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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 18:48
"Un système monarchique est moins fort que le système républicain pour faire tenir tranquilles les pauvres gens" (Henri Guillemin)

Dans cette video, l'historien Henri Guillemin, explique une citation de Jean-Jacques Rousseau qu'il a découvert.

 

Dans sa "Lettre à d’Alembert sur les spectacles", en 1758, Jean-Jacques Rousseau décrivait parfaitement le piège d'une république dont les notables peuvent aisément prendre le contrôle.   

"C'est vrai qu'il veut la république, Thiers, et pourquoi la veut-il ?

 

"Deux raisons. Comprenez-moi bien, ce sont des choses que je n'avais pas vues autrefois.

 

"La monarchie est moins forte. Un système monarchique est moins fort que le système républicain pour faire tenir tranquilles les pauvres gens. Pourquoi ? Parce que quand c'est le roi qui parle, on peut toujours remettre en cause la volonté royale; on pourra dire 'et bien c'est un homme qui ne veut pas que nous améliorions notre situation. Tandis que s'il y a une révolte, une révolte de pauvres sous la république, c'est-à-dire sous le régime du suffrage universel, l'autorité qui va contraindre ces gens à rentrer dans leurs tanières, elle s'appelle comment ? Elle s'appelle 'volonté nationale'. Du moment qu'il y a suffrage universel, que le suffrage universel s'est prononcé, que nous avons avec l'assemblée ce que nous appelons la volonté de la nation, cette volonté de la nation (qui est en fait la volonté des notables) est autrement forte qu'une simple volonté royale pour faire tenir tranquilles les misérables ! La république est une manière de coincer les pauvres bien meilleure, selon monsieur Thiers, que ne l'était la monarchie. Un.

 

"Deuxièmement. Là j'aimerais vous apporter une citation de Jean-Jacques Rousseau que j'ai découvert absolument par hasard, mais qui va tellement bien à ma pensée. Rousseau écrivait à d'Alembert : 'Jamais, dans une monarchie, l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; en revanche, dans une république, elle peut aisément le mettre (ce particulier) au-dessus des lois. [...] Alors, le gouvernement n’a plus de force, et le riche est toujours le vrai souverain." (J.-J. Rousseau, Lettre à d'Alembert sur les spectacles, 1758)

 

"Dans une république, les lois sont faites par l'assemblée nationale. Qu'est-ce que l'assemblée nationale ? C'est le suffrage universel. Qu'est-ce en fait que le suffrage universel ? C'est ce que veulent les notables. Par conséquent, dans une république bien conduite c'est l'argent qui est au pouvoir. Il n 'y a pas de régime meilleur qu'un régime démocratique bien orienté pour la protection de l'argent. Voilà pourquoi Thiers était républicain !"

 

Aujourd'hui, les notables sont les multinationales et les milliardaires qui possèdent les médias.

 

Source : https://twitter.com/AniceLajnef/status/1445805291405254656?s=20

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 21:13

Philippe Pichot-Bravard reçoit le professeur Xavier Martin sur Radio Courtoisie pour son tout dernier livre "Naissance du sous-homme au cœur des Lumières. Les races, les femmes et le peuple" (éd. Dominique Martin Morin).

Naissance du sous-homme au cœur des Lumières, par Xavier Martin

Extrait :

 

"Tous ceux qui refusent le bonheur obligatoire sont des sous-hommes. Ces sous-hommes ne valent pas mieux que les bête, et leur élimination facilitée par l'ambiance matérialiste doit en libérer le monde nouveau en construction.

 

"Et le refus du bonheur obligatoire est interprétable comme un signe de folie : il faut être fou pour refuser d'être heureux. Donc, le fait même que l'on croit (alors en 1789) apporter le bonheur à ces gens-là (les Vendéens) et qu'ils paraissent refuser ce bonheur - puisque en fait ils refusent toutes les manipulations et toutes les humiliations dont ils sont l'objet -, joue en leur défaveur et contribue à dégrader leur image puisqu'ils ne veulent pas être heureux et empêchent toute la population d'être heureuse, parce que c'est un bonheur qui, comme dans toute utopie, ne se conçoit qu'unanime. Il y a bonheur unanime ou il n'y a pas bonheur.

 

"Donc, éliminer ceux qui refusent d'être heureux et qui en même temps retardent le bonheur de tout le monde, cela n'est qu'un comportement, cela n'est qu'une décision rationnelle.

 

"[...] Et pour Robespierre [...], pour qu'existe la société parfaite sans peine de mort, il faut commencer par éliminer ceux qui empêchent cette société de naître.

 

"[...] Tous ceux qui refusent de monter dans le train que l'on est en train d'affréter, il faut les éliminer.

 

"[...] Mirabeau dit le 27 juin 1789 :  'Il nous est permis d'espérer que c'est ici que nous commençons l'histoire des hommes'. Outre l'orgueil complètement délirant et absurde qu'il y a derrière cette phrase-là, cela a un sens très précis : cela veut dire que ceux qui refuseront de venir avec nous, de se plier au mouvement que nous lançons, refuseront d'être des hommes. Puisque si nous commençons l'histoire des hommes, ceux qui ne la commencent pas avec nous n'accèdent pas à l'humanité. Et Mirabeau dit même peu après : 'il faut que tous les hommes soient hommes. Et il faut mettre à l'écart de la société ceux qui refusent de le devenir.' Entre parenthèses, il dit cela à propos des Juifs en la circonstance."

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 11:01

Valérie Bugault, chercheuse indépendante, docteur en droit et analyste de géopolitique juridique, et Marion Sigaut, historienne, expliquent le fonctionnement des corporations d'Ancien Régime qui concernaient l'artisanat et le commerce.

Dans le cadre de sa réforme des institutions, Valérie Bugault s'inspire du modèle des corporations d'Ancien Régime pour l'étendre à toutes les autres "composantes de la société" via les "groupements d'intérêt" :

Extraits :

 

Valérie Bugault :

 

"On a actuellement une idée très vague de ce qu'étaient réellement les corporations d'Ancien Régime car c'est un sujet qui est très mal enseigné. L'histoire est très mal enseignée.

 

"Et par ailleurs, ce sujet est pollué par le corporatisme que nous avons connu sous Vichy. Or, le corporatisme de Vichy s'inscrivait dans le cadre d'un régime parlementaire, en tous les cas dans le cadre où ces corporations avaient partie liée avec le pouvoir Exécutif, c'est-à-dire qu'elles étaient une émanation du pouvoir exécutif. Or c'est l'antithèse de ce projet qui avait lieu dans l'Ancien Régime et qui aura lieu dans le modèle que j'ai choisi pour la réforme des institutions.

 

"C'est très important de comprendre que ce modèle de corporations d'Ancien Régime était un modèle extrêmement démocratique ["le self-government rural dans son intégrité" de Frantz Funck-Brentano] et est un modèle qui s'oppose à la scission entre le pouvoir et responsabilité. C'est-à-dire qu'à chaque personne qui a du pouvoir correspond une responsabilité afférente."

Marion Sigaut :

 

"Je n'ai pas étudié les corporations dans leurs constitutions mais dans leurs fins, dans la mort des corporations, car elles correspondaient à la période que j'étudiais. Et je l'ai fait à partir du travail excellentissime de Steven Kaplan, et absolument incontournable dès que l'on veut comprendre la fin de l'Ancien Régime. Steven Kaplan s'est fait une spécialité d'expliquer comment le libéralisme a tué l'Ancien Régime. Et sans lire Steven Kaplan, on ne peut vraiment pas comprendre ce qui s'est passé. Il y a vraiment un avant et un après.

 

"Dans l'Ancien Régime, les décisions sont prises de bas en haut. C'est-à-dire que les décisions à la base sont prises par le peuple, pour le peuple. Et on ne montre en hiérarchie que pour tout ce qui n'est pas (de la compétence) des décisions de la base [principe de subsidiarité : la responsabilité d'une action publique, lorsqu'elle est nécessaire, revient à l'entité compétente la plus proche de ceux qui sont directement concernés par cette action. NdCR.]. L'idée par exemple sous l'Ancien régime d'un ministère de l'éducation, c'est complètement aberrant. Cela n'a pas de sens. Pourquoi ? Parce que les maîtres d'école dans les villages sont choisis (élus) par les communautés. Dans ce système, qu'est-ce qu'un ministre de l'éducation nationale va faire ? C'est-à-dire que le village décide à la base pour lui-même et les 36 000 communes. À l'heure actuelle, c'est juste l'inverse. C'est l'exact opposé de ce qui avait lieu jusqu'à la Révolution française.

 

"Donc la démocratie dans les villages, c'est ce que je viens de vous dire.

"Mais dans les métiers, c'était la même chose ! Les gens étaient organisés en métiers, et chaque métier était organisé pour lui-même. Et ce qu'on appelait 'privilèges' c'était ce qu'une corporation qui se constituait obtenait du roi.

"Par exemple, ce nouveau métier des informaticiens apparaît. Les informaticiens vont se réunir entre eux et discuter de la formation nécessaire pour devenir informaticien, de l'éthique professionnelle à laquelle ils veulent se référer, des moyens qu'ils veulent mettre en commun pour se constituer en corporation et vont présenter au roi (les statuts) de ce nouveau métier et demander au roi d'organiser le 'privilège' de ce métier. Voilà quels sont nos statuts, voilà ce que nous voulons faire. Et à ce moment-là, le roi accorde le privilège, c'est-à-dire le droit privée pour faire fonctionner la corporation des informaticiens, qui ne concerne pas les autres corporations. Et l'abolition des privilèges à la Révolution, c'est d'abord et avant tout l'abolition de toutes les règles qui concernaient les corporations...

 

"Donc, (sous l'Ancien Régime) les métiers étaient organisés de bas en haut.

 

"[...] L'abolition des corporations (en 1789) a consisté à vouloir briser tous ces liens, toutes ces règles, toutes ces normes et à jeter le monde du travail dans ce que j'appelle la barbarie économique. Un contrat de travail, c'est un contrat libre entre un employeur libre et un ouvrier libre, c'est-à-dire un renard libre dans le poulailler. 

 

"Il était difficile de réussir la formation et d'intégrer la corporation mais une fois qu'on y était on avait toujours du travail. Il n'y avait pas de chômage dans la corporation.

 

"Les corporations assuraient à ses membres la Sécurité sociale, l'assurance veuvage, l'assurance chômage, l'assurance, l'assurance invalidité, la retraite.

 

"On dit que la république a inventé la sécurité sociale : en fait il a fallu d'abord la supprimer pour la réinventer 150 ans après ! 

 

[La gauche n’a rien inventé, elle a recopié et appliqué les lois sociales royalistes, qu’elle avait depuis la Révolution refusé aux ouvriers. Si cet été vous avez pu poser vos fesses sur le sable cet été, c'est grâce aux catholiques royalistes au XIXe siècle !]

 

Valérie Bugault

 

"Dans ce système-là, chacun a sa place, alors que nous vivons dans une société dans laquelle de moins en moins de personnes ont leur place. Et c'est une anomalie politique.

 

Marion Sigaut :

 

"Ce n'est pas du tout une anomalie, c'est un plan ! L'isolement de l'individu était considéré par les corporations comme une déchéance morale. Les corporations considéraient l'individu comme incorporé, c'est-à-dire qu'il avait une famille. Et la nouveauté en 1789, au moment de l'abolition des corporations est que l'on dit que l'isolement de l'individu sera la base de l'initiative individuelle qui va permettre l'intérêt général. C'est-à-dire que l'isolement de l'individu est un programme assumé. On va isoler les individus et une fois qu'ils seront isolés, tout marchera pour le mieux !... La loyauté de l'incorporé devait aller non pas à sa famille mais à l'État, c'est-à-dire ce qui est le plus éloigné. Ce fut déjà une abolition du sentiment d'appartenance, voulu, planifié. L'individu doit être roi et plus il est isolé et plus il sera roi de lui-même.

 

Valérie Bugault :

 

"Les planifications actuelle datent de cette époque-là."

 

Eric Montana :

 

"Les corporations favorisaient la cohésion sociale. Et le fait de les supprimer favorise l'individualisme, et l'isolement, et l'isolement de l'individu favorise la fragilité des individus."

 

Valérie Bugault :

 

"Il y a une différence entre la réalité des corporations d'Ancien Régime et les corporations que je propose et qui seront le monde de demain.

 

"Donc la réforme (des institutions) que je propose est une fusion de ce qui a marché dans l'Ancien Régime avec ce qui a marché dans le régime qui a suivi.

 

Christophe Clairet :

 

"Le point commun entre ce que décrivait Marion et ta réforme des institutions c'est de remettre l'être humain au sein d'un groupe qui le représente et le protège. 

 

"Il s'agit d'intégrer tous les domaines d'activité et non pas simplement que les métiers, d'intégrer toutes les tranches de la société et toutes les personnes de la société quelque soit leur domaine d'activité, et ainsi pouvoir les intégrer à un groupe qui va les défendre et les représenter." 

 

Valérie Bugault :

 

"C'est aux gens à réinventer leur propre mode de fonctionnement. Chacun doit adopter son propre mode de fonctionnement à ses problématiques. Ce qui ne peut pas être anticipé d'en-haut.

 

 

Marion Sigaut

 

"D'où à mon sens l'aberration de vouloir rerédiger une constitution, cela est à mon sens la dernière chose à faire. D'abord, on reconstitue la base et une fois que la base sera constituée, la constitution, il n'y aura plus besoin de l'écrire : la constitution coulera de source !"

 

Valérie Bugault :

 

"[...] J'ai remplacé la constitution par une charte des valeurs intangible de la France. Et cette charte est un guide, la ligne directrice des valeurs fondamentales. Indépendamment de cette charte, c'est open bar pour l'organisation autonome.  Les deux seules choses que j'impose c'est le principe de subsidiarité, qui est ce qu'a expliqué Marion à propos des corporations d'Ancien Régime et appliqué aux groupements d'intérêt. C'est-à-dire que toutes les décisions qui sont prises par la base ne doivent pas remonter. Elles sont prises au niveau où elles doivent être prises.

 

"Et deuxièmement, c'est évidemment le mandat impératif. C'est-à-dire que quelque soit la façon dont on a désigné, tiré au sort, nommé ou élu un représentant, ce représentant a une mission particulière à remplir. Et s'il déroge de cette mission il est automatiquement révoqué.

 

Marion Sigaut

 

"C'était le travail du syndic dans les communautés villageoises (avant 1789). Et on ne se battait pas pour être syndic. [...] Le maire d'Ancien Régime n'existait pas en tant que tel (il a été inventé après). La communauté villageoise était souveraine et le syndic était son représentant."

 

Valérie Bugault :

 

"Le syndic aujourd'hui pourrait être l'équivalent du conseil municipal ou du maire. 

 

 

Marion Sigaut

 

"Le syndic protège la décision communale vis-à-vis de l'intendant ou de l'autorité publique."

 

"[...] Je tiens à dire ici et là encore je tiens à rendre hommage à l'excellentissime Steven Kaplan, c'est que les arguments qui ont été avancés pour supprimer les corporations étaient mensongers. On a fait pour supprimer les corporations comme on a fait pour supprimer la police des grains. On a menti, menti, menti. Les Lumières, c'est la fabrique du mensonge. On a menti auprès du roi quand on lui a dit 'Majesté, le peuple des campagnes réclame la suppression de la police des grains.' Il a répondu 'ha bon ?' Et quand on a expliqué à Louis XVI qu'il fallait supprimer les corporations car 'le peuple réclamait la liberté'. 'Comment cela ? Le peuple n'est pas libre de travailler ?' 'Non, on l'empêche. On empêche le peuple de travailler. Il est obligé de s'incorporer, le peuple réclame la liberté...' 

 

"Avec des grands mots comme 'la liberté de', on arrive à convaincre qui veut.

 

"L'économie (le mot) est née à ce moment-là. C'est-à-dire une espèce de science nouvelle. Mais c'était avant tout une idéologie et un diktat. On a réussi à renverser tous les systèmes qui étaient pour le bien commun et la protection des plus humbles à coups de mensonges, de mensonges et de mensonges. Il y avait une fabrique de mensonges. Et contre les corporations, c'était gratiné. On a fait des pamphlets, on a fait des comptes que l'on distribuait à droite et à gauche, on a inventé des personnages fictifs qui racontaient comment la situation était épouvantable.

Exemple de mensonge colporté : les corporations sont odieuses parce qu'elles favorisaient les fils de maître. C'est-à-dire que les maîtres sont tous fils de maître. Si on est pas fils de maître, on ne sera jamais maître. Et bien il y avait 30% des maîtres qui étaient fils de maîtres. Cela faisait 70% qui ne l'étaient pas ! Cela, c'est un chiffre et une réalité historique. Dire donc que pour être maître, il faut être fils de maître, c'est un mensonge.

 

Valérie Bugault :

 

"Cela nous rappelle quelque chose, car le mensonge est une méthode de gouvernement qui n'a jamais cessé depuis cette époque ! Aujourd'hui on nous a imposé l'injection en nous faisant croire que tout le monde allait mourir d'un virus fabriqué. Le mensonge est à tous les étages. Le mensonge selon lequel il faut détruire la famille parce que les enfants sont les plus malheureux chez eux et ils seront plus heureux quand l'État s'occupera d'eux... On connaît toutes ces tyrannies et ces dictatures fondées sur une appréciation fallacieuses de la réalité fondée sur le mensonge d'État, collectif, général. Et c'est la raison pour laquelle les gens doivent se réveiller, parce qu'ils sont (constamment) endoctriné par du mensonge. Tout ce qu'on nous raconte est du mensonge. Il faut arrêter de croire ce que l'on nous raconte !"

 

Marion Sigaut

 

"Cela fait partie des biens fondamentaux. La vérité est un bien. La vérité, c'est un absolu."

 

[...]

 

Eric Montana :

 

"Combien de Français savent que leurs ancêtres ont fait la 'Révolution' pour établir l'usure ? Les Français doivent savoir cette vérité. La première loi votée par la Constituante cela a été la légalisation de l'usure. On est passé de sujets du roi, à esclave des banquiers. Et en 232 ans notre situation d'être humain n'a fait que s'aggraver. Ce simple détail-là devrait être su et diffusé par le plus grand nombre. Cette Révolution de 1789 était une révolution colorée qui fait d'eux aujourd'hui les esclaves des banquiers.

 

Valérie Bugault :

 

"J'ai clairement identifié qui était à la direction de ce processus. Ce sont les grands banquiers internationaux coalisés déjà dès le XVIe, XVIIe siècles

 

"Depuis l'avènement de l'empire britannique, ces banquiers-là ont trouvé leur quartier général à la City de Londres. C'est eux qui contrôlent la City de Londres. C'est un mélange de vieilles familles régnantes, de nouveaux banquiers enrichis grâce à la révolution industrielle mais qui étaient déjà relativement puissants auparavant. Mais je dirais que donner des noms aujourd'hui n'a qu'un intérêt limité. Car ce qui nous asservi, ce ne sont pas ces personnes-là, c'est le système qu'ils ont mis en place. 

 

"Si vous démontez le système qu'ils ont mis en place, c'est-à-dire l'anonymat, la rupture du lien entre le pouvoir et la responsabilité, vous démontez leur système et leur mensonge, ils ne sont plus rien. Ces gens-là n'existent déjà plus.

 

"Donc l'intérêt n'est pas d'identifier telle ou telle personne, surtout qu'il s'agit de familles à ramifications variées. Certains membres de la famille ont plus ou moins de responsabilité dans le système d'ensemble et cette responsabilité, de toute façon, elle est sur plusieurs générations. Comment voulez-vous attraire en responsabilité l'arrière-arrière grand-père qui a organisé (l'ensemble) ?

 

"À un moment il faudra mettre un terme à cela en mettant des noms sur les personnes qui ont fait les mal façons, c'est vrai. Mais je dirais qu'au point où nous en sommes aujourd'hui, nous n'en sommes pas là. 

