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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 09:10

00:00 La situation internationale s’aggrave

00:17 À l’ONU, le président Poutine annonce la tenue de referendums

01:00 Le discours traditionnel des 193 chefs d’états aux Nations Unies

03:32 Macron prend la parole devant un hémicycle au ¾ vide

04:27 Un discours de Macron hystérique avec des formules à l’emporte-pièce

05:34 Un contenu mensonger et DANGEREUX sur l’origine du conflit Ukrainien

06:28 François Asselineau rappelle – une fois de plus – son analyse de la situation

08:44 La promesse non-tenue par les États-Unis de ne pas étendre l’OTAN

Lire : 

. Otan : Les promesses non tenues de l'Occident (Sergueï Lavrov, 11 avril 2014)

En pleine guerre de l’Ukraine, l’OTAN rattrapé par la vérité : "Une nouvelle découverte de fichiers de 1991 confirme l'accusation russe" (Der Spiegel, 18 février 2022)

 

10:23 1 – La progression du bloc militaire de l’OTAN au détriment de la Russie

10:59 2 – La volonté des USA d’arracher l’Ukraine de la Russie à partir de 2013-2014

11:25 L’UE est la face civile et l’OTAN la face militaire, placées sous la domination des États-Unis

12:10 En 2014, la révolution du Maïdan en Ukraine, dictée par les USA

Lire :

Ukraine : le coup d'Etat fomenté par les USA et l'UE 

https://www.les-crises.fr/actuukraine-1502/

https://www.les-crises.fr/ard-qui-est-responsable-du-carnage-de-maidan/

 

12:59 L’indépendance de l’Ukraine lui “donnerait-elle la légitimité d’intégrer l’UE et l’OTAN” ?

14:16 La réponse de Poutine : préserver l’accès de la Russie au port de Sébastopol

15:15 C’est Khrouchtchev, qui décida en 1954 de transférer la Crimée à la République Socialiste Soviétique d’Ukraine

15:48 Une politique américaine qui a consisté à arracher l’Ukraine à la Russie

Lire : L’Ukraine (Viktor Ianoukovitch) met un terme à sa procédure d’adhésion à l’Otan (6 avril 2010)

 

16:59 L’Ukraine, un pays récent créé par Staline

20:26 Un pays composite dont le peuple du Nord-Ouest déteste les russes du Sud-Est !

21:08 L’excellent accueil réservé aux nazis pendant la 2e guerre mondiale

24:02 La collaboration actuelle des américains avec les Ukronazis

25:28 À partir de 2014 : la vengeance des populations du Nord-Ouest

26:55 En 2021, Poutine envisage d’envahir l’Ukraine

27:41 L’intervention du 24 février

30:33 La seule chose que nous voulons, c’est aboutir à la paix !

30:59 Le narratif délirant de Macron à l’ONU (en présentant la Russie comme la seule responsable)

[Ndlr. En 2014 à l’initiative du président F HOLLANDE, de la Chancelière A. MERKEL, du Président V POUTINE et du président ukrainien POROCHENKO, mais surtout, en l’absence des USA, sont signés les accords de MINSK II (suite à l’échec des accords de MINSK I) Ces accords resteront dans l’Histoire sous l’appellation "format NORMANDIE". Ces accords stipulaient principalement :

- un arrêt des combats entre l’armée ukrainienne et les séparatistes russophones de l’Est Ukrainiens (majoritaires dans le Donbass)

- un échange des prisonniers

- le retrait des armes lourdes

- l’ouverture d’un processus de large autonomie des zones russophones via une réforme constitutionnelle ukrainienne.

Emmanuel Macron, "responsable" de la partie incombant à la France qu'il prétend représenter, n'a jamais "veiller au respect de ces accords". "Il ne s’agit pas d’erreur, il s’agit d’une faute lourde." ("Le prix de la Liberté" : "lettre ouverte" de militaires à Monsieur Macron]

 

32:40 La Crimée souhaite son rattachement à la Russie

35:22 Des discours occidentaux qui placent la situation dans une position inextricable qui ne peut se régler que par la guerre

35:48 En rejetant le référendum organisé par la Russie, Macron relègue la France au rang de marionnette de l’oncle Sam

36:23 Macron risque une 3e guerre mondiale

37:15 La fable entretenue par Macron sur l’isolement international de la Russie

40:10 Macron prend le reste du monde pour des imbéciles !

40:55 Un très grand nombre de pays du monde sont contre la main-mise américaine

41:22 Les délégations étrangères désertent le discours de Macron

41:52 Vladimir Poutine se réserve le droit d’utiliser toutes ses armes

42:15 80% de la population russe soutient Poutine

43:08 Objectif américain : l’éclatement de la Russie, mais aucun média n’en parle

44:15 Que diraient les États-Unis si la Russie organisait à ses frontières un forum projetant de les détruire ?

45:30 Une population française sous “influence”

46:00 L’irrationalité des élites inquiète François Asselineau

47:16 Une situation qui rappelle les pires moments de l’histoire

49:59 Après 1939, il faut garder raison et arrêter cette dérive funeste

50:50 La priorité c’est la PAIX

52:28 Qui paye Macron et les médias qui les désinforment ?

53:00 Les livraisons d’armes à l’Ukraine par la France sont inacceptables pour Sergueï Lavrov le ministre des affaires étrangères Russe

53:27 Aucun débat au parlement, contrairement à l’Art. 35 de la Constitution !

53:46 Pourquoi un tel silence de tous les partis d’opposition ?

54:13 Pourquoi les acteurs politiques ne dénoncent pas l’autocratie de Macron qui met en jeu notre sécurité ?

55:17 Que vont faire les russes vis à vis de la France ?

["La Russie a dit que la livraison d'armes à l'Ukraine était 'inacceptable'. Quelque chose n'inacceptable est quelque chose qui n'est pas accepté. Que vont faire les Russes, spécialement vis-à-vis de la France qui se met en avant dans l'envoi d'armement à l'Ukraine? ... Que fait-on des déclarations de Poutine qui alerte que maintenant nous allons passer aux choses sérieuses ?, alerte François Asselineau.]

Lire : 

"Guerre en Ukraine : voici les réponses militaires retenues par la France" : Et voilà la guerre à l'intérieur ET la guerre à l'extérieur que nous annoncions sur ce blog il y a cinq ans ! 

 

56:23 Est-ce que l’on se rend compte de la situation, et de la capacité militaire de la Russie ?

57:37 Une situation très grave et dangereuse dans les mains de Macron

58:12 Est-ce que Macron, le gouvernement, les députés, ont présenté aux français les conséquences de ce qui se passe ?

59:20 Charles de Gaulle disait que “rien ne l’assurait que les États-Unis viendraient à notre secours”

01:00:00 Les américains nous ont fait savoir que nous n’aurions pas de gaz de schiste, car ils se le réservent

01:00:15 Ceux qui pensent que l’UE et l’OTAN nous protègent sont-ils certains que les USA viendraient à notre secours ?

01:01:01 Ceux qui se réjouissent de la situation sont des inconscients, car le plus grand trésor c’est la PAIX !

["Aller titiller l'ours russe depuis tant d'années, depuis 1991 et non même pas depuis 2014, finira par avoir des conséquences si l'on n'y met pas le holà", conclut François Asselineau.]

01:01:26 Allez faire pression auprès de vos élus, pour arrêter ça !

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 16:24
Histoire du Covid. La vérité sur la pandémie la plus manipulée de l'histoire de l'humanité

Source: Marco Tosatti 

 

https://www.marcotosatti.com/2022/09/29/covid-story-la-verita-sulla-pandemia-piu-manipolata-della-storia-umana/

 

29 septembre 2022

 

(Traduction)

 

Marco Tosatti

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, je pense qu'il est intéressant d'offrir à votre attention cet article écrit par Russel L. Blaylock, neurochirurgien américain, spécialisé dans la recherche en neurochirurgie, car il représente, à ma connaissance, le panorama le plus exhaustif des mécanismes qui ont été mis en place ces deux dernières années, et notamment des mensonges propagés diffusés violemment. Notez l'argumentation très riche de notes. Et pour passer des faits globaux aux exemples minimes, hier un ami de l'inspecteur PS, tridosato, m'a téléphoné en me disant qu'il avait pris l'injection Covid pour la deuxième fois cette année... Et le cirque continue parlant de quatrième et de cinquième dose ! Bonne lecture et diffusion.

 

§§§

 

La pandémie de COVID-19 est l'un des événements liés aux maladies infectieuses les plus manipulés de l'histoire, caractérisé par des mensonges officiels dans un flot incessant conduit par les bureaucraties gouvernementales, les associations médicales, les commissions médicales, les médias et les agences internationales [3,6,57]. [Nous avons été témoins d'une longue série d'intrusions sans précédent dans la pratique médicale, y compris d'attaques contre des experts médicaux, la destruction de carrières médicales parmi les médecins qui refusent de participer au meurtre de leurs patients, et une réglementation massive des soins de santé, dirigée par des individus non qualifiés disposant d'une richesse et une influence énormes.

 

Pour la première fois dans l'histoire américaine, un président, des gouverneurs, des maires, des administrateurs d'hôpitaux et des bureaucrates fédéraux déterminent les soins médicaux non pas sur la base d'informations précises, scientifiquement fondées ou même basées sur l'expérience, mais plutôt pour forcer l'acceptation de conditions spéciales de soin et de "prévention" - y compris le remdesivir, l'utilisation de respirateurs et, enfin, une série de vaccins à ARN messager essentiellement non testés. Pour la première fois dans l'histoire des soins médicaux, les protocoles ne sont pas formulés sur la base de l'expérience des médecins qui traitent avec succès le plus grand nombre de patients, mais plutôt d'individus et de bureaucraties qui n'ont jamais traité un seul patient - dont Anthony Fauci, Bill Gates, EcoHealth Alliance, CDC, OMS, les responsables de la santé publique des États et les administrateurs d'hôpitaux [23,38].

 

Les médias (TV, journaux, magazines, etc.), les sociétés médicales, les commissions médicales d'État et les propriétaires de médias sociaux se sont identifiés comme la seule source d'information sur cette soi-disant "pandémie". Des sites Web ont été supprimés, des cliniciens et des experts scientifiques hautement accrédités dans le domaine des maladies infectieuses ont été diabolisés, des carrières ont été détruites et toutes les informations dissidentes ont été qualifiées de "désinformation" et de "mensonges dangereux", même lorsqu'elles proviennent d'éminents experts en les domaines de la virologie, des maladies infectieuses, des soins intensifs pulmonaires et de l'épidémiologie. Ces obscurcissements de la vérité se produisent également lorsque ces informations sont étayées par de nombreuses citations scientifiques de certains des spécialistes médicaux les plus qualifiés au monde.

 

Incroyablement, même des personnes comme le Dr Michael Yeadon, ancien scientifique en chef et vice-président de la division scientifique de Pfizer Pharmaceutical Company au Royaume-Uni, qui a accusé la société de produire un vaccin extrêmement dangereux, sont ignorées et diabolisées. De plus, avec d'autres scientifiques hautement qualifiés, il a déclaré que personne ne devrait prendre ce vaccin.

 

Le Dr Peter McCullough, l'un des experts les plus cités dans son domaine, qui a traité avec succès plus de 2 000 patients COVID en utilisant un protocole de traitement précoce (que les soi-disant experts ont complètement ignoré), a été victime d'une agression particulièrement féroce par ceux qui bénéficient financièrement des vaccins. Il a publié ses résultats dans des revues à comité de lecture, faisant état d'une réduction de 80 % des hospitalisations et de 75 % des décès grâce au recours à un traitement précoce.[44] Malgré cela, il fait l'objet d'une série d'attaques incessantes de la part de contrôleurs de l'information, dont aucun n'a traité un seul patient.

 

Ni Anthony Fauci, ni le CDC, ni l'OMS, ni aucune institution médicale gouvernementale n'ont jamais proposé de traitement précoce autre que le Tylenol, l'hydratation et l'appel d'une ambulance en cas de difficulté respiratoire. C'est sans précédent dans toute l'histoire des soins médicaux, car le traitement précoce des infections est essentiel pour sauver des vies et prévenir de graves complications. Non seulement ces organisations médicales et leurs serviteurs fédéraux n'ont même pas proposé un traitement précoce, mais ils ont attaqué quiconque tentait d'initier un tel traitement avec toutes les armes à leur disposition : perte de licence, retrait des privilèges hospitaliers, honte, destruction de la réputation et même arrestation [2]

 

Un bon exemple de cet outrage à la liberté d'expression et à la fourniture d'informations sur le consentement éclairé est la récente suspension de la licence médicale du Dr Meryl Nass par la Maine Medical Association et l'ordre de lui faire subir une évaluation psychiatrique pour avoir prescrit de l'ivermectine et partagé son expérience dans [9,65] Je connais personnellement le Dr Nass et je peux témoigner de son intégrité, de son intelligence et de son dévouement à la vérité. Ses références scientifiques sont sans faille. Ce comportement d'une commission médicale rappelle la méthodologie du KGB soviétique à l'époque où les dissidents étaient incarcérés dans des goulags psychiatriques pour faire taire leur dissidence.

 

Une autre tactique sans précédent consiste à retirer les médecins dissidents de leurs postes de rédacteurs et de réviseurs de revues et à retirer leurs articles scientifiques des revues, même après que ces articles ont été imprimés. Jusqu'à cet événement pandémique, je n'avais jamais vu autant d'articles de magazines se rétracter, dont la plupart faisaient la promotion d'alternatives au dogme officiel, surtout s'il s'agissait d'articles remettant en cause la sécurité des vaccins. Habituellement, une étude ou un article soumis est examiné par des experts dans le domaine, ce que l'on appelle l'examen par les pairs. Ces examens peuvent être assez intensifs et minutieux dans les détails, insistant pour que toutes les erreurs dans l'article soient corrigées avant la publication. Ainsi, à moins qu'une fraude ou d'autres problèmes graves cachés ne soient découverts après la publication, l'article reste dans la littérature scientifique.

 

Aujourd'hui, nous voyons un nombre croissant d'excellents articles scientifiques, rédigés par les meilleurs experts du domaine, qui sont retirés par les principales revues médicales et scientifiques des semaines, des mois, voire des années après leur publication. Un examen attentif indique que dans de trop nombreux cas, les auteurs ont osé remettre en cause les dogmes acceptés par les contrôleurs des publications scientifiques, notamment en ce qui concerne la sécurité, les traitements alternatifs ou l'efficacité des vaccins [12,63]. Ces revues dépendent de la publicité importante faite par les entreprises pharmaceutiques pour leurs revenus. Il y a eu plusieurs cas où de puissantes sociétés pharmaceutiques ont exercé leur influence sur les propriétaires de ces revues pour retirer des articles qui remettaient en question de quelque manière que ce soit les produits de ces sociétés.[13,34,35]

 

Pire encore est la conception réelle d’articles médicaux pour la promotion de médicaments et de produits pharmaceutiques impliquant de fausses études, les soi-disant articles fantômes. [49,64] Richard Horton est cité par le Guardian comme disant que "les magazines se sont transformés en opérations de blanchiment d’informations pour l’industrie pharmaceutique". [13:63] Des articles "fantômes" frauduleux avérés, parrainés par des géants pharmaceutiques, sont régulièrement parus dans des revues cliniques de haut niveau, telles que JAMA et le New England Journal of Medicine, pour ne jamais être supprimés malgré des abus scientifiques et des manipulations de données prouvés. [49,63]

 

Les articles écrits par des fantômes impliquent le recours à des cabinets de planification dont le travail consiste à concevoir des articles contenant des données manipulées à l'appui d'un produit pharmaceutique, puis à les faire accepter par des revues cliniques à fort impact - les revues les plus susceptibles d'influencer les décisions cliniques de médecins. De plus, ils fournissent aux médecins en pratique clinique des réimpressions gratuites de ces articles manipulés.

 

 

The Guardian a trouvé 250 entreprises engagées dans cette activité d'écriture fantôme. L'étape finale de la conception de ces articles pour publication dans les revues les plus prestigieuses consiste à recruter des experts médicaux reconnus issus d'institutions prestigieuses pour ajouter leur nom à ces articles. Ces auteurs médicaux recrutés sont rémunérés lorsqu'ils acceptent d'ajouter leur nom à ces articles pré-écrits ou le font pour le prestige d'avoir leur nom dans un article d'une revue médicale prestigieuse [11].

 

L'observation par des experts dans le domaine de l'édition médicale que rien n'a été fait pour mettre fin à cet abus est d'une importance capitale. Les experts en éthique médicale se sont plaints qu'en raison de cette pratique répandue, "on ne peut faire confiance à rien". Alors que certaines revues insistent sur la divulgation d'informations, la plupart des médecins qui lisent ces articles ignorent ces informations ou les ignorent, et de nombreuses revues rendent la divulgation plus difficile en exigeant que le lecteur trouve les déclarations de divulgation ailleurs. De nombreuses revues ne vérifient pas ces affirmations, et les omissions des auteurs sont courantes et ne sont pas punies.

 

Quant aux informations mises à la disposition du public, la quasi-totalité des médias sont sous le contrôle de ces géants pharmaceutiques ou autres qui profitent de cette "pandémie". Leurs histoires sont toutes les mêmes, tant dans le contenu que dans la formulation. Chaque jour, des dissimulations orchestrées se produisent et des données massives sont cachées au public, exposant les mensonges générés par ces contrôleurs de l'information. Toutes les données qui proviennent des médias nationaux (TV, journaux et magazines), ainsi que les informations locales que vous regardez tous les jours, ne proviennent que de sources "officielles", dont la plupart sont des mensonges, des distorsions ou sont complètement fabriquées de toutes pièces en visant à tromper le public.

 

Les médias télévisés reçoivent l'essentiel du budget publicitaire des sociétés pharmaceutiques internationales : cela crée une influence irrésistible en rapportant toutes les études inventées à l'appui de leurs vaccins et autres soi-disant traitements [14]. Les sociétés pharmaceutiques ont dépensé 6,56 milliards de dollars pour ce type de publicité rien qu'en 2020. [13,14] La publicité télévisée des sociétés pharmaceutiques s'élevait à 4,58 milliards de dollars, soit 75 % de leur budget. Cela signifie avoir beaucoup d'influence et de contrôle sur les médias. Les experts de renommée mondiale dans tous les domaines des maladies infectieuses sont interdits de l'exposition médiatique et des médias sociaux s'ils devaient s'écarter de quelque manière que ce soit des mensonges et des distorsions inventés par les fabricants de ces vaccins. En outre, ces sociétés pharmaceutiques dépensent des dizaines de millions de dollars en publicité sur les médias sociaux, Pfizer étant en tête avec 55 millions de dollars en 2020[14].

 

Si ces attaques contre la liberté d'expression sont suffisamment terrifiantes, pire encore est le contrôle pratiquement universel que les administrateurs d'hôpitaux ont exercé sur les détails des soins médicaux dans les hôpitaux. Ces employés indiquent maintenant aux médecins les protocoles de traitement qu'ils doivent suivre et les traitements qu'ils ne doivent pas utiliser, sans tenir compte de la nocivité des traitements "approuvés" et des avantages des traitements "non approuvés"[33,57].

 

Jamais dans l'histoire de la médecine américaine les administrateurs d'hôpitaux n'ont dicté à leurs médecins comment pratiquer la médecine et quels médicaments utiliser. Le CDC n'a pas le pouvoir d'imposer un traitement médical aux hôpitaux ou aux médecins. Pourtant, la plupart des médecins ont obéi sans opposer la moindre résistance.

 

La Federal Care Act a encouragé cette catastrophe humaine en offrant à tous les hôpitaux américains jusqu'à 39 000 $ pour chaque patient en soins intensifs qui avait appliqué des respirateurs, même s'il était évident dès le départ que les respirateurs étaient l'une des principales causes de décès de ces patients confiants et sans méfiance. De plus, les hôpitaux ont reçu 12 000 $ pour chaque patient admis en soins intensifs - ce qui explique, à mon avis et à d'autres, pourquoi toutes les bureaucraties médicales fédérales (CDC, FDA, NIAID, NIH, etc.) ont fait tout leur possible pour empêcher le traitement qui pourrait sauver des vies.[46] Laisser les patients se détériorer au point de devoir être hospitalisés signifiait beaucoup d'argent pour tous les hôpitaux. Un nombre croissant d'hôpitaux sont menacés de faillite et beaucoup ont fermé leurs portes, avant même cette "pandémie"[50]. La plupart de ces hôpitaux appartiennent désormais à des entreprises nationales ou internationales, y compris des hôpitaux universitaires.[10]

 

Il est également intéressant de noter qu'avec l'arrivée de cette "pandémie", nous avons assisté à une augmentation des chaînes d'hôpitaux qui ont acheté un certain nombre de ces hôpitaux financièrement à risque [1,54]. Des milliards d'aides fédérales ont été constatées. Le Covid est utilisé par ces géants hospitaliers pour acquérir ces hôpitaux financièrement à risque, augmentant encore le pouvoir de la médecine d'entreprise sur l'indépendance des médecins. Les médecins expulsés de leurs hôpitaux ont du mal à trouver d'autres membres du personnel hospitalier à rejoindre, car eux aussi peuvent appartenir au même géant. En conséquence, les politiques de mandat de vaccination impliquent un nombre beaucoup plus important d'employés hospitaliers. Par exemple, la Mayo Clinic a licencié 700 employés pour avoir exercé leur droit de rejeter un vaccin expérimental dangereux et essentiellement non testé [51,57]. La Mayo Clinic a agi de la sorte malgré le fait que beaucoup de ces employés travaillaient au pire de l'épidémie et ont été licenciés alors que la variante Omicron est la souche dominante du virus, qu'elle a le pouvoir pathogène d'un simple rhume pour la plupart des gens et que les vaccins sont inefficaces pour prévenir l'infection.

 

De plus, il a été démontré qu'une personne vaccinée asymptomatique avait un titre nasopharyngé du virus aussi élevé qu'une personne infectée non vaccinée. Si le but du mandat de vaccination est de prévenir la propagation du virus entre le personnel hospitalier et les patients, alors ce sont les vaccinés qui présentent le plus grand risque de transmission, et non les non vaccinés. La différence est qu'un malade non vacciné n'irait pas travailler, alors que le vacciné asymptomatique le ferait.

 

En outre, il a été démontré qu'une personne vaccinée asymptomatique présentait un titre nasopharyngé du virus tout aussi élevé qu'une personne infectée non vaccinée. Si l'objectif du mandat de vaccination est de prévenir la propagation du virus parmi le personnel hospitalier et les patients, ce sont les vaccinés qui présentent le plus grand risque de transmission, et non les non-vaccinés. La différence est qu'une personne malade non vaccinée n'irait pas au travail, tandis que les vaccinés asymptomatiques le feraient.

 

Ce que nous savons, c'est que les principaux centres médicaux, tels que la Mayo Clinic, reçoivent chaque année des dizaines de millions de dollars en subventions du NIH et en fonds des sociétés pharmaceutiques qui fabriquent ces "vaccins" expérimentaux. À mon avis, c'est la véritable considération qui motive ces politiques. Si cela pouvait être prouvé devant un tribunal, les administrateurs qui ont imposé ces mandats devraient être poursuivis dans toute la mesure de la loi et poursuivis par toutes les parties lésées.

 

Le problème de la faillite des hôpitaux est devenu de plus en plus grave en raison des mandats de vaccination des hôpitaux et du grand nombre de membres du personnel hospitalier, en particulier des infirmières, qui en résultent, qui refusent de se faire vacciner de force [17.51] C'est sans précédent dans l'histoire des soins médicaux. Les médecins des hôpitaux sont responsables du traitement de leurs patients individuels et travaillent directement avec eux et leurs familles pour initier ces traitements. Les organisations externes, telles que le CDC, n'ont pas le pouvoir d'intervenir dans ces traitements, ce qui expose les patients à de graves erreurs de la part d'une organisation qui n'a jamais traité un seul patient atteint de COVID-19.

 

Lorsque la pandémie a commencé, le CDC a ordonné aux hôpitaux de suivre un protocole de traitement qui a entraîné la mort de centaines de milliers de patients, dont la plupart se seraient rétablis si un traitement adéquat avait été autorisé [43,44]. La plupart de ces décès auraient pu être évités si les médecins avaient pu utiliser un traitement précoce avec des produits tels que l'ivermectine, l'hydroxychloroquine et un certain nombre d'autres médicaments et composés naturels sûrs. On a estimé, sur la base des résultats obtenus par les médecins qui ont traité avec succès le plus grand nombre de patients atteints du Covid, que sur les 800 000 personnes qui, selon les rapports, sont mortes du Covid, 640 000 auraient non seulement pu être sauvées, mais dans de nombreux cas, ils auraient pu retrouver leur état de santé antérieur à l'infection si un traitement précoce obligatoire avec ces méthodes éprouvées avait été utilisé. Ne pas traiter tôt constitue un meurtre de masse. Cela signifie que 160 000 personnes mourraient en fait, bien moins que celles qui sont mortes aux mains des bureaucraties, des associations médicales et des commissions médicales qui ont refusé de défendre leurs patients. Selon des études sur le traitement précoce de milliers de patients par des médecins courageux et attentionnés, soixante-quinze à quatre-vingts pour cent des décès auraient pu être évités.[43,44]

 

Incroyablement, ces médecins expérimentés ont été empêchés de sauver ces personnes infectées par le Covid-19. Ce devrait être un embarras pour la profession médicale que tant de médecins aient suivi sans réfléchir les protocoles mortels établis par les contrôleurs de la médecine.

 

Il faut aussi garder à l'esprit que cet événement n'a jamais rempli les critères d'une pandémie. L'Organisation mondiale de la santé a changé les critères pour en faire une pandémie. Pour être qualifié de pandémie, le virus doit avoir un taux de mortalité élevé pour la grande majorité des gens, ce qui ne s'est pas produit (avec un taux de survie de 99,98%), et il ne doit avoir aucun traitement connu - quelque chose que ce virus avait en effet avec un nombre croissant de traitements très réussis. 

 

Les mesures draconiennes mises en place pour contenir cette "pandémie" inventée n'ont jamais fait leurs preuves, comme le masquage public, les fermetures et la distanciation sociale. Une série d'études minutieuses menées au cours des saisons grippales précédentes a montré que les masques, quels qu'ils soient, n'ont jamais empêché la propagation du virus au sein de la population [60].

 

Au contraire, de très bonnes études ont suggéré que les masques propageaient en fait le virus en donnant aux gens un faux sentiment de sécurité et d'autres facteurs, comme l'observation que les gens enfreignaient constamment la technique stérile en touchant le masque, en le retirant de manière inappropriée et en laissant échapper des aérosols infectieux sur les bords du masque. En outre, des masques ont été jetés dans des parkings, sur des trottoirs, posés sur des tables dans des restaurants et mis dans des poches et des sacs.

 

Quelques minutes après l'utilisation du masque, un certain nombre de bactéries pathogènes peuvent être cultivées à partir des masques, exposant les personnes immunodéprimées à un risque élevé de pneumonie bactérienne et les enfants à un risque plus élevé de méningite.[16] Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Floride a mis en culture plus de 11 bactéries pathogènes à l'intérieur du masque porté par les écoliers.[40]

 

On savait également que les enfants ne couraient pratiquement aucun risque de contracter le virus ou de le transmettre.

 

Par ailleurs, il était également connu que le port du masque pendant plus de 4 heures (comme dans toutes les écoles) provoque une hypoxie importante (faible taux d'oxygène dans le sang) et une hypercapnie (taux élevé de CO2), qui ont de nombreux effets délétères sur la santé, y compris le développement altéré du cerveau de l'enfant.[4,72,52]

 

LireMasques : les effets toxiques sur la santé d'un excès de dioxyde de carbone

Masques : Hypoxie, anoxie et hypercapnie. Les effets néfastes pour la santé

Les masques causent des dommages au cerveau, dit une neurologue

 

Le développement du cerveau est connu pour continuer même après l'école primaire. Une étude récente a révélé que les enfants nés pendant la "pandémie" ont un QI nettement inférieur - pourtant, les conseils scolaires, les directeurs et les autres bureaucrates de l'éducation sont évidemment indifférents. [18]

 

Aller à:

 

INSTRUMENTS DU COMMERCE D'ENDOCTRINATION

 

Les planificateurs de cette pandémie ont anticipé une réaction de l'opinion publique et que des questions très embarrassantes seraient posées. Pour éviter que cela ne se produise, les contrôleurs ont fourni une série de tactiques aux médias, l'une des plus utilisées était et est toujours l'arnaque du "fact check". A chaque confrontation avec des preuves soigneusement documentées, les "vérificateurs des faits" des médias ont répondu par l'accusation de "désinformation" et par une accusation infondée de "théorie du complot" qui a été, dans leur lexique, "démystifiée". On ne nous a jamais dit qui étaient les vérificateurs ou la source de leurs informations "démystifiées" : nous n'avions qu'à croire les "vérificateurs". Une récente affaire judiciaire a établi sous serment que les vérificateurs de faits de Facebook utilisaient les opinions de leur personnel et non de vrais experts pour vérifier les "faits".[59] Lorsque les sources ont été révélées, il s'agissait invariablement du CDC corrompu, de l'OMS ou d'Anthony Fauci ou simplement de leur opinion. Voici une liste de choses qui ont été qualifiées de "mythes" et de "désinformation" et qui se sont avérées plus tard vraies :

 

- Les personnes vaccinées asymptomatiques propagent le virus de la même manière que les personnes infectées symptomatiques non vaccinées.

 

- Les vaccins ne peuvent pas protéger adéquatement contre les nouvelles variantes, telles que Delta et Omicron.

 

- L'immunité naturelle est de loin supérieure à l'immunité vaccinale et très probablement à vie.

 

- Non seulement l'immunité vaccinale s'estompe après quelques mois, mais toutes les cellules immunitaires sont compromises pendant de longues périodes, exposant les vaccinés à un risque élevé d'infections et de cancer.

 

- Les vaccins COVID peuvent provoquer une incidence significative de caillots sanguins et d'autres effets secondaires graves.

 

- Les défenseurs des vaccins appelleront à de nombreux rappels à mesure que chaque variant apparaîtra sur la scène.

 

- Fauci insistera sur le vaccin covid pour les jeunes enfants et même les nourrissons.

 

- Un passeport de vaccination sera exigé pour entrer dans une entreprise, prendre l'avion et utiliser les transports en commun.

 

- Il y aura des camps d'internement pour les non vaccinés (comme en Australie, en Autriche et au Canada).

 

- Les personnes non vaccinées se verront refuser du travail.

 

- Il existe des accords secrets entre le gouvernement, les institutions d'élite et les fabricants de vaccins.

 

- Pendant la pandémie, de nombreux hôpitaux étaient vides ou peu occupés.

 

Lire : "En 2020 seulement 2% des hospitalisations étaient liées au Covid, 5% en Réa" (ATIH - C-News - LCP) - "La peur a été instrumentalisée"

 

- La protéine de pointe du vaccin pénètre dans le noyau cellulaire, altérant la fonction de réparation de l'ADN cellulaire.

 

- Des centaines de milliers de personnes ont été tuées par les vaccins et beaucoup d'autres ont subi des dommages permanents.

 

- Un traitement rapide aurait pu sauver la vie de la plupart des 700 000 personnes décédées.

 

- La myocardite induite par le vaccin (initialement refusée) est un problème important et se résout en peu de temps.

 

- Des lots spéciaux mortels (lots) de ces vaccins sont mélangés à l'essentiel des autres vaccins Covid-19.

 

 

 

Beaucoup de ces affirmations de ceux qui s'opposent à ces vaccins apparaissent maintenant sur le site Web du CDC, la plupart d'entre elles étant encore identifiées comme des "mythes". Aujourd'hui, de nombreuses preuves ont confirmé que chacun de ces soi-disant "mythes" était en réalité vrai. Beaucoup ont également été admis par le "saint des vaccins", Anthony Fauci. Par exemple, on nous a dit, même par notre président qui avait des problèmes cognitifs, qu'une fois le vaccin sorti, toutes les personnes vaccinées pouvaient enlever leur masque. Oops! Peu de temps après, on nous a dit que les personnes vaccinées avaient des concentrations élevées (titres) du virus dans le nez et la bouche (nasopharynx) et pouvaient transmettre le virus à d'autres personnes avec lesquelles elles entrent en contact, en particulier les membres de leur famille. Il est bon de remettre les masques, en effet, il est recommandé d'utiliser un double masque.

 

Une autre tactique des défenseurs des vaccins consiste à diaboliser ceux qui refusent de se faire vacciner pour diverses raisons. Les médias qualifient ces personnes à l'esprit critique d'"anti-vaccins", de "négationnistes des vaccins", de "résistants aux vaccins", de "tueurs", d'"ennemis du bien commun" et de ceux qui prolongent la pandémie. J'ai été horrifié par les attaques féroces, souvent sans cœur, de certaines personnes sur les réseaux sociaux lorsqu'un parent ou un proche raconte l'histoire de la terrible souffrance et de la mort subies par eux ou leurs proches à cause des vaccins. Certains psychopathes tweetent qu'ils sont heureux que leur proche soit mort ou que la personne vaccinée décédée soit un ennemi du bien pour avoir raconter l'événement et qu'ils devraient être bannis. C'est difficile à conceptualiser. Ce niveau de cruauté est terrifiant et indique l'effondrement d'une société morale, décente et compatissante.

 

C'est déjà assez grave que le public soit si bas, mais les médias, les dirigeants politiques, les administrateurs d'hôpitaux, les associations médicales et les conseils médicaux se comportent d'une manière toute aussi dysfonctionnelle et cruelle.

 

LA LOGIQUE, LE RAISONNEMENT ET LES PREUVES SCIENTIFIQUES SE SONT PRODUITS DANS CET ÉVÉNEMENT

 

Les preuves scientifiques, les études minutieuses, l'expérience clinique et la logique médicale ont-elles eu un effet sur l'arrêt de ces vaccins inefficaces et dangereux ? Absolument pas! Les efforts draconiens pour vacciner tous les habitants de la planète se poursuivent (sauf l'élite, les postiers, les membres du Congrès et autres initiés).[31,62]

 

Dans le cas de tous les autres médicaments et vaccins conventionnels antérieurs en cours d'examen par la FDA, les décès autrement inexpliqués de 50 personnes ou moins entraînaient l'arrêt de la distribution du produit, comme cela s'est produit en 1976 avec le vaccin contre la grippe porcine. Avec plus de 18 000 décès signalés par le système VAERS pour la période du 14 décembre 2020 au 31 décembre 2021 et 139 126 blessés graves (y compris les décès) pour la même période, il n'y a toujours aucun intérêt à arrêter ce programme de vaccination mortelle. [61] Pire encore, il n'y a pas d'enquête sérieuse menée par une agence gouvernementale pour déterminer pourquoi ces personnes meurent et souffrent de blessures graves et permanentes à cause de ces vaccins [15, 67]. Ce que nous voyons, c'est une série continue de dissimulations et d'évasions de la part des fabricants de vaccins et de leurs promoteurs.

 

La guerre contre les médicaments et composés naturels efficaces, peu coûteux et très sûrs, qui se sont avérés sans aucun doute avoir sauvé des millions de vies dans le monde, s'est non seulement poursuivie, mais s'est intensifiée [32,34,43].

