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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 14:41

Ancien militant du Front de gauche, communiste convaincu, Thibault Devienne est connu pour son revirement et son adhésion au royalisme qu'il nous explique. Thibault Devienne a également participé à toutes les manifestations des Gilets jaunes. 

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 14:13
Réflexion d'un avocat sur la vaccination obligatoire contre la Covid

Source : David Guyon

 

« Que la vaccination soit obligatoire ou non obligatoire, vacciner de force, c’est violer, y collaborer est meurtrier[1]. » Docteur Guylaine LANCTOT médecin et conférencière québécoise née en 1941.

Cette citation illustre le principe fondamental selon lequel, tout traitement médical implique un consentement libre et éclairé (article 16-3 du code civil, article L.1111-4 du code de la santé publique).

La vaccination obligatoire constitue un cas d’atteinte à l’intégrité du corps humain qui opère sans le consentement préalable de l’intéressé.

Dans une interview du journal du dimanche, le ministre de la santé a déclaré que dès le lundi 12 avril 2021 « tous les plus de 55 ans pourront être vaccinés »[2]. L’élargissement de la campagne vaccinale du Covid-19 avance de plus en plus en France.

A ce jour la vaccination obligatoire contre la covid-19 n’existe pas. Celle-ci en revanche est recommandée.

Cependant, rien n’indique qu’à l’avenir, une telle vaccination ne devienne pas obligatoire. Il convient de s’interroger alors sur les problématiques que cela soulèverait.

[1] https://geneve.blog.tdg.ch/archive/2009/11/21/vaccinations-quelques-citations-medicales.html.

[2] Olivier Véran au JDD : « Dès lundi, tous les plus de 55 ans pourront être vaccinés »

 

I- Exclusion sociale des personnes non vaccinées en application du passeport vaccinal :

 

La vaccination obligatoire existe déjà. Seulement cette vaccination obligatoire ne conduit pas à injecter de force un produit qu’une personne refuse de recevoir ni à retirer des droits à ces personnes.

La lutte contre la pandémie de covid-19 a quelque chose de novateur. La nouveauté vient du fait que la vaccination spécifique à la covid-19 pourrait conduire à devenir une condition de la liberté.

Le projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires du 21 décembre 2020 a soulevé des controverses[1].

En effet, le projet de loi donne compétence au Premier ministre pour « subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. ».

Il s’agit du fameux passeport vaccinal, ou pass vert, pass sanitaire. Quel que soit le nom qu’on lui donne, ces termes recouvrent la même réalité.

Cette disposition controversée est contenue dans le point 6 de l’article L 3131-9 du code de la santé publique qui vise à réformer le code de la santé publique[2]. En période de Covid-19, cette mesure est tout autant inquiétante qu’imprévisible. D’un côté, elle renvoie à un décret le soin d’en préciser les modalités d’application, et de l’autre côté, elle laisse planer l’incertitude sur la durée de l’état d’urgence sanitaire…

Pour retrouver notre article à ce sujet, cliquez « ici« .

La vaccination obligatoire ainsi que l’application d’un passeport sanitaire pourrait conduire à exclure socialement une partie de la population de toute vie sociale.

Pour aller voter, vous devrez être vacciné. Pour une sortie au ciné, au resto, dans un bar, vous devrez être vacciné. Pour obtenir un emploi vous devrez être vacciné.
Si on ne vous injectera pas de force ledit vaccin, en revanche, la pression sociale sera tellement forte que vous n’aurez plus la possibilité de consentir librement.

A moins d’accepter une exclusion sociale, vous serez contraint et forcé d’être vacciné.

Sur ce point, la vaccination obligatoire contre la covid-19 diffère significativement des autres vaccinations obligatoires. Les atteintes aux libertés fondamentales sont patentes.

[1] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3714_projet-loi.

[2] https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038887787.

II- La santé comme une condition de la liberté : une dérive dangereuse :

 

Les libertés fondamentales n’ont jamais été conditionnées à la santé d’un individu (1). Le nouvel état du droit renverse dangereusement ce principe (2)

 

A) Traditionnellement, la liberté comme valeur inconditionnelle :

 

La liberté est une valeur essentielle de notre société. Elle est inscrite dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, dans la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme, et constitue la devise de la république française. La santé constitue un bien et également un droit.

Juridiquement la liberté n’est pas conditionnée à des critères physiques, sociaux, raciaux, religieux ou philosophiques. Bien au contraire !

Sur le plan philosophique, une valeur ne saurait être conditionnée à un bien comme le disait le Philosophe André Compte-Sponville. En effet, les valeurs sont hiérarchiquement supérieures aux biens, parce qu’elles sont fondamentales, immuables, intemporelles et universelles. Elles conditionnent la jouissance d’un bien.

Juridiquement, les libertés fondamentales ne sont pas hiérarchisées. Cependant, la  santé est très souvent avancée comme un droit secondaire,  un droit venant limiter le caractère absolu des autres droits. En d’autres termes, la santé n’est pas un but en soi, mais un moyen de pouvoir jouir des autres droits.

D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être en bonne santé pour jouir de ses droits. Bien au contraire, la santé peut parfois conduire à des droits supplémentaires (Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées).

L’instauration d’un passeport sanitaire et d’une vaccination obligatoire viendraient à retirer des droits à une partie de la population pour un motif de santé.

Surtout, il y aurait un inversement des valeurs. La liberté serait conditionnée à un élément de la santé. C’est plusieurs siècles de tradition judéo-chrétienne qui sont remises en cause. Les libertés fondamentales ne seraient plus que des libertés conditionnées.

De nombreuses voix, surtout dans le domaine médical, plaide pour une vaccination obligatoire et l’instauration d’un passeport sanitaire. Ces deux outils juridiques seraient extrêmement dangereux.

 

B) Nouvellement, la santé comme condition des libertés :

Ceux qui plaident en faveur d’une vaccination obligatoire et d’un passeport vaccinal ne prennent pas conscience du renversement profond des valeurs qui est opéré dans notre société. Dorénavant, ne pas justifier d’un élément de sa santé viendrait à contraindre ces personnes de vivre en retrait de la société.

Nous ne serions plus en démocratie, mais en démocratie sanitaire. Nous connaissions les démocraties populaires. Nous avons vu ce que cela pouvait donner.

Ces mêmes personnes pensent, de manière légitime, que cela concernera seulement la covid-19 et se cantonnera le temps de la crise sanitaire.

En somme, pas de quoi changer fondamentalement notre société !

Plusieurs arguments doivent nous conduire à penser le contraire :

Le déploiement d’une nouvelle technologie implique un coût qu’il faudra amortir ;
La covid-19 n’est pas la maladie la plus grave que l’humanité ait connu si bien qu’on ne voit pas pourquoi le passeport ne serait pas étendu à d’autres maladies (cancers, HIV, maladies chroniques, orphelines etc…) ;
La notion de crise sanitaire n’est pas définie si bien qu’elle peut durer aussi longtemps que les gouvernants estiment selon les critères qu’ils ont eux-mêmes fixé que nous sommes en crise sanitaire ;
Le passeport sanitaire constituera un nouvel outil sécuritaire qu’un gouvernement aurait tort de se priver ;
La vaccination obligatoire et le passeport sanitaire dans le cadre de la pandémie de SARS COV-2 sont pensés dans l’urgence et à court terme.

Or, une fois ces moyens mis en œuvre, ces derniers nous échapperons et conduiront à un monde nouveau. Ce monde sera celui de la santé avant tout quitte à ne plus avoir le droit de vivre.

A vouloir éradiquer toute maladie on oublie une chose fondamentale.

L’humanité comprend en elle-même une maladie ; cette maladie c’est la vie, et on en meurt.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 08:05

Cette video de Swann Cimbé-Brianceau explique ce qui oppose les théories révolutionnaires aux théories authentiquement contre-révolutionnaires, c'est à dire anti-révolutionnaires, en les examinant dans leur processus.

 

"Révolutionnaire, c'est un terme plutôt positif aujourd'hui : 'Regardez cette technologie, elle est révolutionnaire', et on pense la Révolution comme quelque chose de bon, de sain, alors que systématiquement la Révolution c'est la mort de milliers de personnes, c'est un changement brutal de régime dans lequel beaucoup souffrent. Et on n'est jamais sûr au final (de savoir) si le régime que l'on met en place est vraiment meilleur. Est-ce que l'URSS est un bien meilleur régime que le Tsar ? Est-ce que la République française est un meilleur régime que l'Ancien Régime ? Est-ce que le nazisme était un meilleur régime que l'empire allemand ? Il faut comprendre ce qu'est la Révolution, et ce, qu'en fait, elle cherche à faire.

 

Qu'est-ce que la Révolution ?

 

En science, une Révolution c'est le tour complet sur lui-même, et dans ce tour complet il y a une force, une énergie, que l'on va utiliser pour passer d'un point a à un point b dans un moteur. Le moteur utilise la Révolution. 

 

Lire : Principe du moteur de la Révolution  

 

En fait, on va mettre en tension deux forces.

 

Tension = Résistance x intensité

 

La tension crée une différence de potentiel, le courant passant de a (potentiel -) vers b (potentiel +). C'est comme cela que fonctionne un moteur hydraulique dans le cas du moulin à eau, où une roue tourne avec une différence de potentiel entre le haut et le bas, l'eau passant de l'un à l'autre en créant de l'énergie, en créant une Révolution qui active le moteur.

 

Lire : Franc-maçonnerie "religion de la république" : Vincent Peillon jette le masque

 

Et donc, selon Vincent Peillon, et le titre de son ouvrage, 'La Révolution française n'est pas terminée'. Vincent Peillon a été ministre de l'éducation nationale. Il nous dit que ce que nous avons commencé en 1789 nous devons continuer de l'accomplir. Et qu'a-t-on commence ? On a commencé la libération. Et il faut (toujours selon Vincent Peillon) une nouvelle religion à la France, qui soit la laïcité; une religion qui ne soit pas négative (attention, reste bien à ta place, etc..), mais plutôt une religion positive qui s'impose à nous, qui fasse corps avec nous.

 

La Révolution est un processus

 

Lorsqu'on a commencé la Révolution de 1789, on a voulu 'régénérer' l'être humain ('rééditer l'espèce humaine améliorée' in Xavier MARTIN, Régénérer l'espèce humaine, Utopie médicale des Lumières 1750-1850, Dominique Martin Morin édition, Mayenne 2008), régénérer l'homme en rétablissant la société qui le fasse passer de la tyrannie, à enfin la 'Liberté, l'Egalité, la Fraternité'. Et donc, il faut faire passer les gens d'un régime à un autre; il faut abolir ce régime qui était fondé sur certains principes, et arriver à d'autres principes qui sont ceux de l'idéologie, qui sont l'autonomie (l'Ancien régime était basé sur l'hétéronomie), la culture (la culture d'un contrat que nous avons réfléchi mûrement et que l'on sait être bon alors qu'avant on est fondé sur la nature), le progrès (avant c'était la tradition d'où les progressistes contre les tradis, les gens bien intentionnés et les réactionnaires, les bons et les mauvais...). Et on met en intention ces deux choses, cet ordre ancien et cet ordre nouveau qu'il faut arriver à créer.

 

Lire : La fabrication d'un "homme nouveau" (thème obsessionnel des révolutionnaires) manipulé et heureux d'être manipulé    

 

Et donc, en république, comme en Urss, ou partout ailleurs en totalitarisme, on arriverait à voir poindre des révolutions nouvelles. Exemples : enfin les femmes se sont émancipées, Me Too est une révolution, la Révolution de mai 68, la Révolution verte de Greta Thunberg, la Révolution fasciste, la Révolution nationale,  la Révolution de ceci, de cela...

 

Et, à chaque fois, si vous n'êtes pas pour ce progrès, on nous dit vous êtes un odieux réactionnaire, le méchant de l'histoire. C'est exactement cela processus révolutionnaire. Et tous les progressistes s'en sont bien saisis et l'ont bien compris et d'autres l'utilisent bon gré mal gré, sans s'en rendre compte, se disant qu'il faut le progrès, que c'est une bonne chose et foncent du moment qu'on leur dit que c'est un progrès. Et évidemment le rôle des médias là-dedans est énorme (sans rentrer dans le détail et la polémique, ce que l'on pourra se donner la liberté de faire plus tard.) Voilà comment fonctionne la Révolution. Maintenant comment fonctionne la Contre-Révolution ?

 

"Il ne faut pas penser la Contre-Révolution comme une révolution contraire", où il s'agirait de renverser la table, de tout casser, de buter tous ceux qui ne sont pas d'accord, et de refaire le même processus révolutionnaire, de faire passer les gens de cette société antichrétienne, anti-traditions, donc républicaine, à une contre-révolution qui voudrait rétablir ces choses qu'on avait perdues mais en le faisant de la même manière.

 

Donc, non "la Contre-Révolution n'est pas une Révolution contraire, mais le contraire de la Révolution" (Jospeh de Maistre) C'est-à-dire que l'on ne veut pas se battre contre ce système en utilisant les mêmes armes qui sont la Violence, la Terreur, le Mensonge, la Diabolisation (manichéenne) ... le Clivage ... la Polarisation à l'extrême ... la Guerre (à l'intérieur et à l'extérieur en 1792)...

 

Ce qu'il faut faire seulement, c'est simplement rester dans la tradition de la philosophie politique qui fonde cette Vérité philosophique (d'Aristote) qui est que 'l'homme est un animal politique', avoir la vertu de Force. C'est dans notre Nature que d'être Politique, c'est-à-dire de fonder des sociétés (Bien commun) et d'avoir des relations avec les autres (évangélisation, témoignage), et de vouloir que ces relations avec les autres soient bonnes (Union). C'est dans notre Nature que de s'accommoder avec les uns les autres (Paix), de faire respecter la nature humaine telle qu'elle est, et de ne pas chercher à lui imposer un cadre, de ne pas chercher à lui imposer une structure de pensée, de ne pas chercher à lui imposer des idées du genre cela c'est le bien, cela c'est le mal, mais de respecter les gens tels qu'ils sont (Libre Arbitre). En fait, la Contre-Révolution c'est de respecter la Loi naturelle, le droit naturel. Et nous verrons dans un prochain épisode ce qu'est un système fondé sur la loi naturelle et non pas sur l'idéologie.

 

Lire : Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution" (Ière partie)

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 12:27

L'article suivant évoque l'importance de la sémantique et de la narrative, bref, cet aspect largement délaissé du combat politique qui explique pourquoi la (vraie) droite (chrétienne) a toujours perdu depuis des décennies : 

L'abolition de la culture - Partie 6 : Le christianisme, sauveur de la culture occidentale ou victime de son abolition ?

[Note: Ceci est le sixième et dernier chapitre de l'excursion historique de Kathleen Marquardt sur l'abolition de la culture qui est étroitement liée à l' Agenda 21 , le plan pour l'établissement d'un nouvel ordre mondial qui a été présenté à la conférence de 1992 à Rio de Janeiro des Nations Unies pour l'environnement et le développement et entre-temps détermine pratiquement tous les aspects de notre vie. J'ai rassemblé toute la série ici pour les lecteurs intéressés : andreas.]


Par Kathleen Marquardt
Traduction © : Andreas Ungerer

3 mars 2021, American Policy Center
Comme expliqué au chapitre 1 , selon les marxistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, la culture et le christianisme occidentaux devaient être abolis pour que le marxisme prenne le contrôle du monde. Et comme le montrent les chapitres 2 , 3 , 4 et 5 , un autre groupe secret de banquiers et d'aristocrates britanniques, déterminés à établir un gouvernement mondial, a travaillé en parallèle avec les marxistes.

Les deux groupes comprennent que pour gagner le pouvoir sur le monde, ils doivent contrôler les États-Unis. Il ne fallut pas longtemps avant que les mondialistes se rendent compte que les marxistes avaient élaboré le plan et étaient bien ancrés dans les réseaux sociaux américains, en particulier les syndicats et les écoles. Et ils ont travaillé sur leur infiltration des églises. Alors que les marxistes se frayaient un chemin dans la culture américaine, les globalistes ont créé la Federal Reserve Bank en 1913 et la Société des Nations (le précurseur des Nations Unies) en 1920 comme principaux outils pour établir la domination mondiale.

Pour mal citer un vieux dicton: "Celui qui a le plus d'argent gagne". La faction mondialiste qui contrôle les principales banques du monde avait le plus d'argent. Ils ont décidé d'obtenir ce qu'ils recherchaient des marxistes culturels en finançant leur travail dans les écoles et les syndicats. Sous les fondations Carnegie, Ford et Rockefeller, les marxistes culturels ont pu non seulement créer de meilleurs modèles de lavage de cerveau, mais aussi couvrir beaucoup plus de domaines qu'ils n'auraient pu le faire seuls. Un jeu éclos en enfer.

Et pendant tout ce temps, la droite, conservateurs et libertaires, soit dormaient au volant, soit avaient déjà succombé au chant des sirènes de la gaucheMême après que la vérité ait déjà été révélée, par exemple par le biais du rapport Dodd de la Commission Reece *, ainsi que par les entretiens avec Yuri Bezmenow *, un ancien officier du KGB et transfuge soviétique. De nombreux livres ont exposé l'objectif marxiste culturel, ce ne sont que quelques-uns des nombreux:

Et pourtant, nous ne faisons rien pour regagner notre république ou pour rétablir le respect de l'état de droit et de la constitution. Pourquoi donc? Stephen Coughlin et Richard Higgins, les auteurs de Re-Remembering the Mis-Remembered Left *, ont répondu à cette question - et si vous ne l'aimez pas, c'est la vérité honnête de Dieu:

Depuis l'époque de Karl Marx, on s'est rendu compte que la dialectique de Hegel ne fait pas progresser les cultures qui y sont soumises, mais les rejette . Conscient de cela, Marx a appelé à une philosophie critique pour démolir la culture occidentale et à un prolétariat de nihilistes bourgeois pour la mettre en œuvre. Au vu des enseignements de Karl Marx à Saul Alinsky *, il n'est pas nécessaire d'être religieux pour reconnaître le courant nihiliste sombre et destructeur qui traverse la gauche et qui se caractérise par de nombreux hommages à Satan et Cie.

Aujourd'hui, la critique de la philosophie par Marx se manifeste comme la théorie critique de l'école de Francfort, qu'Herbert Marcuse a opérationnalisée avec la tolérance répressive * comme l'une des manifestations les plus célèbres de celle-ci en Amérique aujourd'hui. .

De la théorie critique de l'école de Francfort aux efforts de front uni de l'Internationale communiste dirigée par les Soviétiques qui a formé l'antifa, la pénétration interconfessionnelle, le précurseur de Black Lives Matter, et bien plus encore dans les années 1930 , tous les aspects de la gauche peuvent, avec l'Amérique confrontée aujourd'hui peut non seulement être directement associée à des programmes d'inspiration marxiste, mais ils peuvent également être placés dans un contexte qui les révèle comme un développement futur prévisible de la mission historique de la gauche.

Dans son état actuel, l'analyse conventionnelle suggère que la gauche est piégée dans une pseudo-réalité soutenue par le langage politique archaïque déjà identifié. En tant que telle, la conscience stratégique de la gauche a été oubliée, et les constructions actuelles sont très réactives, focalisées localement et bien penséesIls sont défectueux en dessous de la moyenne - et de manière dangereuse.

Afin de rappeler la gauche mal perçue, cette analyse utilise le modèle du politique, cette analyse utilise le modèle de guerre politique que Mao a utilisé dans sa longue marche réussie pour contrôler la Chine. Soit dit en passant, le modèle d'insurrection maoïste est aussi la stratégie d'exécution, que les marxistes américains comme Marcuse ont fait publiquement leur propre stratégie au début des années 1970.

La guerre politique reconnaît le rôle que jouent les récits pour surmonter l'état de droit. Les mouvements de masse et les activités anti-étatiques utilisent des récits au niveau culturel. Le but ultime est d'apporter du pouvoir dans l'espace politique.

Là, la fidélité au récit entraînera la non-application de la loi. Avec le temps, cette non-application deviendra institutionnalisée. En imposant des récits à l'opposition, la gauche acquiert d'abord de l'influence, puis le contrôle. L'abus de langage conduit à une opposition contrôlée, qui conduit alors à un abus de pouvoirLes stratégies de guerre politique sont intensément dialectiques, visant à isoler les valeurs américaines, qui sont ensuite rejetées par un processus inexorable de négation dialectique - l'abolition de la culture.

Cette analyse conclut que l'opposition actuelle des Américains ordinaires et des conservateurs est incapable de formuler une réponse stratégique à la gauche. La gauche a fait jouer à cette opposition exactement le rôle qu'elle devait jouer.

Par conséquent, cette analyse recommande qu'un groupe soit immédiatement constitué et doté des ressources nécessaires pour adopter pleinement le schéma opérationnel de la gauche qui consiste à exécuter les réponses aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique. Dans ce contexte, la lutte contre la gauche doit inclure des réponses dirigées contre ses moteurs dialectiques, son étatisme* inhérent, et la domination du scientisme* et de l'information maintenue par les récits, le tout devant être mis en œuvre avec le même effort de guerre politique créatrice que celui de la résistance au mouvement de masse. Nous sommes confrontés à une menace existentielle. Comme le président Obama l'a clairement indiqué, d'ici 10 ou 20 ans, la gauche récoltera les fruits de sa longue marche à travers l'Amérique. Un dernier conseil : prenez la pilule rouge maintenant. La question n'est pas de savoir si nous la prendrons, mais à quel point ce sera douloureux.

