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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Nom de Marie

La dévotion envers le Nom de Marie, qui a débuté dès les premiers siècles du christianisme, a traversé les siècles et a donné lieu à la fête liturgique du Saint Nom de Marie (mémoire facultative), fixée au 12 septembre.

 

L'amour du saint nom de Marie remonte à l'âge patristique

Saint Ambroise de Milan, docteur de l'Église (339-397), s'exclamait :

"Ô Marie, votre nom est un parfum qui répand la suave odeur de la divine grâce. Qu’il descende donc sur moi, ce parfum céleste et qu’il pénètre jusqu’aux dernières fibres de mon âme !" (Saint Ambroise de Milan, De institutione virginis et S. Mariae viirginitate perpetua, I, 13)

 

Saint Pierre Chrysologue, Docteur de l'Église (406-450) a commenté, dans un Sermon sur l'Annonciation, le fait que l'ange Gabriel appelle la Vierge Marie par son nom à l'Annonciation :

"De peur qu’en Marie le limon friable de notre corps ne s’affaissât sous le poids énorme du céleste édifice ; de peur que cette branche délicate qui devait porter le fruit de tout le genre humain ne se rompit, l’Ange a bientôt pris les devants et dit à la Vierge : 'Ne craignez pas, Marie.' Avant d’énoncer le motif de sa mission, il lui fait entendre, par ce nom, quelle est sa dignité. Car le mot hébreu de Marie, en latin Domina, signifie souveraine. L’Ange l’appelle souveraine, pour lui ôter la crainte qui appartient à la servitude, destinée qu’elle est à devenir la Mère du Dominateur, celui qu’elle doit enfanter ayant obtenu, par son autorité même, qu’elle naquît et fût appelée souveraine. 'Ne craignez pas, Marie, car vous avez trouvé grâce.' C’est vrai : celui qui a trouvé grâce ne saurait craindre. Or, vous avez trouvé grâce."

 

La dévotion au Saint Nom de Marie s'est enrichie au fil du temps, notamment grâce aux révélations faites par la Vierge Marie à Sainte Brigitte sur la puissance de son Saint Nom, en particulier pour lutter contre les démons. (1)

 

La fête du saint Nom de Marie fut établie par le pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s'écria : 'Marchons avec confiance sous la protection du ciel et avec l'assistance de la très sainte Vierge.' Son espoir ne fut pas trompé : les turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. (2)

 

La fête était célébrée le dimanche pendant l'octave de la Nativité de Marie (8 septembre-15 septembre).

 

Au début du xxe siècle, le pape Pie X la fixa au 12 septembre en l'anniversaire de la victoire.

 

La fête fut supprimée du calendrier romain en 1970, mais elle fut rétablie en 2002, par le pape Jean-Paul II, lui-même d'origine polonaise.

 

Elle est la fête patronale des Sociétés de Marie (Marianistes et Maristes).(3)



Source :

 

(1) https://www.mariedenazareth.com/encyclopedie-mariale/prier-marie-prier-avec-la-vierge-marie/la-vierge-marie-dans-la-liturgie/marie-dans-la-liturgie-catholique-romaine/memoires-liturgiques-de-marie-ou-joseph/12-septembre-le-saint-nom-de-marie-memoire-facultative/

(2) www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110912&id=190&fd=1

(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_du_Saint_Nom_de_Marie

 

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 10:25

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient.

Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire, Commission théologique internationale, 21 août 2026, §52

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient

La Commission Théologique Internationale (CTI) conseille l’Église sur les questions théologiques. Ses documents ne sont PAS des définitions doctrinales infaillibles en eux-mêmes. Donc la critique est tout à fait légitime. Mais une critique faite ces jours-ci ne représente pas fidèlement le texte.

 

Un nouveau document intitulé "Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire", publié le 21 août, a été critiqué le 5 septembre ("The Remnant"; info reprise telle quelle par "Sign of the cross" sur x le 8 septembre, "LifeSite") comme favorisant le panenthéisme, du grec Grec πᾶν pân, "tout" ; ἐν, en, "dans" ; et θεός theós, "Dieu" ; "tout est en Dieu", idée que la création existe "en Dieu" et est donc également divine, et tendant donc à dire que la Création est divine. Ce qui est une hérésie qui brouille la distinction essentielle entre Créateur et création (dualisme chrétien de l'être métaphysique). Si cette critique était pertinente, le nouveau document romain remettrait en cause la doctrine catholique sur la Création, le péché originel, la Rédemption et de la nécessité de la Croix du Christ. Or il n'en est rien.

 

"La CTI affirme explicitement que la création est 'véritablement distincte' de Dieu (§52) ET NON divine ; et elle affirme explicitement que ''le péché originel a introduit un profond désordre" (§26). La rédemption ? Dieu l’a déjà accomplie "une fois pour toutes" en Christ mort et ressuscité (§148). Ceci N’EST PAS un rejet de la doctrine traditionnelle. Vatican I sous Pie IX a enseigné que Dieu est "réellement et essentiellement distinct du monde".

 

De même le paragraphe 101 précise: [Le danger de l’absolutisation de la nature]. Une juste compréhension du rapport entre l’être humain et l’environnement n’absolutise pas la nature en la considérant plus importante que la personne humaine. Si le Magistère de l’Église rejette avec raison les visions inspirées par l’écocentrisme et le biocentrisme, c’est parce qu’elles occultent la différence d’identité et de valeur entre la personne humaine, interlocutrice directe de Dieu, et les autres êtres vivants (cf. n° 68). Ceci ouvre la voie à une nouvelle forme de panthéisme teintée de néo-paganisme, qui voit dans la nature le principe originel et ultime de la vie, y compris pour l’être humain." (Fin de citation)

 

"Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient" (§ 52). Cela s'inscrit dans une vision trinitaire de la création (chapitre I) : la création porte l'empreinte de la Trinité, est distincte (pas d'identification panthéiste), autonome de façon relative, et pourtant continuellement soutenue par Dieu (création continue, creatio continua, vision pleinement conforme à la Tradition signifiant que Dieu ne se contente pas d'avoir posé le monde dans l'être une fois pour toutes, pour ensuite s'en retirer : il le maintient continuellement dans l'existence, être qui dépend totalement de l'action créatrice divine. Si Dieu cessait de soutenir, la Création cesserait purement et simplement d'être...) Cela évite le déisme (thèse du "Dieu horloger" qui donne l'impulsion initiale puis se retire et se désintéresse, Dieu distant, lointain, inconnaissable après un premier acte) et fonde la responsabilité humaine de "prendre soin de la maison commune", sans confusion ni exploitation prédatrice (tyrannie).

La creatio continua n'est pas la conception évolutionniste. L'évolution (au sens scientifique) concerne les causes secondes, les processus naturels par lesquels, à l'intérieur de la création déjà existante, des formes de vie se transformerait au fil du temps. La creatio continua, elle, concerne la cause première: le fait métaphysique que tout ce qui existe (y compris les processus évolutifs s'ils ont lieu) ne subsiste qu'en tant qu'il est constamment "tenu" dans l'être par Dieu.

Cette doctrine est classique :

>St Thomas d'Aquin (Somme théologique I, q. 104): la conservation des choses dans l'être est comme une continuation de l'acte créateur. Dieu est cause de l'être non seulement au début, mais à chaque instant.

>Catéchisme de l'Eglise catholique n. 301 : "Avec la création, Dieu n'abandonne pas sa créature à elle-même. Il ne lui donne pas seulement d'être et d'exister, Il la maintient à chaque instant dans l'être, lui donne d'agir et la porte à son terme."

>elle sert précisément à écarter le déisme et le panthéisme.

 

À l'aune du texte réel du document romain et de la doctrine traditionnelle, dont la creatio continua, la lecture qui en est faite par "The Remnant", puis "LifeSite" est largement inexacte, sélective et rhétoriquement forcée.

 

Voici les principaux points:

 

1-Sur l'"évolution" et Teilhard

L'article extrait un passage (n.46-47 du document). Au paragraphe 107, on lit : "l’être humain offre la création à Dieu dans le Christ et, en échange, implore sa bénédiction pour toutes choses. Le Christ est ainsi l’axe de la maturation du monde." La note 184, à la fin de ce texte, révèle la clé d’interprétation de ces mots : "Dans cette perspective, la contribution du Père Teilhard de Chardin est à saluer ; cf. Paul VI, Discours dans une importante usine chimico-pharmaceutique (24 février 1966) : Insegnamenti 4 (1966), 992-993 ; Jean-Paul II, Lettre au Père George V. Coyne, directeur de l'Observatoire du Vatican (1er juin 1988) : Insegnamenti 5/2 (2009), 60 ; Benoît XVI, Homélie pour la célébration des vêpres dans la cathédrale d'Aoste (24 juillet 2009) : L'Osservatore Romano , 31 juillet 2009, p. 3 et suiv." La CTI constate à partir des données scientifiques, que deux traits de la réalité cosmique sont "indiscutables" : son évolution holistique ouverte sur le futur, et le fait que l'espace et le temps participent à cette histoire évolutive. Elle propose ensuite qu'une ontologie relationnelle constitue un modèle adéquat pour une réalité  essentiellement évolutive avec une "analogie intéressante" avec l'empreinte trinitaire de la création, et invite philosophes et théologiens à en tirer les conséquences possibles.

Cela n'équivaut pas à :

>fonder toute une théologie sur une "compréhension essentiellement évolutive" de la réalité comme principe premier;

>adopter la cosmologie de Teilhard (Point Omega, Christ comme personnification d'une conscience collective cosmique, matière et esprit comme dimensions d'un même processus divinisé, création comme processus ouvert auquel l'humanité participerait de manière quasi rédemptrice...)

 

Le document distingue soigneusement les niveaux (science, philosophie, théologie), rappelle que la création n'est pas à identifier au Big Bang ou à un modèle cosmologique particulier, et s'en tient à la dépendance ontologique permanente (creatio continua traditionnelle : Dieu soutient à chaque instant). Il ne cite ni ne valorise les thèses spécifiques de Teilhard qui ont valu le monitum de 1962. Lier purement et simplement "évolution cosmique spécifique + ontologie relationnelle" à "revival des idées hérétiques de teilhard" est un amalgame.

 

2-Sur le panenthéisme et le théisme classique

 

C'est le point de vue fragile de l'article de "LifeSite". L'auteur Gaetano Masciullo présente le document comme déclarant le théisme traditionnel (Créateur complètement transcendant) "dépassé" et endossant le panenthéisme. En réalité, au § 52, le document décrit plusieurs cosmovisions contemporaines (immanentisme, panthéisme, panenthéisme). Pour le panenthéisme, il note qu'il tente de conjuguer immanence et transcendance ("le monde existe en Dieu, tandis que Dieu le transcende en même temps"). Il ajoute immédiatement la formulation chrétienne classique: "Dieu, dans sa miséricorde gratuite, ouvre un espace à une création véritablement distincte de Lui, tout en continuant d'en être le fondement qui la soutient."

Or, le document affirme explicitement la distinction réelle (contre le panthéisme); rejette le déisme (Dieu distant après l'acte intial) au nom de la creatio continua traditionnelle; ne présente pas le panenthéisme comme la position catholique, mais comme une perspective philosophique avec laquelle dialoguer. L'article de LifeSite cite sélectivement la description du panenthéisme et l'attribue comme position du document. C'est une lecture forcée. Vatican I (Dei Filius) condamne le panthéisme (identité de substance entre Dieu et le monde, ou évolution de l'essence divine devenant toutes choses...) La formulation du document ("création véritablement distincte" + soutien divin permanent) reste dans le cadre du théisme classique (distinction + conservation de l'être...), et non dans une confusion panenthéiste qui diviniserait le cosmos ou rendrait Dieu dépendant de lui.

 

3-Autres affirmations

 

L'introduction d'un "péché contre la création et le Créateur" par le document romain est présenté comme problématique. Or le document propose précisément cette formulation pour mieux exprimer la dimension théologique (atteinte au plan du Créateur) que le simple "péché écologique". Ce n'est pas une nouveauté hérétique.

L'invocation de cadres écologiques (y compris les données scientifiques ou des références intergouvernementales) est critiquée comme alignement onusien. Le document s'en sert comme constat factuel tout en ancrant la réponse dans la théologie trinitaire, la doctrine sociale et la conversion écologique intégrale. On peut discuter de la pertinence ou du poids de certaines données, mais ce n'est pas une "intégration positive de la cosmologie teilhardienne".

Le risque allégué pour la Création, le péché originel, la Rédemption et la Croix n'est pas démontré par le texte. Le document romain maintient la finalité eschatologique en Christ, la récapitulation, et la nécessité de la conversion (y compris morale et spirituelle).

 

Bilan :

 

Les articles de The Remnant et de LifeSite surestiment gravement la portée des passages cités, transforment une description et une invitation au dialogue en endossement, et assimilent trop rapidement toute reconnaissance de l'évolution cosmique ou d'une ontologie relationnelle à un revival de Teilhard. 

 

Le document romain reste sur les points centraux (distinction Créateur/Créatures, creatio continua comme conservation ontologique traditionnelle, empreinte trinitaire) dans le sillage de la doctrine classique qu'il invoque explicitement (Augustin, Hildegarde, Bonaventure, Thomas d'Aquin...)

 

Tels qu'ils sont ces articles polarisent davantage qu'ils n'éclairent.

 

Morale de l'histoire:

 

"La critique est saine. Mais le discernement chrétien exige que nous lisions d’abord les mots réels des documents romains, que nous les analysions à la lumière de la Tradition, et qu’ensuite nous jugions.

 

Le cadrage des réseaux sociaux ne devrait jamais penser à notre place." Cf. Commentaire de Jorge Gonzales sur x

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 00:00
Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

L’année liturgique comporte trois cycles :

-celui des dimanches,

-des fêtes en l’honneur de Jésus-Christ

-et des fêtes des saints.

 

La première grande fête du cycle des saints est celle de la Nativité de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, célébrée le 8 septembre chaque année.

 

 

Une fête du 8 septembre très ancienne

 

Si cette fête a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

 

Au cours de cette fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la Vierge Marie.

 

 

Il existait très anciennement à Jérusalem une maison appelée "la Maison d’Anne" (la Mère de Marie). Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre. L’anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année. La fête s’étendit à Constantinople au 5ème siècle puis en Occident.

 

Plus tard, on lui adjoignit la fête de sa conception neuf mois auparavant (d’où le 8 décembre).

 

La Nativité de Marie est une des grandes fêtes de l’année liturgique byzantine car elle inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu (Jn 1) dans l’histoire des hommes.

 

Les textes lus et les prières chantées à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église rend à Marie.

 

Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie.

 

Marie Fille de David

 

L’Écriture souligne avec force que Jésus est de la maison de David. Il est donc d’ascendance royale. De qui tient-il cette ascendance ? D’après les évangiles c’est Joseph qui donne à son fils adoptif Jésus la filiation davidique et royale.

 

Une tradition veut que Marie, épouse de Joseph, fût, elle aussi, d’ascendance davidique. En ce cas Jésus serait incontestablement "issu de la lignée de David selon la chair" (Rom 1,3) :

 

-Le Protévangile de Jacques qui nous parle des parents de la Vierge, Anne et Joachim, affirme que Marie est de la maison de David. 

 

Cela correspond aux prophéties de Nathan à David, rappelées par Pierre et Paul : "C’est quelqu’un issu de ton sang que je mettrai sur ton trône" (2 Sa 7,12sq ; 1 Ch 17,11-14 ; Ps 131 (132),11 ; Ac 2,30 ; Ac 13,23).


Selon Saint Jean, Les Actes des Apôtres ou Saint Paul, le Christ vient "de la semence (sperma) de David" (Jn 7,42, Ac 13,23, 2 Tm 2,8, Hb 7,14).


Il est "le rejeton de la race de David" selon l’Apocalypse (Ap 5,5 ou 22,16).


La Tradition penche du même côté depuis les origines. Marie a toujours été vue comme le "rameau de la souche de Jessé, père de David", qui donne la fleur messianique (Is 11,1-10):

 

 

"Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.

Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur

– qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.

Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.

La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.

Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.

La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.

Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.

Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.

Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure." (Livre d'Isaïe 11,1-10)

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Isaïe 9,6 :

 

"Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours."

 

Ps 131.17 (Hébr. 132):

 

"Là, je ferai germer la force de David ; pour mon messie, j'ai allumé une lampe."

 

Jérémie XXIII, 5

 

"Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice."

 

On trouve les mêmes prophéties dans la communauté juive de Qumran, dont on a retrouvé les textes en hébreux: 

 

4Q174 col 3 ligne 12: "Et je relèverai la tente de David qui est déchue".

 

Ce passage évoque la branche déchue de David [qu]’Il relèvera pour délivrer Israël [Cf. Michael Wise, Martin Abegg, Edward Cook, Les Manuscrits de la Mer Morte, collec Tempus, Perrin 2003, p 272.]

 

4Q285 Frag. 5 ligne 2 (p. 363) "Un rejeton naîtra de la souche de Jessé [et un rameau poussera de ses racines (= Es X, 34).

 

Il s’agit du Rameau de David. Alors [toutes les forces de Bélial] seront jugées, [et le roi des Kittim comparaîtra en justice] et le chef de la nation – le Ra[meau de David] – le fera mettre à mort. [Prophétie indiquant que le Messie vaincra le mal.]

 

Amos IX, 11-12 :

 

"Ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s’écroule ; je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu’aux jours d’autrefois, afin que ses habitants prennent possession du reste d’Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom fut jadis invoqué, – oracle du Seigneur, qui fera tout cela."

 

Le livre de la Genèse, chapitre 49, v. 10, lui-même dit :

 

"Le sceptre royal n’échappera pas à Juda, ni le bâton de commandement, à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront."

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Les Pères tiennent ce fait pour acquis :

-Saint Ignace (1er siècle), Ephésiens 18,2

-saint Justin (2ème siècle), Dialogue avec Tryphon 43-45

-Saint Augustin : "Puisque le même évangéliste nous dit que l'époux de Marie était Joseph, que la mère du Christ était vierge, et que le Christ est de la descendance de David, que reste-t-il à croire, sinon que Marie n'était pas étrangère à la parenté de David." 

-Bède le Vénérable (+735) ne pense pas autrement et enseigne que Marie était de la maison de David aussi bien que Joseph. "Car aux termes de la Loi chacun devait prendre épouse dans sa tribu ou dans sa famille".

-Pour un résumé de la tradition patristique cf. Saint Thomas d’Aquin : ST IIIa q. 31 a 2-3

N’est-il pas probable que dans une civilisation où l’on se mariait volontiers entre personnes de la même tribu, voire du même clan, Joseph ait choisi pour épouse une fille de la même lignée davidique que lui ?

 

"Choisis une femme du sang de tes pères, dit Tobie à son fils, ne prends pas une femme étrangère à la tribu de ton père" (Tb 4,12).

 

Mais cette hypothèse se heurte à une difficulté : si Marie est fille de David, pourquoi les évangiles canoniques ne le mentionnent-ils pas clairement ? Pourquoi se privent-ils d’un argument qui abonde dans leur sens ? Leur souci de souligner la messianité de Jésus et la conception virginale devait les amener tout naturellement à mettre en relief la filiation davidique de la Vierge. Comment dès lors comprendre le silence des évangiles sur ce sujet ? La loi du mariage endogame était-elle assez évidente pour qu’il n’y ait-point besoin de mentionner la tribu de l’épouse une fois citée celle du mari ? Ce n'est pas sûr. Nous lisons au livre de l’Exode qu’Aaron lui-même avait pris dans la tribu de Juda une épouse dont le prénom était précisément Élisabeth ! (Ex 6,23) Preuve que les mariages exogames étaient possibles.

 

La Vierge Marie serait également d'ascendance sacerdotale par sa Mère, de la tribu sacerdotale de Lévi

 

En effet Marie est la parente (Luc 1,36) d’Élisabeth qui est fille d’Aaron (Luc 1,5). Ne doit-on pas envisager alors que Marie est elle aussi de la tribu de Lévi, voire elle-même fille d’Aaron?

 

-Saint Ephrem (+373) n’hésitait pas à l’affirmer : "Les paroles de l’ange à Marie : 'Élisabeth, ta parente' présentent Marie comme étant de la maison de Lévi'. (Saint Ephrem, Commentaire du Diatessaron n°25, Voir Saint Grégoire de Naziance : "Vous vous demanderez peut-être : Comment le Christ descend-il de David ? Marie est évidemment de la famille d’Aaron puisqu’au dire de l’ange elle est la cousine d’Elisabeth. Il faut voir ici l’effet d’un dessein providentiel de Dieu, qui voulait unir le sang royal à la race sacerdotale, afin que Jésus-Christ qui est à la fois prêtre et roi, eût aussi pour ancêtre selon la chair, les prêtres et les rois" (cité in Catena Aurea p.40). (Marie de Nazareth)

 

La Vierge Marie est donc probablement fille de David par son père Joachim, et fille d’Aaron par sa mère, Anne

 

Saint Luc, qui se plait toujours à souligner l’enracinement judaïque des personnages (Elisabeth fille d’Aaron, Joseph, fils de David, Anne fille de Phanuel de la tribu d’Aser…) ne nous dit volontairement rien au sujet de la Vierge. Mais il y a une signification spirituelle possible à ce silence. L’évangéliste ne veut-il pas ainsi sous-entendre que Marie n’est d’aucune tribu en particulier parce qu’elle est au-delà de toutes, la Mère de tous les vivants ?

Il serait bien normal que la Mère de tous ne soit ni de la maison de David, ni de la maison de Lévi, parce qu’elle est tout simplement "de la maison de Dieu" (cf. Ep 2,19).

Elle ne doit pas recevoir de bénédiction particulière comme chacune des 12 tribus (cf. Gn 49), parce qu’elle est "bénie entre toutes les femmes" et parce qu’en son "fiat", elle représente non une tribu, mais l’humanité toute entière. (Cf. Aleteia)

 

 

Que peut dire cette fête ancienne à notre monde contemporain ?

 

Dans la Nativité de Marie est certainement préfigurée cette nouvelle humanité qui, en recevant l'Esprit du Christ avec ses dons, se libérera du cœur de pierre et recevra un cœur de chair capable d'accueillir avec docilité et joie les préceptes du Seigneur.

 

L'Église considère Marie comme la Mère de Dieu, mais plus encore comme la disciple qui peut le mieux offrir l'exemple et le modèle de vie chrétienne. Dans sa foi, dans l'obéissance à son Fils, dans sa proximité avec sa cousine Elisabeth et lors des noces de Cana : Marie est une femme à imiter aussi pour sa confiance dans les moments les plus sombres de l'histoire de son Fils Jésus, et celle-ci bien plus, explique pourquoi le peuple de Dieu sait qu'il trouve en elle refuge et réconfort, aide et protection.

Aie pitié de moi, pécheur, et viens à mon aide, ô ma Dame.

 

Ta glorieuse naissance de la race d’Abraham,

de la tribu de Juda, de la souche de David,

n’a-t-elle pas apporté la joie au monde entier ?

Qu’elle me remplisse aussi de joie et me purifie de tout péché.

 

(Prière anonyme du Moyen Age)

Sources: (1), (2), (3

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 18:11
Le Cardinal Burke défend le titre de co-rédemptrice de Marie

Michael Haynes

 

Le cardinal Raymond Burke a défendu le titre de Marie "Co-Rédemptrice", marquant ainsi une prise de position notable contre un document controversé du Vatican qui s'opposait à ce terme.

 

S’exprimant dimanche dans la cathédrale Saint-Bavon aux Pays-Bas, Burke a pris part au débat mariologique qui a été grandement accentué suite à la publication de Mater Populi Fidelis par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF).

 

"La Vierge Marie est Corédemptrice, c’est-à-dire qu’elle participe d’une manière unique à l’œuvre de salut de Notre Seigneur", a déclaré Burke. "En vertu du Baptême et de la Confirmation, nous sommes corédempteurs, c’est-à-dire que nous participons à l’œuvre de salut de Notre Seigneur en sanctifiant la part de sa vigne qu’il nous a confiée."

 

Ses propos concluaient son exposé des arguments théologiques traditionnels développés au fil des siècles pour souligner le rôle spécifique de Marie dans l'œuvre salvifique de la Rédemption par le Christ. Solidement ancrée dans l'Écriture, l'Église n'a cessé d'approfondir son enseignement concernant Marie comme Co-Rédemptrice, si bien que, ces dernières décennies, le Vatican a accordé une indulgence partielle aux prières qui l'honorent sous ce titre. {Le Catholic Herald a reçu une copie du discours original, transmise à ce correspondant par le bureau de Burke.}

 

"Le sacrifice de Notre Seigneur n’est en rien imparfait", a souligné Burke, en se référant à l’Évangile de Luc. "Il est parfait et procure la grâce divine et la vie éternelle à tous ceux qui s’unissent à Notre Seigneur dans son sacrifice. Ce qui manque, c’est notre participation pleine et entière au sacrifice de Notre Seigneur, le fait de porter notre croix chaque jour et de le suivre."

 

La promesse de Dieu au prophète Isaïe (Is 61, 10-11) s’accomplit "avant tout et de la manière la plus parfaite dans la vie de la Vierge Marie, par sa coopération irremplaçable au Mystère de l’Incarnation rédemptrice", a souligné Burke. "Elle doit s’accomplir dans la vie de chacun de nous, collaborateurs de la Vierge Marie, Mère de Dieu, dans l’œuvre de Rédemption de son Divin Fils."

Je serai ravi d'allégresse en Yahweh, et mon coeur se réjouira en mon Dieu, parce qu'il m'a revêtu des vêtements du salut et m'a couvert du manteau de la justice, comme le fiancé orne sa tête d'un diadème; comme la mariée se pare de ses joyaux.

Isaïe 61,10

L'utilisation publique de ce terme par Burke est remarquable car elle constitue l'une des premières occasions où un cardinal défend ce terme ancien après l'encyclique Mater Populi Fidelis (MPF). Publiée le 4 novembre de l'année dernière, MPF s'opposait fermement à l'emploi de ce terme. "Compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’œuvre de la Rédemption, il ne serait pas approprié d’utiliser le titre de 'co-rédemptrice' pour définir la coopération de Marie", a écrit le cardinal Victor Manuel Fernández, préfet de la DDF. Fernández ne pouvait prétendre que le terme était erroné ou illicite, puisque l'Église en a toujours enseigné la juste signification théologique depuis des siècles, et que les papes l'ont approuvée sans équivoque. Il soutenait en revanche que ce titre était inapproprié, car il "risque d'occulter la médiation salvifique unique du Christ et peut donc engendrer confusion et déséquilibre dans l'harmonie des vérités de la foi chrétienne". Dans son texte, Fernández cite abondamment le pape François, invoquant également la cause œcuménique comme raison de ne pas utiliser le terme de Co-Rédemptrice.

 

Contrairement à ce qu'affirment de nombreux critiques, ce terme ne vise pas à placer Marie sur un pied d'égalité avec le Christ. Il signifie "celle qui rachète avec", Marie Co-Rédemptrice étant une collaboratrice dans l'œuvre salvifique du Christ, mais toujours subordonnée à lui. Le mariologue français, le père Neubert, expliquait que "l’on peut dire que nous avons été sauvés avant tout par le Christ et ensuite par l’action de Marie, subordonnée à l’action du Christ".

 

L'Église possède depuis des siècles une riche tradition d'enseignement sur ce terme et la théologie qui le sous-tend, et les mariologues militent depuis longtemps pour que le Vatican reconnaisse formellement Marie comme Co-Rédemptrice dans le cadre d'un cinquième dogme Mariam.

 

Suite à la publication de Mater Populi Fidelis , les mariologues ont largement critiqué le document, pointant du doigt ses erreurs de logique, d'argumentation et de contenu. Le père Serafino Lanzetta, docteur en théologie, a déclaré : "Jamais dans l'histoire de l'Église le magistère n'a affirmé ce que ce document dit ; au contraire, il énonce l'exact opposé de l'enseignement historique des Pères de l'Église et des papes précédents."

 

Les critiques du texte furent immédiates et généralisées. La Fraternité Saint-Pie-X alla même jusqu'à le citer comme un facteur déterminant dans sa décision de procéder aux consécrations épiscopales du 1er juillet.

 

Selon certaines sources, Fernández n'avait consulté aucun mariologue lors de la rédaction du texte, bien qu'il ait déclaré plus tard à la vaticane Diane Montagna avoir consulté de tels experts.

 

Face à l'immense polémique, Fernández a précisé sa note et quelque peu nuancé sa position, déclarant que le terme pouvait être employé en privé, mais pas dans les documents officiels. Il a expliqué à Montagna : "Si vous, avec votre groupe d'amis, estimez bien comprendre le sens véritable de cette expression, avez lu le document et constaté que ses aspects positifs y sont également affirmés, et que vous souhaitez exprimer précisément cela au sein de votre groupe de prière ou entre amis, vous pouvez utiliser ce terme ; mais il ne sera pas employé officiellement, c'est-à-dire ni dans les textes liturgiques ni dans les documents officiels."

 

Burke sera l'invité d'honneur d'une importante conférence mariologique qui se tiendra à Rome début octobre. Les organisateurs ont indiqué à notre correspondant que les discussions porteront notamment sur l'étude approfondie du terme de Co-Rédemptrice. (Un entretien complet avec les organisateurs sera publié prochainement dans le Catholic Herald.)

 

Michael Haynes est un journaliste anglais membre du corps de presse du Saint-Siège. Il est correspondant au Vatican pour le Catholic Herald, et les lecteurs peuvent le suivre sur Per Mariam et sur X

 

Source: The Catholic Herald

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 11:42
https://infovaticana.com/2026/09/06/covadonga-celebra-este-martes-la-fiesta-de-la-santina-tras-un-ano-de-record-de-peregrinaciones/

https://infovaticana.com/2026/09/06/covadonga-celebra-este-martes-la-fiesta-de-la-santina-tras-un-ano-de-record-de-peregrinaciones/

La neuvaine à Notre-Dame de Covadonga célébrée depuis le 30 août sous le signe de la Vierge Marie, culmine à l'occasion de la Nativité de la Vierge Marie ce mardi 8 septembre avec la solennité de la Vierge de Covadonga, patronne des Asturies et fête de la Principauté, dans une édition qui a largement dépassé le cadre régional. Le sanctuaire est devenu, ces jours-ci, un écho du débat national suscité par l'arrivée massive de plus de 70 000 migrants à Ceuta les 30 et 31 juillet, une opération que la police, dans un récent rapport, qualifie de "planifiée" et impliquant possiblement des agents liés aux forces de sécurité marocaines.

 

De la neuvaine à la "reconquête"

Le ton a été donné par l'évêque émérite de Cordoue, Demetrio Fernández, qui a ouvert la neuvaine le 30 août avec une justification explicite de l'importance historique et chrétienne de l'enclave : "Covadonga est le berceau de l'Espagne", a-t-il affirmé dans le premier sermon, dédié à "Marie, Notre-Dame des Béatitudes".

 

L'archevêque d'Oviedo a emboîté le pas. Après les rassemblements organisés mercredi dans toute l'Espagne en soutien à Ceuta et Melilla – avec une forte mobilisation à Oviedo et Gijón sous le slogan "Ceuta n'est pas à vendre, Ceuta doit être défendue" –, Sanz Montes a écrit sur son compte Twitter : "L'Espagne a manifesté sa solidarité avec Ceuta et Melilla. Également à Covadonga, lors de la neuvaine à la Vierge de Covadonga. Un lieu de reconquête qui nous rappelle que nous devons récupérer ce qui nous est précieux, ce qui nous soutient et nous définit, face à l'ambition marocaine et à l'inaction d'un gouvernement défaillant."

 

Ce message a une fois de plus placé l'archevêque au cœur du débat public et lui a valu les critiques habituelles de la presse progressiste, qui l'accuse de s'écarter de la ligne officielle de la Conférence épiscopale. Sanz Montes fut parmi les premiers évêques à s'exprimer sur la crise, qu'il qualifia d'"invasion triste et préméditée" et de "nouvelle Marche verte face à l'extrême faiblesse d'un gouvernement compromis".

 

Neuf jours de prédication et la veillée des jeunes

La neuvaine rassemble chaque après-midi des centaines de fidèles à la basilique : messe à 18h, suivie de la récitation du Saint Rosaire en procession avec l'image de la Vierge de Covadonga jusqu'à la Sainte Grotte, où sont chantés le Salve Regina et l'hymne à Notre-Dame de Covadonga. Après Demetrio Fernández, parmi les prédicateurs ont figuré les archiprêtres d'Avilés et de Villaviciosa, les délégués épiscopaux pour la pastorale des jeunes et des universités, ainsi que le prieur des Carmes et président de la CONFER Asturias, Roberto Gutiérrez. Le cycle se conclura ce lundi 7 par une méditation de l'abbé de Covadonga, David Cueto, intitulée "Marie, fidèle au pied de la Croix", suivie de la veillée des jeunes au sanctuaire.

 

Mardi 8, jour de la fête de Notre-Dame de Covadonga, la messe solennelle sera célébrée à midi, présidée par Mgr Sanz Montes, lors de l'événement religieux et civique le plus important du calendrier asturien. Il faudra prêter une attention particulière à son homélie : tout porte à croire que l'archevêque ne ménagera pas la solennité de la principale célébration de son archidiocèse.

 

Une année record : deux millions de pèlerins et la Marche de la chrétienté

Cette célébration fait suite à une année exceptionnelle pour le sanctuaire. Dans une interview publiée ce vendredi par l'archidiocèse , Mgr Sanz Montes souligne que Covadonga accueille chaque année deux millions de pèlerins et met en lumière deux événements marquants de 2026 : les Journées Mondiales de la Jeunesse en juillet, qui ont rassemblé plus de 2 000 jeunes venus de 23 pays, et le 6e pèlerinage de Notre-Dame de la Chrétienté, qui a relié Oviedo à Covadonga à pied. "La neuvaine de cette année est source d'une grande joie, car nous voyons des fidèles qui savent qu'en se rendant à Covadonga, ils arrivent dans une maison vivante et rayonnante, où la Vierge Marie les attend", affirme l'archevêque.

 

La Marche de la Chrétienté, inspirée du pèlerinage Paris-Chartres, a battu tous ses records en août dernier : 1 700 pèlerins répartis en 39 groupes — dont 10 internationaux, avec des fidèles venus d’Australie, des États-Unis, du Mexique ou des Pays-Bas — et une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2023, sous la devise de la "reconquête spirituelle de l’Espagne". Pour la troisième année consécutive, cependant, les pèlerins se sont heurtés à l’interdiction, imposée par le Dicastère pour le culte divin, de célébrer la messe traditionnelle à l’intérieur de la basilique, une restriction que l’organisation espère faire lever d’ici l’édition de 2027, déjà annoncée sous le patronage de l’apôtre Saint-Jacques : "Patron de l’Espagne, protège ta nation"

 

Un épiscopat divisé sur Ceuta

Les propos de l'archevêque d'Oviedo contrastent fortement avec ceux de l'évêque de Mondoñedo-Ferrol et responsable des migrations à la Conférence épiscopale espagnole (CEE), Fernando García Cadiñanos, qui a affirmé cette semaine que "les migrants ne constituent pas une menace" et a refusé de présenter le débat comme un choix entre les habitants de Ceuta et les immigrés. Pris entre deux feux, le président de la Conférence épiscopale, Luis Argüello, est allé jusqu'à avertir que "l'invasion de Ceuta est une épreuve" et que "la démographie est une arme".

