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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 20:28
Dr. Peter McCullough: les vaccins COVID-19 causent beaucoup plus de décès en seulement 10 mois que tout autre vaccin combiné au cours des 30 dernières années

Les données du Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) montrent que les vaccins contre le coronavirus (COVID-19) ont été liés au décès de 16 310 personnes depuis décembre de l'année dernière. Avant cela, seulement 6 214 personnes sont décédées des vaccins approuvés par la Food and Drug Administration.

 

De plus, il y a eu plus d'invalidités permanentes, de réactions mettant la vie en danger et d'hospitalisations dues aux vaccins COVID-19 qu'à tout autre vaccin obligatoire au cours des 30 dernières années. La base de données a également enregistré 2 102 décès fœtaux après la vaccination COVID-19 chez les femmes enceintes.

 

Pourtant, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) continuent de dire au peuple américain et aux femmes enceintes que la vaccination COVID-19 est sûre.

 

Nombre record de personnes ayant des effets indésirables

 

Le CDC admet que le vaccin COVID-19 comporte un risque de thrombose et de maladie cardiaque, en particulier chez les hommes plus jeunes. Cependant, elle qualifie ces effets secondaires connus de "rares" et continue d'exhorter les gens à se faire vacciner malgré les risques.

 

La base de données VAERS est ouverte au public pour la vérification de leurs réclamations. Au 1er octobre, la base de données du VAERS avait enregistré 12 553 cas de thrombose ayant entraîné 589 décès, 869 incapacités permanentes et 2 543 événements mettant la vie en danger chez les personnes vaccinées contre le COVID-19 au cours des dix premiers mois suivant le lancement. En utilisant les mêmes données pour tous les vaccins au cours des 30 dernières années, il y a eu 487 cas de thrombose entraînant 18 décès, 65 incapacités permanentes et 110 événements mettant la vie en danger.

 

Depuis l'introduction des vaccins COVID-19, il y a eu 26 fois plus de cas de caillots sanguins et 33 fois plus de décès par caillots sanguins que de cas et de décès par caillots sanguins après tout autre type de vaccination au cours des 30 dernières années.

 

76% des décès enregistrés après la vaccination COVID-19 concernaient des personnes âgées de plus de 65 ans, ce qui correspond à 12 396 décès. Avant la vaccination COVID-19, seulement 1 068 personnes de plus de 65 ans étaient décédées de l'un des vaccins précédents au cours des 30 dernières années.

 

Les personnes âgées sont parmi les plus durement touchées par la pandémie de coronavirus. Près de 80% de tous les décès dus au COVID-19 (au 29 septembre) concernaient des personnes de plus de 65 ans. Dans le même temps, ces personnes âgées sont parmi les premières à recevoir le vaccin et ont les taux de vaccination les plus élevés de tous les groupes d'âge à 83,3 pour cent.

 

Malgré ces chiffres, le CDC et la FDA ont continué à approuver les vaccinations de rappel pour ce groupe d'âge.

 

Les cas de COVID-19 et les séjours à l'hôpital augmentent parmi les personnes vaccinées

 

Les infections au COVID-19 et les hospitalisations sont en augmentation en Pennsylvanie. Officiellement, la majorité des habitants de la région seraient vaccinés, mais il est probable que la protection ait déjà diminué.

 

Les données du ministère de la Santé sur les infections révolutionnaires montrent que les personnes vaccinées représentaient environ un quart des infections et près de 5 000 admissions à l'hôpital à travers l'État entre le 5 septembre et le 4 octobre. Plus les gens sont vaccinés, plus les personnes vaccinées sont infectées par le virus et finissent à l'hôpital.

 

La situation en Pennsylvanie reflète l'impact national du virus. En juin et juillet, 14% des admissions à l'hôpital et 16% des décès aux États-Unis étaient dus à des cas de COVID-19 - environ deux fois plus qu'au début de l'année.

 

SOURCE : DR. PETER MCCULLOUGH | UNCUTNEWS

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 00:00
Sainte Edwige, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 62.

Sainte Edwige, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 62.

Duchesse de Silésie et de Pologne, elle mena une vie de foi intense : jeûnes prolongés, endurance au froid, ascèse acceptée d'un commun accord par les deux époux dans leurs relations conjugales.

Edwige et son époux vécurent d’une manière très pieuse. Elle a une vie exemplaire, aidant les nécessiteux, marchant pieds-nus en toute saison, distribuant sa fortune à l’Église et aux pauvres.

Sa sœur Agnès a épousé Philippe Auguste, roi de France. Sa sœur Mechtilde, est devenue abbesse de Kissingen.

Avec courage, elle porta le veuvage et le deuil de six de ses enfants.

Elle se retira à l'abbaye de Trzebnicz chez sa fille, abbesse cistercienne. C'est là qu'elle décède le 14 octobre 1243 et où elle a été inhumée. Certaines de ses reliques sont conservées à l'abbaye d'Andechs.

Edwige est canonisée en 1267 par le pape Clément IV. Sainte Hedwige de Silésie est fêtée le 16 octobre.

Elle est la patronne de Berlin, de la Silésie et de sa capitale Wrocław, (l'ancienne Breslau), de Trzebnica (l'ancienne Trebnitz), du diocèse de Görlitz, d’Andechs et de Cracovie.

 

Sources : (1) ; (2 ) ; Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 62.

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 16:43

Dans les paramètres de la video, choisir les sous-titres Français.

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 00:00

L'amour n'est jamais oisif.

(1)

Sainte Thérèse naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Dès l'âge le plus tendre, un fait révéla ce qu'elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu'elle aimait plus que les autres ; ils se réunissaient pour lire ensemble la vie des saints : "Quoi ! lui dit-elle, les martyrs verront Dieu toujours, toujours ! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs nous aussi, pour aller au ciel." Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue ; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel. (2) Une intuition lui dit que les biens éphémères d'ici-bas pèsent peu devant la joie éternelle.

Elle avait dès lors une grande dévotion à la Sainte Vierge. Chaque jour elle récitait le rosaire. Ayant perdu sa mère, à l'âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d'une statue de Marie et la supplia de l'accepter pour sa fille, promettant de la regarder toujours comme sa Mère.

Cependant sa ferveur eut un moment d'arrêt. De vaines lectures, la société d'une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. Elle en éprouva un grand déchirement de cœur ; mais Dieu, pour l'encourager, lui montra un jour la place qu'elle eût occupée en enfer, si elle s'était attachée au monde. 

Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l'amour divin : Jésus la prit pour épouse. Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses œuvres, ses vertus, tout est sublime à la même hauteur.

Elle a notamment rédigé à la demande de ses supérieures : Le Château intérieur, Le Chemin de la perfection, Les Exclamations, Les Fondations.

Elle devint la réformatrice de l'Ordre du Carmel et fut accompagnée de saint Jean de la Croix.

Pointe de son message spirituel, elle place au coeur de la prière l'humanité du Christ, un Christ souffrant sa Passion, seul chemin vers Dieu pour les êtres de chair que nous sommes. Et à ceux qui exhortent "à écarter toute représentation corporelle pour s'attacher à la contemplation de la seule divinité", elle répond résolument qu'ils font preuve de présomption car "nous ne sommes pas des anges, nous avons un corps."

Celui qui prie ne reçoit pas toujours les grâces mystiques, celles-ci son un don gratuit que nul effort ne peut provoquer, mais il lui suffit de se disposer à aimer Dieu et de se conformer à sa volonté;

Là est la richesse de son message : contemplation et action, amour de Dieu et amour du prochain, oraison et mission sont les deux faces d'une même réalité. "Des œuvres, des œuvres !", réclame-t-elle avec insistance à ses filles. Le mérite d'une âme ne consiste pas dans les faveurs qu'elle reçoit mais dans les vertus qu'elle acquiert. Extase, ravissement, élévation, la sainte n'a pas attaché une importance excessive à ces faveurs, "nullement nécessaires à la perfection." C'est ce message qu'a retenu la France du XVIIe siècle, en mettant l'accent sur la volonté de purification et d'ascèse, plutôt que sur les grâces de la contemplation infuse.

Après avoir contemplé la transcendance, l'âme n'a plus que le désir de mourir pour n'être plus séparée de Dieu. "Je meurs de ne pas mourir", écrit Thérèse dans un magnifique poème, et Jean de la Croix reprendra la thème à sa manière.

"Être séparée de Dieu m'est si douloureux, écrit-elle également, que le plus grand sacrifice que je puisse lui offrir est de consentir à vivre pour lui." Et comment mieux vivre pour lui que d'accepter les souffrances d'un "monde en feu" ? "Seigneur, ou mourir ou souffrir..."

Durant les dernières années de sa vie, Thérèse, "pauvre vieille toute cassée", souffre physiquement et moralement. Elle discerne du relâchement dans certains couvents. Des inflammations de gorge, des hémorragies lui donnent constamment de la fièvre.

Morte en 1582, son corps est retrouvé incorrompu et souple en 1583 (huit mois après sa mort), 1585, 1586, 1592, 1760 et... 1982. (3) 

Dans sa bibliothèque, on a retrouvé des auteurs stoïciens à côté de livres de dévotion.

En 2015, lors d'une exposition de reliques de Thérèse, la relique montrait un aspect noirci et "durci" des tissus (toujours complets). (4)

Canonisée en 1622 par Grégoire XV, Bossuet l'a comparée aux plus grands docteurs.

Paul VI l'a déclarée Docteur de l'Eglise en 1970, première femme avec Catherine de Sienne à recevoir ce titre.

Que rien ne te trouble. Que rien ne t'épouvante. Tout passe. Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit.

Elève ta pensée, monte au ciel, ne t'angoisse de rien. Que rien ne te trouble. Suis Jésus-Christ d'un grand coeur. Et quoiqu'il arrive, que rien ne t'épouvante.

Tu vois la gloire du monde ? C'est une vaine gloire. Il n'a rien de stable. Tout passe.

Aspire au Céleste qui dure toujours. Fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aimes-le comme il le mérite, bonté immense. Mais il n'y a pas d'amour de qualité sans la patience.

Que confiance et foi vivent et maintiennent l'âme.

Celui qui croit et espère obtient tout. Même s'il se voit assailli par l'enfer, il déjouera ses faveurs celui qui possède Dieu.

 ***

Sources : (1) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, p. 1120-1130 ; (2) ; (3) Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Église catholique, Artège, Paris 2019, p. 160 ;  (4) Wikipedia.

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 18:48
"Un système monarchique est moins fort que le système républicain pour faire tenir tranquilles les pauvres gens" (Henri Guillemin)

Dans cette video, l'historien Henri Guillemin, explique une citation de Jean-Jacques Rousseau qu'il a découvert.

 

Dans sa "Lettre à d’Alembert sur les spectacles", en 1758, Jean-Jacques Rousseau décrivait parfaitement le piège d'une république dont les notables peuvent aisément prendre le contrôle.   

"C'est vrai qu'il veut la république, Thiers, et pourquoi la veut-il ?

 

"Deux raisons. Comprenez-moi bien, ce sont des choses que je n'avais pas vues autrefois.

 

"La monarchie est moins forte. Un système monarchique est moins fort que le système républicain pour faire tenir tranquilles les pauvres gens. Pourquoi ? Parce que quand c'est le roi qui parle, on peut toujours remettre en cause la volonté royale; on pourra dire 'et bien c'est un homme qui ne veut pas que nous améliorions notre situation. Tandis que s'il y a une révolte, une révolte de pauvres sous la république, c'est-à-dire sous le régime du suffrage universel, l'autorité qui va contraindre ces gens à rentrer dans leurs tanières, elle s'appelle comment ? Elle s'appelle 'volonté nationale'. Du moment qu'il y a suffrage universel, que le suffrage universel s'est prononcé, que nous avons avec l'assemblée ce que nous appelons la volonté de la nation, cette volonté de la nation (qui est en fait la volonté des notables) est autrement forte qu'une simple volonté royale pour faire tenir tranquilles les misérables ! La république est une manière de coincer les pauvres bien meilleure, selon monsieur Thiers, que ne l'était la monarchie. Un.

 

"Deuxièmement. Là j'aimerais vous apporter une citation de Jean-Jacques Rousseau que j'ai découvert absolument par hasard, mais qui va tellement bien à ma pensée. Rousseau écrivait à d'Alembert : 'Jamais, dans une monarchie, l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; en revanche, dans une république, elle peut aisément le mettre (ce particulier) au-dessus des lois. [...] Alors, le gouvernement n’a plus de force, et le riche est toujours le vrai souverain." (J.-J. Rousseau, Lettre à d'Alembert sur les spectacles, 1758)

 

"Dans une république, les lois sont faites par l'assemblée nationale. Qu'est-ce que l'assemblée nationale ? C'est le suffrage universel. Qu'est-ce en fait que le suffrage universel ? C'est ce que veulent les notables. Par conséquent, dans une république bien conduite c'est l'argent qui est au pouvoir. Il n 'y a pas de régime meilleur qu'un régime démocratique bien orienté pour la protection de l'argent. Voilà pourquoi Thiers était républicain !"

 

Aujourd'hui, les notables sont les multinationales et les milliardaires qui possèdent les médias.

 

Source : https://twitter.com/AniceLajnef/status/1445805291405254656?s=20

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 17:19

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 15:24

Dr Olivier Soulier :

" Depuis qu'il y a la vaccination on voit une véritable hécatombe. Tous les jours en cabinet on entend dire 'mon beau-frère mon voisin, un jeune, a eu un infarctus, un Avc, est devenu handicapé, aveugle.

"C'est une réalité, c' est la réalité. Le soignants savent cela."

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 11:23
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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 00:00
Saint Wilfried, évêque d'York (634-709)

Wilfrid naît en Northumbrie (royaume du nord-est de l'Angleterre) aux alentours de l'an 633. Depuis les invasions anglo-saxonnes au Ve siècle, l'Église était divisée comme le pays. L'Église celte refusait l'archevêque anglais de Cantorbéry et vivait pratiquement autonome. L'Église anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain. Ce fut grâce à saint Wilfrid et à quelques autres que l'unité fut entièrement rétablie. (1)

 

Tout jeune encore, Wilfrid résolut de se donner au Seigneur. Après un court séjour dans un couvent, s'apercevant que certains usages, contraires à ceux de Rome, s'étaient glissés dans les cérémonies, il se décida à visiter le tombeau des Saints Apôtres, afin de bien discerner la vérité au centre même de la lumière. Un saint moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Ils sont les premiers Anglo-Saxons connus à entreprendre ce pèlerinage (2). Bientôt le pieux pèlerin aura beaucoup d'imitateurs, et ce pèlerinage sera en grand honneur en Angleterre, grâce à son exemple. Le statut exact de Wilfrid est incertain : il est vraisemblablement devenu moine durant son séjour à Rome, ou bien plus tard en Francie. (3) 

 

Après un séjour de quelques années dans les Gaules, où il se rendit pour poursuivre sa formation à Lyon et à Rome, Wilfrid rentra enfin dans sa patrie (658), où son dévouement aux usages de Rome lui attira des ennemis et des admirateurs. En 663, il est ordonné prêtre par l'évêque des Saxons de l'Ouest Agilbert, d'origine franque, un de ses protecteurs. Wilfrid est alors recommandé à Alhfrith, le fils d'Oswiu, par le roi de Wessex Cenwalh, qui le décrit comme un clerc versé dans la liturgie et les rites romains. (4)

Il a trente ans, quand le pieux roi Aldfrith (Alfred) lui fait accepter l'évêché d'York (665).

Peu avant 664, Alfred confia à Wilfrid une abbaye qu'il venait de fonder à Ripon. Cette communauté était constituée de moines de l'abbaye de Melrose qui suivaient les coutumes monastiques irlandaises. Wilfrid chassa rapidement l'abbé Eata et l'obédientiaire Cuthbert, qui refusaient d'adopter le rite romain ainsi que le calcul romain du jour de la fête de Pâques.

De son séjour à Lyon, Wilfrid garda les pratiques religieuses franques et romaines, en particulier dans les monastères fondés par Colomban qui suivent la règle de saint Benoît. (5)  Il introduisit la règle de saint Benoît à Ripon, qui devint le premier monastère anglais à la suivre.

Le clergé autochtone, ou "celtique", utilise une méthode différente pour déterminer le jour de la fête de Pâques. D'après le récit qu'en fait Bède, le discours que fit Wilfrid au concile de Whitby (664) joua un rôle crucial dans la victoire du parti romain, en assimilant le calcul celtique du jour de la fête de Pâques à un péché. (6) Les membres du clergé qui refusèrent la décision du synode quittèrent la Northumbrie pour l'Irlande ou Iona, où le calendrier celtique continua à être suivi pendant plusieurs décennies

L'influence franque se ressent également en architecture dans la suite de la carrière de Wilfrid : il a recours à des maçons francs pour édifier ses églises et les consacre vraisemblablement lors de cérémonies calquées sur le rite franc. (7)

Le moine et historien Bède le Vénérable (672-735) relate ainsi que Benoît Biscop fit venir des maçons et des verriers de France afin de construire les bâtiments en pierre. Son idée était de construire un monastère modèle pour toute l'Angleterre, afin de partager sa connaissance et son expérience de l'Église catholique en Europe. Ce fut le premier édifice religieux à être construit en pierre, et l'utilisation du verre fut une découverte pour de nombreux Saxons du VIIe siècle. Le monastère fut finalement doté d'une grande bibliothèque pour l'époque – plusieurs centaines de volumes – et c'est là que Bède écrivit ses fameux ouvrages.

 

Lire aussi : Les Plantagenêt et l'influence française en Angleterre

 

Sous sa houlette, l'Évangile prend, dans ce pays, un développement merveilleux : les monastères se multiplient, de magnifiques cathédrales s'élèvent sur le sol anglo-saxon ; le saint évêque préside lui-même à la construction de ces édifices grandioses qui ravissent d'admiration des populations, chez lesquelles l'on ne connaissait encore que les édifices de bois. Le saint évêque ne se bornait pas à l'organisation matérielle : il réformait les mœurs de son troupeau et faisait régner, avec Jésus-Christ, la paix, la justice et la charité.

