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Christ Roi

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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 19:25
Le Vatican enquête sur un possible miracle de Benoît XVI

En 2012, Benoît XVI imposa les mains à un Américain atteint d'une maladie incurable. Une guérison inexplicable s'ensuivit. En 2021, cet homme fut ordonné prêtre. Ce miracle fait désormais l'objet d'une enquête dans le cadre d'un procès en béatification.

 

Un miracle inexplicable s'est-il produit après une rencontre avec Benoît XVI ? Le Vatican enquête actuellement sur le cas de Peter Srsich, originaire du Colorado (États-Unis). M. Srsich souffrait d'une tumeur grave – selon le journal "Il Giornale", un lymphome de Hodgkin à un stade avancé qui comprimait son cœur. La tumeur était déjà très volumineuse ; les médecins jugeaient une biopsie sous anesthésie extrêmement risquée. Or, en 2012, cet Américain en phase terminale a rencontré le pape Benoît XVI, qui a imposé les mains sur lui et – apparemment sans le savoir au préalable – a placé sa main précisément à l'endroit où se situait la tumeur. Cette rencontre a été rendue possible grâce à l'association américaine "Make-A-Wish", qui réalise les vœux d'enfants et de jeunes gravement malades. D'un point de vue médical, une guérison inexplicable s'en est suivie. Le 15 mai 2021, Peter Srsich a été ordonné prêtre. Selon le journal, son cas est désormais examiné de plus près dans le cadre du processus de béatification du pape émérite.

 

Source: 

https://www.kath.net/news/89373

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12 décembre 2025 5 12 /12 /décembre /2025 01:00
Notre-Dame de Guadalupe, Patronne de l'Amérique Latine (1531)

En 1531, une "Dame du ciel" apparut à un Indien à Tepeyac, une colline située au nord-ouest de l'actuelle ville de Mexico. Elle s’est identifiée comme étant la "Je suis la parfaite et toujours Vierge Sainte Marie, Mère du Vrai Dieu, qui donne la vie et maintient son existence. Il a créé toutes choses. Il est en tous lieux. Il est le Seigneur du Ciel et de la Terre." Elle demanda la construction d'une église sur le site et soumit son souhait à l'évêque du lieu. Une image de la Vierge Marie fut gravée miraculeusement instantanément sur le tilma d'un indigène, un tissu de cactus de mauvaise qualité, qui aurait dû se dégrader en 20 ans mais qui ne montre aucun signe de pourriture 488 ans plus tard, et défie toujours la communauté scientifique sur son origine. L'image semble refléter dans ses yeux ce qui était devant la Vierge Marie en 1531. Les recherches scientifiques rendues possibles depuis cinquante ans environ, grâce aux progrès de nos techniques, obligent à reconnaître que l'on se trouve devant un phénomène totalement inexplicable.

 

La Vierge demande de faire construire une église où elle pourra manifester Dieu et Le donner aux hommes, écouter leurs pleurs, leur tristesse, les soigner et guérir toutes leurs peines. Son message d'amour et de compassion, ainsi que sa promesse universelle d'aide et de protection envers toute l'humanité, ainsi que l'histoire des apparitions, sont décrits dans "Nican Mopohua", un document du XVIe siècle rédigé en langue nahuatl réformé (aztèque). Voici l'histoire de Notre-Dame de Guadalupe.

 

Dans son livre « La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie (Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 237-247), le Père François Brune a proposé une traduction du « Nican Mopohua », le « livre qui raconte » (1), texte daté entre 1540 et 1560, d'après la traduction en espagnol du Père Mario Rojas Sanchez, considérée aujourd'hui comme la plus fidèle.

 

Le texte original contient certaines formes répétitives que l'on retrouve dans beaucoup de langues anciennes, y compris chez Homère (du genre « il prit la parole et dit »), ainsi que des changements fréquents de temps, le récit passant sans transition du passé au présent.

 

L'événement a lieu dix ans après la conquête de Mexico, alors que désormais les flèches et les boucliers étaient déposés et que partout régnait la paix entre les peuples, alors que la foi croissait, avec la connaissance de Celui pour lequel nous vivons : le vrai Dieu.

 

Très tôt, samedi matin, 9 décembre 1531, un pieux indien du nom de Juan Diego, habitant de Cuauhtitlan, membre du peuple de Chichimeca, baptisé à 50 ans par un des premiers missionnaires franciscains, le P. Pierre da Gand, et relevant en tout pour les choses de Dieu, de Tlatelolco, se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion, s'instruire des Pères Franciscains dans sa nouvelle foi, en quête de Dieu et de ses commandements.

On savait peu de choses de Juan Diego avant sa conversion, jusqu'à ce que lors de sa canonisation en 2002, une étude anthropologique fût entreprise à la demande de la conférence des évêques catholiques du Mexique par Asunción García, anthropologue espagnol qui a pris en compte les archives disponibles. Selon cette étude anthropologique, il faudra revoir l'idée que Juan Diego ait été un Indien d'origine pauvre. Les traditions orales laissent penser au contraire qu'il s´agissait d´un noble (2), né d'une union royale entre Netzahualpilli, empereur d'Acolhuacan-Texcoco et la princesse Azcaxochitli. D'après la date exacte de sa naissance, les prêtres auraient reconnu en lui le futur prêtre de Tontantzin, la grande déesse Mère des dieux et de Quetzalcoatl, le dieu serpent. [...] Il avait été élevé par son oncle maternel, Axoquetzin, seigneur de diverses cités, et qu'il avait donc reçu une éducation princière. Il avait eu frère jumeau, destiné à devenir prêtre de Tlacanteculli, déeesse de la pluie. On avait la liste des personnalités indiennes et espagnoles qui avaient présidé à la cérémonie très solennelle de son baptême. [...] Il avait alors renoncé à l'une de ses deux épouses, dont on nous donnait les noms ainsi que ceux des enfants qu'elles lui avaient donnés. Il avait [...], avec un autre de ses frères, combattu comme capitaine aux côtés de Cortès, lors de la prise de Mexico. (3)

"Les recherches sur la vie de Juan Diego, [...] avaient considérablement progressé. On avait pu établir une généalogie. Il n'était pas du tout un pauvre paysan, mais le fils d'un empereur; avait été lui-même prêtre de Tonantzin, la Mère des Dieux et prêtre de Quetzalcoatl. [...] Cette généalogie princière était aujourd'hui remise en cause, [...] partiellement, mais [...] de toute façon, il ne s'agissait certainement pas d'un pauvre, mais d'un homme assez fortuné, possédant plusieurs bâtiments, des exploitations agricoles et des ateliers de tissage et de poteries, comportant un personnel assez important. [...] Une ascendance princière n'était pas, par ailleurs, formellement exclue." (4)   

Juan Diego est un homme religieux et dévoué, aimant le silence et s'infligeant des pénitences fréquentes. (5) Ce samedi qui constitue pour lui et les Franciscains un jour très important, car il est dédié plus particulièrement à la Vierge Marie, comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, l'aube pointait déjà. (6)

Notre-Dame de Guadalupe, église d'Irapuato, Mexique.

 

Il entendit chanter comme des chants d'oiseaux merveilleux et nombreux. Quand ils se turent, la colline sembla leur faire écho, résonnant de chants doux et délicieux. (7)

Juan Diego s'arrêta et il entendit qu'on l'appelait du sommet de la colline. La voix disait : « Juanito, Juan Dieguito ».

Alors, irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fit l'ascension, dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs. Toute la nature autour participe de cet enchantement. 

Il ne sentait dans son cœur aucun trouble, aucune gêne ; bien au contraire, il se sentait joyeux et tout à fait heureux.

Puis il aperçut une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté. Il admira combien sa parfaite grandeur dépassait toute mesure : ses vêtements brillaient comme le soleil au point de rayonner tout autour, et la pierre, le rocher sur lequel elle se tenait lançait des rayons. Sa splendeur était comme de pierres précieuses, comme un bracelet, le plus beau qui soit ; la terre étincelait avec les splendeurs de l'arc-en-ciel à travers la brume ; et les arbustes, les cactus et les autres petites herbes que l'on trouve généralement là semblaient des émeraudes, leur feuillage comme des turquoises et leurs tiges, leurs épines, leurs piquants luisaient comme de l'or. 

En sa présence, Juan Diego, tout ému, se sent aimé et se prosterne; il écoute son désir, ses paroles.

 

«Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?

 

— Ma Dame, ma Reine, ma petite fille, je vais à ta maisonnette de Mexico Tlatilolco pour apprendre les choses de Dieu que nous donnent, que nous enseignent ceux qui sont les images de Notre Seigneur, nos prêtres.

 

— Ta dévotion m'est agréable, reprit l'Inconnue; Sache et tiens pour certain, mon fils le plus petit, que je suis la parfaite et toujours Vierge Sainte Marie, Mère de Dieu très vrai, par qui tout vit, Créateur des hommes, Maître qui est auprès de toutes choses (8), Seigneur du Ciel et Seigneur de la Terre.

Je veux et désire ardemment qu'on me construise ici mon petit temple sacré. (9)

Là, je le montrerai, je L'exalterai, je Le manifesterai, je Le donnerai aux hommes par tout mon amour personnel, mon regard compatissant, mon aide et mon salut. (10)

Car je suis vraiment votre Mère compatissante, la tienne et celle de vous tous qui êtes un en cette terre (11), et de toutes les autres souches d'hommes de toutes sortes qui m'aiment, m'appellent, me cherchent et se confient à moi, car là j'écouterai leurs pleurs, leur tristesse, pour les soigner, guérir toutes leurs peines, leurs misères, leurs souffrances.

Et pour que se réalise le souhait de mon regard compatissant et miséricordieux, va au palais de l'évêque de Mexico.

Tu lui diras que c'est moi qui t'envoie pour que tu lui révèles combien je désire qu'il me procure ici une maison, qu'il m'érige dans la plaine un temple ; tu lui raconteras tout ce que tu as vu et admiré et ce que tu as entendu. »

 

Et aussitôt, il se prosterna devant Elle et lui dit :

 

— « Ma Dame, ma petite fille, oui, je vais pour réaliser ta vénérable volonté, ton vénérable désir ; pour le moment, je te quitte, moi, ton pauvre Indien. »

 

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

 

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition.

— «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

 

 

Ce n'était point la saison des fleurs, le gel redoublait et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule. Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché.

 

Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot.

Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée.

Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie elle-même venait de léguer si gracieusement à ses enfants de la terre.

 

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge s'était montrée à son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision. Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.

 

La Reine du Ciel se montra une cinquième fois à son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel elle désirait être invoquée.

— « On m'appellera, dit-elle: Notre-Dame de Guadalupe ». Le mot, venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie Fleuve de Lumière. Guad en arabe ou guadal, tout comme oued, veut dire rivière, fleuve, cours d'eau (d'où les noms de nombreuses rivières en Espagne comme Guadalquivir). (12) 

En aztèque, le mot signifie "celle qui écrase le serpent". "Il se peut [..] que la mère de Dieu ait utilisé véritablement des termes nahualt, mais assez proches des sons espagnols de Gadalupe, pour que les Espagnols aient assimilé immédiatement le  nom. [...] La Vierge se serait présenté sous le nom nahuatl de 'coatlaxopeuh'. [...] Il ne fallait donc pas forcer beaucoup les rapprochements phonétiques. [...] Coa veut dire 'serpent', tla a la valeur d'un article et xopeuh est le verbe qui signifie 'écraser, piétiner'. La Vierge du Mexique se serait donc présentée sous le nom de 'celle qui écrase le serpent'," explique le P. François Brune. (13)

 

L'ouvrage composé par un collectif d'historiens sous la direction de Jean Sévillia, "L'Eglise en procès", précise que "toute une série de signes parlent aux Aztèques, car la dame apparue sur la colline de Tepeyac a des points communs avec la déesse Tonantzin. Pourtant c'est bien Marie qui se présente comme l''Immaculée Conception, la Mère du Vrai Dieu.' Cette belle métisse est enceinte, elle porte la ceinture des femmes aztèque. Des décorations sur sa robe, ainsi que des étoiles, des reflets dans ses yeux interrogent encore les savants." (14)

La permanence de ce tissu de cactus, intact jusqu'à nos jours, est le plus grands des mystères.

C'est une Vierge qui rappelle aux Espagnols Guadalupe, le sanctuaire d'Estrémadure en Espagne, où selon la légende, une statue qui aurait été sculptée par Saint Luc, aurait été transportée, de Constantinople au 4ème siècle, à Rome et Séville au VIe s., puis à Guadalupe en Estrémadure. Christophe Colomb vénérait la "Virgen de Guadalupe" et vint la remercier pour son aide lors de la découverte du "Nouveau monde".

C'est la Vierge de l'Apocalypse (chap.12) qui combat le Dragon des derniers temps.

[...] La Vierge de Guadalupe annonce la naissance d'un nouveau peuple dans un monde nouveau.

— «No estoy aqui yo que soy tu madre ?» ('Ne suis-je pas ici moi qui suis ta mère') demande-t-elle à Juan Diego.

 

Les conflits ne manqueront pas entre le clergé régulier et séculier, l'Église espagnole et l'Église créole. La formation et l'émergence d'une Église et de son clergé autochtone prendront un siècle. (15)

 

"On pourrait croire d'après le déroulement de cette histoire extraordinaire que l'attitude de l'évêque Zumarraga aurait imposé définitivement, et dans l'allégresse, le nouveau culte de Notre-Dame de Guadalupe. En réalité, [...] [l]es réactions furent très vite négatives. [...] 

 

[Q]ue la Sainte Vierge ait eu l'idée d'apparaître à un indigène à peine catéchisé était pour les missionnaires totalement invraisemblable. [...] Ils étaient venus jusqu'au Mexique pour apporter la vraie religion, le vrai Dieu. C'était à eux d'instruire le peuple. Et voilà que la Mère de Dieu aurait court-circuité leur autorité pour s'adresser directement à un indigène ?

[...] L'évêque avait dû se laisser abuser par quelque tour de sorcellerie indigène, [...] et sous l'apparence du nouveau culte, il s'agissait bien plutôt d'un retour souterrain au paganisme.

 

En effet, jusqu'à l'arrivée des Espagnols, un culte païen était célébré sur cette même colline, celui de la déesse Cihuacoatl que tout le monde appelle 'Tonantzin', signifiant 'Notre Mère'. 

[...] Il faut bien reconnaître que, là, les sceptiques avaient une raison très sérieuse de douter de la réalité des faits.

Près des montagnes, il y avait trois ou quatre endroits où se déroulaient habituellement des sacrifices solennels pour lesquels on venait de très loin. L'un d'eux se trouve ici à Mexico, où se dresse la petite colline du nom de Tepeacac et que les Espagnols appellent Tepeaquilla. Elle s'appelle maintenant Notre-Dame de Guadalupe; à cet endroit il y avait un temple dédié à la mère des dieux qu'ils appelaient Tonantzin; [...] [I]ls (y) faisaient de nombreux sacrifices en l'honneur de cette déesse. 

 

"La forme de sacrifice la plus constante, celle qui se déroulait précisément au Grand temple de Mexico, était ce que certains appellent [...] la 'cardiectomie', l'arrachement du coeur. [...] Le sacrificateur tendait alors le coeur vers le soleil. [...] La victime était aussitôt dépecée, tête, bras et jambes coupés, le tout jeté sur les marches et roulant jusqu'au bas de l'escalier. Les morceaux étaient alors partagés en fonction des rangs sociaux des spectateurs pour être mangés!" (16) Le film Apocalypto (2006) de Mel Gibson représente cette terrible scène. Avant l'arrivée des Espagnols, cette folie meurtrière avait tendance à s'aggraver. Certains spécialistes de la démographie du Mexique avancent des chiffres de victimes effarant, jusqu'à peut-être 250.000 par an. (17)

 

"On comprend mieux, par comparaison avec cette religion de terreur, tout ce que la Vierge de Guadalupe pouvait apporter d'amour et de douceur.

"[...] Voilà qui explique pourquoi la conquête fut relativement si facile. Tous les peuples soumis accueillirent les Espagnols en libérateurs, et de même furent-ils rapidement séduits par la prédication des missionnaires" franciscains, qui tout en affirmant que leurs dieux n'étaient que des "démons" ont eux-mêmes cherché à relever les aspects les plus nobles de leur religion." (18) Les Franciscains séparaient le bon grain de l'ivraie, appliquant ce conseil du Christ, qu'alors qu'un ennemi avait semé de l'ivraie dans le champ de blé, de ne pas enlever l'ivraie tant que la moisson n'était pas prête, sinon on risquait d'arracher également le bon grain. (Mt 13,29)

Les divinités païennes indigènes d'Amérique du sud avaient une double facette, une positive, une négative. Ainsi, les déesses de la fertilité (Tonantzin, Pachamama ou "Terre Mère") avaient une personnalité ambiguë, à la fois généreuse et fertile, mais aussi vindicative lorsqu’elle ne recevait pas leur dû, comme l’explique dans un article de La Croix, l’anthropologue Céline Geffroy Komadina, qui rappelle que « la relation qui s’établit entre elle et les hommes se trouve dans un équilibre si précaire que des manquements au protocole peuvent entraîner des représailles de cette divinité ». Aujourd'hui, si en Occident, la "Pachamama" est popularisée par le développement du chamanisme dans les mouvements de développement personnel et par toute une littérature new age amalgamant à l’excès les cultes de différents panthéons, amérindiens ou grecs (Gaïa) par exemple (le best-seller du développement personnel dans les années 1990, Les Quatre Accords toltèques, en est un exemple), dans les Andes, dans le même temps, le culte de "Pachamama" est devenu l’une des références principales des mouvements indigènes, indissociable du combat de défense de la terre, des langues et des cultures. L’opposition historique à des intérêts industriels, souvent américains, explique qu’elle soit également devenue une référence de l’écologie politique. En témoigne la Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère, formulée en 2010 par les peuples amérindiens lors de la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique. Le culte rendu aujourd’hui à la Pachamama comprend ainsi une part de « réinvention de la tradition », mais traduit néanmoins pour de nombreux Amérindiens un rapport sincère à la terre. (Source : La Croix, L’étonnant regain de popularité de la Pachamama, divinité inca, Mikael Corre, le 19/11/2019 à 15:01 )

 

"Que l'Eglise, finalement ait 'baptisé' la Madone indienne est une preuve non seulement de courage mais de profonde humanité et d'amour de la vérité." (19)

Les chants aztèques célébraient l'amour et l'amitié. Les chants et les fleurs symbolisaient du bonheur de Dieu. "Les Indiens comprenaient que la Mère de Dieu, la nouvelle Tonantzin, loin de leur réclamer de nouveaux sacrifices, venait leur apporter le bonheur même de Dieu. C'est l'aspiration profonde de tout un peuple depuis des siècles qu'elle venait combler. Un accomplissement et une transfiguration de toutes les anciens croyances. (20)

Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac. Partout où les frères franciscains s'installaient, ils construisaient une église, une école et un hôpital. C'était l'amour des pauvres, des plus démunis, des plus faibles qu'ils apportaient dans ce monde où seul comptait la force. Les habitants les appelaient les pauvres de Dieu et préparaient pour les accueillir des voûtes de verdure tandis que le sol était tapissé de fleurs tropicales. Aussitôt, comme partout ailleurs, les frères faisaient jeter à l'eau ou brûler les statues des idoles, avec tous leurs ornements en or. Aux franciscains allaient bientôt se joindre des dominicains et des augustins. (21) Les Franciscains arrivèrent à Hispaniola (Saint-Domingue) dès la fin du XVe siècle. Les Dominicains y envoyèrent une mission de quatre religieux en 1510. En 1526, un contingent de frères mineurs dit des "Douze Apôtres" toucha le Mexique en mai 1524, et en juin 1526, une autre mission de dominicains, eux aussi au nombre de douze, arriva à Tenochtilan-Mexico. La décision de doter cette région d'un évêque ne fut prise que l'année suivante, et l'érection du diocèse devint effective en 1530. (22)

"Les religieux furent aussi les premiers, et longtemps les seuls à s'intéresser au passé indigène, à son histoire, à l'organisation et à la rationalité de son fonctionnement, au monde de ses croyances. [...] [I]l n'est que de voir l'intérêt témoigné aujourd'hui pour leur oeuvre par les linguistes, les anthropologues et les ethno-historiens pour en saisir tout l'intérêt et surtout la nouveauté dans l'histoire de la pensée européenne." (23)

 

Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe. 