 

Oui, nous sommes dans une situation désespérée, mais peu comprennent la menace.

 

Il faut remonter aux origines de l'abolition de la culture et aux raisons de l'extinction de la culture occidentale et du christianisme exposées dans les chapitres 1 et 2 . Pourquoi la culture occidentale et le christianisme doivent-ils être détruits? La culture occidentale représente les aspects justes et sans préjugés de notre monde basé sur la raison, la logique et l'ouverture d'esprit de notre mondeLa culture occidentale a donné naissance à la constitution des États-Unis, au cadre de la nation. Et les traditions religieuses chrétiennes, en particulier les dix commandements, sont les pierres angulaires de la culture occidentale. Comme l'écrivait Antonio Gramsci dans ses carnets de prison:

Tout pays fondé sur les valeurs judéo-chrétiennes ne peut être renversé tant que ces racines ne sont pas coupées ... Le socialisme est la religion même qui doit dominer le christianisme ... dans le nouvel ordre, le socialisme triomphera en conquérant d'abord la culture par l'infiltration des écoles, des universités, des églises et des médias, en changeant la conscience de la société.

 

Le christianisme est au cœur du problème. C'est la seule chose qui se trouve aujourd'hui entre le communisme et la liberté. Ceux qui ont formé et affiné l'abolition de la culture en étaient conscients. Comme l'explique le chapitre 1, selon les marxistes de la fin du 19e et du début du 20e siècle, la culture et le christianisme occidentaux devaient être abolis pour que le marxisme prenne le contrôle du monde. Et comme le montrent les chapitres 2 , 3 , 4 et 5 , un autre groupe secret de banquiers et d'aristocrates britanniques, déterminés à établir un gouvernement mondial, a travaillé en parallèle avec les marxistes.

Les principes sociaux du christianisme prêchent la lâcheté, le mépris de soi, l'humiliation, la soumission et l'humilité. En un mot: toutes les caractéristiques de la canaille. ~ Karl Marx et Friedrich Engels sur la religion (éd. 1957)

Note du blog Christ Roi. En réalité, c'est l'inverse qui est vrai: être chrétien demande du courage et de la force.

Lire : En hébreu, le verbe pécher signifie manquer son but, se tromper de cible. Pécher est se tromper de bonheur qui est Dieu 

Le concept démocratique de l'homme est faux parce qu'il est chrétien. Le concept démocratique tient au fait que ... chaque personne est un être souverain. C'est l'illusion, le rêve et le postulat du christianisme. ~ Karl Marx

Note du blog Christ Roi : Le dernier ouvrage de l'historien italien Aldo SCHIAVONE, traduit en français, évoque également ce trait de la culture occidentale chrétienne, celui de l'égalité des hommes. Ce livre a pour titre "Une histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle" (Fayard 2020). 

Lire : Penser un nouveau pacte d'égalité, plus équitable

L'Amérique est comme un corps sain avec une triple résilience: son patriotisme, sa morale et sa vie spirituelle. Si nous pouvons saper ces trois domaines, l'Amérique s'effondrera de l'intérieur - Joseph Staline

Les marxistes et les mondialistes ont attaqué l'Église et la culture occidentale de l'intérieur et de l'extérieur, pendant toutes ces décennies. Nous sommes bien conscients des attaques venues de l'extérieur - l'abolition de la prière à l'école (même un moment de silence), le Serment d'allégeance, l'Hymne national. L'interdiction des groupes religieux extrascolaires alors que nous soutenons tous les autres. Les cinq piliers de l'islam et la prière à Allah sont enseignés dans les écoles. Mais une fille qui voulait écrire un rapport sur son héros préféré, Dieu, s'est vu interdire de le faire, et le professeur lui a ordonné de "retirer immédiatement sa rédaction de la cour de l'école parce que cela pourrait violer le premier amendement de l'avoir dans la classe où ses camarades pourraient la voir". Certains élèves avaient entendu l'enseignante réprimander Erin et plus tard la narguer pour avoir cru en Dieu". ~ David Horowitz, Dark Agenda, The War to Destroy Christian America, pp. 47-8

 

The fédéralist a rapporté :

La ville de New York est devenue l'un des nombreux districts scolaires des États-Unis à mettre en œuvre des plans de cours conformes à Black Lives Matter cet automne. Selon le département de l'éducation de New York, les enseignants approfondiront les sujets du "racisme systémique", de la brutalité policière et du privilège des blancs dans leurs classes.

 

Le plus grand système scolaire de Caroline du Nord, dans le comté de Wake, a lancé cet été un site Web qui propose des leçons de BLM aux enseignants pour qu'ils les utilisent en classe et aux parents pour qu'ils les utilisent à la maison. Le site web, créé par le Bureau des affaires d'équité du système scolaire, encourage les enseignants à "s'attaquer aux injustices qui existent au-delà de l'éducation par le biais des conversations que nous avons avec d'autres lorsque nous observons la haine, en soutenant les efforts qui s'attaquent au racisme et à l'oppression, et en s'engageant directement dans la défense des droits.

"Les fondamentalistes de la Bible n'ont pas le droit d'enseigner à leurs enfants leurs croyances religieuses parce que nous, l'État, les préparons à l'an 2000, lorsque l'Amérique fera partie d'une société mondiale unique à laquelle leurs enfants n'appartiendraient pas alors". ~ Peter Hoagland*, ancien sénateur de l'État du Nebraska, dans une interview radiophonique en 1983

American Policy Center Le thème de la dégradation de l'environnement a été la bannière avec laquelle le christianisme a été attaqué depuis le début des années 1960. Il y a plus qu'assez d'articles sur l' American Policy Center pour l'expliquer. Et des livres à gogo, en voici quelques-uns:

Il y en a des centaines d'autres.

Lynn White, Jr., professeur d'histoire à l'Université de Californie, a écrit un article * pour le magazine Science intitulé "The Historical Roots of Our Ecologic Crisis" dans lequel il a écrit:

Ce que nous faisons en matière d'écologie dépend de nos idées sur la relation entre l'homme et la nature. Plus de science et plus de technologie ne nous sortiront pas de la crise écologique actuelle tant que nous n'aurons pas trouvé une nouvelle religion ou repensé l'ancienne. . . Comme nous le reconnaissons aujourd'hui, il y a un peu plus d'un siècle, la science et la technologie . . . se sont combinés pour donner à l'humanité des pouvoirs incontrôlables. S'il en est ainsi, le christianisme a contracté une grande dette à cet égard. . . Notre science et notre technologie sont issues de l'attitude chrétienne à l'égard de la relation de l'homme avec la nature.

Aucun nouvel ensemble de valeurs fondamentales ne s'est imposé dans notre société pour remplacer celui du christianisme. Par conséquent, la crise écologique continuera de s'aggraver jusqu'à ce que nous rejetions l'axion chrétien* selon laquelle la nature n'a d'autre raison d'exister que de servir l'homme.

La destruction de l'animisme païen par le christianisme a rendu possible l'exploitation de la nature avec indifférence aux sentiments des objets naturels. Les esprits que la nature protégeait autrefois des humains se sont évaporés. ~ P. 6

Ce sont quelques-unes des attaques frontales. Ce sont les attaques insidieuses de l'intérieur des églises qui triompheront dans l'abolition de la culture et de la liberté, si des mesures ne sont pas prises rapidement, et elles se déroulent au plus haut niveau des nombreuses dénominations chrétiennes différentes.

Ceux qui nous ont conduits au gouvernement mondial comprennent que les croyances humaines doivent être effacées et que les anciennes religions doivent être remplacées et échangées contre une seule qui permet aux dirigeants mondiaux de contrôler leurs fidèles. L'évêque William Swing, fondateur de l'United Religions Initiative (URI), a donc décidé :

Puisque le but de la religion est de servir et d'adorer Dieu, toutes les religions et mouvements spirituels doivent avoir un langage et un but communs - l'adoration d'un Dieu commun . (Je souligne) William E. Swing, 7e évêque du diocèse épiscopal de Californie.

LifeSite News meldete am 13. Februar 2019:

Selon une déclaration du Vatican jeudi 12 septembre, le Pape signera un "Pacte mondial pour l'éducation" ainsi que des représentants des principales religions, des organisations internationales et diverses institutions humanitaires ainsi que des personnalités du monde politique, économique et scientifique et des athlètes, des scientifiques et des sociologues de renom invitent à "donner aux jeunes générations une maison commune unie et fraternelle."

Dans un message vidéo au début de l'initiative, François a déclaré: "Nous avons besoin d'un pacte éducatif mondial pour une éducation à la solidarité universelle et un nouvel humanisme".

Un pasteur protestant de Brême, en Allemagne, a prêché que le Christ était le seul moyen d'arriver au ciel, et est ainsi devenu le sujet de conversation de la ville. Non pas que les gens l’aient félicité - le pasteur Olaf Latzel * est accusé d’avoir méprisé d’autres religions et le procureur de Brême envisage une procédure pénale à son encontreLe pasteur Latzel a prononcé ledit sermon le 18 janvier 2015 devant sa congrégation.

Ce que nous observons est exactement ce que Mary Parker Follett dit avoir été nécessaire pour mettre en place le Nouvel État (voir chapitre 5). Elle conclut par ces mots :

On est loin de la maxime ``La religion est une affaire entre l'homme et son Créateur'' à l'exclamation de Mazzini: ``L'Italie est une religion elle-même'', mais aujourd'hui nous sommes certainement arrivés à un point où nous sommes dans l'attachement social et le Volonté créatrice comme une force, une profondeur et une force irrésistibles aussi grandes que celle de n'importe quelle religion que nous ayons jamais connue. Nous sommes prêts pour une nouvelle révélation de Dieu. Cela ne passe pas par un seul homme, mais par les hommes et les femmes qui s'unissent dans un ministère consacré pour un grand accomplissement avec un seul but. Nous avons besoin d'une nouvelle croyance en l'humanité, pas d'une croyance sentimentale ou d'une doctrine théologique ou d'une conception philosophique. Le nouvel état *, p. 359, 360 (p.124 dans le PDF)

En 1993, le Partenariat religieux national pour l'environnement ( NRPE ) a annoncé un programme de 5 millions de dollars avec l'église baptiste Mount Gilead à Washington, DC pour "souligner le lien entre la résolution des problèmes de pauvreté et l'environnement". Ce partenariat est un accord formel entre les quatre des plus grandes organisations religieuses du pays - la Conférence catholique américaine, le Conseil national des Églises du Christ, la Coalition sur l'environnement et la vie juive et Evangelical Environmental Network - avec l'Union of Concerned Scientists. ( consultez-les * si vous ne connaissez pas ce groupe maléfique) comme conseiller spécial. Paul Gorman, directeur exécutif du partenariat, a déclaré:

… la manière dont les personnes pieuses gèrent la crise environnementale aura beaucoup à voir avec l'état futur de la planète et, selon toute probabilité, aussi avec l'avenir de la vie religieuse."

Ensuite, il y a le Temple de la compréhension, fondé en 1960 et situé dans la cathédrale Saint-Jean-le-Divin à New York.*. Il comprenait le Dalaï Lama, Jawaharlal Nehru, le pape Jean XXIII, Eleanor Roosevelt, Anwar el-Sadat, le Dr. Albert Sweitzer, secrétaire général de l'ONU U Thant. Elle a initié une série de "sommets spirituels" qui ont eu lieu dans le monde entier, notamment à Genève, Calcutta, les universités de Harvard, les universités de Princeton et Cornell et la cathédrale Saint-Jean-le-Divin. En 1984, une réunion a eu lieu sur le mont Sinaï pour "parvenir à un consensus interconfessionnel". Le secrétaire général adjoint de l'ONU, Robert Muller, a été chargé de rédiger une "Déclaration sur l'unité des religions mondiales". "Au Parlement des religions du monde à Chicago en 1993, l'une des principales conférences était intitulée 'Une proposition pour faire évoluer le Parlement vers une Organisation des religions des Nations Unies'. Dans cette allocution liminaire, le Dr. Robert Muller, la création d'un Conseil mondial permanent des religions d'ici 1995 sur le modèle des Nations Unies. Bien qu'un certain nombre de délégués aient été sceptiques quant à la création d'un véritable Conseil mondial des religions, il a été généralement estimé que ce Parlement rapprochait le mouvement interconfessionnel mondial d'une coopération beaucoup plus étroite. Son président, le Dr David Ramage, a estimé que l'étape suivante consistait à "établir des centres interconfessionnels dans diverses régions clés du monde, puis à mettre en réseau les relations entre eux. D'autres ont vu la création d'un conseil religieux mondial comme une possibilité très réelle dans les années à venir".

 

Thomas Berry, prêtre et "géologue", croyait que le monde était appelé à un nouveau système de croyance "post-confessionnelle", voire post-chrétienne, que la terre en tant qu'être vivant - mythologiquement comme Gaïa, la terre mère - considère et les humains comme leur conscience. Que le monde connaît une nouvelle illumination qui est plus grande que la découverte de Copernic selon laquelle la terre tourne réellement autour du soleil. que la conception chrétienne traditionnelle d'un Dieu extérieur qui a créé l'homme à sa propre image est tout aussi fausse que la conception pré-copernicienne selon laquelle le soleil tourne autour de la terre. cet homme n'a pas de place particulière dans la communauté universelle de la vie, qui dans son intégralité est la manifestation du divin." Le rêve de la terre , 1990.

 

Je pourrais ajouter 10 000 points de plus, mais vous pouvez voir ce qui se passe ici. Il y a aussi toutes ces histoires de marxistes culturels qui s'infiltrent et prennent le contrôle des églises chrétiennes (il suffit de penser à la conférence * de la Southern Baptist Convention). Il y a des pasteurs qui déclarent maintenant qu'ils peuvent célébrer des mariages homosexuels. Il y a des pasteurs qui n'ouvrent pas leurs églises par crainte du COVID 19. Et il y en a tellement qui craignent de perdre leur statut d'organisme à but non lucratif et ne mentionnent donc même pas ces sujets. Vous ne devriez pas vous en inquiéter tant que vous ne conseillez pas aux paroissiens de voter pour certains candidats et projets de loi. Mais ils se taisent.

 

La réponse à cette question est la citation ci-dessus de "Re-souvenir la gauche mal souvenue" :

Cette analyse conclut que l'opposition actuelle des Américains ordinaires et des conservateurs est incapable de formuler une réponse stratégique à la gauche. La gauche a conduit cette opposition à jouer exactement le rôle qu'elle devait jouer.

 

Les personnes qui doivent lancer l'attaque sont les pasteurs et les prêtres qui croient encore que la Bible est la Parole de Dieu. Ils doivent d'abord débarrasser leurs églises de l'ennemi intérieur, les marxistes culturels qui se sont insidieusement introduits dans leurs lieux de culte. Et ils doivent commencer à prêcher à partir de la Bible. Ils doivent s'attacher à la Parole de Dieu.

 

"George Washington n'était pas seulement le chef de l'armée continentale, il en était l'aumônier. Au début de la guerre, le colonel Washington a demandé au Congrès continental nouvellement formé de fournir des aumôniers aux troupes afin de les rejoindre dans la lutte contre l'armée anglaise. Mais aucun des ecclésiastiques n'était prêt à s'avancer, que ce soit par loyauté envers l'Église anglicane d'Angleterre ou par pure peur. Washington, chrétien de longue date et représentant paroissial ordonné de l'Église anglicane (épiscopale), a assumé la responsabilité de servir dans le double rôle de commandant et d'aumônier, de tenir des offices hebdomadaires et de diriger la prière quotidienne. Les aumôniers de Dieu ne font pas toujours la bonne chose. Ils sont même utilisés par les Obadias* du monde d'aujourd'hui caché par centaines dans des grottes, tandis qu'un autre, Elias *, prêche la parole de Dieu seul. Les prédicateurs et les pasteurs d'aujourd'hui doivent ramper hors de leurs cavernes, aller à leurs chaires, ouvrir les portes de l'église et se battre pour la parole de Dieu. (D'après un sermon et une étude biblique des pasteurs David Koopman et John Peach).

S'ils le font, ils peuvent, mais peut-être seulement, préserver la culture de l'Occident avec l'Église chrétienne.

Ils doivent proclamer la parole de Dieu à haute voix de leurs chaires et défendre ceux qui sont persécutés pour leur foi, et ils doivent tomber à genoux et demander pardon à Dieu de ne pas se consacrer à leurs églises de la manière qui est leur mission.

*******

Kathleen Marquardt défend le droit à la propriété et à la liberté depuis des décennies. Bien qu'elle n'ait pas eu l'intention d'être une militante, elle est devenue un leader et un ardent défenseur des droits constitutionnels, un promoteur de la civilisation, de la science saine et de la raison. Dédiée à exposer les erreurs des mouvements radicaux pour l'environnement et les droits des animaux, son travail a été présenté dans des publications nationales telles que Fortune and People, le Washington Post et Field and Stream, ainsi que dans des programmes d' information télévisés tels que Hard Copy, The McLaughlin Group, Présidente de Geraldo et bien d'autres. Elle est aujourd'hui vice-présidente de l'American Policy CenterKathleen écrit et parle maintenant de l'Agenda 21 / 2030 et de sa menace pour notre culture actuelle et le système de gouvernement représentatif.

 

Source: https://americanpolicy.org/2021/02/16/aufheben-der-kultur-cancel-culture-part-5-schools-the-birthing-place-of-cancel-culture/

Tous les liens marqués d'un * ont également été ajoutés.

Source: Ma Traduction de UncutNews | Gift Amm Himmel

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 22:57

Voici un extrait de Tactique du diable de C. S. LEWIS , un roman écrit en 1942 qui décrit notre exacte réalité d'aujourd'hui : 

Covid - C.S. Lewis : Tactique du diable (1942) : prophétique

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 21:41
Mgr Aillet : "La loi de Dieu est supérieure à la République "

«  La loi de Dieu est supérieure à la République  »

 

Source : France Catholique

 

vendredi 19 février 2021

 

L’examen en première lecture du projet de loi «  confortant le respect des principes de la République  », qui vient de se terminer à l’Assemblée nationale, a donné lieu à un regain d’anticléricalisme étonnant. Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron s’inquiète d’un texte qui modifie profondément celui de 1905 et s’attaque à la liberté de conscience. Entretien.

 

Interrogé au sujet du respect de «  la charte des principes de l’islam de France  », le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les croyants devaient considérer la loi de la République comme supérieure à la loi de Dieu. Comment réagissez-vous ?

 

Mgr Marc Aillet : Sans doute est-ce l’islamisme qui était visé ici, en tant qu’il réclame l’application chez nous de la «  charia  », que l’islam revendique comme une loi divine, s’imposant aux musulmans dans la cité. Il faut dire que, dans l’islam, le politique et le religieux sont totalement imbriqués. Toutefois quand, sous le feu des critiques, il assume pleinement son propos, alors le ministre de l’Intérieur semble l’étendre à toutes les religions. Rompant avec la neutralité de l’État, il nous conduirait ainsi à passer d’un régime de séparation à un régime de subordination.

 

Ce propos est en ce sens inacceptable car il conduit tout bonnement à nier la liberté de conscience. En effet, si Dieu existe, ce que croient un nombre important de citoyens, toutes religions confondues, sa loi ne saurait être soumise à la République, au risque d’entraver la liberté de conscience, par ailleurs garantie par la Constitution et le discours officiel. Pour nous, catholiques, la loi de Dieu est inscrite dans la conscience de l’homme, elle ne se substitue pas à la loi humaine, mais elle en constitue la mesure ultime.

 

Considérer la loi de la République comme «  supérieure  » à la loi de Dieu : en quoi est-ce dangereux ?

 

La République est essentiellement un mode d’organisation du pouvoir politique, qui coïncide généralement aujourd’hui avec la démocratie. Mais ici, elle deviendrait une sorte d’hypostase, voire une véritable «  déesse  » qui pourrait imposer aux citoyens une idéologie totalisante de leur vie. Or, la République ne saurait en aucun cas embrasser le tout de la vie de l’homme, sans attenter gravement à ses libertés fondamentales.

 

La fin dernière de la société humaine est le bien commun, c’est-à-dire l’ensemble des conditions sociales, économiques, culturelles qui permettent précisément à chacun de rechercher sa fin ultime, laquelle transcende toute forme d’organisation sociale et dépasse nécessairement l’horizon de la société politique.

 

Cette attitude est révélatrice d’une culture marquée par une sorte d’humanisme immanentiste fermé à la transcendance, où l’État prétend régir toute la vie des citoyens, au risque de les enfermer définitivement dans les limites de la cité terrestre. Mais aussi d’une conception positiviste de la loi où l’appréciation du bien et du mal dépendrait du seul arbitraire du Prince ou d’une majorité démocratiquement élue. Le vénérable Pie XII dénonçait ce positivisme juridique comme une «  erreur qui est à la base de l’absolutisme d’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même  » (Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949).

 

[Nous ne serions plus alors ni dans un régime de distinction des pouvoirs ni dans un régime de laïcité mais dans un césarisme moniste où le spirituel est soumis à l'état, mais on l'a vu aussi, où même la science elle-même est soumise et étroitement contrôlée par l'État. NdCR.

 

Lire :  Délit de blasphème médical sous contrôle inquisiteur du conseil de l’ordre des médecins ? 

