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Christ Roi

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Horloge

19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 00:00
Saints Marius, Marthe, Audifax et Abacum, martyrs († 270)

Marius était un notable perse qui s'était converti avec son épouse Marthe et ses deux enfants Audifax et Abacum.

Il  se trouvait avec sa famille à Rome en pèlerinage sous le règne de Claude le Gothique (268-270) pour vénérer le tombeau des saints apôtres Pierre et Paul. Ils aidaient la communauté chrétienne à soulager les victimes de la persécution, à visiter les prisonniers et à ensevelir dignement les chrétiens exécutés, quand ils furent reconnus comme chrétiens.

Arrêtés, le juge Muscianus les fit torturer mais ils n'abjurèrent pas. Refusant toute proposition d'idolâtrie, ils furent condamnés : les trois hommes furent décapités et Marthe périt noyée.

 

Sources : 1, 2, 3

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15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 21:14
https://www.catholicnewsagency.com/news/253342/filming-of-the-passion-of-the-christ-sequel-set-to-begin-this-spring

https://www.catholicnewsagency.com/news/253342/filming-of-the-passion-of-the-christ-sequel-set-to-begin-this-spring

De Francesca Pollio Fenton

 

Denver, Colorado, 15 janvier 2023 / 10h00

 

Le tournage de la suite très attendue de "La Passion du Christ" devrait commencer ce printemps. Le film, "La Passion du Christ : Résurrection", se concentrera sur les jours suivant immédiatement la crucifixion du Christ.

 

L'acteur, réalisateur et producteur Mel Gibson devrait commencer la production dans les prochains mois, selon World of Reel.

 

Alors que "La Passion du Christ" décrivait les scènes déchirantes et atroces de la crucifixion de Jésus, "Résurrection" se plongera dans les trois jours qui séparent sa mort de sa résurrection.

 

Jim Caviezel incarnera à nouveau Jésus. Reviennent également Maia Morgenstern en tant que Bienheureuse Vierge Marie, Christo Jivkov en tant que disciple Jean et Francesco De Vito en tant que disciple Pierre.

 

En 2016 , Gibson a révélé qu'il travaillait sur le projet depuis plusieurs années lorsqu'il a pris la parole lors de la Harvest Crusade du pasteur évangélique Greg Laurie dans le sud de la Californie.

 

"Cela s'appelle 'La Résurrection.' Bien sûr, c'est un sujet très vaste et il doit être examiné parce que nous ne voulons pas simplement en faire un simple rendu - vous savez, lisez ce qui s'est passé », a-t-il déclaré.

 

Caviezel a taquiné le projet en 2020 lors d'une interview avec Breitbart lorsqu'il a déclaré: "Mel Gibson vient de m'envoyer la troisième photo, le troisième brouillon. Ça arrive."

 

"Cela s'appelle 'La Passion du Christ : Résurrection.' Ce sera le plus grand film de l'histoire du monde", a déclaré Caviezel.

 

"La Passion du Christ" a rapporté plus de 612 millions de dollars dans le monde avec un budget de production de 30 millions de dollars. Cela en a fait l'un des films indépendants les plus réussis de l'histoire. C'était le premier film R-rated en Amérique du Nord à rapporter autant. Bien qu'il ait été nominé pour trois Oscars lors de la 77e cérémonie des Oscars, il n'a remporté aucun prix.

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13 janvier 2023 5 13 /01 /janvier /2023 00:00
Saint Hilaire, Évêque de Poitiers et Père de l'Église (315-367)
Saint Hilaire, Évêque de Poitiers et Père de l'Église (315-367)

Hilaire naît à Poitiers, probablement en 310 de parents païens. (1) Il est issu de l'aristocratie gallo-romaine de la cité de Lemonum (oppidum celte, ancien nom de Poitiers). En installant le jeune Saint Martin de Tours, son disciple, au monastère de Ligugé, il a établi la vie monastique en Gaule

Il fait de solides études à l'école des rhéteurs gaulois, soit à Bordeaux, soit même à Poitiers où enseignent les rhéteurs Rufus et Anastasius. Il étudie les philosophes païens. Cependant son âme ne pouvait se satisfaire du polythéisme, de cette multitude de divinités qu'on adorait autour de lui : Jupiter, Apollon, Mercure, Mars, Hercule, ni même de ces cultes venus d'Orient : Attis, Cybèle. Pour lui, Dieu ne peut qu'être unique.

Il découvre le prologue de l'Évangile de Jean, qui lui révèle l'existence du Verbe, de la Parole, "qui était auprès de Dieu et qui était Dieu" (Jn, 1,1). C'est une illumination. (2) 

Hilaire ne découvre le Christ qu'à l'âge adulte. Après une éducation toute profane, il secoue par les propres forces de son génie, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçoit publiquement le baptême. 

D'abord père de famille païen, il se convertit à la foi chrétienne grâce à sa méditation des Écritures, dont ses commentaires sont encore aujourd'hui étudiés. C'est en lisant "Je suis celui qui est" (Ex 3,14) qu'il s'enthousiasme. Mais la mort reste une idée insupportable. Il trouve le plein rassasiement de sa faim spirituelle dans l'Évangile de saint Jean, l'évangile de l'Incarnation et de la Résurrection. À trente ans, il demande le baptême. (3)



saint Hilaire de Poitiers, enluminure de la Vita S. HilariiCe païen converti allait devenir l'une des plus brillantes lumières de l'Église, le marteau de l'hérésie et, dans la crise arienne, l'apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. Ce qui lui valut d'être appelé l'"Athanase de l'Occident".

Où n'est pas le Saint-Esprit, là est le diable.

Saint Hilaire cité in Mgr Jean-Joseph GAUME, Traité du Saint-Esprit, 1864, Rééd. Éditions Saint-Rémi, 2019, p. 62.

Hilaire est le premier grand docteur de la foi que la Gaule ait donné à l'ÉgliseSaint Denis qui avait été apôtre des gaules, martyr en 270, venait d'Italie. Saint Martin de Tours, qui accepta la fonction d'exorciste de son Église poursuivra son œuvre d'évangélisation de la Gaule

 

Hilaire compose le De Trinitate, un traité sur la divinité du Christ où il défend la consubstantialité du Fils avec le Père et réfute les arguments ariens, qui nient la nature divine du Christ. C'est dans le prologue de cet ouvrage "la Trinité" qu'il raconte lui-même les étapes de sa conversion.

 

Lorsque l'évêque de Poitiers vient à mourir, tous les fidèles le demandent pour pasteur. Il devient évêque de Poitiers en 350, sa ville natale.

 

La vertu d'Hilaire croissant chaque jour, on ne parle, dans toute la province de Poitiers, que de la pureté de ses mœurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle.

Si on usait de violence pour la défense de la Foi, les Evêques s'y opposeraient.

Saint Hilaire, cité dans Voltaire, Traité sur la tolérance, Chapitre XV, Témoignages contre l'Intolérance, 1763

Comme dans la plupart des Églises d'Occident, hors de Rome et de son cercle d'influence directe, saint Hilaire qui défend la doctrine catholique orthodoxe n'utilise ni ne connaît à ce moment les Symboles orientaux de la Foi : il ne découvre le symbole de Nicée promulgué en 325 (affirmant la doctrine catholique de la Trinité) qu'en 354, en Orient. Ce qui le confirme dans sa doctrine catholique trinitaire.

 

D'ailleurs très peu de pères d'Occident avaient d'ailleurs participé au premier concile œcuménique de Nicée réuni en 325, et aucun document d'époque ne subsiste à propos de cette participation. Une tradition rapporte que quatre évêques occidentaux seulement y furent représentés : Nicaise de Die (Drôme) pour la Gaule, Ossius de Cordoue pour l'Espagne, une délégation de Carthage pour l'Afrique et une délégation de Rome pour l'Italie. Ce symbole n'était pas diffusé en Occident, les puissants ouvrages pré-exiliques d'Hilaire le montrent.

 

Ce qui est étonnant c'est que les écrits d'Hilaire ne reprennent pas le moindre élément de littérature, culture, théologie ou philosophie orientale. Tout chez lui est du monde occidental, parfaitement orthodoxe stricto sensu, mais occidental. C'est que "jusque-là, les évêques d'Occident s'étaient à peu près tenus à l'écart des querelles doctrinales de l'Orient. Sauf les évêques de Trèves et le pape de Rome, qui avaient accueilli saint Athanase, le principal représentant du courant nicéen catholique, exilé en Occident (par Constantin sous la pression des évêques ariens après le concile de Nicée), nombre d'évêques occidentaux ignoraient le 'consubstantiel' défini en 325 (au concile de Nicée). Hilaire en fit l'aveu lui-même. Ils étaient dans la possession tranquille de la vraie foi.

Mais à partir de 353 les choses changent : l'empereur arien Constance II, qui méprise le pape, est le premier tenant du césaro-papisme : il prétend être l'"évêque des évêques", pouvoir nommer les évêques et convoquer les conciles... Partisan d'une 4ème nuance de l'arianisme (celle des ariens homéens selon lesquels le Christ était "semblable au Père sous tous les rapports") contre les Nicéens homoousiens catholiques (le Christ est de même nature ou de même substance que le Père), Constance II fait emprisonner, exiler ou déposer les récalcitrants.

Sous prétexte de condamner Athanase, l'empereur oblige les évêques d'Occident à adopter des formulaires de foi de plus en plus marqués par l'hérésie ("symbole de Sirmium"). La plupart, médiocres théologiens, signent ces formulaires.

Au synode d'Arles (fin 353), tous signent, sauf Paulin, évêque de Trèves. 'Jugé indigne de l'Eglise par les évêques, il fut jugé digne de l'exil par l'empereur', selon les termes d'Hilaire. Paulin fut donc relégué en Phrygie (Turquie actuelle), où il mourut quelques années plus tard.

Au synode de Milan (début 355), tous signèrent, sauf Lucifer de Cagliari, Eusèbe de Verceil et Denis de Milan, qui furent exilés en Asie Mineure; le pape Libère fut exilé en Thrace et le vieil évêque de Cordoue, Ossius, retenu prisonnier à Sirmium, résidence de l'empereur.

 

C'est alors qu'une réaction se dessina en Gaule

En 355, l'empereur avait pris comme associé (césar) son cousin, Julien.

Au printemps de 356, sur l'ordre de Constance, Julien convoqua un nouveau synode à Béziers. Hilaire fut contraint d'y assister. C'était, semble-t-il, la première fois qu'il quittait Poitiers pour prendre part à une assemblée d'évêques. Le synode de Béziers fut dominé par un trio d'évêques hérétiques : Saturnin, Ursace et Valens, qui obligèrent les évêques à signer le formulaire préparé par leurs soins. Hilaire ne put s'exprimer. Bien plus, victime d'un faux rapport de la part de ses ennemis, il fut, ainsi que l'évêque de Toulouse, Rhodanius, frappé d'une sentence d'exil. En septembre 356, Hilaire dut quitter sa ville de Poitiers, et partir pour l'exil en Phrygie, où se trouvait déjà l'évêque de Trèves, Paulin, exilé trois ans auparavant. C'est en décembre 356 ou janvier 357 qu'il fut installé en résidence surveillée dans la province de Phrygie. Il semble ne pas avoir subi de vexations. Il se plaint seulement des lenteurs du courrier, de la rareté des lettres et du contrôle de sa correspondance. D'autres évêques furent moins favorisés, puisque trois moururent en exil : Paulin de Trèves, Denis de Milan et Rhodanius de Toulouse.

De ces trois ans d'exil datent ses œuvres les plus importantes :

- la Foi (De Fide), plus tard appelée la Trinité (De Trinitate),

- les Synodes (De Synodis)

- et un ouvrage historique dont il ne reste que des fragments. Il restait en relation avec son clergé de Poitiers et les évêques de Gaule, mais nous n'avons conservé de lui aucune lettre.

 

Hilaire connut en Orient toutes les disputes théologiques concernant la divinité du Christ. Dans son livre sur les Synodes, il relate et discute les innombrables formulaires de foi qui furent promulgués de 341 à 358. Surtout, il expose magistralement la foi catholique dans les douze livres de l'ouvrage sur la Trinité.

 

L'empereur Constance voulut réunir un nouveau concile à Nicomédie, quand, le 24 août 358, un tremblement de terre détruisit la ville.

 

Après bien des tractations, il fut décidé qu'il y aurait deux conciles : un pour l'Occident à Rimini en Italie, un autre pour l'Orient, à Séleucie d'Isaurie en Asie Mineure. Evêque occidental mais exilé en Orient, Hilaire fut néanmoins convoqué au synode de Séleucie (automne 359). Il n'eut pas peur d'y affirmer son attachement au credo de Nicée (325). L'empereur décida de renvoyer chez lui cet évêque gênant. En vain, Hilaire demanda une audience à l'empereur, à Constantinople. Alors il s'en retourna. Il semble être passé par Rome et Toulouse, avant de regagner Poitiers. (Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, p. 486-489.)


Quand S. Hilaire est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d'exil, son retour prend le caractère d'un vrai triomphe.

 

"La Gaule tout entière, dit S. Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main."


Dernières années

 

Un concile réuni à Paris sous son influence, excommunie les chefs de l'hérésie arienne, Saturnin, évêque d'Arles, et Paterne, évêque de Périgueux, mais il pardonna aux autres évêques, plus faibles que coupables et qui avaient presque tous capitulé au concile de Rimini (décembre 359), qui réaffirma la foi de Nicée (325), sauf Phébade, évêque d'Agen, et Servais, évêque de Tongres.

 

Hilaire s'employa à réparer les dégâts provoqués par l'hérésie. C'est l'objet du libelle Contre Constance (env. 360-361), adressé à ses frères dans l'épiscopat, afin de dévoiler la fourberie de l'empereur et d'exposer la doctrine catholique. C'était en 361 et 362, après la mort de Constance II (3 novembre 361).

 

Plus tard en 364, Hilaire tenta d'obtenir de l'empereur Valentinien Ier la condamnation et la déposition d'Auxence, l'évêque arien de Milan. Mais Hilaire fut prié de regagner Poitiers. Ainsi, s'il ne put rien obtenir des empereurs auxquels il s'était successivement adressé pour contrecarrer les évêques hérétiques, du moins Hilaire éclaira-t-il ses collègues et le peuple chrétien en composant le livre Contre Auxence

 

Il compose également des commentaires célèbres sur les psaumes et sur l'Évangile de Matthieu. C'est au service de ses diocésains qu'Hilaire passa ses dernières années. La mort le surprit avant qu'il ait pu terminer ses ouvrages historiques, le 1er novembre 367, selon l'estimation la plus vraisemblable. 

 

De son vivant, on l'appela déjà le saint. Plusieurs écrivains, et non des moindres (Jérôme, Sulpice Sévère, Rufin puis Cassiodore, Grégoire de Tours, Venance Fortunat), lui donnent le titre de sanctus Hilarius (saint Hilaire). Il apparaît très tôt comme un docteur de l'Église.

 

Au VIe siècle, selon Venance Fortunat, les faits rapportés montrent une grande dévotion envers Saint Hilaire. Une dizaine de miracles lui sont attribués, dont plusieurs guérisons : deux lépreux guéris en s'appliquant la poussière du tombeau d'Hilaire, une fillette née avec une main repliée et qui est guérie, un aveugle qui recouvre la vue en priant dans l'église de Saint-Hilaire, une femme à la main paralysée, et qui en recouvre l'usage et d'autres encore.

 

Il est officiellement proclamé "docteur de l'Église" le 29 mars 1851 par Pie IX, à la suite d'une requête des évêques réunis en synode à Bordeaux (15-30 juillet 1850).

 

L’Église orthodoxe l'a toujours considéré comme Père de l'Église et tenu en haute estime.

Il est fêté le 13 janvier (date présumée de sa mort).

Chaque année, à Poitiers, la fête de Saint Hilaire est marquée par une messe solennelle avec panégyrique. 

 

En France, soixante-dix-huit communes et une cinquantaine de hameaux s'appellent Saint-Hilaire, en référence à l'évêque de Poitiers.


La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d'églises s'honorent de l'avoir pour patron.

Un historien a tracé le portrait suivant de saint Hilaire :

 

"Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S'il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l'Église, il y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre."

 

Il est probablement à l'origine de la construction à Poitiers du baptistère Saint-Jean, le plus vieux ou un des plus vieux bâtiments chrétiens actuellement subsistants.

 

Je t'en prie, conserve intacte la ferveur de ma foi et jusqu'à mon dernier souffle donne-moi de conformer ma voix à ma conviction profonde. Oui, que je garde toujours ce que j'ai affirmé dans le symbole proclamé lors de ma nouvelle naissance, lorsque j'ai été baptisé dans le Père, le Fils et l'Esprit Saint !

 

Saint Hilaire - Traité de la Trinité III, 57

Peu importe combien un homme a été pécheur, s'il a de la dévotion à Marie, il est impossible qu'il se perde.

S. Hilaire

Ordination de saint Hilaire, XIVe siècle

Ordination de saint Hilaire, XIVe siècle

Sources : (1); (2) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, p. 487-491; (3); (4)

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 19:39

Le pape François a rencontré l'archevêque Georg Gaenswein, secrétaire de longue date du pape Benoît XVI

 

Par NICOLE WINFIELD Associated Press

https://abcnews.go.com/International/wireStory/pope-meets-benedicts-aide-amid-funeral-book-fallout-96309817

https://abcnews.go.com/International/wireStory/pope-meets-benedicts-aide-amid-funeral-book-fallout-96309817

ROME – Le pape François a rencontré lundi l'archevêque Georg Gaenswein, secrétaire de longue date du pape Benoît XVI, qui a joué un rôle clé dans les récentes funérailles de ce dernier, mais qui a suscité des remous en publiant des mémoires extraordinaires dans lesquelles il règle de vieux comptes, révèle des intrigues de palais et dépeint François sous un jour très défavorable.

 

Le Vatican n'a fourni aucun détail sur le contenu de l'audience privée, si ce n'est pour dire que cela s'est produit.

 

Les spéculations sur l'avenir de Gaenswein ont tourbillonné maintenant que son travail principal auprès de Benoît a pris fin après son décès le 31 décembre. Mais des questions ont également été soulevées sur ce que François fera avec Gaenswein après la publication cette semaine de son livre révélateur, "Rien que la vérité : Ma vie à côté du pape Benoît XVI".

 

Les spéculations sur l'avenir de M. Gaenswein vont bon train maintenant que son travail principal auprès de Benoît XVI a pris fin après le décès de ce dernier le 31 décembre. Mais des questions ont également été soulevées sur ce que François fera de Gaenswein après la publication cette semaine de son livre révélation, "Rien que la vérité : ma vie aux côtés du pape Benoît XVI".

 

Certains observateurs du Vatican voient le livre comme la première salve d'une nouvelle ère d'attaques anti-François de la droite conservatrice, pour qui Benoît est resté un point de référence nostalgique à la retraite. La mort de Benoît et les révélations post-mortem de Gaenswein ont fait disparaître la façade d'une heureuse cohabitation de deux papes.

 

Dans le texte, M. Gaenswein révèle des détails jusqu'alors inconnus sur certains des plus gros hoquets et du mauvais sang qui se sont accumulés au cours des dix dernières années pendant lesquelles Benoît XVI a vécu en tant que pape retraité après sa décision de 2013 de prendre sa retraite, le premier pape en six siècles à le faire.

