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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 06:00
L'IA confirme l'existence d'un ''appareil organisé'', ''non spontané'' dans les journées dites "révolutionnaires" de 1789 et le génocide en Vendée

À la question sur x : ''un homme en armes = 3 500 kcal/jour. Applique-la aux sans-culottes des massacres de Septembre et aux colonnes de Turreau. Combien de pain, viande, vin fallait-il acheminer chaque jour ? Dans un pays en disette. Qui a organisé ça ?''

 

Grok répond :

 

''Pour ~200 septembriseurs actifs : 150 kg pain, 50 kg viande, 50 L vin par jour.

 

Pour ~20 000 hommes des colonnes (Haxo + Turreau) : 15 t pain, 5 t viande, 5 000 L vin par jour.

 

Rations type 750 g / 250 g / 25 cl. Pays en disette : réquisitions forcées. Organisé par la Commune et les sections pour septembre ; par le Comité de Salut public et la Convention (décrets d’extermination) pour Turreau.''

 

À la question ''15 tonnes de pain + 5 tonnes de viande + 5 000 L de vin par jour pour les colonnes.

Dans un pays en disette. Qui gérait les réquisitions, les convois, les stocks ? Combien d’hommes derrière la logistique pure ? Spontané ou appareil ?''

 

Grok répond :

 

''Les réquisitions, convois et stocks relevaient du commandement de Turreau, des représentants en mission, de l’ordonnateur Rabel et de la commission civile-administrative de Nantes, sous l’égide du Comité de Salut public. Les vivres saisis alimentaient les magasins de l’armée. La logistique pure reposait surtout sur les troupes elles-mêmes via réquisitions locales, plus quelques centaines de voituriers et agents civils. Pas d’effectif dédié massif connu. Appareil organisé par décrets de la Convention, non spontané.''

 

À la question ''Appareil organisé par décrets, non spontané. Merci. Donc les 15 tonnes de pain quotidiennes et les massacres systématiques sont le fruit d’une décision politique centrale, pas d’une colère populaire. Correct ?''

 

Grok répond :

 

''Oui, correct.

Les décrets de la Convention (1er août et 1er octobre 1793) et les instructions du Comité de Salut public ont ordonné l’anéantissement de la Vendée et l’extermination des « brigands ».

Les réquisitions pour les 15 t de pain quotidiennes, comme les massacres des colonnes, découlaient de cette politique centrale, pas d’une colère populaire spontanée.''

 

À la question 'Cette chaîne (décrets → Comité → représentants en mission → logistique massive) correspond-elle davantage à une jacquerie populaire ou aux 'sociétés de pensée' décrites par Augustin Cochin ?"

 

Grok répond :

 

''Davantage aux sociétés de pensée de Cochin. Cette chaîne (décrets de la Convention, Comité de Salut public, représentants en mission, logistique et colonnes) est le produit de la machine jacobine centralisée issue de ces sociétés, qui fabriquent une opinion artificielle et imposent une volonté organisée. Pas une jacquerie populaire spontanée.''

 

Question : "Donc la machine qui a ordonné l’anéantissement de la Vendée et organisé sa logistique est issue des sociétés de pensée décrites par Cochin. Ce modèle s’applique-t-il aussi à la prise de la Bastille, au 10 août et aux massacres de Septembre ?"

 

Grok : "Oui. Selon Cochin, le modèle s’applique dès 1789. Sociétés de pensée et clubs fabriquent l’opinion artificielle et organisent les journées :

>Bastille,

>10 août et Septembre ne sont pas des jacqueries spontanées, mais l’œuvre de la machine (sections, clubs) qui impose une volonté socialisée. Le "peuple" des massacres est une fiction ; c’est la petite nation jacobine qui agit.

 

Question : "Si la Bastille, le 10 août, les événements de Septembre et de Vendée sont l’œuvre de la 'petite nation jacobine' issue des sociétés de pensée, quelle était leur composition dominante à Paris (1789-92) ? Clubs, cercles, loges ? Quelle part des francs-maçons ?"

 

Grok : "À Paris 1789-92, la petite nation jacobine s’organise surtout dans les clubs (Jacobins, ~1000-1500 membres, cotisation 24 livres), issus des sociétés de pensée : cercles de lecture, académies et loges. Dominant : élite du Tiers (avocats, négociants, médecins, rentiers). Francs-maçons surreprésentés (17-23 % des députés, présents dans les clubs) mais minoritaires ; ..."

 

Question : "17-23 % de francs-maçons parmi les députés alors qu’ils sont une fraction infime de la population. Tu appelles ça « minoritaire » ou surreprésentation massive dans la machine qui a pris le pouvoir ?"

 

Grok : "Les deux. Surreprésentation massive face aux ~0,1 % de la pop. (20-40k frères pour 28 M d’hab.), via l’élite cultivée. Mais minoritaires dans l’Assemblée (≤23 %), divisés (moitié pro-Révolution seulement) et sans bloc uni. Les loges s’effacent devant les clubs."

 

Question : "Fais une estimation bayésienne simple. Hypothèse nulle : présence purement aléatoire. Données : \~0,1 % de francs-maçons dans la population vs 17-23 % des députés. Quelle est la probabilité d’obtenir une telle surreprésentation par hasard seul? Ordre de grandeur."

 

Grok : "Sous H0 binomiale (n≈1150 députés, p=0,001), l’espérance est ≈1,15. Observer 17-23 % (≈200-260) représente un écart de ~180 σ. Via grande déviation (KL≈0,88), la proba est de l’ordre de 10^{-400}. Pratiquement nulle."

 

Question : "Probabilité sous hypothèse nulle : \~10^{-400}. Donc la surreprésentation n’est pas du hasard. Il y a eu un mécanisme de sélection ou de réseau extrêmement puissant. Correct ?"

 

Grok : "Oui. Sous ces hypothèses, 10^{-400} exclut le hasard. La surreprésentation (17-23 % vs ~0,1 %) implique des facteurs structurants : réseaux de sociabilité des loges et sélection sociale des élites plus aptes à l’élection."

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 22:20

Il est contre le voile islamique et fait le parallèle avec la culture bretonne (coiffes bretonnes) ? Un député RN mytho Jean-Philippe Tanguy déclare sur BFMTV que (autrefois) "l'esprit était le même, à savoir que le corps de la femme était déjà impudique et il fallait le cacher." (sic)

 

 

 

Or, "il n'a jamais existé de norme sociale ni juridique en France imposant aux femmes de cacher leur visage.

 

La coiffe bretonne (ou alsacienne) indiquait le statut marital, la classe sociale ou la région d'origine. Être "en cheveux", sans rien sur la tête, était perçu comme un signe de pauvreté pour une femme mariée.

 

Du Moyen Âge jusqu'au début du XXème siècle, la quasi-totalité des femmes et des hommes français portaient un couvre-chef en extérieur : coiffes, béguins, voiles, fichus ou chapeaux, cela n'a jamais marqué un signe d'infériorité des femmes.

 

[...] Dans la tradition chrétienne occidentale, la pudeur s'applique aux deux sexes après la chute (Adam et Ève découvrant leur nudité). Le corps féminin n'est pas le seul à devoir être couvert : l'homme doit également respecter les règles de la décence (torse couvert, jambes couvertes...

 

L'histoire du costume français de la Renaissance au XIXème siècle témoigne que la mode féminine a très souvent mis en valeur les formes, le cou, les épaules et la poitrine (corsets, décolletés généreux à la cour comme chez le peuple). Cette visibilité du corps s'oppose directement à une doctrine de dissimulation du corps pour des raisons "d'impudeur".

 

La contrainte vestimentaire en France était essentiellement une marque de rang social et de convenance de classe.

 

Pour sortir des élucubrations de Tanguy, je renvoie au magnifique "Histoire des françaises" d'Alain Decaux et évidemment à Philippe Ariès. Ben Kaplan sur x

 

 

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 10:25

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient.

Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire, Commission théologique internationale, 21 août 2026, §52

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient

La Commission Théologique Internationale (CTI) conseille l’Église sur les questions théologiques. Ses documents ne sont PAS des définitions doctrinales infaillibles en eux-mêmes. Donc la critique est tout à fait légitime. Mais une critique faite ces jours-ci ne représente pas fidèlement le texte.

