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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 01:00
Saint Florentin, moine (VIIe siècle)

Mettez vos pas dans ceux de St-Florentin, qui vivait à Bonnet au VIIe s.

- vidéo: Connaissez-vous la folle histoire de Saint Florentin? à la découverte de la belle église Saint Florentin, dans le petit village de Bonnet, un joyau architectural qui renferme bien des trésors... Trésor D'Histoires.

Ce fils d'un Roi d'Écosse qui avait traversé les mers on ne sait comment, gardait humblement les porcs tout en multipliant miracles et guérisons. Si bien que dès le Moyen-Âge, Bonnet était devenu un lieu de pèlerinage très fréquenté et recommandé en cas de troubles mentaux: passer sous le gisant de Saint Florentin qui se trouve à l'intérieur de l'Église était et reste encore, parait-il très efficace!

L'ancien village a été abandonné par ses habitants qui l'ont rebâti là où il est actuellement, autour de la sépulture du saint. Il avait souhaité être enterré sur la colline qui dominait son village. Vingt-et-une des peintures murales de l'Église racontent cette vie légendaire."

Sources : Nominis

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 16:43

Dans les paramètres de la video, choisir les sous-titres Français.

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 00:00
Notre-Dame du Rosaire - Fête

1. Fête Notre-Dame du Rosaire

En reconnaissance à Marie pour la victoire de Lépante sur les Turcs le 7 octobre 1571, le pape saint Pie V institua, en 1572, la fête "Notre-Dame de la victoire" le premier dimanche d’octobre. En 1573, son successeur le pape Grégoire XIII l’intitula fête Notre-Dame du Rosaire. Cette fête, célébrée d’abord par une Confrérie, puis dans toute l’Espagne, fut enfin étendue à toute l’Église en 1715 après une nouvelle victoire sur les Turcs.

 

Pie X, en 1913, en fixa la date au 7 octobre. 

 

La fête de Notre Dame du Rosaire s’appelait d'abord Notre Dame de la Victoire pour fêter la victoire de Lépante.

 

 

2. Le mois du Rosaire est le mois d’octobre

Sous le pontificat de Léon XIII, en 1886-87, la congrégation romaine des rites a fait du mois d’octobre le mois du Rosaire. La dévotion au mois du rosaire avait déjà été approuvée par le pape Pie VII au début du XIX° siècle. Ceci est un peu exceptionnel, car l’Église est plus attentive aux temps liturgiques qu’aux mois de l’année. Cependant il en est de même pour le mois de mai. Le mois d’octobre est donc traditionnellement le mois du Rosaire. C’est une dévotion officielle, et pas seulement une dévotion privée qui n’existe pas chez les orthodoxes et les protestants.

 

Le mois du rosaire a été recommandé comme tel par le pape Benoît XVI le 12 octobre 2005. Le 20 octobre 2008 il a rappelé aussi que le mois d’octobre est aussi le mois des missions. La pratique du chapelet, individuelle ou collective, est donc particulièrement importante durant ce mois.

 

Documents sur le mois du rosaire

 

Le mois d’octobre, mois du rosaire (catholique)

 

 

3. Les équipes du Rosaire

Les équipes du Rosaire sont nées en 1955. Ce sont de petits groupes de personnes qui se réunissent chaque mois pour réciter et méditer. Ils se rassemblent soit au domicile d’un des membres, soit dans une salle de la paroisse. Les membres de l’équipe méditent aussi chaque jour personnellement un mystère. Les équipes du Rosaire sont présentes dans de nombreux diocèses.

 

Tous les mois, le Secrétariat national envoie à chacun des membres des équipes du Rosaire un petit bulletin. On y trouve un texte de la parole de Dieu, un guide pour réfléchir sur le mystère et sur sa vie et enfin une prière de louange et d’intercession. Les membres des équipes du Rosaire participent au pèlerinage du Rosaire.

 

Le pèlerinage du Rosaire

 

Le pèlerinage du Rosaire a été fondé en 1908. Il est organisé par les pères dominicains. Il rassemble chaque année près de 40 000 personnes, si l’on excepte la période 1938 à 1948 où il a eu beaucoup de difficultés. Préparé par les membres des équipes du Rosaire il est le pèlerinage à Lourdes le plus important de l’année en nombre de participants.

 

 

1. Date du pèlerinage du Rosaire

La date du pèlerinage du Rosaire est autour du 7 octobre. Elle résulte de la date de la fête Notre-Dame du Rosaire.

 

2. Retraite spirituelle

Tout au long du pèlerinage du Rosaire de nombreuses rencontres sont proposées : quatre journées de prière et de réflexion, animées par les dominicains. Tout en ayant une caractéristique mariale, cette prière a un centre christologique. Le pèlerinage du Rosaire est conçu comme une retraite spirituelle sur le thème de l’année. Il est différent du pèlerinage des assomptionnistes du 15 août qui est centré sur la fête de l’Assomption.

 

3. Thème annuel

Chaque année il y a un thème : en 2005 : "Venez à moi, vous tous qui peinez" ; en 2006 : "Lumière du Christ" ; en 2007 : "Laissez vous réconcilier". En 2005, c’est le frère Timothy Radcliffe, ancien maître de l’ordre dominicain de 1992 à 2001, qui a assuré la prédication. En 2006, le prédicateur était le frère Jean-Luc Marie Fœrster. En 2007, le pèlerinage du Rosaire a célébré sa centième édition. Le prédicateur était le frère Guy Touton du couvent de Bordeaux. En 2008, sous le titre « Ave Maria », le Pèlerinage du Rosaire du 7 au 10 octobre, qui fête le 150e anniversaire des Apparitions de la Vierge à Bernadette, propose de mieux comprendre la mission, le rôle et la fonction de Marie dans le projet de Dieu.

 

4. Célébrations

Le déroulement quotidien du pèlerinage du rosaire comporte plusieurs célébrations : messe le matin, procession l’après-midi et procession aux flambeaux le soir).

 

5. Les malades

Les malades et handicapées ont aussi leur place au pèlerinage du Rosaire. Le nombre des pèlerins malades et handicapés emmenés est habituellement d’environ 130 ces dernières années. En 2007, 5000 hospitaliers (médecins, brancardiers, infirmières, accompagnateurs) étaient présents pour les 1800 personnes malades et handicapées inscrites au pèlerinage. Il y a un chemin de croix pour les malades et une célébration d’onction des malades.

 

Sources : 1; 2

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 13:50

A quand le même rapport de la part de:

-l'éducation nationale?

-la presse en général & le journal libération en particulier?

-les dirigeants politiques en général & le Parti socialiste en particulier? (Patrick Edery Twitter)

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 00:00
Saint François d'Assise, saint Patron de l'Italie († 1226)

À sa naissance en 1181 ou 1182, François naît Jean (Giovanni) à Assise, en Ombrie (Italie), dans une famille riche. Son père, Pietro de Bernardone, qui est marchand de draps, a l'habitude de voyager dans les régions au-delà des Alpes, en Bourgogne et en Champagne. Sa mère, Jeanne (Joanna) Pica de Bourlémont appartient à la noblesse provençale. À son retour de France, son père ajoute à son nom de baptême, celui de Francesco, "le Français", nom à l'époque "singulier et inhabituel", selon Thomas de Celano, que le pape Grégoire IX chargea de rédiger la première biographie. Veut-il offrir à son fils un nom dont l'étrangeté suggère une parenté avec ces terres d'au-delà des Alpes dont la civilisation fascine les villes italiennes, ou bien veut-il rendre hommage aux origines de sa mère ?

 

Joanna eut d'abord du mal à accoucher de François. Un moine qui passa et qui entendit ses cris entra dans la maison et lui fit savoir que son enfant ne pouvait voir le jour que dans une étable et qu'il convenait ensuite de le déposer sur de la paille, comme le fit autrefois Marie avec Jésus. Aussitôt dit, aussitôt fait et la bouverie des voisins, où la délivrance fut immédiate et sans douleurs, devint plus tard un lieu de culte, consacré par l'édification d'une église. Au moment de cette naissance, des habitants d'Assise entendirent des voix célestes. Un possédé aurait parcouru la ville et ses hurlements auraient été l'expression de l'épouvante des démons contrariés par la venue au monde de quelqu'un dont ils savaient déjà qu'il serait un de leurs pires ennemis.

 

 

Le jeune Francesco se pétrit de ces histoires héroïques qu'il trouve dans les livres que son père lui rapporte de ses voyages en France. Lesquels exactement? Nous n'en savons rien, à l'exception notable, toutefois, d'un renvoi explicite à la Chanson de Roland que S. François évoque pour indiquer à un novice qu'il est mieux d'agir que de parler.

Saint François d'Assise, saint Patron de l'Italie († 1226)

Ces preux chevaliers dont le très jeune François découvre les exploits, mettent leur vie en danger pour défendre ceux qui sont pauvres et faibles et qui ont besoin d'être protégés contre les abus des puissants. Ils ont tous en commun la conviction qu'il y a quelque chose de plus précieux que la vie. Ils luttent contre le désordre du monde, souvent oeuvre d'un esprit démoniaque. Les prouesses guerrières ont vocation à contraindre le mal à se plier aux normes. Ce qui fait de chaque individu, si misérable fût-il, le détenteur d'une graine divine.

 

Le jeune Francesco, qui n'occupe que modérément son temps dans la boutique où il est censé apprendre les rudiments du métier auquel son père le destine, préfère s'initier au maniement des armes.

 

François se prépare à son entreprise militaire avec zèle dans l'espoir d'être adoubé chevalier par le comte Gentile. Il se procure des armes et se fait tailler des vêtements. Son père, ne voulant pas "contrarier le plaisir de son fils", lui donne sa bénédiction et une bonne somme d'argent. C'est alors que S. François a un songe. Quelqu'un l'appelle par son nom et lui dit de distribuer ses armes à ceux qui viendront l'épauler dans son combat. Une voix lui demande de qui, du serviteur ou du maître, il faut attendre le plus grand bien. Francesco comprend qu'il convient de se mettre au service non d'un noble, soumis à un autre, vassal lui aussi d'un plus grand que lui et ainsi de suite, mais d'un roi qui a autorité sur tous, sans que l'identité de celui-ci lui soit clairement désignée. Cette voix lui parle pendant son sommeil.

 

Un jour, il entendit, à l'évangile de la messe, ces paroles du sauveur : "Ne portez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux vêtements, ni souliers, ni bâtons." "Voilà ce que je veux", s'écria-t-il. Une fois dehors, il jeta ses souliers et son bâton, remplaça sa ceinture par une corde, son manteau par un capuchon de laine. Maintenant, il était chevalier de l'Évangile. À partir de ce jour, on entendit François prêcher la pénitence et la paix.

 

Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l'étendard sur le monde. Il se fit pauvre, se soucia d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la création. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François.

 

"Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa sainteté, et le reste vous sera donné en surplus" (Mt, 6:33). C'est cet abandon spontané de l'enfant entre les mains d'un père miséricordieux qui guide la pauvreté franciscaine. Avant la Règle franciscaine, les moines observaient la pauvreté individuelle, mais possédaient un commun des biens fonciers. Le nouveau législateur exige que ses religieux n'aient aucune propriété collective ni aucun revenu; c'est Dieu lui-même qui pourvoira à l'entretien de ses enfants.

 

"Ceux qui l'avaient connu auparavant lui lançaient des reproches lamentables et le proclamait fou et dément." François se dépouille de tous ses vêtements, ne gardant qu'un cilice, et les remet à son père.

 

C'est dans la prière qu'il trouvait toute sa force pour aimer et pour aider les autres.

Sa conversion est accompagnée de plus d'un prodige

 

En 1205, un crucifix lui adresse la parole. Dans l'église Saint-Damien, à quelques centaines de mètres d'Assise, sur le chemin de Spolète, François s'arrête pour prier devant un crucifix en bois peint dans la tradition byzantine. La tradition a conservé la prière que le jeune homme qui cherche sa voie adresse à Dieu en s'agenouillant devant cette image :

"Ô Dieu haut et glorieux illumine les ténèbres de mon coeur. Et donne-moi la foi droite, l'espérance certaine et la charité parfaite, le sens et la connaissance, Seigneur, pour que, moi, je fasse ton saint et véridique commandement. Amen.

Une voix l'interpelle:

"François, va réparer ma maison, qui, tu le vois, se détruit tout entière." (Legenda major, de saint Bonaventure)

Miracle du Crucifix - St François priant devant le crucifix de l'église Saint-Damien, Fresque de Giotto 1297-1299, Basilique San Francesco, Assise

Miracle du Crucifix - St François priant devant le crucifix de l'église Saint-Damien, Fresque de Giotto 1297-1299, Basilique San Francesco, Assise

Un peu plus tard, Francesco guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fait une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui a fait de son fils, si plein d'espérance, un mendiant jugé fou par le monde.

 

Une autre fois, Thomas de Celano raconte qu'ému devant les appels suppliants d’une foule, dont un groupe de juifs, il ressuscita un enfant mort enseveli dans la boue après être tombé accidentellement dans les eaux du fleuve de la ville de Capoue. La foule et les parents de cet enfant implorèrent S. François pour qu'il ramène l'enfant à la vie. Dans ce passage, l’auteur précise que plusieurs juifs, accourus eux aussi sur les lieux de l’accident, pris de pitié, ont joint leurs voix à celles de la foule, priant saint François d’intervenir et de "redonner cet enfant à son père !" (Jacques Dalarun, Vers une résolution de la question franciscaine. La Légende ombrienne de Thomas de Celano, Fayard, Paris 2007.)

 

Rongé de doutes quant à l'avenir de ceux qui ont décidé de le suivre, François prie le Ciel de lui envoyer un signe pour le rassurer. Il lui répond aussitôt. Il voit une foule venir vers lui. Des centaines et des milliers de gens veulent se joindre à la petite communauté qui l'entoure.

Ils viennent de tous les pays et parlent une multitude de langues. Ils veulent, eux aussi, vivre selon les normes de pauvreté et de charité du Christ. "Dieu m'a montré la vérité", déclare S. François à ses compagnons.

 

"Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche"

L'entrée dans l'Ordre [de saint François] d'un autre homme de bien a porté à sept le nombre des enfants du serviteur de Dieu. Alors ce bon père a réuni tous ses fils, leur a parlé longuement du Royaume de Dieu, du mépris du monde, du renoncement à la volonté propre et de la mortification corporelle, et leur a annoncé son projet de les envoyer dans les quatre parties du monde.

(…) 'Allez, dit-il tendrement à ses fils, et annoncez la paix aux hommes ; proclamez la conversion pour qu'ils obtiennent le pardon de leurs péchés (Mc 1,4). Soyez patients dans la difficulté, assidus à la prière, courageux au travail ; soyez sans prétention dans vos sermons, sans écarts dans votre conduite et reconnaissants pour les bienfaits reçus. Si vous remplissez ce programme, ‘le Royaume des cieux est à vous' !' (Mt 5,3; Lc 6,20). Eux alors, humblement à genoux aux pieds du serviteur de Dieu, ont reçu cet envoi dans la joie spirituelle qui vient de la sainte obéissance. François a dit à chacun : "Abandonne au Seigneur tout souci, et il prendra soin de toi" (Ps 54,23). C'était sa phrase habituelle lorsqu'il envoyait un frère en mission. Quant à lui, conscient de sa vocation de modèle et voulant "mettre en œuvre" et pas seulement "enseigner" (Ac 1,1), il a pris un de ses compagnons et s'en est allé vers l'un des quatre points cardinaux. (Saint Bonaventure, franciscain, docteur de l'Église, Vie de Saint François, Legenda major, ch. 3, trad. Vorreux et Desbonnets, Documents, Éds. Franciscaines 1968, p. 585.)

 

Apprenant que Otton de Brunswick, à la fin du mois de septembre 1209 passait par Assise où il sera couronné empereur romain-germanique par Innocent III, S. François recommande à ses frères d'éviter de le rencontrer. On raconte que François aurait, muni d'une clairvoyance prophétique, adressé à cet illustre hôte de la ville un message où il lui aurait fait savoir que sa gloire serait de courte durée. Il ne crut pas si bien dire : excommunié une année plus tard par celui-là même qui l'avait oint dans la cathédrale de Latran en octobre 1209, Otton IV sera défait en 1214 par Philippe II Auguste à Bouvines et perdra sa couronne acquise à coup de guerres, d'assassinats et de mariages.

 

François écrit une "Vie des Frères", un inventaire de consignes destiné à ceux qui veulent le suivre, qu'il décide de soumettre au pape Innocent III pour approbation. Cette Règle s'ouvre par une invocation du Père, du Fils et du Saint-Esprit, aussitôt suivie d'une déclaration d'allégeance au Saint-Père :

"Que frère François et quiconque sera le chef de cette religion promette obéissance et révérence au seigneur pape Innocent III et à ses successeurs."

 

Dans leurs prédications, les frères dont la mission est d'"accomplir le bien" ne doivent pas heurter les convenances des gens qui les écoutent. Sans oublier que rien ne vaut l'exemple, qui reste le meilleur argument pour conduire les gens vers Dieu. Dans tous les cas, les frères doivent rester humbles et ne jamais tirer orgueil de leurs actes dont l'éventuelle réussite ne se doit qu'à Dieu :

 

"Je supplie, dans la charité qu'est Dieu, tous mes frères, prédicateurs, orants, travailleurs, tant clercs que laïcs, de s'appliquer à s'humilier en tout, à ne pas se glorifier, à ne pas se réjouir en eux-mêmes, à ne pas s'exalter intérieurement des bonnes paroles et actions, et absolument d'aucun bien que Dieu fait ou dit ou opère en eux quelquefois et par eux, selon ce que dit le Seigneur : 'Cependant ne vous réjouissez pas en ceci, que les esprits vous sont soumis.'"


Seuls les vices et les péchés nous appartiennent, rappelle François aux frères. Tout ce qui est bien et lumineux en nous vient du Seigneur et il serait présomptueux de se flatter du bien que nous accomplissons; celui-ci est l'œuvre de Dieu qui se sert de nous pour le prodiguer. 

Ainsi, toujours dans le bien que nous pouvons faire, la finalité est la gloire de Dieu, seul.

Saint François d'Assise, saint Patron de l'Italie († 1226)

File:Saint Francis of Assisi Church on West 31st Street, New York, NY mosaic.jpg

Accompagné de ses compagnons, François part pour Rome après avoir rédigé cette Vie des Frères (1209). En chemin, il a une vision. Il s'arrête près d'un arbre majestueux et, pendant qu'il en contemple la hauteur, il se sent emporté par une "force divine" qui lui permet d'en atteindre le sommet et lui donne la force nécessaire de ployer les branches pour leur faire atteindre la terre. S. François en conclut que son entreprise sera couronnée de succès et s'en réjouit.

 

Le songe d'Innocent III

 

Soumis à la Sainte Eglise dont il demande l'acquiescement, S. François veut réunir autour de lui des gens qui, clercs ou laïques, ne s'enferment pas entre les murs d'un monastère et restent proches des gens ordinaires, qui, surtout eux, ont besoin de ces nouveaux apôtres. En 1210, il vient se présenter devant le pape au palais de Latran. Toutes les sources parlent d'une manière ou d'une autre de la perplexité initiale d'Innocent III face à ce saint qui avait choisi de vivre d'aumônes et qui se présentait devant lui hirsute, mal habillé.

 

Le cardinal Jean de Saint-Paul, évêque de Sabina-Poggio Mirteto, ambassadeur du Vatican, réputé pour ses connaissances médicales, défend François et prend la parole :

 

"Ce pauvre nous demande d'approuver un genre de vie conforme aux conseils évangéliques. Si nous rejetons ses projets comme trop difficiles et comme une nouveauté, nous nous exposons à agir contre l'Évangile du Seigneur. Car soutenir que l'observance des conseils et le voeu qu'on en fait sont quelque chose de nouveau ou de contraire à la raison, c'est blasphémer ouvertement contre Jésus-Christ, auteur de l'Évangile."

 

Giotto, Le Songe d'Innocent III

 

Innocent III écoute S. François, "prend le temps du discernement", puis lui offre "son assentiment", assorti de sa bénédiction et de quelques recommandations. Dans son sommeil, Innocent III avait vu un homme de petite taille, et misérablement vêtu, ressemblant à ce pauvre d'Assise qu'il avait reçu dans la journée, soutenir avec son dos la basilique pontificale Saint-Jean-de-Latran, en train de s'écrouler. Le pape ratifie la Vie des Frères, leur accorde licence de prêcher la pénitence avec la seule condition d'avoir obtenu préalablement l'accord de S. François, reconnu ainsi comme "ministre" de la communauté. Dans la fresque dessinée par Giotto, l'interprétation du songe n'est guère difficile : l'Église de la plenitudo potestatis et des regalia, les symboles du pouvoir royal, s'écroule si elle n'est pas portée par le saint. (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 177.)

 

Content de l'habilitation du Pape, S. François se met aussitôt à l'oeuvre. Il s'adresse aux citoyens de Rome. Ceux-ci se passent leur chemin sans l'écouter et se montrent méprisants à son encontre, eux qui vivent dans la ville des deux plus grands apôtres, Pierre et Paul. Après plusieurs tentatives, toutes vaines, S. François leur dit :

 

"Pour votre honte, je vais annoncer le Christ aux animaux sauvages et aux oiseaux du ciel, afin qu'ils entendent les paroles salutaires de Dieu, ils y obéissent et acquiescent."

 

Saint François se rend en dehors des murs de la ville et s'arrête dans un champ où se trouvaient des corbeaux en train de se nourrir de cadavres, des grives, des pies et bien d'autres oiseaux. Il leur dit : 

"Je vous ordonne au nom de Jésus-Christ, que les Juifs ont crucifié, dont les misérables Romains ont méprisé la prédication, que vous veniez à moi entendre la parole de Dieu, au nom de Celui qui vous a créés et, dans l'arche de Noé, vous a libérés des eaux du déluge !" (Roger de WENDOVER, Fleurs d'histoire, ibid., p. 3038)

 

Aussitôt tous ces oiseaux et bien d'autres font cercle autour de lui, raconte Roger de WENDOVER. Ils arrêtent de piailler l'écoutent sans broncher pendant toute une demi-journée sans détourner le regard. Les gens qui passent s'étonnent de voir cette assemblée. Ils s'arrêtent. Ils remarquent que ces oiseaux écoutent avec intérêt des mots qu'ils semblent comprendre. Ils écoutent eux aussi. Ils en sont touchés. Ils en parlent dans la ville dont les habitants, ébranlés par ce miracle attesté par des témoins nombreux et divers, commencent à se demander s'ils n'ont pas eu tort de traiter avec mépris celui que le pape lui-même leur avait recommandé en l'autorisant à prêcher, bien qu'il ne fût ni théologien ni prêtre, pas même moine soumis à la discipline d'un ordre reconnu. L'auteur bénédictin des Fleurs d'histoire, nous fait savoir qu'à la tête d'un grand nombre de citoyens des hommes d'Eglise viennent inviter S. François, "avec grande révérence à regagner la ville. Il les suit, content d'avoir attendri leurs coeurs endurcis, par son discours aux oiseaux, et de les avoir rendus meilleurs peut-être.

Un jeûne de 40 jours

 

 

Un jour, en plein carême, S. François qui se trouve à l'ermitage de Sarteano, dans les environs de Sienne, entend une voix lui dire que Dieu ne pardonne jamais à ceux qui se tuent eux-mêmes par une trop dure pénitence.

 

François d'Assise affirme : "Que c'est tout autant un péché de soustraire sans discernement au corps ce qui lui est dû, que de lui offrir le superflu sous l'empire de la gourmandise". (François 2 Celano 22)

 

François met en évidence que le jeûne doit être pratiqué avec prudence, sous le regard de Dieu et pour le louer. Alors seulement, il est vertu de tempérance et conduit à Dieu. La tempérance n'est vertueuse qu'autant que l'amour de Dieu l'inspire. Il est donc nécessaire de pratiquer le jeûne du regard, de la parole, de l'ouïe, du soi-disant indispensable dans le quotidien. (Croire)

 

En 1211, François ressent le besoin de rester seul avec Dieu pendant le Carême, il prie "un homme qui lui est dévoué" et qui habite aux environs de Pérouse de l'amener de nuit, pour que personne ne s'en avise, sur une île inhabitée du lac Trasimène. Il se trouve un massif de ronces pour s'improviser un abri. Il y reste pendant quarante jours et quarante nuits, "sans rien manger ni boire", indiquent Les Fioretti, comme Jésus qui, après le baptême, s'était retiré dans le désert où il avait jeûné pendant quarante jours. S. François avait toutefois pris avec lui deux pains dont il avait mangé quelques miettes pour ne pas être tenté de se prendre pour le Christ. Tout émerveillé de constater que ces pains étaient à peine entamés au bout de quarante jours, le rameur qui vient le prendre et qui le dépose sur la berge, se considère délivré de son secret et en parle à ses concitoyens. Ceux-ci s'empressent de se rendre sur le lieu d'une si prestigieuse mortification. Au lieu où S. François célébra une pénitence si admirable se produisirent par ses mérites de nombreux miracles.

 

Parti prêcher dans les villes et les villages, "dans les cités et les places fortes" de l'Italie, S. François arrive à Tuscania, une petite localité d'origine étrusque à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de la mer Tyrrhénienne. Il est accueilli par un chevalier dont le fils unique est boîteux et "faible de tout son corps". Connaissant la réputation de cet homme qui est, dit-on, capable de guérir par ses prières, le père de l'enfant se jette à ses pieds et lui demande de lui rendre la santé. S. François prie d'abord longuement, avec ferveur. Puis pose sa main sur le malade, et le bénit. Il le prend dans ses bras et le relève. L'enfant se met à marcher et à courir dans la maison. Il est guéri.

 

En revenant de Viterbe à Spolète, S. François passant par Narni, rencontre un certain Pierre, paralysé, qui par son évêque, lui demande de l'aider. S. François fait le signe de croix au-dessus de lui. L'infirmité disparaît. Dans la même ville, une femme veut recouvrer la vue qu'elle a perdue. S. François fait le signe de croix devant chacun de ses yeux fermés. Quand elle les rouvre, elle voit.

 

Il renouvelle le miracle à Bevagna, une bourgade des environs de Pérouse, où il redonne la vue à une fillette, puis à Bologne, où il guérit un enfant borgne.

 

Un frère souffre d'un mal que Thomas de Celano avoue ne pas savoir nommer, d'autant plus que de l'avis de certains, c'est l'oeuvre d'un "méchant diable" qui a pris possession de lui et le tourmente pour affaiblir son âme. S. François prit pour la guérison du malade et le bénit. Celui-ci se remet de sa crise, et il n'a plus jamais souffert du "mal caduc".

 

Dans la ville fortifiée de San Gemini, où S. François arrive en compagnie de trois frères, il est reçu par un homme "qui honorait Dieu", mais dont la femme est "harcelée par un démon". Les quatre frères font leur prières. Quand ils ont fini, François se lève et crie d'une voix à faire peur : "Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, par obéissance je te l'ordonne, démon: sors d'elle et n'ose plus jamais l'entraver." (Thomas de CELANO, Vie du Bienheureux François [Vita prima], éd. cit. v. I, p. 551.)

 

Le bruit court que tout ce que S. François touche est investi de pouvoirs miraculeux. Une peste tue les boeufs et les moutons de la région de Rieti. Un homme qui vit "dans la crainte de Dieu" a une vision pendant son sommeil. On lui conseille d'arroser les bêtes avec l'eau dont S. François se lave les mains et les pieds. Par chance, celui-ci se trouve dans un ermitage voisin. Il s'assure de la complicité de quelques frères. Ceux-ci lui remettent l'eau de la bassine où S. François vient de se laver. Revenu chez lui, le paysan de Rieti asperge de cette eau ses animaux languissants. Le résultat est spectaculaire:

"Sitôt que l'aspersion atteignait si peu que ce soit les animaux malades et gisant à terre, ayant récupéré la vigueur première, ils se levaient immédiatement et se hâtaient vers les pâturages, comme s'ils n'avaient rien éprouvé de mal."

 

Le pouvoir de S. François sur les animaux est un sujet de stupéfaction tout aussi colporté et qui occupe autant les différents récits hagiographiques.

 

Dans les prédications de S. François, les animaux sont des créatures de Dieu qui sont invitées à louer leur Créateur. C'est exactement la position inverse de celles des cathares, où les créatures avaient été créées par un démiurge, c'est-à-dire un dieu malveillant qui aurait fait tomber les âmes et les esprits dans la matière. La louange de la Création est en cela en elle-même une prédication anti-cathare, qui veut signifier l'unicité de Dieu comme Créateur et Père de tous les êtres.

 

Aux environs de Bevagna, à quelques lieues d'Assise, dans la vallée de Spolète, S. François remarque une multitude d'oiseaux dans un champ: moineaux, corneilles, ramiers, hirondelles. Il court vers eux qui ne s'envolent pas. Au contraire, il a la sensation qu'ils l'attendent et se réjouissent de sa présence. Il les salue à son habitude : "Que le Seigneur vous donne la paix!" Il prêche comme à son habitude. Il leur dit :

 

Afficher l'image d'origine "Mes frères les oiseaux, vous devez beaucoup louer votre Créateur et l'aimer toujours, lui qui vous a donnés des plumes pour vous revêtir, des pennes pour voler et tout ce dont vous avez eu besoin.

Dieu vous a rendus nobles parmi ses créatures et il vous a accordé d'habiter dans la pureté de l'air; car comme vous ne semez ni ne moissonnez, lui-même ne vous en protège et gouverne pas moins, sans que vous vous en souciez le moins du monde.

Les frères présents sur les lieux témoignent de la joie des oiseaux qui tendent le cou, déploient leurs ailes et font de leur mieux pour s'approcher de S. François qui passe parmi eux pour les toucher avec sa tunique. Il les bénit et leur donne licence de s'envoler, ce qu'ils font tandis que l'homme de Dieu et ses compagnons poursuivent leur chemin.

 

À Alviano, petit bourg fortifié sur une éminence de la rive gauche du Tibre, à mi-chemin entre Trevi et Orvieto, S. François qui veut s'adresser à la foule des gens venus l'écouter réclamer silence. En vain : des hirondelles en grand nombre font un tel vacarme que les gens n'entendent pas ses paroles. S. François s'adresse avec beaucoup d'égards aux hirondelles: elles ont suffisamment trissé, leur dit-il, et il est temps maintenant de lui laisser la parole. Il leur enjoint de se taire et d'écouter la parole du Seigneur. A la stupéfaction de tous, note Thomas Celano, non seulement les hirondelles se taisent mais elles restent sans bouger jusqu'à la fin de la prédication.

 

 

Lorsqu'une hirondelle s'agite et piaille tellement qu'elle empêche un étudiant de Parme de travailler. Au nom de S. François il lui demande de se taire et de venir se poser sur sa main. L'hirondelle obéit. L'étudiant lui caresse la tête, lui explique une fois encore qu'elle le gêne et la prie gentiment, en invoquant à nouveau S. François, d'aller chahuter ailleurs. L'hirondelle s'en va et ne revient plus.

 

Un autre jour, à Greccio, un paysan vient lui offrir un levreau qu'il avait pris au collet. S. François le remercie puis pose l'animal par terre et le délivre en lui recommandant d'éviter à l'avenir les pièges des hommes. Le levreau ne veut pas partir et se réfugie auprès de S. François. Il faudra qu'un frère le porte loin dans la forêt pour le décider à reprendre sa vie sauvage.

 

image007.jpg Réalisant un jour que toute la Création formait une grande famille, une sorte de fraternité universelle, François invita tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil...

 

Il s'adressait à tous les êtres, à la nature entière; Un jour il sauva un lièvre poursuivi par les chasseurs; il racheta un agneaux que le boucher s'apprêtait à tuer. La nature elle-même, il l'embrassait dans sa charité sans bornes : moissons, vignes, bois, pierres, le feu, l'eau, l'air, tous les éléments, il fraternisait avec eux, et les invitait tous à l'amour de Dieu.

 

L'histoire du loup de Gubbio "réduit par S. François à une grande douceur", est sans doute, avec le prêche aux oiseaux, le plus connu de ses miracles. Il fit promettre au loup de ne plus attaquer les hommes et les bêtes, au vu de gens perchés sur les remparts. S. François s'adressant à l'assemblée, atteste que les fléaux qui nous frappent sont une punition de nos péchés et affirme que la "flamme vorace de la Géhenne" est infiniment plus à craindre qu'un loup qui ne peut tuer que les corps. Depuis ce jour et jusqu'à sa mort, survenue deux années après, ce loup a vécu en toute liberté dans les rues de Gubbio. Il mendiait sa pitance de porte en porte, pour la grande joie des gens qui le nourrissaient volontiers. Par sa présence, il leur rappelait "la vertu et la sainteté mirifique de S. François."

 

Au début de l'année 1213 les frères sont une bonne centaine. Quatre ans plus tard en 1217, ils seront plus de mille. Le mouvement franciscain qui ne comptait une décennie plus tôt qu'une poignée de frères, a pris une ampleur telle que l'Ordre croît "comme un cèdre dans le paradis de Dieu qui élève la cime de ses mérites parmi les régions célestes des saints."

 

La rencontre entre S. Dominique et S. François

 

SAINT DOMINIQUE, Fondateur d'Ordre (1170-1221)

À l'occasion de l'ouverture le 11 novembre 1215 à Rome du IVe concile dans la basilique Saint-Jean-de-Latran en présence de quelques quatre cents évêques, S. Dominique fit le voyage de Rome pour obtenir l'approbation de l'Ordre des Frères-Prêcheurs. C'est là, alors qu'ils ne se connaissaient pas et ne se seraient pas rencontrés dans le tohu-bohu de ces quelques mille cinq cents personnes sans une grâce spéciale de Dieu, qu'ils se reconnurent, s'embrassèrent comme deux frères et lièrent une amitié profonde qui dura jusqu'à la mort.

S. Dominique vit François d'Assise en songe. Dans cette vision, il vit Jésus irrité contre le monde qui a perdu la foi et vit dans le péché. Pour l'apaiser la Vierge lui présente deux hommes dont la sainteté, lui dit-elle, est à même de racheter la mauvaise conduite des autres qui, par eux, retrouveront la voie de la vérité. Il se reconnaît dans l'un de ces hommes. Il se demande qui pourrait bien être l'autre qui a l'air d'un mendiant, vêtu d'une simple tunique de bure ? Le lendemain, dans une église dont la tradition n'a pas conservé le nom, S. Dominique reconnaît, habillé comme il l'avait vu dans son extase, ce deuxième homme que la Vierge recommandait si chaleureusement au Christ. S. Dominique se serait précipité vers S. François et l'aurait serré dans ses bras en lui disant : "Vous êtes mon compagnon, vous marcherez avec moi, tenons-nous ensemble et nul ne pourra prévaloir contre nous."

