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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 12:36

"Ne payez pas la messe des défunts". Le site Diakonos.be rapporte une information de Zenit.org : "Il n'y a rien à payer pour faire dire une message de suffrage pour un ami ou un parent. On ne paye pas la messe, c'est le sacrifice du Christ, et il est gratuit. Si vous voulez faire une offrande, libre à vous, mais il ne faut pas payer !".

Voilà ce qu'à répété le Pape François à pas moins de trois reprises lors de l'audience générale à la salle Paul VI, comme pour clarifier ce concept une fois pour toutes. (Diakonos.be)

 

L'audience générale du pape mercredi 7 mars 2018 a eu lieu dans la Salle Paul VI. Poursuivant son cycle de catéchèse sur la messe, le pape François s’est centré sur la prière eucharistique, qui « qualifie la célébration de la messe et en constitue le moment central, ordonné à la sainte communion ».

 

Extrait de la Catéchèse du pape François (traduction Zenit.org) :

 

«  [...] Il y a ensuite l’invocation de l’Esprit afin que, par sa puissance, il consacre le pain et le vin. Nous invoquons l’Esprit pour qu’il vienne et qu’il y ait Jésus dans le pain et le vin. L’action de l’Esprit Saint et l’efficacité des paroles mêmes du Christ, proférées par le prêtre, rendent réellement présents, sous les espèces du pain et du vin, son Corps et son Sang, son sacrifice offert sur la croix une fois pour toutes (cf. CEC, 1375). Jésus, sur ce point, a été très clair. Nous avons entendu comment saint Paul, au début, raconte les paroles de Jésus : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ». « Ceci est mon sang, ceci est mon corps ». C’est Jésus lui-même qui a dit cela. Nous ne devons pas nous poser des questions étranges : « Mais comment est-ce possible, une telle chose… ». C’est le Corps de Jésus ; c’est tout. La foi : la foi vient à notre aide ; par un acte de foi, nous croyons que c’est le corps et le sang de Jésus. C’est le « mystère de la foi », comme nous le disons après la consécration. Le prêtre dit : « Mystère de la foi » et nous répondons par une acclamation. En célébrant le mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur, dans l’attente de son retour glorieux, l’Église offre au Père le sacrifice qui réconcilie le ciel et la terre : elle offre le sacrifice pascal du Christ en s’offrant avec lui et en demandant, en vertu de l’Esprit Saint, de devenir « dans le Christ un seul corps et un seul esprit » (Prière eucharistique III ; cf. Sacrosanctum Concilium, 48 ; PGMR, 79f). L’Église veut nous unir au Christ et devenir avec le Seigneur un seul corps et un seul esprit. C’est cela, la grâce et le fruit de la communion sacramentelle : nous nous nourrissons du Corps du Christ pour devenir, nous qui en mangeons, son Corps vivant aujourd’hui dans le monde.

 

 

« Et si j’ai quelqu’un, des parents, des amis, qui sont dans le besoin ou qui sont passés de ce monde à l’autre, je peux les nommer à ce moment, intérieurement et dans le silence, ou faire écrire que son nom soit prononcé. « Père, combien dois-je payer pour que mon nom soit prononcé ici ? – Rien ! ». C’est compris ? Rien ! La messe ne se paye pas. La messe est le sacrifice du Christ, qui est gratuit. La rédemption est gratuite. Si tu veux faire une offrande, fais-la, mais ce n’est pas payant. C’est important de comprendre cela. » (Zenit )

 
Ne payez pas la messe des défunts : "La messe ne se paye pas" (François)
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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 19:57

Mary Magdalene (titre original) est un drame historique américain-britannique-australien réalisé par Garth Davis. 

Date prévue de sortie : 28 mars 2018.

Ce biopic biblique raconte l’histoire de Marie, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, Marie défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth. Elle trouve rapidement sa place au cœur d’un voyage qui va les conduire à Jérusalem. (Allo Ciné)

 

Le film retrace les derniers jours de Jésus-Christ du point de vue de sainte Marie-Madeleine, qui fit partie des femmes qui, avec Marie, mère de S. Jacques et Salomé, furent les premiers témoins de la résurrection de Jésus (Mc, 16:1-8; Jn 20:16). Marie-Madeleine est restée dans la tradition de l'Église comme l'"Apôtre des Apôtres". À elle, la première des disciples qui vit le Ressuscité, fut confiée la première annonce de la résurrection. 

Distribution

 

Rooney Mara : Marie Madeleine

Joaquin Phoenix : Jésus

Chiwetel Ejiofor : Pierre

Tahar Rahim : Judas

Hadas Yaron : Sarah

Jules Sitruk : Aaron

Ariane Labed : Rachel

Lubna Azabal : Suzanne

Shira Haas : Léa

Ryan Corr : Joseph

Charles Babaola : André

Uri Gavriel : Philippe

Tsahi Halevi : Éphraïm

Zohar Strauss : Jean

Theo Theodoridis : Lazare

Michael Mshonov : Matthieu

Denis Ménochet : Daniel

Tchéky Karyo : Elisha, père de Marie Madeleine

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 15:28

Ces derniers temps, nous entendons de plus en plus d'informations selon lesquelles des gens meurent aux urgences sur des brancards en salle d'attente, du fait du manque de lits, de personnels hospitaliers, ou simplement faute de prise en charge. Il ne serait pas étonnant que d'ici peu de temps ce genre d'informations soient passés sous silence comme d'autres faits divers liés à l'insécurité. Pourtant, la république dite française est le pays le plus taxé au monde : on se demande donc où passe l'argent de nos impôts et pourquoi il y a un déficit de la Sécurité sociale ? 

Il y a quelques mois, pour réduire ce déficit, la ministre de la santé Agnès Buzin avait promis "une révolution douce"[1]. Elle lance la traque aux économies, ferme des lits d'hôpitaux et supprime les "dépenses inutiles", qualifiées "d'énormes marges de progrès". [2] Une "révolution douce", mais criminelle quand même.

Et ce constat de carence des services de l'État, alors que nous sommes le pays le plus taxé au monde, peut être élargi à bien d'autres domaines, par exemple la dégradation des routes avec l'augmentation des nids de poule qui rendent les routes dangereuses et accidentogènes (particulièrement pour les deux roues).

 

Notes

 

[1] Dans une interview au Journal du dimanche, le 22 octobre 2017, la ministre de la Santé dévoile les pistes gouvernementales pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Évoquant une "révolution douce", elle estime que "30 % des dépenses de l'assurance-maladie ne sont pas pertinentes". (BFM)

[2] Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche 22 octobre, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn n'a pas donné de chiffres précis concernant la fermeture de ces nouveaux lits. "Je ne sais pas, mais je sais que l'on a d'énormes marges de progrès". Pour mener cette "révolution douce" et pouvoir réaliser des économies, Agnès Buzyn a également émis le souhait de voir les Français "moins recourir aux urgences hospitalières". "Nous sommes en train de repenser une réforme cohérente du système de santé", a-t-elle déclaré. "Aujourd'hui, 30% des dépenses de l'Assurance maladie sont inutiles."

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 10:22

Extrait du journal de Tv Libertés du mercredi 14 mars 2018 :

 

"Nouvelle crise diplomatique en cours. Plus d'une semaine après l'empoisonnement de l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille, Theresa may multiplie les remontrances à l'égard de Moscou, le tout à quelques jours des élections en Russie.

Theresa May joue les gros bras dix jours après le supposé empoisonnement de Sergeuï Skripal, un ex agent double, le Premier ministre britannique accuse Moscou d'avoir commandité le crime. Mardi, Theresa May n'a pas hésité à poser un ultimatum de 24 heures au kremlin pour que les autorités russes fournissent des explications, notamment sur leur programme d'armes chimiques. Vladimir Poutine, occupé par la campagne électorale, n'a pas jugé utile de répondre directement à la dirigeante britannique. En revanche, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a joué la carte de l'apaisement tout en rejetant les accusations de Londres et en refusant de se plier aux exigences britanniques. De son côté, le porte-parole du ministère des affaires russes, Maria Zakharova a usé d'un ton plus menaçant, estimant qu'on ne posait d'ultimatum de 24 heures à une puissance nucléaire. [1]

Les accusations de Theresa May reposent sur l'idée que le poison utilisé contre Skripal serait du novichok, un puissant poison innervant inventé par les services secrets russes dans les années 70. Il n'en fallait pas plus pour la locataire du Ten Downing Street pour monter au créneau. L'affaire est volontairement rapprochée de celle d'Alexander Litvinenko, un autre ancien espion russe empoisonné au polonium-210 en 2006. Et tout porte à croire que le rapprochement est très opportun. En effet, cette autre affaire comportait de nombreux volets non-élucidés et de nombreux détails très troublants. La photo d'Alexander Litvinenko sur son lit de mort avait par exemple été publiée à l'époque par une agence de communication londonienne appelée Bell Pottinger, la même structure qui aurait servi à produire des fausses videos de djihadistes pendant la dernière guerre en Irak.[2] Par ailleurs, au-delà de ses implications douteuses, la traçabilité du polonium pendant plusieurs semaines au point que l'on en avait retrouvé dans un avion utilisé par Litvinenko apparaît un peu gros. En effet, on peut imaginer que si les services russes voulaient éliminer un agent il éviteraient peut-être un poison dont les traces durent aussi longtemps. Dans le cas de Skripal, les zones d'ombre sont aussi légion. Là encore, des traces de novichok, évidemment russes, ont été détectées bien après dans un restaurant et un poub à Salisbury, là où s'est produit l'empoisonnement. Les établissements ont d'ailleurs été fermés, mais bien après les découvertes des traces. Les preuves de Theresa May semblent donc davantage des suppositions opportunes pour entreprendre une opération de déstabilisation à l'égard de la Russie.

[...] En France, l'ancien Premier ministre, proche d'Emmanuel Macron, Jean-Pierre Raffarin, a considéré que Theresa May était "allée trop loin" contre le kremlin, au vu de son manque de preuves.[3]

Pour l'heure, Londres a annoncé le renvoi de 23 diplomates russes de l'Île et la non-participation de la famille royale ainsi que des ministres à la coupe du monde en Russie en juin prochain. Des sanctions sans grande importance qui laissent penser que Theresa May mise sur les apparences pour redorer son blason sur la scène internationale. En effet, le Premier ministre britannique présente un bilan de plus en plus critiqué avec un solde migratoire exponentiel, un soutien sans condition aux traités de libre-échange, l'enlisement du Brexit et surtout les ventes d'armes à l'Arabie Saoudite embourbée dans la guerre au Yemen."

Notes

 

[1] Qualifiant l'affaire de "provocation", la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a qualifié les propos de la Première ministre britannique de "cirque en plein Parlement". (Sputnik).

[2] Un article du Figaro publié en 2016, intitulé "États-Unis : le Pentagone a déboursé des millions de dollars pour de fausses vidéos djihadistes" évoque cette information. 

Ingérence britannique ? Qui veut la peau de Vladimir Poutine à quelques jours des élections en Russie ?

[3] Sur Lci, invité de David Pujadas mardi 13 mars 2018, Jean-Pierre Raffarin a estimé que "Theresa May est allée trop fort dans cette réaction, avant d'avoir les résultats de l'enquête, avant d'avoir des éléments très précis, pour pouvoir mettre en accusation fermement". Et d'ajouter, "une accusation qui n'est pas précise apparaît, vis-à-vis de l'opinion publique russe, comme une agression du monde occidental contre la Russie".

Ingérence britannique ? Qui veut la peau de Vladimir Poutine à quelques jours des élections en Russie ?
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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 15:14

Note du blog Christ-Roi. il n’est pas licite de “faire le mal afin qu’advienne le bien...” (Rm 3, 8). En politique aussi. Traduction d'un article en italien :

(Tommaso Scandroglio pour La Nuova Bussola Quotidiana - 19 février 2018 )

Le député Maurizio Lupi revient justifie le vote en faveur de la loi sur les unions civiles et engage Saint Jean-Paul II. Mais il a tort: ​​le vote en faveur de la loi Cirinnà est moralement inacceptable. Voici pourquoi ...
 

Vous ne pouvez jamais voter pour le moindre mal

Pour certains politiciens catholiques, le moindre mal est une sorte de couverture sous laquelle se réfugier afin de se sentir davantage protégé comme si vous étiez dans le droit. Maurizio Lupi a posté un commentaire sur Facebook: "Sur les lois qui touchent les questions dites éthiquement sensibles, nous nous sommes demandé si, étant donné les chiffres au Parlement (500, contre une quarantaine de députés), il valait mieux un pur témoignage ou une tentative de changement d'une loi limitant le dommage".

L'expression “témoignage pur” signifie ici: voter contre ou s'abstenir. Lupi, quelques jours avant le vote, doit trouver un alibi crédible pour justifier aux yeux de l'électorat catholique le comportement dans son groupe et à ses collègues de parti sur le débat parlementaire sur trois lois: les unions civiles, la loi sur le Dat et le jus soli. Les deux premières normes nous apparaissent avec des preuves complètes, au moins pour le lecteur habituel de la Bussola, comme des lois injustes. Sur la troisième, nous nous référons à quelques articles publiés dans ces colonnes il y a quelques temps pour illustrer les raisons pour lesquelles vous pourriez ne pas voter en faveur de cette loi (cliquez ici, ici, et ici).

Revenons à m. Lupi qui justifie le vote en faveur de l'union civile avec l'argument suivant: "Sur les unions civiles, nous avons choisi la deuxième voie [la limitation des dégâts], et quelques changements importants (pas de péréquation juridique avec le mariage, pas d'adoption d'enfant, pas d'utérus à louer) ont été obtenus grâce à notre travail acharné et le compromis trouvé au sein de la majorité. Sans ce travail, l'adoption, et la location d'utérus aurait ouvert la voie". Les loups et les camarades avaient essayé de faire de même avec la loi sur le Dat, mais sans succès: "nous avons essayé les deux en comité, et en groupe, jusqu'à la fin, d'obtenir des amendements à améliorer, nous avons toujours dit non au son de la voix. Nous demandions essentiellement trois choses: non à l'hydratation et la nutrition considérés comme des soins médicaux, non au rôle du médecin réduit à un simple exécutant de la volonté testamentaire du patient, la possibilité de l'objection de conscience pour les structures catholiques. Nous avons demandé que la DAT a un délai limite, revu après un certain nombre d'années, de telle façon que la personne puisse les changer (ou confirmer), par exemple, en fonction des progrès de la médecine. Sur l'ensemble de la ligne. [...] Nous avons voté contre".
 

On procède par degrés dans le jugement de moralité sur les choix faits par Lupi et ses collègues. Les unions civiles et les essais biologiques sont deux lois qui sont injustes. Est-il permis de limiter leurs effets négatifs si il est impossible de bloquer leur lancement? Bien sûr. Eh bien, donc, proposer et voter sur des amendements limitant le mal contenu dans la loi: l'interdiction d'assimiler les unions civiles au mariage, l'interdiction de la location d'utérus, l'interdiction de considérer la nutrition et de l'hydratation comme des thérapies, l'interdiction de considérer le médecin un simple fournisseur de services cliniques, la possibilité d'objection en relation avec les pratiques euthanasiques.

En ce qui concerne le Dat, cependant, nous devons réfléchir davantage. Le Dat n'est pas un outil intrinsèquement mauvais pour la simple raison que rien en soi n'est mauvais (pas même une mine anti-homme). Cela dépend de ce que sont les souhaits exprimés dans le Dat et les circonstances. Dans la situation actuelle, cet outil facilite les pratiques d'euthanasie et donc un vote en faveur du Dat, même s'il est amélioré avec une date d'expiration, est un vote qui, dans le contexte actuel, pourrait favoriser la diffusion de la pratique de l'euthanasie. Bref, comme nous l'avions argumenté il y a quelques temps (cliquez ici), il est préférable de ne pas utiliser cet outil et il était donc préférable de ne pas voter pour Dat, même si perfectionné.

Revenons aux amendements pour améliorer une loi injuste: il est licite de voter pour limiter le mal en insérant dans le texte de la loi des interdictions de faire le mal ou la faculté de s'abstenir de faire le mal (par ex. Objection de conscience), illicite de donner votre vote final pour une loi qui contient en son sein de bons articles tels que ceux que nous venons de voir (interdictions et objections de conscience) et des articles pervers: légitimation des unions civiles et légitimation de l'euthanasie. C'est parce que le vote final est une approbation de tous les articles contenus dans la loi. C'est comme mettre une signature au bas d'un contrat: le signataire approuve toutes les clauses qu'il contient. Ainsi, le parlementaire peut et doit souvent voter en faveur d'amendements qui interdisent par exemple la mauvaise conduite, mais si ces amendements deviennent alors des articles d'une loi dont le ratio est mauvais, il s'agit au moment de l'approbation finale dans l'assemblée de voter contre ou, selon le cas, de s'abstenir.

