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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 19:47

Thibault recueille notamment les réactions de Francis Lalanne, bien inspiré sur le mouvement des Gilets jaunes de l'acte 21, samedi 6 avril, qui avertit :

 

"Ceux qui dors et déjà aujourd'hui au sein du mouvement veulent exclure des initiatives, veulent exclure des personnalités, veulent exclure des gens qui ne partagent pas leurs visions, ce sont les Jacobins et robespierristes de demain."

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 21:03
400ème anniversaire de la naissance de Colbert jeudi 4 Avril 2019

Jeudi 4 Avril 2019 400ème anniversaire de la naissance de Colbert, 19h30, Cercle de l'Union Interalliée


Dîner-débat animé par François d'Aubert, ancien secrétaire d'Etat au Budget, ancien ministre, ancien maire de Laval

 

Sous le gouvernement Mazarin (1642-1661), la Fronde parlementaire et princière (1648-1653) marque le jeune Louis XIV obligé à 3 heures du matin de fuir Paris en proie à l'insurrection. Au calendrier, c'est l'Epiphanie, "le jour de la fête des Rois", pour l'enfant-roi c'est le jour de l'humiliation et de la peur arrivant à Saint-Germain dans un château glacial et vide. Il s'endort sur un lit de camp pendant que ses compagnons d'infortune ont le "confort" de l'Enfant-Jésus au soir de Noël : un lit de paille. Ce traumatisme, Louis XIV le conservera toute sa vie ne cessant de neutraliser la noblesse de robe et les Grands du royaume. Peu avant sa mort, Mazarin présente au roi son "gestionnaire de fortune" en lui tenant ce propos : "Sire, je dois tout à votre Majesté, mais je m'acquitte de ma dette en lui présentant Colbert". Le 8 mars 1661 il est nommé intendant des Finances. Le lendemain, malade, le Cardinal trépasse au château de Vincennes. Désormais, Louis XIV gouvernera sans "principal" ou "Premier" ministre mais entouré de ses grands serviteurs. En présence de Colbert, Villeroy, Tellier, Lionne et Grammont, le roi dira : "Vous êtes tous de mes amis, ceux de mon royaume que j'affectionne le plus et en qui j'ai le plus de confiance."

 

Selon la légende la fastueuse réception donnée au château de Vaux-le-Vicomte aurait rendu jaloux le Roi-Soleil entraînant la chute de Fouquet. En réalité l'intendant Colbert n'est pas étranger à l'arrestation du surintendant pour des motifs personnels. 10 jours plus tard, Louis XIV supprime la surintendance et crée un conseil royal des finances composé de quelques membres : le chancelier, le chef du Conseil, 3 conseillers dont Colbert, intendant des Finances, puis en 1665, contrôleur général. Dés lors, la plupart des décisions seront prises par le roi et Colbert. L'abbé de Choisy écrit "À peine Colbert fut-il au Conseil qu'il voulut presque y être le maître." Fin 1661, après 9 mois au pouvoir, Colbert dispose de larges prérogatives s'étendant des finances aux domaines de la Marine, des bâtiments, des arts, des lettres, de l'instruction, préconisant un enseignement diversifié, avec de l'histoire, de la géographie, des sciences qui servent au quotidien.

 

Colbert unifie la Marine royale du Levant (Méditerranée) avec celle du Ponant (Manche et Atlantique) lui donnant sa puissance militaire avec 120 vaisseaux capable de contenir les flottes anglaise et hollandaise réunies lors de la bataille du cap Béveziers (ou bataille de Beachy Head pour les Anglais) sur la côte sud de l'Angleterre. Soucieux d'une meilleure justice fiscale, il est favorable à certaines suppressions de privilèges et franchises des villes et provinces aux statuts particuliers envisageant, par exemple, de supprimer les privilèges du Boulonnais : "qui sont fort grands, les peuples étant exempts...de toutes sortes d'imposition..." mais Louis XIV s'y oppose. Il allège les impôts des familles nombreuses et pensionne de 1 000 livres les gentilshommes ayant eu 10 enfants vivants "qui ne seront ni prêtres ni religieux" passant à 2 000 livres pour 12 enfants. Protectionniste, il taxe les produits étrangers de tarifs douaniers. Bien avant Rungis, Colbert a eu l'idée de créer un grand marché de bestiaux à Sceaux pour approvisionner les boucheries parisiennes et faire entrer des recettes fiscales dans les caisses de la ville. Pour favoriser les échanges, il améliore le réseau routier, mais aussi les voies navigables avec le creusement de nouveaux canaux tel le canal des deux mers qui unira la Méditerranée à l'Océan Atlantique par la Garonne. Colbert, "l'européen" encourage l'immigration de travail, non pas pour l'exploiter à vil prix mais pour l'utiliser à prix d'or et déstabiliser économiquement leurs pays d'origine : des tisserands italiens, des orfèvres allemands, des chapeliers espagnols, des dentellières hollandaises... Si la contrefaçon est organisée : imitation des cuirs à l'anglaise, la ferblanterie allemande, des tapis persans..., les malfaçons sont réprimées car "il faut des objets de qualité susceptibles de chasser les produits étrangers du marché national." Selon l'Edit du 17 février 1671 :"les étoffes manufacturées en France qui seraient défectueuses et non conformes aux règlements seront exposées sur un poteau de la hauteur de 9 pieds, avec un écriteau contenant le nom et surnom du marchand ou de l'ouvrier trouvé en faute", puis "coupées, déchirées, brûlées ou confisquées". Pendant 20 ans il subventionne les manufactures à hauteur de 16 millions de livres. 350 ans plus tard, Saint-Gobain, l'ancienne manufacture royale de glaces de miroirs, est devenue un fleuron de notre puissance industrielle. Le "Garde-Meuble de la Couronne" (les Gobelins) existe encore sous le nom de "Mobilier national" avec pour mission de meubler les bâtiments officiels de la République française.

 

Le XVIIème siècle est une société ouverte entre tradition et innovation. Au sommet de la société française de 1661 à sa mort en 1683, Colbert, ce roturier descendant de maçons champenois, fera de ses 3 filles des duchesses : Chevreuse, Beauvillier et Mortemart. Défenseur de la culture vivante, les Lys de France organiseront le Jeudi 4 Avril une conférence animée par François d'Aubert à l'Interalliée dans le salon Duc de Luynes, autre titre du Duc de Chevreuse, gendre de Colbert.

 

Source: Nicolas Chotard, Lys de France.

Jeudi 4 avril Cercle de l'union interalliée dîner-débat François d'Aubert

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 20:42
Le chanteur anti-Christ Dr MERLIN à la Fête de Civitas ("3e fête du pays réel")

Vous pouvez en vérifier la source à cette adresse nationaliste : 

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/03/28/samedi-prochain-30-mars-dr-merlin-sera-a-la-3e-fete-du-pays-6139658.html

Pour plus d'information, il y a cette enquête : http://uclf.org/linstitut-civitas-est-il-encore-chretien/

En document joint le fichier sonore de la chanson «Christos blues» du Dr Merlin :

 

Ouais, c’est le blues du crucifié

L’histoire du type qu’a un gros nez

Son père était un charpentier

Qui voulait pas se mettre en piste

Alors sa mère s’est fait draguer

Par un centurion pas raciste

Et dans l’étable elle a pondu

Un mec minable, un vrai faux-cul,

Le crucifié.

(Dr Merlin, «Christos blues»)


 

Pour Civitas il y a les méchants antichrétiens et il y a les bons...

Le chanteur anti-Christ Dr MERLIN à la Fête de Civitas ("3e fête du pays réel")

Autre source: Nouvelle de France, 1er août 2014

 

https://www.ndf.fr/poing-de-vue/01-08-2014/le-neopaganisme-bricolage-ou-prefiguration/

 

La sous-culture musicale païenne, moins euphémisée, se lâche parfois. Le Docteur Merlin, de son vrai nom Christophe Lespagnon, chanteur, ancien membre du GRECE, du Front National et du MNR, adore les chansons blasphématoires, comme celle-ci (CD Péchés de jeunesse) :


 

« Christos blues

Ouais, c’est le blues du crucifié

L’histoire du type qu’a un gros nez

Son père était un charpentier

Qui voulait pas se mettre en piste

Alors sa mère s’est fait draguer

Par un centurion pas raciste

Et dans l’étable elle a pondu

Un mec minable, un vrai faux-cul,

Le crucifié. »

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 14:42

Ce qui les intéresse dans le pouvoir ce n'est pas le pouvoir en lui-même, c'est la domination sur les nations, la direction des peuples par "une élite". Après Nicolas Sarkozy en 2007 et en 2009, ou François Hollande en 2008, Emmanuel Macron est un agent de leur "Nouvel Ordre mondial".

Aaron RUSSO, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, révélations CHOC sur le projet du NOUVEL ORDRE MONDIAL

Ne nous y trompons pas, le monde a les yeux rivés sur la France. La transformation que nous avons engagée est une condition centrale – j’en ai la conviction – de la transformation de l’Europe tournée vers l’avenir et vers les peuples. Et la transformation de l’Europe autour d’une vision partagée est la condition d’un nouvel ordre mondial.

Emmanuel Macron, Discours aux ambassadeurs

Aaron RUSSO, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, révélations CHOC sur le projet du NOUVEL ORDRE MONDIAL
Aaron RUSSO, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, révélations CHOC sur le projet du NOUVEL ORDRE MONDIAL

Même si le cinéaste américain Aaron Russo (1943-2007) garde de la république américaine une vision passablement enjolivée des origines qui n'est pas conforme à la réalité (les "Pères fondateurs" comme George Washington ou Benjamin Franklin étaient tous des francs-maçons esclavagistes déjà impérialistes), l'interview de ce cinéaste ami de Nick Rockefeller, mort en 2007, quelques mois après avoir révélé la machination du "Nouvel ordre mondial", est une info ancienne de 2008, mais qui mérite toujours d'être rappelée à notre mémoire (video) pour ce qu'elle rapporte de la mise en place de la tyrannie et du devoir de chaque citoyen de ne pas collaborer, en évitant les pièges de la division organisée :

Aaron RUSSO, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, révélations CHOC sur le projet du NOUVEL ORDRE MONDIAL

Ils divisent pour régner

Soyez des individus. Pensez par vous-même, ayez l'esprit critique. [...] Regardez, que s'est-il passé en Europe ? L'Europe a bien voté contre la Constitution européenne ? - Oui. Ils l'ont quand même adoptée. L'euro, c'est pareil. Ils se fichent du vote populaire : ils font ce qu'ils veulent. Ce que nous désirons ne compte plus, c'est leurs agendas, leurs plans qui comptent. Aucun doute, c'est une tyrannie.

[...] En fait, nous avons un avantage : ils ont besoin qu'on collabore, sinon ils ne peuvent pas gagner. La démocratie, la majorité dit ceci, croyez ci, faites ça, la guerre anti-terroriste, ayez peur, des manoeuvres florentines pour qu'on se laisse avoir. Quand on apprendra à ne plus collaborer, on gagnera la partie. Ne collaborez plus avec eux, n'acceptez plus leurs programmes, joignez vos efforts.

[...] Partis démocrate / républicain, c'est bonnet blanc, blanc bonnet, tous deux étant sous leur contrôle. [...] Restez unis.

Ne collaborez pas. Faites tout en votre pouvoir pour rétablir la liberté et votre individualité.

Aaron Russo

Add. Video censurée visible sur Odysee :

***

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 12:49
Clément Viktorovitch : "Nos libertés publiques sont menacées" (CNEWS,25/03/19,18h05)

Bienvenue dans le "Nouveau monde" de Macron où les soit-disant "libéraux" "progressistes" deviennent des liberticides comme toujours dans notre histoire depuis 1789. Clément Viktorovitch, historien, docteur en sciences politiques, invité de C New le 25 mars, a réagi sur la dame "Gilet Jaune" Geneviève Legay gravement blessée à la tête lors de l'Acte XIX : 

 

"Une dame septuagénaire qui manifestait pacifiquement avec un drapeau où était marqué 'Paix' dessus: pour quelle raison manifeste-t-elle ? Pour exercer son droit à la manifestation. [...] Elle disait simplement : 'Nos libertés publiques sont menacées. On nous a interdit de manifester dans un périmètre, et bien c'est pour cela que je descends dans la rue.' Et pardonnez-moi, mais voir aujourd'hui en France, une dame descendre dans la rue pour défendre son droit à manifester, le faire de manière pacifique et ressortir de la rue blessée comme elle l'est, là on a un débat très profond qui montre que de facto, nos libertés publiques sont bien menacées. C'est l'exemple de cette dame-là qui le montre.

 

"[...] Moi j'aimerais que l'on prenne un peu de distance et que l'on regarde la période que nous vivons. Il y a quelques semaines, la loi 'anti-casseurs' a été votée, qui est une loi - il faut le rappeler - qui permet désormais au préfet de prononcer des interdictions de manifester. C'est donc désormais des préfets, sous ordre direct du gouvernement, qui peuvent interdire à telle ou telle personne, sur des bases de supposition extrêmement ténues, de manifester avant même qu'elles aient commis le moindre méfait. De même on interdit désormais toute manifestation dans le cadre d'un périmètre, un périmètre parfois très vaste. Si bien qu'à Nice ce week-end, il était quasiment impossible de manifester.

 

"[...] Pardon mais voir en France des manifestants défendre le droit de manifester, c'est terrible."

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 14:47
Le "parcours Alpha" est-il catholique?

Le site internet du "Parcours Alpha" en français ( https://www.parcoursalpha.fr ) mentionne que "le Parcours Alpha est une série de sessions interactives pour exposer librement les bases de la foi chrétienne". La fiche wikipedia du Parcous Alpha indique : "L'association des Parcours Alpha (loi de 1901) propose de faire découvrir la foi chrétienne."

 

Pour ceux qui s'intéressent à la foi catholique, une remarquable émission en anglais a été réalisée par "Le Media de Saint Michel" (St Michael's Media) au sujet du "Parcours Alpha", dont nous entendons beaucoup parler dans nos paroisses et qui se propose de donner des enseignements catéchétiques sur la foi catholique.

 

Mais le "Parcours Alpha" est-il catholique ?

Saint Pierre dit qu'il y a un mode d'interprétation erroné de l'Écriture et que des personnes la font (2P 1,16), alors qu'aucune Écriture ne peut faire l'objet d'une interprétation privée, car ce n’est jamais par la volonté d’un homme qu’un message prophétique a été porté : c’est portés par l’Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2P 1,20) :

 

"En effet, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur." (2P 1,16) "Car vous savez cette chose primordiale : pour aucune prophétie de l’Écriture il ne peut y avoir d’interprétation individuelle, puisque ce n’est jamais par la volonté d’un homme qu’un message prophétique a été porté : c’est portés par l’Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu." (2P 1,20-21) 

 

Dans ces deux derniers versets, on voit clairement affirmer la nécessité d'interpréter l'Écriture selon la tradition apostolique. C'est la condamnation scripturaire du "libre examen" biblique des protestants, qui autorise chacun à interpréter l'Écriture à sa guise. Encore au XIXe siècle, les apologètes catholiques reprocheront au protestantisme cette notion de libre examen comme une de leurs vanités qui faisait que dans l'interprétation des Écritures ils n'écoutaient qu'eux-mêmes :  A. M. Bensa, De ingenita protestantismi vanitate disputatio, dans : Revue de l’enseignement chrétien, tome troisième, Nîmes-Paris, 1854, p. 367 : « Si liberum examen protestanticum retines, cur eos vituperas qui in Scripturis interpretandis sibi unis auscultant ! ln hoc enim ipso consistit protestanticae huius libertatis natura ; ut privato quisque nostro iudicio in Bibliorum interpretatione auscultemus ». 

