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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 00:00
Saint Ferdinand le Saint, Roi de Castille († 1252)

Saint Ferdinand III, roi de Castille et de Léon (1198 - 1252), cousin du roi Saint Louis, procéda à la reconquête du sud de la péninsule ibérique (l'actuelle l'Andalousie) lors de la Reconquista, libéra Cordoue et Séville occupées par les Maures depuis cinq siècles et y planta la Croix du Christ.



Il reçoit de son père une sérieuse éducation chrétienne et chevaleresque.

À la mort du jeune roi Henri, héritier du trône de Castille, en 1217, sa mère le fait proclamer roi de Castille et couronner à Valladolid le 31 août 1217.
À 21 ans, en 1219, il épouse Béatrix de Souabe qui lui donnera 10 enfants.

Durant son règne, Ferdinand se soucie de lutter contre les hérésies et de faire perdre du terrain à l'Islam qui, depuis plusieurs siècles, asservit l'Espagne.

A la mort de son père et après bien des péripéties, il devient également roi de Léon, en septembre 1230. Peu à peu, il repousse vers l'extrême sud de l'Espagne les limites de l'occupation islamique par les prises successives de Cordoue, Murcie, Grenade et Séville.

La veille des batailles, il passait la nuit en prière. On ne peut douter de la pureté des motifs qui le faisaient agir dans ces guerres : "Seigneur, disait-il, vous savez que je cherche votre gloire et non la mienne".

Son principal étendard était une image de la Vierge; il portait à l'arçon de sa selle une statuette devenue célèbre sous le nom de Notre-Dame-des-Batailles, et conservée depuis à Séville.

Dans un combat acharné, on vit, dit-on, à côté de Ferdinand, l'apôtre saint Jacques, monté sur un cheval blanc. Le chef des Maures de Séville, vaincu malgré une nombreuse armée et des remparts formidables, s'écria : "Il n'y a qu'un favori de Dieu qui ait pu, avec si peu de monde, prendre une ville si forte et si peuplée".

Comme son cousin Saint Louis, roi de France, jamais il ne chargea ses sujets d'impôts : c'était dans une sévère économie qu'il trouvait de quoi subvenir aux frais de la guerre. Il aimait les lettres. On le considère comme le fondateur de l'Université de Salamanque.

Ferdinand meurt à Séville le 30 mai 1252.

Le Pape Clément X le canonise le 4 février 1671.

La fête de Saint Ferdinand est le 30 mai.

 

 

Sources:

Saintferdinanddesternes; Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 325-326; Nominis.cef.fr; Les saints du jour

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 18:51
https://euroweeklynews.com/2022/05/27/2200-prominent-spanish-personalties-investigated-for-false-covid-19-vaccination/

https://euroweeklynews.com/2022/05/27/2200-prominent-spanish-personalties-investigated-for-false-covid-19-vaccination/

De nombreuses interrogations subsistent sur les faux certificats de vaccination Covid-19 achetés par des stars, des personnalités sportives et des chefs d'entreprise

Par Peter McLaren-Kennedy • 27 mai 2022 • 9:28

 

SOURCE: https://euroweeklynews.com/2022/05/27/2200-prominent-spanish-personalties-investigated-for-false-covid-19-vaccination/

 

La réaction à la nouvelle selon laquelle plus de 2 200 Espagnols éminents, dont le dirigeant de l'une des plus grandes sociétés pharmaceutiques du pays, a été une réaction de résignation et d'incrédulité.

Depuis que l'histoire a éclaté le 24 mai, les gens se demandent comment cela a pu arriver. Mais ils ont aussi demandé ce qu'il en était, que la réaction à la nouvelle a été mise en sourdine, acceptant presque que cela se passe tranquillement.

 

Pour reprendre les mots d'un utilisateur de Twitter, Starfish : "Pourquoi PERSONNE ici ne parle de l'opération Jenner, découverte en Espagne, pourquoi ne vont-ils pas plus loin dans l'enquête ?"

 

La réalité est que l'enquête est toujours en cours et que davantage de preuves sont recueillies avant que beaucoup d'entre eux ne soient jugés, mais le résultat est peut-être inattendu.

 

Alors que l'Espagnol moyen faisait ce que le gouvernement demandait, obéissait aux règles et sortait et se faisait vacciner, d'autres pensaient qu'ils étaient au-dessus de la loi, qu'ils étaient en quelque sorte spéciaux.

 

Ce qui est déconcertant, c'est que beaucoup de ces personnes exercent des professions qui impliquent un niveau élevé de contact avec les autres. Essentiellement, ils se souciaient si peu de ceux qui les entouraient qu'ils ne se souciaient pas de s'assurer que ceux avec qui ils entraient en contact étaient protégés et exempts de Covid-19.

 

Mais peut-être que le plus gros problème est que le niveau de confiance est rompu, qu'un président d'entreprise impliqué dans la recherche de vaccins Covid-19 n'a pas jugé nécessaire ou important de se faire vacciner conduit beaucoup à se demander si les vaccinations étaient nécessaires ou sûres.

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 00:00

Fêtée le 30 mai ou le dernier dimanche de mai dans le calendrier liturgique catholique. (Cette fête ne doit pas être confondue avec la "fête nationale de Jeanne d'Arc" ou "fête du patriotisme" instituée par la IIIe "république" en 1920, le deuxième dimanche de mai.) 

 

C'est pour redonner un roi à la France occupée par les Anglais que la bergère de Domrémy, dans les Vosges, se met en marche et conduit le jeune Charles VII à son sacre à Reims en 1429.

 

Née en 1412 [1] [2], elle n'a pas dix-sept ans quand, à l'écoute des voix de Saint Michel et des saintes Catherine et Marguerite, commence son aventure.

 

"Jeanne d'Arc est un défi divin jeté au naturalisme. C'est tout baume pour les coeurs meurtris par les haines sociales; c'est la France sollicitée de se remettre sur la voie de la France de Charlemagne et de saint Louis; c'est le ciel tout entier se présentant pour l'y soutenir et la faire avancer. [...] Dès lors se réaliserait dans sa plénitude la promesse contenue dans la lettre aux Anglais. "Pour la Chrétienté, les Français feraient le plus bel fait que oncques fut fait.'"[3] Dans cette lettre aux Anglais, Jeanne avertit l’envahisseur anglais, "de quitter sans délai le Royaume de France et de rendre à la Pucelle qui est envoyée ici par Dieu, le Roi du ciel, les clés de toutes les bonnes villes" que les Anglais ont "prises et violées en France." "Elle est toute prête à faire la paix", si les Anglais veulent "lui faire raison, en abandonnant la France et payant pour" ce qu'ils l’ont "tenue". "Et, s’ils ne veulent obéir, je les ferai tous occire ; je suis ici envoyée de par Dieu, le Roi du ciel, pour vous chasser hors de toute la France. [...] Si vous ne voulez croire ces nouvelles de par Dieu et la Pucelle, en quelque lieu que nous vous retrouverons, nous frapperons dedans et y feront un si grand hahay (vacarme) qu’il y a bien mille ans qu’en France si n’y en eut un si grand, si vous ne nous faites raison", écrit Jeanne dans sa lettre. [4] [5]

 

Lors de son procès, Jeanne affirma la visite d’un autre prestigieux archange : saint Gabriel : "Aussi fermement que je crois que Notre-Seigneur Jésus-Christ a souffert la mort pour nous racheter des peines de l’enfer, je crois que c’est saint Michel et saint Gabriel, sainte Catherine et sainte Marguerite que Notre-Seigneur m’envoie pour me conseiller et me réconforter." [6] Elle précisera le 3 mars 1431 qu’elle a vu de ses yeux les deux archanges et le 9 mai qu’elle a reçu réconfort de saint Gabriel : "Oui, croyez que c’était lui, je l’ai su par mes Voix." [7] Elle dira aussi que, bien souvent saint Michel était entouré, quand il lui apparaissait d’une splendide théorie d’anges. [8]

Sainte Jeanne d'Arc († 1431)

C’est "à la requête de saint Louis et de Charlemagne" que Dieu "a eu pitié de la ville d’Orléans et n’a voulu souffrir que les ennemis eussent le corps du seigneur d’Orléans et sa ville" et "qu’elle avait eu une vision dans laquelle saint Louis et Charlemagne priaient Dieu pour le salut du roi et de cette cité." [9]

 

De Chinon à Orléans, de Paris à Reims puis à Rouen, Jeanne d'Arc, la Pucelle d'Orléans, respectant toujours l'adversaire, boute l'envahisseur anglais de 1429 à 1430.

Jeanne reconnaît Charles VII

 

"Dieu aime-t-il les Anglais?" demandera sournoisement son juge à son procès en 1431. "Oui, mais chez eux!" répondra-t-elle. [10]

 

Jeanne a une foi capable de déplacer les montagnes. Elle communie chaque jour. D'ailleurs, après avoir été privée de l'eucharistie pendant ses six mois de prison à Rouen, elle reçoit le viatique le matin de sa mort et s'exclame : "Il y a si longtemps que je l'attends!"

 

Une croix permet à Jeanne de monter son cheval

 

Une lettre qu'un jeune seigneur de Laval écrivit à sa mère et à sa grand'mère, de Selles, en date du 8 juin (1429), montre Jeanne à cheval : "Je la vis monter à cheval armée tout en blanc, sauf la tête, une petite hache en main, sur un grand coursier noir, qui à l'huis (porte) de son logis se démenait fort, et ne souffrait qu'elle montât, et lors elle dit : 'Menez-le à la croix' qui était devant l'église, auprès, au chemin; et lors elle monta sans qu'il se mut, comme s'il était lié; et lors se tourna vers l'huis de l'église qui était bien prochain, et dit en assez voix de femme: 'Vous les prêtres et gens d'église, faites processions et prières à Dieu.'

 

Un des preux qui avaient combattu avec Jeanne à Orléans et à Patay, Thibaud d'Armagnac, seigneur de Thermes, faisait sous la foi du serment la déposition suivante : 'En dehors de la guerre, Jeanne était la simplicité même; mais elle était le plus habile et le plus expérimenté des capitaines, quand il fallait conduire une armée, la disposer, ordonner la bataille, animer les combattants. Impossible de montrer plus de courage et d'habileté qu'elle ne le fit, à l'assaut des bastilles d'Orléans.'" (Procès, t. III, p. 119-120.) [11]

 

La prophétie de Jeanne sur l'expulsion des Anglais, et avant sept ans la libération de Paris

 

"'La France perdue par une femme sera relevée par une vierge venue des marches de Lorraine.' Cette prophétie était populaire en France au moment de l'apparition de l'héroïne. Deux témoins au procès de réhabilitation (1452-1456) rappelaient que Jeanne elle-même, encore à Vaucouleurs, leur avait mis en mémoire cette prédiction comme étant du domaine public. (Procès, t. II. Durand Laxart, p. 444, et Cath. Royer, p. 447.) La Pucelle de manifeste comme favorisée de ces communications depuis son entrée dans la carrière jusques au terme. La prophétie lui ouvre la voie; la prophétie est un des grands moyens par lesquels elle finit par se faire accepter, par lesquels elle se soutient au milieu des envieux, qui ne lui firent pas défaut, même dans son parti.

 

"Elle est encore aux bords de la Meuse. L'abattement est dans tous les coeurs; le roi de Bourges se demande dans quel pays il peut espérer un asile moins déshonorant, et la jeune villageoise de dix-sept ans annonce que, dans l'année qui va s'ouvrir, elle délivrera Orléans, et fera sacrer le roi à Reims.

 

"Quand vers le 13 mai 1428, elle voulait que l'on mandât au Dauphin de bien se tenir, de ne pas engager de bataille avant la mi-carême, elle donnait un avis prophétique. Il ne fut pas transmis, ou il n'en fut pas tenu compte. Le 12 février suivant, la honteuse journée des harengs, ou l'ignominieuse défaite de Rouvray, prouvait combien il était fondé. L'annonce de cette déroute de sept ou huit mille Français, maîtres de choisir le terrain, devant quinze cents Anglais embarrassés d'un immense convoi, l'annonce de cette déroute faite par Jeanne à Vaucouleurs, au moment où elle était subie, finit par décider Baudricourt à diriger la jeune fille sur la Loire. Rien de plus dangereux que ce voyage de 150 lieues, à travers un pays ennemi, en plein hiver, lorsque les pillards et les brigands pullulaient partout. Jeanne annonçait qu'il se ferait sans accidents. L'événement justifia pleinement une prédiction jugée par tous de toute invraisemblance. Comme elle l'avait annoncé, elle était avant la mi-carême en chemin vers la cour. Là, sans parler de l'extraordinaire reconnaissance du prince, [...], un cavalier, en la voyant passer, s'échappe-t-il en paroles de souillure et de blasphèmes, elle lui fait cette réponse prophétique : "Ah! Malheureux, tu le renies et tu es si près de la mort!" Une heure après, l'insulteur de Dieu se noyait en passant la rivière. (T. III. Déposition de Paquerel, p. 102.)

 

Jeanne entre à Orléans, Par J.-J. Scherrer, 1887

 

"Elle (Jeanne) ne prédit pas seulement la délivrance d'Orléans; mais de nombreuses circonstances du grand événement. Tels, l'introduction du convoi sans aucun obstacle de la part des Anglais, le changement subit dans la direction du vent qui était contraire; le jour de la levée du siège, le genre de mort de Glacidas. Elle connaît surnaturellement les délibérations, les combats engagés, dont on veut lui dérober la connaissance. Dunois dépose qu'il avait donné le signal de la retraite le soir du samedi, désespérant du succès de l'attaque commencée au lever du soleil, quand la Pucelle vint le prier de différer encore un peu, que bientôt ils seraient maîtres de l'imprenable forteresse. Moins d'une heure après, les Français étaient dans les Tournelles. Avant le 22 avril au moins, elle avait annoncé qu'elle achèterait cette conquête par une grave blessure à l'épavie, sans que le succès fût pour cela retardé. [...] Il serait facile de citer d'autres prophéties faites par la Pucelle, à Jargeau, à Patay, à Troyes.

