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28 mars 2026 6 28 /03 /mars /2026 07:53

Tout en laissant à chacun la liberté de culte, la cité-État de Monaco est un exemple où le Christ est Roi, et où le temporel et le spirituel collaborent ensemble au bien public.

 

Contrairement à ce qui est rabâché, l'exemple de Monaco montre que la liberté de culte et la laïcité existent bien dans des États où le Christ règne.

 

Lors de sa rencontre avec le prince souverain Albert II de Monaco, le pontife a souligné la valeur unique des pays qui conservent la foi catholique comme religion d'État, insistant sur le fait que ce statut implique une responsabilité particulière dans la promotion d'une société inspirée par les principes chrétiens.

Le pape Léon XIV entre dans l'histoire en devenant le premier pape des temps modernes à effectuer une visite apostolique à Monaco

Le 28 mars, le pape Léon XIV entrera dans l'histoire en devenant le premier pape des temps modernes à effectuer une visite apostolique à Monaco.

 

Nichée sur la côte méditerranéenne, la principauté de Monaco – dont la langue officielle est le français – est souvent associée à la Formule 1, à la richesse, au glamour et au célèbre casino de Monte-Carlo. Pourtant, sous cette façade raffinée se cache un héritage profondément catholique qui continue d'influencer ses lois, sa culture et sa monarchie.

 

Voici 10 points essentiels à connaître sur Monaco et son identité catholique profondément enracinée :

 

1. Monaco est le dernier pays européen à être catholique de droit.

 

Contrairement à de nombreux pays européens modernes, Monaco reconnaît officiellement l'Église catholique comme religion d'État. Seuls quelques rares pays, dont le Vatican, Malte, le Costa Rica et le Liechtenstein, ont encore le catholicisme comme religion d'État officielle. Monaco est le dernier pays européen dont la constitution déclare "la religion catholique, apostolique et romaine" comme religion d'État, ce qui confère à la visite du pape Léon XIV un attrait particulier sur ce dernier État officiellement catholique d'Europe.

 

Actuellement, plus de 90 % de la population — soit environ 38 000 à 39 000 personnes — se déclare catholique.

 

Monaco compte également une population âgée. Environ un tiers des résidents, voire plus, ont plus de 65 ans. L'espérance de vie à Monaco est parmi les plus élevées au monde – souvent estimée à plus de 80 ans – ce qui signifie que l'Église monégasque côtoie une population très âgée.

 

2. Le souverain actuel a de profondes racines catholiques.

 

La famille régnante de Monaco, la Maison Grimaldi, est depuis longtemps étroitement liée au catholicisme. Le prince Albert II de Monaco, l'actuel souverain, a été baptisé et élevé dans la foi catholique, à l'instar de ses prédécesseurs. Le prince Albert est le fils du prince Rainier III et de l'actrice américaine Grace Kelly, elle aussi catholique.

 

Le prince Albert II a 68 ans et est marié depuis 2011 à Charlene Wittstock, une ancienne nageuse olympique. Ils ont deux enfants : les jumeaux Jacques et Gabriella.

 

Avant d'épouser Wittstock, Albert avait eu deux enfants hors mariage : Jazmin et Alexandre. Bien que tous deux soient reconnus comme les enfants du prince Albert, ils ne figurent pas dans l'ordre de succession au trône, leurs parents n'ayant jamais été mariés.

 

3. Monaco est le deuxième plus petit pays du monde.

 

Croyez-le ou non, Monaco est plus petit que Central Park à New York. Seule la Cité du Vatican est plus petite. La principauté ne couvre qu'environ 2 kilomètres carrés (moins d'un mile carré), et pourtant elle abrite une population dense et des infrastructures de pointe.

 

Il convient de noter que Monaco est à la fois une principauté et un pays. C’est une cité-État souveraine et indépendante, et son statut de "principauté" se rapporte à sa forme de gouvernement : une monarchie constitutionnelle dirigée par un prince.

 

4. Monaco ne compte qu'un seul diocèse catholique et un seul archevêque.

 

Ce petit pays ne compte qu'un seul diocèse, l'archidiocèse de Monaco, et le Livre Guinness des records le reconnaît comme le plus petit diocèse du monde en superficie.

 

Lors de sa visite, le pape Léon rencontrera l'archevêque Dominique-Marie David, prêtre français ordonné à Nantes et nommé à Monaco en 2020, le seul archevêque du pays.

 

5. Le catholicisme à Monaco en chiffres

 

Monaco possède une vie paroissiale étonnamment riche : six paroisses et une quinzaine d’églises et de chapelles desservent ce petit pays.

 

On compte 29 prêtres en activité, dont un exorciste officiel : le chanoine Alain Goinot, nommé en 2015, ainsi que 14 religieuses. Les quatre communautés de religieuses comprennent les Dominicaines, les Oblates de la Vierge Marie de Fátima, les Filles du Saint-Cœur de Marie et les Sœurs de Notre-Dame de l’Incarnation.

 

De plus, si vous regardiez une carte de Monaco, vous verriez qu'à chaque coin de la principauté se trouve une église : la cathédrale du Rocher, Saint-Charles avec les Dominicains, Saint-Martin-Sacré-Cœur, Sainte-Dévote, Saint-Nicolas dans le port, et la chapelle du Palais princier dédiée à Saint Jean-Baptiste.

 

6. À Monaco, un milliardaire et une femme de ménage peuvent s'asseoir sur le même banc.

 

Monaco possède l'un des PIB par habitant les plus élevés au monde. Son économie prospère grâce au tourisme de luxe, à la banque et à l'immobilier, attirant des millionnaires et des milliardaires du monde entier.

 

L'une des principales raisons pour lesquelles les personnes fortunées affluent à Monaco est l'absence d'impôt sur le revenu des personnes physiques (à quelques exceptions près). Cela a contribué à en faire un paradis fiscal mondial.

 

L’abbé Christian Venard, vicaire épiscopal pour la communication de l’archidiocèse de la principauté, a déclaré à EWTN News lors d’une interview : "Bien qu’il y ait des personnes très riches, les gens ordinaires, parfois même très modestes, sont également indispensables au bon fonctionnement de l’Église. Cette mixité sociale confère à notre Église diocésaine un caractère véritablement unique. Il arrive qu’à l’église, un milliardaire et une femme de ménage soient assis sur le même banc. L’Église est l’un des rares lieux de brassage social dans la principauté et doit tenir compte de cet aspect important dans son apostolat quotidien."

 

7. Monaco a accueilli l'un des mariages royaux catholiques les plus suivis.

 

La cathédrale Notre-Dame-Immaculée-Conception — anciennement la cathédrale Saint-Nicolas — est le lieu où le prince Rainier III et Grace Kelly se sont mariés en 1956 et où reposent de nombreux princes et princesses, dont Grace Kelly. Leur messe de mariage demeure l'un des mariages royaux catholiques les plus suivis de l'histoire.

 

8. La sainte patronne de Monaco est Sainte Dévote.

 

Sainte Dévote, la patronne de Monaco, est si importante que sa fête, le 27 janvier, est une solennité et un jour de précepte dans l'archidiocèse. Sa relique est même conservée dans la chapelle du palais.

 

Sainte Dévote est une martyre chrétienne vénérée des premiers siècles, ayant vécu probablement à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle. Selon la tradition, elle serait née en Corse et aurait été tuée pour sa foi lors des persécutions romaines. Son corps aurait été placé sur une barque par d'autres chrétiens, et celle-ci aurait miraculeusement dérivé jusqu'à Monaco, où elle devint la sainte patronne de la principauté.

 

9. C'est un pays pro-vie.

 

L'une des manifestations les plus claires de l'identité catholique de Monaco est sa position juridique sur l'avortement. Influencé par la doctrine morale catholique, le pays a historiquement interdit l'avortement, sauf dans des circonstances très limitées. Ce cadre juridique témoigne d'un profond attachement culturel à la dignité de la vie humaine.

 

En novembre dernier, le prince Albert a refusé de signer un projet de loi visant à libéraliser davantage l'avortement dans la principauté, même s'il avait été adopté par le Parlement par 19 voix contre 2. Albert a déclaré comprendre "la sensibilité de cette question" mais a insisté sur le fait que la loi actuelle respecte mieux l'identité catholique de Monaco et la place particulière de l'Église tout en assurant un soutien "sûr et plus humain" aux femmes.

 

10. Une princesse a été retirée de la ligne de succession britannique pour s'être convertie au catholicisme.

 

En 2018, la princesse Alexandra de Hanovre, membre de la famille royale de Monaco, a été déclassée dans l'ordre de succession britannique après sa conversion au catholicisme.

 

La princesse Alexandra est née en Autriche et a été baptisée luthérienne deux mois après sa naissance. Elle est la fille de Caroline, princesse de Hanovre, et du prince Ernst August de Hanovre. Par son père, elle descend de Victoria, princesse royale, fille aînée de la reine Victoria et du prince Albert.

 

Alexandra est la petite-fille de Grace Kelly, devenue princesse de Monaco en 1956 lors de son mariage avec Rainier III. Elle figurait donc non seulement dans l'ordre de succession britannique, mais aussi au trône monégasque, où elle était douzième.

 

Étant donné que le monarque britannique est le chef de l'Église d'Angleterre, qui est l'Église établie du pays, la loi britannique interdit aux catholiques de succéder au trône.

 

La loi de 2013 sur la succession à la Couronne a notamment autorisé les héritiers du trône à épouser des catholiques. Cependant, la loi stipule toujours que le souverain britannique en exercice ne doit pas être catholique. Les catholiques sont exclus du trône d'Angleterre depuis l'Acte d'établissement de 1701.

 

EWTN News sur X

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Visite de Léon XIV à Monaco: pourquoi la venue du pape dans la principauté ce samedi est-elle historique?

 

C'est une visite qui fera date. Pour la première fois dans l'histoire contemporaine de Monaco, un pape va fouler la Principauté. "Cela montre que le Saint-Siège ne fait pas de différence entre les grands États et les petits États, et que même un petit État, et a fortiori de tradition chrétienne, mérite la visite du souverain pontife", souligne auprès de Vatican News Thomas Fouilleron, directeur des archives du Palais Princier et historien de la Principauté.

 

Ce samedi 28 mars, Léon XIV est attendu dès 9 heures du matin sur le Rocher pour le troisième voyage officiel de son pontificat, débuté en mai dernier après la mort du pape François.

 

Qui dit rendez-vous exceptionnel, dit aussi organisation exceptionnelle. À l'occasion de cette venue de Léon XIV, la Principauté "adoptera une organisation comparable à celle mise en place lors du Grand Prix de Monaco", explique Monaco Tribune, précisant que certains quartiers seront partiellement fermés à la circulation.

 

Inévitablement, la sécurité du pape sera la priorité. Les autorités ont d'ailleurs demandé à certains établissements présents sur le parcours du cortège papal de baisser le rideau ce samedi.

 

Une messe au stade Louis II

Discours depuis le balcon du Palais Princier, prière à la Cathédrale de Monaco, déambulation dans les rues monégasques à bord de la célèbre papamobile... Le programme de Léon XIV sur le Rocher est ficelé.

 

La visite apostolique du souverain pontife se clôturera avec une messe célébrée à 15 heures depuis le stade Louis II, dans lequel l'équipe de football de l'AS Monaco a l'habitude d'évoluer. Face à la forte affluence attendue, l'enceinte sportive ouvrira ses portes dès midi.

 

Les deux plus petits États au monde

"Le catholicisme est au cœur de notre histoire, de notre identité et de notre avenir", a déclaré le Prince Albert II à l'occasion de cette visite. Et pour cause, si chacun est libre à Monaco de pratiquer le culte de son choix, le catholicisme est la religion d'État dans la Principauté depuis 1962 et son inscription dans la Constitution par le Prince Rainier III.

 

Liés par le catholicisme, le Vatican (0,44 km²) et Monaco (2,02 km²) sont les deux plus petits États au monde. Ce samedi, le pape Léon XIV procédera donc à sa première visite de l'année 2026 à l'étranger, dans une Principauté qui partage quelques points communs avec le Saint-Siège. BFM sur X / BFM 

AddLettre du pape Léon XIV à Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco :

"Vous êtes parmi les rares pays au monde à avoir la foi catholique comme religion d’État.

Cette foi nous place devant la souveraineté de Jésus, qui appelle les chrétiens à devenir dans le monde un royaume de frères et sœurs – une présence qui n’abaisse pas mais élève, qui ne sépare pas mais unit, toujours prête à protéger avec amour toute vie humaine, en tout temps et en toute circonstance, afin que personne ne soit jamais exclu de la table de la fraternité." 

Catholic Sat sur X

Dans un message adressé à la communauté catholique de Monaco, le pape Léon XIV loue l'accueil et l'hospitalité de l'Église de Monaco envers tous et affirme que cela devrait servir de modèle à l'Église universelle dans son ensemble :

 

"Cette communion est le signe par excellence de l’Église, appelée à être le reflet dans ce monde de l’amour de Dieu qui ne fait aucune distinction. À cet égard, je tiens à dire que votre Église, ici en Principauté de Monaco, possède une grande richesse. Car c’est véritablement un lieu où tous trouvent accueil et hospitalité, marqué par un brassage social et culturel caractéristique de votre société. En effet, bien que la Principauté de Monaco soit un petit État, elle est habitée par des Monégasques, des Français, des Italiens et des personnes de nombreuses autres nationalités.

C’est un petit État cosmopolite, où la diversité des origines se conjugue aux différences socio-économiques.

Dans l’Église, une telle variété ne doit jamais être source de divisions sociales. Au contraire, chacun est accueilli comme personne et enfant de Dieu. De plus, tous sont bénéficiaires d’un don de grâce qui favorise la communion, la fraternité et l’amour du prochain." Catholic Sat sur X

A Monaco, Léon XIV dénonce le fossé grandissant entre les riches et les pauvres. AFPNews Agency sur X / BFM sur X / France 24 sur X

 

Le pape Léon XIV a prononcé un discours en français, au balcon du palais princier à Monaco :

 

"La démonstration de la force et la logique de la toute-puissance blessent le monde et compromettent la paix.Le Figaro sur X

 

 

Samedi, le pape Léon XIV a dénoncé le fossé grandissant entre les riches et les pauvres

Le pape Léon XIV faisant une entrée triomphale dans la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception, tandis que le chœur entonne majestueusement "Tu Es Petrus". Catholic Sat sur X

Le pape Léon XIV à la Communauté catholique de Monaco :

 

"Apportez la lumière de l’Évangile à tous afin que la vie de chaque homme et de chaque femme soit défendue et promue de la conception à la mort naturelle. Proposez de nouvelles voies capables d’endiguer la vague de sécularisme, qui risque de réduire l’humanité à l’individualisme et de fonder la vie sociale sur la production de richesses." Catholic Sat sur X

Le pape Léon XIV invite la communauté catholique de Monaco à réfléchir aux questions suivantes :

"Défendons-nous véritablement les êtres humains ? Sauvegarde-t-on la dignité de la personne en protégeant la vie à tous ses stades ? Le modèle économique et social actuel est-il véritablement juste et empreint de solidarité ? Possède-t-il une éthique de responsabilité qui contribue à dépasser la simple logique de l’échange d’équivalents, du profit comme fin en soi [pour reprendre les termes de l’encyclique Caritas in Veritate du pape Benoît XVI], afin de construire une société plus équitable ?" Catholic Sat sur X

Léon XIV à Monaco : "C'est pour moi-même, pour la princesse Charlène, notre famille et toute la communauté monégasque un immense honneur, une grande joie et une profonde émotion de vous accueillir aujourd'hui pour cette visite historique", déclare le prince Albert II. France Info sur X

 

Magnifique réflexion du pape Léon XIV à Monaco aujourd'hui, sur le complot des chefs juifs visant à tuer Jésus :

"Au lieu de reconnaître le Nazaréen comme le Messie – le Christ tant attendu –, les chefs religieux le percevaient comme une menace. En tant que maîtres de la Loi, leur vision était si déformée qu'ils transgressèrent eux-mêmes les préceptes de la Loi. Oubliant la promesse de Dieu à son peuple, ils cherchèrent à tuer l'innocent, et derrière leur peur se cachait le désir de conserver le pouvoir. Bien qu'ils aient oublié la Loi, qui commande : 'Tu ne tueras point', Dieu n'a pas oublié la promesse qui préparerait le monde au salut. Sa providence a transformé ce verdict meurtrier en un moyen de révéler un acte d'amour suprême : si pervers qu'ait été Caïphe, il 'prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation'."

 

Le Pape poursuit :

 

"Nous sommes ainsi témoins de deux forces opposées : d’une part, la révélation de Dieu, qui se présente comme le Seigneur tout-puissant et Sauveur ; d’autre part, les desseins occultes des puissants, avides de tuer sans scrupules. Cela ne se produit-il pas encore aujourd’hui ? À la convergence de ces forces se trouve le signe de Jésus : le don de sa vie. Ce signe est préfiguré par la résurrection de Lazare, prophétie la plus proche des événements qui se dérouleront plus tard dans la passion, la mort et la résurrection du Christ. À la Pâque, le Fils accomplira l’œuvre du Père par la puissance du Saint-Esprit. De même que Dieu a fait naître la vie du néant au commencement des temps, de même, à la plénitude des temps, il rachète toute vie de la mort, source de destruction dans la création." Catholic Sat sur X

Le pape Léon XIV a prononcé aujourd'hui une déclaration poignante lors de la messe à Monaco concernant le meurtre d'innocents dans le monde :

 

"Aujourd'hui encore, combien de complots sont ourdis à travers le monde pour tuer des innocents ! Combien de prétextes sont invoqués pour justifier leur élimination ! Pourtant, malgré la persistance du mal, la justice éternelle de Dieu nous sauve toujours de nos tombeaux, comme elle l'a fait pour Lazare, et nous donne une vie nouvelle." Catholic Sat sur X

Depuis le balcon du Palais, le Prince Albert II souligne le rôle central du catholicisme à Monaco, religion officielle de la Principauté : ''Notre foi est notre force.'' KTOTV sur X

 

Dans son homélie lors de sa messe à Monaco, Leon XIV a commenté le passage de l’Évangile dans lequel les Grands Prêtres du temple de Jérusalem condamnent Jésus à mort pour avoir ressuscité Lazare. Selon le Pape, ces Grands prêtres représentent "l’action occulte d’autorités puissantes, prêtes à tuer sans scrupule", avant d’ajouter : "n’est-ce pas ce qui se passe aujourd’hui ?" Émilie Defresne sur X
 

Sa Sainteté le pape Léon XIV célébrant le Saint Sacrifice de la messe à Monaco:

La bénédiction apostolique du pape Léon XIV en latin à la fin du Saint Sacrifice de la Messe à Monaco:

Le Salve Regina entonné à la fin de la Messe :

Salve, Regina,

Mater misericordiæ,

vita, dulcedo,

et spes nostra, salve.

Ad te clamamus exsules filii Hevæ,

Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.

Eia, ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte;

Et Jesum,

benedictum fructum ventris tui,

nobis post hoc exsilium ostende.

O clemens,

O pia,

O dulcis Virgo Maria.

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 18:22
Le point de vue catholique américain sur le "sionisme" et l’État d’Israël de 1948

Suite à l'éviction injuste de Carrie Prejean de la Commission sur la liberté religieuse le 11 février, et compte tenu de l'importance de comprendre le problème du sionisme, qui est de nature religieuse mais a de graves implications politiques pour l'Amérique, CforCatholics a établi une déclaration approfondie que vous pouvez lire ici.

 

DÉCLARATION COMPLÈTE : Le point de vue catholique sur le sionisme et l’État d’Israël de 1948 – Par des catholiques pour des catholiques

 

https://cforc.com/2026/02/thecatholicviewonzionismandthestateofisrael/

[Entre crochets et en bleu nos commentaires.]

 

Le 11 février 2026, le lieutenant-gouverneur du Texas, Dan Patrick, a annoncé le retrait de Carrie Prejean Boller de la Commission sur la liberté religieuse du président Donald Trump. Carrie Boller, convertie au catholicisme et ancienne Miss Californie USA, a suscité un vif débat lors de la dernière audition de la commission en justifiant son rejet du sionisme par sa foi catholique, ce qui lui a valu de nombreuses critiques.