 

Mais on trouve encore une autre condamnation du libre examen biblique (en dehors de la tradition apostolique), lorsque saint Philippe rencontrant un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors venu à Jérusalem pour adorer, et qui lisait le prophète Isaïe, il demande à l'eunuque : "Comprends-tu ce que tu lis ?". L'eunuque lui répond : "Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? [...] Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ?". Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. (Actes 8,27-35)

 

Le Parcours Alpha permet l'interprétation personnelle des Écritures et des bases de la foi chrétienne. C'est ce qu'il fait. Or l'interprétation privée vous conduit inévitablement à justifier vos opinions personnelles. Le Parcours Alpha vous permet de devenir "chrétien" sans changement (dans votre mode de vie), sans sacrifice, sans rien abandonner. Sans pénitence.

 

Quand Nicky Gumbel (Parcours Alpha) dit dans le premier clip : "La culpabilité c'est que tu te sens mal pour quelque chose que tu as fait". Non, la culpabilité c'est d'avoir fait quelque chose de mal. (Dans la pensée de Nicky Gumbel du Parcours Alpha) la culpabilité est se sentir mal, donc si vous ne vous sentez pas mal, vous n'êtes pas coupable. Un voleur qui volerait mais qui ne se sentirait pas mal, un assassin qui tuerait mais ne se sentirait pas mal, ne seraient pas coupables ? C'est le jargon sociologique et psychologique des 50 dernières années. C'est de la psychologie populaire avec un vernis de christianisme.

 

Il y a aussi une autre hérésie dans le tout dernier clip, quand on parle de "mots croisés", dans le sens d'énigmes, de pistes, des astuces et une réponse, mais cette réponse est obscurcie. Bienvenue dans le gnosticisme !  Le gnosticisme qui fut en fait la première hérésie condamnée par l'Église. L'hérésie du gnosticisme est même si ancienne dans l'Église que l'Évangile de Jean a été écrit spécifiquement pour le réfuter. Le gnosticisme est cette idée de la connaissance secrète où vous avez une connaissance que les autres n'ont pas, et c'est ainsi que vous êtes sauvé. C'est ce qui est poussé par Nicky Gumbel et le Parcours Alpha.

 

 

Conclusion

 

On doit retenir que les deux sources de la vérité sont : 

 

(1) la tradition reçue des Apôtres,

(2) les Écritures canoniques (bibliques). 

 

Avant que les Écritures ne soient mises par écrit, avant même qu'un premier canon biblique (les quatre évangiles et d'autres textes) ne soit fixé au IIe siècle par saint Irénée v. 180, et qu'à la même époque le canon de Muratori * fixe définitivement notre canon biblique, c'est par la bouche des Apôtres, et de leurs successeurs, qu'a été transmise la vérité sur Dieu et sur son Église.

 

On doit donc respecter et vénérer les deux à la fois, les Écritures et la tradition apostolique transmise par les Apôtres et leurs successeurs. C'est là l'unique règle de la foi qui permit de faire le départ entre les orthodoxes et les hétérodoxes (hérétiques) lors des premiers siècles du christianisme. 

 

Un exemple de condamnation de groupes chrétiens interprétant librement les bases de la foi chrétienne a été donné par Saint Ignace d'Antioche, martyr, mort dévoré par les lions v. 116. Ce troisième évêque d'Antioche polémiqua durement contre les groupes chrétiens présents à Antioche et en Asie qui célébraient le samedi (sabbat) (Magn. 9,1) et non le jour de la Résurrection du Seigneur. Ils les accusaient de "judaïser" parce que ces groupes ne reconnaissaient pas l'autorité de l'évêque et menaient des activités ecclésiales en dehors de la présidence épiscopale. (Enrico NORELLI, La Naissance du Christianisme, Comment tout a commencé, traduit de l'italien par Vivian Dutaut, édition Gallimard, Folio Histoire, 2019, p. 212-213.)

 

En s'adressant aux nombreux protestants de bonne volonté, qui essaient sincèrement de trouver la vérité, et dont la vie a changé quand ils se sont convertis à la foi chrétienne, des gens qui essaient de se conformer davantage aux enseignements du Christ et d'éviter le péché grave, la bonne nouvelle pour eux tous qui sont à la recherche de la vérité, c'est qu'il existe un Magistère objectif : vous n'avez plus besoin de le faire vous-mêmes ! Plus besoin de vous battre sur votre propre piège, plus besoin d'essayer de comprendre ces passages difficiles..., de discerner "est-ce un péché ?", "est-ce pas un péché ?", "qui peut me dire si c'est un péché ?" Vous n'avez pas à vous battre avec cela, car nous avons un Magistère objectif qui a été officiellement donnée par Jésus, avec l'autorité de parler en son nom et auquel vous pouvez faire confiance !

 

Ainsi, le souci de la continuité, le souci de garder le dépôt de la foi (1 Tm 6,20 ; 2 Tm 1,14) et de le transmettre à d'autres générations (2 Tm 2), la transmission de la charge ecclésiastique (office) par les apôtres (Ac 1,20-24), le caractère collectif autant que solidaire des premières communautés chrétiennes (1 Th 4,6), le titre de "pasteurs", titre qui convient d’abord au Christ et que Jésus avait donné à Pierre (Jn 21, 15-17), l'interprétation de l'Écriture dans la tradition apostolique et la condamnation de l'interprétation privée (2 P 1,16-20; Ac 8,27-35), sont autant de traits particuliers de l'Église primitive.   

Saints Pierre et Paul

Saints Pierre et Paul

* Dans "Jésus, le Jésus de l'histoire" (Fayard 2011, p. 583, note 24), Jean-Christian Petitfils cite les dernières recherches qui dateraient le Canon de Muratori "du IIe siècle", "et aurait été composé en Occident." (Voir E. FERGUSON, "Canon Muratori. Date and Provenance", Studia Patristica, vol. 17,2, Oxford 1982, p. 677-683; Philippe HENNE, "La Datation du Canon de Muratori", Revue biblique, janv. 1993, p. 54-75; J. VERHEYDEN, "The Canon Muratori. A Matter of dispute", in J.-M. AUWERS, H.J. DEJONGE, ed., The Biblical Canons, Betl, CLXIII, Leuven 2003, p. 485-556.)

Le "parcours Alpha" est-il catholique?
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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 23:50

Pour le dimanche des Rameaux, le village de Sainte-Pazanne (Loire Atlantique), gros bourg de plus de 5 000 habitants, au sud-ouest de Nantes, joue le spectacle intitulé "Christ Roi" (4 heures), animé par des dizaines de bénévoles au théâtre "Jeanne d'Arc", qui réunit 220 spectateurs. 

L’oeuvre du Christ Roi, dont l’auteur est Paul Greslé, a été représentée pour la première fois à Trignac (Loire Atlantique) en Décembre 1930. À l’initiative et sous la direction de l’abbé Victorien Portier, un vicaire dynamique et autoritaire, le spectacle "Christ-Roi" se lève le 15 janvier 1933. Exemple de réussite et de longévité, il est joué chaque année à Sainte-Pazanne, sans interruption, depuis 1933. Il en est aujourd'hui à sa 86e année de représentation. (Historique du spectacle)

Le spectacle "Christ Roi" à Sainte Pazanne (Loire Atlantique)

Source video: Gloria.tv

 

Pour cause de rénovation de la salle de théâtre Jeanne d’Arc, le spectacle à lieu cette année à l’église. Il n’ y pas de réservation, entrée libre.

Site internet du spectacle : Bienvenue sur le site du Christ Roi

Spectacle unique le samedi 13 avril 2019, 14h30

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 13:30
Source: www.sudouest.fr/2019/03/20/gilets-jaunes-les-militaires-de-sentinelle-mobilises-samedi-5914442-10530.php

Source: www.sudouest.fr/2019/03/20/gilets-jaunes-les-militaires-de-sentinelle-mobilises-samedi-5914442-10530.php

Gilets jaunes : L'armée envoyée contre des Français

L'Europe et l'O.N.U ont condamné le 14 février dernier l'usage disproportionné de la force par la police, lors des manifestations des Gilets jaunes. En réponse, Emmanuel Macron et son gouvernement répondent par l'envoie de l'armée contre les Gilets jaunes : les militaires de "Sentinelle" seront mobilisés samedi pour la prochaine manifestation des Gilets jaunes (Sud-Ouest 20/03/2019). Cela amène le commentaire que l'armée n'est pas formée pour faire du "maintien de l'ordre", mais pour faire la guerre.

Serions-nous en guerre ? Que le pouvoir envoie l'armée contre le peuple, c'est déjà arrivé plusieurs fois dans l'histoire de la "république". Quand l'Oligarchie maçonnique (issue de 1789 et de la démocratie dite "représentative") a craint de perdre le pouvoir, elle n'a jamais craint d'envoyer l'armée, de faire tirer sur les Français et d'écraser les principes des droits de l'homme qu'elle avait pourtant elle-même déclarés :

 

- Génocide vendéen de 1793, révolte contre la bourgeoisie (1), 170 000 victimes vendéennes (2),

- Annulation des élections qui virent les royalistes gagner, déportations et mises à morts des mal-pensants les 4 et 5 septembre 1797 (3);

 

"Vivre en travaillant, ou mourir en combattant". Bataille dans les rues de Lyon devant l'église de Saint-Nizier - Révolte des Canuts octobre 1831

 

- Canuts de Lyon, dans les années 1830, ces ouvriers tisserands qui se battaient pour un "salaire minimal" aux cris de "Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant". En 1830, Lyon est la première ville ouvrière de France. L'arrivée des métiers à tisser de grande taille révolutionne le travail de la soie. On s'installe dans les anciens couvents de la Croix-Rousse, aux plafonds très élevés. C'est le quartier des "Canuts", des ouvriers qui travaillent quatorze, quinze heures par jour et qui n'arrivent pas à faire vivre leur famille sur leur salaire, ce qui fait qu'il y a des familles où le père, la mère et les enfants sont obligés de travailler pour survivre. Au milieu du siècle, on compte environ 40 000 compagnons lessivés par les ignobles conditions de travail. Ils partirent en 1831 de la Croix-Rousse, derrière le drapeau noir. Le pouvoir envoya contre eux 20 000 hommes de troupe et 150 canons.(4)

Adolphe Thiers (1797-1877). Photographié par Nadar

"En novembre 1831, les républicains ont tenté de récupérer la révolte des ouvriers tisserands de Lyon, en vain, car ceux-ci, dont l'esprit corporatif était tout le contraire de l'esprit révolutionnaire et dont le meneur, Pierre Charnier (un des fondateurs du mutuellisme, assurance maladie et chômage) était [...] un catholique légitimiste, avaient des revendications purement professionnelles. Le conflit, au demeurant, avait trouvé sa solution par la négociation, sans effusion de sang." (5); En revanche, "le 9 avril 1834, une nouvelle insurrection des Canuts s'étend à d'autres catégories populaires de Lyon. Thiers commence par abandonner la ville aux insurgés, avant de mater la révolte dans le sang au prix de 600 victimes." (6) La révolte des Canuts de Lyon avait été précédée en 1819, d’émeutes écrasées par l'armée à Vienne, lors de l’introduction de nouvelles machines à tondre les draps (7).

 

La Révolte des Gilets jaunes, par sa dimension économique et sociale est une nouvelle révolte de Canuts.

En 1845, Mgr Giraud, évêque de Rodez, dans son mandement s'en prit à cet édifice d'orgueil et d'ambition (Sur la loi du travail) qui "s'élève sur les débris d'intelligences abaissées, de santés ruinées, de consciences perverties, d'âmes immortelles perdues pour l'éternité." Il écrivit une page vengeresse contre l'injustice des salaires et les odieuses conditions de travail : "Pour tout dire en un mot, la religion proteste contre cette exploitation de l'homme par l'homme qui spécule sur son semblable comme un vil bétail, ou comme sur un agent et un pur instrument de production; qui calcule froidement jusqu'à quelles limites ont peu ajouter à sa tâche, sans qu'il tombe écrasé sous le poids; qui suppute goûte à goûte ce que des ruisseaux de sueur peuvent lui rapporter d'or, pareille à ces vampires que la sombre imagination des enfants de la Germanie nous représente s'abattant sur des corps pleins de force et de vie, et n'abandonnant leur proie qu'après lui avoir tirée toute la moëlle de ses os et tout le sang de ses veines!" Ainsi, trois ans avant le Manifeste du Parti communiste, Mgr Giraud dénonce "l'exploitation de l'homme par l'homme". Il a emprunté l'expression aux catholiques sociaux qu'il cite dans son mandement : Villeneuve, de Coux, Rousseau. Dans les années 1840-1841, Louis Rousseau écrivait : "L'état normal de la civilisation consiste dans la lutte du principe spirituel qui tend incessamment à éliminer de la société l'élément païen, c'est-à-dire l'exploitation de l'homme par l'homme, contre le principe matériel qui tend à retenir cet élément subversif." (J. TOUCHARD, Aux Origines du catholicisme social, Louis Rousseau, A. Colin, 1968, p. 151, note 126.) Aux ouvriers de Lyon, dont la condition est particulièrement dure, Mgr de Bonald s'adresse dès son arrivée en juillet 1840. Dans son mandement de Carême de 1842, l'archevêque de Lyon proteste contre les économistes qui ne voient dans l'ouvrier que son utilité et son rendement. Il montre la caractère impitoyable de la production industrielle et l'asservissement auquel elle condamne les ouvriers. En 1847, il réclame "une justice rigoureuse pour proportionner le salaire au labeur." La plupart de ces interventions épiscopales dénoncent en un vigoureux langage, l'exploitation des ouvriers par un salaire insuffisant, blâment la condition qui leur est faite et qui constitue un attentat permanent contre leur conscience religieuse (travail le dimanche), mais aussi contre leur santé, contre leur intelligence. Ils réclament un salaire juste. Ils protestent vigoureusement contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de l'homme. (8)

 

Communards fusillés, 1871

Communards de 1871, fusillés et écrasés par le franc-maçon adhérent de la Charbonnerie Adolphe Thiers (9) (7 000 morts a minima), le même que celui qui écrasa les Canuts en 1834. La répression contre les communards est impitoyable : tous les témoins mentionnent les nombreuses exécutions sommaires commises par les troupes versaillaise. En 1876, le journaliste et polémiste socialiste Prosper-Olivier Lissagaray, ancien communard, estime de 17 000 à 20 000 le nombre des fusillés (10), nombre revu à la baisse par l'historien britannique Robert Tombs, qui estime que les communards ont eu entre 6 000 et 7 500 morts, dont environ 1 400 fusillés. (11) Thiers appliqua à la capitale la stratégie qu'il avait mise en oeuvre pour mater l'insurrection de Lyon en 1834 : laisser l'émeute s'étendre, pour mieux l'écraser. Mgr Darboy, l'archevêque de Paris est arrêté avec 200 prêtres. Durant la "Semaine sanglante" qui débute le 21 mai 1871, des dizaines d'otages sont fusillés, dont Mgr Darboy. Les survivants des ultimes affrontements sont alignés contre l'enceinte du cimetière du père-Lachaise, emplacement qui deviendra le légendaire mur des Fédérés. Bilan humain de la "Semaine sanglante" : 3000 à 4000 insurgés tués au combat, 17 000 pris les armes à la main fusillés sans jugement, 43 000 personnes arrêtées, 11 000 condamnées à une peine de prison, 4 500 à la déportation en Nouvelle-Calédonie et une centaine à la peine capitale. En août 1871, Thiers se fait nommer par l'Assemblée président de la République. La répression de la Commune a permis d'instituer la "République" en France. Thiers redit sa foi dans la "République", écartant explicitement toute possibilité de restauration monarchique. (12)

 

Clemenceau photographié par Henri Manuel (1904)

- Carriers et vignerons grévistes de 1906-1908 écrasés par le franc-maçon (13) anticlérical George Clémenceau, journaliste enterré par sa compromission dans le scandale de Panama (14), une affaire de corruption liée au percement du canal de Panama, qui éclaboussa plusieurs hommes politiques et industriels français, (jusqu'auboutiste de la Guerre de 14-18 alors qu'une offre de paix de l'empereur d'Autriche Charles Ier proposait la paix, l'Alsace et la Moselle à la France dès 1917), n'hésita pas à envoyer la troupe (il n'y avait pas encore de gendarmerie mobile) lors des grèves de 1906-1908.

