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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 23:00

Laboratoires Hôpital Bambino Gesù de Rome, http://www.ospedalebambinogesu.it/

Le 21 décembre, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) a publié une "Note sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins anti-Covid-19". Cette note est la réponse aux questions reçues à propos des vaccins "développés en recourant, dans le processus de recherche et de production, à des lignées cellulaires issues de tissus obtenus à partir de deux avortements au siècle dernier".

 

La CDF résume ce qu’elle-même et l’Académie Pontificale pour la Vie avaient déjà expliqué dans le passé : il est permis d'utiliser ces vaccins en cas de nécessité et s'il n'y a pas d’alternatives éthiquement irréprochables.

 

L'argument avancé pour rendre licite l'utilisation de vaccin issu de cellules de foetus avorté se trouve aux paragraphes 2, 3 et 5 de la Note que l'on peut lire sur le site Zenit :

"lorsque des vaccins contre la Covid-19 éthiquement irréprochables ne sont pas disponibles (par exemple, dans les pays où des vaccins sans problèmes éthiques ne sont pas mis à la disposition des médecins et des patients, ou lorsque leur distribution est plus difficile en raison de conditions de stockage et de transport particulières ou lorsque différents types de vaccins sont distribués dans un même pays mais que les autorités sanitaires ne permettent pas aux citoyens de choisir le vaccin à inoculer), il est moralement acceptable d’utiliser des vaccins anti-Covid-19 qui ont utilisé des lignées cellulaires de fœtus avortés dans leur processus de recherche et de production.

La raison fondamentale pour laquelle l’utilisation de ces vaccins est considérée comme moralement admissible est que le type de coopération avec le mal (coopération matérielle passive) de l’avortement provoqué dont les mêmes lignées cellulaires sont issues, de la part de ceux qui utilisent les vaccins résultants, est lointain. Le devoir moral d’éviter une telle coopération matérielle passive n’est pas contraignant s’il existe un danger grave, tel que la propagation, par ailleurs incontrôlable, d’un agent pathogène grave : (3) dans le cas présent, la propagation pandémique du virus SRAS-CoV-2 causant le Covid-19. Il faut donc considérer que dans un tel cas, on peut utiliser tous les vaccins reconnus comme cliniquement sûrs et efficaces en sachant que l’utilisation de ces vaccins ne signifie pas une coopération formelle avec l’avortement dont dérivent les cellules à partir desquelles les vaccins ont été produits. [...] 

En tout état de cause, d’un point de vue éthique, la moralité de la vaccination dépend non seulement du devoir de protéger sa propre santé, mais aussi du devoir de poursuivre le bien commun. Un bien qui, en l’absence d’autres moyens de stopper ou même de prévenir l’épidémie, peut recommander la vaccination, notamment pour la protection des plus faibles et des plus exposés."

 

Il convient de noter que pour la première fois un document du Vatican indique explicitement que l’obligation de la vaccination n’est pas admissible : paragraphe 5 de la Note : "il est évident, pour des raisons pratiques, que la vaccination n’est pas, en règle générale, une obligation morale et qu’elle doit donc être volontaire."

 

Le paragraphe 4 de la Note mentionne : "En fait, l’utilisation licite de ces vaccins n’implique pas et ne doit pas impliquer de quelque manière que ce soit l’approbation morale de l’utilisation de lignées cellulaires provenant de fœtus avortés", ajoutant en note 4 "Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Dignitas personae, n. 35 : « Quand ce qui est illicite est approuvé par les lois qui régissent le système sanitaire et scientifique, on doit se dissocier des aspects iniques de ce système, afin de ne pas donner l’impression d’une certaine tolérance ou d’une acceptation tacite des actions gravement injustes. Cela contribuerait de fait à favoriser l’indifférence ou la faveur avec laquelle ces actions sont perçues dans certains milieux médicaux et politiques."

 

Or, les médias comme le site 20 Minutes par exemple disent l'inverse et prétendent : "Le Vatican a incité ce lundi les catholiques à se faire vacciner contre le Covid-19, expliquant que tous les vaccins développés sont « moralement acceptables », y compris ceux produits à partir de cellules de fœtus avortés". Ce qui est faux si on lit la note de la CDF.

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 14:54

Restaurants ouverts, pas de masques, liberté de porter les masques (ou non), au choix de chacun. 

Pas de confinement en Suède. Une économie non-impactée.

Après un an d'épidémie, la Suède a moins de morts que la France sans confinement et sans masque

La France compte 802 décès du covid-19 au 22 décembre 2020 pour un total de décès de 62746.  Soit 0.09365074626 % pour 70 millions d'habitants en France.

 

Mais toute l'économie est sinistrée. Des millions d'emplois détruits.

Après un an d'épidémie, la Suède a moins de morts que la France sans confinement et sans masque

En Suède, en revanche, il y a 174 décès du Covid-19 au 22 décembre pour un nombre total de décès 8279.

En rapport à la population : 0.08279 % pour 10 millions d'habitants.

Au bout d'un an d'épidémie, la Suède comptabilise moins de morts que la France, sans avoir confiné, sans masques, et sans avoir mis son économie à zéro.

La Suède est dirigée par un roi qui respecte les libertés tandis que les Français sont dirigés par un "président"... 

 

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 00:00
LES SAINTS INNOCENTS, Martyrs

LES SAINTS INNOCENTS, Martyrs

Hérode, qui régnait dans la Judée depuis trente-six ans, ayant su que des mages étaient venus d'Orient à Jérusalem pour chercher le Roi des Juifs annoncé par les prophètes (Mt 2:1-2), fut fort troublé de cette nouvelle. Il assembla aussitôt les princes des prêtres et il apprit d'eux qu'il s'agissait du Christ, et que s'il était né, c'était à Bethléem. Hérode prit alors les mages en secret et, les envoyant à Bethléem en leur disant : "Allez, informez-vous exactement de cet enfant, et lorsque vous l'aurez trouvé, faites-le moi savoir, afin que moi-même j'aille aussi l'adorer." Il est aisé de comprendre quel était son dessein par ce qu'il fit peu de temps après; mais Dieu ayant averti les mages en songe de n'aller point retrouver Hérode, prirent un autre chemin pour s'en retourner dans leur pays.

Dans le même temps, un ange ordonna à Joseph de prendre l'enfant et sa mère et de fuir en Égypte. Mais peu après, Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une furieuse colère et envoya tuer tous les enfants mâles âgés de deux ans et au-dessous, qui étaient dans Bethléem et alentour. (Mt 2:16)

 

Hérode cherchant à faire périr le nouveau-né de Bethléem est une figure et un agent du diable. Les pères sont nombreux à avoir vu en Hérode une figure du diable, comme saint Augustin, ou encore saint Jean Chrysostome cité par saint Thomas en sa Catena in Mt 2,12. [1]

 

Rien de plus heureux que la mort de ces enfants, si on la considère avec les yeux de la foi. Ils eurent la gloire de mourir pour Jésus-Christ, et en sa place, dans un âge où ils ne pouvaient encore invoquer son nom; ils furent les premiers martyrs, et ils triomphèrent du monde avant de le connaître; ils ne reçurent la vie que pour la sacrifier et acquérir une immortalité bienheureuse. Peut-être que s'ils eussent vécu plus longtemps, la plupart d'entre eux auraient été pervertis par le monde et se seraient perdus. Ce mystère de grâce n'était point connu de leurs mères, et c'est pour cela qu'elles pleuraient sans vouloir recevoir de consolation. [2]

 

Les enfants de Bethléem constituent les prémices de la rédemption de Jésus-Christ. C'est la jalousie et la crainte qui poussèrent Hérode à commettre un crime inouï dans l'histoire ; il en fut châtié et d'une manière terrible, car il mourut dans le désespoir et dévoré tout vivant par les vers. [3]

 

La fête des saints Innocents remonte au Ve siècle. Le massacre de ces enfants manifeste à sa manière la royauté de Jésus. C'est parce qu'Hérode croit à la parole des Mages et à celle des Princes des Prêtres, par lui consultés, qu'il voit un rival dans l'enfant de Bethléem et poursuit jalousement ce "Roi des Juifs qui vient de naître". Mais, comme le chante l'Église: "Barbare Hérode, que crains-tu de la venue du Christ? il ne ravit pas les sceptres mortels, lui qui donne les royaumes célestes."

 

C'est la gloire de ce Dieu-Roi que les Innocents confessent par leur mort, et la louange qu'ils rendent à Dieu est un sujet de confusion pour les ennemis de Jésus, car, loin d'atteindre leur but, ils n'ont fait que réaliser les prophéties, qui annonçaient que le Fils de l'Homme reviendrait d'Égypte et que l'on entendrait à Bethléem les lamentations des mères pleurant leurs enfants.

 

Pour peindre sous des couleurs plus vives leur désolation, le prophète Jérémie évoquait Rachel, mère de Benjamin, pleurant la perte de ses descendants. Comme une mère compatissante, l'Église revêt ses prêtres d'ornements de deuil et supprime le chant du Gloria et de l'Alléluia. [4]

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Giotto_di_Bondone_-_No._21_Scenes_from_the_Life_of_Christ_-_5._Massacre_of_the_Innocents_-_WGA09199.jpg/597px-Giotto_di_Bondone_-_No._21_Scenes_from_the_Life_of_Christ_-_5._Massacre_of_the_Innocents_-_WGA09199.jpg

PRATIQUE. Adorons Dieu dans tous les évènements même les plus fâcheux.

 

Sources: [1] Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 80; [2] Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p . 365 ; [3]; [4]; [5]

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 18:28
“Les raisons, simples et claires, pour lesquelles je ne me ferai pas vacciner contre la COVID-19” par l’anthropologue et chercheur Jacques Pollini

Une tribune publiée sur Agoravox par l’anthropologue Jacques Pollini, chercheur associé à l’Université Mc Gill de Montréal, qui évoque les questions sanitaires et politiques que soulève le vaccin contre la Covid-19.

 

« Sur la planète entière, les gens sont en train de débattre pour savoir s’ils vont se faire vacciner contre la COVID-19. Est-ce un débat ou une guerre de tranchées ? Il semble que l’on soit plutôt dans la deuxième situation. Comment en sortir ? Comment établir enfin un dialogue permettant à chacun de quitter son retranchement et faire un choix informé ? Il me semble que pour sortir de l’impasse, il faut réaliser que deux questions distinctes, mais liées, se posent : celle de l’efficacité et l’innocuité des vaccins, qui est une question scientifique, et celle de la confiance envers les décideurs, qui est une question politique.

 

Pour la première question, seules quelques poignées d’individus peuvent répondre. Un citoyen ordinaire ne dispose pas des compétences techniques lui permettant de juger si les vaccins COVID-19 seront efficaces et inoffensifs ou pas. Notre choix ne pourra donc se baser que sur la réponse que nous donnons à la deuxième question, c’est-à-dire sur notre confiance envers nos décideurs.

 

Cette question se pose de manière particulièrement aiguë car la technologie utilisée dans ces vaccins est nouvelle. Il s’agit de vaccins à ARN, c’est-à-dire que des fragments de code génétique seront injectés dans notre organisme, l’objectif étant que les protéines virales codées par cet ARN soient produites par les cellules de notre organisme, déclenchant ainsi une réponse immunitaire (Ulmer et al. 2012).

 

Cette technologie soulève de nombreuses interrogations, notamment concernant le risque que des fragments d’ARN contenus dans les vaccins soient transcrits en ADN et s’intègrent à notre génome (Velot 2020). L’intégration de code génétique étranger à l’ADN de cellules hôtes est un phénomène qui se produit couramment, comme le montre le fait que l’ADN humain contient des séquences héritées de virus. Des chercheurs ont d’ailleurs déjà découvert des ARN chimériques humains/SARS-CoV-2, laissant penser que des fragments d’ARN de SARS-CoV-2 (le virus qui transmet la COVID-19) auraient été transcrits et intégrés à l’ADN de cellules humaines (Zhang et al. 2020). Ce risque associé aux vaccins à ARN n’est donc pas quelque chose de nouveau.

 

Une chose est nouvelle, toutefois. Dans la nature, l’intégration de fragments de codes génétiques étrangers au génome humain n’est pas liée à une intention humaine. Elle est le fruit du hasard ou de nécessités naturelles, tandis qu’avec la vaccination, il devient possible de choisir quel code injecter et sur quelle population l’injecter. Le vaccin à ARN, et les thérapies géniques de manière plus générale, rendent donc possible de modifier intentionnellement le code génétique humain. L’ingénierie entre dans une ère nouvelle dans laquelle elle ne porte plus seulement sur la transformation de l’environnement humain, mais peut porter sur la nature humaine, sur notre identité génétique. C’est là que se trouve le virage fondamental et il soulève des questions éthiques qui sont négligées dans les débats en cours sur les vaccins.

 

Bien sûr, cela ne signifie pas que les vaccins COVID-19 modifieront notre génome ou que ceux qui les ont conçus ont cette intention. Mais presque personne n’a la compétence technique ou le pouvoir juridique permettant de vérifier ces deux points. Nous n’avons donc que la confiance, accordée ou pas aux décideurs, et a ceux qui ont développés ces vaccins, pour guider notre décision.

 

D’autre part, l’impact sur notre génome n’est qu’un des problèmes possibles. La facilitation de l’infection par les anticorps après la vaccination (Lee et al. 2020), phénomène déjà observé dans le cas d’un vaccin contre la dengue (Normile 2017) et qui peut conduire à des formes plus graves de la maladie, est souvent discutée. A noter que si une telle facilitation d’infection avait lieu, l’opprobre serait sans doute jeté sur les non vaccinés puisqu’ils faciliteraient la circulation du virus et donc les réinfections. Un autre risque serait le développement de pathologies immunitaires en cas de réinfection par le virus après vaccination, phénomène observé sur les souris (Tseng et al. 2012). Le risque de réaction auto-immunes vis-à-vis de protéines placentaires, qui pourrait causer des stérilités, a également été évoqué, du fait de la similitude entre certaines protéines virales et placentaires. La liste des risques possibles est sans doute plus longue et certains médecins considèrent que les garanties apportées par les études réalisées par les fabriquant de vaccins ne sont pas suffisantes.

 

Enfin, nous n’en sommes pas à la première controverse sur les vaccins. La question des liens entre autisme et vaccins n’a toujours pas été clarifiée et aussi longtemps que le lanceur d’alerte Thompson, qui a dévoilé le masquage de ce problème par des autorités en charge de la santé aux USA, ne sera pas convoqué au Congrès américain pour témoigner sous serment, la confiance envers les vaccins et les firmes qui les fabriquent ne pourra pas être établie. Une autre affaire non élucidée concerne des vaccins contre la polio, administrés en Inde avec l’appui de la fondation Bill Gates, qui pourraient avoir causé des paralysies chez près de 500,000 enfants (Dhiman et al. 2018). Un vaccin contre la dengue développé par SANOFI et l’Institut Pasteur a également provoqué des décès aux Philippines, du fait d’une facilitation de l’infection pas les anticorps, phénomène évoqué ci-dessus.

 

Tout argument en faveur des vaccins COVID-19, entendu dans les médias, les instances de décisions, ou les réseaux sociaux, qui consisterait à invoquer des arguments techniques ou scientifiques pour nous convaincre que ces vaccins sont sûrs, est donc hors sujet car la question centrale est celle de la confiance, qui est perdue et pour de bonnes raisons. Sans cette confiance, ces arguments techniques ne peuvent conduire qu’à des polémiques stériles d’autant plus que pratiquement personne, voire personne, ne peut réellement trancher.

 

Personnellement, comme beaucoup de citoyens, je n’ai pas cette confiance. Donc je ne me ferai pas vacciner. Pourquoi je n’ai pas cette confiance ? Pour les raisons mentionnées si dessus, mais aussi parce que depuis 10 mois, notre gouvernement a fait preuve d’une incompétence totale dans cette épidémie, son conseil scientifique se montrant anti-scientifique en niant ou ignorant les acquis de la science. Et parce que les algorithmes des réseaux sociaux et les « fact-checkers » sont devenus des instruments de censure et de propagande qui maintiennent nos administrations et nos médias dans le déni des faits rapportés par la science. […] »

 

Lire la suite de l’article :

AgoraVox : “Les raisons, simples et claires, pour lesquelles je ne me ferai pas vacciner contre la COVID-19”

Anthropo-logiques : “Les raisons, simples et claires, pour lesquelles je ne me ferai pas vacciner contre la COVID-19”

___________

Autres raisons non évoquées ici mais qui soulève également des questions d'ordre éthique pour tout catholique: la présence de lignes cellulaires de foetus avortés dans les vaccins anti-covid. Ou simplement le fait que des centaines de personnes vaccinées Pandemrix en 2009 contre la grippe H1n1 se sont retrouvées avec des narcolepsies ou des cataplexies. Ces personnes, aujourd'hui, sont toujours non-indemnisées alors qu'elles ont contractées ces maladies invalidantes après injection de vaccin.

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 12:15
Des tribunaux administratifs jugent illégal la décision de rendre le port du masque obligatoire

Le tribunal administratif de Toulouse a jugé illégal l'arrêté de la préfecture de l'Ariège du 15 décembre rendant le port du masque obligatoire sur tout le territoire de l'Ariège. Le juge a enjoint la préfecture de modifier les prescriptions de son arrêté avant le 31 décembre 2020 à 15 heures. À défaut, l'arrêté sera suspendu "en raison de l’atteinte disproportionnée portée à la liberté d’aller et venir et au droit de chacun au respect de sa liberté personnelle". 

 

 

Le juge des référés avait été saisi par diverses personnes physiques et morales. Il devait se prononcer sur le fondement du II de l’article 1er du décret du 29 octobre 2020 qui, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, autorise le préfet à rendre le port du masque sanitaire obligatoire « lorsque les circonstances locales l’exigent ». (LaDépeche.fr)

 

Saisi d’une « atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale« , en l’espèce « la liberté d’aller et venir et le droit de chacun au respect de sa liberté personnelle », le juge des référés avait 48 heures pour se prononcer, et il a retenu le caractère d’urgence. (Actu Toulouse)

 

Par l'arrêté du 15 décembre qui se fondait sur ce décret, la préfète de l’Ariège avait imposé jusqu’au 20 janvier 2021 l’obligation du port du masque sanitaire dans l’ensemble de l’espace public du département aux personnes de 11 ans et plus et, dans la mesure du possible, aux enfants de 6 à 10 ans, sauf lorsqu’elles pratiquent une activité physique ou sportive.

 

En l’espèce, le juge des référés a considéré que les circonstances locales, notamment du point de vue de la densité de population (31,2 hab./km² contre 112 hab./km² en moyenne en France) ne justifiaient pas une telle décision, surtout avec un taux d’incidence de 74,1 pour 100.000 habitants, soit 0,0741 % de la population. Des données nettement inférieures à la moyenne nationale là aussi, le taux de positivité de 3,8 % ne permettant "pas d’établir la nécessité d’une obligation générale de port du masque dans la totalité du département et notamment dans les zones où la distanciation physique peut être respectée, alors que le port du masque est déjà imposé dans les lieux clos publics et privés collectifs, conformément aux avis émis par le Haut Conseil de la santé publique les 23 juillet, 20 août et 29 octobre 2020 et aux termes du décret du 29 octobre 2020 modifié".

 

Le 1er décembre, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait annulé un arrêté similaire dans la Haute-Marne. Selon le tribunal, "Le préfet n'est habilité à prendre des mesures rendant le port du masque obligatoire dans les espaces publics ouverts dans lesquels la distanciation physique peut être respectée qu'à condition qu'existent des circonstances locales".

