Au sommaire de cette édition du 17 février 2014 :
• Dîner de cons à la Maison blanche : M. Bricolage invité d'honneur du couple Obama
Si l’on pouvait résumer le voyage de François Hollande aux Etats-Unis à un titre de film, on songerait immédiatement à une mauvaise version de « Je t’aime, moi non plus », et plus trivialement encore, au populaire « Dîner de cons ». En effet, on hésite sur le degré de complicité ou de naïveté, dont a fait preuve le président français dans le jeu de dupes qu’impose Washington à la France. La presse française largement subventionnée, et donc très zélée, n’aura eu de cesse de marteler les liens historiques entre les deux nations et de présenter cette visite officielle comme empreinte de la plus grande considération de la part des autorités américaines. Or de l’avis de nombreux observateurs, ce séjour aura surtout été l’occasion pour le « président-élu-par-défaut », de renouveler l’acte d’allégeance de la France à la puissance atlantiste, comme naguère les féaux à leur suzerain. Même Nicolas Sarkozy, pourtant élevé dans le mythe de l’«American Way of Life», mâtiné de gaullisme bon teint, en développant une politique d’alignement sur les intérêts américains, n’avait pas déployé autant de zèle pour justifier de sa vassalité.
Ce voyage a surtout été fait pour amuser la galerie et récompenser le petit monarque républicain, comme l’on récompensait autrefois les roitelets africains ou asiatiques. Les principaux ministres français l’ayant précédé avaient reçu depuis plusieurs jours leurs feuilles de route de leurs homologues américains. Comme une dizaine d’entre eux d’ailleurs, rappelons que François Hollande a obtenu en 1996, le titre de « Young Leader » de l’« American French Foundation ». Cette association, émanant directement des services de renseignements américains, est chargée de repérer, de former et de suivre les futurs décideurs, en vue de consolider l’influence de Washington sur les élites dirigeantes. Ce qui fait donc de M. Bricolage et de ses ministres, comme d’une partie des dirigeants d’entreprises ou des journalistes l’accompagnant, de véritables agents d’influence des intérêts atlantistes.
Docile et prêt à supporter toutes les avanies, François Hollande n’a d’ailleurs jamais contredit ses interlocuteurs américains et, en bon élève voulant rafler le maximum de bons points, il a même surenchéri aux piques ou aux admonestations mouchetées de Barack Obama : fausse déférence américaine, mais réelle subordination française. Le Président américain n’a eu de cesse de flatter un partenariat franco-américain, toujours plus étroit, qui constituerait selon lui « un modèle de coopération internationale ». C’est dire le niveau de collaboration auquel se prête Paris. François Hollande a en effet tenu une promesse : le changement est effectivement pour bientôt. Mais il n’a pas encore prévenu les Français, que ce changement consistait à se voir imposer le modèle américain. Et pourtant, le programme du candidat Hollande ressemblait en tout point, à celui du président Obama.
Il n’est un secret pour personne que ce sont principalement les opérations militaires en cours, comme celles à venir, ainsi que l’imposition du traité transatlantique, faussement intitulé de « libre échange », qui ont été réellement au cœur des discussions. Oubliés l’espionnage de masse des populations, oublié le pillage industriel, oubliée la soumission des entreprises et des banques françaises aux diktats des firmes américaines. Avec des amis comme ceux-là, on a définitivement plus besoin d’ennemis.
Le principal défaut de l’Amérique est de confondre alliance et soumission, et partenariat avec l’aliénation. Car, il faut en être conscient, les Etats-Unis ne sont pas une nation mais un empire marchand qui ne fait jamais aucun cadeau. Avoir un allié trop puissant est parfois aussi redoutable qu’un ennemi déclaré. L’alliance d’un peuple faible avec un peuple fort, ne constitue généralement pour le peuple faible qu’une forme atténuée de la servitude. La pseudo amitié franco-américaine en est aujourd’hui encore, un exemple concret. Le Général de Gaule et même François Mitterrand, qui avaient pris conscience que les Etats-Unis n’avaient pas d’amis et encore moins de partenaires, doivent se retourner dans leurs tombes en voyant ce qu’est devenue la France.
Source: http://www.prorussia.tv/Diner-de-cons-a-la-Maison-blanche-M-Bricolage-invite-d-honneur-du-couple-Obama_v763.html
• Rapport de la cour des comptes : tout le monde est au courant et tout le monde s'en fout
Curieuse institution que la Cour des Comptes française. C’est un monde a part entière, un miroir qui mettrait en évidence tous vos défauts, sans que vous n’en teniez jamais compte. Cette cour affiche une certaine indépendance, alors qu’elle est souvent dirigée par des hommes politiques. Mais il semblerait qu’être nommé à la Cour des Comptes, c’est un peu comme être passé dans la quatrième dimension. Vous n’en revenez jamais. Vous redevenez un peu plus libre et vous retrouvez un franc-parler que vous aviez enterré dans les hémicycles du Sénat ou de l’Assemblée. Seguin en fut. Didier Migaud semble en être aussi et les 714 magistrats qui y siègent tiennent à cette indépendance. Certains parce que cela leur permet de ne rien faire, d’autres parce qu’ils peuvent épingler qui ils veulent.
