perceptibilis)».

La rectitude rapportée à l’homme signifie selon lui que l’homme tout entier - avec sa pensée, son comportement, et sa volonté - se tourne vers l’éternel fondement qui est Dieu, et qu’il s’engage dans l’être juste qui rend possible la rencontre avec la vérité.

La foi est un don et un point de départ et aucun argument rationnel ne peut la renverser et la détruire, ni lui nuire. La raison vraie conduit nécessairement aux vérités de la foi. Celui qui cherche à comprendre si Dieu existe, peut comprendre ce principe parce qu’il se trouve dans son intelligence. Si l’on admet à présent que ce qui est plus parfait n’est pas seulement pensé mais qu’en plus, il existe en réalité a priori, alors doit exister nécessairement "ce qui est tel qu’on ne peut rien penser a priori de plus parfait". Saint Anselme étend l’argument en constatant que, d’après la définition de départ de Dieu la non-existence d’un tel être est inconcevable, car ce qui existe nécessairement, est plus parfait que quelque chose dont la non-existence peut être pensée, et qui existe donc par contingence. L’argument de Saint Anselme fut âprement discuté tout au long du Moyen Age.

 

Dans le Proslogion il définit Dieu comme : « ce qui est tel qu’a priori rien de plus grand (de plus parfait) ne peut être pensé ». Selon sa théologie, la connaissance, bien que nécessaire pour croire, n’est ni l’origine ni l’achèvement de la foi, car, à son tour, elle doit se transformer en amour et en contemplation de Dieu (Monologion). Mais c’est dans le Proslogion qu’Anselme pense atteindre ce but par l’argument de la preuve ontologique. Cette "preuve" est au point de départ de la controverse sur l’existence de Dieu qui traversa la philosophie jusqu’à Hegel et la théologie jusqu’à K. Barth (Dictionnaire Encyclopédique Larousse, 1979).

 

La prière toutefois passait avant tout le reste; l'aube le retrouvait fréquemment à genoux. Un jour le frère excitateur, allant réveiller ses frères pour le chant des Matines, aperçut dans la salle du chapitre, une vive lumière; c'était le saint abbé en prière, environné d'une auréole de feu.

Le Christ ne veut pas d'une esclave pour épouse; Il n'aime rien tant en ce monde que la liberté de Son Église.

 



 

 

Avec la mort de Lafranc, la situation de l'Eglise d'Angleterre devint de plus en plus difficile: le roi refusa de nommer des évêques à la tête des diocèses, il confisqua les biens ecclésiastiques, et les barons laïques ne furent pas épargnés.



Forcé par la voix du Ciel, le roi d'Angleterre, Guillaume le Roux (fils du Conquérant), le nomme archevêque de Cantorbéry en 1093; Anselme refuse obstinément; mais, malgré lui, il est porté en triomphe sur le trône des Pontifes. Huit mois après, il n'était pas sacré; c'est qu'il exigeait comme condition la restitution des biens enlevés par le roi à l'Église de Cantorbéry. Le roi promit; mais il manqua à sa parole; le siège de Cantorbéry resta vacant, et dès lors Anselme, inébranlable dans le maintien de ses droits, ne fut plus qu'un grand persécuté.

 

En qualité de primat d'Angleterre, il s'attaque à la corruption du clergé et à l'invasion du pouvoir laïque, au point de se trouver en conflit avec le roi Guillaume II "le Roux".

 

Il connut deux exils sous deux rois successifs.

Le motif du premier exil sous Guillaume le Roux fut la question de l'obéissance à l'égard du pape: d'après Anselme, c'était le Souverain pontife et non pas le roi qui devait lui remettre le pallium, symbole du pouvoir spirituel. Or, malgré l'insistance réitérée d'Anselme, le roi lui refusa la permission d'aller à Rome. À ce moment-là, Anselme se trouva devant le dilemme : obéir au roi, auquel il avait prêté serment de fidélité en tant que premier baron du royaume, ou obéir au pape, qui, seul, avait le pouvoir de lui donner les insignes du pontificat. Harcelé par les agents du roi et dépouillé de tous ses biens, Anselme quitta le port de Douvres. C'est ainsi qu'il commença son pèlerinage à travers toute l'Europe jusqu'à son arrivée à Rome, où le pape Urbain II l'accueillit avec des égards extraordinaires. Ce dernier le proclama hautement "héros de doctrine et de vertu; intrépide dans les combats de la foi." 

 

Pendant son séjour italien, Anselme assista au concile de Bari, où il défendait l'orthodoxie face aux Grecs, ensuite au synode de Rome, qui renouvela les décrets contre la simonie, le concubinage des clercs et l'investiture laïque. Mais l'esprit d'Anselme cherchant le repos, il supplia le pape de le libérer de sa charge d'archevêque. En vain.

 

C'est alors dans son exil qu'il rédigera son célèbre ouvrage théologique, le Cur Deus homo ("Pourquoi Dieu s'est fait homme"), dans lequel il essaie de trouver des raisons nécessaires pour expliquer, face peut-être aux juifs ou aux musulmans, l'Incarnation du Verbe, problème qu'il n'avait abordé avec sa méthode ni dans le Monologion ni dans le ProslogionL’alliance entre Dieu et l’homme, brisée par le péché originel de ce dernier, est restaurée par la venue de Jésus sur terre, précisément parce qu’il est Dieu et homme. (1098) Anselme montre qu’il est impossible à l’homme, s’il est laissé à lui-même, de faire réparation du péché commis par Adam et Ève contre Dieu. Mais Dieu lui-même prend l’initiative de la réconciliation en se faisant homme parmi les hommes en la personne de Jésus-Christ.

 

Son exil se prolongea encore et il quitta l'Italie pour être accueilli par son ami Hugues, archevêque de Lyon. Partout, lors de son passage, les gens se précipitaient pour voir et écouter Anselme, cet homme charismatique. De Lyon, il visita les communautés religieuses de la région. C'est ainsi qu'il se rendit à Cluny, à La Chaise-Dieu, où il apprit le décès de Guillaume le Roux. Le frère de ce dernier, Henri Beauclerc (Henri Ier), invita Anselme à reprendre son siège archiépiscopal tout en lui promettant de respecter les lois de l'Église. (1100)

 

Quand Anselme apprit la mort tragique de Guillaume dans une partie de chasse, il s'écria en fondant en larmes: "Hélas! J'eusse donné ma vie pour lui épargner cette mort terrible!". Anselme put revenir en Angleterre, vivre quelques années en paix sur son siège, et il vit refleurir la religion dans son Église.

 

Mais une nouvelle crise éclata bientôt entre le nouveau roi et Anselme. Cette fois-ci l'enjeu était l'investiture laïque. Le roi se fit sacrer par l'un de ses évêques, sans attendre l'arrivée du primat d'Angleterre, auquel incombait le sacre du roi. Renforcé dans ses convictions durant son séjour romain, Anselme n'entendait point céder au roi, car il s'agissait d'une chose sacrée ne relevant pas du domaine temporel. En 1103, Anselme partout de nouveau en exil et se rendit à Rome. Puis, en revenant, il alla voir à Blois la comtesse Adèle, soeur d'Henri Ier, qu'il croyait gravement malade, et il lui confia son intention d'excommunier ce dernier pour avoir entravé la liberté de l'Église en Angleterre et l'exercice de la fonction primatiale de l'archevêque de Cantorbéry. Alerté par sa soeur et craignant les conséquences politiques graves de l'excommunication dans son royaume, le roi se précipita pour rencontrer Anselme à L'Aigle. Il renonça alors à l'investiture et promit son obéissance au pape. Mais, toujours rusé et intrigant, il décida d'envoyer des messagers à Rome pour gagner du temps et pour différer ainsi son renoncement à l'hommage qu'Anselme exigeait également pour rendre aux évêques leur pleine liberté spirituelle à l'égard du pouvoir temporel. Le pape Pascal II trancha et, vu le changement de comportement d'Henri, il autorisa les évêques à prêter l'hommage au roi. La décision romaine ouvrit la voie à une réconciliation définitive entre Anselme et le roi Henri. Celui-ci promit de rendre toute liberté à l'archevêque et de lui restituer tous ses biens ainsi que ceux d'autres ecclésiastiques qu'il avait confisquer pour financer une campagne militaire destinée à étendre son pouvoir sur le continent en arrachant la Normandie à son frère Robert. 

