Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 12:00
Saint Michel Garicoïts, fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram

Saint Michel Garicoïts, Prêtre et fondateur des : "Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram"

 

Michel Garicoïts naît le 15 avril 1797 à Ibarre, village basque situé sur les contreforts des Pyrénées.

Maison natale de Michel Garicoïts à Ibarre

Maison natale de Michel Garicoïts à Ibarre

Le petit Michel grandit en gardant les troupeaux. Ses parents, demeurés inviolablement fidèles à leur foi pendant la Révolution, cachaient dans leur maison les prêtres persécutés. (1)

 

Devenir prêtre était le plus grand désir de Michel. Il parvint à son but grâce à la générosité d'un chanoine qui pourvut aux frais de ses études.

 

Il est ordonné prêtre le 20 décembre 1823. Le jour où il sort du grand Séminaire de Dax, on dit autour de lui qu'il est "un saint non plus à faire, mais tout fait". Pourtant, lui-même dit souvent : "Si le bon Dieu ne m'avait pris, quel scélérat j'aurais été !"

 

Michel Garicoïts est d'abord nommé vicaire à Cambo, où il s'occupe particulièrement du catéchisme et des confessions.

 

Bien que Michel Garicoïts n'est âgé que de vingt-huit ans, l'évêque de Bayonne le nomme directeur spirituel de la maison-mère des Sœurs de la Croix à Igon (Pyrénées-Atlantiques). Durant trente-sept ans, il consacre les forces de son cœur et de son esprit à prêcher et à confesser quotidiennement ces religieuses et leurs novices.

 

En 1825, Michel Garicoïts est désigné pour le séminaire de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), localités voisine de Lourdes où il professe la philosophie et remplit les fonctions de directeur des consciences, de prédicateur, d'économe, et celle de supérieur dont il aura le titre officiel en 1831.

 

La France est encore bouleversée par la Révolution et l'idée de relever la situation prend chaque jour plus de force dans le cœur du jeune abbé. Il forme alors le projet de fonder une société de prêtres s'engageant à accourir partout où la tâche serait la plus rude et la plus urgente.

 

À trente-cinq ans, appuyé par les prières et les conseils de sainte Élizabeth Bichier des Ages, Michel Garicoïts fonde sa congrégation des Prêtres Auxiliaires pour les missions et l'éducation de la jeunesse dans le diocèse. (2)

Emblème de la congrégation en 1900

Emblème de la congrégation en 1900

Les épreuves s'avèrent très rudes, car ceux qui doivent le soutenir ne le comprennent pas. Michel en souffre jusqu'à sa mort, mais sa patience et sa bonté ont finalement raison de toutes les difficultés.

 

Sa doctrine spirituelle est condensée en quelques maximes brèves et saisissantes : "Dieu, tout ! Moi, rien ! - Mon Dieu, me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour !"

Ce saint fondateur doit la prospérité spirituelle de son œuvre à sa vie de sacrifice et de constante immolation.

 

Son mot favori est: 'En avant, toujours!'. En 1856, sur demande de l’évêque de Buenos Aires, il envoya lui-même ses premiers missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais).

 

Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l’aumônerie des Filles de la Croix à Igon. (3)

 

La veille de sa mort, S. Michel Garicoïts vaque encore à son ministère. La nuit du 13 mai 1863 une crise subite le terrasse. Il reçoit les derniers sacrements et expire le lendemain en murmurant le premier verset du Miserere.

 

Michel Garicoïts a été béatifié le 15 mars 1923 par Pie XI et canonisé le 6 juillet 1947 par le Vénérable Pie XII.

 

Saint Michel Garicoïts communiqua un tel élan à ses disciples que son institut essaima partout à travers l'Europe, l'Amérique du Sud, jusqu'en Palestine et même en Chine.

 

Le sanctuaire de Bétharram

 

Lestelle-Bétharram est un lieu de pèlerinage très ancien et toujours très fréquenté (14 septembre et le dimanche qui suit). La légende rapporte qu'à une date indéterminée, mais fort ancienne, la Vierge Marie y sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau sous le pont. La chapelle primitive, sans doute construite au XIVe, fut brûlée, reconstruite puis, trop modeste, agrandie. Les merveilles s'y opérant attirent de plus en plus de pèlerins, ce qui vaut à Bétharram au XVe siècle, le nom de "Terre sainte". (4)

Pont de Bétharram - lieu où la Vierge Marie sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau. D'où le toponyme de Bétharram qui signifie beau rameau en béarnais

Pont de Bétharram - lieu où la Vierge Marie sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau. D'où le toponyme de Bétharram qui signifie beau rameau en béarnais

Le sanctuaire du XVIe siècle est un joyau de l'art baroque. En 1569, les protestants, maîtres de la région, incendient le sanctuaire et proscrivent la religion catholique en Béarn. Dès lors, les processions de la Fête-Dieu sont interdites ; les croix, les images des saints, tout ce qui touche de près la religion catholique est enlevé. Ces excès donnent lieu à l'intervention du pape Pie V et du roi de France. Le village n'est pas épargné par la tourmente, mais au dire de Marca (président du Parlement de Navarre, intendant de justice, conseiller ordinaire et conseiller d'État), personne ne se fait protestant (5).

 

En 1614, l'évêque de Lescar reçoit l'autorisation de reconstruire la "Dévote Chapelle en ruines". Grâce à Louis XIII, elle est relevée en 1616 et la veille de l'Assomption de l'an 1622, selon la tradition, une source tarie se remet à couler dans une grotte proche du sanctuaire. Ces eaux sont conduites plus loin dans un édicule indépendant et deviennent une fontaine miraculeuse. Plus de quatre-vingt miracles y auraient été recensés au XVIIe siècle.

 

Au printemps de 1678, une crue subite du Gave emporte à la fois l'église, le cimetière du village et le pont. La destruction du pont est un problème grave, rendant les villages isolés par le gave. Ce passage daterait, semble-t-il du XIVe siècle, le premier pont aurait été construit par les habitants de Montaut (localité voisine), vraisemblablement vers 1308.

 

Le pont en bois détruit en 1646 et 1676, toujours par les crues, est reconstruit en pierre, ses travaux durent jusqu’en 1687. En 1681, les travaux de construction de la nouvelle église sont achevés.

Bétharram, vue du XIXè sciècle par Eugène de Malbos

Bétharram, vue du XIXè sciècle par Eugène de Malbos

En 1837, Michel Garicoïts fonde le collège Notre-Dame de Bétharram, maison-mère de la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus qu'une double vocation de mission et d'enseignement a amenée à essaimer dans le monde entier (Algérie jusqu'en 1962 avec le collège de Sonis, Argentine, Paraguay, Uruguay, Côte d'Ivoire, Chine puis en Thaïlande auprès des Karens). On peut voir dans la chapelle son cercueil en verre et un bout de son pouce.

C'est à Lestelle-Bétharram alors notoirement connue pour ses miracles, que Bernadette Soubirous venait très souvent. Elle en ramena le chapelet qu'elle détenait lors de l'apparition de la Vierge à Lourdes.

Sanctuaire de Bétharram (à la frontière des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées) - Statue de l'Enfant sauvé par Notre-Dame de Bétharram

Sanctuaire de Bétharram (à la frontière des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées) - Statue de l'Enfant sauvé par Notre-Dame de Bétharram

Saint Michel Garicoïts, fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram
Vue du collège de Bétharram depuis le pont

Vue du collège de Bétharram depuis le pont

Sources: 12345

Partager cet article
Repost0
13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 00:00
Notre-Dame de Fatima

Fatima est un village du Portugal au nord de Lisbonne. Jacinthe, François et Lucie sont trois enfants chargés de garder un troupeau de moutons par leurs parents. Ils ont respectivement 7, 9 et 10 ans. Jacinthe et François sont frères et sœurs, et Lucie est leur cousine.

 

Nous sommes au printemps de l'année 1917. La guerre fait rage dans toute l'Europe. Les trois bergers se trouvent sur une colline appelée « Cabeço » proche de la ville d'Aljustrel. Un ange qui s'identifiera comme étant l'Ange de la Paix leur apparaît. S'agenouillant, il leur demande de prier avec lui puis répète trois fois : « Mon Dieu, je crois, j'espère en vous, je vous adore et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'adorent pas et ne vous aime pas ! »

 

Quelques semaines plus tard, au cours de l'été, l'Ange leur apparaît une nouvelle fois. Après leur avoir fait dire une prière trois fois de suite, il leur donne la communion, puis disparaît.

 

Le 13 Mai 1917, à la sortie de la messe, les trois enfants se retrouvent avec leurs brebis sur la Cova da Iria, où ils rencontrent, près d'un gros chêne, « une dame habillée de blanc » qui leur demande de revenir à cet endroit le 13 de chaque mois durant 6 mois et de réciter le rosaire chaque jour. Le mois suivant, l'apparition confie aux trois enfants qu'elle viendra bientôt chercher Jacinthe et François mais que Lucie devra vivre plus longtemps. Elle fait apparaître également un cœur entouré d'épines. Il s'agit du Cœur immaculé de Marie affligé par les nombreux péchés du monde.

 

Une dizaine de personnes sont présentes sur place, elles témoigneront avoir entendu les paroles de Lucie à la Vierge mais pas les réponses. Elles constateront également que les feuilles du chêne étaient repliées puis tendues dans la même direction alors que Lucie annonçait le départ de l’apparition. Elles seront aussi frappées par la transfiguration des trois pastoureaux pendant la vision.

 

Le 13 Juillet 1917, c'est 2000 personnes qui se pressent sur la Cova da Iria. La Dame va délivrer trois secrets à Lucie et ses cousins. Elle leur fera notamment voir l'Enfer puis leur demandera de réciter entre chaque dizaine de chapelet la prière suivante : « Ô mon doux Jésus, pardonnez-nous nos péchés ! Préservez nous du feu de l'Enfer ! Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »

 

Très touchés par la vision de l'Enfer, les pastoureaux feront de nombreux sacrifices pour les pécheurs.

 

Le 13 août 1917, le senhor Arturo d'Oliveira Santos, maire de Villa Nova, décide de mettre en prison les trois bergers afin qu'ils lui disent les trois secrets. Devant l'abnégation des enfants, il les relâche le 19 août 1917. Peu de temps après leur libération, la Vierge leur apparaît et leur délivre ce message : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Sachez que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles ! »

 

Pour la cinquième apparition le 13 Septembre 1917, la Vierge dira qu'elle reviendra le mois suivant avec saint Joseph et l'enfant Jésus.

 

La dernière apparition a eu lieu le 13 Octobre 1917. Voici les paroles de la Dame : « Je suis la Madone du Rosaire et je veux ici une chapelle en mon honneur. Continuez à réciter le rosaire tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. » Le miracle promis aura lieu devant une foule d'environ 70.000 personnes qui pourront témoigner. Elles virent la pluie cesser brusquement, le ciel se déchirer pour laisser voir le soleil que toutes pouvaient regarder. Il ressemblait à une lune d'argent et se mit à tourner sur lui-même. Il se projeta également sur la foule comme s'il allait s'écraser. À la fin du miracle dit « danse du soleil », Lucie verra Jésus bénir la foule et la Vierge sous l'aspect de Notre Dame des Douleurs puis Notre Dame du Mont-Carmel.

 

François mourut en 1919 et Jacinthe en 1920. Ils furent béatifiés par le pape saint Jean-Paul II le 13 Mai 2000.

 

Lucie Dos Santos prononça ses vœux en 1928 et eut de nouvelles apparitions de la Vierge Marie en 1925 et 1929. Elle rédigea elle-même son histoire, version officielle des apparitions de la Vierge de Fatima. À partir de 1945, elle entre au carmel de Coïmbra, où elle meurt le 14 février 2005, à l’âge de 97 ans, sous le nom de sœur Lucie du Cœur Immaculé.

 

Fatima est aujourd'hui un centre mondial de pèlerinages très connu, il est avec celui de Lourdes un des principaux sanctuaires consacrés au culte de la Vierge Marie.

Sources: 12

Partager cet article
Repost0
12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 09:38

Un ex-musulman imam devient chrétien grâce au Coran 

Dans cette video, un ancien musulman explique qu'en tant qu'imam il expliquait dans sa mosquée que Jésus n'était pas Dieu, que Dieu était seulement Allah, et que Allah n'était jamais associé, donc qu'il n'avait pas de Fils. Puis un jour quelqu'un lui a demandé dans la foule qui était Jésus. Il explique qu'il prêchait que Jésus n'était pas Dieu. Mais la question était "qui est-il ?" Pour dire qui il est, il explique avoir lu entièrement le coran "une fois de plus, 114 chapitres, 6666 versets".

 

Il a vu que le nom du prophète Mahomet était cité dans le Coran à quatre endroits, mais le nom de Jésus était cité à 25 endroits. Ensuite, il explique n'avoir lu dans le coran aucun nom de femme, comme le nom de la mère du prophète, ou le nom de l'épouse ou des enfants. Dans le Coran il n'y a trouvé que le nom d'une femme, Marie la mère de Jésus. Il explique avoir été curieux de voir comment le Coran décrivait la mère de Jésus: elle n'avait jamais commis de péché dans sa vie (Cf. l'Immaculée conception), elle était vierge, le chapitre 50 verset 23 dit qu'elle est au paradis avec son corps physique : "même l'Assomption est décrite dans le Coran". Et à propos Jésus, il dit avoir lu dans le chapitre 3, versets 45 à 55 que Jésus est (en arabe) "la Parole de Dieu", "l'Esprit de Dieu", "Jésus-Christ". Ce sont les noms que le Coran donne à Jésus.

 

Ensuite, l'ex-imam a vu que le Coran disait que Jésus parlait quand il était petit, "deux jours après sa naissance". Le Coran dit que Jésus a créé la vie avec un oiseau et de la boue : il a pris de la boue, a formé un oiseau, a soufflé dessus et l'oiseau est devenu vivant. Il dit qu'il croit alors que Jésus peut donner la vie. Il a donné la vie à partir de la boue, de l'argile. Et le Coran dit que Jésus a guéri un aveugle, et un lépreux, etc. Le Coran dit que Jésus donnait la vie à des gens qui étaient morts, qu'il est allé au Ciel, qu'il est toujours vivant, et qu'il va revenir. En revanche, dans le Coran, Mahomet n'est pas la "parole de Dieu", il n'est pas l'"esprit de dieu", il n'a jamais parlé à deux jours, ni donné la vie à un oiseau à partir de la boue, n'a jamais guéri des malades, ni donné la vie à des morts. Mais lui-même est mort, il n'est plus en vie, et il ne reviendra pas.

 

Un jour, l'ex-imam dit avoir été voir son professeur, celui qui lui avait enseigné pendant 10 ans dans un collège arabe et lui avoir posé une question, à savoir "comment Dieu a créé l'univers ?" Il avait répondu que Dieu a créé l'univers par la parole (Genèse 1). Alors l'ex-imam a demandé: la parole est Créateur ou Création ? Le Coran dit que Jésus est la parole de Dieu. Donc si son professeur avait répondu que la Parole de Dieu est Créateur, cela signifie que Jésus est Créateur, donc les musulmans doivent devenir chrétiens. Si son professeur avait répondu que la Parole de Dieu est création, il aurait été piégé, puisqu'il a dit que tout avait été créé par la parole. Supposons qu'il ait dit que la Parole est création, alors comment Dieu a-t-il créé la Parole ? Donc il ne pouvait pas dire que la Parole est créateur mais il ne pouvait pas dire non plus que la Parole est création ! L'ex-imam explique que son professeur s'est donc mis en colère et l'a poussé dehors en disant que la Parole n'était ni le Créateur ni la Création.

 

L'ex-imam explique que les musulmans essaient de prouver que la Parole n'est ni la création ni le Créateur, donc pas Dieu. Donc, ils ne sont pas égaux avec Dieu : c'est tout leur problème. Alors, l'ex-imam explique qu'il a dit à son professeur que c'est la raison pour laquelle les Chrétiens disent que la Parole (le Verbe) est Fils de Dieu. ("Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous". Jn 1:14). Le professeur lui a alors dit que "si Jésus était le Fils de Dieu, alors il devait lui montrer l'épouse de Dieu, car sans épouse, pas de chance d'avoir un fils." Alors l'ex-imam lui a répondu que "dans le Coran, Dieu peut voir sans yeux, Dieu peut parler sans langue, Il peut entendre sans oreilles... Si tel est le cas, Il peut avoir un enfant sans épouse !" (Variante : si Dieu est Tout-Puissant pour quelle raison ne pourrait-il pas venir dans la Chair et se faire homme ?)

 

Source : GloriaTv

Partager cet article
Repost0
10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 16:43
Sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien : les entreprises françaises menacées

Les pénalités et autres sanctions économiques américaines contre l'Iran vont faire des dommages collatéraux parmi les "alliés" des Américains et pourraient coûter très cher aux entreprises françaises présentes sur place. (1) Donald Trump a annoncé mardi 8 mai le retrait américain de l'Accord de 2015 sur le nucléaire iranien (2), sous les applaudissements paradoxaux d'Israël, Donald Trump ouvrant une période d'incertitude quant aux ambitions atomiques de Téhéran. (3) 

L'ancien président américain Barack Obama a jugé mardi soir sur les réseaux sociaux que la décision de son successeur constituait une "grave erreur", plaçant le monde face à une alternative désastreuse: un Iran doté de l'arme atomique ou le risque d'une guerre au Moyen-Orient. 

La Russie s'est dite "profondément déçue" par la voix de son ministère des Affaires étrangères, qui a dénoncé "une violation grossière du droit international". "Nous sommes profondément déçus par la décision du président américain de sortir unilatéralement" de l'accord et "rétablir les sanctions américaines envers l'Iran", selon un communiqué. "Nous sommes extrêmement inquiets que les États-Unis agissent contre l'avis de la plupart des États (...) en violant grossièrement les normes du droit international", selon le texte. 

Toutes les sanctions levées le 16 janvier 2016, date de l’entrée en vigueur de cet accord international sont rétablies "immédiatement" pour les nouveaux contrats et d’ici le 6 août ou le 4 novembre pour les entreprises, y compris étrangères, déjà présentes en Iran. Celles-ci ont donc trois à six mois pour en "sortir" avant d’être frappées par les mesures punitives leur barrant l’accès aux marchés américains.

Donald Trump a assuré qu’il serait intraitable avec ces entreprises commerçant avec l’Iran et qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible aux sanctions économiques.

Or, depuis 2015, la France est devenue le troisième partenaire européen de l’Iran. De grandes entreprises s’y sont implantées : Airbus, PSA et Renault, Total... (4)

Les entreprises françaises qui ont investi en Iran depuis depuis deux ans, dans l'aéronautique, le pétrole, la santé ou l'automobile, pour un montant estimé à 25 milliards d'euros de contrats sont menacées.