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 00:00
Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

Les pasteurs de Bethléem ayant reçu l'annonce de l'ange, s'empressèrent d'accourir à la grotte et trouvèrent « Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche » (Lc 2, 16).

 

Les premiers témoins de la naissance du Christ, les pasteurs, se trouvèrent non seulement en face de l'Enfant Jésus, mais d'une petite famille : la Mère, le Père et le Fils nouveau-né. 

 

Jésus est le fils de Dieu envoyé dans ce monde. Il est aussi le fils de Marie, une jeune fille de Galilée, et, comme tout enfant, il apprend tout auprès de ses parents. La parole de Dieu n'est pas une parole proférée loin au-dessus de nos vies ; elle prend chair et apprend les mots des hommes dans une humble famille. [1]

 

Dieu a voulu se révéler en naissant dans une famille humaine, et c'est pourquoi la famille humaine est devenue une icône de Dieu.

Dieu est Trinité, il est communion d'amour et la famille en est une expression qui reflète le Mystère insondable de Dieu amour, dans toute la différence qui existe entre le Mystère de Dieu et sa créature humaine.

L'homme et la femme, créés à l'image de Dieu, deviennent dans le mariage « une seule chair » (Gn 2, 24), c'est-à-dire une communion d'amour qui engendre une nouvelle vie. La famille humaine, dans un certain sens, est une icône de la Trinité du point de vue de l'amour interpersonnel et de la fécondité de l'amour.

 

La liturgie d'aujourd'hui propose le célèbre épisode évangélique de Jésus âgé de douze ans qui reste au Temple, à Jérusalem, à l'insu de ses parents, qui, surpris et inquiets, l'y retrouvent après trois jours alors qu'il discute avec les docteurs. A sa mère qui lui demande des explications, Jésus répond qu'il doit « être dans la propriété », dans la maison de son Père, c'est-à-dire de Dieu (cf. Lc 2, 49).

 

Dans cet épisode, le jeune Jésus nous apparaît plein de zèle pour Dieu et pour le Temple. Demandons-nous : de qui Jésus avait-il appris l'amour pour les « choses » de son Père ? Assurément en tant que fils, il a eu une intime connaissance de son Père, de Dieu, d'une profonde relation personnelle permanente avec Lui, mais, dans sa culture concrète, il a assurément appris les prières, l'amour envers le Temple et les institutions d'Israël de ses propres parents. Nous pouvons donc affirmer que la décision de Jésus de rester dans le Temple était surtout le fruit de sa relation intime avec le Père, mais aussi le fruit de l'éducation reçue de Marie et de Joseph.

 

Nous pouvons ici entrevoir le sens authentique de l'éducation chrétienne : elle est le fruit d'une collaboration à rechercher toujours entre les éducateurs et Dieu. La famille chrétienne est consciente que les enfants sont un don et un projet de Dieu. Par conséquent, elle ne peut pas les considérer comme sa propriété, mais, en servant à travers eux le dessein de Dieu, elle est appelée à les éduquer à une plus grande liberté, qui est précisément celle de dire oui à Dieu pour faire sa volonté. La Vierge Marie est l'exemple parfait de ce « oui ». Nous lui confions toutes les familles, en priant en particulier pour leur précieuse mission éducative.

 

Dieu, qui est venu au monde au sein d'une famille, montre que cette institution est la voie sûre pour le rencontrer et le connaître, et également un appel incessant à travailler à l'unité de tous autour de l'amour. Il s'ensuit que l'un des services les plus grands que nous chrétiens pouvons prêter à nos semblables est de leur offrir notre témoignage serein et ferme de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, en la sauvegardant et en la promouvant, car celle-ci possède une importance suprême pour le présent et l'avenir de l'humanité. En effet, la famille est la meilleure école pour apprendre à vivre les valeurs qui donnent sa dignité à la personne et rendent les peuples grands. [2]

 

 

Sources: [1] Croire [2] BENOÎT XVI, Angelus - Place Saint-Pierre, Dimanche 27 décembre 2009.

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 08:15

Source: Catholic World Report

 

L'Église, médiatisée par l'autorité investie dans le successeur de Pierre, peut nous lier en conscience sur des questions définies et infaillibles de foi et de morale, mais qu'en est-il de la loi humaine, ces questions de directives et de discipline, parfois trop faillibles?

 

21 décembre 2020 John Paul Meenan

 

L'obéissance n'est pas nécessairement une vertu. Cela n'excusait pas les nazis de Nuremberg, qui ne faisaient que "suivre les ordres". Tout comme Serviam a ses exceptions et ses nuances, Non Serviam peut également être fermement déclaré sans ses connotations démoniaques habituelles.

 

Alors, comment savons-nous quand l'obéissance est bonne, et quand ne l'est-elle pas ? Avec Saint Pierre, il faut finalement obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Oui, Dieu parle généralement à travers l'autorité des hommes et de leurs lois - rare est la voix directe du Tout-Puissant dans nos esprits, et "Dieu m'a dit de le faire" n'est pas non plus une excuse pour le mal. Voici Thomas More, dans la pièce de Bolt, répondant à son gendre Roper, qui voulait enfreindre la loi pour attaquer le roi Henry:

 

Roper - Maintenant, vous donnez au diable le bénéfice de la loi!

 

More - Oui, que feriez-vous? Couper une route à travers la loi pour s'attaquer au diable?

 

Roper- Oui. J'aurais aboli toutes les lois en Angleterre pour faire cela.

 

More - Et quand la dernière loi était en vigueur, et que le diable s'est retourné contre vous… où vous cacherez-vous, Roper, les lois étant toutes plates? Ce pays est planté de lois d'un océan à l'autre, les lois de l'homme, pas celles de Dieu, et si vous les abaissez, et que vous êtes juste l'homme pour le faire, pensez-vous vraiment que vous pourriez vous tenir debout dans le vent qui soufflerait alors ?

 

Nous devrions tenir compte de l'avertissement de More lorsque nous réfléchissons à la violation des lois. Même ainsi, la loi est en fin de compte un guide pour notre conscience, pas notre conscience elle-même. Et c'est sur notre conscience que nous devons agir, et sur laquelle nous serons jugés, car c'est par notre conscience où nous sommes "seuls avec Dieu", pour entendre la "petite voix tranquille" qu'Élie a entendu sur la montagne. Nous devons agir en accord avec notre conscience, que le Pape Jean-Paul II dans son encyclique Veritatis Splendor de 1993 appelle la "norme immédiate de la moralité" (VS, 59-60).

 

Plus précisément, la conscience est définie dans notre tradition comme "un jugement de raison, par lequel la personne humaine reconnaît la qualité morale d'un acte concret" (CEC, 1778). C'est un acte, discernant la moralité d'un autre acte. Ce jugement n'est pas quelque chose de purement autonome, fait dans le vide et sous l'impulsion du moment. Au contraire, la conscience doit être formée dans la vérité, par un bagage solide de principes a priori, qui guident notre chemin dans la vérité et la bonté. Le pape Jean-Paul II décrit cela comme une "théonomie participée" (VS, 41), une coopération dans la propre loi éternelle de Dieu. Nous avons tous une certaine conscience innée de ces vérités morales écrites dans nos cœurs, appelées synderesis (CEC, 1780). Comme Moïse l'a enseigné autrefois, le catéchisme plus récent dit: "Nul n'est censé ignorer les principes de la loi morale" (CEC, 1860).

 

Au-delà de ces principes de base, il existe de nombreux guides de notre conscience pour toutes les complexités de la vie morale: nos familles, première et primaire, écoles de toutes sortes, amis, conseillers, l'Église dans la myriade de ses enseignements, littérature, théologiens, les philosophes, les experts et les prophètes sous toutes leurs formes et, pour le moment, l'État dans ses lois. Ce sont tous des degrés d'autorité divers par lesquels ils agitent notre conscience, l'exhortant, l'éduquant, l'inspirant ou même la contraignant, positivement ou négativement.

 

L'Église, médiatisée par l'autorité investie dans le successeur de Pierre, peut nous lier en conscience sur des questions définies et infaillibles de foi et de morale, mais qu'en est-il de la loi humaine, ces questions de directives et de discipline, parfois trop faillibles? Est-ce toujours un péché de contourner la loi, et pouvons-nous le faire en bonne conscience? Saint Thomas d'Aquin pose cette question même (I-II, q.96, a. 4), et les principes qu'il offre aideront à guider nos propres décisions, comme nous le faisons à notre façon "par l’enchevêtrement de nos esprits", comme le conseille Roper.

Thomas d'Aquin définit la loi comme une "ordonnance de la raison, promulguée par celui qui a autorité sur la communauté, pour le bien commun" (I-II, Q. 90, a. 4). La loi humaine, comme elle est basée sur la raison, a finalement sa force contraignante de la loi morale naturelle, à son tour définie comme "la participation de la créature rationnelle à la loi éternelle". Ainsi, la loi ne lie pas de sa propre autorité mais de celle de Dieu, et nous sommes tenus d'obéir à la loi dans la mesure où elle porte l'autorité de Dieu.

 

 

Par conséquent, si une loi viole la loi de Dieu - la loi naturelle ou divine - alors non seulement elle ne nous lie pas en conscience, mais nous sommes plutôt tenus de désobéir à ces lois, au moins par une résistance passive (comme le refus de participer à l'avortement ou l'euthanasie), et, si la pression s'aggrave, de mourir en martyr plutôt que de les suivre, comme l'ont fait les premiers chrétiens de Rome, comme Thomas More lui-même, et comme l'ont fait d'innombrables témoins contre tous les régimes totalitaires anti-chrétiens.

 

Les choses deviennent un peu plus floues lorsque les lois ne violent pas - ou ne violent pas si manifestement - la loi naturelle ou divine, mais sont plutôt insensées, autoritaires ou, du moins parfois, irréalisables.

 

Prenez la marche sur les passages piétons : Selon la lettre de la loi, nous, les piétons, sommes censés ne traverser les routes encombrées qu'aux carrefours, mais qui d'entre nous ne s'est pas précipité ou n'a pas déambulé de l'autre côté comme le proverbial poulet quand le trafic est plus léger ? 

 

Ou, ici dans la province canadienne où je réside, la consommation d'alcool n'est autorisée que dans les maisons privées et les établissements agréés. Que dire de ceux qui emmènent du vin à un pique-nique, ou peut-être une gorgée de scotch après une dure journée de randonnée dans les collines?

 

Il existe des cas plus graves, comme dans les protocoles Covid de plus en plus onéreux, et le vaccin imminent.

 

Thomas d'Aquin dit que les lois sont contraignantes si elles remplissent trois critères:

 

Premièrement, la "fin": la loi doit servir le bien commun de la société pour laquelle elle est promulguée et destinée, et elle ne doit pas seulement être "bonne en général". Il peut être bénéfique pour les étudiants de faire de la gymnastique le matin, mais il serait étrange qu'un collège l'exige comme partie du régime du matin de chaque classe. 

 

Deuxièmement, "l'auteur": la loi doit être promulguée par l'autorité compétente. Un évêque ne peut décréter des lois liturgiques et autres que dans les limites géographiques (ou spirituelles) de son propre diocèse. Il y a des cardinaux et des archevêques qui voudraient imposer leurs protocoles de Covid à des provinces, des États ou des nations entières, mais eh bien, tant pis.

 

Troisièmement, la "forme'': la "charge" de la loi - car toute loi a sa dimension coercitive - ne peut être disproportionnée par rapport au bien recherché ou au mal évité [Le remède ne doit pas être pire que le mal. NdCR.], ni retomber de manière disproportionnée sur une partie de la population plutôt qu'une autre. Les impôts devraient être imposés de manière équitable, de même que la conscription, la fonction de juré, et personne ne devrait bénéficier d'un traitement préférentiel indu. Tous sont égaux devant la loi, sans que certains soient plus égaux que d'autres.

 

Troisièmement, la "forme" : La "charge" de la loi - car toute loi a sa dimension coercitive - ne peut être disproportionnée par rapport au bien recherché ou au mal évité, ni retomber de manière disproportionnée sur une partie de la population plutôt que sur une autre. Les impôts doivent être imposés de manière équitable, tout comme la conscription et la fonction de juré, et personne ne doit bénéficier d'un traitement préférentiel injustifié. Tous sont égaux devant la loi, sans que certains soient plus égaux que d'autres. 

 

Si une loi échoue dans l'un de ces critères, Thomas d'Aquin dit qu'elle ne lie pas, à proprement parler, en conscience.

 

Mais - et il y a toujours un mais - il met en garde que nous devons généralement toujours obéir à de telles lois, afin d'éviter "le scandale ou le trouble". Après tout, dédaigner une loi, c'est dédaigner l'autorité qui a promulgué la loi, au moins dans une certaine mesure. De plus, nous ne sommes pas infaillibles et devrions considérer que nous ne connaissons peut-être pas tous les faits, ni toutes les raisons d'une loi. Les sociétés doivent maintenir la cohésion et l'ordre, sinon l'anarchie s'ensuit rapidement - les schismes et les hérésies proviennent toujours de ceux qui pensent savoir mieux que l'Église, ou de quiconque est placé au-dessus d'eux.

 

Il y a une sainteté dans l'humble obéissance, et le chemin de l'orgueil est rapide et mortel. Le péché originel était en grande partie le désir de décider par nous-mêmes de ce qui est ``bien et mal'', et saint Philippe Neri avait l'habitude de répéter que la sainteté se trouve dans ``l'espace des trois doigts'' - la largeur de son front, et mortifiant sa raison.

 

Comme tous les aphorismes, cela a des limites, tout comme l'obéissance. Si, après la prière, la réflexion et les conseils, nous jugeons vraiment dans notre conscience - la norme immédiate et finale de la moralité - qu'une loi ne lie pas et qu'un bien supérieur nous anime, alors nous pouvons contourner la loi, nous efforçant d'éviter "le scandale et le désordre" autant que possible. C'est une chose d'agir en dehors d'une loi donnée en privé, ou dans le vaste désert de Dieu - et il y en a beaucoup là-bas - et c'en est une autre de faire délibérément un pied de nez à l'autorité.

 

Pourtant, il y a des moments où nous devons résister publiquement, où les pouvoirs en place sont allés trop loin, où nos libertés données par Dieu sont compromises, les lois deviennent un fardeau au-delà de tout support, le bien commun est vicié, et nous sommes appelés à causer un "dérangement", même s'il s'agit d'un "scandale" pour certains. Au moment où j'écris, c'est l'anniversaire du Boston Tea Party de 1773. Justifié? Il semble que oui, dans l'esprit du plus grand nombre, même si le thé perdu a coûté une petite fortune aux Britanniques et que les actes intolérables ont suivi, avec la révolution qui a suivi - eh bien, vous comprenez l'essentiel.

 

 

Rappelons que comme l'autorité dont elles découlent, les lois et leur obéissance sont hiérarchiques: celle d'un prêtre est contremandée par un évêque, lui-même trompé par le pape, qui est tour à tour sous le Christ, dont il est le vicaire. Et tout revient finalement à notre conscience, qui a des limites dans ce qu'elle peut endurer.

 

Thomas d'Aquin nous a averti cinq siècles avant que le thé ne soit jeté, que des lois autoritaires produiraient des fruits amers, voire des effusions de sang, alors que la population atteindrait un point de rupture, d'où il est presque impossible de revenir en arrière. Les révolutions dans le temps depuis lui ont donné raison.

 

En ce moment à travers le monde autrefois libre, de nombreuses régions sont sous des confinements draconiens et des assignations à résidence virtuelle, avec des invités verboten (interdits) même dans ou à proximité des maisons privées. Beaucoup, en particulier ceux qui sont abandonnés et seuls, sont poussés au désespoir, voire au suicide. La maladie mentale est en hausse. Les familles sont divisées, voire déchirées. Les écoles sont fermées, les parents à bout de souffle. Les églises sont fermées, partiellement ouvertes, puis refermées, au gré de la péripétie médicale avec de nouveaux pouvoirs pontificaux. Les évêques capitulent en se tordant les mains. Certains prêtres et fidèles se dirigent vers les "catacombes" pour recevoir l'Eucharistie. Beaucoup d'autres, avec peu ou pas d'accès aux sacrements ou adorant ensemble, dérivent comme ils le pourraient, certains perdant leur foi et leur espérance.

 

Nous nous évitons les uns les autres, même avec un contact visuel. La démographie, déjà en chute libre, est en train d'imploser, alors que les couples désespèrent de faire entrer des enfants dans un tel monde si peu accueillant pour eux. Les dettes montent en flèche dans la stratosphère. Les petites et moyennes entreprises font faillite. Pendant ce temps, les apparatchiks ``essentiels'' du gouvernement, qui confisquent les dites entreprises pour des "infractions'' minimes en constante évolution, continuent d'encaisser leurs gros chèques de paye, profitant ainsi de libertés refusées au commun des mortels. Toute dissidence par rapport à la ligne du parti dirigeant est censurée par les médias sociaux omniprésents, main dans la main avec le gouvernement. Pendant tout ce temps, la culture de la mort et de la sexualité déviante continue sa longue marche presque sans relâche.

 

Ce n'est pas une recette pour la cohésion sociale et l'harmonie. Reviendrons-nous à l'état normal des choses ? Ou sera-ce, comme l'a dit un expert, l'alliance rebelle fidèle contre l'empire sans Dieu et son étoile de la mort ? Pouvons-nous espérer une intervention miraculeuse, le Tout-Puissant intervenant d'une manière surprenante ? Nous devrions toujours espérer cela. Alors, autant que vous le pouvez, alimentez le foyer et remplissez la table. Et réjouissez-vous, car c'est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés (Gal 5, 1).

 

Et sur cette note de liberté, en ce qui concerne notre propre réponse aux lois et aux autorités autoritaires et injustes - ou, plus exactement, à l'obéissance aux lois et aux autorités supérieures - je laisserai cela à la conscience du lecteur, que nous espérons éclairée par le Saint-Esprit, qui nous conduit sur le chemin de la vérité.

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 08:10

Le professeur de pharmacologie, après l'émoi causé par son internement forcé, répond aux questions de Richard Boutry pour France Soir.

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 08:05
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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 00:00
Saint Étienne, diacre, premier martyr († vers 41)

On ignore si saint Étienne fut disciple de Jésus-Christ ou s'il fut converti par les prédications des Apôtres.

C'était une âme de feu, rayonnante d'audace, le premier et le modèle de cette immense série d'hommes admirables que le christianisme possédera au service de sa cause, et qui, ayant trouvé la vie en Jésus, jugeront naturel de la lui sacrifier.

Helléniste, peut-être même alexandrin d'origine (on l'a supposé d'après la connaissance qu'il semble posséder des doctrines du philosophe juif hellénisé Philon, alors surtout en vogue à Alexandrie, et d'après l'emploi qu'il fait, quatre fois dans son discours, du mot Sagesse, très en usage dans les milieux juifs d'Égypte . Cf. Le livre biblique de la Sagesse en vient), au fait des doctrines philosophiques autant que des traditions hébraïques, Étienne incarne à merveille l'esprit nouveau, tourné vers les conquêtes et décidé aux ruptures nécessaires.