 

"[...] Une prophétie dont elle connaissait la pleine étendue, qu'elle a répétée avec le courage des anciens prophètes, devant ceux qu'elle faisait trembler, c'est la totale expulsion des Anglais, et avant sept ans un grand échec pour leur cause, c'est-à-dire la perte de Paris. Le 1er mars on venait de lui lire la menaçante lettre par laquelle, deux ans auparavant, elle avait signifié aux envahisseurs d'avoir à lever le siège d'Orléans, et d'évacuer toute France. Voici d'après le procès-verbal, le dialogue qui s'engagea : 'Reconnaissez-vous cette lettre ? - Oui, elle est de moi - N'est-ce pas un seigneur de votre parti qui l'a dictée ? - C'est moi qui l'ai dictée et non pas un seigneur de mon parti.' Et sur-le-champ elle complète sa missive par ces foudroyantes explications : "Avant qu'il soit sept ans, les Anglais subiront un échec autrement grand que celui d'Orléans; ils finiront par tout perdre en France. Ils éprouveront en France des défaites qu'ils n'y ont pas encore éprouvées. Dieu donnera la victoire aux Français. - Comment le savez-vous - Par la révélation qui m'en a été faite; ce sera avant sept ans; je serai bien peinée que ce fût différé jusqu'à sept ans; mais je suis aussi certaine que cela arrivera que je le suis que vous êtes devant moi. - Quand cela arrivera-t-il ? - J'ignore le jour et l'heure." (Procès, t. I, p. 84 et 148.) Moins de six ans après, le 14 avril 1436, l'échec plus grand que celui d'Orléans était subi. Paris, anglais pendant 16 ans, redevenait français. En 1453, à l'exception de Calais, les Anglais avaient tout perdu en France, même Bordeaux et la Guyenne où leur domination était établie et acceptée depuis trois siècles.

 

[...] Ces prophéties, d'une portée si haute, font partie du procès (1430) qui condamne Jeanne comme inventrice de révélations et d'apparitions menteuses. La voyante a pour témoins et pour secrétaires ses ennemis les plus acharnés. Quel caractère à part d'authenticité!". [12]

 

Jeanne secourue par une armée de 50 000 anges

 

"Jeanne voyait aussi des légions invisibles venir à son secours. Son écuyer et maître d'hôtel, le sage d'Aulon, racontait le fait suivant sous la foi du serment au procès de réhabilitation (1452-1456).

 

Ils assiégeaient la place de Saint-Pierre-le-Moustier. Un premier assaut avait échoué; les guerriers de Jeanne avaient lâché pied et s'étaient enfuis; l'héroïne resta seule aux bords du fossé avec quatre ou cinq hommes d'armes plus courageux. D'Aulon, tout blessé qu'il était, accourt à la vue du péril que court la guerrière; il veut l'entraîner et lui reproche vivement de rester seule.

'Seule, répond Jeanne, je suis en compagnie de cinquante mille guerriers qui combattent pour nous. D'ici ne partirai que la ville ne soit prise;' et elle crie : 'Aux fagots et aux claies tout le monde, afin de faire le pont sur le fossé.' Elle fut écoutée, et incontinent après la ville était prise." (Procès, t. III, p. 218.) [13] 

 

Cet épisode est également rapporté par le Chanoine Henri Debout, dans "Jeanne d’Arc, nouvelle vie populaire illustrée" (Maison de la Bonne Presse, 1907, p. 220) en ces termes : "Les cinquante mille guerriers dont Jeanne parlait étaient des anges de Dieu qui venaient remplacer les soldats fugitifs. Elevant alors la voix, la guerrière s’écria : ‘Aux fagots ! Aux claies, tout le monde, afin de jeter le pont !’ Et voici qu’aussitôt le pont fut établi au grand émerveillement des témoins de cette scène."

 

Lors de l’interrogatoire du 12 mars 1431, Jeanne affirme que "Les anges viennent beaucoup au milieu des chrétiens sans qu’on les voie ; moi je les ai vus maintes fois au milieu des chrétiens." [14]

 

L'importance de la confession dans la victoire

 

"Le premier ordre qu'elle donne en arrivant à Blois, c'est celui de renvoyer des rangs de l'armée les femmes de mauvaise vie, qui y foisonnaient; de se confesser et de mettre la conscience en bon état. Elle promettait la victoire, à l'aide de Dieu, si l'on obéissait.

"Même commandement à son arrivée à Orléans. Elle menaçait de renvoyer de l'armée quiconque ne se serait pas confessé, ou même elle menaçait de se retirer." [15]

 

À son procès (1430), elle est seule face à 113 évêques, abbés, chanoines et clercs, 20 docteurs en théologie et 22 hommes de loi. Pourtant personne ne la prend en défaut. Répondant aux juges qui lui demandent : "Croyez-vous être en état de grâce?", elle répond avec finesse : "Si je n'y suis, Dieu m'y mette, si j'y suis Dieu m'y garde!"

 

Jésus pardonne, Jeanne pardonne

 

Nul ne la sauvera du bûcher le 30 mai 1431. Condamnée à être brûlée vive pour hérésie.

 

Jeanne d'Arc sur le bûcher, Par J.-J. Scherrer, 1843

"Jeanne, pendant que l'on l'attache au poteau, répète que, quel que soit le jugement que l'on porte de ses révélations, - qu'encore une fois elle affirme divines, - ni son roi, ni aucun des siens ne doivent en être regardés comme les inspirateurs; Jésus pardonne, Jeanne pardonne; Jésus excuses ses bourreaux, Jeanne demande pardon, même aux Anglais, même à Cauchon, si elle les a injustement offensés.

 

"Jeanne, pendant qu'on l'attache au bûcher, invoque la Vierge, saint Michel, ses saintes; mais lorsque les flammes l'enveloppent, les yeux fixés sur la croix que deux fils de Dominique maintiennent à la hauteur de son regard, elle ne sait plus que lancer au ciel et à la terre le nom de son fiancé: Jésus! Jésus!". [16]

 

Dans les flammes, on l'entendait répéter, au moins six fois, le nom de Jésus. Et au moment de mourir, elle cria d'une voix très forte : "Jésus!" [17] 

 

Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes. [18]

 

"La flamme semblait avoir fait son oeuvre. Les premiers tisons écartés ne laissaient voir que de la cendre et les os calcinés; mais, ô merveille ! sous cet amas fouillé, les viscères et le cœur paraissent intacts. On rallume le foyer incandescent, et on cherche à en activer les ardeurs en y jetant de l'huile et du soufre. Inutiles efforts, le cœur résiste. (Procès, t. 11, p. 7)  

 

"[...] On s'éloignait de la Place du Vieux-Marché en répétant : 'Un grand crime a été commis, on vient de brûler une sainte.' Il n'y avait pas jusqu'au secrétaire du roi d'Angleterre qui ne s'écriât : 'Nous sommes perdus, nous avons fait périr une sainte.' [19] Le bourreau courut  au monastère des Pères Dominicains, demandant s'il y avait pardon pour lui au ciel, pour avoir été l'exécuteur du forfait qui venait de se commettre.

 

 

Quand le procès en nullité commença en 1452, trois ou quatre témoins firent savoir que le corps de Jeanne ne fut pas plus docile dans la mort qu'il ne l'avait été durant sa vie. "Ainsi, le notaire Manchon apprit de la bouche du bourreau que, 'quand son corps eut été brûlé par le feu, le cœur demeurait intact et plein de sang... les cendres et tout ce qui restait d'elle furent jetés par lui dans la Seine.' Le cœur aussi, en principe. [...] Le pauvre en était stupéfait, comme d'un évident 'miracle'. complète Isembard de la Pierre, qui accompagna Jeanne au bûcher. [...] Dans de nombreuses vies de saints, le martyr meurt, mais son coeur survit parce qu'il est marqué du nom du Christ : le nom de Jésus serait apparu en effet en lettres d'or au-dessus du bûcher ! Les juges de 1456 ne cherchaient pas à fabriquer une sainte, ils ne poursuivirent pas. Mais la légende s'implanta à Rouen. Au XVIIIe siècle, on disait que le coeur de Jeanne était toujours là, dans l'un des couvents mendiants de la ville: chez les Carmes ou, plutôt, chez les Dominicains où le bourreau s'était confessé." [20] 

 

Cinq siècles plus tard, l'Église a réhabilité la mémoire de Jeanne et l'a élevée au rang des Saintes. La démarche fut enclenchée en 1874 par l'évêque d'Orléans, Mgr Dupanloup, tandis que Jeanne d'Arc est déjà entrée dans le panthéon des grandes figures de la nation. [21]

 

Béatifiée en 1909 et canonisée en 1920, elle a été déclarée Patronne secondaire de la France par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

 

Parmi les miracles reconnus étudiés et étudiés pour la béatification de Jeanne, on en proposa trois: des guérisons survenues de façon miraculeuse chez des religieuses en 1891, 1893 et 1900. Dans chaque cas les prières, les neuvaines à la "vénérable Jeanne d'Arc" avaient été suivies d'une guérison parfaitement inattendue et constatée. Soumis à la Congrégation des rites, ces miracles allaient être reconnus et leur régularité vérifiée par trois séances donnant lieu à trois votes favorables. [...] La cérémonie de béatification fut célébrée à Saint-Pierre de Rome le 18 avril 1909, premier dimanche après Pâques. 

 

À la date de 1884, un député radical, Joseph Fabre, avait pris l'initiative d'une loi en vertu de laquelle "la république française célébrerait annuellement la fête de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme; sa proposition, [...] n'avait pas été retenue. Mais, devenu sénateur en 1892, Joseph Fabre faisait voter par le sénat cette même proposition de loi. Elle n'aboutit cependant pas.

 

Le pape Benoît XV reconnaissait définitivement le 18 mars 1919 la validité des miracles.

 

Et c'est l'année suivante, le 16 mai 1920, que Jeanne fut reconnue sainte aux yeux de la chrétienté.

 

L'on ne peut manquer de souligner que l'initiative poursuivie avec obstination par Joseph Fabre de faire de la fête de Jeanne d'Arc une fête nationale se réalisait quelque temps après cette canonisation, le 24 juin 1920. [22]

 

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https://fr.aleteia.org/2020/05/30/la-croix-presentee-a-jeanne-darc-sur-son-bucher-sort-de-loubli/

 

Le matin du 30 mai 1431, vers 9 heures, Jeanne d’Arc est emmenée sur une charrette vers la place du marché de Rouen. Après avoir été entendue en confession et avoir reçu la communion, une centaine d’hommes escortent la Pucelle de dix-neuf ans vers le bûcher.  L’historien Adrien Harmand raconte que « Jeanne est hissée sur le bûcher. À ses instances, on est allé lui chercher la grande croix de la paroisse Saint-Sauveur qu’elle tient étroitement, embrassée en pleurant. Elle ne la quitte que pour la lier à l’estache [poteau] qui surmonte le très haut tas de bois. Isambard de La Pierre, le prêtre qui accompagne la future sainte sur le bûcher, raconte à l’occasion de son procès en réhabilitation : « Elle m’avait prié de descendre avec la croix, une fois le feu allumé, et de la lui faire voir toujours. Ainsi je le fis. ».

 

La croix devait être exposée en grande pompe pour les fêtes johanniques de Rouen, prévues pour ce mois de mai 2020. La crise du coronavirus en a décidé autrement mais le curé de Rouen, Geoffroy de La Tousche, a profité du déconfinement pour célébrer comme il se doit l’anniversaire du martyre de Jeanne d’Arc et le centenaire de sa canonisation en 1920. Près de 600 ans plus tard et un siècle après sa canonisation, la croix processionnelle vénérée par Jeanne d’Arc, est pour la première fois exposée aux habitants de la ville. Après une présentation à Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, une procession partira de la cathédrale jusqu’à la place du marché. Une messe sera célébrée ce samedi pour commémorer le sacrifice de la sainte. La croix repartira le soir même pour Pont-Saint-Pierre. [23]

Jeanne d'Arc, par Dante Gabriel Rossetti, 1882

Jeanne d'Arc, par Dante Gabriel Rossetti, 1882

J'aime l’Église; je voudrais la soutenir de tout mon pouvoir et mourir pour la foi chrétienne.

Sainte Jeanne d'Arc, lors de son procès, Ligue Saint Amédée, Twitter

Sainte Jeanne d'Arc († 1431)

Répétons les mots de saint Pie X lors de la béatification de sainte Jeanne d’Arc, le 13 décembre 1908 : "Vous direz aux Français qu’ils fassent leur trésor des testaments de saint Rémi, de Charlemagne et de saint Louis, qui se résument en ces mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : Vive le Christ qui est roi de France. A ce titre seulement, la France sera grande parmi les nations. A cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse."