 

S. Dominique, plus tard, aurait affirmé que tous les religieux devraient suivre l'exemple de S. François "tant est grande la perfection de sa sainteté."

 

En 1216, un religieux d'Oignes, du diocèse de Liège, qui vient d'être nommé évêque de Saint-Jean-d'Acre, Jacques de Vitry (1160-1240) traverse l'Italie et constate, surpris, l'ampleur d'un ordre dont il ignorait probablement l'existence. En route vers Rome, il note dans une de ses lettres, à propos des Frères mineurs, que "le Seigneur pape et les cardinaux les tiennent en grande révérence."

 

Afficher l'image d'origine "Ceux-ci [les Frères mineurs] ne s'occupent nullement des affaires temporelles, mais, avec un désir fervent et et un zèle ardent, ils travaillent chaque jour à arracher aux vanités du monde les âmes en péril et à les condire avec eux. [...] Ils vivent selon la forme de l'Eglise primitive dont il est écrit 'à la multitude des croyants, il n'était qu'un coeur et qu'une âme'.

De nos jours, ils se rendent dans les cités et les villages en oeuvrant par l'action afin de gagner quelques-uns; la nuit, ils regagnent leur ermitage ou des lieux solitaires pour s'adonner à la contemplation.

[...] Grâce aux conseils d'hommes bons, ils font et promulguent leurs institutions saintes et confirmées par le seigneur pape. [...] Je suis persuadé que c'est pour faire honte aux prélats, qui sont comme des chiens muets, incapables d'aboyer, que le seigneur veut sauver de nombreuses âmes par de tels hommes simples et pauvres avant la fin du monde."

 

"Franciscains et Dominicains vivront des dons des fidèles, d'où leur appellation d'"ordres mendiants". [...] Ils remportent un succès particuliers dans les villes universitaires, dont ils attirent les étudiants, mais aussi des maîtres fameux." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 181.)

 

S. François en Orient

 

C'est en septembre 1219 que se situe la rencontre de S. François avec le sultan d'Egypte al-Malik al-Kâmil, neveu de Saladin. Tant d'amis avaient voulu l'accompagner qu'il fallut tirer au sort les douze qui seraient choisis : frère Illuminé d'Arce, frère Pierre de Catane, frère Léon, frère Elie, frère Césaire de Spire, en étaient, et frère Barbaro, l'un des premiers disciples. Ils font escale en Crète, à Chypre, puis à Saint Jean-d'Acre, d'où S. François s'empresse de rejoindre la cité de Damiette (en Egypte) pour évangéliser les infidèles (août 1219). Il en convertit un grand nombre, et en reçut même plusieurs dans son ordre.

 

S. François avait dans l'idée de voir le sultan se convertir vers la religion chrétienne, persuadé que la paix viendrait par la conversion et non par la guerre. Les Croisés tentèrent de l'en dissuader, lui décrivant la cruauté des infidèles. Al-Malik al-Kâmil aurait lui-même promis une pièce d'or à quiconque lui apporterait la tête d'un chrétien.

 

Saint-Francois-d-Assise--1182-1226---saint-Patron-de-l-Ita.jpg

S'étant adjoint pour compagnon frère "Illuminé" ou "Lumineux", il s'était mis en route traversant la mer et se retrouvant dans le pays du sultan. Quelques pas plus loin, ils tombaient dans les avant-postes des Sarrasins, et ceux-ci, plus rapides, se précipitèrent sur eux. Ils les accablèrent d'injures, les rouant de coups et les liant de chaînes. Selon le chroniqueur Jourdain de Giano (1195-1262), pendant le supplice, S. François criait de toutes ses forces le nom du sultan qui, ayant entendu cet appel, aurait demandé qu'on lui amène les prisonniers. À la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, les gardes d'Al-Malik al-Kâmil les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan: c'était ce qu'avait désiré François.

 

Selon S. Bonaventure (1217-1274), si le sultan veut interroger ces chrétiens, c'est parce qu'"une disposition de la divine Providence, conformément au désir de l'homme de Dieu", l'y incite.

 

Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir; François répondit :

 

"Je suis envoyé par Dieu pour dire au Sultan et à son peuple le chemin du salut et leur annoncer l'Evangile qui est la Vérité... Si vous voulez vous convertir au Christ, ton peuple et toi, c'est très volontiers que, pour son amour, je resterai parmi vous" (Saint Bonaventure, Legenda Minor, 9,8).

 

Le sultan accepta de l'écouter en présence de ses chefs religieux qu'il fit venir sous sa tente. Ceux-si déclarent : "Sire, tu es épée de la Loi et tu dois donc maintenir et garder la Loi. Nous te commandons par Dieu et par Mahomet qui nous donna la Loi, que tu leur fasses couper la tête, car nous n'écouterons pas ce qu'ils disent, et nous vous défendons d'écouter ce qu'ils disent". Le Sultan ne leur obéit pas, car, dit-il, ce serait mal récompenser ceux qui avaient mis leur vie en danger pour sauver son âme. Il leur proposa alors de rester auprès de lui et de leur donner "des terres et des possessions". Ils refusèrent. Il leur offrit "de l'or, de l'argent et des draps de soie en grande quantité". Ils ne voulurent qu'un peu de nourriture.

 

Puis François prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d'âme et une telle ferveur d'esprit qu'en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l'Évangile: "Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire". Le sultan commença par obliger les frères à marcher sur un tapis couvert de croix pour vérifier s'ils oseraient commettre un acte sacrilège en les piétinant. François déjoua le piège avec humour: "Ce n'est pas la croix du Christ que tu as posée là mais celles des deux brigands crucifiés à ses côtés!"

 

Nous ne saurons pas grand chose de cet échange sinon que François aurait parlé de la Trinité. Il aurait aussi proposé de se livrer à une ordalie : François et le théologien musulman se jetteraient dans le feu; celui qui sortirait indemne prouverait la supériorité de son Dieu :

 

"Ordonne que soit allumé un très grand feu, lui dit S. François, et moi, j'entrerai dans le feu avec tes prêtres pour que tu connaisses ainsi quelle est la foi la plus certaine et la plus saine"

 

Fakhr al Din al-Farisi, homme "reconnu et d'un grand âge", quitta aussitôt la tente. Le Sultan doutant que ses "prêtres" acceptent d'affronter le feu, le pari ne fut pas tenté. S. François proposa d'aller tout seul dans les flammes à condition que le Sultan lui promît de passer avec son peuple au christianisme s'il sortait indemne du brasier. Le Sultan refusa, craignant une sédition des siens. Témoin de cette ardeur et de ce courage, "le sultan écoutait François avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui" (Saint Bonaventure, Legenda Minor, 9,8). Il offrit de nombreux cadeaux à S. François, qui les rejeta "comme de la boue" : ce n'était pas des richesses du monde qu'il était avide, mais du salut des âmes. Le sultan n'en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d'ici-bas. Il aurait ordonné, selon Ange Clareno, que S. François et tous ses frères puissent accéder librement au Saint-Sépulcre "sans payer le moindre tribut". S. François n'avait pas besoin de cet encouragement pour le faire.

 

Le sultan renvoya François avec une grande courtoisie en lui demandant de prier pour que lui-même Malek el-Kamil découvre la vérité. Il revint sain et sauf dans le camp chrétien qui s'en étonna.

 

"Il semble, souligne Albert Jacquard (Le Souci des Pauvres, éd. Flammarion, 1996) que le sultan n'oublia pas le sourire de François, sa douceur dans l'expression d'une foi sans limite. Peut-être ce souvenir fut-il décisif lorsqu'il décida, dix années plus tard, alors qu'aucune force ne l'y contraignait, de rendre Jérusalem à l'empereur Frédéric II." (Traité de Jaffa, 1229)

 

La conversion du Sultan

 

Les Fioretti, recueil d'anecdotes, miracles et histoires merveilleuses de la vie de saint François, ajoutent cette anecdote relatant la conversion du Sultan :



"À la fin, saint François, voyant qu'il ne pourrait réaliser plus de fruits dans ces contrées, se décida, par révélation divine à retourner parmi les fidèles avec tous ces compagnons ; et les ayant réunis tous ensemble, il retourna près du Sultan et prit congé de lui. Alors le Sultan lui dit : 'Frère François, je me convertirai très volontiers à la foi du Christ, mais je crains de le faire maintenant ; car si les gens d'ici l'apprenaient ils me tueraient avec toi et tous tes compagnons ; et comme tu peux faire encore beaucoup de bien et que j'ai à achever certaines affaires de très grande importance, je ne veux pas causer maintenant ta mort et la mienne. Mais apprends-moi comment je pourrai me sauver, je suis prêt faire ce que tu m'imposeras.' Saint François dit alors : 'Seigneur, je vais maintenant vous quitter, mais après que je serai retourné dans mon pays et, par la grâce de Dieu, monté au ciel après ma mort, je t'enverrai, selon qu'il plaira à Dieu, deux de mes frères, de qui tu recevras le baptême du Christ ; et tu seras sauvé, comme me l'a révélé mon Seigneur Jésus-Christ. Et toi, en attendant, dégage-toi de tout empêchement, afin que quand viendra à toi la grâce de Dieu, elle te trouve disposé à la foi et à la dévotion.' Le Sultan promit de le faire et il le fit.

Après cela, saint François s'en retourna avec le vénérable collège de ses saints compagnons ; et quelques années plus tard saint François, par la mort corporelle, rendit son âme à Dieu. Et le Sultan, étant tombé malade, attendit la réalisation de la promesse de saint François et fit mettre des gardes à certains passages, ordonnant que si deux frères, portant l'habit de saint François, venaient à s'y montrer, on les lui amenait immédiatement. En ce même temps, saint François apparut à deux frères et leur commanda de se rendre sans retard près du Sultan et de lui procurer son salut, comme lui-même le lui avait promis. Ces frères se mirent immédiatement en route, et après avoir passé la mer ils furent par ces gardes menés près du Sultan. En les voyant, le Sultan eut une très grande joie et dit : 'Maintenant, je sais vraiment que Dieu m'a envoyé ses serviteurs pour mon salut, selon la promesse que, par révélation divine, m'a faite saint François.' Il reçut donc desdits frères l'enseignement de la foi du Christ et le saint baptême, et ainsi régénéré dans le Christ il mourut de cette maladie ; et son âme fut sauvée par les mérites et l'opération de saint François". (Fioretti, chapitre 24).

Le sultan mourut en 1238.

 

Dans la Règle présentée à Portioncule le 30 mai 1221, qui comporte 24 chapitres, S. François fournit des indications judicieuses quant à la manière dont les frères doivent agir chez les infidèles : ils ne doivent pas cacher qu'ils sont chrétiens; ne pas essayer de convertir ceux qui ne sont pas prêts à recevoir la parole des Evangiles; attendre un signe de Dieu pour prêcher.

 

Saint François finit cette Règle de 1221 dite non bullata par cette admonition : "Et de la part de Dieu tout-puissant et du seigneur pape, et par obéissance, moi, frère François, je prescris fermement et j'enjoins que personne ne retranche rien de ce qui est écrit dans cette vie ou que personne n'y ajoute aucun écrit et que les frères n'aient pas d'autre règle".

Saint François (XIXe), église Saint-Médard, Paris

Saint François (XIXe), église Saint-Médard, Paris

S. François, Patron des écologistes

 

"Le franciscanisme est une doctrine de réconciliation de la nature et de la grâce" (Ivan Gobry). Aussi S. François peut-il affirmer que "toute créature de Dieu est bonne, et il n'y a rien à rejeter de ce qui se prend avec actions de grâces; car tout est sanctifié par la parole divine et la prière". Nous sommes là aux antipodes du bouddhisme, du manichéisme et du jansénisme.

 

"Voici que je fais toutes choses nouvelles" (Ap 21:5). Dans le Christ, Dieu-Homme, la Création sensible est transfigurée, le monde est sanctifié, l'humanité est divinisée. C'est pourquoi l'Incarnation s'offre pour François comme le mystère-clé du christianisme.

 

Au terme de sa vie, S. François rédige ce qu'on appelle le "Cantique du frère Soleil" qui est l'aboutissement de ses enseignements sur le respect et l'amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l'environnement. C'est d'ailleurs pourquoi, en 1979, il est proclamé "patron des écologistes".

 

 

En 1221, S. François considère que "convertir le monde entier comme Dieu le veut" est une tâche plus importante que de laver les chancres des lépreux. Plus précisément, il acquiert la conviction que sa vraie mission, et celle des Frères, n'est pas de s'occuper de la chair qui souffre mais de secourir les âmes égarées.

 

C'est François d'Assise qui créa la première crèche que l'on retrouve souvent sous "l'arbre de Noël".

 

Nous sommes en 1223 et François se trouvait à Greccio, une ville de l'Italie. Il dit à l'un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne:

 

"Je veux faire mémoire de cet enfant qui est né à Bethléem et observer en détail, de mes yeux corporels, les désagréments de ses besoins d'enfant, comment il était couché dans une crèche et comment, à côté d'un boeuf et d'un âne, il a été posé sur le foin."

 

Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d'autel.

 

L'année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d'admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus. Et c'est pourquoi maintenant, nous avons partout des crèches à Noël.

 

L'amour du Christ et des mystères porta les Franciscains à la fréquentation des Lieux Saints, où ils s'établirent et dont ils devinrent les gardiens officiels, fournissant traditionnellement le Patriarche latin de Jérusalem. Ils y inaugurèrent le Chemin de Croix, pèlerinage avec stations sur les lieux mêmes où Jésus souffrit sa Passion; dès le XVe siècle, cet exercice est exécuté à domicile en s'attachant simplement par la pensée à l'itinéraire sacré.

 

 

En 1224, alors que S. François était en contemplation sur le mont Alverne en Toscane, le Christ lui apparut et lui imprima la stigmates de Sa Passion aux endroits du corps où Lui-même avait été blessé. Premier miracle de cette nature dans l'histoire chrétienne, la stigmatisation de S. François, bien qu'il la tînt secrète et qu'il n'en ait rien dit, fut rapidement connue du plus grand nombre et contribua à accroître sa réputation de sainteté. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 440.) S'étant livré à un jeûne de quarante jours en l'honneur de saint Michel archange, François reçut la stigmatisation le jour de l'Exaltation de la Sainte Croix : un séraphin, formant avec ses ailes l'image du crucifix, lui imprima, aux mains, aux pieds et au côté, les stigmates des plaies du Sauveur causées par les clous et la lance.

 

Deux ans après, étant très gravement malade, il se fit transporter à l'église du Portioncule (basilique Sainte-Martie des Anges), le lieu où, bien des années auparavant, il comprit qu'il devait vivre "selon le saint Évangile", et il mourut "en chantant", comme l'écrit son biographe, le samedi 3 octobre 1226. "Afin que là où il avait accueilli l'esprit de la grâce, là il rendit l'esprit de la vie." (Saint Bonaventure)

 

S. François demanda qu'on lui lise le 13e chapitre de l'Evangile de Jean : "Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père." Pendant ce temps, il récitait en boucle le psaume 142 (141) : "De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, de ma voix j'ai supplié le Seigneur. Je répands ma plainte devant lui. Je lui raconte ma détresse..." Et qui finit par une supplique : "Tire mon âme de sa prison, afin que je célèbre ton nom!"

 

"Il avait réussi à spiritualiser l'amour des hommes et du monde, et à humaniser l'amour de Dieu, accomplissant à merveille l'impossible gageure chrétienne d'aimer Dieu à travers les hommes." (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, ibid., p. 441.)

 

Le soir où S. François passa du monde au Christ, alors que c'était déjà le crépuscule de la nuit suivante, des alouettes, oiseaux amis de la lumière du midi et qui ont horreur des ténèbres du crépuscule, vinrent sur le toit de la maison et tournèrent longtemps en faisant un grand bruit : nous ignorons si elles montraient de la joie ou de la tristesse en chantant à leur façon. Elles faisaient résonner une jubilation éplorée et des pleurs jubilants, soit qu'elles plaignaient les fis devenus orphelins, soit qu'elles indiquaient que le père approche de la gloire éternelle. Les gardiens de la cité qui protégeaient le lieu par des veilles attentives, furent pleins de stupeur et invitèrent tous les autres à admirer l'évènement.

 

Les funérailles furent un nouveau triomphe. Le corps fut d'abord ramené à Assise. La procession passa par Saint-Damien où sainte Claire et ses soeurs vénérèrent en pleurant la sainte dépouille; puis on déposa celle-ci dans l'église Saint-Georges où François avait fait ses humanités. Dès lors, les miracles se multiplièrent à la sépulture.

 

François fut canonisé par Grégoire IX, en 1228. Son corps, que l'on avait caché, afin de mieux s'en assurer la possession, dans la crypte de l'église bâtie en son honneur en 1230, fut découvert en 1818. Pie XII le proclama patron de l’Italie.

Dans son Testament, S. François indique : "Personne ne me montrait ce que je devais faire, mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon la forme du Saint Évangile" (Thomas de CELANO, Vie du bienheureux François [Vita prima], in François d'Assise, Ecrits, vies, témoignages, éd. du VIIIe centenaire, éd. ibid., v. I, p. 589.) Il puisait directement dans l'Évangile une règle de vie. Ce rapport direct avec Dieu ne l'empêcha pas dans la nouvelle mouture de la Règle de 1221, qui compte 24 chapitres, de commencer par rappeler aux frères qu'ils étaient tenus à la plus grande révérence envers la sainte Eglise, le pape, les évêques et les prêtres. Et de leur léguer "trois paroles" dans son Testament : qu'ils s'aiment les uns les autres, qu'ils aiment et respectent "notre Dame sainte Pauvreté" et qu'ils se montrent toujours fidèles et respectueux de la Sainte Eglise.

 

Aujourd'hui, les Frères Mineurs se répartissent en trois branches : Franciscains, Capucins et Conventuels. À la fin de l'année 2009, les Franciscains étaient 14 525 dans le monde (dont 398 novices) présents dans 52 pays.

Crucifix de Saint-Damien, XIIe siècle, basilique Sainte-Claire, Assise (Italie). Selon Thomas de Celano (Vita Prima), c'est ce crucifix qui aurait parlé à François d'Assise et qui lui aurait dit : "Va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine !"

Crucifix de Saint-Damien, XIIe siècle, basilique Sainte-Claire, Assise (Italie). Selon Thomas de Celano (Vita Prima), c'est ce crucifix qui aurait parlé à François d'Assise et qui lui aurait dit : "Va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine !"

Postérité

 

Alexander of Hales Scholastic Innovator Quelques décades après la mort de S. François, les Franciscains ont envahi l'Université à Bologne, Oxford et Paris, surtout, et plus tard Cologne.

À partir de 1230, les œuvres d'Aristote, principales représentantes de la scolastique (philosophie développée et enseignée au "Moyen-Âge" dans les universités), sont traduites du grec en latin par le dominicain allemand Albert le Grand, véritable introducteur de la pensée du philosophe, et par Guillaume de Moerbeke, secrétaire de Thomas d'Aquin, et introduites dans les universités.

Le premier docteur franciscain, l'Anglais Alexandre de Halès (+1245), fondateur de l'école franciscaine, installera avec lui l'ordre de S. François dans une chaire de la Sorbonne; il sera surnommé le Docteur Irréfragable. Il pensera, d'ailleurs comme un peu plus tard S. Thomas (et c'est probablement à lui que Thomas faisait allusion), que le péché était la raison de l'Incarnation, mais il pensera aussi que l'Incarnation se serait produite en toutes hypothèses pour le seul achèvement et la beauté de l'Univers... Ce sera également la position d'Albert le Grand, évêque de Ratisbonne en Allemagne, le maître de Thomas.

Les disciples des fondateurs (scotistes franciscains et thomistes dominicains) exagéreront pourtant jusqu'à la caricature l'opinion respective d'Alexandre de Hales et de Thomas, alors que si Thomas donnera sa préférence au thème de l'Incarnation rédemptrice, il n'en restera pas à la seule libération du péché; comme l'explique le P. dominicain Jean-Pierre Torrell, dans une video, sur le "motif de l'Incarnation", "on ne tiendra pas suffisamment compte de la phrase 'la puissance de Dieu ne se limite pas à cela. Et même sans le péché, Dieu aurait pu s'incarner'"... Alexandre de Hales sera sinon l'auteur, du moins l'initiateur de la première Somme théologique. Un de ses élèves, S. Bonaventure (1217-1274), Maître régent de théologie de l'Université de Paris, sera surnommé le "second fondateur de l'ordre franciscain", et les élèves de S. Bonaventure défendront son esprit contre l'aristotélisme envahissant : Gauthier de BrugesJohn (ou Jean) PeckhamGuillaume de la Mare, et Mathieu (ou Matteo) d'Aquasparta.

S. Bonaventure donnera une valeur beaucoup plus cosmique et eschatologique, allant bien au-delà du seul intellect, à l'illumination de l'esprit par Dieu.

 

Les Anglais Robert Grossetête (1175-1253), à Lincoln, et Roger Bacon, à Oxford, surnommé Doctor mirabilis ("Docteur admirable") en raison de sa science prodigieuse, davantage portés vers l'expérience que vers la spéculation pure avaient identifié quelques erreurs commises par Aristote à propos des phénomènes naturels; ce qui ne les empêcha nullement de reconnaître l'importance de la philosophie d'Aristote.

 

Cependant, au XIIIe siècle, le grand docteur de l'Ordre franciscain sera Jean Duns Scot (1266-1308), professeur à Oxford, Paris et Cologne. Connu pour son angélologie, fierté de l'ordre franciscain, dans la lignée d'Augustin et Bonaventure, il mettra l'accent sur la volonté personnelle et la charité plutôt que sur l'intellectualisme (c'est-à-dire une vision métaphysique qui parce qu'elle exalte l'intellect humain, se voit souvent marquée par une pensée de la nécessité, de l'émanation, de la généralisation, voire du destin); et il s'attachera surtout à S. Augustin, dans l'esprit et dans le détail, tout en donnant aux problèmes théologiques des solutions plus nettes. La virtuosité de son argumentation, mais surtout la profondeur de ses raisonnements lui consacreront le surnom de Docteur subtil.

Opposé à S. Thomas et à l'école thomiste quant au rôle de la liberté et de la grâce, il n'en sera pas pour cela le maître de Guillaume d'Ockham et du nominalisme. Le scotisme, comme doctrine qui se caractérise par "le formalisme métaphysique, l'univocité de l'être, l'intuitionnisme et le volontarisme" (Etienne GILSON, L'Esprit de la philosophie médiévale, Paris, Vrin, 1960), bien qu'ayant influencé Ockham, s'opposera à son nominalisme comme doctrine qui nie la réalité des entités abstraites et n'attribue pas d’universalité aux catégories transcendantes, mais simplement à ce qui est construit par l'observateur. Chez Duns Scot, l'univocité de l'être implique que tous les êtres sont dits "être" dans un même sens, et sont singuliers de par leur eccéité (essence particulière d'une chose qui permet de la distinguer de toutes les autres). Thomistes et scotistes s'accorderont ainsi pour lutter ensemble contre le nominalisme de Guillaume d'Ockham qui poussera à l'extrême certaines des idées de Duns Scot (volontarisme et constructivisme) et aboutira à une sorte d'"empirisme anarchique" (DANIEL-ROPS) .

La métaphysique du mal d'Augustin est passée tout entière, à peu près telle quelle, dans le thomisme et le scotisme. (E. GILSON, Espr. philos. médiév., 1931, p. 119).

Dialecticien autant que S. Thomas, partisan autant que lui de la méthode critique, Duns Scot ne part pas des mêmes principes que lui et n'aboutit pas aux mêmes conclusions. Pour lui, dans l'homme la volonté prime l'intelligence - d'où le terme de volontarisme dont on qualifie souvent sa doctrine - il ne suffit pas d'avoir démontré la vérité pour que tout se soumette à sa loi. Duns Scot insiste sur le caractère actif de l'âme, sur la liberté dont il défend le principe même dans le domaine spirituel. Est-il si sûr qu'on puisse en parlant du réel, comprendre vraiment et connaître qu'il y ait, dans la Création, des lois fixes que la raison peut repérer et analyser ? Le liberté de la toute-puissance divine ne s'oppose-t-elle pas à une telle fixité ? Que la science ait son domaine, oui, mais hors de son domaine, que vaut-elle ? Ainsi, plus fortement même que S. Bonaventure, Duns Scot apportait-il de l'eau au courant mystique au détriment du courant rationnel.

Duns Scot ne s'oppose pas systématiquement à Thomas, mais plutôt aux thomistes de son temps, et surtout au séculier Henri de Gand, non pas comme une opposition frontale, mais par une démarche différente. Le scotisme donne une priorité à la volonté, devant les autres facultés, comme l'intelligence (Père Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 124-126), ou la charité. Il donne une priorité à la volonté devant les autres facultés comme l'intelligence ou la charité. 

Image illustrative de l'article Gilles de Rome Le cistercien Humbert de Brouilly, le carme Gérard de Bologne, et surtout l'augustin Gilles de Rome (1247-1316) qui le premier, montrera que S. Augustin et S. Thomas n'étaient pas inconciliables, mais qu'ils se complétaient. L'action, selon Gille de Rome, est impuissante sans la charité, et la contemplation sans la grâce. Les deux démarches mystique et rationaliste ne sont pas contradictoires, mais complémentaires.

Contre saint Thomas, Scot pense que le péché de Lucifer n'a pas été l'orgueil. C'est une forme d'envie qui l'a fait pécher. Satan a pu désirer égaler Dieu d'un désir de concupiscence, autant que sa volonté l'a pu. Il n'a pas cherché à devenir l'égal de Dieu, ce qui est impossible, mais l'a parfaitement voulu. (Père Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 125.)

 

Christ-Roi (Fête) Ce qui est le plus remarquable dans la théologie scotiste, c'est la place suréminente qu'elle reconnaîtra au Christ dans l'oeuvre de la Création et de la Rédemption: celui que St Jean dans l'Apocalypse appelle "l'Alpha et l'Oméga, le Principe et la Fin", est la cause, le chef et l'achèvement de toute la Création spirituelle et sensible. La fête du Christ-Roi sera la conséquence liturgique de cette conception. D'une telle dignité, la Mère du Christ est la première bénéficiaire: de là, l'affirmation de l'Immaculée-Conception de la Vierge, reprise des Pères, que le "Docteur marial" (un autre titre qu'on donna à Duns Scot) défendit contre toute l'Université, et qu'il fit triompher.

 

Le scotisme sera critiqué à la "Renaissance" par Érasme et Rabelais, qui joueront sur le double sens du qualificatif de "subtil" (synonyme de "fin, recherché", mais aussi d'"inutilement sophistiqué, obscur") attaché à Duns Scot pour railler l'excès de subtilité des scotistes. Il sera soutenu jusqu'au XVIIe siècle, en la personne de Bartolomeo Mastri. Jean Duns Scot sera béatifié par S. Jean-Paul II en 1993. Il est fêté le 8 novembre.

 

"L'Inquisition, avec ses procédures juridiques rédigées en lieu et place d'une justice seigneuriale coutumière, orale, est aussi fille de l'Université. Dominicains et Franciscains y apportent des procédures écrites et un rituel de l'interrogatoire, de la confrontation et de l'aveu qui ne vont pas tarder à se verser à la justice d'État : on en retrouvera la trace dans les procédures suivies encore aujourd'hui par les juges d'instruction français." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 182.)

 

"Quand je connaîtrais tous les mystères, enseigne l'Apôtre, que je posséderais toute science, ...si je n'ai pas la charité, je ne suis rien!" (1 Co. 13:2) S. François consacre à cette parole une admonition, et une autre à celle-ci : "Le lettre tue, l'esprit vivifie" (2 Co. 3:6). À choisir entre la science et la charité, le choix est vite fait. Mais il arrive heureusement que les deux soient compatibles, et les faits l'ont prouvé dans la personne de nombreux saints franciscains. (Ivan Gobry)

Sources: (1) L'Evangile au quotidien; (2) Franciscain.org ; (3) Chiesa ; (4) Egliseinfo.catholique ; (5) Eleves.ens.fr : S. François et le Sultan, les Fioretti ; (6) Les saints Franciscains

Mgr Paul GUERIN, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 617-620

Ivan GOBRY, Saint-François d'Assise et l'esprit franciscain, Maîtres spirituels aux Editions du Seuil, 1957, p. 68-69; 77; 79;111

Stan ROUGIER, Saint François d'Assise ou la Puissance de l'amour, Albin Michel, Saint-Amand-Montrond 2009, p. 136-137

Virgil TANASE, Saint François d'Assise, Gallimard Folio Biographies, Malesherbes 2015

DANIEL-ROPS, L'Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV, sous la direction de Jean DUMONT, Editions Bernard Grasset 1962-1965, p. 300-301.

 

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 19:53
Mgr Vigano : Communiqué de presse sur la récente imposition de la vaccination obligatoire dans certains diocèses américains

Source: Nouvelles de Coalition pour les prêtres persécutés

 

Traduction Blog Christroi

Nous avons tous appris que dans certains diocèses des États-Unis d'Amérique, et en particulier dans l'archidiocèse de Chicago, l'Autorité ecclésiastique impose à ses clercs et à ses employés fidèles de se faire vacciner comme condition pour assister aux célébrations, aux activités liturgiques et pastorales et même pour le simple fait d'être prêtres avec un ministère. Des mesures despotiques similaires sont également imposées en Italie et dans d'autres pays.  

 

Les prêtres qui ne se conformeront pas aux dispositions de l'Ordonnance seront privés de leurs facultés sacerdotales et de leurs moyens de subsistance. Par conséquent, de nombreuses églises seront fermées, avec un préjudice très grave pour le salus animarum, en raison du manque de clercs pouvant remplacer ceux qui ne seront pas injectés avec le sérum génétique expérimental. D'après ce que l'on sait, il n'y a pas peu de pasteurs des âmes qui s'opposeront, comme c'est leur plein droit en tant que citoyens américains et catholiques, à un refus clair des dispositions sacrilèges et illégitimes, qui sont nulles et qui exposent les intéressés à des effets secondaires concrets, dangereux et immédiats, y compris le risque de mort. Sans parler des implications morales de l'acceptation de l'inoculation d'un médicament pour la production duquel sont utilisées des lignées de cellules fœtales provenant d'avortements.  

 

La soumission de la Hiérarchie bergoglienne à la farce de la pandémie et l'imposition de la soi-disant vaccination a transformé les ministres de Dieu en gourous de la pandémie, les évêques en vendeurs de sérum expérimental et le corps ecclésial tout entier en victime de l'expérimentation de masse. Cela constitue une trahison sans précédent de la mission divine de l'Église du Christ, du pouvoir des pasteurs et du mandat des prêtres, dans un processus de remplacement de la religion révélée par un culte pseudo-scientifique qui confine à l'idolâtrie. Si ces abus sont déjà graves s'ils proviennent de l'autorité civile - dont la corruption et les conflits d'intérêts sont désormais universellement connus et dénoncés - plus grave encore est la coopération à ce crime mondial de l'autorité ecclésiastique.  

 

Face à de telles violations du droit, il est nécessaire de dénoncer sans hésitation la complicité délibérée de la Hiérarchie dans le plan diabolique mondialiste du Great Reset, et de résister fermement et courageusement à cette oppression ratifiée par le Saint-Siège.  

 

Je renouvelle avec force l'appel que j'ai lancé lors de la récente manifestation tenue à Dubuque (Iowa) en faveur de la Coalition pour les prêtres persécutés, invitant les laïcs à soutenir leurs prêtres par des initiatives coordonnées. Il est nécessaire de créer une Fondation internationale qui recueille les dons et les contributions des fidèles, en les détournant des paroisses et des diocèses qui sont de connivence avec l'actuel régime bergoglien. Lorsque les évêques se trouveront impactés dans le compte bancaire, ils seront probablement incités à modérer leur travail d'ostracisme des bons prêtres. Des initiatives telles que la Coalition pour les prêtres persécutés et d'autres projets similaires sont un besoin urgent en cette heure de persécution. Chacun d'entre nous, selon ses moyens, pourra apporter une contribution concrète - pas nécessairement uniquement financière - ne serait-ce qu'en attribuant nos offres à ceux qui les méritent et non à ceux qui les utilisent pour harceler les bons clercs.  

 

Les fidèles catholiques ouvrent leurs maisons aux prêtres persécutés par la tyrannie des évêques alliés au mondialisme, en les rendant disponibles pour la célébration du Saint Sacrifice de la Messe. Réunies autour de ces autels domestiques, les communautés réfractaires pourront ainsi continuer à rendre le culte dû à la Sainte Trinité et bénéficier de l'assistance spirituelle de leurs ministres. Et que la charité fraternelle, nourrie par le partage de l'unique foi et de la prière, marque le début d'une renaissance de la Sainte Eglise, aujourd'hui obscurcie par les mercenaires et les traîtres.

 

+ Carlo Maria Viganò, Archbishop

ancien Nonce Apostolique aux Etats-Unis

 

3 octobre 2021

XIXe Dimanche après la Pentecôte

 

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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 00:00
Saints Anges gardiens

Dieu est le "créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible" (Symbole de Nicée Constantinople). Or, selon la Tradition, les anges sont des créatures spirituelles et non corporelles. Chaque fête des anges est d’abord l’occasion de rappeler que "Dieu a tout ensemble, dès le commencement des temps, créé de rien l’une et l‘autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde terrestre ; puis la créature humaine qui tient des deux, composée qu’elle est d’esprit et de corps" (profession de foi du 4ème concile du Latran, rappelée par le n° 327 du CEC – Catéchisme de l’Église catholique).

 

Parmi d'autres choses, Dieu a ainsi formellement distingué la nature angélique et a donné à chaque ange sa qualité particulière selon la différence particulière. Selon Saint Thomas d'Aquin (I qu. 30, art. 4), chaque ange forme à lui seul une espèce particulière.

 

Les croyants peuvent s’appuyer sur leur aide pour se tourner vers leur Seigneur.

Dans chaque eucharistie, les anges se joignent à eux – et aux saints – pour chanter d’une seule voix le Dieu trois fois saint proclamer sa gloire (cf. finales des préfaces de la prière eucharistique).