En juin et juillet 1908, à Draveil-Vigneux et Villeneuve-Saint-Georges, où le 27e régiment de dragons affronta des carriers déterminés, on déplora neuf morts et deux cents blessés. "'Premier flic de France', comme il aimait s'appelait, Clémenceau n'hésitait pas à faire infiltrer les manifestations par des agents provocateurs" (15)

Clémenceau "inaugure même la tactique consistant à susciter la violence en infiltrant des agents provocateurs parmi les manifestants, ce qui lui permet de justifier ensuite la rigueur de la répression : une technique qui fera des émules parmi ses successeurs... 'Premier flic de France', le ministre de l'Intérieur modernise la police, créant notamment les mobiles 'brigades du Tigre', la brigade mondaine et l'identité judiciaire." (16)
 
En 1907, dans le Midi, les vignerons avaient hissé le drapeau noir, sonné le tocsin et organisé la grève administrative. À Montpellier, l'évêque du lieu, le très royaliste Mgr de Cabrières ouvrit sa cathédrale aux grévistes. À Narbonne, le cafetier-vigneron Marcelin Albert prit la tête d'un soulèvement : il y eut cinq morts devant l'hôtel-de-ville. 

 

- Épuration de 1945, 10 000 morts (17),

 

Guerre d'Algérie.

 

L’opération Sentinelle, opération de l’armée française déployée au lendemain des attentats islamistes des 7, 8 et 9 janvier 2015, pour faire face à la menace terroriste sur le territoire national et protéger les "points" sensibles du territoire (synagogues), renforcée lors des attaques du 13 novembre 2015 en Île-de-France, renvoie immanquablement à cette défense du système oligarchique depuis deux siècles. 

De mémoire, quoiqu'il en soit, que l'armée soit envoyée contre des Français, cela ne s'est pas vu depuis la Guerre d'Algérie. Que l'armée soit envoyée contre des manifestants ouvriers, paysans, salariés, cela ne s'est pas vu depuis Clémenceau en 1908 et Thiers en 1834. De nouveau, des civils Français en révolte contre "l'exploitation de l'homme par l'homme" et luttant pour leur survie sont considérés comme des émeutiers bons à être massacrés. Avec en plus cette incroyable assimilation qui les associe aux terroristes de "Daesh - État islamique".

 

Conclusion

Cela ne s'arrêtera jamais, tant que la Secte maçonnique ne sera pas séparée de l'État, chaque révolte populaire et sociale authentique sera impitoyablement écrasée.

 

***

Sources : (1) Histoire et Dictionnaire de la Révolution française, 1789-1799, J. TULARD, J-F. FAYARD, A. FIERRO, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 1135-1136: "Vendée. L'insurrection contre le régime révolutionnaire à l'annonce de la levée de 300 000 hommes décidée par la Convention ; [...] la vente des biens nationaux. [...] L'insurrection vendéenne est une révolte contre la bourgeoisie des villes assimilée à juste titre à la classe dirigeante et bénéficiaire de la Révolution. [...] La Vendée est dévastée par douze colonnes infernales, organisées sous les ordres de Turreau pour "exterminer sans réserve tous les individus de tout âge et de tout sexe convaincus d'avoir participé à la guerre"; (2) La Révolution française, Préface de Michel WINOCK, L'Histoire Editions, 2014, p. 120 ; (3) François FURET, La Révolution française, Quarto Gallimard, Malesherbes 2007, p. 413-415 ; Histoire et Dictionnaire de la Révolution française, 1789-1799, J. TULARD, J-F. FAYARD, A. FIERRO, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 222 ; Frédéric BLUCHE, Stéphane RIALS, Jean TULARD, La Révolution française, Que sais-je? Puf, n°142, p. 116 ; (4) Jean-Christian PETITFILS, Histoire de la France, Le Vrai roman national, Fayard, Lonrai 2018, p. 545 ; (5) Jean SÉVILLIA, Histoire passionnée de la France, Perrin, Paris 2013, p. 294 ; (6) Jean SÉVILLIA, Histoire passionnée de la France, ibid., p. 295 ; (7) Gérard GAYOT, Le Second Empire drapier des Neuflize à Sedan (1800-1830) dans Histoire, économie & société  Année 1986  5-1  pp. 103-123, p. 11 ; (8) Paul CHRISTOPHE, 2000 ans d'Histoire de l'Église, Nouvelle Édition Mame Desclée, Paris 2017, p. 929-930 ; (9) Adolphe Thiers, "Adhérent de la Charbonnerie (franc-maçonnerie)", "fondamentalement assassin si le peuple demande à manger à sa faim." "Un ambitieux traître à toutes les causes qu’Honoré de Balzac dépeint magnifiquement dans ses romans sous le nom de Rastignac." "Honoré de Balzac a dégagé son portrait "Mr THIERS est une girouette qui malgré son incessante mobilité reste sur le même bâtiment… Mr THIERS a toujours voulu la même chose, il n’a jamais eu une seule pensée, un seul système, un seul but. Tous ses efforts y ont constamment tendu : il a toujours songé à Mr THIERS. (Chronique de Paris, 12 mai 1836)." Source: Midi Insoumis, 31 août 1871 : Adolphe Thiers, le massacreur du peuple, élu premier président de la 3ème République bourgeoise de France. samedi 16 mars 2019. Jacques Serieys Sélection 40 ; (10) Prosper-Olivier LISSAGARAY, L'histoire de la commune de 1871, rééd. La Découverte, 526 p. 2004 / Première publication en 1876 ; (11) H-France Salon, How bloody was la Semaine Sanglante? A revision. Robert Tombs, St John’s College, Cambridge ; (12) Jean SÉVILLIA, Histoire passionnée de la France, ibid., p. 342-345 ; (13) Clémenceau franc-maçon. Première source : "François Mitterrand ne l'était pas", La Dépêche.fr, Publié le 19/04/2001 ; Deuxième source: Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 243 ; (14) Jean SÉVILLIA, Histoire passionnée de la France, ibid., p. 372 ; (15) Jean-Christian PETITFILS, Histoire de la France, Le Vrai Roman national, Fayard, Lonrai 2018, p. 706 ; (16) Jean SÉVILLIA, Histoire passionnée de la France, Perrin, Paris 2013, p. 373 ; (17) Wikipedia.

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 23:50
Une proposition du Vatican de changer l'eucharistie créerait une «nouvelle religion»

ROME, 5 mars 2019 ( LifeSiteNews ) - Des experts, parmi lesquels le cardinal Raymond Burke et l'évêque Athanasius Schneider tirent la sonnette d'alarme au sujet d'une proposition choc au Vatican qui envisage de modifier la matière de l'Eucharistie.

 

Une telle démarche, préviennent les critiques, invaliderait le sacrement et créerait en réalité une «nouvelle religion».

 

Le théologien jésuite, le père Francisco Taborda, a évoqué la semaine dernière la possibilité que le prochain synode amazonien prévu pour octobre prochain envisage de changer la matière de l'Eucharistie, en permettant l'utilisation d'un légume sud-américain appelé yucca plutôt que du pain de froment.

 

Le 28 février, le P. Taborda a déclaré à Crux que les problèmes climatiques et l'inculturation justifiaient ce changement. La forte humidité qui règne pendant la saison des pluies amazonienne transforme les hosties de blé en pâte pâteuse, a-t-il déclaré, ajoutant qu'«en Amazonie, le pain est fabriqué à partir de yucca», un arbuste originaire d'Amérique du Sud, à l'origine du tapioca.

 

Taborda, professeur de théologie à l'université jésuite de Belo Horizonte, au Brésil, a été l'un des conférenciers invités à un séminaire d'étude tenu au Vatican les 25 et 27 février dernier, en préparation du synode d'octobre prochain intitulé «Amazonie: nouveaux chemins pour l'Église et pour une écologie intégrale.»

 

Le cardinal italien Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, et le cardinal brésilien Claudio Hummes, défenseur principal du mariage des prêtres du rite latin, ont été des personnalités importantes lors de ce séminaire de deux jours. Furent également présents les présidents des conférences épiscopales panamazoniennes et d'autres «prélats et experts» d'Amazonie et d'autres régions géographiques.

 

Le P. Taborda a reconnu qu'un changement dans la matière de l'Eucharistie était un «sujet très complexe», estimant que cela devrait être décidé par les évêques locaux.

 

Yuccaristie: une nouvelle religion

 

LifeSite a contacté un certain nombre d'éminents théologiens catholiques et ecclésiastiques pour leur demander si un tel changement était concevable. Ils ont à l'unanimité répondu avec véhémence par la négative.

 

«Il serait tout à fait inapproprié que le Synode sur l'Amazone discute du changement de la matière de la Sainte Eucharistie», a déclaré le cardinal Burke à LifeSite. «S'éloigner de l'utilisation de ce qui a toujours été la matière du sacrement de la Sainte Eucharistie a les plus graves implications», a-t-il déclaré.

 

«C’est tout à fait impossible, car c’est contre la loi divine que Dieu nous a donnée», a répondu Mgr Athanasius Schneider, auxiliaire d’Astana, au changement proposé. «Célébrer l'Eucharistie avec le yucca, reviendrait à introduire une sorte de nouvelle religion.»

 

Fr. John Saward, chargé de recherche à Blackfriars Hall, Université d'Oxford, a déclaré que le remplacement du pain de blé par du yucca irait à l'encontre du témoignage de la Tradition, de St Thomas d'Aquin, et du Code de droit canonique.

 

Et un éminent théologien, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a déclaré à LifeSite:

 

Si le pape insistait avec cette permission pour des raisons de «développement de la doctrine», en aidant ainsi les théologiens hétérodoxes de Rome (ou du Brésil ou de l’Allemagne) qui l’avaient proposée, il autoriserait un changement de substance de la Sainte-Cène déterminée par l'action du Christ notre Seigneur à la dernière Cène. Dans les «messes» célébrées avec du «yucca», le pain ne serait pas des messes; il n'y aurait pas de présence réelle, pas de sacrifice.

 

Tout simplement impossible

 

Nous avons demandé à ces autorités d'expliquer plus en détail pourquoi il est tout simplement impossible qu'un tel changement se produise.

 

Le cardinal Burke a expliqué que «selon la foi de l'Église romaine, le sacrement de la Sainte Eucharistie concerne le pain de froment et le vin de raisin naturel».

 

«Si une autre matière est utilisée, le sacrement de la Sainte Eucharistie n'est pas conféré validement», a-t-il déclaré.

 

Le cardinal a noté que «l'ancienne coutume de l'Église, selon laquelle seul le pain de froment pouvait être utilisé pour le sacrifice eucharistique, a été confirmée au concile de Florence (bulle de l'union avec les Arméniens Exsultat Deo, 22 novembre 1439)».

 

«La question des sacrements respecte ce qui est enseigné dans les Saintes Écritures», a également expliqué le cardinal Burke. «Le récit de l'Institution de la Sainte Eucharistie précise que Christ prit du pain de blé, pas du pain d'orge ou toute autre forme de pain, à la Dernière Cène et changea sa substance en substance de son corps. Le mot grec, artos, signifie presque toujours pain de froment.»

 

L'évêque Athanasius Schneider a acquiescé: «Notre Seigneur Jésus-Christ a pris du pain de blé et du vin de raisin naturel. L'Église a toujours enseigné dans le même sens depuis plus de deux mille ans que seul le pain au blé est l'affaire du sacrement de l'Eucharistie. C'est un enseignement infaillible du Magistère Universel Ordinaire.»

 

L'auxiliaire d'Astana a ajouté que le Catéchisme du Concile de Trente stipule que la Sainte Eucharistie n'est que du pain de froment. Le passage pertinent se lit comme suit:

 

Il existe cependant différentes sortes de pains, soit parce qu’ils sont constitués de différents matériaux - tels que le blé, l’orge, les légumineuses et d’autres produits de la terre; ou parce qu'ils possèdent des qualités différentes - certaines étant levées, d'autres totalement sans levain. Il convient de noter que, dans le premier cas, les paroles du Sauveur indiquent que le pain doit être à base de blé; car selon l'usage courant lorsque nous parlons simplement de pain, nous entendons assez le pain de froment. Ceci est également déclaré par une figure de l'Ancien Testament, parce que le Seigneur a commandé que les pains de proposition, qui signifient ce sacrement, soient faits de farine fine.

 

Il a donc soutenu que changer la question de l’Eucharistie de pain de froment en un autre type de sujet reviendrait à «inventer un sacrement, étranger à celui établi par Notre Seigneur, qui a été préservé de manière immuable par la tradition bi-millénaire de la toute l’Église d'Est en Ouest.»

 

«Célébrer l'Eucharistie avec du yucca reviendrait à introduire une sorte de nouvelle religion», a affirmé Schneider. «S'ils introduisaient le yucca dans l'eucharistie, ce ne serait plus le sacrement de la religion catholique. Ce serait une nouvelle religion amazonienne à apparence catholique, mais ce ne serait plus le sacrement de l'Eucharistie de l'Église apostolique catholique.»

 

Mgr Schneider a également souligné que «le concile de Trente, le pape Pie XII et Jean-Paul II ont enseigné que l’Église n’a aucun pouvoir pour changer le contenu des sacrements.»