 

Dans l'une des sections les plus explosives, Gaenswein dit qu'il était "choqué et sans voix" lorsque François l'a essentiellement renvoyé de son travail de jour en tant que chef de la maison papale en 2020 après un scandale autour d'un livre co-écrit par Benoît. François a dit à Gaenswein d'arrêter de venir au bureau et de se consacrer à prendre soin de Benoît, mettant essentiellement fin à son travail de "pont" entre les pontificats.

 

En imprimant des lettres auparavant secrètes entre les deux papes et en relayant des conversations privées avec les deux, Gaenswein a révélé que François avait refusé les supplications de Benoît de le reprendre. Aigri, Gaenswein a décrit François comme peu sincère, illogique et sarcastique en décidant de son sort, et a déclaré que Benoît XVI s'était même moqué de François lorsqu'il a été informé de la décision.

 

"Il semble que le pape François ne me fasse plus confiance et fasse de vous mon chaperon", a déclaré Gaenswein citant Benoît.

 

Gaenswein a également écrit sa consternation que des années plus tôt, François lui ait refusé le droit de vivre dans l'appartement du palais occupé par son prédécesseur. Après une rénovation plus longue que d'habitude, François a donné l'appartement à la place au ministre des Affaires étrangères du Vatican, forçant Gaenswein à continuer à vivre dans le monastère que Benoît appelait sa maison.

 

L'avenir de Gaenswein reste incertain, et ses mémoires vont certainement compliquer les relations avec le pape actuel qui décidera de son sort. En tant qu'archevêque, il pourrait techniquement être nommé à la tête d'un archidiocèse dans son Allemagne natale. Interrogé sur cette possibilité, le chef de la conférence des évêques allemands a déclaré la semaine dernière que ce n'était pas à lui (de le décider) mais à François. En outre, certains commentateurs du Vatican ont suggéré que Gaenswein pourrait être nommé ambassadeur du Vatican, pour diriger un sanctuaire important ou pour reprendre sa carrière universitaire.

 

Son livre est susceptible de lui faire gagner des points auprès des critiques traditionalistes de François, puisqu'il fait ce que Benoît a refusé de faire pendant 10 ans et révèle publiquement ce que le défunt pape aurait pensé des décisions de son successeur sur deux questions cruciales : Gaenswein écrit, par exemple, que Benoît pensait que la décision de François de rétablir les restrictions sur la célébration de l'ancienne messe en latin était une "erreur" et que son action auprès des catholiques divorcés et que son approche des catholiques divorcés et remariés civilement était "déroutante".

 

Il s'intéresse également à quelque chose d'autre lorsqu'il cite François disant qu'avoir Benoît au Vatican, c'était comme avoir un grand-père sage à la maison, vers qui il pouvait se tourner pour obtenir des conseils. Gaenswein a cité Benoît comme notant qu'il n'avait que neuf ans de plus que François et que "peut-être serait-il plus correct de m'appeler son 'frère aîné'".

 

Gaenswein, un avocat canoniste allemand de 66 ans, s'est tenu aux côtés de Benoît pendant près de trois décennies, d'abord en tant que fonctionnaire travaillant pour le cardinal Joseph Ratzinger de la Congrégation pour la doctrine de la foi, puis à partir de 2003 en tant que secrétaire personnel de Ratzinger. .

 

Il l'a suivi au palais apostolique lorsque Ratzinger a été élu pape, puis à la retraite lorsque Benoît a démissionné. À ce titre, il est resté le gardien, le confident et le porte-parole de Benoît XVI, et dans le nouveau livre, il semble désireux de remettre les pendules à l'heure pour défendre Benoît et lui-même une fois de plus.

 

Dans ce document, il ravive de vieilles poussières avec une couverture journalistique de lui ou de Benoît, de tout au type de papier à en-tête qu'il utilisait pour une phrase qu'il prononçait, suggérant qu'il avait gardé une trace de toutes ces années et, avec la mort de Benoît, sentait qu'il pouvait enfin parler. en dehors.

 

Bien qu'il n'y ait pas de livre de jeu décrivant comment un secrétaire d'un pape à la retraite devrait se comporter, publier un livre dans la semaine suivant sa mort qui critique son successeur, révèle une correspondance privée et nourrit de vieilles rancunes dans des détails finement documentés ne suit certainement pas la réserve typique de Protocole Vatican.

 

Austen Ivereigh, un biographe de François qui a co-écrit un livre avec lui, a noté dans une série de tweets lundi que le livre de Gaenswein semblait en fait violer une promesse fondamentale que Benoît avait faite lors de sa démission : qu'il obéirait à son successeur.

 

"Ces révélations sapent le serment de loyauté de Benoît envers François, auquel Benoît s'est tenu rigoureusement ; violer le devoir de confidentialité de Gaenswein envers les deux … et encourager ceux qui cherchent à tort à opposer l'héritage de Benoît XVI à François", a écrit Ivereigh.

______________________

Parmi les révélations, Benoît XVI a découvert Traditionis custodes (le document de François limitant l’usage de la liturgie romaine avant la réforme de 1970 que Benoît avait libéralisé), en feuilletant l'Osservatore romano : "Le 16 juillet 2021, Benoît XVI découvre, en feuilletant L'Osservatore Romano de l'après-midi, que le pape François a publié le motu proprio Traditionis custodes sur l'usage de la liturgie romaine avant la réforme de 1970." Benoît XVI, en particulier, a estimé qu'il était erroné d'interdire la célébration de la messe selon l'ancien rite dans les églises paroissiales, car il est toujours dangereux de coincer un groupe de fidèles pour les faire se sentir persécutés et leur inspirer le sentiment de devoir sauvegarder coûte que coûte leur identité face à « l'ennemi ».

( Source : https://rorate-caeli.blogspot.com/2023/01/rorate-exclusive-first-translation-of.html )

 

Lire aussi ce fil sur Le Forum catholique. "Vatican: les critiques du secrétaire personnel de Benoit XVI envers le pape François" (Le Figaro)

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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 00:00

Mise à jour le 15-02-2023. Le mystère du cœur de Pauline Jaricot, naturellement conservé pendant 160 ans, intrigue les scientifiques.

https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/le-mystere-du-coeur-de-pauline-jaricot-naturellement-conserve-pendant-160-ans-intrigue-les-scientifiques_169441

Vénérable Pauline Jaricot († 1862)

Pour donner beaucoup aux autres, il faut puiser dans son propre cœur; et pour alimenter ce cœur, il faut puiser dans celui de Dieu.

Héroïne catholique lyonnaise renommée à travers le monde, mais curieusement méconnue en France, Pauline Jaricot a contribué au renouveau missionnaire, en inventant l’œuvre de la Propagation de la Foi, devenue aujourd'hui les Œuvres Pontificales Missionnaires, pour collecter des fonds et soutenir la mission.

Jeune fille du XIXe issue d'une famille de riches industriels lyonnais, Pauline Jaricot connaît à 17 ans une conversion fulgurante. Elle invente le Rosaire vivant, la récitation du chapelet, qui rassemble à sa mort 2 millions de personnes priant tour à tour les mystères du rosaire... (Pauline Jaricot, La Mère des missions - paroisse de Saint Vincent en Lignon) (1)

Pauline-Marie Jaricot, née à Lyon (France) le 22 juillet 1799. 

Jeune fille, elle fait une chute, tombe malade. Sa mère aurait fait un vœu en offrant sa vie pour la guérison de sa fille. 

En 1814, à quinze ans, Pauline fait une mauvaise chute d'un tabouret. Elle est frappée d'une maladie étrange. Elle se met à marcher comme une personne ivre, l'air égaré. Elle a perdu entièrement l'usage de la parole. Sa mère, catholique fervente, a voulu la veiller jour et nuit, en promettant de donner sa vie pour sa fille. Échange mystérieux qui va se produire, en effet. Elle meurt alors que Pauline guérit. Ce deuil fait réfléchir l'insouciante jeune fille.

À la suite d'un sermon de l'abbé Wurtz sur la vanité, Pauline veut rompre avec les mondanités, elle se confesse, abandonne ses bijoux, s'habille comme une ouvrière. Elle fait alors vœu de chasteté de corps et d'esprit, bien qu'elle se rende compte qu'elle n'a pas la vocation religieuse. Halte au chapeaux, aux plumes et aux bijoux. De retour à la maison, elle brûle ses livres romantiques. Elle décide de s'habiller comme les ouvrières en soierie des pentes de la Croix-Rousse. Pauline va porter une sorte de robe monacale de couleur violette, une étroite pèlerine, une coiffe à godrons et de gros socques à courroie de cuir.

À la suite d'une sorte d'illumination survenue le dimanche des Rameaux, en 1817, elle forme un groupe informel "Les Réparatrices du cœur de Jésus méconnu et méprisé."

Un attrait commence à envahir son coeur. C'est la fascination pour les missions lointaines. En Extrême-Orient. Pauline lit régulièrement les Bulletins des MEP (Missions étrangères de Paris) qui parlent d'exploits aux confins du monde. Surnommée l'école polytechnique du martyr, les MEP vont attirer toute l'ardeur évangélisatrice dont la France est capable après le rude hiver révolutionnaire et impérial. Pauline rêve de devenir missionnaire en Chine, un idéal partagé par son frère Philéas qui ne va pas tarder à entrer au séminaire Saint-Sulpice. En 1822, ne pouvant raisonnablement pas suivre les missionnaires, Pauline cherche un moyen concret de soutenir leur périlleuse mission. Le rayonnement de la France est pour elle en lien avec celui de son Seigneur. Elle veut recueillir des aumônes pour la cause des congrégations missionnaires. Dotée d'un étonnant esprit pratique, elle se lance dans l'aventure. "Un soir que je cherchais en Dieu le secours, c'est-à-dire le plan désiré, la claire vue de ce plan me fut donnée et je compris la facilité qu'aurait chaque personne de mon intimité à trouver dix associés donnant un sou chaque semaine pour la Propagation de la Foi". Elle lance la chose avec 200 ouvrières de l'usine de son beau-frère. L'Association de la Propagation de la Foi est née. Elle continuera sans elle, portée par un succès qui la dépasse. L'œuvre jouera un rôle de première importance dans le développement du mouvement missionnaire français au XIXe siècle. (Voir les Missions catholiques au XIXe et au XXe siècles). À la fin du XIXe siècle, l'œuvre sera présente dans tous les pays de la Chrétienté.

En 1835, Pauline achète le domaine "sis 24 montée Saint-Barthélemy" (aujourd'hui le Centre Scolaire aux Lazaristes) qu'elle rétrocède aux Frères des Écoles chrétiennes en 1839.

Sérieusement malade du cœur, elle va en pèlerinage à Mugnano, sur la tombe de sainte Philomène. Elle est d'abord reçue à Rome par le pape Grégoire XVI et lui demande si, au cas où elle reviendrait guérie, ce serait un miracle suffisant pour faire avancer la cause de la sainte. Le souverain pontife répond que oui, persuadé qu'il a affaire à une mourante et qu'il ne faut pas lui refuser cette consolation, comme il le confie en italien à des religieuses présentes. Elle arrive à Mugnano après un voyage épuisant dans la chaleur du mois d'août. C'est la veille de la fête de la sainte et la foule des pèlerins se presse ; le lendemain, elle communie et défaille : on la croit morte mais elle reprend ses esprits et demande qu'on la porte jusqu'au tombeau de la sainte, et c'est alors qu'elle se trouve miraculeusement guérie. Le supérieur du couvent fait sonner les cloches pour annoncer la nouvelle tandis que la foule exulte. Après avoir passé quelques jours à Mugnano en prières de remerciements, elle retourne à Rome où le pape approuve son œuvre et lui donne sa bénédiction.

Le Curé d'Ars se serait écrié : "Ah ! mes frères, je connais, moi, une personne qui sait bien accepter les croix, des croix très lourdes, et qui les porte avec un grand amour. C'est Mlle Jaricot." (Monseigneur Jules de Trannoy, Marie-Pauline Jaricot et l'Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi, Xaveriana, 15ième série, n° 177, Louvain, Belgique, 1946, p. 27.)

 

Et si la mission de Pauline se trouvait aussi à Lyon ?

Lyon est une ville mariale à travers ses premiers évêques comme saint Pothin et saint Irénée, Saint Pothin ayant emporté cette belle image de la Vierge qui a été à l'origine de cette piété mariale. Lyon sera encore à l'origine de la dévotion à l'Immaculée conception. C'est la seconde Rome pour son culte pour Marie. Et c'est de Lyon que vient Pauline et son Rosaire vivant. La sainte Vierge est vraiment la reine de Lyon et garde sous sa protection ceux qui se recommandent à elle. On peut dire que la sainte Vierge a choisi cette auguste cité pour être dès les premiers siècles un des berceaux de la piété mariale qui s'est épanouie dans notre pays. (2)

Cette prise de conscience s'impose peu à peu à Pauline à force de côtoyer l'industrie de la soie. La Révolution industrielle, venue d'Angleterre, n'a pas attendu les livres de Karl Marx pour qu'on voie les ravages s'étendre de l'autre côté de la Manche. La machine, ce monstre chaud dans les mains d'entrepreneurs avides, tend à dévorer la main d'oeuvre qui se presse dans les villes. Mais l'homme n'est pas une simple "force de travail à vendre". Bref, un prolétaire. En référence au statut de citoyen romain pauvre qui n'existait que par ses enfants qu'il devait nourrir. En vérité, sous la Restauration, le capitalisme industriel avance sans rencontrer de sérieux obstacles. Seuls quelques catholiques - minoritaires - commencent à s'émouvoir de la condition de ces ouvriers que certains transforment en chair à capital. 

C'est le cas d'Alban de Villeneuve Bargemon qui dénonce l'exploitation manufacturière : "Ce qui frappe le plus tout homme animé d'un esprit de justice et d'humanité dans l'examen de la classe ouvrière, c'est l'état de dépendance et d'abandon dans lequel la société livre les ouvriers aux chefs et aux entrepreneurs des manufactures. C'est la faculté illimitée laissée à des capitalistes spéculateurs de réunir autour d'eux des populations entières pour en employer les bras suivant leur intérêt."

Lyon est la première ville ouvrière de France. L'arrivée des métiers à tisser de grande taille révolutionne le travail de la soie. On s'installe dans les anciens couvents de la Croix-Rousse, aux plafonds très élevés. C'est le quartier des "Canuts", des ouvriers qui travaillent quatorze, quinze heures par jour et qui n'arrivent pas à faire vivre leur famille. Des familles où le père, la mère et les enfants sont obligés de travailler pour survivre. Au milieu du siècle, on compte environ 40 000 compagnons lessivés par les ignobles conditions de travail. La révolte gronde. Pauline Jaricot conserve des principes justes. Alors que très souvent, ceux qui s'intéressent à la classe ouvrière tombent dans certains travers des penseurs socialistes, elle ne cède jamais aux erreurs de son temps. Pauline Jaricot évite de tomber et dans l'erreur libérale et dans l'erreur socialiste. Au moment des insurrections des Canuts en 1831, 1834, 1848-1849, Pauline se réjouit de la décision du préfet de Lyon d'accepter l'idée d'un tarif, pour garantir un salaire minimum, le pouvoir d'achat des Canuts s'étant fortement dégradé. Elle fait distribuer des médailles aux Canuts et aux militaires chargés de la répression; elle se tient aux antipodes du courant violent socialiste. Et la grande erreur de beaucoup de catholiques sociaux c'est de se laisser prendre par l'action sociale au point de négliger l'action spirituelle, Pauline pense que si l'on mène une action sociale qui n'a pas le fondement chrétien, si on laïcise le combat social, cette action sociale est vouée à l'échec : on ne fera pas mieux que les libéraux ou que les socialistes !

En 1841, Pauline décide de consacrer toute sa fortune à la création d'un centre industriel. Elle achète une usine avec un bâtiment attenant pour loger les familles et à côté une école et une chapelle. Pour lancer cette aventure, Pauline a confié la somme de 700 000 francs-or à des hommes d'affaires. (3) 

 

Statue Mgr Giraud, Cathédrale Notre-Dame de Grâce de Cambrai

Mgr Giraud, évêque de Rodez, se voit attribuer le siège de Cambrai, redevenu archevêché après la mort de Mgr Belmas. Son mandement de 1845 Sur la loi du travail s'en prend à cet édifice d'orgueil et d'ambition qui "s'élève sur les débris d'intelligences abaissées, de santés ruinées, de consciences perverties, d'âmes immortelles perdues pour l'éternité." Il écrit une page vengeresse contre l'injustice des salaires et les odieuses conditions de travail :"Pour tout dire en un mot, la religion proteste contre cette exploitation de l'homme par l'homme qui spécule sur son semblable comme un vil bétail, ou comme sur un agent et un pur instrument de production; qui calcule froidement jusqu'à quelles limites ont peu ajouter à sa tâche, sans qu'il tombe écrasé sous le poids; qui suppute goûte à goûte ce que des ruisseaux de sueur peuvent lui rapporter d'or, pareille à ces vampires que la sombre imagination des enfants de la Germanie nous représente s'abattant sur des corps pleins de force et de vie, et n'abandonnant leur proie qu'après lui avoir tirée toute la moëlle de ses os et tout le sang de ses veines!" Ainsi, trois ans avant le Manifeste du Parti communiste, Mgr Giraud dénonce "l'exploitation de l'homme par l'homme". Il a emprunté l'expression aux catholiques sociaux qu'il cite dans son mandement : Villeneuve, de Coux, Rousseau. Dans les années 1840-1841, Louis Rousseau écrivait : "L'état normal de la civilisation consiste dans la lutte du principe spirituel qui tend incessamment à éliminer de la société l'élément païen, c'est-à-dire l'exploitation de l'homme par l'homme, contre le principe matériel qui tend à retenir cet élément subversif." (J. TOUCHARD, Aux Origines du catholicisme social, Louis Rousseau, A. Colin, 1968, p. 151, note 126.) Aux ouvriers de Lyon, dont la condition est particulièrement dure, Mgr de Bonald s'adresse dès son arrivée en juillet 1840. Dans son mandement de Carême de 1842, l'archevêque de Lyon proteste contre les économistes qui ne voient dans l'ouvrier que son utilité et son rendement. Il montre la caractère impitoyable de la production industrielle et l'asservissement auquel elle condamne les ouvriers. En 1847, il réclame "une justice rigoureuse pour proportionner le salaire au labeur." La plupart de ces interventions épiscopales dénoncent en un vigoureux langage, l'exploitation des ouvriers par un salaire insuffisant, blâment la condition qui leur est faite et qui constitue un attentat permanent contre leur conscience religieuse (travail le dimanche), mais aussi contre leur santé, contre leur intelligence. Ils réclament un salaire juste. Ils protestent vigoureusement contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de l'homme. (4)

Les encycliques sociales de Léon XIII viendront plus tard. Nous sommes ici au milieu du XIXe siècle et l'idée vient à Pauline de réunir quinze personnes qui feront des petits dons qui alimenteront un capital destiné à l'achat d'une entreprise par des ouvriers co-gestionnaires de l'entreprise. Elle crée la coopérative ouvrière. Les ouvriers possèdent des intérêts dans cette entreprise et se versent des salaires justes avec des horaires sociaux. L'idée plaît à un banquier qui fait partie du Rosaire vivant, et il en parle à ses associés. Ces banquiers parlent à Pauline d'une usine industrielle qui a fait faillite et qui pourrait être rachetée à un très bas prix. Ils en parlent à Pauline qui leur fait confiance. Pauline en parle elle-même à ses amis et donne l'argent aux banquiers. Malheureusement, ces banquiers escrocs vont se servir de cet argent à leur propre service. Et l'argent de Pauline va fondre comme neige au soleil. Si bien qu'elle se retrouve endettée et ruinée, avec sur la conscience tous les braves gens qui lui font confiance et qui lui ont donné de l'argent, parfois de l'argent qui leur était nécessaire. C'est ainsi que Pauline va vivre le martyre du surendettement, et des créanciers vont la poursuivre jusqu'à la fin de sa vie.