 

Face à ces attaques injustes contre sa position et contre d'autres catholiques qui défendent leur foi, l'organisation Catholics for Catholics a établi un document avec une plus grande précision théologique sur le point de vue catholique authentique au sujet du sionisme et de l'État d'Israël de 1948.

 

D'emblée, il est important d'affirmer trois points.

 

Avant toute chose : en tant que catholiques, nous exprimons les croyances catholiques en utilisant l’enseignement et le langage de l’Église catholique. Nous nous réjouissons que le Christ nous ait laissé saint Pierre, les Apôtres et leurs successeurs pour nous enseigner les vérités de la foi et de la morale. L’Église possède son propre langage pour définir ses croyances , toutes deux soigneusement élaborées et affinées sous l’inspiration du Saint-Esprit depuis maintenant 2 000 ans. Cela signifie que lorsque nous exprimons ce que nous croyons en tant que catholiques , nous utilisons le langage de l’Église , et non celui d’autres Églises.

 

Deuxièmement : le terme "sionisme" est un terme non catholique à la fois chargé de connotations bibliques et notoirement ambigu et sujet à des abus.

 

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Nathan Birnbaum est un penseur et un écrivain autrichien juif, né le 16 mai 1864 à Vienne (Autriche) et mort le 2 avril 1937, a inventé le terme "sionisme" en défendant le nationalisme juif

[Nathan Birnbaum est un penseur et un écrivain autrichien juif, né le 16 mai 1864 à Vienne (Autriche) et mort le 2 avril 1937, a inventé le terme "sionisme" en défendant le nationalisme juif. Il a contribué à l'organisation du premier congrès sioniste (1897), mais s'en est ensuite éloigné pour promouvoir l'autonomie culturelle yiddish. En 1916, il embrassa le judaïsme orthodoxe, rejoignit Agudas Yisroel (parti politique juif haredi en Israël, parti de nombreux Haredim en Israël – branche du judaïsme orthodoxe caractérisée par son interprétation stricte des sources religieuses et de sa halakha (loi juive) et de ses traditions–) et devint antisioniste. Fuyant les nazis en 1933, il s'installa aux Pays-Bas et y mourut en 1937. Ndlr.]

 

Le fait qu’il [le terme "sionisme"] soit "chargé de connotations bibliques" n’a pas pu être ignoré, même par les fondateurs laïcs de l’État d’Israël de 1948, qui, dans leur Déclaration d’indépendance, ont présenté sa fondation comme faisant partie de "la réalisation du rêve ancestral : la rédemption d’Israël". Ainsi, bien que certains tentent de dépouiller le terme "sionisme" de ses implications théologiques, il est impossible d’y parvenir complètement.

 

Troisièmement, évaluer le "sionisme" en tant que tel soulève des questions d’interprétation biblique, dont l’autorité appartient à l’Église catholique. Puisque le Christ a conféré à l’Église catholique seule l’autorité d’interpréter les Écritures et d’enseigner infailliblement en matière de foi et de morale, nous, catholiques , devons toujours nous en remettre à ces enseignements – et au langage dans lequel ils sont formulés – lorsqu’il s’agit d’exprimer les croyances catholiques.

["Le progrès de tout le Peuple de Dieu, par la volonté du Christ lui-même, dépend éminemment du ministère des prêtres: c’est là une affirmation qui ressort clairement des paroles par lesquelles le Seigneur a constitué les Apôtres et leurs successeurs et coopérateurs, hérauts de l’Évangile, chefs du peuple nouveau et intendants des mystères de Dieu. Les paroles des Pères et des saints ainsi que les documents réitérés des Souverains Pontifes en sont la confirmation. Cf. en premier: saint Pie X, exhort. au clergé Haerent animo, 4 août 1908: S. Pii X Acta IV, p. 236-264. – Pie XI, Encycl. Ad catholici Sacerdotii, 20 décembre 1935: AAS 28 (1936); imprimis, p. 37-52. – Pie XII, adhort. apost. Menti Nostrae, 23 septembre 1950: AAS 42 (1950), p. 657-702. – Jean XXIII, Encycl. Sacerdotii Nostri primordia, 1er août 1959: AAS 51 (1959), p. 545-579. – Paul VI, épître apost. Summi Dei Verbum, 4 novembre 1963: AAS 55 (1963).

(Note 1 du décret Optatam Totius du très Saint Concile Vatican II)

 

"Nous pensons que le peuple élu, le peuple de Dieu, c'est à présent nous." (Benoît XVI, Audience générale du 19 octobre 2005 , §3).

 

 

Cela signifie que personne ne peut exiger des catholiques qu'ils utilisent un langage non catholique pour expliquer la foi catholique. Ce serait tout aussi absurde que d'exiger des juifs et autres non-catholiques qu'ils utilisent un langage catholique pour expliquer leurs croyances non catholiques. Nous pouvons utiliser le langage de ceux qui ne font pas partie de l'Église pour expliquer ce que nous rejetons. Mais nous utiliserons toujours le langage de l'Église pour expliquer ce que nous croyons.

 

Que signifie le terme "sionisme" pour les non-catholiques ? Certains affirment qu’il signifie simplement que l’État d’Israël, créé en 1948, a un "droit à exister". Les catholiques l’affirment précisément, et l’Église a formulé cette affirmation de manière claire et sans ambiguïté : il s’agit d’un droit à exister selon ce que l’Église appelle la loi naturelle, c’est-à-dire l’ordre moral qui s’applique à tous les peuples et à toutes les nations, sans faire appel à aucune religion particulière. Il est absurde de prétendre qu’une telle croyance est "antisémite" ou haineuse envers les Juifs. C’est tout le contraire.

 

[L'Église rejette la base théologique du sionisme, en particulier l'idée selon laquelle l'État moderne d'Israël serait un accomplissement direct des promesses de Dieu à Abraham. L'Église soutient que seul Jésus-Christ est l'accomplissement ultime de ces promesses.]

Or, les promesses ont été faites à Abraham ainsi qu’à sa descendance ; l’Écriture ne dit pas « et à tes descendants », comme si c’était pour plusieurs, mais et à ta descendance, comme pour un seul, qui est le Christ.

Galates 3,16

Cependant, nombre de personnes se réclamant du "sionisme", qu'elles soient juives ou chrétiennes, vont bien au-delà du simple "droit à l'existence" selon le droit naturel. Elles affirment que l'État d'Israël de 1948 est l'héritier de l'alliance conclue par Dieu avec Abraham, conformément à une loi divine qui lui serait propre, lui conférant ainsi la souveraineté sur la Terre sainte par droit divin. Elles définissent dès lors le "droit à l'existence" non comme une simple revendication d'existence au regard du droit naturel, à l'instar de tout autre peuple ou nation (comme le croient les catholiques), mais comme une revendication théologique fondée sur la loi divine, ancrée dans la Bible et propre à l'État d'Israël de 1948.

 

Cela, en tant que catholiques, nous le rejetons sans réserve.

 

La raison est simple.

 

Au cœur de ce problème se trouve la question de savoir si nous croyons vraiment en ce que Notre Seigneur a dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14,6) ; et en ce que saint Pierre, notre premier pape, a prêché aux chefs juifs à Jérusalem : "Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4,12).

 

Comme nous l’a enseigné saint Paul – lui-même "Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin" (Rm 11, 1) : "si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse." (Ga 3, 29). Ainsi, l’enseignement du concile Vatican II, dans Nostra Aetate, affirme que "l’Église est le nouveau Peuple de Dieu" (§ 4), et dans Lumen Gentium, qu’elle est le "Peuple de Dieu", le "Peuple nouveau" et le "nouvel Israël" (Chapitre II, § 9).

 

Lumen Gentium 9

[Le Peuple de Dieu n'est plus défini par la terre, la lignée ou les frontières politiques, mais par la foi en Jésus-Christ. 

Historiquement, déjà à partir des rois hellénistique séleucides de Syrie, il y eut peuplement de nombreux immigrés européens celtes et grecs en Palestine qui n'était donc pas des 'juifs de race', mais qui se convertirent au judaïsme. "On ne naît pas simplement juif, on peut le devenir. Et de fait, il y a des gens qui le deviennent..." (voir la video de l'historien Maurice Sartre)

 

Nostra Aetate § 4 affirme que le salut n'est pas lié à l'ethnicité ou aux promesses territoriales, mais qu'il est accompli en Christ et étendu à tous par son Église. "L’Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même, des deux, a fait un seul. (Ep 2, 14-16.)

Le prophète Osée 2,20-25 décrit ainsi ce royaume messianique : "En ces jours-là […] l’arc, l’épée et la guerre, je les briserai pour en délivrer le pays ; et ses habitants, je les ferai reposer en sécurité. Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la fidélité et la tendresse ; je ferai de toi mon épouse dans la loyauté, et tu connaîtras le Seigneur. En ce jour-là je répondrai – oracle du Seigneur ; oui, je répondrai aux cieux, eux, ils répondront à l’appel de la terre ; la terre répondra au froment, au vin nouveau et à l’huile fraîche, eux, ils répondront à la ''Vallée-de-la-fertilité''. Je m’en ferai une terre ensemencée, J’aimerai celle qu’on appelait ''Pas-Aimée'' et à celui qu’on appelait ''Pas-mon-Peuple'', je dirai : ''Tu es mon peuple'', et il dira : ''Tu es mon Dieu !''

Le prophète Ésaïe 56,6-7 avait lui-même annoncé que l’ouverture au sacerdoce se ferait dans tous les peuples : "Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte je les comblerai de joie dans ma maison de prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison s’appellera 'Maison de prière pour tous les peuples'."

 

Il n’y a pas de "théologie du remplacement": il y a en réalité la théologie catholique de l’accomplissement. (Mt 5,17)

Dès le début lorsque le Seigneur Jésus institua les Douze", l’Église constitue les "germes du Nouvel Israël" (Catéchisme de l’Église catholique § 877). Le "peuple de Dieu" naît par le baptême, non "selon la chair" ou la terre (Catéchisme de l’Église catholique, § 781). L’alliance de Dieu a été accomplie une fois pour toutes en Jésus-Christ, et non dans un État moderne, athée ou politique. 

"Le Peuple de Dieu a des caractéristiques qui le distinguent nettement de tous les groupements religieux, ethniques, politiques ou culturels de l’histoire : Il est le Peuple de Dieu : Dieu n’appartient en propre à aucun peuple. Mais Il s’est acquis un peuple de ceux qui autrefois n’étaient pas un peuple : "une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte"(1 Pierre 2:9)." (CEC § 782) Saint Justin Martyr (mort vers 165) écrit que les chrétiens sont "la véritable race israélite" (Dialogue avec Tryphon le Juif, chap. 135). Saint Augustin (mort en 430) que "la véritable Judée, c’est donc l’Église du Christ", et ajoute : "La véritable Sion, c’est l’Église des chrétiens'". (Exposition sur le Psaume 76)

Les chrétiens sont le nouvel Israël, héritiers des promesses non selon la chair (Romains 9:6-8 ; Galates 3:29 ; 1 Pierre 2:9). Le christianisme rassemble en un même peuple de Dieu des hommes de tous pays.

L’Église n’est pas un peuple comme un autre, a expliqué Léon XIV lors de l'audience générale du mercredi 11 mars 2026. Elle est le peuple de Dieu formé d’hommes et de femmes issus de tous les peuples de la terre. Son principe d’unité "n’est ni une langue, ni une culture, ni un groupe ethnique, mais la foi en Christ"Audience du pape : "L’Église est une, mais elle inclut tout le monde" | ZENIT - Français

Ainsi, notre Église est universelle. Notre alliance est nouvelle et éternelle Notre loyauté appartient au Royaume de Dieu, non à un État terrestre qui prétendrait accomplir les promesses messianiques sur terre (hérésie du messianisme)... Cet État terrestre politique a davantage les traits d’un gouvernement antichrist que les traits d’un État Chrétien.]

 

Nous ne disons pas cela par orgueil envers nos amis juifs, que nous aimons et dont nous aspirons à voir le Messie et son Église. Nous rejetons tout antisémitisme, qui n'est autre que la haine des Juifs. Nous ne souhaitons aucun mal à nos amis juifs, mais seulement leur bien véritable et suprême, qui se trouve en leur Christ et en le nôtre. L'Église a toujours compté des Juifs parmi ses membres, depuis ses origines jusqu'à ce jour, et ses fondements apostoliques étaient entièrement juifs !

 

Lire: Brant Pitre sur les racines juives de la papauté

 

En effet, les Juifs demeurent la famille du Christ selon la chair, et Il aspire à leur salut et pleure pour eux, comme Il pleura jadis sur Jérusalem. De même, les Juifs sont la seule nation à qui Il a promis une conversion finale avant Son retour. Nous attendons ce jour avec espérance.

 

Néanmoins, comme l'a observé l'éminent théologien biblique catholique, le Dr Scott Hahn, "être chrétien catholique… n'implique en aucun cas d'adhérer au sionisme comme accomplissement d'une prophétie".

 

De même, comme l’a affirmé le pape émérite Benoît XVI, "un État religieux juif qui voudrait être considéré comme l’accomplissement politique et religieux des promesses [de Dieu] est historiquement impensable selon la foi chrétienne et serait contraire à la compréhension chrétienne des promesses".

 

MAINTENANT QUE ÇA EXISTE…

Maintenant qu’il existe, nous reconnaissons que l’État d’Israël, fondé en 1948, a le même droit à l’existence que toute autre nation, en vertu du droit naturel – et non divin –, ce qui implique le devoir de gérer ses affaires avec justice. Nous n’avons pas besoin d’un terme non catholique et sujet à erreur comme "sionisme" pour exprimer une croyance catholique pour laquelle l’Église a fourni un langage clair et sans erreur.

 

On accuse souvent nombre de ceux qui appliquent deux poids, deux mesures à l'égard de l'État d'Israël de 1948 d'"antisémitisme". Mais pour quelle autre nation sommes-nous, en tant que catholiques et en tant qu'Américains, tenus d'adhérer à un "-isme", sous peine d'être qualifiés de "haineux" envers cette nation et son peuple ? La réponse est : aucune, sauf l'État d'Israël de 1948. Les catholiques n'ont pas besoin, et n'ont jamais utilisé, de termes comme "américanisme", "mexicanisme" ou "italianisme" pour affirmer la conviction catholique que chacune de ces nations a le droit d'exister en vertu du droit naturel. Dès lors, pourquoi utiliserions-nous le terme non catholique, chargé de connotations bibliques, et notoirement ambigu et galvaudé de "sionisme" pour affirmer précisément cette même conviction catholique concernant l'État d'Israël de 1948 ?

 

En effet, comme nous l'avons déjà dit, le discours de l'Église sur le "droit naturel" et son application à l'État d'Israël de 1948 est clair et sans erreur. Mais le discours non catholique sur le "sionisme", comme nous l'avons si souvent constaté, s'est révélé tragiquement ambigu et a engendré de nombreuses erreurs théologiques et morales, notamment l'appropriation des promesses bibliques, désormais accomplies en Christ, à l'État d'Israël de 1948 par un appel fallacieux à Abraham, dans le seul but d'étendre sa domination sur la Terre sainte. Les conséquences ont souvent été sanglantes et catastrophiques, servant à justifier des crimes horribles contre nos frères palestiniens chrétiens et des décisions de politique étrangère désastreuses de la part des dirigeants américains – sans parler de la façon dont il a trop souvent perverti la foi des chrétiens et les a rendus insensibles à la souffrance de leurs frères au Moyen-Orient.

 

Ce n'est donc pas nous qui appliquons deux poids, deux mesures, mais ceux qui exigent que les catholiques parlent de l'État d'Israël de 1948 d'une manière qui leur est propre. Et si nous ne nous plions pas à leurs exigences, ils nous calomnieront en nous traitant d'"antisémites".

 

L’antisémitisme – la haine des Juifs – est condamnable et rejeté par l’Église catholique. Mais il en va de même de l’amalgame entre la résistance au "sionisme" et la haine des Juifs, pour les raisons que nous venons d’exposer. C’est ce que ma consœur catholique Carrie Prejean Boller a si courageusement défendu lors de la table ronde sur la liberté religieuse.

 

Reconnaître cette vérité ne nous oblige pas non plus à fermer les yeux sur les dangers de l'islam radical, dont les principes sont non seulement incompatibles avec les fondements chrétiens de l'Occident, mais continuent d'inspirer la violence à son encontre.

 

Il s'agit d'une lutte entre les Américains et une idéologie étrangère qui instrumentalise des erreurs religieuses, dissimulées sous le couvert de la Bible, pour nous diviser. Nous ne devons pas tomber dans le piège. Ce qui était vrai en 1776 l'est encore aujourd'hui : les États-Unis sont, et doivent être de plein droit, des États libres et indépendants ; ils sont affranchis de toute allégeance "biblique" envers une quelconque nation étrangère.

 

Alors que notre nation célèbre le 250e anniversaire de sa fondation, il est essentiel que nous restions fidèles aux enseignements de notre foi catholique, qui garantiront la prospérité de notre pays en tant que nation unie sous la protection de Dieu et par l'intercession de l'Immaculée Conception, patronne des États-Unis.

Sources

>https://cforc.com/2026/02/thecatholicviewonzionismandthestateofisrael/

>https://x.com/CforCatholics/status/2022395151826747837?s=20

Les Juifs sont un peuple ancien avec de profondes racines historiques en terre d'Israël.

Mais l'identité juive n'a jamais été dépendante d'un mouvement politique moderne fondé au 19ème siècle.

Le judaïsme est une alliance.
Le sionisme est une idéologie nationaliste.

Ce n'est pas la même chose.

Dire que s'opposer à une idéologie politique revient à attaquer le judaïsme transforme une religion en système politique.

Le judaïsme est une foi, une alliance et un mode de vie, pas le gouvernement israélien.

Cette ligne brouille les gens et met les Juifs en danger en liant notre religion à Israël.

Voice of Rabbis sur X

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>Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem ont publié une déclaration rejetant le sionisme chrétien

Lire aussi: 

L'Église catholique est le Royaume d'Israël (Shane Schaetzel)

https://x.com/ShaneSchaetzel/status/1865962585192890655

https://x.com/ShaneSchaetzel/status/1865962585192890655

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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 23:52

Environ 70 000 jeunes venus de tout le Mexique ont effectué le pèlerinage le 31 janvier au monument du Christ-Roi dans l'État de Guanajuato, ce qui est devenu l'un des plus grands pèlerinages de jeunes de ces dernières années.

70 000 jeunes font un pèlerinage au monument du Christ-Roi au Mexique

Environ 70 000 jeunes venus de différentes régions du Mexique ont effectué le pèlerinage le 31 janvier jusqu'au monument du Christ-Roi, situé au sommet de la colline de Cubilete dans l'État mexicain de Guanajuato, ce qui est devenu l'un des plus grands pèlerinages de jeunes de ces dernières années.

Depuis 1974, le mouvement Témoin et Espérance organise le pèlerinage des jeunes, qui commémore les martyrs mexicains ayant donné leur vie en criant : "Vive le Christ Roi !" Cette année, le nombre de participants a dépassé celui de 2020 , année qui détenait jusqu’alors le record de participation à cet événement pour la jeunesse.

Witness and Hope a indiqué à ACI Prensa, le service hispanophone partenaire d'EWTN News, qu'à la fin de la messe, on estimait à 50 000 le nombre de pèlerins. Cependant, après une réunion ultérieure avec les autorités de l'État de Guanajuato, il a été établi que le nombre final était plus élevé, atteignant environ 70 000 participants.

Le pèlerinage de cette année avait pour but particulier de commémorer le centenaire du début de la guerre des Cristeros (1926-1929) , un conflit découlant de la persécution religieuse subie par les catholiques au Mexique durant les premières décennies du XXe siècle.

 

"Un signe évident d'un peuple qui croit"

Lors d'une conférence de presse suivant la messe de clôture du pèlerinage, l'évêque Víctor Alejandro Aguilar Ledesma de Celaya, dans l'État de Guanajuato, a déclaré que cette participation massive ne représente pas un "réveil" des jeunes catholiques, mais plutôt la manifestation d'une réalité déjà existante.