Une liste incroyable de miracles, de remèdes et d'interventions lui est attribuée. Chaque année, on estime que 10 millions de personnes visitent sa basilique, faisant de sa ville de Mexico le sanctuaire marial le plus populaire au monde et l’église catholique la plus visitée au monde après le Vatican. (24)

 

La Vierge de Guadalupe, Colline de Tepeyac, Mexico

 

Notre-Dame de Guadalupe, Patronne de l'Amérique Latine (1531)

Un très beau montage video réalisé par FFSP Bordeaux présente les miracles de Notre-Dame de Guadalupe. Miracles que les scientifiques, malgré toute la puissance de la science au XXIe siècle, n'expliquent pas.

 


 

Extraits :

 

"Comme signe miraculeux, alors que nous sommes en hiver, la Vierge Marie fait pousser des roses de Castille sur la colline et lui demande de les cueillir.

— «Toutes ces fleurs seront le signe que tu porteras à l'évêque..., lui dit-elle !». Juan conserva les roses dans son tilma (sorte de poncho), puis alla voir l'évêque.

 

"Lorsqu'ils déplia son tilma devant l'évêque, les fleurs tombèrent par terre... et l'image miraculeuse de la Vierge apparut sur le tissu. 

 

"Tous tombent à genoux pour contempler cette image venant du Ciel.

 

"Juan revoit son oncle, maintenant guéri. Celui-ci lui annonce avoir vu la même Dame au moment de sa guérison. La Vierge lui demande alors d'être appelée 'La Parfaite Vierge, Sainte Marie de Guadalupe.'

 

"En Espagne, le sanctuaire de Guadalupe était l'un des plus vieux du monde catholique; c'était un lieu de pèlerinage très populaire durant les années de conquête. Mais l'origine du nom 'Guadalupe' a toujours été matière à controverse. Il y a néanmoins une croyance qui veut que ce nom fut retenu en raison de la traduction des paroles de la Vierge à l'oncle de Juan Diego... du nahualt (langage employé au Mexique) à l'espagnol. La croyance veut que la Vierge employa le mot aztèque nahualt 'coatlaxopeuh' qui se prononce : 'quatlasupe'... et dont le son ressemble étrangement au mot espagnol 'Guadalupe'. 'Coa' veut dire serpent, 'tla' étant une syllabe accrochée à coa et voulant dire 'le'... alors que 'xopeuh' veut dire écraser ou piétiner. Notre-Dame a voulu se nommer 'celle qui écrase le serpent'.

 

"Grâce à l'image sainte de la Vierge, les pèlerins affluent rapidement à Tepeyac. De 1531 à 1541, neuf millions d'Indiens se convertissent à la foi catholique! Le visage de Notre Dame de Guadalupe est un mélange des races indienne et espagnole. La ceinture à double pan et la large robe désignent une femme enceinte. La robe est rose ornée de motifs indigènes et d'une cape bleue étoilée d'où sortent des rayons de lumière.

"Les éléments de cette image ont de nombreuses autres significations !

"L'image mesure 1,43 m depuis la tête jusqu'aux pieds. Toutes les proportions du corps humain y sont conservées à la perfection. Le visage est parfaitement ovale; les traits des yeux, du nez et de la bouche sont parfaits. On reconnait la Vierge de l'Apocalypse : "Elle reçut les deux ailes du grand aigle pour s'envoler au désert" (Ap 12,1-14)

 

"Malgré une étoffe de qualité inférieure, l'humidité de la région, et la vénération directe du public durant 116 ans sans aucune protection..., la conservation des couleurs est la même depuis près de 500 ans.

"Un orfèvre chargé de nettoyer le cadre de l'image en 1791, laisse tomber... une goutte d'acide citrique sur l'image. Cet acide corrode le cuivre et l'acier. Mais l'image n'a pas été transpercée et les traces de la réaction chimique s'effacent peu à peu depuis ce temps...

"En 1921, durant les persécutions, on fait exploser une bombe dans la basilique pour se débarrasser de l'image. L'explosion détruisit le marbre de l'autel, mais la vitre protégeant l'image ne fut même pas fêlée.

 

Notre-Dame de Guadalupe : le tilma en fibres de cactus est intact après 500 ans. Pigments colorés du tilma inconnus.

 

Les informations sensationnelles annonçant que l'image n'adhérerait pas à la toile, mais flotterait devant elle à quelques centièmes de millimètres de distance; le médecin qui aurait posé son stéthoscope sur le ventre de la Vierge dans cette image et constaté un battement correspondant à celui du coeur d'un bébé prêt de naître; la température du tissu qui serait celle d'un corps humain vivant, sont des fausses informations selon le Père François Brune qui rapporte que lors de son voyage à Mexico, "aucun des chercheurs" qu'il a rencontrés "n'a confirmé ces 'découvertes'. Ils [...] ont au contraire mis nettement en garde contre ces amateurs de sensations." (25)

 

Les conditions d'impression de l'image sur le tissu sont absolument incompréhensibles. La toile ne comporte aucun apprêt, de colle à poisson ou de poudre de craie comme il est d'usage pour toute peinture. 

Il est impossible qu'elle ait été peinte : les couleurs utilisées ne sont ni d'origine minérale, ni végétale, ni animale. Il n'y a aucune trace de pinceau. Deux fibres colorées prises dans l'image ont été analysées en 1936 par un prix Nobel de Chimie. Sa conclusion est formelle : il n'y a pas de colorants d'origine minérale, végétale ou animale. (26)

Le poncho en fibre de cactus aurait dû tomber en poussières en moins de 20 ans. Or, il est toujours en parfait état depuis bientôt 500 ans ! Avec le temps, l'humidité s'évapore et la peinture commence à se craqueler.

 

"Plus on s'éloigne de l'image, plus les détails sont clairs et plus elle paraît grande. Par exemple, les étoiles de la robe se voient à peine lorsqu'on regarde l'image de près; de loin, elles sont éblouissantes.

 

"Même si les paupières de la Vierge sont baissées, ses yeux ne sont pas complètement fermés.

"De nombreuses observations scientifiques au cours du XXe siècle nous ont permis de découvrir le reflet de... personnages dans les yeux de la Vierge sur le Tilma. En agrandissant deux mille fois les yeux, on aperçoit treize personnes très distinctement. Ces images représentent l'hypothèse selon laquelle la Vierge Marie aurait été corporellement présente dans la pièce, mais invisible aux yeux des hommes. Dans ses yeux se reflètent tous les assistants à la scène qui sont dans son champ de vision. Les reflets donnent une impression de profondeur qui était totalement impossible à peindre en 1531 !!! Nul peintre n'aurait pu respecter les lois d'optique à la perfection. De plus, ces lois ne furent découvertes que trois siècles plus tard.

 

"Lorsqu'on envoie un rayon lumineux de différentes façons dans l'un des yeux, celui-ci reflète la lumière exactement comme le ferait un oeil physique... comme si l'oeil imprimé était matériel !!!

 

Des recherches ont abouti à des constatations fantastiques. Les planétariums actuels reconstituent le ciel tel qu'il était en n'importe quel point du globe et à n'importe quelle époque. "Il y a quelques années, l'astronome Armando Garcia a calculé la carte du ciel du solstice d'hiver de cette année-là du 12 décembre 1531, à 10h40, heure de Mexico. Puis, il a projeté cette carte sur la manteau bleu de la Vierge Marie. Les résultats sont miraculeux. Toutes les principales étoiles des constellations se superposent avec celles de son manteau. Voici la carte du ciel superposée sur l'image entière de la Vierge. La constellation brillante aux pieds de la Vierge est Orion (planétarium Spitz Junior, construit par Armonic Reed Corporation, observatoire Laplace de Mexico) :

 

Notre-Dame de Guadalupe : carte du ciel le 12 décembre 1531 à 10h40.

 

Quantité d'autres observations durent faites par les astronomes. Ils utilisèrent aussi le planisphère Bravo et celui d'Accu Star et un autre réalisé par la marine des États-unis.

D'après le récit du Nican Mopohu, c'est à peu près à ce moment-là que Juan Diego a développé son manteau devant l'évêque Zumarraga, en laissant rouler à terre toutes les fleurs.

L'astronome Daniel Flores Guttierrez, astronome UNAM, a expliqué pour une émission KTO (un peu plus loin ci-dessous) que les étoiles sur le manteau de la Vierge représentent exactement la voûte céleste au jour du miracle, mais vu de l'espace et non de la terre, le 12 décembre 1531.

Il convient également de noter que le nombre d'étoiles sur le manteau de la Vierge (46), réparties en 23 étoiles à gauche et 23 à droite, correspond au nombre de chromosomes des cellules du corps humain (23 paires). Cette observation suggère une fois de plus que chaque détail du manteau a sa propre raison d'être. Nous pouvons y voir un nouveau symbole par lequel la Vierge veut exprimer que son intervention concerne chaque être humain et appelle toute l'humanité à participer à la civilisation de l'amour. (LaNouvelle Boussole Quotidienne)

 

Une émission KTO présente l'ensemble des connaissances actuelles sur la Vierge du Mexique, la Vierge de Guadalupe :

Sur la tête de la Mère de Dieu apparaît la Couronne Boréale; sur sa poitrine, à la hauteur de ses mains jointes, le signe de la Vierge; sur son ventre, légèrement arrondi par une grossesse proche de son terme, le signe du Lion, dont l'étoile principale s'appelle Regulus, c'est-à-dire "le petit roi"; à la hauteur des genoux le signe des Gémeaux et, sous les pieds et l'ange soutenant la lune, le géant Orion. Nous avons donc deux symboles exprimant la même idée de la naissance du maître du monde. 

Sur le côté gauche de la cape (à droite pour nous observateurs), on voit les constellations du sud, quatre étoiles qui font partie de la constellation du Verseau (les constellations du Nord figurent sur le côté droit de son manteau, à gauche pour nous); les étoiles à l'Est se trouvent sur le haut de l'Image et celles à l'Ouest sur la partie inférieure.

Au-dessous, on observe la constellation de la Balance et à la droite une des étoiles du Scorpion. À hauteur du bras on remarque deux étoiles de la constellation du Loup, et à l'extrême celle de l'Hydre. Vers le bas on observe le carré légèrement incliné du Sagittaire. Et on observe parfaitement la Croix du Sud. Dans la partie inférieure, solitaire, resplendit Sirius. Du côté droit de la cape, on note la présence des constellations du Nord. Sur l'épaule de Marie, on peut voir un fragment de la constellation du Bouvier. En suivant vers le bas, on voit parfaitement la constellation de la Grande Ourse et l'entourant à droite la constellation de la Chevelure de Bérénice, et en dessous celle du Lièvre. À gauche, Thuban, qui est l'étoile la plus brillante de la constellation du Dragon. En-dessous deux autres étoiles faisant partie de la Grande Ourse, et un peu plus bas trois étoiles de la constellation du Taureau.

 

Le nombre d'or. Les grands artistes construisent leurs oeuvres selon des lignes géométriques qui échappent au regard mais qui sont sous-jacentes à la composition, mettant en valeur tel ou tel détail particulièrement signifiant. On retrouve ce nombre dans l'organisation de la matière, la disposition des atomes dans les divers composés chimiques, dans la forme des cristaux de différents minéraux. Ce nombre d'or, inscrit au coeur de toute harmonie est lui aussi miraculeusement inscrit dans les dimensions de l'Image, avec une partie manquante au haut de la toile. 

 

Juan Diego vécut en ermite dans une hutte près de la chapelle où l'image miraculeuse fut placée. Les documents de l'époque montrent qu'une de ses fonctions fut de raconter inlassablement les apparitions à tous les pèlerins qui venaient sur sa colline.

Il mourut, à 74 ans, un 9 décembre. Exactement 17 ans après la première apparition. L'évêque de Mexico meurt à 73 ans, le 12 décembre de la même année. Exactement 17 ans après le miracle des roses et de l'apparition de l'image.

 

Les apparitions de Notre-Dame de Guadalupe ont joué un rôle capital dans la formation du Mexique. Le rôle de la Guadalupe pendant la lutte pour l'indépendance en est une illustration éclatante. Son rôle est certainement appelé encore à se développer en un siècle d'incroyance et de sécularisme. Aujourd'hui, cette image miraculeuse est appelée à jouer un rôle véritablement universel.

 

En janvier 1737, une épidémie de peste désolait la ville de Mexico. Les autorités religieuses et civiles eurent l'idée de demander l'aide de la Vierge de Guadalupe. Le clergé refusa d'abord de s'adresser à Notre-Dame de Guadalupe; il cherchait plutôt à acclimater parmi les Indiens le culte des Vierges espagnoles auxquelles il était habitué. Cependant, les Indiens, eux, se sentaient davantage attirés par la Vierge de Guadalupe. Au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, son culte s'était tellement développé parmi les Indiens et les métis qu'il était devenu, de fait, la manifestation religieuse la plus importante du Mexique.  Mais pour les autorités civiles, c'était un peu comme détrôner leur propre Vierge pour introniser à sa place celle des Indiens (rebeca Lopez Mora, Guadalupe de mexico, el fin de una epidemia y el inicio de un reinado, Historica, Coleccion V.) Beaucoup fuyaient la capitale et allaient s'établir sur les hauteurs de la Guadalupe. Leurs maisons étaient bientôt si nombreuses qu'elles réunissaient les deux agglomérations. Or, parmi ses habitants, on ne déplorait aucun décès dû à l'épidémie, ce qui démontrait le pouvoir de protection de l'image miraculeuse. [...] Des neuvaines étaient célébrées et l'image miraculeuse allait de paroisse en paroisse.

Le chapitre de la cathédrale entreprit alors les démarches pour que la Vierge de Guadalupe soit reconnue comme Patronne principale de la ville de Mexico. Un édit royal autorisa cette  reconnaissance le 27 avril 1737, soit 206 ans après l'apparition. Peu à peu, les autres cités du Mexique adoptèrent aussi la Vierge de Guadalupe comme Patronne et protectrice (1746). (27)

 

Benoît XIV proclame Notre-Dame de Guadalupe Patronne du Mexique le 25 avril 1754, en citant à son sujet le Psaume 147,20 : "Il (Dieu) n'en a fait autant pour aucune nation"; phrase aujourd'hui célèbre dans tout le Mexique.

En 1810, durant la guerre du Mexique pour l'Indépendance contre l'Espagne, son image précéda les Insurgés dans la bataille. (Niceto de ZAMACOIS, Historia de Mexico, Barcelona-Mexico, 1878-1882, VI, 253, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64 ). La bannière de la Guadalupe mène les insurgés ; et leur cause est appelée "sa loi." (Luis GONZALEZ y GONZALEZ, El Optimismo nacionalista como factor en la independancia de Mexico, Estudios de historiografia americana, Mexico 1948, p. 194, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 68 ). Le Père Miguel Hidalgo y Costilla rejoignit les premiers groupes révolutionnaires en s'emparant de l'image de la Guadalupe pour en faire la bannière des Insurgés. "L'intuition de Hidalgo", écrit l'historien D. Luis Castillo Ledon, "d'adopter la Vierge de Guadalupe comme drapeau de l'armée libératrice, était, sans aucun doute, une grande pensée politique. Comme le mouvement qu'il venait de lancer devait s'appuyer sur les masses indigènes et métisses, il comprit que la seule idée de liberté était un peu abstraite pour entraîner les foules. Il fallait l'unir à la religion et adopter un symbole qui représentât, à la fois, les croyances de la multitude et le sentiment national." (28) Détail révélateur : à la fin de la guerre, le traité de paix fut appelé très officiellement "Traité de Guadalupe-Hidalgo".

 

En 1828, le Congrès de Mexico déclarait le 12 décembre, fête nationale.

Le 2 février 1848, c'est à la sacristie de la basilique de la Guadalupe que fut signé le traité de paix mettant fin à la guerre avec les États-Unis, et le traité porte aussi le nom de "traité de Guadalupe".

Emiliano Zapata et ses rebelles agrariens combattirent sous son emblème dans la Grande Révolution de 1910 (Antonio POMPA y POMPA, Album del IV centenario guadalupano, Mexico, 1938, p. 173, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64.

 

Le 4 août 1910, la Vierge de Guadalupe est proclamée Patronne de toute l'Amérique latine par Pie X. Pie XI renouvela cette proclamation.

 

En 1926, le pouvoir mexicain, alors aux mains d’un parti à la fois nationaliste, agrarien, socialiste et anticlérical, mit en œuvre, dans un pays dont l’immense majorité de la population est catholique, une législation s’attaquant à l’Église (nationalisation des lieux de culte et des biens ecclésiastiques, laïcisation forcée des écoles, interdiction du droit de vote et du droit d’être élu pour les membres du clergé, prohibition de l’habit ecclésiastique, expulsion des congrégations enseignantes, interdiction des organisations professionnelles catholiques, obligation pour les prêtres d’aller pointer dans les commissariats…) L’épiscopat se résout à suspendre le culte, sur tout le territoire mexicain, jusqu’à l’abrogation des lois antireligieuses. Mais les paysans, privés de messe et de curé, ne l’entendirent pas ainsi. Ils prirent les armes, quand ils en avaient, ou s’emparèrent de celles de l’armée gouvernementale. L’insurrection finira par toucher la moitié du pays, 50.000 hommes composèrent l’armée des Cristeros, sous le commandement du général Enrique Gorostieta Velarde et de prêtres. L’affrontement dura trois ans dans sa phase aiguë, mais se poursuivit de façon sporadique au cours des années 1930, laissant un bilan final de 250.000 victimes dans les deux camps. C’est une guerre qui, comme tous les conflits, possède ses coulisses géopolitiques et diplomatiques, de Washington – où les États-Unis veillent à la sécurité de leurs concessions pétrolières au Mexique – à Rome – où le pape souffre pour ses fidèles Cristeros mais, à la poursuite des combats, préfère un compromis permettant de rouvrir les églises. Les mexicains se battaient, derrière leurs drapeaux frappés de l’image de la Vierge de Guadalupe au cri de ¡Viva Cristo Rey! ("Vive le Christ Roi !"). (Jean Sévillia, Boulevard Voltaire, 12 mai 2014)

 

À partir de 1926, les autorités ecclésiastiques se préoccupèrent de conserver le cadre originel des apparitions. En raison des circonstances politiques, elles décidèrent de tenir secret le lieu exact où reposait la dépouille de Juan Diego. On peut cependant affirmer qu'elle se trouve dans les murs de la chapelle des Indiens ainsi que celle de Juan Bernardino.

 

En 1932, le gouvernement socialiste mexicain essaya d'interdire les pèlerinages. Les miracles dérangent ! Tout cela en vain : le régime mexicain a changé, le communisme a disparu.

 

Le 10 décembre 1933, Pie XI procédait solennellement à Rome au couronnement de l'image de la Guadalupe. Pie XII, Paul VI rendirent également hommage à la Vierge de Tepeyac.

 

Durant les terribles séismes de 1985, beaucoup vinrent se réfugier pour un temps au pied de la colline comme l'avaient fait les habitants en 1737.

 

"Béatifié le 6 mai 1990, Juan Diego est canonisé le 31 juillet 2002 par le pape Jean-Paul II. Saint Juan Diego est fêté le 9 décembre.

