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Christ Roi

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12 décembre 2025 5 12 /12 /décembre /2025 01:00
Notre-Dame de Guadalupe, Patronne de l'Amérique Latine (1531)

En 1531, une "Dame du ciel" apparut à un Indien à Tepeyac, une colline située au nord-ouest de l'actuelle ville de Mexico. Elle s’est identifiée comme étant la "Je suis la parfaite et toujours Vierge Sainte Marie, Mère du Vrai Dieu, qui donne la vie et maintient son existence. Il a créé toutes choses. Il est en tous lieux. Il est le Seigneur du Ciel et de la Terre." Elle demanda la construction d'une église sur le site et soumit son souhait à l'évêque du lieu. Une image de la Vierge Marie fut gravée miraculeusement instantanément sur le tilma d'un indigène, un tissu de cactus de mauvaise qualité, qui aurait dû se dégrader en 20 ans mais qui ne montre aucun signe de pourriture 488 ans plus tard, et défie toujours la communauté scientifique sur son origine. L'image semble refléter dans ses yeux ce qui était devant la Vierge Marie en 1531. Les recherches scientifiques rendues possibles depuis cinquante ans environ, grâce aux progrès de nos techniques, obligent à reconnaître que l'on se trouve devant un phénomène totalement inexplicable.

 

La Vierge demande de faire construire une église où elle pourra manifester Dieu et Le donner aux hommes, écouter leurs pleurs, leur tristesse, les soigner et guérir toutes leurs peines. Son message d'amour et de compassion, ainsi que sa promesse universelle d'aide et de protection envers toute l'humanité, ainsi que l'histoire des apparitions, sont décrits dans "Nican Mopohua", un document du XVIe siècle rédigé en langue nahuatl réformé (aztèque). Voici l'histoire de Notre-Dame de Guadalupe.

 

Dans son livre « La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie (Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 237-247), le Père François Brune a proposé une traduction du « Nican Mopohua », le « livre qui raconte » (1), texte daté entre 1540 et 1560, d'après la traduction en espagnol du Père Mario Rojas Sanchez, considérée aujourd'hui comme la plus fidèle.

 

Le texte original contient certaines formes répétitives que l'on retrouve dans beaucoup de langues anciennes, y compris chez Homère (du genre « il prit la parole et dit »), ainsi que des changements fréquents de temps, le récit passant sans transition du passé au présent.

 

L'événement a lieu dix ans après la conquête de Mexico, alors que désormais les flèches et les boucliers étaient déposés et que partout régnait la paix entre les peuples, alors que la foi croissait, avec la connaissance de Celui pour lequel nous vivons : le vrai Dieu.

 

Très tôt, samedi matin, 9 décembre 1531, un pieux indien du nom de Juan Diego, habitant de Cuauhtitlan, membre du peuple de Chichimeca, baptisé à 50 ans par un des premiers missionnaires franciscains, le P. Pierre da Gand, et relevant en tout pour les choses de Dieu, de Tlatelolco, se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion, s'instruire des Pères Franciscains dans sa nouvelle foi, en quête de Dieu et de ses commandements.

On savait peu de choses de Juan Diego avant sa conversion, jusqu'à ce que lors de sa canonisation en 2002, une étude anthropologique fût entreprise à la demande de la conférence des évêques catholiques du Mexique par Asunción García, anthropologue espagnol qui a pris en compte les archives disponibles. Selon cette étude anthropologique, il faudra revoir l'idée que Juan Diego ait été un Indien d'origine pauvre. Les traditions orales laissent penser au contraire qu'il s´agissait d´un noble (2), né d'une union royale entre Netzahualpilli, empereur d'Acolhuacan-Texcoco et la princesse Azcaxochitli. D'après la date exacte de sa naissance, les prêtres auraient reconnu en lui le futur prêtre de Tontantzin, la grande déesse Mère des dieux et de Quetzalcoatl, le dieu serpent. [...] Il avait été élevé par son oncle maternel, Axoquetzin, seigneur de diverses cités, et qu'il avait donc reçu une éducation princière. Il avait eu frère jumeau, destiné à devenir prêtre de Tlacanteculli, déeesse de la pluie. On avait la liste des personnalités indiennes et espagnoles qui avaient présidé à la cérémonie très solennelle de son baptême. [...] Il avait alors renoncé à l'une de ses deux épouses, dont on nous donnait les noms ainsi que ceux des enfants qu'elles lui avaient donnés. Il avait [...], avec un autre de ses frères, combattu comme capitaine aux côtés de Cortès, lors de la prise de Mexico. (3)

"Les recherches sur la vie de Juan Diego, [...] avaient considérablement progressé. On avait pu établir une généalogie. Il n'était pas du tout un pauvre paysan, mais le fils d'un empereur; avait été lui-même prêtre de Tonantzin, la Mère des Dieux et prêtre de Quetzalcoatl. [...] Cette généalogie princière était aujourd'hui remise en cause, [...] partiellement, mais [...] de toute façon, il ne s'agissait certainement pas d'un pauvre, mais d'un homme assez fortuné, possédant plusieurs bâtiments, des exploitations agricoles et des ateliers de tissage et de poteries, comportant un personnel assez important. [...] Une ascendance princière n'était pas, par ailleurs, formellement exclue." (4)   

Juan Diego est un homme religieux et dévoué, aimant le silence et s'infligeant des pénitences fréquentes. (5) Ce samedi qui constitue pour lui et les Franciscains un jour très important, car il est dédié plus particulièrement à la Vierge Marie, comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, l'aube pointait déjà. (6)

Notre-Dame de Guadalupe, église d'Irapuato, Mexique.

 

Il entendit chanter comme des chants d'oiseaux merveilleux et nombreux. Quand ils se turent, la colline sembla leur faire écho, résonnant de chants doux et délicieux. (7)

Juan Diego s'arrêta et il entendit qu'on l'appelait du sommet de la colline. La voix disait : « Juanito, Juan Dieguito ».

Alors, irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fit l'ascension, dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs. Toute la nature autour participe de cet enchantement. 

Il ne sentait dans son cœur aucun trouble, aucune gêne ; bien au contraire, il se sentait joyeux et tout à fait heureux.

Puis il aperçut une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté. Il admira combien sa parfaite grandeur dépassait toute mesure : ses vêtements brillaient comme le soleil au point de rayonner tout autour, et la pierre, le rocher sur lequel elle se tenait lançait des rayons. Sa splendeur était comme de pierres précieuses, comme un bracelet, le plus beau qui soit ; la terre étincelait avec les splendeurs de l'arc-en-ciel à travers la brume ; et les arbustes, les cactus et les autres petites herbes que l'on trouve généralement là semblaient des émeraudes, leur feuillage comme des turquoises et leurs tiges, leurs épines, leurs piquants luisaient comme de l'or. 

En sa présence, Juan Diego, tout ému, se sent aimé et se prosterne; il écoute son désir, ses paroles.

 

«Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?

 

— Ma Dame, ma Reine, ma petite fille, je vais à ta maisonnette de Mexico Tlatilolco pour apprendre les choses de Dieu que nous donnent, que nous enseignent ceux qui sont les images de Notre Seigneur, nos prêtres.

 

— Ta dévotion m'est agréable, reprit l'Inconnue; Sache et tiens pour certain, mon fils le plus petit, que je suis la parfaite et toujours Vierge Sainte Marie, Mère de Dieu très vrai, par qui tout vit, Créateur des hommes, Maître qui est auprès de toutes choses (8), Seigneur du Ciel et Seigneur de la Terre.

Je veux et désire ardemment qu'on me construise ici mon petit temple sacré. (9)

Là, je le montrerai, je L'exalterai, je Le manifesterai, je Le donnerai aux hommes par tout mon amour personnel, mon regard compatissant, mon aide et mon salut. (10)

Car je suis vraiment votre Mère compatissante, la tienne et celle de vous tous qui êtes un en cette terre (11), et de toutes les autres souches d'hommes de toutes sortes qui m'aiment, m'appellent, me cherchent et se confient à moi, car là j'écouterai leurs pleurs, leur tristesse, pour les soigner, guérir toutes leurs peines, leurs misères, leurs souffrances.

Et pour que se réalise le souhait de mon regard compatissant et miséricordieux, va au palais de l'évêque de Mexico.

Tu lui diras que c'est moi qui t'envoie pour que tu lui révèles combien je désire qu'il me procure ici une maison, qu'il m'érige dans la plaine un temple ; tu lui raconteras tout ce que tu as vu et admiré et ce que tu as entendu. »

 

Et aussitôt, il se prosterna devant Elle et lui dit :

 

— « Ma Dame, ma petite fille, oui, je vais pour réaliser ta vénérable volonté, ton vénérable désir ; pour le moment, je te quitte, moi, ton pauvre Indien. »

 

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

 

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition.

— «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

 

 

Ce n'était point la saison des fleurs, le gel redoublait et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule. Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché.

 

Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot.

Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée.

Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie elle-même venait de léguer si gracieusement à ses enfants de la terre.

 

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge s'était montrée à son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision. Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.

 

La Reine du Ciel se montra une cinquième fois à son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel elle désirait être invoquée.

— « On m'appellera, dit-elle: Notre-Dame de Guadalupe ». Le mot, venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie Fleuve de Lumière. Guad en arabe ou guadal, tout comme oued, veut dire rivière, fleuve, cours d'eau (d'où les noms de nombreuses rivières en Espagne comme Guadalquivir). (12) 

En aztèque, le mot signifie "celle qui écrase le serpent". "Il se peut [..] que la mère de Dieu ait utilisé véritablement des termes nahualt, mais assez proches des sons espagnols de Gadalupe, pour que les Espagnols aient assimilé immédiatement le  nom. [...] La Vierge se serait présenté sous le nom nahuatl de 'coatlaxopeuh'. [...] Il ne fallait donc pas forcer beaucoup les rapprochements phonétiques. [...] Coa veut dire 'serpent', tla a la valeur d'un article et xopeuh est le verbe qui signifie 'écraser, piétiner'. La Vierge du Mexique se serait donc présentée sous le nom de 'celle qui écrase le serpent'," explique le P. François Brune. (13)

 

L'ouvrage composé par un collectif d'historiens sous la direction de Jean Sévillia, "L'Eglise en procès", précise que "toute une série de signes parlent aux Aztèques, car la dame apparue sur la colline de Tepeyac a des points communs avec la déesse Tonantzin. Pourtant c'est bien Marie qui se présente comme l''Immaculée Conception, la Mère du Vrai Dieu.' Cette belle métisse est enceinte, elle porte la ceinture des femmes aztèque. Des décorations sur sa robe, ainsi que des étoiles, des reflets dans ses yeux interrogent encore les savants." (14)

La permanence de ce tissu de cactus, intact jusqu'à nos jours, est le plus grands des mystères.

C'est une Vierge qui rappelle aux Espagnols Guadalupe, le sanctuaire d'Estrémadure en Espagne, où selon la légende, une statue qui aurait été sculptée par Saint Luc, aurait été transportée, de Constantinople au 4ème siècle, à Rome et Séville au VIe s., puis à Guadalupe en Estrémadure. Christophe Colomb vénérait la "Virgen de Guadalupe" et vint la remercier pour son aide lors de la découverte du "Nouveau monde".

C'est la Vierge de l'Apocalypse (chap.12) qui combat le Dragon des derniers temps.

[...] La Vierge de Guadalupe annonce la naissance d'un nouveau peuple dans un monde nouveau.

— «No estoy aqui yo que soy tu madre ?» ('Ne suis-je pas ici moi qui suis ta mère') demande-t-elle à Juan Diego.

 

Les conflits ne manqueront pas entre le clergé régulier et séculier, l'Église espagnole et l'Église créole. La formation et l'émergence d'une Église et de son clergé autochtone prendront un siècle. (15)

 

"On pourrait croire d'après le déroulement de cette histoire extraordinaire que l'attitude de l'évêque Zumarraga aurait imposé définitivement, et dans l'allégresse, le nouveau culte de Notre-Dame de Guadalupe. En réalité, [...] [l]es réactions furent très vite négatives. [...] 

 

[Q]ue la Sainte Vierge ait eu l'idée d'apparaître à un indigène à peine catéchisé était pour les missionnaires totalement invraisemblable. [...] Ils étaient venus jusqu'au Mexique pour apporter la vraie religion, le vrai Dieu. C'était à eux d'instruire le peuple. Et voilà que la Mère de Dieu aurait court-circuité leur autorité pour s'adresser directement à un indigène ?

[...] L'évêque avait dû se laisser abuser par quelque tour de sorcellerie indigène, [...] et sous l'apparence du nouveau culte, il s'agissait bien plutôt d'un retour souterrain au paganisme.

 

En effet, jusqu'à l'arrivée des Espagnols, un culte païen était célébré sur cette même colline, celui de la déesse Cihuacoatl que tout le monde appelle 'Tonantzin', signifiant 'Notre Mère'. 

[...] Il faut bien reconnaître que, là, les sceptiques avaient une raison très sérieuse de douter de la réalité des faits.

Près des montagnes, il y avait trois ou quatre endroits où se déroulaient habituellement des sacrifices solennels pour lesquels on venait de très loin. L'un d'eux se trouve ici à Mexico, où se dresse la petite colline du nom de Tepeacac et que les Espagnols appellent Tepeaquilla. Elle s'appelle maintenant Notre-Dame de Guadalupe; à cet endroit il y avait un temple dédié à la mère des dieux qu'ils appelaient Tonantzin; [...] [I]ls (y) faisaient de nombreux sacrifices en l'honneur de cette déesse. 

 

"La forme de sacrifice la plus constante, celle qui se déroulait précisément au Grand temple de Mexico, était ce que certains appellent [...] la 'cardiectomie', l'arrachement du coeur. [...] Le sacrificateur tendait alors le coeur vers le soleil. [...] La victime était aussitôt dépecée, tête, bras et jambes coupés, le tout jeté sur les marches et roulant jusqu'au bas de l'escalier. Les morceaux étaient alors partagés en fonction des rangs sociaux des spectateurs pour être mangés!" (16) Le film Apocalypto (2006) de Mel Gibson représente cette terrible scène. Avant l'arrivée des Espagnols, cette folie meurtrière avait tendance à s'aggraver. Certains spécialistes de la démographie du Mexique avancent des chiffres de victimes effarant, jusqu'à peut-être 250.000 par an. (17)

 

"On comprend mieux, par comparaison avec cette religion de terreur, tout ce que la Vierge de Guadalupe pouvait apporter d'amour et de douceur.

"[...] Voilà qui explique pourquoi la conquête fut relativement si facile. Tous les peuples soumis accueillirent les Espagnols en libérateurs, et de même furent-ils rapidement séduits par la prédication des missionnaires" franciscains, qui tout en affirmant que leurs dieux n'étaient que des "démons" ont eux-mêmes cherché à relever les aspects les plus nobles de leur religion." (18) Les Franciscains séparaient le bon grain de l'ivraie, appliquant ce conseil du Christ, qu'alors qu'un ennemi avait semé de l'ivraie dans le champ de blé, de ne pas enlever l'ivraie tant que la moisson n'était pas prête, sinon on risquait d'arracher également le bon grain. (Mt 13,29)

Les divinités païennes indigènes d'Amérique du sud avaient une double facette, une positive, une négative. Ainsi, les déesses de la fertilité (Tonantzin, Pachamama ou "Terre Mère") avaient une personnalité ambiguë, à la fois généreuse et fertile, mais aussi vindicative lorsqu’elle ne recevait pas leur dû, comme l’explique dans un article de La Croix, l’anthropologue Céline Geffroy Komadina, qui rappelle que « la relation qui s’établit entre elle et les hommes se trouve dans un équilibre si précaire que des manquements au protocole peuvent entraîner des représailles de cette divinité ». Aujourd'hui, si en Occident, la "Pachamama" est popularisée par le développement du chamanisme dans les mouvements de développement personnel et par toute une littérature new age amalgamant à l’excès les cultes de différents panthéons, amérindiens ou grecs (Gaïa) par exemple (le best-seller du développement personnel dans les années 1990, Les Quatre Accords toltèques, en est un exemple), dans les Andes, dans le même temps, le culte de "Pachamama" est devenu l’une des références principales des mouvements indigènes, indissociable du combat de défense de la terre, des langues et des cultures. L’opposition historique à des intérêts industriels, souvent américains, explique qu’elle soit également devenue une référence de l’écologie politique. En témoigne la Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère, formulée en 2010 par les peuples amérindiens lors de la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique. Le culte rendu aujourd’hui à la Pachamama comprend ainsi une part de « réinvention de la tradition », mais traduit néanmoins pour de nombreux Amérindiens un rapport sincère à la terre. (Source : La Croix, L’étonnant regain de popularité de la Pachamama, divinité inca, Mikael Corre, le 19/11/2019 à 15:01 )

 

"Que l'Eglise, finalement ait 'baptisé' la Madone indienne est une preuve non seulement de courage mais de profonde humanité et d'amour de la vérité." (19)

Les chants aztèques célébraient l'amour et l'amitié. Les chants et les fleurs symbolisaient du bonheur de Dieu. "Les Indiens comprenaient que la Mère de Dieu, la nouvelle Tonantzin, loin de leur réclamer de nouveaux sacrifices, venait leur apporter le bonheur même de Dieu. C'est l'aspiration profonde de tout un peuple depuis des siècles qu'elle venait combler. Un accomplissement et une transfiguration de toutes les anciens croyances. (20)

Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac. Partout où les frères franciscains s'installaient, ils construisaient une église, une école et un hôpital. C'était l'amour des pauvres, des plus démunis, des plus faibles qu'ils apportaient dans ce monde où seul comptait la force. Les habitants les appelaient les pauvres de Dieu et préparaient pour les accueillir des voûtes de verdure tandis que le sol était tapissé de fleurs tropicales. Aussitôt, comme partout ailleurs, les frères faisaient jeter à l'eau ou brûler les statues des idoles, avec tous leurs ornements en or. Aux franciscains allaient bientôt se joindre des dominicains et des augustins. (21) Les Franciscains arrivèrent à Hispaniola (Saint-Domingue) dès la fin du XVe siècle. Les Dominicains y envoyèrent une mission de quatre religieux en 1510. En 1526, un contingent de frères mineurs dit des "Douze Apôtres" toucha le Mexique en mai 1524, et en juin 1526, une autre mission de dominicains, eux aussi au nombre de douze, arriva à Tenochtilan-Mexico. La décision de doter cette région d'un évêque ne fut prise que l'année suivante, et l'érection du diocèse devint effective en 1530. (22)

"Les religieux furent aussi les premiers, et longtemps les seuls à s'intéresser au passé indigène, à son histoire, à l'organisation et à la rationalité de son fonctionnement, au monde de ses croyances. [...] [I]l n'est que de voir l'intérêt témoigné aujourd'hui pour leur oeuvre par les linguistes, les anthropologues et les ethno-historiens pour en saisir tout l'intérêt et surtout la nouveauté dans l'histoire de la pensée européenne." (23)

 

Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe. 

Une liste incroyable de miracles, de remèdes et d'interventions lui est attribuée. Chaque année, on estime que 10 millions de personnes visitent sa basilique, faisant de sa ville de Mexico le sanctuaire marial le plus populaire au monde et l’église catholique la plus visitée au monde après le Vatican. (24)

 

La Vierge de Guadalupe, Colline de Tepeyac, Mexico

 

Notre-Dame de Guadalupe, Patronne de l'Amérique Latine (1531)

Un très beau montage video réalisé par FFSP Bordeaux présente les miracles de Notre-Dame de Guadalupe. Miracles que les scientifiques, malgré toute la puissance de la science au XXIe siècle, n'expliquent pas.

 


 

Extraits :

 

"Comme signe miraculeux, alors que nous sommes en hiver, la Vierge Marie fait pousser des roses de Castille sur la colline et lui demande de les cueillir.

— «Toutes ces fleurs seront le signe que tu porteras à l'évêque..., lui dit-elle !». Juan conserva les roses dans son tilma (sorte de poncho), puis alla voir l'évêque.

 

"Lorsqu'ils déplia son tilma devant l'évêque, les fleurs tombèrent par terre... et l'image miraculeuse de la Vierge apparut sur le tissu. 

 

"Tous tombent à genoux pour contempler cette image venant du Ciel.

 

"Juan revoit son oncle, maintenant guéri. Celui-ci lui annonce avoir vu la même Dame au moment de sa guérison. La Vierge lui demande alors d'être appelée 'La Parfaite Vierge, Sainte Marie de Guadalupe.'

 

"En Espagne, le sanctuaire de Guadalupe était l'un des plus vieux du monde catholique; c'était un lieu de pèlerinage très populaire durant les années de conquête. Mais l'origine du nom 'Guadalupe' a toujours été matière à controverse. Il y a néanmoins une croyance qui veut que ce nom fut retenu en raison de la traduction des paroles de la Vierge à l'oncle de Juan Diego... du nahualt (langage employé au Mexique) à l'espagnol. La croyance veut que la Vierge employa le mot aztèque nahualt 'coatlaxopeuh' qui se prononce : 'quatlasupe'... et dont le son ressemble étrangement au mot espagnol 'Guadalupe'. 'Coa' veut dire serpent, 'tla' étant une syllabe accrochée à coa et voulant dire 'le'... alors que 'xopeuh' veut dire écraser ou piétiner. Notre-Dame a voulu se nommer 'celle qui écrase le serpent'.

 

"Grâce à l'image sainte de la Vierge, les pèlerins affluent rapidement à Tepeyac. De 1531 à 1541, neuf millions d'Indiens se convertissent à la foi catholique! Le visage de Notre Dame de Guadalupe est un mélange des races indienne et espagnole. La ceinture à double pan et la large robe désignent une femme enceinte. La robe est rose ornée de motifs indigènes et d'une cape bleue étoilée d'où sortent des rayons de lumière.

"Les éléments de cette image ont de nombreuses autres significations !

"L'image mesure 1,43 m depuis la tête jusqu'aux pieds. Toutes les proportions du corps humain y sont conservées à la perfection. Le visage est parfaitement ovale; les traits des yeux, du nez et de la bouche sont parfaits. On reconnait la Vierge de l'Apocalypse : "Elle reçut les deux ailes du grand aigle pour s'envoler au désert" (Ap 12,1-14)

 

"Malgré une étoffe de qualité inférieure, l'humidité de la région, et la vénération directe du public durant 116 ans sans aucune protection..., la conservation des couleurs est la même depuis près de 500 ans.

"Un orfèvre chargé de nettoyer le cadre de l'image en 1791, laisse tomber... une goutte d'acide citrique sur l'image. Cet acide corrode le cuivre et l'acier. Mais l'image n'a pas été transpercée et les traces de la réaction chimique s'effacent peu à peu depuis ce temps...

"En 1921, durant les persécutions, on fait exploser une bombe dans la basilique pour se débarrasser de l'image. L'explosion détruisit le marbre de l'autel, mais la vitre protégeant l'image ne fut même pas fêlée.

 

Notre-Dame de Guadalupe : le tilma en fibres de cactus est intact après 500 ans. Pigments colorés du tilma inconnus.

 

Les informations sensationnelles annonçant que l'image n'adhérerait pas à la toile, mais flotterait devant elle à quelques centièmes de millimètres de distance; le médecin qui aurait posé son stéthoscope sur le ventre de la Vierge dans cette image et constaté un battement correspondant à celui du coeur d'un bébé prêt de naître; la température du tissu qui serait celle d'un corps humain vivant, sont des fausses informations selon le Père François Brune qui rapporte que lors de son voyage à Mexico, "aucun des chercheurs" qu'il a rencontrés "n'a confirmé ces 'découvertes'. Ils [...] ont au contraire mis nettement en garde contre ces amateurs de sensations." (25)

 

Les conditions d'impression de l'image sur le tissu sont absolument incompréhensibles. La toile ne comporte aucun apprêt, de colle à poisson ou de poudre de craie comme il est d'usage pour toute peinture. 

Il est impossible qu'elle ait été peinte : les couleurs utilisées ne sont ni d'origine minérale, ni végétale, ni animale. Il n'y a aucune trace de pinceau. Deux fibres colorées prises dans l'image ont été analysées en 1936 par un prix Nobel de Chimie. Sa conclusion est formelle : il n'y a pas de colorants d'origine minérale, végétale ou animale. (26)

Le poncho en fibre de cactus aurait dû tomber en poussières en moins de 20 ans. Or, il est toujours en parfait état depuis bientôt 500 ans ! Avec le temps, l'humidité s'évapore et la peinture commence à se craqueler.

 

"Plus on s'éloigne de l'image, plus les détails sont clairs et plus elle paraît grande. Par exemple, les étoiles de la robe se voient à peine lorsqu'on regarde l'image de près; de loin, elles sont éblouissantes.