Le prélat a expliqué qu’"il y a beaucoup de jeunes au Mexique qui vivent leur foi" et qu’"ils croient et expriment leur foi dans leurs communautés, dans leurs paroisses".

Aguilar a qualifié de mensonge l’affirmation selon laquelle "les jeunes s’éloignent de l’Église… ou que l’Église n’a plus de jeunes".

Le grand nombre de pèlerins "est un signe clair d’un peuple qui croit", a-t-il déclaré, affirmant que "les jeunes Mexicains ont la foi".

 

Aguilar a également exprimé sa joie de voir que les jeunes sont capables de s'organiser des mois à l'avance pour participer à ce genre d'expressions de foi, "sans y être contraints, sans y être payés, sans aucune promotion d'un parti politique", mais plutôt pour "exprimer leur amour pour Jésus, pour la Vierge Marie et leur fidélité à l'Église".

 

"Graines d'espoir"

Le nonce apostolique au Mexique, l’archevêque Joseph Spiteri, a exhorté les jeunes participants au pèlerinage à devenir des "semences d’espérance" dans la société à leur retour dans leurs diocèses et leurs communautés.

Le représentant du pape au Mexique leur a assuré que chacun peut "avoir une influence pour changer les structures du péché, les structures injustes", et a affirmé que la première étape consiste à construire une communauté et à encourager d'autres jeunes, car de cette façon "le feu continuera de grandir".

Enfin, Andrea Perea, qui termine cette année son mandat de présidente de Witness and Hope, a invité les jeunes à poursuivre leur formation afin de ne pas avoir une "foi superficielle" limitée à des événements isolés.

"C’est le défi que nous relevons aujourd’hui, nous les jeunes : reconnaître que le présent est beau, mais que demain apportera fatigue et lassitude", a-t-elle ajouté. Dans ce contexte, elle a souligné la nécessité pour les jeunes de s’engager pour la communauté et son développement, et que cet engagement soit "guidé par l’amour du prochain".

 

Source: https://www.ewtnnews.com/world/americas/70000-young-people-made-the-pilgrimage-to-christ-the-king-monument-in-mexico

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28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 08:00
À gauche la menorah et le rouleau de la Torah représentent le sabbat (7e jour), jour de repos et de consécration à Dieu dans la tradition mosaïque. Au centre, le Christ ressuscité émergeant d'un tombeau ouvert symbolise sa résurrection des morts le 3e jour après vendredi, premier jour de la semaine (dimanche), devenu le "huitième jour" dans la tradition patristique. À droite, la Croix et la Bible ouverte évoquent le dimanche chrétien, jour de la célébration eucharistique de la nouvelle alliance (Actes 20,7). Le calendrier au premier plan relie le 7e jour (samedi ou sabbat) au premier/huitième jour (dimanche), illustrant la continuité et l'accomplissement de toutes choses dans le Christ ressuscité. Le dimanche n'abolit pas le sabbat, mais l'accomplit (nouvelle création)

À gauche la menorah et le rouleau de la Torah représentent le sabbat (7e jour), jour de repos et de consécration à Dieu dans la tradition mosaïque. Au centre, le Christ ressuscité émergeant d'un tombeau ouvert symbolise sa résurrection des morts le 3e jour après vendredi, premier jour de la semaine (dimanche), devenu le "huitième jour" dans la tradition patristique. À droite, la Croix et la Bible ouverte évoquent le dimanche chrétien, jour de la célébration eucharistique de la nouvelle alliance (Actes 20,7). Le calendrier au premier plan relie le 7e jour (samedi ou sabbat) au premier/huitième jour (dimanche), illustrant la continuité et l'accomplissement de toutes choses dans le Christ ressuscité. Le dimanche n'abolit pas le sabbat, mais l'accomplit (nouvelle création)

Le sabbat (shabbat) vient du mot hébreu shavat qui veut dire (cesser de travailler le "7e jour". Ex. 20,10), conformément à son institution dans la Genèse (Gn 2,2-3) comme jour de repos de Dieu après la création, puis formalisé dans les Dix Commandements (Ex 20,8-11 ; Dt 5,12-15). Le chiffre 7 symbolise la plénitude, la perfection des choses, leur accomplissement temporel (sept jours de la semaine, sept sacrements, etc.)

 

Jour de repos strict, consacré à la prière, à l’étude et à la célébration de Dieu, du coucher du soleil vendredi au coucher du soleil samedi, c'est un signe de l’alliance entre Dieu et Israël (Ex 31,13-17).

 

Chez les chrétiens, le Dies dominicus en latin, le jour de repos en l'honneur du Seigneur est le dimanche. En français, le mot ''dimanche'' est un nom commun issu de diominicu (non attesté) qui remonte au gallo-roman. En Espagnol : domingo, issu également de dies Dominicus; Italien : domenica, qui partage la même origine. Si dans ces langues latines la référence solaire a été effacée, cette transition témoigne du processus par lequel le culte du soleil a été assimilé par le christianisme dans l'empire romain. D’autres langues européennes, en particulier celles des régions nordiques conservent des traces de la signification solaire du dimanche : Suédois : Söndag, Allemand : Sonntag où le mot sol (soleil) est présent dans la racine. Danois et norvégien : Søndag, avec la même signification de "jour du Soleil".

 

Isaïe 1,11-13 annonce: "Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir. [...] Cessez d’apporter de vaines offrandes ; j’ai horreur de votre encens. Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées, je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes." Dans L'Épître de Barnabé XV,8 attribuée au compagnon de Saint Paul, et citée comme Écriture par Origène et Clément d'Alexandrie, Barnabé l'explique ainsi : "Voilà pourquoi nous célébrons dans la joie le huitième jour, précisément celui où Jésus est ressuscité des morts et, après s'être manifesté, est monté aux Cieux." Le véritable sabbat inaugure le huitième jour, le dimanche, qui pour les chrétiens est le jour de la Résurrection. On passe ainsi de la semaine de la Création à celle de la nouvelle création." (Premiers écrits chrétiens, Bibliothèque de la Pléiade, éd. Publiée sous la direction de Bernard Pouderon, Jean-Marie Salamito et Vincent Zarini, Nrf Gallimard, Lonrai 2017, note 85, p. 1364.)

 

Le dimanche dans le Nouveau Testament

 

->nous voyons Jésus faire la lecture dans la synagogue le jour du sabbat (Lc 4,16), mais son interprétation libérale ''le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat'' (Mc 2,27; Mt 12,2) et ses guérisons le jour du sabbat (Mc 3,1-6) irritèrent les autorités juives (pharisiens). Jésus se présenta alors comme le ''maître du sabbat' (Mt 12,8).

->La résurrection de Jésus a lieu "le premier jour de la semaine", donc un dimanche et pas un jour de sabbat (Mt 28,1 ; Mc 16,2 ; Lc 24,1 ; Jn 20,1).

->Les apparitions du Christ ressuscité (Jn 20,19.26) et la Pentecôte (Ac 2,1) ont également lieu un dimanche. 

-> Le dimanche est vu comme le ''huitième jour'', symbole de la résurrection et de la vie nouvelle (cf. Didachè, Barnabé). Il dépasse le sabbat en accomplissant son sens spirituel.

->Nous voyons les premiers chrétiens, majoritairement juifs, fréquenter le Temple et les synagogues le sabbat (Ac 13,14.42-44 ; 17,2 ; 18,4). Mais depuis la Pentecôte, ils se réunissent "pour rompre le pain" (eucharistie) "le premier jour de la semaine", donc le dimanche, pas le samedi (Ac. 20, 7). Paul invite alors à ne pas juger ceux qui observent ou non le sabbat (Col 2,16-17), suggérant une liberté spirituelle face aux pratiques rituelles.

->Luc 24:1-3 "Le premier jour de la semaine, à l’aube, elles prirent les aromates qu’elles avaient préparés et se rendirent au tombeau. Elles trouvèrent la pierre roulée de devant le tombeau ; mais, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus."

->Matthieu 28:1-2 "Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, s’approcha, roula la pierre et s’assit dessus."

->Marc 16:1-6 Le sabbat étant passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer le corps de Jésus. 2 Le premier jour de la semaine, très tôt le matin, elles se rendirent au tombeau. 3 Elles se disaient entre elles : "Qui nous roulera la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ?" 4 Levant les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée ; elle était très grande. 5 Entrant dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d’une robe blanche, et elles furent saisies d’étonnement. 6 Il leur dit : "Ne soyez pas étonnées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié. Il est ressuscité ; il n’est pas ici."

->Jean 20:1-2 Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au tombeau de grand matin, alors qu'il faisait encore nuit, et elle vit que la pierre avait été enlevée du tombeau. 2 Elle courut donc trouver Simon Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : "On a enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis."

->Dans l'Apocalypse 1, 10, saint Jean dit : "Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur (c'est-à-dire un dimanche, jour de la résurrection)".

Dans 1 Corinthiens 16:2, saint Paul confirme que la collecte cultuelle était faite "le premier jour de la semaine" (dimanche). "Le premier jour de la semaine, chacun mettra de côté ce qu’il a réussi à épargner, afin que l’on n’attende pas mon arrivée pour faire la collecte."

->Paul invite alors à ne pas juger ceux qui observent ou non le sabbat (Col 2,16-17), suggérant une liberté spirituelle face aux pratiques rituelles.

->Hébreux 4,3-11 est le meilleur texte du Nouveau Testament pour expliquer aux pratiquants du sabbat que le nouveau jour du Seigneur est le dimanche, et pas le samedi, puisqu'il est écrit : ''Mais nous qui sommes venus à la foi, nous entrons dans le repos dont il est dit : Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos ! Le travail de Dieu, assurément, était accompli depuis la fondation du monde, comme l’Écriture le dit à propos du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de tout son travail. Et dans le psaume, de nouveau : On verra bien s’ils entreront dans mon repos ! Puisque certains doivent encore y entrer, et que les premiers à avoir reçu une Bonne Nouvelle n’y sont pas entrés à cause de leur refus de croire, il fixe de nouveau un jour, un aujourd’hui, en disant bien longtemps après, dans le psaume de David déjà cité : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. Car si Josué leur avait donné le repos, David ne parlerait pas après cela d’un autre jour. Ainsi, un repos sabbatique doit encore advenir pour le peuple de Dieu. Car Celui qui est entré dans son repos s’est reposé lui aussi de son travail, comme Dieu s’est reposé du sien. Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos-là, afin que plus personne ne tombe en suivant l’exemple de ceux qui ont refusé de croire...''

->Le dimanche distingue alors déjà les chrétiens des juifs ("qui ont refusé de croire" de He ,11) et des païens, tout en unifiant l’Église autour de la célébration eucharistique.

 

Le dimanche chez les Pères:

 

Didache 14.1 dit : "Le jour du Seigneur, rassemblez vous pour rompre le pain et rendre grâces, après avoir en outre confessé vos écarts de conduite pour que votre sacrifice soit pur." (Premiers écrits chrétiens, Bibliothèque de la Pléiade, éd. Publiée sous la direction de Bernard Pouderon, Jean-Marie Salamito et Vincent Zarini, Nrf Gallimard, Lonrai 2017, p. 93.)

 

Le livre apocryphe l'Épître de Barnabé 15, 6-8, l'un des documents les plus anciens de l’Église primitive (et une source majeure pour comprendre la théologie des premiers chrétiens), rédigé avant même le livre de l'Apocalypse, atteste : "Nous célébrons dans l'allégresse le huitième jour (dimanche), celui où Jésus est ressuscité des morts".

->"L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la Résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le Jour du Seigneur, ou dimanche (de la même racine sémantique que "Seigneur"/Dominus). Le jour de la Résurrection du Christ est à la fois le "premier jour de la semaine", mémorial du premier jour de la création, et le "huitième jour" où le Christ, après son "repos" du grand Sabbat, inaugure le Jour "que fait le Seigneur", le "jour qui ne connaît pas de soir”. (Catéchisme de l'Eglise catholique, CEC 1166)

->"L’Église célèbre le jour de la Résurrection du Christ le 'huitième jour', le dimanche, qui est à juste titre appelé le Jour du Seigneur. En tant que chrétiens, nous appelons cela la 'théologie de l'accomplissement'. Puisque Notre Seigneur a accompli l'Ancien Testament, nous avons adopté une coutume liturgique qui reflétait la Loi divine accomplie." (CEC 2191)

->Le 8e jour n'existe pas dans le cycle naturel de la semaine: c'est un jour qui dépasse le temps ordinaire, et la création elle-même (abbat); il évoque une réalité au-delà de l'histoire, une nouvelle création, conséquence de la résurrection des morts du Christ, une recréation de l'humanité par la résurrection du Christ. Le baptême lui-même est une mort et une résurrection (Rm 6,4).

->Comme Dieu a créé le monde en six jours, le Christ par sa mort et sa résurrection, inaugure une nouvelle création renouvelée (2Co 5,17 "Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.") Le dimanche devient ainsi le 8e jour après le sabbat (7e jour).

->Le 8e jour représente aussi la vie éternelle, le "repos" définitif avec Dieu, repos céleste où le temps n'a plus de limite, mentionné dans Hébreux 4,9-11.

->Dans la tradition patristique, le baptême est souvent associé au 8e jour:

Les fonts baptismaux, les baptistères (du Latran, Rome IVe siècle), ainsi que certaines églises (L'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, IVe s.; Ste Sophie de Constantinople construite entre 532 et 537; la basilique San Vitale, Ravenne VIe s.; la Chapelle Palatine d'Aix-la-Chapelle VIIIe siècle) étaient parfois en forme d'octogone (8 côtés) symbolisant la régénération.

Basilique Saint-Vital de Ravenne

 

Au IIe siècle, S. Ignace d’Antioche, disciple de S. Jean évangéliste de S. Pierre Apôtre, évêque mort en martyr livré aux bêtes au Colisée de Rome vers 107, dans sa Lettre aux Magnésiens (9,1), confirme que les chrétiens ne vivent plus selon le sabbat, mais selon le "jour du Seigneur" (dies Dominica) en référence au jour de sa résurrection.

->"Ceux qui vivaient dans l’ancien ordre de choses (les juifs) sont venus à la nouvelle espérance, n’observant plus le sabbat, mais le jour du Seigneur, jour où notre vie s’est levée par lui et par sa mort".

 

Vers 150, S. Justin de Naplouse,

->Dans son Dialogue avec Tryphon (41,1-4), décrit les chrétiens se réunissant le dimanche pour l’eucharistie, tout en reconnaissant que les juifs gardaient alors le sabbat. Il observe que ''la prescription' qui […] a été faite d'observer le sabbat (à Moïse au sein des dix commandements. Ex 20,8-11) et de présenter des offrandes, l'octroi par le Seigneur d'un lieu pour invoquer le nom de Dieu avaient pour but'' […] d'''empêcher'' les Juifs ''de devenir impies et athées en adorant les idoles et en oubliant Dieu'', ainsi qu'ils l'avaient ''toujours fait.'' (S. Justin de Naplouse, Dialogue avec Tryphon, XCII, 4.)

->Dans son Apologie 67,3, il nous dit que: "Et au jour qu'on appelle 'jour du soleil', que nous demeurions dans les villes ou dans les campagnes, nous nous rassemblons tous en un même lieu; on y donne lecture des mémoires des apôtres ou des écrits des prophètes. [...] Ensuite, nous nous levons tous ensemble et nous adressons des prières; et comme nous l'avons dit plus haut, lorsque s'achève notre prière, on apporte du pain avec du vin et de l'eau, et celui qui préside élève des prières, pareillement, et des actions de grâces, [...] puis a lieu, pour chacun, la distribution et le partage de l'eucharistie, et leur part est envoyée aux absents par l'intermédiaire des diacres." (Premiers écrits chrétiens, Bibliothèque de la Pléiade, éd. Publiée sous la direction de Bernard Pouderon, Jean-Marie Salamito et Vincent Zarini, Nrf Gallimard, Lonrai 2017, p. 382-383.)

Aux IIIᵉ-IVᵉ siècles, Tertullien (vers 200), dans De Corona (3,3) associe le dimanche à la joie de la résurrection et à l’abandon des pratiques juives. 

 

Au IVe siècle, Constantin incite l’administration du sud de la péninsule italienne à observer une journée de repos ''le jour vénérable du Soleil''. 

 

Saint Basile de Césarée († 379) : "Le dimanche est le huitième jour, image de la vie future" (Homélie sur le psaume 114)

 

Le Concile de Laodicée (vers 360), canon 29 interdit aux chrétiens de "judaïser" en observant le sabbat, et prescrit le repos dominical. 

 

Saint Ambroise de Milan († 397): "Le huitième jour est le jour où le Christ a vaincu la mort, où l'Église est née." (De Sacramentis 1,5)

 

Saint Jean Chrysostome (IVᵉ s.), dans ses Homélies, exhorte les fidèles à sanctifier le dimanche par la prière et la charité.

 

Fin IVᵉ-début Vᵉ s., S. Augustin, dans La Cité de Dieu (16,30), explique que le repos du sabbat est une préfiguration du repos éternel, réalisé spirituellement dans le Christ. Le dimanche devient le symbole de la nouvelle création.

Il écrit encore : "Le 8e jour est le jour de la résurrection, où nous sommes régénérés par le baptême." (La Cité de Dieu 22,30)

 

"Le sabbat, qui représentait l’achèvement de la première création, a été remplacé par le dimanche qui rappelle la nouvelle création inaugurée par la Résurrection du Christ." (Catéchisme de l'Eglise catholique, CEC 2190)

Le sabbat et son remplacement par le dimanche dans les Écritures et les Pères de l'Église

Conclusion

Le remplacement du sabbat par le dimanche s’est opéré progressivement, motivé par :

  1. L’événement fondateur de la résurrection.
  2. La liberté spirituelle prônée par Paul et les Apôtres.
  3. La distinction théologique entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.
  4. La pratique liturgique centrée sur l’eucharistie dominicale.

Ce changement reflète une herméneutique chrétienne : le Christ accomplit et transforme les institutions de l’Ancien Testament, sans les abolir (Mt 5,17)

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18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 13:17
Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem ont publié une déclaration rejetant le sionisme chrétien

Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem ont publié une déclaration rejetant le sionisme chrétien et mettant en garde contre la "représentation" non autorisée des chrétiens en Terre sainte.

 

Le texte souligne l'unité des chrétiens et rejette les tentatives extérieures de "représenter" les chrétiens locaux, en particulier ceux liés au sionisme chrétien.

 

Les églises évangéliques soutiennent l'établissement d'Israël sur le territoire palestinien, tentant de le justifier comme faisant partie d'un plan divin.

 

Ce communiqué semble répondre à des événements récents au cours desquels des groupes évangéliques ont été officiellement reçus en Israël ou à l'étranger, s'immisçant ainsi dans les affaires ecclésiastiques internes.

 

Cela s'inscrit dans un contexte de tensions post-conflit : bien qu'un cessez-le-feu ait été mis en place à Gaza en octobre 2025, les violations, les morts civiles et les besoins humanitaires urgents persistent.

Déclaration complète (traduction de l'espagnol au français):

 

Les patriarches et chefs des Églises de Terre Sainte affirment devant les fidèles et le monde entier que le troupeau du Christ en cette terre est confié aux Églises apostoliques, qui ont accompli leur mission sacrée avec une dévotion inébranlable à travers les siècles. Les agissements récents de certains individus locaux, promouvant des idéologies néfastes telles que le sionisme chrétien, égarent le public, sèment la confusion et portent atteinte à l'unité de notre troupeau. Ces initiatives ont trouvé un écho favorable auprès de certains acteurs politiques, en Israël et ailleurs, qui cherchent à promouvoir un agenda politique susceptible de nuire à la présence chrétienne en Terre Sainte et, plus largement, au Moyen-Orient.

 

L’Écriture Sainte nous enseigne que "nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part" (Romains 12, 5). S’arroger une autorité en dehors de la communion de l'Eglise, c’est porter atteinte à l’unité des fidèles et surcharger la mission pastorale confiée aux Églises historiques, sur la terre même où notre Seigneur a vécu, enseigné, souffert et est ressuscité.