Élevé à l'école du scribe éminent, le Rabbi Gamaliel (fils d'une lignée de docteurs de la Loi, petit-fils du célèbre rabbi Hillel), dans toute la science des Juifs, il avait une autorité spéciale pour convertir les prêtres et les personnes instruites de sa nation. Ses miracles (Ac 6,8) ajoutaient encore au prestige de son éloquence et de sa sainteté. De tels succès excitèrent bientôt la jalousie; on l'accusa de blasphémer contre Moïse et contre le temple en affirmant que Jésus détruirait le Lieu saint et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises (Ac 6,11-14).

Quand Pierre enseignait les foules de Jérusalem, Étienne s'appliquait surtout à montrer que Jésus avait été le Messie, l'extrême aboutissement d'Israël. Étienne, lui, a surtout retenu les phrases où il est dit qu'on ne met pas du vin nouveau dans une vieille outre, et qu'on ne coud pas une pièce neuve à un vieux manteau. Aussi les Juifs judaïsants ne s'y trompent-ils pas : voilà un plus dangereux adversaire ! "Cet homme ne cesse de proférer des blasphèmes contre le Saint Lieu et contre la Loi." (1)

Il professait une relation à Dieu qui n'avait plus besoin ni du temple ni des sacrifices d'animaux. (2)

Les Hellénistes comme les Hébreux sont des chrétiens d'origine judéenne mais les premiers proviennent de Diaspora et s'expriment en grec alors que les seconds sont de Palestine et s'expriment en hébreu ou en araméen. Les Hellénistes résidant à Jérusalem sont sans doute rattachés aux nombreuses synagogues de langue grecque qui se trouvent dans la Ville sainte.

Le procès et la mort de Jacques le Majeur, frère de Jean l'Évangéliste, vers 41, sont proches de ceux d'Étienne : pour l'un comme pour l'autre, il est question d'un blasphème formel suivi d'un procès au Sanhédrin et d'une lapidation légale. Étienne développe une doctrine fondée sur une lecture messianique des évènements rapportés dans la Bible : Moïse annonce non seulement jésus (Ac 7,37), mais il en est la préfiguration (Ac 7,22). Il rappelle comment Israël a traité les prophètes en attendant de mettre à mort le "Juste" annoncé par eux (Ac 7,51-52) : il s'agit là d'une véritable confession messianique. (3)

Étienne fut traîné devant le Sanhédrin. En ces jours-là, les autorités juives se sentirent plus libres qu'à l'ordinaire, car Ponce Pilate vient d'être rappelé à Rome pour rendre compte de quelques récentes et trop flagrantes violences et se défend - mal - devant Caligula. Les discours qu'Étienne prononce est beau de rigueur et de force dans le raisonnement, reliant le message du Christ à tout ce qui, dans les Ecritures, l'annonce, et le montrant comme une conclusion indispensable; mais plus encore, il est superbe par son intrépidité. Les accusations claquent contre la nation prédestinée, mais infidèle. Et il termine son long développement apologétique par ces phrases terribles :

 

"Hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d'oreilles, vous résistez toujours au Saint-Esprit. Tels furent vos pères, tels vous êtes. Quel est celui des prophètes que vos ancêtres n'ont point persécuté ? Ceux qui annonçaient la venue du Messie, ils les ont tués, comme vous-mêmes avez trahi et tué maintenant le Messie lui-même. Et la loi qui vous a été donnée par les Anges, vous ne l'avez pas observée ! " (Ac 7,51-53)

 

Étienne répondit victorieusement aux attaques dirigées contre lui, et prouva que le blasphème était du côté de ses adversaires et de ses accusateurs. À ce moment le visage du saint diacre parut éclatant de lumière comme celui d'un ange. Mais il avait affaire à des obstinés, à des aveugles. Pour toute réponse à ses paroles et au prodige céleste qui en confirmait la vérité, ils grinçaient des dents contre lui et se disposaient à la plus noire vengeance. Afin de rendre leur conduite plus coupable, Dieu fit un nouveau miracle; le ciel s'entrouvrit et le saint, levant les yeux en haut, s'écria avec ravissement: "Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu." (Ac 7,56) À ces mots, ses ennemis ne se contiennent plus; ils poussent des cris de mort, entraînent le martyr hors de la ville et le lapident comme un blasphémateur. Étienne, calme et souriant, invoquant Dieu, disait: "Seigneur, recevez mon esprit!... Seigneur, ne leur imputez point ce péché." Saul, le futur saint Paul, était parmi les bourreaux. "Si Étienne n'avait pas prié, dit S. Augustin, nous n'aurions pas eu saint Paul."

Par amour de Dieu, il n’a pas cédé à la brutalité des bourreaux, par amour du prochain, il a intercédé pour ceux qui le lapidaient. Par charité, afin de les corriger, il reprend ceux qui errent; par charité, afin d’écarter d’eux le châtiment, il prie pour ceux qui le lapident.

 

"Voici avait dit Jésus, j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes ; vous tuerez et crucifierez les uns, vous en flagellerez d’autres dans vos synagogues, vous les poursuivrez de ville en ville ; ainsi, sur vous retombera tout le sang des justes qui a été versé sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel. Amen, je vous le dis : tout cela viendra sur cette génération. Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre temple vous est laissé : il est désert. En effet, je vous le déclare : vous ne me verrez plus désormais jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !" (Matthieu 23, 34-39)

 

Lorsque trente ans plus tard, Jérusalem sera devenue "la maison déserte" prédite par le Messie (destruction du temple de Jérusalem en 70 par les armées de Titus), la mort du premier martyr se trouvera payée par une immensité de douleur, mais elle aura puissamment contribué à répandre la Bonne nouvelle, en donnant au christianisme le premier témoignage signés de sang.

Premier martyr de la chrétienté, Étienne apparaît comme étant à l’origine du culte des saints. Dans les quatre premiers siècles du christianisme, tous les saints vénérés par l’Église étaient martyrs.

 

La persécution déclenchée par le martyre de saint Étienne ne cessa jamais complètement.

 

À la suite de l'exécution d'Étienne, la répression s'abattit sur les autres membres du groupe des Hellénistes, contraignant la plupart d'entre eux à s'enfuir loin de Jérusalem pour échapper à la persécution : la première visant les chrétiens et venant des autorités religieuses judéennes, comme pour Jésus. (Les Hellénistes) sont passés en Phénicie, à Chypre et à Antioche, ancienne capitale du royaume grec séleucide de Syrie, lieu de rencontre de l'Orient et de l'Occident, où ils ont diffusé le message chrétiens aux judéens et aux Grecs (Ac 11, 19-21(4), et où les disciples du Christ reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens. C'est d'Antioche qu'au plan doctrinal les approches d'Ignace d'Antioche, conservées dans ses sept lettres, influenceront de manière décisive le christianisme du IIe siècle, celui qui se définira comme "orthodoxe". (5)

 

Avec des périodes de calme et des recrudescences, la persécution avait toujours remué les chrétiens. En l'année 41, elle éclatera plus forte et plus systématique par la volonté d'Hérode Agrippa Ier, petit-fils d'Hérode, alors devenu roi d'Israël, par la volonté de son compagnon de débauche et d'orgies à la cour de Tibère, Caligula. Dès son arrivée à Jérusalem en 37, Flavius Josèphe raconte que lors de son entrée dans la ville, "il avait immolé des victimes en actions de grâces." Pour la première fois, la persécution allait prendre un caractère systématique, ce qu'elle n'avait pas eu précédemment. Il fit mourir par l'épée en 44 Jacques, frère de St Jean l'Évangéliste. (6) Dans le même temps, S. Pierre lui-même, qui avait baptisé un centurion romain, Corneille, fut arrêté.

 

Le nom Étienne provient du grec Στέφανος (Stephanos), "couronné" ou encore, selon Jacques de Voragine dans La Légende dorée, du mot hébreu pour "norme".

Ce nom est repris de manière plus fidèle en anglais (Stephen) ou en néerlandais (Stefaan).

 

Cathédrale Saint-Étienne de Sens : statue de Saint Étienne sur le trumeau du portail central de la façade occidentale (fin du XIIe siècle)

 

Basilique S.-Laurent-hors-les-Murs (Rome), où se trouve le corps de S. Étienne

 

En 2014, des archéologues ont découvert le lieu de sépulture du saint diacre Etienne, selon le site d'information Linga.

Dans Kharaba au village de Taiar, qui se trouve à 2 km à l'ouest de Ramallah, les recherches menées par les archéologues palestiniens et israéliens ont livré des résultats inattendus. Dans le cadre d'un projet de l'université de Jérusalem pour la découverte et la restauration d'antiquités, un groupe d'archéologues dirigés par le professeur Salah al Hudeliyya a découvert les ruines d'un complexe ecclésial qui comporte une église de l'ère byzantine-omeyades ainsi qu'un monastère byzantin.

Selon une déclaration du prof. Al Hudeliyya, cette découverte est d'une grande valeur pour les Chrétiens du monde entier. "A l'intérieur d'une de ces églises, nous avons découvert une inscription qui indique que cette église a été construite en l'honneur du saint apôtre et diacre Étienne le proto-martyr, qui a été enterré en ce lieu en l'an 35," a déclaré l'historien. (7)

Saint Étienne, diacre, premier martyr († vers 41)

On peut offrir cette journée pour tous ceux qui, d'Irak à la Chine, sont persécutés, et à tous ces chrétiens qui ont passé Noël sans prêtre, souffrent de façon diverse, pour témoigner de l’Évangile du Christ.

Sources : (1) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 38 ; (2) François BRUNE, Saint Paul Le Témoignage mystique, Oxus, Paris 2003, p. 23 ; (3) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018, p. 187-191 ; (4) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid.,, p. 191-192 ; (5) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid.,, p. 218 ; (6) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, ibid.,, p. 42-43 ; (7); (8); (9) ; (10).

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 00:00
Le blog Christ-Roi vous souhaite un joyeux et saint Noël !

Le mot Noël vient du latin natalis relatif à la naissance. Noël est la fête qui commémore la naissance de Jésus, né à Bethléem.

20 [...] [L]’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;

21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

22 Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :

23 Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »

24 Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Évangile de Jésus-Christ selon S. Matthieu 1 : 18-24

Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu'à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.

Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

Evangile de Jésus-Christ selon S. Luc 2 : 4-5

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem.

Evangile de Jésus-Christ selon S. Matthieu 2 : 1

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

Jean 1,14

"NOËL. Fête de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui se célèbre le 25 décembre. On ne peut pas douter que cette fête ne soit de la plus haute antiquité, surtout dans les Églises d'Occident. Quelques auteurs ont dit qu'elle avait été instituée par le pape Télesphore, mort l'an 138; qu'au IVe siècle le pape Jules Ier, à la prière de saint Cyrille de Jérusalem, fit faire des recherches exactes sur le jour de la Nativité du Sauveur, et que l'on trouva qu'elle était arrivée le 25 de décembre; mais ces deux faits ne sont pas assez prouvés.

"Le premier à avoir affirmé clairement que Jésus était né un 25 décembre est Hippolyte de Rome dans son commentaire du Livre du prophète Daniel, aux environs de 204", a expliqué Benoît XVI en décembre 2009, au cours d'une audience générale de la catéchèse du mercredi, célébrée dans la Salle Paul VI. "L'année liturgique de l'Église ne débute pas à la naissance du Christ mais de la foi en sa résurrection. C'est pourquoi, la plus ancienne fête du christianisme n'est pas la Nativité mais Pâques. La résurrection du Christ fonde la foi chrétienne, est à la base de l'annonce de l'Évangile et fait naître l'Église.Benoît XVI ajouta que "dans le christianisme, la fête de Noël a pris sa forme définitive au IV siècle en prenant la place de la fête romaine du Sol Invictus, le soleil invincible. C'est de cette façon qu'a été mis en évidence que la naissance du Christ est la victoire de la vraie lumière sur les ténèbres du mal et du péché.

"Toutefois, l'atmosphère spirituelle et intense qui entoure Noël s'est développée au Moyen-Age, grâce à saint François d'Assise profondément amoureux de l'homme-Jésus, du Dieu avec nous... Cette particulière dévotion au mystère de l'Incarnation - a-t-il poursuivi - a donné naissance à la fameuse célébration de Noël à Greccio... Avec saint François et sa crèche, c'est l'amour inerme de Dieu, son humilité, sa bénignité qui sont mis en évidence et qui, dans l'Incarnation du Verbe, se manifestent aux hommes pour leur enseigner une nouvelle façon de vivre et d'aimer".

Le Pape rappela que "
dans la première biographie sur le saint d'Assise, Thomas de Celano raconte qu'au cours de la nuit de Noël, la grâce d'une vision merveilleuse a été accordée à François. Il voyait un petit enfant immobile dans la mangeoire qui fut tiré de son sommeil par sa seule proximité. Grâce à saint François, le peuple chrétien a pu percevoir que dans sa nativité, Dieu est réellement l'Emmanuel, Dieu avec nous, de qui aucune barrière ni aucun éloignement ne nous sépare.

 

Giotto, L'Adoration des mages, 1304

 

Dans ce petit enfant, Dieu se fait si proche de chacun de nous, que nous pouvons le tutoyer et avoir avec lui une relation confidentielle empreinte d'affection comme nous le faisons avec un nouveau-né. Dans cet enfant, c'est Dieu-amour qui se manifeste: Dieu vient sans armes, sans force, car il ne prétend pas conquérir, pour ainsi dire, de l'extérieur, mais entend plutôt être écouté de l'homme dans sa liberté. Dieu se fait enfant sans défense pour vaincre la superbe, la violence, et le désir de posséder de l'homme. En Jésus, Dieu a assumé cette condition pauvre et humble pour nous vaincre par l'amour et nous conduire à notre vraie identité." [1]

Au IVe siècle, "Saint Jean Chrysostome, dans une homélie sur la naissance de Jésus-Christ, dit que cette fête a été célébrée dès le commencement, depuis la Thrace jusqu'à Cadix, par conséquent dans tout l'Occident, et il n'y aucune preuve que dans cette partie du monde le jour en ait jamais été changé.

"Il n'y a eu de variation que dans les Églises orientales. Quelques-unes la célèbrent d'abord au mois de mai ou au mois d'avril, d'autres au mois de janvier, et la confondirent avec l'Épiphanie; insensiblement elles reconnurent que l'usage des Occidentaux était le meilleur, elles s'y conformèrent. En effet, selon la remarque de Saint Jean Chrysostome, puisque Jésus-Christ est né au commencement du dénombrement que fit faire l'empereur Auguste, on ne pouvait savoir ailleurs mieux qu'à Rome la date précise de sa naissance, puisque c'était là qu'étaient conservées les anciennes archives de l'empire.
Saint Grégoire de Naziance, mort l'an 398 (Serm. 58 et 59), distingue très-clairement la fête de la Nativité de Jésus-Christ, qu'il nomme Théophanie, d'avec l'
Épiphanie (manifestation de Dieu), jour auquel il fut adoré par les mages. (Voy. Epiphanie. Bingham, Orig. Ecclés., I, XX, chap. 4, § 4; Thomassin, Traité des fêtes, liv. II, chap. 6; Benoît XIV, de Festis Christi, c. 17, n. 45, etc.)

"L'usage de célébrer trois messes dans cette solennité, l'une à minuit, l'autre au point du jour, la troisième le matin, est ancien, et il avait autrefois lieu dans quelques autres fêtes principales. Saint Grégoire le Grand en parle, Hom. 8 in Evang., et Benoît XIV a prouvé par d'anciens monuments, qu'il remonte plus haut que le VIe siècle.

"Dans les bas siècles, la coutume s'introduisit en Occident de représenter le mystère du jour par des personnages; mais insensiblement se glissa des abus et des indécences dans ces représentations, et l'on reconnut bientôt qu'elles ne convenaient pas à la gravité de l'office divin; on les a retranchées dans toutes les églises.

"On ne peut guère douter que ce nom de Noël donné à la fête ne soit un abrégé d'Emmanuel" (terme hébreu qui signifie Dieu avec nous). Il se trouve dans la célèbre prophétie d'Isaïe, chap. VII v. 14. Une Vierge concevra et enfantera un Fils, et il sera nommé EMMANUEL, Dieu avec nous." (Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), ibid., tome II, art. Emmanuel.) [2]

 

Sermon sur Noël de S. Léon :

 

« Aujourd'hui, frères bien-aimés, Notre-Seigneur est né. Réjouissons-nous ! Nulle tristesse n'est de mise, le jour où l'on célèbre : naissance de la vie, abolition de la peur causée par la mort, éternité promise...

Le Verbe divin, Dieu lui-même, s'est fait homme pour délivrer l'homme de la mort éternelle. Pour ce faire, il s'est abaissé jusqu'à nous, mais sans rien perdre de sa majesté. Il est devenu ce qu'il n'était pas, tout en demeurant tout ce qu'il était. Il unit donc la forme de l'esclave à la forme dans laquelle il est égal à Dieu le Père. De la sorte, il a lié entre elles deux natures, de telle façon qu'il n'a pas détruit la nature inférieure par sa glorification et n'a pas amoindri la nature supérieure par l'addition de l'autre

 

Sermon XXI sur la Nativité.

Et Verbum caro factum est, Et le Verbe s'est fait chair (Jn 1,14)

Le blog Christ-Roi vous souhaite un joyeux et saint Noël !

Saint Grégoire de Nysse (IVème siècle) sur Noël :

 

"Tu cherches la raison pour laquelle Dieu est né parmi les hommes ?

Il fallait un médecin à notre nature déchue ;

il fallait quelqu'un qui relève l'homme tombé à terre ;

il fallait celui qui donne la vie ;

il fallait celui qui ramène au bien, car l'homme s'est détaché du bien." [3]

"Pourquoi le sapin est-il associé à la tradition de Noël ?

 

"Le sapin de Noël puise son origine dans la tradition celte. En effet, pour les Celtes le 24 décembre était le jour de la renaissance du soleil. Pour eux, chaque mois (lunaire) était associé à un arbre et décembre l’était à l’épicéa, un arbre qui reste vert même en hiver.

"Cette tradition païenne qui s’était perdue a ressurgi dans l’est de la France, notamment en Alsace, au 16e siècle et a été assimilée à la fête chrétienne. Mais c'est surtout la reine Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, qui a lancé le rite du sapin à Noël en en installant un à Versailles en 1738.

 

"Quelle signification a la bûche à Noël ?

"Une autre tradition liée au solstice d’hiver est celle de la bûche de Noël. Là aussi, cela remonte à la nuit des temps. Pour faire face à la nuit la plus longue de l’année, rien de tel qu’une bûche pour entretenir le feu et mettre de la lumière dans la maison.

"Dans la tradition chrétienne, on faisait brûler dans l’âtre une très grosse bûche lors de la veillée de Noël. Elle provenait d’un arbre fruitier, censé garantir une bonne récolte pour l’année suivante.

"Dans certaines régions, comme en Bourgogne, la bûche était arrosée de vin afin d’assurer une bonne vendange à venir. Dans d’autres, on utilisait du sel pour se protéger des sorcières. Cette bûche devait se consumer très lentement et la tradition voulait que l’on conserve les tisons pour préserver les maisons de la foudre.

"Aujourd’hui, cette bûche a pris la forme d’un dessert indissociable des fêtes de Noël.

 

"Pourquoi utilise t-on le vert, le rouge, le blanc et le doré pour les décorations de Noël ?

"Aujourd'hui, les décorations de Noël, comme le reste, ont tendance à suivre les courants de la mode. Malgré cela, le vert, le rouge, le blanc et le doré restent les couleurs traditionnelles qui ont une valeur symbolique :

"le rouge car c’est la fête, la chaleur.