 

Depuis l'apparition, cinq basiliques se sont succédées sur la colline de Tepeyac.

 

"Dernier événement majeur sur la colline de Tepeyac... : le 24 avril 2007 à la basilique Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, après la décision du conseil municipal de cette ville de légaliser l'avortement jusque-là interdit, un nouveau miracle est survenu. À la fin de la messe offerte pour les enfants avortés non-nés, l'assistance de la basilique se demandait ce qu'attendait d'elle la Très Sainte Vierge de Guadalupe. Tandis que beaucoup de fidèles prenaient des photographies de l'ayate de Tepeyac exposé et vénéré dans la Basilique, l'image de la Vierge a commencé à s'effacer pour donner place à une lumière intense qui émanait de son ventre, constituant un halo brillant ayant la forme d'un embryon.

"Avec un cadrage et un grossissement important il est possible d'apprécier la position de la lumière qui provient réellement du ventre de l'image de la Sainte Vierge et n'est ni un reflet, un artefact. L'ingénieur Luis Girault qui a étudié l'image ainsi réalisée a confirmé l'authenticité du négatif et a pu préciser qu'il n'avait été ni modifié ni altéré, par superposition d'une autre image par exemple. Il a découvert que l'image ne provient d'aucun reflet, mais sort littéralement de l'intérieur de l'image de la Vierge."

 

Le site accueille aujourd'hui 20 millions de pèlerins chaque année. C'est aujourd'hui le plus grand centre de pèlerinage catholique au monde.

La dévotion qui s'étendit à l'Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada, commence maintenant à atteindre l'Europe.

La "Guadalupana" est la patronne du Mexique, de l'Amérique latine et de toute l'Amérique, des Philippines, des peuples indigènes et des enfants à naître. (29)

Notes

 

(1) Document le plus ancien narrant les événements, aujourd'hui reconnu comme étant l'oeuvre d'Antonio Valeriano, un Indien cultivé qui enseignait alors au collège franciscain Santa Cruz de Tlatelolco.

(2) "La canonisation de Juan Diego, acte de justice pour les Amérindiens", Zenit,‎ 6 février 2002   

(3)  François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 114-115.

(4) François Brune, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011, p. 19-22.  

(5) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 89.

(6) Le Père M.R. Sanchez signale en note que cette insistance sur la nuit finissante et l'aube qui pointe signifie très clairement, dans la culture pré-hispanique, le commencement de toute choses, le salut de la civilisation, le début de quelque chose de très important pour le monde entier. On retrouverait le même symbole dans d'autres cultures, à commencer par le christianisme lui-même.

(7) La littérature ancienne nous apprend que la fondation des cités comportait toujours des chants.

(8) Littéralement "Maître du voisinage et de l'immédiateté", traduit parfois "maître du voisinage immédiat". L'idée semble Bien celle de la proximité de Dieu auprès de chacun. La mère de dieu reprend ici les termes mêmes qui étaient employés pour désigner une divinité, sans nom propre, en l'honneur de laquelle le roi de Texcoco avait érigé une tour sans statue. La Vierge marque bien ainsi que le vrai Dieu ne vient pas pour détruire mais pour réaliser ce que les Aztèques avaient pressenti. Le Père François Brune indique qu'il emprunte ces renseignements précieux au Frère Bruno Bonnet-Eymard, "La Vierge Marie au Mexique", La Contre-Réforme catholique au XXe siècle, supplément de septembre 1980, nouvelle édition en 1981, p. 3 ; "L'Étoile Notre-Dame", n° 55 de janvier 1998 ; Le Journal de la Confrérie de Notre-Dame de France, n°28, 1997.

(9) Dans son ouvrage, le P. François Brune signale que "le frère Bruno B.-E. nous précise que le terme employé ici est un diminutif du terme utilisé normalement pour désigner les deux temples qui se trouvaient au sommet du Grand temple de Mexico. La Mère de Dieu n'en demande pas tant."

(10) Les Indiens connaissaient déjà des divinités qui se présentaient comme « Mère de Dieu » ou « Mère des dieux » ou encore « Notre Mère ». Elles étaient vénérées pour elles-mêmes. La Vierge Marie, elle, ne fait que renvoyer vers le Créateur.

(11) L'appel à l'unité et l'harmonie entre les diverses ethnies composant le pays et ici extrêmement fort. Le Père François Brune y voit volontiers, « tant l'expression nahualt semble forte, une allusion à l'unité de toute l'humanité conçue comme un seul et unique être à l'image de la Sainte Trinité », la diversité dans l'unité.

(12) P. François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 123.

(13) P. François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 233-234.

(14) L'Eglise en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean SÉVILLIA, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 223-224.

(15) Bernard LAVALLÉ, Au nom des Indiens, Une Histoire de l'évangélistion de l'Amérique espagnole, Paris, Payot 2014.

(16) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 90-91.

(17) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 92.

(18) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 98-99.

(19) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 205-207; 224.

(20) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 131-132.

(21) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 102-103.

(22) Bernard LAVALLÉ, Au nom des Indiens, Une Histoire de l'évangélistion de l'Amérique espagnole, Payot, Paris, 2014, p. 67.

(23) Bernard LAVALLÉ, ibid., p . 368.

(24) In Defense Of The Cross

(25) François BRUNE, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011, p. 30-31.

(26) François BRUNE, José Aste Tönsman, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, ibid., p. 39.

(27) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 111 et p. 138.

(28) D. Luis CASTILLO LEDON, cité dans  François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 138.

(29) https://www.kath.net/news/83280

 

Sources générales : (1) L'Évangile au quotidien ; (2) François Brune, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008; (3) François BRUNE, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011; (4) L'Église en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean SÉVILLIA, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 223-224; (5) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 89; (6) In Defense Of The Cross.

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30 novembre 2025 7 30 /11 /novembre /2025 17:56

Inde, 18/05/2025

 

...Plus d’une décennie après un phénomène extraordinaire survenu lors d’une messe matinale, le Vatican a officiellement reconnu un miracle eucharistique survenu à l’église du Christ-Roi à Vilakkannur le 15 novembre 2013.

 

C’était un vendredi ordinaire, jusqu’à ce que quelque chose de profondément inattendu se produise. Alors que le Père Thomas Pathickal élevait l’hostie consacrée sur l’autel, une image mystérieuse commença à apparaître. Ce qui a commencé comme un flou est devenu radieux, formant lentement ce qui ressemblait indéniablement à un visage humain. Le prêtre s’arrêta. Les fidèles s’agenouillèrent.

 

Onze ans et demi plus tard, l’archevêque Joseph Pamplany de Tellicherry s’est présenté dans cette même église pour annoncer ce que beaucoup dans la région croient depuis longtemps : le Saint-Siège a officiellement reconnu l’événement comme un véritable miracle eucharistique. La déclaration a été transmise par l’archevêque Leopoldo Girelli, nonce apostolique en Inde, et sera solennellement proclamée lors d’une messe spéciale le 31 mai [2025], présidée par le nonce lui-même.

 

La reconnaissance du Vatican ajoute l’événement de Vilakkannur à une liste exceptionnelle et sacrée d’événements de l’histoire de l’Église qui défient toute explication naturelle mais approfondissent la conviction spirituelle. Dans la plupart des miracles eucharistiques documentés, des saignements dans l’hostie ont été signalés, et des tests scientifiques ont fréquemment révélé la présence de tissu cardiaque humain et de groupe sanguin AB, ce qui concorde avec les découvertes du Suaire de Turin. Le cas de Vilakkannur est différent : il n’y a ni sang ni tissu ; seul un visage, rayonnant et indéniablement humain, apparaît sur le pain lui-même. Ce visage, identifié par des témoins comme celui du Christ, a attiré des milliers de personnes au fil des ans. Dans les jours qui ont suivi la messe de 2013, le petit village a été envahi de pèlerins. Les routes étaient encombrées et la police a été appelée pour contrôler la foule. Le phénomène a suscité une fervente dévotion, tandis que les autorités ecclésiastiques ont discrètement gardé l’hostie et ont commencé une enquête théologique et scientifique rigoureuse, conformément aux protocoles du Vatican pour discerner les affirmations surnaturelles.

 

Entre 2018 et 2020, l’hostie a été rendue à l’Église du Christ-Roi pour la vénération publique. Elle fut ensuite confiée au Nonce apostolique de l’époque, l’archevêque Giambattista Diquattro. La décision de reconnaître l’événement comme miraculeux n’est venue qu’après des années d’analyse, de prière et de discernement patient. Mais le miracle, a souligné l’archevêque Pamplany, n’est pas une condition de la foi. « La présence réelle du Christ dans l’Eucharistie est un dogme, pas une déduction basée sur des signes », a-t-il déclaré lors de l’annonce. « Un miracle peut aider à éveiller ou à raviver la foi, mais la vérité de l’Eucharistie est fondée sur les paroles mêmes du Christ. » En effet, le Catéchisme de l’Église catholique réaffirme que dans l’Eucharistie, le Christ est présent « vraiment, réellement et substantiellement » : Corps, Sang, Âme et Divinité. Chaque messe est, par essence, un miracle, même lorsque nos sens restent impassibles. Cependant, l’histoire montre que parfois Dieu décide de toucher les sens. Le miracle de Vilakkannur s’inscrit dans une longue tradition qui comprend Lanciano au VIIIe siècle, Bolsena en 1263 et des cas plus récents comme Buenos Aires (années 1990), Tixtla, au Mexique (2006) et les villes polonaises de Sokółka et Legnica (2008 et 2013). Dans chaque cas, le miracle n’a pas modifié la théologie, mais l’a plutôt éclairée.

 

Ce qui distingue Vilakkannur, c’est la délicatesse surprenante du signe. Pas de saignement, pas de dramatisme scientifique, juste une révélation silencieuse qui résonnait avec les paroles des disciples d’Emmaüs [reconnaissant le Christ à la bénédiction et à la fraction du pain. Lc 24,30]: « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous ?» [Lc 24,13-35] Dans le visage vu dans l’hostie, beaucoup ont vu le regard du Christ qui les regardait.

 

Cf. https://fr.zenit.org/2025/05/22/le-vatican-reconnait-un-miracle-eucharistique-en-inde/

 

Le Christ à Emmaüs par Rembrandt, 1648, Louvre

 

Cf. https://x.com/JustAdaugoijele/status/1995024706161054034?s=20

Cf. https://x.com/thattradgal/status/1921237513898766737?s=20

En décembre de l'année dernière une video a été publiée montrant des milliers d'Indiens marchant lors d'une procession eucharistique au Saint Sacrement de Jésus dans l'état indien du Kerala :

Autres images du miracle :

 

 

Le Vatican reconnaît un miracle eucharistique à l'église Christ-Roi au Kerala en Inde en 2013 : le visage de Jésus dans l'eucharistie

Les témoignages collectés affirment qu'une tache s'est formée sur l'hostie et s'est agrandie avant de laisser entrevoir la face du Christ en noir et blanc au centre de l'hostie, semblable à l'image du Suaire de Turin.

 

La reconnaissance, annoncée le 31 mai 2025 par le nonce apostolique, autorise la vénération publique.

 

"Mais le vrai miracle, c'est celui qui, chaque jour, perpétue dans l'Église le sacrifice de la Croix, la mémoire de la mort et de la résurrection du Christ", a tenu à rappeler le nonce apostolique. "Ce qui est arrivé ici à Vilakkannur peut être considéré comme une invitation à approfondir notre foi à travers la Présence réelle de Jésus Christ dans l'Eucharistie".

 

L’Église catholique reconnaît la possibilité de miracles eucharistiques, c’est-à-dire de signes extraordinaires manifestant la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie. Toutefois, elle enseigne que ces phénomènes ne sont pas nécessaires à la foi : la vérité de la Présence réelle repose sur la parole du Christ lui-même, non sur des manifestations visibles.

 

Cf. https://fr.aleteia.org/2025/06/15/un-miracle-eucharistique-approuve-en-inde/

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 08:15

Beaucoup aujourd'hui ne croient pas en la présence réelle dans Eucharistie.

En 1730, des voleurs pénétrèrent dans une église de Sienne et volèrent des centaines hosties consacrées.

Ce qui suit prouve que Dieu est non seulement présent réellement dans Eucharistie, mais cela défie la science elle-même.

Le miracle de Sienne

 

Le vol a eu lieu dans la nuit du 14 août 1730, dans la basilique Saint-François de Sienne en Italie, des voleurs ont fait irruption dans une église de Sienne, et ont volé des centaines hosties consacrées.

Le lendemain matin, la ville se réveilla sous le choc : le ciboire contenant 351 hosties consacrées avait disparu. Toute la ville entra dans le deuil et la prière.

Deux jours plus tard, le 16 août, fête de l'octave de l'Assomption, les hosties futent découvertes. Quelqu'un les avait cachées dans une pauvre boîte d'offrande dans une église voisine, jetées et profanées.

Elles furent ramenées avec révérence dans une procession solennelle.

Normalement, le pain, même soigneusement conservé, ne dure que quelques semaines avant de mouler, de s'effriter ou de se décomposer.

Mais ces hosties faites uniquement de farine et d'eau, étaient consacrées et conservées.

Les fidèles s'attendaient à ce qu'elles se décomposassent naturellement. Elles ne l'ont jamais fait. Jusqu'à ce jour.

Les années passèrent.

Des décennies passèrent.

Les hosties restèrent intactes, blanches, fraîches, parfumées, comme si elles étaient nouvellement consacrées.

Si la loi naturelle disait qu'elles auraient dû tomber en poussière depuis longtemps, elles sont restées incorrompues.

Dans l'espoir de tester davantage le phénomène inexplicable, l'archevêque de Sienne, D. Tibério Borghese, garda quelques hosties non consacrées dans une boîte dans des conditions similaires à celles des hosties consacrées.

Après dix ans, un comité de scientifiques spécialement chargé d'étudier le cas ouvrit la boîte et ne trouva que des vers et des fragments pourris.

Pendant ce temps, les hosties consacrées maintenaient leur intégrité, contre toute loi physique et biologique.

En 1850, une autre enquête compara les Hosties à des hosties fraîches qui venaient d'être consacrées.

Les experts ont rapporté aucune différence de couleur, de consistance ou de fraîcheur.

Un chimiste déclara : "Elles sont encore fraîches, comme si elles avaient été fabriquées hier".

La vérification la plus impressionnante a peut-être eu lieu en 1914, lorsque le pape saint Pie X Pie X autorisa un test impliquant des experts en sciences alimentaires, en hygiène, en chimie et en produits pharmaceutiques. Les scientifiques conclurent que les hosties n'étaient pas préparées de manière particulière et avaient été stockées dans des conditions communes d'humidité et de lumière qui auraient dû les désintegrer naturellement. Cependant, elles étaient en bon état et consommables, 184 ans après leur établissement.

Siro Grimaldi, professeur à l'université de Sienne et directeur du laboratoire municipal de chimie, était le scientifique en chef de la commission de 1914. Il écrivit un livre avec des détails précieux sur le miracle, intitulé One scienziato Adora. En 1914, il déclara que "la farine de grain est le meilleur terreau pour les micro-organismes, les parasites animaux et végétaux et la fermentation lactique."

Les hosties de Sienne sont en parfait état, contre les lois physiques et chimiques, malgré toutes les conditions défavorables dans lesquelles elles ont été trouvées et préservées.
En 1922, 1950 et 1951, de nouvelles analyses ont été entreprises, toutes avec le même résultat.

Le dernier examen public remonte à 1950.

Le verdict est resté le même : une parfaite préservation.

À ce jour, près de 300 ans plus tard, les hosties restent fraîches et incorrompues, conservées dans la basilique Saint-François de Sienne.

Le miracle de Sienne n'est pas seulement une merveille d'incorruptibilité.

C'est un rappel que dans l'Eucharistie, le Christ reste vraiment, pleinement et mystérieusement présent, Corps, Sang, Âme et Divinité.

Ce n'est pas seulement un symbole, ce n'est pas seulement du pain.

C'est le Dieu vivant.

Les citoyens de Sienne accomplissent de nombreux actes en l'honneur des hosties de la Sainte Communion. Parmi eux, l'hommage des Contradas et le don offert par les enfants qui font leur première communion, la procession solennelle en la fête du Corpus Christi et l'adoration eucharistique le 17 de chaque mois, en mémoire de leur recouvrement qui eut lieu le 17 août 1730.

Comme l'a dit le pape Jean-Paul II lors de sa visite à Sienne en 1980:

"C'est la Présence".

Les hosties, préservées contre toute corruption, sont un témoignage du mystère de l'Eucharistie et un appel à la foi pour toutes les générations.

 

Source: Trad West

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 09:07
Une jarre d’huile bénite vide retrouvée pleine miraculeusement lors d’une messe en l’honneur de Saint Charbel

L'église Saint-Ferdinand, située dans le cœur historique de Naples, en Italie, a été le théâtre d'un événement que beaucoup qualifient déjà de miraculeux attribué à l’intercession de Saint Charbel, un ermite libanais dont la dévotion a transcendé les frontières.

Le 24 juillet, dans le cadre de sa mémoire liturgique, Monseigneur Pasquale Silvestri, curé de l'église napolitaine, a célébré une messe en l'honneur du saint à laquelle ont participé plus de 500 personnes, dont beaucoup étaient malades.

À la fin de l'Eucharistie, le prêtre procéda à l'onction des fidèles qui s'approchaient de l'autel avec de l'huile bénite, envoyée spécialement pour l'occasion par la Curie maronite de Rome. C'est alors qu'un événement inattendu se produisit.

 

La jarre s'est vidée - mais quelques minutes plus tard, elle a été retrouvée pleine, plus lourde qu'auparavant. 

Le lendemain, les pèlerins ont déclaré qu'il transportait le parfum des Cèdres du Liban, liés à la patrie de St. Charbel. Le même matin, une femme de 20 ans déclara être guérie d’une cancer du sein "incurable". 

La jarre est maintenant sécurisée pour examen par les autorités ecclésiastiques. 

Source:

https://www.catholicnewsagency.com/news/265801/i-couldnt-believe-what-i-was-seeing-the-miracle-of-the-oil-of-st-charbel-in-a-naples-church

Via 

Cedars and Saints

https://x.com/CedarsAndSaints/status/1954595962455761022?t=rzq9e-S6e2VAk-ykVIGYiw&s=19

 

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 06:46
Incendie de Notre-Dame-des-Champs : un portrait de la Vierge miraculeusement épargné, comme à Notre-Dame de Paris

Un incendie s’est déclaré mercredi 23 juillet dans l’église Notre-Dame-des-Champs, dans le VIᵉ arrondissement de Paris. Si l’orgue de chœur a été détruit et plusieurs œuvres d’art endommagées, un tableau représentant la Vierge Marie, situé tout près du foyer, a été miraculeusement préservé. (1)

 

En l’espace de 24 heures, l’église parisienne de Notre-Dame-des-Champs a été frappée par deux incendies. Tandis que l’un est jugé accidentel, l’autre, qualifié de criminel, a conduit à l’arrestation d’un suspect. Dans ce climat de désolation, un signe d’espérance : un tableau représentant la Vierge Marie est resté intact, tout près du foyer des flammes.

 

...[U]n fait a profondément marqué les fidèles : un tableau représentant la Vierge Marie, situé tout près du point de départ de l’incendie, a été miraculeusement préservé. Pas une trace de brûlure ni d’altération visible. Une image qui a ravivé le souvenir de l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019, où la statue de la Vierge derrière le maître-autel était également sortie indemne des flammes.

 

Ce premier incendie, bien que choquant, aurait pu rester un fait isolé. Mais le lendemain, jeudi 24 juillet à 16h50, un nouvel incendie a éclaté dans la même église. Cette fois-ci, l’origine est clairement criminelle. Selon les enquêteurs, une ou plusieurs personnes se sont introduites dans l’édifice fermé, ont vandalisé une statue, puis mis le feu à des panneaux d’exposition. Les dégâts sont lourds : une toile abîmée, des bancs calcinés, des murs noircis. Les sapeurs-pompiers, à nouveau mobilisés, ont empêché la propagation du feu.