 

La fête de la Vierge de Covadonga survient donc alors que l'épiscopat espagnol est visiblement divisé sur la question migratoire et que Covadonga redevient un symbole controversé entre ceux qui la considèrent comme le berceau de la nation et ceux qui préféreraient que le sanctuaire reste en dehors des affaires politiques actuelles.

Covadonga, symbole de résistance et de foi

Covadonga, symbole de résistance et de foi

Source: InfoVaticana

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 10:07

La victoire de l'AfD terrifie les évêques allemands : le Kirchensteuer, l'impôt qui prive de sacrements celui qui ne paie pas est en péril.

La victoire de l'AfD terrifie les évêques allemands : le Kirchensteuer, l'impôt qui prive de sacrements celui qui ne paie pas est en péril

Ulrich Siegmund a trente-cinq ans, une jeune fille, un sourire professionnel, et a obtenu (le 6 septembre)  le meilleur résultat électoral de l'histoire de Alternative pour l'Allemagne (AfD) : 44 % des voix en Saxe-Anhalt, à un seul siège de gouverner un Land à lui seul. Baptisé et élevé dans la foi catholique, Siegmund s'est rendu en 2017 à la mairie, a acquitté les frais administratifs et a signé son acte de départ. Il n'a rien renié : il a lui-même déclaré porter les valeurs catholiques "dans son cœur" et rejeter l'institution allemande qui les promeut . Aux yeux de l'Église d'Allemagne, cependant, cette démarche l'a marginalisé : sans communion, il est exclu de la vie paroissiale, et même menacé de se voir refuser des funérailles catholiques en cas de décès.

 

Le reste de l'Église universelle observe cette anomalie allemande avec un mélange d'étonnement et d'envie à peine dissimulée. Plus d'un prélat espagnol (ou français)  rêverait d'excommunier ceux qui ne cochent pas la case correspondante dans leur déclaration  fiscale. Mais dimanche, ce système lucratif, qui constitue un abus spirituel flagrant, a reçu son premier avertissement sérieux quant à sa disparition imminente.

 

Un tribut sur le baptême

 

Le Kirchensteuer fonctionne avec une simplicité brutale. Chaque Allemand enregistré comme catholique paie par l'intermédiaire du fisc, un supplément de 8 à 9 % sur son impôt sur le revenu. L'État perçoit cet impôt, conserve une commission d'environ 3 % et reverse le reste aux diocèses. La seule issue est la Kirchenaustritt, ou déclaration civile de départ de l'Église.

 

Les conséquences de la signature de ce document sont évidentes : elles sont clairement énoncées dans le décret général de la Conférence des évêques allemands sur le retrait de l’Église, promulgué le 20 septembre 2012 et entré en vigueur le 24 septembre de la même année. Le texte établit d’abord le principe suivant :

 

"Quiconque déclare son départ de l’Église devant l’autorité civile compétente, pour quelque raison que ce soit , contrevient à l’obligation de maintenir la communion avec l’Église (c. 209 §1 CIC) et à l’obligation d’apporter sa contribution financière afin que l’Église puisse remplir ses objectifs (c. 222 §1 CIC en relation avec le c. 1263 CIC)."

 

La déclaration civile constitue, selon le décret, "une grave offense contre la communauté ecclésiale". Il énumère ensuite les peines avec des détails précis, presque dignes d'un tarif douanier :

 

"La déclaration de départ de l’Église entraîne les conséquences juridiques suivantes :"

 

1. Une personne qui a quitté l'Église

: – ne peut recevoir les sacrements de pénitence, d'Eucharistie, de confirmation et d'onction des malades, sauf en cas de danger de mort ;

– ne peut occuper de charges ecclésiastiques ni exercer de fonctions au sein de l'Église ;

– ne peut être parrain ou marraine lors d'un baptême ou d'une confirmation ;

– ne peut être membre des conseils paroissiaux ou diocésains ;

– perd le droit de vote et d'éligibilité au sein de l'Église ;

– ne peut être membre d'associations ecclésiastiques publiques.

 

Pour vous marier à l'église, vous aurez besoin de l'autorisation expresse de l'ordinaire du lieu, après avoir promis de préserver la foi et d'élever vos enfants dans la foi catholique (point 2). Si vous travaillez pour l'Église, les conséquences professionnelles prévues s'appliquent, à savoir le licenciement (point 4). Et le point 3 s'applique jusqu'à la mort.

 

"Si la personne qui a quitté l’Église n’a manifesté aucun signe de repentir avant sa mort, elle peut se voir refuser des funérailles religieuses."

 

Le refus est discrétionnaire – le curé décide, se fondant sur la notion de "pécheur manifeste" du canon 1184 – et nombre de prêtres allemands ne l’appliquent pas. Cependant, la menace est inscrite dans un décret en vigueur, et chaque Allemand qui signe la démission reçoit également, en vertu de ce même décret , une lettre pastorale type de son curé l’informant, individuellement, de toutes ces conséquences, y compris les funérailles.

 

Une telle architecture valorise en réalité la communion ecclésiale selon un barème fiscal : ceux qui cessent de payer cessent, en pratique, d'être pleinement catholiques, même s'ils récitent le chapelet quotidiennement ; ceux qui paient l'impôt d'État restent catholiques même s'ils n'ont pas mis les pieds dans une église depuis leur première communion. Notons que le décret n'exige aucune enquête sur l'apostasie, l'hérésie ou le schisme ; la procédure elle-même suffit, "pour quelque raison que ce soit". Le Saint-Siège lui-même avait enseigné précisément le contraire. Le Conseil pontifical pour les textes législatifs, avec la décision préalable de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a établi dans sa circulaire du 13 mars 2006, adressée à tous les présidents de conférences épiscopales :

 

"L’acte juridico-administratif de quitter l’Église ne peut en soi constituer un acte formel de défection au sens où il l’a été dans la CIC, car la volonté de persévérer dans la communion de foi peut demeurer" (n° 3).

 

Pour qu’il y ait véritable défection, précise le document romain, il faut "une véritable séparation des éléments constitutifs de la vie de l’Église : elle présuppose donc un acte d’apostasie, d’hérésie ou de schisme" (n° 2), manifesté par écrit devant l’ordinaire ou le curé, seul compétent pour en juger (n° 5). Il conclut par le principe théologique que le système allemand bafoue :

 

"Il est clair, en tout cas, que le lien sacramentel d’appartenance au Corps du Christ qui est l’Église, donné par le caractère baptismal, est une union ontologique permanente et n’est pas perdu à cause d’un acte ou d’un fait quelconque de défection" (n° 7).

 

[...] Subordonner les sacrements – la grâce, terme que les synodes allemands n'emploient presque plus – au paiement d'une taxe d'État constitue une forme institutionnalisée d'abus spirituel. La simonie par prélèvement automatique sur salaire. Ses victimes se comptent par millions : des Allemands baptisés et de culture catholique, comme Siegmund, contraints de choisir entre leurs propres intérêts financiers et une adhésion que l'Église elle-même leur a vendue comme une marchandise.

 

Le paradoxe du coffre plein et du temple vide

Les chiffres de 2025, publiés par la Conférence épiscopale elle-même, dressent un tableau sans concession. Les 27 diocèses ont perçu 6,751 milliards d'euros d'impôts ecclésiastiques, soit leur deuxième meilleure année après 2022. Cette même année, 307 117 personnes ont quitté l'Église, 109 028 baptêmes ont été célébrés (deux fois moins qu'il y a dix ans), 19 478 mariages religieux ont eu lieu, et la fréquentation des offices du dimanche est restée faible, à seulement 6,8 % des catholiques. On a dénombré 25 ordinations sacerdotales dans toute l'Allemagne : 25 pour 27 diocèses. En vingt ans, l'Église allemande a perdu plus d'un quart de ses fidèles et vu ses revenus augmenter de 70 %. L'explication de ce paradoxe est purement comptable : l'impôt est indexé sur les salaires et les plus-values, qui sont en hausse, tandis que les personnes qui partent à la retraite sont des jeunes qui ont à peine payé d'impôts. C'est un système qui étouffe la génération qui prend sa retraite, la dernière à payer. Les calculs internes des diocèses, qui ont déjà annoncé des coupes budgétaires de plus de 550 millions d'euros, anticipent l'effondrement du système lorsque la génération du miracle économique quittera le marché du travail ; la génération suivante a soit quitté le système, soit n'a même jamais été baptisée. Pendant ce temps, cet argent a financé l'appareil ecclésiastique le mieux rémunéré de la planète – les salaires des évêques étant en grande partie pris en charge par l'État au titre des anciennes contributions d'État (Staatsleistungen) –, un archipel de bureaucraties diocésaines et le jouet le plus coûteux de tous : le Chemin synodal,

>cette assemblée permanente qui, depuis des années, réclame la bénédiction de Rome pour les couples de même sexe,

>le diaconat féminin

>et une révision de la morale sexuelle,

le tout financé intégralement par l'argent du contribuable. L'Église qui compte le moins de vocations et le ministère le moins actif en Occident prétend donner des leçons de doctrine au reste du monde, et elle ne peut le faire que parce qu'elle en a les moyens.

 

Pourquoi cette panique ?

Les résultats de dimanche en Saxe-Anhalt expliquent mieux que n'importe quel sondage la nervosité des évêques. Le programme avec lequel Siegmund a failli remporter la majorité absolue propose de supprimer les subventions publiques aux églises, de mettre fin à la perception par l'État de la Kirchensteuer (taxe ecclésiastique) et de taxer les maisons de retraite confessionnelles. L'évêque de Magdebourg, Gerhard Feige, a exhorté les électeurs à voter contre l'AfD jusqu'au matin même du scrutin ; 44 % des électeurs lui ont fait part de leur opinion suite à son conseil. Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin voteront dans deux semaines. En Saxe-Anhalt, les catholiques représentent à peine 3 % de la population. L'Allemagne de l'Est est déjà un territoire post-chrétien, et les pasteurs de cette région ne se battent pas pour les âmes perdues depuis des décennies, mais pour le modèle de financement que l'Est pourrait commencer à démanteler. C’est là que réside la véritable fragilité du système : la Kirchensteuer (taxe ecclésiastique) ne repose sur aucun droit divin, mais sur l’inertie historique et la volonté politique de maintenir l’appareil collecteur. Il suffirait qu’un gouvernement régional, puis fédéral, retire l’autorité fiscale de l’équation pour que l’Église allemande doive faire comme toutes les autres : demander à ses fidèles de donner librement. Avec un taux de fréquentation de la messe dominicale de seulement 6,8 %, chacun à Bonn et à Fulda sait ce que cela signifierait.

 

 

La facture arrive à Rome

 

Ce n'est plus depuis longtemps un problème exclusivement allemand.

 

Le Saint-Siège est accablé par des déficits structurels de plusieurs dizaines de millions d'euros et un trou béant dans sa caisse de retraite. Dans ce contexte, l'Allemagne est depuis des décennies un contributeur discret mais indispensable : contributions de l'Association des diocèses (VDD) à l'entretien des institutions du Siège apostolique, financement des universités, des écoles supérieures et des œuvres romaines, Denier de Saint-Pierre, et le gigantesque réseau d'organisations caritatives – Adveniat, Misereor, Missio, Renovabis – qui soutient l'Église dans la moitié du monde, de l'Amérique latine à l'Europe de l'Est, et qui, de surcroît, lui confère une influence considérable auprès des épiscopats bénéficiaires.

 

Cet argent explique bien des silences. Il explique pourquoi un chemin synodal en rébellion doctrinale quasi permanente a été traité avec une extrême délicatesse, tandis que d'autres ont subi une intervention brutale. Rome a toléré à l’Église allemande ce qu’elle ne tolérerait à aucune autre parce que aucune autre ne soutient son budget à un tel pointLa question que Léon XIV devra se poser, et que son Secrétariat pour l'Économie se pose déjà à voix basse, est celle de savoir ce qui se passera lorsque cette source viendra à manquer : pour des raisons démographiques avec le départ à la retraite des derniers donateurs, ou pour des raisons politiques, si le démantèlement qui se profile à Magdebourg atteint Berlin. Les deux voies mènent au même résultat ; la première est mathématiquement certaine, mais la seconde semble imminente.

 

L'Église allemande est en difficulté dans une société qui l'a abandonnée, se cramponnant désespérément à un impôt qui, chaque année, engendre 300 000 apostats administratifs. Lorsque cet impôt s'effondrera – et les électeurs de Saxe-Anhalt viennent de lui porter un premier coup fatal –, le Vatican découvrira à quel point son administration, ces dernières décennies, était tributaire des finances rhénanes. Peut-être alors se souviendra-t-on que l'Église a vécu pendant dix-neuf siècles sans que les percepteurs d'impôts ne fassent office de sacristains, et qu'aujourd'hui, elle ne prospère que là où donner est un acte de foi et non une simple retenue sur salaire .

 

Source: INFOVATICANA

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 08:22

Satan n’est pas opposé à une bonne morale. Il s’oppose à Jésus-Christ.

 

Relisez cela, car la plupart des chrétiens passent complètement à côté.

 

Satan se fiche que vous soyez une "bonne personne". Il se fiche que vous fassiez du bénévolat à la banque alimentaire, que vous recycliez vos déchets et que vous aidiez les vieilles dames à traverser la rue. Il se fiche que vous soyez gentil, généreux et apprécié de tous dans votre communauté.

 

Ce qui l’intéresse, c’est que vous ne vous prosterniez pas devant Jésus.

 

Voilà la tromperie qui damne des millions de personnes.

 

Satan a convaincu les gens que la moralité équivaut à la spiritualité. Que le fait d’être une "bonne personne" est la même chose qu’être chrétien. Que si vous vivez simplement bien, traitez les autres avec respect et évitez les "grands péchés", vous êtes acceptable aux yeux de Dieu.

 

C’est un mensonge tout droit sorti des abysses de l’enfer.

 

Les pharisiens avaient une morale irréprochable. Ils suivaient la loi à la lettre. Ils étaient respectés, disciplinés et pieusement dévoués.

 

Jésus les a appelés fils du diable. (Jn 8,44) Pourquoi ? Pas parce que leur morale était mauvaise. Parce que leur morale avait remplacé le Christ.

 

Le plus grand tour de Satan n’est pas de rendre les mauvaises personnes pires. C’est de faire croire aux bonnes personnes qu’elles n’ont pas besoin du Sauveur (pélagianisme, manichéisme, socialisme, communisme, écologisme, droit de l'hommisme, wokisme, restauducœurisme ..., franc-maçonnerie.)

 

Réfléchissez-y :

 

L’athée qui nourrit les sans-abri pense qu’il est assez bon sans Dieu.

 

La bouddhiste qui médite et pratique la compassion pense qu’elle est éclairée sans Christ.

 

Le musulman qui prie cinq fois par jour pense qu’il est juste sans Jésus.

 

Le chrétien moral qui va à l’église, paie sa dîme et évite les scandales pense qu’il est sauvé sans se rendre.

 

Tous sont en route pour le même endroit : une séparation éternelle d’avec Dieu.

 

Parce que la moralité ne sauve pas.

 

Jésus sauve.

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; ce n'est point par les œuvres, afin que nul ne se glorifie.

Éphésiens 2:8-9

Satan adore les personnes morales qui rejettent Jésus. Elles sont sa meilleure publicité pour le mensonge selon lequel on peut gagner sa place au paradis.

 

Elles sont la preuve vivante que l’on peut :

 

•Être gentil sans le Christ

 

•Être généreux sans Dieu

 

•Être discipliné sans l’Esprit Saint

 

•Être respecté sans la rédemption

 

Et pourtant être perdu.

 

Les personnes les plus dangereuses en enfer ne seront pas les meurtriers ni les violeurs. Ce seront les citoyens moraux et honorables qui pensaient que leur bonté était suffisante.

 

Leur morale est devenue leur idole.

 

Leur bonté est devenue leur dieu.

 

Et Satan a souri parce qu’il avait atteint son but : les tenir éloignés de Jésus.

 

Voilà ce que la plupart des chrétiens ne comprennent pas :

 

Satan n’a pas besoin de vous faire faire des choses mauvaises. Il a juste besoin de vous empêcher de faire LA SEULE chose qui compte : vous rendre au Christ.

 

S’il peut vous amener à :

 

•Faire confiance à votre morale plutôt qu’au sacrifice du Christ

 

•Vous appuyer sur votre bonté plutôt que sur la grâce de Dieu

 

•Croire en vos œuvres plutôt qu’en l’œuvre achevée de Jésus

 

Il a gagné.

 

Vous pouvez mener une vie morale et mourir perdu. Vous pouvez être une bonne personne et affronter le jugement. Vous pouvez éviter tous les "grands péchés" et finir séparé de Dieu pour toujours.

 

Parce que le seul péché qui vous damne éternellement est de rejeter Jésus-Christ.

 

"Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui.Jean 3:36

 

Ce n’est pas le meurtrier qui se repent et croit en Christ qui est damné.

 

Ce n’est pas le voleur qui se tourne vers Jésus sur la croix qui est damné.

 

Ce n’est pas la prostituée qui lave les pieds de Jésus avec ses larmes qui est damnée.

 

C’est la personne morale et religieuse qui rejette le Christ qui est damnée.

 

C’est pourquoi Satan adore la moralité sans Jésus. Elle envoie les gens en enfer avec un sourire sur le visage, convaincus qu’ils étaient assez bons.

 

Arrêtez de faire confiance à votre morale. Commencez à faire confiance à Jésus.

Ce ne sont pas tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé? n'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons? et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles?
Alors je leur dirai hautement: Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquité.

Matthieu 7,21-23

Votre bonté ne vous sauvera pas. Vos œuvres ne vous rachèteront pas. Votre moralité ne vous justifiera pas. 

... il en est ainsi depuis longtemps : serions-nous sauvés? –
Nous étions tous semblables à un homme impur, et toutes nos justices étaient pareilles à un vêtement souillé. Nous étions tous flétris comme la feuille, et nos iniquités nous emportaient comme le vent.
Il n'y avait personne qui invoquât votre nom, qui se réveillât pour s'attacher à vous. Car vous nous aviez caché votre visage, et vous nous laissiez périr dans nos iniquités.

Isaïe 64,5-6

Seul le sang de Jésus-Christ peut laver votre péché et vous rendre acceptable à un Dieu saint.

 

Tout le reste n’est qu’une distraction de Satan pour vous éloigner de la seule chose qui compte vraiment.

 

Cf. Tevin Macharia Mukabana sur X

Satan n’est pas opposé à une bonne morale. Il s’oppose à Jésus-Christ
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6 septembre 2026 7 06 /09 /septembre /2026 16:28

 

Le chef de l'Église orthodoxe grecque à Istanbul (Constantinople), Bartholomé Ier, vient de déclarer qu'il espère que son Église et l'Église catholique pourront un jour être pleinement réunies à nouveau.

 

"Le patriarche Bartholomée Ier rêve d'une pleine communion entre catholiques et orthodoxes et affirme que la rupture 'a déchiré la tunique sans couture du Seigneur'"

 

Cf. ACI Prensa sur X

https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

Le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, a exprimé son désir de voir à nouveau les catholiques et les chrétiens orthodoxes partager une pleine communion ecclésiale, lors de son discours au 27e Congrès international de la Société pour le droit des Églises orientales, qui s'est tenu à Budapest.

Le primat de l'Église orthodoxe a souligné l'importance du dialogue théologique entre l'Orient et l'Occident et a exprimé l'espoir que le nouveau Centre de dialogue chrétien orthodoxe du Patriarcat œcuménique, appelé 'Phanarion', contribuera à rapprocher les Églises.

 

'Le 'Phanarion', tout comme le Phanar, est conçu par nous comme un lieu permanent de rencontres interorthodoxes, interchrétiennes et interreligieuses', a-t-il déclaré, selon l'Orthodox Times.

Il a exprimé le souhait que le centre devienne 'un véritable atelier d’œcuménisme juridique', au service du dialogue officiel entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe.

Le patriarche a rappelé une formulation bien connue du théologien Joseph Ratzinger, devenu plus tard le pape Benoît XVI, à laquelle il a attribué une importance particulière pour le dialogue œcuménique : 'Rome ne peut exiger de l’Orient plus qu’une doctrine sur la primauté autre que celle formulée et vécue au cours du premier millénaire."

Selon Barthélemy Ier, cette vision trouve un écho dans les paroles de son prédécesseur, le patriarche Athénagoras, qui parlait de l’évêque de Rome comme "le successeur de Pierre, le premier en honneur parmi nous, celui qui préside dans l’amour".

Développant cette idée, il expliqua que la tradition orthodoxe conçoit la primauté romaine comme "une primauté de service empreint d’amour, exercée au sein, et jamais au-dessus, de la communion des Églises sœurs".

 

La Pentarchie et le rôle de Rome

Une partie importante du discours était consacrée à l'ancienne institution de la Pentarchie, composée des sièges de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, qui, durant le premier millénaire, constituait une expression visible de l'unité de l'Église.

Bartholomée Ier a souligné que l’ancien titre papal de "Patriarche d’Occident" revêt une signification particulière dans cette tradition. Il a rappelé que le Patriarcat œcuménique avait regretté son retrait de l’Annuaire pontifical en 2006 et s’était félicité de son rétablissement dans l’édition 2024. S'adressant aux participants du congrès, il a décrit cette décision comme "un petit pas, mais en aucun cas insignifiant", ajoutant que le Patriarcat œcuménique la considère comme "un signe positif et encourageant" pour la poursuite du dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes.

Le patriarche a également révélé qu'il avait soulevé cette question auprès du défunt pape François, qui avait accueilli ses préoccupations "avec son ouverture et sa cordialité habituelles" et l'avait assuré que le titre lui serait restitué en temps voulu.

 

La douleur de la division, l'espoir de l'unité

Bartholomée Ier a reconnu la souffrance que la séparation entre l’Orient et l’Occident entraîne pour les chrétiens, une rupture qui, a-t-il dit, "a déchiré la robe sans couture du Seigneur".

 

Il a toutefois insisté sur le fait que cette douleur devait s’accompagner d’espérance. Dans l’une des déclarations les plus importantes de son discours, il a affirmé : "Nous espérons, par la grâce et le secours de Dieu, le rétablissement de la pleine communion avec l’Église de Rome au sein du seul Corps de l’Église une, sainte, catholique et apostolique."

 

Le patriarche a conclu en exprimant le souhait qu'un jour l'ancienne Pentarchie soit de nouveau complète : "Que la Pentarchie soit à nouveau entière et que la "lyre à cinq cordes" de l'Église universelle puisse résonner à nouveau dans toute la plénitude de son ancienne harmonie."

 

Cf. https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

---------------------------

 

Ces Églises conserveraient leur propre rite liturgique de culte mais reconnaîtraient le Pape, à l'image de ce qui se pratique déjà dans l'Église maronite. Cela ne signifierait pas que tous les chrétiens orthodoxes deviendraient catholiques. La plus grande Église orthodoxe (la russe) y est encore opposée et resterait séparée. Cela ne concernerait que les Églises qui suivent le patriarche à Istanbul – principalement les communautés orthodoxes grecques, plus d'autres qui se rangent déjà de son côté.

Le patriarche Bartholomée Ier rêve d'une pleine communion entre catholiques et orthodoxes et affirme que la rupture "a déchiré la tunique sans couture du Seigneur"
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2 septembre 2026 3 02 /09 /septembre /2026 06:00

Personne ne vous apprend que vos plus grandes preuves d'amour peuvent se transformer en vos plus grands pièges. Personne ne vous dit que vous dévouer aux mauvaises personnes peut vous laisser vide, épuisé, et éloigné de la vie que Dieu vous a réservée. Mais la parole de Dieu, elle, le fait.

 

Proverbes 4,7 Ainsi commence la sagesse : elle s’acquiert ! Cède tout ce que tu as pour acquérir l’intelligence.

 

Jésus lui-même s'est éloigné de personnes. Il n'a pas poursuivi le jeune et riche souverain. Dans Mt 7,6 il nous averti : ''Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.''

 

Jn 2,23-25 "Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous 25 et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme."

 

Si le Fils de Dieu a fixé des limites, vous avez la pleine permission du Ciel de faire de même.

 

1- Le premier type de personnes que vous devez cesser d'aider ce sont les paresseux et les oisifs, car il y a une différence entre une personne qui traverse une période difficile et une personne qui a choisi le confort plutôt que la responsabilité comme mode de vie.

Proverbes 10,4 'Main nonchalante appauvrit, main diligente enrichit.' La paresse engendre la pauvreté, mais le travail assidu enrichit."

 

2 Thessaloniciens 3,10 ''si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.''

 

Mt 25,24-30 "Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”

 

Le serviteur qui a caché son talent au lieu de l'investir n'a pas été récompensé. Il a été traité de méchant et de paresseux. Et il lui fut pris tout ce qu'il possédait. Certaines personnes ne sont pas bloquées parce que le diable les combat, elles sont bloquées parce qu'elles refusent d'avancer. Et lorsque vous les sauvez sans cesse du poids de leurs propres choix, vous manquez de compassion. Vous retardez la correction qui pourrait changer leur vie. La plus grande preuve d'amour que vous puissiez offrir à une personne vouée à l'oisiveté est de prendre du recul, de prier pour elle, et de laisser le dessein de Dieu accomplir ce que votre générosité ne pourrait jamais faire.

 

2- Le deuxième type de personne que vous devez cesser d'aider : les ingrats

 

Luc 17,11-18 Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : 'Jésus, maître, prends pitié de nous.' A cette vue, Jésus leur dit : 'Allez vous montrer aux prêtres.' En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : 'Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !'

 

Or comme ces 9 lépreux sur 10 ingrats, il y a des gens dans nos vies qui ont été aidés, soutenus, portés et protégés par notre sacrifice et qui ne se sont jamais retournés pour le reconnaître.

 

2 Tm 3,2- 9 "En effet, les gens seront égoïstes, cupides, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, révoltés contre leurs parents, ingrats, sacrilèges, sans cœur, implacables, médisants, incapables de se maîtriser, intraitables, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil, amis du plaisir plutôt que de Dieu ; ils auront des apparences de piété, mais rejetteront ce qui fait sa force. Détourne-toi aussi de ces gens-là ! Parmi eux, il y en a qui s’introduisent dans les maisons et captivent des bonnes femmes chargées de péchés, entraînées par toutes sortes de convoitises, toujours en train d’apprendre et jamais capables de parvenir à la pleine connaissance de la vérité. De la même façon que Jannès et Jambrès se sont opposés à Moïse, ceux-là aussi s’opposent à la vérité ; ces gens ont un esprit corrompu et une foi sans valeur. Cependant ils n’iront pas bien loin, car leur stupidité sera évidente pour tous, comme le fut celle des deux autres."

 

L'ingratitude est citée au même niveau que l'impiété. Car elle provient de la même racine : un cœur qui refuse d'admettre d'où vient ses bienfaits.

 

Aider une personne ingrate est comme verser de l'eau dans un récipient percé.

 

Plus vous leur en donnez, plus ils en attendent ! Et Proverbes 17,13 avertit : ''Qui rend le mal pour le bien voit le mal ne plus quitter sa maison.''

 

Certaines personnes se serviront de votre sacrifice contre vous. La gratitude est une porte ouverte à l'abondance. 1 Th 5,18 "rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus."

 

3- Le 3e type de personne que vous ne devez pas aider : l'orgueilleux et l'arrogant

 

Proverbes 16,18 L’orgueil précède l’effondrement, et la prétention, la chute.

 

Il est impossible d'aider les orgueilleux car ils ne croient pas en avoir besoin.

 

Jc 4,6 "Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce."

 

Quand on aide une personne orgueilleuse on aide quelqu'un auquel Dieu résiste déjà.

 

Daniel 4,27-30 "le roi prit la parole et dit : 'N’est-ce pas ici Babylone la grande ? Moi, je l’ai bâtie comme une maison royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma majesté.' Ces paroles étaient encore dans sa bouche quand une voix tomba du ciel : 'C’est à toi que l’on parle, ô roi Nabucodonosor ! On te retire la royauté. Tu seras chassé d’entre les hommes, tu auras ta demeure avec les animaux sauvages, on te nourrira d’herbe, comme les bœufs, et sept temps passeront sur toi, jusqu’au moment où tu reconnaîtras que le Très-Haut est maître du royaume des hommes et le donne à qui il veut.' À l’instant même, la parole s’accomplit pour Nabucodonosor : il fut chassé d’entre les hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu’à ce que ses cheveux grandissent comme des plumes d’aigle, et ses ongles, comme des griffes d’oiseaux."

 

4- Le 4e type de personne que vous devez cesser d'aider : les méchants et les pécheurs. Plus précisément : ceux qui ne veulent pas changer

 

Ps 1,1 "Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, + qui ne suit pas le chemin des pécheurs, * ne siège pas avec ceux qui ricanent."

 

L'amour de Dieu s'étend à tous, mais son approbation n'est pas automatique. Il y a une différence fondamentale entre un pécheur qui se repent et une personne qui embrasse la méchanceté comme une identité.

 

Rom 1,32 "Ils savent bien que, d’après le juste décret de Dieu, ceux qui font de telles choses méritent la mort ; et eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font !"

 

Les histoires de Jézabel, Caïn et Judas ont toutes le même fil conducteur. Ils ont refusé de changer et leur fin a été dévastatrice.

 

On peut aimer profondément quelqu'un et malgré tout refuser de cautionner ce que Dieu a déjà condamné dans leur vie.

 

Priez pour eux, dites-leur la vérité ; mais ne permettez pas que votre présence soit pour eux le coussin qui les maintient profondément dans leur rébellion.

 

Car à un moment, le confort devient complicité. 

 

5- Le 5e type de personne que vous ne devez pas aidé découle du précédent : l'insensé.

 

Un insensé est celui qui entend la parole de Dieu et la rejette délibérément.

 

Proverbes 26,11 "Comme le chien retourne à son vomi, l’insensé revient à ses folies."

 

Proverbes 13,20-21 "Qui fait route avec les sages deviendra sage ; qui fréquente les insensés tournera mal. Le malheur poursuit les pécheurs, le bonheur récompense les justes."

 

Il n'est pas obligé d'être soi-même insensé pour être blessé par un insensé : leur proximité seule vous coûte cher.

 

Proverbes 23,9 "À l’oreille d’un sot ne dis mot : il n’a que mépris pour tes paroles sensées !"

 

Certains d'entre nous se sont retrouvés pris dans ce cycle épuisant qui consiste à conseiller la même personne au sujet des mêmes erreurs, et à la voir retomber dans les mêmes travers, et vous vous demandez pourquoi vous vous sentez si vidés. C'est parce que vous avez arrosé une terre qui n'était pas préparée à le recevoir.

 

À un certain moment, continuer à aider une personne qui ne recevra pas vos conseils cesse d'être de l'amour et devient un cycle (une relation toxique) dont il faut s'extraire pour le bien de chacun.

 

6- Le 6e type de personne que vous ne devez pas aider est sans doute la plus dangereuse, car elle est souvent la plus difficile à identifier : les malhonnêtes et manipulateurs

 

Pr 12,22-23 "Le Seigneur a horreur des lèvres menteuses ; qui agit loyalement lui plaît. L’homme avisé ne montre pas sa science mais le cœur de l’insensé crie sa folie."

 

La manipulation n'est pas qu'un défaut de la personnalité, c'est une arme spirituelle. 

 

Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même se déguise en ange de lumière. (2 Co 11,14

 

Les manipulateurs les plus dangereux sont ceux qui semblent les plus sincères.

 

Ils savent pleurer au bon moment, ils savent comment vous faire croire que les refuser fait de vous un mauvais chrétien.

 

Ils savent quels mots fera fondre votre résistance.

 

Pr 26, 24-25 "L’ennemi se cache derrière ses lèvres, il dissimule, au fond de lui, sa tromperie. Au charme de sa voix ne te fie pas, il a, dans le cœur, sept projets abominables. Sa ruse a beau cacher sa haine, sa malice apparaîtra au grand jour."

 

Si une personne change constamment de version des faits, ne cesse de vous culpabiliser pour obtenir ce qu'elle veut, de n'apparaître que lorsqu'elle a besoin de quelque chose et de ne jamais reconnaître sa part de responsabilité, votre discernement n'est pas un jugement, c'est une protection.

 

Dieu vous appelle à marcher dans la sagesse et parfois la sagesse ressemble à une main fermée.

 

7- Le 7e et dernier type est celui qui requière la plus grande maturité spirituelle pour être appréhendé correctement : les impénitents

 

Hébreux 10,26-27 "Car si nous demeurons volontairement dans le péché après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité, il ne reste plus pour les péchés aucun sacrifice, mais une attente redoutable du jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les rebelles."

 

Si nous continuons volontairement à pécher après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés.

 

Il y a une différence profonde entre lutter et refuser. Certaines personnes ne veulent pas être délivrées, elles veulent être confortées dans leur péché. Elles demandent votre présence pour atténuer les conséquences plutôt que de s'attaquer à la cause.

 

Dans la parabole du fils prodigue, en Lc 15 11-32, le père n'a pas poursuivi son fils quand il est parti, il ne l'a pas sauvé de la porcherie, il le laissa partir. Fin de citation. Et ce n'est que dans les profondeurs de ce lieu misérable, affamé, brisé et entouré par les conséquences de ses choix que le fils reprit ses esprits et retourna vers sa maison.

 

Pr 29,1 "Qui raidit la nuque sous la critique sera brisé, soudain, sans appel !"

 

Certaines personnes doivent toucher le fond avant de relever la tête. Et si vous continuez à vous précipiter pour combler ce manque avec vos ressources, votre temps, et votre énergie émotionnelle, vous ne raccourcirez pas leurs souffrances, vous les prolongerez. Retirez-vous. Priez sans cesse. Dites la vérité quand la porte s'ouvre. Et ayez confiance que Dieu sait exactement quelle pression est nécessaire pour faire naître la bonne chose chez la bonne personne au bon moment.

 

Dieu ne vous a pas appelés à vous donner entièrement aux gens qui ont choisi de rester vides.

 

Prière

 

Père, 

Donne-moi la sagesse d'aider ceux que tu m'as appelé à aider

et le courage de libérer ceux que tu n'as pas libérés.

Protège mon coeur de toute manipulation

Protège mes ressources contre tout usage abusif

et protège ma vocation du poids du fardeau que je n'ai jamais eu à porter.

Apprends-moi à donner à pleines mains, et à marcher d'un regard avisé.

Que tout ce que je donne soit guidé par ton Esprit et non par la culpabilité ou la peur. Au nom de Jésus.

 

7 types de personnes que vous ne devez pas aider
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1 septembre 2026 2 01 /09 /septembre /2026 07:00
La représentation de la Vierge Marie montrant un sein, avocate ou intercesseur auprès de son fils Jésus-Christ le Juge lors du Jugement dernier

La représentation de la Vierge Marie offrant un sein a une profonde signification théologique et de compassion.

