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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 00:00
Saint Médard de Noyon, évêque († 560)

Saint Médard, l'un des plus célèbres pontifes de l'Église de France au VIème siècle, naquit vers l'an 457, à Salency, en Picardie, de parents profondément chrétiens. Dieu les bénit en leur donnant pour fils deux futurs saints évêques, Médard et Gildard.

La jeunesse de Médard fut remarquable par sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux; il s'assujettissait à des jeûnes rigoureux, afin de leur distribuer sa nourriture. Un jour, il rencontra un mendiant aveugle qui était presque nu; il se dépouilla de son habit pour l'en revêtir; et comme on lui demandait ce qu'il en avait fait, il dut répondre qu'il l'avait donné à un pauvre aveugle dont la misère l'avait touché. 

Un autre jour, son père, revenant de la campagne avec un grand nombre de chevaux, le chargea de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l'arrivée de ses domestiques. Tout à coup Médard aperçut un villageois chargé de harnais qu'il portait à grand-peine: "Eh! mon ami, lui dit l'enfant, pourquoi vous chargez-vous d'un si pesant fardeau? -- C'est, répondit le paysan, que mon cheval vient de périr par accident; j'emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre cheval." L'enfant, ému de compassion, prit un des chevaux confiés à sa garde et le força de l'emmener. Le Ciel témoigna par un prodige combien cet acte de charité Lui était agréable; car, après que Médard eu rendu compte à son père de son action, on trouva le nombre des chevaux complet.

De plus, tous les gens de la maison virent un aigle couvrir Médard de ses ailes pendant une grosse pluie qui était tout à coup survenue. La vie de l'étudiant et du prêtre répondit à de si admirables commencements; toutes les oeuvres de zèle auxquelles peut se livrer un ministre des âmes lui étaient connues et familières.

Saint Médard de Noyon, évêque († 560)

En 530, il fut élu évêque et sacré par saint Rémi. La dignité épiscopale ne lui fit rien retrancher de ses pénitences. On vit ce saint vieillard, à l'âge de soixante-douze ans, parcourir les villages, les bourgs et les hameaux, prêchant, consolant son peuple, administrant les sacrements avec un zèle infatigable. Il étendit le règne de la foi en quelques parties de son diocèse demeurées païennes; et, par ses travaux comme par ses miracles, il eut la douce joie de sauver un grand nombre d'âmes.

 

C'est de sa main que la reine Radegonde reçut le voile de religieuse.

Enfin Médard, âgé de quatre-vingt-sept ans, plus chargé encore de vertus et de mérites que d'années, rendit son âme au Créateur, en l'an 545.

Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 144.

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5 juin 2024 3 05 /06 /juin /2024 00:00
Saint Boniface, Patron de l'Allemagne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p

Saint Boniface, Patron de l'Allemagne, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p

Ordonné prêtre en 710, le bénédictin anglo-saxon Boniface gagne la Frise en 716, où il devient l'assistant de son compatriote saint Willibrord.

Puis il évangélise la Hesse, la Thuringe et la Bavière avec succès.
Consacré évêque en 722, il établit son archevêché à Mayence. Retourné en Frise, il y est assassiné par des païens. On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de saint Ambroise: Du bienfait de la mort.

 

Saint Boniface , qui "parcourut toute la Frise, prêchant sans cesse la parole de Dieu, bannissant les rites païens et extirpant les coutumes immorales païennes. Avec une énergie débordante, il construisit des églises et renversa les idoles des temples. Il a baptisé des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants." (Vita S. Bonifatii, Augustine Willibaldo, éd. Levison, p. 47).

 

Consacré évêque en 722, il établit son archevêché à Mayence. Retourné en Frise, il y est assassiné par des païens. On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de saint Ambroise: Du bienfait de la mort.

 

Au cours de l'audience générale du 11 mars 2009, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Boniface, un des apôtres des peuples germaniques. Saxon né en Angleterre vers 675 sous le nom de Winifred, il fut très jeune attiré par l'idéal monastique. Ordonné prêtre à trente ans, il entendit l'appel de Dieu à se consacrer à la conversion des païens du continent. En 716, avec quelques compagnons, il prend le chemin de la Frise, "où échoua sa première initiative d'évangélisation à cause de l'opposition d'un chef local. S'étant rendu à Rome deux ans plus tard pour y rencontrer le Pape, Grégoire II l'encouragea, lui donna le nom de Boniface et le chargea de mission officiellement auprès des peuples germaniques".

 

 

Un jour, il abattit de sa propre main un chêne dédié à l’idole Thor ou Donar, qui était non seulement un symbole religieux, mais aussi un symbole de la protection des soldats, de la végétation et même de la fertilité dans la culture autochtone des tribus germaniques. (Mgr Athanasius Schneider, évêque d'Astana.) Et quand la foule en fureur allait se jeter sur lui, un prodige vint soudain la calmer: l'arbre énorme se plia sous une main invisible et alla tomber en quatre tronçons aux pieds du Saint. Le Christ avait vaincu; des milliers de païens demandèrent le baptême.

 

Mgr Rudolf Voderholzer, évêque de Regensburg en Allemagne a expliqué dans une homélie du 31 octobre 2019 que "Boniface n'a pas dansé autour ni embrassé le chêne, mais plutôt, il l'a abattu et a fait de son bois une croix et une chapelle Saint-Pierre". (sources 1 et 2).

L'apôtre, secondé par de vaillants missionnaires, travaillait avec plus d'ardeur que jamais à étendre le règne de l'Évangile. Ses saintes audaces furent bénies du Ciel... et le Pape le fit évêque.

 

Archevêque, légat du Pape, Boniface ne s'attribue point la gloire de ses oeuvres; Dieu est sa seule force et son seul recours; voilà le secret de ses conquêtes pacifiques.

Grâce à sa prudence, le futur saint "parvint à restaurer la discipline ecclésiastique. Il convoqua des synodes pour le respect des canons et renforça la communion des Eglises de Germanie avec Rome". Puis Benoît XVI a rappelé un autre aspect de l'oeuvre de Boniface, qui fonda de nombreux monastères, masculins et féminins, lesquels constituèrent "des phares de diffusion de la foi et de la culture chrétienne dans ces régions.

 

 près de 80 ans, il projeta une nouvelle mission évangélisatrice dans le pays qui avait vu ses premières expériences. Mais, en 754 probablement, des frisons païens l'assassinèrent à Dokkum tandis qu'il célébrait la messe".

"Après tant de siècles, quel message pouvons-nous retenir de la prodigieuse oeuvre de ce grand missionnaire martyr?", s'est demandé Benoît XVI: "D'abord, la centralité de la Parole, vécue et interprétée dans la foi de l'Eglise, que Boniface prêcha jusqu'au sacrifice suprême du martyre". Ensuite, "sa fidélité au siège apostolique, le principe central de son action missionnaire. Cet esprit de cohésion autour du Successeur de Pierre s'est transmis aux Eglises sujets de sa prédication, unissant à Rome l'Angleterre, l'Allemagne et la France. Ce facteur a grandement contribué à la constitution des racines chrétiennes de l'Europe, qui ont produit tant de fruits au cours des siècles suivants".


Le Saint-Père a alors souligné combien saint Boniface avait favorisé la rencontre de la culture germanique avec la romano-chrétienne, en portant l'ancien héritage chrétien aux populations qu'il évangélisait, avec un nouveau mode de vie plus respectueux des droits et de la dignité de la personne".

"Le courageux témoignage de Boniface -a ajouté Benoît XVI- nous invite à accueillir dans nos vies la Parole de Dieu comme première référence, à aimer sincèrement l'Eglise, à se sentir coresponsables de son avenir dans l'unité autour du Successeur de Pierre. Il nous rappelle aussi qu'en favorisant la diffusion de la culture, le christianisme aide au progrès de l'humanité. Nous devons être à la hauteur de ce prestigieux héritage pour le faire fructifier en faveur des nouvelles générations". En comparant l'appel de la foi et le service de l'Evangile de Boniface à "notre foi, souvent chancelante et bureaucratique, il faut nous demander comment nous renouveler pour transmettre ce don précieux à notre temps".
(source: VIS 090311)
via
Nominis.cef.fr; Les saints du jour

 

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4 juin 2024 2 04 /06 /juin /2024 21:59

Ca chauffe.

Les vaccins Covid pourraient être en partie responsables de l’augmentation de la surmortalité depuis la pandémie, ont suggéré des scientifiques

Source officielle : Le Telegraph et en première page !

 

https://www.telegraph.co.uk/news/2024/06/04/covid-vaccines-may-have-helped-fuel-rise-in-excess-deaths/

ENFIN une reconnaissance dans les médias grand public au Royaume-Uni

 

Cf. https://x.com/tatiann69922625/status/1797926918488285306?t=XrBhLuKOxrtnCcZV4LfiAw&s=09

Les vaccins anti Covid pourraient être à l'origine de l'augmentation de la surmortalité - Telegraph UK

 

Les experts appellent à davantage de recherche sur les effets secondaires et les liens éventuels avec les taux de mortalité

 

Selon des scientifiques, les vaccins anti Covid pourraient être en partie responsables de l'augmentation de la surmortalité depuis la pandémie.

 

Des chercheurs néerlandais ont analysé les données de 47 pays occidentaux et ont découvert qu'il y avait eu plus de trois millions de décès en excès depuis 2020, la tendance se poursuivant malgré le déploiement des vaccins et les mesures d'endiguement.

 

Les experts ont déclaré que ces chiffres "sans précédent" soulevaient de sérieuses inquiétudes et ont appelé les gouvernements à enquêter pleinement sur les causes sous-jacentes, y compris sur les effets néfastes éventuels des vaccins.

Des chercheurs de l’Université d’Amsterdam ont écrit dans le BMJ Public Health : "Bien que les vaccins Covid-19 aient été fournis pour protéger les civils contre la mortalité due au virus Covid-19, des effets indésirables présumés ont été documentés.

Des professionnels de la santé et des citoyens ont signalé à diverses bases de données officielles du monde occidental des blessures graves et des décès consécutifs à la vaccination". Ils ont ajouté : "Pendant la pandémie, les politiciens et les médias ont souligné quotidiennement que chaque décès dû au Covid-19 était important et que chaque vie méritait d'être protégée par des mesures d'endiguement et des vaccins. Il devrait en être de même par la suite". L'étude a révélé qu'en Europe, en Australie et aux États-Unis, il y aurait plus d'un million de décès excédentaires en 2020, à l'heure actuelle.

 

[…]

 

Le nombre de décès dus au Covid-19 est estimé à 1,5 million en 2021 et à 800 000 en 2022 après la mise en œuvre des mesures.

Les chercheurs ont précisé que ce chiffre incluait les décès dus à Covid-19, mais aussi les "effets indirects" des stratégies de santé visant à lutter contre la propagation du virus et la coagulation.

 

"Les effets indirects des stratégies de santé visant à lutter contre la propagation du virus et la coagulation sanguine sont également pris en compte.

Ils ont averti que les effets secondaires liés au vaccin Covid comprenaient des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, des syndromes coronariens aigus et des hémorragies cérébrales, des maladies cardiovasculaires, des troubles de la coagulation, des hémorragies, des troubles gastro-intestinaux et des troubles de l'humeur.

Des chercheurs allemands ont souligné que l'apparition d'une surmortalité au début de l'année 2021 dans le pays a coïncidé avec le déploiement des vaccins, ce qui, selon l'équipe, "justifie un examen plus approfondi".

Toutefois, les experts ont mis en garde contre le fait que des données plus récentes concernant les effets secondaires n'ont pas été mises à la disposition du public.

Les chercheurs ont déclaré qu'il était "probable" que l'impact des mesures de confinement, les restrictions en matière de soins de santé et les bouleversements socio-économiques survenus au cours de la pandémie aient contribué aux décès, tout en admettant qu'il était difficile de le prouver.

Gordon Wishart, médecin en chef de Check4Cancer et professeur invité de chirurgie cancérologique à l'université Anglia Ruskin, a déclaré : "Il a été prédit dès le début de la période de confinement que l'accès limité aux soins de santé pour les affections non liées au vaccin entraînerait des retards dans le diagnostic et le traitement des affections critiques telles que le cancer, les maladies cardiaques, le diabète et la démence, et que cela conduirait à une surmortalité due à ces affections".

S'exprimant sur le potentiel de nocivité des vaccins, M. Wishart a ajouté : "Le document apporte plus de questions que de réponses, mais il est difficile de ne pas être d'accord avec la conclusion selon laquelle une analyse plus poussée est nécessaire"

 

 

Cf. https://x.com/Galadriell__/status/1797989790823886916?t=wHoML9dmeGGnyf207D11vw&s=09

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4 juin 2024 2 04 /06 /juin /2024 21:53

Si l'on fait le décompte des siècles sous lesquels l'Hexagone a vécu sous le régime politique de la monarchie, nous dépassons allègrement les deux millénaires, écrivions-nous en 2015 dans l'article "Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la France". Une étude de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste publiée le 3 juin sur Science Daily rapporte que la génétique confirme que les Celtes vivaient dans des monarchies :

 

 

Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la France

Parenté et ascendance des Celtes du Bade-Wurtemberg, Allemagne

 

Les analyses génétiques des tumulus celtiques datant de 500 avant notre ère révèlent des relations étroites et fournissent de nouvelles informations sur les structures de pouvoir des premières élites celtiques.

Date:

3 juin 2024

Source:

Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste

Résumé:

La culture celtique de l'âge du fer préromain en Europe occidentale et centrale a laissé jusqu'à nos jours de nombreuses traces, notamment sous la forme d'énormes tumulus et d'objets archéologiques spectaculaires. Malgré ce riche héritage, une grande partie de cette civilisation nous reste cachée.

Dans le cadre d'une collaboration entre l'Office national pour la préservation des monuments historiques du Bade-Wurtemberg et l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutive (MPI-EVA) de Leipzig, les génomes d'individus celtiques de plusieurs tumulus ont été reconstruits pour la première fois.

Les tumulus d'Eberdingen-Hochdorf et d'Asperg-Grafenbühl, connus sous le nom de Fürstengräber, comptent parmi les sépultures les plus riches de la préhistoire allemande, avec des trouvailles en or et des récipients en bronze élaborés. Une nouvelle analyse génétique vient de révéler que les deux princes, enterrés à environ 10 kilomètres l'un de l'autre, étaient biologiquement étroitement liés. "On soupçonne depuis longtemps que les deux princes des tumulus d'Eberdingen-Hochdorf et d'Asperg 'Grafenbühl' étaient liés", explique Dirk Krausse, de l'Office national pour la préservation des monuments historiques, "mais ce n'est que maintenant que cette hypothèse a été confirmée. par les nouvelles analyses."

