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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 16:20

La société contrôlée par l'État comme une machine et les hommes robots :

 

La société contrôlée par l'État comme une machine

 

Fassadenkratzer, Regardez derrière la surface de l'actualité

21 avril 2022

La société contrôlée par l'État comme une machine 

Pendant la crise de Corona, nous avons vu comment l'État, qui englobe et réglemente la vie de toutes les personnes, les prive de plus en plus de leurs libertés fondamentales et les réduit à de simples fonctionnaires dans une machine sociale, sans aucune volonté pertinente propre. Étant donné que toutes les actions humaines découlent d'idées et de motifs intérieurs, les causes de ce développement totalitaire doivent également être recherchées dans l'être humain. Cela révèle le fait surprenant que les causes des structures sociales déshumanisantes se trouvent précisément dans les idées de la médecine scientifique sur les personnes, d'où découle le battage médiatique corona.

 

Nul autre que le célèbre psychoneuroimmunologue le professeur Christian Schubert de l'Université de médecine d'Innsbruck a attiré l'attention sur ce lien dans une interview avec Multipolar Magazine le 6 mars 2022. Lui-même parfaitement formé à la médecine conventionnelle, il en critique vivement les erreurs épistémologiques fondamentales. Par un rétrécissement arbitraire des connaissances, ils considèrent et traitent le corps humain pratiquement comme une machine, et l'être humain âme-spirituelle réel, qui est connecté au corps matériel, reste à l'extérieur, et n'est pas du tout pris en compte. Cependant, traiter l'homme comme une machine purement matérielle conduit aussi à une société qui fonctionne comme une machine.

 

Conditions de direction de la machine

 

Dans un précédent article (L'Homme comme machine), j'ai déjà traité en profondeur de la "machine humaine".

Ici, je voudrais considérer les autres remarques du professeur Schubert, qui font référence aux conséquences de cette "médecine automatique" pour la formation de la société, telles qu'elles viennent de devenir visibles dans la crise actuelle de Corona.

 

Le professeur Schubert a expliqué qu'en psychiatrie existe une autre forme de "violence émotionnelle" en plus de la violence sexuelle et physique. Ceci est utilisé dans la crise de Corona par la médecine, le gouvernement et les médias, un "trio infernal", "en effrayant et en faisant paniquer délibérément les gens et en leur causant un stress chronique au cours des deux dernières années. Et cela ne s'arrête pas.

 

Lire : 

 

"Ils sont en train de créer une plandémie perpétuelle, la peur à vie" (Dr Astrid Stuckelberger)

Christophe Barbier : "L'angoisse a été organisée par l'administration et le pouvoir politique pour que les gens se tiennent à carreaux. Et cela a marché"

 

Un certain récit a été utilisé depuis le début jusqu'à aujourd'hui : il y a un virus tueur, il faut en avoir peur et on ne peut éliminer le danger qu'en se faisant vacciner. Ces trois aspects 'virus tueur, peur et vaccination' sont directement liés et façonnent le récit de la crise du COVID-19."

 

De cette façon, une psychose de masse a été délibérément créée chez les gens, qui ont été traumatisés et maltraités, c'est-à-dire contrôlés de l'extérieur.

 

Lire : 

 

Les masques consacrent une paranoïa collective

Ils se battent pour que cette psychose collective insensée prenne fin

 

Mais il faut aussi se demander : "Comment se fait-il qu'une masse aussi importante de personnes aille dans une direction comme si elle était alignée et accepte même les pires conséquences pour sa santé - où il est aussi question de la réduction de l'espérance de vie, des dommages collatéraux à long terme, y compris par la vaccination contre le Covid -, manifestement sans aucun esprit critique ?"

 

Pour cela, il faut se rendre compte qu'une grande partie de notre société est dans un processus d'aliénation depuis des décennies, en raison des dernières évolutions capitalistes et néolibérales de la société, de valeurs qui ont peu à voir avec l'être humain et avec la vie, mais avec la performance, l'argent et la croissance économique. Toutes ces évolutions génèrent en fin de compte une société malade et donc des personnes malades. 

 

Depuis des décennies, on observe l'augmentation de l'isolement social, qui est une condition de base pour la psychose de masse qui apparaît aujourd'hui avec le Covid-19. Depuis longtemps, les gens ont souvent peu de contacts entre eux. Ils vivent souvent isolés, ont peu d'amis, les familles se brisent de plus en plus souvent. Les familles nombreuses sont de moins en moins nombreuses, voire inexistantes.

De plus, une autre condition est l'insignifiance, l'inutilité, le non-sens dans notre société. Beaucoup se traînent dans leur travail et ne voient plus aucun intérêt à leurs activités professionnelles. Michel Foucault l'a clairement formulé : « Notre société est comme une machine, un moteur de croissance. Nous devons maintenir ce moteur de croissance en marche, sinon il y aura une catastrophe. » Il s'agit de la société de la machine, de l'homme-machine.

En outre, une autre condition est l'insignifiance, l'absence de valeur et de sens dans notre société.

 

Lire : 

 

L'identité politique d'Emmanuel Macron est-il le vide et le néant ?

 

Beaucoup ne font que se traîner dans leur travail, ne voient plus aucun sens à leurs activités professionnelles. Michel Foucault l'a clairement formulé : "Notre société est comme une machine, un moteur de croissance. Nous devons maintenir ce moteur de croissance en marche, sinon un désastre se produira.". Il s'agit donc de la société machine, de l'homme robot.

 

"Nous voilà revenus à la médecine machine ou l'idéologie des machines de notre culture. Là non plus, je ne raconte rien de nouveau. Cela signifie que le sens et l'insignifiance, l'humanité font défaut. La relation fait défaut. L'isolement social et le non-sens se mélangent. Tous ceux qui sont des parents aimants savent que la relation et la signification ne font qu'un et qu'elles peuvent aussi bien nous maintenir en bonne santé que nous rendre malades. Aussi social que l'élixir de vie, l'élixir de sens.

 

Et à cause de l'isolement social et du non-sens, des vagues de peurs se sont développées. "Nous savons par de nombreuses études que les maladies anxieuses ont massivement augmenté au cours des dernières décennies. La dépression est très souvent associée à l'anxiété. Nous étions donc déjà confrontés à une augmentation dangereuse des maladies mentales dans la société avant le Covid-19. Une personne sur cinq souffre désormais d'un trouble anxieux. Nous sommes déjà à un pourcentage élevé. Ensuite, il ne s'agit pas seulement de peur, mais nous avons aussi la frustration et l'agressivité comme condition supplémentaire de la psychose de masse actuelle de Covid 19."

 

Homme-machine - société de la machine

 

Nous voyons que le professeur Schubert souligne un lien étroit entre l'idée de l'homme en tant que machine en médecine et la formation de la vie sociale et étatique en tant que machine. L'homme en tant que machine subjective se retrouve dans la société comme quelqu'un qui est traité sans âme, en particulier dans l'économie, ce qui conduit à concevoir la vie sociale et étatique dans son ensemble comme une machine dans laquelle l'homme ne joue qu'un rôle de partie fonctionnelle. L'élément central de contrôle de la machine sociale est "l'abus émotionnel" de peur et de panique par l'État et les médias, qui paralyse l'ego spirituel de l'être humain, le transporte dans un monde irréel à travers la psychose de masse et le rend docile à la domination centrale.

 

La médecine officielle matérialiste considère que le psycho-spirituel de l'homme est totalement séparé de l'observation et du traitement du corps physique - de manière totalement non scientifique et dogmatique - comme s'il n'avait rien à voir avec lui - pour autant qu'il soit encore reconnu comme une réalité propre. Or, le psycho-spirituel est l'être humain proprement dit, qui ne fait que se créer dans son corps physique une expression matérielle, un vêtement dans lequel il peut vivre et agir sur terre. Le corps, considéré isolément, ne peut être considéré, selon l'idéologie matérialiste, que comme une machine. Mais cet amas de cellules n'a pas d'identité personnelle, pas d'individualité autonome qui puisse organiser sa vie de manière autodéterminée à partir de sa propre connaissance.

 

Lire : 

 

La "seule mesure de l'action politique" : le développement de "l'homme corps et âme" (Communiqué du duc d'Anjou pour la Saint-Louis 2017)

 

Mais cela signifie que toute forme de société démocratique fondée sur le citoyen libre qui s'autodétermine est privée de son fondement interne. Dans l'histoire de la pensée européenne, la démocratie ne s'est pas développée comme l'aspiration d'un corps "machine", mais de l'esprit humain à la liberté et à l'autodétermination. Les droits fondamentaux et libéraux de la Loi fondamentale sont des droits de l'esprit humain, qu'il a déjà dans ses bagages à l'état embryonnaire. La dignité de l'homme, dont découlent en définitive tous les autres droits fondamentaux, n'est pas la dignité de la matière, mais la dignité de l'être spirituel, l'homme, qui peut se déterminer à partir de sa propre connaissance, une dignité à laquelle le corps participe également en tant qu'instrument de celui-ci dans le droit à l'intégrité physique.

 

Dans la conception du corps humain comme machine, l'âme-spirituelle, l'être humain réel et porteur d'une forme de vie libre, n'a pas sa place. La machine est la quintessence des processus licites et nécessaires qui sont établis de l'extérieur. Une interaction des machines humaines ne peut donc que conduire à une grande machine sociale dans laquelle elles sont rassemblées et contrôlées de l'extérieur selon des lois nécessaires. La conception matérialiste de l'homme détruit la démocratie de l'intérieur. Le matérialisme conduit nécessairement au totalitarisme social.

 

Et cela conduit l'homme intérieurement vers le vide psychique, vers le sentiment que la vie n'a pas de sens, car les processus purement matériels ne peuvent pas, en tant que tels, se dépasser de manière significative. Ils ne peuvent recevoir sens et signification que de l'esprit auquel l'homme appartient par essence. Or, celui-ci est nié. Il ne peut donc pas en être autrement : l'humanité, pour autant qu'elle vive encore de manière traditionnelle, est de plus en plus en recul, les relations humaines s'appauvrissent et l'isolement, la peur et la dépression se propagent. Le matérialisme rend l'homme malade de l'intérieur, il est la psychopathologie destructrice centrale de son existence. Et il pousse socialement à la sociopathologie du totalitarisme, qui suspend l'homme à l'extérieur et renforce sa destruction intérieure.

 

Le mécanisme de la crise de corona

 

La crise de Corona a fait remonter les connexions à la surface de manière exemplaire. Une école scientifique extrêmement matérialiste, en coopération avec la direction de l'État, propage l'idée qu'un virus quasi imperceptible pénètre les gens, c'est-à-dire les machines humaines, de l'extérieur et, pour ainsi dire, déclenche automatiquement une maladie grave et de grands dégâts. Un virus peut se propager de n'importe qui à n'importe qui et ainsi les infecter. En transposant la pensée monocausale de la nature inorganique, là où elle est justifiée, à l'organisme humain, on revendique un mécanisme de cause à effet qui englobe l'ensemble de la société.

 

Étant donné qu'un porteur potentiel de virus est présent dans chaque être humain, chacun doit être protégé de tous les autres. Cela nécessite un contrôle externe centralisé de toutes les personnes, dans lequel leur comportement doit être réglementé par des mesures telles que l'obligation de garder ses distances et de porter des masques, les restrictions ou interdictions de réunions, d'événements et fermetures de bars et de magasins, l'isolement non seulement des personnes malades, mais aussi de porteurs de virus "avérés" dits "infectés", c'est-à-dire quasi-malades.

Le seul salut est finalement vu dans la vaccination de tout le monde avec un médicament rapidement développé, qui est censé éliminer mécaniquement le virus comme cause, pour lequel la propagande accumule une pression sociale croissante jusqu'à la vaccination obligatoire et élimine ainsi toute détermination que les gens ont à propos d'eux-mêmes.

 

Toute décision volontaire individuelle de l'être humain individuel est systématiquement exclue, l'individualité humaine en tant qu'autorité socialement pertinente est abolie. Elle n'est qu'une partie d'une masse contrôlée conjointement de l'extérieur. La mécanique du développement de la maladie et de l'infection dans un corps humain présenté comme une machine saisit constamment la société dans son ensemble, qui, en tant que grande machine, régule et automatise le comportement et les actions à l'unisson des gens.

Les relations humaines et les contacts sont restreints, l'isolement et la solitude augmentent. Le sentiment de non-sens et de désespoir conduit à la dépression, aggrave d'autres maladies et pousse même les jeunes à rechercher de plus en plus la dernière solution supposée dans le suicide.

 

L'idéologie du matérialisme se révèle ici dans son effet corrosif et destructeur sur la médecine et la société. Le point de départ réside dans la médecine conventionnelle matérialiste, qui, comme l'a déclaré le professeur Schubert dans l'interview, "s'est révélée dans la crise du Covid sous sa forme aliénée et s'est donc aussi cognée contre le mur".

 

Au fond, il est étonnant de voir comment les droits fondamentaux de la liberté et de la démocratie de la Loi fondamentale, née des expériences du totalitarisme, ont été jetés par-dessus bord en un rien de temps par la politique et la justice, et comment des conditions totalitaires ont été créées et sanctionnées juridiquement. Cela montre que la conception de l'homme en tant qu'être spirituel se déterminant lui-même n'a été chez ces "élites" qu'une théorie extérieure superficielle, qui a pu être rapidement jetée par-dessus bord par la conception matérialiste de l'homme en tant que machine purement matérielle, plus profondément et plus efficacement ancrée dans les sentiments.

 

L'état autoritaire

 

Ce développement dévastateur ne pouvait être imposé que par le pouvoir de l'État, qui, en tant qu'État souverain, est toujours supérieur à l'individualité libre et autodéterminée et a la possibilité de la contrôler de l'extérieur par la loi dans tous les domaines de la vie. Et cet État est dirigé par des groupes d'intérêts économico-politiques qui, organisés en partis privilégiés, ont aboli la séparation des pouvoirs, le parti au pouvoir respectif désignant les trois pouvoirs en même temps.

 

L'ensemble du secteur de la santé est intégré et subordonné à l'administration publique. Cela signifie que les médecins qui y travaillent ne sont pas exclusivement tenus de respecter leur libre connaissance de la vérité, mais qu'ils doivent en fin de compte suivre les ordres politiquement influencés de leurs supérieurs étatiques, qui s'appliquent également à tous les médecins exerçant dans la pratique.

Mais même la formation des médecins est soumise au paternalisme étatique. Ils doivent étudier dans des universités organisées et financées par l'État avec des professeurs sélectionnés par l'État, employés et financièrement dépendants. De cette manière, une direction médicale très spécifique, à savoir la direction matérialiste-scientifique, est privilégiée et déclarée comme étant la seule faisant autorité, c'est pourquoi elle est aussi présomptueusement appelée "médecine conventionnelle", avec laquelle toutes les autres sont dévalorisés en tant que phénomènes marginaux inférieurs de minorités douteuses.

 

De puissants intérêts économiques jouent ici un rôle majeur, et sont principalement intégrés dans les organisations étatiques via les partis. En effet, les énormes profits de l'industrie pharmaceutique reposent principalement sur des produits conformes à la médecine matérialiste. Il existe ainsi une forte interdépendance de l'économie, de l'État et de la médecine, une interdépendance qui s'est transformée en un maquis corrompu impénétrable. En réalité, tous les intérêts ne peuvent être respectés que par le pouvoir de l'État de légiférer et de réglementer, c'est pourquoi les nuées de lobbyistes se rassemblent également autour du goulot d'étranglement des parlements afin d'y avoir une influence jusque dans les moindres détails. 

 

Ce qui est nécessaire

 

 

Il est évident que cet entrelacement manipulateur de l'État, de la médecine et de l'économie doit être dissous de toute urgence. Cela ne peut se faire que si, en premier lieu, le système de santé et la science médicale, voire l'ensemble de la science et de l'éducation, sont séparés de l'État et confiés à leur propre autogestion en tant qu'organisation autonome, indépendante de l'État. Les scientifiques, les médecins praticiens et les enseignants de tous les niveaux scolaires ne doivent être soumis qu'à leurs propres connaissances de la vérité et non, directement ou indirectement, à des normes étatiques et à des intérêts économiques. Cela n'est possible que dans le cadre d'une organisation indépendante de l'État et de l'économie, d'une vie intellectuelle libre fondée sur elle-même, dans laquelle tout est fondé sur l'individualité créatrice qui se connaît elle-même et qui coordonne son activité avec celle des autres.

 

Dans une telle vie intellectuelle libre, les approches scientifiques les plus diverses seraient en libre concurrence les unes avec les autres, sans qu'aucune instance autoritaire ne déciderait de leur validité, mais uniquement de leur qualité scientifique et de leur fécondité pratique. On verrait alors rapidement si une idéologie scientifique purement réduite à la matière, avec ses effets déshumanisants et destructeurs pour l'homme et la société, pourrait continuer à être considérée comme la "médecine officielle" faisant autorité sans la protection, le soutien et la garantie du pouvoir étatique.

 

Sources : FassadenKratzer | UncutNews

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 14:13

Priscille des Minières (Association SOS Chrétiens d'Orient). Entretien réalisé par Armel Joubert des Ouches, Réinformation.tv :

Source : GloriaTv

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 00:00

Jeanne-entend-les-voix-de-saint-Michel-et-sainte-Catherine-.jpg

Jeanne entend les voix de saint Michel et sainte Catherine, par Hermann Anton Stilke

 

La fin de la Première Guerre mondiale amène en 1920 une chambre des députés orientée à droite, la « chambre bleu horizon » qui, composée de nombreux anciens combattants ayant connu dans les tranchées la fraternisation de religieux et de laïcs, adopte le 24 juin 1920, un projet de loi du député et écrivain nationaliste Maurice Barrès (1), chantre de l'"Union sacrée", d'instituer une "fête nationale" de Jeanne d'Arc.