 

Cependant, une maladie grave empêcha Anselme de regagner son siège primatial après trois années d'absence pendant lesquelles l'Église avait été soumise aux pires persécutions: confiscations des biens du clergé, emprisonnements, tortures d'un grand nombre de prêtres, exactions et spoliations continuelles, tandis que les agents du rois 'installaient dans les évêchés et les monastères. Anselme, malgré plusieurs rechutes, reprit des forces petit à petit. Le roi lui rendit visite au Bec, puis il lui confia l'administration de la Normandie. Une fois rétablie, Anselme regagna enfin Cantorbéry. Ses relations avec Henri s'amélioraient si bien que ce dernier, pendant son expédition militaire sur le continent, remit entre les mains d'Anselme le gouvernement du royaume. 

 

Saint Anselme disait à ses moines : 

 

Prenez modèle sur les anges du ciel et imitez en tout la vie des anges. Que cette contemplation soit votre maîtresse, que cette considération soit votre règle.

Saint Anselme, Un Croyant cherche à comprendre, Paris, le Cerf, 1970, Épître 230. (Chrétiens de tous les temps, 40.) Cité dans Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 207.

Assomption avec saints (Saint Anselme est le deuxième à partir de la gauche), Pier Francesco Foschi, Second moitié du XVIe s., Florence, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 241-242.

Assomption avec saints (Saint Anselme est le deuxième à partir de la gauche), Pier Francesco Foschi, Second moitié du XVIe s., Florence, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 241-242.

À son retour l'an 1106, âge de 73 ans, Anselme dut se remettre au travail pour mettre de l'ordre dans cette Église ravagée par tant d'années de désordres et de persécutions. Cette fois, le roi lui prêta la main : le concile de Londres (1107), en présence du roi Henri et d'Anselme, abolit définitivement l'investiture royale et laïque, mais il statua également que la consécration épiscopale ne devait pas être refusée à quiconque pour avoir prêté hommage au roi.

 

Affaibli, épuisé, Anselme quitta ce monde à Cantorbéry, à l'aube du Mercredi saint, le 21 avril 1109 à 76 ans.

 

Il a été déclaré docteur de l'Église en 1720. On le représente en habits épiscopaux. 

 

NOM : vient de l'ancien allemand et signifie "protégé de Dieu".

 

"Tel temps à la Saint-Anselme, tel temps pendant une semaine."

 

 

Dans l'incarnation de Dieu, il n'y a pas d'abaissement de la Divinité ; mais nous croyons que la nature de l’homme est exaltée.

Saint Anselme de Cantorbéry, Cur Deus Homo

Saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109)

Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) ; (5) ; (6) ; (7) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 14-15; (8) Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 241-242 ; (9) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, pp. 63-68.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2024 4 18 /04 /avril /2024 07:29

Les anciens chrétiens étaient partout aussi clairs et unanimes que les Écritures quant à l’unité de la seule véritable Église, l’Église catholique, bâtie sur les apôtres et leurs successeurs.

 

Ils croyaient que l’unité de l’Église reflétait l’unité de Dieu (voir Jean 17,21-26). C’est pourquoi Satan aime éloigner les chrétiens de l’Église par l’hérésie et diviser l’Église par des schismes.

 

Il n'y avait alors absolument aucune idée de l'idée de congrégations séparées ayant des articles de foi et de culte fondamentalement différents, dépourvues d'un gouvernement ecclésial partagé, etc. Cela n'y n'est tout simplement pas. Cela n’a jamais fait partie de la vision chrétienne et est même contraire à celle-ci. La vision chrétienne était l'union de toutes les nations en une seule famille, l'Église, ayant une seule foi, offrant un seul véritable culte à Dieu, le sacrifice de l'Eucharistie, sous un seul gouvernement apostolique.

 

"[L]a véritable Église, celle qui est réellement ancienne, est une, et en elle sont inscrits ceux qui, selon le dessein de Dieu, sont justes. Car précisément parce que Dieu est un et le Seigneur unique, ce qui est le plus honorable est loué en raison de son unicité, étant une imitation du premier principe unique.

 

"Dans la nature de l'Un, est donc associée dans un héritage commun l'Église unique, qu'ils s'efforcent de diviser en plusieurs sectes...

 

"[L]a prééminence de l'Église, en tant que principe d'union, réside dans son unité, dans le fait qu'elle surpasse toutes choses et n'a rien de semblable ni d'égal à elle-même."

 

Saint Clément d'Alexandrie, "Stromata" (vers 150-215 après JC)

Père de l'Église ancienne : l'unité de l'Église est un reflet de Dieu ; le mal cherche à diviser l'Église en sectes

Cf. Joshua Charles https://twitter.com/JoshuaTCharles/status/1780790885023887626

 

Composé entre 150 et 215 ap. J.-C., l'ouvrage des Stromates (Mélanges) de Saint Clément vise à la perfection de la vie chrétienne par l'initiation à la connaissance totale. Il essaye, sur la base des Écritures et de la tradition, de donner un compte-rendu de la foi chrétienne qui sache répondre aux exigences de tous les savants, et conduire l'étudiant dans les profondes réalités de sa croyance.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2024 4 18 /04 /avril /2024 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/perfectodecordoba.jpg

Prêtre à Cordoue (Espagne), saint Parfait ne cachait pas son engagement religieux. Les musulmans qui occupaient l'Espagne l'arrêtèrent et le décapitèrent à Cordoue, l'an 850.

 Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans. Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire". Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur. Ils souhaitèrent le bonjour à saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis. Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran. La légende dit que ses derniers mots furent pour bénir le Christ et condamner Mahomet et son Coran. Plusieurs chrétiens sont massacrés en représailles par les musulmans d'Al-Andalus

Parfait est considéré comme l'un des plus grands martyrs de son époque, l'un des premiers au cours d'une période de persécution des chrétiens par les musulmans en Al-Andalus, qui commença en 850 sous Abd al-Rahman II, se poursuivit sous son successeur Muhammad Ier, et par la suite continua de façon intermittente jusqu'en 960.

Son supplice, enregistré par S. Euloge, figure dans le Memoriale sanctorum. Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril.

***

 

Sources : 1, 2, 3

 

Partager cet article
Repost0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
17 avril 2024 3 17 /04 /avril /2024 20:44

De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

Jn 8,12

De quelle forme sont les photons ? L'holographie quantique fait la lumière.

Jésus leur parla : "Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres". De quelle forme sont les photons ?
Partager cet article
Repost0
17 avril 2024 3 17 /04 /avril /2024 00:00
La bienheureuse Kateri Tekakwitha, le lys des iroquois

La bienheureuse Kateri Tekakwitha, le lys des iroquois

Kateri est la première sainte autochtone du continent nord-américain. Elle est née d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amérique du Nord) en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York), où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi.

 

Fille de chef, elle refusa d'être mariée et convertit celui qu'elle devait épouser.

 

Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la mission jésuite Saint-François-Xavier sur le Saint-Laurent. Là elle mènera une vie de prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680.

 

Tekakwitha, née en 1656 à Ossernenon (USA), était fille d'un chef mohawk et d'une algonquine catholique, baptisée et éduquée par des missionnaires français. La variole la priva à quatre ans de sa famille, et elle-même resta défigurée et handicapée des suites de l'infection. Adoptée par un parent chef d'une tribu voisine, elle affermit sa foi et fut baptisée par un missionnaire à l'âge de vingt ans. Marginalisée et menacée par sa famille, qui ne comprenait pas sa conversion, elle échappa à leur persécution et fonda à Kahnawake une communauté d'indiens chrétiens, vivant dans la prière, la pénitence et le soin des malades.