"le vert car il rappelle le sapin et le houx : la légende veut que lorsque la Sainte Famille fut contrainte de quitter l’Egypte, elle se dissimula derrière des branches de houx. En guise de reconnaissance, Marie l’aurait béni en annonçant que le houx serait éternellement symbole d’immortalité.

"Le blanc symbolise la neige, la pureté, la naissance de Jésus.

"le doré représente la couleur de l’étoile, symbole de lumière et d'espérance." [4]

Sources :

 

[1] Zenit

[2Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), publ. par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome III, Paris 1850-1851, art. Noël.

[3] Saint Grégoire de Nysse (IVème siècle), Belgicatho

[4] France 3 Régions, Marie-Thérèse Garcin dans l’émission Ensemble c’est mieux du 9 décembre 2019

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 00:00
Sainte Adèle, Abbesse bénédictine à Pfalzel († 735)

Elle est la grand-mère de saint Grégoire d'Utrecht qui fut l'un des plus dynamiques disciples de saint Boniface, l'évangélisateur de la Germanie.

À la mort de son époux, elle se fit religieuse et fonda l'abbaye de Pfalzel dans le diocèse de Trèves en Rhénanie.

La ville de Sainte-Adèle au Canada est nommée en son honneur.

 

Sources: 12

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 22:34

L'évêque Schneider se joint à John-Henry Westen pour discuter de l'immoralité des vaccins liés aux cellules de bébé avortées, que ce soit à l'intérieur du vaccin lui-même ou utilisé pendant les phases de test.

Lun 21 déc.2020-12: 32 HNE

L'image sélectionnée

Source: LifeSiteNews

 

(Traduction rapide)

 

18 décembre 2020 ( LifeSiteNews ) - "Dieu connaît ces âmes par leur nom", m'a dit Mgr Athanasius Schneider aujourd'hui sur The John Henry Westen Show. Il faisait référence aux enfants à naître qui ont été avortés et dont les corps assassinés ont ensuite été utilisés dans la fabrication de lignées cellulaires utilisées pour le COVID et d'autres vaccins.

 

L'évêque Schneider explique qu'en appelant les pro-vie à résister aux vaccins avortés, il a prié pour l'inspiration en demandant l'intercession des bébés qui ont été tués . Regardez mon interview avec lui ci-dessous ou visitez le nouveau compte de LifeSite sur Rumble en cliquant ici . Si vous souhaitez le regarder sur YouTube, cliquez ici.

 

La position de Mgr Schneider a été exprimée dans un article publié la semaine dernière qui a été signé par lui-même et le cardinal Janis  Pujats, Mgr Joseph Strickland et les archevêques Tomash Peta et Jan Pawel Lenga. La déclaration a été encouragée par la poussée d'évêques du monde entier soutenant un vaccin COVID bien qu'il soit contaminé par des cellules de bébés avortés.

 

L'évêque Schneider a expliqué que lui et ses frères évêques qui ont signé la déclaration comprennent la gravité de ce qu'ils ont suggéré en ce que le refus du vaccin COVID peut entraîner des sanctions sévères. Son Excellence a expliqué, comme son collègue, l'évêque Strickland, l'a déjà fait, qu'il irait en prison avant de prendre un vaccin avorté. De plus, si cela était même exigé au prix de sa vie, il a dit qu'il croyait que Dieu lui donnerait la force de faire le sacrifice ultime.

 

L'évêque Schneider a dit que c'était "une douleur dans mon cœur" de voir autant de gens qu'il estime soutenir la permission de prendre un vaccin COVID contaminé par l'avortement. Il croit qu'ils sont "simplement aveuglés", mais que Dieu leur montrera les conséquences et leurs yeux s'ouvriront.

 

Les gens simples, dit-il, rejettent cela automatiquement, instinctivement, ce qui est pour l'évêque un signe du Sensus Fidelium. Mais même s'il était seul, l'évêque a dit qu'il devait "suivre la vérité, même si je perdrais tous mes bons amis".

 

"Même si je devrais être seul, je suivrais ma conscience, comme Thomas More et John Fisher", a-t-il déclaré.

 

Mgr Schneider pense que c'est aussi un signe des derniers temps où même les bons sont confus. (Mt 24, 24)

 

Dans l'interview, Mgr Schneider répond aux questions suivantes:

 

Pourquoi maintenant, alors que les vaccins avortés existent depuis des décennies?

Qu'en est-il des documents du Vatican qui disent que leur utilisation est correcte?

Quelle est la différence entre cela et le paiement d'impôts dont certains sont utilisés pour l'avortement?

Sommes-nous coupables d'avoir déjà pris des vaccins avortés?

 

Voici la transcription de l'émission:

 

JHW: Bienvenue dans cet épisode spécial du John-Henry Westen Show , où nous sommes très heureux et bénis de vous présenter l'évêque Athanasius Schnieder. La plupart d'entre vous le connaissent comme un défenseur très ouvert de la foi catholique en ces temps les plus troublés. Il est l'évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan. Bienvenue, Mgr Schneider, au John-Henry Westen Show .

 

Mgr Schneider : Merci. Dieu vous bénisse.

 

JHW: Et nous allons discuter de quelque chose de très, très important pour cette époque, la question des vaccins - les vaccins COVID développés avec des vaccins COVID avortés, à la fois en termes de développement, certains avec des lignées cellulaires fœtales avortées utilisées dans leur fabrication, certains utilisés avec ses tests de ces vaccins. Et donc nous allons entrer dans tout cela. Vous allez vouloir rester à l'écoute. Excellence, si cela ne vous dérange pas de nous conduire.

 

Mgr Schneider: Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

JHW: Amen. Amen. Donc, Mgr Schneider, ce récent document que vous avez publié sur les vaccins est très opportun, mais aussi, je dois dire, très controversé. Je n'ai jamais vu une telle controverse parmi de très bonnes personnes. Donc, si vous pouviez nous en dire un peu plus à ce sujet d'abord, ce que c'est et comment cela s'est passé et peut-être votre processus de consultation qui l'a mené à terme.

 

Mgr Schneider: Ce document est venu parce qu'au cours des derniers mois et semaines, plusieurs évêques du monde entier ont fait des déclarations publiques justifiant l'utilisation de vaccins produits par des lignées cellulaires de bébés avortés. Je dis simplement d'une manière simple, et ils justifiaient cela parce qu'apparemment, [il] n'y aurait pas d'autres moyens et plusieurs explications, même des théologiens et des communautés ecclésiales, étaient basées sur la théorie morale de la coopération morale, distante ou lointaine, et de deux documents du Saint-Siège de 2005 et de l'Académie Pontificale pour la Vie en 2008. La Doctrine de la Foi, où cette question a été discutée et essentiellement les deux documents permettent d'utiliser de tels vaccins de manière exceptionnelle. Nous devons le souligner car ces documents disent que non seulement vous pouvez simplement l'utiliser sur la base du soi-disant principe de coopération morale, matérielle et à distance, mais cela devrait être d'une manière exceptionnelle. Et en même temps, ceux qui l'utilisent devraient demander, exiger une alternative de vaccin qui n'utilise en aucune façon de telles cellules.

 

Cela a donc suscité pour moi et pour d'autres pays, des évêques, des évêques et des fidèles, car c'est de la confusion et cela divise finalement. Si vous voulez ou non, cela sape le premier commandement de Dieu et la détermination maximale absolue de l'Église à s'opposer au mal de l'avortement. Et par conséquent, nous avons considéré cela comme non responsable de se taire. Il n'est pas responsable d'entrer dans le groupe des grandes querelles, même des bons théologiens et des gens bienveillants. Et nous n'avons pas considéré cela comme responsable juste pour aller de pair avec tout cela parce que dans notre conscience - nous devons suivre la conscience et notre conscience dit que ce n'est pas possible. C'est un dommage et nous avons expliqué ensuite après avoir vu les raisons. Mais comme je l'ai déjà mentionné pour cela - et ce n'est pas une question de quantité, de nombres, mais de vérité - de ce dont nous sommes convaincus en tant que presbytres et j'en ai discuté [avec] tous les signataires très attentivement et nous étions vraiment tous convaincus que nous devions parler.

 

JHW: Maintenant, juste pour que tout le monde comprenne la gravité de ... Je sais que vous comprenez cela, mais la gravité de ce qui est en jeu ici est tout à fait quelque chose. Le vaccin est en cours d'approbation. Ils ont déjà approuvé le premier dans certains pays. Ils ont déjà commencé à l'administrer au Royaume-Uni et aux États-Unis également. L'un des évêques aux États-Unis vient de devenir l'une des premières personnes à recevoir le vaccin. Nous avons la conférence des évêques du Royaume-Uni qui dit qu'il y a, vous savez, les catholiques qui sont obligés de prendre le vaccin même si l'avortement est entaché. Et ils se basent, oui, sur ces documents de 2005 et 2008. Mais ils ne semblent même pas être aussi concernés par les stipulations, même de ces documents mis en place selon lesquels les catholiques doivent exiger des vaccins qui ne sont pas issus d'avortements contaminé et ainsi de suite. Mais votre position va au-delà de celle des documents de 2005 [et] de 2008 en ce qu'elle suggère que les catholiques ne peuvent pas du tout moralement prendre de tels vaccins, les vaccins avortés. Et nous entrerons dans certains détails plus tard. Mais je voulais dessiner, tout d'abord, la gravité de ce que c'est et de cela, vous savez, les catholiques étant maintenant invités, comme le monde entier, à prendre ce vaccin, très probablement d'une manière prescrite pendant qu'ils disant que ça va être forcé, ils disent que ça va l'être. Eh bien, oui, si vous voulez voyager ou si vous voulez aller au théâtre ou si vous voulez peut-être même entrer dans les magasins pour acheter votre nourriture, vous allez avoir besoin du vaccin. Alors, pouvez-vous parler un instant de la gravité de ce à quoi nous sommes confrontés et de votre considération de cette gravité lorsque vous avez fait la déclaration?

 

Mgr Schneider: Oui, nous avons pu voir cela et nous verrons tous cela qu'avec ce vaccin, qui a utilisé ces lignées cellulaires d'enfants [avortés]. Les puissances mondiales, anti-chrétiennes et celles qui promeuvent la culture de la mort imposeront [à] toute la population du monde, une collaboration implicite, même si elle est lointaine, passive avec l'avortement - c'est aussi le mal et la perversion des puissances mondiales et nous devons le reconnaître, nous devons résister. Il s'agit d'un effort pour résister et ne collaborer d'aucune façon avec ces vaccins. Exactement. Parce que dans ce cas, en une sorte de recevoir dans notre corps les fruits - soi-disant fruits à la manière du plus grand mal, l'un des plus grands maux de l'humanité, le génocide cruel de l'enfant à naître. Nous serons marqués. Nous recevrons un signe dans notre corps qui démontrera d'une manière ou d'une autre que nous sommes connectés à ce plus grand, l'un des plus grands maux. Pas de manière directe, bien sûr, je le répète, mais de toute façon nous le sommes parce que s'il n'y avait pas eu assassiné cruellement et même pas un enfant innocent. Ensuite, nous n'aurions pas ces vaccins. Il faut reconnaître la logique de cela et aussi que les circonstances de la promotion délibérée, car il y en a bien sûr ... il ne faut pas être si naïf et naïf pour ne pas voir que derrière ces vaccins il n'y a pas que de protéger notre santé, mais pour promouvoir aussi ensemble toujours, toujours plus l'avortement. Bien sûr que non! Par exemple, il y a des arguments si les gens ne prennent pas ces vaccins, l'avortement se poursuivra. Bien sûr, nous ne réduirons pas l'avortement en nombre [si] nous ne prendrons pas le vaccin. Mais ce n'est pas la question. C'est la faiblesse morale, le soutien moral en quelque sorte. Et puis les avorteurs diront, vous voyez toute l'Église catholique, la hiérarchie accepte en quelque sorte, même à contrecœur, mais accepte cela. Et c'est donc très dangereux. Et il faut vraiment se réveiller pour voir les vrais dangers, les conséquences et les circonstances.

 

JHW: N'auraient-ils pas pu dire cela déjà depuis longtemps, même depuis 2005 ou 2008? Parce que les vaccins et en fait les vaccins avortés existent depuis des décennies et ont été pris par les catholiques sur les conseils de la hiérarchie de l'Église, le Vatican lui-même, il semble y avoir eu très peu, voire aucune opposition. Je sais qu'il y a eu une certaine opposition, mais très peu. Et donc, nous avons en quelque sorte cette situation depuis des décennies déjà. Y a-t-il quelque chose de nouveau maintenant qui vous a amené à faire une déclaration à ce stade et à y réfléchir?

 

Mgr Schneider: Parce qu'il y a 15 ans, 12 ans, non seulement ce n'était pas encore propagé et peut-être cela était-il limité et pas tellement, mais aujourd'hui, de nos jours, avec la propagation du vaccin COVID, cela devient très opportun et presque une diffusion mondiale. Et, avec les déclarations croissantes des évêques en faveur de l'acceptation de ces vaccins, cela a bien sûr changé la donne. Et donc, il faut en parler plus profondément et ne pas rester dans le positivisme juridique superficiel avec une théorie de la coopération. Ceci ... pour moi, c'est superficiel. Nous devons aller plus loin, jusqu'aux racines et c'est, je le répète, considérer la proportionnalité et c'est une question très horrible et incompatible de la proportionnalité de ces crimes d'avortement.

 

JHW: D'accord, donc en 2005, cette question a été examinée par l'Académie pontificale pour la vie, pleine de très bons scientifiques, médecins, théologiens, moralistes, philosophes dirigés par Mgr Sgreccia à l'époque, un très bon et fidèle évêque catholique. Il a été approuvé. Je sais qu'il y a eu une certaine dissidence, mais néanmoins, elle a été approuvée. Puis en 2008, le document du Vatican de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a semblé donner cette approbation, cette approbation initiale de 2005, cette sorte d'imprimatur ou fondamentalement l'approbation du Vatican. Et donc, quel genre de consultation et de travail avez-vous fait et où avez-vous trouvé des fautes dans ces documents? Et peut-être pouvez-vous également aborder la question de la coopération matérielle à distance, sur laquelle ils fondent leurs décisions.

 

Mgr Schneider: Tout d'abord, il faut dire que ces deux documents ne sont pas des décisions infaillibles du Magistère. Qu'ils peuvent se tromper et qu'il y avait eu quelques expressions d'affirmations du Magistère récent qui ont dû être corrigées par la suite. Donc, c'est la première déclaration et ensuite. Comme je l'ai déjà dit ... l'erreur fondamentale est que ce n'est pas la théorie de la coopération matérielle ou passive et distante ou distante. C'est un principe théologique valable en théologie morale.

 

Mais le problème est que vous ne pouvez pas appliquer ce principe à ces crimes exceptionnels et horribles d'avortement. Et donc, à cause de la gravité de l'avortement, du caractère exceptionnel de l'avortement, du mal incomparable, et de la situation actuelle d'une industrie toujours croissante de meurtre d'enfants à naître. Vous ne pouvez donc pas comparer ce principe, par exemple, au paiement des impôts ou à l'utilisation de certains produits du travail forcé. L'esclavage n'est pas comparable à tuer un innocent, à tuer cruellement un enfant innocent. C'est aussi un mal, mais nous devons avoir la proportionnalité. Et donc, c'est déjà l'erreur fondamentale de ces deux documents, l'application du principe de coopération matérielle à ce cas concret d'avortement ou du vaccin, qui utilise les cellules d'enfants avortés. Donc, la coopération matérielle, c'est quand vous êtes lié à un mal contre votre volonté. Comme, par exemple, vous payez des impôts au gouvernement et des impôts que le gouvernement prend sans vous demander de l'argent pour faire une mauvaise action et différentes mauvaises actions. Donc, de cette façon, ils pourraient être une société éloignée, mais ils sont contre votre volonté. Je veux dire, même moi, je n'appliquerais même pas directement ce principe à ces paiements d'impôts, car dans ce cas, l'argent appartient à tout le système, à l'État, comme l'a dit notre Seigneur Jésus-Christ, à qui appartient cette pièce. "A César." Donnez donc à César ce qui revient à César. Et ainsi et si le gouvernement me le demandait, pourrions-nous prendre votre argent sur vos impôts pour faire telle ou telle action? Je dirais, non, je ne consentirai pas. Et alors ils le feront néanmoins d'une manière ou d'une autre, ce serait qu'ils me voleraient mon argent et le feraient comme un vol. C'est voler mon argent et ensuite, avec mon argent, je fais une mauvaise action. D'une certaine manière, nous pouvons comparer ceci et ainsi de suite. Alors je répète. C'est la proportionnalité est extrêmement extraordinaire et grave avec ces [vaccins avortés] et ils ne peuvent pas appliquer ce [principe de coopération morale]. C'est l'erreur de base et c'est déjà ce petit trou, qui a été fait sur le barrage de l'Église catholique contre l'avortement.

 

Comment pouvons-nous, avec toute cette détermination, être et proclamer notre opposition à l'avortement, alors que nous acceptons ces vaccins? Quand au début c'est le meurtre d'un enfant. Alors je le répète, la logique et le bon sens exigent; s'il n'y avait pas eu d'assassinat, même un enfant, ils n'auraient pas fabriqué ces vaccins avortés. C'est clair, cela doit être logique et bon sens. Donc, les gens avec du bon sens, plus de gens avec du bon sens, ils voient cela. Et souvent, Dieu, dans les moments difficiles où il y a confusion. Quand, tous vont dans le même sens, même les bons aujourd'hui, malheureusement. Et personne ne dit: "STOP. Ce n'est pas bien. C'est un danger." Par conséquent, nous cinq évêque avons eu la conviction, que nous avions à dire "Stop". Pour dire, je ne suis pas, comme si quelqu'un d'autre l'a dit, je ne suis pas coupable du sang de cet enfant. Je ne le serai pas.

 

En tout cas, il faut être très correct et donner aussi un signe au monde entier de ne pas accepter ces vaccins, donnés en signe de témoignage. Un témoignage fort, et matériel. Nous n'accepterons pas cela. Bien sûr, nous avons consulté également des scientifiques, nous avons consulté des médecins de différents pays. Et ils ont aussi instinctivement avec presque tous ces arguments, que j'ai proposés, ont rejeté cela. Et puis aussi le bon sens des gens, Sensus Fidelium et il est intéressant de noter que la plupart, la majorité des personnes consultées étaient des femmes, donc des âmes féminines. Et les âmes féminines ressentent plus profondément l'horreur de tuer un enfant à naître. L'instinct maternel. C'est différent chez une femme que chez un homme. Et ceci pour moi [est] également intéressant que ceux qui ont écrit ces documents et qui défendent maintenant l'utilisation de ces vaccins soient pour la plupart des hommes. Ils ne connaissaient pas l'enfant. Et puis je leur demanderais sérieusement et et honnêtement. Si vous étiez, disons, une machine à remonter le temps, si vous étiez présent et voyiez un meurtre cruel d'un enfant à naître, le démembrement de son corps, vous verrez cela et ensuite vous verrez comment ils prennent les cellules. De son corps, vous verrez ceci, vous verrez ceci comment alors ces cellules seront mises sur in vitro et ainsi de suite, tous ces processus. Et même s'il y avait des centaines ou des milliers de processus chimiques, une fois que vous étiez présent, dans un avortement et de cet enfant, exactement de cet enfant quelles cellules ont été utilisées. Je ne peux pas imaginer que vous accepterez le vaccin dans votre corps, que sous vos yeux vous aurez ce scénario horrible. De démembrer un enfant et de ce même enfant d'une manière ou d'une autre, vous en bénéficiez en fin de compte pour votre santé. Nous devons être très honnêtes.