Des scientifiques allemands tirent la sonnette d'alarme: le politiquement correct entrave la recherche]

 

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 08:11
Le co-fondateur de Wikipédia prévient que la plateforme est désormais complètement "éloignée de la neutralité" qu'elle prétend avoir

Le co-fondateur de Wikipédia, l'encyclopédie "libre", prévient que la plateforme populaire partage actuellement une idéologie avec les géants technologiques et assure qu'elle est fortement traversée par un parti pris pro-communiste et totalement éloignée de la neutralité qu'elle se vante d'avoir.

 

Big Tech fait face à des accusations répétées et bien fondées pour son parti pris de gauche et sa censure, mais il existe une plateforme à l'échelle mondiale qui a largement échappé à ce type de critique: Wikipedia.

 

Il est logique que ce soit le cas car Wikipédia est présenté comme une "encyclopédie gratuite", puisque les utilisateurs peuvent télécharger du contenu et modifier l'existant. Bien sûr, il y a des limites et les limites commencent là où l'idéologie des éditeurs l'indique.

 

L'encyclopédie en ligne populaire est le treizième site Web le plus visité au monde et ses bonnes relations avec Google lui permettent une position particulière dans les résultats de recherche.

 

Larry Sanger, co-fondateur de Wikipédia, en dialogue avec Fox News, assure qu'une grande partie des recherches sur la plateforme s'est transformée en essais de défense des idéologies de gauche.

 

"L'époque du fort engagement de Wikipédia en faveur de la neutralité est révolue depuis longtemps", a déclaré le co-fondateur Larry Sanger. "Les préjugés idéologiques et religieux de Wikipédia sont réels et troublants, en particulier dans une ressource qui continue d'être traitée par beaucoup comme un ouvrage de référence impartial", a-t-il ajouté.

 

Lors de la visite de certaines pages de l'encyclopédie virtuelle liée à la gauche, il est très facile de percevoir le biais progressif.

 

Plus précisément, les recherches sur le "socialisme" et le "communisme" contiennent d'abondantes informations sur leur histoire, leur conformation et leurs théories, mais elles ne font aucune mention des millions de personnes assassinées par les dictatures communistes dans l'histoire récente et aujourd'hui.

 

Il n'est pas non plus mentionné que les politiques économiques socialistes ont échoué à un point tel que des millions de personnes sont mortes de famine et de soins de santé insuffisants.

 

Les déclarations positives abondent sur la page Socialisme de Wikipédia: "L'ère soviétique a vu certaines des réalisations technologiques les plus importantes du XXe siècle". Mais il esquive perfidement les désastres causés.

 

La page Wikipédia sur le socialisme mentionne également l'histoire communiste de la Chine, mais ne commence sa description qu'en 1976, après que le règne de terreur de Mao Zedong ait déjà tué des dizaines de millions de personnes.

 

"Après la mort de Mao Zedong en 1976, la performance économique de la Chine a sorti quelque 150 millions de paysans de la pauvreté", indique l'encyclopédie. Laissant de côté le jalon historique du "grand bond en avant" réalisé quelques années plus tôt, au cours duquel l'agriculture privée a été abolie, provoquant une famine massive qui a tué des dizaines de millions de personnes.

 

Lily Tang Williams, est une immigrante sino-américaine qui a été interviewée par Fox News et a exprimé son indignation face à la façon dont la question de la révolution culturelle de Mao est abordée.

 

"Qui écrit ces choses? Essayer de dissimuler des crimes contre l'humanité, qu'en est-il des étudiants, qui ne connaîtront pas la véritable histoire de ce qui s'est passé? Ou même les professeurs qui ne le sauront pas? " Demanda Lily Tang.

 

Les deux pages principales de Socialisme et Capitalisme ne font pas non plus état des atrocités commises aujourd'hui par d'autres régimes socialistes et communistes, tels que le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, le Cambodge ou la Corée du Nord, entre autres.

 

Wikipédia est l'une des sources les plus consultées, notamment par les enfants et les adolescents, elle est devenue pour eux une véritable source de connaissances, ou d'ignorance. Les préjugés politiques sur une plateforme mondiale comme Wikipédia pourraient avoir des conséquences désastreuses pour notre notre société future s'ils continuent à prévaloir si fortement parmi les jeunes du monde entier.

 

Source: Trikooba | FOXNews | BLes

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 23:34
Changement climatique: 50 ans de prévisions désastreuses

Les dirigeants mondiaux prévoient les catastrophes climatiques et environnementales depuis les années 60 et continuent de le faire aujourd'hui.

 

Aucune des prédictions apocalyptiques avec des dates d'expiration à ce jour ne s'est réalisée.

 

Voici 21 titres de diverses sources d'information sur les prévisions climatiques des 50 dernières années. Beaucoup de prédictions sont scandaleusement amusantes vues aujourd'hui et nous font nous demander s'il faut continuer à croire aux nouvelles prévisions et estimations que la «science» fait sur notre planète.

 

Plus qu'une simple mise en évidence des prédictions ratées, cette compilation montre que les créateurs de prédictions apocalyptiques sont souvent des personnes à des postes respectés dans le gouvernement et la science.

 

Si ces prédictions ont été et continuent d'être rapportées avec enthousiasme par les médias, les échecs ne sont généralement pas examinés.

 

Titres des prévisions météo

1967 Salt Lake Tribune: prévisions de famine pour 1975, il est trop tard

1969 NYT: À moins d'avoir beaucoup de chance, le monde entier disparaîtra dans un nuage de vapeur bleue dans 20 ans. La situation s'aggravera si nous ne changeons pas notre comportement.

1970 Boston Globe: Un scientifique prédit une nouvelle ère glaciaire pour le 21e siècle, selon James P. Lodge, scientifique au National Center for Atmospheric Research.

1971 Washington Post: Un nouvel âge glaciaire désastreux arrive, déclare SI Rasool à la NASA.

1972 Lettre de l'Université Brown au président Nixon: Avertissement de refroidissement global

1974 The Guardian: Les satellites spatiaux montrent que l'ère glaciaire approche à grands pas

1974 Time Magazine: Another Ice Age "Des signes révélateurs partout. Depuis les années 1940, la température moyenne mondiale a chuté de 2,7 degrés F."

1976 NYT The Cooldown: Le climatologue de l'Université du Wisconsin Stephen Schneider déplore la "sourde oreille dont ils ont reçu ses avertissements".

1988 Agence France Press: Les Maldives seront complètement sous l'eau dans 30 ans.

1989 Associated Press: Un responsable de l'ONU dit que la montée des mers "effacera les nations" d'ici l'an 2000.

Salon 1989: L'Autoroute de la Côte Ouest de New York sera sous l'eau en 2019, selon Jim Hansen, le scientifique qui a donné une conférence au Congrès en 1988 sur l'effet de serre.

2000 The Independent: "Les chutes de neige appartiennent au passé. Nos enfants ne sauront pas ce qu'est la neige", déclare le principal chercheur en climatologie.

2004 The Guardian: Le Pentagone dit à Bush que le changement climatique nous détruira. "La Grande-Bretagne sera sibérienne dans moins de 20 ans", a déclaré le Pentagone à Bush.

2008 Associate Press: un scientifique de la NASA dit que nous sommes frits. Dans 5 à 10 ans, l'Arctique sera libre de glace

2008 Al Gore: Al Gore prévient que l'Arctique sera libre de glace en 2013.

2009 The Independent: Le prince Charles dit qu'il ne reste que 96 mois pour sauver le monde. "Le prix du capitalisme est trop élevé."

2009 The Independent: Gordon Brown déclare: "Nous avons moins de 50 jours pour sauver notre planète de la catastrophe."

2013 The Guardian: L'Arctique sera libre de glace dans deux ans. "Libérer une impulsion de 50 gigatonnes de méthane" déstabilisera la planète.

2013 The Guardian: L'US Navy prédit l'Arctique libre de glace en 2016. Le département d'océanographie de l'US Navy utilise une modélisation complexe pour rendre ses prévisions plus précises que d'autres.

2014 John Kerry: "Nous avons 500 jours pour éviter le chaos climatique", ont discuté le secrétaire d'État John Kerry et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius lors d'une réunion conjointe.

 

Source

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 22:40
Selon Biden, le génocide ouïghour en Chine n'est qu'une "norme culturelle"

Joe Biden a suscité l'indignation en évoquant le génocide des Ouïghours, perpétré par le régime communiste chinois, comme une "norme culturelle", plutôt que de le condamner malgré la lente et douloureuse extinction de ce groupe ethnique.

 

Depuis 2014, le gouvernement chinois, sous la direction du Parti communiste chinois sous l'administration du secrétaire général du PCC Xi Jinping, a poursuivi une politique qui conduit à ce que plus d'un million de musulmans soient détenus dans des camps de détention secrets sans aucune procédure légale, ce qui est devenu la plus grande détention de minorités ethniques et religieuses depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

"Je ne vais pas dénoncer ce que [Xi Jinping] fait à Hong Kong, ce qu'il fait avec les Ouïghours dans les montagnes occidentales de la Chine, et Taiwan essayant de mettre fin à la politique d'une seule Chine en la rendant coercitive," a déclaré Biden lors d'une réunion à Milwaukee, Wisconsin, le 16 février.

 

Les Ouïghours musulmans de Chine font face à l'oppression systématique du régime communiste chinois. Dans leur province natale du Xinjiang, on estime qu'un million d'entre eux sont détenus dans des camps de lavage de cerveau. Capture d'écran (Youtube / The Economist)

Et il a ajouté: "Culturellement, il existe des normes différentes dans chaque pays et ses dirigeants sont censés les suivre."

 

Pour le journaliste de One America News Jack Posobiec, cette partie du discours de Biden est de la propagande pour le Parti communiste chinois (PCC).

 

"Joe Biden vient de dire que le génocide ouïghour n’est qu’une norme culturelle chinoise et rappelle aux Américains que la Chine a été victime de l’Occident dans le passé. Ce sont des lignes de propagande directes du PCC", a tweeté Posobiec .

 

Pour sa part, l'ancien secrétaire d'État, Mike Pompeo, a expliqué que la persécution du PCC contre la minorité ouïghoure faisait partie d'un génocide systémique et organisé visant à réduire la population musulmane.

 

"Après un examen attentif des faits disponibles, j'ai déterminé que la République populaire de Chine, sous la direction et le contrôle du PCC, a commis un génocide contre des Ouïghours à prédominance musulmane et d'autres groupes minoritaires ethniques et religieux au Xinjiang", a déclaré Pompeo le 19 janvier.

 

En réalité, les violations des droits de l'homme perpétrées par le PCC sont beaucoup plus nombreuses et incluent des persécutions contre d'autres groupes ethniques et contre la liberté de conscience et de religion comme cela se produit avec les pratiquants de l'ancienne discipline spirituelle Falun Dafa ou Falun Gong.

 

La répression du PCC serre d'une main de fer les libertés fondamentales du pays le plus habité du monde, menaçant d'envahir Taiwan malgré le fait que ce soit un pays avec un gouvernement démocratique indépendant.

 

En outre, après que les agences de sécurité américaines ont déclaré que le PCC était la plus grande menace qui pèse sur leur pays et le monde, l'approbation ouverte de Biden du régime communiste génère de plus grandes attentes à cet égard.

 

Source: Trikooba | BLes

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 22:34
Le Venezuela recourt à la privatisation après avoir été ruiné par le socialisme

Le gouvernement transfère des entreprises clés à des investisseurs privés.

 

Début 2007, après avoir remporté un deuxième mandat de six ans à la présidence, Hugo Chávez a annoncé son plan de nationalisation de la plus grande société de télécommunications du Venezuela, CANTV, faisant allusion à des plans de nationalisation plus larges à venir.

 

"Tout cela a été privatisé, qu'il soit nationalisé", a annoncé Chávez, qui s'était présenté sous la bannière du socialisme démocratique.

 

Près d'une décennie et demie plus tard, au bord d' une famine massive et d'une crise énergétique croissante, le Venezuela évolue désormais dans la direction opposée.

 

Selon Bloomberg, le président vénézuélien Nicolás Maduro a discrètement commencé à transférer les actifs de l'État entre les mains de propriétaires privés dans le but d'inverser l'effondrement économique du pays.

 

"Accablé par des centaines d'entreprises publiques en faillite dans une économie en chute libre, le gouvernement vénézuélien abandonne la doctrine socialiste en cédant des entreprises clés à des investisseurs privés, offrant des bénéfices en échange d'une partie des revenus ou des produits", écrit Fabiola. , journaliste basé à Caracas.

 

Le transfert, qui n'a pas été annoncé publiquement mais a été confirmé par «neuf personnes au courant de l'affaire», comprendrait des dizaines de transformateurs de café, de silos à grains et d'hôtels saisis dans le cadre de la nationalisation généralisée du Venezuela qui a commencé avec Chávez.

 

Effondrement du Venezuela

À certains égards, le sort du Venezuela est la plus improbable des histoires.

 

En 1950, le Venezuela était l'une des nations les plus prospères du monde. Il se classait parmi les 10 premiers pour le PIB par habitant et avait une main-d'œuvre plus productive que les États-Unis.

 

Cependant, la croissance économique du Venezuela a commencé à stagner au milieu des années 70, après avoir nationalisé le secteur pétrolier, entraînant une augmentation des recettes publiques et des dépenses publiques. On estime que le Venezuela a obtenu 7,6 milliards de dollars rien qu'en 1975 grâce à la nationalisation (37 milliards de dollars en 2021). Cela a conduit à une augmentation sans précédent des dépenses publiques. John Polga-Hecimovich, professeur de sciences politiques à l'Académie navale des États-Unis, a déclaré que le gouvernement vénézuélien avait dépensé plus de 1974 à 1979 que dans toute son histoire précédente.

 

Malgré la croissance des dépenses publiques, la situation politique est restée relativement stable. À la fin des années 70, le professeur de science politique de l'Université du Michigan, Daniel H. Levine, affirmait que "les Vénézuéliens ont atteint l'un des rares ordres politiques compétitifs stables en Amérique latine".

 

Cependant, le flirt du Venezuela avec le socialisme finirait par se transformer en histoire d'amour.

 

En 1998, les Vénézuéliens ont voté pour Chávez, un marxiste populiste et autoproclamé. Il a été réélu en 2000 (59,8% des voix) et en 2006 (62,8%), date à laquelle il a commencé à nationaliser divers secteurs de l'économie , dont l'agriculture, la sidérurgie, les transports et les mines. Et à en confisquer plus d'un millier d'entreprises, fermes et propriétés.

 

 

Au moment de la mort de Chávez, Salon a annoncé sa politique socialiste comme un "miracle économique", mais en réalité, l'économie vénézuélienne était déjà en chute libre.

 

En 2014, avec l'effondrement du prix du pétrole, le gouvernement Maduro a admis qu'il était dans une grave récession et que le Venezuela souffrait de l'inflation la plus élevée d'Amérique. En janvier 2016, le pays était au bord de "l'effondrement économique total". Peu de temps après, le gouvernement vénézuélien a abandonné toute prétention à un régime "démocratique".

 

Un rapport des Nations Unies de 2019 a conclu qu'il y avait "des motifs raisonnables de croire que "le gouvernement Maduro avait utilisé des forces spéciales pour tuer des milliers d'opposants politiques dans des "exécutions extrajudiciaires".

 

À ce jour, plus de 5 millions de Vénézuéliens auraient fui le pays pour échapper à la ruine économique et à l'oppression politique.

 

La privatisation à la rescousse?

L'effondrement du Venezuela, autrefois le pays le plus prospère d'Amérique latine, n'est pas un secret. Mais le virage de Maduro vers l'entreprise privée pour tenter de stabiliser le pays qui s'effondre est une nouvelle révélation.

 

Cependant, c'est sans précédent.

 

"Ce processus est similaire au processus de privatisation en Russie en ce sens que les actifs sont transférés à des entreprises privées locales et à des investisseurs de pays alliés au gouvernement", a déclaré à Bloomberg Asdrubal Oliveros, responsable du conseil économique Ecoanalitica.

 

Rodrigo Agudo, directeur du Venezuela Food Network, a déclaré à l'agence de presse que le régime avait institué un «capitalisme sauvage» en cessant de percevoir les impôts de certaines entreprises, en libéralisant les licences d'importation et en convainquant l'armée et d'autres responsables connexes d'investir dans certaines entreprises.

 

Ramón Lobo, un député du parti socialiste au pouvoir et ancien ministre des Finances, a déclaré que les accords avaient tendance à être limités dans le temps (généralement moins de 10 ans) et à fonctionner comme une concession. Les entreprises peuvent investir et gérer l'actif, et le gouvernement conserve un pourcentage.

 

"Nous pensons que c'est positif parce que c'est la synchronisation du public avec le secteur privé", a déclaré Lobo. "L'Etat agit en tant que superviseur et reçoit une compensation."

 

Le fascisme économique n'est pas le capitalisme

Dans un sens, la révélation de la campagne de privatisation du Venezuela est un développement clairement positif.

 

L'effort de Maduro pour former discrètement des partenariats public-privé, une stratégie qui a débuté en 2017, révèle l'échec complet de l'économie dirigée du Venezuela. Bloomberg note, par exemple, que les usines de transformation des aliments autrefois prospères ont été "pour la plupart inactives" depuis qu'elles ont été saisies par le gouvernement, des usines qui auraient pu nourrir une population affamée.

 

 

Cette révélation est tragique et exaspérante, mais pas surprenante. De par leur nature même, les économies dirigées sont vouées à l’échec car elles ne disposent pas des incitations de base et des structures de prix qui existent dans une économie de marché.

 

"C'est plus qu'une métaphore pour décrire le système de prix comme une sorte de machine d'enregistrement du changement, ou un système de télécommunications qui permet aux producteurs individuels d'observer simplement les mouvements de quelques indicateurs, comme un ingénieur pourrait regarder les mains de quelques-uns. Peu de cadrans, pour adapter leurs activités aux changements, ils n'en sauront peut-être jamais plus que ce qui se reflète dans le mouvement des prix", a écrit l' économiste lauréat du prix Nobel FA Hayek.

 

Beaucoup pourraient être tentés de penser que Maduro était simplement une personne mauvaise ou stupide. Mais Ludwig von Mises nous rappelle que la recherche de la bonne personne pour diriger une économie dirigée est futile pour cette raison même.

 

"Il n'a pas été compris que même des hommes exceptionnellement doués et de haute personnalité ne peuvent pas résoudre les problèmes créés par le contrôle socialiste de l'industrie", a observé Mises.

 

Il semble qu'après beaucoup de douleur et de souffrance, même les dirigeants socialistes du Venezuela ont admis qu'ils ne pouvaient pas gérer une économie assez efficacement pour éviter la ruine économique. Mais si rendre les entreprises aux propriétaires privés est un pas dans la bonne direction, il n'est pas exact d'appeler la stratégie de Maduro "capitalisme".

 

Le gouvernement Maduro utilise toujours tout de contrôle des prix alimentaires à la hausse du salaire minimum et la manipulation de la monnaie pour gérer son économie, et non pas à mentionner la sélection que les entreprises peuvent participer à ses efforts de privatisation (et qui peuvent investir). En termes de liberté économique globale, le Venezuela occupait le poste de 179 pays sur 180 en 2020, une place devant la Corée du Nord et une derrière Cuba.

 

Au mieux, le système économique actuel du Venezuela est une forme de fascisme, que Sheldon Richman a un jour décrit comme "un socialisme avec un vernis capitaliste".

 

Ainsi, alors que nous applaudissons la petite mais importante étape du Venezuela, nous ne devons pas perdre de vue une observation de l'économiste lauréat du prix Nobel Vernon Smith, qui a noté en 2018 que la prospérité reviendrait presque immédiatement au Venezuela si les politiciens abrogeaient leurs politiques néfastes et déchaînaient le pouvoir sur les marchés.

 

Source: Trikooba

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 14:05
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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 18:21
Désobéissance civile. Rémi Brague : "Il faut obéir aux lois tant qu’elles assurent la plus élémentaire justice, et donc l’ordre public et la paix civile. S'il (l'Etat ou César) la transgresse, on a le droit, et même le devoir ... de lui désobéir"

Le philosophe et théologien analyse la déclaration du ministre de l’Intérieur selon qui « la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu ». Rémi Brague est membre de l’Institut, normalien, agrégé de philosophie et professeur émérite de philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne, Rémi Brague est notamment l’auteur d’Europe, la voie romaine (3e édition, Folio essais, 1999) et Le Règne de l’homme. Genèse et échec du projet moderne (Gallimard, 2015). Il s’entretient ci-dessous dans les colonnes du Figaro.

 

« Pour les chrétiens, Dieu parle par la conscience, inscrite dans la nature de l’homme, que Dieu a créé animal rationnel », explique Rémi Brague.

 

[…]

 

Si l’on suppose que deux lois sont face à face, l’une de la République, l’autre de Dieu, il est bien clair que la première ne fera pas le poids. Aucune loi humaine ne tient devant une loi divine. Votée par un Parlement régulièrement élu dans une démocratie civilisée ou imposée par le plus cruel des tyrans, peu importe.

 

Reste la question essentielle : quel genre de divinité entre en jeu et comment légifère-t-elle ? Pour les chrétiens, Dieu parle par la conscience, inscrite dans la nature de l’homme, que Dieu a créé animal rationnel. Rousseau appelait la conscience « instinct divin, immortelle et céleste voix ». Il faut prendre ces mots tout à fait au sérieux. Il me faut ici mettre en garde contre une façon galvaudée d’en appeler à sa « conscience ». Souvent, on la confond avec le caprice irréfléchi. Dire que seule sa conscience doit décider, c’est souvent une façon de dire : « Mêlez-vous de vos affaires ! Je fais ce que je veux ! » Quelle naïveté, d’ailleurs. La plupart du temps, est-ce bien moi qui veux ce que je crois vouloir ?