 

Les médecins sont informés qu'ils ne peuvent pas fournir ces composés vitaux à leurs patients et que, s'ils le font, ils se verront retirés de l'hôpital, leur licence médicale sera retirée ou ils seront punis de nombreuses autres manières. De nombreuses pharmacies ont refusé de remplir des ordonnances d'lvermectine ou d'hydroxychloroquine, alors même que des millions de personnes ont pris ces médicaments en toute sécurité pendant plus de 60 ans pour l'hydroxychloroquine et pendant des décennies pour l'ivermectine [33,36]. Ce sans précédent a été conçu par ceux qui veulent empêcher les méthodes alternatives de traitement, toutes basées sur la protection de l'expansion des vaccins. Plusieurs sociétés d'hydroxy-chloroquine ont accepté de vider leurs stocks de médicaments en les faisant don au Stock National Stratégique, rendant ce médicament beaucoup plus difficile à trouver.[33] Pourquoi le gouvernement aurait dû le faire alors que plus de 30 études bien menées ont montré que ce médicament a réduit les décès de 66% à 92% dans d'autres pays, comme l'Inde, l'Égypte, l'Argentine, la France, le Nigéria, l'Espagne, le Pérou, le Mexique et plus ?[23]

 

Les détracteurs de ces deux médicaments qui sauvent des vies sont souvent financés par Bill Gates et Anthony Fauci, qui gagnent des millions sur ces vaccins.[48.15]

 

 

 

Pour bloquer davantage l'utilisation de ces médicaments, l'industrie pharmaceutique et Bill Gates / Anthony Fauci ont financé de fausses recherches pour prouver que l'hydroxychloroquine était un médicament dangereux et pouvait endommager le cœur [34]. Pour prouver cette thèse frauduleuse, les chercheurs ont administré aux patients covid les plus malades une dose quasi mortelle du médicament, à une dose bien supérieure à celle utilisée sur n'importe quel patient covid par les Drs Kory, McCullough et d'autres médecins "vrais" et compatissants qui étaient traitant réellement des patients covidiens.[23]

 


Pour bloquer davantage l'utilisation de ces médicaments, l'industrie pharmaceutique et Bill Gates/Anthony Fauci ont financé de fausses recherches pour prouver que l'hydroxychloroquine était un médicament dangereux et pouvait endommager le cœur. [34] Pour prouver cette affirmation frauduleuse, les chercheurs ont administré aux patients covidiens les plus malades une dose quasi mortelle du médicament, une dose beaucoup plus élevée que celle utilisée sur n'importe quel patient covidien par les docteurs Kory, McCullough et d'autres médecins "réels" et compatissants, des médecins qui traitaient réellement les patients covidiens.[23]

 

Les médias contrôlés et les cabots, bien sûr, ont martelé le public avec des histoires sur les effets mortels de l'hydroxy-chloroquine, le tout avec un air terrifié de fausse panique. Toutes ces histoires sur les dangers de l'ivermectine se sont avérées fausses et certaines étaient incroyablement absurdes.[37,43]

 

L'attaque contre l'ivermectine a été encore plus féroce que celle contre l'hydroxychloroquine. Tout cela, et plus encore, est méticuleusement décrit dans l'excellent nouveau livre de Robert Kennedy Jr, The Real Anthony Fauci. Bill Gates, Big Pharma et la guerre mondiale contre la démocratie et la santé publique.[32] Si vous êtes vraiment intéressé par la vérité et tout ce qui s'est passé depuis le début de cette atrocité, vous devez non seulement lire, mais aussi étudier attentivement ce livre. Il est entièrement référencé et couvre tous les sujets de manière très détaillée. C'est une tragédie humaine aux proportions bibliques, conçue par certains des psychopathes les plus vils et sans cœur de l'histoire.

 

Des millions de personnes ont été délibérément tuées et paralysées, non seulement par ce virus artificiel, mais aussi par le vaccin lui-même et les mesures draconiennes utilisées par ces gouvernements pour "contrôler la propagation de la pandémie". Il ne faut pas ignorer les "morts du désespoir" causées par ces mesures draconiennes, qui peuvent dépasser des centaines de milliers. Des millions de personnes sont mortes de faim dans les pays du tiers monde. Aux États-Unis seulement, sur les 800 000 décès signalés par les bureaucraties médicales, bien plus de 600 000 étaient le résultat de l'abandon intentionnel des soins précoces, du blocage de l'utilisation de médicaments hautement efficaces et sûrs, tels que l'hydroxychloroquine et l'ivermectine, et de l'utilisation forcée de traitements létaux, comme le remdesivir et l'utilisation de ventilateurs.

 

Lire : L'OMS déconseille le remdesivir dans le traitement des malades du Covid-19 hospitalisés, la commission europeenne ne veut pas faire annuler sa commande de remdesivir de 1 milliard auprès de Gilead

Remdesivir, Bamlanivilmab, Mulnipiravir, Discovery : Macron et Véran ont détourné des milliards d'euros d'argent public vers des intérêts privés

 

Comme si cela ne suffisait pas, en raison de l'obligation de vacciner tout le personnel hospitalier, des milliers d'infirmières et d'autres travailleurs hospitaliers ont démissionné ou ont été licenciés [17,30,51], ce qui a entraîné une grave pénurie de ces agents de santé essentiels et une dangereuse réduction du nombre de lits de soins intensifs dans de nombreux hôpitaux. Aussi, comme le Lewis County Healthcare System, un système hospitalier spécialisé à Lowville, New York, a fermé sa maternité suite à la démission de 30 employés hospitaliers en raison de réglementations étatiques désastreuses sur les vaccins. L'ironie de toutes ces démissions est que les dirigeants ont accepté sans hésitation ces pertes massives de personnel, malgré les délires de souffrir d'un manque de personnel pendant une "crise". C'est particulièrement déconcertant quand on apprend que les vaccins n'ont pas empêché la transmission virale et que la variante prédominante actuelle est extrêmement peu pathogène.

 

LES DANGERS DES VACCINS SONT DE PLUS EN PLUS RÉVÉLÉS PAR LA SCIENCE

 

Alors que la plupart des chercheurs, virologues, chercheurs en maladies infectieuses et épidémiologistes ont été intimidés et contraints au silence, un nombre croissant de personnes d'une grande intégrité et compétence se sont manifestées pour dire la vérité, que leurs vaccins sont mortels.

 

La plupart des nouveaux vaccins doivent subir des tests de sécurité approfondis pendant des années avant d'être approuvés. Les nouvelles technologies, telles que les vaccins à ARNm et à ADN, nécessitent un minimum de 10 ans de tests approfondis et un suivi approfondi. Ces nouveaux soi-disant vaccins ont été "testés" pendant seulement 2 mois et les résultats de ces tests de sécurité ont été et continuent d'être tenus secrets. Le témoignage de certains participants à l'étude de 2 mois devant le sénateur Ron Johnson indique que pratiquement aucun suivi des participants à l'étude préalable à la libération n'a jamais été effectué[67]. Les complications des complications ont été ignorées, et malgré les promesses de Pfizer que toutes les factures médicales causées par les "vaccins" seraient payées par Pfizer, ces personnes ont déclaré qu'elles n'étaient pas payées.

 

Comme exemple de la tromperie de Pfizer et d'autres fabricants de vaccins à base d'ARNm, on peut citer le cas de Maddie de Garay, 12 ans, qui a participé à l'étude de sécurité du vaccin Pfizer avant sa sortie. Lors de la présentation du sénateur Johnson aux familles des victimes du vaccin, la mère a raconté les crises récurrentes de l'enfant, qui est désormais confiné dans un fauteuil roulant, doit être alimenté par sonde et souffre de lésions cérébrales permanentes. Dans l'évaluation de l'innocuité de Pfizer soumise à la FDA, son seul effet secondaire est appelé "douleur à l'estomac". Chaque personne a présenté des histoires similaires et terrifiantes.

 

Les Japonais ont eu recours à un procès en vertu de la loi sur la liberté d'information (FOIA) pour forcer Pfizer à publier l'étude secrète sur la biodistribution. La raison pour laquelle Pfizer voulait que cela reste secret est qu'il a prouvé que Pfizer avait menti au public et aux agences de réglementation sur le sort du contenu du vaccin injecté (le vecteur nano-lipidique enfermé dans l'ARNm). Pfizer a déclaré que le contenu du vaccin restait au site d'injection (l'épaule), alors qu'en fait sa propre étude a révélé qu'il se propageait rapidement dans tout le corps via la circulation sanguine dans les 48 heures.

 

L'étude a également révélé que ces nano-lipides mortels s'accumulaient à des concentrations très élevées dans plusieurs organes, notamment les organes reproducteurs des mâles et des femelles, le cœur, le foie, la moelle osseuse et la rate (un organe immunitaire important). La concentration la plus élevée se trouvait dans les ovaires et la moelle osseuse. Ces nano-porteurs lipidiques se déposent également dans le cerveau.

 

Le pathologiste de l'Idaho, le Dr Ryan Cole, a signalé un pic spectaculaire de cancers très agressifs chez les personnes vaccinées (non rapporté dans les médias). Elle a trouvé une incidence effroyablement élevée de cancers très agressifs chez les personnes vaccinées, en particulier de mélanomes hautement invasifs chez les jeunes et de cancers de l'utérus chez les femmes.[26] D'autres rapports d'activation tumorale précédemment contrôlée apparaissent chez des patients cancéreux vaccinés [47]. Aucune étude n'a été menée jusqu'à présent pour confirmer ces rapports, mais il est peu probable que de telles études soient réalisées, du moins celles financées par des subventions des NIH.

 

La forte concentration de protéines de pointe trouvée dans les ovaires dans l'étude de biodistribution pourrait compromettre la fertilité des jeunes femmes, modifier le cycle menstruel et augmenter le risque de cancer de l'ovaire. La forte concentration dans la moelle osseuse pourrait également exposer les vaccinés à un risque élevé de leucémie et de lymphome. Le risque de leucémie est très préoccupant maintenant que les enfants à partir de 5 ans ont commencé à se faire vacciner. Aucun de ces fabricants de vaccins Covid-19 n'a mené d'études à long terme, notamment concernant le risque d'induction de cancers. L'inflammation chronique est intimement liée à l'induction, à la croissance et à l'invasion du cancer, et les vaccins stimulent l'inflammation.

 

On dit aux patients cancéreux qu'ils doivent se faire vacciner avec ces vaccins mortels. Ceci, à mon avis, est fou. Des études plus récentes ont montré que ce type de vaccin insère la protéine de pointe dans le noyau des cellules immunitaires (et éventuellement de nombreux types de cellules) et, une fois là-bas, inhibe deux enzymes de réparation de l'ADN très importantes, BRCA1 et 53BP1, dont la tâche est de réparer les dommages à l'ADN de la cellule [29] Les dommages à l'ADN non réparés jouent un rôle vital dans le cancer.

 

Il existe une maladie héréditaire appelée xeroderma pigmentosum dans laquelle les enzymes de réparation de l'ADN sont défectueuses. Ces malheureux développent de multiples cancers de la peau et une incidence très élevée de cancers d'organes. Ici, nous avons un vaccin qui fait la même chose, mais dans une moindre mesure.

 

L'une des enzymes de réparation défectueuses causées par ces vaccins est appelée BRCA1, qui est associée à une incidence significativement plus élevée de cancer du sein chez les femmes et de cancer de la prostate chez les hommes.

 

Il est à noter qu'aucune étude n'a jamais été menée sur plusieurs aspects critiques de ce type de vaccin.

 

- Les effets à long terme n'ont jamais été testés

 

- n'ont jamais été testés pour l'induction de l'auto-immunité

 

- Ils n'ont jamais été correctement testés pour leur sécurité à n'importe quel stade de la grossesse.

 

- Aucune étude de suivi n'a été menée chez les enfants de femmes vaccinées.

 

- Il n'existe pas d'études à long terme sur les enfants de femmes vaccinées pendant la grossesse après leur accouchement (notamment concernant les stades de développement neurologique).

 

Les effets sur une longue liste de conditions médicales n'ont jamais été testés :

 

- Diabète

 

- cardiopathie

 

- Athérosclérose

 

- Maladies neurodégénératives

 

- Effets neuropsychiatriques

 

- Induction des troubles du spectre autistique et de la schizophrénie

 

- Fonction immunitaire à long terme

 

- Transmission verticale des défauts et perturbations

 

- Cancer

 

- Troubles auto-immuns

 

 

 

 

L'expérience passée avec les vaccins contre la grippe montre clairement que les études de sécurité menées par les chercheurs et les médecins cliniciens liés aux entreprises pharmaceutiques étaient essentiellement toutes mal faites ou délibérément conçues pour démontrer faussement la sécurité et dissimuler les effets secondaires et les complications. Cela a été démontré de manière spectaculaire avec les fausses études susmentionnées conçues pour indiquer que l'hydroxychloroquine et l'ivermectine étaient inefficaces et trop dangereuses à utiliser [34,36,37]. Ces fausses études ont causé des millions de décès et des désastres sanitaires majeurs dans le monde entier. Comme nous l'avons mentionné plus haut, 80 % des décès étaient inutiles et auraient pu être évités grâce à des médicaments bon marché, sûrs et réadaptés, ayant un très long historique de sécurité chez des millions de personnes qui les ont pris pendant des décennies, voire toute leur vie[43,44].

 

Il est plus qu’ironique que ceux qui prétendent être responsables de la protection de notre santé aient approuvé une série de vaccins mal testés qui ont entraîné plus de décès en moins d’un an d’utilisation que tous les autres vaccins administrés au cours des 30 dernières années. Leur excuse, lorsqu’on leur a demandé, était : "Nous avons dû négliger certaines mesures de sécurité parce que c’était une pandémie mortelle." [28,46]

 

En 1986, le président Reagan a signé la National Childhood Vaccine Injury Act, qui offrait une protection complète aux fabricants de vaccins pharmaceutiques contre les poursuites pour blessures par les familles des personnes endommagées par le vaccin. La Cour suprême, dans un avis de 57 pages, s'est prononcée en faveur des sociétés de vaccins, permettant effectivement aux fabricants de vaccins de produire et de distribuer des vaccins dangereux et souvent inefficaces à la population sans crainte de conséquences juridiques. Le tribunal a insisté sur un régime d'indemnisation des blessures causées par les vaccins qui ne versait qu'un nombre très limité de primes à un grand nombre de personnes gravement blessées. On sait qu'il est très difficile de recevoir une telle compensation. Selon la Health Resources and Services Administration, depuis 1988, le Vaccine Injury Compensation Program (VICP) a accepté de payer 3 597 primes à 19 098 personnes blessées par le vaccin, pour un total de 3,8 milliards de dollars. C'était avant l'introduction des vaccins Covid-19, dans lesquels les décès à eux seuls l'emportent sur tous les décès associés à tous les vaccins combinés sur une période de trente ans.

 

En 2018, le président Trump a signé la loi "right-to-try" qui autorise l'utilisation de médicaments expérimentaux et de tous les traitements non conventionnels en cas de conditions médicales extrêmes. Comme nous l'avons vu avec le refus de nombreux hôpitaux et même avec le refus généralisé par les États d'autoriser l'utilisation de l'ivermectine, de l'hydroxychloroquine ou de toute autre méthode "officielle" non homologuée pour traiter même les cas terminaux de Covid-19, ces individus infâmes ont ignoré cette loi.

 

 

Curieusement, ils n'ont pas utilisé la même logique ou la même loi en ce qui concerne l'ivermectine et l'hydroxychloroquine, qui ont toutes deux subi des tests de sécurité approfondis par plus de 30 essais cliniques de haute qualité et ont donné des rapports passionnants sur l'efficacité et la sécurité dans de nombreux Villages. De plus, nous avions un dossier d'utilisation de ces médicaments par des millions de personnes dans le monde, sur une période de 60 ans, avec un excellent bilan de sécurité. Il était évident qu'un groupe de personnes très puissant, en partenariat avec des conglomérats pharmaceutiques, ne voulait pas que la pandémie se termine et voulait que les vaccins soient la seule option thérapeutique. Le livre de Kennedy illustre ce cas en utilisant de nombreuses preuves et citations [14,32].

 

Le Dr James Thorpe, expert en médecine materno-fœtale, démontre que ces vaccins Covid-19 administrés pendant la grossesse ont entraîné une incidence de fausses couches 50 fois plus élevée que celle rapportée avec tous les autres vaccins combinés[28]. En regardant son tableau des malformations fœtales, il a constaté une incidence 144 fois plus élevée de malformations fœtales avec les vaccins Covid-19 administrés pendant la grossesse qu'avec tous les autres vaccins combinés. Pourtant, l'American Academy of Obstetrics and Gynecology et l'American College of Obstetrics and Gynecology approuvent la sécurité de ces vaccins à tous les stades de la grossesse et chez les femmes qui allaitent leur bébé.

 

Il convient de noter que ces groupes de spécialités médicales ont reçu un financement important de la société pharmaceutique Pfizer. L'American College of Obstetrics and Gynecology, au cours du seul quatrième trimestre de 2010, a reçu un total de 11 000 dollars de la seule société pharmaceutique Pfizer.[70] Le financement des subventions du NIH est beaucoup plus élevé.[20] La meilleure façon de perdre ces subventions est de critiquer la source des fonds, leurs produits ou leurs programmes. Peter Duesberg, pour avoir osé remettre en question la théorie de Fauci sur le sida causé par le virus VIH, n'a reçu aucune des 30 demandes de subvention qu'il avait déposées après avoir rendu la nouvelle publique. Avant cet épisode, en tant que plus grande autorité mondiale sur les rétrovirus, il ne s'était jamais vu refuser une bourse du NIH [39]. C'est ainsi que fonctionne le système "corrompu", même si une grande partie de l'argent des bourses d'études provient de nos impôts.

DES LOTS DE VACCINS CHAUDS ET MORTELS 

 

Un chercheur de l'Université de Kingston à Londres a réalisé une analyse approfondie des données du VAER (un sous-département du CDC qui collecte des données volontaires sur les complications des vaccins), dans laquelle il a regroupé les décès signalés à la suite de vaccins en fonction des numéros de lot du fabricant vaccins eux-mêmes. Les vaccins sont produits en grandes quantités appelées lots. Le chercheur a découvert que les vaccins sont divisés en plus de 20 000 lots, et qu'un lot sur 200 est manifestement mortel pour quiconque reçoit un vaccin de ce lot, qui comprend des milliers de doses de vaccin.

 

Il a examiné tous les vaccins produits, de Fizer, Moderna, Johnson et Johnson (Janssen), etc. Il a découvert que parmi les 200 lots de vaccins de Pfizer et d'autres fabricants, un lot sur les 200 était plus de 50 fois plus mortel que les autres lots de vaccins. Les autres lots de vaccins ont également causé des décès et des incapacités, mais pas dans une mesure significative. Ces lots mortels auraient dû apparaître au hasard parmi tous les "vaccins" s'il s'agissait d'un événement involontaire. Cependant, il a révélé que 5% des vaccins étaient responsables de 90% des événements indésirables graves, y compris des décès. L'incidence des décès et des complications graves parmi ces "lots chauds" était supérieure de plus de 1000% à plusieurs milliers de points de pourcentage à celle de lots similaires plus sûrs. Si vous pensez que c'était un coup de chance, détrompez-vous. Ce n'est pas la première fois que des "lots chauds" ont été, à mon avis, délibérément produits et envoyés dans tout le pays, généralement pour des vaccins destinés aux enfants. Dans l'un de ces scandales, des "lots chauds" d'un vaccin se sont retrouvés dans un seul État et les dégâts ont été immédiatement visibles. Quelle a été la réponse du fabricant ? Ce n'était pas pour retirer les lots mortels du vaccin. Il a ordonné à son entreprise de répandre les lots chauds dans tout le pays afin que les autorités ne voient pas l'effet mortel évident.

 

Tous les lots d'un vaccin sont numérotés, par exemple, Modera les étiquette avec des codes tels que 013M20A. On a remarqué que les numéros de lot se terminaient par 20A ou 21A. Les lots se terminant par 20A étaient beaucoup plus toxiques que ceux se terminant par 21A. Les lots se terminant par 20A présentaient environ 1700 événements indésirables, contre quelques centaines et vingt ou trente pour les lots 21A. Cet exemple explique pourquoi certaines personnes ont subi peu ou pas d'effets indésirables après avoir pris le vaccin, alors que d'autres ont été tuées ou ont subi des dommages graves et permanents. Pour consulter l'explication du chercheur, rendez-vous sur https://www.bitchute.com/video/6xIYPZBkydsu/. À mon avis, ces exemples suggèrent fortement une altération intentionnelle de la production du "vaccin" pour inclure des lots mortels.

 

 

J'ai connu et travaillé avec plusieurs personnes intéressées par la sécurité des vaccins et je peux vous dire que ce ne sont pas les méchants anti-vaccins qu'ils vous disent. Ce sont des gens de grands principes, moraux et compatissants, dont beaucoup sont des chercheurs de haut niveau et des personnes qui ont étudié la question à fond. Robert Kennedy, Jr, Barbara Lou Fisher, Dr Meryl Nass, Professeur Christopher Shaw, Megan Redshaw, Dr Sherri Tenpenny, Dr Joseph Mercola, Neil Z. Miller, Dr Lucija Tomjinovic, Dr Stephanie Seneff, Dr Steve Kirsch et Dr Peter McCullough, Juste pour en nommer quelques-uns. Ces gens n'ont rien à gagner et beaucoup à perdre. Ils sont violemment attaqués par les médias, les agences gouvernementales et l'élite des milliardaires qui pensent qu'ils doivent contrôler le monde et tous ses habitants.

 

POURQUOI FAUCI N'A-T-IL PAS VOULU FAIRE DES AUTOPSIES SUR CEUX DÉCÉDÉS APRÈS LA VACCINATION ?

 

De nombreux aspects de cette "pandémie" sont sans précédent dans l'histoire de la médecine. L'un des plus surprenants est qu'au plus fort de la pandémie, il y ait eu si peu d'autopsies, surtout complètes. Un virus mystérieux se propageait rapidement dans le monde, un groupe restreint de personnes dont le système immunitaire était affaibli tombaient gravement malades et beaucoup mouraient, et la seule façon d'obtenir rapidement le maximum de connaissances sur ce virus - une autopsie - était découragée.

 

Guerriero a noté qu'à la fin avril 2020, environ 150 000 personnes étaient décédées, mais seulement 16 autopsies ont été pratiquées et rapportées dans la littérature médicale.[24] Parmi celles-ci, seules sept étaient des autopsies complètes, tandis que les 9 autres étaient partielles ou avec biopsie à l'aiguille ou biopsie incisionnelle. Ce n'est qu'après 170 000 morts du Covid-19 et quatre mois après le début de la pandémie que la première série d'autopsies a été réalisée, soit plus d'une dizaine. Et ce n'est qu'après 280 000 décès et un mois de plus que la première série d'autopsies, environ 80, a été pratiquée.[22] Sperhake, en invitant sans aucun doute à réaliser des autopsies, a noté que la première autopsie complète rapportée dans la littérature, avec des microphotographies, est parue dans une revue médico-légale chinoise en février 2020. [41, 68] Sperhake a dit qu'il était confus quant à la raison pour laquelle il était réticent à effectuer des autopsies pendant la crise, mais il savait que cela ne venait pas des pathologistes. La littérature médicale était pleine d'appels de pathologistes pour que davantage d'autopsies soient effectuées.[58] Sperhake a également noté que l'Institut Robert Koch (le système allemand de surveillance de la santé) avait au moins initialement déconseillé de pratiquer des autopsies. Il savait également qu'à l'époque, 200 instituts d'autopsie participants aux États-Unis avaient pratiqué au moins 225 autopsies dans 14 États. [58] 

 

Certains ont soutenu que cette pénurie d'autopsies était due à la peur du gouvernement d'infection chez les pathologistes, mais une étude de 225 autopsies de cas de Covid-19 n'a montré qu'un seul cas d'infection chez les pathologistes, qui s'est terminé par une infection acquise ailleurs [19]. Guerriero termine son article en demandant plus d'autopsies avec cette observation : "Au coude à coude, les médecins légistes et cliniciens ont surmonté les obstacles des études d'autopsie sur les victimes du Covid-19 et ont ainsi généré des connaissances précieuses sur la physiopathologie de l'interaction entre le SARS-CoV -2 et le corps humain, contribuant ainsi à notre compréhension de la maladie" [24].

 

 

La suspicion concernant la réticence des nations du monde entier à autoriser des études post-mortem complètes des victimes du Covid-19 peut être fondée sur l'idée qu'il s'agit là de plus qu'une coïncidence. Il y a au moins deux possibilités qui ressortent. Tout d'abord, ceux qui ont conduit la progression de cet événement "non pandémique" vers une "pandémie mortelle" mondiale perçue comme telle, cachaient un secret important que les autopsies auraient pu documenter. A savoir, combien de décès ont été réellement causés par le virus ? Pour mettre en œuvre des mesures draconiennes, telles que le port obligatoire de masques, les fermetures, la destruction d'entreprises et, enfin, la vaccination forcée obligatoire, il leur fallait un nombre très élevé de décès infectés par le Covid-19. La peur devait être le moteur de tous ces programmes destructeurs de lutte contre les pandémies.

 

Dans leur étude, Elder et al. ont classé les résultats d'autopsie en quatre groupes [22]. 

 

Mort certaine du Covid-19

Mort probable du Covid-19

Décès possible du Covid-19

Non associé au Covid-19, malgré le test positif.

Ce qui peut-être a inquiété ou même terrifié les ingénieurs de cette pandémie était le fait que les autopsies pouvaient montrer, et ont montré, qu'un certain nombre de ces soi-disant décès de Covid-19 étaient en fait morts de leurs maladies comorbides. Dans la grande majorité des études d'autopsie rapportées, les pathologistes ont noté de multiples conditions comorbides, dont la plupart, aux extrêmes de la vie, pourraient être mortelles par elles-mêmes. On savait auparavant que les virus du rhume avaient une mortalité de 8 % dans les maisons de retraite.

 

De plus, les autopsies ont permis d'obtenir des preuves précieuses pour améliorer les traitements cliniques et démontrer l'effet létal des protocoles imposés par le CDC à tous les hôpitaux, comme l'utilisation de respirateurs et le remdesivir, un médicament mortel qui détruit les reins. Les autopsies ont également montré l'accumulation d'erreurs médicales et de soins de mauvaise qualité, car protéger les médecins des unités de soins intensifs des yeux des membres de la famille conduit inévitablement à des soins de qualité inférieure, comme l'ont rapporté plusieurs infirmières travaillant dans ces domaines [53-55].

 

Alors que tout cela était négatif, la même chose a été faite dans le cas des décès dus au vaccin Covid : très peu d'autopsies complètes ont été faites pour comprendre pourquoi ces personnes sont mortes, c'est-à-dire jusqu'à récemment. Deux chercheurs hautement qualifiés, le Dr Sucharit Bhakdi, microbiologiste hautement qualifié et expert en maladies infectieuses, et le Dr Arne Burkhardt, pathologiste faisant autorité, professeur de pathologie dans plusieurs institutions prestigieuses, ont récemment pratiqué des autopsies sur 15 personnes décédées après la vaccination. Ce qu'ils ont découvert explique pourquoi tant de personnes meurent et souffrent de lésions organiques mortelles et de caillots sanguins [5].

 

Ils ont déterminé que 14 des quinze personnes sont mortes des vaccins et non d'autres causes. Le Dr Burkhardt, le pathologiste, a observé de nombreuses preuves d'une attaque immunitaire sur les organes et les tissus des individus subissant une autopsie, en particulier le cœur. Cette preuve incluait une invasion extensive de petits vaisseaux sanguins par un nombre massif de lymphocytes, qui, lorsqu'ils sont déclenchés, provoquent une destruction cellulaire importante. D'autres organes, tels que les poumons et le foie, ont également été observés avec des dommages importants. Ces résultats indiquent que les vaccins ont provoqué une attaque du corps avec des conséquences fatales. On peut facilement voir pourquoi Anthony Fauci, ainsi que les responsables de la santé publique et quiconque ayant fait la promotion de ces vaccins, ont publiquement découragé les autopsies sur les vaccinés décédés plus tard. On peut également comprendre que dans le cas de vaccins qui n'ont pas été testés avant d'être approuvés pour le grand public, au moins les agences de réglementation devraient avoir soigneusement surveillé et analysé toutes les complications graves, et certainement les décès, associés à ces vaccins. La meilleure façon de le faire est d'effectuer des autopsies complètes.

 

 

 

Bien que nous ayons appris des informations importantes grâce à ces autopsies, ce qui est vraiment nécessaire, ce sont des études tissulaires spéciales sur les personnes décédées après la vaccination pour vérifier l'infiltration de protéines de pointe dans tous les organes et tissus. Il s'agit d'une information essentielle, car une telle infiltration causerait de graves dommages à tous les tissus et organes concernés, en particulier le cœur, le cerveau et le système immunitaire. Des études animales l'ont prouvé. Chez ces individus vaccinés, la source de ces protéines de pointe serait les nanolipides injectés, qui portent l'ARNm qui produit les protéines de pointe. Il est évident que les autorités sanitaires gouvernementales et les fabricants pharmaceutiques de ces "vaccins" ne souhaitent pas que ces études critiques soient menées.

 

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CONCLUSION

 

Nous vivons l'un des changements les plus radicaux de notre culture, de notre système économique et de notre système politique dans l'histoire de notre nation et du reste du monde. On nous a dit que nous ne reviendrons jamais à la "normalité" et qu'une grande réinitialisation a été conçue pour créer un "nouvel ordre mondial". C'est ce qu'a souligné Klaus Schwab, directeur du Forum économique mondial, dans son livre sur le "Great Reset"[66]. Ce livre fournit une mine d'informations sur la pensée des utopistes qui sont fiers de revendiquer cette "crise" pandémique comme leur moyen d'inaugurer un nouveau monde. Ce nouvel ordre mondial est dans l'esprit des manipulateurs de l'élite depuis plus d'un siècle [73,74]. Dans cet article, je me suis concentré sur les effets dévastateurs que cela a eu sur le système de soins médicaux aux États-Unis, mais aussi dans une grande partie du monde occidental. Dans de précédents articles, j'ai évoqué la lente érosion des soins médicaux traditionnels aux États-Unis et la façon dont ce système est devenu de plus en plus bureaucratique et régimenté[7,8]. Ce processus s'accélérait rapidement, mais l'apparition de cette "pandémie", que je crois artificielle, a transformé notre système de santé du jour au lendemain.

 

Comme vous l'avez vu, une série d'événements sans précédent s'est produite au sein de ce système. Les administrateurs d'hôpitaux, par exemple, ont pris la position de dictateurs médicaux, ordonnant aux médecins de suivre des protocoles provenant non pas de quelqu'un ayant une vaste expérience dans le traitement de ce virus, mais plutôt d'une bureaucratie médicale qui n'a jamais traité un seul patient COVID-19. L'utilisation obligatoire de respirateurs pour les patients des soins intensifs Covid-19, par exemple, a été appliquée dans tous les systèmes médicaux, et les médecins dissidents ont été rapidement démis de leurs fonctions de soignants, bien qu'ils aient montré qu'ils avaient considérablement amélioré les méthodes de traitement. De plus, les médecins ont été invités à utiliser le médicament remdesivir malgré sa toxicité prouvée. le manque d'efficacité et le taux élevé de complications. On leur a dit d'utiliser des médicaments qui altéraient la respiration et de masquer chaque patient, même si leur respiration était altérée. Dans tous les cas, ceux qui refusaient d'abuser de leurs patients étaient renvoyés de l'hôpital et risquaient même de perdre leur licence, ou pire.

 

Pour la première fois dans l'histoire de la médecine moderne, le traitement médical précoce de ces patients infectés a été ignoré à l'échelle nationale. Des études ont montré qu'un traitement médical précoce a sauvé 80 % du nombre le plus élevé de ces personnes infectées s'il avait été lancé par des médecins indépendants. [43,44] Un traitement précoce aurait pu sauver plus de 640 000 vies pendant cette "pandémie". Malgré la démonstration de la puissance de ces premiers traitements, les forces de contrôle des soins médicaux ont poursuivi cette politique destructrice.

 

Les familles n'étaient pas autorisées à voir leurs proches, obligeant ces personnes très malades hospitalisées à affronter seules leur mort. Comme si cela ne suffisait pas, les funérailles étaient limitées à quelques membres de la famille en deuil, qui ne pouvaient même pas s'asseoir ensemble. Alors que les grands magasins, tels que Walmart et Cosco, pourraient fonctionner avec des restrictions minimales. Même les patients des maisons de retraite ne pouvaient pas recevoir la visite des membres de leur famille, qui étaient contraints de mourir dans la solitude. Pendant ce temps, dans certains États, dont le plus transparent est l'État de New York, des personnes âgées infectées ont été délibérément déplacées des hôpitaux vers des maisons de retraite, ce qui a entraîné un taux de mortalité très élevé pour les résidents à domicile. Au début de cette "pandémie", plus de 50 % de tous les décès sont survenus dans les maisons de retraite.

 

Au cours de cette "pandémie", nous avons été nourris d'une série interminable de mensonges, de distorsions et de désinformation de la part des médias, des responsables de la santé publique, des bureaucraties médicales (CDC, FDA et OMS) et des associations médicales. Les médecins, les scientifiques et les experts en traitement infectieux qui ont formé des associations pour développer des traitements plus efficaces et plus sûrs ont été régulièrement diabolisés, harcelés, humiliés et ont subi la perte de leur licence, la perte de leurs privilèges hospitaliers et, dans au moins un cas, l'ordre de subir un examen psychiatrique.[2,65,71]

 

Anthony Fauci a reçu le contrôle essentiellement absolu de toutes les formes de soins médicaux lors de cet événement, y compris l'insistance pour que les médicaments dont il a profité soient utilisés par tous les médecins traitants. Il a ordonné l'utilisation de masques, bien qu'au début il se soit moqué de l'utilisation de masques pour filtrer un virus. Les gouverneurs, les maires et de nombreuses entreprises ont suivi ses ordres sans se poser de questions.

 

Les mesures draconiennes utilisées, le masquage, les fermetures, les tests sur les personnes non infectées, l'utilisation de tests PCR inexacts, la distanciation sociale et la recherche des contacts s'étaient avérées peu ou pas utiles lors des pandémies précédentes, mais toutes les tentatives pour rejeter ces méthodes étaient vaines. Certains États ont ignoré ces ordonnances draconiennes et ont eu le même nombre de cas ou moins, ainsi que des décès, que les États avec les mesures les plus strictes. Encore une fois, aucune preuve claire ou preuve à cet effet n'a eu d'effet sur la cessation de ces mesures socialement destructrices. Même lorsque des pays entiers, comme la Suède, qui ont évité toutes ces mesures, se sont avérés avoir des taux d'infection et d'hospitalisation égaux à ceux des pays ayant les mesures les plus sévères et les plus draconiennes, il n'y a pas eu de changement de politique de la part des institutions de contrôle. Aucune preuve n'a changé cela.