En fait, on ne peut jamais légitimer le mal, parce que légitimer signifie attribuer une valeur juridique à des comportements qui n'ont aucune valeur morale, et ne peut donc jamais être votée en faveur d'une loi injuste. Parce que voter signifie que vous approuvez le contenu de tous les souhaits exprimés dans une loi, à la fois licites et illicites. Un tel vote serait une action intrinsèquement mauvaise qui ne pourra non plus jamais être accomplie, ni à une bonne fin - pour tempérer la méchanceté d'une loi – ni dans un état de nécessité, pour empêcher l'adoption de la loi injuste. Par conséquent, le vote en faveur des unions civiles fourni par Lupi n'est pas éthiquement acceptable. En ce qui concerne la loi sur le Dat, Lupi a voté contre non pas parce que la loi est injuste, mais seulement parce que le texte de la loi n'incluait pas les améliorations que le député voulait inclure.

Le coordinateur de Nous avec l'Italie, pour justifier son vote, remet en question le n. 73 de l'Evangelium vitae qui se lit comme suit: "un parlementaire, dont l'opposition personnelle absolue à l'avortement serait manifeste et connue de tous, pourrait licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d'une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique." Dans ce n. le pontife implique, parce qu'il a introduit implicitement la réflexion doctrinale en matière de morale, la limitation des préjudices ne peut d'elle-même mettre en place une action mauvaise. Par exemple, si le Gars se saisit de trois personnes et demande à Caio de tuer une quatrième, en échange du salut des trois, Caio, afin de limiter les dégâts, ne peut pas partir d'un point de vue moral de tuer cette quatrième personne. Aussi pour éviter le lancement d'une loi injuste (pour "limiter les préjudices"), il n'est pas permis de voter en faveur d'une loi moins injuste, car elle est toujours injuste.

Le moindre mal ne peut être accompli pour la simple raison qu'en tout cas il est mauvais. Ainsi Humanae Vitae : "s'il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d'éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n'est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu'il en résulte un bien, c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux." (14

En ce qui concerne l'exégèse correcte de n. 73 nous rappelons un passage de n. 71 de la même encyclique   qui sert de critère herméneutique pour le n suivant. 73 et qui concerne le droit à la vie mais qui affecte évidemment tous les comportements contraires à la dignité humaine: "Les pouvoirs publics [...] ne peuvent cependant jamais accepter de légitimer, au titre de droit des individus [...] l'atteinte portée à d'autres personnes par la méconnaissance d'un droit aussi fondamental que celui à la vie." Le texte exclut donc les "moindre maux", tels que la légitimation de comportements moins mauvais que d'autres et donc le vote en faveur d'une loi injuste pour empêcher le lancement d'une autre loi plus injuste. Les exceptions au vote en faveur d'une règle injuste sont également exclues du passage suivant également contenu dans n. 73: "L'avortement et l'euthanasie sont donc des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer." S'il est interdit de légitimer le mal, il est également interdit de voter en faveur d'une loi qui a légitimé le mal. Et en effet le n. 90 affirme explicitement à propos des lois qui attaquent la vie des gens: "je renouvelle avec vigueur mon appel à tous les hommes politiques afin qu'ils ne promulguent pas de lois qui, méconnaissant la dignité de la personne, minent à la racine la vie même de la société civile."

Encore plus explicite est, sur l'interdiction de voter pour une loi injuste, qui reste injuste, même si c'est moins pire que le projet initial, la suite de l'adoption d'un document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, signé par Jean-Paul II intitulé Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, où explicitement est invoqué le n. 73, et se compose des éléments d'exégèse suivants : "Dans le cas qui est proposé pour la première fois à l'Assemblée législative un projet de loi en faveur de la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, le catholique a le devoir moral d'exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre le projet de loi. L'octroi du vote en faveur d'une loi nuisible pour le bien commun de la société est un acte gravement immoral" (10). Dans le même n. 73 nous rappelons aussi le principe doctrinal suivant présent dans le document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi intitulé Déclaration sur l'avortement procuré : "Dans le cas d'une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l'avortement ou l'euthanasie, il n'est donc jamais licite de s'y conformer, « ni ... participer à une campagne d'opinion en faveur d'une telle loi, ni ... donner à celle-ci son suffrage »".

Pour plus d'informations, nous citons encore la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et sa Note doctrinale sur quelques questions concernant l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, où est cité la troisième section du n. 73, évoquée par Lupi, mais à la suite de cette clarification herméneutique qui suit immédiatement: "Dans ce contexte [celui évoqué par n. 73, troisième section Ndlr], il faut ajouter que la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser par son vote la mise en œuvre d'un programme politique ou d'une loi unique dans laquelle les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détournés par la présentation de propositions alternatives ou contraires à ces contenus ".

La revue de ces citations herméneutiques de n. 73 nous conduit à conclure: la limitation du dommage est licite, mais à condition que la limitation du dommage ne s'identifie pas dans le vote à une loi injuste, même si celle-ci est moins mauvaise que le projet original. Encore plus en résumé, ne votez jamais pour le moindre mal.

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 00:00
Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain († 1734)

Giovanni Giuseppe della Croce (dans le siècle Carlo Gaetano Calosinto) naît dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.

Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara. Il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent ; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Il aimait Dieu d'un ardent amour : "Quand il n'y aurait ni ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours."

Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain († 1734)

Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions d'apparitions mariales, d'apparitions de l'Enfant Jésus, don de la lecture des cœurs, extases, bilocation, sont des preuves étonnantes de sa sainteté. Il s'imposait des jeûnes et des mortifications très austères. Il fut surtout un père spirituel voué à la direction des âmes, celles d'ecclésiastiques célèbres ou d'aristocrates illustres, dont saint Alphonse de Liguori, futur fondateur des rédemptoristes, ou le jésuite saint François de Geronimo

Il meurt à Naples, où il est grandement vénéré, le 5 mars 1734.Il est canonisé par Grégoire XVI le 26 mai 1839.

Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain († 1734)

Sources : 1; 2; 3 

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 12:34
Le Christ guérissant les paralytiques, peinture sur bois de Jacopo del Sellaio, XVe siècle. / DeAgostini/Leemage

Le Christ guérissant les paralytiques, peinture sur bois de Jacopo del Sellaio, XVe siècle. / DeAgostini/Leemage

La Congrégation pour la doctrine de la foi a publié jeudi 1er mars une lettre aux évêques du monde entier sur le salut chrétien, intitulée Placuit Deo (Il a plu à Dieu). [1]

Rome met en garde contre deux dérives possibles de la foi sous l’influence de la culture contemporaine, l’individualisme et le subjectivisme qui nient « l’action salvifique du Christ ».

D’une part, une manière « pélagienne » de comprendre et de vivre sa foi, c’est-à-dire qu’on croit obtenir le salut en faisant de son mieux, dans un « individualisme centré sur le sujet autonome », dont la « réalisation dépend de ses seules forces ».

D’autre part, une manière « gnostique » de vivre sa foi, en cherchant « un salut purement intérieur ». La foi est vécue et comprise comme une expérience éminemment intérieure et personnelle de Dieu, mais qui, du coup, déresponsabilise, ne pousse pas à s’engager dans ce monde et peut faire oublier qu’on a besoin des autres.

On peut toutefois reconnaître ces tendances contemporaines derrière le succès du développement personnel, de la méditation de pleine conscience en Occident, ou encore derrière l’invasion des thématiques de la guérison et de la réussite personnelle dans les prédications en Afrique…

« Tout cela n’est pas contraire au salut chrétien. Certaines expériences personnelles ou collectives de libération peuvent permettre de comprendre quelque chose du salut de Dieu. Toutefois il ne faut pas le réduire à nos efforts humains », rappelle le père Jean-Marie Gueullette, dominicain, théologien à l’Université catholique de Lyon, mettant en garde contre une « instrumentalisation de Dieu, à notre service ».

Qu’est-ce que le salut, alors ? « Il est plus simple de dire ce qu’il n’est pas que ce qu’il est, les conciles n’en ont d’ailleurs jamais donné de définition dogmatique. Il ne s’agit pas seulement d’être libéré de ce qui nous pèse mais d’entrer dans une vie nouvelle avec Dieu. » [2]

Conscient de l’impact des « récentes transformations culturelles » sur la foi, le Vatican vient de publier une lettre sur le salut, « Placuit Deo », à la demande du pape François qui, à plusieurs reprises, a mis en garde contre des interprétations erronées de la manière de penser et de vivre le salut chrétien.

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Des échos avec les hérésies antiques

Une note accompagnant la lettre publiée jeudi 1er mars par le Vatican sur le salut rappelle le contenu de deux hérésies des premiers siècles chrétiens, qui rencontrent un écho dans certaines tendances contemporaines : « Selon l’hérésie pélagienne, qui s’est développée au Ve siècle, autour du moine Pélage, l’homme, pour accomplir les commandements de Dieu pour être sauvé, a besoin de la grâce seulement comme une aide externe à sa liberté », et non « comme un assainissement et une régénération radicale de la liberté, sans mérite préalable ».

Le mouvement gnostique, lui, est plus complexe. Apparu dès les Ier et IIe siècles, il a pris différentes formes. « D’une façon générale, les gnostiques croient que le salut s’obtient à travers une connaissance ésotérique, la gnose. Cette gnose révèle au gnostique sa véritable essence, c’est-à-dire une étincelle de l’Esprit divin qui habite dans son intériorité, laquelle doit être libérée du corps, étranger à sa véritable humanité. » [3]

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Extrait de Placuit Deo :

 

« Le monde contemporain n’entend pas sans mal la confession de foi chrétienne, qui proclame Jésus comme l’unique Sauveur de tout l’homme et de l’humanité entière », diagnostique le document. […] Le salut que Dieu nous offre ne s’obtient pas par les seules forces de l’individu, comme le voudrait le néo-pélagianisme, mais à travers les rapports qui naissent du Fils de Dieu incarné et qui forment la communion de l’Église. […] [L]a médiation salvifique de l’Église, « sacrement universel du salut »,[19]nous assure que le salut ne consiste ni dans l’auto-réalisation de l’individu isolé, ni non plus dans sa fusion intérieure avec le divin, mais dans l’incorporation à une communion de personnes, qui participe à la communion de la Trinité.

[…] En conclusion, pour répondre tant au réductionnisme individualiste de tendance pélagienne qu’au néo-gnosticisme qui promet une libération purement intérieure, il faut reconnaître la manière dont Jésus est Sauveur. Il ne s’est pas borné à nous montrer le chemin de la rencontre de Dieu, un chemin que nous pourrions parcourir ensuite par nous-mêmes, en obéissant à ses paroles et en imitant son exemple. Pour nous ouvrir la porte de la libération, le Christ a préféré devenir Lui-même le chemin : « Je suis le chemin » (Jn 14, 6). »

En outre, ce chemin n’est pas un parcours purement intérieur, en marge de nos rapports avec les autres et avec le monde créé. Au contraire, Jésus nous a donné un « chemin nouveau et vivant qu’Il a inauguré pour nous à travers […] sa chair » (He 10, 20). [...] Le salut consiste à nous incorporer à cette vie qui est la sienne, en recevant Son Esprit (cf. 1 Jn 4, 13). Il est devenu ainsi, « d’une certaine manière, le principe de toute grâce selon l’humanité ».[18] Il est en même temps le Sauveur et le Salut.

12. Le lieu où nous recevons le salut apporté par Jésus est l’Église, communauté de ceux qui, incorporés au nouvel ordre de relations inauguré par le Christ, peuvent recevoir la plénitude de son Esprit (cf. Rm 8, 9). Comprendre cette médiation salvifique de l’Église aide puissamment à dépasser toute tendance réductionniste. En effet, le salut que Dieu nous offre ne s’obtient pas par les seules forces de l’individu, comme le voudrait le néo-pélagianisme, mais à travers les rapports qui naissent du Fils de Dieu incarné et qui forment la communion de l’Église. En outre, puisque la grâce que nous donne le Christ n’est pas, comme le prétend la vision néo-gnostique, un salut purement intérieur, mais qu’elle nous introduit dans les relations concrètes qu’Il a lui-même vécues, l’Église est une communauté visible : en elle, nous touchons la chair de Jésus, surtout dans les frères qui subissent le plus la pauvreté et la souffrance. En somme, la médiation salvifique de l’Église, « sacrement universel du salut »,[19]nous assure que le salut ne consiste ni dans l’auto-réalisation de l’individu isolé, ni non plus dans sa fusion intérieure avec le divin, mais dans l’incorporation à une communion de personnes, qui participe à la communion de la Trinité.

Source: [2] ZENIT; [2] DIAKONOS.B Facebook [3] LA CROIX

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 17:57

Dans son message annuel au parlement russe aujourd'hui, le président Vladmirir Poutine a déclaré que la Russie développait de nouvelles armes "invincibles". Le Figaro, qui rapporte l'information explique :

 

"Rappelant le mépris - selon lui - des Occidentaux pour la Russie après la désintégration de l'URSS, il s'est félicité que la Russie dispose aujourd'hui de toute une série d'armes nucléaires offensives 'capable de percer n'importe quel système de défense' et 'dont aucune autre armée que la nôtre ne possède l'équivalent'.  

Décrivant la Russie comme cernée par des systèmes défensifs et offensifs américains, il s'est fait menaçant: 'Personne ne voulait nous écouter. Écoutez-nous maintenant.' Une attaque nucléaire contre un allié de Moscou, a-t-il également mis en garde, sera considérée comme une attaque contre la Russie et entraînera une riposte immédiate.

Pendant 45 minutes, Vladimir Poutine a décrit des armes de destruction massive 'hypersoniques', 'd'une manœuvrabilité extraordinaire' et 'ultrasophistiquées'. Une dizaine de projections vidéo, le plus souvent des images de synthèse, ont illustré ses propos."

 

La Russie développe de nouvelles armes "invincibles" : une action provoquée par le retrait de Washington du Traité ABM

Selon Sputnik : 

"cette action est provoquée par le retrait de Washington du Traité ABM, à quoi Moscou s'est fermement opposé, selon Poutine". 

Ripostant au déploiement de systèmes américains de défense antimissile, la Russie crée de nouveaux systèmes d’armement de la dernière génération.

Le nouveau système russe Sarmat sera capable de neutraliser les systèmes de défense antiaérienne.

 

"Selon le maître du Kremlin, après la chute de l'URSS qui avait placé la Russie dans une position de faiblesse, les Etats-Unis étaient persuadés de pouvoir garder une supériorité militaire totale avant que Moscou ne se rétablisse. Pour y parvenir, Washington a tenté au cours des 15 dernières années 'd'obtenir des avantages unilatéraux sur la Russie', en imposant 'des restrictions et sanctions illégales du point de vue du droit international'." 

""Ecoutez-nous maintenant" : dans son discours devant le Parlement russe le 1er mars, Vladimir Poutine a envoyé un message clair aux Occidentaux et particulièrement aux Américains, pour leur signifier que les avancées militaires russes rebattaient les cartes en termes diplomatique.

Présentant les nouveaux systèmes balistiques développés par Moscou – vidéos de présentation à l'appui – Vladimir Poutine a assuré que "rien de tel [n'existait] chez personne dans le monde".

Il a affirmé que Moscou n'envisageait d'utiliser son arsenal nucléaire qu'en cas d'attaque du même type, envers la Russie ou ses alliés, ou de destruction massive. Dans ce cas de figure, le président russe n'a laissé plané aucun doute sur la riposte de Moscou : elle sera "immédiate et proportionnée". (RT)

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 14:57
Des hosties "miraculeusement" conservées trouvées au milieu de décombres d'un tremblement de terre exposées à l'adoration eucharistique

ROME, le 27 février 2018 ( LifeSiteNews ) - Le curé de la paroisse, qui a découvert quarante hosties consacrées dans un tabernacle, miraculeusement retrouvées dans les décombres 16 mois après le tremblement de terre dévastateur dans le centre de l'Italie, a déclaré que les hosties étaient à présent exposées à l'adoration.

Le prêtre, Don Angelo Ciancotti, a également déclaré que l'évêque local se prépare à présenter le cas du miracle à la Congrégation pour le culte divin du Vatican.

Don Ciancotti, curé de la Cathédrale de la Sainte Mère de Dieu du diocèse d'Ascoli-Piceno, a déclaré mardi à La Nuova Bussola Quotidiana que les 40 hosties sont gardées dans la cathédrale et que tous les dimanches à midi elles sont exposées à l'adoration eucharistique.

"La chapelle est toujours pleine", a déclaré Don Ciancotti. "Ici, dans le diocèse, où nous avons l'Adoration Eucharistique perpétuelle, nous savons que lorsqu'un signe permanent de la Présence réelle du Christ est donné, les gens sont étonnés et s'agenouillent en adoration, plaçant leur vie entière devant Lui.