 

"Même si les paupières de la Vierge sont baissées, ses yeux ne sont pas complètement fermés.

"De nombreuses observations scientifiques au cours du XXe siècle nous ont permis de découvrir le reflet de... personnages dans les yeux de la Vierge sur le Tilma. En agrandissant deux mille fois les yeux, on aperçoit treize personnes très distinctement. Ces images représentent l'hypothèse selon laquelle la Vierge Marie aurait été corporellement présente dans la pièce, mais invisible aux yeux des hommes. Dans ses yeux se reflètent tous les assistants à la scène qui sont dans son champ de vision. Les reflets donnent une impression de profondeur qui était totalement impossible à peindre en 1531 !!! Nul peintre n'aurait pu respecter les lois d'optique à la perfection. De plus, ces lois ne furent découvertes que trois siècles plus tard.

 

"Lorsqu'on envoie un rayon lumineux de différentes façons dans l'un des yeux, celui-ci reflète la lumière exactement comme le ferait un oeil physique... comme si l'oeil imprimé était matériel !!!

 

Des recherches ont abouti à des constatations fantastiques. Les planétariums actuels reconstituent le ciel tel qu'il était en n'importe quel point du globe et à n'importe quelle époque. "Il y a quelques années, l'astronome Armando Garcia a calculé la carte du ciel du solstice d'hiver de cette année-là du 12 décembre 1531, à 10h40, heure de Mexico. Puis, il a projeté cette carte sur la manteau bleu de la Vierge Marie. Les résultats sont miraculeux. Toutes les principales étoiles des constellations se superposent avec celles de son manteau. Voici la carte du ciel superposée sur l'image entière de la Vierge. La constellation brillante aux pieds de la Vierge est Orion (planétarium Spitz Junior, construit par Armonic Reed Corporation, observatoire Laplace de Mexico) :

 

Notre-Dame de Guadalupe : carte du ciel le 12 décembre 1531 à 10h40.

 

Quantité d'autres observations durent faites par les astronomes. Ils utilisèrent aussi le planisphère Bravo et celui d'Accu Star et un autre réalisé par la marine des États-unis.

D'après le récit du Nican Mopohu, c'est à peu près à ce moment-là que Juan Diego a développé son manteau devant l'évêque Zumarraga, en laissant rouler à terre toutes les fleurs.

L'astronome Daniel Flores Guttierrez, astronome UNAM, a expliqué pour une émission KTO (un peu plus loin ci-dessous) que les étoiles sur le manteau de la Vierge représentent exactement la voûte céleste au jour du miracle, mais vu de l'espace et non de la terre, le 12 décembre 1531.

Il convient également de noter que le nombre d'étoiles sur le manteau de la Vierge (46), réparties en 23 étoiles à gauche et 23 à droite, correspond au nombre de chromosomes des cellules du corps humain (23 paires). Cette observation suggère une fois de plus que chaque détail du manteau a sa propre raison d'être. Nous pouvons y voir un nouveau symbole par lequel la Vierge veut exprimer que son intervention concerne chaque être humain et appelle toute l'humanité à participer à la civilisation de l'amour. (LaNouvelle Boussole Quotidienne)

 

Une émission KTO présente l'ensemble des connaissances actuelles sur la Vierge du Mexique, la Vierge de Guadalupe :

Sur la tête de la Mère de Dieu apparaît la Couronne Boréale; sur sa poitrine, à la hauteur de ses mains jointes, le signe de la Vierge; sur son ventre, légèrement arrondi par une grossesse proche de son terme, le signe du Lion, dont l'étoile principale s'appelle Regulus, c'est-à-dire "le petit roi"; à la hauteur des genoux le signe des Gémeaux et, sous les pieds et l'ange soutenant la lune, le géant Orion. Nous avons donc deux symboles exprimant la même idée de la naissance du maître du monde. 

Sur le côté gauche de la cape (à droite pour nous observateurs), on voit les constellations du sud, quatre étoiles qui font partie de la constellation du Verseau (les constellations du Nord figurent sur le côté droit de son manteau, à gauche pour nous); les étoiles à l'Est se trouvent sur le haut de l'Image et celles à l'Ouest sur la partie inférieure.

Au-dessous, on observe la constellation de la Balance et à la droite une des étoiles du Scorpion. À hauteur du bras on remarque deux étoiles de la constellation du Loup, et à l'extrême celle de l'Hydre. Vers le bas on observe le carré légèrement incliné du Sagittaire. Et on observe parfaitement la Croix du Sud. Dans la partie inférieure, solitaire, resplendit Sirius. Du côté droit de la cape, on note la présence des constellations du Nord. Sur l'épaule de Marie, on peut voir un fragment de la constellation du Bouvier. En suivant vers le bas, on voit parfaitement la constellation de la Grande Ourse et l'entourant à droite la constellation de la Chevelure de Bérénice, et en dessous celle du Lièvre. À gauche, Thuban, qui est l'étoile la plus brillante de la constellation du Dragon. En-dessous deux autres étoiles faisant partie de la Grande Ourse, et un peu plus bas trois étoiles de la constellation du Taureau.

 

Le nombre d'or. Les grands artistes construisent leurs oeuvres selon des lignes géométriques qui échappent au regard mais qui sont sous-jacentes à la composition, mettant en valeur tel ou tel détail particulièrement signifiant. On retrouve ce nombre dans l'organisation de la matière, la disposition des atomes dans les divers composés chimiques, dans la forme des cristaux de différents minéraux. Ce nombre d'or, inscrit au coeur de toute harmonie est lui aussi miraculeusement inscrit dans les dimensions de l'Image, avec une partie manquante au haut de la toile. 

 

Juan Diego vécut en ermite dans une hutte près de la chapelle où l'image miraculeuse fut placée. Les documents de l'époque montrent qu'une de ses fonctions fut de raconter inlassablement les apparitions à tous les pèlerins qui venaient sur sa colline.

Il mourut, à 74 ans, un 9 décembre. Exactement 17 ans après la première apparition. L'évêque de Mexico meurt à 73 ans, le 12 décembre de la même année. Exactement 17 ans après le miracle des roses et de l'apparition de l'image.

 

Les apparitions de Notre-Dame de Guadalupe ont joué un rôle capital dans la formation du Mexique. Le rôle de la Guadalupe pendant la lutte pour l'indépendance en est une illustration éclatante. Son rôle est certainement appelé encore à se développer en un siècle d'incroyance et de sécularisme. Aujourd'hui, cette image miraculeuse est appelée à jouer un rôle véritablement universel.

 

En janvier 1737, une épidémie de peste désolait la ville de Mexico. Les autorités religieuses et civiles eurent l'idée de demander l'aide de la Vierge de Guadalupe. Le clergé refusa d'abord de s'adresser à Notre-Dame de Guadalupe; il cherchait plutôt à acclimater parmi les Indiens le culte des Vierges espagnoles auxquelles il était habitué. Cependant, les Indiens, eux, se sentaient davantage attirés par la Vierge de Guadalupe. Au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, son culte s'était tellement développé parmi les Indiens et les métis qu'il était devenu, de fait, la manifestation religieuse la plus importante du Mexique.  Mais pour les autorités civiles, c'était un peu comme détrôner leur propre Vierge pour introniser à sa place celle des Indiens (rebeca Lopez Mora, Guadalupe de mexico, el fin de una epidemia y el inicio de un reinado, Historica, Coleccion V.) Beaucoup fuyaient la capitale et allaient s'établir sur les hauteurs de la Guadalupe. Leurs maisons étaient bientôt si nombreuses qu'elles réunissaient les deux agglomérations. Or, parmi ses habitants, on ne déplorait aucun décès dû à l'épidémie, ce qui démontrait le pouvoir de protection de l'image miraculeuse. [...] Des neuvaines étaient célébrées et l'image miraculeuse allait de paroisse en paroisse.

Le chapitre de la cathédrale entreprit alors les démarches pour que la Vierge de Guadalupe soit reconnue comme Patronne principale de la ville de Mexico. Un édit royal autorisa cette  reconnaissance le 27 avril 1737, soit 206 ans après l'apparition. Peu à peu, les autres cités du Mexique adoptèrent aussi la Vierge de Guadalupe comme Patronne et protectrice (1746). (27)

 

Benoît XIV proclame Notre-Dame de Guadalupe Patronne du Mexique le 25 avril 1754, en citant à son sujet le Psaume 147,20 : "Il (Dieu) n'en a fait autant pour aucune nation"; phrase aujourd'hui célèbre dans tout le Mexique.

En 1810, durant la guerre du Mexique pour l'Indépendance contre l'Espagne, son image précéda les Insurgés dans la bataille. (Niceto de ZAMACOIS, Historia de Mexico, Barcelona-Mexico, 1878-1882, VI, 253, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64 ). La bannière de la Guadalupe mène les insurgés ; et leur cause est appelée "sa loi." (Luis GONZALEZ y GONZALEZ, El Optimismo nacionalista como factor en la independancia de Mexico, Estudios de historiografia americana, Mexico 1948, p. 194, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 68 ). Le Père Miguel Hidalgo y Costilla rejoignit les premiers groupes révolutionnaires en s'emparant de l'image de la Guadalupe pour en faire la bannière des Insurgés. "L'intuition de Hidalgo", écrit l'historien D. Luis Castillo Ledon, "d'adopter la Vierge de Guadalupe comme drapeau de l'armée libératrice, était, sans aucun doute, une grande pensée politique. Comme le mouvement qu'il venait de lancer devait s'appuyer sur les masses indigènes et métisses, il comprit que la seule idée de liberté était un peu abstraite pour entraîner les foules. Il fallait l'unir à la religion et adopter un symbole qui représentât, à la fois, les croyances de la multitude et le sentiment national." (28) Détail révélateur : à la fin de la guerre, le traité de paix fut appelé très officiellement "Traité de Guadalupe-Hidalgo".

 

En 1828, le Congrès de Mexico déclarait le 12 décembre, fête nationale.

Le 2 février 1848, c'est à la sacristie de la basilique de la Guadalupe que fut signé le traité de paix mettant fin à la guerre avec les États-Unis, et le traité porte aussi le nom de "traité de Guadalupe".

Emiliano Zapata et ses rebelles agrariens combattirent sous son emblème dans la Grande Révolution de 1910 (Antonio POMPA y POMPA, Album del IV centenario guadalupano, Mexico, 1938, p. 173, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64.

 

Le 4 août 1910, la Vierge de Guadalupe est proclamée Patronne de toute l'Amérique latine par Pie X. Pie XI renouvela cette proclamation.

 

En 1926, le pouvoir mexicain, alors aux mains d’un parti à la fois nationaliste, agrarien, socialiste et anticlérical, mit en œuvre, dans un pays dont l’immense majorité de la population est catholique, une législation s’attaquant à l’Église (nationalisation des lieux de culte et des biens ecclésiastiques, laïcisation forcée des écoles, interdiction du droit de vote et du droit d’être élu pour les membres du clergé, prohibition de l’habit ecclésiastique, expulsion des congrégations enseignantes, interdiction des organisations professionnelles catholiques, obligation pour les prêtres d’aller pointer dans les commissariats…) L’épiscopat se résout à suspendre le culte, sur tout le territoire mexicain, jusqu’à l’abrogation des lois antireligieuses. Mais les paysans, privés de messe et de curé, ne l’entendirent pas ainsi. Ils prirent les armes, quand ils en avaient, ou s’emparèrent de celles de l’armée gouvernementale. L’insurrection finira par toucher la moitié du pays, 50.000 hommes composèrent l’armée des Cristeros, sous le commandement du général Enrique Gorostieta Velarde et de prêtres. L’affrontement dura trois ans dans sa phase aiguë, mais se poursuivit de façon sporadique au cours des années 1930, laissant un bilan final de 250.000 victimes dans les deux camps. C’est une guerre qui, comme tous les conflits, possède ses coulisses géopolitiques et diplomatiques, de Washington – où les États-Unis veillent à la sécurité de leurs concessions pétrolières au Mexique – à Rome – où le pape souffre pour ses fidèles Cristeros mais, à la poursuite des combats, préfère un compromis permettant de rouvrir les églises. Les mexicains se battaient, derrière leurs drapeaux frappés de l’image de la Vierge de Guadalupe au cri de ¡Viva Cristo Rey! ("Vive le Christ Roi !"). (Jean Sévillia, Boulevard Voltaire, 12 mai 2014)

 

À partir de 1926, les autorités ecclésiastiques se préoccupèrent de conserver le cadre originel des apparitions. En raison des circonstances politiques, elles décidèrent de tenir secret le lieu exact où reposait la dépouille de Juan Diego. On peut cependant affirmer qu'elle se trouve dans les murs de la chapelle des Indiens ainsi que celle de Juan Bernardino.

 

En 1932, le gouvernement socialiste mexicain essaya d'interdire les pèlerinages. Les miracles dérangent ! Tout cela en vain : le régime mexicain a changé, le communisme a disparu.

 

Le 10 décembre 1933, Pie XI procédait solennellement à Rome au couronnement de l'image de la Guadalupe. Pie XII, Paul VI rendirent également hommage à la Vierge de Tepeyac.

 

Durant les terribles séismes de 1985, beaucoup vinrent se réfugier pour un temps au pied de la colline comme l'avaient fait les habitants en 1737.

 

"Béatifié le 6 mai 1990, Juan Diego est canonisé le 31 juillet 2002 par le pape Jean-Paul II. Saint Juan Diego est fêté le 9 décembre.

 

Depuis l'apparition, cinq basiliques se sont succédées sur la colline de Tepeyac.

 

"Dernier événement majeur sur la colline de Tepeyac... : le 24 avril 2007 à la basilique Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, après la décision du conseil municipal de cette ville de légaliser l'avortement jusque-là interdit, un nouveau miracle est survenu. À la fin de la messe offerte pour les enfants avortés non-nés, l'assistance de la basilique se demandait ce qu'attendait d'elle la Très Sainte Vierge de Guadalupe. Tandis que beaucoup de fidèles prenaient des photographies de l'ayate de Tepeyac exposé et vénéré dans la Basilique, l'image de la Vierge a commencé à s'effacer pour donner place à une lumière intense qui émanait de son ventre, constituant un halo brillant ayant la forme d'un embryon.

"Avec un cadrage et un grossissement important il est possible d'apprécier la position de la lumière qui provient réellement du ventre de l'image de la Sainte Vierge et n'est ni un reflet, un artefact. L'ingénieur Luis Girault qui a étudié l'image ainsi réalisée a confirmé l'authenticité du négatif et a pu préciser qu'il n'avait été ni modifié ni altéré, par superposition d'une autre image par exemple. Il a découvert que l'image ne provient d'aucun reflet, mais sort littéralement de l'intérieur de l'image de la Vierge."

 

Le site accueille aujourd'hui 20 millions de pèlerins chaque année. C'est aujourd'hui le plus grand centre de pèlerinage catholique au monde.

La dévotion qui s'étendit à l'Amérique du Nord, Etats-Unis et Canada, commence maintenant à atteindre l'Europe.

La "Guadalupana" est la patronne du Mexique, de l'Amérique latine et de toute l'Amérique, des Philippines, des peuples indigènes et des enfants à naître. (29)

Notes

 

(1) Document le plus ancien narrant les événements, aujourd'hui reconnu comme étant l'oeuvre d'Antonio Valeriano, un Indien cultivé qui enseignait alors au collège franciscain Santa Cruz de Tlatelolco.

(2) "La canonisation de Juan Diego, acte de justice pour les Amérindiens", Zenit,‎ 6 février 2002   

(3)  François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 114-115.

(4) François Brune, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011, p. 19-22.  

(5) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 89.

(6) Le Père M.R. Sanchez signale en note que cette insistance sur la nuit finissante et l'aube qui pointe signifie très clairement, dans la culture pré-hispanique, le commencement de toute choses, le salut de la civilisation, le début de quelque chose de très important pour le monde entier. On retrouverait le même symbole dans d'autres cultures, à commencer par le christianisme lui-même.

(7) La littérature ancienne nous apprend que la fondation des cités comportait toujours des chants.

(8) Littéralement "Maître du voisinage et de l'immédiateté", traduit parfois "maître du voisinage immédiat". L'idée semble Bien celle de la proximité de Dieu auprès de chacun. La mère de dieu reprend ici les termes mêmes qui étaient employés pour désigner une divinité, sans nom propre, en l'honneur de laquelle le roi de Texcoco avait érigé une tour sans statue. La Vierge marque bien ainsi que le vrai Dieu ne vient pas pour détruire mais pour réaliser ce que les Aztèques avaient pressenti. Le Père François Brune indique qu'il emprunte ces renseignements précieux au Frère Bruno Bonnet-Eymard, "La Vierge Marie au Mexique", La Contre-Réforme catholique au XXe siècle, supplément de septembre 1980, nouvelle édition en 1981, p. 3 ; "L'Étoile Notre-Dame", n° 55 de janvier 1998 ; Le Journal de la Confrérie de Notre-Dame de France, n°28, 1997.

(9) Dans son ouvrage, le P. François Brune signale que "le frère Bruno B.-E. nous précise que le terme employé ici est un diminutif du terme utilisé normalement pour désigner les deux temples qui se trouvaient au sommet du Grand temple de Mexico. La Mère de Dieu n'en demande pas tant."

(10) Les Indiens connaissaient déjà des divinités qui se présentaient comme « Mère de Dieu » ou « Mère des dieux » ou encore « Notre Mère ». Elles étaient vénérées pour elles-mêmes. La Vierge Marie, elle, ne fait que renvoyer vers le Créateur.

(11) L'appel à l'unité et l'harmonie entre les diverses ethnies composant le pays et ici extrêmement fort. Le Père François Brune y voit volontiers, « tant l'expression nahualt semble forte, une allusion à l'unité de toute l'humanité conçue comme un seul et unique être à l'image de la Sainte Trinité », la diversité dans l'unité.

(12) P. François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 123.

(13) P. François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 233-234.

(14) L'Eglise en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean SÉVILLIA, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 223-224.

(15) Bernard LAVALLÉ, Au nom des Indiens, Une Histoire de l'évangélistion de l'Amérique espagnole, Paris, Payot 2014.

(16) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 90-91.

(17) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 92.

(18) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 98-99.

(19) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 205-207; 224.

(20) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 131-132.

(21) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 102-103.

(22) Bernard LAVALLÉ, Au nom des Indiens, Une Histoire de l'évangélistion de l'Amérique espagnole, Payot, Paris, 2014, p. 67.

(23) Bernard LAVALLÉ, ibid., p . 368.

(24) In Defense Of The Cross

(25) François BRUNE, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011, p. 30-31.

(26) François BRUNE, José Aste Tönsman, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, ibid., p. 39.

(27) François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 111 et p. 138.

(28) D. Luis CASTILLO LEDON, cité dans  François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 138.

(29) https://www.kath.net/news/83280

 

Sources générales : (1) L'Évangile au quotidien ; (2) François Brune, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008; (3) François BRUNE, José Aste TÖNSMAN, Le Dernier miracle de la Vierge du Mexique, le Secret des Yeux, Editions du temps présent, Collection Mutation, Agnières 2011; (4) L'Église en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean SÉVILLIA, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 223-224; (5) Missel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 89; (6) In Defense Of The Cross.

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18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 07:30

 

Le gouvernement "dissimule des données qui pourraient établir un lien entre la vaccination contre la Covid et la surmortalité"

L'UKHSA (Agence britannique de sécurité sanitaire) a fait valoir que la publication de ces chiffres entraînerait "détresse ou colère" chez les proches endeuillés si un lien était établi.

 

Camilla Turner

Éditeur politique du dimanche

 

15 novembre 2025 à 18h35 GMT

 

L'organisme de surveillance de la santé publique a été accusé de "dissimulation" après avoir refusé de publier des données qui pourraient établir un lien entre le vaccin contre la Covid et la surmortalité...

 

Source: Telegraph

https://www.telegraph.co.uk/politics/2025/11/15/government-withholding-data-covid-jab-link-excess-deaths/

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4 novembre 2025 2 04 /11 /novembre /2025 07:42

Dormez braves gens :

Étude : Augmentation spectaculaire des cas de cancer après la vaccination contre la Covid-19. La Commission européenne doit désormais prendre position

Il s'agit de l'une des plus vastes études de cohorte jamais réalisées sur les effets cancérogènes des vaccins contre la Covid-19 : en Corée du Sud, les données de plus de huit millions de participants ont été analysées.

 

Les auteurs expliquent que le « potentiel oncogène du SARS-CoV-2 » avait déjà été évoqué, mais que les données cliniques étaient insuffisantes. Cette situation évolue grâce à cette « vaste étude rétrospective populationnelle », qui estime « l’incidence cumulée et les risques de cancer un an après la vaccination contre la COVID-19 ».

 

Les données, recueillies auprès de 8 407 849 personnes entre 2021 et 2023, proviennent du système d’assurance maladie coréen. Les participants ont été répartis en deux groupes selon leur statut vaccinal. Les personnes vaccinées présentaient un risque significativement accru de développer différents cancers.

 

Voici les chiffres en détail : les cas de cancer de la prostate ont augmenté de 69 %, ceux du poumon de 53 %, ceux de la thyroïde de 35 %, ceux de l’estomac de 33,5 %, ceux du côlon de 28 % et ceux du sein de 20 %. Avec les vaccins à ADN, le risque de cancer était particulièrement élevé pour les cancers de la thyroïde, de l’estomac, du côlon et de la prostate. Avec les vaccins à ARNm, ce risque était accru pour les cancers de la thyroïde, du côlon, du poumon et du sein. Le vaccin contre la COVID-19 semble donc être un véritable facteur aggravant du cancer.

 

La Commission européenne doit désormais s'exprimer. L'eurodéputé autrichien Gerald Hauser souhaite connaître les chiffres correspondants en Europe, savoir comment la Commission explique ces « augmentations alarmantes en si peu de temps » et si des programmes de dépistage du cancer spécifiques sont prévus et recommandés pour les personnes vaccinées contre la Covid-19, considérées comme un « groupe à haut risque de cancer ».

 

Source: https://weltwoche.ch/daily/studie-dramatische-zunahme-von-krebs-nach-covid-19-impfungen-jetzt-muss-auch-die-eu-kommission-stellung-nehmen/

 

via Le Collectif

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 06:00

10. La loi de causalité

Tout effet a une cause.

L'univers eu un début...

donc une cause première.

9. La précision des constantes cosmiques

Gravité, vitesse de la lumière, charge de l'électron... toutes réglées au millimètre pour la vie.

 

8. La Big Bang

Un Univers sorti du néant : qui, ou quoi l'a déclenché et réglé ?

L'être ne peut sortir du non-être. Le néant ne peut être à l'origine de l'être.

 

7. La complexité de l'ADN

Un code digital de 3 milliards de lettres.

 

Lire : Le scientifique qui a décodé l'ADN et y a vu la signature de Dieu

 

6. L'entropie

Tout tend vers le désordre... mais la vie est une organisation toujours plus complexe.

 

5. L'existence des lois de la physique

Pourquoi des lois universelles si logiques existent-elles plutôt que le chaos ?

 

4. L'expérience de la conscience

Subjectivité, pensée, libre arbitre... rien dans la matière pure ne l'explique totalement.

 

3. Les nombres et les mathématiques

Abstraits mais universels.

Pourquoi l'univers "parle-t-il" en langage mathématique?

 

2. Les near-death experiences (NDE), ou expériences de mort imminentes (EMI)

Des témoignages cliniques troublants, étudiés par des médecins

 

1. Le réglage fin de l'univers

Si une constante différait d'une fraction minuscule, la vie serait impossible.

 

Lire : La science moderne (cosmologie et mathématiques) prouvent l'existence de Dieu

 

Source

 

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 06:57

Il est avant toute chose, et TOUT SUBSISTE EN LUI.

Colossiens 1,17

Ton corps n'est pas le fruit du hasard. Il est conçu avec une précision inimaginable. Chaque cellule a été pensée pour tenir ensemble.

 

Au cœur de chaque cellule, il existe une protéine essentielle à la vie: la Laminine. C'est elle qui relie tes cellules, maintient les organes, et garde ton corps debout. Sans elle, tout s'effondrerait. Et quand les scientifiques l'ont observée au microscope ... ils ont vu une CROIX.

 

 

Schéma de la structure des laminines et des différentes liaisons avec d'autres molécules
Le rôle de la laminine dans la polarisation des cellules embryonnaires et l'organisation des tissus, Revue Developmental Cell Journal, mai 2023. Cf. https://www.cell.com/fulltext/S1534-5807(03)00128-X

 

Source:

Tommy parle de foi 

Jésus lui répond : "Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi."

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Jean 14,6

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9 octobre 2025 4 09 /10 /octobre /2025 06:23

Directeur du Human Genome Project, Francis Collins a dirigé l'équipe qui a cartographié l'ADN humain en 2003, un exploit majeur de l'histoire scientifique.