Les saints de sainte Jehanne d’Arc par le Révérend Père Joseph d'Avallon – Capucin de Morgon (69) 16 mai 2020

Sources :

 

(1) Colette Beaune, Jeanne d'Arc, Vérités et légendes, Pour en finir avec ceux qui racontent n'importe quoi !, Perrin, Paris, 2008, p. 28; (2) Colette Beaune, Jeanne d'Arc, Perrin, Paris 2004, p. 27;  (3) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels et la régénération de la France, 1885, Rééd. Éditions Saint-Rémi, Cadillac 2009, p. 368; (4) Des Lettres.fr; (5) Colette Beaune, Jeanne d'Arc, Perrin, Paris 2004, p. 457; (6) Chanoine Henri Debout, Jeanne d’Arc, nouvelle vie populaire illustrée, Maison de la Bonne Presse, 1907, p. 283 ; (7) Joseph Thérol, L’Evangile de Jeanne d’Arc, NEL p. 64 ; (8) Les saints de sainte Jehanne d’Arc par le Révérend Père Joseph d'Avallon – Capucin de Morgon (69) 16 mai 2020 ; (9) Régine Pernoud : « Jeanne d’Arc » Que sais-je ? pp. 199, 201 ; (10) Le Petit Livre des Saints, tome 2, Editions du Chêne, 2011, p. 120 ; (11) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels et la régénération de la France, ibid., p. 89-90 ; (12) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels, ibid., p. 79-84 ; (13) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels, ibid., p. 345-346 ; (14) Joseph Thérol, L’Evangile de Jeanne d’Arc, NEL p. 41 ; (15) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels, ibid., p. 91-92 ; (16) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels, ibid., p. , p.121 ; (17) Robert Brasillach, Le Procès de Jeanne d'Arc, Nrf Gallimard, dix-neuvième édition, Lagny-sur-Marne 1950, p. 154 ; (18) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 ; (19) Père J.-B.-J. Ayroles, Jeanne d'Arc sur les autels, ibid., p. ,122-123 ; (20) Colette Beaune, Jeanne d'Arc, Vérités et légendes, Pour en finir avec ceux qui racontent n'importe quoi !, Perrin, Paris, 2008, p.  201-202 ; (21) Le Point, Jeanne d'Arc : 8 mensonges sur la Pucelle d'Orléans, le 01/05/2017 ; (22) Régine Pernoud, Les Saints au moyen-Âge, La sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ?, Éditions Plon, Paris 1984, p. 274-276 ; (23) Aleteia.

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28 mai 2022 6 28 /05 /mai /2022 00:00

Saint-Germain-dans-l-eglise-de-Saint-Germain-en-L-copie-1.JPG

Statue de Saint Germain dans l'église de Saint-Germain-en-Laye

 

Saint Germain de Paris, surnommé la "lumière des Gaules", naquit vers l'an 500 près d'Autun en Bourgogne, d'une noble famille gallo-romaine.

 

Tout jeune, Germain faillit être victime d'une mère dénaturée et d'une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses. Germain se réfugia près d'un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il s'étudia chaque jour à imiter la piété et les vertus.

 

L'évêque d'Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l'onction sacerdotale, puis le nomma bientôt abbé du monastère de Saint-Symphorien d'Autun. Il se distingua par ses abstinences, ses veilles, ses aumônes. Avec le signe de la croix, il éteignit un incendie qui menaçait de détruire le monastère. Il opéra plusieurs guérisons miraculeuses. (1)

 

Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d'un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l'aumône, au point qu'un jour il donne jusqu'au dernier pain de la communauté. Les moines murmurent d'abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger. Il priait encore, lorsqu'une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux religieux, qui se repentirent de leur réaction.

 

Mandé à Paris par le roi des Francs Childebert, fils de Clovis, il s'y rendit avec cinq religieux. Un jour qu'il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : "Que signifie cela ? demande l'abbé. - C'est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville." Quatre ans plus tard, Germain, devient évêque, malgré sa résistance. Il n'en resta pas moins moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu'il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d'une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l'autel.

Sa nouvelle dignité n'apporta aucun changement dans sa manière de vivre: on le vit simple, frugal, mortifié et pénitent. Il avait toujours plusieurs pauvres à sa table.

 

Le roi Childebert, qui jusque-là avait mené une vie peu chrétienne, ne put résister à l'onction des discours du saint : il se convertit, et bannit de sa cour tous les désordres (2).

 

Un jour Childebert lui envoya six mille solidi d'or. Germain alla immédiatement au palais pour remercier le prince, et durant le trajet il en distribua trois mille aux pauvres qui se présentèrent à lui. "Vous reste-t-il encore de l'argent ? demanda le roi.  - J'ai encore la moitié de ce que vous venez de m'envoyer, répondit Germain : il ne s'est point trouvé assez de pauvres sur ma route pour épuiser la somme entière. - Seigneur, reprit le roi, distribuez tout ce qui reste : avec la faveur du Christ, nous aurons toujours de quoi donner." Et, brisant les vases d'or et d'argent qu'il trouva sous sa main, Childebert en remit les précieux fragments à l'évêque. Le saint employait la plus grande partie des nombreuses ressources dont il disposait à payer le rachat des captifs, la rançon des prisonniers, la mise en liberté des esclaves.

 

Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu'il secourut, de prisonniers qu'il délivra, avec l'or des largesses royales. Dans plusieurs conciles, il fut regardé comme la lumière des Gaules.

 

Saint Germain intervint dans la vie du roi Caribert qui succéda à Clotaire quand il l'excommunia après ses noces avec Marofève, une religieuse. Sous le règne de Chilpéric Ier, il se montra un homme de paix au milieu des terribles querelles qui opposèrent les reines Frédégonde et Brunehaut.

 

Il mourut le 28 mai 576, plein de mérites, vers l'âge de quatre-vingts ans. On l'enterra dans son abbaye à côté de deux rois qu'il a connus, Childebert et Caribert. (3)

 

On lui doit la construction de la célèbre abbaye de Saint-Germain-des-Prés, du nom de la tunique du martyr espagnol qu'elle renfermait, qui deviendra plus tard Saint-Germain-des-Près. Ruinée par les Normands, elle fut reconstruite au XIIe siècle. (4)

 

 

Sources (1); (2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 148; (3) Saints et Saintes de France, Des premiers martyrs à nos jours, Hatier, Renens 1988, p. 29; (4) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 321-322.

 

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 11:26
Le Quotidien, 27 mai 2022, p. 2.

Le Quotidien, 27 mai 2022, p. 2.

Pour rappel, en octobre 2021 déjà..., le virologue directeur de recherche au CNRS Jean-Marc Sabatier alertait sur les potentiels effets graves de ces vaccins : Infections graves, nouveaux cancers ou récidives d’anciens cancers, stérilité et avortements, maladies auto-immunes.

 

En février 2021, des dizaines de personnes développent une maladie sanguine rare après avoir reçu des vaccins COVID: rapports. Des scientifiques mettaient alors en garde contre la "vaccination" Covid qui pourrait être "une bombe à retardement"... Mieux vaut trop tard que pas de réveil du tout de la part de nos médias.

 

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 08:40

Restreindre l’accès des personnes au travail, à l’éducation, au transport public et à la vie sociale en se basant sur le statut vaccinal empiète sur les droits humains, promeut la stigmatisation et la polarisation sociale, et affecte négativement la santé et le bien-être.

Dr Guillaume BARUCQ

Source: BMJ Global Health 

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 00:00
Saint Augustin de Cantorbéry, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 19.

Saint Augustin de Cantorbéry, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 19.

Aux Vème et VIème siècles, l'île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l'invasion des Saxons.

 

Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, roi de Kent (le plus proche royaume du continent) épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis. Berthe consentit à ce mariage à la condition d'avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l'aide et l'appui d'un évêque gallo-franc. L'âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi.

Saint Augustin de Cantorbéry, archevêque, fondateur de l'église anglo-saxonne (+ 605)

Le pape Grégoire le Grand choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome pour réaliser l'évangélisation de l'Angleterre qu'il souhaitait depuis longtemps.

On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s'arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.

À Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu'on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d'Augustin, qu'ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d'un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Début Ve siècle, l'Île de Bretagne secoua le joug romain et se proclama indépendante. Mais ce fut aussi le moment où d'autres Barbares venus de Germanie détruisant la Gaule romanisée (Strasbourg, Spire, Reims, Tournai, Arras, Amiens), l'Angleterre connut l'arrivée des premiers Saxons. Jusqu'en 449, et la Descente des Saxons, elle se gouverna sous l'autorité du clergé, du roi gaulois Vortigern (Gwrtheyrn en gallois moderne), des nobles et des villes municipales. La Bretagne, soutint longtemps avec vigueur la guerre, seule et sans recours. L'Angleterre n'avait jamais été complètement romanisée. Les chefs des tribus bretonnes continuèrent toujours de régner, quoique avec un pouvoir subordonné, depuis le règne de l'empereur Claude jusqu'à celui d'Honorius. (Cf. Histoire de Manchester, par Whitaker, vol. 1, p. 247-257.)

C'est dans ce contexte qu'Augustin arriva dans le Kent en 597 à la tête de la mission grégorienne dont le but était de convertir les Anglo-Saxons au christianisme.

Les peuples anglo-saxons en Angleterre au début du VIIe siècle

Les peuples anglo-saxons en Angleterre au début du VIIe siècle

Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne. Le roi anglo-saxon Ethelbert n'autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s'en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s'avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies.

 

Ethelbert n'abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s'appelle encore Stable Gate : la porte de l'Hôtellerie, et ordonna qu'on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.

 

Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Eglise, Augustin et ses compagnons étaient assidus à l'oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu'ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu'ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L'innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.

 

Charmé comme tant d'autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d'un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu'il reçut des mains de saint Augustin. La conversion d'Ethelbert, premier roi anglo-saxon à se convertir, amena celle d'une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, Ethelbert proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes mœurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.

Ethelbert. Statue à la cathédrale de Cantorbéry

Ethelbert. Statue à la cathédrale de Cantorbéry

En 597, étant désormais à la tête d'une chrétienté florissante, Augustin se rendit à Arles, afin d'y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, dix mille Saxons se présentèrent pour recevoir le baptême.

De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. À côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l'Angleterre. Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé.

Saint Augustin de Cantorbéry, détail seconde moitié du XVIe siècle, Pier Francesco Foschi, Florence Santo Spirito, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 316-317.

Saint Augustin de Cantorbéry, détail seconde moitié du XVIe siècle, Pier Francesco Foschi, Florence Santo Spirito, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 316-317.

En le nommant primat d'Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d'autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique. Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d'avoir formé la nouvelle église d'Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d'Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d'ordonner d'autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu'il lui ordonna d'ériger dans l'Angleterre méridionale.

Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l'Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l'Ouest refusèrent d'entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d'avanies et d'outrages et allèrent jusqu'à attenter à leur vie afin de les éloigner.

Au début de l'an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l'église anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry.

Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l'église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.

Canterbury, Canterbury cathedral

Sources : (1) ; (2) ; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 18 ; (4) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006.

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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 13:32

Quelle belle démocratie anglo-américaine qui a génocidé les Indiens Pequots d'Amérique !

Le massacre de Mystic River - également connu sous le nom de massacre des Pequots ou de bataille du Fort Mystic - a eu lieu à l'aube du 26 mai 1637 pendant la guerre des Pequots, tribu amérindienne dominante dans la partie sud-est de la colonie du Connecticut, lorsque des colons britanniques du Connecticut sous le commandement du capitaine John Mason et leurs alliés indiens de Narragansett et Mohegan ont incendié le village Pequot près de la Rivière Mystique.

 

Ayant attaqué le village de nuit, les Anglais affrontèrent une vive résistance. En réponse, Mason ordonna l'incendie du village. Ils ont tiré sur tous ceux qui tentaient de s'échapper des palissades en bois, tué la majeure partie du village, femmes, enfants, vieillards.

 

Quelques semaines après le Massacre de la Rivière Mystique, les Anglais débutèrent une tentative systématique pour traquer tous les Pequots survivants. Ils voulaient éliminer le leadership Pequot. Ils voulaient s'assurer que les Pequots ne pourraient plus jamais se rassembler et être une menace pour eux. Les derniers Pequots furent anéantis et/ou réduits en esclavage par les Anglais, aux Bermudes et à la Barbade. Quelque 500 ont été emmenés à la Barbade sur le navire négrier Sea Flower commandé par John Gallop qui effectuait principalement la traite des esclaves africains.

 

Justifiant sa conduite plus tard, John Mason déclara que l'holocauste contre les Pequot fut aussi l'acte d'un Dieu qui "se moquait de ses Ennemis et des Ennemis de son Peuple au mépris de faire [du Pequot] un Four ardent... Ainsi jugea le Seigneur parmi les païens." Il résuma ainsi les conséquences du massacre : "Ainsi le Seigneur dispersa-t-il ses ennemis avec son bras puissant."

 

Dans les mois suivants, les colons britanniques mobilisèrent des miliciens pour faire la chasse aux autres villages Pequots. Les autres tribus indiennes furent incitées, soit par la promesse d'une prime, soit par la menace, à rapporter des têtes. 

 

Les Anglais prirent le scalp du sachem Sassacus. Les Pequots ne furent pas tous tués : beaucoup furent éparpillés au sud de la Nouvelle-Angleterre, Long Island et la région de New York, ou devinrent les esclaves d'autres Amérindiens ou de colons.

 

Les dispersions et les réductions en esclavage furent encouragées par les autorités anglaises, qui souhaitaient que la tribu n'existe plus en tant que nation viable. La guerre ne prit fin officiellement qu'avec le traité de Hartford du 21 septembre 1638, qui fut un renoncement des derniers vaincus à leur culture et à leur identité.

Le Massacre de Mystic River - 26 mai 1637

C'était le premier exemple de "guerre totale destinée à anéantir toute une tribu indienne dans le Nouveau Monde." (Projet d'histoire mondiale)

 

Repoussés par les tactiques de "guerre totale" des Anglais "puritains" et des horreurs dont ils avaient été témoins, les alliés indiens des Anglais, les Narragansett rentrèrent chez eux.

 

Le nombre de Pequot a été tellement diminué qu'ils ont cessé d'être une tribu dans la plupart des sens. Le traité de Hartford (1638) stipulait que les Pequots restants devaient être absorbés par les tribus Mohegan et Narragansett, qu'ils n'étaient pas autorisés à se désigner eux-mêmes comme "Pequots", et que leurs terres devaient revenir aux Anglais.(1)

 

Dans la dernière moitié du 20ème siècle, les descendants des derniers Pequot ont réanimé la tribu, réalisant l'identification fédérale en 1983.