 

Les patriarches et chefs des Églises constatent avec inquiétude que ces individus ont été reçus à des niveaux officiels, tant au niveau local qu'international. De tels agissements constituent une ingérence dans les affaires internes des Églises et un mépris de la responsabilité pastorale dévolue aux patriarches et chefs des Églises à Jérusalem.

 

Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem réaffirment qu'ils sont les seuls à représenter les Églises et leurs fidèles pour tout ce qui concerne la vie religieuse, communautaire et pastorale chrétienne en Terre sainte.

 

Que le Seigneur, qui est le Berger et le Gardien des âmes, accorde la sagesse pour la protection de son peuple et la sauvegarde de ses témoins en cette terre sainte.

 

—Les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem

 

Cf. https://x.com/UniCatolicos_es/status/2012655869004075426/photo/1

 

Cf. https://x.com/UniCatolicos_es/status/2012655897642693036/photo/1

 

 

Cf.  Universitarios Católicos sur X

AFPost sur X

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Lire aussi: 

L'Église catholique est le Royaume d'Israël (Shane Schaetzel)

https://x.com/ShaneSchaetzel/status/1865962585192890655

https://x.com/ShaneSchaetzel/status/1865962585192890655

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Rappelons que la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur l'unicité et l'universalité de Jésus-Christ et de l'Église catholique Dominus Iesus § 17 approuvée par le pape Jean-Paul II le 16 juin 2000, et signé par le préfet Joseph Ratzinger (futur pape Benoît XVI) explique que :

 

''il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui. Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières. Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine. En revanche, les Communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Églises au sens propre ; toutefois, les baptisés de ces Communautés sont incorporés au Christ par le baptême et se trouvent donc dans une certaine communion bien qu'imparfaite avec l'Église.''

 

L'impossibilité de la communion avec les protestants ne vient pas de l'Eglise, elle vient du "credo" des protestants eux-mêmes. En 1985, le Cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI) indiqua qu'à cause de leur remise en cause de la Tradition de l'Eglise, l'intercommunion avec les protestants n'est pas possible, car "s'il n'y a pas de succession apostolique, il n'y a pas de sacerdoce authentique, et il ne peut donc y avoir d'Eucharistie sacramentelle au sens propre." C'est dans l'Entretien sur la foi (1985) avec Vittorio Messori que le Cardinal Ratzinger donna cette explication.

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Add. La déclaration ne provient pas exclusivement d'églises non protestantes. Le chef de l'"Eglise évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre Sainte" (ELCJHL) est cosignataire de la déclaration.


Cf.
https://elcjhl.org/statement-from-the-jerusalem-patriarchs-and-heads-of-churches-on-unity-and-representation-of-christian-communities-in-the-holy-land

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Add. 24-01-2026.  La condamnation du sionisme chrétien par les chefs des Églises de Jérusalem suscite la controverse

Les observateurs catholiques soulignent la distinction entre les conceptions protestante et catholique du sionisme.

 

[U]n conseiller politique et médiatique du Patriarcat latin de Jérusalem a déclaré à ACI MENA, le service frère arabophone d'EWTN News, que le Patriarcat latin approuvait pleinement la déclaration publiée par les patriarches et chefs des Églises.

 

[L]'évêque auxiliaire William Shomali, vicaire général du Patriarcat latin à Jérusalem, a expliqué à ACI MENA que les déclarations de cette nature sont généralement publiées collectivement au nom de l'autorité ecclésiale et non individuellement sous le nom de chaque patriarche.

 

Dans un entretien accordé à Al Jazeera Net, Shomali a également mis en garde contre les dangers du sionisme chrétien, déclarant : "Les chefs religieux critiquent une idéologie qui prend parti pour un camp au détriment de l’autre et qui accorde des droits à l’un tout en les refusant à l’autre. C’est inacceptable."

 

Shomali a poursuivi : "Il est notoire que le sionisme chrétien soutient une pensée sioniste extrémiste qui s’oppose aux droits du peuple palestinien. Ceux qui la promeuvent prétendent représenter le point de vue chrétien, alors qu’en réalité, ils sont minoritaires. Les véritables représentants du christianisme en Terre sainte sont les chefs des Églises."

 

Il a fait remarquer que certains individus cherchent, par le biais de visites officielles ou de revendications partielles, à obtenir une légitimité médiatique et politique, soulignant : "Nous disons clairement qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes."

 

Réponses supplémentaires

Plusieurs observateurs catholiques aux États-Unis et en Israël ont également abordé la question de ce que les principaux chefs religieux de Terre sainte entendent par "sionisme chrétien".

 

Selon Simone Rizkallah, directrice de Philos Catholic, "lorsque les patriarches et autres responsables religieux s'expriment contre le "sionisme chrétien", ils font principalement référence au sionisme chrétien tel qu'il est communément compris dans les milieux protestants."

 

"Ce cadre théologique, ancré dans la pensée évangélique et dispensationaliste, interprète l’État moderne d’Israël principalement à travers des récits de la fin des temps, réduisant souvent l’histoire juive et la théologie chrétienne à une eschatologie schématique", a-t-elle déclaré à EWTN News.

 

Philos Catholic est la branche catholique du Philos Project, une organisation chrétienne œcuménique à but non lucratif qui défend le pluralisme et l'existence pacifique d'Israël au Moyen-Orient.

 

L’Église catholique reconnaît le lien qui unit le peuple juif à sa terre ancestrale, a expliqué Rizkallah, mais elle rejette certaines théologies protestantes qui considèrent l’État d’Israël moderne comme l’accomplissement d’une prophétie biblique. Elle considère plutôt, a-t-elle précisé, que l’État d’Israël moderne s’est développé librement.

 

"Rejeter le sionisme chrétien protestant n'implique pas de rejeter le sionisme dans son ensemble."

 

"Rejeter le sionisme protestant ne signifie pas rejeter le sionisme dans son ensemble, ni excuser l’ambivalence des catholiques face au retour du peuple juif sur sa terre ancestrale", a déclaré Rizkallah. "Les catholiques possèdent ici leur propre héritage intellectuel et moral, qui ne remet pas en cause la géopolitique moderne et ne considère pas l’attachement des Juifs à leur terre comme dénué de sens théologique."

 

"Le pape Benoît XVI avance également une thèse qui met mal à l’aise nombre de catholiques : le retour moderne du peuple juif en terre d’Israël revêt un caractère mystérieux, voire providentiel", a-t-elle poursuivi. "Il ne s’agit ni d’un soutien politique, ni d’une approbation théologique de toutes les actions de l’État moderne. C’est reconnaître que l’histoire, la théologie et la prophétie convergent parfois de manière simpliste."

 

Rizkallah a souligné qu’"un catholique devrait lire la déclaration des patriarches comme une simple condamnation du cadre protestant", faisant remarquer que la distinction entre les conceptions catholique et protestante du sionisme "est d’une importance capitale".

 

Citant des érudits tels que le père dominicain Thomas Joseph White et Gavin D'Costa , qui, selon elle, "ont articulé ce que l'on pourrait appeler un sionisme catholique "minimaliste" ", Rizkallah a souligné que le débat catholique autour du sionisme peut défendre la légitimité de l'État moderne d'Israël sans adopter les revendications protestantes.

 

"La théologie catholique offre une place à notre propre approche du peuple juif et de la Terre sainte, et la clarté sur cette distinction est essentielle à un dialogue fidèle", a-t-elle déclaré, avant de conclure : "Prise dans son ensemble, cette déclaration relève moins d’une position politique que d’une clarification pastorale et théologique. Pour les catholiques américains en particulier, c’est une invitation à approfondir leur formation, à parler d’Israël et du peuple juif avec précaution, et à éviter de confondre l’enseignement catholique avec des cadres protestants importés."

 

Dans un article publié dans First Things , D'Costa, professeur à l'Angelicum et spécialiste des relations judéo-catholiques, a donné son point de vue sur la controverse, affirmant que "les préoccupations fondamentales de la déclaration de 2026 sont légitimes".

 

"Le gouvernement israélien actuel compte parmi ses membres des personnalités sionistes religieuses telles qu'Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, qui affirment que Gaza et la Cisjordanie appartiennent à Israël et qui envisagent le départ des Palestiniens de ces territoires. Si de telles opinions l'emportaient, il en résulterait probablement la disparition des communautés chrétiennes arabes des territoires occupés", a indiqué D'Costa.

 

Pour sa part, le président de l'Association des catholiques hébreux internationaux, Yarden Zelivansky, un Juif converti au catholicisme et membre des Forces de défense israéliennes (FDI), a déclaré à EWTN News : "En tant que catholiques d'origine juive, nous cherchons à témoigner du Christ au sein de la communion de l'Église, dans la continuité de son enseignement et libres de toute distorsion idéologique de l'Évangile."

 

"Dans ce contexte, nous estimons qu’il est important de faire une distinction claire entre ce qu’on appelle le sionisme chrétien — un cadre théologique qui instrumentalise l’Écriture et le peuple juif au service d’un agenda eschatologique ou politique — et la légitime adhésion de convictions sionistes politiques par des chrétiens individuels, qui, comme d’autres positions politiques, relève de l’ordre de la prudence plutôt que de la doctrine", a-t-il déclaré.

 

L' Association des catholiques hébreux a été fondée en 1979 par le père carme Elias Friedman, un juif converti au catholicisme qui vivait à Haïfa, en Israël.

 

Zelivansky s'est inquiété du "langage imprécis ou ambigu" utilisé dans le discours public, qui, selon lui, a contribué à la validation des idées antisémites et à l'hostilité envers les Juifs, y compris les Juifs chrétiens.

 

"L’Association des catholiques hébreux ne défend aucune théologie politique et ne revendique aucune autorité en dehors de l’Église, mais existe pour favoriser l’intégration, l’accompagnement pastoral et un dialogue sincère, convaincue que la clarté, la charité et la compréhension mutuelle renforcent l’authentique unité ecclésiale", a-t-il déclaré.

 

Cf. https://www.ewtnnews.com/world/middle-east/condemnation-of-christian-zionism-by-heads-of-churches-in-jerusalem-stirs-controversy?redirectedfrom=cna

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Lire aussi:

>Le vrai Judaïsme

>Verus Israël : les Juifs d'aujourd'hui n'ayant pas reçu le Christ ne peuvent se prévaloir de la promesse de Dieu à Abraham (S. Paul)

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 18:18
Pape Léon XIV : L’Occident est aujourd’hui dominé par un langage "inclusif" orwellien qui viole les droits fondamentaux de l’homme, y compris le droit à la liberté de conscience

Extrait de son discours au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2026 :

 

 

Aujourd'hui, le sens des mots est plus fluctuant que jamais et les concepts qu'ils représentent sont de plus en plus ambigus. Le langage n'est plus le moyen privilégié par lequel les êtres humains se connaissent et se rencontrent. Pire encore, dans les contorsions de l'ambiguïté sémantique, le langage devient une arme de plus en plus utilisée pour tromper, frapper et offenser ses adversaires. Nous avons besoin de mots capables d'exprimer à nouveau des réalités claires et distinctes, sans équivoque. C'est la seule façon pour un dialogue authentique de reprendre, exempt de malentendus. Cela doit se produire dans nos foyers et dans l'espace public, en politique, dans les médias et sur les réseaux sociaux. Il en va de même dans le contexte des relations internationales et du multilatéralisme, afin que ce dernier puisse retrouver la force nécessaire à son rôle de rencontre et de médiation. C'est en effet indispensable pour prévenir les conflits et pour garantir que personne ne soit tenté de dominer autrui par la force, qu'elle soit verbale, physique ou militaire.

 

 

 

Il convient également de relever le paradoxe suivant : cet affaiblissement du langage est souvent invoqué au nom de la liberté d’expression elle-même. Or, à y regarder de plus près, c’est l’inverse qui se produit, car la liberté d’expression est précisément garantie par la certitude du langage et par le fait que chaque terme s’appuie sur la vérité.

 

Lire: Pourquoi sombrons-nous dans la folie et la barbarie ?

 

Il est douloureux de constater à quel point, notamment en Occident, l’espace de la véritable liberté d’expression se réduit comme peau de chagrin. Parallèlement, un nouveau langage, digne d’un roman d’Orwell, se développe et, dans sa volonté d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui le sous-tendent.

 

 

 

Malheureusement, cela entraîne d'autres conséquences qui finissent par restreindre les droits fondamentaux, à commencer par la liberté de conscience. À cet égard, l'objection de conscience permet aux individus de refuser des obligations légales ou professionnelles qui entrent en conflit avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans leur vie personnelle. Il peut s'agir du refus du service militaire au nom de la non-violence, ou du refus, de la part des médecins et des professionnels de santé, de pratiquer des actes tels que l'avortement ou l'euthanasie. L'objection de conscience n'est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. À l'heure actuelle, la liberté de conscience semble de plus en plus remise en question par les États, même ceux qui se réclament de la démocratie et des droits de l'homme. Or, cette liberté établit un équilibre entre l'intérêt collectif et la dignité individuelle. Elle souligne également qu'une société véritablement libre n'impose pas l'uniformité, mais protège la diversité des consciences, prévenant ainsi les dérives autoritaires et favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social.

 

 

 

---

 

 

 

L'adresse complète du Pape Léon XIV est disponible ci-dessous :

 

 

 

Discours du pape Léon XIV

aux membres du corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège

 

Salle de la Bénédiction

Vendredi 9 janvier 2026

 

SUITE

 

Résumé du discours du Pape Léon XIV :

1. Retour à la maison du Pape François L’année écoulée a vu le retour à la maison du Père, le Pape François, dont le monde a ressenti la perte. Son héritage de charité pastorale a marqué l’histoire.

2. Faiblesse du multilatéralisme La diplomatie basée sur la force remplace progressivement la diplomatie du dialogue et du consensus. La paix est devenue un instrument de domination, menaçant l’État de droit.

3. Faites confiance aux Nations Unies L’ONU, née après la Seconde Guerre mondiale, reste un centre de coopération multilatérale. Elle doit promouvoir le dialogue et l’aide humanitaire pour un avenir plus juste.

4. L’Occident dominé par un langage orwellien Le langage perd son sens, devient un outil de tromperie. La liberté d’expression s’est rétrécie, et un langage inclusif exclut les non-conformistes.

5. Les États sapent les libertés La liberté de conscience est menacée. L’objection de conscience, notamment dans le refus du service militaire ou des pratiques médicales, est en débat.

6. Progrès sur la voie du dialogue interreligieux Les violations de la liberté religieuse augmentent. Cependant, les progrès du dialogue interreligieux sont reconnus. Toutes les religions cherchent un seul mystère divin.

7. Je n’oublie pas non plus les victimes de la violence djihadiste Le Pape demande à toutes les nations de garantir la liberté de religion. Il rappelle les victimes de la violence djihadiste dans divers pays.

8. Ne portez pas atteinte à la dignité des migrants Chaque migrant est une personne avec des droits inaliénables. Les mesures contre la criminalité ne doivent pas justifier une atteinte à la dignité des migrants.

9. Les droits deviennent autoréférentiels Les droits de l’homme perdent leur vitalité lorsqu’ils deviennent autoréférentiels et déconnectés de la réalité.

10. Gaza et le Venezuela La crise humanitaire en Terre Sainte persiste. La solution des deux États reste une perspective institutionnelle. Les tensions dans la mer des Caraïbes et au Venezuela nécessitent des solutions pacifiques.

11. Régulation de l’intelligence artificielle L’intelligence artificielle pose un risque de course à l’armement. Elle doit être gérée éthiquement et avec des cadres réglementaires protégeant la liberté humaine.

TEXTE INTEGRAL SUR LE SITE DU VATICAN:

https://www.vatican.va/content/leo-xiv/en/speeches/2026/january/documents/20260109-corpo-diplomatico.html

Extraits: 

 

Chers Ambassadeurs,

Suite aux événements tragiques du sac de Rome en 410, saint Augustin écrivit De Civitate Dei, La Cité de Dieu. Cet ouvrage est l'un des plus marquants de son œuvre théologique, philosophique et littéraire. Comme l'a souligné le pape Benoît XVI, il s'agit d'une « œuvre impressionnante, essentielle au développement de la pensée politique occidentale et de la théologie chrétienne de l'histoire »[1] . Elle s'appuie, pour reprendre une idée contemporaine, sur un « récit » qui se répandait alors, car « les païens, encore nombreux à cette époque, et même un certain nombre de chrétiens, pensaient que le Dieu de la nouvelle religion et les Apôtres eux-mêmes s'étaient montrés incapables de protéger la ville. Au temps des dieux païens, Rome était caput mundi, la grande capitale, et nul n'aurait pu imaginer qu'elle tomberait aux mains de ses ennemis. Désormais, avec le Dieu des chrétiens, cette grande ville ne paraissait plus en sécurité » [2] .

Certes, notre époque est très éloignée de ces événements. Il ne s'agit pas seulement d'une question d'éloignement temporel, mais aussi d'une conscience culturelle différente et d'une évolution des modes de pensée. Cependant, nous ne pouvons ignorer que notre propre sensibilité culturelle s'est nourrie de cette œuvre qui, comme tous les classiques, parle à toutes les générations.

Augustin interprète les événements et l'histoire elle-même selon le modèle des deux cités. D'une part, la cité de Dieu, éternelle et caractérisée par l'amour inconditionnel de Dieu (amor Dei), ainsi que par l'amour du prochain, en particulier des pauvres. D'autre part, la cité terrestre, demeure temporaire où les êtres humains vivent jusqu'à leur mort. De nos jours, cette dernière englobe toutes les institutions sociales et politiques, de la famille à l'État-nation et aux organisations internationales. Pour Augustin, cette cité était incarnée par l'Empire romain. En effet, la cité terrestre est centrée sur l'orgueil et l'amour-propre (amor sui), sur la soif de pouvoir et de gloire terrestres qui mène à la destruction. Toutefois, il ne s'agit pas d'une lecture de l'histoire qui oppose l'éternité au présent, l'Église à l'État, ni d'une dialectique sur le rôle de la religion au sein de la société civile.

Pour Augustin, les deux cités coexistent jusqu'à la fin des temps. Chacune possède une dimension à la fois extérieure et intérieure, car elles doivent être comprises non seulement à l'aune de leur construction historique, mais aussi à travers le prisme des attitudes intérieures de chaque être humain face aux réalités de la vie et aux événements historiques. Dans cette perspective, chacun de nous est un acteur et, de ce fait, responsable de l'histoire. De plus, Augustin souligne que les chrétiens sont appelés par Dieu à demeurer dans la cité terrestre le cœur et l'esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie. Parallèlement, les chrétiens vivant dans la cité terrestre ne sont pas étrangers au monde politique et, guidés par les Écritures, s'efforcent d'appliquer l'éthique chrétienne au gouvernement civil.

La Cité de Dieu ne propose pas de programme politique. Elle offre plutôt de précieuses réflexions sur des questions fondamentales concernant la vie sociale et politique, telles que la recherche d'une coexistence plus juste et pacifique entre les peuples. Augustin met également en garde contre les graves dangers que représentent pour la vie politique les falsifications de l'histoire, le nationalisme exacerbé et la perversion de l'idéal du dirigeant politique.

Bien que le contexte dans lequel nous vivons aujourd’hui soit différent de celui du Ve siècle, certaines similitudes demeurent très pertinentes. Nous sommes aujourd’hui, comme alors, à l’ère des migrations massives ; comme alors, nous vivons une période de profonds bouleversements des équilibres géopolitiques et des paradigmes culturels ; comme alors, nous sommes, selon la célèbre expression du pape François , non pas dans une ère de changement, mais dans un changement d’ère[3]

À notre époque, la faiblesse du multilatéralisme est particulièrement préoccupante sur la scène internationale. Une diplomatie qui favorise le dialogue et recherche le consensus entre toutes les parties est supplantée par une diplomatie fondée sur la force, qu'elle soit exercée par des individus ou des groupes d'alliés. La guerre est de nouveau à la mode et un zèle belliqueux se répand. Le principe établi après la Seconde Guerre mondiale, qui interdisait aux nations de recourir à la force pour violer les frontières d'autrui, a été complètement bafoué. La paix n'est plus recherchée comme un don, un bien précieux en soi, ni dans la poursuite de « l'établissement de l'univers ordonné voulu par Dieu, avec une justice plus parfaite entre les hommes et les femmes » [4] .  Désormais, la paix est recherchée par les armes, comme condition préalable à l'affirmation de sa propre domination. Ceci menace gravement l'État de droit, fondement de toute coexistence civile pacifique.