 

La conscience doit s’éduquer, un peu comme le goût. Le gourmet a appris à distinguer un grand cru d’un médiocre vin de table. L’alcoolique, lui, ne fera pas la différence, du moment que cela soûle. De même, la délicatesse de la conscience s’acquiert. Par l’exemple des parents, quand ils sont à la hauteur. Par la fréquentation des honnêtes gens. Par la grande littérature. Mais, en dernière analyse, c’est toujours moi qui déciderai de me former et d’acquérir une conscience exigeante ou, au contraire, de m’abandonner aux influences de mille facteurs : les souvenirs de pouponnière, la coutume, la pub, la mode, le politiquement correct, etc.

 

— Quand Antigone décide de braver les lois de Créon pour enterrer son frère, ne place-t-elle pas les droits de la conscience au-dessus de ceux des hommes ?

 

— Cela ne fait pas de mal de retourner aux sources de temps en temps, et, en l’occurrence, de relire Sophocle. Dans Antigone, l’héroïne vient d’enterrer son frère, considéré comme rebelle à la cité. Le chef, son oncle Créon, avait ordonné de punir le coupable en abandonnant son cadavre aux fauves et aux rapaces. Arrêtée, elle ne fait pas appel à sa conscience. La notion de « conscience » n’est pas clairement dégagée dans la pensée grecque. Le mot grec dont on s’est servi plus tard pour la désigner ne signifie pas la conscience morale, mais la conscience psychologique, celle dont il est question quand on dit « perdre conscience ».

 

Antigone oppose aux décrets de Créon non pas la conscience, mais des lois venant des dieux et « à chaque fois vivantes ». Ce qui montre leur divinité, c’est, ce qui est paradoxal pour nous, formés dans une religion de révélation, que « nul n’a jamais su d’où elles étaient apparues » (vers 456-457). Pour les Grecs, le divin est évident, aussi manifeste que l’Olympe, et sans origine. Ainsi, les rumeurs sont des déesses parce que personne ne les a mises en circulation. Ces lois divines, non écrites, priment sur toutes les décisions humaines.

 

[...]

 

— Dans l’Évangile, le Christ déclare qu’il faut rendre à César ce qui est à César. Faut-il en déduire l’obéissance des chrétiens aux lois en toutes circonstances ?

 

— Le passage des Évangiles où se trouve la formule (Matthieu 22, 21 et parallèles) est souvent mal compris. On s’imagine que César, le pouvoir politique, serait parfaitement indépendant de Dieu. Or, il en dépend comme tout le reste de la Création, ni plus ni moins. Il n’a pas de domaine réservé à l’intérieur duquel il pourrait n’en faire qu’à sa tête. Nul « sécularisme » là-dedans. Dieu est présent dans le domaine politique comme partout ailleurs.

 

Seulement, là aussi, il faut se demander de quelle façon Il s’invite chez César. Pour le christianisme, il est là d’abord dans la loi morale. Dans la Bible, Abraham craint que les Amalécites n’aient aucune « crainte de Dieu » (Genèse 20, 11) et ne le tuent pour lui prendre sa femme. La « crainte de Dieu » n’est autre ici que la common decency d’Orwell, ce qui « ne se fait pas ».

 

Il faut obéir aux lois tant qu’elles assurent la plus élémentaire justice, et donc l’ordre public et la paix civile. Saint Paul faisait prier pour l’empereur. C’était alors Néron, qui allait d’ailleurs le faire décapiter. Mais César est soumis à la loi morale. S’il la transgresse, on a le droit, et même le devoir, d’abord de le lui rappeler, ensuite de lui désobéir.

 

Source : Le Figaro | Pour une école libre

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 19:47
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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 10:51

Tweet épinglé d'Ariane Walter, agrégée de lettres, dramaturge, romancière, blogueuse : 

La "théorie du complot" c'est le fait de s'interroger sur la véracité des discours politiques, et se demander à qui profite le crime", certes, mais avec cette nuance qu'aujourd'hui la tendance à s'interroger sur la véracité des discours, le questionnement et la mise en doute de la narrative qui nous est présentée vient non pas des conspirateurs réels (la franc-maçonnerie, et la finance travaillant au Great Reset, ou la "Grande réinitialisation" fondée sur la destruction de nos sociétés) mais du peuple réel, qui en est diabolisé pour cela. Et la différence est que cette fois-ci le complot est réel.

 

En 1789, en revanche, "le fantasme du 'complot aristocratique' émanait essentiellement des loges maçonniques et du club des Jacobins. La théorie du complot des aristocrates "envahit très vite l'espace du discours révolutionnaire. (...) Il suffit de considérer le flot ininterrompu des dénonciations qui sont adressées au Comité des recherches de l'Assemblée constituante (Pierre Caillet, Comité des recherches de l'Assemblée nationale 1789-1791, Inventaire analytique de la sous-série D XXIX bis, Paris, Archives nationales, 1993.) (...) Il convient de préciser que cette frénésie dénonciatrice témoigne autant de l'irruption de l'esprit révolutionnaire que de la persistance de cette mentalité traditionnelle déjà évoquée et accoutumée à incriminer des conspirateurs." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 64.)

 

"Voyez en 1792 la république du soupçon des "Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et Aveugles clairvoyants" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 70) repose tout entière et seulement dans l'exercice du soupçon."

 

En vue du changement promis", "l'idéologie révolutionnaire est à la recherche d'auteurs, de responsables, d'un ou plusieurs 'individus' à désigner." (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, note 65, p. 170.)

 

En 1789, "l'imaginaire du complot remplit une autre fonction encore. "La crainte du 'complot aristocratique' est en effet le vecteur par lequel la nation se constitue. (...) La nation [révolutionnaire de 1789. NdCR.] se définit par ce qu'elle rejette; elle prend forme matérielle, consistance et réalité, à travers la mobilisation qu'entraînent les rumeurs sur les complots qui le menacent." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 65.)

 

Le discours républicain, dès le début de la république en 1792 se constitue contre, il n'y a rien de positif là-dedans.

 

Ce qu'ils appellent "théorie du complot" s'appelait autrefois esprit critique et était considéré comme salutaire pour une démocratie

En juin 2013, dans l'Appel à la résistance ! Ce message qui se lève, "la Résistance ... s'exprime de différentes façons"...

 

Le mouvement de la Résistance aux mondialistes, initié en 2013, respecte le libre arbitre et la loi naturelle, "cette force mystérieuse, immuable, qui rend l'homme capable de raison, de justice et d'équité. Ce droit naturel est lui aussi d'origine divine; mais indépendant des lois révélées. La loi naturelle représente ce qui est tacitement commun aux chrétiens et aux non-chrétiens... Une loi de déraison ou d'iniquité n'engage pas en conscience les sujets." (François BLUCHE, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 191.)

 

L'unité dans la diversité était une des richesses de l'Ancien Régime et ses libertés concrètes, innombrables. "Les libertés sous la Monarchie se déclinaient au pluriel" (François Bluche, Louis XIV) 

Sous l'"Ancien Régime", du XVIe siècle à 1789, la France était un "pays hérissé de libertés" (F. Funck-Brentano, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 179), au point que pour Tocqueville, "les libertés (françaises)... offraient une résistance à l'arbitraire 'plus efficace,... que celle des lois" (cité in Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 528).

 

"Les rois voulaient unir en respectant les traditions et les particularités locales, sans user de violence. Ils cherchaient à supprimer de façon graduelle, et tout en les tolérant d'abord, les frontières administratives, financières, douanières, etc., qui séparaient les diverses provinces de France.

 

"Les révolutionnaires, sans comprendre que la variété est une forme de la liberté, et peut-être la plus essentielle pour chacun, s'orientaient vers une unité dans l'uniformité. Le niveau, emblème de la Maçonnerie, correspondait à leur projet principal. "(Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959, p. 244.)

 

"Une loi de déraison ou d'iniquité n'engage pas en conscience." (François Bluche, louis XIV). Le mouvement actuel de désobéissance civile. Les 11 actes de désobéissances civiles les plus mémorables de l'histoire étaient tous fondés sur le respect de cette loi naturelle, elle-même d'origine divine.

 

C'est sans doute cette pensée constitutive d'une unité dans la diversité face à l'uniformité du projet mondialiste qui sous-tend aujourd'hui encore l'ensemble du mouvement de la Résistance s'opposant à la mondialisation de la grande réinitialisation.

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 10:45

"Comment réorganiser le monde ? Comment le contrôler ?

 

"Préconiser la lutte. 

 

"Enseigner le matérialisme et l'athéisme dans les écoles.

 

"Apprendre au peuple à lutter pour obtenir ce qu'il désire. Et pour assouvir ses pulsions, dites-leur de nier les valeurs morales élevées et de nier l'existence de Dieu. Car celles-ci ne sont pas en adéquations avec le 'progrès' et la 'science'.

 

"Qu'arrive-t-il alors quand les gens ne croient plus en Dieu ? Où vont-ils rechercher refuge ? À qui vont-ils demander de l'aide ? Et bien ils vont demander de l'aide ... au gouverne-ment.

 

"Vous savez que pendant longtemps, l'interprétation marxiste de l''histoire nous a laissé entendre que les rois d'autrefois étaient tout aussi autoritaires que les dirigeants communistes des régimes totalitaires.

 

"On nous a laissé entendre que la monarchie de droit divin avait amené les rois à se prendre pour des dieux vivants sur terre. Il s'agit en fait d'une confusion. Dans une société où les gens sont tous profondément convaincus de l'existence de Dieu, où ils sont convaincus que les mauvaises actions seront rétribuées par des punitions célestes, ils sont moins enclins à faire du mal.

 

"En fait on disait autrefois que la Couronne du roi était ce qui permettait de connecter le roi avec le ciel. Elle faisait le lien entre le Ciel ... et la terre.

 

"Je ne dis pas bien sûr que tous les rois du passé étaient de bons rois. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de mauvais rois dans l'histoire. Ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis c'est que la monarchie de droit divin faisait du roi le représentant de Dieu sur terre. C'est-à-dire qu'il devait régner sur son Royaume en se conformant aux lois divines. Il avait été investi de cette mission. Or dans un régime sans Dieu, dans un régime fondé sur l'athéisme et sur la croyance dans le marxisme-léninisme, comme le régime soviétique ou le régime communiste chinois, les dirigeants ne sont pas des représentants de Dieu sur terre, ce sont des dieux vivants sur terre. Cela veut dire qu'ils considèrent qu'il n'y a personne au-dessus d'eux, qu'il n'y a personne pour les juger et les punir s'ils agissent mal. Dès lors, ils n'ont plus aucune crainte. Et la censure, la propagande et le contrôle social ne leur pose aucun problème. La terreur amène donc le peuple à penser que la seule façon d'échapper à la souffrance est de s'en remettre au gouverne-ment. Il n'y aura personne d'autre que le gouvernement pour sauver le peuple. Et s'ils ont le malheur de s'en remettre à quelqu'un d'autre, alors ils seront considérés comme des dissidents... (Des "complotistes", ... Ndlr.)

 

"Le communisme est responsable de la mort de 100 millions de personnes.

 

"Or ce fait est très peu enseigné dans les écoles. Et nombre d'historiens et de sociologues cherchent encore à défendre l'idéologie marxiste.

 

"En parler, c'est briser un tabou. C'est permettre aux jeunes de ma génération, et tous ceux qui viendront après nous, de comprendre les dangers d'une société qui repose sur la lutte des classes et le rejet des valeurs du passé.

 

"L'Amérique actuelle (celle des "démocrates" de Biden. Ndlr.) et la société moderne promeuvent la lutte des races. L'assouvissement sans fin des pulsions, l'éradication de la croyance et de la morale d'autrefois. Elle façonne des dissidents et les accuse de toutes sortes de crimes pour mieux justifier la répression et la restriction de la liberté de conscience et de parole, par le biais des entreprises de hautes technologies et en prônant la cancel culture dans les universités et dans les milieux intellectuels.

 

"Si on vous accuse d'être un dissident, un élément mauvais pour la société ou un danger pour la démocratie, songez-y à deux fois.

 

"(...) En fait, le seule moyen de savoir si une chose est juste ou non est de juger avec son cœur tout en sachant s'en remettre aux valeurs morales de nos ancêtres basées sur la justice, la vérité, et la gentillesse."

 

(Fin de citation)

 

___________

Pour compléter ce que dit Laetitia Rodrigues dans cette video, précisons par exemples que la mère de Saint Louis, disait à son fils : "je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel." Ces quelques 26 mots sont à eux seuls tout un traité politique.

 

Sous Louis XIV, encore, écrit l'historien François Bluche citant les Instructions ou Mémoires rédigés par Louis XIV pour la formation du Dauphin :

"Le droit divin, (...) impose au souverain des devoirs. 'Le ciel, écrit Louis, nous confie des peuples et des États', apportant aussitôt une limitation au pouvoir des princes. Un monarque, surtout le roi 'très-chrétien', doit appliquer mieux que ses sujets les commandements de Dieu et de l'Église. Même la modestie lui incombe : 'S'il y a une fierté légitime en notre rang, il y a une modestie et une humilité qui ne sont pas moins louables.' Le roi doit pratiquer l'examen de conscience, gage de lucidité politique, antidote des flatteries de cour. Enfin, plus que tous les autres hommes, les souverains doivent 'instruire leurs enfants par l'exemple et par le conseil.' 

 

"Les Mémoires pour l'année 1661, (...) sont justement célèbres. S'ils n'avaient pas les réflexions d'un Marc-Aurèle ou d'un Frédéric II, ils renferment, en excellent style, l'essentiel du message politique du Roi : la théorie de la monarchie absolue française et sa pratique." (François BLUCHE, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 178-179.)

 

"Aujourd'hui ces faits sont trop oubliés. (...) [D]epuis 1789, un enseignement simplificateur a noirci le concept de monarchie absolue;. Le XIXe siècle l'a d'ailleurs peu à peu remplacé par l'horrible mot d'absolutisme, faisant de l'ancien régime un système de l'arbitraire, voire du despotisme ou de la tyrannie. La monarchie de Louis XIV devenait rétrospectivement comme le règne du bon plaisir.

 

"(...) Mais absolutus, venant du verbe absolvere (délier), les Français du XVIIe siècle savent aussi que monarchia absoluta signifie monarchie sans liens, et non pas sans limites. (sans liens avec les puissants, les "lobbies" dirions-nous aujourd'hui. Ndlr.)

 

"(...) Pour les juristes comme pour les Français instruits, le pouvoir royal, s'il est absolu, est également circonscrit. Le monarque doit respecter les maximes fondamentales dites encore lois du royaume." (François BLUCHE, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 185-187.)

 

"Le Décalogue est un redoutable cahier des charges ! (...) Si le Roi devient par exemple idolâtre, sacrilège, polygame, il risque dès ici-bas d'attirer sur lui et sur le royaume la colère divine. dans les cas les plus graves, la révolte des sujets serait légitime, ces derniers étant ipso facto déliés du devoir de soumission. 

"Le monarque est aussi tenu au respect de la loi naturelle, cette force mystérieuse, immuable, qui rend l'homme capable de raison, de justice et d'équité. Ce droit naturel est lui aussi d'origine divine; mais indépendant des lois révélées. La loi naturelle représente ce qui est tacitement commun aux chrétiens et aux non-chrétiens.. Il résulte, de l'obligation de s'y soumettre, que le Roi quand il fait des lois, doit légiférer conformément à la raison et à la justice. Une loi de déraison ou d'iniquité n'engage pas en conscience les sujets." (François BLUCHE, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 191.)

 

Tout au long de l’histoire de la monarchie française, cette constitution bornera la volonté du prince — conformément aux commandements de Dieu d’abord, ensuite au respect des lois naturelles — et tout acte qui y portera atteinte sera frappé de nullité.

___________

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 15:17

Il est désormais clair que l'objectif des élites politico-médicales est de nous maintenir dans un état d'incertitude indéfinie. Le tout dans un état d'engourdissement général dans lequel les médias de masse et les plus hautes institutions s'affrontent pour ne pas poser de questions et ne pas apporter de réponses...

Le président du Conseil italien, Conte

Le président du Conseil italien, Conte

L'hiver de la démocratie

La Nuova Bussola Quotidiana

Par Antonio Zama *

 

Nous savons bien que, surtout en politique, il est écrit provisoire, et il est lu définitif. Ceux qui avaient l'illusion que les mesures restrictives étaient de nature temporaire ont reçu la confirmation entre Noël et l'Épiphanie qu'au contraire l'objectif des élites politico-médicales était de nous maintenir dans un état d'incertitude indéfinie, affaiblissant tout désir résiduel, je ne dis pas de liberté mais plutôt de sérieux.

 

Le robinet s'ouvre, se ferme, reste à moitié ouvert ou à moitié fermé, il pourrait partiellement s'ouvrir ou se fermer complètement, "accrochant" la décision à des indices variables et facilement surmontables ou non, selon la volonté politique. Le tout dans un état d'engourdissement général, dans lequel les médias de masse et les plus hautes institutions se font concurrence pour ne pas poser de questions et ne pas apporter de réponses.

 

Exemple, parmi mille: quelqu'un connaîtrait-il pas tant la date, Dieu nous en préserve, mais les conditions sur la base desquelles nous pouvons revenir à la vie normale ? 50, 60 ou 70% des vaccinés ? Et sur la base de quels paramètres ? Est-ce que ceux qui ont déjà développé des anticorps au moins sur une base statistique ont-ils été pris en compte ? Il ne me semble pas que nous parlions de cela de manière laïque , comme nous le disons aujourd'hui avec un terme qui ne veut rien dire mais qui est très populaire.

À y regarder de plus près, il n'est pas si paradoxal qu'alors que nous nous concentrons tous sur les batailles pour la reconnaissance de nouveaux droits et libertés, nous perdons au passage ceux sur lesquels nous comptons depuis des décennies, ce qui nous a semblé une réalisation établie et maintenant considérée comme acquise.

 

Et il n'est pas paradoxal que ces chaires dont pendant des décennies la fanfare du souvenir, des libertés à conquérir jour après jour, à ne pas oublier ont retenti, soient aujourd'hui silencieuses ou occupées à trouver ou à propager les justifications les plus convaincantes, celles qui normalement anéantissent le public qui finit d'abord par se demander s'il n'a pas exagéré en pensant mal et, ensuite, par s'auto-flageler, espérant ne pas être précipité parmi les damnés étiquetés du négationnisme.

 

Ce n'est pas paradoxal parce que nous vivons plongés dans les dogmes du liquide amniotique moderne et politiquement correct alimenté par la rhétorique et la peur. L'effet est que l'exercice du questionnement, du doute, du raisonnement est auto-refoulé et celui de la dissidence est réduit au silence. C'est pourquoi 2020 était l'annus horribilis, certainement pas pour le Covid. L'année-épiphanie du visage dictatorial de la démocratie avec laquelle nous devrons faire face dans les années à venir.

 

Le dogme du politiquement correct est hors de la vérité: il décrit quelque chose qui est, qui n'a pas besoin d'explication, qui doit être accepté comme une réalité ontologique à l'avance et hors du temps, indiscutable. C'est la religion qui anesthésie et désinfecte.

 

Voyons quelques-uns de ces dogmes: on peut faire un joli jeu de société pour enrichir les après-midis domestiques:

- Le gouvernement en exercice travaille pour notre bien, il faut avoir confiance

- Nous avons besoin d'unité: nous ne pouvons pas discuter ou faire des controverses

- Ce qui est essentiel pour le citoyen est décidé par le gouvernement et, en dernier ressort, par l'État.

- Si quelque chose ne va pas, c'est la faute du citoyen (et du peuple. Ndlr.) indiscipliné

- La compression des droits et libertés est justifiée et proportionnée au risque de contagion

- Les réseaux sociaux ont le droit d'occulter ce qui n'est pas conforme au politiquement correct

- Les villes vides sont plus désirables que les villes surpeuplées

- Les chiffres ne nécessitent aucune explication

- Les conférences de presse sont des événements de gala dans lesquels vous écoutez et ne posez pas de questions

- La médecine est une science basée sur des déclarations apodictiques infaillibles

- Le vaccin est le seul espoir et c'est un devoir moral de se faire vacciner

- L'objection de conscience est intolérable

- Si vous ne vous faites pas vacciner, vous devez être banni

- La liberté d'expression est valable aussi longtemps que vous dites ce que j'attends d'entendre

- Le monde sans argent liquide est souhaitable

- Si vous êtes un commerçant, vous faites du black

- La santé publique est l'avenir, la santé privée est un passé détestable

- Nous devons changer les modes de vie, définitivement

- Être plus pauvre mais avec un revenu garanti c'est mieux

- Que ce soit une fausse nouvelle dépend d'où elle vient

- Un Noël sobre et seul est mieux que qu'un Noël traditionnel

- L'agenda vert est au cœur de l'avenir de la planète

 

L'exercice pourrait durer longtemps : il suffit d'observer les réactions envers les audacieux imprudents qui posent des questions ou, pire encore, émettent des déclarations extra-ordinaires .

La rhétorique et la peur se prêtent mutuellement leurs armes dans des phases alternées. Masque et autodéclaration, vaccination et couvre-feu, distanciation et permission. Les médias du régime n'ont pas besoin de voile, ils sont parfaitement alignés. Le sujet doit se sentir appelé aux armes et ne pas pouvoir demander pourquoi.