 

JHW: Il y a une distinction dans les vaccins actuellement disponibles. Il y en a qui sont développés avec l'utilisation de lignées cellulaires fœtales avortées et qui contiennent donc également les cellules fœtales avortées dans le vaccin. Et puis il y a ceux qui sont développés sans cellules fœtales avortées, sans l'utilisation de lignées de piles à combustible avortées. Cependant, dans leurs tests, ils utilisent des lignées cellulaires fœtales avortées. C'est une distinction dans les vaccins qui sont actuellement proposés pour acceptation. Cette distinction joue-t-elle un rôle dans son acceptabilité ou non?

 

Mgr Schneider: Bien sûr, c'est déjà une distinction, et c'est, bien sûr, objectivement moins que grave, plus évident le direct ... Des cellules qui sont directement utilisées. C'est beaucoup plus grave que dans les tests, mais aussi dans les tests, on ne peut pas dans le moindre et le plus lointain, coopérer avec ces crimes horribles, même utiliser des cellules d'enfants avortés pour des tests, c'est déjà immoral. C'est un crime horrible. Il y a donc une accumulation de crimes horribles. Le premier crime horrible qui a tué un enfant et ensuite avoir développé ses cellules est aussi un crime, et ensuite faire tester ces cellules, c'est un autre crime. Donc cette accumulation de crimes, nous ne pouvons en aucun cas collaborer avec cela.

 

JHW: Que diriez-vous? (diaphonie avec Bp. Schneider)

 

Mgr Schneider: Vous devez écouter votre conscience. Et tu le sais. Et le Pape Paul VI a fait, bien sûr, que je ne veux pas comparer cela à partir du contenu, mais seulement à partir du phénomène. Quand Paul VI a eu le comité sur la discussion de la pilule contraceptive sur Humanae Vitae. Avant Humanae Vitae, la grande majorité de la commission, qui étaient des philosophes, des scientifiques, tous les médecins, des théologiens moraux, étaient en faveur de l'usage moral de la contraception dans le comité de politique et seule la minorité était contre. Et puis ils ont été accusés, la minorité là-bas, vous n'aviez pas de votre côté des philosophes ou des scientifiques aussi célèbres, comme nous en avons aujourd'hui, qui étaient en faveur de la contraception. Et donc, je le répète, ce n'est pas une question de chiffres. Même si nous n'avons formé que quelques évêques, la vérité l'emportera. Et après ça, l'histoire de l'Eglise dira que même les bons ont cédé. Ils ne voyaient pas clairement. Ils étaient en quelque sorte aveuglés par ces simples théories de la coopération matérielle. C'est une théorie, je le répète, c'est valable, sauf que la cécité est de l'appliquer à ces vaccins, qui sont une accumulation de crimes horribles. Vous n'êtes bien sûr pas directement coupable de ces crimes. Je ne dirais pas cela, mais même si le lien le plus lointain et le plus léger est déjà inacceptable pour un catholique, à cause du crime extraordinaire et des conséquences et du contexte historique. qui sont une accumulation de crimes horribles. Vous n'êtes bien sûr pas directement coupable de ces crimes. Je ne dirais pas cela, mais même si le lien le plus lointain et le plus léger est déjà inacceptable pour un catholique, à cause du crime extraordinaire et des conséquences et du contexte historique qui sont une accumulation de crimes horribles. Vous n'êtes bien sûr pas directement coupable de ces crimes. Je ne dirais pas cela, mais même si le lien le plus lointain et le plus léger est déjà inacceptable pour un catholique, à cause du crime extraordinaire et des conséquences et du contexte historique.

 

JHW: Que diriez-vous aux catholiques, à des millions et des millions de catholiques qui, sans le savoir, tout d'abord, n'avaient jamais entendu ce genre de chose auparavant, n'y avaient même jamais pensé parce qu'on leur avait donné le feu vert, pour ainsi dire, par le Vatican, par leurs prêtres, par des évêques. Personne n'a jamais pensé à ça. Et pendant longtemps, toute la notion de vaccins avortés a semblé être une sorte de théorie du complot. Maintenant, nous savons que c'est réellement vrai. Je pense que la vérité ne se joue vraiment que dans la dernière décennie, car pendant très, très longtemps, même si cela était connu dans la communauté scientifique, la plupart des gens ne croyaient vraiment pas que c'était vrai. Alors que diriez-vous maintenant aux innombrables catholiques qui, sans faute de leur part, ont pris des vaccins, qui les ont administrés à leurs enfants, qui ont, vous savez, des amis même qui pendant un certain temps ont résisté aux vaccins, puis, vous savez, un de leurs enfants a attrapé quelque chose et c'était dévastateur. Certains sont même morts et l'ont donc donné à leurs autres enfants ou que sais-je encore. Que dites-vous à des gens comme ça?

 

Mgr Schneider: Eh bien, je veux dire, ils n'avaient pas de culpabilité parce qu'ils ont suivi les instructions du Vatican. Et donc ceux qui ont donné les instructions ont la responsabilité ultime. Dans ce cas, les catholiques ont cru cela. Mais au moment où ils reconnaîtront cela, tout le monde, cela dépend de la conscience de chacun, de la mesure dans laquelle il ou elle reconnaît l'immoralité même du plus petit, le plus lointain lien avec l'avortement. Eh bien, au moment où une personne reconnaît cela, alors elle doit suivre sa conscience et sa conscience lui dira: "Non, vous ne pouvez pas faire cela à l'avenir." Et il sera reconnaissant à la Divine Providence d'avoir pu le reconnaître personnellement. C'est sa conviction personnelle et il ne le fera pas, car la santé n'est pas la valeur absolue que nous devons rappeler. Et dans la mentalité de notre monde, le matérialisme est [devenu] un dieu, une idole à laquelle nous devons donner des sacrifices comme nous l'écrivions, et c'est vrai, nous devons le reconnaître et faire confiance à la Providence divine. Et puis aussi c'est tellement anti-pastoral et tellement contre-productif de justifier ces vaccins de ces cellules de bébés avortés. Parce que, de cette manière, nous coopérerons d'une manière ou d'une autre à un autre mal. Nous coopérerons pour propager le mythe selon lequel il n'y a pas d'alternative. Il existe une alternative. Les puissances mondiales diront: "Il n'y a pas d'alternative. S'il vous plaît, prenez cet avortement teinté de vaccins." Ils nous le diront, mais c'est impossible. Il y a, il devrait y en avoir et il existe des alternatives. Dieu dans sa Providence éclairera l'homme pour qu'il trouve cela comme Dieu l'a toujours fait. Les hommes ont besoin de faire confiance à Dieu,

 

Imaginez seulement théoriquement, hypothétiquement, si nous vivions dans une société, comme c'était le cas jusqu'à il y a peut-être 50 ans, où l'avortement était, dans presque tous les pays à l'exception de l'Union soviétique, un crime. C'était donc interdit. Disons le totalement, ce serait un moment idéal, où l'humanité entière interdirait strictement l'avortement dans tous les cas. Et ainsi et puis il n'y aurait aucune possibilité de développer et de prendre ces cellules foetales et de développer un tel vaccin. Et puis ils doivent avoir un autre moyen et Dieu nous donnera quand nous observerons la loi de Dieu, le Cinquième Commandement, plus fidèlement et plus par conséquent, Dieu nous donnera Son aide, alors nous utiliserons maintenant ces vaccins. Je suis convaincu que je ne suis pas un prophète. Dieu va nous punir! Nous ne pouvons donc en aucun cas faire cela. Je ne comprends pas comment de bons catholiques peuvent justifier cette dissolution de la coopération matérielle à distance, l'utilisation de ce vaccin. C'est tellement irresponsable. Ce n'est donc pas prudent. Ils ne voient pas les conséquences de tout cela. Nous devons être plus surnaturels et conséquents dans notre décision. Et je le répète, nous devons résister au mythe selon lequel il n'y a pas d'alternative.

 

JHW: Je pense que c'est déjà très vrai parce que dans le monde des vaccins et dans de nombreux domaines médicaux où ils testent également les traitements médicaux avec des lignées cellulaires fœtales avortées, il existe des alternatives. Il existe des alternatives propres en termes de vaccins. L'une des organisations appelées Children of God for Life a déjà passé des décennies à signaler les vaccins non avortés. Il existe toutes sortes de médicaments issus d'avortements, car le problème de l'avortement, des lignées cellulaires fœtales utilisées n'est pas seulement dans les vaccins, il est également utilisé dans les produits médicaux, même, croyez-le ou non, dans le maquillage et autres, des produits, toutes sortes de produits. Le problème est que très souvent, nous n'en savons rien. Combien de personnes, il y a même une décennie, une vingtaine d'années, réalisaient que c'était un avortement, des vaccins contaminés, qu'il y avait une telle chose? Les gens pensaient que c'était un mythe. Eh bien, ils sont également utilisés dans de nombreux autres produits, mais nous ne le savons tout simplement pas. Ce qui amène à se demander dans quelle mesure il incombe aux catholiques de rechercher tous les produits qu'ils utilisent parce qu'il y en a tellement. Mais il existe certainement des alternatives. Et nous devons certainement même les documents de 2005 et 2008 du Vatican ont souligné que nous devons appeler à des vaccins éthiques, ceux qui ne sont pas contaminés par l'avortement.

 

Mgr Schneider: Oui, c'est vrai et c'est évident, et donc, je le répète, c'est le plus anti-pastoral et contre-productif, qu'en ce temps, exactement en cette heure historique, comme les catholiques justifieront leur utilisation de l'avortement entaché vaccins avec la théorie de la coopération matérielle à distance. C'est tellement illogique, nous devons le reconnaître en cette heure historique dans laquelle nous vivons.

 

 

J'étais, lorsque nous préparions le document, je priais beaucoup ... les âmes de ces bébés qui ont été assassinés dans le ventre de leur mère. Parce qu'ils sont en Dieu car dès le premier moment de la conception il y a une âme humaine, une personne. Et ces âmes d'enfants, parce qu'elles sont mortes innocemment, elles sont sous le règne de Dieu. Je n'entrerai pas dans les questions théologiques des limbes et ainsi de suite, mais elles sont sous le règne, dans le royaume de Dieu. Bien sûr, ils ne sont pas dans le royaume du diable sous son contrôle parce qu'ils sont en quelque sorte aussi des martyrs. Des âmes martyrisées. Et donc, je demande spécifiquement à ces âmes d'enfants qui ont été tués et dont les lignées cellulaires ont été utilisées pour le vaccin. Parce que Dieu connaît la ligne qui est venue de cet enfant au vaccin. Et donc je prie cet enfant ou ces enfants, nous ne  savons pas combien ont été enlevés à des enfants différents, car ils ont probablement été enlevés à toutes sortes d'enfants différents. Et nous savons que maintenant en Chine, ils continuent à assassiner et à prendre les cellules de ces enfants à d'autres fins, également en Chine, vous savez. Eh bien, je priais pour tout cela parce que Dieu connaît ces âmes par leur nom. Bien sûr. Et je leur ai demandé de l'illumination, de prier et de nous aider. Et je leur demande de prier aussi nos prières de réparation, d'expiation pour tous ces crimes de technologie foetale et tous ces procédés d'utilisation de lignées cellulaires. Ce n'est déjà pas seulement le meurtre, le moment de l'avortement, mais aussi le processus d'utilisation même pour des tests ou d'autres expériences et ainsi de suite, et la fabrication est déjà horrible en tant que crime. Et pour cela, il faut expier, faire expiation. Et je ne peux pas comprendre à quel point les bonnes personnes, le clergé et les personnes pieuses justifient maintenant l'utilisation de ces vaccins avortés avec cette théorie de la coopération matérielle à distance. Cela n'est pas compréhensible car ils doivent faire expiation, réparation pour chacun de ces crimes dans ce long train. Même si c'était même en termes de processus, il faut réparer. C'est donc ce que je voulais partager d'une certaine manière, mes sentiments très personnels.

 

JHW: Correct. Il y a une question complémentaire à cet égard, car quand il s'agit de l'exemple du paiement des impôts et des vaccins, le problème pourrait être le même. Parce que, par exemple, au Canada, au Royaume-Uni, en Amérique et dans de nombreux pays, peut-être la plupart des pays du monde en ce moment, la question de l'avortement reste la même. Ainsi, la question de la gravité du meurtre d'enfants à naître, un crime qui, comme vous l'avez dit dans votre lettre, crie au ciel de se venger et est donc le crime le plus grave. Donc, le problème devient alors le même en ce qui concerne le paiement des impôts, dont une partie sert à soutenir l'avortement, le vaccin. On nous demande de le prendre. Alors, quelle est la différence là-bas? Parce que maintenant, le problème est devenu le même de l'avortement. Quoi'

 

Mgr Schneider: Oui, il y a une différence car les proportions sont différentes. Parce qu'ils ne me demandent pas si je consens. Ils imposent simplement des taxes générales ou une assurance maladie générale obligatoire sans nous le demander. Et donc à certains égards, c'est différent. Mais quand je me tiens devant le vaccin, je suis personnellement confronté directement à ce mal. Je peux voir le tube de ce vaccin. Et donc je suis confronté directement et j'ai la liberté, je dis non. S'ils veulent me forcer, j'irai en prison. Mais pour payer les impôts, il y a un général, une collecte d'argent, qui même quand je sais qu'ils peuvent ordonner d'utiliser mon argent pour l'avortement, ou pour d'autres actions perverses en plus de l'avortement, mais concrètement pour l'avortement, par exemple. Je dis qu'ils volent mon argent dans cette affaire parce que je suis contre. Je vais demander mon argent. Ils me rendent au moins cette partie de l'argent que nous utilisons pour l'avortement, mais ils ne le feront pas. Et donc ils vont d'une certaine manière voler mon argent.

 

JHW: C'est vrai. Correct.

 

Mgr Schneider: Et c'est donc une différence, voire une différence logique. Et je le répète, vous voilà debout directement devant le tube du vaccin. En payant des impôts, vous n'êtes pas debout avant. Ils ne demandent pas maintenant. Nous ne faisons pas leur budget. Et ils utilisent notre argent, c'est différent.

 

JHW: Je suppose que vous pourriez le faire ... vous pourriez le faire comprendre s'ils disaient, OK, maintenant vous devez payer vos impôts, cela servira à soutenir l'avortement. Et si vous refusez cela, votre maison vous sera enlevée. Tout vous sera enlevé, mais vous devrez quand même refuser car il s'agit alors directement d'avortement. Et cela vous serait demandé de participer de manière très réelle.

 

Mgr Schneider: Exactement. C'est une bonne, bonne comparaison. Coopération et ainsi de suite. Mais dans tous les cas, quand ils me demanderont: "Je prendrai votre argent pour l'avortement", je dois refuser cela même lorsqu'ils prendront ma maison et ainsi de suite, également de la même manière. Mais ils ne me demandent pas complètement. Et comme je le répète, les régimes fiscaux sont imposés d'une manière où le gouvernement nous prive juste de notre argent. Alors là, ils font contre notre volonté. Mais dans le vaccin, je peux exprimer là ma volonté complètement.

 

JHW: Excellent.

 

Mgr Schneider: Mais je répète que les catholiques doivent en tout cas aussi chercher une autre assurance, une assurance maladie. Payer d'autres assurances maladie qui ne paieront pas l'avortement. Mais malheureusement, dans certains pays, il n'y a pas d'autres possibilités. Droite. Droite. Comme c'était, par exemple, en Union soviétique, où j'ai vécu. Tous les gens devaient payer une assurance maladie et ensuite ils pratiquaient également des avortements. Et ils nous forçaient, volaient notre argent.

 

Comme je le répète, ils doivent être des témoins sans aucune ombre de la moindre collaboration avec l'avortement dans le cas des vaccins. Parce qu'il y a un meurtre concret d'enfants, et nous devons donc le proclamer avec nos gestes, avec nos actes. Ne pas collaborer à cet acte concret, et donc être des témoins, des témoins dans cette terrible culture anti-vie que c'est une culture de la mort. Nous devons résister, sinon notre témoignage ne sera pas vraiment convaincant.

 

JHW: Vous avez mentionné dans votre document que cela a un certain jeu avec la marque de la bête. Maintenant, la marque de la bête, est-ce que c'est, vous savez, cette déclaration sévère dans les Écritures selon laquelle la marque de la bête vient que quiconque l'accepte va fondamentalement en enfer. C'est donc une comparaison très frappante. Que voyez-vous dans ce qui est similaire à la marque de la bête? Je suppose que vous ne pensez pas que ce soit la marque ultime de la bête, mais que pensez-vous de ce point?

 

Mgr Schneider: Je pense qu'il n'a pas été formulé directement comme tel. Je pense qu'il a été formulé, [que] cela pourrait être une indication. Donc, il a été formulé dans une possibilité, donc ça pourrait l'être. Parce qu'accepter en quelque sorte les fruits de l'avortement et tous ces horribles tests et production de lignées cellulaires, c'est vraiment horrible, et alors quand tous les habitants de la terre auront ce signe dans leur corps, ce qui est un signe de la mort, finalement. Car sans le premier acte de mort, de meurtre de cet enfant, ils n'auraient pas été cette marque sur votre corps avec ce vaccin. C'est donc un lien avec la mort. Et la Bête est la mort. C'est possible, nous ne l'avons pas dit tout de suite, mais nous l'avons formulé pour y réfléchir. Il faut penser à ça.

 

JHW: C'est une réflexion très intéressante car l'acte de volonté est nécessaire parce que les écritures décrivent la marque de la bête comme quelque chose que vous prenez que si vous la prenez, vous êtes coupable. Et je présume que dans les circonstances normales où vous savez, dans toutes les circonstances normales du péché mortel, vous devez reconnaître que c'est un grave mal moral et qu'il doit être grave et vous devez le reconnaître comme tel et vous devez consentir à librement. Et donc dans ces circonstances, je peux voir qu'il en est ainsi. Mais cela pourrait aussi dans ce cas nous interdire d'acheter et de vendre. Les Écritures expliquent comment tous ceux qui refusent la marque de la bête ne pourront pas acheter et vendre. Et dans ce cas avec un vaccin, c'est la première fois que je vois autre chose que peut-être, tu sais, faire une puce dans votre main où vous deviez l'avoir pour faire des affaires. Cette possibilité a cela aussi, et que vous ne serez même pas autorisé à acheter ou à vendre dans les magasins.

 

Mgr Schneider: Oui, cela pourrait l'être, mais par conséquent, l'Apocalypse et la Révélation de Saint-Jean ont été écrites pour nous aussi. Il viendra un temps où ce qui est écrit dans les Apocalypses sera réalisé. Et nous ne savons pas quand le Seigneur vient. Peut-être que la seconde venue du Seigneur est déjà proche. On ne sait pas. Et peut-être qu'il y a déjà des signes de signes apocalyptiques, il est bien sûr difficile de le dire directement. Par conséquent, nous définissons une possibilité d'indication, pas une atmosphère directe ou apocalyptique. C'est déjà que nous voyons cela sous nos yeux, ces signes apocalyptiques qui peuvent durer encore une autre fois jusqu'à ce que le Seigneur vienne. On ne sait pas combien de temps. Mais dans l'autre cas, de l'autre côté, il faut espérer que Dieu est plus fort que toutes ces puissances apocalyptiques même de notre temps. Et que Notre Dame a promis à Fatima que son Cœur Immaculé triomphera, gagnera. Et nous pouvons croire que Dieu accordera également le triomphe du Cœur Immaculé à notre époque avant la venue du Christ. Nous pouvons croire qu'il accordera à son Église un temps de sainteté extraordinaire et florissante, toute l'Église, afin qu'ils puissent avoir cette espérance et cette confiance.