 

Lors de l'émergence de la tribu moderne Pequot dans les années 1990, un article du New England Quarterly examina les arguments pour et contre pour savoir si le massacre de Mystic devait être considéré comme un acte de génocide. L'auteure américaine, le Dr Rebecca Joyce Frey, qualifia l'incident de génocide dans son livre de 2009 Genocide and International Justice.(2)

 

De même, le juriste américain Steven M. Wise de la Harvard Law School, l'a fait, en appelant le massacre mystique "la guerre indienne génocidaire des puritains" où "un millier d'Indiens furent tués".(3)

 

Wise note que le capitaine John Underhill a justifié le meurtre de personnes âgées, de femmes, d'enfants et d'infirmes en déclarant que "parfois, l'Écriture déclare que les femmes et les enfants doivent périr avec leurs parents [...] Nous avons eu suffisamment de lumière de la Parole de Dieu pour nos démarches."

 

L'historien Benjamin Madley, déclare également sans hésiter que les Pequots ont subi "un des tout premiers génocides dans ce qui deviendra les États-Unis"(4) : quelle que soit l'origine de leur haine, les puritains ont voulu éliminer et ont éliminé une nation particulière, la nation pequot, en partie physiquement, ce qui reste conforme à la définition juridique du génocide.

 

D'autres historiens spécialisés ont un sentiment similaire. Pour Élise Marienstras, l'intention exterminatrice est indubitable : "Les survivants ont été poursuivis jusqu'à la presque complète disparition de la nation pequot, pour le plaisir de Dieu qui se réjouissait, au dire des colons, de la victoire de ses élus." Marienstras accepte avec prudence le mot "génocide" : "Si la définition du génocide consiste [...] dans la destruction massive de populations désignées à la vindicte par leur qualité de collectivité [...] et s'il suffit de décisions d'autorités locales [...], alors on peut dire qu'il y eut un génocide à l'encontre des Pequots."(5)

 

La civilisation espagnole a écrasé l’indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri.

Francis Parkman (1823-1893), historien américain

Sources 

 

(1) Sarah VOWELL, The wordy shipmates, Les compagnons de bord Wordy, 1969

(2) Rebecca JOYCE, Genocide and International Justice. Facts On FileGénocide et justice internationale. Faits au dossier, 2009, p. 338

(3) Steven M. WISE, An American Trilogy: Death, Slavery, and Dominion on the Banks of the Cape Fear RiverUne trilogie américaine : mort, esclavage et domination sur les rives de la rivière Cape Fear, Royaume-Uni : Hachette, 2009, p. 33

(4) Benjamin MADLEY, « Reexamining the American Genocide Debate : Meaning, Historiography, and New Methods », The American Historical Review, vol. 120, no 1,‎ février 2015, p. 120-126

(5) Élise MARIENSTRAS, Guerres, massacres ou génocides ? Réflexions historiographiques sur la question du génocide des Amérindiens, dans David El Kenz (dir.), Le massacre, objet d'histoire, Gallimard, coll. Folio histoire, 2005, p. 301-302

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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 00:00
Ascension

Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.

Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit.

Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps."

Évangile selon Saint Matthieu, XXVIII, 18-19

Le quarantième jour depuis sa résurrection, Jésus-Christ apparut à ses disciples, et, après leur avoir donné ses dernières instructions, et commandé de prêcher l'Évangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il leur promit qu'il serait avec eux et avec son Eglise jusqu'à la consommation des siècles, pour la soutenir, la gouverner et la faire triompher de l'enfer et du monde. Il les mena ensuite sur le mont des oliviers, et, étant arrivé à la sommité, il les bénit de sa main adorable, et il quitta la terre en s'élevant au ciel, porté majestueusement sur une nuée lumineuse qui le déroba à leurs yeux.

 

Il n'est pas possible au langage humain d'exprimer ici la gloire ineffable du Sauveur en entrant dans la Jérusalem céleste, où il alla s'asseoir à la droite de Dieu son Père.

 

Les heureux témoins de son ascension tenaient encore leurs yeux levés vers le ciel, quand deux anges leur apparut et leur dirent : "Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui, en vous quittant, s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter", annonçant ainsi son retour à la fin du monde. Les disciples rentrèrent avec joie à Jérusalem, pour se disposer, par la retraite et la prière, à recevoir le Saint-Esprit, comme le divin Maître le leur avait prescrit, en les assurant que cet Esprit-Dieu répandrait sur eux, dix jours après, ses dons les plus excellents et l'abondance de ses grâces. (1)

 

D'après l'Évangile selon Luc, l'Ascension se produit à Béthanie, le village où vivaient les amis de Jésus, Marthe, Marie et Lazare, et où Jésus a ressuscité Lazare, à 2 km en bas de côte du mont des Oliviers. C'est également dans ce village qu'aurait été baptisé Jésus. (2)

 

Une tradition situe l'Ascension au sommet du Mont des Oliviers où une église a été édifiée autour de la pierre qui recèlerait la dernière empreinte du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux. L'"église de la Sainte Ascension" (Dôme de l'Ascension) fut prise par Saladin en 1187 et convertie en la mosquée que l'on voit aujourd'hui; elle contient la dernière empreinte traditionnelle du pied de Jésus sur terre avant son ascension vers les cieux. Les Écritures indiquent que Jésus monta vers les cieux aux alentours de Béthanie. Ce village est à 2 km en bas de côte du mont des Oliviers. Du coup, aucun des sites traditionnels de l’ascension n’est correct. (3)

 

Deux autres locations préservent l'emplacement de l'Ascension.

Ste Hélène, la mère de Constantin, construisit une église sous l'église moderne de Pater noster afin de commémorer l'événement.

Une tradition plus récente relie l'ascension à l'église orthodoxe de l'Ascension.

La célébration de l’Ascension est attestée à la fin du IVe siècle, parfois fêtée simultanément avec la Pentecôte jusqu’au Ve siècle. (4)

 

Ascension
L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, par Piotr Basin

L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, par Piotr Basin

L'Ascension, John Singleton Copley, 1775

L'Ascension, John Singleton Copley, 1775

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XIX., (2Frère Antoine Tingba, L'Ascension du seigneur, 2013, Site des Dominicains de Bordeaux ; (3); (4); (5)

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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 00:00
Sophie de Rome et ses trois filles (icône russe anonyme du XVIe siècle, Galerie Tretiakov, Moscou)

Sophie de Rome et ses trois filles (icône russe anonyme du XVIe siècle, Galerie Tretiakov, Moscou)

Sainte Sophie est une martyre chrétienne suppliciée à Rome vers 137. Fête le 25 mai en Occident , le 17 septembre en Orient et le 15 mai en Alsace et en Allemagne. (1)

 

Issue d'une riche famille romaine, elle éleva ses trois filles dans la religion du Christ et la crainte de Dieu. Les noms grecs de ses trois filles, Pistis, Elpis et Agapi ont été traduits en français et en russe : ce sont respectivement Foi (ou Véra), Espérance (ou Nadège) et Agapé (Charité). Sophie, elle est une mère admirable, émule de la mère des sept martyrs du second livre des Maccabées. (2)

 

À Rome, sainte Sophie visitait les églises chaque dimanche et gagnait une multitude de femmes au christianisme. Selon la légende — probablement fondée sur des faits historiques — les jeunes filles et leur mère furent capturées, vers 137, par les troupes de l’empereur, aux oreilles duquel était parvenue la renommée de leur piété et de leur vertu. Émerveillé par la beauté des enfants, l’empereur Hadrien voulut les adopter mais elles et leur mère refusèrent. Stupéfait de constater leur fermeté dans la foi malgré leur jeune âge, l’empereur fit comparaître les filles séparément, pensant que c’était par émulation mutuelle qu’elles osaient lui tenir tête. Rendu furieux par leurs réponses et leur refus de renoncer à leur religion, l’empereur décida de les mettre à mort. Sophie encouragea ses trois filles — Foi, Espérance et Charité — durant leur supplice ; elle mourut la dernière.

 

La métaphore est évidente : c'est la Sagesse divine qui engendre dans le cœur des chrétiens les trois vertus théologales que sont la foi, l'espérance et la charité.

 

Ce témoignage connut une grande popularité à Rome au IIe siècle mais le culte de Sophie n’y est attesté qu'à partir du VIe siècle.

 

Sophie a été l'objet d'une immense vénération à Byzance et dans le monde slave. L'empereur byzantin Justinien a donné ce même nom à la plus belle église de Constantinople, qu'il a fait construire : Sainte-Sophie (VIIe siècle) en la plaçant, non pas sous son vocable, mais sous celui du saint Sauveur, le Christ, Sagesse de Dieu.

 

En Occident, Sainte Sophie trône, entourée de ses trois filles qui portent les instruments de leur martyre (voir triptyque, vers 1460, musée de Varsovie).

 

Au XVe siècle, Sophie, comme une Vierge de Miséricorde, abrite ses filles sous les plis de son manteau (groupe en bois polychrome, église d'Eschau, près de Strasbourg). Le culte de Sainte Sophie et de sa fille Sainte Foi a été très vivace en Alsace.

 

Certaines de ses reliques furent apportées par Remigius de Strasbourg au couvent d’Eschau, en 777. Le pape Serge II fit transférer le reste de ses reliques, vers 845, dans la basilique San Martino ai Monti.

 

Sainte Sophie de Rome est commémorée le 25 mai et elle était invoquée contre les gels tardifs. Elle était appelée en Allemagne "Die kalte Sophie" ("Sophie la froide").

Sophie de Rome et ses filles, icône bulgare anonyme du xixe siècle

Sophie de Rome et ses filles, icône bulgare anonyme du xixe siècle

Sources : 1 ; 2

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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 00:00

Cathédrales de Nantes

            

Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue: il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur:

"J'apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-- On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.

-- Cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.

-- La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous."

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour:

"J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur !" La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs.

Une seule chose chagrinait Rogatien: il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu fît que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices.

"Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux."

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On les achève ensuite en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom des deux Enfants Nantais.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Les saints du jour

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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 00:00
Saint Didier de Vienne (†  v. 607)

Evêque de Vienne à partir de 595, né à Autun vers 540, il s'éleva contre la reine Brunehaut (ou "Brunehilde") pour critiquer la vie dissolue de la cour.


Pour le faire taire, la reine convoqua un concile à Châlon-en-Bourgogne et y fit comparaître une certaine Justa qui se plaignit d'avoir été violée par saint Didier en présence d'un témoin, domestique de la cour royale. Les évêques de la province de Lyon déposèrent leur collègue.

Mais il fut rappelé par la reine lorsque trois ans plus tard les faux témoins moururent tous deux de manières inexplicables. La reine troublée par la mort des deux accusateurs, fit revenir Didier qui n'en continua pas moins à admonester la vieille criminelle qui n'arrêtait ni ses débauches ni ses tueries.

Pour en finir, Brunehaut envoya ses soldats l'arrêter en pleine messe et le fit lapider en 608 à Saint-Didier-sur-Chalaronne près de Lyon.


Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.

Martyrologe romain

 

Sources: (1), (2), (3)

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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 00:00
Saint Émile, martyr à Carthage (IIIème siècle)

En Afrique du Nord vers 250, pendant la persécution de Dèce contre les chrétiens, Émile, arrêté pour sa foi, après avoir faibli devant la torture, apostasia et fut relâché. Se reprenant aussitôt, il alla voir le magistrat qui l'avait jugé et lui redit sa foi. Il fut condamné à être brûlé vif.

Saint Émile, fut d'abord emprisonné, battu avec des verges et soumis à différentes tortures pour l'inciter à renier la vraie Foi et à sacrifier aux faux Dieux.

S. Cyprien, son contemporain, évêque de Carthage, puis martyr comme lui, raconte que les deux saints, Émile et Chaste (ou Vaste), après les premiers tourments, crurent ne pas pouvoir résister aux intentions, puis, après avoir prié le Seigneur, reçurent la force de vaincre leurs persécuteurs, qui les firent mourir par le feu.

 

Sources : 1, 2, 3

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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 00:00
Saint Constantin, empereur (272-337)

Né en Serbie, fils de l'empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, Constantin fut élevé à la cour de Dioclétien et proclamé empereur en Gaule après la mort de son père, en 306.

 

Son génie fut de reconnaître la force morale des chrétiens et de gouverner avec eux et non plus contre eux, comme l'avaient fait ses prédécesseurs. Son règne marque la fin des persécutions contre les chrétiens.

 

"De l'avis de tous, Constantin joua certainement le rôle d'accélérateur de l'histoire. [...] Mais le christianisme était déjà une présence sociale avant Constantin, et il continua à s'enraciner en Europe après lui, dans un milieu différent qui devint celui des royaumes barbares. [...] Le christianisme a survécu à la chute de l'Empire et a gagné les Barbares, qui ont [...] adopté la religion des vaincus." (Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 202.)

"S'il faut identifier le christianisme populaire par le culte des saints, les miracles et les exorcismes, son acte de naissance est bien antérieur au IVe siècle." (Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 132-133.)

 

Saint-Constantin--empereur--272-337-.png

Le Chrisme: image que vit Constantin dans le ciel avant la bataille du Pont Milvius, correspondant aux lettres grecques X Chi et P Rho (XP), les deux premières lettres du mot Christ.

 

Constantin Ier, et toute son armée avec lui, vit apparaître dans le ciel une croix. Jésus, dans un rêve prémonitoire, lui promit aussi de vaincre Maxence par le chrisme, symbole formé des deux lettres grecques Khi (X) et rho (P), les deux premières lettres de Christ. Constantin les fit apposer sur les étendards de son armée et les boucliers de ses hommes.