Cathédrale de Ripon sur l'emplacement du monastère de S. Wilfried

Cathédrale de Ripon sur l'emplacement du monastère de S. Wilfried

Wilfrid œuvra en faveur de l'usage de la musique dans les cérémonies religieuses et envoie chercher un maître de musique dans le Kent pour que son clergé puisse découvrir la musique liturgique romaine, avec un double chœur fonctionnant par antiennes et réponses.

Il lutta aussi contre le paganisme, en fondant par exemple une église à Melrose sur un ancien lieu de culte païen.

 

Incapable de céder à la peur et de manquer à sa conscience, le vaillant pontife fut déposé et exilé plusieurs fois ; il convainquit la femme du roi de Northumbrie Egfrid (frère aîné d'Alfred), Etheldreda, d'entrer dans les Ordres (Etheldrède contracta un premier mariage en 652 avec Tonbert, chef des Gyrvians du Sud, ou fenmen. Cependant, elle réussit à persuader son mari de respecter un vœu de virginité qu'elle avait prononcé avant son mariage. À la mort de son mari en 655, elle se retira dans l'île d'Ely, que Tonbert lui avait donnée comme "cadeau du matin". Etheldrède se remaria ensuite en 660 à Egfrid, pour des raisons politiques). Egfrid ne le pardonna pas et l'empêcha de rester dans son diocèse (678). D'après la Chronique anglo-saxonne, Etheldrède fonda le monastère double d'Ely en 673 ; ce monastère sera détruit lors de l'invasion danoise de 870.

Saint Wilfrid connut ainsi l'emprisonnement puis, par deux fois, l'exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie, cour de Dagobert II qui lui offrit l'évêché d'Argentoratum (Strasbourg), mais Wilfrid refusa et poursuivit sa route.

De 680 à 685 Wilfrid passe cinq années à prêcher dans le royaume des Saxons du Sud (Sussex ) pour convertir ses habitants au christianisme. Il fonde l'abbaye de Selsey sur un domaine que lui offre le roi Æthelwealh et collabore avec l'évêque de Londres Earconwald pour mettre sur un pied une organisation cléricale dans le royaume : c'est l'origine du futur diocèse de Selsey.

Il put enfin retourner dans son pays (685) et y passer les dernières années de sa vie dans son abbaye de Ripon où il mourut en 710. Wilfrid est inhumé près de l'autel de l'église de Ripon.

Le premier anniversaire de sa mort est célébré à l'abbaye de Ripon par une messe à laquelle assiste tous les abbés des monastères qu'il a fondés. Un miracle se serait produit à cette occasion : l'apparition d'une arche blanche dans le ciel, partant des pignons de l'église où il est inhumé. (8)

Peu après sa mort, Étienne de Ripon rédige une hagiographie de Wilfrid, la Vita sancti Wilfrithi, qui constitue la principale source des historiens modernes à son sujet. Il est rapidement l'objet d'un culte. (9)

Les fidèles viennent pour prier à la cathédrale de Ripon depuis plus de 1350 ans. La cathédrale elle-même est dans la continuité de ce culte, commencé au VIIe siècle, lorsque Wilfrid y construisit l'une des premières églises d'Angleterre.

Wilfrid est considéré comme un saint par l'Église catholique, l'Église orthodoxe et l'Église d'Angleterre. Il est généralement représenté comme un évêque vêtu de robes et muni d'une crosse, ou bien en train de prêcher ou de célébrer un baptême.

Cathédrale de Ripon (UK), le jubé

Cathédrale de Ripon (UK), le jubé

Cathédrale de Ripon (UK), la nef

Cathédrale de Ripon (UK), la nef

Sources:

 

(1) L'Evangile au quotidien

(2) Judith HERRIN, The Formation of Christendom, Princeton University Press, , p. 267-268

(3) D. H. FARMER, « Introduction », dans The Age of Bede: Bede – Life of Cuthbert, Eddius Stephanus – Life of Wilfrid, Bede – Lives of the Abbots of Wearmouth and Jarrow, The Anonymous History of Abbot Ceolfrith with the Voyage of St Brendan, London, Revised, , 9. 22

(4) D. P. KIRBY, The Earliest English kings, Routledge, , p. 87-88

(5) Simon COATES, Ceolfrid: history, hagiography and memory in seventh-and eighth-century Wearmouth-Jarrow, Journal of Medieval History, Informa, vol. 25, no 2,‎ , p. 76-77

(6) Peter BLAIR, The World of Bede, Cambridge University Press, , p. 83-84

(7) Simon COATES, The Construction of Episcopal Sanctity in Early Anglo-Saxon England: the Impact of Venantius Fortunatus, Historical Research, Wiley-Blackwell, vol. 71, no 174,‎ , p. 1-2

(8) Walter A. GOFFART, The Narrators of Barbarian History (A. D. 550–800): Jordanes, Gregory of Tours, Bede, and Paul the Deacon, Princeton, NJ, Princeton University Press,

(9) Wikipedia

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 18:57

Les médecins et autres sites qualifiés de "complotistes" avaient encore raison lorsqu'il y a six mois ils avertissaient que la vaccination était la pandémie... (voir aussi en avril cet article de The Defender) :

Les Britanniques double vaccinés souffrant du "pire rhume de tous les temps" pourraient en fait avoir le Covid ! (Mirror)

Source : "Double-jabbed Brits suffering 'worst colds ever' could have Covid without realising - Mirror Online"

https://www.mirror.co.uk/news/uk-news/double-jabbed-brits-suffering-worst-25179317

 

Traduction Blog Christroi

 

De nombreux Britanniques souffrent actuellement de symptômes semblables à ceux d'un rhume intense - notamment un écoulement nasal, un mal de gorge, des maux de tête, de la toux et une perte d'odorat - qui ont été difficiles à éliminer même plusieurs semaines plus tard.

 

Les Britanniques souffrant de rhumes misérables pourraient en fait subir des cas révolutionnaires de Covid-19 sans s'en rendre compte, permettant potentiellement au virus de continuer à se propager.

 

Au cours des dernières semaines, des centaines de milliers de personnes ont été frappées par le retour brutal du rhume.

 

Des preuves anecdotiques suggèrent que le "pire rhume de tous les temps" s'est largement répandu, peut-être alimenté par une baisse de l'immunité après un an et demi de distanciation sociale et le port du masque a limité son potentiel d'infection.

 

Au lieu de l'habituel écoulement nasal et de la toux, la maladie a fait des ravages.

 

"Le pire rhume que j'aie jamais eu", a rapporté un lecteur de Mirror.

 

"D'habitude, lorsque j'ai un rhume, j'arrive à tenir le coup, mais celui-ci m'a complètement épuisé et m'a fait perdre pied. Je l'ai toujours et cela fait un peu plus d'une semaine".

 

Elle a ajouté : "J'espère que cela ne durera pas trop longtemps, car c'est si grave que je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi".

 

Il se pourrait que les personnes actuellement en proie à ces symptômes familiers ne souffrent pas réellement d'un rhume, mais de Covid-19.

 

Les recherches menées par l'application ZOE Covid au Royaume-Uni montrent que les cinq symptômes les plus fréquents chez les personnes qui ont reçu les deux vaccins contre le coronavirus mais qui continuent à contracter le virus sont les suivants : maux de tête, écoulement nasal, éternuements, mal de gorge et perte d'odorat.

 

Le professeur Tim Spector, responsable scientifique de l'application ZOE Covid, a averti qu'il était facile de confondre le Covid avec un rhume et que cela pouvait favoriser la propagation du virus.

 

[...]

 

L'essoufflement, la fièvre et la toux persistante - les signes d'un cas de Covid que les Britanniques ont été invités à surveiller au printemps dernier - sont maintenant les 29e, 12e et 8e symptômes les plus fréquents respectivement.

 

Les symptômes de la double dose de Covid ont beaucoup plus en commun avec ceux d'un rhume, qui, selon le NHS, comprennent un nez bouché ou qui coule, un mal de gorge, des maux de tête, une toux et une perte d'odorat.

 

La similitude des symptômes a conduit certains à s'interroger sur ce qui les a rendus malades.

 

"Ça m'a complètement assommé", a déclaré un autre lecteur du Mirror.

 

"J'étais épuisé et je n'ai pas quitté mon lit pendant les deux premiers jours, manquant une journée de travail dans un nouvel emploi.

 

"En plus de la fatigue, j'avais des courbatures, des maux de tête, des maux de gorge, un nez qui coule et une toux. Après quatre jours, je ne sentais plus rien.

 

[...]

 

Une étude publiée récemment dans le New England Journal of Medicine aux États-Unis a révélé que l'efficacité du vaccin contre toute maladie symptomatique est passée de 90 % à 65 % lorsque la variante Delta s'est implantée dans le pays.

 

Cette baisse peut être due en grande partie à l'affaiblissement de la protection conférée par les vaccins, des études ayant montré que les anticorps diminuent de manière significative deux mois après l'administration d'une deuxième dose de Pfizer.

 

Cela signifie qu'avec près de 70 % de la population britannique ayant reçu deux vaccins, des millions de personnes vont probablement attraper le virus et subir des symptômes légers.

 

Maintenant que Delta est de loin la variante dominante dans le pays, il y a de fortes chances qu'ils souffrent de symptômes similaires à ceux d'un rhume.

 

Le Dr Robert Wachter, qui dirige le département de médecine de l'université de Californie, a prévenu que même ces cas bénins peuvent être désagréables.

 

"(Un cas bénin peut signifier) un jour où l'on se sent mal et une semaine où l'on reste alité, où tous les os sont douloureux et où le cerveau ne fonctionne pas bien", a-t-il déclaré à NPR.

 

"Donc, même si nous parlons de cas bénins, comme vous l'avez vu, ce sont parfois des cas que vous ne voulez vraiment pas avoir si vous pouvez l'éviter."

 

[...]

 


Dans le sud-ouest de l'Angleterre, plusieurs personnes ont rapporté avoir obtenu un résultat positif au test de flux latéral, alors que leur PCR de suivi s'est avérée négatif.

 

La raison de cette incohérence des résultats n'est pas claire.

 

Les responsables de la santé publique ont conseillé aux personnes dont le test est positif puis négatif de supposer qu'elles sont atteintes de Covid et de s'isoler.

 

Becky Reynolds, directrice de la santé publique du conseil municipal de Bath et North East Somerset, a déclaré à la BBC : "Le conseil est également de penser à votre situation locale, de faire une évaluation du risque individuel ... alors quelle est la probabilité que, même si le PCR est négatif, vous puissiez encore avoir Covid ?

 

"Si en y réfléchissant bien, il y a une forte probabilité que vous ayez le Covid, même si le PCR est négatif, considérez-le comme du Covid et auto-isolez-vous."

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 00:00
Saint Firmin d'Uzès

À 22 ans, il est l'un des premiers évêques de l'ancien diocèse d'Uzès dans le Gard (France). Il était le disciple et ami de Césaire d'Arles. Il assista au Concile d'Orléans en 541. Son grand renom de docteur et d'orateur s'étendit jusqu'en Italie. Il meurt à l'âge de 37 ans. (1)

 

Né à Narbonne, en 516, Firmin, descendant de Clovis par sa mère, fils de Tonantius Ferreolus sénateur gallo-romain de Gaule narbonnaise, vint à l'âge de douze ans auprès de son parent Ruricius (Rorice), patrice et évêque. (2)

 

A Uzès, il s'était fait connaître et apprécier pour "sa profonde sagesse, sa rare vigilance, sa douce et ferme administration" comme coadjuteur auprès de son oncle Rorice, évêque octogénaire. Fort logiquement il lui succéda en 538 et fit profiter son diocèse de ses multiples qualités. "Travaillant de toutes ses forces à son salut et à celui des autres, écrit Marie de Parseval, au début du XXe siècle, dans la Dépêche du Midi, son zèle infatigable ne s'arrêta point aux limites pourtant étendues de son diocèse".

 

Il contribua au développement d'Uzès et à la construction de plusieurs églises (St Baudile et St Jullien). Il participa à deux conciles des évêques des Gaules, en 541 et en 549, à Orléans. Il y brilla "par sa science et sa piété" et se trouva rangé parmi "les plus illustres évêques de l'Eglise catholique'. Il participa également au Concile de Paris (553). Il décéda dans sa propriété de Firmignargues. Naît alors une bien belle légende. Son corps fut ramené à Uzès sur un char tiré par quatre boeufs. Traversant une épaisse forêt, le cortège fut attaqué par un énorme ours qui tua l'un des boeufs. L'animal qui ne se défend pas est saisi et attelé au char avec les trois boeufs. C'est porté par cet étrange attelage que le corps de l'évêque entra dans la cité pas encore ducale, et enseveli le 11 octobre 553, dans l'église Saint Baudile qui se trouvait au quartier actuel de la Perrine donna lieu à un important pèlerinage: le saint (on ne sait pas exactement quand il a été canonisé) avait la réputation de guérir les déments.

 

Thomas Platter, en 1597, dans ses Mémoires, témoigne que les reliques étaient encore "le but de fortes processions et pèlerinages pour exorciser les gens possédés de l'esprit malin'. Les autorités ecclésiastiques décidèrent de cacher les reliques qui ne réapparaîtront que 500 ans plus tard. Un bourg populeux s'était entre temps formé autour de la basilique. Les reliques du saint évêque disparurent à nouveau au cours des guerres de religion mais un bras avait été auparavant déposé en l'église Saint-Firmin du diocèse de Maguelonne, détruite elle aussi comme Saint-Baudile par les protestants.

 

Au début du XIXe siècle, raconte Lionel d'Albiousse dans son livre Histoire de la ville d'Uzès (1903), le propriétaire de terrain où était située cette dernière église, déterra une caisse en plomb sur laquelle était inscrit: Sanctus Firminus. Cest pourquoi des reliques de Saint-Firmin sont déposées dans une riche chasse que l'on peut voir à gauche, dès l'entrée dans la cathédrale. (3)

Châsse reliquaire S. Firmin dans la cathédrale saint-Théodorit à Uzès

Châsse reliquaire S. Firmin dans la cathédrale saint-Théodorit à Uzès

Il est inhumé dans l'église Saint-Baudile à Nîmes (aujourd'hui disparue), qu'il avait fait construire au nord de la ville. (4)

 

On l'invoque pour l'aide aux caractères faibles.

 

Sources : 1, 2, 3 Midi Libre, 4

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 00:00
Saint Ghislain de Mons, moine évangélisateur († 681)

Saint Ghislain de Mons († 681), ou saint Ghislain, en latin Gislenus, était moine dans le Hainaut. C'est un saint chrétien fêté le 10 octobre selon le martyrologe romain ainsi que selon le calendrier ecclésiastique orthodoxe.

 

En Belgique, près de Mons, l'agglomération qui se développa auprès de son abbaye prit le nom de Saint-Ghislain.

 

Saint Ghislain est le saint patron des femmes enceintes et de la petite enfance.

 

L'histoire de saint Ghislain nous est parvenue par des sources multiples datant des ixe et xe siècles. Selon les hagiographies les plus anciennes, Ghislain est né en Grèce, à Athènes, au début du viie siècle. Son nom d'origine franque (Gisel, Gisle, Ghysel ou Ghyselen, qui signifie « otage ») laisse penser que Ghislain est originaire d'une noble famille gauloise ou du moins, qu'il descend des Francs qui s'établirent en Grèce pendant les invasions barbares et qui assurèrent les fonctions d'ambassadeurs des premiers chefs mérovingiens.

 

Ghislain fait de brillantes études à Athènes, mère des Arts et des Belles-Lettres. Il y découvre l'exemple des saints Grégoire de Nazianze et Basile qui sont à l'origine de sa grande piété. À l'issue de ses études, Ghislain embrasse la vie religieuse dans un monastère de l'Ordre de saint Basile, où il est ordonné prêtre.

 

Un soir, Ghislain fait un songe dans lequel il reçoit un appel à se rendre à Rome pour y vénérer les tombeaux des saints apôtres Pierre et Paul. Accompagné de quelques frères, il se rend en pèlerinage à Rome en 648 comme le précise une antique tradition grecque. Il rencontre le Pape qui le conduit à travers les lieux saints. Lors de son pèlerinage, Ghislain a une apparition de saint Pierre qui l'envoie évangéliser la Gaule Belgique et bâtir une chapelle en son honneur et en celui de saint Paul. Saint Pierre lui promet qu'il gagnera beaucoup d'âmes à Dieu.

 

Ghislain se rend donc dans la province du Hainaut-Cambrésis accompagné des saints Lambert et Bellère. Sur la route, il s'arrête à Maastricht pour y rencontrer l'évêque saint Amand avec qui il se lie d'amitié. Le saint évêque lui accorde sa bénédiction pour la fondation de son monastère. Quelques semaines plus tard, saint Amand rendra visite à Ghislain. Le saint le recevra avec beaucoup de respect et de vénération, mais il sera affligé de ne pouvoir lui offrir à manger. Comme ils se promèneront le long de la rivière, un brochet en sortira et sautera jusqu'à leurs pieds. Ils ne pourront cependant s'accorder sur la cause du miracle, Ghislain l'attribuant à Amand, ce dernier l'attribuant à Ghislain.

 

La tradition raconte que Ghislain arrive d'abord en un lieu appelé Château-Lieu, où se trouve aujourd'hui la ville de Mons ; il croit qu'il doit bâtir son église à cet endroit et y fixer sa demeure. Or, un jour, une ourse, poursuivie par les chasseurs du roi Dagobert vient se cacher sous sa robe : les courtisans de Dagobert attribuent ce fait à la magie, mais le roi jugeant que la chose est ainsi arrivée par une intervention divine, s'approche de Ghislain. À s'être entretenu avec lui, Dagobert demande la bénédiction du saint et se retire. À peine Dagobert et sa suite partis, l'ourse s'enfuit emportant avec elle une mandelette de Ghislain qui renferme son petit meuble et les choses nécessaires pour le Saint-Sacrifice de la Messe. Ghislain juge que cet événement veut marquer quelque chose de mystérieux, c'est pourquoi il abandonne son travail, prend la route de l'ourse, et arrive à l'entrée d'une grande forêt. Il ne sait pas par où il doit y entrer, ne trouvant ni chemin, ni sentier. Dans cet embarras, il aperçoit un Aigle qui voltige au-dessus du bois. Il conçoit que cet oiseau veut lui indiquer la route qu'il doit continuer : en effet, il entre dans la forêt, marche droit à l'endroit que l'Aigle semble lui marquer, il voit l'ourse qui allaite ses petits et auprès d'elle la mandelette. Il n'en faut pas davantage pour lui faire comprendre que c'est à cet l'endroit que saint Pierre l'avait envoyé fixer et bâtir son église.

