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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 11:13

Les employés pourraient travailler jusqu'à 60 heures en période exceptionnelle. La mise en esclavage pour "faire avancer le pays par le dialogue social" et "garantir des droits réels" ? Ubuesque :

Nous voulons faire avancer le pays par le dialogue social, garantir davantage des droits réels et rendre les entreprises plus compétitives. ... Le renvoi à la négociation n'est en aucun cas un recul des droits des salariés.

Myriam El Khomri, Ministre du Travail et de l'Emploi, Les Echos

Temps de travail : El Khomri veut "faire avancer le pays par le dialogue social" par la force, au besoin

Comme le voulait le patronat, le projet de loi promet plus de "souplesse", plus de latitude pour la négociation du temps de travail.

 

"Nous voulons rendre les entreprises plus compétitives", la ministre du Travail, Myriam El Khomri, souhaite assouplir le modèle français, en revoyant notamment le temps de travail. Selon le projet de loi, les employés pourraient travailler jusqu'à 60 heures par semaines en périodes exceptionnelles. [1]

 

Dans un entretien aux Echos, le "faire avancer le pays par le dialogue social" n'empêche pas El Khomri d'annoncer vouloir faire passer sa "réforme du code du travail" en force, au besoin, et d'utiliser l'article 49.3 de la constitution, permettant l'adoption d'un texte sans vote parlementaire. [2]

 

Ce texte qui prévoit un assouplissement du code et du marché du travail devrait "crisper une partie de la gauche et des syndicats", nous dit-on. Mais pour Myriam El Khomri, dans l'entretien aux Echos, "Il n’y a aucun recul des droits des salariés". Travailler jusqu'à 60 heures revient à "réduire la précarité du travail et améliorer les droits des salariés" !

 

Pour El Khomri, "l’objectif est de s’adapter aux besoins des entreprises. Elles pourront par exemple, par accord, moduler le temps de travail sur l’année et au-delà d’une année - un besoin de notre industrie, notamment automobile et aéronautique, pour être plus compétitive. Elles pourront aussi prévoir des durées de travail jusqu’à 46 heures hebdomadaires pendant 16 semaines. Mais le maximum hebdomadaire reste le plafond européen de 48 heures." [3] Ah dommage !

La durée légale du travail resterait à 35 heures. Autrement dit, les heures supplémentaires débuteraient toujours à la 36e heure. Mais la durée maximale d’une semaine de travail serait portée à 60 heures. Un cas déjà possible « pour des circonstances exceptionnelles, sous réserve d’accord de l’inspection du travail ». Sauf que Myriam El Khomri veut faire sauter cette demande d’autorisation. Lors d’un passage à vide économique, ou dans le cas de la conquête de nouveaux marchés, l’entreprise pourrait moduler librement le temps de travail et le salaire des employés pour cinq années maximum. Si l’accord préalable des salariés est prévu, ceux qui refuseront pourront être licenciés pour « cause réelle et sérieuse ». Jusqu’ici, le salarié qui refusait la nouvelle version de son contrat de travail pouvait être licencié économique. [4]

 

Le projet de loi sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres.

 

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a estimé ce jeudi que le projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri,était une "réforme importante" proposant "plus de souplesse, plus de flexibilité, et des protections repensées". [5]

Sources

 

[1] Temps de travail : les employés pourraient travailler jusqu'à 60 heures en période exceptionnelle, Lci.tf1, 18/02/2016 à 06h32

[2] Réforme du Code du travail : El Khomri n'exclut pas de passer en force, Lci.tf1, Edité par avec , le 18 février 2016 à 07h25 , mis à jour le 18 février 2016 à 07h32.

[3] Myriam El Khomri : «Il n’y a aucun recul des droits des salariés», Les Echos, Le 17/02 à 20:42

[4] 35 heures, licenciement : El Khomri déverrouille, Dernières Nouvelles d'Alsace, 18/02/2016 à 05:00

[5] Macron salue le projet de loi El Khomri, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 18/02/2016 à 10:52 Publié le 18/02/2016 à 10:48

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 08:34

On aura tout vu, la Turquie viole l'espace aérien grec sous prétexte d'"une opération de l'Otan contre les passeurs de migrants..." :

L'agence publique grecque ANA a annoncé que des avions de combat turcs sont entrés à plusieurs reprises dans l'espace aérien grec avant une "opération de l'Otan contre les passeurs de migrants" en mer Egée. Selon l'agence, plus de 20 violations de l'espace aérien grec ont été réalisées par six avions de guerre au-dessus des îles de l'est et du centre de la mer Egée.

 

Deux des avions turcs étaient armés et ont été pris en chasse à deux reprises par des avions de combat grecs.

 

Selon la dpêche Afp Le Figaro qui rapporte l'information, "ces incidents interviennent au moment où un groupe naval de l'Otan est sur le point de lancer des patrouilles dans les eaux séparant la Turquie de la Grèce afin de dissuader les passeurs de faire traverser des milliers de migrants fuyant les conflits principalement en Syrie et en Irak pour rejoindre l'Europe, parfois au péril de leur vie."

 

La Grèce craint qu'Ankara n'utilise la crise des migrants pour renforcer sa présence en mer Egée où les deux pays membres de l'Alliance se disputent la souveraineté de certaines îles.

 

En 1996, un incident sur l'îlot de Kardak (Imia en grec), proche des côtes occidentales turques, disputé depuis plusieurs années par Ankara et Athènes, avait failli dégénérer en conflit armé.

La Grèce s'est dite disposée à travailler avec la Turquie contre les réseaux de passeurs, mais réclame qu'Ankara applique un accord bilatéral de retour des migrants arrivants sur le sol grec. Des milliers de migrants continuent de traverser quotidiennement la mer Egée en provenance de Turquie, certains y perdant la vie.

Des avions turcs violent l'espace aérien grec

Source : Des avions turcs violent l'espace aérien grec, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 16/02/2016 à 06:19 Publié le 15/02/2016 à 23:29

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 11:39

Selon l'"Agence arabe syrienne d'informations", le président syrien Bachar al-Assad a accordé un entretien à l'Afp sur les développements en Syrie et dans la région dans lequel il accuse la France de soutenir "politiquement les terroristes", et même de les avoir soutenus "militairement dans certains cas". 

 

Extrait :

Journaliste : Quel est votre commentaire sur la démission de Laurent FABIUS ? Pensez-vous que cela changera à la politique de la France à votre égard ? Est-il possible de faire un geste à l’égard de Paris, par exemple sur la lutte contre le terrorisme pour essayer de convaincre la France de changer d’attitude à votre égard ?

Monsieur le Président : Le changement de personnalités n’est pas vraiment d’une grande importance, c’est plutôt le changement des politiques qui compte. L’administration française a presque totalement changé entre Sarkozy et Hollande. Mais pour nous les politiques n’ont pas changé. Elles ont demeuré, des politiques de sabotage dans la région, directement à l’appui du terrorisme. Nous ne devons donc pas supposer que c’est le ministre des affaires étrangères qui est l’artisan des politiques. C’est plutôt tout l’Etat, et notamment le président de la république qui les conçoit. Pour ce qui est de la Syrie, je ne pense pas qu’elle doit faire un geste envers la France. C’est plutôt à la France d’agir pour combattre le terrorisme. Jusqu’à présent elle soutient politiquement les terroristes, et même les soutenait militairement dans certains cas. Il incombe à présent à la France d’adopter des politiques contraires, ou de changer de politiques pour combattre le terrorisme. Surtout que des centaines de Français ont payé de leurs vies ces politiques erronées.

La France "soutient politiquement les terroristes, et même les soutenait militairement dans certains cas" (Bachar el Assad)
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 10:38
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 10:32
Conférence de Marion Sigaut : Enquête à l'ombre des Lumières, Le mystère de Damiens – Vendredi 26 février 2016 – 18h ARRAS, Hôtel d'Angleterre

Conférence de Marion Sigaut : Enquête à l'ombre des Lumières, Le mystère de Damiens – Vendredi 26 février 2016 – 18h ARRAS, Hôtel d'Angleterre

 

suivi d'une séance de dédicace et d'un repas

 

Source: Alliance Royale Facebook

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 14:43

L'Arabie saoudite, qui a reconnu hier soir avoir déployé des avions dans des bases turques proches de la Syrie, s'est dit prête à envoyer des troupes au sol, en précisant ce dimanche qu'un tel déploiement dépendrait d'une décision de la coalition internationale rassemblée par les Etats-Unis contre l'organisation Etat islamique.

 

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, a souligné aujourd'hui lors d'une conférence de presse à Ryad que

 

"la disponibilité du royaume à fournir des forces spéciales dans le cadre d'opérations terrestres en Syrie est liée à une décision d'ajouter une composante terrestre à la coalition contre Daech en Syrie".

 

L'ancien ambassadeur saoudien à Washington a ajouté que

 

"le calendrier ne dépend donc pas de nous", et que les modalités de cette éventuelle intervention au sol devaient encore être fixées.

 

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a déclaré vendredi qu'il souhaitait que l'Arabie saoudite de même que les Emirats arabes unis déploient des forces spéciales en Syrie pour aider les insurgés à reprendre Rakka, capitale syrienne du califat proclamé par les djihadistes. [1]

 

Or le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a mis en garde jeudi 11 février contre une offensive terrestre étrangère en Syrie, estimant qu'une telle offensive terrestre étrangère présenterait le risque de déclencher "une nouvelle guerre mondiale", dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt à paraître vendredi 12 février.

 

"Les offensives terrestres conduisent généralement à ce qu'une guerre devienne permanente", a averti le premier ministre russe, ajoutant à ce propos: "toutes les parties doivent être contraintes de s'asseoir à la table de négociations plutôt que de déclencher une nouvelle guerre mondiale".