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale américaine à Washington, a déclaré hier 9 mai :

"Au sein de la zone économique couverte par les sanctions, aucun nouveau contrat ne sera autorisé. […] Certaines périodes seront de six mois, d'autres de 90 jours. Il y peut y avoir également d'autres dispositions."

 

Fin 2016, Airbus avait signé un contrat record avec l'Iran : 100 avions livrés pour 16,8 milliards d'euros. Le département américain du trésor a confirmé que les autorisations pour transporter du matériel aéronautique vers l'Iran seront révoquées sous 90 jours, sous peine de sanctions. 

Le secteur automobile, lui aussi, avait parié sur l'Iran. Renault, déjà bien implanté, pensait vendre 300 000 véhicules par an, Peugeot 200 000. L'Iran et ses 80 millions d'habitants était un marché très prometteur. (5) Dans le domaine de l'énergie, Total, qui a signé en juillet 2017 un accord avec l’Iran en vue de développer le gisement South Pars, pour un montant de cinq milliards de dollars, pourrait être contraint de se retirer.

En clair, toute transaction effectuée avec l'Iran en dollar ou via un citoyen américain sera passible de sanction dans les trois à six mois.

Sachant que la moitié du commerce mondial se fait en dollar américain, le pouvoir de nuisance d’une telle mesure est redoutable. En 2014 par exemple, la banque BNP avait été condamnée par les Etats-Unis a une amende record de 9 milliards de dollars, pour avoir continué à mener des opérations avec l’Iran, Cuba et le Soudan en dollars. (6) Le gouverneur de la Banque de France regretta alors l'hégémonie du dollar. Vladimir Poutine avait qualifié l'attitude américaine à l'époque de "chantage". Bien que certains eurent pu espérer une évolution positive, il n'y a rien de nouveau dans la diplomatie américaine sous Donald Trump. Les Etats-Unis ne renoncent pas à leurs instruments de puissance.

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire, qui a évoqué le 9 mai une intimidation "pas acceptable", doit avoir un entretien téléphonique d’ici la fin de la semaine avec Steven Mncuchin, le secrétaire d’État au Trésor américain, pour étudier avec lui les possibilités d’éviter les sanctions américaines. Parmi les solutions envisagées, le ministre évoque des "clauses grand-père" (clause d’antériorité) et des "exemptions". (7)

La Chine et la Russie tentent de s'extraire du système du dollar comme monnaie internationale, et de ce chantage où la géopolitique est mise au service des intérêts américains. C'est la souveraineté des nations qui est enjeu. Même si les entreprises françaises font leur affaires en euros elles pourront être poursuivies et sanctionnées pour leurs activités aux Etats-Unis...

Première conséquence pour notre porte-monnaie, la flambée du cours du pétrole qui a atteint 77$ le baril le 9 mai. Cela pénalise les européens, mais pas Washington où l'extraction d'un baril coûte 65 dollars. Ce soir, les Américains sont déjà bénéficiaires. Autrement dit, la contestation jusque ici de l'accord nucléaire iranien par l'état d'Israël, seul, qui parlait d'un "très mauvais accord" (8), la reprise de ce discours par Donald Trump évoquant le "pire accord jamais conclu" par son pays, un Donald Trump qui a déjà déclaré Jérusalem, capitale d'Israël, à présent le jeu américain contre l'Iran, l'"escalade", sont mis au service de l'économie américaine. La mise en danger de l'équilibre et de la sécurité internationale, la guerre, n'est finalement qu'un outil parmi d'autres au service des intérêts exclusifs de la "grande démocratie" des Etats-Unis au détriment des "partenaires" et "alliés", qui de plus en plus ressemblent à des vassaux sans personnalité.

Partager cet article
Repost0
8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 17:19

Déclaré cliniquement mort, un enfant se réveille juste avant d'être débranché. Il déclare qu'il n'y a "pas d'autre explication que Dieu" :

Déclaré cliniquement mort, un enfant se réveille juste avant d'être débranché

L'information a été rapportée le 7 mai par 20 Minutes : un jeune garçon cliniquement mort se réveille juste avant qu'il ne soit débranché. Interrogé par Fox 10, il déclare qu'il a eu le sentiment d’être au paradis lorsqu’il était inconscient et qu'"il n'y a pas d’autre explication que Dieu".

 

Les parents du jeune miraculé avaient déjà signé des documents pour faire don de ses organes à cinq enfants malades.

Trenton Mckinley, un jeune américain de l’Etat d’Alabama, a défié la science en se réveillant miraculeusement alors que sa mort cérébrale avait été déclarée, rapporte la chaîne Fox 10.

 

Le jeune garçon de 13 ans a été victime d’un grave accident il y a deux mois alors qu’il jouait chez un ami. La remorque tirée par un buggy dans laquelle il était installé s’était renversée après un coup de frein brutal. "J’ai heurté le béton et la remorque a atterri sur ma tête, a raconté Trenton McKinley à Fox 10. Après ça, je ne me souviens plus de rien".

 

"Tout ce que j'ai vu était une civière avec ses pieds qui pendaient. Il était mort un total de 15 minutes ", a déclaré sa mère, Jennifer Reindl, avec des larmes dans les yeux. "Quand il est revenu, ils ont dit qu'il ne serait plus jamais normal. Ils m'ont dit que les problèmes d'oxydation seraient tellement mauvais pour son cerveau, qu'il serait un légume s'il le faisait.

 

Don d’organes planifié

Lorsqu’il s’est réveillé à l’hôpital de la ville de Mobile, ses parents avaient déjà signé des documents pour faire don de ses organes à cinq enfants malades en attente de donneurs. "[Les médecins] ont dit que la prochaine fois que son cœur s’arrêterait, ils devraient le laisser mourir… C’était un [samedi]… et que je pourrais signer un papier pour faire don de ses organes pour sauver cinq autres enfants", a écrit Jennifer Reindl, la mère du garçon sur une page Facebook mise en place pour aider à récolter des fonds pour le rétablissement de son fils. Les médecins ont indiqué qu’ils continueraient à injecter de l’adrénaline au patient jusqu’à lundi. "Ses yeux étaient noirs et secs et je savais qu’il n’hésiterait pas à sauver 5 vies", a déclaré la mère.

 

Le sentiment d’être au paradis

Mais contre toutes attentes, Trenton s’est réveillé avant qu’il ne soit débranché. L’une de ses mains a bougé suivie de ses pieds. Ses iris ont repris leur couleur verte "avec de petites taches blanches comme des paillettes", a décrit sa mère. Trenton McKinley a souffert de multiples fractures crâniennes ainsi que d’une insuffisance rénale "en raison du manque d’oxygène après son arrêt cardiaque", explique sa mère sur Facebook.

 

La chaîne américaine a rapporté que le jeune garçon continue de souffrir de douleurs nerveuses et a des crises tous les jours, mais qu’il garde une attitude positive et se rétablit à la maison.

 

Trenton a déclaré à Fox 10, qu’il avait eu le sentiment d’être au paradis lorsqu’il était inconscient. "J’étais dans un champ immense et marchais droit devant moi, a-t-il raconté. Il n’y a pas d’autre explication que Dieu, même les médecins l’ont dit".

 

Lentement mais sûrement, Trenton fait des pas au-delà de ce à quoi on s'attendait, mais ce n'est pas sans peine. Il a perdu 50 livres et traite quotidiennement des douleurs nerveuses et des convulsions.

 

Malgré tout cela, cet enfant a toujours un grand sens de l'humour.  "J'ai dit que je pouvais me tourner sur le côté et mettre de la salsa et manger des frites et me délecter de la tête ... Plus de vaisselle à laver pour moi!", Se moqua Trenton alors qu'il parlait de la bosse dans sa tête. Mais je voulais vraiment voir si je pouvais.

 

Juste en parlant au jeune garçon, vous ne croiriez jamais qu'il a déjà subi trois interventions chirurgicales du cerveau. Il a encore un long chemin à parcourir avec beaucoup de frais médicaux. Trenton n'a actuellement que la moitié de son crâne. La pièce manquante est congelée à l'hôpital. Il sera bientôt opéré pour le reconnecter.  

 

Si vous voulez faire un don à sa collecte de fonds, cliquez ici! Sur cette page facebook, 18 219 dollars ont déjà été enregistrés.

Sources: (1) La Dépêche.fr ; (2) 20 Minutes ; (3) Fox 10 Tv

Partager cet article
Repost0
8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 16:39

"Avec le diable on ne dialogue pas, car il est plus intelligent que nous", a expliqué aujourd'hui le pape François dans son homélie à Sainte-Marthe.

François : "Avec le diable on ne dialogue pas"

Source: Vatican News

Messe à Sainte-Marthe : «la lumière du diable s'évanouit, celle du Seigneur est permanente»

 

Dans son homélie, le Pape s'est arrêté sur l'action du démon qui séduit et trompe, et qui malgré sa défaite, est dangereux. François a donné des clés pour savoir lutter et vaincre ses tentations.

 

Nous ne devons pas nous approcher du diable, ni parler avec lui : il « est une défaite mais malgré cela reste dangereux, il est comme un chien enragé et enchaîné, il mord celui qui lui fait une caresse » a expliqué le Pape.

[...] Le Pape a mis en garde contre les tentations du malin : « il sait quelles paroles nous dire, et il nous plaît d’être séduits »

 

Il est donc difficile pour nous de comprendre qu’il est condamné et défait, car grande es sa capacité de séduction. Le diable nous promet beaucoup de choses, il nous présente des cadeaux emballés dans du beau papier mais nous ne savons ce qu’il y a à l’intérieur, a poursuivi François.

 

Sa lumière est fulgurante mais finit par disparaître

Le diable sait se présenter à notre curiosité et notre vanité a poursuivi le Pape qui, comme souvent a manié la métaphore pour expliquer son propos : « Les chasseurs savent bien qu’il ne faut jamais s’approcher d’un crocodile sur le point de mourir, car il peut encore donner un coup de queue mortel ».

 

Ainsi le diable est « très dangereux » a poursuivi le Saint-Père : ses propositions sont toutes des mensonges, il est « le père du mensonge » et nous, ignorants nous les croyons. « Sa lumière est fulgurante, comme un feu d’artifice, mais elle finit par s’évanouir, tandis que la lumière du Seigneur est douce mais permanente ».

 

Prier, veiller, jeûner

Le diable a répété François sait toucher la curiosité et la vanité, et nous “achetons tout”, nous tombons dans la tentation. Il faut donc être attentifs, a averti le Pape, exhortant à prier, veiller et jeûner comme le dit Jésus. « Ainsi est vaincue la tentation ».

 

Le Saint-Père a aussi mis en garde contre la tentation de dialoguer avec le malin, comme le fit Eve « qui s’est crue grande théologienne mais a chuté ». Jésus refuse d’entrer dans ce dialogue : au désert, il ne répond que par la Parole de Dieu. Il chasse le démon, quelque fois il lui demande son nom mais n’entame pas de dialogue avec lui. D’où l’exhortation très nette du Pape : « Avec le diable on ne dialogue pas, car il est plus intelligent que nous »

 

Chercher le refuge en Marie

Le Pape a ainsi invité à être comme des enfants qui courent vers leur mère quand ils ont peur. « Allons vers la Vierge, c’est elle qui nous protège. Les Pères de l’Eglises, en particulier les mystiques russes rappelaient durant leurs tribulations se réfugier sous le manteau de la grande mère de Dieu. Qu’elle nous aide dans cette lutte avec le diable, avec celui qui est déjà condamné » a conclu le Saint-Père.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 12:41
Jésus, l'Enquête (film)

Lee Strobel, journaliste d’investigation au Chicago Tribune dans les années 1980 et athée revendiqué, est confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Afin de sauver son couple, il se met à enquêter sur la figure du Christ, avec l'ambition de prouver que celui-ci n'est jamais ressuscité.

Adapté du best-seller sorti en 1998, basé sur l'histoire vraie de Lee Strobel, le film The case for christ ("Jésus, l'Enquête") de l'américain Jon Gunn, est sorti sur les écrans français le 28/02/2018. 70.000 entrées cumulées, un succès formidable pour les distributeurs, la société SAJE, dont l’objectif est de promouvoir les films chrétiens qui font réfléchir et aident à grandir dans la foi (Cathobel).

Ce film expose l'enquête d'un athée pur et dur, pour prouver que la résurrection du Christ est une supercherie. Il va convoquer patiemment, un à un, les meilleurs experts (archéologue, exégète, médecin légiste, psychiatre, etc.) pour faire s’effondrer le château de carte. (L'1visible

En plus d’être un réel voyage spirituel, "Jésus, l’enquête" est une véritable histoire d’amour, de mariage. Histoire d’amour car, du propre aveu de Lee Strobel, la conversion de sa femme Leslie a bien failli leur coûter le divorce : "J’avais épousé une Leslie insouciante, amusante, et j’ai eu peur qu’elle devienne une femme prude, sexuellement réprimée, qui privilégierait les veillées de prière et le bénévolat à notre vie de couple." Pourtant, il avoue après coup avoir été "agréablement surpris, voire fasciné, par les changements fondamentaux du caractère, de l’intégrité et de la confiance en soi" de sa femme.

Avec Mike Vogel (Lee Strobel), Erika Christensen (Leslie Strobel), Faye Dunaway (Dr. Roberta Waters), "ce film stimulera le public, lui donnera l’occasion de faire son propre voyage spirituel : "Par mon livre, je voulais atteindre les gens avec les preuves concrètes du christianisme, de la vérité, de la foi et de l’amour de Dieu. Mais les gens auront plus de facilité à regarder un film de quatre-vingt-dix minutes qu’à lire un livre de trois cents pages. Il ouvrira donc une nouvelle voie."  En cela, il possède une réelle portée évangélique.

Déjà, le livre avait eu un véritable impact sur les lecteurs. L’auteur raconte notamment qu’un homme atteint du cancer s’était converti sur son lit de mort après l’avoir lu, alors même que son frère essayait de l’y inciter depuis près de cinquante ans." (Famille Chrétienne)

Les critiques du film soulignent l'équilibre entre l'anti-religieux et le prosélytisme, les questions abordant la foi et le doute dans l'histoire (la vie de couple, le travail, le pardon, les blessures, les faux-semblant, la trahison, etc.), un travail cinématographique soigné. 

Par moment, plus que l’enquête que mène Lee Strobel, c’est le désaccord du couple sur la foi qui suscite l’intérêt du spectateur en même temps qu’il est une illustration plutôt réussie des versets 13 et 14, chapitre 7 de la 1ère épitre de Saint Paul aux Corinthiens : "Si une femme a un mari qui est un incroyant, et qu'il consent à vivre avec elle, elle ne devrait pas divorcer. Car le mari incrédule est sanctifié à cause de sa femme, et la femme incrédule est sanctifiée à cause de son mari." Ainsi, le mari athée envisage sérieusement la séparation et le divorce, mais bien qu’il soit parfois en colère, agressif et violent avec son épouse, il continue à vivre avec sa femme et doit se résoudre à constater des changements positifs chez elle en raison de sa foi chrétienne. Cette situation de crise dans le couple, et même dans la famille puisqu’il y a deux jeunes enfants, sonne vraie car beaucoup de couples peuvent éprouver des tensions similaires concernant la foi et l’athéisme. (Liberté politique

Le film fourmille d'informations historiques et scientifiques sur la résurrection, généralement passées sous silence.

Au zèle de son incrédulité, Lee Strobel a peut-être fini par entendre en réponse le "Que cherches-tu ?" (Jean 1, 36) que Jésus adressa à ses disciples au moment où ils commencèrent de le suivre. Et de répondre sans doute à cela : la vérité. (Aleteia)

"Jésus, l'enquête", sort en Belgique le 27 avril (Belgicatho)

Partager cet article
Repost0
9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 09:47
"Libération" : l'islam serait la cause principale de la radicalisation chez les musulmans

Vers la fin du tout économique ? Un article étonnant de "Libération", marque une rupture avec des décennies d'analyse de la société sous l'angle unique de l'économie et du social.

À l'occasion de la publication mercredi 4 avril du livre "La Tentation radicale" (PUF) d'Anne Muxel et Olivier Galland, le journal a ouvert ses colonnes à des propos inédits dans la gauche française ces dernières décennies : la religion, l'islam en particulier, serait la cause principale de la radicalisation chez les musulmans en France. Telle est la conclusion de l'enquête menée auprès de 7 000 lycéens de 15 à 17 ans. L'enquête, en forme de QCM, a été lancée au lendemain des attentats de novembre 2015. Elle a été menée durant trois ans dans 23 lycées des académies de Lille, Créteil, Aix-Marseille et Dijon. "L’objectif, nous dit-on, n’était pas d’expliquer le passage à l’acte d’une petite minorité tombant dans le terrorisme. Mais de cerner un état d’esprit plus général, un 'halo de radicalité', une multitude d’actes ou de postures montrant la tentation de rompre avec le 'système politique, économique, social et culturel, et, plus largement, avec les normes et les mœurs en vigueur dans la société'". "Le président du CNRS, Alain Fuchs, lance un appel à projet pour encourager les chercheurs à creuser 'tous les sujets pouvant relever des questions posées à nos sociétés par les attentats et leurs conséquences'."

"Olivier Galland et Anne Muxel proposent alors un protocole d’enquête reposant sur une hypothèse affirmée dès les premières pages mais peu discutée : 'La radicalité religieuse est présente dans toutes les religions, mais aujourd’hui, ses manifestations les plus évidentes sont associées à une certaine conception de l’islam.'"

 

"[U]n premier résultat saute aux yeux : les jeunes musulmans se distinguent très nettement par leurs valeurs, leur conception de la citoyenneté ou de la religion. Les auteurs observent dans tous les lycées de l’enquête un 'effet islam'. Celui-ci expliquerait la plus grande radicalité idéologique des lycéens musulmans (souvent considérés par les auteurs, sans nuances, comme un ensemble homogène), tout comme leur soutien aux actes violents - religieux ou non - qu’on retrouve davantage chez eux que chez les chrétiens ou les athées." 

 

Première conclusion de l'enquête :

 

"'La radicalité religieuse ne semble pas être principalement la fille de l’exclusion socio-économique, et sa racine spécifiquement religieuse semble forte', concluent les auteurs."

 

Seconde conclusion :

 

"Conclusion sans appel des auteurs : 'Le mouvement de sécularisation qui a gagné les sociétés européennes, et tout particulièrement la France, ne semble pas les avoir touchés.'"

 

"Ces conclusions remettent en cause tout un courant de la sociologie française pour laquelle le profil économique et social des individus est l’une des principales clés d’explication de leurs comportements", explique "Libération".