 

Un autre événement confirme le lieu choisi par Ghislain au Buisson de l'ourse. Après l'épisode de l'ourse, Ghislain n'a aucun bien pour fonder son monastère. Dagobert, Roi d'Austrasie, revient dans le Hainaut. Ghislain en étant informé, le reçoit avec ses religieux. Dagobert accueille favorablement cette démarche et, en guise de reconnaissance, lui cède toute la propriété du Buisson de l'Ourse pour dot et fondation de son abbaye : ce qui comprend aujourd'hui toute la ville de Saint-Ghislain et en plus la propriété d'une autre terre qui est aujourd'hui le village de Hornu.

 

Ghislain s'installe donc à Ursidongus (ou Ursidongue) qui signifie « buisson de l'ourse » (en patois : Bos d'ours, d'où Baudour). Il bâtit un monastère - quelques cellules et un oratoire - soumis à la Règle de saint Basile. Peu de temps après, son rayonnement attire à lui des habitants de toute la région à qui il enseigne les valeurs chrétiennes : certains s'engagent même à vivre sous sa conduite.

 

L'évêque de Cambrai, saint Aubert (ou Ablebert) – de qui dépendait Ursidongus - reçoit des échos de l'apostolat du saint et souhaite le rencontrer. Ghislain se met en route et passe la nuit chez un habitant de Roisin qui lui offre l'hospitalité. Le seigneur de Roisin trouve aussi chez Ghislain un guide spirituel et le convie à revenir chez lui quand il le voudra. Quelques jours plus tard, Ghislain se présente à l'évêque de Cambrai et lui demande sa bénédiction pour continuer son œuvre. Le saint évêque promet sa protection à Ghislain.

 

Sur le chemin du retour, Ghislain passe à nouveau la nuit chez son hôte à Roisin. Il le trouve tout en larmes : son épouse est sur le point d'accoucher et en grand péril de mort. Aussitôt Ghislain propose au seigneur de prendre sa ceinture et d'en ceindre son épouse. Elle et l'enfant qu'elle porte sont sauvés sur l'instant. Ce miracle fait la réputation de Ghislain. Il baptise l'enfant dans la chapelle du château sous le nom de Baudry, en souvenir du baudrier qui lui a sauvé la vie. Le seigneur de Roisin, reconnaissant, lui offre une partie de ses biens pour achever la construction de l'oratoire de son monastère.

 

Colin de Plancy dans sa Vie des saints en 25 volumes note que le pèlerinage ghislénien s'établit à Roisin aussitôt après la mort du saint. Les savants Bollandistes rapportent, citant les Annales du Hainaut, qu'aussitôt une chapelle fut érigée à Roisin pour perpétuer la mémoire du miracle et que "là prit son origine la coutume des futures mères d'invoquer la protection du Saint pour leur heureuse délivrance".

Saint Ghislain de Mons, moine évangélisateur († 681)

En 653, saint Aubert, accompagné de saint Amand, consacre son église aux saints apôtres Pierre et Paul. Le lieu prend alors le nom de Celle-Saint-Pierre. Parmi les nombreuses personnes présentes, le comte Mauger - ou comte de Madelgaire - (futur saint Vincent de Soignies), époux de sainte Waudru (ou Vautrude), prend la résolution de quitter le monde pour vivre une vie de prière. Il en sera de même de Waudru qui, sous la conduite de Ghislain, décidera de fonder et de s'installer dans un monastère à Mons. Sa sœur, Aldegonde, suivra le même destin et fondera le monastère de Maubeuge dont elle deviendra abbesse et où elle se cloîtrera avec Adeltrude et Madelberte, les filles de Waudru qui lui succèderont à la crosse. Ghislain et Waudru garderont toujours une grande amitié l'un pour l'autre et se rencontreront régulièrement jusqu'à leur vieillesse où, ne pouvant plus faire le voyage entre Celle et Mons, ils bâtiront un petit oratoire en l'honneur du saint martyr Quentin, dans un lieu appelé Quaregnon, où ils se retrouveront jusqu'à la fin de leurs jours.

 

Vers 685 (ou 681), saint Ghislain sentant la mort arriver se communie lui-même pour s'y préparer. Il est ensuite attaqué par la fièvre et meurt dans les bras de ses frères. Il est enterré dans l'église de son monastère où il s'opère beaucoup de miracles par son intercession. Son monastère compte alors 300 frères.

 

En l’an 808, l'abbé Eléfant est chargé par Charlemagne de construire une nouvelle église sur le tombeau de Ghislain. Les travaux prennent fin en 818 ou 822. C’est l’évêque de Cambrai, Halitgaire, qui la consacre, sous le règne de Louis le Débonnaire. Au fil des successions impériales, de nouvelles terres sont attribuées à l’abbaye de Saint-Ghislain qui en prend la charge et l’entretien. Ces marques de sympathie de la part des chefs laïcs sont sans cesse confirmées par les approbations papales ou royales. Le couvent est dévasté par les Normands en 881 et reste à l'état de ruines. En 894, Ghislain est exhumé par Étienne, évêque de Cambrai, pour être exposé à la vénération des fidèles.

 

En 929, un aveugle se rend sur les décombres de l'abbaye et y recouvre la vue. En 933 ou 958, le couvent est changé en chapitre de chanoines réguliers. La règle bénédictine est introduite dans le monastère par l'abbé Gérard sur la demande de Fulbert, évêque de Cambrai, et de Gilbert, duc de Lorraine. Cinq ans après les travaux, un incendie détruit à nouveau le monastère, sans endommager les reliques.

 

Dicton

 

« Temps sec à la Saint-Ghislain nous annonce un hiver d'eau plein. »

 

En Hannonie, entre 681 et 685, saint Ghislain, qui mena la vie monastique dans un couvent qu’il avait construit.

 

Martyrologe romain

 

Sources: 1, 2, 3

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 00:00

Avec Saint Martin au siècle suivant, Saint Denis est Apôtre des Gaules.

 

Venu d'Italie vers 250 ou 270, avec six compagnons pour évangéliser la France, Denis aurait été le premier évêque de Paris (Lutèce). Il fonda plusieurs églises en France, et fut martyrisé avec Rustique, Éleuthère, pendant la persécution de Dèce ou plus tardivement sous Valérien. C'est selon les uns, à Montmartre (mons Martyrum) ou sur l'Île de la Cité , selon les autres, qu'ils furent mis à mort. (1)

D'après les Vies de saint Denis écrites à l'époque carolingienne, décapité, Denis aurait marché vers le nord pendant six kilomètres, sa tête sous le bras, traversant Montmartre  par le chemin qui sera nommé rue des Martyrs. À la fin de son trajet, il donna sa tête à une femme pieuse originaire de la noblesse romaine et nommée Catulla, puis s'écroula. On l'ensevelit à cet endroit précis et on y édifia une basilique en son honneur. La ville s'appelle à présent Saint-Denis .

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c5/Blason_de_Saint-Denis.svg/545px-Blason_de_Saint-Denis.svg.png

 

Blason de la la ville de Saint-Denis

 

A la même époque c'est le martyre de Saint Saturnin, évêque à Toulouse, qui fut attaché à un taureau furieux que l'on précipita du haut du Capitole.  (2)

 

L'historien Grégoire de Tours raconte que vers 250 le pape avait envoyé Denis en Gaule avec six autres évêques pour y porter l'Évangile. Celui-ci se fixa à Lutèce (Paris) où il ne tarda pas à être mis à mort. C'est à lui ou à ses disciples que l'on doit la fondation des églises de Chartres, Senlis, Meaux, et de quelques autres. Il fit bâtir une église à Paris et convertir un grand nombre d'idolâtres. Arrêté durant la persécution entre les années 275 et 286, par l'ordre de Sisinnius Fescenninus, il fut mis en prison, et, après y avoir demeuré longtemps, il termina sa vie par le glaive, avec S. Rustique, prêtre, et S. Eleuthère, diacre. Les trois martyrs furent jetés dans la Seine; mais une femme chrétienne put les en faire retirer, et les enterra honorablement près du lieu où ils avaient été décapités. Les fidèles bâtirent une chapelle sur leur tombeau. Elle fut reconstruite plus tard par les soins de Sainte Geneviève, et enfin, le roi Dagobert y fonda la célèbre abbaye qui porte le nom du Saint Apôtre. (3)

 

Près de la basilique où reposait le premier évêque de Paris, une abbaye fut fondée au VIIe siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2c/Saint-Denis_-_Basilique_-_Ext%C3%A9rieur_fa%C3%A7ade_ouest.JPG/450px-Saint-Denis_-_Basilique_-_Ext%C3%A9rieur_fa%C3%A7ade_ouest.JPG

Basilique Saint-Denis (Paris)

 

Le corps de Denis et celui de ses deux compagnons sont transférés dans l'abbaye de Saint-Denis. Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d'une merveilleuse légende.

 

S. Denis de Paris ne doit pas être confondu avec Denis l'Aéropagite, évêque d'Athènes au Ier siècle.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/aa/Saintdenis-notre_dame_de_paris.jpg/450px-Saintdenis-notre_dame_de_paris.jpg

Saint Denis de Paris, Portail de la Vierge, Notre-Dame de Paris

 

Retable de saint Denis, Dernière Communion et martyre de saint Denis, 1416, Henri Bellechose.

 

Sources : (1), (2) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 315; (3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 284; (3)

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 00:00
Illustration: image de la paroisse S Pelagia in Guinzano diocesi di Pavia (sites en italien)

Illustration: image de la paroisse S Pelagia in Guinzano diocesi di Pavia (sites en italien)

Nous avons le récit de sa mort grâce à saint Jean Chrysostome. Au début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de Pélagie qui n'a que 15 ans.

 

Elle est seule et ils viennent l'emmener car elle est chrétienne. Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d'être menée au tribunal, « Pélagie - écrit saint Jean Chrysostome - imagina une ruse si habile que les soldats n'en sont pas encore revenus. D'un air calme et gai, feignant d'avoir changé d'avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n'y voient aucun inconvénient. Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide. C'est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu'elle délivra son âme pour lui permettre de monter au ciel et qu'elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif. »

 

À Antioche de Syrie, vers 302, sainte Pélagie, vierge et martyre, dont saint Jean Chrysostome a chanté hautement les louanges.

Martyrologe romain

 

Sainte Pélagie parmi ses courtisans, Nonnus priant pour elle (manuscrit du xive siècle).

 

Sources: 1; 2; 3

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 07:02

Enorme augmentation des cancers chez les vaccinés...des cancers, des zonas, des baisses drastiques de lymphocytes T cytotoxiques. En gros, notre système immunitaire naturel qui nous protège depuis le début de l'humanité est détruit !

Source : https://twitter.com/VSainement/status/1445807860571459595?s=20

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 00:00
Notre-Dame du Rosaire - Fête

1. Fête Notre-Dame du Rosaire

En reconnaissance à Marie pour la victoire de Lépante sur les Turcs le 7 octobre 1571, le pape saint Pie V institua, en 1572, la fête "Notre-Dame de la victoire" le premier dimanche d’octobre. En 1573, son successeur le pape Grégoire XIII l’intitula fête Notre-Dame du Rosaire. Cette fête, célébrée d’abord par une Confrérie, puis dans toute l’Espagne, fut enfin étendue à toute l’Église en 1715 après une nouvelle victoire sur les Turcs.

 

Pie X, en 1913, en fixa la date au 7 octobre. 

 

La fête de Notre Dame du Rosaire s’appelait d'abord Notre Dame de la Victoire pour fêter la victoire de Lépante.

 

 

2. Le mois du Rosaire est le mois d’octobre

Sous le pontificat de Léon XIII, en 1886-87, la congrégation romaine des rites a fait du mois d’octobre le mois du Rosaire. La dévotion au mois du rosaire avait déjà été approuvée par le pape Pie VII au début du XIX° siècle. Ceci est un peu exceptionnel, car l’Église est plus attentive aux temps liturgiques qu’aux mois de l’année. Cependant il en est de même pour le mois de mai. Le mois d’octobre est donc traditionnellement le mois du Rosaire. C’est une dévotion officielle, et pas seulement une dévotion privée qui n’existe pas chez les orthodoxes et les protestants.

 

Le mois du rosaire a été recommandé comme tel par le pape Benoît XVI le 12 octobre 2005. Le 20 octobre 2008 il a rappelé aussi que le mois d’octobre est aussi le mois des missions. La pratique du chapelet, individuelle ou collective, est donc particulièrement importante durant ce mois.

 

Documents sur le mois du rosaire

 

Le mois d’octobre, mois du rosaire (catholique)

 

 

3. Les équipes du Rosaire

Les équipes du Rosaire sont nées en 1955. Ce sont de petits groupes de personnes qui se réunissent chaque mois pour réciter et méditer. Ils se rassemblent soit au domicile d’un des membres, soit dans une salle de la paroisse. Les membres de l’équipe méditent aussi chaque jour personnellement un mystère. Les équipes du Rosaire sont présentes dans de nombreux diocèses.

 

Tous les mois, le Secrétariat national envoie à chacun des membres des équipes du Rosaire un petit bulletin. On y trouve un texte de la parole de Dieu, un guide pour réfléchir sur le mystère et sur sa vie et enfin une prière de louange et d’intercession. Les membres des équipes du Rosaire participent au pèlerinage du Rosaire.

 

Le pèlerinage du Rosaire

 

Le pèlerinage du Rosaire a été fondé en 1908. Il est organisé par les pères dominicains. Il rassemble chaque année près de 40 000 personnes, si l’on excepte la période 1938 à 1948 où il a eu beaucoup de difficultés. Préparé par les membres des équipes du Rosaire il est le pèlerinage à Lourdes le plus important de l’année en nombre de participants.

 

 

1. Date du pèlerinage du Rosaire

La date du pèlerinage du Rosaire est autour du 7 octobre. Elle résulte de la date de la fête Notre-Dame du Rosaire.

 

2. Retraite spirituelle

Tout au long du pèlerinage du Rosaire de nombreuses rencontres sont proposées : quatre journées de prière et de réflexion, animées par les dominicains. Tout en ayant une caractéristique mariale, cette prière a un centre christologique. Le pèlerinage du Rosaire est conçu comme une retraite spirituelle sur le thème de l’année. Il est différent du pèlerinage des assomptionnistes du 15 août qui est centré sur la fête de l’Assomption.

 

3. Thème annuel

Chaque année il y a un thème : en 2005 : "Venez à moi, vous tous qui peinez" ; en 2006 : "Lumière du Christ" ; en 2007 : "Laissez vous réconcilier". En 2005, c’est le frère Timothy Radcliffe, ancien maître de l’ordre dominicain de 1992 à 2001, qui a assuré la prédication. En 2006, le prédicateur était le frère Jean-Luc Marie Fœrster. En 2007, le pèlerinage du Rosaire a célébré sa centième édition. Le prédicateur était le frère Guy Touton du couvent de Bordeaux. En 2008, sous le titre « Ave Maria », le Pèlerinage du Rosaire du 7 au 10 octobre, qui fête le 150e anniversaire des Apparitions de la Vierge à Bernadette, propose de mieux comprendre la mission, le rôle et la fonction de Marie dans le projet de Dieu.

 

4. Célébrations

Le déroulement quotidien du pèlerinage du rosaire comporte plusieurs célébrations : messe le matin, procession l’après-midi et procession aux flambeaux le soir).

 

5. Les malades

Les malades et handicapées ont aussi leur place au pèlerinage du Rosaire. Le nombre des pèlerins malades et handicapés emmenés est habituellement d’environ 130 ces dernières années. En 2007, 5000 hospitaliers (médecins, brancardiers, infirmières, accompagnateurs) étaient présents pour les 1800 personnes malades et handicapées inscrites au pèlerinage. Il y a un chemin de croix pour les malades et une célébration d’onction des malades.

 

Sources : 1; 2

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 07:11

Source video: Gloria.Tv

 

Extrait :

 

"La cérémonie du 30e degré du chevalier Kadosh fait référence à trois crânes sur lesquels sont posés trois couronnes, la couronne royale, une couronne de laurier, et la tiare papale.

 

"Le candidat au 30e degré, celui qui va devenir chevalier Kadosh fait le geste de poignarder deux de ces couronnes, il s'agit de la couronne royale et de la tiare papale. Et on vous dira 'mais c'est symbolique'... Sauf que je produis dans mon livre les preuves selon lesquelles ces couronnes représentent la puissance temporelle (éventuellement la monarchie, le pouvoir temporel), et la puissance de l'Église. C'est dit en toutes lettres par une phrase que je tire d'un ouvrage extrêmement sérieux rédigé par une personne qui fait partie de la franc-maçonnerie dans les plus hauts grades. 

 

 

"Alors évidemment, si vous ne cherchez pas, vous ne trouvez pas !

 

"Et la couronne du milieu, c'est celle portée, prétendument, par Jacques de Molay (le fameux chef des Templiers), qui est une couronne de laurier, mais que l'on trouve au 4e degré sans qu'il soit fait référence aux Templiers et à cet instant de la progression initiatique. Et on vous dit dans le rituel (à l'aide de phrases toutes faites) que 'vous portez cette couronne de laurier parce que vous avez conscience de votre devoir.' Alors quel est-il ce devoir ? Je l'explique, avec une foule de références, et une analyse qui m'est personnelle mais qui est confirmée par ces références : la franc-maçonnerie combat l'Église." (Serge Abad-Gallardo, Secret maçonnique ou vérité catholique, Ce que j'ai découvert dans les loges, Artège)

 

_______________________

"Selon Charles Webster Leadbeater, il existerait une maçonnerie noire qui se consacre à l'étude du mal entre le 19e degré et le 30e degré du rite écossais, le 30e degré étant connu sous le nom de chevalier Kadosh.