 

Lire : Après un an d'épidémie, la Suède a moins de morts que la France sans confinement et sans masque

Le taux de mortalité de Covid en Suède parmi les plus bas d'Europe, malgré le fait d'avoir évité des confinements stricts (Telegraph, 5 ma 2022)

Les experts en psychologie des événements destructeurs, tels que les effondrements économiques, les catastrophes majeures et les pandémies précédentes, ont montré que les mesures draconiennes ont un coût énorme sous la forme de "morts de désespoir" et d'une augmentation spectaculaire des affections psychologiques graves. Les effets de ces mesures pandémiques sur le développement neurologique des enfants sont catastrophiques et largement irréversibles.

 

Au fil du temps, des dizaines de milliers de personnes pourraient mourir de ces dommages. Même lorsque ces prédictions ont commencé à apparaître, les contrôleurs de cette "pandémie" ont continué à avancer à toute vitesse. L'augmentation drastique des suicides, l'augmentation de l'obésité, l'augmentation de la consommation de drogue et d'alcool, l'aggravation de nombreuses mesures sanitaires et l'augmentation terrifiante des troubles psychiatriques, notamment la dépression et l'anxiété, ont été ignorées par les responsables qui ont suivi cet événement.

 

Nous avons finalement découvert que de nombreux décès étaient dus à une négligence médicale. Les personnes souffrant de maladies chroniques, de diabète, de cancer, de maladies cardiovasculaires et neurologiques ne sont plus suivies correctement dans les cliniques et les cabinets médicaux. Les opérations non urgentes ont été suspendues. Beaucoup de ces patients ont choisi de mourir chez eux plutôt que de risquer d'aller à l'hôpital, et beaucoup considéraient les hôpitaux comme des "foyers de la mort".

 

Les registres de décès ont montré une augmentation des décès parmi les personnes âgées de 75 ans et plus, principalement expliquée par les infections au Covid-19, mais pour les personnes âgées de 65 à 74 ans, les décès ont augmenté bien avant le début de la pandémie.[69] Entre 18 et 65 ans, les dossiers montrent une augmentation choquante des décès non dus au Covid-19. Certains de ces décès ont été expliqués par des infections au Covid-19. Certains de ces décès s'expliquaient par une augmentation spectaculaire des décès liés à la drogue, soit environ 20 000 de plus qu'en 2019. Les décès liés à l'alcool ont également augmenté de manière substantielle, et les homicides ont augmenté de près de 30 % dans le groupe des 18 et 65 ans.

 

Le chef de la compagnie d'assurance OneAmerica a déclaré que ses données indiquaient que le taux de mortalité des personnes âgées de 18 à 64 ans avait augmenté de 40 % par rapport à la période pré-pandémique.[21] Scott Davidson, directeur général de la société, a déclaré que cela représentait le taux de mortalité le plus élevé de l'histoire des registres d'assurance, qui collectent chaque année des données détaillées sur les taux de mortalité. Davidson a également noté qu'un médecin de l'Indiana, le Dr Lindsay Weaver, a déclaré que les admissions à l'hôpital dans l'Indiana étaient plus élevées qu'à tout autre moment au cours des cinq dernières années. C'est crucial, car les vaccins étaient censés réduire considérablement les décès, mais c'est l'inverse qui s'est produit.

 

Un nombre dramatique de ces personnes meurent, et le pic s'est produit après l'introduction des vaccins. Les mensonges des dictateurs médicaux autoproclamés sont sans fin. D'abord, on nous a dit que l'isolement ne durerait que deux semaines, alors qu'il a duré plus d'un an. Ensuite, on nous a dit que les masques étaient inefficaces et ne devaient pas être portés. La chose s'est vite renversée. Puis on nous a dit que le masque en tissu était très efficace, maintenant il ne l'est plus et que tout le monde devrait porter un masque N95 et avant cela un double masque. On nous a dit qu'il y avait une grave pénurie de respirateurs, puis nous avons découvert qu'ils étaient inutilisés dans les entrepôts et les décharges de la ville, toujours dans leurs caisses d'emballage. On nous a dit que les hôpitaux étaient pour la plupart remplis de personnes non vaccinées, pour découvrir que c'était exactement le contraire partout dans le monde. On nous a dit que le vaccin était efficace à 95 %, seulement pour découvrir que les vaccins provoquent en fait une érosion progressive de l'immunité innée.

 

 

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Histoire du Covid. La vérité sur la pandémie la plus manipulée de l'histoire de l'humanité

Au moment de la sortie du vaccin, les femmes ont été informées que les vaccins étaient sûrs à toutes les étapes de la grossesse, pour découvrir qu'aucune étude de sécurité de la grossesse n'avait été réalisée lors des "tests de sécurité" avant la sortie du vaccin. On nous a dit que des tests approfondis sur des volontaires avant l'approbation de l'EUA pour un usage public ont démontré l'extrême sécurité des vaccins, seulement pour constater que ces malheureux sujets n'étaient pas suivis, les complications médicales causées par les vaccins n'étaient pas payées et les médias ont couvert tout cela. Incroyablement, on nous a dit que les nouveaux vaccins à base d'ARNm de Pfizer avaient été approuvés par la FDA, ce qui était une tromperie, car un autre vaccin a été approuvé (comirnaty) et non celui utilisé, le vaccin BioNTech. Le vaccin communautaire approuvé n'était pas disponible aux États-Unis. Les médias nationaux ont déclaré au public que le vaccin Pfizer avait été approuvé et n'était plus classé comme expérimental, un mensonge flagrant. Ces mensonges mortels continuent. Il est temps d'arrêter cette folie et de traduire ces personnes en justice.

 

une augmentation aussi importante du taux de mortalité n'avait jamais été observée dans l'histoire de la collecte de données sur les décès. Les catastrophes précédentes d'une ampleur monumentale n'ont augmenté les taux de mortalité que de 10%, alors que 40% est sans précédent.

 

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Commentaire sélectionné

 

MARIA GIULIA

29 septembre 2022 à 09:43

Tous les éléments énumérés et décrits ci-dessus et surtout "la logique, le raisonnement et les preuves scientifiques ont disparu dans cet événement" sont la preuve que satan est derrière tout cela. Dieu est logique, il raisonne et il est la preuve scientifique que sans lui nous n'allons nulle part.

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 08:40

10 août 1792: le massacre des Gardes Suisses par des barbares, une Révolution violente, une république née dans un bain de sang.

Devoir de mémoire : il y a 230 ans, la Prise des Tuileries et le massacre des Gardes suisses vit la naissance de la république dans une insurrection parisienne non spontanée

Les Adieux Suisses évoque le départ d’un soldat à la guerre et son amour pour son amie restée sur la terre natale. Il a longtemps existé une tradition en Suisse de service dans des armées étrangères, tradition qui subsiste de nos jours au Vatican.


La coopération avec la France s'acheva avec le massacre, le 10 août 1792 des gardes suisses par une partie de la population parisienne et des Gardes françaises, fanatisée par des révolutionnaires. 
 

Un directoire jacobin secret entre les amis de La Fayette et du girondin Brissot lâcha des "manifestants" préparés politiquement et militairement pour susciter cette insurrection parisienne non spontanée (Gérard MAINTENANT, Les Jacobins, Que sais-je? PUF, Paris 1984, p. 52-58) qui devait conduire à la proclamation de la "république" le mois suivant (20 septembre 1792).

 


Louis XVI quitte ce jour-là les Tuileries dès 8h30 pour chercher refuge auprès de l'Assemblée, où il ordonne aux Suisses de déposer à l'instant leurs armes et de se retirer dans leurs casernes alors que la populace attaque les Tuileries. Mais les Suisses accomplissent leur devoir jusqu'au bout : "Honneur et fidélité" sont les mots qui sont inscrits sur leurs drapeaux. Ils seront massacrés jusqu'au dernier, égorgés, dépecés pour certains. Plusieurs centaines de soldats sont assassinés. 
 

Le massacre des Gardes Suisses reste présent dans certaines mémoires. "Ils ont quitté leurs casernes, celle de Rueil en particulier, pour aller défendre le roi.

 

Et ils savaient que ce n'était pas pour une partie de plaisir: ils avaient enterré leurs drapeaux dans la cour de la caserne», raconte Liliane Kalenitchenko, conservatrice du Musée de Rueil-Malmaison, qui inclut le Musée Franco-Suisse.

 

Avant d'ajouter

 

"Leur drapeau portait la mention 'Honneur et fidélité'

 

C'est d'ailleurs ce qui leur a été reconnu par tout le monde. Une fois qu'ils avaient prêté serment, c'était 'à la vie, à la mort', ils l'ont prouvé le 10 août 1792."

 

Devant le succès des insurgés, l'Assemblée prononce la suspension du roi. Le 10 août 1792 met brutalement fin à treize siècles de monarchie en France. (SwissInfo)

 

''Un tambour de 9 ans, qui sanglote accroché au cadavre de son père, est cloué à coups de baïonnettes sur celui-ci. Les médecins sont massacrés tandis qu’ils donnent leurs soins aux blessés. Les scènes de sadisme et de cannibalisme multiplient.'' Ghislain de Diesbach (Montjoie Saint Denis Twitter)

Devoir de mémoire : il y a 230 ans, la Prise des Tuileries et le massacre des Gardes suisses vit la naissance de la république dans une insurrection parisienne non spontanée

"Le Roi ordonne aux Suisses de déposer à l’instant leurs armes". signé LOUIS.

C’est le dernier ordre de Louis XVI, écrit de sa main. Soucieux d’arrêter le bain de sang, cet ordre sera fatal : les Gardes suisses sont massacrés aussitôt les armes déposées. (Source: Twitter)

En novembre 2005, le gouvernement français de droite refusa à la Suisse l'apposition d'une plaque en souvenir de ce massacre.

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26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 15:47

La France pittoresque présente "Révolution française. Histoire d'une conspiration contre le peuple" (Fénelon Gibon) :

[Entre crochets et en orange nos observations. NdCr.]

 

"Rien n'est aussi triste pour de bons Français que l'histoire de la Révolution, car elle est celle du suicide de la Patrie. Mais rien n'est aussi salutaire, car il faut connaître le mal pour le guérir", assure l'historien Gustave Gautherot.

 

Aux yeux des Français d'aujourd'hui, observe Fénelon Gibon (1850-1926), Secrétaire de la Société générale d'éducation et d'enseignement. notre pays avant 1789, "n'était qu'un sombre cloaque où de nombreuses larves, nos ancêtres, se débattaient dans l'abrutissement et la misère. Pour eux, l'histoire de France n'est que l'histoire des événements qui ont, leur semble-t-il, préparé ou annoncé la Révolution. [Dans l'idéologie progressiste des Lumières, le passé, en plus d'être falsifié, est systématiquement noirci.] La Révolution constitue elle-même l'événement unique, attendu depuis des siècles, le centre de l'histoire de la France et du monde. Tout ce qui l'a précédé, institutions politiques, sociales, militaires, religieuses, victoires, fondations, conquêtes est condamnable ou méprisable."

 

Or, pour répandue qu'elle soit, cette mentalité est pourtant diamétralement contraire à la vérité historique. En des siècles de progrès continue, la France de Hugues Capet était incontestablement devenue la première nation du monde. Comment dès lors, expliquer qu'aux réformes certes nécessaires et par ailleurs déjà entamées à la fin du XVIIIe siècle, on ait préféré substituer une Révolution faisant "table rase" du passé?

 

En quoi la Révolution "par le peuple et pour le peuple" est une imposture

 

Brossant dans son ouvrage paru originellement en 1929 sous le titre 'Petite Histoire de la Révolution française', un portrait sans phare de la période révolutionnaire proprement dite (1789-1799), Fénelon Gibon consacre également plusieurs chapitres aux racines anciennes et profondes d'un bouleversement que l'histoire officielle présente comme spontané, populaire et ne débutant qu'en 1789...

 

"Il souligne ainsi que la France d'Ancien Régime fut, contrairement à une idée reçue un gouvernement d'opinion publique, que la famille opposait alors un rempart infranchissable au despotisme de l'État. Il nous révèle quels furent les creusets les plus actifs de l'esprit révolutionnaire tout au long du XVIIIe siècle, recense les principes affichés de 1789 et nous explique comment, sous couvert de 'libéralisme' et sous le prétexte qu'il fallait suivre son siècle, on assimila ces principes à des conquêtes, lesquelles justifièrent de passer l'éponge sur le sang répandu. Il dénonce l'imposture des 'cahiers de doléance' qui loin de refléter l'opinion réelle du peuple français de l'époque ne sont que le produit artificiel des menées des philosophes des Lumières. Il effectue le décompte macabre des victimes de la Révolution en majorité issues du peuple, périssant sous la guillotine ou dans la 'Baignoire nationale'. [Les "décapitations [...] concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé..." Près de 80% des victimes de la Révolution étaient des petites gens. (René Sédillot, Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.)]

 

Il montre que la Terreur ne fut pas seulement le règne de la cruauté mais aussi celui de la lâcheté et explique comment le Directoire, époque de conspiration et de scandale, parvint à se maintenir par les plus odieux attentats, cassant notamment toutes les 'élections' ne lui étant pas favorables.

 

"Il est de mode, écrit Fénelon Gibon de se réclamer des grands mots de 'souveraineté nationale', de 'démocratie' qui étymologiquement est le règne du peuple. Or, ce gouvernement direct qu'instituèrent les Pères de la Révolution s'inspira d'une toute autre volonté que celle de la majorité des Français égarés par la piperie du mot." [En 1792, la 'Convention' est 'élue' avec 15% de participation, 85% d'abstention, ce qui n'a pas empêché les Révolutionnaires d'abolir illégalement la royauté bi-millénaire et de proclamer la 'république' au nom du 'peuple'... Source : François FURET, préface in Patrice GUENIFFEY, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993.] C'est cette volonté et la brutalité perverse avec laquelle elle fut imposée, pour ne pas dire infligée au peuple, que cet ouvrage vous invite à sonder en suivant pas à pas le fil chronologique de l'intrigue révolutionnaire. S'abreuvant aux sources historiques les plus rigoureuses et notamment les travaux d'exhumations d'archives menés par Émile Keller, Gustave Gautherot, Louis Madelin, Hippolyte Taine, Frantz Funck-Brentano, Fénelon Gibon le déroule avec succès et montre que la Révolution, fruit d'une poignée de conspirateurs admirablement organisés, agissant tant avant qu'après la "prise" de la Bastille, au détriment de l'intérêt général, ne s'est pas seulement faite sans le peuple mais contre lui."

Fénelon Gibon : Révolution française. Histoire d'une conspiration contre le peuple
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26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 13:32

Quelle belle démocratie anglo-américaine qui a génocidé les Indiens Pequots d'Amérique !

Le massacre de Mystic River - également connu sous le nom de massacre des Pequots ou de bataille du Fort Mystic - a eu lieu à l'aube du 26 mai 1637 pendant la guerre des Pequots, tribu amérindienne dominante dans la partie sud-est de la colonie du Connecticut, lorsque des colons britanniques du Connecticut sous le commandement du capitaine John Mason et leurs alliés indiens de Narragansett et Mohegan ont incendié le village Pequot près de la Rivière Mystique.

 

Ayant attaqué le village de nuit, les Anglais affrontèrent une vive résistance. En réponse, Mason ordonna l'incendie du village. Ils ont tiré sur tous ceux qui tentaient de s'échapper des palissades en bois, tué la majeure partie du village, femmes, enfants, vieillards.

 

Quelques semaines après le Massacre de la Rivière Mystique, les Anglais débutèrent une tentative systématique pour traquer tous les Pequots survivants. Ils voulaient éliminer le leadership Pequot. Ils voulaient s'assurer que les Pequots ne pourraient plus jamais se rassembler et être une menace pour eux. Les derniers Pequots furent anéantis et/ou réduits en esclavage par les Anglais, aux Bermudes et à la Barbade. Quelque 500 ont été emmenés à la Barbade sur le navire négrier Sea Flower commandé par John Gallop qui effectuait principalement la traite des esclaves africains.

 

Justifiant sa conduite plus tard, John Mason déclara que l'holocauste contre les Pequot fut aussi l'acte d'un Dieu qui "se moquait de ses Ennemis et des Ennemis de son Peuple au mépris de faire [du Pequot] un Four ardent... Ainsi jugea le Seigneur parmi les païens." Il résuma ainsi les conséquences du massacre : "Ainsi le Seigneur dispersa-t-il ses ennemis avec son bras puissant."

 

Dans les mois suivants, les colons britanniques mobilisèrent des miliciens pour faire la chasse aux autres villages Pequots. Les autres tribus indiennes furent incitées, soit par la promesse d'une prime, soit par la menace, à rapporter des têtes. 

 

Les Anglais prirent le scalp du sachem Sassacus. Les Pequots ne furent pas tous tués : beaucoup furent éparpillés au sud de la Nouvelle-Angleterre, Long Island et la région de New York, ou devinrent les esclaves d'autres Amérindiens ou de colons.

 

Les dispersions et les réductions en esclavage furent encouragées par les autorités anglaises, qui souhaitaient que la tribu n'existe plus en tant que nation viable. La guerre ne prit fin officiellement qu'avec le traité de Hartford du 21 septembre 1638, qui fut un renoncement des derniers vaincus à leur culture et à leur identité.

Le Massacre de Mystic River - 26 mai 1637

C'était le premier exemple de "guerre totale destinée à anéantir toute une tribu indienne dans le Nouveau Monde." (Projet d'histoire mondiale)

 

Repoussés par les tactiques de "guerre totale" des Anglais "puritains" et des horreurs dont ils avaient été témoins, les alliés indiens des Anglais, les Narragansett rentrèrent chez eux.

 

Le nombre de Pequot a été tellement diminué qu'ils ont cessé d'être une tribu dans la plupart des sens. Le traité de Hartford (1638) stipulait que les Pequots restants devaient être absorbés par les tribus Mohegan et Narragansett, qu'ils n'étaient pas autorisés à se désigner eux-mêmes comme "Pequots", et que leurs terres devaient revenir aux Anglais.(1)

 

Dans la dernière moitié du 20ème siècle, les descendants des derniers Pequot ont réanimé la tribu, réalisant l'identification fédérale en 1983.

 

Lors de l'émergence de la tribu moderne Pequot dans les années 1990, un article du New England Quarterly examina les arguments pour et contre pour savoir si le massacre de Mystic devait être considéré comme un acte de génocide. L'auteure américaine, le Dr Rebecca Joyce Frey, qualifia l'incident de génocide dans son livre de 2009 Genocide and International Justice.(2)

 

De même, le juriste américain Steven M. Wise de la Harvard Law School, l'a fait, en appelant le massacre mystique "la guerre indienne génocidaire des puritains" où "un millier d'Indiens furent tués".(3)

 

Wise note que le capitaine John Underhill a justifié le meurtre de personnes âgées, de femmes, d'enfants et d'infirmes en déclarant que "parfois, l'Écriture déclare que les femmes et les enfants doivent périr avec leurs parents [...] Nous avons eu suffisamment de lumière de la Parole de Dieu pour nos démarches."

 

L'historien Benjamin Madley, déclare également sans hésiter que les Pequots ont subi "un des tout premiers génocides dans ce qui deviendra les États-Unis"(4) : quelle que soit l'origine de leur haine, les puritains ont voulu éliminer et ont éliminé une nation particulière, la nation pequot, en partie physiquement, ce qui reste conforme à la définition juridique du génocide.

 

D'autres historiens spécialisés ont un sentiment similaire. Pour Élise Marienstras, l'intention exterminatrice est indubitable : "Les survivants ont été poursuivis jusqu'à la presque complète disparition de la nation pequot, pour le plaisir de Dieu qui se réjouissait, au dire des colons, de la victoire de ses élus." Marienstras accepte avec prudence le mot "génocide" : "Si la définition du génocide consiste [...] dans la destruction massive de populations désignées à la vindicte par leur qualité de collectivité [...] et s'il suffit de décisions d'autorités locales [...], alors on peut dire qu'il y eut un génocide à l'encontre des Pequots."(5)

 

La civilisation espagnole a écrasé l’indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri.

Francis Parkman (1823-1893), historien américain

Sources 

 

(1) Sarah VOWELL, The wordy shipmates, Les compagnons de bord Wordy, 1969

(2) Rebecca JOYCE, Genocide and International Justice. Facts On FileGénocide et justice internationale. Faits au dossier, 2009, p. 338

(3) Steven M. WISE, An American Trilogy: Death, Slavery, and Dominion on the Banks of the Cape Fear RiverUne trilogie américaine : mort, esclavage et domination sur les rives de la rivière Cape Fear, Royaume-Uni : Hachette, 2009, p. 33

(4) Benjamin MADLEY, « Reexamining the American Genocide Debate : Meaning, Historiography, and New Methods », The American Historical Review, vol. 120, no 1,‎ février 2015, p. 120-126

(5) Élise MARIENSTRAS, Guerres, massacres ou génocides ? Réflexions historiographiques sur la question du génocide des Amérindiens, dans David El Kenz (dir.), Le massacre, objet d'histoire, Gallimard, coll. Folio histoire, 2005, p. 301-302

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 20:53

François a annoncé consacrer publiquement la Russie au Cœur immaculé de Marie lors d'une célébration pénitentielle publique, vendredi 25 mars, avec tous les évêques du monde en communion avec le Saint Père à 17h, dans un acte de réparation, selon le vœu de la Vierge Marie à Fatima en 1917.

 

Dans la video ci-dessus l'abbé Frédéric Martin précise que "l'actuel conflit à l'Est de l'Europe  va certainement, aux yeux du grand public, être la raison principale de cette consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie; mais attention, le conteste de l'apparition du 13 juillet 1917 est bien celui d'une vision de l'enfer, donc des péchés qui conduisent dans cette voie de perdition. Et il vous aura peut-être échapper que quelques jours avant le conflit à l'Est de l'Europe, en France, le délai d'avortement a été prolongé de deux semaines, passant de douze à quatorze semaines. 

 

Le site Aleteia donne le texte de l’acte de consécration que tous les prêtres et évêques du monde sont appelés à réciter en union avec lui.

 

Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

 

Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales. Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes. Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme. Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune. Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

 

Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever. C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire.

 

Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion. En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.

 

C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3). Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix. Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.

 

Reçois donc, ô Mère, notre supplique.

 

Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre.

 

Toi, arche de la nouvelle alliance, inspire des projets et des voies de réconciliation.

 

Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.

 

Éteins la haine, apaise la vengeance, enseigne-nous le pardon.

 

Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire.

 

Reine du Rosaire, réveille en nous le besoin de prier et d’aimer.

 

Reine de la famille humaine, montre aux peuples la voie de la fraternité.

 

Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde.

 

Que tes pleurs, ô Mère, émeuvent nos cœurs endurcis. Que les larmes que tu as versées pour nous fassent refleurir cette vallée que notre haine a asséchée. Et, alors que ne se tait le bruit des armes, que ta prière nous dispose à la paix. Que tes mains maternelles caressent ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes. Que ton étreinte maternelle console ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays. Que ton Coeur affligé nous entraîne à la compassion et nous pousse à ouvrir les portes et à prendre soin de l’humanité blessée et rejetée.

 

Sainte Mère de Dieu, lorsque tu étais sous la croix, Jésus, en voyant le disciple à tes côtés, t’a dit : « Voici ton fils » (Jn 19, 26). Il t’a ainsi confié chacun d’entre nous. Puis au disciple, à chacun de nous, il a dit : « Voici ta mère » (v. 27). Mère, nous désirons t’accueillir maintenant dans notre vie et dans notre histoire. En cette heure, l’humanité, épuisée et bouleversée, est sous la croix avec toi. Et elle a besoin de se confier à toi, de se consacrer au Christ à travers toi. Le peuple ukrainien et le peuple russe, qui te vénèrent avec amour, recourent à toi, tandis que ton Cœur bat pour eux et pour tous les peuples fauchés par la guerre, la faim, l’injustice et la misère.

 

Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine. Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le “oui” qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde.

 

Qu’à travers toi, la Miséricorde divine se déverse sur la terre et que la douce palpitation de la paix recommence à rythmer nos journées. Femme du “oui”, sur qui l’Esprit Saint est descendu, ramène parmi nous l’harmonie de Dieu. Désaltère l’aridité de nos cœurs, toi qui es “source vive d’espérance”. Tu as tissé l’humanité de Jésus, fais de nous des artisans de communion. Tu as marché sur nos routes, guide-nous sur les chemins de la paix. Amen.

 

Source : https://fr.aleteia.org/2022/03/23/document-le-texte-de-consecration-de-lukraine-et-de-la-russie-au-coeur-immacule-de-marie/

Des commentateurs n'ont pas manqué de noter que François a annoncé consacrer la Russie et l'Ukraine. Or dans le vœu de la Vierge Marie à Fatima en 1917, il n'est pas question de l'"Ukraine", mais uniquement de la Russie.

 

En fait, en 1917, l'Ukraine faisait encore partie de la Russie.

 

Ce sont les socialistes d'Ukraine qui en avril 1917 ont déclaré l'autonomie territoriale nationale de l’Ukraine dans le cadre d’une république russe fédérative et qui ont proclamé l'indépendance de la république populaire ukrainienne, le 9 janvier 1918, avant que les Bolchéviques ne formassent en 1922 la "république soviétique socialiste ukrainienne"

Consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie 25-03-2022

Le fait que le pape François consacre la Russie et l'Ukraine ne fait donc que confirmer que ce territoire ou sa plus grande partie (Est), était un territoire russe en 1917.

Carte tirée de Christian GRATALOUP, Introduction de Patrick BOUCHERON, Atlas Historique mondial, Les Arènes - L'Histoire, Paris 2019, p. 471

Carte tirée de Christian GRATALOUP, Introduction de Patrick BOUCHERON, Atlas Historique mondial, Les Arènes - L'Histoire, Paris 2019, p. 471

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 13:16

"Le moteur profond de nos institutions, c'est la corruption. Et c'est ce que les gens ne veulent pas comprendre. Et cela ne date pas ni de Macron ni de la création des institutions européennes, c'est le moteur fondamental de nos institutions depuis qu'elles sont fondées (en 1792) sur le parlementarisme (dit) 'représentatif', une banque centrale (1800) et une fausse séparation des pouvoirs.

 

"Parce que cette séparation des pouvoirs est faussée par deux choses. D'une part, le fait que tout le système repose sur la domination de partis politiques qui gagnant aux élections législatives envoient leurs représentants au pouvoir exécutif; donc il n'y a pas de séparation entre l'Exécutif et le législatif; d'autre part, quant au pouvoir judiciaire, qu'il vaudrait mieux appeler pouvoir juridictionnel, c'est pareil, il est représenté au sein du pouvoir exécutif. Donc la séparation des pouvoirs est une imposture. Et elle est d'autant plus une imposture qu'elle omet le principe monétaire; Or le principe monétaire est le moyen d'affirmer une réalité politique. Si ce principe monétaire est dans des mains qui ne sont pas des mains politiques mais des mains d'intérêts privés, on ne peut pas parler de 'séparation des pouvoirs'. Donc en fait, tout notre régime politique est une imposture ! Et, la cerise sur le gâteau est que l'on appelé cela 'république' ! Donc en fait on a des mauvais termes sur une réalité opposée. On a appelé 'république' un régime dont la force publique est la corruption au service d'intérêts privés. Donc la chose publique n'a rien à voir dans nos institutions. Rine, strictement rien.

 

"Donc, d'impostures en impostures on arrive dans une réalité, virtuelle, si vous voulez, que l'on ne peut plus dénoncer parce que l'on n'a plus les armes de discernement qui nous permettraient de dénoncer où est l'imposture.

 

"C'est une imposture tellement générale qu'elle fait que tout notre système est fondé sur la corruption. Et cette corruption est systémique, elle n'est pas accidentelle.

 

"La réalité politique dans laquelle croient vivre les gens n'existe pas. Et la réalité des rapports de force est à l'opposé de ce que les gens croyaient connaître.

 

"Le covid a amplifié (la corruption); il a été un décupleur, un accélérateur de particules si je puis dire de corruption !"

"La France a été du point de vue du contrôle monétaire, un des premiers pays soumis. Parce qu'il y a d'abord eu la création de la Banque d'Angleterre, et ensuite en 1800 la création de la banque centrale française. Toutes les banques centrales ont été créées à l'initiative des banquiers. La Banque centrale de France était sous le contrôle de Napoléon. Et lui, il pensait très malin d'utiliser les armes de l'adversaire (l'Angleterre), en pensant qu'il pourrait avoir le dernier mot sur eux; sauf que aujourd'hui Napoléon est enterré depuis longtemps et la Banque centrale française, elle, est toujours là. Donc en réalité, cela a été un des liens de notre asservissement et un lien très efficace. Parce que cette Banque centrale - peu importe son statut juridique (banque privée ou banque publique) - est toujours restée gérée par les puissances économiques dominantes, qui sont les véritables gouvernement français.

 

"C'est un élément important, tout à fait indiscutable et indispensable à comprendre. Parce qu'à partir du moment où vous concentrez l'émission et la circulation monétaire dans des mains privées, ma monnaie ne peut plus remplir son rôle d'agent public, de service public, de service qui bénéficie au groupe. C'est un service qui devient accaparé par une caste particulière. Et ceux qui détiennent l'argent vont décider de son affectation. C'est comme cela que ces gens-là ont décidé que certains agents économiques bénéficieraient de leurs largesses et que d'autres n'en bénéficieraient pas. C'est comme cela que les multinationales, les gros conglomérats économiques ont été créés, bien évidemment sous l'anonymat qui permet de décorréler le pouvoir de la responsabilité. Et donc dès lors que vous ne pouvez plus attraire personne en responsabilité, les choses deviennent plus faciles pour les accapareurs.

 

"Grosso modo, depuis 1815, la France n'est plus au service d'un pouvoir politique, elle est au service d'un pouvoir économique et financier. Et aujourd'hui, on est au bout de notre effondrement. On a perdu la plupart de notre souveraineté; la souveraineté monétaire depuis longtemps, mais à présent on a perdu notre souveraineté industrielle, énergétique avec l'ignomineuse vente d'Alstom, et quantité d'autres fleurons de l'industrie française passée à l'étranger. Et aujourd'hui, aux dernières nouvelles, on est le pays le plus endetté d'Europe, devant la Grèce. Donc, notre avenir n'est pas rose. Le FMI a déclaré qu'à partir de 2023 il va falloir commencer à penser à resserrer des boulons, c'est-à-dire resserrer la distribution d'argent public; cela veut dire la disparition de tous le services publics qui restent. On est aussi un des pays les plus attaqué par son gouvernement parce qu'un des pays les plus imposés au monde. Et cette étape du Covid a permis d'accélérer la liquidation de ce qui restait de souveraineté économique en France, pour justifier une réévaluation de la monnaie (l'euro) à l'aune de notre passif et de notre actif. Or le passif s'étant considérablement aggravé depuis deux ans, c'est un des moyens pour liquider ce qui reste de France. Et ce qui explique aussi que depuis le Covid politique, nos institutions politiques aient été mises entre parenthèses, par des gens qui n'en avaient rien à en redouter.

 

"On est donc dans une situation intermédiaire, où tout évolue en même temps, le niveau économique, le niveau monétaire, et le niveau institutionnel, pour permettre la bascule dans autre chose. Et cette autre chose sera l'intégration européenne. C'est-à-dire la disparition du pays France." Valérie Bugault

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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 12:00

Alors qu'il est sur le point de mourir dans une cellule à -20°C Josyp Terelya va ressentir une chaleur qui lui permettra de survivre à cette terrible épreuve.

Cet homme a survécu à 22 ans d’emprisonnement et de tortures dans des prisons soviétiques pour avoir refusé de renoncer à sa foi.

 

Dans son livre « Witness, To Apparitions and Persecution in the USSR », publié en 1991,il parle de ses visions.

« J'ai vu la terre trembler, j'avais peur, Ce n'était pas seulement la frayeur mais quelque chose de pire ».

La Vierge a dit :« N'ayez pas peur, vous voyez l'antéchrist en 3 personnes mais il ne peut rien contre vous. Il vous laissera en paix. »

« Vous avez vu l'est et l'Ouest sans Dieu. La différence c'est qu'a l'ouest le rejet de Dieu n'est pas officiellement reconnu. Mais les buts de l'impiété sont les mêmes tant à l'Est qu'a l'ouest. Pour sauver la Russie et le monde entier de l'enfer impie, vous devez convertir la Russie au Christ le Roi. La conversion de la Russie va sauver la culture chrétienne de l'Ouest et fera progresser la chrétienté à travers le monde. Mais le Royaume du Christ, le Roi va s'établir par le règne de la Mère du Christ. »

 

Josyp Terelya (Josip Terelja)

27/10/1943 - 16/03/2009

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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 08:03

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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 22:18

Comme sainte Jeanne d'Arc nous l'enseigne, ainsi que le prophète Samuel, c'est Dieu qui désigne le roi. Sa volonté est au-dessus de tout, y compris des lois humaines les plus sacrés. Mais un roi se mérite, par la prière, les sacrifices et les œuvres. Pas de roi sans peuple.

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 19:14

Qui n’a jamais entendu dire que les femmes, pendant des siècles sous l’Ancien régime, étaient persécutées, traitées comme des moins que rien, juste bonnes à faire des enfants et les tâches ménagères ? Et ce n’est qu’avec l’arrivée de la révolution et des républiques, que l’émancipation de la femme a pu se faire ! Bref ! Que nous enseigne l’histoire sur ce sujet ?

Jean Haechler, un spécialiste du XVIIIe siècle, écrivait dans Le règne des femmes - 1715-1792 :

 

« En avril 1793, la convention, considérant les femmes comme des mineures « ou des individus mentalement débiles », décrète qu’elles n’ont pas le statut de citoyen et ferme en octobre tous les clubs féminins. Raymond Trousson énumère : « En mai 1794, interdiction d’assister aux assemblées politiques ; en mai 1795, interdiction de se réunir à plus de cinq et ordre de demeurer au foyer. Alors que les femmes réclamaient le droit à l’instruction, Sylvain Maréchal, le très progressiste auteur du Manifeste des Egaux, suggère de leur interdire d’apprendre à lire. » Qu’elles retournent à leur place, celle qu’a prônée Rousseau. »

 

Et qu’à prônée cette figure emblématique des Lumières qu’est Rousseau justement ? Vous allez constater par vous-mêmes l'enseignement fort peu lumineux qu’il préconisait au sujet des femmes. Le siècle des Lumières que l’on nous présente comme un siècle moderne et émancipateur, a plus été le siècle de la haine envers la gent féminine, comme d’ailleurs des noirs et des Juifs à lire Voltaire entre autres… Dans son célèbre Émile, ou de l'éducation, Rousseau écrivait au sujet des femmes :

 

« il est normal que la femme, inférieure dans l'ordre naturel, le soit aussi dans l'ordre civil. Mais un homme cultivé ne doit pas descendre jusqu'aux derniers rangs du peuple, où la femme est sans éducation; toutefois, une fille simple et grossièrement élevée est cent fois préférable à une fille savante et bel esprit. » (J-J Rousseau - Émile, ou de l'éducation – p212)

« La femme est faite pour céder à l'homme et pour supporter même son injustice. » (J-J Rousseau - Émile, ou de l'éducation – p208)

 

« Dès l'enfance les filles manifestent les goûts propres à leur sexe : elles aiment les poupées et la parure. Elles préfèrent apprendre à manier l'aiguille plutôt qu'à lire et à écrire. Les filles doivent être vigilantes et laborieuses, il faut les exercer de bonne heure à la contrainte, pour que plus tard elles n'en souffrent pas. Il n'est pas bon de les priver de gaieté et de jeux, mais on doit les accoutumer à se voir rappeler brusquement de leurs plaisirs à d'autres occupations. La principale qualité d'une femme est la douceur, la femme doit supporter de la part de son mari même l'injustice sans se plaindre. » (J-J Rousseau - Émile, ou de l'éducation – p202)

 

Qu’en pensent les féministes d’aujourd’hui de ces citations, elles qui sont si promptes à cracher en permanence sur l’Eglise catholique qu’elles jugent responsable de tous leurs maux ?