Ce qui arrivera aux hosties sacrés est encore inconnu, a dit le prêtre italien, mais il a ajouté que l'évêque local, Son Excellence Giovanni D'Ercole, lui a assuré que "nous contacterons bientôt la Congrégation pour le culte divin" pour enquêter si un Le miracle eucharistique s'est effectivement produit.

"Le Seigneur est plus fort que le tremblement de terre et avec ce signe il nous donne la preuve et l'espoir", a-t-il dit. "Pour ceux qui ont la foi, c'est un miracle qui témoigne de la présence du Seigneur dans l'Hostie consacrée."

 

Un miracle au milieu des décombres

La nouvelle que les 40 hosties consacrés ont été récupérées d'un tabernacle récupéré des ruines de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption [Santa Maria Assunta] à Arquata del Tronto, un an et demi après qu'un violent tremblement de terre ait frappé la région, a d'abord paru dans le journal officiel de l'évêque Avvenire.

Selon les rapports, après les efforts de recouvrement pour déterrer le tabernacle, celui-ci a été emmené pour être gardé au diocèse où d'autres objets sacrés et artefacts ont été gardées. Lorsque le tabernacle fut finalement ouvert plusieurs semaines plus tard, un ciboire retourné, mais non ouvert, fut trouvé à l'intérieur. À l'intérieur du ciboire se trouvaient 40 hosties dont la couleur, la forme et le parfum n'avaient pas changé

"On pouvait encore sentir leur parfum", déclara l'évêque Giovanni D'Ercole lors de la découverte des hosties. "La foi exige de la prudence", mais une telle découverte n'a besoin "d'aucun mot", dit-il.

"C'est un signe d'espoir pour tout le monde", a-t-il ajouté. "Confronté à un événement comme celui-ci, il faut sûrement garder le silence. Cela touche simplement et renforce la foi en Jésus qui reste vivant pour consoler la population d'Arquata frappée par le tremblement de terre. "

Le tremblement de terre d'une magnitude de 6,6 qui a frappé la région le 30 octobre a causé d'immenses dégâts à Arquata et aux alentours du centre de l'Italie. La basilique de Norcia, lieu de naissance de saint Benoît et foyer des moines bénédictins de Norcia, a été presque totalement détruite. Un séisme similaire survint dans la région deux mois plus tôt, le 24 août, qui tua près de 300 personnes et détruisit plusieurs villes du centre de l'Italie.

Don Ciancotti, dont le père était originaire d'Arquata, a déclaré qu'il connaissait chaque personne disparue dans les décombres et dans toutes les rues de la ville. Ainsi, avec certains résidents, il a cherché à récupérer tous les artefacts sacrés qui pouvaient être sauvés.

Beaucoup de tabernacles qui ont été récupérés étaient vides, a expliqué Ciancotti. Mais il savait que "la messe était célébrée tous les jours" dans l'église de Santa Maria Assunta "et que le tabernacle aurait contenu des hosties quand le tremblement de terre frappa."

Des mois plus tard, Don Ciancotti apprit que le tabernacle de Notre-Dame-de-l'Assomption [Santa Maria Assunta] qui avait été retrouvé avait été entreposé dans un entrepôt diocésain. C'est ainsi que le prêtre italien fit nettoyer et apporter le tabernacle à la cathédrale.

"Le problème était de l'ouvrir", dit-il, "mais ma passion pour les clés du tabernacle m'aida."

Il alla à un tiroir plein de clefs dans son bureau et en découvrit un qui était seul. "J'ai dit: 'essayons ', et ça s'est ouvert au premier essai", a-t-il dit. Mais la plus grande surprise allait suivre: "Le ciboire était horizontal, mais il ne s'était pas ouvert, et à l'intérieur, les hosties étaient parfaitement intactes."

"Il n'y avait aucune trace de bactéries ou de moisissure comme cela arrive aux hosties après plusieurs semaines", a déclaré Don Ciancotti. "Au lieu de cela, après un an et demi, elles semblaient avoir été faites ce jour-là."

Comme les hosties avaient été confectionnées par des religieuses au couvent de Sant'Onofrio, il leur demanda immédiatement si elles utilisaient des conservateurs. "Elles m'ont dit: 'Non, juste de la farine et de l'eau'", at-il dit.

 

"Voici la présence"

Don Ciancotti a avoué qu'il se sentait comme Jean Paul II, devant le miracle eucharistique de Sienne, s'était exclamé: "Voici la présence".

En 1730, à Sienne, un ciboire avec des hosties consacrées fut volé mais le nombre exact d'hosties fut miraculeusement réapparu dans la boîte d'offrande attachée à un prie-dieu. Les hosties, qui n'étaient pas consommées, ne s'étaient pas détériorées mais étaient restées fraîches et avaient même conservé un parfum agréable. Le 14 septembre 1980, le pape Jean-Paul II se rendit à Sienne pour vénérer le miracle eucharistique à l'occasion de son 250ème anniversaire.

Comment Don Ciancotti explique-t-il l'événement? "Ceux qui ont la foi l'expliquent en disant que c'est un miracle qui témoigne de la présence du Seigneur dans l'Hostie consacrée. Ceux qui n'ont pas la foi ne le croiront pas, mais ils ne peuvent pas expliquer ce qui s'est passé, parce que sous l'eau de décombres la farine se décompose."

"Nous qui avons la foi croyons en la présence de Dieu, qui fait ce qu'il veut." Il a ensuite répété les paroles de son évêque qui dit: "C'est aussi un signe d'espoir pour les personnes touchées par le tremblement de terre, parce que celui-ci nous dit que le Christ est vivant et ressurgit des décombres."

Les miracles eucharistiques ont souvent eu lieu à une époque de l'histoire où la vraie présence de Jésus-Christ dans l'Eucharistie était remise en question. Le prêtre italien a dit que "penser que le Christ n'est pas présent dans l'hostie consacrée est protestant. Après la transsubstantiation, le pain reste seul sous forme de pain, mais sa substance change, devenant le véritable Corps du Christ. C'est notre foi catholique."

"Vous n'avez pas besoin de signes miraculeux pour croire", dit-il, "mais face aux idéologies que nous poursuivons souvent, cet événement nous aide à replacer nos coeurs dans le Christ, présent et vivant parmi nous".

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 18:29

Source: Marco Tosatti

OnePeterFive

27 février 2018

Cardinal Sarah: “I Denounce the Crisis of Faith of a Betraying Clergy”

 

Le cardinal Sarah, en Belgique, a parlé de la crise de la foi de la part de la hiérarchie ecclésiastique et n'a pas hésité à dénoncer la trahison commise par le clergé à cause de leur manque de foi.

Le cardinal Sarah: "Je dénonce la crise de foi d'un clergé trahissant"

Ces derniers jours, le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin, était en Belgique pour une présentation sur son livre "Dieu ou rien". Il a répondu à certaines tendances visant à modifier la morale catholique, notamment en ce qui concerne le mariage. la famille, ainsi que l'enseignement sur la vie. Peut-on lire certaines de ses paroles comme une réponse aux récentes remarques du cardinal allemand Reinhard Marx, du vice-président de la Conférence épiscopale allemande Franz Josef Bode et du cardinal Christoph Schönborn de Vienne?

Il semble que la réponse est oui. S'adressant à une église pleine de monde, dont le Nonce apostolique le Cardinal De Kesel, le Maire Woluwé-Saint Pierre, et l'Abbé Philippe Mawet, en charge de la pastorale francophone, qui avait critiqué le livre de Sarah quelques jours plus tôt dans un article du quotidien de gauche Libre Belgique, le cardinal a appelé les idéologies et les groupes de pression qui "avec des moyens financiers puissants et des liens avec les médias, attaquent le but naturel du mariage et s'engagent à détruire la cellule familiale".

Mais le cardinal de Guinée, parlant dans l'une des Églises locales les plus dévastées de toute l'Europe, n'avait pas peur d'inclure des mots durs dirigés vers ses frères dans l'épiscopat. "Certains prélats de haut rang, surtout ceux issus des nations opulentes, travaillent à modifier la morale chrétienne en ce qui concerne le respect absolu de la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, la question des divorcés et remariés civilement, et d'autres situations de familles problématiques. Ces 'gardiens de la foi' ne doivent cependant pas perdre de vue que le problème posé par la fragmentation des fins du mariage est un problème de moralité naturelle." Mais le cardinal ne s'est pas arrêté là. Il a poursuivi calmement: "Les grandes déviations se sont manifestées lorsque des prélats ou des intellectuels catholiques ont commencé à dire ou écrire 'un feu vert pour l'avortement', 'un feu vert pour l'euthanasie'. Maintenant, à partir du moment où les catholiques abandonnent l'enseignement de Jésus et du Magistère de l'Église, ils contribuent à la destruction de l'institution naturelle du mariage et de la famille et c'est maintenant toute la famille humaine qui se trouve fracturée par cette nouvelle trahison de la part des prêtres."

En cette année où l'on célèbre le cinquantième anniversaire de l'encyclique Humanae Vitae, sans faire aucun effort pour cacher ou édulcorer ses paroles, le cardinal a parlé avec force: "L'Église doit se tourner vers l'encyclique Humanae Vitae de Paul VI ainsi qu'aux enseignements de Jean-Paul II et de Benoît XVI sur ces questions vitales pour la race humaine. Le pape François lui-même reste dans la ligne de ses prédécesseurs lorsqu'il souligne l'union entre l'Évangile de l'amour et l'Évangile de paix. L'Église a besoin d'affirmer avec force et sans ambiguïté le poids Magistral de tout cet enseignement, d'afficher clairement sa continuité [avec la Tradition] et de protéger ce trésor des prédateurs de ce monde sans Dieu [dans lequel nous vivons].

Dans une interview accordée à Cathobel, le cardinal Sarah a témoigné que l'Eglise doit aujourd'hui affronter de grandes questions, et surtout "sa fidélité à Jésus, à son Évangile, à l'enseignement qu'elle a toujours reçu des premiers papes, des conciles ... et ce n'est pas évident, parce que l'Église désire s'adapter au contexte culturel, à la culture moderne."

Et puis sur la foi: "La foi manque, non seulement au niveau du peuple de Dieu mais aussi parmi les responsables de l'Église, parfois nous pouvons nous demander si nous avons vraiment la foi." Le Cardinal Sarah a rappelé l'épisode du prêtre [qui a omis le] Credo à la messe, le p. Fredo Olivero, et a conclu: "Je pense qu'aujourd'hui il peut y avoir une grande crise de la foi et aussi une grande crise de notre relation personnelle avec Dieu."

Et sur l'Europe? "Non seulement l'Occident perd son âme, mais il se suicide, car un arbre sans racines est condamné à mort. Je pense que l'Occident ne peut pas renoncer à ses racines, ce qui a créé sa culture et ses valeurs." Le cardinal a poursuivi: "Il se passe des choses qui refroidissent en Occident. Je pense qu'un parlement qui autorise la mort d'un bébé innocent, sans défense, commet un acte grave de violence contre la personne humaine. Quand l'avortement est imposé, en particulier aux nations du monde en développement, en disant que s'ils ne l'acceptent pas, ils ne recevront plus d'aide, c'est un acte de violence. Et ce n'est pas une surprise. Quand Dieu est abandonné, l'homme est aussi abandonné; il n'y a plus de vision claire de qui est l'homme. C'est une grande crise anthropologique en Occident. Et cela amène les gens à être traités comme des objets. "

 

Publié à l'origine sur La Nuova Bussola Quotidiana. Traduit par Giuseppe Pellegrino.

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 11:48
Un changement de paradigme catholique n'est pas développement mais corruption - Cardinal Müller

Par Hannah Brockhaus

Cité du Vatican, 22 février 2018 / 13:48 ( CNA / EWTN News ) .- Le développement authentique de la doctrine consiste à rendre plus explicites les vérités révélées de la foi, à ne pas modifier, ou "changer", l'enseignement de l'Église - et d'utiliser cette idée pour défendre un ordre du jour erroné, a déclaré le cardinal Gerhard Müller.

Dans un essai publié le 20 février dans First Things, le préfet émérite de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a dit qu'il ne peut y avoir de "changement de paradigme" dans l'interprétation de la doctrine catholique, et de poussée à contredire les commandements de Dieu.

Quiconque appelle un changement majeur dans l'enseignement de l'Église en théologie morale une "décision louable de la conscience ... parle contre la foi catholique", écrit le prélat de 70 ans.

L'idée d'un "changement de paradigme" - un "changement fondamental des formes théoriques de la pensée et du comportement social" par rapport à "la forme de l'être et de sa présence dans le monde" n'est pas possible", écrit Müller. Parce que "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement", comme il est dit dans Hébreux 13: 8.

"C'est, en revanche, notre paradigme, que nous n'échangerons pour aucun autre", a déclaré Müller.

Il a également expliqué que le pape et ses collègues évêques ont le devoir de préserver l'unité de la foi et d'empêcher la polarisation et les mentalités partisanes. Par conséquent, c'est aussi un devoir de conscience de prendre la parole dans l'opposition quand le terme "changement pastoral" est utilisé par certains pour "exprimer leur agenda pour balayer l'enseignement de l'Église comme si la doctrine était un obstacle à la pastorale".

Dans son essai, il a expliqué le concept de "développement de la doctrine" dans l'Église, enseigné par le Bienheureux John Henry Newman, et comment il se rapporte aux débats sur l'interprétation de l'exhortation apostolique de 2016 sur l'amour dans la famille, Amoris laetitia.

Le huitième chapitre d' Amoris laetitia "a fait l'objet d'interprétations contradictoires", a-t-il dit, déclarant que lorsqu'un "changement de paradigme" est mentionné dans ce contexte, il semble être "une rechute dans une manière moderniste et subjectiviste d'interpréter la foi catholique."

Selon le bienheureux Newman, un moyen d'identifier un développement authentique de la doctrine est de voir si l'environnement culturel environnant se développe en conformité avec le christianisme, et non l'inverse.

"Ainsi, un changement de paradigme, par lequel l'Église prend les critères de la société moderne pour être assimilée par elle, ne constitue pas un développement, mais une corruption."

Le principe formel est une catégorie dans la théologie chrétienne qui distingue la source de l'enseignement théologique de l'enseignement lui-même.

Dans l'Église catholique, dit Müller, la "méthode appropriée pour interpréter la révélation requiert le fonctionnement conjoint de trois principes, à savoir: l'Écriture Sainte, la Tradition apostolique et la succession apostolique des évêques catholiques".

Il a souligné que la Réforme protestante est un exemple dans l'histoire du moment où un nouveau principe formel a été introduit, dans ce cas, l'Écriture seule.

"Ce nouveau principe soumettait la doctrine catholique de la foi, telle qu'elle s'était développée jusqu'au XVIe siècle, à un changement radical", a-t-il déclaré. "La compréhension fondamentale du christianisme s'est transformée en quelque chose de complètement différent."

En ce qui concerne les débats entourant l'interprétation d' Amoris laetitia, Müller a noté que des groupes d'évêques ou des conférences épiscopales individuelles ont récemment publié des directives sur la réception de l'Eucharistie par des personnes divorcées et civilement remariées.

Il a souligné l'enseignement de saint Jean-Paul II dans Familiaris consortio, qui dit que "les divorcés vivant dans une nouvelle union doivent se résoudre à vivre dans la continence ou s'abstenir d'approcher des sacrements".

"Y a-t-il une continuité logique entre Familiaris Consortio n. 84 ... et le changement de cette discipline même que certains proposent? Il n'y a que deux options", a-t-il dit.

"On pourrait nier explicitement la validité de Familiaris Consortio n. 84, niant par là même la sixième note de Newman, "Action conservatrice sur le passé". Ou on pourrait tenter de montrer que Familiaris Consortio n 84. prévoyait implicitement le renversement de la discipline qu'il s'était explicitement proposé d'enseigner. Cependant, sur toute lecture honnête du texte de Jean-Paul II, une telle procédure devrait violer les règles de base de la logique, telles que le principe de non-contradiction."

Le cardinal Müller a ajouté que "lorsque les cardinaux, les évêques, les prêtres et les laïcs demandent au pape des éclaircissements sur ces questions, ce qu'ils demandent n'est pas une clarification de l'opinion du pape. Ce qu'ils cherchent, c'est la clarté concernant la continuité de l'enseignement du pape dans Amoris Laetitia avec le reste de la tradition."

Pour que les déclarations des évêques soient orthodoxes, "il ne suffit pas qu'ils déclarent leur conformité avec les intentions présumées du pape" dans Amoris laetitia, a t-il déclaré.

"Ils ne sont orthodoxes que s'ils sont d'accord avec les paroles du Christ conservées dans le dépôt de la foi."

