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Christ Roi

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 18:18

31 août 2019, pour la première fois une manifestation de Gilets jaunes française se déroule sans "violence". Cela ne se passe pas en France. La Suisse n'est pas une dictature, et ce pays laisse ses citoyens s'exprimer... même quand ils viennent d'un autre pays. Place des Nations à Genève, face à l'ONU, une chaîne humaine a été organisée pour manifester contre la répression sanglante de Macron depuis le démarrage des manifestations de Gilets jaunes le 17 novembre 2018 (où du gaz lacrymogène fut lancé contre des manifestants pacifiques dès 14 heurs sur les Champs-Elysées). 

 

LireTatiana Ventôse était sur les Champs-Élysées samedi 24 novembre : "un chaos organisé"

 

Les manifestants étaient sereins, aucun débordement n'a été signalé. La police n'y a pas infiltré les manifestants afin de créer des troubles à la façon des autres mainfestations de Gilets jaunes en France (une méthode totalitaire inventée par Clémenceau lors des grèves de 1906-1908).

 

Il faut faire des videos, car la presse ne parle pas du tout de ce genre de manifestation. Il faut partager ces videos pour que tout le monde puisse bénéficier des informations que la presse ne donne plus.

 

Pas de matraque, pas de flash-ball, pas de canon à eau, pas de gaz lacrymogène, pas de garde à vue, pas de mise en examen, pas d'amende, pas de grenade GLI-F4, pas de répression. Juste la liberté de manifester !... Merci la Suisse !

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 05:46
Main ou langue: le débat sur la réception eucharistique

Par André Levesque 28 août 2019

 

One Peter Five

 

Lorsque nous fouillons dans la Parole de Dieu, ce sont souvent ces petits détails qui nous procurent des surprises. Considérez la réaction de la plupart des personnages bibliques lors d’une rencontre avec des créatures divines telles que des anges, sans parler du Créateur lui-même. Reconnaissant qu'ils ont rencontré le surnaturel, ils tombent presque invariablement et immédiatement au sol dans une prostration [1]. Cela nous donne quelques idées. Premièrement, dans les cultures anciennes, il était de coutume de se prosterner ou de se prosterner devant une autorité supérieure en signe de respect et de soumission [2]. De plus, cela révèle la connaissance innée dans notre âme que nous sommes faits pour notre Créateur et désirons nous unir à Lui, mais que nous sommes infiniment indignes de Lui. Nos âmes reconnaissent notre indignité, et la manifestation de cette reconnaissance est notre face à la terre, en adoration.

 

Mettre les Œillères?

Quelle est notre réaction lorsque nous rencontrons Dieu? Rencontrons-nous même le Dieu trine de la même manière que les personnages bibliques ?

 

Chaque catholique fidèle reconnaîtrait que nous le rencontrons pleinement dans l’Eucharistie au moins une fois par semaine. Dans ce cas, il semblerait que nous ayons suffisamment de preuves expérimentales pour déterminer la disposition des catholiques aujourd'hui lorsqu'ils rencontrent Jésus face à face. Dans la plupart des paroisses nord-américaines, vous voyez la plus grande partie des participants se tenant devant le prêtre ou les ministres extraordinaires de la Sainte Communion, tendant leurs mains pour recevoir Jésus. C'est un contraste frappant avec ce que nous voyons dans la Bible.

 

Maintenant une question se pose. Ces personnages bibliques se plient-ils à leurs anciennes normes sociales ou expriment-ils une dulie réservée aux créatures ayant la vision béatifique et, d'une manière plus importante encore, la latrie due à Dieu? Il semblerait qu'ils exprimaient leur respect, leur culte. Pourquoi les catholiques aujourd'hui n'accordent-ils pas le même niveau d'adoration à notre Sauveur incarné dans l'Eucharistie?

 

Le changement à la main

Pourquoi l'Église a-t-elle institué la pratique de la communion dans la main? Comment a-t-elle pris le contrôle de toute l’Église, en si peu de temps?

 

Ce changement a été provoqué par la négligence des évêques néerlandais peu après Vatican II. La communion debout et dans la main était jusque-là une idée protestante implantée pendant la Révolution. Après Vatican II, la pratique commença à être utilisée dans les paroisses catholiques de toute la Hollande et n'a pas été arrêtée par la Conférence des évêques. Cet abus s'est étendu à l'Allemagne, à la France et à la Belgique. Comme il se généralisait, le pape Paul VI a chargé les évêques du monde entier de répondre aux questions concernant cette pratique. Au retour des évêques, le pape promulgua l'Instruction Memoriale Domini (29 mai 1969). Cette instruction comprenait les éléments suivants:

 

- Les évêques du monde étaient pour la plupart contre l'innovation.

- La manière traditionnelle de distribuer la Sainte Communion doit être conservée.

- L'innovation pourrait conduire à l'irrévérence, à la profanation et à l'adultération de la doctrine correcte.

 

En conclusion du document, il a même exhorté les évêques du monde à conserver l'ancienne pratique pour le bien de toute l'Église.

 

Il est donc étonnant que le pape Paul VI ait ensuite autorisé, pour des raisons "pastorales", un indult pour cette pratique. Les pays ayant déjà cette pratique et une majorité des deux tiers pourraient demander cet indult. Il fut immédiatement accordé aux Pays-Bas, à la France, à l'Allemagne et à la Belgique et, à la fin des années 1970, il se répandit essentiellement dans le monde entier comme moyen normatif de recevoir la communion dans l'Église catholique.

 

Le principal argument avancé pour défendre ce changement de pratique est le "ressourcement" - notion selon laquelle l’Eglise est en train de revenir à la pratique des premiers chrétiens. Examinons cet argument.

 

La réception de l'Eucharistie dans l'histoire de l'Église

L'église primitive

Comment les premiers chrétiens recevaient-ils l'Eucharistie? C'est une question difficile. L'église primitive (avant 313) a été proscrite et persécutée pendant longtemps. Ce n’est que lorsque Constantin publia l’édit de Milan que l’Église primitive jouit d’une relative stabilité. Même alors, les chrétiens étaient encore largement persécutés. Pour cette raison, il n’y eut pas beaucoup de documents survivants ou existants sur les pratiques liturgiques des premiers chrétiens. La Didache (96 ap. J.-C.) ne mentionne pas la façon de la réception, mais seulement celle qu'ils reçurent le jour du Seigneur. Cependant, il existe des indices intéressants que nous pouvons découvrir lorsque nous examinons l'Ancien Testament. Ces indications pourraient fournir des indications utiles sur la manière dont les premiers chrétiens auraient pu la recevoir.

 

Pour commencer, les trois principaux prophètes de l'Ancien Testament ont tous été nourris de la Parole de Dieu dans leur bouche au début de leur ministère [3]. De plus, les Juifs ne savaient pas s’approcher de ce qui était saint. L'histoire d'Oza me vient à l'esprit [4]. Seuls les Lévites, qui étaient consacrés par Dieu, pouvaient toucher l'Arche de l'Alliance [5]. Sachant cela, il semble légitime de demander si les apôtres, les consacrés de Jésus (évêques), auraient laissé des membres non consacrés de l'Église toucher le corps, le sang, l'âme et la divinité de notre Seigneur dans l'Eucharistie. Bien que cet argument ne soit pas définitif, cela prouve qu'il est raisonnable de penser que les premiers chrétiens auraient pu recevoir l'Eucharistie sur la langue [6] .

 

Ères patristique et médiévale

En entrant dans la patristique et dans les époques médiévales, où nous avons une documentation plus complète, nous pouvons établir de manière plus définitive le mode de réception de l’Eucharistie pratiqué dans l’Église. Les citations suivantes montrent que la communion sur la langue était la norme dans l'Église:

 

Le concile de Saragosse (380): Excommuniait tous ceux qui osaient continuer à recevoir la Sainte Communion à la main. Décision confirmée par le synode de Tolède (400).

Le pape saint Léon le Grand (440-461): "Hoc enim ore sumitur quodide creditur" se traduit par "Ceci est effectivement reçu au moyen de la bouche, à quoi nous croyons par la foi" [7] .

6 ème concile œcuménique, à Constantinople (680-681): Interdit aux fidèles de prendre l'Armée sacrée entre leurs mains, en menaçant les transgresseurs d'excommunication.

Le Synode de Cordoue (839): a condamné la secte de "Casiani" pour son refus de recevoir la Sainte Communion directement dans la bouche [8].

Le Synode de Rouen (878) a déclaré: "L'Eucharistie ne peut jamais être confiée à un laïc, ni à une femme, mais doit seulement être donnée à la bouche".

 

De manière plus indirecte, les citations suivantes prouvent également la pratique de la communion sur la langue dans l'Église. Il découle de la prémisse que si les vases et les mains du prêtre touchant l'Eucharistie devaient être consacrés, elle ne serait pas par la suite remis entre les mains du profane.

 

Le pape saint Sixte Ier (vers 115): "Les Vaisseaux Sacrés ne doivent pas être manipulés par des personnes autres que celles consacrées au Seigneur" [9] .

 

Saint Thomas d'Aquin (1225–1274): "Par respect pour ce sacrement [la Sainte Eucharistie], rien ne le touche, sauf ce qui est consacré. c'est pourquoi le corporal et le calice sont consacrés, ainsi que les mains du prêtre, pour toucher ce sacrement " [10] .

 

La contre position

Toute personne plaidant en faveur d'un élément de religion, de morale ou de tradition devrait plaider avec force en faveur de sa contre-position afin de ne pas souffrir de partis pris pour la confirmation ou de plaider contre un homme de paille. J'aimerais donc examiner quelques-uns des textes utilisés pour soutenir la communion dans la main en ce qui concerne le ressourcement, puisqu'il s'agit généralement du principal argument en faveur de la communion dans la main.

 

Saint Cyrille de Jérusalem (350)

"Quand tu iras pour communier, ne va pas les poignets tendus, ni les doigts séparés, mais place ta main gauche comme un trône à ta droite, qui doit recevoir un si grand roi, et reçois dans le creux de la paume le corps du Christ en disant: Amen" [11].

 

À première vue, cette citation semble constituer un argument de poids pour la pratique de la communion à la main à l'ère patristique. Cet extrait provient d'un des cinq Conférences de Pâques (mystagogies) attribuées à saint Cyrille. Ses 18 conférences de catéchumènes préparant au baptême sont incontestables, mais on se demande si ces cinq conférences de suivi ont bien été attribuées au grand saint. Le Dr. Taylor Marshall est un érudit qui en doute. Il pose que certains manuscrits n'attribuent pas ces conférences à saint Cyrille [12]. En outre, il écrit que cette même citation continue en mentionnant que le corps de Christ devrait être porté aux yeux et au front et que le communicateur devrait toucher ses lèvres avec le sang précieux de notre Seigneur [13].

 

De plus, la même Catéchèse mystagogique propose des textes apparemment déroutants aux partisans de la communion:

 

"Ne tendez pas les mains, mais en vous inclinant dans une posture d'adoration et de respect ..."

 

“… Veillez à n'en perdre aucune partie [le Corps du Seigneur]. Une telle perte serait la mutilation de votre propre corps. Pourquoi, si on vous avait donné de la poussière d'or, ne prendriez-vous pas le plus grand soin de la retenir, en ne laissant pas un grain glisser entre vos doigts, de peur que vous ne deveniez autant plus pauvre? Avec plus de soin, ne vous garderez-vous donc de la perte d'une miette de ce qui est plus précieux que l'or ou les pierres précieuses?” [14] .

 

Il semble raisonnable de douter de la légitimité de cette citation, car elle contient des déclarations confuses et étranges sur la réception de l'Eucharistie et certains érudits doutent qu'elle ait été attribuée à juste titre à Saint Cyrille de Jérusalem. Néanmoins, je suis prêt à concéder son authenticité.

 

Saint Basile (330–379)

Saint Basile est souvent utilisé comme source pour prouver l'existence de la communion dans la main à l'ère patristique. Néanmoins, il déclare clairement que recevoir la communion de sa propre main n'est autorisé qu'en cas de persécution ou, comme c'était le cas pour les moines dans le désert, lorsque aucun diacre ou prêtre n'était disponible pour la donner [15].

 

Autres travaux

Saint Athanase (298–373), Saint Cyprien (210–258), Saint Jean Chrysostome (349–407) et Théodore de Mopsuestia (350–428) peuvent tous témoigner de la pratique de la communion dans la main. Saint Athanase parle de se laver les mains avant de la recevoir. Saint Cyprien, Saint Jean Chrysostome et Théodore de Mopsuestia mentionnent des choses similaires, comme recevoir dans la main droite puis l'adorer et l'embrasser [16].

 

Il n'est pas clair quelle fut la pratique largement utilisée depuis les temps apostoliques jusqu'à la publication de l'édit de Milan (313). De ces œuvres, on peut clairement voir que la communion dans la main a été pratiquée dans la première partie de l'ère patristique de l'Église (environ 313–400). Cependant, il semble qu'à la fin des années 300, la communion sur la langue devenue populaire, devint le moyen normatif de la réception. La communion entre les mains s'était donc considérablement réduite à la fin de l'ère patristique et encourut finalement des conséquences graves, telles que l'excommunication.

 

Pourquoi ce changement de pratique à la fin de l'ère patristique? Des textes comme ceux de saint Cyrille de Jérusalem et de Théodore de Mopsuestia peuvent nous donner un bon aperçu. Ils mentionnent le contact du corps eucharistique et du sang de notre Seigneur avec les yeux, les lèvres et le front [17]. L'Eglise, sous l'inspiration du Saint-Esprit, a jugé bon de changer la pratique pour quelque chose de plus approprié à une adoration appropriée de notre Seigneur. Le charbon en feu des séraphins [18] constituait désormais la base d'une réception liturgique correcte de l'Eucharistie. Les autres facteurs qui ont été clairement pris en compte sont la possible dispersion des particules eucharistiques et la possibilité de voler les hosties. L’Eucharistie étant «la source et le sommet de la vie chrétienne» [19], il s’ensuit que sa protection aurait été la préoccupation première et primordiale de l’Église. Enfin, dans la pratique de la communion à genoux et sur la langue, l'Église a trouvé un moyen d'accroître la confiance en la présence réelle substantielle de notre Seigneur dans l'Eucharistie. Un bon moyen de confirmer cette affirmation est de regarder la révolution protestante. Zwingli et Calvin ont nié la présence réelle et leur solution pour réduire la croyance dans ce principe central de la foi était d'introduire la communion debout et dans la main [20] .

 

Que peut-on faire?

Il n’est pas étonnant que la croyance en la présence réelle ait chuté depuis Vatican II. L'indice des principaux indicateurs catholiques de Kenneth C. Jones montre une diminution de toutes les principales catégories statistiques de l'Église catholique de la fin des années 50 au milieu des années 60 et jusqu'en 2000. On peut dire que ces chiffres sont encore pires vingt ans plus tard. En outre, l'étude du nouveau centre de recherche Pew sur la croyance des catholiques en la présence réelle est renversante. Je sais que cette crise ne peut pas être mise uniquement sur le changement du mode de réception de la communion, mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle y est pour quelque chose. Lex orandi, lex credendi ne peut pas être plus manifeste que dans ce cas particulier.

 

La question semble avoir une réponse évidente: abolir la communion debout et dans la main pour une communion nettement plus respectueuse et plus appropriée, à genoux et sur la langue. Ramener les rails de l'autel! Le cardinal Sarah pense que l'une des priorités absolues de Satan serait certainement d'attaquer la croyance en la présence réelle. Il est difficile de discuter une telle assertion.

 

Comme les indults donnés par le Saint-Siège à partir de 1969 ne sont pas infaillibles par nature, ils pourraient facilement être révoqués. Il faudrait un peu d'humilité pour admettre que le retour à la communion dans la main était une erreur imprudente. La tradition de l'église soutiendrait une telle révocation. Biensûr, même la documentation actuelle du Vatican soutient la communion sur la langue plutôt que la communion dans la main.

 

En guise de dernière remarque, considérons l’une des révélations privées les plus populaires de l’Église catholique. Fatima est bien connue pour son secret en trois parties, révélé par Notre-Dame. Ce qui l'est moins, c’est son traitement de l’Eucharistie.

 

Quand l'ange leur apparut à Loca do Cabeço, il tenait «un calice dans ses mains, surmonté d'une hostie d'où des gouttes de sang tombaient dans le vaisseau sacré». L'Ange laissa le calice et l'hostie suspendus en l’air, se prosterna sur le sol avec les enfants et pria avec eux à trois reprises la prière suivante:

 

"Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre le corps, le sang, l'âme et la divinité les plus précieux de Jésus-Christ, présents dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, des sacrilèges et de l'indifférence avec laquelle il est Lui-même offensé. Et à travers les mérites infinis de son Cœur le plus sacré et du Cœur Immaculé de Marie, je vous prie de convertir les pauvres pécheurs. Amen."

 

L'ange se leva ensuite et, prenant l'hostie, la donna à Lucie, ainsi qu'à Jacinthe et à Francisco, il donna le contenu du calice en disant: "Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outré par hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu." Puis il se prosterna encore une fois avec les enfants et répéta trois fois la prière à la Très Sainte Trinité, puis il disparut.

 

L'Ange et les enfants se prosternent devant le corps, le sang, l'âme et la divinité de Notre-Seigneur pour faire un acte d'adoration en priant pour la réparation des péchés du monde. Le témoignage de Lucie et les œuvres d'art traditionnelles de cette scène montrent l'ange donnant la communion aux enfants dans la bouche, alors qu'ils sont encore à genoux. Ils font ensuite des actions de grâces. Quel beau témoignage d'un bon mode de réception de l'Eucharistie.

 

Alors que l’Église nous invite à imiter les anges et les saints, ne devrions-nous pas écouter son invitation et recevoir l’Eucharistie comme l’ange nous le montre?

 

Pour un traité plus complet sur le sujet, je recommande l'excellent travail de Monseigneur Athanasius Schneider intitulé «Dominus Est».

 

Notes

 

[1] Une étude rapide du Nouveau Testament et de l'Ancien Testament a révélé plusieurs cas où cela était vrai.

 

Nb. 22:31 (Balaam qui vit l’ange du Seigneur posté sur le chemin, son épée dégainée à la main. Balaam s’inclina et se prosterna sur son front.)

Is. 6: 2 (Même les séraphins se couvrent le visage devant Dieu)

Mt. 2:11 (Les hommes sages rencontrant l'Enfant Jésus)

Mt. 28: 9 (Marie-Madeleine voyant Jésus ressuscité des morts)

Apoc. 5:14 (Les anciens dans le ciel se prosternèrent)

11:16 (24 anciens qui étaient assis sur des trônes, se jetant face contre terre, se prosternèrent devant Dieu)

Ap. 1:17 (Jean voyant Jésus tomba à ses pieds comme mort)

Mt. 28: 4 (Les gardes romains apercevant Jésus ressuscité au tombeau tremblèrent et devinrent comme morts)

 

[2] Le terme approprié pour cette notion est Proskynesis.

 

[3] Est. 6: 7, Jer. 1: 9, Ez. 2: 8 à 9; 3: 1–3

 

[4] 2 Sam. 6: 7

 

[5] 1 Chro. 15: 2

 

[6] Par souci d'intégrité, je tiens à noter que dans Apocalypse 10:10, l'ange donne le livre à Jean pour qu'il le mange et Jean le lui prend des mains.

 

[7] "Le minerai" est ici dans l'ablatif; dans le contexte, cela désigne l'instrumentation. La bouche est donc le moyen par lequel la Sainte Eucharistie est reçue.

 

[8] Mgr Athanasius Schneider, «Dominus Est», p.47.

 

[9] Liber Pontificatis, éd. DUCHESNE, I (Paris, 1886), 128

 

[10] Summa Theologica, partie III, Q.82, art. 3, Rep. Obj.8.

 

[11] Catéchèse mystagogie V, xxi-xxii, Migne Patrologia Graeca, 33.

 

[12] Michael Davies est un autre érudit de ce type. Vous pouvez lire son traitement de cette question dans son travail: Communion dans la main et autres fraudes similaires, P.8

 

[13] https://taylormarshall.com/2011/01/did-church-fathers-practice-communion.html

 

[14] Mgr Athanasius Schneider, «Dominus Est», p. 23, 26 (citant Catechesis Mystagogica V, ii, xxii).

 

[15] Saint Basile, Lettre 93

 

[16] Mgr Athanasius Schneider, «Dominus Est», p.29.