 

Un nouveau document intitulé "Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire", publié le 21 août, a été critiqué le 5 septembre ("The Remnant"; info reprise telle quelle par "Sign of the cross" sur x le 8 septembre, "LifeSite") comme favorisant le panenthéisme, du grec Grec πᾶν pân, "tout" ; ἐν, en, "dans" ; et θεός theós, "Dieu" ; "tout est en Dieu", idée que la création existe "en Dieu" et est donc également divine, et tendant donc à dire que la Création est divine. Ce qui est une hérésie qui brouille la distinction essentielle entre Créateur et création (dualisme chrétien de l'être métaphysique). Si cette critique était pertinente, le nouveau document romain remettrait en cause la doctrine catholique sur la Création, le péché originel, la Rédemption et de la nécessité de la Croix du Christ. Or il n'en est rien.

 

"La CTI affirme explicitement que la création est 'véritablement distincte' de Dieu (§52) ET NON divine ; et elle affirme explicitement que ''le péché originel a introduit un profond désordre" (§26). La rédemption ? Dieu l’a déjà accomplie "une fois pour toutes" en Christ mort et ressuscité (§148). Ceci N’EST PAS un rejet de la doctrine traditionnelle. Vatican I sous Pie IX a enseigné que Dieu est "réellement et essentiellement distinct du monde".

 

De même le paragraphe 101 précise: [Le danger de l’absolutisation de la nature]. Une juste compréhension du rapport entre l’être humain et l’environnement n’absolutise pas la nature en la considérant plus importante que la personne humaine. Si le Magistère de l’Église rejette avec raison les visions inspirées par l’écocentrisme et le biocentrisme, c’est parce qu’elles occultent la différence d’identité et de valeur entre la personne humaine, interlocutrice directe de Dieu, et les autres êtres vivants (cf. n° 68). Ceci ouvre la voie à une nouvelle forme de panthéisme teintée de néo-paganisme, qui voit dans la nature le principe originel et ultime de la vie, y compris pour l’être humain." (Fin de citation)

 

"Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient" (§ 52). Cela s'inscrit dans une vision trinitaire de la création (chapitre I) : la création porte l'empreinte de la Trinité, est distincte (pas d'identification panthéiste), autonome de façon relative, et pourtant continuellement soutenue par Dieu (création continue, creatio continua, vision pleinement conforme à la Tradition signifiant que Dieu ne se contente pas d'avoir posé le monde dans l'être une fois pour toutes, pour ensuite s'en retirer : il le maintient continuellement dans l'existence, être qui dépend totalement de l'action créatrice divine. Si Dieu cessait de soutenir, la Création cesserait purement et simplement d'être...) Cela évite le déisme (thèse du "Dieu horloger" qui donne l'impulsion initiale puis se retire et se désintéresse, Dieu distant, lointain, inconnaissable après un premier acte) et fonde la responsabilité humaine de "prendre soin de la maison commune", sans confusion ni exploitation prédatrice (tyrannie).

La creatio continua n'est pas la conception évolutionniste. L'évolution (au sens scientifique) concerne les causes secondes, les processus naturels par lesquels, à l'intérieur de la création déjà existante, des formes de vie se transformerait au fil du temps. La creatio continua, elle, concerne la cause première: le fait métaphysique que tout ce qui existe (y compris les processus évolutifs s'ils ont lieu) ne subsiste qu'en tant qu'il est constamment "tenu" dans l'être par Dieu.

Cette doctrine est classique :

>St Thomas d'Aquin (Somme théologique I, q. 104): la conservation des choses dans l'être est comme une continuation de l'acte créateur. Dieu est cause de l'être non seulement au début, mais à chaque instant.

>Catéchisme de l'Eglise catholique n. 301 : "Avec la création, Dieu n'abandonne pas sa créature à elle-même. Il ne lui donne pas seulement d'être et d'exister, Il la maintient à chaque instant dans l'être, lui donne d'agir et la porte à son terme."

>elle sert précisément à écarter le déisme et le panthéisme.

 

À l'aune du texte réel du document romain et de la doctrine traditionnelle, dont la creatio continua, la lecture qui en est faite par "The Remnant", puis "LifeSite" est largement inexacte, sélective et rhétoriquement forcée.

 

Voici les principaux points:

 

1-Sur l'"évolution" et Teilhard

L'article extrait un passage (n.46-47 du document). Au paragraphe 107, on lit : "l’être humain offre la création à Dieu dans le Christ et, en échange, implore sa bénédiction pour toutes choses. Le Christ est ainsi l’axe de la maturation du monde." La note 184, à la fin de ce texte, révèle la clé d’interprétation de ces mots : "Dans cette perspective, la contribution du Père Teilhard de Chardin est à saluer ; cf. Paul VI, Discours dans une importante usine chimico-pharmaceutique (24 février 1966) : Insegnamenti 4 (1966), 992-993 ; Jean-Paul II, Lettre au Père George V. Coyne, directeur de l'Observatoire du Vatican (1er juin 1988) : Insegnamenti 5/2 (2009), 60 ; Benoît XVI, Homélie pour la célébration des vêpres dans la cathédrale d'Aoste (24 juillet 2009) : L'Osservatore Romano , 31 juillet 2009, p. 3 et suiv." La CTI constate à partir des données scientifiques, que deux traits de la réalité cosmique sont "indiscutables" : son évolution holistique ouverte sur le futur, et le fait que l'espace et le temps participent à cette histoire évolutive. Elle propose ensuite qu'une ontologie relationnelle constitue un modèle adéquat pour une réalité  essentiellement évolutive avec une "analogie intéressante" avec l'empreinte trinitaire de la création, et invite philosophes et théologiens à en tirer les conséquences possibles.

Cela n'équivaut pas à :

>fonder toute une théologie sur une "compréhension essentiellement évolutive" de la réalité comme principe premier;

>adopter la cosmologie de Teilhard (Point Omega, Christ comme personnification d'une conscience collective cosmique, matière et esprit comme dimensions d'un même processus divinisé, création comme processus ouvert auquel l'humanité participerait de manière quasi rédemptrice...)

 

Le document distingue soigneusement les niveaux (science, philosophie, théologie), rappelle que la création n'est pas à identifier au Big Bang ou à un modèle cosmologique particulier, et s'en tient à la dépendance ontologique permanente (creatio continua traditionnelle : Dieu soutient à chaque instant). Il ne cite ni ne valorise les thèses spécifiques de Teilhard qui ont valu le monitum de 1962. Lier purement et simplement "évolution cosmique spécifique + ontologie relationnelle" à "revival des idées hérétiques de teilhard" est un amalgame.

 

2-Sur le panenthéisme et le théisme classique

 

C'est le point de vue fragile de l'article de "LifeSite". L'auteur Gaetano Masciullo présente le document comme déclarant le théisme traditionnel (Créateur complètement transcendant) "dépassé" et endossant le panenthéisme. En réalité, au § 52, le document décrit plusieurs cosmovisions contemporaines (immanentisme, panthéisme, panenthéisme). Pour le panenthéisme, il note qu'il tente de conjuguer immanence et transcendance ("le monde existe en Dieu, tandis que Dieu le transcende en même temps"). Il ajoute immédiatement la formulation chrétienne classique: "Dieu, dans sa miséricorde gratuite, ouvre un espace à une création véritablement distincte de Lui, tout en continuant d'en être le fondement qui la soutient."

Or, le document affirme explicitement la distinction réelle (contre le panthéisme); rejette le déisme (Dieu distant après l'acte intial) au nom de la creatio continua traditionnelle; ne présente pas le panenthéisme comme la position catholique, mais comme une perspective philosophique avec laquelle dialoguer. L'article de LifeSite cite sélectivement la description du panenthéisme et l'attribue comme position du document. C'est une lecture forcée. Vatican I (Dei Filius) condamne le panthéisme (identité de substance entre Dieu et le monde, ou évolution de l'essence divine devenant toutes choses...) La formulation du document ("création véritablement distincte" + soutien divin permanent) reste dans le cadre du théisme classique (distinction + conservation de l'être...), et non dans une confusion panenthéiste qui diviniserait le cosmos ou rendrait Dieu dépendant de lui.