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 10:42

Source: E. Christian Brugger

National Catholic Register

26 février 2018

‘The New Paradigm,’ Conscience and the Death of Catholic Morality 

Le nouveau paradigme, la conscience et la mort de la morale catholique

COMMENTAIRE: Les récents commentaires du secrétaire d'État du Vatican sur Amoris Laetitia élève la conscience à un degré qui relativise l'objectivité de la loi morale.

 

E. Christian Brugger

 

Dans un récent entretien à Vatican News, le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, soutient que le raisonnement controversé exprimé dans l'exhortation apostolique Amoris Laetitia (La joie de l'amour) représente un "changement de paradigme" dans le raisonnement de l'Église, découlant d'un "nouvel esprit", dont l'Église a besoin pour mener "le processus d'application des directives d'Amoris Laetitia."

Sa référence à un "nouveau paradigme" est trouble. Mais sa signification ne l'est pas. Il se réfère entre autres à un nouveau compte de conscience qui exalte la subjectivité du processus de décision à un degré qui relativise l'objectivité de la loi morale. Pour comprendre ce récit, nous pourrions d'abord regarder une maxime favorisée du pape François: "La réalité est plus grande que les idées".

Il n'admet aucune interprétation unidimensionnelle, ce qui explique sans doute pourquoi il est attrayant pour le "pape des paradoxes". Mais dans un domaine, l'arène de la doctrine et de la praxis, une signification claire a émergé. Le dogme et la doctrine constituent des idées, tandis que la praxis (c'est-à-dire l'expérience concrète vécue des personnes) est une réalité : "L’idée – les élaborations conceptuelles – est fonction de la perception, de la compréhension et de la conduite de la réalité." (Evangelii Gaudium, 232).

En relation avec la controverse suscitée par Amoris Laetitia, les "idées" sont interprétées comme signifiant la doctrine de l'Église sur des questions morales épineuses telles que, mais pas seulement, la communion pour les divorcés et remariés civilement, et la "réalité" signifie les circonstances concrètes - la prise de décision des catholiques ordinaires.

Si nous regardons la réalité, nous pouvons voir qu'un grand nombre (une majorité?) De catholiques croient que les normes de la morale sexuelle de l'Église sont "détachées des réalités" des gens ordinaires. Si nous connaissons cela, nous privilégions toujours un modèle éthique d'obéissance à la doctrine, nous demeurons dangereusement "dans le seul domaine des mots", accrochés aux "objectifs plus idéaux que réels" et exigeant des simples pécheurs des "purismes angéliques" (Evangelii Gaudium, 231). Par conséquent - puisque les réalités sont plus grandes que les idées - les idées (les doctrines morales) devraient être revues dialectiquement pour voir si une synthèse plus élevée peut être atteinte où les idées et les réalités peuvent être réconciliées, en privilégiant bien sûr celles-ci.

 

Reformuler la conscience

 

Où pouvons-nous trouver cette résolution plus élevée? En reformulant la compréhension catholique traditionnelle de la conscience morale. L'Église a toujours enseigné que l'on a le devoir de suivre sa conscience, même si sa conscience est dans l'erreur. Si l'erreur n'est pas de sa faute, alors la conscience conserve sa dignité (voir Gaudium et Spes, 16). Ceci s'applique à tout le monde, aux chrétiens comme aux non-croyants. Tous doivent respecter leurs consciences.

En fait, il y a un péché, même pour l'athée, si la voix de la conscience est rejetée. Jusqu'ici tout va bien.

Mais maintenant une fissure commence à se former dans la digue. De la maxime, il s'ensuit que bien qu'il y ait effectivement une loi morale objective - le "nouveau paradigme" écarte régulièrement le relativisme éthique - cette loi représente l'idée, alors que la réalité est le processus subjectif des gens qui se forgent leur propre opinion sur la manière de suivre les préceptes de la loi.

Il s'ensuit également que si les catholiques ordinaires observent leurs expériences concrètes à la lumière de ce que l'Église a à dire sur certains sujets (remariage civil, contraception et comportement homosexuel), ils entreprennent un processus sincère de décision sur ce qu'ils doivent faire en relation à cet égard; et s'ils concluent que l'enseignement moral de l'Église est erroné ou inadéquat; et si, en agissant sur ce jugement, ils choisissent contre l'enseignement de l'Église, alors leurs consciences ne perdent pas leur dignité.

Ce qui suit est entièrement étranger et contraire à l'enseignement catholique sur la conscience. Le "nouveau paradigme" soutient que si un prêtre croit que les circonstances de telles personnes n'admettent pas de résolution simple par la conformité à l'enseignement moral de l'Église, et s'il croit également que ces personnes ont entrepris un processus de discernement avec un désir sincère de faire la volonté de Dieu, le prêtre, agissant sur cette présomption, peut les libérer afin de participer aux sacrements de l'Église sans une ferme résolution de cesser leur comportement peccamineux objectif.

Bien que le "nouveau paradigme" revendique une sorte de continuité plus profonde et plus pure avec la tradition morale catholique, il constitue en réalité un départ radical. Je mentionne ici quatre façons de le faire, sans intention d'être exhaustif.

 

Il est mortellement naïf d'un point de vue pastoral.

Car bien que les gens puissent être invinciblement ignorants dans le choix du mal grave et donc manquer de culpabilité, quel prêtre ou pasteur peut le savoir avec certitude? Les gens eux-mêmes ne peuvent pas lui dire qu'ils ignorent la vérité sans rapprocher dangereusement leur ignorance du contact avec la lumière de la vérité. Donc le prêtre doit l'induire, et en inférer avec une certitude suffisante pour être sûr que ces gens ont une conscience non coupable. Mais une telle certitude n'est pas accessible à un prêtre ou à un être humain. Le peuple peut en effet être coupablement ignorant, auquel cas coupable de péché mortel. Leur ignorance pourrait être le résultat de la rationalisation ou de l'auto-tromperie. Ou ils peuvent feindre l'ignorance pour convaincre le prêtre qu'ils sont de bonne foi. Tout bon pasteur sait - si ce n'est par d'autres moyens qu'en regardant son propre cœur - la tendance des pécheurs à justifier ses propres malheurs.

Il suppose qu'il vaut mieux laisser les gens dans l'ignorance invincible que de les guider dans la plénitude de la vérité; ce qui implique que choisir des actes gravement mauvais de bonne foi est neutre pour le bien-être humain .

Cette implication est manifestement fausse. Les actes pervers sont mauvais pour nous même si nous les choisissons de bonne foi. Ils déforment notre caractère, déforment notre vision du bien et du mal et nuisent aux gens, même si nous sommes invinciblement ignorants de leur méchanceté.

Les divorcés remariés, par exemple, qui sont libérés par les prêtres pour retourner aux sacrements, adopteront très probablement une idée fausse sur le vrai caractère de la Sainte Eucharistie, dans laquelle la peur salutaire du sacrilège a été exorcisée. Ils peuvent devenir aveugles à l'exemple qu'ils donnent à leurs enfants à propos du mariage et de son caractère indissoluble, et devenir ainsi prêts à faire injustement du tort au système de croyance de leurs enfants. Ils peuvent encourager d'autres couples dans les mariages en détresse à chercher la "voie de l'accompagnement et du discernement", même lorsque les autres ne sont pas de bonne foi. Ils peuvent devenir aveugles au scandale que leur situation irrégulière menace pour les frères et soeurs catholiques vulnérables.

Les autres qui les voient continuer leur vie comme en pleine conformité avec l'enseignement du Christ sur l'adultère peuvent en venir à croire que l'adultère n'est pas toujours mauvais, ou que la question de la validité des premiers mariages populaires n'est pas si importante, ou tous les mariages chrétiens consommés ne sont absolument pas indissolubles, ou que de mauvais actes peuvent parfois être choisis pour de bonnes raisons, ou que la réception de la Sainte Eucharistie est compatible avec un comportement adultère, ou que l'Eucharistie n'est pas si sainte.

En d'autres termes, bien qu'ils soient de bonne foi, ils deviennent le genre de personnes qui voient et traitent le mariage différemment de la manière dont Jésus le fait dans les Evangiles et qui commencent à tolérer le mal injuste que leur exemple menace.

Donc, même s'ils sont invinciblement ignorants du fait que leurs modes de vie et leurs actions sont objectivement gravement désordonnés (et certains ne le seront sûrement pas); continuer à vivre dans cet état est mauvais pour eux et pour la communauté chrétienne. Le devoir d'un prêtre est de les aider à comprendre leur situation noueuse afin qu'ils puissent ordonner leur vie selon les enseignements de Jésus-Christ.

Il minimise - au point de rejeter - la vérité que le paradis et l'enfer sont ce qui est en jeu dans le choix du mal grave.

Instaurer une politique pastorale laissant les gens dans un état putatif d'ignorance invincible alors qu'ils continuent manifestement à commettre des actions objectivement gravement pécheresses minimise la réalité du péché mortel et ses conséquences pour le salut. Car, puisque personne ne peut savoir avec certitude si ces personnes sont de bonne foi, les pasteurs qui les libèrent risquent de les mettre en danger de perdre leur salut.

La foi catholique enseigne que "le péché mortel existe aussi quand une personne choisit sciemment et volontairement, pour quelque raison que ce soit, quelque chose de gravement désordonné"; cela inclut "tout acte de désobéissance aux commandements de Dieu dans une affaire grave".

Les actes sexuels perpétrés avec quelqu'un d'autre que son conjoint valide sont toujours graves. Les divorcés remariés civilement et actifs sexuellement sans annulation peuvent croire que leurs actes et leur mode de vie sont agréables à Dieu. Mais leur style de vie est objectivement pécheur. Et si leurs premiers mariages étaient en fait valables - une possibilité que seul le processus canonique d'annulation peut normalement exclure - alors ils vivent, selon les enseignements explicites de Jésus, dans l'adultère. Supposer qu'ils sont de bonne foi parce qu'ils semblent être et parce qu'ils disent qu'ils ont raison avec Dieu est spirituellement imprudent.

Nous avons beaucoup entendu récemment sur la façon dont nous devrions avoir confiance en la miséricorde illimitée de Dieu pour notre salut. On pourrait noter que le Concile de Trente enseignait infailliblement que la foi qui justifie n'est pas la confiance en la seule miséricorde de Dieu, même si elle est illimitée. C'est la confiance qui travaille à travers la charité. Et l'enseignement catholique insiste sur le fait que la charité et la grâce qui justifient sont perdues par chaque péché mortel librement choisi. Les personnes peuvent avoir la foi pour déplacer des montagnes, mais si elles ne se repentent pas sincèrement de leurs péchés, leur foi est morte et elles restent mortes dans leurs péchés. C'est ce que Saint Jacques veut dire quand il enseigne que "la foi sans les œuvres est morte". Cela ne sauve pas.

En même temps, quiconque est tombé dans le péché mortel peut ressusciter par la grâce de Dieu. Tout ce qu'il doit faire est de se repentir sincèrement de ses péchés dans le sacrement de la pénitence et de se résoudre, comme la femme surprise dans l'adultère, à ne plus pécher.

Son récit de conscience transforme l'idée traditionnelle de la culpabilité subjective des pécheurs en une sorte de carte "sortie de prison" pour ceux qui luttent contre les commandements.

Les bons prêtres et directeurs catholiques n'ont pas été des pasteurs néandertaliens. Ils ont toujours été sensibles à la culpabilité subjective des pécheurs. Ils ont toujours compris que des situations complexes peuvent survenir lorsque la capacité des gens à comprendre ce qu'ils font est psychologiquement obscurcie, et cela peut influencer leur culpabilité subjective, jusqu'à les rendre impuissants dans leur commission d'actes objectivement gravement mauvais.

 

Comme le dit le pape Jean Paul dans Veritatis Splendor :

"[D]e considérations d'ordre psychologique, on ne peut passer à la constitution d'une catégorie théologique, ... entendue de telle manière que, sur le plan objectif, elle changerait ou mettrait en doute la conception traditionnelle du péché mortel" (70)

Mais c'est ce que le "nouveau paradigme" a effectivement fait. Il a créé une nouvelle catégorie de personnes qui, au nom d'une "conscience individuelle" sincère, sont dispensées de l'obéissance à la loi morale de Jésus. Le "nouveau paradigme" les appelle "pécheurs sur la voie de l'accompagnement et du discernement". S'ils décident eux-mêmes que les normes morales objectives ne s'appliquent pas à eux, ils sont libres de ne pas les suivre et de rester catholiques. Comment cela peut-il concorder avec avec Veritatis Splendor ? :

"Par rapport aux normes morales qui interdisent le mal intrinsèque, il n'y a de privilège ni d'exception pour personne. Que l'on soit le maître du monde ou le dernier des « misérables » sur la face de la terre, cela ne fait aucune différence : devant les exigences morales, nous sommes tous absolument égaux." (96

Le "nouveau paradigme"- bien que ne l'ait jamais explicitement dit permet aux prêtres et aux évêques d'affirmer simultanément qu'ils acceptent l'enseignement moral de l'Église et pourtant de libérer les "consciences individuelles" qui ne vivent pas par cet enseignement pour continuer à ne pas vivre par elle, tout en approchant la Table du Seigneur.

 

E. Christian Brugger est chercheur principal en éthique à la Fondation de la culture de la vie à Washington, DC

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 10:07

Source: Catholic News Agency

Par Patti Armstrong / Catholic News Agency

US exorcists: Demonic activity is on the rise

Exorcistes américains: l'activité démoniaque est en hausse

Indianapolis, Ind., 15 mars 2017 / 06:26 am ( CNA ) .- Il ya une augmentation alarmante de l'activité démoniaque signalée par ceux qui travaillent dans le ministère de l'exorcisme, a déclaré l'exorciste de l'archidiocèse d'Indianapolis. Bien que des mesures soient prises pour augmenter le nombre d'exorcistes, la demande dépasse toujours l'offre.

Le Père Vincent Lampert est un exorciste de l'Archidiocèse d'Indianapolis depuis 2005 et le pasteur de Saint Malachie à Indianapolis. Il s'est formé au Collège nord-américain de Rome et a participé à plus de 40 exorcismes avec l'exorciste italien de longue date, le Père Carmine De Filippi. Bien que les identités de la plupart des exorcistes soient cachées, le Père Lampert donne souvent des conférences pour mettre en garde contre le mal et orienter les gens vers la puissance de Dieu.

Dans une interview au National Catholic Register, il a déclaré voir un nombre croissant de personnes impliquées dans les rituels sataniques et s'ouvrant au mal.

"Le problème n'est pas que le diable a augmenté son jeu, mais que plus de gens sont prêts à jouer", a déclaré le père Lampert. Il a désigné la pornographie rampante, l'usage de drogues illicites et l'occulte. "Là où il y a une activité démoniaque, il y a toujours un point d'entrée", a-t-il dit.

En octobre dernier, le Père Lampert a rencontré à Rome l'Association internationale des exorcistes, un groupe de 400 dirigeants et prêtres catholiques. C'est un groupe de soutien qui se réunit tous les deux ans. Selon lui, les membres du groupe conviennent qu'il y a un grand besoin de plus d'exorcistes.

Les possessions démoniaques réelles sont rares, cependant, a expliqué le père Lampert. "Je n'ai vu que trois possessions au cours des trois dernières années, mais il y a aussi de l'infestation, de la vexation et de l'obsession."

Il a expliqué que l'infestation démoniaque se produit dans des endroits où les choses peuvent bouger et il y a des bruits forts. Avec la vexation, une personne est physiquement attaquée et peut avoir des marques telles que des ecchymoses, des morsures ou des égratignures. L'obsession démoniaque implique des attaques mentales, telles que des pensées persistantes de mal qui courent dans son esprit.

"Dans les possessions, a dit le père Lampert, j'ai vu des yeux roulés dans la tête, jetant des obscénités, des contorsions corporelles, des odeurs nauséabondes, des températures qui tombent dans la pièce et j'ai vu quelqu'un léviter."

Lorsqu'il a été nommé exorciste par son évêque en 2005, il n'y en avait que 12 autres. Il a dit qu'il y a maintenant environ 50 autres exorcistes qu'il connaît personnellement aux États-Unis.

 

Les évêques réagissent

 

Les évêques catholiques sont conscients de l'augmentation des rapports d'activité démoniaque parce qu'un prêtre ne peut effectuer un exorcisme avec la permission épiscopale. Selon Mgr Thomas Paprocki, évêque du diocèse de Springfield, Illinois, "le droit canonique exige qu'un évêque donne la permission à un prêtre de faire un exorcisme majeur, mais les évêques ne reçoivent aucune formation formelle en exorcisme".

Pour soutenir les évêques, en 2010, alors qu'il était président du Comité des affaires canoniques et de la gouvernance de l'Église pour la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, Mgr Paprocki a organisé une conférence de deux jours sur tous les aspects de l'exorcisme.