 

"Ce qui est le plus important pour nous, c'est de démonter le système et de rendre leurs armes inopérantes. Si vous les désarmez, ils ne sont plus rien. Et après vous pouvez les attraire aux responsabilités. Le mouvement inverse n'est pas possible parce qu'ils ont élaboré un système qui les protège définitivement et ce système est pervers et létal pour nous, les populations.

 

"Donc moi je propose la chose suivante : on démolit leur système, et après on s'occupera des responsabilités.

 

"[...] C'est la raison pour laquelle j'ai proposé cette réforme des institutions, qui à mon avis, est beaucoup plus puissante que de donner des noms précis, pour aller mettre des potences sur une ou deux personnes."

 

(Fin de citation)

 

Bravo à Valérie Bugault pour sa remarquable proposition de réforme concrète des institutions.

__________________

Note du Blog Christroi. En 2012, nous avions eu dans l'article "Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)" une réflexion voisine de cette réforme que propose aujourd'hui Valérie Bugault. S'agissant de la représentation politique, nous écrivions : 

 

"L'idée est d'affranchir la "représentation" des principes révolutionnaires hérités de 1789 [...] et de permettre à tous les corps de la nation de participer réellement à la vie politique suivant leurs poids réels dans la société. 

 

[...] La séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat est déjà une première étape nécessaire si l'on veut courcircuiter la menace d'une direction occulte de la "représentation". Cette séparation permettra de retrouver une juste délibération sans qu'une oligarchie cachée y mette son nez. Le souci de transparence démocratique doit être mis en avant, contre le despotisme de l'oligarchie.

 

Dans un deuxième temps on réfléchira à la manière de doter les députés, comme sous l'Ancien Régime, de mandats impératifs. Il s'agit de supprimer les mandats indirects organisés par l'arrêté du 17 juin 1789 qui transformait les Etats généraux composés de mandataires des trois ordres dotés de mandats impératifs, en une assemblée 'représentant' soit-disant la nation et de députés dotés de mandats non-impératifs.

 

Dans cette étape, il s'agit de réfléchir à la manière de revenir à une représentation organique, plus réelle et concrète des Français, réalisée non plus par têtes (représentation individualiste) mais par poids des corps dans la société (poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc.)."

 

Et dans la première partie, nous écrivions également :

 

"Deuxièmement, l'information et la recherche de la vérité : "Vous connaîtrez la vérité, et la verité vous rendra libres" (Jn, VIII, 32) doivent être un de nos soucis permanents. Les mensonges de la "révolution" installent l'homme dans la facilité, la sensualité et finalement la passivité qui contrôle les citoyens-électeurs : ces techniques de manipulation, de domination et de conditionnement élaborées par les "Lumières"."

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22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 09:03

Une route très fréquentée n'est pas toujours le chemin à suivre.

L'Etat laissé en carence, comment construire la société sur ses bases réelles, libres et solidaires ?

Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.

Matthieu 7,13

Il ne s'agit pas de tomber dans le travers des révolutions violentes des siècles passés. Depuis, nous avons appris, évolué et compris de quoi se sert le système pour nous annihiler (infiltration, noyautage, déviation). Il faut une révolution contraire, pacifique, non-violente, et construire là où le système a laissé les institutions en carence, à partir de la réalité de la société réelle. L'Etat en suspension de droit doit tomber tout seul comme une coquille vide.

Des institutions laissées en carence, c'est précisément le cas depuis l'allocution de Macron le 12 juillet. Or, nous avons vu à propos d'une proposition de ne pas prendre en charge les réas des personnes non vaccinées qu'"au jeu de l'État défaillant, si l'État peut refuser de prendre en charge la réa de quelqu'un qui aura refusé la vaccination expérimentale, cette personne pourra tout aussi bien à titre de réciprocité refuser de payer ses impôts. Qu'est-ce qui empêchera alors cette personne de demander à verser ses cotisations sociales ailleurs qu'à la sécurité sociale, dans un organisme qui (par exemple) respectera ses engagements, les droits de la personne, bref qui respectera le contrat social ? Cette personne ne sera-t-elle pas justifiée à demander, en contre-coup, un nouveau pacte social, plus juste ?", plus responsable ?

Sur son site, Valérie Bugault explique parfaitement que depuis le coup d'Etat du 12 juillet dernier où dans son allocution Macron a divisé les citoyens en deux catégories (ce qui est "une mise en suspension de nos institutions nationales officielles"); l'Etat de droit n'existe plus... Elle propose sur le "néant" laissé par Macron de construire nous-mêmes la société, sur ses bases réelles, libres et solidaires (et non ségrégationniste), à partir des corps existants de la nation, des choses assez proches de ce que nous préconisons.

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 15:11

En nul autre que lui, il n’y a de salut.

Ac 4,12

Les gens d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire.

Sainte Jeanne d'Arc

Dans la video ci-dessous Mtre Fabrice Di Vizio donne un enseignement philosophique politique pour chacun : 

A partir de 1h et 9 minutes dans la video, on a une très belle observation de Mtre DiVizio au sujet du ''frisson'' dans la foule qui attendait son discours : ''cela montre qu'il faut se méfier des beaux parleurs, il faut se méfier des tribuns !''

 

En effet, ''la cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouve elle-même dans une situation contraire..." (Platon, La République VII / 520c-521c)

 

Lire : Le roi libérateur

 

Dans la Rome antique, Quintus Cicéron (frère du célèbre philosophe) offrait au candidats potentiels des conseils pratiques pour manipuler l'opinion publique et être élu. Il vantait la ''supériorité de l'éloquence'' et suggérait aux candidats d'apprendre à ''flatter'' les électeurs (on a vu ainsi Emmanuel MACRON dire "mes amis" au cours de ses meetings de campagne présidentielle, ce qui est un élément de langage destiné à s'attirer la sympathie des électeurs) et de s'assurer de mener une ''campagne... magnifique, brillante, éclatante, populaire''. (Quintus CICERON, Petit manuel de campagne électorale, Arléa, Paris 1992, p. 41, 49, 51.)

 

"[...] Je n'aime pas cette idée du type qui harangue les foules. Cela veut dire quoi finalement ? demande Fabrice Di Vizio, fort justement.

 

"C'est Louis Fouché qui dit cela : ''Il n'y a pas de sauveur" ("Il n’y aura pas d’homme providentiel. Il n’y aura pas de Messie. Le messie est déjà venu !”). Le salut est en chacun de nous. C'est nous qui nous sauvons individuellement et collectivement. Mais je comprends que les gens ont besoin d'une figure qui s'engage", ajoute Fabrice DiVizio.

 

Le docteur Louis Fouché a dit également : "Mettez-vous en lien avec des gens qui pensent comme vous, regroupez-vous, et là vous allez voir que vous avez une puissance d'agir dans le réel qui est très importante."

 

Et aussi : "Il est temps d’agir comme vous n’avez jamais agi dans votre vie. Il est temps de s’engager comme jamais vous ne vous êtes engagés dans votre vie. Plus rien d’autre n’a d’importance.

 

Coordonnez les réseaux. Inventez la survie. Rêvez des passages imprévus à travers les bourrasques.

 

C’est au fond de l’impasse seulement que se dessine une sortie vers le ciel. C’est dans le désastre que le Vivant se réveille.

 

Sortez du numérique. Actionnez la réalité. Mettez-vous en lien. Mettez-vous en action."

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 13:43

En déplacement dans un centre de vaccination éphémère situé dans un centre commercial de Villeneuve-La Garenne vendredi 2 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré :

 

"imaginez que dans quatre ou cinq semaines nous soyons dans la situation des Anglais (un des pays qui a le plus vacciné au monde soit dit en passant. NdCR.) avec une augmentation du nombre de cas, ... alors nous serions en situation de mettre à nouveau en place des mesures de freinage, nous serions à nouveau amenés à envisager de fermer des commerces, des restaurants ou des bars. Or les études scientifiques dont nous disposons attestent d'un fait très fort, c'est que si nous fermons l'ensemble des commerces pour tous les Français, l'impact sur l'épidémie ne serait pas différent de celui que nous aurions en  fermant l'ensemble des commerces pour les seules personnes non-vaccinées. En vous disant cela, moi je refuse de séparer, de diviser les Français entre ceux qui seraient vaccinés et ceux qui ne le seraient pas, mais je dis juste que 20% des Français qui ne seraient pas vaccinées ne pourraient pas contraindre 80% des Français à ne pouvoir accéder à des activités de la vie courante qui leur ont tant manqué depuis un an. Là aussi c'est un débat qui doit être le plus apaisé possible." (Sic)  (Source)

 

Olivier Véran envisage de fermer les commerces, restaurants, bars et certaines activités aux non vaccinés.

Vaccinés / non-vaccinés, purs / impurs : Retour aux sombres sombres de notre histoire

Deux classes de citoyens, Eliane Carrier Twitter résume bien la situation :

 

Si je suis bien les politiques, médias et médecins

 

La race pure ce sont les vaccinés

La race impure les non vaccinés

 

Ça me rappelle une sombre période.

 

Source

 

NdCR. Le progressisme entendu comme la croyance en une histoire linéaire évoluant systématiquement vers des lendemains radieux sans aucune marche arrière rétrograde possible trouve ici une contre illustration remarquable. 

Vaccinés / non-vaccinés, purs / impurs : Retour aux sombres sombres de notre histoire
Vaccinés / non-vaccinés, purs / impurs : Retour aux sombres sombres de notre histoire
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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 07:00

En 2014, nous écrivions : "le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie. ... Le roi Plantagenêt subit la révolte de ses barons, qui en 1215, le contraignent à signer la Magna Carta (Grande Charte), ce document qui, passe dans l'histoire officielle pour être une des bases du parlementarisme (contrôle de l'impôt), de la "démocratie" britannique, la "grande charte des libertés d'Angleterre" limitant l'"absolutisme" royal, alors qu'il ne marque jamais que l'affirmation de la puissance aristocratique des Barons qui ne représentaient nullement le peuple anglais..., la naissance de la "démocratie représentative" (oligarchique en réalité) et la victoire de la société individualiste et d'argent sur la société communautaire et solidaire féodale."

Valérie Bugault : "Pourquoi le modèle britannique est-il antidémocratique?"

Dans une video GloriaTv d'une conférence de l'Institut Schiller (institutschiller.org) à Paris le mardi 4 février 2020, Valérie Bugault, docteur en droit, analyste de politique et géopolitique économique, a évoqué brillamment le sujet et a expliqué "la lutte qu'il convient de mener en Europe et en particulier en France - et finalement dans le monde entier - si l'on veut avoir un avenir" :

 

Extraits :

 

"Derrière le libéralisme, la dictature des institutions britanniques - Valérie BUGAULT.

 

"Pourquoi le modèle britannique est-il antidémocratique? Derrière le libéralisme la dictature des institutions britanniques.

 

"Un exposé en trois parties : (I) Comment le droit anglais est structurellement au service des puissants, (II) Comment de puissance politique on est parvenu aujourd'hui à une puissance économique, (III) Les conséquences.

 

I - Un parlement anglais au service des puissants

 

"La Magna Carta, apparue en 1215 a été quasiment en même temps abrogée pour resurgir en 1216, avant d'être amendée, complétée par une loi domaniale en novembre 1217. Une quatrième version voit le jour en février 1225 qui valide la disparition de la moitié de celle promulguée en 1215.

Édouard Ier (roi d'Angleterre) (Règne 1272-1307)

Cette charte, nouvelle version, confirmée solennellement le 10 novembre 1297 sera désormais connue sous le nom de Magna Carta. Cette Magna Carta est brandie comme une arme démocratique absolue est en réalité une manifestation d'une lutte de la féodalité contre le pouvoir royal centralisateur. Elle n'est pas un instrument du peuple contre les puissants mais un instrument des puissants seigneurs contre le pouvoir royal unificateur. Il s'agit en réalité de retirer au roi en tant qu'organe politique central l'essentiel ou une grande partie de ses prérogatives pour les donner à un conseil de grands féaux, ou grands aristocrates, appelé conseil des barons, afin de limiter et finalement contrôler le pouvoir royalLe peuple qui n'a rien à voir dans cette guerre entre grands aristocrates n'a strictement rien gagné à la proclamation de la dite charte. [Cette évolution n'a pas été la même en France où le roi capétien fut en mesure de dominer les puissants féodaux, notamment au XVIIe siècle sous Louis XIV, puis au XVIIIe siècle face aux parlements régionaux dominés par la noblesse qui imbue de ses privilèges refusa systématiquement toute volonté royale d'établir l'égalité devant l'impôt tout au long du XVIIIe siècle, ce qui eut sauvé la monarchie et évité à la France une Révolution et un génocide. Cette résistance des rois de France au pouvoir de l'argent permit à notre pays de retarder d'un siècle et demi l'avènement de la ploutocratie jusqu'en 1789. NdCR.

 

"C'est précisément ce conseil des grands féodaux, appelé initialement conseil des barons, qui  se transformera peu à peu en parlement. Le dit "parlement" est au départ aussi peu fondateur de la démocratie au sens du gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple que l'esclavagisme serait la cause ultime de la liberté. Les principes du droit à un procès équitable, l'égalité universelle devant la loi, seront introduits dans la Magna Carta en 1354. Ce dernier principe s'apparente à une simple pétition d'intention qui n'est pas réellement sanctionnée juridiquement puisqu'il n'a pas été en mesure de justifier au XVIIe siècle la suppression de l'esclavage sur le territoire anglais [ce qui n'a pas été le cas en France depuis le XIVe siècle et l'édit de Louis X le Hutin de 1315 qui affirme que "selon le droit de nature, chacun doit naître franc". Officiellement, depuis cette date, "le sol de France affranchit l'esclave qui le touche". Il n'y aura plus d'esclaves sur le sol métropolitain depuis ce jour... On trouve des traces tardives et ponctuelles de l’application de ce texte par les parlements français au XVIe siècle : à Bordeaux, en 1571, il est invoqué pour justifier la libération d’une cargaison d’esclaves africains, transportée par un négrier normand. Cette pétition d'intention britannique n'a pas non plus permis de justifier l'égalité de traitement des catholiques persécutés dans la monarchie protestante britannique au XVIe siècle. NdCR.]. Par ailleurs, il faut insister sur le fait que la proclamation à un procès équitable concernait aussi peu le peuple que la composition du parlement issu du conseil des barons de la Magna carta. Seuls les puissants et de plus en plus à partir du XIIe siècle les bourgeois des villes avaient l'arme procédurale à leur disposition car la justice médiévale anglaise s'est construite ab initio comme une justice de classe.

 

II - Comment de puissance politique on est parvenu aujourd'hui à une puissance économique

 

Considérer le parlement anglais comme un organisme représentant la démocratie est une simple imposture politique. En réalité, le parlement anglais a toujours été chargé de mettre en musique juridique la volonté des puissants, d'abord des puissances féodales, puis des financières qui les ont remplacées.

Le droit issu du parlement anglais est en réalité un droit d'entre soi, un droit oligarchique, qui se commande plus sûrement à la City of London, centre financier et économique du royaume, ou dans les clubs chers aux anglais, que dans l'enceinte officielle d'une parlement représentant l'intérêt populaire. Le parlement ne fait en réalité le plus souvent, conformément à sa mission d'origine qu'entériner des solutions pré-constituées dans le silence des couloirs et des cabinets. On parle à ce propos de lobbying

 

"[...] A la suite de l'effondrement de l'empire romain, le droit s'est développé en Europe autour de la double élite du pouvoir temporel (l'aristocratie organisée autour du roi) d'une part et du pouvoir spirituel (l'Eglise catholique romaine) d'autre part

En 1531, l'Angleterre a fait sécession vis-à-vis de cette organisation socio-politique continentale lorsque le roi Henry VIII, représentant de l'ordre temporel décida de prendre le pas sur le pouvoir spirituel en le soumettant à sa propre volonté. L'église anglicane, dite "catholique réformée", à mi chemin entre le catholicisme et le protestantisme, est né de la scission de l'Angleterre opérée par le roi Henri VIII avec le pape Clément VII qui refusa obstinément d'annuler son mariage avec Catherine d'Aragon afin de permettre à Henry VIII d'épouser Anne Boleyn. 

À partir de cette date, l'église anglaise n'est plus soumise à l'autorité du pape catholique romain mais à l'archevêque de Cantorbéry, lequel est en réalité totalement dépendant de l'autorité du pouvoir temporel, c'est-à-dire du roi d'Angleterre.

Cette réunion des pouvoirs temporel et spirituel n'a pas eu lieu en Europe continentale où tout au contraire, chacun des deux pouvoirs temporel et spirituel est resté - au moins jusqu'à la Révolution de 1789 - resté concurrent et indépendant, de force relativement égale. [...] Cette double compétence normative structurelle a sans doute été depuis la disparition de l'empire romain le seul réel point commun des différents pays européens. Nous avions donc de façon ontologique en Europe continentale une organisation politique naturellement organisée autour de l'idée de contre-pouvoirs. Cette organisation politique et sociale qui a caractérisé la période du 'Moyen-Âge' en Europe est la raison principale qui fait que l'Ancien Régime était structurellement beaucoup moins absolutiste que ne le sont les prétendus régimes 'démocratiques' actuels, discrètement fondés sur la domination des capitaux et calqués sur les préceptes dérivés du droit anglais et l'anonymat. Si le droit anglo-saxon est aujourd'hui fondé sur la prééminence financière et économique, il est ontologiquement depuis le XVIe siècle, mis au service exclusif des puissants. 

[...] La fusion en 1531 en Angleterre des pouvoirs temporel et spirituel a engendré l'émergence d'une volonté impériale par l'alliance du fer et de l'argent. Dans ce contexte, Olivier Cromwell a élaboré le système politique dans lequel l'hégémonie impériale est financée par les banquiers. Ces banquiers, réfugiés en Hollande à la suite de leur expulsion d'Espagne sous le règne du roi Ferdinand et de la reine Isabelle, ont dès lors commencé à s'intégrer massivement au pouvoir politique temporel anglais. Selon la loi naturelle qui veut que celui qui donne est au-dessus de la main qui reçoit, cette alliance du fer et du portefeuille a à son tour historiquement et mécaniquement donné naissance à la suprématie des détenteurs de capitaux sur le pouvoir politique. Cette suprématie s'est affirmée au cours des XVIIe et XVIIIe siècle par le financement par les puissances d'argent des différentes compagnies des Indes qui agissaient pour le compte des États en bénéficiant du monopole de la force publique. Historiquement mis au service du seul droit temporel, le droit anglo-saxon a été peu à peu à la mesure de la prise de pouvoir par les puissances d'argent mis au service des seuls détenteurs des capitaux. Il ne faut donc pas s'étonner de l'absolutisme de la domination actuelle.

 

"Cette évolution, commencée en Angleterre, a vu la France être sa première victime dès 1789. Elle s'est répandue dans le monde entier au cours des XVIIIe, XIX, et XXe siècles. Cette véritable Révolution qui a eu lieu en France en 1789 s'est peu à peu répandue en Europe et dans le monde pour remettre en cause l'équilibre politique post-impérial, en référence à l'empire romain issu de l'Europe du 'Moyen-Âge'.

 

"Le Nouvel ordre mondial, appelé de ses vœux par les tenanciers du système économique global qui ont pris le pouvoir effectif au XVIIIe siècle est le résultat de la longue évolution décrite ci-dessus. Notons que la devise Novus ordo seclorum, issue du grand sceau des Etats-Unis, dessiné en 1782, a été repris en 1935 sur les billets de un dollar. Ce nouvel ordre mondial qui n'est donc en rien nouveau s'apparente à l'anéantissement complet de ce  que l'on entendait traditionnellement par le terme de civilisation qui suppose un développement collectif et repose fondamentalement sur un équilibre des forces et des pouvoirs. Aucune civilisation ne peut naître et prospérer dans le contexte de l'absence pérenne de contre-pouvoirs politiques effectifs. Il faut bien comprendre que la réunion au XVIe siècle des pouvoirs spirituel et temporel entre les mains du roi d'Angleterre a pavé la route vers un impérialisme dominé par les puissances d'argent. La route anglaise, à son tour, via la domination monétaire et l'idéologie britannique qu'elle a imposé au reste de l'humanité a pavé la route mondiale vers l'impérialisme financier absolu. L'intégrisme financier actuel, juridiquement matérialisé par la suprématie du droit anglo-saxon est le descendant direct, l'héritier fatal de l'absolutisme du pouvoir anglais qui en 1531 a fusionné les pouvoirs temporels spirituels et temporels, faisant ainsi disparaître la réalité des contre-pouvoirs.