 

Dans son livre intitulé The Ancien Mystic Rites, Leadbeater définit ainsi cette maçonnerie noire :

 

"Rares sont les frères égyptiens qui semblent avoir dépassé le degré de la Rose-Croix. Ce sont ceux qui ont besoin de connaître davantage que la splendide révélation de l'amour de Dieu qu'ils ont reçu dans ce que l'on appelle le 18e degré. Mais pour ceux qui ressentent qu'il y a encore beaucoup plus à apprendre de la nature de Dieu et qui souhaitent ardemment comprendre le sens du mal et de la souffrance, ainsi que sa relation avec le plan divin, le prototype d'une maçonnerie noire existe. L'enseignement est compris entre le 19e et le 30 degré. Cette section des mystères s'est particulièrement intéressée au travail sur le karma sous ses différents aspects. Ainsi, la première étape de l'instruction plus élevée, celle de la Rose-Croix ou de la maçonnerie rouge se consacre à la connaissance du bien tandis que la seconde étape, celle du Kadosh, celle de la maçonnerie noire, se consacre à la connaissance du mal."

 

Certes, tout cela reste hermétique pour un profane mais laisse tout de même interrogatif.

 

Dans son livre La Conjuration antichrétienne, Mgr Henri Delassus déclare que certaines sections des chevaliers Kadosh rendent un culte à Ibliss, qui en orient est le nom du démon, le Sheitan.

 

Dans son Encyclopedia of freemasonery, Albert Mackey explique que la doctrine Kadosh représente les persécutions qu'ont subi les chevaliers Templiers. Il écrit : 'Les chevaliers Kadosh modernes sont les anciens chevaliers Templiers et que le constructeur du temple de Salomon est aujourd'hui remplacé par Jacques de Molay, le grand maître templier martyr.

 

Il est à noter que l'ordre des Templiers auquel se réfère cette maçonnerie noire, avec la doctrine Kadosh, pratiquait des rituels sataniques.

 

Eliphas Levi a écrit dans son livre Histoire de la magie :

"Les Templiers avaient deux doctrines, une cachée et réservée aux maîtres, c'était celle du johanisme ; l'autre publique, c'était celle de la doctrine catholique romaine".

 

Ils trompaient ainsi les adversaires qu'ils s'appliquaient à supplanter. Le johanisme des adeptes étaient la cabale des gnostiques, dégénérée bientôt en un panthéisme mystique poussé jusqu'à l'idolâtrie de la nature et la haine de tout dogme révélé. Ils en vinrent ainsi jusqu'à reconnaitre le symbolisme panthéistique des grands maîtres en magie noire. Et, pour mieux se détacher de l'obéissance à la religion qui d'avance les condamnait, ils rendirent les honneurs divins à l'idole monstrueuse du Baphomet, comme jadis les tribus dissidentes avaient adoré les veaux d'or de Dan et de Bethel (Ier Livre des Rois).

 

La maçonnerie noire nourrit donc une vengeance contre les persécuteurs des chevaliers Templiers, c'est-à-dire l'Église catholique.

 

"Dans son livre The Ancient Mystic Rites, Leadbeater écrit que :

 

'La tradition de la vengeance contre le roi exécrable, le pape et le traître, s'est transmise à travers les âges et est intimement liée à la tradition égyptienne, correspondant à notre maçonnerie noire qui aboutit à ce que nous appelons aujourd'hui le 30e degré.'

 

La maçonnerie noire, avec les chevaliers Kadosh, les templiers modernes a donc travaillé ardemment à la destruction du Royaume de France et de son Église.

 

La lutte occulte de la franc-maçonnerie contre le roi et contre l'Église catholique est expliquée en détail dans l'excellent ouvrage de Mgr Henri Delassus, intitulé La Conjuration antichrétienne. Le franc-maçon fait chevalier Kadosh est donc fermement anticatholique, et la vengeance est un point central dans ce grade initiatique maçonnique.

 

Lorsque le chevalier Kadosh a prononcé son serment, on lui met le poignard en main et l'on dépose à ses pieds un crucifix. Puis le Très-Grand lui dit 'foule aux pieds cette image de la superstition. Brise-la. S'il ne le fait pas afin de ne rien faire deviner, on applaudit et le Très-Grand lui adresse un discours sur sa piété. On le reçoit alors sans lui révéler les grands secrets. Mais s'il écrase le crucifix, alors on le fait approcher de l'autel où sont trois représentations, trois cadavres si l'on peut s'en procurer, des vessies pleines de sang sont à l'endroit où on lui crie de frapper; il exécute l'ordre et le sang rejaillit sur lui, et en prenant par les cheveux les têtes coupées, il s'écrie Nékom, la vengeance est faite.' Alors le Très-Grand lui parle ainsi : 'Par votre constance et par votre fidélité vous avez mérité d'apprendre les secret des vrais maçons. Ces trois hommes que vous venez de frapper sont la superstition, le roi et le pape. Ces trois idoles des peuples ne sont que des tyrans aux yeux des sages.'

 

Une chose importante à préciser est que les hautes loges maçonniques internationales, qu'elles soient noires, ou dites pures, ou dites authentiques, s'entendent et parlent toutes le même langage quand il s'agit de détruire l'Église catholique. Il s'agit donc d'une force occulte antichristique."

 

_______________________

Note du Blog Christroi. Dans ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme (1798), l'Abbé Barruel écrit ceci sur le chevalier Kadosch :

 

"Il faut encore ici renouveler l'épreuve du grade où l'initié se change en assassin; mais le maître des frères à venger n'est plus Hiram; c'est Molay, le grand maître des Templiers; et celui qu'il faut tuer, c'est un roi, c'est Philippe le Bel, sous qui l'ordre des chevaliers du Temple fut détruit. Au moment où l'adepte sort de l'antre, portant la tête de ce roi, il s'écrie Nékom, je l'ai tué. Après l'atroce épreuve, on l'admet au serment." (Abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome I, p. 408.)

 

Dans le second volume de ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, l'abbé Barruel précise en note quant à l'initiation du chevalier Kadosch :

 

"C'est en second lieu, que dans la loge du Chevalier Kadosch, après tous les serments, toutes les épreuves et cérémonies plus ou moins fortes, coupables et impies, le dénouement de la scène est de présenter au Récipiendaire trois mannequins représentant Clément V, Philippe le Bel et le Grand Maître de Malte. Leurs têtes sont couvertes des attributs de leurs dignités. Il faut que le malheureux fanatique jure haine et mort à ces trois têtes proscrites, parlant à leurs successeurs, à leur défaut. On lui fait abattre ces trois têtes qui, comme dans le grade d'Élu, sont ou véritables, si on a pu s'en procurer, ou pleines de sang, si ce n'est qu'une simple représentation; et cela en criant, vengeance ! vengeance ! etc. On voit ici qu'en effet j'avais adouci le grade, car je n'y annonçais qu'une tête à couper. Je ne nommerai point les auteurs de ces deux lettres : mais deux autres témoins que je puis nommer, sont MM. les comtes de Gilliers et d'Orfeuil. Celui-là ayant beaucoup vécu avec de grands francs-maçons, tout en se moquant d'eux, leur avait arraché leur secret, au point d'être admis sans épreuves dans leurs loges. Il ne fait point de difficulté de dire qu'il a vu chez eux les trois quarts de ce que j'en ai dit. Celui-ci me permet aussi de dire que très longtemps Maître des Loges, il n'a vu que de très petites différences entre les grades de Rose-Croix tels que je les dépeins, et ceux qu'il a donnés et vu donner. J'ai en effet en ce moment vingt grades maçonniques originaux. J'en ai quatre de Rose-Croix, dont deux manuscrits, deux imprimés. [...] La rédaction dont je me suis servi dans mon second volume est celle des grades publiés par M. l'abbé Le Franc, dans dans son Voile levé et sa Conjuration découverte. Je savais de nos francs-maçons français combien cette rédaction était conforme à ce qui se passait dans leurs loges; je sais aujourd'hui d'où lui étaient venus tous ces grades maçonniques, dont il décrit si exactement les cérémonies; et voici comment je l'ai appris : Un de ces respectables ecclésiastiques, à qui les bontés de la nation anglaise ont offert un asile, un de ces hommes qui joignent à une grande simplicité les mœurs la science et la pratique de leurs devoirs, M. de La Haye, curé de Fié, diocèse du Mans, apprenant que j'avais travaillé sur les francs-maçons, mais avant d'avoir lu ce que j'en disais, voulut bien me confier un ouvrage dont il s'était occupé lui-même sur le même objet. Lorsqu'il revint me demander mon opinion : Au style près, lui dis-je, votre ouvrage est imprimé depuis longtemps; et les Jacobins en ont récompensé l'auteur en le massacrant aux Carmes, le fameux Deux Septembre. Je lui montrai alors l'ouvrage de M. Le Franc, qui n'avait en effet ajouté au sien que bien peu de chose.

L'assassinat du R. P. Le Franc, supérieur des Eudistes, auteur de deux ouvrages contre la franc-maçonnerie (2 septembre 1792) vu par Pierre Méjanel

L'assassinat du R. P. Le Franc, supérieur des Eudistes, auteur de deux ouvrages contre la franc-maçonnerie (2 septembre 1792) vu par Pierre Méjanel

"[...] J'ignorais, me dit alors ce digne ecclésiastique, l'ouvrage de M. Le Franc : mais je peux vous expliquer aisément pourquoi il ressemble si fort au mien. J'avais dans ma paroisse divers francs-maçons ; j'avais surtout dans mon voisinage ce malheureux Fessier, fameux frère de la loge d'Alençon, devenu si terrible Jacobin et intrus de Sées. Plusieurs de ces francs-maçons reconnurent leur erreur ; et en preuve de leur total renoncement aux loges, ils me livrèrent leurs papiers et grades maçonniques. J'avais fait sur ces grades sur ces grades le recueil de mes idées ; M. Le Franc, alors dans notre Diocèse, me pressa de l'imprimer. La crainte des Maçons m'en empêcha ; j'aimais mieux donner à M. Le Franc une copie du tout, en le priant d'en faire l'usage qu'il croirait utile. M. Le Franc partit pour Paris ; la Révolution arriva ; et sans doute il crut alors utile de publier ce qu'il tenait de moi. Si cela a dû faire quelque bien, je lui en sais bon gré ; mais je suis bien fâché que cela ait été la cause de sa mort. Ce dernier sentiment et l'attention de justifier M. Le Franc de tout abus de confiance, me parurent occuper ce digne curé, bien plus que le soin de revendiquer son ouvrage. Je ne lui cachai point que je louais beaucoup M. Le Franc d'avoir eu plus de courage, et d'avoir donné d'ailleurs à son ouvrage le style et la tournure d'un homme de lettres. Mais dans toute cette anecdote, ce qui m'intéressa spécialement, ce fut d'y voir une nouvelle preuve de l'authenticité des grades publiés par M. Le Franc, que j'avais déjà cités moi-même avec tant de confiance. Le témoignage des Maçons convertis vaut bien celui des frères dupes ou persistant dans leur erreur. — J'adresse cette note à ceux qui auraient encore quelque doute sur l'authenticité de ces grades maçonniques, tels que je les ai publiés." (Abbé Augustin BarruelMémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome II, p. 309-311)

Enfin, l'abbé Augustin Barruel ajoute ces informations dans son second volume : 

 

Grand-Orient de Paris

 

"[L]e Grand-Orient, était moins une loge que la réunion de toutes les loges régulières du royaume, représentées par leurs députés. C'était en quelque sorte le grand parlement maçonnique, ayant ses quatre chambres, dont la réunion formait la grande loge du Conseil, où tout ce qui avait rapport aux intérêts de l'Ordre se décidait en dernier ressort. [...] [L]e premier de ces grands officiers était le très sérénissime frère duc d'Orléans, premier prince du Sang. [...] Ainsi Philippe d'Orléans et son Grand-Orient assuraient à la secte presque autant de conquêtes qu'elle en avait déjà fait en Allemagne sous Knigge et sous Weishaupt. [...]

 

Loge des Amis Réunis

 

"[...] Sous ce Grand-Orient, une loge plus spécialement chargée de la correspondance étrangère était, à Paris, la loge appelée des Amis-Réunis. Dans celle-ci se distinguait surtout le fameux révolutionnaire Savalette de Lange [...] [I]l avait fait de sa loge le mélange de tous les systèmes sophistiques, martinistes et maçonniques. Mais, pour en imposer davantage au public, il en avait fait en quelque sorte aussi la loge des plaisirs et dy luxe de l'aristocratie. Une musique mélodieuse, les concerts et les bals y appelaient les frères du haut parage : ils y accouraient en pompeux équipages. Les alentours étaient munis de gardes. [...] La loge était brillante, les Crésus de la Maçonnerie fournissaient aux dépenses de l'orchestre des flambeaux, des rafraîchissements, et de tous les plaisirs qu'ils croyaient être le seul objet de leur réunion; mais, tandis que ces frères [...] dansaient ou chantaient [...] ils ignoraient qu'au-dessus d'eux était un comité secret, où tout se préparait.

 

"C'était réellement au-dessus de la loge commune qu'était deux hommes également fameux dans les mystères soit à Lyon, soit à Paris, l'un le grand W* [Jean-Baptiste Willermoz], et l'autre Chappe de la Henrière. [...] Là étaient les archives de la correspondance secrète.

 

"[...] [P]our être admis à ces conseils, il ne suffisait pas d'avoir été initié à tous les anciens grades ; il fallait être aussi ce que les frères appelaient Maître de tous les grades philosophiques ; c'est-à-dire, avoir juré avec les Chevaliers du Soleil, haine à tout christianisme, et avec les chevaliers Kadosch, haine à tout culte et à tout roi. (a)

 

[...]

 

"(a) J'ai su d'un de ces frères mêmes, qui longtemps fut le simple porteur de cette correspondance, que tenté de se faire initier à ces grades, pour avoir lui-même entrée au comité, il en fut détourné par la promesse qu'on exigeait d'un engagement pour la vie et d'une rétribution annuelle de six cents livres tournois. J'ai su encore de lui que la rétribution ordinaire de chaque frère, montait annuellement à la même somme. [...] C'est encore une ressource à joindre à toutes les celles des arrières-adeptes pour les frais de complot. Eh ! qui peut dire combien ces ressources s'augmentaient entre les mains d'un homme chargé de la garde du Trésor royal ! Les conjurés savent choisir les hommes et les places.

 

[...] C'est au  comité des Amis-Réunis [...] que Mirabeau adressa ses frères arrivés d'Allemagne. Savalette et Bonneville avaient fait de ce comité, le point central des adeptes les plus ardents pour la Révolution et les plus avancés dans les mystères. Là se rendaient [...], tous ceux que la secte appelait dans ses derniers conseils. C'étaient tout à la fois les élus Philalètes, et les élus Kadosch ou Rose-Croix; c'étaient ceux de la Sourdrière, des Neuf Soeurs, et de la Candeur, et des comités même les plus secrets du Grand-Orient. [...] Les frères arrivés d'Allemagne avec les nouveaux mystères, ne pouvaient pas trouver dans Paris un centre plus favorable à leur mission. C'est là qu'ils exposèrent l'objet et l'importance de leur commission. Le code de Weishaupt fut mis sur le bureau. [...] Les francs-maçons eux-mêmes [...] fixent l'arrivée de ces députés à la première convocation des notables, dont l'assemblée s'ouvrit le 22 février 1787. C'est en effet dès cette année que se manifeste parmi les francs-maçons français toute l'influence du code de Weishaupt.

 

(Abbé Augustin BarruelMémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome II, p. 428-430; 441-443)

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 00:00
Saint Bruno de Cologne († 1101)

Saint Bruno, Fondateur de l'Ordre des Chartreux (1035-1101)

 

« À la louange de la gloire de Dieu, Le Christ, Verbe du Père, depuis toujours a choisi par l'Esprit Saint des hommes pour les mener en solitude et se les unir dans un amour intime. Répondant à cet appel, maître Bruno, l'an du Seigneur 1084, entra avec six compagnons au désert de Chartreuse et s'y établit. » Statuts I.1 de l'ordre des Chartreux.

 

Né à Cologne vers 1030 Bruno vient de bonne heure étudier à l'école cathédrale de Reims. Promu docteur, Chanoine du Chapitre cathédral, il est nommé en 1056 écolâtre, c'est-à-dire Recteur de l'Université. Il fut un des maîtres les plus remarquables de son temps : « ...un homme prudent, à la parole profonde. »

Il se trouve de moins en moins à l'aise dans une cité où les motifs de scandale ne font pas défaut du côté du haut clergé et de l'Évêque lui-même. Après avoir lutté, non sans succès, contre ces désordres, Bruno ressent le désir d'une vie plus totalement donnée à Dieu seul. Chef de l'école épiscopale de Reims, dont l'évêque Manassès avait été déposé par Grégoire VII, il décida de se retirer du monde, avec six compagnons.

 

 

Après un essai de vie solitaire de courte durée, il vient dans la région de Grenoble, dont l'évêque, le futur Saint Hugues, lui offre un lieu solitaire dans les montagnes de son diocèse. Au mois de juin 1084 l'évêque lui-même conduit Bruno et ses six compagnons dans la vallée sauvage de Chartreuse qui donnera à l'Ordre son nom (l'Ordre des Chartreux). Ils y installent leur ermitage formé de quelques cabanes en bois s'ouvrant sur une galerie qui permet d'accéder sans trop souffrir des intempéries aux lieux de réunion communautaire : l'église, le réfectoire, la salle du chapitre. Ils y bâtirent un oratoire en l'honneur de la sainte Vierge, et se firent alentour chacun une cellule.

 

Image illustrative de l'article Bruno le ChartreuxAprès six ans de paisible vie solitaire, Bruno fut appelé par le pape Urbain II au service du Siège apostolique. Ne pensant pas pouvoir continuer sans lui sa communauté pensa d'abord se séparer, mais elle se laissa finalement convaincre de continuer la vie à laquelle il l'avait formée. Conseiller du pape, Bruno ne se sentit pas à l'aise à la cour pontificale. Il ne demeura que quelques mois à Rome. Avec l'accord du pape il établit un nouvel ermitage dans les forêts de Calabre dans le sud de l'Italie, avec quelques nouveaux compagnons. C'est là qu'il mourut le 6 octobre 1101. À l'approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s'endormit paisiblement dans le Seigneur.