En réponse au besoin d'exorcistes qualifiés aux États-Unis, l'Institut Pape Léon XII, basé à Milwaukee, a été fondé en 2012 pour soutenir "la formation spirituelle des prêtres pour apporter la lumière du Christ afin de dissiper le mal". de réunions informelles à la demande des évêques américains désireux d'éducation et de formation. C'était aussi une réponse à la recommandation du Pape Jean-Paul II que chaque diocèse nomme un exorciste. Un porte-parole de la conférence des évêques des États-Unis a déclaré que, même si idéalement chaque diocèse devrait avoir son propre exorciste, aucune statistique n'est tenue quant aux chiffres réels.

Msgr. John Esseff, président du conseil d'administration de l'Institut, était l'un des membres fondateurs. Il a été prêtre pendant 63 ans et exorciste dans le diocèse de Scranton, en Pennsylvanie, pendant plus de 40 ans. Il donne souvent des conférences à l'institut sur l'exorcisme et la délivrance.

"Comme l'acceptation du péché a augmenté, de même l'a fait une activité démoniaque", a déclaré Msgr. Esseff. "Les évêques ont vu le besoin de plus d'exorcistes formés parce que de nombreux cas ont été référés de tous les coins du pays vers les diocèses qui avaient des exorcistes."

"Une personne devrait être soignée dans son propre diocèse", at-il ajouté.

L'Institut Pape Léon XIII a formé la première classe de 55 exorcistes, prêtres et diacres de son programme de deux ans en 2015. La formation comprend des sessions de 10 jours au Mundelein Seminary dans l'archidiocèse de Chicago, deux fois par an pendant deux ans. Une deuxième classe de 52 obtiendra son diplôme cet automne.

"J'espère que les évêques sont de plus en plus conscients de leur rôle en tant qu '"exorciste en chef "du diocèse," Mgr. Esseff a dit. "Il y a aussi encore une certaine résistance de la réalité de Satan", dans l'Église, parmi les prêtres et les évêques, a-t-il ajouté, "comme s'il y avait juste le mal et non le diable".

"Le seul qui puisse vaincre Satan est Jésus", a dit Mgr. Esseff. "Il surmonte le royaume du mal avec la lumière. Et chaque prêtre représente Jésus. Le diable ne voit pas le prêtre - il voit Jésus."

 

Exorcismes mineurs

Mgr Paprocki, qui a également donné des conférences à l'Institut Pape Léon XIII, a dit qu'il aime souligner la différence entre les exorcismes majeurs et mineurs. "Un exorcisme mineur se produit très fréquemment dans l'Église, chaque fois que nous faisons un baptême", a-t-il déclaré au Registre. "Il s'agit de rejeter Satan et toutes ses œuvres."

Un prêtre n'a pas besoin de la permission d'un évêque pour faire des exorcismes mineurs dans des situations où il y a une mauvaise influence, a expliqué Mgr Paprocki. "Il s'agit juste de prier Dieu de vaincre les mauvaises influences."

"La raison pour laquelle un exorcisme majeur a besoin de la permission d'un évêque est que le prêtre parle directement au diable et lui ordonne au nom de Jésus-Christ de quitter cette personne", a-t-il dit. "Pour que le prêtre puisse faire cela, il a besoin de l'autorité de l'Église derrière lui."

Le Père Lampert a dit qu'un prêtre, et même des laïcs, peuvent prier des prières d'exorcisme mineures parce qu'elles s'adressent à Dieu. "Les fidèles laïcs ne devraient pas donner des ordres aux démons", a-t-il dit. "Les démons reconnaissent l'autorité des évêques et de l'Église. Si vous revendiquez l'autorité par vous-même, cela peut vous causer des problèmes", a-t-il averti les laïcs. Il a fait référence à l'exemple dans Actes 19, quand certains exorcistes juifs ont essayé d'expulser un mauvais esprit. Le diable a dit: "Jésus je reconnais, Paul je sais, mais qui êtes-vous?" Puis il les a attaqués.

"Ce ne sont pas les exorcistes qui ont le pouvoir", a déclaré le père Lampert, "mais la puissance et l'autorité de l'Église qui vient de Jésus-Christ. Les catholiques comprennent que les individus n'ont pas ce pouvoir."

Toutes les personnes interrogées pour cet article ont déclaré que le travail ordinaire du diable est la tentation, et que c'est le péché qui lui permet de prendre pied dans la vie des gens. Ils ont tous encouragé les gens à avoir une vie de prière forte et à aller à la confession et à recevoir l'Eucharistie fréquemment.

Le Père Lampert met en garde les gens de ne pas trop prêter attention au diable. "L'accent devrait être mis sur Dieu et Jésus-Christ", a-t-il dit. "Quand je me rappelle que Dieu est en charge, il met tout en perspective, et l'inquiétude et la peur se dissipent."

Il a ajouté: "Si les gens construisaient leur vie de foi, le diable serait vaincu."

 

Originellement publié sur National Catholic Register

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 12:58

Les chrétiens actuellement en pèlerinage à Jérusalem font grise mine. L'église du Saint-Sépulcre, site du tombeau du Christ selon la tradition, est fermée depuis dimanche 25 février, en signe de protestation exceptionnelle contre des mesures fiscales israéliennes. [1]

Des responsables chrétiens ont annoncé avoir fermé hier l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, site du tombeau du Christ selon la tradition, une décision rare, pour protester contre des mesures fiscales israéliennes. L'église a fermé dimanche aux environ de midi (10H00 GMT) pour une durée qui n'a pas été clairement établie. Le Saint-Sépulcre est considéré comme le site le plus saint du christianisme, construit à l'endroit où le corps de Jésus aurait été déposé. [2]

Les responsables religieux dénoncent, en premier lieu, la récente décision de la Ville de Jérusalem d’appliquer la taxe municipale d’habitation (Arnona) sur les biens commerciaux des Eglises. Jusqu’alors, celles-ci bénéficiaient d’une exemption fiscale, instaurée depuis l’époque ottomane. La mairie entend désormais la réserver aux seuls lieux de culte.

« Toutes les églises, synagogues et mosquées de Jérusalem » resteront exemptées d’Arnona, a assuré Nir Barkat, le maire de Jérusalem. En revanche, « les bâtiments commerciaux » ne le seront pas, « quel que soit leur propriétaire », a-t-il ajouté. Dans cette logique, il revient aux Eglises de payer des arriérés de paiement établis à 152 millions d’euros. « Nous ne laisserons pas les résidents de Jérusalem financer cette dette énorme [de taxes qui devraient être prétendument payées par les Eglises] », a promis M. Barkat.

Les responsables des trois Eglises chargées de la basilique, site du tombeau du Christ selon la tradition, entendent ainsi protester contre des mesures avancées par les autorités israéliennes, et qui affecteraient directement leur ministère dans la ville sainte.

Théophile III, le patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, Nourhan Manougian, son homologue arménien orthodoxe et Francesco Patton, le custode de Terre sainte (supérieur de l’ordre catholique des Franciscains), ont justifié, dans un communiqué conjoint, une décision « sans précédent », en réponse à « la campagne systématique contre les Eglises et les communautés chrétiennes de Terre sainte » menée par Israë

« Approche brutale et cynique »

Pour sa part, « la Custodie s’est vue notifier qu’elle devrait payer 170 000 euros, l’équivalent de sept années de taxes impayées. Le cas échéant, une partie de ses biens mobiliers pourrait être saisie », raconte Fareed Jubran, conseiller juridique de la Custodie de Terre sainte, gardienne des lieux saints pour l’Eglise catholique.

« L’approche brutale et cynique de la municipalité n’est pas acceptable », poursuit-il, considérant qu’au contraire, celle dernière devrait « remercier » les Eglises locales, qui génèrent des revenus grâce au tourisme de pèlerinage et qui soutiennent au quotidien les chrétiens palestiniens.

Cette nouvelle politique municipale est donc perçue par les chefs des Eglises comme une tentative d’« affaiblir la présence chrétienne à Jérusalem ». De leur côté, les dirigeants palestiniens ont dénoncé une conséquence directe de la politique américaine très favorable à Israël, notamment après la reconnaissance par le président Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, le 6 décembre 2017. [3]

Le second motif de protestation des responsables chrétiens concerne un projet de loi qui devait justement être examiné le 25 février par le Comité ministériel israélien sur la législation. Avancé par la députée Rachel Azaria (parti de centre droit Kulanu), le texte octroierait à l’Etat un pouvoir d’expropriation sur tout bien foncier ecclésial situé à Jérusalem, et qui aurait été vendu à des sociétés privées depuis 2010. 

L'église est située dans la Vieille ville à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte qu'Israël occupe depuis 50 ans et dont l'annexion est considérée comme illégale par la communauté internationale. [4]

La fermeture du Saint-Sépulcre est rare. En 1990, il avait été fermé avec d'autres sites chrétiens pour protester contre l'installation de colons près de cette église. Neuf ans plus tard, les sites chrétiens avaient été de nouveau fermés pour protester contre la construction d'une mosquée à proximité de la basilique de l'Annonciation à Nazareth.

 

Fermeture du Saint-Sépulcre pour protester contre des mesures fiscales israéliennes

Sources: [1] France 24; [2] Le Figaro; [3] Le Monde; [4] Le Point

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 16:03

Des personnes de couleur pour incarner des héros blancs: aucun problème. Des personnes blanches pour incarner des héros noirs : appropriation culturelle et racisme ! Deux poids deux mesures ?

Des personnes de couleur pour incarner des héros blancs ? petite réflexion sur l’appropriation culturelle

Le comité Jeanne d’Arc d’Orléans a désigné une jeune Métisse d’origine polono-béninoise pour représenter notre sainte héroïne nationale, Jeanne d’Arc, lors des prochaines Fêtes johanniques à Orléans. L’indignation et la polémique enflent, depuis, sur les réseaux sociaux et les avis sont on ne peut plus partagés entre les pour, les contre, les pourquoi pas, mais sainte Jeanne d’Arc n’était pas colorée, etc. Charlotte d’Ornellas, dans ces colonnes, ancienne Jeanne d’Arc elle-même, a très bien expliqué pourquoi cette jeune fille, Mathilde, française, catholique et – cerise sur le gâteau – guide aux Scouts d’Europe, est tout à fait légitime. Quand il s’agit de célébrer la culture française, on ne regarde pas à la couleur de peau. Quant à la religion, George Michel l’a également très bien expliqué dans un brillant article.

 

Pour ma part, j’ai quand même tiqué quand l’annonce est tombée. Car il faut bien l’avouer, dans le contexte actuel où tout est fait pour dénigrer la culture chrétienne et européenne, où l’homme blanc est soit un immonde esclavagiste soit un obsédé harceleur et violeur, ce genre d’événement ne vient pas apaiser l’atmosphère mais va bien remettre de l’huile sur le feu. Dans le même temps, on apprend que des productions cinématographiques anglo-saxonnes vous proposent leurs versions de l’histoire et de la culture européennes ; Achille et Lancelot sont joués par des acteurs noirs quand Marguerite d’Anjou, femme d’Henri VI, roi d’Angleterre, sera jouée par une actrice… métisse.

 

Et si nous imaginions l’inverse ? Soyons fous ! Toussaint Louverture, Marthin Luther King, Rosa Parks ou même Aretha Franklin et pourquoi pas Mao Tsé-toung, l’empereur Hirohito joués par des acteurs blancs ? Cela a un nom, dans les milieux bobo-branchés – l’appropriation culturelle – et cela est fortement déconseillé ou vous serez taxé de raciste voire – pire ! – de négationniste. Non, l’appropriation culturelle est à sens unique ; c’est l’homme blanc qui pique chez les autres ce qu’il n’a pas. Les populations extra-européennes, surtout celles d’origine africaine, peuvent parfaitement prendre dans notre histoire et notre imaginaire européens. Car, comme l’a dit Sarkozy en son temps pas si lointain que ça, « aucun homme africain n’est assez entré dans l’Histoire ». Vraiment ?

 

Source et suite

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Note du blog Christ-Roi. Dans un cas comme dans l'autre, incarner Jeanne d'Arc par une blanche ne diminue pas plus sa portée universelle que de l'incarner par une noire. Cela n'enlève rien à personne. Cela n'enlève rien à l'histoire d'aucune nation, d'aucun pays. Par exemple le Japon qui se passionne pour Jeanne d'Arc fait jouer Jeanne d'Arc par une japonaise. Quoi de plus normal ? Ne serait-il donc pas plus simple de laisser chacun incarner qui il veut ? Inutile de parler d'"appropriation culturelle" ou de "racisme" : laissons cela aux gauchistes indignés, aux bonnes consciences progressistes et républic-haines, aux monomaniaques de la racialisation, qui sont les vrais racistes, les vrais créateurs du racisme. 

Là où il y a un problème dans la présentation qui nous est donnée d'accepter sans protester sous peine d'hérésie politiquement incorrecte, c'est qu'un Achille et un Lancelot noirs, une Jeanne d'Arc métisse, ne posent aucun problème. Par contre, un Martin Luther King, ou un Nelson Mandela, blancs, une Rosa Parks, blanche, seraient une "appropriation culturelle" et un racisme. Encore une fois : deux poids deux mesures.

Il n'en demeure pas moins que Jeanne d'Arc, c'est un symbole. On est dans le symbole, la tradition. Elle représente le héros national qui sauve le pays devant l'occupation étrangère. C'est la sauveuse blanche et chrétienne, et cela remonte à loin, cela remonte au Moyen-âge. Comme l'a dit le général de Gaulle, dans ses Mémoires, la France a toujours été "un pays de race blanche, de religion chrétienne et de culture grecque et romaine." Il ne faut dès lors pas être naïf pour comprendre que, dans le contexte politico-culturel d'aujourd'hui où tout est bon pour dissoudre les nations et leur histoire, surtout si ces nations sont des nations blanches, incarnations de tous les maux sur cette terre, les ennemis de la France, les cosmopolites, ceux qui n'aiment pas la France, veulent dénaturer cette Jeanne d'Arc, changer la mémoire de cette Jeanne d'Arc, blanche et chrétienne dans l'inconscient et dans l'esprit des Français. 

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 13:27

Aujourd'hui, ce soir, le Colisée, rouge du sang des martyrs chrétiens :

SourceMarco Tosatti

Ce sont les chrétiens les plus populaires du monde. À l'Orient et à l'Ouest. Le Colisée est rouge de leur sang

Ce sont les chrétiens les plus populaires du monde. À l'Orient et à l'Ouest. Le Colisée est rouge de leur sang

 

MARCO TOSATTI

 

Aujourd'hui, ce soir, le Colisée est coloré en rouge pour rappeler le martyre des chrétiens dans le monde; pas celui d'il y a des siècles, mais celui d'aujourd'hui. Comme l'écrit le Rapport d'aide à l'Église en détresse, résumé par le Service d'information religieuse:

 

La persécution des chrétiens est plus grave aujourd'hui que toute autre période historique.

 

En fait, non seulement les chrétiens sont les plus persécutés que n'importe quel autre groupe religieux, mais un nombre croissant d'entre eux connaissent les pires formes de persécution. Les conséquences de cette question grave sont "l'exode, la déstabilisation et la perte d'espoir". En Syrie, les chrétiens sont passés de 1,2 million à 500 000 en cinq ans, dans la seule ville d'Alep, leur nombre a chuté de plus de 75%, passant de 150 000 à 35 000. En Irak, les chrétiens se plaignent d'une baisse de 275 mille (mi-2015) à moins de 200 mille deux ans plus tard. "Une possible extinction des chrétiens irakiens d'ici 2020 ne doit pas être exclue"

 

Si cette réduction se poursuit au même rythme. Considérés dans leur ensemble, les événements en Syrie et en Irak montrent que les chrétiens locaux ont été victimes d'un génocide par l'État islamique, tel que défini par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par les Nations Unies. La même chose s'est produite au nord du Nigeria où Boko Haram, un membre de l'État islamique, a mis en place une campagne de violence pour s'assurer que les fidèles ne puissent pas rester.

 

L'incapacité des gouvernements, dénonce le rapport, à prendre les mesures nécessaires pour arrêter le génocide et assurer que les auteurs passent en justice - comme l'a indiqué la Convention sur le génocide - représentait un pas en arrière significatif pour les chrétiens souffrants.