Bataille du Pont Milvius, fragment d'une fresque de Raphaël au Vatican, in La Gaule chrétienne, D'après les écrivains et les monuments anciens, Paris Librairie Hachette et Cie, Paris 1879, p. 43

Bataille du Pont Milvius, fragment d'une fresque de Raphaël au Vatican, in La Gaule chrétienne, D'après les écrivains et les monuments anciens, Paris Librairie Hachette et Cie, Paris 1879, p. 43

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Labarum.svg/117px-Labarum.svg.pngLe 28 octobre 312, au Pont Milvius, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes s'affrontaient devant les siècles : l'empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien. Combattant sous le drapeau marqué de la croix, son armée composée de Germains, de Gaulois et de chrétiens au nombre de 98.000 fantassins et cavaliers, vainquit les Romains, Italiens, Carthaginois, Tyrrhéniens et Siciliens ainsi que Maxence au nombre de 188.000 fantassins et cavaliers, sous les murs de Rome. Constantin se fit chrétien, concluant ainsi la paix avec l'Église. Il se convertit et édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre, premier pape. 

 

Maxence défait et noyé, Constantin entra dans Rome. Une statue le représente tenant la croix à la main, avec cette inscription qu'il dicte lui-même :

 

"C'est avec ce signe salutaire, vrai symbole de force, que j'ai délivré votre ville du joug de la tyrannie, et que, rendant la liberté au sénat et au peuple romain, je les ai rétablis, dans leur ancienne majesté et leur ancienne splendeur." (EusebVit. Constant., lib. C., c. XXXIII.)

 

Constantin attribue à la protection de Saint Michel Archange de nombreuses victoires obtenues contre ses ennemis et, en reconnaissance, il fit construire un magnifique sanctuaire à Constantinople : le célèbre Michaelion. Ce sanctuaire devint un lieu de pèlerinage : un grand nombre de malades y obtinrent la guérison par l'intercession de l'archange Michel. (Père Gilles Jeanguenin, Le Prince des Anges Saint Michel, Pierre Téqui éditeur, Paris 2002, p. 12.)


         
Il proclama l'édit de Milan (312) qui donna la liberté aux chrétiens de pratiquer leur culte et de propager leur foi. Il restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence.
Légalement, depuis 313, les cultes officiels n'étaient plus obligatoires pour personne, mais leur statut n'était pas aboli. La conversion de Constantin ne donna pas le signal d'une revanche contre le paganisme. Il interdit seulement la divination par consultation des entrailles des victimes (haruspicine), la magie, les cultes païens immoraux (viols de sépultures, infanticides), les coutumes païennes immorales (Constantin fait détruire un sanctuaire d'Asclépios à Agaï en Cilicie, fermer un temple d'Astarté à Baalbek en Phénicie où se pratiquait la prostitution sacrée) et les sacrifices, mais ne ferma pas les temples :

 

"Vous qui estimez que cela vous est utile, rendez-vous aux autels publics, aux temples, et célébrez les rites auxquels vous êtes habitués: nous n'empêchons pas en effet de célébrer en plein jour les rites de cet ancien usage illicite" (15 mai 319.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg/800px-Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg

 

Chrisme surplombant une chapelle de l'Eglise Saint-François-Xavier, Paris

 

"Il est manifeste, écrit Constantin, que la négligence de la religion, dans laquelle est conservée le respect souverain de la très-sainte et très-haute puissance, est cause de grands dangers pour les affaires de l'Etat; en revanche, lorsque la religion est reçue et gardée conformément aux lois, elle apporte, procurée par les bienfaits divins, une très grande prospérité au nom romain et une réussite notable à toutes les entreprises humaines" (Lettre III, 1.)

 

En 329, Constantin interdit aux juifs de molester ou de lapider les juifs qui passent aux christianisme.

 

Le 25 juillet 336, lorsque Constantin fête ses trente ans de règne à Constantinople, la paix règne aux frontières comme à l'intérieur de l'empire. Les Barbares et les Perses sont tenus en respect, le pouvoir de l'empereur s'étend sur l'Orient et sur l'Occident. La nouvelle capitale, Constantinople, est en plein développement. Avec une position stratégique exceptionnelle, elle se révélera imprenable, et sera pendant des siècles, le verrou qui interdira le passage des Barbares venus du nord vers les provinces de l'Orient puis des musulmans vers l'Europe, jusqu'en 1453.

 

L'empereur Constantin fit reconstruire les églises et en les honorant par des offrandes de grand prix. En Cilicie, il chassa le démon Pythonicos, en ayant ordonné l'ordre que la maison dans laquelle il se cachait soit renversée de fond en comble. (Socrate, Histoire ecclésiatique, I, III, 1; XVIII, 7-11.)

 

Se rendant en Orient en 324, il constata le grand nombre de dissensions du fait de l'hérésie arienne du prêtre alexandrin Arius (niant la pleine divinité du Christ). Afin de rétablir la paix religieuse, fort de son titre traditionnel de Pontifex Maximus (Grand Pontife) titre des empereurs romains, et bien qu'il ne fût baptisé que peu de temps avant sa mort, il réunit un concile oecuménique en 325 à Nicée et essaya de résoudre les conflits internes et externes de l'Église. Le nombre des évêques qui participèrent au concile varie selon les sources, entre 250 (Eusèbe de Césarée), entre 270 et 300 (Eustathe d'Antioche et Athanase d'Alexandrie) et 318 (Hilaire de Poitiers). Les évêques venus de tout l'empire, personne ne pouvait en prévoir l'issue. Les évêques donnèrent finalement raison à Alexandre, patriarche d'Alexandrie, et tort au prêtre Arius. Ils proclamèrent le Fils, "consubstantiel" (homoousios) au Père, c'est-à-dire de la même substance ou essence (ousia) divine que le Père; un Fils "engendré, non pas créé". Un Fils tout aussi Dieu, tout aussi éternel que le Père. Ce qui était en jeu c'était la Sainte Trinité - le Père, le Fils et le Saint-Esprit -, c'est-à-dire l'idée spécifiquement chrétienne de Dieu : le Père n'est pas le Fils, la consubstantialité n'est pas l'identité tout court, mais l'identité de substance ou l'égale majesté des Trois. Ce n'étaient pas là les idées de Constantin (qui ne sera baptisé que sur son lit de mort en 337 par un évêque arien), mais celles des évêques, successeurs des apôtres.

Le concile condamna la doctrine d'Arius et Constantin fit exiler Arius. Ce concile inaugura le césaropapisme (système de gouvernement temporel de césar qui, dans une volonté de domination universelle, cherche à exercer son pouvoir sur les affaires religieuses), pratique de confusion du temporel et du spirituel entre les mains du souverain, qui était déjà celle des empereurs romains et de tous les anciens empires, mais qui ne correspondait pas à l'essence du christianisme, qui distinguait les deux pouvoirs ("Rendez à césar ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu." Mc 12:17; Mt 22:21, Lc 20:25.)

 

Constantin séjourna plusieurs fois dans les Gaules et prit des mesures de révision du cens pour y alléger les impôts. Ses lois et sa politique se basaient sur les principes chrétiens. Il était un grand constructeur d'édifices chrétiens. Il semble que dès cet hiver de 312-313, le trésor public ait aidé à des reconstructions de bâtiments chrétiens et que le pape Miltiade (311-314) ait obtenu de l'impératrice Fausta le somptueux palais du Latran. Le Liber Pontificalis, dans sa biographie du pape Silvestre (314-335) attribue ainsi à Constantin la construction de :

 

- la basilique Constantinienne St Jean de Latran, première église à être publiquement consacrée le 9 novembre 324 sous le titre de Basilique du Très Saint Sauveur par le pape Sylvestre Ier (son nom de basilique Saint-Jean est progressivement adopté par association à son important baptistère voisin, dédié à saint Jean-Baptiste, le plus ancien de Rome. Pendant plus de dix siècles, les papes, évêques de Rome, résidèrent dans le palais du Latran voisin)

- celles de St Pierre au Vatican, où les premiers pèlerins venaient rendre un culte à Saint Pierre à l'emplacement du cirque de Néron;

- à Rome, de Saint-Paul hors les murs, de Sainte Croix de Jérusalem, de Saint-Sébastien, des Saints-Pierre-et-Marcellin, de Saint-Laurent et de Sainte-Agnès (ces deux derniers édifices seraient dus à d'autres membres de la dynastie).

 

En 321, Constantin déclara le "jour du Seigneur" (le dimanche) jour de repos obligatoire. (Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 185.) Mais le premier à opposer le respect du "Jour du Seigneur" (dimanche, jour de la Résurrection de Jésus) à l'observance du sabbat fut saint Ignace d'Antioche, martyr vers 115 ap. J.-C., dans son épître aux Magnésiens 9,1. (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018, p. 248, 254 et 260.)

Le dimanche, "jour du Seigneur" marqué par le culte eucharistique communautaire, propre aux chrétiens, est attesté dès les origines. (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 446.) Au IIe siècle, le culte eucharistique, décrit par saint Justin - lectures, prières, consécration du pain, de l'eau et du vin, distribution et partage des choses consacrées (Apologie 65 et 67) - se réalise suite au baptême et le dimanche. Il a lieu le matin, ce qui indique qu'il est séparé du repas qui l'accompagnait aux origines et qu'il s'est davantage ritualisé. (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 438.)

 

Si Constantin n'évite pas la guerre civile qui éclate entre ses fils (Constantin II à Trèves, Constant à Sirmium et Constance II à Antioche), il en limite les conséquences et permet, in fine, la réunification du monde romain entre les mains de Constance II (353), puis de son neveu Julien (361).

 

Le principe héréditaire l'emportait sur l'élection par les légions, ce fléau qui vit des coup d'Etat permanent caractériser l'Anarchie militaire du IIIe siècle, où 18 empereurs se succédèrent en 49 ans (235-284), cinquante années marquées de guerres, de ravages, d'invasions (particulièrement en Occident qui vit les premières invasions germaniques). "Être élu empereur dans la période d'un demi-siècle qui suit la mort de Sévère Alexandre, est une destinée tragique. Les élus acceptent le principat comme un arrêt de mort" (Ferdinant Lot, La Fin du monde antique et le début du Moyen Âge, 1927, Albin Michel, Paris 1989, p. 21).

 

La victoire du principe héréditaire correspondait à une tendance latente depuis le Haut-empire : les Césars s'étaient succédé dans la famille d'Auguste, les Julio-Claudiens, puis les Flaviens, les Antonins eux-mêmes, et enfin les Sévères. Le principe héréditaire répondait à l'évolution des mentalités et à une reconnaissance d'un pouvoir transcendant, qui ne doit rien au consentement des administrés, tout au caractère divin que lui a imprimé son investiture. C'était proprement l'héritage grec de la croyance en un Dieu ordonnateur du monde (Cf. Platon, Gorgias). L'empereur devint l'instrument choisi par la divinité pour faire régner l'ordre sur la création. Et là aussi, la tendance remonte plus loin. (Cf. L'Arc de Bénévent représentant Jupiter tendant le foudre à l'empereur Trajan).

 

Saint Constantin et sainte Hélène (détail), 1520-1528, Palma le Vieux, Milan, Brera, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 304-305.

 

"La politique de Constantin, même lorsqu'il est devenu seul empereur en 324, a voulu [...] créer un véritable consensus entre chrétiens et païens en faveur d'un espace public religieusement neutre, même si lui-même a opté publiquement pour le christianisme." (Simon Claude MIMOUNI, Pierre MARAVAL, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018, p.  503.)

 

"Les racines chrétiennes de l'Europe ont poussé lentement et tout n'était pas acquis en 337, mais le modèle du souverain chrétien, l'établissement d'une dynastie chrétienne et le développement institutionnel de l'Église sont bien des fondations constantiniennes, gages d'une expansion future du christianisme." (Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 195.)

Sources: (1) La Véritable histoire de Constantin, Textes réunis et commentés par Pierre MARAVAL, Les Belles Lettres, Clamecy 2010, p. 455, 458 ; (2) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 455 ; (3) Calendrier perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne ; (4) L'Evangile au quotidien ; (5) Nominis; (6) Wikipedia ; (7) Michel de JAEGHERE, Les Derniers jours, La fin de l'Empire romain d'Occident, Perrin Collection Tempus, Malesherbes 2016 ; (8) Jean-Marie SALAMITO, Monsieur Onfray, Au Pays des Mythes, Réponses sur Jésus et le christianisme, éd. Salvator, Paris 2017 ; (9) Joël SCHMIDT, Les Gaulois contre les Romains, Perrin Collection Tempus, Millau 2017, p. 385 ; (10) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 304-305.

 

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6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 00:00
Saint Bernardin de Sienne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 25.

Saint Bernardin de Sienne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 25.

Le principal caractère de la vie de ce grand saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge.

 

L’Italie le considère comme son plus grand prédicateur. Dès sa canonisation, les peintres et les sculpteurs les plus illustres le représentèrent très fréquemment. (1)

Saint Bernardin de Sienne, Confesseur

Saint Bernardin de Sienne, Confesseur

Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie (2), Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : "Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui.

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Saint Bernardin de Sienne, Franciscain.

On le représente tenant à la main un soleil avec le monogramme de Jésus. "IHS" [abréviation et translittération du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES = Jesus/Ιησους), et en latin : Iesus Humani Salvator, Jésus sauveur des hommes]

 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : "Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin !"

 

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse (peste de Sienne en 1400), où au service des malades, il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort. 

 

L'inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

 

Il y avait à cette époque un débordement de crimes en Italie, et de sanglantes factions y foulaient aux pieds toutes les lois divines et humaines. Bernardin parcourut les villes et les villages au nom de Jésus, qu’il avait toujours à la bouche et dans le cœur, et rétablit presque entièrement la piété et les bonnes mœurs qui avaient disparu. Sa réputation fit que plusieurs villes considérables le demandèrent au Pape en qualité d’Évêque ; mais il refusa constamment cette charge avec une humilité invincible. (3)

 

La tradition populaire du Moyen Âge lui attribue plus de 2000 guérisons miraculeuses (Source : Jansen Philippe, Un exemple de sainteté thaumaturgique à la fin du Moyen Âge : les miracles de saint Bernardin de Sienne. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Âge, Temps modernes T. 96, N°1. 1984. pp. 129-151).