 

À la naissance du Sauveur, un ange était apparu aux bergers "et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière." (Lc 2,9)

 

La fête des archanges, le 29 septembre, rappelle l’essentiel de la vocation des anges : contempler Dieu et chanter sa louange. C’est aussi la raison d’être de la création et la mission primordiale de l'Église. Pour sa part, la mémoire des anges gardiens le 2 octobre insiste sur un autre aspect : leur mission de présence fraternelle à nos côtés.

 

 

Dès l’Ancien Testament, les anges protègent et guident les patriarches. "Dieu donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres." (Psaume 90, 11-12).

 

 

Cette mission continue : "Du début de l’existence au trépas, la vie humaine entourée de leur garde et de leur intercession. Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie (S. Basile)" (cf. CEC 336).

 

En faisant mémoire des anges gardiens, les croyants demandent à Dieu de leur assurer "le bienfait de la protection des anges et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours". Mais cette mémoire les encourage aussi à inventer une "présence fraternelle" concrète auprès des autres, à prendre soin d’eux. (1)

"Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l'Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les Anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relève par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l'heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

Ils veillent sur nous pendant notre sommeil, nous assistent dans notre prière, nous défendent sur terre et sur mer, purifient notre esprit et notre corps, nous provoquent à la vertu, élèvent nos pensées vers Dieu, nous consolent dans nos peines et nos épreuves, quand nous sommes sous les étreintes de la maladie et de la mort prochaine, nous font visite, nous fortifient, nous défendent contre l'esprit du mal, et après nous avoir donné la victoire, nous accompagnent au ciel ou au purgatoire. Sans ce secours providentiel, l'infirmité humaine ne saurait être en sécurité. (Père Gilles Jeanguenin, Les Anges existent, Éditions Salvator, Paris 2008, p. 168.)

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: 'Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection.' Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leur bonnes inspirations. (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.)

À partir de quel moment les Anges gardiens nous sont-ils assignés ?

 

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux." (Mt 18,10).

 

Bien que ce ne soit pas explicitement écrit dans la Bible, il est communément admis par les théologiens que chaque être humain, qu’il soit chrétien ou non, a un ange gardien assigné à sa protection. "Chacun, aussi humble soit-il, a des anges gardiens pour veiller sur lui", a ainsi déclaré le pape Pie XII, s’appuyant sur les Saintes Écritures mais aussi sur les enseignements de saint Thomas d’Aquin, saint Basile ou encore saint Jérôme. Mais ces grands saints sont loin d’être les seuls à croire en leur existence. De nombreuses personnes, même non chrétiennes, considèrent qu’elles sont protégées par un ange gardien.

 

Mais alors, à quel moment un ange gardien est-il assigné à la protection de la personne dont il aura la charge ? Pour répondre à cette question, il faut se référer au paragraphe dédié dans le Catéchisme de l’Église catholique, qui constitue la seule source officielle à ce sujet : "Du début de l’existence au trépas, la vie humaine est entourée de leur garde et de leur intercession. Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie." (CEC n°336)

 

Saint Jérôme ou saint Anselme ?

 

Cette assertion n’est pas très précise, puisqu’il y est simplement question du "début" de la vie. Les débats théologiques à ce sujet ne manquèrent pas au fil des siècles, et les avis divergent. En effet, saint Jérôme déclara simplement : "Si grande est la dignité des âmes que chacune, dès sa naissance, a un ange préposé à sa garde." Ce point de vue, basé sur les connaissances scientifiques de l’époque, fit école pendant plusieurs siècles.

 

 

Saint Anselme, de son côté, affirmait que "chaque âme est assignée à un ange au moment où elle est unie à un corps". Ce point a également été débattu par les théologiens, mais la plupart s’accordent à dire qu’il s’agit du moment de la conception. À en croire ce document compilé par le cardinal Ratzinger en 1987, "l’âme spirituelle de tout homme est immédiatement créée par Dieu".

 

En conséquence, il semble effectivement très probable que les anges gardiens nous sont attribués au moment de la conception. Cette hypothèse n’est pas un dogme de l’Église catholique, mais elle s’inscrit dans la lignée d’enseignements qui ont fait école pendant plusieurs siècles, et est en accord avec les paroles de Jésus dans l’Évangile de Matthieu. Dans l’hypothèse où ce serait à la naissance plutôt qu’à la conception, c’est l’ange gardien de la mère qui, automatiquement, serait en charge de l’être qui se développe en son sein. (2)

Les anges gardiens n’ont pas accès à nos pensées et ne peuvent donc pas s’immiscer dans notre esprit.

De même que les anges ne peuvent pas lire dans nos pensées, les démons ne le peuvent pas non plus.

Seul Dieu est à même de savoir ce qui se déroule exactement dans nos têtes, puisqu’il nous a créés. Saint Thomas d’Aquin établit cela clairement dans sa Somme de théologie (I, 57, 4) :


 

Ce qui est propre à Dieu ne convient pas aux anges. Or, connaître les pensées [des cœurs] est le propre de Dieu. (3)

 

Cela dit, nos compagnons célestes sont dotés d’une grande intelligence ainsi que d’un sens de l’observation bien plus affûté que le nôtre. Ce qui signifie que, bien que n’ayant pas accès à notre esprit, ils peuvent savoir ce à quoi nous pensons à force de nous observer et de nous côtoyer. Saint Thomas d’Aquin explique bien ce phénomène dans son ouvrage (I, 57, 4) :

Les pensées des cœurs peuvent être connues […] d’abord dans leurs effets. De cette façon elles peuvent être connues de l’ange aussi bien que de l’homme ; mais il y faut d’autant plus de pénétration que l’effet est plus caché. Car la pensée peut se révéler non seulement par un acte extérieur, mais encore par un changement d’expression du visage ; les médecins peuvent même connaître certaines affections de l’âme par nos pulsations. À plus forte raison les anges […] le pourront-ils, puisqu’ils aperçoivent d’une manière beaucoup plus pénétrante ces modifications corporelles cachées.


 

Si nous souhaitons que notre ange gardien nous connaisse en profondeur, nous devons donc nous confier à lui régulièrement. De cette manière, il sera mieux armé pour nous protéger et nous conduire à la vie éternelle.

 

Voici une petite prière pour que notre ange gardien intervienne et prie à notre place, quand nous ne le pouvons pas, et entre en dialogue avec les anges gardiens de ceux qu’on aime, quand la croix qu’ils portent sur leurs épaules se fait de plus en plus lourde :
 

Mon Saint Ange gardien,

je vous salue et je vous remercie.

Veuillez prier pour moi

et prier à ma place

dans tous les moments

où je ne peux formuler mes prières.


 

Daignez aussi,

dans la Lumière divine,

vous rencontrer avec les Anges gardiens

de ceux que j’aime le plus,

de tous ceux auxquels je m’intéresse spirituellement,

pour les éclairer, les protéger et les conduire.


 

Ainsi soit-il

Un ange libéra l'apôtre Pierre de la prison Antonia à Jérusalem où l'avait enfermé Hérode Agrippa en 44, qui voulait le faire juger et mettre à mort avec grand appareil, devant la masse de peuple alors assemblé. 

"Un soir que plusieurs des fidèles étaient assemblés dans la maison de Marie, mère de Jean-Marc, où Pierre demeurait d’habitude, on entendit tout à coup frapper à la porte. La servante, nommée Rhodé, alla écouter. Elle reconnut la voix de Pierre. Transportée de joie, au lieu d’ouvrir, elle rentre en courant et annonce que Pierre est là. On la traite de folle. Elle jure qu’elle dit vrai. « C’est son ange, » disent quelques-uns. On entend frapper à plusieurs reprises ; c’était bien lui. L’allégresse fut infinie. Pierre fit sur-le-champ annoncer sa délivrance à Jacques, frère du Seigneur, et aux autres fidèles. On crut que c’était l’ange de Dieu qui était entré dans la prison de l’apôtre, et avait fait tomber les chaînes et les verrous. Pierre racontait, en effet, que tout cela s’était passé pendant qu’il était dans une espèce d’extase ; qu’après avoir passé la première et la deuxième garde et franchi la porte de fer qui donnait sur la ville, l’ange l’accompagna encore l’espace d’une rue, puis le quitta ; qu’alors il revint à lui et reconnut la main de Dieu, qui avait envoyé un messager céleste pour le délivrer (Ac., XII, 9-11). Le récit des Actes est tellement vif et juste, qu’il est difficile d’y trouver place pour une élaboration légendaire prolongée." (Ernest Renan, Les Apôtres, Michel Lévy, 1866, p. 248-249.)

 

"Il existe, dans le Légendaire de certains ordres religieux, des apparitions d'anges gardiens des couvents. Les biographes de saint François d'Assise et de saint Dominique en rapportent. Pour ce dernier, on dit qu'en un moment de disette, provoquée par la libéralité des premiers frères prêcheurs à l'égard des pauvres, l'un de ses monastères fut favorisé d'une intervention du ciel. Les anges gardiens de la communauté vinrent emplir les coffres et même servir les moines à table. Le bienheureux Fra Angelico a très bien illustré le miracle dans une de ses fresques. De telles faveurs venaient récompenser la charité des premiers religieux d'une obédience nouvelle. Tous les néophytes ont de ces emballements qui, dans la suite, ne se retrouvent guère. En cela, la jeunesse des familles monastiques n'est pas tellement différente de l'enfance de chaque homme.

"Le plus étonnant, dans ces aventures mystiques, ce n'est pas que des êtres charnels conservent ou retrouvent assez de transparence d'âme pour réfléchir sur le surnaturel ; mais bien que des esprits s'abaissent à servir des corps. Moi qui, souvent, considère au-dessous de ma « dignité » de condescendre, voilà une leçon pour mes dédains. Malgré l'exemple d'un Dieu-Providence, d'un Verbe-Sauveur, je poursuis aveuglément ma voie aberrante, mes habitudes d'insolence et de dureté.

"Cela me va de parler de dignité, à moi qui ne résiste pas à un clin d'œil du Malin ! Si les Anges servent les hommes, ce n'est pas pour rendre hommage à leur excellence ; mais pour obéir à Dieu qui a des faiblesses pour nous. Ils trouvent dans cette obéissance, en dépit de ce qui est exigé, un surcroît de joie, tant il est vrai que l'amour s'exalte par le désintéressement et s'illumine par tous les sacrifices qu'on lui consent.

"Le Pape s'honore du titre de « Serviteur des serviteurs de Dieu ». À combien plus forte raison les Anges tirent-ils gloire d'une telle appellation, plus vraie encore pour eux qu'elle ne l'est pour le Pape ! Ce n'est pas le bénéficiaire qui crée l'honneur, mais le Maître et le service du Maître." (Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958. Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2019.) (4)

Saint François de Sales, évêque et docteur de l'Église, recommandait de se familiariser avec les anges, de prendre conscience de leur invisible présence dans notre vie, d'aimer et révérer l'ange de notre diocèse, celui des personnes avec lesquelles on vit, et spécialement le nôtre  : "Lorsque nous nous trouvons avec eux, et en communion d'intention, nous ne pouvons qu'en être heureusement influencés

[...] Pierre Favre, premier prêtre, premier prédicateur, premier théologien de la sainte Compagnie de Jésus, et premier compagnon du bienheureux Ignace, [...] revenait un jour d'Allemagne, où il avait beaucoup oeuvre à la gloire de Notre-Seigneur. Il passait en notre diocèse, où il est né. Il raconta qu'en traversant plusieurs régions gagnées à l'hérésie, il avait trouvé mille consolations à saluer les anges, protecteurs des paroisses où il passait. Il avait constaté de ses yeux comment, par eux, il avait été protégé des embûches que lui tendaient les hérétiques; et comment beaucoup d'âmes s'étaient ouvertes à la doctrine du salut." (Saint François de Sales, Introduction à la Vie dévote mise en français contemporain, Les Éditions du Cerf, Spiritualité Lexio, Paris 2019, p. 170, 176.)

 

***

Prière à l'Ange gardien du Cardinal John Henry Newman

 

Mon ami le plus ancien,

mon ami fidèle, mien  jusqu'à la mort,

tu es toujours à mes côtés,

toi à qui le Créateur a confié mon âme,

Tu seras toujours près de moi

quand déclinera ma vie.

Ennemi vigilant et jaloux du doute,

de l'impatience et de la tristesse.

Mien, tu seras toujours,

ô frère de mon âme,

quand tu m'introduiras toi-même

dans la demeure du Seigneur.

 

Cardinal J.-H. Newman (in Père Gilles Jeanguenin, Les Anges existent, Éditions Salvator, Paris 2008, p. 345.)

Prières du matin du saint Curé d'Ars

 

Mon Dieu, je vous offre mon cœur, mon esprit, mes pensées, mes paroles, mes actions, tout moi-même, pour ne servir que votre gloire. Je renouvelle les promesses de mon baptême.

 

Mon Ange gardien.Je vous aime tendrement ; je vous remercie de m'avoir gardé cette nuit pendant que je dormais, gardez-moi, s'il vous plaît,pendant ce jour,sans malheur,ni accident et sans offenser Dieu, au moins mortellement. 

Prière avant le coucher

 

Seigneur,

Veille sur tous ceux qui travaillent,

sur ceux qui pleurent cette nuit

et fais que tes anges gardent ceux qui dorment.

Soigne les malades, Seigneur Jésus,

donne le repos à ceux qui sont fatigués,

bénis les mourants, console les affligés,

aie pitié de ceux qui souffrent et

protège ceux qui sont heureux.

Amen.

Prière avant le coucher (Anonyme)

Sources: 1; 2; 3; 4

 

Bibliographie : (1) Père Gilles Jeanguenin, Les Anges existent, Éditions Salvator, Paris 2008 ; (2) Henri-Marie BOUDON, La Dévotion aux Saints Anges, Collection Itinéraire spirituel, Clovis, Condé-sur-Noireau, 2003

 

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 17:09
Congrès de la coalition en faveur des prêtres persécutés (Carlo Maria Viganò, archevêque)

Source: GloriaTv

 

Chers frères prêtres,

Chers frères et sœurs,

Je ne vous dis rien que vous ne sachiez déjà, quand je dis que l’Église du Christ traverse une crise très grave, et que la Hiérarchie catholique a manqué aux graves obligations de sa mission apostolique et est en grande partie corrompue. Les origines de cette crise et de cette apostasie sont maintenant apparentes même pour les plus modérés. Elles résident dans le fait d’avoir voulu aligner l’Église sur la mentalité du monde, dont le prince, ne l’oublions pas, est Satan : princeps mundi hujus (Jn 12,31).

En tant que catholiques, nous savons et croyons que la Sainte Église est indéfectible, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être submergée par les portes de l’enfer, selon la promesse de Notre Seigneur : portæ inferi non prævalebunt (Mt 16, 18). Mais ce que nous voyons se produire nous montre la réalité d’une situation terrible, dans laquelle une partie corrompue de la Hiérarchie – que j’appelle l’église profonde par souci de brièveté – s’est totalement abandonnée à l’État profond. Il s’agit d’une trahison qui place les Pasteurs et les plus hauts niveaux de l’Église devant une très grave responsabilité morale et qui nécessite de la part des prêtres et des laïcs des choix courageux qui, en d’autres temps, seraient difficiles à adopter et à justifier. Nous sommes confrontés à une guerre, à un affrontement historique, dans lequel nos généraux non seulement ne conduisent pas l’armée pour faire face à l’ennemi, mais lui ordonnent de déposer les armes et de se rendre sans condition, faisant fuir les soldats les plus courageux et punissant les fonctionnaires les plus loyaux. Tout l’état-major de l’Église catholique s’est révélé allié à l’ennemi et est lui-même l’ennemi de ceux qu’il devrait au contraire défendre : l’ennemi du Christ et de ceux qui se glorifient de servir sous sa bannière.

Comment pouvons-nous comprendre, à la lumière de la Révélation, cette situation redoutable et unique dans toute l’histoire de l’Église ? Nous devons tout d’abord avoir un regard surnaturel, avec lequel nous pouvons comprendre que les événements actuels sont permis par Dieu, et que de toute façon ils ne parviendront jamais à submerger l’Église. La grande apostasie a été annoncée dans les Saintes Écritures et ne doit pas nous prendre au dépourvu. Éclairés par les paroles de l’Apocalypse de saint Jean et par des révélations privées approuvées, nous pouvons comprendre que la fin des temps est nécessaire pour séparer définitivement le bon grain de l’ivraie, ce qui nous permettra de reconnaître qui est avec le Christ et qui est contre Lui. Nous devons également comprendre que les tribulations que nous subissons sont aussi la juste punition de décennies – j’ose dire de siècles – d’infidélités des catholiques et d’une partie de la Hiérarchie : infidélités privées et publiques, enracinées dans le respect humain, dans la peur, dans les déviations morales et doctrinales, et dans les compromis avec la mentalité sécularisé et avec les ennemis de Notre Seigneur. Si nous considérons que la Révolution française a été la punition de Dieu pour le manquement de Louis XIV à lui consacrer les insignes du Royaume, nous comprenons bien les conséquences de la désobéissance du Roi de France pour l’avenir de l’Europe.

Rappelons le message que Notre Seigneur a confié à Sainte Marguerite Marie Alacoque en 1689, avec pour mission de le transmettre au roi de France Louis XIV :

Faites savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur, que de même que sa naissance temporelle a été obtenue grâce à la dévotion aux mérites de ma Sainte Enfance, ainsi sa naissance à la grâce et à la gloire éternelle sera obtenue par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Adorable Cœur, qui veut triompher de son cœur, et par là, des cœurs des grands de la terre.

Le Sacré-Cœur veut régner dans son palais, être représenté sur ses étendards et gravé sur ses armes, afin de le rendre victorieux de tous ses ennemis, mettant à ses pieds ses ennemis fiers et hautains, afin de le faire triompher de tous les ennemis de l’Église.

Le Sacré-Cœur désire entrer avec pompe et magnificence dans les palais des princes et des rois, afin d’être honoré aujourd’hui autant qu’il a été outragé, humilié et méprisé pendant sa Passion. Il désire voir les grands de la terre abaissés et humiliés à ses pieds, comme il a été anéanti ensuite.

Mais si, il y a plus de trois siècles, la désobéissance de ceux qui gouvernaient les affaires publiques a mérité le sévère châtiment du Roi des rois, imaginons quelles calamités la désobéissance de ceux qui gouvernent l’Église a pu provoquer. Ainsi, si avec la Révolution française la société civile a chassé le Roi universel de sa divine seigneurie pour l’usurper et répandre les erreurs du libéralisme et du socialisme, avec la révolution conciliaire les papes et les évêques ont enlevé la triple couronne à la Tête du Corps mystique et à son Vicaire, faisant de l’Église du Christ une sorte de république parlementaire au nom de la collégialité et de la synodalité. Prenons-en acte : Notre Seigneur Jésus-Christ non seulement n’est plus reconnu comme Souverain des nations. Il n’est même plus reconnu comme Souverain de son Église, dans laquelle le but de la gloire de Dieu et du salut des âmes a été remplacé par la gloire de l’homme et la damnation des âmes qui en découle. Ce qui était hier un vice est aujourd’hui une vertu ; ce qui était hier une vertu est aujourd’hui un vice : toute l’action actuelle de la secte moderniste qui infeste le Vatican, les diocèses et les ordres religieux est caractérisée par le renversement de ce qui nous a été enseigné et transmis.

Dans ce contexte de rébellion et d’infidélité, ceux qui restent fidèles et s’efforcent de continuer à faire ce qu’ils ont toujours fait sont l’objet d’une véritable persécution. Cela a commencé par la ridiculisation des traditionalistes, en les désignant comme lefebvristes ou préconciliaires. Puis, selon la pratique que nous avons vue utilisée dans les régimes totalitaires, les bons catholiques ont été définis comme fous ou malades – ce que les sociologues appellent la pathologisation de la dissidence. Ne croyez pas que j’utilise des expressions exagérées : il y a quelques jours à peine, un prêtre du Costa Rica a été suspendu de son ministère et contraint de suivre un traitement psychiatrique simplement pour avoir célébré la messe de Paul VI en latin malgré l’interdiction de son évêque, Mgr Bartolomé Buigues (ici). Nous assistons aujourd’hui à la criminalisation des dissidents, et si nous ne voyons pas encore leur élimination physique, nous savons combien d’entre eux sont suspendus a divinis, privés de leurs moyens de subsistance et bannis de la vie ecclésiale. Et cela se produit alors que, dans le même temps, les personnes scandaleuses et les fornicateurs de toutes sortes non seulement ne sont pas punis et expulsés du ministère, mais sont même promus et immortalisés sur des photos aux côtés de Bergoglio, qui les serre de près parce qu’il sait qu’il peut les utiliser comme bon lui semble. Comprenons donc pourquoi la corruption des prélats sert le plan de la secte conciliaire : leurs fautes sont un excellent moyen d’obtenir leur obéissance et leur complicité dans l’exécution des pires atrocités contre l’Église et les fidèles.

L’initiative Coalition for Canceled Priests (Coalition en faveur des prêtres persécutés) est certainement une réponse à ce qui se passe, car ce projet entend apporter une aide aux prêtres victimes de persécutions et d’abus canoniques de la part d’évêques infidèles et renégats. Leur autorité, usurpée pour faire le mal au lieu de gouverner avec sagesse et charité le troupeau qui leur est confié, s’évanouit au moment même où ils l’utilisent contre le but pour lequel elle a été établie. Il est vrai qu’ils détiennent le pouvoir : mais ce pouvoir est au service d’un abus tyrannique sur lequel on ne peut ni ne doit se taire. Il est de notre devoir d’élever la voix pour condamner fermement les actes illégitimes des pasteurs qui se sont révélés être des mercenaires, sinon des loups voraces. Et c’est aussi notre droit non seulement de désobéir aux ordres illégitimes, invalides et nuls, mais aussi d’accomplir des actes d’objection de conscience et de former des initiatives visant à protéger les victimes de ces loups déguisés en moutons.

Permettez-moi également de suggérer, parallèlement à cette initiative louable, la création d’une fondation internationale qui puisse recueillir les offrandes et les dons des fidèles, en les détournant des paroisses et des diocèses qui sont de connivence avec le régime bergoglien actuel. Lorsque les évêques verront qu’ils prennent un coup dans leurs comptes bancaires, ils seront probablement persuadés de tempérer leur approche consistant à ostraciser les bons prêtres. Lorsque les tribunaux – civils ou ecclésiastiques – soutiendront ceux qui sont persécutés, leurs persécuteurs seront probablement plus prudents dans leurs abus de pouvoir. En attendant, des initiatives comme la Coalition pour les prêtres persécutés et d’autres projets similaires permettront de pratiquer les œuvres de miséricorde et d’acquérir des mérites devant Dieu. Chacun de nous, selon ses moyens, peut apporter une contribution concrète – pas nécessairement uniquement financière – ne serait-ce qu’en affectant ses offrandes à ceux qui les méritent et non à ceux qui les utilisent pour opprimer le bon clergé.

N’oublions pas, cependant, qu’en plus de l’aide matérielle, nous sommes tous appelés à redécouvrir le sens de la communauté, dont la Hiérarchie conciliaire aime tant parler sans jamais le mettre en pratique dans un sens catholique. Si nous sommes vraiment des frères dans le Christ, alors, en tant que frères, nous devons nous entraider aussi en accueillant nos prêtres, en leur offrant un logement, en préparant un autel domestique autour duquel nous pouvons rassembler nos amis. Nous devons mettre nos capacités à leur service – même les plus humbles, comme savoir cuisiner, construire un mur ou réparer un toit – pour ceux qui, aujourd’hui, sont expulsés de leur presbytère et se retrouvent à la rue. Nous devons penser aux jeunes hommes qui ont généreusement répondu à une vocation sacerdotale ou religieuse au cœur de la Tradition et qui voient aujourd’hui leur Ordination ou leur Profession religieuse mise en danger s’ils n’acceptent pas les déviations doctrinales et morales qui sont maintenant imposées par la secte conciliaire. Nous devons faire comprendre aux quelques évêques et cardinaux qui restent fidèles au Magistère qu’il ne peut y avoir aucune possibilité de dialogue avec ceux qui ont amplement démontré qu’ils sont alignés sur l’ennemi. Et nous devons prier la Divine Majesté, par l’intercession de la Reine du Ciel et de la Mère du Sacerdoce, pour qu’elle daigne accepter nos souffrances et celles de ces bons prêtres pour la conversion de la Hiérarchie qui a été corrompue aujourd’hui du haut en bas.

Aux nombreux, trop nombreux, prêtres, religieux et clercs – parmi lesquels, ne l’oublions pas, se trouvent également de nombreuses religieuses, moniales et sœurs – j’adresse mon souvenir affectueux, partageant leurs souffrances, les exhortant tous à s’offrir en victime en expiation des péchés des ministres de l’Église. Unissez-vous dans le Saint Sacrifice de la Messe à l’offrande de la divine, pure, sainte et immaculée Victime : que votre vie soit un sacrifice agréable à Dieu, dans un véritable esprit sacerdotal. Et que vous puissiez tous répéter, avant la fin de vos jours, les paroles du Cantique de Siméon : quia viderunt oculi mei salutare tuum (Lc 2, 30).

J’ai rappelé ci-dessus la cause des maux actuels : la rébellion contre la Royauté universelle de Notre Seigneur Jésus-Christ. La consécration de chacun de nous, des familles, des communautés, des nations et de la Sainte Église au Très Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie est en mesure d’émouvoir la Très Sainte Trinité par sa compassion et de mettre fin à ce terrible fléau, ou du moins de l’abréger et de hâter le triomphe du Roi des rois sur l’ennemi du genre humain. Tel est mon vœu le plus sincère ; telle est la noble intention qui doit animer toutes nos actions ; tel est le fondement de la fin formidable et inexorable des plans de Satan. Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat !

+ Carlo Maria Viganò, archevêque

Dubuque, Iowa, U.S.A. – 22 septembre 2021

GloriaTv

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 17:08

Voici une video en anglais (traduction sous-titrée en français possible dans les paramètres de la video) qui délivre une "alerte du Mont Athos d'août 2021", qui explique les événements que nous vivons actuellement dans le monde entier

[Remarque. Dans le texte ci-dessous, un certain mot commençant par un V a été remplacé par les termes "petits diables"].

 

"L'ancien Julian de Prodromos Siete (Mont Athos) a révélé le 13 août 2021.

 

"Accepter le petit diable c'est nier le Christ ! Ces 'petits diables' souillent le temple du Saint-Esprit (nos corps). Ceux qui ont accepté le 'petit diable' ne pourront discerner les changements qui se produiront dans leurs corps. Ils perdront leur libre arbitre. Les 'petits diables' changeront leur nature humaine, afin de les préparer à accepter le sceau démoniaque.

 

"La perte de la grâce - pour avoir commis des péchés et des transgressions - couplée au changement de la nature humaine qui se produit chez les personnes qui ont accepté le 'petit diable', conduira à la destruction de l'image dans laquelle nous avons été créés. 'Le temps viendra où celui qui vous tuera pensera qu'il rend un service à Dieu' (Jean 16,2)

 

"Cela sera encore plus évident lorsque les 'petits diables' commenceront à faire effet.

 

"Satan veut contrôler le monde en déformant notre façon de penser et de ressentir. En tant que 'père du mensonge', et source de tous les maux, il a conçu un système diabolique de domination du monde, prêchant le respect des droits et des libertés de l'homme, alors qu'en réalité il ne cherche qu'à le soumettre à ses vues. Et Dieu permettra la réalisation de cette tromperie, afin que le bon grain soit séparé des mauvaises herbes, et afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité mais ont pris plaisir à l'injustice, soient damnés.' (II Thessaloniciens 2,12). Le mensonge et la manière dont ils agissent se manifestent également dans le fait qu'en restreignant toute liberté intérieure et spirituelle de l'homme, ils peuvent le tromper en lui faisant croire que c'est le seul moyen pour lui d'acquérir la 'vraie' liberté.

 

"Le combat sera dans votre propre sang - si vous prenez les 'petits diables'.

 

"[Note de l'éditeur. Si quelqu'un a déjà pris le 'petit diable', peut-être par ignorance, qu'il ne désespère pas, mais au contraire qu'il se repente, se confesse, regrette et ne le prenne plus. Aucun péché n'est plus grand que la miséricorde de Dieu ! Mais n'osons pas reporter une telle repentance, car sans elle il n'y a pas de pardon !] 

 

"Saint Païssios du Mont Athos (1924-1994) [un célèbre ascète orthodoxe du Mont Athos reconnu et vénéré pour ses conseils spirituels et sa vie ascétique]. Cette intuition prophétique du saint orthodoxe a été confirmée comme authentique par le Saint Synode de l'Eglise orthodoxe Russe :

 

"[...] Maintenant un vaccin a été développé pour lutter contre une nouvelle maladie, qui sera obligatoire, et quiconque le prendra sera marqué... Plus tard, ceux qui ne seront pas marqués du nombre 666 ne pourront ni acheter ni vendre, ni obtenir un prêt, trouver un emploi, etc. Mon sentiment est que c'est le système par lequel l'Antichrist a choisi de conquérir le monde entier, et ceux qui n'en font pas partie ne pourront pas trouver de travail, et ainsi de suite, qu'ils soient noirs, blancs ou rouges. En d'autres termes, il conquerra le monde par un système économique mondial qu'il contrôlera, et seuls ceux qui auront accepté le sceau, la marque du nombre 666, pourront participer aux relations d'affaires. (P. 204, Saint Monastère du Mont Athos).

 

"Vous n'êtes en aucun cas obligé de croire aux révélations suivantes. Priez toujours pour le don du discernement en toutes choses.

 

"Notre Dame Reine de la Paix à Pedro Regis, le 14 aout 2021.

 

"Chers enfants, cherchez Jésus parce qu'Il vous aime et vous attend à bras ouverts.

 

"Ne laissez pas le diable vous asservir. Vous avez la liberté de choix. Mais la volonté du Seigneur est la meilleure chose. Faites attention ! Les ennemis agiront pour vous diriger de plus en plus loin de la vérité.

 

"Le sacré sera méprisé. Et la mort spirituelle sera présente dans la Maison de Dieu.

 

"Aimez et défendez la VERITE, pour être grand dans la foi. Agenouillez-vous dans la prière. Votre victoire est dans le Seigneur. Cherchez-le dans l'Evangile et dans l'Eucharistie.

 

"Quoiqu'il arrive, restez fidèle au VRAI MAGISTERE de l'Eglise de mon Jésus. 

 

"Je vous aime et connais chacun de vous par votre nom. Prenez COURAGE ! Je suis à côté de vous, même si vous ne pouvez pas me voir.

 

"Après toutes les tribulations, la Victoire de Dieu viendra pour les justes.

 

"Ceci est le message que je vous donne aujourd'hui, au nom de la Sainte Trinité.

 

"Merci de m'avoir laissé vous réunir ici une fois encore.

 

"Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

"Restez en paix.

 

"Elle vous aime."

 

"

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 12:02
À Chavagnes-en-Paillers, en Vendée, sur 22 prêtres vaccinés de la communauté des Fils de Marie Immaculée, 7 morts en deux à trois semaines et demie et les autres sont tombés malades. Omerta de la presse locale

À Chavagnes-en-Paillers, en Vendée, entre le 14 avril et le 21 avril, tous les prêtres retraités des Fils de Marie Immaculée ont reçu l’un des vaccins expérimentaux ARNm à l’exception d’un prêtre infecté auparavant. Sur les 22 prêtres vaccinés, 21 sont tombés malades et sept sont décédés dans un délai de deux à trois semaines et demie. "Ils auraient été frappés par le variant sud-africain, connu pour sa virulence". Omerta de la presse.

 

Source : Nouveau Monde | Paroles de Dieu | Famille chrétienne

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 17:13

Grande inquiétude de l'Eglise de Slovaquie:

Le pape François a exigé pour sa venue en Slovaquie que ne soient autorisées à participer à son pèlerinage que les personnes vaccinées.. Du coup les fidèles boudent et très peu s'inscrivent à l'événement.. (Twitter)

Le pape a confirmé dimanche 4 juillet qu’il visiterait la Slovaquie du 12 au 15 septembre. ( https://www.la-croix.com/Religion/Le-pape-Francois-rendra-Budapest-Slovaquie-septembre-2021-07-04-1201164702 ) 

Dimanche 18 juillet, les évêques slovaques ont publié une lettre pastorale en amont de la visite du pape en septembre prochain. Ils insistent sur la préparation spirituelle des fidèles pour accueillir le pape.

Seuls les fidèles entièrement vaccinés seront autorisés à assister aux rassemblements publics à cette occasion. (Source : En Slovaquie, les fidèles appelés à se préparer pour la visite du pape François, La Croix, Jeanne Leblay, le 20/07/2021

Source : https://www.la-croix.com/Religion/En-Slovaquie-fideles-appeles-preparer-visite-pape-Francois-2021-07-20-1201167103

Source : https://www.la-croix.com/Religion/En-Slovaquie-fideles-appeles-preparer-visite-pape-Francois-2021-07-20-1201167103

Note du blog Christ Roi. Regardez bien l'image internet de La Croix numérique. Retournée, rien de vous alerte ?

 

Il est gravissime d'en arriver à une église où certains sont autorisés mais pas tous. Cela n'a jamais été le cas dans les Ecritures.

 

Depuis quand le maître de maison refuse-t-il ceux qui veulent assister aux noces de son fils ?

 

(Parabole des noces, Évangile selon Luc, chapitre 14, versets 16 - 24 : Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus : « Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu ! » Et Jésus lui répondit : « Un homme donna un grand souper, et il invita beaucoup de gens. À l'heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés : “Venez, car tout est déjà prêt.” Mais tous unanimement se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : “J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; excuse-moi, je te prie.” Un autre dit : “J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; excuse-moi, je te prie.” Un autre dit : “Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis aller.” Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur : “Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.” Le serviteur dit : “Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place. Et le maître dit au serviteur : “Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d'entrer, afin que ma maison soit remplie.” Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper.)

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 21:19
https://www.lifesitenews.com/news/interview-with-bishop-schneider/

https://www.lifesitenews.com/news/interview-with-bishop-schneider/

En tant qu'ancien citoyen d'un pays communiste, l'évêque est très opposé à la "dictature sanitaire" qui se met en place dans tant de pays sous prétexte de lutter contre le COVID-19.