 

3-Autres affirmations

 

L'introduction d'un "péché contre la création et le Créateur" par le document romain est présenté comme problématique. Or le document propose précisément cette formulation pour mieux exprimer la dimension théologique (atteinte au plan du Créateur) que le simple "péché écologique". Ce n'est pas une nouveauté hérétique.

L'invocation de cadres écologiques (y compris les données scientifiques ou des références intergouvernementales) est critiquée comme alignement onusien. Le document s'en sert comme constat factuel tout en ancrant la réponse dans la théologie trinitaire, la doctrine sociale et la conversion écologique intégrale. On peut discuter de la pertinence ou du poids de certaines données, mais ce n'est pas une "intégration positive de la cosmologie teilhardienne".

Le risque allégué pour la Création, le péché originel, la Rédemption et la Croix n'est pas démontré par le texte. Le document romain maintient la finalité eschatologique en Christ, la récapitulation, et la nécessité de la conversion (y compris morale et spirituelle).

 

Bilan :

 

Les articles de The Remnant et de LifeSite surestiment gravement la portée des passages cités, transforment une description et une invitation au dialogue en endossement, et assimilent trop rapidement toute reconnaissance de l'évolution cosmique ou d'une ontologie relationnelle à un revival de Teilhard. 

 

Le document romain reste sur les points centraux (distinction Créateur/Créatures, creatio continua comme conservation ontologique traditionnelle, empreinte trinitaire) dans le sillage de la doctrine classique qu'il invoque explicitement (Augustin, Hildegarde, Bonaventure, Thomas d'Aquin...)

 

Tels qu'ils sont ces articles polarisent davantage qu'ils n'éclairent.

 

Morale de l'histoire:

 

"La critique est saine. Mais le discernement chrétien exige que nous lisions d’abord les mots réels des documents romains, que nous les analysions à la lumière de la Tradition, et qu’ensuite nous jugions.

 

Le cadrage des réseaux sociaux ne devrait jamais penser à notre place." Cf. Commentaire de Jorge Gonzales sur x

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 10:01
https://x.com/nnairob/status/2003416952887267820/photo/1

https://x.com/nnairob/status/2003416952887267820/photo/1

7 septembre 2026

 

Il s'est exactement écoulé 1000 jours depuis que le président argentin Javier Milei a accédé au pouvoir (élu le 10 décembre 2023) :

 

✅ L'inflation mensuelle est tombée de 25,5 % à 1,9 %.

 

✅ L'inflation annuelle est tombée de 211,4 % à 30 %.

 

✅ Le taux de pauvreté est tombé de 52,9 % à 24 %.

 

✅ Le PIB a crû de 5 %.

 

✅ Le déficit budgétaire a été éliminé.

 

✅ 75 000 employés publics ont été licenciés.

 

✅ La moitié des ministères ont été fermés.

 

✅ 100 secrétariats ont été fermés.

 

✅ 25 organismes ont été fermés.

 

✅ Les dépenses publiques ont été réduites de plus de 30 %.

 

✅ Un terme a été mis aux services de santé gratuits pour les étrangers.

 

✅ Le taux de pauvreté extrême est tombé de 8,2 % à 5,4 %.

 

✅ Le financement des partis politiques a été coupé.

 

✅ Près de 20 000 réglementations ont été supprimées.

 

✅ Plus de 10 000 réformes structurelles ont été mises en œuvre.

 

✅ Un progrès a été enregistré dans le dossier des îles Malouines.

 

✅ La dette publique a été réduite de moitié.

 

✅ Depuis la suppression des contrôles des loyers, les prix de l'immobilier ont chuté de 40 % et l'offre de logements a augmenté de 300 %.

 

✅ Les contrôles des changes ont été supprimés.

 

✅ Les contrôles des importations ont été supprimés.

 

✅ Les contrôles des prix ont été supprimés.

 

✅ L'activité économique a atteint son niveau le plus élevé de l'histoire.

 

✅ Le risque pays est passé de 3000 points à moins de 400 points.

 

✅ Des réductions fiscales ont été mises en œuvre dans le secteur agricole.

 

✅ Le plus grand excédent budgétaire énergétique en 35 ans a été obtenu.

 

✅ La banque centrale a été réformée.

 

✅ Accord de libre-échange avec Singapour.

 

✅ La loi de modernisation du travail est entrée en vigueur.

 

✅ Les réserves de la banque centrale ont atteint 50 000 millions de dollars américains.

 

✅ L'inflation mensuelle en gros est tombée de 54 % à 0,8 %.

 

✅ Les féminicides ont chuté de 25 % au cours des deux dernières années.

 

✅ Une loi a été promulguée pour emprisonner ceux qui impriment de l'argent.

 

✅ Le taux d'intérêt est passé de 126 % à 29 %.

 

✅ Les exportations de viande vers les États-Unis ont augmenté de 201 % sur un an.

 

✅ Le droit de timbre sur les transactions de cryptomonnaies et autres activités financières numériques a été supprimé.

 

✅ Le taux d'homicides dans la ville de Rosario a chuté de 70 %.

 

✅ L'Argentine est devenue le pays le plus sûr d'Amérique du Sud.

 

✅ L'offre monétaire s'est contractée à des taux à deux chiffres.

 

✅ Les interdictions sur l'importation de médicaments ont été levées.

 

✅ La contribution solidaire obligatoire des travailleurs non syndiqués a été supprimée.

 

✅ L'Argentine a grimpé de 40 places dans l'indice de liberté économique.

 

✅ 9 000 kilomètres de routes nationales ont été inclus dans le processus de privatisation.

 

✅ Des marques comme H&M, Ralph Lauren, Mango, Armani et Decathlon sont arrivées de manière permanente dans le pays.

 

✅ Les impôts sur la consommation interne ont été supprimés.

 

✅ L'impôt sur la cession de biens immobiliers a été supprimé.

 

✅ Les droits de douane sur les importations ont été réduits de plus de 50 % et certains ont été totalement supprimés.

 

✅ Fitch Ratings a relevé la notation de crédit de CCC+ à B-.

 

✅ La loi obligeant les entreprises à embaucher un nombre égal de femmes et d'hommes a été abrogée.

 

✅ La cotisation patronale pour les nouveaux employés est tombée de 20,4 % à 5 %.

 

✅ Aerolíneas Argentinas a enregistré pour la première fois un excédent budgétaire sans subventions de l'État.

 

✅ Le ministère des Privatisation et de la Dérégulation a été créé.

 

✅ Le nombre de hauts dirigeants publics a été réduit de 34,9 %.

 

✅ Un terme a été mis à l'héritage des postes dans l'administration publique.

 

✅ L'impôt de 30 % sur les jeux vidéo numériques a été supprimé.

 

✅ L'Argentine s'est retirée de l'Organisation mondiale de la santé.

 

Vía https://x.com/nnairob/status/2096655857803030595

https://x.com/isaacrrr7/status/2096944464388329816?s=20

 

Commentaires trouvés sur x : 

 

>J'ai transmis tes 57 phrases à Gemini et il me dit ceci :

 

Mensonges / Faux / Exagérations graves : 34 / 57

Pourcentage de mensonges : 59,6 %

Vérités / Vraies avec nuances : 23 / 57 (40,4 %)

 

60 % de mensonges en 57 affirmations. Ça doit être un record.

 

Cf. https://x.com/ibersystem/status/2096827929950912762?s=20

 

>Gemini est de toute façon intrinsèquement de gauche-libéral. Sa structure même est construite sur le déni de ces choses. Cf https://x.com/Evora_Roma/status/2096843254910091400?s=20

 

>@Grok

dit que c'est tout substantiellement vrai

Cf https://x.com/Inter_Rompi/status/2097023347703816271?s=20

 

L'IA Grok a vérifié les principales données :

 

>@grok

À l'origine en italien et traduit

J'ai vérifié les données principales avec des sources officielles (INDEC, FMI, Fitch et autres). Inflation mensuelle de 25,5 % à environ 2 %, annuelle de 211 % à ~34 %, excédent budgétaire, pauvreté du pic de 52,9 % à ~28 %, croissance, relèvement à B-, réserves importantes autour de 50 milliards, dérégulation et baisse des homicides à Rosario sont substantiellement confirmés. Certains chiffres sont approximatifs, mais il ne s'agit pas de 60 % de faussetés.