 

Une offensive terrestre de l'Arabie Saoudite se réaliserait sans le mandat international et surtout sans l'accord exprimé par la Syrie qui n'a rien demandé à l'Arabie Saoudite. La Syrie avait par contre demandé l'aide de la Russie pour lutter contre les islamistes. Une offensive terrestre de l'Arabie saoudite en Syrie s'assimilerait donc à une invasion militaire d'un Etat souverain par la coalition "internationale" dirigée par les Etats-Unis...

Grave escalade en Syrie: l'Arabie Saoudite prête à envoyer des troupes au sol

Sources

 

[1] Syrie: l'Arabie Saoudite prête à envoyer des troupes au sol, Par LeFigaro.fr, avec AFPMis à jour le 14/02/2016 à 14:30 Publié le 14/02/2016 à 14:22

 

. Risque de «guerre mondiale» en cas d'offensive terrestre étrangère en Syrie, selon Medvedev

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 11:27
Hélène Carrère d'Encausse : l'Académie française, pas à l'origine de la réforme de l'orthographe

C'est une mise au point. Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel, s'étonne que l'on exhume une réforme de l'orthographe élaborée il y a un quart de siècle, et affirme fortement que l'Académie française, «greffier de la langue», n'est pas à l'origine de ce texte.

 

Dans le Figaro, à la question "avez-vous compris la violence des attaques que l'Académie française a subies après l'annonce de la réforme de l'orthographe?", la secrétaire perpétuelle de l'Académie répond:
 

 

"Je n'ai pas compris les raisons qui expliquent l'exhumation d'une réforme de l'orthographe élaborée il y a un quart de siècle et où l'Académie française n'a eu aucune part, à l'inverse de ce que l'on a voulu faire croire. Je rappelle qu'à l'époque on réfléchissait à l'idée de simplifier l'apprentissage de l'orthographe par les élèves. Mais en 2016, nous sommes devant une situation radicalement différente: notre système éducatif s'est écroulé." [1]

L'Académie française se dit "opposée" à la réforme de l'orthographe.

 

La secrétaire perpétuelle de l'Académie assure, samedi, au "Figaro", qu'elle "n'a eu aucune part" dans la réforme de 1990 qui fait polémique. Pas touche aux circonflexes. L'Académie française est opposée à la réforme de l'orthographe qui doit être prochainement généralisée dans les manuels scolaires, assure Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie, samedi 13 février, sur le site du Figaro.

 

Largement méconnue, la réforme adoptée en 1990 prévoit la simplification de l'orthographe de certains mots et allège l'usage des traits d'union et des accents circonflexes. Sa généralisation prochaine dans les manuels scolaires du primaire suscite une vive polémique.

"La position de l'Académie n'a jamais varié sur ce point : une opposition à toute réforme de l'orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l'épreuve du temps", souligne Hélène Carrère d'Encausse, qui rappelle que la langue "est une part essentielle de notre identité".

 

"Revoir totalement notre système éducatif"

 

L'historienne précise qu'en ce qui concerne la réforme de 1990, l'Académie s'était prononcée sur des "principes généraux - un nombre limité de rectifications d'incohérences ou d'anomalies graphiques - mais non sur le projet lui-même, dont le texte était en cours d'élaboration". L'Académie a par la suite "marqué son désaccord" avec le texte.

"Le problème n'est donc plus d'offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l'accent circonflexe, mais de revoir totalement notre système éducatif", estime-t-elle. [2]

 

Sources:

 

[1] Hélène Carrère d'Encausse: «L'Académie s'oppose à toute réforme de l'orthographe», Le Figaro, Par Mohammed Aissaoui , Bruno Corty Mis à jour le 12/02/2016 à 23:26 Publié le 12/02/2016 à 17:11

[2] L'Académie française se dit "opposée" à la réforme de l'orthographe, France Tv Info 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 11:19

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé ce samedi que les relations russo-occidentales étaient entrées dans une "nouvelle guerre froide".

"On peut dire les choses plus clairement : nous avons glissé dans une période de nouvelle guerre froide", a-t-il déclaré à la Conférence de sécurité de Munich.

"Ce qui reste c'est une politique inamicale et fermée, selon nous, de l'Otan vis-à-vis de la Russie", a-t-il jugé.

"Les politiques européens ont cru que créer une soi-disant ceinture d'amis aux frontières de l'UE serait une garantie de sécurité. Quel est le résultat? Pas une ceinture d'amis, mais une ceinture d'exclusion", a-t-il dit.

"Créer la confiance c'est difficile (...) mais nous devons commencer. Nos positions diffèrent mais elles ne diffèrent pas autant qu'il y a 40 ans quand en Europe il y avait un mur", a souligné le premier ministre russe.

L'Otan est l'alliance militaire pilotée par les Etats-Unis depuis 1949. A l'origine conçue pour défendre l'Europe occidentale contre une invasion soviétique, l'Otan a maintenu son existence après la dissolution du bloc de l'Est. 

En 2004, l'Otan s'est étendu aux frontières de la Russie, en ajoutant l'Estonie, la Lettonie et la Lithuanie. La Bulgarie, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie ont ensuite été admises. L'Otan travaille à intégrer la Géorgie et l'Ukraine, deux anciennes républiques soviétiques, suscitant les craintes de Moscou, qui accuse les Etats-Unis de vouloir encercler la Russie. 

"Ceinture d'exclusion" : Dmitri Medvedev dénonce une "nouvelle guerre froide"

Source: Medvedev: "nous sommes dans une nouvelle guerre froide", Par LeFigaro.fr, avec AFPMis à jour le 13/02/2016 à 10:57 Publié le 13/02/2016 à 10:33

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 09:03
Rencontre historique entre le Patriarche de Moscou et le Pape de Rome

Un premier signe du rapprochement du Patriarchat de Moscou et de Rome avait été établi en mai 2010 avec la co-édition d'un recueil de discours du patriarche de Moscou, Cyrille Ier : "Liberté et responsabilité : à la recherche de l'harmonie. Dignité de l'homme et droits de la personne", où le patriarche Cyrille expliquait précisément ce qui rendait le christianisme désagréable aux oreilles modernes : notre conception de la dignité humaine. "Nous avons avec le pape une vision commune sur la protection de la dignité de l'homme en Europe", écrit le patriarche Kirill pour qui "l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe sont aujourd'hui les seules à être naturellement liées dans le dur combat" contre "le libéralisme et le sécularisme". Une idéologie, écrit le patriarche russe, qui comme le communisme en URSS à l'époque, voudrait condamner le christianisme à l'insignifiance sociale et publique : "En Occident, on veut, de manière encore pire que le fit le régime soviétique de notre pays, relayer la foi au domaine de la vie privée."

 

Aujourd'hui, le drame des chrétiens de Terre sainte fauchés par les islamistes de Daech contribue au rapprochement entre le Patriarche russe et le Vatican.

 

Près de mille ans après le schisme entre chrétiens d'Orient et d'Occident, les chefs de file des deux Églises, le pape catholique François et le plus puissant des responsables orthodoxes, le Patriarche de Moscou, Kirill, se sont rencontrés pour la première fois, hier soir, 12 février, à Cuba. [1]

 

Abordant plusieurs thèmes, ils ont commencé par rappeler qu'ils partageaient une "commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme" et ont prié pour la "pleine unité" de tous les disciples du Seigneur "dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes."

 

Ils ont réclamé de "la communauté internationale" "des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l'éviction des chrétiens du Proche Orient". Ils ont condamné "les tentatives de justifications d'actions criminelles par des slogans religieux" comme "absolument inacceptables", "car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix" (1 Co 14, 33). Ils ont prié "avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu'il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale", et ont dénoncé "l'inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres." Ils se sont dits "inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays." La famille, "centre naturel de la vie humaine et de la société", "fondée sur le mariage, acte d'amour libre et fidèle d'un homme et d'une femme."

 

Ils ont appelé "chacun au respect du droit inaliénable à la vie." "Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu" (cf. Gn 4, 10).

 

Ils ont expliqué que la "mission de prêcher l'Evangile du Christ dans le monde contemporain" "implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes" et "exclut toute forme de prosélytisme." Ils ont ainsi exhorté les chrétiens à ne pas "utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d'une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l'apôtre Paul: "Je me suis fait un honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui" (Rm 15, 20).

 

Dans un des salons de l'aéroport Jose Marti de La Havane, Kirill et François se sont chaleureusement salués et embrassés. François, les traits tirés après ses douze heures de vol depuis Rome, était visiblement ravi d'être là. Kirill, d'ordinaire le visage fermé, était, lui aussi, extrêmement souriant.

 

"Finalement!" a lancé le pape François en s'approchant de Kirill qui, très bienveillant, lui a rétorqué: "Les choses seront plus faciles à présent…" Et le pape catholique d'observer, devant l'immense crucifix fixé derrière les deux fauteuils où ils devaient s'entretenir: "Nous sommes tous des hommes. Il est très clair que cette rencontre est la volonté de Dieu."

 

Ces deux éminents chrétiens ne sont toutefois pas allés jusqu'à prier ensemble, du moins en public, comme l'avaient fait François et l'autre grand patriarche de l'orthodoxie, Bartholomé de Constantinople, en mai 2014, à Jérusalem, dans la basilique du Saint-Sépulcre. De même, le Pape ne s'est pas publiquement profondément incliné devant le religieux russe, un geste de déférence très frappant qu'il avait osé devant le patriarche Bartholomée à Istanbul, en novembre 2014.