 

«L’Église ne peut que changer ce qu’elle a établi», a-t-il déclaré. «Et l'Église n'a pas établi le sacrement de l'Eucharistie. Il a été établi par notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, qui a également établi que l'eau soit la matière du baptême.»

 

LifeSite a également demandé au théologien et écrivain anglais très estimé, le Père John Saward, d'expliquer pourquoi il était impossible d'introduire un changement en matière d'Eucharistie. Le P. Saward a répondu:

 

Le témoignage de la Tradition est aussi clair que possible: la seule matière valide de l’Eucharistie est le pain de froment (panis triticeus). C’est l’enseignement du concile de Florence et de saint Thomas qui l’a défendu dans son traité sur l’Eucharistie dans la Somme : «Nous croyons que Christ a utilisé ce type de pain lorsqu’il a institué l’Eucharistie» (3a q. 74, a. 3). Saint Thomas poursuit: «Sans le pain de froment, le sacrement n'est pas valablement conféré» (sine quo non perficitur sacramentum) (3a q. 74, a. 4).

 

«Le code de 1983 est également sans ambiguïté: "Le pain doit être composé uniquement de blé (can. 924/2)" », a-t-il ajouté.

 

Saward a fait valoir qu'une notion vague de «développement de la doctrine» ne peut être invoquée pour justifier une telle rupture avec la Tradition sacrée. Le Concile Vatican II a soigneusement défini les limites d'un tel développement: «Ce sens des dogmes sacrés que la Sainte Mère l'Eglise a déterminé une fois pour toutes doit être toujours être retenu, et l'on ne doit jamais s'en écarter sous prétexte et au nom d'une intelligence supérieure de ces dogmes.» (Constitution dogmatique Dei Filius sur la foi catholique, ch. 4).

 

Le théologien basé à Oxford a déclaré que «le bienheureux John Henry Newman a formulé le même argument: «Il n’y a rien que l’Église ait défini ou définisse, qu’un apôtre, s’il avait été questionné, n'eut été pleinement en mesure de répondre et n'eut pas répondu. (Lettre à Flannigan). En d'autres termes, si vous aviez demandé à Saint-Pierre : «Quelle est la seule matière valide de l'Eucharistie?» il aurait répondu: «Du pain de blé.»

 

Fr. Saward a également observé que, récemment, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a insisté sur le fait que les prêtres qui souffrent de la maladie coeliaque «doivent consacrer et consommer des pains d'autel à base de blé, même si le contenu en gluten est réduit.»

 

En 2017, la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements a publié des directives à l'intention des évêques sur le pain et le vin destinés à la Sainte Eucharistie.

 

Des questions sérieuses soulevées

 

Pour toutes ces raisons, le cardinal Burke a déclaré qu'«il serait totalement inapproprié que le Synode de l'Amazonie discute du changement de la matière de la Sainte Eucharistie.»

 

«Cela laisserait planer un doute sur la Tradition ininterrompue selon laquelle la Sainte Eucharistie continue d'être l'action du Christ parmi nous, en fait la manifestation la plus haute et la plus parfaite de sa présence parmi nous», a-t-il déclaré. «S'éloigner de l'utilisation de ce qui a toujours été la matière du sacrement de la Sainte Eucharistie a les plus graves implications.»

 

Le cardinal a ajouté: «On peut se demander pourquoi, après des siècles de célébration de la Sainte Eucharistie en Amazonie, il est maintenant si difficile d'utiliser des hosties de pain de froment.»

 

«Il y a quelque chose de plus complexe qu'un problème de maintien de la fraîcheur des hosties», a observé le cardinal Burke. «L’utilisation d’une nourriture locale, qui est comme du pain mais n’est pas le genre de pain que Notre Seigneur a utilisé lors de la Cène, reflète une vision totalement horizontale de la Sainte Eucharistie, dans laquelle la Sainte Eucharistie est l’action de la communauté qui se rassemble au lieu de l'action du Christ qui rassemble la communauté.»

 

Si, comme le suggèrent ces autorités, la proposition de transformer la matière de l'Eucharistie de pain de froment en yucca constitue une rupture claire et manifeste avec la foi catholique, la question se pose de savoir si un évêque orthodoxe doit refuser même de participer au synode amazonien où une telle question serait à l'ordre du jour?

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 19:26

La sécularisation du mariage (mariage civil), c'est-à-dire la "loi sur le mariage et le divorce" autorisant le divorce en France, fut adoptée le 20 septembre 1792, qui est aussi le jour de la proclamation de la première "république" (!), comme s'il n'y avait rien de plus important que de... légaliser le divorce le jour de la proclamation de la "république". Tout le programme de destruction de la France est là dès le premier jour de la dite "république".

L'intégrisme républicain contre le catholicisme
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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 00:00
Saints Caïus et Alexandre († 171)

À Apamée sur le Méandre en Phrygie, après l'an 171, les saints martyrs Caïus et Alexandre, qui reçurent la glorieuse couronne du martyre durant la persécution de Marc Antonin et de Lucius Verus.

 

Martyrologe romain (1)

 

Caïus et Alexandre furent de farouches défenseurs de la foi contre les chrétiens hérétiques disciples de Montan (millénaristes rigoristes intransigeants qui rêvaient d'une Église de purs et pour qui il fallait courir au martyre). Ils furent arrêtés, comme eux, et c'est ainsi que Caïus, Alexandre et les montanistes furent unis par delà leurs querelles théologiques et reçurent ensemble la glorieuse couronne du martyre durant la persécution de Marc Antonin et de Lucius Verus, à Apamée sur le Méandre en Phrygie. (2)

 

Fête le 10 mars.

Saints Caïus et Alexandre († 171)

Sources: (1) l'Evangile au quotidien; (2) Nominis.

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 17:12

Relevé nulle part. À l'occasion de la «marche blanche contre l'antisémitisme» organisée le 19 février 2019 par quatorze partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV et le PCF, et où des partis comme la France insoumise, Debout la France, ou le Rassemblement national n'ont pas été conviés (Source), Gérard, juif antisioniste, militant «insoumis», scandalisé, a ainsi critiqué le CRIF, dans l'émission «les Grandes gueules» sur RMC : 

 

« Je suis totalement scandalisé par l'attitude du CRIF, qui démontre que le Crif est un valet servile de l'oligarchie israélienne, et je trouve cela scandaleux. Ils n'ont pas à me dire si je dois y aller ou pas, si je suis le bienvenu ou pas. J'estime que bien que je sois juif, j'ai le droit de penser ce que je veux, et d'agir comme je le veux, du fait que je n'ai jamais fait d'attentat, du fait que je ne sois pas violent. 

« Je suis totalement scandalisé par la position du Crif. Et je le dis. Je connais de nombreux juifs français qui sont d'abord français, qui sont français, et qui font partie de l'UFJP, qui pourtant soutient l'État, le double État israélien et palestinien. Cela veut dire que ce n'est pas parce que je suis juif que je dois être un valet servile du gouvernement israélien.

« Le rapport, je vais vous le donner. C'est que quelqu'un s'est fait tuer. Elle était juive (Mireille Knoll, octogénaire juive assassinée parce que juive en France en 2018. Source), rescapée des camps, comme 90% de ma famille pendant la guerre. Et il se trouve que j'estime que j'ai le droit de revendiquer ma francité. Je ne sais pas comment le dire. Je suis français et c'est une juive française qui s'est faite assassinée.

« Et j'ai envie de dire que malheureusement, et on doit le dire, tout le monde doit être ensemble. Tout français de quelque confession que ce soit, c'est comme si le CRIF disait "ah houi, mais les arabes n'ont pas le droit d'y aller". Et pourquoi ? Ou alors les blacks et les chinois. Et pourquoi ? De quel droit le CRIF se permet cela ? Pour moi, ils ne le font que parce qu'ils sont serviles d'une idéologie qui est communautariste. Et cela, je ne peux pas le supporter. »

 

« C'est-à-dire qu'ils mettent au-dessus du fait d'être français le côté israélien et juif ?», demande le journaliste Alain Marschall de RMC. «Le côté juif pro-israélien, oui.», répond Gérard.

 

(Fin de citation).

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 01:03

Y a-t-il un fascisme de la république dite française ?

« Le fascisme […] promet l'ordre et la force, la prospérité et le renouveau, il exalte la grandeur de la patrie en ranimant les souvenirs de l'Empire romain. Son fondateur, Benito Mussoloni. [...] Son premier programme s'inspire des thèmes du socialisme et du nationalisme. […] C'est […] l'affirmation de la suprématie de l'État, valeur absolue, qui réclame toutes les énergies à son service, fût-ce au mépris des personnes, et qui sollicite tous les moyens, y compris la violence.

 

Benito Mussolini en 1938.

 

Mussolini se présente comme le « sauveur » de l'Italie, le duce, le guide, le chef auquel il faut obéir. Dans la république, il y a aussi cette dimension du leader, du sauveur de la Révolution, depuis Robespierre, en passant par Napoléon Bonaparte à l'homme providentiel, qui n'est jamais que l'homme d'un parti qui devient président de la Ve république.

 

Pie XI

« […] Le Syllabus (de Pie XI en 1864) (39e proposition) avait déjà condamné une telle conception qui fait de l'État l'origine et la source de tous les droits et qui lui reconnaît une autorité sans limites.

 

« […] En mai 1931, il (Mussolini) fait fermer les cercles catholiques de jeunes et il supprime la procession de la fête-Dieu. À Rome et dans toute l'Italie, des escouades fascistes déploient leur violence contre les sièges des œuvres catholiques et contre les adhérents, garçons et filles. Mussoloni couvre lui-même les excès en concluant une interview de façon catégorique : "L'enfant, dès qu'il est en âge d'apprendre, appartient à l'État, à lui seul, sans partage possible."

 

Pie XI décide alors de réagir fermement. Son encyclique du 5 juillet 1931, Non abbiamo bisogno, rédigée en italien, condamne le totalitarisme étatique, repousse "une idéologie qui se résoud en une vraie statolâtrie païenne".

 

« […] Le conflit entre l'Église et le fascisme reprend avec le renversement de la politique italienne et la réalisation de l'Axe Rome-Berlin. […] À la veille du dixième anniversaire des accords du latran, Pie XI s'apprête à dénoncer l'attitude du fascisme à l'égard de l'Église. Mais il meurt le 10 février 1939. » (1)

 

Formule condamnée n°XXXIX du Syllabus : «L’État, étant l’origine et la source de tous les droits, jouit d’un droit qui n’est circonscrit par aucune limite.» 

 

Hormis les prétentions de ranimer l'Empire romain et la promesse affichée de la force, cette définition du fascisme correspond étrangement à la république dite française, particulièrement dans la promesse de prospérité (progrès) et de renouveau, dans le culte de l'homme providentiel, la prétention d'éduquer « l'enfant dès qu'il est en âge d'apprendre » (Mussolini), dès 3 ans chez Emmanuel Macron.

 

La promesse de renouveau est celle des politiciens républicains et francs-maçons qui ont une vénération quasi superstitieuse et religieuse pour le mot "changement", depuis Nicolas Sarkozy, sa "France d'après", son "monde nouveau" ("De cette crise va naître un monde nouveau". N. Sarkozy, voeux à la nation 31-12-2008; "Changer le monde" LipDub avec les jeunes de l'UMP en 2009) ; en passant par François Hollande et sa promesse "le changement c'est maintenant", le Nouveau Monde d'Emmanuel Macron. Un côté haineux contre la nature et la Création, qu'il faut changer, recréer. Au final, les naïfs se font systématiquement avoir avec ce type de promesses fallacieuses qu'affectionnent les francs-maçons depuis 1789 avec Rabaut de Saint-Etienne et son "pour rendre le peuple heureux, il faut le renouveler, changer ses idées, changer ses lois, changer ses moeurs, changer les hommes, changer les choses, tout détruire, oui, tout détruire, puisque tout est à recréer". (Rabaut-Saint-Etienne cité dans Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions pamphiliennes 2007, p. 280). Pour Emmanuel Macron le "Nouveau Monde" fait furieusement penser à l'ancien monde en pire.

 

La conception du pouvoir où (sous couvert de «souveraineté nationale»), l’État est en fait (dans les faits) la source et l'origine de tous les droits via la démocratie dite «représentative» est celle de la république. Pour Jacques Chirac en 1995, «il n'y a pas de loi morale au-dessus de la loi civile» («non à une loi morale qui primerait la loi civile», Jacques Chirac, Journal du Dimanche, avril 1995). Tout est possible, y compris le pire.

 

En 1789 déjà, « "aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'État de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", et ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée". » (2)

 

En France, par exemple en 2019, la sécurité de manifestants contre les politiques économiques et sociales du gouvernement, les manifestants pacifiques se retrouvent blessés, éborgnés par des tirs de flashball des forces dites de l'"ordre". Cette force employée à la défense d'institutions qui ne respectent même pas la dignité humaine la plus élémentaire a pu faire l'objet de plaintes auprès de la Cour pénale internationale sur la base de la l'article 7 du "Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale". En réponse, sans viser un pays en particulier, l'Europe et l'ONU ont condamné le 14 février 2019 « l'usage disproportionné de la force par la police. »

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2019/02/14/01003-20190214ARTFIG00278-l-europe-condamne-l-usage-disproportionne-de-la-force-par-la-police.php

 

Selon les auteurs du communiqué de presse diffusé le 14 par le groupe d'experts des droits de l'homme de l'Onu, «les restrictions imposées aux droits ont également entraîné un nombre élevé d'interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d'armes dites "non-létales" telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou flashballs».

 

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201902151040029128-experts-denonciation-restrictions-droits-manifestants-france/

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201902151040029128-experts-denonciation-restrictions-droits-manifestants-france/

CONCLUSION. Face à une statolâtrie envahissante et sans limites, et un État prêt à blesser des manifestants pacifiques, il est urgent de retrouver le sens de l'humanité et de remettre de l'humain dans nos institutions.

Add. Le Figaro 6 mars 2019: «Gilets jaunes»: l'ONU réclame à Paris une enquête sur «l'usage excessif de la force».

Dans un discours à Genève, la Haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, Michelle Bachelet, a mis en cause les conditions du maintien de l'ordre lors des manifestations des «gilets jaunes». Des critiques déjà formulées en février au sein de l'ONU, mais aussi de l'UE et de la CEDH.

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/06/01016-20190306ARTFIG00119-gilets-jaunes-l-onu-reclame-a-paris-une-enquete-sur-l-usage-excessif-de-la-force.php

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/06/01016-20190306ARTFIG00119-gilets-jaunes-l-onu-reclame-a-paris-une-enquete-sur-l-usage-excessif-de-la-force.php

Notes

 

(1) Paul CHRISTOPHE, 2000 ans d'Histoire de l'Église, Nouvelle Édition Mame Desclée, Paris 2017, p. 1004-1008.

(2) Le Livre noir de la Révolution française, par Pierre CHAUNU, Jean TULARD, Émmanuel LEROY-LADURIE, Jean SÉVILLIA, Cerf, Paris 2008, p. 14.