Elle peut se déclarer en faillite et disparaître, mais sa conscience morale lui dit que jusqu'au bout elle devra rembourser. Il y a eu malversation et elle prend sur elle. Des amis qui la soutenaient avant commencent à se détourner d'elle de plus en plus, et sa réputation commence à en pâtir. Elle, qui jusqu'ici était admirée pour les deux oeuvres qu'elle avait créées (la Propagation de la foi et l'oeuvre du Rosaire) et maintenant elle se met à être considérée comme quelqu'un de malhonnête. De plus, sa santé ne s'améliore pas, ses jambes sont de plus en plus enflées. Elle se demande comment faire pour rembourser ceux qui lui ont donné de l'argent pour son projet. Elle se dit que la meilleure façon est de faire des tournées en France pour faire participer les gens. Elle en parle à Mgr Villecourt, évêque de La Rochelle et qu'elle a bien connu à une certaine époque à Lyon, lui écrit ceci, avec sa bénédiction : "Agissez sans écouter les cris de la nature, sollicitez des aumônes au nom de Jésus-Christ." 

La Providence veille sur elle. Le Curé d'Ars lui envoie une jeune femme, une femme très simple, une femme de la campagne qui rentre à Lorette et qui se met de tout son coeur au service de Pauline Jaricot. Elle s'appelle Marie Dubouis. Et bien qu'elle lui ait dit au début "Mais c'est une folie, restez donc ici, vous n'avez rien pour réussir tout cela." (ce tour de France). Mais Maria va suivre Pauline fidèlement toute sa vie, et être un appui un peu comme l'ange qui soutient Jésus lorsqu'il est à l'agonie au jardin des Oliviers.

Pauline récolte de l'argent, mais elle le fait de manière très strict. Ce qui est donné pour l'oeuvre de la mission reste pour l'oeuvre de la mission. Ce qui est donné pour renflouer l'entreprise qui a fait faillite, c'est pour rembourser ses créanciers. Il n'y a pas de mélange, il n'y a pas de prise d'intérêt. Si bien qu'elle récolte beaucoup pour Dieu et très peu pour elle, si bien qu'elle restera jusqu'au bout endettée. Des missionnaires écrivent du monde entier à Pauline pour la remercier : "C'est grâce à ce que vous faites que nous pouvons continuer nos missions." Elle ne garde rien pour elle, là, de cet argent qui arrive pour le coup en quantité.

En 1859, en plein hiver, Pauline passe une dernière fois à Ars. Le Curé d'Ars est dans son Confessionnal, comme d'habitude. On lui annonce que Melle Jaricot est là. Il sort et consacre une heure à Pauline et lui demande: "Où en êtes-vous de vos persécuteurs et de vos persécutions ?" Et elle lui demande: "Mon Père, dites-moi ce que je dois faire, je dois rembourser mes dettes, je ne veux pas laisser les pauvres gens qui m'ont fait confiance, sans les rembourser. Que faire ? Je fais ce que je peux, et je n'y arrive pas." Le Saint Curé d'Ars lui dit: "Acceptez courageusement cette cruelle épreuve, vous ne pouvez pas l'impossible. Laissez parler et agir ceux qui ont résolu de vous perdre aux yeux des hommes. Ils ne peuvent empêcher le Bon Sauveur d'être à vous." Et il bénit Pauline en lui donnant une petite croix, où est marqué : "Dieu seul pour témoin, le Christ pour modèle, Marie pour soutien, et puis rien. Rien qu'amour et sacrifice." Elle ne reverra jamais le Curé d'Ars qui meurt six mois plus tard, usé par son ministère, tout consacré aux âmes. Et elle retourne à Lorette, où elle recommence le service de l'oeuvre du Rosaire avec les conseils spirituels et le Bulletin mensuel.

À un moment donné, le cardinal Villecourt, en voyant tout ce qui arrive à Pauline, cette impossibilité de la faire sortir de cette misère, dira : "Manifestement, il y a quelque chose qui n'est pas normal, quelque chose qui dépasse les forces de l'homme." On dirait qu'il y a dans sa vocation quelque chose comme celle d'une âme victime. (5)

Pauline décède le 9 janvier 1862 dans la misère et dans l'indifférence générale, déconsidérée, spoliée de son œuvre (d'après Yannick Essertel). Elle fut inhumée dans le caveau familial, au cimetière de Loyasse, avant que sa dépouille ne soit transférée en 1922 dans l'église Saint-Nizier, près de l'autel de la Vierge dans le transept sud. Quant à son cœur, il se trouve dans l'église Saint-Polycarpe.

Une vingtaine d'année après la mort de Pauline Jaricot, le Père Luc Marquet, dominicain qui était chargé d'étudier ses écrits et son oeuvre, a déclaré sous la foi du serment :

"Depuis sainte Catherine de Sienne, je ne connais rien de pareil comme action sur l'Église. Dieu a confié à Pauline la tâche de rebâtir un édifice social brisé par la Révolution française. Le Rosaire vivant se compose des quinzaines, c'est-à-dire un groupe de quinze personnes où chacun s'engage à réciter chaque jour une dizaine du Rosaire. Quant au mystère à méditer pendant cette dizaine, une fois par mois on se réunit pour le tirer au sort.(6)

Dans son Bref de 1881, le pape Léon XIII rend hommage à Pauline Jaricot, sous le triple point de vue de la propagation de la foi, du Rosaire vivant, et de son action en faveur des ouvriers. (7)

Le pape Jean XXIII la déclare vénérable en 1963, en proclamant l'héroïcité de ses vertus. Sa mémoire est fixée au 9 janvier. (8)

C'est le 18 juin 1930 que Pie XI traçait le Placet Achilleo au bas du document qui introduisait en Cour de Rome la cause de béatification de Marie-Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi.

Lors du 150ème anniversaire de la mort de Pauline Jaricot en 2012, les médias ont parlé de Pauline. Le postulateur de la cause de béatification de Pauline-Marie Jaricot, François Duthel pense qu’à cette occasion, "Lyon a redécouvert Pauline Jaricot". Quelle Pauline ? Assurément, pas celle qui fréquentait les pentes de la Croix Rousse. (9)

"Je tombai, écrit-elle, comme l'homme descendant de Jérusalem à Jéricho, entre les mains de voleurs.

"J'ai aimé Jésus-Christ plus que tout sur la terre, et pour l'amour de Lui, j'ai aimé plus que moi-même tous ceux qui étaient dans le travail ou la douleur", écrit Pauline. Sur l'autel du capitalisme débridé, elle a perdu et sa réputation et sa santé. (10)

 

Jean-Paul II a reconnu la sainteté de Pauline Jaricot dans une lettre à l’archevêque de Lyon, le futur cardinal Louis-Marie Billé, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Pauline-Marie Jaricot, célébré du 17 au 19 septembre 1999, à Lyon et à Paris. Il souligne notamment sa spiritualité "eucharistique": "Très tôt, écrit-il, elle manifesta son désir de devenir une 'Eucharistie vivante'."

 

"Comme l’attestent les nombreux cahiers qu’elle a laissés, écrit Jean-Paul II, c’est dans une profonde et intense vie spirituelle qu’elle trouvait son énergie pour la mission. Sa grande initiative de prière, le « Rosaire vivant », révèle son amour pour la Vierge Marie, qui l’a poussée à venir habiter à l’ombre de la basilique Notre-Dame de Fourvière. Sa vie quotidienne était illuminée par l’Eucharistie et par l’adoration du Saint-Sacrement. Très tôt, elle manifesta son désir de devenir une « Eucharistie vivante », d’être remplie de la vie du Christ et de s’unir profondément à son sacrifice, vivant ainsi deux dimensions inséparables du mystère de l’Eucharistie: l’action de grâce et la réparation. C’est ce qui a fait dire au Curé d’Ars: « Je connais quelqu’un qui a beaucoup de croix et de très lourdes, et qui les porte avec un grand amour, c’est Mademoiselle Jaricot ». Sa spiritualité est marquée par son désir d’imiter le Christ en toutes choses. » (11)

 

La congrégation pour les causes des saints a rendu public le 27 mai 2021 un décret reconnaissant un miracle attribué à la vénérable Pauline-Marie Jaricot et qui ouvrait la voie à sa béatification.(12)

 

 

Après 161 ans de conservation naturelle, le cœur de Pauline Jaricot est demeuré en bon état. À l’occasion de la rénovation du reliquaire de la religieuse lyonnaise pour sa béatification le 22 mai 2022, le Diocèse de Lyon en a confié le cœur momifié à une équipe de chercheurs de l’université Paris-Saclay menée par Philippe Chartier, médecin légiste et paléopathologue.

Le 3 février 2023, l’équipe de recherche pluridisciplinaire publie ses résultats en accès libre dans la revue scientifique l'International Journal of Molecular Sciences.

Le cœur de la religieuse a été prélevé peu de temps après son décès

Paradoxalement, Pauline Jaricot était connue pour sa santé fragile. Victime d’un anévrisme et souffrant de palpitations douloureuses, elle rend visite au Pape Grégoire XVI en 1835 à Rome pour soulager sa souffrance. Elle en serait ressortie guérie deux semaines plus tard, selon différents textes rédigés durant sa vie. En 1862, l’année de son décès, elle tombe particulièrement malade. Livide selon les écrits ayant suivi sa mort, elle crache du sang et souffre d’une importante lésion mammaire. À sa mort, son cœur est immédiatement extrait de son corps par un chirurgien, puis scellé dans un reliquaire en argent. En 2021, l'organe est retrouvé en excellent état de conservation après ouverture du reliquaire par Stéphane Crevat, spécialisé dans la restauration d’objets historiques. Comment expliquer cette étonnante préservation ? […] [L]'analyse du cœur de Pauline Jaricot ne montre aucune trace d’embaumement ou autre technique de conservation. […] Les mystères de la miraculeuse conservation du cœur de Pauline Jaricot, et de la cause de son décès n’ont pu être élucidés par cette analyse.(13)

 

Le 22 mai 2022, la vénérable Pauline-Marie Jaricot, fondatrice du Rosaire Vivant et inspiratrice du père Eyquem pour la création des Equipes du Rosaire, a été béatifiée à Lyon, qui était la paroisse de sa famille.(14)

Sources:

 

(1) Nominis

(2) Jacques BUFFET, Pauline-Marie Jaricot, Le rosaire vivant, Cinquième colloque marial organisé par le prieuré de Lyon de la FSSPX, le 1er décembre 2012 au Palais de la Mutualité à Lyon

(3) Samuel PRUVOT, Nos Ancêtres les Saints, Petite histoire de la France missionnaire, Cerf, Paris 2017, p. 95-109

(4) Paul CHRISTOPHE, 2000 ans d'Histoire de l'Église, Nouvelle Édition Mame Desclée, Paris 2017, p. 929-930

(5) Chaîne Catholique d'Arnaud DUMOUCH, La vénérable Pauline Jaricot, protectrice des personnes surendettées (+ 1862)

(6) R.P. ANGELICO O.P., Avrillé, dans Jacques BUFFET, Pauline-Marie Jaricot, Le rosaire vivant, ibid.

(7) Hugues PETIT, dans Jacques BUFFET, Pauline-Marie Jaricot, Le rosaire vivant, ibid.

(8) Wikipedia

(9) enmanquedeglise.com

(10) Samuel PRUVOT, Nos Ancêtres les Saints, ibid., p. 107-108

(11) Zenit 

(12) https://equipes-rosaire.org/pauline-jaricot-bienheureuse-le-22-mai-2022-a-lyon/

(13) https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/le-mystere-du-coeur-de-pauline-jaricot-naturellement-conserve-pendant-160-ans-intrigue-les-scientifiques_169441

(14) https://equipes-rosaire.org/pauline-jaricot-bienheureuse-le-22-mai-2022-a-lyon/

 

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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 00:00

Le baptême est le "sacrement qui efface le péché originel, et qui nous fait chrétiens, enfants de Dieu et de l'Église." (Encyclopedie Nicolas Bergier, Abbé Migne Éditeur, tome 33e, Paris, 1875, p. 483.)

"Le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ." (1 P 3, 21)

C’est un rite de passage. Configurés au Christ, nous devenons fils d’un même Père et frères de Jésus-Christ, par l'Esprit-Saint. Il s'agit de l'amour de Dieu qui nous est proposé, la vie en Christ. Le baptême est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne : marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, le nouveau baptisé renaît à une vie nouvelle. Devenu chrétien, le nouveau baptisé peut vivre selon l’Esprit de Dieu. (Conférence des évêques de France.),

Baptême du Seigneur

Avec la fête du Baptême de Jésus, que nous célébrons aujourd'hui, s'achève le temps liturgique de Noël. L'Enfant que les Mages étaient venus adorer de l'Orient, à Bethléem, en offrant leurs dons symboliques, nous le retrouvons maintenant adulte, au moment où, arrivant de Galilée, il se fait baptiser dans le fleuve du Jourdain par le grand prophète Jean (cf. Mt 3, 13).

 

L'Évangile fait remarquer que lorsque Jésus sortit de l'eau après avoir reçu le baptême, les cieux s'ouvrirent et l'Esprit Saint descendit sur lui comme une colombe (cf. Mt 3, 16). On entendit alors une voix venue du ciel qui disait : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour" (Mt 3, 17). Ce fut sa première manifestation publique après environ trente ans de vie cachée à Nazareth en Galilée.

 

Outre Jean Baptiste, ses disciples furent également des témoins oculaires de cet événement singulier. Certains d'entre eux (André, Pierre) commencèrent à le suivre à partir de ce moment (Jn 1, 35-40). Ce fut dans le même temps une christophanie et une théophanie: tout d'abord Jésus se manifesta en tant que Christ, terme grec traduisant le mot hébreu Messia, qui signifie "oint". Il ne fut pas oint avec de l'huile à la manière des rois et des grands prêtres d'Israël, mais avec l'Esprit-Saint. Dans le même temps, aux côtés du Fils de Dieu apparurent les signes de l'Esprit-Saint et du Père céleste.[1]

 

« Il (Jean-Baptiste) préparait un peuple en annonçant d'avance à ses compagnons de servitude la venue du Seigneur et en leur prêchant la pénitence, afin que, lorsque le Seigneur serait présent, ils fussent en état de recevoir son pardon, pour être revenus à Celui auquel ils s'étaient rendus étrangers par leurs péchés et leurs transgressions, selon ce que dit David : "Les pécheurs se sont rendus étrangers dès le sein maternel, ils se sont égarés dès leur conception." C'est pourquoi, en les ramenant à leur Seigneur, il préparait au Seigneur un peuple bien disposé, dans l'Esprit et la puissance d'Elie. » (Psaume 57:4) (S. Irénée, Contre les hérésies, Livre 3.)

 

Au moment où Jésus s’assimile lui-même aux pécheurs, où il se veut un homme comme les autres, il est manifesté comme Fils de Dieu.[2]

Baptême du Christ (Le Pérugin, Vatican)

Baptême du Christ (Le Pérugin, Vatican)

La présence de théophanie étant extrêmement rare dans la Bible, donne une importance plus particulière au baptême de Jésus. (Mt 3, 17)

L’Église catholique, dans le rite romain, fête le Baptême du Seigneur le dimanche qui suit l'Épiphanie.

Dans sa forme extraordinaire, le Baptême du Seigneur est fêté le 13 janvier.[3]

Une fête du Baptême du Christ était célébrée dans les liturgies françaises au XVIIIe siècle, et dans les régions où fut instaurée une octave de la Nativité. La célébration du Baptême du Christ a été inscrite au calendrier romain en 1960, et fixée à la date actuelle en 1969.[4]

Cependant dans les pays où la célébration de l'Épiphanie est reportée au dimanche, parfois les deux fêtes tomberont le même jour. Dans ces années-là, le Baptême du Seigneur est reporté au lendemain (lundi).

Le Baptême du Christ par Verrocchio

Le Baptême du Christ par Verrocchio

03 Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.

04 Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.

05 Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

Romains, VI, 3-5

Où l'épisode du baptême a-t-il eu lieu ?

 

Le Jourdain s'étend à travers la vallée du rift et se jette dans la mer Morte, mais les théologiens peinent à déterminer de quel côté de la rive le baptême est censé avoir lieu. Les Évangiles de Matthieu et Marc décrivent tous deux Jésus venant de Galilée au Jourdain, près du désert (Mt 3,13; Mc 1,9), mais l'Évangile selon Jean se réfère à Béthanie en Pérée, sur la rive orientale du Jourdain, près de Jéricho (Jn 1,28). Comme le site d'Al-Maghtas (qui signifie "baptême", ou "immersion" en arabe) situé sur la rive est en Jordanie (à neuf kilomètres au nord de la Mer morte et à 10 km au sud-est de Jéricho), est le plus ancien lieu historiquement observé et qu'il comprend les vestiges d'un ancien monastère, d'églises et d'étangs de baptême, il est considéré comme le lieu officiel du baptême de Jésus. Le pape Jean-Paul II a contemplé le Jourdain, où le baptême de Jésus aurait eu lieu, en mars 2020. (Source : Les grandes figures de L'Histoire, Jésus, Hors-série, n° 20, Oracom Éditions, Paru le 26/11/2021, p. 68.) Tout comme Benoît XVI en mai 2009 et François en mai 2014.   

Le site d'Al-Maghtas est une destination de pèlerinage. C'est également, selon la tradition juive, le lieu par lequel Josué aurait fait passer les Hébreux lors de leur entrée en Palestine. (Pierre Maraval, Lieux saints et pèlerinages d'Orient : histoire et géographie des origines à la conquête arabe, Cerf, 1985, p. 57.)

L’Unesco a inscrit ce lieu du Baptême de Jésus au patrimoine de l’humanité. (Voir également Wikipedia)

 

Le baptême est un sacrement de l'Église fondé sur la parole du Seigneur "Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné." (Mc 16:16)

 

« La liturgie romaine prie pour la coupure des liens et entraves des péchés

 

La liturgie ne s'y trompe pas. Déjà, sur le bébé qui va être baptisé, "la captivité" (le Concile de Trente parle ainsi du péché originel) constituée par le péché originel est tel que l'Église prie ainsi : "Seigneur [....] Brisez tous les liens par lesquels Satan le tenait attaché." (Extrait du Rituel Romain du baptême des enfants, 1962.)

 

« À la suite de S. Paul, l'Église a toujours enseigné que l'immense misère qui opprime les hommes et leur inclinaison au mal et à la mort ne sont pas compréhensibles sans lien avec le péché d'Adam et le fait qu'il nous a transmis un péché dont nous naissons tous affectés et qui est la "mort de l'âme". En raison de cette certitude de foi, l'Église donne le baptême pour la rémission des péchés même aux petits enfants qui n'ont pas commis de péché personnel. » (Concile de Trente: DS 1514 dans Catéchisme de l'Église catholique, # 403.)