 

La « fête nationale de Jeanne d'Arc », ou « fête du patriotisme » a lieu le deuxième dimanche de mai de chaque année (loi du 10 juillet 1920). Le site "Jurispedia" indiquait en 2012 que cette fête "semble tombée en désuétude". (2)

 

La fête nationale de Jeanne d'Arc ou fête du patriotisme ne doit pas être confondue avec la fête de sainte Jeanne d'Arc célébrée par le calendrier liturgique de l'Eglise catholique le 30 mai ou le dernier dimanche de mai, ni avec le "1er mai" du Front national, jour choisi par Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1988 pour célébrer la "fête du travail et de Jeanne d'Arc" et ainsi peser sur le résultat du second tour.

 

Y aura-t-il en cette journée de "fête nationale", un "nationaliste" pour rappeler que le nationalisme intégral (formule de Charles Maurras) est le royalisme et non le républicanisme, que Jeanne était royaliste et non républicaine, que Jeanne plaçait Dieu et le Décalogue au-dessus de la loi et non en-dessous, que Jeanne ne plaçait pas sa foi dans le nombre versatile et soumis à la corruption, mais dans la vérité, à commencer par l'obéissance à Dieu et à ses voix ? L'idéologie républicaine présente la loi civile comme une norme supérieure aux lois de Dieu, à la loi naturelle et à la morale elle-même... Ce n'est pas une loi civile, c'est une politique d'idolâtrie matérialiste, une tyrannie, la pire, celle du mensonge avec la barbarie à l'horizon : la société actuelle.

 

Mort-de-Jeanne-d-Arc--par-Lenepveu--1819-1898---Pantheon.jpg

Mort de Jeanne d'Arc, par Lenepveu (1819-1898), Panthéon

 

Bonne Fête nationale de Sainte Jeanne d'Arc à tous !

 

Sources:

 

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_Jeanne_d%27Arc#Naissance_d.27une_sainte

(2) http://fr.jurispedia.org/index.php/F%C3%AAte_nationale_de_Jeanne_d'Arc_(fr)

 

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 00:00
Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

S. Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de S. Pierre et de S. André.

Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : "Suis-Moi !

 

Saint Philippe chassant le démon (F. Lippi, 1457-1504)

 

Après la Pentecôte (fête de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, cinquante jours après Pâques), il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure (Turquie actuelle) ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.  

Saint Philippe et saint Jacques le Mineur, apôtres (1er s.)

Philippe rencontra un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, qui était venu à Jérusalem pour adorer, et qui lisait le prophète Isaïe. Philippe lui demanda : "Comprends-tu ce que tu lis ?" L'eunuque lui répondit : "Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? [...] Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ?". Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. (Actes 8,27-35) Ceci montre que selon la sainte Bible elle-même, l'interprétation privée des Écritures doit se réaliser dans la tradition apostolique.

 

Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent. 

Saint Philippe, La Dernière Cène, Détail, 1495-1497, Léonard de Vinci, Milan, Réfectoire du Couvent de Santa Maria delle Grazie, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 266-267.

 

 

Saint Philippe mourut dans un âge fort avancé puisque S. Polycarpe eut quelque temps le bonheur de converser avec lui.

 

Dans un portrait peint par Dürer en 1516 et conservé aux offices de Florence, Philippe est représenté sous les traits d'un très vieil homme. C'est ainsi que celui qui fut un des premiers à suivre le Nazaréen est le plus communément représenté. Il serait en effet mort très âgé à Hiérapolis, en Phrygie, une région située dans l'actuelle Turquie. (4)

 

Saint Philippe Apôtre, Par Albrecht Dürer, 1516

 

 

Crucifixion de St Philippe, F. Lippi, Fresco Strozzi Chapel, Santa Maria Novella, Florence

 

S. Jacques le Juste ou Jacques le Frère du Seigneur, appelé aussi Jacques le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée, d'Alphée et de Marie, soeur, c'est-à-dire proche parente de la sainte Vierge. 

 

L'Apôtre Jacques le Mineur, 1250-1275, Maître de saint François, Washington, National Gallery of Art, dans Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269.

 

La tradition affirme qu'il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel.

Jacques le Mineur eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Siméon, furent disciples de Jésus. 

Saint Jacques était de la tribu de Juda et "frère de Jésus", c'est-à-dire cousin de Notre-Seigneur selon la chair. "Les évangiles et Paul (Ga 1, 18-19 ; 1 Co 9,5) appellent 'frères du Seigneur' ceux qui étaient en réalité ses cousins selon l'usage extensif du lien de fraternité dans le monde sémitique (Voir en particulier les système de parenté à Iamneia, ville de la côte palestinienne, d'après Inscriptions de Délos, n° 1208)" (5)

Dans le texte nazoréen, dit Protévangile de Jacques, attribué à Jacques de manière pseudépigraphique, et daté de la seconde moitié du IIe siècle, Jacques est le fils de Joseph issu d'un premier mariage. (6)

"Jacques, le 'frère de Jésus', exécuté en 62, faisait l'admiration des pharisiens par sa piété et son assiduité au temple." (7)

Il eut la faveur d'une apparition particulière du Ressuscité, après Pierre et les Douze (1 Co 15,7).

Saint Jacques le Mineur a joué un rôle important après l'Ascension de Jésus et il fut le premier évêque de Jérusalem. C'est chez lui que Pierre se rendit aussitôt après être miraculeusement sorti de prison, et Paul fit de même après sa conversion. (8)

Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent l'évangélisation du monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c'est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole.

 

"Se référant à Eusèbe, qui écrit que Pierre, Jacques le Majeur (frère de Jean) et Jean ne se réservèrent pas la direction de l'église locale de Jérusalem, mais choisirent Jacques le Juste (le frère du Seigneur) comme évêque (episcopos), le R.P. Daniélou dans son Histoire Ecclésiastique (II, 1, 4) suggère que Jacques le Juste ait été à la fois une sorte de président du collège local des presbytres et d'héritier des pouvoirs apostoliques (naturellement en ce qui concerne l'église locale de Jérusalem)." (9) 

 

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis parmi les judéens.

 

Jacques serait mort après l'an 60, en des circonstances incertaines parce que ne provenant que de sources apocryphes. Toutefois, Clément d'Alexandrie (150-215), un auteur de la fin du IIe siècle, mentionne qu'il a été élu premier évêque de Jérusalem et est mort martyr, battu à mort après avoir été jeté du haut du pinacle du temple (Histoire ecclésiastique 2, 1, 2-3) (10)

C'est en 62 que le grand prêtre Anne (Ananus), fils de celui du pontificat duquel Jésus avait été crucifié, se croyant assez fort pour briser la jeune Église, le fit arrêter, et le déféra au Sanhédrin.

Nous connaissons le détail du drame par Flavius Josèphe et le mémorialiste et historien chrétien Hégésippe, qui écrivait au milieu du IIe siècle. Jacques "fut non seulement attaqué par les scribes et les pharisiens, mais aussi par d'autres groupes judéens". (11) 

 

La persécution de 62 a eu un caractère collectif. Jacques ne fut pas condamné personnellement, puisque son groupe fut exécuté avec lui - c'est la première exécution collective de chrétiens. (Antiquités judaïques, XX, 9,1 (200).)

L'année 62, celle de la mort de Jacques, est marquée incontestablement par le début des tensions entre Juifs. La condamnation du groupe de Jacques illustre l'explosion du sectarisme et le replis des groupes légalistes et conservateurs du Temple. (12) Jacques devient le symbole de l'affrontement entre Judéens pharisiens et Judéens chrétiens, après l'avoir été de l'affrontement entre chrétiens d'origine judéenne et chrétiens d'origine grecque. (13)

Outre l'exécution de Jacques le Mineur, conséquence de l'influence exercée par la communauté chrétienne d'origine judéenne auprès de l'ensemble des Judéens, l'histoire de la communauté chrétienne de Jérusalem a été marquée par deux autres martyres : en 33, la lapidation d'Étienne, et en 43-44 la mise à mort de Jacques le Majeur. (14)

Les princes des Juifs (Sadducéens) firent monter Jacques sur la terrasse du temple de Jérusalem et lui dirent : "Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur Jésus !"

Le saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le Christ ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel." La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut du haut du temple où le démon avait naguère tenté Jésus. Comme il n'était pas mort, on se mit à le lapider, puis en dépit de quelques protestations généreuses, un foulon l'acheva à grands coups de sa lourde masse. Exécution illégale, qui valut à Anne d'être déposé du souverain pontificat (15) , c'est-à-dire de sa charge de Grand prêtre par le nouveau procurateur romain entré en fonction.

 

Brisé dans sa chute, il mourut l'an 62 en priant pour ses bourreaux : "Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

Les judéens qui l'ont lapidé n'ont pu empêcher le peuple de l'enterrer sur place et de lui ériger un monument.

 

"L'exécution des deux Jacques, à l'instigation du Sanhédrin qui refusait tout messianisme, n'empêcha pas la communauté de rester sur place jusqu'en 66, sans participer aux mouvements qui agitèrent la population à partir de 60, en prélude à la guerre contre Rome." (16)

 

Nous avons de S. Jacques le Mineur une Épître qui a le titre de Catholique ou Universelle, parce qu'elle ne fut point adressée à une église particulière, mais à tout le corps des Juifs convertis qui étaient dispersés dans les différentes parties de l'univers.

 

On le représente en tunique et pallium, parfois avec une canne.

Il est invoqué contre les souffrances des agonisants.

Le nom Jacques vient de l'araméen et signifie "adepte de Dieu".

 

 

PRATIQUE. Pardonnez à vos ennemis, priez pour vos persécuteurs.

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 121 ; (2) ; (3) ; (4) Christine BARRELY, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 146 ; (5) Marie-Françoise BASLEZ, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 160 ; (6) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018; p. 168 ; (7) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 32 ; (8) Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269 ; (9) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 22 ; (10) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 170 ; (11) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 169 ; (12) Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 264-268 ; (13) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 173 ; (14) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 171 ; (15) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, ibid., p. 46 ; (16) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 32. 

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 11:39

"Vous ne pouvez pas changer de sexe. C'est un mensonge", a déclaré la représentante Mary Miller.

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Source: LifeSiteNews

WASHINGTON, DC ( LifeSiteNews ) – La représentante républicaine Mary Miller a dénoncé le programme transgenre de la gauche comme une "rébellion contre Dieu" et a fustigé l'administration Biden pour l'avoir projeté sur les jeunes enfants, qu'elle a qualifié de "maltraitance des enfants".

 

"Vous ne pouvez pas changer de sexe. C'est un mensonge", a déclaré Miller à  Breitbart News samedi dans une interview avec Matthew Boyle . "Et les gens qui ont des problèmes d'identité de genre, je sympathise avec eux, mais pourquoi allons-nous accepter 'The Emperor's New Clothes' (les nouveaux habits de l'Empereur. Ndlr.) et jouer avec cette mascarade ? Je ne vais pas le faire . Je veux dire, ils empêchent délibérément le développement physique de l'enfant, et j'appelle cela de la maltraitance.

 

Miller a déclaré qu'elle pensait que le mouvement transgenre avait pris racine aux États-Unis parce que "nous avons rejeté Dieu" et " nageons dans un abîme de confusion". Soulignant sa foi chrétienne, elle a déclaré : "Je n'ai pas honte de notre héritage judéo-chrétien et des valeurs auxquelles la plupart des Américains tiennent . Dieu nous a créés homme et femme - ce n'est rien d'autre qu'une rébellion contre Dieu."

 

Plus tôt en avril, Miller a critiqué l'administration Biden pour sa politique "réveillée". Elle a accusé la Maison Blanche de "mentir aux enfants" en promouvant les chirurgies de "changement de sexe" et les bloqueurs de puberté tout en qualifiant les médicaments de "réversibles".

 

"L'administration Biden se livre à une politique extrême de 'réveil' en encourageant les enfants à prendre des médicaments chimiques de castration et à subir des interventions chirurgicales, et ils mentent aux enfants en leur disant que les bloqueurs de la puberté sont "réversibles". Nous devons protéger nos enfants !", a tweeté Miller le 8 avril.

 

Le tweet est venu  en réponse à un clip vidéo de l'attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki , dans lequel celle-ci avait déclaré : "Les soins de santé affirmant le genre pour les enfants transgenres sont la meilleure pratique et peuvent potentiellement sauver des vies." Ces soi-disant "soins de santé" comprenaient des bloqueurs de la puberté, des médicaments hormonaux et des chirurgies de "changement de sexe ".

 

PolitFact a ensuite qualifié le tweet de Miller de "faux" lors d' une "vérification des faits" le 17 avril, malgré le fait que de nombreux professionnels de la santé ont contesté l'affirmation selon laquelle ces traitements sont "réversibles". "Certains médecins ont qualifié cette affirmation de 'mensonge éhonté', selon un rapport de Breitbart News. En réponse à la vérification des faits, Miller a fourni à PolitiFact des informations de la Mayo Clinic, qui "cite les effets potentiels à long terme des bloqueurs de la puberté - y compris la croissance et la densité osseuses, la fertilité future et les poussées de croissance".

 

Miller a déclaré samedi à Boyle que si les Américains veulent vraiment s'opposer à l'imposition de l'agenda transgenre à leurs enfants, ils doivent se rendre compte que "les élections ont des conséquences. Vous devez voter pour les combattants."

 

Soulignant le zèle "religieux" de la gauche, elle a appelé à une défense solidaire de "l'héritage judéo-chrétien" américain. "Nous devons arrêter de nous précipiter dans le coin", a-t-elle déclaré. "Ces gens – leur programme est religieux pour eux. Pourquoi avons-nous honte de notre héritage judéo-chrétien et de nos valeurs ? Nous devons être forts et fiers d'elles. Ce sont les valeurs qui apportent liberté et productivité à un pays, à ses communautés, et qui font prospérer nos familles.

 

Soulignant l'importance du rôle des parents dans l'éducation des enfants, Miller a réitéré : "Les Américains ne veulent pas que leur rôle de parent soit diminué. Elle a déclaré qu'en ce qui concerne la question de l'éducation et de l'affirmation dont les enfants ont vraiment besoin, à la place du message des militants transgenres, "nos enfants doivent apprendre qu'ils ont été créés par Dieu avec un don et une finalité".

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 08:49

La plupart de ceux qui ont fait l’éloge du cardinal ont constamment et ostensiblement ignoré à quel point la vision du monde du cardinal se heurte à celle de l’establishment catholique conservateur américain.

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Source: LifeSiteNews

 

Par Jerry D. Salyer

Pourquoi l'Occident veut-il anéantir ce qu'il a construit en premier lieu ? Le véritable ennemi de l'Occident est l'Occident lui-même, son imperméabilité à Dieu et aux valeurs spirituelles, qui ressemble à un processus d'autodestruction mortelle.

Robert Cardinal Sarah, The Day Is Now Far Spent (La Journée est maintenant bien entamée)

À ce stade, les contours du débat Viganò sont assez clairs. Alors que l'archevêque Viganò blâme une OTAN expansionniste et un Occident post-chrétien pour la guerre en Ukraine, les critiques de Son Excellence pensent qu'il ne fait pas que blanchir les dures réalités du régime de Vladimir Poutine, mais qu'il ignore également les points clés de la doctrine de la guerre juste. Comme l'archevêque utilise souvent un langage apocalyptique pour décrire les machinations alambiquées des mondialistes, on craint également qu'il ne devienne un théoricien du complot excentrique. Plutôt que d'ajouter au volume déjà considérable de commentaires pour ou contre Mgr Viganò, il me semble plus intéressant de noter qu'en un sens, il n'est pas seul. C'est-à-dire qu'il n'est pas le seul homme d'église - ni même le plus haut gradé - qui a, à l'occasion, "regardé vers l'Est" pour remédier "aux erreurs de l'Occident".

 

A ce stade, les contours du débat Viganò sont assez clairs. Là où Mgr Viganò reproche la guerre en Ukraine à l’OTAN expansionniste et à l’Occident post-chrétien, les critiques de Son Excellence croient qu’il ne fait pas que blanchir les dures réalités du régime de Vladimir Poutine, mais qu’il ignore aussi les points clés de la doctrine de la guerre juste. Comme l’archevêque emploie souvent un langage apocalyptique pour décrire les machinations alambiquées des mondialistes, on craint également qu'il ne devienne un théoricien excentrique du complot. Plutôt que d'ajouter au volume déjà considérable de commentaires pour ou contre Mgr Viganò, il me semble plus intéressant de noter qu'en un sens, il n'est pas seul. C'est-à-dire qu'il n'est pas le seul homme d'Église - ni même le plus haut gradé - qui à l'occasion a "regardé vers l'Est" pour remédier "aux erreurs de l'Occident".

 

En effet, parmi les catholiques pratiquants, il serait difficile de trouver un homme d'Église vivant aussi universellement estimé que le cardinal Robert Sarah. Originaire de Guinée francophone, le cardinal Sarah a été caractérisé par pas moins une sommité que George Weigel comme "une lumière brillante et brillante", dont "la foi illumine le chemin vers une réforme catholique authentique". Pour la plupart, d'autres commentateurs catholiques semblent partager ce point de vue. Pourtant, la plupart de ceux qui ont fait l'éloge du cardinal ont constamment et visiblement ignoré à quel point la vision du monde du cardinal se heurte à celle de l'establishment catholique conservateur américain. Ce n'est même pas comme si les vues incommodes du cardinal étaient sèchement écartées ; non, elles n'ont même pas été reconnues.

 

Par exemple, en 2019, lorsque le livre du cardinal Sarah The Day Is Now Far Spent (La Journée est maintenant bien entamée) est sorti, cet écrivain a été frappé non seulement par la condamnation catégorique et répétée du capitalisme financier et de la mondialisation, mais aussi par le manque total d’intérêt manifesté par les critiques pour cette partie du livre. Des déclarations pointues telles que "L’humanité mondialisée, sans frontières, est un enfer" étaient sans ambiguïté et certainement pertinentes pour les controverses enflammées qui continuaient à gronder dans le sillage du Brexit et de l’élection de Donald Trump. Peu de journalistes catholiques ont autant fait allusion à de telles remarques.