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 12:24

Nicolas Sarkozy a pu être décrit comme le "président des riches" avec son bouclier fiscal d'un milliard fait aux plus riches. Sous François Hollande, le milliard d'euros donné aux plus riches chaque année continue jusqu'en 2017 : "930 millions d’euros échappent à l’État en 2014, 1 milliard 1 en 2015, et ainsi de suite. 3.600 foyers aux patrimoines les plus élevés, plus de 10 millions d’euros, vont de partager les neuf dixièmes de cette manne. Un comble pour le président "qui n’aimait pas les riches"." (Source) Mais avec Emmanuel Macron, c'est entre quatre à six fois fois plus de cadeaux fiscaux faits aux plus riches chaque année. Sources : 1 et 2 : 

Source: https://www.europe1.fr/emissions/Le-vrai-faux-de-l-info2/le-bouclier-fiscal-macron-sera-t-il-quatre-fois-plus-epais-que-le-bouclier-fiscal-sarkozy-3446108

Source: https://www.europe1.fr/emissions/Le-vrai-faux-de-l-info2/le-bouclier-fiscal-macron-sera-t-il-quatre-fois-plus-epais-que-le-bouclier-fiscal-sarkozy-3446108

Source: https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/isf-macron-est-il-plus-genereux-avec-les-riches-que-sarkozy-comme-le-dit-sapin_1946511.html

Source: https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/isf-macron-est-il-plus-genereux-avec-les-riches-que-sarkozy-comme-le-dit-sapin_1946511.html

Emmanuel Macron, ex-banquier chez Rothschild, est l'homme du sérail qui a coordonné la campagne économique de François Hollande en 2012 avec les amis de "la Rotonde", et s'est retrouvé ensuite (une fois François Hollande élu), ministre de l'économie. On ne peut donc pas parler d'homme neuf :

 

"Ce groupe d'amis, auxquels sont rattachées des personnalités soucieuses de rester dans l'ombre pour ménager leur carrière - on n'est jamais trop prudent ! -, s'est baptisé La Rotonde, du nom de la brasserie du quartier de Montparnasse à Paris où ils aiment se retrouver.

 

[...]

 

Un homme, enfin, a joué un rôle essentiel dans la mise en forme du programme présidentiel (de François Hollande. Ndlr.) : il s'agit d'Emmanuel Macron. Ancien rapporteur de la commission Attali sur la libération de la croissance française, inspecteur général des finances et associé gérant chez Rothschild et Cie, il a coordonné l'activité du groupe d'économistes de La Rotonde de septembre à janvier, préparé l'agenda des séances de travail, recruté les jeunes - des inspecteurs des finances pour la plupart - qui ont travaillé avec le groupe et finalement rassemblé tous ces travaux pour les remettre à François Hollande." (Source)

Source: www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/25/la-troupe-heteroclite-des-economistes-hollandais_1634193_1471069.html

Source: www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/25/la-troupe-heteroclite-des-economistes-hollandais_1634193_1471069.html

A ce niveau de cadeaux fiscaux faits aux plus riches il ne s'agit plus d'une oligarchie, mais d'une ploutocratie, dans la continuation de ce qui s'est passé en 1789.

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 16:15
Récession 2019 : la faute aux "Gilets jaunes" ou la faute à Macron ?

Selon Bfm-Tv et la macronie les Gilets jaunes plomberaient l'économie. Les Gilets jaunes plombent-ils vraiment l’économie ? Ce mouvement serait-il "une catastrophe pour le commerce, une catastrophe pour l'économie" (Bruno Lemaire, ministre de l'économie) ? Les économistes Jacques Sapir et Charles Gave analysent cette assertion. Les mauvais résultats datent d’avant le début de la contestation. 

Extrait

 

Jacques Sapir :

 

"L'examen des chiffres montre que les causes de ce ralentissement sont bien autre. L'INSEE en particulier a établi que le mouvement de ralentissement a commencé dès le 1er trimestre 2018, soit avant même la grève à la SNCF."

 

Dans le graphique ci-dessous, on voit (en bleu indigo) la courbe descendante de la consommation des ménages entre 2016 et 2018. Le ralentissement de la consommation a donc débuté bien avant la première manifestation des Gilets jaunes le 17 novembre 2018 et le mouvement des Gilets jaunes n'a donc rien à voir avec cette baisse de la consommation, mais sans doute tout à voir avec la perte de pouvoir d'achat.

Récession 2019 : la faute aux "Gilets jaunes" ou la faute à Macron ?

Charles Gave :

 

"Monsieur Macron voulait et a organisé une baisse de la demande interne, et cela s'est passé bien avant le mouvement des Gilets jaunes. Et l'on pourrait même dire que cette baisse de la demande interne est la cause première de l'explosion des Gilets jaunes.

 

"[...] Pour établir la compétitivité de la France, il y a deux possibilités, ou vous augmentez l'impôt sur les pauvres gens, (comme le disait Mark Twain 'il faut augmenter l'impôt sur les plus pauvres parce qu'il y en a beaucoup plus'), cela est la stratégie de monsieur Macron, ou on fait baisser le train de vie de l'État, de façon à couper dans toutes ces dépenses inutiles, avec une rentabilité marginale du capital investi négative.

 

"Macron, si vous regardez ses mesures, il n'a pas cessé de taper sur les petites gens, tout en protégeant les gens qui n'étaient pas des petites gens. C'est une des autres causes de la montée des Gilets jaunes, c'est que d'abord on a commencé par ne taper que sur eux - aurait-on tapé sur les autres aussi, ils auraient probablement été plus calmes -, et en plus on n'a pas arrêté de les insulter. Pendant un an, les phrases du président sur le côté crétin du peuple se sont multipliées. Quelque part c'est la première dans l'histoire de France, qu'on a un roi qui déteste le peuple. Ce qui est quand même une nouveauté.

 

"[...] On en arrive à un scenario politique tout à fait curieux. Comme il est complètement impossible de s'adresser au pouvoir central, puisque il est complètement autiste. Et donc, ce qui se passe, c'est que les gens ont décidé que la seule façon de se faire entendre c'était de bloquer. Donc le blocage n'est pas créé par ceux qui le font mais par l'autisme de ceux qui devraient les écouter.

 

"[...] Ce que j'ai écrit il y a quelques mois, c'est que en Europe vous aurez une récession en 2019 pour toute une série de raisons que j'ai expliquées dans les différents papiers que j'ai écrit.

Récession 2019 : la faute aux "Gilets jaunes" ou la faute à Macron ?

 Lire :

 Institut des Libertés, Charles Gave, 2 juillet 2018 "En route vers la Récession Mondiale de 2019"

 Le Point 23/01/2019 "Le Point - Nouailhac - La France bientôt en récession ?"

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 16:45
Cronos, titan de la mythologie grecque, statue à Nuremberg, Allemagne

 

Saint Irénée de Lyon, Père de l'Église, auteur du livre "Contre les hérésies", dit au livre V que le nom de l'antéchrist pourrait être "Titan".

 

Or, dans la mythologie grecque, le roi des Titans est Cronos, père de Zeus (Jupiter). La question que nous nous posons actuellement est de savoir s'il y a un lien entre ce Titan, père de Zeus (Jupiter) et le président de la république "Macron-Jupiter", élu à 66,06% ? Le nom de Macron est composé de Cron. Diminutif de Cronos ? Par crainte d'être renversé par l'un de ses enfants, Titan (Cronos) les mangea, sauf Zeus qui, caché enfant en Crète grandit loin de ses parents, nourri par la chèvre Amalthée et élevé par des Méliades. Le temps venu, Zeus accomplit la prophétie et renversa son père avec l'aide de ses frères, des Cyclopes et des Géants. Avec Gaïa, il s'arrangea pour les faire recracher à son père. Voilà pour le cadre mythologique. Voyons à présent ce que dit saint Irénée de Lyon à propos du nom de l'antéchrist :

 

Extrait de Irénée de Lyon, Contre les hérésies, Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur, Sagesses chrétiennes, Cerf, Paris 2007, Livre 5, p. 656-659 :

 

« Le chiffre du nom de l'Antéchrist permet-il de connaître ce nom avec certitude dès à présent ?

« 30,2. [...] [Q]uand ceux-ci régneront et qu'ils s'imagineront affermir leur pouvoir et étendre leur empire, l'homme qui surgira alors à l'improviste pour usurper la royauté et terrifier ces rois et qui portera un nom contenant le chiffre ci-dessus indiqué, cet homme-là, qu'ils sachent que c'est bien réellement lui « l'abomination de la désolation ». C'est cela même que dit l'Apôtre : « Quand ils diront : Paix et sécurité, c'est alors qu'une ruine soudaine fondra sur eux ». De son côté, Jérémie, non content de souligner la soudaineté de sa venue, avait fait connaître la tribu d'où il sortirait : « Depuis Dan nous entendrons le bruit de la course de ses chevaux ; au bruit du hennissement de ses coursiers toute la terre sera épouvantée ; et il viendra, et il dévorera la terre et ce qu'elle renferme, la ville et ceux qui l'habitent » (Jr, 8,16 ; Ap 7, 5-8). C'est pour cette raison que la tribu de Dan n'est pas comptée, dans l'Apocalypse, parmi celles qui sont sauvées.

 

« 30,3. Il est donc plus sûr et moins dangereux d'attendre l'accomplissement de cette prophétie, que de se livrer à des recherches et de conjecturer les premiers noms venus, car on peut trouver un grand nombre de noms ayant le chiffre que nous avons dit, et le problème n'en demeurera pas moins posé : en effet, si l'on trouve beaucoup de noms ayant ce chiffre, on se demandera quel est celui d'entre eux que portera l'homme qui doit venir. Ce n'est pas faute de noms ayant le chiffre du nom de l'Antéchrist que nous parlons de la sorte, mais par crainte de Dieu et par zèle de la vérité. Car le mot EyanyaV (Florissant), par exemple, possède bien le chiffre cherché, mais nous n'affirmons rien à son sujet pour autant. Le mot LateinoV (Latin) a également le chiffre six cent soixante-six et est tout à fait digne de créance, puisque le dernier royaume possède précisément ce nom : car ce sont les Latins qui dominent en ce moment ; cependant, nous ne nous ferons pas gloire de ce mot. Le mot Teitan (Titan) — en écrivant la première syllabe avec deux voyelles, l'epsilon et l'iota — est, de tous ceux qui se rencontrent chez nous, le plus digne de créance. En effet, il possède le chiffre que nous avons dit et se compose de six lettres, chaque syllabe étant constituée par trois lettres ; c'est un nom ancien et exceptionnel, car aucun de nos rois ne s'est appelé Titan, et aucune des idoles publiquement adorées chez les Grecs et les barbares ne possède ce nom ; ce nom passe même pour divin auprès de beaucoup, au point que le soleil est appelé Titan par ceux qui dominent en ce moment ; ce nom contient encore l'évocation d'un châtiment et d'un vengeur, et c'est un fait que l'Antéchrist affectera de venger les victimes des mauvais traitements ; surtout, enfin, c'est un nom digne d'un roi, et plus encore d'un tyran. Ainsi, le nom de Titan possède assez de probabilité pour nous permettre de conclure, à partir d'indices nombreux, qu'il pourrait fort bien être celui de l'homme qui doit venir. Cependant, nous ne risquerons pas notre fortune sur lui ni ne déclarerons péremptoirement que l'Antéchrist portera ce nom-là, sachant que, si son nom avait dû être ouvertement proclamé dès à présent, il aurait été dit par celui qui a vu l'Apocalypse : car il n'y a pas très longtemps que celle-ci a été vue, mais cela s'est passé presque au temps de notre génération, vers la fin du règne de Domitien.

 

« 30,4. En fait, Jean a fait connaître le chiffre du nom de l'Antéchrist, afin que nous nous gardions de lui lorsqu'il viendra, sachant qui il est ; mais il a tu son nom, parce que celui-ci n'était pas digne d'être proclamé par l'Esprit Saint. Si, en effet, ce nom avait été proclamé par lui, peut-être l'Antéchrist eut-il dû demeurer longtemps ; mais puisqu'en fait « il était et n'est plus, et qu'il monte de l'abîme pour aller à sa perte », comme s'il n'était jamais venu à l'existence, son nom n'a pas été proclamé : car on ne proclame pas le nom de ce qui n'est pas. Or, après que l'Antéchrist aura réduit le monde entier à l'état de désert, qu'il aura régné trois ans et six mois et qu'il aura siégé dans le Temple de Jérusalem, le Seigneur viendra du haut du ciel, sur les nuées, dans la gloire de son Père, et il enverra dans l'étang de feu l'Antéchrist avec ses fidèles ; il inaugurera en même temps pour les justes les temps du royaume, c'est-à-dire le repos, le septième jour qui fut sanctifié, et il donnera à Abraham l'héritage promis : c'est là le royaume en lequel, selon la parole du Seigneur, « beaucoup viendront du levant et du couchant pour prendre place à table avec Abraham, Isaac et Jacob ». (Fin de citation)

Note du blog Christ-Roi. Cet article n'est qu'une réflexion, qui ne se propose pas d'affirmer que Macron serait le fils du titan dont parle saint Irénée de Lyon. Mais il est vrai que l'appellation de Macron "Jupiter", le rapport entre Ma -"Cron" et le titan Cronos, père de Jupiter, le rapport entre le titan Cronos dévorant ses enfants et Macron massacrant et dévorant les Gilets jaunes, Macron élu à 66,06%, et le passage de saint Irénée de Lyon sur le nom "titan" de l'antéchrist, cela fait beaucoup d'éléments qui donnent à réfléchir.

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 22:08

Une définition de nos dirigeants actuels se trouve étonnamment dans La Didachè ou Doctrine des douze apôtres, un petit livre contemporain du nouveau Testament, écrit vers la fin du Ier siècle, qui mentionne ce qu'il ne faut pas être car c'est la "voie de la mort" : 

 

« Didachè V, 1.  La voie de la mort est celle-ci : avant tout elle est mauvaise et pleine de malédiction : "Meurtres, adultères, convoitises, débauches, vols, idolâtrie", pratiques magiques, [...], rapines, faux témoignages (Mt 15,19 ; Ga 5,20), hypocrisie, duplicité du cœur, "fourberie, orgueil, méchanceté", arrogance, "cupidité", propos obscènes, jalousie, insolence, faste, "fanfaronnade", (absence de crainte) (Cf. Rm 1,29 s. ; Col. 3,8) 2. Persécuteurs des hommes de bien, ennemis de la vérité, […] amis du mensonges, ignorants de la récompense de la justice, […] en éveil non pour le bien mais pour le mal, loin de qui se tiennent la douceur et la patience, "qui aiment ce qui n'est rien" (Ps. 4,3 "l'amour du néant et la course au mensonge"), sont avides de profits (Is, 1,23), qui sont sans pitié pour le pauvre et ne se mettent pas en peine de l'affligé, ne reconnaissent pas leur propre créateur, "assassins des enfants" (Sg 12,5), meurtriers par avortement de la créature de Dieu, qui se détournent de l'indigent, accablent l'opprimé, avocats des riches, juges iniques des pauvres, pécheurs de part en part ! Puissiez-vous, mes enfants, être préservés de ces gens-là ! »

Une étonnante définition de nos dirigeants actuels dans la Didachè

Source: Les Écrits des Pères apostoliques, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 51-52.