 

Déclaration commune

 

Reste que cette rencontre cubaine avec "mon frère Kirill" comme l'a qualifié le Pape en quittant Rome - a été marquée par une impressionnante empathie qui marque un dégel décisif des relations orthodoxes-catholiques même s'il faudra beaucoup de temps pour colmater des blessures encore très vives… Sur la question ukrainienne notamment, qui oppose frontalement l'Église gréco-catholique, unie à Rome, à l'Eglise orthodoxe russe.

 

Ce sujet, comme beaucoup d'autres dont l'écologie, les deux chefs d'Église devaient en parler, mais l'objet de ce rendez-vous, pensé à Cuba, en "terre neutre", entendez non catholique, sur le trajet du voyage du pape François pour le Mexique, était bien, en ce début de millénaire, sa portée historique. Jamais dans l'histoire chrétienne un patriarche russe n'avait encore rencontré le pape de Rome! Le divorce entre ces deux Églises chrétiennes date de 1054.

 

Ce qui explique que les deux hommes ont pris le temps de s'entretenir longuement - deux heures - pour faire connaissance. De mémoire de prélats jamais un pape n'a accordé une telle durée à une personnalité lors d'une visite au Vatican ou à l'étranger, sinon à titre privé. À côté de cette conversation hors norme, la "déclaration commune" que les deux responsables devaient signer avant de se séparer demeurera aussi l'acquis tangible de ce sommet.

 

À l'image d'une autre "déclaration commune" signée avec le patriarche de Constantinople en mai 2014, ce texte devait insister sur le drame des chrétiens de Terre sainte fauchés par les islamistes de Daech. C'est d'ailleurs la clé de ce rapprochement entre le patriarcat russe et le Vatican, car la Russie cherche actuellement à sortir de son isolement diplomatique lié à son soutien du régime de Damas en Syrie.

 

En novembre 2014, la déclaration commune signée avec le patriarche de Constantinople évoquait ainsi "l'œcuménisme de la souffrance". Catholiques et orthodoxes lançaient alors un appel pour réveiller "l'indifférence" face à "la terrible situation des chrétiens". Il est très probable que le ton de cette déclaration cubaine - qui a été toutefois très difficile à mettre au point jusqu'à la dernière minute - monte d'un cran dans cette dénonciation, car le sort des chrétiens de Terre sainte s'est considérablement aggravé.

 

Cette poignée de main sous les tropiques sera-t-elle suivie par une seconde à venir dans la capitale russe? Sur place, les esprits ne sont pas encore mûrs mais tout est prêt dans l'esprit de François. À Cuba, il a clairement posé les fondations d'un nouveau pont entre Rome et Moscou.

 

Déclaration commune du Pape François et du Patriarche Kirill de Moscou et de toute la Russie

 

"La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous" (2 Co 13, 13).

 

1. Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l'Esprit Saint Consolateur, nous, Pape François et Kirill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd'hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l'histoire.

 

Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se "parler de vive voix" (2 Jn 12), de coeur à coeur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

 

2. Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest. De cette île, symbole des espoirs du "Nouveau Monde" et des événements dramatiques de l'histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d'Amérique latine et des autres continents.

 

Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l'Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l'expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d'un grand avenir pour cette région.

 

3. Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l'"Ancien Monde", nous sentons avec une force particulière la nécessité d'un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15).

 

4. Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d'innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus "semence de chrétiens". [2]

 

5. Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l'Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d'un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l'explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes - Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l'unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s'est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur: "Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous" (Jn 17, 21).

 

6. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples! Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d'espérance pour tous les hommes de bonne volonté!

 

7. Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l'Evangile du Christ et du patrimoine commun de l'Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d'époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.

 

8. Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du Proche Orient et d'Afrique du Nord, nos frères et soeurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d'autres pays du Proche Orient, nous observons avec douleur l'exode massif des chrétiens de la terre d'où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d'autres communautés religieuses.

 

9. Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l'éviction des chrétiens du Proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d'autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.

 

10. En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins.

 

Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d'Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

 

11. Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est "le fruit de la justice" (Is 32, 17), pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s'y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l'âme des innocents tués.

 

Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu'elles fassent preuve de bonne volonté et s'asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l'aide d'actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu'ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu'il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l'Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ.

 

12. Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l'Evangile, préférant la mort à l'apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l'unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s'adresse la parole de l'apôtre: "Très chers!… dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de Sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse" (1 P 4, 12-13).

 

13. En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue interreligieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d'autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d'actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, "car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix" (1 Co 14, 33).

 

14. Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d'Europe de l'Est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd'hui les fers de l'athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d'établissements d'enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques oeuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.

 

15. Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l'idéologie d'un sécularisme si souvent agressif, s'efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.

 

16. Le processus d'intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l'Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d'Orient et d'Occident à s'unir pour témoigner ensemble du Christ et de l'Evangile, pour que l'Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.

 

17. Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d'extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l'humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l'on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L'inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d'injustice à l'égard du système des relations internationales qui s'est institué.

 

18. Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que "ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s'enorgueillir devant Dieu" (1 Co 1, 27-29).

 

19. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l'éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

 

20. La famille est fondée sur le mariage, acte d'amour libre et fidèle d'un homme et d'une femme. L'amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l'un l'autre comme don. Le mariage est une école d'amour et de fidélité. Nous regrettons que d'autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l'homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

 

21. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10).

 

Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général.

 

Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l'existence de l'homme, créé à l'image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l'immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l'homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

 

22. Nous voulons adresser aujourd'hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre (cf. Mt 25, 25), mais d'utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l'amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d'aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

 

23. Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez la lumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste (cf. Mt 5, 14, 16). Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi (cf. Mt 13, 46) que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N'oubliez pas que vous «avez été rachetés à un cher prix» (1 Co 6, 20), au prix de la mort sur la croix de l'Homme-Dieu Jésus Christ.

 

24. Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l'Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l'Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme.

 

Nous ne sommes pas concurrents, mais frères: de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l'amour et à avoir «les uns pour les autres la même aspiration» (Rm 15, 5). Il ne peut donc être question d'utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d'une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l'apôtre Paul: "Je me suis fait un honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui" (Rm 15, 20).

 

25. Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd'hui que la méthode de l'"uniatisme" du passé, comprise comme la réunion d'une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n'est pas un moyen pour recouvrir l'unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d'exister et d'entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.

 

26. Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d'innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s'abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

 

27. Nous exprimons l'espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d'Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d'Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.

 

28. Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d'annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, "pour que le monde croie" (Jn 17, 21). Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l'existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l'Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l'avenir de l'humanité.

 

29. Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l'Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible: "Sois sans crainte, petit troupeau: votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume" (Lc 12, 32)!

 

Le Christ est la source de la joie et de l'espérance. La foi en Lui transfigure la vie de l'homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s'appliquer les paroles de l'apôtre Pierre: "Vous qui jadis n'étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n'obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde" (1 P 2, 10).

 

30. Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l'invoquant par les paroles de l'antique prière: "Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu". Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu'ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité!

 

Le 12 février 2016, à La Havane (Cuba)

 

Notes

 

[1] Cuba : rencontre historique entre le patriarche russe et le Pape, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 12/02/2016 à 23:33 Publié le 12/02/2016 à 23:07

[2] "Le sang des martyrs est semence de chrétiens." (Tertullien, L'Apologétique, Apologie du christinianisme).

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:53

Il collectionne les bides :

DE LA COMM' - L'interview du chef de l'Etat jeudi à la télévision n'a pas fait plus que l'audience traditionnelle du journal de 20 heures.

 

L’interview jeudi de François Hollande sur TF1 et France 2 a rassemblé au total 9,8 millions de téléspectateurs sur les deux chaînes, à peu près l’audience habituelle du 20-Heures. Pourquoi l’intervention du chef de l’Etat, qui est plus est le jour du remaniement du gouvernement, n’a-t-elle pas suscité plus de curiosité ?

 

"Le temps d'une explication". Pour Arnaud Champremier-Trigano, directeur de l’agence de communication Mediascop, cette opération de communication était obligée. "Au lendemain d’une grande loi sur la réforme de la Constitution et d’un remaniement, c’était normal que le temps d’une explication arrive", appuie-t-il vendredi dans le Grand direct de l’actu, sur Europe 1. Mais cet épisode télévisé, s’il semblait obligé, n’a pas connu de grand succès car les téléspectateurs n’en attendaient rien. Ils ont vu dans les événements politiques des derniers jours "de la très petite politique" et n’avaient, d’avance, aucune confiance dans l’intervention qui allait suivre.

 

Un "sommet du vide". La lassitude des citoyens de la "politique politicienne", notamment avec la montée de l’abstention, est depuis longtemps sur toutes les lèvres. Mais pour Sylvain Fort, fondateur de l’agence de communication Steele et Holt, elle a atteint un palier supplémentaire jeudi. "J’ai vu hier soir un président de la République qui a basculé dans quelque chose qu’on n’avait pas vraiment vu jusque là", lance-t-il. "Au moment même où il transforme l’Elysée en QG de campagne, il nous dit 'Je ne pense pas à 2017'. Cette contradiction-là, les Français la perçoivent immédiatement... Donc ils zappent et ils vont voir Plus belle la vie."

 

Le communiquant estime que les hommes politiques sont, de manière générale, "arrivés aux limites de l’exercice" de communication, "au sommet du vide". Arnaud Champremier-Trigano compare les liens entre les politiciens et les Français à "une relation de couple", qui fluctue habituellement au gré de l’actualité. Il craint cependant que le discrédit de la parole présidentielle ne perdure, cette fois-ci, et conclut à "une absence complète de l’effet de communication".