De plus, comme le souligne saint Augustin, « il n’est personne qui ne désire la paix. Car même ceux qui font la guerre ne désirent que la victoire ; ils désirent, c’est-à-dire parvenir à une paix glorieuse. Car qu’est-ce que la victoire sinon la conquête de ceux qui nous résistent ? Et lorsque cela est fait, il y a la paix… car même ceux qui perturbent intentionnellement la paix dans laquelle ils vivent ne haïssent pas la paix, mais souhaitent seulement qu’elle se transforme en une paix qui leur convienne mieux. Ils ne souhaitent donc pas l’absence de paix, mais seulement la paix qu’ils désirent. » [5]

C’est précisément cette attitude qui a conduit l’humanité à la tragédie de la Seconde Guerre mondiale. De ces cendres est née l’Organisation des Nations Unies, dont le quatre-vingtième anniversaire a été récemment célébré. L’ONU a été créée par la volonté de cinquante et une nations de servir de centre de coopération multilatérale afin de prévenir de futures catastrophes mondiales, de préserver la paix, de défendre les droits fondamentaux de la personne et de promouvoir le développement durable.

Je tiens à souligner l’importance du droit international humanitaire. Son respect ne saurait dépendre des circonstances ni d’intérêts militaires ou stratégiques. Le droit humanitaire, outre le fait de garantir un minimum d’humanité face aux ravages de la guerre, constitue un engagement pris par les États. Ce droit doit toujours prévaloir sur les ambitions des belligérants, afin d’atténuer les effets dévastateurs de la guerre, notamment en vue de la reconstruction. Nous ne pouvons ignorer que la destruction d’hôpitaux, d’infrastructures énergétiques, d’habitations et de lieux essentiels à la vie quotidienne constitue une grave violation du droit international humanitaire. Le Saint-Siège réaffirme avec fermeté sa condamnation de toute forme d’implication de civils dans des opérations militaires. Il souhaite également que la communauté internationale se souvienne que la protection du principe de l’inviolabilité de la dignité humaine et du caractère sacré de la vie prime toujours sur tout simple intérêt national.

C’est dans cette optique que les Nations Unies ont œuvré à la médiation des conflits, promu le développement et aidé les États à protéger les droits humains et les libertés fondamentales. Face à un monde confronté à des défis complexes tels que les tensions géopolitiques, les inégalités et les crises climatiques, l’ONU doit jouer un rôle essentiel en favorisant le dialogue et l’aide humanitaire, contribuant ainsi à bâtir un avenir plus juste. Il est donc nécessaire de veiller à ce que les Nations Unies reflètent non seulement la réalité du monde actuel et non celle de l’après-guerre, mais aussi qu’elles soient plus ciblées et efficaces dans la mise en œuvre de politiques visant l’unité de la famille humaine plutôt que des idéologies.

Le multilatéralisme vise donc à offrir un lieu de rencontre et de dialogue, à l'image du Forum romain ou de la place publique médiévale. Toutefois, pour que le dialogue soit possible, il est nécessaire de s'accorder sur les mots et les concepts employés. Redécouvrir le sens des mots est peut-être l'un des principaux défis de notre époque. Lorsque les mots se déconnectent de la réalité, et que la réalité elle-même devient sujette à débat, voire incommunicable, nous ressemblons aux deux personnes évoquées par saint Augustin, contraintes de cohabiter sans connaître la langue de l'autre. Il observe : « Les animaux muets, même ceux d'espèces différentes, se comprennent plus facilement que ces deux individus. Car, bien qu'ils soient tous deux des êtres humains, leur nature commune ne favorise en rien la convivialité lorsqu'ils sont empêchés, par la diversité des langues, d'exprimer leurs sentiments ; de sorte qu'un homme converserait plus volontiers avec son chien qu'avec un étranger ! » [6]

Aujourd'hui, le sens des mots est plus fluctuant que jamais et les concepts qu'ils représentent sont de plus en plus ambigus. Le langage n'est plus le moyen privilégié par lequel les êtres humains se connaissent et se rencontrent. Pire encore, dans les contorsions de l'ambiguïté sémantique, le langage devient une arme de plus en plus utilisée pour tromper, frapper et offenser ses adversaires. Nous avons besoin de mots capables d'exprimer à nouveau des réalités claires et distinctes, sans équivoque. C'est la seule façon pour un dialogue authentique de reprendre, exempt de malentendus. Cela doit se produire dans nos foyers et dans l'espace public, en politique, dans les médias et sur les réseaux sociaux. Il en va de même dans le contexte des relations internationales et du multilatéralisme, afin que ce dernier puisse retrouver la force nécessaire à son rôle de rencontre et de médiation. C'est en effet indispensable pour prévenir les conflits et pour garantir que personne ne soit tenté de dominer autrui par la force, qu'elle soit verbale, physique ou militaire.

Il convient également de relever le paradoxe suivant : cet affaiblissement du langage est souvent invoqué au nom de la liberté d’expression elle-même. Or, à y regarder de plus près, c’est l’inverse qui se produit, car la liberté d’expression est précisément garantie par la certitude du langage et par le fait que chaque terme s’appuie sur la vérité. Il est douloureux de constater à quel point, notamment en Occident, l’espace de la véritable liberté d’expression se réduit comme peau de chagrin. Parallèlement, un nouveau langage, digne d’un roman d’Orwell, se développe et, dans sa volonté d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui le sous-tendent.

Malheureusement, cela entraîne d'autres conséquences qui finissent par restreindre les droits fondamentaux, à commencer par la liberté de conscience. À cet égard, l'objection de conscience permet aux individus de refuser des obligations légales ou professionnelles qui entrent en conflit avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans leur vie personnelle. Il peut s'agir du refus du service militaire au nom de la non-violence, ou du refus, pour les médecins et les professionnels de santé, de pratiquer des actes tels que l'avortement ou l'euthanasie. L'objection de conscience n'est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. À l'heure actuelle, la liberté de conscience semble de plus en plus remise en question par les États, même ceux qui se réclament de la démocratie et des droits de l'homme. Or, cette liberté établit un équilibre entre l'intérêt collectif et la dignité individuelle. Elle souligne également qu'une société véritablement libre n'impose pas l'uniformité, mais protège la diversité des consciences, prévenant ainsi les dérives autoritaires et favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social.

De la même manière, la liberté religieuse risque d'être restreinte. Comme l'a rappelé Benoît XVI , il s'agit du premier de tous les droits de l'homme, car elle exprime la réalité la plus fondamentale de la personne. [7]  Les données les plus récentes montrent que les atteintes à la liberté religieuse sont en augmentation et que 64 % de la population mondiale subit de graves violations de ce droit.

En demandant le plein respect de la liberté religieuse et du culte des chrétiens, le Saint-Siège demande le même respect pour toutes les autres communautés religieuses. À l’occasion du soixantième anniversaire de la promulgation de la Déclaration Nostra Aetate, fruit du Concile œcuménique Vatican II qui s’est achevé le 8 décembre 1965, j’ai eu l’occasion de réaffirmer le rejet catégorique de toutes les formes d’antisémitisme, qui, malheureusement, continue de semer la haine et la mort. J’ai également souligné l’importance de cultiver le dialogue judéo-chrétien et d’approfondir nos racines bibliques communes.

À cette même occasion commémorative, la rencontre avec des représentants d’autres religions m’a permis de renouveler mon appréciation des progrès accomplis ces dernières décennies sur la voie du dialogue interreligieux. En effet, dans toute quête religieuse sincère se trouve « le reflet de l’unique Mystère divin qui embrasse toute la création » [8].  À cet égard, j’invite toutes les nations à garantir à chacun de leurs citoyens la pleine liberté de religion et de culte.

Il est toutefois impossible d'ignorer que la persécution des chrétiens demeure l'une des crises des droits humains les plus répandues aujourd'hui, touchant plus de 380 millions de croyants à travers le monde. Ils subissent des discriminations, des violences et une oppression importantes, voire extrêmes, en raison de leur foi. Ce phénomène affecte environ un chrétien sur sept dans le monde et s'est aggravé en 2025 du fait des conflits persistants, des régimes autoritaires et de l'extrémisme religieux. Malheureusement, tout cela démontre que la liberté religieuse est souvent perçue davantage comme un « privilège » ou une concession que comme un droit fondamental.

Je tiens à évoquer tout particulièrement les nombreuses victimes de violences, notamment celles perpétrées à des fins religieuses au Bangladesh, au Sahel et au Nigéria, ainsi que celles du grave attentat terroriste commis en juin dernier contre la paroisse Saint-Élie à Damas. Je n'oublie pas non plus les victimes des violences djihadistes à Cabo Delgado, au Mozambique.

Parallèlement, il ne faut pas oublier une forme insidieuse de discrimination religieuse à l’encontre des chrétiens, qui se répand même dans les pays où ils sont majoritaires, comme en Europe ou en Amérique. Dans ces pays, leur capacité à proclamer les vérités de l’Évangile est parfois restreinte pour des raisons politiques ou idéologiques, notamment lorsqu’ils défendent la dignité des plus vulnérables, des enfants à naître, des réfugiés et des migrants, ou lorsqu’ils promeuvent la famille.

Dans ses relations et actions internationales, le Saint-Siège défend avec constance la dignité inaliénable de toute personne. Il est essentiel de rappeler, par exemple, que chaque migrant est une personne et, à ce titre, possède des droits inaliénables qui doivent être respectés en toutes circonstances. Si tous les migrants ne se déplacent pas par choix, nombreux sont ceux qui sont contraints de fuir en raison de la violence, des persécutions, des conflits, voire des effets du changement climatique, comme dans diverses régions d’Afrique et d’Asie. En cette année qui marque également le soixante-quinzième anniversaire de l’Organisation internationale pour les migrations, je réaffirme l’espoir du Saint-Siège que les mesures prises par les États contre la criminalité et la traite des êtres humains ne serviront pas de prétexte pour porter atteinte à la dignité des migrants et des réfugiés.

Les mêmes considérations s’appliquent aux prisonniers, qui ne sauraient jamais être réduits aux crimes qu’ils ont commis. À cette occasion, je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux Gouvernements qui ont répondu favorablement à l’appel de mon vénérable Prédécesseur en faveur de gestes de clémence durant l’ Année jubilaire . J’espère que l’esprit du Jubilé inspirera durablement et structurellement l’administration de la justice, afin que les peines soient proportionnées aux crimes commis, que des conditions de détention dignes soient garanties et, surtout, que des efforts soient déployés pour abolir la peine de mort, mesure qui anéantit tout espoir de pardon et de rédemption. [9]  Nous ne pouvons oublier non plus les souffrances de tant de prisonniers détenus pour des raisons politiques dans de nombreux pays.

De plus, dans une perspective chrétienne, les êtres humains sont créés à l’image et à la ressemblance de Dieu qui, « en les appelant à l’existence par amour , les a en même temps appelés à aimer » [10].  Cette vocation se révèle de manière privilégiée et unique au sein de la famille. C’est dans ce contexte que nous apprenons à aimer et à développer la capacité de servir la vie, contribuant ainsi au développement de la société et à la mission de l’Église.

Malgré son rôle central, l'institution familiale est aujourd'hui confrontée à deux défis majeurs. D'une part, on observe une tendance inquiétante au sein du système international à négliger et à sous-estimer son rôle social fondamental, ce qui conduit à sa marginalisation institutionnelle progressive. D'autre part, nous ne pouvons ignorer la réalité croissante et douloureuse des familles fragiles, brisées et souffrantes, en proie à des difficultés internes et à des phénomènes préoccupants, notamment les violences conjugales.

La vocation à l'amour et à la vie, qui se manifeste de façon essentielle dans l'union exclusive et indissoluble entre un homme et une femme, implique un impératif éthique fondamental : permettre aux familles d'accueillir et de prendre pleinement soin de la vie à naître. Il s'agit d'une priorité croissante, notamment dans les pays qui connaissent une chute dramatique de la natalité. La vie est en effet un don inestimable qui s'épanouit au sein d'une relation engagée, fondée sur le don et le service mutuels.

À la lumière de cette profonde vision de la vie comme un don précieux et de la famille comme sa gardienne responsable, nous rejetons catégoriquement toute pratique qui nie ou exploite l’origine et le développement de la vie. Parmi celles-ci figure l’avortement, qui interrompt une vie en devenir et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation concernant les projets visant à financer la mobilité transfrontalière pour accéder au prétendu « droit à l’avortement sans risque ». Il considère également comme déplorable que des ressources publiques soient allouées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien aux mères et aux familles. L’objectif premier doit demeurer la protection de chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin qu’elle puisse accueillir la vie.

De même, la pratique de la gestation pour autrui, en transformant la grossesse en un service négociable, viole la dignité de l'enfant, réduit à un « produit », et celle de la mère, exploitant son corps et le processus de procréation et pervertissant la vocation relationnelle originelle de la famille.

Des considérations similaires peuvent être étendues aux malades, aux personnes âgées ou isolées, qui parfois peinent à trouver une raison de continuer à vivre. La société civile et les États ont également la responsabilité de répondre concrètement aux situations de vulnérabilité, en proposant des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des politiques de solidarité authentique, plutôt que d'encourager des formes de compassion illusoires telles que l'euthanasie.

On peut faire une réflexion similaire concernant les nombreux jeunes confrontés à de multiples difficultés, dont la toxicomanie. Afin d'éviter que des millions de jeunes à travers le monde ne deviennent victimes de la toxicomanie, des efforts concertés sont nécessaires pour éradiquer ce fléau et le trafic de drogue qui l'alimente. Parallèlement, il est indispensable de mettre en place des politiques de réinsertion adaptées et d'investir davantage dans le développement humain, l'éducation et la création d'emplois.

Face à ces défis, nous réaffirmons avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tous les autres droits humains. Une société n’est saine et ne progresse véritablement que lorsqu’elle garantit le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion.

Les considérations susmentionnées me portent à croire que, dans le contexte actuel, nous assistons à un véritable court-circuit des droits humains. Le droit à la liberté d'expression, à la liberté de conscience, à la liberté religieuse et même le droit à la vie sont restreints au nom d'autres prétendus nouveaux droits, ce qui a pour conséquence de vider de sa substance le cadre même des droits humains et d'ouvrir la voie à la force et à l'oppression. Cela se produit lorsque chaque droit devient autoréférentiel, et surtout lorsqu'il se déconnecte de la réalité, de la nature et de la vérité.

Ambassadeurs distingués,

Alors que saint Augustin souligne la coexistence des cités céleste et terrestre jusqu'à la fin des temps, notre époque semble encline à nier à la cité de Dieu son « droit de citoyenneté ». Il semble que seule la cité terrestre existe, enfermée exclusivement à l'intérieur de ses frontières. La recherche exclusive des biens immanents compromet cette « tranquillité de l'ordre » [11] , qui, pour Augustin, constitue l'essence même de la paix, laquelle concerne la société et les nations autant que l'âme humaine elle-même, et est essentielle à toute coexistence civile. En l'absence d'un fondement transcendant et objectif, seul l'amour-propre prévaut, jusqu'à l'indifférence envers Dieu, qui gouverne la cité terrestre. [12]  Or, comme le note Augustin, « grande est la folie de l'orgueil chez ceux qui pensent que le bien suprême se trouve dans cette vie et qu'ils peuvent être heureux par leurs propres moyens ». [13]

L’orgueil obscurcit la réalité elle-même et notre empathie envers autrui. Ce n’est pas un hasard si l’orgueil est toujours à l’origine de tous les conflits. Par conséquent, comme je l’ai rappelé dans mon Message pour la Journée mondiale de la paix , « nous perdons notre sens du réalisme et nous nous soumettons à une vision partielle et déformée du monde, obscurcie par l’obscurité et la peur » [14] , ouvrant ainsi la voie à une mentalité de confrontation, prélude à toute guerre.

Nous le constatons dans de nombreux contextes, à commencer par la guerre en Ukraine et les souffrances infligées à la population civile. Face à cette situation tragique, le Saint-Siège réaffirme avec force l'urgence d'un cessez-le-feu immédiat et d'un dialogue animé d'une recherche sincère des voies menant à la paix. J'en appelle avec insistance à la communauté internationale pour qu'elle maintienne son engagement à poursuivre des solutions justes et durables qui protègent les plus vulnérables et redonnent espoir aux peuples touchés. Je souligne également la pleine volonté du Saint-Siège de soutenir toute initiative promouvant la paix et l'harmonie.

Dans le même temps, nous constatons cette situation en Terre Sainte où, malgré la trêve annoncée en octobre, la population civile continue de subir une grave crise humanitaire, aggravant ainsi les souffrances déjà endurées. Le Saint-Siège est particulièrement attentif à toute initiative diplomatique visant à garantir aux Palestiniens de la bande de Gaza un avenir de paix et de justice durables sur leur terre, ainsi qu'à l'ensemble du peuple palestinien et à l'ensemble du peuple israélien. En particulier, la solution à deux États demeure la perspective institutionnelle permettant de répondre aux aspirations légitimes des deux peuples ; or, malheureusement, les violences se sont intensifiées en Cisjordanie contre la population civile palestinienne, qui a le droit de vivre en paix sur sa terre.

L’escalade des tensions dans la mer des Caraïbes et le long de la côte pacifique américaine est également une source de vive inquiétude. Je tiens à réitérer mon appel pressant à la recherche de solutions politiques pacifiques à la situation actuelle, dans l’intérêt commun des peuples et non pour défendre des intérêts partisans.

Cela concerne tout particulièrement le Venezuela, au vu des récents événements. À cet égard, je renouvelle mon appel au respect de la volonté du peuple vénézuélien et à la sauvegarde des droits humains et civils de tous, afin d'assurer un avenir de stabilité et de concorde. À cette fin, l' exemple de deux de ses enfants, que j'ai eu la joie de canoniser en octobre dernier – José Gregorio Hernández et Sœur Carmen Rendiles – peut être une source d'inspiration. Puisse leur témoignage inspirer l'édification d'une société fondée sur la justice, la vérité, la liberté et la fraternité, et permettre ainsi à la nation de se relever de la grave crise qui la frappe depuis tant d'années.

D'autres crises se multiplient à travers le monde. Je pense tout d'abord à la situation désespérée en Haïti, marquée par de nombreuses formes de violence, allant du trafic d'êtres humains à l'exil forcé et aux enlèvements. À cet égard, j'espère qu'avec le soutien nécessaire et concret de la communauté internationale, le pays pourra prendre au plus vite les mesures indispensables pour rétablir l'ordre démocratique, mettre fin aux violences et parvenir à la réconciliation et à la paix.

Nous ne pouvons oublier non plus la situation qui affecte depuis des décennies la région des Grands Lacs africains, ravagée par une violence qui a fait de nombreuses victimes. J'encourage les parties concernées à rechercher une solution définitive, juste et durable qui mette un terme à un conflit qui n'a que trop duré. De même, je pense à la situation au Soudan, devenu un immense champ de bataille, ainsi qu'à l'instabilité politique persistante au Soudan du Sud, le plus jeune pays de la communauté internationale, né du référendum d'il y a quinze ans.

Nous ne pouvons passer sous silence les signes croissants de tension en Asie de l'Est, et exprimer l'espoir que toutes les parties concernées adopteront une approche pacifique et fondée sur le dialogue concernant les questions litigieuses qui sont source de conflits potentiels.

Mes pensées se tournent tout particulièrement vers la grave crise humanitaire et sécuritaire qui frappe le Myanmar, encore aggravée par le séisme dévastateur de mars dernier. Avec une ferveur renouvelée, j'appelle à ce que l'on emprunte courageusement les voies de la paix et d'un dialogue inclusif, afin de garantir à tous un accès équitable et rapide à l'aide humanitaire. Pour être authentiques, les processus démocratiques doivent s'accompagner de la volonté politique de poursuivre le bien commun, de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir le développement intégral de chaque personne.