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 13:35

 

Dans notre pays, les rois sont héréditaires, cependant en période de troubles il est arrivé qu'un roi soit déposé, et qu'un autre soit élu à sa place pour les services rendus, et ses vertus (Pépin le Bref en 751; Eudes, le sauveur de Paris, en 888; Hugues Capet en 987). 

 

Ainsi en 987, l'archevêque de Reims Adalbéron, acquitté par Hugues Capet, dans son procès contre Lothaire, propose que le duc de France soit nommé roi à titre provisoire. Il soutient que le carolingien Charles de Lorraine n’a pas de droit au trône puisque vassal du roi de Germanie. Il convoque les plus hauts seigneurs de la Francie à Senlis et leur dit « Nous n'ignorons pas que Charles [de Lorraine] a des partisans : ils soutiennent qu'il a des droits à la couronne, transmis par ses parents. Mais on ne doit porter sur le trône qu'un homme exceptionnel par la noblesse du sang et la vertu de l'âme. Or, Charles n'obéit pas à l'honneur, il a perdu la tête au point de s'être remis au service d'un roi étranger Otton II. » [1] Adalbéron de Reims se démarque de l'opinion de son temps en refusant la règle de l'hérédité royale. Ceci va à l'encontre de l'interdiction pontificale qui affirme « d'oser jamais élire à l'avenir un roi d'autres reins » que ceux des Carolingiens. L'archevêque sait que par deux fois, les papes du Xe siècle ont soutenu le carolingien Louis IV contre Hugues le Grand. La thèse d'Adalbéron est la suivante : « Des empereurs de race illustre furent déposés à cause de leur absence de vertu (virtus), ils eurent des successeurs tantôt égaux, tantôt inférieurs par leurs origines » (allusion à Charles le Gros (887) et à Charles le Simple (922)). En bref, si le prétendant est un Carolingien, mais manque de virtus le trône doit revenir à quelqu'un de plus illustre. [2] Il plaide une dernière fois en faveur d'Hugues : « Le trône ne s'acquiert point par droit héréditaire, et l'on ne doit mettre à la tête du royaume que celui qui se distingue par ses qualités. Donnez-vous donc pour chef le duc Hugues, recommandable par ses actions, par sa noblesse et par ses troupes, en qui vous trouverez un défenseur, non seulement de l'intérêt public mais aussi des intérêts privés. » [3] Ainsi Hugues Capet est élu contre le carolingien Charles de Lorraine, en tant que prince national, grâce au soutien de l’archevêque de Reims, Adalbéron. Richer écrit qu'Hugues est couronné et sacré le 1er juin mais Yves Sassier n'imagine pas qu'on puisse à l'époque sacrer le nouveau souverain dix jours seulement après la mort du Carolingien. Il semble plutôt qu'Hugues ait été acclamé roi par l'assemblée de Senlis (peut-être le 3 juin) puis couronné et sacré roi le 3 juillet à Noyon. [4] Mais les sources font également mention d'une cérémonie à Reims, d'où l'idée émise de deux cérémonies : une à Noyon (laïque) et l'autre à Reims (religieuse).

 

Il y avait d’ailleurs une centaine d’années que la Couronne était devenue élective non seulement en France depuis l’agonie des Carolingiens au IXe siècle, avec l’élection d'Eudes en 888, mais en Lotharingie, en Italie, et en Allemagne où elle devait le rester.

Ainsi, en 887, en France, le carolingien Charles III le Gros est déposé pour avoir acheté le départ des Normands au lieu de les combattre, il abdique couvert de honte et est remplacé par Eudes (888-898), fils de Robert le Fort, comte de Paris, élu roi par les Grands à Compiègne en 888 parce qu'il avait sauvé Paris de l'envahisseur viking, lors de l'hiver 885-886. Là aussi, deux cérémonies, déjà, le couronnèrent : une laïque élit Eudes, roi des Francs, à Compiègne, puis une religieuse le sacre à Reims le 13 novembre 888

 

Un peu plus tard, en 922, Robert Ier (922-923), frère d'Eudes, sera élu roi contre Charles III (883-922). Robert Ier est le grand-père d'Hugues Capet, et donc l'ancêtre des Capétiens.

 

Saint David, fils de Jessé

 

En 751, « Pépin partage avec Saül et David le fait de ne pas avoir été appelé à régner par sa naissance. Comme ce dernier il devait recevoir une promesse de pérennité. » [5] Il se fait élire roi par les grands de Soissons et est sacré par Saint Boniface : il devint le premier roi de la dynastie carolingienne (751-887). Les rois mérovingiens étaient héréditaires depuis Clovis.

 

Auparavant encore, en remontant dans le temps, les monarchies gauloises étaient électives, parfois également héréditaires (Ambigat, Bellovèse, Segovèse pour les Bituriges au VIe s. av. J.-C., Luernos, Bituitos, Congentianos pour les Arvernes au IIe s. av. J.-C.). « La légitimité des princes était avant tout généalogique. » [6] « C'était du souvenir de l'unité primitive que s'inspiraient les traditions ou les légendes indigènes. - Elles racontaient que la Celtique avait formé autrefois un seul royaume, et n'ayant qu'un souverain. Ce roi lui était donné par les hommes du Centre, les Bituriges: le chef qui commandait tous les Celtes siégeait au milieu même du pays. On conserva longtemps la mémoire d'un de ces rois, Ambigat. » [7] « Divers auteurs ont cru pouvoir faire remonter l'apparition des Celtes au deuxième millénaire (avant J.-C.). Pour d'autres, on peut la chercher dans les phénomènes complexes qui touchent le domaine nord-alpin au Chalcolithique, au troisième millénaire [Brun 2006] » [8] 

 

Autrement dit, la monarchie sur notre territoire, depuis les Gaulois, a entre quatre et cinq millénaires. La république dite française, à côté, représente, en fait, 3,09% de l'histoire de France et de la Gaule. [9]

Nous sommes de loin la nation la plus vieille d'Europe, grâce à la monarchie.

Notes

 

[1] Richer de Reims, Histoire, IV, en 991-998, cité dans J.-M. LAMBIN, Histoire-Géographie, 5e, Hachette Collèges, Paris, 1992, p. 69.

[2] Y. SASSIER, Royauté et idéologie au Moyen Âge, Colin, Paris, 2000, p. 206-207.

[3] Richer de Reims, Histoire, IV, en 991-998 cité dans J.-M. LAMBIN, Histoire-Géographie, 5e, Hachette Collèges, Paris, 1992, p. 69.

[4] Michel PARISSE, La France de l'an Mil, Seuil, Paris, 1990, p. 38. 

[5] Patrick DUMOUY, Le Sacre du Roi, La Nuée bleue, Place des Victoires, Éditions du Quotidien, Strasbourg 2016, p. 30.

[6] Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 62.

[7] Camille JULLIAN, La Gaule avant César, Editions du Trident, Paris 2012, p. 69;

[8] L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), sous la direction de Olivier BUCHSENSCHUTZ, Nouvelle Clio, PUF, Mayenne 2015, p. 78.

[9] En comptant 8 ans entre 1792 et 1800 (1ère république), 3 ans entre 1848 et 1851 (2e république), 70 ans entre 1870 et 1940 (3e république), 73 ans entre 1946 et 2019 (4e et 5e républiques), la république a 154 ans d'histoire. Rapporté à 5000 ans de monarchie, cela fait 3,09%.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 17:40
À l'intérieur de la caverne sanctuaire de Monte Gargano (Italie) où saint Michel Archange est apparu

Source : À l'intérieur de la caverne-sanctuaire où saint Michel Archange est apparu, Par Billy Ryan - 21 janvier 2019 - Ucatholic.com

(Traduction)

 

C'est l'un des sites de pèlerinage les plus importants depuis le début du Moyen-Âge, visité par les empereurs, les rois, les princes et le plus saint des saints de l'histoire. Aujourd'hui, c'est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, et le site de destination de plus de 2 millions de pèlerins par an. Pourquoi le sanctuaire de Monte Gargano (en italien : Santuario di Monte Sant'Angelo sul Gargano), se retrouve-t-il à travers l'histoire catholique ? La réponse remonte à un millénaire et demi, lors de quatre apparitions célestes.

 

Le Liber de apparitione Sancti Michaelis, latin, "livre sur l’apparition de saint Michel sur le mont Gargano", raconte l’histoire des trois premières apparitions de l’archange dans la grotte de Monte Gargano - aujourd'hui sanctuaire catholique découvert dans la ville de Monte Sant'Angelo, Italie.

 

La première apparition a lieu vers l'an 490 de notre ère. Un homme riche, Garganus, avait perdu un de ses précieux taureaux après s'être séparé de son troupeau. En cherchant partout l'animal, il le trouva au repos à l'embouchure d'une grotte au sommet de la montagne. Irrité qu'il osa quitté le reste du bétail, il tira une flèche empoisonnée sur la bête, flèche qu'il vit seulement se retourner miraculeusement vers lui et le frapper. Il consulta l'évêque de Siponto, qui ordonna trois jours de jeûne et de prière pour chercher des réponses à Dieu. Le dernier jour, l'archange parla à l'évêque dans une vision: "Vous avez bien fait de chercher auprès de Dieu le mystère qui était caché aux hommes; c'est-à-dire un homme frappé par sa propre arme. Car vous devriez savoir que cela a été fait par ma propre volonté. Car je suis Michel Archange, qui reste toujours dans la contemplation du Seigneur. Et décidant de garder cet endroit et ses habitants dans ce pays, je voulais montrer par ce signe que je surveillais cet endroit et tout ce qui s'y passe."

 

Les habitants vivant près de Siponto ont instauré la coutume de prier Dieu et l’archange Saint-Michel près de l’entrée de la grotte.

 

La deuxième apparition (en 492 Ndlr.) intervient lorsque les Napolitains païens commencèrent une guerre contre les Sipontans. L'évêque de Siponto leur demanda une trêve de trois jours afin qu'ils puissent jeûner et prier pendant trois jours pour la protection de saint Michel. La nuit précédant le début du combat, l'archange apparut de nouveau à l'évêque, s'assurant qu'ils trouveraient la victoire dans le combat qui s'ensuivrait.

 

"C'est pourquoi, dans la matinée, heureux et confiants que l'ange apporterait la victoire, tandis que les Napolitains seraient réduits au moyen d'un esprit démoniaque, les chrétiens rencontraient les païens. À la fin de la bataille, le Mont Gargano fut frappé par un immense tremblement de terre. Des éclairs volèrent, et une brume sombre couvrit le sommet de la montagne."

 

Une empreinte de pas a été laissée dans le marbre des grottes-chapelles au nord, un signe que les Sipontans ont pris comme une marque laissée par saint Michel.

 

La troisième apparition eut lieu environ un an plus tard (en 493. Ndlr.), lorsque les Sipontans doutèrent de la pertinence des actions miraculeuses de l'évêque : devaient-ils entrer dans la grotte ou y dédier l'église? L'évêque de Saponto implora le pape pour obtenir une direction, ordonnant à nouveau trois jours de jeûne et de pénitence. Encore une fois, l'archange parla à l'évêque dans une vision le dernier jour:

 

"Ce n'est pas votre travail de dédier l'église que j'ai construite. Car moi, qui l’ai construit, je l’ai également dédiée. Mais entrez dans cet endroit où je suis présent en tant que protecteur et remplissez-le de prières. Et célébrez-y la messe demain et laissez les gens prendre la communion de la manière habituelle; ma prérogative est cependant de montrer de quelle manière, par moi-même, j'ai consacré cet endroit."

 

À l'intérieur, ils trouvèrent de l'eau douce coulant de la pierre du sanctuaire près de l'autel de la chapelle. Les Sipontans l'appelaient "le goutte-à-goutte" et en prenaient après la célébration de l'Eucharistie, car il était connu pour soigner toutes les blessures et les infirmités:

 

"Et par la suite beaucoup ont retrouvé la santé, après avoir longtemps souffert des flammes de la fièvre, il ont été immédiatement rafraîchis par la consommation de cette goutte. Également beaucoup de gens y furent guéris de maladies innombrables et diverses, et de nombreux miracles y sont attestés, ce qui ne pouvait avoir été accompli que par le pouvoir de l'ange."

 

La dernière apparition de l'archange a eu lieu plus de mille ans plus tard, le 25 septembre 1656. La région de Gargano était frappée par la peste qui faisait de nombreuses victimes; l'archevêque Alfonso Puccinelli eut recours à Saint Michel avec trois jours de jeûne et prière. Le dernier jour, l'archange Michael apparut à l'évêque et déclara :

 

"Je suis l'archange Saint Michel, celui qui utilise les pierres de cette grotte sera libéré de la peste; bénissez ces pierres, donnez-leur le signe de la croix et mon nom."

 

Bientôt, ceux de Gargano furent libérés de la peste, et ceux d'ailleurs aussi qui tenaient les pierres, connues aujourd'hui sous le nom de pierres reliques de saint Michel. [Ndlr. "Très rapidement, non seulement la ville fut délivrée de l'épidémie, mais également tous ceux qui invoquaient son intercession étaient guéris." (Gilles Jeanguenin, Le Prince des Anges Saint Michel, Pierre Téqui éditeur, Paris 2002, p. 12-13).]

 

Pierre relique de Saint Michel Archange du Mont Gargano (Italie)

 

Au cours de l'histoire, de nombreux pèlerins ont visité le sanctuaire de Saint-Michel, notamment les saints Thomas d'Aquin, Catherine de Sienne, Bernard et Guillaume de Vercelli. Lorsque Saint François d’Assise s'y rendit en 1221 pour se préparer au carême, la tradition veut qu’il se considéra indigne et qu’il n’entra pas, mais qu’il grava plutôt une croix dans le marbre. En 1987, le pape saint Jean-Paul II visita le sanctuaire de Saint-Michel et prononça une allocution que vous pouvez lire intégralement ici :

 

"Je suis venu ici, comme beaucoup de mes prédécesseurs sur la chaire de Pierre, pour profiter un instant de l'atmosphère propre à ce sanctuaire, une atmosphère de silence, de prière et de pénitence."

 

Lettre grecque tau gravée dans la pierre par saint Francois d'Assise au mont Gargano de saint Michel Archange (Italie)

 

Aujourd'hui, le sanctuaire de Saint-Michel demeure un lieu de pèlerinage chrétien extrêmement populaire. Les pèlerins peuvent recevoir les pierres reliques de saint Michel, considérées comme un puissant sacramental pour invoquer l'intercession de saint Michel Archange.

***

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 18:10

Macron, chef d'État ou chef de clan ? Macron, "guerre civile à l'intérieur et guerre à l'extérieur en marche", est le sujet que nous avions pu aborder le lendemain de l'élection de Macron, le 8 mai 2017, au vu des meetings politiques très agités du candidat Macron ("parce que c'est notre projet")...

 

Après le complot de «la Russie de Poutine, à travers Russia Today ou Sputnik», voici donc venu le complot des "ennemis intérieurs" ! Décidément Macron a la complotite aiguë ! 