 

[17] Cette pratique peut également être mentionnée dans des œuvres de Theodoret, évêque de Cyrrhus et de saint Jean de Damas.

 

[18] Is. 6: 7

 

[19] CEC 1324

 

[20] Mgr Athanasius Schneider, «Dominus Est», p. 37–38.

Note du blog Christ-Roi. Rappelons que la réception de la communion sur la langue et à genoux est un droit de tout catholique et qu'un prêtre n'a pas le droit de la refuser.

Au sujet de la distribution de la sainte Communion, il faut se rappeler que «les ministres sacrés ne peuvent refuser les sacrements aux personnes qui les leur demandent opportunément, sont dûment disposées et ne sont pas empêchées par le droit de les recevoir». Ainsi, tout baptisé catholique, qui n’est pas empêché par le droit, doit être admis à recevoir la sainte Communion. Par conséquent, il n’est pas licite de refuser la sainte Communion à un fidèle, pour la simple raison, par exemple, qu’il désire recevoir l’Eucharistie à genoux ou debout.

Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche.

Instruction “Redemptionis Sacramentum”, § 91-92

Les fidèles ont le droit d’obtenir que l’autorité ecclésiastique gouverne la sainte Liturgie totalement et d’une manière efficace, afin que celle-ci n’apparaisse jamais comme «la propriété privée de quelqu’un, ni du célébrant, ni de la communauté dans laquelle les Mystères sont célébrés»

Instruction “Redemptionis Sacramentum”, § 18

Tous les fidèles du Christ disposent du droit de bénéficier d’une véritable liturgie - et cela vaut tout particulièrement pour la célébration de la sainte Messe - qui soit conforme à ce que l’Église a voulu et établi, c’est-à-dire telle qu’elle est prescrite dans les livres liturgiques et dans les autres lois et normes. De même, le peuple catholique a le droit d’obtenir que le Sacrifice de la sainte Messe soit célébré sans subir d’altération d’aucune sorte, en pleine conformité avec la doctrine du Magistère de l’Église.

Instruction Redemptionis Sacramentum

Enfin, la communauté catholique a le droit d’obtenir que la très sainte Eucharistie soit célébrée de telle manière que celle-ci apparaisse vraiment comme le sacrement de l’unité, en excluant complètement toutes sortes de défauts et d’attitudes, qui pourraient susciter des divisions et la formation de groupes dissidents dans l’Église.

Instruction Redemptionis Sacramentum, § 12

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 13:38
Pourquoi la Vierge Marie est-elle Reine ?

Agnès Pinard Legry | 21 août 2019

C’est à l’octave du 15 août, c’est-à-dire le 22 août, que la mémoire de « Marie Reine » a été instituée en 1954 par le pape Pie XII. « La reconnaissance de la royauté de la Vierge Marie est une conséquence nécessaire de la mission à laquelle elle a été prédestinée par Dieu », confie à Aleteia Mgr Dominique Le Tourneau, auteur du « Dictionnaire encyclopédique de Marie » et « du Guide des sanctuaires mariaux de France ».

 

À la différence des saints représentés dans l’art depuis des siècles avec une auréole, la Vierge Marie est très souvent représentée le front ceint d’une couronne, telle une reine. La Reine. Mais d’où lui vient ce nom ? Au IVe siècle, saint Ephrem qualifiait déjà Marie de « Reine de tous les êtres, notre très glorieuse Dame, celle dont nous sommes tous les serviteurs et les clients ; le sceptre qui commande à tous ». « Elle est véritablement devenue la souveraine de toute créature quand le Créateur l’a fait sa mère », écrivait quant à lui saint Jean Damascène au VIIIe siècle dans son ouvrage De Fide orthodoxa.

 

En Occident, c’est Venance Fortunat (530-609), alors évêque de Poitiers, qui lui décerna le titre de Marie Reine en ces termes : « Heureuse Reine, tu t’assoiras sur le trône suprême, toi, blanche comme le lait, tu seras ornée de feston neigeux. La plus noble des assemblées t’entourera. Ainsi, tu es Reine près de ton Fils, le Roi éternel, couronnée à cause de ton enfantement, toi la meilleure des Mères ». « La reconnaissance de la royauté de la Vierge Marie est une conséquence nécessaire de la mission à laquelle elle a été prédestinée par Dieu », détaille pour Aleteia Mgr Dominique Le Tourneau, auteur du Dictionnaire encyclopédique de Marie et du Guide des sanctuaires mariaux de France. « Elle est la Mère du Créateur, la Médiatrice entre ce dernier et les créatures, les deux titres fondamentaux de sa Royauté ».

 

Une fête liturgique instaurée en 1954

C’est finalement en 1954, quelques années après la proclamation du dogme de l’Assomption (1950) et dans la ferveur du couronnement de Notre-Dame-de-Fatima, que le pape Pie XII institue la fête liturgique de Marie Reine. « La solennité de l’Assomption se prolonge joyeusement par la célébration de la fête de la royauté de Marie qui a lieu huit jours plus tard et dans laquelle l’on contemple celle qui, assise à côté du roi des siècles, resplendit comme reine et intercède comme mère », précise le Pape qui publie également l’encyclique Ad coeli Reginam sur la royauté de Marie :

 

L’argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évidente dans la tradition ancienne et dans la sainte liturgie, est, sans nul doute, sa Maternité divine. Dans la Sainte Écriture, en effet, l’on affirme du Fils que la Vierge mettra au monde : « Il sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur lui donnera le trône de David, son père, et il règnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 32-33) ; en outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (Luc 1, 43). Il s’en suit logiquement qu’elle est reine, puisqu’elle a donné la vie à un fils qui à l’instant de sa conception était roi et Seigneur de toutes choses. […] En outre, nous devons proclamer Marie Reine « non seulement pour sa Maternité divine, mais aussi pour la part singulière qu’elle a prise, par volonté de Dieu, dans l’œuvre de notre salut éternel ».

 

À l’appui de la déclaration de la royauté de Marie, « le pape Pie XII citait nombre d’écrivains ecclésiastiques, dont saint Grégoire de Nazianze disant que Marie est “Mère du Roi de tout l’univers”, “Mère Vierge, [qui] a enfanté le Roi du monde entier” ; Aurélien Prudence déclarant que cette Mère “s’étonne d’avoir engendré Dieu comme homme et comme Roi suprême” », précise encore Mgr Dominique Le Tourneau. « Saint Germain, évêque de Constantinople de 715 à 730, s’adressait quant à lui à la Vierge en ces termes : “Assieds-toi, ô Souveraine, il convient en effet que tu sièges en haut lieu puisque tu es Reine et plus glorieuse que tous les rois” ».

 

Les litanies de Lorette insistent également sur cette royauté : Reine des anges, Reine des patriarches, Reine des prophètes, des apôtres, Reine des martyrs, Reine des confesseurs, Reine des vierges, Reine de tous les saints, Reine conçue sans le péché origine, Reine élevée au ciel, Reine du très saint Rosaire, Reine des familles, Reine de la Paix

 

« Le servir, c’est régner »

Si sa Maternité divine et sa participation au Salut de l’humanité fondent la royauté de Marie, cette dernière est aussi indissociable de l’esprit de service qui anime Marie. Pie XII précise ainsi : « Marie est devenue la première de ceux, qui servant le Seigneur, également dans les autres, conduisent leurs frères vers le roi dont on peut dire que le servir, c’est régner ».

 

SourcePourquoi la Vierge Marie est-elle Reine ?, Aleteia, 21 août 2019.

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 09:04
Seul un tiers des fidèles affirment que l’Eucharistie est le Corps et le Sang du Christ

Mardi, 20 août 2019. Au cours des années 1970-90, un certain nombre de théologiens bien en vue - certains enseignant dans des université catholiques - se sont moqués des fidèles qui croyaient qu’après la consécration, à la messe, le pain et le vin étaient réellement devenus le Corps et le Sang du Christ. Si l’on en croit les récentes statistiques, seul un tiers des fidèles affirment que l’Eucharistie est le Corps et le Sang du Christ. Deux tiers pensent que pendant la messe, le pain (et éventuellement le vin) donnés à la communion « ne sont que des symboles du Corps et du Sang de Jésus-Christ », des « moyens d’affirmer une convivialité entre les participants à une célébration commune. »

On a là le résultat d’une catéchèse qui fut longuement défaillante ajoutée à des liturgies désacralisées par leur adaptation systématique aux prétendus « goûts des fidèles » relevant plus de la subjectivité que de la foi catholique.

L’Eglise est donc confrontée à un réel problème : les catholiques ont une idée appauvrie ou fausse de ce qu’est l’Eucharistie et, par contrecoup, de ce qu’est le sacerdoce.

Une grande partie de la théologie qui aborde les questions relatives à l’Eucharistie - en particulier l’enseignement catholique sur la « transsubstantiation » - remonte au XIIIe siècle, une époque durant laquelle les fidèles communiaient rarement au cours des messes. Ils n’allaient souvent à l’église que pour adorer le Christ présent dans l’Eucharistie, la messe elle-même n’ayant pour seul objectif que la transformation du pain en Corps du Christ pour susciter l’adoration. Sur le plan purement dévotionnel, la messe n’était alors pas si différence qu’une adoration du Saint-Sacrement, lorsque l’hostie est placée dans un ostensoir afin de pouvoir être vue du plus grand nombre.

Pour expliquer comment ce qui ressemblait à du pain pouvait être réellement le Corps du Christ, les théologiens du XIIIe siècle ont utilisé une philosophie qui, à l’époque, passait pour « progressiste » : l’aristotélisme.

Dans la Grèce antique, Aristote avait décrit la réalité qui nous entoure en utilisant les concepts d’accident (la forme visible de la matière) et de substance (ce qui est « sous » la forme visible). En utilisant ces catégories de la philosophie aristotélicienne les théologiens catholiques pouvaient expliquer que la « substance » du pain - sa réalité fondamentale - était transformée en Corps du Christ, tandis que les « accidents » - les apparence que pouvaient avoir le pain - demeuraient inchangés. Pour qualifier ce mode de présence réelle du Christ dans le pain consacré, on a utilisé le mot « transsubstantiation » qui indique un changement de la « substance » du pain. A des enfants, on peut expliquer ces choses-là d’une façon peut-être plus simple et qui leur sera plus parlante : on peut leur montrer des photos de leur grand-père à des âges différents... Ça, c’est ton grand-père faisant sa première communion ; ça, c’est ton grand-père le jour de son mariage ; ça, c’est ton grand-père qui part à la pêche avec ton papa... C’est toujours « substantiellement » le même grand-père. Mais « accidentellement », on ne peut pas nier qu’il a changé ! Les « accidents » - les apparences - sont donc autre chose que la « substance » - ce que nos yeux ne voient pas mais qui cependant existe. Dans le cas de l’Eucharistie, de la « transsubstantiation », nous ne voyons que les apparences du pain, de l’hostie, mais nous croyons de foi catholique que la substance du pain a comme « cédé la place » à la réalité du Corps du Christ. Notons au passage que cette théologie faisait problème : le courant dit « nominaliste » prendra ses distances d’avec la conception de la « transsubstantiation » et aboutira, via Guillaume d’Occam et Gabriel Biel, à la théologie de l’ « impanation » professée par Martin Luther et selon laquelle le Christ est présent « dans » le pain tant que les membres d’une assemblée s’accordent pour y croire chacun à sa façon. Une fois l’assemblée dispersée, le pain retrouve ses simples qualités de pain ordinaire.

Utiliser au XXIe siècle les concepts aristotéliciens pour expliquer aux fidèles catholiques ce qu’est véritablement l’Eucharistie s’apparente, pour un prêtre ou un simple catéchiste, à un parcours d’obstacles. À quand remonte la dernière fois que, dans un séminaire catholique, des candidats au sacerdoce ont entendu un professeur leur expliquer clairement l’Eucharistie sur les bases de la philosophie aristotélicienne et thomiste ? Il est toutefois certain que quand Jésus a dit à ses disciples : « Ceci est mon Corps... Ceci est mon Sang... », il n’avait pas à l’esprit une philosophie particulière et faisait appel plus à la solidité de la foi permettant d’adhérer à un mystère qu’à une savante démonstration intellectuelle.

Quoi qu’il en soit, Jésus n’a pas dit « ceci est mon Corps : adorez-le » mais « ceci est mon Corps, prenez-le et mangez-le. » Il faudra attendre le XXe siècle pour que, grâce au pape Saint Pie X, la communion retrouve sa place et son sens dans l’Eglise catholique.

L’Eglise a également parlé de la liturgie eucharistique - la messe - comme étant l’acte qui rend présent et efficace le sacrifice du Christ sur la croix. Mais malgré cette précision, la notion de sacrifice est restée assez mal comprise. Au point qu’au synode de 2005, les évêques se demandaient encore si l’Eucharistie était un sacrifice ou un repas communautaire. Le pape Benoît XVI a dû intervenir et expliquer aux évêques que cette question relevait de ce qu’ils auraient dû apprendre au cours de leurs premières leçons de théologie sacramentelle. Le contexte de la dernière Cène est également essentiel pour comprendre ce que Jésus instituait. Benoît XVI a donc expliqué que la dernière Cène était un repas de la Pâque permettant aux Juifs de faire mémoire de l’Exode et de remercier Dieu d’avoir renouvelé son alliance avec son peuple.

Par conséquent, la messe, qui a ses racines dans la Pâque juive, doit être vue comme un repas sacrificiel nous permettant de rendre grâce à Dieu, en particulier pour le don de son fils, et de renouveler notre alliance avec Lui : nous nous attachons à Dieu par son Fils unique réactualisant sur l’autel son sacrifice auquel nous nous unissons.

La messe ne consiste donc pas à adorer Jésus, ni même à prier Jésus : au cours de la Prière eucharistique dite par le prêtre, nous prions le Père par et avec le Christ. Nous remercions et louons Dieu pour ses actions merveilleuses, en particulier pour nous avoir envoyé Jésus pour nous sauver.

La Prière eucharistique demande à ce que l’Esprit nous transforme pour que nous puissions devenir comme le Christ ou, comme l’a dit saint Augustin, « nous devenions semblables à Celui que nous recevons ». En fin de compte, la messe concerne moins le fait que le pain devienne le Corps du Christ que le fait que nous puissions devenir des membres à part entière du Corps mystique du Christ. L’Eucharistie a pour objectif premier de nous rendre plus semblables au Christ afin que nous puissions continuer sa mission qui est de conduire tous les hommes dans le Royaume de Dieu. Le souci de la justice et la paix, bien qu’étant important, n’est que secondaire puisqu’il a été très clairement annoncé que ce monde passera et que nous y demeurons que pendant un laps de temps plus ou moins court.

 

Source: Pro Liturgia, mardi 20 août 2019

Seul un tiers des fidèles affirment que l’Eucharistie est le Corps et le Sang du Christ
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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 15:29

QAnon, Trump et l'affaire Epstein sur Radio-Québec : 

Sujets abordés : Epstein a-t-il été assassiné parce qu'il en savait trop sur Trump? Jusqu'où s'étend le pouvoir de l'État profond sur l'administration Trump? Les patriotes américains sont-ils sous contrôle? 

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 07:59

Hymne de la monarchie française...... chanté en français a capella en Russie..., sur les paroles de 1774 !  

 

Source video : Gloria Tv

 

Paroles 1774

 

Chantons l'antienne

Qu'on chantera dans mille ans,

Que Dieu maintienne

En paix ses descendants

Jusqu'à ce qu'on prenne,

La lune avec les dents.

Jusqu'à ce qu'on prenne,

La lune avec les dents.

--------------------------------

Source video : Youtube

 

Très bon site Histoire et Musée sur Henri IV:

http://www.musee-chateau-pau.fr/homes...

 

(pour les infos sur "Vive Henri IV" qui est la chanson, voir la vidéo liée je ne peux pas tout écrire ici.)

 

Sources:

-Le quid

-La cellule patrimoine du conservatoire militaire de musique

-France Production

-Serp Production

 

--------------------------------

La Marche de Henri IV

--------------------------------

 

Date: 1580

 

L'air final est publié dans un recueil de noëls de "Christophle de Bordeaux" dès 1581 en France, il aurait comme base un fragment du morceau de musique intitulé « les Tricotets », sur lequel s'exécutait une danse en vogue au seizième siècle, et que l'on a entendu au Vaudeville, dans « le Mariage de Scaron ».

 

On retrouve l'air de la marche de Henri IV en 1588 dans l'Orchésographie de Thoinot Arbeau sous le titre : "Bransle coupé nommé Cassandre". Il s'adaptait alors à une pièce de Ronsard.

 

Devenu très populaire, l'air va être repris à de nombreuses occasions en France et à l'étranger.

Actuellement cette mélodie est peut-être la plus célèbre de l'histoire musicale Française.

Son timbre a servi à toutes les époques dans de nombreux pays à des chansons d'inspirations diverses.

En 1717, édité dans la clé des Chansoniers, il sert à une "mazarinade". Grétry l'intercarle dans un de ses opéras.

Sous la révolution, il sert de timbre au tombeau des aristocrates.

En 1815 durant les Cent-Jours, des paroles contre l'empereur Napoleon sont chantées sur l'air de La Marche De Henri IV.

On reconnaît dans l'air de cette musique "La Marche du régiment de Navarre".

Le 27 août 1829 l'air de "La marche de Henri IV" est joué à Opéra de Paris dans le ballet Français "La Belle au bois dormant".

En 1890 il est remis à la scène à Saint-Pétersbourg en Russie sous la musique de Tchaïkovski, cette version est un hommage à la France de l'Ancien Régime. Ce ballet s'imposera d'ailleurs comme son chef-d'œuvre.

L'air de "La Marche de Henri IV" est aussi l'air des Hymnes de la Monarchie Française.

("Vive Henri IV", "La Parisienne" et "Le retour des Princes Français à Paris").

Dans "La Parisienne" deux air de musique royaliste sont alternés ("Charmante Gabrielle" et "Vive Henri IV")

 

***Conclusion générale***

Pour comparer l'air et la chanson à la Marseillaise

 

La grande différence c'est que la marseillaise est un chant sanguinaire imposé par l'état que l'on force à apprendre dès l'école primaire.

Tandis que Vive Henri IV c'est tout le contraire, il a été souvent mis à l'écart par les Rois eux mêmes, la chanson n'a donc jamais été imposée.

Seul Louis XVI aimait vraiment cette chanson.

Mais le peuple l'avait mis lui même au 1er rang durant des centaines d'années, sans les moyens moderne comme la télé, radio, ou match de foot ou l'école ect...

Son air était partout, il y a eu un très grand nombre de chansons personnelle ou chansons chantées sur son air.

Il incarnait donc vraiment le rôle d'Hymne et cela démontrait aussi à quel point Henri IV avait marqué le peuple Français.

 

Hymne De La Monarchie Française - Place Rouge, Moscou (a cappella)

Paroles

 

1590

 

Vive Henri IV

Vive ce Roi vaillant !

Ce diable à quatre

A le triple talent

De boire et de battre,

Et d'être un vert-galant.

De boire et de battre,

Et d'être un vert-galant.

 

1800-1899

 

Au diable guerres,

Rancunes et partis.

Comme nos pères,

Chantons en vrais amis

Au choc des verres,

Les roses et les lys !

Au choc des verres,

Les roses et les lys !

 

1774

 

Chantons l'antienne

Qu'on chantera dans mille ans,

Que Dieu maintienne

En paix ses descendants

Jusqu'à ce qu'on prenne,

La lune avec les dents.

Jusqu'à ce qu'on prenne,

La lune avec les dents.

 

1770

 

Vive la France,

Vive le roi Henri !

Qu'à Reims on danse,

En disant comme Paris

Vive la France,

Vive le roi Henri !

Vive la France,

Vive le roi Henri !

 

1590

 

Vive Henri IV

Vive ce roi vaillant !

Vive Henri IV

Vive ce roi vaillant !

Ce diable à quatre

A le triple talent

De boire et de battre,

Et d'être un vers galant.

 

1770

 

J'aimons les filles,

Et j'aimons le bon vin

J'aimons les filles,

Et j'aimons le bon vin

De nos bons drilles

Voilà tout le refrain

J'aimons les filles

Et j'aimons le bon vin !

 

1800-1899

 

Moins de soudrilles

Eussent troublé le sein

Moins de soudrilles

Eussent troublé le sein

De nos familles

Si l'ligueux plus humain

Eût ainsi aimé les filles

Eût aimé le bon vin !