Un témoignage de ses frères de Calabre :

« Bruno mérite d'être loué en bien des choses, mais en cela surtout : il fut un homme d'humeur toujours égale, c'était là sa spécialité. Il avait toujours le visage gai, la parole modeste ; il montrait avec l'autorité d'un père la tendresse d'une mère. Nul ne l'a trouvé trop fier, mais doux comme l'agneau. »

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a5/Kartuizerembleem.jpg/553px-Kartuizerembleem.jpg

 

Emblème et devise de l'Ordre des Chartreux


« Stat Crux dum volvitur orbis » (Le monde tourne, la croix demeure)

 

 

Quelques extraits des Statuts de l'ordre :



« Séparés de tous, nous sommes unis à tous car c'est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant. » Statuts 34.2

« Notre application principale et notre vocation sont de vaquer au silence et à la solitude de la cellule. Elle est la terre sainte, le lieu où Dieu et son serviteur entretiennent de fréquents colloques, comme il se fait entre amis. Là, souvent l'âme s'unit au Verbe de Dieu, l'épouse à l'Époux, la terre au ciel, l'humain au divin ». (Statuts 4.1)

« La grâce du Saint-Esprit rassemble les solitaires pour en faire une communion dans l'amour, à l'image de L'Église, une et répandue en tout lieu. » Statuts 21.1

« Qui persévère sans défaillance dans la cellule et se laisse enseigner par elle tend à faire de toute son existence une seule prière continuelle. Mais il ne peut entrer dans ce repos sans passer par l'épreuve d'un rude combat : ce sont les austérités auxquelles il s'applique comme un familier de la Croix, ou les visites du Seigneur, venu l'éprouver comme l'or dans le feu. Ainsi, purifié par la patience, nourri et fortifié par la méditation assidue de l'Écriture, introduit par la grâce du Saint-Esprit dans les profondeurs de son cœur, il pourra désormais, non seulement servir Dieu, mais adhérer à lui ». (Statuts 3.2)

 

 

« Combinant la vie commune et l'isolement, la règle cartusienne, rédigée vers 1130 par Guigne, le cinquième prieur de la Chartreuse, aggravait les exigences bénédictines, établissant le silence presque perpétuel, l'abstinence complète de la viande et partageait le temps du moine entre la prière, le travail des champs ou la copie des manuscrits. A cause de son extrême sévérité, le développement de l'ordre fut lent, mais la qualité de sa vie religieuse ne se relâcha jamais pendant les siècles suivants. » (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 364-365.)

 

Saint Bruno, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 31

Saint Bruno, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 31

Sources

 

(1); (2)  Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 623-624; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 30.

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 13:50

A quand le même rapport de la part de:

-l'éducation nationale?

-la presse en général & le journal libération en particulier?

-les dirigeants politiques en général & le Parti socialiste en particulier? (Patrick Edery Twitter)

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 08:09
Il n'y a aucun lien entre le taux de vaccination et l'évolution de la pandémie (Harvard)

SourceLes augmentations du COVID-19 ne sont pas liées aux niveaux de vaccination dans 68 pays et 2947 comtés des États-Unis.

Journal Européen d'Epidémiologie

Publié le 30 septembre 2021

https://link.springer.com/article/10.1007/s10654-021-00808-7

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 00:00
Saint François d'Assise, saint Patron de l'Italie († 1226)

À sa naissance en 1181 ou 1182, François naît Jean (Giovanni) à Assise, en Ombrie (Italie), dans une famille riche. Son père, Pietro de Bernardone, qui est marchand de draps, a l'habitude de voyager dans les régions au-delà des Alpes, en Bourgogne et en Champagne. Sa mère, Jeanne (Joanna) Pica de Bourlémont appartient à la noblesse provençale. À son retour de France, son père ajoute à son nom de baptême, celui de Francesco, "le Français", nom à l'époque "singulier et inhabituel", selon Thomas de Celano, que le pape Grégoire IX chargea de rédiger la première biographie. Veut-il offrir à son fils un nom dont l'étrangeté suggère une parenté avec ces terres d'au-delà des Alpes dont la civilisation fascine les villes italiennes, ou bien veut-il rendre hommage aux origines de sa mère ?

 

Joanna eut d'abord du mal à accoucher de François. Un moine qui passa et qui entendit ses cris entra dans la maison et lui fit savoir que son enfant ne pouvait voir le jour que dans une étable et qu'il convenait ensuite de le déposer sur de la paille, comme le fit autrefois Marie avec Jésus. Aussitôt dit, aussitôt fait et la bouverie des voisins, où la délivrance fut immédiate et sans douleurs, devint plus tard un lieu de culte, consacré par l'édification d'une église. Au moment de cette naissance, des habitants d'Assise entendirent des voix célestes. Un possédé aurait parcouru la ville et ses hurlements auraient été l'expression de l'épouvante des démons contrariés par la venue au monde de quelqu'un dont ils savaient déjà qu'il serait un de leurs pires ennemis.

 

 

Le jeune Francesco se pétrit de ces histoires héroïques qu'il trouve dans les livres que son père lui rapporte de ses voyages en France. Lesquels exactement? Nous n'en savons rien, à l'exception notable, toutefois, d'un renvoi explicite à la Chanson de Roland que S. François évoque pour indiquer à un novice qu'il est mieux d'agir que de parler.

Saint François d'Assise, saint Patron de l'Italie († 1226)

Ces preux chevaliers dont le très jeune François découvre les exploits, mettent leur vie en danger pour défendre ceux qui sont pauvres et faibles et qui ont besoin d'être protégés contre les abus des puissants. Ils ont tous en commun la conviction qu'il y a quelque chose de plus précieux que la vie. Ils luttent contre le désordre du monde, souvent oeuvre d'un esprit démoniaque. Les prouesses guerrières ont vocation à contraindre le mal à se plier aux normes. Ce qui fait de chaque individu, si misérable fût-il, le détenteur d'une graine divine.

 

Le jeune Francesco, qui n'occupe que modérément son temps dans la boutique où il est censé apprendre les rudiments du métier auquel son père le destine, préfère s'initier au maniement des armes.

 

François se prépare à son entreprise militaire avec zèle dans l'espoir d'être adoubé chevalier par le comte Gentile. Il se procure des armes et se fait tailler des vêtements. Son père, ne voulant pas "contrarier le plaisir de son fils", lui donne sa bénédiction et une bonne somme d'argent. C'est alors que S. François a un songe. Quelqu'un l'appelle par son nom et lui dit de distribuer ses armes à ceux qui viendront l'épauler dans son combat. Une voix lui demande de qui, du serviteur ou du maître, il faut attendre le plus grand bien. Francesco comprend qu'il convient de se mettre au service non d'un noble, soumis à un autre, vassal lui aussi d'un plus grand que lui et ainsi de suite, mais d'un roi qui a autorité sur tous, sans que l'identité de celui-ci lui soit clairement désignée. Cette voix lui parle pendant son sommeil.

 

Un jour, il entendit, à l'évangile de la messe, ces paroles du sauveur : "Ne portez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux vêtements, ni souliers, ni bâtons." "Voilà ce que je veux", s'écria-t-il. Une fois dehors, il jeta ses souliers et son bâton, remplaça sa ceinture par une corde, son manteau par un capuchon de laine. Maintenant, il était chevalier de l'Évangile. À partir de ce jour, on entendit François prêcher la pénitence et la paix.

 

Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l'étendard sur le monde. Il se fit pauvre, se soucia d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la création. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François.

 

"Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa sainteté, et le reste vous sera donné en surplus" (Mt, 6:33). C'est cet abandon spontané de l'enfant entre les mains d'un père miséricordieux qui guide la pauvreté franciscaine. Avant la Règle franciscaine, les moines observaient la pauvreté individuelle, mais possédaient un commun des biens fonciers. Le nouveau législateur exige que ses religieux n'aient aucune propriété collective ni aucun revenu; c'est Dieu lui-même qui pourvoira à l'entretien de ses enfants.

 

"Ceux qui l'avaient connu auparavant lui lançaient des reproches lamentables et le proclamait fou et dément." François se dépouille de tous ses vêtements, ne gardant qu'un cilice, et les remet à son père.

 

C'est dans la prière qu'il trouvait toute sa force pour aimer et pour aider les autres.

Sa conversion est accompagnée de plus d'un prodige

 

En 1205, un crucifix lui adresse la parole. Dans l'église Saint-Damien, à quelques centaines de mètres d'Assise, sur le chemin de Spolète, François s'arrête pour prier devant un crucifix en bois peint dans la tradition byzantine. La tradition a conservé la prière que le jeune homme qui cherche sa voie adresse à Dieu en s'agenouillant devant cette image :

"Ô Dieu haut et glorieux illumine les ténèbres de mon coeur. Et donne-moi la foi droite, l'espérance certaine et la charité parfaite, le sens et la connaissance, Seigneur, pour que, moi, je fasse ton saint et véridique commandement. Amen.

Une voix l'interpelle:

"François, va réparer ma maison, qui, tu le vois, se détruit tout entière." (Legenda major, de saint Bonaventure)

Miracle du Crucifix - St François priant devant le crucifix de l'église Saint-Damien, Fresque de Giotto 1297-1299, Basilique San Francesco, Assise

Miracle du Crucifix - St François priant devant le crucifix de l'église Saint-Damien, Fresque de Giotto 1297-1299, Basilique San Francesco, Assise

Un peu plus tard, Francesco guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fait une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui a fait de son fils, si plein d'espérance, un mendiant jugé fou par le monde.

 

Une autre fois, Thomas de Celano raconte qu'ému devant les appels suppliants d’une foule, dont un groupe de juifs, il ressuscita un enfant mort enseveli dans la boue après être tombé accidentellement dans les eaux du fleuve de la ville de Capoue. La foule et les parents de cet enfant implorèrent S. François pour qu'il ramène l'enfant à la vie. Dans ce passage, l’auteur précise que plusieurs juifs, accourus eux aussi sur les lieux de l’accident, pris de pitié, ont joint leurs voix à celles de la foule, priant saint François d’intervenir et de "redonner cet enfant à son père !" (Jacques Dalarun, Vers une résolution de la question franciscaine. La Légende ombrienne de Thomas de Celano, Fayard, Paris 2007.)

 

Rongé de doutes quant à l'avenir de ceux qui ont décidé de le suivre, François prie le Ciel de lui envoyer un signe pour le rassurer. Il lui répond aussitôt. Il voit une foule venir vers lui. Des centaines et des milliers de gens veulent se joindre à la petite communauté qui l'entoure.

Ils viennent de tous les pays et parlent une multitude de langues. Ils veulent, eux aussi, vivre selon les normes de pauvreté et de charité du Christ. "Dieu m'a montré la vérité", déclare S. François à ses compagnons.

 

"Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche"

L'entrée dans l'Ordre [de saint François] d'un autre homme de bien a porté à sept le nombre des enfants du serviteur de Dieu. Alors ce bon père a réuni tous ses fils, leur a parlé longuement du Royaume de Dieu, du mépris du monde, du renoncement à la volonté propre et de la mortification corporelle, et leur a annoncé son projet de les envoyer dans les quatre parties du monde.

(…) 'Allez, dit-il tendrement à ses fils, et annoncez la paix aux hommes ; proclamez la conversion pour qu'ils obtiennent le pardon de leurs péchés (Mc 1,4). Soyez patients dans la difficulté, assidus à la prière, courageux au travail ; soyez sans prétention dans vos sermons, sans écarts dans votre conduite et reconnaissants pour les bienfaits reçus. Si vous remplissez ce programme, ‘le Royaume des cieux est à vous' !' (Mt 5,3; Lc 6,20). Eux alors, humblement à genoux aux pieds du serviteur de Dieu, ont reçu cet envoi dans la joie spirituelle qui vient de la sainte obéissance. François a dit à chacun : "Abandonne au Seigneur tout souci, et il prendra soin de toi" (Ps 54,23). C'était sa phrase habituelle lorsqu'il envoyait un frère en mission. Quant à lui, conscient de sa vocation de modèle et voulant "mettre en œuvre" et pas seulement "enseigner" (Ac 1,1), il a pris un de ses compagnons et s'en est allé vers l'un des quatre points cardinaux. (Saint Bonaventure, franciscain, docteur de l'Église, Vie de Saint François, Legenda major, ch. 3, trad. Vorreux et Desbonnets, Documents, Éds. Franciscaines 1968, p. 585.)

 

Apprenant que Otton de Brunswick, à la fin du mois de septembre 1209 passait par Assise où il sera couronné empereur romain-germanique par Innocent III, S. François recommande à ses frères d'éviter de le rencontrer. On raconte que François aurait, muni d'une clairvoyance prophétique, adressé à cet illustre hôte de la ville un message où il lui aurait fait savoir que sa gloire serait de courte durée. Il ne crut pas si bien dire : excommunié une année plus tard par celui-là même qui l'avait oint dans la cathédrale de Latran en octobre 1209, Otton IV sera défait en 1214 par Philippe II Auguste à Bouvines et perdra sa couronne acquise à coup de guerres, d'assassinats et de mariages.

 

François écrit une "Vie des Frères", un inventaire de consignes destiné à ceux qui veulent le suivre, qu'il décide de soumettre au pape Innocent III pour approbation. Cette Règle s'ouvre par une invocation du Père, du Fils et du Saint-Esprit, aussitôt suivie d'une déclaration d'allégeance au Saint-Père :

"Que frère François et quiconque sera le chef de cette religion promette obéissance et révérence au seigneur pape Innocent III et à ses successeurs."

 

Dans leurs prédications, les frères dont la mission est d'"accomplir le bien" ne doivent pas heurter les convenances des gens qui les écoutent. Sans oublier que rien ne vaut l'exemple, qui reste le meilleur argument pour conduire les gens vers Dieu. Dans tous les cas, les frères doivent rester humbles et ne jamais tirer orgueil de leurs actes dont l'éventuelle réussite ne se doit qu'à Dieu :

 

"Je supplie, dans la charité qu'est Dieu, tous mes frères, prédicateurs, orants, travailleurs, tant clercs que laïcs, de s'appliquer à s'humilier en tout, à ne pas se glorifier, à ne pas se réjouir en eux-mêmes, à ne pas s'exalter intérieurement des bonnes paroles et actions, et absolument d'aucun bien que Dieu fait ou dit ou opère en eux quelquefois et par eux, selon ce que dit le Seigneur : 'Cependant ne vous réjouissez pas en ceci, que les esprits vous sont soumis.'"


Seuls les vices et les péchés nous appartiennent, rappelle François aux frères. Tout ce qui est bien et lumineux en nous vient du Seigneur et il serait présomptueux de se flatter du bien que nous accomplissons; celui-ci est l'œuvre de Dieu qui se sert de nous pour le prodiguer. 

Ainsi, toujours dans le bien que nous pouvons faire, la finalité est la gloire de Dieu, seul.

Saint François d'Assise, saint Patron de l'Italie († 1226)

File:Saint Francis of Assisi Church on West 31st Street, New York, NY mosaic.jpg

Accompagné de ses compagnons, François part pour Rome après avoir rédigé cette Vie des Frères (1209). En chemin, il a une vision. Il s'arrête près d'un arbre majestueux et, pendant qu'il en contemple la hauteur, il se sent emporté par une "force divine" qui lui permet d'en atteindre le sommet et lui donne la force nécessaire de ployer les branches pour leur faire atteindre la terre. S. François en conclut que son entreprise sera couronnée de succès et s'en réjouit.

 

Le songe d'Innocent III

 

Soumis à la Sainte Eglise dont il demande l'acquiescement, S. François veut réunir autour de lui des gens qui, clercs ou laïques, ne s'enferment pas entre les murs d'un monastère et restent proches des gens ordinaires, qui, surtout eux, ont besoin de ces nouveaux apôtres. En 1210, il vient se présenter devant le pape au palais de Latran. Toutes les sources parlent d'une manière ou d'une autre de la perplexité initiale d'Innocent III face à ce saint qui avait choisi de vivre d'aumônes et qui se présentait devant lui hirsute, mal habillé.

 

Le cardinal Jean de Saint-Paul, évêque de Sabina-Poggio Mirteto, ambassadeur du Vatican, réputé pour ses connaissances médicales, défend François et prend la parole :

 

"Ce pauvre nous demande d'approuver un genre de vie conforme aux conseils évangéliques. Si nous rejetons ses projets comme trop difficiles et comme une nouveauté, nous nous exposons à agir contre l'Évangile du Seigneur. Car soutenir que l'observance des conseils et le voeu qu'on en fait sont quelque chose de nouveau ou de contraire à la raison, c'est blasphémer ouvertement contre Jésus-Christ, auteur de l'Évangile."

 

Giotto, Le Songe d'Innocent III

 

Innocent III écoute S. François, "prend le temps du discernement", puis lui offre "son assentiment", assorti de sa bénédiction et de quelques recommandations. Dans son sommeil, Innocent III avait vu un homme de petite taille, et misérablement vêtu, ressemblant à ce pauvre d'Assise qu'il avait reçu dans la journée, soutenir avec son dos la basilique pontificale Saint-Jean-de-Latran, en train de s'écrouler. Le pape ratifie la Vie des Frères, leur accorde licence de prêcher la pénitence avec la seule condition d'avoir obtenu préalablement l'accord de S. François, reconnu ainsi comme "ministre" de la communauté. Dans la fresque dessinée par Giotto, l'interprétation du songe n'est guère difficile : l'Église de la plenitudo potestatis et des regalia, les symboles du pouvoir royal, s'écroule si elle n'est pas portée par le saint. (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 177.)

 

Content de l'habilitation du Pape, S. François se met aussitôt à l'oeuvre. Il s'adresse aux citoyens de Rome. Ceux-ci se passent leur chemin sans l'écouter et se montrent méprisants à son encontre, eux qui vivent dans la ville des deux plus grands apôtres, Pierre et Paul. Après plusieurs tentatives, toutes vaines, S. François leur dit :

 

"Pour votre honte, je vais annoncer le Christ aux animaux sauvages et aux oiseaux du ciel, afin qu'ils entendent les paroles salutaires de Dieu, ils y obéissent et acquiescent."