Est-ce que cela change quelque chose ? Absolument pas. La cour des comptes, c’est ce passager, debout sur les freins d’un train fou, la semelle fumante pour avoir usé jusqu’au bout le mécanisme de sécurité, pendant que toute la rame est avec le machiniste, brulant le mobilier, les sièges, la déco du wagon pour alimenter un feu d’enfer dans la locomotive. Il n’y a bientôt plus de rail, plus de pont, le précipice est à 1 km, mais tout le monde se fout du pauvre gars debout sur les freins.
Car en Hollandie, on ne peut pas dire « on ne savait pas ». Si, le pire, c’est que l’on sait.
Chaque année, la mise en garde tombe, nationalement avec la Cour des comptes, ou localement, avec les cours régionales des Comptes. Que ce soit les gaspillages locaux, comme les constructions de rond-points, les constructions pharaoniques d’hôtel de ville ou de département ou de région ; que ce soit la dénonciation de la politique de la ville, de la formation, du système éducatif français, ne serait-ce qu’en terme budgétaire, tout a été dit par la Cour des Comptes. Et rien n’a changé. Et rien ne changera jamais. Et pour cause, la Cours des comptes n’a aucun pouvoir de sanction. Ni même d’inflexion. Personne n’est contraint à suivre la moindre observation de la Cours des Comptes. Ni au niveau local, ni au niveau départemental, régional et encore moins au niveau national. Même si, depuis 2010, ces recommandations de baisse des dépenses publiques, sont maintenant partagées par l’opinion publique — et encore faudrait-il certes dépenser moins mais surtout mieux — la Hollandie continue de creuser ses déficits publics, et continue d’emprunter tout en taxant davantage les contribuables et les entreprises. C’est tout le système qui est en ruine. Mais chaque année, les médias ne sortent, d’un rapport de plus de 2000 pages, que quelques dérives, une sorte de Vidéo-gag, les meilleurs morceaux pour faire rire du lavabo qui fuit alors que la maison est en feu.
La Cour des Comptes annonce qu’elle prévoit un dérapage du déficit public à 4,1% du PIB et que les prévisions du Gouvernement en la matière, sont complètement erronées… Elle écrit, noir sur blanc, que les 50 milliards d’euros d’économie annoncés, d’ici 2017, seront totalement insuffisants pour redresser la barre. Mais ce n’est pas ce que retiennent les médias, pour ceux qui en parlent… Le mainstream vous parlera à l’unisson du centre National de Documentation pédagogique, un machin à 92 millions d’euros de budget pour 2000 fonctionnaires, que les profs eux-mêmes méconnaissent tant les outils proposés sont obsolètes. Mais combien d’offices, de Centres, de Directions existe-t-il en France, tout aussi inutile, obsolète et coûteux ? La question à poser ne serait-elle pas plutôt celle de la réduction par 4 voir par 5 ou même par 6, du nombre de fonctionnaires ?
La presse a aussi relevé que la Cour des comptes constatait un grand nombre de dysfonctionnements dans les processus de subventions aux associations, qui sont distribuées globalement, trop facilement. Pas de critère de sélection, des demandes en doublon, satisfaites, des circuits de décision, parallèles, des justificatifs réclamés insuffisants et mal exploités. Mais cette remarque ne vaut, bizarrement, que pour les Bouches-du-Rhône… La question à poser ne serait-elle pas plutôt celle de la suppression de ces subventions. Des subventions de plusieurs milliards d’euros, qui sont distribuées quasiment sans contrôle, aux 7% des associations qui se goinfrent 95% de ces subventions ? Certes, ces dérives sont inacceptables dans un état de droit où chaque fonctionnaire, chaque ministre devrait être comptable de chaque denier public. Mais ce sont des arbres qui cachent mal une forêt complètement rasée. Tout, absolument tout est à revoir en Hollandie. Le rapport annuel de la Cour des Comptes est un réquisitoire qui devrait conduire les responsables politiques, syndicaux, et les hauts fonctionnaires français des quarante dernières années, devant des tribunaux d’exception. Et si, finalement, il ne manquait à la Hollandie, qu’un grand procès de Riom, pour qu’elle redevienne enfin la France ?
Source: http://www.prorussia.tv/Rapport-de-la-cour-des-comptes-tout-le-monde-est-au-courant-et-tout-le-monde-s-en-fout_v764.html
• Sacré petit pays que la Suisse, où c'est encore le peuple qui décide, envers et malgré tous
Cette semaine la Suisse a été mise au ban des nations dîtes civilisées par la presse et les castes dirigeantes européennes. Une campagne de presse méthodique a tenté de la ravaler au même rang que la Russie, la Syrie ou l’Iran, voire même de la Corée du Nord. Son crime ? Avoir permis à son peuple de s’exprimer une fois encore librement, dans les urnes. Non pas pour élire des représentants, réels ou supposés, mais pour donner son avis, directement, sur un projet de loi visant à limiter et donc à contrôler l’immigration et ainsi avoir la possibilité de décider qui est autorisé à entrer, voire à s’installer, sur leur territoire, mais aussi de renvoyer les migrants qui n’auraient pas démontré leur volonté d’intégration ou pire qui auraient transgressé les lois nationales.