Cf. https://x.com/grok/status/2097023572858261732?s=20

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 08:22

Satan n’est pas opposé à une bonne morale. Il s’oppose à Jésus-Christ.

 

Relisez cela, car la plupart des chrétiens passent complètement à côté.

 

Satan se fiche que vous soyez une "bonne personne". Il se fiche que vous fassiez du bénévolat à la banque alimentaire, que vous recycliez vos déchets et que vous aidiez les vieilles dames à traverser la rue. Il se fiche que vous soyez gentil, généreux et apprécié de tous dans votre communauté.

 

Ce qui l’intéresse, c’est que vous ne vous prosterniez pas devant Jésus.

 

Voilà la tromperie qui damne des millions de personnes.

 

Satan a convaincu les gens que la moralité équivaut à la spiritualité. Que le fait d’être une "bonne personne" est la même chose qu’être chrétien. Que si vous vivez simplement bien, traitez les autres avec respect et évitez les "grands péchés", vous êtes acceptable aux yeux de Dieu.

 

C’est un mensonge tout droit sorti des abysses de l’enfer.

 

Les pharisiens avaient une morale irréprochable. Ils suivaient la loi à la lettre. Ils étaient respectés, disciplinés et pieusement dévoués.

 

Jésus les a appelés fils du diable. (Jn 8,44) Pourquoi ? Pas parce que leur morale était mauvaise. Parce que leur morale avait remplacé le Christ.

 

Le plus grand tour de Satan n’est pas de rendre les mauvaises personnes pires. C’est de faire croire aux bonnes personnes qu’elles n’ont pas besoin du Sauveur (pélagianisme, manichéisme, socialisme, communisme, écologisme, droit de l'hommisme, wokisme, restauducœurisme ..., franc-maçonnerie.)

 

Réfléchissez-y :

 

L’athée qui nourrit les sans-abri pense qu’il est assez bon sans Dieu.

 

La bouddhiste qui médite et pratique la compassion pense qu’elle est éclairée sans Christ.

 

Le musulman qui prie cinq fois par jour pense qu’il est juste sans Jésus.

 

Le chrétien moral qui va à l’église, paie sa dîme et évite les scandales pense qu’il est sauvé sans se rendre.

 

Tous sont en route pour le même endroit : une séparation éternelle d’avec Dieu.

 

Parce que la moralité ne sauve pas.

 

Jésus sauve.

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; ce n'est point par les œuvres, afin que nul ne se glorifie.

Éphésiens 2:8-9

Satan adore les personnes morales qui rejettent Jésus. Elles sont sa meilleure publicité pour le mensonge selon lequel on peut gagner sa place au paradis.

 

Elles sont la preuve vivante que l’on peut :

 

•Être gentil sans le Christ

 

•Être généreux sans Dieu

 

•Être discipliné sans l’Esprit Saint

 

•Être respecté sans la rédemption

 

Et pourtant être perdu.

 

Les personnes les plus dangereuses en enfer ne seront pas les meurtriers ni les violeurs. Ce seront les citoyens moraux et honorables qui pensaient que leur bonté était suffisante.

 

Leur morale est devenue leur idole.

 

Leur bonté est devenue leur dieu.

 

Et Satan a souri parce qu’il avait atteint son but : les tenir éloignés de Jésus.

 

Voilà ce que la plupart des chrétiens ne comprennent pas :

 

Satan n’a pas besoin de vous faire faire des choses mauvaises. Il a juste besoin de vous empêcher de faire LA SEULE chose qui compte : vous rendre au Christ.

 

S’il peut vous amener à :

 

•Faire confiance à votre morale plutôt qu’au sacrifice du Christ

 

•Vous appuyer sur votre bonté plutôt que sur la grâce de Dieu

 

•Croire en vos œuvres plutôt qu’en l’œuvre achevée de Jésus

 

Il a gagné.

 

Vous pouvez mener une vie morale et mourir perdu. Vous pouvez être une bonne personne et affronter le jugement. Vous pouvez éviter tous les "grands péchés" et finir séparé de Dieu pour toujours.

 

Parce que le seul péché qui vous damne éternellement est de rejeter Jésus-Christ.

 

"Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui.Jean 3:36

 

Ce n’est pas le meurtrier qui se repent et croit en Christ qui est damné.

 

Ce n’est pas le voleur qui se tourne vers Jésus sur la croix qui est damné.

 

Ce n’est pas la prostituée qui lave les pieds de Jésus avec ses larmes qui est damnée.

 

C’est la personne morale et religieuse qui rejette le Christ qui est damnée.

 

C’est pourquoi Satan adore la moralité sans Jésus. Elle envoie les gens en enfer avec un sourire sur le visage, convaincus qu’ils étaient assez bons.

 

Arrêtez de faire confiance à votre morale. Commencez à faire confiance à Jésus.

Ce ne sont pas tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé? n'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons? et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles?
Alors je leur dirai hautement: Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquité.

Matthieu 7,21-23

Votre bonté ne vous sauvera pas. Vos œuvres ne vous rachèteront pas. Votre moralité ne vous justifiera pas. 

... il en est ainsi depuis longtemps : serions-nous sauvés? –
Nous étions tous semblables à un homme impur, et toutes nos justices étaient pareilles à un vêtement souillé. Nous étions tous flétris comme la feuille, et nos iniquités nous emportaient comme le vent.
Il n'y avait personne qui invoquât votre nom, qui se réveillât pour s'attacher à vous. Car vous nous aviez caché votre visage, et vous nous laissiez périr dans nos iniquités.

Isaïe 64,5-6

Seul le sang de Jésus-Christ peut laver votre péché et vous rendre acceptable à un Dieu saint.

 

Tout le reste n’est qu’une distraction de Satan pour vous éloigner de la seule chose qui compte vraiment.

 

Cf. Tevin Macharia Mukabana sur X

Satan n’est pas opposé à une bonne morale. Il s’oppose à Jésus-Christ
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4 septembre 2026 5 04 /09 /septembre /2026 06:40

Le génie du vingtième siècle et peintre de la paix du Parti communiste était en réalité un tyran domestique d'une cruauté absolue.

 

L'Histoire a fait de Pablo Picasso le créateur absolu, l'icône moderne de la liberté artistique et de la gauche culturelle.

 

La réalité intime est celle d'un destructeur méthodique, protégé par son statut et son immense fortune.

 

Picasso amassait des millions tout en prêchant la justice sociale, menant grand train pendant que ses compagnes subissaient son emprise.

 

Son système amoureux reposait toujours sur le même schéma : l'idole séduit, isole, vampirise sa proie pour nourrir son art, puis la broie cliniquement.

 

Il les humiliait publiquement et les réduisait à néant, assumant ouvertement son sadisme avec cette formule glaçante : il n'y a que deux sortes de femmes, des déesses et des paillassons.

 

Ce cynisme n'était pas qu'une posture verbale, c'était une violence physique et psychologique documentée de l'intérieur.

 

Françoise Gilot, la seule compagne à avoir eu le courage de le fuir, a raconté cet enfer dans un livre paru en 1964. Elle y décrit un homme d'une brutalité inouïe qui, au cours d'une dispute, lui a écrasé une cigarette allumée directement sur la joue.

 

Il a ensuite usé de tout son pouvoir dans le milieu parisien pour boycotter systématiquement la propre carrière de peintre de la jeune femme.

 

Le saccage psychologique est aussi raconté sans filtre par le propre sang de l'artiste. Dans ses mémoires, sa petite-fille Marina Picasso écrit noir sur blanc : il soumettait les femmes à sa sexualité animale, les domptait, les ensorcelait, les ingérait et les écrasait sur sa toile.