Au cœur de nombre des situations que j'ai évoquées, on retrouve ce qu'Augustin lui-même a souligné : l'idée persistante que la paix n'est possible que par le recours à la force et à la dissuasion. Si la guerre se contente de détruire, la paix exige des efforts de construction continus et patients, ainsi qu'une vigilance constante. Ces efforts sont requis de tous, à commencer par les pays dotés d'arsenaux nucléaires. Je pense notamment à l'impérieuse nécessité d'assurer le suivi du traité New START, qui expire en février. En effet, le risque est grand de renouer avec la course à la production d'armes toujours plus sophistiquées, y compris grâce à l'intelligence artificielle. Cette dernière est un outil qui requiert une gestion appropriée et éthique, ainsi que des cadres réglementaires axés sur la protection des libertés et la responsabilité humaine.

Chers Ambassadeurs,

Malgré la situation tragique qui se déroule sous nos yeux, la paix demeure un bien difficile à atteindre, mais réaliste. Comme le rappelle Augustin, la paix est « le but de notre bien » [15], car elle est le but même de la cité de Dieu, à laquelle nous aspirons, même inconsciemment, et dont nous pouvons avoir un avant-goût dès la cité terrestre. Durant notre pèlerinage sur cette terre, œuvrer pour la paix exige humilité et courage : l’humilité de vivre dans la vérité et le courage de pardonner. Dans la vie chrétienne, nous voyons ces vertus se refléter à Noël, lorsque la Vérité, le Verbe éternel de Dieu, s’incarne humblement, et à Pâques, lorsque le Juste, condamné, pardonne à ses persécuteurs et leur offre sa vie de Ressuscité.

De plus, si nous y regardons de plus près, les signes d'espoir courageux ne manquent pas en notre temps, et nous devons les soutenir sans relâche. Je pense, par exemple, aux accords de Dayton, qui, il y a trente ans, ont mis fin à la guerre sanglante en Bosnie-Herzégovine. Malgré les difficultés et les tensions, ils ont ouvert la voie à un avenir plus prospère et harmonieux. Je pense également à la Déclaration conjointe de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, signée en août dernier. Nous espérons qu'elle ouvrira la voie à une paix juste et durable dans le Caucase du Sud et permettra de résoudre les questions en suspens à la satisfaction des deux parties. Je rappelle aussi les efforts déployés ces dernières années par les autorités vietnamiennes pour améliorer les relations avec le Saint-Siège et les conditions de fonctionnement de l'Église dans le pays. Ce sont autant de graines de paix qu'il convient de cultiver.

En octobre prochain, nous commémorerons le huitième centenaire de la mort de saint François d'Assise, homme de paix et de dialogue, universellement reconnu, même par ceux qui ne sont pas catholiques. Sa vie rayonne, car elle fut inspirée par le courage de vivre dans la vérité et par la conviction qu'un monde de paix se construit sur des cœurs humbles tournés vers Dieu. C'est un cœur humble et épris de paix que je souhaite à chacun d'entre nous et à tous ceux qui vivent dans nos pays en ce début d'année.

Merci.

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Add. Le Pape Léon XIV sur X en allemand le 9 janvier 2026:

 

Dans le contexte actuel, nous assistons à un véritable "court-circuit" des droits humains. Le droit à la liberté d'expression, à la liberté de conscience, à la liberté de religion et même à la vie est restreint au nom d'autres droits dits nouveaux, ce qui affaiblit le système des droits humains lui-même et ouvre la voie à la violence et à l'oppression. Cela se produit lorsque chaque droit devient autoréférentiel et, en particulier, lorsqu'il perd son lien avec la réalité des choses, avec leur nature et avec la vérité.

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2 novembre 2025 7 02 /11 /novembre /2025 12:42
Cf. https://www.tiktok.com/@meta7noia/photo/7567830449645489430?is_from_webapp=1&sender_device=pc&web_id=7424930689843299872

Cf. https://www.tiktok.com/@meta7noia/photo/7567830449645489430?is_from_webapp=1&sender_device=pc&web_id=7424930689843299872

Je vous présente un nouveau blog d'apologétique chrétienne : Metanoia catholique, dont l'objectif est la défense de la foi catholique. Ce site comprend des analyses apologétiques mettant en relation la foi et la raison comme : l'Èglise du Christ dans les Ècritures saintes", "le problème de la sola scriptura", le Purgatoire, une "Démonstration de la véracité du catholicisme", ainsi que de nombreuses fiches de Saints Pères de l'Èglise, recensant leurs citations les plus célèbres.

Cf. https://metanoiacatholique.wixsite.com/website

Cf. https://metanoiacatholique.wixsite.com/website

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7 août 2025 4 07 /08 /août /2025 20:48
L'Espagne réinstalle la Croix au point culminant des Pyrénées

 

L'Espagne installe une Croix au point culminant des Pyrénées, le Pic Aneto 3404 m. Vive le Christ Roi !

Suspendue à un hélicoptère à 3.400 m : les images spectaculaires de la réinstallation de la croix du plus haut sommet des Pyrénées

Le plus haut sommet des Pyrénées en Espagne, l'Aneto, a retrouvé sa croix à son pic le mercredi 6 août. Héliportée, elle a été réinstallée par Groupement de Secours et d'Intervention en Montagne espagnol et avait été descendue pour restauration il y a deux ans. En place depuis plus de 70 ans, la croix de l'Aneto était dégradée à cause des conditions climatiques difficiles des Pyrénées et des randonneurs. 

France 3

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13 juillet 2025 7 13 /07 /juillet /2025 11:00
"Le christianisme est un plagiat de mythes anciens" (athéisme)

L'athée déclare : "Le christianisme est un plagiat de mythes anciens".

 

Jésus est-il une copie d'Horus et le monothéisme a-t-il été "plagié" sur le zoroastrisme ?

 

C'est un mensonge et c'est facilement réfutable.

 

Prenons les choses point par point.

 

"Avant Yahvé, il y avait Ahura Mazda"

 

Vrai, mais alors quoi ?

 

Le zoroastrisme n'est pas un pur monothéisme. C'est un système dualiste : Ahura Mazda lutte contre Angra Mainyu, le principe du mal.

 

Très différent du Dieu unique, omnipotent et souverain que nous connaissons.

 

"Il n'y a aucune source égyptienne ancienne qui dit que :

 

-Horus est né d'une vierge

 

-Il a eu 12 disciples

 

-Il a été crucifié

 

-Il est ressuscité le troisième jour

 

Je suis sûr que l'athée a avalé tout le pseudo-documentaire appelé Zeitgeist, et ne connaît AUCUNE histoire ou égyptologie sérieuse.

 

Et si les similitudes étaient vraies ?

 

Elles ne prouveraient pas non plus le plagiat.

 

Le christianisme n’est pas issu de religions païennes et n’est pas non plus un mélange de mythologies anciennes.

 

Il est né dans un contexte spécifique, avec des racines profondes, et se fonde sur des prophéties accomplies dans un personnage historique : Jésus de Nazareth.

 

Il ne s’agit pas d’une copie, mais de l’accomplissement d’une promesse très attendue.

 

''La religion ne sert qu’à contrôler''

 

Encore un slogan vide (et marxiste).

 

La religion, en particulier le catholicisme, a donné naissance aux universités, aux hôpitaux, aux orphelinats, à l’idée de dignité humaine et à la charité publique.

 

Il y avait un contrôle partout, avec ou sans religion.

 

Mais réduire la foi à un simple ''pouvoir'' revient à passer à côté de l’essentiel.

 

''La vérité n’a pas besoin de foi''

 

Une très belle phrase… mais naïve, et vide.

 

La science fonctionne aussi avec la foi : La foi que l’univers est compréhensible, en logique, dans les sens, dans les mathématiques…

 

[L'Etat "laïc" fonctionne aussi avec la foi : les "valeurs républicaines", le "culte de la Raison", "culte de l'être suprême" sous la Révolution, la "laïcité, religion de la république" selon Vincent Peillon, ex-ministre de l'éducation nationale en 2013. Ndlr.]

"Le christianisme est un plagiat de mythes anciens" (athéisme)

La foi chrétienne ne s'oppose pas à la raison. Elle l'élève.

 

La vérité n'a pas besoin d'être imposée. Seulement de lumière.

 

Source : https://x.com/realCarola2Hope/status/1944226132997681372

L’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

Évangile selon S. Matthieu 5,15

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23 mai 2025 5 23 /05 /mai /2025 21:59
JD Vance n'a pas embrassé l'anneau du pape Léon XIV

Après son audience avec le pape Léon XIV, Ross Douthat a confronté le vice-président américain JD Vance (NYTimes.com, 21 mai) à la tension entre les politiques de l'administration Trump et les vues du pape et du Vatican, notamment en matière de migration.

"Nous pourrions probablement en parler toute la matinée", a répondu Vance, changeant de sujet : "Permettez-moi de vous donner un exemple très précis de cette tension. Après la messe - je suis catholique, je crois que le pape Léon est en fait le berger de 1,4 milliard de catholiques, et il y a des choses comme s'incliner devant lui ou embrasser l'anneau qui sont des signes de respect pour un père spirituel".

M. Vance a ensuite parlé de la différence entre sa foi et sa représentation du pays : "Sur la scène internationale, je ne suis pas là en tant que JD Vance, un paroissien catholique. Je suis là en tant que vice-président des États-Unis et chef de la délégation du président à la messe inaugurale du pape".

Il a fait remarquer que, selon le protocole, les présidents et vice-présidents américains ne s'inclinent pas devant les dirigeants étrangers et n'embrassent pas d'anneaux.[1]

Si le "protocole" stipule que les présidents et vice-présidents américains n’embrassent pas l’anneau papal, alors le protocole est erroné. C'est un protocole basé sur une fausse théologie dans laquelle le pouvoir temporel ne reconnaît ni ne respecte le pouvoir spirituel.

 

Le Christ est Roi.[2]

JD Vance n'a pas embrassé l'anneau du pape Léon XIV

Sources

 

[1] https://gloria.tv/post/ykjLq13xYrmZ6QW1krMW6tC6U

[2] Joshua Charles

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28 mars 2025 5 28 /03 /mars /2025 07:01
Cardinal Burke : Le Christ Roi nous libère des idéologies et de l'apostasie

La royauté du Christ sur les cœurs et sur toute la société restaure la communion originelle de l’homme avec Dieu et constitue la réponse à la confusion croissante dans le monde et dans l’Église. Résumé du discours du Cardinal à l'ouverture de l'École de Doctrine Sociale organisée par l'Observatoire Van Thuân et la Boussole. 

 

Église 24_03_2025

 

Le culte du Christ-Roi « n’est pas une forme d’idéologie », ni « le culte d’une idée ou d’un idéal », mais « la réalité de l’obéissance à la Loi de Dieu inscrite dans nos cœurs et dans la nature même de toutes choses ». Et cela s'exprime « surtout à travers la Très Sainte Eucharistie, grâce à laquelle notre mission royale en Lui est comprise, embrassée et vécue ». C'est le cœur du discours du cardinal Raymond Leo Burke sur La Royauté sociale du Christ : fondements théologiques , qui a inauguré vendredi 21 mars le cours de printemps de l'École nationale de doctrine sociale de l'Église (organisé par l'Observatoire Cardinal Van Thuân et La Nuova Bussola Quotidiana), consacré à La Royauté sociale du Christ et au Magistère de Pie XI. À l'occasion du centenaire de Quas primas. Une réalité qui a toujours été proclamée par l'Église « conformément à la Révélation divine et, surtout, à la parole du Christ lui-même », a souligné Burke.

 

Pour en saisir toute la profondeur, le cardinal a pris comme point de départ la devise de saint Pie X « Instaurare omnia in Christo », tirée de la lettre aux Ephésiens (1, 10). Benoît XVI a expliqué que cette institution « signifie que dans le grand plan de la création et de l'histoire, le Christ s'élève comme le centre de tout le chemin du monde, l'axe de tout, qui attire à Lui toute la réalité » (5 décembre 2012). « En bref », résume Burke, « en Christ se réalise le juste ordre de toutes choses, l’union du ciel et de la terre, telle que Dieu le Père l’a voulue dès le commencement. » La rébellion de nos ancêtres et le désordre qui en résulte sont contrebalancés par « l’obéissance de Dieu le Fils incarné qui rétablit et restaure la communion originelle de l’homme avec Dieu et, par conséquent, la paix dans le monde ».

 

Parmi les « causes prochaines » qui ont poussé Pie XI en 1925 à instituer une solennité liturgique spécifique du Christ-Roi, avec l'encyclique Quas primas, le pape lui-même a mentionné le XVIe centenaire du concile de Nicée, qui « a défini et proposé comme dogme la consubstantialité du Fils unique avec le Père et en même temps, en insérant dans le Credo la formule « son règne n'aura pas de fin », a ainsi proclamé la dignité royale du Christ ».

Une impulsion supplémentaire et non secondaire est née, à l'occasion de six canonisations célébrées par lui, des paroles « Tu, Rex gloriae, Christe » chantées dans le Te Deumà la fin du rite. En particulier, parmi ces nouveaux saints, « la sainteté héroïque de sainte Thérèse de Lisieux est la manifestation la plus frappante de la transformation des cœurs et, par conséquent, de la famille et de la société en général, qui découle inévitablement de la reconnaissance et de l'acceptation de la Royauté du Christ ». Un siècle plus tard, observe Burke, « la situation de rébellion contre le Christ et sa Loi, décrite par le pape Pie XI en 1925, n'a fait qu'empirer à notre époque et tente de plus en plus d'infiltrer la vie de l'Église elle-même et de corrompre l'Épouse du Christ, de la conduire à une grave infidélité, avec une apostasie de la foi apostolique. »

 

Exprimant « la grande réalité de la Royauté du Christ telle qu'elle a toujours été comprise dans l'Église » (dans les esprits, les volontés et les cœurs des hommes), Pie XI affirmait qu'elle n'appartient pas seulement à sa divinité, mais qu'« il est nécessaire de revendiquer pour le Christ-homme au vrai sens du terme le nom et les pouvoirs de roi ».

Burke fait ensuite référence à la relation entre la Royauté du Christ et le Sacré-Cœur : « en vertu de l’union consubstantielle du Cœur de Jésus – humain et divin – avec le Cœur divin du Père, Il règne sur tous les cœurs », et non pas comme « un idéal auquel tous sont appelés mais que seuls quelques-uns peuvent atteindre », mais plutôt comme « une réalité de la grâce divine qui aide même le sujet humain le plus faible et le plus éprouvé à atteindre un degré héroïque de vertu, pour peu qu’il collabore avec la grâce divine ». De cette manière, « la noblesse de la nature humaine se manifeste pleinement », participant à la Royauté même du Christ – comme le rappelait saint Jean-Paul II dans sa première encyclique Redemptor hominis – car servir le Roi c’est régner.

 

Cette Royauté « est, par sa nature, universelle , c'est-à-dire qu'elle s'étend à tous les hommes, au monde entier », y compris les réalités temporelles ; elle ne concerne pas non plus seulement les individus isolés puisque, citant Pie XI, « réunis en société, ils ne sont pas moins sous la puissance du Christ que les hommes pris individuellement » ; et non seulement les peuples catholiques, mais « embrasse aussi ceux qui sont sans la foi chrétienne, afin que tout le genre humain soit sous la puissance de Jésus-Christ » (Léon XIII). En toute circonstance, « le Christ exerce sa royauté par la grâce du Saint-Esprit, qu’il répand sans cesse et sans interruption dans le cœur de ses fidèles ».

 

Burke souligne que « la royauté du Christ sur le cœur des hommes est antérieure à tout État ou gouvernement », qui bénéficiera de la « pratique de la religion chrétienne comme essentielle au bon ordre ». De même, « les droits fondamentaux de l'homme en société - et je ne parle pas du nombre toujours croissant de soi-disant droits inventés pour promouvoir la sécularisation de toute vie - sont antérieurs à l'État, ont leur fondement dans l'analogie de l'être, dans la participation de l'homme à l'Être de Dieu, à sa Vérité, à sa Beauté et à sa Bonté. » Elles précèdent l’État parce qu’elles sont « inhérentes à la nature de l’homme, homme et femme, qui conduit l’individu homme et l’individu femme au mariage et à son fruit, la famille ».

 

La dimension sociale de la Royauté du Christ réside dans la nature sociale de l’homme lui-même : « l’âme individuelle existe toujours en relation avec Dieu et avec les autres, de la famille à l’État ou à la nation et au monde » et « se manifeste de la manière la plus complète dans le Sacrifice eucharistique », qui « est le moyen le plus parfait et le plus efficace pour la transformation des cœurs humains par l’union avec le Cœur du Christ », qui nous libère des systèmes politiques et des idéologies. Face à la « rébellion contre le bon ordre et la paix (...) qui conduit le monde et même l'Église à une confusion et à une division toujours plus grandes », il est encore plus nécessaire de reconnaître et d'adorer le Christ comme Roi du ciel et de la terre : « c'est la réalité de notre dignité dans le Christ et de la haute mission inhérente à cette dignité », grâce à laquelle nous sommes « dotés de la grâce de transformer non seulement nos vies individuelles et nos familles, mais aussi la société tout entière ».

Sources

https://lanuovabq.it/it/burke-cristo-re-ci-libera-dalle-ideologie-e-dallapostasia

https://gloria.tv/post/4gs9cMMrfp1C2D3oENosVAaMt

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9 novembre 2024 6 09 /11 /novembre /2024 23:10
https://tribunechretienne.com/le-discours-du-president-macron-a-notre-dame-de-paris-est-il-une-atteinte-a-la-laicite/

https://tribunechretienne.com/le-discours-du-president-macron-a-notre-dame-de-paris-est-il-une-atteinte-a-la-laicite/

Pour l’association BonSens.org et ses membres, la cathédrale ne saurait être un théâtre pour des déclarations d’ordre politique, fût-ce dans un cadre exceptionnel comme celui de la réouverture de Notre-Dame.


Le 7 décembre prochain, la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris prendra une tournure inédite avec la présence du Président Emmanuel Macron. Mais la tenue de son discours dans l’enceinte même de la cathédrale soulève de vives préoccupations, notamment au sein de l’association BonSens.org. Cette dernière met en demeure l’Archevêché de Paris de respecter la laïcité et de demander au Président de tenir son discours sur le parvis, loin des lieux de culte.

L’annonce de la venue d’Emmanuel Macron pour prononcer un discours lors de la cérémonie de réouverture de Notre-Dame, prévue pour le 7 décembre, a créé un climat de malaise parmi plusieurs membres de la société civile. BonSens.org, une organisation reconnue d’intérêt général, a pris position fermement contre l’idée d’une intervention politique dans un lieu de culte, au nom de la séparation de l’Église et de l’État, une valeur fondée sur la loi de 1905.

Bien que l’association comprenne le caractère symbolique de l’événement, elle insiste sur le respect strict de la loi, en particulier les articles 35-1 et 36, qui interdisent les discours politiques dans les édifices religieux. Pour l’association et ses membres, la cathédrale ne saurait être un théâtre pour des déclarations d’ordre politique, fût-ce dans un cadre exceptionnel comme celui de la réouverture de Notre-Dame.

Les membres de BonSens.org, issus de diverses confessions, catholiques, juifs et musulmans, partagent un même sentiment d’inquiétude. Pour eux, la tenue d’un discours politique dans l’enceinte sacrée de la cathédrale pourrait non seulement entacher la solennité de ce lieu mais aussi poser une question plus large : quel est le rôle des symboles religieux dans le discours politique ? L’ampleur de l’événement ne fait que rendre cette question encore plus pertinente.

En vertu de la loi de 1905, qui protège la liberté de conscience et la laïcité de l’État, l’appel de l’association est clair : le discours devrait être prononcé sur le parvis de Notre-Dame, à l’extérieur, et non dans un lieu de culte. Ce geste serait non seulement un respect des principes de la laïcité, mais aussi un moyen de préserver l’intégrité spirituelle du lieu, évitant ainsi toute confusion entre le domaine religieux et le domaine politique.