 

Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : "Un grand signe est apparu au Ciel." Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

 

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

 

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

 

 

C'est à Bernardin que remonte la dévotion au Saint Nom de Jésus, dont il recommandait la dévotion.

 

Il prêchait en montrant aux foules un panneau portant le monogramme du Christ "IHS", peint en lettres (gothiques) d'or dans un disque solaire symbolique.

 

Parfois, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot 'Caritas' (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.

 

Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de S. Joseph.

 

Quelques religieux, jaloux de ses succès, le dénoncèrent à Rome, l’accusant de déviation doctrinale. Saint Jean de Capistran prit sa défense auprès du pape Martin V. Celui-ci approuva la dévotion au Nom de Jésus et voulut faire de Bernardin l’évêque de Sienne. Mais Bernardin refusa, préférant continuer ses prédications en Italie.

 

Le 7 janvier 1432, malgré de nouvelles attaques contre Bernardin, le pape Eugène IV imposa le silence à ses détracteurs.

 

Il attrapa une fièvre maligne, à Aquila où il mourut, le 20 mai 1444, dans le couvent de cette ville, tandis que les frères chantaient l’antienne : "Père, j’ai manifesté ton nom aux hommes… Je viens vers Toi." Il fut inhumé dans l’église du couvent.

 

Son corps "est exhumé en 1472, puis une seconde fois au XVIIe siècle.  Les observations récoltées à plus de deux siècles de distance, sont unanimes : corps complètement préservé d'une quelconque dégradation naturelle." (4)

 

Le pape Nicolas V le canonisa le 24 mai 1450.

 

 

En 1530, la fête du Saint Nom de Jésus fut accordée aux Frères mineurs, et étendue à l’Église universelle en 1722.

 

Sources : (1) ; (2) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 24; (3) ;  (4) Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Église catholique, Artège, Paris 2019, p. 159.

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 00:00
Saint Yves, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 187.

Saint Yves, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 187.

Yves est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250, d'une famille de petite noblesse. Dans les instructions que lui donnaient sa mère, elle lui répétait souvent qu'il devait vivre de façon qu'il pût devenir un saint. "C'est bien le but où je tends", répondait-il.

Le jeune Yves fut envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attira. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique.

Cette pensée, je dois devenir un saint, le portait puissamment à la vertu, et l'éloignait de tout ce qui avait l'apprence du mal. Son temps était partagé entre l'étude et la prière. Dans ses heures de récréation, il visitait les hôpitaux, servait les malades avec charité, et les consolait dans leurs peines.

Saint Yves, l'avocat des Pauvres, Prêtre

Saint Yves, l'avocat des Pauvres, Prêtre

Puis Yves retourna en Bretagne où il fut nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. On lui proposa plusieurs partis avantageux, qu'il refusa parce qu'il avait fait voeu de virginité, et que son intention était d'entrer dans l'état ecclésiastique. L’évêque de Tréguier l’appela auprès de lui et le décida à devenir prêtre en 1283. Il se prépara au sacerdoce par une vie toute remplie de bonne soeuvres, et surtout par une inviolable pureté d'âme et de corps. Il fut nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298. Dans toutes ces places successivement, il fut constamment la ressource de tous les malheureux, et mérita, par le soin qu'il prenait de la veuve et de l'orphelin, le titre gloreux d'avocat des pauvres.

 

Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressortit transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décida à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.

Saint Yves Hélory, prêtre par Rogier van der Weyden (XVe siècle)

Saint Yves Hélory, prêtre par Rogier van der Weyden (XVe siècle)

Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traversa la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.

Yves Hélory mourut dans son manoir familial à Kermartin le 19 mai 1303, épuisé par le travail et la pénitence. Sa dépouille mortelle fut alors portée à la Cathédrale de Tréguier en un long cortège empruntant l'itinéraire dont les processions actuelles perpétuent le souvenir. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Et son tombeau devint un lieu de pèlerinage.

Il fut canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang. "En ce temps où le monde vieillissant accélère son déclin vers le dernier des soirs, a surgi de l'extrémité de l'Occident, de la Bretagne, une étoile matinale qui ne s'éteindra pas" : c'est en ces termes d'un beau lyrisme que le Pape Clément VI proclama la sainteté d'Yves Hélory, ce 19 mai 1347.

 

Yves est le saint patron des avocats, des avoués, des assureurs et des notaires, ainsi que de la Bretagne.

   

Une procession réunissant plus de 5.000 personnes pour le traditionnel "Pardon de Saint-Yves" dans les rues de Tréguier, prit le dimanche 16 mai 2010 la forme d'un vibrant hommage au saint-patron des Bretons et à tous les chrétiens qui de par le monde ne peuvent vivre librement leur foi. Pour qu'enfin, justice leur soit rendue. Cette justice si chère au coeur de saint Yves. "Un grand événement marquant le Trégor et la Bretagne tout entière", déclara Mgr Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.

 

PRATIQUE. A l'exemple de saint Yves, dites: Je veux devenir un saint.

Sources: (1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 143; (2); (3); (4); (5); (6) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 186.

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 00:00
Saint Eric, roi de Suède, Martyr († 1161)

Roi de Suède de 1150 à 1160, Eric IX était également appelé Erik le Saint (den Helige) ou saint Eric. Il fut tué en 1160 par un prince danois.  

Fort pieux, Eric usa de toute son influence pour évangéliser ses sujets par la codification des lois de son royaume qu'il rédigea dans un esprit chrétien, sans vouloir les forcer à la conversion. Eric améliora aussi le sort des femmes.

Il décida de conquérir la Finlande, autant pour l'expansion de son domaine que pour y porter l'Évangile.

Il est le fondateur de la "dynastie d'Erik" qui alternera avec la dynastie de Sverker sur le trône de Suède jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

Selon wikipedia, "son règne est marqué par la première tentative peut-être légendaire de conversion des Finlandais païens. Selon la Vita Santi Erici rédigée par l'évêque Israël Erlandsen de Västeras (Suède) (1328/1329†), il aurait organisé une croisade en Finlande au cours de laquelle l'évêque Henri d'Uppsala aurait trouvé la mort tué d'un coup de hache par un nouveau converti."

 

Eric fut assassiné le 18 mai 1160 à la sortie de la messe de l'Ascension à Turku (port situé au sud-est de la Finlande) par un prince danois, Magnus Henriksson. Une fontaine a jailli de la terre où la tête du roi est tombée après avoir été coupée au loin, et des miracles ont été déclarés après sa mort.  Considéré comme martyr, il devint ainsi le saint patron de la Suède : Erik den Helige. Ses restes ont été conservés dans un reliquaire, dans la cathédrale d'Uppsala où les gens ont fait des pèlerinages pour près de mille ans.

 

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

 

 

Lors de l'ouverture de son tombeau le 10 avril 2014, l'ancienne couronne royale de Suède fut découverte dans le tombeau de saint Eric.

 

Erik le Saint assassiné par l'adversaire Sverker, plus tard roi de Suède. Karl Sverkersson (fils de Sverker) a été assassiné plus tard par le fils d'Erik, Knut, qui montera sur le trône en 1168 sous le nom de Knut Ier de Suède.

 

Sources: (1), (2), (3)

 

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 00:00
Saint Pascal, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 159.

Saint Pascal, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 159.

Saint Pascal Baylon naquit en Espagne, en Aragon, le 17 mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée. Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés.

"Dès l'âge de douze ans, il aimait s'isoler pour prier : 'Tout en gardant ses brebis, il sculpta un jour un crucifix très bien réalisé et y accola une image de la Vierge. Il le plantait dans le sol en guise d'oratoire ambulant. S'il n'abandonna jamais son troupeau pour se rendre à l'Église, il n'en participait pas moins par la pensée et par le coeur à la messe qui se célébrait dans l'église voisine.

Les anges favorisaient de façon étonnante sa piété eucharistique : un jour où la cloche de la paroisse annonçait l'élévation, un ange lui apparut, qui représentait l'hostie à son adoration. Une autre fois, il vit des anges soutenir un ostensoir renfermant une hostie éblouissante de blancheur. Signes précurseurs de sa profonde dévotion eucharistique, et de sa vocation particulière d'adorateur et d'apôtre du Saint Sacrement." (1) 

Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens; mais lui, craignant que les biens de la terre ne fussent un obstacle à sa félicité, refusa avec modestie cette faveur, voulant acquérir plus de conformité avec le Sauveur qui était venu sur la terre, non pour être servi, mais pour servir.

Pascal ne convoitait que l'héritage de l'amour de Dieu et la pauvreté religieuse.

Saint Pascal Baylon, Confesseur, Patron des Oeuvres eucharistiques (1592)

À vingt ans, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride, il entra chez les Franciscains comme frère convers et il y remplit la tâche de portier. (2) 

Il étonna ses contemporains par les manifestations extraordinaires de sa vie intérieure - lévitations spectaculaires, accompagnées parfois de phénomènes lumineux -, par ses charismes de lecture des coeurs, de prophétie et de guérison, mais plus encore par ses éminentes vertus, qui lui valurent d'être canonisé en 1691. (3)

Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du couvent. Beaucoup de gens pour cette raison venaient lui demander conseil, même des prédicateurs qui estimaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d'un intellectuel.

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le religieux, des vertus véritablement merveilleuses. Son obéissance était aussi parfaite que possible. Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: "Taisez-vous: le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur." Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent: "Je ferai comme l'obéissance dira."

Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet; mais il leur répondait naïvement: "S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ."

Maltraité par les Huguenots au cours d'une mission dans la France déchirée par les guerres de religion, il leur pardonna en disant que c'est pour servir Dieu qu'ils l'avaient ainsi traité !

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du divin amour. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

Saint Pascal Baylon, Confesseur, Patron des Oeuvres eucharistiques (1592)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c0/LienzoS_Pascual.jpg/200px-LienzoS_Pascual.jpg

 

Il honorait aussi spécialement la Mère de Dieu, et ne cessait de demander, par son intercession, la grâce d'être préservé des souillures du péché.(4)

Pascal Baylon fut canonisé en 1690 par le Pape Alexandre VIII. (5)

En 1897, Léon XIII l'a déclaré Patron des Oeuvres eucharistiques.(6)

 

Saint-Pascal-Baylon.jpg

 

À Rome, deux églises portent le nom de cet humble frère lai, que le Saint-Siège a déclaré céleste Patron de tous les congrès et assemblées eucharistiques. La première de ces églises s’élève près du titulus Callisti ; elle avait été primitivement dédiée aux Quarante Martyrs de Sébaste, mais vers 1735, les Alcantarins espagnols y unirent, en lui donnant la préséance, le nom de leur célèbre compatriote. La seconde se trouve près de la basilique de Sainte-Cécile, et une maison religieuse y est annexée.

 

Prière. — « O Dieu qui avez orné votre confesseur Pascal d’un tendre amour envers les saints mystères de votre Corps et de votre Sang ; accordez-nous de retirer de ce divin banquet cette même ferveur spirituelle qu’il en rapportait. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne dans les siècles et des siècles. Amen. »(7)

***

 

Sources: (1) Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 191-192 ; (2) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1175/Saint-Pascal-Baylon.html ; (3) (P. Ramala, San Pascal Baylon, hermano y amigo de todos, Éd. Provincia Franciscana de Cataluna, Barcelona 1980, p. 28, cité dans Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 192 ; (4)  Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 137; (5) ; (6) ; (7) ; (8) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 158.

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 00:00
Saint Honoré, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 93.

Saint Honoré, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 93.

Évêque d'Amiens très populaire au VIe siècle, il le fut encore plus après sa mort.  

 

Quand, jeune homme, il annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir. En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers.

 

Un jour, en pleine Messe, Honoré vit le Christ venir consacrer lui-même le pain eucharistique.

Lupicin, prêtre du diocèse d'Amiens, reçut un jour la révélation du lieu où étaient enterrés les martyrs Firmin, Victoric et Gentien, morts en l'an 303. Il creusa le sol et découvrit leurs corps. Dans sa joie, il entonna un hymne d'allégresse dont les accents atteignirent Honoré qui se trouvait à plus de deux lieues de là. L'évêque, accompagné du clergé et d'un grand concours de fidèles, arriva bientôt et procéda à l'Invention des reliques.

 

Saint Honoré évangélisa des contrées où la foi chrétienne était encore mal connue et il obtint d'innombrables conversions. Au cours d'une de ses visites épiscopales, il mourut à Port-le-Grand, le 16 mai 600, et fut enterré dans son village natal. Son corps fut placé sous le maître-autel d'une église bientôt bâtie en son honneur.

Une procession avec la châsse contenant ses reliques fit venir la pluie en temps de sécheresse. 

Saint Honoré, évêque d'Amiens, saint Patron des Boulangers (VIe siècle)

Saint Honoré est vénéré au XIesiècle tant et si bien que sa renommée s'étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église. La rue Saint-Honoré et le faubourg Saint-Honoré l'ont rendu célèbre dans le monde entier. On a donné son nom à une pâtisserie, le Saint-Honoré.

 

Depuis qu'au XVème siècle, à Paris, des boulangers et pâtissiers de Paris décidèrent de créer une confrérie qui se retrouverait dans une chapelle lui étant dédiée, il est leur saint patron.

 

Il est fêté le 16 mai chez beaucoup de boulangers à travers toute la France : c'est la "Fête du pain". L'occasion de célébrer une fois l'an sur le lieu des moissons, au moulin et au fournil, le travail des céréaliers, des meuniers et des boulangers qui maintiennent la tradition du bon pain français.

Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) ; (5) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 92.