 

L'entourage ne s'en remettait pas. La brillante photographe Dora Maar a fini internée en asile psychiatrique, poussée à la folie par les manipulations du peintre et allant jusqu'à subir des électrochocs.

 

Olga Khokhlova, sa première épouse, a sombré dans une profonde détresse mentale, harcelée et traînée dans la boue par l'artiste.

 

D'un côté, le maître dessinait la colombe de la paix et portait fièrement la carte du parti. De l'autre, il terrorisait son foyer avec la froideur d'un inquisiteur.

 

Le mythe du grand humaniste progressiste s'effondre derrière les portes de son atelier. Le champion des opprimés était en réalité un prédateur implacable.

 

Cf. https://x.com/AugusteBardamu/status/2095381567296115079?s=20

 

 

À partir des années 1930, la rupture avec sa femme, Olga Khokhlova, s'exprime dans l'œuvre de Picasso par une violence picturale inouïe. Il la défigure systématiquement sur la toile, la transformant en une créature monstrueuse, criarde et difforme. Cf. https://x.com/ettourneur/status/2095433848498622708/photo/1

À partir des années 1930, la rupture avec sa femme, Olga Khokhlova, s'exprime dans l'œuvre de Picasso par une violence picturale inouïe. Il la défigure systématiquement sur la toile, la transformant en une créature monstrueuse, criarde et difforme. Cf. https://x.com/ettourneur/status/2095433848498622708/photo/1

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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 00:00
Bx Alain de la Roche, dominicain (1428-1475)

Alain de la Roche, naît près de Plouër sur Rance (Bretagne) un 8 septembre vers 1428. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis, en 1459, professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock et aux Pays Bas. Il est à l’origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à St Dominique lui-même. (1) 

La Vierge Marie lui serait apparue en 1473. (2)

Il parcourut la France, l'Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.

Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. (3)

Il meurt le 08 septembre 1475 à Zwolle (Pays-Bas). Béatifié par la voix populaire, il est traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l’Europe et dans l’Ordre Dominicain, il n’a jamais été officiellement béatifié. (4)

 

Il est célébré le 8 ou le 9 septembre selon les endroits.

Sources: (1), (2) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, , (3), (4)

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 00:00
Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

L’année liturgique comporte trois cycles :

-celui des dimanches,

-des fêtes en l’honneur de Jésus-Christ

-et des fêtes des saints.

 

La première grande fête du cycle des saints est celle de la Nativité de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, célébrée le 8 septembre chaque année.

 

 

Une fête du 8 septembre très ancienne

 

Si cette fête a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

 

Au cours de cette fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la Vierge Marie.

 

 

Il existait très anciennement à Jérusalem une maison appelée "la Maison d’Anne" (la Mère de Marie). Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre. L’anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année. La fête s’étendit à Constantinople au 5ème siècle puis en Occident.

 

Plus tard, on lui adjoignit la fête de sa conception neuf mois auparavant (d’où le 8 décembre).

 

La Nativité de Marie est une des grandes fêtes de l’année liturgique byzantine car elle inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu (Jn 1) dans l’histoire des hommes.

 

Les textes lus et les prières chantées à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église rend à Marie.

 

Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie.

 

Marie Fille de David

 

L’Écriture souligne avec force que Jésus est de la maison de David. Il est donc d’ascendance royale. De qui tient-il cette ascendance ? D’après les évangiles c’est Joseph qui donne à son fils adoptif Jésus la filiation davidique et royale.

 

Une tradition veut que Marie, épouse de Joseph, fût, elle aussi, d’ascendance davidique. En ce cas Jésus serait incontestablement "issu de la lignée de David selon la chair" (Rom 1,3) :

 

-Le Protévangile de Jacques qui nous parle des parents de la Vierge, Anne et Joachim, affirme que Marie est de la maison de David. 

 

Cela correspond aux prophéties de Nathan à David, rappelées par Pierre et Paul : "C’est quelqu’un issu de ton sang que je mettrai sur ton trône" (2 Sa 7,12sq ; 1 Ch 17,11-14 ; Ps 131 (132),11 ; Ac 2,30 ; Ac 13,23).


Selon Saint Jean, Les Actes des Apôtres ou Saint Paul, le Christ vient "de la semence (sperma) de David" (Jn 7,42, Ac 13,23, 2 Tm 2,8, Hb 7,14).


Il est "le rejeton de la race de David" selon l’Apocalypse (Ap 5,5 ou 22,16).


La Tradition penche du même côté depuis les origines. Marie a toujours été vue comme le "rameau de la souche de Jessé, père de David", qui donne la fleur messianique (Is 11,1-10):

 

 

"Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.

Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur

– qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.

Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.

La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.

Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.

La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.

Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.

Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.

Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure." (Livre d'Isaïe 11,1-10)

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Isaïe 9,6 :

 

"Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours."

 

Ps 131.17 (Hébr. 132):

 

"Là, je ferai germer la force de David ; pour mon messie, j'ai allumé une lampe."

 

Jérémie XXIII, 5

 

"Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice."

 

On trouve les mêmes prophéties dans la communauté juive de Qumran, dont on a retrouvé les textes en hébreux: 

 

4Q174 col 3 ligne 12: "Et je relèverai la tente de David qui est déchue".

 

Ce passage évoque la branche déchue de David [qu]’Il relèvera pour délivrer Israël [Cf. Michael Wise, Martin Abegg, Edward Cook, Les Manuscrits de la Mer Morte, collec Tempus, Perrin 2003, p 272.]

 

4Q285 Frag. 5 ligne 2 (p. 363) "Un rejeton naîtra de la souche de Jessé [et un rameau poussera de ses racines (= Es X, 34).

 

Il s’agit du Rameau de David. Alors [toutes les forces de Bélial] seront jugées, [et le roi des Kittim comparaîtra en justice] et le chef de la nation – le Ra[meau de David] – le fera mettre à mort. [Prophétie indiquant que le Messie vaincra le mal.]

 

Amos IX, 11-12 :

 

"Ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s’écroule ; je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu’aux jours d’autrefois, afin que ses habitants prennent possession du reste d’Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom fut jadis invoqué, – oracle du Seigneur, qui fera tout cela."

 

Le livre de la Genèse, chapitre 49, v. 10, lui-même dit :

 

"Le sceptre royal n’échappera pas à Juda, ni le bâton de commandement, à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront."

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Les Pères tiennent ce fait pour acquis :

-Saint Ignace (1er siècle), Ephésiens 18,2

-saint Justin (2ème siècle), Dialogue avec Tryphon 43-45

-Saint Augustin : "Puisque le même évangéliste nous dit que l'époux de Marie était Joseph, que la mère du Christ était vierge, et que le Christ est de la descendance de David, que reste-t-il à croire, sinon que Marie n'était pas étrangère à la parenté de David." 

-Bède le Vénérable (+735) ne pense pas autrement et enseigne que Marie était de la maison de David aussi bien que Joseph. "Car aux termes de la Loi chacun devait prendre épouse dans sa tribu ou dans sa famille".

-Pour un résumé de la tradition patristique cf. Saint Thomas d’Aquin : ST IIIa q. 31 a 2-3

N’est-il pas probable que dans une civilisation où l’on se mariait volontiers entre personnes de la même tribu, voire du même clan, Joseph ait choisi pour épouse une fille de la même lignée davidique que lui ?

 

"Choisis une femme du sang de tes pères, dit Tobie à son fils, ne prends pas une femme étrangère à la tribu de ton père" (Tb 4,12).

 

Mais cette hypothèse se heurte à une difficulté : si Marie est fille de David, pourquoi les évangiles canoniques ne le mentionnent-ils pas clairement ? Pourquoi se privent-ils d’un argument qui abonde dans leur sens ? Leur souci de souligner la messianité de Jésus et la conception virginale devait les amener tout naturellement à mettre en relief la filiation davidique de la Vierge. Comment dès lors comprendre le silence des évangiles sur ce sujet ? La loi du mariage endogame était-elle assez évidente pour qu’il n’y ait-point besoin de mentionner la tribu de l’épouse une fois citée celle du mari ? Ce n'est pas sûr. Nous lisons au livre de l’Exode qu’Aaron lui-même avait pris dans la tribu de Juda une épouse dont le prénom était précisément Élisabeth ! (Ex 6,23) Preuve que les mariages exogames étaient possibles.