 

Flop de l'entretien télévisé de François Hollande

Source: Pourquoi l'interview de François Hollande a-t-elle été un flop ?, Europe 1, 12h28, le 12 février 2016, modifié à 14h14, le 12 février 2016

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:36

Après Manuel Valls, c'est au tour du Premier ministre polonais conservateur Beata Szydlo, de demander à Angela Merkel "un virage" sur les migrants.

 

Le premier ministre polonais Beata Szydlo, en visite à Berlin aujourd'hui a appelé dans un entretien au quotidien Bild à "un virage" dans la politique migratoire conduite par la chancelière Angela Merkel.

 

"Le chemin qui a été emprunté ne va pas plus loin. Nous avons besoin d'un virage", déclare Beata Szydlo, estimant que le danger représenté par l'afflux de réfugiés a été "sous-estimé".
 

"Jour après jour, nous entendons parler d'actes de violences dans lesquels des migrants sont impliqués", affirme la première ministre polonaise, citant "les attaques terroristes de Paris" et les "agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne". 

 

Interrogée sur la peur que pouvait lui inspirer la politique d'Angela Merkel en la matière, Beata Szydlo répond: "il nous faut l'admettre, des erreurs ont été faites".
 

"La situation aux frontières extérieures de l'Union européenne est hors de contrôle... Nous avons aujourd'hui besoin de nouvelles solutions", ajoute-t-elle.

 

Le gouvernement de Beata Szydlo se dit prêt à aider les réfugiés mais à l'extérieur des frontières de l'UE alors que le précédent gouvernement, centriste, avait accepté d'accueillir en Pologne environ 7.000 réfugiés, dans le cadre d'un programme de répartition.

La Pologne veut un virage de Merkel sur les migrants

Source: Migrants: la Pologne veut un virage de Merkel, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 12/02/2016 à 08:29 Publié le 12/02/2016 à 08:22

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:39

Les critiques à l'égard du cap suivi à Berlin dans le dossier des réfugiés ne cessent de croîtreAlors que François Hollande avait demandé le 3 septembre un "mécanisme d'accueil permanent et obligatoire" des réfugiés, le retournement de veste attendu du président sur l'accueil des migrants était déjà arrivé une première fois trois mois plus tard le 25 novembre 2015, suite attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris dans une conférence commune avec Angela Merkel à l'Elysée et retransmise en direct sur "BfmTv" où il avait estimé qu'il fallait "avoir une politique qui puisse être plus effective pour le contrôle de nos frontières", en reconnaissant que "des terroristes peuvent utiliser le cheminement des réfugiés"... Cette déclaration intervenait trop tard.

 

Le retournement de veste général se poursuit.

 

Aujourd'hui, malgré un "renforcement" des contrôles allemands sur une partie de la frontière française le 16 novembre, la politique d'accueil permanent et obligatoire qui continue d'être la ligne suivie par Angela Merkel, est critiquée par le Premier ministre Manuel Valls qui, dans un entretien au groupe de presse régional allemand à paraître demain, Funke, estime que la politique d'ouverture aux réfugiés de la chancelière Angela Merkel n'est pas "tenable dans la durée" :

 

Accueil des migrants : le retournement de veste général se poursuit

"Cette politique qui était temporairement justifiée n'est pas tenable dans la durée", a répondu Manuel Valls à la question de savoir s'il soutenait "la politique d'Angela Merkel d'ouverture des frontières ouvertes", dans l'entretien au groupe de presse régional allemand.

"Nos capacités d'accueil limitées, les tensions de ces dernières semaines - en Allemagne mais aussi ailleurs en Europe - nous obligent à dire les choses clairement: l'Europe ne peut pas accueillir tous les migrants en provenance de Syrie, d'Irak ou d'Afrique", affirme le Premier ministre français. 

 

"L'Europe doit reprendre le contrôle de ses frontières et sa politique migratoire et d'asile" a-t-il ajouté. 

Source: Valls critique la politique migratoire de Merkel, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 12/02/2016 à 13:44 Publié le 12/02/2016 à 13:14

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 06:28
"Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents" : Laurence Rossignol promue ministre de la famille

Battue deux fois aux législatives et tenue à distance du fauteuil de maire de Compiègne par son opposant de droite Philippe Marini, la socialiste compiégnoise Laurence Rossignol poursuit néanmoins son chemin sur le plan national. Elle a été nommée ce jeudi ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes.

 

Source: Oise : Laurence Rossignol promue ministre de la Famille et de l’Enfance, Le Parisien, Alexis Bisson (avec C.B.) | 11 Févr. 2016, 20h40 | MAJ : 11 Févr. 2016, 20h40

 

Le nouveau ministre est connu pour avoir déclaré : "Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents. Donc la république doit leur offrir... Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même ensuite de faire son choix. Et c'est le cadre de l'école publique", dans l'émission Ce soir ou jamais du 5 avril 2013. Le site Arretsurimages a retrouvé l'extrait video (ci-dessous).

 

Des propos qui rappellent ceux de l'ancien ministre de l'Education nationale Vincent Peillon qui voulait "arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix." (JDD 2 septembre 2012)

Laurence Rossignol poursuivra en diffamation tous ceux qui lui attribueront ces propos : "Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents. Ils appartiennent à l'État". Depuis plusieurs mois, cette citation de la sénatrice socialiste Laurence Rossignol traîne sur la toile pour alimenter plusieurs rumeurs et une pétition du collectif Civitas. Or, Rossignol assure ne pas avoir prononcé cette phrase. @si a retrouvé l'extrait vidéo.

 

Voici la citation exacte : "La laïcité, c'est ce qui protège l'enfant et garantit aux enfants les mêmes droits et l'accès aux mêmes valeurs. Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents. Donc la République doit leur offrir... [elle est coupée]. Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même, ensuite, de faire son choix. C'est le cadre de l'école publique".

 

La suite sur www.arretsurimages.net

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 21:17

Avortement : ce que l’on ne vous dit pas. Des femmes témoignent

Un document exceptionnel – Une exclusivité Réinformation TV

Elle a avorté, un jour. C’était il y a 3 ans. Elle en a aujourd’hui 25. Lorsqu’elle s’est retrouvée enceinte, qu’elle l’a annoncé à son petit ami, Margaux ne s’attendait pas à une telle descente aux enfers. Très rapidement, son ami lui a demandé de ne pas garder l’enfant issu de leur union. Très rapidement, il la quittée. Elle s’est retrouvée totalement seule.

Pressions, abandon, solitude : des femmes témoignent

Subissant la pression de son entourage, qui lui indiquait que financièrement elle ne pourrait subvenir à ses besoins, Margaux a fini par avorter. C’est alors pour elle une longue traversée du désert. Sommeil troublé, crises de larmes à répétition. Mais elle a surtout des envies de suicide. « Je ne dormais plus, je mangeais plus, j’ai perdu 10 kilos. Ma mère qui avait fait pression sur moi pour que je ne garde pas mon enfant a reconnu plus tard qu’elle avait été égoïste… ».

Il y a Margaux, il y a aussi Anne-Laure. Cette jeune femme de 28 ans a subi un avortement par aspiration il y a un an et demi. Le témoignage déchirant de cette jeune femme ouvre le voile sur un tabou : la solitude, la souffrance, la très grande détresse de nombre de femmes qui, sous la pression, l’angoisse, l’inquiétude, privées des conseils dont elles auraient besoin, des soutiens financiers qui leurs seraient nécessaires, avortent, pour leur plus grand désespoir.

Souffre et tais-toi : des femmes brisent le silence autour de l’avortement

Les conséquences psychologiques sont immenses, les dégâts collatéraux souvent incalculables et la société se tait. Les femmes doivent souffrir en silence, sans se plaindre. Le sujet est tabou, mais pas sur internet. Partout sur le web, on trouve des témoignages de ce type. Certaines vont même jusqu’à poster leurs vidéos-témoignages sur YouTube. Elles ont besoin d’en parler, car personne ne veut les entendre. La souffrance post-avortement est pourtant un fait avéré. Des spécialistes commencent à l’évoquer enfin. Une étude sur 173.000 femmes californiennes à partir des remboursements de leur mutuelle médicale a révélé que le risque d'avoir recours à un traitement psychiatrique est 63% plus élevé pour les femmes ayant avorté.

Un reportage exceptionnel d’Armel Joubert des Ouches

 

Source: Reinformation.Tv

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 19:29
Risque de «guerre mondiale» en cas d'offensive terrestre étrangère en Syrie, selon Medvedev

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé qu'une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait le risque de déclencher «une nouvelle guerre mondiale», dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt à paraître vendredi.

 

«Les offensives terrestres conduisent généralement à ce qu'une guerre devienne permanente», a averti le premier ministre, ajoutant à ce propos: «toutes les parties doivent être contraintes de s'asseoir à la table de négociations plutôt que de déclencher une nouvelle guerre mondiale».

 

Source : Risque de «guerre mondiale» en cas d'offensive terrestre étrangère en Syrie, selon Medvedev, La Presse.ca, Publié le 11 février 2016 à 13h21 | Mis à jour à 13h21

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 18:04
Retour de la crise financière : le krach bancaire contraint banques en "bien meilleure situation qu'il y a quelques années" (sic) et autorités politiques à "réinventer" le modèle économique

Au moment où une information BFM Business annonce un krach bancaire en Europe, une contre-information circule selon laquelle les banques seraient en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années".