Mais le journal relève que l'enquête ne fait pas l'unanimité parmi les sociologues : "Cette conception est loin de faire l’unanimité, comme en témoignent les réactions de plusieurs sociologues visés par la polémique, interrogés par Libération. 'Les résultats d’Olivier Galland reviennent à dire que quelque chose d’intrinsèque à l’islam mènerait à la radicalité, voire à la violence', commente le démographe de l’Ined Patrick Simon." [...] "Auteur de plusieurs livres sur la radicalisation (le Nouveau Jihad en Occident, Robert Laffont, mars), Farhad Khosrokhavar pointe aussi les limites des enquêtes par questionnaire. 'Les lycéens ont coché des cases, et ce travail manque cruellement d’une dimension anthropologique.'"

 

Les chiffres de l'enquête

 

"L’étude montre que 20 % à 30 % des musulmans sont fondamentalistes", "32% des musulmans sont 'absolutistes' en matière de religion, contre 6% des chrétiens, 14% des fidèles d’autres religions, 1% des sans-religion, 11% du total des enquêtés." "Un tiers des jeunes interrogés estiment qu’il est normal de 'participer à une action violente pour défendre ses idées'. 20% des musulmans déclarent 'acceptable dans certains cas, dans la société actuelle' de 'combattre les armes à la main pour sa religion', contre 9% des chrétiens et 6,5% des sans-religion." 

 

Note de Christ-Roi. La république, elle-même, prône des "valeurs" qui sont loin d'être à l'abri de toutes critiques. En glorifiant "la Révolution" et en mettant au Panthéon ses grands personnages, la république a en quelque sorte canonisé les théoriciens de la violence d'état.

 

La "tentation radicale", l'idée qu'il est normal de "participer à une action violente pour défendre ses idées" n'est pas une spécificité de l'islam, il s'agit d'une idée largement partagée par les défenseurs de la "république" et des grands ancêtres de la Révolution, une Révolution qui fit deux millions de mort (rien qu'en France), au nom de l'athéisme et des droits de l'homme. (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28.)

 

Invité de France Inter mardi 21 novembre 2017 pour la sortie de son livre"La Grande Histoire des guerres de Vendée", Patrick Buisson a justement dénoncé le "terrorisme d'État" de la Révolution, comparable au djihad de Daech... 

Petit rappel historique. Il ressort des discours des révolutionnaires de 1789 un volontarisme et un constructivisme qui sont "la première racine de la Terreur révolutionnaire". Ceci a été bien défini par l'historien de l'époque moderne, Patrice GUENIFFEY, dans  La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire (Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.) : "L'histoire de la Terreur ... ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté".

Les révolutionnaires de 1789 sont les premiers à théoriser la violence comme moyen pour parvenir à leur projet de société. Et parmi ces moyens, il y a la guerre.

Aux reproches que lui fit M. Mallet du Pan, horrifié des moyens révolutionnaires, l'abbé révolutionnaire Sieyès, répondit : "Vous nous parlez toujours de nos moyens; eh ! Monsieur, c'est la fin, c'est l'objet et le but qu'il faut apprendre à voir'". "Ce principe qui console nos Sieyès de tant d'atrocités, c'est encore de la secte elle-même qu'ils l'ont appris; c'est du code et des loges de Weishaupt que nous l'avons vu passer au code Jacobin". (A. BARRUEL, Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme, rééd. Editions de Chiré, Poitiers 2005, tome 2, p. 479.) "(Weishaupt). Il avait inventé ce principe : 'La fin sanctifie les moyens', il l'appliquait au vol que ses adeptes pouvaient faire et faisaient dans les bibliothèques des princes ou des religieux. ... Nous verrons la secte en faire des applications bien plus importantes..." (A. BARRUEL, ibid., p. 102.)  "En 1789, Brissot, invoquant l'autorité de Machiavel, rétorqua à Clermont-Tonerre : 'Rappelez-vous, l'axiome : 'qui veut la fin, veut les moyens'" (Le Patriote français, n° 201, 25 février 1790, p. 5-8, cité in P. GUENIFFEY, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 89).

"Qui veut la fin veut les moyens" est un principe républicain. Au nom de ce principe les pires massacres ont été rendus possibles en France (Guerres de Vendée) et en Europe (guerres de la Révolution). D'un point de vue simplement historique, la république et les républicains n'ont pas de leçon à donner à l'islam ni aux musulmans tentés par la "radicalisation" ; le terrorisme d'État de 1793 est comparable à celui de Daech.

Cerise sur le gateau, le révolutionnaire girondin Brissot, qui avait des biens à Ouarville dans l'Eure-et-Loir, et qui en bon anglomane, se disait "Brissot de Warville", était le stipendié des banquiers et des hommes d'affaires ! (Source: René SÉDILLOT, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214). Il était le secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, alors "Grand Maitre du Grand Orient de France"... (Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407). Brissot appelait à la guerre "révolutionnaire" "pour libérer les peuples" (sic) ! Jusque-là pourtant, Brissot s'était illustré comme "philanthrope", "ami de l'humanité", un grand créateur (et financeur) de sociétés dites "philosophiques". 

La théorisation de la libération des peuples par la guerre est le même principe que l'on retrouvera chez les communistes de 1917..., inspirés du Manifeste de Karl Marx de 1848 :  "Les communistes déclarent ouvertement qu'ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu'en détruisant par la violence l'ancien ordre social.'" (Cf. Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, Paris 2009, p. 76).

"La guerre de la liberté, (dit Brissot, ce 16 décembre 1791. Ndlr.) est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. [...] Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes." (Jacques-Pierre Brissot de Warville, Discours du 16 décembre 1791, cité in Lucien JAUME, Le Discours Jacobin et la démocratie, Fayard, p. 71.) 

La tentation radicale n'est donc pas un élément propre et exclusif de l'islam, c'est une caractéristique propre de tous les mouvements révolutionnaires, républicains et communistes dans le monde, tous réunis dans une même idéologie de la fabrication d'un ordre nouveau, d'un ordre meilleur par la violence. Chez les communistes ce fut le mythe du "Grand soir". Chez les "démocrates", ce fut le mythe du guide, le chef qui nous conduirait vers des lendemains radieux, quelque soit les dégâts. 

 

Dans un entretien à Libération mercredi 4 avril, Olivier Galland ajoute ces commentaires :

"C’est en effet l’une de nos conclusions majeures, qui montre une forte évolution par rapport à des travaux antérieurs qui jusqu’à présent faisaient autorité. Je pense par exemple à une enquête de Michèle Tribalat, menée dans les années 90. Elle était optimiste sur ce qu’on appelait à l’époque 'l’assimilation culturelle'. Elle observait une tendance au rapprochement entre les normes, les valeurs et les pratiques des jeunes d’origine étrangère et celles des jeunes de la population majoritaire. Nous constatons au contraire une divergence, et l’existence d’un clivage culturel entre les jeunes musulmans et leurs camarades. Pour eux, la religion domine le monde séculier : c’est ce que nous avons appelé 'l’absolutisme religieux'. [...] Le Nord-Pas-de-Calais, certaines banlieues parisiennes, et les quartiers Nord de Marseille sont les lieux où nous avons mesuré la plus grande radicalité. Dans certains établissements, la proportion 'd’absolutistes' monte à plus de 40 %. On note aussi un effet 'ségrégation' : quand le taux d’élèves musulmans est très important dans un lycée, ceux-ci sont plus radicaux qu’ailleurs. [...] L’'effet islam' explique bien mieux la radicalité que des facteurs socio-économiques. C’est un résultat important. Le niveau social de la famille, l’optimisme ou le pessimisme du lycéen face à l’emploi ou à ses résultats scolaires n’ont aucun effet sur le degré d’adhésion à des idées religieuses radicales. [...] Je ne veux pas polémiquer à nouveau : ce livre est, au contraire, fait pour apporter des éléments sérieux et dépassionnés au débat public. Mais je pense qu’une partie de la sociologie est aveugle, sous prétexte de ne pas stigmatiser. La discrimination existe, c’est prouvé scientifiquement. Mais il ne faut pas non plus envisager ces jeunes-là uniquement d’un point de vue victimaire. Sinon, on ne peut pas les considérer comme les acteurs sociaux qu’ils sont. Cette sociologie-là est trop idéologique, elle s’est appuyée trop exclusivement sur l’analyse des discriminations. La neutralité axiologique est importante, elle est trop souvent oubliée aujourd’hui."

 

L'enseignement à tirer de cette enquête est que le tout économique n'est pas suffisant pour expliquer les faits de société, l'islam doit être pris en compte. "Le mouvement de sécularisation", la laïcité, elle-même, ne permet pas de lutter efficacement contre la "tentation radicale", y compris en 1789... 

Un autre moyen de lutte contre la "radicalisation" n'a pas été tenté jusqu'à présent : la (re)christianisation de la société qui donnerait une verticalité que ne permet pas la république.

Partager cet article
Repost0
8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 14:53
Rome : une "Declaratio" réaffirme les points-clés de la doctrine de l’Église

En l'espace de quelques jours, deux des tournants les plus révolutionnaires du Pape François viennent d'être contestés par autant de déclarations publiques émanant de cardinaux, d'évêques et de membres du peuple chrétien. Il s'agit de la communion des divorcés remariés et des protestants.

Au cours d'un colloque qui s'est déroulé samedi 7 avril à Rome et intitulé "Église catholique, où vas-tu?" sous-titré par cette phrase du cardinal Carlo Caffarra: "Seul un aveugle peut nier qu'il y a une grande confusion dans l'Église", les cardinaux Brandmüller, Burke et, depuis Hong Kong, Joseph Zen Zekiun, l'évêque Athanasius Schneider, le philosophe et ex-président du sénat italien Marcello Pera, le canoniste Valerio Gigliotti et le bio-éthicien Renzo Puccetti ont pris la parole et publié une "Declaratio", une profession de foi qui ne se présente pas sous la forme d’une demande d’éclaircissement (en 2016, quatre cardinaux avaient soumis leurs "dubia" au Saint-Père sans obtenir de réponse) mais qui réaffirme les points-clés de la doctrine de l’Église mise en doute par les ambiguïtés des enseignements pontificaux actuels; un témoignage de foi qui monte du peuple chrétien au moment même où l’on perçoit "un grave danger pour la foi et l’unité de l’Eglise" [...] "en raison des interprétations contradictoires de l'exhortation apostolique 'Amoris Laetitia'"

L'élément sans doute le plus original du colloque fut la référence à un texte du cardinal et bienheureux John Henry Newman (1801-1890) sur le rôle-clé des fidèles pour témoigner la vraie doctrine de l'Eglise: "On Consulting the Faithful in Matters of Doctrine". Dans ce texte, Newman reparcourt les moments de l'histoire de l'Eglise durant lesquels l'orthodoxie de la foi a été perdue par une grande partie des évêques avant d'être sauvée par de simples baptisés. Il en déduit qu'en matière de doctrine, l'écoute de la voix des fidèles – à ne pas confondre avec l’opinion publique, cette voix est vérifiée par sa fidélité à la tradition de l’Eglise - est non seulement souhaitable mais également indispensable. (Source: Diakonos.be)

Le texte en français de la Declaratio qui rappelle l'indissolubilité du mariage et l'existence de "commandements moraux absolus qui obligent toujours et sans exception" sans qu'"aucun jugement subjectif de la conscience" ne puisse "rendre bonne et licite une action intrinsèquement mauvaise", est disponible sur le site Diakonos.be.

Jeudi 5 avril, le cardinal Burke a fait entendre ses critiques dans une longue interview publiée à la veille du colloque dans La Nuova Bussola Quotidiana (Burke: Corriger le Pape pour obéir au Christ) et en anglais sur LifeSiteNews (Cardinal Burke: Le pape François "augmente la confusion" (ENTRETIEN COMPLET) ) Dans cet entretien, le cardinal Burke explique que le Pape François "accroît la confusion" dans l’Église, et que le Collège des Cardinaux constitue un contrôle de facto contre l'erreur papale. En outre, "l'interview" sur l'enfer du pape François, rapportée par son ami athée de 94 ans, Eugenio Scalfari, "allait au-delà de ce qui est tolérable", a ajouté le cardinal, qui a qualifié la réponse du Vatican aux "réactions scandalisées" du monde entier "hautement inadéquate", parce qu'elle n'a pas réussi à réaffirmer l'enseignement de l'Église sur l'immortalité de l'âme et l'existence de l'enfer.

Dans un entretien Jeudi-Saint 29 mars, à La Repubblica, avec son ami athée Eugenio Scalfari, François a de nouveau nié l'existence. Une énormité qui pendant des heures et des heures a rebondi dans les journaux du monde entier, avant que le Saint-Siège ne récuse le fondateur de la Repubblica, Eugenio Scalfari. "Mais qu'est-ce qu'un pauvre catholique devrait penser le matin du Jeudi Saint lorsque connecté à Internet il apprend que le Pape a dit à un vieux journaliste son ami que l'enfer n'existe pas et que les âmes qui ne se repentent pas disparaissent simplement?", demande Ricardo Cascioli dans un article de La Bussola Quotidiana, intitulé "Scalfari et le Pape : une farce qui doit finir" : 

Un pape qui nie deux vérités de foi: l'enfer et l'immortalité de l'âme. Cela ne peut pas être, cela n'est jamais arrivé dans l'histoire de l'Église. Et puis, au tout début du Triduum pascal, où nous revivons le sacrifice de Christ, venu pour nous sauver du péché. Un timing diabolique. S'il n'y a pas d'enfer, il n'y a même pas de salut. Peu importe si ce n'est pas un texte magistral, mais l' article maintenant habituel par le fondateur de la République, Eugenio Scalfari, qui fait sens à une entrevue tenue à Sainte Marthe avec le pape François. La déclaration est d'une ampleur inouïe et a des conséquences dévastatrices. Ce n'est pas possible, il n'est pas possible au pape de penser cela; et encore moins qu'il parle si légèrement dans une conversation avec un journaliste connu pour avoir l'habitude de transcrire les pourparlers avec le Pape, et que le Saint-Siège a nié deux fois (bien qu'il laisse encore beaucoup de doutes). Pourtant, au Vatican, silence. Silence malgré le petit matin, plusieurs journalistes ont immédiatement demandé aux dirigeants de la salle de presse. Les heures passent, la nouvelle fait le tour du monde: "Le Pape nie l'existence de l'enfer". Cela équivaut à dire que l'Église blague depuis deux mille ans, s'est moquée de beaucoup de gens. Pas seulement sur l'existence de l'Enfer. Le catéchisme de l'Église catholique dit non. 1035: " L'Église dans son enseignement affirme l'existence de l'enfer et de son éternité. Les âmes de ceux qui meurent dans un état de péché mortel, descendent immédiatement en enfer, où ils subissent les douleurs de l'enfer, "le feu éternel". La punition principale de l'enfer consiste dans la séparation éternelle de Dieu, dans laquelle l'homme seul peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et à qui il aspire ". Si vous pouvez nier cette vérité ou la questionner, pourquoi ne pourriez-vous pas faire de même avec toutes les autres vérités de la foi? Pourquoi croire en la Très Sainte Trinité, ou Dieu le Créateur, ou l'Incarnation? Les répercussions d'une telle affirmation sont explosives, c'est nier la même fonction de l'Église. Il n'est pas possible au Pape de dire une telle énormité. Et pourtant, les heures continuent et il ne se passe rien au Vatican, malgré le pressing suffocant des journalistes. Enfin, peu après 15 heures, la salle de presse publie une déclaration qui récuse les paroles de Scalfari: "Le Saint-Père François a récemment reçu le fondateur du journal La Repubblica lors d'une réunion privée à l'occasion de Pâques, mais sans lui donner d'interview. Ce que l'auteur dit dans l'article d'aujourd'hui est le résultat de sa reconstruction, dans laquelle les mots textuels prononcés par le pape ne sont pas cités: aucune citation de cet article ne doit donc être considérée comme une transcription fidèle des paroles du Saint-Père." Il y a un soupir de soulagement. En fait, le pape n'aurait pas pu affirmer une telle énormité à la légère. Et pourtant ... Et pourtant, quelque chose ne colle pas. Neuf heures pour nier une hérésie retentissante attribuée au pape: ne pas croire, quelque chose qui mérite la démission en bloc de tous les responsables de la communication vaticane. Et puis le contenu du déni, absolument inadéquat à la gravité de la question. Il n'est pas dit que Scalfari a tout inventé, comme quelqu'un s'est précipité pour l'écrire. Les déclarations sont beaucoup plus conservatrices pour ne pas dire ambiguës:

1. On dit que la rencontre entre le Pape et Scalfari était là mais n'a pas été conçue comme une interview. Déjà, mais à part la première fois, toutes les réunions de Scalfari avec François étaient des causeries privées qui se sont rapidement terminées sur les pages de la Repubblica. On pourrait donc supposer que cette fois ce serait comme ça.

2. Ce qui est écrit sur la Repubblica, selon la Salle de Presse, n'est pas inventé mais est une "reconstruction", simplement "ce ne sont pas les mots textuels du Pape". Si l'italien n'est pas une opinion, cependant, cela signifie que le sujet a été discuté et que quelque chose a été dit, à tel point qu'il est précisé que les mots n'ont pas été fidèlement retranscrits.

Il faut rappeler que lors des occasions précédentes où la Salle de Presse a dû intervenir pour réfuter les articles de Scalfari, le porte-parole de l'époque, le Père Lombardi, avait précisé que la transcription n'était pas fidèle mais rapportait "le sens et l'esprit de l'interview".

Non seulement cela, ce n'est même pas la première fois que Scalfari attribue cette pensée à l'enfer au Pape. En effet, il écrivait le 9 octobre dernier: "Le Pape François - Je le répète - a aboli les lieux de résidence éternelle dans l'au-delà des âmes. La thèse qu'il préconise est que les âmes dominées par le mal et non repenties cessent d'exister tandis que celles qui se sont rachetés du mal seront assumées dans la béatitude tout en contemplant Dieu ".

Il n'a donc pas été démenti, peut-être parce que l'article n'a pas été présenté comme une interview adressée au Pontife ou parce qu'il a été inclus dans l'examen d'un livre par Mgr. Paglia. Il n'en reste pas moins que Scalfari, dans ses "reconstructions", insiste depuis longtemps pour dire que le pape nie avec lui l'existence de l'enfer.

Ces énormités doivent être niées avec beaucoup plus de conviction et de détermination, avec la conscience de la gravité du fait, et peut-être saisir l'occasion de réitérer la doctrine de l'Église sur le sujet. 

[...] Enfin, à ce stade, voyant qu'il est récidiviste, on pourrait aussi évaluer les actions en justice contre Scalfari s'il est vrai qu'il profite d'une amitié et, peut-être, d'une faiblesse du pape, pour faire des ravages dans l'Église. Et certainement l'Ordre des Journalistes aurait l'obligation d'intervenir comme il le ferait, beaucoup moins, envers les autres collègues.