***

Musique utilisée dans cette vidéo

En savoir plus

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Titre

The Sleeping Beauty, Ballet Suite op 66a

Artiste

Peter Tchaikovsky, DP (1890)

Album

LS 1016 Landscape Classics Series No 17

Concédé sous licence à YouTube par

AdRev Masters Admin (au nom de APM in North America and EMI Production Music for Rest of World|Landscape Classics|EMI PRODUCTION MUSIC GMBH); Warner Chappell

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 11:18

À Strasbourg, l’église Saint-Pierre-le-Jeune abrite un ange caché et anonyme. Une curiosité dans un culte protestant qui n’encourage pas la dévotion.

Lieux de culte insolites : Un ange passe à l'église Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg

Par Claire Gandanger, correspondante à Strasbourg (Bas-Rhin)

Le 12 août 2019 à 11h33

 

Entre le siège du quotidien les Dernières nouvelles d'Alsace et un Sofitel de luxe, l'église protestante Saint-Pierre-le-Jeune* est à peine remarquable derrière un parking. C'est la seule église protestante ouverte au public à Strasbourg cet été avec l'église Saint-Thomas, dite cathédrale des protestants. « Elle ne paie pas de mine de l'extérieur mais c'est une église magnifique ! », se réjouit un visiteur.

 

Comme lui, plus de 80 000 curieux passent la porte de cette église atypique chaque année. « Elle vous conduit dans le mystère », prévient tout de suite le pasteur des lieux, Philippe Eber. « Ce n'est pas une église linéaire, on y entre par le transept et après il faut chercher les choses. Rien ne va ensemble. »

 

Depuis deux ans, une nouvelle cohorte de dévots est venue s'ajouter à celle des visiteurs curieux d'architecture. Le pasteur n'a lui-même pas remarqué tout de suite cette procession discrète dont une chapelle de l'église devenait spontanément le théâtre.

 

C'est que l'ange destinataire de ces prières ne saute pas aux yeux. Pour l'apercevoir, il faut passer le jubé - mur de séparation entre le chœur et la nef, généralement abattus dans les églises catholiques après le Concile de Trente et que les églises passées protestantes ont conservé.

 

Une fois dans le chœur, il faut avancer par les chemins de côté pour deviner l'ange dans sa chapelle, dissimulée derrière un retable. Se dévoile alors cette statue d'ange sans nom, placée dans cette chapelle à l'occasion de sa rénovation par l'architecte Carl Schaeffer au XIXe siècle.

 

L'ange de deux mètres de haut accueille dans une large vasque au creux de ses mains des prières débordantes rédigées dans toutes les langues du monde. « C'est un lieu intime, ce qui ajoute à son attrait », croit comprendre Philippe Eber. À l'ange sans nom, les passants adressent leurs prières sur des tickets de tramway ou même de petits prospectus griffonnés.

 

Les passants viennent confier leurs prières

« Après tant d'années Ange Gabriel qui a confirmé ma guérison miracle, je te retrouve », écrit l'un, reconnaissant. L'ange reçoit les espoirs tant tôt adressés à lui-même, tantôt au seigneur : « Fais-moi rencontrer les personnes qui m'aideront dans le démarrage de mon projet d'élevage ovin en ville. Place sur mon chemin les partenaires ou les associés qui porteront avec moi l'entreprise, qui soutiendront l'idée et entretiendront la motivation. Et si cet associé ou ce partenaire pouvait être aussi un compagnon de vie, je te rendrais grâce jusqu'à l'heure de nos retrouvailles… ».

 

Philippe Eber a parfois pris le temps de s'asseoir aux abords de l'ange pour observer les passants venus confier leurs prières. « C'est vraiment du tout-venant. Certains vont même aux toilettes chercher du papier parce qu'il n'y a rien de préparé de notre part pour cela. La paroisse ne fait rien pour entretenir le phénomène. C'est la force de cette dévotion de ne pas avoir été imaginée et d'être respectée. Le protestantisme a beaucoup insisté sur la foi et pas du tout sur la dévotion. Mais après tout c'est une forme d'expression de la foi. L'église ouverte favorise ce phénomène. Les personnes se sentent immédiatement chez elles ici. » Le pasteur des lieux assure que ces prières sont régulièrement lues et priées lors des offices.

 

*Église protestante Saint-Pierre-le-Jeune, place Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg. L'église est ouverte tous les jours de 10h30 à 18 heures. Gratuit. Un cloître du XIe peut aussi être visité.

 

Source

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 09:14
L'esclavage islamique éclipsé par la franc-maçonnerie

Source: Marco Tosatti,

Stilum Curiae, 11/08/2019

Nobile: lo schiavismo islamico oscurato dalla massoneria.

 

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, Agostino Nobile nous a envoyé une réflexion certainement très intéressante et qui suscitera sûrement un débat animé et fructueux. Il s'agit entre autres d'un sujet que vous ne trouverez probablement pas souvent dans la grande presse de l'information, à savoir la relation entre la franc-maçonnerie et le monde islamique. Bonne lecture.

 

L'esclavage islamique éclipsé par la franc-maçonnerie

 

Afin de détruire le christianisme, la franc-maçonnerie, bien plus présente dans le monde musulman qu'on ne le pense, a pratiquement effacée des textes l'histoire de l'esclavage mis en œuvre par les Arabes.

 

Rappelant que l'Église a toujours interdit l'esclavage sous toutes ses formes, je retranscris presque entièrement trois courtes étapes de l'esclavage dans l'islam, extraites de mon nouveau livre Moloch.

 

Les spécialistes du trafic d'esclaves estiment que le nombre des déportations qui ont eu lieu en Occident (qui ont acheté les "produits" de musulmans et d’Africains qui ont asservi les tribus rivales) se compte entre 10 et 12 millions d’êtres humains. Depuis la fondation de l'islam au siècle dernier, les Arabes ont asservi 15 à 18 millions d'Africains. Dans la plupart des cas, l’achat était effectué sur le territoire de l’Afrique subsaharienne, obligeant les esclaves à marcher sur 1 000 km. Les voyages dans des conditions atmosphériques pour le moins effrayantes, la pénurie d’eau et de nourriture, ont tué un grand nombre d’Africains. Si l'on ajoute 80% des pertes aux millions d'esclaves en chemin, et aux millions d'hommes, femmes et enfants massacrés lors des raids, les estimations atteignent un chiffre d'environ 100 à 120 millions de personnes en treize siècles.

 

Le professeur milanais John Alembillah Azumah, directeur des études islamiques à la London School of Theology, auteur de l'essai intitulé L'héritage de l'Arab-Islam en Afrique, publié en 2001, a déclaré: "L'Islam a étonnamment réussi à induire en erreur, à fausser et à déformer la réalité et l'histoire en même temps sur une période d'environ quatorze siècles, du moins jusqu'à nos jours. Ce qui est particulièrement tragique, c’est que la plupart des descendants d’esclaves, les Noirs des Amériques du monde et les Noirs d’Afrique, descendants d’esclaves, ignorent toute la vérité. Alors que la plupart des esclaves d'Amérique pouvaient se marier et avoir des enfants, la plupart des esclaves de sexe masculin du Moyen-Orient étaient castrés et la plupart des enfants nés de femmes esclaves étaient tués à la naissance. Alors que les esclaves d'Amérique ont fait beaucoup d'enfants - avec des millions de descendants aujourd'hui citoyens du Brésil et des États-Unis, très peu de descendants d'esclaves du Moyen-Orient ont survécu. Alors que la quasi-totalité des esclaves américains était utilisée dans l'agriculture, la majorité des esclaves du Moyen-Orient musulman étaient destinés à l'exploitation sexuelle dans les harems ou à servir dans l'armée. [...] La pire, la plus inhumaine, la plus diabolique institution du trafic d'esclaves a été créée, définie, perpétrée et mise en œuvre par les Arabes mahométans, aidés par la suite par les Noirs convertis à l'islam."

 

JW Brodman, dans Le rachat des Captifs croisés en Espagne : L'Ordre Mercedaire à la frontière islamo-chrétienne (1986), rappelle que lors de l'attaque de Thessalonique en 903, les dirigeants arabes partagèrent ou vendirent 22 000 chrétiens comme esclaves. Le sultan Al Arsalan dévasta la Géorgie et l'Arménie en 1064 et massacra les habitants; les survivants furent réduits en esclavage. Le calife Almoade Yaqub al-Mansur conquit Lisbonne en 1189, asservissant 3 000 femmes et enfants. Les habitants des terres européennes conquises, de Byzance à la péninsule ibérique, de la Sicile à la Russie, furent destinés au même but. Mais les mêmes dévastations et la même fin furent données aux peuples perse, indien, bouddhiste et hindou. De 1002 à 1015, les musulmans fournirent plus de 800 000 esclaves aux marchés de l’est. Entre 1530 et 1780, durant l’empire ottoman, les esclaves chrétiens, principalement italiens et du sud de l’Europe, sont estimés à un million. En 1535, environ 22 000 esclaves étaient présents à Tunis et à Tripoli. En 1544 à Ischia, environ 7 000 esclaves et en 1554 à Vieste, environ 6 000. En 1619, il y avait plus de 50 000 esclaves à Alger, dont 120 000, y compris les villes de Tunis, Tripoli et Fès. En 1627, certaines villes islandaises ont été attaquées (oui, là aussi) avec la capture d'environ 400 esclaves. En 1810 même, entre Tunis et Tripoli, il y avait plus de 2 000 esclaves et en 1816, à Alger, 1 642.

 

Pour l'historien Jan Hogendorn dans Le Marché hideux. Aspects économiques de la fabrication et de la vente des eunuques, le taux de survie après élimination du pénis et du scrotum chez les enfants de sept à douze ans était de 10%. L’économie des Arabes, des Turcs et des musulmans d’Afrique du Nord s’appuyait depuis des siècles sur le marché des esclaves blancs, à tel point que les incursions en Europe, notamment dans le bassin méditerranéen, dura jusqu’au début des années 1900. À la même période en Turquie, les harems étaient toujours présents. Pour se faire une idée de cette institution, rappelons qu'au XVIIe siècle, le harem du vizir turc Kara Mustafá comptait plus de 1500 concubines et esclaves, 700 gardes africains, ainsi que de nombreux serviteurs et secrétaires.

Dans le monde de la prostitution, l'esclavage existe aussi en Occident, mais dans le monde non chrétien, il est présent sous toutes ses formes. En Arabie saoudite, par exemple, le centre du culte islamique, l'esclavage n'a été aboli, du moins sur le papier, qu'en 1962. Aujourd'hui, ils se sont modernisés. Sur Twitter, les domestiques étrangères sont vendues 4 500 dollars, transport et livraison compris. https://www.tpi.it/2018/02/28/arabia-saudita-domestiche-vendute-twitter/ La monarchie Al Saud est un allié de fer des gouvernements maçonniques occidentaux.

 

Une vidéo en français sur le trafic islamiste d'Africains:

 

Agostino Nobile

Agostino Nobile

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 08:05
Enquête choc: les catholiques ne savent pas ce qu'est l'Eucharistie

Source: Giuliano Guzzo, Inchiesta-choc: i cattolici non sanno cosa sia l'Eucaristia

La Nuova Bussola Quotidiana, 12/08/2019 

 

Un rapport du Pew Research Center révèle que seulement un tiers des catholiques américains croient que la communion est le corps et le sang du Christ. Au lieu de cela, 69% croient que le pain et le vin ne sont que des symboles et beaucoup sont également convaincus qu'il s'agit là de l'enseignement de l'Église. Des données inquiétantes, qui ne concernent pas seulement les États-Unis, en effet: il y a plusieurs éléments qui permettent de penser qu'en Europe, et aussi en Italie, les résultats seraient pires encore. C’est là la véritable urgence pour l’Eglise, dont les pasteurs devraient s'occuper. Tout le reste vient beaucoup plus tard.

 

Depuis quelques années maintenant, il semble que le problème numéro un de l'Église est de s'assurer que tout le monde, indistinctement, puissent communier, sans exclure personne. Mais combien de fidèles sont aujourd'hui conscients de la valeur et du sens du sacrement de l'Eucharistie? Il est logique de se le demander, étant donné que le père Pio di Pietrelcina (1887-1968), présumant une certaine ignorance à cet égard, avait jugé à son époque que si l'on connaissait la valeur réelle de la Sainte Messe, il faudrait les Carabiniers pour coordonner la foule qui se ruerait là.

 

 

Une blague, celle du saint, qui a décrit une situation alarmante il y a des décennies, imaginons alors aujourd'hui. Ceux qui n'ont pas trop pensé la situation actuelle et ont essayé d'examiner la situation actuelle de près, c'est le Pew Research Center, qui du 4 au 19 Février de cette année, a effectué une enquête au sujet des connaissances religieuses dans le peuple américain, compilant ce qui a été découvert dans 70 pages d'un rapport intitulé avec éloquence Ce que les Américains savent sur la religion.

 

Si les données recueillies dans ce document sont multiples et stimulantes, il en est une choquante. Cela concerne la connaissance que possèdent les catholiques de l'Eucharistie. Il est apparu que seulement un tiers des catholiques américains pensent que la communion est le corps et le sang du Christ, tandis que 69% pensent que le pain et le vin ne sont que des symboles. Et ce n'est pas fini. Beaucoup de catholiques qui croient que le pain et le vin sont des symboles sont également convaincus qu'il s'agit là de l'enseignement de l'Église.

 

Si d'un côté il y a une petite partie des catholiques (3%) qui déclarent croire à la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie tout en ignorant l'enseignement de l'Église sur la transsubstantiation, d'un autre côté un sur cinq parmi ceux qui savent ce qu'est la transsubstantiation, rejette cet enseignement comme non fondé. Globalement, qualifier ce tableau d'inquiétant serait un euphémisme.

 

À tel point par exemple que Mgr Robert Emmet Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles, informé de ces données, a publiquement exprimé, sur Twitter, son incrédulité scandalisée: "Il est difficile de décrire combien je suis mécontent de ce qui est ressorti de la dernière étude du Centre de recherche Pew. Cela devrait être un signal d'alarme pour nous tous dans l'Église. Nous sommes tous coupables." En effet, il est difficile de ne pas voir des responsabilités claires de la part des pasteurs américains dans ces profondeurs de l'ignorance religieuse et l'ignorance sacramentelle.

 

Et en Italie ? Quelle est la situation? Malheureusement, ou peut-être heureusement - cela dépend de votre point de vue - nous n'avons pas de recherches aussi précises que les recherches américaines. Cependant, celles qui sont encore effectuées dans notre pays ne révèlent pas de scénarios très optimistes. Il suffit de penser à ce qui est ressorti d'une étude réalisée en 2007 par Famiglia Cristiana parmi 800 baptisés de 48 ans en moyenne, donc matures, du moins sur le papier.

 

On a découvert que seulement 5% des catholiques pratiquants lisaient les évangiles (sans parler des non-pratiquants) et à la question "comment cultiver la spiritualité ? 63% ont répondu "en aidant les autres" et 35% "en faisant du bénévolat", tandis que beaucoup moins ont répondu "en priant" (22%) et "en allant à la messe" (14%). Or, si l'on considère que tel était le scénario il y a une douzaine d'années, lorsque Benoît XVI régnait, il est facile d'imaginer - surtout à la lumière de l'étude américaine citée et de la philanthropie qui pendant des années a désorienté de nombreux croyants - quel niveau désastreux de connaissance de l'Eucharistie, même en Italie, nous avons atteint aujourd'hui.

 

Il s'ensuit que plutôt que de se perdre dans des priorités autres que celle-là, soucieux de plier la doctrine au sentiment commun nos pasteurs - à commencer par les plus hautes hiérarchies de l'Église - devraient faire un sérieux examen de conscience, décidant une fois pour toutes de revenir former leur troupeau. Parce qu'il n'y a pas aujourd'hui de travail de plus haute charité que l'évangélisation d'un peuple chrétien qui, malheureusement, est en train de se paganiser et de se perdre dans les méandres de la modernité. C'est vraiment une priorité. Tout le reste vient plus tard, beaucoup plus tard.

 

L’Eucharistie sera l’un des thèmes  abordés lors de la prochaine journée de la Boussole intitulée "Jusqu'au bout du monde" qui se déroulera le 6 octobre à Milan. Sœur Gloria Riva (Adoratrices perpétuelles du Saint Sacrement), le Père Roberto Coggi op (auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'Eucharistie), le docteur Franco Serafini (auteur de "Un cardiologue visite Jésus - Les miracles eucharistiques à l'épreuve de la science ) en parleront.

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10 août 2019 6 10 /08 /août /2019 15:15

Héroïne nationale depuis 1920, 2020 fêtera aussi les cent ans de la canonisation de Ste Jeanne d'Arc. Figure d'unité nationale, pourquoi Jeanne d'Arc peut-elle devenir un modèle pour la France ? Un dossier dirigé par Charlotte d'Ornellas en kiosque ou en commande sur : boutique.valeursactuelles.com

Source: Video GloriaTv

 

"En 2020, nous fêterons deux centenaires qui parleront de Jeanne d'Arc. D'abord, le centenaire de sa canonisation (le 16 mai 1920), ensuite le centenaire de sa proclamation comme héroïne nationale (un mois après le 24 juin 1920). Les députés avaient voté cette année la 'fête du patriotisme', ou loi, qui est encore en vigueur, même si nos hommes politiques ont tendance parfois à l'oublier malheureusement.

 

"En pleine Guerre de Cent Ans, une jeune paysanne de Lorraine est appelée par la Providence, à rencontrer le roi Charles VII et à le faire sacrer à Reims. Elle parvient à le convaincre de lever une armée et de reprendre Orléans. À la tête de 4000 hommes, Jeanne d'Arc libère en 1429, Orléans assiéger par les Anglais. Auxerre, Troyes, Châlons sont reprises, ainsi que Reims où Charles VII est sacré.

 

"Ces deux centenaires nous disent deux choses très importantes sur Jeanne. D'abord qu'elle a été reconnue la même année en France, quinze ans après 1905, comme sainte et comme héroïne nationale. Et cela dit tout de l'harmonie qu'il y a autour de cette femme, harmonie un peu exceptionnelle dans l'histoire. Elle est célébrée par de Gaulle et par Pétain, par Vichy et par la Résistance, par les Bourbons et par Michelet, historien républicain et socialiste, s'il en est. Elle apparaît sous la plume de Péguy et d'Aragon. C'est vraiment une femme qui a réussi à être admirée par tous, pour des raisons évidemment différentes. Mais elle a su faire comme au moment de sa vie, comme pendant sa vie, l'unité dans le pays de manière clairement miraculeuse.

Source: https://boutique.valeursactuelles.com/produit/valeurs-actuelles-n4315-4316/

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"Maintenant, Jeanne d'Arc n'est pas seulement l'objet d'un roman national, un mythe, une légende, comme elle a pu l'être dans les envolées lyriques de beaucoup d'hommes politiques, de poètes ou d'écrivains : elle est aussi une des femmes historiques les mieux connues parce qu'elle a deux procès dont on a encore les minutes aujourd'hui, le procès où elle est condamnée à mort et le procès en réhabilitation où beaucoup de ses compagnons, de ses amis d'enfance, de ses parents ou de sa famille, viennent parler d'elle et ont témoigné. Donc on connait beaucoup de détails sur son enfance, sur son adolescence, sur le moment où elle part, et ensuite quand elle est chef de guerre jusque évidement au bûcher.

 

"Donc c'est une femme que l'on connaît parfaitement. Et c'est en cela qu'elle peut devenir un modèle, un exemple encore aujourd'hui six siècles après, parce qu'elle est étonnante de vertu, étonnante d'espérance, de charité, et de foi, bien évidemment."

"Figure d'unité nationale, pourquoi Jeanne d'Arc peut-elle devenir un modèle pour la France ?" (Charlotte d'Ornellas)

Note du blog Christ-Roi. L'unité, comme la paix, vient de l'obéissance à la volonté divine. Jeanne a été soumise au Christ Roi, et a accompli sa mission du rétablissement de l'ordre dans le royaume de France : le roi lieutenant du Christ, les français obéissant au roi, les Anglais chez eux.

C'est l'unique remède à la grande pitié, à l'apostasie, à la ruine actuelle. Vive le Christ-Roi, oportet illum regnare (Il doit régner. 1 Co 15,25)

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 12:54
La réforme liturgique et l'abandon de l'apologétique ne permettent plus à une majorité de fidèles de comprendre et de croire ce qui se passe à la Messe

Dans son ouvrage en anglais, Exode massif: Désaffiliation catholique en Grande-Bretagne et en Amérique depuis Vatican II, le théologien Stephen Bullivant décrit un effondrement stupéfiant de la pratique de la confession et des autres sacrements.