 

Ce motif iconographique est connu dans l'art chrétien sous le nom d'intercession mariale ou du concept des "seins qui ont allaité" Jésus. Il possède trois motifs principaux :

1-Symbole d'intercession et de piété : dans les scènes du Jugement Dernier, la Vierge agit en tant qu'avocate ou intercesseur de l'humanité auprès de son fils, Jésus-Christ le Juge. En montrant son sein, elle rappelle visuellement à Christ le sacrifice de sa maternité et le fait de l'avoir nourri et soigné lorsqu'il était humain. C'est une supplication pour qu'il fasse usage de miséricorde plutôt que d'une justice stricte envers les âmes.

Origine biblique : ce geste fait écho à un passage évangélique du Nouveau Testament (Luc 11, 27) : "Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri !". Contrepoint visuel à la douleur : tandis que Jésus-Christ montre les plaies de sa Passion et les clous comme preuve de son sacrifice pour sauver le monde, Marie montre son sein comme symbole de l'amour maternel qui l'a élevé.

Tous deux exposent leurs corps comme arguments pour décider du sort des ressuscités. Cette manière de représenter la Vierge (dérivée de la tradition médiévale de la Virgo Lactans ou Vierge à la Leche) fut très courante dans l'art européen jusqu'à la moitié du XVIe siècle, lorsque les strictes normes de moralité du Concile de Trente commencèrent à interdire la nudité dans l'art religieux.

 

Cf. Ana Mª Poveda sur X

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31 août 2026 1 31 /08 /août /2026 06:35

Il y a une ancienne coutume catholique qui mérite d’être récupérée : que les parents bénissent leurs enfants.

 

 

Ce n’est ni une dévotion inventée ni une sorte d’imitation du prêtre. L’Église reconnaît expressément cette bénédiction et propose même un rite pour la réaliser.

1️⃣ Le Rituel des bénédictions de l’Église contient expressément une « Bénédiction des enfants ».

Et il rappelle quelque chose de très significatif : la bénédiction donnée aux enfants par leurs propres parents a toujours été très estimée parmi les chrétiens.

2️⃣ Par conséquent, oui : un père et une mère peuvent véritablement bénir leurs enfants.

Le Rituel des bénédictions précise que ce rite peut être utilisé par « les parents, le prêtre ou le diacre ».

3️⃣ Cela ne signifie pas que les parents bénissent du même ministère qu’un prêtre.

Le prêtre et le diacre le font à partir du sacrement de l’Ordre. Les parents le font en tant que baptisés et à partir de la mission que Dieu leur a confiée concernant leurs propres enfants.

4️⃣ Et c’est une pratique profondément biblique.

Jacob bénit Éphraïm et Manassé en imposant les mains sur eux :

« Que l’Ange qui m’a délivré de tout mal bénisse ces jeunes gens » (Gn 48,16).

5️⃣ Le livre de l’Ecclésiastique affirme aussi :

« La bénédiction du père affermit la maison de ses fils » (Si 3,9).

La bénédiction paternelle apparaît ainsi comme une expression concrète de l’autorité reçue de Dieu pour aimer, éduquer et conduire les enfants vers Lui.

6️⃣ Le geste proposé par le Rituel des bénédictions est particulièrement beau.

Les parents tracent le signe de la croix sur le front de leurs enfants et prononcent sur eux la prière de bénédiction.

Une croix tracée par celui qui leur a donné la vie et qui demande maintenant à Dieu de les accompagner tout au long de celle-ci.

7️⃣ Le Rituel des bénédictions propose lui-même cette formule :

« Que le Seigneur te garde
et te fasse grandir dans son amour,
afin que tu marches selon la vocation
à laquelle tu as été appelé ».

L’enfant répond : « Amen ».

8️⃣ Cela peut se faire au moment de se coucher, en sortant de la maison, avant un voyage, en cas de maladie, à un moment important ou simplement comme habitude quotidienne.

Il n’est pas nécessaire de grandes cérémonies. Un signe de croix sur le front et quelques mots prononcés avec foi suffisent.

C’est peut-être l’une de ces traditions simples que nous n’aurions jamais dû laisser disparaître.

Un enfant qui reçoit habituellement la bénédiction de ses parents apprend quelque chose d’essentiel : que ses parents l’aiment, mais aussi qu’ils savent que sa vie appartient finalement à Dieu.

Et peu d’héritages peuvent être meilleurs que celui-là.

 

Cf. Sacerdos in æternum sur X

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29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 13:48

"Le mosaïste star de l'Eglise catholique est accusé d'abus sexuels et d'emprise par une vingtaine de fidèles. Un scandale malvenu avant la venue du pape en France. 

 

Marko Rupnik, l'icône écornée. ... Actuellement sous le coup d'un procès au Vatican, le prêtre slovène Marko Rupnik aurait agressé des dizaines de religieuses des années 1980 aux années 2000. Ses œuvres ornent des centaines d'églises dans le monde, parmi lesquelles la Basilique de Lourdes, où Léon XIV doit se rendre les 26 et 27 septembre prochain."

"Alors que le chef de l'Église a l'intention de rencontrer les victimes de violences sexuelles au cours de son voyage, celles-ci exigent le retrait des oeuvres, qui seront entièrement cachées d'ici l'arrivée du Souverain Pontife." PARIS MATCH, Marko Rupnik, L'icone écornée, n°4035 du 27 août au 2 septembre 2026, p. 72-73

"Alors que le chef de l'Église a l'intention de rencontrer les victimes de violences sexuelles au cours de son voyage, celles-ci exigent le retrait des oeuvres, qui seront entièrement cachées d'ici l'arrivée du Souverain Pontife." PARIS MATCH, Marko Rupnik, L'icone écornée, n°4035 du 27 août au 2 septembre 2026, p. 72-73

Consulteur de trois "ministères" au sein de la Curie : le dicastère chargé du culte divin et de la discipline des sacrements, celui chargé du clergé et celui de l’évangélisation, Rupnik est décrit comme ayant développé une théologie de l'art sacré enseignée dans des retraites et des livres, à la tête d’un empire économique, payé par l’Église au tarif des créateurs internationaux. (La Vie)

 

"Vous n'aviez peut-être jamais entendu parler de Marko Rupnik avant que les accusations portées contre lui ne soient rendues publiques, mais vous avez presque certainement déjà vu son œuvre. Les mêmes yeux immenses, les mêmes bouches déformées et les mêmes visages aplatis apparaissent à Lourdes, à Fatima, au sanctuaire de Padre Pio, à Ta' Pinu à Gozo et dans des églises du monde entier. On les retrouve même au Vatican, notamment dans la chapelle Redemptoris Mater du palais apostolique. Au début de ce siècle, la pseudo-iconographie de Rupnik, un prêtre mosaïste proche des souverains pontifes successifs, était devenue une sorte de langage visuel officiel du catholicisme institutionnel. On trouve, semble-t-il, ses mosaïques dans environ 200 églises et lieux de culte. La question n'est pas seulement de savoir comment un homme aujourd'hui accusé par de nombreuses femmes et religieuses d'abus graves a pu obtenir autant de commandes prestigieuses : son procès canonique est en cours et il ne faut pas préjuger de son issue. La question initiale est plus simple : comment un artiste dont l'œuvre est, au mieux, médiocre, est-il devenu si omniprésent dans l'Église ?" The Catholic Herald / The Catholic Herald sur X

 

L'article de Paris Match indique à propos des mosaïques, p. 76: "Quand le Souverain Pontife viendra, en septembre, 'il ne les verra pas'. 'Et elles resteront couvertes après sa visite.'

 

Néanmoins, "ses oeuvres ornent plus de deux cents lieux de culte dans le monde, dont le sanctuaire de Fatima (Portugal), le Séminaire français de Rome (Italie), la Basilique d'Aparecida (Brésil), en France, la Basilique de Lourdes et la cathédrale de Nanterre. Mais Rupnik n'est pas qu'un artiste: il publie, enseigne, prêche les retraites de carême devant le pape. ... À ce jour, Rupnik reste prêtre et continuerait de créer. En juin 2024, une nouvelle création signée de son atelier était inaugurée dans une église de Conegliano, en Vénétie, sans qu'aucune allusion aux accusations qui le visent soit exprimée."

 

Source: PARIS MATCH, Marko Rupnik, L'icone écornée, n°4035 du 27 août au 2 septembre 2026, p.72-77.

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26 août 2026 3 26 /08 /août /2026 19:07

L'observance d’"un silence sacré" "en son temps" (Constitution sur le Sainte Liturgie Sacrosanctum concilium § 30), la prière silencieuse, intérieure et contemplative sont-elles moins efficaces, moins "conscientes" que la prière bruyante, extérieure et "active" ?

 

La "participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques" (Constitution sur le Sainte Liturgie Sacrosanctum concilium § 14) a été et est de plus en plus aujourd'hui l'occasion de ... participations actives à des messes sacrilèges que l'on ne rencontre pas à l'occasion des messes traditionnelles latines qui ne permettent tout simplement pas ni la création ni l'innovation sous un quelconque prétexte de "participation active" (SC § 30). Cet article 30 de la Constitution sur la Sainte Liturgie est trop souvent détourné pour justifier des expérimentations liturgiques non autorisées, comme des modifications arbitraires des textes liturgiques, des célébrations "créatives" éloignées des rites approuvés, une réduction du sacré au profit d'un horizontalisme (centré sur la communauté plutôt que sur Dieu et le culte à rendre).

>La liturgie devient l'expression des goûts personnels plutôt que du culte dû à Dieu.

>Rupture avec la tradition: Les abus rompent l'unité et la continuité avec la lex orandi (loi de la prière) de l'Eglise.

>Perte du sens du péché, "une humanité qui voudrait être autosuffisante, où de nombreuses personnes sont presque convaincues de pouvoir se passer de Dieu pour bien vivre... Il semble aujourd’hui que l’on ait perdu le ‘sens du péché’ mais en contrepartie les ‘complexes de culpabilité’ ont augmenté." (Benoît XVI, 16 mars 2007)

>Perte du sens du sacré: la liturgie est réduite à un événement communautaire.

 

Pour Saint Augustin, le schisme est causé par ceux qui quittent la vérité, doctrinale ou liturgique (les hérétiques/schismatiques), pas par ceux qui restent fidèles à la doctrine et à la tradition et qui résistent aux innovations illégitimes. (Cf. "Ce ne sont pas ceux qui persistent dans la vérité qui font le SCHISME, mais ceux qui s'en éloignent." De Unitate Ecclesiae, PL 43,410) Appliqué à la liturgie, le principe est le suivant : Ce ne sont pas ceux qui restent fidèles à la lex orandi (loi de la prière) qui divisent l'Eglise, mais ceux qui imposent des innovations non autorisées. 

 

Voici ci-dessous une liste non exhaustive à compléter d'actes ou de messes "participatives" sacrilèges (danses, affiches politiques, etc.) :

 

L’évêque Hermann Glettler du diocèse d’Innsbruck pour avoir publiquement loué l’œuvre d’art sacrilège de la "grenouille crucifiée", alors même qu’elle avait été condamnée par le pape Benoît XVI :

L'archevêque de Paris, Michel Aupetit, pour avoir autorisé deux imams à réciter la sourate Al-Fatiha (le premier chapitre du Coran) à l'intérieur de l'historique église Saint-Sulpice de Paris en 2022 :

La célébration de messes avec des affiches politiques du mouvement pro-fierté LGBT, alors que le pape Benoit XVI avait dit en 2011: "Pas d'applaudissements, pas de drapeaux, pas d'affiches pendant la messe!"

Non excommuniés (liste non exhaustive, à compléter !)

Non excommunié l'abbé Timothy Radcliffe, pour avoir déclaré que les relations sexuelles homosexuelles peuvent être des "expressions du don de soi du Christ". Au lieu de cela, il a été fait cardinal !

Récemment le dit "cardinal" s'est cru autorisé à faire une bénédiction rituelle d'un couple homo lors d'une "messe d'action de grâce" pour leur anniversaire.

Non excommuniés ! Une danse du canard "participative" exécutée à l'église catholique "Christ-Roi" à Ruhstorf an der Rott, en Allemagne. Cela a eu lieu le dimanche 11 février 2024 :

Non excommunié L’évêque Hermann Glettler du diocèse d’Innsbruck, bien qu’il ait exposé dans l’une de ses églises un cœur de porc dans un préservatif en moquerie du Sacré-Cœur de Jésus :

Prête rappeur à casquette. L'église est-elle un lieu de divertissement "participatif" ou un hall de rap ?

 

Ceci est une raison majeure pour laquelle certains catholiques partent.

 

À cause du comportement rencontrés beaucoup trop souvent, un peu partout, sans jamais qu'aucune sanction disciplinaire ecclésiale ne tombe et alors qu'au contraire les hommes de bonne volonté sont traités de "schismatique", d'"orgueilleux" et autres joyeusetés.

Danses, applaudissements, abus de toutes sortes: le nouveau rite a-t-il favorisé l’"engagement conscient", la compréhension et la réponse au rite ?

En de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel ; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité ; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable.

Lettre du pape Benoit XVI aux évêques, accompagnant le Motu Proprio Summorum Pontificum, 7/7/2007

Pièta de Michel-Ange. La Vierge Marie offre son Fils en sacrifice

Pièta de Michel-Ange. La Vierge Marie offre son Fils en sacrifice

La messe est avant tout le culte du Sacrifice du Christ offert à Dieu, et non une activité qui existe principalement pour nous occuper verbalement ou physiquement. Un catholique assistant à la messe peut rester complètement silencieux, suivre les actions du prêtre à travers un missel, prier les prières de la messe, méditer sur la Passion, adorer le Christ, faire des actes de contrition et d’action de grâce, et s’unir parfaitement intérieurement et en conscience au Sacrifice. Le silence ne signifie pas passivité.

"Le Concile a appelé à une instauratio (renouvellement) des rites dans la continuité, et non à une rupture substantielle avec la tradition liturgique reçue, qui les avait modifiés et remaniés au gré des préférences des personnes concernées, ne conservant que ce qui était nécessaire à leur validité sacramentelle. (Cf. L’article 23 de la Constitution sur la Sainte Liturgie demande que la réforme liturgique consécutive au Concile soit fidèle au mandat qu’il avait donné et au développement organique de la liturgie)... Une réforme radicale des rites liturgiques n'était en réalité pas nécessaire pour rendre la liturgie plus accessible après le concile Vatican II – une réalité que la participation pleine, consciente, réelle et extraordinairement féconde aux rites non réformés aujourd'hui met parfaitement en évidence... [Les données d’une enquête Pew montrent que seulement 2 % des participants à la messe latine traditionnelle considèrent l’Eucharistie comme symbolique, contre 69 % des catholiques. Les catholiques traditionalistes sont plus conscients de la Présence réelle, et non moins. Quand 69 % des catholiques ne croient pas en la Présence réelle, ils s'engagent dans une PARTICIPATION ZÉRO. Comment est-il possible que les chiffres de fréquentation de la messe Paul VI (1970) soient de plus en plus faibles depuis cette réforme de "participation active", alors que la fréquentation de la messe traditionnelle en latin continue de croître, principalement parmi les jeunes ?]

[S]i la liturgie est effectivement formatrice, elle n’est pas pour autant didactique ou catéchétique. Elle est une activité cultuelle, c’est-à-dire un culte qui nous forme en tant que chrétiens en nous faisant entrer dans l’action divine à travers ses rites sacrés. De même, la liturgie ne constitue pas un dialogue avec Dieu au sens moderne du terme, où nous nous asseyons en partenaires égaux pour élaborer une solution. La liturgie est le lieu privilégié où nous écoutons la Parole de Dieu avec attention et réceptivité, où nous participons aux fruits de l’œuvre salvifique du Christ et où nous répondons de manière appropriée par la conversion de nos vies et en vivant fidèlement notre vocation et notre mission chrétienne." (Cf. Dom Alcuin Reid, liturgiste de renommée internationale — dont la thèse de doctorat sur la réforme liturgique a été publiée sous le titre "Le développement organique de la liturgie", avec une préface du cardinal Joseph Ratzinger )

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23 août 2026 7 23 /08 /août /2026 16:37

La foi est soutenue par l’Eucharistie et la Vierge Marie, non par des "dynamiques" de groupes, des "processus" et des plans pastoraux que personne ne lit. La bureaucratie n'intéresse personne.

 

Mais la tradition qui anime les pèlerinages de Chartres et Covadonga voit les jeunes recherchant la certitude doctrinale affluer.

La foi soutenue par l’Eucharistie et la Vierge Marie : l'objectif de l'ennemi

Carlo Acutis est décédé à Monza en 2006, à l'âge de quinze ans, laissant derrière lui un site web à moitié mis à jour. Il ne recensait ni les processus d'écoute ni les itinéraires synodaux ; il recensait les *miracles eucharistiques* et les *apparitions mariales*, deux sujets qu'un adolescent muni d'un ordinateur jugeait urgents avant sa mort.

L'Église a mis près de vingt ans à le canoniser. Il nous faudra encore plus de temps pour comprendre son héritage : la foi repose sur deux piliers, l'Eucharistie et Marie, et tout le reste n'est qu'échafaudage.

 

Un prêtre me l'a résumé il y a quelques jours avec une concision digne des plus beaux documents romains : "Ce sont les deux clés, m'a-t-il dit. Tout ce que les méchants attaquent. Tout ce qui nous soutient."

 

Je ne connais aucun traité d'ecclésiologie qui améliore ces deux phrases.

 

L'histoire, de surcroît, donne raison au prêtre. Toutes les attaques sérieuses contre l'Église ont commencé par des tirs à son encontre. Les Cathares ont rejeté l'autel avant toute autre chose. Cranmer démantela la messe tandis que les hommes d'Henri VIII brûlaient la statue de Walsingham, et en 1936, des miliciens ont tiré sur des images de la Vierge Marie et brisé des tabernacles avec une sauvagerie qu'ils n'ont jamais réservée aux encycliques sociales (personne n'a jamais profané un plan pastoral). Les pires ennemis de l'Église ont toujours eu une précision redoutable.

 

Le mouvement progressiste actuel ne détruit pas, il dissout. Il ne profane pas le tabernacle, il le déplace dans une chapelle latérale où il ne gênera plus. Il ne nie pas la Présence réelle, il cesse simplement d'en parler, ce qui est plus simple. La messe devient une assemblée, un rassemblement, une table partagée, et deux générations plus tard, une étude de Pew en mesure le résultat : sept catholiques américains sur dix considèrent l'Eucharistie comme un symbole. Mission accomplie sans avoir brisé un seul ciboire.

 

Avec Marie, le processus est identique. De l'Immaculée Conception à une femme pieuse au service de son peuple, de Médiatrice de toutes les grâces à une ressource pastorale pour le mois de mai. Le rosaire, relégué au rang de dévotion réservée aux femmes âgées.

 

La raison de cette insistance est simple : les deux sont scandaleusement concrets.

 

L’Eucharistie n’est pas une idée de Dieu ; c’est Dieu là, présent, à l’autel.

 

Marie n’est pas un archétype du féminin ; c’est une mère avec un nom, une voisine de Nazareth, la garantie tangible que cela a réellement eu lieu.

 

Les progressistes parlent de processus, de chemins, de dynamiques, d’écoute… Tout un vocabulaire conçu pour que rien ne soit jamais pleinement présent. Ce qu’ils ne peuvent tolérer, c’est la Présence. On peut dialoguer indéfiniment sur une valeur. Pas sur un Corps.

 

Et pendant ce temps, ce qui se développe dans l'Église se développe précisément là. Les chapelles d'adoration perpétuelle, avec leurs offices de quatre heures remplis, les chapelets récités par les hommes qui emplissent les places de Séville à Varsovie, les pèlerinages de Chartres ou de Covadonga affichant complet comme pour un concert, un stade de football américain plongé dans le silence devant un ostensoir à Indianapolis.

 

Personne ne fait de pèlerinage pour assister à un processus synodal.

 

Acutis l'affirmait sans doctorat : l'Eucharistie est mon chemin vers le ciel.

 

Il disait que le chapelet était l'échelle la plus courte pour y parvenir.

 

Léon XIV l'a canonisé en septembre dernier devant une place débordante de jeunes, image que les progressistes semblent incapables de saisir. L'ennemi, en revanche, la comprend parfaitement. Il prend pour cible l'Eucharistie et Marie car il sait que tout repose sur elles, et ce faisant, il nous révèle involontairement la clé du salut.

 

Source: Carlos Balén | 21 août 2026 pour InfoVaticana

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22 août 2026 6 22 /08 /août /2026 20:10

L’Église synodale de François et Léon XIV a une méthode qui tend à inverser les fins. Des directives ont ainsi été données dans l’Instrumentum Laboris du Synode sur la Synodalité en 2023, qui décrivent ce qu’on appelle la ''conversation dans l’Esprit Saint'', base de la méthode synodale : ''En écoutant attentivement les expériences vécues par les uns et les autres, nous grandissons dans le respect mutuel et nous commençons à discerner les mouvements de l'Esprit de Dieu dans la vie des autres et dans la nôtre.'' (§ 31) ''Dans son sens étymologique, le terme "conversation" n'indique pas un simple échange d'idées, mais cette dynamique dans laquelle la parole prononcée et écoutée génère une familiarité qui permet aux participants et participantes de devenir intimes les uns avec les autres.'' (§ 33) "La dynamique s'articule autour de trois étapes fondamentales. La première est consacrée à la prise de parole de chacun et chacune, à partir de sa propre expérience personnelle relue dans la prière ... Les autres écoutent en silence sans entrer dans des débats ou des discussions en sachant que chaque personne a une contribution précieuse à apporter.. Le silence et la prière aident à préparer l'étape suivante, où chacun et chacune est invité(e) à ouvrir en soi-même un espace pour les autres et pour l'Autre. À nouveau, chaque membre du groupe prend la parole : non pas pour réagir et contrer ce qui a été entendu, en réaffirmant sa propre position, mais pour exprimer ce qui, au cours de l'écoute, l'a touché(e) le plus profondément et ce par quoi il ou elle se sent le plus interpellé(e)" (§ 37-38) "La troisième étape, ... consiste à identifier les points clés qui ont émergé et à dégager un consensus concernant les fruits du travail commun, que chacun considère comme fidèle au processus et dans lequel il ou elle peut donc se sentir représenté" (§ 39), dans le résultat final... Cette "méthode" est décrite comme une "dynamique où la parole prononcée et écoutée génère une familiarité permettant aux participants de devenir "intimes" les uns aux autres avec l'"Esprit Saint" comme protagoniste. Par cette méthode, l'on pense pouvoir en quelque sorte "capturer" ou dompter l'Esprit Saint : "peu à peu, la conversation entre frères et sœurs dans la foi ouvre l'espace pour 'une écoute commune' de l'Esprit. Mais s'il n'y a aucun pas en avant dans une direction précise, souvent inattendue, qui mène à une action concrète, il ne s’agit pas d’une authentique conversation dans l’Esprit," prévient le document au paragraphe 33.

 

Certains observateurs, comme Sandro Magister, ont souligné un danger: que la méthode (le "processus synodal" lui-même) devienne une fin en soi, au détriment de la fin ultime qui est le Christ. La "dynamique" occulte le fait que l'Esprit Saint est avant tout l'Esprit que le Christ nous donne (Jn 16,15), et qui rappelle ce que le Maître a enseigné. Ainsi, si la conversation n'est pas elle-même ancrée dans la vérité révélée, voire la conteste, ou lui est contraire (mise en balance de vérités pour lesquelles l’Église s'est déjà déclarée définitivement), elle peut dériver vers une ingénierie sociale et/ou un relativisme.

 

La méthode qui se veut une démarche ecclésiale de discernement voit dépendre son efficacité dans son enracinement dans la foi en Jésus-Christ, sans quoi elle pourrait perdre de vue sa finalité.

 

C'est le sens de nouveaux développements de l'évêque Rob Mutsaert pour Ad Vaticanum, qui avertit: "Les mots qui manquent au Synode sont la repentance et la conversion".

L’évêque Rob Mutsaerts : "Les mots manquants dans le Synode sont la repentance et la conversion"

L’évêque Rob Mutsaerts est évêque auxiliaire du diocèse de Bois-le-Duc (Pays-Bas) depuis 2010. Son ministère se caractérise par une foi inébranlable dans la proclamation de la vérité, notamment à travers ses critiques du synode sur l’Amazonie de 2019 et ses inquiétudes quant au manque de sagesse évangélique sous-jacente à Traditionis Custodes. Il a également été un fervent défenseur de l’Église.

 

Il s'est également élevé avec force contre la montée du laïcisme aux Pays-Bas, un pays qui a subi les conséquences les plus néfastes de ce courant. Aux Pays-Bas, la vie des nouveau-nés et des enfants de moins de 12 ans peut être interrompue délibérément, sans leur consentement explicite, dans des circonstances strictement définies. L'euthanasie peut être pratiquée sur les personnes âgées de 12 ans et plus en cas de souffrance psychiatrique. Près de 60 % de la population se déclare sans appartenance religieuse, tandis que l'islam est la religion majeure dont la croissance est la plus rapide : chez les 15-17 ans, le nombre de musulmans (14,2 %) est plus de deux fois supérieur à celui des catholiques (6,9 %). Dans ce contexte, Son Excellence a œuvré sans relâche, rédigeant de nombreux ouvrages spirituels et encourageant les conversions, un travail qui porte ses fruits dans un pays qui a enregistré une augmentation de 40 % des baptêmes d'adultes en 2024.

 

Dans cet entretien exclusif à Ad Vaticanum, Mgr Mutsaerts partage ses réflexions sur une lettre ouverte qu'il a récemment adressée au pape Léon XIV, son point de vue sur le processus synodal et sa vision de l'Église aux Pays-Bas.

 

AV : Dans votre récente lettre ouverte au pape Léon XIV, vous écrivez que juger le processus synodal selon ses propres critères internes (écoute, participation, documents) peut donner lieu à un récit positif, mais que les véritables critères sont une foi plus forte, une proclamation plus claire du Christ, une identité catholique plus profonde, davantage de conversions, une fréquentation plus élevée de la messe dominicale, etc. Pourriez-vous nous expliquer comment vous êtes parvenu à cette liste de critères ?

 

+RM : Le dernier canon du Code de droit canonique s’achève sur le principe bien connu selon lequel "le salut des âmes […] doit toujours être la loi suprême dans l’Église" (salus animarum… suprema semper lex esse debet, can. 1752). Si l’on évalue le processus synodal, la question décisive n’est pas de savoir si les consultations ont été approfondies, si les fidèles se sont sentis écoutés, si les comités ont bien fonctionné ou si des documents ont été produits. La question est plutôt : tout cela a-t-il accru la probabilité que les hommes et les femmes croient en Jésus-Christ, se repentent, reçoivent les sacrements, persévèrent dans la grâce et obtiennent la vie éternelle ? Sur ce point, il existe de sérieuses raisons de critiquer.

 

AV : Vous insistez sur le fait que la synodalité ne peut être une fin en soi. Qu’entendez-vous par là, et comment devons-nous comprendre la relation entre les moyens (consultation, participation, structures) et la véritable finalité de la mission de l’Église ?

 

+RM : "Marcher ensemble" n’a de sens que si l’Église sait où elle va. La destination n’est pas une participation accrue, mais le Christ ; non pas un dialogue ecclésiastique, mais la sainteté ; non pas l’inclusion comme principe abstrait, mais l’incorporation au Christ et, en définitive, le salut éternel.

 

La consultation, la participation, les structures pastorales et les méthodes synodales ont toutes leur place. Dès lors que les moyens prennent le pas sur la fin, il y a eu une inversion de l'ordre établi.

 

Il est intéressant de noter que les documents synodaux eux-mêmes reconnaissent à plusieurs reprises que l'évangélisation est la mission de l'Église. Le document continental européen affirme que la tâche de l'Église est de "proclamer l'Évangile" et d'inviter les personnes à la communion, et appelle à un renouveau de l'activité missionnaire en Europe. Le désaccord porte donc moins sur l'intention officielle que sur l'accent mis sur certains aspects, les méthodes employées et les résultats concrets obtenus.

 

AV : Dans votre lettre, vous affirmez : "Christus heeft geen discussiegroep opgericht. Hij riep apostelen. Hij gaf hun gezag" ("Le Christ n’a pas fondé de groupe de discussion. Il a appelé des apôtres. Il leur a donné l’autorité"), et vous ajoutez que la foi ne naît pas d’un recensement préalable des croyances par l’Église, suivi de la formulation d’une conviction commune à partir de ces expériences. Comment ce principe s’applique-t-il, selon vous, à la phase de mise en œuvre du processus synodal en cours, qui se poursuit en vue d’une Assemblée ecclésiale à Rome en octobre 2028 ? Où, à votre avis, s’arrête l’écoute authentique et où commence le ministère enseignant des évêques ?

 

+RM : Un médecin écoute attentivement son patient, mais l’écoute ne guérit pas. L’Église possède une particularité rare parmi les institutions : elle a reçu une Révélation qu’elle n’a pas inventée et qu’elle ne peut réécrire. Par conséquent, il arrive toujours un moment où l’écoute cède la place à la proclamation de l’Évangile. Les mots qui manquent au Synode sont la repentance et la conversion.

 

AV : Existe-t-il une contradiction nécessaire entre synodalité et tradition ? À quoi ressemblerait concrètement une synodalité véritablement orientée vers le salut des âmes ?

 

+RM : Il n’y a pas nécessairement contradiction entre synodalité et tradition. Imaginons une Église synodale interrogeant chaque paroisse : Pourquoi vos adolescents baptisés disparaissent-ils ? Pourquoi les confessions se sont-elles effondrées ? Où les jeunes familles assistent-elles à la messe ? Pourquoi ? Où les jeunes adultes demandent-ils le baptême ? Qu’est-ce qui les a amenés au Christ ? Ce serait une synodalité orientée vers le salut des âmes. L’écoute demeurerait, mais nous écouterions en partie parce que nous désirerions ardemment découvrir comment sauver des âmes. Et soudain, tout le processus prendrait un sens.

 

AV : Les Pays-Bas sont généralement considérés comme l’une des sociétés les plus sécularisées et libérales du monde occidental. Quelles sont selon vous les racines de cette crise au sein de l’Église néerlandaise ?

 

+RM : La réalité néerlandaise offre une perspective édifiante. La situation du catholicisme aux Pays-Bas est extrêmement difficile à présenter comme une réussite pastorale. Les statistiques néerlandaises font état de 3,448 millions de catholiques inscrits en 2024. Or, les statistiques relatives aux sacrements sont encore plus alarmantes. D’un point de vue catholique, cela témoigne d’un échec catastrophique à transmettre la foi d’une génération à l’autre.

 

C’est précisément là que le concept de "salus animarum" devient problématique. Si des millions de personnes restent nominalement catholiques, mais qu’une infime proportion seulement rencontre régulièrement le Christ eucharistique ; si les enfants baptisés disparaissent avant la confirmation ; si le mariage catholique devient statistiquement exceptionnel ; alors il est insuffisant d’affirmer que de nouvelles structures consultatives ont été créées.

 

AV : Croyez-vous que le Synode sur la synodalité ait contribué au déclin du catholicisme néerlandais ?

 

+RM : Le déclin du catholicisme néerlandais a commencé plusieurs décennies avant le synode. Il serait donc historiquement indéfendable d’imputer la sécularisation des Pays-Bas à la synodalité. Le processus synodal n’a pas engendré la crise en Europe occidentale. Mais après plusieurs années, rien ne prouve qu’il ait apporté de solution efficace. Le remède ressemble au mal !

 

Lorsque la rhétorique ecclésiastique commence à ressembler étrangement au langage profane, l'Église risque de proposer aux Européens laïcs une version religieuse de quelque chose qu'ils possèdent déjà. Mais nul besoin d'être chrétien pour comprendre que les réunions doivent être inclusives.

 

AV : Au-delà des controverses immédiates, qu’est-ce qui vous donne espoir pour l’avenir de l’Église catholique aux Pays-Bas ?

 

+RM : Il y a un signe véritablement encourageant que ma critique précédente ne devrait pas occulter. Aux Pays-Bas, le nombre d’adultes admis dans l’Église catholique a augmenté de près de 40 % en 2024 : plus de 500 adultes ont été baptisés et plus de 100 autres sont entrés dans l’Église sans être baptisés, car ils l’étaient déjà. C’est remarquable. Il serait donc trop hâtif d’affirmer simplement : "Il ne se passe rien." Il se passe clairement quelque chose au sein d’un petit groupe, mais significatif, de personnes en recherche spirituelle.

 

Ce phénomène mérite sans doute une attention bien plus grande que celle qu'il reçoit actuellement. La question cruciale est la suivante : quel type de catholicisme attire ces convertis ? Cherchent-ils le christianisme par désir d'avoir plus de comités ? Ou bien ont-ils découvert le Christ, la prière, l'adoration eucharistique, la confession, la rigueur morale catholique, la beauté de la liturgie, la cohérence intellectuelle, la tradition, la communauté et la transcendance ? Il me semble évident que c'est la seconde option qui prévaut.

 

Ce qui rend l'augmentation des conversions d'adultes aux Pays-Bas particulièrement intrigante, c'est que des signes similaires de regain d'intérêt pour le christianisme chez les jeunes Européens devraient inciter les évêques à la plus grande vigilance. Le futur catholique ne demande pas à l'Église : "Allez-vous vous conformer davantage à la société dans laquelle je vis déjà ?" Il demande : "Est-ce que tout cela est réellement vrai ?"

 

Si un jeune d'une vingtaine d'années entre dans une église parce que la culture contemporaine l'a laissé en manque spirituel, lui proposer une nouvelle discussion sur l'inclusion institutionnelle risque de mal comprendre sa situation. Il aspire peut-être à la métaphysique, à la rédemption, à une vie morale exigeante, à un prêtre qui croit réellement en ce qu'il prêche, à la confession, à l'Eucharistie. Et surtout, au Christ. C'est précisément dans cette perspective que le catholicisme traditionnel peut présenter un avantage en matière d'évangélisation, justement parce qu'il est résolument différent.

 

AV : Quelles formes concrètes de sainteté, de conversion et de proclamation vous semblent les plus urgentes dans l’Église aujourd’hui, et comment un changement de cap vers ces priorités modifierait-il la vie pratique des paroisses, des séminaires et des structures diocésaines ?

 

+RM : L’évangélisation catholique part traditionnellement du principe qu’un enjeu crucial est en jeu. L’homme est créé pour Dieu. Il est blessé par le péché. Le Christ est mort pour lui. La grâce est réelle. Le péché mortel est réel. Le jugement est réel. Le ciel est réel. L’enfer est réel. Le pardon est réel. L’Eucharistie est réellement le Christ. La confession réconcilie réellement le pécheur avec Dieu. Dès lors que ces vérités sont profondément ancrées dans nos convictions, les priorités pastorales se transforment radicalement. On s’intéresse de près aux confessions, aux baptêmes, aux conversions, aux mariages catholiques, à la fréquentation de la messe, à la dévotion eucharistique, à la catéchèse, à la prière en famille et à la sainteté. Une Église soucieuse du salut cherche inévitablement à savoir si davantage de personnes se confessent. Une administration, quant à elle, soucieuse des procédures, cherche à savoir si davantage de personnes ont participé à la consultation.