 

À ma connaissance, personne n'a jugé bon de remarquer les réflexions du cardinal Sarah sur les relations américano-russes, même si ces relations suscitent depuis un certain temps un vif intérêt dans les milieux catholiques conservateurs. C'était presque comme si la plupart des journalistes catholiques ignoraient simplement des déclarations comme celles-ci, qui ne pouvaient en aucun cas être transformées en passe-partout sûr et conservateur :

 

En Russie, l'Église orthodoxe a largement repris son rôle d'avant 1917 en tant que fondement moral de la société. Cela suscite une opposition politique, mais aussi une haine profonde de la part des élites post-chrétiennes de l'Occident, non seulement vis-à-vis de la Russie, mais aussi contre l'Église orthodoxe russe et, par extension, contre le christianisme orthodoxe lui-même. L'attaque ouvertement politique qui vise à opposer l'Ukraine à l'Église orthodoxe russe sous l'autorité du patriarche Cyrille de Moscou est une provocation dangereuse et stupide.

 

Il convient de concéder ici un certain nombre de positions implicites de la part de Son Éminence, positions avec lesquelles nous pouvons être d'accord ou non. Tout d'abord, contrairement à la plupart des Américains, le cardinal Sarah n'accepte pas l'idée d'un "mur de séparation" entre l'Église et l'État. En outre, il ne rejette pas l'Église orthodoxe russe comme une façade du KGB ou une clique de schismatiques maudits.

 

Qu'il ait raison ou tort sur ces questions, il semble avoir été conscient de quelque chose de longtemps oublié par de nombreux catholiques américains qui arborent maintenant des drapeaux ukrainiens : le coup d'État de 2014, soutenu par l'administration Obama, qui a renversé le gouvernement pro-russe de l'Ukraine. (À défaut d'autre chose, ceux qui critiquent la réaction hystérique de Washington au 6 janvier pourraient trouver intéressant de contempler le soutien du département d'État américain au changement de régime ukrainien via des milices organisées, des combats de rue et des cocktails Molotov ; la vérité est que l'élite américaine hypocrite n'a aucun problème avec l'insurrection violente, à condition que la dite catastrophe arrive à quelqu'un d'autre).

 

Nous pourrions également reconnaître que, si le soutien du cardinal à la Russie contre un Occident post-chrétien n'était pas aussi flamboyant et extravagant que celui de Viganò,  il dépassait largement les limites du politiquement correct, même en 2019 : 

 

Jean-Paul II était convaincu que les deux poumons de l'Europe devaient travailler ensemble. Aujourd'hui, l'Europe occidentale emploie des moyens extraordinaires pour isoler la Russie. Pourquoi persister à ridiculiser ce grand pays ? L'Occident fait preuve d'une arrogance sans précédent. L'héritage spirituel et culturel de l'Église orthodoxe russe est sans égal. Le réveil de la foi qui a suivi la chute du communisme est un immense espoir.

 

 À ce stade, le soutien que le gouvernement russe apporte à l'orthodoxie russe est traité comme une marque contre elle, comme un signe de manipulation. Pour sa part, Sarah considère comme acquis que la préservation de l'héritage chrétien d'une nation est une bonne chose, quelles que soient les motivations superficielles des politiciens. "L'Occident semble heureux de voir ses églises transformées en gymnases, ses chapelles romanes tomber en ruine, son patrimoine religieux menacé par une désacralisation totale. La Russie, au contraire, dépense des sommes considérables pour restaurer les trésors de l'orthodoxie."

Et comme pour enfoncer le clou de sa comparaison, le cardinal Sarah a opposé l'engagement américain et russe au Moyen-Orient, encore une fois en faveur des Russes :

 

L'administration Obama a essayé d'apporter la liberté aux Syriens. Aujourd'hui, le pays ressemble à un champ de ruines. Sans l'intervention de la Russie, un régime islamiste aurait fini par l'emporter. Les chrétiens de ce pays doivent leur survie à Moscou. La Russie a joué son rôle de protecteur des minorités chrétiennes, pour la plupart orthodoxes. Le gouvernement russe entendait défendre une religion, mais aussi une culture.

 

Again, all of these remarks were published several years ago, so none of this is meant to put words in His Eminence’s mouth regarding the current situation. His current Twitter account indicates—unsurprisingly—that he laments the war, and the death and destruction, and would like to see a peaceful resolution. It hardly seems plausible that he would condone the invasion of one country by another, whatever the backstory. Yet given his previous critiques, it seems likewise doubtful that he would blame the war entirely on Russia, much less that he would rally around the Western banner.

 

Encore une fois, toutes ces remarques ont été publiées il y a plusieurs années, donc rien de tout cela n'est destiné à mettre des mots dans la bouche de Son Éminence concernant la situation actuelle. Son compte Twitter actuel indique - sans surprise - qu'il déplore la guerre, la mort et la destruction, et qu'il aimerait voir une résolution pacifique. Il ne semble guère plausible qu'il approuve l'invasion d'un pays par un autre, quelle qu'en soit l'origine. Pourtant, compte tenu de ses critiques précédentes, il semble également douteux qu'il impute entièrement la guerre à la Russie, et encore moins qu'il se rallie à la bannière occidentale.

 

Pour comprendre pourquoi, nous devons nous rappeler que le point de vue du Cardinal Sarah est informé par des expériences radicalement différentes de celles par exemple d'un catholique américain de banlieue. En tant qu'Africain d'origine, Sarah conserve une appréciation des liens organiques et tribaux que les Américains ont largement abandonnés. En tant que post-colonial qui est tout à fait à l'aise avec la culture et les idées catholiques françaises, il représente une vision du monde radicalement contre-révolutionnaire, une vision qui ne regarde pas simplement le socialisme, mais le projet libéral de Locke lui-même :

 

Les Occidentaux sont convaincus que recevoir est contraire à la dignité de la personne humaine. Mais l'homme civilisé est fondamentalement un héritier, il reçoit une histoire, une culture, une langue, un nom, une famille. C'est ce qui le distingue du barbare. Refuser de s'inscrire dans un réseau de dépendance, d'héritage, de filiation, c'est se condamner à retourner nu dans la jungle d'une économie concurrentielle livrée à elle-même. Parce qu'il refuse de se reconnaître héritier, l'homme est condamné à l'enfer de la mondialisation libérale où les intérêts individuels s'affrontent sans qu'aucune loi ne les régisse, sinon le profit à tout prix.

 

Au cas où le lecteur ne l'aurait pas remarqué, ces sentiments sont presque diamétralement opposés à ceux que l'on trouve dans les pages de National Review, qui voit dans la "mondialisation libérale" non pas un enfer mais un paradis.

 

Pour être clair, mon propos n'est pas de défendre un point de vue particulier sur la guerre, ni de considérer le cardinal Sarah comme un prophète infaillible, ni d'insister sur le fait qu'il avait raison sur l'état de la Russie, sur le mondialisme ou sur toute autre chose en particulier. Non, le fait est qu'un ecclésiastique de premier plan pense que le plus grand ennemi de l'Occident n'a jamais été Al-Qaida, ISIS ou la Chine, et encore moins la Russie, mais plutôt l'Occident lui-même - et aucun de ceux qui prétendent l'admirer n'a jugé bon de le remarquer.

 

Les conservateurs catholiques éludent systématiquement la question chaque fois qu'une personnalité honorée - vivante ou morte - s'écarte de leur propre programme étroit de "capitalisme démocratique". Peut-être cette pratique est-elle due à la malhonnêteté, ou peut-être s'agit-il d'une simple dissonance cognitive. Quoi qu'il en soit, le mal qu'elle perpétue va bien au-delà de la politique étrangère. Si nous prenons l'habitude de filtrer négligemment tout ce qui pourrait nous interpeller, il est alors inutile de discuter des pensées du Cardinal Sarah - ou de n'importe qui d'autre.

 

Jerry D. Salyer est titulaire d'une licence en aéronautique de l'université de Miami et d'une maîtrise en lettres du programme des grands livres du St. John's College, à Annapolis. Vétéran de la marine américaine, M. Salyer travaille aujourd'hui comme éducateur et écrivain indépendant.

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 22:21

L'Italie, un pays encore plus totalitaire que le nôtre quant à la liberté de culte réduite à presque rien depuis deux ans d'escroquerie covid :

https://lanuovabq.it/it/comunione-proposte-per-il-ritorno-alla-normalita

https://lanuovabq.it/it/comunione-proposte-per-il-ritorno-alla-normalita

ÉGLISE 30-03-2022

 

Enfin, la CEI (Conférence des Evêques d'Italie) s'ouvre à une reprise prudente également dans l'Église et à la communion sur la langue, mais Milan a déjà déclaré qu'elle continuerait à l'interdire. Mais la note des évêques signifie que les droits des fidèles doivent être respectés. Et pour ceux qui n'ont pas confiance ? Deux propositions : une file d'attente ad hoc pour ceux qui communient dans la bouche ou créer deux moments distincts (de distribution de la communion). Mais d'un point de vue médical, il n'y a jamais eu de risque.

 

 

Nous sommes enfin arrivés avec le 31 mars à la fin de l'état d'urgence pour l'épidémie de Covid-19. En conséquence, la Conférence épiscopale italienne a également décidé de s'adapter et, après un échange, le gouvernement italien a formellement communiqué "l'abrogation du Protocole du 7 mai 2020 pour les célébrations avec le peuple".

 

C'est ce que nous lisons dans une lettre de la Présidence de la CEI dans laquelle il est souligné que la situation "offre la possibilité d'une reprise prudente", après presque deux ans de mesures qui ont marqué la vie liturgique de l'Église italienne, à chaque niveau. Par "reprise prudente", on entend que l'Église italienne a décidé, indépendamment des indications du gouvernement, de maintenir certaines règles pour les fonctions liturgiques, sous la définition de "conseils et suggestions".

 

Seront-ils contraignants ? Les "services de sécurité" les feront-ils respecter avec une rigueur fanatique ? Cela reste à voir. La CEI souligne que le décret-loi 24/2022 prolonge l'obligation de porter des masques à l'intérieur jusqu'au 30 avril. Par conséquent, dans les lieux de culte intérieurs, vous devrez toujours accéder avec un masque pendant au moins un mois. On verra. La distance interpersonnelle d'un mètre n'est plus obligatoire. On devrait donc voir des bancs ne plus couverts pour éviter de s'asseoir les uns à côté des autres. Les bénitiers doivent continuer à être maintenus vides, contre toute preuve scientifique. Et enfin, la CEI touche au point sensible : la distribution de l'Eucharistie, qui doit avoir lieu "de préférence dans la main". Mais Milan a déjà mis carte sur table : un décret émis par le vicaire reconnaît la note de la CEI, mais maintient la communion strictement dans la main, signe qu'il y a un risque réel que chaque diocèse suive sa propre voie.

 

Le terme utilisé par la CEI, cependant, "de préférence", ouvre une lueur d'espoir pour les nombreux fidèles contraints au cours des deux dernières années à subir l'obligation de communion sur la main, que Paul VI lui-même a condamnée depuis les années 1960 comme non appropriée. La situation sanitaire épidémique avait offert une occasion incontournable aux innovateurs qui veulent se débarrasser définitivement de la Communion sur la langue, qui est d'ailleurs canoniquement un droit des fidèles, reconnu par le Redemptionis Sacramentum qui dit clairement : "Tout fidèle toujours a le droit de recevoir, selon son choix, la Sainte Communion dans la bouche". Ce "selon son choix" coïncide parfaitement avec l'expression désormais utilisée par la CEI : "de préférence" Ne signifie pas "exclusivement", et donc le croyant qui a l'intention de recevoir la communion sur la langue en a pleinement le droit.

 

Il n'est cependant pas difficile d'imaginer les scénarios qui pourraient survenir dans les églises au moment de la Communion : les fidèles qui, au cours de ces deux années, ont été lourdement endoctrinés par les médias, peuvent craindre que leurs frères qui ont l'intention de recevoir la Communion dans la bouche pourraient devenir des "facilitateurs" de virus pour toute l'assemblée liturgique. De ce point de vue, il serait important pour la CEI d'informer et d'éduquer à la santé en soulignant qu'au vu des connaissances scientifiques il n'y a pas de risque.

 

Au contraire : la modalité d'offrir la communion sur les mains n'a aucune valeur en termes de prévention et de protection de la santé des fidèles. Au contraire, les mains représentent l'un des véhicules les plus courants de transmission du virus. Le professeur Filippo Maria Boscia, président national des médecins catholiques, a déjà déclaré il y a deux ans que la communion sur la main présente un plus grand risque de contagion que celle sur la langue. L'OMS elle-même a souligné à plusieurs reprises le rôle des mains dans la transmission de l'infection.

 

Après deux ans d'études sur le Covid, il n'y a aucune preuve scientifique qui documente que recevoir la Communion sur la langue puisse être un moyen de transmettre le virus. Il faut désormais le considérer comme un véritable fake, et l'on sait à quel point l'Église se soucie d'une information scientifique correcte et d'une distanciation claire vis-à-vis de la diffusion de fausses nouvelles pseudoscientifiques.

 

Il sera donc opportun de faire savoir aux fidèles , même par des communications publiques appropriées, qu'il n'y a aucun risque de contagion par la Communion distribuée selon les normes canoniques de l'Église.

 

Cependant, des solutions pratiques pourraient également être recherchées pour éviter les polémiques et les "frictions" entre les fidèles eux-mêmes. Par exemple, la Communion pourrait se faire en deux temps : d'abord pour les fidèles qui veulent la recevoir sur la main, puis pour ceux qui la reçoivent sur la langue, afin de rassurer les plus craintifs qu'il n'y aura pas de "contamination". [Ce qui se pratique déjà en France dans les paroisses où les prêtres n'ont pas le cerveau lavé par les médias et les annonces publicitaires gouvernementales Covid. Ndlr.]

 

Ou les fidèles pourraient  recevoir l'Eucharistie en suivant deux files : une pour ceux qui la reçoivent sur la main, et une pour ceux qui la reçoivent dans la bouche. Une solution de compromis, nous en sommes parfaitement conscients, mais qui en ce moment est nécessaire pour garantir avant tout les droits de ceux qui demandent l'Eucharistie sur leurs lèvres, et qui risquent de se voir refuser, et d'être discriminés au sein même de la Communauté .Ecclésial.

 

De plus, cette solution serait également intéressante d'un point de vue médical, car les effets de ces comportements pourraient être détectés sur deux groupes différents. Et cela donnerait une confirmation scientifique supplémentaire de l'innocuité absolue de la Communion traditionnelle.

 

 

SourceLa Nuova Bussola Quotidiana 

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 17:24
Source : https://www.lifesitenews.com/news/vatican-inst/

Source : https://www.lifesitenews.com/news/vatican-inst/

(Traduction)

 

Le Père Massimo Pampaloni, SJ a été transféré au Brésil pour avoir refusé les injections de COVID entachées d'avortement, selon Church Militant.

 

mar 29 mars 2022 - 22 h 46 

ROME ( LifeSiteNews ) – L'Institut pontifical oriental (POI) aurait pénalisé un doyen et éminent érudit jésuite pour avoir refusé les injections de COVID-19.

 

Church Militant a rapporté que le doyen de la faculté des sciences ecclésiastiques orientales de la POI, le P. Massimo Pampaloni, SJ, a récemment été envoyé au Brésil en raison de ses objections de conscience aux injections.

 

Le Père Pampaloni, un consulteur de la Congrégation pour les Eglises Orientales et un éminent spécialiste de la christologie syriaque, a rejeté les injections obligatoires malgré la pression des autorités et de ses supérieurs, a déclaré à Church Militant un spécialiste des études orientales basé à Rome.

 

Plus tôt cette année, l'Italie a rendu les injections COVID obligatoires pour les résidents de plus de 50 ans. Le mandat expire le 15 juin. Le Vatican a également émis un mandat direct pour tous les employés en décembre. Le Vatican a également émis une obligation d'injection  pour tous les employés en décembre.

 

"Qu'un doyen et un érudit de premier plan de la plus prestigieuse école pontificale d'études orientales au monde soit démis de ses fonctions et renvoyé vers un autre continent par sa propre communauté jésuite alors que le Vatican déclare que la vaccination est volontaire est sans précédent", a déclaré une source de Church Militant. Pr. Pampaloni a précédemment occupé le poste de vice-recteur au POI entre 2010 et 2016.

 

Pratiquement tous les autres jésuites de Rome ont pris les injections entachées d'avortement, a ajouté la source.

 

"Pour des raisons de protection de la vie privée, nous ne donnons aucune information à ce sujet ", a déclaré à Church Militant le bureau du recteur de la POI, le Père David Nazar, S.J., à propos du cas du Père Pampaloni.

 

Pr. Pampaloni est maintenant professeur invité à l'École jésuite de philosophie et de théologie, un collège jésuite de Belo Horizonte, au Brésil. Le site Web du POI l'inclut toujours sur sa page de faculté.

 

''L'Institut pontifical oriental ne peut pas se permettre de perdre trop longtemps un universitaire aussi remarquable. Actuellement, ils ne peuvent tout simplement pas lui trouver un remplaçant – c'est pourquoi ils jouent le jeu en le bannissant et lui permettront ensuite de revenir d'exil après avoir fait de lui un exemple'', a déclaré le spécialiste des études orientales.

 

À un certain stade du développement, tous les vaccins COVID-19 disponibles reposaient sur des lignées cellulaires dérivées de bébés avortés qui étaient très probablement encore en vie lorsque leurs tissus ont été extraits. Les injections ont également été associées à des effets secondaires graves, notamment la maladie immunitaire, le syndrome de Guillain Barré et des problèmes cardiaques potentiellement mortels, comme la myocardite.

 

La Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican a souligné l'année dernière dans une note que "la vaccination n'est pas, en règle générale, une obligation morale et que, par conséquent, elle doit être volontaire".

 

L'ordre jésuite a néanmoins poursuivi de sévères obligations vaccinales COVID pour les prêtres, ainsi que pour les étudiants et les employés des écoles dirigées par des jésuites à travers les États-Unis.

 

La Boston College High School (BCHS), un établissement jésuite de préparation aux études supérieures, a essuyé une vague de critiques pour avoir séparé les élèves non vaccinés derrière des cloisons en plexiglas lors du déjeuner. Un autre lycée géré par des jésuites, le Brophy College Preparatory de Phoenix, a exigé l'an dernier que les élèves fassent les injections pour les activités extrascolaires.