 

La Vierge Marie serait également d'ascendance sacerdotale par sa Mère, de la tribu sacerdotale de Lévi

 

En effet Marie est la parente (Luc 1,36) d’Élisabeth qui est fille d’Aaron (Luc 1,5). Ne doit-on pas envisager alors que Marie est elle aussi de la tribu de Lévi, voire elle-même fille d’Aaron?

 

-Saint Ephrem (+373) n’hésitait pas à l’affirmer : "Les paroles de l’ange à Marie : 'Élisabeth, ta parente' présentent Marie comme étant de la maison de Lévi'. (Saint Ephrem, Commentaire du Diatessaron n°25, Voir Saint Grégoire de Naziance : "Vous vous demanderez peut-être : Comment le Christ descend-il de David ? Marie est évidemment de la famille d’Aaron puisqu’au dire de l’ange elle est la cousine d’Elisabeth. Il faut voir ici l’effet d’un dessein providentiel de Dieu, qui voulait unir le sang royal à la race sacerdotale, afin que Jésus-Christ qui est à la fois prêtre et roi, eût aussi pour ancêtre selon la chair, les prêtres et les rois" (cité in Catena Aurea p.40). (Marie de Nazareth)

 

La Vierge Marie est donc probablement fille de David par son père Joachim, et fille d’Aaron par sa mère, Anne

 

Saint Luc, qui se plait toujours à souligner l’enracinement judaïque des personnages (Elisabeth fille d’Aaron, Joseph, fils de David, Anne fille de Phanuel de la tribu d’Aser…) ne nous dit volontairement rien au sujet de la Vierge. Mais il y a une signification spirituelle possible à ce silence. L’évangéliste ne veut-il pas ainsi sous-entendre que Marie n’est d’aucune tribu en particulier parce qu’elle est au-delà de toutes, la Mère de tous les vivants ?

Il serait bien normal que la Mère de tous ne soit ni de la maison de David, ni de la maison de Lévi, parce qu’elle est tout simplement "de la maison de Dieu" (cf. Ep 2,19).

Elle ne doit pas recevoir de bénédiction particulière comme chacune des 12 tribus (cf. Gn 49), parce qu’elle est "bénie entre toutes les femmes" et parce qu’en son "fiat", elle représente non une tribu, mais l’humanité toute entière. (Cf. Aleteia)

 

 

Que peut dire cette fête ancienne à notre monde contemporain ?

 

Dans la Nativité de Marie est certainement préfigurée cette nouvelle humanité qui, en recevant l'Esprit du Christ avec ses dons, se libérera du cœur de pierre et recevra un cœur de chair capable d'accueillir avec docilité et joie les préceptes du Seigneur.

 

L'Église considère Marie comme la Mère de Dieu, mais plus encore comme la disciple qui peut le mieux offrir l'exemple et le modèle de vie chrétienne. Dans sa foi, dans l'obéissance à son Fils, dans sa proximité avec sa cousine Elisabeth et lors des noces de Cana : Marie est une femme à imiter aussi pour sa confiance dans les moments les plus sombres de l'histoire de son Fils Jésus, et celle-ci bien plus, explique pourquoi le peuple de Dieu sait qu'il trouve en elle refuge et réconfort, aide et protection.

Aie pitié de moi, pécheur, et viens à mon aide, ô ma Dame.

 

Ta glorieuse naissance de la race d’Abraham,

de la tribu de Juda, de la souche de David,

n’a-t-elle pas apporté la joie au monde entier ?

Qu’elle me remplisse aussi de joie et me purifie de tout péché.

 

(Prière anonyme du Moyen Age)

Sources: (1), (2), (3

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 18:11
Le Cardinal Burke défend le titre de co-rédemptrice de Marie

Michael Haynes

 

Le cardinal Raymond Burke a défendu le titre de Marie "Co-Rédemptrice", marquant ainsi une prise de position notable contre un document controversé du Vatican qui s'opposait à ce terme.

 

S’exprimant dimanche dans la cathédrale Saint-Bavon aux Pays-Bas, Burke a pris part au débat mariologique qui a été grandement accentué suite à la publication de Mater Populi Fidelis par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF).

 

"La Vierge Marie est Corédemptrice, c’est-à-dire qu’elle participe d’une manière unique à l’œuvre de salut de Notre Seigneur", a déclaré Burke. "En vertu du Baptême et de la Confirmation, nous sommes corédempteurs, c’est-à-dire que nous participons à l’œuvre de salut de Notre Seigneur en sanctifiant la part de sa vigne qu’il nous a confiée."

 

Ses propos concluaient son exposé des arguments théologiques traditionnels développés au fil des siècles pour souligner le rôle spécifique de Marie dans l'œuvre salvifique de la Rédemption par le Christ. Solidement ancrée dans l'Écriture, l'Église n'a cessé d'approfondir son enseignement concernant Marie comme Co-Rédemptrice, si bien que, ces dernières décennies, le Vatican a accordé une indulgence partielle aux prières qui l'honorent sous ce titre. {Le Catholic Herald a reçu une copie du discours original, transmise à ce correspondant par le bureau de Burke.}

 

"Le sacrifice de Notre Seigneur n’est en rien imparfait", a souligné Burke, en se référant à l’Évangile de Luc. "Il est parfait et procure la grâce divine et la vie éternelle à tous ceux qui s’unissent à Notre Seigneur dans son sacrifice. Ce qui manque, c’est notre participation pleine et entière au sacrifice de Notre Seigneur, le fait de porter notre croix chaque jour et de le suivre."

 

La promesse de Dieu au prophète Isaïe (Is 61, 10-11) s’accomplit "avant tout et de la manière la plus parfaite dans la vie de la Vierge Marie, par sa coopération irremplaçable au Mystère de l’Incarnation rédemptrice", a souligné Burke. "Elle doit s’accomplir dans la vie de chacun de nous, collaborateurs de la Vierge Marie, Mère de Dieu, dans l’œuvre de Rédemption de son Divin Fils."

Je serai ravi d'allégresse en Yahweh, et mon coeur se réjouira en mon Dieu, parce qu'il m'a revêtu des vêtements du salut et m'a couvert du manteau de la justice, comme le fiancé orne sa tête d'un diadème; comme la mariée se pare de ses joyaux.

Isaïe 61,10

L'utilisation publique de ce terme par Burke est remarquable car elle constitue l'une des premières occasions où un cardinal défend ce terme ancien après l'encyclique Mater Populi Fidelis (MPF). Publiée le 4 novembre de l'année dernière, MPF s'opposait fermement à l'emploi de ce terme. "Compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’œuvre de la Rédemption, il ne serait pas approprié d’utiliser le titre de 'co-rédemptrice' pour définir la coopération de Marie", a écrit le cardinal Victor Manuel Fernández, préfet de la DDF. Fernández ne pouvait prétendre que le terme était erroné ou illicite, puisque l'Église en a toujours enseigné la juste signification théologique depuis des siècles, et que les papes l'ont approuvée sans équivoque. Il soutenait en revanche que ce titre était inapproprié, car il "risque d'occulter la médiation salvifique unique du Christ et peut donc engendrer confusion et déséquilibre dans l'harmonie des vérités de la foi chrétienne". Dans son texte, Fernández cite abondamment le pape François, invoquant également la cause œcuménique comme raison de ne pas utiliser le terme de Co-Rédemptrice.

 

Contrairement à ce qu'affirment de nombreux critiques, ce terme ne vise pas à placer Marie sur un pied d'égalité avec le Christ. Il signifie "celle qui rachète avec", Marie Co-Rédemptrice étant une collaboratrice dans l'œuvre salvifique du Christ, mais toujours subordonnée à lui. Le mariologue français, le père Neubert, expliquait que "l’on peut dire que nous avons été sauvés avant tout par le Christ et ensuite par l’action de Marie, subordonnée à l’action du Christ".