 

Que serait l’homme sans la femme ?

Sa relation avec l’homme est parfaitement bien incarnée dans le tableau de l’Adoubement d’Edmund Leighton. Dans ce tableau, la femme est représentée sous les traits d’une princesse, l’épée à la main, adoubant l’homme à genoux devant elle, au statut de chevalier. Tout un symbole ! La femme fait grandir l’homme, afin que ce dernier s’évertue à la protéger et la glorifier en tant que Reine ou princesse.

 

« Les femmes ont une chance inouïe, passionnée par les mythes et les symboles : elles sont porteuses d’amour ; de cet amour sacré capable de révéler les hommes à eux-mêmes et de transfigurer le monde. » Jacqueline Kelen

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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 20:06
"C'est une erreur de parler de 'théorie du complot' car, sur tous les points importants, on a affaire à une PRATIQUE DU COMPLOT" (Etienne Chouard). La tendance des comploteurs à appeler "complotisme" la vertu de vigilance des citoyens, par rapport à tous les pouvoirs, est née en 1789

"C'est une erreur de parler de "théorie du complot" car, sur tous les points importants, on a affaire à une PRATIQUE DU COMPLOT.

La vertu première d'un citoyen digne de ce nom est la vigilance par rapport à tous les pouvoirs.

Cette vertu est appelée complotisme par les comploteurs", explique dans un tweet Etienne Chouard. 

Commentaire du blog Christ Roi. 

 

 

Etienne Chouard a raison quand il dit que "la vertu première d'un citoyen digne de ce nom est la vigilance par rapport à tous les pouvoirs. Cette vertu est appelée complotisme par les comploteurs.

 

Je réfléchis, je m'informe, je m'intéresse, je recherche, j'analyse, je me méfie des médias, je doute, j'apprends, je pense, je compare, je suis autonome, je prends du recul, je suis rationnel, je discerne, j'examine, je suis impartial, je suis incontrôlable, je suis libre, indépendant et souverain, je trie, je suis autodidacte, j'approfondis, je ne suis pas manipulable : je suis "complotiste" !

 

 

Mais rappelons que cette tendance des comploteurs à appeler "complotiste" la vertu de vigilance des citoyens par rapport à tous les pouvoirs, est née en 1789, lorsque des Français s'inquiétant des actes de la république naissante plus exactement en 1792-93, furent envoyés en masse à l'échafaud pour "complot", "complotisme aristocratique", en vertu de la loi des suspects (qui inspirera les lois staliniennes).

Cette loi des Suspects, loi de la première "république" désignant des "complotistes", est une "PRATIQUE du complot d'Etat". Elle déclencha l'arrestation de 500 000 suspects, le placement en résidence surveillée de 300 000 citoyens. Les ouvriers furent envoyés par charrettes entières à la guillotine ; Les "décapitations concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé." (Chiffres donnés par René Sédillot dans Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.) Près de 80% des exécutés étaient des petites gens. "Le bilan estimé des morts liées à la Révolution demeure toujours incertain. [...] On s'en remet souvent aux calculs de Donald Greer en 1935 qui recense 30 000 à 40 000 victimes des procédures juridiques (fusillées et guillotinées). Il s'agit d'une base minimale à laquelle il faut ajouter environ 170 000 victimes vendéennes." (Patrice Gueniffey in La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Edition, 2014, p. 119-120.)

 

Retraçons « le fantasme du "complot aristocratique" » qui « envahit très vite l'espace du discours révolutionnaire » :

 

« [...] [I]l suffit de considérer le flot ininterrompu des dénonciations qui sont adressées au Comité des recherches de l'Assemblée constituante (Pierre Caillet, Comité des recherches de l'Assemblée nationale 1789-1791, Inventaire analytique de la sous-série D XXIX bis, Paris, Archives nationales, 1993.)

« [...]. Il convient de préciser que cette frénésie dénonciatrice témoigne autant de l'irruption de l'esprit révolutionnaire que de la persistance de cette mentalité traditionnelle déjà évoquée et accoutumée à incriminer des conspirateurs. (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 64.)

« Voyez en 1792 la république du soupçon des "Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et Aveugles clairvoyants" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid., p. 70) repose tout entière et seulement dans l'exercice du soupçon !

« L'idéologie révolutionnaire est à la recherche d'auteurs, de responsables, d'un ou plusieurs "individus" à désigner. » (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, note 65, p. 170.)

« La recherche et la dénonciation nominale des ennemis de la Nation ou du Peuple n'a pas été le propre des Jacobins; il s'agit d'une conduite généralisée dès le début de la Révolution... » (Lucien Jaume, Le Discours jacobin, ibid., p. 192.)

« L'imaginaire du complot remplit une autre fonction encore. La crainte du "complot aristocratique" est en effet le vecteur par lequel la nation se constitue. [...] La nation [révolutionnaire. NdCR.] se définit par ce qu'elle rejette; elle prend forme forme matérielle, consistance et réalité, à travers la mobilisation qu'entraînent les rumeurs sur les complots qui le menacent. » (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid., p. 65.)

Dans ce discours républicain, en fait, dès le début en 1792, la république se constitue contre (il n'y a rien de positif), en désignant des ennemis, « complotistes". »

 

D'autres éléments "proto-totalitaires" autres que l'élément révolutionnaire et la tendance à désigner des "complotistes", sont importants en 1789 :

- La Terreur comme moyen de gouvernement (la guillotine), la Terreur sur une échelle beaucoup plus large : la Vendée. Le terme "populicide" a été inventé par Babeuf en 1794, le terme génocide, beaucoup plus tard en 1944 par le juriste polonais Lemkine. Mais dès 1794, Babeuf écrivant un livre sur les massacres de Vendée avait inventé le mot populicide pour désigner l'extermination complète d'une population considérée comme ennemie.

- La préfiguration de groupes extrémistes, les Jacobins, qui visent à s'emparer du pouvoir par la violence pour imposer leur projet.

- Une Terreur mise en oeuvre par des petits groupes activistes à partir de 1792-1793, qui s'en servent comme moyen pour s'emparer et conserver le pouvoir, préfiguration de la révolution bolchévique de 1917. Ce n'est pas la guerre qui crée la Terreur, mais la Terreur qui crée la guerre... On verra la même chose dans la révolution "russe", qui crée la guerre civile afin de prendre le pouvoir. Bien avant 1917, Lénine ne rêve que de guerre civile et considère qu'on ne pourra pas faire de révolution sérieuse si on n'organise pas la guerre civile. Ce qu'il va réussir à faire.

- et l'apparition de nouvelles élites totalitaires formées d'un type d'homme prêt à pratiquer la terreur et le mensonge pour mieux profiter des gratifications offertes. (Cf. Stéphane Courtois, Les logiques totalitaires en Europe, Editions du Rocher 2006)

"C'est une erreur de parler de 'théorie du complot' car, sur tous les points importants, on a affaire à une PRATIQUE DU COMPLOT" (Etienne Chouard). La tendance des comploteurs à appeler "complotisme" la vertu de vigilance des citoyens, par rapport à tous les pouvoirs, est née en 1789
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24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 00:00
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 62.

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 62.

François de Sales naquit au château de Sales, en Savoie, en 1567. Issu d’une vieille famille aristocratique du duché de Savoie, il choisit le chemin de la foi. Consacrant sa vie à Dieu, il renonça à tous ses titres de noblesse. Le futur saint était l'aîné de six frères et sœurs.

 

Lors de son baptême, il reçut le prénom de "François" en vénération pour François d'Assise.

 

Après ses premières années d'études, on l'envoya au collège des jésuites à Paris.

 

François aimait aller prier devant l'image de Notre-Dame de Bonne-Délivrance, dans l'église aujourd'hui détruite de Saint-Étienne des Grès à Paris; ce fut là qu'il fit voeu de chasteté, et qu'il recouvra miraculeusement la paix de son âme, troublée par une horrible tentation de désespoir. En souvenir sera érigée en 1692 une chapelle Saint-François-de-Sales dans cette église (l'une des plus anciennes églises de Paris, fondée par Saint Denis, qui, malheureusement, sera détruite par les vandales révolutionnaires en 1792).

 

Après avoir fait son droit à Padoue, François embrassa l'état ecclésiastique. [1]

Saint François de Sales, évêque et Docteur de l'Eglise (+1622) Nommer ce saint, c'est personnifier la vertu de douceur ; il fut le saint aimable par excellence et, sous ce rapport particulièrement, le parfait imitateur de Celui qui a dit : "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur." [2]

 

"Écartant le rigorisme desséchant d'une certaine Église, ce grand maître fut, comme d'aucuns l'ont dit, le 'saint de la douceur de Dieu', indulgent à l'égard de la faiblesse humaine, en un temps où le Dieu des chrétiens était encore le Dieu de l'Ancien Testament." [3]

 

Jeune homme, il mena la vie des anges. Prêtre, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les protestants. Évêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un Pontife incomparable. 

 

"On disait communément, écrit sainte Jeanne de Chantal, qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer." -- "Il avait un cœur tout à fait innocent, dit la même sainte ; jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de cœur. Jamais on n'a vu un cœur si doux, si humble, si débonnaire, si gracieux et si affable qu'était le sien."

 

Les armes de François de Sales étaient celles de l'amour. C'est d'ailleurs l'une de ses devises : 

 

Rien par force, tout par amour.

François de Sales incarna de façon exemplaire, au cours d'une existence souvent harassante, les plus hautes vertus évangéliques au point d'être appelé le Docteur de l'amour. [4]
 

 

Reconstituons le contexte historique quelques années avant la prise de fonction de François. Berne, en Suisse, qui s'était déclaré pour la Réforme en 1528, dépêcha plusieurs "évangélistes" à Genève en 1530 (tels que Ami Perrin, Malbuisson, Clauder Roger et surtout Farel). La religieuse Jeanne de Jussie, du couvent de Sainte-Claire, relata ainsi les troubles qui secouèrent Genève à partir de l'arrivée des troupes et des "évangélistes" bernois : "Et le jour de Monsieur Saint François (d'Assise), un mardi [1530], à dix heures du matin, arrivèrent à Morges les fourriers des Suisses pour prendre logis pour l'armée. Le mercredi, jeudi et vendredi, arrivèrent les troupes des deux cantons de Berne et Fribourg, audit Morges, et firent de grands maux... ils commencèrent à piller, dérober, à fourrager les pauvres gens, et ne laissèrent blé, vin, chair ni meubles par les maisons et châteaux des nobles, et puis brûlèrent tout, qui ne fut pas petite perte... Non contents encore, ces hérétiques rompirent la sacristie et toutes les armoires... et prirent tous les ornements qu'ils trouvèrent et emportèrent tout avec l'horloge du couvent, toutes les couvertures et linges des frères, tellement qu'il ne resta chose aucune... Et tous les prêtres [catholiques] qu'ils trouvaient portant longue robe la leur ôtaient, les dépouillaient et battaient, à toutes les images qu'ils trouvaient tant en plate peinture (fresque) qu'en tableaux, ils leurs crevaient les yeux avec la pointe de leurs piques et épées, et crachaient contre... ils brûlèrent tous les livres, tant de la chanterie qu'autres..."

 

"Le lundi, environ midi [1530], l'armée entra dedans Genève, poursuit soeur Jeanne de Jussie; ils menaient dix-neuf grosses pièces d'artillerie... Les luthériens se firent ouvrir l'église cathédrale Saint-Pierre. Le prédicateur Guillaume Farel se mit en chaire et prêchait en langue allemande. Ses auditeurs sautaient par-dessus les autels comme chèvres et bêtes brutes... Ces chiens abattirent l'autel de l'Oratoire et mirent en pièces la verrière où était en peinture l'image de monsieur Saint Antoine... Ils rompirent aussi une belle croix de pierre... et au couvent des Augustins rompirent plusieurs belles images, et au couvent des Jacobins rompirent de belles croix de pierre...

 

Au mois d'août 1532, les hérétiques firent descendre les cloches du prieuré de Saint-Victor, et puis abattre jusqu'au fondement tout le monastère. En ce même mois, le jour de la Décollation de Saint Jean Baptiste, ils abattirent une petite et fort jolie église de Saint Laurent, et fut aussi abattue l'église de Madame Sainte Marguerite... 

 

L'an 1534,... la veille de Pentecôte, à dix heures de nuit, les hérétiques [luthériens] coupèrent les têtes à six images [statues] devant la porte des Cordeliers, puis les jetèrent dans les puits de Sainte-Claire. Le jour de la Saint-Denis fut découverte [le toit démonté] l'église paroissiale de Saint-Léger hors la ville, et puis entièrement rasée et abattue, et tous les autels rompus et mis en pièces. [5]

 

(En 1535) Expulsion des soeurs de Sainte-Claire. Le dimanche dans les octaves de la Visitation vinrent les syndics [réformés]... Le syndic ordonna à la mère abbesse d'ouvrir les portes (les Soeurs de Ste Claire ou Clarisses appartenaient à un ordre cloîtré). [L]es soeurs s'étant assemblées, Farel les harangua, ... vantant le mariage, la liberté. La mère abbesse l'arrêta mais fut expulsée. Le jour de monsieur saint Barthélémy, vinrent grandes compagnies tous en armes et bien embâtonnées [bien armés] et de toutes sortes d'armes.... ils vinrent heurter à la grande porte du couvent Sainte-Claire. La porte une fois ouverte, le chef de la troupe ordonna aux soeurs 'de par messieurs de la ville que plus ne dites aucun office, haut ni lus, et de ne plus ouïr la messe'. Il fut convenu entre la mère abbesse et le syndic que les soeurs quitteraient le couvent sans rien emporter... Le syndic promit de les conduire à la porte de la ville, sous bonne garde. La sortie se fit alors tant bien que mal, car plusieurs des soeurs étaient âgées et malades. ... Parties de Genève à cinq heures du matin, elles arrivèrent à Saint-Julien en fin de journée, où elles purent prendre du repos, avant de rejoindre Annecy, où le duc de Savoie leur avait fait préparer un couvent.

 

Le 5 août [1535], il (Farel) prêcha à Saint-Dominique et le 8 à Saint-Pierre. Après chacun de ses prêches, la foule de ses partisans abattit les statues et les croix, renversa les autels et les tabernacles, brûla les reliques et jeta les cendres au vent. [6]

Pierre de la Baume, le dernier évêque résidant avait quitté Genève le 1er octobre 1535, après que les syndics eurent publié un décret (le 27 août) par lequel ils ordonnaient 'que tous les citoyens et habitants eussent à embrasser la religion protestante, abolissant entièrement et absolument celle de la catholique'".

 

La théocratie genevoise

"Le 3 avril 1536, il fut donné un mois aux prêtres catholiques pour qu'ils se convertissent et, en attendant, il leur fut interdit de 'se mêler de dire la messe, de baptiser, confesser, épouser [marier]'. Le 5 avril, pareille défense fut faite aux chanoines. Enfin, le 21 mai 1536, 'le peuple réuni en Conseil général, adhérait unanimement à la Réforme religieuse'. En juin 1536, le Conseil abolit la célébration des fêtes, à l'exception du dimanche. Genève était une ville protestante".[7] La ville, dont l'évêque a été chassé, est devenue une république.

 

Le 2 novembre 1536, le bailli de Lausanne, jugeant que les réformés l'avaient emporté, se mit à la tête d'une troupe d'archers et fit le tour des paroisses du lausannois, 'parcourant les campagnes, rasant les chapelles, renversant les autels et abattant les croix... aux cris de 'À bas les papistes'". [8]

 

Appelé à Genève en 1536, Calvin en fut banni deux ans après, mais il y fut rappelé en 1540. Il exercera alors l'influence la plus absolue, faisant reconnaître comme loi d'État un formulaire réglant les principaux articles de foi. "De lourdes amendes punirent les catholiques qui restaient chez eux au lieu d'aller au prêche; harassés, traqués, les fidèles se lassèrent, beaucoup se soumirent pour avoir la paix. La Réforme, assez vite, régna en maître dans le Chablais." [9]

 

Fondateur de la théocratie genevoise, Calvin forge toute la future démocratie européenne. Du fer antique : l'Ancien Testament - la Loi, il forge une nouvelle Jérusalem terrestre. Calvin confond simplement la nouvelle Sion avec l'ancien Sinaï. Il ne voit pas ou ne veut pas voir la loi nouvelle de l'Évangile par rapport à l'Ancien Testament, à la Loi. "La fin de la loi est le Christ", dit l'apôtre Paul (Rom 10:4); "La fin du Christ, c'est la Loi", aurait pu dire Calvin.

"Composé de pasteurs et de laïcs (les "Anciens"), un consistoire est notamment chargé de la surveillance de la vie privée des citoyens. Jeux, spectacles, bals, chansons et tavernes sont interdits, toute infraction morale (adultère, violence, impiété) étant considérée comme un crime." [10]

 

"La profession de foi de 1536 doit être jurée par les habitants. [...] Pour Luther, la volonté humaine ne pouvait que faire le mal, pour Calvin, elle ne veut que le mal et sa responsabilité est entière.

[...] Dieu prédestine au salut (Traité de la prédestination, 1552).

Calvin fait exiler ses contradicteurs, l'humaniste Castellion, en 1544, le pasteur Bolsec, qui rejetait la prédestination, en 1551." [11]

 

Le 12 novembre 1537, le Conseil ordonne à tous ceux qui avaient refusé de jurer la Réformation [accepter le formulaire] de quitter la ville.

 

"Calvin inféode l'Église à l'État" : "Les seigneurs sont des dieux. Le peuple est Satan". Il "fait de l'État le serviteur et l'instrument de l'Église. À Genève il proscrit les jeux et le théâtre, impose l'assistance aux sermons, détermine les prénoms permis, règle la coupe des habits. [...] Les huguenots (de l'allemand eidgenosse, lié par serment), les huguenots de religion se transforment en huguenots d'État. [...] [L]'Église calviniste devient une coalition d'idées et d'intérêts, un parti et une armée." [12]

 

"Tous doivent prêter serment au nouveau Credo; ceux qui y manqueraient seront chassés de la ville; car, [...] l'Église, 'Cité de Dieu', et l'État, 'Cité des hommes', dans l'action, ne font qu'un, aux yeux de Calvin. Être ou ne pas être dans l'Église signifie être ou ne pas être dans l'État. Les dizenniers, ou hommes du guet, font irruption dans les maisons et traînent le peuple, par groupe de dix, à la prestation de serment.

"Plusieurs Eidgnots firent remarquer, en se gaussant, que Farel et Calvin 'qui étaient venus pour faire triompher le libre examen [la liberté de conscience] l'étouffaient à la première manifestation de dissidence'. Quelques-uns d'entre eux allèrent jusqu'à se moquer des 'deux papes qui étaient apparus pour ressusciter la lettre et qui l'emprisonnaient après la lutte de Lausanne.' Très vite ces propos se répandirent dans Genève, et firent rire, le peuple ne tarda pas à appeler leurs auteurs des libertins (car ils défendaient la liberté de penser), et le surnom leur resta ; injure qui devait bientôt se propager et dont on allait flétrir tout individu qui jouerait aux dés, qui n'aurait point éteint sa lumière après le signal du couvre-feu, qui boirait pendant les offices, danserait le dimanche, critiquerait les actes du syndic, ou garderait une image [pieuse] au logis.' (J.M. Aulin)." [13]

 

Après la théocratie de l'Ancien Testament, ici, à Genève, se manifeste à nouveau non pas un homme sacré, mais un peuple sacré; le but de l'État et de l'Église devient non plus la sainteté individuelle, mais la sainteté commune. 'Vous êtes un genre élu, une sainteté royale, un peuple saint.' (I P 2:9), dit Calvin aux Genevois. La ville grouille de limiers, dénommés 'Gardiens', dont l'oeil, tel 'l'oeil qui voit tout', pénètre partout (Ordonnances Ecclésiastiques de 1541). On ne juge pas seulement les actes, mais aussi les pensées et les sentiments. Toute tentative, même la plus secrète, de s'élever contre le 'Règne de Dieu', est soumise, en tant que 'trahison envers l'État', aux plus féroces châtiments de la loi: au fer et au feu. Tout le peuple genevois deviendra une sorte de Prisonnier de Chillon, et la Théocratie de Calvin - une ténébreuse prison souterraine dans l'azurée lumière du Léman." [14]

 

Calvin va plus loin que Luther : le salut est offert aux uns, refusé aux autres (Traité sur la Prédestination, 1552). En outre, la volonté humaine est totalement corrompue et l'homme ne peut sortir de cette corruption par aucune oeuvre. Seule la foi peut le sauver. "Ainsi, ... du plus profond pessimisme, le calvinisme débouche sur un certain orgueil, celui d'appartenir à une élite, d'être une sorte de nouveau peuple élu, donc d'être investi d'une mission de régénération du monde.

[...] La marque calviniste, même si elle déborde le milieu protestant, est présente dans la manie moderne de tout remettre en question, dans l'interventionnisme moralisateur à propos de tout, [...] dans ce besoin de décerner des bons et des mauvais points aux quatre coins du monde, dans ces discours politiques qui prennent souvent le ton du prêche. [...] Les conformismes qui pullulent aujourd'hui, dont celui du 'politiquement correct', voire du 'sexuellement correct', ne sont pas étrangers à l'influence protestante dans les milieux de la politique ou de l'édition", résume A. Richardt. [15] 

 

De 1541 à 1546 seulement, 76 citoyens sont bannis, et 58 genevois sont envoyés au bûcher par Calvin. [16] Ce qui fait quasiment une personne de la ville envoyée au bûcher tous les mois en cinq ans.

 

Les prisons étaient pleines de délinquants. Aimé Richardt, donne des "exemples de la tyrannie mesquine qu'exerçaient les ministres protestants" à Genève. "C'est ainsi que, en date du 20 mai 1537, nous trouvons : 'Une épouse étant sortie dimanche dernier avec les cheveux plus abattus [plus tombant sur les épaules] qu'il ne se doit faire, ce qui est un mauvais exemple et contraire à ce qu'on évangélise, on fait mettre en prison la maîtresse, les dames qui l'ont menée et celle qui l'a coiffée.'

 

Un autre jour, on saisit à un pauvre diable un jeu de cartes. 'Que va-t-on faire du coupable? Le mettre en prison?' La peine eût été trop douce aux yeux de Calvin. On le condamna donc à être exposé au pilori, son jeu de cartes autour du cou."

[...] Les rieurs ne manquèrent pas de protester... L'un demandait 'où le Saint-Esprit avait marqué dans l'Écriture la forme des coiffures des femmes?'. ... Un autre voulait savoir si la barbe de bouc que portait Farel ressemblait à celle d'Aaron !" [17]

 

Dmitri Mèrejkovski donne d'autres exemples de cette tyrannie : 

- un marchand fort connu, fut condamné à mort pour fornication; il monta sur l'échafaud en remerciant Dieu de ce qu'il allait être exécuté "suivant les lois sévères, mais impartiales de sa patrie";

- Le libertin athée Jacques Gruet fut le premier à être décapité le 26 juillet 1547, après avoir été torturé matin et soir, pendant un long mois, du 28 juin au 25 juillet. Sa tête fut clouée au pilori sur le Champel pendant de longs jours. La flamme des bûchers s'éleva.

Lors de la peste de 1543 à Genève, on brûla quinze sorcières; les sorciers, on les châtiait avec 'une plus grande sévérité' : après des tortures inouïes, on les écartelait ! Plusieurs s'étranglaient dans leur cachot pour échapper à la question.

On brûla également le médecin et ses deux aides de l'hôpital des pestiférés. Le 'Règne de Dieu' à Genève équivalut au règne du diable à Munster.

[...] En novembre 1545, les pasteurs de Genève faisant jeter au feu une de leurs fournées de sorcières, Calvin requit les Conseils de la ville, de 'commander aux officiers de la dicte terre de faire légitime inquisition contre telles hérégies, afin de extyrper telle rasse de la dicte terre.'" [18]

 

En 1555. Deux bateliers, les frères Comparet furent soumis à la question et condamnés à mort. "Je suis certainement persuadé que ce n'est pas sans un spécial jugement de Dieu qu'ils ont tous deux subi, en dehors du verdict des juges, un long tourment sous la main du bourreau" (le fer ayant glissé sur leurs vertèbres). Après l'exécution, les corps des deux frères, suivant la sentence, furent écartelés et l'une des quatre parties de chaque corps, fut clouée au pilori, devant la porte Cornavin, afin que quiconque pénétrait dans la ville sût ce qu'il en coûtait de ne pas se soumettre à la parole de Dieu ou à celle de Calvin.

 

Le 15 septembre 1555, sur le Champel, fut mis à mort ce même Berthelier qui, trois ans auparavant, presque à la veille de l'affaire Servet, avait causé un soulèvement des plus dangereux pour Calvin. Debout au pied de la chaire où prêchait Calvin, des indicateurs observaient la manière dont les gens l'écoutaient.

 

Deux personnes furent arrêtées parce qu'elles sourirent quand quelqu'un tomba, endormi, de son banc; deux autres, parce qu'elles avaient prisé.

 

On jeta en prison celui qui avait dit : "Il ne faut pas croire que l'Église soient pendue à la ceinture de maître Calvin!" On faillit brûler une vieille femme comme sorcière parce qu'elle avait regardé Calvin trop fixement.

 

Calvin est le maître à penser de la cité. "Je vous défends d'obéir au pape, répète-t-il, mais je veux que vous obéissiez à Calvin."

 

Une jeune femme fut condamnée à l'exil perpétuel parce qu'elle avait prononcé en sortant de l'Église : "Il nous suffit bien ce que Jésus-Christ a prêché !" 

 

Deux enfants, qui avaient mangé pour deux florins de gâteaux sur le parvis de l'église, furent fouettés des verges. On était jeté en prison pour la lecture de Amadis; pour le port de chaussures à la mode et de manches à gigots; pour trop bien tresser la chevelure, ce dont Dieu se trouvait 'grandement offensé'; pour un coup d'oeil de travers; pour avoir dansé ou avoir simplement regardé d'autres le faire. Plusieurs personnes qui avaient ri pendant un de ses prêches (de Calvin) furent jetées en prison.." [19] 

 

Le 3 juin 1555. "Ami Perrin fut condamné (ainsi que ceux des libertins qui s'étaient enfuis avec lui, Philibert Berthelier, Michalet, Vernat) par contumace, à avoir 'le poing du bras droit duquel il a intenté aux bâtons syndicaux coupé.' Il sera ensuite décapité puis 'la tête et le dit poing seront cloués au gibet et les corps mis en quatre quartiers (Annales Calviniani, O.C., 21, p. 608)."

 

"Les deux Comparet [...] qui, après avoir eu les têtes décapitées, furent mis en quartiers et les quartiers pendus chacun à une potence, aux quatre coins des franchises de la ville, et la tête d'un chacun d'eux avec l'un des quartiers. [...] L'on ne fit que couper les têtes à (François-Daniel) Berthelier et au Bastard [Claude Genève] sans les écarteler; la tête de Berthelier et son corps demeurèrent au gibet, aussi fut le corps du Bastard, mais sa tête fut clouée à un chevron sur la muraille du Mollard." [20]

 

L'épisode le plus connu de ces dérèglements meurtriers est celui de Michel Servet. Ce médecin aragonais professait publiquement que Dieu n'était pas trinitaire. Ignorant le ressort intime du régime de la ville-église, il eut l'audace d'en discuter avec le maître qui l'envoya brûler en 1555.

 

En 1594, le jeune François de Sales s'écriera :

C'est par la charité qu'il faut ébranler les murs de Genève, par la charité qu'il faut la recouvrer... il faut [les] renverser par des prières ardentes et livrer l'assaut par la charité fraternelle. [21]

Et dans son Introduction à la vie dévôte (III 23), en 1608, il dira : "Qui a gagné le cœur de l’homme a gagné tout l’homme."

Et "Bénis les coeurs tendres, car ils ne se briseront jamais."

"La mesure de l'amour est l'amour sans mesure."

 "L'amour ne nous trouvant pas égaux, il nous égale ; ne nous trouvant pas unis, il nous unit." (Traité sur l'amour de Dieu, 1616) 

 

Luther et Calvin "demandent" une Réforme extérieure. Saint François de Sales et l'Église catholique répondent par une Réforme intérieure.

En 1602, n'ayant rien dit dans ses sermons contre le calvinisme, François écrira encore : "Voyez-vous, ce sermon-là [sur le Dernier jugement] qui ne fut point fait contre l'hérésie respirait néanmoins contre l'hérésie, car Dieu me donna lors cet esprit en faveur des âmes. Depuis, j'ai toujours dit que qui prêche avec amour prêche assez contre les hérétiques, quoiqu'il ne dise un seul mot de dispute contre eux![22]

 

Le règlement de vie intérieure et de vie extérieure

 

En 1591, il avait rédigé sur les conseils de son confesseur, un 'règlement de vie intérieure et de vie extérieure', dont il observera l'esprit jusqu'à sa mort. Ce règlement est divisé en quatre parties:

l'exercice de préparation, qui consiste à "se prescrire au début de chaque journée l'acte mêlé de réflexions et de prières". François le jugeait indispensable, écrivant : "la prescription est comme un fourrier [préparateur] à toutes nos actions... Je la préférerais toujours à toute autre chose ..."

Fixer les exercices de piété qui doivent ponctuer la journée d'un étudiant chrétien en commençant la journée par une action de grâce "avec ces paroles du Psalmiste royal, David : Dès l'aube, vous serez le sujet de ma méditation."

Le repos spirituel ou l'"exercice du sommeil". "Comme le corps a besoin de prendre son sommeil pour délasser et soulager ses membres travaillés [fatigués], de même est-il nécessaire que l'âme ait quelque temps pour sommeiller et se reposer entre les chastes bras de son céleste Époux, afin de restaurer par ce moyen les forces et la vigueur de ses puissances spirituelles...."

Règles pour les conversations et rencontres. Cette dernière partie du règlement de vie intérieure cherche "à établir la liaison entre la vie du monde et la perfection chrétienne." C'est un thème que François reprendra dans son Introduction à la Vie dévôte (1608), l'une des œuvres majeures de la littérature Chrétienne. François établit la manière dont il entend régler ses relations avec ses semblables : "Je ne mépriserai jamais ni ne montrerai signe de fuir totalement la rencontre de quelque personne que ce soit... Surtout je serai soigneux de ne mordre, piquer, de me moquer d'aucun... J'honorerai particulièrement chacun, j'observerai la modestie, je parlerai peu et bon..." [23]

 

Charité en actes et bonnes oeuves : La foi mise en application

 

Saint François de Sales mettait en application ce qu'il prêchait. Évêque, il recommandera, une fois pour toutes, à ses domestiques, de prendre garde à ne renvoyer aucune personne qui demandait à lui parler... "Il recevait toujours chacun avec un visage doux et gracieux... quand ceux de sa maison, pour le détourner de tant recevoir, lui parlaient des rusticités et des insipidités d'autrui, il répliquait : et nous, que sommes-nous? Mgr de Sales recevra en cachettes les pauvres honteux, et nourrira beaucoup de personnes qui n'osaient mendier leur pain (Ier Procès, t. II et t. III, art. 46 et 27).

 

Ces activités charitables terminées; François prenait plaisir à se promener dans sa ville, s'arrêtant ça et là pour donner quelques pièces aux pauvres. Il s'arrêtait pour visiter les malades et des infirmes, puis se rendait à l'hôpital, où il donnait sa bénédiction aux plus proches de l'agonie. Après cela, il allait à la cathédrale pour y entendre des confessions, et s'en revenait paisiblement à sa maison. Encore quelques audiences, quelques lettres, et c'est enfin le recueillement du soir, suivi d'une légère collation, dont il s'abstenait le vendredi et le samedi. Puis François de Sales disait son chapelet à la Vierge Marie, "ne se couchant jamais, fût-il onze heures, minuit, qu'il n'eût satisfait à cette obligation à laquelle il employait une heure de temps" (1er Procès, t. II, art. 33) [24]

 

Le mercredi 14 septembre 1594, en la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, accompagné de son cousin Louis de Sales, François se mit en route pour la forteresse des Allinges, où il avait l'intention de s'installer dans un premier temps. Partout la route était "bordée de débris de calvaires épars dans les haies; des potences élevées à la place des croix; l'église de Boringe, l'église d'Avully démolies de fond en comble, l'église de Bons, transformée en un temple calviniste; l'église de Saint-Didier, celle de Fessy, celle de Lully, abandonnées, les portes grandes ouvertes, les voûtes crevées.. Les autels renversés, tous les presbytères en ruines. Plus un son de cloche nulle part... Et les gens du pays qui voyaient passer ces deux voyageurs en soutane, harassés, couverts de poussière, leur jetaient des regards de haine..." [25] Très vite, devant l'ampleur de la tâche, les deux cousins se partagèrent le travail : Louis évangélisera, avec la colline d'Allinges, les paroisses qui l'avoisinent... François concentrera ses efforts sur Thonon, centre de l'erreur. [26] 

Resté seul, il décida de prêcher presque tous les jours de la semaine, développant les vérités rejetées par les hérétiques, telles que l'origine divine de l'Église catholique, la réalité de l'Eucharistie et de la Messe. Peu à peu son auditoire s'accrut pour atteindre une douzaine, tous anciens catholiques devenus calvinistes par la force des choses.

La réaction des autorités réformées ne se fit pas attendre. Les principaux de Thonon [les chefs calvinistes] ayant assemblé leur conseil, se sont jurés que ni eux ni le peuple n'assisteraient jamais aux prédications catholiques... Loin de se décourager, François proposa de "rétablir la célébration du Saint Sacrifice [la Messe] le plus tôt qu'il pourra, afin que l'homme ennemi voie que, par ses artifices, il nous donne du courage au lieu de nous l'enlever." [27]

La besogne est rude, "les gens ont peur, le prêtre papiste est à l'index, et l'oeil de Genève surveille tout." [28]

 

 

Le 8 janvier 1595, François fut attaqué par un homme qui s'"est promis de le tuer et de porter sa tête à Genève"; miraculeusement, le mousquet de l'assassin fit long feu et l'homme s'enfuit.