 

Saint François se rend en dehors des murs de la ville et s'arrête dans un champ où se trouvaient des corbeaux en train de se nourrir de cadavres, des grives, des pies et bien d'autres oiseaux. Il leur dit : 

"Je vous ordonne au nom de Jésus-Christ, que les Juifs ont crucifié, dont les misérables Romains ont méprisé la prédication, que vous veniez à moi entendre la parole de Dieu, au nom de Celui qui vous a créés et, dans l'arche de Noé, vous a libérés des eaux du déluge !" (Roger de WENDOVER, Fleurs d'histoire, ibid., p. 3038)

 

Aussitôt tous ces oiseaux et bien d'autres font cercle autour de lui, raconte Roger de WENDOVER. Ils arrêtent de piailler l'écoutent sans broncher pendant toute une demi-journée sans détourner le regard. Les gens qui passent s'étonnent de voir cette assemblée. Ils s'arrêtent. Ils remarquent que ces oiseaux écoutent avec intérêt des mots qu'ils semblent comprendre. Ils écoutent eux aussi. Ils en sont touchés. Ils en parlent dans la ville dont les habitants, ébranlés par ce miracle attesté par des témoins nombreux et divers, commencent à se demander s'ils n'ont pas eu tort de traiter avec mépris celui que le pape lui-même leur avait recommandé en l'autorisant à prêcher, bien qu'il ne fût ni théologien ni prêtre, pas même moine soumis à la discipline d'un ordre reconnu. L'auteur bénédictin des Fleurs d'histoire, nous fait savoir qu'à la tête d'un grand nombre de citoyens des hommes d'Eglise viennent inviter S. François, "avec grande révérence à regagner la ville. Il les suit, content d'avoir attendri leurs coeurs endurcis, par son discours aux oiseaux, et de les avoir rendus meilleurs peut-être.

Un jeûne de 40 jours

 

 

Un jour, en plein carême, S. François qui se trouve à l'ermitage de Sarteano, dans les environs de Sienne, entend une voix lui dire que Dieu ne pardonne jamais à ceux qui se tuent eux-mêmes par une trop dure pénitence.

 

François d'Assise affirme : "Que c'est tout autant un péché de soustraire sans discernement au corps ce qui lui est dû, que de lui offrir le superflu sous l'empire de la gourmandise". (François 2 Celano 22)

 

François met en évidence que le jeûne doit être pratiqué avec prudence, sous le regard de Dieu et pour le louer. Alors seulement, il est vertu de tempérance et conduit à Dieu. La tempérance n'est vertueuse qu'autant que l'amour de Dieu l'inspire. Il est donc nécessaire de pratiquer le jeûne du regard, de la parole, de l'ouïe, du soi-disant indispensable dans le quotidien. (Croire)

 

En 1211, François ressent le besoin de rester seul avec Dieu pendant le Carême, il prie "un homme qui lui est dévoué" et qui habite aux environs de Pérouse de l'amener de nuit, pour que personne ne s'en avise, sur une île inhabitée du lac Trasimène. Il se trouve un massif de ronces pour s'improviser un abri. Il y reste pendant quarante jours et quarante nuits, "sans rien manger ni boire", indiquent Les Fioretti, comme Jésus qui, après le baptême, s'était retiré dans le désert où il avait jeûné pendant quarante jours. S. François avait toutefois pris avec lui deux pains dont il avait mangé quelques miettes pour ne pas être tenté de se prendre pour le Christ. Tout émerveillé de constater que ces pains étaient à peine entamés au bout de quarante jours, le rameur qui vient le prendre et qui le dépose sur la berge, se considère délivré de son secret et en parle à ses concitoyens. Ceux-ci s'empressent de se rendre sur le lieu d'une si prestigieuse mortification. Au lieu où S. François célébra une pénitence si admirable se produisirent par ses mérites de nombreux miracles.

 

Parti prêcher dans les villes et les villages, "dans les cités et les places fortes" de l'Italie, S. François arrive à Tuscania, une petite localité d'origine étrusque à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de la mer Tyrrhénienne. Il est accueilli par un chevalier dont le fils unique est boîteux et "faible de tout son corps". Connaissant la réputation de cet homme qui est, dit-on, capable de guérir par ses prières, le père de l'enfant se jette à ses pieds et lui demande de lui rendre la santé. S. François prie d'abord longuement, avec ferveur. Puis pose sa main sur le malade, et le bénit. Il le prend dans ses bras et le relève. L'enfant se met à marcher et à courir dans la maison. Il est guéri.

 

En revenant de Viterbe à Spolète, S. François passant par Narni, rencontre un certain Pierre, paralysé, qui par son évêque, lui demande de l'aider. S. François fait le signe de croix au-dessus de lui. L'infirmité disparaît. Dans la même ville, une femme veut recouvrer la vue qu'elle a perdue. S. François fait le signe de croix devant chacun de ses yeux fermés. Quand elle les rouvre, elle voit.

 

Il renouvelle le miracle à Bevagna, une bourgade des environs de Pérouse, où il redonne la vue à une fillette, puis à Bologne, où il guérit un enfant borgne.

 

Un frère souffre d'un mal que Thomas de Celano avoue ne pas savoir nommer, d'autant plus que de l'avis de certains, c'est l'oeuvre d'un "méchant diable" qui a pris possession de lui et le tourmente pour affaiblir son âme. S. François prit pour la guérison du malade et le bénit. Celui-ci se remet de sa crise, et il n'a plus jamais souffert du "mal caduc".

 

Dans la ville fortifiée de San Gemini, où S. François arrive en compagnie de trois frères, il est reçu par un homme "qui honorait Dieu", mais dont la femme est "harcelée par un démon". Les quatre frères font leur prières. Quand ils ont fini, François se lève et crie d'une voix à faire peur : "Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, par obéissance je te l'ordonne, démon: sors d'elle et n'ose plus jamais l'entraver." (Thomas de CELANO, Vie du Bienheureux François [Vita prima], éd. cit. v. I, p. 551.)

 

Le bruit court que tout ce que S. François touche est investi de pouvoirs miraculeux. Une peste tue les boeufs et les moutons de la région de Rieti. Un homme qui vit "dans la crainte de Dieu" a une vision pendant son sommeil. On lui conseille d'arroser les bêtes avec l'eau dont S. François se lave les mains et les pieds. Par chance, celui-ci se trouve dans un ermitage voisin. Il s'assure de la complicité de quelques frères. Ceux-ci lui remettent l'eau de la bassine où S. François vient de se laver. Revenu chez lui, le paysan de Rieti asperge de cette eau ses animaux languissants. Le résultat est spectaculaire:

"Sitôt que l'aspersion atteignait si peu que ce soit les animaux malades et gisant à terre, ayant récupéré la vigueur première, ils se levaient immédiatement et se hâtaient vers les pâturages, comme s'ils n'avaient rien éprouvé de mal."

 

Le pouvoir de S. François sur les animaux est un sujet de stupéfaction tout aussi colporté et qui occupe autant les différents récits hagiographiques.

 

Dans les prédications de S. François, les animaux sont des créatures de Dieu qui sont invitées à louer leur Créateur. C'est exactement la position inverse de celles des cathares, où les créatures avaient été créées par un démiurge, c'est-à-dire un dieu malveillant qui aurait fait tomber les âmes et les esprits dans la matière. La louange de la Création est en cela en elle-même une prédication anti-cathare, qui veut signifier l'unicité de Dieu comme Créateur et Père de tous les êtres.

 

Aux environs de Bevagna, à quelques lieues d'Assise, dans la vallée de Spolète, S. François remarque une multitude d'oiseaux dans un champ: moineaux, corneilles, ramiers, hirondelles. Il court vers eux qui ne s'envolent pas. Au contraire, il a la sensation qu'ils l'attendent et se réjouissent de sa présence. Il les salue à son habitude : "Que le Seigneur vous donne la paix!" Il prêche comme à son habitude. Il leur dit :

 

Afficher l'image d'origine "Mes frères les oiseaux, vous devez beaucoup louer votre Créateur et l'aimer toujours, lui qui vous a donnés des plumes pour vous revêtir, des pennes pour voler et tout ce dont vous avez eu besoin.

Dieu vous a rendus nobles parmi ses créatures et il vous a accordé d'habiter dans la pureté de l'air; car comme vous ne semez ni ne moissonnez, lui-même ne vous en protège et gouverne pas moins, sans que vous vous en souciez le moins du monde.

Les frères présents sur les lieux témoignent de la joie des oiseaux qui tendent le cou, déploient leurs ailes et font de leur mieux pour s'approcher de S. François qui passe parmi eux pour les toucher avec sa tunique. Il les bénit et leur donne licence de s'envoler, ce qu'ils font tandis que l'homme de Dieu et ses compagnons poursuivent leur chemin.

 

À Alviano, petit bourg fortifié sur une éminence de la rive gauche du Tibre, à mi-chemin entre Trevi et Orvieto, S. François qui veut s'adresser à la foule des gens venus l'écouter réclamer silence. En vain : des hirondelles en grand nombre font un tel vacarme que les gens n'entendent pas ses paroles. S. François s'adresse avec beaucoup d'égards aux hirondelles: elles ont suffisamment trissé, leur dit-il, et il est temps maintenant de lui laisser la parole. Il leur enjoint de se taire et d'écouter la parole du Seigneur. A la stupéfaction de tous, note Thomas Celano, non seulement les hirondelles se taisent mais elles restent sans bouger jusqu'à la fin de la prédication.

 

 

Lorsqu'une hirondelle s'agite et piaille tellement qu'elle empêche un étudiant de Parme de travailler. Au nom de S. François il lui demande de se taire et de venir se poser sur sa main. L'hirondelle obéit. L'étudiant lui caresse la tête, lui explique une fois encore qu'elle le gêne et la prie gentiment, en invoquant à nouveau S. François, d'aller chahuter ailleurs. L'hirondelle s'en va et ne revient plus.

 

Un autre jour, à Greccio, un paysan vient lui offrir un levreau qu'il avait pris au collet. S. François le remercie puis pose l'animal par terre et le délivre en lui recommandant d'éviter à l'avenir les pièges des hommes. Le levreau ne veut pas partir et se réfugie auprès de S. François. Il faudra qu'un frère le porte loin dans la forêt pour le décider à reprendre sa vie sauvage.

 

image007.jpg Réalisant un jour que toute la Création formait une grande famille, une sorte de fraternité universelle, François invita tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil...

 

Il s'adressait à tous les êtres, à la nature entière; Un jour il sauva un lièvre poursuivi par les chasseurs; il racheta un agneaux que le boucher s'apprêtait à tuer. La nature elle-même, il l'embrassait dans sa charité sans bornes : moissons, vignes, bois, pierres, le feu, l'eau, l'air, tous les éléments, il fraternisait avec eux, et les invitait tous à l'amour de Dieu.

 

L'histoire du loup de Gubbio "réduit par S. François à une grande douceur", est sans doute, avec le prêche aux oiseaux, le plus connu de ses miracles. Il fit promettre au loup de ne plus attaquer les hommes et les bêtes, au vu de gens perchés sur les remparts. S. François s'adressant à l'assemblée, atteste que les fléaux qui nous frappent sont une punition de nos péchés et affirme que la "flamme vorace de la Géhenne" est infiniment plus à craindre qu'un loup qui ne peut tuer que les corps. Depuis ce jour et jusqu'à sa mort, survenue deux années après, ce loup a vécu en toute liberté dans les rues de Gubbio. Il mendiait sa pitance de porte en porte, pour la grande joie des gens qui le nourrissaient volontiers. Par sa présence, il leur rappelait "la vertu et la sainteté mirifique de S. François."

 

Au début de l'année 1213 les frères sont une bonne centaine. Quatre ans plus tard en 1217, ils seront plus de mille. Le mouvement franciscain qui ne comptait une décennie plus tôt qu'une poignée de frères, a pris une ampleur telle que l'Ordre croît "comme un cèdre dans le paradis de Dieu qui élève la cime de ses mérites parmi les régions célestes des saints."

 

La rencontre entre S. Dominique et S. François

 

SAINT DOMINIQUE, Fondateur d'Ordre (1170-1221)

À l'occasion de l'ouverture le 11 novembre 1215 à Rome du IVe concile dans la basilique Saint-Jean-de-Latran en présence de quelques quatre cents évêques, S. Dominique fit le voyage de Rome pour obtenir l'approbation de l'Ordre des Frères-Prêcheurs. C'est là, alors qu'ils ne se connaissaient pas et ne se seraient pas rencontrés dans le tohu-bohu de ces quelques mille cinq cents personnes sans une grâce spéciale de Dieu, qu'ils se reconnurent, s'embrassèrent comme deux frères et lièrent une amitié profonde qui dura jusqu'à la mort.

S. Dominique vit François d'Assise en songe. Dans cette vision, il vit Jésus irrité contre le monde qui a perdu la foi et vit dans le péché. Pour l'apaiser la Vierge lui présente deux hommes dont la sainteté, lui dit-elle, est à même de racheter la mauvaise conduite des autres qui, par eux, retrouveront la voie de la vérité. Il se reconnaît dans l'un de ces hommes. Il se demande qui pourrait bien être l'autre qui a l'air d'un mendiant, vêtu d'une simple tunique de bure ? Le lendemain, dans une église dont la tradition n'a pas conservé le nom, S. Dominique reconnaît, habillé comme il l'avait vu dans son extase, ce deuxième homme que la Vierge recommandait si chaleureusement au Christ. S. Dominique se serait précipité vers S. François et l'aurait serré dans ses bras en lui disant : "Vous êtes mon compagnon, vous marcherez avec moi, tenons-nous ensemble et nul ne pourra prévaloir contre nous."

 

S. Dominique, plus tard, aurait affirmé que tous les religieux devraient suivre l'exemple de S. François "tant est grande la perfection de sa sainteté."

 

En 1216, un religieux d'Oignes, du diocèse de Liège, qui vient d'être nommé évêque de Saint-Jean-d'Acre, Jacques de Vitry (1160-1240) traverse l'Italie et constate, surpris, l'ampleur d'un ordre dont il ignorait probablement l'existence. En route vers Rome, il note dans une de ses lettres, à propos des Frères mineurs, que "le Seigneur pape et les cardinaux les tiennent en grande révérence."

 

Afficher l'image d'origine "Ceux-ci [les Frères mineurs] ne s'occupent nullement des affaires temporelles, mais, avec un désir fervent et et un zèle ardent, ils travaillent chaque jour à arracher aux vanités du monde les âmes en péril et à les condire avec eux. [...] Ils vivent selon la forme de l'Eglise primitive dont il est écrit 'à la multitude des croyants, il n'était qu'un coeur et qu'une âme'.

De nos jours, ils se rendent dans les cités et les villages en oeuvrant par l'action afin de gagner quelques-uns; la nuit, ils regagnent leur ermitage ou des lieux solitaires pour s'adonner à la contemplation.

[...] Grâce aux conseils d'hommes bons, ils font et promulguent leurs institutions saintes et confirmées par le seigneur pape. [...] Je suis persuadé que c'est pour faire honte aux prélats, qui sont comme des chiens muets, incapables d'aboyer, que le seigneur veut sauver de nombreuses âmes par de tels hommes simples et pauvres avant la fin du monde."

 

"Franciscains et Dominicains vivront des dons des fidèles, d'où leur appellation d'"ordres mendiants". [...] Ils remportent un succès particuliers dans les villes universitaires, dont ils attirent les étudiants, mais aussi des maîtres fameux." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 181.)

 

S. François en Orient

 

C'est en septembre 1219 que se situe la rencontre de S. François avec le sultan d'Egypte al-Malik al-Kâmil, neveu de Saladin. Tant d'amis avaient voulu l'accompagner qu'il fallut tirer au sort les douze qui seraient choisis : frère Illuminé d'Arce, frère Pierre de Catane, frère Léon, frère Elie, frère Césaire de Spire, en étaient, et frère Barbaro, l'un des premiers disciples. Ils font escale en Crète, à Chypre, puis à Saint Jean-d'Acre, d'où S. François s'empresse de rejoindre la cité de Damiette (en Egypte) pour évangéliser les infidèles (août 1219). Il en convertit un grand nombre, et en reçut même plusieurs dans son ordre.

 

S. François avait dans l'idée de voir le sultan se convertir vers la religion chrétienne, persuadé que la paix viendrait par la conversion et non par la guerre. Les Croisés tentèrent de l'en dissuader, lui décrivant la cruauté des infidèles. Al-Malik al-Kâmil aurait lui-même promis une pièce d'or à quiconque lui apporterait la tête d'un chrétien.

 

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S'étant adjoint pour compagnon frère "Illuminé" ou "Lumineux", il s'était mis en route traversant la mer et se retrouvant dans le pays du sultan. Quelques pas plus loin, ils tombaient dans les avant-postes des Sarrasins, et ceux-ci, plus rapides, se précipitèrent sur eux. Ils les accablèrent d'injures, les rouant de coups et les liant de chaînes. Selon le chroniqueur Jourdain de Giano (1195-1262), pendant le supplice, S. François criait de toutes ses forces le nom du sultan qui, ayant entendu cet appel, aurait demandé qu'on lui amène les prisonniers. À la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, les gardes d'Al-Malik al-Kâmil les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan: c'était ce qu'avait désiré François.

 

Selon S. Bonaventure (1217-1274), si le sultan veut interroger ces chrétiens, c'est parce qu'"une disposition de la divine Providence, conformément au désir de l'homme de Dieu", l'y incite.

 

Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir; François répondit :

 

"Je suis envoyé par Dieu pour dire au Sultan et à son peuple le chemin du salut et leur annoncer l'Evangile qui est la Vérité... Si vous voulez vous convertir au Christ, ton peuple et toi, c'est très volontiers que, pour son amour, je resterai parmi vous" (Saint Bonaventure, Legenda Minor, 9,8).

 

Le sultan accepta de l'écouter en présence de ses chefs religieux qu'il fit venir sous sa tente. Ceux-si déclarent : "Sire, tu es épée de la Loi et tu dois donc maintenir et garder la Loi. Nous te commandons par Dieu et par Mahomet qui nous donna la Loi, que tu leur fasses couper la tête, car nous n'écouterons pas ce qu'ils disent, et nous vous défendons d'écouter ce qu'ils disent". Le Sultan ne leur obéit pas, car, dit-il, ce serait mal récompenser ceux qui avaient mis leur vie en danger pour sauver son âme. Il leur proposa alors de rester auprès de lui et de leur donner "des terres et des possessions". Ils refusèrent. Il leur offrit "de l'or, de l'argent et des draps de soie en grande quantité". Ils ne voulurent qu'un peu de nourriture.