 

L'Église possède depuis des siècles une riche tradition d'enseignement sur ce terme et la théologie qui le sous-tend, et les mariologues militent depuis longtemps pour que le Vatican reconnaisse formellement Marie comme Co-Rédemptrice dans le cadre d'un cinquième dogme Mariam.

 

Suite à la publication de Mater Populi Fidelis , les mariologues ont largement critiqué le document, pointant du doigt ses erreurs de logique, d'argumentation et de contenu. Le père Serafino Lanzetta, docteur en théologie, a déclaré : "Jamais dans l'histoire de l'Église le magistère n'a affirmé ce que ce document dit ; au contraire, il énonce l'exact opposé de l'enseignement historique des Pères de l'Église et des papes précédents."

 

Les critiques du texte furent immédiates et généralisées. La Fraternité Saint-Pie-X alla même jusqu'à le citer comme un facteur déterminant dans sa décision de procéder aux consécrations épiscopales du 1er juillet.

 

Selon certaines sources, Fernández n'avait consulté aucun mariologue lors de la rédaction du texte, bien qu'il ait déclaré plus tard à la vaticane Diane Montagna avoir consulté de tels experts.

 

Face à l'immense polémique, Fernández a précisé sa note et quelque peu nuancé sa position, déclarant que le terme pouvait être employé en privé, mais pas dans les documents officiels. Il a expliqué à Montagna : "Si vous, avec votre groupe d'amis, estimez bien comprendre le sens véritable de cette expression, avez lu le document et constaté que ses aspects positifs y sont également affirmés, et que vous souhaitez exprimer précisément cela au sein de votre groupe de prière ou entre amis, vous pouvez utiliser ce terme ; mais il ne sera pas employé officiellement, c'est-à-dire ni dans les textes liturgiques ni dans les documents officiels."

 

Burke sera l'invité d'honneur d'une importante conférence mariologique qui se tiendra à Rome début octobre. Les organisateurs ont indiqué à notre correspondant que les discussions porteront notamment sur l'étude approfondie du terme de Co-Rédemptrice. (Un entretien complet avec les organisateurs sera publié prochainement dans le Catholic Herald.)

 

Michael Haynes est un journaliste anglais membre du corps de presse du Saint-Siège. Il est correspondant au Vatican pour le Catholic Herald, et les lecteurs peuvent le suivre sur Per Mariam et sur X

 

Source: The Catholic Herald

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 11:42
https://infovaticana.com/2026/09/06/covadonga-celebra-este-martes-la-fiesta-de-la-santina-tras-un-ano-de-record-de-peregrinaciones/

https://infovaticana.com/2026/09/06/covadonga-celebra-este-martes-la-fiesta-de-la-santina-tras-un-ano-de-record-de-peregrinaciones/

La neuvaine à Notre-Dame de Covadonga célébrée depuis le 30 août sous le signe de la Vierge Marie, culmine à l'occasion de la Nativité de la Vierge Marie ce mardi 8 septembre avec la solennité de la Vierge de Covadonga, patronne des Asturies et fête de la Principauté, dans une édition qui a largement dépassé le cadre régional. Le sanctuaire est devenu, ces jours-ci, un écho du débat national suscité par l'arrivée massive de plus de 70 000 migrants à Ceuta les 30 et 31 juillet, une opération que la police, dans un récent rapport, qualifie de "planifiée" et impliquant possiblement des agents liés aux forces de sécurité marocaines.

 

De la neuvaine à la "reconquête"

Le ton a été donné par l'évêque émérite de Cordoue, Demetrio Fernández, qui a ouvert la neuvaine le 30 août avec une justification explicite de l'importance historique et chrétienne de l'enclave : "Covadonga est le berceau de l'Espagne", a-t-il affirmé dans le premier sermon, dédié à "Marie, Notre-Dame des Béatitudes".

 

L'archevêque d'Oviedo a emboîté le pas. Après les rassemblements organisés mercredi dans toute l'Espagne en soutien à Ceuta et Melilla – avec une forte mobilisation à Oviedo et Gijón sous le slogan "Ceuta n'est pas à vendre, Ceuta doit être défendue" –, Sanz Montes a écrit sur son compte Twitter : "L'Espagne a manifesté sa solidarité avec Ceuta et Melilla. Également à Covadonga, lors de la neuvaine à la Vierge de Covadonga. Un lieu de reconquête qui nous rappelle que nous devons récupérer ce qui nous est précieux, ce qui nous soutient et nous définit, face à l'ambition marocaine et à l'inaction d'un gouvernement défaillant."

 

Ce message a une fois de plus placé l'archevêque au cœur du débat public et lui a valu les critiques habituelles de la presse progressiste, qui l'accuse de s'écarter de la ligne officielle de la Conférence épiscopale. Sanz Montes fut parmi les premiers évêques à s'exprimer sur la crise, qu'il qualifia d'"invasion triste et préméditée" et de "nouvelle Marche verte face à l'extrême faiblesse d'un gouvernement compromis".

 

Neuf jours de prédication et la veillée des jeunes

La neuvaine rassemble chaque après-midi des centaines de fidèles à la basilique : messe à 18h, suivie de la récitation du Saint Rosaire en procession avec l'image de la Vierge de Covadonga jusqu'à la Sainte Grotte, où sont chantés le Salve Regina et l'hymne à Notre-Dame de Covadonga. Après Demetrio Fernández, parmi les prédicateurs ont figuré les archiprêtres d'Avilés et de Villaviciosa, les délégués épiscopaux pour la pastorale des jeunes et des universités, ainsi que le prieur des Carmes et président de la CONFER Asturias, Roberto Gutiérrez. Le cycle se conclura ce lundi 7 par une méditation de l'abbé de Covadonga, David Cueto, intitulée "Marie, fidèle au pied de la Croix", suivie de la veillée des jeunes au sanctuaire.

 

Mardi 8, jour de la fête de Notre-Dame de Covadonga, la messe solennelle sera célébrée à midi, présidée par Mgr Sanz Montes, lors de l'événement religieux et civique le plus important du calendrier asturien. Il faudra prêter une attention particulière à son homélie : tout porte à croire que l'archevêque ne ménagera pas la solennité de la principale célébration de son archidiocèse.

 

Une année record : deux millions de pèlerins et la Marche de la chrétienté

Cette célébration fait suite à une année exceptionnelle pour le sanctuaire. Dans une interview publiée ce vendredi par l'archidiocèse , Mgr Sanz Montes souligne que Covadonga accueille chaque année deux millions de pèlerins et met en lumière deux événements marquants de 2026 : les Journées Mondiales de la Jeunesse en juillet, qui ont rassemblé plus de 2 000 jeunes venus de 23 pays, et le 6e pèlerinage de Notre-Dame de la Chrétienté, qui a relié Oviedo à Covadonga à pied. "La neuvaine de cette année est source d'une grande joie, car nous voyons des fidèles qui savent qu'en se rendant à Covadonga, ils arrivent dans une maison vivante et rayonnante, où la Vierge Marie les attend", affirme l'archevêque.

 

La Marche de la Chrétienté, inspirée du pèlerinage Paris-Chartres, a battu tous ses records en août dernier : 1 700 pèlerins répartis en 39 groupes — dont 10 internationaux, avec des fidèles venus d’Australie, des États-Unis, du Mexique ou des Pays-Bas — et une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2023, sous la devise de la "reconquête spirituelle de l’Espagne". Pour la troisième année consécutive, cependant, les pèlerins se sont heurtés à l’interdiction, imposée par le Dicastère pour le culte divin, de célébrer la messe traditionnelle à l’intérieur de la basilique, une restriction que l’organisation espère faire lever d’ici l’édition de 2027, déjà annoncée sous le patronage de l’apôtre Saint-Jacques : "Patron de l’Espagne, protège ta nation"

 

Un épiscopat divisé sur Ceuta

Les propos de l'archevêque d'Oviedo contrastent fortement avec ceux de l'évêque de Mondoñedo-Ferrol et responsable des migrations à la Conférence épiscopale espagnole (CEE), Fernando García Cadiñanos, qui a affirmé cette semaine que "les migrants ne constituent pas une menace" et a refusé de présenter le débat comme un choix entre les habitants de Ceuta et les immigrés. Pris entre deux feux, le président de la Conférence épiscopale, Luis Argüello, est allé jusqu'à avertir que "l'invasion de Ceuta est une épreuve" et que "la démographie est une arme".