Une fois encore la population suisse a rappelé sa souveraineté comme le stipule sa constitution. Comme pour la France en 2005, elle a clairement désavoué la classe économico-politico-médiatique qui avait appelé à 99% à s’opposer à ce projet de loi. Cette même classe économico-politico-médiatique qui bénéficie du sacro-saint principe de liberté de circulation en vigueur dans l’espace Schengen, sans en subir les désavantages comme le reste de la population. Notamment une délinquance endémique issue des pays limitrophes faisant partie de l’Union Européenne et souvent d’origine étrangère. Car malgré ses grandes déclarations, Bruxelles ne contrôle absolument rien et certainement pas ses frontières. Et de moins en moins le mécontentement grandissant des populations européennes à qui elle impose des politiques à l’encontre de leurs intérêts et de leurs traditions.
Et c’est principalement ce que l’on reproche à la Suisse. D’être le miroir magique qui reflète le vrai visage des « démocraties » occidentales. Ce petit pays, au cœur de l’Europe, est en réalité une plus grande démocratie que les nations ou que les institutions formant l’Union Européenne. En Suisse, les intérêts de la majorité sont imposés à une minorité chargée de les appliquer et qui a des comptes à rendre, fut-elle acquise à Bruxelles. Il existe donc un véritable équilibre des pouvoirs et le peuple reste souverain et entend le demeurer. Tout le contraire donc de Bruxelles ou de Washington qui crée une inversion des pouvoirs avec une minorité qui, sur pression de lobbies, impose à des élus des lois à appliquer au détriment de la majorité et à l’encontre le plus souvent de sa volonté. Sous une défroque démocratique se révèle un système totalitaire qui fait la guerre aux populations historiques.
En Hollandie par exemple, le gouvernement, devenu minoritaire dans son pays comme dans son propre camp politique, cherche à retrouver son électorat perdu notamment après l’affaire Dieudonné. Enième carotte pour les migrants et promesse de bâton pour les autochtones, son projet de « feuille de route de l’intégration » dévoile un plan d’extinction programmée du peuple français historique. Ces 44 « propositions » sensées lutter encore plus contre les éternelles discriminations, sentent bon la novlangue socialisto-libérale d’inspiration mondialiste. Au nom de la même égalité dévoyée qui souhaite imposer la théorie du gender à l’école, l’Etat s’appuiera sur une série de mesures administratives et juridiques, pour imposer des populations allogènes au nom du multiculturalisme et de la diversité. Les Français demeurent réticents au projet de métissage général, visant à briser les peuples et les nations, annoncé pourtant par Nicolas Sarkozy en son temps. De ce point de vue, la continuité est assurée. Qu’importe en réalité le gouvernement ou le président. Ce document dévoilé trop tôt mais retiré le temps des élections municipales (comme le projet de loi sur la famille) permettra d’imposer légalement un apartheid contre les Français de souche, par la mise en place d'une préférence étrangère, en lieu et place d'une légitime préférence nationale.
Priorité sera donc donnée aux immigrés, pour l’accès à l’emploi comme au logement ou aux prestations sociales, voire à la fonction publique, par le biais de mesures incitatives pour les entreprises ou de quotas pour les administrations. L’enseignement ayant cédé la place au formatage, on culpabilisera les uns et victimisera les autres. Ce qui signifie au final l’interdiction d’accès à certains postes pour les Français de souches. Longtemps nié dans sa réalité quotidienne par les médias, le racisme anti-blanc ou anti-français sera désormais institutionnalisé. Nul besoin de coudre un signe distinctif sur les vêtements, la couleur de peau et le patronyme, voire peut-être même le genre, suffiront. Le changement est effectivement pour maintenant. Et il se précipite vers un seul but : le Nouveau dés-Ordre mondial prélude à un système totalitaire et ultra-libéral au service de la ploutocratie mondialiste. L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Un proverbe suisse, popularisé par un comique Français, résume toute la sagesse helvétique : « Quand on sait ce qu’on sait et qu’on voit ce qu’on voit, on a raison de penser ce qu’on pense ». Et donc d’agir en conséquence.
Source: http://www.prorussia.tv/Sacre-petit-pays-que-la-Suisse-ou-c-est-encore-le-peuple-qui-decide-envers-et-malgre-tous_v765.html
• La culture de mort progresse en Occident qui autorise désormais le meurtre de ses enfants malades
Ils ont osé. Logique dans la civilisation mortifère qu’est devenue la société occidentale, ultralibérale. Ce qui n’est pas rentable doit être éliminé. Même si cette chose non-productive est un enfant malade. En effet, le Royaume de Belgique vient de légaliser l’euthanasie des enfants malades. Bien évidemment pour leur bien. Sous couvert d’humanisme, on élimine. Les soins palliatifs, l’accompagnement vers la mort naturelle, sont trop coûteux pour les sociétés occidentales. La vie n’est plus sacrée, il n’y a d’ailleurs plus rien de sacré, il n’y a que l’utile, le rentable, le conforme. S’il ne l’est pas, l’embryon, l’enfant, l’adulte ou le vieillard peut être éliminé activement, ou en le laissant mourir de soif ou de faim.