 

Puis François prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d'âme et une telle ferveur d'esprit qu'en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l'Évangile: "Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire". Le sultan commença par obliger les frères à marcher sur un tapis couvert de croix pour vérifier s'ils oseraient commettre un acte sacrilège en les piétinant. François déjoua le piège avec humour: "Ce n'est pas la croix du Christ que tu as posée là mais celles des deux brigands crucifiés à ses côtés!"

 

Nous ne saurons pas grand chose de cet échange sinon que François aurait parlé de la Trinité. Il aurait aussi proposé de se livrer à une ordalie : François et le théologien musulman se jetteraient dans le feu; celui qui sortirait indemne prouverait la supériorité de son Dieu :

 

"Ordonne que soit allumé un très grand feu, lui dit S. François, et moi, j'entrerai dans le feu avec tes prêtres pour que tu connaisses ainsi quelle est la foi la plus certaine et la plus saine"

 

Fakhr al Din al-Farisi, homme "reconnu et d'un grand âge", quitta aussitôt la tente. Le Sultan doutant que ses "prêtres" acceptent d'affronter le feu, le pari ne fut pas tenté. S. François proposa d'aller tout seul dans les flammes à condition que le Sultan lui promît de passer avec son peuple au christianisme s'il sortait indemne du brasier. Le Sultan refusa, craignant une sédition des siens. Témoin de cette ardeur et de ce courage, "le sultan écoutait François avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui" (Saint Bonaventure, Legenda Minor, 9,8). Il offrit de nombreux cadeaux à S. François, qui les rejeta "comme de la boue" : ce n'était pas des richesses du monde qu'il était avide, mais du salut des âmes. Le sultan n'en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d'ici-bas. Il aurait ordonné, selon Ange Clareno, que S. François et tous ses frères puissent accéder librement au Saint-Sépulcre "sans payer le moindre tribut". S. François n'avait pas besoin de cet encouragement pour le faire.

 

Le sultan renvoya François avec une grande courtoisie en lui demandant de prier pour que lui-même Malek el-Kamil découvre la vérité. Il revint sain et sauf dans le camp chrétien qui s'en étonna.

 

"Il semble, souligne Albert Jacquard (Le Souci des Pauvres, éd. Flammarion, 1996) que le sultan n'oublia pas le sourire de François, sa douceur dans l'expression d'une foi sans limite. Peut-être ce souvenir fut-il décisif lorsqu'il décida, dix années plus tard, alors qu'aucune force ne l'y contraignait, de rendre Jérusalem à l'empereur Frédéric II." (Traité de Jaffa, 1229)

 

La conversion du Sultan

 

Les Fioretti, recueil d'anecdotes, miracles et histoires merveilleuses de la vie de saint François, ajoutent cette anecdote relatant la conversion du Sultan :



"À la fin, saint François, voyant qu'il ne pourrait réaliser plus de fruits dans ces contrées, se décida, par révélation divine à retourner parmi les fidèles avec tous ces compagnons ; et les ayant réunis tous ensemble, il retourna près du Sultan et prit congé de lui. Alors le Sultan lui dit : 'Frère François, je me convertirai très volontiers à la foi du Christ, mais je crains de le faire maintenant ; car si les gens d'ici l'apprenaient ils me tueraient avec toi et tous tes compagnons ; et comme tu peux faire encore beaucoup de bien et que j'ai à achever certaines affaires de très grande importance, je ne veux pas causer maintenant ta mort et la mienne. Mais apprends-moi comment je pourrai me sauver, je suis prêt faire ce que tu m'imposeras.' Saint François dit alors : 'Seigneur, je vais maintenant vous quitter, mais après que je serai retourné dans mon pays et, par la grâce de Dieu, monté au ciel après ma mort, je t'enverrai, selon qu'il plaira à Dieu, deux de mes frères, de qui tu recevras le baptême du Christ ; et tu seras sauvé, comme me l'a révélé mon Seigneur Jésus-Christ. Et toi, en attendant, dégage-toi de tout empêchement, afin que quand viendra à toi la grâce de Dieu, elle te trouve disposé à la foi et à la dévotion.' Le Sultan promit de le faire et il le fit.

Après cela, saint François s'en retourna avec le vénérable collège de ses saints compagnons ; et quelques années plus tard saint François, par la mort corporelle, rendit son âme à Dieu. Et le Sultan, étant tombé malade, attendit la réalisation de la promesse de saint François et fit mettre des gardes à certains passages, ordonnant que si deux frères, portant l'habit de saint François, venaient à s'y montrer, on les lui amenait immédiatement. En ce même temps, saint François apparut à deux frères et leur commanda de se rendre sans retard près du Sultan et de lui procurer son salut, comme lui-même le lui avait promis. Ces frères se mirent immédiatement en route, et après avoir passé la mer ils furent par ces gardes menés près du Sultan. En les voyant, le Sultan eut une très grande joie et dit : 'Maintenant, je sais vraiment que Dieu m'a envoyé ses serviteurs pour mon salut, selon la promesse que, par révélation divine, m'a faite saint François.' Il reçut donc desdits frères l'enseignement de la foi du Christ et le saint baptême, et ainsi régénéré dans le Christ il mourut de cette maladie ; et son âme fut sauvée par les mérites et l'opération de saint François". (Fioretti, chapitre 24).

Le sultan mourut en 1238.

 

Dans la Règle présentée à Portioncule le 30 mai 1221, qui comporte 24 chapitres, S. François fournit des indications judicieuses quant à la manière dont les frères doivent agir chez les infidèles : ils ne doivent pas cacher qu'ils sont chrétiens; ne pas essayer de convertir ceux qui ne sont pas prêts à recevoir la parole des Evangiles; attendre un signe de Dieu pour prêcher.

 

Saint François finit cette Règle de 1221 dite non bullata par cette admonition : "Et de la part de Dieu tout-puissant et du seigneur pape, et par obéissance, moi, frère François, je prescris fermement et j'enjoins que personne ne retranche rien de ce qui est écrit dans cette vie ou que personne n'y ajoute aucun écrit et que les frères n'aient pas d'autre règle".

Saint François (XIXe), église Saint-Médard, Paris

Saint François (XIXe), église Saint-Médard, Paris

S. François, Patron des écologistes

 

"Le franciscanisme est une doctrine de réconciliation de la nature et de la grâce" (Ivan Gobry). Aussi S. François peut-il affirmer que "toute créature de Dieu est bonne, et il n'y a rien à rejeter de ce qui se prend avec actions de grâces; car tout est sanctifié par la parole divine et la prière". Nous sommes là aux antipodes du bouddhisme, du manichéisme et du jansénisme.

 

"Voici que je fais toutes choses nouvelles" (Ap 21:5). Dans le Christ, Dieu-Homme, la Création sensible est transfigurée, le monde est sanctifié, l'humanité est divinisée. C'est pourquoi l'Incarnation s'offre pour François comme le mystère-clé du christianisme.

 

Au terme de sa vie, S. François rédige ce qu'on appelle le "Cantique du frère Soleil" qui est l'aboutissement de ses enseignements sur le respect et l'amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l'environnement. C'est d'ailleurs pourquoi, en 1979, il est proclamé "patron des écologistes".

 

 

En 1221, S. François considère que "convertir le monde entier comme Dieu le veut" est une tâche plus importante que de laver les chancres des lépreux. Plus précisément, il acquiert la conviction que sa vraie mission, et celle des Frères, n'est pas de s'occuper de la chair qui souffre mais de secourir les âmes égarées.

 

C'est François d'Assise qui créa la première crèche que l'on retrouve souvent sous "l'arbre de Noël".

 

Nous sommes en 1223 et François se trouvait à Greccio, une ville de l'Italie. Il dit à l'un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne:

 

"Je veux faire mémoire de cet enfant qui est né à Bethléem et observer en détail, de mes yeux corporels, les désagréments de ses besoins d'enfant, comment il était couché dans une crèche et comment, à côté d'un boeuf et d'un âne, il a été posé sur le foin."

 

Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d'autel.

 

L'année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d'admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus. Et c'est pourquoi maintenant, nous avons partout des crèches à Noël.

 

L'amour du Christ et des mystères porta les Franciscains à la fréquentation des Lieux Saints, où ils s'établirent et dont ils devinrent les gardiens officiels, fournissant traditionnellement le Patriarche latin de Jérusalem. Ils y inaugurèrent le Chemin de Croix, pèlerinage avec stations sur les lieux mêmes où Jésus souffrit sa Passion; dès le XVe siècle, cet exercice est exécuté à domicile en s'attachant simplement par la pensée à l'itinéraire sacré.

 

 

En 1224, alors que S. François était en contemplation sur le mont Alverne en Toscane, le Christ lui apparut et lui imprima la stigmates de Sa Passion aux endroits du corps où Lui-même avait été blessé. Premier miracle de cette nature dans l'histoire chrétienne, la stigmatisation de S. François, bien qu'il la tînt secrète et qu'il n'en ait rien dit, fut rapidement connue du plus grand nombre et contribua à accroître sa réputation de sainteté. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 440.) S'étant livré à un jeûne de quarante jours en l'honneur de saint Michel archange, François reçut la stigmatisation le jour de l'Exaltation de la Sainte Croix : un séraphin, formant avec ses ailes l'image du crucifix, lui imprima, aux mains, aux pieds et au côté, les stigmates des plaies du Sauveur causées par les clous et la lance.

 

Deux ans après, étant très gravement malade, il se fit transporter à l'église du Portioncule (basilique Sainte-Martie des Anges), le lieu où, bien des années auparavant, il comprit qu'il devait vivre "selon le saint Évangile", et il mourut "en chantant", comme l'écrit son biographe, le samedi 3 octobre 1226. "Afin que là où il avait accueilli l'esprit de la grâce, là il rendit l'esprit de la vie." (Saint Bonaventure)

 

S. François demanda qu'on lui lise le 13e chapitre de l'Evangile de Jean : "Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père." Pendant ce temps, il récitait en boucle le psaume 142 (141) : "De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, de ma voix j'ai supplié le Seigneur. Je répands ma plainte devant lui. Je lui raconte ma détresse..." Et qui finit par une supplique : "Tire mon âme de sa prison, afin que je célèbre ton nom!"

 

"Il avait réussi à spiritualiser l'amour des hommes et du monde, et à humaniser l'amour de Dieu, accomplissant à merveille l'impossible gageure chrétienne d'aimer Dieu à travers les hommes." (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, ibid., p. 441.)

 

Le soir où S. François passa du monde au Christ, alors que c'était déjà le crépuscule de la nuit suivante, des alouettes, oiseaux amis de la lumière du midi et qui ont horreur des ténèbres du crépuscule, vinrent sur le toit de la maison et tournèrent longtemps en faisant un grand bruit : nous ignorons si elles montraient de la joie ou de la tristesse en chantant à leur façon. Elles faisaient résonner une jubilation éplorée et des pleurs jubilants, soit qu'elles plaignaient les fis devenus orphelins, soit qu'elles indiquaient que le père approche de la gloire éternelle. Les gardiens de la cité qui protégeaient le lieu par des veilles attentives, furent pleins de stupeur et invitèrent tous les autres à admirer l'évènement.

 

Les funérailles furent un nouveau triomphe. Le corps fut d'abord ramené à Assise. La procession passa par Saint-Damien où sainte Claire et ses soeurs vénérèrent en pleurant la sainte dépouille; puis on déposa celle-ci dans l'église Saint-Georges où François avait fait ses humanités. Dès lors, les miracles se multiplièrent à la sépulture.

 

François fut canonisé par Grégoire IX, en 1228. Son corps, que l'on avait caché, afin de mieux s'en assurer la possession, dans la crypte de l'église bâtie en son honneur en 1230, fut découvert en 1818. Pie XII le proclama patron de l’Italie.

Dans son Testament, S. François indique : "Personne ne me montrait ce que je devais faire, mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon la forme du Saint Évangile" (Thomas de CELANO, Vie du bienheureux François [Vita prima], in François d'Assise, Ecrits, vies, témoignages, éd. du VIIIe centenaire, éd. ibid., v. I, p. 589.) Il puisait directement dans l'Évangile une règle de vie. Ce rapport direct avec Dieu ne l'empêcha pas dans la nouvelle mouture de la Règle de 1221, qui compte 24 chapitres, de commencer par rappeler aux frères qu'ils étaient tenus à la plus grande révérence envers la sainte Eglise, le pape, les évêques et les prêtres. Et de leur léguer "trois paroles" dans son Testament : qu'ils s'aiment les uns les autres, qu'ils aiment et respectent "notre Dame sainte Pauvreté" et qu'ils se montrent toujours fidèles et respectueux de la Sainte Eglise.

 

Aujourd'hui, les Frères Mineurs se répartissent en trois branches : Franciscains, Capucins et Conventuels. À la fin de l'année 2009, les Franciscains étaient 14 525 dans le monde (dont 398 novices) présents dans 52 pays.

Crucifix de Saint-Damien, XIIe siècle, basilique Sainte-Claire, Assise (Italie). Selon Thomas de Celano (Vita Prima), c'est ce crucifix qui aurait parlé à François d'Assise et qui lui aurait dit : "Va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine !"

Crucifix de Saint-Damien, XIIe siècle, basilique Sainte-Claire, Assise (Italie). Selon Thomas de Celano (Vita Prima), c'est ce crucifix qui aurait parlé à François d'Assise et qui lui aurait dit : "Va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine !"

Postérité

 

Alexander of Hales Scholastic Innovator Quelques décades après la mort de S. François, les Franciscains ont envahi l'Université à Bologne, Oxford et Paris, surtout, et plus tard Cologne.

À partir de 1230, les œuvres d'Aristote, principales représentantes de la scolastique (philosophie développée et enseignée au "Moyen-Âge" dans les universités), sont traduites du grec en latin par le dominicain allemand Albert le Grand, véritable introducteur de la pensée du philosophe, et par Guillaume de Moerbeke, secrétaire de Thomas d'Aquin, et introduites dans les universités.

Le premier docteur franciscain, l'Anglais Alexandre de Halès (+1245), fondateur de l'école franciscaine, installera avec lui l'ordre de S. François dans une chaire de la Sorbonne; il sera surnommé le Docteur Irréfragable. Il pensera, d'ailleurs comme un peu plus tard S. Thomas (et c'est probablement à lui que Thomas faisait allusion), que le péché était la raison de l'Incarnation, mais il pensera aussi que l'Incarnation se serait produite en toutes hypothèses pour le seul achèvement et la beauté de l'Univers... Ce sera également la position d'Albert le Grand, évêque de Ratisbonne en Allemagne, le maître de Thomas.

Les disciples des fondateurs (scotistes franciscains et thomistes dominicains) exagéreront pourtant jusqu'à la caricature l'opinion respective d'Alexandre de Hales et de Thomas, alors que si Thomas donnera sa préférence au thème de l'Incarnation rédemptrice, il n'en restera pas à la seule libération du péché; comme l'explique le P. dominicain Jean-Pierre Torrell, dans une video, sur le "motif de l'Incarnation", "on ne tiendra pas suffisamment compte de la phrase 'la puissance de Dieu ne se limite pas à cela. Et même sans le péché, Dieu aurait pu s'incarner'"... Alexandre de Hales sera sinon l'auteur, du moins l'initiateur de la première Somme théologique. Un de ses élèves, S. Bonaventure (1217-1274), Maître régent de théologie de l'Université de Paris, sera surnommé le "second fondateur de l'ordre franciscain", et les élèves de S. Bonaventure défendront son esprit contre l'aristotélisme envahissant : Gauthier de BrugesJohn (ou Jean) PeckhamGuillaume de la Mare, et Mathieu (ou Matteo) d'Aquasparta.

S. Bonaventure donnera une valeur beaucoup plus cosmique et eschatologique, allant bien au-delà du seul intellect, à l'illumination de l'esprit par Dieu.

 

Les Anglais Robert Grossetête (1175-1253), à Lincoln, et Roger Bacon, à Oxford, surnommé Doctor mirabilis ("Docteur admirable") en raison de sa science prodigieuse, davantage portés vers l'expérience que vers la spéculation pure avaient identifié quelques erreurs commises par Aristote à propos des phénomènes naturels; ce qui ne les empêcha nullement de reconnaître l'importance de la philosophie d'Aristote.

 

Cependant, au XIIIe siècle, le grand docteur de l'Ordre franciscain sera Jean Duns Scot (1266-1308), professeur à Oxford, Paris et Cologne. Connu pour son angélologie, fierté de l'ordre franciscain, dans la lignée d'Augustin et Bonaventure, il mettra l'accent sur la volonté personnelle et la charité plutôt que sur l'intellectualisme (c'est-à-dire une vision métaphysique qui parce qu'elle exalte l'intellect humain, se voit souvent marquée par une pensée de la nécessité, de l'émanation, de la généralisation, voire du destin); et il s'attachera surtout à S. Augustin, dans l'esprit et dans le détail, tout en donnant aux problèmes théologiques des solutions plus nettes. La virtuosité de son argumentation, mais surtout la profondeur de ses raisonnements lui consacreront le surnom de Docteur subtil.

Opposé à S. Thomas et à l'école thomiste quant au rôle de la liberté et de la grâce, il n'en sera pas pour cela le maître de Guillaume d'Ockham et du nominalisme. Le scotisme, comme doctrine qui se caractérise par "le formalisme métaphysique, l'univocité de l'être, l'intuitionnisme et le volontarisme" (Etienne GILSON, L'Esprit de la philosophie médiévale, Paris, Vrin, 1960), bien qu'ayant influencé Ockham, s'opposera à son nominalisme comme doctrine qui nie la réalité des entités abstraites et n'attribue pas d’universalité aux catégories transcendantes, mais simplement à ce qui est construit par l'observateur. Chez Duns Scot, l'univocité de l'être implique que tous les êtres sont dits "être" dans un même sens, et sont singuliers de par leur eccéité (essence particulière d'une chose qui permet de la distinguer de toutes les autres). Thomistes et scotistes s'accorderont ainsi pour lutter ensemble contre le nominalisme de Guillaume d'Ockham qui poussera à l'extrême certaines des idées de Duns Scot (volontarisme et constructivisme) et aboutira à une sorte d'"empirisme anarchique" (DANIEL-ROPS) .