 

Loin d'être athée, il affirme que la science révèle un ordre rationnel et une beauté qui pointent vers un créateur. Son livre The Language of God (2006), Le Langage de Dieu, expose comment la génétique, loin de contredire la foi, la renforce.

 

"Je crois que Dieu a voulu, en nous donnant l'intelligence, nous offrir l'opportunité d'explorer et d'apprécier les merveilles de sa création." (Entretien au Pew Research Center, 2008)

 

"Le Dieu de la Bible est aussi le Dieu du génome. Il peut être adoré à la cathédrale ou au laboratoire. Sa Création est majestueuse, impressionnante, complexe et belle." (Le Langage de Dieu, 2006)

 

Ancien athée, il s'est converti après avoir étudié la cohérence morale et rationnelle du christianisme.

 

Il fonde la fondation Biologos, qui promeut l'harmonie entre foi et science.

 

Pour lui, la découverte du génome humain n'est pas une preuve contre Dieu, mais "la lecture du langage par lequel Dieu a créé la vie."

 

Quand la science atteint ses limites, la foi n'est pas un refuge de l'ignorance, mais la continuité de la recherche de la vérité.

 

 

Sources:

 

-FIDEUS

-https://en.wikipedia.org/wiki/Francis_Collins

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8 octobre 2025 3 08 /10 /octobre /2025 06:44

L'univers a eu un commencement et la croyance en Dieu n'a jamais été aussi logique

 

La théorie du Big Bang a été formulée par Georges Lemaître, prêtre catholique et astrophysicien belge dans es années 1920. Lemaître propose que l'univers a un commencement, à partir d'un "atome primitif" en expansion, ce qui constitue la base de la cosmologie moderne.

 

Les preuves modernes:

-Décalage vers le rouge des galaxies

-Fond diffus cosmologique (CMB)

-et expansion de l'univers confirmée par les observations d'Edwin Hubble

 

Ce modèle scientifique prouve que l'univers n'est pas éternel, que l'histoire est linéaire (et non cyclique), qu'il y a un point de départ temporel précis. Un concept compatible avec l'idée d'un Créateur.

 

Source : FIDEUS

Cf. https://www.science-et-vie.com/article-magazine/existence-de-dieu-ce-quen-disent-les-mathematiques

 

"Existence de Dieu : ce qu'en disent les mathématiques"

 

Après quinze siècles de recherches menées par les plus grands penseurs, les mathématiques et l'informatique ont parlé : selon les règles de la logique, l'existence de Dieu est nécessaire !

 

Wakan Tanka pour les Sioux, Mulungu pour les Bantous, l'Éternel Ciel bleu pour les Mongols, YHWH, Allah, Odin, Brahma… Depuis la nuit des temps, quel que soit le nom qui lui est donné, les croyants en parlent avec ferveur, les athées avec conviction, les agnostiques avec distance. Christoph Benzmüller, informaticien allemand, professeur à l'université de Bamberg, est le premier à pouvoir l'affirmer avec certitude :

 

"Dieu, dans sa définition la plus répandue en métaphysique, existe nécessairement. On ne peut penser un monde dans lequel il n'existerait pas."

 

Cette assurance, ce chercheur de l'université de Berlin la tire des mathématiques, et de leur cœur même, la logique. Mieux : il la fonde sur la capacité de l'informatique à valider sans erreur possible les démonstrations. Parachevant des siècles de réflexions métaphysiques, son logiciel a vérifié la justesse de l'argument ontologique selon lequel l'existence de Dieu est nécessaire à tout système de pensée logique. Et l'ordinateur a parlé :

 

"L'énoncé 'Dieu existe' est une proposition vraie au sens logique et mathématique", assène Christoph Benzmüller.

 

Précisons que sa démarche n'est pas portée par la foi.

 

"Ce travail n'a pas pour but de servir une quelconque religion - aucun non-croyant ne se laissera d'ailleurs convaincre par une formule mathématique. Non, ce qui est intéressant, c'est d'investiguer la cohérence d'un concept, qu'on l'appelle Dieu ou non. Cela permet d'en apprendre plus sur les croyances qui y sont rattachées."

 

Ajoutons que cela ne concerne pas un Dieu à l'apparence définie - vieux, barbu et sage, bien souvent - ni un être dont la nature engendre forcément une action, tantôt créatrice, tantôt destructrice.

 

"Cette démonstration prouve l'existence logico-mathématique d'une entité abstraite présentant certaines propriétés, mais pas celle qui déclenche l'amour, et encore moins le fanatisme", commente Shahid Rahman, mathématicien et philosophe à l'université de Lille.

 

Soulignons surtout que ce travail ne valide pas la pertinence de la foi, mais sa cohérence.

 

Le théorème n'affirme pas que Dieu existe réellement. Juste qu'il est irrationnel de dire qu'il n'existe pas. Ce qui, en soi, est déjà renversant… Cette analyse des structures logiques de nos croyances permet de voir cette figure qui berce depuis toujours l'humanité - qui la hante, diraient d'autres - dans toute sa singularité. C'est un fait : que l'on y croie ou pas, Dieu a un statut bien supérieur aux autres entités peuplant notre esprit.

 

Prenez la licorne. Cette sorte de cheval cornu, apparu durant l'Antiquité, continue à vivre à travers la littérature et l'imaginaire enfantin. Certes, son existence n'est pas impossible - aucun principe évolutif n'interdit la sélection naturelle d'un tel animal. Mais tout esprit adulte et raisonnable est amené à penser que c'est un être totalement imaginaire. Il n'en va pas de même pour Dieu. L'argument ontologique le démontre : son existence dans notre esprit n'est pas seulement possible, mais nécessaire. Croire en Dieu, ce n'est donc pas comme croire aux licornes. Le concept a toujours été là, présent dans la nature avant même qu'on ne le formalise, à la manière du théorème de Pythagore. Contrairement à notre cheval cornu, aux lutins et autres trolls, Dieu n'est pas né de l'imagination, mais de la logique. "Il y a une différence fondamentale entre un objet imaginaire comme la licorne et Dieu : l'être d'une licorne inclut des contradictions, alors que les propriétés de l'être divin dont l'existence est ici démontrée n'en présentent aucune, dans les conditions de la logique", souligne Baptiste Mélès, chercheur en logique et philosophie de l'informatique au CNRS.

 

 

Une quête philosophique

Cela fait plus de mille ans que cette nécessité de l'existence divine est pressentie. Si les prémisses en sont attribuées au philosophe latin Boèce (480-524), c'est la formulation du moine bénédictin du XIe siècle Anselme de Cantorbéry (1033-1109) qui rend l'entreprise célèbre (voir p. 72-73). Que d'encre elle a fait couler ! Elle a été retravaillée par Descartes, Hegel et Leibniz, débattue par Pascal, Kant et Spinoza, mais elle a toujours tourné autour d'un argument à la simplicité déconcertante :

 

"Dieu a toutes les perfections, or l'existence est une perfection, donc Dieu existe."

 

Plus littéraires que logiques, de tels arguments peuvent sembler du domaine de la discussion philosophique, bien loin d'une approche logico-mathématique. C'est sans compter Kurt Gödel (1906-1978). Ce pur logicien est célèbre pour avoir prouvé, au début des années 1930, qu'il existe des vérités mathématiques non démontrables. Jusqu'alors, on pouvait croire que toute difficulté était surmontable. Eh bien non ! En s'appuyant sur le langage formel de la logique moderne, le mathématicien autrichien démontre que certaines vérités ne peuvent être atteintes. Auréolé d'un prestige inégalable, Kurt Gödel commence à travailler sur la fameuse preuve ontologique à partir des années 1940, d'abord à Vienne, puis à Princeton, aux États-Unis.

 

Car contrairement à ce prédisait Kant, qui déclarait "close et achevée" la logique philosophique traditionnelle, celle-ci n'a en fait jamais cessé d'évoluer et s'est même métamorphosée à la fin du XIXe siècle, après son union avec les mathématiques formelles. Le mathématicien allemand Gottlob Frege a notamment conçu, en 1879, un des premiers langages formalisés qui permettent de vérifier un raisonnement philosophique de la même manière qu'un calcul arithmétique. Suivi, en 1910, par le logicien américain Clarence Lewis, dont la logique modale explose au cours des décennies suivantes. "Des concepts tels que 'nécessité' ou 'possibilité', utilisés en théologie et en logique, acquièrent alors la respectabilité attachée à la calculabilité ou à tous les objets calculables, qui font autorité dans le milieu des sciences", commente le philosophe Frédéric Nef.

 

Kurt Gödel s'attache donc à traduire Dieu dans ce langage de la logique modale, suivant les règles du système logique K.

 

"En termes de rigueur, ce sont les moins suspectes car elles répondent au plus grand nombre de contraintes logiques", souligne Baptiste Mélès. Gödel s'inspire des raisonnements théologiques de Leibniz, précurseur de ces langages modernes, notamment de son concept de "perfections", qu'il transforme en "propriétés positives" - Dieu est alors défini comme celui qui les possède toutes. Il cherche les meilleurs axiomes, les postulats les plus minimalistes et féconds. Et, après des décennies de travail solitaire, il finit par être satisfait de son résultat.

 

Sa preuve ontologique circule pour la première fois en 1970 dans les couloirs de son université : 12 lignes cabalistiques contenant 5 axiomes, 3 définitions, 3 théorèmes et 1 corollaire (voir p. 71), menant à la conclusion que le mathématicien, selon la légende, aurait résumée à sa mère avec ces quelques mots tendres sur une carte postale : "Maman, tu vas être contente, Dieu existe !" Cette démonstration sera publiée officiellement en 1987, neuf ans après sa mort.

 

Un logiciel infaillible

 

Sauf qu'elle n'a pas mis fin à l'interminable débat commencé quinze siècles plus tôt… Si simple, concise et élégante soit-elle, elle a été âprement mise en doute et même modifiée par différents logiciens, en particulier sur le choix des axiomes, mais aussi l'exactitude de la preuve. C'est que, en logique, chaque étape apporte quantité de sous-problèmes plus complexes les uns que les autres. "De nombreuses théories manquent de précision, pointe Christoph Benzmüller. Car une hypothèse repose en grande partie sur l'intuition du chercheur. Et à l'époque de Gödel, certaines vérifications exigeaient un temps et une méthode encore hors de portée." Comme un nouveau pied de nez de la part d'une entité qui semble devoir rester inaccessible, le débat paraissait condamné à s'éterniser…

 

C'est là qu'interviennent les travaux de Christoph Benzmüller, spécialiste des outils de vérification automatique des preuves mathématiques. Ces logiciels qui permettent de valider chacune des étapes des raisonnements sont devenus ultra-puissants. "Grâce aux outils informatiques, nous pouvons vérifier la cohérence d'une proposition logique en très peu de temps", acquiesce le chercheur. À la croisée de la logique traditionnelle, des mathématiques et de l'informatique, le chercheur trace avec Edward Zalta, de l'université Stanford, les contours d'une nouvelle discipline : la métaphysique computationnelle, "une première étape dans la construction d'une inter face entre systèmes informatiques et concepts métaphysiques". En 2013, son logiciel, Leo-II, est fin prêt. Le rêve du philosophe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz de faire de la logique un calcul algorithmique mécaniquement décidable n'est plus hors de portée. Et quel meilleur baptême que de se confronter au plus métaphysique de tous les concepts ?

 

La mort du libre arbitre

Le chercheur commence par encoder dans son logiciel la preuve ontologique de Gödel, dans sa forme symbolique telle qu'elle est présentée sur le manuscrit d'origine. Il appuie sur une touche et, en quelques secondes, le résultat tombe : Gödel s'est trompé ! Le théorème est inconsistant, les axiomes ne tiennent pas, la conclusion "Dieu existe" n'est pas valide… Stupéfaction ! Pas un seul des nombreux philosophes, logiciens et mathématiciens qui avaient pourtant décortiqué le travail originel de Gödel n'avait décelé cette faille. "La machine vient pallier les limites de l'humain qui ne peut pas opérer autant de calculs", avoue Yann Schmitt, philosophe à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbone. Mais pas de panique : au cours de l'histoire, plusieurs chercheurs ont légèrement reformulé le théorème de Gödel. En particulier Dana Scott, à qui le logicien avait permis de recopier sa démonstration de son vivant, et qui avait opéré un minuscule changement dans la huitième ligne. Avec son confrère Bruno Woltzenlogel-Paleo, Christoph Benzmüller insère ces quelques symboles dans Leo-II… qui valide la démonstration de l'existence nécessaire de Dieu. Gödel s'était à peine trompé !

 

 

Dans la foulée, le logiciel détecte un problème, déjà relevé par certains logiciens : la version de Dana Scott est juste, mais elle implique un effondrement modal. C'est-à-dire qu'elle demande d'accepter que tout ce qui existe existe nécessairement, que tout n'est que fatalité. Si vous possédez un vélo rouge, il ne pouvait en être autrement, jamais vous n'auriez pu posséder un vélo bleu à la place. Toute la subtilité de la logique modale, qui distingue le possible du nécessaire, s'écroule. Bref, Dieu existe, oui, mais pas le libre arbitre. Une telle conclusion ne convient pas à Christoph Benzmüller : "Certains chercheurs pensent que Gödel était satisfait de cet effondrement modal. Mais il me paraît incohérent d'utiliser un certain type de logique pour prouver un raisonnement, et d'admettre avec sa conclusion que cette même logique s'effondre."

 

Au final, seul l'humain décide

Le logicien se penche alors sur deux variantes de la théorie de Gödel. Celle développée dans les années 1990 par le philosophe Curtis Anderson, professeur à l'université de Californie, qui modifie le premier axiome de façon à ce que la négation d'une propriété négative, comme la fainéantise, ne donne pas forcément une propriété positive, instaurant le concept de propriétés "indifférentes". Et celle de Melvin Fitting, philosophe américain - qui reformule en 2002 le travail de Gödel dans un ordre supérieur de logique permettant de distinguer, par exemple pour le mot "chat", la désignation de celui de la voisine et celle de l'espèce en général. Christoph Benzmüller entre dans son logiciel de métaphysique computationnelle ces deux théorèmes reformulés. Et le résultat, publié il y a deux ans, est sans équivoque : ils sont validés, sans effondrement modal cette fois. Ouf ! le libre arbitre est préservé. La quête ontologique a atteint son terme.

 

Mais justement, en parlant de libre arbitre : que faire d'une telle vérité ? Ne reste-t-il plus qu'à admettre l'existence de ce Dieu logico-computationnel, non pas par foi, mais par raison ? "Il faut prendre ce travail hors normes avec un peu de distance, prévient Gérard Huet, logicien à l'Inria. 'Dieu existe, on en a une preuve' : c'est effectivement la conclusion de Gödel. Mais si l'on voulait être plus précis, nous devrions dire que 'l'union de toutes les essences positives est une notion cohérente'."

 

À ce titre, Dieu a un statut assez proche de concepts mathématiques dont la cohérence a été démontrée. "Celui de nombre réel est extrêmement fécond, mais pour autant, il me semble illusoire de chercher à savoir s'ils existent réellement", compare Olivier Gasquet, chercheur à l'Institut de recherche en informatique de Toulouse. Autrement dit, ce travail n'éclaire pas tant Dieu que l'idée que l'on s'en fait. "Il faut s'entendre sur la définition de départ, c'est-à-dire sur les axiomes logiques. Et cela, seul l'humain peut le décider. L'ordinateur ne peut pas, seul, aboutir à l'existence de Dieu", pointe Shahid Rahman.

 

Il existe des échappatoires, comme le rejet de la définition de départ de Gödel. On peut ne pas être d'accord avec la proposition "l'existence nécessaire est une propriété positive". Sans elle, Dieu disparaît ! "Mais le contraire est aussi possible, sourit Christoph Benzmüller. Si quelqu'un de profondément athée acceptait les axiomes et la logique, il serait irrationnel de sa part de ne pas en admettre la conclusion."

 

Les anthropologues, les neurologues, les psychologues avaient déjà avancé leurs arguments expliquant pourquoi l'humain est un animal de foi - c'est d'ailleurs le seul (voir p. 74). Ce travail de métaphysique computationnelle complète le tableau. Non pas que ce soit suivant un raisonnement conscient que les humains aient accédé à cette entité surplombant le monde de sa perfection. Mais la foi, et son incroyable universalité, a pu être influencée par cette nécessité de l'existence divine, inscrite dans la logique de la pensée. "Je pense en effet que ça a pu jouer un grand rôle, confirme Christoph Benzmüller. La cohérence d'un concept peut faciliter le fait d'y adhérer, même de façon inconsciente." Comme si parler, raisonner, c'était déjà faire exister Dieu. C'était déjà un peu y croire.

...

 

Et le diable, dans tout ça ?

Si Dieu passe brillamment le test de l'existence, qu'en est-il de son satané antagoniste ? Nous avons soumis la question à Christoph Benzmüller, qui s'est amusé à la passer au crible de la métaphysique computationnelle : "Ajoutons à la démonstration qu'une propriété est négative si et seulement si elle n'est pas positive, et définissons une entité comme étant le diable si et seulement si elle possède toutes les propriétés négatives. "

 

En quelques millisecondes, le logiciel Leo-II a rendu sa conclusion : l'existence du diable n'est pas possible ! "' Être tel que l'on est' est une propriété positive, donc 'ne pas être tel que l'on est' est une propriété négative logiquement possédée par le diable. Or il ne peut exister d'entité qui n'est pas identique à elle-même", commente le chercheur.

 

L'existence de Dieu démontrée en 12 étapes

1. Définition de Dieu

La démonstration commence par poser la définition de Dieu : être tel que Dieu signifie posséder toutes les "propriétés positives".

 

2. "Propriétés positives"

Ce premier axiome précise la notion de "propriété positive", inspirée de la notion de "perfection" de Leibniz : il pose qu'une propriété donnée, ou sa négation, est positive.

 

3. La positivité se transmet

Ce deuxième axiome pose que toute propriété engendrée par une propriété positive est aussi positive.

 

4. La positivité s'exprime

Ce premier théorème démontre que toute propriété positive est possiblement exemplifiée, c'est-à-dire exprimée par un être.

 

5. Être Dieu est positif

Ce troisième axiome pose qu'être tel que Dieu est une propriété positive.

 

6. Dieu est possible

Ce corollaire établit qu'être tel que Dieu est possiblement exemplifié. Autrement dit, Dieu est possible.

 

7. Nécessité des propriétés positives

Ce quatrième axiome pose que les propriétés positives le sont nécessairement.

 

8. Définition de l'essence

Ici est défini ce qu'est l'"essence" : une propriété "E" est l'essence d'un être si toutes les propriétés de cet être sont impliquées par "E". Dana Scott ajouta : et si cet être possède "E".

 

9. L'essence de Dieu

Ce second théorème établit qu'être tel que Dieu est l'essence de Dieu.

 

10. Nécessité de l'existence

Ici est définie l'existence nécessaire d'un être : c'est la nécessaire exemplification de son essence.

 

11. Exister nécessairement est positif

Ce cinquième et dernier axiome pose que l'existence nécessaire est une propriété positive.

 

12. Dieu existe

La conclusion s'impose : l'essence de Dieu est nécessairement exemplifiée. Autrement dit, Dieu existe.

 

Lire: 

 

-L'existence de Dieu prouvée par la présence du mal dans le monde

 

Quinze siècle de cheminement pour démontrer l'existence de Dieu

VIe

BOÈCE

 

Philosophe et homme politique latin, Boèce (480-524) est le premier à proposer un argument ontologique. En usant de la logique aristotélicienne, il écrit que "rien ne peut se penser de plus grand que Dieu" et conclut que la vision chrétienne de la nature divine est correcte.

 

XIe

ANSELME DE CANTORBÉRY

 

C'est la formalisation de saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109) qui rend la preuve ontologique célèbre. S'inspirant des écrits de Boèce, ce moine bénédictin conclut en cinq propositions logiques que l'existence de Dieu ne peut pas se limiter au seul intellect, mais qu'il existe dans la réalité.

 

XVIIe

DESCARTES

 

Le philosophe et mathématicien français René Descartes (1596-1650) réduit l'argument à trois propositions. Surtout, il définit Dieu par le terme "parfait", et l'existence comme étant une propriété inhérente à la perfection, préfigurant ainsi les travaux de Leibniz et Godël.

 

XVIIIe

LEIBNIZ

 

La perfection telle que décrite par Descartes ne satisfait pas le philosophe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716). Il la transforme en des perfections, que Dieu posséderait toutes. Dieu commence à être perçu comme un objet mathématique doté de propriétés.

 

1970

GÖDEL

 

Le logicien autrichien Kurt Gödel (1906-1978) transforme le concept de perfections en propriétés positives. Il écrit une démonstration de l'existence de Dieu en langage mathématique, celui de la logique modale.

 

2018

À l'aide de son logiciel de vérification des preuves mathématiques, l'informaticien Christoph Benzmüller valide des versions légèrement modifiées de l'argument ontologique de Gödel.

 

Source : Science et Vie

https://www.science-et-vie.com/article-magazine/existence-de-dieu-ce-quen-disent-les-mathematiques

 

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3 octobre 2025 5 03 /10 /octobre /2025 06:30

C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;

l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché.

Luc 23:44-45

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.

Matthieu 27:45

Les astronomes de la NASA viennent de confirmer qu'une éclipse lunaire, communément appelée "lune de sang", s'est produite le 3 avril 33 après J.-C., date que beaucoup pensent être le jour de la crucifixion de Jésus.

 

L'Évangile selon Luc (23,44-45) rapporte que l'obscurité a recouvert le pays de midi à trois heures de l'après-midi, alors que Jésus était suspendu à la croix, un événement souvent considéré comme surnaturel. Plus tard dans la soirée, Actes 2,20 dit que la lune s'est "changée en sang", accomplissant ainsi l'ancienne prophétie de Joël 4:15-16 citée par Pierre le jour de la Pentecôte.

 

À l'aide des données de la NASA sur les éclipses, les scientifiques ont désormais vérifié qu'une éclipse lunaire était effectivement visible depuis Jérusalem cette nuit-là, un alignement inattendu entre la science et les Écritures.

 

La théorie de l'éclipse, a été initialement lancée par les chercheurs de l'Université d'Oxford Colin Humphreys et W. Graeme Waddington.

 

 

La crucifixion de Jésus est liée à une éclipse lunaire, selon une découverte de la NASA — qui pourrait déterminer exactement le jour de sa mort. Cf. https://www.yahoo.com/news/jesus-crucifixion-linked-lunar-eclipse-201103198.html

La crucifixion de Jésus est liée à une éclipse lunaire, selon une découverte de la NASA — qui pourrait déterminer exactement le jour de sa mort. Cf. https://www.yahoo.com/news/jesus-crucifixion-linked-lunar-eclipse-201103198.html

Source : TRAD WEST

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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 06:28

De Matthieu Lavagna:

 

"Voici un argument frappant en faveur du catholicisme que j'ai découvert récemment dans le livre de Franco SERAFINI, Un cardiologue rencontre Jésus: Les miracles eucharistiques à l'épreuve de la science' (Artège 2025), traduit de l'italien au français, d'un cardiologue, spécialiste du cœur et de biochimie, qui a examiné et rapporté certains miracles eucharistiques récents, les mieux attestés, qui ont fait l'objet d'investigations par la science moderne.

 

Franco SERAFINI, Un Cardiologue rencontre Jésus, Les miracles eucharistiques à l'épreuve de la foi, Artège 2025

 

Ce que nous montre SERAFINI, c'est que dans les miracles eucharistiques où le groupe sanguin a été examiné, dans les cas de Lanciano et de Tixtla, c'était du groupe sanguin de type AB sur l'hostie. Et il en est de même pour les tests scientifiques qui ont été réalisés sur les objets comme le linceul de Turin, la Tunique d'Argenteuil et le Suaire d'Oviedo. À la fois sur ces trois objets médiévaux et sur les deux miracles eucharistiques où le groupe sanguin a été analysé, on retrouve à chaque fois du sang AB. Donc cela fait au total cinq objets indépendants où l'on retrouve du sang AB lors d'analyses scientifiques. 

 

Or, l'argument stastistique est intéressant: la probabilité d'être du sang AB pour une personne sur terre est de 5%. Vous avez une chance sur vingt d'être de sang AB, c'est le groupe sanguin le plus rare sur terre. Et la probabilité d'obtenir cinq fois de suite du groupe sanguin AB sur des objets indépendants, en mathématiques, c'est une chance sur vingt, le tout à la puissance 5 : soit une chance sur 3 million deux cent mille.

 

Conclusion: c'est hyper improbable d'obtenir cinq fois de suite sur cinq objets différents du groupe sanguin de type AB.