Pour les analyses actuelles, les dents et les os du crâne de l'oreille interne ont été échantillonnés au MPI-EVA en utilisant les méthodes les plus récentes, et l'ADN restant a été séquencé pour reconstruire les génomes d'un total de 31 individus. Les deux sépultures centrales se distinguent du reste du groupe par leur relation étroite.

Deux princes étroitement liés

Après avoir établi une relation génétique entre les deux individus, l’équipe a examiné toutes les connexions possibles, telles que les frères, demi-frères et sœurs, grand-père et petit-fils, ainsi que l’oncle et le neveu. "Sur la base des dates de décès assez précises, des estimations d'âge au décès et de la similitude génétique des deux princes, un seul scénario est remis en question en tant qu'oncle et neveu, plus précisément : la sœur du prince Hochdorf était la mère du prince Asperg. ", explique Stephan Schiffels de MPI-EVA.

"Ce résultat montre que le pouvoir politique dans cette société a très probablement été hérité par succession biologique, comparable à une dynastie", explique Joscha Gretzinger du MPI-EVA. Ceci est également étayé par des preuves de relations entre d'autres individus des deux monticules, ainsi que du monticule de Magdalenenberg, beaucoup plus éloigné, construit environ 100 ans plus tôt. Gretzinger ajoute : "Dans l'ensemble, nous semblons avoir affaire à un vaste réseau parmi les Celtes du Bade-Wurtemberg, dans lequel le pouvoir politique était soutenu par la parenté biologique."

Mais quel était le lien entre les Celtes et les autres habitants de l’Europe de l’âge du fer au-delà du Bade-Wurtemberg ? Une analyse détaillée des origines génétiques de ce groupe révèle une origine génétique plus susceptible de se trouver dans la France actuelle, mais qui était alors répandue dans tout le sud de l'Allemagne. De plus, plusieurs individus présentent une origine génétique italienne, ce qui correspond également bien aux objets trouvés dans les tombes, dont beaucoup présentent des styles méditerranéens.

L’étude constitue donc une pièce importante du puzzle dans notre compréhension de l’histoire européenne au Moyen et à la fin de l’Âge du Fer, qui, contrairement à la période romaine et aux autres périodes du haut Moyen Âge, peut difficilement faire l’objet de recherches à partir de sources écrites.

Source: https://www.sciencedaily.com/releases/2024/06/240603114237.htm

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2 juin 2024 7 02 /06 /juin /2024 22:44
Le Dr Anthony Fauci avoue qu'il a "inventé" des règles covid, notamment la distance sociale et le masquage des enfants

Fauci a déclaré qu'il ne savait pas d'où venait la règle de distance sociale de six pieds (2 mètres environ).

 

Il a également déclaré qu'il n'était pas au courant non plus d'études recommandant des masques pour les enfants.

 

Le témoignage explosif du Dr Anthony Fauci révèle qu'il a inventé la règle de distance sociale de six pieds et d'autres mesures pour « protéger » les Américains du covid.

 

Les républicains ont publié la transcription complète de leur entretien avec Fauci en janvier, quelques jours seulement avant son témoignage public très attendu de lundi.

 

Ils prévoient de l'interroger sur les restrictions covid qu'il a mises en place, qui, a-t-il admis, n'ont pas fait grand-chose pour « ralentir la propagation » du virus.

 

La perte d'apprentissage et les revers sociaux des enfants ont été bien documentés, une étude du National Institute of Health (NIH) qualifiant l'impact du port du masque sur l'alphabétisation et l'apprentissage des élèves de « très négatif ».

 

Et les impacts de la distanciation sociale ont provoqué « une dépression , une anxiété généralisée, un stress aigu et des pensées intrusives », selon une autre étude du NIH

 

S'adressant à l'avocat au nom du sous-comité spécial de la Chambre sur la pandémie de coronavirus plus tôt cette année, Fauci a déclaré aux républicains que la règle de distance sociale de six pieds « venait en quelque sorte d'apparaître » et qu'il ne se souvenait pas comment elle était née.

 

« Vous savez, je ne m'en souviens pas. Cela vient en quelque sorte d'apparaître », a-t-il déclaré, selon les transcriptions du comité, lorsqu'on lui a demandé comment la règle a été créée.

 

Il a ajouté qu'il "n'était pas au courant d'études" soutenant la distanciation sociale, admettant que de telles études "seraient très difficiles" à réaliser.

 

En plus de ne se souvenir d'aucune preuve en faveur de la distanciation sociale, Fauci a également déclaré aux avocats du comité qu'il ne se souvenait pas d'avoir lu quoi que ce soit pour soutenir que le fait de masquer les enfants empêcherait le COVID.

 

« Vous souvenez-vous d'avoir examiné des études ou des données soutenant le masquage pour les enfants ? lui a-t-on demandé.

 

"Je ne me souviens pas", a déclaré le Dr Anthony Fauci au comité lorsqu'on lui a demandé d'où venait la règle de distance sociale de six pieds. "Cela vient en quelque sorte d'apparaître." 

 

Lorsqu'il a insisté sur le masquage forcé des enfants, Fauci ne pouvait pas se rappeler s'il avait lu quoi que ce soit pour étayer le fait que cela préviendrait la maladie.

 

"Je l'aurais peut-être fait", a-t-il répondu avant d'ajouter "mais je ne me souviens pas spécifiquement de l'avoir fait." 

 

Le patriarche de la pandémie a également témoigné qu’il n’avait suivi aucune étude a posteriori concernant les impacts du port forcé du masque sur les enfants, qui ont été nombreux.  

 

Et sa réponse a été un jeu de mots ironique à la manière du COVID : « Je pense toujours que c’est en suspens », a déclaré Fauci sur la question de savoir si le masquage des enfants était un moyen solide de prévenir la transmission.

 

En outre, l'ancien directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) a déclaré à l'avocat qu'il pensait que la théorie des fuites en laboratoire - l'idée selon laquelle le COVID a commencé à l'Institut de virologie de Wuhan (WIV) - est une réelle « possibilité ». 

"Je pense que les gens en ont fait des aspects complotistes", a-t-il déclaré, ajoutant "cela pourrait être une fuite de laboratoire". 

 

"Je pense donc que cela n'est pas en soi une théorie du complot, mais certaines personnes en tirent des choses qui sont un peu folles."

 

Son aveu que le COVID a peut-être commencé au WIV intervient quatre ans après qu'il ait soutenu la publication d'un article qui jetait de l'eau froide sur la théorie des fuites en laboratoire, appelé l'article « Proximal Origin ». 

 

L'ancien directeur du NIAID a donné au comité une réponse suspecte quant à savoir s'il menait des recherches sur le gain de fonction.

 

L'ancien directeur du NIAID a déclaré que la théorie des fuites en laboratoire pourrait être vraie

 

Le comité sur les coronavirus a consacré des mois à découvrir les origines du virus qui a bouleversé tant de vies et entraîné la mort de 6 millions de personnes dans le monde.

 

Récemment, ils ont découvert que l'ancien principal collaborateur de Fauci, le Dr David Morens, effectuait régulièrement des travaux sur son compte de messagerie personnel et supprimait des fichiers pour contourner les lois gouvernementales sur la transparence en vertu de la Freedom of Information Act (FOIA).

 

Son mépris des demandes FOIA était si flagrant qu'il s'est vanté dans des courriels adressés à des collègues qu'il a appris à faire « disparaître » la correspondance officielle et qu'il supprimait les choses qu'il ne « voulait pas voir dans le New York Times ».

 

Les courriels de Morens découverts par le comité ont en outre révélé qu'il se vantait d'avoir un « canal secret » vers Fauci où il pouvait communiquer clandestinement avec l'ancien directeur du NIAID.

 

Cette révélation a tellement choqué le président du comité, Brad Wenstrup, R-Ohio, qu'il a demandé à Fauci de transmettre ses enregistrements personnels de courrier électronique et de téléphone à l'organisme d'enquête.

 

Il est également choquant que Fauci ait admis devant le comité en janvier qu'il n'avait « jamais » examiné les subventions qu'il avait accordées, dont certaines totalisaient des millions de dollars des contribuables.

 

« Vous savez, techniquement, je signe chaque conseil, mais je ne vois pas les subventions ni ce qu'elles sont. Je ne regarde jamais quelles sont les subventions disponibles », a-t-il déclaré aux avocats du comité.

 

En outre, il a déclaré qu’il n’était « pas certain » que les laboratoires étrangers qui reçoivent des subventions américaines, comme le WIV – qui étudiait les coronavirus avec l’argent des contribuables américains au moment du début de la pandémie – fonctionnaient selon les mêmes normes que les laboratoires américains.

 

Fauci a également déclaré que l'argent qu'il a distribué dans le cadre du processus de subvention du NIAID n'a fait l'objet d'aucun examen de sécurité nationale.

Source: https://www.dailymail.co.uk/news/article-13481839/dr-anthony-fauci-social-distancing-masks-prevent-covid.html

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29 mai 2024 3 29 /05 /mai /2024 03:05
Prière de Saint François d'Assise "Dans le silence de ce jour naissant"

Dans le silence de ce jour naissant

 

Seigneur,
Dans le silence de ce jour naissant,
je viens te demander la paix, la sagesse et la force.
Je veux regarder aujourd'hui le monde
avec des yeux tout remplis d'amour,
être patient compréhensif et doux.
Voir au-delà des apparences tes enfants
comme tu les vois toi-même,
et ainsi ne voir que le bien en chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie,
garde ma langue de toute malveillance,
que seules les pensées qui bénissent
demeurent dans mon esprit,
Que je sois si bienveillant et si joyeux
que tous ceux qui m'approchent sentent ta présence.
Revêts-moi de ta bonté, Seigneur,
et qu'au long de ce jour, je te révèle.

Amen.
 

Saint François d'Assise (1181-1226)

 

https://oratoiredulouvre.fr/spiritualite/prier/dans-le-silence-de-ce-jour-naissant

Selon "Site-catholique.fr" une version existe de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) :

Voici la Prière du matin « Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens Te demander la paix, la sagesse et la force » de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), la Grande Sainte Thérèse de Jésus, première femme reconnue comme Docteur de l'Église Catholique, Réformatrice des couvents carmélites et Sainte patronne de l’Espagne.

« Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens Te demander la paix, la sagesse et la force.

Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux remplis d’amour ;

être patiente, compréhensive et douce, voir au-delà des apparences Tes enfants comme Tu les vois Toi-même

et ainsi ne voir que le bien en chacun d’eux.

Ferme mes oreilles à toute calomnie, garde ma langue de toute malveillance ;

que seules les paroles qui bénissent demeurent dans mon esprit.

Que je sois si bienveillante et si joyeuse que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence.

Ô Seigneur, revêts-moi de Ta beauté et qu’au long de ce jour je Te révèle. Amen. »



Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582)

 

Therese-d-Avila.jpg

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29 mai 2024 3 29 /05 /mai /2024 00:00

Image illustrative de l’article Ursule Ledóchowska

Sainte Ursule LedochowskaElle connut une Europe déchirée par les guerres et les frontières. Elle naquit en Autriche et fit ses études chez les Ursulines de Cracovie.

 

Elle fonde à Pniewy près de Poznan, quelques années plus tard, une nouvelle congrégation religieuse, les "Ursulines du Cœur de Jésus" pour rayonner l'Evangile.

 

A 42 ans, elle part à Saint-Petersbourg pour y exercer son apostolat.

 

En 1914, obligée de quitter la Russie, elle continue en Scandinavie et elle est appelée à Rome par le pape pour y établir sa congrégation. C'est dans la Ville éternelle qu'elle conclut son existence terrestre.

 

Canonisée le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.

 

Vie de Notre fondatrice Sainte Ursule Ledochowska - Toujours en route... Jamais déracinée Le zèle de la maison de Dieu la dévore

Ursulines CJA - France

 

Sur le site du Vatican: biographie, photo, homélie du pape Jean-Paul II pour la canonisation de quatre bienheureux.

 

Fête locale

 

Mémoire obligatoire en Finlande - facultative au Danemark.

 

À Rome, en 1939, sainte Ursule (Julie) Ledochowska, vierge, qui fonda l'Institut des Sœurs ursulines du Cœur de Jésus agonisant et se risqua dans des itinéraires difficiles à travers la Pologne, la Scandinavie, la Finlande et la Russie.

 

Martyrologe romain

 

"ma politique c'est l'amour"

Sources: 1, 2

 

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27 mai 2024 1 27 /05 /mai /2024 07:00
"La liberté trouve un sens dans la vérité" (Benoît XVI)

Lors des Journées mondiales de la jeunesse 2000 , le pape Benoît XVI a appelé les catholiques de la grande « terre méridionale du Saint-Esprit » à témoigner de la foi :

 

"Nos cœurs et nos esprits aspirent à une vision de la vie où l'amour perdure, où les dons sont partagés, où l'unité se construit, là où la liberté trouve un sens dans la vérité, et là où l'identité se trouve dans une communion respectueuse", a déclaré le pape.

 

Cf. https://www.catholicnewsagency.com/news/257799/australian-mass-attendance-dropped-during-pandemic-restrictions-but-young-adults-show-up

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26 mai 2024 7 26 /05 /mai /2024 00:00
Saint Bérenger († 1093)

Moine bénédictin, Bérenger naquit à Toulouse vers 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l'habit dès l’adolescence à l'abbaye de Saint-Papoul.

Il y mena la vie d'ascète que suppose la stricte observance de la règle de Saint Benoît.

Modèle pour ces congénères, il fut nommé maître des novices puis aumônier.

Ses reliques furent conservées à l'abbaye et suscitèrent de nombreux miracles.

 

"Au XIe siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connaît une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant et sur sa tombe entraînant un pèlerinage." (commune de Saint-Papoul)

 

Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.

 

Martyrologe romain

 

Sources: 1, 2, 3

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Publié par Ingomer - dans Religion Saints du jour
25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 10:43
Jésuite éminent :  La Compagnie de Jésus "en profond déclin" s’apparente davantage à un parti politique de gauche ou à une ONG progressiste"

Le père Julio Fernández Techera, prêtre jésuite et recteur de l'Université catholique d'Uruguay, a écrit un essai critique largement diffusé sur la Compagnie de Jésus avertissant que l'ordre, fondé par saint Ignace de Loyola en 1534, est en "profond déclin". 

 

Il s'agit du troisième document d'une série que Fernández a commencée en 2022 lorsqu'il a écrit son premier essai (« Ad Usum Nostrorum »), soulignant que depuis longtemps il se sentait insatisfait de la situation dans la Compagnie de Jésus tout en précisant que il ne traverse pas de crise professionnelle et ne pense pas non plus partir.

 

L'essai de Fernández est daté du 22 avril. Le texte a pour sous-titre "Quelques considérations sur le “De Statu Societatis 2023” (De l'état de la société 2023)", en référence au rapport général produit par le supérieur. général de la Compagnie de Jésus, en l'occurrence le prêtre vénézuélien Arturo Sosa, en collaboration avec les procureurs (qui évaluent l'état de l'ordre), qui se sont réunis en mai de l'année dernière à Loyola, en Espagne.