 

Life Site News

 

Mar 31 août 2021 - 10 h 30 HAE

Paris, FRANCE ( LifeSiteNews) - L'évêque Athanasius Schneider est certainement l'évêque le plus franc sur le sujet des vaccins contaminés par l'avortement, mais en tant qu'ancien citoyen d'un pays communiste - ayant vécu enfant dans un État membre de l'Union soviétique - il est également très opposé à la "dictature sanitaire" qui se met en place dans tant de pays sous prétexte de lutter contre le COVID-19. Alors que la France glisse dans un système de plus en plus totalitaire où la "vaccination" au COVID sera obligatoire à partir du 15 septembre, et où le public et les employés sont obligés de présenter un "passe sanitaire" pour de nombreux actes ordinaires de la vie, Mgr Schneider a répondu à LifeSite's questions sur la dimension eschatologique de ces exigences inédites.

 

"Je ne dis pas que c'est le signe direct de Bête, pour être clair, mais cela pourrait être déjà en partie une préfiguration de ce signe", a-t-il répondu, répétant à plusieurs reprises que les mesures imposées font en quelque sorte de l'État le "propriétaire" de votre corps.

 

"Si le gouvernement a le pouvoir absolu de vous forcer et de dire comment votre corps devrait être, alors vous avez perdu votre dernière vie privée parce que votre corps vous appartient", a-t-il déclaré.

 

Mgr Schneider a clairement indiqué que nous avons une double obligation de résister à ces développements : l'objection de conscience contre l'utilisation de vaccins contaminés par l'avortement doit aller de pair avec une résistance pratique, par exemple en créant des réseaux qui permettent aux gens d'acheter et de vendre, et aussi de voyager, sans avoir besoin d'obtenir un laissez-passer sanitaire.

 

"Nous devons déjà chercher toutes les possibilités pratiques pour éviter cette nouvelle dictature forcée sur notre corps et notre liberté. Si nous ne le faisons pas, il y aura un totalitarisme qui sera complet, et ce sera la fin de toute société humaine", a-t-il déclaré, utilisant plus d'une fois le mot "esclavage" pour décrire les conséquences des mesures imposées. sur les citoyens français.

 

Mais le message de Mgr Schneider est tout sauf pessimiste. Vue sous l'angle de l'éternité, la situation présente sera "au bénéfice du bien des âmes", a-t-il souligné, rappelant que tout ce que Dieu permet contribue en définitive à sa plus grande gloire.

 

Mgr Schneider ne croit pas non plus que le transhumanisme pourra prospérer jusqu'au point où un nouveau genre d'homme serait créé par les pouvoirs de la science : "Dieu ne le permettra pas".

 

Enfin, il a encouragé tous les fidèles à se placer sous la protection de la Vierge Marie, qui a tous pouvoirs d'intercession en notre faveur.

 

Voici ci-dessous la transcription complète de l'interview vidéo enregistrée de Mgr Schneider avec LifeSite.

 

LifeSiteNews : Le gouvernement français a instauré la vaccination obligatoire pour les professions de santé et tous ceux qui travaillent avec des personnes malades ou âgées. Cela va des pompiers aux aides à domicile. Il y a une très forte mobilisation contre ce mandat "vaccin". Pour les autres, le gouvernement a mis en place un passeport sanitaire ; les personnes non vaccinées peuvent en obtenir un qui n'est valable que 72 heures après un test négatif pour COVID-19. Celui-ci est en effet destiné à les empêcher de mener une vie normale, car sans ce test, qui devrait être répété tous les trois jours, ils ne peuvent accéder aux grands centres commerciaux, cafés, restaurants, à un grand nombre d'hôtels, concerts, cinémas, etc. Heureusement, les églises sont exclues de ce dispositif, mais la visite d'une personne hospitalisée est interdite, de même que l'accès à l'hôpital pour des soins non urgents. Avec cette exigence de code QR, la personne non vaccinée est effectivement réduite à un paria, menacée de très lourdes amendes pour toute infraction à la loi. Que pensez-vous de ce type de schéma ?

 

Mgr Athanasius Schneider : Je pense que cela va fondamentalement à l'encontre des droits de l'homme et de la dignité humaine car, comme vous l'avez mentionné, deux classes de personnes seront établies dans la société, et ceux qui ne sont pas vaccinés deviennent en fait des personne qui n'ont pratiquement pas de droits égaux par rapport aux autres. Cela signifie qu'ils deviennent en quelque sorte des esclaves parce qu'ils n'ont aucun droit : substantiellement, ils n'ont aucune liberté. Je considère que c'est très dangereux – cette mise en place d'une société à deux vitesses. Comme je l'ai dit, c'est fondamentalement contraire aux droits de l'homme et à la dignité humaine : nous retournons à des sociétés de totalitarisme. Nous avons connu des systèmes totalitaires où un genre particulier de personnes pour des raisons diverses, ou pour des raisons raciales, était marquée par un signe extérieur, et n'avait pas les mêmes droits civiques que les autres.

 

C'est donc un phénomène vraiment dangereux. Nous l'abordons maintenant sous prétexte, bien sûr, de mesures sanitaires et de soins de santé. Ce n'est qu'un prétexte car il n'y a pas de preuve certaine que la vaccination est vraiment efficace pour prévenir la contamination au COVID. Il existe même des cas avérés – ce n'est pas une théorie du complot – de personnes dont les noms sont connus, qui ont contracté le virus même après avoir été vaccinées contre la COVID ; ils ont été testés positifs et dans certains cas, l'état de santé des gens s'est même aggravé. Parce que nous avons déjà ces cas, cela devrait être un signe que cette vaccination ne peut pas être une demande absolue ; par conséquent, nous devons protester contre ces violations évidentes des droits fondamentaux et même contre ces violations de preuves qui existent.

 

Lire : Martin Kulldorff, épidémiologiste de Harvard : le cas des passeports pour les vaccins COVID vient d'être démoli

 

Lorsque notre société se transforme en un lieu où les preuves sont simplement niées, c'est un signe que nous sommes dans une dictature car seul un système politique dictatorial nie les faits évidents afin de promouvoir son programme. Il est clair qu'il existe un programme pour vacciner tout le monde afin d'atteindre un objectif politique, social ou idéologique concret.

 

LSN : La Cour constitutionnelle espagnole a récemment décidé qu'un vaccin théorique, même en cas d'épidémie majeure, ne peut être considéré comme constitutionnel.

 

Ev. Schn. : C'est au moins une bonne nouvelle : personne ne peut être contraint par un gouvernement à se faire vacciner. Une décision similaire a été prise par le Conseil européen. C'est déjà bon signe car si le gouvernement a le pouvoir absolu de vous forcer, et de dire comment doit être votre corps, alors vous avez perdu votre dernière intimité car votre corps vous appartient. Avec cette vaccination forcée, le gouvernement déclare , non pas en théorie mais de facto, que c'est le gouvernement qui deviendra propriétaire de votre corps. Pour moi, c'est l'expression ultime du communisme extrême parce que le communisme vise à dire que tout appartient à l'État, comme les moyens de production et ainsi de suite – l'éducation, la famille, tout est commun. Mais maintenant, même le corps, votre propre corps, devient la propriété de l'État.

 

Les communistes commençaient déjà à [confisquer] les propres enfants des parents, afin de les emmener dans des camps d'éducation, lorsque les parents n'obéissaient pas à l'idéologie de l'État. Ces parents ont été privés de leurs enfants ! Aujourd'hui, certains pays d'Europe occidentale font de même, en retirant les enfants de la famille lorsqu'ils s'opposent à l'enseignement de l'idéologie du genre dans les écoles. Maintenant, nous assistons à quelque chose de similaire avec la de facto vaccination forcée. Quand il faut avoir ces pass verts en se faisant tester tous les trois jours ; il s'agit d'une violation pratique, très rusée et cynique visant à forcer les gens à se faire vacciner. Je me demande : maintenant que le Conseil européen et le tribunal espagnol ont rendu cette décision disant que l'État n'a pas le droit de forcer quelqu'un à se faire vacciner, les gouvernements appliqueront-ils ces décisions ? Qui aura le pouvoir de nous donner la garantie que ces décisions seront appliquées ? Mais au moins c'est un début et un bon pas.

 

LSN : En France, il existe déjà 11 vaccinations obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans dont le vaccin Rubéole qui est souvent entaché d'avortement. Cependant, ceux-ci ne sont pas associés à un pass ou à un QR code. Pensez-vous qu'avec l'imposition d'un code QR, nous entrons dans quelque chose de différent ?

 

Ev. Schn. : Bien sûr, parce que vous êtes complètement contrôlé. Vous n'avez plus de liberté, même en ce qui concerne l'intimité de votre corps. Les informations sur votre corps sont dans ce code donc, oui, c'est une différence substantielle, et donc nous devons protester contre ce code qui affectera la vie privée du corps.

 

LSN : Vous vous êtes fermement prononcé contre l'utilisation de cellules fœtales obtenues par avortement pour le développement, la production et les tests de vaccins COVID. Comme nous le savons tous, de nombreux experts en théologie morale ont expliqué que pour l'individu qui utiliserait ces vaccins, il s'agirait d'une simple coopération à distance avec le mal, et que, compte tenu des enjeux, nous pouvons accepter cette injection. Vous avez déjà abordé ces questions en substance à maintes reprises ; vous avez expliqué vos pensées et opinions. Je voudrais vous demander aujourd'hui si vous ne pensez pas que ces dirigeants privent les catholiques du soutien de l'Église en ce qui concerne leur droit – pour ne pas dire leur devoir – d'objection de conscience, qui peut aller jusqu'au refus ?

 

Ev. Schn. : C'est évident parce que… l'autorité de l'église dit d'accord, vous pouvez prendre cette vaccination parce qu'il existe une théorie morale qui dit qu'il s'agit d'une coopération matérielle à distance. Ils tranquillisent et apaisent les consciences avec cela ; par là, ils affaiblissent substantiellement toute résistance à laquelle nous devons nous opposer.

 

Nous devons résister et protester contre l'horrible phénomène de notre société qu'est la soi-disant "industrie fœtale". Il faut distinguer deux industries différentes qui sont bien sûr intimement liées : l'industrie de l'avortement elle-même qui est horrible, et l'autre : l'industrie dite fœtale, l'utilisation de tissus de bébés avortés et la commercialisation des parties du corps des bébés avortés. Ici, ils sont utilisés pour la recherche ou pour la production de plusieurs médicaments, dont des vaccins. Ainsi, les vaccins qui ont été produits en utilisant ces lignées cellulaires, ou testés sur elles, sont de facto partie de la soi-disant industrie fœtale. Cette industrie fœtale doit être distinguée de l'industrie de l'avortement même si elles sont connectées ; mais l'industrie fœtale est plus proche de nous, donc lorsque vous utilisez le produit, le vaccin est un produit direct de l'industrie fœtale. Nous ne sommes donc plus éloignés de cette industrie fœtale, et c'est une très grave immoralité de participer en toute connaissance de cause et en toute liberté à cet horrible phénomène de notre société. Pour un catholique, l'industrie fœtale est immorale et très grave car nous collaborons de facto avec elle, et surtout commettons un grand péché d'omission, en ne protestant pas clairement et fermement, au moins contre l'utilisation de lignées cellulaires dans l'industrie fœtale en vaccination.

 

C'est donc une grande irresponsabilité de l'Église, même du Vatican et des théologiens qui tranquillisent et apaisent la conscience du peuple, et qui ainsi paralysent la résistance. C'est sérieux.

 

Je dois ajouter un autre phénomène. J'ai récemment parlé avec une femme qui s'est profondément convertie à Dieu. Dans sa vie passée, elle a pratiqué des avortements et, après s'être convertie à Dieu, elle a reconnu toutes les horreurs de l'avortement. Je lui ai parlé des vaccinations entachées d'avortement, et elle m'a dit qu'elle pouvait mieux comprendre cette horrible situation des produits et médicaments abortifs que moi, ou que n'importe quelle femme qui n'a jamais subi d'avortement. Elle m'a dit : "Je peux dire que tout ce qui est lié à l'avortement dans les médicaments et dans leur production est tellement horrible pour moi parce que j'ai été si profondément blessée par le fait de l'avortement. Elle m'a dit qu'elle ne peut jamais accepter aucun médicament, produit ou vaccin qui soit lié d'une manière ou d'une autre à l'assassinat d'un enfant."

 

LSN : Je rencontre beaucoup de gens maintenant qui, pour diverses raisons, sont absolument opposés au vaccin, mais qui risquent de perdre leur emploi, les moyens de subsistance de leur famille, s'ils ne le prennent pas. Ils disent : mes devoirs d'État sont d'assurer la survie de ma famille, et je ne peux faire autrement que de recevoir ce vaccin, même si je m'y oppose totalement. A cela s'ajoute le fait que de nombreux médicaments et autres vaccins que tout le monde en France a reçus sont déjà concernés par cela. Que leur diriez-vous ?

 

Ev. Schn. : Pour les autres vaccins et médicaments contaminés par l'avortement, il faut avoir la preuve : les laboratoires pharmaceutiques doivent apporter la preuve que ce médicament a été contaminé ou testé. Quant aux vaccins anti-COVID actuellement célèbres tels que Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson, [et] Sputnik, l'industrie pharmaceutique l'a reconnu.

 

Lire : Vaccins ne faisant usage de lignées de cellules foetales dans aucune des trois étapes de l'élaboration d'un vaccin (IEB)

 

Pour les autres médicaments, nous n'avons pas encore de reconnaissance publique, nous pouvons donc les utiliser car nous n'avons pas de preuves. Mais nous devrions poser cette question à propos de chaque médicament. A partir du moment où je reçois de l'entreprise pharmaceutique la preuve qu'un médicament est entaché d'avortement, j'ai l'obligation de ne pas l'utiliser et d'utiliser un autre médicament. Nous devons choisir de bonnes entreprises et des médecins qui peuvent nous fournir une médecine alternative qui ne soit pas entachée d'avortement,

 

Le deuxième point est plus difficile, impliquant des personnes qui savent qu'elles vont perdre leur emploi – en particulier des parents qui doivent subvenir aux besoins de leur famille. C'est, bien sûr, une question très difficile. Mais au moins, ils devraient faire tout leur possible pour éviter de recevoir un tel vaccin. Ils peuvent faire une objection de conscience ; peut-être qu'ils peuvent même obtenir un document de leur médecin qui dira que pour une raison médicale cette personne ne peut pas se faire vacciner – parce qu'il y a une allergie, par exemple. Dans un tel cas, ils doivent essayer de trouver tous les moyens possibles pour éviter cela, voire changer d'emploi, quitte à s'appauvrir. Ils doivent choisir cela et non un vaccin à cause de ce soutien étroit de l'industrie fœtale - pas des avorteurs mais de l'industrie fœtale.

 

Je pense que Dieu récompensera ces personnes avec de nombreux dons spirituels s'ils choisissent de vivre une vie plus pauvre plutôt que de coopérer avec l'industrie fœtale. Ils ne mourront sûrement pas de faim, Dieu ne le permettra jamais ! C'était notre expérience à l'époque communiste. Mes parents n'ont pas collaboré avec le Parti communiste, par exemple ; par conséquent, mes parents ne pouvaient pas exercer de profession, cela n'était pas autorisé. Et donc c'étaient de simples travailleurs, ils avaient un bas salaire, et nous vivions d'une manière vraiment simple. Mais Dieu ne nous a pas abandonnés ; nous étions heureux dans notre foi et cela nous a donné des richesses pour toute notre vie – même lorsque les autres qui avaient accepté les conditions du Parti communiste avaient de meilleures conditions de vie que nous, et que d'autres personnes, les chrétiens, par exemple. Et donc je pense que nous devons redonner la primauté à la vie éternelle que nous avons si largement oubliée au cours des dernières décennies. Même dans l'Église, même les bons catholiques, nous étions envahis par une sorte de matérialisme parce que nous étions tellement attachés à la vie matérielle et lui donnions la primauté sur l'éternel et le spirituel.

 

C'est donc un principe : je dirais changer de travail, et même si je dois faire un travail simple comme nettoyer les rues, j'aurai quand même quelques moyens pour subvenir aux besoins de ma famille, mais de façon plus pauvre. C'est une décision de conscience, je pense, mais Dieu récompensera ces gens, bien sûr, et ce sera un signe de protestation, et un témoignage que nous ne collaborons pas avec l'horrible industrie fœtale.

 

LSN : Quelle est votre réponse à ceux qui disent que de telles mesures, le passeport sanitaire par exemple, et la vaccination généralisée, sont absolument indispensables pour que nous puissions tous ensemble retrouver les libertés publiques, et que les refuser, c'est faire preuve d'égoïsme ? Nous entendons beaucoup cela : les gens qui ne veulent pas du vaccin sont traités d'égoïstes.

 

Ev. Schn. : Non, ce n'est pas de l'égoïsme. Si vous vous faites vacciner, vous ne retrouverez qu'une liberté apparente car ce soi-disant laissez-passer sanitaire vous transforme en esclave, car avec ce laissez-passer votre corps appartiendra à l'état et non plus à vous, en quelque sorte, avec ces codes et ainsi de suite, et c'est ainsi que vous perdez votre liberté. Comment peut-on appeler cela de l'égoïsme quand il n'est pas prouvé que le vaccin protège de la contamination du virus ? Il n'est pas prouvé que lorsque vous avez reçu le vaccin, vous ne pouvez pas développer ou transmettre le COVID. Nous conservons plus de liberté quand nous ne la recevons pas.

 

LSN : Ce QR code est-il une tentative d'imposer la marque de la bête dont parle l'Apocalypse, ou une sorte de préfiguration de celle-ci, dans la mesure où les non vaccinés risquent de se retrouver victimes d'une sorte d'enfermement, qui pour beaucoup rendre impossible de gagner sa vie ou de poursuivre ses études ?

 

Ev. Schn. : On peut dire que c'est peut-être déjà une sorte de préfiguration de la marque de la Bête. Peut-être que je ne me dirais pas, directement, que c'est déjà la marque de la Bête. Je n'ai pas encore tous les éléments pour le dire, mais au moins on peut dire que c'est une sorte de préfiguration car l'Apocalypse dit qu'on ne peut ni acheter ni vendre si on n'a pas la marque dans la main, sur le corps. C'est très proche quand des personnes qui ne sont pas marquées dans leur corps par le vaccin - c'est une marque - ne peuvent pas entrer dans certains magasins ou supermarchés : elles ne peuvent pas entrer, elles ne peuvent pas y acheter ou y vendre, et c'est littéralement déjà en train de se faire.

 

Je pense que nous devons être prêts à être exclus. Peut-être des systèmes alternatifs peuvent-ils être mis en place : par exemple, ceux qui sont contre la vaccination peuvent peut-être faire une nouvelle chaîne d'échange, l'échange privé de produits de manière plus restreinte, avec des petits commerces qui ne sont pas soumis au laissez-passer, ou en plein air , ou des chaînes privées d'échange de produits. Je pense qu'il est possible de l'établir. En France, il y a de grandes protestations contre la vaccination forcée : je pense que ces protestations pourraient conduire à de nouveaux systèmes mutuels d'achat et de vente de produits dont les gens ont besoin parce que tant de personnes sont impliquées. Espérons que dans d'autres endroits et dans d'autres pays, de tels systèmes de vente de produits puissent être créés.

 

Nous devons trouver des alternatives ; il est très important même pour l'achat et la vente de produits. Lorsque nous sommes exclus des transports publics, comme les trains, les bus, etc., nous pouvons créer un système pour voyager avec des voitures privées. Nous devons déjà chercher toutes les possibilités pratiques pour éviter cette nouvelle dictature forcée sur notre corps et notre liberté. Si nous ne le faisons pas, il y aura un totalitarisme qui sera complet, et ce sera la fin de toute société humaine.

 

J'en appelle même aux non-croyants, à toutes les personnes de bonne volonté : s'il vous plaît commencez déjà à planifier des systèmes alternatifs, dans les transports, dans l'achat et la vente de produits, peut-être pour étudier aussi, en ayant des centres d'études privés. Nous devons les développer au moins théoriquement et ensuite pratiquement, avec toutes ces bonnes personnes qui démontrent : comment survivre. Nous devons faire une alliance mondiale de protestation et d'alternatives ; si nous ne le faisons pas, nous aurons un système totalitaire complet. Et cela, nous devons l'éviter.

 

LSN : Le QR code utilisé pour prouver le statut vaccinal peut-il déjà être considéré en soi comme une forme de la marque de la Bête ?

 

Ev. Schn. : Oui. Ce code contiendra toutes vos informations privées sur votre santé qui sont déjà sous le contrôle de l'État. Ce code est lié, si je comprends bien, au vaccin. La vaccination contient au moins quelques "empreintes" de l'avortement, même si elles sont très loin de l'horrible assassinat d'enfants qui est déjà en soi un acte satanique. L'utilisation de leur corps, de leurs tissus, est aussi en satanique car c'est une révolte contre Dieu, le Donneur de vie. Dans ce cas, les vaccins contaminés par l'avortement ont des empreintes sataniques de la Bête, même si elles sont éloignées. Ainsi le vaccin, avec son numéro de code correspondant, est une préfiguration du signe de la Bête. Je ne dis pas que c'est le signe direct de la Bête, pour être clair, mais cela pourrait être déjà en partie une préfiguration de ce signe et nous devons donc l'éviter également. Ce code est en quelque sorte immoral car, je le répète, le gouvernement prend complètement possession de votre corps.

 

LSN : Selon vous, est-il en théorie permis de trouver des moyens de contourner la loi pour échapper à sa rigueur, par exemple au moyen d'un faux certificat ? Je n'encouragerais pas les gens à le faire à cause des lourdes amendes encourues.

 

Ev. Schn. : Le vaccin obligatoire de facto est un abus de pouvoir de la part du gouvernement ; c'est en soi immoral. Par cela, je le répète, le gouvernement devient propriétaire de votre corps et de votre vie privée, et cela va à l'encontre des droits fondamentaux. Dieu a ordonné la structure de la société que le gouvernement n'a pas le pouvoir de faire. La loi intrinsèquement mauvaise de la vaccination forcée qui est d'une manière ou d'une autre liée ou entachée de l'avortement et de l'industrie fœtale est immorale. Parce que c'est un acte forcé, je pense que vous pouvez de cette façon présenter même un faux document.

 

Je comparerais cette situation avec les lois immorales lorsque certains gouvernements totalitaires ont émis des ordres immoraux contre les Juifs. Nous savons que lorsque les Juifs ont été persécutés par les nazis, le pape Pie XII et les évêques ont autorisé l'utilisation de faux documents pour protéger les Juifs. Cela a été autorisé parce que les lois contre les Juifs étaient intrinsèquement immorales.

 

Ce serait une sorte de légitime défense : vous vous défendez votre corps et votre intimité d'un agresseur qui vous [opprime]. De la même manière, vous pouvez défendre votre enfant ou votre famille contre un agresseur qui tuerait vos enfants ou les emmènerait en esclavage. Par exemple, quand tu es une mère et que tu as des enfants dans ta maison et que des gens méchants arrivent qui veulent voler tes enfants pour les mettre en esclavage : s'ils te demandent si tes enfants sont là, sûrement en tant que mère tu diras " non ”, car il faut les protéger. Leur dire : "Oui, ils sont là, je vais ouvrir la porte et vous montrer où ils sont" serait fou si vous étiez une mère. Vous dites : "Non, ils ne sont pas ici." Vous direz un mensonge, mais parce qu'il est intrinsèquement mauvais de réduire vos enfants en esclavage. Quand il n'y a pas d'autres moyens,

 

LSN : Quelle serait la responsabilité précise d'un élu qui voterait pour de telles mesures ? En France, ils obtinrent un vote positif de l'Assemblée et du Sénat ; à chaque fois, une grande partie des parlementaires manquait, ils étaient absents. La loi a été adoptée avec très peu d'électeurs. À votre avis, quelle est la responsabilité de ces élus qui ont voté pour ces lois ou qui n'étaient pas là pour voter contre elles ; ou la responsabilité du policier ou du gendarme qui est chargé de l'application de ces lois ?

 

Ev. Schn. : Les parlementaires ont l'entière responsabilité, je pense, car ils représentent et sont élus pour le bien commun des citoyens. Lorsqu'ils s'abstiennent ou votent en faveur de ces lois dictatoriales et totalitaires pour vous contrôler complètement, vous renier vous ou votre propre corps avec cette vaccination obligatoire, ils commettent le mal parce qu'ils collaborent à faire de vous des esclaves de l'État, à faire de votre corps devenir propriété de l'État. Il est immoral de collaborer à l'élaboration de telles lois, et aussi de s'abstenir. Quant au policier qui met en œuvre cela, il a une responsabilité moindre car il ne fait qu'exécuter les ordres de l'État. Peut-être qu'il n'est même pas personnellement convaincu, mais il sera forcé, donc ce n'est pas tant sa propre responsabilité que le fait qu'il exécute une loi injuste. Dans certains cas, je pense que la police, en tant que citoyens responsables, peuvent trouver un moyen de vous protéger, peut-être de ne pas être sévère, par exemple, dans les contrôles et ainsi de suite tout en obéissant formellement à la loi. Dans toutes les dictatures, même dans les camps nazis, il y a des policiers qui trouvent un moyen de protéger le peuple.

 

LSN : Quel est votre conseil spirituel pour les catholiques inquiets ? J'en vois beaucoup qui ont très peur maintenant de la situation qui se présente. Que leur diriez-vous de faire ?

 

Ev. Schn. : Premièrement, je leur donnerais la parole de Notre Seigneur Jésus-Christ dans l'Évangile. Il dit : Ne craignez pas ceux qui tuent votre corps, mais craignez plutôt ceux qui prendront votre âme ou endommageront votre âme. Nous ne devons pas craindre le gouvernement ; nous devons donner la primauté à notre âme, à notre vie spirituelle, à la vie de prière avec les sacrements, et ainsi nous devons être profondément enracinés dans notre prière quotidienne. Nous devons être enracinés dans notre foi, dans notre conviction que notre vie est finalement entre les mains de Dieu et non entre les mains du gouvernement, même dans une dictature, même dans un système totalitaire ! Notre vie est finalement entre les mains de Dieu qui est notre Père céleste. Il est notre Père même lorsque nous sommes, à certaines périodes, en détresse et persécutés et humiliés comme avec cette vaccination forcée. C'est un temps relativement court, nous devons donc regarder plus loin et plus loin parce que Dieu ne permet cela en fin de compte que pour le bien de notre âme. Saint Paul dit que tout concourra au plus grand bien de ceux qui aiment Dieu, tout concourra au profit d'un plus grand bien pour ceux qui aiment Dieu. Si nous sommes enracinés dans notre foi, dans la confiance de la Providence de notre Père céleste, sachant que notre vie est entre ses mains, cela devrait nous donner confiance. On connaît la dictature sanitaire actuelle du COVID, ce totalitarisme est court, il est relativement court, ce n'est pas l'éternité ! L'histoire a toujours montré que les dictatures n'ont pas duré si longtemps, et Dieu montrera même à ces nouveaux "dictateurs sanitaires" que leur pouvoir est limité. Nous devons croire que Dieu interviendra dans l'histoire. 

 

Nous devons aussi nous concentrer profondément sur le fait que c'est peut-être un appel de Dieu pour que nous approfondissions notre vie de prière. Nous devons approfondir notre vie sacramentelle avec une confession plus régulière, une communion plus régulière et des prières. Peut-être devrions-nous être plus unis avec tous ceux qui s'opposent à cette dictature, pour faire une chaîne. Peut-être que ces moments difficiles sont l'occasion de confesser Dieu, d'être fidèle à Lui. Mais Dieu est si bon qu'il donne toujours les grâces nécessaires, et il nous récompense dans les moments difficiles et nous donne ses consolations. C'est mon avis et mon avis.

 

LSN : Il nous apparaît qu'il y a une volonté de s'approprier le corps humain, un projet transhumaniste qui se met en place, voire se réalise. Est-il concevable que Dieu permette à l'humanité de tomber - pour la plupart des gens à contrecœur - dans quelque chose de si contraire à sa volonté pour l'humanité ?

 

Ev. Schn. : Je ne pense pas parce que Dieu se réserve Ses pouvoirs divins de création, et donc il n’y aura pas un être humain substantiellement nouveau comme les transhumanistes veulent le créer. Ils ne réussiront pas : Dieu ne le permettra pas. Il est le Seigneur ; nous devons le croire. Ils produiront peut-être des choses, mais ce ne sera pas un être humain, jamais, car Dieu crée l'âme qui est la partie essentielle de l'être humain. Je le répète : je ne crois pas que Dieu permette cela. Ses pouvoirs sont ceux du Créateur, et ils lui sont réservés. S'ils continuent avec ces choses horribles qui blasphèment Dieu, viendra la fin des temps comme nous le lisons dans l'Apocalypse et le Jugement. Et pour nous Jésus a dit : Quand ce temps viendra, levez la tête car votre salut est proche, levez la tête avec confiance, votre salut est proche ! Encore une fois, nous devons saisir cette situation comme une occasion d’approfondir notre foi, notre prière, et d’être plus enracinés dans la vision de la vie éternelle, d’être plus surnaturellement orientés vers notre vie éternelle parce que nous vivons ici dans la vallée des larmes, comme nous le chantons dans le Salve Regina : hac lacrimarum valle. C’est notre situation, mais il y a aussi la joie profonde d’avoir une Mère. Elle ne nous abandonne jamais, et elle est toujours proche de nous. C’est mon conseil, qu’elle ne nous abandonnera jamais, elle est l'intercesseur omnipotens, l'omnipotence de l'intercession pour nous. Elle prendra soin de nous ; toujours, nous devons fuir sous son manteau. Surtout en ces temps, nous devons prier : Sub tuum praesidium confugimus, Sancta Dei Genitrix : nous fuirons sous sa protection.

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 19:08
Source : https://www.lifesitenews.com/blogs/a-mandatory-covid-vaccine-would-be-the-beginning-of-the-apocalypse-bishop-schneider/

Source : https://www.lifesitenews.com/blogs/a-mandatory-covid-vaccine-would-be-the-beginning-of-the-apocalypse-bishop-schneider/

L'évêque Schneider a déclaré à LifeSite que si une obligation vaccinale mondiale contre le coronavirus dérivée de lignées cellulaires provenant de bébés avortés était mise en place, "nous entrerions alors dans le temps de l'Apocalypse".

 

ven août 27, 2021

 

 

(LifeSiteNews) - Dans une interview accordée à LifeSiteNews en octobre 2020, l'évêque Athanasius Schneider a exposé un scénario "apocalyptique" concernant les vaccins mondiaux forcés dérivés de bébés avortés. Aujourd'hui, alors que les gouvernements du monde entier, y compris la France, l'Italie, l'Australie, le Canada et les États-Unis, pour n'en citer que quelques-uns, commencent à imposer ou ont déjà imposé la piqûre du COVID contaminé par l'avortement, les paroles de Son Excellence n'auraient pas pu être plus prophétiques.

 

L'évêque Schneider a déclaré à LifeSite que si un vaccin mondial obligatoire contre le coronavirus dérivé de lignées cellulaires de bébés avortés était mis en place, "nous entrerions alors dans le temps de l'Apocalypse".

 

Il l'a expliqué de la façon suivante. Il a déclaré:

 

Je me trompe peut-être, mais je soupçonne qu'en partie cette situation du COVID a été créée non seulement pour mettre en place une nouvelle dictature et contrôler la population, mais aussi, d'une certaine manière, pour légaliser l'avortement au niveau mondial - le meurtre des bébés à naître - de sorte que la planète entière collaborera au processus de meurtre des bébés grâce au vaccin qui utilisera des parties de bébés avortés. Le vaccin sera imposé et obligatoire - de sorte que vous ne pourrez pas travailler, voyager, aller à l'école sans lui, obligeant toute la population à recevoir le vaccin, mais le seul vaccin efficace sera celui fabriqué avec des cellules de bébés avortés. Peut-être n'accepteront-ils pas d'autres vaccins, et ils mentiront, en disant que ceux-ci ne sont pas efficaces, que le seul vaccin efficace proviendra de bébés avortés. Je n'affirme pas maintenant que cela va se produire, mais c'est mon soupçon : il me semble réaliste que cela puisse arriver. C'est pour moi la dernière étape du satanisme : que Satan et le gouvernement mondial - en fin de compte le gouvernement mondial maçonnique - obligent tout le monde, même l'Église, à accepter l'avortement de cette manière. Et donc nous devons résister très fortement contre cela, si cela vient. Nous devons même accepter d'être des martyrs.

 

"Et donc nous devons résister très fortement à cela, si cela arrive. Nous devons même accepter d'être des martyrs." Oh. Sommes-nous prêts pour cela ? La seule préparation peut être de s'assurer que nous sommes en état de grâce par la prière fervente et la pénitence.

 

Mais c'est après avoir dit cela que Mgr Schneider en vient à la partie la plus grave. Il dit que "Malheureusement, certains évêques, même de bons évêques et prêtres, présentent déjà ce qui est pour moi un sophisme en justifiant que vous pouvez accepter ce vaccin provenant de bébés avortés selon des principes moraux."

 

Un sophisme est "un argument habile mais faux, en particulier un argument utilisé délibérément pour tromper."

 

Mgr Schneider dit donc que certains évêques, même bons, "expliquent énormément, pour moi de manière sophistique, le principe de la seule coopération morale, sans votre volonté, sans votre consentement. Mais il s'agit pour moi d'un sophisme qui ne peut être appliqué à ce cas concret, car il est évident pour le simple bon sens que lorsque vous savez cela - que ce vaccin provient de bébés avortés - alors vous ne pouvez pas appliquer ce principe moral, ou cette théorie, à ce cas concret. Nous devons donc faire très attention à ne pas nous laisser induire en erreur par cet argument sophistique, même s'il provient de bons prêtres traditionnels. Tel est le danger, et nous devons y résister".

 

Et c'est vraiment le cas. Aujourd'hui, dans le monde entier, la grande majorité des évêques font pression en faveur d'un vaccin, qu'il soit ou non issu de lignées cellulaires de bébés avortés. Comme l'a rapporté LifeSite, l'ensemble de la conférence des évêques d'Angleterre et du Pays de Galles a déclaré que les catholiques ont "un devoir prima facie d'être vaccinés", faisant référence à un vaccin contre le coronavirus. "L'Église catholique soutient fermement la vaccination et considère que les catholiques ont un devoir prima facie de se faire vacciner, non seulement pour leur propre santé mais aussi par solidarité avec les autres, en particulier les plus vulnérables", peut-on lire dans la lettre publiée jeudi 30 juillet. "Nous pensons qu'il existe une obligation morale de garantir la couverture vaccinale nécessaire à la sécurité d'autrui. Ceci est particulièrement important pour la découverte d'un vaccin contre le COVID-19", poursuivent les évêques.