 

Il existe un critère biblique d'une simplicité remarquable : "C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez." Appliquons-le sans malice ni préjugés idéologiques. Surtout, les gens sont-ils prêts à devenir saints ? Cette question est bien plus importante que de se demander si les gens ont vécu le processus synodal positivement.

 

Cf. AdVaticanum / AdVaticanum sur X

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L’évêque Mutsaerts n’est pas le seul à formuler cette critique. Comme l’a souligné Edward Pentin, journaliste vaticaniste chevronné , les cardinaux Raymond Burke, Walter Brandmüller, Robert Sarah, Gerhard Müller, Joseph Zen Ze-Kiun et Juan Sandoval Íñiguez ont tous exprimé des préoccupations similaires, de même que feu le cardinal George Pell et des évêques tels que Joseph Strickland, Athanasius Schneider et Marian Eleganti.

Bien que la lettre ouverte ait été publiée il y a plus d'une semaine (pendant mon absence pour l'octave de l'Assomption), son importance est trop grande pour ne pas la publier. Cf. Diane Montagna, 24 août 2026, "Donnez-nous des éclaircissements » : Lettre ouverte d’un évêque néerlandais au pape Léon XIV critiquant le synode sur la synodalité."

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22 août 2026 6 22 /08 /août /2026 00:02
Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Le 22 août est la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie invoquée sous le titre de "Reine".(1)

Si le Fils est roi, sa Mère doit nécessairement être considérée et appelée reine.

Saint Athanase

Dans la tradition catholique, la Vierge Marie est honorée comme Reine du Ciel, une vérité soutenue par plusieurs sources bibliques.

 

L'Ancien Testament met en lumière le rôle central de la Reine-Mère dans la monarchie davidique. En 1 Rois 2,19-20, le roi Salomon accueille sa mère Bethsabée avec honneur, lui accorde une place à sa droite et écoute ses requêtes :

 

"Bethsabée se rendit chez le roi Salomon pour lui parler en faveur d’Adonias. Le roi se leva, vint à sa rencontre et se prosterna devant elle. Puis il prit place sur son trône. Il fit installer également un trône pour la mère du roi, et elle prit place à sa droite."

 

Elle dit : "Je n’ai qu’une petite demande à te faire : ne me repousse pas !" Le roi lui dit : "Demande, ma mère, je ne te repousserai pas !"

 

Chaque roi de Juda – le royaume davidique – figure aux côtés de sa reine, qui a toujours été sa mère (Cf. 1 S 22,3). Le Christ, Fils de David et dernier Roi davidique, ne fait pas exception. Il a aussi une reine, et c’est aussi sa mère.

 

Dans ce même esprit, Marie, en tant que Mère de Jésus, le Roi messianique, assume ce rôle de Gebirah (hébreu pour "grande dame", la Reine Mère d'Israël et de Juda), dans le Royaume céleste. 

 

Dans l’ancien royaume de Juda, lorsqu’un nouveau roi montait sur le trône, ce n’était pas sa femme qui recevait le titre de reine, car les rois avaient souvent plusieurs épouses ou concubines. Au lieu de cela, c’est la mère du roi qui a pris la place d’honneur. La "reine" n’était pas l’épouse du roi, mais sa mère, et s'il était courant qu’un roi ait plus d’une épouse, mais il n’avait qu’une seule mère. Le peuple apportait ses requêtes à la reine mère et elle les apportait à son tour à son fils, le roi, comme on le voit avec Bethsabée en 1 Rois 2,19-20. Elle occupait une position privilégiée à la cour, siégeait à la droite du roi et était souvent considérée comme un intercesseur ou une conseillère.

 

Le Psaume 44,10 renforce cette vision en annonçant : "Parmi tes bien-aimées sont des filles de roi ; à ta droite (la Reine Mère), la préférée, sous les ors d'Ophir.'' Ce psaume, souvent interprété comme prophétique, préfigure la royauté de Marie, comme mère du Roi des rois, Jésus-Christ.

 

C’est ce que font les catholiques. Nous nous tournons vers notre reine, la mère de notre Seigneur, et nous lui demandons de prier et d'intercéder pour nous.

 

Selon cette tradition biblique, si Jésus est le Roi éternel de l’univers, sa mère, la Vierge Marie, est la Reine non pas parce qu’elle a le pouvoir pour elle-même, mais à cause de sa relation unique avec le Roi : elle est la Mère du Seigneur, la Mère de Dieu, qui a porté en son sein le Roi des rois.


Pour cette raison, l’Église la reconnaît comme Reine du Ciel et de la Terre, et sa royauté est le reflet de la gloire de son Fils.



C’est un titre qui a non seulement des racines théologiques, mais aussi des racines profondément bibliques et traditionnelles.

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Luc 1,43 nous révèle l'émerveillement d'Elisabeth : "D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

 

Elisabeth reconnait Marie comme la Mère du Seigneur, une expression royale car Jésus est le Roi éternel.

L'indication biblique la plus claire que Marie de Nazareth est une reine se trouve dans un passage remarquable du chapitre 12 de l'Apocalypse.

 

Le couronnement de la Vierge, dont la fête a été instituée par Pie XII en 1954, ne présente pas le même éclat que l’Assomption, car il n’est pas un dogme, même s’il figure comme l’un des cinq mystères glorieux de la prière du Rosaire. Il n’est d’ailleurs pas cité dans les Écritures si ce n’est dans le Livre de l’Apocalypse, lu justement le jour de l’Assomption, dans lequel il est mentionné (Ap 12, 1) :

 

Un signe grandiose apparut dans le ciel ; une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoiles. (2)

 

Cette femme interprétée comme Israël, l'Eglise et Marie, est couronnée, symbolisant ainsi sa royauté céleste. Pris ensemble, ces passages montrent que la royauté de Marie découle directement de sa maternité et de son rôle unique dans l'histoire du salut. En tant que Mère du Ciel, elle intercède pour nous auprès du Roi des rois.

L'auteur visionnaire d’Ap 12 voit un signe extraordinaire dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune à ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête.

 

Le nombre douze désigne les tribus d'Israël. La couronne indique (sans ambiguïté) qu'il s'agit d'un personnage royal. Il devient évident que cette femme n'est pas seulement une reine, mais plus précisément une reine mère, car on apprend qu'elle accouche d'un un roi, "destiné à gouverner les nations avec une verge de fer".

 

La reine mère et le jeune roi sont tous deux engagés dans une terrible lutte.

 

Le visionnaire nous apprend qu'un dragon redoutable est prêt à dévorer le bébé dès sa naissance.

 

Mais Dieu emporte l'enfant et le conduit en sécurité sur le trône divin, tandis que la mère s'enfuit dans le désert où elle trouve refuge.

 

Sur ces entrefaites, une guerre éclate entre "Michel et ses anges" et le dragon et ses anges. Cette image est certes riche et multiforme en symboles, mais elle indique au moins que la reine et son fils royal sont les protagonistes d'un combat spirituel d'une certaine ampleur. En un mot, ce sont des guerriers.


Juste avant ce passage, à la toute fin du chapitre 11 de l'Apocalypse, nous trouvons la vision du temple céleste. Au milieu d'éclairs, de coups de tonnerre et d'une violente grêle, le voyant aperçoit l'Arche d'Alliance à l'intérieur du temple. L'arche, rappelons-le, contenait les vestiges des Dix Commandements et, par conséquent, était l'objet le plus sacré de l'ancien Israël. Placée dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem, elle était considérée comme le lien entre le ciel et la terre, le porteur absolu de la présence divine.

 

Lorsque le roi David fit entrer l'arche dans la Ville sainte, il dansa devant elle avec une insouciance téméraire.

 

De plus, à plusieurs reprises au cours de son histoire, Israël l'amena au combat, notamment lorsque les prêtres firent sept fois le tour des remparts de Jéricho avec elle, avant que ces remparts ne s'écroulent.

 

Or, la juxtaposition de la vision de l'arche dans le temple céleste et de celle de la reine mère revêtue du soleil ne peut être fortuite. L'auteur de l'Apocalypse nous dit que Marie, porteuse du Verbe de Dieu fait chair, était l'Arche d'Alliance par excellence.

 

En effet, lorsqu'elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte de Jean-Baptiste, celui-ci tressaillit de joie dans le ventre de sa mère, imitant magnifiquement la danse de David devant la véritable arche.

 

L'arche et la reine sont toutes deux associées au combat spirituel.

Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine divine.

 

Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : "Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin" (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée "Mère du Seigneur" (Luc 1,43). Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d'écrire : "Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur" (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa), et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

 

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : "Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur (Lc 2,35), était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ".

 

Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : "Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita".

 

En effet, "Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d'une manière toute spéciale".

 

De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Eve fut associée à Adam, principe de mort, si "ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine "récapitulation" en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément "pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain" ; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Eternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Eve, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable" ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Eve, elle fut associée au nouvel Adam.

 

Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi, elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

 

Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

 

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.(3)

 

 

Dans sa prière du Magnificat, rapportée dans l’Évangile de Luc, Marie parle du Dieu "qui a renversé les puissants de leurs trônes et élevé les humbles". Comme son Fils, Marie ne combat pas avec les armes mesquines du monde, mais avec celles de l’amour, du pardon, de la compassion et de la non-violence provocatrice.

 

La fête de la Reine Marie est liée à ce choix : où vous situez-vous dans la grande lutte spirituelle ?

 

Avec quelle armée combattez-vous ?

 

Marcherez-vous sous la bannière de la Reine Mère et de son Fils, ou avec leurs ennemis ?

 

Partirez-vous avec l’Arche d’Alliance ou contre elle ? (4)

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Sources:

 

(1) https://notredamedeclermont.fr/2025/fete-de-la-vierge-marie-reine-le-vendredi-22-aout-2025/

(2) https://fr.aleteia.org/2023/08/21/pourquoi-dit-on-que-marie-est-couronnee-detoiles/

(3) Pie XII - Encyclique Ad Coeli Reginam, 1954, §22-26, §36, §39, Les saints du jour

(4) https://www.catholicnewsagency.com/news/255124/what-is-the-queenship-of-mary-and-why-does-it-matter

 

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17 août 2026 1 17 /08 /août /2026 22:09
https://lanuovabq.it/it/nuova-sinodalita-crescono-gli-appelli-al-papa-per-dire-basta

https://lanuovabq.it/it/nuova-sinodalita-crescono-gli-appelli-al-papa-per-dire-basta

Stefano Fontana 

17/08/2026

 

La lettre ouverte de l'évêque néerlandais Mutsaerts est la dernière initiative en date appelant Léon XIV à mettre fin aux nombreuses diatribes d'évêques qui, sous prétexte de synodalité, dénaturent la doctrine catholique. La question fondamentale à laquelle il faut répondre est : qu'est-ce que l'Église ?

 

Le 13 août, Mgr Robert Mutsaerts, évêque auxiliaire de Bois-le-Duc (Pays-Bas), a publié sur son blog une longue lettre ouverte au pape Léon XIV. Dans cette lettre, avec respect mais fermeté, argumentation solide et explications claires, il expose les raisons sérieuses pour lesquelles la "nouvelle synodalité" est inacceptable, la considérant comme néfaste pour l’Église et préjudiciable au salut des âmes.

 

Cette intervention, manifestement dictée par une vive inquiétude et un sens aigu des responsabilités épiscopales, s'ajoute à d'autres demandes adressées à Léon XIV pour bloquer les nombreux processus qui font dérailler l'Église.

 

Nous avons rapporté ces derniers jours comment les cardinaux Sarah et Burke avaient demandé au Pape de dire "ça suffit !" : arrêter la nouvelle synodalité, ne pas autoriser la distribution dans les diocèses du rapport du Groupe 9 au Synode sur le genre et l'homosexualité, protéger l'Église de l'infiltration païenne et revoir ou laisser expirer tacitement Traditionis custodes sur les limitations du rite tridentin.

 

https://lanuovabq.it/it/burke-e-sarah-chiedono-al-papa-di-dire-qualche-basta

 

Comme l'a rapporté le Compass, le 13 août, des parents d'élèves d'écoles catholiques du diocèse de Hambourg ont également écrit au pape pour lui demander de bloquer l'imposition des directives sur l'éducation au genre souhaitées par leur évêque, Stefan Hesse.

 

À cela s'ajoute désormais un nouveau cri "ça suffit !", lancé par l'évêque Mutsaerts au sujet de la nouvelle synodalité. Les synodes ont toujours existé, mais ils traitaient de sujets spécifiques et étaient ouverts puis clos. Or, le nouveau synode sur la synodalité est permanent – ​​écrit l'évêque – et "on pourrait le comparer à une réunion interminable sur la manière de se réunir". La synodalité, d'outil, est devenue une fin en soi et ambitionne de devenir un "paradigme ecclésial permanent".

 

Bien qu’elle s’engage dans le dialogue, l’Église – poursuit l’évêque – n’est pas dialogue, mais une réalité reçue, pour laquelle saint Paul emploie des verbes tels que recevoir, transmettre et préserver . La nouvelle synodalité s’intéresse aux structures, à la participation, aux processus décisionnels, à la responsabilité des femmes, à l’inclusion et au fonctionnement des instances ecclésiastiques, et ce, alors même que la foi de l’Église traverse une période extrêmement difficile : "Moins on évangélise, plus on crée de commissions d’évangélisation."

 

Un sentiment de désespoir réaliste survient lorsque la Lettre déclare : "Nous naviguons sans boussole." La nouvelle synodalité est un processus d'analyse de processus. "Au cours des différentes phases consultatives", observe l'évêque, "des thèmes ont été admis qui touchent à des questions sur lesquelles l'Église a déjà une doctrine claire." Si ces discussions se prolongent pendant des années, cela donne l'impression que la doctrine peut être révisée, et les analyses risquent de la modifier sans le dire explicitement, ou de susciter des attentes irréalistes. La nouvelle Église synodale ne part pas de ce qu'elle a reçu, mais de l'écoute des désirs, des expériences, des frustrations et des attentes des fidèles d'aujourd'hui. Mais lorsque ceux-ci entrent en conflit avec l'Évangile, c'est l'individu qui doit changer, et non l'inverse : "L'Église des martyrs n'a pas transformé le monde romain en organisant des séances d'écoute sur la manière dont les Romains pourraient percevoir la communauté chrétienne de façon plus inclusive."

 

La revue Compass a maintes fois mis en lumière les dangers de la nouvelle synodalité, démontrant qu'il s'agit – comme l'affirme également Mgr Mutsaerts – d'une méthode qui prétend être non seulement une méthode, mais la modalité même de l'être Église dans son essence et dans toutes ses articulations. Elle se révèle ainsi fondée sur une théologie néo-moderniste qui assimile doctrine et pratique, essence et existence. En conclusion, l’évêque souligne que la question est au fond ecclésiologique et "porte sur la question suivante : qu’est-ce que l’Église ? Est-elle avant tout une communauté qui cherche ensemble ce qu’elle doit devenir ? Ou est-elle avant tout une réalité divine qui a reçu ce qu’elle doit être ?".

 

Les alarmes lancées par Monseigneur Mutsaerts et les appels à Léon XIV pour qu'il agisse sont tout à fait justifiés : sous ce pontificat, aucun autre sujet ne semble revêtir une telle importance, car la nouvelle synodalité prétend concerner tous les domaines de la vie de l'Église. Et bien des choses échappent à tout contrôle. L'initiative de l'évêque de Hambourg, mentionnée plus haut, s'inscrit parfaitement dans ce contexte, étant donné que la nouvelle synodalité procède selon la méthode de l'inclusion existentielle. Il en va de même pour les évêques mexicains qui ont accueilli la quatrième rencontre nationale du Réseau catholique arc-en-ciel du Mexique début août et ont déclaré que l'homosexualité n'est pas un péché ; ou encore pour les curés et les communautés paroissiales en Allemagne qui continuent de confier les homélies à des laïcs malgré l'interdiction du Vatican.

 

Chaque jour, nous voyons des aventuriers ecclésiaux se précipiter en avant, inspirés par la nouvelle synodalité, perçue comme une nouvelle manière d'être pour l'Église. Mutsaerts affirme quant à lui que nous avons besoin de "catholiques qui ne se demandent pas constamment comment l'Église doit s'adapter au monde, mais qui ont le courage d'inviter le monde à être transformé par le Christ".

 

Le Pape tiendra-t-il compte de ces demandes ? Les données indiquent que Mgr Prevost était convaincu de la nouvelle synodalité depuis longtemps déjà, bien avant son élection. Sur ce sujet, il pourrait donc consolider le tournant pris par François. Mais l’histoire ne se résume pas toujours aux données qui la précèdent. Sinon, l’évêque auxiliaire de Bois-le-Duc aurait gardé ses préoccupations pour lui.

Add. 18/08/2026

 

Le Cardinal Rainer Maria Woelki demande à Rome de définir ce qu'est la synodalité et attend des "corrections" du Chemin synodal allemand

 

Le cardinal Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne, a appelé à une définition claire de la synodalité pour l'ensemble de l'Église et s'est une nouvelle fois démarqué du modèle allemand. À l'occasion de son 70e anniversaire, célébré ce mardi 18 août, le cardinal a déclaré que le processus allemand avait privilégié les structures participatives et de cogestion au point de faire perdre de vue la constitution hiérarchique et sacramentelle de l'Église.

 

Dans un entretien accordé à Die Tagespost et publié ce lundi, Mgr Woelki affirme que "l’un des grands défis consiste à définir ce que signifie la synodalité pour l’Église universelle". L’archevêque de Cologne, l’un des principaux critiques du Chemin synodal au sein de l’épiscopat allemand, lie également cette question à l’évangélisation et espère que Rome apportera les "corrections nécessaires" aux propositions émanant d’Allemagne.

 

"Ce n’est pas notre Église, mais son Église"

 

Woelki souligne que Léon XIV présente la synodalité et l'évangélisation comme deux dimensions étroitement liées. "La synodalité est un outil pour l'évangélisation et la mission", affirme-t-il, la définissant comme un chemin spirituel de recherche de l'Esprit Saint et de discernement.

 

Le problème, selon lui, surgit lorsque ce concept est appliqué principalement au domaine des structures de pouvoir. Se référant au Chemin synodal allemand, le cardinal affirme qu'il a été déterminé en particulier par la volonté de mettre en œuvre "certains formats de participation et certaines formes de cogouvernance".

 

"Ce faisant, nous oublions que l’Église est structurée de manière hiérarchique et sacramentelle", prévient-il.

 

Il ajoute une précision essentielle à sa critique : "Ce n’est pas notre Église, mais SON Église. Nous vivons tous sous l’autorité du Christ et sous la Parole de Dieu."

Et moi, je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai MON Église ; et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.

Matthieu 16,17-18

Par conséquent, Woelki estime que la synodalité ne peut pas consister à décider quel type d'Église construire, mais plutôt à "reconnaître ce que le Seigneur attend de nous".

 

Cardinal Rainer Maria Woelki

 

La position du cardinal demeure conforme à celle qu'il a défendue ces dernières années. En janvier, il a affirmé que, pour lui, le chemin synodal allemand était "clos" et a exprimé des réserves quant à la création de structures permanentes qui prolongeraient le processus.

 

Lire aussi : Lire aussi : Cardinal Woelki : "Pour moi, le Chemin synodal est clos"

 

En attendant les "corrections" de Rome

 

Ces déclarations revêtent une importance particulière alors que l'avenir de la Conférence synodale, cet organe composé d'évêques et de laïcs censé assurer la continuité institutionnelle du chemin synodal, reste incertain.

 

Sa mise en œuvre, initialement prévue pour novembre, est reportée en raison de la révision des statuts par le Saint-Siège. Le président de la Conférence des évêques allemands, Georg Bätzing, avait déjà reconnu que la nouvelle structure ne pourrait entrer en fonction sans l'approbation de Rome.

 

Woelki rappelle maintenant qu’il appartient au Magistère de déterminer "quelle est la foi et la doctrine de l’Église et ce qui appartient constitutivement à son apostolicité et à sa catholicité".

 

Le cardinal a également repris à son compte l'affirmation de Bätzing selon laquelle l'Allemagne doit rester unie à l'Église universelle et qu'"il n'y aura pas de voie allemande particulière". C'est précisément pour cette raison qu'il considère comme positif que le travail accompli ait été soumis au Pape.

 

"Nous attendons maintenant de voir où le Saint-Père et ses collaborateurs apporteront les corrections qui, à mon avis, sont nécessaires", dit-il.

 

Ce conflit n'est pas nouveau. Woelki, ainsi que les évêques Gregor Maria Hanke, Stefan Oster et Rudolf Voderholzer, ont refusé de participer au Comité synodal chargé de préparer les nouvelles structures, suite aux objections répétées de Rome.

 

Le débat sur les limites du processus allemand

 

La question fondamentale demeure : jusqu’où peut aller une structure synodale nationale sans altérer les pouvoirs des évêques ni contredire la constitution sacramentelle de l’Église ?

 

Des tensions ont récemment refait surface sur des points précis. En juin dernier, après le rejet par Rome de la possibilité que des laïcs prononcent l'homélie pendant la messe, des organisations liées au Chemin synodal ont demandé que le débat reste ouvert et que la question soit de nouveau soulevée auprès du Saint-Siège.

 

Lire aussi : Le Chemin synodal allemand n’accepte pas le refus de Rome et exige de renégocier la prédication des laïcs

 

Contrairement à une conception de la synodalité centrée sur de nouvelles structures de participation et de prise de décision, Woelki revient ainsi à placer le débat sur un autre plan : la synodalité comme instrument au service de la mission et soumise à la doctrine, à la constitution hiérarchique de l’Église et au discernement de la volonté de Dieu .


Cf.
https://infovaticana.com/2026/08/18/woelki-pide-a-roma-que-defina-que-es-la-sinodalidad-y-espera-correcciones-al-camino-sinodal-aleman/

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17 août 2026 1 17 /08 /août /2026 21:54
Un évêque impose le genre dans les écoles catholiques, les familles se révoltent, le Vatican reste silencieux

Un évêque impose le genre dans les écoles catholiques : les familles se révoltent, le Vatican reste silencieux.

 

La Nuova Bussola Quotidiana

Nico Spuntoni

 

13/08/2026

 

À Hambourg, l'évêque Hesse, fervent défenseur de la synodalité allemande et partisan d'une approche ultra-progressiste, impose des cours d'éducation sexuelle dans les écoles catholiques spécialisées dans l'égalité des sexes, contre la volonté des parents. Ces derniers ont saisi le pape et le dicastère des évêques, mais attendent depuis six mois une réponse qui se fait toujours attendre. Les cours débuteront le 20 août.

 

Des parents s'insurgent contre un évêque, face au silence du Vatican. Cette histoire venue d'Allemagne (cela va de soi) est scandaleuse, mais elle suscite aussi l'espoir quant à la capacité d'une part importante des fidèles à réagir. Nous sommes à Hambourg, un archidiocèse déjà sous le feu des critiques suite à la démission de Monseigneur Stefan Hesse (photo) en 2021, pour "erreurs de procédure personnelles" commises dans le dossier d'abus sexuels durant ses années comme vicaire général à Cologne. Le pape François avait immédiatement rejeté cette démission.

 

Ainsi, l'archidiocèse de Hambourg, dirigé par l'ultra-progressiste Hesse, sema la zizanie. Il finit par approuver le nouveau cadre d'éducation sexuelle dans les écoles catholiques, inspiré par la pédagogie de la diversité. Cette innovation, placée sous le slogan "Homme, femme, différents", fut saluée par les médias anticléricaux, mais suscita la colère de centaines de familles dont les enfants fréquentent ces mêmes écoles. Selon elles, un tel cadre conceptuel "encourage la sexualisation délibérée des enfants et des adolescents, dévalorise, déforme ou rejette la vision catholique de la sexualité, du mariage et de la famille, et propage activement un contenu idéologique relatif à la sexualité et à l'identité sexuelle".

 

Malgré la synodalité que Hesse défend ardemment en Allemagne, les parents n'ont appris l'existence de ce document d'une telle portée qu'après coup, et même pas par les écoles. Aucune discussion, aucune consultation. Et la porte est restée fermée même après que les familles se soient organisées en un "Réseau pour la protection et la prévention de l'enfance". Après des demandes répétées de réunions, ce groupe représentant des centaines de parents n'a rencontré l'archevêque qu'une seule fois, en décembre 2025. La voix combative de ces parents alarmés est celle de Varinia Arauco Vera, une mère d'origine péruvienne que Hesse, présidente de longue date de la Commission pour les migrants et les réfugiés au sein de la Conférence des évêques allemands, a ignorée, rejetant tous les appels au dialogue. L'archidiocèse de Hambourg a décidé d'avancer tête baissée et s'est retranché derrière un document élaboré dans le cadre du controversé Chemin synodal allemand.

 

Si la position idéologique d'un diocèse allemand et l'intolérance manifestée par Hesse face à une protestation parentale d'une telle ampleur ne sont pas surprenantes, le silence désormais largement reconnu du Saint-Siège est inquiétant. De fait, Rome est sans aucun doute au courant de la situation. En février dernier, le Réseau des familles a adressé une lettre de pétition directement au Pape, remise au nonce apostolique en Allemagne. Dans cette lettre, les parents signataires ont clairement exposé les points litigieux :

>la promotion de formes de sexualisation précoce,

>notamment par des méthodes pédagogiques interactives dès le CP ;

>la collaboration avec des organisations et des militants du domaine de l'éducation sexuelle ;

>et le manque de clarté concernant le droit de refuser les modules d'enseignement sur les questions LGBT proposés dans les écoles catholiques.

 

Les familles ont expliqué à Léon XIV qu'elles avaient cherché à dialoguer avec Hesse, mais qu'il s'était montré inflexible quant à la modification des points centraux du document. C'est pourquoi elles ont ouvertement demandé au Pape de "mettre fin à cette initiative" et de les aider à "protéger la foi et la pureté de nos enfants". Dans un passage, le Réseau lui a écrit que, face à ces programmes adoptés par l'archidiocèse de Hambourg au nom du Chemin synodal, "les migrants, en particulier, ne considèrent plus l'Église catholique de ce pays comme leur foyer". Cette seule déclaration suffirait à constater l'échec de l'action de Hesse, même en tant qu'évêque responsable de la question migratoire au sein de la Conférence des évêques catholiques d'Allemagne.

 

Près de six mois plus tard, la lettre restait sans réponse, et rien n'avait été entrepris à Rome pour bloquer le programme de Hambourg. Déçus, les parents n'ont pas baissé les bras et ont poursuivi leur combat. Il y a deux mois, ils ont déposé une plainte canonique contre Hesse auprès du Dicastère pour les évêques, désormais présidé par Monseigneur Filippo Iannone. Le temps presse et, le 20 août, le document entrera officiellement en vigueur, s'appliquant à quinze écoles catholiques.

 

Peut-on encore espérer que Rome prenne des mesures contre ceux qui veulent axer l'éducation des enfants sur la "diversité sexuelle", sur l'acceptation de toutes les identités de genre, en présentant la contraception comme la seule méthode de contrôle des naissances et en mettant sur un pied d'égalité le modèle de la famille chrétienne et la "diversité des modes de vie" ?

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Le Vatican répond aux parents catholiques au sujet du programme controversé d'éducation sexuelle à Hambourg

Niwa Limbu

18 août 2026

 

Le Vatican a répondu aux parents catholiques de Hambourg qui contestent les nouvelles directives controversées en matière d'éducation sexuelle, réaffirmant l'enseignement actuel de l'Église quelques jours avant l'entrée en vigueur du programme dans les écoles catholiques.

 

Le Vatican a réaffirmé ses directives actuelles en matière d'éducation sexuelle suite à un appel lancé par des parents catholiques de Hambourg contre un programme controversé qui devait être introduit cette semaine dans les écoles de l'archidiocèse, mais il s'est abstenu de demander sa suspension.

La réponse est parvenue par une lettre de Monseigneur Matthias Ambros, sous-secrétaire du Dicastère pour la Culture et l'Éducation, adressée à des parents qui sollicitent depuis des mois l'intervention de Rome. Le dicastère a confirmé que sa position reste celle exprimée dans le document de 2019 intitulé « Homme et femme, il les créa : vers un dialogue sur la question de la théorie du genre dans l'éducation » .

Cette lettre intervient alors que l'archidiocèse de Hambourg s'apprête à mettre en œuvre son nouveau cadre d'éducation sexuelle à partir du 20 août dans ses 15 écoles catholiques.

Cette information a été révélée en exclusivité par Nico Spuntoni, correspondant du Vatican pour Il Giornale dans un article publié dans La Bussola Quotidiana. Spuntoni a qualifié la réponse du Vatican de « réponse provisoire » à la campagne des parents et a précisé qu'elle était « courte, mais attendue et nécessaire ».

[...] Une plainte canonique contre l'archevêque Heße a ensuite été déposée auprès du Dicastère pour les évêques. Parmi les figures les plus importantes de la campagne menée par les parents figure Varinia Arauco, une mère d'origine péruvienne qui a contacté de hauts responsables de l'Église, notamment le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du Dicastère pour la Culture et l'Éducation.

Bien que leur demande d'audience auprès du pape Léon XIV n'ait pas été acceptée, les parents ont reçu une réponse du Dicastère pour la Culture et l'Éducation. Monseigneur Ambros a écrit que le dicastère « confirme que, concernant la question des orientations possibles en matière d'éducation sexuelle, la position reste celle exprimée dans le document  Il les créa homme et femme : Vers un dialogue sur la question du genre dans l'éducation" ».

Spuntoni a rapporté que c'était la réponse envoyée après qu'Arauco eut fait appel au Vatican.

Le document de 2019 a été publié par la Congrégation pour l’Éducation catholique sous l’égide de son préfet de l’époque, le cardinal Giuseppe Versaldi. Il figure toujours parmi les documents du Dicastère pour la Culture et l’Éducation. 

Le différend porte sur un document de 33 pages intitulé « Homme, Femme, Diversité : Cadre pour l’éducation sexuelle dans les écoles catholiques de l’archidiocèse de Hambourg » . Ce cadre, présenté par l’archidiocèse comme une approche contemporaine des questions de sexualité, de relations et d’identité, se heurte à l’opposition de parents et d’anciens élèves qui estiment qu’il est contraire à l’enseignement catholique. Ce cadre promeut « l’acceptation de la diversité en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre » et définit la diversité de genre comme englobant l’identité de genre masculine ou féminine, l’identité transgenre, l’intersexualité et l’identité non binaire. Il précise également que le sexe biologique ne correspond pas nécessairement à l’identité sociale. Les élèves de seconde sont censés apprendre à s’informer sur les dispositions légales relatives à la diversité des identités de genre et à la transition. Ce cadre s’appuie sur ce qu’il décrit comme « les apports des sciences humaines et de la théologie moderne » et fait référence au Chemin synodal allemand, notamment aux travaux du Forum synodal IV, qui a examiné les relations, la sexualité et le partenariat. Le père Sascha-Philipp Geißler SAC, vicaire général de l’archidiocèse de Hambourg, avait déclaré précédemment lors d’une conférence de presse : « Nous défendons une conception de l’amour, du partenariat, du mariage, de la famille et de la sexualité fondée sur une éthique relationnelle. »

Le document du Vatican de 2019 souligne également les droits des familles en matière d’éducation. Il défend « l’aspiration légitime des écoles catholiques à maintenir leur propre vision de la sexualité humaine, dans le respect de la liberté des familles de fonder l’éducation de leurs enfants sur une anthropologie globale, capable d’harmoniser toutes les dimensions qui constituent leur identité physique, psychologique et spirituelle ».

 

[...] Le texte de 2019 appelle également à une attention particulière dans l'éducation des enfants et des jeunes à la sexualité, arguant que l'éducation à l'affectivité nécessite un langage approprié et mesuré car les enfants n'ont pas encore atteint leur pleine maturité.

 

La dernière réponse du Vatican constitue une reconnaissance importante des principes qui, selon les parents, sous-tendent leurs objections. Cependant, alors que le programme de Hambourg doit débuter jeudi, la question centrale demeure : Rome prendra-t-elle des mesures supplémentaires avant que les directives ne soient appliquées dans les écoles de l’archidiocèse ?

 

De même, le correspondant du Vatican, Nico Spuntoni, soutient que cette réaction révèle une contradiction entre la position établie du Vatican et le programme en cours d'élaboration à Hambourg. Le Saint-Siège a réaffirmé ses directives sans, jusqu'à présent, intervenir pour empêcher la mise en œuvre du cadre archidiocésain.

 

L'archevêque Heße avait déjà fait l'objet d'un examen minutieux concernant sa gestion des cas d'abus sexuels lorsqu'il était à la tête du personnel de l'archidiocèse de Cologne. En 2021, il avait présenté sa démission de son poste d'archevêque de Hambourg suite à des irrégularités de procédure dans le traitement de ces affaires, mais le pape François l'avait refusée et il était resté en fonction.

 

Cf. AdVaticanum

Le Vatican ne mettra pas fin à un programme d'éducation sexuelle pro-LGBT dans les écoles catholiques allemandes après que des parents ont fait appel au pape Léon. Les responsables ont cité un document de 2019 contre l'idéologie du genre mais n'ont pris aucune mesure contre le programme.

 

Cf LifeSite sur X 

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17 août 2026 1 17 /08 /août /2026 07:00

Migration, écologie, dialogue, pauvreté : l’agenda "horizontal"censé populariser l’Église a vidé les séminaires et les bancs de ses fidèles. Quelle est votre analyse de l’état de l’Église européenne ?

Malheureusement, le pape François l’a poussée avec force dans cette direction. Jésus dit clairement : "Mon royaume n’est pas de ce monde." Par conséquent, l’Église ne devrait pas constamment parler comme si le royaume de Dieu était de ce monde. Notre mission n’est pas celle des hommes politiques.

 

Et de quoi s'agit-il ?

L'Église s'exprime sur ces questions (sociales) depuis des décennies. Nous n'avons pas besoin de documents constamment nouveaux sur le sujet. Ce qui nous importe, c'est le salut des âmes. L'Évangile contient toutes les réponses. En fin de compte, les choses sont simples. Un excès de mots et de complexité n'indique pas une solution divine. Notre solution, c'est Jésus. C'est ce que nous devons offrir au monde, rien d'autre. C'est aussi simple que cela.

Source: https://lanuovabq.it/it/la-chiesa-stretta-fra-materialismo-e-islam-parla-mons-eleganti

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6 août 2026 4 06 /08 /août /2026 00:00
Sur une haute montagne, le Christ a révélé sa divinité à trois de ses apôtres. La voix qui parle, c'est le Père disant de Jésus qu'il est son "Fils bien-aimé" et la nuée est le Saint-Esprit. Nous avons là une illustration de la Trinité dans la Bible. Avant la Croix, Jésus leur a donné un aperçu du Ciel. Pourquoi ? Pour fortifier leur cœur.