Pionnière dans la culture de mort, la Belgique a déjà voté la légalisation de l’euthanasie des adultes, en 2002. Suite logique, elle vote celle des enfants en 2014. Prochaine étape, d’ores et déjà annoncée, car tout ceci fait partie de la même logique, du même plan comptable, la suppression des lois sur l'euthanasie et les soins palliatifs, et leur intégration dans la loi sur les droits des patients. Ce serait désormais une méthode de soins, oui la mort considéré comme un soin, notamment pour les personnes démentes. Plus besoin de recueillir l’avis du patient, de la famille… La société décidera qui lui est utile ou non.
Des Belges ne sont pas restés passifs devant cette monstruosité. À l’heure où leurs députés votaient cette loi, des anonymes sont venus, silencieusement, tels les Veilleurs de la Manif pour tous, devant les grilles du Parlement, avec la volonté d’éveiller les consciences des élus du peuple votant la mort pour les enfants malades. Voici les images de notre toute nouvelle équipe permanente ProRussia.tv – Belgique.
Extrait vidéo.
Après de multiples interviews données à des télévisions belges et européennes, les Veilleurs ont été arrêtés par des policiers visiblement gênés. Ces mêmes policiers qui, le lendemain, ont reçu l’ordre d’enlever toutes les gerbes de fleurs, les couronnes, les peluches déposées par des Belges anonymes devant les grilles du Parlement, comme cela se fait parfois spontanément sur les lieux d’un crime. Pourtant, une autre voie existe. La Cour Constitutionnelle de Bolivie a confirmé que « l’avortement est crime », en dehors de tout danger vital pour la mère ou de viol. Son président, le juge indien Gualberto Cusi, a pris cette décision comme je cite : « une reconnaissance du droit à la vie », vie qui doit être respectée « dès la conception », et que cette décision « respecte l’intérêt de la société ». Et il ajoute, conscient de l’héritage transmis par ses pères : « Même les pierres parlent et sont vivantes. Si même une pierre est vivante, comment pouvons-nous ne pas protéger la vie d’une personne ? Nous ne pouvons pas aller à l’encontre de nos principes et de nos valeurs ». Fin de citation.
Il serait peut-être temps que nos sociétés occidentales réapprennent à écouter les pierres…
Source: http://www.prorussia.tv/La-culture-de-mort-progresse-en-Occident-qui-autorise-desormais-le-meurtre-de-ses-enfants-malades_v767.html
• L'Ukraine est foutue, le vampire des carpettes est dans ses rues
L'instabilité politique en Ukraine se mue rapidement en instabilité économique. Pour l'opposition, les dividendes momentanés se sont avérés plus importants que la prospérité de millions d'Ukrainiens, comme l’on remarqué également les experts. La situation économique de l’Ukraine n’était déjà pas fameuse, avant les émeutes financées par l’Union européenne et la fondation Soros. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le PIB de l'Ukraine est inférieur à celui de l'Albanie de 30%. Comme le fait remarqué le vice-directeur de l'Institut des pays de la CEI, Vladimir Jarikhine « L'Ukraine est le seul pays dans le monde qui au cours des 20 dernières années n'a pas du tout augmenté son PIB. Pendant cette période, le PIB a augmenté dans tous les pays. En Moldavie, de 25 %, même dans les pays de l'Afrique. L'Ukraine piétinait sur place pendant tout ce temps. »
Aujourd'hui, la cote de crédit de l'Ukraine est désormais l’une des plus basses dans le monde. Une situation directement générée par « Maïdan », la situation insurrectionnelle sur la plus grande place de Kiew, que les observateurs ont déjà comparé avec « un suicide collectif à l'échelle d'État ». Car toutes les places monétaires savent très bien que l’Occident ne financera pas Kiev, et cela même si ses suppôts prennent le pouvoir. Les fonctionnaires de l’UE font seulement des promesses, sans même chiffrer l’aide possible. Dans cette confrontation politique, l'Ukraine a déjà perdu trois milliards de dollars. Chaque jour qui passe alourdit l’ardoise. La monnaie nationale est dévalorisée, l'inflation et la dette nationale augmentent. Sur cette toile de fond, dans pratiquement toutes les régions ukrainiennes, la production est en baisse et par voie de conséquence, le chômage augmente.