 

JHW: Certainement parce que cela a été la période la plus déroutante. Les gens que j'aime et que je respecte et que je crois sont vraiment des saints de cette époque sont divisés sur cette question et cela me déchire le cœur de voir. C'est tellement déroutant et je suppose que nous devons demander de l'aide au ciel, parce que c'est le moment le plus ... incroyable, et je ne veux même pas dire, vous savez, plus grand là-bas que l'église, pour ainsi dire, il y a beaucoup de confusion sur les choses et qu'il n'y a vraiment pas de confusion. Les vérités de la foi, le concept du mariage et tout cela. Ce n'est pas ce dont je parle. Je fais référence aux meilleures des meilleures personnes qui ont travaillé toute leur vie pour la vie et la famille, qui ont reconnu dans toutes les guerres liturgiques, les guerres sur la vie et la famille et la contraception, toutes ces questions minimes. Mais même parmi eux, c'est cela qui cause une telle ... c'est la division. Ce n'est pas de l'animosité, mais c'est un cœur divisé et ça a été quelque chose.

 

Mgr Schneider: Oui, je peux vous comprendre, et c'est aussi pour moi aussi une douleur dans mon cœur de voir des gens que j'apprécie. Comme vous l'avez dit, ils sont à mon avis, ils sont dans ce cas-ci simplement aveuglés. Ils ne voient pas les profondeurs. Et c'est, pour moi, mystérieux comment c'est contre la raison, contre le bon sens, que les gens simples, ils rejettent cela automatiquement, instinctivement. Faites une enquête auprès de gens simples, ils rejetteront cela. C'est le Sensus Fidelium. Et c'est pour moi, une démonstration et une consolation aussi. Nous devons suivre la vérité, même si je devais perdre tous mes bons amis, je suivrais ma conscience. Même si je devais devenir seul, je suivrai ma conscience, comme Saint Thomas More et Saint John Fisher. Ils ont suivi leur conscience. Et je ne suis pas le seul, grâce à Dieu. Il y a même d'autres évêques qui ne l'ont pas signé, qui sont également dans la même situation et des prêtres et, je le répète, des gens plus simples. Ceci est pour moi, une démonstration. Et puis, comme vous l'avez mentionné, cher monsieur Westen. Je pense que c'est aussi un signe des derniers temps où les bons sont confus sur un point, et comme Notre Seigneur l'a dit une fois aux élus, nous serons également séduits. Et ils ne voient pas plus clairement dans ce fait grave et concret. C'est une mission de Dieu de purifier notre âme, d'être plus convaincu, de suivre le chemin de notre conscience pour la vérité, nous devons suivre notre conscience, dans ce cas, une conscience que nous avons priée, étudiée, consultée devant Dieu. Et je suppose que ce cardinal et ces évêques là-bas ont aussi une conscience cultivée. Les gens simples. Je crois qu'après un certain temps ces gens ... qui défendent la moralité de l'utilisation des vaccins avortés, Je pense que Dieu leur montrera certaines conséquences. Eh bien, là où leurs yeux seront ouverts, je suis convaincu que le moment viendra, car la vérité est si puissante. Et la vérité, lorsque nous cherchons la vérité, est un cœur pur. Dieu le révélera et nous le montrera. Et donc nous devons vivre pour la vérité et pour l'éternité.

 

JHW: Vous dites cela en reconnaissant la gravité des conséquences dont nous avons commencé à parler. Parce que la position du Vatican exprimée en 2005 et 2008, promue par de très nombreux prélats partout dans le monde, conduit à une conclusion opposée dans son aboutissement. Dans son plein épanouissement, l'acceptation de cela comme une coopération matérielle à distance, combinée à la conviction que, vous savez, le coronavirus est si grave qu'il doit être traité avec un vaccin fait exactement ce que les évêques britanniques ont fait. Une contrainte morale sur les catholiques d'accepter le vaccin. Et pourtant votre position ... Je pense qu'Abby Johnson vient de s'exprimer également. Je veux dire, parce qu'en fait elle a dit beaucoup comme tu viens de le dire. Si les évêques s'y opposaient résolument, il y aurait eu une autre solution éthique il y a longtemps. Mais, vous savez, cela, c'est intéressant parce que votre position et la position du cardinal Pujats et de l'évêque Strickland et des autres évêques qui et des archevêques qui ont signé ce document avec vous conduisent à la conclusion opposée. Ainsi, d'une part, la position exprimée par le PAV et le CDF en 2005 et 2008 conduit dans sa plus extrême à ce que les catholiques soient contraints d'utiliser le vaccin avortement contaminé. Alors que d'un autre côté, votre position conduirait, également à l'extrême, à ce que les catholiques doivent résister au point de toute sorte de restriction à leur liberté et peut-être même à leur mort. Et si vous pouvez parler de cette dernière possibilité de savoir si cela est forcé à un point tel que le seul moyen d'y résister est votre propre mort, qu'en diriez-vous? 

 

Mgr Schneider: Ce serait une décision de chacun et de sa conscience. Donc, quand ma conscience dit que je ne peux pas accepter un vaccin avorté, même pas de la manière la plus lointaine, parce que je le répète, j'entre même dans une collaboration même la plus éloignée, qui est différente du paiement des impôts, bien sûr, je ne peux pas comparer cela. Alors ma conscience dit que je ne peux pas accepter cela. Et puis je dois suivre la décision de Thomas More et du cardinal John Fisher, qui sont restés les seuls à ne pas accepter le serment de succession d'Henri VIII, qu'il leur a exigé. Il ne leur a pas demandé de nier le Christ, et Henry VIII a demandé à John Fisher et Thomas More de prêter le serment de succession, ce qui serait une reconnaissance implicite du divorce, car Henry VIII leur a demandé de reconnaître les descendants d'Anne Boleyn comme légitimes et souverain, et ils reconnaîtront que leurs descendants sont des enfants légitimes. Ensuite, ils diraient qu'il s'agit d'un mariage légitime et que ce n'était pas un mariage légitime et qu'ils reconnaîtraient implicitement le divorce. Et donc ils préfèrent mourir que de faire cela. Donc, je pense que même lorsque Mgr Strickland a parlé il y a quelques semaines en vidéo, il a dit qu'il préférerait aller en prison plutôt que de prendre un vaccin avorté. Je suis du même avis. Mon archevêque m'a aussi dit la même chose, il préférerait aller en prison et même si nous étions seuls, mais ils ne le seront pas. Je suis convaincu qu'il y aura un grand, peut-être pas si grand, mais il y aura un nombre considérable de gens simples. Pas tellement de clergé et pas tellement d'intellectuels, mais des gens simples. Mères, simples grands-mères et bons jeunes, ils iront en prison. Je pense qu'ils n'accepteront pas ce vaccin. Et s'ils ne les tuent pas, leur imposent la peine de mort, je ne sais pas. Dieu nous éclairera, qui confessera sa vérité et nous donnera la force. Quelle est cette courte vie par rapport à l'éternité, à la vérité? Avec ce témoignage des prophètes! Témoin sans compromis. Avec l'esprit des prophètes de l'Ancien Testament, de saint Jean-Baptiste, avec les prophètes, avec les saints, martyrs, avec tout cela. Nous devons les suivre même lorsque nous perdrons notre courte vie temporelle.

 

JHW: Amen. Sensationnel. C'est une déclaration et une conviction très puissantes que vous apportez et j'aimerais conclure là-bas et si cela ne vous dérange pas, Excellence, de nous donner toute votre bénédiction.

 

Mgr Schneider: Dominus vobiscum.

 

JHW: Et cum spiritu tuo.

 

Mgr Schneider: Et benedictio Dei omnipotentis Patris et Filii et Spiritus Sancti descendat super vos et maneat semper. Amen.

 

JHW: Amen. Merci beaucoup, Mgr Schneider, d'être avec nous dans cet épisode du John Henry Westen Show, que Dieu vous bénisse.

 

Mgr Schneider: [Que Dieu vous bénisse] vous aussi.

 

JHW: Et que Dieu vous bénisse tous. On se reverra la prochaine fois.

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 19:29

Source: Business Insider

 

11/12/2020

 

L'Australie est devenue le premier pays à abandonner un essai de vaccin, abandonnant un projet de 750 millions de dollars après que la vaccination ait donné à tort à certaines personnes des résultats positifs au test de dépistage du VIH

 

En conséquence, l'Australie a augmenté ses commandes de vaccins contre les coronavirus auprès de Pfizer, AstraZeneca et Novavax, a déclaré vendredi le Premier ministre Scott Morrison.
L'Australie a abandonné un projet de 750 millions de dollars après que certains participants à un essai de vaccin aient été faussement testés positifs pour le VIH.
C'est la première fois qu'un pays abandonne un essai de vaccin.
Le ministre de la santé Greg Hunt a déclaré vendredi que le vaccin expérimental, développé par l'université du Queensland et la société de biotechnologie CSL, "a déclenché une réponse d'anticorps qui pourrait interférer avec le dépistage du VIH".
L'Université du Queensland a déclaré que le vaccin expérimental avait montré des signes prometteurs dans la lutte contre le COVID-19 et que "des tests de suivi de routine ont confirmé l'absence de virus VIH".
Pour compenser l'annulation, l'Australie a augmenté ses commandes de vaccins développés par AstraZeneca, Pfizer et Novavax, a déclaré le Premier ministre Scott Morrison.
 

L'université du Queensland et la société australienne de biotechnologie CSL avaient mené des essais cliniques sur un prototype de vaccin avec le soutien du gouvernement australien et de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations.

Mais lors d'une conférence de presse vendredi, le Premier ministre Scott Morrison a annoncé que le projet était terminé.

"Nous ne pouvons avoir aucun problème avec la confiance", a-t-il déclaré. 

[...] A sa place, M. Morrison a déclaré que son gouvernement augmenterait les commandes d'autres vaccins, à savoir 120 millions de doses supplémentaires de vaccin Pfizer, 20 millions de doses supplémentaires de vaccin AstraZeneca et 11 millions de doses supplémentaires de vaccin Novavax.

S'exprimant après M. Morrison, le ministre de la santé, Greg Hunt, a déclaré que le vaccin testé à l'université du Queensland "a déclenché une réponse d'anticorps qui pourrait interférer avec le dépistage du VIH".

Plusieurs participants aux essais qui ont reçu une injection du vaccin prototype ont été testés positifs pour le VIH, bien qu'ils ne soient pas porteurs de ce virus.

Le vaccin expérimental avait utilisé des parties d'une protéine présente dans le VIH, qui a déclenché des anticorps couramment observés lors des tests de dépistage du VIH.

Malgré les résultats faussement positifs du test VIH, le vaccin expérimental montrait des signes prometteurs dans la lutte contre le coronavirus, a déclaré l'Université du Queensland dans une déclaration vendredi.

"Le vaccin UQ-CSL v451 COVID-19 a montré qu'il suscite une réponse robuste face au virus et présente un profil de sécurité élevé", a-t-elle déclaré, ajoutant : "Toutefois, après consultation du gouvernement australien, CSL ne fera pas passer le vaccin candidat aux essais cliniques de phase 2/3".

L'université a ajouté : "Il n'y a aucune possibilité que le vaccin provoque une infection, et les tests de suivi de routine ont confirmé qu'il n'y a pas de virus VIH présent".

L'Australie est devenue le premier pays à abandonner un essai de vaccin, abandonnant un projet de 750 millions de dollars après que la vaccination ait donné à tort à certaines personnes des résultats positifs au test de dépistage du VIH

___________

Rappelons que le professeur Montagnier, prix Nobel de médecine en 2008, avait déclaré en avril 2020 que le virus du Covid-19 avait été fabriqué en laboratoire à partir du virus du sida (VIH). (Le Monde)

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 00:00
Illustration: tympan de la porte principale de l'église de l'abbaye de Klosterneuburg où il figure avec Léopold III.

Illustration: tympan de la porte principale de l'église de l'abbaye de Klosterneuburg où il figure avec Léopold III.

Il était originaire de la Bavière et entra dans l'Ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin.

Il réforma de nombreuses communautés de son Ordre puis fut évêque de Brixen dans le Tyrol italien nommé aussi Vénétie tridentine.

 

À Brixen (Bressanone) dans la région de Trente, en 1164, le bienheureux Hartmann, évêque. Auparavant chanoine régulier, il gouverna cette Église avec prudence et fidélité.

 

Martyrologe romain

Sources: 1, 2

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 00:00
Sainte Françoise-Xavier Cabrini (1850-1917), Vierge et fondatrice : "Missionnaires du Sacré-Cœur"

Sainte Françoise-Xavier Cabrini (1850-1917), Vierge et fondatrice : "Missionnaires du Sacré-Cœur"

Née et baptisée le 15 juillet 1850 à Sant'Angelo Lodigiano, en Lombardie, treizième enfant d'une famille de cultivateurs, la petite Marie-Françoise, de santé si frêle, ne semblait guère vouée à traverser trente fois l'océan et à établir des fondations qui essaimeraient jusqu'en Australie et en Chine.

Françoise Cabrini embrassa la profession d'institutrice.

Plusieurs tentatives pour se faire religieuse échouèrent à cause de sa santé précaire ; elle désirait aussi ardemment devenir missionnaire. Le curé de Codogno, qui connaissait sa force d'âme, la fit venir à l'âge de vingt-quatre ans dans la Maison de la Providence pour remettre de l'ordre dans ce couvent où quelques orphelines recevaient leur formation.

Un jour, l'évêque de Lodi dit à Françoise : "Je sais que vous voulez être missionnaire. Je ne connais pas d'institution qui réponde à votre désir. Fondez-en une !" Sœur Cabrini réfléchit un instant et répondit fermement : "Je chercherai une maison." Elle posa à Codogno les bases de l'Institut des Sœurs Missionnaires du Sacré-Coeur. La prière était l'âme de leur action ; l'oraison remplissait quatre heures du jour, une cinquième s'ajoutait pour la fondatrice qui se levait une heure plus tôt que ses sœurs.

En sept ans, Mère Cabrini accomplit l'objectif désiré : l'établissement de sa congrégation à Rome et son approbation par le pape Léon XIII.

De Rome, son institut s'étendit rapidement. Françoise-Xavier croyait que la Chine l'appelait, mais le Pape lui demanda d'envoyer ses sœurs en Amérique pour aider les cinquante mille émigrés italiens qui attendaient un support matériel, spirituel et moral. Le Saint-Père lui dit : "Non pas l'est, mais l'ouest. Allez aux États-Unis où vous trouverez un large champ d'apostolat." En effet, sans racines et sans foyer, les émigrés dépérissaient sur le plan religieux et social.  

Francesca Saverio Cabrini arriva en Amérique le 31 mars 1889. Sa communauté prit bientôt un développement extraordinaire : hôpitaux, écoles, orphelinats surgirent à New-York, Brooklyn, Scranton, New Jersey, Philadelphia, New Orleans, Chicago, Denver, Seattle et Californie. (1) 

 

La Providence aplanit les difficultés.

Elle fonda une école supérieure féminine à Buenos-Aires. Cette vaillante ouvrière de l'Évangile se dépensa aussi en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Au retour de ses voyages en Europe, Mère Cabrini ramenait des milliers de sœurs pour ses hôpitaux, ses écoles et ses orphelinats.

"Travaillons, travaillons, disait-elle toujours à ses Filles, car nous avons une éternité pour nous reposer. Travaillons simplement et bien, et le Seigneur est Celui qui fera tout." Elle établit soixante-sept maisons en huit pays. Humble devant la prospérité de son œuvre, elle répondait aux témoignages d'admiration : "Est-ce nous qui faisons cela ou bien est-ce Notre-Seigneur ?" Son inébranlable confiance dans le Cœur de Jésus fut largement récompensée.

 

Celle qui s'était souvent écrié : "Ou aimer ou mourir !" fit de sa mort un acte de pur amour de Dieu. "La mère des immigrants" mourut d'épuisement à 67 ans, le 22 décembre 1917, à Chicago, dans l'état d'Illinois, en laissant trente maisons dans huit pays. Son corps fut transporté à New-York, dans la chapelle de l'école qui porte son nom. C'est là que ses restes sont encore vénérés.

Francesca Saverio Cabrini a été béatifié, en 1938, par Pie XI et canonisée le 7 juillet 1946 par Pie XII, première sainte des Etats-Unis, qui l'a aussi constituée sainte patronne des émigrés. (2) 

Les Hôpitaux Santa Cabrini de Montréal et de New York sont nommés en son honneur. (3)

 

À Chicago dans l’Illinois, aux États-Unis d’Amérique, en 1917, sainte Françoise-Xavière Cabrini, vierge, qui fonda l’Institut des Sœurs missionnaires du Sacré-Cœur et dépensa toutes ses forces avec une immense charité au soin des migrants.

Martyrologe romain

 

Sources: 1; 2, 3

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 22:34

Macron, déjà parjure quant à la liberté de culte, avait promis de ne pas réaliser de vaccination obligatoire. Macron, parjure une seconde fois ?

Le projet de loi, présenté le 21 décembre, "instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaire" prévoit d'autoriser le Gouvernement à subordonner les déplacements, l'accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l'exercice de certaines activités à la présentation des résultats d'un test de dépistage, au suivi d'un traitement préventif, ou l'administration d'un vaccin :
 
 

Voir le haut de la page 13 du rapport d'information relatif à ce projet de loi :

 

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3714_projet-loi.pdf

Selon le droit européen et le droit français, l'obligation vaccinale est illégale. 

Il ne peut exister d'obligation légale de vaccination :

 

1- L'obligation vaccinale est contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

 

(Article 3) : " Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne".

 

Le 9 juillet 2002, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a précisé que la vaccination obligatoire, en tant que traitement médical non volontaire, constituait une ingérence dans le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne.

 

2- L'obligation vaccinale est contredite par le Code Civil :

 

(Article 94 653 du 29 juillet 1994) selon "le principe du respect de l'intégrité du corps humain".

 

3- L'obligation vaccinale est en contradiction avec le Code de Déontologie Médicale :

 

(Article 36) : "Tout acte médical requiert le consentement libre et éclairé des personnes".

 

4- Toute obligation vaccinale est contraire aux arrêts de la Cour du 25/02 et du 14/10/1997 qui expliquent que

 

"Les praticiens doivent être en mesure de prouver qu'ils ont fourni au patient une information loyale, claire, appropriée et exhaustive, au moins sur les risques majeurs, et la plus complète possible sur les risques les plus légers. Cette information a pour but de permettre au patient de refuser la vaccination proposée en estimant que les risques sont supérieurs aux bénéfices escomptés". Source: Blog Mediapart

 

5 - Toute obligation est annulée d'office par l'article L1111-4 du Code de la Santé publique, modifié par loi n°2016-87 du 2 février 2016 - art. 5, qui stipule que

 

"Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement. […] Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment."

 

Ce projet de loi est subordonné à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et à la déclaration des droits de l'homme de 1789, au sommet de la pyramide des normes du droit, fixant les droits fondamentaux :

 

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

 

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

 

Ce projet de loi est donc inconstitutionnel.

 

Le Conseil constitutionnel chargé de veiller à la conformité des lois à notre bloc de constitutionnalité fera-t-il son travail ?