 

Un suspect interpellé

 

Ce dimanche 27 juillet, Le Parisien a révélé qu’un homme suspecté d’être à l’origine de cet incendie volontaire a été interpellé dans le XVe arrondissement de Paris. Identifié puis recherché, il a été placé en garde à vue. L’enquête est conduite par la sûreté territoriale de Paris (ST75), avec le renfort du Laboratoire central de la Préfecture de police. La section antiterroriste (SAIP 56) est également saisie, la piste d’un acte antireligieux ou symbolique étant sérieusement envisagée.

 

… Notre-Dame-des-Champs, construite au XIXe siècle, s’apprêtait à fêter son 150e anniversaire en 2026. Cette épreuve l’oblige aujourd’hui à suspendre une grande partie de ses activités. Une souscription est en cours pour financer les travaux de remise en état.Face aux flammes, à la destruction et à l’inquiétude croissante sur la sécurité des lieux de culte en France, une image subsiste et donne sens à l’espérance des fidèles : celle de la Vierge Marie, silencieuse, demeurant intacte au cœur des cendres. Une nouvelle fois, comme à Notre-Dame de Paris, Marie semble rester debout, gardienne mystérieuse et protectrice de la foi chrétienne.

 

Jusqu’où ira l’indifférence face aux atteintes répétées au patrimoine religieux chrétien de la France ? (2)

 

 

Sources

 

(1) https://tribunechretienne.com/incendie-de-notre-dame-des-champs-un-portrait-de-la-vierge-miraculeusement-epargne-comme-a-notre-dame-de-paris/

(2) https://tribunechretienne.com/double-incendie-a-notre-dame-des-champs-un-suspect-interpelle/

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26 juillet 2025 6 26 /07 /juillet /2025 19:02
72e miracle de Lourdes : une guérison inexpliquée par la science

72e miracle de Lourdes : plongée dans les coulisses d’une guérison inexpliquée par la science

 

Le Figaro, 25-07-2025

 

Le 72e miraculé de l’histoire du sanctuaire, une Italienne de 67 ans, est présenté officiellement ce vendredi dans la cité mariale. Au terme de vérifications et de contrôles très stricts, la science n’a pu que s’incliner.

 

La grotte de Lourdes recèle des mystères insondables. Des fidèles y trouvent la guérison de maladies réputées incurables, dûment constatée par le corps médical. Au terme de vérifications et de contrôles très stricts, la science finit par s’incliner quand elle ne sait pas « expliquer » ces rémissions spontanées. Sans ce travail scientifique, condition sine qua non, l’Église ne peut pas reconnaître une guérison comme « miraculeuse ».

 

Elle en a reconnu une 72e il y a trois mois, le 16 avril. Un événement qui a été médiatiquement éclipsé par la mort du pape François, le lundi de Pâques. Cette « miraculée », une Italienne de 67 ans, Antonia Lofiégo, née Raco, revient, ce vendredi 25 juillet à Lourdes, pour la première fois depuis cette annonce, en vue d’une « présentation officielle » du miracle.

 

J’étais debout ! J’étais au bras de mon mari pour ouvrir le dossier au bureau des constatations médicales et me rendre à la grotte pour remercier la Sainte Vierge. En marchant dans le sanctuaire, j’avais l’impression de voler

 

Antonia Lofiégo, 72e miraculée de Lourdes

Elle aurait été guérie en 2009, selon l’Église, lors de son pèlerinage dans la cité pyrénéenne d’une sclérose latérale primitive (PLS).

 

Cf. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/je-ne-peux-que-lever-les-mains-et-dire-je-ne-sais-pas-expliquer-a-lourdes-quand-la-medecine-s-incline-devant-le-miracle-20250724

 

''Une voix m'a dit de ne pas avoir peur'' : l'histoire du 72e miracle reconnu de Lourdes

 

CNA, 26 juillet 2025

 

Antonia Raco, une Italienne de 67 ans atteinte depuis longtemps d'une maladie neurodégénérative incurable, a été officiellement présentée à la presse le 25 juillet à Lourdes, où sa guérison a été reconnue comme le 72e miracle attribué à l'intercession de la Vierge Marie depuis les apparitions de 1858.

Diagnostiqué en 2006 avec une sclérose latérale amyotrophique (SLA) — une maladie progressive et mortelle — Raco a connu une guérison qui défie toute explication médicale. 

 

Annoncée pour la première fois par le Sanctuaire de Lourdes le 16 avril dernier, cette reconnaissance marque l'aboutissement de 16 années de recherche médicale, canonique et pastorale. Raco, mère et paroissienne active originaire de Basilicate, dans le sud de l'Italie, vivait avec la maladie depuis plusieurs années lorsqu'elle s'est rendue à Lourdes en 2009.

 

"Je rêvais d'aller à Lourdes depuis toute petite", se souvient-elle. Ce souhait s'est réalisé cet été-là, lorsqu'elle et son mari Antonio se sont rendus au sanctuaire avec l'association de pèlerinage italienne Unitalsi.

 

L’expérience, cependant, ne s’est pas déroulée exactement comme elle l’avait imaginé : elle est arrivée en fauteuil roulant, luttant déjà pour respirer et avaler.

 

Le deuxième jour, des bénévoles du sanctuaire l'ont emmenée aux bains. "Nous avons prié ensemble. C'est alors que j'ai entendu une belle voix de jeune femme dire trois fois : 'N'aie pas peur !' ", a-t-elle raconté lors de la conférence de presse à Lourdes, en présence des autorités religieuses et médicales.

 

Raco portait le voile blanc et l'uniforme des Hospitalières de Lourdes, les soignantes bénévoles qu'elle rejoint désormais chaque année, aidant les malades avec la même compassion qu'elle lui témoignait autrefois.

 

"À ce moment-là, j’ai fondu en larmes et j’ai prié pour les intentions que j’avais apportées avec moi."

 

Elle a décrit une douleur soudaine et aiguë aux jambes pendant l'immersion, comme si elles lui avaient été enlevées. Elle n'a révélé à personne ce qui s'était passé pendant son séjour et est rentrée chez elle en fauteuil roulant.

 

C'est là, dans son salon avec son mari Antonio, qu'elle entendit à nouveau la même voix qui l'exhortait : "Dis-lui ! Appelle-le !" Obéissant à la voix, elle appela son mari, qui venait d'entrer dans la cuisine. "Il s'est passé quelque chose", lui dit-elle.

 

À cet instant, elle se retrouva seule pour la première fois depuis des années. Submergés par l'émotion, le couple s'enlaça et pleura ensemble en réalisant qu'elle était guérie.

 

Bien que ravie, Raco hésitait au début à parler de son expérience. Elle finit par se confier à un curé de son diocèse de Tursi-Lagonegro, en Basilicate, qui lui conseilla vivement de se soumettre à un examen médical.

 

Peu après, l'archevêque local qui avait accompagné le pèlerinage cette année-là, Francesco Nolè, lui rendit visite et, après avoir écouté son histoire, lui dit : "Antonietta, le Seigneur est entré chez toi et t'a fait un don – mais il n'est pas pour toi seule. Il est pour nous tous."

 

Le chemin vers la reconnaissance a nécessité plus d'une décennie d'évaluations médicales approfondies et d'expertise. "Il n'existe aucun remède contre la SLA", a souligné le professeur Vincenzo Silani, neurologue de renom impliqué dans l'enquête. Il a été parmi ceux qui ont confirmé le diagnostic et l'inexplicabilité du rétablissement de Raco. "L'état des patients est condamné à empirer un peu plus chaque jour."

 

Le Dr Alessandro de Franciscis, médecin permanent du Sanctuaire de Lourdes, a rappelé que l'Église considère une guérison comme miraculeuse seulement si elle est soudaine, complète, durable, médicalement inexplicable et non attribuable à un traitement ou à une guérison progressive.

 

Ces critères, qui continuent de guider le discernement de l’Église aujourd’hui, ont été établis pour la première fois par le cardinal Prospero Lambertini, futur pape Benoît XIV.

 

Le débat au sein du Comité médical international de Lourdes (CMIL) n'a pas été concluant lorsque le cas a été présenté pour la première fois en 2019. Mais un nouveau consensus international sur le diagnostic de SLA, publié en 2020, a fourni le cadre d'une réévaluation. En 2023, Silani a réévalué Raco à Milan et a confirmé la guérison définitive.

 

Finalement, en novembre 2024, un vote secret a eu lieu parmi 21 membres du Comité médical international de Lourdes : 17 ont voté en faveur d’une guérison inexpliquée, complète et durable — répondant à la majorité des deux tiers requise par les critères de l’Église.

 

Suite au vote médical positif, le cas a été transmis à l'évêque actuel du diocèse d'origine d'Antonia Raco, Vincenzo Carmine Orofino, qui a officiellement reconnu le miracle le 16 avril de cette année. 

 

Mgr Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, qui a participé au processus scientifique sans droit de vote, a salué la rigueur et la transparence des discussions médicales. "Ce qui m'a le plus impressionné", a-t-il déclaré, "c'est la liberté des experts. Ils ne sont pas là pour défendre une cause, mais pour rechercher la vérité."

 

Il a également rappelé aux participants que les miracles n'imposent jamais la foi. "Même la Résurrection n'a forcé personne à croire", a-t-il déclaré. "Un miracle est un signe, un don à recevoir à la lumière de la foi."

 

En clôture du point de presse, le recteur du sanctuaire, le Père Michel Daubanes, a exprimé sa profonde émotion et sa gratitude en rappelant l'honneur d'avoir annoncé le miracle lors du chapelet de 18 heures du Jeudi Saint 17 avril, quelques minutes avant sa proclamation à la cathédrale de Tursi-Lagonegro.

 

On dit souvent : "Si je voyais un miracle, je croirais." Mais la vérité est la suivante : si je crois, je peux voir des miracles, a-t-il réfléchi. "Cette guérison n'est pas seulement une histoire du passé. C'est un témoignage vivant qui continue de porter ses fruits."

 

 

Cf. https://www.catholicnewsagency.com/news/265585/a-voice-told-me-not-to-be-afraid-the-story-of-lourdes-72nd-recognized-miracle

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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 06:52
Une étude révolutionnaire aux rayons X a permis de redater le Saint Suaire de 2 000 ans, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg

Les gens continuent de dire que le Saint Suaire de Turin est un faux. Ils ont tort. Une étude révolutionnaire aux rayons X l'a daté de 2 000 ans, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.

 

La science ne peut toujours pas l'expliquer !


Voici pourquoi le Saint Suaire de Turin est vrai

 

Après la passion et la crucifixion de notre Seigneur, Jésus-Christ de Nazareth a été déposé dans un tombeau appartenant à Joseph d'Arimathie, situé au-delà des murs de Jérusalem. Comme l'indiquent les Écritures, son corps a été enveloppé dans un linceul. Aujourd'hui, ce même linceul se trouve à Turin, où il est resté pendant 450 ans. Mais qu'est-ce qui le rend si extraordinaire ? La vérité, c'est que personne ne peut expliquer comment cette image a été créée.

Une étude révolutionnaire aux rayons X a permis de redater le Saint Suaire de 2 000 ans, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg

Selon le Centre Magis, il existe 4 énigmes entourant le Saint Suaire :

 

1. L'image se trouve uniquement sur la surface supérieure des fibrilles, elle n'a pas pu être formée par des produits chimiques.

2. L'image montre tout le corps, mais toutes les zones du tissu ne sont pas en contact avec tout le corps.

3. L’image n’a pas été produite par des vapeurs de produits chimiques ou des vapeurs du cadavre lui-même.

4. Il y a une double image sur le recto et le verso du tissu, mais aucune image au milieu du tissu, ce qui implique que le tissu s'est effondré en un corps mécaniquement transparent.

5. Vous pouvez voir l’intérieur du corps, comme une radiographie. Source : MagisCenter

 

Enigme 1 : L'image se trouve uniquement sur la surface supérieure des fibrilles.

 

Si la formation de l'image est due à des produits chimiques, cela n'expliquerait pas pourquoi l'image n'apparaît que sur la surface supérieure des fibrilles. De par leur composition, les produits chimiques pénètrent au-delà de la surface du tissu. Le tissu est dépourvu de teintures, de peintures, de pigments ou de taches. L'image n'est présente que sur les surfaces extérieures des fibres de lin. Aucune main humaine n'aurait pu réaliser un tel travail, surtout il y a des siècles.

 

L'image est ultra-mince, pour vous donner une idée, elle ne fait que 200-500 nanomètres de profondeur, bien plus fine qu'un cheveu humain.

 

Enigme 2: L'image montre le corps entier

 

"Les produits chimiques ne peuvent pas expliquer comment une image tridimensionnelle parfaite s'est répartie uniformément sur le tissu, en particulier sur les parties qui n'ont pas été en contact avec le cadavre. Par conséquent, quelque chose d'autre que des produits chimiques doit être à l'origine de l'image sur le Suaire".

Enigme 3 : L'image n'a pas été produite par des vapeurs

 

"Les vapeurs de produits chimiques, ou du cadavre lui-même, n'expliquent pas comment l'image est présente sur des parties du corps où le tissu n'a manifestement pas touché le corps (c'est-à-dire les zones de chaque côté du nez projeté du Christ)."

Enigme 4 : La double image

 

"La découverte surprenante d'une image sur le recto et le verso du tissu implique que le tissu s'est effondré dans et à travers le corps

 

Il n'y a pas d'explication scientifique sur la façon dont cela a pu se produire, à moins que le corps ne devienne mécaniquement transparent, provoquant l'effondrement du tissu dans celui-ci. Si le tissu s'est effectivement effondré dans le corps, la lumière ultraviolette aurait alors complètement entouré le corps. Cela aurait produit une double image sur le recto et le verso du tissu, mais rien sur les fibres du milieu".

En outre, les données 3D intégrées au linceul révèlent des détails anatomiques frappants correspondant à la crucifixion. Par exemple, la position du menton : il repose anormalement près du sternum. Ces détails subtils mais précis suggèrent que l'image n'a pas été formée au hasard, mais qu'elle reflète la réalité physique d'un corps qui a subi la crucifixion.

Un détail souvent négligé est la présence de pollen incrusté dans le tissu, dont l'origine remonte au Moyen-Orient, plus précisément à Jérusalem.

 

Plus intriguant encore, les particules de sol près des pieds contiennent une forme rare de calcite, trouvée uniquement dans la région entourant le Calvaire, l’endroit même où Jésus a été crucifié.

"Les images de Zygophyllum dumosum Boiss, une plante endémique d'Israël, de Jordanie et du Sinaï, ne nécessitent aucune vérification des grains de pollen, bien qu'elles soient présentes dans la liste de Frei.

 

Deux types d'images de feuilles et de fleurs de cette plante ont été identifiés sur le Suaire. D'autres espèces de Zygophyllum ne présentent pas cette morphologie. Ces images de plantes sont observées sur les spécimens d'Enrie (1931), Miller (1978) et Pia (1898) (...) En tant que botaniste, l'authenticité du Proche-Orient comme source du Suaire de Turin est entièrement confirmée par les images et les grains de pollen de Gundelia tournefortii et les images de feuilles de Zygophyllum dumosum. - par le Dr Avinoam Danin, professeur de botanique, Département d'évolution, de systématique et d'écologie.

Enigme 5 : On peut voir l'intérieur du corps, comme une radiographie

 

"La dernière énigme concerne les os de la main qui apparaissent visibles, comme s'ils étaient enveloppés de chair. Le processus qui a formé l'image a enregistré en même temps l'intérieur de la main (le squelette) et l'extérieur de la main (la chair entourant le squelette). Cela implique à nouveau que, d'une manière ou d'une autre, le corps recouvert du Suaire est devenu mécaniquement transparent, et que le tissu s'est effondré à l'intérieur et à travers ce corps. S'il n'en avait pas été ainsi, l'image n'aurait été que celle de l'extérieur du corps."

Jackson en déduit que le rayonnement UV sous vide est la seule explication possible à la formation de l'image. Tout d'abord, pour transformer le lin en un matériau parfaitement sensible à la photographie, il faut un rayonnement lumineux.

 

La formation de l'image du Suaire nécessiterait plusieurs milliards de watts de rayonnement lumineux, ce qui dépasse la puissance maximale de toutes les sources de rayonnement UV connues à ce jour.

 

Si l'énergie thermique avait été présente, le tissu se serait vaporisé en moins de 1/40 milliardième de seconde.

 

La théorie de Jackson a été validée en 2010 par Paoli DiLazzaro et son équipe qui ont conclu,

 

"En particulier, les photons ultraviolets sous vide expliquent la profondeur très fine de la coloration, la teinte de la couleur et la présence de l'image dans les parties du lin qui ne sont pas en contact avec le corps. Évidemment, cela ne signifie pas que l'image a été produite par un laser. Le laser est plutôt un outil puissant pour tester et obtenir les paramètres lumineux adaptés à une coloration semblable à celle du linceul.

Seul Dieu a pu le faire:

 

"Selon Jackson, une intense poussée de rayonnement ultraviolet sous vide a produit une décoloration sur la surface supérieure des fibrilles du Suaire (sans le brûler), ce qui a donné lieu à une image négative tridimensionnelle parfaite des parties frontale et dorsale du corps enveloppé dans le Suaire." - Père Robert Spitzer

Source: TRAD WEST

https://x.com/trad_west_/status/1942672926941266362

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29 mars 2025 6 29 /03 /mars /2025 21:09

Un petit américain de 18 mois Vincent, cessa de respirer 52 minutes après être tombé dans une piscine. Ses parents prièrent George Pell et Vincent survécut sans aucun dommage à son cerveau, poumons ou cœur.

 

Ce rétablissement a été partagé par l'archevêque de Sydney Anthony Fisher.(1)

Intercession : Un enfant miracle pourrait conduire le Cardinal Pell aux autels

Cela s'est produit en Arizona, où un garçon d'un an et demi, tombé dans une piscine, a arrêté de respirer pendant 52 minutes. Les parents ont invoqué le cardinal australien, déjà considéré de son vivant comme un martyr, persécuté in odium fidei (dans la haine de la foi. Ndlr.)

 

Église 29_03_2025

 

Un miracle Pell ? Un peu plus de deux ans après la mort soudaine du cardinal australien, une nouvelle extraordinaire arrive de l'autre côté de l'océan. Le protagoniste est un garçon d'un an et six mois originaire de l'Arizona qui, après être tombé dans une piscine et avoir arrêté de respirer pendant 52 minutes, s'est soudainement rétabli sans aucun dommage. Les parents de l'enfant prénommé Vincent ont avoué avoir invoqué l'intercession de Pell dans ces moments dramatiques.

 

L'histoire a été révélée il y a quelques jours à Sydney par l'archevêque local Anthony Colin Fisher, ancien auxiliaire et ami du premier préfet du Secrétariat à l'économie. Le prélat dominicain s'est exprimé lors d'un événement organisé mercredi au Campion College Australia pour présenter la biographie du cardinal George Pell Pax Invictis. Une biographie écrite par la journaliste australienne Tess Livingstone qui connaissait très bien le cardinal. La soirée affichait complet, démontrant la grande affection que son archidiocèse continue de réserver au prince de l'Église injustement envoyé en prison pendant 404 jours. Outre Monseigneur Fisher, deux anciens Premiers ministres australiens ont participé et pris la parole lors de la présentation : John Howard et Tony Abbott. Les deux hommes politiques avaient continué à soutenir Pell même dans les jours les plus difficiles et s'étaient publiquement décrits comme ses amis malgré la condamnation initiale pour abus. Au cours de la soirée, la plaque nommant la grande salle du collège en mémoire du cardinal a également été dévoilée. Ce qui a cependant occupé le devant de la scène, c'est l'histoire racontée par Fisher sur l'enfant américain en danger de mort.