 

Scandales récents d'abus sexuels

 

"La société vit des situations très préoccupantes qui ne semblent pas avoir été abordées dans la Congrégation des Procureurs et qui n'apparaissent pas clairement et ne sont pas reprises dans le rapport “De Statu”. Pour donner quelques exemples, en décembre 2022, nous avons appris ce qu'un jésuite italien a appelé le "tsunami de Rupnik ", a noté Fernández dans son essai.

 

Marko Rupnik est un prêtre expulsé de la Compagnie de Jésus en 2023 – accusé depuis 2018 d'avoir commis de graves abus sexuels, spirituels et psychologiques contre au moins 20 femmes de la communauté de Loyola qu'il a cofondée en Slovénie – mais qui continue d'apparaître comme jésuite et consultant du Vatican dans l'Annuaire Pontifical 2024.

 

Fernández a ensuite évoqué le "scandale" des abus sexuels sur mineurs "commis par certains jésuites en Bolivie, et la prétendue dissimulation de la part de plusieurs provinciaux accusés par le parquet de ce pays. Nous avons dû tout savoir par la presse et nous n'avons reçu aucune déclaration ou lettre de la Curie généralice expliquant ce qui s'est passé ou demandant des prières pour la province de Bolivie."

 

Le principal jésuite accusé dans cette affaire est feu Alfonso Pedrajas, connu sous le nom de "Padre Pica", qui a tenu un journal sur les abus sexuels qu'il a commis sur plus de 80 mineurs en Bolivie, au Pérou et en Équateur.

 

Une société en déclin

 

Fernández a souligné dans son dernier essai que "d'autres questions urgentes qui n'ont pas été traitées avec clarté et force sont : la baisse du nombre d'admissions dans la société, qui en Occident s'aggrave d'année en année, ainsi que le nombre élevé d'admis membres dans la société quittant l’ordre.

 

"Récemment, un ami m'a dit que 72 novices étaient entrés dans sa province au cours des 10 dernières années. Au cours de la même période, le nombre de jésuites qui ont quitté la société dans sa province était de 71", a-t-il déclaré, ajoutant qu'"en 2023, 314 novices sont entrés dans l'ensemble de la société et 319 sont morts".

 

Le prêtre a également noté qu'il y a actuellement 13 995 jésuites et a déploré que "dans quelques années, la société aura disparu de plusieurs pays européens et deviendra insignifiante dans d'autres en Europe, en Amérique et en Océanie". La seule croissance est en Afrique. En 2013 , il y avait plus de 17 200 jésuites, ce qui signifie qu'en un peu plus de 10 ans, la Compagnie de Jésus a diminué de plus de 3 000 membres.

 

Pour le prêtre uruguayen, "le problème n’est pas seulement que beaucoup meurent et peu entrent, mais aussi que nous ne savons pas comment retenir beaucoup de ceux qui entrent".

 

"La raison pour laquelle nous n’avons pas de vocations n’est pas à cause de la société sécularisée, des temps changeants et de mille autres excuses. La raison en est que les conditions de notre époque nous intimident, nous submergent et nous ne savons pas comment répondre aux défis d'aujourd'hui avec le dynamisme et la créativité d'hier", a-t-il souligné.

 

Les jésuites s’apparentent actuellement davantage à une "ONG progressiste"

 

Selon Fernández, la vision du rapport général sur la Compagnie de Jésus "pourrait parfaitement être la vision du monde d’un groupe de réflexion laïc, lié à un parti politique de gauche ou à une ONG [organisation non gouvernementale] progressiste".

 

"On ne trouve dans cette [évaluation] aucune des perspectives surnaturelles ou transcendantes que l’on attendrait d’un ordre religieux, apostolique et sacerdotal", a-t-il déploré.

 

"Il y a de nombreux signes dans la vie actuelle des ministères jésuites, dans les documents publiés et dans les lignes directrices données, qui donnent l'impression que nous sommes dans une ONG et non dans un ordre religieux", a souligné Fernandez.

 

En « profond déclin »

 

Selon Fernández, la Compagnie de Jésus "est en profond déclin. Elle ne le sait pas, ou elle ne veut pas le savoir, ce qui revient au même. Elle veut croire que telle est la situation de toutes les autres réalités de l’Église qui l’entourent et que c’est donc ce qu’elle devrait être.

 

Selon lui, la direction de la société "craint que si elle s'adresse clairement à l'ensemble de l'ordre, ses membres souffriront et se décourageront. Les dirigeants préfèrent entretenir la fiction selon laquelle tout va bien plutôt que de risquer de reconnaître le déclin religieux et apostolique de la société".

 

En ce qui concerne le rapport général 2023 des Jésuites, Fernández a souligné que "dans tout ce long document de plus de 24 000 mots, le mot “prêtre” n'apparaît jamais et le mot “sacerdoce” seulement deux fois, bien que ce soit seulement pour faire une référence distinguant le sacerdoce dans la société et le sacerdoce diocésain".

 

"Je pense que notre attitude est suicidaire : nous voulons des vocations sacerdotales dans la société, mais nous ne voulons pas parler du fait d'être prêtres", a-t-il souligné.

 

Vers la fin de l'essai, Fernández rappelle que les jésuites "ont un charisme merveilleux et nécessaire pour l'Église, un charisme religieux, apostolique et sacerdotal. Il faut le récupérer et le vivre avec passion, audace et générosité.

 

"Pour y parvenir, il est nécessaire de parler plus librement, d'exprimer clairement ce que nous vivons et pensons et d'arrêter d'être politiquement correct."

 

 

Cf. https://www.catholicnewsagency.com/news/257795/prominent-jesuit-the-society-of-jesus-is-in-profound-decline

https://www.catholicworldreport.com/2024/05/24/prominent-jesuit-the-society-of-jesus-is-in-profound-decline/

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25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 00:00
Sophie de Rome et ses trois filles (icône russe anonyme du XVIe siècle, Galerie Tretiakov, Moscou)

Sophie de Rome et ses trois filles (icône russe anonyme du XVIe siècle, Galerie Tretiakov, Moscou)

Sainte Sophie est une martyre chrétienne suppliciée à Rome vers 137. Fête le 25 mai en Occident , le 17 septembre en Orient et le 15 mai en Alsace et en Allemagne. (1)

 

Issue d'une riche famille romaine, elle éleva ses trois filles dans la religion du Christ et la crainte de Dieu. Les noms grecs de ses trois filles, Pistis, Elpis et Agapi ont été traduits en français et en russe : ce sont respectivement Foi (ou Véra), Espérance (ou Nadège) et Agapé (Charité). Sophie, elle est une mère admirable, émule de la mère des sept martyrs du second livre des Maccabées. (2)

 

À Rome, sainte Sophie visitait les églises chaque dimanche et gagnait une multitude de femmes au christianisme. Selon la légende — probablement fondée sur des faits historiques — les jeunes filles et leur mère furent capturées, vers 137, par les troupes de l’empereur, aux oreilles duquel était parvenue la renommée de leur piété et de leur vertu. Émerveillé par la beauté des enfants, l’empereur Hadrien voulut les adopter mais elles et leur mère refusèrent. Stupéfait de constater leur fermeté dans la foi malgré leur jeune âge, l’empereur fit comparaître les filles séparément, pensant que c’était par émulation mutuelle qu’elles osaient lui tenir tête. Rendu furieux par leurs réponses et leur refus de renoncer à leur religion, l’empereur décida de les mettre à mort. Sophie encouragea ses trois filles — Foi, Espérance et Charité — durant leur supplice ; elle mourut la dernière.

 

La métaphore est évidente : c'est la Sagesse divine qui engendre dans le cœur des chrétiens les trois vertus théologales que sont la foi, l'espérance et la charité.

 

Ce témoignage connut une grande popularité à Rome au IIe siècle mais le culte de Sophie n’y est attesté qu'à partir du VIe siècle.

 

Sophie a été l'objet d'une immense vénération à Byzance et dans le monde slave. L'empereur byzantin Justinien a donné ce même nom à la plus belle église de Constantinople, qu'il a fait construire : Sainte-Sophie (VIIe siècle) en la plaçant, non pas sous son vocable, mais sous celui du saint Sauveur, le Christ, Sagesse de Dieu.

 

En Occident, Sainte Sophie trône, entourée de ses trois filles qui portent les instruments de leur martyre (voir triptyque, vers 1460, musée de Varsovie).

 

Au XVe siècle, Sophie, comme une Vierge de Miséricorde, abrite ses filles sous les plis de son manteau (groupe en bois polychrome, église d'Eschau, près de Strasbourg). Le culte de Sainte Sophie et de sa fille Sainte Foi a été très vivace en Alsace.

 

Certaines de ses reliques furent apportées par Remigius de Strasbourg au couvent d’Eschau, en 777. Le pape Serge II fit transférer le reste de ses reliques, vers 845, dans la basilique San Martino ai Monti.

 

Sainte Sophie de Rome est commémorée le 25 mai et elle était invoquée contre les gels tardifs. Elle était appelée en Allemagne "Die kalte Sophie" ("Sophie la froide").

Sophie de Rome et ses filles, icône bulgare anonyme du xixe siècle

Sophie de Rome et ses filles, icône bulgare anonyme du xixe siècle

Sources : 1 ; 2

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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 20:19

Au Concours Eurovision de la Chanson, les pentacles et les regards diaboliques occupent le devant de la scène dans la performance de l'Irlandais Bambie Thug. Les messages pro-lgbt normalisent l'enfer sur les réseaux européens unifiés.

Un pentacle entouré d'un cercle de feu et de deux personnages au look ostensiblement satanique. Il s'agit de la performance à l'Eurovision 2024, actuellement organisée en Suède, du chanteur irlandais "Bambie Thug", né Bambie Ray Robinson en 1993, en compétition avec la chanson Doomsday Blue. Et on pourrait s’arrêter là, puisque les images parlent d’elles-mêmes.

 

Diffusé sur des réseaux européens unifiés, le Concours Eurovision de la chanson est le concours musical le plus populaire du continent, qui en est à sa 68e édition et avec la participation de 37 pays. Bref, une sorte de Top des Pops européen ; et le spectacle diabolique de l'Irlande se répétera, comme on pouvait s'y attendre, lors de la finale de samedi soir. Une fois de plus, un événement de masse créé à des fins de divertissement monte sur scène pour véhiculer des messages bien différents.

 

Plus qu'une chanson, la prestation de Bambie Thug ressemble à une malédiction, à commencer par les mots qui ouvrent et concluent la chanson, "Avada Kedavra", qui signifie littéralement "malédiction mortelle", rapidement expliquée dans la seconde moitié du couplet : "Je parle pour détruire" et continue un peu plus loin : “Par des langues tordues, un sortilège s'est déployé sur toi”. L'expression "Avada Kedavra" s'est répandue grâce à la saga Harry Potter, mais ses origines "remontent à des milliers d'années et en araméen, elle signifie 'détruire' ", explique-t-elle sur twitter, précisant que "enfant, j'étais fan de Harry Potter, mais évidemment, en tant que personne non-binaire", elle n'est pas fan de Rowling, qualifiée dans le jargon de "Terf", ou... transphobe. L'une des rares choses claires à propos du personnage est en effet qu'il est non-binaire. En bref, il est plus rapide de comprendre qui "n'est pas" Bambie Thug que qui elle est. En commençant par souligner qu'il ne faut s'adresser ni à elle ni à lui, mais plutôt à "eux" (they/them). Ce qui fait d'elle, à juste titre, une icône du monde arc-en-ciel.

 

Bambie Thug ne cache pas son dévouement à la magie dans une longue interview qui révèle les nombreuses facettes du personnage. En revanche, elle affirme elle-même, à propos de sa musique, avoir inventé le terme "ouija pop" (la référence est à la planche ouija utilisée pour les séances). La vidéo officielle de Doomsday Blue s'ouvre sur une "bible flamboyante" (en plus des symboles déjà mentionnés au début). Dans le clip d'une autre chanson Egregore - un titre tiré du monde de l'occultisme -n'a pas l'air moins satanique, empruntée au "diable androgyne" Lui/Him de la série animée Powerpuff Girls et évidemment interprétée par elle : "Il est aussi totalement androgyne, ce qui est particulier car son nom est littéralement un pronom de genre. Mais Lui est aussi - soulignent-ils - "un acronyme pour Sa Majesté Infernale...". "Et ça le rend encore meilleur", répond Bambie Thug, qui avoue alors un faible "pour les méchants des dessins animés. J'ai ressenti une affinité avec eux. Je pense juste que les méchants sont toujours les meilleurs personnages parce qu'ils sont tellement audacieux et décalés. Ils sont eux-mêmes sans aucune excuse." Shee ajoute : "Les gens diront que je suis une sorte d’adorateur de Satan à cause de cela." Certains doutes surgissent effectivement à ce sujet.

 

Revenons à la passion de Bambi pour l'occulte, née dès l'enfance dans un humus mêlant une vision magique de la nature et du folklore irlandais (ainsi que le Seigneur des Anneaux, au grand dam du très catholique Tolkien). "Quand j'ai déménagé à Muswell Hill après l'université, je me suis lié d'amitié avec un groupe de sorcières. Elles m'ont pris sous leur aile à un moment où je me sentais perdu. Nous avons médité ensemble et elles m'ont fait découvrir les cristaux". En quoi crois-tu? "Je crois à l'énergie, au karma et à la manifestation. Vous pouvez inciter au changement dans votre vie à travers vos paroles et vos actions. Même si ce que vous essayez de manifester ou de jeter un sort ne vous revient pas comme vous l'attendiez, cela peut provoquer un changement en vous qui reste efficace. Aujourd'hui, je fais également très attention à mes mots, car les mots sont des sorts ». « Les mots ont tellement de pouvoir », explique-t-elle - et personne ne nie a priori que des significations et des actions spirituelles sont attachées aux mots, mais ce qui fait la différence, c'est qu'ils viennent d'en haut (bénédictions) ou d'en bas (malédictions). D'ailleurs, à en juger par les paroles en compétition à l'Eurovision, on penche pour la seconde hypothèse (si la scénographie avec son étoile à cinq branches n'est pas assez convaincante).