Quiconque peut l'éviter, et laisse cette farce continuer est complice." (Ricardo Cascioli, La Bussola Quotidiana)

En octobre 2017, à propos du livre de l'archevêque Vincenzo Paglia "Notre Décadence", le pape avait déjà donné un entretien à Eugenio Scalfari dans lequel il avait nié l'existence de l'enfer : "Le pape François - je le répète -, écrit Scalfari, a aboli les lieux de l'éternelle présence des âmes dans l'au-delà. La thèse soutenue par lui est que les âmes dominées par le mal et qui ne se repentent pas, cessent d'exister, pendant que celles qui se sont repenties seront élevées dans la béatitude de la contemplation divine. Ceci est la thèse de François et aussi de Paglia".

Partager cet article
Repost0
29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 14:15

Virginie Vota réagit aux propos d'Emmanuel Macron sur l'"esprit français de résistance", mercredi 28 mars, lors de l'éloge funèbre du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame tué par un soldat de Daech. (Sources 1, 2, 3)

On nous parle d'"esprit français de résistance". Donc, si je comprends bien, il y a une résistance. Si il y a une résistance, c'est qu'il y a une attaque et un ennemi. Et quand on parle de résistance, on pense immédiatement à l'Occupation, à la Seconde Guerre mondiale, aux nazis. Or, il y a eu des mesures qui ont été prises pour lutter contre l'Occupation, et il y a eu des résistants et des réseaux souterrains.

Mais où est l'esprit de résistance, ici ? Où est l'Occupation ? Et que fait l'État, que font les hommes politiques, que fait le gouvernement ? Que fait donc la république pour lutter contre l'ennemi ? Est-ce que l'"esprit de résistance" signifie que les citoyens, le peuple, doivent se sacrifier, s'immoler aux mains de l'ennemi ou se laisser égorger comme des agneaux, pendant que la République ne fait rien ? Pendant que la république fait rentrer des milliers, des centaines de milliers d'immigrés chaque année, qu'elle les naturalise et leur donne les mêmes droits que les Français ?

Tous les djihadistes qui ont sont passés à l'attaque, qui ont perpétré des attentats ces dernières années - c'est un article du Figaro qui met cela en relief - étaient fichés S, considérés comme radicalisés, délinquants multi-récidivistes, donc connus de la justice, des services de police, ils étaient probablement surveillés. Et ils étaient tous suivis en milieu ouvert, c'est-à-dire qu'ils n'étaient pas incarcérés.
Et la république, qu'est-ce qu'elle fait ? Pourquoi elle ne ferme pas les frontières ? Pourquoi elle ne met pas hors d'état de nuire ces futurs terroristes, qui passeront à l'acte, qui disent se préparer à l'acte ? Elle ne fait rien pour cela, mais elle prétend prendre des mesures.
[...] Enfin, Emmanuel Macron nous dit que "la liberté et la fraternité françaises ne survivraient qu’au prix de leurs vies" (citant Jean Moulin, Pierre Brossolette, mais aussi les "martyrs" du Vercors et les "combattants" du maquis), (aujourd'hui) la vie d'innocents, tandis que la république ne prend absolument aucune mesure sur le sol français pour protéger son peuple. Par contre, elle est dans ce culte des morts, dans ce souvenir des morts. D'ailleurs, Emmanuel Macron en parle un peu plus loin dans son discours, disant que "le souvenir" de l'acte héroïque du colonel Beltrame, etc., est un exemple, et qu'on va honorer toujours sa mémoire parce qu'il est mort. Et c'est exactement ce que dénonce (l'historien) Jean de Viguerie cette mentalité révolutionnaire de la partie nécrophile, c'est-à-dire qu'elle se nourrit de piles de morts qu'elle entasse, de piles de cadavres qui forment le socle de cette république, qui montre son vrai visage.
On sacre les morts, mais on ne fait rien pour prévenir ces morts. [...] Aujourd'hui, en réaction aux attentats, il y a des marches avec des bougies, des fleurs et des nounours, des manifestations pacifistes, etc. La république a transformé et formaté son peuple de citoyens pour le préparer à s'immoler, et à être fier à se penser héros en pensant accomplir ce sacrifice !
La Patrie, elle vous aime, elle vous donne quelque chose. La Patrie, c'est une Terre qui vous fait vivre, elle ne vous demande pas de mourir. La Patrie réelle, le Pays réel ne vous demande pas de mourir, mais de vivre. Et là, on est dans un patriotisme, une république qui recherche une idéologie de mort. Et la république déchristianisée, c'est justement tout ce qui ne tourne pas vers le Ciel. Tout ce qui ne porte pas au salut de l'âme ne peut tendre que vers la mort. Tout ce qui relève du mal est dans cette morbidité sans cesse affichée en république.

[...] Dans quelques mois, il y aura d'autres attentats, il y aura d'autres morts, d'autres sacrifices, et la république ne pourra que donner des médailles comme elle l'a fait aux victimes des attentats. [...] Sauf que cela ne change rien, et qu'aucune mesure ne sera prise. Ces morts sont des holocaustes.

Virginie Vota

Virginie Vota propose une liste (non exhaustive) d'ouvrages sur la patrie révolutionnaire (culte de la mort, massacres, régénération, etc.) qui servent de sources argumentées à ses propos en description de la vidéo et pour plus de références sur le sujet, elle recommande les livres listés sur cette page : https://livresalire.wordpress.com/category/histoire/f-revolution/

"Esprit de résistance" ? Que fait la république contre "l'occupation" terroriste ?
Partager cet article
Repost0
29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 10:40
Rabaut Saint-Etienne, conventionnel franc-maçon déclare la guerre à l'Angleterre et aux Provinces espagnoles des Pays-Bas (1er février 1793)

Rabaut Saint-Etienne, conventionnel franc-maçon déclare la guerre à l'Angleterre et aux Provinces espagnoles des Pays-Bas (1er février 1793)

Présentation de la video sur SacrTv :

 

Nous allons commencer par ce refus de la part des Chouans et Vendéens d’aller se battre pour la république en rejetant la conscription. La levée en masse de 1793 n’est que l’ancêtre de ce qu’on appellera plus tard les fameuses « mobilisations générales » devenues malheureusement célèbres avec les deux conflits mondiaux du XXè siècle. Pourtant, seuls les Royalistes de 1793 la refuseront, alors que ceux de 1914 et 1939 s’y soumettront. Au final, le constat est là. En refusant de se battre pour la république, et ceux qui l’incarnent, les chouans et les vendéens, qui n’étaient pourtant que de simples paysans pour la plupart, ont mené l’une des plus farouche et héroïque résistance contre le régime républicain. Mais stratégiquement parlant était-ce une bonne chose d’agir ainsi, sachant que la France était attaquée de toute part par les forces ennemis de l’extérieurs ? L’historien Claude Mazauric spécialisé dans la révolution de 1789 et encarté PCF, avait formulé cette réponse lors d’une interview faite par le magazine « Historia » de décembre 1998 sur le génocide vendéen :

Il parlait de « … la trahison en pleine guerre des prêtres, nobles et chefs de village qui créèrent en 1793 une « Armée catholique et royale » au service de la coalition antifrançaise qui envahissait le pays. »

Claude Mazauric – Historia N°624 décembre 1998 - p47

 

Beaucoup comme lui doivent avoir cet avis. Mais alors ? Y-a-t’il eu trahison de la part de cette « Armée catholique et royale » envers la France ?

 

Mais pour Charles Maurras, la priorité était avant tout de chasser l’ennemi de l’extérieur. Priorité somme toute logique et légitime dans un conflit entre deux ou plusieurs nations. Mais lui qui disait si justement que la république était le règne de l’étranger, il aurait dû admettre qu’au côté de cet ennemi de l’extérieur qu’était la Prusse, il y avait aussi et surtout un ennemi de l’intérieur qui était le parti républicain. Et qu’avant de chercher à combattre le premier, il fallait d’abord se débarrasser du second. C’est ce qu’avaient compris les contre-révolutionnaires de 1793, mais Charles Maurras, aveuglé par sa germanophobie, n’hésita pas à faire alliance avec cette incarnation du règne de l’étranger qu’est la république, au détriment de la vraie Patrie décrite par le général Charette. Il alla même jusqu’à écrire dans l’article cité précédemment :

« …nous saluons les Carnot, les Cambon et tous ces membres de la Convention qui réussirent le sauvetage de la Patrie. Nous n'avons jamais ménagé nos hommages au souvenir de cette dictature du salut public. »

Charles Maurras – L’Action française du 11 septembre 1914

 

Tous les combattants contre-révolutionnaires de 1793 apprécieront de là-Haut, d’autant plus de la part d’un penseur contre-révolutionnaire…

 

Notre combat, pour affronter efficacement les vicissitudes de demain doit se faire, pour Dieu, la France et le Roi ! Voilà une formule qui a fait ses preuves ! Il ne tient qu’à nous de ne pas réitérer les erreurs passées afin d’être plus efficace dans notre combat.

 

NOS RAISONS CONTRE LA REPUBLIQUE : https://fr.calameo.com/read/000869313...

Source: SACR Tv

Extrait de la video "Les enseignements des guerres de Vendée" (Sacr Tv) :

 

« La Convention déclare la guerre à l'Europe afin de propager les idées révolutionnaires et libérer -soit-disant - les peuples du joug des rois et des aristocrates. Le 1er février 1793, la Convention déclare la guerre à l'Angleterre et aux Provinces Unies. Pour faire face à cette coalition, la Convention déclare la "levée en masse" de 300 000 hommes, pris parmi les célibataires ou veufs de 18 à 25 ans, le 23 février 1793. C'était la première fois dans l'histoire de France qu'une mobilisation générale était décrétée, car aux yeux des révolutionnaires, tous les citoyens se devaient d'être égaux devant la guerre, surtout si cette guerre se fait en faveur de la république et de ses idéaux. Principe totalitaire issu du rousseauisme, Jean-Jacques Rousseau, écrivain, philosophe et figure emblématique des "Lumières", écrivait : "Tout citoyen doit être soldat par devoir, nul ne doit l'être par métier. »

 

[Note du blog Christ-RoiMallet du Pan écrivait en 1793 : « La France est une vaste caserne: tous les révolutionnaires sont soldats ou destinés à le devenir; de gré ou de force, pour l'intérêt même de leur sûreté, les mécontents et les opprimés seront obligés de dévouer leurs armes à la défense de leurs tyrans. Une Convention décrétante et des camps, voilà le régime de la République française: les Représentants du peuple ne sont pas autre chose que les Représentants de l'armée; leur principale fonction est de voler d'une main, et de partager de l'autre leurs vols avec les soldats. Ainsi en usait Cartouche; mais Attila et Mahomet, les Beys des Mameluks et les Sheiks d'Arabes bédouins fondèrent aussi leur autorité sur des procédés analogues. Les Huns et les Hérules, les Vandales et les Goths, ne viendront ni du Nord ni de la Mer noire, ils sont au milieu de nous...» [Jacques MALLET DU PAN, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 58.]

 

Alors que cette révolution avait été bien accueillie au départ dans les provinces françaises, les persécutions religieuses, les vexations, l'assassinat du roi, et maintenant la levée en masse, imposant d'aller se battre obligatoirement au service de la république, ont été autant d'étincelles pour mettre le feu aux poudres.

Les révolutionnaires avaient pour slogan « La liberté ou la mort ».

Les révolutionnaires avaient pour slogan « La liberté ou la mort ».

« Certains révolutionnaires (en 1789) ont même dit : "La liberté ET la mort"... Il faut être libre, mais il faut aussi faire mourir les "ennemis de la Révolution". Et la grande inquiétude de la Révolution c'est d'être menacée, c'est d'être interrompue, c'est de ne pas pouvoir aboutir et de ne pas pouvoir durer. La Révolution vit dans la crainte perpétuelle de ses ennemis. Si on lit les débats des assemblées successives (l'assemblée Constituante, l'assemblée Législative, la Convention) on voit que cette crainte est permanente. La "Patrie", d'ailleurs est représentée toujours, une pique à la main, elle est en alerte permanente contre les "ennemis de la Révolution". Pourquoi cette crainte des ennemis ? Justement parce que nous sommes dans une utopie qui peut s'évanouir d'un moment à l'autre. Or, les révolutionnaires craignent la dissolution définitive de leur mouvement révolutionnaire. Ils sont en alerte contre les "ennemis de la Révolution", une alerte permanente. Ennemis intérieurs et ennemis extérieurs. Mais surtout ennemis intérieurs, parce que l'ennemi intérieur on ne le voit pas, on ne le connait pas bien. Alors que l'ennemi extérieur est aux frontières pour aller le combattre, le repousser. L'ennemi intérieur est caché, on ne le voit pas, ou on le voit mal. Et c'est donc lui qu'il faut atteindre, et c'est la raison, principalement, des massacres de septembre (1792) ».

Jean de Viguerie, dans l'émission "Un jour dans l'Histoire" en mai 2012 sur Canal Académie de Christophe Dickès

Ce sera surtout les campagnes de l'Ouest qui s'illustreront formidablement dans la résistance face à ce régime totalitaire incarné par la Convention. C'est le 3 mars 1793 avec les premières émeutes à Cholet que débuteront ce que l'histoire nommera "les guerres de Vendée", associées à la chouannerie.

 

[...] Mais alors, y a-t-il eut "trahison" de la part de cette Armée catholique et royale envers la France. Pour y répondre, analysons sur quoi repose cette affirmation. Pour ceux qui ne font aucune différence entre la France et la "république", alors oui il y eut trahison, car dans cette logique, trahir l'un c'est forcément trahir l'autre. Mais pour ceux qui savent distinguer les deux, alors seule la "république" fut trahie et ce en faveur de la France. Pourquoi en faveur de la France ? Parce qu'avant la Révolution, les pays européens coalisés contre elle n'étaient pas en guerre contre elle. C'est la Convention qui leur a déclaré la guerre en utilisant la France comme support de ses idéaux. De ce fait, cette guerre n'était que l'émanation de la logique universaliste de l'idéologie républicaine incarnée par l'irresponsabilité et le bellicisme des membres de la Convention. Un retour à la monarchie aurait stoppé rapidement ce conflit absurde. Donc, trahir la république, c'était sauver la France. »

Conventionnels de 1792

Conventionnels de 1792

[Cette guerre à l'extérieur (contre les européens) et à l'intérieur (contre les Français) s'est soldée chez nous par deux millions de morts.

 

«400 000 morts pour les guerres jusqu'en 1800;

 

un million pour les guerres napoléoniennes;

 

600 000 pour les guerres intestines;

 

et l'échafaud pour mémoire.

 

Voilà nos deux millions de morts. » [René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28]. ]

Ainsi, pour savoir si oui ou non les Vendéens furent des traîtres à la France, il suffit de savoir si la distinction entre France et république était pour eux pleinement acquise. La réponse, c'est le général Charette, chef de l'Armée catholique et royale, qui la formulera. Lors de ses discours à ses officiers, il disait : "Notre Patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre Patrie, c'est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous? Ils veulent détruire les coutumes, l'ordre, la tradition. Alors qu'est-ce que cette patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette patrie de billebaude et d'irréligion ? Beau discours, n'est-ce pas ? Pour eux la patrie semble n'être qu'une idée; pour nous, elle est une terre."

 

La distinction entre ces deux patries est totale. Le général Charette distingue bien la Patrie charnelle, historique, culturelle et religieuse de celle, idéologique et abstraite issue du philosophisme des "Lumières". En d'autres termes, la distinction entre la France et la république.

 

Il n'y a donc pas eu trahison, mais bel et bien résistance contre un ennemi de l'intérieur. » (Fin de citation)

* Note du blog Christ-Roi. Sur le concept d'ennemis de l'extérieur et de l'intérieur, voir cette analyse que nous avions faite en 2013 où nous écrivions : "à propos de la "trahison du peuple français par la guerre à l'extérieur  (guerre à l'Europe de 1792 à 1815) et la guerre à l'intérieur  (guerre civile, génocide vendéen, chômage, sous-emploi, misère ouvrière au XIXe siècle)" qui "continue aujourd'hui encore".

 

À quoi on peut ajouter une "crise morale", comme l'a relevé deux fois, le Prince Louis de Bourbon, Aîné des Capétiens. La première fois, en la fête de la Saint-Louis 2016, il a désigné le « double » mal qui « atteint la France » une « guerre de civilisation » et une « grave crise morale et d'identité », à la source de laquelle il situe « la laïcité républicaine » qui est « un leurre », qui « nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères. »

 

Une seconde fois, dans ses voeux 2018, où le duc d'Anjou, Louis de Bourbon, plus précis, a expliqué que « attaquée à l'extérieur et sur notre sol par un ennemi aussi insidieux que brutal et qui souvent trouve du renfort dans nos faiblesses et notre laxisme; rongée de l'intérieur par une crise morale qui lui fait parfois renier son identité, notre pays, la France, est tenue de réussir à se reprendre. »

Partager cet article
Repost0
28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 13:00
Emmanuel Macron veut rendre la scolarisation obligatoire dès 3 ans

La scolarisation va devenir obligatoire dès 3 ans. Aujourd'hui, l'école n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans. 

[...] Si presque 100 % des enfants de 5 ans fréquentent l'école maternelle, seuls 97 % des enfants de 3 ans et 99 % de ceux qui sont âgés de 4 ans y sont inscrits. Cela signifie que de 20.000 à 30.000 enfants ne sont pas scolarisés chaque année, notamment parce que les parents qui ne travaillent pas préfèrent parfois les garder à la maison.

[...] Une attention toute particulière sera enfin portée aux agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), ces agents recrutés à un niveau CAP qui secondent les enseignants de maternelle dans les classes. Leur rôle d'auxiliaire pédagogique devrait être davantage reconnu et valorisé. «Elles ne sont pas là uniquement pour changer les enfants, les emmener aux toilettes et à la cantine», affirme-t-on, précisant qu'elles pourraient, elles aussi, bénéficier de formations spécifiques. (Le Figaro)

 

L'école va devenir obligatoire à partir de 3 ans (Bfmtv)

Emmanuel Macron a dit mardi 27 mars à Paris sa volonté de « rendre obligatoire la maternelle ». Le président de la République a justifié cette mesure par sa détermination à lutter contre les inégalités sociales et linguistiques. (La Croix)

 

Commentaire de la professionnelle de l'enfance et psychothérapeuthe Ariane Bilheran :

"La jeunesse macronienne en marche dès 3 ans! Plus on les arrache tôt à leur famille et on les formate tôt plus on les contrôle et on les rend dépendants et inoffensifs pour le pouvoir. Hitler, c'était à partir de quel âge déjà les jeunesses hitlériennes?
Car bien sur la stratégie de santé sexuelle 2017/2030 qui impose l'éducation sexuelle dès la maternelle. De jolies générations ils nous préparent avec Cyrulnik en exploitant les pulsions sexuelles. L'éducation c'est justement réprimer les pulsions afin de se socialiser, bon sang ! Après les écrans et la TV maintenant c'est l'école qui stimule et exploite les pulsions infantiles !"
Lire, écrire, compter, apprentissage des humanités, morale et instruction civique... ça, c'était il y a longtemps, la haute fonction de l'Ecole.