 

Après l'année 1960 et la Révolution tranquille au Québec, on s'attendait à l'effondrement décrit par Bullivant au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. En 1960, nous assistions à une messe dominicale de 85% des catholiques sur l'Île de Montréal; au milieu des années 1970, la pratique planait autour de la vingtaine; aujourd'hui, elle se situe quelque part entre 2 et 4%. 

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 07:28

Extrait :

 

"En ces périodes de vacances, ce qui m'étonne et ce qui étonne peut-être mes amis, c'est cette espèce de torpeur qui entoure les causes de la destruction de la toiture de Notre-Dame de Paris. En effet, ce drame a provoqué de nombreuses réactions, des textes, des avis de spécialistes, mais ce qui est étonnant c'est ce mutisme observé dans la presse aux ordres. Et la presse aux ordres, vous le savez très bien, c'est cette presse que tient monsieur Macron à travers ses amis sponsors, ceux qui l'ont installé sur le trône. Et bien ce mutisme doit certainement cacher quelque chose, car ce n'est pas l'adn que l'on aurait trouvé sur un ou des mégots qui va nous conduire à la piste de ceux qui ont détruit en partie le monument le plus sacré de Paris. Non, ce n'est pas cela. Il y a quelque chose. Et ce quelque chose est caché par le pouvoir et tant qu'il y a quelque chose de caché, je vous avoue que mes amis et moi, nous n'allons pas nous taire. Nous allons chercher. Nous avons le temps. Nous voulons savoir pourquoi ? Pourquoi  cette cathédrale et sa toiture s'est enflammée si rapidement ?

 

"J'ai lu dans le Magazine que je vous propose - Magazine chrétien - un petit article avec l'avis d'un pompier. C'était en avril. Le pompier disait qu'il est impossible d'avoir un tel feu en moins de deux heures sans un accélérateur. Les bois n'émettent pas de fumée jaune. La pétrochimie, oui. C'est la thermite. C'est ce mélange d'alumine et d'oxyde de fer qui en quelques minutes peut atteindre une température de plus de 2000 degrés et produire une intense fumée jaune.

 

"Un autre expert écrit ceci. Il dit : 'Le toit a brûlé. Pourquoi parle-t-on avant enquête d'un accident?' Monsieur Macron a parlé d'un accident si tôt le feu déclaré. Cet expert dit : 'J'étais sur le pont du Carrousel et la fumée jaune verdâtre m'a interpellé tout de suite.' Selon cet expert canadien, l'incendie est vraiment d'origine criminel. Il a été préparé par des techniciens hautement qualifiés. Selon lui, 'les bois de chêne âgé de 800 ans ne brûlent pas comme ça. S'ils brûlent, ils s'éteignent aussitôt.' 

 

"Autre détail suppose - et je lis rapidement un extrait de ce texte - 'le feu se déclenche et devient incontrôlable. La température maximum que peut atteindre une charpente en bois est de 800 degrés celcius. Or, les 800 degrés ne suffisent pas à faire fondre la flèche qui est constituée en fer, la flèche de Viollet-le-Duc. Il faut une température minimale de 1518 degrés. Mais quel est ce phénomène qui a permis que la structure fonde et se plie en flammes.' En examinant les photos et la couleur des flammes, l'expert canadien a conclu que 'le ou les criminels ont dû utiliser de la thermite', qui comme je l'ai dit précédemment est un mélange d'aluminium métallique et d'oxyde de fer. Sa réaction chimique génère une température qui peut rapidement atteindre 2204,4 degrés, ajoutons ces virgules 4. La thermite est utilisée dans l'industrie, dans les chemins de fer, pour souder ou faire fondre de l'acier. Il a suffi d'utiliser ce produit. Et pour l'utiliser, il a fallu non seulement un loup solitaire, mais toute une organisation afin de pouvoir enduire - je dis bien enduire - la poutraison d'un produit qui n'est pas destiné à lutter contre les insectes, mais d'un produit qui était destiné à détruire la toiture de la cathédrale, afin que cette cathédrale puisse être transformée en un lunapark géant dont les plans ont été sortis par hasard quelques semaines après ou quelques jours, des bureaux de la présidence. 

 

"Il y a suffisamment d'éléments ici maintenant pour que les français se rendent compte qu'ils sont en train de se faire berner par le pouvoir et que le pouvoir ayant la faculté de détenir tous les pouvoirs puisqu'il détient la justice, il tient le parlement avec tous ses députés godillot, la France est devenue une dictature et la macronie actuelle se prête fort à toutes les combinaisons. Voilà ce que j'aimais dire rapidement. A mon avis - et c'est également l'avis d'autres spécialistes -, il n'y a pas eu d'accident. On a voulu détruire Notre-Dame parce qu'il fallait éradiquer le christianisme de la France.

 

"Chers amis, prions pour la France. Prions pour que Satan et les illuminatis soient vaincus. Et rendons grâce, il faut que ce jour l'arrivée du Christ-Roi se produise, mais le plus rapidement possible, parce que la France est à bout. Et la France d'en-bas ne tient plus.

 

"Merci de votre attention. Et prions pour ce pauvre pays aux mains d'autres forces que je viens de vous décrire."

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7 août 2019 3 07 /08 /août /2019 08:49
Gauche: Peinture du Cardinal Newman, par Jane Fortescue Seymour, circa 1876; droite: Bureau de Newman à l'Oratoire de Birmingham. (Images: Wikipedia)

Gauche: Peinture du Cardinal Newman, par Jane Fortescue Seymour, circa 1876; droite: Bureau de Newman à l'Oratoire de Birmingham. (Images: Wikipedia)

Source: Dr. Adam A. J. DeVille

Newman and the problems of Catholic intellectual history

28 juillet 2019

Catholic World Report

L'automne dernier, j'ai applaudi l'annonce de la canonisation imminente de Jean Henry Newman, pour laquelle nous avons maintenant une date: le 13 octobre de cette année. Le mois d’octobre est le mois où, après de nombreuses années d'études et de souffrances, Newman a été reçu dans l'Église en 1845. Ce qui lui tient à cœur, c’est l’achèvement, à la veille de sa réception, de son Essai historique sur le développement de Doctrine chrétienne. Ce livre, ainsi que le reste de l'oeuvre de Newman, a beaucoup à nous apprendre, pas seulement sur l’histoire et les développements doctrinaux, mais aussi sur l'historiographie.

 

Newman serait, j'ose le dire, consterné par la façon dont de nombreux chrétiens aujourd'hui voient et gèrent notre histoire, comme ils le faisaient de son temps. Newman fut soupçonné par certains catholiques après 1845 parce qu'il était un homme des Pères et pas spécialement des Scolastiques. Sa formation patristique et ses dettes intellectuelles envers le premier millénaire semblaient le mettre en désaccord avec certains catholiques qui considéraient la tradition comme un livre écrit par Thomas d'Aquin et Trente.

 

Cette dynamique de périodisation de l'histoire, mais aussi de hiérarchisation, voire de glorification de certaines périodes, n'a pas beaucoup changé de nos jours. Aujourd'hui, chez certains catholiques, tout se passe comme si l'histoire se terminait quelque part entre 1958 et 1962, avec la mort de Pie XII et l'ouverture de Vatican II. Pour d'autres, l'Église ne prend vie qu'après 1965 lorsque le Concile prend fin, la période précédant le Concile étant considérée (comme je l'ai entendu dire de plusieurs Canadiens français, dont un archevêque important) comme la grande noirceur.

 

Chaque année qui passe, je suis de plus en plus convaincu que trop de problèmes dans l'Église aujourd'hui, et entre chrétiens, sont de nature historiographique. Nous préférons écrire et lire l'histoire d'une manière qui amplifie ou qui nie le désordre des conséquences actuelles. Nous fouillons dans l'histoire pour trouver des moyens de condamner ou d'élever le présent en fonction de notre politique, un processus souvent facilité par des doses effroyables de nostalgie et de romantisme.

 

La façon dont nous écrivons et lisons l'histoire révèle beaucoup de choses sur nous et sur notre psychologie. Plutôt que de lire et d'écrire l'histoire de façon ascétique, nous la lisons et l'écrivons souvent avec trop de passion. Écrire et lire l'histoire "ascétiquement", c'est le faire d'une manière qui nous permet d'écarter autant que possible nos propres ego et agendas. Si nous ne le faisons pas, alors nous écrivons "passionnément", dans le sens utilisé par Evagrius de Pontus : les passions désordonnées (logismoi) - ou ce qu'on appelle les péchés capitaux en Occident - nous contrôlent, nous privant de paix et de grâce et de la capacité de voir clairement la vérité, entraînant des distorsions et des troubles de toute nature - moraux, spirituels et intellectuels. Si nous souffrons de la passion de la colère (qu'Evagrius craignait plus que tout autre) contre, disons, le Pape François, nous pourrions avoir tendance à écrire et à lire l'histoire de manière à le dépeindre sous le pire jour possible.

 

Écrire l'histoire chrétienne ascétiquement ne signifie pas le faire d'une manière vidée de toute couleur, conviction ou commentaire. Ce n'est pas abandonner tout sens du jugement sur le bien et le mal. Cela ne cède ni à une peur exagérée ni à un espoir sans fondement.

 

La personne qui fait tout cela si bien est bien sûr Newman. Considérez seulement le dernier paragraphe de son fameux discours Biglietto à Rome en 1879, lorsqu'il fut nommé cardinal. Newman capture la tension incessante que les catholiques doivent maintenir en regardant notre sort aujourd'hui et en racontant notre histoire. Après avoir mis en évidence sans ménagement les ravages apparemment généralisés du "libéralisme" (voyez comme les choses changent peu !), Newman conclut ainsi :

 

Tel est l'état des choses en Angleterre, et il est bon que nous en soyons tous conscients ; mais il ne faut pas croire un instant que j'en ai peur. Je le regrette profondément, parce que je prévois que cela pourrait être la ruine de nombreuses âmes ; mais je n'ai aucune crainte qu'il puisse faire vraiment quel que grave dommage que ce soit à la Parole de Dieu, à la Sainte Église, à notre Roi tout-puissant, au Lion de la tribu de Juda, fidèle et vrai, ou à Son Vicaire sur terre. Le christianisme a été trop souvent dans ce qui semblait être un péril mortel tel que nous devrions craindre pour lui tout nouveau procès. Jusqu'ici est certain ; par contre, ce qui est incertain, et dans ces grandes compétitions reste souvent incertain, ce qui est souvent une grande surprise quand on en est témoin, c'est le mode particulier par lequel, en l'occurrence, la Providence sauve et sauve Son héritage élu. Parfois notre ennemi est transformé en ami; il est parfois dépouillé de cette virulence particulière du mal qui le menaçait; parfois il tombe en morceaux; parfois il fait tout ce qui est bénéfique, puis il est enlevé. En général, l'Église n'a rien d'autre à faire que de s'acquitter de ses propres devoirs, de confiance et de paix ; de rester immobile et voir le salut de Dieu.

 

S'arrêter et voir le salut de Dieu, dans l'espérance qu'Il ne nous abandonne pas : c'est aujourd'hui la tâche de tous les catholiques qui sont tentés de désespérer de l'état de l'Église !

 

Pour nous aider à garder notre espoir quand les choses semblent sombres, nous devons recommencer à lire l'histoire de l'Église avec des érudits sérieux. Au cours des dernières décennies, nous n'avons pas manqué d'historiens de premier ordre, rien qu'en anglais : Christopher Dawson, John Bossy, Jonathan Riley-Smith, Henry et Owen Chadwick (tous décédés) ; parmi ceux qui sont encore vivants, Eamon Duffy, John Pollard, Hermann Pottmeyer et Francis Oakley. La Compagnie de Jésus a semblé particulièrement habile à produire des historiens et des théologiens historiques de premier plan, notamment John O'Malley, Klaus Schatz, Brian Daley et Robert Taft. Ce qui les distingue tous, c'est la tension et la dynamique qu'ils essaient de maintenir : une reconnaissance sans faille du mal dans notre histoire, et la reconnaissance de ce que Dieu nous a fait traverser et où Sa Sainteté a triomphé.

 

Plus concrètement, c'est la même dynamique que nous devons maintenir en ce qui concerne l'histoire de la période post-conciliaire : reconnaître à la fois le bien et le mal produits par Vatican II. (Connaître l'histoire conciliaire, c'est reconnaître qu'il y a eu des conflits et du désordre à l'occasion de chaque concile, et après. Nicée Ier s'attaqua à l'arianisme, mais Constantinople Ier dut continuer l'œuvre cinquante ans plus tard. L'iconoclasme s'est aggravé à certains égards après Nicée II en 787 et n'a commencé son déclin final, mais jamais complet, qu'après le milieu du IXe siècle.) Bien que j'aie défendu Vatican II de bien des façons (voir, par exemple, mon essai dans Matthew Levering et Matthew Lamb, éd., La Réception de Vatican II, Oxford University Press, 2017), je n'ai jamais compris l'envie de tout détruire, ni de tout défendre.

 

Chrysostome

La pensée totale (pour emprunter une phrase de Robert Jay Lifton), dans laquelle tout est bon ou tout mauvais, n'est presque jamais la façon dont se déroule la pensée catholique sérieuse, en particulier l'historicisation catholique (la théologie morale est une autre affaire, et ici, comme nous le savons, il y a certaines choses condamnées avec raison et totalement comme "intrinsèquement mauvais". Le paragraphe 80 de Veritatis Splendor en donne une longue liste, y compris, nous devons le noter aujourd'hui à propos "des conditions de vie sous-humaines, l'emprisonnement arbitraire, la déportation"). Penser avec l'esprit de l'Église est un acte de discernement, trier le blé de l'ivraie, "dépouiller les Égyptiens" comme disaient les Pères, "baptiser les païens" comme d'autres l'ont fait. C'est la méthode qui permet et encourage sans crainte les chrétiens à plonger dans notre propre passé et, disons, dans Freud, Marx, Nietzsche, Hegel ou mille autres, et à en tirer des enseignements, tout comme Chrysostome, Augustin et Aquin l'ont fait avec Aristote et les autres de l'antiquité grecque. Cela ne signifie pas que nous acceptons tout, ni que nous les rejetons catégoriquement. Nous prenons ce qui est bon et laissons le reste derrière nous.

 

Nous devons non seulement mieux "lire, marquer et digérer intérieurement" notre propre histoire, mais aussi apprendre comment l'écrire et mieux la traiter. Plutôt que de faire cela, certaines personnes se plaisent aujourd'hui à arracher tendanciellement une partie, par exemple, du quatrième Concile du Latran, ou une lettre du pape Clément II, ou une autre éminence conservée au Denzinger, et à la frapper sur une page de blog avec une autre citation également brutalisée de Vatican II, ou la dernière déclaration du pape François. Tout cela se fait avec un élan triomphal dans ce que l'on pourrait appeler une "apologétique de base" fondée sur le romantisme d'un passé qui n'a jamais existé, un passé qui est considéré comme monolithique, sans équivoque et sans ambiguïté comme bon. C'est l'histoire de l'Église racontée dans l'un des deux seuls registres possibles : celui du "traumatisme choisi" ou de la "gloire choisie", pour reprendre les termes de Vamik Volkan de l'Université de Virginie.

 

Dans l'Église aujourd'hui, nous voyons cette approche se réaliser sous la forme de théories sur les infestations de francs-maçons au Vatican, les infiltrations de marxistes dans les séminaires, et de pontifes inéligibles qui montent sur le trône après une "abdication" illégale par Benoît XVI. Il ne manque pas ce que l'on pourrait appeler des capitalistes fous catholiques dont vous pouvez rejoindre les sites Web, les podcasts et les vidéos que vous pouvez acheter, et les livres que vous pouvez acheter vous donnant une version de l'histoire méconnaissable pour les Pères, pour Newman ou pour les savants aujourd'hui.

 

Nous pouvons, et devrions, rire d'une telle folie monétisée, mais nous devrions aussi y répondre. Comme beaucoup dans l'académie, et comme à peu près tous les évêques de la planète, je ne suis pas enclin à répondre aux farfelus et aux fous, mais en ne le faisant pas, nous condamnons trop de catholiques à périr dans ce désert intellectuel dans lequel ils sont entrés pour chercher désespérément des réponses quant à comment et pourquoi l'Église est dans cet état. Une fois de plus, Newman est ici un guide sûr : il n'a pas laissé à la machine à sous, permis aux "fausses nouvelles" de rester incontrôlées comme quand, par exemple, il a écrit à la main pendant six semaines les nombreux articles de journaux qui sont devenus plus tard son exaltante Apologia Pro Vita Sua pour réfuter le mensonge calomnieux sur la raison pour laquelle il était devenu catholique.
 

Si, aujourd'hui encore, Newman nous donne une vue d'ensemble, c'est l'historien jésuite byzantin Robert Taft, aujourd'hui décédé, qui donne les détails méthodologiques. C'est de lui, plus que de n'importe qui, que j'ai appris l'historiographie chrétienne, et à lui si souvent que j'ai rendu. Ailleurs, j'ai longuement réfléchi à l'historiographie de Taft et à la manière dont apprendre de lui pourrait aider dans les conflits catholiques-orthodoxes du passé, et dans les conflits entre chrétiens et musulmans concernant l'interprétation de l'histoire des croisades. Permettez-moi de ne citer ici qu'un seul passage crucial de son article de 1996 "Ecumenical Scholarship and the Catholic-Orthodox Epiclesis Dispute" (Ostkirchlische Studien 45). Après avoir exposé les mauvaises approches de l'écriture et de la narration de l'histoire, il nous donne ensuite quelques méthodes concrètes sur la façon de procéder, en faisant valoir que, suivant sa méthode historico-critique,

 

on traite des textes et des faits dans leur contexte, et que les théories cèdent aux données historiques, et non l'inverse. Une preuve objective signifie qu'il ne faut pas présenter des éléments de preuve tendanciellement inclinés pour appuyer une position, mais sans parti pris, pour trouver une réponse à la question, quelle qu'elle soit. Bien qu'aucune étude ne puisse jamais prétendre couvrir toutes les preuves, la sélection et la présentation des preuves doivent être exhaustives, c'est-à-dire suffisamment représentatives pour éviter de passer sous silence ou d'expliquer tout ce qui ne cadre pas bien avec une théorie préconçue. Enfin, il faut être scrupuleusement juste dans la présentation et l'évaluation de la preuve, en évitant la caricature et sans substituer la rhétorique aux faits.

 

Ceci n'est pas seulement une bonne historiographie : c'est le christianisme de base, une mise en action des dictons pauliniens les plus négligés (surtout des médias sociaux) sur la prédication de la vérité par amour. Taft et Newman reflètent ce que je ne peux que voir comme une approche véritablement catholique de la vie intellectuelle, qui évite l'idéologie et les solutions simplistes totales, et qui n'est pas gênée du tout par le fait que non seulement l'histoire papale mais toute l'histoire chrétienne est composée - comme Duffy l'a appelée sa magistrale histoire papale en un volume - de Saints et Pécheurs. Pour les catholiques d'aujourd'hui, il n'y a pas de piété à promouvoir ou à protéger en se concentrant uniquement sur les saints ; il n'y a pas de "scandale" à éviter en niant la présence des pécheurs à tous les niveaux de l'Église, et dans l'histoire de l'Église jusqu'à nos jours. Il n'y a rien à gagner à refuser de parler de nos problèmes.

 

Et il existe des problèmes, comme le souligne le nouveau livre important et très bienvenu de Stephen Bullivant, Exode massif: Désaffiliation catholique en Grande-Bretagne et en Amérique depuis Vatican II, le montre clairement. Nous pouvons maintenant entamer une discussion franche et directe sur les données que Bullivant a amassées et continuer à rechercher des études similaires et complémentaires afin de bien comprendre la réalité actuelle à laquelle nous sommes confrontés. (J'ai moi-même commencé à examiner des données similaires à la fin des années 1990 au Canada, alors que j'étais assistant de recherche pour un professeur qui écrivait un livre sur l'histoire du sacrement de la confession. L'effondrement stupéfiant et massif de sa pratique - et de celle d'autres sacrements - Après l’année 1960 et la Révolution tranquille au Québec, on s'attendait à l'effondrement décrit par Bullivant au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. En 1960, nous assistions à une messe dominicale de 85% des catholiques sur l'Île de Montréal; au milieu des années 1970, la pratique planait autour de la vingtaine; aujourd'hui, elle se situe quelque part entre 2 et 4%. 