 

En outre les groupes sanguin ont été découverts en 1902. Avant 1902, personne ne connaissait l'existence des groupes sanguins, et donc personne n'aurait pu trafiquer quoique ce soit, falsifier à la fois le linceul de Turin, le Suaire d'Oviedo, la Tunique d'Argenteuil et le miracle de Lanciano en essayant de mettre dessus du groupe sanguin AB, parce que personne ne connaissait les groupes sanguins à l'époque. C'eut été impossible de falsifier tout cela et de tomber comme par hasard sur du sang AB. 

 

Et donc une chance sur 3 million deux cents mille, c'est immensément improbable. La probabilité d'être foudroyé par la foudre et d'en mourir est estimée à une chance sur 80 000.

 

Cet argument statistique est donc un argument puissant pour montrer que ces différents objets de groupe sanguin AB proviennent bien d'une seule et même personne, dont le groupe sanguin est AB et cette personne, c'est Jésus-Christ." (Fin de citation) 

 

 

 

Source : Metanoïa Catholique

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30 septembre 2025 2 30 /09 /septembre /2025 06:08


La prière... est l'oxygène de l'âme.

Padre Pio

La science confirme que la prière modifie le cerveau

Des études utilisant l'IRMf et l'EEG montrent qu'une prière régulière et concentrée active le cortex préfrontal, la région du cerveau responsable de la concentration, de la discipline et de la régulation émotionnelle.

 

Elle réduit également l'activité dans les zones liées au stress et à la peur, ce qui peut expliquer pourquoi la prière à long terme est associée à une meilleure santé mentale, à la guérison des traumatismes et à la maîtrise de soi.

 

Sources :

-Newberg et al. (Neuroscience of Religious Experience) ;

-Schjoedt et al. (2009), études de l'université de Pennsylvanie.

 

Cf. Trad West 

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20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 06:00

Cinq livres scientifiques écrits par des scientifiques protestants qui restaurent magistralement la compréhension catholique traditionnelle de Genèse 1 à 11

Création: Cinq livres scientifiques écrits par des scientifiques protestants qui restaurent magistralement la compréhension catholique traditionnelle de la Genèse 1 à 11

Par : Bruce W. Walters, MD

 

La plupart, sinon la totalité, des institutions académiques catholiques contemporaines, y compris les séminaires, enseignent une version de la théorie du "Big Bang" pour la création et l'évolution (ou "évolution théiste") comme origine de la vie et des différentes espèces. Cela implique le rejet de l'histoire littérale de la création relatée dans les chapitres 1 à 11 de la Genèse. Cet enseignement, selon lequel la Sainte Bible se serait trompée sur ce sujet, ouvre la voie à la discussion d'autres "erreurs" possibles dans les Écritures, que la "science moderne" aurait soi-disant révélées – par exemple, le remplacement des strictes mœurs sexuelles bibliques par des "perspectives modernes" plus souples issues de la "psychologie moderne". Cette substitution généralisée – d'une science erronée à une véritable théologie intemporelle – s'explique peut-être par le fait que d'éminents universitaires catholiques "préféraient la gloire des hommes à celle de Dieu [1]" et souhaitaient que les institutions catholiques soient respectées par les universitaires traditionnels. Les modernistes de l'Église aiment utiliser le terme péjoratif et inexact de "fondamentaliste" pour dénigrer ceux qui croient au récit biblique de la création et du déluge. Ils recourent à de telles attaques ad hominem, plutôt que de s'engager dans un débat honnête, car les dernières découvertes scientifiques corroborent de plus en plus le récit de la Genèse. Le Centre Kolbe pour l'étude de la Création (www.kolbecenter.org) est une organisation laïque orthodoxe catholique érudite qui cherche à réfuter les erreurs modernistes répandues sur la création. Leurs articles magistraux et la série de DVD "Fondements restaurés" [2] devraient être étudiés par tout catholique qui nourrit des doutes sur la Genèse en tant qu'histoire littérale. La théologie du Centre Kolbe sur la création est profondément catholique et mérite le soutien régulier de tout catholique généreux.

 

Mais il existe aussi une organisation protestante plus importante, Creation Ministries International (CMI) (www.creation.com), qui produit une gamme bien plus vaste de livres et de DVD scientifiques élégants, qui réfutent magistralement le scientisme moderniste (c'est-à-dire la fausse science) en s'appuyant sur la science réelle pour étayer la vérité catholique traditionnelle (biblique) sur la création.

 

https://creation.com/
Creation Ministries International

 

Bien que le personnel de CMI professe une déclaration de foi [3] contenant des erreurs théologiques protestantes typiques (par exemple, sola scriptura , sola fide ) – et qu'un article sur le site web de CMI soutienne la conception virginale miraculeuse du Christ, mais nie ensuite l'Immaculée Conception et la Virginité Perpétuelle de Marie [4] – la théologie et la science de CMI sur la création sont cohérentes avec la compréhension de la Genèse par les Pères de l'Église antique.

 

Tout ce qui est vrai et beau est catholique. Nombre des plus grands hymnes traditionnels, ceux dont la poésie est soignée, imprégnée de doctrine catholique et chantée sur des airs de cantiques respectueux et éprouvés, ont été écrits par des auteurs protestants : par exemple, Hark! The Herald Angels Sing,"Écoutez ! Chantent les anges annonciateurs" ou O God, or Our Help in Ages Past, "Ô Dieu, ou Notre secours dans les âges passés". [5] Même la musique du maître compositeur luthérien J.-S. Bach a désormais trouvé sa place dans l’Église catholique, car sa beauté est catholique. Les protestants évangéliques – qui croient que leur Bible du roi Jacques, diminuée, hautement poétique mais traduite de manière peu fiable (ou certaines versions plus récentes), est la parole infaillible de Dieu – conservent néanmoins une grande partie de la doctrine catholique traditionnelle sur les origines, tout en adoptant diverses autres erreurs théologiques fondées sur des interprétations erronées des Écritures. Mais sur le sujet de la science créationniste, ces protestants sont d'accord avec les Pères et les Docteurs de l'Église catholique (qu'ils ont tendance à accepter, tant qu'ils sont antérieurs à la prétendue "Réforme"). À une époque où de nombreux catholiques perdent la foi à l'adolescence ou à la vingtaine à cause de la fausse "science" universellement enseignée au collège, au lycée, à l'université et à l'université, des supports scientifiques bien conçus, étayant la doctrine catholique traditionnelle sur les origines, devraient être proposés comme éducation corrective. J'ai été très impressionné par le recueil des cinq livres scientifiques suivant, produit par CMI et disponible sur www.creation.com :

 

-How Noah’s Flood Shaped Our EarthComment le Déluge de Noé a façonné notre Terre, par Michael J. Oard, titulaire d'une maîtrise et John K. Reed, titulaire d'un doctorat, 2017, 197 pages, grand ouvrage couleur à couverture souple. Cet ouvrage démontre que la science contemporaine authentique soutient fermement l'hypothèse d'un Déluge mondial récent et du cataclysme géologique qui en a résulté, il y a quelques milliers d'années seulement, et réfute les fausses théories selon lesquelles la Terre aurait des millions, voire des milliards d'années.

 

-How Noah’s Flood Caused a Single Ice AgeComment le Déluge de Noé a provoqué une seule ère glaciaire, par Michael J. Oard, MS, 2025, 236 pages, grand format, couverture souple couleur. [Voir ici un PDF de 20 pages et ] Cet ouvrage démontre que la science contemporaine appuie fermement la théorie géologique d'une Terre jeune et d'une seule ère glaciaire survenue il y a quelques milliers d'années, conséquence d'un Déluge mondial et du cataclysme géologique qui en a résulté.

-Biblical Biology 101Biologie biblique 101, par Robert W. Carter, Ph.D., 2024, 261 pages, grand format, couverture souple couleur. Démontre que la vie est d'une complexité irréductible, merveilleusement conçue, et qu'elle ne peut être le fruit de processus chimiques aléatoires, comme le suggère la théorie de l'évolution.

 

-Biblical Geology 101, Géologie biblique 101, par Michael J. Oard, titulaire d'une maîtrise et Robert W. Carter, titulaire d'un doctorat, 2021, 200 pages, grand format, couverture souple couleur. Cet ouvrage démontre que les formations géologiques observées sur Terre s'expliquent bien mieux par un récent déluge et un cataclysme mondial que par les théories scientifiques erronées dominantes de processus géologiques graduels s'étendant sur des millions, voire des milliards d'années.

 

 

-Genetic Entropy, Entropie génétique, 4e édition , par John C. Sanford, Ph.D., 2014, 271 pages, couverture souple. Professeur de génétique à l'Université Cornell pendant 30 ans, le Dr Sanford démontre qu'après la chute de l'homme, les erreurs de copie de l'ADN à chaque génération successive ont provoqué une courbe de déclin biologique classique correspondant exactement au déclin rapide de l'espérance de vie humaine (de près de 1 000 ans à environ 70 ans) enregistré dans la Genèse ;

et, de plus, que le génome humain est en voie d'extinction rapide, possiblement dans moins de mille ans. Les mutations n'ont jamais entraîné d'améliorations biologiques significatives, mais prouvent au contraire que la durée globale de l'espèce humaine (à partir de la malédiction due à la chute d'Adam) doit être limitée à des milliers, et non à des millions, d'années. Les mutations cumulatives sont également la principale cause du vieillissement progressif des individus.

 

 

Les erreurs théologiques dans ces ouvrages protestants sur la science créationniste semblent être soit absentes, soit minimes (essentiellement limitées à quelques articles publiés par le CMI et référencés en notes de bas de page).

 

La véritable science n'a PAS prouvé que la Terre a plus de mille ans, ni que la vie est apparue et s'est développée par des processus naturels aléatoires. Au contraire, plus les scientifiques chrétiens honnêtes découvrent de choses, plus il semble probable que le récit de la Genèse, relatant la création récente et un déluge universel, il y a seulement mille ans, soit une histoire vraie. Si vous avez l'occasion d'entrer en contact avec des jeunes ou des adultes catholiques terriblement mal éduqués par la fausse "science" destructrice de la foi que sont la théorie du "big bang" et l'"évolution théiste", un ou plusieurs des cinq ouvrages scientifiques mentionnés ci-dessus pourraient les aider à comprendre qu'ils ont été trompés et que l'enseignement intemporel des Pères de l'Église sur la création demeure une doctrine solide, de plus en plus soutenue par la science contemporaine.

 

Notes

 

[1] Jean 12:43, Version standard révisée, édition catholique

[2] Fondations restaurées , https://kolbecenter.org/category/video/foundations-restored/

[3] https://creation.com/en-us/pages/what-we-believe

[4] https://creation.com/en-us/articles/la-conception-virginale-du-christ

[5] Real Music: A Guide to the Timeless Hymns of the Church , par le professeur Anthony Esolen Ph.D., 2016, Gastonia, NC : TAN Books, couverture souple, 282 pages, plus téléchargement inclus de 18 hymnes interprétés par la chorale Sainte-Cécile de l'église Saint-Jean-Cantius, Chicago.

Source: https://remnantnewspaper.com/web/index.php/headline-news-around-the-world/item/7941-five-science-books-by-protestant-scientists-that-masterfully-restore-the-traditional-catholic-understanding-of-genesis-1-11

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6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 19:59
Le Dr Aseem Malhotra, principal conseiller du ministre américain de la Santé Robert F. Kennedy, estime que les décès causés par le vaccin à ARNm se comptent par millions

Le Dr Aseem Malhotra, conseiller du ministre américain de la santé Robert F. Kennedy affirme que les vaccins causent le cancer lors d'une conférence. Il estime que les décès causés par le vaccin à ARNm se comptent par millions.

 

Cf. https://www.telegraph.co.uk/politics/2025/09/05/rfk-adviser-to-claim-vaccines-cause-cancer-at-reform-confer/

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 08:51

Ils se moquent de notre foi en la qualifiant de superstition. 
"Dépassée. Irrationnelle. Aveugle", disent-ils.

Mais lorsque les tests sont effectués, les analyses examinées et les tissus analysés, même les scientifiques se taisent.

 

Voici 6 miracles que le monde a tenté de démystifier et a échoué

L'hostie qui est devenue le tissu cardiaque humain: Lanciano, Italie 8e siècle après J.-C.

Un prêtre doutait de la vraie présence réelle pendant la messe. 
Alors qu'il consacrait l'hostie, elle se transforma en vraie chair et sang sous ses yeux. 

Les tests modernes montrent:
> La chair est du tissu cardiaque (muscle cardiaque)
> Le sang est de type AB, comme le linceul de Turin. 
> Pas de conservateurs. Pas de désintégration. 1 200 ans plus tard, le Sacré-Cœur est visible.

 

Les corps incorruptis des saints

> Ste Bernadette. 
> Ste Catherine Labouré. 
> St Jean-Marie Vianney. 

Enterré dans des cercueils simples.

Pas d'embaumement.

Pas de contrôle de température.

Mais quand leurs tombes ont été ouvertes des décennies plus tard:

> Pas de putréfaction 
> Pas d'odeur
> Certains corps avec une peau douces et des membres flexibles

Conservé par Dieu, pas de produits chimiques. Pas d'explication "scientifique".

St Jean-Marie Vianney
Ste Bernadette Soubirous

 

L'hostie qui saignait à Buenos Aires et qui a été confirmée par la médecine légale. 

Dans les années 1990, une hostie abandonnée a commencé à saigner. 

Le cardinal Jorge Bergoglio (qui devint plus tard le pape François) a ordonné des tests. 

Résultats:
> Tissu cardiaque humain, enflammé, provenant d'un homme soumis à un stress intense
> Tissu vivant, avec des globules blancs actifs
> Il n'y a aucune explication scientifique pour que cela se soit former à partir du pain

"Ce cœur a souffert." - selon l'Expert médico-légal, athée, converti plus tard.

 

Le Tilma de Guadalupe de Guadalupe, une peinture non faite de mains humaines. 

En 1531, Notre-Dame apparut à S. Juan Diego Juan Diego. 
L'image de la Sainte Vierge a été imprimée sur sa cape en fibres de cactus. 
500 ans plus tard:

> Pas de coups de pinceau. 
> Pas de pénétration du pigment. 
> Le Tilma aurait dû se décomposer en 20 ans, mais ce n'est pas le cas. 
Et il a même survécu à une explosion. 

Les yeux, au microscope contiennent l'image de la scène de Juan Diego et de l'évêque presents alors devant Notre-Dame. 

Non peint.

Aucune explication scientifique.

 

Le soleil a dansé dans le ciel: témoins 70 000 personnes - le miracle de Fátima, Portugal 1917. 

Des foules se sont rassemblées pour voir le signe promis de la Vierge. 
Le soleil tourna, dansa et se projeta vers la terre, avant de redevenir normal. 

Les athées l'ont vu. Des scientifiques. Des journalistes. La Police. Les Autorités laïques. 

Et aucune personne qui était présente ne l'a jamais nié. 

Miracles sur miracles, innombrables.

 

La femme sans pupilles, qui peut voir. 

Gemma di Giorgi est née aveugle en 1939. 
Les médecins ont confirmé qu'elle n'avait pas de pupilles, seulement des rétines mal formées. 

Puis sa grand-mère l'a emmenée voir Padre Pio. 

Il l'a béni, pria sur elle, puis: elle a vu. 

À ce jour, les yeux de Gemma restaient médicalement inutilisables, sans pupilles, mais elle pouvait lire, marcher, et vivre pleinement. La science haussa les épaules. 

La grâce ne le fit pas.

 

Le monde dit: "Voir, c'est croire." Mais même quand il voit, il ne croit pas.

Dieu laisse juste assez de mystère pour préserver notre libre arbitre, et juste assez de preuves pour faire taire tout doute.

Ce ne sont pas des mythes.

Ce sont des miracles et ils sont réels.

Source: Trad West

https://x.com/trad_west_/status/1959645685675901222?t=WM3BPcHsWbM6I5mPlUBMEg&s=19

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31 juillet 2025 4 31 /07 /juillet /2025 00:00
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 85.

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 85.

Un militaire

 Saint Ignace naquit en 1491 au château de Loyola, en Espagne. Il était le dernier de douze enfants, et il donna dès son bas âge des marques d'une grande vivacité d'esprit. Sa jeunesse fut celle d'un homme nourri des maximes du monde. Il fut d'abord page du roi Ferdinand V; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l'un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 



Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l'extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s'endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. A son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe.



Pour se distraire, il demanda des livres; on lui apporta la Vie du Christ de Ludolphe le Chartreux (ou "de Saxe") et La Vie des Saints, La Légende dorée de Jacques de Voragine. Il les lut d'abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat; mais enfin la grâce l'emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l'entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et Lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en Ses bras l'Enfant Jésus.

Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

Rédacteur des "Exercices Spirituels"

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze dans une grotte écarlate, pour s'y livrer à des austérités qui n'ont guère d'exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes: vivant d'aumônes, jeûnant au pain et à l'eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison.

 

Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C'est dans cette solitude qu'il composa ses Exercices spirituels, l'un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. "Exercices, dit le sous-titre, pour amener l'homme à se vaincre, à se dégager de toute affection désordonnée, à se faire une vie chrétienne". Un tel programme est exactement celui que tout baptisé doit se proposer, et il est bien vrai que n'importe qui, pourvu qu'il soit croyant, trouve dans les Exercices de quoi alimenter sa vie religieuse, l'aider à se mieux connaître et à régir son âme. Saint François de Sales, dans son Traité de l'amour de Dieu (1616), conseillera aux évêques, aux prêtres et religieux de les utiliser.

"Ignace se place, dans le prolongement du Connais toi toi-même de l'Imitation de Jésus-Christ." (Pierre Chaunu, Église, Culture et Société, Essais sur Réforme et Contre-Réforme 1517-1620, S.E.D.E.S, Paris 1981, p. 390.)

Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

Fondateur de la Compagnie de Jésus (Jésuites)

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1534), que l'on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l'une des plus grandes gloires de l'Église catholique; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d'Ignace. Les vertus du fondateur égalaient ses grandes oeuvres; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui: Ad majorem Dei gloriam! "A la plus grande gloire de Dieu!".
Il s'associa neuf compagnons, qui firent avec lui le voeu de renoncer à tout pour travailler au salut des âmes. Aucune bonne oeuvre n'étrangère à cet institut. Ses membres s'occupent aux missions, à la visite des malades et des prisonniers. Ils ont pour but principal d'instruire la jeunesse dans les sciences et dans la piété, et d'aller prêcher en quelque lieu qu'il plaira au pape de les envoyer.

 

D'une grande indulgence envers les hérétiques

"Ignace de Loyola écrit dès les années 1530, ..., dans l'avis préalable de ses Exercices Spirituels, que le chrétien doit être plutôt disposé à sauver une proposition de son prochain qu'à la condamner. Vingt ans plus tard il donne aux religieux de sa Compagnie de Jésus cette directive : 'En classe comme en chaire [...], ils ne démontreront la fausseté des principes de nos adversaires que la le simple exposé de notre croyance. Que jamais, une parole d'injure ne soit sur leurs lèvres, et qu'ils ne témoignent aucune indignation envers les hérétiques.'" [6]

 

"Cet homme que si souvent, on représentera dur, rigide, impitoyable, lorsqu'il veut résumer en trois lignes toute sa doctrine - comme c'est le cas dans une lettre aux scolastiques de Coïmbre -, il ne parle ni de discipline, ni de crainte sacrée de Dieu, mais il dit simplement : "Par-dessus tout, je voudrais exciter en vous le pur amour de Jésus-Christ, le désir de son honneur et celui du salut des âmes qui furent rachetées par lui." [7] 

 

Le saint fondateur mourut en 1556.

 

PRATIQUE. Faites toutes vos actions pour la plus grande gloire de Dieu.

 

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Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus

Extrait des Exercices spirituels : Les Deux Etendards 
 

Quatrième jour : LES DEUX ETENDARDS

Méditation de deux étendards : l'un de Jésus-Christ, notre chef souverain et notre Seigneur ; l'autre de Lucifer, ennemi mortel de la nature humaine.

136 ‹ L'oraison préparatoire est toujours la même.

137 ‹ Le premier prélude consiste à se rappeler le fait historique de la méditation. Ici c'est, d'un côté, Jésus-Christ qui appelle tous les hommes et veut les réunir sous son étendard ; de l'autre, c'est Lucifer qui les appelle sous le sien.

138 ‹ Le second prélude est la composition de lieu. Ici, on se représentera une vaste plaine près de Jérusalem, au milieu de laquelle se trouve Notre Seigneur Jésus-Christ, chef souverain de tous les hommes vertueux, et une autre plaine près de Babylone, où est Lucifer, le chef des ennemis.

139 ‹ Le troisième prélude consiste à demander ce que je veux obtenir. Dans cet exercice ce sera, premièrement, la connaissance des ruses du chef des méchants et le secours dont j'ai besoin pour m'en défendre ; secondement, la connaissance de la véritable vie, qui nous est montrée par le chef souverain et légitime, et la grâce nécessaire pour l'imiter.

Première partie :

140 ‹ Dans le premier point, je me représenterai le chef du parti ennemi dans cette vaste campagne de Babylone, assis dans une chaire élevée, toute de feu et de fumée, sous des traits horribles et d'un aspect épouvantable.

141 ‹ Dans le second point, je considérerai comment il appelle autour de lui des démons innombrables ; comme il les répand, les uns dans une ville, les autres dans une autre, et ainsi dans tout l'univers, n'oubliant aucune province, aucune condition, aucun lieu, aucune personne en particulier.

142 ‹ Dans le troisième point, j'écouterai le discours qu'il leur adresse, comme il leur ordonne avec menaces de jeter des filets et des chaînes. Ils doivent tenter les hommes, en leur inspirant d'abord le désir des richesses, comme il fait le plus souvent lui-même, afin de les conduire plus facilement à l'amour du vain honneur du monde, et de là à un orgueil sans bornes.. Suite

 

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Expansion de la Compagnie de Jésus et conceptions

 

La Compagnie de Jésus témoigna en Europe et plus encore en Asie ou en Amérique d'un respect pour les peuples et leurs cultures qui n'avait d'égal nulle part ailleurs.

 

En 1541, saint François-Xavier s'embarquait pour les Indes.

 

En 1548, les jésuites débarquait au Maroc.

 

En 1549, ils s'installaient au Brésil.

 

En 1555, Jules III désignait plusieurs pères pour aller créer une hiérarchie catholique en Ethiopie. Ignace de Loyola leur conseillait de se faire éthiopiens avec les Ethiopiens.

 

Au Japon

 

En 1563, quinze ans après le départ de François-Xavier, la communauté catholique japonaise comptait 150 000 membres.

 

En Chine

 

Quand les jésuites pénètrent pour la première fois en Chine à la fin du XVIème siècle ils découvrent une civilisation en pointe dans l'observation du ciel et la conception de calendriers. 

 

Après une premier voyage de François-Xavier en Chine au milieu du XVIe siècle, en 1582, les pères Ruggieri et Ricci arrivaient en Chine à Macao. Ils gagnent Nankin puis Pékin, possèdent une vaste culture encyclopédique; ils sont à l'avant-garde de leur époque pour les connaissances mathématiques, astronomiques et cosmologiques. Ils parlent et écrivent le chinois. Ils se sont rendus compte de la valeur humaine du confucianisme, religion de l'empereur et de l'élite du pays. Ils s'efforcent d'intégrer au christianisme un certain nombre de concepts confucéens de telle sorte que la révélation chrétienne puisse devenir une réalité intellectuelle pour cette élite.

Étudier les étoiles nous rapproche un peu plus de Dieu.

Matteo Ricci

Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira

Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira

Demeuré seul Ricci s'avance très loin dans cette voie, particulièrement dans le domaine de la liturgie qui est par excellence celui des symboles. Ayant adopté un nom chinois, il s'habille à la manière des mandarins dont il respecte strictement les usages.

Lui et un de ses compagnons jésuites, Michele Ruggieri, s'habillent d'abord en moines bouddhistes, puisqu'ils sont religieux, mais adoptent plus tard le vêtement des lettrés, ayant appris que les bonzes étaient généralement incultes et mal considéré. (Philippe Oswald, Ce jésuite qui ouvrit les portes de la Chine, Famille chrétienne no 1686, 8-14 mai 2010) 

 

Pour les Chinois d'autrefois, le temps avait une signification particulière. Ils voulaient faire chaque chose au moment approprié. Ils pensaient que ce moment approprié était déterminé par le rythme de la nature. Pendant la dynastie Ming, pour asseoir, la légitimité impériale, l'empereur était proclamé "fils du ciel". Il représentait le peuple devant le ciel et le ciel devant le peuple. Il était donc l'intermédiaire entre le peuple et le ciel. Le pouvoir suprême de l'empereur provenait naturellement du pouvoir de la guerre, de la conquête d'un territoire ou d'un pays, mais une fois cela accompli, s'il voulait devenir un souverain légitime, il devait être investi du "mandat du ciel".