Une autre atteinte se produisit un soir de février 1595. Accompagné de trois autres personnes, François remontait paisiblement vers la forteresse des Allinges lorsque deux hommes surgirent d'un buisson, et s'avancèrent vers lui, l'épée à la main. Sans perdre son sang-froid, le pieux missionnaire alla à eux et leur parla. Stupéfaits, les assaillants lui dirent qu'on les avait payés pour le tuer..., puis ils s'enfuirent. [29]

 

En juin 1595, l'abjuration de Poncet fit enrager les calvinistes, qui, selon Favre, étaient allés jusqu'à prétendre que "le prêtre papiste était un magicien qui veillait la nuit pour pratiquer des sortilèges sur la personne du converti". Les choses s'envenimèrent très vite, au point qu'un huguenot affirma par serment public avoir vu François au sabbat, dont il portait la marque, et dans les assemblées nocturnes des sorciers. Ce bruit courut tellement qu'on ne parlait que de tuer et de brûler les papistes... [30]

Dans le même temps, François inaugure une série de prédications sur l'Eucharistie, s'attaquant de front aux thèses des protestants (Luther rejetait la Transsubstantiation, n'admettant qu'une consubstantiation; Zwingli n'admettait qu'une présence figurative, et Calvin niait toute présence du Christ dans l'hostie).

En décembre 1595, le petit troupeau dépasse largement la centaine ! Mgr Trochu écrit : "Il y avait maintenant [à la fin 1595], dans la partie protestante de Chablais, environ 300 catholiques, dont 200 avaient été gagnés, un par un, en l'espace de quinze mois".[31]

"Le Chablais comptait 15 catholiques à Thonon en 1594. Ils sont plus de 25 000 en 1600." [32]

 

Cette situation déplaisait fort aux syndics [conseillers municipaux] de Thonon. Constatant que les tentatives de harassement du missionnaire (jets de pierre, insultes, accusations de sorcellerie...) avaient échoué, ils décidèrent de se tourner vers le pasteur calviniste Viret, en lui demandant de convaincre François d'erreurs doctrinales au cours d'une dispute publique. Viret occupait le poste de ministre à Thonon depuis plus de sept ans, "pour les gens du peuple, il était réputé grand savant, et il se drapait habilement dans cette légende"....  Viret battit le rappel des ministres du Chablais et du pays de Vaud, les appelant à son aide. Ils tombèrent d'accord pour proposer à François une conférence publique pensant que se sentant seul contre tous, il refuserait le combat. François accepta la rencontre. Cette réunion eut lieu en présence d'Antoine de Saint-Michel, seigneur d'Avully, président du consistoire de Thonon, mais les pasteurs ne parvinrent pas à une entente. Il y eut "autant d'opinions que de têtes" [33]

 

Au jour et au lieu fixés, il y eut une foule... toute la ville de Thonon s'assembla. La foule attendit, puis commença à s'agiter; François, paisible, souriant, attendit aussi... Tout à coup, un homme, un seul, apparut : c'était Viret qui, confus, tint au peuple le discours suivant : "Mes collègues de Chablais et de Vaud, tout comme moi, étaient véritablement prêts à la dispute, mais après avoir mûrement considéré [réfléchi], ils ne jugent pas à propos de commencer une chose de si grandes importance sans le consentement et expresse permission de Son Altesse [le duc de Savoie], de peur que cette entreprise n'apporte plutôt du dommage que du profit, autant à un parti qu'à l'autre". Ébahie par cette dérobade, la foule hua le malheureux pasteur, pendant que François et plusieurs de ses amis riaient à gorge déployée ! Puis, le missionnaire restant seul maître du terrain, "prit en témoin tous les assistants qu'il ne tenait pas à lui que la dispute ne se fît".

 

Conséquence directe de la dérobade de Viret ? ....Un évènement de la plus haute importance se produisit le 19 février 1596. Ce jour-là, en l'église de Thonon, Antoine de Saint-Michel, seigneur d'Avully, issu d'une vieille famille genevoise, président du Consistoire réformé, "un des plus savants et opiniâtres calvinistes de la province", confesse publiquement la foi catholique ! Il abjura le 26 août à Turin, en présence du nonce. Mis au courant, le pape Clément VIII lui adressa le 20 septembre un bref personnel de félicitations. [34]

 

En décembre 1596, François prit l'audacieuse décision de célébrer les trois messes de Noël dans l'église saint Hippolyte de Thonon, qui était devenue un temple protestant, et où François n'avait obtenu que le droit de prêcher. "Sonner la messe à Saint-Hippolyte après soixante ans de silence ! François savait que ce serait frapper un grand coup. La messe, symbole du papisme, la messe que Luther et Calvin ont rejetée, la messe dans leur temple, ce serait pour les protestants [de Thonon] le suprême scandale. Les syndics, en effet, se récrièrent; des bagarres éclatèrent, mais François tint bon... et mit lui-même "la main à la pâte" pour "parer l'église le mieux qui lui fût possible d'images, de tapis, de cierges, et de lampes". Les Visitandines ajoutent qu'"il fut trois jours et trois nuits sans dormir et presque sans manger". Et c'est ainsi, qu'au coeur de la Thonon protestante, François de Sales "à la minuit de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, célébra le très saint sacrifice de la messe." [35] En janvier 1597, François reçut du duc de Savoie, Charles-Emmanuel, l'autorisation de dire les messes en public, et rétablit par conséquent la messe à Thonon.

Le 9 avril 1597, le successeur de Calvin à Genève (1564), le protestant Théodore de Bèze accepta de rencontrer saint François de Sales, qui s'était réfugié à Annecy. Lors de son entrevue avec lui, François lui posa trois questions :

 

La première question

 

Après les amabilités d’usage, François, avec un sens aigu de l’essentiel, pose une question très courte

Monsieur, peut-on faire son salut en l’Église romaine ?

Bèze voit tout de suite la difficulté : si l’Église catholique assure le salut de ses fidèles, pourquoi s’en séparer ? Il suffisait de l’améliorer par le dedans, comme avaient déjà fait tous les saints réformateurs depuis des siècles (saint Grégoire VII, saint François d’Assise, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne, etc.) et comme avait aussi fait le concile de Trente. Mais si le salut est impossible dans l’Église romaine, quelle autre société religieuse a donc donné le Christ aux hommes et assuré leur salut, avant le protestantisme ? Théodore de Bèze demande à se retirer pour réfléchir. Après une longue réflexion, il revient pour répondre : "Vous m’avez demandé si l’on pouvait faire son salut dans l’Église romaine. Certes je vous réponds affirmativement ; il est ainsi sans doute, et on ne peut nier avec vérité qu’elle ne soit la Mère-Église." [36]

 

Les pasteurs calvinistes Rotan et Morlas avaient été obligés de faire la même réponse au roi Henri IV, qui leur avait posé la même question, quatre ans plus tôt.

 

Deuxième question

 

Nouvelle question de François de Sales :

Puisqu’il en est ainsi et que le salut éternel est en l’Église romaine, pourquoi avez-vous planté cette prétendue Réforme, prenons l’exemple en France, avec tant de guerres, de saccagements, de ruines, d’embrasements, de séditions, de rapines, de meurtres, de destructions de temples et autres maux, qui sont innombrables ?

Réponse de Théodore de Bèze, après un long silence : "Je ne veux point nier que vous ne fassiez votre salut en votre religion. Mais il y a ce malheur que vous embrouillez les âmes de trop de cérémonies et difficultés ; car vous dites que les bonnes œuvres sont nécessaires au salut, qui toutefois ne sont que de bienséance. D’où arrivent plusieurs maux : les peuples, croyant à cette nécessité des bonnes œuvres par vos prédications et ne le faisant pas, ils se damnent misérablement parce qu’ils contreviennent à leur conscience. C’est pourquoi, afin de remédier à ces maux, nous avons tâché d’établir notre religion, en laquelle le chemin du ciel est rendu facile aux fidèles, ayant jeté ce fondement que la foi sauve sans les œuvres, que les bonnes œuvres ne sont point de la nécessité du salut, mais seulement, comme je vous ai déjà dit, de bienséance."

 

Conclusion et troisième question

 

François réplique alors :

Vous ne prenez pas garde qu’en rejetant les bonnes œuvres, vous tombez en des labyrinthes desquels vous aurez peine de sortir ! Pouvez-vous ignorer la raison pour laquelle Notre-Seigneur Jésus-Christ, en l’évangile de saint Matthieu, enseignant à ses Apôtres ce qu’il voulait qu’ils crussent du dernier Jugement, ne fait point de mention des péchés commis, mais dit tant seulement qu’il condamnera les mauvais parce qu’ils n’auront pas fait les bonnes œuvres. Voici ces paroles : « Allez, maudits, au feu éternel, qui est préparé au diable et à ses anges ; car j’ai eu faim, et vous ne m’avez point donné à manger… » Et le reste. (Mt 25:42-43) 

Voyez-vous que pour avoir manqué aux bonnes œuvres s’ensuit la damnation éternelle. Si elles n’étaient que de bienséance, comme vous dites, pensez-vous que ceux qui ne les auraient pas faites fussent punis d’une peine si rigoureuse ?

Quant à moi j’attends votre solution à cette difficulté, ou bien que vous soyez d’un même sentiment avec moi.

Théodore de Bèze ne put rien répondre. [37] 

Bèze se tut pendant un moment, puis "il se laissa aller à proférer des paroles indignes d'un philosophe" (on ignore ce que furent ces paroles indignes), précise Aimé Richardt. [38]

Intolérant, ce protestant fit une honteuse apologie du supplice de Michel Servet (un hérétique qui après avoir écrit en 1531 un livre "Des erreurs dans la doctrine de la Trinité", où il niait la consubstantialité du Fils au Père, fut condamné à être brûlé vif avec son livre, au lieu de Champel, le 27 octobre 1553). Or, dans un traité écrit à l'occasion du supplice de Servet, un certain Martin Bellius, avait en effet prôné la tolérance envers les hérétiques. Contre ce livre qu'il appelait un 'blasphème', Bèze écrivit une réfutation qu'il intitula Anti-Bellius. Il commença par réclamer du duc de Wurtemberg, auquel était dédié la dissertation de Bellius, une punition exemplaire de l'auteur. Puis il fit la théorie de l'extermination de tous les hérétiques : '... vaut mieux avoir un tyran, voire bien cruel, que d'avoir une licence telle que chacun fasse à sa fantaisie.'" [39] L'étonnant est qu'aussi bien Farel, qui conduisit Servet au bûcher, que Calvin avaient été eux-mêmes accusés de la même erreur une vingtaine d'années auparavant... En 1903, sur le Champel sera érigé un "monument expiatoire" au lieu même où fut brûlé Servet, avec l'inscription : "Fils respectueux et reconnaissants de Calvin... mais condamnant une erreur qui fut celle de son siècle... nous avons élevé ce monument expiatoire."[40] Ce qui veut dire que Servet fut brûlé "par erreur".

Relatant son entrevue avec Théodore de Bèze au pape Clément VIII, François lui écrivit : " Enfin [à la fin de notre entretien] je me retirai après avoir tenté tous les moyens de lui arracher l'aveu de sa pensée... alors je compris que je venais d'aborder un coeur de pierre, jusqu'ici inébranlable... je veux dire un coeur vieilli dans le mal." [41]

Devançant le rigorisme janséniste qui n'était pas encore paru, François de Sales conseilla une religieuse, la mère abbesse Angélique, qu'il rencontra le 5 avril 1619 et avec laquelle il entretint une correspondance nourrie. Il s'efforça souvent de tempérer les ardeurs de celle-ci, écrivant par exemple : "Manger peu, travailler beaucoup, avoir beaucoup de tracas d'esprit et refuser le dormir au corps, c'est vouloir tirer beaucoup de service d'un cheval qui est efflanqué, et sans le faire repaître... Ne vous chargez pas trop de veille et d'austérité..." Ou bien encore : "L'humilité, la simplicité de coeur... et la soumission d'esprit sont les solides fondements de la vie religieuse..., j'aimerais mieux que les cloîtres fussent remplis de tous les vices que du péché d'orgueil et de vanité..." Hélas, s'écrie l'abbé Fuzet, à la douce et riante figure de François de Sales... va succéder le sombre Saint-Cyran (ami de Jansénius, "d'extérieur humble et de coeur orgueilleux", écrit Aimé Richardt, il défendit le jansénisme), qui imposera à Angélique "une direction de crainte et de tremblement, une théologie de terreur, et un mysticisme obscur et exubérant". [42]

Le Saint patron des journalistes et des écrivains

 

On a dit, écrit Mgr Trochu, "si saint Paul revenait de nos jours, il se ferait journaliste. Or, c'est François de Sales qui, le premier en date, va le devenir. Il inaugure l'apostolat par la presse."

Il semble que cette vocation lui a été inspirée par Charles de Charmoisy [43] qui lui aurait conseillé de rédiger des articles destinés à remplacer les sermons, puis de les faire distribuer dans les foyers hérétiques. Ainsi, au lieu de prêcher pour une poignée de catholiques, il toucherait des centaines, voire des milliers de lecteurs. Convaincu, François se mit à la tâche: le 25 janvier 1595 parut une Épître à Messieurs de Thonon. Il réunira ces écrits dans un voulume qui sera publié sous le titre Controverses. Il fit imprimer ses écrits, comme le décrivent les Visitandines (Année sainte, manuscrit, p. 7) : "Chaque semaine, ce bon pasteur [François] envoya à Chambéry pour imprimer une nouvelle feuille qu'il faisait distribuer ensuite dans les maisons de Thonon et dans celles de la compagnie". Son ami, le sénateur Favre, s'occupait de la correction et de l'édition, ainsi que de l'expédition de ces feuilles volantes. Ces périodiques sont considérés aujourd'hui comme les premiers journaux catholiques au monde. 

Parmi ces Controverses, on trouve cette mise en garde aux Réformés : "Premièrement, Messieurs, vos devanciers et vous aussi, avez fait une faute inexcusable quand vous prêtates l'oreille à ceux qui s'étaient séparés de l'Église." (tels Luther, Zwingli, Calvin...)

"Vous dites que le peuple dévôt vous a appelés, mais quel peuple ? Car ou il était catholique, ou il ne l'était pas : s'il était catholique, comment vous eût-il appelés et envoyés prêcher ce qu'il ne croyait pas ?.... Quand Luther commença, qui l'appela ? Il n'y avait encore point de peuple qui pensait aux opinions qu'il a soutenues...."

Il s'en prend ensuite à ces pasteurs qui prétendent que chacun peut lire et interpréter les Écritures. "Mais ne serait-ce pas tout brouiller de permettre à chacun de dire ce que bon lui semblerait ? Il se faut ranger à l'Écriture, en laquelle on ne retrouvera jamais que les peuples aient pouvoir de se donner des pasteurs et prédicateurs."  [44]

Le résultat est là. Et quand en 1598, l'évêque vient examiner la tâche accomplie, il constate que la quasi-totalité des Chablaisiens ont réintégré la bergerie catholique. François a alors trente-deux ans. Sa mission du Chablais l'a rendu célèbre. [45]

 

Le 8 décembre 1602, François de Sales est ordonné évêque de Genève à Thorens par Mgr Vespasien Gribaldi, archevêque émérite de Vienne, et métropolitain de Genève. Nouvel évêque, il décide d'instituer le catéchisme afin de diffuser, de faire connaître et comprendre la foi catholique aux croyants de son diocèse. Ses fidèles l’appellent "l'aimable Christ de Genève". [46] Dans la petite ville qu'est alors Annecy - puisque Genève est aux mains de Théodore de Bèze -, il vit modestement, à la façon d'un moine plus que d'un dignitaire.

En 1603, François recommandait : "Dieu seul soit votre repos et consolation!" (Lettre à Mademoiselle de Soulfour, 16 janvier 1603: Œuvres complètes, XII, p. 163, cité in Lettre du pape Jean-Paul II, pour les 400 ans de l’ordination épiscopale de saint François de Sales, 23 novembre 2002).

En 1606, dans la querelle sur la prédestination "entre le molinisme (jésuites qui attaquaient la prédestination comme entachée de protestantisme), qui semble faire la part trop grande à l'homme, et le thomisme (dominicains qui ripostèrent en attaquant les jésuites de pélagianisme), qui centre tout sur Dieu, ... il suffisait, comme le dira Bossuet, 'de tenir les deux bouts de la chaîne", ce qu'avait conseillé de faire saint François de Sales [47], qui "fut consulté par Rome (vers la fin de 1606). Hélas, sa réponse est perdue. Charles-Auguste de Sales nous en donne une idée en écrivant : 'Il répondit son sentiment de la même façon qu'il l'a traité en son livre Traité de l'Amour de Dieu (L III, chap. V) :

Dieu a voulu premièrement, d'une vraie volonté, qu'encore après le péché d'Adam, tous les hommes fussent sauvés; mais en une façon et par des moyens convenables à la condition de leur nature douée du libre arbitre [liberté]; c'est-à-dire, il voulut le salut de tous ceux qui voudraient contribuer par leur consentement aux grâces et faveurs qu'il leur préparait, offrirait et départirait à cette intention. Or, entre ces faveurs, il voulut que la vocation [l'appel à la foi et à la vie chrétienne] fût la première et qu'elle fût tellement [assortie] à notre liberté que nous la puissions accepter ou rejeter à notre gré. [48]

C'est au cours de l'année 1608 que l'évêque de Genève, François de Sales, âgé de 41 ans et prêtre depuis 15 ans, écrivit son œuvre la plus connue, l'Introduction à la vie dévote. Pour François de Sales et ses contemporains, la dévotion désignait, grosso modo, ce que nous appelons aujourd'hui la vie spirituelle, considérée dans sa réalisation la plus authentique, et la plus fervente.

 

Saint Thomas d'Aquin définit la dévotion comme "un acte de la vertu de religion, dont le propre est de relier l'homme à Dieu."

 

Sa doctrine spirituelle est simple : 1. viser à plaire à Dieu et non aux hommes. - 2. Rien par contrainte, tout par amour. - 3. Ne rien demander, ne rien refuser. - 4.  Aller de l'intérieur à l'extérieur. - 5. Aller "tout bellement". 6. Avec douce diligence. 7. Ne penser qu'à aujourd'hui. 8. Recommencer chaque jour. 9. Profiter de toutes les occasions. - 10. Se guérir de ses imperfections. - 11. Vivre paisiblement. 12. Vivre joyeux. 13. Vivre en esprit de liberté.

 

Les éditions du Cerf ont publié en 2019 une très utile "Introduction à la vie dévote, mise en français contemporain", Collection Spiritualité LeXio. On trouvera le texte original de l'Introduction à la vie dévote dans Saint François de Sales, Oeuvres, Paris, Galimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1969, avec l'orthographe modernisée.

 

 

Le langage et le style utilisés étaient très simples pour l'époque, sans citations latines ni grecques, permettant une lecture beaucoup plus large que les traités spirituels qui existaient alors. L'ouvrage était destiné à des laïcs ne se destinant pas à la vie religieuse, et avait pour principal but de montrer qu'il était possible de mener une vie sainte tout en vivant dans le monde. Les vies des saints, et particulièrement de ceux qui ont vécu dans le monde, sont souvent prises comme exemple. Ce livre eut très vite un énorme succès : il fut réimprimé plus de quarante fois du vivant de François de Sales ; le roi de France Henri IV lui-même le lut et la reine Marie de Médicis en offrit un exemplaire "orné de diamants", au roi d'Angleterre.

 

Comment expliquer l'énorme succès que connut l'Introduction à la Vie dévôte (plusieurs centaines d'éditions) ?

 

"[L]'austérité de tels textes tels que le Combat spirituel ou l'Imitation de Jésus-Christ, [...] réservaient 'l'amour de Dieu à une élite contemplative' (André Ravier). Tout autre était cette Introduction à la Vie dévote que Vaugelas appellera 'le livre nécessaire', le livre en qui les gens qui vivent en la presse du monde reconnaîtront leur livre, parce qu'il a 'rendu la dévotion sociable'." [49] 

 

Il ose dire qu'on peut être chrétien sans être austère ni faire des oraisons prolongées, qu'on peut atteindre la perfection sans être du clergé mais en pratiquant son devoir d'état et en acceptant sa condition de vie qu'on soit "soldat, artisan, prince ou simplement marié'. Il répond à l'inquiétude qui habite tout chrétien de son temps : "Que notre âme soit en clarté, en ténèbres, en goût, en dégoût, il faut pourtant qu'à jamais la pointe de notre coeur qui est notre boussole, tende à l'amour de Dieu". [50] Le jeune Louis XIII se nourrira de la spiritualité de la Vie dévote de François de Sales qu'il se fera lire. [51]

 

Lorsque en 1607, François exposa ainsi la situation de son diocèse au pape Clément VIII, il écrivit : "Il y a douze ans, dans soixante-quatre paroisses voisines de Genève [les paroisses du Chablais] et pour ainsi parler, sous ses murs, l'hérésie occupait les chaires [les églises], elle avait tout envahi; à la religion catholique, il ne restait [rien]. Or, aujourd'hui, dans la même région, l'Église étend de toutes parts ses rameaux, avec des poussées si vigoureuses que l'hérésie n'y a plus de place. Jadis on avait peine à convoquer cent catholiques entre toutes les paroisses réunies : aujourd'hui on n'y verrait pas cent hérétiques....'" [52] 

 

"Il convertit, dit-on, plus de soixante-douze mille hérétiques, dont un assez grand nombre appartenaient aux classes élevées." [53]

 

 

"Ravissements, visions, lectures des âmes, parfums mystérieux, le saint vit des phénomènes incroyables. ses pénitents qui viennent à lui, il affirme voir 'clairement dans leur coeur comme au travers d'un cristal.' Il obtient la guérison de Jeanne de Chantal par la prière adressée à saint Charles Borromée (+1584) qu'il aime tant." [54]

 

 

Le dimanche 6 juin 1610, François de Sales fonde à Annecy avec Ste Jeanne de Chantal l’Ordre de la Visitation de Sainte-Marie, ordre monastique féminin de droit pontifical, initialement établi dans une modeste "maison de la Galerie". La cave de cet immeuble, conservée, a été aménagée en oratoire et de nombreux pèlerins viennent aujourd'hui encore visiter le berceau de cet ordre, dont les membres sont couramment appelées les "visitandines". En souvenir du jour où la Vierge Marie, enceinte du Christ s'en alla aider sa cousine Élisabeth âgée et enceinte de Jean-Baptiste, les religieuses auraient pour tâche principale de visiter les malades et les pauvres et de les réconforter.

En 1616, François publie le "Traité de l'Amour de Dieu". Son idée était d'écrire un livre sur la manière d'aimer Dieu dans l'observation des Dix commandements, en révélant aux âmes, "clairement et simplement les beaux secrets de l'amour de Dieu". [55] Cette publication sera suivie de l'édition post-mortem de ses Entretiens spirituels, en 1629.

L'aube de l'amour

Ô Jésus ! Que c'est un plaisir délicieux de voir l'amour céleste, qui est le soleil des vertus, quand petit à petit, par des progrès qui insensiblement se rendent sensibles, il va déployant sa clarté sur une âme, et ne cesse point qu'il ne l'ait toute couverte de la splendeur de sa présence, lui donnant enfin la parfaite beauté de son jour ! Ô que cette aube est gaie, belle, aimable et agréable ! Mais pourtant il est vrai que, ou l'aube n'est pas jour, ou si elle est jour, c'est plutôt l'enfance du jour que le jour même. Et de même, sans doute, ces mouvements d'amour, qui précèdent l'acte de la foi, requis à notre justification, ou ils ne sont pas amour à proprement parler, ou ils sont un amour commençant et imparfait, ce sont les premiers bourgeons verdoyants, que l'âme

aint François de Sales, Traité de l'Amour de Dieu, II, 13

Le démon vaincu par le missionnaire du Chablais

 

"[S]i nous en croyons les biographes, il (S. François) délivra plus de quatre cents démoniaques du pouvoir de Satan. (Abbé Édouard, Un nouveau docteur de l'Église, saint François de Sales, Paris, Éd. Jules Vic, 1878, p. 43.) [56] 

 

"Dans son Traité de l'Amour de Dieu, François rapporte le terrible aveu que fit le démon : 'Je suis ce malheureux privé d'amour.'

 

"[...] 'Seul le diable est incapable d'amour!', écrit S. François (Traité de l'Amour de Dieu, VI, 14). [...] N'avez-vous pas remarqué l'air triste et patibulaire qu'affichent ceux qui s'adonnent à la violence et à la haine ?

"[...] Saint François nous a fait remarquer [...] que les démons sont pris d'effroi au contact du crucifix et à l'énonciation du nom de Jésus. [...] La croix est l'instrument de notre rédemption, l'emblème de la victoire du Christ, le don de la vraie vie; en fait, elle est tout ce que les démons ne pourront jamais aimer et posséder." [57]

 

"À certaines mauvaises langues qui accusaient le saint évêque d'accomplir des miracles avec ostentation, il donna cette réponse : "Ces bonnes gens n'ont-ils pas pris garde que la femme a dit son Pater et que Dieu l'a exaucée, la délivrant d'un si grand mal, afin qu'elle ne fût plus induite en tentation par le démon qui la possédait ? Si nous avions soin de le dire (le Notre Père) selon l'esprit et l'intention de Jésus-Christ, nous y trouverions le remède de tous nos maux. Et même, ajouta-t-il en souriant [pour répondre à ses détracteurs], je trouve le remède à ces attaques, en disant : 'Seigneur, pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.'"

 

"[...] Le Notre Père est une vraie prière d'exorcisme: ce sont les paroles mêmes de Jésus, paroles de libération, de l'unique Libérateur et Sauveur du monde. Il ne suffit pas de la réciter machinalement; mais il faut croire de toutes ses forces en la puissance libératrice de la prière de Jésus ! 

 

"[...] Souvent, un Pater prié avec foi se révèle bien plus efficace que de nombreuses et longues prières de délivrance !" [58]

 

Terrassé par un attaque d'apoplexie, Saint François de Sales mourut à Lyon le 28 décembre 1622, le jour des saints Innocents. Avant sa mort, il eut la joie de voir douze monastère de la Visitation se crééer et prospérer : Lyon, en 1615; Moulins, en 1616; Grenoble et Bourges, en 1618; Paris, en 1619; Montferrand, Nevers et Orléans, en 1620; Dijon, Bellay et Saint-Étienne en 1622. [59]

 

Alité, malade, quelques heures avant sa mort, saint François de Sales reçut la visite du vicaire général de Lyon, Ménard, qui l'interrogea alors : "Eh ! Monseigneur, que pensez-vous de la foi catholique ? Ne seriez-vous point huguenot ?... Oh ! Oh ! répondit François, Dieu m'en garde !" Puis, un religieux lui demanda : "Eh ! quoi, Monseigneur, vous voulez donc laisser vos filles de la Visitation orphelines ?" François lui répondit : "Celui qui a commencé, parfera, parfera, parfera [y pourvoiera]. [60] Alors qu'on le portait sur son lit, Mgr de Sales dit : Il se fait fait tard et le jour baisse... Jésus Maria !" Son agonie dura deux heures, sans qu'il prononce d'autres paroles et il rendit l'âme sur les huit heures du soir. Il était âgé de cinquante-cinq ans, quatre mois et sept jours, et était évêque-prince de Genève depuis vingt ans et vingt jours."

 

Le 24 janvier 1623, ses restes ont été transportés à Annecy et portés à la vénération des fidèles dans la basilique de la Visitation où l'on signale des guérisons miraculeuses; par la suite, le docteur de l'Église fut enterré dans l'édifice sacré qui porte son nom dans le centre-ville. Son coeur est toujours incorrompu, il est vénéré à Trévise dans le Monastère de la Visitation. [61]

 

"Selon de très nombreux témoignages il semble que saint François de Sales ait accompli plus de miracles après sa mort que durant sa vie terrestre. On a relevé, en effet, une telle profusion de miracles survenus devant son tombeau, qu'il n'a jamais été possible de tous les connaître ni de les comptabiliser !" [62]

 

Un premier miracle

 

Le vendredi 28 avril 1623, une fillette de huit ans (Françoise-Angélique de la Pesse) qui tentait de cueillir des fleurs sur une rive du Thieu (affluent du Lac d'Annecy), glissa et tomba dans l'eau, le courant l'emporta. Un certain Jean-Louis Daurillac, après plusieurs plongées, finit par remonter le petit corps et le déposa sur la rive. Un seul cri s'éleva alors des spectateurs atterrés : "Elle est morte ! ". Seule la mère invoqua François de Sales : Sa fille ! ... Il lui rendra sa fille !... Étant resté près de trois heures dans le fond de la rivière, le pauvre petit corps est froid. Un docteur (le docteur Grandis) l'examine et déclare que la fillette est morte. Il la recouvre d'un drap. Or, alors que des amies de la mère éplorée soulèvent ce drap pour dire un dernier adieu à Françoise-Angélique, l'enfant ouvre les yeux et joint les mains. "J'ai bien dormi", dit-elle. Miracle ! Miracle ! , s'écrient les dames; à ces cris, Mme de la Pesse accourt, enlace sa fille en éclatant en sanglots, alors que l'enfant s'étonne "que dans la maison on rie et pleure à la fois". Bientôt, a écrit la mère de Chaugy, les miracles que le Tout-Puissant opérait par l'intercession de son serviteur furent "si fréquents qu'on avait peine d'en tenir le compte". [63]

 

François disait : 

Je fais le signe puissant de la croix. Par ce signe puissant j'enchaîne le démon, je disperse toute terreur.

Le procès en béatification de François de Sales est ouvert par le Saint-Siège dès 1626. Il est déclaré bienheureux en 1661, saint en 1665, et est fêté le 24 janvier. 

Il est élevé à la dignité de Docteur de l'Église par le pape Pie IX, en 1877. 

 

À l'occasion du 400e anniversaire de la naissance de S. François de Sales, dans sa lettre Sabaudiae Gemma, Paul VI affirma que S. François de Sales fut "l'une des plus grandes figures de l'Église et de l'Histoire", "le protecteur des journalistes et des publicistes parce qu'il rédigea lui-même une première publication périodique. Nous pouvons qualifier d''œcuménique' ce saint qui écrivit les controverses afin de raisonner clairement et aimablement avec les calvinistes de son temps. Il fut un maître de spiritualité qui enseigna la perfection chrétienne pour tous les états de vie. Il fut sous ces aspects un précurseur du IIe concile œcuménique du Vatican. Ses grands idéaux sont toujours d'actualité." (Lettre apostolique Sabaudiae Gemma, 29 janvier 1967). 

 

À l’occasion des 400 ans de l’ordination épiscopale de saint François de Sales, Jean-Paul II rappela que "celui que le roi Henri IV appelait de manière élogieuse 'le phénix des Évêques', parce que, disait-il, 'c’est un oiseau rare sur la terre', après avoir renoncé aux fastes de Paris et aux propositions du roi de lui donner un siège épiscopal de renom, devint le pasteur et l’évangélisateur inlassable de sa terre savoyarde, qu’il aimait par-dessus tout, car, avouait-il, 'je suis Savoyard de toutes façons, de naissance et d’obligation'. 

 

Docteur de l’amour divin, François de Sales n’eut de cesse que les fidèles accueillent l’amour de Dieu, pour en vivre en plénitude, tournant leur cœur vers Dieu et s’unissant à Lui (cf. Traité de l’amour de Dieu: Œuvres complètes, IV, p. 40 ss). C’est ainsi que, sous sa conduite, de nombreux chrétiens marchèrent dans la voie de la sainteté; il leur montra que tous sont appelés à vivre une intense vie spirituelle, quelles que soient leur situation et leur profession, car "l’Église est un jardin diapré de fleurs infinies, il y en faut donc de diverses grandeurs, de diverses couleurs, de diverses odeurs, et, en somme, de différentes perfections. Que toutes ont leur prix, leur grâce et leur émail, et toutes, en l’assemblage de leurs variétés, font une très agréable perfection de beauté" (Traité de l’amour de Dieu: Œuvres complètes, IV, p. 111).

La perfection consiste à être conforme au Fils de Dieu, en se laissant conduire par l’Esprit Saint, dans une parfaite obéissance (cf. Traité de l’amour de Dieu: Œuvres complètes, XI, 15, V, pp. 291 ss): "Le parfait abandon entre les mains du Père céleste et la parfaite indifférence en ce qui regarde la divine volonté sont la quintessence de la vie spirituelle […]. Tout le retard dans notre perfection provient seulement du manque d’abandon, et il est sûrement vrai qu’il convient de commencer, de continuer et d’achever la vie spirituelle à partir de là, à l’imitation du Sauveur qui a réalisé cela avec une extraordinaire perfection, au début, durant et à la fin de sa vie" (Sermon pour le Vendredi Saint, 1622: Œuvres complètes, X, p. 389)."

Dans cette lettre, Jean-Paul II invitait "les pasteurs et les fidèles à se laisser enseigner par son exemple et par ses écrits, qui demeurent d'une grande actualité". (Zenit.org)

Vierge à l'Enfant avec saint François de Sales, Carlo Maratta, 1691, Forli, Pinacoteca Civica, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 57.

Vierge à l'Enfant avec saint François de Sales, Carlo Maratta, 1691, Forli, Pinacoteca Civica, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 57.

Citons quelques paroles de François lui-même :

 

"Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur."

 

"Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer ! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon cœur ! Oh ! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité !"

 

"Ayons toujours les yeux sur Jésus crucifié ; marchons à son service avec confiance, simplicité et sagesse. Il sera le protecteur de notre réputation, et s'il permet qu'elle nous soit enlevée, ce sera pour que nous jouissions de sa sainte humilité."

 

"Comme le dit le Docteur angélique, le meilleur moyen pour aimer Dieu, c'est de connaître ses bienfaits. (...) Si nous nous rappelons ce que nous avons fait lorsque Dieu n'était pas avec nous, nous devrons bien reconnaître que ce que nous faisons quand il est avec nous ne vient pas de nous."

 

"Ne cherchez pas à vouloir opposer la vertu contraire à la tentation que vous éprouvez, car ce serait encore discuter avec elle. Dirigez plutôt votre coeur vers Jésus-Christ, et dans un élan d'amour embrassez ses pieds sacrés. C'est le meilleur moyen de vaincre l'ennemi, aussi bien dans les grandes que dans les petites tentations."

 

"L'un des meilleurs usages que nous puissions faire de la douceur, c'est de l'appliquer à nous-mêmes, en ne nous étonnant jamais de nos imperfections. (....) Il faut pourtant nous garder de toute aigreur, de tout dépit, de toute colère. Il en est beaucoup qui pour s'être trop énervés, s'énervent encore d'avoir été énervés, ont du dépit d'en avoir eu, sont en colère de l'avoir été. Par là ils tiennent leurs coeurs dans un mécontentement permanent. (...) Ainsi lorsque notre coeur aura commis quelque faute, reprenons-le avec douceur et patience, avec plus de compassion que de passion, en l'encourageant à se réformer. Le repentir qu'il en concevra sera bien plus profond."

 

"Il nous faut garder une continuelle et inaltérable égalité de coeur."

 

"Pour recevoir la grâce de Dieu en nos coeurs, il faut qu'ils soient vides de notre propre gloire. (...) Ainsi l'humilité repousse Satan. Elle nous fait garder les grâces et les dons du Saint-Esprit. C'est la raison pour laquelle Notre-Seigneur, Sa Mère et tous les saints, entre toutes les vertus morales, ont aimé et honoré l'humilité plus que toutes les autres."