 

Good Morning Business, du vendredi 5 février 2016, sur BFM Business :

 

Ce début d’année est extrêmement chaotique pour les valeurs bancaires en Europe. Toutes les raisons sont bonnes pour vendre, selon Marc Fiorentino. D'abord, en Italie, les valeurs ont dégringolé de 20 à 40% en quelques semaines. Le krach italien a ensuite entraîné celui des banques françaises qui, de surcroît, risquent d'être exposées au secteur pétrolier. A ceux-là s'ajoutent les cas particuliers d'autres grandes banques européennes en difficulté, comme la Deutsche Bank et le Crédit Suisse.

C'est tout le secteur bancaire qui est sous pression. Les banques sont en pleine mutation et doivent absolument réinventer leur modèle économique. Dans cet environnement de taux nuls ou négatifs, remonter la pente risque d'être très difficile.

Source: Marc Fiorentino, Good Morning Business, du vendredi 5 février 2016, sur BFM Business.

 

L'information du krach bancaire annoncée il y a six jours est confirmée ce matin sur Le Figaro :

 

Les banques attaquées

Les banques sont de nouveau en première ligne. L’action de la Société Générale décrochait de près de 9% jeudi matin à la Bourse de Paris, souffrant fortement de la non confirmation de son objectif de rentabilité sur fonds propres à fin 2016. Toujours dans le secteur financier Axa perd 5,5% et BNP Paribas 5,7%.L’italienne Ubi Banca a été suspendue après s’être effondrée de 11,64%, BMPS (-8,15%), Mediobanca (-7,65%), l’espagnol Santader (-5,60%). En Allemagne, Deutsche Bank, la première banque allemande, qui avait été contrainte de publier un communiqué pour rassurer sur sa solvabilité et qui avait gagné 10,2% mercredi, s’enfoncait de nouveau de 7,20%. A Londres, même tendance pour Standard Chartered (-7,81%), Barclays (-5,28%) Royal Bank of Scotland (-4,85%).

 

Source: Nouveau coup de tabac sur les marchés, Paris s’enfonce sous les 4000 points, Par Herve Rousseau,AFP agence Publié le 11/02/2016 à 08:56 Mise à jour le 11/02/2016 à 10:37

 

Pourtant, une autre information diffusée à mi-journée affirme au contraire que les banques sont en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années.

Retour de la crise financière : le krach bancaire contraint banques en "bien meilleure situation qu'il y a quelques années" (sic) et autorités politiques à "réinventer" le modèle économique

"Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'est voulu rassurant alors que la zone euro craint une nouvelle crise bancaire.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a estimé jeudi que les banques de la zone euro étaient structurellement dans une "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années."

 

Source: Zone euro: les banques en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 11/02/2016 à 14:52 Publié le 11/02/2016 à 14:18

 

. Le "retour" de la "crise financière" : Banques, Etats et autorités européennes, vrais responsables

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:54
Des chercheurs réussissent à cryogéniser le cerveau d'un lapin. Implications

La percée a été annoncée mardi 9 février par la fondation pour la préservation du cerveau (BPF). Cette association avait lancé, il y a cinq ans, un concours à destination des chercheurs en neurosciences: arriver à cryogéniser de manière parfaite et sur le long terme un cerveau d'un petit mammifère.

 

L'équipe qui a gagné ce concours s'appelle 21CM (médecine du 21e siècle) et est dirigée par un diplômé récent du MIT, Robert McIntyre, rappelle Popular Science. Les chercheurs ont réussi à maintenir le cerveau d'un lapin à -135 degrés Celsius qui devrait donc pouvoir être préservé pendant des siècles.

 

La communauté scientifique travaille sur la cryogénisation depuis des années, mais le cerveau congelé était jusqu'alors invariablement dégradé. 21CM a utilisé un nouveau procédé bien particulier. Avant de cryogéniser l'organe, ils ont injecté un élément chimique, le glutaraldéhyde. Ce produit toxique est utilisé comme décontaminant ou encore pour le tannage du cuir. Le rapport avec le cerveau? Les chercheurs ont découvert que le glutaraldéhyde se répand très rapidement et stoppe la décomposition du cerveau. Plus exactement, il fixe les protéines dans le système vasculaire du cerveau.

 

Une fois l'organe stabilisé, il ne reste plus qu'à le cryogéniser dans une grosse cuve, qui fait penser à celle utilisée dans Star Wars.

 

Le procédé technique a été décrit dans une étude publiée récemment par la revue Science. La fondation a ensuite examiné en détail le cerveau cryogénisé, afin de voir s'il était bien préservé.

 

Grâce à un microscope électronique, l'organe a été passé en revue et les résultats sont très positifs: tous les neurones et les synapses (les connexions entre les neurones) sont intacts et visibles. 21CM a même réussi à cryogénisé un cerveau de porc, mais celui-ci n'a pas été étudié par la fondation.

 

Copier le cerveau (et avant cela, mieux le comprendre)

 

Les implications d'une telle découverte sont potentiellement nombreuses. Interrogé par Popular Science, Robert McIntyre rappelle que l'augmentation de la mémoire est égale à celle de la taille de nos synapses. Ainsi, si l'on préserve le "connectome" (le plan de nos connexions neuronales), on conserve théoriquement toute la mémoire.

 

Ainsi, même si le cerveau cryogénisé est devenu inutilisable, il serait possible, dans un futur lointain, de "copier coller" ses informations dans un nouveau cerveau. "Nous savons que le cerveau cryogénisé peut être concervé pendant des siècles en parfait état. Imaginez la technologie dont nous disposons actuellement, mais un million de fois plus puissante. Ce n'est pas absurde", assure le chercheur.

 

Derrière cet objectif de long terme fantastique et effrayant, la découverte aura d'autres implications plus concrètes dans les années à venir. Le fait d'arriver à conserver un cerveau en parfait état permettra de mieux comprendre sa structure et ses détails, comme la formation de plaques neurales, liées à la maladie d'Alzheimer, rappelle le site. Cela pourrait aussi aider les chercheurs en intelligence artificielle, qui travaillent justement à "copier" le cerveau et créer des réseaux de neurones artificiels. Qui serviront peut-être un jour d'hôte à la mémoire conservée de cerveaux cryogénisés...

 

Source: Des chercheurs ont réussi à cryogéniser le cerveau d'un lapin, Le HuffPost | Par Grégory Rozières, Publication: 11/02/2016 07h09 CET Mis à jour: 11/02/2016 07h09

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:37
"Cette démocratie est une imposture" (Christophe Buffin de Chosal)

Christophe Buffin de Chosal, historien belge, correspondant de presse et directeur de programmes universitaires, a présenté sur TV Libertés son ouvrage "La fin de la démocratie". Le régime politique réputé le meilleur possible est une imposture dont l'humanité a été victime depuis la Révolution française.

 

Extrait:

 

"Dès le départ, la démocratie s'est conduite comme une imposture. On a promis au peuple la souveraineté et le peuple n'a jamais été souverain. C'était un prétexte pour pouvoir donner accès au pouvoir à des minorités plus puissantes, plus riches, qui ont trompé le peuple dès le départ. Aujourd'hui, comme à la Révolution française, ou comme plus tôt à la révolution britannique, cela a toujours été le peuple qui a payé les frais de la démocratie. Il n'a jamais vraiment exercé la souveraineté.

 

Dès le départ de la Révolution française, les "clubs" ont été à l'action, il y a eu des côteries et le peuple a été tenu à l'écart. On s'est toujours méfié du peuple en démocratie. On n'a jamais vraiment voulu lui donner le pouvoir.

 

C'est dans son essence que la démocratie est totalitaire, justement à cause du principe du Peuple souverain, rien ne peut arrêter le pouvoir du Peuple souverain. Puisque le Peuple souverain exerce son pouvoir par le biais du parlement, tout ce que vote le parlement doit s'exercer immanquablement. Ce qui donne à la démocratie une tendance totalitaire parce que son régime législatif s'impose malgré tous les obstacles.

 

["Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est en fait qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée" [1] et Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu." [2]

Sur Christroi, nous appelons ce régime, république absolue de droit occulte ou maçonnique.]

 

En fait, nous sommes constamment dépouillés de notre souveraineté et nous ne l'exerçons quasiment jamais.

 

Les puissances d'argent sont en action depuis les origines de la démocratie. Le régime parlementaire - ce qu'il faut bien voir c'est que - a été mis en place pour donner accès au pouvoir aux puissances d'argent. Et elles sont entrées en action immédiatement. Dès le début des régimes parlementaires, il y a eu le suffrage censitaire et aujourd'hui quelles sont ces puissances d'argent ? Ce sont des grands groupes industriels, commerçiaux, les compagnies pétrolières, les banques naturellement, qui sont toutes plus puissantes que le régime politique parce qu'elles existent avant, pendant et après les mandats. Elles sont souvent plus riches que les Etats eux-mêmes, elles n'ont donc absolument aucun problème à exercer leur pouvoir.

 

Tout le monde est au courant qu'il existe au plus haut niveau politique des réunions dont le contenu reste secret.

Les réunions G 7, G 8, G 20, on ne sait pas exactement tout ce qui s'y discute. Par exemple le groupe Bilderberg et d'autres puissances occultes dont on ne sait pas grand chose, sauf qu'elles sont agissantes, par le simple fait qu'on cache ce que ces puissances et groupres peuvent faire.

 

Tous les régimes totalitaires sont nés de régimes électoraux

 

La toute première dictature de l'histoire moderne européenne, c'est la dictature d'Oliver Cromwell, qui est née dans la guerre parlementaire sous le règne de Charles Ier en Angleterre. C'est symptomatique que ce premier régime dictatorial et génocidaire est né dans un terreau démocratique. Après cela, ce fut toutes les dictatures bien plus absolutistes que la monarchie, que la démocratie a engendrées."

Notes

 

[1] Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 14.