Pour protéger l'Ukraine du marasme économique qui s’annonce, la Russie apparaissait comme la seule source extérieure de financement, au moins capable ne serait-ce que de maintenir l'Ukraine à la surface et lui permettre de rembourser le FMI. Sur les 15 milliards de dollars de crédit, promis par la Russie à l'économie ukrainienne, elle en a déjà reçu trois. Mais l'opposition a tout fait pour que la situation se dégrade de jour en jour, afin de parvenir à un point de non-retour lui permettant de prendre le pouvoir. La Russie a donc stoppé ses versements, dans l’attente d’une clarification de la situation. La politique du pire est sciemment utilisée, sans considération pour le peuple ukrainien. L’opposition ne cesse de demander au pouvoir de nouvelles concessions
L'Europe et les États-Unis continuent à appeler les Ukrainiens au dialogue et au règlement pacifique du conflit. Mais tout cela n'est qu’une façade, comme le démontre le directeur de l'Institut des pays de la CEI Konstantin Zatouline, je cite : « Après la conférence de Munich, dans la stratégie de l'opposition, se sont dessinés des changements sous l'influence des Américains qui sont entrés dans le jeu, irrités car l'Union Européenne ne parvient pas à obtenir des résultats. »
Cette situation est pathétique, car dans le fond, si l’UE et les Etats-Unis veulent un pouvoir à leurs ordres en Ukraine, l’Union européenne, elle, est moins pressée que les USA de voir l’Ukraine intégrer son espace économique… Déjà moribonde elle-même, elle n’a pas besoin, ni vraiment les moyens d’intégrer un poids-morts supplémentaire. Une situation à mettre en parallèle avec les récents évènements en Bosnie Herzégovine où le scénario est presque le même.
Et ce n’est pas la présence du vampire des carpettes, Bernard-Henri Lévy, venu poser sur les barricades désertées de Kiew qui va ajouter du sérieux à l’affaire. Comme à chaque fois, il suffit de voir quel camp a choisi BHL pour savoir que l’intelligence, le bon sens et la retenue sont dans le camp adverse… Au moins aura-t-il fait les affaires d’un hôtel de luxe de la ville…
Source: http://www.prorussia.tv/L-Ukraine-est-foutue-BHL-le-vampire-des-carpettes-est-dans-ses-rues_v768.html
• Genève II se solde par un échec, l'armée syrienne reprend le contrôle de son territoire et l'Otan essaye de couler les armes chimiques en Méditerranée
Le deuxième round des négociations de Genève entre les délégations du gouvernement syrien et de l'opposition s'est soldé par un échec, a constaté le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad. A l'issue des négociations inter-syriennes qui ont pris fin vendredi, il a déclaré, je cite : « Je tiens à exprimer notre profond regret de voir le deuxième round n'aboutir à aucun résultat. Nous sommes arrivés à la conférence de Genève pour trouver une solution politique à la crise. Force est de constater que l'autre partie y est venue avec un agenda irréaliste, agenda qui ne contient qu'un seul point et qui ne reflète que partiellement le communiqué de Genève de juin 2012 », fin de citation.
Les divergences entre les délégations de Damas et de l'opposition portent sur le fond des négociations. Les représentants du gouvernement estiment que les discussions doivent porter en premier lieu sur le problème du terrorisme dans le pays. Les délégués de l'opposition affirment pour leur part qu'il n'y a pas de terrorisme en Syrie et qu'il est inutile d'en discuter. Ils insistent en revanche sur la nécessité d'évoquer la création d'un gouvernement transitoire et accusent le régime de chercher à éviter ce sujet.
Cet échec traduit la réalité du terrain. L’opposition présente à Genève n’a plus le contrôle de ce terrain qui se trouve aux mains de la frange la plus extrémiste, toujours soutenue et financée par les pétromonarchies et le Qatar. L’opposition présente à Genève ne représente que ses intérêts propres qu’elles voudraient bien voir prospérer dans un ministère ou deux. Le Gouvernement syrien, lui, n’a pour seule volonté que le rétablissement de l’ordre, du droit et de la loi sur son territoire. Et pour cela, il faut mettre fin aux activités terroristes avant même d’envisager l’idée d’un gouvernement transitoire. Qui tiendrait des élections dans un pays en guerre, où des pans entiers du territoire national sont mis à feu et à sang par des terroristes ? L'émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a mis fin samedi aux discussions entre l'opposition et le gouvernement syrien qui étaient dans l'impasse depuis trois semaines, et n'a fixé aucune date pour une reprise.
Sur le terrain, l’armée syrienne se prépare à lancer l’une des plus grandes offensives depuis le début de l’agression étrangère, en voulant réduire la poche de Yabroud, à la frontière libanaise, dans les monts Qalamoun. Yabroud est la dernière ville importante tenue par les rebelles, elle se trouve sur la route stratégique reliant Damas à Homs, troisième ville de Syrie ravagée par les combats. Si l'armée prenait la totalité du Qalamoun, elle s'assurerait notamment une continuité territoriale sous son contrôle, entre les provinces de Damas et de Homs, plus au nord. Plus que cela, elle pourrait isoler le village d'Aarsal, l’arrière-base des rebelles syriens au Liban, en plein fief du Hezbollah, et ainsi contrôler le transit des armes par la frontière. Ce serait un pas important vers la paix en Syrie. Il n’est pas étonnant dès lors que les Etats-Unis, mécontents du sort promis à ses petits protégés jihadistes, demande à la Russie, je cite, « d’accentuer ses pressions sur Damas » pour aboutir à un règlement diplomatique de la crise, alors même que Genève II vient de se terminer par un échec. Réponse de Damas à Wahington, par la voix du vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad : je cite : « A la différence d'autres pays, la Russie ne fait pas de pression sur la Syrie, Moscou et Damas étant unanimes dans l'interprétation du communiqué de Genève, notamment de sa réalisation par étapes ».