___________

Add. Mardi 22 décembre 2020. Le Figaro titre ce soir : "L'exécutif renonce à imposer la vaccination obligatoire" : un article publié sous cette adresse internet : https://www.lefigaro.fr/politique/covid-19-ce-que-contient-le-controverse-projet-de-loi-instituant-un-regime-perenne-des-urgences-sanitaires-20201222

Le Figaro, 22/12/2020

"Face aux protestations suscitées par un texte qui réservait au premier ministre la possibilité d'imposer une obligation vaccinale de fait, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a reporté sine die l'examen du projet.

 

[...] le gouvernement, par la voix d'Olivier Véran, le ministre de la Santé, a décidé de retirer le projet de loi controversé. Il l'a annoncé mardi soir, sur le plateau du «20 Heures » de TF1. « La vaccination ne sera pas obligatoire. C'est une mauvaise polémique venue du Rassemblement national (…). Dans le contexte que nous connaissons, le gouvernement va proposer de reporter le texte de plusieurs mois », a déclaré le ministre." (Fin de citation)

___________

"Le gouvernement va proposer de reporter le texte de plusieurs mois" : ce qui signifie qu'ils n'abandonnent pas leur projet de "vaccination obligatoire" (mot tiré du titre même de l'article du Figaro, copie d'écran ci-dessus).

Y a-t-il quelqu'un pour dire au gouvernement que Macron a promis lors de son allocution du 24 novembre qu'il ne rendrait pas la vaccination obligatoire ?

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-je-ne-rendrai-pas-la-vaccination-obligatoire-assure-emmanuel-macron_4194231.html

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-je-ne-rendrai-pas-la-vaccination-obligatoire-assure-emmanuel-macron_4194231.html

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Marion Maréchal Le Pen a mis en garde lundi soir contre "le projet liberticide du gouvernement" : 

 

Un texte dénoncé ardemment par la présidente de l’ISSEP-Lyon (Institut de Sciences Sociales Economiques et Politiques), Marion Maréchal, dans un tweet lundi soir : « Un véritable scandale se passe sous nos yeux. Le gouvernement fait voter en procédure accélérée la pérennisation de l’état d’urgence sanitaire et permet de transformer les non vaccinés en citoyens de seconde zone », s’alarme-t-elle.

 

Mesures liberticides

L’ancienne députée vise en particulier l’Article L. 3131 9, n°6 de la section 2 de ce projet de loi consacré à l’état d’urgence sanitaire où il est inscrit : « Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. »

https://www.valeursactuelles.com/politique/mesures-de-retorsion-envers-ceux-qui-refusent-le-vaccin-marion-marechal-met-en-garde-contre-le-projet-liberticide-du-gouvernement-126853

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 12:04

Celui qui oublie son passé est mort pour l'avenir.

Euripide

Nos dirigeants cherchent des repères, une direction à suivre, une identité. Or souvenons-nous que lorsque le mot "république" remplace le mot "France", nous renonçons à des siècles d'histoire :

Le baptême de Clovis représenté dans une enluminure des Grandes Chroniques de France de Charles V, vers 1370-1379.

Le baptême de Clovis représenté dans une enluminure des Grandes Chroniques de France de Charles V, vers 1370-1379.

Les mots ont une signification, un sens : ils permettent l’expression d’une pensée tout en précision et en nuance. Certains d’entre eux ont un poids particulier : celui de l’Histoire. Ils sont des témoins du temps, de ce qui était ou de ce qui est.

 

Lorsque M. le Premier ministre emploi le mot « République » en lieu et place de celui de « France », il ne s’y trompe pas. Le projet de loi « confortant les principes républicains », qu’il a défendu dans les colonnes du Monde, en est la parfaite illustration : ce qu’il veut protéger, ce qu’il veut sauver, c’est la République. Et la France de devoir céder la priorité. Mais la République n’est qu’une forme de gouvernement parmi d’autres.

Source : Profession Gendarme.comBoulevard Voltaire

 

Le problème dans lequel nous nous trouvons depuis 1789 (Commentaire d'Elbo trouvé sous l'article de Profession Gendarme.com) est celui-ci

 

Lorsqu’on parle de République on fait oublier la France.

Et lorsqu’on parle des républicains, on fait oublier les français…

C’est quoi un républicain ? Depuis 1789, c’est un citoyen qui accepte de se soumettre aux lois de la république, donc, si une loi est mauvaise, et que vous ne voulez pas vous y soumettre, parce qu’elle serait, par exemple, dangereuse pour vous même et pour les autres, le régime a le droit de vous exclure de la société. Comprenez-vous l’arnaque ?

 

Avant 1789, on était des français, peu importe le type de régime en place, et nous ne pouvions perdre cette qualité de français.

 

Une autre arnaque aussi, on vous a fait croire qu’avant 1789 nos ancêtres ont vécu 10 siècles d’obscurantisme ? Il n’y a rien de plus faux là dedans. Nos ancêtres ont au contraire connu la Lumière et c’est nous qui sommes dans l’obscurantisme, pourquoi ?

 

Parce qu’avant 1789, notre société avait pour fondement LA MORALE : comportement digne, recherche de la vérité, valeurs… défense du bien commun.

 

Après 1789, la France a pris pour fondement LA LOI, exit la morale.

 

[Ndlr. "Art. 4 de la Déclaration des droits de l'homme de 1799. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."]

 

Elle (la France) était là, ou non, peu importe, ce qui importait désormais étaient ceux qui écrivaient les lois et ceux qui les acceptaient.

Or, quand tout repose sur la loi, tout dépend de la valeur des personnes qui imposent leurs lois aux autres, si vous avez des personnes droites, ça peut encore aller, mais si vous vous retrouvez avec des voyous… ça donne ce que nous vivons aujourd’hui, et si vous ne voulez pas respecter leurs lois, hé bien vous devenez à votre tour un criminel aux yeux de la république, alors que vous n’avez rien fait.

 

Comprenez vous désormais de quelle façon on a été dupés ?

 

En 1789, on a donc troqué la morale (la loi naturelle) contre "la loi".

Mais en réalité, une autre morale a pris la place de la morale. Cette nouvelle morale est celle de l'opinion.

 

Qu'est-ce que l'opinion ? L'opinion est façonnée par de nouvelles idoles que sont les sondages, la "majorité". Un phénomène que l'on peut ainsi résumer : "tout le monde le fait, donc je peux le faire aussi". Ce qui était interdit par la morale devient possible dans la nouvelle morale de l'opinion. L'humain a-t-il progressé au change quand je peux tuer parce que la majorité le fait ?

 

"'Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle' ne doit s'opposer à une majorité législative (Mirabeau).

Ce régime n'est qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une 'démocratie illimitée', et ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une 'souveraineté illimitée'"... (Le Livre noir de la Révolution française, Par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008, p. 14).

La formule de Mirabeau est à rapprocher de la doctrine étatiste créonienne de Jacques Chirac qui a synthétisé les principes républicains et "laïcs" en disant : "pas de loi morale au-dessus de la loi civile" ("non à une loi morale qui primerait la loi civile", Jacques Chirac, Journal du Dimanche, avril 1995).

Cette doctrine démocratique a pu légitimer des génocides du moment que ceux-ci étaient conformes à la loi, expression de la Volonté générale.

 

"La Volonté générale ne pouvait que finir par vouloir changer toutes les lois, aujourd'hui la loi naturelle, demain peut-être les lois de la gravitation universelle", a pu ironiser le professeur de droit Jean-Claude Martinez.

 

En réalité, la civilisation nous enseigne que liberté s'arrête là où commence celle des autres. Autrement dit il y a toujours une limitation, une limite de la liberté, pour que la liberté reste "liberté".

D'ailleurs, cette liberté limitée, n'est-elle pas inscrite dans la déclaration des Droits de l'homme elle-même qui stipule d'une manière incohérente avec le fondement de la loi comme source du droit et non la morale (Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation et Art. 6. La Loi est l'expression de la volonté générale), Art. 4, je cite : "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme N'A DE BORNES QUE CELLES QUI ASSURENT AUX AUTRES MEMBRES DE LA SOCIETE LA JOUISSANCE DE CES MÊMES DROITS. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi."

Ainsi, la limite de la liberté est la vraie garantie des droits de l'homme et de la civilisation. La déclaration des droits de l'homme le reconnaît elle-même, tout en se contredisant, en fantasmant une source du droit dans la loi elle-même, une loi qui pourrait tout. "La Volonté générale ne pouvait que finir par vouloir changer toutes les lois, aujourd'hui la loi naturelle, demain peut-être les lois de la gravitation universelle", a pu ironiser le professeur de droit Jean-Claude Martinez.

 

Et cette limite à la liberté (et donc à la loi) trouve dans la morale traditionnelle son fondement extérieur (la loi morale du Décalogue et non celle de l'opinion).

 

Contrairement donc aux incohérents et artificiels Droits de l’Homme — que l’Occident décadent essaie d’imposer au reste du monde —, le droit naturel apparaît aux civilisations traditionnelles comme la source du droit.

 

En effet, il n’existe qu’une nature humaine universelle, et tous les hommes sont soumis à des mêmes lois qu’ils n’ont pas choisies ; des lois physiques et physiologiques bien sûr, mais aussi des lois de bon comportement, ou lois morales, dont le païen Cicéron nous rappelle l’origine : la raison qui nous distingue de l’animal... À l’instar d’un Confucius ou d’un Aristote, il reconnaît le droit divin ; la loi naturelle ne saurait provenir que du Dieu auteur de la nature humaine, et non de l'opinion changeante et fluctuante de l'homme.

 

"La loi civile doit rechercher et reconnaître les exigences de la loi naturelle, car la loi naturelle niée, elle ouvre la voie au relativisme éthique individuel comme au totalitarisme politique." Tel a été l'enseignement de Benoît XVI (Catéchèse pour l'audience générale Place St.Pierre, 16 juin 2010.)

 

Comme remède dans un monde en perte de repères (l'équerre et le compas relativistes ayant détruit la boussole...) et qui ne parvient plus à créer du lien social, je propose que l'on reconnaisse le christianisme comme religion historique de notre pays.

Ce n'est pas en effet la "laïcité" qui est "au-dessus" - n'en déplaise aux francs-maçons - (la laïcité elle-même est une invention du christianisme), c'est le christianisme qui est au-dessus de la laïcité.

Ainsi, symboliquement, la croix placée dans une salle de classe serait la garantie de la laïcité permise, précisément par le règne de la Croix. Dès lors qu'on enlève l'auteur de la laïcité, on détruit ce qui l'a créée. 

Entendu comme distinction du temporel et du spirituel (qui n'existe dans aucune autre civilisation), le christianisme est le meilleur garant des droits de l'homme et de la démocratie. Après libre à chacun de croire ou non..., d'être adepte d'une idole ou pas... Mais la France est chrétienne. Le christianisme est au-dessus. La Constitution de notre nation le dit depuis 496.

Toutes les religions ne se valent pas. Pas même la religion de la laïcité (pour les francs-maçons) qui ne vaut pas la religion qui l'a permise, qui donc, historiquement et logiquement, est au-dessus. Ne serait-ce déjà que pour cette seule raison : le catholicisme a construit la France que la république cherche à éliminer en supprimant le mot, le catholicisme mérite à ce titre de (re)devenir religion d'Etat, en lieu et place de la laïcité que seul, il permet.

Une laïcité auto-référencée, c'est comme la liberté sans la morale, la "république" sans la "France", la destruction est au bout.

Il est temps de revenir aux principes qui ont fait la France.

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 00:00
Saint Pierre Canisius, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 162.

Saint Pierre Canisius, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 162.

Issu d'une famille de Nimègue située dans les Pays-Bas actuels, Saint Pierre Canisius naît en 1521 ; il est né le jour où Luther est mis au ban de l'empire et le mois même où saint Ignace est blessé au siège de la citadelle de Pampelune.

Saint Pierre Canisius étudie à Cologne (Allemagne) la philosophie, et c'est alors qu'il mûrit la décision de devenir prêtre ; il oriente ses études de théologie vers l'Écriture Sainte et les Pères de l'Église.

Pierre Canisius rencontra Pierre Favre, le premier compagnon d'Ignace de Loyola, qui, chargé d'une mission papale, séjournait à Mayence. Au printemps 1543, Pierre fit sous la direction de Pierre Favre, les exercices spirituels de Saint Ignace durant trente jours ; puis il décida d'entrer dans la compagnie et scella son choix par un vœu. En 1546, il fut ordonné prêtre.

À vingt-trois ans, il entra chez les jésuites

À vingt-neuf, il était docteur en théologie et recteur d'université.

Travailleur acharné, il a laissé douze mille pages de sermons et dix mille correspondances, un nombre incalculable de livres de théologie, de prières et d'apologétiques, ainsi qu'un catéchisme, édité quatre cents fois et traduit en quinze langues, ainsi que des dizaines de vie de saints. Il provoqua quelques oppositions, et on le traitait de "chien", en raison de son nom de famille, Kanis ou Canisius, le mot latin "canis" désignant cet animal. [1]

Saint Pierre Canisius, docteur de l'Eglise († 1597)

Pierre quitta bientôt Cologne pour l'Italie.

Il fut envoyé au concile de Trente, comme théologien de l'évêque d'Augsbourg.

Après l'ajournement du concile, Ignace l'appela à Rome et  lui fit accomplir son noviciat sous sa propre direction.

 Au printemps 1548, il fut envoyé avec un groupe de dix jésuites sous la direction de Jérôme Nadal pour fonder à Messine le premier collège jésuite ; Pierre y enseigna le latin.

 

Bientôt, sur l'ordre du pape Paul III, il fut envoyé en 1549 avec Claude Jay et Alonso Salmeron en Bavière. C'est de cette base que pendant trente ans, Pierre Canisius va déployer dans l'empire son activité et ses talents en faveur de l'Église, sachant même se faire apprécier des protestants par sa douceur et sa gentillesse. [2]



Quatre points essentiels marquent son action:

1°/ D'abord la lutte contre l'ignorance religieuse et contre la dépravation morale qui en était la conséquence.

En d'innombrables prédications, souvent préparées de nuit (plus de 12.000 pages in-4° de sermons manuscrits sont conservés), Saint Pierre Canisius exposait la doctrine de l'Église et amenait ses auditeurs à vivre chrétiennement.
 

Pour la réforme du clergé, Saint Pierre Canisius employait surtout les exercices ignatiens. Plus étendue encore et plus durable, son action s'exerça par l'imprimé, principalement par les trois Catéchismes et les divers livres de prières qu'il écrivit.

 

2°/ Le second point capital concernait l'éducation et la formation du clergé

Saint Pierre Canisius commença par la réforme de l'université d'Ingolstadt, dont le pape lui avait fait  l'immédiate obligation ; puis il travailla à la réforme de l'université de Vienne tombée dans un état de langueur désespérant, mais appréciant de manière réaliste la situation, il porta sur le domaine de l'éducation le principal de ses efforts en érigeant des collèges. Ceux-ci devaient former une nouvelle génération chrétienne pour servir dans l'Église et dans le monde.

Les commencements furent laborieux. Cependant à la mort de Saint Pierre Canisius on comptait dans l'Empire 100 fondations dont beaucoup étaient directement ou indirectement son œuvre.

 

3°/ Le troisième point était la situation interne des jésuites

Saint Pierre Canisius fut le maître d'œuvre spirituel et l'organisateur de la Compagnie de Jésus dans l'Empire.

Lorsqu'en 1556, Ignace érigea deux provinces allemandes de l'ordre, il nomme Saint Pierre Canisius au gouvernement de la Germania Superior qui, jusqu'en 1563, engloba aussi l'Autriche.

Pendant plus de treize ans, outre le reste de son travail, Saint Pierre Canisius eut à diriger et à superviser le nombre toujours croissant des compagnons, leurs communautés et leurs travaux apostoliques.

 

4°/ Le quatrième point consistait à conseiller évêques et princes dans les questions touchant la réforme de l'Église et ses conséquences pour l'État.

C'est ainsi que Saint Pierre Canisius eut à intervenir six fois comme théologien des légats pontificaux ou du roi, aux assemblées d'Empire. Sur mandat du pape et pour ses propres supérieurs, Saint Pierre Canisius rédigea toute une série de mémorandums concernant la réforme de l'Église.

Durant l'hiver 1565-1566, par commission papale, il eut à remettre et à commenter les décrets du concile de Trente aux évêques et aux princes catholiques de l'Empire. 
 

Saint Pierre Canisius a été le plus puissant agent de la réforme intérieure de l'Église catholique dans l'Empire.

Il a fortement contribué à contenir les progrès et la pression de la réforme protestante et à ramener à l'Église des régions perdues, surtout dans l'Allemagne méridionale et en Autriche.

Extrêmement ferme sur ses positions, Saint Pierre Canisius était, en face des protestants, tout disposé aux attitudes iréniques, et celles-ci se manifestaient aussi dans ses jugements.

Il passa ses dernières années (1580-1597) à Fribourg, en Suisse où il avait été envoyé pour fonder un collège.

Autant que le permettait ses forces usées par une activité de trente ans, Saint Pierre Canisius continua son action à Fribourg pour réformer l'Église et affermir la foi. Il y mourut le 21 décembre 1597.

Saint Pierre Canisius fut béatifié en 1864 et déclaré docteur de l'Église en 1925. [3]

 

"Pierre Canisius a clairement enseigné que le ministère apostolique ne porte des fruits que si le pédicateur est un témoin réel de Jésus, sachant être son instrument dans l'union à l'Évangile et à l'Église, vivant de manière moralement cohérente, dans la prière et l'amour." Benoît XVI. [4]



Les Œuvres de Saint Pierre Canisius

1°/ le premier travail de Saint Pierre Canisius a été l'édition allemande, à Cologne, en 1546, des œuvres de Jean Tauler (mystique).

Il a également publié :
- trois volumes de sermons et d'autres ouvrages de Saint Cyrille d'Alexandrie ( Cologne 1546 ),
- un volume d'homélie de S.  Léon le Grand ( 1546, 1548, 1566 )

- puis les lettres de S. Jérôme ( 1562) ;

Ces éditions sont le fruit de ses études patristiques.

2°/ l'œuvre la plus importante de Saint Pierre Canisius, qui étendra son action durant des siècles et à travers de nombreux pays, est constituée par ses catéchismes.

La première rédaction connue sous le nom de "Grand Catéchisme" parut en 1555: Summa doctrina christianae. La traduction française parut à Liège en 1588.
 

Également en 1556, Saint Pierre Canisius publia un catéchisme pour les gens simples et pour les enfants des écoles : Summa doctrina christianae ad captum rudiorum accomodata (Ingolstadt, 1556).

Pour les classes moyennes, il composa enfin Parvus Catechismus Catholicorum que l'on tient pour sa meilleure œuvre. Saint Pierre Canisius travailla tout le reste de sa vie à améliorer et à compléter ses catéchismes.

À sa mort, quinze traductions et plus de deux cents éditions avaient été faites.

Par son catéchisme, Saint Pierre Canisius donnait à la jeunesse de son temps un traité de foi et aussi une introduction à la vie chrétienne.

3°/ Autres ouvrages destinés à soutenir la prière et à enseigner la doctrine chrétienne.


4°/ Sermons

Saint Pierre Canisius n'a publié qu'un Avent réduit aux quatre dimanches.

Il existe de nombreux sermons manuscrits aux archives de la province jésuite de Germanie Supérieure.