Sur une haute montagne, le Christ a révélé sa divinité à trois de ses apôtres. La voix qui parle, c'est le Père disant de Jésus qu'il est son "Fils bien-aimé" et la nuée est le Saint-Esprit. Nous avons là une illustration de la Trinité dans la Bible. Avant la Croix, Jésus leur a donné un aperçu du Ciel. Pourquoi ? Pour fortifier leur cœur.

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : "Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie." De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le."

Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts.

Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : "ressusciter d'entre les morts".

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc IX, 2-10

Notre-Seigneur Jésus-Christ, avant d'être livré par les Juifs aux autorités romaines, savait qu'ils allaient le livrer, qu'il serait mis à mort et qu'il ressusciterait le troisième jour. La fête de la Transfiguration de Jésus-Christ prouve qu'Il enseignait à ses disciples de ne rien dire avant que tout ne soit accompli. Le secret sur la nature divine du Christ ne devait être levé qu'après Sa Résurrection (voir aussi Mt, VIII, 4; Mt XVII, 9). 

Transfiguration, 1595, Louis Carrache (Ludovico Carracci), Bologne, Pinacothèque nationale, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 464-465.

Transfiguration, 1595, Louis Carrache (Ludovico Carracci), Bologne, Pinacothèque nationale, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 464-465.

"La Transfiguration est [...] interprétée [...] comme prémices de la Résurrection du Christ, mais aussi comme signe de notre propre gloire à venir. 

"Citons au passage une très belle homélie d'Anastase le Sinaïte, vers le milieu du VIIe siècle. Le Christ transfiguré pointe le doigt vers son propre visage et s'écrie : 'C'est ainsi que resplendiront les  justes lors de la Résurrection, c'est ainsi qu'ils seront glorifiés, c'est en ma condition qu'ils seront transfigurés, à cette forme, à cette image, à cette empreinte, à cette lumière et à cette béatitude qu'ils seront configurés et ils siégeront avec Moi le Fils de Dieu.'" (Traduction Michel Coune cité dans Joie de la Transfiguration, collection Spiritualité orientale, n° 39, Abbaye de Bellefontaine, 1985, p. 162.) (3)

Un peu avant, la célèbre mosaïque du VIe siècle de l'abside de la basilique Saint-Apollinaire in Classe, à Ravenne, nous représente dans une synthèse théologique extraordinaire le paradis reconquis par la Croix, comme une Transfiguration éternisée. (4) Saint Apollinaire au milieu des fidèles, comme le Christ au milieu de ses apôtres, célèbre la messe. Au cours de la liturgie, il a une vision de la Transfiguration du huitième jour qui ne finira jamais (il y a les six jours de la Création; le septième est celui de la faute et de la Rédemption; le huitième est celui de la vie éternelle). La Transfiguration du mont Thabor est ici évoquée par la présence de Moïse et d'Elie, et par les trois grandes brebis qui figurent Pierre, Jacques et Jean. Mais c'est une Transfiguration après la Croix. Dans l'immense cercle constellé, il y a 99 étoiles, évoquant les brebis restées avec leur pasteur. La brebis perdue, la centième, c'est toute l'humanité (et chacun de nous) ramenée dans le plérôme, au milieu des autres étoiles, en plein centre. C'est le Christ lui-même qui nous porte en Lui. Alors le Paradis nous sera rendu. (5)

Mosaïque de l'abside de la Basilique Saint-Apollinaire in Classe, Ravenne.

Mosaïque de l'abside de la Basilique Saint-Apollinaire in Classe, Ravenne.

Transfiguration, Fra Angelico v. 1395-1455

Transfiguration, Fra Angelico v. 1395-1455

La Transfiguration, église russe. Bordeaux

La Transfiguration, église russe. Bordeaux

Transfiguration du christ, Carl Heinrich Bloch

Transfiguration du christ, Carl Heinrich Bloch

Transfiguration, Raphaël 1483-1520

Transfiguration, Raphaël 1483-1520

Transfiguration du Christ, Jason Polintan

Transfiguration du Christ, Jason Polintan

Car la gloire n'est pas venue vers le corps du dehors, mais de l'intérieur, de la divinité supradivine, du Verbe de Dieu, unie au corps selon l'hypostase.

Saint Jean Damascène, in P.G. 96, col 548 C-549 A, cité dans J. MEYENDORFF (6)

Sources: (1); (2); Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 464-465; (3) Michel COUNE cité dans François BRUNE, Pour que l'homme devienne Dieu, Dangles, Collection Horizons spirituels, St Jean de Braye 1992, p. 311-312 ; (4) P. François BRUNE, Pour que l'homme devienne Dieu, ibid., p. 312; (5) P. François BRUNE, Pour que l'homme devienne Dieu, ibid., p. 316; (6) Jean MEYENDORFF, La théologie byzantine, Le Cerf 1969, p. 232.

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4 août 2026 2 04 /08 /août /2026 07:00

Les hommes, unis par une même langue, ont voulu construire une tour pour atteindre le ciel, non par amour de Dieu, mais par orgueil, pour se faire un nom et éviter d’être dispersés. Dieu a confondu leur langage et les a dispersés sur la face de la terre.

S. Augustin d’Hippone, De Genesi ad litteram (415), XVI, 4

Dans Genèse 11,1-9, la destruction de Babel montre Dieu punissant la démesure et l’orgueil des hommes qui voulaient bâtir "une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux", se faisant ainsi "un nom, pour ne pas être disséminés sur toute la surface de la terre". "De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela Babel, car c’est là que le Seigneur embrouilla la langue des habitants de toute la terre ; et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre."

 

Dans la tradition maçonnique - comme toujours -, la symbolique de la tour de Babel est inversée, réinterprétée de manière positive... Les francs-maçons, tout en reconnaissant le récit biblique, le réinterprete à rebours en y voyant une allégorie de l’art de bâtir et de la quête spirituelle ! La tour devient alors le symbole de l’ascension de l’esprit humain à travers les étapes de la "perfection", et la confusion des langues est transformée en une métaphore de la nécessité de retrouver un langage universel, des symboles et de l’esprit. Nous voyons aussitôt que dans ce projet, l'homme se passe de son Créateur. Pour la franc-maçonnerie, Babel n’est pas un échec, c'est le point de départ d’une reconstruction en esprit, où l’unité se retrouve dans le langage symbolique et l’action spirituelle. Certains textes maçonniques vont jusqu’à dire que la tour de Babel est le lieu où l’art et le mystère de la maçonnerie ont été mis en œuvre pour la première fois, avant d’être transmis à travers les âges... [Cf. https://www.ecossaisdesaintjean.org/2014/04/la-tour-de-babel.html ]

 

Dans la tradition des Pères de l’Église, la grâce est un secours intérieur et gratuit, nécessaire pour faire le bien et être sauvé. Le salut est d’abord un don de Dieu, non un mérite humain construit. La tour de Babel est le symbole de cette démesure d'une construction qui écarterait Dieu et sa grâce, le symbole de l’orgueil humain et de la rébellion contre Dieu punis par :

>la confusion des langues

>et la dispersion de l’humanité.

 

Saint Augustin d’Hippone, dans son commentaire de la Genèse (Livre XVI, 4-10), y voit une illustration du péché d’orgueil et de la multiplicité détruisant l’unité originelle, une tentative de s’élever au-dessus de la condition humaine et de s’égaliser à Dieu. La destruction de la tour et la confusion des langues sont une punition divine, une réponse à l’hybris des hommes. Augustin souligne que Babel (Babylone) devient, dans la tradition biblique et patristique, le symbole des ennemis de la Cité de Dieu, c’est-à-dire de ceux qui s’opposent au dessein divin de salut et d’unité.

 

De même, pour les Pères, Babel-Babylone désigne les ennemis de la chrétienté, et la destruction de la tour est une punition divine contre l’hybris des hommes qui, en voulant atteindre le ciel, ont cherché à égaler Dieu. La confusion des langues et la dispersion des peuples la conséquence directe de cette chute, marquant la rupture de l’unité originelle de l’humanité.

 

Pour Grégire de Nysse, Babel une image de la division et du chaos qui s’oppose à l’harmonie divine (Contre Eunome)

Jean Chrysostome dans ses Homélies sur la Genèse, insiste sur la folie de vouloir rivaliser avec Dieu et sur la justesse de la punition divine.


La symbolique patristique est la suivante :
- Babel = Babylone = symbole de l’idolâtrie, de la rébellion, de la confusion spirituelle.
- La destruction de la tour est une leçon : l’unité ne peut venir que de Dieu, non de l’effort humain orgueilleux...


Aujourd'hui, sans jamais avoir mis les pieds dans une loge, de nombreuses personnes ont inconsciemment assimilé des idées maçonniques.

Par exemples,

>l’idée que toutes les religions mènent à Dieu,

>la construction orgueilleuse d’une cité, ne tenant pas compte de Dieu, et de Sa Révélation.

>la perfectibilité de l'homme par lui-même, par ses propres forces, comme si Dieu n'existait pas,

>l’idée que le salut réside dans le cœur humain, que l'homme est responsable de son propre salut.

 

Toutes ces opinions anthropocentriques nient fondamentalement l'Incarnation - donc la Rédemption offerte par le Fils de Dieu -, et par conséquent, la Trinité. Bien qu’il puisse y avoir des éléments apparemment "chrétiens" (la "croyance en Dieu", "la Trinité"), la doctrine maçonnique est inévitablement irréconciliable avec les doctrines du péché originel, de la grâce et de la rédemption offerte par le sacrifice unique de l'Agneau de Dieu.

 

Jamais la "perfection" maçonnique de l’homme ne tient compte de l'athée qui découvre l’existence de l'Agneau de Dieu, de l'amour gratuit et infini de Dieu et de la grâce et se convertit. La recherche de la Rédemption est inarrêtable. C'est ce qui aujourd’hui attire les jeunes en nombre croissant, notamment en Occident sécularisé (fortes augmentations des baptêmes ces dernières années) vers les rites traditionnels de l'Église où ils "trouvent non seulement une oasis sacrée, mais aussi le rempart nécessaire pour lutter contre la chair, le monde et le mal." (Cf. Diane Montagna, Nouvelle manipulation extraordinaire : le cardinal Roche s'exprime à nouveau sur la messe traditionnelle en latin.)

 

Il s'agit donc de repérer ces hérésies et de les exposer.

 

C'est ce que fait très bien Henry Von Blumental dans un texte en anglais, que nous traduisons ci-dessous en français et que nous complèterons en suivant par d'autres considérations :

Les hérésies du rituel maçonnique

Les francs-maçons ont pour mission d'ériger une tour de Babel nouvelle et parfaite.

 

Henry Von Blumental

 

 

Le pape Clément XII, âgé de 78 ans et déjà aveugle, accéda au trône en 1730. Juriste et administrateur compétent, encore plein d'énergie, il trouva le trésor public vide, les États pontificaux gangrenés par la corruption et l'Église en disgrâce. Durant ses dix années de pontificat, il redressa les finances, rehaussa le prestige politique de la papauté tant au niveau national qu'international – même au Moyen-Orient – ​​et entreprit de vastes travaux de bienfaisance, tels que l'assèchement de marais infestés de paludisme et la construction d'importants monuments publics, dont la fontaine de Trevi, qu'il ne put admirer lui-même, étant aveugle. Tout cela fut accompli grâce à une lutte acharnée contre la corruption.

Pour des raisons politiques, jacobites et hanovriens (par l'intermédiaire de leurs alliés au sein du gouvernement français) faisaient pression sur le pape pour qu'il excommunie les loges de l'autre camp. Il est toutefois aisé de comprendre pourquoi une société secrète importante et méconnue fut perçue comme un terreau d'activités illégales. En 1738, Clément Ier prit les devants avec sa courte bulle In Eminenti. Ce document révèle sa difficulté : la franc-maçonnerie étant alors encore plus secrète qu'aujourd'hui, il n'était pas tout à fait certain de ce qu'il interdisait. Il était difficile de dire s'il y avait quelque chose d'hérétique, mais le fait qu'elle soit ouverte à toutes les confessions paraissait suspect. Faute de preuves concrètes d'hérésie, il se concentra sur les préceptes civils et moraux plutôt que sur les préceptes doctrinaux. Les hommes honnêtes n'ont nul besoin de secret, argumente la bulle : "S'ils ne faisaient pas le mal, ils n'auraient pas une telle haine de la lumière." Cette focalisation sur les comportements maçonniques plutôt que sur les idées maçonniques a, depuis lors, déterminé la position de l'Église sur le sujet.

Cela ne signifie pas pour autant que les théologiens ne recherchaient pas eux aussi l'hérésie. La prochaine injonction anti-maçonnique, Providas Romanorum , promulguée par le successeur de Clément, Benoît XIV, en 1751, soulevait des objections philosophiques à l'encontre de la franc-maçonnerie, l'accusant implicitement d' indifférentisme religieux. Benoît cherchait à comprendre pourquoi de nombreux athées, inspirés par la philosophie libérale anthropocentrique de Rousseau, commençaient à se rassembler dans les loges maçonniques. Il supposait que la franc-maçonnerie propageait des idées anti-religieuses. Les événements lui ont donné raison, mais jusqu'alors, aucune véritable analyse des implications théologiques du rituel maçonnique n'avait été menée. Une partie du problème pour l'Église résidait dans le fait que la franc-maçonnerie n'affirme pratiquement rien quant à ses croyances. Elle se décrit avec justesse comme "un système moral particulier, voilé d'allégories et illustré par des symboles". Les implications des allégories et du symbolisme maçonniques sont laissées à l'interprétation de chacun. Cela n’est pourtant pas difficile à faire, et étant donné que l’Église a toujours compris que le rituel véhicule des idées, il est surprenant qu’elle n’ait jamais analysé en détail le rituel maçonnique.

L'histoire se poursuivit donc.

Aucune des condamnations papales de la franc-maçonnerie au XIXe siècle ne faisait allusion aux détails concrets du rituel maçonnique.

Pie IX, qui semble avoir lui-même appartenu à une loge en Amérique du Sud dans sa jeunesse avant de renier la franc-maçonnerie, condamna "les sectes, qu'on les appelle maçons ou autrement", et ajouta : "C'est de là que se forme la synagogue de Satan." Mais même lui ne fit aucune référence concrète à un quelconque détail du rituel maçonnique.

C'est fort surprenant. L'implication la plus évidente du rituel maçonnique est que l'homme est responsable de son propre salut, une position qui nie inévitablement l'Incarnation et [la Rédemption offerte par le Fils de Dieu], par conséquent, la Trinité. Cette conception est clairement illustrée par la présence, dans chaque loge, de deux pierres de taille, l'une brute, l'autre parfaitement cubique, représentant respectivement l'âme non éclairée et l'âme après l'illumination maçonnique. Elle est également mise en scène de façon saisissante lors de la reconstitution, au troisième degré, du meurtre d'Hiram Abiff, l'architecte fictif du Temple de Salomon, qui symbolise l'âme éclairée, éliminée par des scélérats non éclairés désireux de s'emparer du secret maçonnique. Les tentatives pour ressusciter Hiram par l'application maçonnique de l'amour fraternel, du savoir et de la raison échouent ; mais l'âme est alors ranimée par la lumière qui réside au cœur du franc-maçon accompli.

En réalité, les papes de l'époque étaient distraits de la théologie par la politique. Le Vatican était indifférent aux rouages ​​de la franc-maçonnerie et cherchait simplement à l'interdire. L'Église craignait peut-être qu'en étant trop explicite, les francs-maçons n'adaptent leurs rituels sans en altérer le caractère révolutionnaire. En Italie, les révolutionnaires du Risorgimento étaient presque tous francs-maçons, et nombre d'entre eux appartenaient également à des groupes paramilitaires comme la Camorra et les Carbonari, qui n'avaient guère de prétentions philosophiques. L'Église utilisa donc le terme "maçon" au sens large pour désigner tout groupe philosophique secret, sans se soucier des différentes définitions et des luttes intestines au sein de la franc-maçonnerie.

Un développement maçonnique important restait donc hors de portée des papes. Dès ses débuts au début du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie se divisait en deux branches : la première, dite "moderne", ne reconnaissait que trois degrés, à l’instar des guildes de tailleurs de pierre, et la seconde, appelée de manière confuse "antique", en reconnaissait trente autres. Les modernes prônaient la croyance en Dieu, tandis que les anciens étaient plutôt athées. Dans le monde anglophone, ces deux systèmes parvinrent à un compromis et les deux grandes loges rivales fusionnèrent en 1813 (d’où le nom de Grande Loge "Unie" d’Angleterre). Les trois degrés de la franc-maçonnerie moderne, dite "de métier", étaient alors considérés comme suffisants pour qu’un franc-maçon puisse achever son parcours, les trente degrés supplémentaires du rite ancien et du rite accepté étant des options. La dérive des Anciens vers l'athéisme fut, formellement parlant, bloquée par la Grande Loge d'Angleterre, qui exigeait que les membres soient à la fois chrétiens et trinitaires pour accéder aux hauts grades, une condition récemment levée. Cependant, l'accusation initiale d'indifférentisme formulée par Benoît XIV demeurait valable. En Europe, c'est la franc-maçonnerie ancienne qui était dominante, gouvernée par les Grands Orients de France et d'Italie et rejetant toute religion. Léon XIII, dans Humanum Genus, identifia alors le naturalisme comme la principale hérésie maçonnique.

La doctrine fondamentale des naturalistes est que la nature et la raison humaines doivent, en toutes choses, être maîtresses et guides. Partant de ce principe, ils se soucient peu de leurs devoirs envers Dieu, ou les pervertissent par des opinions erronées et vagues. Car ils nient que Dieu ait enseigné quoi que ce soit.

Le naturalisme équivaut à l'athéisme, ce qui est tout à fait différent de l'indifférentisme qui prévalait dans la franc-maçonnerie à l'époque de Benoît XIV. Léon XIII manifeste sa conscience de cette incohérence au sein du système maçonnique plus loin dans la même encyclique :

La secte accorde une grande liberté à ses adeptes, de sorte que chaque camp a le droit de défendre sa propre opinion, soit qu'il y a un Dieu, soit qu'il n'y en a pas ; et ceux qui soutiennent obstinément qu'il n'y a pas de Dieu sont initiés aussi facilement que ceux qui soutiennent que Dieu existe, bien que, comme les panthéistes, ils aient des idées fausses à son sujet : tout cela n'est rien d'autre que de nier la réalité, tout en conservant une représentation absurde de la nature divine.

Alors que la franc-maçonnerie traditionnelle exige qu'une Bible, ou un autre texte sacré, soit toujours ouverte en loge, le Grand Orient a retiré le "Volume de la Loi sacrée" de toutes ses loges. La Grande Loge Unie d'Angleterre a réagi en lui retirant sa reconnaissance, et ses membres n'ont toujours pas le droit de fréquenter les loges du Grand Orient. 

La franc-maçonnerie traditionnelle donne accès à divers degrés et grades annexes, dont certains exigent que l'initié foule aux pieds une effigie du pape en criant "À bas l'imposture !". Rares sont les francs-maçons traditionnels qui s'aventurent jusqu'à ces degrés ésotériques sans jamais y réfléchir. Malgré l'apparence anodine des trois premiers degrés de la franc-maçonnerie traditionnelle et le trinitarisme apparent des trente degrés supérieurs du Rite Ancien et Accepté, il est difficile de concevoir comment un catholique pourrait s'associer sereinement à un tel système. Nous avons déjà constaté le mélange hétéroclite de naturalisme et d'indifférentisme qui imprègne le rituel maçonnique, et d'autres hérésies spécifiques méritent d'être examinées.

Le plus évident de ces courants est le pélagianisme. Pélage était un avocat britannique typique de la vieille école, réputé pour son esprit critique et son souci du détail, un héritier philosophique du pharisaïsme, qui vécut au Ve siècle. En Grande-Bretagne, c'était l'époque du roi Arthur, quelle que soit la forme que prit cette ère, aujourd'hui plongée dans la brume historique. Contemporain et opposant de saint Augustin, il fut témoin du sac de Rome par les Wisigoths. Il était consterné par la basse moralité de son temps. Il soutenait que l'homme devait être tenu pleinement responsable de ses actes, non seulement des mauvais, pour lesquels il devait être puni, mais aussi des bons, pour lesquels il devait espérer une récompense. Il en déduisait qu'un homme pouvait accéder au paradis par ses propres efforts, ce qui impliquait que sa nature n'était pas déchue [Selon Pélage, le Christ n'était donc pas le Rédempteur offrant sa propre vie au Père en sacrifice expiatoire pour guérir la nature humaine blessée par le péché originel, mais plutôt un maître moral et un modèle de vertu.]. Il serait jugé uniquement selon le bien et le mal qu'il avait faits à son prochain. L'idée de la bonté innée de l'homme est un élément clé de la théorie marxiste ; Pélage mérite donc d'être considéré comme l'un des premiers héros de la gauche.

C’est le Synode général de l’Église d’Angleterre qui, en 1987, publia le premier document accusant explicitement la franc-maçonnerie de pélagianisme après avoir examiné en détail le rituel maçonnique. J’ai déjà évoqué les pierres de taille brutes et lisses, mais l’expression la plus flagrante du pélagianisme se trouve peut-être dans le rituel d’initiation d’un candidat au troisième degré, lorsqu’il est expliqué que les francs-maçons travaillant au Temple recevaient leur salaire en fonction précisément de la qualité de leur travail, ni plus ni moins. Le dialogue entre le Maître et le candidat est touchant, et d’autant plus dangereux spirituellement. 

Maître : Puisque c'est l'espoir d'une récompense qui adoucit le travail, où allaient donc nos anciens frères recevoir leur salaire ?

Candidat : ​​Dans la chambre centrale du temple du roi Salomon.

Maître : Comment les ont-ils reçus ?

Candidat : ​​Sans scrupules ni timidité.

Maître : Pourquoi de cette manière si particulière ?

Candidat : Sans scrupules, sachant pertinemment qu’ils y avaient légitimement droit, et sans aucune hésitation, forts de la grande confiance qu’ils accordaient à l’intégrité de leurs employeurs à cette époque.

Les dix premiers mots du Maître pourraient servir de titre à un manifeste pélagien. Comparons cela à l'Acte de Contrition catholique, qui cite deux motifs de regret du péché : la crainte du châtiment et le chagrin d'avoir offensé Dieu. Le franc-maçon, quant à lui, apprend ici que ses bonnes œuvres lui donnent "justement droit" à sa récompense céleste. S'il demande pourquoi l'Église n'enseigne pas cela, on lui répond qu'à l'époque préchrétienne, les autorités religieuses étaient plus dignes de confiance qu'elles ne le sont aujourd'hui. Ce bref échange catéchétique suffit à lui seul à condamner d'emblée la franc-maçonnerie, la jugeant irréconciliable avec les doctrines du péché originel, de la grâce et de la rédemption sacrificielle.

On pourrait percevoir une idée similaire lors de la cérémonie d'initiation, où le candidat, les yeux bandés, se trouve, à son insu, confronté au double danger d'être poignardé ou étranglé. Symboliquement, il s'est placé de son plein gré dans une situation où sa sécurité, c'est-à-dire son salut, dépend de sa volonté de se conformer aux vertus maçonniques de courage et de prudence. 

À la fin de la cérémonie, le candidat est conduit dans un coin de la loge, près du Vénérable Maître, qui s'adresse à lui : 

Il est de coutume, lors de l'érection de tout édifice majestueux et remarquable, de poser la première pierre, ou pierre de fondation, à l'angle nord-est du bâtiment. Vous, nouvellement admis en franc-maçonnerie, êtes placé à l'angle nord-est de la Loge, symbolisant ainsi cette pierre. Puisse cette fondation, posée ce soir, vous permettre d'édifier une construction parfaite et digne de son bâtisseur. Vous apparaissez désormais, en apparence, comme un franc-maçon juste et intègre, et je vous recommande vivement de toujours continuer ainsi.

Le sens est clair : en rejoignant la Loge, la perfection personnelle et le salut spirituel sont à portée de main.

 

Nous en venons maintenant à l'hérésie du manichéisme. Une fois encore, une incohérence apparaît dans la pensée maçonnique, cette fois-ci avec l'hérésie du pélagianisme que nous venons d'évoquer. En effet, lors de leur grand différend, Pélage accusa Augustin de manichéisme, et la franc-maçonnerie se trouve ainsi potentiellement à cheval sur deux camps. Les manichéens originaux pratiquaient une religion dualiste perse, dont l'héritage a refait surface depuis lors. Il est aisé de comprendre cette religion, car elle naît de l'amour du Dieu bon et de l'horreur face à l'état de la création. Elle propose, pour expliquer la cruauté et la souffrance de ce monde, l'idée que le monde n'est pas l'œuvre de Dieu, mais qu'il s'oppose à sa volonté. Les pavés, conçus avec les meilleures intentions pour protéger la réputation de Dieu, tracent littéralement un chemin vers l'enfer, car la conclusion de cette logique est que le monde est le domaine de Satan et que la Création n’a rien de bon..Quel rapport avec la franc-maçonnerie ? On en revient au gnosticisme, qui considérait le monde comme impur, à purifier par un savoir secret. Par des signes, des symboles et des mots de passe, les francs-maçons se distinguent des non-initiés, qu’ils considèrent comme des êtres ignorants, persuadés de vivre dans la lumière, laquelle, comme le précise le rituel, est toujours à son apogée en franc-maçonnerie.

 

Ce dualisme est assurément symbolisé même par le sol à damier sur lequel se déroule le rituel maçonnique. 

Ceci est tout à fait différent de la sainteté qui, étymologiquement parlant, renferme également l'idée de séparation. On trouve (ou du moins, jusqu'au concile Vatican II) une illustration éloquente de ce concept lors de la messe : le sanctuaire délimité par une balustrade d'autel, les vêtements liturgiques du prêtre, sa confession séparée de celle des fidèles, l'emploi d'un langage sacré. Mais toutes ces expressions de séparation reflètent la sainteté du Créateur par rapport à la Créée, et non la prétendue supériorité intellectuelle de l'initié par rapport aux gens ordinaires, que la franc-maçonnerie qualifie de "profanes". Dans la pensée catholique, la sanctification est accessible à tous par la foi et la grâce, à travers les sacrements ; en franc-maçonnerie, une poignée d'initiés peuvent l'obtenir par leurs propres efforts personnels – à condition, bien sûr, d'avoir acquitté leur cotisation annuelle.

Il est on ne peut plus clair que le rituel maçonnique propose un programme spirituel et théologique qui contredit frontalement les fondements du christianisme. Il est d'autant plus inquiétant, dès lors, que le Vatican, sous ce pontificat, semble enclin à accepter la franc-maçonnerie sans exiger de renonciation à sa croyance en la perfectibilité de l'homme par lui-même. En effet, il semblerait que les papes actuels souhaitent que l'Église se rapproche de la vision du monde maçonnique. Dans l'encyclique Fratelli Tutti de 2020 , le pape François appelle à :

Une aspiration universelle à la fraternité. La fraternité entre tous les hommes et toutes les femmes. Voilà un secret précieux qui nous révèle comment rêver et faire de notre vie une merveilleuse aventure. Les différentes religions contribuent de manière significative à l'édification de la fraternité. Le dialogue entre les fidèles des différentes religions ne se limite pas à la diplomatie, à la considération ou à la tolérance. Son but est d'établir l'amitié, la paix et l'harmonie. Un droit fondamental de la personne humaine ne doit pas être oublié sur le chemin de la fraternité et de la paix : la liberté de religion pour les croyants de toutes confessions. Cette liberté affirme que nous pouvons bâtir l'harmonie et la compréhension entre les différentes cultures et religions.

Les paragraphes de Fratelli Tutti sont intitulés "Liberté, égalité et fraternité ", "Un amour universel qui promeut les personnes" et "Les religions au service de la fraternité dans notre monde".

En février 2024, le cardinal Coccopalmieri a appelé à un dialogue permanent avec le Grand Orient, la Grande Loge et la Grande Loge Régulière d'Italie. Trois mois plus tard, le 8 avril, paraissait l'encyclique Dignitas Infinita, affirmant que la dignité humaine est sans limites, plaçant ainsi implicitement tous les hommes sur un pied d'égalité avec Jésus-Christ et la Vierge Marie. Le document précisait également : 

Pour Jésus, le bien fait à chaque être humain, indépendamment des liens du sang ou de la religion, est le seul critère de jugement.

En fin de compte, il n'existe que deux conceptions possibles de l'univers : soit l'on croit, à l'instar des habitants de Babel, que l'on peut construire son propre chemin vers Dieu, soit l'on croit que Dieu, dans sa grâce et sa miséricorde, vient à nous. On croit soit aux valeurs relatives, soit aux valeurs absolues. Ce sont les deux cités décrites par saint Augustin. Toutes les visions du monde, même chez les athées, se situent d'un côté ou de l'autre de cette distinction.

 

La grande accusation que l'Église catholique a toujours portée contre la franc-maçonnerie tient toujours : la superstructure que tous les francs-maçons sont tenus d'ériger, parfaite en tous points, n'est rien de plus qu'une ziggourat babylonienne.

Source:

 

>European conservative https://europeanconservative.com/articles/essay/the-heresies-of-masonic-ritual/

La Tour de Babel, par Lucas van Valckenborch en 1594.

La Tour de Babel, par Lucas van Valckenborch en 1594.

Autres considérations 

Deux hérésies maçonniques

 

1. Le pélagianisme maçonnique et  l’absence de référence explicite à la grâce :

 

Les sacrements, dont celui de l'Eucharistie accroissent la grâce sanctifiante en nous (moyen d'union à Dieu par les moyens divins). "Chaque réception digne (de l'Eucharistie ) accroît la grâce sanctifiante, vie surnaturelle de Dieu dans l’âme, nous rendant plus saints et plus agréables à Dieu. Cela élève notre dignité et nous prépare à la vie éternelle (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 1392 ; Thomas d’Aquin).

 

Léon XIII (Humanum Genus, 1884) associe la franc-maçonnerie à un "naturalisme" proche du pélagianisme, où l’homme se prend pour son propre sauveur, niant le besoin de la grâce pour s'unir à Dieu.

 

Dans La Franc-maçonnerie selon l’Église, 2010, Yves Maris, théologien catholique, nuance les accusations, mais souligne que la franc-maçonnerie peut conduire à une forme de pélagianisme pratique.

 

Pour René Guénon (La Franc-maçonnerie et le pélagianisme, in Études sur la franc-maçonnerie et l’ésotérisme), la franc-maçonnerie moderne a perdu son caractère traditionnel et est devenue une "contre-initiation" proche du pélagianisme par son humanisme rationaliste.

 

Le pélagianisme est une doctrine attribuée à Pélage (IVe-Ve siècle), moine britannique, qui nia la nécessité de la grâce divine pour le salut, affirmant que l’homme pouvait, par sa seule volonté et ses efforts, atteindre la perfection morale et spirituelle. L’Église (notamment par saint Augustin et les conciles de Carthage en 418 et d’Éphèse en 431) a condamné le pélagianisme comme hérésie, car il minimise le rôle de la grâce et du péché originel, et exalte la capacité humaine à se sauver par elle-même.


En franc-maçonnerie, l’homme s’autosauve par le travail sur soi, la perfection morale, la construction de son propre temple intérieur. Pour certains théologiens, cela ressemble à une forme de pélagianisme, où l’homme se perfectionne par ses propres forces, sans recourir à la grâce divine.


Dans les rituels maçonniques, le salut ou l’élévation spirituelle ne passent pas par la médiation du Christ ou des sacrements, ni par la grâce, mais par l’"initiation", la réflexion et l’action vertueuse. La raison ne vient plus de Dieu mais de l’homme, qui progresserait par la "science" de l'arbre... et la philosophie, un rationalisme optimiste, proche du pélagianisme.


Exemples rituels


- Le grade d’Apprenti : Le néophyte reçoit la lumière de la raison et est invité à travailler sur lui-même pour "tailler sa pierre brute". Ce symbolisme peut être lu comme une métaphore de l’autoperfectionnement, sans référence à une aide divine extérieure.
- Le serment maçonnique : Le travail sur soi, l’engagement à se perfectionner, à aider ses frères, à chercher la vérité, repose sur la volonté individuelle, sans invocation explicite de la grâce.

En franc-maçonnerie le travail sur soi est un moyen de s’élever spirituellement, ce qui peut être compatible avec une foi en Dieu (y compris pour un chrétien).

 

Chaque franc-maçon est libre d’intégrer sa propre vision de la grâce ou de la providence dans son travail initiatique, ainsi que le "GADLU" comme principe transcendant : Le Grand Architecte de l’Univers pourrait être interprété comme une source de grâce ou d’inspiration divine, mais son rôle n’est pas clair :

 

"Le  Grand Architecte de l'Univers des francs-maçons n'est pas le Dieu chrétien parce qu'il n'est pas 'transcendant' au sens chrétien, mais est un démiurge 'interne' au Cosmos. Le Grand Maître Oscar Wirth, entre autres, l'a reconnu.

Le déisme mécanique de Newton, un suprême moteur interne à la matière, annonce le déisme maçonnique et la croyance en l'existence d'un démiurge, esprit moteur, horloger ou Grand Architecte d'une Nature divinisée (panthéisme), Or le théisme, au contraire, affirme un Dieu transcendant à la matière, un Dieu surnaturel, personnel et providentiel. (Cf. Alain PASCAL, Le Siècle des Roses-Croix, Pascal contre Descartes, La Conspiration des philosophes, tome II, éd. Des Cimes, Paris 2018, p. 431.)

 

"Les maçons font référence à un Grand architecte de l'univers qui n'est pas le Dieu chrétien, mais un Esprit cosmique, donc qui n'a pas d'Être. Or on ne peut pas s'unir ou contempler un Dieu qui n'a pas d'Être (c'est la mystique), ni atteindre à la raison sans la Révélation chrétienne (vrai rationalisme). " (Alain PASCAL, La Révolution des Illuminés, Les droits de l'homme contre Dieu, La Conspiration des philosophes tome IV, éd. Cimes, Paris 2023, p. 34.)

 

La vraie mystique et le vrai rationalisme ne sont possibles que dans un dualisme métaphysique (une différentiation entre l'Être créateur et l'être créé (la Nature), qui se trouve dans le christianisme, mais ne se trouve plus dans le panthéisme du démiurge GADLU.

Suite logique:

>le collectif sombre dans la folie

>suicides...

 

"La grâce divine est source du SALUT de l'humanité; c'est par grâce que Dieu nous sauve." ("Grâce" dans Pascal-Raphaël AMBROGI, Dictionnaire culturel du christianisme, Le sens chrétien des mots, Honoré Champion éd., Paris 2021, p. 431.) 

 

La perte de la grâce est la vraie cause de nos malheurs publics. En prétendant que la cause de nos malheurs publics se trouve dans "l’oubli ou le mépris des droits de l'homme" et non dans la perte de la grâce, notre monde moderne nous détourne du seul moyen du bonheur public et est donc tout entier orienté vers le contraire de ce qu'il dit.