 

"En 1600, la East India Company acte le début du remplacement de l'aristocratie terrienne par les puissances d'argent au sein du pouvoir anglais. [...] En quelque sorte, les compagnies des Indes préfigurent la distinction aujourd'hui entrée dans les moeurs économiques occidentales entre les bénéfices largement privés et les charges financées par la collectivité publique, avec la précision que dès l'avènement des compagnies des Indes, les responsabilités civiles et pénales des intervenants disparaissent dans les monopoles d'États. [...] Les détenteurs du pouvoir capitalistique, vainqueurs par KO du pouvoir politique, revendiquent aujourd'hui de façon naturelle  l'officialisation politique et juridique de la réalité de leur prise de pouvoir. Fatalement, ce pouvoir économique caché derrière les multiples faux semblants de l'anonymat capitalistique et du parlement 'représentatif', devait tôt ou tard revendiquer officiellement le pouvoir qu'il a officieusement conquis au fil des siècles, Les partisans du Nouvel ordre mondial, ou Novus ordo seclorum, encore appelé New World Order, sont en réalité les émissaires du pouvoir économique caché.

 

III - Les conséquences, l'esclavagisme pour tous 

 

"La fusion à la mode anglaise du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel a fait disparaître l'équilibre des pouvoirs qui a seul dans l'histoire du monde permis l'émergence de la liberté individuelle et notons-le de la bourgeoisie commerçante, en tant que force politique. 

 

"[...] Paradoxalement, et de façon ironique, c'est sous les coups de boutoir répétés de la liberté individuelle, elle-même manipulée à l'extrême, que disparaît la civilisation occidentale caractérisée par la liberté individuelle et par la liberté politique des masses populaires. L'ultra-individualisme revendiqué par des mouvements comme Lgbt, les 'droits de l'enfant', l'éducation sexuelle dès le plus jeune âge, est l'aboutissement logique de la domination politique absolue des principaux détenteurs de capitaux, ces derniers utilisant à leurs avantages exclusifs le principe de bonne politique consistant à diviser pour mieux régner [Principe du moteur de la Révolution. NdCR.] Diviser chaque être humain en une entité isolée de toute composante sociale pérenne et au-delà, diviser l'humain et la vie en des entités physiques autonomes, est l'une des armes les plus redoutées utilisées par le pouvoir économique global pour asservir l'humanité. En effet, cette méthode d'asservissement (diviser pour régner) n'est pas seulement utilisée de manière géo-politique pour diviser les peuples et les nations, mais également de façon beaucoup plus sournoise et dangereuse d'un point de vue politique, pour faire de chaque être humaine une entité instable, dépourvue de tout support émotionnel et affectif stable, l'humain devant alors un atome aisément manipulable analogue à un objet qu'il convient d'utiliser.

 

"Le contrôle du politique par les principaux détenteurs de capitaux a permis à ces derniers de se rendre les maîtres absolus du concept réglementaire (ce qu'ils appellent la 'loi'). Ils ont ainsi peu à peu, sur toute la surface du globe, imposé l'anonymat de leurs actions en développant de façon institutionnelle des intermédiations capitalistiques opaques (les paradis fiscaux et toutes les structures juridiques sur le modèles des trusts anonymes permettant tout un panel d'anonymat), interdisant toute recherche en responsabilité. La multiplication exponentielle des intermédiaires financiers a à son tour permis un resserrement létal de l'emprise des financiers sur tous les aspects de la vie en commun, économique et social.

 

"Par l'imposition au niveau international de leurs règles du jeu économico-financier, les banquiers globalistes à la manoeuvre ont réussi le tout de force de d'imposer l'unification des modes de fonctionnement qui était le préalable nécessaire à l'élaboration d'un gouvernement mondial.

 

"Dans ce contexte d'accaparement du pouvoir, il faut comprendre que le droit anglo-saxon est une brandie comme un bouclier antisocial et antinational par les tenanciers du pouvoir économique réel. Le droit réglementation à la mode anglo-saxonne sert à la foi de prétexte et de justification au renforcement de l'absolutisme financier."

 

(Fin de citation)

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 19:51
Sur la licéité d'une obligation vaccinale anti-covid

Est-il juridiquement possible de rendre la vaccination anti-covid obligatoire ? En considérant les autorisations de mise sur le marché délivrées pour les vaccins et le droit positif applicable, la réponse paraît négative. En effet, la question de l’obligation vaccinale, bien que souvent évoquée, l’est rarement sous l’angle qui devrait être le sien : celui de l’expérimentation médicale à propos de laquelle les règles du droit de l’Union européenne comme celles du droit français sont clairement établies.

Par Philippe Ségur, Professeur de droit public à l’Université de Perpignan Via Domitia

Quatre vaccins anti-covid sont aujourd’hui autorisés en France : le vaccin Moderna, le vaccin Pfizer & BioNTech (nom de marque : Comirnaty), le vaccin Astrazeneca (nom de marque : Vaxzevria) et le vaccin Johnson & Johnson (nom de marque : Janssen). La vaccination – technique médicale consistant à inoculer une substance capable de procurer une immunité contre une maladie infectieuse – est la réponse prioritairement choisie par les pouvoirs publics français en réponse à la pandémie de covid-19. Devant les résistances d’une partie de la population, la question de savoir s’il ne faudrait pas la rendre obligatoire pour les soignants, voire pour tous les Français, a fait son entrée dans le débat public[1].

De manière générale, l’obligation vaccinale trouve son fondement dans plusieurs textes internationaux et nationaux. Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 décembre 1966 prévoit qu’afin de garantir le droit à la santé individuel, les États devront prendre les mesures nécessaires pour assurer « la prophylaxie et le traitement des maladies épidémiques » (art. 12). En France, c’est le ministre chargé de la santé qui élabore la politique de vaccination et la loi qui détermine quels vaccins sont obligatoires. Onze d’entre eux le sont aujourd’hui pour les enfants (art. L3111-2 CSP)[2]. Les professionnels de santé et thanatopracteurs sont également assujettis à certaines obligations vaccinales de même que les voyageurs qui souhaitent se rendre en Guyane. Il est, par ailleurs, admis que « lorsqu’un petit nombre de décès survient dans le cadre d’un programme de vaccination dont le seul but est de protéger la santé de la société en éliminant les maladies infectieuses », cela ne constitue pas une atteinte au droit à la vie protégé par la Convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950[3]. Les bénéfices de la vaccination, en effet, ne sont plus à démontrer : elle a permis l’éradication de la variole, une diminution de 99% des cas de poliomyélite entre 1988 et 2016, une réduction considérable des cas de tétanos, rougeole, diphtérie, coqueluche, etc[4]. À l’inverse, la recrudescence de certaines maladies infectieuses létales est liée à la diminution de la couverture vaccinale, ce qui peut justifier de rendre les vaccins obligatoires[5].

Dans une affaire récente, la Cour européenne des droits de l’homme a paru donner des gages aux États désireux d’imposer cette obligation en matière de lutte contre la covid-19. Dans l’arrêt Vavřička du 8 avril 2021, elle a considéré que si la vaccination obligatoire des enfants était une ingérence dans la vie privée, celle-ci était nécessaire dans une société démocratique au nom de la solidarité sociale[6]. Ce jugement, assorti du fait que le gouvernement français était intervenu dans la procédure, a été interprété comme un argument supplémentaire en faveur de l’obligation. Cela d’autant plus que le Conseil constitutionnel avait déjà refusé en 2015 de déclarer contraire à la Constitution l’obligation de vaccination infantile contre la poliomyélite, la diphtérie et le tétanos[7].

La crise sanitaire née de la pandémie de covid-19 pourrait donc justifier de rendre la vaccination obligatoire par voie législative pour un motif de santé publique. Le caractère exceptionnel des circonstances ne doit cependant pas faire oublier celui du moyen médical employé pour la faire cesser, à savoir le caractère inédit des procédés vaccinaux utilisés. Ainsi l’autorisation de mise sur le marché qui a été donnée aux fabricants en procédure accélérée par l’Agence européenne des médicaments (EMA) est conditionnelle. Selon l’EMA, ce type d’autorisation est délivrée « sur la base de données moins complètes que ce qui est normalement requis » et suppose que le fabricant s’engage à « fournir des données cliniques complètes à l’avenir ». Les rapports européens publics d’évaluation (EPAR) rendus au sein de l’Agence européenne des médicaments pour Pfizer[8] et Moderna[9] indiquent que les laboratoires pharmaceutiques doivent encore « fournir les résultats de l’essai principal, qui se poursuit pendant deux ans ». L’autorisation de mise sur le marché a été octroyée à Pfizer le 21 décembre 2020 jusqu’en décembre 2022. Le « rapport final de l’étude clinique » sera remis en décembre 2023. Pour Moderna, l’autorisation a été donnée le 6 janvier 2021 jusqu’en janvier 2023. Le « rapport final de l’étude clinique » sera remis en décembre 2022. Le fait qu’il s’agisse d’une vaccination en phase expérimentale ne saurait donc faire de doute.

Pour les deux autres vaccins, l’autorisation de mise sur le marché est également conditionnelle. Le vaccin AstraZeneca a été autorisé le 29 janvier 2021 et le vaccin Johnson & Johnson le 11 mars 2021. Les sociétés qui les commercialisent devront continuer de « de fournir les résultats des essais cliniques, qui sont en cours », comme l’indiquent les rapports d’évaluation du premier et du second[10]. Pour AstraZeneca, les « rapports d’étude cliniques finaux » sont attendus le 31 mai 2022[11]. Ceux du vaccin Johnson & Johnson sont attendus le 31 décembre 2023[12]. La formule « essai clinique » utilisée par l’Agence européenne est sans équivoque. Cette notion est définie par la directive 2001/20/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 avril 2001[13]. Selon ce texte, un essai clinique est une « investigation menée chez l’homme, afin de déterminer ou de confirmer les effets cliniques, pharmacologiques et/ou les autres effets pharmacodynamiques d’un ou de plusieurs médicaments expérimentaux (…) dans le but de s’assurer de leur innocuité et/ou efficacité ». On notera, par exemple, qu’en dehors même des incertitudes relatives à leur technique spécifique – ARNm ou ADN recombiné[14] –, « aucune étude de cancérogénicité n’a été réalisée » pour le vaccin Moderna et « aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité n’a été réalisée » pour les vaccins Pfizer, AstraZeneca et Johnson & Johnson.

L’ensemble de ces informations suffisent à convaincre que la pandémie de covid-19 a conduit les autorités sanitaires à autoriser une expérimentation vaccinale à grande échelle inédite dans l’histoire de la médecine. En période d’urgence, rien ne paraît juridiquement s’y opposer tant sur le plan de la santé individuelle afin de protéger les personnes vulnérables que sur le plan de la santé publique pour éviter la saturation des structures hospitalières. En revanche, le caractère expérimental de la vaccination invite le juriste à en recontextualiser l’usage, car en cette matière, le droit interne comme le droit international ont historiquement construit la notion de consentement du sujet comme garde-fou pour empêcher toute dérive (I). Dès lors, ce principe du consentement semble suffisamment bien établi pour constituer un obstacle à l’obligation vaccinale aussi longtemps que les phases de tests cliniques ne seront pas terminées (II).
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I- LE LIBRE CONSENTEMENT, UN FREIN À L’EXPÉRIMENTATION MÉDICALE
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A- Le conflit historique entre l’éthique et l’expérimentation médicale
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À partir du XVIe siècle, les progrès de la médecine ont incité aux expérimentations[15]. C’est d’ailleurs l’une d’elles qui a permis l’invention du vaccin. En 1796, le docteur Edward Jenner inocule à un enfant de huit ans du pus prélevé sur une trayeuse de vaches atteinte d’une maladie infectieuse des bovidés, la vaccine. En l’exposant ensuite à un malade contagieux, il démontre que l’injection a immunisé l’enfant contre la variole. La foi dans le progrès et l’exaltation des découvertes scientifiques incitent alors à expérimenter sur les « corps vils », jugés de peu de valeur : les détenus, les internés, les esclaves, les indigènes, les prostituées. Au XVIIIe siècle, des médecins se livrent à des expériences sur des esclaves noirs dans les colonies européennes des Antilles et d’Amérique du Nord[16]. L’inoculation préventive de maladies comme la petite vérole est utilisée sur des populations entières afin de tenter l’immunisation dans un contexte d’expérimentation de masse

Au XIXe siècle, les expériences se multiplient. Certains médecins témoignent d’une haute conscience éthique. C’est le cas, en 1833, d’un chirurgien militaire américain, William Beaumont, qui mène des expériences sur un patient atteint d’une fistule à l’estomac, mais seulement après avoir sollicité son accord et l’avoir engagé à cette fin[17]. En 1856, Claude Bernard, en posant les principes de la méthode expérimentale, recommande de « ne jamais pratiquer sur un homme une expérience qui ne pourrait que lui être nuisible à un degré quelconque »[18]. Cependant le 15 décembre 1859, le tribunal correctionnel de Lyon condamne pour blessures volontaires deux médecins hospitaliers qui ont volontairement inoculé la syphilis à un garçonnet de dix ans venu consulter pour une teigne[19]. En 1884, Louis Pasteur lui-même écrit à l’empereur du Brésil pour lui demander l’autorisation de contaminer des condamnés à mort avec le choléra afin d’essayer sur eux des traitements[20]. Les exigences de l’expérimentation sont donc loin d’être d’emblée synonymes d’éthique. En 1892, en Allemagne, un médecin directeur de clinique est condamné pour avoir injecté la syphilis à des prostituées et à des mineurs à leur insu. À la suite de cette affaire, les services de santé allemands adoptent le 29 décembre 1900 une instruction aux directeurs de cliniques, polycliniques et établissements hospitaliers qui leur impose en matière d’expérimentation « le consentement clair » de la personne concernée[21].

C’est un médecin français, Pierre-Charles Bongrand, qui émet le premier l’idée moderne selon laquelle le sujet humain – et non le médecin – est au centre du dispositif expérimental. En 1905, dans sa thèse pour le doctorat en médecine, il constate que, tout en étant indispensables au progrès médical, les expériences sur l’être humain sont immorales, car elles sacrifient l’individu à la collectivité. C’est pourquoi il propose d’instaurer entre l’expérimentateur et le sujet un accord fondé sur le « consentement préalable »[22]. Cette conception ne se traduira pas immédiatement dans le droit[23]. Le principe du consentement éclairé du patient sera d’abord consacré pour la seule relation thérapeutique par la Cour de Cassation le 28 janvier 1942[24]. Quant à la recherche médicale, on continuera de présupposer qu’elle est humaniste du seul fait qu’elle vise à l’amélioration du sort de la collectivité. « Le labeur des hommes de génie, même orienté dans une direction erronée, finit presque toujours par tourner au plein avantage de l’humanité », écrivait ainsi Mary Shelley dans Frankenstein en 1818.

Le XXe siècle a pourtant largement démenti le présupposé des finalités humanistes de toute recherche médicale. Ainsi l’Unité 731, créé par le Japon impérial en 1932 aurait fait périr plus de dix mille prisonniers servant de cobayes humains en laboratoire[25]. En août 1944, le médecin en chef de l’armée japonaise, Nakamura Hirosato, a provoqué la mort de neuf cents Indonésiens après avoir ordonné l’injection expérimentale d’un vaccin contenant de la toxine tétanique chimiquement modifiée[26]. En Allemagne, ni le serment d’Hippocrate, ni les directives du gouvernement sur les thérapeutiques nouvelles et l’expérimentation scientifique du 28 février 1931 qui prévoyait que l’expérimentation était interdite « dans tous les cas où le consentement fait défaut » n’auront été suffisants pour empêcher les dérives médicales les plus tragiques. Le IIIe Reich a procédé à des expériences à vaste échelle sur des juifs déportés. À Auschwitz, à Buchenwald, à Dachau, à Natzwzeiler, les médecins nazis ont utilisé des cobayes humains auxquels ont été inoculés des pathogènes tels que le typhus, la fièvre jaune, la variole, la typhoïde, le choléra et la diphtérie afin de chercher des vaccins ou de mettre au point des traitements permettant l’immunité[27].
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B- La consécration du consentement éclairé après 1947
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Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, vingt médecins et trois fonctionnaires nazis seront accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et jugés à Nuremberg du 9 décembre 1946 au 20 août 1947. Le jugement du Tribunal militaire américain des 19 et 20 août 1947[28] établit une liste des dix critères retenus pour apprécier les expérimentations reprochées aux accusés et connus aujourd’hui sous le nom de « Code de Nuremberg »[29]. Parmi eux, se trouve le principe du consentement éclairé du sujet. Pour leur défense, les accusés prétendaient qu’en temps de guerre, le serment d’Hippocrate ne tenait plus et que l’État pouvait décider de faire primer l’intérêt de la science sur celui de l’individu pour le bénéfice de la Nation. En réponse à cet argument, les juges de Nuremberg définirent des principes qui ne devaient pas dépendre d’une consécration juridique déterminée – c’est-à-dire du droit de tel ou tel État – mais d’une éthique médicale universelle et même du droit international[30]. C’est pourquoi le Pacte international sur les droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations-Unies le 16 décembre 1966, prévoit à son tour qu’« il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique » (art. 7).

En raison de leur atrocité, les crimes des médecins nazis ont laissé croire qu’il s’agissait d’un accident monstrueux de l’Histoire, faisant ainsi oublier ce qu’Hannah Arendt appelle « la banalité du mal ». Or, tout au long du XXe siècle, d’autres drames ont résulté d’expérimentations médicales sans l’accord des personnes[31]. L’histoire des États-Unis où elles sont bien documentées est édifiante : alimentation d’enfants retardés avec des céréales radioactives par des chercheurs du MIT à la Fernald State School (Massachusetts) dans les années 1940 et 1950[32], faux traitements administrés à des Noirs atteints de syphilis par le Service de santé publique de Tuskegee (Alabama) de 1932 à 1972[33], contamination d’enfants handicapés mentaux à l’hépatite par deux médecins universitaires à la Wilowbrook State School de New York de 1956 à 1972[34], essai sur 20 000 Américains du thalidomide – un sédatif responsable de graves malformations fœtales – sur simple prescription par des généralistes à la fin des années 1950 et jusqu’en 1961[35], injection de cellules cancéreuses à des malades âgés et indigents au Jewish Chronicle Disease Hospital de Brooklyn en 1963[36], etc.

Ces exemples attestent que pour certains, la fin peut toujours justifier les moyens. C’est pourquoi l’Association médicale mondiale, une organisation non gouvernementale de médecins créée en 1947, a jugé bon d’adopter en juin 1964 la déclaration d’Helsinki. Il s’agit du premier texte international postérieur à Nuremberg qui revient sur les questions d’éthique dans l’expérimentation. Ce texte affirme que « la participation de personnes capables à une recherche médicale doit être un acte volontaire » (art. 25). En France, les principes du Code de Nuremberg inspirent largement les garanties apportées par le droit. Ils ont été repris par le Comité consultatif national d’éthique dans un avis rendu en 1984[37] et par le rapport du Conseil d’État sur les sciences de la vie, l’éthique et le droit en 1988[38]. C’est toutefois la loi du 20 décembre 1988, dite loi Huriet-Sérusclat, qui a prévu pour la première fois une permission spécifique pour les essais médicaux sur des volontaires en bonne santé – jusqu’alors interdits – tout en tout en rappelant la nécessité d’un « consentement libre, éclairé et exprès »[39]rappelant la nécessité d’un « consentement libre, éclairé et exprès »[39].