 

Durant les 52 minutes de terreur, les parents ont invoqué l'intercession de Pell, qu'ils avaient rencontré en 2021 à Phoenix lors d'une présentation de son livre Diario di carcere (publié en Italie par Cantagalli). Fisher a expliqué que Vincent "a survécu et n'a subi aucune lésion cérébrale, pulmonaire ou cardiaque. Il va maintenant mieux et les médecins parlent de miracle." Il a été libéré de l'hôpital après 10 jours et son oncle, un prêtre catholique, a signalé l'incident à l'ancien secrétaire personnel de Pell, le père Joseph Hamilton, qui dirige maintenant Domus Australia à Rome.

 

Lors de la présentation, Livingstone a évoqué la possibilité que cette guérison puisse être citée dans une éventuelle cause de béatification ou de canonisation à l'avenir. Il faudra cependant attendre encore 3 ans pour commencer l'enquête car il faut au moins 5 ans à compter du décès du candidat pour garantir une plus grande objectivité de l'évaluation. Il n'en demeure pas moins que Pell était déjà considéré comme un martyr de son vivant, persécuté in odium fidei. À la fin de sa vie romaine, le cardinal âgé a été arrêté à plusieurs reprises et a reçu des hommages, souvent à genoux, de la part d'évêques, de prêtres et de fonctionnaires laïcs du Vatican qui l'ont rencontré et se sont tournés vers lui pour lui demander la bénédiction spéciale d'un martyr. Même un très haut dignitaire de la Curie, l'accueillant dans l'antichambre du Palais apostolique pour l'audience que lui avait accordée le 12 octobre 2020 François, s'est agenouillé devant lui, ému et admiratif de l'exemple offert dans l'épreuve judiciaire et médiatique.

 

Une réhabilitation qui intervient après des années de calomnies et de froideur à la Curie, avec des histoires présumées en coulisses qui ont jeté sur lui des accusations de "dépenses folles"et qui ont été révélées juste au moment où Pell, injustement accusé, retournait en Australie pour faire face à un procès qui avait déjà été traité. Alors que d'en bas, la confiance et l'affection pour ce géant un peu bourru n'ont jamais faibli et même aujourd'hui, sa carte funéraire est l'une des rares visibles dans les cabines des portiers des immeubles où il a vécu et travaillé. (2)

Sources

(1) https://x.com/Sachinettiyil/status/1905473234490802557

(2) https://lanuovabq.it/it/un-bambino-miracolato-potrebbe-portare-pell-verso-gli-altari

Add. 3 avril 2025Voici comment les parents du petit miraculé ont invoqué Pell

 

Nouveaux détails sur la prière désespérée adressée au cardinal pour l'enfant qui risquait de mourir. La nouvelle fait le tour du monde et les pèlerinages sur la tombe de l'ancien archevêque de Sydney, qui pourrait un jour devenir le deuxième saint australien, se multiplient.

 

La Nouvelle Boussole Quotidienne

01_04_2025

 

Le nombre de fidèles visitant la tombe de George Pell dans la cathédrale Sainte-Marie de Sydney est en augmentation. Beaucoup suivent l’invitation qui surmonte le blason peint au sol : "Priez pour moi, s’il vous plaît." L'inscription le commémore pour ce qui l'a caractérisé dans la vie : Vehementer amavit Dominum et Ecclesiam. Le cardinal australien aimait intensément le Seigneur et l’Église, surtout dans les jours difficiles de son épreuve judiciaire et de sa détention injuste.

 

La nouvelle selon laquelle un petit garçon américain de 18 mois a été guéri après que ses parents ont prié pour l'intercession de Pell fait sensation en Australie. Le monde catholique australien a manifesté une grande affection pour la figure de l'ancien archevêque de Sydney qui, de son vivant, est devenu un symbole après avoir été jugé innocent dans un procès contre lui pour abus sur mineur. Il y a aussi ceux qui, en commentant les nouvelles, ont rapporté leur propre expérience et ont dit comment, dans les moments difficiles, ils ont l'habitude de demander l'intercession de Pell.

 

La Nuova Bussola Quotidiana a appris de nouveaux détails sur le possible miracle qui s'est produit en Arizona. Comme elle l'a reconstitué il y a quelques jours, l'enfant était tragiquement tombé dans une piscine et cessa de respirer pendant 52 minutes. Durant les trois premiers jours à l'hôpital, à notre connaissance, les parents ont intensément prié pour le rétablissement de leur fils par l'intercession du prélat australien qu'ils avaient rencontré quelques années plus tôt lors d'une présentation de livre. Et voici le texte de la prière que la famille récita dans les 72 premières heures après l'accident.

 

"Père éternel, toi seul nous accordes toute bénédiction au ciel et sur la terre, par la mission rédemptrice de ton divin Fils, Jésus-Christ, par l'œuvre du Saint-Esprit. À chaque époque, tu suscites des hommes et des femmes qui se distinguent de manière significative pour la mission de l’Église. C’est ainsi que vous avez mis à profit la vie et l’œuvre de votre serviteur, le cardinal George Pell. Il a inspiré un grand nombre de catholiques et d’autres personnes de bonne volonté à grandir dans la vertu et à mener une vie qui vous plaise et au service de leurs frères et sœurs dans le besoin. Il les a exhortés à défendre courageusement la vérité de la Révélation divine, à tout prix, parce que Tu as les paroles de la vie éternelle. Si telle est Ta Volonté, Père Éternel, glorifie Ton serviteur, le Cardinal George Pell, en m'accordant la faveur que je demande maintenant par son intercession (la guérison de Vincent). J'adresse cette prière avec confiance au Nom de Jésus, par les mérites de Sa Passion, de Sa Mort et de Sa Résurrection."

Intercession : Un enfant miracle pourrait conduire le Cardinal Pell aux autels

La Nuova Bussola Quotidiana publie également la photo de l'image de prière utilisée par les parents du petit Vincent.

 

Cf. https://lanuovabq.it/it/cosi-hanno-invocato-pell-i-genitori-del-piccolo-miracolato

 

Comme l'a expliqué l'actuel archevêque de Sydney, Monseigneur Anthony Colin Fisher, l'enfant quitta l'hôpital sans aucun dommage au cerveau, au cœur ou aux poumons. Les médecins eux-mêmes ont parlé de miracle, se retrouvant face à un résultat contraire à toutes attentes.

 

Et maintenant, l'histoire de Vincent pourrait devenir le premier miracle attribué à l'intercession du cardinal persécuté par la justice d'une démocratie occidentale.

La procédure canonique pour les causes de béatification et de canonisation exige au moins cinq ans à compter du décès de la personne concernée, mais l'espoir de nombreux compatriotes (et pas seulement) est que Pell – si les conditions étaient réunies – puisse un jour devenir le premier saint masculin d'Australie et le deuxième au total après Mary MacKillop.

 

La Nouvelle Boussole Quotidienne

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18 février 2025 2 18 /02 /février /2025 00:00
Sainte Bernadette Soubirous, vierge (1844-1879)

C'est parce que j'étais la plus plus pauvre et la plus ignorante que la sainte Vierge m'a choisie.

Bernadette Soubirous, née à Lourdes le 7 janvier 1844 et décède à Nevers le 16 avril 1879. Elle fut témoin plusieurs jours des apparitions de la Vierge Marie en 1858 dans la Grotte de Massabielle à Lourdes. "Massabielle", en patois du pays, veut dire "vieux rochers".

 

À quatorze ans, le 18 février 1858, quand la Vierge lui apparaît la première fois, elle n’a pas encore pu fréquenter le catéchisme, parce que la pauvreté extrême l’a obligée à travailler depuis son plus jeune âge pour aider sa famille. Si elle préfère les pâturages sur les montagnes au  "Cachot" humide et malsain où les Soubirous, endettés, sont obligés de vivre, Bernadette ne tire de ce travail qu’un toit et de la nourriture. Dans les périodes où Bernadette ne s’occupe pas du troupeau de sa nourrice Marie Lagües, son père François doit l’envoyer sur les terres domaniales pour ramasser du bois qui sera ensuite vendu.
 

 

Une "dame" portant un chapelet et "une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied" lui apparaît pour la première fois alors qu'elle est occupée à ramasser du bois près de la grotte. 

 

La Vierge Marie lui parle de prière et de pénitence, et lui demande de faire construire une chapelle sur le lieu des apparitions. (1) Elle lui dit : "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre."

 

Mais quand la jeune fille raconte ce qui lui est arrivé, elle ne rencontre qu'incompréhension, moqueries, incrédulité.

 

"De retour à Lourdes, Bernadette dut parler à ses parents de la promesse qu'elle venait de faire à la Dame mystérieuse, et des quinze jours consécutifs pendant lesquels elle devait se rendre à la Grotte. De leur côté, Antoinette et Mme Millet racontèrent ce qui s'était passé, la merveilleuse transfiguration de l'enfant durant l'extase, les paroles de l'Apparition, l'invitation de revenir pendant la Quinzaine. Le bruit de ces étranges choses se propagea aussitôt de toutes parts, et, franchissant vite les couches populaires, jeta, soit dans un sens, soit dans un autre, la plus profonde agitation dans la société de ce pays.

 

Elle ne dira pas avoir vu la Vierge avant d'affirmer l'avoir entendue dire "Que sòi era Immaculada Concepcion", c'est-à-dire, "Je suis l'Immaculée Conception" (René Laurentin, Bernadette vous parle, Paris, Letheilleux, 2011, p. 134), le 25 mars 1858, jour de l'Annonciation.

Sainte Bernadette Soubirous, vierge (1844-1879)

Ce jeudi, 18 février 1858, était précisément jour de marché à Lourdes. Il y avait comme à l'ordinaire beaucoup de monde, de sorte que, le soir même, la nouvelle des visions, vraies ou fausses, de Bernadette, se répandit dans la montagne et dans les vallées, à Bagnères, à Tarbes, à Cauterets, à Saint-Pé, à Nay, dans toutes les directions du département et dans les villes du Béarn les plus rapprochées. Dès le lendemain, une centaine de personnes se trouvaient déjà à la Grotte au moment où Bernadette y arriva. Le lendemain, il y en avait quatre ou cinq cents. On en comptait plusieurs milliers le dimanche". (2) 

 

L'ouvrage d'Henri Lasserre (Les Apparitions de N.D. de Lourdes, 1870) a l'avantage d'avoir été le premier écrit non seulement par un témoin, mais par un miraculé (d'une grave ophtalmie par l'eau de la grotte le 10 octobre 1862). Cet ouvrage continue depuis de faire autorité en la matière. Il a été réédité de nombreuses fois. L'auteur distribua aux bonnes oeuvres les immenses bénéfices littéraires de ce best-seller du XIXe siècle.

Sainte Bernadette Soubirous, vierge (1844-1879)

Un jour, une source surgit au pied de la grotte et bientôt les miracles commencent : un aveugle qui vient s'y baigner les yeux recouvrent la vue, un bébé mourant revient à la vie. La nouvelle se propage très vite.

 

Bernadette niera avoir été témoin de guérisons ou y avoir contribué : "On m'a dit qu'il y avait eu des miracles, mais à ma connaissance, non", déclare-t-elle en septembre 1858. (René Laurentin, Bernadette vous parle, Paris, Letheilleux, 2011, p. 213.)

 

Ces apparitions valent à Bernadette l'opposition des autorités civiles (interrogatoires et menaces de prison) et ecclésiastiques ("C'est un carnaval d'apparitions", constate l'abbé Peyramale, curé de Lourdes.)

Je ne crains que les mauvais catholiques.

Sainte Bernadette au chevalier Gougenot des Mousseaux durant la guerre de 1870


Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879)En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, à vingt-deux ans elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. 

 

"Quand on montre à Bernadette Soubirous la statue de la Vierge sculptée par un artistes, elle s'écrie : 'C'est bien beau, mais ce n'est pas elle... Oh non ! La différence est comme de la terre au ciel !'"(3)

 

Les sœurs de Nevers chez lesquelles Bernadette est entrée, lui réservent un accueil glacial : "À votre âge, vous devriez descendre quelquefois à la chapelle et méditer un peu ! ", lui dit sa supérieure, agacée par son ingénuité. Ce à quoi Bernadette réplique doucement : "Je ne sais pas méditer, moi !" Infirmière charitable et docile, Bernadette devenue sœur Marie-Bernard, a pour seuls petits défauts l'entêtement et la bouderie, qui s'effacent peu à peu.

 

Elle meurt le 16 avril 1879 à 35 ans, en murmurant : "Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheresse".

Mon travail consiste à informer, pas à convaincre.

Son cercueil sera ouvert trois fois et son corps retrouvé intact.

Lors des exhumations, son corps fut lavé et le contact avec les "détergents" aurait noirci la peau : le corps de la vénérable Bernadette est intact, le squelette complet, les muscles atrophiés mais bien conservés ; la peau parcheminée paraît seule avoir subi l'humidité du cercueil. Elle a pris une teinte grisâtre et est recouverte de quelques moisissures et d'une certaine quantité de cristaux de sels calcaires (…) (Dr Talon et Dr Comte, chargés de l'examen du corps après 1923, cités par Dominique Lormier dans Bernadette Soubirous, éd. CMD, 1999.) Dans le même livre on apprend que quelques années plus tard, la peau de Bernadette a noirci. Le visage de Bernadette et ses mains ont donc été recouverts d'un très fin masque de cire pour la présentation publique.

 
Corps resté intact de Ste Bernadette, Châsse de verre et de bronze, Chapelle de Nevers Son corps, miraculeusement préservé de toute corruption, repose dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle de l'Espace Bernadette à Nevers. 

 

Son corps est resté incorrompu de 1879 jusqu'à aujourd'hui.

Après sa mort en 1879, des religieuses l'enterrent dans un simple cercueil en bois.  En 1909, son corps fut exhumé et on aurait dit qu'elle venait de s'endormir.

Après sa mort en 1879, des religieuses l'enterrent dans un simple cercueil en bois. En 1909, son corps fut exhumé et on aurait dit qu'elle venait de s'endormir.

Non embaumé, et non préservé, le corps de Ste Bernadette repose tranquillement en paix, comme si le contact du Ciel ne l'avait jamais quittée.

Sainte Bernadette Soubirous, vierge (1844-1879)

Lorsque son corps fut exhumé 30 ans plus tard, il fut retrouvé intact, sans aucune trace de décomposition. Le Dr Georges Bertin, médecin présent en 1909, a noté : "Le corps est intact... le squelette est parfaitement articulé."

 

L'Église s'en émerveille. La science est déconcertée. Un signe de sainteté venant de la Grotte.

Des médecins l'ont examinée en 1909, 1919 et 1925. Sa peau, ses muscles et ses articulations étaient intacts. Pas d'embaumement, pas de produits chimiques, juste une préservation naturelle.  Même son chapelet, serré dans ses mains, montrait des signes de rouille mais pas de décomposition.

Des médecins l'ont examinée en 1909, 1919 et 1925. Sa peau, ses muscles et ses articulations étaient intacts. Pas d'embaumement, pas de produits chimiques, juste une préservation naturelle. Même son chapelet, serré dans ses mains, montrait des signes de rouille mais pas de décomposition.

Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 et canonisée le 8 décembre 1933, reconnaissant ses visions et ce signe extraordinaire.

 

Cette incorruptibilité fait écho à la sainteté de sa vie, humble, obéissante et fidèle. Les scientifiques la qualifient d'inexplicable ; les fidèles l'appellent un miracle. Un témoignage silencieux de l'appel de Lourdes, toujours inspirant aujourd'hui.

 

Elle est représentée en bergère ou en religieuse.

Le pèlerinage de Lourdes est l'un des plus fréquentés de la chrétienté.

Sainte Bernadette Soubirous, vierge (1844-1879)

NOM : d'origine allemande, signifie "ours courageux".

Sainte Bernadette Soubirous, image pieuse populaire, XIXe siècle, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 230-231.

Sainte Bernadette Soubirous, image pieuse populaire, XIXe siècle, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 230-231.

***

Testament spirituel de Sainte Bernadette Soubirous Empty Testament spirituel de Sainte Bernadette Soubirous

 

« J’ai peur, merci mon Dieu .

 

« pour la misère de père et mère, la ruine du moulin, le madrier de malheur, le vin de lassitude, les brebis galeuses, merci mon Dieu !

 

Bouche de trop à nourrir que j’étais, pour les enfants mouchés, les brebis gardées, merci !

 

Merci, mon Dieu, pour le procureur, le commissaire, les gendarmes, et les mots durs de l’abbé Peyramale !

 

Pour les jours où vous êtes venue, Notre-Dame Marie, pour ceux où je vous ai attendue, je ne saurais vous rendre grâce qu’en Paradis !

 

Mais pour la gifle de Mlle Pailhasson, les railleries, les outrages, pour ceux qui m’ont crue folle, pour ceux qui m’ont crue menteuse, pour ceux qui m’ont crue avide, merci Dame Marie !

 

Pour l’orthographe que je n’ai jamais sue, la mémoire des livres que je n’ai jamais eue, pour mon ignorance et ma sottise, merci !

 

Merci! Merci ! Car s’il y avait eu sur terre fille plus ignorante et plus sotte, c’est elle que vous auriez choisie…

 

Pour ma mère morte au loin, pour la peine que j’ai eue quand mon père au lieu de tendre les bras à sa petite Bernadette m’appela « Sœur Marie Bernard », merci Jésus !

 

Merci d’avoir abreuvé d’amertume ce cœur trop tendre que vous m’avez donné !

 

Pour Mère Joséphine qui m’a proclamé bonne à rien, merci !

 

Pour Mère Maîtresse, sa voix dure, sa sévérité, ses moqueries, et le pain d’humiliation, merci !

 

Merci d’avoir été celle à qui Mère Marie-Thérèse pouvait dire : « Vous n’en faites jamais d’autres ! »

 

Merci d’avoir été cette privilégiée des semonces dont mes Sœurs disaient : « Quelle chance de n’être pas Bernadette ! »

 

Merci pourtant d’avoir été Bernadette, menacée de prison parce qu’elle vous avait vue, regardée par les foules comme une bête curieuse, cette Bernadette si ordinaire qu’en la voyant on disait : « C’est ça » !

 

Pour ce corps piteux que vous m’avez donné, cette maladie de feu et de fumée, ma chair pourrie, mes os cariés, mes sueurs, ma fièvre, mes douleurs sourdes ou aiguës, merci mon Dieu !

 

Et pour cette âme que vous m’avez donnée, pour le désert des sécheresses intérieures, pour votre nuit et vos éclairs, vos silences et vos foudres, pour tout, pour vous absent ou présent, merci Jésus ! »

 

Sainte Bernadette, Père L.-Hyacinthe Petitot. o.p.(4)

Il s'agit de la seule photo connue de Sainte Bernadette Soubirous à la grotte de Lourdes, prise trois ans après les apparitions. Cf. https://x.com/father_rmv/status/1889225579393908997/photo/1

Il s'agit de la seule photo connue de Sainte Bernadette Soubirous à la grotte de Lourdes, prise trois ans après les apparitions. Cf. https://x.com/father_rmv/status/1889225579393908997/photo/1

Sources: (1) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 230 ; (2) Henri Lasserre, Les Apparitions de N.D. de Lourdes, 1870, rééd. Maisonneuve, Sainte-Ruffine 1968, p. 55-56) ; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 22; (4) https://deojuvante.forumactif.org/t676-testament-spirituel-de-sainte-bernadette-soubirous

 

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10 janvier 2025 5 10 /01 /janvier /2025 18:47
Une statue de la Vierge Marie a été retrouvée intacte après avoir survécu à un incendie de forêt dans une maison incendiée à Los Angeles

Une statue de la Vierge Marie a été retrouvée intacte après avoir survécu à un incendie de forêt dans une maison incendiée à Los Angeles.