 

L'Académie pontificale pour la vie, organisme corrompu du Vatican, a publié en 2017 un document qui affirme qu'il existe une "obligation morale de garantir la couverture vaccinale nécessaire à la sécurité des autres", et ajoute que "tous les vaccins recommandés cliniquement peuvent être utilisés en toute conscience et l'utilisation de ces vaccins ne signifie pas une quelconque coopération avec l'avortement volontaire."

 

D'autre part, dans une lettre ouverte publiée en mai, plusieurs cardinaux et évêques catholiques menés par l'ancien nonce apostolique Mgr Carlo Maria Viganò et les cardinaux Gerhard Ludwig Mueller, Joseph Zen et Janis Pujats ont déclaré que "pour les catholiques, il est moralement inacceptable de développer ou d'utiliser des vaccins dérivés de matériel provenant de fœtus avortés."

 

En outre, lors du Forum sur la vie organisé à Rome en mai 2020, le cardinal Raymond Burke a déclaré : "Il doit être clair qu'il n'est jamais justifié moralement de développer un vaccin en utilisant les lignées cellulaires de fœtus avortés." Il a ajouté que les vaccins forcés violent "l'intégrité des citoyens".

 

Dans le sillage de la déclaration des évêques britanniques, l'évêque Joseph Strickland de Tyler, au Texas, a réitéré son opposition aux vaccins créés à partir de lignées cellulaires de bébés avortés. "Je renouvelle mon appel à rejeter tout vaccin développé à partir d'enfants avortés", a tweeté M. Strickland.

 

"Même s'il a été créé il y a des dizaines d'années, cela signifie toujours que la vie d'un enfant a été interrompue avant sa naissance & que son corps a ensuite été utilisé comme pièces détachées. Nous ne mettrons jamais fin à l'avortement si nous ne mettons pas FIN A CE MAL !"

 

Plus de 870 000 personnes ont signé la pétition de LifeSiteNews demandant aux gouvernements du monde entier de ne pas rendre obligatoires les vaccins contre le coronavirus.

 

Nous avons maintenant le scénario de cardinaux contre des cardinaux et d'évêques contre des évêques prédit dans la vision approuvée de Notre Dame à Sr Agnès Sasagawa à Akita au Japon. Le 13 octobre 1973, la Vierge a dit à Sr Sasagawa : "L'œuvre du diable s'infiltrera même dans l'Église de telle sorte que l'on verra des cardinaux s'opposer à des cardinaux, des évêques à des évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et opposés par leurs confrères... des églises et des autels saccagés ; l'Église sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera de nombreux prêtres et âmes consacrées à quitter le service du Seigneur."

 

Mais la corruption dans la hiérarchie a été prédite dès le début de l'Église. Dans les Actes des Apôtres, saint Luc écrit : "Je sais qu'après mon départ, des loups ravisseurs entreront parmi vous, sans épargner le troupeau. Et de vous-mêmes surgiront des hommes qui diront des choses perverses, pour entraîner les disciples après eux." Actes 20:29-30

 

L'évêque Schneider espère que son scénario d'un vaccin mondial forcé utilisant des cellules de bébés avortés dans sa fabrication ne se réalisera pas. Il a déclaré : "Mais j'espère que cela ne se produira pas au niveau mondial. Lorsque cela se produira, nous entrerons dans le temps de l'Apocalypse. Dans un temps d'Apocalypse, dont nous avons déjà maintenant quelques signes, nous devons invoquer encore et toujours les anges, Saint Michel Archange, et le message de Notre Dame de Fatima qui devient toujours plus opportun et nécessaire".

 

Dans ces moments-là, les fidèles laïcs se demandent souvent ce qu'ils peuvent faire face à la folie des évêques, des cardinaux et même du pape. Mais une réponse nous a été donnée. Cette réponse est venue en réponse au journaliste de LifeSite Stephen Kokx qui demandait à l'archevêque Viganò ce que les fidèles pouvaient faire dans une lettre ouverte publiée sur Catholic Family News. Je vais vous lire une partie de la réponse de Mgr Viganò.

 

L'un de mes privilèges les plus chers, depuis près d'un quart de siècle que je travaille pour LifeSite, a été de donner la parole à Mgr Viganò, ce courageux soldat du Christ qui, à part prier le chapelet avec nous récemment, n'a jamais parlé en public et ne nous donne ses conseils que dans des lettres.

 

Je conclurai par ses mots :

 

"Nous ne pouvons pas faire de procès d'intention à nos pasteurs, ni supposer qu'ils sont tous corrompus dans la foi et les mœurs ; au contraire, nous pouvons espérer que beaucoup d'entre eux, jusqu'ici intimidés et silencieux, comprendront, à mesure que la confusion et l'apostasie continueront à se répandre, la tromperie dont ils ont été l'objet et sortiront enfin de leur sommeil. Les laïcs qui élèvent la voix sont nombreux ; d'autres suivront nécessairement, ainsi que les bons prêtres, certainement présents dans chaque diocèse. Ce réveil de l'Église militante - j'oserais dire presque une résurrection - est nécessaire, urgent et inévitable : aucun fils ne tolère que sa mère soit outragée par les domestiques, ni que son père soit tyrannisé par les administrateurs de ses biens. Le Seigneur nous offre, dans ces situations douloureuses, la possibilité d'être ses alliés pour mener cette sainte bataille sous sa bannière : le Roi vainqueur de l'erreur et de la mort nous permet de partager l'honneur de la victoire triomphale et la récompense éternelle qui en découle, après avoir enduré et souffert avec lui.

 

"Mais pour mériter la gloire immortelle du Ciel, nous sommes appelés à redécouvrir - dans une époque émasculée dépourvue de valeurs telles que l'honneur, la fidélité à la parole donnée et l'héroïsme - un aspect fondamental de la foi de tout baptisé : la vie chrétienne est une milice et, avec le sacrement de la confirmation, nous sommes appelés à être des soldats du Christ, sous les insignes desquels nous devons combattre. Bien sûr, dans la plupart des cas, il s'agit essentiellement d'un combat spirituel, mais au cours de l'histoire, nous avons vu que, souvent, face à la violation des droits souverains de Dieu et de la liberté de l'Église, il était également nécessaire de prendre les armes : la résistance acharnée pour repousser les invasions islamiques à Lépante et dans les faubourgs de Vienne, la persécution des Cristeros au Mexique, des catholiques en Espagne, et aujourd'hui encore la guerre cruelle contre les chrétiens dans le monde entier nous l'enseignent. Jamais comme aujourd'hui nous ne pouvons comprendre la haine théologique venant des ennemis de Dieu, inspirée par Satan. L'attaque contre tout ce qui rappelle la Croix du Christ - sur la Vertu, sur le Bien et le Beau, sur la pureté - doit nous pousser à nous lever, dans un sursaut d'orgueil, pour revendiquer notre droit non seulement à ne pas être persécutés par nos ennemis extérieurs, mais aussi et surtout à avoir des pasteurs forts et courageux, saints et craignant Dieu, qui feront exactement ce que leurs prédécesseurs ont fait pendant des siècles : prêcher l'Évangile du Christ, convertir les individus et les nations, et étendre le Royaume du Dieu vivant et vrai dans le monde entier.

 

"Les fidèles laïcs ont aujourd'hui une tâche sacrée : réconforter les bons prêtres et les bons évêques, qui se rassemblent comme des moutons autour de leurs bergers. Donnez-leur l'hospitalité, aidez-les, consolez-les dans leurs épreuves. Créez une communauté dans laquelle ne prédominent pas les murmures et les divisions, mais plutôt la charité fraternelle dans le lien de la Foi. Et comme, dans l'ordre établi par Dieu, les sujets doivent obéissance à l'autorité et ne peuvent faire autrement que de lui résister quand elle abuse de son pouvoir, aucune faute ne leur sera imputée pour l'infidélité de leurs chefs, sur lesquels repose la très grave responsabilité de la manière dont ils exercent le pouvoir vicaire qui leur a été donné. Il ne faut pas se rebeller, mais s'opposer ; il ne faut pas se réjouir des erreurs de nos pasteurs, mais prier pour eux et les admonester respectueusement ; il ne faut pas mettre en cause leur autorité, mais la manière dont ils en usent.

 

"Je suis certain, avec une certitude qui me vient de la Foi, que le Seigneur ne manquera pas de récompenser notre fidélité, après nous avoir punis pour les fautes des hommes d'Église, en nous accordant de saints prêtres, de saints évêques, de saints cardinaux, et surtout un saint Pape. Mais ces saints naîtront de nos familles, de nos communautés, de nos églises : des familles, des communautés et des églises dans lesquelles la grâce de Dieu doit être cultivée par la prière constante, par la fréquentation de la Sainte Messe et des Sacrements, par l'offrande de sacrifices et de pénitences que la Communion des Saints nous permet d'offrir à la Divine Majesté pour expier nos péchés et ceux de nos frères, y compris ceux qui exercent l'autorité. Les laïcs ont un rôle fondamental à jouer à cet égard, en gardant la Foi au sein de leur famille, de telle sorte que nos jeunes, éduqués dans l'amour et dans la crainte de Dieu, soient un jour des pères et des mères responsables, mais aussi de dignes ministres du Seigneur, ses hérauts dans les ordres religieux masculins et féminins, et ses apôtres dans la société civile.

 

"Le remède à la rébellion est l'obéissance. Le remède à l'hérésie est la fidélité à l'enseignement de la Tradition. Le remède au schisme est la dévotion filiale pour les Pasteurs sacrés. Le remède à l'apostasie est l'amour de Dieu et de sa Très Sainte Mère. Le remède au vice est l'humble pratique de la vertu. Le remède à la corruption des mœurs est de vivre constamment en présence de Dieu. Mais l'obéissance ne peut pas être pervertie en une servilité impassible ; le respect de l’autorité ne peut être perverti en une obéissance de cour. Et n’oublions pas que si c’est le devoir des laïcs d’obéir à leurs pasteurs, c’est un devoir encore plus grave des pasteurs d’obéir à Dieu."

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22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 00:00
Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine. Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : "Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin" (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée "Mère du Seigneur" (Luc 1,43). Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d'écrire : "Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur" (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa) et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

 

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

 

Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : "Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur (Lc 2,35), était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ".

Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : "Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita".

En effet, "Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d'une manière toute spéciale".

 

De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Eve fut associée à Adam, principe de mort, si "ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine "récapitulation" en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément "pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain" ; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Eternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Eve, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable" ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Eve, elle fut associée au nouvel Adam.

 

Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi Elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

 

Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

 

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Sources:

Pie XII - Encyclique Ad Coeli Reginam, 1954, §22-26, §36, §39, Les saints du jour

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 16:58
"Nous sommes dans un châtiment" : l'évêque appelle les dirigeants du monde à revenir immédiatement à Dieu

[Source : LifeSiteNews]

 

Dans le dernier épisode de The Bishop Strickland Show, L'évêque Joseph Strickland a lancé un avertissement aux nations et aux dirigeants du monde entier qui font la promotion de l'avortement, de l'homosexualité et de l'oppression des citoyens ordinaires. Son Excellence nous avertit que nous souffrons dans le monde à cause de nos péchés et parce que nous ne reconnaissons pas Dieu comme le Créateur et le véritable auteur de la vie.

 

"Nous sommes au milieu d'un châtiment parce que nous détruisons la vie d'enfants, nous massacrons des enfants à naître à un rythme jamais vu auparavant dans l'histoire", s'est-il exclamé pour co-animer Terry Barber.

 

Son Excellence a ajouté que malgré ce châtiment de Dieu, notre créateur "nous aime toujours" et appelle chaque individu à revenir à Lui.

 

Strickland a souligné que malheureusement trop de politiciens et d'autorités ne réalisent pas ces problèmes et continuent de manipuler l'humanité.

 

L'évêque Strickland a affirmé que le salut du monde ne peut jamais venir "des contrôles de l'État ou des contrôles des mandats".

 

Il a encouragé les chrétiens à ne jamais avoir peur de défendre les vérités de la foi, même si cela signifie le martyre. Même s'ils "peuvent nous tuer [ou] sérieusement restreindre nos libertés en tant que peuple de Dieu, ils ne peuvent pas enlever cette essence même de qui nous sommes : des êtres libres qui peuvent choisir de notre cœur de dire oui ou non à Dieu."

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 07:48

"Au risque d’être la petite note dissonante dans le concert du consensus organisant le lynchage médiatique contre cette nouvelle Cassandre, les noms cités sur son panneau de signalement et exposés à la vindicte populaire ne m’ont pas semblé viser les « juifs », loin de là ! Ferguson, Macron, Véran ou Klaus Scwhab, le sont-ils? Non. Pourquoi avoir énuméré ces patronymes, alors? Ils tissent, naïvement sans-doute, le « Qui » d'une Terreur  planétaire, politique, médiatique et financière ordonnée à l'idéologie transhumaniste d’un futur Thermidor."

TEXTE et voix de Véronique Lévy, auteur de "JESUS-CHRIST OU LES ROBOTS" (Ed du Cerf).

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 12:30

Patrick Buisson sur Tv-Libertés donne la raison du "Grand remplacement qui explique tous les autres" et notamment ce que nous pourrions à présent appeler le Grand écroulement

L'homme religieux a été remplacé par l'homme économique, explique Patrick Buisson.

 

Extraits :

 

"Je crois qu'il y a un Grand remplacement qui explique tous les autres, faute de quoi on se prive de cette clé de compréhension qui va nous permettre de chercher les bonnes réponses à la tragédie que nous vivons. Ce Grand remplacement, c'est le remplacement de l'homme religieux, l'homo religiosus, attesté par l'apparition des premières tombes 100.000 ans avant Jésus-Christ. Il y a un moment dans l'histoire où l'homme n'est plus un animal, où il décide d'enterrer ses morts. Il prend conscience du caractère sacré de la vie humaine. C'est un évènement considérable puisque la mort n'est plus un événement biologique, c'est un événement spirituel. L'homo religiosus naît à ce moment-là. [...] Aujourd'hui, on prend le chemin inverse, c'est-à-dire que la mort n'est plus un événement spirituel, c'est devenu un événement biologique. Et dans le même temps, le consommateur, l'homme économique se substitue à l'homme religieux, à l'homme du sacré. L'homme économique c'est l'homme unidimensionnel, réduit à ce qu'il possède, à ce qu'il consomme, réduit à sa propre peau.

 

"Nous avons l'habitude bouc émissariser la communauté musulmane. [...] On ne peut pas dire tout est de leur faute. Nous ne pouvons pas nous exonérer de nos propres responsabilités. Ce n'est pas la faute des musulmans si les églises en France sont vides. Le comprenez-vous ? C'est le fait d'un processus auquel nous avons adhéré, que nous avons accompagné, et qui fait qu'aujourd'hui nous n'avons plus aucune forme de sacré à opposer à l'esprit de conquête musulman. [...] Sénèque disait "quiconque néglige sa vie est maître de la nôtre. Il n'y a pas de société et de communauté sans sacré partagé. Et nous leur disons assimilez-vous. C'était possible il y a cinquante ans lorsqu'il y avait un million de musulmans dans une France encore chrétienne, pour deux raisons. Il y avait une religion civile qui était encore le patriotisme, attractif, avec une identité forte, [...] et il y avait encore une grande proximité morale et spirituelle, avec une France qui était encore une France chrétienne, sur la famille, sur le rôle du père, sur le respect de la vie. 

 

[...] Aujourd'hui "nous ne pouvons plus proposer une assimilation à partir du moment où nous n'avons plus un commun substantiel à partager. [...] Je comprends qu'ils n'aient nulle envie de s'assimiler à une société qu'ils jugent décadente et apostate. Ce sont les fruits pourris de cinquante ans d'histoire de France. 

"Autant être lucides sur la situation, ils ont une forme de sacré partagé, ils ont une sociabilité que nous avons détruite. Le lien social n'existe plus en France.

 

[...] 

 

"Celui qui est prêt à sacrifier sa vie a évidemment un avantage décisif sur celui qui est en face.

 

[...] 

 

"La modernité consumériste a légitimé un processus d'abaissement des aspirations humaines. On glisse de façon continue du haut vers le bas, du difficile vers le facile, du raffiné vers le vulgaire. C'est la même chose qui s'est passé dans l'Eglise. L'Eglise a accompagné ce mouvement au lieu d'y résister. Sa mission historique, j'allais dire, messianique c'était bien d'y résister et elle s'est trompée de stratégie à ce moment-là. Et on en a vu malheureusement les résultats à travers ces données indiscutables qui sont celles de l'exchristianisation, c'est-à-dire de la rupture entre son catholicisme populaire et la tête de l'Eglise.

 

[...] 

 

"L'Eglise a accompagné la modernité dans ce qu'elle avait de plus destructrice, à la fois du religieux et du sacré. Dans ce contexte, on est amené à mesurer ce que nous avons perdu, qui est très exactement ce que les Français ont applaudi pendant deux mois (lors du premier confinement. Ndlr.), toutes les valeurs de l'ancien monde, les vertus chrétiennes, solidarité, entraide, gratuité, sacrifice, dévouement, don de soi, le petit peuple de premières corvées qui s'est trouvé en première ligne et dont les valeurs sont l'anti thèse complète de ce que l'on nous a vendu en 2017, c'est-à-dire le monde des winners, le monde des gagneurs, le monde de la performance, le monde du profit. 

 

"On ne peut pas faire société, on ne peut pas faire communauté sans le sacré. Le sacré ce sont les murs porteurs. Si vous supprimez les murs porteurs, l'édifice s'écroule...

 

"Si l'on veut refaire communauté, cela peut être autour de la question de la religion et du sacré parce qu'elle est consubstantiel à l'homme."

Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

Marc 8,35

Nous souhaitons à tous nos lecteurs une très bonne fête nationale, dimanche.

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 13:25
Source : https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/5499-global-chaos-vigano-on-man-s-war-against-god

Source : https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/5499-global-chaos-vigano-on-man-s-war-against-god

[...]

 

1ère Partie



La tromperie de la liberté de l’information s’effondre, montrant la multitude désolante de serviteurs et de courtisans prêts à faire taire la vérité, à censurer la réalité, à subvertir les critères] du jugement objectif au nom de l’intérêt partisan, du désir de s’enrichir, l’ivresse d’une visibilité éphémère. Mais si le journaliste, le rédacteur en chef et l’essayiste n’ont plus un principe immuable qui les inspire et qui trouve dans le Dieu vivant et vrai le paramètre infaillible pour comprendre et interpréter ce qui est transitoire, la liberté devient licence, la soumission au pouvoir devient la règle et le mensonge devient la norme universelle.

 

Tout un monde de mensonges s’effondre, de tromperies, de malhonnêteté, d’horreurs et de laideurs, qui depuis plus de deux siècles nous ont imposé tout ce qui est anti-humain, anti-divin et anti-chrétien comme modèle. C’est le royaume de l’antéchrist où le transhumanisme interpelle le ciel et la nature, dans le cri éternel de l’ennemi, "Non serviam" (Je ne servirai pas). Mais ce que nous voyons aujourd’hui se dérouler sous nos yeux constitue l’essence d’un projet fou et infernal, ontologiquement voué à l’échec, et ce n’est pas seulement un déclin, comme cela s’est produit à maintes reprises au cours de l’histoire à de nombreux empires maintenant enterrés sous les cendres et les décombres du temps, c’est la fin d’une époque qui s’est rebellée contre le premier principe de l’univers, contre la nature des choses, contre le but ultime de l’homme. Un âge qui s'est rebellé contre Dieu, qui a présumé pouvoir le dominer et le renverser, qui a prétendu et exige encore aujourd'hui de pouvoir le blasphémer, l'éliminer, non seulement du présent et du futur, mais aussi du passé. Une époque façonnée par les serviteurs de l'ennemi de Dieu et de l'humanité issus des sectes maçonniques, des lobbies du pouvoir asservis au mal.

 

On pourrait penser qu'il s'agit d'une vision résolument apocalyptique du présent et de ce qui nous attend, une vision des derniers temps, dans laquelle les rares personnes qui resteront fidèles au bien seront bannies, persécutées et tuées, tout comme notre Seigneur a été persécuté et tué, ainsi que la foule innombrable des martyrs au début de l'ère chrétienne. Face à cette folie, les réponses des idéologies humaines ne suffisent pas, tout comme un regard dénué de transcendance ne suffit pas.

S’il existe une menace concrète au salut des individus et de l’humanité, la raison et la foi nous exhortent à découvrir leurs auteurs, à dénoncer leurs desseins, à empêcher leur exécution.

L’épithète de "apocalyptique" qui nous est adressée par ceux qui nous attribuent également l’étiquette de "négationniste" ou de "théoricien du complot", dénote une vision terrestre dans laquelle la rédemption représente une option parmi tant d’autres, avec le marxisme ou d’autres philosophies. Mais que dois-je prêcher en tant qu’évêque, sinon Jésus-Christ et Lui-même crucifié ?

 

Mais mes paroles en cette occasion ne veulent pas être des paroles de désespoir ni inspirer la peur de l'avenir qui semble se préparer pour nous. C'est vrai, ce monde rebelle, asservi au diable - en particulier à ceux qui le gouvernent avec le pouvoir et l'argent - nous fait la guerre et se prépare à une bataille féroce et impitoyable, tandis qu'il entend rassembler autour de lui le plus grand nombre possible d'alliés, même parmi ceux qui préfèrent ne pas combattre, par peur ou par intérêt. A chacun d'eux, il promet une récompense, il assure une récompense qui rembourse leur asservissement à la cause ou du moins l'abstention de combattre dans le camp adverse. Des promesses de succès, de richesse, de pouvoir qui ont toujours attiré et corrompu beaucoup de gens à travers l'histoire.

 

Il y a toujours 30 pièces d'argent prêtes pour le traître, et ce qui est plus significatif, c'est qu'alors que l'ennemi déclare ouvertement son hostilité, ceux qui devraient être nos alliés et même nos généraux persistent à l'ignorer, à la nier, à déposer les armes face à la menace qui se profile. Au nom d'un pacifisme insensé, ils sapent la vraie paix, qui est la tranquillité de l'ordre et non la reddition lâche et rebelle à ceux qui veulent nous détruire. C'est en cela, comme je l'ai dit plus haut, que consiste la véritable perversion de l'autorité.

Mais s'il est vrai qu'il y a indiscutablement cette menace qui pèse sur les bons, les honnêtes, les gens qui restent encore fidèles à Notre Seigneur, il est également vrai que cette menace, par sa nature même, est destinée à la défaite la plus flagrante et la plus dévastatrice parce qu'elle ne met pas en cause seulement les hommes, mais Dieu lui-même.

Permettez-moi de vous inviter à ne pas baisser les bras, à ne pas vous laisser séduire par ceux qui, animés par le désir de ne pas voir compromis leur rôle de prétendus médiateurs dans la perpétuation d'un système corrompu et corrupteur, s'obstinent à ne pas vouloir reconnaître la gravité de la situation actuelle et à délégitimer quiconque la dénonce comme un "théoricien du complot".

 

S'il existe une menace concrète pour le salut des personnes et de l'humanité, s'il y a un esprit derrière ce projet articulé et organisé, si l'action de ceux qui le mettent en pratique vise clairement à faire le mal, la raison et la foi nous poussent à en découvrir les auteurs, à en dénoncer les buts, à en empêcher l'exécution car, si face à cette menace nous restons inertes et si nous essayons de la nier, nous deviendrions complices et coopérateurs du mal et nous manquerions à notre devoir de vérité et de charité envers nos frères.
 

Mais s'il est vrai qu'il y a indiscutablement cette menace qui pèse sur les bons, les honnêtes, les gens qui restent encore fidèles à Notre Seigneur, il est également vrai que cette menace, par sa nature même, est destinée à la défaite la plus flagrante et la plus dévastatrice parce qu'elle ne met pas en cause seulement les hommes, mais Dieu lui-même, toute la cour céleste, les armées d'anges et de saints, et toute la création.

 

Dieu ne refusera pas de prendre le terrain à nos côtés en nous laissant seuls pour lutter contre un adversaire qui a osé défier nul autre que le Tout-Puissant, le Seigneur des armées aligné dans la bataille.

Oui, même la nature, l’œuvre merveilleuse de Dieu, se rebelle contre cette violence et entre la victoire finale du bien, qui est très certaine, et ce présent des ténèbres, nous nous tenons avec nos choix et permettrons à Dieu de compter ses bons serviteurs.

 

Ne pensons pas que dans ce conflit d'époque nous devons seulement nous organiser avec des moyens humains ; ne nous laissons pas convaincre que la puissance impressionnante de notre ennemi est une raison suffisante pour nous laisser vaincre et anéantir. Chers frères et sœurs, nous ne sommes pas seuls, précisément parce qu'il s'agit d'une guerre contre la majesté de Dieu, Il ne refusera pas d'entrer en campagne à nos côtés, nous laissant seuls pour lutter contre un adversaire qui a osé défier nul autre que le Tout-Puissant, le Seigneur des armées rangé en bataille, au nom duquel les fondements de l'univers tremblent.

 

Plaçons-nous plutôt à ses côtés, sous la glorieuse bannière de la croix, très sûrs d'une victoire inimaginable, d'une récompense qui fait pâlir toutes les richesses de la terre. Car le prix auquel nous avons droit est immortel et éternel, la gloire du ciel, la félicité éternelle, la vie sans fin et la présence de la Sainte Trinité. Une récompense qui, dans la réalisation du but pour lequel nous avons été créés - rendre gloire à Dieu - recompose le désordre du péché dans l'économie de la rédemption.

 

Les armes que nous devons aiguiser en ce temps pour être prêts à la bataille qui s'annonce sont la vie dans la grâce de Dieu, la fréquentation des sacrements, la fidélité à l'immuable "depositum fidei", la prière, surtout le Saint Rosaire, l'exercice constant des vertus, la pratique de la pénitence et du jeûne, les œuvres de charité corporelles et spirituelles, pour gagner à Dieu nos frères éloignés ou tièdes.

Nous devons comprendre que notre combat n'est pas contre des créatures faites de sang et de chair, mais contre les principautés et les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui vivent dans les régions célestes.

Écoutons l'admonition de l'apôtre : "Revêtez-vous de l'armure de Dieu afin de pouvoir résister au jour mauvais et rester debout après avoir passé toutes les épreuves. Tiens-toi ferme, ceins ta taille de vérité, revêts la cuirasse de la justice et ayant pour chaussures à tes pieds le zèle à répandre l'Évangile de paix. Tiens toujours dans ta main le bouclier de la foi, avec lequel tu peux éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut et l'épée de l'Esprit, c'est-à-dire la parole de Dieu".

Ces paroles, que saint Paul adresse aux fidèles de la ville d'Ephèse, sont aussi et surtout valables pour nous en ce temps où nous devons comprendre que notre combat n'est pas contre des créatures faites de sang et de chair, mais contre les principautés et les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui vivent dans les régions célestes.

Cet événement de Venise a été voulu par ses organisateurs comme un moment de réflexion et un acte fondateur d'un mouvement de renaissance spirituelle et sociale. Un appel spirituel aux armes, pour ainsi dire, pour compter et apprendre à se connaître mais surtout pour témoigner courageusement de cette foi qui, seule, est une prémisse nécessaire et indispensable à la paix et à la prospérité de notre chère patrie.

Je l'ai dit, je le dis maintenant et je le répète : "Pax Christi in Regno Christi".

 

De même qu'en célébrant la victoire de Lépante sur les Turcs, le Sénat vénitien rendit des honneurs publics à la Vierge Reine des Victoires, à laquelle il reconnut le mérite de la défaite de l'ennemi de la chrétienté, de même aujourd'hui nous devons avoir le courage de redécouvrir dans l'Evangile du Christ et dans la fidélité à ses commandements l'élément fondateur de toute action, personnelle et collective, sociale et ecclésiale qui veut aspirer au succès et être bénie par Dieu.

Les ruines de la société anti-humaine et anti-christique qui a souillé les derniers siècles de l'histoire sont un avertissement sévère pour ceux qui se leurrent en construisant une maison sans la placer sous la protection du Seigneur :

 

"Nisi Dominus ædificaverit domum, in vanum laboraverunt qui ædificant eam. Nisi Dominus custodierit civitatem, frustra vigilat qui custodit eam" (Psaume 126, 1).

 

Cette maison, cette ville ne peut renaître et ressusciter que si ce Roi divin et cette Reine omnipotente y règnent par grâce, eux qui furent les vrais Souverains de la glorieuse République de Venise, devant laquelle le Doge et les Magistrats sont représentés à genoux, témoignage dévoué de l'ordre religieux et social chrétien.

Que cette conscience soit le moteur de toutes vos et de nos actions futures.

A vous tous, et à tous ceux qui sauront se rassembler sous les insignes du Christ et de la Vierge, je donne de tout cœur ma Bénédiction paternelle :

 

In nomine + Patris, et + Filii, et Spiritus + Sancti. Amen.

L'archevêque Carlo Maria Viganò

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 13:48
Source : https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/5499-global-chaos-vigano-on-man-s-war-against-god

Source : https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/5499-global-chaos-vigano-on-man-s-war-against-god

Lundi 26 juillet 2021

 

Écrit par + Carlo Maria Viganò

 

Discours d'ouverture de la Conférence du Document de Venise

 

Mgr Carlo Maria Viganò

 

17 juillet 2021

 

Chers amis,

 

Loué soit Jésus-Christ.

 

Cette conférence a le privilège d'être basée dans une ville au passé glorieux, dans laquelle ses dirigeants ont su appliquer avec sagesse le bon gouvernement de chaque règne temporel qui trouve ses principes d'inspiration et d'information dans la religion.

 

La République "Sérénissime" a unifié tous les aspects positifs de la monarchie, de l'aristocratie et de la démocratie, dans un système destiné et conçu pour favoriser la pratique de la religion, le bien-être honnête de ses citoyens, le développement des arts et de l'artisanat, la promotion des métiers et des les échanges culturels, la gestion prudente des affaires publiques et l'administration prudente de la justice.

La trahison des idéaux, de la culture, de la civilisation, du savoir et des arts trouve sa cause dans l'apostasie de la foi, en ayant rejeté deux millénaires de christianisme et en voulant en effacer jusqu'à la mémoire historique avec la cancel culture.

Tant que Venise a été attentive à sa haute vocation, elle a prospéré dans tous les domaines. Lorsque le dernier de ses Doges (gouverneurs) s'est laissé soudoyer par la Franc-Maçonnerie et par la fausse philosophie du mouvement des Lumières, il a coulé en quelques années, condamné à être envahi, pillé puis dépouillé de ses trésors.

 

De l'histoire de la Sérénissime, nous pouvons tirer une grande leçon pour les temps présents, et un avertissement sévère pour le sort de notre pays et des nations en général. Ce qui indique la déchéance d'un empire, c'est la trahison des idéaux qui l'ont fait grand, la perversion de l'autorité, la corruption du pouvoir, la résignation du peuple.

 

Jamais comme à cette époque on n'a vu que le destin du monde entier, et en particulier de l'Europe et des nations occidentales, soit irrémédiablement marqué par tous ces éléments qui préludent à sa chute et à sa ruine.

 

La trahison des idéaux, de la culture, de la civilisation, du savoir et des arts trouve sa cause dans l'apostasie de la foi, en ayant rejeté deux millénaires de christianisme et en voulant en effacer jusqu'à la mémoire historique avec la "cancel culture" (la "culture à annuler". Ndlr.)

Les promesses étonnantes de démocratie, de liberté et de souveraineté populaire ont été brisées en l'absence de moralité civique, d'un sens du devoir ou d'un esprit de service.

Ce qui a été façonné à l'ère chrétienne du sang des martyrs, du témoignage des confesseurs, de l'enseignement des docteurs de l'Église, du magistère des papes et de tout un système de charité industrieuse qui imprégnait tous les domaines de la vie est aujourd'hui rejetée avec l'embarras agacé de ceux qui sont liés au pouvoir.

 

La perversion de l'autorité a fait que les dirigeants, tant dans la sphère civile que dans la sphère religieuse, ne remplissent pas le but pour lequel elle existe, s'écartant du bien commun de sorte que, après avoir rejeté le droit divin des souverains et revendiqué l'origine populaire du pouvoir de l'Etat républicain, au nom de prétendus droits humains et citoyens, la nouvelle classe politique révolutionnaire s'est montrée prête à se vendre au plus offrant, rebelle à Dieu et à ceux qu'elle prétend représenter.

 

Les promesses étonnantes de démocratie, de liberté et de souveraineté populaire ont été brisées en l'absence de moralité civique, d'un sens du devoir ou d'un esprit de service. Née comme une application sociale des principes révolutionnaires inspirés de la franc-maçonnerie, la notion d'"État moderne" s'est avérée être une autre tromperie colossale contre les masses dont la consolation d'une justice divine qui modérerait les excès du tyran a également été arrachée. C'est le cri méchant du "Crucifige" (condamnation) perpétué dans le temps.

 

Après 200 ans, nous comprenons comment cette fraude a été ourdie pour faire croire aux masses qu'elles peuvent déterminer, sur la base de la simple majorité numérique, ce qui est bien et ce qui est mal indépendamment de la loi naturelle et des commandements dont le Seigneur est le maître.

Dans cette prison grise sans barreaux tangibles, la liberté d'expression n'est reconnue qu'au péché, au vice, au crime, à l'ignorance et à la laideur, car ce qui est unique en chaque homme, ce qui le rend spécial, ce qui l'élève au-dessus de la masse informe est une manifestation intolérable de la toute-puissance de Dieu.

Cette tour impie de Babel montre l'effondrement de ses fondations juste au moment où elle semble la plus puissante et destructrice, et c'est une source d'espoir pour nous.

 

L’idole de l’égalité s’effondre aussi, une négation blasphématoire de l’individualité et de l’unicité de chaque homme au nom d’un aplatissement où la diversité est considérée avec suspicion, l’autonomie de jugement est stigmatisée comme antisociale, les compétences intellectuelles sont une faute, l’excellence professionnelle est une menace, et le sens du devoir est un obstacle haineux.

 

Dans cette prison grise sans barreaux tangibles, la liberté d'expression n'est reconnue qu'au péché, au vice, au crime, à l'ignorance et à la laideur, car ce qui est unique en chaque homme, ce qui le rend spécial, ce qui l'élève au-dessus de la masse informe est une manifestation intolérable de la toute-puissance de Dieu, de la sagesse infinie de sa création, de la puissance de sa grâce, de la beauté incomparable de son œuvre.