II- LE LIBRE CONSENTEMENT,UN OBSTACLE À L’OBLIGATION VACCINALE
 .
A- L’encadrement juridique des expérimentations
 .

Les recherches médicales, y compris quand elles comportent une finalité thérapeutique, sont aujourd’hui régies par la loi du 5 mars 2012, dite loi Jardé[40]. Selon le Code de la santé publique, aucune recherche interventionnelle impliquant la personne humaine ne peut être pratiquée « sans son consentement libre et éclairé recueilli par écrit, après que lui a été délivrée l’information prévue » (article 1122-1-1). Les recherches interventionnelles sont celles « qui comportent une intervention sur la personne non justifiée par sa prise en charge habituelle » (article 1121-1), c’est-à-dire une intervention non dénuée de risque pour les personnes qui y participent. En font partie les recherches sur les médicaments, mais aussi les thérapies cellulaires ou les thérapies géniques comme le rappelle l’INSERM. Par leur nature comme par leur méthodologie expérimentale, les quatre vaccins anti-covid semblent entrer dans cette catégorie. Quant à l’information préalable, elle doit inclure notamment « les risques prévisibles » et « les éventuelles alternatives médicales » (article 1122-1).

Ces recherches interventionnelles supposent un avis favorable d’un organisme régional, le Comité pour la Protection des Personnes (CPP), qui dépend de l’Agence Régionale de Santé (ARS), suivi d’une autorisation par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM). En principe, le fait de ne pas avoir recueilli ce consentement est puni de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende par le Code pénal (art. 223-8). Néanmoins, la question du vaccin anti-covid a entraîné le dessaisissement des autorités sanitaires françaises au profit de l’Agence européenne des médicaments (EMA) sur le fondement du Règlement (CE) n° 726/2004 du 31 mars 2004. En ce qui concerne les « médicaments à usage humain contenant une nouvelle substance active », notamment pour le traitement des maladies virales, ce règlement prévoit, en effet, une procédure centralisée d’autorisation au niveau européen. En d’autres termes, ces médicaments doivent recevoir une autorisation de l’Agence européenne des médicaments (EMA) valable pour tous les États membres de l’Union européenne. Ce dessaisissement fait alors obstacle à une éventuelle action devant le juge français pour non-respect de la procédure d’avis et d’autorisation en droit interne, puisque sous la pression des circonstances, celle-ci s’est vu substituer une procédure européenne. En revanche, il ne dispense en rien de l’obligation d’obtenir l’accord des personnes.

Au sein du Conseil de l’Europe, la Recommandation n°R(90)3 du Comité des Ministres concernant la recherche médicale sur l’être humain, adoptée le 6 février 1990, énonce un certain nombre de principes. Selon le troisième, « aucune recherche médicale ne peut être effectuée sans le consentement éclairé, libre, exprès et spécifique de la personne qui s’y prête » et, selon le treizième, « les personnes susceptibles de faire l’objet de recherches médicales ne doivent pas être incitées à s’y soumettre d’une manière qui compromette leur libre consentement ». Ce texte, s’il vaut engagement politique et éthique, n’a cependant pas de valeur juridique obligatoire. En revanche, le règlement (CE) du 31 mars 2004 prévoit d’une manière contraignante au sein de l’Union européenne le respect de certaines exigences éthiques lors de la conduite d’essais cliniques de médicaments autorisés au niveau européen (point 16). Ces exigences sont prévues par la directive 2001/20/CE du 4 avril 2001 qui se réfère explicitement à la déclaration d’Helsinki et qui prévoit elle aussi le consentement éclairé (art. 3). Enfin, la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de juger en 2002 que l’imposition d’un traitement sans le consentement du patient est « une atteinte à l’intégrité physique de l’intéressé »[41] et que « les vaccinations obligatoires en tant que traitements médicaux non volontaires constituent une ingérence dans le droit au respect de la vie privée »[42].

Une question demeure : ce principe s’applique-t-il lorsque l’expérimentation consiste en un vaccin ? La réponse est positive, car la directive du 4 avril 2001 vise les médicaments tels qu’ils sont définis par un autre texte, la directive 65/65/CEE du 26 janvier 1965. Selon celle-ci, un médicament est « toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales. Toute substance ou composition pouvant être administrée à l’homme ou à l’animal en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier des fonctions organiques chez l’homme ou l’animal est également considérée comme médicament » (art. 1er). Les vaccins anti-covid répondent sans conteste à cette définition. Dans la mesure où ils sont encore en phase expérimentale, ils sont soumis aux principes éthiques imposés par le règlement de 2004. La règle du consentement libre et éclairé à une expérimentation est donc bien établie en droit français comme en droit de l’Union européenne.
.

B- Inviolabilité du corps humain et dignité de la personne
.

Si l’arrêt Vavřička rendu par la Cour européenne le 8 avril 2021 ne fait pas obstacle à l’obligation vaccinale anti-covid, il ne la rend pas pour autant plausible ni juridiquement acceptable. Dans cette affaire, il s’agissait de vaccins longuement éprouvés qui ne suscitent plus que des contestations marginales chez les adversaires radicaux de toute vaccination. Il en va tout autrement des vaccins anti-covid. Ceux-ci se trouvant, de l’aveu même de l’Agence européenne des médicaments, en phase d’essais cliniques, il paraît difficile de les imposer compte tenu des garanties juridiques existantes. Une obligation vaccinale dans un contexte d’expérimentation risquerait fort de se heurter à la sanction du juge, ce d’autant plus que le droit français est fondé sur le principe de l’inviolabilité du corps humain. Cette prohibition s’exprime dans l’adage Noli me tangere, « ne me touche pas », repris de la parole du Christ ressuscité à Marie Madeleine[43] et traduisant le caractère sacré du corps. Si ce principe d’inviolabilité n’a pas reçu de consécration constitutionnelle, il traverse toutefois tout notre système juridique et est couvert par la « sauvegarde de la dignité de la personne », notion plus large que le Conseil constitutionnel a élevé au rang de principe constitutionnel dans sa décision du 27 juillet 1994 à propos de la loi relative au respect du corps humain[44].

Il est commun de dire que l’expérimentation médicale profite à l’espèce humaine tout entière bien qu’elle puisse s’exercer au détriment éventuel de celui qui s’expose à ses risques. Autrement dit, le bénéfice attendu par le plus grand nombre vaudrait bien le danger encouru par quelques-uns. Cependant l’expérimentation médicale sur l’être humain ne peut pas se réduire à une équation qui la rendrait aussi évidente qu’un calcul avantages/inconvénients. En effet, un tel raisonnement postule sa finalité désintéressée en faisant l’économie de ses déterminants économiques, politiques et sociaux. Dans l’affaire Vavřička, le juge Wojtyczek a observé dans une opinion dissidente publiée à la suite de l’arrêt « qu’il n’a été soumis à la Cour aucun élément propre à montrer que les États ayant mis en place l’obligation vaccinale obtiennent de meilleurs résultats en matière de santé publique que les États qui n’ont pas instauré cette obligation ». La remarque est cruciale et lourde d’implications.

Il faut se garder, en effet, d’une vision idéalisée de la rationalité scientifique qui conduirait à faire abstraction des enjeux de pouvoir, des intérêts financiers et des stratégies institutionnelles qui la conditionnent. La recherche médicale possède sa propre logique de déploiement qui n’est pas nécessairement humaniste et qui peut être assujettie à la quête du profit comme l’a rappelé encore récemment l’affaire du Médiator[45]. C’est un fait, par ailleurs, que la rationalité pure échappe à toute norme morale et menace de se retourner contre elle-même comme l’a montré Max Horkheimer[46]. Un marqueur de la civilisation peut alors se transformer en « progrès régressif » selon la formule de Theodor Adorno[47].

Si l’idée de neutralité scientifique est un leurre[48], le seul usage du terme « éthique » dans les textes juridiques ne suffit pas à en garantir l’innocuité. Même lorsque les recherches sont strictement encadrées par le droit, le principe du libre consentement paraît souvent fragile dans le rapport asymétrique qui lie l’autorité médicale au sujet. On voit mal, du reste, comment le consentement pourrait être tout à fait « éclairé » en présence d’un risque inconnu et d’une technique vaccinale complexe. Comme le rappelait Yannick Bardie en 2016, un essai clinique est par nature « un exercice très dangereux et non éthique »[49]. Compte tenu des nombreuses incertitudes qui pèseront jusqu’à la fin des essais sur les vaccins anti-covid, s’il est légitime de laisser aux volontaires, en particulier aux personnes vulnérables, la possibilité de les recevoir en toute connaissance de cause, il paraîtrait contraire au droit en vigueur et aux principes qui fondent notre système libéral de vouloir les imposer à tous les citoyens.

[1] Académie nationale de médecine, « La vaccination des soignants contre la Covid-19 doit devenir obligatoire », Communiqué de l’Académie nationale de médecine, 9 mars 2021.

[2] Loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018, JORF, 31 déc. 2017.

[3] CommissionEDH, 12 juill. 1978, Association X. Contre Royaume-Uni, n°7154/75.

[4] D. Lévy-Bruhl. « Politique vaccinale », in F. Bourdillon (dir.), Traité de santé publique. Lavoisier, 2016, pp. 311-322.

[5] Ph. Sansonetti, « La défiance vis-à-vis des vaccins, un luxe pour ceux qui sont protégés par les autres ? », Après-demain, vol. n° 42, n° 2, 2017, pp. 9-11.

[6] CEDH, 8 avr. 2021, Vavřička c. République tchèque, n°46621/13.

[7] CC, déc. n° 2015-458 QPC, 20 mars 2015, Époux L.

[8] Comirnaty. An overview of Comirnaty and why it is authorised in the EU, EMA/215190/2021, p. 4.

[9] Covid-19 Vaccine Moderna. An overview of COVID-19 Vaccine Moderna and why it is authorised in the EU, EMA/704373/2020, p. 4.

[10] COVID-19 Vaccine Janssen. An overview of COVID-19 Vaccine Janssen and why it is authorised in the EU, EMA/229490/2021; Vaxzevria. An overview of Xaxzevria and why it is authorised in the EU, EMA/213411/2021.

[11] Committee for Medicinal Products for Human Use, Covid-19 Vaccine AstraZeneca, Assessment report, EMA/94907, 20 January 2021, p. 176.

[12] Committee for Medicinal Products for Human Use, Covid-19 Vaccine Janssen, Assessment report, EMA/158424, 11 March 2021, p. 209.

[13] Directive 2001/20/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 avril 2001 concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à l’application de bonnes pratiques cliniques dans la conduite d’essais cliniques de médicaments à usage humain, J.O. n° L121, 1er mai 2001, p. 34-44.

[14] Janssen Vaccines & Prevention B.V., Summary Notification Information Format for the Release of Genetically Modified Organisms Other Than Higher Plants in Accordance with Article 11 of Directive 2001/18/EC, Ad26COVS1, 6 July 2020.

[15] Ph. Amiel, « Expérimentation sur l’être humain », in C. Bonah, J.-M. Mouillie et al., Médecine, santé et sciences humaines, Les Belles Lettres, pp. 564-576, 2011.

[16] G. Chamayou, Les corps vils. Expérimenter sur les êtres humains aux XVIIIe et XIXe siècles, La Découverte, 2014, pp. 341-384.

[17] W. Beaumont, Experiments and Observations on the Gastric Juice, Plattsburgh, P. P. Allen, 1833, p. 20.

[18] C. Bernard, Introduction à la médecine expérimentale, J. B. Baillère & Fils éd., 1865, II, chap. 2, § 3.

[19] A. Claudy, Histoire de la dermatologie lyonnaise, Société française d’Histoire de la dermatologie.

[20] L. Pasteur, Lettre adressée à Pedro II, empereur du Brésil, 22 sept. 1884, Archives Nationales, AB/XIX/3332.

[21] Schleswig-Holstein Ministerium für Soziales, Gesundheit, Jugend, Familie und Senioren, Wissenschaftliche Untersuchung der Praxis der Medikamentenversuche in schleswig-holsteinischen Einrichtungen der Behindertenhilfe sowie in den Erwachsenen-, Kinder- und Jugendpsychiatrien in den Jahren 1949 bis 1975, 12 Januar 2021, p. 35.

[22] P.-C. Bongrand, L’expérimentation sur l’homme. Sa valeur scientifique et sa légitimité, 1905, Presses de l’Institut Gustave Roussy/IGR Press.fr, 2011, p. 122.

[23] Ph. Amiel, Des cobayes et des hommes ; expérimentation sur l’être humain et justice, Les Belles Lettres, 2011.

[24] Cass, 28 janv. 1942, Teyssier, Gaz. Pal. 1942, 1, p. 177 ; B. Hoerni et J.-P. Bouscharain, « Arrêt Teyssier de la Cour de Cassation, 28 janvier 1942 : quelques remarques sur une décision “oubliée” », Histoire des sciences médicales, t. XXXV, n°3, 2001.

[25] R. Working, « The Trial of the Unit 731 », The Japan Times, 5 June 2005.

[26] J. K. Baird, « War Crimes in Japan-Occupied Indonesia: Unraveling the Persecution of Achmad Mochtar », The Asia-Pacific Journal Japan Focus, Jan. 1, 2016, vol. 14, issue 1, n° 4.

[27] J. Graven, « Le procès des médecins nazis et les expériences pseudo-médicales. Esquisse d’une étude de synthèse, Annales de droit international médical, n°8, juin 1962, p. 5.

[28] Ph. Amiel, « Expérimentations médicales : les médecins nazis devant leurs juges », in F. Vialla, Les grandes décisions du droit médical, LGDJ, 2009, pp. 431-444.

[29] Ph. Amiel, «“Code de Nuremberg” : traductions et adaptations en français», in Des cobayes et des hommes, op. cit.

[30] Ph. Amiel, F. Vialla, « Le “code de Nuremberg”, une jurisprudence pénale inaugurale endroit international de la santé », in E. Cadeau, É. Mondielli, F. Vialla (dir.), Mélanges en l’honneur de Michel Bélanger : modernité du droit de la santé, Les éditions hospitalières, 2015, pp.573-585.

[31] A. M. Salam, A. S. Carr, « Racing for Covid-19 Vaccine and Cure: Lessons and Tragedies in Human Subject Research », Heart Views, 2020 Jul-Sep, 21(3), p. 229–234.

[32] R. Leung, « America’s Deep, Dark Secret », CBS News, Apr. 29, 2004.

[33] Center for Disease Control and Prevention, The Tuskegee Timeline.

[34] S. Krugman, « The Willowbrook Hepatitis Studies Revisited: Ethical Aspects », Reviews of infectious diseases, vol. 8, n°1, Jan.-Febr. 1986, 157-162.

[35] B. Fintel, A. T. Samaras, E. Carias, « The Thalidomide Tragedy: Lessons for Drug Safety and Regulation », Helix, Jul. 28, 2009.

[36] « Hospital Accused on Cancer Study », The New York Times, Jan. 21, 1964.

[37] CCNE, Avis sur les essais de nouveaux traitements chez l’homme. Réflexions et propositions, n°2, 9 oct. 1984.

[38] Sciences de la vie : de l’éthique au droit, Rapport G. Braibant, La Documentation française, 1988.

[39] Loi n°88-1138 du 20 déc. 1988 relative à la protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales, JORF, 22 déc. 1988.

[40] Loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 relative aux recherches impliquant la personne humaine, JORF, 6 mars 2012. Voir : J. Ducruet, « Protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales », Laennec, vol. 56, n°3, 2008, pp. 6-24.

[41] CEDH, 29 avr. 2002, Pretty c. Royaume-Uni, n°2346/02.

[42] CEDH, 9 juill. 2002, Salvetti C. Italie, n°42197/98.

[43] Jean, 20, 17.

[44] CC, déc. n° 94-343/344 DC, 27 juillet 1994, Loi relative au respect du corps humain et loi relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal, JORF, 29 juill. 1994, p. 11024.

[45] CAA Paris, 8ème ch., 4 août 2017, 16PA00157 et 16PA03634.

[46] M. Horkheimer, Éclipse de la raison, 1947, Payot, 1974.

[47] Th. W. Adorno, Minima Moralia. Réflexions sur la vie mutilée, 1951, Payot, 2016.

[48] K. Abbasi, « Covid-19: politicisation, “corruption,” and suppression of science », The British Medical Journal, 2020, 371. En ligne: <https://www.bmj.com/content/371/bmj.m4425> (consulté le 7 mai 2021).

[49] L’Obs, 15 janv. 2016. Voir aussi Y. Bardie, Essai clinique : du patient à l’objet de science, Éd. Sauramps Médical, 2013.

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 13:43

Patrick Buisson, politologue et ancien conseiller personnel du président Sarkozy, publie un nouvel essai "La Fin d'un monde, oui c'était mieux avant !" (éditions Albin Michel), qui raconte tout ce que la modernité a déshumanisé et délier dans les âmes et la vie du monde. Dans "le Grand entretien, le Piège moderne" il est interrogé par Charlotte d'Ornellas pour Valeurs actuelles :

Extrait :

 

"Oui, c'était mieux avant. Je le sais, donc je parle en connaissance de cause. L'ancien monde pouvait avoir quelque chose de pesant, d'injuste souvent, et d'insupportable. Mais ce que nous avons gagné globalement relève de la technique, c'est un progrès technique. Ce que nous avons perdu relève de l'humanité : la joie de vivre, l'entraide, le don, la gratuité, la légèreté, la solidarité. Nous avons perdu tout cela, c'est-à-dire ce trésor d'humanité que nous avons dilapidé.

 

"De même face à la mort, on peut dire que la religion était l'invention des hommes et que l'humanité a amassé ce trésor d'intelligence pour contenir son angoisse de la finitude. Cela, on peut le dire, mais le fait est que le trésor était là, alors qu'il ait été un don divin ou une création humaine, en tous les cas il remplissait une fonction. Et cette fonction aujourd'hui n'est plus remplie.

 

"[...] Moi, je vois le remplacement des hommes par des post-humains, je vois le remplacement de l'homme sacré, de l'homme religieux par le consommateur. Et de tout ce qui s'est passé, rien ne peut être compris si on ne comprend pas cela, si on ne comprend pas que tout est permis à partir de ce grand remplacement-là.

 

"[...] Donc à un moment, la transformation technique est faite. On est sorti de cette paysannerie pré-capitaliste, d'une économie de subsistance, et on l'on a oublié la religion en route. Et on aura détruit cinq millions d'emplois. On aura détruit nos paysages, avec le remembrement, crime contre cette vieille France. [...] On a détruit tout cela, la table rase, la Révolution avec la bénédiction des évêques. On saccage les paysans, les paysages, c'est le thème exploité par de nombreux historiens, pour cinquante ans après revenir à ce qu'étaient les techniques agricoles d'avant la révolution agricole, la permaculture, l'agriculture bio. Et on se dit cela a servi à quoi finalement la révolution agricole ? Quel est ce progrès qui a tout détruit puisque finalement on revient à ce qui était avant ?

 

"Il faudrait pouvoir un jour - c'est mon rêve - inaugurer un monument, un martyrologe du progrès, toutes les millions de vies humaines qui ont été sacrifiées au progrès, à commencer par les millions de vies humaines de femmes ou d'enfants dont le capitalisme du XIXe siècle.

"Il suffit de lire un livre comme celui de Jack London, Le Peuple de l'abîme (1903), pour savoir ce qu'a été la condition des ouvriers, des femmes et des enfants (au XIXe s. NdCr). Les premiers à se pencher sur cette question d'ailleurs, c'est l'Église catholique (les légitimistes, la droite conservatrice) qui veut légiférer et qui impose une législation sur le travail des femmes, sur le travail des enfants, qui se dresse la première, avant même les socialistes français, contre ce capitalisme-là. Et des millions de vies ont été sacrifiées au nom du progrès.

 

Lire : C'est la droite légitimiste et traditionaliste qui la première prend la défense des travailleurs

 

"On nous dit toujours regardez ce que le progrès sauve comme vies humaines. Mais regardez ce qu'il a coûté en vies humaines aussi ! [...] Le passif est énorme et il faut l'apprécier.