 

"Ne vous permettez jamais de vous mettre en colère ; n'ouvrez jamais la porte de votre cœur à cette passion sous quelque prétexte que ce soit."

 

"On fait toujours assez vite ce qu'on fait bien. Les bourdons font toujours plus de bruit et sont plus pressés que les abeilles, mais ils ne font que de la cire et pas de miel ; de même ceux qui se pressent avec une inquiétude ardente et une sollicitude bruyante, ne font jamais ni beaucoup ni bien."

 

 

PRATIQUE. Soyez doux : un zèle amer ne produit que du mal. 

 

Sources :

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 29 ; (2) L'Evangile au quotidien ; (3) Jean-Christian PETITFILS, Louis XIII, Perrin, Lonrai 2008, p. 264 ; (4) Wikipedia ; (5) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réforme, François-Xavier de Guibert, Paris 2013, p. 18-21 ; (6) Aimé RICHARDT, Calvin, François-Xavier de Guibert, Clamecy 2009, p. 76-78 ; (7) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 15 et 21 ; (8) RUCHAT, t. VI, p. 334 ; (9) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 76 ; (10) Jean SÉVILLIA, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 104 ; (11) Bartolomé BENNASSAR, Jean JACQUART, Le XVIe siècle, Armand Colin Poche, Paris 2013, p. 154-158 ; (12) Pierre GAXOTTE, de l'Académie française, Histoire des Français, Flammarion, Saint-Amand, 1972, p. 374; 377 ; (13) Aimé RICHARDT, Calvin, ibid., p. 91 ; (14) Dimitri MEREJKOVSKI, Calvin, Traduit du russe par Constantin Andronikoff, Nrf, Gallimard, Paris 1942, p. 19; 91-92; 113; 117- 118; 124-125 ; (15) Aimé RICHARDT, Calvin, ibid., p. 8; 223-234 ; (16) Yves-Marie ADELINE, Histoire mondial edes idées politiques, Ellipses, Paris 2007, p. 254 ; (17) Aimé RICHARDT, Calvin, ibid., p. 102-103 ; (18) Jean DUMONT, L'Église au risque de l'histoire, préface de Pierre CHAUNU de l'Institut, Éditions de Paris, 2002, p. 579 ; (19) Dimitri MEREJKOVSKI, Calvin, ibid, p.  118;157-158; 167; 176 ; (20) Aimé RICHARDT, Calvin, ibid., p. 180-181 ; (21) François ANGELIER, Saint François de Sales, Pygmalion, Paris, 1997, p. 100, cité in A. RICHARDT, ibid., p. 23 ; (22) Oeuvres, t. VII, p. 73, cité in A. RICHARDT, ibid., p. 131 ; (23) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 52-53 ; (24) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 206 ; (25) Cité in Charles-Auguste DE SALES, Histoire du Bienheureux François de Sales, Lyon 1634, p. 81, cité in Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 79 ; (26) Mgr TROCHU, Saint François de Sales, Lyon, 1955, p. 324, cité in A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 82 ; (27) Cité par André RAVIER, François de Sales, Nouvelle Cité, 2009, p. 77 ; (28) Mgr TROCHU, ibid., p. 333 ; (29) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 84 ; (30) Cité par Mgr TROCHU, Vie de Saint François de Salesibid., p. 372, cité in A. RICHARDT, ibid., p. 90 ; (31) Mgr TROCHU, ibib, p. 393, cité in A. RICHARDT, ibid., p. 92 ; (32) Samuel Pruvot, Nos Ancêtres les Saints, Petite histoire de la France missionnaire, Cerf, Paris 2017, p. 90-91 ; (33) Dom Jean de Saint-François, La Vie du bienheureux Messire François de Sales, 1624, p. 90, cité in, Aimé RICHARDT, ibid., p. 95 ; (34) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 95 ; (35) Charles-Auguste de SALES, ibid., p. 128, cité in A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 99 ; (36) Selon Aimé Richardt, qui rapporte cette discussion (p. 101-102), "on connaît l'essentiel des propos échangés par les deux hommes grâce surtout aux relations de Charles-Auguste de SALES, ibid., p. 130-134 ; (37) d'après Mgr Francis TROCHU, Vie de Saint François de Sales, t. 1, p. 462-465, Dominicains d'Avrillé ; (38) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 102 ; (39) Jean GUIRAUD, Histoire partiale, Histoire vraie, tome II, Moyen-Âge, Renaissance, Réfome, Quatrième édition, Gabriel Beauchesnes & Cie Éditeurs, Paris 1912 ; (40) Dimitri MEREJKOVSKI, Calvin, ibid., p. 153-154 ; (41) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 103 ; (42) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 215-216 ; (43) Mgr PICARD, La Mission de Saint François de Sales en Chablay, p. 86, cité in A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., 85 ; (44) Les Controverses, édition d'Annecy, p. 21-27, cité in A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 87 ; (45) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome VI, La Réforme catholique, Librairie Arthème Fayard, Éditions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 357-358 ; (46) Marguerite & Roger Isnard, Nouvel almanach du Comté de Nice, Serre Éditeur, 2006, p. 31 ; (47) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome VI, ibid., p. 324 ; (48) S. François de Sales, cité par André RAVIER, op. cit., p. 183, cité in A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 175 ; (49) Mère de CHAUGY, 2e Procès, t. IV, p. 791, cité in A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 186 ; (50) Des Premiers Martyrs à nos jours, Saints et Saintes de France, Hatier, Renens, 1988, p. 79 ; (51) Jean-Christian PETITFILS, ibib., p. 150 ; (52) Oeuvres, op. cit., t. XIII, p. 237, cité in, A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 143 ; (53) Mgr Paul GUERIN, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argenté-sur-Plessis 2003p. 61 ; (54) Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Eglise catholique, Artège, Paris 2019, p. 261 ; (55) Mgr TROCHU, op. cit., t. II, p. 471, cité in A. RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 197 ; (56) Abbé EDOUARD, cité dans Gilles JEANGUENIN, Saint François de Sales, Son Combat contre le démon, Éditions de l'Émmanuel, Dijon 2009, p. 36 ; (57) Gilles JEANGUENIN, Saint François de Sales, Son Combat contre le démon, ibid.,, p. 22-23 ; (58) Gilles JEANGUENIN, Saint François de Sales, Son Combat contre le démon, ibid., p. 100-101; et 113 ; (59) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 196 ; (60) Charles-Auguste de SALES, op. cit., p. 576, cité in A. RICHARDT, ibid., p. 231 ; (61) Un évêque modèle : Saint François de Sales, Corrispondenza Romana ; (62) Gilles JEANGUENIN, Saint François de Sales, Son Combat contre le démon, ibid., p. 102 ; (63) Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réformeibid., p. 234.

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 12:52
Les politiques qui n'ont que le mot "inclure" et "inclusion" à la bouche sont ceux qui ont voté pour exclure des Français de la communauté

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 00:00
Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

Né vers 436 à Laon dans l'actuel département département de l'Aisne (Hauts-de-France), forteresse imprenable construite par les Romains et ancien promontoire sacré des druides (Laudunum ou Lugdunum, provenant du dieu Lau ou Lug, divinité celtique du Vème siècle avant J.C), Rémi illustre l'église des Gaules par son savoir, son éloquence, sa sainteté et ses miracles.

 

L'histoire de sainte Clotilde nous a appris comment le roi des Francs, Clovis, son époux, se tourna vers le Dieu des chrétiens à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi, né en 438 à Cerny-en-Laonnois, près de Laon, du comte Émile de Laon (Emilius) et de sainte Céline (Célinie), dans la bonne société gallo-romaine, qui acheva d'instruire le prince.

 

Selon la tradition, ce qui rendait les parents de Rémi surtout recommandables, c'était leur zèle pour la pratique des vertus chrétiennes. Ils furent très attentifs au choix de ceux qu'ils chargèrent de l'éducation de leur fils; aussi Dieu bénit leurs soins, et, dès l'âge de vingt-deux ans, Rémi s'était acquis une telle réputation de science et de vertu, qu'on crut pouvoir passer par-dessus les règles ordinaires en l'élevant - malgré sa jeunesse - sur le siège de Reims, à vingt-deux ans. Un épiscopat de soixante-dix ans, et une suite non interrompue de grandes actions ont rendu son nom célèbre ! Évêque de Reims, Rémi géra avec application son diocèse, mettant en application ce qu'il prêchait dès 486 à Clovis, secourant les pauvres et les pèlerins, protégeant les veuves, nourrissant les orphelins, rachetant les captifs, affranchissant de nombreux esclaves, et jouant un rôle de médiateur auprès des barbares.

 

Par exemple, dans la célèbre lettre qu'il adresse à Clovis en 482, lors de l'accession au pouvoir du roi à la mort de son père Childéric, Rémi recommande : 

Une grande nouvelle est venue jusqu'à nous : vous avez hérité du gouvernement de la Belgique seconde. Rien d'étonnant à ce que tu sois à tes débuts ce que tes parents ont toujours été. À ce poste dominant, et si élevé, où t'a porté ton mérite et ton active humilité. Tu dois avant tout veiller à ce que le Seigneur ne te retire pas sa faveur.

[...] Soulage les habitants de ta province, réconforte les affligés, veille sur les veuves, nourris les orphelins - fais mieux, instruis-les -.

[...] Que ton Palais reste ouvert à tous, pour que personne ne s'afflige d'être tenu à l'écart. Tu détiens de ton père quelque richesses : tu t'en serviras pour délivrer les captifs et les délier du joug de la servitude. Que celui qui paraît devant vous ne se sente pas étranger.

M.C. ISAÏA, Rémi de Reims, Mémoire d'un saint, histoire d'une église, Cerf, Paris 2010, p. 777.

L'histoire du retour des vases sacrés (vases de Soissons), sans doute des vases de Reims, qui avaient été volés puis rendus à Rémi, témoigne des bonnes relations qui existaient entre lui et le roi Clovis.

Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

Le baptême de Clovis

 

La nuit avant son baptême, Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais; il les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur les grands mystères de la religion chrétienne et la vanité des faux dieux. Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à Dieu et à l'Église. (Cf. Testament de S. Remi)

Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

Quand fut venu le moment du baptême le 25 décembre 496, avec 3.000 de ses guerriers francs, Rémi dit au roi :

 

"Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré."

 

 

Au moment de faire l'onction du Saint Chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d'y pourvoir. Tout à coup, un ange descendit d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, et fit l'onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l'histoire la "sainte Ampoule", exista jusqu'en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires.

Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

Outre l'onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisés le même jour.  

 

Rémi envoya ce message à Clovis :

Secourez les malheureux, protégez les veuves, nourrisez les orphelins... Que votre tribunal reste ouvert à tous et que personne n'en sorte triste ! Toutes les richesses de vos ancêtres, vous les emploierez à la libération des captifs et au rachat des esclaves. Admis en votre palais, que nul ne s'y sente étranger ! Plaisantez avec les jeunes, délibérez avec les vieillards !

Missel du Dimanche 2019, Nouvelle traduction liturgique, Année C, Artège Bayard, Lonrai 2018, p. 157-158.

Le saint évêque aurait rendu la vue à deux aveugles, conjuré d'un seul geste de sa main un incendie allumé par les démons et qui menaçait d'embraser toute la ville de Reims.

 

Sa sollicitude allait aux plus humbles créatures de Dieu, tels ces moineaux qui venaient familièrement picorer dans sa main les miettes de son repas.

Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

Saint Rémi s'éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans, l'an 533. La basilique rémoise où il fut enseveli passa dès le milieu du VIe siècle sous son vocable. Dès lors Rémi fut vénéré comme principal patron de la ville de Reims : en 546, les habitants, pour écarter une épidémie de peste venant de Germanie, avaient porté en procession la pièce de tissu (palla) recouvrant le tombeau du saint évêque. Sa réputation de thaumaturge assura le développement de son culte  dans les régions voisines, en Lorraine, où le village natal de Jeanne d'Arc porte son nom (Domrémy), et en Alsace (Eschau), mais aussi en Provence (Saint-Rémi-de-Provence) et dans les régions alpestres du Trentin, du Tyrol et de la Bavière. Une première Vie de Saint Rémi fut rédigée peu après sa mort. Avant que cette biographie primitive disparût - ce qui advint très tôt -, Grégoire de Tours put s'en inspirer dans les chapitres de son Histoire des Francs.

 

Il est l'un des cinq patrons catholiques de France, avec S. Martin, S. Denis, Ste Jeanne d'Arc et Ste Thérèse de Lisieux.


Dans le diocèse de Reims, il est fêté le 1er octobre conformément à une tradition locale qui remonte à la fin du VIe siècle.

Tombeau de Saint Remi dans la basilique Saint Remi à Reims (Marne - Champagne-Ardennes)

Tombeau de Saint Remi dans la basilique Saint Remi à Reims (Marne - Champagne-Ardennes)

En mémoire du baptême de Clovis, les évêques de Reims ont été depuis en possession d'un droit de sacrer les rois de France.

Sources : (1) (2), (3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 276; (4) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, p. 1022-1026.

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 12:05

Quand je dénonçais la supercherie du passe 'sanitaire' qui était en réalité un passe 'vaccinal' déguisé, on m’a accusé d’être un complotiste.

Le gouvernement assume désormais l'obligation vaccinale" dans sa forme "déguisée" de "passe vaccinal" sans être taxé de "complotiste" puisque c'est lui qui le fait. Mais désormais, le gouvernement devra donc aussi en assumer la responsabilité devant les victimes et devant l'Histoire.

Le gouvernement assume l'"obligation vaccinale" dans sa forme "déguisée" de "passe vaccinal" (Olivier Véran)

Dans cet entretien à Brut, le ministre Olivier Véran a déclaré :

"Le pass vaccinal est une forme déguisée d'obligation vaccinale. Mais c'est plus efficace qu'une obligation vaccinale. Empêcher les gens d'aller dans des bars, des restaurants, dans des lieux qui reçoivent du public s'ils ne sont pas vaccinés, c'est plus efficace que de leur mettre une amende de 100 euros quand on les attrape dans la rue."

https://www.midilibre.fr/2021/12/18/le-pass-vaccinal-est-une-forme-deguisee-dobligation-vaccinale-lache-olivier-veran-a-brut-10000386.php

https://www.midilibre.fr/2021/12/18/le-pass-vaccinal-est-une-forme-deguisee-dobligation-vaccinale-lache-olivier-veran-a-brut-10000386.php

En fait, le piétinage des droits et des libertés fondamentales inscrits dans la déclaration des droits de l'homme de 1789 a été dès le début un privilège quasi-exclusif de la gauche républicaine (1792-1799)

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13 décembre 2021 1 13 /12 /décembre /2021 19:26

Sur la Magna Carta et le Conseil des barons de 1215 ancêtre du parlementarisme "représentatif" et de la "démocratie" moderne:

Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie

Valérie Bugault : "Pourquoi le modèle britannique est-il antidémocratique?"

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 12:39

Mise à jour le 09/12/2021. Nous vivons dans un asile psychiatrique à ciel ouvert.

Video https://rumble.com/vpma0v-the-path-out-of-trauma-enfr-reiner-fuellmich-ariane-bilheran.html

 

Note du blog Christroi. Le site NouveauMonde.ca évoque la rencontre entre la psychologue clinicienne Ariane Bilheran et l'avocat international Reiner Fuellmich qui vont travailler ensemble.

 

Dans cette video, Ariane Bilheran, explique d'un point de vue de philosophie morale et politique "pourquoi les gens sont-ils pris dans un tel délire collectif ?"

Les masques consacrent une paranoïa collective

... ainsi que la mise en place psychologique du totalitarisme dans un environnement politique où l'Etat (le collectif) est tout (holisme) et où l'individu n'est rien.

"Nous sommes dans une dérive totalitaire, où le totalitarisme vise jusqu'à la domination totale sur la vie intime des individus."

 

"Le totalitarisme fonctionne à l'idéologie, c'est-à-dire à la création d'un récit ou d'une croyance fausse qui se substitut à la réalité et auquel l'on est prié d'adhérer.

"En 2020 seulement 2% des hospitalisations étaient liées au Covid, 5% en Réa" (ATIH - C-News - LCP) - "La peur a été instrumentalisée" (Ce qui ne correspond pas du tout au récit public d'hôpitaux débordés de personnes hospitalisés covid et ten réanimation, et l'explosion du nombre des morts covid.)

 

"L'idéologie n'est ni plus ni moins qu'un délire, parce que le récit ne correspond pas à la réalité de l'expérience. Un délire en psychopathologie est la création d'un nouvelle réalité dans un récit pour remplacer la réalité existante. Et nous sommes donc dans un délire collectif."

 

"Pour comprendre comment cela fonctionne, il faut comprendre que le régime totalitaire s'appuie sur des maladies mentales. Ces sont des maladies mentales qui font le régime totalitaire.

"Ces maladies mentales qui prennent le pouvoir dans un régime totalitaire sont la psychose paranoïaque, la perversion et la psychopathie.

"La paranoïa est sans doute ce qui va nous intéresser le plus car la paranoïa fonctionne au délire de persécution. Il s'agit de désigner un ennemi qui peut être extérieur ou intérieur."

 

"Donc ici il est important de remarquer que l'ennemi désigné est un virus, ce qui est en soi fou puisque nous sommes constitué de virus."

 

"Il va s'agir dans la paranoïa de harceler en justifiant le harcèlement pour éliminer l'ennemi désigné par la persécution. Ici c'est le virus mais maintenant cela glisse, cela évolue. Du virus on passe aux non-vaccinés. Pour faire rentrer tout le monde dans le délire, il faut convaincre. La paranoïa nous l'appelons en psychiatrie une folie raisonnante. Elle a l'apparence de la raison, mais c'est faux. Mais c'est un délire d'interprétation, c'est-à-dire que c'est un raisonnement qui se fonde sur des interprétations et c'est un délire qui ne suit pas les règles de la logique et n'est pas en rapport avec la réalité de l'expérience.

 

Pour s'instaurer et survivre, le régime totalitaire a besoin d'un ennemi identifié qui légitime son existence. 

 

[Il est intéressant de remarquer que la république en France a déjà donné dans ce registre paranoïaque en 1792 avec la fausse nouvelle des armées autrichiennes prêtes à fondre sur le pays, la fabrication d'un ennemi imaginaire à l'extérieur et à l'intérieur avec des ennemis tout désignés qu'il s'agit d'éliminer et d'expurger du corps social pour retrouver le paradis perdu, les "contre-révolutionnaires", les "complotistes royalistes", les "vendéens", etc.

 

Dans son livre "La Politique de la Terreur", l'historien Patrice Gueniffey explique que "la tendance des professionnels de la politique à dénoncer un complot, est ancienne." En 1789, "Le fantasme du 'complot aristocratique' envahit très vite l'espace du discours révolutionnaire. [...] [I]l suffit de considérer le flot ininterrompu des dénonciations qui sont adressées au Comité des recherches de l'Assemblée constituante (Pierre Caillet, Comité des recherches de l'Assemblée nationale 1789-1791, Inventaire analytique de la sous-série D XXIX bis, Paris, Archives nationales, 1993.) [...]. Il convient de préciser que cette frénésie dénonciatrice témoigne autant de l'irruption de l'esprit révolutionnaire que de la persistance de cette mentalité traditionnelle déjà évoquée et accoutumée à incriminer des conspirateurs". (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 64.)

En 1792 la république du soupçon des "Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et Aveugles clairvoyants" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid, p. 70) repose tout entière et seulement dans l'exercice du soupçon ! "L'idéologie révolutionnaire est à la recherche d'auteurs, de responsables, d'un ou plusieurs "individus" à désigner." (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, note 65, p. 170.) "La recherche et la dénonciation nominale des ennemis de la Nation ou du Peuple n'a pas été le propre des Jacobins; il s'agit d'une conduite généralisée dès le début de la Révolution." (Lucien Jaume, Le Discours jacobin, ibid., p. 192.)

"L'imaginaire du complot remplit une autre fonction encore. La crainte du 'complot aristocratique' est en effet le vecteur par lequel la nation se constitue. [...] La nation [révolutionnaire. NdCR.] se définit par ce qu'elle rejette; elle prend forme forme matérielle, consistance et réalité, à travers la mobilisation qu'entraînent les rumeurs sur les complots qui le menacent." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid p. 65.)]

 

"Et parce que ce régime n'est pas légitime, la présence de cet ennemi justifie la mise en place de mesures d'exception, de confiscation des droits. Et cela passe par le harcèlement, pour justifier de rester au pouvoir.

 

"Le harcèlement est la méthode du régime totalitaire. Le harcèlement est le fait d'exercer des pressions sur des individus pour entretenir un état de terreur. Le harcèlement va utiliser la manipulation à la terreur et à l'empathie. (Ex: si tu ne mets pas ton masque tu vas tuer ta grand-mère.) C'est deux émotions (la terreur et l'empathie) manipulées.

 

"Le but du harcèlement c'est d'obtenir quelque chose des individus (Ex: le consentement) qu'ils n'auraient pas donné s'ils n'avaient pas été harcelés. Pour faire un harcèlement efficace il faut utiliser des traumatismes répétés sur la durée. Un traumatisme c'est une menace à l'intégrité de la personne et une menace de mort et c'est le message qui a été passé à la population en 2020 : 'nous allons tous mourir.' 

 

Le harcèlement utilise aussi le sentiment de culpabilité et la séduction des populations, mais aussi le chantage, l'intimidation et la menace... Et c'est un abus de pouvoir parce que c'est toujours une personne qui a du pouvoir sur les autres qui peut exercer le harcèlement. Le harcèlement est le chef d'œuvre des psychoses paranoïaques : il comprend l'intention de nuire à l'autre.

 

La nuisance à l'autre est considérée comme nécessaire au nom d'un idéal délirant ou inatteignable (Ex: Jean-François Delfraissy, président du conseil "scientifique" qui reconnait que le passe sanitaire ne protège pas réellement pour arrêter le virus puisque "on peut être vacciné et porteur du virus", mais qui justifie sa prolongation par la nécessité de convaincre plus de personnes à se vacciner...) comme l'éradication d'un virus (c'est impossible.)

Le totalitarisme justifie les mesures totalitaires de suppression des libertés, la réduction des droits de l'individu au nom du "bien commun", du bonheur du collectif, "la prise en charge totale de la souffrance des individus et le retour à un paradis perdu" (promesse messianique), sur la base d'un récit faux qui ne correspond pas à la réalité (le danger du virus corona, en Allemagne dans les années 30, les Juifs porteurs du typhus...), et donc "une croyance d'enfant" (Reiner Fuellmich), "une tentation pour la majorité de régresser dans les bras de maman et de ne pas prendre ses responsabilités." (Ariane Bilheran)

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 01:00

Source Video : Gloria.tv

 

Avec la solennité du Christ Roi, l'Église célèbre la souveraineté du Christ sur toute la création; c'est pourquoi cette solennité est fêtée le dernier dimanche de l'année liturgique, afin de montrer que le Christ est le "commencement et la fin", le Maître du temps et de l'Histoire.

 

La fête du Christ-Roi est la conséquence liturgique de la conception théologique scotiste du XIVe siècle (ordre franciscain) reconnaissant au Christ une place suréminente dans l'œuvre de la Création et de la Rédemption. Celui que S. Jean dans l'Apocalypse appelle "l'Alpha et l'Oméga, le Principe et la Fin", est la cause, le chef et l'achèvement de toute la Création spirituelle et sensible.

 

La fête du Christ Roi a été instituée il y a moins de 100 ans par le Pape Pie XI, avec l'encyclique "Quas Primas" (1925). Le Pape déclara qu'avec cette fête "c'est désormais à notre tour de pourvoir aux nécessités des temps présents, d'apporter un remède efficace à la peste qui a corrompu la société humaine, le laïcisme."

 

Durant ces années au Mexique les "Cristeros" persécutés par le gouvernement franc-maçon se battaient pour la liberté religieuse et mouraient en criant "Viva Cristo Rey" ("Vive le Christ Roi").

 

Solennité du Christ Roi

Mgr Louis-Édouard Pie (1815-1880), évêque de Poitiers, cardinal et prélat antilibéral du XIXe siècle, a expliqué la doctrine intégrale de la Royauté de Jésus-Christ. La parole du Christ "Mon Royaume n'est pas de ce monde" est souvent interprétée d'une manière erronée par les libéraux. Cette parole de Jésus à Pilate indique simplement que la royauté du Christ vient d'en haut, et non de ce monde. Son pouvoir s'origine du Ciel et non d'ici-bas. Il s'agit d'un royaume spirituel, et non matériel. "Le Royaume de Jésus est avant tout un royaume spirituel qui s'établit par la puissance divine et non par la force des armes. [Ainsi, lorsque Jésus est livré par Judas et arrêté à la demande du grand prêtre Caïphe, "l’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit : 'Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges'" (Mt 26: 51-53)]. Mais il ne résulte aucunement de ces paroles, que Jésus ne veuille pas régner socialement, c'est-à-dire imposer ses lois aux souverains et aux nations." (La Royauté sociale de N.S. Jésus-Christ, d'après le Cardinal Pie, P. Théotime de Saint-Just, O.M.C., Lecteur émérite en théologie, Editions Saint-Rémi, p. 30). Une prophétie tirée du livre du prophète Isaïe dans l'Ancien Testament, précise, par exemple : "Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit."

La prophétie d'Isaïe poursuit : "Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent." (Is 42, 1-5.) Cela signifie simplement que le Seigneur est doux et humble de coeur, et que Son règne social ne s'impose pas par la force, mais par "l'esprit". En effet, "qui vit par l'épée périra par l'épée" (Mt 26: 52). Au XVIe siècle, contre ceux qui avait imposé la religion protestante par la force à Genève en 1535-1536, et en avait chassé l'évêque catholique, saint François de Sales dont la devise était, "Rien par force, tout par amour", dit en 1594 : "C'est par la charité qu'il faut ébranler les murs de Genève, par la charité qu'il faut la recouvrer... il faut [les] renverser par des prières ardentes et livrer l'assaut par la charité fraternelle". 

 

"Ne voyons surtout pas dans le règne social du Christ une confusion du temporel et du spirituel. Le monde antique, païen ou juif, opère cette confusion, et l'empereur Constantin conservera une vision païenne du pouvoir où le Prince Souverain Pontife intervient dans les affaires religieuses (césarisme). C'est le Christ qui distingue le temporel du spirituel : 'Rendez à César ce qui appartient à César' (Mc 12:17; Mt 22:21, Lc 20:25). Mais si Jésus affirme sa royauté spirituelle, le monde, lui, n'a pas droit à l'indifférence religieuse : "Je suis la lumière du monde" (Jn 8:12) (Gérard BEDEL, Le Cardinal Pie, Un défenseur des droits de Dieu, Clovis Diffusion, Suresnes 2015, p. 61). En Lituanie, en 2009, la laïcité n'empêche pas la Royauté sociale du Christ

La thèse libérale moderne prétend fonder un contrat social indépendant de toute société extérieure à l'État. Dans ce système, tout vient de l'État et tout revient à l'État. Mais cette thèse qui prétend que l'État doit être purement laïque est une exagération de la parole du Christ et aboutit à rendre tout à César. "C'est-à-dire encore que, sous prétexte d'échapper à la théocratie imaginaire de l'Église, il faut acclamer une autre théocratie aussi absolue qu'elle est illégitime, la théocratie de César, chef et arbitre de la religion, oracle suprême de la doctrine et du droit..." (Cardinal Pie, Homélie sur le Panégyrique de saint Emilien, Nantes, 8 novembre 1859, III, p. 511-518 cité in Gérard Bedel, Le Cardinal Pie, ibid., p. 65-66.) Le pape Pie IX (1846-1878), a ainsi pu légitimement dénoncé un défaut majeur de l'État moderne, en ce qu'il se proclame "origine et source de tout droit", qui prétend jouir "d'un droit qui n'est circonscrit par aucune limite." (Yves BRULEY, Histoire du Catholicisme, Que Sais-je, 4e édition, Paris 2018, p. 91.) 

 

L'Évangile (Mt 21,1 - 9, Mc 11,1 - 10, Lc 19, 28 - 40) raconte qu'à proximité de la fête de la Pâque juive, Jésus décida de faire une entrée solennelle à Jérusalem (Rameaux). Il organisa son entrée en envoyant deux disciples chercher un ânon. Il entra à Jérusalem sur une monture pour se manifester publiquement comme le Messie que les juifs attendaient. C'est une monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et pacifique de son règne.

 

"Il est le Roi des cœurs, à cause de son inconcevable charité qui surpasse toute compréhension humaine (Eph 3:19) et à cause de sa douceur et de sa bonté qui attirent à lui tous les cœurs: car dans tout le genre humain il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais personne pour être aimé comme le Christ Jésus." (Quas Primas 4) 

 

"Il est venu tout réconcilier, faisant la paix par le sang de sa croix (Col. 1:20); C’est lui, le Christ, qui est notre paix ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui séparait, le mur de la haine ; il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres par le moyen de la croix; en sa personne il a tué la haine (Ephésiens 2,14-16); il n'est pas venu pour être servi, mais pour servir (Mt 20:28); maître de toutes créatures, il a donné lui-même l'exemple de l'humilité et a fait de l'humilité, jointe au précepte de la charité, sa loi principale; il a dit encore: Mon joug est doux à porter et le poids de mon autorité léger (Mt 11:30)" (Quas Primas 15). Il n'existe de salut en aucun autre; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés (Ac 4:12). 

 

Prétendre que le Christ ne doit pas régner sur les sociétés revient à dire que le Christ serait mort en vain sur la Croix et que ses lois n'auraient pas à être suivies par les souverains et les nations. "Dire que Jésus-Christ est le Dieu des individus et des familles, et n'est pas le Dieu des peuples et des sociétés, c'est dire qu'il n'est pas Dieu. Dire que le christianisme est la loi de l'homme individuel et n'est pas la loi de l'homme collectif, c'est dire que le christianisme n'est pas divin. [...] C'est le droit de Dieu de commander aux états comme aux individus. Ce n'est pas pour autre chose que N.-S. est venu sur la terre." (La Royauté sociale de N.S. Jésus-Christ, d'après le Cardinal Pie, P. Théotime de Saint-Just, ibid., p. 43-44; 73).

 

Devant Pilate lui demandant s'il était roi, Jésus répondit : "Tu l'as dit, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c'est pour rendre témoignage à la vérité; quiconque est de la vérité, écoute ma voix." (Jn, 18:37).

 

Le titulus crucis, titre de la Croix que Pilate fit placer au-dessus de la tête du Christ lors de sa crucifixion est "Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm" (INRI), "Jésus de Nazareth, Roi des Juifs" (Jn 19, 19). L'inscription était en trois langues, en hébreu, en grec et en latin (Jn 19:20).

 

Le grand moyen de promouvoir ce règne, c'est la prière qui vivifie l'action et obtient du Ciel le succès que nos seuls efforts ne sauraient procurer. (La Royauté sociale de N.S. Jésus-Christ, d'après le Cardinal Pie, P. Théotime de Saint-Just, ibid., p. 86.)

 

Se manifestant aux Onze pendant qu'ils étaient à table, Jésus ressuscité leur dit : "Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création." (Mc 16,15). En montant au Ciel, lors de son Ascension, Jésus adressa encore ces paroles explicites à ses disciples : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre", leur commandant : "Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps." (Mt 28:18-19). "Garder" ce qu'Il a prescrit, "tout pouvoir" lui ayant été donné, "au ciel et sur la terre", sont les termes qu'emploie Jésus. Il y a un devoir d'évangéliser les nations sur la terre, c'est-à-dire d'apprendre aux nations, et à leurs souverains, à "garder" les enseignements du Christ. 

A Lui seul soit le gouvernement

 

La louange et la joie

 

Jusqu'à l'accomplissement des temps. Amen !

 

Les jours meilleurs arrivent !

 

Les bons temps arrivent !

 

Par le rachat du Sang du Christ !

 

Maintien dans la joie

 

Félicitations !

 

Et bonne fortune !

 

La Paix du Christ vient

 

Le Règne du Chrits arrive

 

Rendons grâce à Dieu. Amen.

 

La Grande guerre prouve la vanité de l'optimisme des "Lumières". Cherchant à rétablir la distinction des deux pouvoirs temporel et spirituel, opposant une "laïcité saine" à la "laïcité anticléricale", et constatant l'échec du système libéral moderne, cet athéisme public où tout vient de César et revient à César, et où une modernité crée des rapports sociaux injustes, méprise l'autorité spirituelle et conduit au "suicide de l'Europe civilisée" via des idées politiques autoritaires ou totalitaires, suite au conflit mondial de 1914, le pape Pie XI (1922-1939) instaure en 1925 la fête et la théologie du Christ-Roi comme remède. 

21. Les Etats, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles."

(
Pie XI, Lettre encyclique Quas Primas instituant la fête du Christ-Roi, § 21., 1925)


La Royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ (Cardinal Pie)
 
P. THEOTIME DE SAINT JUST O.M.C.
LECTEUR EMERITE EN THEOLOGIE
LA ROYAUTÉ SOCIALE DE N. S. JESUS-CHRIST D’APRÈS LE CARDINAL PIE

 

Image du Christ, Roi des Nations; extrait de la magnifique tenture de l'Apocalyspe exposée au chateau d'Angers, rescapée des destructions de la Révolution dite française.(Merci aux divers responsables qui ont permis la mise en valeur de ce trésor)
Image du Christ, Roi des Nations; extrait de la magnifique tenture de l'Apocalyspe exposée au chateau d'Angers, rescapée des destructions de la Révolution dite française.(Merci aux divers responsables qui ont permis la mise en valeur de ce trésor)

 

{Editions de Chiré BP 1 86190 Chiré en Montreuil 05 49 51 83 04 /
Editions Sainte jeanne d'Arc les Guillots 18260 Villegenon 02 48 73 74 22 }


«JESUS-CHRIST EST LA PIERRE ANGULAIRE DE TOUT L'EDIFICE SOCIAL. LUI DE MOINS, TOUT S'EBRANLE, TOUT SE DIVISE, TOUT PERIT...»

«METTEZ DONC AU CŒUR DE NOS CONTEMPORAINS, AU COEUR DE NOS HOMMES PUBLICS, CETTE CONVICTION PROFONDE QU'ILS NE POURRONT RIEN POUR LE RAFFERMISSEMENT DE LA PATRIE ET DE SES LIBERTES, TANT QU'ILS NE LUI DONNERONT PAS POUR BASE LA PIERRE QUI A ETE POSEE PAR LA MAIN DIVINE : PETRA AUTEM ERAT CHRISTUS ».

«JESUS-CHRIST, C'EST LA PIERRE ANGULAIRE DE NOTRE PAYS, LA RECAPITULATION DE NOTRE PAYS, LE SOMMAIRE DE NOTRE HISTOIRE, JESUS-CHRIST, C'EST TOUT NOTRE AVENIR... » (CARDINAL PIE : ŒUVRES , V, 333 ; VIII, 54 ; X, 493).