 

Plusieurs collèges et universités jésuites, dont l'Université de Georgetown, l'Université Fordham et le Boston College, ont rendu obligatoires les injections de COVID pour les étudiants, les professeurs et le personnel. La province jésuite de l'Ouest aux États-Unis a également ordonné aux prêtres jésuites de se faire piquer, a rapporté Church Militant .

 

L'action de la POI contre le père Pampaloni survient après que le pape François a renvoyé ce mois-ci l'évêque Daniel Fernández Torres du diocèse d'Arecibo, à Porto Rico, après que l'évêque ait publiquement défendu les objections de conscience aux injections de COVID-19 et refusé de séparer les paroissiens en fonction de leur statut d'injection.

 

La mère générale Marilla, mère supérieure du couvent Tyburn de Londres, a également été récemment dénoncée au Vatican pour son opposition aux injections. Et la semaine dernière, la Mère Supérieure d'un monastère bénédictin à Pérouse, en Italie, a déclaré que son couvent risquait d'être fermé par la Congrégation du Vatican pour les Instituts de Vie Consacrée parce que les religieuses restent sans injection.

 

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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 08:47
Rembrandt : Les Trois Arbres (Rijksmuseum, Amsterdam)

Rembrandt : Les Trois Arbres (Rijksmuseum, Amsterdam)

Il était une fois sur une montagne, trois petits arbres qui discutaient de ce qu’ils feraient lorsqu’ils seraient grands.

 

Le premier petit arbre, émerveillé par les étoiles brillant au firmament des nuits, disait :

« Moi, quand je serai grand, je voudrais qu’on me transforme en un coffre à trésor splendidement orné, et qu’on me remplisse de pièces d’or et de toutes les plus belles pierreries du monde ».

Le deuxième petit arbre qui aimait à regarder scintiller sous la lune les eaux claires de la rivière dévalant les pentes, et dont on lui avait rapporté qu’elle allait au loin se jeter dans les vagues d’écume de la mer, déclarait :

« Je voudrais qu’on me transforme en un magnifique vaisseau ! Alors, commandé par un vaillant capitaine, je serai invincible pour affronter tous les océans du monde ».

Le troisième petit arbre, qui se plaisait à regarder les sommets aux alentours qui semblaient toucher le ciel, et les villages qu’on apercevait dans les vallées et desquels montaient jusqu’à eux les échos de la vie des hommes avec ses inquiétudes et ses joies, ses peines et ses espérances, ses bonheurs et ses deuils… , rêvait :

« Moi, quand je serai grand, je voudrais être encore plus grand que grand, et tellement grand que, chaque fois que l’on me regardera, on soit obligé de lever très haut les yeux et, de la sorte, obligé de penser à Dieu ».

 

Le temps s’écoula longtemps au grand sablier de la montagne, au murmure des sources, au clapotis des ruisseaux.

Les printemps succédèrent aux hivers, puis laissèrent la place aux étés.

Les trois petits arbres avaient changé, pris de la force, de la stature, des troncs vigoureux, des branches et des branchages.

 

Un matin d’automne des voix résonnèrent sur le sentier. Les oiseaux firent silence.

Les arbres se mirent à trembler de toutes leurs feuilles.

Trois bûcherons s’approchèrent des arbres.

Le premier bûcheron, regardant le premier arbre, le déclara parfait et, à grands coups de hache, le fit tomber sur le sentier.

Le deuxième bûcheron, voyant le deuxième arbre, le trouva vigoureux et, à grands coups de hache, le coucha sur le sol boueux.

Le troisième bûcheron se chargea du troisième arbre et, à grands coups de hache, il le fit culbuter dans la clairière dévastée.

 

Les trois arbres abattus furent ensuite trainés sur le flanc de la montagne.

Chacun sous son écorce imaginait la suite de son destin.

 

Le premier arbre allait enfin pouvoir vivre le rêve de sa vie : il se retrouverait bientôt dans la bonne odeur de colle et de copeaux de bois de l’atelier d’un ébéniste de renom…

Mais il fut emmené à l’humble menuiserie d’un village où personne ne commandait de coffre orné auquel confier de riche trésor, mais seulement des mangeoires pour les animaux.

 

Après deux jours et deux nuits de voyage, le deuxième arbre pensa qu’allait enfin se retrouver sur les galets gris du chantier naval. Les cris aigus des mouettes lui tournaient déjà la tête.

Il ne pouvait pas encore se douter de la mauvaise surprise qui l’attendait : pas un seul armateur n’avait passé commande pour un grand vaisseau ; seul un pêcheur avait commandé une modeste barque de pêche.

 

Quand au troisième arbre qui n’était plus que désespoir, on le débita en grosses poutres mal équarries qu’on mit à sécher le long d’un mur chez un charpentier.

 

Beaucoup de mois, beaucoup d’années passèrent sur les rêves détruits des trois arbres.

Beaucoup d’insectes dans leur bois, beaucoup d’araignées, beaucoup de poussières, beaucoup de désespérance…

Les arbres avaient fini par oublier leurs rêves.

Ils avaient cicatrisé.

Ils s’étaient installés dans les torpeurs de l’habitude.

Ils n’attendaient plus rien…

 

Le premier arbre devenu mangeoire ne sentait même plus la caresse des animaux tirant sur le foin.

Mais une nuit d’hiver la douce lumière d’une étoile plus éclatante que les autres se posa sur lui.

Un homme jeune au maintien doux et modeste et une toute jeune femme vinrent s’abriter dans l’étable.

Au milieu de la nuit, la jeune femme mit au monde un bébé que l’homme emmaillota et coucha dans la mangeoire.

Alors le premier arbre comprit que son rêve se réalisait.

 

Encore bien des coups de vent, des jours de pluie, des hivers glacés passèrent sur les rives du lac où le deuxième arbre, devenu petite barque de pêcheur, vieillissait lentement dans une mauvaise odeur de poisson.

Jusqu’à ce soir d’été où un groupe d’hommes voulut traverser le lac : ils embarquèrent.

Soudain, alors qu’ils se trouvaient au milieu du lac, une tempête se leva telle qu’on n’en avait jamais vu.

L’homme qui dormait à l’avant et vers lequel tous les autres crièrent affolés, se leva dans la barque, étendit les bras et calma la tempête.

Ainsi le second arbre comprit que son rêve se réalisait.

 

Peu de temps après cet événement, la ville se mit à résonner d’une étrange rumeur : les gens étaient énervés, on entendait des cris étouffés de femmes inquiètes et des cris de haine, des martèlements de chaussures de soldats…

L’air était rempli de violence, de mauvaise vengeance, d’injustice.

Des hommes vinrent près du hangar pour y tirer de sa torpeur le troisième arbre transformé en poutres.

Ils assemblèrent ces poutres en forme de croix, et, sur cette croix, ils clouèrent le Fils de l’Homme.

Le troisième arbre sut alors que son rêve se réalisait, puisque désormais chaque fois qu’on le regarderait, on penserait à Dieu.

Conte traditionnel russe : les trois arbres

Source : http://leblogdumesnil.unblog.fr/2022/03/28/2022-42-conte-traditionnel-russe-les-trois-arbres/

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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 17:54

Le 20 juillet 1926, Lucie fut envoyée au noviciat de Tuy, non loin de la frontière portugaise, pour compléter son postulat. Le 2 octobre 1926, elle y reçut le voile, y passa ses deux années de Noviciat et fit profession le 3 octobre 1928. Le 13 juin 1929, dans ce même couvent, Notre Dame vint lui demander la Consécration de la Russie à son Cœur Immaculé. Laissons Sœur Lucie nous décrire cette nouvelle et splendide vision [1]:

 

« J’avais demandé et obtenu la permission de mes Supérieures et de mon confesseur de faire une Heure Sainte, de onze heures à minuit, dans la nuit du jeudi au vendredi. Me trouvant ainsi seule, une nuit… la seule lumière était celle de la lampe (du Très Saint Sacrement). Soudain, toute la chapelle s’illumina d’une lumière surnaturelle et, sur l’autel, apparut une croix de lumière, qui s’élevait jusqu’au plafond. Dans une lumière plus claire, on voyait, sur la partie supérieure de la croix, la figure d’un homme, dont on voyait le corps jusqu’à la ceinture, sur sa poitrine une colombe, également lumineuse et, cloué à la croix, le corps d’un autre homme. Un peu au-dessous de la ceinture (de celui-ci), suspendus en l’air, on voyait un calice et une grande hostie, sur laquelle tombaient quelques gouttes de sang, qui coulaient sur les joues du crucifié et d’une blessure à la poitrine. Coulant sur l’hostie, ces gouttes tombaient dans le calice.

De grandes grâces sont attachées à cette consécration, a révélé Notre-Dame à sœur Lucie. A-t-elle été réalisée jusqu’ici ?

Sous le bras droit de la croix, se trouvait Notre Dame ; c’était Notre Dame de Fatima, avec son Cœur Immaculé dans la main gauche, sans épée, ni roses, mais avec une couronne d’épines et des flammes.

Sous le bras gauche de la croix, de grandes lettres, comme d’une eau cristalline qui aurait coulé au-dessus de l’autel, formaient ces mots : “Grâce et Miséricorde”. Je compris que m’était montré le mystère de la Très Sainte Trinité, et je reçus sur ce mystère des lumières qu’il ne m’est pas permis de révéler.

 

Ensuite, Notre Dame me dit : “Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen.

 

Il y a tant d’âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie. »

 

Les conditions de cette Consécration de la Russie sont claires : que le pape consacre la Russie en particulier et non le monde en général et en union, au moins morale, avec les évêques du monde entier.

 

A plusieurs reprises [2], Sœur Lucie rappellera ces conditions sine qua non.

 

Lors d’un entretien avec le P. Jongen, à Tuy, le 3 février 1946 : « La Sainte Vierge demande la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, par le pape, en union avec tous les évêques du monde ». « N’a-t-elle pas parlé de la consécration du monde ? » « Non ».

Le P. Mac Glynn, en février 1947, entendit Sœur Lucie répéter avec force cette demande précise : « Non ! Non ! Pas le monde ! La Russie, la Russie » !

Après l’acte d’offrande effectué le 13 mai 1982 par Jean-Paul II, la voyante fit remarquer que la Russie n’avait pas été l’objet de la consécration. Or, Dieu voulait « la consécration de la Russie et de la seule Russie, sans aucune adjonction ».

Dans une lettre adressée au P. Umberto Pasquale, datée du 13 avril 1980, elle écrit : « Notre Dame à Fatima, dans sa demande, se réfère seulement à la consécration de la Russie » : « só se referece a consagração da Russia », comme nous pouvons le lire ci-dessous :

Dans les deux lettres qu’elle écrivit au P. Gonçalves, en mai 1930, Sœur Lucie précise : « Le Bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne [3] aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie ».

 

J’entends encore le cher et infatigable [4] abbé Caillon me dire avec émotion dans les années 1980 : « Non, non la Russie n’est toujours pas consacrée au Cœur Immaculé de Marie » ! Reconnaissons tout de même que la réalisation de ces deux conditions : consécration de la seule Russie et l’union morale du Pape avec les évêques, ne dépasse pas les forces humaines ! Pourtant, la demande de Notre Dame n’est toujours pas accomplie, comme en témoigne ce petit tableau :

Pape Année Consécration Russie Solennellement Avec les
évêques
Pie XI
Pie XII 1942 Oui Monde Oui Non
Pie XII 1952 Oui Oui Non Non
Jean XXIII
Paul VI 1964 Oui  Monde Oui Non
Jean-Paul Ier
Jean-Paul II 1982 Offrande Monde Oui Non
Jean-Paul II 1984 Oui Monde… Oui Non
Benoît XVI 2010 Oui Les prêtres Oui Non
François 2013 Oui Monde Oui Non

 

Il faut admettre, avec le Frère François de Marie des Anges [5], que la consécration faite par Pie XII en 1942 n’a pas été sans fruits : « Il est remarquable que les mois qui suivirent cet acte solennel marquèrent le véritable tournant de la guerre qui s’achemina vers sa fin ». Mais en même temps, le communisme de Staline gagnait en puissance et en 1945 plusieurs nations en seront les victimes.

 

En août 1931, à Rianjo, Notre-Seigneur adressera à Sœur Lucie ces paroles terribles : « Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du roi de France [6] en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. Le Saint-Père consacrera la Russie, mais ce sera tard ».

 

Une objection vous vient peut-être à l’esprit, cher lecteur : la Russie n’est-elle pas désormais sauvée du communisme ? Le mur de Berlin n’a-t-il pas été détruit ? La pratique religieuse russe n’est-elle pas sortie de la clandestinité ? Le président Poutine, dit-on, suit une retraite annuelle dans un monastère orthodoxe ! Nous ne sommes plus au temps de Lénine ou de Staline !

 

Certes, mais la Russie est-elle catholique ? L’effondrement du mur de Berlin n’a-t-il pas aussi permis à la décadence occidentale et aux sectes protestantes de pénétrer en Russie ?

 

Une espérance est néanmoins de mise, car est apparu de nos jours en Russie un pouvoir fort, cohérent et respecté, sinon craint des autres nations, ce qui ne pourra que favoriser les merveilleux fruits de la consécration de la Russie au Cœur Immaculé telle que Notre Dame de Fatima l’a demandé ! La Russie se convertira alors officiellement à la religion catholique et deviendra un modèle de nation chrétienne.

 

Lorsque le P. Alonso questionna sœur Lucie sur la parole de Notre-Seigneur le Pape consacrera la Russie mais ce sera tard, la voyante lui indiqua que « la consécration de la Russie et aussi le triomphe final du Cœur Immaculé de Marie qui lui fera suite sont absolument certains et se réaliseront en dépit de tous les obstacles ».

Source : Fatima, le message pour notre temps, éditions de Chiré. | La Porte Latine

 

Notes de bas de page

 

(1) Mémoires, Appendice n° 2.

(2) Frère François de Marie des Anges : Fatima, joie intime, événement mondial – Edition CRC, 2e édition revue et corrigée en décembre 1993. Cité par l’abbé Fabrice Delestre sur le site de La Porte Latine.

(3) Ce qui peut signifier que le Ciel accueillerait favorablement cette consécration même si l’autorité papale était très amoindrie.

(4) Le lecteur consultera avec profit l’ouvrage du Frère François de Marie des Anges, op. cit., qui rapporte avec quelle persévérance l’abbé Caillon a œuvré pour cette consécration, jusqu’à entrer plusieurs fois en contact avec le pape.

(5) Op. cit. p. 250.

(6) Le 17 juin 1689, Louis XIV refusa de consacrer son royaume au Sacré-Cœur de Jésus comme le lui avait demandé sainte Marguerite-Marie de la part de Notre-Seigneur. Comme le fait observer le Frère François de Marie des Anges (op. cit. p. 217), le 17 juin 1789, exactement un siècle après, le tiers état insurgé se proclamait Assemblée constituante, renversant ainsi la Monarchie. Ce fut le début de la Révolution française avec sa doctrine des Droits de l’homme sans Dieu et ses atrocités contre l’Église …

 

Abbé Bertrand Labouche

FSSPX

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 20:53

François a annoncé consacrer publiquement la Russie au Cœur immaculé de Marie lors d'une célébration pénitentielle publique, vendredi 25 mars, avec tous les évêques du monde en communion avec le Saint Père à 17h, dans un acte de réparation, selon le vœu de la Vierge Marie à Fatima en 1917.

 

Dans la video ci-dessus l'abbé Frédéric Martin précise que "l'actuel conflit à l'Est de l'Europe  va certainement, aux yeux du grand public, être la raison principale de cette consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie; mais attention, le conteste de l'apparition du 13 juillet 1917 est bien celui d'une vision de l'enfer, donc des péchés qui conduisent dans cette voie de perdition. Et il vous aura peut-être échapper que quelques jours avant le conflit à l'Est de l'Europe, en France, le délai d'avortement a été prolongé de deux semaines, passant de douze à quatorze semaines. 

 

Le site Aleteia donne le texte de l’acte de consécration que tous les prêtres et évêques du monde sont appelés à réciter en union avec lui.

 

Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

 

Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales. Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes. Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme. Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune. Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

 

Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever. C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire.

 

Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion. En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.

 

C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3). Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix. Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.

 

Reçois donc, ô Mère, notre supplique.

 

Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre.

 

Toi, arche de la nouvelle alliance, inspire des projets et des voies de réconciliation.

 

Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.

 

Éteins la haine, apaise la vengeance, enseigne-nous le pardon.

 

Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire.

 

Reine du Rosaire, réveille en nous le besoin de prier et d’aimer.

 

Reine de la famille humaine, montre aux peuples la voie de la fraternité.

 

Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde.

 

Que tes pleurs, ô Mère, émeuvent nos cœurs endurcis. Que les larmes que tu as versées pour nous fassent refleurir cette vallée que notre haine a asséchée. Et, alors que ne se tait le bruit des armes, que ta prière nous dispose à la paix. Que tes mains maternelles caressent ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes. Que ton étreinte maternelle console ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays. Que ton Coeur affligé nous entraîne à la compassion et nous pousse à ouvrir les portes et à prendre soin de l’humanité blessée et rejetée.

 

Sainte Mère de Dieu, lorsque tu étais sous la croix, Jésus, en voyant le disciple à tes côtés, t’a dit : « Voici ton fils » (Jn 19, 26). Il t’a ainsi confié chacun d’entre nous. Puis au disciple, à chacun de nous, il a dit : « Voici ta mère » (v. 27). Mère, nous désirons t’accueillir maintenant dans notre vie et dans notre histoire. En cette heure, l’humanité, épuisée et bouleversée, est sous la croix avec toi. Et elle a besoin de se confier à toi, de se consacrer au Christ à travers toi. Le peuple ukrainien et le peuple russe, qui te vénèrent avec amour, recourent à toi, tandis que ton Cœur bat pour eux et pour tous les peuples fauchés par la guerre, la faim, l’injustice et la misère.

 

Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine. Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le “oui” qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde.