 

"Tout progrès finalement entraine un anti-progrès et ne pas le voir c'est avoir une approche idéologique des choses.

 

"[...] Il ne faut pas avoir de scrupules. Vous connaissez le grand procès des progressistes 'vous voulez revenir en arrière', le péché absolu. Mais, l'histoire ne fait que revenir en arrière. Ainsi, le cycle de mai 68 est en train de se terminer, les Français plébiscitent l'institution militaire, mai 68 c'est le rejet de l'autorité, le rejet de toutes institutions. Donc on revient bien en arrière. Après le temps des totalitarismes il y a eu le temps des démocraties, on est donc revenu en arrière, à la période d'avant. [La dite "Renaissance" elle-même (sic) est un retour en arrière... ("réactionnaire"?), puisqu'elle consistait à un retour aux textes antiques comme modèle de vie, d'écriture et de pensée : 'rajeunir les idées fanées est la tâche de l'humaniste...' (Michaël Rabier, Nicolas Gomez Davila, Penseur de l'Antimodernité, Vie, œuvre et philosophie, Préface de Stephen Launay, Collection Théôria, L'Harmattan, Paris 2020, p. 167.) NdCR.] L'histoire balbutie, revient sans cesse en arrière.

 

"Il n'y a aucune honte à revenir à l'endroit où l'on s'est trompé de chemin pour prendre la bonne route. C'est même plutôt une réaction saine et intelligente. Plutôt que de continuer à foncer à folle allure sur l'autoroute qui ne mène à rien, ou qui mène à l'abîme, c'est se dire je me suis trompé de chemin et je fais demi-tour, cela s'appelle le courage politique. Mais revenir en arrière, ce concept même pour un progressiste est absolument blasphématoire."

Dorset Street de Londres dans le fameux quartier Whitechapel, photographié en 1902 pour Le Peuple de l'abîme de Jack London

Dorset Street de Londres dans le fameux quartier Whitechapel, photographié en 1902 pour Le Peuple de l'abîme de Jack London

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 22:57

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 07:05
https://nouveau-monde.ca/revolution-de-1789-le-detail-qui-tue/

https://nouveau-monde.ca/revolution-de-1789-le-detail-qui-tue/

Par Éric Montana

 

[Ndlr : l’auteur perçoit une cause fondamentale unique derrière la situation. Est-ce réellement le cas ? Comme il le conseille, c’est à chacun de faire ses propres recherches. Cependant, Internet n’est probablement pas suffisant, car on y trouve de tout et son contraire et que certaines parties de cet univers virtuel manquent presque totalement de fiabilité, voire d’honnêteté. Il peut être alors utile de compléter des recherches virtuelles par la lecture d’ouvrages d’Histoire et d’autres domaines, d’auteurs variés et aux opinions éventuellement contradictoires afin de peser le pour et le contre et de faire la part des choses.]

 

Faites vos propres recherches, fouillez, et vous verrez que ce que Kennedy qualifiait de “conspiration monolithique” a un seul et unique lien, un seul et unique point commun. Et si vous ne comprenez pas ce que le mot “monolithique” signifie, ouvrez un dictionnaire bordel !!

 

 

Il y a des moments où je m’interroge sur la passivité et la crédulité des Français. Je n’arrive pas à croire qu’il y ait une telle masse de dégénérés, incapables de réfléchir, incapables d’analyser, incapables de comprendre que nous vivons actuellement le plus grand crime contre l’humanité de l’Histoire.

 

Alors je me dis qu’il faut qu’il en soit ainsi, il faut que des gens meurent en masse pour qu’une partie des endormis finisse par réaliser ce qui se passe vraiment. Et malgré ça, je suis certain que nombreux continueront à croire la télé ou le gouvernement qui leur diront : “ils sont morts du Covid, d’un variant particulièrement virulent…”

 

[...] Mais quand allez-vous ouvrir les yeux ? Quand allez-vous comprendre qu’avec la vaccination, nous faisons l’objet d’un génocide programmé qui selon les propres mots de Bill Gates permettra de réduire la population mondiale de 10 à 15% ?

 

Vérifiez-le si vous ne me croyez pas. Internet est là pour ça !!

 

Ce plan criminel est planifié depuis des dizaines d’années ! Et pour l’avoir dénoncé, le Président John F. Kennedy l’a payé de sa vie, il a été assassiné !!!

 

[...]

 

Faites vos propres recherches, fouillez, et vous verrez que ce que Kennedy qualifiait de “conspiration monolithique” a un seul et unique lien, un seul et unique point commun. Et si vous ne comprenez pas ce que le mot “monolithique” signifie, ouvrez un dictionnaire bordel !!

 

Savez-vous que la Révolution française a été démarrée par 300 ou 400 personnes à Paris ? Ils n’étaient pas des milliers, pas des dizaines de milliers, pas des millions mais quelques centaines de gens payés par les usuriers !!

 

Savez-vous que la première loi votée par l’Assemblée Constituante en octobre ou novembre 1789 a été la légalisation de l’usure ? La légalisation du prêt avec intérêt ?

 

Lire14 juillet 1789 : La Révolution dite "française"

 

Pendant qu’on mettait le pays à feu et à sang, les faux révolutionnaires agissaient pour le compte des banquiers en faisant voter une loi que des siècles de monarchie ont refusé, à cause de son immoralité et du danger qu’elle représente pour un pays, pour un peuple, pour une nation !

 

Français ignorants et endormis, nos ancêtres ont fait la révolution pour faire de nous les esclaves des banquiers !! Le saviez-vous ça ? Et vous continuez à croire ce que les livres d’histoire nous racontent ?

 

Nathan Rothschild a déclaré :

 

« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je me fiche de qui fait ses lois. »

 

Ses descendants possèdent désormais plus de 193 banques nationales dans 193 pays du monde. Vous comprenez ce que cela signifie ? Ils possèdent la planète ! Nos gouvernements sont leurs employés, leurs serviteurs, leurs domestiques !! Et maintenant ils considèrent que nous sommes trop nombreux et qu’il faut nous éliminer par la maladie, par le test, par le vaccin après nous avoir empoisonnés par la nourriture industrielle qui est à l’origine de l’explosion des cancers, des maladies cardiaques et cardio-vasculaires !

 

Alors réveillez-vous, car si Klaus Schwab et les gens de sa tribu réussissent leur coup, nous gémirons et pleurerons toutes les larmes de notre corps en nous demandant comment nous avons fait pour être aussi abrutis, pour être les responsables de nos malheurs, les fossoyeurs de nos propres vies, les idiots qui sont allés à l’abattoir de leur plein gré…

 

Nous n’avons pas besoin d’être des millions pour renverser cette tyrannie mais quelques centaines de milliers d’hommes courageux et déterminés. N’attendons rien des faibles, des soumis et des ignorants !! Il en va de nos vies, de nos familles, de nos enfants, de notre peuple et de l’avenir de cette nation !

 

Et pour ce qui me concerne, je suis prêt à sacrifier ma vie !

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 14:41

Ancien militant du Front de gauche, communiste convaincu, Thibault Devienne est connu pour son revirement et son adhésion au royalisme qu'il nous explique. Thibault Devienne a également participé à toutes les manifestations des Gilets jaunes. 

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 14:13
Réflexion d'un avocat sur la vaccination obligatoire contre la Covid

Source : David Guyon

 

« Que la vaccination soit obligatoire ou non obligatoire, vacciner de force, c’est violer, y collaborer est meurtrier[1]. » Docteur Guylaine LANCTOT médecin et conférencière québécoise née en 1941.

Cette citation illustre le principe fondamental selon lequel, tout traitement médical implique un consentement libre et éclairé (article 16-3 du code civil, article L.1111-4 du code de la santé publique).

La vaccination obligatoire constitue un cas d’atteinte à l’intégrité du corps humain qui opère sans le consentement préalable de l’intéressé.

Dans une interview du journal du dimanche, le ministre de la santé a déclaré que dès le lundi 12 avril 2021 « tous les plus de 55 ans pourront être vaccinés »[2]. L’élargissement de la campagne vaccinale du Covid-19 avance de plus en plus en France.

A ce jour la vaccination obligatoire contre la covid-19 n’existe pas. Celle-ci en revanche est recommandée.

Cependant, rien n’indique qu’à l’avenir, une telle vaccination ne devienne pas obligatoire. Il convient de s’interroger alors sur les problématiques que cela soulèverait.

[1] https://geneve.blog.tdg.ch/archive/2009/11/21/vaccinations-quelques-citations-medicales.html.

[2] Olivier Véran au JDD : « Dès lundi, tous les plus de 55 ans pourront être vaccinés »

 

I- Exclusion sociale des personnes non vaccinées en application du passeport vaccinal :

 

La vaccination obligatoire existe déjà. Seulement cette vaccination obligatoire ne conduit pas à injecter de force un produit qu’une personne refuse de recevoir ni à retirer des droits à ces personnes.

La lutte contre la pandémie de covid-19 a quelque chose de novateur. La nouveauté vient du fait que la vaccination spécifique à la covid-19 pourrait conduire à devenir une condition de la liberté.

Le projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires du 21 décembre 2020 a soulevé des controverses[1].

En effet, le projet de loi donne compétence au Premier ministre pour « subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. ».

Il s’agit du fameux passeport vaccinal, ou pass vert, pass sanitaire. Quel que soit le nom qu’on lui donne, ces termes recouvrent la même réalité.

Cette disposition controversée est contenue dans le point 6 de l’article L 3131-9 du code de la santé publique qui vise à réformer le code de la santé publique[2]. En période de Covid-19, cette mesure est tout autant inquiétante qu’imprévisible. D’un côté, elle renvoie à un décret le soin d’en préciser les modalités d’application, et de l’autre côté, elle laisse planer l’incertitude sur la durée de l’état d’urgence sanitaire…

Pour retrouver notre article à ce sujet, cliquez « ici« .

La vaccination obligatoire ainsi que l’application d’un passeport sanitaire pourrait conduire à exclure socialement une partie de la population de toute vie sociale.

Pour aller voter, vous devrez être vacciné. Pour une sortie au ciné, au resto, dans un bar, vous devrez être vacciné. Pour obtenir un emploi vous devrez être vacciné.
Si on ne vous injectera pas de force ledit vaccin, en revanche, la pression sociale sera tellement forte que vous n’aurez plus la possibilité de consentir librement.

A moins d’accepter une exclusion sociale, vous serez contraint et forcé d’être vacciné.

Sur ce point, la vaccination obligatoire contre la covid-19 diffère significativement des autres vaccinations obligatoires. Les atteintes aux libertés fondamentales sont patentes.

[1] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3714_projet-loi.

[2] https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038887787.

II- La santé comme une condition de la liberté : une dérive dangereuse :

 

Les libertés fondamentales n’ont jamais été conditionnées à la santé d’un individu (1). Le nouvel état du droit renverse dangereusement ce principe (2)

 

A) Traditionnellement, la liberté comme valeur inconditionnelle :

 

La liberté est une valeur essentielle de notre société. Elle est inscrite dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, dans la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme, et constitue la devise de la république française. La santé constitue un bien et également un droit.

Juridiquement la liberté n’est pas conditionnée à des critères physiques, sociaux, raciaux, religieux ou philosophiques. Bien au contraire !

Sur le plan philosophique, une valeur ne saurait être conditionnée à un bien comme le disait le Philosophe André Compte-Sponville. En effet, les valeurs sont hiérarchiquement supérieures aux biens, parce qu’elles sont fondamentales, immuables, intemporelles et universelles. Elles conditionnent la jouissance d’un bien.

Juridiquement, les libertés fondamentales ne sont pas hiérarchisées. Cependant, la  santé est très souvent avancée comme un droit secondaire,  un droit venant limiter le caractère absolu des autres droits. En d’autres termes, la santé n’est pas un but en soi, mais un moyen de pouvoir jouir des autres droits.

D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être en bonne santé pour jouir de ses droits. Bien au contraire, la santé peut parfois conduire à des droits supplémentaires (Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées).

L’instauration d’un passeport sanitaire et d’une vaccination obligatoire viendraient à retirer des droits à une partie de la population pour un motif de santé.

Surtout, il y aurait un inversement des valeurs. La liberté serait conditionnée à un élément de la santé. C’est plusieurs siècles de tradition judéo-chrétienne qui sont remises en cause. Les libertés fondamentales ne seraient plus que des libertés conditionnées.

De nombreuses voix, surtout dans le domaine médical, plaide pour une vaccination obligatoire et l’instauration d’un passeport sanitaire. Ces deux outils juridiques seraient extrêmement dangereux.

 

B) Nouvellement, la santé comme condition des libertés :

Ceux qui plaident en faveur d’une vaccination obligatoire et d’un passeport vaccinal ne prennent pas conscience du renversement profond des valeurs qui est opéré dans notre société. Dorénavant, ne pas justifier d’un élément de sa santé viendrait à contraindre ces personnes de vivre en retrait de la société.

Nous ne serions plus en démocratie, mais en démocratie sanitaire. Nous connaissions les démocraties populaires. Nous avons vu ce que cela pouvait donner.

Ces mêmes personnes pensent, de manière légitime, que cela concernera seulement la covid-19 et se cantonnera le temps de la crise sanitaire.

En somme, pas de quoi changer fondamentalement notre société !

Plusieurs arguments doivent nous conduire à penser le contraire :

Le déploiement d’une nouvelle technologie implique un coût qu’il faudra amortir ;
La covid-19 n’est pas la maladie la plus grave que l’humanité ait connu si bien qu’on ne voit pas pourquoi le passeport ne serait pas étendu à d’autres maladies (cancers, HIV, maladies chroniques, orphelines etc…) ;
La notion de crise sanitaire n’est pas définie si bien qu’elle peut durer aussi longtemps que les gouvernants estiment selon les critères qu’ils ont eux-mêmes fixé que nous sommes en crise sanitaire ;
Le passeport sanitaire constituera un nouvel outil sécuritaire qu’un gouvernement aurait tort de se priver ;
La vaccination obligatoire et le passeport sanitaire dans le cadre de la pandémie de SARS COV-2 sont pensés dans l’urgence et à court terme.

Or, une fois ces moyens mis en œuvre, ces derniers nous échapperons et conduiront à un monde nouveau. Ce monde sera celui de la santé avant tout quitte à ne plus avoir le droit de vivre.

A vouloir éradiquer toute maladie on oublie une chose fondamentale.

L’humanité comprend en elle-même une maladie ; cette maladie c’est la vie, et on en meurt.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 08:05

Cette video de Swann Cimbé-Brianceau explique ce qui oppose les théories révolutionnaires aux théories authentiquement contre-révolutionnaires, c'est à dire anti-révolutionnaires, en les examinant dans leur processus.

 

"Révolutionnaire, c'est un terme plutôt positif aujourd'hui : 'Regardez cette technologie, elle est révolutionnaire', et on pense la Révolution comme quelque chose de bon, de sain, alors que systématiquement la Révolution c'est la mort de milliers de personnes, c'est un changement brutal de régime dans lequel beaucoup souffrent. Et on n'est jamais sûr au final (de savoir) si le régime que l'on met en place est vraiment meilleur. Est-ce que l'URSS est un bien meilleur régime que le Tsar ? Est-ce que la République française est un meilleur régime que l'Ancien Régime ? Est-ce que le nazisme était un meilleur régime que l'empire allemand ? Il faut comprendre ce qu'est la Révolution, et ce, qu'en fait, elle cherche à faire.

 

Qu'est-ce que la Révolution ?

 

En science, une Révolution c'est le tour complet sur lui-même, et dans ce tour complet il y a une force, une énergie, que l'on va utiliser pour passer d'un point a à un point b dans un moteur. Le moteur utilise la Révolution. 

 

Lire : Principe du moteur de la Révolution  

 

En fait, on va mettre en tension deux forces.

 

Tension = Résistance x intensité

 

La tension crée une différence de potentiel, le courant passant de a (potentiel -) vers b (potentiel +). C'est comme cela que fonctionne un moteur hydraulique dans le cas du moulin à eau, où une roue tourne avec une différence de potentiel entre le haut et le bas, l'eau passant de l'un à l'autre en créant de l'énergie, en créant une Révolution qui active le moteur.

 

Lire : Franc-maçonnerie "religion de la république" : Vincent Peillon jette le masque

 

Et donc, selon Vincent Peillon, et le titre de son ouvrage, 'La Révolution française n'est pas terminée'. Vincent Peillon a été ministre de l'éducation nationale. Il nous dit que ce que nous avons commencé en 1789 nous devons continuer de l'accomplir. Et qu'a-t-on commence ? On a commencé la libération. Et il faut (toujours selon Vincent Peillon) une nouvelle religion à la France, qui soit la laïcité; une religion qui ne soit pas négative (attention, reste bien à ta place, etc..), mais plutôt une religion positive qui s'impose à nous, qui fasse corps avec nous.

 

La Révolution est un processus

 

Lorsqu'on a commencé la Révolution de 1789, on a voulu 'régénérer' l'être humain ('rééditer l'espèce humaine améliorée' in Xavier MARTIN, Régénérer l'espèce humaine, Utopie médicale des Lumières 1750-1850, Dominique Martin Morin édition, Mayenne 2008), régénérer l'homme en rétablissant la société qui le fasse passer de la tyrannie, à enfin la 'Liberté, l'Egalité, la Fraternité'. Et donc, il faut faire passer les gens d'un régime à un autre; il faut abolir ce régime qui était fondé sur certains principes, et arriver à d'autres principes qui sont ceux de l'idéologie, qui sont l'autonomie (l'Ancien régime était basé sur l'hétéronomie), la culture (la culture d'un contrat que nous avons réfléchi mûrement et que l'on sait être bon alors qu'avant on est fondé sur la nature), le progrès (avant c'était la tradition d'où les progressistes contre les tradis, les gens bien intentionnés et les réactionnaires, les bons et les mauvais...). Et on met en intention ces deux choses, cet ordre ancien et cet ordre nouveau qu'il faut arriver à créer.

 

Lire : La fabrication d'un "homme nouveau" (thème obsessionnel des révolutionnaires) manipulé et heureux d'être manipulé    

 

Et donc, en république, comme en Urss, ou partout ailleurs en totalitarisme, on arriverait à voir poindre des révolutions nouvelles. Exemples : enfin les femmes se sont émancipées, Me Too est une révolution, la Révolution de mai 68, la Révolution verte de Greta Thunberg, la Révolution fasciste, la Révolution nationale,  la Révolution de ceci, de cela...

 

Et, à chaque fois, si vous n'êtes pas pour ce progrès, on nous dit vous êtes un odieux réactionnaire, le méchant de l'histoire. C'est exactement cela processus révolutionnaire. Et tous les progressistes s'en sont bien saisis et l'ont bien compris et d'autres l'utilisent bon gré mal gré, sans s'en rendre compte, se disant qu'il faut le progrès, que c'est une bonne chose et foncent du moment qu'on leur dit que c'est un progrès. Et évidemment le rôle des médias là-dedans est énorme (sans rentrer dans le détail et la polémique, ce que l'on pourra se donner la liberté de faire plus tard.) Voilà comment fonctionne la Révolution. Maintenant comment fonctionne la Contre-Révolution ?

 

"Il ne faut pas penser la Contre-Révolution comme une révolution contraire", où il s'agirait de renverser la table, de tout casser, de buter tous ceux qui ne sont pas d'accord, et de refaire le même processus révolutionnaire, de faire passer les gens de cette société antichrétienne, anti-traditions, donc républicaine, à une contre-révolution qui voudrait rétablir ces choses qu'on avait perdues mais en le faisant de la même manière.

 

Donc, non "la Contre-Révolution n'est pas une Révolution contraire, mais le contraire de la Révolution" (Jospeh de Maistre) C'est-à-dire que l'on ne veut pas se battre contre ce système en utilisant les mêmes armes qui sont la Violence, la Terreur, le Mensonge, la Diabolisation (manichéenne) ... le Clivage ... la Polarisation à l'extrême ... la Guerre (à l'intérieur et à l'extérieur en 1792)...