On a pu reprocher les empiétements de l'Église sur le pouvoir temporel des rois. Ceux-ci ont une explication historique simple : des empereurs de la Rome tardive ont prétendu intervenir dans la vie de la jeune Église chrétienne en nommant les évêques, en imposant des papes, en convoquant des conciles, en légiférant en matière de discipline ecclésiastique, en intervenant dans les débats doctrinaux

Les rois capétiens, les rois d'Angleterre, les empereurs du Saint empire romain germanique furent ainsi nombreux à intervenir dans la vie de l'Église, en désignant des évêques, légiférant en matière de discipline ecclésiastique. (Source: Dictionnaire du Moyen-Âge, sous la direction de Claude Gauvard, Alain de Libera, Michel Zink, Quadrige, Puf, 2002, p. 242).

Or, l'Église est seule maîtresse de sa morale et de son dogme (Cf. Saint Athanase, Saint Ambroise, Saint Jean Chrysostome, Saint Augustin). 

« Les siècles de la féodalité, longtemps définis comme des siècles de fer', correspondent en réalité au moment du "décollage" européen ». (Jean-Louis BIGET, Préface dans Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019, p. 10.) 

 

Voici donc comment l'Église s'est dégagée de l'ingérence et de l'influence des empereurs et des rois, ce qui a permis le développement inédit dans l'histoire d'une civilisation originale, distinguant le temporel du spirituel, le laïque du religieux, la civilisation occidentale :

 

Dans les sociétés païennes antiques, "ignorant des raisons de sa présence en ce monde, l'homme subissait totalement un destin qui lui était imposé par la volonté divine. Cette volonté s'exprimant au travers des prêtres (païens) qui étaient chargés de la servir, le pouvoir clérical (païen) était sans limite et pesait considérablement sur la direction de la cité jusqu'à se confondre avec elle. Pharaon, roi, dictateur ou tyran, les dirigeants antiques portaient en eux une partie de la vie divine. Ils étaient moitié fils de dieux ou de déesses, divinisés de leur vivant, tant on était convaincu que le pouvoir, même politique, échappait à la volonté de l'homme qui n'avait aucune prise sur sa destinée. L'Etat était une communauté religieuse, le roi un pontife, le magistrat un prêtre, la loi une formule sainte." (Fustel de Coulanges, La cité antique, Hachette 1967, p. 457).

 

Cette confusion totale du politique et du religieux, l'Empire romain, par l'intermédiaire d'Octave Auguste, le premier empereur, la portera à son sommet, en réalisant la fusion du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel en sa personne. "César, à cette époque, était le grand pontife, le chef et le principal organe de la religion romaine; il était le gardien et l'interprète des croyances, il tenait dans ses mains le culte et le dogme. Sa personne même était sacrée et divine" (Fustel de Coulanges, Ibid., p. 461.).

 

Or, "le christianisme n'est pas intégré au système étatique. Au contraire, il introduit une distinction inédite entre religion et politique. L'évêque Ossius de Cordoue (257-359) est de ceux qui veulent tenir l'État à distance dans les questions doctrinales  : 'Ne vous mêlez pas des affaires religieuses et ne donnez pas d'ordres à ce sujet : [...] Dieu a mis la royauté dans vos mains et nous a chargés des affaires de son Église.' [...] Les pouvoirs politiques et religieux doivent donc collaborer, bien qu'ils soient distincts." (Yves BRULEY, Histoire du Catholicisme, Que Sais-je ?, 4e édition, Paris 2018, p. 22.)

 

Distinction (les "deux cités" de Saint Augustin) et coordination (des deux pouvoirs) est la double vérité sur laquelle s'appuie l'Église depuis Saint Augustin (Cf. Jacques CHEVALIER, De saint Augustin à saint Thomas d'Aquin: Histoire de la pensée, Préface de Serge-Thomas Bonino, Collection Philosophie européenne dirigée par Henri Hude, Editions Universitaires, vol. 3, 1992, p. 70.)

"Augustin conçut son ouvrage La Cité de Dieu, achevé vers 426, comme une démonstration de la compatibilité entre l'Empire et la foi. Il n'y a qu'une seule cité de Dieu, mais elle offre deux faces, l'une est terrestre, l'autre céleste, la seconde se révélant au fur et à mesure que la première s'efface. La cité de Dieu est à la fois l'Église réalisée, le ciel à venir et la communauté terrestre avec sa législation, gouvernée par le Christ. Mais cette conception mystique de l'Église laissait une liberté d'intervention concrète au profit des pouvoirs séculiers. [...] Le pape cherchait à préserver la liberté de l'Église romaine face aux empiétements impériaux, tout en reconnaissant la légitimité de l'autorité temporelle." (L'Église en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean Sévillia, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 73.)

 

De très bonne heure, c'est l'Occident qui admit la dualité des pouvoirs temporel (séculier) et spirituel (religieux). "Duo quippe sunt potestates", en effet il y a deux pouvoirs, écrivit le pape Gélase Ier à l'empereur Anastase au Ve siècle en 494, pour le réprimander, lui précisant par là une idée vieille de deux siècles (qui avait commencé à germer dans l'Église à partir du moment où Constantin avait commencé à convoquer lui-même les conciles d'évêques), idée selon laquelle les empereurs ne peuvent pas faire le dogme ni décider pour l'Église.

Une tradition impériale de convocation des conciles d'évêques initiée par Constantin à Nicée en 325, Théodose Ier à Constantinople en 381, Théodose II à Constantinople en 449, poursuivie en Occident par certains rois de France, comme Clovis le 10 juillet 511 à Orléans, Clotaire II à Paris en 614, Pépin le Bref à Compiègne en 757, Charlemagne à Tours et Mayence en 813, Philippe le Bel en 1312 au concile de Vienne..., en Orient par les empereurs byzantins, comme Justinien II en 692 au concile in Trullo, le IIe concile de Nicée en 787, et les empereurs germaniques, comme Frédéric Barberousse au concile de Pavie en 1160, et Sigismond au concile de Constance en 1414), voyait les conciles de l'Église convoqués par les rois

 

Grégoire VII, Pape

Mille ans après sa fondation par le Seigneur à la Pentecôte, où saint Pierre prit la parole, la papauté est devenue presque malgré elle, de manière accidentelle, un pouvoir impliqué dans les querelles de ce monde (Les disciples du Christ ne sont pas DU monde, mais ils sont DANS le monde. Jn 17,14-18). Outre, le choix des évêques ou la convocation des conciles, "l'empereur germanique passait par-dessus le peuple romain et les notables pour nommer directement les papes

 

Le pape Saint Grégoire VII, l'un des plus grands Papes, fut au XIe siècle l'homme providentiel qui combattit tous les grands abus de cette époque. Sa "réforme grégorienne" régla les empiétements des empereurs d'Allemagne, c'est-à-dire un pouvoir politique trop envahissant, la vente des dignités ecclésiastiques (simonie), la contagion des mauvaises moeurs du clergé et dans le peuple. 

En 1122, le compromis du concordat de Worms, le premier de l'histoire, régla le problème: désormais, l'évêque serait élu librement par le clergé en présence de l'empereur ou de son représentant. En France, des procédures analogues furent mises en place pour l'élection des évêques.

L'Église n'a jamais enseigné la confusion des deux pouvoirs, ni l'absorption du temporel par le spirituel (théocratie), ni l'absorption du spirituel par le temporel (césarisme, gallicanisme, églises nationales), parce que ce sont des erreurs régulièrement condamnées par le Saint-Siège.

On adressait déjà cet absurde reproche (d'absorption du temporel) au pape Boniface VIII, qui, dans sa Bulle Unam, sanctam, définit contre les légistes courtisans de Philippe le Bel, déjà gallicans, la subordination (qui n'est pas absorption) de la puissance temporelle à la puissance spirituelle. "Il enseigne, disait-on, que le pape peut disposer des couronnes selon son bon plaisir..." - "Il y a quarante ans que j'étudie le doit, répondait le saint Pontife dans le Consistoire de 1303, et je sais apparemment qu'il y a deux puissances... Comment peut-on croire qu'une telle folie me soit venue à l'esprit?" (Boniface VIII, cité dans Mgr Gaume, Le dogme de l'infaillibilité.)

 

En réaction aux empiétements des pouvoirs temporels, la papauté au "Moyen-Âge" a cherché à affirmer "sa liberté tout en ouvrant la porte à une autonomie du politique, de la société, qui se serait développée grâce à cette séparation." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 17.)

"La réforme grégorienne va [...] en fait bien au-delà de la simple 'liberté' ou de la volonté de dégager les Églises des jeux politiques et de la corruption. La papauté grégorienne, veut rompre avec l'association organique des empereurs avec leurs évêques. Ce faisant, la réforme grégorienne commence à poser en des termes nouveaux la question des rapports entre pouvoir laïc et pouvoir religieux. Elle amorce à terme une forme de séparation avec les pouvoirs politiques et une laïcisation de ces derniers." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 135, 146-150.) "La réforme grégorienne fut une révolution qui agita l'Église durant un siècle et remit totalement en causes ses rapports avec le système politique. [...] Ainsi, bien avant la séparation de 1905, le principe de l'autonomie des pouvoirs séculier et spirituel était acquis, et ce en raison de l'insistance de la papauté." (L'Église en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean SÉVILLIA, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 80.)

 

Les ordres monastiques de Cluny (Xe siècle) puis de Citeaux (Cisterciens) diffusent les principes de la réforme du clergé et d'obéissance à l'Église romaine. (Yves BRULEY, Histoire du Catholicisme, Que Sais-je, 4e édition, Paris 2018, p. 48.)

 

"Pour l'essentiel, c'est aux moines que l'on doit la transmission de l'héritage antique. [...] Le monachisme s'est répandu en Occident dès le IVe siècle, après que saint Martin a fondé le premier monastère d'Occident à Ligugé." (Yves BRULEY, Histoire du Catholicisme, ibid., p. 37.)

 

Ainsi, l'Europe a dominé le monde dès l'époque dite 'obscure' du "Moyen-Âge". L'explication première réside dans la foi des Européens en la raison, dans l'engagement manifeste de l'Église sur la voie d'une théologie rationnelle (scolastique XIe-XIVe siècle) qui a rendu possibles les progrès.

Au IIe siècle à Alexandrie, Clément enseigne de 190 à 202 dans le Didascalé (école philosophique chrétienne, sur le modèle des écoles d'Athènes) que Dieu donne à l'esprit humain les moyens de parvenir à la vérité. Élève de Clément, Origène († 254) assume dans le christianisme l'héritage de la rhétorique et de la philosophie antiques, en intégrant la philosophie platonicienne dans la théologie chrétienne.  (Yves BRULEY, Histoire du Catholicisme, ibid., p. 23-24.)

 

Entre le Ve siècle et le IXe siècle, Boèce (480-524), philosophe romain chrétien contemporain de Clovis, répand les oeuvres d'Aristote en Occident. Son travail a été la source antique principale de la philosophie médiévale avant le XIIIe siècle. Son traité Logica vetus (logique ancienne) comprend entre autres ses traductions latines de l'Organon (Analytiques I et II), des Catégories, des Topiques, et De l'Interprétation d'Aristote, qu'il a transmis en Occident avant que soient connus les commentaires d'Averroès, philosophe andalou (1126-1198) au XIIIe siècle.

 

"La période n'est pas celle de 'l'infélicité des Goths', le long tunnel d'ignorance déploré par Rabelais et les humanistes. La convergence culturelle des élites 'barbares' et des élites gallo-romaines a permis leur fusion rapide. Au Ve et VIe siècles, aucune régression ne se discerne dans la culture des laïcs ni dans l'usage de l'écrit. [...] Monastères et églises jouent un rôle positif dans la conservation des oeuvres antiques. [...] La période du Ve au IXe siècle ne correspond donc nullement au degré zéro de la culture. Tout au contraire, elle assume un rôle primordial dans la transmission d'une grande part de la littérature latine à l'Occident des temps futurs. [...] À bien y regarder, on est donc amené à reconsidérer l'idée d'un déclin de cette noblesse sénatoriale dans la Gaule du Ve siècle en raison de l'hégémonie des chefs barbares. En vérité, la plupart des grandes familles ont maintenu leur position, entretenu un style de vie antique et participé à la transmission de la culture écrite." (Geneviève BÜHRER-THIERRY, Charles MERIAUX, La France avant la France 481-888, Histoire de France, Sous la direction de Joël Cornette, Folio Histoire, 2019, p. 19 et 40.)

 

"Dès les premiers temps, les Pères de l'Église ont enseigné que la raison était le don suprême de Dieu et le moyen d'accroître progressivement leur compréhension des Écritures et de la Révélation. En conséquence, le christianisme s'est trouvé orienté vers l'avenir, tandis que les autres grandes religions affirmaient la supériorité du passé. ... Comme l'enseigne Tertullien au IIe siècle : 'La raison est une chose qui vient de Dieu, pour autant qu'il n'y a rien que Dieu, qui a fait toute chose, n'ait pas fourni, disposé, ordonné par la raison, rien qu'il n'ait voulu comme devant être appréhendé et compris par la raison.' (De la Repentance, ch. I). Dans le même état d'esprit, Clément d'Alexandrie énonçait au IIe siècle une mise en garde : 'Ne croyez pas que nous disons que ces choses sont reçues seulement par la foi, mais aussi qu'elles doivent être affirmées par la raison. Car en vérité il n'est pas avisé de confier ces choses à la simple foi sans la raison, étant donné qu'assurément la vérité ne peut exister sans raison.' (Les reconnaissances de Clément : Livre II, ch. 69). (Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 7, 22-23.)

Saint Augustin ne faisait qu'exprimer l'opinion générale lorsqu'il soutenait que la raison était indispensable à la foi  :  'Veuille le Ciel que Dieu ne haïsse pas en nous ce par quoi il nous a faits supérieurs aux animaux ! Veuille le Ciel que nous ne croyions pas de telle façon que nous n'acceptions pas ou ne cherchions pas de raisons, puisque nous ne pourrions même pas croire si nous ne possédions pas d'âmes rationnelles.' Saint Augustin reconnaissait que 'la foi doit précéder la raison et purifier le cœur et le rendre propre à recevoir et endurer la grande lumière de la raison'. Puis il ajoutait que, bien qu'il soit nécessaire 'que la foi précède la raison dans certains domaines de grande conséquence qui ne peuvent pas encore être compris, assurément la minuscule portion de raison qui nous persuade de ceci doit précéder la foi.' (In David C. Lindberg et Ronald L. Numbers, Gods and Nature : Historical Essays on the Encounter Between Christianity ans Science, Berkeley University of California Press, 1986, 27-28.) Les théologiens scolastiques avaient bien davantage foi dans la raison que la plupart des philosophes ne sont prêts à en avoir aujourd'hui. (R. W. Southern, Medieval Humanisme and Other Studies, Harper Torchbooks, New Yord, 1970, 49). (Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 23.)

 

La scolastique primitive, du début du XIe siècle à la fin du XIIe siècle débute avec la figure d'Anselme de Cantorbéry, et l'école de Chartres. Les œuvres d'Aristote marquées par l'influence de Platon sont copiées par Jacques de Venise († 1147) et traduites du grec au latin par Albert le Grand (1193-1206), maître dominicain de Thomas d'Aquin, qui les introduit dans les universités, en même temps que les traités scientifiques grecs.

Saint Thomas d'Aquin formule l'aristotélisme chrétien en appliquant à la théologie les méthodes et les exigences du raisonnement philosophique. L'engagement chrétien en faveur de la raison culmine avec sa Somme théologique, publiée à Paris à la fin du XIIIe siècle. Il avançait que dans la mesure où l'entendement des humains n'est pas suffisant pour percevoir directement l'essence des choses, il leur est nécessaire de cheminer vers la connaissance pas à pas, au moyen de la raison. Il prônait ainsi l'utilisation de la philosophie, particulièrement des principes de la logique, dans une tentative d'élaboration de la théologie. 

Alexandre de Hales (1180-1245) surnommé le "Docteur irréfragable", Robert Grossetête (1175-1253) à Lincoln, un des représentants de la Première Renaissance, et Roger Bacon (1214-1294) à Oxford (Angleterre), surnommés le "Docteur admirable", davantage portés vers l'expérience que vers la spéculation pure, identifient quelques erreurs commises par Aristote à propos des phénomènes naturels, ce qui ne les empêche nullement de reconnaître l'importance de la philosophie d'Aristote. 

La scolastique tardive du XIVe siècle est représentée par la figure de Jean Duns Scot (1266-1308), à Oxford, Paris et Cologne, le "docteur subtil" qui donne une priorité à la volonté (d'où l'étiquette de "volontarisme") devant les autres facultés comme l'intelligence intellectualiste ou la charité.

 

"Le christianisme irrigue toutes les constructions sociales, il est le modèle d’explication des sociétés, des cultures et du système de pensée occidental dans ses structures conceptuelles. Il se présente comme la constituante essentielle de l’histoire des civilisations et des hommes. Cette assertion, indéniable aujourd’hui et scientifiquement acquise..." (Bénédicte Sère, Histoire générale du christianisme. Volume I : Des origines au xve siècle, dir. Jean-Robert Armogathe, Pascal Montaubin, Michel-Yves Perrin, Revue de l’histoire des religions [En ligne], 1 | 2012, mis en ligne le 04 avril 2012. URL : http://journals.openedition.org/rhr/7840 )

 

"Aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe." (Théodore ZELDIN, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.)

Le self-government rural ou la "démocratie" et des élections à la pluralité des voix dans chaque village était un usage courant sous l'"Ancien Régime". (Frantz FUNCK-BRENTANO, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, p. 33-35.)

"Les rois du vieux temps laissaient se gouverner leurs sujets à l'abri de leur autorité souveraine. [...] Dallington va jusqu'à définir la France sous le gouvernement de ses princes, 'une vaste démocratie'." (Frantz FUNCK-BRENTANO, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 525-526.)

Le parlement local était élu par la population locale. Chaque grande ville élisait ses dirigeants, désignés parfois sous le terme d'échevin. (Pierre GAXOTTE, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 9-10.) Mais, "dans certaines provinces, les sujets du roi pouvait naître, vivre et mourir sans avoir directement affaire à l’Etat." (Michel ANTOINE, Louis XV, Fayard, 1989).

Sous "l'Ancien Régime", "le principe des libertés nationales était posé dans cette maxime fondamentale de l'Etat français : Lex fit consensu populi et constitutione regis. "Consentement de la nation et décret du prince", voilà l'antique formule du pouvoir législatif en France, depuis l'établissement de la monarchie." (Mgr FREPPEL, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 33.)

"L'enseignement était obligatoire et gratuit. [...] Au cours de son livre L'École sous la Révolution, V. Pierre constate qu'il y avait en 1789 des écoles dans chaque paroisse 'et presque dans chaque hameau'." (Frantz-FUNCK-BRENTANO, La Société sous l'Ancien Régime, Flammarion, Lagny 1934, pp. 50-51.)

La liberté et l'égalité sont des principes monarchiques français qui ont été dévoyés par l'oligarchie républicaine.  

"Dans le régime démocratique, [...] (e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions. [...] Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Voir Patrice Gueniffey, Le Nombre et la raison, La Révolution française et les élections, éd. de l'EHESS, Paris 1993, p. 208-213). En effet, la participation démocratique [...], constitue une double fiction dont l'effet est de transférer le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en 'volonté collective'." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaireFayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-210.)

"L'État de nos jours est plus directif que sous l'Ancien Régime. [...] La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté." (Jean-Louis Harouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987).

"Les théoriciens chrétiens proposaient depuis longtemps des théories sur la nature de l'égalité et sur les droits de l'individu. Le travail ultérieur de théoriciens politiques 'laïques' tels que John Locke a été explicitement fondé sur des axiomes égalitaires posés par les penseurs religieux." (Jeremy Waldron, God, Locke, and Equality, Cambridge University Press, 2002, cité in Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 11). 

"Beaucoup expriment également de l'admiration pour les œuvres de John Locke au XVIIe siècle comme étant une source majeure de la théorie démocratique moderne, apparemment sans se rendre compte le moins du monde que Locke fonda explicitement toute sa thèse sur les doctrines chrétiennes concernant l'égalité morale." (Jeremy Waldron, ibid.cité in Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, ibid., p. 119.)

 

Rappelons les progrès scientifiques et moraux dus au christianisme. Le christianisme est directement responsable des percées intellectuelles, politiques, scientifiques et économiques les plus significatives du dernier millénaire; la théologie chrétienne en est la source même. "Les autres grandes religions ont mis l'accent sur le mystère, l'obéissance, l'introspection ou la répétition. Seul le christianisme s'est ouvert à la logique et à la pensée déductive comme moyens d'accès aux lumières, à la liberté et au progrès. Au Ve siècle déjà, saint Augustin célébrait le progrès théologique et "l'invention exubérante". Les valeurs qui nous sont les plus chères aujourd'hui - le progrès scientifique, le règne de la démocratie, la liberté des échanges et de la circulation des hommes et des idées - doivent largement leur universalité au christianisme vu comme une tradition grandiose dont nous sommes tous les héritiers", écrit Rodney STARK dans son ouvrage "Le triomphe de la raison : pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, traduction de Gérard Hocmard, Paris, Presses de la Renaissance, 2007.) 

 

"Non seulement la science et la religion étaient compatibles, mais elles étaient inséparables : l'essor de la science a été le fait de penseurs chrétiens profondément religieux. (Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 30.) 

 

Ceux qui participèrent aux grands progrès des XVI et XVIIe siècles, Newton, Kepler, et Galilée ont perçu leurs travaux comme étant 'au service' de la théologie. Ils considéraient la Création elle-même comme un livre qu'il fallait lire et comprendre. (David Lyle Jeffrey, By Things Seen : Reference and Recognition in Medieval Tought, Ottawa Université of Ottawa Press, 1979, 14). René Descartes justifiait sa recherche des 'lois' naturelles par le fait que de telles lois doivent nécessairement exister puisque Dieu est parfait et qu''il agit de manière aussi constante et immuable que possible', à la rare exception des miracles. (Œuvres, Livre VIII, ch. 61.)

 

Au VIIe siècle, les sacrifices humains en Europe étaient encore pratiqués dans certaines régions païennes comme la Frise où les enfants étaient "noyés dans la mer par la marée montante afin d'apaiser la colère des dieux" (Geneviève BÜHRER-THIERRY, Charles MERIAUX, La France avant la France 471-888, Histoire de France, Sous la direction de Joël Cornette, Folio Histoire, 2019, p. 276); en Suède où les habitants de l'île de Gotland sacrifiaient leurs enfants, en Norvège où on jetait les enfants sur des lances, en Islande où des êtres humains étaient jetés dans des fosses sacrificielles (blotgrafar, des puits à offrandes); en Suède encore à Uppsala où tous les neuf ans, des hommes étaient sacrifiés pendus dans un bois près du temple, ou noyés dans une source (Stéphane COVIAUX, La fin du Monde Viking, Passés Composés, Paris 2019, p. 158); au Danemark au Xe siècle, où l'archéologie témoigne de l'existence de sites dédiés aux sacrifices rituels, y compris humains, à Tisso, près de la grande halle, ou à Trelleborg. 

Ces sacrifices humains réalisés dans l'espoir de se concilier les dieux Odin, Thor et Freya, parce que leur sang avait davantage de prix, avaient disparu au XIIIe siècle dans la "Chrétienté", et au XVIe siècle dans le monde, en Amérique latine. "Ils ne cesseront définitivement qu'une fois le christianisme bien implanté." (Jean RENAUD, Les vikings, vérités et légendes, Perrin, 2019, p. 294-302.)

 

L'infanticide et l'exposition des enfants. L'anthropologue Laila Williamson note que "l'infanticide a été pratiqué sur tous les continents et par des gens de tous niveaux de complexité culturelle, des chasseurs-cueilleurs aux grandes civilisations, y compris nos propres ancêtres. Plutôt que d'être une exception, il a donc été la règle. (Laila Williamson, Infanticide: an anthropological analysis, in Kohl, Marvin (ed.). Infanticide and the Value of Life, NY: Prometheus Books, 1978, pp. 61–75.)

Une méthode d'infanticide fréquente dans l'Europe et l'Asie anciennes consistait simplement à abandonner le nourrisson , le laissant mourir par exposition (c'est-à-dire par Hypothermie, faim, soif ou attaque animale). [John Eastburn Boswell, "Exposition et oblation: l'abandon des enfants et la famille antique et médiévale". Revue historique américaine, 1984.]

Les Grecs historiques considéraient la pratique du sacrifice des adultes et des enfants comme barbare [26], cependant, l'exposition des nouveau-nés était largement pratiquée dans la Grèce antique , elle était même préconisée par Aristote dans le cas de la déformation congénitale - "Quant à l'exposition des enfants, qu'il y ait une loi interdisant à un enfant déformé de vivre. » [PM Dunn, "Aristotle (384–322 bc): philosopher and scientist of ancient Greece, 2006] En Grèce, la décision d'exposer un enfant appartenait généralement au père, bien qu'à Sparte, la décision ait été prise par un groupe d'anciens.

Cette pratique était également répandue dans la Rome antique. Selon la mythologie, Romulus et Remus , deux fils jumeaux du dieu de la guerre Mars, ont survécu au quasi-infanticide après avoir été jetés dans le Tibre. Selon le mythe, ils ont été élevés par des loups et ont ensuite fondé la ville de Rome.

Philon a été le premier philosophe à se prononcer contre. [The Special Laws. Cambridge: Harvard University Press. III, XX.117, Volume VII, pp. 118, 551, 549.] Une lettre d'un citoyen romain à sa sœur ou à une femme enceinte de son mari [Greg Woolf (2007). Ancient civilizations: the illustrated guide to belief, mythology, and art. Barnes & Noble. p. 386.], datant du 1er av. J.-C., montre la nature décontractée avec laquelle l'infanticide était souvent considéré.

Dans certaines périodes de l'histoire romaine, il était traditionnel qu'un nouveau-né soit amené au pater familias , le patriarche de la famille, qui déciderait alors si l'enfant devait être gardé et élevé, ou laissé mourir par exposition. [John Crossan, The Essential Jesus: Original Sayings and Earliest Images, p. 151, Castle, 1994, 1998] Les Douze Tables de droit romain l'ont obligé à mettre à mort un enfant visiblement déformé. Les pratiques concurrentes d' esclavage et d'infanticide ont contribué au «bruit de fond» des crises de la République.

L'infanticide est devenu une infraction capitale en droit romain en 374 après JC , mais les contrevenants étaient rarement, sinon jamais, poursuivis. [Samuel X. Radbill, 1974, "A history of child abuse and infanticide", in Steinmetz, Suzanne K. and Murray A. Straus (ed.). Violence in the Family. NY: Dodd, Mead & Co, pp. 173–179.]

La première maison d'enfant trouvé en Europe a été établie à Milan en 787 en raison du nombre élevé d'infanticides et de naissances hors mariage. L' hôpital du Saint-Esprit à Rome a été fondé par le pape Innocent III parce que les femmes jetaient leurs enfants dans le Tibre. [Richard Trexler, (1973). "Infanticide in Florence: new sources and first results". History of Childhood Quarterly. 1: 99.]

Contrairement à d'autres régions européennes, au Moyen Âge, la mère allemande avait le droit d'exposer le nouveau-né. [C.W. Westrup (1944). Introduction to Roman Law. London: Oxford University Press. p. 249.]

Au Haut Moyen Âge, l'abandon d'enfants non désirés a finalement éclipsé l'infanticide. Les enfants non désirés étaient laissés à la porte de l'église ou de l'abbaye, et le clergé était supposé prendre soin de leur éducation. Cette pratique a donné naissance aux premiers orphelinats. (Josiah Cox Russell, 1958, Late Ancient and Medieval Population, pp. 13-17.]

Le judaïsme interdisait l'infanticide. Tacite a enregistré que les Juifs "considèrent comme un crime de tuer tout enfant né tard". [Tacitus (1931). The Histories. London: William Heinemann. Volume II, 183.] Josephus , dont les travaux donnent un aperçu important du judaïsme du 1er siècle, a écrit que Dieu "interdit aux femmes de provoquer l'avortement de ce qui est engendré, ou de le détruire par la suite". [Josephus (1976). The Works of Flavius Josephus, "Against Apion". Cambridge: Harvard University Press. pp. II.25, p. 597.]

Dans les tribus païennes germaniques, John Boswell écrit que les enfants indésirables étaient exposés, généralement dans la forêt. "C'était la coutume des païens [teutoniques], que s'ils voulaient tuer un fils ou une fille, ils seraient tués avant d'avoir reçu de la nourriture." [Boswell, John (1988). The Kindness of Strangers. NY: Vintage Books.] Habituellement, les enfants nés hors mariage étaient disposés de cette façon.

Dans son Temps préhistoriques très influent, John Lubbock a décrit des os brûlés indiquant la pratique du sacrifice d'enfants dans la Grande-Bretagne païenne. [John Lubbock (1865). Pre-historic Times, as Illustrated by Ancient Remains, and the Manners and Customs of Modern Savages. London: Williams and Norgate. p. 176.]

Le dernier canto, Marjatan poika (Fils de Marjatta) de l'épopée nationale finlandaise Kalevala décrit un infanticide supposé. Väinämöinen ordonne que l'enfant bâtard de Marjatta se noie dans le marais.

Le Íslendingabók , une source principale pour la première histoire de l'Islande , raconte que lors de la conversion de l'Islande au christianisme en 1000, il a été prévu - afin de rendre la transition plus agréable pour les païens - que "les anciennes lois autorisant l'exposition des nouveau-nés resterait en vigueur". Cependant, cette disposition - comme d'autres concessions faites à l'époque aux païens - fut abolie quelques années plus tard.

Ce sont les principes chrétiens sur lesquels la civilisation occidentale a été fondée qui ont d'abord interdit, puis empêché pendant si longtemps et pendant tant de siècles le meurtre d'enfants. 

 

"Le christianisme a libéré les femmes." (Jacques Le Goff).

 

Le consentement dans le mariage est une révolution introduite avec l'institution du mariage chrétien qui revenait sur la pratique du mariage forcé hérité du droit romain où la femme romaine est une mineure, sous la coupe du pater familias, père de famille, puis du mari. Voici quelques lignes de Jacques Le Goff sur ce sujet :

 

À l'instar des nombreuses saintes qui furent persécuter et martyres pour avoir exercé leur liberté de consentement, comme sainte Thècle au Ier siècle, sainte Agathe au IIIe siècle, ou encore sainte Agnès au début du IVe siècle, "voyez [...] la réflexion qu'a menée l'Église sur [...] le mariage, afin d'aboutir à cette institution typiquement chrétienne formalisée par le IVe siècle concile de Latran en 1215, [...] un acte qui ne peut avoir lieu qu'avec l'accord plein et entier des deux adultes concernés (consentement). [...] Le mariage est impossible sans l'accord [...] de l'épouse : la femme ne peut pas être mariée contre son gré, elle doit avoir dit oui. (Michel SOT, La Genèse du mariage chrétien, L'Histoire n°63, pp. 60-65).

 

"[...] C'est une de mes idées favorites, confortée par le progrès des études historiques : le Moyen-Âge, [...] a été aussi et surtout un moment décisif dans la modernisation de l'Occident." (Jacques LE GOFF, L'histoire n° 245, cité dans La Véritable Histoire des Femmes, De l'Antiquité à nos Jours, Présenté par Yannick RIPA, L'Histoire, Nouveau Monde Éditions, Paris 2019, pp. 67-82.)

 

"À l'ère moderne, les découvertes scientifiques, l'essor du commerce [...] auraient achevé d'installer en Occident un mouvement de liberté et de progrès, à opposer à la stagnation des autres mondes, islamique, chinois, indien." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 15.)

 

Le christianisme a permis le "décollage européen" au "Moyen-Âge", le progrès économique, le progrès scientifique, technologique et matériel, et le progrès moral, dans la mesure où la papauté a travaillé à l'autonomie des pouvoirs temporel et spirituel ("réforme grégorienne" au XIe siècle), ce qui n'existe dans aucune autre ère de civilisation. (CfJean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du christianisme, Laïcité, Liberté, Développement, éditions Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 2012 ; Rodney STARK, Faux témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques, Salvator, Paris 2019.)

 

"L'une des incantations républicaines consiste à faire croire que la République a apporté l'égalité entre les citoyens. ... [J]e ne suis pas certain que les inégalités aient été plus criantes sous Louis XVI que sous notre république. Précisément parce que l'institution de la noblesse, cet ordre prestigieux auquel toute famille désireuse de se hisser dans la société rêvait d'accéder, empêchait par là même qu'elles continuent à s'enrichir interminablement (il était interdit à la noblesse de s'enrichir; l'honneur interdisait à la noblesse de sortir du rôle qui lui était dévolu, la noblesse pouvait se perdre par déchéance à la suite d'une condamnation infamante, ou par dérogeance, lorsqu'un noble était convaincu d'avoir exercé un métier roturier ou un trafic quelconque). Un Bill Gates était inimaginable à l'époque, ces fortunes qui dépassent la richesse de nombreuses nations n'existaient pas. [...] Rien de plus politique que d'arrêter, par un moyen aussi puissant que volontaire, par le motif de l'honneur, l'accroissement immodéré des richesses dans les mêmes mains. Ainsi l'institution de la noblesse empêchait-elle la constitution de fortunes insensées, aberrantes, outrancières, et ce n'est pas le moindre paradoxe que de voir dans l'ancienne monarchie un monde mieux armé pour prévenir ces aberrations. [...] Malgré l'évidence..., on continue de nous représenter la société sous l'Ancien Régime comme monde inégalitaire. Il l'était, sans aucun doute. Comme toute société. Il n'existe pas de société égalitaire. La société communiste, qui s'est imposée au prix d'une terreur jamais vue dans l'histoire, n'a pas réussi le pari de l'égalité, au contraire: elle a connu un éventail des revenus plus large que nos sociétés d'Europe occidentale. Il est d'ailleurs amusant de constater que la gauche, et plus généralement la république, aggrave, toujours les inégalités plutôt qu'elles ne les réduit. Par exemple, sous le septennat de Valery Giscard d'Estaing, l'éventail des revenus était moins large que sous son successeur François Mittérand. ... Aujourd'hui, ... [l]a moitié du patrimoine national (50%) est détenue par 10% des ménages. Et 40% des Français n'ont aucun patrimoine. 40% des Français sans patrimoine: ce chiffre était le même en 1800, au lendemain de la Révolution." (Yves-Marie ADELINE, Le Royalisme en question (1792-2002), Perspectives pour le XXIe siècle, Préface de Vladimir Volkoff, Postface de Jean Raspail, L'Âge d'Homme - Editions de Paris, Libres Mobiles, 2e édition corrigée, Paris 2002, p. 96-97). 

Au Ve siècle, avec nos premiers rois de France, la tradition royale était, sur les conseils de saint Rémi, qui baptisa Clovis, de soulager les habitants du pays, de réconforter les affligés, de veiller sur les veuves, de nourrir les orphelins (M.C. ISAÏA, Rémi de Reims, Mémoire d'un saint, histoire d'une église, Cerf, Paris 2010, p. 777), et pour ceux que la Providence avait particulièrement dotés de donner le plus largement possible aux pauvres. À l'instar de l'amour du prochain, la charité publique, commandée par la foi, et librement consentie, n'était pas (encore...) imposée par l'État. "Protège les Pauvres, ils te protégeront", tel était l'enseignement de Philippe Auguste à Saint-Louis.