 

Vidéo : Le PDG de Hood Stocks

Cf. https://x.com/Sachinettiyil/status/1877742742098370567

Un miracle au milieu d'une tragédie pour nous rappeler que Dieu est TOUJOURS avec nous.

Cf. https://x.com/trad_west_/status/1878066832927813762

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9 décembre 2024 1 09 /12 /décembre /2024 21:41
Lourdes reconnaît officiellement le 71e miracle : la guérison de John Traynor (1883-1943)

Le miracle de la guérison d'un blessé grave de la Première Guerre mondiale n'a été annoncé qu'hier, 101 ans après sa guérison.

 

Lourdes (kath.net/pl) kath.net documente le communiqué de presse du 8 décembre 2024 du Sanctuaire de Lourdes sur la reconnaissance de la guérison de John Traynor (photo d'archive) comme le 71e miracle à Lourdes dans son intégralité dans notre propre traduction - traduction de travail 

 

Le Sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes se félicite de l'annonce officielle post-mortem du 71e miracle à Lourdes par Mgr Malcolm McMahon, archevêque de Liverpool. Il s'agit de la guérison de John Jack Traynor, grièvement blessé pendant la Première Guerre mondiale, survenue à Lourdes en 1923, à l'occasion du premier pèlerinage du diocèse de Liverpool.

 

Le soldat a été miraculeusement guéri des blessures de guerre en 1923

 

Traynor est né à Liverpool en 1883 d'une mère irlandaise et a rejoint la Royal Navy au début de la Première Guerre mondiale. Il fut blessé pour la première fois le 8 octobre 1914, près d'Anvers, en Belgique, et fut touché par des tirs de mitrailleuse le 8 mai 1915, lors de la bataille de Gallipoli (aujourd'hui Turquie). De nombreuses opérations médicales ont échoué. Il a perdu l'usage de son bras droit, mais a refusé l'amputation et a souffert de graves crises d'épilepsie. En 1920, un chirurgien de Liverpool tenta de guérir l'épilepsie par trépanation, ce qui entraîna une paralysie partielle des deux jambes. Son état était si mauvais qu'au début de l'été 1923 il était « destiné à l'Hospice des Incurables, où il devait être admis le 24 juillet 1923 » (procès verbal de guérison du Bureau des Constatations Médicales, signé par le Président , Docteur Auguste Vallet, 2 octobre 1926).

 

 

 

En juillet 1923, il se rend au sanctuaire de Lourdes à l'occasion du premier pèlerinage de l'archidiocèse de Liverpool. Il a été guéri le 25 juillet après s'être immergé dans les bassins du sanctuaire puis avoir participé à la procession eucharistique et à la bénédiction des malades. Le même jour, les médecins accompagnant le pèlerinage confirment son état. Il quitte Lourdes le lendemain.

 

Le 7 juillet 1926, il se présente au Bureau des Constatations Médicales pour déclarer sa guérison.

 

John Traynor revient chaque année à Lourdes comme brancardier jusqu'en 1939. Il est membre de l'association Liverpool Brancardier. On dit en Grande-Bretagne qu'il fut le premier catholique britannique à être guéri à Lourdes. Il décède le 8 décembre 1943 d'une toute autre maladie.

 

Sa guérison n’a été officiellement reconnue par l’Église qu’en 2024.

 

Le miracle fut annoncé un siècle après sa guérison.

SOURCE: https://www.kath.net/news/86252

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23 octobre 2024 3 23 /10 /octobre /2024 18:44
Le miracle de la vague de Tumaco en Colombie (1906), le tsunami arrêté par le Saint Sacrement

Dans le but de sensibiliser le peuple de Dieu à la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie - on ne le fera jamais assez - et de nourrir la foi personnelle, nous avons récemment entrepris une étude avec des idées connexes, concernant les miracles eucharistiques qui se sont produits dans le monde, dans l'histoire de l'humanité. Il y en a plus de 140 au total, ceux reconnus comme valables par l'Église catholique. Une trentaine seulement de ceux survenus en Italie.

 

Croyant faire quelque chose d'utile et de plaisant pour nos lecteurs, nous parlerons de certains des miracles eucharistiques les plus significatifs. Nous commençons aujourd'hui la chronique avec le miracle eucharistique survenu en 1906 à Tumaco : une petite île de Colombie, de l'Océan Pacifique. Également connu sous le nom de "miracle de la vague", il raconte comment un prêtre courageux, après avoir placé la Grande Hostie dans l'ostensoir et suivi en procession par un grand nombre de fidèles terrifiés, se rendit à la plage où frappait un tsunami, souleva le Saint-Sacrament qui réussit à étouffer la vague, épargnant ainsi l'île et la vie de tous ses habitants. Bonne lecture

 

 

§§§

 

Tumaco, janvier 1906

 

(…) Il était un peu plus de dix heures du matin lorsque la terre s'est mise à trembler terriblement pendant une dizaine de minutes.

 

Alors que l'océan commençait à grossir, tous les habitants de Tumaco se sont précipités à l'église pour supplier le curé, le père Gerardo Larrondo, et le père Julián, d'organiser immédiatement une procession avec le Saint-Sacrement vers la côte, déjà partiellement recouverte par les eaux. (…) Une énorme montagne d'eau se formait, qui allait bientôt se transformer en une immense vague.

 

Dans l'église, le Père Gerardo, effrayé, consuma immédiatement toutes les hosties consacrées dans la custode, ne gardant de côté que la Grande Hostie qu'il plaçait dans l'ostensoir et se tournant alors vers la population, il s'écria :

 

"Allez mes enfants, allons tous à la plage et que Dieu ait pitié de nous !".

 

Rassurés par la présence de Jésus Eucharistique, tous ont marché dans son sillage en criant et en acclamant Dieu.

 

 

Le courageux Père Larrondo fut le premier à arriver à la plage, avec l'ostensoir à la main et juste au moment où la vague s'écrasait sur lui, devant tous, il souleva d'une main ferme et d'un cœur plein de foi l'hostie consacrée avec laquelle il traça dans les airs le signe de la croix.

C'était un moment d'une grande solennité. … La vague hésita, avança un peu plus puis commença à revenir en s'écrasant sur elle-même.

 

Avant même que le Père Larrondo et le Père Julián, qui était à ses côtés, ne se rendent compte de ce qui s'était passé, la population, émue et étonnée, a crié :

 

"Miracle, Miracle !"

 

En effet, comme stoppée par une force invisible supérieure à celle de la nature, la puissante vague qui menaçait d'effacer de la terre le village de Tumaco s'est soudainement arrêtée et a commencé à reculer, tandis que la mer revenait rapidement à son niveau normal.

 

Les habitants de Tumaco ... pris par une euphorie et une joie irrépressibles d'avoir été sauvés par Jésus dans le Saint-Sacrement, ne pouvaient plus cesser de lui adresser des louanges et de fervents remerciements.

 

On a tellement parlé et pendant si longtemps du Miracle de la vague de Tumaco qu'un grand nombre de lettres avec des demandes de prières sont parvenues au Père Larrondo du monde entier, y compris de l'Europe.

 

Un autre prêtre, le Père Bernardino García de la Concepción, qui se trouvait à ce moment-là dans la ville de Panama, une ville côtière de l'Amérique centrale occidentale, surplombant également le Pacifique, située à quelques centaines de kilomètres au nord de l'île, a donné ce témoignage sur la terrible cataclysme qui frappe sa région : "Soudain, une immense vague envahit le port. Elle est entrée sur le marché en soulevant tout. Les bateaux échoués ont été projetés à grande distance, causant d'innombrables dégâts."

 

 

Tumaco, cependant, a été miraculeusement épargnée de cette terrible catastrophe, grâce à la foi des habitants dans le Saint-Sacrement...

 

N'oublions jamais d'invoquer le Nom de Jésus et de Marie dans tous nos besoins spirituels et matériels et ceux des autres.

 

 

Loué et remercié à chaque instant soit Jésus dans le Saint-Sacrement, présent et vivant dans tous les Tabernacles de la Terre.

 

Véronique Cirénéo

 

23 octobre 2024

SOURCE:

https://www.fratiminoriosimo.it/miracoli-eucaristici/miracoli-eucaristici-in-columbia/tunaco-1906/

https://www.marcotosatti.com/2024/10/23/il-miracolo-dellonda-lo-tsunami-fermato-a-tumaco-in-columbia-dal-santissimo-esposto/

 

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25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 12:45
Une statue de la Vierge Marie retrouvée absolument immaculée au milieu des flammes suite à l'incendie dévastateur de Cordoue (Argentine)

Une Vierge INTACTE après le passage de l'incendie à Cordoue (Argentine)

 

Tout s'est passé sur la route qui relie Charbonier à Ongamira dans la province de Cordoue en Argentine actuellement en proie aux flammes, et où se trouve le Centre Marial du Saint-Esprit.

 

Après le passage de l'incendie, la Vierge Marie des Grâces a été préservée intacte malgré le désastre qui l'entoure. "Cette Vierge prend soin de la nature", expliquent les membres de la communauté. "Il ne restait rien de la chapelle, aucune vitre, rien, hormis l'image de la Vierge retrouvée intacte, blanche."

 

Un journaliste de langue espagnole rapporte ainsi l'événement sur X:

 

"L'histoire des photographes qui ont vu pour la première fois la statue de la Vierge Miraculeuse à Cordoue est impressionnante. Ils disent qu'ils ont touché la sculpture et qu'elle était en ébullition, mais qu'au milieu des flammes elle est restée absolument immaculée. 

Le Vatican devrait étudier sérieusement la possibilité d’un miracle."

Un commentateur explique :

 

"À ces températures, le plâtre, le ciment ou tout autre matériau aurait explosé ou se serait fissuré."

Une statue de la Vierge Marie retrouvée absolument immaculée au milieu des flammes suite à l'incendie dévastateur de Cordoue (Argentine)

"S'il a été terrible que tout ait brûlé à Cordoue, je fais référence au miracle spécifique de cet endroit où la grotte a brûlé mais où la vierge qui s'y trouvait est sortie intacte du feu."

Une statue de la Vierge Marie retrouvée absolument immaculée au milieu des flammes suite à l'incendie dévastateur de Cordoue (Argentine)

La carte des incendies à Cordoue : voici comment le feu a progressé dans les villages au cours des cinq derniers jours. Plus de 16 000 hectares ont déjà été dévastés et les perspectives ne sont pas favorables pour le reste de la semaine. 

Aujourd'hui marque le sixième jour au cours duquel les pompiers luttent contre l'incendie dans la région de Punilla et Calamuchita.

Selon un dernier rapport de la Commission nationale des activités aériennes (CONAE), environ 43 000 hectares ont brûlé. C'est également un jour important puisque le président Javier Milei se rend dans la province pour superviser l'opération d'urgence. 

Comme l'ont rapporté des sources de la présidence, le chef de l'État se rendra dans une délégation composée également de la secrétaire générale de la présidence, Karina Milei, et du chef de cabinet, Guillermo Francos. 


Pluies isolées signalées dans les Altas Cumbres

La police de Cordoue a signalé qu'à midi, il a commencé à pleuvoir dans les Altas Cumbres en quantités dispersées et faibles. Les précipitations, qui se poursuivent dans différentes zones de la zone, s'ajoutent à la baisse des températures enregistrée au début de ce mercredi, apportant un soulagement pour le personnel qui lutte contre les incendies dans la province.

La statue retrouvée intacte est l'image de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse.

Une statue de la Vierge Marie retrouvée absolument immaculée au milieu des flammes suite à l'incendie dévastateur de Cordoue (Argentine)

Cf. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=8283758841710038&id=100002280137722

https://x.com/LuigiNOB74/status/1838565660374208529?t=THUuI6gV5BllYMD5m9KPzg&s=19

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3 septembre 2024 2 03 /09 /septembre /2024 16:34
Le suaire de Turin date de l'époque du Christ, révèlent les scientifiques

SOURCE: CATHOLIC HERALD

 

Des chercheurs italiens ont utilisé une nouvelle technique de rayons X pour démontrer que le Suaire de Turin date de l'époque de Jésus-Christ.

 

Les scientifiques de l'Institut de Cristallographie, chercheurs du Conseil national de la recherche (Consiglio Nazionale delle Ricerche, CNR) ont étudié huit minuscules échantillons de tissu du linceul, un vêtement funéraire qui porte l'empreinte d'un homme tué par crucifixion, en utilisant une méthode appelée diffusion des rayons X à grand angle (WAXS).

 

Ils ont pu vieillir la cellulose de lin – de longues chaînes de molécules de sucre qui se détériorent lentement au fil du temps – pour montrer que le linceul a 2 000 ans, en se basant sur les conditions dans lesquelles il a été conservé.

 

Ils en ont déduit que le linceul avait été conservé dans des conditions de température autour de 22,5 degrés Celsius et d'humidité relative d'environ 55 pour cent pendant 13 siècles avant d'être transporté à Chambéry, en France, dans les années 1350, ramenant ainsi la chronologie du linceul jusqu'à l'époque du Christ.

 

S'il avait été conservé dans des conditions de température et d'humidité relativement différentes, le vieillissement de la cellulose de lin et la datation qui en aurait résulté auraient également été différents.

 

"Les profils de données étaient entièrement compatibles avec des mesures analogues obtenues sur un échantillon de lin dont la datation, selon les archives historiques, est de 55 à 74 après J.-C., trouvé à Massada, en Israël", indique l'étude publiée dans la revue Heritage.

 

Les échantillons ont également été comparés avec des linges similaires des XIIIe et XIVe siècles, mais aucun ne correspondait.

 

Le Dr Liberato De Caro, l'un des scientifiques impliqués dans l'étude, a rejeté un test de 1988 qui avait conclu que le linceul était probablement un faux médiéval et vieux de seulement sept siècles, car "les échantillons de tissu sont généralement sujets à toutes sortes de contaminations, qui ne peuvent pas être complètement éliminées du spécimen daté".

 

"Si la procédure de nettoyage de l’échantillon n’est pas effectuée avec soin, la datation au carbone 14 n’est pas fiable. Cela a peut-être été le cas en 1988, comme le confirment des preuves expérimentales montrant qu’en se déplaçant de la périphérie vers le centre de la feuille, le long du côté le plus long, on observe une augmentation significative du carbone 14", a-t-il ajouté.

 

L’étude a également noté : "Pour que le résultat actuel soit compatible avec celui du test au radiocarbone de 1988, le Suaire de Turin aurait dû être conservé pendant ses sept siècles hypothétiques de vie à une température ambiante séculaire très proche des valeurs maximales enregistrées sur terre", donc différente des niveaux de température et d’humidité découverts par les chercheurs italiens.

 

Cette étude est la deuxième publiée cette année qui date le Suaire de Turin de l’époque de Jésus – et la quatrième à parvenir à la même conclusion en un peu plus d’une décennie.

 

Dans l’autre étude publiée plus tôt cette année, des tests isotopiques ont révélé que le lin utilisé pour fabriquer le linge était cultivé au Moyen-Orient.

 

Des fragments de tissu prélevés sur le linceul montrent que le lin provenait du Levant occidental, une bande de terre occupée aujourd'hui par Israël, le Liban et les régions occidentales de la Jordanie et de la Syrie.

 

William Meacham, l'archéologue américain qui a commandé cette étude, a déclaré : "Avec une origine proche-orientale probable, de nouveaux doutes doivent être soulevés quant à l'interprétation du linceul comme une simple fausse relique fabriquée dans l'Europe médiévale, et de nouvelles questions se posent sur ce que signifie l'image sur le tissu. La possibilité que ce tissu soit en réalité le linceul funéraire de Jésus est renforcée par ces nouvelles preuves. À mon avis, cela reste la meilleure explication pour le linceul."

 

En tant que membre du conseil d'administration de l'Association d'éducation et de recherche du Suaire de Turin (STERA), M. Meacham a obtenu la permission de tester cinq des sept fils en possession du groupe.

 

Les fils proviennent d’un échantillon connu sous le nom de "pièce Raes" qui a été retiré du Suaire en 1973 pour des recherches textiles.

 

Quatorze fils ont été fournis par l'archidiocèse de Turin au physicien Ray Rogers, membre de l'équipe scientifique américaine qui avait mené une étude sur le Suaire en 1978, et qui ont ensuite été transmis à STERA.

 

Les tests ont été réalisés au Laboratoire des isotopes stables de l'Université de Hong Kong, qui est capable de tester de très petits échantillons, même inférieurs à 1 mg.

 

M. Meacham a déclaré que l’origine orientale du linceul est importante car "elle renforce d’autres caractéristiques qui pointent dans cette direction".

 

Il a déclaré : "Le pollen était particulièrement remarquable. Même si de nombreuses identifications ont depuis été écartées, certaines espèces prises ensemble indiquent toujours une présence en Méditerranée orientale. De même, la couronne d’épines [sur le linceul] en forme de casque plutôt que de cercle romain est une caractéristique de l’Asie Mineure et du Levant."

 

"Une autre affirmation est que des pièces de monnaie se trouvaient sur les yeux de l’image du linceul, ce qui correspond à un exemple documenté d’une sépulture du deuxième siècle en Judée."

 

"Il s’agit d’une confirmation impressionnante d’une hypothèse générée par analyse informatique 3D en 1977, à une époque où il n’existait aucun exemple connu (en dehors d’Israël) d’une telle pratique dans l’Antiquité."

 

Le linceul est conservé à Turin, en Italie, depuis 1578, mais il a fait une entrée spectaculaire sur la scène intellectuelle européenne en 1898, lorsque les premières photographies ont été publiées, montrant une image faciale réaliste en négatif.

 

Le linceul a été étudié au milieu du XXe siècle par le chirurgien français Pierre Barbet, qui a ensuite écrit un livre sur les blessures de la passion du Christ intitulé Un docteur au Calvaire.

 

En 1988, un échantillon a été prélevé, divisé en morceaux et daté par trois laboratoires de renom de 1260 à 1390, ce qui jette un sérieux doute sur son authenticité. L'archidiocèse de Turin n'a pas autorisé d'autres études.

 

Des études menées en 2012 et 2015 sur des échantillons prélevés antérieurement ont cependant révélé que le drap de lin datait probablement de l'époque de Jésus.

 

En 2017, une équipe de l'hôpital universitaire de Padoue, en Italie, dirigée par Matteo Bevilacqua, a mené une étude médico-légale de l'empreinte et a découvert qu'elle appartenait à une personne qui avait souffert et était morte exactement de la même manière que le Christ, comme le rapportent les Évangiles.

 

Dans un article publié dans l'Open Journal of Trauma, cette équipe a émis l'hypothèse que la cause du décès était une crise cardiaque compliquée par une rupture cardiaque avec hémopéricarde chez un sujet crucifié avec clouage des mains et des pieds.

 

Ils ont également observé des signes de stress émotionnel sévère et de dépression ; un choc hypovolémique-traumatique sévère, une insuffisance respiratoire aiguë au premier stade par crucifixion et une causalgie [douleur chronique dans un membre] ; un traumatisme contondant suite à la chute avec paralysie de tout le plexus brachial droit [nerfs de l'épaule], une luxation de l'épaule droite, une contusion pulmonaire avec hémothorax [blessure pulmonaire], une contusion cardiaque [blessure cardiaque] ; une probable paralysie proximale ulnaire gauche et une luxation du pied droit due à l'étirement lors de la crucifixion.

 

L'étude a inspiré un article de 2022 du révérend professeur Patrick Pullicino, prêtre de Southwark et ancien neurologue consultant du NHS, qui a suggéré que la blessure à l'épaule avait provoqué une énorme hémorragie interne qui a entraîné l'effondrement du système circulatoire de l'homme crucifié.