[2] Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'Etat, Editions du CNRS, Paris 1962, vol. 2, chap. 2 : le gouvernement représentatif.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:27
Une association de Chrétiens d'Orient porte plainte contre l'Etat islamique

Une association de Chrétiens d'Orient a décidé de porter plainte contre l'Etat islamique.

 

L'association Coordination Chrétiens d'Orient en danger (CHREDO) a porté plainte contre X, accusant le groupe Etat islamique (EI) de crimes contre l'humanité à l'encontre des minorités chrétiennes d'Irak et de Syrie.

 

Des actes de torture. "Des assassinats, des conversions religieuses forcées, des enlèvements, des réductions en esclavage, des abus sexuels et physiques, des actes de torture" ont été constatés par l'ONU, relève l'association présidée par Patrick Karam, qui met en avant "la vaste campagne de purification ethnique et religieuse" menée par l'EI. La plainte, déposée pour crime de génocide et crime contre l'humanité et dont l'AFP a eu connaissance, déplore aussi "la destruction des lieux de culte et de recueillement".

 

Les poursuites sont-elles possibles ? Ces faits impliquent des ressortissants français partis faire le djihad en Syrie ou en Irak et des personnes résidant en France, les juridictions françaises ont donc "très exactement compétence", écrit l'association. "Il ne faut plus qu'aucune personne de nationalité française ou séjournant en France n'échappe aux poursuites auxquelles l'expose sa participation aux actes de barbarie de Daech qui sont perpétrés en France comme à l'étranger", a commenté l'avocate de CHREDO, Samia Maktouf.

 

En 2014, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, avait estimé que la persécution des chrétiens de Mossoul (Irak) par l'EI pouvait être considérée comme un crime contre l'humanité.

 

Source : Chrétiens d'Orient : une association porte plainte contre l'EI pour crimes contre l'humanité, Europe 1, 12h11, le 11 février 2016, modifié à 12h21, le 11 février 2016

 

. La naissance de l'Etat islamique

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:45

Un article de Romarci Godin pour La Tribune analyse "le retour" de la "crise financière" comme une "poursuite de la grande crise de 2007", une "crise de la dérégulation" qui va à son terme". L'angle d'analyse est celui d'un économiste interventionniste. La déficience des dogmes ultra-libéraux d'un marché dérégulé qui s'auto-gèrerait par la "main invisible", montre la nécessité d'une intervention de l'Etat dans l'économie. "Les vrais responsables, ce sont les Etats et les autorités européennes qui ont mené une politique déflationniste et ont refusé toute vraie politique active de relance." "Seule une politique de relance de l'investissement et des salaires" créerait de la croissance.

 

Le "retour" de la "crise financière" : Banques, Etats et autorités européennes, vrais responsables

L'affaire semble entendue : la baisse des marchés s'expliquerait par la générosité des banques centrales. Cette interprétation oublie cependant pourquoi cette politique monétaire très accommodante est devenue inévitable...

 

La crise financière est de retour. Près de huit ans et demi après les premiers soubresauts de la crise des subprimes, les Bourses mondiales plongent à nouveau, la santé des banques est préoccupante, l'économie réelle inquiète. Pour la plupart des observateurs, la cause est entendue : ce nouveau coup de grisou a un coupable tout désigné, les banques centrales et leurs politiques accommodantes, le « QE ». Ce sont elles, assure-t-on, qui, en déversant des milliards de dollars, d'euros, de livres et des centaines de milliards de yens ont alimenté une bulle sur les marchés qui, aujourd'hui, éclate. Ce sont elles qui, en imposant des taux négatifs, pèsent sur les résultats bancaires.

 

Cette explication n'est pas entièrement erronée. Les politiques d'assouplissement quantitatif menées par la Fed, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon, puis la BCE ont certes déversé d'immenses quantités de liquidités sur les marchés. Leur diffusion dans l'économie réelle a été plus lente, voire réduite. Elles ont donc alimenté un puissant courant acheteur que les difficultés chinoises et le ralentissement de la croissance européenne ont brutalement freiné. D'où cette correction qui, en réalité, a débuté en août dernier, lors de la première « dévaluation » du yuan chinois.

 

Les deux erreurs de 2008 et 2010

 

Mais cette explication n'est que partielle. Cette nouvelle secousse, rappelons-le, n'est que la poursuite de la grande crise de 2007 - crise de la dérégulation - allant à son terme. Une crise qui a connu deux relances : la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 qui a conduit le système financier au bord de l'abîme et le « sauvetage » tardif et inefficient de la Grèce le 10 mai 2010 qui a plongé la zone euro dans une tourmente économique dont elle n'est qu'à peine sortie. Dans les deux cas, l'erreur est venue principalement de gouvernements inconscients, pressés de gérer le court terme (on se souvient de l'obsession, pendant tout le printemps 2010, d'Angela Merkel pour les élections régionales en Rhénanie du Nord Westphalie) et enfermés dans des certitudes économiques fondées sur l'efficience du marché.

 

En 2008, les Etats-Unis ont ainsi voulu « faire un exemple » avec Lehman Brothers et montrer que l'Etat ne viendrait pas en aide à ceux qui avaient pris des risques démesurés. Le marché jouait son rôle « purificateur. » En 2010, les dirigeants européens ont appliqué la théorie ricardienne : il fallait rétablir rapidement les comptes publics des Etats touchés par la crise pour rétablir la confiance des marchés et des agents économiques. Il fallait aussi « punir » ceux qui avaient dépensé trop en leur faisant sentir les conséquences des déséquilibres qu'ils étaient censés avoir créés. Dans les deux cas, ces décisions ont été des désastres immenses et les banques centrales sont intervenues alors comme des « filets de protection », sauvant ce qui pouvait l'être. La BCE a été, du reste, la moins déterminée à agir. On se souvient que Jean-Claude Trichet a remonté deux fois les taux en pleine crise, en juillet 2008 et en juillet 2011, et qu'il a fallu attendre Mario Draghi et l'été 2012 pour voir une action déterminée de l'institution contre la crise européenne. Ce n'est pas sans raison que la BCE a été la dernière à se lancer dans le QE. Et ce n'est pas sans raison que la zone euro a été la région la plus frappée par la crise depuis 2007...

 

L'erreur des autorités européennes

 

Les banques centrales ont donc été des pompiers et sans doute se sont-elles muées en partie en pyromanes, mais pourquoi cette mutation a-t-elle eu lieu ? Parce qu'elles ont échoué en réalité à relancer les perspectives de croissance, donc d'inflation. Mais cet échec n'est pas que celui des banques centrales, c'est aussi celui des gouvernements qui se sont uniquement reposés sur la politique monétaire pour faire le travail de redressement de ces perspectives, alors qu'eux, au contraire, tiraient dans le sens inverse. L'exemple de la zone euro est, de ce point de vue, très parlant. Entre 2010 et 2014, les gouvernements et les autorités européennes, y compris la BCE, ont mené et incité à une politique centrée sur la consolidation budgétaire et les « réformes structurelles » visant surtout à réduire le coût du travail. Une politique clairement déflationniste qui a ruiné la croissance potentielle européenne et détruit la confiance dans l'avenir qu'elle devait établir. Dès lors, l'inflation faible s'est installée durablement.

 

Depuis octobre 2013, l'inflation annuelle sous-jacente, hors énergie et alimentation, n'est passé qu'une fois au-dessus de 1 %, c'était 1,1 % en octobre 2015. Dans ces conditions, les anticipations d'inflation ont reculé et lorsque les anticipations d'inflation reculent, l'incitation à investir est nulle. Or, la zone euro ne pourra connaître de reprise réelle sans reprise de l'investissement.

 

Les effets mondiaux de la politique européenne

 

Du reste, cette politique déflationniste européenne a eu d'autres répercussions. En réduisant la croissance européenne de façon durable, elle a pesé sur les exportations de plusieurs pays, comme la Chine. La deuxième économie du monde a alors tenté de contenir, pour des raisons politiques, ses niveaux de production tout en accélérant son retournement vers une économie moins dépendante de l'extérieur et plus de la demande interne. Ces deux mouvements ont conduit à une surproduction industrielle chinoise et à une explosion de l'endettement dans l'Empire du milieu à partir de 2012. Mais lorsque l'économie chinoise a engagé son ajustement inévitable, sa croissance a ralenti, entraînant une baisse des prix des matières premières (déjà engagée par la baisse de la croissance européenne) et une baisse de la demande chinoise en importations. D'où deux conséquences pour la zone euro : une nouvelle baisse de l'inflation et un ralentissement des perspectives économiques. Pour l'Allemagne, par exemple, la Chambre de Commerce vient de revoir à 1,3 % (contre 1,7 % pour le gouvernement) sa perspective de croissance pour 2015.

 

L'avertissement de Mario Draghi

 

Dans ces conditions, les banques centrales ont à nouveau agi (à l'exception de la Fed qui semble néanmoins revenir sur sa politique de resserrement). Mais cette politique ne peut se substituer à l'absence de perspectives pour les agents économiques. Elle peut aider la demande, pas la créer. Or, il fallait la créer. Lorsque Mario Draghi a projeté de lancer la BCE dans le grand bain du QE, le 22 août 2014, à Jackson Hole, il a indiqué qu'il ne le ferait que s'il était aidé, que si, en complément de la BCE, il y avait une politique de croissance en zone euro, comprenant une vraie relance. L'idée était simple : en relançant la demande, les Etats auraient stimulé la demande et créé des débouchés pour les fonds libérés par le QE. Autant de liquidités qui n'auraient pas servi, alors, à alimenter des bulles spéculatives. Mais il a obtenu une fin de non-recevoir. Wolfgang Schäuble, à l'époque, avait assuré qu'on avait « mal compris Mario Draghi. » Fermez le ban. Pour satisfaire les foules, on avait lancé un « plan Juncker » qui, comme le « pacte de croissance » de François Hollande en 2012, s'est perdu dans les sables de Bruxelles. Et le QE a bel et bien trop alimenté les bulles...