 

Que puis-je faire pour l'Etat? Il conviendrait que les élites fassent quelque chose pour moi: clarifier comment les morts sont comptés, le sens des mesures adoptées et les moments dans lesquels elles ont été décidées, l'utilisation des communications du palais, le rôle des techniciens, car ils ne se sont pas concentrés sur soins, sur la base de quels éléments le vaccin est considéré comme aussi sûr que les autres en cours d'utilisation, dans quelles conditions ils pensent que nous pourrons revenir (si nous pouvons revenir) à la normale.

 

L'impression est qu'il est trop tard maintenant, une fois que le renard est entré dans le poulailler, il n'y a plus d'histoire, nous nous sommes volontairement habitués à la mystique de l'information politiquement correcte et mystifiée. Si j'avais pu choisir, j'aurais préféré la mystique du toucher de la scrofule, attribut et pouvoir de certains souverains médiévaux.

C'était le bon temps : il y avait la peste, les famines, la guerre, la mort, la peur quotidienne, mais la vie était florissante et la liberté bien plus grande que ce que nous sommes enclins à croire. Avant tout, les cathédrales ont été construites dans une course pour voir qui pourrait les rendre plus grandes, et plus riches. Nous, pleins de rhétorique sur la culture, avons, sans réfléchir, fermé des musées, des théâtres et des cinémas. Gonflé de rhétorique sur l'éducation, nous avons fermé des écoles. Gavés de rhétorique sur les relations sociales, nous avons fermé les bars, les pubs, les restaurants, les trattorias, les tavernes, les piscines, les gymnases, les terrains de sport et les stations de ski. Bourrés de rhétorique sur le partage, nous avons éteint la famille. Il doit y avoir une raison.

 

C'est l'hiver de la démocratie. Rendez-nous l'automne du Moyen Âge.

 

* Juriste, directeur du portail juridique Filodiritto

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 13:23

En 1792 les "républicains" parlaient d'un "complot" des gens de Vendée contre la république, mais l'inverse ne pouvait être qu'une fake news !

Source: GloriaTv

Assassinat de Louis XVI : prémédité par la Franc-Maçonnerie en 1785. D’après « La Franc-Maçonnerie et la Révolution française » de Maurice Talmeyr, paru en 1904)

 

Quel a été, en 1789, en 1792 et en 1793, le rôle exact de la Franc-Maçonnerie dans la Révolution française ? s’interroge en 1904 l’historien et essayiste Maurice Talmeyr. Rapportant que la Franc-Maçonnerie consiste, dans un premier en temps et en apparence, surtout en bals, en banquets et en démonstrations de bienfaisance, il explique qu’il s’agit d’une simple façade, les philosophes des Lumières, et en tête Voltaire, s’appliquant méthodiquement à « maçonniser » les hautes classes de la société afin de préparer la Révolution et le renversement du régime monarchique, tandis qu’en 1785, un congrès de la Franc-Maçonnerie prémédite l’assassinat du roi Louis XVI...

Les documents authentiques, émanant de la Maçonnerie elle-même, ne peuvent pas, on le comprend, ne pas être rares sur le rôle exact de la Franc-Maçonnerie dans la Révolution française, écrit Maurice Talmeyr. Une société secrète ne serait pas une société secrète, si elle ne prenait pas le plus grand soin de cacher tout ce qui peut renseigner sur elle, et les témoignages positifs, là où par principe on les supprime, ne peuvent nécessairement pas abonder.

Néanmoins, si le véritable témoignage nous fait souvent ainsi défaut, il n’en est pas de même de certains faits, singulièrement saisissants, et qui en arrivent, rapprochés les uns des autres, à produire une lumière presque aussi probante que la lumière même des documents. Or ces faits-là sont innombrables, et la démonstration qui en résulte, c’est qu’il n’est peut-être pas une seule des grandes journées de la Révolution qui n’ait pas été, plus ou moins longtemps à l’avance, machinée et répétée dans les Loges, comme on répète et comme on machine une pièce dans un théâtre...

 

Suivez donc avec un peu d’attention les faits qui vont vous être exposés, et vous verrez, comme de vos yeux, tout un grand pays violemment transformé, par la plus évidente des conspirations, en une immense et véritable Loge. Vous le verrez jeté par force dans toute une succession d’épreuves maçonniques graduées, dont les premières dissimulaient soigneusement le secret final, mais dont la dernière, dès le début, avait toujours dû être le meurtre du roi, pour aboutir au but suprême et caché, c’est-à-dire à la destruction de la nationalité elle-même !

 

Avant d’en arriver aux faits particuliers, nous constaterons d’abord un grand fait général, c’est que l’histoire de la Révolution a toujours joui, jusqu’ici, du privilège singulier d’être acceptée comme histoire, sans que personne, au fond, l’ait jamais expliquée. D’après les documents les moins niables, et contrairement à une légende audacieusement fabriquée, la nation française, comme masse populaire, en dehors d’une certaine noblesse, d’un certain clergé et d’une certaine bourgeoisie, était alors profondément catholique et royaliste.

 

Au moment même où on massacrait les prêtres, où l’on détruisait avec le plus de rage tout ce qui était de la Religion traditionnelle, on avait dû renoncer à interdire les processions dans Paris, où le peuple, comme l’établissent aujourd’hui les témoignages les plus précis, obligeait, en pleine Terreur, les patrouilles de sectionnaires à rendre dans la rue les honneurs au saint Sacrement.

 

Taine, dans La conquête jacobine, explique qu’alors, si un prêtre portant le viatique passe dans la rue, on voit la multitude « accourir de toutes parts pour se jeter à genoux, tous, hommes, femmes, jeunes et vieux, se précipitant en adoration ». Le jour où la châsse de Saint-Leu est portée en procession rue Saint-Martin, « tout le monde se prosterne : je n’ai pas vu, dit un spectateur attentif, un seul homme qui n’ait ôté son chapeau. Au corps de garde de la section Mauconseil, toute la force armée s’est mise sous les armes. » En même temps, « les citoyennes des Halles se concertaient pour savoir s’il n’y aurait pas moyen de tapisser. Dans la semaine qui suit, elles obligent le comité révolutionnaire de Saint-Eustache à autoriser une autre procession, et, cette fois encore, chacun s’agenouille ».

 

Quant au culte envers le prince, poursuit Talmeyr, il se prouve par les manifestations mêmes dirigées contre sa personne. Pendant deux ans, la Révolution se fait au cri de Vive le Roi ! Ensuite, la plupart même des hommes et des femmes d’émeute, soldés pour outrager le souverain, sont tout à coup ressaisis, en face de lui, de l’insurmontable amour de leur race, pour le descendant de ses monarques. Toute leur exaltation, en sa présence, tourne, comme en octobre 1789, en respect et en tendresse.

 

Que voit-on, au retour de Varennes, pendant que la famille royale prend son repas ? On voit le député révolutionnaire Barnave se tenant respectueusement debout derrière le roi, et le servant comme un valet de chambre ! Et ce sentiment catholique et royaliste, presque général à cette époque, se confirme, de façon certaine, par les chiffres mêmes des élections. Dès 1790, les ennemis de la Religion et de la Monarchie ne sont plus élus partout que par le dixième, puis par le quinzième, puis par le vingtième des électeurs. Taine constate, à Paris, aux assemblées primaires de 1791, un an déjà avant le 10 août, plus de soixante-quatorze mille abstenants sur quatre-vingt-un mille deux cents inscrits !

 

N’est-il pas rigoureusement vrai, en conséquence, que la Révolution, considérée comme mouvement national, ne peut pas s’expliquer ? On comprend une nation comme l’Amérique, chez qui la domination anglaise est impopulaire, et qui s’en débarrasse. On ne comprend pas une nation qui a la Religion et la Monarchie dans le sang, qui les veut, qui ne veut qu’elles, et qui les renverse avec fureur. Et cette Révolution-là est tellement inexplicable que tous les historiens, quels qu’ils soient, renoncent, en réalité, à l’expliquer, car les explications par la « fatalité », la « Providence », la « force des choses », le châtiment divin, ou l’ « anarchie spontanée », les seules qu’on nous ait encore données, ne sont pas des explications.

 

Plus loin, notre essayiste s’interroge : où en était, au dix-huitième siècle, la Franc-Maçonnerie en France ? Elle y daterait, exactement, d’après ses propres annuaires, de soixante-quatre ans avant la Révolution, de 1725, et ses deux premiers grands maîtres auraient été deux Anglais, lord Derwentwater, et lord Harnouester. Elle est ensuite présidée par un grand seigneur français, le duc d’Antin, puis par un prince du sang, Louis de Bourbon, comte de Clermont, puis, de 1771 à 1793, par le duc de Chartres, plus tard duc d’Orléans, et, plus tard encore, Philippe-Égalité (père de Louis-Philippe, roi des Français de 1830 à 1848).

 

Comme en témoigne la liste de ses grands maîtres, la Franc-Maçonnerie, dans la période immédiatement antérieure à la Révolution, ne cesse pas de suivre, malgré ses crises, une marche ascendante rapide. Elle devient à la mode, finit par faire fureur et le Grand Orient en arrive à créer ces fameuses Loges d’adoption où les femmes étaient admises. Les récipiendaires femmes, nous apprend M. d’Alméras, auteur d’une histoire de Cagliostro, et qui ne semble l’ennemi ni de Cagliostro, ni des Loges, sont des « actrices, des danseuses, des bourgeoises ou des grandes dames sans préjugés ».

 

Alors, en résumé, la Franc-Maçonnerie, au moins en apparence, consiste surtout en bals, en banquets, en démonstrations de bienfaisance. En 1775, la duchesse de Bourbon recevait le titre de grande maîtresse de toutes les Loges d’adoption de France, le duc de Chartres l’installait lui-même dans ce pontificat féminin, au milieu de fêtes magnifiques, et on faisait une quête, à la fin du banquet, en faveur « des pères et mères retenus en prison pour n’avoir pas payé les mois de nourrice de leurs enfants ».

 

Telle est, pendant toute cette période, la façade de la Franc-Maçonnerie. Elle est à la fois somptueuse et amusante, avec la promesse d’un mystère, probablement inoffensif, et peut-être même agréable, à l’intérieur de la maison. Sous prétexte de philanthropie, on s’y divertit énormément. On s’y mêle entre gens de la bonne société et de la moins bonne, dans l’illusion d’une égalité sociale qui ne manque pas toujours de piment. On se donne la sensation d’une vie en double où l’on s’appelle de noms de guerre, en échangeant des mots de passe. On se procure le petit frisson d’attendre quelque chose de secret qui sera peut-être défendu.

 

On joue en grand, en un mot, à ces jeux innocents qui ne le sont pas toujours, et un prodigieux enjouement jette toute la société dans ce jeu-là. Les plus honnêtes gens s’en mettent, et Marie-Antoinette écrit, à cette époque, à Mme de Lamballe : « J’ai lu avec grand intérêt ce qui s’est fait dans les loges franc-maçonniques que vous avez présidées, et dont vous m’avez tant amusée. Je vois qu’on n’y fait pas que de jolies chansons, et qu’on y fait aussi du bien. »

 

N’existait-il donc, cependant, aucun motif de se méfier ? Si, et certains Etats, dès le milieu du dix-huitième siècle, chassaient assez rudement ces francs-maçons qui s’attachaient en France, avec une si extraordinaire activité, à amuser les Français, à les faire danser, à chatouiller leur frivolité. Le pape Clément XII, en outre, avait lancé contre eux une bulle assez suggestive, dans laquelle il les comparait « aux voleurs qui percent la maison ». On pouvait donc, dès ce moment-là, ne pas déjà voir dans les Loges de simples lieux d’amusements, comme la malheureuse Marie-Antoinette.

 

Une société « maçonnisée », c’est donc bien celle qui précède immédiatement la Révolution. Elle s’est « maçonnisée » pour s’amuser, mais elle s’est « maçonnisée ». C’est l’atmosphère en dehors de laquelle il ne faut pas même essayer de voir cette époque, sous peine de n’en rien voir de vrai. Et Talmeyr d’expliquer que le « maçonnisme », dès trente ou quarante ans avant 1789, est si bien déjà devenu l’ambiance générale, que les philosophes, en réalité, ne répandent pas simplement leur philosophie par leurs écrits, mais se conjurent maçonniquement pour la répandre, et dans le sens rigoureux du mot...

 

Ecoutez Voltaire dans sa correspondance : « Il faut, écrit-il, agir en conjurés, et non pas en zélés... Que les philosophes véritables fassent une confrérie comme les Francs-Maçons... Que les mystères de Mithra ne soient pas divulgués... Frappez, et cachez votre main... »

 

En 1789, entre les atrocités de la prise de la Bastille et celles des massacres d’octobre, un certain Leroy, lieutenant des chasses royales, s’écriait avec des sanglots, lors d’un dîner qui avait lieu chez d’Angevilliers, intendant des Bâtiments du Roi : « J’étais le secrétaire du Comité à qui vous devez cette Révolution et j’en mourrai de douleur et de remords !... Ce Comité se tenait chez le baron d’Holbach... Nos principaux membres étaient d’Alembert, Turgot, Condorcet, Diderot, La Harpe, et ce Lamoignon qui s’est tué dans son parc !... La plupart de ces livres que vous avez vus paraître depuis longtemps contre la religion, les mœurs et le gouvernement étaient notre ouvrage, et nous les envoyions à des colporteurs qui les recevaient pour rien, ou presque rien, et les vendaient aux plus bas prix... Voilà ce qui a changé ce peuple, et l’a conduit au point où vous le voyez aujourd’hui... Oui, j’en mourrai de douleur et de remords... »

 

Les lettres de Voltaire en date de mars 1763 confirment ces faits : « Pourquoi les adorateurs de la raison, écrivait-il alors à Helvetius, restent-ils dans le silence et dans la crainte ? Qui les empêcherait d’avoir chez eux une petite imprimerie et de donner des ouvrages utiles et courts dont leurs amis seraient les seuls dépositaires ? C’est ainsi qu’en ont usé ceux qui ont imprimé les dernières volontés de ce bon et honnête curé Meslier... » Et il ajoute : « On oppose ainsi, au Pédagogue chrétien et au Pensez-y bien, de petits livres philosophiques qu’on a soin de répandre partout adroitement. On ne les vend point, on les donne à des personnes affidées qui les distribuent à des jeunes gens et à des femmes... »

 

 

En réalité, poursuit Maurice Talmeyr, la conjuration philosophique n’avait que très peu perverti le peuple, et par une excellente raison, c’est que le peuple ne savait pas lire. Elle avait surtout empoisonné les hautes classes. Mais cette philosophie qui est une conjuration, et qui machine, dans le mystère, avec des masques et des trahisons, l’application de ses préceptes, n’est-elle pas, pour une époque, toute une caractéristique ?

 

Notre essayiste rapporte la tenue à Wilhelmsbad (Allemagne), en 1781, d’un grand congrès de la Franc-Maçonnerie universelle, où les délégations arrivaient en masse, de France, de Belgique, de Suède, d’Italie, d’Angleterre, d’Espagne, d’Amérique, de tous les points du globe ! Est-il exact, comme on l’a dit, qu’on ait arrêté, dix ans d’avance, dans cette tenue de Wilhemsbad, la mise à mort de Louis XVI et presque toute la Terreur ? On peut affirmer, dans tous les cas, que, trois ans plus tard, la mort du roi de Suède et celle de Louis XVI étaient décidées dans une tenue de Francfort, en 1785, comme l’atteste une lettre du cardinal Mathieu, archevêque de Besançon :

 

« Il y a dans mon pays, écrit le cardinal Mathieu, un détail que je puis vous donner comme certain. Il y eut à Francfort, en 1785, une assemblée de Francs-Maçons où furent convoqués deux hommes considérables de Besançon, qui faisaient partie de la Société, M. de Reymond, inspecteur des postes, et M. Maire de Bouligney, président du Parlement. Dans cette réunion le meurtre du roi de Suède et celui de Louis XVI furent résolus. MM. de Reymond et de Bouligney revinrent consternés, en se promettant de ne jamais remettre les pieds dans une Loge, et de se garder le secret. Le dernier survivant l’a dit à M. Bourgon... Vous avez pu en entendre parler ici, car il a laissé une grande réputation de probité, de droiture et de fermeté parmi nous. Je l’ai beaucoup connu, et pendant bien longtemps, car je suis à Besançon depuis quarante-deux ans. »

 

Ce qu’on sait aussi, et avec certitude, c’est que la réunion de Wilhemsbad avait un épilogue dans le genre des révélations désespérées du malheureux M. Leroy. Le comte de Virieu, sur qui les Illuministes avaient cru pouvoir compter, et qui avait fait partie de la délégation française, revenait terrifié du Congrès, déclarait quitter la secte, et disait au baron de Gilliers : « Je ne vous révélerai pas ce qui s’est passé ; ce que je puis seulement vous dire, c’est que tout ceci est autrement sérieux que vous ne pensez. La conspiration qui se trame est si bien ourdie qu’il sera pour ainsi dire impossible à la Monarchie et à l’Église d’y échapper. »

 

Enfin, c’est également encore à cette époque que l’écrivain Cazotte, qui avait appartenu aux Illuministes français (alliés à la Franc-Maçonnerie), faisait un soir, dans un dîner, cette soi-disant prophétie dont la réalisation devait, évidemment, comporter une part de coïncidence, mais qui était aussi, avant tout, comme celles de Cagliostro, et sans aucun doute possible, de l’information anticipée. Il disait aux convives qui s’en amusaient beaucoup, trois ou quatre ans avant 1789 :

 

« Vous, Monsieur Bailly, et vous, Monsieur de Malesherbes, vous mourrez sur l’échafaud... Vous, Madame, on vous conduira en charrette, les mains liées derrière le dos, à la place des exécutions. — Mais, Monsieur le prophète, lui répondait en riant la duchesse de Grammont, ne me laisserez-vous pas au moins un confesseur ? — Non, Madame, non, lui répondait Cazotte énigmatique, non, vous n’en aurez pas, et le dernier supplicié qui en aura un, ce sera le roi !... », rapporte Louis Blanc dans son Histoire de la Révolution française.

 

Source: La France pittoresque

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 20:47

Sidney Powell a publié un classeur de 270 pages de documents qui prouvent hors de tout doute raisonnable que l’ingérence étrangère directe et la fraude ont entaché l’élection présidentielle du 3 novembre.

 

L’illusion de la victoire de Joe Biden était basée sur des bulletins de vote frauduleux et des programmes informatiques. Le président Donald Trump a été le véritable vainqueur de l’élection. La fraude électorale a été orchestrée par des États socialistes étrangers, dont entre autres la Chine.

Source: Pdf à télécharger de 270 pages. MirastNewsLes Observateurs 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 16:16

Tim Brown 18 janvier 2021

Alors que la désobéissance civile se développe non seulement aux États-Unis mais dans le monde entier, c'est un rappel important des moments incroyables de l'histoire où les hommes se sont opposés à la tyrannie.

 

Lawrence W. Reed de la Fondation pour l'éducation économique nous rappelle 11 des actes de désobéissance civile les plus mémorables de l'histoire.

 

La «désobéissance civile» suscite une gamme de réactions lorsque les gens entendent le terme. Certains grimacent instinctivement, la considérant comme antisociale ou subversive.

 

D'autres, comme moi, veulent en savoir plus avant de juger. Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à s'y engager? Qui sera affecté et comment? Qu'est-ce que la personne «désobéissante» espère accomplir? Existe-t-il des actions alternatives qui pourraient être plus efficaces?

 

Un de mes premiers souvenirs d'enfance était un acte de désobéissance civile. Ma famille résidait près de Beaver Falls, en Pennsylvanie, à environ 18 km de la ville frontalière de l'Ohio de Negley. À l'époque, la Pennsylvanie interdisait l'introduction et la vente non autorisées de lait de l'Ohio. Lors de nombreux samedis de la fin des années 50 et du début des années 60, mon père et moi nous rendions à Negley et remplissions la banquette arrière de notre voiture avec du lait bon marché. Pendant le trajet de retour à la maison, il m'a averti de "garder couvert et de ne rien dire si les flics nous arrêtent".

 

Pour moi, la contrebande de lait était une aventure passionnante. C'était carrément excitant de se soustraire à une loi stupide tout en gardant un œil sur un flic qui n'aurait peut-être rien de mieux à faire que de démanteler quelques marchands laitiers notoires. Je sais que mon père a gagné quelques dollars en revendant le lait à des voisins heureux. Nous n’avons jamais eu de regrets ni de douleurs de conscience pour avoir commis ce crime sans victime. Nous soutenions simplement une cause que même Abraham Lincoln aurait peut-être soutenue lorsqu'il déclara: "La meilleure façon de faire abroger une mauvaise loi est de l'appliquer strictement."

 

Les représentants du gouvernement détestent la désobéissance civile parce que c'est la façon d'un citoyen mécontent de lever le nez. Si nous ne sommes pas satisfaits des lois ou des politiques stupides, destructrices, corrompues, contre—productives, inconstitutionnelles ou indéfendables, ils nous conseillent de faire la chose “démocratique” - ce qui signifie espérer le meilleur lors d'une élection future, se présenter en ligne pour être condescendu à une audition publique ennuyeuse, ou tout simplement se taire.