 

Matteo Ricci et son ami mandarin, Xu Guangqi

 

Le calcul du temps et du calendrier était la prérogative de l'empereur. Le soleil symbolisant l'empereur, la prévision des éclipses de soleil était essentielle. 

 

Matteo Ricci fut formé à Rome au Collège romain et eut comme professeur le mathématicien et astronome, le jésuite allemand Christophe Clavius, surnommé l'"Euclide du XVIe siècle", qui fut à l'origine du calendrier grégorien, nouveau calendrier qui corrigeait l'erreur du calendrier Julien (1582).

  

Au cours de son périple, Matteo Ricci découvre par hasard l'ancien observatoire de Nankin, avec ses étonnants instruments astronomiques. Dans son journal, il note : "J'ai découvert quelque chose qui dépassait tout ce que je pouvais imaginer." Les instruments chinois utilisaient un système de coordonnées équatoriales, alors qu'en Europe, depuis la Grèce antique jusqu'au XVIe siècle, les astronomes ont toujours utilisé le système de coordonnées écliptiques. "Observer le ciel au moyen de l'écliptique, c'est se référer à la trajectoire du soleil, mais les calculs sont moins précis alors qu'il est plus simple de se référer à l'Equateur pour déterminer la position des corps célestes. Je ne pouvais pas imaginer que la Chine avait un système astronomique si complet", écrit Matteo Ricci dans son journal.

 

Système de coordonnées écliptiques

Après 20 ans d'activité missionnaire, Matteo Ricci arrivait enfin aux portes de la capitale Pékin, aux portes de la Cité interdite (1601). Il se rendit compte que les Chinois étaient intéressés par tout ce qui concerne les sciences mathématiques et en particulier l'astronomie, qui était une activité officielle organisée par l'État. Les astronomes étaient des fonctionnaires qui faisaient partie intégrante de la bureaucratie. Il comprit vite que l'art de mesurer le temps et de prévoir les phénomènes célestes, notamment les éclipses lunaires et solaires, était aux sources de l'autorité impériale. Lorsqu'il y avait des erreurs de prévision dans le calcul d'une éclipse de soleil ou de lune, cela indiquait qu'il y avait un problème de gouvernement du pays. L'empereur devait faire son examen de conscience et revoir sa politique. 

Certains ne comprennent pas pourquoi nos missionnaires doivent parler de science et de mathématiques avec les Chinois, mais si nous voulons que les Chinois s'intéressent à nos enseignements religieux, le meilleur moyen est de leur donner de la science avec de la religion. Cela retient mieux leur attention que tout le reste, et ils voient que notre science est construite sur des preuves solides. C'est ce qui leur fait penser que notre religion doit être aussi bien fondée.

Matteo Ricci, cité dans le documentaire "Chine, l'empire du temps (1/2) Les jésuites à la conquête de la Cité interdite"

 

Quand Ricci est arrivé en Chine, depuis des années les calendriers officiels traversaient une crise et il y avait eu plusieurs tentatives de réforme infructueuses. Ricci, qui n'était pas lui-même un spécialiste, a donc adressé une lettre à Rome pour demander que soient envoyés en Chine des jésuites qui soient formés en astronomie : "Je répète avec insistance une requête que j'ai déjà formulée et qui est restée sans réponse. Il serait très bénéfique d'avoir à la cour de Pékin un père ou un frère qui soit astronome. Je connais suffisamment l'astronomie, l'horlogerie, et les astrolabes, et j'ai les ouvrages nécessaires. Mais les Chinois attachent moins d'importance à ces sciences qu'au mouvement des planètes, au calcul des éclipses, et en fait, au calendrier. J'espère que vous traiterez de cette question qui est de la plus haute importance pour la Chine avec le père général." (Lettre au Pape Paul V, 1607)

 

Mappemonde de Matteo Ricci

Ricci dessina des mappemondes qui firent connaître aux Chinois le reste du monde, traduisit en chinois des livres de philosophie, de mathématiques et d'astronomie. Sa rencontre avec les proches de l'empereur fut à l'origine de l'essor de l'horlogerie moderne en Chine. 

 

Le lettré mathématicien et astronome Xu Guangqi dont Ricci devint grand ami, se convertit au christianisme et fut baptisé en 1603 sous le nom de Paul. Il traduira en chinois de nombreux ouvrages scientifiques occidentaux, principalement en astronomie et mathématiques (notamment les Éléments d'Euclide). 

 

Les ouvrages de Ricci aidèrent à faire progresser la cartographie chinoise, participant à la popularisation de la représentation de la Terre comme étant une sphère. [Timothy Brook (trad. Odile Demange), Sous l’œil des dragons : La Chine des dynasties Yuan et Ming, Paris, Payot, 2012, p. 233-237]

La chaine Arte diffuse ces jours-ci un documentaire sur les Jésuites en Chine, intitulé "Chine : L'empire du temps". S'appuyant sur des reconstitutions historiques soignées, cet éclairant documentaire-fiction bénéficie d'un accès sans précédent à de nombreux laboratoires et installations astronomiques chinois comme le FAST, le plus grand radiotélescope du monde, mis en service en 2016. 

 

Ce documentaire est visible en rediffusion sur le site d'Arte du 28 juillet 2018 au 05 août.

 

Bande-annonce: 

Chine, l'empire du temps (1/2) Les jésuites à la conquête de la Cité interdite :

En 1610, année de la mort de Matteo Ricci, le Bureau astronomique impérial à Pékin échoue à prévoir convenablement une éclipse de très forte magnitude. Être capable de prévoir une éclipse était le test suprême d'un système astronomique en Chine, et le plus difficile était de prédire une éclipse de soleil. Après cet échec, il devint vital pour l'empereur de lancer une nouvelle réforme du calendrier

 

Les connaissances scientifiques et techniques en astronomie et en horlogerie de Matteo Ricci lui valurent les faveurs de l'empereur et une influence si grande à la cour que lorsqu'il mourut en 1610 à Pékin, on lui fit des funérailles nationales. Il fut inhumé avec une permission spéciale de l'empereur, à proximité de la Cité interdite (palais impérial à Pékin des dynasties Ming et Qing). 

 

Son travail et ses activités ont toujours eu une perspective d'évangélisation en profondeur, même s'il n'a pas cherché à baptiser en masse. On estime à 2 500 le nombre de chrétiens chinois à sa mort. Et 9 des 18 jésuites œuvrant en Chine étaient chinois.

 

Ricci est considéré comme le fondateur de l'Église chinoise. Aujourd'hui, au "Millennium Center" de Pékin, le bas-relief consacré à l'histoire de la Chine ne comporte que deux étrangers, tous deux italiens : Marco Polo à la cour de Kubilaï Khan et Matteo Ricci scrutant le ciel et habillé comme un mandarin confucéen.

 

Dans la religion populaire chinoise, Matteo Ricci est vénéré comme maître des horloges et protecteur des horlogers. Sa cause en béatification est maintenant étudiée à Rome par la Congrégation pour la Cause des Saints.

 

Les successeurs jésuites de Ricci en Chine eurent la même ligne de conduite. En 1626, le jésuite allemand Johann Adam Schall von Bell écrivit le premier traité chinois sur le télescope, le Yuanjingshuo.

 

Les idées de Johannes Kepler et de Galilée pénétrèrent lentement en Chine grâce au jésuite polonais Michał Piotr Boym (1612–1659) en 1627 et au traité d'Adam Schall von Bell en 1640. Les travaux de Boym incluront une traduction du texte se trouvant sur la stèle nestorienne découverte dans Sian (Xi'an) en 1625, qui témoigne de la présence du christianisme nestorien dans la Chine du VIIIe siècle. Cette traduction est publiée dans le China illustrata d'Athanasius Kircher.

 

La "méthode Ricci" se caractérisait par quatre principes directeurs : une politique d'ajustement ou d'adaptation à la culture chinoise; la propagation de la Foi et l'évangélisation par "le haut" : les jésuites s'adressent à l'élite instruite; la propagation indirecte de la Foi : l'exposé des sciences et techniques européennes doit attirer l'attention des chinois instruits et les persuader du degré d'avancement de la civilisation européenne; l'ouverture aux valeurs chinoises et la tolérance à leur égard : Ricci considère qu'il côtoie une société aux hautes valeurs morales, pour laquelle il éprouve une profonde admiration. Suivant la tradition humaniste, il estime que Confucius (552-479 av J.-C.) est tout à fait comparable à "un autre Sénèque". Il plaide pour un retour au confucianisme initial qu'il considère comme une philosophie fondée sur la loi naturelle et qui contient l'idée de Dieu. Enfin, il adopte une attitude de tolérance envers les rites confucéens tels que le culte des ancêtres ou la vénération de Confucius, considérés comme des "rites civils".

 

Pour calculer l'éclipse de 1629, Xu Guangqi collabore avec Johann Schreck, un jésuite astronome allemand envoyé par Rome et ami de Galilée. À la suite de cette éclipse, l'empereur Chongzhen (1627-1644) - dernier empereur de la dynastie Ming, renversé par une révolte qui amena au pouvoir la dynastie mandchoue Qing - approuva les résultats obtenus par Xu Guangqi grâce aux méthodes occidentales, et confia à Xu Guangqi la réforme du calendrier.

Sur le moment du calcul de l'éclipse, les Chinois étaient à une minute et les européens à quinze minutes, mais la magnitude calculée par les Européens était plus précise. Ce n'était pas la compétence des Chinois qui était en cause, mais leur système. Les Européens les aidèrent à le corriger. 

 

Xu Guangqi fit venir à Pékin deux missionnaires, l'allemand Johann Adam Schall von Bell (1592-1666) et le jésuite italien Giacomo Rho (1593-1638), qui commencèrent la rédaction du nouveau calendrier selon la méthode occidentale. Ce sont eux qui ont jouèrent le rôle le plus important dans la réforme du calendrier chinois. Après le renversement de la dynastie Ming en 1644, Adam Schall von Bell ne put se résoudre à voir réduit à néant le travail accompli depuis l'arrivée de Matteo Ricci. Il décida de rester à Pékin.

Chine, l'empire du temps (2/2) Le procès des jésuites :

Bien que les Mandchous aient eu une armée très puissante et qu'ils aient vaincu les Ming, culturellement ils étaient relativement en retard. Pour régner sur un grand pays comme la Chine, ils devaient assurer la continuité de certaines choses, comme le confucianisme et l'idée de "mandat du ciel".

 

Une éclipse du soleil fut annoncée pour le 1er septembre 1644; le nouveau pouvoir eut besoin d'une prévision fiable. Schall y vit l'occasion de relancer la mission des jésuites en Chine. Il écrivit à l'empereur : "Votre sujet, soumet à votre grandeur, des prédictions concernant une éclipse de soleil, qui aura lieu le premier jour du huitième mois, calculée selon la nouvelle méthode occidentale. [...] Les données ayant servi à cette prédiction sont dans la présente lettre. Votre sujet prie humblement votre grandeur de publier un décret pour que le ministère des rites examine publiquement la précision de cette prédiction de l'éclipse de soleil." Le régent Dorgon, durant la minorité du nouvel empereur, accorda la permission. Pour cette éclipse, comme pour toutes les autres éclipses, un fonctionnaire du Bureau astronomique impérial surveillait les observations. Von Bell fut déclaré vainqueur. La méthode chinoise fut moins précise. L'erreur maximale de la méthode occidentale était de 9 minutes, alors qu'elle se situait entre 21 et 30 minutes pour la méthode chinoise. L'observation prouva que la méthode occidentale était plus précise et que les méthodes chinoises lui étaient nettement inférieures. Schall von Bell se vit offrir la direction du Bureau impérial d'astronomie. Pour la première fois dans les missions jésuites, un missionnaire occupait un poste au sein du mandarinat chinois. Quelques années plus tard, pour obéir à l'ordre de l'empereur, Adam Schall introduisit le système selon le calendrier occidental.

 

Lorsque en 1650 à la mort du régent Dorgon, le jeune empereur mandchou Shunzhi, accéda au trône, il était très lié à Adam Schall depuis sa tendre enfance, et l'appelait grand-père.

 

Schall enseignait que la terre était sphérique, ce qui lui valut les pamphlets de Yang Guangxian, un chinois musulman confucéen, à la tête du Bureau de l'astronomie de 1665 à 1669. Il abandonna le calendrier occidental pour revenir au calendrier chinois : "Schall dit que la terre est sphérique. Ceux qui vivent dans l'hémisphère supérieur se tiendraient debout, donc à l'opposé de ceux qui vivent dans l'hémisphère inférieur. Comment des gens pourraient être la tête en bas ? Je n'ai entendu parler que de gens qui se tiennent debout, jamais de gens qui se tiendraient horizontalement ou la tête en bas.

 

Plus grave, Yang Guangxian soutint que Adam Schall était responsable de la mort du régent Dogon, en choisissant un jour défavorable pour l'enterrement de son fils en 1658. En avril 1665, Schall et sept de ses assistants chinois, accusés de sédition, furent reconnus coupables et condamnés à mort. Lors du procès, Verbiest, répondant pour Schall, alors malade, déclara: "Si nous étions des traîtres, nous aurions un appui militaire et un arsenal, mais où sont ces forces ? Où sont ces armes ? Nous avons toujours conseillé au peuple de vénérer l'empereur et de respecter la loi. C'est un non-sens absolu que de nous qualifier d'agitateurs."

 

Finalement, seulement cinq chinois chrétiens furent exécutés: tous les missionnaires chrétiens furent exilés à Macao, seulement quatre jésuites restant à Pékin. Adam Schall, mort en 1666, ne vécut pas assez longtemps pour voir l'interdiction levée en 1671. En 1668, Yang Guangxian fut démis de son poste et remplacé par le collaborateur de Schall von Bell, le jésuite flamand Ferdinand Verbiest, parce qu'il ne put pas produire un calendrier valide lors d'une compétition avec les astronomes jésuites.

 

Le Pere Ferdinand Verbiest.gifEn cette année 1668 en effet, Kangxi, fils de Shunzhi, devenu officiellement empereur à l'âge de quatorze ans, trouva des moyens pour renforcer son pouvoir: l'astronomie. Il demanda aux jésuites de vérifier le calendrier qui devait être publié l'année suivante. On alla donc chercher le collaborateur de Schall, Ferdinand Verbiest. Sa réponse fut que le calendrier était truffé d'erreurs et qu'il avait de solides éléments pour le prouver. L'empereur décida qu'il ne voulait plus jamais voir de chose aussi honteuse à sa cour dans un domaine qui avait autant de conséquences. En 1669, Kangxi nomma Ferdinand Verbiest à la tête du Bureau de l'astronomie pour garder le contrôle sur le calendrier. Verbiest devint le nouveau président du tribunal mathématique. C'est lui qui modernisa l'observatoire de Pékin et fit traduire en chinois saint Thomas d'Aquin.

 

Sur les instruments astronomiques fabriqués par Verbiest en 1673 - 1674 et conservés à Pékin, en dépit de leur caractère occidental, on relève des motifs de dragons et phénix, symboles du pouvoir impérial. On a donc une union entre l'astronomie avancée de l'Occident et le pouvoir de l'empereur Kangxi. Ces instruments symbolisent ces deux dimensions. Verbiest devint l'ami de Kangxi, à qui il enseigna la géométrie. Mort en 1688, Verbiest sera enterré près de ses prédécesseurs Matteo Ricci et Adam Schall.

 

L'affaire précédente contre les Jésuites fut réexaminée et toutes les conclusions furent inversées. 

 

Les jésuites brilleront également en médecine et obtiendront en 1692, après avoir guéri l'empereur Kang Hsi avec de l'écorce de quinquina ("l'écorce des jésuites"), l'autorisation de prêcher publiquement dans tout le pays.

 

Vers 1700, il y avait plus de 300 000 Chinois baptisés et l'embryon d'un clergé indigène. Cela marque un échange unique et sans précédent de connaissances scientifiques entre deux civilisations, unique parce qu'il s'est déroulé sur un pied d'égalité.

 

Le 29 septembre 2016, la Chine a inauguré le FAST, le plus grand radiotélescope du monde. À la différence d'un télescope traditionnel qui reçoit de la lumière visible, le radiotélescope reçoit des signaux radios de l'espace comme le rythme impulsé par un pulsar et en déduire les micro-variations de cet astre dans l'univers. Et si l'on traduit le pulsar en son, cela ressemble au battement du coeur, très régulier. C'est même plus stable qu'une horloge atomique. Ici, les Chinois ont installé une scène parfaite pour les scientifiques. Bientôt ils pourront y réaliser leur projet et montrer leur talent.

 

Aux Indes entre 1606 et 1656

Robert de Nobili, missionnaire jésuite parmi les brahmes d'Inde du Sud

Robert de Nobili, missionnaire jésuite parmi les brahmes d'Inde du Sud

Roberto de Nobili (1577-1656) était admis à Maduré dans la caste supérieure des brahmanes. Connaissant le sanskrit et le tamoul, il abandonna jusqu'à son nom pour se faire appeler Tatuva Podapar Suami, "le maître des 96 perfections du sage".

 

En 1609, 70 brahmanes de la province se convertirent au catholicisme sans avoir le sentiment d'être infidèles à l'enseignement des vedas ni renoncer à leurs pratiques rituelles (bains, encensement au santal, etc.)

 

A Lisbonne, le tribunal de l'Inquisition saisi de l'affaire par les adversaires de la Compagnie, donna raison à de Nobili.

Le pape Grégoire XV confirma le jugement et décida qu'il y aurait désormais plusieurs rites (c'est par impropriété de terme qu'on les a qualifiés de "rites malabars" au lieu de rites de Maduré).

 

Malheureusement, en 1780 en Chine, à la mort du père Martial Cibot, l'un des derniers jésuites qui survécurent quelques années en Chine après la destruction de leur ordre en 1773, la pénétration du christianisme avait été totalement interrompue dans les milieux lettrés du fait de l'interdiction par Rome en 1739 des rites locaux indiens malabars et chinois quelques années plus tard.

 

Il faudra attendre 1942 pour que Pie XII, se référant explicitement à l'autorisation de Paul V en 1615, permît à nouveau de célébrer la messe en langue littéraire chinoise !

 

Actuellement les contacts de la Compagnie de Jésus avec la Chine continentale restent sporadiques.

 

Au Paraguay et en Uruguay, entre 1600 et 1725

 

La confusion est complète entre les pouvoirs religieux et civil. La politique est en fait dirigée de Madrid par le Conseil des Indes. La confusion du spirituel et du temporel, grave dans son principe et dans ses effets, recèle néanmoins ici quelques avantages. Les jésuites, en effet, ont reçu de Madrid la charge d'administrer les régions que n'habitaient pas encore les Blancs. Ils y jouissaient d'une large autonomie à laquelle ils devraient bientôt renoncer si les colons espagnols s'installaient. Or l'expérience leur montra les conséquences fâcheuses du contact entre indigènes et colons. Ces derniers, par leur racisme et leur avidité au gain, donnaient le plus mauvais exemple et ne provoquaient que ressentiment. Tout poussa donc ces évangélisateurs à perpétuer un isolement si favorable à leur dessein. Ainsi fondent-ils en 1610 le tout premier village chrétien composé uniquement d'Indiens guaranis, la "réduction" de Saint-Ignace.

 

En 1700, il y aura trente réductions d'environ 3000 à 4000 habitants. Ces villages où les Européens n'étaient donc pas admis étaient tous constitués sur le même modèle: l'église et la résidence des pères était construite au centre; autour étaient installées l'école et les bâtiments sociaux, puis venait le cercle des habitations (une par famille), enfin, à la périphérie, il y avait les ateliers. Au-delà, les terres labourables étaient propriété collective. Le maire, indigène, était élu par les habitants. La justice était rendue par les jésuites, la peine la plus grave étant l'expulsion du village. Ces petites républiques guaranis formaient un véritable Etat jésuite, à la fois collectiviste et théocratique. Elles prospérèrent jusqu'au jour où un accord conclu entre l'Espagne et le Portugal fera passer treize des plus importantes réductions sous l'autorité fort peu libérale du gouvernement de Lisbonne. La rébellion indienne qui suivra l'emprise maladroite des fonctionnaires portugais sera imputée aux jésuites. Quant aux réductions demeurées sous la tutelle espagnole, elles tomberont après la dissolution de la Compagnie de Jésus en des mains peu scrupuleuses qui les exploiteront sans vergogne et l'aventure se terminera misérablement.

Les jésuites partirent en mission également en Turquie, au Moyen-Orient.

Au Canada et en Amérique du Nord de 1634 à 1760

 

C'est notamment les Saints Martyrs Canadiens, missionaires († 1642/1649), Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de la Lande, Patrons du Canada.

 

La Compagnie utilisait les cultures locales pour donner à l'Evangile et à la foi un support, une expression, un langage qui soient compris des populations. Cet effort pour intégrer au christianisme des civilisations exotiques (que reprend saint François-Xavier) avait été jadis celui de l'Eglise palestinienne à l'égard de Rome ou celui des premiers évangélisateurs de la Gaule, saint Martin, saint Hilaire qui firent construire des lieux de culte catholiques sur d'anciens sanctuaires druidiques.

 

Au XVIe siècle, la Compagnie de Jésus arrivait dans un contexte où les conceptions luthérienne et calvinienne du péché originel faisaient prévaloir l'idée que la faute initiale de l'humanité avait totalement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et vicié toutes ses entreprises à la base.

 

Luther affirmait que nul homme ne pouvait être "juste" aux yeux de Dieu. Même baptisé et élu, disait-il, un chrétien conserve sa tare fondamentale de pécheur. Au contraire de cette position, les Jésuites (Jacques LainezAlfonso Salmeron) affirmaient que la faute du péché originel n'avait pas complétement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et que les mérites du Christ et son amour pouvaient apporter cette "justification inhérente" qui permet d'espérer une pleine participation à la divinité du Fils. Sous l'influence directe de saint Ignace de Loyola, l'humanité recevait une promesse inouïe de divinisation par la voie même du Concile de Trente (1542-1563) qui proclama que tout homme, fût-il non baptisé, avait la possibilité d'agir sans déplaire à Dieu.

Jacques Lainez (1512-1565) - Jacques Lainez, deuxième Supérieur Général des Jésuites

Jacques Lainez (1512-1565) - Jacques Lainez, deuxième Supérieur Général des Jésuites

Pendant le Concile de Trente, de Lainez et Salmeron au belge Lessius en 1587, et aux espagnols Molina, Banez ou Escobar, cible préférée de Pascal, les jésuites s'efforcèrent d'affirmer la prééminence de la liberté humaine contre des doctrines, souvent défendues par l'ordre rival des Dominicains, qui tendaient à subordonner au bon vouloir divin l'exercice du libre arbitre humain. Ces débats nous font maintenant l'impression d'un dialogue de sourds car les interlocuteurs ne parlaient pas de la même chose. Les jésuites, bien entendu, ne mettaient pas en question la toute-puissance de Dieu comme on les en accusait, ni le "néant" de la créature réduite à elle-même. Ils se contentaient de reconnaître implicitement ce qu'admettent aujourd'hui la plupart des théologiens, à savoir que cette toute-puissance ne s'exerce que dans le sens de l'Amour infini. L'homme, certes, ne peut se sauver que par la grâce de Dieu, mais cette grâce ne lui est jamais refusée. Dans le mécanisme du salut, c'est donc la volonté de l'homme qui est "souveraine" : elle, seule, peut faire obstacle à un Dieu qui ne se refuse pas (en enfer, il n'y a que des volontaires, pourrait-on résumer).

 

La doctrine inverse (défendue par les protestants et les jansénistes), qui subordonnait au bon vouloir divin l'exercice du libre arbitre aurait pu être le rappel d'une vérité évidente dans l'ordre de l'ontologie. Mais elle n'avait de sens que si elle supposait un Dieu qui ne veut pas le salut de tous les hommes. La logique de cette doctrine conduira les jansénistes à défendre contre les jésuites la thèse de la prédestination.

 

Les conceptions jansénistes ne pouvaient être que méfiantes, voire hostile à l'égard des cultures locales et profanes alors que les conceptions jésuites sur le libre arbitre et la "justification" portaient la marque foncièrement prophétique, accueillante et optimiste de la Compagnie de Jésus. Cette porte ouverte sur l'humanité non chrétienne permit à la Compagnie d'adopter des coutumes, des symboles et même des liturgies que l'on considérait jusqu'alors comme païennes, c'est-à-dire foncièrement mauvaises.