 

Face à ces chiffres et à ces réalités aujourd'hui, le catholique n'a pas peur d'admettre que les choses semblent désastreuses dans certains endroits, mais que nous savons aussi que l'Église grandit dans d'autres, et qu'en toutes choses et en tous lieux, Dieu est aux commandes. Ainsi, nous pouvons reconnaître librement la présence du péché et de la grâce dans notre propre vie et dans celle de l'Église dans son ensemble. Nous ne minimisons ni n'amplifions les problèmes. Nous ne les rejetons pas passivement en disant "Eh bien, il y a toujours eu du péché", mais nous ne laissons pas non plus les réalités actuelles du péché nous paralyser de faire ce que nous pouvons et devons en cette heure actuelle. Nous continuons, comme Newman l'a dit dans l'une de ses "Méditations sur la Doctrine Chrétienne", à faire du mieux que nous pouvons pour
 

Dieu m'a créé pour que je Lui rende un service précis ; Il m'a confié un travail qu'Il n'a pas confié à un autre. J'ai ma mission - je ne le saurai peut-être jamais dans cette vie, mais on me la dira dans la prochaine. D'une manière ou d'une autre, je suis nécessaire à Ses desseins... ; j'ai un rôle à jouer dans cette grande œuvre ; je suis un maillon d'une chaîne...... Il ne m'a pas créé pour rien. Je ferai le bien, je ferai son œuvre ; je serai un ange de paix, un prédicateur de la vérité à ma place.

 

Puisse l'intercession de saint Jean Henry Newman nous permettre à tous de le faire aujourd'hui avec autant d'honnêteté et d'espoir que dans le sien.

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 19:07

Le groupe Bilderberg s'est réuni à Montreux début juin, sur les rives du lac Léman, pour sa 67e édition. De nombreuses personnalités influentes étaient présentes afin de discuter de thèmes comme l'Europe, le climat, la Russie, le successeur d'Angela Merkel, en dehors de tout cadre institutionnel.

Macron, invité au Bilderberg en mai 2014, ministre de François Hollande trois mois plus tard en août 2014; Christine Lagarde, invitée au Bilderberg 2010, directrice générale du FMI en 2011; Edouard Philippe, invité au Bilderberg en 2016, Premier ministre en 2017; Margaret Thatcher, invitée au Bilderberg en 1975, Premier ministre de Grande-Bretagne en 1979; Bill Clinton, invité du Bilderberg en 1991, président des Etats-Unis en 1992; Angela Merkel, invitée du Bilderberg en mai 2005, chancelière d'Allemagne en novembre 2005; Ursual von der Leyen, nommée présidente de l'union européenne en 2019 était au Bilderberg cette même année. Ce ne sont là que quelques exemples. Les puissants s'organisent et se maintiennent au pouvoir. La ligne atlantiste, néo-libérale, pro-Union européenne se perpétue, les médias regardent ailleurs. Vincent Lapierre enquête :

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 08:01
État libéral et liberté religieuse

Source: Politique Magazine / RT France

Bien loin d’être neutre, l’État libéral se coupe de la culture commune religieuse et se retrouve désemparé face aux religiosités contemporaines. Analyse par Damien Clerget-Gurnaud.

 

Initialement, la reconnaissance par l’Église de la liberté religieuse était une façon de rompre avec sa conduite passée, en prenant solennellement ses distances avec toute forme de violence exercée au nom de la religion. Fondé sur le principe de la dignité de la personne et sur la nature volontaire de tout acte de foi, le respect de la liberté religieuse n’était pas le moins du monde – du moins dans l’intention de la déclaration Dignitatis Humanae – un renoncement à la vérité universelle du christianisme. Bien au contraire voulait-il en être l’expression la plus fidèle. C’est au nom même de la foi en Jésus Christ qu’il était requis de ne pas contraindre ceux qui refuseraient d’y croire.

 

La séparation radicale du politique et du religieux

Si ce principe est difficilement contestable, son application en revanche l’est bien davantage. Car de ce même principe on pouvait tirer deux mesures radicalement opposées. D’une part promouvoir l’instauration d’une politique authentiquement chrétienne, et même plus chrétienne que jamais puisque plus que jamais attentive à la dignité des personnes. De fait, il n’est pas déraisonnable d’imaginer que les progrès de la liberté religieuse seront d’autant mieux assurés que l’État sera plus ouvertement chrétien. Si le principe de la liberté religieuse est théoriquement fondé sur une anthropologie chrétienne, seule la commune acceptation de cette dernière rendrait vraiment et pratiquement possible la réalisation pleine et entière de la première. Autrement dit : la liberté religieuse ne rend nullement obsolète l’ambition de baptiser des États et des nations, puisqu’il y a apparence que dans les nations chrétiennes la liberté de conscience serait sinon respectée du moins défendue.

 

La religion catholique s’est retrouvée piégée dans cette machine de l’État neutre

D’autre part ôter au christianisme toute velléité politique, en séparant radicalement deux domaines tenus pour intrinsèquement distincts : le domaine politique, où l’usage de la force demeure un moyen ordinaire et parfois légitime ; et le domaine religieux, où aucune contrainte ne saurait jamais être exercée. C’est cette possibilité qui a malheureusement prévalu historiquement. Cette séparation des domaines, cette rupture du vieil édifice théologico-politique sous les coups de boutoir du libéralisme lockien est au cœur de notre modernité politique. Les circonstances historiques qui ont concouru à l’avènement de cette modernité ont en effet utilisé le thème de « la liberté religieuse » d’abord comme un instrument d’émancipation face aux religions politiques.

 

Contre la théologie politique

Au lieu d’incarner un principe de théologie politique, le respect de la liberté religieuse est d’abord apparu comme une déclaration de guerre contre toute forme de théologie politique. Au lieu d’apparaître comme la confirmation des droits politiques d’une religion soucieuse avant tout d’améliorer la conduite collective des hommes, il passa pour un renoncement à valoir encore, à se faire valoir politiquement en tant que foyer normatif et phare des sociétés humaines. Il arriva donc que la liberté religieuse fut moins la liberté garantie par le christianisme que la liberté en partie conquise contre lui. Et l’espace politique, au lieu d’être encore chrétien, au lieu même d’être encore voulu chrétien par les chrétiens eux-mêmes, s’émancipa solennellement, au nom de la liberté religieuse, de toute appartenance confessionnelle.

 

Pour son malheur, la religion catholique s’est depuis assez longtemps retrouvée piégée dans cette machine de l’État neutre qu’elle a fini par admettre comme une évidence indiscutable et une incarnation théologiquement acceptable de son propre respect pour la liberté religieuse. Pourtant, s’il y a bien dans le christianisme le fondement d’une distinction ferme entre ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu, donc d’une distinction entre l’État et l’Église, on n’y trouverait pas la moindre trace d’une pareille distinction entre le domaine politique et le domaine religieux. Que le roi n’ait pas à se laisser dicter sa conduite par le pape n’implique aucunement qu’il n’ait pas à se laisser dicter sa conduite par Dieu, dans le pieux respect de Ses préceptes.

 

La prétendue neutralité idéologique de l’État

Le 14 mai 2019, la très officielle commission théologique internationale a rendu public un rapport de quarante pages consacré justement à cette question de la liberté religieuse dans le monde contemporain. Sous ses allures modestes, ce petit texte s’attaque frontalement à ce dogme libéral de l’État neutre. Enfin ! Et il le fait avec une hardiesse combative qu’on désespérait de jamais revoir :

 

« La prétendue neutralité idéologique d’une culture politique qui déclare vouloir se construire sur la formation de règles purement procédurales de justice, en écartant toute justification éthique et toute inspiration religieuse, manifeste la tendance à élaborer une idéologie de neutralité qui, de fait, impose la marginalisation sinon l’exclusion de l’expression religieuse de la sphère publique. Et donc de la pleine liberté de participer à la formation de la citoyenneté démocratique. Ici se découvre l’ambivalence d’une neutralité de la sphère publique qui n’est qu’apparente et d’une liberté civique objectivement discriminante. »

 

Ce propos revient à dénoncer, avec une fermeté peu commune, le pacte explicite qui renvoyait la croyance religieuse à une sphère privée éloignée d’une sphère publique où prévalait au contraire la neutralité confessionnelle. Ce partage, quoi qu’il prétende, est un jeu de dupes qui ne respecte aucunement la liberté religieuse puisqu’il contraint pratiquement tous les croyants à se résoudre à une forme d’existence mensongère : « Lorsque les chrétiens acceptent passivement cette dichotomie de leur être entre une extériorité gouvernée par l’État et une intériorité gouvernée par l’Église, ils ont, de fait, déjà renoncé à leur liberté de conscience et d’expression religieuse ».

 

Mais le pire n’est peut-être pas cette hypocrisie institutionnelle. L’indifférence religieuse de l’État, observent les auteurs, a eu cet effet paradoxal d’encourager le développement d’une religiosité politiquement immature, qui échappe à tout réel effort d’institutionnalisation. Telles ces inquiétantes déviations religieuses que constituent « les formes nouvelles de religiosité cultivées dans la ligne de contaminations arbitraires entre recherche du bien-être psycho-physique et constructions pseudo-scientifiques de la vision du monde ». Cette religiosité sur mesure, taillée aux proportions exclusives de la vie privée, avec les clôtures et la culture du secret que cette vie requiert d’habitude, qu’est-elle d’autre sinon une forme de sécession politique qui n’en finit pas d’alimenter les sectes en nouveaux convertis ?

 

Mondialisme et fondamentalisme

De même, et contrairement aux apparences, la nouvelle poussée du fondamentalisme n’est pas forcément la survivance d’une religiosité traditionnelle que l’on croyait dépassée. Ce phénomène pourrait être en réalité indissociable de la mondialisation contemporaine au point de ne pouvoir se comprendre sans référence à la manière dont les sociétés libérales ont nié à la croyance religieuse tout droit à exister dans le domaine public. C’est par une forme de symétrie conflictuelle, la radicalité d’une option répondant à la radicalité de l’autre, que le fondamentalisme a vu le jour. Il est littéralement l’hyper-politisation de la religion qui fait face à sa massive dépolitisation au sein des sociétés occidentales. Comme tout ce qui ne vit que par opposition à autre chose, le fondamentalisme ne peut donc se concevoir sans les sociétés libérales, dont il inverse méthodiquement tous les signes.

 

L’ennui est que, confrontés à ces nouvelles formes de religiosité parasite, les États libéraux se retrouvent désarmés, faute d’une culture religieuse suffisante. Face à une religiosité politiquement immature, ils n’ont à opposer que leur propre immaturité religieuse, produite par des siècles d’oubli volontaire et de rejet de l’héritage religieux (en l’occurrence chrétien) qui habite encore leurs pratiques politiques. Face à des religions qui ne savent plus rien du fait politique, ils offrent les réponses maladroites d’un monde politique amnésique qui manque si radicalement de mémoire religieuse qu’il est devenu incapable du moindre discernement : « Les théories de l’État libéral qui le pensent comme radicalement indépendant de ce qu’apportent l’argumentation et le témoignage de la culture religieuse, le doivent concevoir comme plus vulnérable aux pressions des formes de religiosité – ou de pseudo-religiosité – qui cherchent à s’affirmer dans l’espace publique en dehors des règles d’un dialogue culturel respectueux ».

 

Cette séparation entre la religion et la politique s’avère donc aussi injuste pour la religion qu’elle est dangereuse pour la politique. Car il ne fait aucun doute qu’en cantonnant la religion à la sphère privée, les États libéraux se sont en même temps privés d’un aspect essentiel de tout édifice politique. En effet, la religion est constitutive d’une culture dans laquelle elle assume sinon un rôle matriciel, du moins un rôle majeur. Par culture, il faut entendre un système global de symboles qui informent la vie sociale et permettent de lui donner du sens. Plus encore, la culture commune nourrit de « récits fondateurs » une identité collective qui n’est rien sans elle. C’est donc tout à la fois de cette culture commune et de cet enracinement dans une communauté d’appartenance que les politiques libérales se sont coupées en reléguant le christianisme à l’obscurité des pratiques individuelles : « L’indifférence de l’État le rend progressivement étranger aux fonctions symboliques dont se nourrit l’appartenance sociale et il devient de plus en plus incapable de les comprendre, et donc de les respecter, comme il déclare vouloir le faire ».

 

Plus profondément, la croyance religieuse est par sa nature même une façon d’assumer la condition humaine dans sa dimension la plus existentielle et la moins anecdotique : « L’expérience religieuse est gardienne du niveau de réalité où la convivance sociale vit et affronte les thèmes et les contradictions qui sont propres à la condition humaine (l’amour et la mort, le vrai et le juste, ce qu’on ne peut comprendre et ce qu’on ne peut espérer ) ». N’est-ce pas à la marginalisation systématique de cette dimension religieuse de l’existence que la vie publique de nos sociétés occidentales doit son apparente frivolité et son incapacité manifeste à élever le débat politique au-delà des querelles picrocholines ?

 

La politique moderne est une idolâtrie

Pour toutes ces raisons, le dogme libéral de l’État neutre paraît aujourd’hui de moins en moins tenable. Cette impasse pourrait logiquement nous conduire à tenter à nouveau d’inscrire la sphère publique sous un horizon explicitement religieux, autrement dit redonner toute sa chance à l’idée complaisamment abandonnée d’un « État chrétien ». Un tel projet est d’autant moins absurde que, tout compte fait, l’État moderne a laissé le christianisme derrière lui mais en conservant intactes, depuis deux cents ans, l’affirmation d’un dogme commun et la pratique d’un culte public. Que ce dogme ne renvoie plus à la religion chrétienne et que ce culte ne s’adresse plus explicitement à Dieu n’autorise aucunement à dire que la politique moderne serait sortie de la religion. Fondamentalement, l’idéologie d’État est une forme d’idolâtrie et, à ce titre, elle demeure encore pleinement justiciable de catégories religieuses : « Lorsque la place de Dieu, dans la conscience collective d’un peuple, est occupée abusivement par les idoles fabriquées par l’homme, le résultat n’est pas un climat de liberté plus avantageux pour chacun, mais bien plutôt une servitude plus insidieuse pour tous ».

 

De la convivance à la Justice, il y a tout l’écart entre la simple dimension sociale et la dimension proprement politique

Malheureusement, les membres de la commission théologique n’ont pas poussé l’audace du raisonnement jusque-là. Convaincus que la religion avait un rôle politique à jouer, ils se sont contentés de vouloir lui faire jouer un rôle social infra-politique. Ils ont parfaitement compris les limites d’une approche de la religion exclusivement fondée sur la liberté des individus et ignorante de la dimension intrinsèquement communautaire et relationnelle de toute vie personnelle : « Elle [la liberté] n’a aucune possibilité de grandir en force et sagesse sans la médiation de relations humanisantes qui aident cette liberté à s’engager, à s’éduquer, à s’affermir et aussi à se transmettre, au-delà des aliénations où l’individualité pure, ravalée à l’individualisme, ne peut que végéter. […] Le jugement de la conscience sur la rectitude de l’agir est élaboré sur la base de l’expérience personnelle, à travers la réflexion morale ; et ce jugement se définit par rapport à l’ethos communautaire qui instruit et qui rend manifeste la valeur des comportements vertueux conformes à la vérité de l’humain ». Mais cet élargissement de la vie religieuse au domaine social la tient encore éloignée de la sphère politique.

 

Dimension sociale sans dimension politique

Prisonniers de la perspective “personnaliste” de Dignitatis Humanae, les auteurs du rapport parviennent à étendre le domaine spécifiquement religieux au-delà de la seule personne, en direction de sa communauté d’appartenance. Ainsi la religion revêt-elle, au-delà de la relation de chacun avec Dieu, une réelle dimension sociale : « Ainsi, l’existence chrétienne unit-elle la liberté individuelle de l’acte de foi et l’insertion dans une tradition communautaire comme les deux faces d’un même dynamisme personnel ». Mais la vie sociale ou communautaire ne constitue pas en elle-même un ordre politique, elle n’est encore que la coexistence de personnes dans un espace relationnel élargi dont la norme est de « convivance ». Pour qu’il y ait un ordre politique, il faut davantage que cette convivance des personnes ; il faut une personnalité morale collective qui se nomme cité, nation ou empire et qui apparaît comme le « bien commun » de chacun à la condition qu’il soit effectivement bon pour chacun, c’est-à-dire « juste ». De la convivance à la Justice, il y a tout l’écart entre la simple dimension sociale et la dimension proprement politique.

 

Or, les auteurs de la commission théologique se sont bien gardés de pousser leur prétention au-delà de cette seule dimension sociale. Ce qu’ils attendent n’est finalement rien de plus que la reconnaissance publique du droit des communautés religieuses au sein de cet espace social. Comme dans le modèle libéral, l’État demeure garant de la paix publique, mais il ne doit plus empêcher l’expression sociale de cette foi. Tel est le modèle de « laïcité positive » qu’ils appellent de leur vœu, dans une perspective proche de celle du pape François. On peut se demander si une telle ambition ne restaure pas in fine les conditions d’une exclusion politique qui avait été si vaillamment critiquée dans les passages consacrés à l’État neutre. Car on voit mal en effet comment cette liberté religieuse élargie serait autre chose qu’un encouragement au « repli » communautaire.

 

À supposer même que ces libertés communautaires ne représentent pas, au sein d’une société multiculturelle, une réelle menace pour la convivance mutuelle (comme si la pratique du dialogue et le respect réciproque étaient une façon d’user correctement de toute croyance religieuse plutôt qu’une norme de comportement prescrite par l’une d’entre elles), le « bien commun » ne s’en trouverait pas pour autant restauré. Dans le cadre du libéralisme, c’est un fait, l’État est seulement le garant de la convivance sociale tandis que le « bien commun », lui, est proprement abandonné au nom du relativisme éthique. L’Église seule, en tant qu’elle affirme à contretemps l’existence de normes transcendantes, demeure en mesure de conserver quelque validité au principe du bien commun. La commission théologique ne se fait pourtant pas faute de rappeler cette immense responsabilité politique, qui empêche de concevoir la foi catholique comme un simple marqueur sociologique. Seulement voilà : effrayée par sa propre audace, elle s’est soigneusement gardée d’aller au bout de sa logique.

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 13:41
Les manifestants favorables à la famille se trouvaient dans la rue en face du stade.

Les manifestants favorables à la famille se trouvaient dans la rue en face du stade.

1 août 2019 ( MassResistance ) - Notre dernier chapitre de MassResistance - basé à Lakewood, dans le New Jersey - a démarré! Dirigés par des juifs orthodoxes locaux et travaillant avec des chrétiens de la région, ils abordent le programme des LGBT publiquement et sans crainte. Ils ont récemment organisé trois manifestations publiques, et ils commencent tout juste!

 

New Jersey MassResistance a été créée à Lakewood, dans le New Jersey, par un groupe de juifs orthodoxes qui ont été horrifiés par le mouvement LGBT visant leur communauté. MassResistance collabore avec leur dirigeant local depuis 2015.

 

Leur communauté a décidé qu'il était temps d'organiser la résistance! Les chefs religieux locaux, catholiques et protestants, ainsi que leurs congrégations, se sont rapidement joints à eux.

 

La force derrière elle: Rabbi Yehuda Levin

Le rabbin Yehuda Levin, de Brooklyn, à New York, est une figure forte du mouvement pro-familial depuis des décennies. MassResistance a commencé à travailler avec lui en 2004, lorsqu'il est venu à Boston pour s'opposer à l'imposition du "mariage homosexuel" à l'État. Depuis, nous nous sommes entraidés dans plusieurs projets.

 

Le rabbin Levin est étroitement lié aux rabbins orthodoxes de Lakewood, NJ. Voyant ce qui se passait, il a réalisé une série de vidéos pour rassembler la communauté orthodoxe et également pour impliquer la communauté chrétienne locale. Cela a fait avancer les choses. Il s'est ensuite rendu à Lakewood pour participer personnellement aux manifestations.

Video du Rabbin Levin video de Lakewood à la Communauté Chrétienne. Dans paramètres de la video, intégrez les sous-titres en français.