 

Ce que la politique monétaire accommodante a permis d'éviter

 

Il faudrait cependant ne pas oublier que les banques centrales ont permis d'éviter la mise en place d'un cercle déflationniste. Le QE aurait apporté un point d'inflation en 2015 en zone euro. Sans lui, l'inflation aurait été de -0,8 %, ce qui aurait enclenché à coup sûr une spirale déflationniste où, non seulement, l'investissement serait à l'arrêt, mais où les salaires et l'emploi aurait dû s'ajuster. Une telle spirale est un des pires dangers économiques dont il est fort délicat de s'extirper, le cas japonais ne cesse de le prouver. Mais il est souvent trop sous-estimé par les partisans de la « destruction créatrice » de Schumpeter. L'action de la BCE en 2014-2015 a donc été essentielle, comme en 2008 et 2012.

 

Mais, comme tout remède, il a des effets secondaires. Une action déterminée d'accompagnement des Etats ou de l'UE aurait pu réduire ces effets en permettant une meilleure transmission à l'économie réelle. On a préféré ne rien faire pour sauver la façade d'une politique de réduction budgétaire soit disant efficace, mais qui se révélera absolument inutile en cas de nouvelle récession. Pire même, pendant longtemps, les Etats - singulièrement la France - ont compté sur la seule action des banques centrales pour faire revenir la croissance, ne prenant pas au sérieux les avertissements de Mario Draghi sur l'incapacité de la politique monétaire à créer de la croissance.

 

Lampistes ?

 

La responsabilité des banques centrales est donc celle d'un lampiste. Les vrais responsables, ce sont les Etats et les autorités européennes qui ont mené une politique déflationniste et ont refusé toute vraie politique active de relance. Les banques centrales, la BCE en particulier, ont contenu avec les moyens dont elles disposaient l'incendie qu'elles n'ont pas allumé, ni entretenu. Cette action, produit de la passivité et de l'aveuglement idéologique des Etats, avait un revers. On en subit aujourd'hui les conséquences. Mais, en réalité, les banques centrales ont été les seules à montrer réellement du courage, de l'initiative et de l'innovation pour faire face à une crise d'une ampleur unique.

 

Accuser les banques centrales, c'est donc se tromper de responsable en réalité. C'est aussi prétendre que le marché aurait, sans leur action, réalisé un ajustement moins douloureux, alors que les expériences de 2008 et 2010 prouvent le contraire. C'est donc se payer de mots. Et l'économie européenne - et mondiale - s'est trop longtemps payée de mots. Elle a soif de vraie inflation que seule une politique de relance de l'investissement et des salaires apportera.

 

Source: Crise financière : les banques centrales, seules responsables ?, Par Romaric Godin | 10/02/2016, 16:44

Cette analyse interventionniste intéressante me semble toutefois pécher lorsque l'auteur avance pour critiquer cette manière de faire qu'"il fallait aussi « punir » ceux qui avaient dépensé trop en leur faisant sentir les conséquences des déséquilibres qu'ils étaient censés avoir créés". Cette décision qui aurait été, selon l'auteur, avec le rétablissement rapide des comptes publics, à l'origine de "désastres immenses". En réalité, en France, laisser les banques faire faillite n'a pas été fait. L'Etat est même fortement intervenu pour rembourser leurs dettes... On se souvient qu'après nous avoir expliqué en 2008 que les caisses étaient vides, François Fillon annonça un plan de 360 milliards d'euros pour rembourser les banques en déclarant : "Sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable."

 

Il ressort donc que malgré l'intervention de la Banque centrale (le QE ou planche à billet) qui a "apporté un point d'inflation en 2015 en zone euro" (ce qui est largement insuffisant pour relancer la croissance et l'emploi), malgré le remboursement massif des banques en 2008 (le contraire d'une auto-correction...), malgré l'austérité et le "rétablissement rapide des comptes publics" (dogme libéral), rien ne se passe.

 

Tout a été essayé et la crise financière continue son cours...

 

Les Etats et les autorités européennes sont les vrais responsables, mais les banques aussi. Tous complices et responsables.

 

Et ceci arrive parce que le fondement libéral de l'économie moderne des Etats basée sur le financement de la vie publique par la dette (emprunts des Etats auprès des banques) est inefficient. Les Anciens le savaient, une économie assainie, libérée de la dette bancaire et de l'usure, est une nécessité. Pourquoi ne pas y réfléchir ?

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:22

Un symposium sur les « Dommages de la pornographie sur les enfants et les jeunes » a permis de constater, mardi à l’Université de New South Wales en Asutralie, que les agressions sexuelles d’enfants sur d’autres enfants sont en forte augmentation. Les experts présents ont expliqué que la pornographie facilement accessible à tous sur Internet est responsable de cette hausse inquiétante, spécialement lorsqu’elle met en scène des actes violents et dégradants assortis de contrainte.

 

Les conséquences de la facilité d’accéder à ces « contenus » sexuellement explicites et contraires à toute dignité humaine sont multiples, au point de constituer une « crise de santé publique » : non seulement les enfants passent à l’acte très tôt, mais leur génération voit déjà le sexe violent et dégradant, dénué de toute dimension relationnelle, intime et amoureuse, comme la norme. Les conséquences sont incalculables, a prévenu Liz Walker, auteur du livre Not for Kids (« Pas pour les enfants ») lors du symposium. Tout cela prépare « les agresseurs sexuels de demain » et un monde de « violence sexuelle entre partenaires intimes », a-t-elle affirmé.

 

... Non seulement la moralité et la sécurité des enfants sont en jeu en raison de l’omniprésence de la pornographie sur Internet, mais aussi leur bonheur. « Nos enfants sont conditionnés et façonnés par ce qu’ils voient », affirme Melinda Tankard-Reist, une militante contre la « réification de la femme et la sexualisation des publicités » du groupe « Collective Shout ». « Les garçons apprennent qu’ils ont tous les droits tandis que les filles se voient comme des sortes de “station service” à la merci des garçons et des hommes », explique-t-elle dans une interview.

 

... Selon Melinda Tankard-Reist, le problème se rencontre dans la quasi totalité des écoles dans lesquelles elle se rend en tant que conférencière pour alerter les jeunes sur sa gravité. Dans l’Etat du Victoria, des enfants de quatre ans sont dirigés vers des programmes de réhabilitation en raison de leur comportement sexuel, afin de les faire de nouveau ressembler à des enfants normaux.
 
Alors que le présentateur lui rappellait que pendant longtemps, les auteurs pornographiques – tel Larry Flynt – revendiquaient la liberté artistique et la liberté de parole pour montrer « des gens qui se font du bien » comme le disait l’un d’eux, Mme Tankard-Reist a simplement répondu qu’il s’agit là d’un « abus de la liberté de parole ». Ce que voient les gamins de 10, 11 ans aujourd’hui, ce sont des viols pornographiques, du sadisme, de la violence, de la bestialité. « Ce n’est pas de la liberté d’expression ! »

 

Beaucoup d’enfants sont attirés dans ce monde malgré eux. Alors que l’industrie pornographique des seuls Etats-Unis représente 100 milliards de dollars, les marchands de « X » créent des sites avec des noms de personnages de dessins animés et étudient les fautes de frappe les plus fréquentes des jeunes pour les attirer alors qu’ils font des recherches tout à fait innocentes, accuse la jeune femme. Sans vouloir d’un « Etat Nounou », elle rappelle que les nounous sont justement chargées de veiller sur les enfants et qu’il est urgent que les pouvoirs publics aident les parents à protéger leurs garçons et leurs filles dans un monde où il devient de plus en plus difficile pour eux de le faire seuls.

 

L’un des participants au symposium a déclaré à un média Australien qu’il avait lui-même été attiré sur un site de pornographie à l’âge de 11 ans : une addiction est née qui a duré deux ans. « Je trouvais difficile de voir les femmes autrement qu’en tant qu’objets sexuels », raconte Tim Gordon, 23 ans. « Dans une certaine mesure, vous avez beau essayer de vous dire que ce sont des personnes intelligentes et complexes, votre esprit ne vous lâche pas lorsque vous êtes dans ce cadre : la pornographie a tendance à dominer votre esprit », témoigne-t-il.

 

Source (et suite): Reinformation.Tv

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 23:22

L'extrême-droite sera-t-elle à la remorque de la gauche, ou l'inverse ? Gouvernement "de gauche" en France, "extrême-droite" en Suède ont la même volonté de déchéance de nationalité pour tous (mono-nationaux comme bi-nationaux). Mais pendant qu'en Suède, le parlement repousse l'amendement présenté par l'extrême-droite, la même disposition qui est recherchée en France par le gouvernement Valls (qui doit être encore examinée par le Sénat à la mi-mars) a été votée aujourd'hui par l'Assemblée.

Le Parlement suédois rejette la déchéance de nationalité pendant que le parlement français la vote

Le Parlement suédois a repoussé une proposition de l'extrême droite pour déchoir de la nationalité suédoise toute personne condamnée pour un délit ou crime en lien avec le terrorisme.
La proposition des Démocrates de Suède était un amendement au projet de loi antiterroriste du gouvernement de gauche. Ce parti anti-immigration souhaitait introduire "la possibilité de retirer la nationalité suédoise à une personne condamnée pour un délit en lien avec le terrorisme, même si cela la rend apatride".