 

« Les personnes non-baptisées ont [...] une perméabilité aux influences diaboliques qui les rend plus vulnérables à ces attaques. » (Père Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Dieu fait-il concourir les démons au salut des hommes ?, éd. Artège-Lethielleux, 2018, p. 355, 467.)

 

« Le baptême conféré soit aux enfants, soit aux adultes, applique les mérites de Jésus-Christ, donne la grâce, remet le péché originel et, tout ce qui participe de la nature du péché (Concil. Trid., sess. 5, can. 3 et 5). Il est de foi que le baptême est le moyen communément et ordinairement requis pour obtenir le salut. (Jn 3:5). Le martyre et la charité parfaite peuvent cependant suppléer le baptême lorsqu'il n'est pas possible de le recevoir.

 

« Jean s’adressa alors à tous : ''Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu''." (Lc 3,16)

 

« L'eau véritable et naturelle est de nécessité de sacrement pour la validité du baptême » (Concil. trid., sess. 7, can. 7).

 

Pour conférer validement le baptême, il faut absolument invoquer les trois personnes de la Trinité. (Mt 28:19). L'intention doit être de "faire ce que fait l'Eglise". 

 

On baptisait "au nom de Jésus" au temps des premiers disciples. De nombreux Pères de l’Église ont considéré valide le baptême "au nom de Jésus" (saint Basile, saint Ambroise, saint Jean Chrysostome, etc.) si réalisé dans des dispositions trinitaires. Le Concile de Trente affirme même que "si l'on est obligé d'avouer qu'à un moment donné les Apôtres baptisaient seulement au Nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous devons tenir pour certain qu'ils ne l'ont fait que par inspiration du Saint-Esprit. Dans ces commencements de l'Eglise, ils voulaient donner plus d'éclat à leur prédication par le Nom de Jésus-Christ, et faire connaître davantage sa puissance divine et sans bornes. 

 

"...Des ministres du baptême. ...[T]ous les humains, hommes ou femmes, même les derniers du peuple et de quelque religion qu’ils soient. ... Juifs, infidèles, hérétiques, quand la nécessité l’exige, tous peuvent baptiser, pourvu qu’ils aient l’intention de faire ce que fait l’Eglise, en administrant ce Sacrement." (Concile de Trente, Deuxième Partie Des sacrements, Chapitre quinzième Du sacrement du baptême.)

 

Le sacrement du baptême, Pietro Antonio Novelli, 1779

 

Jésus avait déjà été consacré au Seigneur après sa naissance, quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, lors de la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem, et de la purification de Marie. (Luc 2, 22)

Et « l'usage a été, dès le commencement du christianisme, de baptiser les enfants, comme le témoignent S. Irénée, (Adv. Haer., II, 22, 4), Origène, Saint Cyprien ( vers les années 200 à 250), et les pères postérieurs.

« [...] On peut même le prouver par une lettre de l'hérésiarque Manès (S. Augustin, Op. Imperf., I, 3, n. 187.)

« Les Sociniens ne le nient point; mais ils prétendent que c'est un des abus qui s'introduisirent dans l'Église, incontinent après la mort des apôtres.

« [...] Dans S. Matthieu 19:14, Jésus-Christ dit : "Laissez approcher de moi les enfants, tels sont les héritiers du royaume des cieux."

Or, il dit ailleurs que l'on ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu si l'on n'est pas régénéré par l'eau et par le Saint-Esprit. Donc les enfants sont capables de cette régénération. 

Il est dit que quelques-uns des premiers fidèles ont été baptisés avec toute leur maison (I Corinthiens 1:16). Les enfants ne sont pas exceptés. » (Encyclopédie théologique Nicolas Bergier, Abbé Migne Éditeur, tome 33e, Paris, 1875, p. 483; et 490.) On suppose que dans une famille il y a des enfants. Dans le livre des Actes des Apôtres, Paul nous raconte comment, dans la ville de Philippes, il avait baptisé une dame appelée Lydie "avec toute sa famille" (Ac 16:15). Et parlant de son geôlier à Philippe, dit : "il se fit baptiser avec tous les siens" (Ac 16:33).

La pratique du baptême des enfants dès les premiers temps de l'Église amène Origène (185-253), le grand théologien de l'école d'Alexandrie, à se poser la question : de quels péchés peuvent-ils bien être lavés ? Dans son Commentaire sur l'Épître aux Romains, il répond en disant : "Tout homme avait en lui, du fait de sa naissance, la souillure du péché que devaient laver l'eau et l'Esprit". (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018, p. 471.)

 

Dans Contre les hérésies, saint Irénée mentionne en 180 ap. J.-C., des hérétiques qui rejetaient le baptême catholique : « Que cette sorte de gens ait été envoyée en sous-main par Satan pour la négation du baptême de la régénération en Dieu et pour le rejet de toute la foi, nous le montrerons à l'endroit voulu, quand nous les réfuterons. » (I, 21, 2) 

« Il (le Seigneur) n'a ni rejeté ni dépassé l'humaine condition et n'a pas aboli en sa personne la loi du genre humain, mais il a sanctifié en tous les âges par la ressemblance que nous avons avec lui. C'est en effet, tous les hommes qu'il est venu sauver lui-même - , tous les hommes dis-je, qui par lui renaissent en Dieu : nouveaux-nés, enfants, adolescents, jeunes hommes, hommes d'âge. » (II ,22,4)

 

Saint Hippolyte, mort martyr à Rome en 235, qui (avec S. Irénée) a posé le principe de la "tradition apostolique", dit : « On baptisera d'abord les enfants. Tous ceux qui peuvent parler par eux-mêmes parleront. Quant à ceux qui ne le peuvent pas, leurs parents parleront pour eux, ou quelqu'un de leur famille ; on baptisera ensuite les hommes et enfin les femmes. » (S. Hippolyte de Rome, La Tradition apostolique.)

 

Saint Augustin (354-430) dit : « Aux petits enfants, la Mère-Église prête les pieds des autres pour qu'ils viennent, le cœur des autres pour qu'ils croient, la langue des autres pour qu'ils affirment leur foi. »  

 

La Didachè, ou Doctrine des douze apôtres, livre contemporain du Nouveau Testament, écrit à la fin du premier siècle, mentionne cette recommandation à l'attention des parents :  « Tu ne retireras pas la main de dessus ton fils ou ta fille, mais dès leur enfance tu leur apprendras la crainte de Dieu.» (Didachè IV,9 cité dans Les Écrits des Pères apostoliques, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 50).

 

L'action de Dieu précède notre action et notre foi

Nous ne devons pas penser que Dieu commence à nous aimer seulement lorsque nous avons manifesté consciemment notre amour et notre foi en Lui. L'amour de Dieu précède notre initiative d'aimer : "Avant même de te former dans le ventre de ta mère, je t'ai connu ; avant que tu sois sorti de son sein je t'avais consacré" (Jr 1, 4-5 ; Is 49, 1). "Voilà comment est l'amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés d'abord" (1 Jn 4:10).

 

Lorsque l'Église baptise les petits enfants en s'appuyant sur la foi de leurs parents chrétiens, elle veut exprimer sa conviction qu’être chrétien signifie, avant tout, un don gratuit de Dieu. Dieu nous aime avant que nous n’ayons fait quelque chose pour Lui. Si l'on comprend ainsi les choses, le baptême des enfants est authentiquement biblique et met en relief la gratuité de l'amour de Dieu, qui entoure toute notre vie. Ce serait limiter le pouvoir de Dieu que de penser qu'il se communique à l'homme seulement par le biais de la foi consciente de celui-ci.

 

Certaines personnes disent que ce n'est pas juste d’imposer aux enfants une religion : l'enfant ne peut pas raisonner... on doit attendre qu'il devienne adulte pour qu'il puisse opter librement pour le baptême. II est vrai qu'un nouveau-né ne peut pas raisonner. Mais attendre que l'enfant puisse raisonner pour choisir librement une religion, n'est-ce pas une illusion ?

 

Nous croyons que ce serait une grave erreur que de laisser l’enfant sans religion ; ce serait la même chose que de le laisser sans orientation dans la vie. Cela ne signifie pas imposer une religion. Chaque enfant naît et grandit avec l’ambiance où il est né. Il grandit au sein d'une famille qui, sans que l’enfant le demande, lui communique les grandes valeurs de la vie. Attendre qu'il devienne adulte pour pouvoir choisir ces valeurs par lui-même équivaudrait à le laisser grandir dans la désorientation totale. Il y a tellement de choses que la vie donne aux enfants sans qu'ils les aient demandées... Ils ne peuvent pas choisir leurs parents, ni leur ambiance, ni leur langue, ni leur culture. Mais tout cela ne constitue pas une limite ; c'est quelque chose de très naturel. Dans une vie normale, ce sont d'abord les parents qui doivent faire pour leurs enfants les options nécessaires à leur développement intégral. Les bons parents désirent toujours communiquer à leurs enfants les grandes valeurs de la vie. Or, la foi chrétienne d'une famille est sans doute le plus grand don divin. [5] Qui refuserait à un bébé d’avoir tous les dons de l’existence comme celui dont parle Jésus à la Samaritaine : "Si tu savais le don de Dieu" et elle de lui répondre : "Seigneur, donne-la-moi, cette eau" (Jn 4, 10…15) ? [6]

Baptême du Christ, par Andrea della Robbia (Santa Fiora, Italie)

Baptême du Christ, par Andrea della Robbia (Santa Fiora, Italie)

Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Jean 3:8

"S. Grégoire de Naziance (329- † 390) (Docteur de l'Église) nous rapporte que les chrétiens de son temps renouvelaient la profession de foi et les engagements de leur baptême le jour où l'on célébrait le Baptême du Seigneur. Imitons-les."(Saint François de Sales, Introduction à la Vie dévote mise en français contemporain, Les Éditions du Cerf, Spiritualité Lexio, Paris 2019, p. 458.)

 

Le résumé de ‘’l’Évangile catholique’’ (l’Évangile actuel) est :

 

Repentez-vous, croyez en l'Évangile, faites-vous baptiser, et obéissez aux commandements.

 

Certains déclarent qu’il s’agit là de ‘’justification par les œuvres’’, expression répandue parmi les protestants.

 

Mais nous pouvons tirer ce résumé directement de la Grande Commission :

 

‘’Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé.’’ (Mt 28, 19-20).

 

Apparemment Jésus croyait que ses disciples devaient et pouvaient obéir à ses commandements – et que cela devait être précédé du baptême.

 

C'est pourquoi les anciens Pères de l'Église étaient unanimes dans leur croyance que le baptême régénérait, faisait renaître et justifiait (rendait juste) ceux qui le recevaient avec foi en les purifiant de leurs péchés et en leur accordant le don du Saint-Esprit qui avait longtemps été annoncé. Cela les a sortis de la mort en Adam et les a amenés à la vie dans le Christ. Cela a fait disparaître l’ancien et a fait venir le nouveau. Cela leur a donné l'Esprit de puissance et de maîtrise de soi dont parle saint Paul. Ils devinrent ainsi de nouvelles créatures qui purent, s'ils le voulaient, obéir aux commandements du Christ par la puissance de la grâce qu'il leur avait lui-même donnée.

 

Mais avant de pouvoir obéir à Ses commandements, ils avaient besoin de recevoir — par la foi, et par aucune de leurs œuvres mortes accomplies en Adam — le pardon pour leurs péchés, et l’Esprit promis par lequel leur libre arbitre a été libéré pour choisir Dieu dans l’amour — afin d'observer en effet tout ce qu’Il a commandé.

 

Le Baptême du Christ de Károly Markó (après 1840), Galerie nationale hongroise

Le Baptême du Christ de Károly Markó (après 1840), Galerie nationale hongroise

Le plus bas degré de grâce dans une âme, par exemple dans celle d'un petit enfant après son baptême, a plus de valeur que la bonté naturelle de l'univers tout entier.

Cette grâce seule vaut plus que toutes les natures créées ensemble, y compris même les natures angéliques. Car les anges aussi avaient besoin, non de la rédemption, mais du don gratuit de la grâce, pour tendre vers la béatitude surnaturelle à laquelle Dieu les appelait.

P. Garrigou-Lagrange

____________

Sources : 1 Benoît XVI, Angelus - Place Saint-Pierre, 2, 34, 56

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 00:00
Saint Raymond de Penyafort, prêtre (+ 1275), o.p.

Saint Raymond de Penyafort, prêtre (+ 1275), o.p. (Ordre des Frères Prêcheurs, Dominicains)

Saint Raymond vint au monde l'an 1175, au château de Penyafort (Peñafort) en Catalogne (Espagne), d'une famille alliée aux rois d'Aragon. Ce Catalan est professeur de philosophie à l'Université de Barcelone et décide de se rendre à l'Université de Bologne, la plus grande Université de Droit de son temps, pour y étudier puis enseigner le droit civil et canonique.[1]

Le Pape Grégoire IX qui savait détecter les gens intelligents, lui confie la rédaction d'une "Somme des cas pénitentiaux", puis celle des "Décrétales" qui serviront de Code de Droit canonique à l'Eglise Catholique romaine jusqu'en 1917. Il rencontre alors saint Dominique de passage à Bologne et, dès son retour à Barcelone, le Vendredi saint 1222 il quitte le clergé séculier et entre dans l'Ordre des Dominicains à 47 ans. Il en deviendra le Maître Général et encourage l'apostolat de ses frères auprès des hérétiques, des Juifs et des Musulmans qui sont en Espagne.

http://saints.sqpn.com/wp-content/gallery/pictorial-lives-of-the-saints/saint-raymund-of-pennafort.jpg Préoccupé par l'Islam, il encourage saint Thomas d'Aquin à écrire "la Somme contre les Gentils" et fonde simultanément l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour la libération et le rachat des chrétiens captifs des Sarrasins.

Appelé à la cour pontificale par Grégoire IX qui en fit son confesseur, Raymond est nommé pénitencier (1230) et fait instaurer l'Inquisition en Aragon. Il révise les décrétales et en fait établir la nouvelle collection promulguée par la bulle "Rex pacificus" (5 septembre 1234). Raymond de Penyafort quitte Rome en avril 1236 pour rentrer en Espagne où il arrive par mer au début de l’été.[2]


Lorsque Raymond de Penyafort débarque au port catalan de Zossa, on le conduit près d’un malade appelé Barcelon du Fare ; le pauvre homme qui est à toute extrémité, a perdu l’usage de ses sens, et ses parents se morfondent qu’il ne puisse se confesser avant de mourir. Raymond de Penyafort prie longtemps près de l’agonisant puis lui demander s’il veut se confesser, mais il n’obtient aucune réponse. Il fait alors mettre en prière tous ceux qui se trouvent là. Au bout d’une longue prière collective, Raymond de Penyafort repose la question ; cette fois, le malade paraît sortir d’un profond sommeil et dit : "Mais oui, je veux me confesser et j’en ai un vif désir." Raymond de Penyafort fait sortir les assistants, entend le malade qui, l’absolution dite, rend paisiblement l’âme.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/73/Dolabella_St._Raymond_of_Penyafort.jpg

Raymond a pour Jacques Ier d’Aragon une très forte affection mais il est parfaitement lucide sur les faiblesses du Roi qu’il n’excuse pas. Vers la fin du règne de Jacques I, Raymond de Penyafort accompagne le roi dans l'île de Majorque. Or, débarqué, Raymond de Penyafort s’aperçoit que le roi entretient des relations coupables avec une dame de la cour ; comme, malgré ses objurgations, Jacques I ne se décide pas à rompre, le dominicain résout de retourner à Barcelone, ce que veut empêcher le roi qui fait défense à tout vaisseau de l’embarquer. Aucun marin n’osant désobéir au roi, Raymond de Penyafort s'avance sur les rochers que baigne la mer, et dit au frère qui l’accompagne :

  • "Puisque les hommes n’ont point de bateau à nous offrir, tu vas voir comment Dieu va nous en fabriquer un."

 

ce disant, il étend sur l'eau son manteau, et en redresse un coin avec son bâton pour en faire une voile ; il monte sur le manteau qui surnage et s'avance rapide sous les yeux stupéfaits du compagnon qui, demeuré timidement sur le bord, le voit disparaître à l'horizon. C'est assez pour que Jacques I cesse ses désordres.

 

Prétextant son grand âge, Raymond demande à être relevé de la charge de Maître de l'Ordre, ce qui ne l'empêchera pas de mourir centenaire. Il emploie les trente-cinq dernières années de sa vie à se préparer plus spécialement à la mort.

 

Entouré des rois d'Aragon et de Castille, Raymond meurt à Barcelone le 6 janvier 1275, jour de l’Epiphanie, sur les dix heures du matin.

 

En 1279, le concile de Tarragone demanda au pape Nicolas IV la canonisation de Raymond pour sa "sainteté au service de la justice", mais il ne fut béatifié que par Paul III, en 1542, et canonisé par Clément VIII, le 29 avril 1601.[3]

 

Outre la "Summa de pænitentia", Raymond de Penyafort a laissé une œuvre écrite considérable dont la plupart des ouvrages servirent longtemps de référence chez les Dominicains et à l’Université de Paris.

 

PRATIQUE. Dans nos occupations, imitons nos saints anges gardiens, qui ne perdent jamais Dieu de vue. [4]

 

http://www.holycrossoshawa.ca/wp-content/gallery/church-windows/st-raymond-of-penafort.jpg

Sources:

 

(1); (2); (3);(4) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 23.

 

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 00:00
Saint Édouard, le Confesseur, Roi des Angles († 1066)

À Londres, en 1066, saint Édouard le Confesseur, roi d’Angleterre, fut très aimé de son peuple, notamment des plus pauvres à cause de sa remarquable charité et sa grande piété (il n'aurait jamais consommé son mariage avec son épouse Édith de Wessex). Il assura paix et prospérité à son royaume et maintint avec soin la communion avec le Siège romain.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/37/Westminster_Abbey_West_Door.jpg/250px-Westminster_Abbey_West_Door.jpgÉdouard meurt sans descendance le 3 janvier 1066 à l'abbaye de Westminster, qu'il a lui-même fondée sur les ruines d'un ancien monastère.

Son décès déclenchera une crise de succession au trône d'Angleterre entre son beau-frère Harold, qui s’empara aussitôt de la couronne après sa mort, et Guillaume de Normandie (Guillaume le Conquérant).

Trente-six ans après la mort d'Edouard, en 1102 on aurait ouvert son tombeau sans constater la moindre trace de décomposition de son corps. Un parfum suave emplit l'église, le roi avait sa couronne sur la tête, son sceptre au côté, un anneau au doigt.

"Le corps de saint Édouard III le Confesseur (1003-1066), roi des Angles, à qui on attribue divers miracles, visions et autres prophéties de son vivant, demeure "incorrompu" longtemps après son décès [...] 'plusieurs années après sa mort'." (Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Église catholique, Artège, Paris 2019, p. 157)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5b/Str%C3%B6hl-Regentenkronen-Fig._11.png/220px-Str%C3%B6hl-Regentenkronen-Fig._11.pngSa couronne sera utilisée pour le couronnement de tous les souverains britanniques jusqu'à la destruction des joyaux par Cromwell, après l'exécution du roi Charles Ier en 1649.