 

Croire que le monde est créé par un démiurge est en refus de la Création gratuite et par amour ex nihilo, refus qui a plusieurs conséquences, dont

>le puritanisme (ou son inverse...) 

>la croyance erronée que la création est mauvaise, qu'il convient de s'en détacher. Dans le gnosticisme et dans le manichéisme (cathares par exemple) l'univers et le corps humain sont mauvais (la chair considérée comme mauvaise), comme dans la tradition indienne.

>le rejet de l'amour infini et gratuit de Dieu (désespérance)

>le rejet de la grâce

>la perte de la grâce dans notre monde.

 

Suite logique: Jésus n'est pas le Fils de Dieu, le Messie qui offre le salut gratuit et personnel, mais chacun doit au contraire par ses propres efforts espérer et construire un royaume terrestre matérialiste (messianismes, millénarismes, sectes apocalyptiques). 

Le salut d'individuel et libre devient collectif et obligatoire, la soumission aux "initiés".

Il n'y a plus de destinée individuelle mais collective.

C'est ce qui arrive.

L'homme moderne a cru se libérer du Dieu de la tradition chrétienne, en se prétendant son égal (auto-sauveur), l'homme a perdu sa liberté en se soumettant à la dictature mondialiste... (Cf. Alain PASCAL, La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, La Pré-kabbale, Éd. de l'Æncre, Paris 1999, pages 78, 80 et 277.)

 

"Les faits sont là: la Démocratie fondée sur l'Humanisme prétendait offrir la liberté à l'individu, or elle a inexorablement dévié ... en dictature.

 

Les forces occultes monopolisent la Démocratie et nous vivons les 'fascismes des Droits de l'Homme' ... avec le mondialisme. Désormais, c'est la liberté de s'exprimer qui est condamnée et bientôt celle de penser." (Alain PASCAL, La Renaissance, cette imposture, La Guerre des Gnoses, tome III, éd. Des Cimes, Paris 2021, p. 335.)


 
2. Le manichéisme et la franc-maçonnerie

 

Julius Evola (La Tradition hermétique) voit dans la franc-maçonnerie une déviation manichéenne, notamment dans ses formes "profanes" et laïcisées.


Oswald Wirth (La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes) : Franc-maçon lui-même, il explique que le dualisme maçonnique est un outil pour l’initié, non une métaphysique.

Éliphas Lévi (Dogme et Rituel de la Haute Magie), autre "initié" voit dans la franc-maçonnerie une voie de réconciliation des opposés.

 


- Le manichéisme : Le rituel maçonnique utilise un langage dualiste, mais il s’agit d’un dualisme méthodologique (pour stimuler la réflexion), non d’un dualisme métaphysique. La franc-maçonnerie ne pose pas l’existence de deux principes divins opposés.
 

a. Qu’est-ce que le manichéisme ?


- Origine : Doctrine fondée par Mani (IIIe siècle), qui repose sur un dualisme radical entre le bien (esprit, lumière) et le mal (matière, ténèbres). Le monde est le théâtre d’un combat cosmique entre ces deux principes.
- Condamnation : Le manichéisme a été condamné par l’Église comme hérésie, car il nie l’unité de la création (Dieu a créé un monde bon) et introduit un principe du mal aussi puissant que Dieu.

 

b. Accusation de manichéisme contre la franc-maçonnerie

- Le dualisme symbolique : La franc-maçonnerie utilise abondamment des symboles dualistes :
- Lumière vs Ténèbres (le passage de l’obscurité à la lumière lors de l’initiation).
- Bien vs Mal (la lutte contre les passions, les vices, l’ignorance).
- Esprit vs Matière (la recherche de la connaissance spirituelle au-delà du monde matériel).
- Le combat initiatique : Le rituel maçonnique met en scène une lutte intérieure (contre ses propres défauts, ses passions), qui peut être interprétée comme un combat entre le bien et le mal en l’homme, à l’image du dualisme manichéen.

 

L’influence gnostique : Certains auteurs (comme René Guénon) ont souligné des similitudes entre la franc-maçonnerie et le gnosticisme (qui partage avec le manichéisme une vision dualiste du monde). Les rituels maçonniques, avec leurs références à la connaissance secrète (gnose), à l’initiation comme libération de l’ignorance, rappellent en effet certains thèmes gnostiques.


Exemples rituels


- Le voyage initiatique : Dans certains hauts grades (notamment du Rite Écossais Ancien et Accepté), le candidat est confronté à des épreuves symbolisant la lutte entre la lumière et les ténèbres, la vie et la mort.
- Le mythe d’Hiram : La légende du maître architecte assassiné par trois mauvais compagnons (symbolisant l’ignorance, la passion et la tyrannie) peut être lue comme une allégorie du combat entre le bien et le mal.
- Les couleurs noir et blanc : Le damier du temple maçonnique, alternant cases noires et blanches, est parfois interprété comme une représentation du dualisme cosmique.


Le dualisme maçonnique serait "pédagogique", non métaphysique, nous dit-on : La franc-maçonnerie utiliserait le dualisme comme outil symbolique pour "stimuler la réflexion", mais ne poserait pas l’existence de deux principes divins opposés. Le mal n’est pas une entité autonome, mais le résultat de l’ignorance ou de la méchanceté humaine.


- L’unité du principe créateur : Le GADLU est unique et bon ; les ténèbres ou le mal ne sont que des absences de lumière ou de connaissance, non des réalités substantielles.

En franc-maçonnerie il n’y a donc pas de bien et de mal objectifs, tout est relatif.

 

Mais les symboles maçonniques montrent un manichéisme métaphysique et une cosmologie dualiste. Serge Abad-Gallardo l'explique dans une video en 2017

 

Le Rite écossais rectifié est le rite qui va nous intéresser le plus parce qu'il se base sur la tradition chrétienne originelle, nourri des enseignements des Pères de l'Eglise. Donc cela, ca nous plaît, sauf que ce n'est pas le Magistère de l'Eglise, ce n'est pas un enseignement de l'Eglise, c'est une interprétation à partir des écritures des Pères. Cela veut dire que quiconque peut s'intituler interprète des Écritures. (Une des sources) de ce rite est l'enseignement de Martinès de Pasqually (1727-1774), un occultiste, magicien et hermétiste qui a vécu au XVIIIe siècle, qui a écrit un ouvrage "Traité de la Réintégration des Êtres" (1754-1772), qui développe une cosmologie théurgique et réintégratrice qui a profondément marqué la franc-maçonnerie à travers le Rite écossais rectifié et le martinisme, une doctrine manichéiste en son dualisme métaphysique radical, où le mal y est décrit comme le résultat "réparable" d'une chute et d'une corruption de la création originelle. Parfaitement gnostique également (dans la suite de Valentin et Basilide), cette doctrine sépare la matière et l'esprit; nous serions aujourd'hui prisonnier de la matière décrite comme négative (prison), alors que pour nous chrétiens, et catholiques en particulier, le corps et l'esprit font un, même si l'âme est une troisième entité. La matière y a été corrompue par la chute des êtres spirituels (par orgueil et désir de s'égaler à Dieu), ce qui a introduit le mal dans la création, la matière elle-même qui n'y est pas décrite comme une création de Dieu mais comme la conséquence de la chute, une création en quelque sorte "à réparer", "à réintégrer", comme si Dieu avait fait une création "mauvaise" à réparer !... Notons à ce sujet que dans les premiers siècles les démons chez les païens étaient terrifiés par les reliques des saints. (Source: Peter Brown, Le culte des saints, Essor et fonction dans la chrétienté latine, 1971.) On est supérieur aux anges déchus parce qu’en notre chair/matière, on les vainc par la grâce qu'ils ont rejetée et qu’ils enseignent à rejeter. Martines de Pasqually enseigne ainsi que l'homme par des "rites théurgiques" (rituels) peut purifier la matière en lui redonnant sa "dimension spirituelle" (sans la grâce), "libérer les esprits prisonniers de la matière", "accélérer la réintégration universelle" (sic). L'initié doit agir sur le monde pour le "réintégrer" en Dieu. C'est tout le baratin maçonnique courant que nous entendons chaque jour dans les programmes politiques, le contraire même de la laïcité présentée comme séparation du spirituel et du temporel..., via les slogans du type "changer l'homme", "refaire le monde", "recréer le monde", etc., etc.

 

Sur la chute des êtres, Martines de Pasqually a dit : "La matière n'est pas une création directe de Dieu, mais le résultat de la corruption des esprits. Elle est une limite, une prison, mais aussi un moyen de réintégration."

 

Martines de Pasqually (1727-1774) a eu une influence majeure sur la franc-maçonnerie notamment à travers:

 

>le rite écossais rectifié (RER), rectifié par son disciple Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824) entre 1778-1782 et d'autres francs-maçons lyonnais.

Une réforme du ''Rite écossais Ancien Et Accepté (REAA), inspirée directement des principes de Martines de Pasqually.

Le RER inclut des pratiques théurgiques telles que prières, invocations au "Christ" "Médiateur" et "réintégrateur"..., méditations, visant à purifier l'''initié'' de ses passions et de ses ignorances, agir sur le monde pour "accélérer la réintégration universelle"  (sic) (!) avec "le Principe" (qui est le Grand Architecte de l'Univers, qui n'est PAS le Dieu chrétien), qui résultera de l'"illumination" par la seule "initiation maçonnique", une croyance purement ésotérique dénommée "illuminisme" : l'homme n'y est en rien sauvé par la Grâce divine ou par la Croix, mais par son propre mérite sur le chemin initiatique... (Cf. Serge ABAD-GALLARDO, Secret maçonnique ou vérité catholique, Artège, Monaco 2019, p. 27.)

Dieu n'est pas le Grand Architecte. Il faut insister sur ce point, tant la franc-maçonnerie joue sur un double langage afin d'attirer dans ses filets les fidèles chrétiens: un auteur franc-maçon de référence et occultiste de haut niveau le confirme : 'Gardons-nous de céder à cette paresse d'esprit qui confond le Grand Architecte des Initiés [le GADLU] avec le Dieu des croyants." (Oswald WIRTH, La Franc-maçonnerie rendu intelligible à ses adeptes, t. III, Le Maître, éd. Dervy 1977, p. 148 in Serge ABAD-GALLARDO, Secret maçonnique ou vérité catholique, Artège, Monaco 2019, p. 309.)

Pour ce rite, "Adam a été le précurseur de la quête initiatique, puisque sa transgression visait à obtenir la Connaissance, et à vouloir devenir 'comme des dieux' (Gn 3,5). Cette interprétation de la Chute se retrouve dans de nombreux rites maçonniques, tels que le Rite Écossais rectifié par Jean-Baptiste Willermoz, et qui est privilégié en tant qu'il se veut le support rituel des obédiences maçonniques prétendument 'chrétiennes'. Or, le secret des Élus Cohen est une théurgie emprunte de magie et de consultations d'esprits par des somnambules extralucides censés recevoir des messages de l'Au-delà. Gnose, kabbale, théurgie, magie, consultations d'esprits, une véritable panoplie de pratiques hétérodoxes dangereuses qui s'opposent au christianisme depuis les origines. (Cf. Alain PASCAL, La Révolution des Illuminés, Les droits de l'homme contre Dieu, La Conspiration des philosophes tome IV, éd. Cimes, Paris 2023, p. 85)

Le rite Écossais Rectifié (RER) fondé par Willermoz prétend être 'antidogmatique'... Cf. Karl Van der Eyken, ''L'Imposture de la maçonnerie chrétienne et traditionnaliste''. (Serge ABAD-GALLARDO, Secret maçonnique ou vérité catholique, Artège, Monaco 2019, p. 26.)

La quête de la Connaissance, telle que la poursuit l'"initié" est donc bien la poursuite d'une tentative de s'approprier ''le fruit de l'Arbre qui est au milieu du Jardin... (Gn 3,3)'' C'est-à-dire celui qui permet ''la connaissance du bien et du mal...'' (Gn 2,9), et dont la consommation aura pour conséquence que vos ''yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal.'' (Gn 3,5).  Il se confirme que le secret de l'initiation est donc un procédé luciférien, une tentation adressé par le Malin à l'homme désirant se diviniser lui-même par l'appropriation du Secret et de la Connaissance.'' (Serge ABAD-GALLARDO, Secret maçonnique ou vérité catholique, ibid., p. 328- 329.)

 

>le mouvement ésotérique dit "martiniste" (martinisme)

Un autre disciple de Martines de Pasqually au 18e siècle, Louis-Claude de Saint Martin (1743-1803) qui a fondé le "martinisme", mouvement ésotérique qui reprend et développe la doctrine de la "réintégration".

>la franc-maçonnerie dite "chrétienne" (loges qui intègrent une dimension théurgique et "réintégratrice") où l'"Homme-Dieu" (sic) est appelé à devenir un être divin non pas par la grâce et les sacrements de Dieu dans son Eglise, mais par les moyens maçonniques de la "Réintégration"...

 

''En observant mon parcours, je constate finalement qu'il y a près d'un quart de siècle, j'avais frappé à la porte d'un Temple qui abritait un système métaphysique spécifique : la franc-maçonnerie, déiste ou athée, confesse en effet, parmi les nombreux dogmes qui lui sont spécifiques, une métaphysique dualiste, omniprésente depuis le symbolisme du Pavé mosaïque, que l'apprenti découvre à son initiation, jusqu'à celui du 30e degré du haut grade de Chevalier Kadosh, Chevalier de l'aigle blanc et noir. Cette dualité, en tant que système de conception de l'Univers, repose sur ces deux forces antinomiques, de valeur égale, blanche et noire. C'est ainsi que, bien et mal s'équilibrant parfaitement, rien ne saurait, selon son enseignement initiatique, être totalement vrai ou faux : 'L'initié se tient debout et avance dans la vie sur ce damier qui proportionne exactement les satisfactions et les peines, les joies et les douleurs des vivants.' (Oswald WIRTH, Le Symbolisme occulte de la franc-maçonnerie, Dervy 1993, p. 87) Le dualisme maçonnique devient alors la clef de voûte du relativisme : 'Les manières de voir divergentes qui se font jour […] expriment la vérité sous les différents aspects.' (Oswald WIRTH, La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes, t. I : L'apprenti, Dervy 2003, p. 123 in Serge ABAD-GALLARDO, Je servais Lucifer sans le savoir, Pierre Téqui éditeur, Préface de Maurice Caillet, Paris 2016, p. 138.)

 

 

Lisez Oswald Wirth (1860-1943). Lisez Jules Boucher également, des planches maçonnique sur le "pavé mosaïque" en tapant l''édifice.net' sur internet. Et alors vous verrez que la franc-maçonnerie a une croyance. Il y a un livre qui a été écrit par Richard DUPUIS, qui a été "Grand Maître" de la "Grande Loge de France" et qui s'appelle "La Foi d'un franc-maçon". Ils ont une croyance... Et cette croyance est que l'univers est régi par deux puissances également fortes. Cette croyance veut dire que le bien et le mal sont équivalents. Cela veut dire que si le bien et le mal sont équivalents, Dieu n'est pas Tout-Puissant. On est dans la doctrine manichéenne. Et cela veut dire également que le mal peut être utile au bien. Je ne l'invente pas, je le tire de planches que je cite dans mon deuxième ouvrage. Et donc quelque part, le mal est nécessaire à l'humanité. Or, l'enseignement du Christ, et de l'Eglise, ce n'est pas cela. Le Christ nous dit qu'il a vaincu définitivement le monde, il a vaincu le mal, en mourant sur la Croix. Saint Michel, aussi, écrase Satan et l'a vaincu.

 

Donc vous voyez ce pavé mosaïque est important parce qu'il va amener au relativisme, à la dualité, ensuite à l'inversion entre le bien et le mal... Et à une glorification de la transgression. Là non plus je n'invente pas :

 

"Le mal est l'ombre du bien. Il en est inséparable. Donc, le mal est nécessaire à l'humanité comme le sel est indispensable à l'eau des mers. Là aussi, l'harmonie ne peut seulement dériver que de l'équilibre des contraires." (Albert PikeMorals and Dogma, volume 6, p. 212 et 213) pour les personnes qui auraient des doutes sur la réalité de la citation.

 

Cette inversion des valeurs amènera à la transgression.

Je cite une planche maçonnique : "N'a-t-on pas prétendu que le Serpent tentateur était le diable, alors que de tout temps, le Serpent primordial a symbolisé le savoir, la connaissance".

Vous voyez, lorsqu'on est catholique, on aurait du mal à dire que le Serpent représente la connaissance ! [Au contraire, c'est Dieu qui est Connaissance qui nous donne par son Esprit-Saint le don d'intelligence (raison spéculative) et le don de conseil (raison pratique) pour saisir la vérité, ainsi que le don de sagesse et le don de science pour bien juger (Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, Seconde partie, La foi q. 8 et 9). Cf. Les sept dons du Saint-Esprit.]

 

Que fait le Serpent ? Il pousse Eve et Adam à consommer le fruit défendu par Dieu et il dit -comme le fait et le dit la franc-maçonnerie d'ailleurs - Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Dieu vous a menti. (Genèse III, 5). La franc-maçonnerie dit exactement la même chose que le Serpent de la Genèse. D'où il ressort que la franc-maçonnerie considère que l'homme doit devenir un dieu et dieu lui-même en désobéissant aux commandements de Dieu... 

 

Cette divinisation de l'individu commence donc par une glorification personnelle de l'homme. Cela est précisé au 4e degré des hauts grades, c'est le grade qui s'appelle "maître secret" :

 

- Voici le Rituel. "Êtes-vous Maître secret ?"

- Réponse : "Je m'en glorifie".

 

A contrario, voilà ce que nous dit Saint Paul : " Où est donc le sujet de se glorifier ? Il est exclu... par la loi de la foi" (Romains, III:5) Il poursuit dans Colossiens, chapitre 12, verset 7 : "Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, il m'a été mis une écharde dans la chair. Un ange de Satan pour me souffleter et m'en empêcher de m'enorgueillir. Trois fois j'ai prié Seigneur de l'éloigner de moi et Il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses afin que la puissance du Christ repose sur moi."

Il n'y a pas cela en franc-maçonnerie : la grâce de Dieu n'y existe pas, c'est l'autonomie du maître qui s'impose. Oswald Wirth dit : "Un maître maçon ne peut être contesté. Il est libre dans une loge libre".

 

"Le signe luciférien du 18e degré des hauts grades. Au 18e degré, 'le signe du grade se fait en élevant la main droite fermée, l'index levé verticalement montrant le ciel. Le contre-signe s'exécute en descendant la main et en montrant la terre avec l'index. Signe et contre-signe [...] évoquent la maxime hermétique : 'Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut', comme l'indique loe rituel maçonnique. Or ce geste est repris dans l'arcane XV du tarot, qui représente le diable, lequel pointe une main vers le haut et une autre vers le bas, afin de signifier également que le haut et le bas sont de même nature...

 

 

On retrouve la dualité du pavé maçonnique. Et là on est au 18e degré quand même, on n'est plus au grade d'apprenti. Le 18e degré, c'est un petit peu au-delà de la moitié des grades.

 

Et bien le Christ au contraire nous dit, je cite : "Jésus leur dit : 'Vous, c'est d'en bas que vous êtes, moi c'est d'en haut que je suis. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde." (Jn 8:23) Ce qui est en haut n'est pas comme ce qui est en bas.

 

"Ce signe se retrouve aussi, tout comme sa signification et son symbolisme maçonnique dans une illustration d'Oswald WIRTH, représentant Ishtar, la déesse des polarités. Ishtar était également nommée, tout comme Lucifer, 'Étoile du matin'!

 

Enfin, on retrouve ce signe du diable sur une représentation de Baphomet, tel que dessiné par Éliphas Lévi et reprise (aujourd'hui. Ndlr.) sous forme de statue dans le Temple satanique de Détroit (États-Unis). [...] Cette croyance, ce dogme, car c'est bien de cela qu'il s'agit, de l'égalité entre ce qui vient d'en haut et ce qui vient d'en bas, sont d'inspiration dualiste, manichéenne. À l'inverse, la Parole de Dieu nous apprend que seul ce qui vient d'en haut est revêtu de la puissance divine. Jésus [...] leur disait : 'Vous c'est d'en bas que vous êtes; moi, c'est d'en haut que je suis. Vous, c'est de ce monde que vous êtes; moi, je ne suis pas de ce monde.' (Jn 8,23) [...] Il sera même précisé plus loin que toute philosophie qui vient d'en bas vient du démon: 'Pareille sagesse ne descend pas d'en haut: elle est terrestre, animale, démoniaque [...]. Tandis que la sagesse d'en haut est tout d'abord pure, puis pacifique, indulgente, bienveillante, pleine de pitié et de bons fruits.'' (Jc 3,15-17.)

 

(Serge ABAD-GALLARDO, Je servais Lucifer sans le savoir, Pierre Téqui éditeur, Préface de Maurice Caillet, Paris 2016, p. 128.)

 

Cf. Serge ABAD-GALLARDO, Je servais Lucifer sans le savoir, Pierre Téqui éditeur, Préface de Maurice Caillet, Paris 2016, p. 128.

 

 

Lire aussi :  Le Temple Satanique organisait à Détroit une cérémonie de « débauche » pour dévoiler la statue de Baphomet, Reinformation.Tv, 27 juillet 2015

 

"Pour l'Église catholique, la clef de la nature n'est absolument pas une analogie de cet ordre. C'est l'amour infini de Dieu auquel nous devons offrir notre cœur. Et cette clef, le chrétien ne cherche pas à se la procurer par le chemin initiatique vers la Connaissance. Il adore et loue simplement Celui qui la détient: Dieu Tout-Puissant, créateur du Ciel et de la terre. Par ailleurs, il n'existe pour l'Église catholique aucune analogie entre le créé et le Créateur, mais une création par laquelle la créature est créée (gratuitement) par l'amour de Dieu." (Serge ABAD-GALLARDO, Secret maçonnique ou vérité catholique, Artège, Monaco 2019, p. 243.)

Une initiation luciférienne pour "libérer l'humanité de Dieu le Père"

 

Au cœur du mythe du "Fils de la Veuve", Max HEINDEL, fondateur de la Rosicrucian Fellowship (Association rosicrucienne) propose une réécriture du livre de la Genèse, ancrée dans une cosmologie différente de la version biblique classique. Dans ce récit alternatif, un ange déchu nommé Samaël apparaît dès le deuxième chapitre de cette genèse gnostico-rosicrucienne.

 

Samaël donne à Ève son premier enfant, "Caïn" (avant donc que celle-ci s'unisse à Adam dans la Bible pour engendrer Abel.) Caïn est alors décrit comme un hybride "ange de feu" / humain, et comme un "Fils de la Veuve". Les textes rosicruciens s'appuient souvent, directement ou indirectement, sur des traditions juives mystiques où l'on trouve des idées similaires: Zohar (kabbale) affirme que Samaël "monta Ève et injecta l'impureté"; de cette union naît Caïn "du côté de l'impureté", tandis qu'Abel vient du côté de la sainteté via Adam. Pirque de-Rabbi Eliezer (midrash) suggère que la serpente/Samaël séduit Ève et qu'elle conçoit Caïn de cette "mauvaise semence", Adam engendrant ensuite Abel. Le Targum Pseudo-Jonathan et certains passages du Talmud laissent entendre une relation surnaturelle entre Ève et le serpent/Samaël, d'où la naissance de Caïn. Ces sources juives kabbalistiques forment le fonds textuel que les rosicruciens (et d'autres courants ésotériques) réinterprétèrent. (Sources: Max HEINDEL, La Cosmogonie des Rose-Croix, éd. ENSRO. C'est dans cet ouvrage que se trouve l'essentiel de son interprétation alternative de la Genèse (Adam, Ève, Caïn, Abel, Samaël, etc.)

 

Serpent tentateur dans la tradition kabbalistique et gnostique, Samaël offre à Ève le fruit de l'arbre de la connaissance. Dans certains courants ésotériques, Lucifer est vu comme un prométhéen qui apporte la lumière (savoir) à l'humanité, même si cela implique une rupture avec l'ordre divin. Certaines interprétations gnostiques et rosicruciennes suggèrent que Ève aurait été fécondée par Samaël (ou l'esprit luciférien) avant sa relation avec Adam, donnant ainsi naissance à Caïn. Cette union symbolise: la dualité en l'humain; l'union du spirituel (Ève, liée à la lumière) et du matériel (Samaël, lié aux ténèbres). Caïn représente la descendance caïnite de ceux qui cherchent le savoir au-delà des limites imposées par Dieu... (Yahvé vu souvent dans la tradition gnostique comme un démiurge ignorant), c'est-à-dire que les Cainites sont la descendance de ceux qui s'opposent à Dieu pour, prétendument, acquérir la "Connaissance" (sic). Dans la Bible, Caïn, premier-né d'Adam et Ève, tue son frère cadet Abel par jalousie; il est maudit, marqué par Dieu, condamné à errer sur terre. Dans la réinterprétation rosicrucienne, Caïn est le symbole de la libération par la connaissance..., comme Prométhée volant le feux aux dieux. Les Caïnites, lignée de Caïn incarne ceux qui défient l'ordre établi. Dans la symbolique rosicrucienne, Caïn représente l'alchimiste: celui qui travaille avec les forces obscures (la matière, le plomb) pour les transfigurer en lumière (l'or "spirituel"), le chercheur de vérité qui explore les mystères interdits pour soit-disant accéder à la "sagesse'. Les Caïnites symbolisent les initiés. La Rose-Croix voit en Caïn l'équilibre des opposés, un dualisme moyen de comprendre la soit disant "unité sous-jacente du tout"... Or il n’y a évidemment rien de commun entre la vérité et l'erreur, le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, le Christ et Satan (2 Co 6,14-15)... Dans la théosophie, Helena Blavatsky mentionne Caïn comme un symbole de la révolte contre l'autorité aveugle. Dans le satanisme (LaVey, Temple of Set), Caïn est parfois vénéré comme un archétype du 'libre penseur'... (sic)

 

Dans le gnosticisme, Dieu le Père y est présenté comme responsable du malheur originel et le principal obstacle à la régénération, donc il faut l'évincer pour que la Nature soit purifiée. "Comme la théosophie, la légende Rose-Croix créée ainsi une culpabilité de Dieu, mais aussi un irrationalisme divin. [...] Dieu le Père est à la fois contre le Bien, contre la Nature, contre l'Humain; il est obscur, jaloux, haineux et il convient donc de lui apporter la lumière contre sa volonté. Ce sera le 'grand oeuvre' du Fils.

Pour les Rose-Croix, le Père n'offre pas le Fils en sacrifice pour la Rédemption de l'humanité, c'est le Fils qui va débarrasser l'humanité de ce Dieu obscur qui a transmis le Mal à l'homme en l'obligeant à la corporéité et qui l'empêche de faire le Bien ! Comment ? En forçant le Père à céder à l'Humain la Connaissance. Un modèle existe, Lucifer, le chef des anges révoltés contre Jéhovah. [...] L'humanité doit donc se tourner vers Lucifer pour obtenir la Connaissance, la Gnose suprême (c'est la Kabbale). Lucifer est le diable, mais, comme sa lumière peut permettre à l'homme de se libérer de Dieu, le Mal devient bénéfique, ''positif''. [...] En d'autres termes, l'initiation rosicrucienne est une invitation à prendre le Diable pour Maître, c'est-à-dire à soumettre l'humain à l'Adversaire, que la Genèse représente sous la forme du Serpent, qui est aussi le symbole de l'initiation égyptienne. 

 

Rappelons ici que certains Pères de l'Église comme Saint Basile le Grand (Homélie sur le Saint-Esprit) voient dans l'attribution du mal à Dieu une forme de blasphème ou de désespoir.

>Le Saint-Esprit est la source de toute sainteté et nier sa bonté ou lui attribuer le mal revient à renier la nature même de Dieu qui est amour (Jn 1,4,8.)

>St Grégoire de Nysse, dans Contre Eunome, condamne l'idée que Dieu pourrait être l'auteur du mal, car cela contredit Sa perfection absolue.

>St Thomas d'Aquin, synthétisant les Pères dans la Somme théologique (II-II, q. 14), classe le péché contre le St-Esprit parmi les péchés irremissibles par leur nature (non par limitation divine, mais par le refus humain de se repentir et d'accepter la Rédemption du Christ via désespoir, obstination, impénitence finale, présomption d'être sauvé sans mérite ou par ses propres forces, résistance à la vérité (refus de la lumière ou du St-Esprit), l'envie de la grâce d'autrui (tristesse face au bien spirituel des autres). L'attribution du mal à Dieu pourrait relever de la résistance à la vérité connue car Dieu est bon par essence, ou du blasphème, mais St Thomas ne l'énumère pas explicitement comme une catégorie distincte. Cependant, il souligne que toute pensée qui contredit la bonté divine est une offense contre l'Esprit de vérité (Cf. Somme théologique, II-II, q. 13, a.2)

 

Dans le Catéchisme de l'Église catholique (1992), le sujet est abordé aux n° 1864 et 2091.

>1864 "Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis " (Mt 12, 31 ; cf. Mc 3, 29 ; Lc 12, 10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint (cf. DeV 46). Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle." 

>2091 "Par le désespoir, l’homme cesse d’espérer de Dieu son salut personnel, les secours pour y parvenir ou le pardon de ses péchés. Il s’oppose à la Bonté de Dieu, à sa Justice – car le Seigneur est fidèle à ses promesses -, et à sa Miséricorde." 

Le refus délibéré de Dieu implique une fausse image de Dieu (comme dire qu'il est un juge cruel plutôt qu'un Père miséricordieux).

Pour le cardinal Journet (Le Mal, 1948), le mal n'est pas une création positive de Dieu, c'est une absence de bien, une absence de l'Être de Dieu, qui seul est. Attribuer le mal à Dieu revient à confondre l'ordre naturel (où le mal se répand comme conséquence du péché originel) avec la volonté divine, qui ne veut que le Bien. Cela confine à une erreur intellectuelle ou à un péché de volonté (si fait avec malice).

L'attribution du mal à Dieu peut être une erreur intellectuelle par ignorance (ex : Pourquoi Dieu permet-il la souffrance?). Cela n'est pas un péché si c'est une question honnête. Mais l'attribution du mal à Dieu devient un péché quand cette attribution devient volontaire, systématique, obstinée, ou malveillante (ex: Dieu est cruel, je Le hais).

La tradition catholique distingue : Dieu permet le mal pour en tirer un bien plus grand, cf. Rm 8,28, mais ne le veut pas positivement (car Il est bon). Attribuer à Dieu la volonté positive du mal est une hérésie (close du manichéisme) et peut relever du péché contre le Saint-Esprit, si obstination et impénitence finale.

Lien avec le désespoir: si l'attribution du mal à Dieu conduit à perdre l'espérance en Sa miséricorde, cela rejoint directement le péché contre le Saint-Esprit (cf. Catéchisme, 1864 )

 

[...] Les Fils de la Veuve et le Temple d'Hiram

 

Comment Caïn est le premier "Fils de la Veuve" : 

 

Les francs-maçons se nomment eux-mêmes ''Fils de la Veuve''. Reprenons donc le récit de la légende Rose-Croix pour comprendre d'où vient cette expression.

 

Dans la Genèse, l'Humanité se perpétue sur terre après la Chute. Adam et Ève enfantent Abel et Caïn, puis, après le meurtre d'Abel par Caïn (meurtre de l'aîné par le cadet), Seth. La légende Rose-Croix est très différente, puisque Ève est créée la première et qu'elle est séduite avant l'existence d'Adam par un esprit luciférien, Samaël, qui, s'unissant à elle, lui engendre Caïn. Caïn est donc l'aîné d'Abel et il n'est plus un fils d'Adam, mais du diable; il n'est donc pas un fils d'homme, mais ''semi-divin'', écrit Max HEINDEL, dans  ''Franc-maçonnerie et catholicisme", éd. Maison rosicrucienne, 1983 (qui dévoile quel est son camp, car il devrait dire semi-diabolique). Si le diable envoie Samaël féconder Ève, c'est parce qu'il faut ''libérer l'esprit captif de la lumière''. Par Samaël, Caïn hérite du feu de Lucifer, dont il est ainsi le Fils spirituel.

 

Dans la kabbale juive (Zohar), Samaël est le chef des forces du mal, parfois décrit comme l'époux de Lilith (figure démoniaque liée à la sexualité et à la rébellion).

 

Lien avec le serpent de la Genèse. Dans la gnose valentinienne, le serpent de la Genèse est interprété comme un libérateur (il révèle à Adam et Eve la Connaissance qui leur permet de s'affranchir du démiurge, créateur de la matière mauvaise. 

 

Quand Jéhovah chasse Samaël du Paradis, Ève et Caïn sont abandonnés sur terre, où Cain devient le premier ''Fils de la veuve'', la veuve du Diable !

Jéhovah crée alors, et alors seulement, Adam - qui n'a donc pas connu le Paradis -, et qui est un simple être humain. Adam s'unit à son tour à Ève, laquelle enfante Abel, qui est donc un simple enfant d'humains, c'est-à-dire inférieurs à Caïn. [...] Le premier fils de la veuve possède le secret de la 'science', l'alchimie, mais aussi la 'sagesse', qui n'est pas de Dieu, mais du Serpent.... Après la mort d'Abel, Adam et Ève ont un autre enfant, Seth, lequel, comme Abel, est un simple fils d'humains. Il y a dès lors dans le monde deux races d'hommes, la race de Caïn et la race de Seth. Et non plus d'Abel. Cette division .... remonte pour le moins à Satornil... Pour les Rose-Croix, la race de Caïn est semi-divine (sic). Et, étant engendrée par l'esprit luciférien, elle est douée de l'"énergie dynamique" du Feu, ce qui lui donne l'initiative du progrès. Par contre la race de Seth [...] est ignorante et docile comme l'était Abel, ce qui "plaît à Jéhovah", car le Père est ''jaloux'' de ses prérogatives de créateur. Rien ne peut venir de cette race soumise et crédule, et qui est exploitée par les pires des fils de Seth, les serviteurs de Jéhovah sur terre, le clergé. L'humanité dont donc être libérée de Jéhovah et de son clergé par les Fils de Caïn, qui détiennent le feu de Lucifer, le porteur de lumière.... Le "grand oeuvre" assigné par le Diable aux Fils de Caïn est d'achever la construction du Temple qu'avait commencé Hiram....

 

Dans la Bible, Salomon, fils de David a recours à Hiram, le roi de Tyr pour accomplir le voeu de David, mais il n'a pas la vertu de son père. Il tolère l'idolâtrie et Dieu lui pardonne uniquement parce qu'il est le Fils de David. Hiram fournit à Salomon les matériaux et les ouvriers. (1 Rois 6-7; 2 Chroniques 3-4)

 

Les Rose-Croix reprennent cet épisode en créant une légende du Grand Architecte Hiram, qui nous intéresse, car les francs-maçons ont fait d'Hiram l'ancêtre de leur Grand Architecte de l'Univers - Hiram est une personnage central de l'initiation maçonnique -, alors que pour les Rose-Croix, Hiram est un fils de Caïn, c'est-à-dire un représentant de l'esprit de Lucifer. Le grand ancêtre maçonnique n'est donc pas le roi de Tyr, mais un des noms secrets du Diable.