 

Elle mourut le 17 avril 1680, invoquant Jésus, après avoir fait vœu de chasteté l'année précédente. La tradition affirme que ses cicatrices disparurent pour faire place à un beau visage, et qu'à son enterrement de nombreux malades furent guéris.

 

Son procès en canonisation fut ouvert en 1884, Pie XII la proclama vénérable en 1943 et Jean-Paul II bienheureuse en 1980 (fête le 14 juillet).

 

Elle occupe une place particulière dans la dévotion des amérindiens catholiques du Canada et des Etats-Unis.

 

À Sault dans le Québec, en 1680, la bienheureuse Catherine Tekakwitha, vierge. Née dans une tribu indienne, baptisée le jour de Pâques, elle offrit à Dieu la virginité qu'elle s'était appliquée à conserver avant d'être chrétienne, même si elle fut en butte à des menaces et à de multiples vexations.

 

Martyrologe romain

 

"Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?"

Source: Nominis https://nominis.cef.fr/contenus/saints/9934/Bienheureuse%20Kateri%20Tekakwitha.html

Partager cet article
Repost0
13 avril 2024 6 13 /04 /avril /2024 00:00
Sainte Ida, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 99

Sainte Ida, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 99

Mère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier, premiers rois de Jérusalem après la Première Croisade, on attribue une grande part du succès de cette croisade à ses prières.

 

Ide ou Ida de Lorraine est une figure injustement méconnue du XIe siècle français. Descendante de Charlemagne et nièce du Pape Etienne IX, elle épouse le Comte Eustache de Boulogne qui sauve la vie de Guillaume le Conquérant lors de la bataille d’Hastings. Belle-sœur de Geoffroy, évêque de Paris et chancelier du roi de France Philippe Ier, son influence politique est considérable. Ses fils, Godefroy de Bouillon et Baudouin sont les premiers rois francs de Jérusalem.

 

Une de ses filles devient l'épouse de l'empereur germanique Henri IV. Sa petite fille Mathilde monte sur le trône d’Angleterre. Et son dernier fils devient l'ancêtre de la lignée des rois du Portugal.

 

Entre la Croix et l’Epée, elle bâtit des cathédrales vénère le précieux sang du Christ et sera canonisée. Son épopée nous entraîne dans un étonnant voyage au cœur de l’Histoire médiévale.

 

Vers le 15 août et début septembre 1095, les Lorrains entraînés par le duc de Lorraine, Godefroy, et ses deux frères, tous trois fils d’Ide de Boulogne, se dirigent vers Pontarlier pour la vallée du Danube et la Terre Sainte, parce que les "Français" se mettent enfin en route pour la Croisade. 

 

Très belle femme, grande, blonde, mère de famille exemplaire, Ida était aussi une femme pieuse, elle fonda de nombreuses abbayes en Picardie, bâtit la cathédrale de Boulogne et celle de Lens, fonda des maladreries (soins des lépreux) et des hôpitaux, elle resta célèbre pour sa grande charité auprès des pauvres, ce qui lui valut de devenir sainte. Quand elle meurt elle n'a plus sur elle que sa robe de bure, elle a tout donné. Elle fit de nombreux miracles de son vivant, mais également après.

 

C'est à elle que l'on doit le dicton du boulonnais "à chacun son pain et son hareng". Le roi Louis XI la nomma patronne de Boulogne et de son comté en avril 1478.

Sainte Ide (Ida) de Boulogne (1040-1113)

Devenue veuve, Ida vend ses biens en partie au profit des pauvres et en partie pour la fondation de monastères à Boulogne, Calais, Arras et dans les Pays-Bas.

 

Elle meurt le dimanche 13 avril 1113. De son vivant déjà de nombreux miracles accompagnent ses bontés pour les veuves et les enfants abandonnés.

 

Son culte a repris au début du XXe siècle. Ses reliques sont visibles chez les Bénédictines de Bayeux (Calvados).

 

Dans la messe, la fête de sainte Ide est le 13 avril.

 

Le nom de Ida est actuellement le nom qui est le plus donné dans la totalité des pays nordiques, et est extrêmement commun tant en Russie qu'en Allemagne.

 

Sources : (1); (2); (3) ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 98.

 

Partager cet article
Repost0
11 avril 2024 4 11 /04 /avril /2024 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/SStanis%C5%82aw.JPG/441px-SStanis%C5%82aw.JPG

Saint Stanislas

 

Stanislas. Vient du polonais stan = mettre debout, et slava = gloire.

 

Saint Stanislas, évêque de Cracovie au XIe siècle, Patron de la Pologne, naquit en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II, prince qui menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger. 

Le pontife avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : "Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans." 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : "Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée.

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

 

Innocent IV canonisa Stanislas le 17 septembre 1253. Il est fêté le 11 avril.

 

 

Sources: (1); (2) Jean-Louis Beaucarnot, Les Prénoms et leurs secrets, France Loisirs, Paris 1991, p. 170; (3)

Partager cet article
Repost0
7 avril 2024 7 07 /04 /avril /2024 00:00
Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la Divine Miséricorde

La fête de la Miséricorde est célébrée le premier dimanche après Pâques ou le deuxième dimanche de Pâques, appelé actuellement Dimanche de la Divine Miséricorde. (1) 

 

Cette fête correspond également à la fête de la quasimodo, également appelée octave de Pâques, deuxième dimanche de Pâques, dimanche in albis, ou dimanche de saint Thomas. (2)

 

C'est Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit "La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques". (3)

 

Le Seigneur Jésus ... dit à Soeur Faustine : Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde (P. J. 299). Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs.

En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces (P. J. 699).

 

Jésus parlait de cette fête à Soeur Faustine dans plusieurs révélations. Il en a indiqué la date dans le calendrier liturgique de l’Eglise ; Il en a expliqué la motivation et le rôle à remplir ; Il a instruit l’Eglise sur la façon de la préparer et célébrer, et surtout Il a donné de grandes promesses dont la plus insolite est celle « d’une totale rémission de ses fautes et de leurs châtiments » à « qui s'approchera, ce jour-là de la Source de Vie » (cf. P. J. 300).

Il faut donc recevoir pendant la fête de la Divine Miséricorde la sainte Communion après une bonne confession, c’est-à-dire sans avoir d’attache au moindre péché, et en toute confiance en la Miséricorde Divine et la miséricorde envers autrui. Jésus dit : toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition (cf. P. J. 699).

La grâce de la fête – explique l’abbé prof. Ignace Różycki – dépasse la grâce de l’indulgence plénière. Citons ses paroles : La grâce de l’indulgence plénière consiste en la rémission des seuls châtiments temporaires dûs pour avoir commis des péchés, mais elle ne remet jamais les fautes elles-mêmes. La grâce absolument extraordinaire (de cette fête) dépasse aussi toutes les grâces des 6 saints sacrements (sept, hormis le baptême), parce que la rémission de toutes les fautes et peines est uniquement la grâce sacramentelle du saint baptême. Or, le Christ a promis ici la rémission des fautes et peines en fonction de la sainte Communion reçue le jour de la fête de la Miséricorde, c’est-à-dire qu’il Il l’a élevée au rang d’un « second baptême. » Comment se préparer à la fête de la Divine Miséricorde ? – Par une neuvaine qui consiste à réciter le Chapelet à la Miséricorde Divine pendant 9 jours consécutifs, à partir du Vendredi Saint. Jésus insista : Dis, ma fille, que la fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier (P. J. 1517).