 

[...] L’instruction (est obligatoire), pas l’école. L’instruction peut se faire en famille, c’est dans la déclaration des droits de l’homme. L’école obligatoire, tous les régimes totalitaires l’ont fait... sans exception, contribuant à séparer les enfants de leur protection parentale. Lorsque l’Etat devient opposant aux familles il y a comme un léger problème." (Ariane Bilheran)

 

[E]n France, ce n’est pas l’école, mais l’instruction qui est obligatoire, rappelle l’inspecteur général honoraire Bernard Toulemonde. « Cela signifie qu’on pourra, si on le souhaite, la faire à la maison.

[...] [C]omme le souligne la pédopsychiatre Marie Rose Moro, la scolarisation obligatoire dès 3 ans ne sera bénéfique « que si l’enfant et la mère sont prêts à cette séparation ». À défaut, l’entrée en maternelle peut être vécue de façon douloureuse. Pire : si l’enfant a l’impression qu’il va à l’école contre la volonté de ses parents, il peut se créer un conflit de nature à compromettre les apprentissages. (La Croix)

 

Un enfant évolue énormément au cours de sa quatrième année. Il peut ne pas être propre à 3 ans et avoir de petites fuites 4 ou 5 mois plus tard. De même il peut ne pas être prêt à 3 ans à avoir les aptitudes à communiquer avec les personnes extérieures au cercle familier. Sous couvert d'égalité, cette mesure risque de crér d'autres inégalités avec des enfants qui ne sont pas prêts à 3 ans et seront dégoûtés de l'école dès le départ. Beaucoup de nos parents eux-mêmes n'étaient scolarisés qu'à six ans et ont été pourtant bien mieux éduqués et bien plus socialisés que bien des jeunes aujourd'hui. Sans doute le doivent-ils à l'éducation familiale reçue à la maison jusqu'à six ans.

Les enfants en bas âge ont un besoin naturel de la présence physique de leur mère à leur côté et de la sécurité du cocon familial. Rendre la scolarisation obligatoire dès 3 ans, c'est simplement de la maltraitance de la petite enfance, même si on laisse entendre que l'on pourra toujours "la faire à la maison".

Il existe encore des familles qui préfèrent l'éducation familiale et maternelle jusqu'à 5-6 ans, pourquoi les en empêcher ? 

Cette société du tout obligatoire et d'interdictions devient insupportable à la majorité qui se défie des intermédiaires et des représentants institutionnels. En rendant tout obligatoire, M Macron cherche donc à enrégimenter les Français, faire de la France "une vaste caserne" comme en 1792 (Mallet du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 58.) Il donne ainsi l'impression d'être efficace et actif. Cela permet de faire oublier les vrais problèmes qui ne sont pas traités (chômage, insécurité, immigration, attentats).

Ils nous avaient promis une société de "liberté & d'égalité", et c'est l'inverse que nos obtenons! La société n'a jamais été autant liberticide et les inégalités n'ont jamais été aussi importantes. Comprenne qui pourra.

Partager cet article
Repost0
28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 12:36

"Ne payez pas la messe des défunts". Le site Diakonos.be rapporte une information de Zenit.org : "Il n'y a rien à payer pour faire dire une message de suffrage pour un ami ou un parent. On ne paye pas la messe, c'est le sacrifice du Christ, et il est gratuit. Si vous voulez faire une offrande, libre à vous, mais il ne faut pas payer !".

Voilà ce qu'à répété le Pape François à pas moins de trois reprises lors de l'audience générale à la salle Paul VI, comme pour clarifier ce concept une fois pour toutes. (Diakonos.be)

 

L'audience générale du pape mercredi 7 mars 2018 a eu lieu dans la Salle Paul VI. Poursuivant son cycle de catéchèse sur la messe, le pape François s’est centré sur la prière eucharistique, qui « qualifie la célébration de la messe et en constitue le moment central, ordonné à la sainte communion ».

 

Extrait de la Catéchèse du pape François (traduction Zenit.org) :

 

«  [...] Il y a ensuite l’invocation de l’Esprit afin que, par sa puissance, il consacre le pain et le vin. Nous invoquons l’Esprit pour qu’il vienne et qu’il y ait Jésus dans le pain et le vin. L’action de l’Esprit Saint et l’efficacité des paroles mêmes du Christ, proférées par le prêtre, rendent réellement présents, sous les espèces du pain et du vin, son Corps et son Sang, son sacrifice offert sur la croix une fois pour toutes (cf. CEC, 1375). Jésus, sur ce point, a été très clair. Nous avons entendu comment saint Paul, au début, raconte les paroles de Jésus : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ». « Ceci est mon sang, ceci est mon corps ». C’est Jésus lui-même qui a dit cela. Nous ne devons pas nous poser des questions étranges : « Mais comment est-ce possible, une telle chose… ». C’est le Corps de Jésus ; c’est tout. La foi : la foi vient à notre aide ; par un acte de foi, nous croyons que c’est le corps et le sang de Jésus. C’est le « mystère de la foi », comme nous le disons après la consécration. Le prêtre dit : « Mystère de la foi » et nous répondons par une acclamation. En célébrant le mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur, dans l’attente de son retour glorieux, l’Église offre au Père le sacrifice qui réconcilie le ciel et la terre : elle offre le sacrifice pascal du Christ en s’offrant avec lui et en demandant, en vertu de l’Esprit Saint, de devenir « dans le Christ un seul corps et un seul esprit » (Prière eucharistique III ; cf. Sacrosanctum Concilium, 48 ; PGMR, 79f). L’Église veut nous unir au Christ et devenir avec le Seigneur un seul corps et un seul esprit. C’est cela, la grâce et le fruit de la communion sacramentelle : nous nous nourrissons du Corps du Christ pour devenir, nous qui en mangeons, son Corps vivant aujourd’hui dans le monde.

 

 

« Et si j’ai quelqu’un, des parents, des amis, qui sont dans le besoin ou qui sont passés de ce monde à l’autre, je peux les nommer à ce moment, intérieurement et dans le silence, ou faire écrire que son nom soit prononcé. « Père, combien dois-je payer pour que mon nom soit prononcé ici ? – Rien ! ». C’est compris ? Rien ! La messe ne se paye pas. La messe est le sacrifice du Christ, qui est gratuit. La rédemption est gratuite. Si tu veux faire une offrande, fais-la, mais ce n’est pas payant. C’est important de comprendre cela. » (Zenit )

 
Ne payez pas la messe des défunts : "La messe ne se paye pas" (François)
Partager cet article
Repost0
24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 19:57

Mary Magdalene (titre original) est un drame historique américain-britannique-australien réalisé par Garth Davis. 

Date prévue de sortie : 28 mars 2018.

Ce biopic biblique raconte l’histoire de Marie, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, Marie défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth. Elle trouve rapidement sa place au cœur d’un voyage qui va les conduire à Jérusalem. (Allo Ciné)

 

Le film retrace les derniers jours de Jésus-Christ du point de vue de sainte Marie-Madeleine, qui fit partie des femmes qui, avec Marie, mère de S. Jacques et Salomé, furent les premiers témoins de la résurrection de Jésus (Mc, 16:1-8; Jn 20:16). Marie-Madeleine est restée dans la tradition de l'Église comme l'"Apôtre des Apôtres". À elle, la première des disciples qui vit le Ressuscité, fut confiée la première annonce de la résurrection. 

Distribution

 

Rooney Mara : Marie Madeleine

Joaquin Phoenix : Jésus

Chiwetel Ejiofor : Pierre

Tahar Rahim : Judas

Hadas Yaron : Sarah

Jules Sitruk : Aaron

Ariane Labed : Rachel

Lubna Azabal : Suzanne

Shira Haas : Léa

Ryan Corr : Joseph

Charles Babaola : André

Uri Gavriel : Philippe

Tsahi Halevi : Éphraïm

Zohar Strauss : Jean

Theo Theodoridis : Lazare

Michael Mshonov : Matthieu

Denis Ménochet : Daniel

Tchéky Karyo : Elisha, père de Marie Madeleine

Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 15:28

Ces derniers temps, nous entendons de plus en plus d'informations selon lesquelles des gens meurent aux urgences sur des brancards en salle d'attente, du fait du manque de lits, de personnels hospitaliers, ou simplement faute de prise en charge. Il ne serait pas étonnant que d'ici peu de temps ce genre d'informations soient passés sous silence comme d'autres faits divers liés à l'insécurité. Pourtant, la république dite française est le pays le plus taxé au monde : on se demande donc où passe l'argent de nos impôts et pourquoi il y a un déficit de la Sécurité sociale ? 

Il y a quelques mois, pour réduire ce déficit, la ministre de la santé Agnès Buzin avait promis "une révolution douce"[1]. Elle lance la traque aux économies, ferme des lits d'hôpitaux et supprime les "dépenses inutiles", qualifiées "d'énormes marges de progrès". [2] Une "révolution douce", mais criminelle quand même.

Et ce constat de carence des services de l'État, alors que nous sommes le pays le plus taxé au monde, peut être élargi à bien d'autres domaines, par exemple la dégradation des routes avec l'augmentation des nids de poule qui rendent les routes dangereuses et accidentogènes (particulièrement pour les deux roues).

 

Notes

 

[1] Dans une interview au Journal du dimanche, le 22 octobre 2017, la ministre de la Santé dévoile les pistes gouvernementales pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Évoquant une "révolution douce", elle estime que "30 % des dépenses de l'assurance-maladie ne sont pas pertinentes". (BFM)

[2] Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche 22 octobre, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn n'a pas donné de chiffres précis concernant la fermeture de ces nouveaux lits. "Je ne sais pas, mais je sais que l'on a d'énormes marges de progrès". Pour mener cette "révolution douce" et pouvoir réaliser des économies, Agnès Buzyn a également émis le souhait de voir les Français "moins recourir aux urgences hospitalières". "Nous sommes en train de repenser une réforme cohérente du système de santé", a-t-elle déclaré. "Aujourd'hui, 30% des dépenses de l'Assurance maladie sont inutiles."

Partager cet article
Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 10:22

Extrait du journal de Tv Libertés du mercredi 14 mars 2018 :

 

"Nouvelle crise diplomatique en cours. Plus d'une semaine après l'empoisonnement de l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille, Theresa may multiplie les remontrances à l'égard de Moscou, le tout à quelques jours des élections en Russie.

Theresa May joue les gros bras dix jours après le supposé empoisonnement de Sergeuï Skripal, un ex agent double, le Premier ministre britannique accuse Moscou d'avoir commandité le crime. Mardi, Theresa May n'a pas hésité à poser un ultimatum de 24 heures au kremlin pour que les autorités russes fournissent des explications, notamment sur leur programme d'armes chimiques. Vladimir Poutine, occupé par la campagne électorale, n'a pas jugé utile de répondre directement à la dirigeante britannique. En revanche, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a joué la carte de l'apaisement tout en rejetant les accusations de Londres et en refusant de se plier aux exigences britanniques. De son côté, le porte-parole du ministère des affaires russes, Maria Zakharova a usé d'un ton plus menaçant, estimant qu'on ne posait d'ultimatum de 24 heures à une puissance nucléaire. [1]

Les accusations de Theresa May reposent sur l'idée que le poison utilisé contre Skripal serait du novichok, un puissant poison innervant inventé par les services secrets russes dans les années 70. Il n'en fallait pas plus pour la locataire du Ten Downing Street pour monter au créneau. L'affaire est volontairement rapprochée de celle d'Alexander Litvinenko, un autre ancien espion russe empoisonné au polonium-210 en 2006. Et tout porte à croire que le rapprochement est très opportun. En effet, cette autre affaire comportait de nombreux volets non-élucidés et de nombreux détails très troublants. La photo d'Alexander Litvinenko sur son lit de mort avait par exemple été publiée à l'époque par une agence de communication londonienne appelée Bell Pottinger, la même structure qui aurait servi à produire des fausses videos de djihadistes pendant la dernière guerre en Irak.[2] Par ailleurs, au-delà de ses implications douteuses, la traçabilité du polonium pendant plusieurs semaines au point que l'on en avait retrouvé dans un avion utilisé par Litvinenko apparaît un peu gros. En effet, on peut imaginer que si les services russes voulaient éliminer un agent il éviteraient peut-être un poison dont les traces durent aussi longtemps. Dans le cas de Skripal, les zones d'ombre sont aussi légion. Là encore, des traces de novichok, évidemment russes, ont été détectées bien après dans un restaurant et un poub à Salisbury, là où s'est produit l'empoisonnement. Les établissements ont d'ailleurs été fermés, mais bien après les découvertes des traces. Les preuves de Theresa May semblent donc davantage des suppositions opportunes pour entreprendre une opération de déstabilisation à l'égard de la Russie.

[...] En France, l'ancien Premier ministre, proche d'Emmanuel Macron, Jean-Pierre Raffarin, a considéré que Theresa May était "allée trop loin" contre le kremlin, au vu de son manque de preuves.[3]

Pour l'heure, Londres a annoncé le renvoi de 23 diplomates russes de l'Île et la non-participation de la famille royale ainsi que des ministres à la coupe du monde en Russie en juin prochain. Des sanctions sans grande importance qui laissent penser que Theresa May mise sur les apparences pour redorer son blason sur la scène internationale. En effet, le Premier ministre britannique présente un bilan de plus en plus critiqué avec un solde migratoire exponentiel, un soutien sans condition aux traités de libre-échange, l'enlisement du Brexit et surtout les ventes d'armes à l'Arabie Saoudite embourbée dans la guerre au Yemen."

Notes

 

[1] Qualifiant l'affaire de "provocation", la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a qualifié les propos de la Première ministre britannique de "cirque en plein Parlement". (Sputnik).

[2] Un article du Figaro publié en 2016, intitulé "États-Unis : le Pentagone a déboursé des millions de dollars pour de fausses vidéos djihadistes" évoque cette information. 

Ingérence britannique ? Qui veut la peau de Vladimir Poutine à quelques jours des élections en Russie ?

[3] Sur Lci, invité de David Pujadas mardi 13 mars 2018, Jean-Pierre Raffarin a estimé que "Theresa May est allée trop fort dans cette réaction, avant d'avoir les résultats de l'enquête, avant d'avoir des éléments très précis, pour pouvoir mettre en accusation fermement". Et d'ajouter, "une accusation qui n'est pas précise apparaît, vis-à-vis de l'opinion publique russe, comme une agression du monde occidental contre la Russie".

Ingérence britannique ? Qui veut la peau de Vladimir Poutine à quelques jours des élections en Russie ?
Partager cet article
Repost0
8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 15:14

Note du blog Christ-Roi. il n’est pas licite de “faire le mal afin qu’advienne le bien...” (Rm 3, 8). En politique aussi. Traduction d'un article en italien :

(Tommaso Scandroglio pour La Nuova Bussola Quotidiana - 19 février 2018 )

Le député Maurizio Lupi revient justifie le vote en faveur de la loi sur les unions civiles et engage Saint Jean-Paul II. Mais il a tort: ​​le vote en faveur de la loi Cirinnà est moralement inacceptable. Voici pourquoi ...
 

Vous ne pouvez jamais voter pour le moindre mal

Pour certains politiciens catholiques, le moindre mal est une sorte de couverture sous laquelle se réfugier afin de se sentir davantage protégé comme si vous étiez dans le droit. Maurizio Lupi a posté un commentaire sur Facebook: "Sur les lois qui touchent les questions dites éthiquement sensibles, nous nous sommes demandé si, étant donné les chiffres au Parlement (500, contre une quarantaine de députés), il valait mieux un pur témoignage ou une tentative de changement d'une loi limitant le dommage".

L'expression “témoignage pur” signifie ici: voter contre ou s'abstenir. Lupi, quelques jours avant le vote, doit trouver un alibi crédible pour justifier aux yeux de l'électorat catholique le comportement dans son groupe et à ses collègues de parti sur le débat parlementaire sur trois lois: les unions civiles, la loi sur le Dat et le jus soli. Les deux premières normes nous apparaissent avec des preuves complètes, au moins pour le lecteur habituel de la Bussola, comme des lois injustes. Sur la troisième, nous nous référons à quelques articles publiés dans ces colonnes il y a quelques temps pour illustrer les raisons pour lesquelles vous pourriez ne pas voter en faveur de cette loi (cliquez ici, ici, et ici).

Revenons à m. Lupi qui justifie le vote en faveur de l'union civile avec l'argument suivant: "Sur les unions civiles, nous avons choisi la deuxième voie [la limitation des dégâts], et quelques changements importants (pas de péréquation juridique avec le mariage, pas d'adoption d'enfant, pas d'utérus à louer) ont été obtenus grâce à notre travail acharné et le compromis trouvé au sein de la majorité. Sans ce travail, l'adoption, et la location d'utérus aurait ouvert la voie". Les loups et les camarades avaient essayé de faire de même avec la loi sur le Dat, mais sans succès: "nous avons essayé les deux en comité, et en groupe, jusqu'à la fin, d'obtenir des amendements à améliorer, nous avons toujours dit non au son de la voix. Nous demandions essentiellement trois choses: non à l'hydratation et la nutrition considérés comme des soins médicaux, non au rôle du médecin réduit à un simple exécutant de la volonté testamentaire du patient, la possibilité de l'objection de conscience pour les structures catholiques. Nous avons demandé que la DAT a un délai limite, revu après un certain nombre d'années, de telle façon que la personne puisse les changer (ou confirmer), par exemple, en fonction des progrès de la médecine. Sur l'ensemble de la ligne. [...] Nous avons voté contre".
 

On procède par degrés dans le jugement de moralité sur les choix faits par Lupi et ses collègues. Les unions civiles et les essais biologiques sont deux lois qui sont injustes. Est-il permis de limiter leurs effets négatifs si il est impossible de bloquer leur lancement? Bien sûr. Eh bien, donc, proposer et voter sur des amendements limitant le mal contenu dans la loi: l'interdiction d'assimiler les unions civiles au mariage, l'interdiction de la location d'utérus, l'interdiction de considérer la nutrition et de l'hydratation comme des thérapies, l'interdiction de considérer le médecin un simple fournisseur de services cliniques, la possibilité d'objection en relation avec les pratiques euthanasiques.

En ce qui concerne le Dat, cependant, nous devons réfléchir davantage. Le Dat n'est pas un outil intrinsèquement mauvais pour la simple raison que rien en soi n'est mauvais (pas même une mine anti-homme). Cela dépend de ce que sont les souhaits exprimés dans le Dat et les circonstances. Dans la situation actuelle, cet outil facilite les pratiques d'euthanasie et donc un vote en faveur du Dat, même s'il est amélioré avec une date d'expiration, est un vote qui, dans le contexte actuel, pourrait favoriser la diffusion de la pratique de l'euthanasie. Bref, comme nous l'avions argumenté il y a quelques temps (cliquez ici), il est préférable de ne pas utiliser cet outil et il était donc préférable de ne pas voter pour Dat, même si perfectionné.