 

[...] Il y a donc deux Hiram, et celui des Rose-Croix n'est pas le roi de Tyr auquel (dans la Bible) Salomon s'adresse pour construire le Temple, mais Hiram Abiff, un phénicien envoyé par le roi. Or, si le premier Hiram est dans la Bible, le second n'y est pas. C'est donc par subterfuge que les maçons prétendent faire revivre un personnage biblique au 3e Degré, celui de Maître. Dans le Rite Ecossais, le Hiram qui est invoqué lors du rituel du 3e grade, celui de Maître, est en effet ''Hiram Abiff'', en d'autres termes le Diable.

Et il y a des catholiques initiés dans ce rite...

Par conséquent, le Temple d'Hiram Abiff construit n'est pas celui que Salomon veut édifier selon la volonté et à la gloire de Dieu, mais un Temple symbolique au service d'une autre volonté, celle du Diable, dont les Fils de Caïn doivent réaliser le désir de soumettre les fils de Seth. (Cf. Alain PASCAL, Les Sources occultes de la philosophie moderne, De la Gnose à la théosophie, tome 1 de La Conspiration des philosophes, éd. des Cimes, Paris 2017, p. 253-266.)

 

Ces deux temples, bien que distincts dans leur origine historique et légendaire, sont volontairement confondus dans la tradition Rose-Croix et maçonniques, dans les rituels et les enseignements ésotériques. La légende d'Hiram Abiff, dans la légende maçonnique apparaît dans les textes maçonniques du XVIIIe siècle, notamment dans le grade de Maître du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) et du Rite de York. Le récit est le suivant : trois mauvais compagnons (Jubéla, Jubélo et Jubélum) tentent d'extorquer les secrets à Hiram, celui-ci refuse de les révéler et ils l'assassine et cachent son corps sous un acacia. Son corps est retrouvé par Salomon, qui le fait inhumer dans le Saint des Saints du Temple. La légende se termine par la résurrection symbolique d'Hiram, qui devient un symbole de l'immortalité de l'âme et de la transmission des secrets sacrés.

 

Les hauts grades maçonniques du 4e au 33e développent la légende d'Hiram en y ajoutant des éléments kabbalistiques et rose-croix.

 

Exemple: dans le rituel du grade de Chevalier Rose-Croix (18e degré du REAA), le candidat est invité à reconstruire le Temple spirituel lui-même. Le Temple d'Hiram Abiff devient alors une métaphore du Temple intérieur que chaque Rose-Croix et franc-maçon doit construire en lui-même. La mort et la résurrection d'Hiram symbolisent le processus alchimique et la transformation de l'initié, sans aucun rapport avec le Hiram Ier, roi biblique de Tyr, fils d'une veuve de la tribu de Nephtali, lui-même fils d'un artisan de bronze tyrien (1 Rois 7 :13-14), et son temple matériel historique...

 

La tradition Rose-Croix au 17e siècle, telle qu'elle apparaît dans les Manifestes (Fama Fraternitatis, Confessio Fraternitatis) et dans les enseignements ultérieurs de Robert Fludd, Elias Ashmole, ou Stanislas de Guaita, intègre des éléments du gnosticisme. Samaël est alors présenté comme une force nécessaire dans le processus de réintégration (influence de Martines de Pasqually), un ange déchu, mais aussi un agent de la purification par le feu, un symbole de l'ombre qui doit être transmué en lumière.

 

Stanislas de Guaita, fondateur de l'ordre kabbalistique de la Rose-Croix (1888), dans son ouvrage Au Seuil du Mystère, décrit Samaël comme un ange déchu, une force nécessaire dans l'équilibre cosmique... Il le lie à Lith et à une révolte contre Dieu qui peut être transcendée par l'"initié".

 

Eliphas Levi, occultiste du 19e siècle, dans Dogme et Rituel de la Haute Magie, associe ouvertement Samaël à Satan, mais aussi à Lucifer, le "porteur de lumière", soulignant son rôle de tentateur poussant l'homme à la chute, et de "libérateur" par la délivrance de la "Connaissance" (sic). Lévi écrit: "Samaël est l'ange de la mort, mais aussi celui qui en tuant l'homme ancien, permet la naissance de l'homme nouveau." Et voilà notre "homme nouveau" maçonnique.

 

Caïn a eu une influence sur l'occultisme moderne:

>Théosophie d'Helena Blavatsky, reprend l'idée que Lucifer est un "porteur de lumière", nécessaire à l'évolution humaine.

>Satanisme (LaVey, Temple de Set): Caïn et Lucifer sont célébrés comme symboles de l'individualisme et de la "libération" des dogmes.

>Néopaganisme: certains courants voient en lui le premier "sorcier" ou chamane, maître des forces cachées de la nature.

La franc-maçonnerie, descendante directe de Caïn, inspiré par Lucifer

 

Le grade de Grand Maître Architecte du 12e degré des hauts grade était perçu de la sorte: 'Ce degré, en effet achève la formation du maître et annonce déjà l'Élu que façonneront les 13e et 14e degrés. (Claude LLORENS, Planche maçonnique 'Grand Maître Architecte: un thème du 12e degré', in Serge ABAD-GALLARDO, Je servais Lucifer sans le savoir, Pierre Téqui éditeur, Préface de Maurice Caillet, Paris 2016, p.131- 132.)

 

"[...] Ainsi que l'avoue un franc-maçon dans l'une de ses planches : 'Tubal-Caïn [...], mot de passe des maîtres qui donne à réfléchir, car il comporte une telle ambiguïté qu'il ne peut nous laisser indifférent...' (Planche maçonnique 'Tubal-Caïn' https://ledifice.net/maitre/tubalcain/7076-2 )

 

L'institution maçonnique met Tubal-Caïn en relation avec le secret du feu et des métaux. [...] Elle l'assimile à un alchimiste: 'Tubal-Caïn, le forgeron, travaille les métaux et s'inscrit spirituellement comme continuateur de LA LIGNEE CAÏNITE [...]'. Mais il est aussi considéré par les obédiences comme un artisan de guerre et de violence : 'Tubal fut, d'après la légende, le premier qui conquit l'art de forger le bronze, donnant à ses alliés un avantage militaire inévitable sur ceux qui ne connaissaient alors que le cuivre pour la fabrication de leurs armes.' (Planche maçonnique 'Tubal-Caïn' https://ledifice.net/maitre/tubalcain/7076-2 ) 'C'est la raison pour laquelle Caïn et ses descendants gagnèrent une réputation de tyrans, de voleurs brutaux et d'assassins, et acquirent des biens matériels de toutes sortes.' (ibid.)

 

"Tubal-Caïn! On aurait rêvé mieux comme référence pour un maître franc-maçon et bienfaiteur de l'humanité!", écrit Serge-Abad Gallardo dans Je servais Lucifer sans le savoir, ibid., p.133.

Cf. https://ledifice.net/maitre/tubalcain/7076-2

Cf. https://ledifice.net/maitre/tubalcain/7076-2

Or, précisément, "le mardi 5 avril 1785 [...] Jean-Baptiste Willermoz [...] reçut onze cahiers rédigés par Marie-Louise de Monspey, dite Mme de Vallière' (SAPPIA ART, Planche maçonnique 'De Tubal-Caïn à Phaleg', 20 mai 2012 ) Dans certains de ses écrits, il était alors question de "substituer le mot de passe [...], à savoir 'Tubal-Caïn'".

 

Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), adepte de Martines de Pasqually qui le reçuthttps://christroi.over-blog.com/article-l-illuminisme-philosophique-maconnique-au-xviiie-siecle-39283401.html dans l'ordre des 'Élus Cohens', organisa en juillet 1782 le convent de Wilhelmsbad (où les "Illuminés" tiennent un rôle actif et où sera décidé de la Révolution en France... Cf. Alain PASCAL, La Révolution des Illuminés, Les droits de l'homme contre Dieu, La Conspiration des philosophes tome IV, éd. Cimes, Paris 2023, p. 85-177.)

 

Il fut à l'origine de la création du Rite écossais rectifié (RER). C'est la raison pour laquelle, 'le 5 mai 1785, Jean-Baptiste Willermoz remplace le nom de Tubal-Caïn par Phaleg, sur décision de la Régence écossaise de Lyon et du directoire d'Auvergne.' Le fondateur de ce rite prit conscience grâce aux cahiers de Madame de Vallière, de la portée satanique de la référence à Tubal-Caïn. De l'aveu même d'une certaine franc-maçonnerie déiste, 'Tubal-Caïn [...] est qualifié d'''agent diabolique' et portant les 'vices charnels', 'c'est un nom d'abomination' [...], 'il n'apprit l'art du travail des métaux et la maîtrise du feu que par des voies profanatrices et sataniques'.

 

Depuis, le RER ne comporte plus de référence à Tubal-Caïn au grade de maître. Le RER est le rite privilégié de la Grande Loge nationale de France, même s'il n'est pas le seul. (Serge-Abad Gallardo dans Je servais Lucifer sans le savoir, ibid., p.135-136.)

 

Mais 'Tubal-Caïn' est toujours le mot dans d'autres rites maçonniques .... :

 

"Au Rite Émulation, Tubalcaïn est le mot de passage donnant accès du 2ème au 3ème grade.

 

"Au Rite York, Tubalcaïn est le nom de la griffe de passage de compagnon à maître, servant de mot de passe au 2ème degré, tel que cela apparaît dans l’échange entre le 1er surveillant et le 1er expert dans les instructions du degré : «- A-t-elle un nom? -Oui – Voulez-vous me le donner ? – Ce n’est pas ainsi que je l’ai reçu et je ne le communiquerai jamais ainsi.- Comment en disposez-vous ? – En l’épelant ou par syllabe. – Donnez-le par syllabe et commencez. – Commencez vous-même. – C’est à vous de commencer.». Le mot Tubalcaïn est donné par syllabe entre le premier expert et le V\ M\ Puis complètement par le 1er expert. Cette griffe est un en-deçà de la griffe véritable du maître.

 

"Au REAA, c’est le mot de passe du Maître. 'Ce mot est TULBAKAIN, que nous avons adopté en raison de l’intimité qui doit exister entre nous et le premier Vulcain dans l’univers. Nous appelons cela un mot de veille, car nous exigeons qu’il soit prononcé avant ce qui était jadis connu, à savoir JAKIN' (Solomon in All His Glory or the Master-mason, traduction du Franc-maçon démasqué ou le vrai secret des Frans maçons de 1751)." ( Cf. https://450.fm/2023/02/07/tubalcain-un-personnage-sulfureux-en-franc-maconnerie/)

Cf. https://450.fm/2023/02/07/tubalcain-un-personnage-sulfureux-en-franc-maconnerie/

Cf. https://450.fm/2023/02/07/tubalcain-un-personnage-sulfureux-en-franc-maconnerie/

Origines des Rituels Cainites
Contexte Historique
 
Les Caïnites étaient une secte gnostique antique (IIᵉ–IIIᵉ siècles) qui vénéraient Caïn, Judas, Ésaü, et d’autres figures bibliques traditionnellement considérées comme "maudites". Pour eux, ces personnages incarnaient la révolte contre le Démiurge (Yahvé, vu comme un dieu ignorant et tyrannique) et la recherche de la connaissance véritable au-delà des dogmes religieux.
 
Influences :
- Gnosticisme : L’idée que le monde matériel est une prison créée par un dieu inférieur (le Démiurge), et que l’humain doit se libérer par la gnose (connaissance spirituelle).
- Manichéisme : Dualisme entre lumière et ténèbres, où l’humain doit libérer les particules de lumière piégées dans la matière.
- Hermétisme : Utilisation de rituels magiques pour accéder à des vérités cachées.
 
Textes Fondateurs
- Évangile de Judas (apocryphe du IIe siècle) : Présente Judas comme un héros qui aide Jésus à accomplir sa mission en le trahissant, permettant ainsi la libération de l’âme humaine. Saint Irénée de Lyon fait mention de l'Évangile de Judas à la fin du IIe siècle dans son ouvrage Contre les hérésies (Livre 1, chapitre 31, alinéa 1): l’Évangile de Judas y est attribué à la secte gnostique des Caïnites...
- Apocryphon de Jean (texte gnostique du IIe siècle) : Décrit le Démiurge comme un être ignorant, et encourage la rébellion contre ses lois.
- Pistis Sophia : Texte gnostique où Jésus enseigne des rituels pour libérer l’âme des chaînes de la matière.

 

Exemples de rituels caïnites

 

Voici quelques exemples reconstruits à partir de textes gnostiques, occultes et rosicruciens :

 

A. Rituel de l’Illumination par le Serpent
But : Éveiller la gnose (connaissance divine) en l’individu, comme Ève l’a reçue de Samaël (le serpent).
Étapes :
 
1. Préparation :
- Lieu : Un espace sacré, souvent un cercle tracé à la craie ou au sang (symbolique).
- Objets : Une pomme (symbole de la connaissance), un miroir (pour la réflexion intérieure), une bougie noire et une bougie blanche (dualisme).
- Participants : Un officiant (le "Guide") et un initié.
 
2. Invocation de Samaël :
- Le Guide récite une prière ou un hymne à Samaël (ou Lucifer), souvent en araméen ou en hébreu, pour invoquer son énergie de connaissance.
- Exemple d’invocation :
"Samaël, Porteur de Lumière, toi qui as offert à Ève le fruit de la sagesse,
Ouvre nos yeux à la vérité cachée, libère-nous des chaînes de l’ignorance."
 
3. Consommation du Fruit :
- L’initié mange une pomme (ou un fruit symbolique) en méditant sur la chute comme éveil.
- Le Guide déclare :
"Par ce fruit, tu quittes l’innocence de l’ignorance et entre dans le jardin de la connaissance." Ce qui équivaut à une réédition du Péché originel !
 
4. Méditation sur la Dualité :
- L’initié médite devant le miroir, symbolisant la connaissance de soi comme premier pas vers la libération.
- Les bougies (noire et blanche) représentent l’acceptation des ténèbres et de la lumière en soi.
 
5. Clôture :
- Le Guide éteint les bougies en déclarant :
"Que la lumière de Samaël brille en toi, et que tu marches sur le chemin de Caïn, le premier des libres."
 
 
B. Rituel du Sang de Caïn
But : Se connecter à la lignée spirituelle de Caïn et recevoir sa "bénédiction" de rébellion et de force. En somme, vous recevez la "bénédiction" du Diable;
 
Étapes :
1. Préparation :
- Lieu : Un autel avec une dague rituelle (ou un couteau symbolique), un calice, et une image de Caïn (ou un symbole comme un crane ou une épée).
- Participants : Un groupe ou un individu.
 
2. Offrande Symbolique :
- Les participants déposent des objets personnels (une mèche de cheveux, une lettre écrite à la main) sur l’autel, symbolisant leur ancienne vie qu’ils abandonnent.
 
3. Récit de Caïn :
- Lecture d’un texte gnostique ou d’une réinterprétation de la Genèse, où Caïn est présenté comme un héros.
- Exemple :
"Caïn, premier-né de l’humanité, tu as osé défier le Démiurge.
Ton sang crie du sol, non pas pour la vengeance, mais pour la libération de ceux qui osent voir au-delà."
 
4. Partage du "Sang" :
- Le Guide verse du vin rouge (symbolisant le sang) dans le calice et le partage avec les participants.
- Chaque participant boit en déclarant :
"Je bois le sang de Caïn, et je deviens un enfant de la rébellion sacrée." (sic)
 
5. Marquage Symbolique :
- Le Guide trace une marque (une croix inversée, un serpent, ou un symbole caïnite) sur le front ou la main de chaque participant avec de l’huile ou du charbon, en disant :
"Que cette marque te rappelle que tu es un héritier de Caïn, libre et indomptable." Cette marque en somme est un Pacte avec le diable.
 
C. Rituel de la Rose Noire (Inspiré de la Rose-Croix)
But : Utiliser la symbolique de la rose noire (représentant la connaissance cachée et la beauté dans l’obscurité) pour accéder à des vérités ésotériques.
 
Étapes :
 
1. Création de la Rose Noire :
- Les participants fabriquent une rose noire (réelle ou symbolique, en papier ou en tissu) en méditant sur les mystères cachés du monde.
 
2. Consécration :
- La rose est placée au centre d’un cercle et aspergée d’eau salée (purification) et de vin (symbolisant le sang et la vie).
- Le Guide récite :
"Rose Noire, fleur de la connaissance interdite,
Ouvre-toi à nous, et révèle les secrets que le Démiurge a cachés."
 
3. Méditation sur les Opposés :
- Les participants méditent sur l’union de la rose (beauté, amour) et de la croix (souffrance, sacrifice), en visualisant une Rose-Croix noire.
 
4. Brûlure de la Rose :
- La rose est brûlée dans un encensoir, et la fumée est inhalée comme une offrande aux esprits de la connaissance.
- Les participants déclarent :
"Par cette fumée, nous envoyons nos prières à ceux qui ont osé savoir."
 
D. Certains groupes maçonniques et rosicruciens (maçonnerie dite "déviante", loges ouvertement lucifériennes, loges "Noires") font des pactes avec des démons, des rituels de malédictions (actes sexuels violents, sacrifices animaux ou humains). Leurs membres souffrent de de déséquilibres psychologiques (folie, suicides). 
 
Groupes 
 
Ordo Templi Orientis (O.T.O.) : utilise des rituels inspirés de la rébellion contre les normes.
Temple of Set :  Vénère Lucifer et explore les thèmes caïnites...
Fraternitas Rosicruciana Antiqua (FRA) : Intègre des éléments gnostiques et alchimiques dans ses pratiques.
 
 
Rituels et pratiques empruntes de magie noire
 
En maçonnerie.
>L'ambivalence ("Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas", et inversement), l'ambiguïté elle-même utilisée comme "outil de transformation" pour "stimuler la réflexion" est un outil occultiste puissant permettant un passage facile vers la Magie, le satanisme, porte ouverte à des forces incontrôlables.
>Les menaces symboliques lors de l'"initiation" ou "mort symbolique" - bandage des yeux, menaces de morts avec une épée pointée sur la gorge, le serment de fidélité sous peine de châtiments terrifiants Ex: avoir la gorge tranchée, la langue arrachée) - ont été perçues comme des malédictions réelles, une manipulation psychologique ou un pacte occulte.
>Le rituel de Maître maçon : la légende d'Hiram et la recherche du Mot perdu ou secret, une une apologie du meurtre rituel
>l'utilisation d'un langage codé et allégorique confinent à des incantations magiques 
 
 
En Rosicrucianisme.
>Visualisations de lumière noire (nigredo) comme étape de purification dans certains rituels.
>Le rituel du "Pacte avec Soi-Même" rappelle le pacte avec le diable (comme celui de Faust)
>L'utilisation des "forces de la nature", des "éléments", par Paracelse et Agrippa
>L'utilisation du Baphomet par Eliphas Lévi
>Le mélange de maçonnerie, de rosicrucianisme et de magie noire (Thelema) par Aleister Crowley (1875-1947), membre de l'O.T.O. et de la Golden Dawn (Ordre hermétique de l'Aube dorée), fondateur d'une "magie sexuelle", qui a pratiqué des rituels d'invocations de démons (Livre de la Loi)... et a rapporté des rencontres avec des entités.
>L'utilisation de pentacles, de talismans, de symboles hermétiques et d'invocations magiques.
>L'utilisation de rituels d'invocations d'"anges" et de démons... par Samuel Liddell MacGregor Mathers (1854-1918), un des fondateurs de la Golden Dawn.

Dangers

 

Un symbole comme Baphomet peut représenter

>pour un rosicrucien: l'équilibre des forces.

>pour un sataniste : l'adoration du mal.

L'ambivalence des rituels maçonniques, l'union des opposés, l'ambiguïté "pour stimuler la réflexion" et outil dit "de transformation", est un moyen occultiste puissant (hermétisme, rosicrucianisme, maçonnerie) reposant sur le principe "Comme en haut, ainsi en bas" (Hermès Trimégiste), reflétant la dualité du monde (bien/mal; lumière/ténèbres; esprit/matière; homme/femme) utilisant des symboles ambivalents (serpent, androgyne, Baphomet, étoile flamboyante) intégrant les opposés en soi-même, permettant un passage facile vers la magie, le satanisme, porte grande ouverte à la possession diabolique.

 

Les expériences de l'O.T.O. d'Aleister Crowley : Crowley a pratiqué des rituels d'invocation (Comme ceux du Livre de la Loi) et a raconté des rencontres avec des entités. Certains de ses disciples ont :

>perdu la raison (folie, irrationalisme); dire tout et son contraire "en même temps" (ce qui nous rappelle un certain président de la république)

>ou sont tombés dans la dépravation (magie noire sexuelle)

>ont développé orgueil et isolement. L'occultiste développe un sentiment de supériorité ("je saisis des choses que les autres ignorent"), il peut rejeter toute morale, sombrer dans le nihilisme ou le cynisme.

 

Des cauchemars récurrents, des hallucinations ou des voix intérieures, sont un signe d'infestation d'entités. Que faire ? Consulter un thérapeute spécialisé (approche psychologique d'abord), un exorciste si le thérapeute est "dépassé".

 

L'ambiguïté est donc dangereuse :

>elle peut conduire à des dérives psychologiques graves (folie, possession).

>elle expose à des manipulations (sectes, gourous)

>elle ouvre des portes à des forces obscures incontrôlables.

Que répondre à un proche qui s'intéresse à l'occultisme ?

 

Qu'il pratique une tendre dévotion à la Vierge Marie "gratia plena", Pleine de grâce, qui ouvre à la grâce, s'intéresse plutôt à la douceur et à la collaboration avec Dieu de la Mère de Dieu (Notre-Dame de Guadalupe, Vierge des Amériques portant en elle les deux continents).

Cette voie est une Protection puissante: la Vierge Marie est une Protectrice et une Mère

Notre-Dame de Guadalupe est un symbole universel de miséricorde, de compassion et de protection. Son apparition au Mexique en 1531 à Juan Diego montre qu'elle se révèle aux humbles et intercède pour eux. Son manteau étoilé montre le Ciel enveloppant la terre, image de protection divine. Les roses de Castille rappellent que:

>la beauté et la grâce viennent de Dieu. Pas de nos propres forces.

>la Vierge Marie intercède puissamment. Elle dissout la peur et l'angoisse.

 

C'est déjà la prière que faisaient les premiers Chrétiens au IIIe siècle à la Vierge Marie : 

Sub Tuum Praesidium

Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.

Ne méprise pas nos prières dans nos nécessités, mais délivre-nous toiujours de tous les dangers,

Ô Vierge glorieuse et bénie.

 

 

Qu'il apprenne à prier en aimant d'abord la Création, en la voyant belle et bonne, car elle est une image du Créateur.

Qu'il apprenne à croire en la bonté gratuite et l'amour infini de Dieu. "Père, que ta volonté soit faite" et non pas la mienne.

La prière humble et confiante "Que ta volonté soit faite" (Mt 6,10) détache de l'ego (on ne cherche plus à imposer sa chair, sa volonté, on cherche à l'aligner sur la volonté de Dieu). C'est un antidote puissant contre l'orgueil, la manipulation et les forces obscures. Cette prière apporte la paix, elle apaise l'âme : la confiance en Dieu chasse la peur et l'anxiété.. Elle protège des tentations.

En acceptant la volonté divine, on évite de tomber dans l'orgueil ou la rébellion (comme Lucifer / Caïn)

 

L'amour de la création (nature, humanité, vie) est un chemin de lumière qui éloigne des tentations de pouvoir, de domination ou de contrôle humain.

Prier en aimant la Création c'est:

>passer du temps dans la nature (marcher en forêt, contempler un lever ou un coucher de soleil, la mer, la montagne, écouter le chant des oiseaux : tout cela est une prière)

>reconnaître que tout vient de Dieu (la nature, les autres, nous-mêmes),

>voir le monde avec des yeux de gratitude (comme S. François d'Assise qui appelait le Soleil ''frère" et la lune ''soeur''),

>devenir pour soi-même et les autres un canal de bonté: En aimant ce que Dieu a créé, on participe à Son amour.

 

Pratiquer la gratitude quotidienne :

Remercier.

Chaque soir, noter 2 choses pour lesquelles on est reconnaissant

Ex: "Merci Seigneur,

>pour ce repas,

>pour cette personne rencontrée qui m'a souri

>pour la beauté des fleurs.

 

"Loué sois-Tu, mon Seigneur, pour toutes Tes créatures, et spécialement pour notre frère le Soleil, qui nous donne le jour et nous éclaire de sa lumière." (Cantique des créatures)

 

Vivre dans la confiance

"S'abandonner". Lâcher prise: accepter que tout ne dépend pas de nous, mais de Dieu

Demander la volonté de Dieu: avant de prendre une décision, prier; "Seigneur, Que ta volonté soit faite, pas la mienne''.

Se détacher des résultats. "Faire notre devoir et laisser faire à Dieu".

 

Se protéger spirituellement

>fréquenter les sacrements pour vivre dans la grâce

>Porter une médaille de la Vierge Marie (comme la Médaille miraculeuse)

>Bénir sa maison avec de l'eau bénite ou de l'encens. Faire bénir sa maison par un prêtre

>Exposer une image du Coeur-Sacré de Jésus dans sa maison

>Lire et méditer les Ecritures

 

"Celui qui s'abrite sous l'ombre du Très-Haut repose à l'ombre du Très-Haut"

(Psaume 91,1)

>S'entourer de Bonnes présences - influences

Lire des vies de saints pour s'inspirer de leur foi et de leur amour.

Ecouter de la musique sacrée (chants grégoriens ou hymnes à Marie)

Rejoindre une communauté de prière (paroisse, groupe de prière) pour se soutenir mutuellement.

 

Aspect: Voie de la Vierge et amour divin (prière quotidienne du chapelet)

Méthode: Prière, humilité, confiance

But: Union avec Dieu, déification par les moyens de Dieu (et non ceux du serpent / Caïn), amour du prochain

Énergie: Lumière, grâce, paix

Les fruits: rejet clair du mal, protection divine, joie, paix, amour.

 

Lire: 

 

>Déification: la doctrine catholique dont vous n'avez probablement jamais entendu parler

Prière à Notre-Dame de Guadalupe

 

Ô Vierge de Guadalupe, Mère des Amériques et Protectrice des affligés,

Nous venons à toi avec confiance et amour

Tu as choisi de te révéler à un humble indigène pour nous montrer ta tendresse,

Intercède pour nous auprès de ton Fils Jésus.

Aide-nous à aimer comme toi, avec un coeur pur et généreux.

Protège-nous des pièges du mal et des tentations de l'orgueil.

Apprends-nous à prier avec simplicité et à vivre dans la confiance.

Que notre vie soit un chant d'amour à Dieu.

Et que, comme Saint Juan Diego, nous portions Ta Lumière au monde.

Notre-Dame de Guadalupe, Prie pour nous.

Amen.

Saint Juan Diego Cuautitlatuazin, voyant (1474-1548)

Conclusion 

 

Le pélagianisme, le dualisme manichéen, la réinterprétation symbolique du temple d'Hiram, reposent sur des analogies entre certains aspects du rituel maçonnique et ces hérésies...

Sans nier ouvertement la possibilité d’une aide divine, la franc-maçonnerie promeut un autosauvetage humain directement inspiré du luciférisme, le devoir de "réintégration" du monde - comme si Dieu avait créé un monde mauvais - n'étant alors que la construction du royaume de Satan et des ennemis de Dieu sur terre. 

Il n'existe pas de vérité absolue accessible à l'homme. Sa quête réside dans le secret et dans la transgression. 

A travers Tubal-Caïn, Caïn et Samaël le serpent, Lucifer est glorifié comme un dieu. L'obéissance à Dieu est considéré comme servile, l'obéissance au serpent comme libératrice !

La tradition rosicrucienne et maçonnique est donc :

>une inversion du dogme chrétien et son remplacement par ses propres dogmes maçonniques

>un renversement du bien et du mal qui fait incontestablement du Diable, du Serpent, son propre dieu, "un bienfaiteur." "Rien n'est complètement mauvais, rien n'est entièrement bon". Pas même le Dieu de la Bible et de la Révélation chrétienne. Chacun décidant de ses propres critères moraux, le pavé mosaïque étant parfois présenté comme le ying et le yang de la cosmologie manichéenne extrême-orientale.

Or, attribuer le mal à Dieu peut être considéré comme un aspect du péché contre le Saint-Esprit, seul péché irrémissible, à condition que ce soit:

>un acte libre et conscient (pas une simple erreur ou doute)

>une persistance dans cette croyance malgré la lumière de la foi (obstination et impénitence finale)

>un rejet de la bonté divine (ex: haïr Dieu à cause du mal)

Pourquoi ? Parce que:

>cela nie la nature même de Dieu (Amour et Vérité)

>rejette l'action du Saint-Esprit (qui relève Dieu comme Père miséricordieux)

>bloque la grâce en fermant le cœur à la conversion.

Lorsque tout est relatif et provisoire, [...] tout est permis et LA MORALE N'EXISTE PLUS.

Serge ABAD-GALLARDO, Je servais Lucifer sans le savoir, Pierre Téqui éditeur, Préface de Maurice Caillet, Paris 2016, p. 38

Et lorsque la morale n'existe plus, les tyrans font ce qu'ils veulent.

La Tour de Babel par Pieter Bruegel

La Tour de Babel par Pieter Bruegel

La Tour de Babel par Hendrick III Van Cleve

La Tour de Babel par Hendrick III Van Cleve

La Tour de Babel par Joos de Momper

La Tour de Babel par Joos de Momper

La Tour de Babel par Gustave Doré

La Tour de Babel par Gustave Doré

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28 juillet 2026 2 28 /07 /juillet /2026 20:08

Un synode est (était) par définition un événement : il a été convoqué, tenu et conclu. Il en a été ainsi pendant vingt siècles. Le Synode sur la synodalité s’est achevé en octobre 2024. Son document final a été remis. Affaire classée, pourrait-on penser.

Non. Le processus étant plus important que la destination, le podium synodal se poursuit.

Le synode qui vient de s'achever a été suivi d'une "phase de mise en œuvre" (2025-2028). Cette mise en œuvre est désormais suivie d'une "évaluation de sa mise en œuvre" : assemblées diocésaines au premier semestre 2027, assemblées des conférences épiscopales au second, assemblées continentales en 2028 et une "assemblée ecclésiale" au Vatican en octobre 2028. Et pour que nul n'espère que cela marque la fin du processus, les Notes précisent : "le chemin n'est pas terminé, mais s'ouvre sur une nouvelle phase". Parmi les critères de sélection des membres de l'assemblée figure l'exigence explicite qu'ils "sont disponibles pour poursuivre le processus au-delà de 2028". Autrement dit : on recrute aujourd’hui du personnel pour un processus dont on ignore la finalité, le mandat et la date de fin, puisqu’il n’existe pas. Le Synode a constaté ce mouvement incessant. Nous évaluerons la mise en œuvre, puis nous mettrons en œuvre l’évaluation, puis nous évaluerons la mise en œuvre de l’évaluation. Ce n’est pas une caricature : c’est, littéralement, le calendrier officiel.

 

Une fortune et des millions dépensés dans un processus littéralement sans fin et sans but défini.

Le 27 juillet 2026, le Vatican a publié de nouvelles directives pour la prochaine étape du Synode de synodalité, appelant les diocèses à impliquer des représentants d'autres religions, à approfondir les structures synodales permanentes et à évaluer des rôles de leadership plus larges pour les laïcs catholiques.

 

Le document téléchargeable en français s’intitule ‘’Faire mémoire, Accompagner la préparation de l’Assemblée d’évaluation de l’Église synodale, Notes à l’intention des évêques et des équipes synodales’’ en date du 27 juillet 2026.

 

Le 27 juillet, le Secrétariat général du Synode a publié un nouveau document de 19 pages intitulé "Recueillement", fournissant aux évêques et aux équipes synodales diocésaines des instructions détaillées pour la préparation d’"assemblées d’évaluation" locales au cours du premier semestre 2027, dans le cadre de la mise en œuvre du synode 2021-2024. Le document décrit ces assemblées non pas comme une consultation ponctuelle, mais comme une étape d’une "transformation" continue de la vie et de la gouvernance diocésaines.

 

Publié sous l’autorité du Secrétariat général du Synode, « Se recueillir » offre un guide pratique aux évêques et aux équipes synodales diocésaines. Il explique comment chaque diocèse doit rédiger un rapport narratif et convoquer une assemblée locale d’évaluation avant de soumettre ses conclusions aux instances synodales nationales et, en dernier ressort, au Vatican.

 

Parmi les dispositions qui retiennent particulièrement l'attention figure la recommandation faite aux diocèses d'envisager l'inclusion de non-catholiques dans les structures synodales. Dans la section décrivant la composition des équipes synodales diocésaines, le document précise que les évêques peuvent souhaiter inviter "des représentants d'autres Églises et communautés chrétiennes ou d'autres religions en tant qu'observateurs".

 

Cette même approche se retrouve plus loin dans les directives régissant les assemblées d'évaluation diocésaines. Concernant les participants, le document indique que les diocèses doivent ''prévoir la participation de représentants d'autres Églises et communions chrétiennes ou d'autres religions'' [Le passage en question se trouve p. 16 du PDF, dans la 3e partie ‘’Quelques éléments de référence’’, dans ‘’C. L'équipe synodale diocésaine ou éparchiale’’, ‘’C.2 La composition des équipes synodales’’ : ‘’c) on pourrait également envisager d’inviter, en tant qu’observateurs, quelques représentants d’autres Églises et communautés chrétiennes ou d’autres religions’’ (sic)], tout en précisant que les modalités de cette participation "peuvent varier" selon les circonstances locales et les "contextes culturels".

 

Les nouvelles directives présentent également la synodalité comme une caractéristique durable de la gouvernance de l'Église plutôt que comme un processus temporaire. Elles précisent que les assemblées de 2027 visent à aider les Églises locales à poursuivre un processus qui "façonne progressivement l'identité de chaque Église locale, ses relations et son mode de vie à travers les choix, la dynamique, les pratiques et les structures synodales".

 

Ailleurs, le document indique que les assemblées sont conçues pour cultiver "un style d’écoute, de coresponsabilité et de discernement" que les églises locales sont censées préserver dans leur vie normale après la conclusion des assemblées.

 

Lorsqu'il s'agit de décrire les sujets que les diocèses devraient évaluer dans le cadre de leurs rapports, le document mentionne spécifiquement "l'accès des fidèles laïcs aux rôles de gouvernance qui ne requièrent pas le sacrement de l'Ordre et à d'autres responsabilités ecclésiales" [Le passage en question se trouve p. 9 du PDF intitulé ''Vers les Assemblées 2027-2028, ''Etapes, critère et instruments pour la préparation, Faire mémoire, interpréter, orienter, célébrer'', dans ‘’A. Le compte rendu narratif’’, "la valorisation des ministères et des charismes ; accès des fidèles laïcs à des rôles de gouvernance qui ne requièrent pas le sacrement de l'ordre, et à d'autres responsabilités ecclésiales (cf. DF, nn. 60, 75-77)"], ainsi que des questions concernant la prise de décision synodale, la transparence, la responsabilité et les structures ecclésiales.