 

Cette audace lui fit adopter (dans la liturgie) les langues et les coutumes exotiques de ces peuples et qu'elle appliqua à la confession pour l'appréciation des cas de conscience (casuistique) faillit lui coûter la vie. En 1773, le pape Clément XIV, cédant à la pression des Bourbons de France, d'Espagne et de Naples, décidera de suspendre ses activités pour des motifs qui n'avaient rien à voir avec la Foi (voir plus bas).

 

Pendant plus de deux siècles, le jansénisme a profondément marqué le catholicisme français. Son rigorisme a été repris et adopté par le clergé qui a écarté des sacrements une grande partie des croyants et arraché de leur esprit la figure du Christ miséricordieux au profit d'un Dieu vengeur. La confession a été le lieu de ce véritable drame qui a éloigné les uns de la religion et a stérilement culpabilisé les autres. La question du délai ou du refus de l'absolution a constitué l'enjeu de ce que l'on a appelé improprement la querelle du laxisme; des millions d'hommes et de femmes en ont été les victimes.

 

C'est l'assemblée du clergé dominée par Bossuet et réunie à Saint-Germain-en-Laye, qui, en 1700, orienta l'Eglise gallicane vers un rigorisme qui, sur le plan de la fréquentation des sacrements, n'avait rien à envier à celui de Port-Royal. Bossuet, tout en rejetant la doctrine janséniste, n'hésitait pas à en approuver la rigueur envers les pécheurs. Si le régime de l'absolution refusée, ou différée (quelques fois pendant plusieurs années) s'est implanté, c'est à lui et à l'assemblée de clergé gallican qu'on le doit. Sous leur influence, les évêques de France et les confesseurs refuseront l'absolution à des pécheurs repentants et "en progrès", parce que la sincérité de leur contrition n'est pas certaine. Le délai d'absolution était encore recommandé par les manuels des séminaires au milieu du XIXe siècle. On devra attendre 1832 et la publication par l'abbé Thomas Gousset (futur cardinal) d'une Justification de la Théologie morale de saint Alphonse de Liguori (fondateur de l'ordre des Rédemptoristes) pour que le clergé de France commence à en revenir à une tradition évangélique, qui se matérialisera plus tard dans la recommandation de la pratique fréquente de l'Eucharistie. C'est Thomas Gousset, alors prefesseur au séminaire de Besançon, qui s'attaquera d'une manière décisive aux doctrines rigoristes et permettra leur reflux. C'est aux pécheurs récidivistes les plus enfoncés dans leurs faiblesses qu'il faut rendre facile l'accès à la confession, un "aliment pour les faibles" dira le pape jésuite François dans son Exhortation évangélique Evangelii Gaudium, n°47 (sur le fondement de saint Ambroise, De sacramentis, IV, 6, 28 : PL 16, 464 ; SC 25, 87 : « Je dois toujours le recevoir pour que toujours il remette mes péchés. Moi qui pèche toujours, je dois avoir toujours un remède » ; IV, 5, 24 : PL 16, 463 ; SC 25, 116 : « Celui qui a mangé la manne est mort ; celui qui aura mangé ce corps obtiendra la rémission de ses péchés ». saint Cyrille d’Alexandrie, In Joh. Evang. IV, 2 : PG 73, 584-585 : « Je me suis examiné et je me suis reconnu indigne. À ceux qui parlent ainsi je dis : et quand serez-vous dignes ? Quand vous présenterez-vous alors devant le Christ ? Et si vos péchés vous empêchent de vous approcher et si vous ne cessez jamais de tomber – qui connaît ses délits ?, dit le psaume – demeurerez-vous sans prendre part à la sanctification qui vivifie pour l’éternité ?). Au XIXe siècle, le point de vue de saint Alphonse de Liguori et du cardinal Gousset était celui des jésuites au XVIIe. Il allait exactement à l'encontre de la morale janséniste et gallicane du clergé français. C'était la faculté pour le confesseur de tenir compte des situations; de ne pas décourager le repentir par une exigence qui serait conforme aux principes moraux, mais inapplicable. C'est faire confiance au discernement humain et à la miséricorde divine; en deux mots : à la raison et à la grâce. Cette voie était celle d'Ignace de Loyola et ce sera l'un des mérites des jésuites que d'avoir contribué à la rouvrir à la suite d'Alphonse de Liguori et contre l'école des moralistes religieux français du XVIIIe siècle.

 

Leurs adversaires au XVIIe siècle trouvèrent en Blaise Pascal un polémiste de génie qui sut faire descendre le débat du plan théologique où il se situait au niveau de la morale pratique, domaine dans lequel la Compagnie était beaucoup plus vulnérable pour avoir voulu donner forme écrite et systématiser ce qui ressortissait à la seule conscience du confesseur. Le succès des Lettres à un Provincial contribua à imposer dans l'esprit public une caricature du jésuite qui n'est pas encore totalement effacée.

 

Le rôle des jésuites dans l'éducation et l'enseignement

 

Le jésuite Pierre Canisius organisa la défense de l'Eglise par le livre et l'école. Chacun des grands collèges créés par lui devint un centre de résistance aux thèses luthériennes et calvinistes. Canisius n'avait à son arrivée en Allemagne en 1550 que deux compagnons pour le seconder. Près de mille deux cents jésuites y exerçaient leur activité trente ans plus tard. Et dans toute l'Europe, suivant une ligne stratégique qui traversait le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, la Hongrie et la Pologne, furent fondés les universités et les collèges de la Contre-Réforme.

 

"Le triomphe de la papauté, a estimé l'historien anglais Macaulay, a été dû principalement à un grand reflux de l'opinion publique... Cinquante ans après la séparation des luthériens, a-t-il écrit, le catholicisme pouvait à peine se maintenir sur les rives de la Méditerranée. Cinquante ans plus tard, le protestantisme pouvait à peine se maintenir sur les rives de la Baltique."

 

Ce résultat fut, en grande partie, l'oeuvre de la Compagnie de Jésus, de ses collèges, de ses prédicateurs, de ses théologiens.

 

Dès 1590, les jésuites consacraient plus des trois quarts de leur activité à la formation des jeunes. L'accent était mis sur les humanités gréco-latines parce qu'elles constituaient alors la culture de l'honnête homme. Diverses congrégations plus ou moins liées à la Compagnie permettaient à celle-ci d'étendre son influence au-delà de la sphère universitaire. Charles Borromée, auteur du fameux catéchisme connu sous le nom de Catéchisme du Concile de Trente (1566), fut un de leurs membres et contribua à l'installation des jésuites dans les cantons catholiques de Suisse. C'est sur son insistance que le pape Clément XIII ordonna à la Compagnie de fonder des collèges à Lucerne et à Fribourg (en Suisse).

 

Un tel développement et une telle influence devait fatalement inquiéter les pouvoirs régants et la Compagnie aura longtemps à souffrir de leur méfiance.

 

Pourtant, dès l'origine, elle tentera de se prémunir contre l'hostilité des princes en interdisant formellement à ses membres de se mêler de la politique intérieure des pays.. L'auteur de cette consigne, le père Claudio Aquaviva, cinquième général de l'ordre (1581), ira même plus loin en conseillant au pape de se soumettre aux injonctions de la République de Venise qui exigeait l'expulsion des jésuites comme condition de sa fidélité aux Saint-Siège.

 

En France, les jésuites, comme serviteurs de la papauté ne pouvaient qu'être suspects aux yeux du Parlement gallican et de la Sorbonne. Néanmoins, vers 1610, au nombre de 1400 environ, ils possédaient déjà trente-six collèges, l'un des plus célèbres étant celui de La Flèche où sera formé Descartes.

 

La défense de "l'unité du peuple français", la défense du pouvoir monarchique

 

On trouve dans l'ouvrage "Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions", de Pierre Lafue quelques développements instructifs sur le rôle positif des Jésuites dans la défense de "l'unité du peuple français et pour l'extension du pouvoir monarchique" contre les Gallicans et les Jansénistes au XVIIIe siècle.

 

Ainsi, "lors de la réaction des ordres privilégiés, ont-ils été l'objet de l'hostilité de nombreux prélats - particulièrement des 6 cardinaux jansénistes dont le Cardinal de Noailles, archevêque de Paris, est le chef relativement modéré. En outre, l'Université et le Parlement se sont prononcés contre les partisans de l'ultramontanisme (les jésuites NDLR.).

 

... La coalition formée contre eux va toutefois demeurer assez longtemps impuissante par suite de l'attitude du roi qui leur sait gré, non seulement de fournir des confesseurs à toute sa famille, mais encore de désavouer la coterie parlementaire dressée contre le trône qui a tenté d'imposer la loi commune en matière d'impôt." [8]

 

 

La Compagnie de Jésus, cible de la franc-maçonnerie

 

Le Principal ministre de Louis XV entre 1758 et 1770, le comte de Choiseul, "allié des magistrats, fera alors pression pour obtenir l'expulsion des Jésuites." [9]

 

Comme par hasard, Choiseul était franc-maçon, "Vénérable de la Loge Les Enfants de la Gloire" en 1761. [10]

 

Tout en se disant "l'artisan du renouveau français et de la revanche contre l'Angleterre" [11], cet esprit des Ténèbres qui s'illustrait dans la destruction méthodique de la Nouvelle-France (Amérique française), était lié aux "philosophes" [12], et il était le complice des Parlements dans leur obstruction au roi... [13]

 

Les jésuites subirent ainsi les attaques conjuguées des jansénistes, des gallicans, des parlementaires et des "philosophes" de l’"Encyclopédie".

 

Le 6 août 1761, le parlement de Paris ordonna que les écrits de 23 jésuites dont Bellarmin, Toledo et Lessius fussent bannis comme "contraires à la morale et nuisibles à la jeunesse". Interdiction leur fut faite de recevoir des novices. Dans les villes où existaient d’autres écoles, les collèges jésuites durent fermer le 1er octobre 1761, et ailleurs ils furent fermés en avril 1762. Louis XV, favorable aux jésuites, intervint plusieurs fois, temporisa et obtint quelques délais. Cela tourna au conflit politique entre le parlement et le roi. Des compromis successifs, tous à tendance gallicane (pratiquement une séparation vis-à-vis de Rome), furent proposés aux jésuites et furent rejetés comme inacceptables.

 

Défiant le roi, le parlement de Paris, le 6 août 1762, déclara que la Compagnie de Jésus "nuit à l’ordre civil, viole la loi naturelle, détruit la religion et la moralité, corrompt la jeunesse" et la bannit de France. Certains parlements régionaux (comme celui de Flandre) refusèrent d’emboiter le pas ; la plupart temporisèrent. Le roi, de nouveau, obtint un délai. Mais malgré l'intervention du pape Clément XIII, pape de 1758 à 1769 qui défendit vigoureusement la Compagnie de Jésus, il dut finalement s’incliner tout en mitigeant les mesures prises. En novembre 1764, Louis XV édicta ce qui devint la mesure pour toute la France : la Compagnie de Jésus était proscrite en France, et ses biens étaient confisqués. Les jésuites furent cependant autorisés à y demeurer comme "bons et fidèles sujets", sous l’autorité des évêques. Les jésuites anglais de Saint-Omer durent également partir : ils s’installèrent dans les Pays-Bas méridionaux (alors autrichiens).

 

Si l’exécution de l’édit royal se passa moins dramatiquement qu’au Portugal les conséquences en furent tout aussi graves. L’enseignement en France fut désorganisé, de nombreux jésuites ayant choisi de partir en exil. Outremer, les missions des jésuites français furent confiées aux pères de Missions étrangères de Paris, mais ils ne suffisaient pas à la tâche. De nombreux postes furent fermés.

 

L'alliance de circonstance entre jansénistes, gallicans et philosophes des Lumières eut raison des jésuites. En 1761, dans une lettre à Voltaire, D’Alembert écrivit : "Que la canaille janséniste nous débarrasse des polissons jésuites. Ne fais rien pour empêcher que ces araignées se dévorent les unes les autres". En 1763 il triompha : "Les jésuites étaient les troupes régulières et disciplinées luttant sous l’étendard de la Superstition […] Les jansénistes ne sont que des cosaques dont la Raison va vite se débarrasser maintenant qu’ils doivent se battre seuls."

 

L’"affaire Lavalette" (scandale financier à la suite de la banqueroute du prêtre jésuite Antoine Lavalette) contraint Louis XV à interdire la Compagnie et à la bannir de France en 1763-1764, en fermant ses deux cents collèges. Déjà chassés du Portugal en 1759 par le ministre portugais franc-maçon, le marquis de Pombal, ils le furent encore d'Espagne en 1767 et du duché de Parme et de Plaisance en 1768. Cependant le roi Stanislas, avant 1766, les accueillit dans son duché de Lorraine, resté théoriquement indépendant du royaume de France.

 

Supérieur des Missions Françaises de l'Amérique du Sud en 1754, mais avec un ordre explicite d'arrêter toute entreprise commerciale, le Père Antoine Lavalette ignora cet ordre et poursuivit sa compagnie commerciale. Quelque temps plus tard, il emprunta pour acheter des terres. Or une épidémie en 1756 décima les ouvriers qui devaient les défricher et les mettre en culture pour exploiter la canne à sucre puis plusieurs de ses navires furent saisis par les pirates anglais à leur retour en Europe. La guerre de Sept Ans interrompant le trafic de sa maison de commerce avec la métropole, cette dernière fit faillite qui s'élevait à deux millions quatre cent mille livres. Deux de ses créanciers, de gros négociants marseillais, Gouffre et Lionci, poursuivirent La Valette devant le parlement à Aix qui le condamna. Le provincial des Jésuites fit appel, l'affaire remonta au Parlement de Paris. Ce dernier sous prétexte de se prononcer sur cette simple faillite, ordonna aux Jésuites de déposer au greffe un exemplaire des Constitutions de leur ordre et prononça un arrêt le 6 août 1762 qui déclarait la Compagnie de Jésus "inadmissible par sa nature dans tout État policé". [14]

 

Fritz Hochwälder a popularisé leur tragédie dans sa pièce Sur la terre comme au Ciel, véritable drame de l'obéissance. Les jésuites étaient soupçonnés à juste titre de fidélité romaine. La soumission ne leur épargna pas le bannissement qui précédera de peu la dissolution de la Compagnie !

 

L'opposition des cours européennes fut si forte que le pape Clément XIV en vint, le 21 juillet 1773, à supprimer la Compagnie de Jésus partout dans le monde ; c'est le bref Dominus ac Redemptor, qui dit que la Compagnie a souvent été sévèrement critiquée (mais ne dit pas si ces critiques étaient justifiées ou pas).

 

Leur salut viendra de l'Est. En Russie, la tsarine orthodoxe Catherine II interdit la promulgation de la bulle papale, et en Prusse le roi protestant Frédéric II fit de même, heureux de marquer sa désapprobation au Pape, tout en profitant de l'aubaine que constituaient tous ces savants et ces professeurs pour organiser l'enseignement et la recherche dans ses États.

 

En France, les maisons d'éducation des Jésuites furent fermées, et cette victoire fut représentée audacieusement par les partisans de l'opposition à la monarchie comme une mesure 'libérale'... [15] Dans sa lutte pour la domination politique, l'oligarchie parlementaire s'appuyait sur la secte religieuse des Jansénistes, grâce à laquelle elle s'est emparée de l'opinion publique, qui sans cela n'eût sans doute pas été abusée par son faux libéralisme.

 

La calomnie joua son rôle. On réédita de prétendus statuts secrets, Monita Privata Societatis Jesu, imprimés à Cracovie en 1614. Ce document republié sous le titre Monita Secreta, voulait prouver les visées temporelles (pouvoir, domination) de la Compagnie de Jésus. Il s'agissait d'un faux dont l'auteur était un ex-jésuite polonais, Jérôme Zahorowski. [16]

 

Au XVIIIe siècle toute la magistrature était devenue janséniste. C'est cette secte religieuse, alliée de la franc-maçonnerie qui empêchera toute saine réforme de l'Etat royal et obstruera la volonté du roi d'établir l'égalité devant l'impôt et sera à l'origine de la Révolution dite française.

 

Lire : La guerre des juges contre l'Eglise et la monarchie au XVIIIe siècle (Marion Sigaut)

 

La politique de la Compagnie au-delà des mers fit éclater la crise. Les jésuites ayant toujours défendu les droits et valeurs des civilisations indigènes sur les territoires de leurs missions, leur attitude, combattue par les protestants et les jansénistes, provoqua la haine des colons, commerçants ou négriers des possessions d'Asie, d'Afrique et d'Amérique, et n'avait pas été complètement comprise par Rome.

 

Restauration de la Compagnie et nouveaux ennuis

 

Après les guerres napoléoniennes, le climat politique changea. Les monarques qui avaient expulsé les Jésuites n'étaient plus au pouvoir. Le pape Pie VII procèda à la restauration universelle de la Compagnie en promulguant le décret Sollicitudo omnium ecclesiarum (en français: la sollicitude pour toutes les Églises) du 7 août 1814.

 

Pie VII avait d'abord discrètement approuvé son existence en Russie (bref Catholicae fidei du 7 mars 1801) et dans le royaume de Naples en 1804.

 

Le 7 août 1814, le pape Pie VII célébra une messe solennelle dans l'église du Gesù à Rome où se trouve le tombeau de saint Ignace, le fondateur de la Compagnie de Jésus. Ensuite, il fit lire la bulle qui autorisait à nouveau l'existence de l'Ordre dans le monde entier. En même temps, il nomma le supérieur des jésuites de Russie, Tadeusz Brzozowski, "Supérieur général de la Compagnie de Jésus". La Bulle fut promulguée le lendemain, le 8 août.

 

En 1828 néanmoins, Charles X expulsa les jésuites. De 1835 à 1845, la Compagnie se développa jusqu'à ce que Louis-Philippe et la Deuxième république leur imposent de nouvelles épreuves. Le Second empire et les tout débuts de la Troisième république seront une période plus heureuse.

 

En 1880, lorsque Jules Ferry ordonna le 29 mars la "dissolution et l'évacuation" des collèges que la Compagnie de Jésus "occupe sur la surface du territoire de la République", ceux-ci étaient au nombre de 29.. Ils enseignaient près de 11 000 élèves et réunissaient 815 professeurs.

 

Le conservatisme des jésuites était l'objet des quolibets des polémistes et des attaques d'un Edgar Quinet ou d'un Jules Michelet qui dénonçaient le "jésuitisme" et s'en prenaient aux visées "secrètes" de la Compagnie.

 

Précisons simplement que les Constitutions de l'Ordre, dont le document définitif n'a été promulgué qu'en 1594, ont subi de nombreuses modifications car la souplesse est une marque de la Compagnie qui a toujours su rester maîtresse de sa règle fondamentale, notamment par des décrets qui vinrent périodiquement en corriger les archaïsmes. Les Constitutions ne devaient pas être considéres comme une loi figée. Chaque congrégation avait le pouvoir de modifier les Constitutions, de les compléter et même de les abroger... Cette charte est donc loin d'avoir le caractère sacré d'autres documents du même genre, par exemple les Constitutions d'Anderson, qui fondent les loges maçonniques.

 

Bien des adversaires de bonne foi ignorent encore, par exemple, que "les Constitutions n'obligent pas sous peine de péché." Autrement dit, leur violation par un jésuite n'est pas en soi une faute aux yeux de Dieu. Cette disposition relativise considérablement les règles de l'Ordre, y compris, évidemment, celles qui impliqueraient les visées "secrètes" de la Compagnie.

 

Aujourd'hui: les attaques et les calomnies contre les Jésuites persistent

 

La Compagnie de Jésus est accusée d'être à l'origine du Nouvel ordre mondial.., au prétexte qu'un ex-jésuite fonda l'ordre maçonnique des Illuminati.

 

Or, Adam Weishaupt, le fondateur des Illuminati, était né dans une famille juive le 6 février de 1748 à Ingolstadt. Converti, il devint jésuite. Il tomba dans la pratique de la sorcellerie et se sépara de l'Eglise. Professeur de droit à l'Université d'Ingolstadt en Allemagne, il fut accepté dans la franc-maçonnerie en 1778; mais il avait créé deux ans plus tôt l'ordre occulte des Illuminati, les Illuminés, ceux qui ont la lumière, ceux qui savent (Illuminisme) en copiant certains statuts des Jésuites. Il croyait être appelé à "régénérer" l'humanité.

 

L'Abbé Barruel, prêtre jésuite, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme (1798), indique que "dans les jours où ce conspirateur conçut ses projets (+) il ne connaissait point encore l'objet de la Franc-Maçonnerie: il savait seulement que les Francs-Maçons tenaient des assemblées secrètes: il les voyait unis par un lien mystérieux, se connaissant pour frères à certains signes, à certaines paroles, de quelque nation & de quelque religion qu'ils fussent..." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 13)

 

En 1785, après la découvertes des papiers de la secte illuminée par la police bavaroise, Adam Weishaupt fut destitué de sa chaire professorale, "proscrit de sa patrie comme traître à son Souverain & traître à l'Univers" (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 2), il s'exila lui-même; se réfugia d'abord à Regensburg, puis dans l'état du prince Ernest-Louis, duc de Saxe-Gotha, "nourri de pensions sur le Trésor public, décoré du titre de conseiller honoraire."

 

Weishaupt recruta à Weimar, le duc Charles-Auguste (Eschylus), Goethe (Abaris), Herder (Damasus pontifex), Shardt (Appollonis), von Fritsh (Werner), le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha, le baron de Dalberg, le duc Ferdinand de Brunswick, le comte (futur prince) de Metternich.

 

De nos jours, les attaques et des diffamations faites par la franc-maçonnerie contre les jésuites continuent par tous les moyens (média, musiques).

SOURCES

 

[1] Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 212;

[2] www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090731&id=5666&fd=0

[3] fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_de_Loyola

[4] www.christ-roi.net/index.php/Exercices_spirituels

[5] sanctoral.com/fr/saints/saint_ignace_de_loyola.html

[6] Pachtler, Ratio studiorum (Mon. Germ. paed., Berlin 1887-1897, t. III, p. 470-474 cité in Jean DUMONT, L'Eglise au risque de l'Histoire, Préface de Pierre Chaunu de l'Institut, Editions de Paris, Ulis 2002, p. 325-326)

[7] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome VI, La Réforme catholique, Librairie Arthème Fayard, Éditions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 45

[8] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions, Pierre LAFUE, Nouvelle Librairie de France, tome 3, Paris 1960, p. 36, 37

[9] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions, Pierre LAFUE, ibid., p. 37

[10] Sur l'appartenance maçonnique de Choiseul : Grande Loge Suisse Alpina http://www.freimaurerei.ch/f/alpina/artikel/artikel-2006-4-01.php

[11] Choiseul avait "en réalité, par calcul personnel,[...] laissé la crise morale et institutionnelle se développer jusqu'à mettre le royaume en péril" : Pierre PLUCHON, Histoire de la colonisation française, tome 1er, Le Premier empire colonial, Des origines à la Restauration, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1996, p. 294.

[12] Pierre GAXOTTE de l'Académie française, Le siècle de Louis XV, Texto, Paris 2015, p . 295.

[13] Choiseul "de coeur avec les Parlements et presque leur complice" in P. GAXOTTE, ibid., p. 343.

[14] François RIBADEAU THOMAS, Grandeur et misère des Jésuites, Dervy, 1994, p. 262

[15] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois RévolutionsPierre LAFUE, ibid., p. 37

[16] Alain GUICHARD, Les Jésuites, Club français du livre, Editions Grasset et Fesquelle, Ligugé 1974, p. 70

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 06:34

28 juillet 2025 Publié par Marco Tosatti 

 

J'ai demandé à ChatGPT de vérifier combien de catastrophes prédites il y a dix ans se sont réellement produites. Voici la réponse :

 

Années 1960-1970 : Faim, ressources et ère glaciaire

1967 : Paul Ehrlich (Stanford) prédit une famine mondiale d'ici 1975, suggérant même la stérilisation forcée des aliments pour contrôler la population. Cette prédiction ne se réalisa pas.

1969-1970 : Ehrlich affirme que "tout le monde disparaîtra dans un nuage de vapeur bleue d’ici 20 ans", que les océans mourront et que les États-Unis rationneront l’eau d’ici 1974 et la nourriture d’ici 1980. Ces prédictions se sont également avérées fausses.

1970 : Kenneth Watt (UC Davis) prédit une nouvelle ère glaciaire avec des températures mondiales inférieures de 11 °C d'ici l'an 2000, et affirme que les terres deviendront incultivables. Or, cela ne s'est pas produit.

1970 : Peter Gunter (Université d'État du Nord du Texas) prédit des famines mondiales d'ici l'an 2000 dans une grande partie du monde. Cette prédiction ne s'est pas réalisée.