 

La fête de la Miséricorde est une pratique prépondérante de toute la Dévotion à la Miséricorde Divine, vu les promesses particulières qu’elle contient et la place qu’elle occupe dans la liturgie de l’Eglise. Jésus en parlait à Soeur Faustine pour la première fois au couvent de Płock, au mois de février 1931, lors de sa première apparition concernant la peinture du tableau. Il lui dit alors : Je désire qu'il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques ; ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde (P. J. 49). Le Seigneur réitérait la demande les années suivantes, dans d’autres révélations à Soeur Faustine, en précisant non seulement la date, mais aussi la raison et la façon de célébrer la fête.

 

Que le Seigneur ait choisi le premier dimanche après Pâques comme date de la célébration de la fête de la Miséricorde, n’est pas un hasard, on y trouve un profond fondement théologique : en ce jour se termine l’Octave de Pâques qui clôt la célébration du Mystère Pascal de Jésus-Christ. Or, cette période montre plus que tous les autres Temps de l’Année liturgique le mystère de la Divine Miséricorde, révélé pleinement dans la Passion, mort et Résurrection du Christ. L’institution de la fête de la Divine Miséricorde à proximité de la liturgie de la Passion, la mort et la Résurrection du Seigneur fait mieux voir d’où jaillit la source de tous ces mystères, à savoir la Miséricorde Divine. L’Oeuvre de notre Rédemption est impensable sans la Miséricorde de Dieu. Soeur Faustine a bien perçu ce lien qui existe entre le salut et la Miséricorde : Je comprends maintenant que l’œuvre de la rédemption est unie à cette oeuvre de la miséricorde que le Seigneur exige (P. J. 89).

 

Quelles étaient les raisons en faveur de l’institution de la fête de la Divine Miséricorde dans le calendrier liturgique de l’Eglise universelle ? Ecoutons Jésus nous le dire : Les âmes périssent malgré mon amère passion. Je leur offre une dernière planche de salut, c'est la fête de ma Miséricorde. Si elles n'adorent pas ma miséricorde, elles périront pour l'éternité (P. J. 965).

 

L’ultime planche de salut pour le monde est le recours à la Miséricorde de Dieu. Cependant, pour le faire, il faut la détecter, tout d’abord, cette planche, donc connaître Dieu dans son mystère de Miséricorde et s’adresser à Lui avec confiance. L’institution d’une fête à part, celle de la Divine Miséricorde favorise la connaissance de Dieu riche en miséricorde : tout notre être se tourne en ce jour-là comme spontanément vers Lui, vers sa Miséricorde, cet attribut majeur de Dieu pour l’honorer, lui faire confiance et l’obtenir à son tour.

 

Cette fête doit être précédée d’une neuvaine, à commencer le Vendredi Saint, et qui consiste à réciter 9 jours de suite le Chapelet à la Divine Miséricorde. Jésus promit à Soeur Faustine d’accorder de grandes grâces au cours de cette neuvaine : Pendant cette neuvaine j'accorderai aux âmes toutes sortes de grâces (P. J. 796). On diffuse aussi largement une neuvaine à la Divine Miséricorde qui est insérée dans le "Petit Journal" de Soeur Faustine ; elle consiste à amener chaque jour à Dieu un groupe d’âmes différent (cf. P. J. 1209 et ss.) ; on peut la faire par piété également. Cependant, c’est la neuvaine de Chapelets à la Miséricorde Divine qui compte comme préparation de la fête de la Miséricorde, conformément au souhait de Jésus.

 

Le jour même de la fête, en ce premier dimanche après Pâques, le tableau de la Miséricorde doit être solennellement béni par des prêtres et exposé à la vénération publique des fidèles. Des prêtres doivent prêcher en ce jour l’infinie Miséricorde de Dieu, en suscitant ainsi une grande confiance dans les âmes. Quant aux fidèles, ils devraient participer aux cérémonies le coeur pur (en état de grâce sanctifiante), pleins de confiance en Dieu et de miséricorde envers le prochain. Jésus dit : Oui, le premier dimanche après Pâques est la fête de la Miséricorde, mais il doit y avoir aussi l'action; et j'exige qu'on honore ma miséricorde en célébrant solennellement cette fête et en honorant cette image qui a été peinte (P. J. 742).

 

Il n’est pas obligatoire de se confesser le jour de la fête de la Miséricorde ; on peut se confesser avant la fête. Ce qui est important, c’est qu’on communie ce jour-là (et à chaque fois qu’on s’approche de la Table eucharistique !) en état de grâce sanctifiante, en abhorrant le moindre péché. Il faut en plus avoir cet esprit de confiance et d’abandon à Dieu, et de miséricorde à l’égard des autres.

Notre âme préparée de la sorte, nous pouvons espérer se réaliser dans notre vie les grandes promesses du Christ données pour la fête de la Divine Miséricorde.

 

Le Seigneur a dit qu’en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces;qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate (P. J. 699). Aussi tout le monde, même ceux qui ne pratiquaient pas jusqu’alors la Dévotion à la Miséricorde Divine, peuvent-ils se tourner avec foi en Dieu, en ce jour, et puiser à toutes les promesses du Christ données pour la fête. Ses promesses concernent et les grâces du salut et des bienfaits temporels : il n’est pas de limites, on peut tout demander à Dieu et tout obtenir de sa Miséricorde, pourvu qu’on prie avec confiance et qu’on soumette sa volonté à la volonté divine.

 

Lui, ne désire pas uniquement notre bien temporel, mais notre salut éternel obtenu par Son Fils au prix de la mort sur la Croix. Si nous Lui demandons les grâces du salut, nous pouvons être sûrs d’agir selon Sa volonté.

 

Sources : 1, 2, 3

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Le chapelet de la miséricorde est une prière donnée par Jésus à Sœur Faustine le 13 septembre 1935 à Vilnius. Il lui promettait alors de nombreuses grâce pour ceux qui implorent sa Miséricorde par ce moyen :

 

« Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées par ma miséricorde pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort. »

(Petit Journal - § 754).

 

QUAND RÉCITER LA PRIÈRE DE LA MISÉRICORDE DIVINE ?

Il est possible de le réciter quand on veut mais plus particulièrement à deux moments :

 

tous les jours à 15h (heure de la miséricorde, heure de la mort de notre sauveur Jésus-Christ),

ou lors d'une neuvaine à la Divine Miséricorde.

Faire mémoire à 15h de la passion du Seigneur Jésus est un bon moyen d'attirer à lui beaucoup d'âmes.

 

«Essaie à cette heure-là de faire le Chemin de Croix ; mais si tu ne peux pas faire le Chemin de Croix, entre au moins un moment à la chapelle et célèbre mon Cœur qui est plein de Miséricorde dans le Très Saint Sacrement ; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment. J’exige de toute créature de vénérer ma Miséricorde »

(Petit Journal - § 1572).

 

COMMENT RÉCITER LE CHAPELET DE LA MISÉRICORDE DIVINE ?

Pour réciter le chapelet de la miséricorde dire :

 

1 Notre Père (ou Pater Noster en latin)

1 Je vous salue Marie (ou Ave Maria en latin)

1 Symbole des Apôtres

Répéter 5 fois :

Sur les gros grains : "Père Éternel, je Vous offre le corps et le sang, l'âme et la divinité de Votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et ceux du monde entier". (x1)

Sur les petits grains : "Par sa douloureuse Passion, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier".(x10)

"Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel, ayez pitié de nous et du monde entier" (× 3)

(Petit Journal - § 476).

 

Le chapelet de la Miséricorde est récité à l'aide de chapelets ordinaires de cinq dizaines.

 

Prière de clôture facultative

Dieu éternel, en qui la miséricorde est sans fin et le trésor de la compassion inépuisable, regardez avec bonté et augmentez votre miséricorde en nous, afin que, dans les moments difficiles, nous ne désespérions ni ne nous découragions, mais nous nous soumettions avec une grande confiance à Votre sainte volonté, qui est amour et miséricorde.