5°/ Saint Pierre Canisius entreprit par obéissance la réfutation des Centuries de Magdebourg, réfutation de cette histoire de l'Église violemment antipapiste édité par Flacius Illyricus ( 8 vol., Bâle, 1559-1574).
Saint Pierre Canisius n'était pas un historien et le résultat de son patient travail est une apologie de la foi catholique romaine dans sa lecture de la Bible, avec des aspects de controverse antiprotestante.

6°/ A Fribourg, il publie des biographies populaires de plusieurs saints de la Suisse : Nicolas de Flue, Meinrad, Ida, Fridolin, etc.

7°/ Exhortationes domesticae

8°/ 1.310 Lettres



cf. J.F. Gilmont Les écrits spirituels des premiers jésuites, Rome, 1961, p. 209-31 

Saint Pierre Canisius en train de prêcher, 1635, Pierre Wuilleret, Fribourg, Collège Saint-Michel, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 746-747.

Saint Pierre Canisius en train de prêcher, 1635, Pierre Wuilleret, Fribourg, Collège Saint-Michel, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 746-747.

 

Sources : (1) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 162 ; (2) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 102; (3) Les saints du jour ; (4) Benoît XVI en 2011, cité dans Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 102; (5) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 746-747.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 00:00

Le Seigneur nous a sauvés

"20,3. C'est ce qu'Isaïe dit aussi de son côté : 'Affermissez-vous, mains défaillantes et genoux chancelants; prenez courage, cœurs pusillanimes, affermissez-vous, ne craignez point ! Voici que notre Dieu rend le jugement, et il le rendra; il viendra lui-même et il nous sauvera.' (Is 35, 3-4)

"[...] 20,4. De même encore, que Celui qui devait nous sauver ne serait ni purement un homme, ni un être sans chair - car les anges n'ont pas de chair -, Isaïe l'annonce en disant : 'Ce n'est pas un ancien, ni un ange, mais le Seigneur lui-même qui les sauvera, parce qu'il les aime et qu'il les épargne; lui-même les délivrera.' (Is 63,9).

"[...] Il indique encore le lieu de sa venue : 'De Sion le Seigneur a parlé, et de Jérusalem il a fait entendre sa voix.' (Am 1,2)

"Et que de cette région qui est au midi de l'héritage de Juda, viendrait le Fils de Dieu, qui serait Dieu - région à laquelle appartenait Bethléem, où est né le Seigneur ... -, c'est ce que dit en ces termes le prophète Habacuc : 'Dieu viendra du côté du midi (de Témân - province d'Edom), et le Saint, du mont Ephrem; sa puissance a couvert le ciel, et la terre est remplie de sa louange; devant sa face marchera le Verbe, et ses pieds avanceront dans les plaines.' (Hab 3, 3-5) Il indique clairement par là qu'il est Dieu; ensuite, que sa venue aura lieu en Bethléem, du mont Ephrem, qui est vers le midi de l'héritage; enfin, qu'il est homme, car 'ses pieds, précise-t-il, avanceront dans les plaines', ce qui est la marque propre d'un homme.

"21, 1. Dieu est donc fait homme, et le Seigneur lui-même nous a sauvés (Is 63,9) en nous donnant lui-même le signe de la Vierge.  (Is 7,14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).) 

Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 20,3-4; 21,1 (v. 190 ap. J.-c.)

Nombres XXIV, 17 (Traduction Vulgate de Saint Jérôme) "IL SE LEVERA UNE ETOILE de Jacob; et il s’élèvera une vierge d’Israël; et elle frappera les chefs de Moab et ruinera tous les enfants de Seth."

Cantate 147 "Que ma joie demeure" (Jesus bleibet meine Freude), écrite en 1716 par Jean-Sébastien Bach pour le quatrième dimanche de l'Avent, alors que le musicien venait d'apprendre la mort de son fils.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 19:42

La règle des 6 personnes à table n'est manifestement pas la même pour tous. Pendant que les Français sont invités à ne pas dépasser les 6 personnes à table, et qu'un couvre-feu est décrété à 20h, Macron organise des dîners avec sa majorité. Au pays de l'égalité citoyenne, le "faites ce que je dis, pas ce que je fais" trouve chaque jour une nouvelle illustration :

Dîner avec Macron à l’Elysée : des plaintes contre Jean Castex et les leaders de la majorité

Source: Capital.fr

PUBLIÉ LE 18/12/2020 À 11H18 MIS À JOUR LE 18/12/2020 À 15H01

 

Selon nos informations, deux plaintes ont été déposées contre le Premier ministre Jean Castex et les principaux dirigeants de la majorité, pour leur participation au dîner autour Emmanuel Macron pendant le couvre-feu, mercredi soir à l’Elysée.

EXCLU CAPITAL

Emmanuel Macron — qui vient d’être testé positif au coronavirus — et son cercle rapproché ont-ils fait preuve d’une grave imprudence ? En cause : leur participation à un dîner de travail réunissant une dizaine de convives à l’Elysée, qui s’est achevé de longues heures après le début du couvre-feu, dans la nuit de mercredi à jeudi. Maître Fabrice Di Vizio, avocat spécialisé en droit de la santé publique, en est persuadé. Mandaté par deux associations — le collectif Victimes coronavirus France et “les Pendus”, qui regroupe des commerçants et restaurateurs indépendants — il a donc transmis au procureur de la République de Paris, ce vendredi 17 décembre, une plainte contre X “pouvant être l’ensemble des participants du dîner” à l’exception du président et du Premier ministre pour “mise en danger de la vie d’autrui”.

 

Attablés dans l’immense salle des fêtes de l’Elysée mercredi soir, Richard Ferrand et Christophe Castaner sont potentiellement visés par ces poursuites. Au même titre que le patron du parti En Marche !, Stanislas Guérini, et le conseiller politique du président, Thierry Solère. Si le président de la République est protégé par son irresponsabilité pénale, le Premier ministre, Jean Castex, a en revanche, lui aussi, fait l’objet d’une plainte spécifique devant la Cour de justice de la République (CJR) — seule juridiction habilitée à juger les ministres — qui repose sur le même fondement juridique.

 

Il s’agit de l’article 223-1 du code pénal, qui définit le délit de “mise en danger de la vie d’autrui”, passible d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, comme “le fait d'exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures (...) par la violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement”.

 

Contacté par Capital, l’avocat des plaignants affirme qu’Emmanuel Macron et ses convives ont sciemment violé le couvre-feu en se réunissant à l’Elysée mercredi soir, même si la distanciation sociale et les gestes barrières auraient, selon plusieurs participants au dîner cités par Le Point, été scrupuleusement respectés. “Non seulement nos gouvernants se fichent royalement de la règle des 6 personnes à table, mais en prime, ce dîner n’entrait pas dans le cadre des dérogations prévues au couvre-feu : il n’avait rien d’urgent et une visioconférence aurait pu s’y substituer”, affirme Maître Fabrice Di Vizio, qui souligne que la rencontre entre Emmanuel Macron et son cercle rapprochée portait sur l’agenda politique (organisation des régionales et du référendum sur le climat, notamment) à moyen terme.

 

Pour rappel, le décret instaurant le couvre-feu prévoit que seuls des déplacements professionnels “ne pouvant être reportés" sont autorisés, à condition de présenter une attestation en cas de contrôle. “La question que soulève ce dîner, c’est l’égalité devant la loi et l’exemplarité des gouvernants, qui imposent aux citoyens des règles strictes”, rappelle l’avocat, citant l’exemple “d’une jeune fille de 20 ans poursuivie pour “mise en danger de la vie d’autrui car elle a fait la fête avec des amis pendant le couvre-feu”.

 

Dès l’annonce de la contamination d’Emmanuel Macron, jeudi 16 décembre, Jean Castex et Richard Ferrand, considérés comme des “cas contacts” par l’Elysée, se sont placés à l’isolement pour une durée de sept jours.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 18:54

Depuis longtemps déjà Louis XVI porte sur les évènements révolutionnaires un regard surnaturel. À ses yeux, le mal est spirituel et le remède ne peut être que spirituel.

Philippe Pichot-Bravard, La Révolution française, Via Romana 2014, p. 164.

Penser un nouveau pacte d'égalité, plus équitable

Dans le système hérité de 1789, l'égalité des uns présuppose l'inégalité économique et sociale des autres. Belle réussite du marché, mais impasse totale des droits de l'homme de 1789.

Un livre paru en 2020, de l'historien italien Aldo SCHIAVONE, intitulé "Une Histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle" (traduit de l'italien par Giulia Puma, Fayard, L'épreuve de l'histoire, Saint-Amand-Montrond 2020, p. 153; 161-165) évoque ce que l'auteur nomme "la contradiction insurmontable que 1789 laissa en héritage au XIXe siècle, ... jusqu'à nous."

 

L'auteur fait le bon diagnostic mais il propose aussi un remède, qui nous ramène à Dieu.

 

"Émergeait ainsi en pleine lumière, dès les formules sèches de ce texte, ... ce que François Furet pointait comme le grand dilemme du XVIIIe siècle : comment penser la sociabilité - c'est-à-dire plus exactement, le lien, la connexion, le commun - ... en partant uniquement de l'individuel, de la singularité, de la solitude du fragment.

 

"'La richesse et la pauvreté étaient destinées à disparaître dans un régime d'égalité', lit-on dans un décret de la ville de Paris en novembre 1793, et : 'Il ne faut plus ni riches ni pauvres. L'opulence est une infamie,' dirait Saint-Just cette même année. ... Montesquieu et Rousseau - d'accord sur ce point - avaient raison. La démocratie, pour être effective, avait besoin d'une égalité qui dépasse le seul plan des droits, pour arriver à toucher la substance de la vie matérielle des citoyens.

 

"... Une égalité comme celle projetée en 1789 ... tendait à être rendue vaine, pour ce qui est de son effectivité...

 

Mais si le problème existait vraiment..., la voie choisie pour le résoudre était tragiquement erronée. Cette dernière imaginait que pour en voir le bout il suffisait d'armer le pouvoir - d'un pouvoir inouï - une avant-garde révolutionnaire, auto-persuadée d'agir au nom de la nation tout entière, et d'imposer, au moyen de son commandement, la politique et la volonté dont il était l'expression, en dehors duquel ne pouvait exister aucun espace de salut, aucune marge autonome de l'humain." Dans ce livre, Aldo Schiavone tente de trouver une solution à la contradiction fondamentale de la déclaration de 1789 : "Si l'individuel demeure la seule forme avec laquelle concevoir l'humain [...], comment concilier la pleine valorisation avec une égalité qui dépasse le niveau d'une parité formelle uniquement politique et juridique ?" (Aldo Schiavone, Une Histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle", ibid.,p. 283.) "La construction de l'individu moderne, cuirassé dans ses libertés - auxquelles ont contribué organisation capitaliste, tradition chrétienne et pensée libérale puis démocratique - reste peut-être la conquête la plus importante d'un parcours d'émancipation auquel l'Occident a voué la meilleure partie de lui-même.

 

"Si nous définissons l'humain uniquement par l'individuel, son universalité - aussi emphatisée soit-elle par la tradition moderne et son arrière-plan chrétien - en pâtit forcément, et risque de se réduire à tout instant à une construction seulement abstraite. Afin d'écarter ce danger, deux voies ont été suivies. La première a fini par attribuer à l'Etat - comme c'est le cas de la pensée de Hegel, qui représente, à cette aune, l'apogée de la modernité chrétienne-bourgeoise - un rôle de conciliation et de producteur d'éthicité. [...] L'autre a déplacé, au contraire, cette instance de réunification supérieure au-delà du plan de l'histoire, dans un royaume des cieux théologiquement inféré, lieu exclusif où l'on trouverait la plénitude de la vérité et de la vie. Mais si on parvient plutôt à construire et à articuler, tout en restant bien dans l'horizon de l'histoire, une forme alternative de l'humain, les choses changent. Une figure qui ne se confonde ni avec le 'je' de l'individuel ni avec le 'nous' de la tradition rousseauiste-socialiste, mais avec l'impersonnalité du 'il', [...] qui à l'extérieur de tout homme, permet à chacun d'exister et de penser, et de ne pas se noyer dans la prison d'une autoreprésentation sans fin. [...] Tout l'effort des mystiques a toujours visé à obtenir qu'il n'y ait plus dans leur âme aucune partie qui dise 'je'. Mais la partie de l'âme qui dit 'nous' est encore infiniment plus dangereuse.' (Simone Weil, La Personne et le sacré, 1942-43, paru en 1950, Paris 2017, p. 37) Au contraire, elle finirait même par en perpétuer les effets, en se limitant à juxtaposer les individualités [...] sans les dépasser si ce n'est en surface, en croyant les unifier à travers le seul lien de la sérialité du travail à l'usine..." (Aldo Schiavone, Une Histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle", ibid.,p. 309-311.)

 

"Il est certain que les inégalités imprévues qui ont soudain vu le jour dans les sociétés occidentales [...] ont eu un poids décisif. Il faut injecter des idées dans la démocratie, et ne pas la considérer comme une forme immuable, la 'fin de l'histoire', le lieu d'une vérité acquise pour toujours, mais simplement un mécanisme imparfait, fruit d'une combinaison instable entre éléments hétérogènes. [...] Une seule réponse, totale et définitive, n'existe pas. Il n'y a pas de proportion idéale - une espèce de règle d'or - à trouver et à mettre en pratique, valable dans toutes les situations. [...] Si nous essayons de [...] réduire l'égalité démocratique à l'intérieur de ses frontières strictement formelles, [...] - droits politiques, parité des citoyens face à la loi, et rien d'autre - nous empruntons une impasse

 

"[...] Le moment est venu de commencer à penser un nouveau pacte d'égalité pour sauver le futur de la démocratie.

 

[...] Un pacte d'égalité qui sache se transformer en programme politique [...] et qui parle non pas de la parité des individus, mais de la divisibilité [...] de certaines choses, de certains biens, matériels et immatériels, à commencer par le bien que constitue la vie, à partager équitablement entre tous les vivants. [...] 

 

"À la dernière page de La Personne et le sacré, [...] Simone Weil [...] se demande si, au fond, il est bien vrai que le Dieu-Personne de la tradition chrétienne ne laisse pas de place à la pensée de l'impersonnel - une question qui parcourt silencieusement la pensée du philosophe allemand (Hegel). Et elle conclut qu'une jonction est concevable. À l'appui, elle cite le texte de Matthieu 5,45 : 'afin de devenir fils de votre père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes', considérant ce passage comme un exemple limpide de l'allusion évangélique à un 'ordre impersonnel et divin de l'univers', et donc à la possibilité que la figure de Dieu et celle de l'homme puissent se retrouver au-delà d'une théologie de la personne conçue comme dénuée d'alternatives. Je crois bien qu'elle avait raison."  (Aldo Schiavone, Une Histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle", ibid., p. 331-332.)

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 00:00
Bienheureux Urbain V, Pape (200e) de 1362 à 1370

Originaire des pays de la langue d’oc, Urbain V, de son nom de famille Guillaume de Grimoard, naquit près de Mende, dans le Gévaudan. Il gravit rapidement les degrés successifs de l'échelle des lettres et des sciences. La vie religieuse s'offrit alors à lui comme l'idéal qui répondait le mieux aux tendances de son esprit et aux besoins de son cœur. Il alla frapper à la porte de l'abbaye de Saint-Victor, près de Marseille. A l'ombre paisible du cloître, profès de l’ordre de Saint-Benoît, comme Benoît XII et Clément VI, il s'éleva chaque jour de vertu en vertu. On remarquait particulièrement en lui une tendre dévotion pour la Sainte Vierge.

La profession religieuse n'avait fait que développer son ardeur pour la science, les supérieurs crurent bientôt l'humble moine capable d'enseigner, et, en effet, il illustra successivement les chaires qui lui furent confiées dans les plus prestigieuses abbayes bénédictines de France et de Provence, à Montpellier, à Paris, à Avignon et à Toulouse.

Quelques années plus tard, après avoir été peu de temps abbé de Saint-Germain d'Auxerre, il fut envoyé en Italie par le Pape Clément VI (1342-1352) en qualité de légat. C'était, à son insu, un acheminement vers la plus haute dignité qui soit au monde.

Il n’a jamais entretenu de relations suivies avec la Curie. Il fut donc totalement étranger aux querelles de clans de l’Antique et Sacré Collège des cardinaux. De plus, sa carrière ne doit rien à l’administration royale française, et ses missions diplomatiques l’ont rendu très proche de l’Italie.

Il fut élu pape en 1362 et prit le nom d'Urbain V, parce que tous les Papes qui avaient porté ce nom l'avaient illustré par la sainteté de leur vie. C'est lui qui ajouta à la tiare papale une troisième couronne, non par orgueil, mais pour symboliser la triple royauté du pape sur les fidèles, sur les évêques et sur les États romains.

Il se proposa, en montant sur le trône de saint Pierre, trois grands projets : ramener la papauté d'Avignon à Rome, réformer les mœurs, propager au loin la foi catholique. Le retour de la papauté à Rome fut un triomphe, et les poètes le saluèrent comme l'augure d'un nouvel âge d'or. Pendant ces grandes œuvres, Urbain vivait en saint, jeûnait comme un moine, et rapportait toute gloire à Dieu. A sa mort, il demanda qu'on permît au peuple de circuler autour de son lit : "Il faut, dit-il, que le peuple puisse voir comment les papes meurent."

Urbain V est le seul des pontifes avignonnais à avoir été porté sur les autels avec le titre de bienheureux. Béatifié en 1870, sous Pie IX, il est fêté par l'Église catholique le 19 décembre.

 

Sources : 12

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 00:00
Saint Gatien, Premier Évêque de Tours (IIIe siècle)

Saint Gatien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le pape saint Fabien en 250, sous le règne de l'empereur Dèce, avec six autres évêques.

À son arrivée en Gaule, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte, et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère. Les conquêtes furent nombreuses ; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué comme une bête fauve, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères : une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier.

Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu; il les initiait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile. Huit églises furent élevées, par ses soins, sur la terre de Tournai.

Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités ; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères.

Il fit bâtir, dans un faubourg de la ville, un hôpital pour les malheureux. C'est dans cet asile que le Sauveur réservait à Son disciple une grâce extraordinaire.

Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : "Ne crains rien, ta couronne est prête et les Saints attendent ton arrivée au Ciel." Et le Sauveur administra Lui-même à Son disciple la Sainte Communion en viatique.

 

Cathédrale Saint-Gatien de Tours

L'Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable. Il réussit à installer des bases solides du christianisme dans la région. St Lidoire lui succéda jusqu'en 371, année où S. Martin arriva à Tours et découvrit la sépulture de S. Gatien, sur laquelle il se recueillit régulièrement.

Vitrail figurant Gatien, dans l'église de La Celle-Guénand.

Vitrail figurant Gatien, dans l'église de La Celle-Guénand.

Sources: 12, 3

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 00:00
Saint Judicaël (Gaël), roi de Bretagne (v. 650)

Il régna sur la Bretagne à partir de 632.

En 636, S. Eloi lui fit rencontrer à Clichy, près de Paris, le roi Dagobert pour signer un traité de paix entre Bretons et Francs.

Deux ans plus tard, il laissa son trône et se retira dans une abbaye, près de Montfort (Ille-et-Vilaine) pour finir les 20 dernières années de sa vie dans la prière.

 

En Bretagne, l’an 658, saint Judicaël, roi de Domnonée, qui contribua beaucoup à établir la paix entre les Bretons et les Francs et, après avoir quitté sa charge, termina sa vie au monastère de saint Méen.

Martyrologe romain

 

Sources : 123

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