De son coté, Pierre de Gaulle , petit fils de Charles a réagi par un tweet sur le réseau X:

 » Le Président prononcera son discours dans l’enceinte sacrée de Notre-Dame, ce que nul dans l’histoire de France n’a jamais osé faire, pas même les rois. Mais cet homme-là n’a pas de foi, ni en Dieu, ni en la France, ni en son peuple. »

 

 

Source: https://tribunechretienne.com/le-discours-du-president-macron-a-notre-dame-de-paris-est-il-une-atteinte-a-la-laicite/

***

Notre-Dame : Le discours du président Macron à Notre-Dame de Paris, ou l'assimilation du spirituel par le temporel

Pour mieux comprendre la notion chrétienne de laïcité (distinction des pouvoirs temporel et spirituel au fil des siècles depuis l'enseignement de Notre Seigneur demandant de rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu), lire :

 

La Solennité du Christ Roi de l'univers

"La franc-maçonnerie a perverti la laïcité en rejetant Dieu, le vrai Dieu, Jésus-Christ" (Abbé Pagès)

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24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 09:11
https://www.lifesitenews.com/news/ben-carson-has-perfect-response-to-kamala-harris-mocking-students-who-said-christ-is-king/

https://www.lifesitenews.com/news/ben-carson-has-perfect-response-to-kamala-harris-mocking-students-who-said-christ-is-king/

Le Dr Ben Carson a pris pour cible la démocrate Kamala Harris pour avoir publiquement ridiculisé deux étudiants qui ont proclamé "Christ est Roi !" lors d'un récent rassemblement de campagne, avertissant les chrétiens qu'elle "a dit ce qu'elle avait sur le cœur"

 

( LifeSiteNews ) — L'ancien candidat républicain à la présidence et neurochirurgien pédiatrique de renommée mondiale, le Dr Ben Carson, s'en est pris à la démocrate Kamala Harris pour avoir publiquement ridiculisé deux étudiants qui ont proclamé "Christ est Roi !" et "Jésus est Seigneur" lors d'un récent rassemblement de campagne.

 

"Nous avons quelqu'un qui se présente à l'élection présidentielle et qui a récemment déclaré dans une foule, lorsque quelqu'un a dit "Jésus-Christ est Seigneur", que 'vous êtes dans la mauvaise foule'", a noté le Dr Carson lors de la réunion des dirigeants religieux de la 11e heure à Concord, en Caroline du Nord.

 

"Pensez-y", a insisté Carson. "Dans Matthieu 12,34, il est écrit : 'ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur..'

 

"Elle n'a pas eu le temps de réfléchir à ce qu'elle allait dire", a-t-il dit. "Elle a dit ce qu'elle avait sur le cœur."

 

"Peut-être que c'est elle qui n'a rien à faire ici", a-t-il suggéré. "C'est peut-être à cela que nous devrions réfléchir."

 

"Cette élection ne concerne pas les Démocrates et les Républicains", a déclaré Carson au début de sa présentation. "Cette élection concerne la question de savoir si nous sommes une nation laïque ou une nation unie sous l’autorité de Dieu."

 

Notant que Benjamin Franklin avait un jour prévenu que notre nouvelle nation avait été fondée en tant que 'République… si vous pouvez la garder', Carson a déclaré : "Nous l'avons gardée pendant 240 ans, mais nous sommes plus près de la perdre maintenant que nous ne l'avons jamais été à aucun moment."

 

"Nous avons un ministère de la Justice qui est utilisé par le parti au pouvoir pour persécuter et poursuivre ses opposants politiques, ce à quoi on s'attendrait en Russie, en Chine ou dans une république bananière, et qui se produit de manière flagrante dans notre pays", a-t-il déclaré.

 

Carson a prévenu que les forces opposées à l'ancien président Donald Trump "feraient tout pour l'arrêter. Elles ont tout essayé jusqu'à présent".

 

"Mais voici le problème", a-t-il dit, "comme il est dit dans Romains 8,31 : 'Si Dieu est pour vous, qui sera contre vous ?'"

 

"Notre nation, qui était une bande de miliciens disparates, est passée au sommet du monde parce que nous étions des gens de foi", a déclaré Carson, "et certains essaient de nous faire abandonner cela."

 

"Lors des dernières élections, vingt millions de chrétiens évangéliques n’ont pas voté, et la plupart des élections serrées dans les États clés ont été déterminées par des milliers de voix, et non par des millions de voix", a expliqué Carson. "Pensez au pouvoir que possèdent les gens qui croient en Dieu. Nous n’avons pas à être des victimes, nous n’avons pas à nous plaindre. Nous pouvons absolument contrôler la direction de notre nation, mais nous devons nous impliquer pour y parvenir."

 

"Il y a beaucoup de chrétiens qui disent : 'Les deux camps sont corrompus et je ne veux pas être impliqué dans un système corrompu ; je ne veux pas avoir à choisir entre 'le moindre mal' ", a-t-il déclaré.

 

La salle a ensuite éclaté en acclamations d'approbation lorsque Carson a annoncé : "Eh bien, à moins que Jésus-Christ ne soit sur le bulletin de vote, vous devez toujours choisir entre 'le moindre des deux maux'."

Aux Etats-Unis, Ben Carson a une réponse parfaite à Kamala Harris qui se moque des étudiants qui ont dit "Christ est Roi"
@johnny.chowdhury1

Latino Americans For Trump' Pray US Is Place 'We Will Not Be Kicked Out' For Saying 'Jesus Is Lord'

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29 septembre 2024 7 29 /09 /septembre /2024 17:39

Ensuite Jésus dit à ses disciples: "Si quelqu'un veut venir avec moi, il ne doit plus penser à lui-même, il doit porter sa croix et me suivre."

Matthieu 16,24

Dans nos moments difficiles, nos souffrances, la "voie unitive", la croix admise et offerte est le meilleur chemin pour nous unir à Dieu et nous conduire à Lui par Son Christ.

Les effets de lumière de cette église représentent parfaitement l'amour de Dieu pour nous si nous nous abandonnons à Son amour.

L'église Saint-Remy de Baccarat (XIXe siècle), en Meurthe et Moselle, détruite en 1944, a été reconstruite dans le style moderne. Érigée entre 1953 et 1957 par l'architecte Nicolas Kazis (né vers 19202), elle est tout entière placée sous le signe du triangle, symbole de la Sainte Trinité.

Cette église est depuis 2013 inscrite au patrimoine de Lorraine.

Église Saint-Rémy de Baccarat en Meurthe et Moselle - "Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus" (2 Tm 2-3)

La décoration lumineuse (vitraux) du "groupe témoignage" est composée de 4000 dalles de 2,5 cm d'épaisseur découpées en 20 000 petits morceaux de cristal de Baccarat, ajustés dans le béton.

Église Saint-Rémy de Baccarat en Meurthe et Moselle - "Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus" (2 Tm 2-3)

Toi donc, mon enfant, trouve ta force dans la grâce qui est en Jésus Christ.

Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour.

Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus.

... Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.

2 Thimothée 2, 1-11

dans les persécutions et les souffrances, celles qui me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystres, toutes les persécutions que j’ai subies. Et de tout cela le Seigneur m’a délivré.

2 Tm 3,11

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3 septembre 2024 2 03 /09 /septembre /2024 12:48
Sondage twitter X du Vatican sur la synodalité : "Croyez-vous que la synodalité comme chemin de conversion et de réforme peut améliorer la mission et la participation de tous les baptisés ?" "Non" à 88%

Sondage twitter X du Vatican sur la synodalité : "Croyez-vous que la synodalité comme chemin de conversion et de réforme peut améliorer la mission et la participation de tous les baptisés ?" "Non" à 88%

Nous disons "Non, Saint-Père" !

 

Par le Père Joachim Heimerl

 

Source: Marco Tosatti

 

Fin juillet, le Vatican a lancé une enquête en ligne. Les quelque 9 000 participants ont été interrogés sur leur attitude à l'égard de la "synodalité" et environ 90 % ont voté négativement. En conséquence, le secrétariat synodal responsable a clôturé l’enquête prématurément et a mis les résultats hors ligne.

 

Lire : L'ex-synode n'intéresse que ceux qui veulent remplacer l'enseignement catholique par l'hérésie

 

En dehors du Vatican, des "principes" de sondage similaires ne peuvent probablement être trouvés aujourd’hui qu’en Russie ou en Chine (ou en France ! Ndt. ...)

 

Ce processus resterait une anecdote insignifiante si la dernière partie du soi-disant "Synode mondial", qui aborde la question de savoir comment l’Église catholique peut devenir une "Église synodale", ne commençait pas dans moins d’un mois.

Dans ce contexte, les sondages en ligne sont extrêmement explosifs. Mais que cela dit-il concrètement ?

 

Une conclusion importante est que personne dans le monde catholique n’est manifestement intéressé par une "Église synodale".

 

Le nombre de participants aux sondages internationaux est généralement beaucoup plus élevé, surtout lorsqu’il s’agit de sujets relativement polarisés.

 

En d’autres termes : pour la majorité des catholiques, la "synodalité" n’est pas seulement un cheval boiteux, mais un cheval mort.

 

Un résultat encore plus important est le suivant : personne au Vatican ne se serait attendu à un tel vote négatif.

 

Ils comptaient sur une grande approbation et auraient voulu l'exploiter en conséquence lors du "Synode mondial", qui nous ramène d'ailleurs à la Russie et à la Chine.

Il s'agit en fait d'une approche surprenante si l'on considère que les organisateurs du Synode - le Pape et les cardinaux Hollerich et Grech - soulignent toujours que la "synodalité" ne doit pas être un instrument politique mais spirituel.

Toutefois, si cela était vrai, il serait difficile de recourir à une enquête. Et encore moins de tentatives de saboter cette enquête et de la passer sous silence après qu’elle n’ait pas produit les résultats escomptés.

 

Pour faire court : l'enquête en ligne a révélé le projet du pape comme un gigantesque mensonge.

 

Et il a embarrassé Francesco, Hollerich et Grech aux yeux de l’opinion publique mondiale.

 

Non, la "synodalité" n'est pas un processus "spirituel", mais un programme politique ecclésial.

 

De plus, ce programme n’a pas pour but de "réformer" l’Église, mais de la détruire sur le long terme.

Les participants à l'enquête l'ont reconnu et ont donc clairement répondu "non".

 

Cependant, la véritable explosivité de l’enquête vient d’un constat indirect. Et curieusement, elle est adressée au Pape.

 

Comme on le sait, François a étroitement lié son pontificat au thème de la "synodalité" ; il est donc heureux de souligner que l'Église doit se "convertir" à la "synodalité".

 

Il est clair que c’est absurde : l’Église ne doit jamais se convertir aux idées personnelles d’un Pape et encore moins à son programme ecclésiastique.

 

La seule conversion est celle à Jésus-Christ.

 

Mais le Synode Mondial en est très loin.

 

Le "non" de l’enquête en ligne contient donc un "non" plus grand qu’un simple "non" à la "synodalité" ; il contient un "non" à François et donc un "non" à un pontificat qui a profondément divisé et ébranlé l'Église.

 

Les avis sont donc partagés sur l'attitude à avoir à l'égard de la "synodalité" : quiconque veut maintenir la foi de l'Église catholique doit inévitablement rejeter le projet du Pape.

 

Il n'est pas possible de rester catholique et en même temps de soutenir les objectifs réformateurs du Pape et du "Synode mondial".

 

Je voudrais donc recommander ceci à mes lecteurs : rejoignez les participants à l'enquête en ligne et dites fermement : "Non, Saint-Père !"

***

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5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 00:00
Saint Boniface, Patron de l'Allemagne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p

Saint Boniface, Patron de l'Allemagne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p

Ordonné prêtre en 710, le bénédictin anglo-saxon Boniface gagne la Frise en 716, où il devient l'assistant de son compatriote saint Willibrord.

Puis il évangélise la Hesse, la Thuringe et la Bavière avec succès.
Consacré évêque en 722, il établit son archevêché à Mayence. Retourné en Frise, il y est assassiné par des païens. On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de saint Ambroise: Du bienfait de la mort.

 

Saint Boniface , qui "parcourut toute la Frise, prêchant sans cesse la parole de Dieu, bannissant les rites païens et extirpant les coutumes immorales païennes. Avec une énergie débordante, il construisit des églises et renversa les idoles des temples. Il a baptisé des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants." (Vita S. Bonifatii, Augustine Willibaldo, éd. Levison, p. 47).

 

Consacré évêque en 722, il établit son archevêché à Mayence. Retourné en Frise, il y est assassiné par des païens. On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de saint Ambroise: Du bienfait de la mort.

 

Au cours de l'audience générale du 11 mars 2009, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Boniface, un des apôtres des peuples germaniques. Saxon né en Angleterre vers 675 sous le nom de Winifred, il fut très jeune attiré par l'idéal monastique. Ordonné prêtre à trente ans, il entendit l'appel de Dieu à se consacrer à la conversion des païens du continent. En 716, avec quelques compagnons, il prend le chemin de la Frise, "où échoua sa première initiative d'évangélisation à cause de l'opposition d'un chef local. S'étant rendu à Rome deux ans plus tard pour y rencontrer le Pape, Grégoire II l'encouragea, lui donna le nom de Boniface et le chargea de mission officiellement auprès des peuples germaniques".

 

 

Un jour, il abattit de sa propre main un chêne dédié à l’idole Thor ou Donar, qui était non seulement un symbole religieux, mais aussi un symbole de la protection des soldats, de la végétation et même de la fertilité dans la culture autochtone des tribus germaniques. (Mgr Athanasius Schneider, évêque d'Astana.) Et quand la foule en fureur allait se jeter sur lui, un prodige vint soudain la calmer: l'arbre énorme se plia sous une main invisible et alla tomber en quatre tronçons aux pieds du Saint. Le Christ avait vaincu; des milliers de païens demandèrent le baptême.

 

Mgr Rudolf Voderholzer, évêque de Regensburg en Allemagne a expliqué dans une homélie du 31 octobre 2019 que "Boniface n'a pas dansé autour ni embrassé le chêne, mais plutôt, il l'a abattu et a fait de son bois une croix et une chapelle Saint-Pierre". (sources 1 et 2).

L'apôtre, secondé par de vaillants missionnaires, travaillait avec plus d'ardeur que jamais à étendre le règne de l'Évangile. Ses saintes audaces furent bénies du Ciel... et le Pape le fit évêque.

 

Archevêque, légat du Pape, Boniface ne s'attribue point la gloire de ses oeuvres; Dieu est sa seule force et son seul recours; voilà le secret de ses conquêtes pacifiques.

Grâce à sa prudence, le futur saint "parvint à restaurer la discipline ecclésiastique. Il convoqua des synodes pour le respect des canons et renforça la communion des Eglises de Germanie avec Rome". Puis Benoît XVI a rappelé un autre aspect de l'oeuvre de Boniface, qui fonda de nombreux monastères, masculins et féminins, lesquels constituèrent "des phares de diffusion de la foi et de la culture chrétienne dans ces régions.

 

 près de 80 ans, il projeta une nouvelle mission évangélisatrice dans le pays qui avait vu ses premières expériences. Mais, en 754 probablement, des frisons païens l'assassinèrent à Dokkum tandis qu'il célébrait la messe".

"Après tant de siècles, quel message pouvons-nous retenir de la prodigieuse oeuvre de ce grand missionnaire martyr?", s'est demandé Benoît XVI: "D'abord, la centralité de la Parole, vécue et interprétée dans la foi de l'Eglise, que Boniface prêcha jusqu'au sacrifice suprême du martyre". Ensuite, "sa fidélité au siège apostolique, le principe central de son action missionnaire. Cet esprit de cohésion autour du Successeur de Pierre s'est transmis aux Eglises sujets de sa prédication, unissant à Rome l'Angleterre, l'Allemagne et la France. Ce facteur a grandement contribué à la constitution des racines chrétiennes de l'Europe, qui ont produit tant de fruits au cours des siècles suivants".


Le Saint-Père a alors souligné combien saint Boniface avait favorisé la rencontre de la culture germanique avec la romano-chrétienne, en portant l'ancien héritage chrétien aux populations qu'il évangélisait, avec un nouveau mode de vie plus respectueux des droits et de la dignité de la personne".

"Le courageux témoignage de Boniface -a ajouté Benoît XVI- nous invite à accueillir dans nos vies la Parole de Dieu comme première référence, à aimer sincèrement l'Eglise, à se sentir coresponsables de son avenir dans l'unité autour du Successeur de Pierre. Il nous rappelle aussi qu'en favorisant la diffusion de la culture, le christianisme aide au progrès de l'humanité. Nous devons être à la hauteur de ce prestigieux héritage pour le faire fructifier en faveur des nouvelles générations". En comparant l'appel de la foi et le service de l'Evangile de Boniface à "notre foi, souvent chancelante et bureaucratique, il faut nous demander comment nous renouveler pour transmettre ce don précieux à notre temps".
(source: VIS 090311)
via
Nominis.cef.fr; Les saints du jour

 

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1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 01:00

Bonne et sainte année à tous!

 

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 12:21

Pourquoi les enfants américains deviennent fous

 

Les États-Unis sont confrontés à une augmentation alarmante des maladies mentales chez les enfants et les adolescents. Le système de santé américain ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire face à cette augmentation.

 

Cette information dramatique fait l'objet d'une déclaration commune de trois organisations de santé américaines : American Pediatric Academy, American College of Emergency Physicians et Association of Emergency Nurses.

 

Source : https://emergencyphysicians.org/press-releases/2023/8-16-23-emergency-physicians-emergency-nurses-and-pediatricians-call-for-strategies-to-improve-care-for-children-adolescents-seeking-urgent-help-for-mental-behavioral-health-concerns

[…]

 

Parmi les troubles mentaux chez les enfants et les adolescents, un rôle de plus en plus important est joué par l'encouragement systématique des enfants et des adolescents à assumer une "identité de genre" différente de leur sexe biologique.

 

Plus de 50 % des enfants et des jeunes transgenres aux États-Unis ont "sérieusement" envisagé de se suicider au cours de l'année écoulée en raison de "l'aggravation de la crise de la santé mentale chez les jeunes LGBT".

 

https://www.theguardian.com/us-news/2022/dec/16/us-trans-non-binary-youth-suicide-mental-health

 

Pourquoi les enfants américains deviennent fous ?
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22 décembre 2022 4 22 /12 /décembre /2022 21:50

Vers 17h00 un vieux berger allemand est entré dans l'église et s'est posé devant l'autel. Tous les jours il venait assister à la messe. Le prêtre Don Donato s'intéressa à ce chien et voulut en savoir plus.

 

Comment est il possible qu'un animal assiste à la messe chaque jour ? Cette histoire s'est déroulée à  San Donaci une petite ville d'Italie dans l'église Santa Maria degli Angeli.

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 00:00

Jeanne-entend-les-voix-de-saint-Michel-et-sainte-Catherine-.jpg

Jeanne entend les voix de saint Michel et sainte Catherine, par Hermann Anton Stilke

 

La fin de la Première Guerre mondiale amène en 1920 une chambre des députés orientée à droite, la « chambre bleu horizon » qui, composée de nombreux anciens combattants ayant connu dans les tranchées la fraternisation de religieux et de laïcs, adopte le 24 juin 1920, un projet de loi du député et écrivain nationaliste Maurice Barrès (1), chantre de l'"Union sacrée", d'instituer une "fête nationale" de Jeanne d'Arc.

 

La « fête nationale de Jeanne d'Arc », ou « fête du patriotisme » a lieu le deuxième dimanche de mai de chaque année (loi du 10 juillet 1920). Le site "Jurispedia" indiquait en 2012 que cette fête "semble tombée en désuétude". (2)

 

La fête nationale de Jeanne d'Arc ou fête du patriotisme ne doit pas être confondue avec la fête de sainte Jeanne d'Arc célébrée par le calendrier liturgique de l'Eglise catholique le 30 mai ou le dernier dimanche de mai, ni avec le "1er mai" du Front national, jour choisi par Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1988 pour célébrer la "fête du travail et de Jeanne d'Arc" et ainsi peser sur le résultat du second tour.