 

Cf. https://www.prierlechapelet.com/pages/chapelet-divine-misericorde#pere-eternel

Partager cet article
Repost0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
6 avril 2024 6 06 /04 /avril /2024 17:01
Il est dit dans Genèse 3,15 que la mère du Messie partage la même inimitié - l'opposition totale - avec Satan. Si la Vierge Marie, "la femme" de Genèse 3,15, avait commis un péché, elle ne serait pas en opposition totale avec le diable.
 
Une référence implicite se trouve également dans la salutation de l'ange à Marie en Luc 1,28 : "Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi". L'expression gratia plena, "pleine de grâce", est une traduction (par S. Jérôme) du mot grec kecharitomene. Ce mot représente le nom propre de la personne à laquelle s'adresse l'ange; il exprime donc une qualité caractéristique de Marie. Kecharitomene est en effet un participe parfait passif de charitoo, qui signifie "remplir ou doter de grâce", et ce terme étant au parfait, il indique une perfection de la grâce à la fois intensive et étendue, ce qui suggère une continuité sans donner de commencement. Le choix du parfait souligne que la Vierge se trouve déjà sous l'influence de la grâce de Dieu et persévère dans cette condition. Cela signifie que la grâce dont Marie a bénéficié n'était pas le résultat de la visite de l'ange, et qu'elle n'était pas seulement aussi "pleine", forte ou complète que possible à un moment donné, mais qu'elle s'étendait sur toute sa vie, depuis sa conception jusqu'à aujourd'hui. Elle était en état de grâce sanctifiante dès le premier instant de son existence, ce qui lui a valu d'être appelée par l'ange "pleine de grâce". C’est pourquoi Marie demande immédiatement à l’ange ce qui lui valait une telle salutation (Luc 1, 29). C’est un peu comme si on saluait une personne qui est excellente au tennis en lui disant : "Salut, Mr Tennis". C’est dans ce même esprit que l’ange Gabriel dit de Marie qu’elle est "pleine de grâce", puisqu’elle excelle dans la réception de la grâce. C’est un titre qui n’est donné à personne d’autre dans la Bible, seulement Marie a été désignée de la sorte par un messager de Dieu. Les chrétiens catholiques et orthodoxes voient dans ce passage une des raisons pour laquelle ils croient que Marie est "Immaculée Conception", c’est-à-dire qu’elle a été préservée du péché originel et qu’elle n’a pas péché de toute sa vie.
 
 
Au cours des siècles, les Pères et les docteurs de l'Église ont souvent parlé de la pertinence du privilège de l'Immaculée Conception de Marie. Le dogme est particulièrement approprié si l'on considère l'honneur qui a été fait à l'Arche d'Alliance. Celle-ci contenait la manne (le pain du ciel), les tablettes de pierre des dix commandements (la parole de Dieu) et le bâton d'Aaron (l'instrument de la rédemption d'Israël). Si cette boîte avait été créée avec tant d'honneur - pour porter un bâton, du pain et des tablettes de pierre - combien plus Marie devrait-elle être une digne demeure pour Dieu lui-même ? Elle est la nouvelle arche d'alliance parce qu'elle a porté le vrai pain du ciel, la Parole de Dieu et l'instrument de notre rédemption, le corps de Jésus.
 
Partager cet article
Repost0
6 avril 2024 6 06 /04 /avril /2024 00:00
Saint Célestin Pape († 432)

À la mort du Pape saint Boniface, on élut à l'unanimité Célestin, romain de naissance et proche parent de l'empereur Valentinien. Le nouveau Pontife gouverna l'Église pendant dix ans avec une sollicitude et une prudence admirables.

 

"Ma vigilance pastorale, écrivait-il, n'est point bornée par les lieux; elle s'étend à tous les pays où l'on adore Jésus-Christ." En exerçant cette vigilance, il avait surtout à coeur le salut des âmes:

 

"Accordez l'absolution à tous ceux qui la demanderont sincèrement à l'article de la mort: la contrition dépend moins du temps que du coeur," écrivait-il à quelques évêques.

 

Mais ce qui mit en relief le zèle et l'autorité du grand Pontife, ce fut la manière dont il combattit l'hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople. Ce malheureux, voyant sa doctrine condamnée par les orientaux, se tourna vers l'Occident, et il écrivit à Rome deux lettres où il déguisait ses sentiments sous des expressions captieuses. Célestin, prévenu en même temps par saint Cyrille d'Alexandrie, assembla un concile à Rome; on y examina les écrits de Nestorius, et on condamna ses blasphèmes contre l'unité de personne en Jésus-Christ. Le Pape nomma Cyrille son commissaire en Orient, et il le revêtit de toute son autorité pour agir en son nom. L'hérésiarque refusant de se soumettre, on convoqua le concile d'Éphèse. Cette assemblée, présidée par les légats de Célestin, à la tête desquels se trouvait Cyrille, excommunia Nestorius et le déposa.

 

Une autre question s'éleva dans les Gaules: quelques-uns y attaquaient la doctrine de saint Augustin sur la nécessité de la grâce. Le Pape prit la défense du grand évêque d'Hippone, dans une lettre écrite aux évêques de ce pays.

 

"Nos prédécesseurs, disait-il, l'ont toujours regardé comme un des plus grands Docteurs de l'Église; sa mémoire ne pourra plus être flétrie par les clameurs de quelques-uns. Il suffit de savoir et de croire que l'enseignement traditionnel des Apôtres attribue à la grâce de Jésus-Christ aussi bien le commencement que la fin de nos oeuvres. Nul catholique ne peut s'écarter de cette règle."

 

Pour étouffer dans la Grande-Bretagne les semences du pélagianisme, il chargea saint Germain, évêque d'Auxerre, et saint Loup, évêque de Troyes, de préserver ce pays du danger qui le menaçait.

 

Ce fut aussi Célestin qui envoya saint Pallade prêcher l'Évangile aux Scots, et saint Patrice, aux Irlandais.

 

Après un règne de dix ans, ce grand Pape mourut le 1er août 432.

 

L'église Sainte-Praxède possède une partie de ses reliques.

Citations

 

Craindre Dieu et non les hommes :

Aucun chrétien ne doit regretter d’être soumis à un simple exil temporel, car aucun chrétien n’est exilé de Dieu. Ce que nous devons craindre, c’est d’être exilés de la terre des vivants, c’est-à-dire de la terre que nous désirons pour patrie. Elle est nôtre, elle est éternelle, elle est éternelle.

Saint Célestin, Lettre au clergé et aux laïcs de Constantinople (10 août 430)

Condamnation de l'interprétation privée de l’Écriture et du mystère du Christ :

Tous sont dans la détresse et dans le chagrin [en Orient]. Bien qu’il en soit conscient, il [l'hérétique Nestorius] se croit plus sage que tous et seul il comprend le sens de l’Écriture inspirée et le mystère du Christ.

Saint Cyrille d'Alexandrie, Première lettre au pape Célestin (430)

Sources :

(Frères des Écoles Chrétiennes 1932, Vie des Saints, p. 151-152) https://sanctoral.com/fr/saints/saint_celestin.html

Partager cet article
Repost0
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 15:24
https://catholicherald.co.uk/god-has-undoubtedly-decided-to-take-over-frances-continuing-and-surprising-catholic-shift/

https://catholicherald.co.uk/god-has-undoubtedly-decided-to-take-over-frances-continuing-and-surprising-catholic-shift/

La Veillée pascale de cette année a été la plus fréquentée depuis des années en France. Les chiffres publiés la semaine dernière par la conférence des évêques de France annonçaient que 7 135 adultes recevraient le sacrement du baptême lors de la veillée pascale. Il s’agit d’une augmentation de 32 % par rapport à 2023, année où 5 463 adultes avaient été baptisés.

 

Lire : Un nombre record de 7 135 baptêmes d'adultes lors de la veillée pascale 2024

 

Il s’agit d’une tendance encourageante qui remonte au début de ce siècle, mais ces dernières années, un autre facteur important est apparu : le nombre de baptêmes parmi les jeunes est en augmentation constante. En 2024, 36 pour cent des personnes qui reçoivent le sacrement sont âgés de 18 à 25 ans, un chiffre sans précédent. En 2019, ce chiffre était de 23 pour cent des catéchumènes adultes.