 

Le mythe de la fausse science s'effondre aussi, rebelle comme son inspirateur à l'harmonie du cosmos divin. L'humble recherche des règles qui régissent la création a été remplacée par la présomption luciférienne de démontrer d'une part l'inexistence de Dieu et son inutilité pour le salut de l'humanité, et d'autre part la divinisation insensée de l'homme qui se considère maître du monde alors qu'il ne peut en être que le gardien, selon les règles éternelles établies par le Créateur. Là où la sage conscience de sa propre fragilité avait permis de grandes découvertes pour le bien de l'humanité, aujourd'hui l'orgueil de la raison enfante des monstres assoiffés de pouvoir et d'argent, quitte à décimer la population mondiale.

L’illusion s’évanouit qu’il peut y avoir une justice où les lois des États ne sont pas inspirées par le bien commun mais par le maintien d’un pouvoir corrompu et la dissolution de l’État social, et où la loi de Dieu est interdite par les tribunaux.

Les fausses idéologies du libéralisme et du communisme s’effondrent, languissant déjà avec d’énormes désastres politiques, sociaux et économiques et aujourd’hui, unis et alliés comme des fantômes d’eux-mêmes dans le projet fou du nouvel ordre mondial. Les paroles prophétiques des Papes sur ces fléaux des nations sont confirmées par l’observation que les deux étaient les deux faces de la même pièce, la pièce de monnaie de l’inégalité sous le couvert de l’équité, et la monnaie de l’appauvrissement des peuples sous l’espèce de la juste répartition des richesses, de l’enrichissement de quelques-uns avec la promesse de plus grandes opportunités pour la multitude.



Les partis politiques s’effondrent aussi, tout comme la prétendue opposition entre droite et gauche, enfants de la Révolution et tous deux instrumentaux à l’exercice du pouvoir. Ayant renoncé aux idéaux qui les inspiraient encore, au moins nominalement, jusqu’aux dernières décennies du XXe siècle, les partis se sont transformés en entreprises, finissant par créer un fossé infranchissable entre l’agenda qui les demande et les besoins réels des citoyens. En l’absence de principes inspirants et de valeurs non négociables, ces partis se sont tournés vers leurs nouveaux maîtres, vers ceux qui les financent, vers ceux qui décident de leurs candidats et les orientent vers l’action, imposent leurs choix et, si la rhétorique attribuait au peuple souverain le pouvoir de nommer celui qui les représentait dans les parlements et reconnaissait la plus haute expression de la démocratie dans le vote, aujourd’hui ceux qui gouvernent regardent avec méfiance et ennui ceux qui voudraient les évincer et les chasser juste avec le vote.

L'illusion s'effondre qu'il peut y avoir une justice où les lois des états ne sont pas inspirées par le bien commun mais par le maintien d'un pouvoir corrompu et la dissolution de l'état social, et où la loi de Dieu est interdite par les tribunaux, l'injustice est en vigueur, l'honnêteté est punie, le crime et le délit sont récompensés. Là où la justice n'est pas rendue au nom de Dieu, les magistrats peuvent légiférer contre le bien en se faisant ennemis de ceux qu'ils doivent protéger et complices de ceux qu'ils doivent condamner.

C'est le royaume de l'antéchrist où le transhumanisme défie le ciel et la nature, dans l'éternel cri de l'ennemi, "Non serviam" (je ne servirai pas).

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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 08:56

Afin d'interdire aux personnes qui ne veulent pas se vacciner Covid de précisément faire le choix de ne pas se vacciner, Emmanuel Macron est venu sur le terrain de la philosophie morale et a déclaré que "la liberté s'arrête là où commence celle des autres".

Sur sa chaîne YouTube, l'avocat Fabrice Di Vizio, revient longuement sur cette parole du président afin d'expliquer en profondeur la notion de "liberté" et sa conclusion est que la liberté proposée par le président de la république n'est pas une liberté : "Les conditions pour un choix libre ne sont pas réunies. Les conditions d'exercice de ma liberté ne sont pas réunies, et aujourd'hui le choix d'une vaccination n'est pas un choix libre, mais un choix intrinsèquement mauvais."

Extrait :

 

"J'ai été choqué par le mot de Macron qui a dit que la liberté était une fiction. [Ndlr. Précisément : "La liberté où je ne dois rien à personne n'existe pas. Que vaut votre liberté si vous me dites que vous ne voulez pas vous faire vacciner? Si demain vous contaminez votre père, votre mère ou moi-même, je suis victime de votre liberté (...) Ça, ce n'est pas la liberté, ça s'appelle l'irresponsabilité, l'égoïsme". [...] J’assume totalement d’avoir pris des décisions éclairées pour protéger les Français et les Françaises." Fin de citation.]

https://www.lindependant.fr/2021/07/25/vaccination-la-liberte-ou-je-ne-dois-rien-a-personne-est-une-fiction-estime-emmanuel-macron-9692813.php

https://www.lindependant.fr/2021/07/25/vaccination-la-liberte-ou-je-ne-dois-rien-a-personne-est-une-fiction-estime-emmanuel-macron-9692813.php

"La liberté c'est le cœur de la philosophie morale.

 

La philosophie morale, je vous le rappelle, c'est ce qui conditionne l'agir de l'homme, c'est ce qui fait que l'homme est homme. Et c'est ce qui fait que l'homme est incliné vers le bien, et l'inclinaison de l'âme vers le bien.

 

La liberté est-elle une fiction ?

 

C'est déjà très inquiétant qu'il dise cela. Parce que en fait, non, la liberté est d'abord une réalité. Elle n'est pas une fiction, elle n'est jamais une fiction. Ce qu'il aurait dû dire c'est que la liberté totale est une fiction.

 

Réfléchissons sur un point. Je me vaccine pour les autres. Si je ne me vaccine pas je mets en danger les autres. Dès lors effectivement, je suis libre de ne pas me faire vacciner mais il faut que j'accepte les conséquences de ma liberté. Et dès lors, il est naturel que l'on me restreigne ma liberté, puisque si je l'exerçais sans entrave, je me verrais me constituer un danger pour les autres, ce qui naturellement est inacceptable.

 

Réfléchissons-y un instant. Commençons par le commencement. C'est quoi la liberté ?

 

La liberté, faculté naturelle pour l'homme de choisir

 

La liberté, je prends Saint Thomas. Les commentateurs de Saint Thomas disent en substance que la liberté, c'est une faculté naturelle pour l'homme de choisir. C'est vraiment la première étape.

 

Il est libre lorsque il ne dépend pas des autres et lorsqu'il a la faculté de choisir, c'est-à-dire que notre liberté suppose un choix.

 

Cette notion de choix est intéressante parce que pour qu'il y ait un choix, il faut qu'il y ait une orientation vers le bien. Je choisis le bien, et évidemment je peux choisir le mal. Mais ma liberté est tout entière orientée vers le bien. Et pour qu'elle soit orientée vers le bien, il y a des conditions, il faut que mon choix soit prudent. Il faut qu'il soit conforme à la vertu de prudence, vertu cardinale, au sens où c'est une inclinaison naturelle de l'homme, consubstantielle à l'homme, et l'homme est le seul être de la création à en disposer.

Je viens faire un choix libre lorsque je fais un choix qui est prudent.

 

La prudence permet de discerner en toutes circonstances quel est le bien, et du coup, d'adapter les moyens pour y parvenir. Elle est complètement liée à l'intelligence. C'est la raison pratique, celle qui, effectivement, va se guider vers l'action. Il n'y a pas d'action bonne s'il n'y a pas d'exercice de la vertu de prudence.

 

Pour qu'il y ait une vertu de prudence, pour que vous fassiez un choix libre, il vous faut trois conditions. Un, il faut une délibération. Je dois préalablement peser les conséquences de mon choix; je vois si, effectivement, je me remémore la fin que je vise. Quel est le but ? Est-ce que ma fin est juste et bonne ? Si ma fin n'est pas bonne, c'est un problème. Exemple : Je pose un acte non pas par solidarité mais juste pour moi (Exemple : la vaine gloire. Je viens effectivement accomplir non pas un acte de charité envers mon frère parce que c'est bien pour lui, l'aider, mais je le fais par vaine gloire (mon but est d'en tirer une gloire). 

 

À l'inverse, si la fin est bonne, si le but est bon (aider mon frère), il va falloir que je vérifie si mes moyens sont proportionnés. Exemple : ici, la vaccination. Pourquoi je me vaccine ? Est-ce que je me vaccine parce que c'est important pour mes frères et pour la communauté ? Ou est-ce que je me vaccine pour aller au restaurant ? Si je me vaccine pour aider mes frères, ma fin est bonne. Si je me vaccine pour aller au restaurant, c'est un problème parce que là, j'oriente ma liberté vers un bien matériel. Et donc ma fin n'est pas bonne, elle n'est pas celle visée par la vaccination.

 

Deuxième étape, une fois que nous avons délibéré, nous devons choisir. En effet, là, c'est le moment où nous nous posons la question de savoir si les moyens que je vais utiliser sont bons, le moment où je vais peser toutes les conséquences du choix que je vais faire, le moment où je vais vérifier que ce choix n'est pas entravé par la passion, par l'émotion, mais qu'il est bien un choix rationnel, et qu'il est un choix que j'ai pris le temps de réfléchir. Il n'y a pas de choix libre dans l'impulsion. Le choix nécessite une raison, la raison est le contraire de l'impulsion. Exemple : Je me fais vacciner parce que j'ai entendu Emmanuel Macron et que tout à coup j'ai peur, j'ai peur de ce qu'il dit. Ou bien : Je vais me faire vacciner parce que j'ai un pistolet sur la tempe et que j'ai peur. Mon choix n'est pas libre

 

[Chez Saint Thomas, l'homme n'est pas libre lorsqu'il est contraint par une force extérieure à agir d'une certaine façon. De même, l'homme n'est pas libre lorsqu'il ne possède pas le libre arbitre et la volonté libre. La liberté est la faculté de se mouvoir vers le bien, c'est l'auto-mouvement, l'engagement vers une fin métaphysique (le bien), un choix en vue d'une fin que la volonté peut ne pas vouloir. (Cf. Pdf. "La liberté humaine chez Thomas d'Aquin".) Ndlr.]

 

 

Avons-nous le droit de coopérer à la tyrannie "sanitaire" en recevant un vaccin ?

 

Là, en l'occurrence je n'exerce pas un choix prudentiel la deuxième étape - celle du discernement - manque. Ce n'est pas possible car il manque la raison. Je ne peux pas poser un acte libre si c'est un acte passionné ou émotif.

 

Troisième étape. Je décide.

 

Tout cela, cette prudence, ce choix, cette liberté, c'est pour mon bien. Soyons clair : il n'existe pas de choix libre qui soit orienté uniquement vers le bien de l'autre sans que mon bien soit pris en compte.

 

Ce qui est mal pour moi n'est jamais bien pour l'autre. Cela n'existe pas car je ne peux pas faire un choix mauvais.

 

Si mon choix est bon pour l'autre, c'est qu'il est bon pour moi. Et il n'existe pas de choix qui serait mauvais pour moi mais bon pour les autres. Il existe des choix qui seraient bons pour moi et mauvais pour les autres, cela est possible, mais il n'existe pas de choix qui serait mauvais pour moi et bon pour les autres. Donc, si je fais un choix qui est bon pour les autres, c'est que j'ai fait le choix d'un renoncement finalement (à un confort, à ce que vous voulez) pour moi, mais, effectivement, c'est parce qu'il me procure un plus grand bien. Ce renoncement me procure un plus grand bien.

 

Donc, lorsque Emmanuel Macron dit 'votre liberté est une fiction', il se trompe.

 

Quand on vous dit, 'écoutez, vous devriez vous vacciner pour protéger les autres', ce n'est pas possible. Ce n'est pas un acte bon. Cet acte n'est bon que s'il est bon pour moi.

 

Je le dis autrement. Si effectivement je viens me vacciner pour protéger les autres sans que je n'y retire un bien personnel, mon bien personnel ce sera le bien des autres, cela est possible, mais cela il ne peut pas me l'imposer. Cela n'est pas possible philosophiquement. Il ne peut pas m'imposer un acte qui n'a aucune espèce de bien pour moi mais qui a un bien uniquement pour les autres et que je tirerai par la force du canon. Exemple : la collectivisation soviétique. Le Parti m'impose un choix sans considérer mon bien personnel, je ne suis plus personne, je suis rien, je suis un numéro au milieu d'une foule, et ce qui m'importe c'est le bien de la foule et mon bien à moi ne compte pas. Cela n'est pas possible parce qu'effectivement, en philosophie morale, la recherche de mon bien n'est pas égoïste, au contraire c'est la première étape vers la recherche d'un bien commun. Le Bien commun se nourrit du bien individuel et il n'y a pas en soi d'opposition entre mon bien propre et le bien de la communauté. Cela n'existe pas. Il n'y a pas de bonheur de la collectivité tiré du malheur de ses individus

 

Le bonheur de la communauté, le bien de la communauté est toujours issu de la rencontre des bonheurs individuels. Cela n'existe pas une société où il y aurait une communauté, une collectivité un intérêt général préservé, une nation heureuse avec des gens malheureux. C'est n'importe quoi. [Nldr. C'est d'ailleurs la première phrase de la déclaration des droits de l'homme de 1789 : "Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que [...] les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous."]

 

Si je me vaccine, est-ce que j'en tire un bien personnel ?

 

Oui, parce que cela évite de faire des formes graves (nous dit-on) si je suis une personne à risque.

Si votre plus grand bien est d'éviter les formes graves, alors, vous devez vérifier si la probabilité d'en faire, c'est-à-dire le moyen que vous allez adopter - qui est la vaccination - est le moyen le plus proportionné et les plus adéquat ?

 

Lire : Le nombre de décès quotidiens dus au COVID atteint zéro en Suède, alors que d’autres pays se préparent à de nouveaux verrouillages 

USA. Un procès fédéral demande l’arrêt immédiat des vaccins COVID, le CDC ayant sous-estimé les décès dus aux vaccins

La vaccination contre la grippe aviaire "n'avait eu aucun 'effet barrière'", et "une vaccination supplémentaire itérative" n'est "pas sans conséquence à terme sur le système immunitaire" (Rapport du Sénat n° 685 session extraordinaire 2009-2010)

Pour la deuxième semaine consécutive, il y a eu plus de décès aux États-Unis après la vaccination Covid que de décès dus au virus lui-même  

En Angleterre, plus les gens sont vaccinés, plus ils décèdent

Pr Perronne: “Tous les pays où l’épidémie est repartie avec des morts, ce sont des pays qui ont vacciné massivement”

RTL: "Des chiffres qui commencent à faire douter les autorités sanitaires sur l’efficacité du vaccin Pfizer sur le variant delta"

Données israéliennes : Les personnes nouvellement infectées - celles qui ont été vaccinées en premier

 

Telegraph : études britanniques sur la Covid. La recrudescence des hospitalisations et des décès est dominée par ceux qui ont reçu deux doses du vaccin, représentant respectivement environ 60 et 70 pour cent de la vague

Telegraph : études britanniques sur la Covid. La recrudescence des hospitalisations et des décès est dominée par ceux qui ont reçu deux doses du vaccin, représentant respectivement environ 60 et 70 pour cent de la vague

Un rapport britannique urgent demande l'arrêt complet des vaccins COVID chez l'homme

Un rapport britannique urgent demande l'arrêt complet des vaccins COVID chez l'homme

La liberté, "une fiction" ? Se vacciner est-il un acte vertueux ?
La liberté, "une fiction" ? Se vacciner est-il un acte vertueux ?
La liberté, "une fiction" ? Se vacciner est-il un acte vertueux ?
Les personnes vaccinées décèdent 6,6 fois plus du variant delta que les personnes non vaccinées.

Les personnes vaccinées décèdent 6,6 fois plus du variant delta que les personnes non vaccinées.

Je pourrais très bien décider de mettre des masques FFP2, de respecter de la distanciation sociale, d'adopter tout moyen qui serait effectivement proportionné et dont j'estimerai qu'au regard de la fin visée et de la probabilité pour qu'elle se réalise et du risque qu'il se réalise (développer des formes graves), j'adapte des moyens à la fin que je vise, qui est la protection des formes graves (Cf. Les liens d'articles ci-dessus), j'estime que le vaccin n'est pas le moyen le plus proportionné.

 

Si j'ai 70 ans, je pourrais me dire que la vaccination est un moyen proportionné parce que je suis susceptible de faire une forme grave si je l'attrape, et le vaccin, potentiellement m'en empêche et donc ce serait le moyen le plus proportionné. Mon bien n'est pas le même, la probabilité de faire une forme grave n'est pas la même à 30 ans, à 40 ans, à 20 ans, à 12 ans qu'à 70 ans, c'est incontestable. Donc l'argument consistant à dire que le but de la vaccination c'est de me protéger de faire des formes graves cela ne marche plus. Et dans ces cas là aussi la solidarité n'a plus rien à voir.

 

Mais on nous dit aussi 'c'est pour protéger les autres'.

 

Qui ? Je protège qui ? Je ne peux par nature protéger que les personnes non-vaccinées. Puisque les personnes vaccinées sont protégées par leur vaccin. Le président de la république l'a dit encore ce matin en Polynésie française : 'si vous l'attrapez vous ne ferez pas de forme grave.' Donc protéger les personnes vaccinées n'a aucun sens. La cause finale du vaccin ne peut pas être par nature de protéger les personnes vaccinées.

La liberté, "une fiction" ? Se vacciner est-il un acte vertueux ?

[...] J'ai 20 ans, j'ai 30 ans, j'ai 40 ans, l'État m'oblige en me disant tu te vaccines par solidarité avec les autres et ne pas te vacciner est un acte égoïste.

 

D'abord, ce n'est pas vrai. Si je ne tire aucun bénéfice personnel de ce bien ce n'est pas de l'égoïsme. La vertu, je vous le redis, c'est la recherche du bien, l'inclinaison au bien et un bien qui m'est propre. Cela n'existe pas un bien collectif sans bien propre [Cela n'existe pas un bien collectif sans les droits naturels. Cf. L'introduction à la déclaration des droits de l'homme de 1789 citée un peu plus haut... Ndlr.]Sinon c'est du communisme, sinon effectivement c'est du fascisme, sinon c'est de la dictature. Sinon c'est du contrôle des populations à la coréenne. Cela ne marche pas. En philosophie morale, mon bien personnel compte. Je suis un homme, et j'ai un droit, un droit naturel à avoir une inclinaison au bien, puisque c'est de cela qu'il s'agit et que c'est cela qui me caractérise. 

 

[...] Mais ici (dans la configuration de Macron. Ndlr.], je ne tire aucun avantage de mon bien, plus exactement, je ne tire aucun avantage à me faire vacciner, aucun avantage pour ce qui me concerne, mais je vais devoir faire ce choix, pour 'protéger', par 'solidarité' des gens dans une tranche d'âge qui refusent, eux, de poser un acte libre, qui pour eux est bon potentiellement, et qui donc les incline au bien.

 

Vous comprenez l'idée ? 

 

Il y a ce paradoxe, ce renversement de situation, qu'au fond, c'est à moi, et écoutez bien le mot que je vais employer, de me sacrifier. C'est un sacrifice. La nation me demande un sacrifice, à moi. Et parce que je ne veux pas me sacrifier, elle me restreint mes libertés, dans l'espoir que ceux qui ne veulent pas se faire vacciner, et qu'y trouveraient un bien en ce qui les concerne, le fassent finalement parce que contraints par les circonstances à défaut d'être libres intérieurement. 

 

En d'autres, termes, on me parle d'égoïsme, mais qui est égoïste dans l'histoire ? Est-ce que c'est moi qui est égoïste ou est-ce que c'est l'État qui est profondément égoïste, lorsqu'il vient faire en sorte que (1) je sois vacciné non pas parce que c'est bien pour moi mais parce que je le fais sous la peur. Donc déjà je ne suis plus libre, je ne suis plus dicté par la raison mais par la contrainte. Et (2) l'État le fait pour protéger des populations qui ne veulent pas se faire vacciner et qu'il n'est pas je ne suis pas capable de convaincre que c'est conforme à leur bien.

 

Parce que au fond, si tous les fragiles étaient vaccinés, il n'y aurait pas de problème. Ce débat (le discours du président de la république ce matin en Polynésie), on ne l'aurait pas.

 

[...]

 

Je devrais me faire vacciner, et faire vacciner mes enfants pour protéger des personnes âgées, fragiles, qui considèrent - et c'est leur droit le plus élémentaire, je ne le débats pas -, que finalement elles ne tirent pas avantage à la vaccination, ne le souhaitent pas, parce que elles considèrent que ce n'est pas le moyen le plus proportionné pour leur plus grand bien, ou alors n'ont pas fait un choix libre parce que on ne les a pas aidées à le faire. Et bien, cela n'est pas possible.

 

[...] Dès lors, le président de la république qui vous dit ensuite qu'il y a douze fois moins de chance qu'un vacciné contamine douze fois moins, c'est faux. C'est une projection, une hypothèse. Il ne peut pas se baser sur une projection pour affirmer une vérité. Donc on voit que le président de la république ment. Et s'il ment, ce ne peut pas être un choix en vérité. S'il ne mentait pas, il n'aurait pas besoin d'utiliser la contrainte. Tous ces gouvernements qui échouent à vacciner la population c'est parce qu'ils mentent en permanence. À partir du moment où vous mentez pour obtenir l'adhésion, il y a un problème, cela veut dire que votre choix n'est plus libre.

 

Aujourd'hui, celui qui décide de se vacciner sur la base des déclarations d'Emmanuel Macron fait un choix qui concrètement est un choix qui n'est pas libre.

 

Le choix libre c'est celui qui consiste à dire je ne sais pas si le vaccin va empêcher la transmission ou dans quelles proportions; je ne sais pas si c'est bien douze fois ou pas, j'en sais rien, mais je choisis avec ces inconnues néanmoins de le faire quand même parce que je considère que cela me protège moi, même si je ne suis pas à risque, parce que je considère qu'il est proportionné; je veux bien considérer qu'il protège les autres même si je ne suis pas sûr, et qu'en plus cela me permets d'avoir une petite médaille et cela fait de moi un mec bien. ok, je le fais. Mais concrètement ici, les conditions ne sont pas réunies pour qu'un choix soit libre.

 

Et je suis très étonné que le président de la république vienne employer ce mots de liberté parce que concrètement dans cette histoire de la vaccination (obligatoire contre la Covid. Ndlr.), on ne peut pas faire un choix libre.

 

Pourquoi on ne peut pas faire un choix libre ?

 

Dernier élément. Parce qu'un choix libre est un choix qui est fait en fonction des considérations dont je dispose pour pouvoir discerner. Aujourd'hui, je n'ai pas assez de données pour dire que ce choix est bon, qu'il est incliné au bien. J'ai une autorisation d'urgence, une autorisation de mise sur le marché (AMM) 'conditionnelle'. L'autorité sanitaire n'a pas encore d'idée précise du point de savoir si le vaccin est totalement favorable sur le plan de la balance bénéfices risques, et si les données dont nous disposons sont complètes. Or, ces données ne sont pas complètes. Et donc, je ne peux pas faire un choix libre sur la base d'un manque de données. Je ne sais pas encore quels sont les inconvénients du choix que je vais faire, ni d'ailleurs les avantages du choix que je vais faire. Exemple: est-ce que si j'avais su en janvier 2021 qu'il fallait faire trois doses de vaccin je l'aurais fait ? Les gens n'ont pas été prévenus qu'il faudrait une troisième dose. Ceux qui ont fait le choix de se vacciner en janvier 2021 sans savoir qu'il faudrait une troisième dose n'ont pas fait un choix libre. Puisque (1) on leur a menti. (2) Il leur manquait des données, et ils n'ont pas pu faire un discernement libre sur ces données.

 

Donc aujourd'hui, la liberté, elle est complètement battue en brèche. La condition d'un choix bon, c'est un choix libre et la condition d'un choix libre, c'est un choix bon. Et donc je n'ai pas suffisamment d'éléments pour faire un choix, qui est celui de la vaccination.

 

[...]

 

Donc ici, à la question égoïsme versus générosité, je réponds émotion versus raison. Je suis un être de raison. Et aujourd'hui, la raison commande (1) de ne pas me faire vacciner si je ne suis pas dans les conditions d'un choix libre, d'un choix prudent. Si je posais un tel acte serait désordonné, il serait mauvais puisque je n'ai pas tous les éléments, toutes les données. (2) de ne pas me faire vacciner parce que l'autorité sanitaire elle-même dit qu'elle n'est pas sûre.

 

[...]

 

Les conditions pour un choix libre ne sont pas réunies. Les conditions d'exercice de ma liberté ne sont pas réunies, et aujourd'hui le choix d'une vaccination n'est pas un choix libre, mais un choix intrinsèquement mauvais." (Fin de citation)

____________

Un grand merci à Maître Fabrice Di Vizio pour cette démonstration.

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 15:22

"Le Diable existe-t-il réellement ? Peut il emprunter les réseaux numériques ?" Entretien avec le Père Jean Pascal DULOISY, Prêtre, exorciste officiel de l'Archevêché de Paris, avec l'Assemblée générale EBG, le 29 juin 2017.

Extrait :

 

"La question du diable n'est pas une question réservée à la confession religieuse, catholique ou de ce que vous voulez. C'est une réalité qui existe de partout parce que d'abord il y a la peur. Les gens ont peur. Et quand on a peur, on croit en tout ce qui passe, et on est prêt à faire n'importe quoi.

"[...] On peut faire ce que l'on veut avec qui que ce soit. Il suffit de le décider et je peux emmener monsieur là où je le veux si je le veux, du moment que j'applique la règle du diable. Il y a une règle systématique qui marche à tous les coups. Première étape : suggestion, pour créer ensuite une délectation, et une fois que l'on passe de la suggestion à la délectation, c'est foutu, c'est hormonal. Et l'on obtient ce que l'on veut, on obtient le consentement. Une bonne affiche publicitaire a ces trois éléments. Un bon commercial a ces trois éléments. Les curés fonctionnement différemment : 'commandement, confiance, obéissance, joie.'

"Le démon est une intelligence. [...] et il est plus intelligent que moi, donc on ne se propose de s'affronter à lui, car on sera perdant.

"[...] L'enfer est irrémédiable. D'ailleurs c'est cela l'enfer, il déteste ce qui lui est destiné.

"[...] Quand j'étais gosse, j'avais trouvé un truc génial, quand un copain m'avait fait une vacherie, j'allais lui faire un côté sympathique, j'allais lui rendre service, et là, il en pouvait plus, il disait 'casse-toi, casse-toi, casse-toi'. Donc le bien vous devient insupportable. Il reste dans le bien mais il en souffre. L'enfer c'est de souffrir du bonheur au lieu d'être heureux du bonheur."

 

Cette video entretien date de 2017 et ce que dit l'exorciste de l'archevêché de Paris au sujet de la suggestion de la peur comme arme du diable, c'est exactement ce qu'a fait Macron, la macronie et le système mondialiste covidiste qui a instillé la peur dans les populations du monde entier dans le cadre de la pLandémie dans le but de dominer, contrôler et amener les populations vers leur nouvel ordre mondial. 

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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 22:09

Dans sa Lettre aux diocésains sur l'épidémie de Covid-19, l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Marc Aillet, pose les bonnes questions :

http://diocese64.org/actualites/item/2200-communique-sur-la-crise-sanitaire

http://diocese64.org/actualites/item/2200-communique-sur-la-crise-sanitaire

Extrait

 

 

Comme évêque, c’est-à-dire comme pasteur appelé à prendre soin du troupeau qui m’a été confié par le Seigneur, je partage l’inquiétude d’un nombre croissant de personnes désemparées devant l’affolement sanitaire actuel. Les solutions préconisées par le Gouvernement pour endiguer l’épidémie, avec force moyens médiatiques et législatifs, si elles partent de l’intention louable de garantir la sécurité publique, engendrent chez beaucoup un état de détresse psychologique et morale. Si la vaccination est présentée par le pouvoir politique et les autorités de santé comme le seul moyen de stopper l’épidémie, les contraintes mises en place par décret ou en discussion au Parlement – vaccination obligatoire pour certaines professions, pass-sanitaire pour certains lieux ou activités de la vie quotidienne – suscitent des interrogations chez un nombre non négligeable de personnes qui craignent pour la sauvegarde de leurs libertés.

 

Si de très nombreux citoyens se sont laissés convaincre par les incitations gouvernementales et sur le conseil de très nombreux médecins de bonne foi, d’autres recourent au vaccin, contraints et forcés, pour ne pas perdre leur travail, ne pas mettre en péril leur famille ou pour jouir de la liberté d’aller au restaurant, au cinéma ou en voyage… L’obligation du pass-sanitaire n’est pas sans interroger beaucoup, y compris des élus de tous bords, sur le régime de discriminations, de suspicion ou de contrôle mutuel qui sera ainsi mis en place. Les discussions animées à l’Assemblée Nationale en témoignent. Un député de la Majorité, s’opposant au pass- sanitaire, a même dénoncé devant la commission des lois le risque de « fractionner la société ».

 

La pression quotidienne du discours médiatique, qui fonctionne comme un appel incitatif à la vaccination, les approximations et les contradictions de la parole publique, ont conduit nombre de nos concitoyens au doute, au scepticisme, voire à des durcissements et des réactions qui ne laissent pas d’inquiéter. Il serait préjudiciable à la paix et à la cohésion sociale d’instaurer une situation de « discrimination » entre vaccinés et non vaccinés, incitant même les uns à culpabiliser les autres, à les marginaliser et à les condamner à une quasi mort sociale. D’un côté comme de l’autre, il arrive que l’on joue sur le ressort de la peur et que l’on verse dans l’irrationnel.

 

Il ne se passe pas un jour où je ne ressente pas ce profond malaise, ce climat de tension voire de dépit qui affecte nombre de personnes que je rencontre. Je ne vous cache pas non plus mon inquiétude en constatant des germes de division dans les familles, les communautés, les groupes où la question de la vaccination devient peu à peu un sujet tabou, tant elle apparaît comme une question qui fâche.

 

Une information au service de la liberté de conscience

 

Vous aurez compris qu’il ne s’agit pas pour moi de dicter sa conduite à quiconque, ni de prendre position, de manière dogmatique, pour ou contre le vaccin. Mais il est de mon devoir de pasteur de vous inviter à la sérénité, dans le plus grand respect de tous, quelle que soit votre option, en vous refusant à stigmatiser ceux qui font d’autres choix. C’est la mission de l’Eglise de prendre de la hauteur et d’inviter à un débat apaisé, mieux : d’éclairer les consciences pour favoriser le « consentement libre et éclairé » exigé par la Loi. En reprenant la trilogie bien connue de la pensée sociale de l’Eglise – voir, juger, agir –, il s’est agi pour moi, avec l’aide de membres de « l’Académie diocésaine pour la vie », de procéder à un gros travail de recherche, en faisant le choix de n’utiliser que des informations référencées, provenant des services officiels de l’Etat français, d’autres Etats ou des Institutions internationales. Même s’il ne manque pas de scientifiques éminents, de médecins et autres professionnels de santé et de juristes pour alerter, de manière sereine et constructive, les pouvoirs publics et les populations sur les moyens alternatifs au vaccin et au pass-sanitaire pour endiguer l’épidémie et atteindre l’immunité collective, sans attenter aux libertés publiques.

 

Il n’est pas question pour moi de nier que la sécurité sanitaire soit un élément fondamental du Bien commun que l’Etat doit prendre à bras le corps, mais nul ne peut être contraint d’agir contre sa conscience. Car c’est bien la liberté de conscience qui est ici en jeu. Encore faut-il que la conscience soit éclairée et informée. Or l’enquête menée par l’Académie diocésaine pour la vie, m’a permis de découvrir une masse d’informations sur l’épidémie mondiale, impactant les populations depuis près de deux ans, et sur les moyens préconisés pour l’éradiquer, qui ne sont pas toujours portées par les grands médias à la connaissance du public.

 

Il y a des actes ou des choix qui sont toujours mauvais et qu’aucune loi ne saurait justifier. Il y a plus simplement un discernement à opérer sur la proportion des moyens mis en œuvre pour atteindre la fin, même louable, que l’on s’est fixé.

 

La posture du questionnement

 

[...]

 

On nous dit que la vaccination est le seul moyen, dans la situation actuelle, de stopper l’épidémie et d’atteindre l’immunité collective. Mais qu’en est-il des traitements qui existent et qui sont efficaces ou des autres moyens de prévention préconisés pour renforcer nos défenses immunitaires naturelles ? Est-il avéré que l’hydroxychloroquine, qui a été frappée d’interdiction en France par décret, a été autorisée dans d’autres pays européens ? Qu’en est-il de l’Ivermectine dont il semble que l’efficacité soit démontrée ? Qu’en est-il de la liberté des médecins de prescrire des traitements contre la covid-19 ?

 

Le mot « vaccin » résonne dans l’inconscient collectif comme un progrès indéniable qui a apporté de grands bienfaits à l’humanité. Que l’on pense au vaccin contre le Tétanos, pour lequel on n’a toujours pas trouvé de traitement pour éviter une mort inéluctable. L’épidémie de Covid-19 est-elle du même ordre, le risque d’en mourir est-il comparable ? Le taux de mortalité est-il particulièrement inquiétant ? Le nombre de contaminations fait-il croitre de manière exponentielle le nombre de décès ? Les vaccins protègent-ils contre les « variants » ?

 

https://twitter.com/Enfantdabord2/status/1418689643021807617?s=20

 

Les vaccins mis sur le marché actuellement en France sont-ils des vaccins à proprement parler ou des « thérapies géniques » innovantes ? Pourquoi l’Agence européenne du médicament, suivie par l’Agence Nationale de sécurité du médicament en France, n’a-t-elle accordé qu’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) « conditionnelle » et pourquoi les firmes pharmaceutiques ont-elles été exemptées d’indemnisation pour leurs effets indésirables ? Si la phase expérimentale 3 ne s’achèvera pour Pfizzer par exemple qu’en octobre 2023, cela signifie-t-il qu’il faille craindre pour la sécurité du médicament à moyen ou long terme ? Des effets indésirables, voire mortels, ont-ils été recensés depuis l’utilisation de ces « vaccins » et les médecins traitants ont-ils été invités à informer leurs patients de ces risques ? Pourquoi n’invoque-t-on pas le « principe de précaution » si présent dans le discours public quand il s’agit de la protection de l’environnement ?