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 16:20

La société contrôlée par l'État comme une machine et les hommes robots :

 

La société contrôlée par l'État comme une machine

 

Fassadenkratzer, Regardez derrière la surface de l'actualité

21 avril 2022

La société contrôlée par l'État comme une machine 

Pendant la crise de Corona, nous avons vu comment l'État, qui englobe et réglemente la vie de toutes les personnes, les prive de plus en plus de leurs libertés fondamentales et les réduit à de simples fonctionnaires dans une machine sociale, sans aucune volonté pertinente propre. Étant donné que toutes les actions humaines découlent d'idées et de motifs intérieurs, les causes de ce développement totalitaire doivent également être recherchées dans l'être humain. Cela révèle le fait surprenant que les causes des structures sociales déshumanisantes se trouvent précisément dans les idées de la médecine scientifique sur les personnes, d'où découle le battage médiatique corona.

 

Nul autre que le célèbre psychoneuroimmunologue le professeur Christian Schubert de l'Université de médecine d'Innsbruck a attiré l'attention sur ce lien dans une interview avec Multipolar Magazine le 6 mars 2022. Lui-même parfaitement formé à la médecine conventionnelle, il en critique vivement les erreurs épistémologiques fondamentales. Par un rétrécissement arbitraire des connaissances, ils considèrent et traitent le corps humain pratiquement comme une machine, et l'être humain âme-spirituelle réel, qui est connecté au corps matériel, reste à l'extérieur, et n'est pas du tout pris en compte. Cependant, traiter l'homme comme une machine purement matérielle conduit aussi à une société qui fonctionne comme une machine.

 

Conditions de direction de la machine

 

Dans un précédent article (L'Homme comme machine), j'ai déjà traité en profondeur de la "machine humaine".

Ici, je voudrais considérer les autres remarques du professeur Schubert, qui font référence aux conséquences de cette "médecine automatique" pour la formation de la société, telles qu'elles viennent de devenir visibles dans la crise actuelle de Corona.

 

Le professeur Schubert a expliqué qu'en psychiatrie existe une autre forme de "violence émotionnelle" en plus de la violence sexuelle et physique. Ceci est utilisé dans la crise de Corona par la médecine, le gouvernement et les médias, un "trio infernal", "en effrayant et en faisant paniquer délibérément les gens et en leur causant un stress chronique au cours des deux dernières années. Et cela ne s'arrête pas.

 

Lire : 

 

"Ils sont en train de créer une plandémie perpétuelle, la peur à vie" (Dr Astrid Stuckelberger)

Christophe Barbier : "L'angoisse a été organisée par l'administration et le pouvoir politique pour que les gens se tiennent à carreaux. Et cela a marché"

 

Un certain récit a été utilisé depuis le début jusqu'à aujourd'hui : il y a un virus tueur, il faut en avoir peur et on ne peut éliminer le danger qu'en se faisant vacciner. Ces trois aspects 'virus tueur, peur et vaccination' sont directement liés et façonnent le récit de la crise du COVID-19."

 

De cette façon, une psychose de masse a été délibérément créée chez les gens, qui ont été traumatisés et maltraités, c'est-à-dire contrôlés de l'extérieur.

 

Lire : 

 

Les masques consacrent une paranoïa collective

Ils se battent pour que cette psychose collective insensée prenne fin

 

Mais il faut aussi se demander : "Comment se fait-il qu'une masse aussi importante de personnes aille dans une direction comme si elle était alignée et accepte même les pires conséquences pour sa santé - où il est aussi question de la réduction de l'espérance de vie, des dommages collatéraux à long terme, y compris par la vaccination contre le Covid -, manifestement sans aucun esprit critique ?"

 

Pour cela, il faut se rendre compte qu'une grande partie de notre société est dans un processus d'aliénation depuis des décennies, en raison des dernières évolutions capitalistes et néolibérales de la société, de valeurs qui ont peu à voir avec l'être humain et avec la vie, mais avec la performance, l'argent et la croissance économique. Toutes ces évolutions génèrent en fin de compte une société malade et donc des personnes malades. 

 

Depuis des décennies, on observe l'augmentation de l'isolement social, qui est une condition de base pour la psychose de masse qui apparaît aujourd'hui avec le Covid-19. Depuis longtemps, les gens ont souvent peu de contacts entre eux. Ils vivent souvent isolés, ont peu d'amis, les familles se brisent de plus en plus souvent. Les familles nombreuses sont de moins en moins nombreuses, voire inexistantes.

De plus, une autre condition est l'insignifiance, l'inutilité, le non-sens dans notre société. Beaucoup se traînent dans leur travail et ne voient plus aucun intérêt à leurs activités professionnelles. Michel Foucault l'a clairement formulé : « Notre société est comme une machine, un moteur de croissance. Nous devons maintenir ce moteur de croissance en marche, sinon il y aura une catastrophe. » Il s'agit de la société de la machine, de l'homme-machine.

En outre, une autre condition est l'insignifiance, l'absence de valeur et de sens dans notre société.

 

Lire : 

 

L'identité politique d'Emmanuel Macron est-il le vide et le néant ?

 

Beaucoup ne font que se traîner dans leur travail, ne voient plus aucun sens à leurs activités professionnelles. Michel Foucault l'a clairement formulé : "Notre société est comme une machine, un moteur de croissance. Nous devons maintenir ce moteur de croissance en marche, sinon un désastre se produira.". Il s'agit donc de la société machine, de l'homme robot.

 

"Nous voilà revenus à la médecine machine ou l'idéologie des machines de notre culture. Là non plus, je ne raconte rien de nouveau. Cela signifie que le sens et l'insignifiance, l'humanité font défaut. La relation fait défaut. L'isolement social et le non-sens se mélangent. Tous ceux qui sont des parents aimants savent que la relation et la signification ne font qu'un et qu'elles peuvent aussi bien nous maintenir en bonne santé que nous rendre malades. Aussi social que l'élixir de vie, l'élixir de sens.

 

Et à cause de l'isolement social et du non-sens, des vagues de peurs se sont développées. "Nous savons par de nombreuses études que les maladies anxieuses ont massivement augmenté au cours des dernières décennies. La dépression est très souvent associée à l'anxiété. Nous étions donc déjà confrontés à une augmentation dangereuse des maladies mentales dans la société avant le Covid-19. Une personne sur cinq souffre désormais d'un trouble anxieux. Nous sommes déjà à un pourcentage élevé. Ensuite, il ne s'agit pas seulement de peur, mais nous avons aussi la frustration et l'agressivité comme condition supplémentaire de la psychose de masse actuelle de Covid 19."

 

Homme-machine - société de la machine

 

Nous voyons que le professeur Schubert souligne un lien étroit entre l'idée de l'homme en tant que machine en médecine et la formation de la vie sociale et étatique en tant que machine. L'homme en tant que machine subjective se retrouve dans la société comme quelqu'un qui est traité sans âme, en particulier dans l'économie, ce qui conduit à concevoir la vie sociale et étatique dans son ensemble comme une machine dans laquelle l'homme ne joue qu'un rôle de partie fonctionnelle. L'élément central de contrôle de la machine sociale est "l'abus émotionnel" de peur et de panique par l'État et les médias, qui paralyse l'ego spirituel de l'être humain, le transporte dans un monde irréel à travers la psychose de masse et le rend docile à la domination centrale.

 

La médecine officielle matérialiste considère que le psycho-spirituel de l'homme est totalement séparé de l'observation et du traitement du corps physique - de manière totalement non scientifique et dogmatique - comme s'il n'avait rien à voir avec lui - pour autant qu'il soit encore reconnu comme une réalité propre. Or, le psycho-spirituel est l'être humain proprement dit, qui ne fait que se créer dans son corps physique une expression matérielle, un vêtement dans lequel il peut vivre et agir sur terre. Le corps, considéré isolément, ne peut être considéré, selon l'idéologie matérialiste, que comme une machine. Mais cet amas de cellules n'a pas d'identité personnelle, pas d'individualité autonome qui puisse organiser sa vie de manière autodéterminée à partir de sa propre connaissance.

 

Lire : 

 

La "seule mesure de l'action politique" : le développement de "l'homme corps et âme" (Communiqué du duc d'Anjou pour la Saint-Louis 2017)

 

Mais cela signifie que toute forme de société démocratique fondée sur le citoyen libre qui s'autodétermine est privée de son fondement interne. Dans l'histoire de la pensée européenne, la démocratie ne s'est pas développée comme l'aspiration d'un corps "machine", mais de l'esprit humain à la liberté et à l'autodétermination. Les droits fondamentaux et libéraux de la Loi fondamentale sont des droits de l'esprit humain, qu'il a déjà dans ses bagages à l'état embryonnaire. La dignité de l'homme, dont découlent en définitive tous les autres droits fondamentaux, n'est pas la dignité de la matière, mais la dignité de l'être spirituel, l'homme, qui peut se déterminer à partir de sa propre connaissance, une dignité à laquelle le corps participe également en tant qu'instrument de celui-ci dans le droit à l'intégrité physique.

 

Dans la conception du corps humain comme machine, l'âme-spirituelle, l'être humain réel et porteur d'une forme de vie libre, n'a pas sa place. La machine est la quintessence des processus licites et nécessaires qui sont établis de l'extérieur. Une interaction des machines humaines ne peut donc que conduire à une grande machine sociale dans laquelle elles sont rassemblées et contrôlées de l'extérieur selon des lois nécessaires. La conception matérialiste de l'homme détruit la démocratie de l'intérieur. Le matérialisme conduit nécessairement au totalitarisme social.

 

Et cela conduit l'homme intérieurement vers le vide psychique, vers le sentiment que la vie n'a pas de sens, car les processus purement matériels ne peuvent pas, en tant que tels, se dépasser de manière significative. Ils ne peuvent recevoir sens et signification que de l'esprit auquel l'homme appartient par essence. Or, celui-ci est nié. Il ne peut donc pas en être autrement : l'humanité, pour autant qu'elle vive encore de manière traditionnelle, est de plus en plus en recul, les relations humaines s'appauvrissent et l'isolement, la peur et la dépression se propagent. Le matérialisme rend l'homme malade de l'intérieur, il est la psychopathologie destructrice centrale de son existence. Et il pousse socialement à la sociopathologie du totalitarisme, qui suspend l'homme à l'extérieur et renforce sa destruction intérieure.

 

Le mécanisme de la crise de corona

 

La crise de Corona a fait remonter les connexions à la surface de manière exemplaire. Une école scientifique extrêmement matérialiste, en coopération avec la direction de l'État, propage l'idée qu'un virus quasi imperceptible pénètre les gens, c'est-à-dire les machines humaines, de l'extérieur et, pour ainsi dire, déclenche automatiquement une maladie grave et de grands dégâts. Un virus peut se propager de n'importe qui à n'importe qui et ainsi les infecter. En transposant la pensée monocausale de la nature inorganique, là où elle est justifiée, à l'organisme humain, on revendique un mécanisme de cause à effet qui englobe l'ensemble de la société.

 

Étant donné qu'un porteur potentiel de virus est présent dans chaque être humain, chacun doit être protégé de tous les autres. Cela nécessite un contrôle externe centralisé de toutes les personnes, dans lequel leur comportement doit être réglementé par des mesures telles que l'obligation de garder ses distances et de porter des masques, les restrictions ou interdictions de réunions, d'événements et fermetures de bars et de magasins, l'isolement non seulement des personnes malades, mais aussi de porteurs de virus "avérés" dits "infectés", c'est-à-dire quasi-malades.

Le seul salut est finalement vu dans la vaccination de tout le monde avec un médicament rapidement développé, qui est censé éliminer mécaniquement le virus comme cause, pour lequel la propagande accumule une pression sociale croissante jusqu'à la vaccination obligatoire et élimine ainsi toute détermination que les gens ont à propos d'eux-mêmes.

 

Toute décision volontaire individuelle de l'être humain individuel est systématiquement exclue, l'individualité humaine en tant qu'autorité socialement pertinente est abolie. Elle n'est qu'une partie d'une masse contrôlée conjointement de l'extérieur. La mécanique du développement de la maladie et de l'infection dans un corps humain présenté comme une machine saisit constamment la société dans son ensemble, qui, en tant que grande machine, régule et automatise le comportement et les actions à l'unisson des gens.

Les relations humaines et les contacts sont restreints, l'isolement et la solitude augmentent. Le sentiment de non-sens et de désespoir conduit à la dépression, aggrave d'autres maladies et pousse même les jeunes à rechercher de plus en plus la dernière solution supposée dans le suicide.

 

L'idéologie du matérialisme se révèle ici dans son effet corrosif et destructeur sur la médecine et la société. Le point de départ réside dans la médecine conventionnelle matérialiste, qui, comme l'a déclaré le professeur Schubert dans l'interview, "s'est révélée dans la crise du Covid sous sa forme aliénée et s'est donc aussi cognée contre le mur".

 

Au fond, il est étonnant de voir comment les droits fondamentaux de la liberté et de la démocratie de la Loi fondamentale, née des expériences du totalitarisme, ont été jetés par-dessus bord en un rien de temps par la politique et la justice, et comment des conditions totalitaires ont été créées et sanctionnées juridiquement. Cela montre que la conception de l'homme en tant qu'être spirituel se déterminant lui-même n'a été chez ces "élites" qu'une théorie extérieure superficielle, qui a pu être rapidement jetée par-dessus bord par la conception matérialiste de l'homme en tant que machine purement matérielle, plus profondément et plus efficacement ancrée dans les sentiments.

 

L'état autoritaire

 

Ce développement dévastateur ne pouvait être imposé que par le pouvoir de l'État, qui, en tant qu'État souverain, est toujours supérieur à l'individualité libre et autodéterminée et a la possibilité de la contrôler de l'extérieur par la loi dans tous les domaines de la vie. Et cet État est dirigé par des groupes d'intérêts économico-politiques qui, organisés en partis privilégiés, ont aboli la séparation des pouvoirs, le parti au pouvoir respectif désignant les trois pouvoirs en même temps.

 

L'ensemble du secteur de la santé est intégré et subordonné à l'administration publique. Cela signifie que les médecins qui y travaillent ne sont pas exclusivement tenus de respecter leur libre connaissance de la vérité, mais qu'ils doivent en fin de compte suivre les ordres politiquement influencés de leurs supérieurs étatiques, qui s'appliquent également à tous les médecins exerçant dans la pratique.