 

La charité publique. C'est surtout sous la direction des évêques, protecteurs des faibles et des malheureux, que se développa le mouvement charitable; ils créèrent les Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques. La dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Église fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques. (Jean GUIRAUD, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 210.)  

 

"Les principes consolants et la morale bienfaisante du christianisme, ses doctrines démocratiques et libérales, devaient concilier aux prêtres qui les enseignaient le respect et l’amour des peuples ; l’organisation de l’Église, sa hiérarchie, sa discipline, la tenue de ses conciles généraux et particuliers, la richesse de ses revenus et de ses aumônes, lui assuraient un ascendant considérable dans la société." Ainsi s’exprime l’historien Benjamin GUÉRARD, dans sa préface du Cartulaire de l’église Notre-Dame de Paris, publié en 1850. Guérard était loin d’être un "clérical" ; mais ses recherches et sa science approfondie du Moyen Age, étudié par lui aux sources, l’ont amené à tracer du rôle de l’Église dans la civilisation française et dans la conquête des droits et des libertés des citoyens un tableau d’une grande largeur de vues d’un grand intérêt. Le clergé n’eut une si grande influence sur les masses comme sur les individus que parce qu’il se montra d’abord et resta populaire dans la meilleure et la plus sympathique acception de ce mot, tant profané depuis, écrit Charles BARTHÉLEMY dans Erreurs et mensonges historiques ; c’est dans l’Église et par les actes du clergé, non moins que par sa voix, que furent promulgués et mis en pratique les grands principes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

 

Croix et Calvaire du Cher

L’asile, d’après la loi de l’empereur Théodose le Jeune (23 mars 431), comprenait non seulement l’intérieur du temple, mais encore toute l’enceinte du lieu sacré, dans laquelle étaient situés les maisons, les galeries, les bains, les jardins et les cours qui en dépendaient.

 

Le droit d’asile dans les églises fut confirmé par les rois des Francs et par les conciles.

 

Ceux qui se réfugiaient dans les asiles étaient placés sous la protection de l’évêque, devenu pour ainsi dire responsable des violences qui leur seraient faites. Les voleurs, les adultères, les homicides même n’en pouvaient être extraits, et ne devaient être remis aux personnes qui les poursuivaient qu’après que celles-ci avaient juré sur l’Évangile qu’elles ne leur feraient subir ni la mort, ni aucune mutilation. L’esclave réfugié n’était rendu à son maître qu’autant que celui-ci faisait serment de lui pardonner.

 

Les revenus ecclésiastiques étaient divisés en quatre parts. La première seule appartenait à l’évêque, la seconde était pour son clergé, la troisième pour les pauvres de l’Église, et la quatrième pour l’entretien des édifices consacrés au culte.

 

"Partout la part du pauvre était réservée dans les revenus ecclésiastiques, et lorsqu’elle ne suffisait pas, elle devait être accrue des autres fonds dont le clergé avait la disposition. Nourrir tous les indigents et secourir tous les malheureux, telle était la mission de l’Église, qui, pour la remplir, dut quelquefois se dépouiller de ses biens et mettre en gage jusqu’aux objets les plus précieux du culte", explique Guérard. Une des plus belles œuvres, à cette époque ; une des plus méritoires et qui atteste le mieux de sa charité, c’est celle du rachat des captifs. Les sommes que le clergé y consacrait, d’après l’injonction expresse des conciles, étaient souvent très considérables ; il lui était même permis, pour satisfaire à cette obligation, de mettre en gage jusqu’aux vases sacrés des églises.

Aussi, dans ces siècles de fer, où les populations étaient emmenées captives comme des troupeaux à la suite des armées et partagées comme un butin entre les soldats, on voit les évêques épuiser leurs trésors pour les délivrer des liens de l’esclavage.

Saint Épiphane, évêque de Pavie, délivre, en 494, dans les Gaules, par ses instances auprès du roi Gondebaud ou à prix d’argent, plus de six mille Italiens que les Bourguignons retenaient en captivité.

Le prêtre saint Eptade, originaire d’Autun, rachète plusieurs milliers d’Italiens et de Gaulois emmenés pareillement en esclavage par les Bourguignons, et ensuite une foule de captifs que les Francs de l’armée de Clovis avaient faits dans leur guerre contre les Visigoths.

En 510, saint Césaire, évêque d’Arles, distribue des vêtements et des vivres à une immense multitude de prisonniers francs et gaulois tombés au pouvoir des Goths, et les rachète ensuite avec le trésor de son église, que son prédécesseur Éonius avait amassé. Puis, ayant reçu de Théodoric, roi des Ostrogoths, trois cents sous d’or avec un plat d’argent du poids d’environ soixante livres, il vend le plat, achète la liberté des captifs dispersés dans l’Italie, et leur procure des chevaux ou des chars pour les ramener dans leurs foyers.

Dans le siècle suivant, saint Éloi rachetait les prisonniers saxons et les affranchissait devant le roi.

 

La fin de l'esclavage. Lors de la chute de Rome (476), l'esclavage était répandu partout en Europe; à la "Renaissance", il avait disparu partout en Europe. Le règne du Christ, le premier, a permis l'abolition de l'esclavage, bien avant que les États modernes ne portent de nouvelles législations d'abolition.

 

Benjamin Guérard nous révèle encore que "[...] l’Église, [...] en prenant à sa charge et pour ainsi dire chez elle les veuves, les orphelins et généralement tous les malheureux, ne pouvait manquer de les avoir dans sa dépendance ; mais ce qui devait surtout lui gagner le cœur de ses nombreux sujets, c’est qu’au lieu d’être humiliée ou embarrassée de leur cortège, elle s’en faisait honneur et proclamait que les pauvres étaient ses trésors. D'où l'expression médiévale "Nos Seigneurs les pauvres".

 

"Elle (l’Église) couvrait aussi de sa protection les affranchis, et frappait d’excommunication le seigneur et le magistrat qui opprimaient l’homme faible ou sans défense. Lorsque des veuves ou des orphelins étaient appelés en justice, l’évêque ou son délégué les assistait à la cour du comte et empêchait qu’on ne leur fît aucun tort. L’archidiacre ou le prévôt des églises devait visiter tous les dimanches les prisonniers et subvenir à leurs besoins avec le trésor de la maison épiscopale. Aux trois grandes fêtes de l’année, savoir : à Noël, à Pâques et à la Pentecôte, les évêques faisaient ouvrir les prisons aux malheureux qu’elles renfermaient.

 

"Ne perdons pas de vue que les institutions qui, dans les temps modernes, et principalement de nos jours, ont agité les peuples, les touchaient alors fort médiocrement et leur étaient non seulement indifférentes, mais encore incommodes, onéreuses, antipathiques. On préférait de beaucoup l’assemblée des fidèles à celle des scabins (échevins, magistrats) ou des hommes d’armes ; on fuyait les plaids et les champs de mars ou de mai pour accourir aux temples ; on était bien plus puni d’être privé dans l’église de son rang, de la participation aux offrandes, aux eulogies, à la communion, que du droit de porter les armes et de juger ; en un mot, on tenait bien plus à l’exercice de ses droits religieux qu’à celui de ses droits politiques, parce que l’État religieux était bien supérieur à l’état politique, et que, hors de l’Église, tous les devoirs et tous les droits de l’homme étaient à peu près méconnus", écrit l’historien Guérard.

 

Reprenant en 1877 ces propos de Guérard, Charles Barthélemy estime : "[...] où M. Guérard nous semble avoir le mieux compris et proclamé le grand rôle de l’Église dans la revendication des droits de l’homme, c’est dans cette page que lui a été dictée le spectacle des utopies dangereuses de 1848 :

 

"Ce qu’aucun gouvernement ne ferait aujourd’hui qu’en courant le risque de bouleverser la société, l’Église le faisait tous les jours dans le Moyen Age, sans la compromettre, et même en la rendant plus tranquille et plus stable. Quelle monarchie, quelle république pourrait, par exemple, proclamer impunément ce dangereux droit au travail qui paraît menacer notre civilisation ? Eh bien, l’Église osait plus encore. Des deux grandes classes dans lesquelles la population fut de tout temps divisée, savoir, les riches et les pauvres, l’Église ne craignait pas de se charger de la dernière. Elle mettait dans son lot tous ceux qui n’avaient rien, et s’inquiétant peu pour elle de leur nombre ni de leur exigence, elle leur disait que ses biens étaient à eux ; elle les installait chez elle ; elle s’obligeait à les nourrir et réglait leur part, sans craindre qu’ils n’en fussent bientôt plus contents et qu’ils ne voulussent à la fin tout avoir. Effectivement, malgré le danger de tels principes, le clergé sut rester riche au milieu de ces misérables et faire respecter par eux ses richesses et son autorité... Ce qui favorisait le plus le respect de l’Église, ce qui constituait véritablement sa force, c’était la foi de ses peuples ; et cet article de sa constitution : Beati qui lugent [Heureux ceux qui pleurent], ne les consolait pas moins que sa charité."

 

De son côté, l’historien et géographe Théophile-Sébastien LAVALLÉE (1804-1867) écrit dans son Histoire des Français : "La monarchie de l’Église fut le commencement de la liberté ; elle n’avait rien d’étroit et de personnel ; elle fut le plus beau triomphe de l’intelligence sur la matière, et eut la plus grande influence sur la révolution plébéienne qui enfanta les communes et les républiques du Moyen Age."

 

Puis (Barthélemy ) de citer un autre souverain, le roi saint Louis prodiguant quelques recommandations à son fils appelé à régner : "Cher fils, s’il advient que tu viennes à régner, pourvois que tu sois juste ; et si quelque querelle, mue entre riche et pauvre, vient devant toi, soutiens plus le pauvre que le riche, et quand tu entendras la vérité, ce fais-leur droit. Surtout, garde les bonnes villes et les coutumes de ton royaume dans l’état et la franchise où tes devanciers les ont gardées, et tiens-les en faveur et amour. »

 

Charles Barthélemy, regrettant d’avoir dû brossé trop rapidement un tableau des 'droits de l’homme au Moyen Age' (dans Erreurs et mensonges historiques, tome 8) conclut en citant le "publiciste et peu clérical" mais éminent historien, journaliste et homme politique Louis Blanc, député sous la IIIe République, s’exprimant ainsi au sujet des corporations d’ouvriers au Moyen Age : "La fraternité fut l’origine des communautés de marchands et d’artisans. Une passion qui n’est plus aujourd'hui dans les mœurs et dans les choses publiques rapprochait alors les conditions et les hommes : c’est la charité. L’Église était le centre de tout ; et quand la cloche de Notre-Dame sonnait l’Angelus, les métiers cessaient de battre. Le législateur chrétien avait défendu aux taverniers de jamais hausser le prix des gros vins, comme une boisson du menu peuple ; et les marchands n’avaient qu’après tous les autres habitants la permission d’acheter des vivres sur le marché, afin que le pauvre pût avoir sa part à meilleur prix. C’est ainsi que l’esprit de charité avait pénétré au fond de cette société naïve qui voyait saint Louis venir s’asseoir à côté d’Etienne Boileau, quand le prévôt des marchands rendait la justice." (Source: Droits de l’homme au Moyen Age, ou de l’action sociale du clergé. France pittoresque)

Aujourd'hui, selon un article du Figaro du 21/01/2014, "près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population". En 1789, la liberté & l'égalité ont été proclamées ensemble. "La démocratie fondée sur la conviction que le corps politique est le produit des volontés de chacun, et portant jusqu'à l'incandescence l'idée d'une création de l'homme par lui-même, est vouée à étendre sans cesse les droits des individus. Elle contraint les hommes à vivre dans un monde d'individus inégaux, alors même qu'elle a posé en principe leur égalité. Elle se condamne donc à rendre sans cesse moins tolérable l'écart entre les promesses [...], les espérances qu'elle suscite et les accomplissements qu'elle offre." (Préface de Mona OZOUF dans François Furet, La Révolution française, Quarto Gallimard, Malesherbes 2007, p. XXI.) Dans ce système, dit de "progrès", l'égalité des uns présuppose l'inégalité économique et sociale des autres; la charité publique et l'amour du prochain sont imposés par l'État. Une belle réussite du marché, mais une impasse totale pour les principes de 1789.

 

Le dualisme créé par la papauté depuis le Ve siècle (lettre de 494 de Gélase Ier à l'empereur Anastase) et amélioré par Grégoire VII (réforme grégorienne) ne sera fondamentalement remis en question que treize siècles plus tard, sous les "Lumières" et le "despotisme éclairé" de souverains comme l'impératrice Marie-Thérèse (1740-1780) et l'empereur Joseph II (1780-1790) - "joséphisme" - où les évêques seront désormais nommés sans contrôle du pape, la carte des diocèses et des paroisses modifiée par décret, les séminaristes placés sous tutelle de l'État (Yves BRULEY, Histoire du Catholicisme, Que Sais-je, 4e édition, Paris 2018, p. 85), et par les révolutionnaires français qui imposeront la "constitution civile du clergé" du 12 juillet 1790 sans aucune concertation avec la papauté. "Les religieux deviendront des fonctionnaires de l'État" et "les évêques seront consacrés sans intervention du pape." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 337-338.) La "nation" déclarée souveraine s'arroge le droit d'intervenir seule dans l'organisation du culte. 

 

En 1905, la loi dite de "séparation de l'Église et de l'État", mise en oeuvre par l'obédience maçonnique du "Grand Orient" dit "de France", consacrera non le règne de la laïcité, mais le règne de César en réactualisant le monisme antique de confusion des deux pouvoirs, le temporel (républicain) et le religieux (franc-maçonnique). Et bien vite après César, le règne du marché... 

"Après sa naissance en Angleterre en 1717, la franc-maçonnerie a essaimé très rapidement, dans les trente ou quarante années, dans toute l'Europe; en France, on trouve une première Loge anglo-saxonne 'Amitié et Fraternité' à Dunkerque. La première 'Grande Loge française' est créée en 1738." (Serge ABAD-GALLARDO, conférence L'incompatibilité d'être franc-maçon et catholique, du 18 septembre 2018.) 

Les pouvoirs laïcs ont leur autonomie, de la même manière que le corps a son autonomie par rapport à l'âme; mais c'est quand même l'âme qui doit fournir ses règles de comportement au corps et le contrôler. En ce sens, le règne du Christ ne propose pas une théocratie : ni le pape ni l'Église ne prétend se substituer aux pouvoirs laïcs.

À ce titre, après un siècle de laïcisme où un même personnel politique temporel et spirituel dicte la loi d'une manière opaque, une nouvelle loi de séparation de la franc-maçonnerie et de l'État est urgente, qui consacrerait la "saine et légitime laïcité" définie par Pie XII (le terme a été expliqué par Jean-Paul II, dans Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 145-146.)

Et la Croix, elle-même, pourrait (re)devenir le symbole d'une laïcité sainement comprise et d'une histoire bien comprise. 

 

 

Paradoxalement au XXe siècle, c'est la papauté elle-même qui reviendra sur mille ans de maturité de la réforme grégorienne, avec "un concile très occidental, dont le tempo sera donné par un épiscopat nord-européen, pour ne pas dire carolingien", qui "voit arriver à maturité [...] la nouvelle théologie très critique envers l'incapacité du monde curial romain à se rendre compte des défis posés par l'areligiosité du monde contemporain". Ce concile "adopte le 21 novembre 1964 la constitution Lumen gentium, qui pose les principes fondamentaux de ce que sera le nouvel enseignement. Après la Révolution française, face à des institutions qui avaient découronné le Christ, l'Église avait cherché à conserver une légitime autonomie, particulièrement sous les pontificats de Léon XII (1823-1829), Pie VIII (1829-1830), Grégoire XVI (1831-1846) et Pie IX (1846-1878). Mais à  partir du pontificat de Léon XIII (1878-1903), elle a commencé à demander aux catholiques de s'engager dans les institutions modernes et à voter pour peser de tout leur poids dans les institutions afin de faire modifier les lois de laïcisation (encyclique Au milieu des sollicitudes, 1892, doctrine qualifiée à l'époque de "ralliement" à la république.) Le concile Vatican II, cherchant à s'ouvrir au monde, consacre l'engagement des laïcs dans la vie politique et les institutions modernes. Mais l'engagement des laïcs doit, aussi, se réaliser dans la vie de l'Église elle-même, "[c]omme tous ses fidèles ont été régénérés par le Saint-Esprit, ils sont tous appelés à un 'sacerdoce commun'. En d'autres termes, "cette constitution [Lumen gentium] cherche à revenir sur la séparation entre clercs et laïcs progressivement montée en puissance depuis la réforme grégorienne, pour affirmer au contraire la participation de tous dans un rapport d'égalité à la vie de l'Église." [En conséquence, n'importe quel laïc aux idées subversives sur les sujets moraux comme la famille, le mariage, le divorce, la contraception, l'avortement, et d'autres sujets, peut entrer dans une paroisse et la démolir de l'intérieur, à la demande même de l'Église.] Dans l'encyclique Pacem in terris le 11 avril 1963, Jean XXIII avait explicitement dit que les États étaient "dépassés et incapables d'assurer le bien commun", et appelé "à la constitution d'une autorité publique de compétence universelle", dont les rapports avec les États, "les citoyens, les familles et les corps intermédiaires doivent être régis par le principe de subsidiarité", un avenir préfiguré par les Nations-Unies et la Déclaration universelle des droits de l'homme. Tous les catholiques étaient appelés à s'engager pour cette tâche. La constitution Gaudium et spes [du concile Vatican II] [...] reprend les principes de Pacem in terris. "L'encyclique Populorum progressio de 1967 complétera Gaudium et spes", avec un "un idéal ecclésial fait désormais d'engagements, de mobilisations et de participation de tous." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté, ibid., p. 422- 431.)

 

L'engagement politique n'est pas la panacée, ni ce qu'on demande en priorité à l'Église. Et une question demeure. En confondant clercs et laïcs ("la participation des laïcs au sacerdoce commun et au culte" de LG 34) en associant étroitement au temporel tous les croyants à la vie politique (LG 36), en liant désormais plus étroitement le sort des chrétiens à celui des empires, en demandant que les laïcs s'engagent résolument pour un modèle global et universel qui sert de base au nouvel ordre international, cette nouvelle orientation de l'Église revient sur mille ans de distinction nuancée des clercs et des laïcs.

 

Benoît XVI "a rappelé qu'une "saine laïcité de l'État, en vertu de laquelle les réalités temporelles sont régies selon leurs règles propres", ne doit cependant pas oublier "les références éthiques qui trouvent leurs fondements ultimes dans la religion".

Quand la communauté civile écoute le message de l'Église, elle est "plus responsable", plus "attentive à l'exigence du bien commun". Son livre, L'Europe de Benoît dans la crise des cultures, fut présenté en grande pompe le 21 juin 2005 à Rome. C'est un recueil de trois conférences en italien – déjà publiées par ailleurs – données de 1992 à 2005. On peut y lire que le futur pape estime que la crise de l'Europe est due au développement d'une culture 'qui, de façon inconnue jusqu'ici, exclut Dieu de la conscience publique.'"(Source: Le Vatican : Hervé Yannou, Le Figaro, Benoît XVI veut réconcilier l'Europe autour des valeurs chrétiennes, 25 juin 2005).

 

"Les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble", a pu dire Jean-Paul II.(Message au cardinal Antonio María Javierre Ortas à l'occasion du congrès pour le 1200ème anniversaire du couronnement de l'empereur Charlemagne, 16 décembre 2000)

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 14:15
Templiers : un sottisier bien garni. Par Alain DEMURGER (Les énigmes de l'histoire de France, Sous la direction de Jean-Christian Petitfils, Tempus, Lonrai 2021)

« En langage journalistique le sujet Templier est un "marronnier", c'est-à-dire un sujet que l'on ressert périodiquement sans même avoir besoin de le renouveler (J.-V. BACQUART). Énigmes, mystères, secrets lui sont généralement associés, car il est naturellement un aliment de choix pour toutes les théories ésotériques ou complotistes que l'on peut imaginer.

« [C]e "sottisier templier". Celui-ci est bien là et il est en lui-même un objet historique, même si son contenu ne tient pas la route. Aussi je ne parlerai pas de la prétendue charte de Larménius et des listes de grands maîtres ayant succédé à Jacques de Molay jusqu'à nos jours, tout cela reposant sur des faux tellement grossiers qu'on se demande comment on peut encore raisonner dessus. [...] Je proposerai seulement quelques thèmes pour montrer comment légendes et affabulations se sont formées à partir de quelques faits réels et de beaucoup d'autres qui ne le sont pas.

« [...] Laissons aux amateurs de la fantasy history le récit qui fait des premiers Templiers un commando secret chargé dès 1099 (et l'on ose se référer au grand historien du royaume latin de Jérusalem, l'archevêque Guillaume de Tyr, qui n'a jamais situé la création du Temple à cette date!) de faire des fouilles dans le prétendu Temple de Salomon pour mettre la main sur l'Arche d'Alliance; ils l'auraient ensuite rapportée en France et cachée dans la cathédrale de Chartes (dont ils auraient été naturellement les constructeurs!...) [Ndlr. La construction de la cathédrale de Chartes a commencé un siècle plus tard... en 1194 : l'architecte reprend en compte les innovations de ses prédécesseurs pour édifier un monument classique avec une élévation à trois niveaux par suppression des tribunes - dont la fonction est remplacée par des arcs-boutants. Source: La France médiévale, Sous la Direc. de Jean Favier, Fayard, Vitry-sur-Seine 1983, p. 418.]

« [...] Lorsque au début du XVIIIe siècle, en Angleterre, en France, en Allemagne, la franc-maçonnerie prend son essor, il n'est pas question de l'ordre du Temple. Les maçons se réfèrent à la chevalerie qui connaît alors un vif "revival"; la chevalerie, ses valeurs, ses rites, son organisation. En France, le chevalier Ramsey (franc-maçon. Ndlr.) fait le lien avec la croisade; et de fil en aiguille, on en vient aux chevaliers du temple, qui firent du Temple de Salomon (ou ce que l'on croit être le Temple de Salomon) à Jérusalem leur "maison chêvetaine".

« [...] Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, certains maçons allemands rejetant le rationalisme et l'égalitarisme un peu trop prégnants dans la maçonnerie, vont introduire dans leurs loges des grades hiérarchiques et des rites ésotériques qu'ils pensent avoir été ceux des Templiers. Ainsi se développa ce que Le Forestier a plaisamment appelé le "bobard templier", ouvrant la voie au templarisme ou néo-templarisme du XIXe siècle...

« Karl Gottfried von Hund fonda ainsi la "Stricte observance templière" instituant au sommet de sa pyramide des grades celui des "supérieurs inconnus".

« Un autre auteur, Friedrich Nicolai, présente en 1782 une des premières moutures du templarisme en ce sens qu'il fait des Templiers les sectateurs d'une doctrine non catholique connue des seuls initiés. Il distingue trois grades : les simples frères qui ne connaissent que la règle ordinaire, celle du concile de Troyes; les frères du grade de la grande profession à qui on a demandé de renier le Christ et de cracher sur la croix; et enfin les frères de l'ordre intérieur, les seuls initiés, les seuls à connaître la signification du 'Baphomet'. Voilà donc introduit le fameux 'Baphomet' sur lequel je vais revenir.

« Avec Nicolai, la règle historique s'articule sur la règle ésotérique. En quelque sorte, la règle de 1129 serait la vitrine légale du véritable ordre du Temple, société secrète diffusant une doctrine différente de celle de l'Église et fondée sur un savoir caché que l'in peut définir comme manichéo-gnostique (et les règles ou doctrines secrètes de Merzdorf et Loiseleur près d'un siècle plus tard en sont l'écho) et dont le Baphomet est le cœur.

« Nicolai et quasiment au même moment un autre auteur, Starck, ont inventé le Baphomet templariste en même temps qu'ils développaient l'idée d'une filiation entre les Templiers et les gnostiques et manichéens de l'Antiquité, toutes sectes et doctrines que les docteurs du christianisme de l'Antiquité ont combattues en écartant, pour mieux fixer la doctrine chrétienne, de nombreux textes dits "apocryphes"; parmi eux une série d'"évangiles" fortement entachés de gnosticisme pour qui la connaissance entière, supérieure et secrète de Dieu ne pouvait être atteinte que par un cercle restreint d'initiés; pour le christianisme au contraire Dieu devait être accessible à tous, par la foi. 

« Dans la construction de Friedrich Nicolai, le Baphomet n'était pas une idole mais le symbole de l'"immersion" gnostique, une sorte de baptême, degré ultime de la connaissance et de la sagese. Nicolai distingue bien en effet l'idole qui se présente comme un buste avec une tête barbue censée représenter le père de toutes choses, et le symbole qui seul a le nom de Baphomet et qui est une inscription en forme de hiéroglyphe. À ce symbole sont liés de mystérieux objets "baphométiques" que Nicolai a reproduits dans son ouvrage.

« Le terme de Baphomet n'est pas une invention de Nicolai et de ceux qui l'ont suivi. Les accusateurs des Templiers, en 1307, leur ont reproché de renier le Christ et d'adorer une idole en forme de tête à une ou plusieurs faces, parfois barbue, parfois avec des pieds (bref, on n'est pas très fixé !), susceptible disait-on d'apporter richesse et puissance aux Templiers : les articles 46 à 60 de la liste des 127 articles qui ont servi de base à l'accusation dans le procès sont consacrés à l'idole et à l'idolâtrie. Pourtant dans les confessions des Templiers, telles que les rapportent les procès-verbaux, l'idole n'est que rarement évoquée et les enquêteurs ne s'y sont pas attardés, sauf dans certains interrogatoires du Midi de la France. Cette idole n'est pas nommée, sauf dans la déposition de deux Templiers interrogés à Carcassonne : l'un dit avoir adoré une idole "en forme de Baphomet" (in figuram Baffometi), l'autre une figure baphométique dont il dut baiser les pieds en disant "yalla, qui est le mot des sarrasins". Dans le procès de Florence, il est dit que lors d'un chapitre, il fut ordonné aux Templiers d'adorer une tête, "votre dieu, votre Baphomet (ou Mahomet)".

« Car dans les pays de langue d'oc, Baphomet n'a d'autre sens que Mahomet. Parlant de l'offensive des Mamelouks contre les chrétiens en orient, le troubadour Olivier écrit : "Et Bahomet agit de tout son pouvoir..." C'est donc en rapport avec l'islam qu'il faut analyser la présence de ce terme dans le procès des Templiers, un islam que les Occidentaux connaissent mal et assimilent au paganisme et à l'idolâtrie. Seuls les clercs instruits ou un peu curieux, ou tout simplement soucieux de combattre efficacement l'islam, ont fait l'effort de s'informer sur cette religion que le prophète Mahomet a prêchée au contraire contre les idolâtres de La Mecque et de l'Arabie. Il n'y a pas d'idoles, pas de saints, pas d'images, pas de statue de Mahomet à vénérer dans l'islam. Les accusateurs des Templiers ne l'ignoraient pas, mais il fallait le faire croire au bon peuple que l'on voulait convaincre de l'abominable hérésie des Templiers.

« [...] Le Baphomet est né à la fin du XVIIIe siècle. »

 

(Fin de citation)

 

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

 

Jean-Vincent BACQUART, Mystérieux Templiers. Idées reçues sur l'Ordre du Temple, Le Cavalier Bleu 2013.

Laurent DAILLIEZ, Les Templiers, ces inconnus, Tallandier, 1972, rééd. Perrin, coll. Tempus 2003

Alain DEMURGER, Les Templiers. Une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Le Seuil, 2005, rééd., Points 2014

Jean FAVIER, Philippe le Bel et le Trésor des Templiers, L'Histoire n° 198, avril 1996

René LE FORESTIER, La Franc-maçonnerie templière et occultiste au XVIIIe et XIXe siècles, A. Faivre (éd.), Editions Montaigne, 1970

 

SOURCE

Templiers : un sottisier bien garni. Par Alain DEMURGER (Les énigmes de l'histoire de France, Sous la direction de Jean-Christian Petitfils, Tempus, Lonrai 2021)

Les énigmes de l'histoire de France, Sous la direction de Jean-Christian Petitfils, Perrin, coll. Tempus, Lonrai 2021, p. 37-48

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 15:15

"Fais ce que tu dois, advienne que pourra."

 

Ou comme le dit Corneille dans la tragédie Horace (II, 8) : "Faites votre devoir et laissez faire aux Dieux." 

Ce précepte est bon pour les gens qui s'angoissent de leur avenir, et de ce qu'ils pourraient faire pour que cela aille mieux (comment agir ? Comment s'engager ? Ce qui n'est pas exempt d'une certaine forme d'orgueil et de désespérance)

Voici une longue et fort instructive video de Julien Rochedy sur l'idéal chevaleresque au "Moyen-Âge". Des préceptes d'autant plus utiles aujourd'hui où les gens sont toujours dans l'action. Ces choses guère plus enseignées de nos jours mériteraient de redevenir notre enseignement commun.

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 01:00
Saint Florentin, moine (VIIe siècle)

Mettez vos pas dans ceux de St-Florentin, qui vivait à Bonnet au VIIe s.

- vidéo: Connaissez-vous la folle histoire de Saint Florentin? à la découverte de la belle église Saint Florentin, dans le petit village de Bonnet, un joyau architectural qui renferme bien des trésors... Trésor D'Histoires.

Ce fils d'un Roi d'Écosse qui avait traversé les mers on ne sait comment, gardait humblement les porcs tout en multipliant miracles et guérisons. Si bien que dès le Moyen-Âge, Bonnet était devenu un lieu de pèlerinage très fréquenté et recommandé en cas de troubles mentaux: passer sous le gisant de Saint Florentin qui se trouve à l'intérieur de l'Église était et reste encore, parait-il très efficace!

L'ancien village a été abandonné par ses habitants qui l'ont rebâti là où il est actuellement, autour de la sépulture du saint. Il avait souhaité être enterré sur la colline qui dominait son village. Vingt-et-une des peintures murales de l'Église racontent cette vie légendaire."

Sources : Nominis

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 18:48
"Un système monarchique est moins fort que le système républicain pour faire tenir tranquilles les pauvres gens" (Henri Guillemin)

Dans cette video, l'historien Henri Guillemin, explique une citation de Jean-Jacques Rousseau qu'il a découvert.

 

Dans sa "Lettre à d’Alembert sur les spectacles", en 1758, Jean-Jacques Rousseau décrivait parfaitement le piège d'une république dont les notables peuvent aisément prendre le contrôle.   

"C'est vrai qu'il veut la république, Thiers, et pourquoi la veut-il ?

 

"Deux raisons. Comprenez-moi bien, ce sont des choses que je n'avais pas vues autrefois.

 

"La monarchie est moins forte. Un système monarchique est moins fort que le système républicain pour faire tenir tranquilles les pauvres gens. Pourquoi ? Parce que quand c'est le roi qui parle, on peut toujours remettre en cause la volonté royale; on pourra dire 'et bien c'est un homme qui ne veut pas que nous améliorions notre situation. Tandis que s'il y a une révolte, une révolte de pauvres sous la république, c'est-à-dire sous le régime du suffrage universel, l'autorité qui va contraindre ces gens à rentrer dans leurs tanières, elle s'appelle comment ? Elle s'appelle 'volonté nationale'. Du moment qu'il y a suffrage universel, que le suffrage universel s'est prononcé, que nous avons avec l'assemblée ce que nous appelons la volonté de la nation, cette volonté de la nation (qui est en fait la volonté des notables) est autrement forte qu'une simple volonté royale pour faire tenir tranquilles les misérables ! La république est une manière de coincer les pauvres bien meilleure, selon monsieur Thiers, que ne l'était la monarchie. Un.

 

"Deuxièmement. Là j'aimerais vous apporter une citation de Jean-Jacques Rousseau que j'ai découvert absolument par hasard, mais qui va tellement bien à ma pensée. Rousseau écrivait à d'Alembert : 'Jamais, dans une monarchie, l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; en revanche, dans une république, elle peut aisément le mettre (ce particulier) au-dessus des lois. [...] Alors, le gouvernement n’a plus de force, et le riche est toujours le vrai souverain." (J.-J. Rousseau, Lettre à d'Alembert sur les spectacles, 1758)

 

"Dans une république, les lois sont faites par l'assemblée nationale. Qu'est-ce que l'assemblée nationale ? C'est le suffrage universel. Qu'est-ce en fait que le suffrage universel ? C'est ce que veulent les notables. Par conséquent, dans une république bien conduite c'est l'argent qui est au pouvoir. Il n 'y a pas de régime meilleur qu'un régime démocratique bien orienté pour la protection de l'argent. Voilà pourquoi Thiers était républicain !"

 

Aujourd'hui, les notables sont les multinationales et les milliardaires qui possèdent les médias.

 

Source : https://twitter.com/AniceLajnef/status/1445805291405254656?s=20

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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 07:15
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 21:13

Philippe Pichot-Bravard reçoit le professeur Xavier Martin sur Radio Courtoisie pour son tout dernier livre "Naissance du sous-homme au cœur des Lumières. Les races, les femmes et le peuple" (éd. Dominique Martin Morin).

Naissance du sous-homme au cœur des Lumières, par Xavier Martin

Extrait :

 

"Tous ceux qui refusent le bonheur obligatoire sont des sous-hommes. Ces sous-hommes ne valent pas mieux que les bête, et leur élimination facilitée par l'ambiance matérialiste doit en libérer le monde nouveau en construction.

 

"Et le refus du bonheur obligatoire est interprétable comme un signe de folie : il faut être fou pour refuser d'être heureux. Donc, le fait même que l'on croit (alors en 1789) apporter le bonheur à ces gens-là (les Vendéens) et qu'ils paraissent refuser ce bonheur - puisque en fait ils refusent toutes les manipulations et toutes les humiliations dont ils sont l'objet -, joue en leur défaveur et contribue à dégrader leur image puisqu'ils ne veulent pas être heureux et empêchent toute la population d'être heureuse, parce que c'est un bonheur qui, comme dans toute utopie, ne se conçoit qu'unanime. Il y a bonheur unanime ou il n'y a pas bonheur.

 

"Donc, éliminer ceux qui refusent d'être heureux et qui en même temps retardent le bonheur de tout le monde, cela n'est qu'un comportement, cela n'est qu'une décision rationnelle.

 

"[...] Et pour Robespierre [...], pour qu'existe la société parfaite sans peine de mort, il faut commencer par éliminer ceux qui empêchent cette société de naître.

 

"[...] Tous ceux qui refusent de monter dans le train que l'on est en train d'affréter, il faut les éliminer.

 

"[...] Mirabeau dit le 27 juin 1789 :  'Il nous est permis d'espérer que c'est ici que nous commençons l'histoire des hommes'. Outre l'orgueil complètement délirant et absurde qu'il y a derrière cette phrase-là, cela a un sens très précis : cela veut dire que ceux qui refuseront de venir avec nous, de se plier au mouvement que nous lançons, refuseront d'être des hommes. Puisque si nous commençons l'histoire des hommes, ceux qui ne la commencent pas avec nous n'accèdent pas à l'humanité. Et Mirabeau dit même peu après : 'il faut que tous les hommes soient hommes. Et il faut mettre à l'écart de la société ceux qui refusent de le devenir.' Entre parenthèses, il dit cela à propos des Juifs en la circonstance."

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