 

Ce qu'il faut faire seulement, c'est simplement rester dans la tradition de la philosophie politique qui fonde cette Vérité philosophique (d'Aristote) qui est que 'l'homme est un animal politique', avoir la vertu de Force. C'est dans notre Nature que d'être Politique, c'est-à-dire de fonder des sociétés (Bien commun) et d'avoir des relations avec les autres (évangélisation, témoignage), et de vouloir que ces relations avec les autres soient bonnes (Union). C'est dans notre Nature que de s'accommoder avec les uns les autres (Paix), de faire respecter la nature humaine telle qu'elle est, et de ne pas chercher à lui imposer un cadre, de ne pas chercher à lui imposer une structure de pensée, de ne pas chercher à lui imposer des idées du genre cela c'est le bien, cela c'est le mal, mais de respecter les gens tels qu'ils sont (Libre Arbitre). En fait, la Contre-Révolution c'est de respecter la Loi naturelle, le droit naturel. Et nous verrons dans un prochain épisode ce qu'est un système fondé sur la loi naturelle et non pas sur l'idéologie.

 

Lire : Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution" (Ière partie)

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 12:27

L'article suivant évoque l'importance de la sémantique et de la narrative, bref, cet aspect largement délaissé du combat politique qui explique pourquoi la (vraie) droite (chrétienne) a toujours perdu depuis des décennies : 

L'abolition de la culture - Partie 6 : Le christianisme, sauveur de la culture occidentale ou victime de son abolition ?

[Note: Ceci est le sixième et dernier chapitre de l'excursion historique de Kathleen Marquardt sur l'abolition de la culture qui est étroitement liée à l' Agenda 21 , le plan pour l'établissement d'un nouvel ordre mondial qui a été présenté à la conférence de 1992 à Rio de Janeiro des Nations Unies pour l'environnement et le développement et entre-temps détermine pratiquement tous les aspects de notre vie. J'ai rassemblé toute la série ici pour les lecteurs intéressés : andreas.]


Par Kathleen Marquardt
Traduction © : Andreas Ungerer

3 mars 2021, American Policy Center
Comme expliqué au chapitre 1 , selon les marxistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, la culture et le christianisme occidentaux devaient être abolis pour que le marxisme prenne le contrôle du monde. Et comme le montrent les chapitres 2 , 3 , 4 et 5 , un autre groupe secret de banquiers et d'aristocrates britanniques, déterminés à établir un gouvernement mondial, a travaillé en parallèle avec les marxistes.

Les deux groupes comprennent que pour gagner le pouvoir sur le monde, ils doivent contrôler les États-Unis. Il ne fallut pas longtemps avant que les mondialistes se rendent compte que les marxistes avaient élaboré le plan et étaient bien ancrés dans les réseaux sociaux américains, en particulier les syndicats et les écoles. Et ils ont travaillé sur leur infiltration des églises. Alors que les marxistes se frayaient un chemin dans la culture américaine, les globalistes ont créé la Federal Reserve Bank en 1913 et la Société des Nations (le précurseur des Nations Unies) en 1920 comme principaux outils pour établir la domination mondiale.

Pour mal citer un vieux dicton: "Celui qui a le plus d'argent gagne". La faction mondialiste qui contrôle les principales banques du monde avait le plus d'argent. Ils ont décidé d'obtenir ce qu'ils recherchaient des marxistes culturels en finançant leur travail dans les écoles et les syndicats. Sous les fondations Carnegie, Ford et Rockefeller, les marxistes culturels ont pu non seulement créer de meilleurs modèles de lavage de cerveau, mais aussi couvrir beaucoup plus de domaines qu'ils n'auraient pu le faire seuls. Un jeu éclos en enfer.

Et pendant tout ce temps, la droite, conservateurs et libertaires, soit dormaient au volant, soit avaient déjà succombé au chant des sirènes de la gaucheMême après que la vérité ait déjà été révélée, par exemple par le biais du rapport Dodd de la Commission Reece *, ainsi que par les entretiens avec Yuri Bezmenow *, un ancien officier du KGB et transfuge soviétique. De nombreux livres ont exposé l'objectif marxiste culturel, ce ne sont que quelques-uns des nombreux:

Et pourtant, nous ne faisons rien pour regagner notre république ou pour rétablir le respect de l'état de droit et de la constitution. Pourquoi donc? Stephen Coughlin et Richard Higgins, les auteurs de Re-Remembering the Mis-Remembered Left *, ont répondu à cette question - et si vous ne l'aimez pas, c'est la vérité honnête de Dieu:

Depuis l'époque de Karl Marx, on s'est rendu compte que la dialectique de Hegel ne fait pas progresser les cultures qui y sont soumises, mais les rejette . Conscient de cela, Marx a appelé à une philosophie critique pour démolir la culture occidentale et à un prolétariat de nihilistes bourgeois pour la mettre en œuvre. Au vu des enseignements de Karl Marx à Saul Alinsky *, il n'est pas nécessaire d'être religieux pour reconnaître le courant nihiliste sombre et destructeur qui traverse la gauche et qui se caractérise par de nombreux hommages à Satan et Cie.

Aujourd'hui, la critique de la philosophie par Marx se manifeste comme la théorie critique de l'école de Francfort, qu'Herbert Marcuse a opérationnalisée avec la tolérance répressive * comme l'une des manifestations les plus célèbres de celle-ci en Amérique aujourd'hui. .

De la théorie critique de l'école de Francfort aux efforts de front uni de l'Internationale communiste dirigée par les Soviétiques qui a formé l'antifa, la pénétration interconfessionnelle, le précurseur de Black Lives Matter, et bien plus encore dans les années 1930 , tous les aspects de la gauche peuvent, avec l'Amérique confrontée aujourd'hui peut non seulement être directement associée à des programmes d'inspiration marxiste, mais ils peuvent également être placés dans un contexte qui les révèle comme un développement futur prévisible de la mission historique de la gauche.

Dans son état actuel, l'analyse conventionnelle suggère que la gauche est piégée dans une pseudo-réalité soutenue par le langage politique archaïque déjà identifié. En tant que telle, la conscience stratégique de la gauche a été oubliée, et les constructions actuelles sont très réactives, focalisées localement et bien penséesIls sont défectueux en dessous de la moyenne - et de manière dangereuse.

Afin de rappeler la gauche mal perçue, cette analyse utilise le modèle du politique, cette analyse utilise le modèle de guerre politique que Mao a utilisé dans sa longue marche réussie pour contrôler la Chine. Soit dit en passant, le modèle d'insurrection maoïste est aussi la stratégie d'exécution, que les marxistes américains comme Marcuse ont fait publiquement leur propre stratégie au début des années 1970.

La guerre politique reconnaît le rôle que jouent les récits pour surmonter l'état de droit. Les mouvements de masse et les activités anti-étatiques utilisent des récits au niveau culturel. Le but ultime est d'apporter du pouvoir dans l'espace politique.

Là, la fidélité au récit entraînera la non-application de la loi. Avec le temps, cette non-application deviendra institutionnalisée. En imposant des récits à l'opposition, la gauche acquiert d'abord de l'influence, puis le contrôle. L'abus de langage conduit à une opposition contrôlée, qui conduit alors à un abus de pouvoirLes stratégies de guerre politique sont intensément dialectiques, visant à isoler les valeurs américaines, qui sont ensuite rejetées par un processus inexorable de négation dialectique - l'abolition de la culture.

Cette analyse conclut que l'opposition actuelle des Américains ordinaires et des conservateurs est incapable de formuler une réponse stratégique à la gauche. La gauche a fait jouer à cette opposition exactement le rôle qu'elle devait jouer.

Par conséquent, cette analyse recommande qu'un groupe soit immédiatement constitué et doté des ressources nécessaires pour adopter pleinement le schéma opérationnel de la gauche qui consiste à exécuter les réponses aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique. Dans ce contexte, la lutte contre la gauche doit inclure des réponses dirigées contre ses moteurs dialectiques, son étatisme* inhérent, et la domination du scientisme* et de l'information maintenue par les récits, le tout devant être mis en œuvre avec le même effort de guerre politique créatrice que celui de la résistance au mouvement de masse. Nous sommes confrontés à une menace existentielle. Comme le président Obama l'a clairement indiqué, d'ici 10 ou 20 ans, la gauche récoltera les fruits de sa longue marche à travers l'Amérique. Un dernier conseil : prenez la pilule rouge maintenant. La question n'est pas de savoir si nous la prendrons, mais à quel point ce sera douloureux.

 

Oui, nous sommes dans une situation désespérée, mais peu comprennent la menace.

 

Il faut remonter aux origines de l'abolition de la culture et aux raisons de l'extinction de la culture occidentale et du christianisme exposées dans les chapitres 1 et 2 . Pourquoi la culture occidentale et le christianisme doivent-ils être détruits? La culture occidentale représente les aspects justes et sans préjugés de notre monde basé sur la raison, la logique et l'ouverture d'esprit de notre mondeLa culture occidentale a donné naissance à la constitution des États-Unis, au cadre de la nation. Et les traditions religieuses chrétiennes, en particulier les dix commandements, sont les pierres angulaires de la culture occidentale. Comme l'écrivait Antonio Gramsci dans ses carnets de prison:

Tout pays fondé sur les valeurs judéo-chrétiennes ne peut être renversé tant que ces racines ne sont pas coupées ... Le socialisme est la religion même qui doit dominer le christianisme ... dans le nouvel ordre, le socialisme triomphera en conquérant d'abord la culture par l'infiltration des écoles, des universités, des églises et des médias, en changeant la conscience de la société.

 

Le christianisme est au cœur du problème. C'est la seule chose qui se trouve aujourd'hui entre le communisme et la liberté. Ceux qui ont formé et affiné l'abolition de la culture en étaient conscients. Comme l'explique le chapitre 1, selon les marxistes de la fin du 19e et du début du 20e siècle, la culture et le christianisme occidentaux devaient être abolis pour que le marxisme prenne le contrôle du monde. Et comme le montrent les chapitres 2 , 3 , 4 et 5 , un autre groupe secret de banquiers et d'aristocrates britanniques, déterminés à établir un gouvernement mondial, a travaillé en parallèle avec les marxistes.

Les principes sociaux du christianisme prêchent la lâcheté, le mépris de soi, l'humiliation, la soumission et l'humilité. En un mot: toutes les caractéristiques de la canaille. ~ Karl Marx et Friedrich Engels sur la religion (éd. 1957)

Note du blog Christ Roi. En réalité, c'est l'inverse qui est vrai: être chrétien demande du courage et de la force.

Lire : En hébreu, le verbe pécher signifie manquer son but, se tromper de cible. Pécher est se tromper de bonheur qui est Dieu 

Le concept démocratique de l'homme est faux parce qu'il est chrétien. Le concept démocratique tient au fait que ... chaque personne est un être souverain. C'est l'illusion, le rêve et le postulat du christianisme. ~ Karl Marx

Note du blog Christ Roi : Le dernier ouvrage de l'historien italien Aldo SCHIAVONE, traduit en français, évoque également ce trait de la culture occidentale chrétienne, celui de l'égalité des hommes. Ce livre a pour titre "Une histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle" (Fayard 2020). 

Lire : Penser un nouveau pacte d'égalité, plus équitable

L'Amérique est comme un corps sain avec une triple résilience: son patriotisme, sa morale et sa vie spirituelle. Si nous pouvons saper ces trois domaines, l'Amérique s'effondrera de l'intérieur - Joseph Staline

Les marxistes et les mondialistes ont attaqué l'Église et la culture occidentale de l'intérieur et de l'extérieur, pendant toutes ces décennies. Nous sommes bien conscients des attaques venues de l'extérieur - l'abolition de la prière à l'école (même un moment de silence), le Serment d'allégeance, l'Hymne national. L'interdiction des groupes religieux extrascolaires alors que nous soutenons tous les autres. Les cinq piliers de l'islam et la prière à Allah sont enseignés dans les écoles. Mais une fille qui voulait écrire un rapport sur son héros préféré, Dieu, s'est vu interdire de le faire, et le professeur lui a ordonné de "retirer immédiatement sa rédaction de la cour de l'école parce que cela pourrait violer le premier amendement de l'avoir dans la classe où ses camarades pourraient la voir". Certains élèves avaient entendu l'enseignante réprimander Erin et plus tard la narguer pour avoir cru en Dieu". ~ David Horowitz, Dark Agenda, The War to Destroy Christian America, pp. 47-8

 

The fédéralist a rapporté :

La ville de New York est devenue l'un des nombreux districts scolaires des États-Unis à mettre en œuvre des plans de cours conformes à Black Lives Matter cet automne. Selon le département de l'éducation de New York, les enseignants approfondiront les sujets du "racisme systémique", de la brutalité policière et du privilège des blancs dans leurs classes.

 

Le plus grand système scolaire de Caroline du Nord, dans le comté de Wake, a lancé cet été un site Web qui propose des leçons de BLM aux enseignants pour qu'ils les utilisent en classe et aux parents pour qu'ils les utilisent à la maison. Le site web, créé par le Bureau des affaires d'équité du système scolaire, encourage les enseignants à "s'attaquer aux injustices qui existent au-delà de l'éducation par le biais des conversations que nous avons avec d'autres lorsque nous observons la haine, en soutenant les efforts qui s'attaquent au racisme et à l'oppression, et en s'engageant directement dans la défense des droits.

"Les fondamentalistes de la Bible n'ont pas le droit d'enseigner à leurs enfants leurs croyances religieuses parce que nous, l'État, les préparons à l'an 2000, lorsque l'Amérique fera partie d'une société mondiale unique à laquelle leurs enfants n'appartiendraient pas alors". ~ Peter Hoagland*, ancien sénateur de l'État du Nebraska, dans une interview radiophonique en 1983

American Policy Center Le thème de la dégradation de l'environnement a été la bannière avec laquelle le christianisme a été attaqué depuis le début des années 1960. Il y a plus qu'assez d'articles sur l' American Policy Center pour l'expliquer. Et des livres à gogo, en voici quelques-uns:

Il y en a des centaines d'autres.

Lynn White, Jr., professeur d'histoire à l'Université de Californie, a écrit un article * pour le magazine Science intitulé "The Historical Roots of Our Ecologic Crisis" dans lequel il a écrit:

Ce que nous faisons en matière d'écologie dépend de nos idées sur la relation entre l'homme et la nature. Plus de science et plus de technologie ne nous sortiront pas de la crise écologique actuelle tant que nous n'aurons pas trouvé une nouvelle religion ou repensé l'ancienne. . . Comme nous le reconnaissons aujourd'hui, il y a un peu plus d'un siècle, la science et la technologie . . . se sont combinés pour donner à l'humanité des pouvoirs incontrôlables. S'il en est ainsi, le christianisme a contracté une grande dette à cet égard. . . Notre science et notre technologie sont issues de l'attitude chrétienne à l'égard de la relation de l'homme avec la nature.

Aucun nouvel ensemble de valeurs fondamentales ne s'est imposé dans notre société pour remplacer celui du christianisme. Par conséquent, la crise écologique continuera de s'aggraver jusqu'à ce que nous rejetions l'axion chrétien* selon laquelle la nature n'a d'autre raison d'exister que de servir l'homme.

La destruction de l'animisme païen par le christianisme a rendu possible l'exploitation de la nature avec indifférence aux sentiments des objets naturels. Les esprits que la nature protégeait autrefois des humains se sont évaporés. ~ P. 6

Ce sont quelques-unes des attaques frontales. Ce sont les attaques insidieuses de l'intérieur des églises qui triompheront dans l'abolition de la culture et de la liberté, si des mesures ne sont pas prises rapidement, et elles se déroulent au plus haut niveau des nombreuses dénominations chrétiennes différentes.

Ceux qui nous ont conduits au gouvernement mondial comprennent que les croyances humaines doivent être effacées et que les anciennes religions doivent être remplacées et échangées contre une seule qui permet aux dirigeants mondiaux de contrôler leurs fidèles. L'évêque William Swing, fondateur de l'United Religions Initiative (URI), a donc décidé :

Puisque le but de la religion est de servir et d'adorer Dieu, toutes les religions et mouvements spirituels doivent avoir un langage et un but communs - l'adoration d'un Dieu commun . (Je souligne) William E. Swing, 7e évêque du diocèse épiscopal de Californie.

LifeSite News meldete am 13. Februar 2019:

Selon une déclaration du Vatican jeudi 12 septembre, le Pape signera un "Pacte mondial pour l'éducation" ainsi que des représentants des principales religions, des organisations internationales et diverses institutions humanitaires ainsi que des personnalités du monde politique, économique et scientifique et des athlètes, des scientifiques et des sociologues de renom invitent à "donner aux jeunes générations une maison commune unie et fraternelle."

Dans un message vidéo au début de l'initiative, François a déclaré: "Nous avons besoin d'un pacte éducatif mondial pour une éducation à la solidarité universelle et un nouvel humanisme".

Un pasteur protestant de Brême, en Allemagne, a prêché que le Christ était le seul moyen d'arriver au ciel, et est ainsi devenu le sujet de conversation de la ville. Non pas que les gens l’aient félicité - le pasteur Olaf Latzel * est accusé d’avoir méprisé d’autres religions et le procureur de Brême envisage une procédure pénale à son encontreLe pasteur Latzel a prononcé ledit sermon le 18 janvier 2015 devant sa congrégation.

Ce que nous observons est exactement ce que Mary Parker Follett dit avoir été nécessaire pour mettre en place le Nouvel État (voir chapitre 5). Elle conclut par ces mots :

On est loin de la maxime ``La religion est une affaire entre l'homme et son Créateur'' à l'exclamation de Mazzini: ``L'Italie est une religion elle-même'', mais aujourd'hui nous sommes certainement arrivés à un point où nous sommes dans l'attachement social et le Volonté créatrice comme une force, une profondeur et une force irrésistibles aussi grandes que celle de n'importe quelle religion que nous ayons jamais connue. Nous sommes prêts pour une nouvelle révélation de Dieu. Cela ne passe pas par un seul homme, mais par les hommes et les femmes qui s'unissent dans un ministère consacré pour un grand accomplissement avec un seul but. Nous avons besoin d'une nouvelle croyance en l'humanité, pas d'une croyance sentimentale ou d'une doctrine théologique ou d'une conception philosophique. Le nouvel état *, p. 359, 360 (p.124 dans le PDF)

En 1993, le Partenariat religieux national pour l'environnement ( NRPE ) a annoncé un programme de 5 millions de dollars avec l'église baptiste Mount Gilead à Washington, DC pour "souligner le lien entre la résolution des problèmes de pauvreté et l'environnement". Ce partenariat est un accord formel entre les quatre des plus grandes organisations religieuses du pays - la Conférence catholique américaine, le Conseil national des Églises du Christ, la Coalition sur l'environnement et la vie juive et Evangelical Environmental Network - avec l'Union of Concerned Scientists. ( consultez-les * si vous ne connaissez pas ce groupe maléfique) comme conseiller spécial. Paul Gorman, directeur exécutif du partenariat, a déclaré:

… la manière dont les personnes pieuses gèrent la crise environnementale aura beaucoup à voir avec l'état futur de la planète et, selon toute probabilité, aussi avec l'avenir de la vie religieuse."