Mais même la formation des médecins est soumise au paternalisme étatique. Ils doivent étudier dans des universités organisées et financées par l'État avec des professeurs sélectionnés par l'État, employés et financièrement dépendants. De cette manière, une direction médicale très spécifique, à savoir la direction matérialiste-scientifique, est privilégiée et déclarée comme étant la seule faisant autorité, c'est pourquoi elle est aussi présomptueusement appelée "médecine conventionnelle", avec laquelle toutes les autres sont dévalorisés en tant que phénomènes marginaux inférieurs de minorités douteuses.

 

De puissants intérêts économiques jouent ici un rôle majeur, et sont principalement intégrés dans les organisations étatiques via les partis. En effet, les énormes profits de l'industrie pharmaceutique reposent principalement sur des produits conformes à la médecine matérialiste. Il existe ainsi une forte interdépendance de l'économie, de l'État et de la médecine, une interdépendance qui s'est transformée en un maquis corrompu impénétrable. En réalité, tous les intérêts ne peuvent être respectés que par le pouvoir de l'État de légiférer et de réglementer, c'est pourquoi les nuées de lobbyistes se rassemblent également autour du goulot d'étranglement des parlements afin d'y avoir une influence jusque dans les moindres détails. 

 

Ce qui est nécessaire

 

 

Il est évident que cet entrelacement manipulateur de l'État, de la médecine et de l'économie doit être dissous de toute urgence. Cela ne peut se faire que si, en premier lieu, le système de santé et la science médicale, voire l'ensemble de la science et de l'éducation, sont séparés de l'État et confiés à leur propre autogestion en tant qu'organisation autonome, indépendante de l'État. Les scientifiques, les médecins praticiens et les enseignants de tous les niveaux scolaires ne doivent être soumis qu'à leurs propres connaissances de la vérité et non, directement ou indirectement, à des normes étatiques et à des intérêts économiques. Cela n'est possible que dans le cadre d'une organisation indépendante de l'État et de l'économie, d'une vie intellectuelle libre fondée sur elle-même, dans laquelle tout est fondé sur l'individualité créatrice qui se connaît elle-même et qui coordonne son activité avec celle des autres.

 

Dans une telle vie intellectuelle libre, les approches scientifiques les plus diverses seraient en libre concurrence les unes avec les autres, sans qu'aucune instance autoritaire ne déciderait de leur validité, mais uniquement de leur qualité scientifique et de leur fécondité pratique. On verrait alors rapidement si une idéologie scientifique purement réduite à la matière, avec ses effets déshumanisants et destructeurs pour l'homme et la société, pourrait continuer à être considérée comme la "médecine officielle" faisant autorité sans la protection, le soutien et la garantie du pouvoir étatique.

 

Sources : FassadenKratzer | UncutNews

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 16:14

En septembre 2021 le virologue Geert Vanden Bossche expliquait pourquoi les vaccinations de masse prolongeraient les épidémies et les rendraient plus meurtrières, et en décembre 2021 il alertait : la vaccination de masse favoriserait la résistance du virus, accélèrerait ses mutations et accroîtrait son infectiosité.

 

Nous le retrouvons aujourd'hui dans un entretien du 12 mai à WochenBlick où il met en garde contre une catastrophe vaccinale.

Millionen Tote: Impfexperte Geert Vanden Bossche warnt vor Impfstoffkatastrophe

SourceUncutNews

13 mai 2022

 

L'expert belge en vaccination et virologue Geert Vanden Bossche prévient dans un entretien que les personnes vaccinées seront en danger dans les mois à venir. Le coronavirus continuera de muter et, dans de nombreux cas, il sera mortel pour les personnes vaccinées, dit-il. Vanden Bossche avertit que les pays à couverture vaccinale élevée se dirigent vers la catastrophe.

 

La vaccination Corona n'offre pas une immunité stérile, c'est-à-dire qu'elle peut toujours être transmise et perturber les défenses immunitaires de l'organisme. Les anticorps neutralisants de cette "première ligne de défense du système immunitaire" sont supplantés par les anticorps générés par les vaccins. Ceux-ci forcent le virus à muter de plus en plus rapidement. Ces mutations peuvent être très dangereuses pour les personnes vaccinées, explique Vanden Bossche.

 

Selon lui, il est important que les campagnes de vaccination s'arrêtent immédiatement. La vaccination peut entraîner des supervirus hautement infectieux et hautement virulents chez les personnes vaccinées et totalement résistants à tous les vaccins corona existants et futurs à base de protéines de pointe.

 

Des pays comme la Corée du Sud, le Danemark, Israël et l'Australie voient déjà le nombre de décès augmenter à mesure que de plus en plus de personnes se font vacciner.

 

Vanden Bossche suppose que dans un avenir pas imprévisible, un certain nombre de nouveaux variants hautement virulents et hautement infectieux apparaîtront dans les pays à couverture vaccinale élevée. Il suppose également que de nombreuses personnes vaccinées infectées tomberont gravement malades et mourront.

 

De cette manière, les campagnes de vaccination pourraient entraîner indirectement des millions de décès. Si Vanden Bossche a raison, c'est un meurtre de masse. On ne peut qu'espérer qu'il se trompe cette fois, écrit le journal en ligne Wochenblick.

 

Regardez l'interview complète ci-dessous:

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 16:10

Dans de nombreux pays où la vaccination a été introduite à un rythme rapide, le nombre de "Covid" a explosé. C'est le cas au Danemark, en Corée du Sud et en Nouvelle-Zélande, mais aussi en Israël et en Australie.

 

Israël a enregistré son plus grand nombre de morts depuis le début de la pandémie. En Australie, 70 % de tous les décès coronariens sont survenus au cours des cinq derniers mois. L'année dernière, le directeur de Pfizer, Albert Bourla, a décrit Israël comme "le laboratoire du monde".

 

Le site Internet de la plateforme Euromomo, qui suit les chiffres de la mortalité, montre que la surmortalité en Israël a atteint son plus haut niveau depuis le début de la crise corona.

Source : Euromomo

Malgré la très légère variante omicron, le nombre de "décès Covid" continue d'augmenter. Et bien qu'environ 66 % de la population d'Israël soit « entièrement vaccinée », 82 % des décès ont été vaccinés.

 

Les dernières données en provenance d'Australie sont également inquiétantes. Le 7 mai, le Sydney Morning Herald titrait : "Nous vivons avec Corona mais nous sommes plus nombreux que jamais à mourir".

 

Au 31 décembre de l'année dernière, 2 253 décès dus à la maladie de Covid avaient été signalés en Australie. Depuis, il est devenu 7668. Cela signifie que 70 % de tous les « décès de Covid » sont survenus au cours des cinq derniers mois. Environ 84% des Australiens ont été vaccinés au moins deux fois.

 

Il existe désormais suffisamment de preuves que c'est la thérapie génique expérimentale qui cause tant de décès, écrit le journal en ligne Wochenblick. Dans l'État australien de Nouvelle -Galles du Sud, le nombre de décès par crise cardiaque a fortement augmenté à la semaine 15, notamment chez les personnes vaccinées. Sur les 83 décès, 40 avaient été vaccinés trois fois ou plus et 19 avaient été doublement vaccinés. Dans les autres cas, le statut vaccinal était inconnu ou la personne n'était pas vaccinée.

 

Source

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 00:00
Sainte Denise, Vierge, martyre († 251)

J’ai un ami plus puissant que toi qui m’assistera dans les tortures.

Sainte Denise à son juge

En Asie Mineure (Anatolie) pendant la persécution de Dèce (1), voyant des chrétiens, les saints Pierre, André et Paul à Lampsaque dans l’Hellespont (détroit des Dardanelles) (peut-être en 251 d'après le martyrologe romain) se faire lapider pour leur foi, Denyse (Denise) se jeta sur leurs corps pour souffrir le martyre avec eux. Elle fut séparée de ses compagnons, puis fut torturée et décapitée. Elle n'avait que seize ans.

 

Panorama sur le Détroit des Dardanelles 

 

Au proconsul (gouverneur) Optimus qui l'invitait à sacrifier à la déesse Vénus, Pierre répliqua:

 "Je suis étonné que vous me proposiez de sacrifier à une femme dont les actions seraient punissables suivant vos propres lois. (1) ... Il est plus nécessaire et plus glorieux pour moi d'offrir le sacrifice de l'adoration au Dieu vivant et véritable." (2) Optimus le fit étendre sur une roue, entre des pièces de bois attachées à son corps avec des chaînes de fer, tellement disposées, que la roue, en tournant, devait lui briser peu à peu tous les os. Le martyr, levant les yeux au ciel, disait avec une tranquilité mêlée de joie : "Je vous rends grâces, seigneur Jésus, de ce que vous me donnez le courage de vaincre le tyran". Optimus, voyant qu'il était inébranlable, lui fit couper la tête.

 

Optimus condamna André et Paul à être fouettés, puis il les livra au peuple pour être lapidés. Denyse apprenant que l'un des accusés, Nicomaque, venait d'apostasier, s'écria: "Il s'est perdu à jamais dans l'autre monde." Les gardes s'aperçurent ainsi que cette jeune fille de 16 ans était chrétienne. Le tyran donna des ordres pour qu'on la décapitât à quelque distance, ce qui fut aussitôt exécuté. 

 

PRATIQUE. Mourons au monde, et nous aurons part au bonheur des saints. 

 

 Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 135.

(2) L'Evangile au quotidien; Nominis

(3) Conférences des Evêques de France

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 14:56

Utilisation de concepts mobilisateurs connotés positivement, de petits mots-valises flous, vagues, sans contenu. Et si l'identité politique d'Emmanuel Macron, c'était l'absence de toute identité politique ?" Voici la réflexion fort juste de Clément Viktorovitch. 

   

Et si l'identité politique d'Emmanuel Macron, c'était le vide et le néant, avons-nous envie de dire plus précisément ?

 

En mai 2017 nous avions déjà publié un article où nous parlions de cet aspect du macronisme. "Dans la série "déconstruisons les déconstructeurs", nous écrivions : 

 

''Être démocrate, c'est aussi accepter cette indétermination et cette incertitude quant aux fins dernières du combat politique.

 

"Dire que la démocratie n'a pas de fondement qui lui soit extérieur, c'est [...] reconnaître qu'elle est en réalité une an-archie. Elle n'a pas d'arkhè, de commencement et de commandement, elle ne connaît pas d'autorité... Pas même le passé et la tradition n'ont d'autorité absolue dans une démocratie, puisque aucune de leurs règles n'est à l'abri d'un réexamen." (Antoine CHOLLET, Défendre la démocratie directe. Sur quelques arguments antidémocratiques des élites suisses, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne 2011, p. 86 in Francis DUPUIS-DERI, La peur du peuple, Agoraphobie et agoraphilie politiques, LUX Humanités, Québec 2016, p. 131-132.)

 

"… Le défaut de ce système est que le pouvoir ne devrait pas avoir de commencement ni de "commandement" supérieur, pas d'"autorité" supérieure, pas de limites. Le choix dans l'offre politique se réaliserait dans un choix entre aucune morale supérieure ou bien aucune morale supérieure, le néant ou le néant. Ainsi, il serait bon que les républicains qui nous parlent sans arrêt de "valeurs de la république" nous expliquent quelles sont ces valeurs, vu qu'"il n'y a pas de fondement ultime à la démocratie" et que le relativisme éthique est la règle ? Un démocrate plus modéré (ou plus lucide) expliquerait que ceci n'est pas un programme politique, mais absence de programme, la porte ouverte au pire. Du Macron durant la campagne présidentielle.'' (Fin de citation de l'article de 2017 que vous pouvez lire ici.)

 

Le vide et le néant. Le pouvoir fondé sur rien, pas même sur le passé et la tradition, ni même sur les droits de l'homme (puisque ceux-ci ont été bafoués par la gestion totalitaire et ségrégationniste du Covid, l'Etat de droit lui-même n'existe plus), la démocratie absolue pour une république absolue : Macron est le parfait représentant de cette attitude démocrate désinvolte, d'indétermination et d'incertitude quant aux fins dernières du combat politique. La nature ayant horreur du vide, ce vide s'effondrera tout seul sous le poids de son inertie et se comblera par d'autres réalités devant la force des événements.

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 00:00
Saint Matthias, Apôtre

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité. On se mit aussitôt en prières, on procéda à l'élection par la voie du sort afin de connaître la Volonté du Ciel, et Matthias fut désigné.

Les apocryphes le dont naître à Bethléem dans la tribu de Juda.

Nous n'avons rien de certain sur ses actions ; on sait seulement qu'après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ en Judée et en Éthiopie, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat.

Clément d'Alexandrie (+220) rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité ; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique. 

Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie. [1]

Poursuivi par les Juifs, il aurait été martyr en Palestine.

Son culte est très vivace en Italie, où son corps a été ramené par sainte Hélène. Padoue et la basilique Sainte Marie-Majeure à Rome revendiquent des reliques, mais également Trèves, en Allemagne, dont il est le patron, comme de Hanovre, Prague et certaines localités des Pays-Bas prétendent détenir également des reliques. 

Sa fête n'entre dans la liturgie qu'au XIe siècle.

Entre autres nombreux patronages, il est le saint des buveurs repentants, sans doute à la suite de Clément d'Alexandrie affirmant que Matthias est un prédicateur de la pénitence, de la nécessité de fortifier l'âme par la foi, de combattre les désirs déréglés de la sensualité et de réprimer ses passions. Ce dont ont justement besoin buveurs et godailleurs.

 

 

Matthias est représenté avec les instruments du martyre : épée, hache ou hallebarde, et une croix à haute hampe.

Saint Matthias, Apôtre

Saint Matthias est le patron des bouchers, des forgerons et des buveurs repentants. [2]

Saint Matthias, Apôtre

Sources: 1 ; 2Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 142.

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