 

Mon expert en la matière n’est ni un politicien, ni un prédicateur, ni un universitaire. C'est Henry David Thoreau, qui a demandé : "Le citoyen doit-il jamais pour un moment, ou dans une moindre mesure, démissionner de sa conscience au législateur? Pourquoi chaque homme a-t-il alors une conscience? Je pense que nous devons d'abord être des hommes, et des sujets ensuite."

 

Si le choix est l'obéissance ou la conscience, je fais de mon mieux pour choisir la conscience.

 

Historiquement, la désobéissance civile - le refus de se conformer à une loi ou à un commandement d'une autorité politique - est extrêmement courante. Parfois, elle est calme et largement invisible. D'autres fois, elle est bruyante et publique. Pour qu'un acte soit un acte de désobéissance civile, il doit être accompagné d'objections de principe ou philosophiques à une loi ou à un ordre (pour exclure des actes tels que le simple vol, la fraude, etc.).

 

Certains théoriciens politiques soutiennent que pour être qualifié de désobéissance civile, un acte doit être pacifique; d'autres autorisent la violence dans leur définition du terme. Les révolutions sont certainement des actes de désobéissance, même si, du fait qu'elles ont tendance à s'accompagner de violence, elles ne sont souvent pas très "civiles". En tout état de cause, la violence indéfendable de cette semaine à Washington ne doit pas nous aveugler sur l’histoire très honorable d’une véritable désobéissance civile et ses motivations plus élevées.

 

Voici une courte liste de ce que j'appelle «de grands moments de désobéissance civile». Il n'y a pas d'ordre particulier autre que chronologique, et je ne dirais même pas que ce sont tous parmi les «meilleurs» exemples de l'histoire. Ils sont, au moins, matière à réflexion intéressante. Voyez combien d'entre eux vous pourriez approuver.

 

1. Défier un pharaon dans l'Égypte ancienne

Le premier chapitre du livre de l'Exode de l'Ancien Testament fournit ce qui est probablement le plus ancien exemple enregistré de désobéissance civile. Cela remonte à environ 3 500 ans. Deux sages-femmes en Égypte, nommées Shiphra et Pouah, ont désobéi à l'ordre du pharaon de tuer tous les bébés hébreux mâles à la naissance. Lorsqu'elles ont été appelées à rendre des comptes, elles ont menti pour couvrir leurs traces. Le récit de l'Exode dit que leur défiance a plu à Dieu, qui les a récompensées pour cela. Donc, quiconque dit que Dieu est toujours du côté des politiciens doit lutter contre cet exemple, ainsi que le suivant.

 

2. La représentation d'Antigone par Sophocle *

Le dramaturge Sophocle a écrit de nombreuses tragédies littéraires, dont l'une (bien que fictive) raconte l'histoire d'Antigone. Créon, le roi de Thèbes, tente de l'empêcher de donner à son frère Polynice un enterrement convenable. Antigone a déclaré que sa conscience était plus importante que n'importe quel décret royal. Elle a été condamnée à mort pour son mépris mais ne s'est jamais rétractée.

 

3. La Judée et le massacre des innocents

Le livre de Matthieu dans le Nouveau Testament révèle que lorsqu'on lui a dit qu'un Messie juif était né à Bethléem, le roi Hérode s'est senti personnellement menacé. Il a ordonné aux mages (les trois sages en visite) d'aller en ville, de trouver le bébé, puis de lui faire rapport. Comme nous le savons tous, les mages se sont effectivement rendus à Bethléem où ils ont présenté des cadeaux à Joseph, Marie et l'enfant Jésus, mais ils ont ensuite désobéi à Hérode et ont disparu. Dans un accès de colère, le roi ordonna alors l'exécution de tous les garçons de moins de deux ans dans les environs de Bethléem. Si Joseph et Marie et les autres qui les ont aidés n'avaient pas refusé de se plier, l'histoire du christianisme serait bien différente.

 

4. Robert Bruce défie un pape

En 1317, le pape a exigé que le roi Robert I d'Ecosse (mieux connu sous le nom de Robert Bruce) embrasse une trêve avec les Anglais lors de la première guerre d'indépendance écossaise. Pour son refus de suivre les ordres du pape, Robert a été excommunié. Les nobles écossais ont porté le défi de leur roi au niveau supérieur en 1320 dans une lettre connue sous le nom de Déclaration d'Arbroath. C'était la première fois dans l'histoire qu'un groupe organisé de personnes affirmait que c'était le devoir d'un roi de gouverner avec le consentement des gouvernés et le devoir des gouvernés de se débarrasser de lui s'il ne le faisait pas. "Ce n'est pas pour les honneurs, la gloire ou la richesse que nous combattons", déclarèrent- ils, "mais pour la liberté seule, à laquelle aucun homme bon ne renonce que par sa vie." Voir Sept siècles depuis William Wallace.

 

5. Le stand de Flushing pour les quakers

Le gouverneur Peter Stuyvesant des colonies hollandaises d'Amérique du Nord n'aimait pas les Quakers. En 1656, il a commencé à les persécuter et a exigé la participation des autorités locales. L'année suivante, les citoyens de Flushing (aujourd'hui Queens, New York) ont rédigé et signé un document connu sous le nom de Flushing Remonstrance. Comme je l'ai récemment écrit, ces braves gens ont essentiellement dit à Stuyvesant: "Vous nous commandez de persécuter les Quakers. Nous ne le ferons pas. Alors prends ton intolérance et mets-la là où le soleil ne brille pas." Le gouverneur a fermé le conseil municipal de Flushing et a arrêté certains des signataires du document, mais la Compagnie des Indes occidentales néerlandaises lui a finalement ordonné d'annuler sa politique de persécution.

 

6. Smashing Tea Party de Boston
Personne ne prend le thé comme les colons mécontents de Beantown. En 1773, le Parlement britannique a conféré à la Compagnie britannique des Indes orientales un monopole commercial sur le commerce du thé. Cela, ainsi que la "taxation sans représentation", a incité les Fils de la Liberté à organiser le célèbre Boston Tea Party, un événement organisé par Samuel Adams et d'autres patriotes américains. Sous le couvert de la nuit, les colons montèrent à bord d'un navire britannique et jetèrent sa cargaison de thé dans le port de Boston. Trois ans plus tard, la désobéissance civile avait évolué vers une Déclaration d'indépendance et une guerre ouverte entre la Grande-Bretagne et ses colonies américaines.

 

 

7. L'évasion audacieuse de Robert Smalls

Robert Smalls est né esclave en Caroline du Sud en 1839. Vingt-trois ans plus tard, lors d'une audacieuse évasion, lui et d'autres amis esclaves ont réquisitionné un navire de transport confédéré dans le port de Charleston. Ils l'ont fait passer devant les canons confédérés et se sont engagés dans l'étreinte du blocus de l'Union. Je partage cet exemple comme étant emblématique de la désobéissance civile historique de tous les esclaves en fuite, ainsi que du soutien courageux qu'ils ont reçu de la part d'autres personnes qui ont défié les lois sur les esclaves en fuite et leur ont apporté une aide vitale. Le combat pour la liberté des Noirs américains ne s'est pas terminé avec la guerre de Sécession. N'oublions pas ceux qui ont résisté aux lois Jim Crow, comme Rosa Parks. Elle a commis une désobéissance civile en refusant de céder son siège d'autobus à Montgomery, en Alabama.

 

 

8. Partout, aux États-Unis

De 1920 à 1933, l'Amérique s'est engagée dans la croisade quichotte à l'échelle nationale contre l'importation, la fabrication, le transport et la vente de boissons alcoolisées connue sous le nom de Prohibition. Les gens ont bu quand même. Les femmes, qui auparavant ne se présentaient presque jamais dans les bars, mangeaient maintenant dans les bars clandestins et les ruelles de tout le pays. Les hommes ont construit leurs propres alambics illégaux et se sont tirés dessus pour gagner des parts de marché. Les taux de criminalité ont grimpé en flèche. Les jurys ont souvent refusé de condamner des contrevenants évidents, et au moins un jury a bu la preuve avant de déclarer l'accusé innocent. Lorsque Woodrow Wilson a quitté la Maison Blanche en janvier 1921, il a emporté sa réserve d'alcool avec lui. Son successeur, Warren Harding, en a amené un autre. Au moment où tout a été aboli, les gens avaient vraiment besoin de la bonne boisson dure qu'ils buvaient depuis le début. (Voir Les ennemis de la prohibition.)

 

9. La fameuse marche du sel de Gandhi
En Inde, sous domination britannique, les entreprises britanniques jouissaient de privilèges de monopole. En 1882, la loi sur le sel a interdit aux Indiens de collecter ou de vendre le sel, un aliment de base. Le ressentiment contre la loi et la domination britannique en général a finalement donné lieu à la célèbre Marche du sel de Mohandas Gandhi en 1930. Un grand nombre d'Indiens ont suivi Gandhi dans une manifestation pacifique sur une distance de 240 miles jusqu'à la mer d'Arabie. Plus de 55 000 personnes ont été arrêtées, mais l'Inde a finalement obtenu son indépendance en 1947.

 

10. Le stand héroïque de Sophie et Hans Scholl

Sophie Scholl et son frère Hans étaient étudiants à l'Université de Munich lorsque, au plus fort du pouvoir d'Hitler en 1942, ils formèrent le Mouvement de la Rose Blanche. Par milliers, ils ont imprimé et distribué des tracts dénonçant la domination nazie et les atrocités contre les juifs. Ils ne se sont jamais livrés à la violence alors qu'ils s'efforçaient de saper le soutien au régime. Ils ont finalement été découverts, arrêtés, traduits en justice et décapités. Leur histoire est tristement mais joliment racontée dans le film de 2005, Sophie Scholl: Les derniers jours.

 

11. La "révolution du chant" en Europe de l'Est

L'"empire du mal" de l'Union soviétique s'est effondré au cours de l'année charnière de 1989, mais avant cela, les citoyens des États baltes jusqu'en Roumanie ont rendu la vie impossible pour les seigneurs communistes. En Estonie, la "Révolution chantante" a mis en musique une désobéissance civile généralisée. En Pologne, une clandestinité florissante a produit des marchés noirs massifs jusqu'à ce que le régime communiste déclare le pays "ingouvernable" et organise des élections libres. Lorsque le dictateur roumain Nicolae Ceausescu a envoyé des troupes pour arrêter un pasteur à Timisoara, des fidèles non armés ont appelé l'église pour le défendre. Les soldats ont refusé de tirer sur eux et la révolution roumaine était en cours; le dictateur était mort en un mois.

 

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Je vous demande maintenant, cher lecteur, où vous situez-vous à chacune de ces occasions historiques de désobéissance civile ? Personnellement, je peux dire que j'applaudis chacune d'elles, de tout cœur et sans réserve. Mais en tant qu'ancien contrebandier de lait, je suis peut-être partial.

 

Les sermons du prédicateur colonial américain, le révérend Jonathan Mayhew (1720-1766), sont à l'origine de la devise révolutionnaire "La résistance aux tyrans, c'est l'obéissance à Dieu".

Je voterais pour Mayhew en un instant - deux fois, si je le pouvais.

Aujourd'hui, plus que jamais, le monde lui-même est confronté à un assaut de tyrannie, comme nous n'en avons jamais vu auparavant.  Il appartient aux hommes et aux femmes de conviction et de principes moraux de s'opposer à la tyrannie, et c'est ce que nous ferons par la grâce de Dieu !  Ce que les morts-vivants nous ont appris sur l'Islam.

 

Article publié avec l'autorisation de Sons of Liberty Media

 

Source : Dcdirtylaundry 

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* Lire : Lorsque l’ordre institué par les mortels viole la loi de la nature, faut-il se soumettre au droit positif, fut-il inique ? L’ordre injuste et le réveil des consciences

Du devoir de résistance : Antigone, héroïne de la loi naturelle

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 10:25
On est carrément dans le totalitarisme, ce n’est plus la peine de parler de démocratie

D'Ariane Bilheran, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie :

 

"Je m’appelle Ariane Bilheran, je suis psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie. [...] Et je m’intéresse tout particulièrement depuis des années à la question de la déviance du pouvoir au niveau psychopathologique, c’est-à-dire aux pathologiques que sont la perversion et la paranoïa essentiellement, et je dirai qu’il y a un point d’étude qui m’interpelle tout particulièrement car il n’est quasiment pas travaillé or il me paraît essentiel, c’est la question de la contagion délirante dans les collectifs, comment ça opère…

 

En fait on sait que le délire paranoïaque peut être contagieux, et comment opère cette contagion d’un psychisme à un autre ?

 

Et ceci me paraît essentiel pour expliquer les dérives totalitaires dans l’Histoire, que l’on ne peut pas simplement expliquer par des tyrans.

 

C’est qu’à un moment donné il y a dans le peuple quelque chose qui s’active et qui participe au phénomène de façon complice.

 

[...] [L]a paix n’est qu’un moment d’accalmie dans toute l’Histoire de l’humanité, c’est-à-dire que l’humanité elle n’est aux prises qu’avec des complots contre elle-même. C’est intéressant parce que j’ai indiqué à des personnes autour de moi, voilà je vais participer etc., de quoi il faudrait que je parle à votre avis ?

 

Et on m’a répondu : « surtout, surtout tu ne parles pas du complot ».

 

Alors évidemment j’ai envie de commencer par ça !

 

[...] Premièrement, il y a une constante dans l’Histoire de l’humanité, c’est que ceux qui ont des privilèges au détriment de ceux qui n’en ont pas, se sentent persécutés par ceux qui n’en ont pas, parce que ceux qui n’en ont pas et qui sont plus nombreux pourraient éventuellement se rendre compte qu’ils ont confisqué des privilèges, et même, pourquoi pas les tuer.

 

Et donc, ils organisent des complots contre ceux qui n’en ont pas.

 

[...] C’est l’Histoire de l’humanité, sauf qu’il y a quelque chose d’absolument inédit aujourd’hui, c’est qu’on n’a pas le droit de le penser.

 

Et que toute pensée sur cette question est criminalisée.

 

Alors, pourquoi la pensée elle est criminalisée ?

 

Pour éviter de penser les crimes. C’est tout simplement cela.

 

 

[...] Les tyrans ont plus d’un tour dans leur sac pour soumettre les foules.

 

Et cette année est le symptôme d’une dégénérescence dans laquelle nous sommes depuis très longtemps.

 

Moi déjà en 2010, dans un livre, je parlais de « démocratie totalitaire »,

 

Bah aujourd’hui, je vais vous le dire : on est carrément dans le totalitarisme, ce n’est plus la peine de parler de démocratie, car l’opinion du peuple et son consentement : on s’en fout !

 

L’État décide pour vous. Ce que vous faites, où vous allez, ce que vous avez le droit de boire ou pas, puisque maintenant ici, en tout cas il y a eu la loi sèche, interdiction de vendre de l’alcool.

 

L’État décide qui vous avez le droit de voir, qui vous n’avez pas le droit de voir, l’État décide pour vous.

 

L’État pense pour vous.

 

L’État s’intruse dans l’intime pour vous.

 

[...]

 

A partir du moment où l’on vient nous expliquer que « ceci est pour notre bien », ça doit déclencher des alarmes… très importantes, très importantes…

 

Lire : La société de l'injonction au bonheur ou du bonheur obligatoire

 

Donc quatrième stratégie, il y en a beaucoup mais on peut énumérer les essentielles.

 

La stratégie de la division. Je n’aurai confiance en des gouvernants que le jour où ils auront des discours d’union des peuples.

 

On a bien vu que tout ce qui s’est passé en 2020, ce sont des stratégies de division du corps social.

 

C’est-à-dire, la ligne de fracture n’est plus entre ceux qui ont des privilèges, et ceux qui n’en ont pas, c’est-à-dire entre les maîtres qui confisquent tout, et les esclaves à qui on laisse les restes, mais elle devient une ligne de fracture tout à fait invisible, puisque c’est un ennemi invisible.

 

Ça, c’est très très raffiné aussi, c’est un ennemi invisible.

 

Donc la ligne de fracture c’est au sein du corps social, chacun peut devenir mon ennemi. Chacun peut être contagieux.

 

Et au sein de ma propre famille, je peux avoir des ennemis. Et d’ailleurs, ils sont tellement mes ennemis, qu’on va venir les mettre en quarantaine, comme dans certains pays, et on va venir les arracher à leur groupe d’appartenance.

 

Et ça, c’est très totalitaire.

 

Hannah Arendt avait bien précisé que le totalitarisme, pour fonctionner, il a besoin de casser les groupes d’appartenance.

 

En particulier les classes sociales, mais bien sûr la famille est un groupe d’appartenance.

 

Donc on a cette stratégie de division, où en fait on oriente les gens vers des divisions internes, est-ce qu’il faut porter le masque ou pas le masque, est-ce qu’on est noir ou on est blanc, est-ce qu’on est chrétien ou musulman, etc. etc.

 

Or la question est plutôt : est-ce que nous avons des privilèges ?

 

Ou pas ? Et à qui profite le crime ? Alors « à qui profite le crime ? », maintenant il paraît que c’est une question « conspirationniste ».

 

Donc, j’annonce à tout le monde que Cicéron, le grand philosophe romain, était « conspirationniste », c’est important !

 

C’est une question essentielle en matière d’investigation : à qui profite le crime ?

 

A qui profite l’orchestration de la paralysie de l’humanité cette année ?

 

C’est une question essentielle.

 

 

 

ReinfoCovid

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Le peuple continue d'apprendre de ces événements à se réapproprier le pouvoir qu'il peut avoir sur la décision politique. Ce qui est le propre de la démocratie organique, celle qui existait avant 1789 où le peuple avait plus de prise sur la décision qu'il n'en allait avoir après...

 

Depuis 1789, "(e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions, ... Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Voir P. Gueniffey, Le Nombre et la raison, p. 208-213). En effet, la participation démocratique transfère le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en 'volonté collective'. La toute-puissance de la 'machine', ou du parti, est la réalité de la liberté du citoyen moderne. ...[L]e pouvoir réel se trouve entre les mains du 'cercle intérieur'. ... [L]e peuple est réellement dépossédé de son pouvoir au profit du parti indispensable au fonctionnement de la démocratie. ... [L]e mensonge: la dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207).

___________

La première logique totalitaire apparaît sous la "Révolution française" (Stéphane Courtois)

La démocratie n'a jamais existé

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 10:25

Le raid sous faux drapeau sur le Capitole, dirigé par des agents d'Antifa et du BLM déguisés en partisans de Trump, a préparé le terrain pour justifier la trahison finale de l'Amérique alors que les démocrates et les républicains ont voté pour installer Joe Biden en tant que président, même après la preuve irréfutable d'un trucage électoral généralisé et de la fraude dans les États.

 

Les images videos de NTD (video ci-dessus) montrent de vrais partisans de Trump essayant d'empêcher les infiltrés d'Antifa de casser des fenêtres du bâtiment du Capitole. D'autres partisans de Trump plus loin en arrière, en voyant cela, ont commencé à crier des choses comme: "Non Antifa!" et "Ne cassez pas la fenêtre!" On peut les entendre dire "Quiconque fait cela n'est pas des nôtres!" 

Un homme a été entendu criant aux gens devant : "Arrêtez-les!", les exhortant à empêcher les infiltrés de devenir violents. 

 

D'autres images montrent des partisans de Trump essayant d'arrêter les casseurs ou de les pousser vers la police.

 

Il est certain que des vrais supporters de Trump ont passé les barrières du Capitole, mais des images montrent des policiers leur ouvrant les barrières.

 

Le reportage video de NTD montre un manifestant pro Trump interrogé peu de temps après avoir quitté la manifestation au moment où celle-ci a commencé à mal tourner. Ce manifestant affirme avoir entendu des personnes préparer un plan pour ternir l'image des supporters de Trump.

 

Un dépliant est apparu mercredi qui appelle les Antifa à se déguiser en supporters de MAGA (trumpistes) afin de se faire passer pour eux tout en incitant à la violence:

 

 

Les patriotes sont polis. C'est la gauche radicale qui utilise la violence à des fins politiques ("la fin justifie les moyens" depuis 1789).

 

Lire : Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIe partie)

 

La "prise d'assaut du Capitole américain" est ainsi présentée partout dans le monde par les fausses nouvelles des médias de gauche pour diaboliser les partisans de Trump en tant que terroristes violents. 

 

Pourtant, les mêmes médias, l'été dernier, avaient décrit la violence Antifa / BLM comme "principalement pacifique", même lorsque ces acteurs de gauche lançaient des cocktails Molotov et brandissaient des lasers aveuglants contre les forces de l'ordre.

 

Maintenant, les médias de gauche, la Big Tech et les législateurs font valoir que Trump a incité au terrorisme, que tous les partisans de Trump sont des insurrectionnels violents et que le président Biden doit invoquer la loi sur l'insurrection pour "purger" tous les partisans de Trump de la nation et destituer Trump. Un directeur d'ABC News appelle même à un "nettoyage" de la nation en éliminant / exécutant tous les partisans de Trump.

 

La gauche utilise l'attaque sous faux drapeau pour blanchir toutes les preuves de fraude électorale. D'une manière ou d'une autre, depuis que des personnes prétendant être des partisans de Trump prenant d'assaut le bâtiment, les preuves massives de la fraude et de la tricherie écrasantes de Biden n'ont plus d'importance. La gauche prétend une fois de plus occuper le haut niveau moral, alors même qu'elle opère en tant que criminelle.