 

 

Les principaux résultats Le rapport montre qu'en Arabie Saoudite "le christianisme est illégal. L'État prétend tolérer le culte privé des non-musulmans, mais les conversions de l'Islam sont punies de la peine de mort "; en Chine "de nouvelles règles ont conduit à un plus grand nombre d'églises et de croix détruites. Les églises domestiques subissent une pression croissante pour se conformer à l'idéologie communiste ou pour se dissoudre"; en Corée du Nord "Les chrétiens arrêtés, considérés comme des espions américains, sont automatiquement envoyés dans des camps d'internement où ils sont tués ou soumis à des travaux forcés, torture, persécution, privation alimentaire, viol, avortements forcés et violences sexuelles"; en Égypte "plus de 100 chrétiens sont morts dans trois attentats à Tanta, Alessandria et Minya. Il y a aussi des cas continus de coptes tués par des extrémistes "; en Érythrée "des mesures encore plus répressives sont prises contre les chrétiens, la prison pour ceux qui s'opposent au contrôle croissant du gouvernement sur les groupes religieux"; en Inde "augmentation drastique des attaques anti-chrétiennes suite aux élections de mars 2017. Dans les premiers mois de cette année, 316 actes commis contre des chrétiens ont été signalés"; en Iran "l'Église a subi des confiscations de terres, des perte de visas et des formes de surveillance et d'intimidation"; en Irak, "l'État islamique a essayé d'éliminer le christianisme dans les zones sous son contrôle, en ayant recours également à la destruction d'églises et aux conversions forcées"; au Nigeria "en plus de l'action de Boko Haram, un nombre croissant d'attaques menées par les bergers peuls ont dévasté des villages chrétiens et tué de nombreux fidèles. Les rapports de l'Église locale indiquent des preuves de la complicité du gouvernement local et de l'armée dans la fourniture d'armes et d'argent aux extrémistes "; 

 

au Pakistan "la discrimination ordinaire contre les chrétiens est en augmentation, dans les écoles (les manuels incitent à la haine envers les minorités), sur le lieu de travail (de nombreux chrétiens accomplissent les tâches les plus humbles) et dans le domaine judiciaire". En Syrie, "des histoires glaçantes d'atrocités génocidaires commises par Isis sont apparues entre 2015 et 2017. Un nombre disproportionné de fidèles a quitté le pays, jusqu'à la moitié de la population chrétienne". Au Soudan "la persécution contre les chrétiens a augmenté, les lois de la planification du bâtiment sont utilisées comme prétexte pour détruire les églises et les bâtiments appartenant aux chrétiens, dans une tentative d'écraser le christianisme" et, finalement, en Turquie où "parmi les les bâtiments confisqués par l'État il y a aussi 50 propriétés de l'Église syro-orthodoxe. Des signes d'une intolérance continue sont présents qui s'expriment aussi dans l'islamisation des sites chrétiens historiques, tels que le Hagia Sophia".

 

Ajoutons que si les mass media traitent largement des morts du quartier Al Ghouta, entre les mains de terroristes islamistes faits passés pour des "rebelles modérés" soutenus par l'Occident et Israël, ils oublient de dire que de ce quartier sont bombardés quotidiennement les quartiers chrétiens de Damas, au moment de quitter l'école, afin de faire autant de victimes que possible parmis parents et enfants.

 

Sans parler de la persécution silencieuse et de la discrimination qui, en Occident - et en Italie - ne font que voir les obstacles posés au Bus de la Liberté à Reggio en Calabre et à Turin - vers ceux qui défendent les valeurs chrétiennes ou combattent l'idéologie du genre menée par le gouvernement et le parti au pouvoir, sans une forte réponse de l'Église italienne. [1]

Le Colisée s’illumine en rouge pour les chrétiens persécutés Le monument le plus célèbre de Rome, le Colisée, sera illuminé en rouge samedi 24 février en signe de solidarité avec tous ceux qui sont persécutés pour leur foi.

L'événement, aura lieu à 18 heures, à l'initiative de l'Aide à l'Église en Détresse, la fondation pontificale qui soutient les chrétiens souffrants dans plus de 140 pays à travers le monde.

[...] Il y a 2 000 ans, des chrétiens ont été torturés et tués au Colisée pour avoir refusé de renoncer à leur foi. Dans de nombreux pays du monde, cette pratique se poursuit aujourd'hui, avec plus de 3 000 martyrs chrétiens recensés en 2017. Alors que leurs histoires font rarement la une des journaux, les organisateurs espèrent que cet événement au Colisée fera entendre leur voix et mettra un terme à l'indifférence qui entoure leur sort.[2]

SOURCES : (1) Marco Tosatti; (2) Vatican News

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 20:34

Une video de Jean-Luc Mélenchon parle des critiques dont sont victimes les députés dans la société française : "Depuis quelques temps, il y a une attitude (dans la société française) à l'égard des élus, des députés, que je juge malsaine", déclare Jean-Luc Mélenchon.

Cette video a interpellé Tatiana Ventôse sur son contenu et les incohérences de Jean-Luc Mélenchon qui trahissent la défense d'intérêts qui ne sont pas ceux des Français. Le député de la "France Insoumise" parle de ce ras-le-bol qui est présent dans la société française aujourd'hui, "du fait de pas mal de scandales", explique Tatiana Ventôse, "du fait qu'on voit toujours qu'il n'y a pas beaucoup de députés à l'Assemblée nationale, qui votent des lois qui se préoccupent plus de leurs intérêts à eux, que du nôtre, alors que c'est quand même leur job en tant que représentants". En décembre dernier par exemple, les députés ont décidé de se voter un remboursement de 1200 euros pour se "louer (à Paris) un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée Nationale", alors que les députés touchent déja 7000 euros d'indemnités plus 5000 euros de frais. "La pilule ne passe pas auprès de l’opinion publique, qui reproche aux députés de multiplier les dépenses inutiles aux frais de la princesse. Les propos d’une députée LREM, qui s’est lamentée de devoir "manger pas mal de pâtes" avec un salaire de 5000 euros par mois, n’aident d’ailleurs pas à enterrer la polémique." (Sud-Ouest). 

 

Extrait:

 

"Sans arrêt vous entendez, ou vous pouvez être traité de planqué. Je me plains de ce genre de phrases qui sont dures et qui disent 'il y en a assez de ces gens qui sont payés grassement", explique Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans cette déclaration de Mélenchon, il y a deux idées. La première est l'idée selon laquelle les députés sont "grassement payés", et cette idée ne serait pas fondée. Et Jean-Luc Mélenchon va prendre la défense de ces pauvres députés injustement accusés de ne rien faire, face à la vindicte populaire.

"Cette ambiance, poursuit Jean-Luc Mélenchon, pour ceux qui connaissent l'histoire et les évènements qui ont pu agiter les pays dans le passé, c'est toujours à un moment bien particulier."

 

Cette référence aux années trente, avec la montée des ligues d'extrême-droite, de l'antiparlementarisme et qui s'est finie comme on sait avec Pétain, Hitler et compagnie. Et du coup, aujourd'hui ce climat malsain rappelle cela et si l'on continue comme ça il v a y avoir Hitler", décrypte Tatiana Ventôse. "Cela est un argument qui est très souvent utilisé pour disqualifier des adversaires politiques, à peu près tout le monde sur l'échiquier politique, mettre un signe égal entre eux et les années trente ou les nazis. C'est un peu le point Godwin de la politique. C'est utilisé tout le temps pour que l'argument de la personne en face soit disqualifié d'office, du fait de son association aux nazis. C'est utilisé d'une manière trop facile et malhonnête dans la plupart des cas, mais il faut admettre que cela fait son petit effet. Toute l'argumentation qui suit de Jean-Luc Mélenchon est basée là-dessus, sur le fait que c'est mal et malsain, et qu'il ne faut surtout pas toucher aux députés" :

 

"Les riches, les puissants, eux vous n'entendez pas parlé d'eux, du fait qu'on les engraisse du matin au soir," explique Jean-Luc Mélenchon. On ne vous dit pas qui est le vrai ennemi alors qu'en fait les députés sont justes des martyres, ironise Tatiana Ventôse.

 

Non. Chez la plupart des gens qui critiquent les députés parce qu'ils sont payés à ne rien faire, il y a beaucoup de gens qui sont conscients que les gros patrons des multinationales ne sont pas exactement les gentils dans l'affaire non plus. Et en outre, ce qui est reproché aux députés dans ce 'climat malsain' du moment, c'est leurs accointances avec ce monde-là, c'est leurs amitiés avec le monde de la finance, avec le monde des banques, avec le monde des multinationales et des lobbys. C'est justement le manque de séparation entre ces deux mondes là qui pose problème. C'est quand même les députés qui votent des lois qui les favorisent.

 

"Il y a un focus toujours sur les parlementaires et souvent après les fonctionnaires."

 

Déjà les députés ne sont pas des fonctionnaires. Les fonctionnaires n'ont rien à voir avec ce monde-là, c'est des gens qui font tourner le pays, c'est tout.

 

"C'est-à-dire une espèce de haine de l'État et de la démocratie", dit Jean-Luc Mélenchon.

 

Cela mélange tout : on passe du climat malsain anti-députés à la 'haine de la démocratie' ! C'est quoi qui te permet de faire le saut de l'un à l'autre?, demande Tatiana Ventôse ! Parce que c'est éloigné quand même les deux. C'est quand même pas parce que tu te dis 'ho, il y a jamais personnes à l'Assemblée nationale', quand tu zappes sur LCP, que tu veux tous les éliminer et mettre un dictateur à la place. Il y a un entre-deux.

 

"Je veux lancer une alerte. Attention, il y a une ambiance, un climat antiparlementaire qui est toujours dangereux en démocratie".

 

Jean-Luc Mélenchon confirme encore que qui que ce soit qui critiquerait les parlementaires, d'une manière ou d'une autre, font le jeu des antidémocrates.

 

"Et puis vous avez cette bouillie-là nauséabonde d'attaques incessantes".

 

Je trouve l'utilisation de ces mots très limite parce qu'il qualifie de bouillie nauséabonde, c'est quand même le ressenti de beaucoup de gens dans ce pays, de ce peuple dont Jean-Luc Mélenchon se réclame quand même souvent... Il y a quand même un moment où certaines personnes sont plus responsables de la façon dont fonctionne le système que d'autres ! Et les gens qui sont les plus responsables, ce sont quand même les gens qui votent les lois pour le définir ce système, et pour faire en sorte que s'augmenter d'un smic par mois pour se payer un appart à Paris en plus de 12000 euros par mois, c'est normal ! Eux, ils n'en sont pas victimes de ce système, ils savent en profiter. Si tu décides de critiquer un système et les gens qui le représentent, et profitent de ce système, les représentants, cela va avec. Il y a quand même un fait où on les accuse et où on ne peut pas dire qu'on les accuse injustement, parce que les faits sont là pour le prouver, c'est qu'il n'y a pas grand monde à l'Assemblée nationale. Quand il y a 50 personnes sur 577 il n'y en a pas 527 qui sont en train de plancher ailleurs... Les députés qui sont en commissions, cela reste quand même anecdotique par rapport au nombre de ceux qui devraient être à l'Assemblée nationale. En outre, quand on prend le résultat des votes, et que sur un groupe parlementaire de 300, il y en a quarante qui ont voté, cela ne veut pas dire que les autres sont en commission, cela veut simplement dire qu'ils ne font rien ! Et l'autre excuse consistant à dire que les députés sont dans leur circonscription quatre jours par semaine et doivent être trois jours à l'assemblée nationale, du mardi au jeudi, c'est pareil que pour les commissions : c'est assez anecdotique. Sinon pourquoi lorsque tu allumes LCP le mercredi, c'est-à-dire le jour où ils sont censés être là, il n'y a toujours personne dans l'Hémicycle ? Il y a des gens qui ne viennent jamais à l'Assemblée nationale. Alors ils restent sûrement dans leurs circonscriptions, mais ils ne viennent pas. Mais Mélenchon va nous dire qu'il faut les comprendre ! 

 

"C'est une organisation chaotique du travail. Et pourquoi? Parce qu'ils arrêtent pas de bourrer le calendrier parlementaire et les exigences qui pèsent sur un député sont de plus en plus folles.", explique Jean-Luc Mélenchon.

 

Là il est en train de se plaindre ! Le mec découvre la réalité du travail. Enfin le travail..., dans un contexte où tu as 7000 boules par mois, pas d'obligation de présence non plus, ça va, tu n'est pas non plus poussé dans le grand bain en mode tu vas à des rendez-vous Pôle Emploi, tu fais des entretiens d'embauche et ensuite tu portes des cartons toute la journée ! Ca va quand même !

L'organisation chaotique du travail où ton emploi du temps change tout le temps, où tes managers font n'importe quoi, où l'on te donne des taches contradictoires où on te demande de faire plusieurs trucs en même temps, cela, la majorité des gens le vivent tous les jours au boulot. Les heures sup, le fait de devoir faire encore plus de taches, accomplir encore plus d'objectifs avec moins de moyens et avec moins de gens, c'est pareil, c'est tous les jours. Et c'est pas Mélenchon qui va nous expliquer ce que c'est les exigences de plus en plus folles du travail. Mais alors lui qui se pose comme représentant du peuple, son boulot c'est justement de parler de ces conditions-là qui pèsent sur nous, sur nous tous, pas de défendre son bout de gras en mode 'je fais la CGT députés'. C'est quand même ahurissant d'entendre cela ! Oui, oui, être représentant du peuple cela demande du boulot. Le mec découvre cela après cinquante ans de carrière, à 65 ans, à l'âge de la retraite normalement. Je pense que cela en dit long sur le type de vie qu'il mène effectivement !

Alors entendre cela dans la bouche de quelqu'un qui est là pour gagner du pognon et qui l'assume, à la limite ce ne serait pas étonnant, mais dans la bouche de quelqu'un qui prétend plus que juste être là pour s'assurer une petite place au soleil, je trouve cela vraiment gênant. Je pense que s'il y a des gens qui ont voté Mélenchon c'est pour qu'il parle de leurs conditions à eux, pas pour qu'il puisse monter un syndicat avec les députés de gauche ! 

 

"Et vous avez un type qui aggrave tout et qui est le président de l'Assemblée. Depuis son balcon c'est lui qui jette le plus de pierres, en disant nous allons appliquer tels règlements, avec telles amendes. Alors cela, des amendes, ça plaît aux gens qui disent que les députés foutent rien. Cela n'est pas vrai, on passe notre journée à courir partout."

 

Alors là, cela pose un problème : il a le même argument que Claire O'Petit, la députée "En Marche" qui avait dit que si on venait pleurer pour cinq euros d'APL [1], mais qu'est-ce qu'on allait faire de notre vie, et qui est classée comme avant-dernière personne en terme de présence au parlement... C'est-à-dire qu'elle y vient vraiment pas souvent... Il n'y a qu'une personne sur les 577 qui vient moins qu'elle à l'Assemblée nationale ! "Quand vous avez un président de l'Assemblée nationale qui n'arrête pas d'aller dans les medias, en disant que les députés ne travaillent pas, et qu'il veut leur enlever jusqu'à 4000 et quelques euros, c'est inadmissible, c'est une faute politique extrêmement grave", avait lancé Claire O'Petit mardi 6 février dans le salon des quatre colonnes de l'Assemblée nationale. [2] [3]

 

"Parce que c'est une campagne qu'ils sont en train de mener", précise Jean-Luc Mélenchon dans sa video. Quand l'autre, le président Macron va surgir et dire 'je vous propose par referendum de supprimer deux cents députés', vous allez avoir plein de gens qui vont dire : oui, 200 fainéants de moins !".

 

Alors voilà : c'est un plan pour discréditer tous les députés auprès de nous les gens et qu'on accepte plus facilement la diminution du nombre de députés dans le pays. On n'a pas eu besoin d'un plan de com gouvernemental. Qu'il y a plein de députés payés à rien faire, on le sait déjà avant ! Il n'y avait pas besoin de François de Rugy.

 

[...] Qu'est-ce qu'il (Jean-Luc Mélenchon) a-t-il besoin d'aller défendre Claire O'Petit et du même coup, cautionner les pires dérives que le système actuel rend possible? C'est juste absurde.

 

"Alors les gens, regardez bien, ne croyez pas tout ce qu'on vous raconte. Essayez de comprendre le genre de vie qu'on mène!", demande Jean-Luc Mélenchon.

 

Pardon ? Que nous, on doive faire preuve d'empathie et faire l'effort de comprendre la dure vie d'un député qui découvre à 60 balais c'est quoi travailler ?, ironise Tatiana Ventôse. Non, vous êtes 577, on est 65 millions, c'est vous qui êtes censés avoir de l'empathie pour nous, pas l'inverse !

 

"Les gens, vraiment, il y a un problème avec la démocratie dans ce pays", pleurniche Jean-Luc Mélenchon.

 

Oui, c'est cela qu'on essaye de dire quand on critique ce que font les députés !, résume Tatiana Ventôse. Et qu'il y a un gros problème avec la démocratie !

 

"La solution, elle est par le haut, c'est de faire une constituante et de tout remettre à plat", ajoute Mélenchon.

 

Oui. Il faut tout remettre à plat. Et pour tout remettre à plat, il faut commencer par accepter que les problèmes sont là et les regarder en face pour les résoudre. Critiquer l'action des députés, c'est constructif, parce que cela permet de pointer du doigt les défaillances d'un système qui sont devenues une norme.