Revenons aux amendements pour améliorer une loi injuste: il est licite de voter pour limiter le mal en insérant dans le texte de la loi des interdictions de faire le mal ou la faculté de s'abstenir de faire le mal (par ex. Objection de conscience), illicite de donner votre vote final pour une loi qui contient en son sein de bons articles tels que ceux que nous venons de voir (interdictions et objections de conscience) et des articles pervers: légitimation des unions civiles et légitimation de l'euthanasie. C'est parce que le vote final est une approbation de tous les articles contenus dans la loi. C'est comme mettre une signature au bas d'un contrat: le signataire approuve toutes les clauses qu'il contient. Ainsi, le parlementaire peut et doit souvent voter en faveur d'amendements qui interdisent par exemple la mauvaise conduite, mais si ces amendements deviennent alors des articles d'une loi dont le ratio est mauvais, il s'agit au moment de l'approbation finale dans l'assemblée de voter contre ou, selon le cas, de s'abstenir.

En fait, on ne peut jamais légitimer le mal, parce que légitimer signifie attribuer une valeur juridique à des comportements qui n'ont aucune valeur morale, et ne peut donc jamais être votée en faveur d'une loi injuste. Parce que voter signifie que vous approuvez le contenu de tous les souhaits exprimés dans une loi, à la fois licites et illicites. Un tel vote serait une action intrinsèquement mauvaise qui ne pourra non plus jamais être accomplie, ni à une bonne fin - pour tempérer la méchanceté d'une loi – ni dans un état de nécessité, pour empêcher l'adoption de la loi injuste. Par conséquent, le vote en faveur des unions civiles fourni par Lupi n'est pas éthiquement acceptable. En ce qui concerne la loi sur le Dat, Lupi a voté contre non pas parce que la loi est injuste, mais seulement parce que le texte de la loi n'incluait pas les améliorations que le député voulait inclure.

Le coordinateur de Nous avec l'Italie, pour justifier son vote, remet en question le n. 73 de l'Evangelium vitae qui se lit comme suit: "un parlementaire, dont l'opposition personnelle absolue à l'avortement serait manifeste et connue de tous, pourrait licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d'une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique." Dans ce n. le pontife implique, parce qu'il a introduit implicitement la réflexion doctrinale en matière de morale, la limitation des préjudices ne peut d'elle-même mettre en place une action mauvaise. Par exemple, si le Gars se saisit de trois personnes et demande à Caio de tuer une quatrième, en échange du salut des trois, Caio, afin de limiter les dégâts, ne peut pas partir d'un point de vue moral de tuer cette quatrième personne. Aussi pour éviter le lancement d'une loi injuste (pour "limiter les préjudices"), il n'est pas permis de voter en faveur d'une loi moins injuste, car elle est toujours injuste.

Le moindre mal ne peut être accompli pour la simple raison qu'en tout cas il est mauvais. Ainsi Humanae Vitae : "s'il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d'éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n'est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu'il en résulte un bien, c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux." (14

En ce qui concerne l'exégèse correcte de n. 73 nous rappelons un passage de n. 71 de la même encyclique   qui sert de critère herméneutique pour le n suivant. 73 et qui concerne le droit à la vie mais qui affecte évidemment tous les comportements contraires à la dignité humaine: "Les pouvoirs publics [...] ne peuvent cependant jamais accepter de légitimer, au titre de droit des individus [...] l'atteinte portée à d'autres personnes par la méconnaissance d'un droit aussi fondamental que celui à la vie." Le texte exclut donc les "moindre maux", tels que la légitimation de comportements moins mauvais que d'autres et donc le vote en faveur d'une loi injuste pour empêcher le lancement d'une autre loi plus injuste. Les exceptions au vote en faveur d'une règle injuste sont également exclues du passage suivant également contenu dans n. 73: "L'avortement et l'euthanasie sont donc des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer." S'il est interdit de légitimer le mal, il est également interdit de voter en faveur d'une loi qui a légitimé le mal. Et en effet le n. 90 affirme explicitement à propos des lois qui attaquent la vie des gens: "je renouvelle avec vigueur mon appel à tous les hommes politiques afin qu'ils ne promulguent pas de lois qui, méconnaissant la dignité de la personne, minent à la racine la vie même de la société civile."

Encore plus explicite est, sur l'interdiction de voter pour une loi injuste, qui reste injuste, même si c'est moins pire que le projet initial, la suite de l'adoption d'un document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, signé par Jean-Paul II intitulé Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, où explicitement est invoqué le n. 73, et se compose des éléments d'exégèse suivants : "Dans le cas qui est proposé pour la première fois à l'Assemblée législative un projet de loi en faveur de la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, le catholique a le devoir moral d'exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter contre le projet de loi. L'octroi du vote en faveur d'une loi nuisible pour le bien commun de la société est un acte gravement immoral" (10). Dans le même n. 73 nous rappelons aussi le principe doctrinal suivant présent dans le document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi intitulé Déclaration sur l'avortement procuré : "Dans le cas d'une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l'avortement ou l'euthanasie, il n'est donc jamais licite de s'y conformer, « ni ... participer à une campagne d'opinion en faveur d'une telle loi, ni ... donner à celle-ci son suffrage »".

Pour plus d'informations, nous citons encore la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et sa Note doctrinale sur quelques questions concernant l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, où est cité la troisième section du n. 73, évoquée par Lupi, mais à la suite de cette clarification herméneutique qui suit immédiatement: "Dans ce contexte [celui évoqué par n. 73, troisième section Ndlr], il faut ajouter que la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser par son vote la mise en œuvre d'un programme politique ou d'une loi unique dans laquelle les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détournés par la présentation de propositions alternatives ou contraires à ces contenus ".

La revue de ces citations herméneutiques de n. 73 nous conduit à conclure: la limitation du dommage est licite, mais à condition que la limitation du dommage ne s'identifie pas dans le vote à une loi injuste, même si celle-ci est moins mauvaise que le projet original. Encore plus en résumé, ne votez jamais pour le moindre mal.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 00:00
Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain († 1734)

Giovanni Giuseppe della Croce (dans le siècle Carlo Gaetano Calosinto) naît dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.

Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara. Il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent ; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Il aimait Dieu d'un ardent amour : "Quand il n'y aurait ni ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours."

Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain († 1734)

Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions d'apparitions mariales, d'apparitions de l'Enfant Jésus, don de la lecture des cœurs, extases, bilocation, sont des preuves étonnantes de sa sainteté. Il s'imposait des jeûnes et des mortifications très austères. Il fut surtout un père spirituel voué à la direction des âmes, celles d'ecclésiastiques célèbres ou d'aristocrates illustres, dont saint Alphonse de Liguori, futur fondateur des rédemptoristes, ou le jésuite saint François de Geronimo

Il meurt à Naples, où il est grandement vénéré, le 5 mars 1734.Il est canonisé par Grégoire XVI le 26 mai 1839.

Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain († 1734)

Sources : 1; 2; 3 

Partager cet article
Repost0
2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 12:34
Le Christ guérissant les paralytiques, peinture sur bois de Jacopo del Sellaio, XVe siècle. / DeAgostini/Leemage

Le Christ guérissant les paralytiques, peinture sur bois de Jacopo del Sellaio, XVe siècle. / DeAgostini/Leemage

La Congrégation pour la doctrine de la foi a publié jeudi 1er mars une lettre aux évêques du monde entier sur le salut chrétien, intitulée Placuit Deo (Il a plu à Dieu). [1]

Rome met en garde contre deux dérives possibles de la foi sous l’influence de la culture contemporaine, l’individualisme et le subjectivisme qui nient « l’action salvifique du Christ ».

D’une part, une manière « pélagienne » de comprendre et de vivre sa foi, c’est-à-dire qu’on croit obtenir le salut en faisant de son mieux, dans un « individualisme centré sur le sujet autonome », dont la « réalisation dépend de ses seules forces ».

D’autre part, une manière « gnostique » de vivre sa foi, en cherchant « un salut purement intérieur ». La foi est vécue et comprise comme une expérience éminemment intérieure et personnelle de Dieu, mais qui, du coup, déresponsabilise, ne pousse pas à s’engager dans ce monde et peut faire oublier qu’on a besoin des autres.

On peut toutefois reconnaître ces tendances contemporaines derrière le succès du développement personnel, de la méditation de pleine conscience en Occident, ou encore derrière l’invasion des thématiques de la guérison et de la réussite personnelle dans les prédications en Afrique…

« Tout cela n’est pas contraire au salut chrétien. Certaines expériences personnelles ou collectives de libération peuvent permettre de comprendre quelque chose du salut de Dieu. Toutefois il ne faut pas le réduire à nos efforts humains », rappelle le père Jean-Marie Gueullette, dominicain, théologien à l’Université catholique de Lyon, mettant en garde contre une « instrumentalisation de Dieu, à notre service ».

Qu’est-ce que le salut, alors ? « Il est plus simple de dire ce qu’il n’est pas que ce qu’il est, les conciles n’en ont d’ailleurs jamais donné de définition dogmatique. Il ne s’agit pas seulement d’être libéré de ce qui nous pèse mais d’entrer dans une vie nouvelle avec Dieu. » [2]

Conscient de l’impact des « récentes transformations culturelles » sur la foi, le Vatican vient de publier une lettre sur le salut, « Placuit Deo », à la demande du pape François qui, à plusieurs reprises, a mis en garde contre des interprétations erronées de la manière de penser et de vivre le salut chrétien.

--------------------------

Des échos avec les hérésies antiques

Une note accompagnant la lettre publiée jeudi 1er mars par le Vatican sur le salut rappelle le contenu de deux hérésies des premiers siècles chrétiens, qui rencontrent un écho dans certaines tendances contemporaines : « Selon l’hérésie pélagienne, qui s’est développée au Ve siècle, autour du moine Pélage, l’homme, pour accomplir les commandements de Dieu pour être sauvé, a besoin de la grâce seulement comme une aide externe à sa liberté », et non « comme un assainissement et une régénération radicale de la liberté, sans mérite préalable ».

Le mouvement gnostique, lui, est plus complexe. Apparu dès les Ier et IIe siècles, il a pris différentes formes. « D’une façon générale, les gnostiques croient que le salut s’obtient à travers une connaissance ésotérique, la gnose. Cette gnose révèle au gnostique sa véritable essence, c’est-à-dire une étincelle de l’Esprit divin qui habite dans son intériorité, laquelle doit être libérée du corps, étranger à sa véritable humanité. » [3]

--------------------------

Extrait de Placuit Deo :

 

« Le monde contemporain n’entend pas sans mal la confession de foi chrétienne, qui proclame Jésus comme l’unique Sauveur de tout l’homme et de l’humanité entière », diagnostique le document. […] Le salut que Dieu nous offre ne s’obtient pas par les seules forces de l’individu, comme le voudrait le néo-pélagianisme, mais à travers les rapports qui naissent du Fils de Dieu incarné et qui forment la communion de l’Église. […] [L]a médiation salvifique de l’Église, « sacrement universel du salut »,[19]nous assure que le salut ne consiste ni dans l’auto-réalisation de l’individu isolé, ni non plus dans sa fusion intérieure avec le divin, mais dans l’incorporation à une communion de personnes, qui participe à la communion de la Trinité.

[…] En conclusion, pour répondre tant au réductionnisme individualiste de tendance pélagienne qu’au néo-gnosticisme qui promet une libération purement intérieure, il faut reconnaître la manière dont Jésus est Sauveur. Il ne s’est pas borné à nous montrer le chemin de la rencontre de Dieu, un chemin que nous pourrions parcourir ensuite par nous-mêmes, en obéissant à ses paroles et en imitant son exemple. Pour nous ouvrir la porte de la libération, le Christ a préféré devenir Lui-même le chemin : « Je suis le chemin » (Jn 14, 6). »

En outre, ce chemin n’est pas un parcours purement intérieur, en marge de nos rapports avec les autres et avec le monde créé. Au contraire, Jésus nous a donné un « chemin nouveau et vivant qu’Il a inauguré pour nous à travers […] sa chair » (He 10, 20). [...] Le salut consiste à nous incorporer à cette vie qui est la sienne, en recevant Son Esprit (cf. 1 Jn 4, 13). Il est devenu ainsi, « d’une certaine manière, le principe de toute grâce selon l’humanité ».[18] Il est en même temps le Sauveur et le Salut.

12. Le lieu où nous recevons le salut apporté par Jésus est l’Église, communauté de ceux qui, incorporés au nouvel ordre de relations inauguré par le Christ, peuvent recevoir la plénitude de son Esprit (cf. Rm 8, 9). Comprendre cette médiation salvifique de l’Église aide puissamment à dépasser toute tendance réductionniste. En effet, le salut que Dieu nous offre ne s’obtient pas par les seules forces de l’individu, comme le voudrait le néo-pélagianisme, mais à travers les rapports qui naissent du Fils de Dieu incarné et qui forment la communion de l’Église. En outre, puisque la grâce que nous donne le Christ n’est pas, comme le prétend la vision néo-gnostique, un salut purement intérieur, mais qu’elle nous introduit dans les relations concrètes qu’Il a lui-même vécues, l’Église est une communauté visible : en elle, nous touchons la chair de Jésus, surtout dans les frères qui subissent le plus la pauvreté et la souffrance. En somme, la médiation salvifique de l’Église, « sacrement universel du salut »,[19]nous assure que le salut ne consiste ni dans l’auto-réalisation de l’individu isolé, ni non plus dans sa fusion intérieure avec le divin, mais dans l’incorporation à une communion de personnes, qui participe à la communion de la Trinité.

Source: [2] ZENIT; [2] DIAKONOS.B Facebook [3] LA CROIX

Partager cet article
Repost0
1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 17:57

Dans son message annuel au parlement russe aujourd'hui, le président Vladmirir Poutine a déclaré que la Russie développait de nouvelles armes "invincibles". Le Figaro, qui rapporte l'information explique :

 

"Rappelant le mépris - selon lui - des Occidentaux pour la Russie après la désintégration de l'URSS, il s'est félicité que la Russie dispose aujourd'hui de toute une série d'armes nucléaires offensives 'capable de percer n'importe quel système de défense' et 'dont aucune autre armée que la nôtre ne possède l'équivalent'.  

Décrivant la Russie comme cernée par des systèmes défensifs et offensifs américains, il s'est fait menaçant: 'Personne ne voulait nous écouter. Écoutez-nous maintenant.' Une attaque nucléaire contre un allié de Moscou, a-t-il également mis en garde, sera considérée comme une attaque contre la Russie et entraînera une riposte immédiate.

Pendant 45 minutes, Vladimir Poutine a décrit des armes de destruction massive 'hypersoniques', 'd'une manœuvrabilité extraordinaire' et 'ultrasophistiquées'. Une dizaine de projections vidéo, le plus souvent des images de synthèse, ont illustré ses propos."

 

La Russie développe de nouvelles armes "invincibles" : une action provoquée par le retrait de Washington du Traité ABM

Selon Sputnik : 

"cette action est provoquée par le retrait de Washington du Traité ABM, à quoi Moscou s'est fermement opposé, selon Poutine". 

Ripostant au déploiement de systèmes américains de défense antimissile, la Russie crée de nouveaux systèmes d’armement de la dernière génération.

Le nouveau système russe Sarmat sera capable de neutraliser les systèmes de défense antiaérienne.

 

"Selon le maître du Kremlin, après la chute de l'URSS qui avait placé la Russie dans une position de faiblesse, les Etats-Unis étaient persuadés de pouvoir garder une supériorité militaire totale avant que Moscou ne se rétablisse. Pour y parvenir, Washington a tenté au cours des 15 dernières années 'd'obtenir des avantages unilatéraux sur la Russie', en imposant 'des restrictions et sanctions illégales du point de vue du droit international'." 

""Ecoutez-nous maintenant" : dans son discours devant le Parlement russe le 1er mars, Vladimir Poutine a envoyé un message clair aux Occidentaux et particulièrement aux Américains, pour leur signifier que les avancées militaires russes rebattaient les cartes en termes diplomatique.

Présentant les nouveaux systèmes balistiques développés par Moscou – vidéos de présentation à l'appui – Vladimir Poutine a assuré que "rien de tel [n'existait] chez personne dans le monde".

Il a affirmé que Moscou n'envisageait d'utiliser son arsenal nucléaire qu'en cas d'attaque du même type, envers la Russie ou ses alliés, ou de destruction massive. Dans ce cas de figure, le président russe n'a laissé plané aucun doute sur la riposte de Moscou : elle sera "immédiate et proportionnée". (RT)

Partager cet article
Repost0
28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 14:57
Des hosties "miraculeusement" conservées trouvées au milieu de décombres d'un tremblement de terre exposées à l'adoration eucharistique

ROME, le 27 février 2018 ( LifeSiteNews ) - Le curé de la paroisse, qui a découvert quarante hosties consacrées dans un tabernacle, miraculeusement retrouvées dans les décombres 16 mois après le tremblement de terre dévastateur dans le centre de l'Italie, a déclaré que les hosties étaient à présent exposées à l'adoration.

Le prêtre, Don Angelo Ciancotti, a également déclaré que l'évêque local se prépare à présenter le cas du miracle à la Congrégation pour le culte divin du Vatican.

Don Ciancotti, curé de la Cathédrale de la Sainte Mère de Dieu du diocèse d'Ascoli-Piceno, a déclaré mardi à La Nuova Bussola Quotidiana que les 40 hosties sont gardées dans la cathédrale et que tous les dimanches à midi elles sont exposées à l'adoration eucharistique.

"La chapelle est toujours pleine", a déclaré Don Ciancotti. "Ici, dans le diocèse, où nous avons l'Adoration Eucharistique perpétuelle, nous savons que lorsqu'un signe permanent de la Présence réelle du Christ est donné, les gens sont étonnés et s'agenouillent en adoration, plaçant leur vie entière devant Lui.

Ce qui arrivera aux hosties sacrés est encore inconnu, a dit le prêtre italien, mais il a ajouté que l'évêque local, Son Excellence Giovanni D'Ercole, lui a assuré que "nous contacterons bientôt la Congrégation pour le culte divin" pour enquêter si un Le miracle eucharistique s'est effectivement produit.

"Le Seigneur est plus fort que le tremblement de terre et avec ce signe il nous donne la preuve et l'espoir", a-t-il dit. "Pour ceux qui ont la foi, c'est un miracle qui témoigne de la présence du Seigneur dans l'Hostie consacrée."

 

Un miracle au milieu des décombres

La nouvelle que les 40 hosties consacrés ont été récupérées d'un tabernacle récupéré des ruines de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption [Santa Maria Assunta] à Arquata del Tronto, un an et demi après qu'un violent tremblement de terre ait frappé la région, a d'abord paru dans le journal officiel de l'évêque Avvenire.