 

Rien ne manque dans son armurerie : "Je fais aussi beaucoup de magie avec des sceaux", dit-elle. "Il existe de nombreux sceaux que vous pouvez utiliser, mais je crée aussi le mien. Le sceau personnel que j'utilise semble très puissant." À ce stade, que manque-t-il ? "J'apprends aussi à lire les cartes de tarot et j'ai suivi il y a quelque temps un cours de Reiki." Et après tant de "spiritualité", l'entretien se termine sur le cri : "Les droits des trans, maintenant !". Cela suffira-t-il sans doute à certains naïfs progressistes pour accueillir à bras ouverts cette énième "normalisation" d'éléments sataniques, à une heure de grande écoute et au cours d'un événement musical diffusé internationalement, dont les organisateurs ont le (dé)mérite de le faire entrer dans les foyers européens. Mais pour la Weltanschauung (ir)rationaliste moderne, l'obscurantisme est représenté par des églises et des crucifix, pas par des cornes et des étoiles à cinq branches, d'autant plus lorsqu'il est accompagné de messages politiquement corrects...

 

 

Cela suffira sans doute à certaines âmes progressistes candides pour accueillir à bras ouverts la énième "normalisation" d'éléments sataniques, en prime time et lors d'un événement musical diffusé à l'échelle internationale, dont les organisateurs méritent le (dé)mérite de mettre cela au premier plan. maisons des Européens. Mais pour la conception du monde (ir)rationaliste moderne, l'obscurantisme est représenté par des églises et des crucifix, et non par des cornes et des étoiles à cinq branches, d'autant plus lorsqu'il est accompagné de messages politiquement corrects...

 

Source : Daily Compass

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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 20:06

Le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, France (à usage unique)

L'Hospitalité de Notre-Dame de Lourdes de Madrid, organisation de services aux pèlerins de l'archidiocèse, a conclu le 19 mai son 101ème pèlerinage, accueillant 800 participants, dont l'un a apparemment été guéri d'une grave déficience visuelle. Cet événement extraordinaire devra cependant être étudié avant de pouvoir être qualifié de miracle.

 

Le dernier miracle de Lourdes, le n°70, a été officiellement reconnu en février 2018. Ce cas pourrait devenir le n°71.

 

Le conseiller de l'association archidiocésaine des fidèles, le père Guillermo Cruz, a envoyé une déclaration aux différents groupes qui composaient le pèlerinage, les appelant à accepter ce qui s'est passé avec humilité et simplicité, à l'exemple de sainte Bernadette.

 

« L'expérience du pèlerinage et de la découverte de l'amour de Dieu à travers notre Mère, la Vierge Marie, comme nous l'enseigne sainte Bernadette avec simplicité et humilité, sera toujours la plus grande grâce qui soit accordée à Lourdes, car c'est celle qui renouvelle la vie », a-t-il déclaré.

 

Cette considération précède l'annonce selon laquelle pendant les jours du pèlerinage, « un événement extraordinaire s'est produit, même si ce serait tromper les gens si nous l'appelons un miracle », a expliqué Cruz.

 

Ce qui s'est passé, c'est qu'« une pèlerine qui souffrait de plusieurs maladies et avait une très grave déficience visuelle, après avoir fait 'le geste de l'eau', a recouvré la vue. Cet événement extraordinaire a été immédiatement constaté par les médecins, et le sanctuaire en a été informé et l'a déjà enregistré.

 

Avec le « geste de l'eau », les pèlerins dans la zone des bains, dans une atmosphère de méditation, de prière et de confiance en la Providence, prennent de l'eau dans leurs mains et se lavent trois fois le visage puis boivent une gorgée d'eau comme le faisait saint. Bernadette Soubirous l'a fait sous la direction de l'Immaculée Conception à la grotte de Masabielle.

 

Pourquoi ne peut-on pas encore parler de miracle ?

 

Le prêtre a également expliqué la raison pour laquelle il n'est pas approprié à ce moment de parler de miracle, puisque cette déclaration nécessite « un processus de discernement médical et spirituel qui doit être suivi » dans lequel « doivent concourir les exigences suivantes concernant la guérison : Immédiate . Complète. Durable. Inexplicable."

 

Le conseiller a donc déclaré : « Nous ne pouvons pas anticiper. Il faut faire une étude et surtout que la cicatrisation se maintienne dans le temps.» Le prêtre a souligné que « sauter en avant conduit à la présomption et il faut être humble. Ici, il faut attendre l’étude réalisée par l’Église au sanctuaire de Lourdes, puis que l’évêque de Madrid se prononce, pour vérifier non seulement que c’est inexplicable, mais que c’est aussi miraculeux.

 

Cruz est bien conscient du désir des membres de l'Hospitalité de Lourdes et des pèlerins qu'ils accompagnent chaque année au sanctuaire de pouvoir parler d'un miracle, "mais ce n'est pas notre décision", a-t-il déclaré, soulignant que "c'est toujours une grâce imméritée qui est reçue.

 

Il a averti que « nous pouvons créer de la confusion si nous parlons déjà d’un miracle », tandis qu’en même temps nous pourrions « créer de fausses attentes si nous réduisons les fruits du pèlerinage à un seul événement ».

 

Qu'est-ce que le Bureau Médical de Lourdes ?

 

Le Bureau Médical du Sanctuaire de Lourdes en France a été fondé en 1883 en même temps que l'espace des bains était créé. Comme indiqué sur le site Internet du sanctuaire, il s'agit de la seule organisation de ce type au monde, incluant des lieux de pèlerinage d'autres religions.

 

À ce jour, plus de 70 000 cas d’événements extraordinaires ont été présentés, dont 70 ont été reconnus miraculeux par l’Église catholique. Dans la plupart d’entre eux, les femmes sont les bénéficiaires de cette grâce particulière. Dans 50 des 70 cas, l'événement miraculeux s'est produit par contact avec l'eau du sanctuaire, qui n'a pas de propriétés particulières.

 

C'est le pape Léon XIII qui, en 1886, donna son approbation aux procédures suivies par le bureau médical. En 1902, le Saint-Siège ratifie ces protocoles qui comportent quatre étapes fondamentales :

 

Le directeur du bureau reçoit la personne qui affirme avoir reçu un miracle. Si le directeur estime que le cas mérite d'être pris au sérieux, il fait appel ce jour-là aux médecins présents au sanctuaire. S’ils acceptent que l’affaire continue, une enquête s’ouvre et peut durer plusieurs années. Une fois terminé, les membres du Comité scientifique international de Lourdes voteront pour savoir si l'événement extraordinaire est « inexpliqué dans l'état actuel de nos connaissances ». Ce vote est envoyé à l'évêque du lieu où réside la personne guérie, qui est celui qui a le pouvoir de déclarer le miracle.

 

Les sept critères que les médecins doivent prendre en compte

 

Le site Internet du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes précise également les sept critères qui doivent être respectés lors de l'investigation médicale des cas. Avant la guérison, il faut prendre en compte :

 

1) La maladie doit être grave et avoir un pronostic défavorable.

2) La maladie doit être connue et cataloguée par la médecine.

3) La maladie doit être « organique, lésionnelle » et être examinée selon des « critères objectifs, biologiques, radiologiques ». Cela signifie que « même aujourd’hui, les guérisons de pathologies ne seront pas reconnues sans des critères objectifs précis, comme les maladies psychologiques, psychiatriques, fonctionnelles, nerveuses, etc. »

4) Il ne devrait y avoir aucun traitement par lequel la guérison puisse être attribuée.

5) La guérison doit être soudaine, brutale, instantanée, immédiate et sans convalescence.

 

Après la guérison, deux autres critères doivent être pris en compte :

6) Il ne doit pas s’agir d’une simple régression des symptômes mais plutôt d’un retour à toutes les fonctions vitales.

7) Il ne doit pas s'agir d'une simple rémission mais plutôt d'une guérison, c'est-à-dire durable et définitive.

@famille.chretienne 🙏 Une guérison inexpliquée aurait eu lieu la semaine passée au sanctuaire marial de Lourdes. Une pèlerine espagnole rencontrant de graves problèmes de vision aurait retrouvé la vue. Cet événement va être étudié par les autorités compétentes avant qu’elles se prononcent sur un éventuel miracle Musique : custodiae #miracle #lourdes #pelerinage #priere #catho #catholique #catholic #jesus #eglise #religion #chretien #eglisecatholique #foi #christ ♬ son original - Famille Chrétienne

Source : https://www.catholicnewsagency.com/news/257764/possible-miracle-at-lourdes-almost-blind-woman-recovers-her-sight

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9 mai 2024 4 09 /05 /mai /2024 20:38

Astrazeneca (Imagoéconomique)

Tout en contestant l'accusation, dans l'un des documents judiciaires déposés, comme l'a révélé le journal britannique The Independent, AstraZeneca a reconnu que le vaccin peut provoquer des thromboses.

 

Cf. Daily Compass

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8 mai 2024 3 08 /05 /mai /2024 00:00
Desideratus (Désiré) est né dans une famille de la haute aristocratie franque en mars 512.

Desideratus (Désiré) est né dans une famille de la haute aristocratie franque en mars 512.

Desideratus (Désiré) est né dans une famille de la haute aristocratie franque en mars 512. Selon la tradition, ses parents vivent à Soissons et consacrent volontiers du temps et de l'argent pour aider les pauvres, à presque transformer leur demeure en petit hôtel-dieu. 

 

Il devient haut fonctionnaire des rois Clotaire et Childebert, fils de Clovis, avec le titre de cancellarius, (chancelier) ou gardien du sceau royal. 

 

En 538, il succède à Arcade comme archevêque de Bourges. Durant son épiscopat, il participe à plusieurs conciles. En 549, il assiste au cinquième concile d'Orléans, où l'on rappelle la condamnation des hérésies de Nestorius (deux personnes dans le Christ : une divine, une humaine) et d'Eutychès (le Christ ne possède que la nature divine), qu'avaient solennellement condamnées l'une, le concile d'Éphèse en 431, l'autre le concile de Chalcédoine en 451.

 

Évêque de Bourges, il fut l'un des plus grands évêques de l'époque mérovingienne qui contribuèrent à tirer la Gaule du chaos où l'avait plongée l'effondrement de l'empire romain et qui lui rendirent une civilisation en la rendant chrétienne.

 

Chancelier, il exerça sa charge de manière à contenter tout le monde. Mais il avait aussi souvent l'envie de quitter cette cour pleine de débauches et de cruautés. Il sut patienter en pensant que d'autres à sa place n'auraient peut-être pas la possibilité d'empêcher tant de mal. Son épiscopat fut aussi marqué par la conciliation et la paix. Il parvint en effet à concilier l'Anjou et le Poitou en guerre et à remettre la paix entre les tribus allemandes prêtes à s'entr'égorger.

 

À plusieurs reprises, il exprime le désir de se retirer dans un monastère, mais le roi s'y oppose, lui disant qu'il doit penser davantage au bien-être du peuple qu'à ses propres inclinations.

 

En Belgique, il est le patron des tisseurs de Liège, et de la paroisse de Latinne en Hesbaye.

En France, la commune de Saint-Désiré lui a dédié une église.


À Bourges, en 550, saint Désiré, évêque, qui avait été gardien du sceau royal et qui enrichit son Église de reliques de martyrs.

Martyrologe romain

 

Sources: 12

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1 mai 2024 3 01 /05 /mai /2024 14:17

"Je suis moi-même convaincu par les affirmations pétriniennes, et en regardant autour du monde, il ne semble pas y avoir beaucoup de doute quant à savoir laquelle (si le christianisme est vrai) est la véritable Église, le temple de l'Esprit mourant mais vivant, corrompu mais saint, autoréformateur et ressuscité.

 

"Mais pour moi, l'Église dont le Pape est le chef reconnu sur terre a pour principale prétention d'être celle qui a toujours défendu (et défend toujours) le Saint-Sacrement, qui lui a donné le plus d'honneur et qui l'a dit (comme le Christ l'a clairement prévu) à la première place. 'Pais mes brebis' fut sa dernière recommandation à saint Pierre ; et puisque ses paroles doivent toujours être comprises littéralement, je suppose qu’elles se réfèrent principalement au pain de vie.

 

"C’est contre cela [l’Eucharistie] qu’a réellement été lancée la révolte (ou Réforme) de l’Europe occidentale – 'la fable blasphématoire de la messe' – et [le débat sur] la foi et les œuvres n'est qu’un simple faux-fuyant [une diversion]."

 

JRR Tolkien, "Lettre 250, à Michael Tolkien" (1er novembre 1963)

 

Cf. Joshua Charles

J.R.R. Tolkien : si le christianisme est vrai, l'Église catholique est la vraie église ; la ''Réforme'' était en fait une attaque contre l'eucharistie
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25 avril 2024 4 25 /04 /avril /2024 18:50
Augmentation des tumeurs : parmi les hypothèses fantaisistes, le vaccin à ARNm fait son chemin

La Nuova Bussola Quotidiana

 

25_04_2024

Augmentation des tumeurs : parmi les hypothèses fantaisistes, le vaccin à ARNm fait son chemin

https://lanuovabq.it/it/aumento-tumori-tra-ipotesi-fantasiose-si-fa-largo-il-vaccino-a-mrna

 

Réchauffement climatique, absence de dépistage, vieillissement prématuré. Seules des hypothèses fantaisistes sont avancées pour expliquer l'augmentation du nombre de cancers. Mais une étude japonaise indique une corrélation entre le vaccin ARNm et la suppression de l'immunosurveillance. 

 

L'augmentation des cancers, notamment chez les jeunes, est aujourd'hui une évidence. Depuis un an, le phénomène n'étant pas aisément dissimulable, on lit un certain nombre d'hypothèses qui tentent de justifier ce phénomène inquiétant. Le premier suspect a été le soi-disant réchauffement climatique. Le soi-disant changement climatique sert à justifier toutes sortes de pathologies, mais aucun lien de cause à effet n'a été établi jusqu'à présent.

 

On a ensuite émis l'hypothèse que l'augmentation des cancers était liée à la diminution des tests de dépistage intervenus depuis les confinements et l'urgence Covid, mais c'est aussi une explication insuffisante, car l'augmentation des cas concerne des types de cancer non soumis au dépistage. Aux Etats-Unis, le cancer du colon, qui était la quatrième cause de décès chez les jeunes hommes et femmes en oncologie, est devenu la première chez les hommes et la deuxième chez les femmes.

 

Aujourd'hui, une nouvelle hypothèse émerge pour expliquer la forte augmentation des cancers chez les personnes de moins de 55 ans : selon certains chercheurs, un phénomène de "vieillissement prématuré" se propagerait.

 

Nous savons que les tumeurs proviennent de lésions cellulaires qui se produisent au fil des ans avec des altérations et des mutations qui ne sont pas bien réparées par le système immunitaire, jusqu'à ce que la cellule acquière les caractéristiques d'une tumeur. Si ces dommages s'accumulent maintenant plus rapidement, la conséquence est une augmentation des cas précoces de cancer. Mais quelles seraient les causes de ce vieillissement biologique présumé ? On ne le sait pas.