 

Édouard était connu pour sa générosité. Selon la légende attachée au "saphir d'Édouard le Confesseur", il fut un jour accosté par un mendiant alors qu'il se rendait à l'Abbaye de Westminster. Sa première réaction fut de chercher quelque argent pour le lui donner. Mais ses poches étant vides, il enlèva sans hésitation le saphir de son doigt et le donna au mendiant. Celui-ci remercia le monarque et s'en alla. Quelques années plus tard, deux pèlerins de Terre Sainte rapportèrent la bague au roi et lui dirent qu'ils rencontrèrent S. Jean l'Évangéliste. Ce dernier leur raconta que, sous les traits d'un mendiant, il reçut jadis cet anneau. Il félicita Édouard pour sa gentillesse et lui promit de le voir au ciel dans six mois. Exactement six mois plus tard, Édouard le Confesseur mourut.


Edouard est canonisé en 1161.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/86/BayeuxTapestryScene01.jpg

Édouard le Confesseur (première scène de la tapisserie de Bayeux, broderie commandée par Odon de Bayeux, le demi-frère de Guillaume le Conquérant et décrit les faits relatifs à la conquête normande de l'Angleterre en 1066.)

 

Sources: 1 Martyrologe Romain, 23

 

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 00:00
Saint Nom de Jésus

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception "Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus." (Luc 1,31). Le Catéchisme de l’Église Catholique ajoute que "Jésus veut dire en hébreu : “Dieu sauve ”. Lors de l’Annonciation, l’ange Gabriel lui donne le prénom de Jésus, exprimant à la fois son identité et sa mission" (CEC 430).

C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : "Jésus Christ est Seigneur" à la gloire de Dieu le Père.

Philippiens 2, 9-11

Les premiers disciples vont vénérer le nom de Jésus. Pierre l’invoque pour guérir l’infirme qui se trouvait à l’entrée du temple de Jérusalem (Ac 3,6). Dans les prières, dans leurs louanges, ils ne cessaient d’invoquer le nom de Jésus qui leur avait donné son Esprit. "Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père." (Col 3, 17). "Ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera." (Jn 16, 23).

 

Les pharisiens et docteurs de la loi ont voulu empêcher les Apôtres de prier au Nom de Jésus : "Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus" (Ac 4, 17-18). Mais ceux-ci refusent de cesser de prononcer ce saint Nom, car ils savent qu’il n’y a de salut en aucun autre : "En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver" (Ac 4, 11-12).

 

Au cours des siècles les chrétiens sont restés attaché au nom de Jésus et le prierons en l’appelant affectueusement par son nom.

Au Moyen-Age, la période de St François était particulièrement sensible à cette forme de piété. François lui-même aimait répéter le nom de Jésus comme nous le rappelle Celano : "le nom de Jésus était à ses lèvres doux comme le miel." (2C199).

Rien d’étonnant, donc, que parmi ses disciples, un frère, St Bernardin de Sienne développe une forme de prière qui consiste à répéter le Nom de Jésus le plus souvent possible durant la journée. Il nous a laissé un sigle qui reprend Le nom de Jésus en grec : IHS (IH-SOUS, interprété en latin par Iesus Hominum Salvator), bien souvent repris sur les portes de nos tabernacles et sur nos croix. Saint Bernardin de Sienne favorise une véritable dévotion pour ce "Saint Nom de Jésus" dont il fait représenter les initiales sur un tableau qu’il montre lors de ses prédications. Les conversions se multiplient et la vénération se répand dans toute la péninsule italienne.

Elle est encore renforcée lorsque saint Ignace de Loyola choisit le nom de Jésus pour celui de sa compagnie, dont le rayonnement rejaillit bientôt sur toute la chrétienté.

Au XVIIIe s., le pape Innocent XIII fait du Saint Nom de Jésus une fête de l’Église universelle que le pape Pie X fixe au deuxième dimanche après l’Épiphanie.

Saint Nom de Jésus

Ô Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre ! Jusqu'aux cieux, ta splendeur est chantée

par la bouche des enfants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l'adversaire, où l'ennemi se brise en sa révolte.

A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas,

qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu, le couronnant de gloire et d'honneur ;

tu l'établis sur les oeuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds :

les troupeaux de boeufs et de brebis, et même les bêtes sauvages,

les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.

R/ O Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre !

Psaume 8

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 13:06
https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-12/le-testament-spirituel-du-pape-emerite-benoit-xvi.html

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-12/le-testament-spirituel-du-pape-emerite-benoit-xvi.html

Extrait:

"Ce que j'ai dit auparavant à mes compatriotes, je le dis maintenant à tous ceux qui, dans l'Église, ont été affectés à mon service: restez fermes dans la foi! Ne vous laissez pas troubler! Il semble souvent que la science - les sciences naturelles d'une part et la recherche historique (en particulier l'exégèse des Saintes Écritures) d'autre part - soient capables d'offrir des résultats irréfutables en contraste avec la foi catholique. J'ai vécu les transformations des sciences naturelles depuis longtemps et j'ai pu voir comment, au contraire, des certitudes apparentes contre la foi se sont évanouies, se révélant être non pas des sciences, mais des interprétations philosophiques ne relevant qu'en apparence de la science; tout comme, d'autre part, c'est dans le dialogue avec les sciences naturelles que la foi aussi a appris à mieux comprendre la limite de la portée de ses revendications, et donc sa spécificité. Depuis soixante ans, j'accompagne le chemin de la théologie, en particulier des sciences bibliques, et avec la succession des différentes générations, j'ai vu s'effondrer des thèses qui semblaient inébranlables, se révélant de simples hypothèses: la génération libérale (Harnack, Jülicher etc.), la génération existentialiste (Bultmann etc.), la génération marxiste. J'ai vu et je vois comment, à partir de l'enchevêtrement des hypothèses, le caractère raisonnable de la foi a émergé et émerge encore. Jésus-Christ est vraiment le chemin, la vérité et la vie - et l'Église, avec toutes ses insuffisances, est vraiment son corps."

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 00:00
 Saint Grégoire de Naziance, dit le Jeune, ou encore Grégoire le Théologien, Patriarche de Constantinople, Docteur de l'Église (+ 390)

Si quelqu'un ne croit pas que la Sainte Vierge Marie est la Mère de Dieu, celui-là est un étranger à la Divinité.

Saint Grégoire naît dans le foyer de Grégoire l'Ancien, un juif converti en 325 qui deviendra évêque.(1)

 

Lors d'un voyage entre Alexandrie et Athènes, son bateau est pris dans une tempête au cours de laquelle il pense mourir. Cet événement marque un tournant dans sa vie : Grégoire redoutant de mourir non baptisé, fait la promesse de se consacrer à Dieu s'il survit, comme il l'explique dans ses écrits : "À toi j'étais auparavant, tien je suis maintenant. Pour toi je vivrai si j'échappe à ce danger ! Ton disciple est tombé dans la tempête : dissipe ce songe, ou viens marchant sur l'eau et que cette horreur cesse."(2)

 

Il rencontre Basile de Césarée à Athènes en 350, lors de leurs études. C'est leur foi en Dieu dans une école où de nombreux païens étaient présents et un même désir de perfection qui désormais lient ces deux étudiants d'une grande amitié. Durant ces premières années d'études à Athènes, Grégoire joue probablement un rôle de tuteur ou de professeur auprès de Basile.(3)

 

Grégoire assiste Basile de Césarée dans la rédaction des règles morales et ascétiques qui sont à la base de la législation monastique de l'Église orthodoxe.

 

Il garde durant toute sa vie la conviction que le christianisme et la culture ne s'opposent pas, mais sont parfaitement conciliables.  Il s'oppose ainsi vivement à l'empereur Julien qui, dans un édit, interdit aux grammairiens et rhéteurs chrétiens d'enseigner les lettres classiques. Pour Grégoire, la sagesse et la culture sont universelles, elles n'appartiennent pas à une civilisation, aux Égyptiens ou aux Grecs, mais viennent à tous puisqu'elles viennent de Dieu. Les chrétiens doivent donc "dérober", acquérir et assimiler toutes les richesses des cultures grecques ou égyptiennes en rejetant ce qui relève de l'idolâtrie. L'attitude de Julien, qui vise à exclure les professeurs chrétiens de l'enseignement et donc à marginaliser l'apprentissage, est fermement dénoncée.

 

Il est ordonné contre son gré évêque de Sasimes par Basile (372), mais il est empêché de prendre possession de son siège épiscopal par l'évêque arien de Tyane, Anthime ; il reste chez son père, devenant ainsi le premier évêque auxiliaire de l'Église.

 

À la mort de son père en 374, il décide de se retirer pour mener une vie cénobitique à Séleucie d'Isaurie, à plus de cinq cents kilomètres de Nazianze. Il y mène pendant quatre ans une vie cénobitique.

 

Il est invité à Constantinople, où il prend part à la lutte contre l'arianisme et contre les divisions de l'Église de Constantinople. Partisan de la doctrine du concile de Nicée (325), il cherche à défendre la place de l'Esprit Saint dans la théologie orthodoxe. Après un temps de réflexion, il décide de renoncer à la vie anachorétique : "J'étais possédé par le désir des livres divins et par la lumière de l'Esprit qui réside dans la contemplation de la Parole, chose qui ne s'accomplit pas dans le désert et son calme."

 

Le premier janvier 379, Basile de Césarée meurt. Grégoire écrit alors une lettre célèbre au frère de son ami, Grégoire de Nysse, où il dit son émotion. Il prononcera plus tard un éloge funèbre, dans lequel il donne une description détaillée de Basile.

 

L'empereur Théodose Ier impose Grégoire de Nazianze comme évêque de Constantinople.

 

Il préside le concile de Constantinople (381). Le concile de Nicée en 325 avait omis de parler de la nature divine de l'Esprit Saint ; or, cette question fait débat entre les évêques, surtout pour Grégoire de Nazianze qui veut que l'on reconnaisse la nature divine du Saint Esprit. Sa position doctrinale repose sur la formule de l’homoousios (consubstantialité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, selon le credo de Nicée). En analysant les Écritures, Grégoire de Nazianze affirme que l'Esprit Saint est de nature divine dans la mesure où il est défini comme un être actif. Cette définition implique donc qu'il ne soit pas considéré comme un attribut de Dieu, comme le prétendent certains théologiens de l'époque. Comme l'Esprit Saint parle, sépare, agit, cela signifie donc qu'il est essence. Comme il n'est pas une créature de Dieu, et que les chrétiens affirment être baptisés en Lui, cela implique donc que nous sommes baptisés en Dieu, donc que l'Esprit Saint est Dieu.(4) Les évêques au concile utilisent une autre formule, l’ekporeuomenon (expression selon laquelle l'Esprit Saint procède du Père). Cette formule est une vision minimaliste, qui pouvait être fragilisée par certains théologiens ariens. Cependant, même si la formule de Grégoire n'est pas consacrée, le concile de Constantinople reconnaît ouvertement, même si c'est de façon minimaliste, la divinité de l'Esprit Saint. 

 

Face aux théologiens ariens qui nient la divinité de l'Esprit Saint dans la mesure où il n'y a pas d'affirmation de la divinité de l'Esprit Saint dans la Bible, Grégoire défend l'existence d'une révélation progressive des dogmes dans la période post-apostolique (5), et montre qu'il existe dans la Bible de nombreux passages parlant de la présence de l'Esprit Saint, tant dans la liturgie que dans la narration (Isaie Chapitre 11, verset 2-3 : "L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel." ; Psaumes 142, 10 ; 50,12-14 ; Épître aux Romains 8,9 ; Première épître aux Corinthiens 2, 16, Ex 61,1, 2 Co 3, 17 ; Actes des apôtres 2, 3.)

 

Face à l'impossibilité de pouvoir influencer davantage les pères du concile, Grégoire démissionne alors que les débats sont loin d'être achevés (381). En partant, il écrit un discours virulent contre les membres du concile de Constantinople et sur l'importance donnée à l'apparence(6) :  "J'ignorais qu'il fallût rivaliser avec les consuls, les préfets et les généraux... J'ignorais qu'il me fallût prendre le bien des pauvres pour vivre dans le luxe et la bonne chère... et porter aux autels l'odeur des festins. J'ignorais qu'il fallût me montrer sur les chars... promener par la ville un grand train et forcer la foule craintive à se ranger des deux côtés de ma route, comme elle le fait au passage des bêtes!"(7)

 

Chassé de Constantinople, il retourne à Nazianze, où il écrit de nombreuses lettres et discours en faveur notamment de la thèse qui considère l'Esprit Saint comme l'une des personnes de la Trinité. Il défend avec beaucoup d'ardeur la divinité du Verbe, ce qui lui vaut d'être appelé le Théologien. La théologie trinitaire n'étant pas alors bien définie, le rôle de Grégoire de Nazianze est extrêmement important, car il a permis de la définir et de la développer. 

 

Il finit solitaire, composant d'admirables poèmes que la liturgie utilise encore. 

 

Il meurt le 25 janvier 390.

 

Grégoire est très vite considéré comme un saint, même s'il n'y a jamais eu de canonisation, cette procédure naît au Xe siècle. Il est reconnu comme l'un des grands théologiens qui sont encore actuellement vénérés tant par les Églises orthodoxe que catholique et à ce titre honoré du titre de "Docteur universel". Il est considéré avec Basile de Césarée et Grégoire de Nysse comme l'un des trois "pères cappadociens". Les orthodoxes lui ont donné l'un de ses titres les plus prestigieux, celui de "Grégoire le Théologien". 

 

Il est enfin considéré comme un Père de l'Église et est proclamé "Docteur de l'Église" par le pape Pie V en 1578.

 

Grégoire de Nazianze, Docteur de l'Église, est le premier après saint Jean à avoir été surnommé le "Théologien" pour la profondeur de ses discours sur Dieu.

 

Dans le calendrier liturgique catholique, la fête de Grégoire de Nazianze est célébrée le 2 janvier. 

PRATIQUE : Demandons la grâce d'une foi forte en la virginité de Marie.(8)

 Saint Grégoire de Naziance, dit le Jeune, ou encore Grégoire le Théologien, Patriarche de Constantinople, Docteur de l'Église (+ 390)

Sources : (1) ; (2) Mgr Hilarion ALFEYEV (traduit du russe par Alexandre Siniakov), Le chantre de la Lumière, Introduction à la spiritualité de saint Grégoire de Nazianze, Paris, Édition du Cerf, coll. Théologies, août 2006, p. 17 ; J.-P. MIGNE, Patrologiae cursus completus, coll. Series graeca, 37, 1043 ; (3) ; (4) Jean BERNARDI, Saint Grégoire de Nazianze, Paris, Édition du Cerf, coll. Initiations aux pères de l'Église, mars 1995, p. 226 ; (5) Mgr Hilarion ALFEYEV, ibid., p. 229 ; (6) Mgr C. LAGIER, L'orient chrétien, Des apôtres jusqu'à Photius, Paris, L'Œuvre d'Orient, 1935-1950, réimpr. deuxième édition, p. 175 ; (7) Discours 42-43, Paris, Éditions du Cerf, coll. Sources chrétiennes, septembre 1992 ; (8)

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 21:11

"J’ai la douleur de vous annoncer que le pape émérite, Benoît XVI, est décédé aujourd’hui à 9h34 heures au Monastère Mater Ecclesiae, au Vatican". Communiqué de la salle de presse du Saint Siège. Que Dieu accueille son serviteur dans la paix éternelle.  (Source)

 

Nous retenons de Benoit XVI le Motu proprio Summorum pontificum qui permit la libéralisation de la messe tridentine célébrée par les traditionalistes jusque-là.

 

Mais beaucoup gardent en mémoire cette image de la foudre tombant sur le dôme de la basilique Saint-Pierre le jour de la résignation supposément volontaire de Benoit XVI, le 11 février 2016. Une foudre qui frappa de nouveau le dôme de la Basilique Saint-Pierre, huit mois plus tard, le 7 octobre 2016, à environ 09h20, en la fête de Notre-Dame du Saint Rosaire. 

 

"N'y voyez aucune superstition. La foudre est un phénomène naturel qui n'a pas de signification", peut-on lire justement dans ce message sur le Forum catholique, que nous partageons. "Cependant, la coïncidence entre ce phénomène naturel et cet acte inattendu et suspect (la crise bancaire immédiatement résolue après le retrait du Pape) est un fait marquant qui ne m'a jamais quitté. C'est très subjectif, je le sais bien, mais il n'est pas interdit d'exprimer pour une fois un sentiment personnel, surtout en ce deuil et en cette fin d'année."

"À ce sujet, il est également remarquable que le Pape soit passé de vie à trépas le 31 décembre, jour de la fête du pape saint Sylvestre Ier. Je ne veux pas y voir d'autre signe que celui-ci : l'espérance que Benoit XVI [lui qui a écrit la déclaration Dominus Iesus sur l'unicité et l'universalité de Jésus-Christ et de son Église. NdCR.] rejoigne les saints papes dans l'éternité bienheureuse, l'espérance qu'un saint pape gouverne l'unique Église saintement, selon la volonté du Tout-Puissant, pour sa plus grande gloire et pour notre salut."

 

De même, "un signe qui confirme en quelque sorte le rôle de katechon (2 Th 2, 6-7) exercé par Benoît XVI se trouve dans les paroles de la 1ère lecture de la messe d'aujourd'hui (forme ordinaire):

 

"Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir." Première épître de S. Jean (Source : Le Forum catholique )

La société moderne formule une croyance anti-chrétienne antichrist et punit ceux qui lui résistent avec l'excommunication sociale.

Benoît XVI. in Peter Seewald, Benedikt XVI, ein Leben, 2020

Benoît XVI, est décédé aujourd’hui à 9h34 heures au Monastère Mater Ecclesiae, au Vatican
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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 20:53

Ariane Bilheran, psychoclinicienne, évoque sur Putsch Média le "règne du mensonge", la disparition du droit, la culpabilité de citoyens via leur intention d'injecter tout le monde (volonté et conscience des conséquences de leurs actes), et la responsabilité des médias dans la "fraude" totalitaire du moment Covid.

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24 décembre 2022 6 24 /12 /décembre /2022 01:00
Saint Charbel, Moine maronite († 1898)

Charbel Makhlouf (ou simplement Saint Charbel), naît Youssef (joseph en arabe) Antoun Makhlouf à Bekaa Kafra (Liban Nord) le 8 mai 1828, l'un des cinq enfants d'une famille pauvre d'un village isolé dans les collines du Liban, fervents catholiques maronites dont les parents comprenaient des prêtres et des moines. 

Après sa mort plusieurs personnes ont vu des lumières mystérieuses au-dessus de sa tombe, et depuis l'endroit est devenu un très important site de pèlerinage.

Saint Charbel, surtout depuis sa mort, est un thaumaturge célèbre dont on ne compte plus les miracles, dont beaucoup ont fait l'objet d'études médicales sérieuses.[1]

 

Youssef gardait le petit troupeau d'animaux de sa famille quand il était jeune. Dès l'enfance sa vie a révélé un appel à "porter fruit comme un Cèdre noble du Liban". Il reçut une éducation très pieuse, qui lui donna la passion de la prière. Pendant que les bêtes se reposaient il s'agenouillait longuement dans une petite grotte, transformée en oratoire, et priait devant une image de la Vierge Marie qui ne le quittait jamais.

À la suite de ses deux oncles ermites, qui s'étaient retirés au monastère de Saint-Antoine de Qozhaya (Nord-Liban) il aspire de plus en plus à la vie érémitique. 