Ensuite, il y a le Temple de la compréhension, fondé en 1960 et situé dans la cathédrale Saint-Jean-le-Divin à New York.*. Il comprenait le Dalaï Lama, Jawaharlal Nehru, le pape Jean XXIII, Eleanor Roosevelt, Anwar el-Sadat, le Dr. Albert Sweitzer, secrétaire général de l'ONU U Thant. Elle a initié une série de "sommets spirituels" qui ont eu lieu dans le monde entier, notamment à Genève, Calcutta, les universités de Harvard, les universités de Princeton et Cornell et la cathédrale Saint-Jean-le-Divin. En 1984, une réunion a eu lieu sur le mont Sinaï pour "parvenir à un consensus interconfessionnel". Le secrétaire général adjoint de l'ONU, Robert Muller, a été chargé de rédiger une "Déclaration sur l'unité des religions mondiales". "Au Parlement des religions du monde à Chicago en 1993, l'une des principales conférences était intitulée 'Une proposition pour faire évoluer le Parlement vers une Organisation des religions des Nations Unies'. Dans cette allocution liminaire, le Dr. Robert Muller, la création d'un Conseil mondial permanent des religions d'ici 1995 sur le modèle des Nations Unies. Bien qu'un certain nombre de délégués aient été sceptiques quant à la création d'un véritable Conseil mondial des religions, il a été généralement estimé que ce Parlement rapprochait le mouvement interconfessionnel mondial d'une coopération beaucoup plus étroite. Son président, le Dr David Ramage, a estimé que l'étape suivante consistait à "établir des centres interconfessionnels dans diverses régions clés du monde, puis à mettre en réseau les relations entre eux. D'autres ont vu la création d'un conseil religieux mondial comme une possibilité très réelle dans les années à venir".

 

Thomas Berry, prêtre et "géologue", croyait que le monde était appelé à un nouveau système de croyance "post-confessionnelle", voire post-chrétienne, que la terre en tant qu'être vivant - mythologiquement comme Gaïa, la terre mère - considère et les humains comme leur conscience. Que le monde connaît une nouvelle illumination qui est plus grande que la découverte de Copernic selon laquelle la terre tourne réellement autour du soleil. que la conception chrétienne traditionnelle d'un Dieu extérieur qui a créé l'homme à sa propre image est tout aussi fausse que la conception pré-copernicienne selon laquelle le soleil tourne autour de la terre. cet homme n'a pas de place particulière dans la communauté universelle de la vie, qui dans son intégralité est la manifestation du divin." Le rêve de la terre , 1990.

 

Je pourrais ajouter 10 000 points de plus, mais vous pouvez voir ce qui se passe ici. Il y a aussi toutes ces histoires de marxistes culturels qui s'infiltrent et prennent le contrôle des églises chrétiennes (il suffit de penser à la conférence * de la Southern Baptist Convention). Il y a des pasteurs qui déclarent maintenant qu'ils peuvent célébrer des mariages homosexuels. Il y a des pasteurs qui n'ouvrent pas leurs églises par crainte du COVID 19. Et il y en a tellement qui craignent de perdre leur statut d'organisme à but non lucratif et ne mentionnent donc même pas ces sujets. Vous ne devriez pas vous en inquiéter tant que vous ne conseillez pas aux paroissiens de voter pour certains candidats et projets de loi. Mais ils se taisent.

 

La réponse à cette question est la citation ci-dessus de "Re-souvenir la gauche mal souvenue" :

Cette analyse conclut que l'opposition actuelle des Américains ordinaires et des conservateurs est incapable de formuler une réponse stratégique à la gauche. La gauche a conduit cette opposition à jouer exactement le rôle qu'elle devait jouer.

 

Les personnes qui doivent lancer l'attaque sont les pasteurs et les prêtres qui croient encore que la Bible est la Parole de Dieu. Ils doivent d'abord débarrasser leurs églises de l'ennemi intérieur, les marxistes culturels qui se sont insidieusement introduits dans leurs lieux de culte. Et ils doivent commencer à prêcher à partir de la Bible. Ils doivent s'attacher à la Parole de Dieu.

 

"George Washington n'était pas seulement le chef de l'armée continentale, il en était l'aumônier. Au début de la guerre, le colonel Washington a demandé au Congrès continental nouvellement formé de fournir des aumôniers aux troupes afin de les rejoindre dans la lutte contre l'armée anglaise. Mais aucun des ecclésiastiques n'était prêt à s'avancer, que ce soit par loyauté envers l'Église anglicane d'Angleterre ou par pure peur. Washington, chrétien de longue date et représentant paroissial ordonné de l'Église anglicane (épiscopale), a assumé la responsabilité de servir dans le double rôle de commandant et d'aumônier, de tenir des offices hebdomadaires et de diriger la prière quotidienne. Les aumôniers de Dieu ne font pas toujours la bonne chose. Ils sont même utilisés par les Obadias* du monde d'aujourd'hui caché par centaines dans des grottes, tandis qu'un autre, Elias *, prêche la parole de Dieu seul. Les prédicateurs et les pasteurs d'aujourd'hui doivent ramper hors de leurs cavernes, aller à leurs chaires, ouvrir les portes de l'église et se battre pour la parole de Dieu. (D'après un sermon et une étude biblique des pasteurs David Koopman et John Peach).

S'ils le font, ils peuvent, mais peut-être seulement, préserver la culture de l'Occident avec l'Église chrétienne.

Ils doivent proclamer la parole de Dieu à haute voix de leurs chaires et défendre ceux qui sont persécutés pour leur foi, et ils doivent tomber à genoux et demander pardon à Dieu de ne pas se consacrer à leurs églises de la manière qui est leur mission.

*******

Kathleen Marquardt défend le droit à la propriété et à la liberté depuis des décennies. Bien qu'elle n'ait pas eu l'intention d'être une militante, elle est devenue un leader et un ardent défenseur des droits constitutionnels, un promoteur de la civilisation, de la science saine et de la raison. Dédiée à exposer les erreurs des mouvements radicaux pour l'environnement et les droits des animaux, son travail a été présenté dans des publications nationales telles que Fortune and People, le Washington Post et Field and Stream, ainsi que dans des programmes d' information télévisés tels que Hard Copy, The McLaughlin Group, Présidente de Geraldo et bien d'autres. Elle est aujourd'hui vice-présidente de l'American Policy CenterKathleen écrit et parle maintenant de l'Agenda 21 / 2030 et de sa menace pour notre culture actuelle et le système de gouvernement représentatif.

 

Source: https://americanpolicy.org/2021/02/16/aufheben-der-kultur-cancel-culture-part-5-schools-the-birthing-place-of-cancel-culture/

Tous les liens marqués d'un * ont également été ajoutés.

Source: Ma Traduction de UncutNews | Gift Amm Himmel

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 22:57

Voici un extrait de Tactique du diable de C. S. LEWIS , un roman écrit en 1942 qui décrit notre exacte réalité d'aujourd'hui : 

Covid - C.S. Lewis : Tactique du diable (1942) : prophétique

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 21:41
Mgr Aillet : &quot;La loi de Dieu est supérieure à la République &quot;

«  La loi de Dieu est supérieure à la République  »

 

Source : France Catholique

 

vendredi 19 février 2021

 

L’examen en première lecture du projet de loi «  confortant le respect des principes de la République  », qui vient de se terminer à l’Assemblée nationale, a donné lieu à un regain d’anticléricalisme étonnant. Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron s’inquiète d’un texte qui modifie profondément celui de 1905 et s’attaque à la liberté de conscience. Entretien.

 

Interrogé au sujet du respect de «  la charte des principes de l’islam de France  », le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les croyants devaient considérer la loi de la République comme supérieure à la loi de Dieu. Comment réagissez-vous ?

 

Mgr Marc Aillet : Sans doute est-ce l’islamisme qui était visé ici, en tant qu’il réclame l’application chez nous de la «  charia  », que l’islam revendique comme une loi divine, s’imposant aux musulmans dans la cité. Il faut dire que, dans l’islam, le politique et le religieux sont totalement imbriqués. Toutefois quand, sous le feu des critiques, il assume pleinement son propos, alors le ministre de l’Intérieur semble l’étendre à toutes les religions. Rompant avec la neutralité de l’État, il nous conduirait ainsi à passer d’un régime de séparation à un régime de subordination.

 

Ce propos est en ce sens inacceptable car il conduit tout bonnement à nier la liberté de conscience. En effet, si Dieu existe, ce que croient un nombre important de citoyens, toutes religions confondues, sa loi ne saurait être soumise à la République, au risque d’entraver la liberté de conscience, par ailleurs garantie par la Constitution et le discours officiel. Pour nous, catholiques, la loi de Dieu est inscrite dans la conscience de l’homme, elle ne se substitue pas à la loi humaine, mais elle en constitue la mesure ultime.

 

Considérer la loi de la République comme «  supérieure  » à la loi de Dieu : en quoi est-ce dangereux ?

 

La République est essentiellement un mode d’organisation du pouvoir politique, qui coïncide généralement aujourd’hui avec la démocratie. Mais ici, elle deviendrait une sorte d’hypostase, voire une véritable «  déesse  » qui pourrait imposer aux citoyens une idéologie totalisante de leur vie. Or, la République ne saurait en aucun cas embrasser le tout de la vie de l’homme, sans attenter gravement à ses libertés fondamentales.

 

La fin dernière de la société humaine est le bien commun, c’est-à-dire l’ensemble des conditions sociales, économiques, culturelles qui permettent précisément à chacun de rechercher sa fin ultime, laquelle transcende toute forme d’organisation sociale et dépasse nécessairement l’horizon de la société politique.

 

Cette attitude est révélatrice d’une culture marquée par une sorte d’humanisme immanentiste fermé à la transcendance, où l’État prétend régir toute la vie des citoyens, au risque de les enfermer définitivement dans les limites de la cité terrestre. Mais aussi d’une conception positiviste de la loi où l’appréciation du bien et du mal dépendrait du seul arbitraire du Prince ou d’une majorité démocratiquement élue. Le vénérable Pie XII dénonçait ce positivisme juridique comme une «  erreur qui est à la base de l’absolutisme d’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même  » (Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949).

 

[Nous ne serions plus alors ni dans un régime de distinction des pouvoirs ni dans un régime de laïcité mais dans un césarisme moniste où le spirituel est soumis à l'état, mais on l'a vu aussi, où même la science elle-même est soumise et étroitement contrôlée par l'État. NdCR.

 

Lire :  Délit de blasphème médical sous contrôle inquisiteur du conseil de l’ordre des médecins ? 

Des scientifiques allemands tirent la sonnette d'alarme: le politiquement correct entrave la recherche]

 

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 08:11
Le co-fondateur de Wikipédia prévient que la plateforme est désormais complètement &quot;éloignée de la neutralité&quot; qu'elle prétend avoir

Le co-fondateur de Wikipédia, l'encyclopédie "libre", prévient que la plateforme populaire partage actuellement une idéologie avec les géants technologiques et assure qu'elle est fortement traversée par un parti pris pro-communiste et totalement éloignée de la neutralité qu'elle se vante d'avoir.

 

Big Tech fait face à des accusations répétées et bien fondées pour son parti pris de gauche et sa censure, mais il existe une plateforme à l'échelle mondiale qui a largement échappé à ce type de critique: Wikipedia.

 

Il est logique que ce soit le cas car Wikipédia est présenté comme une "encyclopédie gratuite", puisque les utilisateurs peuvent télécharger du contenu et modifier l'existant. Bien sûr, il y a des limites et les limites commencent là où l'idéologie des éditeurs l'indique.

 

L'encyclopédie en ligne populaire est le treizième site Web le plus visité au monde et ses bonnes relations avec Google lui permettent une position particulière dans les résultats de recherche.

 

Larry Sanger, co-fondateur de Wikipédia, en dialogue avec Fox News, assure qu'une grande partie des recherches sur la plateforme s'est transformée en essais de défense des idéologies de gauche.

 

"L'époque du fort engagement de Wikipédia en faveur de la neutralité est révolue depuis longtemps", a déclaré le co-fondateur Larry Sanger. "Les préjugés idéologiques et religieux de Wikipédia sont réels et troublants, en particulier dans une ressource qui continue d'être traitée par beaucoup comme un ouvrage de référence impartial", a-t-il ajouté.

 

Lors de la visite de certaines pages de l'encyclopédie virtuelle liée à la gauche, il est très facile de percevoir le biais progressif.

 

Plus précisément, les recherches sur le "socialisme" et le "communisme" contiennent d'abondantes informations sur leur histoire, leur conformation et leurs théories, mais elles ne font aucune mention des millions de personnes assassinées par les dictatures communistes dans l'histoire récente et aujourd'hui.

 

Il n'est pas non plus mentionné que les politiques économiques socialistes ont échoué à un point tel que des millions de personnes sont mortes de famine et de soins de santé insuffisants.

 

Les déclarations positives abondent sur la page Socialisme de Wikipédia: "L'ère soviétique a vu certaines des réalisations technologiques les plus importantes du XXe siècle". Mais il esquive perfidement les désastres causés.

 

La page Wikipédia sur le socialisme mentionne également l'histoire communiste de la Chine, mais ne commence sa description qu'en 1976, après que le règne de terreur de Mao Zedong ait déjà tué des dizaines de millions de personnes.

 

"Après la mort de Mao Zedong en 1976, la performance économique de la Chine a sorti quelque 150 millions de paysans de la pauvreté", indique l'encyclopédie. Laissant de côté le jalon historique du "grand bond en avant" réalisé quelques années plus tôt, au cours duquel l'agriculture privée a été abolie, provoquant une famine massive qui a tué des dizaines de millions de personnes.

 

Lily Tang Williams, est une immigrante sino-américaine qui a été interviewée par Fox News et a exprimé son indignation face à la façon dont la question de la révolution culturelle de Mao est abordée.

 

"Qui écrit ces choses? Essayer de dissimuler des crimes contre l'humanité, qu'en est-il des étudiants, qui ne connaîtront pas la véritable histoire de ce qui s'est passé? Ou même les professeurs qui ne le sauront pas? " Demanda Lily Tang.

 

Les deux pages principales de Socialisme et Capitalisme ne font pas non plus état des atrocités commises aujourd'hui par d'autres régimes socialistes et communistes, tels que le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, le Cambodge ou la Corée du Nord, entre autres.

 

Wikipédia est l'une des sources les plus consultées, notamment par les enfants et les adolescents, elle est devenue pour eux une véritable source de connaissances, ou d'ignorance. Les préjugés politiques sur une plateforme mondiale comme Wikipédia pourraient avoir des conséquences désastreuses pour notre notre société future s'ils continuent à prévaloir si fortement parmi les jeunes du monde entier.

 

Source: Trikooba | FOXNews | BLes

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 23:34
Changement climatique: 50 ans de prévisions désastreuses

Les dirigeants mondiaux prévoient les catastrophes climatiques et environnementales depuis les années 60 et continuent de le faire aujourd'hui.

 

Aucune des prédictions apocalyptiques avec des dates d'expiration à ce jour ne s'est réalisée.

 

Voici 21 titres de diverses sources d'information sur les prévisions climatiques des 50 dernières années. Beaucoup de prédictions sont scandaleusement amusantes vues aujourd'hui et nous font nous demander s'il faut continuer à croire aux nouvelles prévisions et estimations que la «science» fait sur notre planète.

 

Plus qu'une simple mise en évidence des prédictions ratées, cette compilation montre que les créateurs de prédictions apocalyptiques sont souvent des personnes à des postes respectés dans le gouvernement et la science.

 

Si ces prédictions ont été et continuent d'être rapportées avec enthousiasme par les médias, les échecs ne sont généralement pas examinés.

 

Titres des prévisions météo

1967 Salt Lake Tribune: prévisions de famine pour 1975, il est trop tard

1969 NYT: À moins d'avoir beaucoup de chance, le monde entier disparaîtra dans un nuage de vapeur bleue dans 20 ans. La situation s'aggravera si nous ne changeons pas notre comportement.

1970 Boston Globe: Un scientifique prédit une nouvelle ère glaciaire pour le 21e siècle, selon James P. Lodge, scientifique au National Center for Atmospheric Research.

1971 Washington Post: Un nouvel âge glaciaire désastreux arrive, déclare SI Rasool à la NASA.

1972 Lettre de l'Université Brown au président Nixon: Avertissement de refroidissement global

1974 The Guardian: Les satellites spatiaux montrent que l'ère glaciaire approche à grands pas

1974 Time Magazine: Another Ice Age "Des signes révélateurs partout. Depuis les années 1940, la température moyenne mondiale a chuté de 2,7 degrés F."

1976 NYT The Cooldown: Le climatologue de l'Université du Wisconsin Stephen Schneider déplore la "sourde oreille dont ils ont reçu ses avertissements".

1988 Agence France Press: Les Maldives seront complètement sous l'eau dans 30 ans.

1989 Associated Press: Un responsable de l'ONU dit que la montée des mers "effacera les nations" d'ici l'an 2000.

Salon 1989: L'Autoroute de la Côte Ouest de New York sera sous l'eau en 2019, selon Jim Hansen, le scientifique qui a donné une conférence au Congrès en 1988 sur l'effet de serre.

2000 The Independent: "Les chutes de neige appartiennent au passé. Nos enfants ne sauront pas ce qu'est la neige", déclare le principal chercheur en climatologie.

2004 The Guardian: Le Pentagone dit à Bush que le changement climatique nous détruira. "La Grande-Bretagne sera sibérienne dans moins de 20 ans", a déclaré le Pentagone à Bush.

2008 Associate Press: un scientifique de la NASA dit que nous sommes frits. Dans 5 à 10 ans, l'Arctique sera libre de glace

2008 Al Gore: Al Gore prévient que l'Arctique sera libre de glace en 2013.

2009 The Independent: Le prince Charles dit qu'il ne reste que 96 mois pour sauver le monde. "Le prix du capitalisme est trop élevé."

2009 The Independent: Gordon Brown déclare: "Nous avons moins de 50 jours pour sauver notre planète de la catastrophe."

2013 The Guardian: L'Arctique sera libre de glace dans deux ans. "Libérer une impulsion de 50 gigatonnes de méthane" déstabilisera la planète.

2013 The Guardian: L'US Navy prédit l'Arctique libre de glace en 2016. Le département d'océanographie de l'US Navy utilise une modélisation complexe pour rendre ses prévisions plus précises que d'autres.

2014 John Kerry: "Nous avons 500 jours pour éviter le chaos climatique", ont discuté le secrétaire d'État John Kerry et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius lors d'une réunion conjointe.

 

Source

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 22:40
Selon Biden, le génocide ouïghour en Chine n'est qu'une &quot;norme culturelle&quot;

Joe Biden a suscité l'indignation en évoquant le génocide des Ouïghours, perpétré par le régime communiste chinois, comme une "norme culturelle", plutôt que de le condamner malgré la lente et douloureuse extinction de ce groupe ethnique.

 

Depuis 2014, le gouvernement chinois, sous la direction du Parti communiste chinois sous l'administration du secrétaire général du PCC Xi Jinping, a poursuivi une politique qui conduit à ce que plus d'un million de musulmans soient détenus dans des camps de détention secrets sans aucune procédure légale, ce qui est devenu la plus grande détention de minorités ethniques et religieuses depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

"Je ne vais pas dénoncer ce que [Xi Jinping] fait à Hong Kong, ce qu'il fait avec les Ouïghours dans les montagnes occidentales de la Chine, et Taiwan essayant de mettre fin à la politique d'une seule Chine en la rendant coercitive," a déclaré Biden lors d'une réunion à Milwaukee, Wisconsin, le 16 février.

 

Les Ouïghours musulmans de Chine font face à l'oppression systématique du régime communiste chinois. Dans leur province natale du Xinjiang, on estime qu'un million d'entre eux sont détenus dans des camps de lavage de cerveau. Capture d'écran (Youtube / The Economist)

Et il a ajouté: "Culturellement, il existe des normes différentes dans chaque pays et ses dirigeants sont censés les suivre."

 

Pour le journaliste de One America News Jack Posobiec, cette partie du discours de Biden est de la propagande pour le Parti communiste chinois (PCC).

 

"Joe Biden vient de dire que le génocide ouïghour n’est qu’une norme culturelle chinoise et rappelle aux Américains que la Chine a été victime de l’Occident dans le passé. Ce sont des lignes de propagande directes du PCC", a tweeté Posobiec .

 

Pour sa part, l'ancien secrétaire d'État, Mike Pompeo, a expliqué que la persécution du PCC contre la minorité ouïghoure faisait partie d'un génocide systémique et organisé visant à réduire la population musulmane.