Question annexe, mais intimement liée à l’analyse précédente… Où se trouve le porte-avion Charles de Gaulle ? Après deux mois passés en océan indien et dans le golfe arabo-persique, le groupe aéronaval français, comprenant le porte-avions Charles-de-Gaulle, rejoindrait son port-base de Toulon ce mardi 18 février. Parti de Toulon le 20 novembre dernier, il a participé à la mission Bois Belleau, « mission de présence opérationnelle axée sur la défense des intérêts stratégiques français, la sécurisation des voies maritimes et le renforcement de la connaissance de la zone » dixit le ministère de la Défense. Mais il semblerait qu’il ait fait un détour par la Baie de Souda, au large de la Crète, pour faire pression… sur la marine grecque.
Une télévision crétoise, que personne n’a relayé pour l’instant, affirme que le groupement naval a été positionné, face à la marine Grecque en eaux crétoises, car celle-ci était sur le point d’arraisonner un navire américain, le Cape Ray, soupçonné de vouloir déverser 800 tonnes d'armes chimiques prétendument saisies par les américains en Syrie. A défaut d'eaux grecques, il aurait eu pour objectif secondaire l'Adriatique, les eaux albanaises, italiennes ou croates ! Les fosses de l'Atlantique sont trop loin... et trop profondes pour les containers de ces armes chimiques jugés pas assez résistants ! L’eurodéputé allemand George Hatzimarkakis, d’origine grecque et président de l’association des « Citoyens européens grecs » a interpellé la Commissaire de l’environnement Janez Ptocnik sur cette question fort épineuse… La rumeur se propage d’autant plus facilement que les associations écologistes avaient fermement condamné le plan de l’OTAN et de l’Organisation Internationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) qui consistait, je cite, à « neutraliser les munitions chimiques syriennes sur le Cape Ray, un cargo transformé en plateforme industrielle et positionné dans les eaux internationales ». Fin de citation. Ce qui permet de s’affranchir des réglementations nationales. Cette première mondiale ferait de la haute mer une zone franche libérée de tout contrôle démocratique et surtout de toutes contraintes environnementales ou sociales.
L’OIAC et les Etats-Unis affirmaient que 500 tonnes de munitions chimiques syriennes seraient traitées en mer, en quelques semaines, alors que la fin du programme de destruction des munitions chimiques américaines est prévue pour 2023. Bref, sur terre, les Etats-Unis espèrent traiter 3100 tonnes en 10 ans. En mer, ils sont certains d’en traiter 500 tonnes en 4 semaines… D’ici qu’ils aient décidé de se passer de tout traitement pour les couler directement au large, ce ne serait pas une première. La fosse des Casquets, au large de la Normandie, héberge toujours des déchets nucléaires anglais, et couler des navires non dépollués est une tradition de la marine américaine. La France, elle, s’était ridiculisée – une fois encore – avec les pérégrinations du Clémenceau, trimbalé de Brest en Inde pour revenir au Royaume-Uni afin d’y être démantelé. Il n’est pas sûr qu’elle ait envie d’être la seule à payer pour dépolluer…
Il semblerait donc que l’OTAN ait été pris à son propre piège. Elle espérait que la Syrie refuse de livrer son stock d’armes chimiques pour pouvoir intervenir militairement. Elle n’avait jamais prévu de devoir traiter ce stock, et a été complètement dépassée par la diplomatie russe et l’intelligence du pouvoir légal à Damas. Alors qui va en payer le prix ? Il semblerait que ce soit les petits pêcheurs et les consommateurs de la Méditerranée… En attendant, notre lanceur d’alerte sur place, un français et télespectateur de ProRussia.tv, nous annonçait dimanche matin, que toute la flottille avait levé l’ancre dans la nuit, et quitté le port de Souda. Y compris le Cape Ray sous la protection de la flotte française. Sans doute pour se rendre au port italien de Gioia Tauro, en Calabre, où les attendent les cargos danois et norvégien Ark Futura et Taiko, qui ont été retenus pour acheminer les substances chimiques les plus dangereuses du port syrien de Lattaquié. Leur sécurité est assurée par des bâtiments de guerre russes et chinois. Au moins sommes-nous sûrs que jusqu’en Calabre, aucun fût ne sera jeté par-dessus bord…
Source: http://www.prorussia.tv/Geneve-II-se-solde-par-un-echec-l-armee-syrienne-reprend-le-controle-de-son-territoire-et-l-Otan-essaye-de-couler-les_v769.html
• Néo colonialisme en république centre africaine, la France refuse aux africains le droit de se prendre en mains.