1. Manifestation "Soirée de la fierté" au stade de baseball des ligues mineures

 

Les BlueClaws de Lakewood sont une équipe de baseball de classe A de ligue mineure affiliée aux Phillies de Philadelphie. Leur stade est situé à quelques pâtés de maisons d'une école juive orthodoxe réservée aux garçons et de plusieurs synagogues orthodoxes. Il est largement considéré comme une "yeshiva religieuse" de la ville. Il existe également de nombreuses églises chrétiennes dans cette région.

 

Lorsque la direction de BlueClaws a annoncé que son match du 8 juin (le jour du sabbat juif) serait une "soirée de la fierté" et qu'il distribuerait des casquettes arc-en-ciel gratuites, les résidents locaux ont été choqués. Cela a été perçu comme un affront réalisé directement à l'encontre de la communauté environnante de juifs et de chrétiens religieux.

 

Ainsi, le rabbin Levin a annoncé qu'une manifestation aurait lieu quelques jours auparavant, à l'extérieur du stade, le 6 juin. Le groupe MassResistance de juifs orthodoxes a distribué un tract dans toute la zone, encourageant tous les religieux à les rejoindre.

 

Les rabbins ont également noté que les politiciens de la ville avaient donné un contrat de location favorable aux BlueClaws. Aujourd'hui, ils "ferment les yeux alors qu'ils affichent leur message anti-judéo-chrétien politiquement correct et qu'ils enfoncent" les valeurs anti-familiales dans notre gorge." Ils ont dit qu'ils faisaient partie de "l'homosexualisation de notre communauté".

 

Il a rapidement attiré l'attention des médias libéraux locaux:

La direction de BlueClaws a réagi en insultant davantage la population locale. L'équipe a publié une explication absurde disant que "le baseball est pour tout le monde" - une déclaration avec laquelle personne n'est en désaccord. Les gens ne sont simplement pas d'accord avec la promotion de la perversion sexuelle. Ce n'est pas pour tout le monde!

 

Voici la déclaration de BlueClaws à la presse quelques jours avant leur soirée de la fierté:

 

Nous sommes attachés à l'idée que le baseball est destiné à tout le monde et que tous sont les bienvenus à un match BlueClaws. Il est regrettable que certaines personnes choisissent de faire preuve d'intolérance plutôt que d'embrasser le véritable esprit de la soirée. Nous attendons avec impatience la soirée BlueClaws Pride Night le samedi.

 

Un groupe de catholiques locaux et quelques protestants se sont joints à la manifestation. Le 6 juin, devant le stade, plus de 70 manifestants de la famille (dont une moitié de chrétiens et l'autre de juifs) se sont présentés. C'était un grand succès! (Environ 15 contre-manifestants LGBT sont venus pour les intimider, mais c'était un échec.)

Juifs et chrétiens unis!

Juifs et chrétiens unis!

2. Manifestation du «mois de la fierté» à la bibliothèque publique locale

Malheureusement, il y avait encore beaucoup à faire à la bibliothèque publique locale d'Ocean Park, qui se trouve également à quelques rues de synagogues orthodoxes et d'églises chrétiennes. La bibliothèque attire de nombreux enfants juifs orthodoxes de la région.

 

Au cours du mois de juin, la bibliothèque a célébré de manière agressive le "Mois de la fierté gay". Selon des reportages locaux, cela incluait "des expositions de thèmes LGBT, des livres avec des personnages LGBT, des orateurs et des présentations LGBT, des projections de films et d'autres événements destinés à différents âges". En d’autres termes, il a délibérément imposé un programme pervers anti-familial à la communauté religieuse locale.

 

En conséquence, une école juive voisine, Yeshiva Orchos Chaim, a dit aux parents que leur politique officielle était qu'aucun enfant ne devrait aller à la bibliothèque publique au cours du mois de juin.

 

En outre, comme l'ont souligné les dirigeants de Lakewood MassResistance, l'activité offensive de la bibliothèque contredit sa propre politique, qui stipule que:

 

La bibliothèque s'efforce de créer un environnement chaleureux et accueillant pour nos clients de tous âges… La bibliothèque est un lieu public et la sécurité des enfants est donc une préoccupation sérieuse… Les jeunes enfants ont besoin de se sentir en sécurité.

 

Mais les responsables de la bibliothèque ont ignoré les plaintes des parents.

 

Le rabbin Levin a appelé à une manifestation devant la bibliothèque dans la soirée du 27 juin. Les activistes orthodoxes ont à nouveau distribué des tracts dans les quartiers.

 

Et encore une fois, les médias libéraux locaux ont réagi avec colère à la future manifestation:

 

Mais la manifestation a été un autre grand succès! Cette fois, plus de 110 personnes sont venues protester. Près du quart d'entre eux étaient chrétiens, les autres juifs orthodoxes. L'Église baptiste biblique locale a envoyé son pasteur et de nombreux autres participants. Beaucoup de gens - y compris des fonctionnaires - ont compris le message! (Encore une fois, environ 15 contre-manifestants LGBT ont tenté de les intimider, mais ils n'ont pas du tout été efficaces.)

 

3. Manifestation devant une collecte de fonds pour des politiciens juifs "orthodoxes" pro-LGBT

C'était une manifestation beaucoup moins importante avec une seule personne physiquement. Mais beaucoup d'autres membres de la communauté orthodoxe étaient extrêmement outrés et travaillaient à l'arrière-plan.

 

Le 24 juillet, un homme d'affaires juif de Lakewood a organisé une collecte de fonds politique dans une maison privée. L’événement visait à recueillir des fonds pour le représentant de l'État de l’Illinois, Yehiel Mark Kalish. L’invité spécial était l'assemblé du New Jersey Schaer, qui représente une région au nord de Lakewood.

 

Les deux politiciens sont des démocrates. Mais c'est bien pire que ça.

 

Illinois Rep. Kalish est un rabbin orthodoxe qui soutient fermement l'avortement légalisé et "les droits de la communauté LGBT", notamment "l'égalité dans le mariage".

 

Le député à l'Assemblé du New Jersey, Schaer, est le premier Juif orthodoxe élu à la législature du New Jersey. En 2017, il a été approuvé par le groupe LGBT Garden State Equality, un groupe LGBT, en tant que "candidat favorable aux LGBT".

 

Voici l'affiche qui a été distribuée autour de Lakewood pour annoncer la collecte de fonds.

 

Comment cela peut-il arriver? Même parmi les Juifs orthodoxes, il y a ceux qui vendront leur foi pour un peu de pouvoir. C'est particulièrement exaspérant car cela déshonore tous les autres.

 

Organiser une collecte de fonds aussi offensive dans une communauté juive orthodoxe sérieuse semblait plus qu'une coïncidence. Cela semblait presque avoir un but. Une déclaration devait être faite. Ainsi, avec la bénédiction du Rabbi Levin, l'un des membres du groupe est allé et a tenu une pancarte devant la maison pendant l'événement.

 

Les gens ont reçu le message!

 

Dernières pensées

 

Les Juifs orthodoxes croient qu'il est important de lutter contre les attaques immorales contre leur communauté, même si les chances sont contre vous. Ils croient également qu'il ne faut pas hésiter à dire la vérité. Nous sommes absolument d'accord. Et d'après ce que nous avons vu, cette attitude et cette approche donnent toujours des résultats positifs, malgré ce que vous affrontez.

 

Vous verrez plus de choses dans le New Jersey MassResistance!

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 22:50

Article mis à jour le 8 août 2019

 

Une lettre de la congrégation romaine pour la liturgie du 29 juin 2008 indique qu'il ne faut plus dire Yavhé. "Par respect pour le Nom de Dieu, pour la Tradition de l’Eglise, pour le Peuple Juif, et pour des raisons philologiques, il ne faut plus prononcer le nom de Dieu en disant «Yavhé »". Le synode des évêques sur la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise a mis en pratique cette nouvelle disposition de la Congrégation romaine pour le culte divin qui demande – « par directive du Saint-Père » – qu’on n’emploie plus la transcription des quatre consonnes hébraïques – « le Tétragramme sacré » – vocalisées en « Yavhé » ou « Yahweh », dans les traductions, « les célébrations liturgiques, dans les chants, et dans les prières » de l’Eglise catholique. 

A une question de Zenit sur ce point, Mgr Gianfranco Ravasi président du Conseil pontifical de la culture, bibliste, et président de la commission du Message du synode des évêques, a révélé que quelque membre du synode avait employé ce mot et qu’on a alors rappelé cette disposition nouvelle. Mgr Ravasi a souligné l’importance de respecter l’usage de la communauté juive sur ce point et il a avancé les raisons philologiques.

 

En effet, les quatre lettres hébraïques désignant le nom de Dieu, révélé à Moïse (Cf. Exode 3), sont quatre consonnes, le « Tétragramme » (Yod-Heh-Waw-Heh, souvent transcrites dans notre alphabet: YHWH). Ces quatre consonnes sont imprononçables parce qu’on ignore comment ce nom était vocalisé. Ou plutôt, dans la tradition de l’Ancien Testament, le nom de Dieu est imprononçable.

 

Seul le grand prêtre pouvait le prononcer, une fois l’an, lorsqu’il pénétrait dans la Saint des Saints du Temple de Jérusalem. La vocalisation a ainsi été gardée secrète et perdue. Certains suggèrent même qu’il n’y a jamais eu de vocalisation, personne ne pouvant prétendre mettre la main sur Dieu en prononçant son Nom.

 

Le livre de l’Ecclésiastique par exemple dit du grand prêtre Simon : « Alors il descendait et élevait les mains, vers toute l’assemblée des enfants d’Israël, pour donner à haute voix la bénédiction du Seigneur et avoir l’honneur de prononcer son nom » (Ecclésiastique, ch. 50, v. 20).

 

Mgr Ravasi a rappelé que la traduction de la bible de l’hébreu en grec par les « Septante » sages juifs (72 traducteurs, vers 270 av. J.-C.), a remplacé le Tétragramme par le mot grec « Kurios », signifiant « le Seigneur ». La traduction de la « Vetus latina » et la « Vulgate » de saint Jérôme a traduit « Dominus » « le Seigneur », comme le rappelle le document de la Congrégation romaine qui demande donc de revenir à cet usage de dire « le Seigneur », à chaque fois que le texte emploie le Tétragramme.

 

Dans sa Lettre aux conférences des évêques du monde entier sur le Nom de Dieu, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements demande ainsi la suppression de cette transcription du tétragramme dans les livres destinés à la lecture liturgique.

 

Ce document, en date du 29 de juin 2008, a été publié dans la revue « Notitiae » de la Congrégation. Il est signé par le préfet de cette congrégation, le cardinal Francis Arinze, et par Mgr Albert Malcom Ranjith, secrétaire de ce même dicastère.

 

La congrégation rappelle son document « Liturgiam Authenticam », de 2001, sur les traductions liturgiques, où il est demandé que « le nom du Dieu tout-puissant », exprimé par « le tétragramme hébreu » et rendu en latin par le mot « Dominus », soit rendu « dans les langues vernaculaires » par un mot de sens « équivalent ».

 

Or, la pratique s’est répandue de « prononcer le nom propre au Dieu d’Israël », de le vocaliser dans la lecture des textes bibliques des lectionnaires liturgiques, mais aussi dans les hymnes et les prières : « Yahweh », « Jahweh » ou « Yehovah ».

 

En France, les textes liturgiques n’utilisent pas la vocalisation « Yavhé », mais elle apparaît dans les traductions de la Bible – qui ne sont pas normatives pour la liturgie – ou des chants.

 

Après une argumentation scripturaire, le document affirme : « L’omission de la prononciation du tétragramme du nom de Dieu de la part de l’Eglise a donc sa raison d’être. En plus d’un motif d’ordre purement philologique, il y a aussi celui de demeurer fidèle à la tradition ecclésiale, puisque le tétragramme sacré n’a jamais été prononcé dans le contexte chrétien, ni traduit dans aucune des langues dans lesquelles on a traduit la Bible ».

 

Les différents courants du judaïsme moderne maintiennent cette tradition que le Tétragramme ne peut être prononcé que par le Grand Prêtre dans le Temple, et même que celui-ci ne le prononçait généralement qu’à Yom Kippour (le jour du Grand Pardon, des « Expiations »).

 

Le Temple de Jérusalem ayant été détruit, ce Nom n’est jamais prononcé par les Juifs lors de rituels religieux, ni lors de conversations privées. Dans la prière, le Tétragramme est remplacé par « Adonaï » (« le Seigneur »), et dans la conversation courante par HaShem (« le Nom »).  (Source: Anita S. Bourdin, ZENIT)

 

L'ouvrage "Les mots du christianisme, Catholicisme, orthodoxie, protestantisme", du Père Dominique Le Tourneau, publié chez Fayard en 2005, indique au mot "JEHOVAH" (p. 341):

 

"Transcription médiévale du nom de Dieu, Yahvé, à partir d'une lecture errronée du texte hébreu, vocalisé par les massorètes - des savants juifs des VIIIe et IXe siècles - qui ont fixé le texte hébreu de la Bible.

[...] Cette transcription est abandonnée. Elle ne subsiste que dans le nom de l'organisation religieuse dite des 'Témoins de Jéhovah'", et chez les francs-maçons :

Ne jamais prononcer le nom de Dieu. Les Juifs ne prononcent pas le nom de Dieu. Quand les Juifs lisent le nom du tétragramme de Dieu, ils pensent Adonaï :

Dans cette video, le rav Ron Chaya explique que les Juifs ne prononcent pas le nom de Dieu en vain, "parce qu'en faisant cela tu transgresses le commandement divin. C'est un manque de respect très grand."

 

Pourtant, les Témoins dits de "Jéhovah" accordent une grande importance à l'utilisation du nom personnel de Dieu. Ils revendiquent bien souvent être les seuls à employer ce nom, qu'ils considèrent être "Jéhovah" (avec ces trois voyelles). Ils se servent de cet argument pour démontrer qu'ils sont (selon eux), la seule vraie religion sur terre. Voici par exemple ce que nous pouvons lire dans leurs publications :

 

LA PLUPART des Églises évitent d’utiliser le nom de Dieu. Par exemple, dans l’introduction d’une bible, il est dit que les croyants ne devraient jamais appeler Dieu par un nom propre. Nous, les Témoins de Jéhovah, nous pensons le contraire. Nous sommes fiers de porter le nom de Dieu et de lui rendre gloire (lire Psaume 86:12 ; Isaïe 43:10). - La Tour de Garde du 15/03/2013 page 24 (édition simplifiée)

 

Dans cette citation on constate que les Témoins de Jéhovah établissent une généralité à partir d'une seule phrase (tronquée) tirée d'une seule Bible.

 

La chrétienté, pour sa part, mérite d’être détruite, car elle a favorisé l’ignorance spirituelle de ses fidèles et a manifesté un mépris flagrant à l’égard du nom de Dieu [...] Quant aux chefs des autres religions, de la chrétienté ou non, ils ont eux aussi caché à des millions de croyants l’identité du vrai Dieu. - La Tour de Garde du 15/01/2011 page 4

Ces affirmations sont-elles justifiées ? Les Témoins de Jéhovah ont-ils raison de juger et de condamner ainsi les autres chrétiens ?

 

Quel est le nom de Dieu dans la Bible ?

Dans les manuscrits bibliques disponibles, le nom de Dieu apparaît sous la forme d'un "tétragramme", soit quatre caractères hébraïques que l'on peut retranscrire dans notre alphabet par "YHWH". Ce tétragramme apparaît 6519 fois dans les manuscrits de l'Ancien testament. Je ne vais pas développer davantage car les Témoins de Jéhovah connaissent déjà très bien ces choses. Pour en savoir plus vous pouvez consulter les liens suivants :

 

Voir la page Wikipedia sur YHWH

Etude sur le Tétragramme dans la Bible

 

Ce qu'il faut retenir ici c'est que le nom biblique de Dieu n'est pas "Jéhovah" mais "YHWH". La prononciation exacte de ce nom s'est malheureusement perdue avec le temps depuis que les Juifs, par superstition [ou par respect, Note de Christ-Roi], ont cessé de le prononcer. Donc prétendre que les Témoins de Jéhovah sont la vraie religion parce qu'ils appellent Dieu "Jéhovah" est une erreur. De fait, le nom "Jéhovah" n'existe dans aucun manuscrit et n'est qu'une construction tardive, datant du Moyen-Âge. Mais alors comment peut-on aujourd'hui prononcer ce tétragramme ?

[...]

Pourquoi certaines Bibles remplacent-elles le tétragramme par "SEIGNEUR" ?

Certaines Bibles ont choisi de remplacer le tétragramme par le titre "SEIGNEUR" dans l'ancien testament. Pourquoi ? Elles font ce choix pour harmoniser l'ancien testament avec le nouveau testament dans lequel le tétragramme n'apparaît pas (aucun manuscrit du nouveau testament ne contient le tétragramme).

De plus la Septante [IIIe s. av. J.-C.], première traduction en grec de l'ancien testament [bible hébraïque], remplaçait également le tétragramme par "kurios" ("Seigneur"). Remplacer le tétragramme par "Seigneur" dans l'ancien testament dans un souci d'harmonisation, ou pour se conformer à la Septante du premier siècle utilisée par les chrétiens de l'époque est donc un choix de traduction. D'ailleurs les Témoins de Jéhovah ont choisi de faire la même chose dans l'autre sens, à savoir harmoniser le nouveau testament avec l'ancien en remplaçant "kurios" par "Jéhovah" à de nombreux endroits dans le texte grec. Toutefois, là où dans le premier cas on peut facilement prouver à l'aide des manuscrits originaux que "Seigneur" correspond bien au tétragramme, dans le cas de la Traduction du Monde Nouveau il est impossible de prouver que le nom "Jéhovah" a été inséré à raison dans le nouveau testament (voir l'article La Traduction du Monde Nouveau).

 

[...]

Le tétragramme, pour les hébreux, n'était pas qu'une succession de quatre lettres mais c'était un mot qui avait un sens bien particulier, sens qui n'est malheureusement pas préservé par les prononciations "Jéhovah" ou "Yahweh". C'est pour cela que, dans le souci de respecter le sens du nom divin, certains traducteurs bibliques ont choisi de rendre le tétragramme par "L’Éternel". On retrouve dans ce terme une idée du sens originel tel que révélé à Moïse à savoir "JE SUIS", "JE SERAI", "L'Etant", "l'Existant" (voir aussi Apocalypse 1:4, 8; 11:17; 16:4). Ce nom, contrairement à ce que disent certains Témoins de Jéhovah n'est donc pas un titre mais une tentative de traduction du tétragramme tandis que "Jéhovah" ou "Yahweh" sont des tentatives de prononciation (ou vocalisation) du tétragramme.

 

L'Eglise catholique n'utilise officiellement plus le nom de Dieu, mais "Seigneur" depuis 2001. De nombreuses Eglises protestantes, évangéliques ou non, l'utilisent toujours dans leur culte ou dans leurs chants. (Source: Jw-verite.org )

 

L'ouvrage "Les mots du christianisme, Catholicisme, orthodoxie, protestantisme", du Père Dominique Le Tourneau, publié chez Fayard en 2005, indique au mot "JEHOVAH" (p. 341): "Transcription médiévale du nom de Dieu, Yahvé, à partir d'une lecture erronée du texte hébreu, vocalisé par les massorètes - des savants juifs des VIIIe et IXe siècles - qui ont fixé le texte hébreu de la Bible. [...] Cette transcription est abandonnée. Elle ne subsiste que dans le nom de l'organisation religieuse dite des 'Témoins de Jéhovah'."

 

Au premier siècle, l'utilisation de ce nom était strictement interdite dans le temple de Jérusalem, dans les synagogues ou ailleurs (seul le grand prêtre pouvait l'utiliser dans des célébrations spéciales). Chaque fois qu'ils lisaient les écrits sacrés et qu'ils rencontraient le Tétragramme YHWH, ils disaient à haute voix «Adonaï» ou «Elohim». Progressivement l'utilisation du nom divin est mise de côté et ainsi la prononciation exacte de YHWH disparait. Par la suite, les voyelles de ces deux noms substitutifs ont été superposées au Tétragramme, comme un rappel qu'il faut dire chaque fois «Adonaï» ou «Elohim». Mais, vers l'année 1100 de notre ère., ne comprenant pas la signification de cette façon d'écrire, les voyelles d’Elohim (e o i) et celles d'Adonaï (e o a) ont été intercalées entre les lettres qui constituent le nom divin YHWH. Ainsi avec les voyelles d'Elohim, on a obtenu la prononciation de YéHoWiH, et avec celles d'Adonaï YéHoWaH. L'emploi «Yéhowih» n'a pas eu trop de succès, mais «Yéhovah» est devenu rapidement d’un usage courant. Donc, presque tous les spécialistes sont d'accord pour dire que la prononciation «Jéhovah» est le produit d'une erreur linguistique, né par le mélange des voyelles d'Adonaï avec les consonnes YHWH.