 

Dans un article écrit pour Slate.fr, Claude Askolovitch dénonce "le contrôle des médias" et un "journalisme de cour". Claude Askolovitch rapporte cette tendance (que nous avions annoncée dès le lendemain de l'élection de Macron et que nous observons à présent dans la macronie depuis quelques semaines) de dénoncer des complots extérieurs imaginaires (la faute à Poutine, la faute à l'Italie), et à animaliser les opposants politiques (loi anti-brutes), bref à créer des conditions de division et de guerre à l'extérieur et à l'intérieur, afin de détourner l'opinion du fond du problème de la mainmise d'une oligarchie sur le pays. C'est très grave, car ce faisant, Macron met en danger la sécurité des citoyens et la paix internationale. Il semble néanmoins que la presse, timidement, commence peu à peu, à se réveiller de sa léthargie, et à faire son travail d'information. C'est le cas dans cet article de Claude Askolovitch, qui dénonce une "mise au pas de la presse", déjà bien mal en point depuis des années via les subventions de l'État :

 

Lors d'un échange avec quelques journalistes triés sur le volet, comme dans "l'ancien monde", le président a confié ses projets de mise au pas de la presse.

Notre président de la République veut réordonner notre monde; nous manquons de vérité, il va y remédier. Il veut «s’assurer de la neutralité» et «vérifier l’information» dans les médias, en créant des «structures», financées par l’État, qui contrôleraient médias publics et privés, structures nanties de journalistes qui seraient les «garants» de l’affaire. Notre président de la République, disons simplement, veut mettre le journalisme sous tutelle. 

[...] On a connu d’autres ennemis de la liberté de la presse, tonitruant ici, tweetant aux Amériques. On n’imaginait pas Emmanuel Macron en Trump lissé, en Mélenchon poli? Il leur ressemble pourtant et les dépasse quand il pense à voix haute, et par un journaliste, nous ne pouvons l’ignorer. Qu’en ferons-nous?

 

[...] L’article est paru sur le site du Point, signé par Emmanuel Beretta, un des happy few à carte de presse conviés jeudi à prendre le café avec le chef de l’État, pour un «échange informel» qui illustra, une fois de plus, la misère du journalisme de cour ou de petit salon. Il est, heureusement, aussi des antichambres, et un journaliste éveillé en dépit des dorures: seul Beretta, à l’Élysée, conserva l’urgence de son métier. Le président raccompagnait ses invités, dans l’antichambre donc, quand il développa son projet de contrôle de la presse; il pense à voix haute, se dit Beretta, et il le pense vraiment; Beretta nota donc les pensées de Macron, et nous les livre: ce que souhaite un libéral en charge de notre destin; soumettre la presse à la vérification étatique, soumission volontaire si possible, «quelque part, cela doit aussi venir de la profession». Suis-je, écrivant, une profession?

L’article de Beretta a été mis en ligne jeudi. Je l’ai signalé, le lendemain, sur France Inter. Ce qu’il révèle aurait pu faire scandale, au moins débat. Il n’en est rien. Depuis jeudi, on a, dans le bruit du journalisme «politique», alternativement paraphrasé les confidences du président et fustigé ses «dérapages». Nous avons lu qu’Emmanuel Macron souhaitait «un nouveau souffle», qu’il se disait «scarifié» par l’exercice du pouvoir, et qu’il allait s’astreindre à une «conversion personnelle» pour éviter les «petites phrases» blessantes.

 

[...] Ce qu’a rapporté le Point, sur les envies présidentielles de mise au pas de la presse est étouffé par la paresse commune. Ces rêveries sont sérieuses; elles font corps avec sa vision du monde, ou du moment. Il faut alors entreprendre ce que le journalisme de petite cour n’a pas accompli. Trier, passer au tamis, ordonner, comprendre, dans le fatras des mots élyséens, ce qui le révèle, et pourtant n’a pas fait les titres, ni les commentaires, ni le bruit.

Voici.

Emmanuel Macron, président de la République, pense que des dizaines de milliers de militants politiques, «40 à 50.000 militants ultras», se lovent dans les manifestations de gilets jaunes, pour «provoquer une crise de régime» (Libération), car ils veulent (Paris-Match) «la destruction des institutions».

Emmanuel Macron, président de la République, pense (le Point encore) que des puissances étrangères agitent les «gilets jaunes» et que «les structures autoritaires nous regardent en se marrant», car nous sommmes «des pitres», «des naïfs», manipulés par «la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère», sphères responsables «90%» de la diffusion sur le web de l’affaire Benalla comme des «gilets jaunes», sphères hostiles qui dicteraient ainsi l’agenda de la presse stupide.

Emmanuel Macron, président de la République (le Point toujours), pense que Christophe Dettinger, le boxeur de gendarmes, «a été briefé par un avocat d'extrême gauche», pour la vidéo qu’il a réalisée avant de se rendre, et cela se voit: «Le type, il n'a pas les mots d'un Gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan.»

Passons sur les considérations un peu lestes sur le niveau de vocabulaire des boxeurs et des Gitans; d’autres s’en formalisent ailleurs car c’est une habitude de s’indigner sur les mépris sociaux, réels ou ressentis, du président. Mais cette indignation coutumière est un leurre. Le propos est terrible pour autre chose. Le président de la République, homme sensé, s’irrite de la banale influence d’un avocat sur l’expression de son client? Emmanuel Macron, homme moderne, dont le pouvoir, comme tous les pouvoirs, s’est bardé de conseils en communication, d’éléments de langages, de stratégies d’opinion, s’indigne qu’un rude boy se montre un peu habile comme la gentry, et que Dettinger prépare ses mots comme –au hasard– Marlène Schiappa ou Alexandre Benalla?

 

L'invention d'un ennemi intérieur

Le chef de l’État, garant de nos libertés, souligne comme circonstance agravante le fait que l’avocat de Dettinger serait un mystérieux bavard «d’extrême gauche», et ce flou ajoute à la peur qui transpire de ses autres propos, dans l’invention d’un ennemi intérieur, dans la mise à l’index d’opinions pas encore interdites mais suspectes? L’extrême gauche donc, désignée par Emmanuel Macron, chef de l’État, on insiste, et non pas obscur ministre de l’Intérieur des années Pompidou, comme composante d’une subversion gigantesque? L’avocat mystérieux qui briefe un boxeur en taule, un parmi les dizaines de milliers de militants qui dans les manifestations pourraient faire tomber le régime, un parmi les «40.000 à 50.000 ultras» qui menacent la République?

 

L’apathie mentale du commentaire, et au-delà de l’opinion, est aberrante.

 

Ces cohortes révolutionnaires, aux effectifs de deux divisions de l’armée, ont disparu du bavardage journalistique, à peine évoquées par le président. Les commentateurs ont l’indignation embrumée, comme les happy few du café élyséen, qui ont enfoui cette peur étatique au milieu de leurs articles, voire l’ont occultée, comme un babil sans importance, tellement moins épicé que «Jojo le gilet jaune», tellement moins intelligent que «il faudra peut-être répondre par une société du débat permanent», tellement moins concernant que «la vie des gens, c'est un sujet présidentiel».

 

Le président de la République, dans notre monde ahuri, affirme devant l’élite choisie par lui des journalistes que deux divisions de militants déterminés mettent la République en danger, et nul n’en pense rien, nul n’en commente, nul ne s’en affole, nul n’interroge, ne vérifie, ne conteste ou ne renchérit? On pensait jusque-là que la population militante des exrêmes se chiffrait en dizaines, éventuellement en centaines? Les voici alors, fascistes ou bolcheviques formés, des dizaines de milliers? Le président, ou bien dévoile un danger existentiel, ou bien vaticine sur l’ennemi intérieur qu’il construit pour protéger son pouvoir ou sa forteresse mentale. Dans l’un comme l’autre cas, l’apathie mentale du commentaire, et au-delà de l’opinion, est aberrante.

 

L'invention d'un ennemi intérieur. Source: http://www.slate.fr/story/173082/emmanuel-macron-le-journalisme-de-cour-et-le-controle-des-medias

L'invention d'un ennemi intérieur. Source: http://www.slate.fr/story/173082/emmanuel-macron-le-journalisme-de-cour-et-le-controle-des-medias

Note du blog Christ-Roi. Notons l'incroyable phrase raciste de Macron, à propos du boxeur de l'acte 8, "le type, il n'a pas les mots d'un gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan", comme si un gitan ne pouvait pas avoir de langage soutenu. Aucune association dite "antiraciste" n'a bronché.

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 14:24

Eric Drouet propose une "charte" qui irait "dans ce sens" d'"une modification profonde de nos institutions à travers une VIème République". En choisissant volontairement ce lexique, il présume du résultat d'une consultation des Français sur ce sujet. Etienne Chouard, défenseur du RIC a pourtant bien précisé que la question du régime politique "république" ou "monarchie" devra être tranchée par RIC par les Français. C'est-à-dire qu'aucun parti, aucun mouvement, aucun "porte-parole" ne peut se targuer de préempter le débat et présumer à l'avance du résultat d'une consultation sur ce sujet. Présumer du résultat d'une consultation des Français sur ce sujet, c'est une nouvelle fois voler le pouvoir qui appartient au peuple.

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 23:29

Macron utilise la presse, toujours avec la même stratégie de communication : parler de la violence des Gilets jaunes (sans jamais parler des violences des forces de l'ordre et des crimes passibles de la cour pénale internationale.) 

Voici une stratégie qui devrait changer le regard des gens sur les Gilets jaunes qui sont pacifiques : quatre semaines pour exposer les mensonges de la presse. Quatre semaines et le peuple a gagné.

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 18:58

Après les Gilets jaunes insultés par la Macronie (alors qu'il s'agit d'un mouvement pacifiste et que les violence sont venues du rang des forces de l'ordre dès l'acte 1), voici venu le temps de l'animalisation des manifestants. Castaner veut "stopper les brutes". Bientôt les purges jacobines à la façon de Carrier ?

Source: https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Loi-anti-casseurs-Castaner-veut-stopper-les-brutes-1602301

Source: https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Loi-anti-casseurs-Castaner-veut-stopper-les-brutes-1602301

Le ministre de l'Intérieur, Castaner, emploie le terme de loi "anti-brutes" pour justifier sa loi anti-casseurs. Ses ancêtres jacobins de 1789 n'ont qu'à bien se tenir ! Carrier à la Convention nationale, le 30 frimaire an II (20 décembre 1793) disait : "je purge la terre de la liberté de ces monstres." [1] Camille Desmoulins parlait d'"animaux à face humaine". [2] Bourdon, de l'Oise, au club des Jacobins, le 11 septembre 1793, parlait d'"un ramas de cochonsde gens qui n'avaient pas de figure humaine". [3] Le général républicain Marceau se vantait : "C'en sera fini de l'engeance fuyarde, de la race maudite, des fanatiques et des traîtres." [4] 

 

Le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, a en outre rejeté ce vendredi les demandes de suspension de l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) dans les prochaines manifestations de «gilets jaunes». C'est donc la république qui valide cet usage d'une arme qui blesse des manifestants pacifiques. Le Conseil d'État avait été saisie par la Ligue des droits de l'homme et la CGT, qui demandaient l'interdiction de cette arme dans le cadre des manifestations de «gilets jaunes». Les juges estiment que le LBD ne constitue pas une atteinte à la liberté de manifester et reste nécessaire pour faire face à de potentielles violences. (Source)

La réalité est que cet usage de LBD 40 place les manifestants pacifiques directement sous la menace totalitaire d'être atteints par des tirs de LBD 40, et d'être éborgnés. Il s'agit d'une atteinte grave à la liberté de manifestation. Et la liste des blessés va s'allonger.

Le Conseil d'État confirme l'usage du LBD lors des manifestations. Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/02/01/01016-20190201ARTFIG00134-le-conseil-d-etat-confirme-l-usage-du-lbd-lors-des-manifestations.php

Le Conseil d'État confirme l'usage du LBD lors des manifestations. Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/02/01/01016-20190201ARTFIG00134-le-conseil-d-etat-confirme-l-usage-du-lbd-lors-des-manifestations.php

Sources : (1) « La défaite des brigands est si complète qu'ils arrivent à nos avant-postes par centaines. Je prends le parti de les faire fusiller... C'est par principe d'humanité que je purge la terre de la liberté de ces monstres... J'invite mon collègue Francastel à ne pas s'écarter de cette salutaire et expéditive méthode. » (Lettre de Carrier à la Convention nationale, 30 frimaire an II, 20 décembre 1793, lue à l'assemblée le 6 nivôse, 26 décembre; Moniteur, n° 98, 8 nivôse, 28 décembre ("à la une") p. 393, col. 1. Dans Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, DMM, Niort 1995, p. 52 1; (2) Bourdon de l'Oise, au club des Jacobins, le 11 septembre 1793 : Aulard, éd. La Société des Jacobins, t. 5, p. 399, cité dans Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, ibid., p. 52 ; (3) Général Marceau, cité dans Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 455.

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 14:00

Etienne Chouard, professeur de droit et d’économie, milite depuis 2005 pour la mise en place du RIC. Avec Tv Libertés, il revient sur ce système permettant de replacer le peuple au centre des décisions politiques sans avoir à déléguer les pouvoirs à des représentants élus.

Interrogé sur quelle crise le mouvement des Gilets jaunes a révélé, l'auteur de « Notre cause commune, Instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque  » (Max Milo), explique : 

 

« Crise du gouvernement représentatif ou prétendument "représentatif", c'est-à-dire qu'il y a depuis deux cents ans, depuis 1789. Les plus riches ont pris le contrôle du politique à l'occasion d'une procédure, qui est l'élection, de candidats, qu'on peut aider, et qui donne le moyen à ceux qui ont le plus le moyen d'aider de parvenir au pouvoir. Et progressivement, ces gens-là sont devenus les maîtres de tout, et en laissant le peuple totalement impuissant. Là, on s'est mis dans une situation où les riches sont hors de contrôle du politique.  

 

[Dans ce système], les riches ont besoin des pauvres pour exister. Les riches siphonnent l'argent. Alors un peu d'accord, mais soyons raisonnables, s'il n'y a pas de limite, s'il y a trop de liberté, c'est très mauvais pour la société.

 

Donc, les Gilets jaunes, sur les ronds points, pour la plupart d'entre eux, ce sont des gens qui gagnent presque rien. On ne peut pas vivre avec 800 euros par mois et ces gens-là ont des enfants à nourrir. 

 

[...] De bonnes institutions, limiteraient la richesse, et les revenus, et le pouvoir. »

 

D'Artagnan arrête Fouquet

Note du blog Christ-Roi. Etienne Chouard propose justement de limiter l'enrichissement des riches, en limitant la liberté. C'est simplement le système qui existait avant 1789 où il existait une procédure (la dérogeance) pour déchoir de la noblesse les nobles qui s'étaient enrichis [1] Exemple: Nicolas Fouquet contre Louis XIV« Un Bill Gates était inimaginable à l'époque, ces fortunes qui dépassent la richesse de nombreuses nations n'existaient pas. » [2] L'enrichissement indéfini et faire du commerce était interdit aux nobles. « Plus que lés édits royaux, il s'agit d'une maxime coutumière selon laquelle "le commerce dérogeait." [3] Cette valeur de la noblesse imprégnait toute la société et les bourgeois eux-mêmes ne pouvaient pas s'enrichir comme ils l'auraient souhaité. C'est la raison pour laquelle les riches ont fait leur révolution de clubs de 1789.