 

L'assaut sous faux drapeau du Capitole est utilisé par les médias et les membres du Congrès pour blanchir toutes les preuves accablantes de fraude électorale lors des élections générales. Soudain, dans le récit des médias, même la possibilité de fraude électorale du camp de Biden n'a plus d'importance car certaines personnes ont "pris d'assaut" le bâtiment du Capitole et c'était effrayant. (Dcdirtylaundry)

 

Voici les faits saillants de ce qui s'est passé au Capitole :

 

Dems et GOP conspirent pour mettre DC sous la loi martiale, puis installent Biden en tant que président sous le couvert de la nuit.

La membre du Congrès Cori Bush appelle tous les membres du Congrès à expulser tous ceux qui se sont opposés à la fraude Biden. Si vous remettez en question la fraude, vous êtes banni!

Les videos de l'opération sous faux drapeau montrent comment Antifa / BLM s'est coordonné avec la police du Capitole pour s'assurer qu'ils prennent le bâtiment, organisant l'événement de l''assaut" devant les caméras des nouvelles.

La seule "violence" réelle qui a eu lieu hier était le meurtre / l'exécution par la police du Capitole d'une jeune femme partisan de Trump qui n'était pas armée.

La rapidité avec laquelle les médias de gauche oublient toute la violence réelle de la gauche radicale et leurs protestations, les incendies criminels, les attaques contre les forces de l'ordre, les incendies de bâtiments et de voitures de police, les dégradations de biens publics, etc.

"Ce matin le président Trump a explicitement appelé à ce que les manifestations et les protestations soient pacifiques. Il a été bien plus explicite que ce ce que vous pouvez imaginer, et il a été bien plus explicite dans ses appels à la paix que certains dirigeants des membres de BLM et des militants de gauche cet été lorsque nous avons vu la violence déferler sur le pays", a déclaré le député républicain de Floride Matt Gaetz (Ntd YouTube: La maison blanche: la violence au Capitole; Bilan des débats du congrès USA; Qui sont les casseurs?

Les agents Antifa ont été mis en place avec la protection de la police, pour mener leur attaque sous faux drapeau.

Twitter et Facebook agissent ensemble contre Trump, bloquant tous ses messages et tweets.

Une censure totale du président des États-Unis sur les réseaux sociaux instagram, facebook, twitter.

Le VP Mike Pence ne s'oppose pas à la certification de Biden.

Même Rand Paul refuse de s'opposer au vol de Biden.

Trump publie une déclaration de dispersion, dit aux gens de "rentrer chez eux en paix". (DcDirtyLaundry)

Hypothèses quant aux choix restants:

 

1) Trump invoque l'autorité militaire.

 

Trump n'a PAS concédé, et la "transition du pouvoir" ne signifie pas nécessairement une transition vers Biden.

Quelques heures plus tard, Trump a publié une déclaration sur une "transition de pouvoir" : 

 

"Même si je ne suis pas du tout d'accord avec le résultat de l'élection, et les faits me le confirment, il y aura néanmoins une transition ordonnée le 20 janvier. J'ai toujours dit que nous continuerions notre combat pour que seuls les votes légaux soient comptés. Bien que cela représente la fin du plus grand premier mandat de l'histoire présidentielle, ce n'est que le début de notre combat pour rendre l'Amérique à nouveau formidable!"

 

Cette déclaration est largement interprétée par les médias comme une déclaration de concession du président. Cependant, Trump n'a pas du tout concédé . Il n'a pas félicité Joe Biden et il n'a pas dit qu'il quitterait la Maison Blanche.

 

Dans un tweet qui a passé la censure, Trump a tweeté au contraire qu'il n'assistera pas à l'investiture de Biden le 20 janvier. Cela indique qu'il ne reconnait pas la légitimité des résultats de l'élection et qu'il ne reconnait pas qu'il a perdu. 

 

Quand il dit "la fin du plus grand premier mandat", le second mandat de Trump commencerait le 20 janvier. Son premier mandat se terminerait donc.

 

Plus important, Trump n'a pas précisé ce que signifie la "transition ordonnée". Il n'a pas dit qu'il y aurait une transition vers l'installation de Biden en tant que président. Il pourrait faire référence à la transition de l'Amérique loin de la tyrannie de l'État profond et au retour du pouvoir au peuple.

 

En fait, la déclaration de Trump semble être conçue pour désarmer ceux qui appellent à sa destitution immédiate en vertu du 25e amendement afin que Trump puisse continuer à travailler la solution militaire qui chercherait des arrestations massives des traîtres qui ont tenté de réussir leur coup d'État criminel contre l'Amérique.

 

"De nombreux traîtres seront arrêtés et emprisonnés au cours des prochains jours", a écrit l'avocat Lin Wood dans un tweet sur "Parler" qu'il a publié tôt le matin (8 janvier), après que le Congrès ait achevé son dernier acte de trahison de l'Amérique.

 

Trump ne savait pas avec certitude qui étaient les traîtres avant 3 heures du matin ce matin, car c'est à ce moment-là que les votes finaux ont eu lieu au Congrès, confirmant la liste complète des sénateurs américains et des députés de la Chambre complices du coup d'État criminel contre le Les États-Unis d'Amérique.

 

2) "Les MILICES américaines ne laisseront PAS passer BIDEN LE 20 JANVIER 2021". Le 16 janvier est la date fixée par les "militias" pour faire ce que, selon eux, les fédéraux auraient dû faire. C'est l'hypothèse de "Première de couverture" :

3) Les États peuvent se séparer de l'union ou annuler les lois fédérales.

Leçons à tirer 

 

Quoiqu'il advienne de la suite des événements aux Etats-Unis, ces faits doivent servir de leçons à tous les activistes politiques chez nous, en France... 

Manifester n'a plus aucune utilité sauf de se voir infiltré puis décrédibilisé aux yeux de l'opinion comme activistes violents. 

La seule utilité des manifestations est simplement de circonscrire les résistants et de les faire passer pour des personnes violentes aux yeux de l'opinion et de les décrédibiliser.

La résistance doit trouver d'autres chemins que les seules actions classiques traditionnelles.

La résistance passive, l'immobilité sociale horizontale, sont des moyens efficaces et pacifiques de bloquer la machine révolutionnaire qui finit par s'arrêter toute seule..., faute de combattants et de relai dans les territoires. 

Le peuple continue d'apprendre de ces événements à se réapproprier le pouvoir qu'il peut avoir sur la décision politique. Ce qui est le propre de la démocratie organique, celle qui existait avant 1789 où le peuple avait plus de prise sur la décision qu'il n'en allait avoir après...

Depuis 1789

 

"(e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions, ... Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Voir P. Gueniffey, Le Nombre et la raison, p. 208-213). En effet, la participation démocratique" transfère "le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en 'volonté collective'. La toute-puissance de la 'machine', ou du parti, est la réalité de la liberté du citoyen moderne. ...[L]e pouvoir réel se trouve entre les mains du 'cercle intérieur'. ... [L]e peuple est réellement dépossédé de son pouvoir au profit du parti indispensable au fonctionnement de la démocratie. ... [L]e mensonge: la dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207).

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 15:56

Source : Vexilla Galliae

La "liberté d'expression" est une imposture !

La liberté d’expression est une imposture !

 

Trop souvent, nous entendons parmi les nôtres des discours erronés qui n’identifient pas les causes ! En effet, la liberté d’expression est une imposture dangereuse. Elle est même l’une des causes de ce qui se passe aujourd’hui !

 

Relisons les penseurs contre-révolutionnaires, Blanc de Saint-Bonnet en particulier — qui parle de liberté de la presse, ce qui est la même chose. Blanc de Saint-Bonnet rappelle, à la suite des Papes, que la liberté d’expression est une imposture qui ne vise qu’à protéger l’erreur et à la répandre sans réaction. C’est le cas, en particulier, des erreurs contre Dieu, mais aussi contre la loi naturelle en matière politique (la démocratie, par exemple, va contre la nature de de l’homme et de sa société).

 

« Sans parler des erreurs occultes, trois erreurs politiques constituent le libéralisme : la liberté de la presse, la liberté intrinsèque de conscience, et la liberté politique; ou du moins ce qu’il nomme ainsi.

 

La liberté de la presse (condamnée par les Encycliques) livre au premier venu l’âme et l’esprit du peuple. Elle l’abandonne aux factions, le rend la proie des faiseurs d’utopies, des envieux, des mécontents et des pervers.

 

La liberté de conscience (condamnée par les Encycliques) constitue une égale protection en faveur du bien et du mal. Elle aboutit en définitive, par suite de l’état actuel de la nature humaine, à l’oppression du bien par le mal, de la vérité par l’erreur.

 

La liberté politique, (condamnée par les révolutions successives qui détrônèrent Louis XVI, Charles X, Louis-Philippe, etc.) établit une égalité dangereuse entre l’autorité royale et celle des assemblées. Elle soumet en définitive l’autorité du Roi au pouvoir de la multitude, la livre aux ambitieux, aux envieux, à la Révolution.

 

(…) À ces trois erreurs politiques, l’histoire et nos traditions françaises opposent trois vérités.

 

À la liberté politique, qui livre aux foules les droits des souverains, elles opposent la constitution de la province, c’est-à-dire les droits publics et privés, qui sont les droits des individus, des corporations, des ordres, des cités.

 

À la liberté de conscience elles opposent la condescendance pour les personnes, la tolérance pour l’erreur existante, mais aussi la sauvegarde du bien, et la protection honorablement assurée à la vérité.

 

[Note du blog Christ Roi. Le cardinal Newman disait :

"L'Eglise est intolérante dans les principes, tolérante en pratique tandis que les ennemis de l'Eglise c'est le contraire, ils sont tolérants dans les principes et intolérants dans la pratique."]

 

À la liberté de la presse, elles opposent d’abord l’enseignement de l’Église, à laquelle seule il a été dit Docete gentes ; ensuite, l’exemple et l’ascendant des classes vertueuses et éclairées sur les classes inférieures, qu’il faut, ainsi que la jeunesse, mettre à l’abri du mal et de ses illusions[1]. »

 

Pourquoi la liberté d’expression est-elle une imposture aujourd’hui ?

 

Car toute société humaine ne peut vivre que sur un certain nombre de dogmes, et sur du sacré.

 

[Note du blog Christ Roi. La république elle-même n'a-t-elle pas ses dogmes que personne ne peut blasphémer ? 

La liberté d'expression n'est ni valable pour tout le monde ni valable sur tous les sujets.

Aujourd'hui par exemple, des médecins se voient menacés et privés de leur liberté d'expression par la dictature sanitaire... Et les citoyens fichés sur la base de leurs simples opinions.]

 

Nous sommes des êtres avant tout religieux, qui ont soif de Dieu, puisqu’il est notre Créateur, et qu’Il nous a fait pour L’aimer. Quand nous n’en n’avons pas conscience, nous prenons d’autres objets pour Dieu.

 

Chez les païens, dont les religions sont naturelles, les dogmes se limitent surtout à des rituels formels et à une obéissance aveugle au Prince, sacralisé à outrance. Hors de cela, rien n’est sacré. La censure, souvent incarnée par des tabous, est d’une extrême sévérité, mais uniquement dans cet espace limité.

 

Chez les chrétiens, le dogme révélé clarifie la Vérité du Dieu Créateur, et met clairement le sacré où il doit être, et dans sa source, c’est-à-dire Notre Seigneur Jésus-Christ. Les tabous font place au blasphème, réprimé pour le calme de la société et l’honneur de Dieu. La société catholique exerce une censure saine qui interdit l’attaque des Vérités révélées (et donc objectives), résumées dans le Credo : ce n’est pas aux clercs, ni aux politiciens de décider ce qui est vrai ou pas. La censure est donc ici objective et saine, car dépendante d’une référence extérieure : Dieu Lui-même ! Sachant cela, et connaissant la faiblesse humaine — l’homme n’étant qu’un pêcheur —, le système de censure devient d’une grande miséricorde et d’une grande douceur, mais sans mollesse pour autant — c’est quand il y eut mollesse que le protestantisme et la modernité triomphèrent — et cela même pour le blasphème, qu’il faut punir relativement faiblement, mais sans le laisser nuire à la Chrétienté non plus (c’est toute la différence entre l’Église et les sectes mahométanes, qui placent le sacré dans des objets comme le Coran ou dans des idoles comme Mahomet, dont l’atteinte appelle la haine et la mort…).

 

Chez les apostats, le sacré devient l’homme dans son entièreté et dans sa subjectivité. Ainsi, tout peut devenir ou devient sacré, tout, sauf la Vérité ! La loi naturelle est totalement inversée ! Ainsi, d’immondes vices et pêchés sont désormais considérés comme des droits sacrés : avortements, pédérastie, euthanasie, et nous en passons ! Le tabou touche aujourd’hui tout qui n’est pas décrété « pravda » !

 

Alors, pour contrer ce terrorisme intellectuel latent, ne parlons pas de liberté d’expression. Rappelons, au contraire, que la liberté d’expression nous a conduit là où nous sommes ! C’est le sacré et la vérité qu’il faut défendre et remettre à leur place, c’est-à-dire dans le Dieu trinitaire incarné en Jésus-Christ.

 

Paul-Raymond du Lac

 

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France !

 

[1] Antoine BLANC de SAINT-BONNET, La Légitimité, Casterman, Tournai, 1873, p. 234-236.

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 12:46

LIBERTÉ DE RELIGION

02-01-2021

La Nuova Bussola Quotidiana

Roberto Marchesini

(Ma traduction)

 

Un article de La Stampa accuse un cours de la faculté de psychologie de l'Université européenne de Rome parce qu'il adopte le manuel de bioéthique du cardinal Sgreccia, qui reflète fidèlement la doctrine de l'Église sur les questions de l'avortement et de l'homosexualité. Et au nom de la laïcité, on attend de l'Église qu'elle n'enseigne plus ces vérités. Cette position est de plus en plus explicitement affirmée, ce qui montre à quel point le dialogue avec la culture moderne est une grande déception. En réalité, la laïcité a déclaré la guerre aux catholiques, il n'y a pas de possibilité de dialogue, il faut en prendre note et faire des choix. Autant que possible.

Université européenne de Rome

Ces derniers jours , un article signé par le célèbre avocat spécialisé en divorce Bernardini De Pace est apparu en première page de La Stampa, dirigée par Massimo Giannini (cliquez ici). Pour résumer: l'auteur de l'article a découvert (elle l'a appris en lisant un article de Libero de Giulia Sorrentino) que la célèbre et estimée professeure de philosophie morale de l'Université européenne de Rome Claudia Navarini a adopté, comme texte de bioéthique, un livre écrit par le cardinal Elio Sgreccia, théologien et moraliste de premier ordre. Dans ce livre, il est écrit que la seule union sexuelle moralement licite est le mariage et que l'avortement est mauvais.

 

Je répète et résume: un cardinal de l'Église catholique a divulgué la morale catholique dans un livre de bioéthique. En fait, d'un certain point de vue, on pourrait aussi le considérer comme une actualité mais, ironie mise à part, l'article propose des idées bien plus intéressantes.

 

Je cite : "L'Église catholique, qui exprime son magistère au sein de notre État laïque [...] a-t-elle le droit d'enseigner ouvertement comment s'opposer aux lois ? Le texte cité enseigne-t-il ouvertement comment s'opposer aux lois ? Dans les extraits cités dans l'article, cela ne semble pas être le cas. Il dit que l'Organisation mondiale de la santé a corrigé le DSM (qui est le manuel de diagnostic de l'Association psychiatrique américaine, mais ne soyons pas subtils) dépathologisant l'homosexualité, mais il ne semble pas que le manuel de diagnostic d'une organisation américaine ait force de loi en Italie. Il est fait référence à "l'histoire des femmes [de toutes?] dans les années 60 et 70" ; l'histoire est-elle un droit ? Le cardinal Sgreccia affirme que la seule union sexuelle moralement licite est celle du mariage ; quelle loi cette affirmation inviterait-elle à être violée ? Pourquoi sommes-nous passés du livre d'un cardinal aux relations entre l'Église et l'État ?

 

Ensuite: "Notre État critique-t-il et se moque-t-il de l'Église?". Je crois que l'implication implicite est "Alors pourquoi l'Église critique-t-elle et se moque-t-elle de notre État?" Le saut est maintenant terminé: le sujet, maintenant, est la relation entre l'Église et l'État italien. L'Église critique-t-elle et se moque-t-elle de l'État italien? À mon humble avis, il le critique que trop peu, et ne se moque pas du tout de lui, je ne pense pas. Je comprends, cependant, que l'État italien mette continuellement l'Église dans une position inconfortable avec une attitude très peu coopérative.

 

Oubliez la mise en œuvre de 194, euthanasie masquée et la question des unions homosexuelles; voulons-nous parler de l'imposition de l'idéologie du genre dans les écoles primaires ? Ou du projet de loi Zan contre l'homotransphobie ? Non seulement il (ce projet de loi) introduit la propagation de l'homosexualité dans les écoles ( compris les écoles primaires); mais il place une épée de Damoclès menaçante sur la tête des catholiques. Les prêtres en chaire, les évêques dans leur magistère peuvent-ils divulguer ce que la Bible, le Catéchisme et la morale catholique affirment sur l'homosexualité ? C'est un piège qui peut être déclenché à tout moment, mais même s'il n'est pas tendu, il a toujours un effet menaçant. Même si indirectement (jusqu'à quand ? À la discrétion de qui ?), la loi Zan est en fait une loi qui restreint la liberté d'expression.

 

Allons-y et allons droit au but: "Est-il correct de former de jeunes psychologues en les couvrant d'une éducation vétéro-catholique, paternaliste et, oserais-je le dire, dictatoriale ? Je reformule : est-il exact qu'il existe une éducation catholique ? Est-il exact qu'il existe un enseignement gratuit et alternatif à l'enseignement laïc ? Est-il tolérable que l'Eglise enseigne, s'exprime ? Ma réponse est : évidemment oui. C'est l'une des tâches fondamentales de l'Église.

La réponse de l'avocat Bernardini De Pace est: absolument pas. Ce qui veut dire que l'Église est tolérée (jusqu'à quand?), Mais n'a pas le droit de parler. Les catholiques peuvent (malheureusement?) penser comme ils veulent, mais ils n'ont aucun droit d'expression.

 

C'est le point clé. Nous avons une culture moderne qui utilise des termes tels que "liberté", "tolérance", "pluralisme", "débat", "droits", etc. Mais ce n'est que de l'hypocrisie. Toutes ces choses s'appliquent à l'Église, et seulement tant qu'elle dispose d'un certain pouvoir. Ensuite, on enlève le masque : censure, interdiction de manifester et d'enseigner, prison. Je l'ai écrit (cliquez ici) et je le répète : chercher un dialogue avec la culture moderne signifie se faire mettre un pied dans la porte par quelqu'un qui veut voir les catholiques dans les catacombes.

 

Le Magistère de l'Église, immuable et éternel, serait-il le "vétéro-catholicisme" ? Bien sûr, parce que l'Église doit (j'insiste : doit) se mettre à jour. Évidemment, dans le sens qui plaît à ses messieurs. Le "paternalisme", je n'en parle pas : c'est un oubli ou un insert comique dans une déclaration de guerre dramatique. J'avoue que j'étais un peu confus quant à l'utilisation de ce mot dans ce contexte et j'ai eu recours au dictionnaire Garzanti : "attitude politique de souverains absolus qui ont accordé des lois ou des mesures favorables au peuple, mais en les considérant comme des actes de bienveillance personnelle, et non comme une reconnaissance de droits". C'est bon, ne nous fâchons pas.

 

Le dernier mot de l'article reste : "dictatorial". Mais comment : vous voulez empêcher l'Eglise de remplir l'une de ses principales missions, vous voulez la priver de la liberté d'expression ... et vous l'accusez d'être dictatoriale ? Ah, oui, nous l'avons déjà dit. L'invocation de la dictature n'est qu'un artifice rhétorique hypocrite ; ce n'est qu'une matraque avec laquelle on peut matraquer les catholiques. C'est la même vieille rhétorique (au moins cinq cents ans) du "tyran" qui, après tout, est celui qui s'oppose aux plans des révolutionnaires.

 

J'espère maintenant que c'est clair : nous sommes en guerre, il n'y a pas de possibilité de dialogue. il s'agit de faire un choix, tant que c'est possible.

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 08:15

Source: Catholic World Report

 

L'Église, médiatisée par l'autorité investie dans le successeur de Pierre, peut nous lier en conscience sur des questions définies et infaillibles de foi et de morale, mais qu'en est-il de la loi humaine, ces questions de directives et de discipline, parfois trop faillibles?

 

21 décembre 2020 John Paul Meenan

 

L'obéissance n'est pas nécessairement une vertu. Cela n'excusait pas les nazis de Nuremberg, qui ne faisaient que "suivre les ordres". Tout comme Serviam a ses exceptions et ses nuances, Non Serviam peut également être fermement déclaré sans ses connotations démoniaques habituelles.

 

Alors, comment savons-nous quand l'obéissance est bonne, et quand ne l'est-elle pas ? Avec Saint Pierre, il faut finalement obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Oui, Dieu parle généralement à travers l'autorité des hommes et de leurs lois - rare est la voix directe du Tout-Puissant dans nos esprits, et "Dieu m'a dit de le faire" n'est pas non plus une excuse pour le mal. Voici Thomas More, dans la pièce de Bolt, répondant à son gendre Roper, qui voulait enfreindre la loi pour attaquer le roi Henry:

 

Roper - Maintenant, vous donnez au diable le bénéfice de la loi!

 

More - Oui, que feriez-vous? Couper une route à travers la loi pour s'attaquer au diable?