 

Que Claire O'Petit puisse tout à fait légalement venir en commissions que deux fois en six mois, c'est un problème. Et ce qui serait dangereux pour la démocratie ce serait de ne pas le dire. Ce qui est grave c'est quand tu nies que les problèmes existent, c'est quand tu refuses de les voir, cela met en danger la démocratie et même la cohésion nationale. Donc s'il faut chercher une solution à la mauvaise image des députés, à la mauvaise ambiance dont les pauvres petits sont victimes, au lieu de regarder le doigt des gens qui montrent le problème, on pourrait peut-être regarder le problème. Et peut-être voir que le problème tient à ce que font les députés parce que le système les y autorise...

 

C'est marrant parce qu'aux dernières élections présidentielles, il y avait un mec qui parlait de 'dégagisme' (sic) et du sentiment partout dans la population, cette colère qui monte et qui dit 'Il y en a marre des parasites de cette société'. Et cette colère finit par tous les faire dégager, tous les mettre dehors. Et ce mec-là avait même écrit des bouquins là-dessus, dont un qui s'appelait "Qu'ils s'en aillent tous!" Il s'appelait Jean-Luc Mélenchon... 

 

Alors au lieu de mettre les problèmes sous le tapis, comme ils font depuis quarante ans en disant si vous parlez de tel sujet, genre les problèmes de comportement de nos députés, alors vous êtes proto-fascistes, antidémocrates, complotistes, machin, en se plaignant au passage que c'est super dur leur life, qu'on comprend pas ce que c'est que d'avoir la vie difficile et que quand même, c'est trop pas vrai qu'ils ne foutent rien ! Mais c'est drôle parce que c'est à peu près ce que font les politiques depuis... après le moment où je suis née ! C'est toujours la faute des gens qui ne comprennent pas. C'est jamais la faute à eux, ni leurs actions à eux qui causent problème. 

Tout remettre à platcela implique de poser les vraies questions et entre autres les questions qui fâchent et entre autres les questions qui fâchent Mélenchon. Et non, je vous vois venir, je ne parle pas du Venezuela !"

Notes

 

[1] http://www.bfmtv.com/politique/baisse-des-apl-la-depute-lrem-claire-o-petit-demande-aux-jeunes-d-arreter-de-pleurer-pour-5-euros-1223499.html

[2] http://www.huffingtonpost.fr/2018/02/06/claire-opetit-accuse-violemment-francois-de-rugy-detre-responsable-de-la-defaite-aux-legislatives-partielles_a_23354185/

[3] http://www.parismatch.com/Actu/Politique/La-marcheuse-Claire-O-Petit-en-colere-contre-Francois-de-Rugy-1454225

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 21:40
Oui il faut changer de "république"

(Sous Charlemagne) La loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond".

Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335

Oui il faut changer de "république", oui il faut changer les institutions et de constitution. Oui, la forme républicaine du gouvernement peut faire l'objet d'une révision (contrairement à ce que prétend faussement l'article 89 de la constitution de la Ve république selon lequel "La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision" [1]). 

Non, critiquer la manière non-démocratique dont fonctionne le parlement n'est pas "réactionnaire". Non, expliquer l'abstention et la défiance croissante des Français envers les institutions n'est pas "fasciste"... Ceux qui disent cela sont des professionnels de la politique qui ont passé leur vie à vivre sur le dos des Français, veulent que rien ne change dans leur république, et ne souhaitent en réalité que conserver leurs privilèges. 

Oui, sous l'Ancien Régime, il y avait plus de démocratie qu'aujourd'hui. Oui "la modernité est une époque qui est moins démocratique que celle d'avant" (Francis Dupuis-Déri). Oui au "Moyen Âge", le peuple était plus souverain qu'aujourd'hui, parce que la loi lui appartenait et que le peuple n'attendait pas que le souverain lui parle à l'oreille pour se déterminer lui-même. Les Français veulent un État mais pas d'un État tatillon oppresseur qui lui confisque ses droits. "Dans certaines provinces, les sujets du roi pouvaient naître, vivre et mourir sans avoir directement affaire à l’Etat." [2] Tandis que dans la modernité, "la politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde" (Citations, Paul Valéry - 1871-1945, Tel Quel, 1941), sous Charlemagne, la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond". [3] Sous "l'Ancien Régime", "le principe des libertés nationales était posé dans cette maxime fondamentale de l'Etat français : Lex fit consensu populi et constitutione regis, "consentement de la nation et décret du prince", voilà l'antique formule du pouvoir législatif en France, depuis l'établissement de la monarchie." [4] Roi et peuple ne faisait qu'un. La souveraineté populaire était indivisible.

La "république" a vu naître la ploutocratie ou régime de quelques riches (Les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que les 99 % restants !). Sous l'Ancien régime, il était interdit à la noblesse de s'enrichir indéfiniment (suspect de moyens malhonnêtes ou de corruption). La bourgeoisie calquant ses valeurs sur celles de la noblesse, des richesses individuelles dépassant des PIB de nations étaient impossibles. Le 1% des plus riches qui possèdent les 99% restants était inimaginable du fait des valeurs de la société de l'époque (le Christ Roi à la place de l'argent-roi). Les valeurs de cette société étaient précisément ce qui gênait la bourgeoisie d'affaires qui a pris le pouvoir en 1789.  "À l'ancienne aristocratie se substitue l'aristocratie des riches. C'est une chose qui n'a pas été assez vue. On a dit : la Révolution de 1789 a donné le pouvoir à la bourgeoisie. C'est vrai, mais dans la bourgeoisie elle l'a donné à l'Argent". [5] "Étrange conclusion: la Révolution, faite au nom de l'égalité, a enrichi les riches et appauvri les pauvres... C'est un résultat qu'on retrouvera sur d'autres terrains." [6] "Le vieil instrument de 'progrès', le parlementarisme, est en ruine. Il n'est plus qu'un trompe-l'oeil, et devient un mensonge. Face aux barons, il faut un roi". [7]

La dérive connue de la démocratie depuis l'Antiquité est l'oligarchie (le pouvoir de quelques-uns). Cette dérive oligarchique, la privatisation du pouvoir, la prétention des élites "démocratiques" de parler au nom du peuple et à la place du peuple (peuple jugé inculte ou plongé dans les ténèbres, incapable de se déterminer), l'impression pour les Français que le système est irréformable, que rien ne changera, le sentiment que l'avenir sera moins radieux qu'hier, le sentiment d'un pouvoir lointain qui ne cherche qu'à diviser pour mieux régner (partis politiques, exacerbations des différences, principe du moteur de la Révolution), sont les vrais vraies raisons de la défiance croissante et de l'organisation des Français en dehors des institutions de la république. Dans ces conditions, doter les députés, comme sous l'Ancien Régime, de mandats impératifs, instaurer un mécanisme de contrôle de l'élu en cours de mandat, établir une déclaration nationale d'appartenance à une société secrète, serait une manière de redonner aux Français le pouvoir qui leur a été confisqué. Sans ces mesures radicales, il est prévisible que la tendance naturelle à se désolidariser d'institutions jugées hostiles et étrangères n'augmente encore.

L'autorité en haut, les libertés en basEn France, la monarchie a trois millénaires. Les Gaulois connaissaient déjà ce régime politique comme moyen de prise de décision au niveau national et comme meilleur gardien du Bien commun. Depuis toujours, la vraie chose de tous, la vraie république dans notre pays, c'est la monarchie. 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un Roi", a pu dire Charles de Gaulle... [8]

Notes

 

[1] "Les Constitutions de la France depuis 1789", édition mise à jour au 1er septembre 1995, GF Flammarion, p. 450 

[2] Michel Antoine, Louis XV, Fayard, 1989

[3] Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335

[4] Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 33

[5] Jacques Ploncard d'Assac, Les jeunes ont droit à la vérité, Société de philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 105

[6] René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 174

[7] J.-J. Servan-Schreiber, L'Express du 26.10.64 cité in Jacques Ploncard d'Assac, Critique nationaliste, La Librairie Française, Paris, p. 31

[8] Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 92.

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 06:01

Extrait d'un entretien de Peter Kwasniewski à OnePeterFive, le 8 février, "The Kingship of Christ and the Anti-Kingdom of Modernity", "Le Royaume du Christ et l'anti-royaume de la modernité" : 

 

"C'est le cardinal Newman qui, dans ses Ariens du IVe siècle, a offert un rappel bien documenté et opportun que ce fut principalement les laïcs, sous la direction de quelques évêques fidèles, qui gardèrent la vraie foi dans l'horrible époque de la crise arienne. Aujourd'hui, c'est et ce ne sera pas différent. Glorifions-nous dans notre privilège baptismal d'avoir et de garder la vraie foi, en union avec le Christ crucifié et ressuscité; Glorifions-nous dans notre Confirmation qui nous a enrôlés dans les rangs de notre Roi victorieux ensanglanté, pour le rendre témoin et livrer ses batailles sur terre. 'Ainsi vous parle le Seigneur : Ne craignez pas, ne vous effrayez pas devant cette foule immense ; car ce combat n’est pas le vôtre, mais celui de Dieu." (2 Chron. 20:15)

Au IVe siècle, du temps de la crise arienne, ce fut principalement les laïcs, sous la direction de quelques évêques fidèles, qui gardèrent la vraie foi
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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 05:44
Jim Caviezel : "Vérité et grâce, les deux sont importants"

Dans un entretien au National Catholic Register, publié le 2 février dernier, Jim Caviezel, l'acteur qui a joué Jésus dans "La Passion du Christ" de Mel Gibson et qui en reprendra le rôle dans la suite annoncée, a expliqué au sujet de l'interaction de l'amour et de la vérité :

 

 "Eh bien, il y a la vérité et il y a la grâce. Il y a peut-être des années, il y avait trop de vérité, et ils ont obtenu un côté - vous savez: 'Vous avez péché, et vous allez en enfer.' Le feu et le souffre ont chassé beaucoup de gens. De nos jours, c'est toute grâce et aucune vérité. C'est de la foutaise sentimentale. Ce n'est pas la vérité ou la grâce - les deux sont importants."

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 05:10
La cohérence de la liturgie est indispensable

Source: Pro Liturgia, Actualité du samedi 10 février 2018

 

Dans certaines paroisses, on trouve des messes célébrées dans le respect du missel romain. Il ne manque rien ; tout est à sa place. On ne peut faire aucun reproche au célébrant. Et pourtant... certaines de ces messes sont comme “fades”, “atones”. Elles se déroulent dans un climat qui n’a rien ou pas grand-chose de réellement convaincant, d’attirant.

 

Peut-être manque-t-il tout de même quelque chose à ces messes impeccables sur le plan du rituel ? A y regarder de plus près, on s’aperçoit que ce qui fait défaut est la “cohérence”. Tout y est mais... sans “cohérence”.

 

Que doit-on entendre par “cohérence” ? En latin, “cohaere” signifie “être étroitement uni, faire corps avec, être en concordance avec, former un tout uniforme”.

Pour le terme “cohérent”, le dictionnaire Larousse donne comme définition : “qui se compose de parties unies, harmonisées entre elles”.

 

 

Il peut donc arriver que, lors de messes où le rituel est parfaitement respecté, on sente que les différentes parties ou étapes de la liturgie ne sont pas parfaitement harmonieusement unies entre elles. La célébration liturgique apparaît alors non plus comme un tout se déroulant selon un processus de continuité allant du signe de croix initial à l’ “ite missa est final”, mais plutôt comme un ensemble de “morceaux” venant s’ajouter les uns aux autres.

Le mot “cohérent” se rapporte à l’ “aptitude à être en interférence” ou encore à la “faculté de corrélation des interdépendances réciproques”. Autrement dit, au cours d’une célébration, chaque élément composant la liturgie ne devrait pas être pris pour lui-même mais être mis en œuvre en respectant les interactions qu’il entretient avec l’ensemble des rites.

C’est cette cohérence qui donne vie à une célébration, qui permet qu’une liturgie puisse être autre chose que la simple mise en œuvre de rites successifs (chants, déplacements, gestes...)

Le problèmes, c’est que la “cohérence” ne s’apprend pas : elle se ressent ; elle se vit ; elle s’expérimente à travers l’ “ars celebrandi”, lequel ne peut germer et grandir que dans la prière et le silence.

Il y a des prêtres - et une majorité de fidèles - qui sont insensibles à l’ “incohérence” de certaines messes où pourtant, le célébrant fait exactement ce qu’il doit faire. Ces prêtres-là et ces fidèles-là déploreront - à juste titre - que ces messes “bien célébrées” n’attirent pas grand monde le dimanche. Ils ne verront pas que le problème vient du manque de “cohérence” qui peut tenir à peu de choses : au dessin d’une chasuble, à la pièce que va jouer l’organiste, au ton de voix du célébrant, à l’agencement du chœur...

Une liturgie ne peut être attirante et ne peut subjuguer que s’il elle apparaît comme un tout formées de parties proportionnées et harmonieuses s’enchaînant selon un rapport logique excluant toute irrégularité touchant aux formes, aux couleurs, aux sons, aux attitudes, au temps.

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 08:40

Dans cette video postée sur son compte youtube Tatiana Ventôse aborde le discours d'une heure d'Émmanuel Macron à Davos le 24 janvier lors de ce forum économique mondial annuel qui réunit en Suisse les élites économiques mondiales qui se fixent l'objectif et les perspectives des années à venir. Ce n'est pas le chômage qui préoccupe Macron, c'est de "sauver le système".

Extrait

"Pour capter l'attention de l'auditoire, Emmanuel Macron a compris que c'était mieux de commencer par une blague sur les climato-sceptiques : cela fait toujours bien de se payer la tête de Donald Trump en bonne société.

Le premier tiers de l'heure du discours de Macron est en anglais. [Comme l'avait aussitôt relevé le site américain Quartz: "Emmanuel Macron est un président différent quand il parle anglais et pas français". En France quelques rares médias ont relevé que son discours en français n'était pas le même qu'en anglais. [1] Social en français, Emmanuel Macron devient libéral en anglais... [2] NdCR.]

Après cette blague, il commence son discours en disant que la mondialisation est en crise : 'La mondialisation aujourd'hui est en crise.'" Et il poursuit tout de suite avec le gros sabot du danger des nationalistes : 'Et j'ai dû me battre contre un parti nationaliste (aux présidentielles). Pourquoi ? Parce qu'il y avait de profondes craintes, un manque de compréhension de ce qu'est la mondialisation.' Au bout de deux minutes de discours on sait immédiatement où il va. C'est assez clair : la menace du nationalisme est très importante. Et il va pointer les différentes responsabilités dans la crise de mondialisation : 'D'abord, on n'a pas réussi à régler des problèmes : le chômage, le déficit public, la mauvaise croissance. Et cela n'est toujours pas réglé.' Donc, il le dit : ils ont mal géré. On se dit qu'il est en train de prendre en compte les véritables responsables des problèmes dans le monde actuel, politiques, économiques, sociaux, etc. On se demande s'il va annoncer qu'il va changer le modèle économique et social. Eh bien en fait non, puisque après il y a cela : 'Et parce que des gens proposaient de sortir de la mondialisation'. La mondialisation est 'en crise' (le chômage, la dette), mais c'est surtout la faute à ceux qui proposent de sortir de la mondialisation telle qu'elle est actuellement. La menace des méchants est latente dans tout le discours (manichéen et volontairement clivant. NdCR.) d'Emmanuel Macron. Et juste après, il va dire : 'Il faut qu'on montre que c'est plus juste pour les classes moyennes et laborieuses' que la mondialisation est bonne pour elles. Il ne s'agit pas de réellement changer les choses, de changer la manière dont le système fonctionne, mais plutôt de convaincre, voire de persuader les classes moyennes, les classes laborieuses, ces gens qui n'ont rien compris à la mondialisation, qui n'ont pas compris qu'elle était bonne pour eux. Parce que sinon, la menace des extrêmes, et tout ça... : 'Rendre la France plus innovante, plus compétitive, en vue de financer un système juste'. Il faut rendre la France plus compétitive pour la rendre plus juste. Là il y a une énorme contradiction. Cela n'est pas de la pensée complexe, c'est de la pensée contradictoire. Et on est bien obligé de noter une certaine ressemblance avec un certain livre de science-fiction 1984, où il y a tout le système de la double pensée et où les gens sont convaincus que 'La guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, et l'ignorance c'est la force'. On ne voit pas la justice dans le fait de dz donner de l'argent à des gens qui en ont déjà beaucoup et d'en enlever à des gens qui n'en ont pas (Cf. Toute l'escroquerie du discours sur l'augmentation du pouvoir d'achat quand l'argent donné en plus d'un côté dans une désocialisation des heures sup est repris par une augmentation plus fortes des taxes sur le gaz, l'essence, le diesel et autres d'un autre côté.)