 

 

La dernière question concerne l’utilisation avérée, au moins pour le vaccin Astrazeneka, puisqu’il n’existe aucune notice d’information sur la composition des trois autres vaccins – ce qui est pour le moins étrange –, de cellules issues de fœtus avortés. La Congrégation pour la Doctrine de la foi a publié, le 20 décembre 2020, une « Note sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins ». La question n’est pas nouvelle puisque d’autres vaccins qui circulent depuis les années 1960 (contre la rubéole, la varicelle, l’hépatite A et le zona), ont déjà suggéré à l’Eglise de se prononcer par le passé. Le dernier document en date, cité par la Note de 2020, est l’Instruction de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Dignitas personae, du 8 décembre 2008. Si l’Eglise porte évidemment un jugement négatif sur l’utilisation de cellules issues de fœtus avortés dans l’expérimentation et la fabrication des vaccins, qu’en est-il de la coopération au mal des utilisateurs de ces vaccins ? C’est une question éthique que l’on ne saurait éluder.

 

Lire : Vaccins ne faisant usage de lignées de cellules foetales dans aucune des trois étapes de l'élaboration d'un vaccin (IEB)

 

Enfin, le pass-sanitaire est présenté souvent de manière altruiste, comme nécessaire pour éviter que des non vaccinés contaminent les autres, par exemple les clients d’un restaurant ou les personnes les plus vulnérables que nous côtoyons ? Mais si ceux-ci sont vaccinés, que risquent-ils ? D’ailleurs le vaccin anti-covid protège-t-il de la contamination et de la transmission du virus ? La parole publique n’est pas claire : dans un mémoire au Conseil d’Etat du 28 mars 2021, le Ministre de la Santé affirme, arguments à la clé, qu’il y a toujours un risque pour les personnes vaccinées, mais le Premier Ministre dans son allocution du 21 juillet sur TFI, affirme sans ambages que l’on est protégé. Qui croire ? Et si le vaccin ne protège pas, pourquoi les vaccinés seraient-ils davantage admis dans certains lieux que les non-vaccinés ? A-t-on évalué les contraintes que le pass-sanitaire fera peser sur les citoyens dans la vie quotidienne ? Ne représente-t-il pas en fin de compte une obligation vaccinale déguisée ?

 

Comment concilier les textes de loi, depuis le Code de Nuremberg, qui interdisent toute obligation vaccinale ? Si le 8 avril 2021, un arrêt de la CEDH (Cour Européenne des droit de l’homme) a autorisé la vaccination obligatoire à certaines conditions, une résolution du Parlement Européen, votée le 27 janvier 2021, par tous les pays de la Communauté, y compris la France, demande « de s'assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n'est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s'il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement » (7.3.1) et « de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné, en raison de risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner » (7.3.2). Qu’en penser ?

 

Lire : Vaccin obligatoire contraire au Code de Nuremberg

Conseil européen: la vaccination ne sera PAS obligatoire et personne ne pourra faire l'objet de discrimination pour ne pas l'avoir

 

Ce sont les questions que j’entends et que je fais miennes volontiers. Ceux qui souhaiteraient consulter la Note informative de l’Académie diocésaine pour la Vie pourront la demander à l’adresse-mail suivante : academiepourlavie@yahoo.fr Comme tout citoyen, nous ne saurions trancher sur ces questions sans réflexion, comme nous ne saurions accorder notre confiance aux pouvoirs publics et aux autorités de santé sans information suffisante et sans discernement. Des choix présentés comme aussi décisifs pour la sécurité publique ne peuvent être posés qu’en conscience.

 

En vous invitant à ne pas céder à la division entre nous, à éviter tout jugement les uns sur les autres et à rechercher toujours la vérité dans la charité, je prie le Seigneur de nous éclairer sur les bonnes attitudes, en vue du Bien commun et de la défense de nos libertés fondamentales qui en constituent le socle.

 

Prions pour les autorités publiques, afin qu’elles prennent de bonnes et justes décisions, et demandons au Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, de mettre un terme à cette épidémie.

 

 

+ Marc Aillet, le 23 juillet 2021

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 17:50

Nous publions ci-dessous un extrait d'un texte rédigé par l'Abbé Olivier Rioult, prêtre catholique sédévacantiste ne reconnaissant pas l'autorité des "papes de Vatican II'', mais dont la position sur la question grave (que nous partageons) de savoir si l'on doit ou non "coopérer à la tyrannie sanitaire en recevant un vaccin" doit être lue par tous, pour faire un choix libre et véritablement éclairé.

Un texte publié sur le site La Sapinière.

Le document entier en format PDF est téléchargeable ici.

______________

Avons-nous le droit de coopérer à la tyrannie "sanitaire" en recevant un vaccin ?

Le projet politique n’a en fait rien à voir avec la vaccination. Le but est de contrôler numériquement les hommes comme du bétail. Le but est de contrôler les mouvements de chaque personne et de pouvoir interdire à n’importe qui le déplacement ou l’entrée dans un lieu, privé ou public. La vaccination est le moyen de faire accepter à la population son propre traçage : ta vie appartient à l’Etat ! Très vite, ce système de contrôle va intégrer de nouveaux paramètres. Grâce au passeport intérieur hypocritement appelé vaccinal, le système pourra débrancher n’importe qui de la société : pour un commentaire sur les réseaux sociaux, une accusation de racisme en milieu multiculturel, une critique contre les sodomites, ou un refus de vaccination, ce sera l’impossibilité de payer quoi que ce soit ou de se déplacer si le système le décide. Bref le totalitarisme dans toute sa laideur. La terre comme antichambre de l’enfer, c’exactement le but des anges déchus.

 

Petit à petit, le gouvernement, grâce à l’intelligence artificielle, aura un pouvoir quasi total sur les individus. Et quand une monnaie numérique et le passeport sanitaire seront en place, n’importe qui pourra être socialement mis à mort en deux clics. Ce que nous vivons n’est pas une crise sanitaire mais un changement de monde, un changement de paradigme voulu par les puissants pour chambouler tous les systèmes humains afin de les réinitialiser selon leur vue, et ce but est satanique : l’asservissement total de l’espèce humaine annoncée par les Saintes Ecritures : en langage politique on parle de coup d’état ou d’un hold-up mondialiste mais en langage théologique on parle du pouvoir de la bête antéchrist qui exerce sa domination universelle (pour un temps qui sera abrégé par le retour du Christ). Le danger ce n’est pas le coronavirus mais la république totalitaire qui, avec une police complice et infantilisée… car cette police n’a pas hésité à dresser 2,2 millions de procès-verbaux contre les Français qui ont refusé la séquestration arbitraire chez soi et qui sortaient normalement sans cette absurdité des certificats d’auto-autorisation de sortie, etc. contrôle et organise un monde d’esclaves.

 

Ce plan criminel ne peut se mettre en place que grâce au mensonge et à la terreur. Car si les gens se soumettaient à la vérité et à la réalité, ils comprendraient que rien n’oblige à recevoir un faux traitement médical pour une maladie que je n’ai pas ; d’autant plus que je peux m’en protéger en renforçant naturellement mon système immunitaire, et qu’au pire des cas, je peux toujours me soigner de l’infection virale en prenant des vitamines ou des médicaments ayant fait leur preuve, comme l’ivermectine et l’hydroxychloroquine. Mais une masse abrutie ou apostate méritent d’être dirigée par les Mammonites. Car pour empêcher la construction du Goulag, il faut vivre dans la vérité et savoir que la vie ici-bas n’est pas la vraie vie.

 

[...]

 

Et c’est là que le bât blesse. Avec l’imposture du Covid, on n’est pas dans le domaine de l’opinion plus ou moins contestable mais dans le domaine des faits suffisamment constatables ! Le professeur Christian Perronne écrivait dans son message au Français : « Toutes ces mesures [de peur] sont faites pour que les Français réclament un vaccin. Or quel est l’intérêt d’un vaccin généralisé pour une maladie dont la mortalité est proche de 0,05% ? Aucun. Cette vaccination de masse est inutile. De plus, les risques de la vaccination peuvent être plus importants que les bénéfices. Le plus inquiétant est que de nombreux pays, dont la France, se disent prêts à vacciner dans les semaines qui viennent, alors que la mise au point et l’évaluation de ces produits se sont faites à la va-vite et qu’aucun résultat de l’efficacité ou de la dangerosité de ces vaccins n’a été publié à ce jour. Nous n’avons eu le droit qu’à des communiqués de presse des industriels fabricants, permettant de faire flamber leurs actions en bourse. Le pire est que les premiers “vaccins” qu’on nous propose ne sont pas des vaccins, mais des produits de thérapie génique… On ne connaît absolument pas les conséquences de cette injection, car c’est une première chez l’homme… Il existe donc un risque réel de transformer nos gènes définitivement. Il y a aussi la possibilité, par la modification des acides nucléiques de nos ovules ou spermatozoïdes, de transmettre ces modifications génétiques à nos enfants. Les personnes qui font la promotion de ces thérapies géniques, faussement appelées “vaccins” sont des apprentis sorciers et prennent les Français et plus généralement les citoyens du monde, pour des cobayes. Nous ne voulons pas devenir, comme les tomates ou le maïs transgéniques, des OGM (organismes génétiquement modifiés). »

 

L’utilisation de cellules de fœtus avortés, tout dramatique que cela soit, n’est qu’un problème de coopération matérielle éloignée acceptable dans certains cas. Mais en l’espèce, ce n’est pas le problème et ce n’est pas en traitant de ce problème annexe et secondaire qu’on éclairera les consciences sur l’obligation morale que nous avons de refuser ces « thérapies géniques, faussement appelées “vaccins”. » Nous n’avons pas le droit de nous laisser injecter une substance inconnue par des commerçants mafieux, pas plus que d’accepter d’être des cobayes aux mains des apprentis sorciers. Répétons-le avec Pie XII : « Dieu seul est le Maitre de la vie et de l’intégrité de l’être humain… L’homme n’est pas le propriétaire : il en a l’usufruit, il devra donc rendre compte au Créateur de l’usage qu’il en aura fait. » (Pie XII, Allocution à “Union médico-biologique Saint Luc, le 12 novembre 1941.)

 

[...] 

 

L’Abbé Lang un prêtre allemand de la FSSPX, lui, est beaucoup plus clair et direct. D’abord il rappelle qu’avec la grippe aviaire en 2005, la grippe porcine en 2009, le virus Ebola en 2014, le virus Zika en 2016, à chaque fois, le monde politico-médiatique nous a fait peur en nous présentant ces virus comme très dangereux avec comme solution ultime et unique remède : la vaccination… A chaque fois, ce fut un mensonge, mais entre-temps des millions de doses de vaccins avaient engendré des milliards de bénéfices pour l’industrie pharmaceutique. Après ces coups d’essais ratés, le coup de maître du « Coronavirus 2019 » est arrivé : on reste dans le même genre de mensonge mais avec une dimension transhumaniste et de marchandisation de l’être humain en plus, c’est-à-dire que le mensonge ne sert plus seulement les intérêts des commerçants mafieux sans scrupules mais aussi, dit lucidement l’abbé Lang, « des puissances d’arrière-plan d’essence satanique voulant installer un nouvel ordre mondial mondialiste et communiste sur les ruines de l’ordre actuel. Un nouvel ordre délibérément sans Dieu, sans ordre naturel, sans Loi et sans Justice. »

 

Enfin un prêtre qui a la bonne idée de replacer le problème dans tous ces aspects et enjeux en rappelant que nous avons à lutter contre des forces « d’essence satanique » ! Le transhumanisme est en effet un projet satanique visant à s’affranchir, par le progrès technique de manière utopique et donc destructrice, de notre condition de créature mortelle et limitée. Ce péché contre Dieu c’est le fameux péché de l’homme qui se fait Dieu, dans la même veine que celui de Lucifer et d’Adam… Rien de nouveau sous le soleil…

 

Toujours aussi lucidement, l’abbé écrit : « il faut donc s’attendre à ce que nous soyons bientôt, par un moyen ou par un autre, contraints à cette vaccination, certains pays offrant notamment déjà des facilités de voyage aux individus qui ont été vaccinés (la contrainte sera donc essentiellement sociale : ceux qui la refuseront seront alors désignés comme des “égoïstes téméraires” ou des “dangers pour eux-mêmes et leurs semblables”). »

 

L’abbé Lang est encore très pertinent en donnant un argument essentiel pour refuser en conscience les prétendus vaccins anti-Covid ; argument compréhensible par toute personne raisonnable qui n’aurait pas la foi et à qui la profondeur théologique de la situation échapperait : « Le seul facteur de la négligence flagrante avec lequel fut développé le vaccin contre la Covid-19 devrait déjà être suffisant pour rejeter catégoriquement l’injection de ce vaccin. Personne ne peut et ne doit être contraint à subir les conséquences de l’irresponsabilité avec lequel ce vaccin fut développé… Aux investisseurs, on parle clairement. Mais pas à nous, les humains, les cobayes. Dans le cas de la Covid-19, c’est donc la toute première fois dans l’histoire de la vaccination qu’une méthode à base d’ARNm est employée… [Rem : Qui ayant acheté un nouveau produit et en ignore les effets ne l’essaie pas d’abord sur une petite surface et attend de constater les effets avant d’en faire un emploi massif ?] L’administration de ce vaccin à ARNm n’est rien d’autre qu’une révolution contre Dieu et contre l’ordre qu’Il a mis dans la nature. L’homme se prend pour Dieu. Face au “vaccin” contre la Covid-19, ce que nous, les catholiques, devons faire ne fait donc plus aucun doute : le rejet catégorique. »

 

[...]

 

Nous pensons que notre humanité apostate et impie, rebelle aux commandements de Dieu, asservie à Mammon et ennemie du Christ, s’approche de ce moment annoncé par saint Jean dans son Apocalypse : l’humanité a voulu la liberté sans et contre son Dieu créateur et rédempteur, elle aura, et c’est justice d’une certaine manière, la servitude de Satan. Une société qui voit la vie ici-bas et la santé publique comme un absolu est une société idolâtre prête à tous les compromissions et excès. Elle est prête à l’esclavage. Et pour garder sa vie d’esclave, elle est prête à se soumettre à l’Etat tout-puissant.

 

« Et l’on adora le dragon [Satan], parce qu’il avait donné l’autorité à la bête [pouvoir temporel mondialiste], et l’on adora la bête, en disant : “Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?” Et il lui fut donné une bouche proférant des paroles arrogantes et blasphématoires, et il lui fût donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois… Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre ; et il lui fût donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation. Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau immolé, dès la fondation du monde. Que celui qui a des oreilles entende ! […] C’est ici la patience et la foi des saints. Puis je vis monter de la terre une autre bête [pouvoir spirituel apostat], qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon [les antipapes de Vatican II]. Elle exerçait toute la puissance de la première bête en sa présence, et elle amenait la terre et ses habitants à adorer la première bête, dont la plaie mortelle avait été guérie. […] Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom… c’est un nombre l’homme et ce nombre est six cent soixante-six. » (Apoc 13, 4-17)

 

[...] 

 

La marque de la bête : le vaccin et ses nanoparticules couplé avec la 5G et son formidable débit d’informations permettant de contrôler tous les objets connectés en temps réel, car le but du vaccin est de nous transformer en objet connecté ; acheter ou vendre : gouvernement totalitaire de terreur grâce au projet de monnaie numérique unique aux mains de la mafia satanique et kabbaliste pour asservir l’humanité…

 

Tout est lié et l’abbé Lang est l’un des rares à avoir manifesté cette dimension apocalyptique et démoniaque du problème. Honneur à lui : « Bill Gates a déjà déposé un brevet aux Etats-Unis en 2017, appelé Luciférase, qui consiste à ajouter une enzyme à un vaccin qui rend la vaccination “lisible” chez l’homme. Le 26 mars 2020, Microsoft a déposé un brevet international numéro 060606 [Cf. Pierre Hillard, Chroniques du mondialisme, Culture et racines, 2014, p. 285 & 343.], qui va encore plus loin. […] Rendre la vaccination “lisible” permettrait d’accomplir ce dont parlent les Ecritures, à savoir que seul celui qui a la marque sur sa main ou sur son front peut acheter ou vendre. Ainsi par exemple, si le capteur de la porte d’entrée d’une épicerie détecte qu’une personne n’est pas vaccinée, la porte restera fermée. »

 

[...]

 

L’abbé Lang conclut donc avec raison au « rejet catégorique de ce vaccin intrinsèquement mauvais. Ce vaccin provient d’une science sans conscience, c’est-à-dire d’une science sans Dieu, qui ne se soucie pas le moins du monde des lois naturelles et qui transgresse effrontément et avec arrogance toutes les limites fixées par Dieu. Quiconque se laisse volontairement injecter ce vaccin accepte d’une part cette science sans conscience et d’autre part, le système satanique et dictatorial (060606), qui est en train de remodeler le monde dans son sens. Cela signifie qu’il ne peut y avoir aucune raison valable pour accepter ce vaccin [sorte de “baptême” satanique] même si cela devait impliquer que le père de famille perde son emploi, que l’hypothèque de la maison ne pourrait plus être remboursée, que la famille perde tout et doive aller mendier pour survivre. [À nous d’être fidèles à la grâce du martyr] L’ennemi d’aujourd’hui se tient devant nous non pas comme une idole, non pas avec une mitrailleuse, mais comme une dose de vaccin anti-divin qui transgresse toutes les lois de la nature, sous prétexte de nous sauver et de nous venir en aide. Difficile de penser un plan plus brillant (au sens satanique du terme). Celui qui persévère jusqu’à la fin sera sauvé. Le temps de la tribulation ne durera pas éternellement. Dieu humiliera ses ennemis. »

 

Nous ne savons pas si nous sommes face à la dernière et terrible persécution, celle de l’antéchrist. Mais ce que nous savons c’est que Dieu nous donnera la force du martyr et la gloire dans son royaume si nous luttons avec lui contre ces antéchrists. La persécution s’en vient parce qu’elle a déjà commencé.

 

[...]

 

Dieu reste Dieu et le Christ, l’agneau immolé, ne meurt plus mais il donne la vie. Soyons prêt à tout perdre pour trouver la vie !

 

Source : "Avons-nous le droit de coopérer à la tyrannie « sanitaire » en recevant un vaccin ?", La Sapinière

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Vaccin obligatoire contraire au Code de Nuremberg

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 13:05

En cette fête de Notre-Dame du Mont Carmel, François publie une Lettre apostolique en forme de motu proprio, intitulée "Traditionis custodes", sur l’usage de la liturgie romaine avant la réforme de 1970. La lettre est publiée en italien et en anglais.

Il s'agit d'une suppression du Motu Proprio de Benoît XVI libéralisant la messe latine qui n'avait jamais été interdite puisque cette messe avait été canonisée en 1570 comme valable et utilisable par tous prêtres "à perpétuité" par Saint Pie V dans la Bulle Quo Primum. Cette bulle rendait obligatoire l'utilisation de ce missel dans toute l'Église latine, en faisant exception uniquement pour les lieux et diocèses où la liturgie eucharistique était célébrée suivant un rite au moins bi-séculaire; c'est ainsi que le rite ambrosien, le rite mozarabe et le rite cartusien des monastères des Chartreux ont pu continuer légalement leurs existence. La Bulle indiquait : "Nous avons décidé et déclarons que les supérieurs, administrateurs, chapelains et autres prêtres de quelque nom qu’ils seront désignés, ou les religieux de n’importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la messe autrement que nous l’avons fixée, et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide." La Bulle frappait en outre de l’'indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul' celui qui "se permettait une ... altération" des dispositions de la bulle, et ordonnait "que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié" au dit missel. On peut lire cette Bulle de 1570 en français ici.

Il s'agit d'autre part d'un retour au Motu Proprio de Jean-Paul II de 1984 avec une limitation drastique et un encadrement strict de tous les prêtres qui la célèbrent.

Source: https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2021/07/16/0469/01015.html

Source: https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2021/07/16/0469/01015.html

En voici une traduction automatique :

 

Rome, le 16 juillet 2021

 

Chers frères dans l'épiscopat,

 

Comme mon prédécesseur Benoît XVI l'a fait avec Summorum Pontificum, j'ai moi aussi l'intention d'accompagner le Motu proprio Traditionis custodes d'une lettre, pour illustrer les raisons qui m'ont conduit à cette décision. Je m'adresse à vous avec confiance et parrhésie, au nom de cette « sollicitude partagée pour toute l'Église, qui contribue suprêmement au bien de l'Église universelle », comme nous le rappelle le Concile Vatican II.[1]

 

La plupart des gens comprennent les motifs qui ont poussé saint Jean-Paul II et Benoît XVI à autoriser l'utilisation du Missel romain, promulgué par saint Pie V et édité par saint Jean XXIII en 1962, pour le sacrifice eucharistique. La faculté - accordée par l'indult de la Congrégation pour le culte divin en 1984 [2] et confirmée par saint Jean-Paul II dans le Motu Proprio Ecclesia Dei en 1988 [3] - était avant tout motivée par la volonté de favoriser la guérison du schisme avec le mouvement de Mgr Lefebvre. Dans l'intention ecclésiale de restaurer l'unité de l'Église, les Évêques sont ainsi invités à accueillir avec générosité les « justes aspirations » des fidèles qui demandent l'usage de ce Missel.

 

Beaucoup dans l'Église en sont venus à considérer cette faculté comme une opportunité d'adopter librement le Missel romain promulgué par saint Pie V et de l'utiliser d'une manière parallèle au Missel romain promulgué par saint Paul VI. Afin de régler cette situation à distance de plusieurs années, Benoît XVI est intervenu pour remédier à cet état de fait dans l'Église. De nombreux prêtres et communautés avaient « utilisé avec gratitude la possibilité offerte par le Motu proprio » de saint Jean-Paul II. Soulignant que cette évolution n'était pas prévisible en 1988, le Motu proprio Summorum Pontificum de 2007 entendait introduire « une réglementation juridique plus claire » en la matière. [4] Afin de permettre l'accès à ceux, y compris les jeunes, qui « lorsqu'ils découvrent cette forme liturgique, se sentent attirés par elle et y trouvent une forme, particulièrement adaptée à eux, pour rencontrer le mystère de la très sainte Eucharistie », [5 ] Benoît XVI a déclaré « le Missel promulgué par saint Pie V et nouvellement édité par le bienheureux Jean XXIII, comme une expression extraordinaire de la même lex orandi », accordant une « possibilité plus ample pour l'utilisation du Missel de 1962 ». [6]

 

A l'appui de son choix se trouvait la conviction que cette disposition ne remettrait pas en cause l'une des décisions essentielles du Concile Vatican II, ni ne minimiserait ainsi son autorité : le Motu proprio reconnaissait pleinement que « le Missel promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la lex orandi de l'Église catholique de rite latin "[7] . La reconnaissance du Missel promulguée par saint Pie V « comme une expression extraordinaire de la lex orandi elle-même » ne voulait en aucun cas méconnaître la réforme liturgique, mais était dictée par le désir de répondre aux « prières insistantes de ces fidèles » , leur permettant de « célébrer le Sacrifice de la Messe selon l'édition typique du Missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, comme forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église »[8] . Il était réconforté dans son discernement par le fait que ceux qui souhaitaient « retrouver la forme, qui leur est chère, de la sainte Liturgie », « acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II et étaient fidèles au Pape et aux évêques »[9] . Il a également déclaré infondée la crainte de scission dans les communautés paroissiales, car « les deux formes d'usage du rite romain auraient pu s'enrichir mutuellement »[10] . C'est pourquoi il a invité les évêques à surmonter les doutes et les peurs et à recevoir les normes, "en veillant à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité", avec la promesse que "des moyens pourraient être recherchés pour trouver un remède", si "de graves difficultés se révélaient " dans l'application de la législation après " l'entrée en vigueur du Motu proprio "[11] .

 

Treize ans plus tard, j'ai chargé la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de vous envoyer un questionnaire sur l'application du Motu proprio Summorum Pontificum. Les réponses reçues ont révélé une situation qui m'angoisse et m'inquiète, confirmant la nécessité d'intervenir. Malheureusement, l'intention pastorale de mes prédécesseurs, qui avaient entendu « tout mettre en œuvre pour que tous ceux qui désirent vraiment l'unité puissent rester dans cette unité ou la retrouver »[12] , il a souvent été sérieusement négligé. Une possibilité offerte par saint Jean-Paul II et avec encore plus de magnanimité par Benoît XVI pour recomposer l'unité du corps ecclésial dans le respect des diverses sensibilités liturgiques a été utilisée pour augmenter les distances, durcir les différences, construire des contrastes qui blessent l'Église et ils entraver sa progression, l'exposant au risque de divisions.

 

Je suis également attristé par les abus de part et d'autre dans la célébration de la liturgie. Comme Benoît XVI, je stigmatise moi aussi que « dans de nombreux endroits les prescriptions du nouveau Missel ne sont pas célébrées fidèlement, mais il est même compris comme une autorisation voire une obligation à la créativité, ce qui conduit souvent à des déformations à la limite de ce qui est supportable "[13]. Mais je suis néanmoins attristé par une utilisation instrumentale du Missale Romanum de 1962, de plus en plus caractérisée par un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique, mais du Concile Vatican II, avec l'affirmation infondée et insoutenable qu'il a trahi la Tradition et « la vraie Église ». S'il est vrai que le chemin de l'Église doit être compris dans le dynamisme de la Tradition, « qui vient des Apôtres et qui progresse dans l'Église avec l'assistance de l'Esprit Saint » (DV 8), le Concile Vatican II constitue le étape la plus importante de ce dynamisme, récemment, au cours de laquelle l'épiscopat catholique a écouté pour discerner le chemin que l'Esprit indiquait à l'Église. Douter du Concile, c'est douter des intentions mêmes des Pères,[14] , et, finalement, douter du Saint-Esprit lui-même qui guide l'Église.

 

Le Concile Vatican II lui-même éclaire le sens du choix de revoir la concession permise par mes prédécesseurs. Parmi les votes que les Evêques ont indiqué avec le plus d'insistance, celui de la participation pleine, consciente et active de tout le Peuple de Dieu à la liturgie se dégage[15] , dans la lignée de ce que Pie XII affirmait déjà dans l'encyclique Mediator Dei sur le renouveau de la liturgie[16] . La constitution Sacrosanctum Concilium a confirmé cette demande, en délibérant sur « la réforme et l'augmentation de la liturgie »[17] , indiquant les principes qui devaient guider la réforme[18] . En particulier, il a établi que ces principes concernaient le rite romain, tandis que pour les autres rites légitimement reconnus, il a demandé qu'ils soient « prudemment révisés de manière intégrale dans l'esprit d'une saine tradition et renforcés selon les circonstances et le temps"[19] . Sur la base de ces principes, la réforme liturgique a été réalisée, qui a sa plus haute expression dans le Missel romain, publié in editio typica par saint Paul VI.[20] et révisé par saint Jean-Paul II[21] . Il faut donc supposer que le Rite romain, adapté plusieurs fois au cours des siècles aux besoins de l'époque, a non seulement été conservé, mais renouvelé "dans le fidèle respect de la Tradition"[22] . Quiconque désire célébrer avec dévotion selon la forme liturgique antécédente n'aura aucune difficulté à trouver dans le Missel romain réformé selon l'esprit du Concile Vatican II tous les éléments du Rite romain, en particulier le canon romain, qui constitue l'un des les éléments les plus caractéristiques.

 

Une dernière raison de ma décision est la suivante : de plus en plus évident dans les paroles et les attitudes de beaucoup est le lien étroit entre le choix des célébrations selon les livres liturgiques antérieurs au Concile Vatican II et le rejet de l'Église et de ses institutions au nom de de ce qu'on appelle la « vraie Église ». C'est un comportement qui contredit la communion, nourrissant cette pulsion de division - « Je suis à Paul ; Moi, par contre, j'appartiens à Apollon ; Je suis de Céphas ; Je suis du Christ » - contre qui l'apôtre Paul a réagi fermement[23] . C'est pour défendre l'unité du Corps du Christ que je suis contraint de révoquer la faculté accordée par mes prédécesseurs. L'usage déformé qui en a été fait est contraire aux raisons qui les ont conduits à accorder la liberté de célébrer la messe avec le Missale Romanum de 1962. Puisque « les célébrations liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l'Église, qui est » sacrement de l'unité ""[24] , ils doivent se faire en communion avec l'Église. Le Concile Vatican II, tout en réaffirmant les liens extérieurs d'incorporation à l'Église - la profession de foi, des sacrements, de communion -, a affirmé avec saint Augustin que c'est une condition pour que le salut demeure dans l'Église non seulement « avec le corps », mais aussi « avec le coeur »[25] .

 

Chers frères dans l'épiscopat, Sacrosanctum Concilium a expliqué que l'Église « sacrement de l'unité » est telle parce qu'elle est un « Peuple saint rassemblé et ordonné sous l'autorité des évêques »[26] . Lumen gentium, tout en rappelant à l'Évêque de Rome d'être « principe et fondement perpétuels et visibles de l'unité tant des évêques que de la multitude des fidèles », dit que vous êtes « principe visible et fondement de l'unité dans vos Églises locales, dans laquelle et à partir de laquelle il y a la seule et unique Église catholique »[27] .

 

Répondant à vos demandes, je prends la ferme décision d'abroger toutes les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures à ce Motu Proprio, et de conserver les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, comme la seule expression de la lex orandi du rite romain. Je suis réconforté dans cette décision par le fait qu'après le Concile de Trente, saint Pie V a également abrogé tous les rites qui ne pouvaient se vanter d'une antiquité prouvée, établissant un seul Missale Romanum pour toute l'Église latine. Pendant quatre siècles, ce Missale Romanum promulgué par saint Pie V fut ainsi l'expression principale de la lex orandi du Rite romain, remplissant une fonction unificatrice dans l'Église. Pour ne pas contredire la dignité et la grandeur de ce Rite, les Evêques réunis en concile œcuménique demandent sa réforme ; leur intention était que « les fidèles ne devraient pas assister au mystère de la foi en tant qu'étrangers ou spectateurs silencieux, mais, avec une pleine compréhension des rites et des prières, participer à l'action sacrée consciemment, pieusement et activement »[28] . Saint Paul VI, rappelant que le travail d'adaptation du Missel Romain avait déjà été commencé par Pie XII, déclara que la révision du Missel Romain, effectuée à la lumière des sources liturgiques les plus anciennes, avait pour but de permettre à l'Église de élever, dans la variété des langues, « une seule et même prière » exprimant son unité[29] . J'ai l'intention de rétablir cette unité dans toute l'Église de rite romain.

 

Le Concile Vatican II, décrivant la catholicité du Peuple de Dieu, rappelle que « dans la communion ecclésiale il y a des Églises particulières, qui jouissent de leurs propres traditions, sans préjudice de la primauté de la chaire de Pierre qui préside à la communion universelle de charité, garantit les diversités légitimes et veille en même temps à ce que le particulier non seulement ne nuise pas à l'unité, mais qu'il la serve »[30] . Alors que, dans l'exercice de mon ministère au service de l'unité, je prends la décision de suspendre la faculté accordée par mes prédécesseurs, je vous demande de partager ce poids avec moi comme une forme de participation au souci de toute l'Église. Dans le Motu proprio, j'ai voulu affirmer qu'il appartient à l'évêque, en tant que modérateur, promoteur et gardien de la vie liturgique dans l'Église dont il est le principe d'unité, de régler les célébrations liturgiques. Il vous appartient donc d'autoriser dans vos Eglises, en tant qu'Ordinaires locaux, l'usage du Missel Romain de 1962, en appliquant les normes de ce Motu proprio. C'est avant tout à vous de travailler pour revenir à une forme festive unitaire, en vérifiant au cas par cas la réalité des groupes qui célèbrent avec ce Missale Romanum.

 

Les indications sur la marche à suivre dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes : d'une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ; d'autre part, interrompre l'érection de nouvelles paroisses personnelles, liées plus au désir et à la volonté des prêtres individuels qu'au besoin réel du « saint peuple fidèle de Dieu ». En même temps, je vous demande de veiller à ce que chaque liturgie soit célébrée dans le décorum et la fidélité aux livres liturgiques promulgués après le Concile Vatican II, sans excentricités qui dégénèrent facilement en abus. A cette fidélité aux prescriptions du Missel et aux livres liturgiques, qui reflètent la réforme liturgique voulue par le Concile Vatican II,

 

Pour vous, j'invoque l'Esprit du Seigneur ressuscité, afin qu'il vous rende forts et fermes dans le service du Peuple que le Seigneur vous a confié, afin que, par vos soins et votre vigilance, il exprime la communion même dans l'unité de un seul Rite, dans lequel une grande richesse de la tradition liturgique romaine. Je prie pour toi. Tu pries pour moi.

 

FRANCESCO

 

__________________

 

 

 

[1] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[2] Voir CONGRÉGATION POUR LE CULTE DIVIN, Lettre aux Présidents des Conférences épiscopales « Quattuor abhinc annos », 3 octobre 1984 : AAS 76 (1984) 1088-1089.

 

[3] JEAN-PAUL II, Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesia Dei », 2 juillet 1988 : AAS 80 (1998) 1495-1498.

 

[4] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[5] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[6] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797.

 

[7] BENOÎT XVI, Litt. App. Motu proprio datae « Summorum Pontificum », 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 779.

 

[8] BENOÎT XVI, Litt. App. Motu proprio datae « Summorum Pontificum », 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 779.

 

[9] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[10] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797.

 

[11] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 798.

 

[12] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797-798.

 

[13] BENOÎT XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.

 

[14] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[15] Voir ACTA ET DOCUMENTA VATICAN CONSEIL OCUMÉNIQUE II APPARANDO , Série I, Volume II, 1960.

 

[16] Pie XII, Litt. Encyc. "Mediator Dei et hominum", 20 novembre 1947 : AAS 39 (1949) 521-595.

 

[17] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, nn. 1, 14 : AAS 56 (1964) 97.104.

 

[18] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, n. 3 : AAS 56 (1964) 98.

 

[19] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, n. 4 : AAS 56 (1964) 98.

 

[20] MISSALE ROMANUM ex décret Sacrosancti Oecumenici Conciles Vatican II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum , editio typica, 1970.

 

[21] MISSALE ROMANUM ex décret Sacrosancti Oecumenici Conciles Vatican II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum Ioannis Pauli PP. II cura recognitum , editio typica altera, 1975 ; editio typica tertia, 2002; (reimpressio emendata, 2008).

 

[22] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 3 : AAS 56 (1964) 98.

 

[23] 1Cor 1 : 12-13.

 

[24] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 26 : AAS 56 (1964) 107.

 

[25] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 14 : AAS 57 (1965) 19.

 

[26] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 6 : AAS 56 (1964) 100.