– Années 1970 : Nouvelles prévisions de refroidissement

1971–1974 : Des rapports et des articles de la NASA, du Boston Globe, du Guardian et du magazine Time décrivent un refroidissement climatique mondial en cours et suggèrent une nouvelle ère glaciaire entre 2020 et 2070. Ces hypothèses n’ont pas été confirmées.

Années 1970-1980 : la biodiversité en péril

1970 : S. Dillon Ripley (Smithsonian Institution) affirme que 75 à 80 % des espèces auront disparu d’ici 1995. Cela ne s’est pas produit.

1975 : Ehrlich prédit l’extinction de 90 % des forêts tropicales et de 50 % des espèces au cours des 30 prochaines années. Une fois de plus, les chiffres se révèlent exagérés.

– Années 1970-1980 : Épuisement des ressources naturelles

1970–1977 : Plusieurs sources prédisent l'épuisement du pétrole et d'autres ressources naturelles entre 1980 et 2000, évoquant un "pic pétrolier" dans les années 1990. Cependant, les réserves et la production de pétrole se sont poursuivies au-delà de ces dates.

1972 : Certaines prévisions annonçaient que l’or, l’étain, le cuivre, l’aluminium et d’autres métaux seraient épuisés d’ici 20 à 30 ans. Mais même ces projections se sont révélées trop pessimistes.

– Années 1980-1990 : Élévation du niveau de la mer

1988 : Les Nations Unies et les agences de presse internationales prédisent que les Maldives seront submergées d’ici 2018 et qu’une crise mondiale de l’eau éclatera d’ici 1992. Cela ne s’est pas produit.

1989 : Un rapport de l'Associated Press affirme que des nations entières seront anéanties par la montée du niveau des mers d'ici l'an 2000. Cette prédiction s'est avérée fausse.

1989 : James Hansen (NASA) déclare que la West Side Highway de New York sera submergée d'ici 2019. La zone est encore au-dessus du niveau de la mer.

– Années 2000-2010 : glace, neige et faim dans l’Arctique

2000 : Le journal The Independent écrivait que "les enfants ne reverront plus jamais la neige" en raison du réchauffement climatique. Cette prédiction s'est avérée fausse.

2002 : Le Guardian prédit une famine mondiale d’ici dix ans si la population continue de consommer de la viande, du poisson et des produits laitiers. Ce scénario ne s’est pas réalisé.

2004 : Un rapport prévoyait que le Royaume-Uni connaîtrait un climat de type sibérien d’ici 2020. Cela ne s’est pas concrétisé.

2008 : Al Gore et d’autres militants affirment que l’Arctique sera libre de glace durant l’été d’ici 2013 ou peu après. La glace est toujours présente chaque année.

2013–2015 : D’autres articles (par exemple dans le Guardian) réitèrent que l’Arctique sera libre de glace d’ici 2015. Encore une fois, cela ne s’est pas produit.

– Années 2000 : Ouragans, réfugiés climatiques, événements extrêmes

2006 : Certaines prévisions annoncent l’arrivée de "super-ouragans" en raison du réchauffement climatique. Aucune augmentation nette n’a été constatée à l’échelle mondiale.

2005 : Plusieurs rapports estiment qu’il y aura 50 millions de réfugiés climatiques d’ici 2020 et que Manhattan sera sous les eaux d’ici 2015. Aucune de ces prédictions ne s’est réalisée.

-----------------

Lire aussi :

>Pas de réchauffement climatique accéléré au cours des 50 dernières années. Nature le dit…

https://www.nature.com/articles/s43247-024-01711-1

https://www.nature.com/articles/s43247-024-01711-1

 
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26 juillet 2025 6 26 /07 /juillet /2025 19:20
Les hôpitaux pour enfants des Etats-Unis mettent fin aux opérations chirurgicales transgenres sur les mineurs en raison des règles de Trump

Salle de presse de Washington, DC, 24 juillet 2025 / 17h23 (CNA).

 

Plusieurs hôpitaux pour enfants à travers le pays qui ont pratiqué des opérations chirurgicales transgenres sur des mineurs interrompent les procédures en réponse aux mesures exécutives du président Donald Trump et aux changements réglementaires de son administration.

 

Des systèmes hospitaliers et des hôpitaux en Californie, à New York, à Washington, au Colorado, en Illinois, en Pennsylvanie et dans d'autres États ont annoncé ces dernières semaines des changements dans leur traitement des enfants qui se croient du sexe opposé. Certaines cliniques pour personnes transgenres ferment leurs portes.

 

Une clinique de premier plan qui a effectué ces opérations - le Centre pour la santé et le développement des jeunes transgenres de l'hôpital pour enfants de Los Angeles - a fermé ses portes mardi 22 juillet. La clinique fait face à un procès en cours intenté par une femme anciennement identifiée comme transgenre qui allègue que les médecins l'ont accélérée vers une transition de genre hormonale et chirurgicale à partir de l'âge de 12 ans.

La directrice médicale de la clinique, Johanna Olson-Kennedy, a également fait l'objet d'un examen minutieux l'année dernière pour avoir prétendument bloqué la publication d'une étude financée par les contribuables parce que les résultats n'ont trouvé aucun bénéfice pour la santé mentale des enfants qui reçoivent des médicaments transgenres, selon le New York Times .

"Malgré cet engagement profond à soutenir la communauté diversifiée en matière de genre de Los Angeles, l'hôpital n'a plus d'autre choix que de fermer le Centre pour la santé et le développement des jeunes transgenres", a annoncé la clinique avant sa fermeture.

En Californie, Stanford Medicine et Kaiser Permanente ont également annoncé récemment qu'ils mettraient fin à toutes les opérations chirurgicales transgenres sur les mineurs en raison de nouvelles règles fédérales.

 

L'hôpital national pour enfants de Washington, DC, a également annoncé un changement cette semaine, en affichant un message sur sa page Web consacrée au programme de développement du genre affirmant qu'il cesserait de prescrire des médicaments transgenres aux mineurs d'ici le 30 août « à la lumière des risques juridiques et réglementaires croissants ».

La semaine dernière, la faculté de médecine de l'Université de Chicago a publié un message sur sa page web Trans CARE annonçant l'arrêt immédiat de toutes les interventions chirurgicales et de tous les médicaments destinés aux enfants transgenres, « en réponse aux mesures fédérales continues ». Le message qualifiait la décision de « difficile » et ajoutait que « cette nouvelle aura un impact significatif sur nos patients ».

D'autres hôpitaux ont annoncé qu'ils se conformeraient aux règles fédérales, notamment le centre médical de l'Université de Pittsburgh, le Langone Health de l'Université de New York et le Denver Health.

 

Un changement majeur dans les normes de soins de santé

Les systèmes de santé, y compris les hôpitaux pédiatriques, ont réalisé des milliers d’opérations transgenres sur des enfants à travers le pays ces dernières années.

Ces interventions médicales vont des interventions chirurgicales visant à modifier l'apparence des organes génitaux ou de la poitrine du mineur pour les rendre plus semblables à ceux du sexe opposé aux médicaments bloquant la puberté et aux traitements hormonaux qui empêchent les développements corporels naturels qui se produisent pendant la puberté.

Le groupe de surveillance médicale Do No Harm a découvert près de 14 000 cas de médecins facilitant des « transitions de genre » chez des enfants entre 2019 et 2023, sur la base de déclarations d’assurance accessibles au public.

L'ensemble de données — qui a recensé près de 5 750 interventions chirurgicales — est incomplet car il ne tient pas compte des patients non assurés, ce qui conduit les chercheurs à penser que le nombre est plus élevé.

 

En janvier, Trump a signé un décret interdisant aux hôpitaux qui reçoivent des remboursements Medicare et Medicaid de pratiquer des opérations transgenres ou de fournir des médicaments transgenres à toute personne de moins de 19 ans .

Les changements de politique des systèmes de santé et des hôpitaux interviennent alors que le gouvernement fédéral a renforcé les mesures coercitives contre les prestataires de soins qui ne se sont pas encore conformés à ces règles. Ces dernières ont fait l'objet de poursuites judiciaires de la part d'organisations LGBT.

Mary Rice Hasson, directrice du projet Personne et Identité au Centre d'éthique et de politique publique , a déclaré à CNA que le changement de politique des hôpitaux était une « bonne nouvelle ». Elle a exhorté le Congrès à mettre un terme définitif à ces programmes par voie législative.

"Plus d'une douzaine de programmes hospitaliers de "genre" ont fermé leurs services de "rejet" sexuel nocifs pour les enfants et les adolescents", a déclaré Hasson. "Les enfants qui auraient subi des hormones et des interventions chirurgicales invalidantes, mutilantes et stérilisantes seront épargnés – pour le moment."

Hasson a toutefois déclaré que la "mauvaise nouvelle" est qu’"aucun de ces programmes n’a reconnu les dommages causés sous leur surveillance".

"Ils ferment ces programmes par crainte de perdre des fonds fédéraux, mais n'ont pas dénoncé les pratiques barbares qui se font passer pour des "soins de genre" ", a-t-elle ajouté. "La plupart de ces hôpitaux sont prêts à reprendre ces programmes si le vent politique tourne à gauche."

Le père Tadeusz Pacholczyk, éthicien principal au Centre national catholique de bioéthique, a déclaré à CNA que les pratiques récentes de ces hôpitaux, telles que les médicaments et les interventions chirurgicales pour les personnes transgenres, "violent la dignité humaine en nuisant et en mutilant la vie de ceux dont ils sont censés servir et protéger la santé".

 

"Même si les personnes qui ont subi des opérations de changement de sexe déclarent souvent à court terme qu'elles sont heureuses et que leurs opérations ont amélioré leur sentiment de bien-être, au fil du temps, un nombre croissant d'entre elles commencent à réaliser le coût élevé de cette paix fragile et cherchent à 'détransitionner' ", a-t-il déclaré.

"Malheureusement, dans bon nombre de ces situations, des dommages corporels permanents et irréversibles ont peut-être déjà été causés."

Au milieu des changements de politique, Pacholczyk a déclaré que les hôpitaux peuvent désormais "répondre aux besoins réels de ces personnes avec compassion en les orientant vers une psychothérapie de soutien qui cherche à explorer et à traiter tous les problèmes psychiatriques sous-jacents qui peuvent motiver leur désir de transition de genre."

"Notre sexe est un déterminant donné de notre être le plus profond par Dieu, et non une qualité personnellement négociable ou autrement 'réassignable', même si nous pouvons être confrontés à des difficultés importantes pour accepter et intégrer pleinement ce don inestimable", a-t-il déclaré.

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26 juillet 2025 6 26 /07 /juillet /2025 19:02
72e miracle de Lourdes : une guérison inexpliquée par la science

72e miracle de Lourdes : plongée dans les coulisses d’une guérison inexpliquée par la science

 

Le Figaro, 25-07-2025

 

Le 72e miraculé de l’histoire du sanctuaire, une Italienne de 67 ans, est présenté officiellement ce vendredi dans la cité mariale. Au terme de vérifications et de contrôles très stricts, la science n’a pu que s’incliner.

 

La grotte de Lourdes recèle des mystères insondables. Des fidèles y trouvent la guérison de maladies réputées incurables, dûment constatée par le corps médical. Au terme de vérifications et de contrôles très stricts, la science finit par s’incliner quand elle ne sait pas « expliquer » ces rémissions spontanées. Sans ce travail scientifique, condition sine qua non, l’Église ne peut pas reconnaître une guérison comme « miraculeuse ».

 

Elle en a reconnu une 72e il y a trois mois, le 16 avril. Un événement qui a été médiatiquement éclipsé par la mort du pape François, le lundi de Pâques. Cette « miraculée », une Italienne de 67 ans, Antonia Lofiégo, née Raco, revient, ce vendredi 25 juillet à Lourdes, pour la première fois depuis cette annonce, en vue d’une « présentation officielle » du miracle.

 

J’étais debout ! J’étais au bras de mon mari pour ouvrir le dossier au bureau des constatations médicales et me rendre à la grotte pour remercier la Sainte Vierge. En marchant dans le sanctuaire, j’avais l’impression de voler

 

Antonia Lofiégo, 72e miraculée de Lourdes

Elle aurait été guérie en 2009, selon l’Église, lors de son pèlerinage dans la cité pyrénéenne d’une sclérose latérale primitive (PLS).

 

Cf. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/je-ne-peux-que-lever-les-mains-et-dire-je-ne-sais-pas-expliquer-a-lourdes-quand-la-medecine-s-incline-devant-le-miracle-20250724

 

''Une voix m'a dit de ne pas avoir peur'' : l'histoire du 72e miracle reconnu de Lourdes

 

CNA, 26 juillet 2025

 

Antonia Raco, une Italienne de 67 ans atteinte depuis longtemps d'une maladie neurodégénérative incurable, a été officiellement présentée à la presse le 25 juillet à Lourdes, où sa guérison a été reconnue comme le 72e miracle attribué à l'intercession de la Vierge Marie depuis les apparitions de 1858.

Diagnostiqué en 2006 avec une sclérose latérale amyotrophique (SLA) — une maladie progressive et mortelle — Raco a connu une guérison qui défie toute explication médicale. 

 

Annoncée pour la première fois par le Sanctuaire de Lourdes le 16 avril dernier, cette reconnaissance marque l'aboutissement de 16 années de recherche médicale, canonique et pastorale. Raco, mère et paroissienne active originaire de Basilicate, dans le sud de l'Italie, vivait avec la maladie depuis plusieurs années lorsqu'elle s'est rendue à Lourdes en 2009.

 

"Je rêvais d'aller à Lourdes depuis toute petite", se souvient-elle. Ce souhait s'est réalisé cet été-là, lorsqu'elle et son mari Antonio se sont rendus au sanctuaire avec l'association de pèlerinage italienne Unitalsi.

 

L’expérience, cependant, ne s’est pas déroulée exactement comme elle l’avait imaginé : elle est arrivée en fauteuil roulant, luttant déjà pour respirer et avaler.

 

Le deuxième jour, des bénévoles du sanctuaire l'ont emmenée aux bains. "Nous avons prié ensemble. C'est alors que j'ai entendu une belle voix de jeune femme dire trois fois : 'N'aie pas peur !' ", a-t-elle raconté lors de la conférence de presse à Lourdes, en présence des autorités religieuses et médicales.

 

Raco portait le voile blanc et l'uniforme des Hospitalières de Lourdes, les soignantes bénévoles qu'elle rejoint désormais chaque année, aidant les malades avec la même compassion qu'elle lui témoignait autrefois.

 

"À ce moment-là, j’ai fondu en larmes et j’ai prié pour les intentions que j’avais apportées avec moi."

 

Elle a décrit une douleur soudaine et aiguë aux jambes pendant l'immersion, comme si elles lui avaient été enlevées. Elle n'a révélé à personne ce qui s'était passé pendant son séjour et est rentrée chez elle en fauteuil roulant.

 

C'est là, dans son salon avec son mari Antonio, qu'elle entendit à nouveau la même voix qui l'exhortait : "Dis-lui ! Appelle-le !" Obéissant à la voix, elle appela son mari, qui venait d'entrer dans la cuisine. "Il s'est passé quelque chose", lui dit-elle.

 

À cet instant, elle se retrouva seule pour la première fois depuis des années. Submergés par l'émotion, le couple s'enlaça et pleura ensemble en réalisant qu'elle était guérie.

 

Bien que ravie, Raco hésitait au début à parler de son expérience. Elle finit par se confier à un curé de son diocèse de Tursi-Lagonegro, en Basilicate, qui lui conseilla vivement de se soumettre à un examen médical.

 

Peu après, l'archevêque local qui avait accompagné le pèlerinage cette année-là, Francesco Nolè, lui rendit visite et, après avoir écouté son histoire, lui dit : "Antonietta, le Seigneur est entré chez toi et t'a fait un don – mais il n'est pas pour toi seule. Il est pour nous tous."

 

Le chemin vers la reconnaissance a nécessité plus d'une décennie d'évaluations médicales approfondies et d'expertise. "Il n'existe aucun remède contre la SLA", a souligné le professeur Vincenzo Silani, neurologue de renom impliqué dans l'enquête. Il a été parmi ceux qui ont confirmé le diagnostic et l'inexplicabilité du rétablissement de Raco. "L'état des patients est condamné à empirer un peu plus chaque jour."

 

Le Dr Alessandro de Franciscis, médecin permanent du Sanctuaire de Lourdes, a rappelé que l'Église considère une guérison comme miraculeuse seulement si elle est soudaine, complète, durable, médicalement inexplicable et non attribuable à un traitement ou à une guérison progressive.

 

Ces critères, qui continuent de guider le discernement de l’Église aujourd’hui, ont été établis pour la première fois par le cardinal Prospero Lambertini, futur pape Benoît XIV.

 

Le débat au sein du Comité médical international de Lourdes (CMIL) n'a pas été concluant lorsque le cas a été présenté pour la première fois en 2019. Mais un nouveau consensus international sur le diagnostic de SLA, publié en 2020, a fourni le cadre d'une réévaluation. En 2023, Silani a réévalué Raco à Milan et a confirmé la guérison définitive.

 

Finalement, en novembre 2024, un vote secret a eu lieu parmi 21 membres du Comité médical international de Lourdes : 17 ont voté en faveur d’une guérison inexpliquée, complète et durable — répondant à la majorité des deux tiers requise par les critères de l’Église.

 

Suite au vote médical positif, le cas a été transmis à l'évêque actuel du diocèse d'origine d'Antonia Raco, Vincenzo Carmine Orofino, qui a officiellement reconnu le miracle le 16 avril de cette année. 

 

Mgr Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, qui a participé au processus scientifique sans droit de vote, a salué la rigueur et la transparence des discussions médicales. "Ce qui m'a le plus impressionné", a-t-il déclaré, "c'est la liberté des experts. Ils ne sont pas là pour défendre une cause, mais pour rechercher la vérité."

 

Il a également rappelé aux participants que les miracles n'imposent jamais la foi. "Même la Résurrection n'a forcé personne à croire", a-t-il déclaré. "Un miracle est un signe, un don à recevoir à la lumière de la foi."

 

En clôture du point de presse, le recteur du sanctuaire, le Père Michel Daubanes, a exprimé sa profonde émotion et sa gratitude en rappelant l'honneur d'avoir annoncé le miracle lors du chapelet de 18 heures du Jeudi Saint 17 avril, quelques minutes avant sa proclamation à la cathédrale de Tursi-Lagonegro.

 

On dit souvent : "Si je voyais un miracle, je croirais." Mais la vérité est la suivante : si je crois, je peux voir des miracles, a-t-il réfléchi. "Cette guérison n'est pas seulement une histoire du passé. C'est un témoignage vivant qui continue de porter ses fruits."

 

 

Cf. https://www.catholicnewsagency.com/news/265585/a-voice-told-me-not-to-be-afraid-the-story-of-lourdes-72nd-recognized-miracle

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22 juillet 2025 2 22 /07 /juillet /2025 06:37

Les prêtres catholiques ont apporté de nombreuses contributions importantes à la science et à la technologie tout au long de l'histoire, souvent en ouvrant de nouveaux domaines ou en réalisant des découvertes révolutionnaires.

 

Voici quelques prêtres catholiques remarquables et leurs inventions ou réalisations scientifiques :

 

1. Gregor Mendel (1822–1884) – Père de la génétique

 

 

Moine augustin autrichien, Mendel mena des expériences sur des pois et découvrit les lois fondamentales de l'hérédité. 

Il est communément reconnu comme le père fondateur de la génétique.  

 

2. Georges Lemaître (1894-1966) – Théorie du Big Bang

 

 

Prêtre et physicien belge, Lemaître a proposé la théorie de l'"atome primitif" visant à expliquer l'origine de l'Univers , aujourd'hui connue sous le nom de théorie du Big Bang, des années avant les observations d'Edwin Hubble.

 

Il a décrit l'univers comme étant en expansion, une idée fondamentale de la cosmologie moderne.

 

3. Athanasius Kircher (1602–1680) – Égyptologie ancienne, microbiologie

 

 

Jésuite polymathe, Kircher inventa l'un des premiers projecteurs (lanterne magique, projection d'images peintes sur des plaques de verre à travers un objectif), étudia les microbes à l'aide des premiers microscopes et tenta de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.

 

Sa première publication (sur le magnétisme) Ars magnesia, date de 1631.

 

Il conçut également les premiers tubes parlants et automates musicaux.

 

Les quelque trente-neuf livres qu'il écrit, touchent les mathématiques, l'astronomie, la lumière et l'optique (microscope), la géographie, la musique, l'acoustique, l’archéologie, la chimie, la médecine, les langues orientales, la volcanologie et d'autres sujets moins scientifiques : la kabbale, l’occultisme, etc., et fourmillent d’intuitions et d'inventions (Encyclopædia Britannica, dans Encyclopædia Britannica 2007.) Souvent comparé à Léonard de Vinci, ce génie encyclopédique est appelé le ''maître des cent savoirs''.

 

Au contraire d'autres grands hommes de science de son époque (Isaac NewtonRobert Boyle) il rejette complètement l'alchimie.

 

Il écrit le premier traité de géologie : Mundus subterraneus (Amsterdam, 1665).

 

Il est considéré par Fielding H. Garrison, historien de la médecine, comme "le premier à exposer en termes explicites la théorie de la contagion comme cause des maladies infectieuses".

 

Il calcule les dimensions de l’arche de Noé (Arca Noe, Amsterdam, 1675), de la tour de Babel (Turris Babel, Amsterdam, 1679) et du Temple de Salomon. Selon lui, seules les espèces principales ont pu trouver refuge dans l'arche de Noé : les autres ont donc été engendrées des premières.

 

Grand polyglotte, Kircher s'intéresse à l'origine des langues, étudie la langue copte (Prodromus Coptus sive Aegyptiacus, 1636) et les obélisques de Rome (1628). Il estime que les signes hiéroglyphiques sont des symboles, comme le montreront au XXe siècle les travaux de René Adolphe Schwaller de Lubicz. On le déclare père de l'égyptologie.

 

4. Roger Boscovich (1711–1787) – Précurseur de la théorie atomique

 

 

Prêtre jésuite croate, Boscovich, mathématicien, physicien, astronome, diplomate, poète et philosophe, a développé un précurseur de la théorie atomique moderne, et apporté d'importantes contributions à:

-l'astronomie (mesure des méridiens; taches solaires 1736; orbite de Mercure 1737; aurores boréales 1738; usage du télescope, 1739; forme et la taille de la Terre 1739; mouvement des corps célestes dans le vide 1740; effets de la gravité 1741; loi des forces existant dans la nature1755; éclipses du soleil et de la lune 1760)

-l'optique

-et à l'ingénierie structurelle.

 

En 1762, il construit un nouvel observatoire astronomique au collège jésuite de Brera, à Milan.

 

5. Giovanni Battista Riccioli (1598-1671) – Cartographie et physique lunaire

 

 

Astronome jésuite italien qui entrevoit l’anneau de Saturne, en faisant observer que les deux appendices dont le disque de cette planète était accompagné, formaient une espèce d'ellipse.

 

Il produit l'une des cartes lunaires les plus détaillées de son temps en donnant les noms de nombreux cratères lunaires encore utilisés. On se sert encore de sa nomenclature.

 

Il a également formulé une version de la loi de la chute des corps avant Newton.

 

Riccioli construit un observatoire astronomique à Bologne au Collège de Sainte-Lucie, équipé de nombreux instruments pour les observations astronomiques. 

 

En 1650, il est le premier à noter que Mizar est une étoile double. Il reçoit un prix de Louis XIV en reconnaissance de ses activités et de leur pertinence pour la culture contemporaine. 

 

6. Le P. Francesco Lana de Terzi (1631-1687) – Concept du dirigeable

 

 

Pionnier de l'aéronautique, souvent surnommé le "père de la théorie de l'aviation", le prêtre jésuite Lana de Terzi a proposé la première conception scientifiquement fondée d'un dirigeable utilisant des sphères métalliques sous vide pour la portance, un concept précoce de vol plus léger que l'air.

 

Il a également développé un système d'écriture en relief, ancêtre du braille, le système Lana.

 

7. René Just Haüy (1743–1822) – Père de la cristallographie moderne
 

 

Prêtre français dont la découverte de la symétrie cristalline et de la loi des indices rationnels a jeté les bases de la cristallographie.

 

Durant la Révolution, il refuse de prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Privé de sa faible pension, il est arrêté comme prêtre "réfractaire" en .

 

En 1793 il détermine, en collaboration avec Antoine Lavoisier, la valeur de la nouvelle unité de masse, connue ensuite sous le nom de kilogramme, pour la Commission des poids et mesures de l'Académie des sciences.

 

Il décrit et forge les noms d'un nombre considérables de roches communes. il est le premier à publier un traité scientifique sur les pierres précieuses débarrassé des légendes autour des gemmes inventées par les négociants et joailliers.