 

Le président élu de l'Association italienne d'oncologie médicale (Aiom), Massimo Di Maio, affirme que cela se retrouve en grande partie dans des modes de vie incorrects, comme le tabagisme, une mauvaise alimentation, la sédentarité et l'obésité. Or, ces modes de vie sont présents dans la population occidentale depuis des décennies. Pourquoi ces cancers se développent-ils soudainement aujourd'hui, alors qu’en réalité nombre de ces modes de vie ont déjà été largement corrigés ?

 

Et comment vérifier – et éventuellement prévenir – cet éventuel vieillissement accéléré ? Même dans ce cas, il n’y a pas de réponse, notamment parce que les mécanismes biologiques de ce vieillissement ne sont pas connus. Bref : une hypothèse, peut-être intéressante, mais surtout inquiétante car elle placerait une fois de plus les patients devant un scénario fataliste, dans lequel quelqu'un subirait un sort malheureux : celui de voir son organisme vieillir prématurément.

 

Contrairement à ces hypothèses, certaines études semblent pointer du doigt, et trouver des preuves, d'autres causes de l'augmentation du nombre de cancers.

 

Une étude japonaise récemment menée révèle une augmentation significative des décès par cancer à partir de 2021, après la troisième dose du vaccin à ARNm. LifeSiteNews cite une étude japonaise publiée le 8 avril dans la revue Cureus. L’étude a examiné les taux de mortalité par âge et pour différents types de cancer de 2020 à 2022 dans les données du gouvernement japonais. "Au cours de la première année de la pandémie (2020), aucune surmortalité significative n’a été observée", peut-on lire. "Cependant, une certaine surmortalité par cancer a été observée en 2021 après une vaccination massive avec les première et deuxième doses du vaccin, et une surmortalité significative a été observée pour tous les cancers et pour certains types de cancer spécifiques (notamment le cancer des ovaires, la leucémie, le cancer de la prostate, cancer des lèvres/de la bouche, cancer du pharynx, cancer du pancréas et cancer du sein) après une vaccination de masse avec la troisième dose en 2022."

 

Jusqu’en 2020, on a observé une baisse continue des taux de mortalité par cancer dans tous les groupes d’âge au cours de la décennie précédente. Il convient de noter, compte tenu de l'hypothèse du vieillissement prématuré, que le Japon est l'un des pays les plus anciens du monde. 

 

Depuis 2021, année du début de la campagne de vaccination, les cas ont augmenté. En particulier, après les troisièmes doses de vaccins à ARNm, une surmortalité significative de tous les cancers a été observée, y compris le cancer du sein, de la prostate et des ovaires, ainsi que la leucémie. Presque tous les vaccins Covid en question étaient à ARNm, dont 78 % de Pfizer et 22 % de Moderna. Les auteurs de l'étude japonaise ont enregistré une augmentation significative du taux de mortalité par cancer et ont présenté une explication : "Certaines études ont montré que les réponses à l'interféron de type I (INF), qui jouent un rôle essentiel dans l'immunosurveillance du cancer, sont supprimées après la vaccination à ARNm. (…) Il a été démontré que le vaccin SARS-CoV-2 provoque une immunosuppression et conduit à la réactivation de virus latents tels que le virus varicelle-zona (VZV, herpèsvirus humain 3 ; HHV3) ou l’herpèsvirus humain 8 (HHV8)."

 

Les chercheurs concluent que l’augmentation particulièrement marquée des taux de mortalité de ces tumeurs pourrait être attribuée à différents mécanismes de vaccination par ARNm. L'importance de cette possibilité mérite des études plus approfondies, évaluant la détérioration de la réponse immunitaire innée, qui conduit à une susceptibilité accrue à toute infection, une augmentation des maladies auto-immunes et une accélération de la progression du cancer. Une possibilité bien plus réaliste que l’hypothèse du vieillissement prématuré.

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21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 12:18

Panthéisme, "panchristisme cosmique" incompatible avec la Révélation évangélique, la pensée de Teilhard de Chardin a fait l'objet d'un monitum (avertissement) de la part de Rome en 1962 :

1962 : Rome met en garde contre Teilhard de Chardin

Voici le monitum (avertissement) du Saint-Siège publié en 1962 contre la pensée du père jésuite.

 

LA DOCUMENTATION CATHOLIQUE

(année 1962)

 

[colonne 949]

 

L’œuvre du P. Teilhard de Chardin

 

Monitum du Saint-Office (1)

 

Certaines œuvres du P. Pierre Teilhard de Chardin, publiées également après sa mort, se répandent et connaissent un vif succès.

 

Sans porter de jugement sur ce qui a trait aux sciences positives, il est bien manifeste que, sur le plan philosophique et théologique, ces œuvres regorgent d’ambiguïtés telles, et même d’erreurs graves, qu’elles offensent la doctrine catholique.

 

C’est pourquoi les éminentissimes et révérendissimes Pères de la suprême sacrée congrégation du Saint-Office invitent tous les Ordinaires, ainsi que les supérieurs d’instituts religieux, les supérieurs de séminaires et les recteurs d’universités à mettre en garde les esprits, particulièrement ceux des jeunes, contre les dangers que présentent les œuvres du P. Teilhard de Chardin et celles de ses disciples.

 

Donné à Rome, au Palais du Saint-Office, le 30 juin 1962.

 

SEBASTIANO MASALA, notaire.

 

 

COMMENTAIRE

DE L’ « OSSERVATORE ROMANO »

 

Sous le titre : « Pierre Teilhard de Chardin et sa pensée sur le plan philosophique et religieux », le même numéro de l’Osservatore Romano publie le commentaire suivant, sans signature (2) :

 

Sept années se sont écoulées depuis la mort du P. Pierre Teilhard de Chardin et sa renommée ne fait qu’augmenter.

 

[col. 950] Ses disciples et admirateurs continuent à l’exalter sur le plan humain et religieux. Beaucoup d’entre eux exaltent la valeur peu commune qu’il a sur le plan scientifique.

 

Par contre, les avis d’autres spécialistes sont différents lorsqu’il s’agit de juger sa tentative de synthèse chrétienne de la connaissance. Les divergences deviennent encore plus grandes à la lecture des œuvres posthumes publiées jusqu’à maintenant et de celles diffusées en privé parmi les admirateurs de Teilhard (3).

 

On peut s’associer à ceux qui reconnaissent la rectitude d’intention de l’homme et l’apport qu’il a fourni aux recherches scientifiques, en particulier en matière de paléontologie.

 

Mais on ne peut que rester perplexe d’abord et ensuite se trouver en désaccord lorsque les opinions du P. Teilhard de Chardin passent du plan scientifique au plan philosophique et, théologique.

 

Un livre récent du P. de Lubac sur la pensée religieuse du P. Teilhard de Chardin (4) (dont nous reparlerons plus loin) contient certaines critiques sur la méthode utilisée par le P. Teilhard de Chardin, disant par exemple que les analyses conceptuelles qui se trouvent dans ses essais sont parfois défectueuses, parce que lorsqu’il traite des grandes questions qui préoccupent tout homme, les catégories, les notions et les termes dont il se sert portent la marque du milieu scientifique qui lui est familier. L’atmosphère qu’il respirait était celle des sciences naturelles (5).

 

[951] Pour nous, ce défaut dans la méthode est grave et fondamental, parce que Teilhard de Chardin fait trop souvent une transposition indue sur le plan métaphysique et théologique des termes et des concepts et, disons-le, des erreurs qui se trouvent dans les œuvres de Teilhard, aussi bien celles qui sont éditées que celles qui sont polycopiées, ou de quelque autre façon qu’elles soient diffusées.

 

LE CONCEPT DE CRÉATION

 

Commençons par le concept de création.

 

Dans l’essai inédit (mais connu de plusieurs persennea) de 1950 : le Cœur de la Matière, on lit : « Dans le monde, objet de la création, la Métaphysique classique nous avait accoutumés à voir une sorte de production extrinsèque, issue par bienveillance débordande de la suprême efficience de Dieu. Invinciblement – et tout justement pour pouvoir à la fois pleinement agir et pleinement aimer, – je suis amené à y voir maintenant (conformément à l’esprit de saint Paul) un mystérieux produit de complétion et d’achèvement pour l’Être absolu lui-même. Non plus l’Être participé de plérômisation (6) et de convergence. Effet non plus de causalité, mais d’union créatrice. »

 

L’union créatrice est un concept qui revient souvent chez Teilhard. « L’action créatrice, c’est-à-dire unificatrice de Dieu », lit-on dans un article intitulé « L’esprit nouveau et le cône du temps », dans Psyché (7). Cependant, du point de vue métaphysique, sous lequel doit être considéré le concept de création, il faut mettre au clair l’aspect de causalité efficiente (qui donne l’être). La création ne s’oppose pas à l’unification, mais elle n’est pas formellement l’unification.

 

Un autre concept, familier à Teilhard sur ce sujet, est celui du « Néant », présenté d’une façon qui laisse très perplexe.

 

Ce concept, on ne le trouve pas seulement dans L’union créatrice, essai déjà ancien puisqu’il date de 1917, mais il est repris et développé également dans Comment je vois (inédit), de 1948. En face de Dieu « aux antipodes de lui-même », il y a « le multiple pur », c’est-à-dire le « Néant créable », qui est une virtualité passive. Teilhard écrit donc : « ... Néant créable, qui n’est rien – et qui cependant, par virtualité passive d’arrangement (c’est-à-dire d’union) est une possibilité, une imploration d’être, à laquelle... tout se passe comme si Dieu n’avait pas pu résister. »

 

Teilhard a également ainsi des expressions qui laissent fondamentalement croire qu’il pense à une certaine semblable nécessité de la création.

 

Dans la philosophie et la théologie classiques – selon lui – la création, « ou participation » (ajoute Teilhard), tend à se présenter « comme un geste presque arbitraire de la Cause première ».

 

Par contre, dans ce qu’il appelle la métaphysique de l’Union, tout en réaffirmant « la self-suffisance et la self-détermination de l’Être absolu », c’est-à-dire Dieu, Teilhard parle en ces termes de l’acte créateur divin : « Fruit, en quelque manière, d’une réflexion de Dieu, non plus en lui, mais en dehors de lui, la Plérômisation... c’est-à-dire la réalisation de l’être participé par arrangement et totalisation – apparaît comme une sorte de réplique ou de symétrie à la Trinitisation. Elle vient combler un vide, en quelque façon. Elle trouve sa place. »

 

Ce concept est synthétisé d’une façon plus expressive dans ces paroles : « Pas de Dieu (jusqu’à un certain point), sans Union créatrice... » (toujours dans Comment je vois).

 

[952] Ces citations étaient nécessaires (et on ne pouvait faire autrement) pour mettre en évidence les ambiguïtés dangereuses et les erreurs qui se trouvent dans certaines expressions de Teilhard par rapport à la conception catholique traditionnelle de la création (voir le IV° Concile de Latran et le premier Concile du Vatican).

 

Lorsque la « Métaphysique classique » affirme que Dieu, en créant, donne à la créature tout l’être (potentiel, essentiel et existentiel) en même temps, c’est-à-dire secundum totam suam subtantiam (premier Concile du Vatican ; Denz. 1805) ; lorsqu’elle fait ressortir la parfaite et absolue liberté dans l’acte créateur de Dieu, liberrimo consilio (premier Concile du Vatican, Denz. 1783), elle ne fait que répéter et développer la doctrine de ces deux Conciles.

 

Et nous, croyons que Teilhard n’a pas suffisamment respecté ces deux exigences de la doctrine catholique : don de la totalité de l’être de la part du Créateur, à l’exclusion de toute potentialité précédente (et la Métaphysique classique veut précisément exprimer ce concept par l’expression ex nihilo sui et subjecti) ; absence totale de toute nécessité, même lointaine, de l’acte créateur de Dieu.

 

LES RAPPORTS ENTRE LE COSMOS ET DIEU

 

Dans sa conception des rapports entre le Cosmos et Dieu, Teilhard de Chardin a des points faibles qu’on ne peut pas passer sous silence.

 

Il est vrai qu’il affirme explicitement et à plusieurs reprises la nécessité et la personnalité transcendante de Dieu. Toutefois, dans la logique de la pensée teilhardienne, la transcendance divine n’est pas suffisamment exprimée.

 

Dieu est représenté comme une unité suprême qui s’incorpore l’univers d’une certaine façon ; l’unité devient ainsi d’une certaine manière participante de la multiplicité cosmique, et Dieu, dans un certain sens, est rendu plus parfait par l’assimilation du Cosmos.

 

Par exemple, dans le Cœur de la Matière, déjà cité (que Tremontant appelle son « autobiographie spirituelle ») (8), Teilhard affirme : « Par un de ces étranges effets d’inhibition..., je ne me rendais pas compte que, des profondeurs de la matière aux cimes de l’Esprit, Dieu « métamorphosait » le Monde – le Monde, en retour, devait « endemorphiser » Dieu. »

 

La lecture de ce même essai laisse perplexe et donne la nette impression que les paroles de Teilhard ne veulent pas exprimer seulement un point de vue limité de notre connaissance, mais une réalité qui atteindrait également Dieu. A savoir que Dieu, dans un certain sens, change, se perfectionne, en incorporant le monde à lui.

 

« Sous l’effet même de l’opération unitive qui le révèle à nous, Dieu en quelque sorte se transforme, en nous incorporant. – Donc, non plus essentiellement Le voir, et se laisser envelopper et pénétrer par Lui – mais pari passu (si non premièrement) le découvrir (ou même en un sens l’« achever ») toujours plus autre... Autour de nous, par rencontre de son attraction et de notre Pensée, Dieu est en train de « changer »... »

 

Ailleurs, Teilhard parle de « complexité », ou « Unité complexe », à propos de Dieu. Également dans le dernier livre, édité il y a quelques semaines, l’Énergie humaine, on lit : « Dieu n’est définissable que comme un Centre de centres. En cette complexité (c’est nous qui soulignons) gît la perfection de son Unité. » (p. 86.)

 

Il donne explicitement à ces termes un sens qui correspond à sa pensée, mais qui est bien différent de leur acception commune, et il cherche à les expliquer dans un sens qui pourrait être orthodoxe.

 

[953] Quoi qu’il en soit, tout cela ne contribue pas à la clarté de ses positions ; au contraire, et c’est le moins qu’ou puisse dire, il eagit d’ambiguïtés qui sont certainement cause de dangereuses équivoques,

 

Teilhard étend et applique plus d’une fois à l’ordre surnaturel son concept d’unité, d’action unificatrice, qui est étroitement lié à sa théorie évolutionniste.

 

LE CHRIST

 

Il commence par une conception du Christ qui est pour le moins étrange.