 

Qu’à travers toi, la Miséricorde divine se déverse sur la terre et que la douce palpitation de la paix recommence à rythmer nos journées. Femme du “oui”, sur qui l’Esprit Saint est descendu, ramène parmi nous l’harmonie de Dieu. Désaltère l’aridité de nos cœurs, toi qui es “source vive d’espérance”. Tu as tissé l’humanité de Jésus, fais de nous des artisans de communion. Tu as marché sur nos routes, guide-nous sur les chemins de la paix. Amen.

 

Source : https://fr.aleteia.org/2022/03/23/document-le-texte-de-consecration-de-lukraine-et-de-la-russie-au-coeur-immacule-de-marie/

Des commentateurs n'ont pas manqué de noter que François a annoncé consacrer la Russie et l'Ukraine. Or dans le vœu de la Vierge Marie à Fatima en 1917, il n'est pas question de l'"Ukraine", mais uniquement de la Russie.

 

En fait, en 1917, l'Ukraine faisait encore partie de la Russie.

 

Ce sont les socialistes d'Ukraine qui en avril 1917 ont déclaré l'autonomie territoriale nationale de l’Ukraine dans le cadre d’une république russe fédérative et qui ont proclamé l'indépendance de la république populaire ukrainienne, le 9 janvier 1918, avant que les Bolchéviques ne formassent en 1922 la "république soviétique socialiste ukrainienne"

Consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie 25-03-2022

Le fait que le pape François consacre la Russie et l'Ukraine ne fait donc que confirmer que ce territoire ou sa plus grande partie (Est), était un territoire russe en 1917.

Carte tirée de Christian GRATALOUP, Introduction de Patrick BOUCHERON, Atlas Historique mondial, Les Arènes - L'Histoire, Paris 2019, p. 471

Carte tirée de Christian GRATALOUP, Introduction de Patrick BOUCHERON, Atlas Historique mondial, Les Arènes - L'Histoire, Paris 2019, p. 471

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 12:00

Alors qu'il est sur le point de mourir dans une cellule à -20°C Josyp Terelya va ressentir une chaleur qui lui permettra de survivre à cette terrible épreuve.

Cet homme a survécu à 22 ans d’emprisonnement et de tortures dans des prisons soviétiques pour avoir refusé de renoncer à sa foi.

 

Dans son livre « Witness, To Apparitions and Persecution in the USSR », publié en 1991,il parle de ses visions.

« J'ai vu la terre trembler, j'avais peur, Ce n'était pas seulement la frayeur mais quelque chose de pire ».

La Vierge a dit :« N'ayez pas peur, vous voyez l'antéchrist en 3 personnes mais il ne peut rien contre vous. Il vous laissera en paix. »

« Vous avez vu l'est et l'Ouest sans Dieu. La différence c'est qu'a l'ouest le rejet de Dieu n'est pas officiellement reconnu. Mais les buts de l'impiété sont les mêmes tant à l'Est qu'a l'ouest. Pour sauver la Russie et le monde entier de l'enfer impie, vous devez convertir la Russie au Christ le Roi. La conversion de la Russie va sauver la culture chrétienne de l'Ouest et fera progresser la chrétienté à travers le monde. Mais le Royaume du Christ, le Roi va s'établir par le règne de la Mère du Christ. »

 

Josyp Terelya (Josip Terelja)

27/10/1943 - 16/03/2009

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15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 21:03
Macron est un châtiment de Dieu. Il sera lui aussi châtié

Source : GloriaTv

 

Macron, vous qui parlez de faute morale à l'égard des non-injectés, c'est sans doute le plus bel hommage que pouvait rendre le vice à la vertu.

Vous qui depuis le début de votre quinquennat détruisez méthodiquement le pays en le dépeçant pour le livrer aux vautours de la haute-finance; vous qui nous dépouillez de notre histoire quand ce n'est pas pour lui faire injure; vous qui nous avez privé de nos plus beaux fleurons industriels, comme Alstom.

 

... Vous qui avez fait bloquer les nombreux traitements efficaces et peu chers comme l'ivermectine ou l'hydroxychloroquine pour nous imposer à marche forcée et en dépit du bon sens cette injection hasardeuse; cette soupe chimique concoctée à la va-vite dans les chaudrons de Big-Pharma avec des effets secondaires potentiellement dévastateurs et qui a déjà causé un nombre de morts inédit dans toute l'histoire vaccinale

 

Lire : 

Le Royaume-Uni a enregistré 5 fois plus de décès en 12 mois dus à la vaccination Covid-19 qu'il n'a enregistré de décès dus à tous les autres vaccins combinés en 21 ans

Dr. Peter McCullough: les vaccins COVID-19 causent beaucoup plus de décès en seulement 10 mois que tout autre vaccin combiné au cours des 30 dernières années

 

Vous qui en pleine pandémie avez consciencieusement continué à détruire l'hôpital public en supprimant des milliers de lits, tout en promettant avec aplomb le contraire, et en virant comme des malpropres des soignants en prenant bien soin de les laisser sans la moindre ressource, histoire de leur faire payer à la hauteur de votre orgueil, votre effronterie et leur insoumission. Ces mêmes soignants que vous avez dans un premier temps fait applaudir tous les soirs de manière bien hypocrite pour mieux servir les intérêts de votre agenda. Avec le cynisme effroyable qui vous caractérise, vous avez désactivé ces malheureux dans la plus parfaite indifférence, comme on appuierait sur la touche DELETE d'un ordinateur pour effacer une variable d'ajustement. Désormais, c'est clair, c'est votre modèle de société pour votre start-up nation, la désactivation ou la soumission, le en marche ou crève; le seul crime de ces soignants réfractaires se résumant à ne pas vouloir se prêter au jeu du cobaye pour Big Pharma en jouant à la roulette russe avec leur santé.

 

Pourtant, en toute logique, quand on ne crée pas délibérément des malades en interdisant formellement aux généralistes de prescrire, quand on ferme des lits d'hôpitaux et que l'on se débarrasse de bon nombre de personnels soignants, on ne peut alors plus décemment se plaindre de la saturation des services de soin et encore moins en reporter la faute sur une victime expiatoire, se défausser de son écrasante responsabilité, avec un bouc émissaire tout trouvé. Mais associer décence et cohérence avec Macron cela relève de l'oxymore. 

 

Votre vision politique évoque celle de l'empereur Néron incendiant Rome au son de sa lyre et faisant en véritable pompier pyromane une grande fournaise et un feu de joie de la cité.

 

... Cela fait sans doute partie de l'incroyable guerre psychologique qui nous est livrée.

 

Lire : Général : "La pandémie de COVID entre exactement dans le champs des CIMIC ou PSYOPS. Nous sommes de fait dans une forme de guerre psychologique qui est menée contre la population civile française

 

Interdiction formelle de manger des chips ou de boire dans un train, interdiction de boire debout dans un bar [mais interdiction de consommer assis dans un cinéma. Ndlr.], interdiction de danser en boîtes de nuit mais possibilité de contacts intimes en clubs échangistes, personnels soignant vaccinés positifs autorisés à travailler mais personnels soignants non-vaccinés et négatifs virés sans ménagement et sans la moindre ressource; faire contrôler des pass vaccinaux par des policiers eux-mêmes non-vaccinés, pass obligatoires pour tous sauf pour notre personnel politique,

 

Lire : Le pass sanitaire ne sera définitivement pas imposé aux députés

 

   

J'en passe et des meilleures. Toute cette folie maquillée en science, plus de doute, nous avons plongé en Absurdistan, dans le royaume d'Ubu, dans un asile psychiatrique à ciel ouvert, dont on aurait confié les clés au plus fou d'entre tous !

 

Lire : "Il est interdit de..." Quelle décision du Conseil sanitaire es-tu ?

 

Macron, votre France, c'est celle de l'injustice sociale, celle du deux poids deux mesures permanent, celle où les forces de répression sanitaires alignent des clochards dans la rue avec des amendes de 135 euros pour des absences de port de masques, tandis que les élites qui sont bien au-dessus de tout cela bénéficient de passe-droits et s'en donnent à cœur-joie, festoient comme des beaux diables dans des restaurants clandestins, dans de bonnes adresses de privilégiés où le virus social n'a plus court.

 

C'est une société de caste, avec d'un côté les grands seigneurs de l'immunité tant physiologique et politique et de l'autre côté les impurs, ces intouchables gueux, ces super-contaminateurs, ces véritables bombes virales ambulantes qui s'ignorent.

 

Non, décidément, il est heureux de ne pas partager les mêmes standards moraux que ceux d'un boucher sanguinaire, d'un éborgneur et d'un arracheur de mains, qui a fait massacrer les Gilets jaunes, tout en faisant mine dans un vulgaire simulacre de démocratie de prêter l'oreille à leurs doléances.

 

Lire : Grand débat national : «Les doléances sont dites dans la rue»

 

Vous avez fracassé leurs légitimes revendications en étouffant dans l'œuf toutes leurs aspirations à une meilleure vie, plus décente et plus digne, à coups de gaz lacrymogène, de matraques et de LBD; en bon démon-crate, l'usage disproportionné et asymétrique de la force est votre seule approche du dialogue social.

 

En réalité, ne rien avoir en commun de votre conception morale, c'est une distinction et un suprême honneur. C'est notre légion d'honneur à nous et elle ne saurait se réduire à une insignifiante breloque bling-bling vermoulue et dispensée aux plus corrompues de votre caste, adressée en forme de crachat et d'affront ultime au front du petit peuple.

 

Tel un enfant immature et capricieux emporté par son délire puéril de toute-puissance et ne supportant pas la moindre contradiction

 

Voilà maintenant que dernière infamie en date, vous vous proposez avec la vulgarité crasse qui vous caractérise d''emmerder jusqu'au bout ces irresponsables non-vaccinés'.

 

Lire : Nous avons malheureusement au sommet de l'État le premier délinquant

 

Jusqu'où ira votre jusqu'auboutisme ? Jusqu'aux camps de redressement sanitaire pour ces irresponsables qui ne seraient, si l'on s'en fie à votre boussole morale déglinguée et défaillante, même plus dignes d'accéder à la citoyenneté, se voyant ainsi traités avec plus de sévérité et moins de largesses qu'un criminel terroriste sanguinaire ou qu'un misérable violeur d'enfant. En tous les cas, voilà un prétexte tout trouvé pour bâillonner ses potentiels opposants politiques lors des prochaines élections en privant fort opportunément ces nouveaux métèques, ces sous-citoyens de leurs droits de vote.

 

Vous faites injure à plus de cinq millions de Français en affirmant qu'ils ne seraient plus dignes de leurs citoyenneté, eux qui ont certainement un amour bien plus profond et légitime pour ce pays, que vous n'en aurez jamais, eux qui comme on dit, ont bien mérité de la France, contrairement à vous qui en méprisez souverainement jusqu'à sa culture et qui n'avez de cesse que de la détruire.

 

Votre responsabilité engagée sera donc pleinement écrasante. Elle n'est pas seulement une faute politique indélébile qui bien avant d'insulter les Français que vous stigmatisez si injustement de la sorte salit à tout jamais la dignité de votre fonction, c'est aussi et avant tout une faute d'humanité et elle est impardonnable. Car comment une infime poignée de non-vaccinés que vous avez largement marginalisés et qui ne peuvent presque plus faute de passe valide mettre les pieds nulle part dans l'espace public pourraient-ils à eux seuls contaminer plus de 50 millions de vaccinés qui, contrairement à eux, ont accès à tout, même en étant positifs et capables de transmettre le virus ?

 

Là où en garant de la cohésion nationale, il vous faudrait en période de crise rassembler et unir, d'une manière parfaitement irresponsable vous ne faites toujours plus que cliver, alimenter les divisions, vous attisez les haines et les tensions, vous fracturez la nation comme jamais auparavant, seulement avec votre venin tel un sournois serpent semant les graines de la discorde et de la zizanie jusqu'au cœur même de nos familles, en s'insinuant jusque dans nos foyer à l'occasion d'un repas de Noël sous haute tension.  

 

Lire : Macron s'explique sur ses propos polémiques sur "emmerder" les non-vaccinés: "Je conserve ma mentalité de paysan (sic), il faut planter en hiver pour récolter au printemps"

 

Après deux ans d'une politique sanitaire, qui aurait dû durer deux semaines d'effort national le temps -je vous cite - aplanir la courbe dont chacun pourra à sa juste mesure estimer son cuisant échec, un seul constat s'impose désormais, vous êtes le virus le plus destructeur qui soit jamais rentré dans nos vies, une véritable plaie, une malédiction, un châtiment divin.

 

Par vos odieuses méthodes de harcèlement et de maître chanteur qui aurait pris en otages nos vies, vous ne valez pas mieux à mes yeux qu'un chef mafieux qui tour à tour terrorise avant de promettre protection à ses victimes tout en extorquant leur consentement afin de mieux les asservir  et les retenir dans son cercle vicieux de chantage sans bornes.

 

Lire : "La dernière fois que Emmanuel Macron a mis les mots protection et guerre dans la même phrase, cela s'est terminé en confinements et en discrimination des personnes non vaccinées ! ... Et on y est encore deux ans après" (Fabrice Divizio)

 

Avons-nous le droit de coopérer à la tyrannie "sanitaire" en recevant un vaccin ?Ainsi de doses en doses, vous soumettez et violez toujours plus nos corps et notre liberté de conscience en faisant peser sur nos têtes l'épée de Damoclès d'une mort sociale sans autre forme de procès.

 

Après avoir privé notre pays de toute forme de souveraineté c'est donc maintenant directement à la souveraineté de nos corps que vous vous attaquez.

 

Vous vous pensez sans doute comme étant l'égal d'un prince, mais vous n'êtes que l'émanation d'un pouvoir harceleur et transgresseur de bas étage qui entend mettre au pas les populations; Vous n'êtes que l'insignifiant jouet de vos sbires qui vous remplaceront et vous sacrifieront par une autre marionnette en temps voulu. Vous vous comportez comme le ferez un minable petit caïd de banlieue qui intimiderait ses habitants en multipliant les menaces, les zones de non droit, les brimades, les rackets et les extorsions, et qui enverrait ses petites milices de quartier pour faire régner l'ordre par la peur, après avoir généré au préalable le chaos. La seule chose qui vous différencie c'est que vous avez les moyens de votre ambition perverse, en disposant comme bon vous semble de la force publique et du monopole d'une violence devenue illégitime. Vous avez fait du consentement dit libre et éclairé, fondement même de la médecine, une obligation de fait, un consentement extorqué par la duperie et la duplicité : en un seul mot, un viol.

 

Pourquoi, dans toutes vos actions vous êtes-vous entouré d'un tel impénétrable secret, secret défense pour des dizaines d'années pour vos prises de décision sur la crise sanitaire et secret sur les contrats signés avec les firmes pharmaceutique dont tant de clauses restent inaccessibles ? La santé mérite pourtant la plus totale transparence, car elle est notre bien le plus précieux à tous. Pourtant vous agissez à l'ombre tel un conspirateur tout en exigeant en retour notre confiance aveugle.

 

Et depuis quand un Etat se mêle-t-il d'orienter totalement la médecine ?

 

Lire : Des scientifiques allemands tirent la sonnette d'alarme: le politiquement correct entrave la recherche

Lire : Le prix Nobel Luc Montagnier affirme qu'il y a déjà 10 000 morts de la vaccination en Europe 

Lire : Après un an de vaccination contrainte, on a 3 des 4 vaccins qui sont désormais déconseillés voire interdits et le 4e qui a été mis en circulation sur la base d'études falsifiées, les effets secondaires sont cachés (surtout Pfizer), les traitements sont interdits, les médecins qui soignent vont en prison ou sont suspendus

 

On sait bien où l'hygiénisme d'Etat et la toute-puissance d'une science instrumentalisée à des fins politiques a pu conduire de par le passé.

 

Ce faisant, vous déshonorez notre pays, en piétinant allègrement toutes ses valeurs fondamentales de liberté, égalité, fraternité qui bien que ne relevant déjà que d'une illusion ne sont désormais, sous votre action délétère, plus qu'un lointain souvenir.

 

Lire : Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

 

Elles peuvent désormais aisément être remplacées par soumission, ségrégation et délation...

 

Lire : "C'est une erreur de parler de 'théorie du complot' car, sur tous les points importants, on a affaire à une PRATIQUE DU COMPLOT" (Etienne Chouard)

 

Il faudra d'ailleurs songer à faire réécrire tous les frontons des mairies pour les remettre au goût fasciste du jour en cohérence avec les valeurs de ce nouveau régime d'exception illimitée dans le temps et d'état d'urgence permanent. Vous êtes le fossoyeur de cette démocratie en phase terminale.

 

Vous avez réduit notre citoyenneté à des doses d'injections de produits pharmaceutiques à trois mois, c'est dire le degré d'estime que vous portez en réalité à la démocratie et à ses citoyens, ainsi qu'aux fameuses valeurs de la république dont vous vous gargarisez tant sur le papier tout en feignant d'en être le garant.

 

Une chose est sûre. Si vous faites mine de tant vous préoccuper de la santé et de la vie de vos concitoyens, toutes vos prises de décision et vos actions démontrent sans l'ombre d'un doute qu'en réalité vous méprisez la vie humaine au dernier degré et que le moteur de votre action est politique et non sanitaire. Vous parlez comme un ange, mais vous agissez comme un assassin.

 

Enfin. Sachez que si je suis déchue de ma citoyenneté parce que je réprouve au plus profond de mon âme et de mes tripes ces politiques criminelles, c'est parce que je refuse de me soumettre à toute cette folie ambiante, à cette contagion délirante hystérique savamment entretenue et orchestrée par vos médis de propagande aux ordres, ce n'est pas grave. Car après tout, je n'ai plus rien en commun avec ce à quoi vous avez finalement réduit ce beau pays qui jadis faisait encore ma fierté, à savoir une tyrannie hygiéniste à visage sanitaire et profondément inhumaine.