 

Jusqu'à trois litres de sang se sont écoulés de la cavité où le sang s'était accumulé, a-t-il écrit dans le Catholic Medical Quarterly , ce qui correspond au moment où le côté de Jésus a été transpercé par une lance romaine, comme le rapporte l'Évangile de saint Jean. La dernière découverte en date, qui permet de dater le linceul grâce à la nouvelle technique des rayons X, intervient très peu de temps après l'enquête montrant que le linceul avait été cultivé au Moyen-Orient, et s'ajoute à la masse croissante de preuves scientifiques qui penchent en faveur d'un événement très peu scientifique et miraculeux, dont l'occurrence a alimenté le débat pendant des siècles.

Add. 1-04-2025. "Les taches de sang de la Tunique d'Argenteuil, du Suaire d'Oviedo et du Linceul de Turin se superposent et concordent. C'est un signe d'authenticité beaucoup plus crédible que des analyses hasardeuses au carbone 14", explique l'historien Jean-Christian Petitfils.

***

Le suaire de Turin date de l'époque du Christ, révèlent les scientifiques
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17 avril 2024 3 17 /04 /avril /2024 20:44

De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

Jn 8,12

De quelle forme sont les photons ? L'holographie quantique fait la lumière.

Jésus leur parla : "Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres". De quelle forme sont les photons ?
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20 mars 2024 3 20 /03 /mars /2024 08:33
L'escalier miraculeux de la chapelle de Loreto - Santa Fe (Nouveau Mexique)

La chapelle de Loreto à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, est célèbre pour son légendaire « escalier miraculeux », également connu sous le nom d'« escalier de la chapelle Loretto ». Il se distingue particulièrement par sa construction inhabituelle. Il se compose de 33 marches et effectue deux tours complets de 360 ​​degrés sans aucun moyen de support visible. La légende raconte que les Sœurs de la Chapelle Lorette priaient Saint Joseph pour qu'il trouve une solution à leur problème d'accès à la tribune du chœur sans prendre trop de place dans la chapelle. Selon l'histoire, un mystérieux charpentier est arrivé et a construit l'escalier, puis a disparu sans recevoir de paiement ni de remerciements. La construction de l'escalier est également remarquable car elle est entièrement réalisée en bois, sans utilisation de clous ou autres attaches. De plus, le bois utilisé dans l'escalier ne correspond pas à celui trouvé dans le reste de la chapelle, ce qui ajoute au mystère entourant son origine. 

La construction de l'escalier a intrigué les ingénieurs et les architectes pendant des décennies, nombre d'entre eux étant incapables d'expliquer comment il reste debout sans support central.

 

Composé d'une marche 33a à 360 degrés sans clou et le bois ne correspond à aucun du bois de l'église. Le Charpentier a construit cette œuvre d'art parce qu'elle est belle, puis il est parti sans salaire et sans personne.

 

Cf. https://twitter.com/Sachinettiyil/status/1770272266305368193?t=kHm1b_LqelWqJjH0k7TzUQ&s=19

Voir aussi sur Aleteia :

 

L’escalier de la chapelle de Lorette, au Nouveau-Mexique, est connue pour les deux mystères (si ce n’est plus !) qui l’entourent, à savoir l’identité de la personne qui l’a construit et l’énigme de sa structure. Personne n’arrive vraiment à comprendre comment cet escalier tient debout sans aucun support central. Et il y a peut-être un troisième mystère : bien qu’il soit attesté que l’escalier est construit en bois d’épicéa, personne n’a réussi à déterminer de quelle sous-espèce d’épicéa il s’agit, et encore moins comment le bois est arrivé jusqu’à la chapelle.

 

En 1852, la chapelle de Notre-Dame-de-Lumière (inspirée de la Sainte-Chapelle à Paris) fut construite sur ordre de l’évêque de Santa Fe, Mgr Jean-Baptiste Lamy. Elle fut placée sous la responsabilité des Sœurs de Lorette, qui étaient sur le point de s’installer dans la région en provenance du Kentucky pour ouvrir une école de filles. Quand la chapelle fut prête, les ouvriers se heurtèrent à un problème inattendu : il n’y avait aucun moyen d’accéder de la nef au chœur situé à l’étage. C’était une fâcheuse erreur de plans, une erreur que l’architecte ne pouvait plus résoudre puisqu’il était déjà mort. Quand les sœurs insistèrent pour qu’on construise un escalier, les ouvriers dirent que c’était impossible, et que construire une échelle classique prendrait trop de place. Ils finirent par conseiller aux Sœurs de détruire le chœur.

À la place, les sœurs décidèrent de prier une neuvaine à Saint Joseph, le saint patron des artisans, pour lui demander une solution. À la fin de la neuvaine, d’après des témoignages transmis de génération en génération depuis la moitié du XIXe siècle, un homme se présenta à la porte de la chapelle, et dit qu’il pouvait construire un escalier à une condition : qu’on le laisse travailler tranquille et que personne ne vienne le voir.

 

Un escalier construit en trois mois 

 

L’inconnu s’enferma dans la chapelle pendant trois mois avec une scie, une équerre et quelques autres outils basiques, et disparut sans laisser de traces à peine son ouvrage terminé, sans même avoir réclamé de récompense pour son travail.

 

https://fr.aleteia.org/2016/07/29/le-mysterieux-escalier-construit-par-saint-joseph/

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19 mars 2024 2 19 /03 /mars /2024 19:58

Un article du 20 mars 2023 de Ouest France titrait : "Perpignan. Il se met à pleuvoir après une procession contre la sécheresse".

https://www.ouest-france.fr/meteo/secheresse/perpignan-il-se-met-a-pleuvoir-apres-une-procession-contre-la-secheresse-121c2243-cf9b-405c-a630-05794ee0c64e?s=09

https://www.ouest-france.fr/meteo/secheresse/perpignan-il-se-met-a-pleuvoir-apres-une-procession-contre-la-secheresse-121c2243-cf9b-405c-a630-05794ee0c64e?s=09

Catastrophés par la sècheresse hivernale, des agriculteurs de Perpignan ont ressorti les reliques de leur saint patron, samedi 18 mars 2023, dans l'espoir de faire tomber la pluie sur les Pyrénées-Orientales. Et leurs prières ont été exaucées : des trombes d'eau se sont abattues sur la région quelques heures plus tard. Miracle ou coïncidence ?

 

Face à la sécheresse historique en cette saison, une tradition ancestrale a été remise à l'ordre du jour à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientale. Samedi 18 mars 2023, une procession religieuse a été organisée pour invoquer le retour des précipitions. Et quelques heures plus tard, il s'est mis à pleuvoir...

 

Selon les informations du quotidien L'indépendent, des précipitations abondantes se sont abattues sur la région dans la nuit de samedi à dimanche. L'équivalent de 3 semaines d'un mois de mars en seulement trois heures.

 

Implorer Saint-Gaudérique pour faire tomber la pluie

Du jamais vu depuis 150 ans, rapporte L'Indépendent. À l'époque, des processions avaient lieu entre Saint-Martin du Canigou et Perpignan pour implorer Saint-Gaudérique, le saint patron des agriculteurs, de faire tomber la pluie. « À chaque sécheresse, les consuls de Perpignan envoyaient quelqu'un chercher les reliques de Saint-Gaudérique », a expliqué au quotidien le président de l'association culturelle de la cathédrale Saint-Jean, Jean-Luc Antoniazzi. Saint Gaudérique (Galdéric en catalan) paysan audois ayant vécu au IXe siècle est l'un des saints catalans les plus connus et célébrés.

 

Samedi, sous le ciel orageux, des centaines de personnes (membres du clergé, de confréries religieuses, agriculteurs et curieux) ont marché à travers les rues du vieux Perpignan. La statue de Saint-Gaudérique de l'église de Saint-Hippolyte et le buste-reliquaire de la paroisse Saint-Jacques ont été transportées jusqu'aux rives du Têt, le fleuve qui traverse la ville de Perpignan. Puis, quatre exploitants agricoles ont marché dans l'eau peu profonde, portant sur leurs épaules un buste-reliquaire de Saint-Gaudérique, pour demander son intercession.

 

« À un moment donné la situation est tellement critique qu'on sort tous les saints possibles, on fait appel à tout le monde », plaisantait à l'AFP Julien Bousquet, 29 ans, maraîcher et arboriculteur, participant à la procession miraculeuse.

 

Ce retour de dévotion en 2023, coïncide avec une situation de crise qualifiée d'inédite par les agriculteurs. Depuis octobre, le département des Pyrénées-Orientales, un des plus touchés de France par la sècheresse, n'avait enregistré que 159,4 mm de précipitations, soit un déficit de 60,8% de précipitations comparé aux précipitations normales de saison, selon les données de Météo France.

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9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 16:36

Le 18 juillet 2022, à 14h30, un incendie de grande ampleur s’est déclaré sur la commune de Brasparts, au cœur des Monts d’Arrée, détruisant plus de 2 208 hectares de landes et de forêt.(1) 

 

Quelques semaines plus tard, une deuxième vague d’incendies avait touché le cœur du Finistère. Ce, à partir du samedi 6 août. Des pompiers sont restés mobilisés pendant plusieurs semaines.(2)

 

"Dans le premier incendie, le feu partit dans plusieurs directions. 1700 hectares furent brûlés, un peu plus de 500 personnes furent évacuées. Parmi elles, 200 furent prises en charge dont six enfants mais la population, les habitations, les exploitations et la chapelle du mont Saint-Michel de Brasparts, furent sauvées.(3)

 

La Chapelle, consacrée le 29 Septembre 1677, jour de la Saint Michel, au cœur du Parc d’Armorique, a été bâtie sur un lieu de culte druidique, dédié au Dieu celte Belenos, dieu du soleil, qui s'appelait la motte Cronon. Elle fut érigée au sommet du Mont car l'Archange Saint-Michel y aurait terrassé le dragon, symbole du mal.

On raconte que c'est l'Archange Saint-Michel, lui-même, qui serait venu aider les ouvriers à monter leurs lourdes charges jusqu'au sommet lors de la construction de la chapelle.(4)

 

Elle resta fréquentée jusqu'en 1860 en particulier par les bergers tant l'élevage de moutons domina les Monts d'Arrée. Pratiquement en ruine à la Révolution, elle fut rénovée en 1821 et 1891.

 

Lors des incendies, les conditions météorologiques n'aidèrent pas. Avec des températures frôlant parfois les 40 degrés et le vent qui ne cessa d'attiser le feu, le Lieutenant-colonel Gilles Boulic le reconnut : "Nous avons eu beaucoup de difficultés à surveiller la progression du feu. D'ailleurs en pleine nuit, nous avons dû procéder à de nouvelles évacuations."

 

200 pompiers ainsi qu'une soixantaine de véhicules furent engagés sur le terrain. Les professionnels vinrent du Finistère mais aussi des autres départements bretons et ligériens : Côtes d'Armor, Morbihan, ainsi que Loire-Atlantique, Vendée et Maine-et-Loire luttèrent contre les flammes dans les Monts d'Arrée.

 

"Dans un premier temps, il s'agissait de protéger tous les points sensibles repérés par l'hélicoptère Dragon (sic) et le travail sur carte très minutieux effectué par le PC opérationnel."

 

La chapelle qui culmine à 381 mètres, fut préservée des flammes. Tout autour c'est un paysage de désolation.

 

Le site, classé, offre un paysage emblématique : crêtes montagneuses, étendues de landes, affleurements rocheux, lac et cuvette de tourbières.

Sources : 

(1) https://www.finistere.fr/actualites/monts-darree-un-an-apres-les-incendies-le-site-restitue-aux-finisteriens/

(2) https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/en-images-trois-mois-apres-les-incendies-les-monts-d-arree-se-reconstruisent-a-leur-rythme-a5938c9a-521d-11ed-8d2c-a44d5f352b72

(3) https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/incendie-dans-les-monts-d-arree-l-objectif-maintenant-c-est-de-combattre-le-feu-ce-que-l-on-sait-a-la-mi-journee-2583724.html

(4) https://www.montsdarreetourisme.bzh/d%C3%A9couvrir/c%C3%B4t%C3%A9-nature/montagne-saint-michel/

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14 août 2023 1 14 /08 /août /2023 21:53
"Pour nous, c'est comme un miracle": l'église catholique semble avoir survécu à l'incendie dévastateur de Maui

Les incendies dévastateurs de Maui semblent avoir épargné l'église catholique Maria Lanakila à Lahaina (Hawaï, Etats-Unis) offrant un symbole d'espoir au milieu d'une destruction catastrophique.

 

Au moins 93 décès avaient été signalés au dimanche 13 août, faisant de la catastrophe l'incendie de forêt le plus meurtrier aux États-Unis depuis 1918. Les autorités s'attendent à ce que le nombre de morts augmente.

 

De multiples incendies rapides, attisés par des vents violents et alimentés par une végétation sèche, ont balayé l'île hawaïenne. La ville occidentale de Lahaina, avec moins de 13 000 habitants, a été particulièrement dévastée.

 

L'église catholique Maria Lanakila, du nom de Notre-Dame de la Victoire, semble avoir échappé à la destruction.

 

Monseigneur Terrence Watanabe, vicaire forain de Maui et Lanai, a déclaré au Honolulu Star-Advertiser que le bâtiment de l'église semble avoir survécu sur les photographies post-incendie. Le presbytère voisin semble également intact.

 

"Pour nous, c'est comme un miracle", a-t-il déclaré jeudi. "Quand nous avons vu les nouvelles et vu le clocher de l'église s'élever au-dessus de la ville, c'était un spectacle formidable à voir."

 

Dans le même temps, la toiture en bois de l'église semble avoir subi quelques dégâts. Il est difficile de déterminer à quel point le bâtiment a été endommagé. Il est possible que des dommages structurels invisibles soient importants.

 

"Nous ne le saurons pas tant que nous n'y serons pas et que nous n'aurons pas fait d'évaluation", a déclaré Watanabe, qui est également pasteur de l'église catholique Saint-Antoine de Padoue à Wailuku.

 

L'église catholique Maria Lanakila dessert 700 à 800 familles et célèbre six messes dominicales chaque week-end. Il accueille de nombreux mariages de visiteurs du monde entier.

 

Le père Kuriakose Nadooparambil, curé de Maria Lanakila, et le personnel de la paroisse ont tous échappé à l'incendie. La paroisse a été fondée en 1846 par le Père Aubert Bouillon de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Son église en pierre a été achevée en 1873, bien que des améliorations et des rénovations aient été apportées à la structure, selon le site Internet de la paroisse.

 

Les dégâts risquent d'être importants aux écoles du Sacré-Cœur, dont le bâtiment n'est pas loin de l'église catholique. Le bâtiment de l'école avait déjà subi des «dommages importants» à cause des vents violents, a déclaré une lettre du 8 août du directeur Tonata Lolesio sur la page Facebook de l'école. L'année scolaire a commencé la semaine dernière. Il dessert les élèves de la maternelle à la 8e année et a récemment ouvert un lycée virtuel.

 

Un autre lieu de culte historique à Lahaina - une église protestante fondée par la royauté hawaïenne - n'a pas eu cette chance.

 

L'église Waiola a célébré son 200e anniversaire en mai. Elle a brûlé jusqu'au sol dans les incendies, selon le Honolulu Star-Advertiser.

 

"C'est parti, la salle sociale, le sanctuaire, l'annexe, tout ça", a déclaré Anela Rosa, membre de longue date de l'église et ministre laïque, à USA Today . "C'est totalement inimaginable."

 

L'église, qui jusqu'aux incendies était la maison d'une congrégation de l'Église unie du Christ, se tenait sur le site de l'église Wainee, établie en 1823 par la reine Keopuolani, le premier Hawaïen baptisé en tant que chrétien protestant. Les rois et les reines d'Hawaï sont enterrés dans le cimetière de l'église, le premier cimetière chrétien d'Hawaï. De nombreux enfants de missionnaires y sont également enterrés. Le dernier édifice religieux date de 1953.

 

La ville de Lahaina a été la capitale de la monarchie hawaïenne pendant 25 ans au XIXe siècle avant que la capitale ne déménage à Honolulu. La ville de l'ouest a également une histoire de chasse à la baleine et de missionnaires religieux. C'est une destination touristique majeure, bien que la majeure partie du couloir de la ville et ses bâtiments historiques aient été détruits ainsi que les maisons des gens et même les bateaux, rapporte le Honolulu Star-Advertiser.

 

Le gouverneur Josh Green a visité les ruines de la ville jeudi matin.

 

"Sans aucun doute, on a l'impression qu'une bombe a été larguée sur Lahaina", a déclaré Green, selon l'Associated Press.

 

Robert Van Tassell, président et chef de la direction de Catholic Charities Hawaii, a déclaré à CNA que l'effet de l'incendie désastreux sur la communauté hawaïenne est "très dramatique". Bien que son agence de 300 employés soit répartie sur plusieurs îles hawaïennes, aucun employé n'est épargné par les incendies de Maui.

 

"Tous ont de la famille là-bas", a-t-il déclaré. "Tout le monde à Hawaï est lié. Tout le monde appelle tout le monde tante, cousin, oncle, ami, famille. C'est une communauté très connectée et très familiale.

 

"Ce qui est formidable à ce sujet, c'est que l'effusion de la communauté des gens ici à Hawaï est déjà écrasante", a-t-il ajouté. "Mais beaucoup d'entre nous sont encore confrontés au choc initial des premières photographies que nous voyons, à peu près en même temps que le reste du monde. Nous savons que cela va être long, alors nous nous préparons pour une longue période de récupération.

 

Catholic Charities of Hawaii met en place des abris et fournit des secours alimentaires. Van Tassell a souligné la nécessité de dons en espèces. Il a référé ceux qui souhaitent donner au formulaire de don pour le soulagement de Maui sur le site Web des organismes de bienfaisance catholiques, www.CatholicCharitiesHawaii.org .

SOURCE: 

https://www.catholicnewsagency.com/news/255084/for-us-it-s-like-a-miracle-catholic-church-appears-to-survive-devastating-maui-fire

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14 août 2023 1 14 /08 /août /2023 13:05
Saint Antonio Primaldo et ses compagnons Martyrs d'Otrante

Saint Antonio Primaldo et ses compagnons Martyrs d'Otrante

Fêtés le 14 août.

Savez-vous quel a été le dernier acte du pontificat de Benoît XVI, qui a précédé de quelques minutes l’annonce de sa renonciation ? La décision de canoniser les 813 martyrs d’Otrante, massacrés par les Turcs en 1453. Leur histoire singulière est impressionnante.

 

En 1453, les Ottomans prennent Constantinople et depuis, face à une chrétienté plus occupée de ses querelles que du péril commun, ils avancent en Méditerranée, puis en Adriatique et dans les Balkans. En cette année 1480, le sultan Mehmet II s’est fixé un objectif : la conquête de l’Italie et la prise de Rome. À vues humaines, c’est tout à fait envisageable mais très peu, en Europe, s’en préoccupent. Début juillet, le pacha de Valona, Gehdit Ahmed, donne le coup d’envoi de cette campagne et fait voile, à la tête d’une flotte de plus de 150 navires vers Otrante, ville la plus orientale d’Italie. Le 28 juillet, il jette l’ancre sous les remparts et commence à bombarder la cité.

 

 

Tous les hommes de plus de 15 ans

La disproportion des forces en présence est si criante que, la nuit suivante, la garnison locale, formée de mercenaires, profite de l’obscurité pour fuir, abandonnant les habitants. Cette désertion doit entraîner la capitulation immédiate d’Otrante mais la population ne s’y résout pas, électrisée par un vieux tailleur, Antonio Pezzulo Primaldo, forte personnalité qui sait relever le courage de ses concitoyens et leur démontre la lâcheté, d’ailleurs vaine car les Turcs ne les épargneraient pas, de se rendre. Mieux vaut résister à tout prix, ce qui laissera au roi de Naples, leur souverain, le temps de les secourir. Il n’est pas sûr que les Otrantais croient à l’arrivée de renforts mais ils ont le sens de l’honneur et savent, de toute façon, qu’ils n’auront le choix, si la ville tombe, qu’entre la mort ou la conversion à l’islam. Dans l’impossibilité de défendre la ville, ils décident de se replier sur la citadelle.