Selon les rapports, après les efforts de recouvrement pour déterrer le tabernacle, celui-ci a été emmené pour être gardé au diocèse où d'autres objets sacrés et artefacts ont été gardées. Lorsque le tabernacle fut finalement ouvert plusieurs semaines plus tard, un ciboire retourné, mais non ouvert, fut trouvé à l'intérieur. À l'intérieur du ciboire se trouvaient 40 hosties dont la couleur, la forme et le parfum n'avaient pas changé

"On pouvait encore sentir leur parfum", déclara l'évêque Giovanni D'Ercole lors de la découverte des hosties. "La foi exige de la prudence", mais une telle découverte n'a besoin "d'aucun mot", dit-il.

"C'est un signe d'espoir pour tout le monde", a-t-il ajouté. "Confronté à un événement comme celui-ci, il faut sûrement garder le silence. Cela touche simplement et renforce la foi en Jésus qui reste vivant pour consoler la population d'Arquata frappée par le tremblement de terre. "

Le tremblement de terre d'une magnitude de 6,6 qui a frappé la région le 30 octobre a causé d'immenses dégâts à Arquata et aux alentours du centre de l'Italie. La basilique de Norcia, lieu de naissance de saint Benoît et foyer des moines bénédictins de Norcia, a été presque totalement détruite. Un séisme similaire survint dans la région deux mois plus tôt, le 24 août, qui tua près de 300 personnes et détruisit plusieurs villes du centre de l'Italie.

Don Ciancotti, dont le père était originaire d'Arquata, a déclaré qu'il connaissait chaque personne disparue dans les décombres et dans toutes les rues de la ville. Ainsi, avec certains résidents, il a cherché à récupérer tous les artefacts sacrés qui pouvaient être sauvés.

Beaucoup de tabernacles qui ont été récupérés étaient vides, a expliqué Ciancotti. Mais il savait que "la messe était célébrée tous les jours" dans l'église de Santa Maria Assunta "et que le tabernacle aurait contenu des hosties quand le tremblement de terre frappa."

Des mois plus tard, Don Ciancotti apprit que le tabernacle de Notre-Dame-de-l'Assomption [Santa Maria Assunta] qui avait été retrouvé avait été entreposé dans un entrepôt diocésain. C'est ainsi que le prêtre italien fit nettoyer et apporter le tabernacle à la cathédrale.

"Le problème était de l'ouvrir", dit-il, "mais ma passion pour les clés du tabernacle m'aida."

Il alla à un tiroir plein de clefs dans son bureau et en découvrit un qui était seul. "J'ai dit: 'essayons ', et ça s'est ouvert au premier essai", a-t-il dit. Mais la plus grande surprise allait suivre: "Le ciboire était horizontal, mais il ne s'était pas ouvert, et à l'intérieur, les hosties étaient parfaitement intactes."

"Il n'y avait aucune trace de bactéries ou de moisissure comme cela arrive aux hosties après plusieurs semaines", a déclaré Don Ciancotti. "Au lieu de cela, après un an et demi, elles semblaient avoir été faites ce jour-là."

Comme les hosties avaient été confectionnées par des religieuses au couvent de Sant'Onofrio, il leur demanda immédiatement si elles utilisaient des conservateurs. "Elles m'ont dit: 'Non, juste de la farine et de l'eau'", at-il dit.

 

"Voici la présence"

Don Ciancotti a avoué qu'il se sentait comme Jean Paul II, devant le miracle eucharistique de Sienne, s'était exclamé: "Voici la présence".

En 1730, à Sienne, un ciboire avec des hosties consacrées fut volé mais le nombre exact d'hosties fut miraculeusement réapparu dans la boîte d'offrande attachée à un prie-dieu. Les hosties, qui n'étaient pas consommées, ne s'étaient pas détériorées mais étaient restées fraîches et avaient même conservé un parfum agréable. Le 14 septembre 1980, le pape Jean-Paul II se rendit à Sienne pour vénérer le miracle eucharistique à l'occasion de son 250ème anniversaire.

Comment Don Ciancotti explique-t-il l'événement? "Ceux qui ont la foi l'expliquent en disant que c'est un miracle qui témoigne de la présence du Seigneur dans l'Hostie consacrée. Ceux qui n'ont pas la foi ne le croiront pas, mais ils ne peuvent pas expliquer ce qui s'est passé, parce que sous l'eau de décombres la farine se décompose."

"Nous qui avons la foi croyons en la présence de Dieu, qui fait ce qu'il veut." Il a ensuite répété les paroles de son évêque qui dit: "C'est aussi un signe d'espoir pour les personnes touchées par le tremblement de terre, parce que celui-ci nous dit que le Christ est vivant et ressurgit des décombres."

Les miracles eucharistiques ont souvent eu lieu à une époque de l'histoire où la vraie présence de Jésus-Christ dans l'Eucharistie était remise en question. Le prêtre italien a dit que "penser que le Christ n'est pas présent dans l'hostie consacrée est protestant. Après la transsubstantiation, le pain reste seul sous forme de pain, mais sa substance change, devenant le véritable Corps du Christ. C'est notre foi catholique."

"Vous n'avez pas besoin de signes miraculeux pour croire", dit-il, "mais face aux idéologies que nous poursuivons souvent, cet événement nous aide à replacer nos coeurs dans le Christ, présent et vivant parmi nous".

Partager cet article
Repost0
27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 18:29

Source: Marco Tosatti

OnePeterFive

27 février 2018

Cardinal Sarah: “I Denounce the Crisis of Faith of a Betraying Clergy”

 

Le cardinal Sarah, en Belgique, a parlé de la crise de la foi de la part de la hiérarchie ecclésiastique et n'a pas hésité à dénoncer la trahison commise par le clergé à cause de leur manque de foi.

Le cardinal Sarah: "Je dénonce la crise de foi d'un clergé trahissant"

Ces derniers jours, le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin, était en Belgique pour une présentation sur son livre "Dieu ou rien". Il a répondu à certaines tendances visant à modifier la morale catholique, notamment en ce qui concerne le mariage. la famille, ainsi que l'enseignement sur la vie. Peut-on lire certaines de ses paroles comme une réponse aux récentes remarques du cardinal allemand Reinhard Marx, du vice-président de la Conférence épiscopale allemande Franz Josef Bode et du cardinal Christoph Schönborn de Vienne?

Il semble que la réponse est oui. S'adressant à une église pleine de monde, dont le Nonce apostolique le Cardinal De Kesel, le Maire Woluwé-Saint Pierre, et l'Abbé Philippe Mawet, en charge de la pastorale francophone, qui avait critiqué le livre de Sarah quelques jours plus tôt dans un article du quotidien de gauche Libre Belgique, le cardinal a appelé les idéologies et les groupes de pression qui "avec des moyens financiers puissants et des liens avec les médias, attaquent le but naturel du mariage et s'engagent à détruire la cellule familiale".

Mais le cardinal de Guinée, parlant dans l'une des Églises locales les plus dévastées de toute l'Europe, n'avait pas peur d'inclure des mots durs dirigés vers ses frères dans l'épiscopat. "Certains prélats de haut rang, surtout ceux issus des nations opulentes, travaillent à modifier la morale chrétienne en ce qui concerne le respect absolu de la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, la question des divorcés et remariés civilement, et d'autres situations de familles problématiques. Ces 'gardiens de la foi' ne doivent cependant pas perdre de vue que le problème posé par la fragmentation des fins du mariage est un problème de moralité naturelle." Mais le cardinal ne s'est pas arrêté là. Il a poursuivi calmement: "Les grandes déviations se sont manifestées lorsque des prélats ou des intellectuels catholiques ont commencé à dire ou écrire 'un feu vert pour l'avortement', 'un feu vert pour l'euthanasie'. Maintenant, à partir du moment où les catholiques abandonnent l'enseignement de Jésus et du Magistère de l'Église, ils contribuent à la destruction de l'institution naturelle du mariage et de la famille et c'est maintenant toute la famille humaine qui se trouve fracturée par cette nouvelle trahison de la part des prêtres."

En cette année où l'on célèbre le cinquantième anniversaire de l'encyclique Humanae Vitae, sans faire aucun effort pour cacher ou édulcorer ses paroles, le cardinal a parlé avec force: "L'Église doit se tourner vers l'encyclique Humanae Vitae de Paul VI ainsi qu'aux enseignements de Jean-Paul II et de Benoît XVI sur ces questions vitales pour la race humaine. Le pape François lui-même reste dans la ligne de ses prédécesseurs lorsqu'il souligne l'union entre l'Évangile de l'amour et l'Évangile de paix. L'Église a besoin d'affirmer avec force et sans ambiguïté le poids Magistral de tout cet enseignement, d'afficher clairement sa continuité [avec la Tradition] et de protéger ce trésor des prédateurs de ce monde sans Dieu [dans lequel nous vivons].

Dans une interview accordée à Cathobel, le cardinal Sarah a témoigné que l'Eglise doit aujourd'hui affronter de grandes questions, et surtout "sa fidélité à Jésus, à son Évangile, à l'enseignement qu'elle a toujours reçu des premiers papes, des conciles ... et ce n'est pas évident, parce que l'Église désire s'adapter au contexte culturel, à la culture moderne."

Et puis sur la foi: "La foi manque, non seulement au niveau du peuple de Dieu mais aussi parmi les responsables de l'Église, parfois nous pouvons nous demander si nous avons vraiment la foi." Le Cardinal Sarah a rappelé l'épisode du prêtre [qui a omis le] Credo à la messe, le p. Fredo Olivero, et a conclu: "Je pense qu'aujourd'hui il peut y avoir une grande crise de la foi et aussi une grande crise de notre relation personnelle avec Dieu."

Et sur l'Europe? "Non seulement l'Occident perd son âme, mais il se suicide, car un arbre sans racines est condamné à mort. Je pense que l'Occident ne peut pas renoncer à ses racines, ce qui a créé sa culture et ses valeurs." Le cardinal a poursuivi: "Il se passe des choses qui refroidissent en Occident. Je pense qu'un parlement qui autorise la mort d'un bébé innocent, sans défense, commet un acte grave de violence contre la personne humaine. Quand l'avortement est imposé, en particulier aux nations du monde en développement, en disant que s'ils ne l'acceptent pas, ils ne recevront plus d'aide, c'est un acte de violence. Et ce n'est pas une surprise. Quand Dieu est abandonné, l'homme est aussi abandonné; il n'y a plus de vision claire de qui est l'homme. C'est une grande crise anthropologique en Occident. Et cela amène les gens à être traités comme des objets. "

 

Publié à l'origine sur La Nuova Bussola Quotidiana. Traduit par Giuseppe Pellegrino.

Partager cet article
Repost0
27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 11:48
Un changement de paradigme catholique n'est pas développement mais corruption - Cardinal Müller

Par Hannah Brockhaus

Cité du Vatican, 22 février 2018 / 13:48 ( CNA / EWTN News ) .- Le développement authentique de la doctrine consiste à rendre plus explicites les vérités révélées de la foi, à ne pas modifier, ou "changer", l'enseignement de l'Église - et d'utiliser cette idée pour défendre un ordre du jour erroné, a déclaré le cardinal Gerhard Müller.

Dans un essai publié le 20 février dans First Things, le préfet émérite de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a dit qu'il ne peut y avoir de "changement de paradigme" dans l'interprétation de la doctrine catholique, et de poussée à contredire les commandements de Dieu.

Quiconque appelle un changement majeur dans l'enseignement de l'Église en théologie morale une "décision louable de la conscience ... parle contre la foi catholique", écrit le prélat de 70 ans.

L'idée d'un "changement de paradigme" - un "changement fondamental des formes théoriques de la pensée et du comportement social" par rapport à "la forme de l'être et de sa présence dans le monde" n'est pas possible", écrit Müller. Parce que "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement", comme il est dit dans Hébreux 13: 8.

"C'est, en revanche, notre paradigme, que nous n'échangerons pour aucun autre", a déclaré Müller.

Il a également expliqué que le pape et ses collègues évêques ont le devoir de préserver l'unité de la foi et d'empêcher la polarisation et les mentalités partisanes. Par conséquent, c'est aussi un devoir de conscience de prendre la parole dans l'opposition quand le terme "changement pastoral" est utilisé par certains pour "exprimer leur agenda pour balayer l'enseignement de l'Église comme si la doctrine était un obstacle à la pastorale".

Dans son essai, il a expliqué le concept de "développement de la doctrine" dans l'Église, enseigné par le Bienheureux John Henry Newman, et comment il se rapporte aux débats sur l'interprétation de l'exhortation apostolique de 2016 sur l'amour dans la famille, Amoris laetitia.

Le huitième chapitre d' Amoris laetitia "a fait l'objet d'interprétations contradictoires", a-t-il dit, déclarant que lorsqu'un "changement de paradigme" est mentionné dans ce contexte, il semble être "une rechute dans une manière moderniste et subjectiviste d'interpréter la foi catholique."

Selon le bienheureux Newman, un moyen d'identifier un développement authentique de la doctrine est de voir si l'environnement culturel environnant se développe en conformité avec le christianisme, et non l'inverse.

"Ainsi, un changement de paradigme, par lequel l'Église prend les critères de la société moderne pour être assimilée par elle, ne constitue pas un développement, mais une corruption."

Le principe formel est une catégorie dans la théologie chrétienne qui distingue la source de l'enseignement théologique de l'enseignement lui-même.

Dans l'Église catholique, dit Müller, la "méthode appropriée pour interpréter la révélation requiert le fonctionnement conjoint de trois principes, à savoir: l'Écriture Sainte, la Tradition apostolique et la succession apostolique des évêques catholiques".

Il a souligné que la Réforme protestante est un exemple dans l'histoire du moment où un nouveau principe formel a été introduit, dans ce cas, l'Écriture seule.

"Ce nouveau principe soumettait la doctrine catholique de la foi, telle qu'elle s'était développée jusqu'au XVIe siècle, à un changement radical", a-t-il déclaré. "La compréhension fondamentale du christianisme s'est transformée en quelque chose de complètement différent."

En ce qui concerne les débats entourant l'interprétation d' Amoris laetitia, Müller a noté que des groupes d'évêques ou des conférences épiscopales individuelles ont récemment publié des directives sur la réception de l'Eucharistie par des personnes divorcées et civilement remariées.

Il a souligné l'enseignement de saint Jean-Paul II dans Familiaris consortio, qui dit que "les divorcés vivant dans une nouvelle union doivent se résoudre à vivre dans la continence ou s'abstenir d'approcher des sacrements".

"Y a-t-il une continuité logique entre Familiaris Consortio n. 84 ... et le changement de cette discipline même que certains proposent? Il n'y a que deux options", a-t-il dit.

"On pourrait nier explicitement la validité de Familiaris Consortio n. 84, niant par là même la sixième note de Newman, "Action conservatrice sur le passé". Ou on pourrait tenter de montrer que Familiaris Consortio n 84. prévoyait implicitement le renversement de la discipline qu'il s'était explicitement proposé d'enseigner. Cependant, sur toute lecture honnête du texte de Jean-Paul II, une telle procédure devrait violer les règles de base de la logique, telles que le principe de non-contradiction."

Le cardinal Müller a ajouté que "lorsque les cardinaux, les évêques, les prêtres et les laïcs demandent au pape des éclaircissements sur ces questions, ce qu'ils demandent n'est pas une clarification de l'opinion du pape. Ce qu'ils cherchent, c'est la clarté concernant la continuité de l'enseignement du pape dans Amoris Laetitia avec le reste de la tradition."

Pour que les déclarations des évêques soient orthodoxes, "il ne suffit pas qu'ils déclarent leur conformité avec les intentions présumées du pape" dans Amoris laetitia, a t-il déclaré.

"Ils ne sont orthodoxes que s'ils sont d'accord avec les paroles du Christ conservées dans le dépôt de la foi."

Partager cet article
Repost0
27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 10:42

Source: E. Christian Brugger

National Catholic Register

26 février 2018

‘The New Paradigm,’ Conscience and the Death of Catholic Morality 

Le nouveau paradigme, la conscience et la mort de la morale catholique

COMMENTAIRE: Les récents commentaires du secrétaire d'État du Vatican sur Amoris Laetitia élève la conscience à un degré qui relativise l'objectivité de la loi morale.

 

E. Christian Brugger

 

Dans un récent entretien à Vatican News, le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, soutient que le raisonnement controversé exprimé dans l'exhortation apostolique Amoris Laetitia (La joie de l'amour) représente un "changement de paradigme" dans le raisonnement de l'Église, découlant d'un "nouvel esprit", dont l'Église a besoin pour mener "le processus d'application des directives d'Amoris Laetitia."

Sa référence à un "nouveau paradigme" est trouble. Mais sa signification ne l'est pas. Il se réfère entre autres à un nouveau compte de conscience qui exalte la subjectivité du processus de décision à un degré qui relativise l'objectivité de la loi morale. Pour comprendre ce récit, nous pourrions d'abord regarder une maxime favorisée du pape François: "La réalité est plus grande que les idées".

Il n'admet aucune interprétation unidimensionnelle, ce qui explique sans doute pourquoi il est attrayant pour le "pape des paradoxes". Mais dans un domaine, l'arène de la doctrine et de la praxis, une signification claire a émergé. Le dogme et la doctrine constituent des idées, tandis que la praxis (c'est-à-dire l'expérience concrète vécue des personnes) est une réalité : "L’idée – les élaborations conceptuelles – est fonction de la perception, de la compréhension et de la conduite de la réalité." (Evangelii Gaudium, 232).

En relation avec la controverse suscitée par Amoris Laetitia, les "idées" sont interprétées comme signifiant la doctrine de l'Église sur des questions morales épineuses telles que, mais pas seulement, la communion pour les divorcés et remariés civilement, et la "réalité" signifie les circonstances concrètes - la prise de décision des catholiques ordinaires.

Si nous regardons la réalité, nous pouvons voir qu'un grand nombre (une majorité?) De catholiques croient que les normes de la morale sexuelle de l'Église sont "détachées des réalités" des gens ordinaires. Si nous connaissons cela, nous privilégions toujours un modèle éthique d'obéissance à la doctrine, nous demeurons dangereusement "dans le seul domaine des mots", accrochés aux "objectifs plus idéaux que réels" et exigeant des simples pécheurs des "purismes angéliques" (Evangelii Gaudium, 231). Par conséquent - puisque les réalités sont plus grandes que les idées - les idées (les doctrines morales) devraient être revues dialectiquement pour voir si une synthèse plus élevée peut être atteinte où les idées et les réalités peuvent être réconciliées, en privilégiant bien sûr celles-ci.