La métaphysique du mal d'Augustin est passée tout entière, à peu près telle quelle, dans le thomisme et le scotisme. (E. GILSON, Espr. philos. médiév., 1931, p. 119).

Dialecticien autant que S. Thomas, partisan autant que lui de la méthode critique, Duns Scot ne part pas des mêmes principes que lui et n'aboutit pas aux mêmes conclusions. Pour lui, dans l'homme la volonté prime l'intelligence - d'où le terme de volontarisme dont on qualifie souvent sa doctrine - il ne suffit pas d'avoir démontré la vérité pour que tout se soumette à sa loi. Duns Scot insiste sur le caractère actif de l'âme, sur la liberté dont il défend le principe même dans le domaine spirituel. Est-il si sûr qu'on puisse en parlant du réel, comprendre vraiment et connaître qu'il y ait, dans la Création, des lois fixes que la raison peut repérer et analyser ? Le liberté de la toute-puissance divine ne s'oppose-t-elle pas à une telle fixité ? Que la science ait son domaine, oui, mais hors de son domaine, que vaut-elle ? Ainsi, plus fortement même que S. Bonaventure, Duns Scot apportait-il de l'eau au courant mystique au détriment du courant rationnel.

Duns Scot ne s'oppose pas systématiquement à Thomas, mais plutôt aux thomistes de son temps, et surtout au séculier Henri de Gand, non pas comme une opposition frontale, mais par une démarche différente. Le scotisme donne une priorité à la volonté, devant les autres facultés, comme l'intelligence (Père Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 124-126), ou la charité. Il donne une priorité à la volonté devant les autres facultés comme l'intelligence ou la charité. 

Image illustrative de l'article Gilles de Rome Le cistercien Humbert de Brouilly, le carme Gérard de Bologne, et surtout l'augustin Gilles de Rome (1247-1316) qui le premier, montrera que S. Augustin et S. Thomas n'étaient pas inconciliables, mais qu'ils se complétaient. L'action, selon Gille de Rome, est impuissante sans la charité, et la contemplation sans la grâce. Les deux démarches mystique et rationaliste ne sont pas contradictoires, mais complémentaires.

Contre saint Thomas, Scot pense que le péché de Lucifer n'a pas été l'orgueil. C'est une forme d'envie qui l'a fait pécher. Satan a pu désirer égaler Dieu d'un désir de concupiscence, autant que sa volonté l'a pu. Il n'a pas cherché à devenir l'égal de Dieu, ce qui est impossible, mais l'a parfaitement voulu. (Père Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 125.)

 

Christ-Roi (Fête) Ce qui est le plus remarquable dans la théologie scotiste, c'est la place suréminente qu'elle reconnaîtra au Christ dans l'oeuvre de la Création et de la Rédemption: celui que St Jean dans l'Apocalypse appelle "l'Alpha et l'Oméga, le Principe et la Fin", est la cause, le chef et l'achèvement de toute la Création spirituelle et sensible. La fête du Christ-Roi sera la conséquence liturgique de cette conception. D'une telle dignité, la Mère du Christ est la première bénéficiaire: de là, l'affirmation de l'Immaculée-Conception de la Vierge, reprise des Pères, que le "Docteur marial" (un autre titre qu'on donna à Duns Scot) défendit contre toute l'Université, et qu'il fit triompher.

 

Le scotisme sera critiqué à la "Renaissance" par Érasme et Rabelais, qui joueront sur le double sens du qualificatif de "subtil" (synonyme de "fin, recherché", mais aussi d'"inutilement sophistiqué, obscur") attaché à Duns Scot pour railler l'excès de subtilité des scotistes. Il sera soutenu jusqu'au XVIIe siècle, en la personne de Bartolomeo Mastri. Jean Duns Scot sera béatifié par S. Jean-Paul II en 1993. Il est fêté le 8 novembre.

 

"L'Inquisition, avec ses procédures juridiques rédigées en lieu et place d'une justice seigneuriale coutumière, orale, est aussi fille de l'Université. Dominicains et Franciscains y apportent des procédures écrites et un rituel de l'interrogatoire, de la confrontation et de l'aveu qui ne vont pas tarder à se verser à la justice d'État : on en retrouvera la trace dans les procédures suivies encore aujourd'hui par les juges d'instruction français." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 182.)

 

"Quand je connaîtrais tous les mystères, enseigne l'Apôtre, que je posséderais toute science, ...si je n'ai pas la charité, je ne suis rien!" (1 Co. 13:2) S. François consacre à cette parole une admonition, et une autre à celle-ci : "Le lettre tue, l'esprit vivifie" (2 Co. 3:6). À choisir entre la science et la charité, le choix est vite fait. Mais il arrive heureusement que les deux soient compatibles, et les faits l'ont prouvé dans la personne de nombreux saints franciscains. (Ivan Gobry)

Sources: (1) L'Evangile au quotidien; (2) Franciscain.org ; (3) Chiesa ; (4) Egliseinfo.catholique ; (5) Eleves.ens.fr : S. François et le Sultan, les Fioretti ; (6) Les saints Franciscains

Mgr Paul GUERIN, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 617-620

Ivan GOBRY, Saint-François d'Assise et l'esprit franciscain, Maîtres spirituels aux Editions du Seuil, 1957, p. 68-69; 77; 79;111

Stan ROUGIER, Saint François d'Assise ou la Puissance de l'amour, Albin Michel, Saint-Amand-Montrond 2009, p. 136-137

Virgil TANASE, Saint François d'Assise, Gallimard Folio Biographies, Malesherbes 2015

DANIEL-ROPS, L'Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV, sous la direction de Jean DUMONT, Editions Bernard Grasset 1962-1965, p. 300-301.

 

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 19:53
Mgr Vigano : Communiqué de presse sur la récente imposition de la vaccination obligatoire dans certains diocèses américains

Source: Nouvelles de Coalition pour les prêtres persécutés

 

Traduction Blog Christroi

Nous avons tous appris que dans certains diocèses des États-Unis d'Amérique, et en particulier dans l'archidiocèse de Chicago, l'Autorité ecclésiastique impose à ses clercs et à ses employés fidèles de se faire vacciner comme condition pour assister aux célébrations, aux activités liturgiques et pastorales et même pour le simple fait d'être prêtres avec un ministère. Des mesures despotiques similaires sont également imposées en Italie et dans d'autres pays.  

 

Les prêtres qui ne se conformeront pas aux dispositions de l'Ordonnance seront privés de leurs facultés sacerdotales et de leurs moyens de subsistance. Par conséquent, de nombreuses églises seront fermées, avec un préjudice très grave pour le salus animarum, en raison du manque de clercs pouvant remplacer ceux qui ne seront pas injectés avec le sérum génétique expérimental. D'après ce que l'on sait, il n'y a pas peu de pasteurs des âmes qui s'opposeront, comme c'est leur plein droit en tant que citoyens américains et catholiques, à un refus clair des dispositions sacrilèges et illégitimes, qui sont nulles et qui exposent les intéressés à des effets secondaires concrets, dangereux et immédiats, y compris le risque de mort. Sans parler des implications morales de l'acceptation de l'inoculation d'un médicament pour la production duquel sont utilisées des lignées de cellules fœtales provenant d'avortements.  

 

La soumission de la Hiérarchie bergoglienne à la farce de la pandémie et l'imposition de la soi-disant vaccination a transformé les ministres de Dieu en gourous de la pandémie, les évêques en vendeurs de sérum expérimental et le corps ecclésial tout entier en victime de l'expérimentation de masse. Cela constitue une trahison sans précédent de la mission divine de l'Église du Christ, du pouvoir des pasteurs et du mandat des prêtres, dans un processus de remplacement de la religion révélée par un culte pseudo-scientifique qui confine à l'idolâtrie. Si ces abus sont déjà graves s'ils proviennent de l'autorité civile - dont la corruption et les conflits d'intérêts sont désormais universellement connus et dénoncés - plus grave encore est la coopération à ce crime mondial de l'autorité ecclésiastique.  

 

Face à de telles violations du droit, il est nécessaire de dénoncer sans hésitation la complicité délibérée de la Hiérarchie dans le plan diabolique mondialiste du Great Reset, et de résister fermement et courageusement à cette oppression ratifiée par le Saint-Siège.  

 

Je renouvelle avec force l'appel que j'ai lancé lors de la récente manifestation tenue à Dubuque (Iowa) en faveur de la Coalition pour les prêtres persécutés, invitant les laïcs à soutenir leurs prêtres par des initiatives coordonnées. Il est nécessaire de créer une Fondation internationale qui recueille les dons et les contributions des fidèles, en les détournant des paroisses et des diocèses qui sont de connivence avec l'actuel régime bergoglien. Lorsque les évêques se trouveront impactés dans le compte bancaire, ils seront probablement incités à modérer leur travail d'ostracisme des bons prêtres. Des initiatives telles que la Coalition pour les prêtres persécutés et d'autres projets similaires sont un besoin urgent en cette heure de persécution. Chacun d'entre nous, selon ses moyens, pourra apporter une contribution concrète - pas nécessairement uniquement financière - ne serait-ce qu'en attribuant nos offres à ceux qui les méritent et non à ceux qui les utilisent pour harceler les bons clercs.  

 

Les fidèles catholiques ouvrent leurs maisons aux prêtres persécutés par la tyrannie des évêques alliés au mondialisme, en les rendant disponibles pour la célébration du Saint Sacrifice de la Messe. Réunies autour de ces autels domestiques, les communautés réfractaires pourront ainsi continuer à rendre le culte dû à la Sainte Trinité et bénéficier de l'assistance spirituelle de leurs ministres. Et que la charité fraternelle, nourrie par le partage de l'unique foi et de la prière, marque le début d'une renaissance de la Sainte Eglise, aujourd'hui obscurcie par les mercenaires et les traîtres.

 

+ Carlo Maria Viganò, Archbishop

ancien Nonce Apostolique aux Etats-Unis

 

3 octobre 2021

XIXe Dimanche après la Pentecôte

 

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 15:40

01/10/2021 / Par Cassie B.

Vaccines News

Un éminent médecin et chercheur demande que les vaccins COVID-19 soient retirés du marché

Un éminent chercheur et médecin a récemment fait une présentation de 90 minutes expliquant pourquoi les vaccins expérimentaux COVID-19 devraient être retirés du marché.

 

Le Dr Peter McCullough a déclaré, entre autres préoccupations, que la plupart des décès attribués au COVID-19 peuvent être évités grâce à des traitements précoces qui ont jusqu'à présent été supprimés par les décideurs.

 

Le Dr McCullough est rédacteur en chef de deux revues médicales en plus de travailler comme cardiologue, interniste et épidémiologiste. Il a dirigé les comités de surveillance de la sécurité de plusieurs grands essais de médicaments et est également président de la Cardio Renal Society of America et rédacteur en chef adjoint de l' American Journal of Cardiology. Il a auparavant été professeur de médecine à la Baylor University School of Medicine . Avec plus de 600 publications évaluées par des pairs à son actif, y compris des revues de premier plan comme le Journal of the American Medical Association , The Lancet et le New England Journal of Medicine , il est sûr de dire que sa conclusion mérite un examen plus approfondi.

 

En novembre dernier, le Dr McCullough a témoigné devant le Sénat américain contre ce qu'il a qualifié de politisation des soins de santé pendant la pandémie de COVID par le gouvernement fédéral en bloquant la disponibilité de traitements efficaces et bon marché tels que l'ivermectine et l'hydroxychloroquine.

 

Une diapositive de sa présentation du 20 août disait : "Les vaccins génétiques COVID-19 ont un profil d'innocuité défavorable et ne sont pas cliniquement efficaces, ils ne peuvent donc pas être généralement pris en charge dans la pratique clinique pour le moment."

 

L'une des plus grandes erreurs médicales de l'histoire

McCullough a déclaré dans un podcast récent qu'il pensait que le programme de vaccination de masse forcée en Amérique finirait par être considéré comme l'une des plus grandes erreurs médicales de l'histoire. "Les Américains vont faire les frais de ce qui sera invariablement un programme de vaccination de masse raté qui deviendra l'un des plus meurtriers, l'un des plus préjudiciables et des plus coûteux de l'histoire de l'humanité."

 

Il a déclaré qu'un examen des données du système américain de déclaration des événements indésirables des vaccins, ainsi que des données de la Grande-Bretagne et d'Israël, où les cas de COVID ont augmenté parmi les personnes vaccinées, l'avait laissé "profondément inquiet" pour l'avenir de l'Amérique.

 

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont annoncé qu'ils avaient cessé de suivre les cas de COVID-19 parmi les personnes vaccinées qui n'ont entraîné ni hospitalisation ni décès. Ils fonctionnent désormais en supposant que les nouveaux cas de virus se trouvent parmi des personnes non vaccinées, sauf indication contraire, ce qui est un moyen utile de fausser les chiffres pour donner l'impression que les personnes non vaccinées propagent la maladie.

 

Le Dr McCullough a appelé le CDC pour cette tromperie, déclarant: "Ce programme intentionnel de désinformation et de propagande a été utilisé pour provoquer une incroyable fureur de mandats de vaccination" pour les agences gouvernementales, les écoles et les collèges malgré l'absence d'épidémies majeures dans bon nombre de ces endroits .

 

Israël a été l'une des premières nations à vacciner en masse sa population grâce à un accord avec le fabricant de vaccins Pfizer, qui a fourni le vaccin en échange de données de santé publique, ce qui équivaut à une expérience sur son peuple. Bien que 80% des adultes israéliens soient complètement vaccinés, les cas de COVID-19 et les hospitalisations graves ont été multipliés par 20 dans le pays depuis début juillet.

 

Pendant ce temps, au Royaume-Uni, où environ 76% de la population adulte est désormais entièrement vaccinée, le nombre de patients COVID hospitalisés a été multiplié par sept depuis début juin. Dans un rapport britannique sur les "variantes préoccupantes", 54% des décès dus au COVID concernaient des individus entièrement vaccinés, et 12% supplémentaires étaient notés chez des personnes qui avaient reçu leur première dose.

 

McCullough a déclaré que ces données illustrent que "les vaccins échouent". Lorsque l'on considère également le fait que les personnes vaccinées sont capables d'acquérir et de se transmettre le virus , les arguments en faveur de l'obtention du vaccin sont encore plus affaiblis.

 

Il a ajouté : "Il est clair que nous ne pouvons pas nous en sortir par la vaccination."

 

Les sources de cet article incluent :

 

WND.com

 

NaturalNews.com

 

Vaccines News

Source image : https://twitter.com/Flobga/status/1444575649243488258?s=20

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 13:15
Le Dr Benoit Ochs s'inquiète : "On a des D-dimères très élevés, les médecins de labo disent 'on sait que c'est le vaccin, on a jamais vu ça avant'. Pourquoi personne n'en parle ?"

''Dans mon cabinet médical - c'est mon expérience à moi -, la plupart des personnes qui viennent dans les suites du vaccin, dans mon cabinet, présentent des fatigues très importantes.

"Une jeune fille de 32 ans, après son vaccin, me disait qu'elle était très fatiguée. Donc je fais des analyses de sang systématiquement, et je vois régulièrement des D-dimères très élevés. Il faut faire les D-dimères chez toutes les personnes qui sont vaccinées. Les D-dimères sont normalement un facteur pour rechercher une thrombose, une phlébite, une embolie pulmonaire. Moi, avant le vaccin, je n'avais jamais vu des D-dimères supérieures à 2500, et c'était déjà catastrophique, on avait déjà une grosse suspicion de thrombose avec des D-dimères à 2500. La limite est à 500 microgrammes par litre, normalement; et à 2500 on est à cinq fois plus élevé. La jeune fille que j'ai vue là il y a trois semaines, de 32 ans, elle était avec 5000 de D-dimères et avec une CRP (protéine C-réactive) à 50, qui est là aussi dix fois plus élevée. (Le taux normal de la CRP doit être inférieur à 6 mg/L. Ndlr) Donc les D-dimères dix fois plus élevées et CRP dix fois plus élevée. Elle a un tableau d'embolie pulmonaire associé à une pneumonie et pourtant elle était bien, elle était juste 'fatiguée'. Elle venait de faire le deuxième vaccin.

"Les médecins de laboratoire disent maintenant 'on sait que c'est le vaccin qui donne cela, on n'a jamais vu ça avant'. Pourquoi personne n'en parle ?

"Là on voit juste des personnes qui sont fatiguées, mais qu'est-ce que cela va donner à l'avenir ?''

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 12:19
"Combien messieurs Macron et Véran ont-ils tué de gens dans les 28 jours qui ont suivi le vaccin ?" (Charles Gave). Décès Covid avant et après vaccination pays par pays. Choquant! (Chiffres John Hopkins University)

Mi septembre, Charles Gave posait cette question importante : "Il y a une statistique qui est introuvable - je vous demande de la trouver si vous le pouvez -, c'est la statistique des gens qui sont morts dans les 28 jours qui ont suivi le vaccin. Parce que je suis bien certain qu'elle existe et qu'elle ne doit pas être bien difficile à faire : on prend la date de la vaccination et la date de la mort et on voit. Mais quand on demande cette statistique aux services publics, on nous dit que non, on ne l'a pas. Pourtant c'est une statistique intéressante; c'est de savoir combien de gens ont été tués par le vaccin, s'il y en a eu. J'aimerais savoir s'il y a eu des gens qui ont été tués par le vaccin. [...] Moi personnellement j'en connais deux qui sont morts dans les 48 heures. Aux Etats-Unis, ceux qui sont le plus violemment contre les vaccins c'est les gars qui ont des doctorats. [...]

Ce sera un des grands débats dans les années qui viennent de savoir combien messieurs Macron et Véran ont-ils tué de gens ? Pourquoi le gouvernement refuse de publier la statistique des gens décédés dans les 28 jours de leur vaccination?" 

 

En prenant les chiffres de l'Université John Hopkins, une petite video montre la courbe des décès avant (en bleu) et après injection (en rouge), pays par pays. Choquant :

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