 

Lire : "En 2020 seulement 2% des hospitalisations étaient liées au Covid, 5% en Réa" (ATIH - C-News - LCP) - "La peur a été instrumentalisée"

 

Je me sens déjà totalement étranger à cette nouvelle réalité totalement monstrueuse, cette anomalie de la raison, cette nef des fous en perdition, qui prend l'eau de toute part et dont vous êtes l'un des infernal maître d'orchestre et maître d'œuvre. Vous avez rendu ce pays invivable, irrespirable et suffocant. Mais je n'en doute pas, tôt ou tard, vous aurez rendez-vous avec l'histoire pour rendre compte de tout le mal que vous aurez infligé à tant de familles, de toutes ces victimes collatérales que vous aurez engendrées par vos prises de décisions irresponsables, de toute cette souffrance et de ces drames humains générés. Et si, d'aventure, la justice humaine particulièrement défaillante en ces temps de corruption généralisée ne remplit pas son office, vous aurez à en répondre devant l'Eternel. Car sachez qu'avec votre morale d'ordre supérieur, vous ne l'emporterez certainement pas au paradis. Dieu voit tout et chacun sera jugé selon ses œuvres (Rm 2,6).

 

Au moins dans ce chaos à venir, il me restera encore ma dignité. Une notion qui manifestement vous échappe totalement, et elle n'a pas de prix.

 

Avec mon plus profond mépris signé.

 

Un emmerdeur et fier de l'être."   

 

 

 

 

 

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 13:30
https://bigleaguepolitics.com/archbishop-carlo-vigano-russia-ukraine-war-is-a-globalist-plot-to-establishment-the-tyranny-of-the-new-world-order/

https://bigleaguepolitics.com/archbishop-carlo-vigano-russia-ukraine-war-is-a-globalist-plot-to-establishment-the-tyranny-of-the-new-world-order/

L'archevêque Carlo Maria Viganò a publié un long éditorial pour LifeSiteNews dans lequel il explique son opinion selon laquelle le conflit Russie/Ukraine est un complot mondialiste visant à "établir la tyrannie du nouvel ordre mondial".

 

"Si nous regardons ce qui se passe en Ukraine, sans être induits en erreur par les grossières falsifications des grands médias, nous réalisons que le respect des droits de chacun a été complètement ignoré ; en effet, on a l'impression que l'administration Biden, l'OTAN et l'Union européenne veulent délibérément entretenir une situation de déséquilibre manifeste, précisément pour rendre impossible toute tentative de résolution pacifique de la crise ukrainienne, provoquant la Fédération de Russie à déclencher un conflit. C'est là que réside la gravité du problème. C'est le piège tendu à la fois à la Russie et à l'Ukraine, qui les utilise toutes les deux pour permettre à l'élite mondialiste de mener à bien son plan criminel", a écrit Vigano.

 

Il a appelé les tentacules de l'oligarchie, qui comprennent "l'ONU, l'OTAN, le Forum économique mondial, l'Union européenne", ainsi que des organisations "philanthropiques" comme "George Soros' Open Society et la Fondation Bill & Melinda Gates". Vigano a déclaré que la représentation de l'Ukraine par les faux médias comme héroïque, et de la Russie comme barbare, est une fausse représentation des faits.

 

"Il est consternant de voir avec quelle hypocrisie l'Union européenne et les États-Unis – Bruxelles et Washington – apportent leur soutien inconditionnel au président Zelensky, dont le gouvernement depuis huit ans continue de persécuter en toute impunité les Ukrainiens russophones, pour lesquels il est même interdit de s'exprimer dans sa propre langue, dans une nation qui comprend de nombreuses ethnies, dont celles qui parlent russe représentent 17,2 %. Et il est scandaleux qu'ils se taisent sur l'utilisation de civils comme boucliers humains par l'armée ukrainienne, qui place des positions anti-aériennes dans les centres de population, les hôpitaux, les écoles et les jardins d'enfants précisément pour que leur destruction puisse causer des morts parmi la population", a déclaré Vigano. a écrit.

 

Il a également évoqué le coup d'État de la révolution des couleurs qui a été exécuté en 2014 pour préparer le terrain pour ce conflit alors que les mondialistes lancent leur dialectique problème-réaction-solution.

 

"La révolution de couleur d'Euromaidan, ainsi que la mise en place d'un gouvernement pro-OTAN composé d'homines novi formés par le Forum économique mondial et George Soros, visaient à créer les conditions de la subordination de l'Ukraine au bloc de l'OTAN, en la soustrayant de l'influence de la Fédération de Russie. À cette fin, l'action subversive des ONG du philanthrope hongrois, soutenue par la propagande médiatique, a gardé le silence sur les crimes des organisations paramilitaires néonazies, financées par les mêmes personnes qui parrainent Zelensky", a écrit Vigano.

 

"Mais si le lavage de cerveau pratiqué par les médias grand public dans les pays occidentaux a réussi à véhiculer un récit complètement déformé de la réalité, on ne peut pas en dire autant de l'Ukraine, où la population est également bien consciente de la corruption de la classe politique au pouvoir, de son éloignement des vrais problèmes de la nation ukrainienne. Nous, Occidentaux, croyons que les 'oligarques' ne sont qu'en Russie, alors que la réalité est qu'ils sont surtout présents dans toute la galaxie des nations qui composaient autrefois l'Union soviétique, où ils peuvent accumuler richesse et pouvoir simplement en se plaçant à la disposition des 'philanthropes' étrangers et des multinationales", a-t-il poursuivi.

 

"Le peuple ukrainien, quel que soit le groupe ethnique auquel il appartient, n'est que les derniers otages involontaires du régime totalitaire supranational qui a mis à genoux les économies nationales du monde entier à travers la tromperie du COVID, après avoir publiquement théorisé la nécessité de décimer la population mondiale et transformer les survivants en malades chroniques qui ont irrémédiablement compromis leur système immunitaire", a ajouté Vigano.

 

Vigano est clairement très cultivé et connaît bien les idéologies de l'élite dirigeante mondiale. Il est un héros pour chaque croyant catholique ainsi que pour chaque chrétien qui a l'intention de résister au gouvernement mondial satanique qui se forme en ce moment. L'intégralité de son éditorial peut être consultée ici.

 

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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 08:23

En 2013, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré au forum de Valdai que "la plupart des pays Euro-Atlantistes sont en train de renier leurs principes moraux". Échangeant en direct des opinions sur les aspects clés de la politique intérieure et internationale avec les experts mondiaux en vue, il opposait "la foi en Dieu ou en Satan".

Comme l'explique Kirill, Patriarche de l’Église orthodoxe russe, aujourd'hui dans le conflit en Ukraine, d'un point de vue métaphysique, on peut voir une opposition directe entre la loi de Dieu et le péché :

Patriarche Kirill de Moscou : la guerre en Ukraine est l’affrontement entre la "loi de Dieu" et le "péché"

Extraits de son discours :

 

"Depuis huit ans, on tente de détruire ce qui existe dans le Donbass. Et dans le Donbass, il y a un rejet, un rejet fondamental des soi-disant valeurs qui sont proposées aujourd’hui par ceux qui prétendent au pouvoir mondial. Aujourd’hui, il existe un test de loyauté envers ce pouvoir, une sorte de laissez-passer vers ce monde « heureux », un monde de consommation excessive, un monde de « liberté » apparente. Savez-vous ce qu’est ce test ? Le test est très simple et en même temps terrifiant : il s’agit d’une parade de la gay pride. La demande de nombreux pays d’organiser une gay pride est un test de loyauté envers ce monde très puissant ; et nous savons que si des personnes ou des pays rejettent ces demandes, ils ne font pas partie de ce monde, ils en deviennent des étrangers.

"... Par conséquent, ce qu’il se passe aujourd’hui dans la sphère des relations internationales ne relève pas uniquement de la politique. Il s’agit de quelque chose d’autre et de bien plus important que la politique. Il s’agit du Salut de l’homme, de la place qu’il occupera à droite ou à gauche de Dieu le Sauveur, qui vient dans le monde en tant que Juge et Créateur de la Création. Beaucoup aujourd’hui, par faiblesse, par bêtise, par ignorance, et le plus souvent parce qu’ils ne veulent pas résister, vont là, du côté gauche. Et tout ce qui a trait à la justification du péché condamné dans la Bible est aujourd’hui le test de notre fidélité au Seigneur, de notre capacité à confesser la foi en notre Sauveur. Tout ce que je dis a plus qu’une simple signification théorique et plus qu’une simple signification spirituelle. Il y a une véritable guerre autour de ce sujet aujourd’hui. Qui s’attaque aujourd’hui à l’Ukraine, où huit années de répression et d’extermination de la population du Donbass, huit années de souffrance, et le monde entier se tait – qu’est-ce que cela signifie ? Mais nous savons que nos frères et sœurs souffrent réellement ; de plus, ils peuvent souffrir pour leur loyauté envers l’Église. Et donc, aujourd’hui, en ce dimanche du pardon, moi, d’une part, en tant que votre berger, j’appelle tout le monde à pardonner les péchés et les offenses, y compris là où il est très difficile de le faire, là où les gens se battent entre eux. Mais le pardon sans la justice est une capitulation et une faiblesse. Le pardon doit donc s’accompagner du droit indispensable de se placer du côté de la lumière, du côté de la vérité de Dieu, du côté des commandements divins, du côté de ce qui nous révèle la lumière du Christ, sa Parole, son Évangile, ses plus grandes alliances données au genre humain. Tout cela dit, nous sommes engagés dans une lutte qui n’a pas une signification physique mais métaphysique. Je sais comment, malheureusement, les orthodoxes, les croyants, choisissant dans cette guerre la voie de la moindre résistance, ne réfléchissent pas à tout ce sur quoi nous réfléchissons aujourd’hui, mais suivent docilement la voie qui leur est indiquée par les pouvoirs en place. Nous ne condamnons personne, nous n’invitons personne à monter sur la croix, nous nous disons simplement : nous serons fidèles à la parole de Dieu, nous serons fidèles à sa loi, nous serons fidèles à la loi de l’amour et de la justice, et si nous voyons des violations de cette loi, nous ne supporterons jamais ceux qui détruisent cette loi, en effaçant la ligne de démarcation entre la sainteté et le péché, et surtout ceux qui promeuvent le péché comme modèle ou comme modèle de comportement humain."

 

(Fin de citation)

 

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 00:00
Monastero delle Oblate di Santa Francesca Romana

Monastero delle Oblate di Santa Francesca Romana

Françoise Romaine (°1384 - † 1440) est une épouse et mère de famille fondatrice des Oblates de Marie appelée depuis oblates de Sainte Françoise Romaine. Elle est reconnue sainte par l'Église catholique et fêtée le 9 mars.

Francesca Bussa de Leoni naît à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec Dieu, l'avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ ; mais à l'âge de treize ans, parce qu'elle appartenait à la noblesse romaine, elle fut mariée à Lorenzo de Ponziani. Tous deux formèrent un ménage uni, paisible et heureux.(1)

Françoise a eu d'après les écrits une vie pleine de péripéties qui se sont (presque) toujours bien terminées. Cette chance lui vaut aujourd'hui d'être la patronne des automobilistes.(2)

Une fois mariée, tout en assumant ses charges domestiques et familiales dans son palais du quartier de Trastevere, elle continue selon la tradition une vie de piété et de pénitence, se confessant toutes les semaines, mettant en pratique les vérités de la foi enseignées par un prieur dominicain qu'elle rencontre régulièrement.

Son premier enfant, Jean-Baptiste naît en 1400. Elle a 20 ans lorsqu'elle donne naissance à son deuxième fils, Jean-Evangelista qui est frappé de la peste lorsque celle-ci dévaste la ville de Rome. Prévoyant sa mort, il en avertit sa mère et la supplie de lui donner un confesseur parce qu'il voit saint Antoine et saint Onuphre, à qui il porte une particulière dévotion, s'avancer vers lui pour le conduire au ciel. Il meurt ce jour-là. Trois ans plus tard lui nait une fille, Agnès. Lors d'une épidémie de peste, Françoise et Vanozza manifestent un grand dévouement aux malades et aux victimes de la famine qui s'ensuit. Françoise vend ses robes ainsi que ses bijoux et distribue l'argent aux pauvres. Parallèlement, elle incite les dames de la haute noblesse romaine à renoncer à leur vie mondaine pour se rapprocher de Dieu. C'est ainsi qu'elle fonde, le 15 août 1425, l'association des Oblates de Marie, rattachée aux bénédictins du Mont Olivet, dont Eugène IV confirmera la règle en 1444.(3)

Lors de l'invasion de Rome par Ladislas d'Anjou-Durazzo, la famille Ponziani doit s'enfuir. Leur palais est pillé et leurs biens confisqués. Lorenzo est contraint à l'exil. Françoise, restée à Rome, continue ses œuvres de charité, en disant, paraphrasant Job 1,21 :

Le Seigneur me les a donnés, le Seigneur me les a ôtés ; que Son saint Nom soit béni !

À la mort du roi de Naples, la famille réintégre Rome et reprend possession de ses biens. Françoise, à la suite d'une grave maladie, doit garder la chambre et reste de longs mois dans un état de santé précaire. C'est pendant cette période que saint Alexis lui apparaît à deux reprises : l'une pour lui demander si elle souhaite la guérison, l'autre pour lui dire que Dieu veut qu'elle ne meure pas et reste dans le monde. Elle guérit et part avec sa belle-sœur Vanozza rendre grâce à Santa Maria Nuova et à l'église Saint-Alexis.

Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort en 1436, elle put rejoindre les Sœurs Oblates, qu'elle avait fondées, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté d'œuvres et de prières. Elle y vit dans un profond dénuement, se nourrissant de légumes et d'eau pure, portant cilice et utilisant les disciplines. Selon la tradition, elle accomplit en toute humilité les plus basses tâches, tout en portant secours aux pauvres, par ses dons et ses pieuses exhortations.

Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère ; car, à la moindre faute, il la frappait, même en public. L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.

On représente sainte Françoise avec l'habit noir et le voile blanc des bénédictines, distribuant le pain aux pauvres; elle a souvent son ange gardien auprès d'elle. 

Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue ; mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule. D'autres fois, elle était traînée violemment ; l'ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.

Elle meurt le 9 mars 1440 en soignant son fils Jean-Baptiste. Selon la tradition, ses dernières paroles sont :

 

Le ciel s'ouvre, les anges descendent, l'archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait signe de le suivre.

Françoise Romaine a été canonisée le 29 mai 1608, par le pape Paul V.

 

Martyrologe romain  "Dieu ne l'avait pas choisie afin qu'elle devint sainte pour elle-même seulement, mais pour qu'elle fît servir les dons que Dieu lui avait accordés au salut spirituel et corporel de son prochain. Il lui suffisait de peu de mots pour réconforter les coeurs attristés et souffrants, apaiser les inquiets, calmer les emportés, réconcilier les ennemis, éteindre les haines invétérées et les rancunes."  (Témoignage de l'un de ses contemporains)(4)

 

Nom: d'origine germanique, Françoise (Francesca) voulait dire à l'origine "franche", "libre", mais a pris ensuite le sens de "française".(5)

 

Protectrice : des automobilistes et des veuves.

Françoise Romaine guérissant un mourant, Antoniazzo Romano

Françoise Romaine guérissant un mourant, Antoniazzo Romano

Aumône de sainte Françoise Romaine, 1675, Par Giovanni Baptista Gaulli, dit Il Baciccio, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum in ) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 153.

Aumône de sainte Françoise Romaine, 1675, Par Giovanni Baptista Gaulli, dit Il Baciccio, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum in ) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 153.

Sources: (1) l’Évangile au Quotidien ; (2) Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 66-67 ; (3) Wikipedia ; (4) Nominis ; (5) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 152-153.

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 18:19

Dans une video postée sur son site YouTube France Liberté, Arnaud Upinsky revient sur deux déclarations du candidat Eric Zemmour qu'il considère être de la "magie noire" :

Mik e' El

La première déclaration est celle qu'a faite Eric Zemmour au Mont Saint Michel le 19 février 2022. 

 

"Ce qu'a dit Eric Zemmour, c'est qu'au fond l'archange St Michel nous invite au devoir de puissance. Parce que c'est un chef de guerre. Mais ce n'est pas cela le message de Saint Michel. Pas du tout. Ce qu'il (Eric Zemmour) a oublié c'est que le me message de l'archange on le trouve dans la prière du bouclier de Saint Michel. Ce n'est pas la puissance, c'est la vérité d'abord.

 

"Saint Michel est l'ennemi de l'Ennemi lorsqu'il renvoie l'Adversaire, le diviseur, il le terrasse au cri de Quis ut Deus, qui est comme Dieu ? [Le nom même de S. Michel en hébreu, Mik e' El, signifie Qui est semblable à Dieu. Ndlr.]

 

La Bible nous indique l'archange S. Michel comme le défenseur de la vérité sur Dieu (Daniel 10,21 ; 12,1 et Zacharie 3,1-2); le défenseur d'Israël et donc l'Eglise, peuple de Dieu. Saint Michel mène à la Révélation du Christ, sujet central de la vision des prophètes.

 

"Zemmour a donc fait oeuvre de magie noire en utilisant des symboles auxquels il ne croit pas et qu'il fait parler pour dire l'inverse de ce qu'ils disent.

 

"Voilà pourquoi nous sommes dans une situation catastrophique. C'est parce que tout le monde joue au jeu de la magie noire, c'est-à-dire aux mots auxquels on ne croit pas, aux symboles que l'on manipule, en parlant de la France pour la trahir, en parlant de santé pour assassiner.

 

"On ne pourra pas retrouver le pouvoir si l'on ne fait pas exploser le plafond de verre, ce plafond de verre de la magie noire qui fait que nous sommes traités en esclaves, tout en nous disant que nous sommes citoyens, nous sommes souverains, etc. C'est le grand jeu d'Orwell, de l'inversion du langage.

 

Lire : Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles

 

"Et voici encore une déclaration de "Reconquête" passée totalement inaperçue. Le samedi 15 septembre 2018, dans l'émission de France Inter, Le Grand face à face, où il était opposé à Raphaël Glücksman. (Ce dernier) a rappelé à Éric Zemmour : "dans votre dernier ouvrage (Destin français. Sic.), vous dites : 'Je suis pour l'Eglise, contre le Christ, contre le Christ." Ce à quoi Éric Zemmour a répondu : 'Oui, oui, je le dis clairement.'