 

Les "rapports narratifs" des églises locales, affirme le document, devraient se concentrer sur la "promotion d’une spiritualité synodale" parallèlement aux propositions de nouvelles mises en œuvre liturgiques, afin que la messe ou d’autres rites puissent être réformés de manière à être "vécus dans une perspective synodale". [Le passage en question se trouve p. 9 du PDF intitulé ''Vers les Assemblées 2027-2028, ''Etapes, critère et instruments pour la préparation, Faire mémoire, interpréter, orienter, célébrer'', dans ‘’A. Le compte rendu narratif’’, la promotion d'une spiritualité synodale (cf. DF, nn. 43-46) et d'une liturgie en clé synodale (cf. DF, n. 27)". Cette formulation est également reprise à la page 13 dans la liste des fiches thématiques pour l'étape des Eglises locales d'une Conférence Episcopale. 

 

Que signifie "liturgie en clé synodale" ? Le document ne détaille pas cette notion, mais il renvoie explicitement au Document Final (DF) du Synode 2021-2024, notamment aux numéros 27, 43-46, 60, 75-77, etc. Cela suggère que la réforme ou l’adaptation de la liturgie (messe, rites) pour une perspective synodale s’inscrit dans une dynamique plus large :

- Participation active de tous les fidèles (laïcs, femmes, jeunes, etc.) dans la célébration.
- Coresponsabilité dans la préparation et l’animation des rites.
- Ouverture à la diversité des charismes et ministères (cf. DF, nn. 60, 75-77).
- Style synodal : écoute, dialogue, inclusion, et reconnaissance des dons de chacun.
3. Pour aller plus loin
Pour comprendre précisément ce que le Vatican entend par « liturgie en clé synodale », il faudrait consulter :
- Le Document Final (DF) du Synode 2021-2024, notamment les numéros 27, 43-46, 60, 75-77.
- Les Pistes pour la phase de mise en œuvre du Synode (29 juin 2025), disponibles sur synod.va.
4. Exemples concrets (hypothèses)
D’après les orientations générales du Synode sur la synodalité, une liturgie « en clé synodale » pourrait impliquer :
- Une plus grande participation des laïcs (lectures, homélies partagées, intentions de prière variées).
- Des rites adaptés pour refléter la diversité culturelle et générationnelle.
- Des temps de dialogue ou de partage intégrés à la célébration (par exemple, des moments de discernement communautaire).
- Une attention aux marginalisés (personnes en situation de fragilité, exclus, etc.) dans la préparation et le déroulement des célébrations.]

 

La publication de ce document s’inscrit dans le cadre du calendrier de mise en œuvre établi à l’issue du Synode sur la synodalité. Conformément au calendrier présenté dans ce document, des assemblées diocésaines et éparchiales se tiendront au cours du premier semestre 2027, suivies d’assemblées nationales et régionales plus tard dans l’année, d’assemblées continentales durant les premiers mois de 2028 et d’une assemblée ecclésiale finale au Vatican en octobre 2028.

 

 

Le lecteur devrait se demander : quelle est la valeur canonique d’une "Assemblée d’évaluation diocésaine" ? Et d’une "Équipe synodale" ? Et d’une "Assemblée ecclésiale" au Vatican — notez bien : ecclésiale , et non épiscopale — prévue pour 2028 ?

La réponse est : aucune. Elles ne figurent pas dans le Code de droit canonique. Il ne s’agit pas d’un synode diocésain (canons 460 à 468), qui régit la convocation, la composition et les effets. Ce ne sont pas des conciles particuliers. Ce ne sont ni des conciles presbytéraux ni des conciles pastoraux, qui existent bel et bien en droit canonique et dont le document lui-même reconnaît incidemment la fonction "propositive et consultative", avant de les associer à des "équipes synodales" qui n’existent dans aucun canon. Nous sommes face à une architecture institutionnelle complète – équipes diocésaines, nationales et continentales, enregistrées dans une base de données romaine par courriel à l’adresse synodus@synod.va – construite entièrement en dehors du cadre du droit canonique.

Et il ne s'agit pas d'un oubli, mais bien de la méthode. Ce qui est dépourvu de statut légal n'a ni pouvoirs définis, ni responsabilité exécutoire, ni recours. Un synode diocésain canonique impose à l'évêque des procédures précises ; une "équipe synodale" n'est tenue à aucune obligation et n'est responsable devant personne, et c'est précisément pour cette raison qu'elle peut tout faire : convoquer, filtrer, rédiger, synthétiser et porter à Rome "la voix du Peuple de Dieu".

Il est bon de rappeler que le droit canonique existe pour protéger. Il protège les fidèles de l'arbitraire, le curé de l'appareil diocésain, l'évêque des pressions et l'Église tout entière des caprices de majorités passagères. Remplacer le droit par la "facilitation" n'est pas une libération pastorale : c'est laisser chacun à la merci de ceux qui contrôlent le processus.

Qui contrôle ce processus ? Les Notes l'expliquent sans détour. Les assemblées ne doivent pas "représenter un diocèse" — à Dieu ne plaise la représentation, qui a ses propres règles — mais plutôt s'assurer de la présence de "personnes connaissant bien les processus en cours et capables de les interpréter". Autrement dit : des experts en méthodologie. La liste est établie par l'équipe synodale, dont les critères d'admission sont la « connaissance du Document final" et "l'expérience directe de la dynamique synodale". Le cercle est parfait : un comité de convertis sélectionne une assemblée de convertis qui évaluera la conversion, et dont la conclusion — préalablement rédigée dans un « compte rendu narratif" que les membres de l'assemblée reçoivent pour "s'approprier" — sera envoyée à Rome comme le fruit spontané de l'écoute.

Même la question est biaisée. La "question directrice" officielle est formulée ainsi : "Quel visage concret d’une Église synodale missionnaire et quelles nouvelles voies de synodalité émergent dans notre communauté ?" Une question qui présuppose la réponse. Aucune case n’est prévue : aucune . Elle ne tient pas compte du fait qu’un diocèse puisse conclure que cinq années de réunions n’ont produit que des dossiers, des animateurs et de l’épuisement. Le questionnaire ne laisse place qu’à la gratitude.

Et, détail digne d'un traité, les Notes insistent sur la nécessité d'accorder une "attention particulière à la participation des curés". Comprenez bien : un effort particulier doit être déployé pour garantir la participation des prêtres ayant des responsabilités pastorales. Dans ce système, les hommes qui baptisent, entendent les confessions, enterrent les morts et font vivre l'Église constituent un groupe périphérique dont il faut solliciter la présence, tandis que les fidèles ordinaires ne sont qu'une source de "témoignages" à sélectionner par d'autres. Une Église fondée sur une assemblée, certes, mais une assemblée composée de membres triés sur le volet.

Dans ce système, le successeur des Apôtres est réduit à un simple témoin. Le document lui attribue les verbes "convoquer", "accompagner", "reconnaître" et "valider". S’il est en désaccord avec le texte que lui présente son équipe, il ne le corrige pas : il le « renvoie à l’équipe en expliquant les raisons de ses observations », à la manière de quelqu’un qui présente des arguments devant un comité. Celui qui a de droit divin le pouvoir d’enseigner et de gouverner son Église apparaît ici comme un évaluateur de ce qui produit une structure que ni la loi ni lui-même n’ont pu librement façonner, car les critères de sa composition provenaient déjà de Rome.

Les partisans de ce système répondront, comme toujours, que tout est consultatif, que rien ne touche à la doctrine et que l'évêque conserve le dernier mot. Formellement, c'est vrai. Mais le véritable pouvoir ne réside pas dans la dernière parole, mais dans l'avant-dernière : dans la rédaction du résumé, le choix des intervenants, la formulation de la question et la gestion du calendrier. Et ce pouvoir a été transféré, sans loi, sans vote et sans échéance, à une bureaucratie à l'écoute qui s'est autoproclamée permanente.

 

Vingt siècles de droit canonique, cherchant à répondre à une question – comment l’autorité s’exerce et est limitée dans l’Église –, ont été remplacés par une dynamique de groupe animée par un facilitateur. Juridiquement parlant, il s’agit d’une synodalité sans fin : non pas une réforme, car les réformes sont inscrites dans les canons et peuvent être lues, appliquées et contestées. C’est la dissolution progressive du pouvoir. Et les processus, contrairement aux lois, ne sont pas abrogés : ils se renouvellent.

 

Sources utilisées :

https://infovaticana.com/2026/07/28/el-sinodo-interminable-de-la-sinodalidad-sinodal-asamblearia/

https://www.synod.va/en/news/towards-the-2027-assemblies-of-the-local-churches-recollecting-r.html

https://www.synod.va/content/dam/synod/process/implementation/towardsassemblies/FRA---Verso-le-Assemblee-2027-2028.pdf

https://www.lifesitenews.com/news/vatican-calls-for-representatives-of-other-religions-in-next-phase-of-synodal-implementation/

 

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26 juillet 2026 7 26 /07 /juillet /2026 18:24
Cf. https://www.lifesitenews.com/blogs/fr-ripperger-is-right-asmodeus-is-the-demon-of-homosexuality-in-men/

Cf. https://www.lifesitenews.com/blogs/fr-ripperger-is-right-asmodeus-is-the-demon-of-homosexuality-in-men/

Lorsqu'il s'agit d'évoquer les origines de l'attirance pour les personnes du même sexe chez les hommes, seules deux possibilités sont envisagées publiquement : "c'est la nature" ​​et "c'est l'éducation". Mais que se passerait-il si nous négligions une troisième source : l'influence démoniaque ?

 

( LifeSiteNews ) – Le célèbre exorciste, le père Chad Ripperger, a déclaré sans équivoque à l'animateur de podcast Shawn Ryan qu'"Asmodée est le démon de l'homosexualité chez les hommes".

 

"L’archange Raphaël est l’un des ennemis d’Asmodée, le démon de l’homosexualité masculine. Il est aussi un démon de l’impureté", a déclaré Ripperger.

 

Le père Ripperger a expliqué que Raphaël, dans l'Ancien Testament, avait "séquestré" Asmodée dans le désert, en référence au Livre de Tobit. [Tobie 8,3

 

Asmodée assassina chacun des sept maris de Sarah, la belle fille de Raguel d'Ecbatane, la nuit de leurs noces, avant même que leurs mariages ne soient consommés. Saint Raphaël vint en aide à Sarah et à son nouvel époux, Tobie, en chassant Asmodée dans le désert d'Égypte, loin des jeunes mariés.

 

"Et donc, si vous êtes aux prises avec ce démon particulier (l'homosexualité), vous pouvez demander à saint Raphaël de vous aider", a déclaré Ripperger.

 

Dans le livre de Tobie, c'est au chapitre 8, verset 3 que Raphaël poursuit le démon, le maîtrise et l'enchaîne immédiatement. Le passage est souvent résumé ainsi: Tobie brûle le foie et le cœur du poisson, ce qui fait fuir le démon, puis Raphaël le capture et l'enchaîne
Saint Raphaël enseigne à Tobie la façon de guérir la cécité de son père en prenant la bile du poisson et en l'appliquant sur les yeux. Le père de Tobie fut ainsi instantanément guéri (Tb 10). Dans le livre de Tobie, c'est au chapitre 8, verset 3 que Raphaël poursuit le démon, le maîtrise et l'enchaîne immédiatement. Le passage est souvent résumé ainsi: Tobie brûle le foie et le cœur du poisson, ce qui fait fuir le démon, puis Raphaël le capture et l'enchaîne.

 

Les discussions sur l'homosexualité ont longtemps masqué la réalité.

 

Lorsqu'il s'agit de débattre des origines de l'attirance pour les personnes du même sexe, seules deux possibilités sont envisagées publiquement : "c'est la nature" ​​et "c'est l'éducation". Les homosexuels sont soit "nés comme ça", "c'est inné", soit ils le sont à cause d'une anomalie dans leur éducation.

 

L'establishment LGBTQ désormais solidement installé s'est rallié à l'idée d'"orientation sexuelle innée" car elle a permis aux militants gays de revendiquer des protections constitutionnelles fondées sur une caractéristique immuable, même si celle-ci est artificielle. Elle permet aux homosexuels de se présenter comme d'éternelles victimes. Elle leur a également permis de revendiquer un droit à la parentalité par gestation pour autrui ou adoption, car, par nature, leurs relations seraient stériles.

 

"Né comme ça" est une tactique, pas une vérité, même si elle donne cette impression à force d'être répétée à l'envi. La plupart des jeunes d'aujourd'hui n'ont jamais entendu un point de vue contraire, et de ce fait, les deux idées reçues – "né comme ça" et "les homosexuels sont des victimes de la société hétéronormative" – sont largement acceptées comme des faits. Remettre en question l'une ou l'autre est considéré comme antisocial, voire criminel.

 

Or, ce débat est malvenu. Il ne s'agit que d'une diversion visant à masquer une importante réalité spirituelle.

 

Source, suite, et prières de délivrances :

 

Doug Mainwaring, journaliste pour LifeSiteNews, auteur et militant pour les droits du mariage, de la famille et des enfants. Il a témoigné devant le Congrès américain et les assemblées législatives des États, a rédigé et co-rédigé des mémoires d'amicus curiae pour la Cour suprême des États-Unis et a été invité à de nombreuses émissions de télévision et de radio.

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25 juillet 2026 6 25 /07 /juillet /2026 10:53

Le père Chad Ripperger avait précédemment déclaré au podcasteur Shawn Ryan que les conditions nécessaires à l'arrivée de l'Antéchrist étaient presque réunies.

 

 

Vendredi 24 juillet 2026 - 12 h 42 HAE

 

( LifeSiteNews ) — Le père exorciste Chad Ripperger a déclaré à l'ancien Navy SEAL américain Shawn Ryan que l'Antéchrist se "présentera comme la solution aux problèmes des êtres humains".

 

Au cours d'un entretien de près de trois heures diffusée jeudi sur les thèmes de l'influence diabolique, la bataille spirituelle pour l'esprit et l'âme humaine, les affirmations entourant la divulgation des OVNI, la nature et la chute des anges, ainsi que le rôle du sacrifice, du libre arbitre et de la foi dans la résistance au mal, Ryan a demandé à Ripperger à quoi ressemblerait la "bataille finale".

 

Le prêtre exorciste a réitéré les signes de la fin des temps présentés dans les Saintes Écritures, tels que la dégradation des mœurs et les "guerres et rumeurs de guerres". Ripperger avait déjà confié à Ryan que le monde connaissait un "effondrement" de la moralité depuis au moins les années 1950 et qu'il y avait effectivement un rejet généralisé des lois divines et naturelles.

 

"C’est alors que l’Antéchrist apparaît et se présente comme la solution aux problèmes des êtres humains, et il acquiert ainsi un contrôle significatif sur la population humaine", a déclaré Ripperger.

 

Il a également déclaré auparavant à Ryan que l'une des conditions du règne de l'Antéchrist est « l'unification de l'économie mondiale », car c'est par l'économie que l'Antéchrist contrôlera les gens, même s'il « contrôlera aussi les gouvernements ».

 

Lors de son dernier entretien avec Ryan, Ripperger a déclaré que la période durant laquelle l'Antéchrist apparaîtra se déroulera en plusieurs étapes. Parmi celles-ci figurent la présence d'Énoch et d'Élie, ainsi qu'un combat entre l'archange saint Michel et l'Antéchrist.

 

"En fin de compte, c’est le Christ qui apparaît et qui met à mort l’Antéchrist", a déclaré Ripperger. Ceci est dit dans 2 Thessaloniciens 2:8 : 'Alors sera révélé l’Impie, que le Seigneur Jésus supprimera par le souffle de sa bouche et fera disparaître par la manifestation de sa venue.'

 

Concernant la Marque de la Bête, Ripperger a déclaré à Ryan lors d'une interview en mars : "Nous y sommes presque."

 

"Ils pourraient tout simplement décider que, sauf si vous approuvez certaines choses, vous n'aurez pas accès à la monnaie numérique qu'ils vont mettre en place dans le monde entier", a-t-il déclaré.

 

"Je pense que c'est l'un des moyens qu'il compte utiliser pour contrôler les gens, par le biais des monnaies numériques", a-t-il poursuivi, soulignant que ces monnaies peuvent servir à exclure certaines personnes de l'accès aux biens et services.

 

"Et c’est ainsi qu’ils affameront les gens s’ils ne sont pas prêts à approuver le règne de l’Antéchrist", a déclaré Ripperger, confirmant à Ryan que cela pourrait être mis en œuvre sous la forme d’un système de crédit social.

 

Ryan a demandé à Ripperger ce que les gens devraient faire une fois la Marque de la Bête instaurée. "Que sommes-nous censés faire si nous ne pouvons plus manger, prendre soin de nous, subvenir aux besoins de nos familles ?"

 

Le prêtre a souligné la nature de la marque, qui, selon lui, sera "quelque chose dans notre corps qui nous donnera accès" à des biens, comme une puce RFID pouvant être scannée, ou un dispositif similaire à Neuralink.

 

"Les Pères de l'Église affirment qu'il est impossible d'obtenir cette puce sans une forme de renonciation au Christ", a déclaré Ripperger. Cela signifie que les gens doivent accepter quelque chose qu'ils "savent contraire à la volonté de Dieu et à la volonté du Christ".

 

En définitive, pour refuser cette marque, nous "devons être prêts à sacrifier le moindre bien pour atteindre le plus grand bien".

 

Il a toutefois souligné que Dieu peut aider les gens à survivre sans cette marque.

 

"Dieu pourvoit très souvent aux besoins des gens. S'il veut que les gens survivent à cette période, il fera en sorte que ce soit possible", a déclaré Ripperger.

 

Il a conseillé aux gens de "faire preuve d'intelligence, d'apprendre les techniques de survie de base et de savoir se débrouiller seuls".

 

Ripperger a toutefois ajouté qu’il sera "extrêmement difficile d’échapper à la détection", compte tenu du niveau technologique actuel.

 

Source : https://www.lifesitenews.com/news/fr-ripperger-the-antichrist-will-present-himself-as-the-solution-to-humanitys-problems/

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Le célèbre podcasteur Shawn Ryan a publié son deuxième podcast avec le prêtre catholique Fr. Chad Ripperger après que leur premier épisode sur la guerre spirituelle ait suscité un intérêt généralisé pour le catholicisme, de nombreux spectateurs affirmant qu'il les avait inspirés à explorer ou à se convertir à la foi.

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21 juillet 2026 2 21 /07 /juillet /2026 06:20
Marie Co-Rédemptrice, l'enseignement de saint Jean-Paul II

Dans l'enseignement de Wojtyła, la signification de la corédemption de Marie est profondément liée à la fécondité de toute souffrance vécue avec le Christ et pour lui. Le pape polonais a employé à plusieurs reprises le terme de corédemptrice, nous léguant une doctrine d'une grande richesse.

 

.Catéchisme 12.07.2026

 

Nous avons vu ce qui est "arrivé" à la Co-Rédemptrice dans le Magistère des papes antérieurs à Vatican II, à commencer par Léon XIII. Selon certains auteurs, Vatican II a marqué un tournant (pour une fois...) entre une présence quelque peu excessive de la co-rédemption de Marie dans le Magistère et une présence plus discrète et équilibrée, marquée, par exemple, par l'omission délibérée du terme "Co-Rédemptrice".

Le pontificat de saint Jean-Paul II a bouleversé ce cadre théorique ; le pape polonais n’était pas seulement le pape de Marie en général, mais aussi celui de la Médiatrice, et plus particulièrement de la Corédemptrice, titre qu’il a remis au goût du jour et pour lequel il a proposé une doctrine approfondie. Il convient de souligner le contexte dans lequel, pour la première fois de son pontificat, il a réintroduit ce titre si controversé : un discours prononcé à l’occasion de la fête de la Nativité de Marie en 1982, adressé aux malades. Dans l’enseignement de Jean-Paul II, la signification de la corédemption de Marie est profondément liée à la fécondité de toute souffrance vécue avec le Christ et pour lui. Marie se présente comme la première et unique coopératrice de l’œuvre de Rédemption, s’associant à l’immolation de son Fils par sa souffrance très pure et nous obtenant ainsi les grâces du salut. Sa corédemption unique et irremplaçable est comme un manteau ouvert, accueillant les sacrifices des souffrances de ses enfants, qui participent ainsi, chacun à leur manière et selon leur propre mesure, à leur propre salut et à celui de leurs frères et sœurs. Un Rédempteur, une corédemptrice qui lui est associée, une immense multitude de collaborateurs.

Le 31 janvier 1985, le Pape prononça une homélie mémorable au sanctuaire équatorien de Guayaquil, dans laquelle il enseigna clairement le rôle actif et immédiat de Marie dans la Rédemption. Le "oui" prononcé à Nazareth "trouve une importance particulière au Calvaire", car là, "spirituellement crucifiée avec le Fils", "elle s’est unie au sacrifice du Fils qui visait à fonder l’Église ; son cœur maternel a pleinement partagé la volonté du Christ de “rassembler en un seul corps tous les enfants dispersés” (Jn 11, 52). Ayant souffert pour l’Église, Marie méritait de devenir la Mère de tous les disciples de son Fils." La corédemption et la maternité spirituelle de tous les disciples du Fils sont des vérités intimement liées, de sorte que quiconque affirme que Marie est la Mère de l’humanité ne peut nier l’acte maternel fondamental, c’est-à-dire la corédemption.

Deux mois plus tard, la même année, Wojtyła réaffirma, cette fois devant des jeunes, que Marie est "Co-Rédemptrice" en raison de sa participation au sacrifice du Christ. Et il n'hésita pas à employer ce titre à plusieurs reprises. Mais plus que sa fréquence d'utilisation, c'est sa contribution à la doctrine qui constitue un héritage inestimable pour l'Église.

Nous constatons que le principe d’association et l’identification de la Femme du premier et du dernier livre des Saintes Écritures avec Marie sont affirmés, en pleine harmonie avec les papes précédents (voir ici et ici ) : "[…] levons les yeux vers Marie, la Femme qui fut associée de manière unique à l’œuvre de réconciliation de l’humanité. Selon le dessein du Père, le Christ devait accomplir cette œuvre par son sacrifice ; mais une Femme devait lui être associée, la Vierge Immaculée, qui se dresse ainsi devant nous comme le modèle suprême de coopération à l’œuvre du salut." Une coopération "à un niveau subordonné" au Fils, mais néanmoins "réelle et exigeante" (Audience générale , 5 mai 1983).

 

Dans l’Angélus de la solennité du Saint-Sacrement en 1983 , le Pape a rappelé qu’à chaque célébration de l’Eucharistie, mémorial du sacrifice du Christ, l’association de Marie à ce sacrifice est de nouveau présente : "Marie, la Première rachetée, la Mère de l’Église, a pris une part active à cet unique sacrifice. Elle s’est tenue près du Crucifix, souffrant profondément avec son Fils unique ; elle s’est associée à son sacrifice avec un cœur maternel ; elle a consenti avec amour à son immolation : elle s’est offerte, avec lui, au Père." Il est remarquable que le fait d’être la Première rachetée ne soit pas perçu comme contradictoire avec son statut de Corédemptrice.

Au contraire, la rédemption préventive, qui fait de Marie l’Immaculée Conception (par anticipation) et qui est "le premier effet radical de l’œuvre rédemptrice du Christ" (Angélus , 8 décembre 1983), a été conçue par Dieu "afin de mieux nous servir" (Audience générale, 7 décembre 1983). "La plénitude de la grâce lui a permis d’accomplir parfaitement sa mission de collaboration à l’œuvre du salut : elle a donné la plus grande valeur à sa coopération au sacrifice." Jean-Paul II, avec une grande simplicité et une grande assurance, répond à l’une des principales objections à la vérité de Marie Corédemptrice : si elle est Corédemptrice, alors elle n’avait pas besoin de la Rédemption du Christ. Le Pape renverse l’objection : elle est Corédemptrice précisément parce qu’elle a été la première rachetée, rachetée de cette manière singulière exprimée par le dogme de l’Immaculée Conception. La préservation du péché, fruit du sacrifice du Christ, a été voulue précisément pour qu'elle puisse coopérer pleinement à la rédemption de tous les hommes, participant pleinement à l'acquisition des grâces rédemptrices, précisément grâce à son immaculéeté et à sa plénitude de grâce.

Cette participation a été exprimée avec une force particulière dans l'encyclique Salvifici doloris. Comme nous l'avons souligné en introduction, une caractéristique de la mariologie du pape polonais est précisément la conception de la souffrance corédemptrice de Marie comme modèle auquel toute souffrance humaine doit s'inspirer et auquel nous devons nous unir. Insistant sur la présence de Marie au pied de la croix, le pape enseigne que son ascension avec son Fils au Calvaire indique "une participation très particulière à la mort rédemptrice du Fils", atteignant dans la souffrance "un sommet dont les hauteurs sont déjà difficiles à imaginer d'un point de vue humain, mais assurément mystérieuses et surnaturellement fécondes pour le salut universel". Et il poursuit : "Témoin de la Passion du Fils par sa présence et participante par sa compassion, Marie, la Très Sainte, a apporté une contribution singulière à l’Évangile de la souffrance, accomplissant d’avance l’expression paulinienne citée au début. Elle possède en effet des qualités très particulières pour pouvoir prétendre “accomplir dans sa chair – comme déjà dans son cœur – ce qui manque aux souffrances du Christ”" (n° 25).

C'est un texte extraordinaire qui souligne l'immense différence entre la manière dont Marie accomplit l'enseignement de Paul et celle de tout autre être humain, tout en en marquant la continuité. Marie est la première créature à vivre l'"Évangile de la souffrance" et la seule à le vivre en tant que Corédemptrice, car elle seule est pleine de grâce, immaculée, Mère de Dieu. Mais elle ouvre, pour ainsi dire, la voie à chaque être humain racheté pour accomplir en lui-même ce qui manque aux souffrances du Christ. Il serait impossible de recenser tous les discours où saint Jean-Paul II a abordé, d'une manière ou d'une autre, le thème de Marie Corédemptrice. Cependant, outre ceux déjà cités, d'autres discours méritent d'être mentionnés. À dimanche prochain.

 

Cf. https://lanuovabq.it/it/maria-corredentrice-linsegnamento-di-san-giovanni-paolo-ii

Marie Co-Rédemptrice, l'enseignement de saint Jean-Paul II (Deuxième partie)

 

Entre septembre 1995 et novembre 1997, Wojtyła a consacré soixante-dix catéchèses à la Vierge Marie. En particulier, le 9 avril 1997, il a structuré l'ensemble de la catéchèse pour expliquer que Marie est Co-Rédemptrice, en tant que coopératrice singulière, unique et irremplaçable dans la Rédemption.

 

Catéchisme 19/07/2026

 

Nous poursuivons (et concluons) l'analyse commencée dimanche dernier du magistère de saint Jean-Paul II sur la coopération de Marie à l'œuvre de Rédemption. Il s'agit d'un enseignement complet, que le pape polonais a largement développé dans ses encycliques, discours et catéchèses. Parmi ces dernières, il convient de rappeler les soixante-dix catéchétiques consacrées à Notre-Dame, de septembre 1995 à novembre 1997, qui contiennent l'ensemble de l'enseignement du pape sur le mystère marial, y compris des passages qui abordent explicitement notre sujet.

Lors de l' audience générale du 25 octobre 1995, Wojtyła choisit d'expliquer le "lien entre la maternité de Marie et la Rédemption", en se référant à Lumen Gentium 53, qui associe les titres de Mère de Dieu et de Mère du Rédempteur. Au cours de cette importante audience, Jean-Paul II retraça le cheminement historique de l'Église vers une compréhension toujours plus profonde du mystère marial. Initialement centrée sur sa maternité divine et sa virginité perpétuelle, l'attention de l'Église, dès le Moyen Âge, se porta de plus en plus sur "une compréhension plus profonde de la présence de Marie dans l'histoire du salut", menant ainsi la mariologie à son plein épanouissement christologique. C'est en relation avec le Christ que la réflexion théologique sur Marie comme Mère de Dieu avait mûri (aboutissant au dogme proclamé à Éphèse), et c'est également en relation avec le Christ que la réflexion théologique sur son rôle dans la Rédemption s'épanouit au deuxième millénaire.

Le Pape retrace le développement historique lent mais constant qui va de Jean le Géomètre à Bernard de Clairvaux, jusqu'au culte de Notre-Dame des Douleurs. Il propose à nouveau un texte du Mariale qui souligne la "douloureuse naissance" du Calvaire, par laquelle Marie "est devenue la mère spirituelle de tout le genre humain" ; en effet, "dans son sein chaste, elle a conçu, par compassion, les enfants de l'Église" (Q. 29, § 3). Marie nous engendre à la vie de grâce et est ainsi véritablement notre Mère, lorsqu'elle nous engendre dans la douleur du Calvaire ; une idée que le Pape tient à souligner est présente dans LG 61, qui établit un lien entre Marie, notre "Mère dans l'ordre de la grâce », et sa coopération « d'une manière très particulière à l'œuvre du Sauveur".

Moins d'un an plus tard, le 29 mai 1996, le Pape consacra une audience à l' Immaculée Conception, "l'ennemie irréconciliable du serpent et de sa descendance », annoncée en Genèse 3,15 et manifestée à nouveau par le signe de la Femme revêtue de soleil (Apocalypse 12,1). Confirmant la légitimité d'une interprétation individuelle du texte de l'Apocalypse (sans exclure l'interprétation collective), le Pape associa les « douleurs et l'angoisse de l'enfantement" (Apocalypse 12,2) à la « naissance de la communauté des disciples » que Marie, la Très Sainte, a vécue au pied du Calvaire, soulignant une fois encore qu'il n'y a pas d'authentique maternité spirituelle de Marie envers tous les hommes sans reconnaître la corédemption. L'assemblée a conclu en insistant sur le parallèle entre la Chute et la Rédemption : "Le parallèle établi par Paul entre Adam et le Christ trouve son accomplissement dans celui entre Ève et Marie : le rôle de la femme, essentiel dans le drame du péché, l'est également dans la rédemption de l'humanité […]. Il était juste que, comme le Christ, le nouvel Adam, Marie, la nouvelle Ève, ne connaisse pas le péché et soit ainsi plus apte à coopérer à la rédemption." L'éminente sainteté de Marie semble, selon le Pape, être ordonnée à son rôle de nouvelle Ève dans la Rédemption, maintenant la « différence substantielle » entre elle et le Christ : "Le Christ est entièrement saint en vertu de la grâce qui, dans son humanité, découle de la personne divine ; Marie est entièrement sainte en vertu de la grâce reçue par les mérites du Sauveur."

Le 2 avril 1997, le Pape commenta le texte de Jean 19, 25 à la lumière des LG 57-58. "La compassion de Marie" ne se limite pas à la dimension affective, mais exprime sa "volonté de participer au sacrifice rédempteur et d’unir sa propre souffrance maternelle à l’offrande sacerdotale de son Fils". Le Pape souligna également que "son consentement à l’immolation de Jésus ne constitue pas une acceptation passive, mais un authentique acte d’amour, par lequel elle offre son Fils comme victime expiatoire des péchés de toute l’humanité". Il s’agit donc d’une coopération immédiate et active, ce qu’exprime précisément le titre de Corédemptrice, précisant "qu’en s’associant à son sacrifice, elle demeure subordonnée à son divin Fils". On peut noter que le magistère des Papes, tout en affirmant clairement que Marie est véritablement active dans l’œuvre de la Rédemption, l’est dans la mesure où elle est associée au Christ et subordonnée à lui.

Une semaine plus tard, le 9 avril 1997, Jean-Paul II consacra sa catéchèse à la coopération unique de Marie à la Rédemption ; « unique » pour souligner la différence entre sa corédemption et celle à laquelle chaque chrétien est appelé. Le pape entendait ainsi répondre à ceux "qui craignaient que Marie ne soit placée sur le même plan que le Christ", dissipant tout malentendu, puisque « l’enseignement de l’Église souligne clairement la différence entre la Mère et le Fils dans l’œuvre du salut, illustrant la subordination de la Vierge, en tant que coopératrice, à l’unique Rédempteur ».

 

Mais il convient de souligner une autre différence : celle de la coopération de Marie au salut par rapport à celle de tous les autres chrétiens. Appliqué à Marie, le terme « coopérateur » prend un sens particulier. La coopération des chrétiens au salut intervient après l’événement du Calvaire, dont ils s’engagent à répandre les fruits par la prière et le sacrifice. La participation de Marie, en revanche, a eu lieu pendant l’événement lui-même et en qualité de mère ; elle s’étend donc à l’œuvre salvifique du Christ dans son intégralité. La coopération de Marie est ainsi immédiate, pendant l’événement du Calvaire, et non après ; et elle consiste en une coopération à l’acquisition même de toutes les grâces : "Elle seule a été associée de cette manière à l’offrande rédemptrice qui a mérité le salut de tous les hommes. En union avec le Christ et soumise à lui, elle a collaboré pour obtenir la grâce du salut pour toute l’humanité."

Le Pape n'aurait pu mieux exprimer la coopération immédiate et active dès le premier acte de la Rédemption, qui constitue précisément le sens du titre de Co-Rédemptrice. Curieusement, ce titre ne figure pourtant pas dans le texte. Nous avons cependant reçu le témoignage d'une personne présente à cette audience, qui a confirmé que Wojtyła a employé le terme "Co-Rédemptrice" à trois reprises, terme qui, dans la version écrite, a été ultérieurement modifié par le terme plus neutre de "coopératrice". En effet, à la relecture des deux citations précédentes, on constate que ces paragraphes ont été construits précisément pour expliquer le terme "Co-Rédemptrice".

Le troisième texte en question semble être le suivant : "Le rôle particulier de coopératrice joué par la Vierge est fondé sur sa maternité divine [...]. Même si l’appel de Dieu à collaborer à l’œuvre du salut concerne tout être humain, la participation de la Mère du Sauveur à la Rédemption de l’humanité représente un événement unique et irrépétable." Ici aussi, la clarification finale concernant le caractère "unique et irrépétable" de la participation de Marie à la Rédemption prend tout son sens si elle vise à préciser son rôle particulier de Corédemptrice, car c’est précisément ce terme (et non celui de coopératrice) qui indique une spécificité ; de plus, il exige une explication détaillée du Pape, puisqu’il a fait l’objet d’une controverse.

En effet, les trois autres fois où le terme "coopératrice" apparaît (dont une dans le titre), il est toujours accompagné de la précision "de la Rédemption". Ainsi, le Pape a élaboré toute une catéchèse pour expliquer que Marie est Corédemptrice, en tant que coopératrice singulière, unique et irremplaçable dans la Rédemption, car elle seule était associée au Christ dans le premier acte de la Rédemption, à savoir sur le Calvaire, dans l’acquisition des grâces, offrant son Fils en sacrifice pour le salut de toute l’humanité.

 

Cf. https://lanuovabq.it/it/maria-corredentrice-linsegnamento-di-san-giovanni-paolo-ii-ii-parte

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