 

Reformuler la conscience

 

Où pouvons-nous trouver cette résolution plus élevée? En reformulant la compréhension catholique traditionnelle de la conscience morale. L'Église a toujours enseigné que l'on a le devoir de suivre sa conscience, même si sa conscience est dans l'erreur. Si l'erreur n'est pas de sa faute, alors la conscience conserve sa dignité (voir Gaudium et Spes, 16). Ceci s'applique à tout le monde, aux chrétiens comme aux non-croyants. Tous doivent respecter leurs consciences.

En fait, il y a un péché, même pour l'athée, si la voix de la conscience est rejetée. Jusqu'ici tout va bien.

Mais maintenant une fissure commence à se former dans la digue. De la maxime, il s'ensuit que bien qu'il y ait effectivement une loi morale objective - le "nouveau paradigme" écarte régulièrement le relativisme éthique - cette loi représente l'idée, alors que la réalité est le processus subjectif des gens qui se forgent leur propre opinion sur la manière de suivre les préceptes de la loi.

Il s'ensuit également que si les catholiques ordinaires observent leurs expériences concrètes à la lumière de ce que l'Église a à dire sur certains sujets (remariage civil, contraception et comportement homosexuel), ils entreprennent un processus sincère de décision sur ce qu'ils doivent faire en relation à cet égard; et s'ils concluent que l'enseignement moral de l'Église est erroné ou inadéquat; et si, en agissant sur ce jugement, ils choisissent contre l'enseignement de l'Église, alors leurs consciences ne perdent pas leur dignité.

Ce qui suit est entièrement étranger et contraire à l'enseignement catholique sur la conscience. Le "nouveau paradigme" soutient que si un prêtre croit que les circonstances de telles personnes n'admettent pas de résolution simple par la conformité à l'enseignement moral de l'Église, et s'il croit également que ces personnes ont entrepris un processus de discernement avec un désir sincère de faire la volonté de Dieu, le prêtre, agissant sur cette présomption, peut les libérer afin de participer aux sacrements de l'Église sans une ferme résolution de cesser leur comportement peccamineux objectif.

Bien que le "nouveau paradigme" revendique une sorte de continuité plus profonde et plus pure avec la tradition morale catholique, il constitue en réalité un départ radical. Je mentionne ici quatre façons de le faire, sans intention d'être exhaustif.

 

Il est mortellement naïf d'un point de vue pastoral.

Car bien que les gens puissent être invinciblement ignorants dans le choix du mal grave et donc manquer de culpabilité, quel prêtre ou pasteur peut le savoir avec certitude? Les gens eux-mêmes ne peuvent pas lui dire qu'ils ignorent la vérité sans rapprocher dangereusement leur ignorance du contact avec la lumière de la vérité. Donc le prêtre doit l'induire, et en inférer avec une certitude suffisante pour être sûr que ces gens ont une conscience non coupable. Mais une telle certitude n'est pas accessible à un prêtre ou à un être humain. Le peuple peut en effet être coupablement ignorant, auquel cas coupable de péché mortel. Leur ignorance pourrait être le résultat de la rationalisation ou de l'auto-tromperie. Ou ils peuvent feindre l'ignorance pour convaincre le prêtre qu'ils sont de bonne foi. Tout bon pasteur sait - si ce n'est par d'autres moyens qu'en regardant son propre cœur - la tendance des pécheurs à justifier ses propres malheurs.

Il suppose qu'il vaut mieux laisser les gens dans l'ignorance invincible que de les guider dans la plénitude de la vérité; ce qui implique que choisir des actes gravement mauvais de bonne foi est neutre pour le bien-être humain .

Cette implication est manifestement fausse. Les actes pervers sont mauvais pour nous même si nous les choisissons de bonne foi. Ils déforment notre caractère, déforment notre vision du bien et du mal et nuisent aux gens, même si nous sommes invinciblement ignorants de leur méchanceté.

Les divorcés remariés, par exemple, qui sont libérés par les prêtres pour retourner aux sacrements, adopteront très probablement une idée fausse sur le vrai caractère de la Sainte Eucharistie, dans laquelle la peur salutaire du sacrilège a été exorcisée. Ils peuvent devenir aveugles à l'exemple qu'ils donnent à leurs enfants à propos du mariage et de son caractère indissoluble, et devenir ainsi prêts à faire injustement du tort au système de croyance de leurs enfants. Ils peuvent encourager d'autres couples dans les mariages en détresse à chercher la "voie de l'accompagnement et du discernement", même lorsque les autres ne sont pas de bonne foi. Ils peuvent devenir aveugles au scandale que leur situation irrégulière menace pour les frères et soeurs catholiques vulnérables.

Les autres qui les voient continuer leur vie comme en pleine conformité avec l'enseignement du Christ sur l'adultère peuvent en venir à croire que l'adultère n'est pas toujours mauvais, ou que la question de la validité des premiers mariages populaires n'est pas si importante, ou tous les mariages chrétiens consommés ne sont absolument pas indissolubles, ou que de mauvais actes peuvent parfois être choisis pour de bonnes raisons, ou que la réception de la Sainte Eucharistie est compatible avec un comportement adultère, ou que l'Eucharistie n'est pas si sainte.

En d'autres termes, bien qu'ils soient de bonne foi, ils deviennent le genre de personnes qui voient et traitent le mariage différemment de la manière dont Jésus le fait dans les Evangiles et qui commencent à tolérer le mal injuste que leur exemple menace.

Donc, même s'ils sont invinciblement ignorants du fait que leurs modes de vie et leurs actions sont objectivement gravement désordonnés (et certains ne le seront sûrement pas); continuer à vivre dans cet état est mauvais pour eux et pour la communauté chrétienne. Le devoir d'un prêtre est de les aider à comprendre leur situation noueuse afin qu'ils puissent ordonner leur vie selon les enseignements de Jésus-Christ.

Il minimise - au point de rejeter - la vérité que le paradis et l'enfer sont ce qui est en jeu dans le choix du mal grave.

Instaurer une politique pastorale laissant les gens dans un état putatif d'ignorance invincible alors qu'ils continuent manifestement à commettre des actions objectivement gravement pécheresses minimise la réalité du péché mortel et ses conséquences pour le salut. Car, puisque personne ne peut savoir avec certitude si ces personnes sont de bonne foi, les pasteurs qui les libèrent risquent de les mettre en danger de perdre leur salut.

La foi catholique enseigne que "le péché mortel existe aussi quand une personne choisit sciemment et volontairement, pour quelque raison que ce soit, quelque chose de gravement désordonné"; cela inclut "tout acte de désobéissance aux commandements de Dieu dans une affaire grave".

Les actes sexuels perpétrés avec quelqu'un d'autre que son conjoint valide sont toujours graves. Les divorcés remariés civilement et actifs sexuellement sans annulation peuvent croire que leurs actes et leur mode de vie sont agréables à Dieu. Mais leur style de vie est objectivement pécheur. Et si leurs premiers mariages étaient en fait valables - une possibilité que seul le processus canonique d'annulation peut normalement exclure - alors ils vivent, selon les enseignements explicites de Jésus, dans l'adultère. Supposer qu'ils sont de bonne foi parce qu'ils semblent être et parce qu'ils disent qu'ils ont raison avec Dieu est spirituellement imprudent.

Nous avons beaucoup entendu récemment sur la façon dont nous devrions avoir confiance en la miséricorde illimitée de Dieu pour notre salut. On pourrait noter que le Concile de Trente enseignait infailliblement que la foi qui justifie n'est pas la confiance en la seule miséricorde de Dieu, même si elle est illimitée. C'est la confiance qui travaille à travers la charité. Et l'enseignement catholique insiste sur le fait que la charité et la grâce qui justifient sont perdues par chaque péché mortel librement choisi. Les personnes peuvent avoir la foi pour déplacer des montagnes, mais si elles ne se repentent pas sincèrement de leurs péchés, leur foi est morte et elles restent mortes dans leurs péchés. C'est ce que Saint Jacques veut dire quand il enseigne que "la foi sans les œuvres est morte". Cela ne sauve pas.

En même temps, quiconque est tombé dans le péché mortel peut ressusciter par la grâce de Dieu. Tout ce qu'il doit faire est de se repentir sincèrement de ses péchés dans le sacrement de la pénitence et de se résoudre, comme la femme surprise dans l'adultère, à ne plus pécher.

Son récit de conscience transforme l'idée traditionnelle de la culpabilité subjective des pécheurs en une sorte de carte "sortie de prison" pour ceux qui luttent contre les commandements.

Les bons prêtres et directeurs catholiques n'ont pas été des pasteurs néandertaliens. Ils ont toujours été sensibles à la culpabilité subjective des pécheurs. Ils ont toujours compris que des situations complexes peuvent survenir lorsque la capacité des gens à comprendre ce qu'ils font est psychologiquement obscurcie, et cela peut influencer leur culpabilité subjective, jusqu'à les rendre impuissants dans leur commission d'actes objectivement gravement mauvais.

 

Comme le dit le pape Jean Paul dans Veritatis Splendor :

"[D]e considérations d'ordre psychologique, on ne peut passer à la constitution d'une catégorie théologique, ... entendue de telle manière que, sur le plan objectif, elle changerait ou mettrait en doute la conception traditionnelle du péché mortel" (70)

Mais c'est ce que le "nouveau paradigme" a effectivement fait. Il a créé une nouvelle catégorie de personnes qui, au nom d'une "conscience individuelle" sincère, sont dispensées de l'obéissance à la loi morale de Jésus. Le "nouveau paradigme" les appelle "pécheurs sur la voie de l'accompagnement et du discernement". S'ils décident eux-mêmes que les normes morales objectives ne s'appliquent pas à eux, ils sont libres de ne pas les suivre et de rester catholiques. Comment cela peut-il concorder avec avec Veritatis Splendor ? :

"Par rapport aux normes morales qui interdisent le mal intrinsèque, il n'y a de privilège ni d'exception pour personne. Que l'on soit le maître du monde ou le dernier des « misérables » sur la face de la terre, cela ne fait aucune différence : devant les exigences morales, nous sommes tous absolument égaux." (96

Le "nouveau paradigme"- bien que ne l'ait jamais explicitement dit permet aux prêtres et aux évêques d'affirmer simultanément qu'ils acceptent l'enseignement moral de l'Église et pourtant de libérer les "consciences individuelles" qui ne vivent pas par cet enseignement pour continuer à ne pas vivre par elle, tout en approchant la Table du Seigneur.

 

E. Christian Brugger est chercheur principal en éthique à la Fondation de la culture de la vie à Washington, DC

Partager cet article
Repost0
27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 10:07

Source: Catholic News Agency

Par Patti Armstrong / Catholic News Agency

US exorcists: Demonic activity is on the rise

Exorcistes américains: l'activité démoniaque est en hausse

Indianapolis, Ind., 15 mars 2017 / 06:26 am ( CNA ) .- Il ya une augmentation alarmante de l'activité démoniaque signalée par ceux qui travaillent dans le ministère de l'exorcisme, a déclaré l'exorciste de l'archidiocèse d'Indianapolis. Bien que des mesures soient prises pour augmenter le nombre d'exorcistes, la demande dépasse toujours l'offre.

Le Père Vincent Lampert est un exorciste de l'Archidiocèse d'Indianapolis depuis 2005 et le pasteur de Saint Malachie à Indianapolis. Il s'est formé au Collège nord-américain de Rome et a participé à plus de 40 exorcismes avec l'exorciste italien de longue date, le Père Carmine De Filippi. Bien que les identités de la plupart des exorcistes soient cachées, le Père Lampert donne souvent des conférences pour mettre en garde contre le mal et orienter les gens vers la puissance de Dieu.

Dans une interview au National Catholic Register, il a déclaré voir un nombre croissant de personnes impliquées dans les rituels sataniques et s'ouvrant au mal.

"Le problème n'est pas que le diable a augmenté son jeu, mais que plus de gens sont prêts à jouer", a déclaré le père Lampert. Il a désigné la pornographie rampante, l'usage de drogues illicites et l'occulte. "Là où il y a une activité démoniaque, il y a toujours un point d'entrée", a-t-il dit.

En octobre dernier, le Père Lampert a rencontré à Rome l'Association internationale des exorcistes, un groupe de 400 dirigeants et prêtres catholiques. C'est un groupe de soutien qui se réunit tous les deux ans. Selon lui, les membres du groupe conviennent qu'il y a un grand besoin de plus d'exorcistes.

Les possessions démoniaques réelles sont rares, cependant, a expliqué le père Lampert. "Je n'ai vu que trois possessions au cours des trois dernières années, mais il y a aussi de l'infestation, de la vexation et de l'obsession."

Il a expliqué que l'infestation démoniaque se produit dans des endroits où les choses peuvent bouger et il y a des bruits forts. Avec la vexation, une personne est physiquement attaquée et peut avoir des marques telles que des ecchymoses, des morsures ou des égratignures. L'obsession démoniaque implique des attaques mentales, telles que des pensées persistantes de mal qui courent dans son esprit.

"Dans les possessions, a dit le père Lampert, j'ai vu des yeux roulés dans la tête, jetant des obscénités, des contorsions corporelles, des odeurs nauséabondes, des températures qui tombent dans la pièce et j'ai vu quelqu'un léviter."

Lorsqu'il a été nommé exorciste par son évêque en 2005, il n'y en avait que 12 autres. Il a dit qu'il y a maintenant environ 50 autres exorcistes qu'il connaît personnellement aux États-Unis.

 

Les évêques réagissent

 

Les évêques catholiques sont conscients de l'augmentation des rapports d'activité démoniaque parce qu'un prêtre ne peut effectuer un exorcisme avec la permission épiscopale. Selon Mgr Thomas Paprocki, évêque du diocèse de Springfield, Illinois, "le droit canonique exige qu'un évêque donne la permission à un prêtre de faire un exorcisme majeur, mais les évêques ne reçoivent aucune formation formelle en exorcisme".

Pour soutenir les évêques, en 2010, alors qu'il était président du Comité des affaires canoniques et de la gouvernance de l'Église pour la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, Mgr Paprocki a organisé une conférence de deux jours sur tous les aspects de l'exorcisme.

En réponse au besoin d'exorcistes qualifiés aux États-Unis, l'Institut Pape Léon XII, basé à Milwaukee, a été fondé en 2012 pour soutenir "la formation spirituelle des prêtres pour apporter la lumière du Christ afin de dissiper le mal". de réunions informelles à la demande des évêques américains désireux d'éducation et de formation. C'était aussi une réponse à la recommandation du Pape Jean-Paul II que chaque diocèse nomme un exorciste. Un porte-parole de la conférence des évêques des États-Unis a déclaré que, même si idéalement chaque diocèse devrait avoir son propre exorciste, aucune statistique n'est tenue quant aux chiffres réels.

Msgr. John Esseff, président du conseil d'administration de l'Institut, était l'un des membres fondateurs. Il a été prêtre pendant 63 ans et exorciste dans le diocèse de Scranton, en Pennsylvanie, pendant plus de 40 ans. Il donne souvent des conférences à l'institut sur l'exorcisme et la délivrance.

"Comme l'acceptation du péché a augmenté, de même l'a fait une activité démoniaque", a déclaré Msgr. Esseff. "Les évêques ont vu le besoin de plus d'exorcistes formés parce que de nombreux cas ont été référés de tous les coins du pays vers les diocèses qui avaient des exorcistes."

"Une personne devrait être soignée dans son propre diocèse", at-il ajouté.

L'Institut Pape Léon XIII a formé la première classe de 55 exorcistes, prêtres et diacres de son programme de deux ans en 2015. La formation comprend des sessions de 10 jours au Mundelein Seminary dans l'archidiocèse de Chicago, deux fois par an pendant deux ans. Une deuxième classe de 52 obtiendra son diplôme cet automne.

"J'espère que les évêques sont de plus en plus conscients de leur rôle en tant qu '"exorciste en chef "du diocèse," Mgr. Esseff a dit. "Il y a aussi encore une certaine résistance de la réalité de Satan", dans l'Église, parmi les prêtres et les évêques, a-t-il ajouté, "comme s'il y avait juste le mal et non le diable".

"Le seul qui puisse vaincre Satan est Jésus", a dit Mgr. Esseff. "Il surmonte le royaume du mal avec la lumière. Et chaque prêtre représente Jésus. Le diable ne voit pas le prêtre - il voit Jésus."

 

Exorcismes mineurs

Mgr Paprocki, qui a également donné des conférences à l'Institut Pape Léon XIII, a dit qu'il aime souligner la différence entre les exorcismes majeurs et mineurs. "Un exorcisme mineur se produit très fréquemment dans l'Église, chaque fois que nous faisons un baptême", a-t-il déclaré au Registre. "Il s'agit de rejeter Satan et toutes ses œuvres."

Un prêtre n'a pas besoin de la permission d'un évêque pour faire des exorcismes mineurs dans des situations où il y a une mauvaise influence, a expliqué Mgr Paprocki. "Il s'agit juste de prier Dieu de vaincre les mauvaises influences."

"La raison pour laquelle un exorcisme majeur a besoin de la permission d'un évêque est que le prêtre parle directement au diable et lui ordonne au nom de Jésus-Christ de quitter cette personne", a-t-il dit. "Pour que le prêtre puisse faire cela, il a besoin de l'autorité de l'Église derrière lui."

Le Père Lampert a dit qu'un prêtre, et même des laïcs, peuvent prier des prières d'exorcisme mineures parce qu'elles s'adressent à Dieu. "Les fidèles laïcs ne devraient pas donner des ordres aux démons", a-t-il dit. "Les démons reconnaissent l'autorité des évêques et de l'Église. Si vous revendiquez l'autorité par vous-même, cela peut vous causer des problèmes", a-t-il averti les laïcs. Il a fait référence à l'exemple dans Actes 19, quand certains exorcistes juifs ont essayé d'expulser un mauvais esprit. Le diable a dit: "Jésus je reconnais, Paul je sais, mais qui êtes-vous?" Puis il les a attaqués.

"Ce ne sont pas les exorcistes qui ont le pouvoir", a déclaré le père Lampert, "mais la puissance et l'autorité de l'Église qui vient de Jésus-Christ. Les catholiques comprennent que les individus n'ont pas ce pouvoir."

Toutes les personnes interrogées pour cet article ont déclaré que le travail ordinaire du diable est la tentation, et que c'est le péché qui lui permet de prendre pied dans la vie des gens. Ils ont tous encouragé les gens à avoir une vie de prière forte et à aller à la confession et à recevoir l'Eucharistie fréquemment.

Le Père Lampert met en garde les gens de ne pas trop prêter attention au diable. "L'accent devrait être mis sur Dieu et Jésus-Christ", a-t-il dit. "Quand je me rappelle que Dieu est en charge, il met tout en perspective, et l'inquiétude et la peur se dissipent."

Il a ajouté: "Si les gens construisaient leur vie de foi, le diable serait vaincu."

 

Originellement publié sur National Catholic Register

Partager cet article
Repost0

Articles Récents