 

"Le commentaire est le suivant : comment être pour l'Église et contre le Christ ? Dans l'épitre de Saint Paul aux Colossiens (1,18), il y a la citation suivante : 'le Christ est la tête de l'Église. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts afin d'être le tout premiÉgliseer." Donc, sans le Christ il n'y a pas d'Église. Car l'Église qui est sur terre est le 'corps de l'Église' (Col 1,24)

 

"Donc voilà les réflexions qu'apporte la théologie pour dénoncer ces imposteurs et qui conduisent au néant, parce que c'est de la magie noire qui détourne le sens des mots pour se faire élire."

 

 

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 00:00
Saint Jean de Dieu peint par Bartolomé Esteban Murillo

Saint Jean de Dieu peint par Bartolomé Esteban Murillo

Saint Jean de Dieu, fondateur des Frères de la Charité (1495-1550),

Père de l'hôpital moderne 

 

"C’est un fou !", un aliéné ou un révolutionnaire. Il croit à l’accompagnement thérapeutique et aux soins palliatifs. Il a une manière de parler aux malades, de tenir la main des mourants et de calmer les malades mentaux qui inquiète les partisans des saignées et des camisoles de force.(1) 

João Cidade naît le 8 mars 1495 à Montemor-o-Novo au Portugal au sein d’une famille pauvre. Son père vendait des melons et des olives Enlevé enfant par un inconnu, puis abandonné en Espagne, il est accueilli par Senor François, qui est mayoral. Il devient berger. À l'âge de 28 ans en 1523, il s’engage dans l’armée espagnole et participe à de nombreuses guerres, la dernière en Hongrie en 1532 dans l'armée de Charles Quint contre les Turcs. C'est pour pour lui une dure expérience. À 40 ans, en 1535 il se met à travailler comme tailleur de pierre pour la fortification de la ville de Ceuta au Maroc Espagnol. Il aide, avec ses maigres revenus une famille noble portugaise qui vit ruinée. Plus tard il va à Gibraltar, où il se dit vendeur ambulant de livres et de timbres. Il déménage définitivement à Grenade en 1538 et ouvre une petite librairie. C’est là qu’il a ses premiers contacts avec des livres religieux. Le 20 janvier 1537, à l’âge de 42 ans il se rend à un sermon de Jean d'Avila, qu'on surnomme l'apôtre de l'Andalousie, au cours duquel il a sa conversion. Les propos de Jean d'Avila provoque en lui un si grand choc qu’il se met à détruire les livres qu’il vend, se met à traverser nu la ville sous les huées des enfants qui le suivent. Son comportement est considéré comme celui d'un aliéné et il est incarcéré dans l’hôpital psychiatrique de l’Hopital Real, avec les fous et les mendiants. Il connaît alors le sort des malades de l'époque : jeûnes, coups de fouet, jets d'eau glacée... Il prend alors la résolution de s’occuper et de servir les malades. Jean d'Avila, son directeur spirituel, le pousse à faire un pèlerinage au sanctuaire de la Vierge de Guadalupe, en Estrémadure (Espagne).(2)

Ce sanctuaire ne doit pas être confondue avec le sanctuaire du même nom au Mexique. En Espagne, l'histoire de la Vierge de Guadalupe est la suivante : selon la légende, une statue qui aurait été sculptée par Saint Luc, aurait été transportée à Constantinople au 4ème siècle. Plus tard, à la Cour de Byzance, où se trouvait le futur pape Grégoire le Grand, celui-ci fut nommé pape, en 590; il partit pour Rome et emmena cette statue et la mit dans son oratoire privé. La peste survint et Grégoire le Grand organisa une grande procession dans les rues de Rome avec tout le peuple qui suivait la statue. Rome fut délivrée de la peste. Puis, le pape réunit un concile et invita tous les prélats, dont Saint Léandre, alors archévêque de Séville. Celui-ci ne put se rendre dans la ville éternelle et envoya son frère Saint Isidore pour le représenter. Le pape s'enquit auprès de ce dernier de la situation religieuse en Espagne : le roi était arien. Grégoire le Grand désirait garder auprès de lui Saint Isidore, mais envoya à Saint Léandre de nombreux présents dont la fameuse statue de Notre Dame qui avait délivré Rome de la peste. Le bateau se trouva au milieu d'une terrible tempête, mais un prêtre ouvrit le coffre et brandit la statuette : la tempête s'arrêta. L'archévêque de Séville reçut donc la statue. Au VIIIe siècle, en 711, lors de l'invasion des Maures en Andalousie, des prêtres emportèrent la statue de Notre Dame vers le nord et s'arrêtèrent à un ermitage et à un tombeau : celui de Saint Fulgence, dont les restes étaient encore sous le maître-autel de l'église de Guadalupe, près du fleuve nommé Guadalupe, dans la Sierra de Guadalupe, en Estrémadure, à l'ouest de Tolède entre les fleuves Tage et Guadiana qui arrose Merida. Les prêtres qui sauvèrent la statue des invasions des Maures creusèrent dans l'ermitage une cavité pour l'y cacher et prirent soin d'y déposer une lettre retraçant toute son histoire depuis Constantinople. Puis ils fermèrent le trou... Ce n'est qu'en 1328, qu'un certain Gil Cordero, originaire de Caceres, qui gardait les vaches dans les pâtures de Guadalupe aperçut qu'il en manquait une à l'appel. Il la chercha durant trois jours et finit par la retrouver plus haut dans la montagne. Il crut sa vache morte. Mais à sa grande surprise, elle se releva. C'est alors que la Vierge lui apparut : "N'aie pas peur, je suis la Mère de Dieu par laquelle le genre humain reçut la rédemption. Prends ta vache, va-t-en et mets-la avec les autres car de cette vache t'en viendront beaucoup d'autres en mémoire de cette apparition. Et lorsque tu l'auras mise avec les autres, tu iras dans ton pays et tu diras aux prêtres et aux autres personnes que tu rencontreras qu'ils doivent venir ici, à l'endroit où je te suis apparue."(3) 

En 1340, le roi Alphonse XI qui visitait fréquemment la chapelle construite sur l'endroit de la découverte, était venu y invoquer Santa Maria de Guadalupe à la veille de la Bataille de Tarifa (ou "Bataille de Rio Salado"), lors de la Reconquista. Il attribua la victoire à l’intervention de la Vierge, et fit de la chapelle un sanctuaire royal et fit commencer un important programme de construction.(4)

C'est à Grenade qu'un sermon de saint Jean d'Avila convertit Jean, le 20 janvier 1537. Il en fut bouleversé et confessa publiquement son égarement. Enfermé avec les fous, Jean découvrit la misère de ceux-ci et décida d'humaniser les hôpitaux. Ses collaborateurs étaient des pécheurs, des assassins, tous repentis. Son action envers les plus démunis fut couronnée de succès lorsque nombre de prostituées qu'il avait aidé changèrent de métier. Tout ce qu'il découvrit et souffrit, le fit devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecta pour eux, ouvrit un hôpital, créa un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité. 

 

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Saint Jean de Dieu bénéficia dès ses débuts de l'aide de saint Raphaël.

 

Un jour, l'Archange saint Raphaël, Patron des médecins et des apothicaires, des navigateurs et des voyageurs lui apparut et lui dit : "Jean, je suis l'archange Raphaël, envoyé par Dieu pour t'assister dans ton charitable labeur. Le Seigneur m'a confié la garde de ta personne et de tous ceux qui, avec toi, serviront le Seigneur. Je tiens un compte fidèle de tes actions et des aumônes qui te sont faites. J'ai pour mission de protéger ceux qui favorisent tes oeuvres de charité."(5)

 

L'hôpital qu'il fonde à Grenade donne naissance aux Frères Hospitalier de Saint Jean de Dieu. Les "Frères Hospitaliers", qui portent son nom encore aujourd’hui, sont créés. Son hôpital prend bientôt de prodigieux accroissements, des aides financières de dernière minute viennent régulièrement sauver cette oeuvre de la charité. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.(6)

 

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Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcoure les rues de Grenade en criant: "Mes frères, pour l'amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes." Sa sollicitude s'étend à tous les malheureux qu'il rencontre; il se dépouille de tout pour les couvrir et leur abandonne tout ce qu'il a, confiant en la Providence, qui ne lui manque jamais.

Un jour, un pauvre qu'il soigne disparaît en lui disant: "Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais."(7)

 

 

Le poète autrichien Rainer Maria Rilke (1875-1926) raconte, dans les Cahiers de Malte Laurids Brigge, qu'en train d'agoniser, Saint Jean-de-Dieu se leva soudain pour aller détacher dans un jardin proche un homme qui venait de se pendre. Il meurt le 8 mars 1550.

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À 55 ans, Saint Jean de Dieu (1495-1550) meurt d’épuisement. Au moment de mourir, il dit : "Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

 

Canonisé en 1690 (8), il est proclamé patron des malades et des hôpitaux en 1886 par Léon XIII, et patron des infirmiers et infirmières en 1930, ainsi que des imprimeurs, relieurs et libraires, par Pie XI. Les institutions créées par lui deviennent en France "l’Assistance Publique"

Saint Jean de Dieu est invoqué contre les maladies du coeur.(9) 

 

Les personnes alcooliques sollicitent son aide pour guérir leur dépendance.

Saint Jean de Dieu

Saint Jean de Dieu

***


Quelques mots sur la charité publique au dit "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime"

 

"Les œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'État et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Église de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus."(10)

"Les ennemis de l'Église insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Église fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques:


- les aumônes, l'hospitalité (les Hospitaliers, les règles de saint Benoît, règle bénédictine, les nombreuses congrégations hospitalières),
- œuvre d'assistance et d'enseignement (scolarisation gratuite),
- œuvres de piété ou de charité,
- constructions de cathédrales,
- aumônes épiscopales,
- hospitalité monastique,
- asiles pour les pauvres,
- hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins,
- l'Ordre de Saint Antoine,
- le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint–Lazare,
- le soin des aveugles,
- les "Maison-Dieu", les "Hôtels-Dieu; la nourriture, les soins des malades, des sans-abris, des mendiants, des étrangers (Saint Jean de Dieu), les hospices pour les voyageurs, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux,
- l'excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge", l'architecture hospitalière, les soins de propreté et d'hygiène, les distributions quotidiennes de pains aux pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux infirmes et aux vieillards (abbaye de Cluny), la science médicale, etc
.

 

"Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.


"C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques."(11)

 

***

Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) ; (5) I.-M. Magin, Un héros de la charité au XVIe siècle, saint Jean de Dieu, éd. Beauchesne, Paris 1931, p. 71-72, cité dans Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 104-106 ; (6) Henri-Marie Boudon, La dévotion aux saints anges, p. 105 ; (7) Paul Dreyfus, Saint Jean de Dieu 1495-1550, le père de l'hôpital moderne, 1995 ; (8) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 150 ; (9) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 108-109 ; (10) Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354 ; (11) Jean Guiraud, ibid., p. 210.

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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 00:00
Saint Casimir, roi de Pologne-Lituanie , dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 142-143.

Saint Casimir, roi de Pologne-Lituanie , dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 142-143.

Saint Casimir, Prince de Pologne (1458-1484)

 

Casimir est le deuxième des treize enfants du grand-duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand.

Saint Casimir, prince de Pologne, Patron de la Lituanie († 1484)

S'étant éloigné de la vie facile et des honneurs, le jeune Casimir refusa la couronne que lui offraient les Hongrois après avoir déposé Mathias Corvin, en 1461. Mort à vingt-cinq ans, il a vécu sa brève existence dans l'ascétisme, tout en aidant son père à gouverner le royaume.

Il a treize ans quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. "J'ai en vue, écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide."

Régent de Pologne en l'absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait vœu de chasteté et ses médecins lui proposaient de l'abandonner comme étant le meilleur moyen de guérir : "Plutôt mourir que de commettre le péché." Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense.(1)

Lors d’un voyage en Lituanie en 1484, il mourut à Grodno. Ses restes furent inhumés à Vilnius. Ses reliques sont depuis vénérées à la chapelle Saint-Casimir de la cathédrale Saint-Stanislas de Vilnius. En 1953 sous l’ère soviétique, lorsque la cathédrale devint une galerie de tableaux, ses reliques furent transférées à l'église Saints-Pierre-et-Paul. Elles ont solennellement retrouvé leur place le 4 mars 1989. (2)

Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Cent vingt ans après sa mort, son corps fut trouvé sans corruption. Les riches étoffes dont on l'avait enveloppé furent aussi trouvées entières, malgré l'excessive humidité du caveau où il avait été enterré. (3)

Il fut canonisé en 1522 par le Pape Adrien VI et, sous le nom de saint Casimir, devint le saint patron de nombreux pays. Sa fête est le 4 mars. Il a été déclaré patron de la Lituanie en 1613 et patron de la Pologne et de la Lituanie en 1636.

Le 11 juin 1948 le Pape Pie XII nomma saint Casimir patron spécial de toute la jeunesse et modèle de pureté.

 

PRATIQUE. Veillez sur votre volonté, afin que vous n'ayez jamais le malheur d'offenser Dieu de propos délibéré.

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Sources: (1); (2); (3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 63; (4) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 142-143.

 

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 17:44

"Pourquoi est-ce que c'est intéressant de voir ce qu'il s'est passé avant Vatican II ?

Parce que sinon, on ne peut pas comprendre Vatican II. Et spécialement, deux décrets : le décret de Vatican II, "Unitatis redentegratio" (texte) et le décret "Nostra Ætate" (texte). Deux décrets révolutionnaires. 

Avant Vatican II, l'Eglise pratiquait un bon œcuménisme, un œcuménisme de retour. Le mot œcuménisme signifie : Œcos, c'est la maison; et meno, demeurer, rester, persévérer. Je reste. Le mot évoque l'universalité, toute la terre. C'est pour cela que l'on parlait des conciles "œcuméniques", c'est-à-dire un concile qui concernait toute la terre, toute l'Église. Et en même temps, nous avons l'unité, la maison, la famille.

 

Quand vous dites avant le concile que vous avez un désir œcuménique, c'est un bon désir, c'est un désir d'unité. C'est-à-dire que tous les hommes soient dans la maison, dans l'Église. Tandis que maintenant quand on parle d'œcuménisme, on considère plutôt que l'unité de l'Église est à faire. C'est pour plus tard. Nous on dit que l'unité existe et on veut que les âmes qui sont séparées de l'Église reviennent à l'unité, tandis que pour les modernistes, les conciliaires, l'unité c'est pour plus tard. C'est à faire. L'unité n'existe pas. L'Église est imparfaite, elle est en devenir. Elle est à 'construire'.

 

L'unité, pourtant, elle existe. C'est ce que l'on dit dans le Symbole. On dit Je crois en l'Église 'UNE' (sainte, catholique et apostolique). L'unité est un dogme de foi. On ne dit pas 'je crois que l'Église SERA une'. Mais on dit : je crois que l'Église est une. Cela est déjà l'argument d'autorité.

 

Et cette unité (avant Vatican II) est tellement parfaite que vous ne pouvez pas être un peu dans l'unité et un peu ailleurs. Vous êtes soit dans l'unité, soit vous ne l'êtes pas. Il n'y a pas d'entre-deux. C'est tout ou rien. On est ou dans l'Église ou on ne l'est pas.

 

À partir de 4:10, l'Abbé Salenave fait un très bon schéma de la vraie orthodoxie et unité de l'Eglise.

 

Pour l'Eglise post Vatican II : représentez-vous l'unité et la foi comme un cercle au centre (l'Eglise) et d'autres cercles autour qui ne sont pas dans l'Eglise catholique (les hérésies, les erreurs, puis les autres religions) font "œcuménisme" en vue de l'"unité". Mais ceci n'a jamais été le vrai schéma de l'orthodoxie ni de l'unité. Au contraire, on a toujours eu d'un côté l'orthodoxie et de l'autre les hérésies, et les fausses religions qui ne peuvent pas faire unité avec l'orthodoxie.

 

 

"On est ou sous l'autorité du Christ et de Son Église, ou on n'est pas sous l'autorité du Christ et de Son Eglise. On est avec Notre Seigneur ou contre Notre Seigneur, poursuit l'abbé Salenave.

 

"Cela est très important aujourd'hui où l'on a une mentalité maçonnique, relativiste, où l'on fait croire aux gens que les autres religions font partie de l'Eglise du Christ."

 

Qu'est-ce qui fait l'unité de l'Église ? C'est la foi

 

"Quand vous êtes baptisé, le prêtre pose la question aux parrains, marraines, et leur dit : 'Que demandez-vous à l'Église de Dieu?' Les parrains, marraines ne répondent pas : Je demande à être sous votre autorité, sous l'autorité du Pape. Mais ils répondent : 'La foi'.

 

"Puis de cette unité de foi découle l'unité de culte.

 

"La manière dont on prie va déterminer la foi : lex orandi, lex credendi. Si vous changez la lex orandi, la manière de prier, vous changez la foi."

"Donc, ce qui est fondamental, à 8:17, "l'unité repose sur la foi, qui va déterminer l'unité de culte et l'unité de gouvernement. Ce n'est pas l'inverse.

 

"Ce n'est pas l'unité de gouvernement qui va déterminer la foi, c'est l'unité de foi qui va déterminer l'unité de gouvernement... Il faut qu'il y ait une unité de gouvernement extérieure pour qu'il y ait une unité de foi.

 

"Le gouvernement de l'Église n'est pas fait pour assurer l'unité du genre humain dans la diversité, il doit assurer l'unité de gouvernement pour l'unité de la foi.

 

"Et le gouvernement, le Magistère ne doit pas se contenter de rappeler les vérités de la foi, il doit aussi, pour maintenir l'unité, condamner l'erreur. Le magistère rappelle ce qui est vrai et il condamne ce qui est faux.

 

"Donc, ce serait une erreur que de chercher à rassembler dans l'Église tous les chrétiens séparés sans fonder cette unité sur l'unité de doctrine et de Magistère. On dit, bon aller, d'accord, vous vous croyez à trois quarts des vérités, nous on croit toutes les vérités, on va essayer de faire un tronc commun.