 

[27] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium" 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[28] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 3 décembre 1963, n. 48 : AAS 56 (1964) 113.

 

[29] PAUL VI, Constitution apostolique Missale Romanum (3 avril 1969), AAS 61 (1969) 222.

 

[30] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'Église "Lumen gentium", 21 novembre 1964, n. 13 : AAS 57 (1965) 18.

Lettre apostolique en forme de Motu "Proprio" du Souverain Pontife François "Traditionis Custodes" sur l'usage de la Liturgie romaine avant la Réforme de 1970, 16.07.2021

 

Source: Vatican.va

[B0469]

 

LETTRE APOSTOLIQUE

EN FORME DE MOTU "PROPRIO"

DU SOUVERAIN PONTIFE FRANCOIS

 

"TRADITIONIS CUSTODES"

 

SUR L'USAGE DE LA LITURGIE ROMAINE AVANT LA RÉFORME DE 1970

 

Gardiens de la tradition, les évêques, en communion avec l'évêque de Rome, constituent le principe visible et le fondement de l'unité dans leurs Églises particulières. [1] Sous la conduite de l'Esprit Saint, par l'annonce de l'Évangile et par la célébration de l'Eucharistie, ils gouvernent les Églises particulières qui leur sont confiées. [2]

 

Pour promouvoir l'harmonie et l'unité de l'Église, avec une sollicitude paternelle envers ceux qui, dans certaines régions, ont adhéré aux formes liturgiques antérieures à la réforme voulue par le Concile Vatican II, mes vénérables prédécesseurs, saint Jean-Paul II et Benoît XVI, ont accordé et réglementaient la faculté d'utiliser le Missel romain publié par saint Jean XXIII en 1962. [3] De cette manière, ils entendaient « faciliter la communion ecclésiale à ces catholiques qui se sentent liés à certaines formes liturgiques antérieures » et non à d'autres. [4]

 

Suite à l'initiative de mon vénérable prédécesseur Benoît XVI d'inviter les évêques à vérifier l'application du Motu Proprio Summorum Pontificum , trois ans après sa publication, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a procédé en 2020 à une large consultation des évêques, la dont les résultats ont été soigneusement examinés à la lumière de l'expérience acquise ces dernières années.

 

Maintenant, après avoir considéré les vœux formulés par l'épiscopat et écouté l'avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, je souhaite, avec cette Lettre apostolique, continuer encore plus dans la recherche constante de la communion ecclésiale. Par conséquent, j'ai trouvé approprié d'établir ce qui suit :

 

Article 1. Les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du Rite romain.

 

Article 2. L'évêque diocésain, en tant que modérateur, promoteur et gardien de toute la vie liturgique dans l'Église particulière qui lui est confiée, [5] est chargé de régler les célébrations liturgiques dans son propre diocèse. [6] Par conséquent, il est de sa compétence exclusive d'autoriser l'utilisation du Missale Romanum de 1962 dans le diocèse, en suivant les directives du Siège Apostolique.

 

Article 3. L'évêque, dans les diocèses où il y a jusqu'à présent la présence d'un ou plusieurs groupes célébrant selon le Missel avant la réforme de 1970 :

 

§ 1. est de veiller à ce que de tels groupes n'excluent pas la validité et la légitimité de la réforme liturgique, des préceptes du Concile Vatican II et du Magistère des Souverains Pontifes ;

 

§ 2. indique un ou plusieurs lieux où les fidèles adhérents à ces groupes peuvent se réunir pour la célébration eucharistique (mais pas dans les églises paroissiales et sans ériger de nouvelles paroisses personnelles) ;

 

§ 3. établir à l'endroit indiqué les jours où les célébrations eucharistiques sont autorisées avec l'usage du Missel romain promulgué par saint Jean XXIII en 1962. [7] Dans ces célébrations, les lectures doivent être proclamées en langue vernaculaire, en utilisant les traductions de l'Écriture sainte à usage liturgique, approuvée par les Conférences épiscopales respectives ;

 

§ 4. nommer un prêtre qui, en tant que délégué de l'évêque, est chargé des célébrations et de la pastorale de ces groupes de fidèles. Le prêtre est apte à cet office, est compétent pour utiliser le Missale Romanum antérieur à la réforme de 1970, a une connaissance de la langue latine qui lui permet de bien comprendre les rubriques et les textes liturgiques, est animé d'une vive charité pastorale, et un sens de la communion ecclésiale. Il faut en effet que le prêtre responsable ait à cœur non seulement la célébration digne de la liturgie, mais le soin pastoral et spirituel des fidèles.

 

§ 5. dans les paroisses personnelles érigées canoniquement au profit de ces fidèles, il procède à une évaluation appropriée de leur utilité réelle pour la croissance spirituelle, et évalue s'il convient ou non de les maintenir.

 

§ 6. veillera à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes.

 

Article 4. Les prêtres ordonnés après la publication de ce Motu proprio, qui ont l'intention de célébrer avec le Missale Romanum de 1962, doivent en faire la demande formelle à l'Évêque diocésain qui consultera le Siège Apostolique avant d'accorder l'autorisation.

 

Article 5. Les prêtres qui célèbrent déjà selon le Missale Romanum de 1962 demanderont à l'évêque diocésain l'autorisation de continuer à faire usage de la faculté.

 

Article 6. Les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, érigés à l'époque par la Commission pontificale Ecclesia Dei, relèvent de la compétence de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique.

 

Article 7. La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements et la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, pour les matières de leur compétence, exerceront l'autorité du Saint-Siège, surveillant l'observation de ces dispositions .

 

Article 8. Les normes, instructions, concessions et usages qui ne sont pas conformes aux dispositions du présent Motu Proprio sont abrogés.

 

Tout ce que j'ai délibéré avec cette Lettre Apostolique en forme de Motu Proprio , j'ordonne qu'elle soit observée dans toutes ses parties, malgré tout contraire, même si digne de mention particulière, et j'établis qu'elle soit promulguée par la publication dans le journal "L'Osservatore Romano", entrant immédiatement en vigueur et publié par la suite dans le Commentaire officiel du Saint-Siège, Acta Apostolicae Sedis .

 

Donné à Rome, à Saint-Jean de Latran, le 16 juillet 2021 Mémoire liturgique de Notre-Dame du Mont-Carmel, neuvième de Notre Pontificat

 

FRANCESCO

 

____________________

 

[1] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. sur l'Église « Lumen Gentium », 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.

 

[2] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution dogmatique. Sur l'église « Lumen Gentium », 21 novembre 1964, n. 27 : AAS 57 (1965) 32 ; CONC. ÉCUM. T.V.A. II, décr. sur la mission pastorale des évêques dans l'Église "Christus Dominus", 28 octobre 1965, n. 11 : AAS 58 (1966) 677-678 ; Catéchisme de l' Église catholique , n. 833.

 

[3] Voir JEAN-PAUL II, Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesia Dei », 2 juillet 1988 : AAS 80 (1998) 1495-1498 ; BENOÎT XVI, Litt. App. Motu proprio datae « Summorum Pontificum », 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 777-781 ; Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesiae unitatem », 2 juillet 2009 : AAS 101 (2009) 710-711.

 

[4] JEAN-PAUL II, Litt. App. Motu proprio datae « Ecclesia Dei », 2 juillet 1988, n. 5 : AAS 80 (1988) 1498.

 

[5] Voir CONC. ÉCUM. T.V.A. II, Constitution sur la liturgie sacrée « Sacrosanctum Concilium », 4 décembre 1963, n. 41 : AAS 56 (1964) 111 ; Caeremoniale Episcoporum , n. 9 ; CONGRÉGATION POUR LE CULTE DIVIN ET LA DISCIPLINE DES SACREMENTS, Instr. sur certaines choses qui doivent être observées et évitées concernant la Très Sainte Eucharistie « Redemptionis Sacramentum », 25 mars 2004, nn. 19-25 : AAS 96 (2004) 555-557.

 

[6] Cf. CIC , can. 375, § 1 ; pouvez. 392.

 

[7] Voir CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Décret « Quo magis » sur l'approbation de sept nouvelles préfaces pour la forme extraordinaire du Rite romain, 22 février 2020, et le Décret « Cum sanctissima » sur la célébration liturgique à l'honneur des saints sous la forme extraordinaire du rite romain, 22 février 2020 : L'Osservatore Romano , 26 mars 2020, p. 6.

 

[01014-FR.01] [Texte original : italien]

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 16:47
Vaccins ne faisant usage de lignées de cellules foetales dans aucune des trois étapes de l'élaboration d'un vaccin (IEB)

Source : Vaccins contre le Coronavirus et utilisation de cellules de fœtus avortés : état des lieux, Institut Européen de Bioéthique 

 

[...]
 

Les sociétés pharmaceutiques ne faisant usage de lignées de cellules foetales dans aucune des trois étapes sont (*en orange : informations manquantes):

- Beijing Institute of Biological Products/ Sinopharm (Chine)

- Wuhan Institute of Biological Products/ Sinopharm (Chine)

- Barath Biotech/ Indian Council of Medical Research (Inde)

- Institute of Medical Biology, Chinese Academy of Medical Science

John Paul II Medical Research Institute (Etats-Unis)

Valneva et Dynavax (France, R-U, Etats-Unis)

- Shenzhen Geno-immune Medical Institute (Chine)

- Merck et IAVI (Etats-Unis)

- Federal Budgetary Research Institution State Research Center of Virology and Biotechnology “Vektor”

- Sorrento (Etats-Unis)

- University of Queensland and CSL Ltd. (Australie)

CureVac (Allemagne)

- Genexine (Corée)

- Kentucky BioProcessing, Inc. (Etats-Unis)

- Symvivo Corporation (Canada)

- Meissa Vaccines, INC. (USA) 

Israel Institute for Biological Research (Israël)

- Osaka University, AnGes, Takara Bio (Japon)

- Zydus Cadila (Inde)

 

Mis à jour le 14/07/2021.

 

(Fin de citation)

___________

Parmi ces vaccins, on attend les ''informations manquantes'' concernant le vaccin français Valneva (laboratoire nantais). Ce vaccin (VLA2001) semble prometteur car il est actuellement le seul vaccin candidat à virus entier, inactivé (Valneva.com), une technologie qui traditionnellement n'utilise pas de cellules d'origine foetale humaines à quelque stade que ce soit dans son élaboration. 

 

Le laboratoire Valneva est une "biotech" française "spécialisée dans la prévention des maladies engendrant des besoins médicaux importants ou non satisfaits".

VLA2001 se démarque des vaccins ARN (Comirnaty de Pfizer-BioNTech et COVID-19 Vaccine Moderna) ou à vecteur viral (AZD1222 de AstraZeneca et Ad26.COV2.S de Janssen) par le recours à un procédé (ou plateforme) plus ancien et éprouvé, déjà utilisé dans plusieurs vaccins à usage humain tels ceux de la poliomyélite, de l'hépatite A, de la rage ou de la grippe. Valneva produit déjà, selon le même procédé, le vaccin anti-encéphalite japonaise Ixiaro, autorisé par les principales agences du médicament internationales (EMA pour l'Union européenne, MHRA pour le Royaume-Uni et FDA pour les Etats-Unis) depuis plus de 10 ans.

 

VLA2001 est composé du coronavirus responsable de la covid 19, le SARS-CoV-2, cultivé sur cellules Vero (des cellules mises au point et contrôlées pour éviter toute contamination du vaccin par un autre agent). Le virus produit est concentré, "tué" par action d'un agent chimique, la β-propiolactone, puis purifié. Pour induire une immunité efficace et durable, un virus inactivé doit être associé à des adjuvants. A la suite des essais effectués chez l'animal (essais précliniques), c'est une association de deux adjuvants, l'hydroxyde d'aluminium et le CpG 1018, qui a été choisie. Cette association a permis d'obtenir le meilleur taux d'anticorps neutralisants et d'orienter la réponse immune vers une composante cellulaire Th1, plus protectrice.
 

Le vaccin VLA2001 est entré en phase d'essai clinique le 16 décembre 2020. Il s'agit du premier essai mené chez l'homme, de phase 1/2, destiné à évaluer l’innocuité, la tolérance et l’immunogénicité du vaccin sur 150 volontaires sains âgés de 18 à 55 ans. L'étude a été conçue pour tester 3 doses différentes de vaccin, chacune devant être administrée deux fois à 21 jours d'intervalle. Les résultats étaient attendus pour avril 2021 et devraient être connus prochainement.

[Le site du laboratoire Valneva indique que ''les données du topline sont attendues d'ici septembre 2021''].

 

Le vaccin VLA2001 devrait pouvoir être conservé entre 2 et 8 °C. Si les essais de phase 1/2 en cours, puis de phase 3, sont concluants, Valneva espère solliciter une autorisation de mise sur le marché (AMM) au mois d'octobre 2021.

 

Les procédés éprouvés utilisés pour la fabrication devraient simplifier l'évaluation par les autorités de santé. (Source : Le laboratoire français Valneva annonce les premiers résultats d'un vaccin anti-covid 19 "classique" mais utilisant un nouvel adjuvant)

 

L'entreprise d’origine nantaise développe un vaccin qui serait très efficace pour faire face aux nouveaux variants.

 

Valneva a mis au point un vaccin qui pourrait être prêt cet automne. Il s’agit d’un virus inactivé, comme le vaccin contre la polio déjà utilisé depuis plus de 50 ans.   

 

[...]

Ce vaccin pourrait surtout mieux stimuler les défenses immunitaires face aux nouveaux variants. Jusqu’à présent tous ceux qui sont utilisés, quelle que soit la technologie, ARN ou autre, "apportent" seulement dans l’organisme la protéine Spike.


 

Le virus entre dans une cellule humaine, dont il pirate le matériel de manière à ce que la cellule infectée engendre un nouveau virus. Au cours de cette opération, il lui arrive très souvent de rater cette opération, un nucléotide est modifié, voire oublié. C’est ce qui s'appelle une mutation.


 

Un vaccin à base de virus inactivé

Les anticorps produits par les vaccins actuels, risquent à terme de ne plus pouvoir "s’y accrocher" pour neutraliser le virus. La stratégie du virus inactivé est très différente. Ce virus est rendu inoffensif, incapable de provoquer la maladie, il n’en reste que l’enveloppe.


 

En présentant aux défenses immunitaires toute l'enveloppe et pas seulement la spike, ce vaccin stimule des anticorps contre plusieurs cibles. Même si la spike mute, le virus pourrait quand même être neutralisé à d’autres niveaux.


 

4 000 volontaires au Royaume-Uni

Cet été avec le recrutement des 4 000 volontaires de l’essai de phase III qui vient d’être bouclé, l'efficacité pourrait être confirmée. Cela se passe au Royaume-Uni, l'efficacité sur le fonctionnement de ce vaccin face aux variants britanniques et indien devrait être connue assez vite.


 

[...]

Un vaccin français non testé en France  !

C'est la mauvaise nouvelle, la phase III comme les autres, a seulement lieu au Royaume-Uni. C’est le gouvernement britannique qui a été le premier à soutenir ce projet nantais. Ils ont mis sur la table les centaines de millions d’euros nécessaires au financement de ce pari incroyable dès le printemps 2020.


 

Franck Grimaud, président de Valneva : "La dotation apportée par le Royaume-Uni va nous permettre non seulement de financer l’essai clinique mais également de construire une nouvelle usine qui va nous permettre de multiplier par vingt notre capacité de production existante  !


 

En ce qui nous concerne oui c’est le Royaume-Uni qui a servi de locomotive et la contrepartie des gens qui investissent très rapidement est qu’effectivement ils reçoivent aussi les premières doses".


 

Usine de fabrication en Ecosse

Ces premières doses sont fabriquées en Ecosse. L'entreprise d’origine nantaise est devenue assez internationale et c’est là-bas qu’elle produit ses vaccins. Cela a beaucoup compté dans l’enthousiasme du gouvernement britannique.


 

Si tout va bien les autorités sanitaires donneront le feu vert à Valneva cet automne et la livraison sera immédiate.


 

Ces autorités sanitaires font tellement confiance à ce vaccin qu’il fait partie des vaccins testés dans le premier essai mondial qui évalue une troisième injection.


 

Valneva est un des 7 vaccins testés alors même que sa phase III n’est pas terminée. Le Pr Saul Faust, coordinateur de cet essai "Cov BOOST" explique que les résultats du candidat français leur avaient semblé suffisamment encourageants. [...] L’Europe ne l’aurait pas avant 2022. (AlloDocteurs)

 

 

Cov-Boost, dirigé par l'University Hospital Southampton NHS Foundation Trust, examinera sept vaccins COVID-19 différents, dont VLA2001, en tant que boosters potentiels. Ce sera le premier essai au monde à fournir des données vitales sur l'efficacité d'un rappel de chaque vaccin pour protéger les individus contre le virus. Les premières conclusions, attendues en septembre, aideront à éclairer les décisions du Comité mixte britannique sur la vaccination et la vaccination (JCVI) sur les plans d'un programme de rappel à partir de l'automne de cette année.

 

Le vaccin inactivé contre le SRAS-CoV-2 de Valneva devrait avoir un régime à deux doses. (Valvena.com)

 

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CureVac fonctionne avec la nouvelle technologie (expérimentale) de l'Arn messager (Le Parisien), comme les vaccins BioNTech Pfizer ou Moderna (Source

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Le Comité Protestant Evangélique Pour la Dignité Humaine (CPDH) a publié un Pdf intitulé "Vaccins contre la Covid-19 et utilisation de cellules d’origine fœtale : un questionnement éthique pour les chrétiens".

 

Ce document évoque "un autre question qui "interpelle les chrétiens, respectueux de la vie humaine constituant un don de Dieu dès la conception, question qui n’est pas abordée dans les médias ni dans les recommandations scientifiques : certains vaccins contre la Covid auraient été élaborés à l’aide de cellules de fœtus avortés".

   

Des cellules provenant de fœtus avortés sont effectivement utilisées par certains laboratoires pour leur vaccin, mais de manière plus ou moins importante et à différents stades :

Pour leur conception et développement

Au cours de leur production industrielle

A l’occasion des Tests de contrôles en laboratoire, nécessaires en cours de production

C’est le cas, à un degré modéré, pour les vaccins des laboratoires PFIZER & BioNTech (COMIRNATY) et MODERNA (COVID-19 VACCINE MODERNA), actuellement utilisés en France. De même mais à un degré plus important, pour le vaccin de ASTRA ZENECA et OXFORD (COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA), commercialisé en France depuis le 2 Février.


 

1) Qu’est qu’une lignée cellulaire d’origine fœtale ?

Il s’agit de cellules cultivées à partir de cellules provenant d’organes de fœtus avortés. Voici les 2 lignées utilisées pour certains vaccins contre la Covid :

La lignée HEK2938 9 est issue du rein d’un fœtus avorté en 1972 aux Pays-Bas, elle est la plus fréquemment utilisée ici.

La lignée PER.C610 est issue du tissu rétinien d'un fœtus de 4 mois avorté aux Pays-Bas en 1985.

L’utilisation de Cellules Souches Embryonnaires Humaines (CSEH) pour la recherche en France est régie par l’Agence de la biomédecine. [...] Ces cellules issues donc d’un organe de fœtus sont cultivées et multipliées « à l’infini » comme si elles devenaient « immortelles », et sont donc utilisées pour des recherches en laboratoire.

Il est à noter que leur utilisation (et donc la conception de produits tels que des vaccins qui utiliseraient cette technique) ne nécessite donc pas de nouvel avortement, et que les avortements dont il est question n’ont pas été provoqués dans le but de la recherche médicale. Leur avantage par rapport à des cellules adultes est qu’elles se multiplient plus longtemps et que leur patrimoine génétique est moins susceptible d’être altéré (par des mutations ou des contaminations virales ou bactériennes).


 

2) Quels sont les vaccins anti-Covid concernés par l’utilisation de cellules d’origine fœtale ?

Pour nous y retrouver, nous nous reporterons au tableau récapitulatif assez bien documenté « Candidats au vaccin COVID-19 et lignées cellulaires dérivées de l'avortement » (en anglais) élaboré par l’institut américain Charlotte Lozier, organisme scientifique américain qui analyse les données scientifiques par rapport à l’éthique du respect de la vie.

 

Ce tableau est reproduit en annexe.

Nous nous attarderons en particulier sur les vaccins pré-commandés par l’Union Européenne qui affirme au 12/02/21 sur son site : « Des contrats ont été conclus avec AstraZeneca (400 millions de doses), Sanofi-GSK (300 millions de doses), Johnson and Johnson (400 millions de doses), BioNTech-Pfizer (600 millions de doses), CureVac (405 millions de doses) et Moderna (160 millions de doses). La Commission a conclu des discussions préliminaires avec la société pharmaceutique Novavax pour acheter jusqu’à 200 millions de doses, et avec Valneva en vue d’acheter jusqu’à 60 millions de doses. »

 

Pour fabriquer des vaccins, on peut dans certains cas être amené à cultiver :

 

Soit des virus atténués ou inactivés (technologie classique) qui seront injectés avec très peu ou pas de risque infectieux, et provoqueront une réaction immunitaire préventive chez la personne vaccinée.

o La très grande majorité de ces vaccins n’utilise pas de cellules d’origine fœtale humaines à quelque stade que ce soit dans leur élaboration (à l’exception d’un laboratoire chinois, et uniquement pour les tests finaux).

o Pour le vaccin de Valneva et Dynavax (virus inactivé), il nous manque encore l’information sur les tests de contrôle finaux. Idem pour un vaccin américain.

 

Soit des vaccins dits « sous-unitaires » (technologie classique) qui ne comprennent qu’une partie seulement du virus. Dans les vaccins contre la Covid, il s’agit le plus souvent de la protéine S (« Spike » ou « spicule » qui se situe sur l’enveloppe du SARS-CoV-2) ou d’une partie de celle-ci, qui permet de déclencher la réponse immunitaire (fabrication d’anticorps)

o Si un vaccin chinois et un américain ont recours pour leur conception et/ou leur production à des cellules d’origine fœtale,

o Celui du labo NOVAVAX (USA) peut en utiliser uniquement pour la phase finale de certains tests de contrôles en laboratoire.

o Pour celui de SANOFI-GSK, il manque encore l’information sur les tests de contrôle finaux.

 

Soit un virus vecteur dans le génome duquel on a inséré le gène codant la fabrication de la protéinecible, ici la protéine S (nouvelle technologie) déclenchant la réponse immunitaire:

o Plusieurs laboratoires utilisant cette nouvelle technologie ont recours massivement à des cellules d'origine foetale, pour la conception et aussi aux deux autres stades de leur développement : vaccin de L’UNIVERSITE D’OXFORD et ASTRAZENECA, celui de JANSSEN et JOHNSON & JOHNSON, et le vaccin SPUTNIK V développé en Russie.

o Le vaccin de Institut Pasteur/ Thémis/Merck a été arrêté le 25/01/21 en raison d’une efficacité insuffisante.

o En revanche, le vaccin du laboratoire israélien ISRAEL INSTITUTE FOR BIOLOGICAL RESEARCH (IIBR) encore en début d’études cliniques, n’utilise jamais de cellules d’origine fœtale.

 

Soit des vaccins à ARN messager (ARNm)f ou à ADNg (nouvelle technologie) constitués de la séquence génétique permettant à la cellule hôte de coder et fabriquer la protéine S (Spike) déclenchant la réponse immunitaire.

 

Ces vaccins n’utilisent pas à ce jour de cellules d’origine fœtale pour leur conception, mais certains de ces vaccins peuvent en utiliser pour la phase finale de certains tests de contrôles en laboratoire, avant leur commercialisation :

 

o c’est le cas pour les laboratoires PFIZER & BioNTech (COMIRNATY®) et MODERNA (COVID19 VACCINE MODERNA®).

o En revanche le vaccin ARNm du laboratoire allemand CUREVAC, dont les essais cliniques sont bien avancés, et dont l’union européenne a précommandé 405 millions de doses, n’utilise de cellules d’origine fœtale à aucun des stades de son développement.

Le document dans son chapitre III demande : "Peut-on se faire vacciner avec des vaccins ayant utilisé des cellules d’origine fœtale ?"

 

 

1) Notions de base pour bien circonscrire le problème

De ce que nous avons développé dans les chapitres précédents, nous retiendrons les notions suivantes, afin de bien préciser les questions que cela peut nous poser d’un point de vue éthique.

Ces vaccins ne contiennent pas de cellules d’origine fœtale, ces cellules ne sont donc pas injectées dans le corps du bénéficiaire.

La lignée cellulaire concernée est en fait un « clone immortalisé » de la cellule originelle qui a été prélevée sur un fœtus avorté.

Chaque lignée est issue d’un unique fœtus avorté dans les années 1970-1980 : il n’est pas nécessaire d’utiliser de nouveaux fœtus pour continuer à produire ces vaccins, même dans l’avenir.

Les avortements en question n’ont pas été provoqués pour les besoins de la science : il s’agissait d’IVG demandés par la mère pour ses raisons personnelles.

Cette lignée est utilisée à l’un ou plusieurs des stades du développement du vaccin (cf. introduction du paragraphe I), et ceci de manière plus ou moins importante. Certains vaccins utilisent cette lignée dès leur conception et parfois sur les 2 autres stades de leur développement. D’autres ne les utilisent que partiellement dans certains tests finaux avant leur commercialisation. Bien entendu nous avons vu que d’autres vaccins n’utilisent pas du tout de cellules d’origine fœtale, et ce à aucun stade de leur développement ; cependant ces vaccins, dont nombre d’entre eux sont encore à l’étude, ne sont pas tous commercialisés en France.
 

2) Prendre en compte le degré de responsabilité

Il faut prendre en compte la notion de degré de responsabilité éthique …

qui diffère avec la distance dans le temps ou dans le processus d’utilisation par rapport à l’acte répréhensible.

Ainsi, celui qui a demandé ou réalisé une IVG n’a pas le même degré de responsabilité que celui qui a prélevé des cellules sur le fœtus mort, ou que les politiques et organismes qui encouragent ou financent ces recherches ;

il n’est pas le même non plus pour le laboratoire qui a acheté une lignée clonée depuis 40 ans à partir de la cellule originelle ; il est encore moindre pour une personne qui veut se protéger d’une maladie potentiellement grave en utilisant un vaccin sur la conception duquel il n’a eu aucun pouvoir de décision.

Ce principe est particulièrement développé par l’église catholique. La Congrégation pour la doctrine de la Foi, dans sa « Note sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins anti-Covid-19 » (traduit ici de la version anglaise), fait appel à la notion de « degrés de responsabilité dans la coopération au mal ». Elle y affirme que « dans les organisations où des lignées cellulaires d’origine illicite sont utilisées, la responsabilité de ceux qui décident de les utiliser n’est pas la même que celle de ceux qui n’ont pas voix au chapitre dans une telle décision ».

Même les catholiques traditionalistes qui suivent l’enseignement de Mgr Lefebvre, que l’on ne peut certainement pas taxer de complaisance avec l’avortement, se rangent à cette décision et recommandent la vaccination quel que soit le type de vaccin.

 

[ExtraitJugement moral d’après les principes posés

Puisque certains des vaccins proposés n’ont pas été préparés illicitement, ils ne posent pas de problème moral d’utilisation de ce point de vue. Ils doivent donc être préférés aux autres.

 

Les vaccins qui ont utilisé une préparation moralement illicite, doivent autant que possible être laissés de côté.


 

Mais si, dans un cas particulier, une personne se trouve dans la nécessité de se faire vacciner, et dans l’impossibilité d’obtenir un vaccin “licite”, n’ayant à sa disposition qu’un vaccin “illicite” ? Cela peut se présenter pour raison de santé – personne âgée vulnérable ; ou à cause de la situation professionnelle – personnel médical exposé ; ou encore pour raison professionnelle, comme un voyage en avion, car il y a déjà au moins une compagnie aérienne – Qantas en l’occurrence – qui a averti qu’elle exigerait la vaccination pour accepter un passager, dès que les vaccins seront disponibles... 


 

La coopération n’étant que lointaine, et la raison invoquée étant suffisamment grave, il est possible, dans ces cas, d’user d’un tel vaccin. Il reste d’ailleurs à chacun le devoir de juger, avec l’aide de conseils appropriés, de cette réelle nécessité.


 

Il faut affirmer nettement que nous sommes ici dans le domaine d’un jugement de prudence, qui ne peut être uniforme pour tous et dans tous les cas. La théologie morale dit ce qui est licite ou illicite. Elle donne les principes. Mais c’est à la prudence personnelle de juger au cas par cas de leur application.


 

Quant aux éléments extérieurs à cette question [de la licéité en fonction de la provenance et de la préparation du vaccin], ils sont de l’ordre de l’opinion personnelle. Comme toute opinion qui ne peut être prouvée absolument, il est vain et impossible de vouloir l’imposer à tous...


 

Une dernière remarque

Il faut noter que, outre le cas de ces vaccinations que nous avons étudié, la coopération au mal se présente dans de multiples situations analogues : ces dernières peuvent être traitées et résolues selon les mêmes principes moraux. Ainsi :


 

Faut-il cesser de payer l’impôt, par exemple en France, parce qu’une partie de l’argent sert à rembourser l’avortement ou la PMA ?


 

Faut-il accepter de se fournir chez un pharmacien qui vend des produits illicites : abortifs, préservatifs, contraceptifs ? Ne serait-ce pas une forme d’encouragement ?


 

Faut-il accepter de se laisser soigner par un médecin qui agrée l’avortement et qui prescrit la pilule ?


 

Faut-il accepter d’aller dans un grand magasin ou dans une librairie qui vend de mauvais journaux ?


 

Une caissière doit-elle refuser d’encaisser le paiement d’un client qui lui présente un mauvais DVD ? Il est clair que la liste pourrait s’allonger indéfiniment.


 

Un dernier exemple sera tiré du nouveau Testament : Est-il permis de manger des idolothytes, autrement dit des viandes sacrifiées aux idoles (1 Co 8, 1) ?


 

Il faut savoir, pour bien situer cette question, que toute la viande consommée dans l’Antiquité passait obligatoirement par les temples. Il n’y a d’ailleurs qu’un mot en grec, mageiros (utilisé exclusivement au masculin), pour désigner le sacrificateur, le boucher et le cuisinier : pour qui voulait s’abstenir de viande immolée, il n’y avait pas d’autre viande à consommer.


 

Ajoutons que le péché d’idolâtrie est l’un des plus graves, puisqu’il s’attaque à Dieu lui-même.


 

La réponse que donne saint Paul est : il est permis de manger de ces viandes, sauf si cela scandalise le prochain. [Voir aussi Rom 14,14] Cela signifie que celui qui consomme cette viande ne participe pas au péché d’idolâtrie. Sans quoi saint Paul n’aurait pu répondre ainsi.


 

De même, celui qui est dans une situation de coopération matérielle suffisamment éloignée dans l’usage d’un vaccin contre le Covid-19, dont la fabrication aurait bénéficié d’une des lignées cellulaires susmentionnées, ne participe pas au péché d’avortement commis il y a 35, 48 ou 54 ans.


 

Cependant, comme il a été dit, il faut, autant que c’est possible, éviter une coopération au mal, même matérielle, et s’il y a le choix, prendre le vaccin qui ne pose aucun problème moral.


 

Nous ne devons cependant pas nous contenter de ce déplorable état des choses sans rien faire. Les catholiques influents doivent user de tout leur pouvoir pour inciter l’industrie pharmaceutique à développer leurs nouveaux vaccins sur des supports cellulaires qui ne soulèvent aucune difficulté morale.]

 

. L’article fait remarquer à juste titre que ce problème de « coopération au mal » se pose de la même manière lorsque nous payons nos impôts (dont une partie servira à rembourser des IVG etc), que nous consultons un médecin qui est favorable à l’IVG ou allons dans une pharmacie qui fournit des produits abortifs (stérilet, pilule du lendemain (cf fiche repère du CPDH sur la « contraception »).


 

On peut aussi considérer le but à atteindre :
 

C’est-à-dire éviter un mal bien plus grand. C’est ainsi que le vaccin contre la rubéole chez la femme (utilisant nous l’avons vu des cellules clonées d’origine fœtale dans son élaboration) a permis d’éviter de nombreuses malformations fœtales qui auraient pu amener une IVG ou une IMG (interruption médicale de grossesse, possible jusqu’au terme), et des malformations infantiles (surdité, lésions oculaires, malformations cardiaques, retard psychomoteur, arrêt de développement du cerveau…).

 

Dans le cas de la Covid, les personnes dites vulnérables car âgées ou atteintes d’une pathologie prédisposant à une forme grave de Covid-1925 avec un haut risque de passage en réanimation (et une issue fréquemment fatale), peuvent être protégées de ces conséquences en se faisant vacciner. Mais à ce jour les patients en France n’ont pas le choix entre les différents vaccins (problèmes de disponibilité, choix des autorités qui définissent les indications de chaque vaccin).

Le document conclut :

 

Si cette possibilité est offerte, nous recommandons d’éviter les vaccins qui utilisent ces cellules dès le stade de leur conception voire à tous les stades, en particulier :

- Le vaccin de ASTRA ZENECA et OXFORD (COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA®)

- Celui de JANSSEN et JOHNSON & JOHNSON

- Le vaccin SPUTNIK V développé en Russie.

 

On privilégiera dès que possible, si leur efficacité et leur innocuité s’avèrent satisfaisantes, les vaccins n’utilisant pas du tout de telles lignées cellulaires :

- Le vaccin ARNm du laboratoire allemand CUREVAC

- Le vaccin à virus vecteur du laboratoire israélien ISRAEL INSTITUTE FOR BIOLOGICAL RESEARCH (IIBR)

- Les vaccins américains élaborés par le John Paul II Medical Research Institute (qui dans sa charte éthique s’engage à ne jamais utiliser de cellules provenant d’IVG)

Nous sommes dans l’attente des données manquantes (tests finaux) concernant les vaccins de NOVAVAX, de SANOFI/GSK, et de VALNEVA/DYNAVAX.

 

 

De la sorte notre choix encouragera les laboratoires qui ont fait l’effort de ne pas utiliser des lignées illicites. En effet des alternatives existent : cellules animales, cellules souches pluripotentes induites (iPSC, obtenues par reprogrammation d'une cellule du corps humain adulte), sang de cordon ombilical, placenta… En effet nous souhaitons que le gouvernement français arrête de financer des projets de recherche utilisant des tissus ou des lignées cellulaires obtenues à partir de fœtus avortés, comme l’a décidé le gouvernement américain en 2019."

 

(Fin de citation)

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