Saint Charbel, Murale en la Cathédrale St Patrick, New York

Saint Charbel, Murale en la Cathédrale St Patrick, New York

À 23 ans il entre au monastère de Notre Dame de Mayfouk (au nord de Byblos) où il devient un novice.[2]

 

En 1851, il quitte le village familial et se rend au monastère de Notre-Dame de Maifouk où débute sa vie monastique. Après deux années de noviciat, en 1853, il a été envoyé au Monastère de St Maron à Annaya (Mont-Liban) où il rejoint 'l'Ordre libanais maronite' et le 1er novembre 1853, a prononcé les voeux monacaux de pauvreté, chasteté et obéissance sous le nom de Charbel, un des martyrs de l'Église d'Antioche du IIe siècle.  Il complète ses études théologiques au monastère de Saint Kobrianous et Justine à Kfeifan, Batroun où il a étudié la philosophie et la théologie.

Son ordination à la prêtrise le 23 juillet 1859 a eu lieu à Bkerké, au patriarchat maronite, après quoi il a été renvoyé au monastère de St. Maron où il vit pendant 16 ans.

 

Le 15 février 1875, il rejoint l'ermitage de St Paul et Pierre qui fait partie du monastère. Il était un saint et un ermite typique, il occupe son temps par la prière et l'adoration, et a rarement quitté son ermitage où il reste pendant 23 ans.

 

Sa lampe, allumée au sommet de la montagne de son ermitage, au siècle dernier, a brillé d’un éclat toujours plus grand, et l’unanimité s’est faite rapidement autour de sa sainteté. Les compagnons de Charbel dans l'ermitage étaient les Fils de Dieu, comme rencontré dans les Saintes Ecritures et dans l'Eucharistie, et la Mère Bénie. L'Eucharistie est devenue le centre de sa vie.

 

Le 16 décembre 1898 en récitant la prière "Père de Vérité" à la Liturgie Sacrée, Charbel a souffert une attaque de paralysie. Il agonise durant huit jours et meurt le 24 décembre, la Veille de Noël, à l'âge de 70 ans.

Le soir de son enterrement, son supérieur a écrit: "A cause de ce qu'il fera après sa mort, je n'ai pas besoin de parler au sujet de son comportement".

 

 

 

L’existence de saint Charbel montre des similitudes avec celle de saint Padre Pio. Beaucoup de prodiges entourèrent la vie de saint Charbel. L’un de ses frères à Annaya témoigne : « Tout ce qu’on lit dans les biographies des saints est inférieur à ce que, de mes yeux, j’ai vu accomplir par le père Charbel ». On lui demandait de bénir les champs, les troupeaux, les malades, et les grâces pleuvaient. Plusieurs fois les champs bénis ont été les seuls préservés des invasions de criquets et les élevages de vers à soie protégés. Le saint avait le don de lire dans les âmes et de connaître les choses à distance. Un jour où les réserves de nourritures étaient insuffisantes, on lui demanda de bénir le garde-manger et les jarres se remplirent miraculeusement de blé et d’huile.

 

D’où lui venait donc cette grâce de réaliser tant de miracles ? C’est la vie de saint Charbel qui nous le dit. Le moine offrait continuellement des sacrifices et menait une vie d’ascèse et de prière. Il veillait longuement la nuit pour prier, il jeûnait constamment, travaillait même malade et refusait les médicaments. Il ne parlait que lorsqu’on le lui ordonnait et toujours à voix basse, les yeux baissés et son capuchon couvrant son regard. Il ne sortait que sur ordre de son supérieur. La messe était au cœur de sa vie, il s’y préparait longuement et faisait de longues actions de grâce.[3]

 

La nuit du 25 au 26 décembre, quelques heures après sa mise en terre, des clartés inexplicables apparaissent autour de sa tombe, marquée d'une simple croix de bois, dans le cimetière des moines attenant au monastère ; des paysans, apercevant de loin ces luminosités, viennent s'en enquérir au monastère. Les moines, qui avaient constaté le même étrange phénomène, ne parviennent pas à repérer la source de cette luminosité dans la zone où le Père Charbel venait d'être enterré.[4]

Quelques mois après sa mort une vive lumière a été vue entourant sa tombe. Les Supérieurs l'ont ouvert pour trouver son corps encore intact. Depuis ce jour un liquide comme le sang suinte de son corps. Les experts et les docteurs sont incapables de donner des explications médicales pour l'incorruptibilité et flexibilité. 

Lorsqu'il est enterré, c'est le tombeau qui se met à suinter. 

Bientôt, une foule de plus en plus nombreuse visite son tombeau y conduisant des malades pour lui demander des grâces.

Cinquante ans plus tard, en les années 1950 et 1952 sa tombe a été ouverte et son corps non corrompu avait encore l'apparence d'un vivant.

 

Paul VI béatifie Charbel le 5 décembre 1965, en disant dit : "Un Ermite... de la montagne Libanaise est inscrit dans le nombre des bénis...un nouveau membre éminent de la sainteté monacale enrichit, par son exemple et son intercession, le peuple Chrétien entier ...Qu'il nous fasse comprendre, dans un monde largement fasciné par la richesse et le confort, la valeur primordiale de la pauvreté, la pénitence, et l'ascétisme, pour libérer l'âme dans sa montée à Dieu..." [5]

Saint Charbel est canonisé par Paul VI le 9 octobre 1977. "Qu’il intercède pour nous, pauvres pécheurs, qui, trop souvent, n’osons pas risquer l’expérience des béatitudes qui conduisent pourtant à la joie parfaite!" [6]

Aujourd'hui encore, saint Charbel Maklouf, humble moine et prêtre, attire des foules où se côtoient chrétiens et non-chrétiens.

Saint Charbel Makhlouf est pour l’Église catholique un symbole d’union entre l’Orient et l’Occident.[7] 

Liturgiquement l'Église le commémore le 24 juillet. Dans sa région il est fêté le 24 décembre.[8]

Quartier d'habitation de Saint Charbel. https://twitter.com/bethecreed/status/1588578588290605056/photo/1

Quartier d'habitation de Saint Charbel. https://twitter.com/bethecreed/status/1588578588290605056/photo/1

Quand la paix du Christ se sera enracinée en toi, tu apporteras aux autres la paix et tu les guériras de leur angoisse de vivre et de leurs doutes. La force de la prière ardente est mille fois plus grande que celle des remèdes humains et que les forces terrestres.

[9]

  Saint Charbel est le saint patron du Liban, il y est fêté le 24 décembre.

Sources

[1] https://forumarchedemarie.forumperso.com/t7077-quelqu-un-connait-ce-saint-saint-charbel

[2] https://www.missa.org/charbel.php

[3] https://hozana.org/saints/saint-charbel

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Charbel_Makhlouf

[5] https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/speeches/1965/documents/hf_p-vi_spe_19651205_charbel-makhlouf.html

[6] https://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/homilies/1977/documents/hf_p-vi_hom_19771009.html

[7] https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-12/histoire-de-saintete-saint-charbel-maklouf.html

[8] https://nominis.cef.fr/contenus/saint/9754/Saint-Charbel-Makhlouf.html

[9] BEIJTIA (Philippe), Saint Charbel, Paris, Pierre Téqui, 2012. - HAYEK (Michel), « Eglise maronite » dans DS, X, 1980, 631-644. - SKANDAR (Hanna), Paroles de saint Charbel, Perpignan, Artège, 2014. - SKANDAR (Père Jean OLM), Saint Charbel pèlerin de l’absolu, Paris, Pierre Téqui, 2011 https://hozana.org/saints/saint-charbel

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22 décembre 2022 4 22 /12 /décembre /2022 21:50

Vers 17h00 un vieux berger allemand est entré dans l'église et s'est posé devant l'autel. Tous les jours il venait assister à la messe. Le prêtre Don Donato s'intéressa à ce chien et voulut en savoir plus.

 

Comment est il possible qu'un animal assiste à la messe chaque jour ? Cette histoire s'est déroulée à  San Donaci une petite ville d'Italie dans l'église Santa Maria degli Angeli.

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20 décembre 2022 2 20 /12 /décembre /2022 20:50

Si vous lisez ceci, vous avez survécu à la troisième année de la plus grande guerre psychologique jamais menée.

Nous avons survécu à la troisième année de la plus grande guerre psychologique de l'histoire de l'humanité, écrit le médecin Robert Malone sur Substack. Chaque jour, vous avez vu votre gouvernement utiliser des techniques de guerre sophistiquées de cinquième génération contre ses propres citoyens.

 

Ceux qui n'ont pas été infectés méritent une médaille. Ceux qui ont fait confiance au gouvernement, ont pris le vaccin et en souffrent maintenant peuvent mériter une décoration militaire pour leurs blessures de guerre. Et observons une minute de silence pour les millions de morts sur le champ de bataille, a déclaré Malone.

 

Nous avons affaire à une guerre de cinquième génération. C'est un jeu étrange car vous ne pouvez gagner que si vous ne jouez pas. Aujourd'hui, les guerres ne sont plus menées par des armées, mais dans l'esprit des citoyens. Les guerres ne se déroulent pas quelque part sur un champ de bataille, mais dans l'esprit des gens.

 

La forme de guerre la plus dangereuse de tous les temps

 

La première génération de guerre était caractérisée par de grands groupes de personnes se battant physiquement, la deuxième génération a été introduite par l'armée française et s'est terminée avec la Première Guerre mondiale, la troisième génération était un produit allemand et a été utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, la quatrième génération a introduit des acteurs non étatiques et la cinquième génération implique la lutte pour la perception et l'information.

 

La cinquième génération peut être définie comme la manipulation secrète et délibérée d'acteurs, de réseaux, d'institutions et d'États pour atteindre un ou plusieurs objectifs tout en minimisant le nombre de contrecoups.

 

La violence est utilisée si discrètement que la victime ne se rend même pas compte qu'elle est une victime de la guerre et qu'elle est en train de perdre la guerre. Cela en fait la forme de guerre la plus dangereuse qui soit. Les guerres les plus réussies sont des guerres qui ne sont jamais reconnues comme telles.

 

Vous avez donc survécu à la troisième année de la plus grande guerre psychologique de l'histoire de l'humanité, affirme Malone. Au cours des trois dernières années, les gouvernements ont utilisé quotidiennement des technologies, des stratégies et des tactiques militaires sophistiquées contre leurs propres citoyens pour accélérer la Grande Réinitialisation. Votre esprit, vos pensées et vos émotions forment le champ de bataille sur lequel les batailles se déroulent.

 

Les classes supérieures, moyennes et inférieures disparaissent au profit d'un système de castes qui sépare les ouvriers de la « classe des portables ». Au-dessus de cette boîte se trouvent les machines, l'intelligence artificielle, les robots et l'état de surveillance. Bientôt, ce seront les hybrides de l'homme et de la machine, le soi-disant transhumanisme dont les dirigeants du WEF, Klaus Schwab et Yuval Noah Harari, ont si souvent parlé.

 

Au-dessus des hommes et des machines se dresse un petit groupe qui aspire à un monde où l'on ne possède rien et où l'on est heureux de tout posséder. Malone a mentionné Larry Fink, Bill Gates, Jeff Bezos et Elon Musk.

 

Puisque l'ennemi agit comme un essaim, personne ne peut être tenu responsable individuellement. Cela signifie que les personnes qui ont été lésées par les actions de l'essaim n'ont rien à attendre du système judiciaire. Pour la même raison, les responsables de la crise de Corona ne seront jamais traduits en justice.

 

Malone le résume : Votre esprit, votre pensée et vos sentiments sont le champ de bataille sur lequel les batailles sont livrées. Vous n'avez que deux choix : vous instruire sur la guerre de cinquième génération et apprendre à repérer les mensonges, à ne pas vous joindre à eux ou à abandonner votre autonomie et votre souveraineté. Votre choix, votre avenir.

 

Source: https://uncutnews.ch/wenn-sie-dies-lesen-haben-sie-das-dritte-jahr-der-groessten-psychologischen-kriegsfuehrung-ueberlebt-die-jemals-durchgefuehrt-wurde/

 

___________________

Général : "La pandémie de COVID entre exactement dans le champs des CIMIC ou PSYOPS. Nous sommes de fait dans une forme de guerre psychologique qui est menée contre la population civile française. La population française est attaquée"

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20 décembre 2022 2 20 /12 /décembre /2022 20:34

Bill Gates a été surpris en train de cibler des adolescents et des enfants dans un exercice de préparation dystopique appelé Catastrophic Contagion. Gates cherche désespérément à empêcher la fuite d'informations sur cette réunion au sommet troublante, mais malheureusement pour lui, il y a maintenant trop de personnes courageuses déterminées à exposer son mal au monde.

 

Grâce aux courageux lanceurs d'alerte, nous avons toutes les informations dont vous avez besoin sur la contagion catastrophique, mais examinons d'abord la forme de Gates en ce qui concerne ce qu'il appelle les "exercices de préparation".

 

Rappelez-vous « Event 201 », un exercice de préparation à la pandémie de coronavirus organisé en octobre 2019 sous les auspices du Forum économique mondial et de la Fondation Bill et Melinda Gates et auquel ont participé les suspects habituels tels que l'Organisation mondiale de la santé, le CDC chinois, Anthony Fauci et d'autres étaient impliqués?

 

Le moment était idéal et la pandémie de COVID-19 a commencé quelques semaines après l'exercice, se déroulant exactement comme ils l'avaient prédit. L'élite mondialiste était aux anges. Le Forum économique mondial n'a pas pu s'empêcher de s'extasier sur la situation et de chanter les louanges des confinements "brutalement efficaces".

 

Le citoyen moyen a été terrifié et maîtrisé par les médias grand public, qui ont sans vergogne servi de faire-valoir de l'élite. Nous avons été emprisonnés, punis, rendus malades, injectés et appauvris. Les conséquences économiques pour les gens ordinaires ont été catastrophiques et ne font qu'empirer.

 

Si vous doutez que l'élite soit satisfaite de cela, regardez le sourire psychopathe de Bill Gates lorsque le présentateur de CNN Fareed Zakaria dit qu'il faudra beaucoup de temps avant que l'économie ne se redresse.

 

Bien sûr, les riches sont devenus plus riches. L'élite est maintenant plus élite que jamais.

 

Et, bien sûr, les élites elles-mêmes n'ont pas eu à subir de blocages punitifs. L'Organisation mondiale de la santé et le Forum économique mondial sont tous deux basés en Suisse, qui se trouve être l'un des rares pays à ne pas avoir imposé de fermetures et de commandes de masques.

 

Une règle pour vous, une autre pour moi.

 

Compte tenu de ce que l'humanité a dû traverser ces dernières années, il est impératif que nous surveillions de très près les actions de ceux qui ont bénéficié de la pandémie.

 

Il faut notamment savoir que le 23 octobre 2022, Bill Gates a mené un autre exercice précisément nommé Catastrophic Contagion . (https://www.centerforhealthsecurity.org/our-work/exercises/2022-catastrophic-contagion/index.html ) 

 

Bill lui-même a semblé mener l'exercice "sur table" avec des sommités du monde de la biosécurité et de la santé publique mondiale, dont dix ministres de la santé actuels et anciens et hauts responsables de la santé publique de divers pays infiltrés par le WEF, dont l'Allemagne, Singapour et l'Inde.

 

 

Qu'est-ce que Catastrophic Contagion a prévu? Le plan prévoyait une pandémie grave, pire que la COVID-19, ciblant les jeunes et les enfants.

 

 

Selon Gates, les « leçons » penchent vers une répression bien plus forte de la soi-disant « désinformation » que lors de la pandémie de Covid. Comment cela se passe-t-il dans le monde réel ? Cela signifie qu'il y aura encore plus de censure et de suppression de la liberté d'expression lors de la prochaine pandémie.

 

Enfin, dans cette pandémie, les sceptiques du Covid ont prévalu, ce qui n'est PAS acceptable pour Bill Gates. Malgré le poids des médias grand public et de l'infrastructure de contrôle autocratique mondiale contre nous, nous avons gagné en refusant d'être intimidés et réduits au silence par leurs tactiques autoritaires.

 

Bill Gates prépare donc la prochaine pandémie de contagion catastrophique qui tuera les jeunes et aura un contrôle beaucoup plus grand sur la désinformation. Gates a déclaré que les pays doivent prioriser les efforts pour améliorer la confiance dans le gouvernement et la santé publique.

 

 

Si vous vous demandez à quoi cela ressemble, jetez un œil à la Nouvelle-Zélande infiltrée par le WEF, où l'autoritaire de gauche Jacinda Ardern s'inspire directement du livre de jeu de Klaus Schwab.

 

Le gouvernement est votre "seule source de vérité", selon Ardern, qui soutient que "ce n'est pas la vérité si vous ne l'entendez pas de nous".

 

Ce serait la même Jacinda Ardern qui se vantait d'avoir un accès direct au portail de censure de Facebook.

 

Il est logique que l'élite mondiale soit déterminée à réprimer encore plus la liberté d'expression. Bill Gates et ses partenaires ont reconnu que les sceptiques du Covid vont gagner la bataille et s'emparer de réseaux sociaux entiers.

 

C'est Bill qui parle lors de son événement Catastrophic Contagion. Il a pris soin de s'assurer qu'il n'y a aucune trace de ce qu'il a dit.

 

 

Gates sait maintenant que nous sommes sur lui. Avouons-le, il y a tout simplement beaucoup trop de coïncidences en ce qui concerne Gates pour lui permettre de travailler tranquillement en secret sans l'observer de près.

 

Il a l'étrange capacité de "prédire" les futures pandémies. En plus de se préparer à la pandémie de Covid-19 via l'événement 201, il a également mené un « exercice de préparation à la variole du singe » en 2021, qui a prédit l'apparition de la variole du singe au mois !

 

Bill Gates est un brillant investisseur, à égalité avec Nancy Pelosi. Il a acheté des actions dans une startup biotechnologique peu connue appelée BioNTech deux mois seulement avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19, gagnant bien plus d'un milliard de dollars. Pour rappel, BioNTech fournit le vaccin Covid de Pfizer – bien qu'il n'ait jamais fonctionné sur les vaccins avant la pandémie.

 

 

Le timing de son investissement témoigne de sa prévoyance exemplaire ! Il faut se demander : que savait Bill ?

 

Je recommande donc d'écouter attentivement lorsque Bill Gates prédit une future pandémie. Il sait quelque chose dont nous ne sommes peut-être pas conscients.

 

Et il ne peut s'empêcher de se réjouir du "prochain".

 

Alors que le monde continue de s'éveiller aux crimes de l'élite mondialiste et que le sentiment public s'aggrave, l'élite lance l'idée d'une "amnistie Covid" pour les décideurs d'élite qui ont ruiné des millions de vies en imposant des confinements draconiens, des masques pour les enfants et les règlements de vaccination barbare appliqués.

 

Selon un article viral d'Atlantic, l'élite, dont le Dr. Anthony Fauci, Bill Gates et Joe Biden, pour n'en nommer que quelques-uns, recevront un laissez-passer gratuit et une amnistie des poursuites alors que davantage de preuves de leurs actes répréhensibles et de leur criminalité flagrante font surface.

 

Il semble que l'élite soit consciente que le mur du barrage est sur le point de se rompre et que leur plan de crimes démoniaques sera bientôt dévoilé. Et les élites ont à juste titre peur que les masses se réveillent et se soulèvent contre elles.