 

Y aura-t-il en cette journée de "fête nationale", un "nationaliste" pour rappeler que le nationalisme intégral (formule de Charles Maurras) est le royalisme et non le républicanisme, que Jeanne était royaliste et non républicaine, que Jeanne plaçait Dieu et le Décalogue au-dessus de la loi et non en-dessous, que Jeanne ne plaçait pas sa foi dans le nombre versatile et soumis à la corruption, mais dans la vérité, à commencer par l'obéissance à Dieu et à ses voix ? L'idéologie républicaine présente la loi civile comme une norme supérieure aux lois de Dieu, à la loi naturelle et à la morale elle-même... Ce n'est pas une loi civile, c'est une politique d'idolâtrie matérialiste, une tyrannie, la pire, celle du mensonge avec la barbarie à l'horizon : la société actuelle.

 

Mort-de-Jeanne-d-Arc--par-Lenepveu--1819-1898---Pantheon.jpg

Mort de Jeanne d'Arc, par Lenepveu (1819-1898), Panthéon

 

Bonne Fête nationale de Sainte Jeanne d'Arc à tous !

 

Sources:

 

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_Jeanne_d%27Arc#Naissance_d.27une_sainte

(2) http://fr.jurispedia.org/index.php/F%C3%AAte_nationale_de_Jeanne_d'Arc_(fr)

 

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 12:27

Les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

Mt 20,16

Les œuvres du Christ ne reculent pas, mais elles progressent.

S. Bonaventure

Notre monde a besoin de vérité pour être libre. Dans sa dernière vidéo Véronique Lévy explique les raisons pour lesquelles son "programme" est le Christ Roi. 

Extrait :

 

"J'ai parlé de Jean-Luc Melenchon en disant que certains points de son programme étaient intéressants.

"Je suis évidemment pour le Christ Roi. C'est cela mon programme. C'est cela mon choix. Et quand je parle de Christ Roi, ce n'est pas quelque chose de passéiste ni de rétrograde. Et je n'ai jamais compris pourquoi les gens qui sont pour le Christ Roi étaient placés dans la catégorie droite, extrême droite, conservateurs, etc. 

"Pour moi il n'y a pas de plus nouveau, de plus radicalement nouveau que d'être pour le Christ Roi. Pourquoi ? Parce que le Christ Roi roi, c'est la garantie pour les plus fragiles, pour les plus petits dans notre société d'être protégés, d'être aidés, d'être respectés (Nous disions "Nos Seigneurs les pauvres" au Moyen-Âge. Ndlr.). C'est la garantie que règne non pas la loi du plus fort mais la loi du plus faible. C'est la phrase : "Les premiers seront les derniers." 

"Qui d'autre pourrait dire cette phrase à part Jésus Christ, qui d'autre pourrait oser la dire ? 

"Entre autres phrases extraordinaires, 'La vérité vous rendra libres'. 

" Dans un monde corrompu par le mensonge, par les conflits d'intérêt, la vérité vous rendra libres. C'est la garantie d'un monde plus transparent. Un monde où là encore la quête de la vérité vous garantit une certaine liberté. Car il n'y a pas de liberté dans le mensonge. Il n'y a pas de liberté conditionnelle comme on l'a vu depuis deux ans, pas de liberté à condition de, à condition d'être de plus en plus soumis, à condition que tu passes par là où je veux que tu passes. Avec le Christ c'est la liberté dans la vérité. Un monde où le Christ serait roi, c'est le monde où le fragile, le petit, le pauvre serait au premier rang, où la vérité garantirait la liberté. Ce serait enfin où le lépreux, le malade, ne serait pas un proscrit, ne serait pas à rejeter mais serait mis à l'honneur. Donc cette fameuses société inclusive dont on nous parle tant, n'est possible, n'est envisageable que parce que à un moment l'Europe fut chrétienne. Et cela reste des reliquats de ce christianisme qui aujourd'hui malheureusement a été sacrifié aux enjeux économiques du mondialisme et de cette société transhumaniste et numérique. 

"Le Christ Roi c'est la garantie de l'enfant aussi. L'enfant roi, non pas celui que l'on ne peut pas gâter mais l'enfant qui ne peut pas parler, celui qui n'a pas la parole. C'est le sans voix dont parlait l'abbé Pierre. Parce qu'aujourd'hui on voit des hommes politiques qui s'apitoient sur le broiement des poussins, dont Jean-Luc Mélenchon, mais qui ne s'apitoient pas sur l'enfant broyé dans le sein de sa mère. Puisque aujourd'hui le délai d'avortement a été allongé à quatorze semaines : le crâne de l'enfant est déjà formé. 

"Le Christ Roi c'est la garantie où les femmes seront reines, où les femmes seront le couronnement de l'homme. Mais si une femme a été violentée c'est parce que le Christ n'est pas roi. C'est parce que c'est l'argent, c'est le pouvoir (la force Ndlr.), c'est la violence qui sont rois. 

"Le Christ Roi, c'est la garantie d'un monde plus juste, plus équitable, plus vrai, où l'homme a un droit, celui d'adorer Dieu. Et adorer Dieu c'est la garantie de la liberté. (La garantie d'un monde dualiste où les deux pouvoirs temporel et spirituel, autonomes et non sur la même tête, s'équilibrent l'un l'autre, offrant un espace au développement de la personne et au développement de la science. Ndlr.)

"Une société où le Christ est Roi, c'est cette société où tout homme a droit au respect, à l'amour, au soin, à la dignité, à la liberté. Et non pas une apparence de liberté et de dignité comme dans l'humanisme sans Dieu, où l'on voit que tout cela finalement est sacrifié au profit. 

"... Donc je m'adresse aux Insoumis dont j'ai trouvé que certains dans cette crise ont tenu des propos vraiment magnifiques. Et ils s'étaient opposés à ces discriminations légalisées.

"L'anticléricalisme ne me choque pas parce que il y a, il y a eu certains clercs qui ont démérité. Mais pas tous. Il y a des curés résistants, des évêques résistants qui dénoncent la dictature économique et le totalitarisme eugeniste. Et donc ce que l'on appelle l'extrême gauche aujourd'hui a beaucoup de points de proximités avec le peuple. Mais il lui manque une chose qui est... de comprendre que la défense du plus petit, défendre l'homme c'est aussi défendre l'homme en son germe, en ce qu'il a de plus démuni comme le disait Pier Paolo Pasolini. Éliminer ainsi des milliers de vie c'est éliminer l'être humain mais c'est aussi éliminer l'humanité, car toucher à l'embryon c'est toucher à la source de cette humanité... Et s'ils (l'extrême gauche) pouvaient comprendre que le plus grand humaniste c'est le Christ qui s'est fait chair pour nous aimer (pour prendre notre nature, parce qu'Il aimait notre nature et qu'Il nous avait fait à Son image. Ndlr). Voilà. Vive la France libre en Jésus-Christ ! Oui je suis insoumise à toutes ces dictatures totalitaires."  (Fin de citation) 

 

Merci à Véronique Lévy pour ce texte admirable. 

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10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 08:21

Le T. R. P Jean-Jacques Marziac, fondateur des Coopérateurs du Christ-Roi, a été rappelé au Ciel dimanche 9 janvier en la Solennité de l'Épiphanie de Notre Seigneur Jésus Christ (dans l'Ordo liturgique selon les rubriques de 1962).

 

Quelques citations du T.R.P Marziac : 

 

"Accordez-moi la grâce Seigneur Jésus-Christ de toujours prier." (Une recommandation de Saint-Alphonse)

 

"Ô Saint-Esprit, je vous implore humblement.

Soyez avec moi toujours, afin que je n'agisse en toutes choses que par vos saintes inspirations. (Pour le discernement des esprits : quand c'est mauvais on repousse.")

 

"On ne met pas en discussion le bien et le mal."

 

"Mon Dieu, donnez-moi, Seigneur Jésus, la grâce de connaître mes péchés et donnez-moi Jésus la grâce de me connaître, de bien me connaître."

 

"Donnez-moi la grâce Seigneur d'avoir une bonne contrition de mes péchés, une douleur intense de mes fautes."

 

"Le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien."

 

"La voix de Dieu ne s'entend jamais mieux que dans le silence."

 

Rip.

En la solennité de l'Epiphanie, le T. R. P Jean-Jacques Marziac, fondateur des Coopérateurs du Christ-Roi, a été rappelé au Ciel
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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 13:11
Le président mexicain utilise la Vierge de Guadalupe à des fins politiques

29 janv. 2021

National Catholic Reporter

par David Agren

 

MEXICO - Le 12 décembre, jour de la fête de Notre-Dame de Guadalupe, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a tweeté des photos de la basilique homonyme de la patronne nationale - un site qui regorge normalement de millions de pèlerins, mais qui a été fermé par l'église et les responsables municipaux.

 

L'archidiocèse de Mexico a exhorté les pèlerins à rester à l'écart et à célébrer "virtuellement" ou dans leur paroisse locale. Le gouvernement, quant à lui, a déployé la Garde nationale (une force de police militarisée) pour s'assurer que les retardataires qui arrivaient ne se présentaient pas aux portes.

 

Pourtant, le président a saisi la scène vide comme une occasion de féliciter la population - comme il l'a fait tout au long de la pandémie - en tweetant (en espagnol): "Il n'y a pas de meilleure démonstration de la responsabilité du peuple mexicain dans la pandémie que cette image de la basilique sur le journée consacrée à Notre-Dame de Guadalupe."

Le président a alors déclaré à propos de Guadalupe: "Parmi tous les symboles, les Mexicains placent en premier lieu la vénération de la Vierge et en second lieu le respect de [Benito] Juárez", l'ancien président vénéré et promoteur de l'État laïc du Mexique.

 

Le tweet a provoqué une clameur - comme la plupart des déclarations présidentielles au Mexique - pour ses contrastes et ses contradictions. Et l'éloge - d'un homme qui refuse de porter un masque et qui a annoncé qu'il avait été testé positif au COVID-19 le 24 janvier après avoir pris un vol commercial - s'est heurté à des scènes de rues et de centres commerciaux bondés.

 

Le président, communément appelé "AMLO", a également combiné deux symboles puissants, mais improbables.

 

Les politiciens mexicains évitaient de faire référence à Guadalupe, dont la basilique est l'un des sanctuaires mariaux les plus visités au monde. Ils rendaient également hommage au culte de Juárez, un ancien séminariste qui est passé de la pauvreté d'un village indigène du Oaxaca du XIXe siècle à la présidence et a rédigé les lois de réforme qui ont dépouillé l'église de ses biens et de ses privilèges.

 

Mais le tweet montrait une fois de plus les tentatives continues d'AMLO de s'associer à la popularité généralisée de la patronne, à son image incorruptible et à son importance en tant que protectrice pour une population souvent laissée à elle-même en temps de crise par ses agents publics - y compris le président lui-même.

 

Ces dernières années, les politiciens ont tenté d'exploiter la popularité de Guadalupe - les responsables locaux parrainant des pèlerinages et les présidents se félicitant de la place démesurée de la patronne dans la vie religieuse et l'identité culturelle et nationale du Mexique.

 

Aucun, cependant, n'a lié son identité politique à Guadalupe comme AMLO. Il a baptisé son parti politique "MORENA" - un acronyme pour Mouvement de la Régénération nationale qui épelle le mot espagnol pour une femme à la peau sombre.

 

"La Virgen Morena" est également un nom populaire pour la Guadalupe. AMLO a couplé cela à un discours de valeurs quasi-religieuses, une tendance à voir le monde en termes de "bien ou mal" et des promesses de "remoraliser" la vie publique.

 

"Depuis Juárez, personne n'a combiné un discours civil et un discours religieux comme discours public à la présidence", a déclaré Ilán Semo, historien à l'Université ibéro-américaine dirigée par les jésuites à Mexico.

 

"Cela ne s'est pas produit depuis l'époque de Nueva España", lorsque le Mexique était encore une colonie espagnole, a poursuivi Semo. Et avec le prosélytisme fréquent du président et son adhésion à la Guadeloupe : "C'est comme si [le président] était simultanément ce genre d'emblème religieux et politique."

 

Le traitement de Guadalupe par le tweet du 12 décembre était un AMLO vintage: une volonté d'aller à contre-courant de la coutume politique précédente, combinant coutumes religieuses et civiques dans un pays où la laïcité était autrefois une éthique politique.

 

Le tweet du 12 décembre traite de la Guadalupe comme un classique AMLO : une volonté d'aller à l'encontre de la coutume politique précédente, combinant les coutumes religieuses et civiques dans un pays où la laïcité était autrefois une éthique politique.

 

Même si les figures de la Guadalupe et de Juárez se heurtent apparemment, López Obrador a habilement exploité une multitude d'images de l'histoire du Mexique - dont beaucoup sont contradictoires les unes avec les autres - dans le but de légitimer un gouvernement qu'il promeut comme transformationnel.

 

"López Obrador n'incarne ou n'utilise pas seulement Notre-Dame de Guadalupe", a déclaré Fernando Dworak, chroniqueur et analyste politique à Mexico. "Il parle avec cette notion du "peuple", et l'amalgame de symboles et d'un discours de morale qui lui donne une crédibilité morale pour ses disciples."

 

Plutôt que d'assister simplement à des cérémonies publiques à l'occasion des anniversaires de la naissance et de la mort des héros publics, comme l'ont fait consciencieusement ses prédécesseurs, AMLO tente "d'incarner" ces personnages - souvent avec succès, selon Dworak.

 

Dworak souligne la solide cote d'approbation d'AMLO, d'environ 60%, et sa capacité à construire une base inébranlable à travers des années de diffusion d'un discours moral, de vie austère et d'adversaires ineptes incapables de contrer ses messages - même si la compréhension d'AMLO sur les faits est faible et qu'une réponse courante à des informations défavorables est de dire : "J'ai d'autres données."

 

Les opposants ont également adopté des images religieuses, comme le mouvement de droite FRENAA, qui a défilé avec des banderoles de la Guadalupe, mais aussi des images comme Notre-Dame de Fatima (qui est populaire à droite) et des cris de "¡Viva Cristo Rey !" de la rébellion des Cristeros des années 20.

 

Mais contrairement aux opposants à AMLO et même aux autres chefs religieux, Dworak a déclaré que "le président est la personne qui contrôle le discours moral".
 

"Il sait comment se servir des symboles", a déclaré Dworak. "López Obrador est une personne qui a baigné son gouvernement de symboles."

 

Le logo de l'administration d'AMLO met en évidence cinq personnalités du passé du Mexique.

 

Il n'utilise pas d'images de la Guadalupe. Mais nommer son parti MORENA et enregistrer sa candidature à la présidentielle le jour de sa fête en 2017 a laissé peu de doutes sur ses tentatives de tirer parti de son appel. Beaucoup de MORENA n'ont pas repoussé le conservatisme et le discours religieux du président, même s'ils s'identifient comme étant de gauche.

 

"Les gens de gauche avec AMLO ont été les plus critiques lorsque [l'ancien président Vicente] Fox a utilisé la bannière de la Guadalupe à des fins politiques", a déclaré Bárbara González, analyste politique à Monterrey.

 

AMLO n'est pas le premier politicien à attirer la patronne dans la politique. Les promoteurs de l'indépendance et de la révolution mexicaine ont défilé avec des images de la Guadalupe, qui, selon les catholiques, est apparue à Saint-Juan Diego à la Colline de Tepeyac en 1531 dans ce qui est maintenant le nord de Mexico.

 

Fox a scandalisé les classes bavardes et la vieille élite politique en visitant la basilique et en priant la Guadalupe le matin de son inauguration. Son successeur, le président Felipe Calderón, a proclamé : "Nous sommes tous des guadalupanos, indépendants de la foi, des croyances, et des non-croyances". Des politiciens de tous les côtés de l'allée ont assisté à des célébrations à la basilique lors de visites papales au Mexique - certains embrassant même l'anneau papal.

 

L'adoption publique de la Guadalupe par la classe politique a coïncidé avec un dégel des relations entre l'Église et l'État. Le Mexique et le Vatican ont établi des relations en 1992 après des décennies d'éloignement et de lois anticléricales si strictes que les prêtres et les religieux ne pouvaient pas porter leurs habits en public.

 

Le Parti d'action nationale (PAN), favorable aux catholiques, a remporté des gouvernements consécutifs sous Fox et Calderón, mais ses tentatives d'utiliser la religion ont été éphémères.

 

"Le principal problème avec la langue religieuse est que vous devez vous y tenir", a déclaré Rodolfo Soriano-Núñez, un sociologue qui étudie le catholicisme mexicain. De plus , dit-il, "vous devez jouer le rôle".

 

AMLO a joué le rôle, se positionnant comme austère, incorruptible et anti-établissement dans un système inondé de scandales et de fortunes inexplicables. "On ne peut pas avoir un gouvernement riche avec une population pauvre", ironise-t-il souvent.

 

Le président prêche souvent dans ses conférences de presse quotidiennes, qui peuvent durer plus de trois heures. Il s'inspire des Béatitudes et d'autres passages des Écritures et parfois du Pape François - bien qu'AMLO ait tendance à négliger de vastes pans de la vision de François, tels que les appels persistants du pape à une meilleure protection de l'environnement.

 

Ses valeurs penchent sur les conservateurs et il s'identifie comme "chrétien" plutôt que catholique ou protestant - bien qu'il s'adresse habilement aux deux groupes.

 

"C'est une utilisation très conservatrice de la religion. Ce n'est pas la théologie de la libération", a déclaré Semo, l'historien. "Nous ne parlons pas de la gauche catholique de la gauche protestante, c'est-à-dire que les gens, les pauvres, sont émancipés par eux-mêmes. Il opte pour un discours plus conservateur du type 'je vais les sauver'."

 

AMLO a promis de publier une constitution morale et a réimprimé un livret de valeurs et de citoyenneté des années 1940 connu sous le nom de "La Cartilla Moral". Les églises évangéliques ont promis de distribuer ce livret; la conférence des évêques mexicains, quant à elle, a émis des réserves.

 

Les Mexicains "n'aiment généralement pas que les prêtres et les pasteurs parlent de politique", a déclaré Semo. Mais AMLO a montré que le contraire semble être acceptable, a-t-il déclaré.

 

De leur côté, les responsables de l'Eglise semblent optimistes quant à l'utilisation par AMLO de la Guadalupe et de son discours religieux.

 

"[AMLO] mentionne ce genre de choses, selon les circonstances", a déclaré le père Hugo Valdemar, ancien porte-parole de l'archidiocèse de Mexico. "Il ne le fait pas juste pour le plaisir de le faire, et il n'essaie pas d'usurper le rôle de l'Eglise."

 

[David Agren est journaliste indépendant à Mexico.]

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 12:15

Le 20 janvier 2021,

 

« Alors que 2020 vient de s’achever dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes, la princesse Marie Marguerite et moi, en union avec nos quatre enfants, éprouvons d’autant plus le besoin d’adresser à vous-mêmes, vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.

 

« Notre pays, par l’action d’un insidieux virus, a été confronté à la maladie, aux souffrances et au malheur qui a frappé de nombreuses familles. Nous savons aussi que de graves conséquences économiques et sociales accompagnent cette crise sanitaire, alors que notre pays se trouve affaibli après de nombreuses années d’imprévoyances et de choix risqués sur les plans économique, financier, industriel et scientifique, ayant contribué, année après année, à son amoindrissement.

 

« La France paye cher, également, une crise de l’intelligence collective qui lui fait oublier sa nature et son identité ; une crise qui l’a conduite à favoriser dans les années récentes, avec le déni du spirituel, la promotion de l’individualisme, la perte des valeurs, l’absence d’une saine compréhension de la nature et de l’environnement, la course au profit immédiat, au lieu de s’attacher en premier lieu à la recherche du bien commun. Les conséquences de cette crise sont graves, particulièrement auprès des plus fragiles : personnes âgées, travailleurs précaires, jeunes. D’autant plus graves que le devenir du contexte international est lui aussi inquiétant, ne serait-ce qu’en raison des déséquilibres démographiques et de la montée des extrémismes, alimentés par le reniement de notre souveraineté bafouée par ceux mêmes qui devraient la garantir. »

 

Le texte complet est disponible sur notre site internet : https://www.legitimite.fr​

 

Louis de Bourbon, Duc d'Anjou

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 21:31

Les cloches de toute la France sonnent pour honorer les victimes martyrs de l'islamisme qui, une nouvelle fois, a touché la France en son cœur.

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