 

Cette démographie est également fortement représentée parmi les 700 séminaristes actuellement en formation pour rejoindre le sacerdoce. Parmi eux, 83 pour cent sont nés en France et 27 pour cent ont entre 18 et 24 ans. 44 pour cent ont entre 25 et 29 ans.

 

Ce groupe démographique est également fortement représenté parmi les 700 séminaristes qui se préparent actuellement à devenir prêtres. Sur ce nombre, 83 % sont nés en France et 27 % ont entre 18 et 24 ans. 44% d’entre eux sont âgés de 25 à 29 ans.

 

Monseigneur Leborgne, Évêque d'Arras et Président du Conseil de la Catéchèse et du Catéchuménat, décrit la hausse dans le nombre de baptêmes d’adultes comme : "Une joie immense et en partie inattendue." Lorsqu’on lui a demandé de s’expliquer sur la bonne nouvelle, il a répondu avec un sourire : "Dieu a sans aucun doute décidé de prendre le relais."

 

Mais, admet-il, il y a d’autres raisons : "Tant de certitudes se sont effondrées ces dernières années. Pandémies, montée des violences, retour de la guerre, crise écologique, terrorisme… Des questions que l’on croyait dépassées se posent à nouveau."

 

L'une des personnes qui ont pris le sacrement du baptême cette année était une jeune étudiante, qui est apparue à la télévision la semaine dernière pour expliquer sa décision. "Il est de plus en plus difficile de donner un sens au monde dans lequel nous vivons" dit-elle. "Je sens qu'il y a un malaise spirituel. C'est à chacun de trouver sa propre voie mais pour moi, le catholicisme répond à mes questions."

Incontestablement, la pandémie est un facteur important du renouveau en douceur du catholicisme en France, en particulier chez les jeunes qui, émotionnellement, ont été les plus touchés par le Covid. Pas à cause du virus lui-même, mais à cause des contre-mesures gouvernementales : la fermeture des écoles et des universités, qui a duré deux mois de mars à mai 2020, et aussi la fermeture plus longue (neuf mois au total) des cafés, restaurants, cinémas et autres lieux où les jeunes aiment se rassembler.

 

De toute évidence, l’isolement a amené beaucoup de gens à réévaluer leur vie.

 

En même temps, le "malaise" cité par l’étudiant n’est pas seulement spirituel ; C’est aussi culturel et moral. Le catholicisme a été attaqué en France au cours de ce siècle par des extrémistes islamistes mais aussi par des laïcs radicaux, comme je l’ai décrit dans ces pages lors du Noël dernier.

 

Il est significatif que le nombre de baptêmes soit particulièrement élevé parmi la classe ouvrière et qu’un nombre important d’entre eux (un sur trois) vivent dans des zones rurales. De plus en plus, la France a l’impression d’être deux pays en un seul : les "Anywheres" (n'importe où) et les "Somewheres" (quelque part). Les premiers ont tendance à vivre dans les grandes villes et appartiennent à la classe moyenne aisée, mondialiste et progressiste, tandis que les "Quelque part" vivent en province et ont des valeurs plus traditionnelles avec un attachement profond à leur région.

 

"Jusqu’à l’été dernier, je vivais à Paris. Puis j’ai déménagé dans une partie isolée de la Bourgogne. L’église est au cœur de mon village et j’ai la chance d’avoir à portée de main la magnifique cathédrale de Sens et les impressionnantes églises d’Auxerre, Villeneuve-sur-Yonne et Joigny."

 

Le curé de Joigny, Matthieu Jasseron, est représentatif du renouveau catholique en France. L’homme de 38 ans s’était constitué un public de plus d’un million d’abonnés sur Tiktok, la plateforme de médias sociaux. Il s’est désengagé de la plateforme en décembre dernier parce qu’il devenu trop populaire.

 

"Je suis un prêtre, pas un gourou", a-t-il dit. Néanmoins, sa popularité sur les réseaux sociaux a mis en évidence le désir de nombreux jeunes d’obtenir des réponses.

 

Une autre source d’inspiration pour les jeunes catholiques est Henri d’Anselme. En juin 2023, il a confronté un homme dans une cour de récréation d’Annecy qui venait de poignarder des bébés et des enfants en bas âge devant leurs mères terrorisées. D’Anselme, 24 ans, est un catholique pratiquant qui était à Annecy dans le cadre d’une pérégrination religieuse à travers la France.

 

Lorsqu’un journaliste de télévision lui a demandé ce qui l’avait poussé à agir, d’Anselme a fait référence à son catholicisme, le décrivant comme "la grandeur qui me nourrit".

 

Il est rare que les catholiques soient dépeints positivement dans les grands médias français qui penchent massivement vers la gauche laïque. Ils sont généralement dépeints comme des réactionnaires et des obstacles à l’agenda progressiste d’Emmanuel Macron. Au cours des derniers mois, il s’agit notamment d’un projet de loi consacrant le droit des femmes à l’avortement dans la Constitution et d’un projet de loi sur l’aide médicale à mourir.

 

Le malaise qu’a connu la France au cours de ce siècle a été spirituel, culturel, idéologique et économique. Monseigneur Ginoux, ancien évêque de Montauban, aujourd’hui évêque émérite, a déclaré dans un récent entretien que "beaucoup de personnes sont perdues en ces temps contemporains".

 

Pour un nombre croissant d’entre elles, elles trouvent les réponses dans l’Église.

Partager cet article
Repost0
5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 15:12
https://catholicherald.co.uk/im-a-cultural-christian-declares-richard-dawkins-the-worlds-most-famous-atheist/

https://catholicherald.co.uk/im-a-cultural-christian-declares-richard-dawkins-the-worlds-most-famous-atheist/

Richard Dawkins – l'un des athées les plus célèbres au monde – s'est déclaré "chrétien culturel".

 

L'auteur de The God Delusion, une attaque à succès contre l'existence de Dieu de 2006, a fait ces remarques dans un entretien avec Rachel Johnson pour la radio LBC dans laquelle ils ont discuté de la façon dont la saison musulmane du Ramadan était célébrée à Oxford Street, Londres, au lieu de la fête chrétienne de Pâques.

 

M. Dawkins, 83 ans, a déclaré : "Je pense que nous sommes culturellement un pays chrétien. Je me considère comme un chrétien culturel."

 

Il a déclaré : "Je ne suis pas croyant, mais il y a une distinction entre être un chrétien croyant et un chrétien culturel."

 

Il a ajouté : "J’adore les hymnes et les chants de Noël et je me sens en quelque sorte chez moi dans l’éthos chrétien, et je sens que nous sommes un pays chrétien en ce sens."

 

L’auteur, biologiste évolutionniste et éthologue qui a également écrit le livre de 1976 The Selfish Gene, a également déclaré qu’il "ne serait pas heureux si, par exemple, nous perdions toutes nos cathédrales et nos belles églises paroissiales".

 

Il a poursuivi : "Je me considère donc comme un chrétien culturel et je pense que ce serait vraiment terrible si nous lui substituions une religion alternative."

 

La baisse de la fréquentation des églises, associée aux projets de construction d'environ 6 000 nouvelles mosquées en Grande-Bretagne, constitue un problème pour le Royaume-Uni, a déclaré M. Dawkins dans l'entretien.

 

Il a déclaré : "Si je devais choisir entre le christianisme et l'islam, je choisirais le christianisme à chaque fois."

 

"Il me semble que c’est une religion fondamentalement décente, d’une manière, je pense, que l’islam n’est pas."

 

Il a ajouté : "La façon dont les femmes sont traitées dans le christianisme n’est pas géniale, il y a eu des problèmes avec les femmes vicaires et les femmes évêques, mais il y a une hostilité active envers les femmes qui est encouragée, je pense, par les livres saints de l’Islam."