 

Depuis, ce nom a été utilisé dans les églises, dans les cultes, dans les cantiques, dans les traductions de la Bible, et même gravé sur les murs ou portes des bâtiments religieux. Les chrétiens l’utilisaient souvent et ne le cachaient pas comme prétendent les Témoins de Jéhovah; mais, au début du XIXème siècle, lorsque des spécialistes tels que Driver, Thierry et Alfrink, ont mis en évidence l’erreur de prononciation «Jéhovah», les chrétiens ont commencé à le remplacer par Yahweh ou Seigneur dans leurs traductions de la Bible. Ceux qui préfèrent «le Seigneur» se basaient sur le fait que, déjà, le Nouveau Testament et la traduction de la Septante en grec (250 ans av. J.-C.) utilisaient «le Seigneur» à la place de Yhwh.

 

Dans le Talmud de Babylone (Yoma, 39b; Tosephta, Sota, XIII, 8) que les prêtres du Temple cessent de prononcer ce nom à la mort de Simon le juste, vers 195 av J.-C.. L’historien juif Flavius Josèphe (37-100), issu d’une famille de prêtres, et contemporain des apôtres, dit vers 94 ap. J.-C. :    «Alors Dieu lui révèle son nom qui n’était pas encore parvenu aux hommes, et dont je n’ai pas le droit de parler» (Antiquités Judaïques, II, XII, 4, p. 276).  Donc, au temps des apôtres, il n'était pas permis de prononcer le nom divin et celui qui prononçait le nom divin était considéré comme quelqu’un n'ayant pas part au monde à venir.

 

Lire : Que répondre à un Témoin de Jéhovah

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 12:52

Dans le sillage de plusieurs affaires politico-financières sur la base du "tout ce qui est légal n'est pas forcément moral", Emmanuel Macron a fait voter la loi dite de "moralisation de la vie publique" en septembre 2017, ou lois "de confiance dans la vie politique". Exemplarité oblige, s'appliquera-t-il à lui-même cette loi ?

Affaire de Rugy: A Bercy, Emmanuel Macron organisait des dîners «quasiment tous les soirs» (20 Minutes)

Affaire de Rugy: A Bercy, Emmanuel Macron organisait des dîners «quasiment tous les soirs»

 

Publié le 22/07/19 à 12h05 — Mis à jour le 22/07/19 à 12h06

 

Journalistes, people ou encore chanteurs se retrouvaient à Bercy pour dîner avec les Macron, quand le président était encore ministre de l'Economie

 

Après une semaine de révélations, François de Rugy a jeté l’éponge. Accusé d’avoir organisé des dîners personnels et fastueux avec l’argent de son ministère, le n°2 du gouvernement a présenté sa démission mardi dernier. Dans le sillage de cette affaire, Franceinfo a enquêté sur les dîners d’Emmanuel Macron, à l’époque de son passage au ministère de l’Economie. Dans un article publié ce lundi, le site d’information révèle des pratiques similaires, voire plus importantes.

 

« Pour François de Rugy, on parle d’une dizaine de dîners entre octobre 2017 et juin 2018 mais du côté d’Emmanuel Macron, c’était quasiment tous les soirs », raconte Frédéric Says, coauteur avec Marion L’Hour du livre Dans l’enfer de Bercy (éd. JC Lattès, 2017). « C’était très très soutenu. »

 

80 % du budget dépensé en huit mois

A tel point qu’Emmanuel Macron aurait dépensé à lui seul 80 % de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget en seulement huit mois, révèle l’auteur du livre. Une affirmation immédiatement démentie à l’époque par Emmanuel Macron, la qualifiant même de « diffamatoire ». (1)

 

Les agapes de l'ancien cadre d'EELV - qui, selon une source proche de l'enquête menée par l'Assemblée nationale, relevaient bien du cadre professionnel - ont fait ressortir du placard quelques fantômes du passé. A une époque pas si lointaine, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie (2014-2016), a lui aussi multiplié les dîners et les rencontres à Bercy. A en croire les observateurs de la vie politique et ses adversaires, ces réceptions lui ont permis de se constituer un solide réseau qui a pu lui être utile pour la suite de sa carrière politique. "Pour François de Rugy, on parle d'une dizaine de dîners entre octobre 2017 et juin 2018 mais du côté d'Emmanuel Macron, c'était quasiment tous les soirs !, s'exclame Frédéric Says. C'était très très soutenu." (2)

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 09:20
Deux poids deux mesures au sujet des suicides dans la police et l'affaire Benalla : le policier Alexandre Langlois provoque Castaner en duel

Dénonçant un "deux poids deux mesures" dans cette video publiée aujourd'hui par "Le Media", le policier Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat Vigiprovoque le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner en duel : "Depuis que monsieur Castaner a pris ses fonctions en tant que ministre de l'Intérieur, nous avons 50 collègues qui se sont donnés la mort, plus de dix fois plus que les délinquants et les criminels qui tuent des policiers."

"Pour donner un ordre de grandeur, à France telecom où toute la direction est passée en correctionnelle, ils ont eu 19 suicides malheureusement réussis en deux ans. Chez nous c'est 90 suicides en deux ans. Il y avait 190 000 personnes à France Telecom, nous sommes à 160 000 au niveau de la police nationale", ajoute Alexandre Langlois.

Le ministre de l'Intérieur "est dans le déni pour les violences qui peuvent être commises à l'égard des manifestants".

Le policier déclare également qu'"il y a Steve (un manifestant) qui a disparu maintenant depuis des semaines, personne ne se pose la question de savoir où il est ?"

"Aujourd'hui, monsieur Benalla est toujours dans la nature, on peut suivre sa vie, sa nouvelle, manifestement c'est une carrière réussie. Malheureusement ce monsieur a usurpé les qualités de policier, a fait du tort à la Police nationale, a molesté des manifestants de façon illégitime. [...] Et aujourd'hui, il est toujours protégé par l'Elysée."

"À côté de cela, nous avons également des syndicats comme Unité SGP , dont un des délégués avait déclaré sur une chaine à une heure de grande écoute : 'Bamboula, c'est des mots qui ne doivent pas se dire, mais cela reste encore à peu près convenable.' Ce monsieur est toujours dans la police, et n'a eu aucune sanction alors que dans le code pénal c'est un acte raciste."

"En France, les gens qui essayent de défendre les valeurs de la république 'Liberté, égalité, fraternité' sont persécutées par ce gouvernement. À coté de cela des personnes qui font des infractions qui sont contraires complètement aux valeurs que nous défendons sont encensées ou protégées."

"Je vous propose un débat. Un débat face à face, un débat en direct pour pas qu’il y ait de montage, de coupage. Choisissez le média que vous voulez. Pour le moment tout le monde est d’accord  pour que ça s’organise, il manque une seule réponse la vôtre", conclut le policier dans cette video.

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 07:15
Des archéologues israéliens disent avoir trouvé la maison des apôtres Pierre et André

Source: Israël: des archéologues disent avoir trouvé le lieu où est né Saint-Pierre

Bfmtv, 19/07/2019 à 19h24

 

Dans la région de la Galilée, des archéologues israéliens ont annoncé ce vendredi avoir découvert une église, assurant qu'elle a été érigée sur le lieu de l'ancienne maison des apôtres Pierre et André.

Des archéologues israéliens ont déclaré vendredi avoir découvert une église dans la région de la Galilée, assurant qu'elle a été érigée sur le lieu de l'ancienne maison des apôtres Pierre et André.

 

Cette église byzantine a été retrouvée à El Araj, entre les lieux bibliques Capharnaüm et Kursi, a annoncé Mordechaï Aviam, qui a dirigé les fouilles archéologiques. Selon lui, il s'agirait de Bethsaïda, un village de pêcheurs où Pierre et son frère André sont nés, selon l'Evangile de Jean.

 

Saint-Pierre, ancien pêcheur, est considéré par la religion chrétienne comme l'un des premiers disciples de Jésus. Pour l'Eglise catholique, il est le premier pape.

 

L'église correspond à une description faite en 725

L'église découverte correspond à la description qu'en fait l'archevêque bavarois Willibald, lors de son voyage à Bethsaïda en 725: il avait alors indiqué qu'une église avait été construite sur le lieu où avaient vécu Pierre et André, selon Mordechaï Aviam.

 

"Entre Capharnaüm et Kursi, il n'y a qu'un seul endroit que ce visiteur du VIIIe siècle décrit comme église", souligne Mordechaï Aviam. "Et nous avons découvert" cette église.

 

"Nous n'avons mis au jour qu'un tiers de l'église, voire un peu moins, mais il s'agit bien d'une église, nous en sommes sûrs", a déclaré Mordechaï Aviam. "La structure est celle d'une église, les dates (de construction, ndlr) sont de l'époque byzantine, les mosaïques au sol sont typiques" de la période.

 

Les fouilles, qui ont commencé il y a deux ans, ont permis de découvrir un village romain, avec de "la poterie, des pièces de monnaie, de la vaisselle en pierre dure caractéristique des foyers juifs au Ier siècle", a dit Mordechaï Aviam.

 

D'autres sites pourraient également correspondre

D'autres sites pourraient être identifiés comme le lieu de naissance de Saint-Pierre. A deux kilomètres d'El Araj, le site d'e-Tell fait ainsi l'objet de fouilles depuis 1987, ce qui a permis de découvrir les ruines d'un ancien temple romain.

 

Pour le professeur américain R. Steven Notley, associé aux fouilles à El Araj, il faut continuer les recherches avant d'établir avec certitude qu'El Araj est bien Bethsaïda.

 

"Trouver une inscription (...) décrivant en mémoire de qui (l'église) a été construite" serait une bonne façon de s'en assurer, a-t-il déclaré au journal israélien Haaretz.

 

 

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 19:21

Selon un article de "Marianne.net" publié aujourd'hui "ça chauffe Pour Macron, l’enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au Parquet National Financier" : 

L'enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au Parquet National Financier

Ça chauffe pour Macron : l’enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au PNF

Par Emmanuel Lévy

Publié le 19/07/2019 à 12:27

 

Ouverte en janvier dernier par le parquet de Paris, l'enquête sur la vente controversée d'Alstom est désormais pilotée par le PNF. Elle met en cause Emmanuel Macron. Un nouveau procureur de la République financier doit prochainement être nommé.

Voilà qui va complexifier encore un peu plus le choix du prochain patron du parquet national financier (PNF). A ce poste laissé vacant depuis qu'Eliane Houlette en est partie au début de l’été, le ou la futur(e) procureur(e) héritera, en plus de plusieurs enquêtes déjà sensibles, de celle sur la vente d’Alstom à General Electric que lui a transmise ce jeudi 18 juillet le parquet de Paris.

 

"UN PACTE DE CORRUPTION"

A l’origine du signalement à la justice, le député Olivier Marleix (LR) ne cache en effet pas sa cible : Emmanuel Macron. Le parlementaire qui a conduit la commission d’enquête sur Alstom s’interroge sur la concomitance de deux événements. Le premier : Emmanuel Macron, alors à Bercy, avait « formellement donné l’autorisation » de la vente d’Alstom énergie. Mais pas seulement, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande avait « également autorisé » d’autres cessions d’actifs « d’entreprises stratégiques françaises », comme celle d’Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technip à FMC Technologies (Etats-Unis). Le second tient à la campagne présidentielle de 2017 : Olivier Marleix relève que le candidat Macron a bénéficié d’un « montant de dons records pour sa campagne ». A partir de ces deux éléments, le député interroge « le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées. » Et de poursuivre dans sa lettre au parquet : « S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption. »

 

[...] Arnaud Montebourg n’est pas loin de partager l’analyse d’Olivier Marleix. Pour le prédécesseur d’Emmanuel Macron à Bercy, cette pluie d’honoraires avait conduit, a-t-il dit devant la commission d'enquête qui l’auditionnait à huis clos, à ce que « tout Paris avait été loué ». Pour l’ancien ministre de l’Economie, la chose est entendue : cette prise de contrôle d’Alstom a été facilitée par ces millions pour les boîtes de lobbying, de communication, banques d’affaires et autres cabinets d’avocats chargés de vendre l’opération aux Français et aux médias. Cette mise en cause du chef de l’Etat n’en est pour l’heure qu’au stade de l’enquête préliminaire. Elle est donc à présent dans les mains du PNF. Et le choix du futur patron ce celui-ci va devenir un sujet brûlant pour l'exécutif…

***

Note du blog Christ-Roi. Rappelons que l'entreprise Alstom, spécialisée dans l'énergie et les transports, fleuron de l'industrie française, avait accompagné le développement de la SNCF avec les TGV, contribué à l'édification de la filière nucléaire française et produit les plus grands paquebots du monde aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire.

L'entreprise qui vivait de la commande publique avait été sauvée de la faillite par l'Etat en 2003 avec une augmentation de capital à hauteur de 300 millions d'euros, selon cet article de La Croix du 06 août 2003 :  

L'enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au Parquet National Financier

L'argent des contribuables versé à Alstom en 2003 est donc parti dans la poche des Américains en 2016 avec Emmanuel Macron. "Macron, où est passé le pognon?"

 

Une affaire qualifiée de "scandale d’Etat" dans une émission de Canal + en novembre 2016... Une affaire depuis étouffée, mise sous le tapis au cours de cette campagne présidentielle 2017.

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 09:39

Dans un entretien pour "RT France" du 19 juillet dernier, Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat Vigi, réagit à la décoration de plus de 9000 policiers par le ministère de l'Intérieur, dont certains sont mis en cause dans des violences durant les manifestations des Gilets jaunes. Il dénonce l'aspect "ubuesque" et "aberrant" de l'ensemble des mesures prises dans la direction de la police nationale, eu égard au nombre de suicides des policiers.

Extrait :

 

"Normalement il y a deux promotions annuelles de médailles de la sécurité intérieure, là il y a une promotion bonus, une promotion Gilets jaunes. Le problème est qu'en plus de récompenser des personnes qui sont soupçonnées (de violences) et dont on aurait pu attendre, des choses auraient pu être faites tout de suite pour nos collègues qui étaient sur le pont pendant 38 week-end d'affilée sur le terrain, et qui ne sont pas arrêtés. Une fois de plus que constate-t-on ? C'est que c'est les donneurs d'ordre qui se récompensent entre eux. C'est-à-dire des gens qui ne sont pas forcément sur le terrain, et d'autres qui sont dans des bureaux.. Donc en fait, on ne récompense pas les bonnes personnes. Et le message envoyé est très mauvais, aussi bien du côté de la population (les manifestants Gilets jaunes, particulièrement), et auprès de nos collègues, qui s'ils ont bien fait leur travail n'auront droit à rien. Nous on attend le paiement des heures supplémentaires, de meilleurs rythmes de travail.

"À l'heure actuelle, il y a une réforme des rythmes de travail, on veut nous faire travailler 12h8 d'affilée, au motif que comme pendant les manifestations Gilets jaunes on a travaillé entre 14h et 20h par jour, on est capable de le faire. Donc en fait, on est en train de détourner toutes les choses qui ne vont pas et qui ont accentué les problèmes dans la police pour essayer de faire des économies.

"Donc on est dans une logique aberrante et destructrice de la police nationale. 

"On a dénoncé ce qui s'est passé depuis dix ans.

"Cela s'est accentué ces derniers mois.

"Nous avons effectivement 40 suicides depuis le début de l'année, 50 depuis que monsieur Castaner a pris ses fonctions, et 90 depuis que monsieur le directeur général de la Police nationale a pris ses fonctions. Quelles sont les mesures qui ont été prises ? monsieur le directeur de la police générale, déjà, a dit que la police n'était pas malade. Donc, c'est un déni complet. Il a dit qu'il faisait bien les comptes, c'est-à-dire qu'il compte jusque dans les cercueils : nous ne sommes que des statistiques pour lui et pas des êtres humains. Les mesures qu'il a prises, très concrètes ont été une note de service en janvier, pour dire aux chefs de service 'je vous ordonne de faire preuve d'empathie'. Moi je veux bien qu'on ordonne de faire preuve d'empathie, mais cela n'est pas d'un grand succès : depuis cette note de service plus 30 morts. Ensuite, nous avons monsieur Castaner qui a dit 'je vais mettre une ligne sos suicide 24h/24, vous pouvez appeler quand vous voulez'. C'est-à-dire que quand on est au plus mal c'est exactement à ce moment-là que l'on ne va pas appeler : plus 11 suicides depuis. Et la dernière mesure, cela a été les 'barbecues conviviaux', toujours du nouveau directeur de la Police nationale, mais cela sera sur votre temps personnel, parce que déjà vous accumulez les heures sup, donc hors de question que l'on fasse cela sur votre temps de service ! Pareil, depuis, plus 10 morts...

 

"À côté de cela, nous avons le procès de France telecom qui vient de se terminer, où la direction a été envoyée en correctionnelle, il y a eu 19 suicides en deux ans.

"Nous, je rappelle en deux ans, il y en a eu 90 dans la police sur un effectif de 160 000 dans la police. À France telecom ils étaient à peu près 190 000 (pour mettre les ratios et qu'on ne dise pas qu'on est en train de truander les statistiques). Et à l'heure actuelle, dans la police nationale, il ne se passe rien, à part les lanceurs d'alerte, dont mon syndicat a été et où nous sommes poursuivis en disciple pour avoir dénoncé tous ces faits.

"Nous sommes donc en face de quelque chose d'aberrant, où d'un côté, pour la direction de France telecom, le Parquet a demandé 15 000 euros d'amende et un an de prison pour la direction. Chez nous (dans la police), la direction s'exonère de toute responsabilité et poursuit les lanceurs d'alerte ! C'est ubuesque.

"[...] On a demandé à être reçu par monsieur le ministre, parce qu'on a des propositions à proposer pour améliorer et faire que nos collègues ne se suicident plus. Tout simplement, on cite le cas étranger avec le Québec où la police québécoise avait le même problème qu'en France dans les années 80 : ils ont baissé leur taux de suicide de 80% grâce à des mesures concrètes. Donc il y a des choses qui marchent à l'étranger, il y a des experts français qui ont travaillé sur le sujet, les seuls qui ne veulent pas le faire, c'est ceux qui nous dirigent. 

"Il y a un style de travail qui avait été proposé et qui permettait par exemple un mercredi sur deux, et un week-end sur deux avec des vacations de 9h30. Cela a été dit que non, cela ne marcherait pas, on va vous mettre des vacations de 12h8 à la place pour faire des économies budgétaires. Ensuite, au Québec, ils voient un psychologue de façon obligatoire pour tous les fonctionnaires, de façon régulière. On ne peut pas être désigné pour 'un faible.' Cela permet de détecter les choses.

"De même, arrêter d'avoir des problèmes structurels, une institution pathogène en soi. Pour le moment, à chaque fois qu'il y a un problème, le chef a raison, c'est procédures disciplinaires, harcèlement moral au travail. Un dernier exemple en date: le médecin, agresseur sexuel, dans l'Est de la France, a été soutenu jusqu'au dernier moment par monsieur Castaner, qui a payé ses frais de justice, parce que c'était la hiérarchie, au mépris de notre collègue agressée. Les victimes n'ont pas eu toutes le droit d'avoir leurs frais de justice préalablement pris en charge par le ministère.

"Donc il faut changer cette logique, et tant qu'on aura pas recadré tout cela avec une hiérarchie exemplaire, cela ne marchera pas. L'exemplarité devrait venir du sommet, et malheureusement nous avons un monsieur Castaner qui est dans le déni sur les suicides. À partir de là, cela ne peut pas marcher.

(Fin de citation.)

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:02
L'ancien chef de la doctrine du Vatican critique le document de travail du synode amazonien pour son "faux enseignement"

16 juillet 2019 ( LifeSiteNews ) - Le cardinal chargé par le pape Benoît XVI de défendre la doctrine de l'Église catholique a critiqué le document de travail du Synode panamazonien (Instrumentum Laboris) pour son "virage radical dans l'herméneutique de la théologie catholique" "et pour son" faux enseignement".


 

Le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF), a déclaré que le "problème principal" du document de travail est que "les termes clés ne sont pas clairs". Sa déclaration a été rendue publique lors de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel.