 

Tous les hommes de plus de quinze ans sont massacrés, les femmes et les enfants voués à l’esclavage.

 

D’ordinaire, la population d’Otrante s’élève à 6.000 âmes, mais le débarquement a semé la panique dans les environs et beaucoup de gens ont voulu se mettre à l’abri en ville. Combien sont-ils ? Entre 12 et 20.0000. C’est trop et quand les Turcs, le 29 juillet, s’emparent d’Otrante, ils y trouvent de nombreux malheureux qui n’ont pu gagner la forteresse. Tous les hommes de plus de quinze ans sont massacrés, les femmes et les enfants voués à l’esclavage. Ce spectacle n’incite évidemment pas les réfugiés de la citadelle à se rendre et ils vont résister autant que faire se pourra, malgré les bombes, le manque de nourriture et d’eau, la chaleur, l’angoisse qui monte. Enragé de cet entêtement, Gedit Ahmed Pacha promet de le leur faire payer très cher et incite son traducteur, un prêtre calabrais apostat converti à l’islam nommé Jean, à promettre à ses compatriotes sa clémence en cas de reddition et d’abandon du christianisme. Ce discours soulève le dégoût des gens d’Otrante. Le siège continue.

 

« Nous préférons mourir mille fois »

Enfin, le 11 août, l’artillerie turque, qui concentre ses tirs sur les points faibles des remparts, réussit à y ouvrir des brèches suffisantes pour permettre aux janissaires d’entrer. La citadelle investie, c’est la panique totale que le vieil évêque, Mgr Stefano Agricoli, escorté de ses prêtres, parvient à canaliser en entraînant ses ouailles vers la cathédrale. Quitte à mourir, mieux vaut que ce soit au pied de la croix. La plupart des fuyards n’auront pas le temps de l’atteindre. À travers les rues, les Turcs se livrent à un effroyable massacre, épargnant 5.000 enfants et jeunes femmes destinés aux marchés aux esclaves. L’on parlera d’au moins 12.000 tués au cours de l’assaut. Ils seront 813, chiffre officiellement retenu par l’Église lors de l’enquête sur la réalité du martyre, à atteindre la cathédrale, où les Turcs entrent sur leurs pas.

 

Ils s’emparent de l’évêque, du commandant de la milice bourgeoise, Francesco Largo, qui, abandonné par les troupes royales, a assumé seul la défense d’Otrante, et les mettent à mort avec des raffinements de cruauté. Largo est scié vivant en deux, Mgr Agricoli lentement dépecé vif à coups de cimeterres. Ce spectacle atroce n’a rien de gratuit. Il s’agit de frapper d’épouvante leurs compagnons qui, privés de leurs chefs militaire et spirituel, pourraient se montrer plus accommodants. Jean, le prêtre apostat, se lance dans un discours mielleux, interrompu net par le vieil Antonio Primaldo qui, se tournant vers ses compagnons, déclare :

 

Mes frères, nous venons de combattre pour notre patrie, nos maîtres, notre vie d’ici-bas. Le temps est venu pour nous de nous préoccuper du salut de nos âmes. Notre Seigneur est mort pour nous sur la croix, il convient qu’à notre tour, nous mourions pour Lui. Restons donc fermes et constants dans notre foi ; confessons que Jésus-Christ est notre Seigneur et Dieu et que nous préférons mourir mille fois, de n’importe quelle mort, plutôt que Le renier et nous faire turcs. Car, par cette mort terrestre, nous obtiendrons la vie éternelle et la couronne du martyre.

 

La tête tranchée, il se relève

À ces mots, tous s’écrient qu’ils préfèrent endurer mille morts, même les pires, plutôt qu’abjurer le catholicisme. Le 14 août, les 813 confesseurs de la foi, enfermés dans la cathédrale, profanée et transformée en écurie, sont extraits de leur prison et conduits, attachés les uns aux autres en une longue file, jusqu’au Col de la Minerve. Le long du chemin, le pacha a rassemblé leurs épouses et enfants, afin qu’ils incitent, par leurs supplications et leurs larmes, leurs frères, pères, maris à abjurer, sauvant leur vie et rachetant la liberté des leurs, car l’Islam interdit de réduire en esclavage la famille d’un musulman. Toujours soutenus par Primaldo, les hommes restent sourds à ces plaintes et marchent vers le lieu du supplice sans trembler. Pour faire taire le tailleur, ordre est donné de le décapiter le premier.

 

Antonio, la tête tranchée, se relève comme si de rien n’était et reste debout, dominant la scène sanglante qui l’entoure.

 

Se produit alors l’impensable, dont témoigneront la main sur l’Évangile quatre survivants de la tuerie : Antonio, la tête tranchée, se relève comme si de rien n’était et reste debout, dominant la scène sanglante qui l’entoure. Tous les efforts déployés pour faire tomber ce cadavre resteront vains. Le martyr ne se couchera dans la mort qu’après que son dernier compagnon de supplice ait rendu l’âme. Ce dernier compagnon ne sera pas un habitant d’Otrante mais l’un des soldats turcs transformés en bourreau qui, touché par la grâce, bouleversé par le courage des martyrs, tombera à genoux et confessera qu’il n’est d’autre vrai Dieu que Celui des chrétiens. Pour cet effroyable blasphème, cet homme, que les chroniques nomment Bersabei, sera aussitôt empalé.

 

L’échec des Turcs et la gloire des martyrs

Le massacre terminé, les vainqueurs se retirent, convaincus de bientôt prendre Naples et Rome. Ils se trompent. Si le roi de Naples a dû, faute de moyens, renoncer à secourir Otrante, la résistance désespérée de la ville, et les deux semaines gagnées par ses défenseurs, ont permis de réunir assez de troupes pour interdire aux Turcs d’aller plus loin. Gedit Ahmed Pacha ne conquerra pas l’Italie. En octobre 1481, il devra, menacé par la contre-attaque napolitaine, abandonner Otrante et se retirer.

 

Il sera alors possible de recueillir les restes des martyrs, déposés dans l’église bâtie à l’endroit de leur supplice, Santa Maria dei Martiri, dans l’église Santa Catarina de Formiello à Naples, et dans la cathédrale d’Otrante, où leurs reliques, exposées aux regards, emplissent sept gigantesques armoires. Lorsque s’ouvrira, très vite, la procédure de béatification, fait inusité et hommage à son héroïsme, ce ne sera pas, comme le veut l’usage, le nom de l’ecclésiastique le plus important du groupe de martyrs, Mgr Agricoli, qui figurera en tête de liste mais celui du vieux tailleur ; de sorte que l’on parle d’Antonio Primaldo et de ses compagnons. Il l’a bien mérité. Leur canonisation, en dépit d’un nombre impressionnant de miracles attribués à leur intercession, attendra 2012, lorsque la guérison d’une religieuse atteinte d’un cancer en phase terminale convaincra Benoît XVI d’oublier toute prudence diplomatique afin d’offrir les martyrs d’Otrante en exemple aux chrétiens victimes de persécutions islamiques.

Source : Anne Bernet 

https://fr.aleteia.org/2023/08/07/massacres-par-les-turcs-canonises-par-benoit-xvi-les-glorieux-martyrs-dotrante/

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11 juin 2022 6 11 /06 /juin /2022 16:48

Vasiliki Plexida est une femme très posée et sérieuse. Elle est Sergent Chef dans l'armée grecque. Ce qu'elle a raconté semble tout à fait incroyable. Lors d'un accident d'hélicoptère le 19 avril 2017 à Sarantaporo, la Vierge Marie lui est apparue, l'a prise dans ses bras et l'a sauvée de la mort.

 

L'accident a été largement rapporté en Grèce. L'hélicoptère qui volait bas dans le brouillard a touché des câbles électriques et s'est écrasé. À ce moment, directement et inconsciemment, Vasiliki Plexida a invoqué l'aide de la Vierge Marie et a fait un signe de croix. Le siège de Vasiliki Plexida s'est catapulté à 20 m hors de l'hélicoptère au moment même où celui-ci touchait le sol, et a atterri sur un arbre. C'est ce qui lui sauva la vie.

 

Le ministère de la défense grecque annonça un deuil de trois jours pour la perte des quatre officiers des forces armées grecques.

 

Vasiliki (ou Vicky) a confirmé qu'un miracle de la Vierge Marie a eu lieu ce jour-là. Ella parla de sa foi profonde et de de sa relation étroite avec les religieuses du monastère de Panagia Evangelistria Akrotiriani à Serifos. 

 

L'hélicoptère UH1H aurait du exploser mais miraculeusement cela n'a pas eu lieu. Alors que les 4 autres passagers sont morts sur le coup à cause du choc ultra violent, Vasiliki Plexida a survécu et a guéri en un temps record. À l'hôpital, les médecins lui dirent qu'il lui faudrait des mois pour se rétablir, et Vasiliki se rétablit en deux semaines. Vasiliki déclara avoir très peu souffert car la Vierge Marie a pris ses douleurs. 

 

Pendant que l'hélicoptère tombait une femme vêtue de rouge est apparue à côté d'elle, Vasiliki a reconnu la Vierge Marie. Elle l'a attrapée par la chaise, enlevant non seulement le siège mais aussi le plancher de l'hélicoptère avec une précision chirurgicale (le siège la tient avec 1200 rivets, or pour l'enlever une main humaine a besoin de journées de travail avec des outils), elle est est passée à l'extérieur du reste de la cabine de l'hélicoptère (qui s'est écrasé). En fait, elle l'a exhortée à ne pas regarder l'épave pour des raisons évidentes de ne pas avoir peur, afin que tout se passe bien et qu'on vienne la retrouver. 

C'est l'employé de PPC (compagnie du réseau électrique) qui allant vérifier l'électricité des câbles coupés l'a retrouvée. En fait, Plexida a dit qu'elle se sentait au chaud et en sécurité en présence de la dame.

 

La femme vêtue de rouge lui demanda de diffuser la nouvelle pour renforcer la foi des gens dans le monde.

 

La Madone lui demandera de témoigner de ce miracle afin de renforcer la foi de tous pour les choses futures à venir.

 La Vierge Marie lui apparait lors d'un crash d'hélicoptère et la sauve de la mort
Monastère de Panagia Evangelistria Akrotiriani de Serifos

Monastère de Panagia Evangelistria Akrotiriani de Serifos

Icône de la Vierge de Panagia Akrotiriani de Serifos

Icône de la Vierge de Panagia Akrotiriani de Serifos

Vierge de Panagia Akrotiriani de Serifos (icône personnelle de Vasiliki Plexida)

Vierge de Panagia Akrotiriani de Serifos (icône personnelle de Vasiliki Plexida)

17 mois plus tard, la caméra de l'émission "Vertu et Courage" a rencontré Plexida, au Monastère de Panagia Akrotiriani à Serifos, dans cette belle île de la Mer Egée.

 

En 2020, Plexida a été fidèle à son vœu à Panagia Akrotiriani cette année également, en se rendant de nouveau à Serifos, pour remplir sa promesse à la Vierge.

 La Vierge Marie lui apparait lors d'un crash d'hélicoptère et la sauve de la mort
 La Vierge Marie lui apparait lors d'un crash d'hélicoptère et la sauve de la mort
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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 12:00

Alors qu'il est sur le point de mourir dans une cellule à -20°C Josyp Terelya va ressentir une chaleur qui lui permettra de survivre à cette terrible épreuve.

Cet homme a survécu à 22 ans d’emprisonnement et de tortures dans des prisons soviétiques pour avoir refusé de renoncer à sa foi.

 

Dans son livre « Witness, To Apparitions and Persecution in the USSR », publié en 1991,il parle de ses visions.

« J'ai vu la terre trembler, j'avais peur, Ce n'était pas seulement la frayeur mais quelque chose de pire ».

La Vierge a dit :« N'ayez pas peur, vous voyez l'antéchrist en 3 personnes mais il ne peut rien contre vous. Il vous laissera en paix. »

« Vous avez vu l'est et l'Ouest sans Dieu. La différence c'est qu'a l'ouest le rejet de Dieu n'est pas officiellement reconnu. Mais les buts de l'impiété sont les mêmes tant à l'Est qu'a l'ouest. Pour sauver la Russie et le monde entier de l'enfer impie, vous devez convertir la Russie au Christ le Roi. La conversion de la Russie va sauver la culture chrétienne de l'Ouest et fera progresser la chrétienté à travers le monde. Mais le Royaume du Christ, le Roi va s'établir par le règne de la Mère du Christ. »

 

Josyp Terelya (Josip Terelja)

27/10/1943 - 16/03/2009

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 20:21
https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/mon-pere-est-un-miracule-raconte-le-fils-d-un-randonneur-perdu-dans-la-sainte-baume-dans-le-var-pendant-5-jours_4021251.html

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/mon-pere-est-un-miracule-raconte-le-fils-d-un-randonneur-perdu-dans-la-sainte-baume-dans-le-var-pendant-5-jours_4021251.html

Le septuagénaire, "randonneur aguerri", selon son fils, est parti sans téléphone portable. Il a passé quatre nuits réfugié sur une corniche sans pouvoir appeler à l'aide.

 

"C'est un miracle !, mon père un miraculé", Camille Trégret répète ces phrases à plusieurs reprises au cours de l'entretien qu'il a accordé à France Bleu Provence mercredi 24 juin. Camille Trégret est le fils d'André Trégret, ce randonneur de 70 ans qui a passé 5 jours et 5 nuits dans le massif de la Sainte-Baume (Var). Parti pour une randonnée d'une journée, le retraité de 70 ans s'est perdu sur un sentier le jeudi 18 juin avant de réapparaître dans la nuit de lundi à mardi à l’Hostellerie de la Sainte-Baume, sur la commune du Plan d’Aups.

 

Déshydraté et fatigué, ce retraité de 70 ans, habitant de Six-Fours, est toujours hospitalisé à Aubagne. Il n'a pas pu s'exprimer au micro de France Bleu Provence mais son fils, Camille, a souhaité raconter l'histoire incroyable de son père. "Mon père est un randonneur aguerri. Il est parti jeudi dernier pour une randonnée d'une journée avec, dans son sac, un sandwich, 2 pommes, 3 gâteaux et 2 petites bouteilles d'eau. Il n'a pas de téléphone portable, il est donc parti sans moyen de communication".

 

Il s'est perdu et s'est retrouvé sur une petite corniche d'un mètre. C'est là qu'il a dormi pendant 4 nuits.

Camille Trégret, le fils du randonneur miraculé

à France Bleu Provence

 

Le jeune homme raconte que son père "s'est retrouvé très rapidement sans nourriture et sans eau. Il a donc bu son urine pendant 4 jours pour ne pas mourir de soif. Il a aussi tenté de retrouver son chemin vers l'Hostellerie en empruntant chaque jour un sentier différent mais il atterrissait à chaque fois sur 'sa corniche'". Le retraité a retrouvé espoir au cours du week-end quand il a aperçu l'hélicoptère des gendarmes : il a agité son coupe-vent pour leur faire signe, en vain.

 

"Il a bu son urine pendant quatre jours pour ne pas mourir"

Dimanche soir, en fouillant dans son sac, André Trégret retrouve une pomme. Il pensait l'avoir mangée. "Cette pomme lui a peut-être redonné de l'énergie car lundi, il décide de repartir sur les sentiers. C'était sa dernière tentative, il était épuisé", poursuit son fils. Et ce fut la bonne ! Au milieu de la nuit, André Trégret réapparaît dans une des salles de l'Hostellerie de la Sainte-Baume, tenue par les frères dominicains qui avaient prié pour le disparu quelques heures plus tôt. "C'est un véritable miracle", a réagi un membre de "l'École de vie" hébergé chez les Dominicains.

 

"Un miracle" c'est donc aussi le terme employé par la famille d'André Trégret : "Mon père est croyant, il nous a expliqué avoir fait appel à Dieu pour s'en sortir. Ce fut pour lui un vrai chemin spirituel. Et il espère rencontrer rapidement les frères dominicains". Le randonneur pourra même leur téléphoner : sa famille va lui offrir très rapidement son premier téléphone portable.

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 16:54
Les roses de Notre-Dame, un avant-goût de la vision béatifique

Miraculeusement épargnées, les rosaces de Notre-Dame de Paris, sont d’une richesse symbolique intemporelle. Elles illustrent à merveille les qualités de la beauté définies par saint Thomas d’Aquin.

 

La beauté de la cathédrale, de même que le caractère sacré du lieu, nous touchent d’autant plus que, hommes et femmes du XXIe siècle, nous habitons un univers désenchanté par l’éclipse de la religion, que nous vivons dans un monde sans signification ultime ou transcendante, un monde qui ne parle que de lui-même, sans Dieu.

 

[...] Attirés par la lumière

Quand nous franchissons le seuil de la cathédrale, tout est sombre, ce qui nous met d’emblée dans un sentiment recueilli et silencieux, détache notre esprit des soucis quotidiens et nous appelle vers Dieu et sa miséricorde, sa providence. Nous sommes alors attirés par la lumière qui grandit au fur et à mesure que nous avançons dans la nef qui devient de plus en plus claire, lumineuse à chaque pas. Arrivés au transept, nous nous tournons vers la source de cette lumière et nous voyons devant nos yeux cette splendeur lumineuse, éclatante, que sont les rosaces de Notre-Dame. Et, comme cela arriva, dit-on, à l’architecte Viollet-le-Duc quand il n’était qu’un enfant, les rosaces chantent à nos oreilles : « Écoute maman, c’est la rosace qui chante, » aurait-il dit à sa mère. Les rosaces incarnent l’harmonie divine, nous chantent la musique ineffable des sphères célestes.

 

[...] Nous avons l’expérience d’une sorte d’enchantement, d’émerveillement, la première fois et chaque fois que nous voyons ces roses — ces rosaces. La beauté peut nous saisir parfois au-delà de ce que les mots pourraient communiquer, elle est indicible. Thomas d’Aquin les a vues en construction pendant qu’il était professeur de théologie à la Sorbonne dans les années 1250-1260. Il a pu voir l’incarnation dans ces rosaces des trois qualités de la beauté telles qu’il les a définies : integritas (l’intégrité, la complétude, l’unicité), consonantia (l’harmonie, la proportion, l’accord), et claritas (la clarté, l’éclat, le rayonnement). Les rosaces possèdent ces trois qualités en ce que rien d’essentiel ne leur manque, rien de superflu ne s’y mêle (integritas) ; elles sont en accord et en harmonie avec leur but transcendant ultime (consonantia) ; et elles manifestent la réalité essentielle qu’est Dieu par leur éclat et leur splendeur rayonnante (claritas). Leur beauté, leur pureté, leur harmonie sont dirigées vers un bien supérieur. Elles sont comme un avant-goût de la vision béatifique. Elles évoquent cette vision qui produit le bonheur absolu, la béatitude, qui est participation à la nature même de Dieu.

 

[…] Miraculeusement épargnées

Alors que notre regard s’élève pour admirer ces rosaces, nous sommes attirés vers le ciel, vers le seul espoir de voir ce désir comblé au-delà de tout désir. Ces célèbres rosaces, symboles de la vision béatifique, de cette joie sans fin des bienheureux, ont été miraculeusement épargnées. Au centre de la rosace nord se trouve Marie qui a donné naissance à Jésus-Christ, qui a donné naissance à la civilisation occidentale. La rosace, comme la cathédrale en sa totalité, est dédiée à Notre Dame : dans son sein eut lieu l’incarnation, en son cœur naquit la civilisation. Elle a survécu aux ravages de l’incendie à cause des prières mariales chantées à son chevet.

 

Source: Aleteia

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