 

Roper- Oui. J'aurais aboli toutes les lois en Angleterre pour faire cela.

 

More - Et quand la dernière loi était en vigueur, et que le diable s'est retourné contre vous… où vous cacherez-vous, Roper, les lois étant toutes plates? Ce pays est planté de lois d'un océan à l'autre, les lois de l'homme, pas celles de Dieu, et si vous les abaissez, et que vous êtes juste l'homme pour le faire, pensez-vous vraiment que vous pourriez vous tenir debout dans le vent qui soufflerait alors ?

 

Nous devrions tenir compte de l'avertissement de More lorsque nous réfléchissons à la violation des lois. Même ainsi, la loi est en fin de compte un guide pour notre conscience, pas notre conscience elle-même. Et c'est sur notre conscience que nous devons agir, et sur laquelle nous serons jugés, car c'est par notre conscience où nous sommes "seuls avec Dieu", pour entendre la "petite voix tranquille" qu'Élie a entendu sur la montagne. Nous devons agir en accord avec notre conscience, que le Pape Jean-Paul II dans son encyclique Veritatis Splendor de 1993 appelle la "norme immédiate de la moralité" (VS, 59-60).

 

Plus précisément, la conscience est définie dans notre tradition comme "un jugement de raison, par lequel la personne humaine reconnaît la qualité morale d'un acte concret" (CEC, 1778). C'est un acte, discernant la moralité d'un autre acte. Ce jugement n'est pas quelque chose de purement autonome, fait dans le vide et sous l'impulsion du moment. Au contraire, la conscience doit être formée dans la vérité, par un bagage solide de principes a priori, qui guident notre chemin dans la vérité et la bonté. Le pape Jean-Paul II décrit cela comme une "théonomie participée" (VS, 41), une coopération dans la propre loi éternelle de Dieu. Nous avons tous une certaine conscience innée de ces vérités morales écrites dans nos cœurs, appelées synderesis (CEC, 1780). Comme Moïse l'a enseigné autrefois, le catéchisme plus récent dit: "Nul n'est censé ignorer les principes de la loi morale" (CEC, 1860).

 

Au-delà de ces principes de base, il existe de nombreux guides de notre conscience pour toutes les complexités de la vie morale: nos familles, première et primaire, écoles de toutes sortes, amis, conseillers, l'Église dans la myriade de ses enseignements, littérature, théologiens, les philosophes, les experts et les prophètes sous toutes leurs formes et, pour le moment, l'État dans ses lois. Ce sont tous des degrés d'autorité divers par lesquels ils agitent notre conscience, l'exhortant, l'éduquant, l'inspirant ou même la contraignant, positivement ou négativement.

 

L'Église, médiatisée par l'autorité investie dans le successeur de Pierre, peut nous lier en conscience sur des questions définies et infaillibles de foi et de morale, mais qu'en est-il de la loi humaine, ces questions de directives et de discipline, parfois trop faillibles? Est-ce toujours un péché de contourner la loi, et pouvons-nous le faire en bonne conscience? Saint Thomas d'Aquin pose cette question même (I-II, q.96, a. 4), et les principes qu'il offre aideront à guider nos propres décisions, comme nous le faisons à notre façon "par l’enchevêtrement de nos esprits", comme le conseille Roper.

Thomas d'Aquin définit la loi comme une "ordonnance de la raison, promulguée par celui qui a autorité sur la communauté, pour le bien commun" (I-II, Q. 90, a. 4). La loi humaine, comme elle est basée sur la raison, a finalement sa force contraignante de la loi morale naturelle, à son tour définie comme "la participation de la créature rationnelle à la loi éternelle". Ainsi, la loi ne lie pas de sa propre autorité mais de celle de Dieu, et nous sommes tenus d'obéir à la loi dans la mesure où elle porte l'autorité de Dieu.

 

 

Par conséquent, si une loi viole la loi de Dieu - la loi naturelle ou divine - alors non seulement elle ne nous lie pas en conscience, mais nous sommes plutôt tenus de désobéir à ces lois, au moins par une résistance passive (comme le refus de participer à l'avortement ou l'euthanasie), et, si la pression s'aggrave, de mourir en martyr plutôt que de les suivre, comme l'ont fait les premiers chrétiens de Rome, comme Thomas More lui-même, et comme l'ont fait d'innombrables témoins contre tous les régimes totalitaires anti-chrétiens.

 

Les choses deviennent un peu plus floues lorsque les lois ne violent pas - ou ne violent pas si manifestement - la loi naturelle ou divine, mais sont plutôt insensées, autoritaires ou, du moins parfois, irréalisables.

 

Prenez la marche sur les passages piétons : Selon la lettre de la loi, nous, les piétons, sommes censés ne traverser les routes encombrées qu'aux carrefours, mais qui d'entre nous ne s'est pas précipité ou n'a pas déambulé de l'autre côté comme le proverbial poulet quand le trafic est plus léger ? 

 

Ou, ici dans la province canadienne où je réside, la consommation d'alcool n'est autorisée que dans les maisons privées et les établissements agréés. Que dire de ceux qui emmènent du vin à un pique-nique, ou peut-être une gorgée de scotch après une dure journée de randonnée dans les collines?

 

Il existe des cas plus graves, comme dans les protocoles Covid de plus en plus onéreux, et le vaccin imminent.

 

Thomas d'Aquin dit que les lois sont contraignantes si elles remplissent trois critères:

 

Premièrement, la "fin": la loi doit servir le bien commun de la société pour laquelle elle est promulguée et destinée, et elle ne doit pas seulement être "bonne en général". Il peut être bénéfique pour les étudiants de faire de la gymnastique le matin, mais il serait étrange qu'un collège l'exige comme partie du régime du matin de chaque classe. 

 

Deuxièmement, "l'auteur": la loi doit être promulguée par l'autorité compétente. Un évêque ne peut décréter des lois liturgiques et autres que dans les limites géographiques (ou spirituelles) de son propre diocèse. Il y a des cardinaux et des archevêques qui voudraient imposer leurs protocoles de Covid à des provinces, des États ou des nations entières, mais eh bien, tant pis.

 

Troisièmement, la "forme'': la "charge" de la loi - car toute loi a sa dimension coercitive - ne peut être disproportionnée par rapport au bien recherché ou au mal évité [Le remède ne doit pas être pire que le mal. NdCR.], ni retomber de manière disproportionnée sur une partie de la population plutôt qu'une autre. Les impôts devraient être imposés de manière équitable, de même que la conscription, la fonction de juré, et personne ne devrait bénéficier d'un traitement préférentiel indu. Tous sont égaux devant la loi, sans que certains soient plus égaux que d'autres.

 

Troisièmement, la "forme" : La "charge" de la loi - car toute loi a sa dimension coercitive - ne peut être disproportionnée par rapport au bien recherché ou au mal évité, ni retomber de manière disproportionnée sur une partie de la population plutôt que sur une autre. Les impôts doivent être imposés de manière équitable, tout comme la conscription et la fonction de juré, et personne ne doit bénéficier d'un traitement préférentiel injustifié. Tous sont égaux devant la loi, sans que certains soient plus égaux que d'autres. 

 

Si une loi échoue dans l'un de ces critères, Thomas d'Aquin dit qu'elle ne lie pas, à proprement parler, en conscience.

 

Mais - et il y a toujours un mais - il met en garde que nous devons généralement toujours obéir à de telles lois, afin d'éviter "le scandale ou le trouble". Après tout, dédaigner une loi, c'est dédaigner l'autorité qui a promulgué la loi, au moins dans une certaine mesure. De plus, nous ne sommes pas infaillibles et devrions considérer que nous ne connaissons peut-être pas tous les faits, ni toutes les raisons d'une loi. Les sociétés doivent maintenir la cohésion et l'ordre, sinon l'anarchie s'ensuit rapidement - les schismes et les hérésies proviennent toujours de ceux qui pensent savoir mieux que l'Église, ou de quiconque est placé au-dessus d'eux.

 

Il y a une sainteté dans l'humble obéissance, et le chemin de l'orgueil est rapide et mortel. Le péché originel était en grande partie le désir de décider par nous-mêmes de ce qui est ``bien et mal'', et saint Philippe Neri avait l'habitude de répéter que la sainteté se trouve dans ``l'espace des trois doigts'' - la largeur de son front, et mortifiant sa raison.

 

Comme tous les aphorismes, cela a des limites, tout comme l'obéissance. Si, après la prière, la réflexion et les conseils, nous jugeons vraiment dans notre conscience - la norme immédiate et finale de la moralité - qu'une loi ne lie pas et qu'un bien supérieur nous anime, alors nous pouvons contourner la loi, nous efforçant d'éviter "le scandale et le désordre" autant que possible. C'est une chose d'agir en dehors d'une loi donnée en privé, ou dans le vaste désert de Dieu - et il y en a beaucoup là-bas - et c'en est une autre de faire délibérément un pied de nez à l'autorité.

 

Pourtant, il y a des moments où nous devons résister publiquement, où les pouvoirs en place sont allés trop loin, où nos libertés données par Dieu sont compromises, les lois deviennent un fardeau au-delà de tout support, le bien commun est vicié, et nous sommes appelés à causer un "dérangement", même s'il s'agit d'un "scandale" pour certains. Au moment où j'écris, c'est l'anniversaire du Boston Tea Party de 1773. Justifié? Il semble que oui, dans l'esprit du plus grand nombre, même si le thé perdu a coûté une petite fortune aux Britanniques et que les actes intolérables ont suivi, avec la révolution qui a suivi - eh bien, vous comprenez l'essentiel.

 

 

Rappelons que comme l'autorité dont elles découlent, les lois et leur obéissance sont hiérarchiques: celle d'un prêtre est contremandée par un évêque, lui-même trompé par le pape, qui est tour à tour sous le Christ, dont il est le vicaire. Et tout revient finalement à notre conscience, qui a des limites dans ce qu'elle peut endurer.

 

Thomas d'Aquin nous a averti cinq siècles avant que le thé ne soit jeté, que des lois autoritaires produiraient des fruits amers, voire des effusions de sang, alors que la population atteindrait un point de rupture, d'où il est presque impossible de revenir en arrière. Les révolutions dans le temps depuis lui ont donné raison.

 

En ce moment à travers le monde autrefois libre, de nombreuses régions sont sous des confinements draconiens et des assignations à résidence virtuelle, avec des invités verboten (interdits) même dans ou à proximité des maisons privées. Beaucoup, en particulier ceux qui sont abandonnés et seuls, sont poussés au désespoir, voire au suicide. La maladie mentale est en hausse. Les familles sont divisées, voire déchirées. Les écoles sont fermées, les parents à bout de souffle. Les églises sont fermées, partiellement ouvertes, puis refermées, au gré de la péripétie médicale avec de nouveaux pouvoirs pontificaux. Les évêques capitulent en se tordant les mains. Certains prêtres et fidèles se dirigent vers les "catacombes" pour recevoir l'Eucharistie. Beaucoup d'autres, avec peu ou pas d'accès aux sacrements ou adorant ensemble, dérivent comme ils le pourraient, certains perdant leur foi et leur espérance.

 

Nous nous évitons les uns les autres, même avec un contact visuel. La démographie, déjà en chute libre, est en train d'imploser, alors que les couples désespèrent de faire entrer des enfants dans un tel monde si peu accueillant pour eux. Les dettes montent en flèche dans la stratosphère. Les petites et moyennes entreprises font faillite. Pendant ce temps, les apparatchiks ``essentiels'' du gouvernement, qui confisquent les dites entreprises pour des "infractions'' minimes en constante évolution, continuent d'encaisser leurs gros chèques de paye, profitant ainsi de libertés refusées au commun des mortels. Toute dissidence par rapport à la ligne du parti dirigeant est censurée par les médias sociaux omniprésents, main dans la main avec le gouvernement. Pendant tout ce temps, la culture de la mort et de la sexualité déviante continue sa longue marche presque sans relâche.

 

Ce n'est pas une recette pour la cohésion sociale et l'harmonie. Reviendrons-nous à l'état normal des choses ? Ou sera-ce, comme l'a dit un expert, l'alliance rebelle fidèle contre l'empire sans Dieu et son étoile de la mort ? Pouvons-nous espérer une intervention miraculeuse, le Tout-Puissant intervenant d'une manière surprenante ? Nous devrions toujours espérer cela. Alors, autant que vous le pouvez, alimentez le foyer et remplissez la table. Et réjouissez-vous, car c'est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés (Gal 5, 1).

 

Et sur cette note de liberté, en ce qui concerne notre propre réponse aux lois et aux autorités autoritaires et injustes - ou, plus exactement, à l'obéissance aux lois et aux autorités supérieures - je laisserai cela à la conscience du lecteur, que nous espérons éclairée par le Saint-Esprit, qui nous conduit sur le chemin de la vérité.

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 12:04

Celui qui oublie son passé est mort pour l'avenir.

Euripide

Nos dirigeants cherchent des repères, une direction à suivre, une identité. Or souvenons-nous que lorsque le mot "république" remplace le mot "France", nous renonçons à des siècles d'histoire :

Le baptême de Clovis représenté dans une enluminure des Grandes Chroniques de France de Charles V, vers 1370-1379.

Le baptême de Clovis représenté dans une enluminure des Grandes Chroniques de France de Charles V, vers 1370-1379.

Les mots ont une signification, un sens : ils permettent l’expression d’une pensée tout en précision et en nuance. Certains d’entre eux ont un poids particulier : celui de l’Histoire. Ils sont des témoins du temps, de ce qui était ou de ce qui est.

 

Lorsque M. le Premier ministre emploi le mot « République » en lieu et place de celui de « France », il ne s’y trompe pas. Le projet de loi « confortant les principes républicains », qu’il a défendu dans les colonnes du Monde, en est la parfaite illustration : ce qu’il veut protéger, ce qu’il veut sauver, c’est la République. Et la France de devoir céder la priorité. Mais la République n’est qu’une forme de gouvernement parmi d’autres.

Source : Profession Gendarme.comBoulevard Voltaire

 

Le problème dans lequel nous nous trouvons depuis 1789 (Commentaire d'Elbo trouvé sous l'article de Profession Gendarme.com) est celui-ci

 

Lorsqu’on parle de République on fait oublier la France.

Et lorsqu’on parle des républicains, on fait oublier les français…

C’est quoi un républicain ? Depuis 1789, c’est un citoyen qui accepte de se soumettre aux lois de la république, donc, si une loi est mauvaise, et que vous ne voulez pas vous y soumettre, parce qu’elle serait, par exemple, dangereuse pour vous même et pour les autres, le régime a le droit de vous exclure de la société. Comprenez-vous l’arnaque ?

 

Avant 1789, on était des français, peu importe le type de régime en place, et nous ne pouvions perdre cette qualité de français.

 

Une autre arnaque aussi, on vous a fait croire qu’avant 1789 nos ancêtres ont vécu 10 siècles d’obscurantisme ? Il n’y a rien de plus faux là dedans. Nos ancêtres ont au contraire connu la Lumière et c’est nous qui sommes dans l’obscurantisme, pourquoi ?

 

Parce qu’avant 1789, notre société avait pour fondement LA MORALE : comportement digne, recherche de la vérité, valeurs… défense du bien commun.

 

Après 1789, la France a pris pour fondement LA LOI, exit la morale.

 

[Ndlr. "Art. 4 de la Déclaration des droits de l'homme de 1799. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."]

 

Elle (la France) était là, ou non, peu importe, ce qui importait désormais étaient ceux qui écrivaient les lois et ceux qui les acceptaient.

Or, quand tout repose sur la loi, tout dépend de la valeur des personnes qui imposent leurs lois aux autres, si vous avez des personnes droites, ça peut encore aller, mais si vous vous retrouvez avec des voyous… ça donne ce que nous vivons aujourd’hui, et si vous ne voulez pas respecter leurs lois, hé bien vous devenez à votre tour un criminel aux yeux de la république, alors que vous n’avez rien fait.

 

Comprenez vous désormais de quelle façon on a été dupés ?

 

En 1789, on a donc troqué la morale (la loi naturelle) contre "la loi".

Mais en réalité, une autre morale a pris la place de la morale. Cette nouvelle morale est celle de l'opinion.

 

Qu'est-ce que l'opinion ? L'opinion est façonnée par de nouvelles idoles que sont les sondages, la "majorité". Un phénomène que l'on peut ainsi résumer : "tout le monde le fait, donc je peux le faire aussi". Ce qui était interdit par la morale devient possible dans la nouvelle morale de l'opinion. L'humain a-t-il progressé au change quand je peux tuer parce que la majorité le fait ?

 

"'Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle' ne doit s'opposer à une majorité législative (Mirabeau).

Ce régime n'est qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une 'démocratie illimitée', et ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une 'souveraineté illimitée'"... (Le Livre noir de la Révolution française, Par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008, p. 14).

La formule de Mirabeau est à rapprocher de la doctrine étatiste créonienne de Jacques Chirac qui a synthétisé les principes républicains et "laïcs" en disant : "pas de loi morale au-dessus de la loi civile" ("non à une loi morale qui primerait la loi civile", Jacques Chirac, Journal du Dimanche, avril 1995).

Cette doctrine démocratique a pu légitimer des génocides du moment que ceux-ci étaient conformes à la loi, expression de la Volonté générale.

 

"La Volonté générale ne pouvait que finir par vouloir changer toutes les lois, aujourd'hui la loi naturelle, demain peut-être les lois de la gravitation universelle", a pu ironiser le professeur de droit Jean-Claude Martinez.

 

En réalité, la civilisation nous enseigne que liberté s'arrête là où commence celle des autres. Autrement dit il y a toujours une limitation, une limite de la liberté, pour que la liberté reste "liberté".

D'ailleurs, cette liberté limitée, n'est-elle pas inscrite dans la déclaration des Droits de l'homme elle-même qui stipule d'une manière incohérente avec le fondement de la loi comme source du droit et non la morale (Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation et Art. 6. La Loi est l'expression de la volonté générale), Art. 4, je cite : "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme N'A DE BORNES QUE CELLES QUI ASSURENT AUX AUTRES MEMBRES DE LA SOCIETE LA JOUISSANCE DE CES MÊMES DROITS. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."

Ainsi, la limite de la liberté est la vraie garantie des droits de l'homme et de la civilisation. La déclaration des droits de l'homme le reconnaît elle-même, tout en se contredisant, en fantasmant une source du droit dans la loi elle-même, une loi qui pourrait tout. "La Volonté générale ne pouvait que finir par vouloir changer toutes les lois, aujourd'hui la loi naturelle, demain peut-être les lois de la gravitation universelle", a pu ironiser le professeur de droit Jean-Claude Martinez.

 

Et cette limite à la liberté (et donc à la loi) trouve dans la morale traditionnelle son fondement extérieur (la loi morale du Décalogue et non celle de l'opinion).

 

Contrairement donc aux incohérents et artificiels Droits de l’Homme — que l’Occident décadent essaie d’imposer au reste du monde —, le droit naturel apparaît aux civilisations traditionnelles comme la source du droit.

 

En effet, il n’existe qu’une nature humaine universelle, et tous les hommes sont soumis à des mêmes lois qu’ils n’ont pas choisies ; des lois physiques et physiologiques bien sûr, mais aussi des lois de bon comportement, ou lois morales, dont le païen Cicéron nous rappelle l’origine : la raison qui nous distingue de l’animal... À l’instar d’un Confucius ou d’un Aristote, il reconnaît le droit divin ; la loi naturelle ne saurait provenir que du Dieu auteur de la nature humaine, et non de l'opinion changeante et fluctuante de l'homme.

 

"La loi civile doit rechercher et reconnaître les exigences de la loi naturelle, car la loi naturelle niée, elle ouvre la voie au relativisme éthique individuel comme au totalitarisme politique." Tel a été l'enseignement de Benoît XVI (Catéchèse pour l'audience générale Place St.Pierre, 16 juin 2010.)

 

Comme remède dans un monde en perte de repères (l'équerre et le compas relativistes ayant détruit la boussole...) et qui ne parvient plus à créer du lien social, je propose que l'on reconnaisse le christianisme comme religion historique de notre pays.

Ce n'est pas en effet la "laïcité" qui est "au-dessus" - n'en déplaise aux francs-maçons - (la laïcité elle-même est une invention du christianisme), c'est le christianisme qui est au-dessus de la laïcité.

Ainsi, symboliquement, la croix placée dans une salle de classe serait la garantie de la laïcité permise, précisément par le règne de la Croix. Dès lors qu'on enlève l'auteur de la laïcité, on détruit ce qui l'a créée. 

Entendu comme distinction du temporel et du spirituel (qui n'existe dans aucune autre civilisation), le christianisme est le meilleur garant des droits de l'homme et de la démocratie. Après libre à chacun de croire ou non..., d'être adepte d'une idole ou pas... Mais la France est chrétienne. Le christianisme est au-dessus. La Constitution de notre nation le dit depuis 496.

Toutes les religions ne se valent pas. Pas même la religion de la laïcité (pour les francs-maçons) qui ne vaut pas la religion qui l'a permise, qui donc, historiquement et logiquement, est au-dessus. Ne serait-ce déjà que pour cette seule raison : le catholicisme a construit la France que la république cherche à éliminer en supprimant le mot, le catholicisme mérite à ce titre de (re)devenir religion d'Etat, en lieu et place de la laïcité que seul, il permet.

Une laïcité auto-référencée, c'est comme la liberté sans la morale, la "république" sans la "France", la destruction est au bout.

Il est temps de revenir aux principes qui ont fait la France.

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