 

"Qu'est-ce qu'un chemin synodal, qu'est-ce que le développement intégral, qu'est-ce qu'une église samaritaine, missionnaire, synodale et ouverte, que signifie une église qui se tourne vers l'extérieur, l'église des pauvres, l'église de l'Amazone, etc.? Cette église est-elle quelque chose de différent du peuple de Dieu ou doit-elle être comprise simplement comme la hiérarchie du pape et des évêques, ou en fait-elle partie, ou se place-t-elle du côté opposé du peuple?", demande Müller.


 

Le Cardinal, qui a occupé son poste à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de 2012 à 2017, conteste en particulier l’affirmation du document de travail selon laquelle il existe de nouvelles sources de "Révélation" liées à des lieux géographiques tels que la région amazonienne.


 

"Si ici un certain territoire est déclaré" source particulière de la révélation de Dieu ", alors il faut affirmer qu'il s'agit d'un faux enseignement, car depuis 2000 ans, l'Eglise catholique a enseigné infailliblement que la Sainte Écriture et la tradition apostolique sont les seules sources de la révélation et qu'aucune autre révélation ne peut être ajoutée au cours de l'histoire ", a-t-il déclaré.


 

"Comme Dei Verbum le dit," nous n'attendons plus de nouvelle révélation publique "(4). La Sainte Écriture et la Tradition sont les seules sources de la Révélation, comme l'explique Dei Verbum (7): "Cette tradition sacrée et L'Ancien et le Nouveau Testament ressemblent tous deux à un miroir dans lequel l'Église pèlerine de la terre regarde Dieu, de qui elle a tout reçu, jusqu'à ce qu'elle soit finalement amenée à le voir tel qu'il est, face à face.'"La Tradition sacrée et la Sainte Écriture constituent un dépôt sacré de la parole de Dieu, engagée dans l'Église" (Dei Verbum 10), a ajouté le cardinal.


 

Plus important encore, selon le cardinal Müller, la relation entre la Sainte Écriture et la Tradition d'un côté et le Magistère de l'autre a été "inversée" dans le document du Vatican. Il demande: "L'Église du Christ a-t-elle été placée par son fondateur comme une sorte de matière première entre les mains des évêques et des papes, qu'ils peuvent maintenant - illuminés par le Saint-Esprit - reconstruire en un instrument actualisé également avec des objectifs laïques?"


 

L’approche du document de travail, dit-il, est la suivante: "toute la pensée s’articule autour des documents les plus récents du Magistère du pape François, de manière circulaire et autoréférentielle", et s'il se trouve quelques "références à Jean-Paul II et à Benoît XVI", la Sainte Écriture et les Pères de l’Église sont rarement cités. De cette manière, le Magistère - censé "interpréter" et "réguler" la révélation "pleinement" contenue dans les Ecritures Saintes et la Tradition apostolique - devient la queue qui remue le chien, renversant ainsi l'herméneutique de la théologie catholique "vers le bas."

 

Le cardinal Müller montre ensuite comment les auteurs du document de travail font preuve d'une "loyauté particulière envers le Pape" en le citant intensément, faisant même référence au "mantra" du pape François, un mot que le cardinal lui-même qualifie de "négligent". Müller montre même que certaines citations et références dans le texte sont tout simplement incorrectes, ce qui indique un manque de rigueur académique.

Le prélat allemand rejette également l’idée d’une "cosmovision" qui se trouve dans le document de travail du Vatican.


 

"Une cosmovision avec ses mythes et la magie rituelle de Mère Nature, ou ses sacrifices aux 'dieux' et aux esprits", déclare-t-il, "qui effraient notre esprit ou nous attirent par de fausses promesses, ne peut pas être un approche adéquate pour la venue du Dieu Trinité dans sa Parole et son Saint-Esprit."

 

Müller déclare que "le cosmos, cependant, ne doit pas être adoré comme Dieu, mais seulement le Créateur lui-même".

 

Müller montre où le texte synodal se trompe dans sa compréhension de "l'inculturation", puisque l'inculturation n'a qu'une place limitée dans l'activité missionnaire de l'Église. L'Incarnation est le point de départ de l'activité missionnaire de l'Église. "Cette auto-communication de Dieu en tant que Grâce et vie de chaque homme se répand dans le monde par la proclamation par l'Église de sa vie et de son culte - c'est-à-dire par le biais de la mission mondiale selon le mandat universel. de Christ."


 

Ce qui manque dans le document de travail, explique le cardinal et ancien professeur de dogmatique, est un "témoignage clair de la communication de soi de Dieu dans le verbum incarnatum, de la sacramentalité de l'Église, des sacrements comme moyen objectif de la grâce".


 

Les sacrements, ajoute-t-il, ne peuvent pas être inculturés, mais simplement quelques éléments "externes secondaires". L’Église témoigne de l’incarnation et des sacrements "pour que la vie éternelle soit la récompense de la conversion à Dieu, de la réconciliation avec lui, et pas seulement de l'environnement et de notre monde partagé".


 

Il conclut: "Au lieu de présenter une approche ambiguë avec une religiosité vague et l’inutile tentative de transformer le christianisme en une science du salut en sacralisant le cosmos, la nature et l’écologie de la biodiversité, il est important de se tourner vers le centre et l’origine de notre foi. : 'Dans sa bonté et sa sagesse, Dieu a choisi de se révéler et de nous faire connaître le but caché de sa volonté par lequel, par le Christ, le Verbe fait chair, l'homme pouvait, par le Saint-Esprit, avoir accès au Père et venir en profiter la nature divine' (Dei Verbum 2)."


 

Le cardinal Müller n'est pas le premier prélat de haut rang à critiquer le document. Le mois dernier, le cardinal Walter Brandmüller, l'un des deux cardinaux restants des dubia, a publié une critique du document , le qualifiant d'hérétique et d'apostasie de la Divine Révélation. Il a appelé les dirigeants de l'Église à le "rejeter" avec "toute détermination".


 

Le cardinal Raymond Burke a également commenté les propos tenus par les organisateurs du Synode amazonien , affirmant que le relâchement du célibat sacerdotal dans la région amazonienne affecterait l'Église universelle. "Ce n'est pas honnête" de suggérer que la réunion d'octobre "traite de la question du célibat religieux pour cette seule région", a-t-il déclaré le mois dernier.

 

Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire (Suisse), a également déclaré que si les idées figurant dans le document de travail étaient adoptées, elles "contamineraient l'ensemble du Corps mystique de l'Église - et l'endommageraient gravement".

 

La déclaration du cardinal Müller est publiée simultanément dans quatre langues: en italien de Corrispondenza Romana ; en allemand par Die Tagespost , Kath.net et CNA Deutsch; et en espagnol par Infovaticana.


 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 20:00

Monseigneur Nicolas Bux, théologien ancien consultant auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sous le pontificat de Benoît XVI, alerte sur l'Instrumentum laboris, le document préparatoire du synode sur l'Amazonie, où une proposition du document de travail vise à adapter le rite de la messe aux coutumes locales amazoniennes.

Il s'agit d'une tentative de "créer une autre église" en "démolissant" la véritable Église de l'intérieur, une "tentative de modification génétique de l'Église remettant en question la foi et l'unité du rite romain qui l'exprime";  "une apostasie"; "une attaque contre les fondements de la foi, qui réduit la religion catholique à un pur subjectivisme. Il semble presque que c'est Jésus-Christ qui doive se convertir à la nouvelle divinité amazonienne." (sic)

 

Un théologien: le Synode Amazonien tente de "démolir" l'Église de l'intérieur

Source: Diane Montagna

Theologian: Amazon Synod attempting to ‘demolish’ the Church from within

LifeSitenews, Jul 17, 2019 - 11:39 am EST

 

Synode Amazonien, Instrumentum Laboris, Nicola Bux, Pape François

 

ROME, 17 juillet 2019 ( LifeSiteNews ) - Un autre théologien respecté sonne l'alarme à propos du prochain Synode sur l'Amazonie, affirmant qu'il s'agit d'une tentative de "créer une autre église" en "démolissant" la véritable Église de l'intérieur.

 

Monseigneur Nicola Bux, théologien et ancien consultant auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sous le pontificat de Benoît XVI, a déclaré dans un entretien récent que "nous sommes confrontés à une tentative de modification génétique de l'Église."

 

Quand on lui a demandé pourquoi il croyait que le document de travail [Instrumentum laboris] du prochain synode avait été si vivement critiqué, Mgr. Bux, qui sert maintenant de consultant théologien auprès de la Congrégation pour la cause des saints, a déclaré que "dans un certain sens, la réponse a été donnée récemment par le pape Benoît XVI [dans un essai publié après le sommet sur les abus sexuels au Vatican]: c'est encore une tentative 'créer une autre Église, une expérience déjà tentée et qui a échoué'."


 

"Ces clercs ne se posent pas la grande question à la base du christianisme: qu'est-ce que Jésus nous a vraiment apporté si - comme nous pouvons le voir - il n'a pas apporté la paix mondiale, le bien-être de tous et un monde meilleur?", dit Mgr Bux.

 

"Jésus-Christ est venu amener Dieu sur la terre, afin que l'homme puisse trouver le chemin du ciel: c'est pourquoi il a fondé l'Église", a déclaré le prélat italien. "Au lieu de cela, les clercs d'aujourd'hui prennent soin de la terre comme s'il s'agissait du foyer permanent et durable de l'homme. Quel est le symptôme? Ils ne parlent pas de l'âme et donc de son salut."


 

Mgr Bux a en outre noté que les idées autrefois dénoncées par Joseph Ratzinger (en tant que préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi) sont en train de "mûrir" avec le Synode amazonien.

 

"L'Église n'est plus considérée comme le Corps mystique du Christ et du Peuple de Dieu orienté vers le salut, mais comme un phénomène sociologique ; elle doit donc s'occuper d'économie, d'écologie et de politique, où elle ne peut intervenir que pour un jugement moral ", a dit Mgr Bux.

 

Il a ajouté que, sous l'influence du modernisme, les partisans de ces idées affirment que "les temps ont changé" et qu'avec eux, "un nouveau dogme" est nécessaire. Pourtant, il a fait remarquer que "cela ne répond pas aux questions : qui a décidé que les temps ont changé ? Et le changement, est-il toujours bon ?"

 

Dans l'entretien, qui a été republié sur Pan-Amazon Synod Watch, Mgr Bux a également dit sa préoccupation au sujet du fait que le document de travail minimise la nécessité de la foi en Christ pour être sauvé. 

 

"Les doutes sur le fait que le Seigneur Jésus est le seul Sauveur de l'humanité se sont répandus dans l'Église depuis la période post-conciliaire", a expliqué Mgr Bux. "Pour certains secteurs de l'Église, l'évangélisation a été inversée pour devenir 'évangélisée', ce qui a conduit beaucoup de "paroisses et séminaires" à inviter "des penseurs athées ou douteux" à parler "plutôt que des catholiques clairs et précis".

 

Mgr. Selon Bux, "cela a conduit à la confusion et à la désorientation", en particulier compte tenu de la faible catéchèse reçue par de nombreux catholiques au cours des dernières décennies.


Si ce n’était pas le cas, a t-il noté, "on ne pourrait pas expliquer le spectacle de vices et de corruption qui sévit dans la société italienne et européenne". On ne pourrait pas non plus expliquer comment chacun est invité à "recevoir la communion à la messe, qu’ils soient ou non "en état de grâce" ou même catholique.


 

"Les pasteurs de l'Église doivent énoncer leur doctrine selon la forme apostolique dans laquelle elle leur a été confiée (Romains 6:17)", a déclaré le théologien. "Comme l'a récemment déclaré Monseigneur Carlo Maria Viganò dans un entretien [avec le Washington Post]: "Ceux qui sont présumés rebelles sont ceux qui prétendent briser ou changer la tradition éternelle de l'Église".

 

Parlant de l'utilisation de l'inculturation dans le document de travail, Mgr Bux a dit qu'elle est présentée à l'envers : l'intention est de ramener l'Église amazonienne à l'animisme et au spiritualisme, la faisant se retirer de la Parole qui lui a été annoncée par l'évangélisation. "Une religion naturelle avec un masque chrétien", comme l'a dit le cardinal Brandmüller dans sa récente déclaration."

 

Interrogé sur les éloges du document de travail pour la "cosmovision" des peuples autochtones, Mgr Bux a déclaré que cela représentait un "brouillage de la raison" et un retour à la "religion naturelle" et au "spiritualisme".

 

Pourtant, la nature a de précieuses leçons à nous apprendre sur l'Église, a affirmé le théologien italien. 

 

"Le développement même de la nature, qui se fait de manière organique (de sorte que ce qui est faux hier ne peut être vrai aujourd'hui) devrait nous aider à comprendre que l'enseignement de l'Église est un corpus doctrinal et organique", a-t-il dit. 

 

"Au lieu de cela, les clercs sont infectés par une sorte de darwinisme qui aboutit, comme l'a écrit le cardinal Brandmüller, à un évolutionnisme doctrinal et moral, exactement le contraire du développement organique d'un sujet qui reste fidèle à son identité propre", a-t-il observé. 

 

"Seul ce corps peut être appelé Église, du moins sur la base des Constitutions de Vatican I et II, Dei Filius, Lumen Gentium et Dei Verbum," a-t-il déclaré.

 

Mgr Bux, qui est aussi liturgiste, a dit que les signes de cette infection darwinienne peuvent être vus dans le traitement des sacrements, en particulier des Ordres sacrés, qui est décrit dans le document de travail. 

 

"Après tout le débat préconciliaire et le post-conflit sur l'inséparabilité du pouvoir de l'ordre et de la juridiction, dit-il, l'Instrumentum Laboris propose le contraire afin de justifier le ministère ordonné pour les femmes. Ainsi, nous nous éloignons davantage des Églises orientales." 

 

"L'identité épiscopale, sacerdotale et diaconale doit être donnée de Dieu qui appelle et l'Église la confirme par l'ordination ; pas de la communauté, comme si l'Église était une démocratie. 

 

Rejetant la proposition du document d'ordonner des hommes mariés, ou viri probati, Mgr Bux a dit que "l'histoire de l'Église enseigne que la crise des vocations sacerdotales est résolue par une foi vivante : là où la foi est vivante, des vocations missionnaires naissent, jusqu'à l'émergence d'instituts pour la formation du clergé autochtone. Le Seigneur appelle toujours les hommes à le suivre !"
 

En ce qui concerne la proposition du document de travail visant à adapter le rite de la messe aux coutumes locales amazoniennes, Mgr Bux a observé que le rite romain avait été transmis à divers peuples du monde et constituait "une expression de la communion de tous les croyants en Christ, au-delà de la langue, de la nation et de la race".


"Tout en respectant les cultures, la liturgie les invite à se purifier et à se sanctifier", a-t-il déclaré. "En vérité», dit-il, le traitement de la liturgie dans le document de travail "est une question d'opposition mal cachée à l'Église de Rome».

 

Mgr Bux a dit qu'il était "étrange" qu'ils veuillent faire cela après des siècles d'évangélisation du continent américain et l'adoption du rite romain. "Qui a informé les Amérindiens qu'ils étaient nus", c'est-à-dire sans leur propre rite?, a-t-il demandé.

 

Il a déclaré que l'adoption proposée de coutumes non chrétiennes dans la liturgie était "incompatible" et "contradictoire" avec le rite romain, à moins que l'on ne veuille s'engager dans "l'hybridation et le syncrétisme qui conduisent les fidèles à l'erreur".

 

"Nous sommes confrontés à une tentative de modification génétique de l'Église, remettant en question la foi et l'unité du rite romain qui l'exprime (cf. Sacrosanctum Concilium nn 37-38)", a-t-il déclaré.


 

Dans l'entretien, Mgr. Bux a également déclaré qu'il trouvait "incroyable" que l'Amazonie soit considérée comme un "lieu théologique", c'est-à-dire une source particulière de révélation.

 

Souscrivant à la critique de l'Instrumentum laboris faite par le cardinal Walter Brandmüller, Mgr Bux a déclaré qu'en remettant en question la Révélation divine, le document "se détache de la vérité de la foi catholique" et constitue "une apostasie".


Mgr Bux a noté que "l'Instrumentum laboris" avait reçu "l'approbation enthousiaste - et peut-être même les conseils - de Leonardo Boff, ancien prêtre franciscain, représentant historique de la théologie de la libération qui, dans les années 1970, avait été admonesté par la Congrégation pour la doctrine de la foi. "

 

Le théologien respecté a conclu l'entretien en disant:

 

Il n'y a pas de libération sans conversion au Christ. L'Instrumentum Laboris ne mentionne jamais ce terme, qui est au début de l'Évangile de Jésus-Christ, mais, comme les cardinaux, les prêtres et les fidèles l'ont déjà observé, contredisant en des points décisifs l'enseignement impératif de l'Église - c'est-à-dire auquel tout vrai catholique est lié - il peut être considéré comme hérétique. Une attaque contre les fondements de la foi, qui réduit la religion catholique à un pur subjectivisme. Il semble presque que c'est Jésus-Christ qui doive se convertir à la nouvelle divinité amazonienne. Mais est-ce là "la foi catholique transmise par les Apôtres", comme nous prions dans le Canon Romain ?

***

Sur la proposition du Vatican de changer en Amazonie le pain de la sainte Eucharistie par le yucca, un arbuste originaire d'Amérique du sud, lire : 

 

Une proposition du Vatican de changer l'eucharistie créerait une «nouvelle religion»

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 19:50
Cardinal Müller : Le Synode de l'Amazonie est un "prétexte pour changer l'Église"

Source: Diane Montagna

Cardinal Müller: Amazon Synod is a ‘pretext for changing the Church’

Life site News, 15 juillet 2019

 

ROME, 15 juillet 2019 ( LifeSiteNews ) - Dans un nouveau entretien percutant, le cardinal Gerhard Müller a déclaré que le prochain synode des évêques sur l'Amazonie était "un prétexte pour changer l'Église".

 

"Le fait qu'il se tient à Rome est destiné à souligner le début d'une nouvelle Église", a-t-il ajouté.

 

Dans son entretien du 11 juillet avec La Nuova Bussola Quotidiana, l'ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a également appuyé la critique du cardinal Walter Brandmüller à propos du document de travail du Synode amazonien, ajoutant que "cela manque aussi de réflexion théologique".

 

"L'hérétique connaît la doctrine catholique et la contredit. Mais ici il n'y a qu'une grande confusion", dit-il, ajoutant que "le centre de tout cela n'est pas Jésus-Christ" mais ses auteurs et ses partisans, et "leurs idées humaines pour sauver le monde".

 

"L’approche de l'Instrumentum Laboris est une vision idéologique", qui n’a rien à voir avec les fondements du catholicisme, a t-il insisté.

 

Commentant le contenu du document de travail, le cardinal Müller a déclaré que la "cosmovision" qu'il propose est "pan-naturaliste" et "similaire au marxisme".

 

Il a également déclaré "nous devons absolument rejeter" des expressions telles que "conversion écologique", insistant sur "il n'y a que la conversion au Seigneur".

 

En ce qui concerne l'accent mis sur la "Terre mère" dans le document de travail, l'ancien chef du CDF a déclaré: "Notre mère est une personne, pas la Terre. Et notre mère dans la foi est Marie."

 

Le cardinal a appelé la pression du document pour une "liturgie inculturée", une initiative visant à "changer non seulement ce qui est un droit ecclésiastique, mais également ce qui est un droit divin".

 

Quand on lui a demandé s’il craignait d’être qualifié "d’ennemi du pape" pour avoir formulé de telles critiques, le cardinal Müller a déclaré: "C’est seulement un document de travail qui n’a aucune valeur magistrale, alors seuls les ignorants peuvent dire que ceux qui le critiquent sont des ennemi du pape."

 

"Malheureusement, ajoute le cardinal, c’est leur truc pour éviter tout dialogue critique; si vous essayez de soulever une objection, vous êtes immédiatement étiqueté comme un ennemi du pape."

 

Séduits par l'illusion que "tout doit être changé dans la conviction qu'il y aura ainsi un nouveau printemps de l'Église", ils "méprisent" la tradition et traitent le pape Jean-Paul II et le pape Benoît XVI comme "dépassés", insiste le cardinal.

 

Mais, "ils ne voient pas qu'au lieu de cela, ils détruisent l'Église. Ils sont comme des aveugles qui tombent dans une fosse."

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