 

M. Dawkins a précisé que des livres tels que "le Hadith et le Coran" sont "fondamentalement hostiles aux femmes et aux homosexuels".

 

Il a cependant déclaré que même s'il reconnaissait les avantages de la culture chrétienne et appréciait "de vivre dans un pays culturellement chrétien", il ne croyait en même temps "pas un mot de la foi chrétienne". (1)

Qui est Richard Dawkins?

 

Dawkins, 83 ans, est né à Nairobi, au Kenya, le 26 mars 1941. C'est un biologiste et chercheur britannique qui a occupé la chaire Charles Simonyi pour la compréhension publique des sciences à l'Université d'Oxford jusqu'en 2008.

 

Il est l'auteur de livres tels que "The Selfish Gene" (1976) et "The Extended Phenotype" ainsi que "The God Delusion", son best-seller dans lequel il affirme que la non-existence d’un créateur surnaturel est presque une certitude et que la croyance en un Dieu personnel pourrait être décrite comme du délire.

 

En 2018, il avait notamment déclaré qu’il ne fallait pas se réjouir du fait que l’Europe soit moins chrétienne, mais plutôt s’y accrocher "de peur de trouver pire".

 

"Avant de nous réjouir de l'agonie de la religion chrétienne, relativement bénigne, n'oublions pas la rime menaçante d'Hilaire Belloc : 'Toujours tenir la nourrice / Par peur de trouver pire'", notait-il alors. (2)

Sources:

 

(1) https://catholicherald.co.uk/im-a-cultural-christian-declares-richard-dawkins-the-worlds-most-famous-atheist/

(2) https://www.catholicnewsagency.com/news/257276/famous-atheist-richard-dawkins-says-he-considers-himself-a-cultural-christian

Partager cet article
Repost0
3 avril 2024 3 03 /04 /avril /2024 16:43

Jean-Bernard PINATEL publie sur X la LETTRE D'UN OFFICIER AU PRESIDENT MACRON. Extraits :

 

Le prix de la Liberté : « lettre ouverte à Monsieur Macron »

Non, je ne veux pas payer ce que vous appelez ; à tort « le prix de la liberté » et qui n’est que le prix de vos fautes, de votre aveuglément, de votre ambition

Monsieur Macron vous avez décidé que nous devions payer le prix de la liberté !

S’il est incontestable que la liberté a un prix encore faut-il analyser où et par qui la liberté est menacée, qui sont les responsables des atteintes à cette liberté, qui en sont les défenseurs et finalement quel en est le prix et qui doit payer.

La liberté de la France est-elle menacée ? celle de l’Allemagne ? de la Belgique ? de l’Italie ? de la Grande-Bretagne ? de l’Espagne ? La réponse est évidemment non.

VOS FAUTES

Oui votre responsabilité engagée dans cette crise et votre faute est énorme :

En 2014 à l’initiative du président F HOLLANDE, de la Chancelière A. MERKEL, du Président V POUTINE et du président ukrainien POROCHENKO, mais surtout, en l’absence des USA, sont signés les accords de MINSK II (suite à l’échec des accords de MINSK I) Ces accords resteront dans l’Histoire sous l’appellation « format NORMANDIE".

Ces accords stipulaient principalement :

- un arrêt des combats entre l’armée ukrainienne et les séparatistes russophones de l’Est Ukrainiens (majoritaires dans le Donbass)

- un échange des prisonniers

- le retrait des armes lourdes

- l’ouverture d’un processus de large autonomie des zones russophones via une réforme constitutionnelle ukrainienne.

 

En ce qui concerne l’issue tragique que l’Europe est en train de vivre, quelque soient les responsabilités de V POUTINE sur lesquelles le peuple français n’a aucun pouvoir, en ce qui vous concerne VOUS ETIEZ RESPONSABLE de la partie incombant à la France que vous prétendez représenter : veiller au respect de ces accords. Vous ne l’avez jamais fait !

Il ne s’agit pas d’erreur, il s’agit d’une faute lourde car VOUS ETES RESPONSABLE

(...)

Comment peut-on croire que l’on veut la paix en livrant des armes lourdes appartenant au peuple français sans même demander au parlement son aval ?

De quel droit engagez-vous notre pays, nos enfants dans une cobelligérance de plus en plus évidente !

Les conventions de la Haye de 1903 sont claires : Former des soldats d’un pays belligérant est interdit, laisser transiter sur son sol des armes d’un pays belligérant est un acte de cobelligérance. Que direz vous aux Français si la Russie en conformité avec ces accords de la Haye en venait à frapper la France. C’est au peuple français de décider, pas à vous !

(...)

Le prix de la Liberté comme vous dites, n’est qu’un camouflage de votre immense ratage.

 

Lire : Général Martinez : la radicalisation du discours de Macron sur la guerre en Ukraine traduit "sa volonté évidente d'utiliser cette guerre comme moyen de diversion (...) pour cacher l'échec terrible de sa politique et bâillonner les Français"

 

Vous ne pourrez pas longtemps mettre sur le dos de l’Ukraine tous les maux consécutifs à votre gestion désastreuse :

- Non, la crise des hôpitaux n’est pas due à l’Ukraine

- Non, la pénurie de médecins dans nos régions n’est pas due à l’Ukraine

- Non, la crise des Gilets Jaunes n’est pas due à l’Ukraine

- Non, les rodéos urbains mortels ne sont pas dus à l’Ukraine

- Non, la circulation de la drogue dans nos banlieues n’est pas due à l’Ukraine

- Non, l’effondrement moral de notre pays n’est pas dû à l’Ukraine

- Non, la désertion des enseignants n’est pas due à l’Ukraine

- Non, l’augmentation de la violence, les agressions, les meurtres ne sont pas dus à l’Ukraine.

 

 

Cela, c’est VOTRE bilan, l’Ukraine a bon dos. Elle est bien utile cette crise pour faire diversion !

 

Vous prenez les français pour des gogos et pour le moment ça ne marche pas trop mal je dois le reconnaître.

Alors NON, NON et encore NON, je ne veux pas payer vos fautes et votre ambition

Ce que vous appelez hypocritement le prix de la liberté n‘est que le prix de votre incompétence et de votre ambition !

 

Et puisque vous vous pensez chef de guerre je vous dédie ces paroles du grand Georges Brassens :

« Ô vous les boutefeux

Ô vous les bons apôtres

Mourrez donc les premiers

Nous vous cédons le pas

Mais de grâce morbleu

Laissez vivre les autres

La vie est à peu près

Leur seul luxe ici-bas »

 

Cf. https://twitter.com/jbpinatel/status/1774851327689978271?t=9js6i3ArkF7-_n-je4DGTw&s=09

 

On peut aussi trouver cette lettre d'un officier à Monsieur Macron" sur le site :

 

https://www.a-droite-fierement.fr/lettre-dun-officier-au-president-macron/

 

Le prix de la Liberté : "lettre ouverte d'un officier à Monsieur Macron"
Partager cet article
Repost0
3 avril 2024 3 03 /04 /avril /2024 16:23

Dans un article publié sur le site Place d'Armes, intitulé "La honte et les larmes", le  Général (2S) Antoine Martinez résume bien la situation :

 

La radicalisation de son discours à l'égard de la Russie (il y a quelques mois il ne fallait pas l'humilier et à présent il faut tout faire pour la battre) traduit, en réalité, (...) sa volonté évidente d'utiliser cette guerre comme moyen de diversion sur le plan intérieur pour cacher l'échec terrible de sa politique et bâillonner les Français et pour tenter de fausser la campagne des élections européennes. Y parviendra-t-il ?