 

Après tout ce que nous avons traversé ces dernières années, devrions-nous vraiment pardonner à l'élite qui s'est constamment révélée au mieux incompétente et, dans de nombreux cas, carrément tyran ? Pas du tout. Va-t-on effacer les dossiers des responsables d'enfants malades qui croupissent seuls dans les hôpitaux, de conjoints séparés, de familles ne pouvant tenir les mains des mourants ou se rassembler à leurs funérailles ? Non, non, et encore une fois non.

 

Après que les mandats aient chassé les gens de leur emploi et détruit leurs moyens de subsistance et leurs vies, et que le vaccin devenu thérapeutique n'ait pas réussi à arrêter la transmission, devons-nous vraiment arrêter de nous interroger sur les effets secondaires possibles ou les relations entre les grandes sociétés pharmaceutiques et la FDA ?

 

Devrions-nous vraiment oublier le passé en ce qui concerne les dissimulations et les interdictions qui ont fait reculer les étudiants d'une décennie, fermé des entreprises à travers le pays et multiplié les morts par désespoir ?

 

Nous devons rester vigilants et garder un œil sur ce que fait l'élite mondialiste. Compte tenu de leur duplicité, ce n'est pas une tâche facile et nécessitera une armée de chercheurs de vérité. Ici, à Voice of the People, nous espérons continuer à faire notre part pour éduquer les masses sur ce qui se passe réellement dans le monde. Mais nous avons besoin de votre aide. Si vous appréciez notre travail, veuillez vous abonner à cette chaîne et diffuser largement cette vidéo.

 

Nous devons toucher le plus de monde possible avant qu'il ne soit trop tard.

 

SOURCE : BILL GATES SURPRIS EN TRAIN DE PLANIFIER UNE « CONTAGION CATASTROPHIQUE » QUI TUE DES « MILLIONS D'ENFANTS » DANS LE CERCLE INTÉRIEUR

https://uncutnews.ch/bill-gates-bei-der-planung-einer-katastrophalen-seuche-ertappt-die-millionen-von-kindern-im-inneren-kreis-toeten-soll/

https://newspunch.com/bill-gates-caught-planning-catastrophic-contagion-that-kills-millions-of-children-to-inner-circle/

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20 décembre 2022 2 20 /12 /décembre /2022 01:00
Abraham, Isaac et Jacob

Vers 1850 avant Jésus-Christ, Abraham est, avec Isaac et Jacob, le peuple en marche dans l'attente du Messie (les Saints Patriarches).

 

Vers 1850 avant Jésus-Christ, Abraham, encore païen, habitait Our, en Chaldée. Dieu l'invita à quitter son pays pour aller vers la Palestine. ‘’Pars de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père vers le pays que je te ferai voir. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai. Je rendrai grand ton nom. Sois en bénédiction… En toi seront bénies toutes les familles de la terre.’’ Au long du voyage émaillé d'anecdotes, il grandit dans la foi et deviendra le Père des Croyants.

 

L’épouse d’Abraham s’appelait Saraï [‘’ma Princesse’’] ; stérile, elle n’avait pas d’enfant. Abraham prit sa femme, Sarah, son neveu Loth, tous les biens qu’ils avaient acquis et les serviteurs, esclaves et troupeaux. Ils partirent pour le pays de Canaan. (Gn 12,1-5) Abraham vient d’apprendre que Dieu est tout proche, qu’il est au cœur de l’homme et de sa vie, et qu’il a pour l’humanité des projets grandioses et mystérieux. Et Abraham ‘’partit sans savoir où il allait.‘’ (Hébreux 11,8). Arrivés au pays de Canaan, Abraham apprend que c’est à sa descendance que Dieu donnera ce pays (Gn 12,7). Mais, éclairé par l’Esprit-Saint, Abraham comprend que ‘’ce pays’’ n’est pas ‘’ce pays’’ : ‘’Par la foi, il vient résider en étranger dans la terre promise, habitant sous la tente […]. Car il attendait la ville munie de fondations qui a pour architecte et constructeur Dieu lui-même.’’ (Hébreux 11, 9-10), la Jérusalem céleste.

De campements en campements il avait gagné le sud palestinien quand une famine l’obligea à descendre en pays d’Égypte.

De retour en Canaan, Abraham vint avec ses tentes habiter au chêne de Mambré, qui sont à Hébron ; il y éleva un autel pour le Seigneur (Gn 13-14-18). Mais Abraham et Sarah prennent de l’âge… ‘’Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. Abram dit encore : Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier.’’ (Gn 15,3) Dieu mène alors Abraham dehors : ''Contemple le ciel. Compte les étoiles. [...] Telle sera ta descendance.'' (Gn 15,5). Abraham eut foi dans le Seigneur et pour cela le Seigneur le considéra comme juste. Et Il répéta sa promesse : '' A ta postérité je donne ce pays.'' (Gn 15,18) L'alliance est scellé dans le sang d'un sacrifice, et Dieu, sous le symbole d'un feu, passe entre les victimes partagées. Abraham, lui, n'y passe pas : le contrat est unilatéral, c'est Dieu qui s'engage seul à l'égard du patriarche, sans réciprocité. Une pratique est assumée comme signe permanent et marquera la chair d'Abraham et des ses fils : la circoncision. ''Et ton nom ne sera plus Abraham [''père élevé''], mais Abraham [''Père des multitudes''], car je te ferai père d'une multitude de peuples.''

Dieu se présente un jour à Abraham sous l'apparence de trois hommes au chêne de Mambré : ''Voici que ta femme aura un fils.'' (Gn 18,1-15). À la date que Dieu avait dite, Sara donna un fils à Abraham. Abraham l'appela Isaac (Gn 21,2-3). C'est ce moment-là que Dieu choisit pour mettre Abraham à l'épreuve. ''Abraham - Me voici. - Prends ton fils, ton unique, Isaac, que tu aimes. Pars pour le pays de Moriyya, et là, tu l'offriras en holocauste sur celle des montagnes que je t'indiquerai.''. Abraham partit vers le lieu que Dieu lui avait indiqué (Mont Garizim). Même un mort, se disait-il, Dieu est capable de la ressusciter; aussi, dans une sorte de préfiguration de la résurrection du Christ, il retrouva son fils. (Hébreux 11, 17-19).

 

Isaac est âgé de 40 ans lorsqu'il épouse Rébecca. Il enterre son père Abraham dans la grotte de Makpéla, à côté de sa mère Sarah. Lorsqu'il a 60 ans, son épouse Rébecca lui donne deux fils jumeaux : Ésaü (l'aîné) qui devient un chasseur habile et Jacob plus calme restant sous des tentes. Isaac préfère Ésaü car il aime le gibier. 

 

À Beer-Sheva, Dieu lui renouvelle l'alliance conclue avec son père Abraham. Il s'y installe, bâtit un autel et creuse un puits. Isaac meurt âgé de 180 ans à Mambré, près de Hébron et est enterré par Ésaü et Jacob dans le caveau familial de la grotte de Makpéla.

 

Jacob (et Léa et Rachel) est le père des douze ancêtres éponymes d'Israël

 

Jacob eut douze fils, pères des douze tribus d'Israël (par sa première épouse Léa : Ruben, l'aîné, Siméon, le deuxième, Lévi, le troisième, Juda, le quatrième, Dan, le cinquième et Nephtali, le sixième, eus avec sa concubine Bilha, servante de Rachel, Gad, le septième et Aser, le huitième, eus avec Zilpa, servante de Léa, Issachar, le neuvième et Zabulon, le dixième, eus avec Léa, Joseph, le onzième et Benjamin, le douzième et dernier, eus avec Rachel, sa seconde épouse.)

 

Avant de mourir, il croisa les mains pour bénir les enfants de Joseph, il "posa sa main droite sur la tête d’Éphraïm qui était le cadet, et sa main gauche sur la tête de Manassé : il avait croisé ses mains ; or Manassé était l’aîné." (Gn 48,14).

 

Lors de la division en deux royaumes, les deux tribus de Juda et Benjamin formèrent le royaume de Juda, les autres tribus d'Israël formèrent le royaume du nord, le royaume d’Israël.

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19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 14:13
https://brownstone.org/articles/how-lockdowns-made-us-sicker/

https://brownstone.org/articles/how-lockdowns-made-us-sicker/

Au début du confinement en 2020, alors que tous les médias marchaient au pas de la mesure politique la plus abjecte de notre vie, deux médecins de Bakersfield, en Californie, ont osé se jeter à l'eau et s'opposer. 

 

Leurs noms : Dan Erikson et Artin Massihi de Accelerated Urgent Care. Ils ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils ont affirmé que le confinement ne ferait que retarder le virus, mais ne le maîtriserait pas définitivement. Ils ont également prédit que nous finirions par être plus malades que jamais, car nous ne serions alors plus exposés aux agents pathogènes endémiques. 

 

On pourrait dire qu'ils étaient courageux, mais pourquoi faudrait-il du courage pour partager une sagesse conventionnelle qui fait partie de tout bagage médical  antécédent ? L'idée qu'une moindre exposition aux agents pathogènes entraîne une plus grande vulnérabilité aux maladies a été apprise à l'école à chaque génération au cours des cent dernières années. 

 

Comme je me souviens bien de l'indignation ! Ils ont été traités comme des fous séditieux et les nouveaux médias ont stigmatisé leurs commentaires comme radicalement hétérodoxes, bien qu'ils ne disaient rien que je n'ai appris en cours de biologie en 9e année. C'était absolument bizarre de voir à quelle vitesse les confinements sont devenus une orthodoxie qui, comme nous l'apprenons maintenant, a été imposée par les médias et par les plateformes technologiques qui travaillent en étroite collaboration avec les agences gouvernementales pour fausser la perception de la science parmi le public.

 

Parmi ces distorsions, il y avait un incroyable black-out sur les bases de l'immunité naturelle. Mon Dieu, pourquoi cela s'est-il produit ? Ce n'est pas un complot, pour donner une raison évidente : ils voulaient vendre un vaccin. Et ils voulaient répandre l'idée que le Covid était universellement mortel pour tout le monde afin qu'ils puissent justifier leur approche "toute la société" des confinements.

 

Aujourd'hui, trois ans plus tard, les gros titres sont de retour sur toutes les lèvres.

 

On dirait que tout le monde va tomber malade cet hiver ~ CNN

Tout le monde est malade en ce moment ~ Yahoo

Pourquoi semble-t-il que tout le monde soit malade maintenant ? ~ MSNBC

Pourquoi tout le monde est malade ? ~ WIRED

Et ainsi de suite.

 

N'est-il pas temps de donner du crédit à ces médecins, et peut-être de regretter leur traitement vicieux fait par la presse ?

 

En attendant, il est temps que nous ayons quelques notions de base. Personne ne pourrait mieux les expliquer que la plus grande épidémiologiste théorique vivante, Sunetra Gupta. Je pense qu'une façon de comprendre sa contribution est de la considérer comme le Voltaire ou l'Adam Smith des maladies infectieuses. L'essence de l'économie politique libérale, et de la théorie libérale en général, des Lumières à nos jours, est l'affirmation que la société se gère elle-même. Cela ne nécessite pas de plan du haut vers le bas, et toute tentative de planifier l'économie ou la culture de manière centralisée a toujours des conséquences imprévues.

 

Il en va de même pour le problème des maladies infectieuses. Le Dr Gupta constate que nous avons évolué dans une danse délicate avec les agents pathogènes, partageant la même écosphère et souffrant à la fois de notre implication avec eux et profitant de leur présence. Une perturbation de cet équilibre peut détruire le système immunitaire et nous rendre plus vulnérables et plus malades que jamais. 

 

Elle écrit dans le Telegraph : "J'ai l'habitude de regarder les maladies infectieuses d'un point de vue écologique. Cela ne m'a donc pas surpris que certaines maladies respiratoires saisonnières non-Covid aient été boostées presque immédiatement pendant le confinement. Beaucoup ont pris cela comme une indication que le confinement stoppait la propagation de la maladie, oubliant que l'impact du confinement sur les maladies établies ou "endémiques" est très différent de celui d'une nouvelle maladie dans sa phase "épidémique".

 

Elle explique que l'évitement des agents pathogènes à l'échelle de la société conduit à une "dette immunitaire", un écart dans le niveau de protection que l'on a développé à partir d'une exposition précédente. Il existe un "seuil d'immunité dans la population auquel les taux de nouvelles infections commencent à baisser – connu sous le nom de seuil d'immunité collective. Si nous sommes en dessous de ce seuil, nous avons une dette d'immunité, si nous sommes au-dessus, nous avons un crédit - au moins temporairement.

 

Pour les maladies normales, nous avons des dettes d'immunité en hiver, de sorte que le seuil d'immunité collective augmente. Il y a alors plus d'infections. Comme le souligne le Père Naugle, cette réalité se reflète dans notre calendrier liturgique pendant les mois d'hiver, lorsque le message est de se méfier des dangers, de rester en bonne santé, d'être avec ses amis et sa famille et de s'intéresser plus intensément aux questions de la vie et de la mort. 

 

Cependant, cette saison de maladies courantes entraîne un excès d'immunité à l'approche du printemps et peut aborder nos vies avec plus de confiance et une attitude légère, d'où le symbolisme de Pâques comme début d'une nouvelle vie. Et pourtant, les mois de soleil, d'exercice et de fête contribuent progressivement à accumuler une autre dette immunitaire dans la population qui devra être remboursée pendant les mois d'hiver.

 

Notez que ce schéma se répète chaque année et chaque génération, sans l'aide des responsables de la santé publique. Cependant, écrit Gupta, "une perturbation de cet ordre peut avoir des effets profonds sur la capacité d'un individu à résister à la maladie. Plus que tout, il est clair que nous vivons une perturbation tout à fait prévisible dans notre relation écologique délicatement équilibrée avec les organismes capables de provoquer des maladies graves."

 

Les confinements n'ont rien fait pour modifier ces processus saisonniers et naturels, si ce n'est rendre notre dette immunitaire plus profonde et plus effrayante que jamais. Certes les mesures de confinement n'ont pas stoppé l'agent pathogène du Covid. Au lieu de cela, ils n'ont forcé qu'un seul groupe à être exposé plus tôt et plus fréquemment que les autres groupes, et cette répartition de l'exposition était basée uniquement sur un modèle politiquement établi.

 

Comme nous l'avons vu, la classe ouvrière a été exposée en premier et la classe dirigeante ensuite. Cette politique a établi une hiérarchie politique de contagion sombre et médiévale. Plutôt que d'encourager les populations vulnérables à se protéger et d'encourager tout le monde à acquérir une immunité grâce à une vie normale, la politique de confinement a éloigné la classe ouvrière de l'agent pathogène pour protéger les classes dirigeantes.

 

Mais les résultats sont maintenant disponibles. Ceux qui ont retardé la contamination le plus longtemps possible ou qui ont tenté de manipuler d'une autre manière l'équilibre écologique prudent avec des vaccins réinventés ont non seulement fini par contracter le Covid, mais se sont également rendus plus vulnérables à des maladies déjà endémiques dans la population. 

 

Ce que Gupta a expliqué avec tant d'érudition était en fait la compréhension courante des générations précédentes. Et rien dans l'innovation dangereuse de l'idéologie des confinements n'a changé ces processus naturels. Ils n'ont fait que nous rendre plus malades que jamais. Il n'est donc pas dénué d'une certaine ironie de lire des rapports alarmants dans les meilleurs médias. La bonne réponse à une telle inquiétude est simplement de dire : qu'espériez-vous d'autre ?

 

Les médecins de Bakersfield avaient toujours raison. Tout comme ma mère, sa mère et sa mère avant elle. Ensemble, ils avaient beaucoup plus de connaissances sur les maladies infectieuses qu'Anthony Fauci et tous ses collègues.

 

SOURCE : COMMENT LES CONFINEMENTS NOUS ONT RENDUS PLUS MALADES

 

https://brownstone.org/articles/how-lockdowns-made-us-sicker/

 

https://uncutnews.ch/wie-abriegelungen-uns-kraenker-machten/

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19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 13:49
https://uncutnews.ch/wollte-uns-die-tv-serie-akte-x-warnen/

https://uncutnews.ch/wollte-uns-die-tv-serie-akte-x-warnen/

Des extraits de la série X-Files circulent sur les réseaux sociaux et ressemblent de façon frappante à la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Celui qui a écrit le scénario de cet épisode est soit un voyageur temporel, soit un agent de haut niveau de Deep State, plaisante l'entrepreneur Kim Schmitz, mieux connu sous le nom de Kim Dotcom.

 

L'agent Scully affirme dans la série que l'ADN des gens peut être manipulé pour désactiver le système immunitaire. Elle s'inspire des théories du présentateur de télévision Tad O'Malley, joué par Joel McHale.

 

C'est un virus à l'intérieur d'un virus qui est injecté aux gens par le biais du vaccin contre la variole. Dans ce cas, le vaccin est utilisé comme une arme. "L'arme ultime. La capacité de dépeupler la planète. Pour tuer tout le monde sauf quelques élus." En d'autres termes, en manipulant leur ADN.

Source: https://uncutnews.ch/wollte-uns-die-tv-serie-akte-x-warnen/

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18 décembre 2022 7 18 /12 /décembre /2022 15:08
Mgr Schneider condamne les messages de "Maria Miséricorde divine"

Mgr Athanasius Schneider condamne les messages de "Maria Miséricorde divine" (Maria Divine Mercy), ainsi que la fausseté du soit-disant "Livre de la vérité".

 

Le soit-disant Livre de la vérité n'est vraiment pas une authentique prophétie. Il n'est pas reconnu par l'Église et représente une énorme tromperie, un piège dans lequel de nombreux catholiques sont tombés dans leur naïveté.

 

De nombreux éléments du contenu du 'Livre de la Vérité', la manière de parler, et les méthodes appliquées, contredisent le solide enseignement catholique traditionnel, ainsi que le sens et la signification pérennes de l'Église catholique.

 

Voici les critères négatifs communs que l'Église nous donne pour juger des apparitions ou des prophéties présumées : 

 

1. Une erreur manifeste concernant les faits.

2. Présence d'erreurs doctrinales attribuées à Dieu Lui-même o u à la Bienheureuse Vierge Marie ou à quelques saints dans leurs manifestations, compte tenu toutefois de la possibilité que le sujet ait ajouté, même inconsciemment, des éléments purement humains, ou quelque erreur d'ordre naturel à une authentique révélation surnaturelle.

3. Preuve d'une rechercher évidente de profit ou de gain.

4. Actes gravement immoraux commis par le sujet ou ses partisans lors de la survenance du fait ou en relation avec celui-ci.

5. Troubles psychologiques ou tendances psychopathiques chez le sujet, qui ont certainement influencé sur le fait surnaturel présumé, ou une histoire de psychose collective, ou autres choses de ce genre. Ce ne sont là que des critères possibles pour juger le soit-disant 'Livre de la Vérité'.

 

Des enquêtes doivent également être réalisées sur le prétendu récipiendaire des visions : quelles sont les vertus de la personne ? Quel était son niveau général avant et après la prétendue révélation ? Si une grande avancée dans la sainteté est constatée et qu'elle semble provenir de la révélation, il y a une bonne probabilité en faveur des révélations. Nous pouvons penser aux enfants de Fatima: comment ils ont progressé dans la sainteté.