Nonobstant les récentes déclarations indiquant une amélioration de la situation, la République Centre Africaine est de nouveau le théâtre de scènes de violences et de pillages. Et ce, malgré la présence des militaires français et des forces africaines de la Misca. Un député du Conseil national de transition a même été assassiné dans la capitale alors qu’il venait de condamner fermement les violences commises à l’encontre des populations musulmanes. Bien que rien ne prouve l’origine des meurtriers, la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza (la Madame Bricolage mise en place par Paris car plus présentable que son prédécesseur Djodjota) a affirmé vouloir entrer en guerre contre les milices « anti-balaka ». Le commandant des forces françaises, le général Soriano lui a emboité le pas et n’a d’ailleurs jamais cessé d’accuser ces milices de n’être qu’« une nébuleuse de bandits et de hors-la-loi déniés de la moindre légitimité ». Un message visiblement reçu seulement un sur cinq par les forces armées centre africaines, qui moins de 10 minutes après un discours de leur chère présidente, ont lynché, devant les caméras, un homme présenté par la foule comme un ex membre de la Séléka. De quoi perdre toute légitimité aux yeux du général Soriano ?
Accuser l’ensemble d’un mouvement populaire d’auto-défense, dans une guerre sans front et un pays sans état, en dit long sur la volonté de criminaliser un camp par rapport à l’autre. Et cela avec la complicité active des médias et des ONG qui se focalisent sur certaines atrocités commises sur les populations musulmanes, notamment lors de lynchages spectaculaires, ou la destruction de mosquées, tout en occultant sciemment les crimes et les exactions de masse commis par l’autre camp à l’origine de ce ressentiment. Car les « anti-Balaka » sont en réalité des milices villageoises d’auto-défense. Comme leur nom l’indique, elles se sont d’abord constituées pour répondre à l’absence de protection de l’Etat face aux coupeurs de route, puis aux exactions des Séléka qui continuent de régler leurs comptes et de tracer un sillage de sang et de flammes pendant leur remontée vers le Nord.
La partialité du traitement de l’information, donc de la désinformation, dépendra de la population choisie pour remplir les objectifs des puissances intervenantes, et ainsi justifier la présence de troupes dans un pays déchiré par la guerre. Alors que l’on instrumentalise puis victimise les populations musulmanes en RDC, comme on le fit naguère en Côte d’Ivoire, rappelons que ce sont les populations chrétiennes et animistes du Sud Soudan (les tortionnaires d’aujourd’hui en quelque sorte) qui ont servi de caution à la partition du pays et à la criminalisation du pouvoir inféodé de Khartoum. Que les principaux champs de pétrole fassent partie de ce territoire artificiel soumis à la protection intéressée des puissances occidentales, Etats-Unis en tête, n’était bien évidemment qu’une coïncidence fortuite.
Tout en déclarant s’y opposer l’idée d’une partition de la RCA fait d’ailleurs son chemin et a été évoquée autant par les autorités françaises que par celles de l’ONU. Le scénario bien huilé a déjà fait ses preuves : des ONG célèbres, en lien avec la fondation Soros, expliquent que les soldats de la paix ne parviennent pas à empêcher le nettoyage ethnique des civils musulmans dans l’ouest de la République centrafricaine et appellent la communauté internationale à « faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés ». Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki moon parle même de génocide, comme au Kossovo. Notons au passage que les populations chrétiennes d’Irak ou de Syrie n’ont jamais bénéficié de telles déclarations ou de telles attentions.
Tout comme le président Obama, la secrétaire d’Etat adjointe pour l’Afrique, Linda Thomas-Greenfield, n’a pas manqué de saluer le rôle de la France au Mali et de remercier le gouvernement français pour les troupes qu’il a décidé de déployer en République centrafricaine, ainsi que les pays de l’Union africaine. Mme Thomas-Greenfield a estimé que le volume des troupes actuellement engagées en RCA a « besoin d’être augmenté pour répondre à une situation très complexe ». Elle a estimé également que « des forces de sécurité supplémentaires sont nécessaires, y compris des unités de polices étrangères qui aideront à sécuriser Bangui en particulier ». Ben voyons ! Comme ces choses là sont joliment dites. En d’autres termes Washington a donc autorisé l’un de ses meilleurs élèves à envoyer des renforts en RCA, et même encouragé le reste de la classe, autrement dit l’Union Européenne, sous le biais de l’ONU, à finir le boulot. Vu les résultats obtenus en Irak ou en Afghanistan, on peut craindre le pire pour l’avenir de la RCA. La population devra donc s’habituer à accueillir durablement une force d’invasion sensée la protéger d’elle-même, mais ne nous trompons pas qui sera surtout là pour sécuriser l’accès de ses ressources nationales aux multinationales occidentales. A défaut d’en être l’architecte, Paris est devenu le maître d’œuvre d’une recolonisation du continent africain dans cette immense guerre économique que se livrent les grandes puissances. Mais il est vrai que tant que l’on fait semblant de lutter contre un terrorisme inexistant en RCA, ou de pourchasser des groupes terroristes au Mali, on évite ainsi de réfléchir à la situation réelle de la France.