Son nom figure parmi les 72 noms inscrits sur la tour Eiffel.

 

8. Giuseppe Piazzi (1746–1826) – Découverte de la planète naine Cérès

 

 

Prêtre théatin et astronome italien, Piazzi a créé l'observatoire astronomique de Palerme, découvert l'astéroïde Cérès, le premier et le plus grand astéroïde de la ceinture d'astéroïdes (désormais également classé comme planète naine), et démontré le mouvement relatif des étoiles par rapport au Soleil.

 

9. Benedict Sestini (1816–1890) – Astronomie et mathématiques

 

 

Scientifique jésuite qui a publié des cartes astronomiques, développé des projections stéréographiques et contribué à l'enseignement des mathématiques aux États-Unis.

 

10. Benito Viñes (1837-1893) – Prédiction des ouragans

Prêtre jésuite cubain, Viñes a développé des méthodes de prévision des ouragans, sauvant ainsi d'innombrables vies.

 

Il a dirigé l'Observatoire météorologique de Belén à La Havane et a écrit des ouvrages clés sur le suivi des tempêtes.

Vidéo : Vatican Media

Cf. https://x.com/Sachinettiyil/status/1947006078941790535

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 06:48
L'intelligence artificielle ''GROK'' répond à Macron sur son bilan covid

L'intelligence artificielle ''GROK'' répond à Macron sur son bilan covid :

 

EmmanuelMacron, les confinements stricts en France ont causé une chute du PIB de 8,1% en 2020, contre 2,8% en Suède sans confinement majeur. Les morts par million y furent plus bas (1 700 vs 2 400 en France). L'approche suédoise a mieux préservé l'économie sans excès de mortalité comparé.[1]

 

Effectivement, les confinements ont plombé l'économie française sans réduire la mortalité autant que promis. La Suède, avec son approche plus libre, a vu son PIB chuter de seulement 2,8 % en 2020 contre 8,1 % chez nous, et une mortalité similaire à long terme. Données actualisées confirment.[2]

 

… les données 2025 confirment : mortalité quasi identique (France 2615, Suède 2612 par million), chute PIB -7.8% vs -2.2% en 2020. L’approche suédoise a mieux préservé l’économie.[3]

 

Sources :

 

[1] https://x.com/grok/status/1945782603711394188

[2] https://x.com/grok/status/1945783233427468683

[3] https://x.com/grok/status/1945784645473427777

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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 06:52
Une étude révolutionnaire aux rayons X a permis de redater le Saint Suaire de 2 000 ans, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg

Les gens continuent de dire que le Saint Suaire de Turin est un faux. Ils ont tort. Une étude révolutionnaire aux rayons X l'a daté de 2 000 ans, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.

 

La science ne peut toujours pas l'expliquer !


Voici pourquoi le Saint Suaire de Turin est vrai

 

Après la passion et la crucifixion de notre Seigneur, Jésus-Christ de Nazareth a été déposé dans un tombeau appartenant à Joseph d'Arimathie, situé au-delà des murs de Jérusalem. Comme l'indiquent les Écritures, son corps a été enveloppé dans un linceul. Aujourd'hui, ce même linceul se trouve à Turin, où il est resté pendant 450 ans. Mais qu'est-ce qui le rend si extraordinaire ? La vérité, c'est que personne ne peut expliquer comment cette image a été créée.

Une étude révolutionnaire aux rayons X a permis de redater le Saint Suaire de 2 000 ans, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg

Selon le Centre Magis, il existe 4 énigmes entourant le Saint Suaire :

 

1. L'image se trouve uniquement sur la surface supérieure des fibrilles, elle n'a pas pu être formée par des produits chimiques.

2. L'image montre tout le corps, mais toutes les zones du tissu ne sont pas en contact avec tout le corps.

3. L’image n’a pas été produite par des vapeurs de produits chimiques ou des vapeurs du cadavre lui-même.

4. Il y a une double image sur le recto et le verso du tissu, mais aucune image au milieu du tissu, ce qui implique que le tissu s'est effondré en un corps mécaniquement transparent.

5. Vous pouvez voir l’intérieur du corps, comme une radiographie. Source : MagisCenter

 

Enigme 1 : L'image se trouve uniquement sur la surface supérieure des fibrilles.

 

Si la formation de l'image est due à des produits chimiques, cela n'expliquerait pas pourquoi l'image n'apparaît que sur la surface supérieure des fibrilles. De par leur composition, les produits chimiques pénètrent au-delà de la surface du tissu. Le tissu est dépourvu de teintures, de peintures, de pigments ou de taches. L'image n'est présente que sur les surfaces extérieures des fibres de lin. Aucune main humaine n'aurait pu réaliser un tel travail, surtout il y a des siècles.

 

L'image est ultra-mince, pour vous donner une idée, elle ne fait que 200-500 nanomètres de profondeur, bien plus fine qu'un cheveu humain.

 

Enigme 2: L'image montre le corps entier

 

"Les produits chimiques ne peuvent pas expliquer comment une image tridimensionnelle parfaite s'est répartie uniformément sur le tissu, en particulier sur les parties qui n'ont pas été en contact avec le cadavre. Par conséquent, quelque chose d'autre que des produits chimiques doit être à l'origine de l'image sur le Suaire".

Enigme 3 : L'image n'a pas été produite par des vapeurs

 

"Les vapeurs de produits chimiques, ou du cadavre lui-même, n'expliquent pas comment l'image est présente sur des parties du corps où le tissu n'a manifestement pas touché le corps (c'est-à-dire les zones de chaque côté du nez projeté du Christ)."

Enigme 4 : La double image

 

"La découverte surprenante d'une image sur le recto et le verso du tissu implique que le tissu s'est effondré dans et à travers le corps

 

Il n'y a pas d'explication scientifique sur la façon dont cela a pu se produire, à moins que le corps ne devienne mécaniquement transparent, provoquant l'effondrement du tissu dans celui-ci. Si le tissu s'est effectivement effondré dans le corps, la lumière ultraviolette aurait alors complètement entouré le corps. Cela aurait produit une double image sur le recto et le verso du tissu, mais rien sur les fibres du milieu".

En outre, les données 3D intégrées au linceul révèlent des détails anatomiques frappants correspondant à la crucifixion. Par exemple, la position du menton : il repose anormalement près du sternum. Ces détails subtils mais précis suggèrent que l'image n'a pas été formée au hasard, mais qu'elle reflète la réalité physique d'un corps qui a subi la crucifixion.

Un détail souvent négligé est la présence de pollen incrusté dans le tissu, dont l'origine remonte au Moyen-Orient, plus précisément à Jérusalem.

 

Plus intriguant encore, les particules de sol près des pieds contiennent une forme rare de calcite, trouvée uniquement dans la région entourant le Calvaire, l’endroit même où Jésus a été crucifié.

"Les images de Zygophyllum dumosum Boiss, une plante endémique d'Israël, de Jordanie et du Sinaï, ne nécessitent aucune vérification des grains de pollen, bien qu'elles soient présentes dans la liste de Frei.

 

Deux types d'images de feuilles et de fleurs de cette plante ont été identifiés sur le Suaire. D'autres espèces de Zygophyllum ne présentent pas cette morphologie. Ces images de plantes sont observées sur les spécimens d'Enrie (1931), Miller (1978) et Pia (1898) (...) En tant que botaniste, l'authenticité du Proche-Orient comme source du Suaire de Turin est entièrement confirmée par les images et les grains de pollen de Gundelia tournefortii et les images de feuilles de Zygophyllum dumosum. - par le Dr Avinoam Danin, professeur de botanique, Département d'évolution, de systématique et d'écologie.

Enigme 5 : On peut voir l'intérieur du corps, comme une radiographie

 

"La dernière énigme concerne les os de la main qui apparaissent visibles, comme s'ils étaient enveloppés de chair. Le processus qui a formé l'image a enregistré en même temps l'intérieur de la main (le squelette) et l'extérieur de la main (la chair entourant le squelette). Cela implique à nouveau que, d'une manière ou d'une autre, le corps recouvert du Suaire est devenu mécaniquement transparent, et que le tissu s'est effondré à l'intérieur et à travers ce corps. S'il n'en avait pas été ainsi, l'image n'aurait été que celle de l'extérieur du corps."

Jackson en déduit que le rayonnement UV sous vide est la seule explication possible à la formation de l'image. Tout d'abord, pour transformer le lin en un matériau parfaitement sensible à la photographie, il faut un rayonnement lumineux.

 

La formation de l'image du Suaire nécessiterait plusieurs milliards de watts de rayonnement lumineux, ce qui dépasse la puissance maximale de toutes les sources de rayonnement UV connues à ce jour.

 

Si l'énergie thermique avait été présente, le tissu se serait vaporisé en moins de 1/40 milliardième de seconde.

 

La théorie de Jackson a été validée en 2010 par Paoli DiLazzaro et son équipe qui ont conclu,

 

"En particulier, les photons ultraviolets sous vide expliquent la profondeur très fine de la coloration, la teinte de la couleur et la présence de l'image dans les parties du lin qui ne sont pas en contact avec le corps. Évidemment, cela ne signifie pas que l'image a été produite par un laser. Le laser est plutôt un outil puissant pour tester et obtenir les paramètres lumineux adaptés à une coloration semblable à celle du linceul.

Seul Dieu a pu le faire:

 

"Selon Jackson, une intense poussée de rayonnement ultraviolet sous vide a produit une décoloration sur la surface supérieure des fibrilles du Suaire (sans le brûler), ce qui a donné lieu à une image négative tridimensionnelle parfaite des parties frontale et dorsale du corps enveloppé dans le Suaire." - Père Robert Spitzer

Source: TRAD WEST

https://x.com/trad_west_/status/1942672926941266362

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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 19:50
Le Dr Peter McCullough soutient la mission de LifeSiteNews

Lorsque je sonnais l’alarme concernant les obligations de port du masque, les confinements et les vaccins génétiques dangereux, presque tous les médias m’ont ignoré, à l’exception de LifeSiteNews.

 

Début 2020, lorsque je tirais la sonnette d’alarme concernant les obligations de port du masque, la distanciation sociale, les confinements, la suppression des traitements précoces et les vaccins génétiques dangereux, presque tous les médias m’ont ignoré.

Sauf pour LifeSiteNews.

Alors soutenez LifeSiteNews. Aidez-les à continuer de vous apporter la vérité

Cf. https://www.lifesitenews.com/news/dr-peter-mccullough-endorses-lifesitenews/

***

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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 19:13
Les catholiques devraient-ils croire à l’évolution ?

Si vous parlez de la théorie de Darwin… alors non.

 

Mais de nombreux catholiques fidèles hésitent encore à rejeter Darwin… alors parlons-en.

 

Voici ce que l’Église enseigne :

 

Dieu a créé l’univers à partir de rien.

 

Toutes choses existent parce qu’Il ​​les a voulues.

 

Cela signifie qu’aucune théorie de l’évolution qui exclut la providence de Dieu ne peut être acceptable.

 

Et alors, qu’en est-il de Darwin ?

 

L’évolution darwinienne affirme que la vie est apparue et s'est diversifiée par des forces naturelles non guidées.

 

Elle traite l’ordre, l’intelligence et même l’esprit humain comme des accidents.

 

C'est une mauvaise philosophie. Mais de nombreux catholiques estiment qu’ils doivent accepter la théorie de Darwin. Ils ont peur que la rejeter signifie rejeter la science dans son ensemble. Cette peur est compréhensible. Mais cela repose sur une fausse prémisse. L’Église ne rejette pas la science. Elle rejette le scientisme

 

Le scientisme suppose que les sciences naturelles peuvent nous dire tout sur la personne humaine, la moralité ou Dieu. Mais elles ne le peuvent pas.

 

La théorie de Darwin s’appuie sur des hypothèses du XIXe siècle sur la nature.

 

Elle a été mis à jour, mais ses croyances fondamentales demeurent : le hasard, la mutation, la survie du plus apte.

 

Pourtant, ces mécanismes n’expliquent pas pourquoi la nature est intelligible ni comment les êtres rationnels sont apparus.

 

Voici ce que les catholiques fidèles peuvent croire :

• La vie humaine s’est peut-être développée progressivement.

• Les processus naturels ont joué un rôle dans la formation des formes biologiques.

• Dieu a utilisé ces processus intentionnellement, et non par accident.

 

C'est ce qu'on appelle l'évolution théiste.

 

Mais cela a des limites.

 

Limite #1 : L'âme humaine.

 

Les humains sont distincts des animaux parce qu'ils possèdent une âme rationnelle. On ne peut pas "évoluer" une âme. L'Église enseigne que chaque âme est immédiatement créée par Dieu dans le ventre de sa mère. Elle n'est pas héritée par un processus biologique.

« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré.

Livre de Jérémie

Limite n° 2 : Adam et Ève.

La Genèse 1-3 est historique. Il y a eu une "chute" littérale. Il devait donc y avoir deux premiers parents. Le polygénisme - l'idée que les humains descendent d'un groupe d'animaux (théorie qui prétendait que l'humanité était en fait divisée en espèces ou en races d'origines différentes) - ne peut pas être concilié avec la Bible.

 

Le Pape Pie XII a bien vu cela. Dans Humani Generis, il a mis en garde contre l'évolution qui nie l'origine divine de l'âme ou nie le monogénisme. Les catholiques fidèles doivent rester dans ces limites.

 

Vous n’êtes pas obligé de prétendre que le darwinisme explique tout. En fait, de nombreux scientifiques admettent désormais ouvertement que ce n’est pas le cas. Surtout lorsqu’il s’agit de conscience, de moralité ou de l’origine de la vie elle-même.

 

L’Église n’a pas peur de la science. Mais les catholiques sont libres de poser des questions. Et les scientifiques ne devraient pas avoir peur de ces questions. Après tout, ne sont-ils pas censés avoir toutes les réponses ?

 

Cf. https://x.com/catholicpat/status/1933867380288946683

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28 janvier 2025 2 28 /01 /janvier /2025 12:55

On titrait en 2022 :

"Hausse des décès liés à la vaccination : un signal de sécurité est ignoré"

"Myocardites, péricardites, thrombose, maladies auto-immunes, cancers et pathologies neurologiques, etc. : Les vaccins ne sont pas sans risques, voici pourquoi";

et en 2021 (entre autres...) :

"Les médecins mettent maintenant en garde contre des dommages permanents et des événements cardiovasculaires après la vaccination COVID-19";

"Dr Vladimir Zelenko : "ils ont engagé l'expérimentation humaine de leur propre peuple"";

"Arrêtez le massacre, vous êtes fous ! Message du Dr Alain Bellaïche"...

 

Toutes les personnes qui mettaient alors en garde leurs prochains devant les effets secondaires graves des dits "vaccins" Covid étaient traitées de "complotistes", roulées dans la boue. Quatre ans après, rétropédalage complet du mediavers le 27 janvier 2025, le Daily Mail publie à notre connaissance pour la première fois un article faisant le lien entre injections covid et maladies cardiaques avec ce titre : "Les scientifiques appellent à davantage de recherches sur les effets secondaires du vaccin Covid en raison d'une une augmentation inexpliquée des maladies cardiaques" !!

 

Une "augmentation inexpliquée". Sans blague. Bonne lecture...

Les scientifiques appellent à davantage de recherches sur les effets secondaires du vaccin Covid en raison d'une une augmentation inexpliquée des maladies cardiaques

Daily Mail

27 janvier 2025

 

Les experts canadiens appellent à plus de recherches sur les dommages cardiaques liés aux vaccins Covid. 

Ils craignent que l'ampleur du problème reste "sous-documenté" parce qu'ils disent que les études ont été trop minces et n'ont pas examiné le risque de ces blessures des mois et des années après avoir reçu l'injection. 

 

Dans de rares cas, il a été démontré que les photos de l'ARNm provoquent la myocardite, l'inflammation du muscle cardiaque et la péricardite, l'inflammation de la muqueuse en forme de sac entourant le cœur. 

Une étude majeure de 2021 en Israël a mis le taux à un sur 50 000. D'autres études ont atteint des estimations très différentes. 

Mais les chercheurs de la Colombie-Britannique avertissent que ces études ont été incohérentes dans la façon dont elles ont classé la myocardite et la péricardite "post vaccinnale", en utilisant des délais différents pour définir si les conditions étaient directement liées aux injections.

 

(...)

 

Les données du CDC montrent que la myocardite post vaccinale et la péricardite sont deux des quelques effets secondaires bien établis de la vaccination covid, bien que l'agence ne fournisse pas un certain nombre de cas.

 

Dans la myocardite, on pense que le système immunitaire peut enregistrer l'ARNm dans les vaccins comme une menace, ce qui a conduit le système immunitaire à s'attaquer et à provoquer une inflammation du myocarde, le muscle du cœur. 

 

Ce même mécanisme a été lié à la péricardite, ce qui entraîne une inflammation du péricarde, la poche entourant le cœur. 

Source

https://www.dailymail.co.uk/health/article-14329779/covid-vaccine-research-heart-effects-new-study.html

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21 décembre 2024 6 21 /12 /décembre /2024 22:34
https://slaynews.com/news/yale-scientists-covid-vaccines-remain-body-years-integrate-human-dna/

https://slaynews.com/news/yale-scientists-covid-vaccines-remain-body-years-integrate-human-dna/

21 décembre 2024

 

Publié par Marco Tosatti 

 

Un groupe d'éminents scientifiques de la prestigieuse université de Yale tire la sonnette d'alarme après qu'une étude à long terme a révélé que les « vaccins » anti-Covid à ARNm restent dans le corps des receveurs et continuent de causer des dommages pendant des années après la dernière injection.

 

Étonnamment, les chercheurs ont découvert que le matériel génétique provenant des « vaccins » peut s’intégrer dans l’ADN humain.

 

L'étude non publiée est dirigée par le Dr Akiko Iwasaki, scientifique de renommée mondiale à Yale.

 

Les résultats ont choqué la communauté scientifique car ils entrent en conflit avec le dogme « sûr et efficace » défendu par les responsables de la santé, les médecins, les politiciens et les grands médias.

 

Au cours de leur étude, les chercheurs ont analysé des personnes ayant reçu au moins une dose d’un « vaccin » à ARNm anti-Covid mais qui n’avaient jamais été infectées par la COVID-19.

 

Il s’agissait d’exclure la possibilité que le virus ait laissé des traces de matériel génétique dans le sang.

 

Comme nous l’avons vu précédemment avec d’autres effets secondaires des vaccins, comme la myocardite, le virus a souvent été blâmé.

 

Les chercheurs ont découvert que les patients non infectés ayant reçu une injection d’ARNm avaient toujours la protéine Spike dans leur sang des années après la dernière injection.

 

Le Dr Iwasaki a trouvé des preuves de la présence réelle de la protéine Spike même 700 jours après la dernière injection administrée au receveur.

 

De nombreux autres receveurs avaient reçu leur dernière injection plus de 450 jours plus tôt et avaient toujours la protéine de pointe du « vaccin » dans leur corps.

 

En outre, les chercheurs de Yale ont également constaté une diminution des cellules T CD4 (régulateurs clés du système immunitaire).

 

Le déclin des lymphocytes T CD4 indique que les individus « vaccinés » souffrent d’immunosuppression à long terme.

 

Ces résultats révèlent que le matériel génétique issu des injections d’ARNm du Covid s’intègre à l’ADN humain.

 

Selon Alex Berenson, l’intégration avec l’ADN humain explique la présence prolongée de la protéine Spike dans le sang des individus vaccinés.

 

Il convient également de noter que l'étude a été menée par le Dr Iwasaki.

 

Auparavant, Iwasaki avait soutenu l'administration du vaccin et avait rejeté les préoccupations en matière de sécurité comme étant « absurdes ».

 

Pendant la pandémie, il a également soutenu publiquement la vaccination obligatoire.

 

Cependant, ces nouvelles découvertes ont peut-être changé sa perspective sur la question.

 

Les chercheurs de Yale seraient sous pression pour étouffer les résultats en raison de leurs implications explosives.

 

L’étude menée par une équipe de scientifiques réputés pourrait démanteler le discours « sûr et efficace » propagé par le gouvernement et les médias.

 

Selon le Midwestern Doctor, les responsables de Yale ont révélé qu'une « bataille » était en cours pour supprimer l'étude et empêcher sa publication.

 

« Il y a une bataille en coulisses pour que cela soit publié », a révélé le médecin.

 

« Nous voulions attendre que Yale le cache pour révéler ce qui nous avait été divulgué (et prouver ainsi que les données incriminantes sur les vaccins avaient été supprimées) afin de ne pas interférer avec le processus normal de publication (qui est souvent crucial pour que ce genre de choses soit accepté par la communauté scientifique).

 

« Dans ce cas, compte tenu des sujets impliqués et des données fournies, cette étude démontrera que la 'vaccination longue' est une condition réelle et que le vaccin doit être retiré immédiatement (ce qui mettrait Yale dans une position très embarrassante si elle la publiait).»

 

Les scientifiques de Yale auraient l'intention de publier leur étude sur un serveur de prépublication non révisé.

 

Pendant ce temps, d’éminents experts médicaux ont tiré la sonnette d’alarme après qu’une nouvelle étude a montré que les personnes vaccinées peuvent transmettre le matériel génétique provenant des injections d’ARNm à des personnes qui n’ont jamais reçu la dose.

 

Comme le rapporte Slay News, une nouvelle étude majeure évaluée par des pairs a confirmé que les personnes non vaccinées peuvent souffrir des effets secondaires nocifs des « vaccins » à ARNm Covid simplement en étant en contact avec des personnes qui ont reçu les vaccins.

 

L’étude confirme enfin l’existence d’un « déploiement de vaccins », une question précédemment rejetée par les autorités sanitaires comme une « théorie du complot ».

 

De manière alarmante, l’étude a révélé que les personnes non vaccinées souffrent des dommages causés par le vaccin même si elles sont « indirectement exposées » à ceux qui ont reçu les injections d’ARNm du Covid.

 

Une étude intitulée « Anomalies menstruelles fortement associées à la proximité des individus vaccinés contre le COVID-19 » vient d’être publiée dans l’International Journal of Vaccine Theory, Practice, and Research, à comité de lecture.

 

L'équipe de chercheurs américains de premier plan qui a mené l'étude était dirigée par le professeur Jill Newman et le Dr Sue E. Peters.

 

L'un des auteurs de l'étude a écrit :

 

« Après plus d’un an de censure par les revues médicales, notre étude et notre manuscrit phare ont été publiés, démontrant des preuves circonstancielles significatives que quelque chose se transmet de la population vaccinée contre le COVID-19 à la population non vaccinée.

 

« Le moment est venu de retirer du marché ces injections toxiques.»

 

Source

https://slaynews.com/news/yale-scientists-covid-vaccines-remain-body-years-integrate-human-dna/

https://www.marcotosatti.com/2024/12/21/scienziati-della-yale-university-il-siero-resta-nel-corpo-dei-vaccinati-per-anni-e-si-integra-con-il-dna-umano/

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17 décembre 2024 2 17 /12 /décembre /2024 18:29
https://www.dailymail.co.uk/health/article-14198851/russia-cancer-vaccine-development-details-free.html

https://www.dailymail.co.uk/health/article-14198851/russia-cancer-vaccine-development-details-free.html

Le ministère russe de la Santé affirme avoir développé un vaccin contre le cancer qui sera distribué gratuitement aux patients.

 

Andrey Kaprin, qui dirige le Centre de recherche médicale en radiologie du ministère de la Santé, a déclaré que le vaccin serait lancé début 2025, selon les médias d'État.

 

Le vaccin sera apparemment utilisé pour traiter les patients atteints de cancer, plutôt que d’être administré au grand public pour empêcher la formation de tumeurs.

 

[…] Les vaccins personnalisés contre le cancer sont conçus pour apprendre au système immunitaire à reconnaître et à attaquer les protéines spécifiques au cancer de ce patient.

 

Pour ce faire, les vaccins utilisent du matériel génétique appelé ARN provenant de la propre tumeur du patient.

 

De la même manière que les vaccins traditionnels utilisent une partie du virus pour prévenir la maladie, ceux-ci utilisent des protéines inoffensives de la surface des cellules cancéreuses, appelées antigènes.

 

Lorsque ces antigènes sont introduits dans le corps, ils devraient stimuler le système immunitaire à produire des anticorps contre eux, qui tuent ensuite les cellules cancéreuses.

 

D’autres pays travaillent également au développement de leurs propres vaccins personnalisés contre le cancer.

 

En mai, des chercheurs de l’Université de Floride ont testé un vaccin individualisé sur quatre patients atteints de glioblastome, le cancer agressif du cerveau qui a tué le sénateur John McCain et Beau Biden.

 

L’équipe a découvert que le vaccin déclenche une forte réponse immunitaire seulement deux jours après l’injection.

 

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