 

Il faut aussi se méfier de l'œuvre de Satan : il peut réellement promouvoir de bonnes choses pendant un certain temps, pourvu qu'à la longue il y gagne.

 

Certaines révélations et apparitions semblant porter de bons fruits ont pourtant été découvertes, par la suite, comme étant évidemment fausses.

 

Notre Seigneur a dit à Sainte Marguerite-Marie : 

'Ecoutez ma fille, ne croyez pas et ne faites pas confiance à la légère à tout esprit, car Satan est en colère et il essaiera de vous tromper.

'Donc, ne faites rien sans l'approbation de ceux qui vous guident.

'Étant ainsi sous l'autorité de l'obéissance, les efforts de Satan contre vous seront vains, car il n'a aucun pouvoir sur l'âme obéissante.'

 

L'humilité est une clé majeure. Satan a la plus grande horreur de l'humilité. Pourtant Satan peut conduire une personne à une fausse humilité: l'orgueil se manifeste dans un esprit indépendant par rapport à l'Église, au supérieur, au directeur spirituel; dans l'opiniâtreté, dans le refus de se soumettre aux examens, et même dans la colère. L'orgueil pousse à vouloir publier les grâces que la personne croit avoir reçues, alors que cela n'est pas nécessaire. L'humilité conduit à vouloir les cacher, sauf en cas de réelle utilité.

 

L'information donnée par un prétendu voyant est-elle utile au salut des âmes ? Point d'interrogation...

 

S'il s'agit simplement de satisfaire la curiosité, il est peu probable que la révélation soit d'origine divine.

 

Certains supposés voyants agissent comme des mediums, donnent des informations sur les maladies, sur les événements politiques, etc. Certains sont très intelligents pour observer et peuvent travailler avec de petites choses. 

 

Sont également suspectes les révélations qui ne font qu'énoncer "les vérités de La Palice", c'est-à-dire qui ne font que mentionner des évidences et ne disent rien de nouveau ou d'intéressant.

 

Est-ce que dans les messages ou dans les prétendues révélations est en accord avec la dignité et la gravité de la Majesté divine ? C'est une question importante. Certaines révélations présumées dégénèrent en propos vulgaires. Parfois, Satan apparaît sous des formes repoussantes. Cependant Satan prend parfois aussi l'apparence d'un ange de lumière et même du Christ lui-même !

 

Les signes de l'esprit de Dieu sont les suivants : 

c'est encore avec l'enseignement de l'Église; c'est sérieux; cela donne la lumière à l'âme; docilité; discrétion; modestie; pas d'arrogance; pas d'exagérations; des pensées humbles; confiance en Dieu; droiture d'intention; patience dans la souffrance; abnégation; sincérité et simplicité dans la conduite; pas d'attachements même aux dons; un grand désir d'imiter le Christ en toutes choses; douceur, bonté, humilité,... [Nous ajouterions paix de l'âme. NdCR.] Ce sont les signes de l'esprit de Dieu. 

 

Les signes du mauvais esprits sont : 

esprit de fausseté ou de mensonge, suggestions de choses inutiles, de choses curieuses, de choses non pertinentes, agitation de l'âme [inquiétude, troubles de l'âme. NdCR.], esprit effronté et obstiné, nombreuses indiscrétions, orgueil, manque d'espoir, vanité, autosatisfaction, impatience, hypocrisie, faux-semblant, attachement aux choses terrestres, fausse charité dont le zèle amer, indiscrétion. Voilà donc les critères objectifs.

 

Je ne dis pas que ces critères s'appliquent tous au "Livre de la Vérité". Mais simplement, je donne cela comme critères pour juger des soit-disant révélations présumées.

 

Maintenant, concrètement, le ''Livre de la Vérité'' contenant aussi quelques affirmations vraies, et à cause de cela, le ''Livre de la Vérité'' séduit des catholiques bons et simples, provoquant ainsi une confusion encore plus grande parmi les bons au sein de l'Église d'aujourd'hui. C'est précisément la tactique et la stratégie du diable qui est celui qui sème la confusion. Nous devons être sensés et suivre les avertissements des Apôtres. Je cite la seconde lettre de Pierre 2,1 : ''il y eut aussi des faux prophètes parmi le peuple, comme on trouve aussi de faux enseignants parmi vous.'' Et dans Tite 1,9, l'Apôtre nous avertit que les fidèles doivent toujours parler et suivre la saine doctrine. Notre Seigneur nous avertit dans l'Évangile : ''Méfiez-vous des faux prophètes, et de nombreux faux prophètes se lèveront et en égareront beaucoup.'' Et l'apôtre Jean nous dit : "Ne croyez pas tout esprit mais éprouvez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu. Car beaucoup de faux prophètes se répandent dans le monde.'' (1 Jn 4,1)

 

Les catholiques ne devraient suivre que les apparitions approuvées par l'Église. Dieu nous a donné pour notre temps difficile et confus tous les moyens nécessaires.

 

Nous avons encore les bons vieux catéchismes catholiques, la vie des saints, la Sainte Eucharistie, Notre-Dame, elle est la destructrice de toutes les hérésies. Nous avons la puissante arme spirituelle qu'est la prière du Rosaire. Dieu a donné pour notre temps la dévotion spéciale au Cœur immaculé, à travers Notre-Dame de Fatima. L'Église sera renouvelée non par de supposées prophéties douteuses sensationnalistes et volubiles, telles que le ''Livre de la Vérité", ou par des gourous spirituels, et des diseurs d'oracles. Mais l'Église sera renouvelée par la doctrine et la spiritualité catholiques traditionnelles intégrales, fortes, saines, solides, sobres, par la sacralité de la liturgie traditionnelle qui nous a été transmise, par la pénitence, des actes de réparation, et par la sainteté de vie.

 

Chers Frères et Sœurs, méfiez-vous des faux prophètes. Ne croyez pas au ''Livre de la Vérité''. Méfiez-vous des faux prophètes.

 

Que Dieu vous bénisse.

 

Mgr Athanasius Schneider.

 

(Fin de citation)

 

Pour en savoir davantage sur "Maria Divine Miséricorde" et les erreurs et hérésies contenues dans le ''Livre de la Vérité'', visitez ce lien : http://www.revueenroute.jeminforme.org/maria_divine_misericorde_mystique_ou_imposteur_1.php

 

Version Pdf brochure : http://www.revueenroute.jeminforme.org/PDF/Maria_Divine_Misericorde_mystique_ou_imposteur-version_integrale-livret.pdf

SOURCE : Zion Catholic Media, video sur https://gloria.tv/post/HxJAC2qm4ENk4kzZrL6kGQwuP

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18 décembre 2022 7 18 /12 /décembre /2022 00:00
Bon et saint quatrième dimanche de l'Avent à tous !

Temps de l'Avent : temps de la Promesse, d'une promesse qui n'est pas faite de vains mots.

 

Le Seigneur nous a sauvés

"20,3. C'est ce qu'Isaïe dit aussi de son côté :

'Affermissez-vous, ne craignez point ! Voici que notre Dieu rend le jugement, et il le rendra; il viendra lui-même et il nous sauvera.' (Is 35, 3-4)

"[...] 20,4. De même encore, que Celui qui devait nous sauver ne serait ni purement un homme, ni un être sans chair - car les anges n'ont pas de chair -, Isaïe l'annonce en disant :

'Ce n'est pas un ancien, ni un ange, mais le Seigneur lui-même qui les sauvera, parce qu'il les aime et qu'il les épargne; lui-même les délivrera.' (Is 63,9).

"[...] Il indique encore le lieu de sa venue :

'De Sion le Seigneur a parlé, et de Jérusalem il a fait entendre sa voix.' (Am 1,2)

 

"Et que de cette région qui est au midi de l'héritage de Juda, viendrait le Fils de Dieu, qui serait Dieu - région à laquelle appartenait Bethléem, où est né le Seigneur ... -, c'est ce que dit en ces termes le prophète Habacuc :

'Dieu viendra du côté du midi (de Témân - province d'Edom), et le Saint, du mont Ephrem; sa puissance a couvert le ciel, et la terre est remplie de sa louange; devant sa face marchera le Verbe, et ses pieds avanceront dans les plaines.' (Hab 3, 3-5)

 

Il indique clairement par là qu'il est Dieu; ensuite, que sa venue aura lieu en Bethléem, du mont Ephrem, qui est vers le midi de l'héritage; enfin, qu'il est homme, car 'ses pieds, précise-t-il, avanceront dans les plaines', ce qui est la marque propre d'un homme.

 

"21, 1. Dieu est donc fait homme, et le Seigneur lui-même nous a sauvés (Is 63,9) en nous donnant lui-même le signe de la Vierge.  (Is 7,14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous)

SOURCESaint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 20,3-4; 21,1 (v. 190 ap. J.-c.)

 

Et Isaïe 9,5 précise le nom de ce Dieu : "Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : ''Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix''".

 

Pour Michée, il sera le berger qui guide son peuple, originaire de Bethléem, la ville de David :

"Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c'est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d'autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu'au jour où enfantera ... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d'Israël." (Michée 5,1-2)

 

L'auteur de la Lettre aux Hébreux met en avant le don que le Christ fera de sa personne. 

"Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes." (He 10, 5-10)

 

Le Christ oblation consiste dans son abaissement à prendre la condition humaine.

La dimension corporelle de Jésus, prenant la place des anciens sacrifices, sera le lieu où il accomplira sa mission pour faire la volonté du Père dans les réalités historiques de la vie des hommes.

la promesse de Dieu, s'accomplissant en Jésus, est vraiment une Bonne nouvelle que Paul a reçu la mission d'annoncer : Jésus Christ, venu en notre chair et ressuscité d'entre les morts, accomplit toutes les annonces prophétiques. En lui, Dieu a manifesté Sa présence à notre histoire. Jésus, mort et ressuscité est bien ce "Dieu-avec-nous". Ainsi Noël et Pâques se rejoignent dans le même mystère du salut. Nous voilà au cœur de notre foi !

Joyeuses fêtes de Noël à tous !

Les prophéties messianiques I

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17 décembre 2022 6 17 /12 /décembre /2022 09:52
Saint Jean de Matha (+ 1213)

Après une visions commune avec le Pape,
ce prêtre provençal fonde l'ordre de la Sainte-Trinité en 1198.

Les Trinitaires ont une mission :
la rédemption, par le rachat ou l’échange, des captifs chrétiens emprisonnés par les musulmans.

Saint Jean de Matha (+ 1213)

Sources : (1), (2)

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14 décembre 2022 3 14 /12 /décembre /2022 08:00
Saint Venance Fortunat († 609)

Venance naît en Italie vers 530 à Valdobbiadene près de Trévise. Après ses études à Ravenne (grammaire, poésie, droit et éloquence) il parcourt la Gaule comme poète, puis se convertit et se fixe à Poitiers, où il est ordonné prêtre avant d'en devenir l'évêque.

Vers l’âge de trente-cinq ans, en 565, guéri d’une ophtalmie, il forme le projet d'aller à Tours visiter le tombeau de saint Martin, auquel il attribue sa guérison. Il traverse les Alpes, remonte la vallée du Rhin par le Norique, la Rhétie et l’Austrasie, où il est accueilli royalement par le fils de Clotaire, Sigebert (561-575), et sa femme, la reine Brunehaut. C’est à Metz au cours des fêtes du mariage de Sigebert et Brunehaut que Fortunat réjouit les oreilles des convives par un poème lyrique en vers latins où il fait de Brunehaut une nouvelle Vénus et de Sigebert un nouvel Achille.

On lui doit de nombreux hymnes chrétiens, telles la Vexilla Regis, à l’occasion de la réception d’un morceau de la Vraie Croix adressée à Sainte Radegonde, Reine des Francs, par l’Empereur Justin II, en 569, et la Pange lingua, hymne des matines du temps de la Passion, encore connues et fréquemment chantées lors de cérémonies liturgiques de l'Église catholique (Vendredi Saint, Dimanche des Rameaux et de la Passion, Fête de la Croix Glorieuse pour la Vexilla Regis, et Fête-Dieu pour la Pange Lingua).

Venantius Fortunatus miniature.JPG

Parmi ses œuvres on peut signaler également les vies en prose de saint Germain évêque de Paris, saint Médard de Noyon, saint Remi de Reims, saint Aubin d'Angers, saint Marcel, sainte Radegonde et une exposition de la foi catholique d’après le symbole de saint Athanase d'Alexandrie.

 Ses écrits sont précieux pour comprendre l'histoire de l'époque.

Sources : (1), (2

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13 décembre 2022 2 13 /12 /décembre /2022 21:07

Pas un mot des "démocrates" Us et européens à propos de la descente de militaires dans des églises et des monastères ukrainiens et l'arrestation politique de dizaines de prêtres en Ukraine :

"Ces gens commencent à se battre contre Dieu ! Ils ont commencé une guerre contre Dieu et le Ciel ! Ce ne sont pas de vrais Ukrainiens", a répondu un évêque ukrainien orthodoxe.

 

Le présentateur de Fox News, Tucker Carlson, a comparé le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy au dictateur communiste russe du XXe siècle Vladimir Lénine à la suite d'informations selon lesquelles le gouvernement ukrainien aurait interdit une branche de l'Église orthodoxe ukrainienne, notamment en menant des raids militaires contre des églises, des monastères et des couvents.

 

Carlson a critiqué CNN et le Los Angeles Times pour les comparaisons précédentes de Zelenskyy à George Washington et a suggéré : « Quoi que l'on pense de la guerre en Ukraine, il est assez clair que Zelenskyy n'a aucun intérêt pour la liberté et la démocratie. En fait, Zelenskyy est beaucoup plus proche de Lénine que George Washington. C'est un dictateur. C'est un dangereux autoritaire qui a utilisé 100 milliards de dollars des impôts américains pour établir un État policier à parti unique en Ukraine. Et ce n'est pas exagéré."

 

"Ces deux dernières années, Zelensky a interdit les partis d'opposition. Il a fermé de force les médias critiques. Il a arrêté ses opposants politiques. Il a envoyé des soldats dans les églises", a poursuivi Carlson.

 

"La police secrète de Zelenskyy a fait des descentes dans des monastères dans toute l'Ukraine, même un couvent, et a arrêté des dizaines de prêtres sans aucune justification et en violation flagrante de la constitution ukrainienne, qui n'a plus d'importance."

 

"Et à la lumière de cela, l'administration Biden n'a rien dit. Pas un seul mot. Au lieu de cela, elle continue d'exhorter Zelenskyy à obtenir plus d'argent des impôts. Alors, bien sûr, Zelenskyy est devenu beaucoup plus audacieux. Pourquoi ne le ferait-il pas ?", a demandé l'animateur de Fox News.

 

"La semaine dernière, il a annoncé son intention d'interdire une religion entière, l'Église orthodoxe ukrainienne, et de confisquer ses biens pour ne pas avoir été suffisamment fidèles à son régime", a-t-il déclaré.

 

Le 2 décembre, Reuters a rendu compte d'un décret publié par Zelenskyy, qui indiquait que le gouvernement de Kiev rédigerait une loi « pour interdire les églises associées à la Russie ».

 

Le Service de sécurité (SBU) avait déjà "perquisitionné au moins cinq paroisses appartenant à une branche de l'Église orthodoxe ukrainienne, qui jusqu'en mai était subordonnée à l'Église orthodoxe russe".

 

Non seulement cette branche n'était plus canoniquement affiliée aux autorités ecclésiastiques de Russie, mais elle avait condamné la Russie pour avoir envahi l'Ukraine, alors même que les dirigeants orthodoxes russes soutenaient "l'opération militaire spéciale" de leur pays.

 

"Un pays libre n'interdit pas une grande religion simplement parce qu'elle n'est pas entièrement conforme au programme politique de ceux qui sont au pouvoir", a déclaré Carlson. "Mais Zelenskyy fait cela, et son cabinet réfléchit maintenant à la manière de punir les chrétiens pour avoir pratiqué leur ancienne religion interdite en Ukraine. Je cite: "Des sanctions économiques et restrictives personnelles seront imposées à tout chrétien surpris en train de se livrer à un culte non autorisé."

 

"Aujourd'hui, l'Église orthodoxe ukrainienne a plus de mille ans. Avec le plein soutien de l'administration Joe Biden et du Congrès américain, Zelenskyy a décidé de les interdire", a rapporté l'animateur de télévision populaire.

 

Il a ensuite montré un clip d'un évêque orthodoxe répondant à ces raids, prêchant : "Frères et sœurs, ces gens commencent à se battre contre Dieu ! Ils ont commencé une guerre contre Dieu et le Ciel ! Ce ne sont pas de vrais Ukrainiens !"

 

Un autre évêque, identifié par Reuters comme étant le métropolite Kliment, a déclaré que son organisation "a toujours agi dans le cadre de la loi ukrainienne" et que, par conséquent, "l'État ukrainien n'a aucune base légale pour faire pression ou opprimer nos croyants".

 

En outre, l'ancien président russe Dmitri Medvedev a qualifié les autorités de Kiev de "satanistes" qui "sont devenus des ennemis déclarés du Christ et de la foi orthodoxe" et a conseillé que "l'ensemble du monde chrétien devrait les traiter comme tels".

 

Carlson a poursuivi son avertissement en disant : « Vous ne devez pas envoyer de soldats dans les églises. Vous ne devez pas arrêter des dizaines de prêtres pour avoir refusé de vous saluer. Vous n'avez pas le droit d'interdire des religions entières.

 

"Il n'y a absolument aucune justification à cela. L'Église orthodoxe ukrainienne n'est pas russe, elle est ukrainienne. Elle n'a aucun lien avec le gouvernement Poutine. Elle a même officiellement condamné l'invasion russe de l'Ukraine. Encore une fois, rien ne justifie la destruction et l'interdiction de cette église. Et pourtant, les nombreux partisans éminents de Zelenskyy en Occident sont restés silencieux, et ils devraient le savoir", a déclaré l'animateur de Fox News.

 

Il a également souligné l'hypocrisie flagrante de la plupart des législateurs chrétiens du Congrès américain qui soutiennent Zelenskyy avec une rhétorique qui affirme la nécessité de soutenir la "liberté" ukrainienne "peu importe le nombre de chrétiens [Zelenskyy] arrêtés, peu importe le nombre d'églises qu'il a confisquées".

 

"La réalité est que les Ukrainiens ne peuvent pas entendre les médias critiquer le gouvernement Zelensky parce qu'ils ont été interdits. Vous ne pouvez pas jouer de la musique de chanteurs russes. Non, ce n'est pas l'Afghanistan contrôlé par les talibans. C'est dans la 'démocratie' de l'Ukraine que nous soutenons", a-t-il dit. "Vous ne pouvez pas voter pour un parti d'opposition car ils ont tous été fermés. Et maintenant leurs églises sont prises d'assaut et leurs prêtres arrêtés ».

 

"Le fait que nos dirigeants appellent cela la" liberté "en dit long sur ce qu'ils prévoient ici", a conclu Carlson.

Sources: 

 

(1) https://www.lifesitenews.com/news/tucker-carlson-compares-zelensky-to-soviet-dictator-lenin-following-raids-on-ukrainian-orthodox-church/

(2) https://uncutnews.ch/nach-den-razzien-in-der-ukrainisch-orthodoxen-kirche-vergleicht-tucker-carlson-den-schauspieler-zelensky-mit-dem-sowjetischen-diktator-lenin/

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