Et tous les discours  d'Emmanuel Macron en sont pleins de ces contradictions. La théorie du 'en même temps', dont lui-même se revendique dans ce discours, où en gros il dit tout et son contraire, et il met 'en même temps' au milieu et du coup, ça prend. Par magie, cela fait un truc qui relève de la pensée complexe et pas juste de dire tout et son contraire. (Ce qui dans l'Antiquité était déjà le propre des sophistes démocrates et amoraux dénoncés par Socrate.)

La suite est dans la même veine : il faut plus de protections, mais il faut enlever des lois parce que cela protège trop, il faut moins de lois et plus de consensus qui vienne des entreprises, donc cela veut dire que cela va être les gens les plus hauts placés dans les entreprises qui vont décider par 'consensus' quelle va être la loi dans leur entreprise. Il conclut tout cela en disant : 'France is back', 'la France est de retour'. De retour de quoi, ou de retour dans quoi d'ailleurs ? On ne sait pas, mais peu importe ! 

[...] Puis il poursuit son discours en français et ce qu'il dit ne semblerait pas déplacé dans la bouche d'un alter-mondialiste, d'un anticapitaliste, de quelqu'un qui voudrait sortir de l'Union européenne.Exemple: 'La croissance économique, ce n'est pas une finalité en soi'. Et (où il s'adresse aux élites) 'Cette recherche de croissance économique nous a parfois fait oublier ce que les peuples sont prêts à accepter pour l'obtenir.' On se demande alors est-ce qu'il va le dire : 'Nous les élites, nous les gens du système, on se plante depuis des décennies' ? 'On a fait croire que la croissance, cela concernait tout le monde. On disait que plus on aura de croissance et plus les problèmes allaient s'arranger. Cela n'est pas vrai, cette croissance est structurellement de moins en moins juste: il y a une concentration sur le 1% le plus riche qui se fait à chaque fois', a déclaré E. Macron. Les journalistes ont dû se dire : on ne comprend pas tout là, parce que c'est complètement contradictoire avec ce qu'il vient de dire en anglais ! Mais, en prenant la phrase isolée, on peut la prendre comme l'aveu de la part d'un des grands dirigeants mondiaux que la mondialisation telle qu'on la connaît s'est plantée, que les dirigeants que l'on connaît depuis quarante ans se sont plantés, le système s'est complètement planté. Mais en fait pour Emmanuel Macron, le problème n'est pas tant que la mondialisation soit injuste, ce n'est pas tant que le système ne profite pas à tout le monde, le problème est que cela emmerde le peuple et qu'il commence à le dire et que cela les menace... Macron dit tout simplement à ses collègues: les gars, cela commence à se voir, il va falloir que l'on fasse un tout petit peu mieux semblant parce que sinon cela va grave nous retomber sur le nez : 'Nous, on réfléchit ici de ces enjeux, mais à quelques dizaines de kilomètres d'ici, on a des gens qui croient fermement que la solution c'est la sortie de la globalisation', déclare Emmanuel Macron. Autrement dit, la menace c'est l'effondrement du système. 'Qu'il s'agisse de l'O.N.U., du F.M.I, de l'O.M.C., on a eu de plus en plus de gens qui ont attaqué des institutions en disant nous, nous reprenons en quelque sorte nos droits, on a notre propre approche, on crée des systèmes alternatifs.' Donc ici, le problème pour Emmanuel Macron, ce n'est pas que le F.M.I. ne fonctionne pas et laisse les marchés complètement dérégulés, le problème est que les gens attaquent et critiquent ce F.M.I. !

'Si je ne donne pas un sens à cette mondialisation, si je n'arrive pas à expliquer à ces gens qu'elle est bonne pour eux, ce seront les nationalistes, les extrêmes, ceux qui proposent de sortir de ce système qui gagneront'. Et voilà. Ceux qui veulent sortir de ce système sont des méchants et il faut les combattre. Lui-même est là pour sauver le système. Rien d'autre. Et il est là pour expliquer à ses collègues maîtres du monde qu'il va falloir faire un meilleur job parce que sinon le système s'effondre, et que, eux, vont s'effondrer avec le système. 'Et donc on ne peut pas être là simplement à trembler en disant c'est affreux quand des nationalistes, des extrêmes, ou des gens qui même parfois portent des messages terroristes, ou de repli sur soi dans certains autres pays, gagnent. Non.' Le but, pour empêcher ces méchants : il va falloir 'refonder un vrai contrat mondial. Si la part de ce contrat n'est pas intégrée dans le modèle des investisseurs, dans le modèle des banques, dans le modèle des entreprises, cela ne marchera pas.'

Macron a compris mieux que quiconque que c'est la possible fin d'un système qui se joue là. Mais cela ne veut pas dire qu'il pense qu'il faut qu'on change. Il veut simplement que le système survive. Les gens, là-dedans ne sont pris en compte que si cela représente un facteur de risque pour le système.

Dans son discours, Emmanuel Macron utilise le brouillard, la confusion (rappelons que l'ambiguïté, la confusion - le trouble dans le genre - n'est plus seulement un objectif, c'est un moyen, une méthode). Emmanuel Macron vend le même modèle qu'avant, juste d'une manière un peu plus intelligente que les politiques ne l'ont fait jusqu'à présent."

Notes

 

[1] http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/25/a-davos-macron-ne-tient-pas-le-meme-discours-en-francais-quen-anglais-et-meme-les-americains-ne-sont-pas-dupes_a_23343098/

[2] https://francais.rt.com/france/47588-double-discours-davos-social-francais-devient-liberal-anglais

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 13:25
L'approbation des bénédictions pour les couples homosexuels équivaut à la fondation d'une nouvelle église

Source: OnePeterFive

Mathias Von Gersdorff    February 5, 2018 

Approval of Blessings for Homosexual Couples Equivalent to Founding a New Church

 

Le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich-Freising, président de la Conférence épiscopale allemande et de la Commission des évêques de la Communauté européenne (ComECE), était bien conscient qu'avec son "oui" aux bénédictions des couples homosexuels, il avait franchi une ligne rouge.

Contrairement à la proposition de Mgr Franz-Josef Bode au début de l'année, selon Marx, il ne devrait pas y avoir de réglementation générale. Au contraire, il devrait être vérifié dans les paroisses elles-mêmes, si de telles bénédictions "dans des cas individuels" peuvent être possibles.

Mais cette limitation est un simple habillage tactique. Le cardinal Marx ouvre la voie à n'importe quel prêtre progressiste pour faire de telles bénédictions sans devoir se justifier théologiquement avec un document et s'exposer à la critique. Que des arrangements différents soient faits d'une paroisse à l'autre ne change rien au fait que le cardinal Marx considère que l'homosexualité est inoffensive, du moins sous certaines conditions.

Avec cette étape, le cardinal Marx a l'intention de fonder une nouvelle église. Pour les raisons suivantes:

1. La morale sexuelle catholique déclare clairement que l'acte sexuel n'est moralement licite que dans le cadre d'un mariage valablement contracté entre un homme et une femme. Un catholique est tenu d'accepter ce principe, même s'il ne s'y conforme pas. Avec la légalisation de facto de l'homosexualité pratiquée par le cardinal Marx, ce principe est annulé, en général et pas seulement en ce qui concerne l'homosexualité. La morale sexuelle catholique obligatoire est (en grande partie) abolie par le cardinal Marx. Par conséquent, une Eglise qui suit les instructions du cardinal Marx ne serait plus une catholique mais une nouvelle église.

2. Que les bénédictions pour les couples homosexuels aient lieu ou non doivent être faites au niveau local, c'est- à- dire dans les paroisses. Mais parce que l'admission de ces bénédictions implique une théologie morale complètement nouvelle, différentes paroisses auraient des théologies morales différentes. L'enseignement moral est dérivé de la foi. L'acceptation par Marx des bénédictions homosexuelles conduit à une condition où différentes paroisses "catholiques" suivraient une foi différente et une morale différente, ce qui n'est pas possible du point de vue catholique. L'unité de l'Église serait évidemment détruite au niveau de la paroisse.

3. Si l'on va au niveau de l'Église universelle, il devient encore plus évident que la proposition de Marx est anti-catholique. Croit-il que d'autres évêques ou conférences épiscopales suivront sa suggestion? Probablement pas. En adoptant une nouvelle morale, une nouvelle foi, et de nouveaux rites pour les bénédictions, (au moins une partie de) l'Église catholique en Allemagne serait séparée de la communauté mondiale ecclésiale.

4. Le cardinal Marx doit encore une explication à la manière dont il veut rendre son projet attrayant pour les catholiques soi-disant "de langue maternelle". Ce sont les catholiques issus de l'immigration, c'est-à-dire les Polonais, les Croates, les Portugais, etc. qui vivent en Allemagne. Ils sont non seulement plus conservateurs que la moyenne des catholiques d'origine allemande, mais en de nombreux endroits, spécialement dans les grandes villes, ils constituent déjà la majorité des fidèles.

On peut difficilement imaginer que le cardinal Marx n'ait pas pensé aux points mentionnés ci-dessus en termes moraux-théologiques et ecclésiologiques.

 

Très probablement, ces objections ne le dérangent pas parce qu'il cherche déjà à former une nouvelle sorte d'Église. Cela a été précisé dans une interview début 2015 avec le journal américain des jésuites, America.

Dans cette interview, le cardinal Marx fait preuve de compréhension pour les partenariats homosexuels, pour les "mariages sauvages", pour les divorcés remariés et pour les demandes de changement de la doctrine des sacrements. Déjà, à cette époque, il était évident que le cardinal Marx cherchait à réformer en profondeur l'enseignement de l'Église sur la morale sexuelle.

Dans son interview avec America , le cardinal Marx va même beaucoup plus loin.

 

Il préconise également une décentralisation du pouvoir à la Curie romaine. Les laïcs devraient assumer des ministères importants, voire des présidences de conseils, de congrégations ( c-à-d. Les ministères du Vatican) et d'autres unités administratives. Les femmes devraient être favorisées dans le cadre de ces réformes structurelles. Il faut enfin reconnaître que l'un des "signes des temps" est "l'émancipation des femmes". L'Église doit maintenant accomplir cela. (Le terme "émancipation des femmes" vient de l'arsenal conceptuel de la politique sociale de gauche et est basé sur l'idéologie de la lutte des classes.)

 

Ces déclarations montrent clairement que l'Église n'est pas perçue par la réforme libérale catholique principalement comme le gardien de la vérité, mais comme un lieu de rencontre où tous les gens, peu importe ce en quoi ils croient, se rassemblent. Cela ne peut fonctionner que si l'Église s'adapte à l'esprit du temps et a des frontières aussi ouvertes que possible. Les frontières entre catholiques et non-catholiques sont floues autant que possible (mais pas autant que cela puisse mettre en péril les recettes fiscales de l'Église). Pour y parvenir, un affaiblissement du ministère sacerdotal et épiscopal est nécessaire.

 

Dans une telle Église, la vérité ou la fidélité aux Évangiles ne peuvent pas être au centre de l'attention. Ce n'est pas explicitement indiqué dans l'interview, mais c'est la conséquence inévitable. Pour que la vérité soit armée contre des attaques constantes, elle doit être construite hiérarchiquement sur la base du Sacrement de l'Ordre.

 

Si ce processus de déformation de l'Église devait se poursuivre assez longtemps, un réseau informel de diocèses et de paroisses émergerait sans limites territoriales définies, sans enseignements définis et sans foi définie. Des corps pseudo-démocratiques et des figures charismatiques dicteraient un mode de vie qui remplacerait les enseignements moraux et qui ne serait plus lié à des vérités religieuses fixes. L'Église ne serait alors pas très différente de la société post-structuraliste utopique des soixante-huitards révolutionnaires.

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Voici un commentaire de cette information que l'on trouve sur le site Pro-Liturgia

 

* * * * Mardi, 6 février 2018. D’un jeune internaute : « Dernier scandale en cours : le cardinal Marx, bras droit du pape François, aurait évoqué la possibilité de bénir des “couples” homosexuels. Et pourquoi pas les marier tant qu'on y est ? Il n’y a plus de doute : des pans entiers de l’Eglise, et ce jusqu’aux plus hauts niveaux de la hiérarchie, versent dans l’apostasie. Ces prélats ne sont plus seulement des catholiques influencés par le libéralisme : ils prônent un ralliement pur et simple de l’Eglise à l’ultra-libéralisme ambiant. Ils souhaitent un abandon pur et simple de tout ce qui a fait l’Eglise depuis deux millénaires : son ascèse, sa spiritualité, sa liturgie, sa doctrine morale, sa théologie. Ils veulent transformer l’Eglise en une sorte de club protéiforme où pourront se retrouver entre eux tous les bien-pensants qui se moquent bien de leur salut.

Finalement, c’est presque une bonne chose : aujourd’hui les loups déguisés en brebis tombent le masque et révèlent leur apostasie au grand jour. La situation est de plus en plus claire, même si il est permis de penser que le pire est encore devant nous. Le plus étonnant, c’est que ce clergé corrompu va accélérer le processus de ralliement de l’Eglise au libéralisme à un moment de l’Histoire où l’on sait que ce libéralisme est un poison qui porte en germe la disparition de la foi : les membres des “Eglises” protestantes d’Europe du Nord (en particulier la Suède) pourraient répondre au cardinal Marx : “Nous vivons déjà dans l’avenir que vous souhaitez pour l’Eglise catholique ; aujourd’hui nous le savons : ça ne marche pas !”

 

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 11:36

Après avoir dit de Jésus qu'il s'était "fait diable, serpent, pour nous" [1], une nouvelle curieuse déclaration du pape François est survenue lundi dans une homélie à Sainte-Marthe, où François a cette fois déclaré que "Jésus est pécheur" : 

«David est saint, Jésus, avec la sainteté de Dieu, est saint», a dit le Pape, en ajoutant «David est pécheur, Jésus est pécheur, mais avec nos propres péchés. Mais tous les deux sont humiliés.»[2]

"Jésus est pécheur". Vraiment ? Dieu n'a-t-il pas plutôt voulu que son Fils soit "semblable aux hommes en toute chose à l'exception du péché ?" C'est ce que nous lisons en effet dans la liturgie de ce cinquième dimanche du temps ordinaire (4 février 2018), à la préface VII du temps ordinaire :

"Vraiment, il est juste de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant. Ton amour pour le monde est si grand que tu nous a renvoyé un Sauveur; tu l'as voulu semblable aux hommes en toute chose à l'exception du péché, afin d'aimer en nous ce que tu aimais en lui : nous avions rompu ton alliance, nous la retrouvons dans l'obéissance de ton Fils. Voilà pourquoi, Seigneur, avec les anges et tous les saints, nous proclamons ta gloire en (disant) chantant : Saint!..." [3]

Homélie du pape François à Sainte-Marthe "Jésus est pécheur", lundi 29 janvier 2018

Homélie du pape François à Sainte-Marthe "Jésus est pécheur", lundi 29 janvier 2018

Or, ce propos du pape François "Jésus est pécheur" entre en contradiction avec ce que François a lui-même enseigné dans la lettre apostolique "Misericordia et misera", paragraphe 5, du 20 novembre 2016, donnée en la Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers, où il écrit : "Tu l’as voulu semblable aux hommes en toute chose à l’exception du péché, afin d’aimer en nous ce que tu aimais en lui". [4]

Que se passe-t-il donc à Rome ? Les enseignements de François deviennent de plus en plus compliqués.

Sources

 

[1] www.news.va/fr/news/messe-a-sainte-marthe-sous-le-signe-de-la-croix via http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/quand-jesus-sest-fait-diable.html

[2] http://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2018-01/homelie-a-sainte-marthe--il-ny-a-pas-de-vraie-humilite-sans-humi.html

[3] Missel du Dimanche 2018, Nouvelle Traduction liturgique, Année B, Bayard Éditions, Lonrai 2017, p. 24

[4] https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_letters/documents/papa-francesco-lettera-ap_20161120_misericordia-et-misera.html

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:41

L'information en français est parue sur le site Valeurs actuelles : Jim Caviezel, l'acteur qui a joué Jésus dans "La Passion du Christ" de Mel Gibson, a confirmé son retour dans le rôle de Jésus dans la suite du film, réalisé par Mel Gibson.

Consacré à la Résurrection du Christ, "le film qu’il va tourner sera le plus grand film de l’histoire", a promis Jim Caviezel, avec enthousiasme, mais sans donner plus de détails. En 2004, le précédent film de Mel Gibson avait récolté plus de 611 millions de dollars de recettes dans le monde entier.

Jim Caviezel n’a pas précisé la date de début du tournage. En attendant, le comédien et fervent catholique interprètera l’évangéliste Luc dans le film "Paul, apôtre du Christ" avec l’acteur de "Game of Thrones" James Faulkner, dans le rôle de Paul, sur les écrans, le 28 mars prochain.

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