 

"Et les œcuménistes vont très loin dans l''œcuménisme'. Dans les dernières réunions 'œcuméniques', ils ont invité les athées ! C'était à Assise en 2007 ou 2008, où il y avait un athée. Les œcuméniques dirent alors qu'on peut trouver des valeurs communes de spiritualité, des choses comme cela !... Et là c'est impossible. C'est comme mélanger l'eau et le feu."

 

"[...] Du désir d'unité, de la vraie unité, qui est de maintenir les gens dans la foi, va découler le désir d'apostolat, la prédication, la mission... Et on voit qu'aujourd'hui, ce n'est plus le cas : il n'y a pas plus de mission; il n'y a plus d'apostolat, il n'y a plus de désir de conversion, il n'y a plus de confession. Il n'y a plus rien, parce qu'il n'y a plus le désir des gens de ramener à l'unité.

 

"[...] Le diable est malin. Il n'a pas supprimé le gouvernement, il n'a pas supprimé le culte; il n'a pas supprimé l'enseignement. Il a même renforcé tout cela. Mais tout cela ce n'est plus pour la foi, c'est pour une autre finalité. L'autre finalité du gouvernement actuel de l'Eglise conciliaire, c'est pour l'unité du genre humain. Ce n'est plus tout pareil. Ce n'est plus l'unité de la foi, c'est l'unité du genre humain. C'est (horizontalisé. Ndlr.), un humanisme.

 

"Pie XI en 1928 a évrit cette encylique Mortalium animos (texte) qui est l'anti-thèse de Vatican II, parce qu'il commençait à voir que des prélats, des prêtres, commençaient à avoir une fausse notion d'œcuménisme.

 

"Cette fausse notion d'œcuménisme a commencé chez les protestants, divisés en quantité de sectes. Et en Allemagne et en Belgique, les protestants vont essayer de s'unir un peu, et mettre en commun leurs idées. Le but était de retrouver une certaine unité entre eux. Ils furent appelés les unionistes. Et c'est à partir de là, en 1948 qu'ils vont fonder le COE, le conseil œcuménique des Églises, qui va chercher à faire simplement un consensus autour de Jésus-Christ, la base commune, ce en quoi on croit. Et cette assemblée va se réunir tous les cinq, six ans. En 1954, l'évêque de Chicago, va s'opposer formellement à cela. En 1961, les 'orthodoxes' vont entrer dans ce conseil œcuménique. Au début de ces réunions, c'était que des chrétiens, il n'y avait pas de juifs ni de musulmans, d'hindous, etc. Et puis progressivement, certains catholiques se sont intéressés à cet esprit unioniste. Le Père Teilhard de Chardin, un jésuite, essaye de concevoir une unité du genre humain autour du Christ; l'humanité converge historiquement vers le Christ, qui est le centre de l'humanité. Mais, celui qui va être le vrai promoteur est le cardinal Mercier, archevêque de Bruxelles-Malines. Il va organiser à partir de 1921 les Discussions de Malines; l'idée était de réunir les anglicans et les catholiques pour faire des colloques, des discussions. L'intention initiale n'était pas forcément mauvaise, mais elle était dangereuse. C'est pour cela qu'en 1928 le pape Pie XI est intervenu. Le cardinal Mercier avait un conseiller qui s'appelait Dom Lambert Beauduin. C'est lui, qui va être l'âme de ce faux esprit œcuménique; il va être le promoteur de l'unité entre les anglicans et les orthodoxes. Il va être protégé par le cardinal Roncalli, le futur Jean XXIII. Dom Lambert Beaudouin ne voulait pas que les orthodoxes changent, il voulait que les catholiques apprennent à connaître, et à reconnaître leurs erreurs, vis-à-vis des orthodoxes, qui auraient pu faire quelque chose de mieux. Quand Pie XII est mort, Dom Lambert Beauduin était dans l'euphorie, et surtout quand il a appris l'élection de Jean XXIII. L'abbé Paul Couturier, un lazariste, va soumettre tous ces projets au cardinal Gerlier à Lyon, et il va se dépenser sans compter auprès des 'orthodoxes', des anglicans, et des réformés; c'est lui qui va être à l'origine de la fameuse Semaine de l'Unité, "fondement de l'œcuménsime" : l'idée c'est on discute, on discute, pour faire un. Il y a aussi le "groupe des Dombes", qui réunit des théologiens de différentes confessions, qui vont chercher à faire l'unité par la prière : on prie ensemble, avec l'idée de faire une séparation entre les dogmes importants et les dogmes moins importants... Et enfin, le grand maître de l'œcuménisme, qui va vraiment déterminer Vatican II, c'est le Père Congar, un dominicain. C'est lui la cheville ouvrière qui va orienter le concile Vatican II dans ses deux décrets "Unitatis redentegratio" (texte) et "Nostra Ætate" (texte), dans l'ouvrage Chrétiens désunis, où il considère philosophiquement que 'l'Église est en puissance' et pas en acte; c'est-à-dire que l'Église n'est pas encore parfaite, elle va le devenir; la perfection va se faire, alors qu'(avant Vatican II), on dit que l'Église est parfaite, elle est achevée, elle est une. Pour le Père Congar, non, l'Église n'est pas une, elle est à faire, elle est en construction permanente. Ce qui est faux, vous pourriez être les seuls catholiques dans le monde, et le monde entier pourrait ne plus être catholique, l'Église existe, elle est, elle est parfaite. Pour être parfaite, il faut quand même à l'Église un minimum d'autorité et c'est pour cela qu'il y aura toujours au moins un évêque dans le monde pour enseigner la vérité catholique. De même, chez le Père Congar, on trouve un humanisme de la religion, il faut incorporer ce qu'il y a d'humain, les valeurs humaines, pour rendre la religion plus humaine, plus sympathique : l'humanisme. Et c'est cet esprit que l'on retrouve dans Vatican II qui dit que oui, le monde moderne a beaucoup de choses, il faut quand même discerner dans ce qui se passe actuellement les choses intéressantes, etc."

 

Note du Blog Christ Roi.

 

Simon Claude MIMOUNI, spécialiste de renommée internationale de l'histoire de la formation du mouvement des disciples de Jésus dans le judaïsme, l'écrit également :

 

"C'est l'orthodoxie qui crée l'hétérodoxie. Et non l'inverse. Au commencement de l'Église, c'est en se considérant orthodoxes que ceux qui ne le sont pas sont rejetés comme hétérodoxes. Les orthodoxes établissent ainsi une filiation qui leur permet d'avoir une généalogie légitime face aux autres qui sont alors des opposants, qualifiés d'hérétiques." (Simon Claude MIMOUNI, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, Bayard, Italie 2018, p. 295.)

 

CONCLUSION BLOG CHRIST ROI

 

Ce n'est donc pas les erreurs ni les hérésies qui définissent la foi orthodoxe. Aucun assemblage avec des hérésies, c'est-à-dire des mensonges, ne peut produire une once de vérité ni d'unité. Il serait temps que les oecuméniques post Vatican II en reviennent à ce que prônaient les premiers chrétiens, dont saint Irénée de Lyon, pourtant déclaré docteur de l'Eglise par François le 21 janvier 2021, avec le titre de "Doctor unitatis", Docteur de l'unité (!), lui qui a écrit le fameux Contre les hérésies..., toujours et plus que jamais d'actualité !

Quel accord du Christ avec Satan ? ou quel partage pour un croyant avec un non-croyant ? quelle entente y a-t-il entre le sanctuaire de Dieu et les idoles ? Nous, en effet, nous sommes le sanctuaire du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit lui-même : J’habiterai et je marcherai parmi eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Sortez donc du milieu de ces gens-là et séparez-vous, – dit le Seigneur ; ne touchez à rien d’impur, et moi je vous accueillerai : je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, – dit le Seigneur souverain de l’univers.

2 Co 6, 15-18

Saint Polycarpe combat de nombreuses sectes qu'il juge hérétiques, en particulier certains gnostiques et notamment Marcion qui rejette l'Ancien Testament, ne garde qu’une sélection des nouveaux écrits et ne croit pas que Jésus est le Messie attendu des Juifs. Exclu de l’église de Rome en 144, Marcion se lance dans des campagnes missionnaires, fonde de nombreuses églises où l’on pratique une morale très austère, comportant la renonciation à la sexualité et à la vie de famille, tout en se préparant au martyre. Marcion, ayant été à la rencontre de saint Polycarpe lui dit : "Reconnais-nous." Polycarpe a-t-il réalisé des réunions "oecuméniques" avec Marcion ? Non, il lui a répondu : "— Je te reconnais pour le premier-né de Satan. Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu'ils allaient jusqu'à refuser de communier, même en paroles, avec l'un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : 'L'hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu'un tel homme est perverti et qu'en péchant il est lui-même l'auteur de sa condamnation.' (Tite 3, 10-11). (Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 3,4.) [...] L'Église, [...] c'est elle, [...] qui est la voie d'accès à la vie; 'tous' les autres 'sont des voleurs et des brigands' (Jn 10,8). C'est pourquoi il faut les rejeter (Tite 3,10), mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l'Église et saisir la Tradition de la vérité." (Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 4,1.)

Le saint martyr Cyprien (200-258), parlant du pseudo-évêque schismatique Novatien, lui refusa même l'appellation de chrétien, puisqu'il était détaché et séparé de l'Église du Christ :

 

"Qui qu'il soit , dit-il, et de quelque espèce que ce soit, ce n'est pas un chrétien qui n'est pas dans l'Église du Christ. Il peut aussi se vanter et avec de superbes paroles prêcher sa philosophie et son éloquence ; celui qui n'a pas été fidèle à la charité fraternelle et à l'unité ecclésiastique a aussi perdu ce qui était avant. Puisqu'une seule Église dérive du Christ pour le monde entier, divisée en plusieurs membres, un seul épiscopat est également répandu dans le pluralisme concordant de plusieurs évêques; après le mandat de Dieu, et après l'unité de l'Église partout proche et unie, elle s'efforce de faire l'Église des personnes humaines. Donc, quiconque n'observe ni l'unité d'esprit, ni l'unité commune de la paix, et se sépare du lien de l'Église et du Collège des Prêtres, ne peut avoir le pouvoir ou l'honneur d'un Évêque, n'ayant pas voulu maintenir ou l'unité, ni la paix de l'épiscopat" [Cyprien., Contra Novatien, Ep. 52 à Antonien, in encyclique Etsi Multa du Pape Pie IX, 1873.]

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 00:00
Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Saint Gwenole (ou Guénolé) est né vers 460 à Ploufragran (Côtes-d'Armor, France), ou à Plouguin (Finistère), troisième fils de sainte Gwenn et de saint Fracan, frère de saint Jacut et de saint Guethenoc, qui vint probablement du Pays de Galles (actuel Royaume-Uni) pour se fixer à Ploufragan (Côtes-d'Armor).

Il fut confié à saint Budoc en 470 pour être éduqué au monastère de l'île Lavret, lieu de fondation du premier monastère de la Bretagne armoricaine.

À 24 ans, saint Patrick († 461), apôtre de l'Irlande, lui apparaît, le dissuade de s'embarquer pour l'Irlande, et le prie de fonder un nouveau monastère. Guénolé part avec onze compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec, qui devint un grand centre de la vie spirituelle de Bretagne.

Après la mort de Guénolé en 532, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir "leur père saint Guénolé". De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer. (1)

L'abbaye de Landévennec fut au Moyen Âge un lieu important d'écriture de manuscrits, de parchemins et un atelier de copistes. À partir de la 2e moitié du IXe siècle, les moines lettrés de l'abbaye forment, sous l'impulsion de l'abbé Gurdisten, une véritable école hagiographique puisant son inspiration pour partie dans la tradition celtique mais s'adaptant aux idées carolingiennes et aux nouveaux standards bénédictins, maîtrisant les techniques littéraires caractérisant la renaissance des Lettres de leur époque. C'est véritablement "l'âge d'or" de l'abbaye. Les moines de Landévennec bénéficient du soutien des rois et comtes de Cornouaille et des commandes de l'Évêché de Léon, par exemple pour les Vitæ de saint Guénolé et de saint Pol. (2)

Au XIXe siècle, l'historien Arthur Le Moyne de la Borderie qualifiera l'abbaye de Landévennec de "Coeur de la Bretagne". Abandonnée en 1793 et ruinée dans les années 1810, elle sera relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958, qui y construit de nouveaux bâtiments. Elle est affiliée à la congrégation de Subiaco.  Les ruines de l'ancienne abbaye ainsi qu'un musée historique sont accessibles au public.

Ancienne abbaye de Landévennec

Ancienne abbaye de Landévennec

Source: (1); (2)

 

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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 00:00
Mercredi des Cendres : entrée en Carême

Tu es poussière, et à la poussière tu retourneras.

Genèse 3,19

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

               

Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : "Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l'Évangile" (Mc 1,15).

 

Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.

          
Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens.

Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui "enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG 8). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51(50), 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10).

         
Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans conversion du cœur, sans bonne volonté, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).  

       
La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).    

       

Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :
      

Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)         
         

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autresÀ côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8).  

      

La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23) : »

Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.

Mercredi des Cendres : entrée en Carême

Source : Catéchisme de l’Église catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 00:00
Saint Romain († 463)

Abbé du Jura, frère de saint Lupicin († 460), Romain quitta son Ain natal à 35 ans et se retira dans un «désert» au confluent de deux rivières, pour y vivre en ermite. À Condat (aujourd'hui Saint-Claude), il trouva refuge sous un grand sapin solitaire dont les branches épaisses formaient une sorte de voûte impénétrable à la pluie. En dehors de l’abri jaillissait une fontaine fraîche où il pouvait de désaltérer. Sa nourriture était constituée de baies sauvages. Il avait apporté une bêche et des graines.

Il ensemença ce désert et put bientôt vivre de ses récoltes. Il vécut là quelques années comme s'il était dans le désert égyptien de la Thébaïde. Son frère Lupicin vint le rejoindre quelques années plus tard. Ils priaient tous les jours en se prosternant contre terre et vivaient du fruit de leur labeur.

Romain fut rejoint par plusieurs disciples et fonda deux monastères qu'il nomma Condat et Leucone. Les deux monastères donnèrent, plus tard, naissance à deux villages : Saint-Claude et Saint Lupicin.

Romain et Lupicin étaient deux frères dont les cheminements spirituels et le caractère étaient fort différents, mais bien complémentaires. Plutôt que de s'opposer, ils unirent leurs différences, pour se rejoindre dans un même service de Dieu. Romain garda la direction de Condat et confia Lauconne à Lupicin. Romain était indulgent, doux et patient, Lupicin, sévère et intransigeant. Quand le relâchement s'introduisait à Condat, Lupicin reprenait les choses en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Lauconne commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé. La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

Romain et Lupicin avaient installé leur sœur Yole (Iola) comme abbesse de leur fondation pour moniales au monastère de la Balme, sur un rocher surplombant une combe pittoresque qui s'ouvre sur la rive droite de la Bienne, appelé ensuite Saint-Romain-de-Roche, (aujourd'hui sur le territoire de la commune de Pratz, dans le canton de Moirans-en-Montagne). Jusqu’à 125 religieuses occupèrent ce monastère.

En 450, Romain fonda sur le versant oriental du Jura le premier monastère de l'actuelle Suisse, qui prit plus tard le nom de Romainmôtier (entre Orbe et Vallorbe, dans le canton de Vaud) et qui dura jusqu'à l'introduction de la Réforme protestante, en 1536.

Un des plus anciens religieux reprocha un jour à Romain de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient, au risque de n'avoir plus de place pour accueillir les sujets d'élite: "Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des coeurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du Paradis."

Romain mourut dans le Jura en 463.

Chaque année, dans le cadre du festival de musique du Haut-Jura, des concerts sont donnés dans la chapelle de Saint-Romain, située sur la commune de Pratz.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 09:54

[Douter], c’est croire implicitement à l’existence de la vérité et en désirer la connaissance.

Saint Augustin

Saint Augustin, complotiste ?

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 01:00
Sainte Honorine, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 95.

Sainte Honorine, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 95.

On ne connaît d'elle que les reliques qui furent rapportées de Haute-Normandie jusqu'en Ile-de-France à Conflans-Saint-Honorine. Son culte en Normandie est très ancien et la tradition en fait une martyre gauloise.

 

- la tradition rapporte qu'elle fut martyrisée en l'an 303 lors de la dernière persécution romaine. Sainte Honorine est également patronne des prisonniers.

- Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux). Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche.

 

Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré.

 

Pour échapper aux invasions normandes, son corps est transporté par des religieux jusqu'au castrum de Conflans près du confluent de la Seine et de l'Oise, en 876. Elles y restèrent la paix revenue. Un pèlerinage régional, le jour de l'Ascension, se développa sous l'impulsion des moines du prieuré de Conflans, dépendant de l'abbaye Notre-Dame du Bec, installés depuis 1080. De nos jours, ce pèlerinage a lieu le dimanche précédant ou suivant le 27 février.

Sainte Honorine, vierge, martyre gauloise († 303)

Le 27 février est la date actuellement retenue pour les cérémonies et processions et ce, depuis l'an 1080. Voir le site de la paroisse de Conflans-Sainte-Honorine où Vêpres et vénération des reliques sont organisés tous les ans pour sa fête.

 

Certains auteurs localisent Honorine dans le pays d'Auge (diocèse de Bayeux) comme en témoignent les nombreux villages qui portent son nom. D'autres la situent dans le pays de Caux : c'est à Graville que se trouve son tombeau.

 

Sainte Honorine aurait fait partie du peuple gaulois des Calètes et aurait été martyrisée à Lillebonne (Juliobonna). Son corps jeté dans la Seine aurait été recueilli à Graville où il fut enterré (début du IVe siècle).

 

Sur le territoire de Rouen, au IVe siècle, sainte Honorine, vierge et martyre. Martyrologe romain

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

"Sainte Honorine, l’espérance des captifs et des matelots, obtenez-nous la délivrance de nos périls et de nos maux" (cantique composé vers 1875)

 

Sources : (1) L'Evangile au quotidien ; (2) Nominis ; (3) Wikipedia ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 94.

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