Source: http://www.prorussia.tv/Neo-colonialisme-en-republique-centre-africaine-la-France-refuse-aux-africains-le-droit-de-se-prendre-en-mains_v770.html?com
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• 1914 année tragique pour la Russie des Tsars : tout commence dans les Balkans
En 2014, on commémorera officiellement en France et en Russie, le centième anniversaire de la Grande guerre qui a mis le feu à l’Europe et au reste du Monde, pendant quatre années. Cette guerre fratricide qui allait conduire le continent à sa ruine est déclarée le 1er août, mais très vite elle s’étend au monde entier entraînant un changement de civilisation à plus ou moins brève échéance. Comme ce fut le cas en Russie où cette catastrophe allait faire disparaître la Sainte Russie pendant sept décennies. En France aussi, comme dans le reste de l’Europe, rien ne sera plus comme avant. Tout allait commencer, le 28 juin 1914, au centre de l’Europe, lorsque l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche, héritier de la couronne austro-Hongroise, se trouve à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, pour participer à des manœuvres.
La Bosnie-Herzegovine, possession turque, dont l’administration avait été confiée en 1878 par le traité de Berlin à l’empire austro-hongrois, avait été annexé par celui-ci en 1908, contre les stipulations du traité de Berlin, provoquant ainsi la colère des Serbes, et le mécontentement de l’Empire russe qui se considérait comme le protecteur des Slaves d’Europe. Cependant cette crise était resté sans suite, la Russie n’ayant pas les moyens d’une riposte militaire après sa défaite face au japon et ne bénéficiant pas non plus du soutien de la République française, ni de celui du Royaume uni.
Avant de rentrer à Vienne, l’Archiduc et son épouse vont être assassinés par Gavrillo Prinzip, un jeune terroriste, slavophile de 19 ans, se réclamant nationaliste yougoslave. En 1911, il avait adhéré à un club de jeunesse d’union des peuples, anti-national et anti-clérical, puis rejoint la société « Jeune Bosnie » (Mlada Bosna), une société, manipulée et armée par l’organisation « L'Union ou la Mort », plus connue sous le nom que lui ont donné ses adversaires : « La Main Noire ». Tout de suite, les autorités autrichiennes vont soupçonner la Serbie d’être à l’origine de l’attentat. Mais le procès du jeune terroriste démontrera pourtant qu’il n’en était rien. En effet, le jeune assassin et ses complices avaient été manipulés par des nationalistes extrémistes panslaves. Il s’avéra aussi que le mobile du crime ait été l’élimination de l’héritier du trône autrichien, dont les sentiments slavophiles et les projets fédéralistes, risquaient de contrecarrer leurs ambitions. L’Archiduc était en effet, trop favorable à une collaboration pacifique entre les diverses races d’Europe centrale et du Nord des Balkans. Ce que voulaient absolument éviter ces extrémistes slavophiles. Comme l’ont fait en leur temps, les révolutionnaires socialistes qui avaient assassiné Alexandre II, un autre réformiste qui avait eu le culot de vouloir donner une constitution à la Russie. Ou ceux qui assassinèrent Piotr Stolypine, le ministre de Nicolas II, dont les réformes autoritaires auraient certainement évité le naufrage de 1917.
En assassinant l’archiduc réformateur, dans le dos de la couronne serbe, les apprentis sorciers slavophiles n’avaient certainement pas envisagé les conséquences de leur geste criminel. Mais il est trop tard, le feu commence à prendre en Europe et les évènements se précipitent à la faveur de la lâcheté de Nicolas Pachtich, Premier ministre serbe particulièrement dénué de scrupules, dont la politique, à travers ses ruses et ses trahisons, n’aura été que d’assurer sa propre pérennité à la tête du gouvernement serbe. Ce personnage s’est allié aux pires extrémistes panslaves, au détriment de ses compatriotes, pour construire une Yougoslavie sur les décombres de l’empire autrichien. Prévenu des projets d’attentat, il n’a pas informé le régent Alexandre, ni tenté de faire avorter le complot, de peur d’être lui-même victime de « La Main noire ». Il s’est contenté d’en informer la cour autrichienne, par l’intermédiaire de son ambassadeur à Vienne, Bilinski, ennemi personnel de l’archiduc François-Ferdinand, qui se garda bien de divulguer l’information.
La réaction autrichienne tarde à se manifester, bien que les autorités aient tout de suite pensé à donner une bonne leçon à la Serbie pour calmer ses ardeurs expansionnistes. Le jeudi 23 juillet, après concertation avec l'Allemagne, l’Autriche-Hongrie lance un ultimatum en dix points à la Serbie, dans lequel elle exige que les autorités autrichiennes puissent aller enquêter en Serbie, requérant une acceptation dans les quarante-huit heures. Soucieux de paix, le régent accepte tous les points, sauf celui de recevoir des enquêteurs autrichiens. Devant son refus, le mardi 28 juillet, l’Autriche déclare la guerre à la Serbie. Le 30 la Russie, alliée de la Serbie, décrète la mobilisation générale alors que les hostilités ont déjà commencé entre l’Autriche et la Serbie. Devant la provocation de la Russie, le gouvernement allemand décrète à son tour la mobilisation. Le vendredi 31, l’Allemagne adresse un ultimatum à la Russie. Le 6, c’est l’Autriche qui déclare la guerre à la Russie et le 7, les hostilités deviennent générales.
Source: http://www.prorussia.tv/1914-annee-tragique-pour-la-Russie-des-Tsars-tout-commence-dans-les-Balkans_v771.html