 

"Après un examen attentif des faits disponibles, j'ai déterminé que la République populaire de Chine, sous la direction et le contrôle du PCC, a commis un génocide contre des Ouïghours à prédominance musulmane et d'autres groupes minoritaires ethniques et religieux au Xinjiang", a déclaré Pompeo le 19 janvier.

 

En réalité, les violations des droits de l'homme perpétrées par le PCC sont beaucoup plus nombreuses et incluent des persécutions contre d'autres groupes ethniques et contre la liberté de conscience et de religion comme cela se produit avec les pratiquants de l'ancienne discipline spirituelle Falun Dafa ou Falun Gong.

 

La répression du PCC serre d'une main de fer les libertés fondamentales du pays le plus habité du monde, menaçant d'envahir Taiwan malgré le fait que ce soit un pays avec un gouvernement démocratique indépendant.

 

En outre, après que les agences de sécurité américaines ont déclaré que le PCC était la plus grande menace qui pèse sur leur pays et le monde, l'approbation ouverte de Biden du régime communiste génère de plus grandes attentes à cet égard.

 

Source: Trikooba | BLes

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 22:34
Le Venezuela recourt à la privatisation après avoir été ruiné par le socialisme

Le gouvernement transfère des entreprises clés à des investisseurs privés.

 

Début 2007, après avoir remporté un deuxième mandat de six ans à la présidence, Hugo Chávez a annoncé son plan de nationalisation de la plus grande société de télécommunications du Venezuela, CANTV, faisant allusion à des plans de nationalisation plus larges à venir.

 

"Tout cela a été privatisé, qu'il soit nationalisé", a annoncé Chávez, qui s'était présenté sous la bannière du socialisme démocratique.

 

Près d'une décennie et demie plus tard, au bord d' une famine massive et d'une crise énergétique croissante, le Venezuela évolue désormais dans la direction opposée.

 

Selon Bloomberg, le président vénézuélien Nicolás Maduro a discrètement commencé à transférer les actifs de l'État entre les mains de propriétaires privés dans le but d'inverser l'effondrement économique du pays.

 

"Accablé par des centaines d'entreprises publiques en faillite dans une économie en chute libre, le gouvernement vénézuélien abandonne la doctrine socialiste en cédant des entreprises clés à des investisseurs privés, offrant des bénéfices en échange d'une partie des revenus ou des produits", écrit Fabiola. , journaliste basé à Caracas.

 

Le transfert, qui n'a pas été annoncé publiquement mais a été confirmé par «neuf personnes au courant de l'affaire», comprendrait des dizaines de transformateurs de café, de silos à grains et d'hôtels saisis dans le cadre de la nationalisation généralisée du Venezuela qui a commencé avec Chávez.

 

Effondrement du Venezuela

À certains égards, le sort du Venezuela est la plus improbable des histoires.

 

En 1950, le Venezuela était l'une des nations les plus prospères du monde. Il se classait parmi les 10 premiers pour le PIB par habitant et avait une main-d'œuvre plus productive que les États-Unis.

 

Cependant, la croissance économique du Venezuela a commencé à stagner au milieu des années 70, après avoir nationalisé le secteur pétrolier, entraînant une augmentation des recettes publiques et des dépenses publiques. On estime que le Venezuela a obtenu 7,6 milliards de dollars rien qu'en 1975 grâce à la nationalisation (37 milliards de dollars en 2021). Cela a conduit à une augmentation sans précédent des dépenses publiques. John Polga-Hecimovich, professeur de sciences politiques à l'Académie navale des États-Unis, a déclaré que le gouvernement vénézuélien avait dépensé plus de 1974 à 1979 que dans toute son histoire précédente.

 

Malgré la croissance des dépenses publiques, la situation politique est restée relativement stable. À la fin des années 70, le professeur de science politique de l'Université du Michigan, Daniel H. Levine, affirmait que "les Vénézuéliens ont atteint l'un des rares ordres politiques compétitifs stables en Amérique latine".

 

Cependant, le flirt du Venezuela avec le socialisme finirait par se transformer en histoire d'amour.

 

En 1998, les Vénézuéliens ont voté pour Chávez, un marxiste populiste et autoproclamé. Il a été réélu en 2000 (59,8% des voix) et en 2006 (62,8%), date à laquelle il a commencé à nationaliser divers secteurs de l'économie , dont l'agriculture, la sidérurgie, les transports et les mines. Et à en confisquer plus d'un millier d'entreprises, fermes et propriétés.

 

 

Au moment de la mort de Chávez, Salon a annoncé sa politique socialiste comme un "miracle économique", mais en réalité, l'économie vénézuélienne était déjà en chute libre.

 

En 2014, avec l'effondrement du prix du pétrole, le gouvernement Maduro a admis qu'il était dans une grave récession et que le Venezuela souffrait de l'inflation la plus élevée d'Amérique. En janvier 2016, le pays était au bord de "l'effondrement économique total". Peu de temps après, le gouvernement vénézuélien a abandonné toute prétention à un régime "démocratique".

 

Un rapport des Nations Unies de 2019 a conclu qu'il y avait "des motifs raisonnables de croire que "le gouvernement Maduro avait utilisé des forces spéciales pour tuer des milliers d'opposants politiques dans des "exécutions extrajudiciaires".

 

À ce jour, plus de 5 millions de Vénézuéliens auraient fui le pays pour échapper à la ruine économique et à l'oppression politique.

 

La privatisation à la rescousse?

L'effondrement du Venezuela, autrefois le pays le plus prospère d'Amérique latine, n'est pas un secret. Mais le virage de Maduro vers l'entreprise privée pour tenter de stabiliser le pays qui s'effondre est une nouvelle révélation.

 

Cependant, c'est sans précédent.

 

"Ce processus est similaire au processus de privatisation en Russie en ce sens que les actifs sont transférés à des entreprises privées locales et à des investisseurs de pays alliés au gouvernement", a déclaré à Bloomberg Asdrubal Oliveros, responsable du conseil économique Ecoanalitica.

 

Rodrigo Agudo, directeur du Venezuela Food Network, a déclaré à l'agence de presse que le régime avait institué un «capitalisme sauvage» en cessant de percevoir les impôts de certaines entreprises, en libéralisant les licences d'importation et en convainquant l'armée et d'autres responsables connexes d'investir dans certaines entreprises.

 

Ramón Lobo, un député du parti socialiste au pouvoir et ancien ministre des Finances, a déclaré que les accords avaient tendance à être limités dans le temps (généralement moins de 10 ans) et à fonctionner comme une concession. Les entreprises peuvent investir et gérer l'actif, et le gouvernement conserve un pourcentage.

 

"Nous pensons que c'est positif parce que c'est la synchronisation du public avec le secteur privé", a déclaré Lobo. "L'Etat agit en tant que superviseur et reçoit une compensation."

 

Le fascisme économique n'est pas le capitalisme

Dans un sens, la révélation de la campagne de privatisation du Venezuela est un développement clairement positif.

 

L'effort de Maduro pour former discrètement des partenariats public-privé, une stratégie qui a débuté en 2017, révèle l'échec complet de l'économie dirigée du Venezuela. Bloomberg note, par exemple, que les usines de transformation des aliments autrefois prospères ont été "pour la plupart inactives" depuis qu'elles ont été saisies par le gouvernement, des usines qui auraient pu nourrir une population affamée.

 

 

Cette révélation est tragique et exaspérante, mais pas surprenante. De par leur nature même, les économies dirigées sont vouées à l’échec car elles ne disposent pas des incitations de base et des structures de prix qui existent dans une économie de marché.

 

"C'est plus qu'une métaphore pour décrire le système de prix comme une sorte de machine d'enregistrement du changement, ou un système de télécommunications qui permet aux producteurs individuels d'observer simplement les mouvements de quelques indicateurs, comme un ingénieur pourrait regarder les mains de quelques-uns. Peu de cadrans, pour adapter leurs activités aux changements, ils n'en sauront peut-être jamais plus que ce qui se reflète dans le mouvement des prix", a écrit l' économiste lauréat du prix Nobel FA Hayek.

 

Beaucoup pourraient être tentés de penser que Maduro était simplement une personne mauvaise ou stupide. Mais Ludwig von Mises nous rappelle que la recherche de la bonne personne pour diriger une économie dirigée est futile pour cette raison même.

 

"Il n'a pas été compris que même des hommes exceptionnellement doués et de haute personnalité ne peuvent pas résoudre les problèmes créés par le contrôle socialiste de l'industrie", a observé Mises.

 

Il semble qu'après beaucoup de douleur et de souffrance, même les dirigeants socialistes du Venezuela ont admis qu'ils ne pouvaient pas gérer une économie assez efficacement pour éviter la ruine économique. Mais si rendre les entreprises aux propriétaires privés est un pas dans la bonne direction, il n'est pas exact d'appeler la stratégie de Maduro "capitalisme".

 

Le gouvernement Maduro utilise toujours tout de contrôle des prix alimentaires à la hausse du salaire minimum et la manipulation de la monnaie pour gérer son économie, et non pas à mentionner la sélection que les entreprises peuvent participer à ses efforts de privatisation (et qui peuvent investir). En termes de liberté économique globale, le Venezuela occupait le poste de 179 pays sur 180 en 2020, une place devant la Corée du Nord et une derrière Cuba.

 

Au mieux, le système économique actuel du Venezuela est une forme de fascisme, que Sheldon Richman a un jour décrit comme "un socialisme avec un vernis capitaliste".

 

Ainsi, alors que nous applaudissons la petite mais importante étape du Venezuela, nous ne devons pas perdre de vue une observation de l'économiste lauréat du prix Nobel Vernon Smith, qui a noté en 2018 que la prospérité reviendrait presque immédiatement au Venezuela si les politiciens abrogeaient leurs politiques néfastes et déchaînaient le pouvoir sur les marchés.

 

Source: Trikooba

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 14:05
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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 18:21
Désobéissance civile. Rémi Brague : &quot;Il faut obéir aux lois tant qu’elles assurent la plus élémentaire justice, et donc l’ordre public et la paix civile. S'il (l'Etat ou César) la transgresse, on a le droit, et même le devoir ... de lui désobéir&quot;

Le philosophe et théologien analyse la déclaration du ministre de l’Intérieur selon qui « la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu ». Rémi Brague est membre de l’Institut, normalien, agrégé de philosophie et professeur émérite de philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne, Rémi Brague est notamment l’auteur d’Europe, la voie romaine (3e édition, Folio essais, 1999) et Le Règne de l’homme. Genèse et échec du projet moderne (Gallimard, 2015). Il s’entretient ci-dessous dans les colonnes du Figaro.

 

« Pour les chrétiens, Dieu parle par la conscience, inscrite dans la nature de l’homme, que Dieu a créé animal rationnel », explique Rémi Brague.

 

[…]

 

Si l’on suppose que deux lois sont face à face, l’une de la République, l’autre de Dieu, il est bien clair que la première ne fera pas le poids. Aucune loi humaine ne tient devant une loi divine. Votée par un Parlement régulièrement élu dans une démocratie civilisée ou imposée par le plus cruel des tyrans, peu importe.

 

Reste la question essentielle : quel genre de divinité entre en jeu et comment légifère-t-elle ? Pour les chrétiens, Dieu parle par la conscience, inscrite dans la nature de l’homme, que Dieu a créé animal rationnel. Rousseau appelait la conscience « instinct divin, immortelle et céleste voix ». Il faut prendre ces mots tout à fait au sérieux. Il me faut ici mettre en garde contre une façon galvaudée d’en appeler à sa « conscience ». Souvent, on la confond avec le caprice irréfléchi. Dire que seule sa conscience doit décider, c’est souvent une façon de dire : « Mêlez-vous de vos affaires ! Je fais ce que je veux ! » Quelle naïveté, d’ailleurs. La plupart du temps, est-ce bien moi qui veux ce que je crois vouloir ?

 

La conscience doit s’éduquer, un peu comme le goût. Le gourmet a appris à distinguer un grand cru d’un médiocre vin de table. L’alcoolique, lui, ne fera pas la différence, du moment que cela soûle. De même, la délicatesse de la conscience s’acquiert. Par l’exemple des parents, quand ils sont à la hauteur. Par la fréquentation des honnêtes gens. Par la grande littérature. Mais, en dernière analyse, c’est toujours moi qui déciderai de me former et d’acquérir une conscience exigeante ou, au contraire, de m’abandonner aux influences de mille facteurs : les souvenirs de pouponnière, la coutume, la pub, la mode, le politiquement correct, etc.

 

— Quand Antigone décide de braver les lois de Créon pour enterrer son frère, ne place-t-elle pas les droits de la conscience au-dessus de ceux des hommes ?

 

— Cela ne fait pas de mal de retourner aux sources de temps en temps, et, en l’occurrence, de relire Sophocle. Dans Antigone, l’héroïne vient d’enterrer son frère, considéré comme rebelle à la cité. Le chef, son oncle Créon, avait ordonné de punir le coupable en abandonnant son cadavre aux fauves et aux rapaces. Arrêtée, elle ne fait pas appel à sa conscience. La notion de « conscience » n’est pas clairement dégagée dans la pensée grecque. Le mot grec dont on s’est servi plus tard pour la désigner ne signifie pas la conscience morale, mais la conscience psychologique, celle dont il est question quand on dit « perdre conscience ».

 

Antigone oppose aux décrets de Créon non pas la conscience, mais des lois venant des dieux et « à chaque fois vivantes ». Ce qui montre leur divinité, c’est, ce qui est paradoxal pour nous, formés dans une religion de révélation, que « nul n’a jamais su d’où elles étaient apparues » (vers 456-457). Pour les Grecs, le divin est évident, aussi manifeste que l’Olympe, et sans origine. Ainsi, les rumeurs sont des déesses parce que personne ne les a mises en circulation. Ces lois divines, non écrites, priment sur toutes les décisions humaines.

 

[...]

 

— Dans l’Évangile, le Christ déclare qu’il faut rendre à César ce qui est à César. Faut-il en déduire l’obéissance des chrétiens aux lois en toutes circonstances ?

 

— Le passage des Évangiles où se trouve la formule (Matthieu 22, 21 et parallèles) est souvent mal compris. On s’imagine que César, le pouvoir politique, serait parfaitement indépendant de Dieu. Or, il en dépend comme tout le reste de la Création, ni plus ni moins. Il n’a pas de domaine réservé à l’intérieur duquel il pourrait n’en faire qu’à sa tête. Nul « sécularisme » là-dedans. Dieu est présent dans le domaine politique comme partout ailleurs.

 

Seulement, là aussi, il faut se demander de quelle façon Il s’invite chez César. Pour le christianisme, il est là d’abord dans la loi morale. Dans la Bible, Abraham craint que les Amalécites n’aient aucune « crainte de Dieu » (Genèse 20, 11) et ne le tuent pour lui prendre sa femme. La « crainte de Dieu » n’est autre ici que la common decency d’Orwell, ce qui « ne se fait pas ».

 

Il faut obéir aux lois tant qu’elles assurent la plus élémentaire justice, et donc l’ordre public et la paix civile. Saint Paul faisait prier pour l’empereur. C’était alors Néron, qui allait d’ailleurs le faire décapiter. Mais César est soumis à la loi morale. S’il la transgresse, on a le droit, et même le devoir, d’abord de le lui rappeler, ensuite de lui désobéir.

 

Source : Le Figaro | Pour une école libre

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 19:47
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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 10:51

Tweet épinglé d'Ariane Walter, agrégée de lettres, dramaturge, romancière, blogueuse : 

La "théorie du complot" c'est le fait de s'interroger sur la véracité des discours politiques, et se demander à qui profite le crime", certes, mais avec cette nuance qu'aujourd'hui la tendance à s'interroger sur la véracité des discours, le questionnement et la mise en doute de la narrative qui nous est présentée vient non pas des conspirateurs réels (la franc-maçonnerie, et la finance travaillant au Great Reset, ou la "Grande réinitialisation" fondée sur la destruction de nos sociétés) mais du peuple réel, qui en est diabolisé pour cela. Et la différence est que cette fois-ci le complot est réel.

 

En 1789, en revanche, "le fantasme du 'complot aristocratique' émanait essentiellement des loges maçonniques et du club des Jacobins. La théorie du complot des aristocrates "envahit très vite l'espace du discours révolutionnaire. (...) Il suffit de considérer le flot ininterrompu des dénonciations qui sont adressées au Comité des recherches de l'Assemblée constituante (Pierre Caillet, Comité des recherches de l'Assemblée nationale 1789-1791, Inventaire analytique de la sous-série D XXIX bis, Paris, Archives nationales, 1993.) (...) Il convient de préciser que cette frénésie dénonciatrice témoigne autant de l'irruption de l'esprit révolutionnaire que de la persistance de cette mentalité traditionnelle déjà évoquée et accoutumée à incriminer des conspirateurs." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 64.)

 

"Voyez en 1792 la république du soupçon des "Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et Aveugles clairvoyants" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 70) repose tout entière et seulement dans l'exercice du soupçon."

 

En vue du changement promis", "l'idéologie révolutionnaire est à la recherche d'auteurs, de responsables, d'un ou plusieurs 'individus' à désigner." (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, note 65, p. 170.)

 

En 1789, "l'imaginaire du complot remplit une autre fonction encore. "La crainte du 'complot aristocratique' est en effet le vecteur par lequel la nation se constitue. (...) La nation [révolutionnaire de 1789. NdCR.] se définit par ce qu'elle rejette; elle prend forme matérielle, consistance et réalité, à travers la mobilisation qu'entraînent les rumeurs sur les complots qui le menacent." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 65.)

 

Le discours républicain, dès le début de la république en 1792 se constitue contre, il n'y a rien de positif là-dedans.

 

Ce qu'ils appellent &quot;théorie du complot&quot; s'appelait autrefois esprit critique et était considéré comme salutaire pour une démocratie

En juin 2013, dans l'Appel à la résistance ! Ce message qui se lève, "la Résistance ... s'exprime de différentes façons"...

 

Le mouvement de la Résistance aux mondialistes, initié en 2013, respecte le libre arbitre et la loi naturelle, "cette force mystérieuse, immuable, qui rend l'homme capable de raison, de justice et d'équité. Ce droit naturel est lui aussi d'origine divine; mais indépendant des lois révélées. La loi naturelle représente ce qui est tacitement commun aux chrétiens et aux non-chrétiens... Une loi de déraison ou d'iniquité n'engage pas en conscience les sujets." (François BLUCHE, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 191.)

 

L'unité dans la diversité était une des richesses de l'Ancien Régime et ses libertés concrètes, innombrables. "Les libertés sous la Monarchie se déclinaient au pluriel" (François Bluche, Louis XIV) 

Sous l'"Ancien Régime", du XVIe siècle à 1789, la France était un "pays hérissé de libertés" (F. Funck-Brentano, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 179), au point que pour Tocqueville, "les libertés (françaises)... offraient une résistance à l'arbitraire 'plus efficace,... que celle des lois" (cité in Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 528).

 

"Les rois voulaient unir en respectant les traditions et les particularités locales, sans user de violence. Ils cherchaient à supprimer de façon graduelle, et tout en les tolérant d'abord, les frontières administratives, financières, douanières, etc., qui séparaient les diverses provinces de France.

 

"Les révolutionnaires, sans comprendre que la variété est une forme de la liberté, et peut-être la plus essentielle pour chacun, s'orientaient vers une unité dans l'uniformité. Le niveau, emblème de la Maçonnerie, correspondait à leur projet principal. "(Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959, p. 244.)

 

"Une loi de déraison ou d'iniquité n'engage pas en conscience." (François Bluche, louis XIV). Le mouvement actuel de désobéissance civile. Les 11 actes de désobéissances civiles les plus mémorables de l'histoire étaient tous fondés sur le respect de cette loi naturelle, elle-même d'origine divine.

 

C'est sans doute cette pensée constitutive d'une unité dans la diversité face à l'uniformité du projet mondialiste qui sous-tend aujourd'hui encore l'ensemble du mouvement de la Résistance s'opposant à la mondialisation de la grande réinitialisation.

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