 

Le « Point Oméga » est en même temps le Christ ressuscité : « Le Christ de la Révélation n’est pas autre que l’Oméga de l’Évolution. » (Le Christ, essai inédit de 1955.) Et plus loin : « Le Christ sauve. Mais ne faut-il pas ajouter immédiatement qu’il est aussi sauvé par l’Évolution ? »

 

On lit encore dans le Cœur de la Matière : « Dans un univers qui se découvrait pour moi en état de convergence, vous avez pris par droit de Résurrection la position maîtresse de centre total où tout se rassemble. »

 

Dans le volume édité récenament (1961), l’Hymne de l’Univers, Teilhard reprend cette même idée, mais avec plus de clarté : « Jésus, centre vers qui tout se meut, daignez nous faire, à tous, si possible, une place parmi les monades choisies et saintes qui, dégagées une à une du chaos actuel par votre sollicitude, s’agrègent lentement en Vous dans l’Unité de la Terre Nouvelle. » (p. 80)

 

Dans le Christique, déjà cité, il est question tout simplement – et « en sens vrai » – d’une « troisième nature » du Christ, ni humaine ni divine, mais « cosmique »

 

Nous ne voulons pas prendre à la lettre et « en sens vrai » tout ce qu’écrit Teilhard à ce sujet, sinon ce serait une veritable hérésie. Mais ces expressions, naturellement, augmentent la confusion – déjà grande – des idées.

 

CRÉATION, INCARNATION, RÉDEMPTION

 

Avec cette méthode, il est facile et, disons, logique de lier entre elles, d’une façon nécessaire, la Création, l’Incarnation et la Rédemption.

 

Teilhard écrit en effet : « Création, Incarnation, Rédemption, tout en marquant chacune un degré de plus dans la gratuité de l’opération divine, ne sont-elles trois actes indissolublement liés dans l’apparition de l’être participé ? » (L’Ame du monde, essai inédit de 1918.)

 

En un certain sens, Teilhard met ces trois mystères sur le même plan de l’évolution : « Pas de Dieu (jusqu’à un certain point) sans Union créatrice. Pas de Création sans immersion incarnatrice. Pas d’Incarnation sans compensation rédemptrice. Dans une métaphysique de l’Union, les trois mystères fondamentaux du christianisme n’apparaissent plus que comme les trois faces d’un même système, celui de la Plérômisation. » (Comment je vois, déjà cité plusieurs fois.)

 

On pourrait faire une moisson de textes teilhardiens sur ce sujet. Mais terminons par un passage du Phénomène humain (éd. 1955) : « Mais, en un autre sens aussi, une prodigieuse opération biologique : celle de l’Incarnation rédemptrice... Par une action pérenne de communion et de sublimation, il (le Christ) s’agrège le psychisme total de la Terre. » (p. 327)

 

En lisant cette affirmation de Teilhard ou d’autres (cf. par exemple l’article « L’Esprit nouveau et le cône du Temps. », dans Psyché, n° 99-100, p. 59-60), on doit constater qu’il ne fait pas clairement la distinction et la différence entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, et que l’on ne voit pas comment on pourrait logiquement sauvegarder la gratuité totale de ce dernier ordre, et donc de la grâce.

 

[954] Ces derniers concepts sont le patrimoine de l’enseignement catholique et universel. Ils ont été récemment rappelés dans l’encyclique Humani generis (Denz, 2318).

 

ESPRIT ET MATIÈRE

 

D’autres critiques importantes peuvent être faites à la pensée du P. Teilhard de Chardin.

 

Après avoir lu les passages cités ci-dessus, on ne s’étonnera pas de constater que Teilhard ne connaît pas clairement ne serait-ce que les frontières profondes qui séparent la matière et l’esprit. Frontières qui, il est vrai, n’empêchent pas les rapports entre les deux ordres (substantiellement unis dans l’homme), mais qui marquent clairement leurs différences essentielles.

 

« Non pas l’Esprit par évasion hors de la Matière, ni l’Esprit juxtaposé incompréhensiblement avec la Matière (thomisme !...), mais l’Esprit émergeant (par opération pan-cosmique) de la Matière. – Materia Matrix... »

 

Ces phrases, on peut les lire dans une lettre de Teilhard, datée du 13 mars 1954, publiée dans la revue Psyché, 1955, n° 99-100, p. 9.

 

Teilhard insiste de nouveau sur ce concept dans l’Énergie humaine, livre paru ces dernières semaines, comme nous l’avons déjà dit.

 

« Il n’y a pas, concrètement, de la Matière et de l’Esprit mais il existe seulement de la Matière devenant Esprit. Il n’y a au Monde ni Esprit ni Matière : l’« Étoffe de l’Univers » est l’Esprit-Matière. Aucune autre substance que celle-ci ne saurait donner la molécule humaine. » (p. 74.)

 

P. 121 du même livre, toujours à propos de l’esprit, Teilhard, cohérent avec tout son système évolutionniste, écrit : « Le phénomène spirituel n’est donc pas une sorte de bref éclair dans la nuit : il trahit un passage graduel et systématique de l’inconscient au conscient, et du conscient au self-conscient. C’est un changement d’état cosmique (c’est nous qui soulignons). » Dans le Cœur de la Matière, il avait déjà écrit : « L’Esprit, état supérieur de la Matière. »

 

On remarquera que, dans la même page, Teilhard avertit qu’il s’en tient au point de vue purement scientifique et expérimental.

 

Mais, puisqu’il s’agit ici d’un sujet éminemment métaphysique et qui touche directement tant de problèmes théologiques, il pouvait difficilement s’arrêter au seul point de vue scientifique sans courir le risque (comme du reste ce fut le cas) de tirer des conclusions qui s’accordent difficilement avec la doctrine catholique.

 

Il est vrai que la distinction essentielle entre la matière et l’esprit n’a pas été explicitement définie ; mais elle constitue un point de doctrine qui apparaît toujours dans la philosophie chrétienne, cette philosophie que dans l’encyclique Humani generis Pie XII qualifie de « reçue et communément admise dans l’Église » (Denz., 2323) (9). Cette même doctrine est explicitement ou implicitement présupposée par l’enseignement ordinaire et universel de l’Église ; c’est précisément pourquoi cette même encyclique réprouve la position contraire (Denz., 2318).

 

LE PÉCHÉ

 

Naturellement, dans sa pensée scientifico-religieuse, Teilhard de Chardin a une conception originale du mal et du péché. Il en traite ex professo dans un appendice de : le Phénomène humain (p. 345 et suiv.).

 

Vers la fin de la p. 347, il constate un certain « excès » du mal dans le monde, inexplicable pour notre raison « si à l’effet normal d’évolution ne se surajoute pas l’effet extraordinaire de [955] quelque catastrophe ou déviation primordiale... » Claire allusion au péché originel.

 

Mais Teilhard aime considérer le péché d’un point de vue collectif plutôt qu’individuel et, pour le péché originel, il se montre plus d’une fois opposé à une transmission héréditaire.

 

Ce qu’il affirme dans le passage ci-après, Teilhard le redit équivalemment ailleurs :

« ... La nécessité théologique du baptême s’expliquant par la solidarité génétique de tous les hommes au sein d’une humanité (imprégnée de péché par nécessité statistique) où les liens collectifs se découvrent comme encore plus réels et plus profonds entre individus que toute liaison strictement et linéairement héréditaire. » (Comment je vois.)

 

Sur ce point, la pensée de Teilhard est très déconcertante et elle est en désaccord avec la doctrine du Concile de Trente sur le péché d’Adam (Denz., 790), doctrine reprise par l’encyclique Humani generis qui enseigne que le péché originel « tire son origine d’un péché vraiment personnel commis par Adam, et qui, répandu en tous par la génération, se trouve en chacun et lui appartient » (10).

 

Le P. de Lubac le fait aussi remarquer : « Qu’il (Teilhard) ne fut pas théologien de métier, c’est même ici peut-être (à propos du péché originel) que l’on s’en aperçoit le mieux. » (Op. cit., p. 168.)

 

LA PLACE DU MONDE

DANS L’ASCÈSE DU P. TEILHARD DE CHARDIN

 

Pour terminer cet examen critique qui, pour des raisons bien évidentes, ne peut pas être complet, il nous semble devoir faire remarquer encore une fois que ce qui est propre au système teilhardien, c’est qu’il naturalise en quelque sorte le surnaturel.

 

Nous voulons bien admettre que Teilhard, en tant que personne privée, a eu une vie spirituelle intense. Nous n’avons évidemment pas l’intention de nous en prendre à sa personne, mais à sa méthode, à sa pensée.

 

C’est pourquoi nous ne pouvons pas le suivre ni l’approuver lorsque, dans son ascèse originale, il donne au monde, après Dieu, une place et une valeur trop hautes. Pour le passage ci-après de Teilhard de Chardin, comme pour beaucoup d’autres, il faut donner une autre dimension à ce qu’ils signifient, parce que sa plume, emportée par l’enthousiasme, l’entraîne bien au-delà de la juste mesure.

 

C’est cependant avec une véritable peine que nous lisons ces lignes : « Si, par suite de quelque renversement intérieur, je venais à perdre successivement ma foi au Christ, ma foi en un Dieu personnel, ma foi en l’Esprit, il me semble que je continuerais à croire au Monde. Le Monde (la valeur, l’infaillibilité et la bonté du Monde), telle est, en dernière analyse, la première et la seule chose à laquelle je crois. C’est par cette foi que je vis, et c’est à cette foi, je le sens, que, au moment de mourir, par-dessus tous les doutes, je m’abandonnerai... A la foi confuse en un monde Un et Infaillible je m’abandonne, où qu’elle me conduise. » (Comment je crois.)

 

Ces paroles datent de 1934. Combien il aurait mieux valu qu’elles ne fussent jamais écrites !

 

L’on pourrait objecter à nos critiques qu’elles ne tiennent pas compte du fait que, dans les nombreux écrits de Teilhard de Chardin, à côté des textes cités par nous, il y en a beaucoup d’autres qui pourraient souvent annuler l’interprétation négative que nous avons présentée. Il faudrait donc tenir compte de tous les textes, et ils sont très nombreux, pour pouvoir juger Teilhard avec objectivité.

 

[956] Nous aussi, nous savons que Teilhard a fait souvent des affirmations qui ne sont pas parfaitement cohérentes entre elles, quand elles ne sont pas, à l’occasion, opposées ou contradictoires, et nous voulons bien concéder que sa pensée est demeurée au plan de la problématique.

 

Toutefois, ses écrits, en de nombreux points, demeurent toujours plus ou moins en opposition avec la doctrine catholique.

 

LE LIVRE DU P. DE LUBAC

 

Le livre du P. de Lubac, déjà cité, constitue certainement l’étude la plus importante publiée jusqu’à présent sur la pensée religieuse de Teilhard de Chardin. Le livre met en relief de nombreux défauts de Teilhard, mais, dans son fond, il le défend et en fait l’éloge.

 

Quant à nous, franchement et loyalement, nous devons déclarer que nous ne sommes pas d’accord avec le jugement substantiellement favorable donné par le P. de Lubac.

 

Les points de désaccord avec la pensée du P. Teilhard de Chardin sont trop importants et fondamentaux pour que nous puissions souscrire sans réserve à ce jugement catégorique du P. de Lubac : « L’Église catholique, cette mère toujours féconde..., peut reconnaître elle-même avec joie qu’en Pierre Teilhard de Chardin elle a enfanté, tel que notre siècle en avait besoin, un authentique témoin de Jésus-Christ. » (Op. cit., p. 295.)

 

Notre siècle a vraiment un extrême besoin d’authentiques témoins du Christ, mais nous souhaiterions qu’ils n’aient pas à s’inspirer du « système » scientifico-religieux de Teilhard.

 

Nous avons cru nécessaire de formuler nos critiques qui vont à la pensée, et non à l’homme – nous le répétons – afin de mettre en garde les hommes d’études, spécialement les jeunes, contre les erreurs et les ambiguïtés contenues dans les écrits de Teilhard.

 

Et, en faisant ces réflexions, nous pensons avoir agi dans l’esprit du « monitum » publié aujourd’hui par notre journal.

 

––––––––––––––––––––––

 

Notes

(1) Traduction de la D. C., d’après le texte latin publié par l’Osservatore Romano du 1er juillet 1962.

(2) Traduction de la D. C., d’après le texte italien, lequel cite toujours en français les œuvres du P. Teilhard de Chardin. Les sous-titres sont de notre rédaction.

(3) Voir la liste des œuvres éditées et non éditées dans le livre de Claude Cuénot : Pierre Teilhard de Chardin. Les grandes étapes de son évolution, Paris, Plon, 1958.

(4) Henri de Lubac : la Pensée religieuse du P. Teilhard de Chardin, Aubier, Paris, 1962.

(5) Cf. op. cit., p. 122.

(6) Dans Comment je vois, autre essai inédit, la plérômisation est définie : « réduction unificatrice du multiple ».

(7) Psyché, n° 99-100, 1955, p. 59.

(8) Introduction d la pensée de Teilhard de Chardin, Éditions du Seuil, Paris, 1956, p. 68.

 

Cf. https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=976051

L'un des auteurs du "Monitum" est le provincial français des Carmes déchaux Philippe de la Trinité (1908-1977). "Nommé qualificateur, puis consulteur au Saint-Office, il exerce cette fonction jusqu'en 1973.

C'est surtout contre la pensée du père Pierre Teilhard de Chardin, décédé en 1955, qu'il bataille. Les ouvrages de ce jésuite, interdits de publication de son vivant, sont édités à titre posthume par sa secrétaire et se diffusent largement, notamment dans les milieux progressistes. Philippe de la Trinité contribue au sévère Monitum du Saint-Office du 30 juin 1962...

"Il ne s'agit pas d'une mise à l'Index (pratique qui sera abandonnée en 1966), mais d'un « avertissement » du Saint-Office, approuvé par le Pape Jean XXIII. Un long commentaire de cette décision, non signé mais certainement écrit par Philippe de la Trinité, comme le suppose Henri de Lubac, est publié dans l'Osservatore Romano du 1er juillet 1962.

Philippe de la Trinité consacre plusieurs ouvrages à Teilhard de Chardin dans les années 1960 afin d'illustrer le bien-fondé du Monitum du Saint-Office de 1962, dénonçant son « confusionnisme intégral » et qualifiant le teilhardisme de « pseudo-synthèse » panthéiste :

« Agenouillé devant le Monde qu’il aime comme une Personne, Teilhard ne veut pourtant pas cesser d’aimer Dieu. C’est pourquoi, il le faut : par une métamorphose du mystère de l’Incarnation, le Monde est Dieu en Jésus-Christ... Avec un tel panchristisme cosmique on est aux antipodes de la Révélation évangélique. »

— Philippe de la Trinité, Teilhard de Chardin, étude critique, Desclée de Brouwer, 1968, p. 136.

Même si la pleine vigueur du Monitum de 1962 est régulièrement confirmée, l'influence du teilhardisme reste importante : le cardinal Ottaviani reconnaît en 1965 que le pape Paul VI a les œuvres de Teilhard dans sa bibliothèque de travail, Joseph Ratzinger y fait référence dès 1968 de manière élogieuse pour avoir rénové la christologie, jusqu'à ce qu'en 2015 le pape François cite directement Teilhard dans son encyclique Laudato Si' (§ 83). En novembre 2017, une pétition du Conseil pontifical de la culture adressée au Pape François demande la levée du Monitum".