Général Martinez : La radicalisation du discours de Macron sur la guerre en Ukraine traduit "sa volonté évidente d'utiliser cette guerre comme moyen de diversion (...) pour cacher l'échec terrible de sa politique et bâillonner les Français"
Partager cet article
Repost0
2 avril 2024 2 02 /04 /avril /2024 09:20
Roselyne Bachelot, présidente du "Comité sur l'histoire de la santé"

Un comité de ré-écriture de l'Histoire vient d'être créé pour (je cite):

 

1 RE-CONSTITUER L'HISTOIRE DE LA POLITIQUE DE SANTÉ

 

2 Approfondir les"connaissances historiques sur le rôle du ministère de la santé"

 

3 Constituer un "programme de recueil de témoignages & assurer sa diffusion

 

Le tout revisité par la dévouée serviteur Roselyne Bachelot

 

Partager cet article
Repost0
1 avril 2024 1 01 /04 /avril /2024 10:34
Le mystère de l'Eucharistie, de Judas et de l'Anti-Église

Le Jeudi Saint est la nuit où Notre Seigneur a institué le sacrifice de l'Eucharistie – le sacrifice de la Nouvelle Alliance préfiguré tout au long de l'Ancienne Alliance et prophétisé dans des endroits comme Malachie 1,11 – et le sacerdoce qui l'offrirait, les Apôtres et leurs successeurs (ce que Jésus fait à cet égard est tiré de l’Ancien Testament).

 

Le Jeudi Saint met également en lumière le caractère mystérieux de l'Eucharistie en tant que révélateur de "l'anti-Église" au sein de l'Église, notamment dans l'Évangile de saint Jean.

 

Jean 6 est le célèbre chapitre dans lequel le Christ enseigne sa présence réelle dans l'Eucharistie aussi littéralement et explicitement qu'il le peut (Jean 6 : 53-56) :

 

"Jésus leur dit alors : 'Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

 

Beaucoup ont quitté Jésus après l’avoir entendu, car c’était une "parole dure" (verset 60).

 

Mais il y a un détail intéressant dans les versets suivants qui échappe à beaucoup : c'est la première fois que saint Jean identifie Judas comme le traître du Christ.

 

Néanmoins, Judas resta dans le collège apostolique, tout en étant implicitement d'accord avec ceux qui le quittèrent.

 

L'identification par saint Jean du traître à ce moment-là est donc liée au rejet interne apparent de Judas de l'enseignement du Christ sur l'Eucharistie, que nous pouvons déduire du fait que le Christ a qualifié ce disciple encore non identifié de "diable" (Jn 6,70), en contraste avec ceux qui "ont cru" (Jn 6, 66-71) :

 

"Après cela, beaucoup de ses disciples se retirèrent et ne l'accompagnèrent plus. Jésus dit aux douze : 'Voulez-vous aussi vous en aller ? Simon Pierre lui répondit : 'Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle ; et nous avons cru et avons connu que vous êtes le Saint de Dieu'. Jésus leur répondit : 'Ne vous ai-je pas choisis, les douze, et l'un de vous est un diable ?' Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; celui-ci, en effet, l’un des Douze, allait le livrer.

 

Avancez maintenant jusqu'au Jeudi Saint, à la table de la Dernière Pâque. Ici, Jésus lui-même, et pour la première fois, informe l'un de ses disciples qui était le traître. Ce disciple était saint Jean, le Bien-Aimé. Ce qui est encore plus significatif est la façon dont le Christ a déclaré que Son traître serait identifié : par sa réception de l'Eucharistie (Jean 13, 25-27) :

 

Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : 'Seigneur, qui est-ce ?'

Jésus lui répond : 'C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat.' Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.

Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : 'Ce que tu fais, fais-le vite.'

 

De nombreux Pères de l’Église croient que ce 'morceau' était en fait l’Eucharistie.

 

Après avoir ainsi reçu l'Eucharistie, Satan entre dans Judas. Cela ne peut que confirmer l'enseignement de saint Paul sur la réception indigne du Corps et du Sang de Notre Seigneur (1 Cor. 11,27-29) :

 

"C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.

Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice;

car celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement."

 

 

C’est précisément ce qu’a fait Judas : il a mangé et bu le jugement sur lui-même. Le traître, le diable parmi les Apôtres, était identifié par son rejet et sa réception indigne de l'Eucharistie.

 

Ce faisant, Judas a d'abord affirmé que Satan était son père en rejetant l'enseignement du Christ, puis a reçu Satan comme son père en profanant le Corps et le Sang du Christ.

 

Il y a donc toujours une "anti-Église" à l’intérieur. Elle rejette et profane toujours la Sainte Eucharistie.

 

Cf. Joshua Charles 

 

https://twitter.com/JoshuaTCharles/status/1773483790276694427?t=MTjWDO8UyOeAm8SoX8yxkg&s=09

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents

  • Darwin : on vous a menti pendant 165 ans
    ON VOUS A MENTI PENDANT 165 ANS. Ce que je vais vous raconter, on ne vous l'a jamais dit à l'école. Pas parce que c'est faux. Mais parce que si vous le comprenez, tout s'effondre. Tout. Le petit château de cartes qu'on vous a construit depuis le CM2 avec...
  • Bienheureuse Eugénie Smet, vierge religieuse et fondatrice
    À Paris, en 1871, la bienheureuse Marie de la Providence (Eugénie Smet), vierge, qui fonda la Congrégation des Auxiliatrices du Purgatoire, dans une totale confiance en la Providence. Martyrologe romain (1) Née à Lille où elle voulut fonder un Institut...
  • Saint Vaast (Gaston), évêque d'Arras, Apôtre de l'Artois († 540)
    Martyrologe Romain : À Arras, en 540, saint Vaast (Gaston), évêque. Prêtre de Toul, il catéchisa le roi Clovis après sa victoire de Tolbiac en 496. Il fut envoyé par saint Remi comme évêque à Arras, où il restaura cette Église ruinée après l’invasion...
  • Sainte Agathe, vierge et martyre († 254)
    Déjà deux de ces quatre illustres Vierges dont le souvenir est associé aux mérites de l'Agneau, dans la célébration du Sacrifice, ont passé devant nous dans leur marche triomphale sur le Cycle de la sainte É glise ; la troisième se lève aujourd'hui sur...
  • Ploutocratie : Pourquoi 1969 a scellé le sort économique de la France. Propositions pour en sortir
    Les règles actuellement en vigueur en Union européenne découle de la logique initialement initiée en France, une logique où l'Etat ne doit jamais contrôler sa monnaie, et où les banques centrales doivent rester "indépendantes" absolument. Indépendantes...
  • Sainte Véronique
    Sainte Véronique ou Bérénice signifie en grec : "qui porte la victoire". La dévotion de la sixième station du Chemin de la Croix évoque le souvenir de cette femme qui a bravé la foule hostile pour essuyer le visage du Christ pendant sa Passion, recueillant...
  • Saint Blaise de Sébaste, évêque et martyr († 316)
    Médecin et évêque du IVe siècle, martyrisé sous Licinius en Arménie en 316, saint Blaise fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession. Il guérit miraculeusement un garçon qui s'étouffait....
  • La FSSPX annonce son intention d'ordonner des évêques le 1er juillet
    Mises à jour permanentes Le Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), le père Davide Pagliarani, a annoncé le 2 février son intention de procéder aux ordinations épiscopales le 1er juillet 2026, précisant que cette décision faisait...
  • 70 000 jeunes font un pèlerinage au monument du Christ-Roi au Mexique
    Environ 70 000 jeunes venus de tout le Mexique ont effectué le pèlerinage le 31 janvier au monument du Christ-Roi dans l'État de Guanajuato, ce qui est devenu l'un des plus grands pèlerinages de jeunes de ces dernières années. Environ 70 000 jeunes venus...
  • Notre-Dame du Bon Succès ou Bon Évènement
    C'est une dévotion approuvée par le Vatican. Notre-Dame du Bon Succès. En 1610, à Quito, en Équateur, une religieuse cloîtrée vit la Vierge Marie apparaître devant elle. La Mère de Dieu a fait des prophéties terrifiantes sur le XXe siècle: > Une crise...