Ce qu'explique ici Etienne Chouard avec l'expression « s'il y a trop de liberté, c'est très mauvais pour la société », c'est fondamentalement l'impasse des droits de l'homme de 1789, principes de la pseudo démocratie dite représentative, de la société marchande et du capitalisme financier qui rendent esclave l'humanité, en organisant la libre concurrence entre eux des pauvres, divisés avec les partis politiques, et forcés à se combattre les uns les autres. C'est la loi du plus fort, celui qui a l'argent. Dans ce système, depuis 1789, si les droits de l'homme proclament l'égalité, c'est pour organiser la libre concurrence des citoyens et les forcer à se combattre. La démocratie rétablit les combats de gladiateurs, non plus à l'échelle de l'arène mais à l'échelle du marché. Elle contraint les hommes à vivre dans un monde d'individus toujours plus inégaux, et d'inégalités sans cesse croissantes. L'égalité des uns présuppose comme condition préalable l'inégalité économique et sociale des autres, la liberté de l'enrichissement indéfini des 1% présuppose l'appauvrissement des 99%, et un écart toujours plus grand entre les plus riches et les pauvres.

Notes

 

[1] CfRégine Pernoud, Lumière du Moyen Âge, Grasset, Paris 1981, p. 39-40.

[2] Yves-Marie Adeline, Le Royalisme en question, L'Âge d'Homme - éd. de Paris,  Libres Mobiles, 2e édition, Paris 2006, p. 96.

[3] « Lexique historique de la France d'Ancien Régime » de Guy Cabourdin et Georges Viard, Armand Colin, 3e éd. Paris 1998, p. 105.

 

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 02:50

Outre que le chant en lui-même de la Marseillaise est un ignoble appel à la tuerie d'autres Français opposants à la révolution, les « traîtres » du couplet 2 (nobles et prêtres réfractaires et tout opposant) parce que leur « sang impur » souillait le sol de la république (!), l'idée d'écrire ces quelques précisions sur le contexte de la création de la Marseillaise nous est venue suite à la volonté des Gilets jaunes de se doter, eux-mêmes, d'une nouvelle hymne. 

 

Fabuleux exemple de fabrication d'une fake new au berceau de la république et aux conséquences incalculables pour les Français (qui le payent encore), voici la coalition d'armées autrichiennes, « des cohortes étrangères », « ces phalanges mercenaires » (couplet 3), qui étaient prêtes à fondre sur le pays, en 1792, pour (soit-disant) enrayer la révolution : 

"Le Départ des Volontaires de 1792", également connue comme "La Marseillaise" : sculpture par François Rude, Arc de Triomphe de l'Etoile, Paris.

"Le Départ des Volontaires de 1792", également connue comme "La Marseillaise" : sculpture par François Rude, Arc de Triomphe de l'Etoile, Paris.

L'école républicaine enseigne encore un mythe qui n'est pourtant plus d'actualité parmi la majorité des historiens. Ce mythe, qui a eu court durant tout le XXe siècle, qui a endoctriné des générations d'écoliers et qui a servi à légitimer la république en 1792 est celui d'une Marseillaise composée en 1792 (de son vrai nom Chant de guerre pour l'armée du Rhin) pour les soldats qui se préparaient à affronter les armées autrichiennes soit-disant prêtes à envahir le pays pour enrayer la révolution et préserver la monarchie en France et dans toute l'Europe. Ceci est un mythe.

 

Et maintenant la vérité historique : Un sang impur souillait le sol de la république

 

Le révolutionnaire anglomane Brissot écrivait aux généraux de sa Révolution:

 

« Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là[1]

 

Dans la mystique révolutionnaire, les républicains se prétendaient "régénérés" grâce a la régénération républicaine. Ils se voyaient eux-mêmes pourvus d'un sang purifié. Sur ce thème de la régénération révolutionnaire, il faut lire l'ouvrage du professeur Xavier MARTIN, "Régénérer l'espèce humaine. Utopie médicale des Lumières (1750-1850) (Dominique Martin Morin édition, Mayenne 2008.) On trouve l'origine du thème du sang impur chez les Lumières, en lien au mépris de classe envers les pauvres (les paysans), par exemple chez Voltaire. « Le grand malheur (...) est d'être imbéciles » (Correspondance, t. 12, Paris 1988, p. 69, lettre du 18 mars 1775). « Le petit peuple ne raisonnera jamais », disait Voltaire, « le peuple non pensant », « la multitude sera toujours composée de brutes. » (Voltaire's Notebooks, éd. Bestermann, 2 vol. Genève, 1952,n t. 2, p. 131, 391 et 395.) D'où la haine de la démocratie directe chez les Lumières et les hommes de la Révolution. D'Holbach parlait de « l'homme sans culture, sans expérience, sans raison ». Un tel homme, interrogeait-il, « n'est-il pas plus méprisable et plus digne de la haine (sic) que les insectes les plus vils ou que les bêtes les plus féroces ? » (D'Holbach, Le Bon sens, ou idées naturelles opposées aux idées surnaturelles, 1772, Paris, éd. Rationalistes, 1971, p. 91) 

« À d'Alembert, Voltaire, déjà, ne confiait-il pas que tous chrétiens "fanatiques" sont "pétris" de matière fécale, poussée même au superlatif, puisque "détrempée de sang corrompu" (Lettre du 12 décembre 1757 : "Fanatiques papistes, fanatiques calvinistes, tous sont pétris de la même m... détrempée de sang corrompu". Voltaire, Correspondance, t. 4, p. 1187) : toujours donc, ou déjà, le thème du sang impur. » [2] 

Le mépris tenace de la paysannerie demeurera encore au XIXe siècle un thème tout à fait « progressiste ». Ainsi Fourier, le socialiste, évoquera-t-il « l'âne, emblème du paysan, de son patois ou braiment risible, de sa nourriture chétive. » (Le Nouveau monde industriel et sociétaire, ou Invention du procédé d'industrie attrayante, 1829, Paris 1973, p. 529.)

 

Pour les révolutionnaires, la guerre de la liberté purifie les âmes : 

« La guerre de la liberté est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. ... Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes. » (Jacques-Pierre Brissot de Warville, discours du 16 décembre 1791). [3]

 

« Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière et de manquer le but que nous nous sommes proposé. » (Jean-Baptiste Carrier) [4]

 

Carrier « purge » la France des asociaux (donc sous-humains) du Bas-Poitou: il annonce qu'il fait massacrer « par centaines » les naïfs qui se rendent. « La défaite des brigands est si complète qu'ils arrivent à nos avant-postes par centaines. Je prends le parti de les faire fusiller... C'est par principe d'humanité que je purge la terre de la liberté de ces monstres... J'invite mon collègue Francastel à ne pas s'écarter de cette salutaire et expéditive méthode. » (Lettre de Carrier à la Convention nationale, 30 frimaire an II, 20 décembre 1793, lue à l'assemblée le 6 nivôse, 26 décembre; Moniteur, n° 98, 8 nivôse, 28 décembre ("à la une") p. 393, col. 1.)

 

Fouché avoue simplement : « Oui, nous devons l'avouer, nous faisons répandre beaucoup de sang impur, mais c'est par humanité, par devoir. » (Lettre de Fouché à la Convention, 27 décembre 1793) [5]

 

Il faut « régénérer l'espèce humaine en épuisant le vieux sang » (Lettre de Le Batteux à Carrier, 21 nivôse an II, 10 janvier 1794.) [6] 

 

« Je ne juge pas, je tue. Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres» (Saint Just)

 

Les opposants politiques à la révolution sont animalisés : « La  République, en effet, bestialise les insurgés.» Elle « parle de "troupeau", et de "femelles", et de "juger les mâles et les femelles", et d'"animaux à face humaine" (Camille Desmoulins) [7], ou d'"un ramas de cochons, de gens qui n'avaient pas de figure humaine" (Bourdon de l'Oise, au club des Jacobins, le 11 septembre 1793 : Aulard, éd. La Société des Jacobins, t. 5, p. 399), ou qu'elle empile leurs corps "à peu près comme des cochons qu'on aurait voulu saler" (rapporté en l'an III par un républicain d'Anjou, réprobateur : Rapport du citoyen Benaben, p. 81). » [8]

 

Un observateur calviniste protestant contemporain des évènements de 1789, qu'on ne peut pas taxer de sympathie pour la monarchie catholique, Mallet du Pan, dans ses « Considérations sur la nature de la Révolution française », écrit :

 

 

(C'est le girondin) « Brissot qui s'est vanté solennellement d'avoir fait déclarer la guerre, pour avoir l'occasion au premier chef d'accuser le roi de collusion avec les ennemis, et de le précipiter du trône. » [9]

 

Il ne s'agit pas là d'une thèse « complotiste » ni d'une fake new. Cette thèse a été admise aujourd'hui par l'ensemble des historiens.

 

Ainsi, le spécialiste de la Révolution et de l'empire, Patrice Gueniffey, dans La Politique de la Terreur, écrit :

 

« La plupart des historiens s'accordent aujourd'hui pour reconnaître avec Jaurès que la guerre (de 1792), loin d'avoir été provoquée par l'étranger (et le roi), fut déclenchée à l'initiative de la Révolution et qu'elle le fut, non par la nation unanime que célèbre Michelet, mais par les hommes de la Révolution. […] [L]'incendie qui devait mettre le feu à toute l'Europe pendant un quart de siècle résulta des calculs et des intérêts des différents partis. […] Certains historiens ont pu s'appuyer sur cette distinction pour avancer l'idée que la guerre, même voulue par les révolutionnaires en l'absence de toute réelle et pressante menace extérieure, était inéluctable. » [10] 

 

« [L]es Girondins orchestrent la campagne d'opinion destinée à imposer la guerre. » [11]

 

Et dans Histoires de la Révolution et de l'Empire, Patrice Gueniffey ajoute :

 

« Cette crise […] a pour effet de renforcer le parti qui veut renverser la monarchie – les futurs Girondins – et qui, pour y parvenir, conçoit l'idée d'engager la France dans une guerre (celle de 1792) dont ils espèrent qu'elle sera perdue, défaite dont la responsabilité serait rejetée sur le roi. » (!) [12]

 

Parallèlement : 

 

les Girondins qu'on appelait aussi Brissotins du nom de l'anglomane Brissot, stipendié des banques et d'intérêts qui n'étaient pas ceux du peuple... (Cf. Le génocide en Vendée qui a fait entre 180 000 et 300 000 morts civils Français) ont orchestré « à partir de la fin de l'été 1791 une campagne contre les "ennemis de l'intérieur", nobles émigrés et prêtres réfractaires, qui leur permet […] de faire adopter des lois d'exception. » [13] (Comme nos patriot act d'aujourd'hui ou nos lois d'états d'urgence.) 

 

Enfin :

 

« En 1792, la rupture de l'alliance avec l'Autriche avait été décidée par les révolutionnaires en fonction de principes idéologiques et de calculs partisans : les Girondins avaient voulu, en déclarant la guerre à l'Autriche (20 avril 1792) sous prétexte d'une IMAGINAIRE coalition internationale contre la Révolution, non seulement porter un coup fatal à l'alliance forgée par la monarchie, mais attaquer le roi dans ses alliances familiales et démontrer ainsi […] qu'il était […] le représentant et l'allié des ennemis de la Révolution. 'Nous avons besoin de grandes trahisons', avait avoué Brissot, […] en se réjouissant par avance des défaites qui établiraient ainsi la preuve de la trahison royale. » [14] 

 

Ajoutons que l'ultimatum ou « Manifeste de Brunswick », connu à Paris dans la journée du 1er août 1792, et prévoyant de livrer la ville de Paris à « une exécution militaire et à une subversion totale » s'il était fait le moindre outrage au roi et à la reine, est en réalité un faux signé le 25 juillet à Coblence par le duc de Brunswick, « philosophe, franc-maçon » [15]. Ce texte provocateur servit de prétexte à l'insurrection et au coup d'État maçonnique du 10 août 1792 qui renversa la monarchie : « Connu à Paris le 1er aout, le manifeste servit de détonateur, de prétexte à l'insurrection du 10 août », mentionne le Dictionnaire de la Révolution française de Jean Tulard, J.F. Fayard et A. Fierro. [16] Un hasard sans doute ! « Le rédacteur du texte final, écrit l'historien Jean-Christian Petitfils, fut un obscur financier émigré proche de Fersen et de Breteuil, le marquis Geoffroy de Limon, ancien agent d'affaires du duc d'Orléans, renvoyé pour escroquerie. [17] Le duc d'Orléans était le « Grand-Maître du Grand Orient de France » (sic) : un hasard là encore. Louis XVI adressa à l'Assemblée nationale un ferme démenti niant toute collusion avec les puissances étrangères. Le 3 août, Pétion et la Commune présentaient à l'Assemblée une demande de déchéance du monarque...

 

La Marseillaise mettant en scène des soldats engagés sur les frontières contre une coalition imaginaire prête à envahir la France et à renverser la Révolution est donc une imposture qui servit à la république à renverser la monarchie contre l'usure, et aux bourgeois des clubs parisiens à prendre le pouvoir et le donner au capitalisme financier. Le malheur est que l'Europe a connu par la suite 23 années de guerre continue jusqu'en 1815, que la France, en guerre à l'extérieur, a elle-même connu une guerre civile à l'intérieur, simplement pour que la république dite française puisse émerger et que le capitalisme financier puisse tenir le haut du pavé. 

Sources:

(1) Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75 ; (2) Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, DMM, Niort 1995, p. 64 ; (3) Brissot cité dans Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 71 ; (4) Jean-Baptiste Carrier cité dans G.-A. TRONSON-DUCOUDRAY, La Loire vengée ou recueil historique des crimes de Carrier et du comité révolutionnaire de Nantes, Paris, an III de la République, coll. Hervé de Bélizal, p. 232) ; (5) Fouché cité dans A. GERARD, Par Principe d'humanité..., La Terreur et la Vendée, Paris 1999, p. 25 ; (6) Cité dans J. CRETINEAU-JOLY, Histoire de la Vendée militaire (1840-1842), 4 vol., Paris 1979, t. 2, p. 78 ; (7) Camille Desmoulins, cité dans A. Gérard, La Vendée, 1789-1793, Seyssel, 1992, p. 144 ; (8) Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, DMM, Niort 1995, p. 52 ; (9) Mallet du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 68 ; (10) Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Tel Gallimard 2000, p. 133; (11) P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid., p. 161 ; (12) P. Gueniffey, Histoires de la Révolution et de l'Empire, Tempus Perrin 2011, p. 176 ; (13) P. Gueniffey, Histoires de la Révolution et de l'Empire, ibid., p. 176 ; (14) P. Gueniffey, Histoires de la Révolution et de l'Empire, ibid., p. 670 ; (15) Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin, Lonrai 2012, p. 863 ; (16) J. Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française, 1789-1799, Robert Laffont, Paris 2004 ; (17) J.-C. Petitfils, Louis XVI, ibid., p. 863.

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