Seuls les 45 députés de ce parti ont voté pour. Les autres parlementaires ont voté contre (236) ou se sont abstenus (16 députés du Parti de gauche). Le vote est intervenu le même jour que celui en France de l'Assemblée nationale pour adopter un projet de révision constitutionnelle qui doit introduire cette possibilité.

 

Source: Le Parlement suédois rejette la déchéance de nationalité, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 10/02/2016 à 22:40 Publié le 10/02/2016 à 22:32

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 09:13

L'islam serait-il une secte secrète ?

 

Du 13 au 16 mai 2016 se tiendra la "rencontre annuelle des musulmans" au Bourget. Cet événement communautaire attire à chaque édition plus de 100 000 visiteurs. Source

"L'islam" "par étapes" "dans le secret le plus total", "jusqu'à ce qu'on mette en place le projet tout entier"

Or, Makhlouf Mameche, vice-président chargé de l'enseignement privé, membre de l'équipe de direction de l'UOIF, présent au Bourget lors de cette "réunion annuelle", a prêché en novembre 2012 le "plan d'action", le "projet d'un Etat islamique", le "programme" "par étapes", "dans le secret le plus total", "sans crier au loup", selon une video publiée sur GloriaTv. Un prêche en totale contradiction avec la parole et l'enseignement de Notre Seigneur-Jésus-Christ pour qui la Bonne nouvelle doit être annoncée ouvertement :

 

Quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de crainte que ses oeuvres ne soient démasquées. Celui qui fait la vérité vient à la lumière pour que ses oeuvres soient manifestées, elles qui ont été accomplies en Dieu.

Evangile selon saint Jean, chapitre III, versets 20-21

Une Bonne nouvelle annoncée ouvertement, une fois (sans insister), et si la Parole est prête à être entendue ("informez-vous qui y est honorable") :

Sur votre chemin, annoncez ceci: "Le royaume des cieux est proche..."

En quelque ville ou bourg que vous entriez, informez-vous qui y est honorable, et demeurez là jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez-la; et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n'est pas digne, que votre paix vous revienne. Si l'on refuse de vous recevoir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville en secouant la poussière de vos pieds.

Evangile selon Saint Matthieu, chapitre 10, versets 7 à 14

Dans cet enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ il n'y a pas de programme de guerre contre les habitants, ni de "secret". Ce qui n'est pas le cas dans l'islam, selon le prêche de Makhlouf Mameche :

"Voilà comment le Prophète a planifié dans un secret total, son plan d'action, son projet, son programme. On ne doit pas dévoiler tout ce qu'on fait aux autres, mais on doit travailler secrètement jusqu'à ce qu'on mette en place le projet entier."

 

"En tant que communauté musulmane de France, on doit travailler en douceur sans crier au loup. Nous devons suivre le Prophète, comment il a transmis son message. Un des compagnons lui dit: 'Si tu nous le permets, nous attaquons demain les habitants de Medine.' Les compagnons étaient prêts, du moment qu'ils ont passé un serment, du moment qu'ils compris leur rôle à jouer dans la société.

 

Mais le Prophète lui dit: 'Rien ne permet cette attaque pour le moment, retournez à vos campements.' Parce que les compagnons à cette époque-là étaient dans une situation de faiblesse. Et quand on est dans une situation de faiblesse, il faut attendre un peu.

 

Il leur a dit: 'Plus tard, quand toutes les conditions seront réunies, quand les Médinois seront rentrés chez eux et que l'ordre sera arrivé pour sortir.'

 

ll faut d'abord acquérir la force, explique Makhlouf Mameche, pour pouvoir réagir.

 

Le Prophète ne voulait pas livrer une bataille tout de suite, car les conditions de la victoire n'étaient pas réunies. ... Il prêche l'islam par étapes. Il ne veut pas brûler les étapes. Car le message de l'islam on doit le transmettre petit à petit.

 

...Quand on est dans une situation de faiblesse, il faut attendre un peu. Il leur a dit: 'Plus tard, quand toutes les conditions seront remplies'.

 

Il faut acquérir la force pour pouvoir réagir. Il ne faut pas livrer une batailles tout de suite."

 

- Makhlouf Mameche, UOIF

 

Source: GloriaTv

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 08:20

À quelques jours d'un remaniement qui pourrait intervenir ce vendredi, le ministre de l'économie Emmanuel Macron s'exprimant lors d'une conférence à Paris hier soir à la fondation France-Israël s'est de nouveau distingué en critiquant la "déchéance de nationalité" voulue par le gouvernement, en y apportant une alternative :

 

"On ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale... Il faut prévenir et punir implacablement dans la communauté nationale". [1]

Macron critique la déchéance de nationalité

Notes

 

[1] Macron critique la déchéance de nationalité, Le Figaro, Mis à jour le 09/02/2016 à 23:44 Publié le 09/02/2016 à 22:17

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 10:57

Depuis quand change-t-on la Constitution en état de guerre ? Des choses se prépareraient-elles dans notre dos et dans celui des députés absents ? L'information est littéralement ahurissante. Une "assemblée nationale" aux trois-quarts vide a voté la constitutionalisation de l'état d'urgence hier soir à 22 heures en l'absence de 441 députés. La disposition a été adoptée par 103 voix, contre 26, et 7 abstentions [1], "en présence notamment de Manuel Valls." [2] Seuls 136 députés sur 577 étaient présents pour voter ! 110 députés PS étaient présents contre 10 pour Les Républicains. [3] On aimerait bien savoir lesquels ?

 

100 oligarques pour l'instant anonymes décident de la Loi fondamentale liant les Français entre eux, et après ces gens vont reprocher aux Français de ne pas aller voter... Quelle misère.

 

Ce premier volet du projet de loi constitutionnelle (article 1) prévoit que l'état d'urgence sera "décrété en Conseil des ministres" soit "en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public", soit en cas de "calamité publique" (événements naturels).

 

Les députés ont ensuite engagé l'examen de l'article 2 qui prévoit la déchéance de la nationalité française pour tous, une disposition qui serait beaucoup plus contestée à la fois dans la majorité et dans l'opposition. Le député centriste de la Marne, Charles de Courson, a fondu en larmes lors des débats portant sur cet article 2 du projet de révision constitutionnelle. «La déchéance de nationalité limitée aux seules binationaux (...) était inacceptable parce qu'elle était contraire à l'unité de notre Nation», a-t-il d'abord tancé. Avant d'invoquer «la mémoire de (son) grand-père, (...) député qui avait voté contre les plein-pouvoirs au maréchal Pétain». Et de rappeler ensuite que son père, résistant, «avait été qualifié de terroriste par l'occupant nazi».

 

Les députés examineront aujourd'hui l'article 2 qui étend la déchéance de nationalité à tous les Français, mono-nationaux comme ni-nationaux, au nom de l'égalité", sans voir qu'il y a une inégalité entre les bi-nationaux qui ont des droits supplémentaires liés à leur double nationalité que n'ont pas les mono-nationaux.

 

Selon le JDD, l'inscription de l'état d'urgence dans la constitution était "contestée par certains écologistes et le Front de gauche, comme par certains députés de droite." 

 

La députée écologiste Cécile Duflot s'est émue sur LCP de cette faible affluence lors d'une réforme pourtant très importante :

 

"Je trouve d'abord que la tenue de ce débat est un peu triste. 441 parlementaires absents au moment où on constitutionnalise l'état d'urgence... C'est une décision lourde, grave, ça ne peut pas ne pas poser question", a-t-elle déploré.

 

Selon l'article du Figaro qui rapporte l'information, un amendement interdisant la dissolution de l'Assemblée nationale "pendant toute la durée de l'état d'urgence" et soit-disant "déposé contre l'avis du gouvernement par le député PS de l'Hérault, Sébastien Denaja" "a d'abord été adopté par les élus présents", "avant d'être finalement voté en même temps que l'article premier dans sa globalité."

 

On nous prend vraiment pour des imbéciles. Représentez-vous la scène suivante : un salarié non qualifié à son poste dans une entreprise, décrète la suppression de deux consignes importantres de son propre chef et contre sa propre direction et en présence de son patron. Il fait adopter la nouvelle consigne par ses collègues qui votent la suppression des deux consignes, toujours en présence du patron. Pensez-vous qu'un tel cas dans la réalité puisse se réaliser ?

 

Le député les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a immédiatement dénoncé une "faute grave" sur Twitter. Et oui, c'est "grave", mais surtout on se moque de nous.

 

Les socialistes qui n'ont pas voté la constitutionalisation de l'état d'urgence sont :

 

Une assemblée aux trois-quarts vide vote la constitutionalisation de l'état d'urgence

Les députés se prononceront mercredi après-midi par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi que le Sénat examinera à son tour vers la mi-mars.


Pour être définitivement adoptée, toute révision constitutionnelle doit être d'abord votée dans les mêmes termes par les deux assemblées puis soumise au Parlement réuni en Congrès à Versailles où la majorité nécessaire est des trois cinquièmes des suffrages exprimés. [4]

 

3 parlementaires sur 5 pourraient voter le texte que le texte serait considéré comme adopté... Et après ils s'étonnent que les Français n'aillent pas voter.

Une assemblée aux trois-quarts vide vote la constitutionalisation de l'état d'urgence

Add. 23h05. L'amendement interdisant la dissolution de l'Assemblée nationale "pendant toute la durée de l'état d'urgence"

 

"a été qualifié mardi de «scélérat» par le patron des députés LR, Christian Jacob, qui a obtenu du premier ministre une nouvelle délibération pour faire rejeter l'amendement en nouvelle lecture." (Source)

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