 

Cf. https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=976053

 

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21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 00:00
Saint Anselme de Cantorbéry, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 15.

Saint Anselme de Cantorbéry, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 15.

Je ne cherche pas à comprendre afin de croire, mais je crois afin de comprendre. Car je crois ceci - à moins que je crois, je ne comprendrai pas.

Saint Anselme est vraiment un homme européen :

 il est né à Aoste en Piémont (Italie) en 1033 d'une famille noble et riche; il a ensuite été abbé du Bec, en Normandie, et il est ensuite devenu archevêque de Cantorbéry, en Angleterre.


Par sa culture, en tant qu'éducateur, et en tant que prêtre, c'était un Européen.

 

Sa pieuse mère Ermengarde lui apprit de bonne heure à aimer Dieu et la Très Sainte Vierge; mais, privé du soutien maternel vers l'âge de quinze ans, poursuivi dans sa vocation religieuse par un père mondain et intraitable, il se laissa entraîner par le monde.

Las d'être la victime de son père, - son père en effet ne cessait de le poursuivre pour le bien qu'il faisait -, 
il s'enfuit en France, et se fixa comme étudiant à l'abbaye du Bec, en Normandie. Il avait déjà plus de vingt ans. Là il dit à Lafranc, chef de cette célèbre école: "Trois chemins me sont ouverts: être religieux au Bec, vivre en ermite, ou rester dans le monde pour soulager les pauvres avec mes richesses: parlez, je vous obéis." Lafranc se prononça pour la vie religieuse. Ce jour-là, l'abbaye du Bec fit la plus brillante de ses conquêtes. 

Quand bientôt Lafranc prit possession du siège archiépiscopal de Cantorbéry
, il fut élu prieur de l'abbaye, malgré toutes ses résistances; il était déjà non seulement un savant, mais un Saint. De prieur, il devint abbé, et dut encore accepter par force ce fardeau, dont lui seul se croyait indigne.

 

Très tôt, il fut appelé à prendre une part très active dans la réforme monastique, déchue en Angleterre, réforme entreprise avec beaucoup de difficulté par Lafranc face à l'hostilité unanime de l'épiscopat anglais. L'influence d'Anselme se fit sentir bientôt non seulement dans la communauté monastique de Saint-Sauveur de Cantorbéry, mais partout en Angleterre

 

Sa vertu croissait avec la grandeur de ses charges. Le temps que lui laissait libre la conduite du couvent, il le passait dans l'étude de l'Écriture Sainte et la composition d'ouvrages pieux ou philosophiques. Bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, convaincu que la foi elle-même pousse à une compréhension rationnelle plus intelligente (fides quaerens intellectum), Anselme est le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques défendues par Abélard et couronnées par Thomas d'Aquin.

Sceau d'Anselme "par la grâce de Dieu archevêque"

Sceau d'Anselme "par la grâce de Dieu archevêque"

Car, dans ses entretiens et son enseignement, Anselme commença à utiliser une méthode qui devait marquer profondément les époques postérieures. Appuyé sur la "seule raison" (sola ratione), il essaya de montrer l'enchaînement nécessaire des vérités révélées: la nécessité logique qui relie tout ce que nous croyons de Dieu et de ses attributs, à l'exception de l'Incarnation. C'est ainsi qu'est né le Monologion. Dans ce livre, au lieu de faire appel aux autorités scripturaires ou patristiques - procédé habituel jusqu'alors pour exposer la doctrine de la foi - Anselme s'efforça de prouver les vérités de la foi uniquement par des arguments rationnels. À l'opposé de sa méthode, surgira quelques siècles plus tard celle de Luther, qui insistera unilatéralement sur la foi alors que chez Anselme, foi et raison demeurent étroitement liées. 

 

On lui attribue la première formulation de la preuve ontologique de l'existence de Dieu qui sera reprise par Descartes et critiquée par Kant. Comme Dieu est unique, il devait y avoir une voie unique pour la raison, "un argument unique", capable de démontrer que Dieu est vraiment et qu'Il est le souverain bien dont tout dépend, mais qui n'a besoin de rien. Ce projet se réalisa soudain un jour, telle une lumière foudroyante accompagnée d'une immense joie, après une recherche longue et laborieuse. Tout de suite, Anselme mit par écrit sa pensée sur des tablettes de cire. C'est ainsi que vit le jour ce petit opuscule qu'Anselme intitula, après quelques hésitations, Proslogion, et qui lui valut de perpétuer son nom dans l'histoire de la pensée. C'est un véritable défi à l'adresse de l'"insensé" du Psaume, personnifiant les athées de tous les temps. Depuis, jusqu'à nos jours, très peu de penseurs ont pu se dispenser de se prononcer au sujet du contenu de ce petit livre.

 

Ayant défini Dieu comme "l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé", Anselme argumente que, si on affirmait que Dieu n'existe pas en réalité mais seulement dans notre pensée, comme idée, il serait possible de penser un être plus grand, qui aurait les mêmes caractéristiques mais qui, lui, existerait non seulement comme idée dans notre pensée, mais aussi en réalité. Et cet être serait Dieu, conformément à la définition initiale : l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé. Ainsi, en niant l'existence de Dieu tel que défini, on admet implicitement son existence, et donc on se contredit, on est "insensé". Et Anselme de conclure qu'il est raisonnable de croire en Dieu et que foi et raison sont compatibles. Il soutient qu'il est possible de concilier la foi et les principes de la logique et de la dialectique. À ses détracteurs, Anselme répondait que son traité reflétait parfaitement les doctrines de saint Augustin.

Il reprend de Platon l'idée que celui qui connaît la vérité connaît Dieu

Sa définition la plus courte de la vérité est :

« La vérité est la rectitude qui seule est compréhensible par l’esprit (veritas est rectitudo mente solo perceptibilis)».

La rectitude rapportée à l’homme signifie selon lui que l’homme tout entier - avec sa pensée, son comportement, et sa volonté - se tourne vers l’éternel fondement qui est Dieu, et qu’il s’engage dans l’être juste qui rend possible la rencontre avec la vérité.

La foi est un don et un point de départ et aucun argument rationnel ne peut la renverser et la détruire, ni lui nuire. La raison vraie conduit nécessairement aux vérités de la foi. Celui qui cherche à comprendre si Dieu existe, peut comprendre ce principe parce qu’il se trouve dans son intelligence. Si l’on admet à présent que ce qui est plus parfait n’est pas seulement pensé mais qu’en plus, il existe en réalité a priori, alors doit exister nécessairement "ce qui est tel qu’on ne peut rien penser a priori de plus parfait". Saint Anselme étend l’argument en constatant que, d’après la définition de départ de Dieu la non-existence d’un tel être est inconcevable, car ce qui existe nécessairement, est plus parfait que quelque chose dont la non-existence peut être pensée, et qui existe donc par contingence. L’argument de Saint Anselme fut âprement discuté tout au long du Moyen Age.

 

Dans le Proslogion il définit Dieu comme : « ce qui est tel qu’a priori rien de plus grand (de plus parfait) ne peut être pensé ». Selon sa théologie, la connaissance, bien que nécessaire pour croire, n’est ni l’origine ni l’achèvement de la foi, car, à son tour, elle doit se transformer en amour et en contemplation de Dieu (Monologion). Mais c’est dans le Proslogion qu’Anselme pense atteindre ce but par l’argument de la preuve ontologique. Cette "preuve" est au point de départ de la controverse sur l’existence de Dieu qui traversa la philosophie jusqu’à Hegel et la théologie jusqu’à K. Barth (Dictionnaire Encyclopédique Larousse, 1979).

 

La prière toutefois passait avant tout le reste; l'aube le retrouvait fréquemment à genoux. Un jour le frère excitateur, allant réveiller ses frères pour le chant des Matines, aperçut dans la salle du chapitre, une vive lumière; c'était le saint abbé en prière, environné d'une auréole de feu.

Le Christ ne veut pas d'une esclave pour épouse; Il n'aime rien tant en ce monde que la liberté de Son Église.

 



 

 

Avec la mort de Lafranc, la situation de l'Eglise d'Angleterre devint de plus en plus difficile: le roi refusa de nommer des évêques à la tête des diocèses, il confisqua les biens ecclésiastiques, et les barons laïques ne furent pas épargnés.



Forcé par la voix du Ciel, le roi d'Angleterre, Guillaume le Roux (fils du Conquérant), le nomme archevêque de Cantorbéry en 1093; Anselme refuse obstinément; mais, malgré lui, il est porté en triomphe sur le trône des Pontifes. Huit mois après, il n'était pas sacré; c'est qu'il exigeait comme condition la restitution des biens enlevés par le roi à l'Église de Cantorbéry. Le roi promit; mais il manqua à sa parole; le siège de Cantorbéry resta vacant, et dès lors Anselme, inébranlable dans le maintien de ses droits, ne fut plus qu'un grand persécuté.

 

En qualité de primat d'Angleterre, il s'attaque à la corruption du clergé et à l'invasion du pouvoir laïque, au point de se trouver en conflit avec le roi Guillaume II "le Roux".

 

Il connut deux exils sous deux rois successifs.

Le motif du premier exil sous Guillaume le Roux fut la question de l'obéissance à l'égard du pape: d'après Anselme, c'était le Souverain pontife et non pas le roi qui devait lui remettre le pallium, symbole du pouvoir spirituel. Or, malgré l'insistance réitérée d'Anselme, le roi lui refusa la permission d'aller à Rome. À ce moment-là, Anselme se trouva devant le dilemme : obéir au roi, auquel il avait prêté serment de fidélité en tant que premier baron du royaume, ou obéir au pape, qui, seul, avait le pouvoir de lui donner les insignes du pontificat. Harcelé par les agents du roi et dépouillé de tous ses biens, Anselme quitta le port de Douvres. C'est ainsi qu'il commença son pèlerinage à travers toute l'Europe jusqu'à son arrivée à Rome, où le pape Urbain II l'accueillit avec des égards extraordinaires. Ce dernier le proclama hautement "héros de doctrine et de vertu; intrépide dans les combats de la foi." 

 

Pendant son séjour italien, Anselme assista au concile de Bari, où il défendait l'orthodoxie face aux Grecs, ensuite au synode de Rome, qui renouvela les décrets contre la simonie, le concubinage des clercs et l'investiture laïque. Mais l'esprit d'Anselme cherchant le repos, il supplia le pape de le libérer de sa charge d'archevêque. En vain.

 

C'est alors dans son exil qu'il rédigera son célèbre ouvrage théologique, le Cur Deus homo ("Pourquoi Dieu s'est fait homme"), dans lequel il essaie de trouver des raisons nécessaires pour expliquer, face peut-être aux juifs ou aux musulmans, l'Incarnation du Verbe, problème qu'il n'avait abordé avec sa méthode ni dans le Monologion ni dans le ProslogionL’alliance entre Dieu et l’homme, brisée par le péché originel de ce dernier, est restaurée par la venue de Jésus sur terre, précisément parce qu’il est Dieu et homme. (1098) Anselme montre qu’il est impossible à l’homme, s’il est laissé à lui-même, de faire réparation du péché commis par Adam et Ève contre Dieu. Mais Dieu lui-même prend l’initiative de la réconciliation en se faisant homme parmi les hommes en la personne de Jésus-Christ.

 

Son exil se prolongea encore et il quitta l'Italie pour être accueilli par son ami Hugues, archevêque de Lyon. Partout, lors de son passage, les gens se précipitaient pour voir et écouter Anselme, cet homme charismatique. De Lyon, il visita les communautés religieuses de la région. C'est ainsi qu'il se rendit à Cluny, à La Chaise-Dieu, où il apprit le décès de Guillaume le Roux. Le frère de ce dernier, Henri Beauclerc (Henri Ier), invita Anselme à reprendre son siège archiépiscopal tout en lui promettant de respecter les lois de l'Église. (1100)

 

Quand Anselme apprit la mort tragique de Guillaume dans une partie de chasse, il s'écria en fondant en larmes: "Hélas! J'eusse donné ma vie pour lui épargner cette mort terrible!". Anselme put revenir en Angleterre, vivre quelques années en paix sur son siège, et il vit refleurir la religion dans son Église.

 

Mais une nouvelle crise éclata bientôt entre le nouveau roi et Anselme. Cette fois-ci l'enjeu était l'investiture laïque. Le roi se fit sacrer par l'un de ses évêques, sans attendre l'arrivée du primat d'Angleterre, auquel incombait le sacre du roi. Renforcé dans ses convictions durant son séjour romain, Anselme n'entendait point céder au roi, car il s'agissait d'une chose sacrée ne relevant pas du domaine temporel. En 1103, Anselme partout de nouveau en exil et se rendit à Rome. Puis, en revenant, il alla voir à Blois la comtesse Adèle, soeur d'Henri Ier, qu'il croyait gravement malade, et il lui confia son intention d'excommunier ce dernier pour avoir entravé la liberté de l'Église en Angleterre et l'exercice de la fonction primatiale de l'archevêque de Cantorbéry. Alerté par sa soeur et craignant les conséquences politiques graves de l'excommunication dans son royaume, le roi se précipita pour rencontrer Anselme à L'Aigle. Il renonça alors à l'investiture et promit son obéissance au pape. Mais, toujours rusé et intrigant, il décida d'envoyer des messagers à Rome pour gagner du temps et pour différer ainsi son renoncement à l'hommage qu'Anselme exigeait également pour rendre aux évêques leur pleine liberté spirituelle à l'égard du pouvoir temporel. Le pape Pascal II trancha et, vu le changement de comportement d'Henri, il autorisa les évêques à prêter l'hommage au roi. La décision romaine ouvrit la voie à une réconciliation définitive entre Anselme et le roi Henri. Celui-ci promit de rendre toute liberté à l'archevêque et de lui restituer tous ses biens ainsi que ceux d'autres ecclésiastiques qu'il avait confisquer pour financer une campagne militaire destinée à étendre son pouvoir sur le continent en arrachant la Normandie à son frère Robert. 

 

Cependant, une maladie grave empêcha Anselme de regagner son siège primatial après trois années d'absence pendant lesquelles l'Église avait été soumise aux pires persécutions: confiscations des biens du clergé, emprisonnements, tortures d'un grand nombre de prêtres, exactions et spoliations continuelles, tandis que les agents du rois 'installaient dans les évêchés et les monastères. Anselme, malgré plusieurs rechutes, reprit des forces petit à petit. Le roi lui rendit visite au Bec, puis il lui confia l'administration de la Normandie. Une fois rétablie, Anselme regagna enfin Cantorbéry. Ses relations avec Henri s'amélioraient si bien que ce dernier, pendant son expédition militaire sur le continent, remit entre les mains d'Anselme le gouvernement du royaume. 

 

Saint Anselme disait à ses moines : 

 

Prenez modèle sur les anges du ciel et imitez en tout la vie des anges. Que cette contemplation soit votre maîtresse, que cette considération soit votre règle.

Saint Anselme, Un Croyant cherche à comprendre, Paris, le Cerf, 1970, Épître 230. (Chrétiens de tous les temps, 40.) Cité dans Gilles JEANGUENIN, Les Anges existent !, Éditions Savator, Paris 2008, p. 207.

Assomption avec saints (Saint Anselme est le deuxième à partir de la gauche), Pier Francesco Foschi, Second moitié du XVIe s., Florence, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 241-242.

Assomption avec saints (Saint Anselme est le deuxième à partir de la gauche), Pier Francesco Foschi, Second moitié du XVIe s., Florence, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 241-242.

À son retour l'an 1106, âge de 73 ans, Anselme dut se remettre au travail pour mettre de l'ordre dans cette Église ravagée par tant d'années de désordres et de persécutions. Cette fois, le roi lui prêta la main : le concile de Londres (1107), en présence du roi Henri et d'Anselme, abolit définitivement l'investiture royale et laïque, mais il statua également que la consécration épiscopale ne devait pas être refusée à quiconque pour avoir prêté hommage au roi.

 

Affaibli, épuisé, Anselme quitta ce monde à Cantorbéry, à l'aube du Mercredi saint, le 21 avril 1109 à 76 ans.

 

Il a été déclaré docteur de l'Église en 1720. On le représente en habits épiscopaux. 

 

NOM : vient de l'ancien allemand et signifie "protégé de Dieu".

 

"Tel temps à la Saint-Anselme, tel temps pendant une semaine."

 

 

Dans l'incarnation de Dieu, il n'y a pas d'abaissement de la Divinité ; mais nous croyons que la nature de l’homme est exaltée.

Saint Anselme de Cantorbéry, Cur Deus Homo

Saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109)

Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) ; (5) ; (6) ; (7) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 14-15; (8) Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 241-242 ; (9) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, pp. 63-68.

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18 avril 2024 4 18 /04 /avril /2024 07:29

Les anciens chrétiens étaient partout aussi clairs et unanimes que les Écritures quant à l’unité de la seule véritable Église, l’Église catholique, bâtie sur les apôtres et leurs successeurs.

 

Ils croyaient que l’unité de l’Église reflétait l’unité de Dieu (voir Jean 17,21-26). C’est pourquoi Satan aime éloigner les chrétiens de l’Église par l’hérésie et diviser l’Église par des schismes.

 

Il n'y avait alors absolument aucune idée de l'idée de congrégations séparées ayant des articles de foi et de culte fondamentalement différents, dépourvues d'un gouvernement ecclésial partagé, etc. Cela n'y n'est tout simplement pas. Cela n’a jamais fait partie de la vision chrétienne et est même contraire à celle-ci. La vision chrétienne était l'union de toutes les nations en une seule famille, l'Église, ayant une seule foi, offrant un seul véritable culte à Dieu, le sacrifice de l'Eucharistie, sous un seul gouvernement apostolique.

 

"[L]a véritable Église, celle qui est réellement ancienne, est une, et en elle sont inscrits ceux qui, selon le dessein de Dieu, sont justes. Car précisément parce que Dieu est un et le Seigneur unique, ce qui est le plus honorable est loué en raison de son unicité, étant une imitation du premier principe unique.

 

"Dans la nature de l'Un, est donc associée dans un héritage commun l'Église unique, qu'ils s'efforcent de diviser en plusieurs sectes...

 

"[L]a prééminence de l'Église, en tant que principe d'union, réside dans son unité, dans le fait qu'elle surpasse toutes choses et n'a rien de semblable ni d'égal à elle-même."

 

Saint Clément d'Alexandrie, "Stromata" (vers 150-215 après JC)

Père de l'Église ancienne : l'unité de l'Église est un reflet de Dieu ; le mal cherche à diviser l'Église en sectes

Cf. Joshua Charles https://twitter.com/JoshuaTCharles/status/1780790885023887626

 

Composé entre 150 et 215 ap. J.-C., l'ouvrage des Stromates (Mélanges) de Saint Clément vise à la perfection de la vie chrétienne par l'initiation à la connaissance totale. Il essaye, sur la base des Écritures et de la tradition, de donner un compte-rendu de la foi chrétienne qui sache répondre aux exigences de tous les savants, et conduire l'étudiant dans les profondes réalités de sa croyance.

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18 avril 2024 4 18 /04 /avril /2024 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/perfectodecordoba.jpg

Prêtre à Cordoue (Espagne), saint Parfait ne cachait pas son engagement religieux. Les musulmans qui occupaient l'Espagne l'arrêtèrent et le décapitèrent à Cordoue, l'an 850.

 Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans. Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire". Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur. Ils souhaitèrent le bonjour à saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis. Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran. La légende dit que ses derniers mots furent pour bénir le Christ et condamner Mahomet et son Coran. Plusieurs chrétiens sont massacrés en représailles par les musulmans d'Al-Andalus

Parfait est considéré comme l'un des plus grands martyrs de son époque, l'un des premiers au cours d'une période de persécution des chrétiens par les musulmans en Al-Andalus, qui commença en 850 sous Abd al-Rahman II, se poursuivit sous son successeur Muhammad Ier, et par la suite continua de façon intermittente jusqu'en 960.

Son supplice, enregistré par S. Euloge, figure dans le Memoriale sanctorum. Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril.

***

 

Sources : 1, 2, 3

 

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
17 avril 2024 3 17 /04 /avril /2024 20:44

De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

Jn 8,12

De quelle forme sont les photons ? L'holographie quantique fait la lumière.

Jésus leur parla : "Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres". De quelle forme sont les photons ?
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17 avril 2024 3 17 /04 /avril /2024 00:00
La bienheureuse Kateri Tekakwitha, le lys des iroquois

La bienheureuse Kateri Tekakwitha, le lys des iroquois

Kateri est la première sainte autochtone du continent nord-américain. Elle est née d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amérique du Nord) en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York), où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi.

 

Fille de chef, elle refusa d'être mariée et convertit celui qu'elle devait épouser.

 

Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la mission jésuite Saint-François-Xavier sur le Saint-Laurent. Là elle mènera une vie de prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680.

 

Tekakwitha, née en 1656 à Ossernenon (USA), était fille d'un chef mohawk et d'une algonquine catholique, baptisée et éduquée par des missionnaires français. La variole la priva à quatre ans de sa famille, et elle-même resta défigurée et handicapée des suites de l'infection. Adoptée par un parent chef d'une tribu voisine, elle affermit sa foi et fut baptisée par un missionnaire à l'âge de vingt ans. Marginalisée et menacée par sa famille, qui ne comprenait pas sa conversion, elle échappa à leur persécution et fonda à Kahnawake une communauté d'indiens chrétiens, vivant dans la prière, la pénitence et le soin des malades.

 

Elle mourut le 17 avril 1680, invoquant Jésus, après avoir fait vœu de chasteté l'année précédente. La tradition affirme que ses cicatrices disparurent pour faire place à un beau visage, et qu'à son enterrement de nombreux malades furent guéris.

 

Son procès en canonisation fut ouvert en 1884, Pie XII la proclama vénérable en 1943 et Jean-Paul II bienheureuse en 1980 (fête le 14 juillet).

 

Elle occupe une place particulière dans la dévotion des amérindiens catholiques du Canada et des Etats-Unis.

 

À Sault dans le Québec, en 1680, la bienheureuse Catherine Tekakwitha, vierge. Née dans une tribu indienne, baptisée le jour de Pâques, elle offrit à Dieu la virginité qu'elle s'était appliquée à conserver avant d'être chrétienne, même si elle fut en butte à des menaces et à de multiples vexations.

 

Martyrologe romain

 

"Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?"

Source: Nominis https://nominis.cef.fr/contenus/saints/9934/Bienheureuse%20Kateri%20Tekakwitha.html

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13 avril 2024 6 13 /04 /avril /2024 00:00
Sainte Ida, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 99

Sainte Ida, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 99

Mère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier, premiers rois de Jérusalem après la Première Croisade, on attribue une grande part du succès de cette croisade à ses prières.

 

Ide ou Ida de Lorraine est une figure injustement méconnue du XIe siècle français. Descendante de Charlemagne et nièce du Pape Etienne IX, elle épouse le Comte Eustache de Boulogne qui sauve la vie de Guillaume le Conquérant lors de la bataille d’Hastings. Belle-sœur de Geoffroy, évêque de Paris et chancelier du roi de France Philippe Ier, son influence politique est considérable. Ses fils, Godefroy de Bouillon et Baudouin sont les premiers rois francs de Jérusalem.

 

Une de ses filles devient l'épouse de l'empereur germanique Henri IV. Sa petite fille Mathilde monte sur le trône d’Angleterre. Et son dernier fils devient l'ancêtre de la lignée des rois du Portugal.

 

Entre la Croix et l’Epée, elle bâtit des cathédrales vénère le précieux sang du Christ et sera canonisée. Son épopée nous entraîne dans un étonnant voyage au cœur de l’Histoire médiévale.

 

Vers le 15 août et début septembre 1095, les Lorrains entraînés par le duc de Lorraine, Godefroy, et ses deux frères, tous trois fils d’Ide de Boulogne, se dirigent vers Pontarlier pour la vallée du Danube et la Terre Sainte, parce que les "Français" se mettent enfin en route pour la Croisade. 

 

Très belle femme, grande, blonde, mère de famille exemplaire, Ida était aussi une femme pieuse, elle fonda de nombreuses abbayes en Picardie, bâtit la cathédrale de Boulogne et celle de Lens, fonda des maladreries (soins des lépreux) et des hôpitaux, elle resta célèbre pour sa grande charité auprès des pauvres, ce qui lui valut de devenir sainte. Quand elle meurt elle n'a plus sur elle que sa robe de bure, elle a tout donné. Elle fit de nombreux miracles de son vivant, mais également après.

 

C'est à elle que l'on doit le dicton du boulonnais "à chacun son pain et son hareng". Le roi Louis XI la nomma patronne de Boulogne et de son comté en avril 1478.

Sainte Ide (Ida) de Boulogne (1040-1113)

Devenue veuve, Ida vend ses biens en partie au profit des pauvres et en partie pour la fondation de monastères à Boulogne, Calais, Arras et dans les Pays-Bas.

 

Elle meurt le dimanche 13 avril 1113. De son vivant déjà de nombreux miracles accompagnent ses bontés pour les veuves et les enfants abandonnés.

 

Son culte a repris au début du XXe siècle. Ses reliques sont visibles chez les Bénédictines de Bayeux (Calvados).

 

Dans la messe, la fête de sainte Ide est le 13 avril.

 

Le nom de Ida est actuellement le nom qui est le plus donné dans la totalité des pays nordiques, et est extrêmement commun tant en Russie qu'en Allemagne.

 

Sources : (1); (2); (3) ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 98.

 

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11 avril 2024 4 11 /04 /avril /2024 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/SStanis%C5%82aw.JPG/441px-SStanis%C5%82aw.JPG

Saint Stanislas

 

Stanislas. Vient du polonais stan = mettre debout, et slava = gloire.

 

Saint Stanislas, évêque de Cracovie au XIe siècle, Patron de la Pologne, naquit en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II, prince qui menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger. 

Le pontife avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : "Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans." 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : "Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée.

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

 

Innocent IV canonisa Stanislas le 17 septembre 1253. Il est fêté le 11 avril.

 

 

Sources: (1); (2) Jean-Louis Beaucarnot, Les Prénoms et leurs secrets, France Loisirs, Paris 1991, p. 170; (3)

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    Père de famille, ancien courtisan du roi d’Austrasie Théodebert (VIIe siècle) il était leude de la Cour de Metz (haute aristocratie). Tous ses biens furent confisqués par la reine Brunehaut. (1) Revenu à la Cour, il resta convaincu de l’instabilité des...
  • Le rite ambrosien
    Le rite ambrosien est l'ancienne tradition liturgique de l'archidiocèse de Milan, en Italie du Nord. C'est l'un des rares rites occidentaux à avoir survécu à la standardisation imposée par le rite romain après le concile de Trente. Il tire son nom de...
  • Saint Pierre Fourier, fondateur († 1640)
    C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, "afin qu´autant de fois ils se souviendraient d'eux-mêmes,...
  • Conte de Noël par Perry : 'La 7e république, conte pour grands enfants''
    Le bonheur partagé ou bonheur pour tous. Voici un conte de Noël que certains considèrent comme "politique" ''La 7e république conte pour grands enfants'' Il était une fois un beau pays qu'on appelait le décagone car il était décadent mais qui se dénommait...
  • Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie
    Sur notre route vers Noël, nous fêtons la solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie définie le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus. La mère de Dieu fut préservée de tout péché dès sa conception, y compris le...
  • Saint Ambroise de Milan, évêque et docteur de l'Église († 397)
    Ambroise convertissant Théodose, Par Pierre Subleyras, 1745 Né en 339 à Augusta Treverorum dans l'Empire romain (aujourd'hui Trèves) fils d'un préfet des Gaules et d'Occident, Ambroise était gouverneur de Milan. Sa grand-tante, la belle Aurelia Sotheris,...
  • Saint Nicolas de Myre ou Nicolas de Bari, évêque († 343), Patron des écoliers et des Marins
    Saint Nicolas, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 138. Saint Nicolas de Patare fut le fruit des prières de ses pieux parents. Il naquit au IIIe siècle dans une riche famille chrétienne en Lycie (Asie mineure, actuelle...
  • Saint Gérald († 1109)
    Saint Gérald, Archevêque de Braga († 1109) Né dan s le Lot, S. Gérald était maître de chant dans l'abbaye bénédictine de Moissac (Tarn-et-Garonne). De passage, Bernard, archevêque de Tolède, le décida à le suivre dans son diocèse pour devenir maître de...
  • Saint Clément d’Alexandrie, Père de l'Eglise (v. 150-215)
    Burghers, CDL~Gravure~Apostolici Clément d’Alexandrie est né très probablement à Athènes, vers l’an 150 de notre ère, de parents païens. Il reçut une solide formation littéraire et acquit une très vaste culture hellénique. ll se familiarise avec les systèmes...
  • Sainte Barbe ou Barbara, Vierge et Martyre, Patronne des pompiers († 255)
    Sainte Barbe naquit aux environs de Nicomédie et vécut au milieu du IIIe siècle à Héliopolis (aujourd'hui Baalbek au Liban) sous l’empereur Maximien (285-305). Statue de Sainte Barbe récente, située dans la chapelle Sainte-Barbe (1545), Enclos paroissial...