 

La fête de la Vierge de Covadonga survient donc alors que l'épiscopat espagnol est visiblement divisé sur la question migratoire et que Covadonga redevient un symbole controversé entre ceux qui la considèrent comme le berceau de la nation et ceux qui préféreraient que le sanctuaire reste en dehors des affaires politiques actuelles.

Covadonga, symbole de résistance et de foi

Covadonga, symbole de résistance et de foi

Source: InfoVaticana

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 10:07

La victoire de l'AfD terrifie les évêques allemands : le Kirchensteuer, l'impôt qui prive de sacrements celui qui ne paie pas est en péril.

La victoire de l'AfD terrifie les évêques allemands : le Kirchensteuer, l'impôt qui prive de sacrements celui qui ne paie pas est en péril

Ulrich Siegmund a trente-cinq ans, une jeune fille, un sourire professionnel, et a obtenu (le 6 septembre)  le meilleur résultat électoral de l'histoire de Alternative pour l'Allemagne (AfD) : 44 % des voix en Saxe-Anhalt, à un seul siège de gouverner un Land à lui seul. Baptisé et élevé dans la foi catholique, Siegmund s'est rendu en 2017 à la mairie, a acquitté les frais administratifs et a signé son acte de départ. Il n'a rien renié : il a lui-même déclaré porter les valeurs catholiques "dans son cœur" et rejeter l'institution allemande qui les promeut . Aux yeux de l'Église d'Allemagne, cependant, cette démarche l'a marginalisé : sans communion, il est exclu de la vie paroissiale, et même menacé de se voir refuser des funérailles catholiques en cas de décès.

 

Le reste de l'Église universelle observe cette anomalie allemande avec un mélange d'étonnement et d'envie à peine dissimulée. Plus d'un prélat espagnol (ou français)  rêverait d'excommunier ceux qui ne cochent pas la case correspondante dans leur déclaration  fiscale. Mais dimanche, ce système lucratif, qui constitue un abus spirituel flagrant, a reçu son premier avertissement sérieux quant à sa disparition imminente.

 

Un tribut sur le baptême

 

Le Kirchensteuer fonctionne avec une simplicité brutale. Chaque Allemand enregistré comme catholique paie par l'intermédiaire du fisc, un supplément de 8 à 9 % sur son impôt sur le revenu. L'État perçoit cet impôt, conserve une commission d'environ 3 % et reverse le reste aux diocèses. La seule issue est la Kirchenaustritt, ou déclaration civile de départ de l'Église.

 

Les conséquences de la signature de ce document sont évidentes : elles sont clairement énoncées dans le décret général de la Conférence des évêques allemands sur le retrait de l’Église, promulgué le 20 septembre 2012 et entré en vigueur le 24 septembre de la même année. Le texte établit d’abord le principe suivant :

 

"Quiconque déclare son départ de l’Église devant l’autorité civile compétente, pour quelque raison que ce soit , contrevient à l’obligation de maintenir la communion avec l’Église (c. 209 §1 CIC) et à l’obligation d’apporter sa contribution financière afin que l’Église puisse remplir ses objectifs (c. 222 §1 CIC en relation avec le c. 1263 CIC)."

 

La déclaration civile constitue, selon le décret, "une grave offense contre la communauté ecclésiale". Il énumère ensuite les peines avec des détails précis, presque dignes d'un tarif douanier :

 

"La déclaration de départ de l’Église entraîne les conséquences juridiques suivantes :"

 

1. Une personne qui a quitté l'Église

: – ne peut recevoir les sacrements de pénitence, d'Eucharistie, de confirmation et d'onction des malades, sauf en cas de danger de mort ;

– ne peut occuper de charges ecclésiastiques ni exercer de fonctions au sein de l'Église ;

– ne peut être parrain ou marraine lors d'un baptême ou d'une confirmation ;

– ne peut être membre des conseils paroissiaux ou diocésains ;

– perd le droit de vote et d'éligibilité au sein de l'Église ;

– ne peut être membre d'associations ecclésiastiques publiques.

 

Pour vous marier à l'église, vous aurez besoin de l'autorisation expresse de l'ordinaire du lieu, après avoir promis de préserver la foi et d'élever vos enfants dans la foi catholique (point 2). Si vous travaillez pour l'Église, les conséquences professionnelles prévues s'appliquent, à savoir le licenciement (point 4). Et le point 3 s'applique jusqu'à la mort.

 

"Si la personne qui a quitté l’Église n’a manifesté aucun signe de repentir avant sa mort, elle peut se voir refuser des funérailles religieuses."

 

Le refus est discrétionnaire – le curé décide, se fondant sur la notion de "pécheur manifeste" du canon 1184 – et nombre de prêtres allemands ne l’appliquent pas. Cependant, la menace est inscrite dans un décret en vigueur, et chaque Allemand qui signe la démission reçoit également, en vertu de ce même décret , une lettre pastorale type de son curé l’informant, individuellement, de toutes ces conséquences, y compris les funérailles.

 

Une telle architecture valorise en réalité la communion ecclésiale selon un barème fiscal : ceux qui cessent de payer cessent, en pratique, d'être pleinement catholiques, même s'ils récitent le chapelet quotidiennement ; ceux qui paient l'impôt d'État restent catholiques même s'ils n'ont pas mis les pieds dans une église depuis leur première communion. Notons que le décret n'exige aucune enquête sur l'apostasie, l'hérésie ou le schisme ; la procédure elle-même suffit, "pour quelque raison que ce soit". Le Saint-Siège lui-même avait enseigné précisément le contraire. Le Conseil pontifical pour les textes législatifs, avec la décision préalable de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a établi dans sa circulaire du 13 mars 2006, adressée à tous les présidents de conférences épiscopales :

 

"L’acte juridico-administratif de quitter l’Église ne peut en soi constituer un acte formel de défection au sens où il l’a été dans la CIC, car la volonté de persévérer dans la communion de foi peut demeurer" (n° 3).

 

Pour qu’il y ait véritable défection, précise le document romain, il faut "une véritable séparation des éléments constitutifs de la vie de l’Église : elle présuppose donc un acte d’apostasie, d’hérésie ou de schisme" (n° 2), manifesté par écrit devant l’ordinaire ou le curé, seul compétent pour en juger (n° 5). Il conclut par le principe théologique que le système allemand bafoue :

 

"Il est clair, en tout cas, que le lien sacramentel d’appartenance au Corps du Christ qui est l’Église, donné par le caractère baptismal, est une union ontologique permanente et n’est pas perdu à cause d’un acte ou d’un fait quelconque de défection" (n° 7).

 

[...] Subordonner les sacrements – la grâce, terme que les synodes allemands n'emploient presque plus – au paiement d'une taxe d'État constitue une forme institutionnalisée d'abus spirituel. La simonie par prélèvement automatique sur salaire. Ses victimes se comptent par millions : des Allemands baptisés et de culture catholique, comme Siegmund, contraints de choisir entre leurs propres intérêts financiers et une adhésion que l'Église elle-même leur a vendue comme une marchandise.

 

Le paradoxe du coffre plein et du temple vide

Les chiffres de 2025, publiés par la Conférence épiscopale elle-même, dressent un tableau sans concession. Les 27 diocèses ont perçu 6,751 milliards d'euros d'impôts ecclésiastiques, soit leur deuxième meilleure année après 2022. Cette même année, 307 117 personnes ont quitté l'Église, 109 028 baptêmes ont été célébrés (deux fois moins qu'il y a dix ans), 19 478 mariages religieux ont eu lieu, et la fréquentation des offices du dimanche est restée faible, à seulement 6,8 % des catholiques. On a dénombré 25 ordinations sacerdotales dans toute l'Allemagne : 25 pour 27 diocèses. En vingt ans, l'Église allemande a perdu plus d'un quart de ses fidèles et vu ses revenus augmenter de 70 %. L'explication de ce paradoxe est purement comptable : l'impôt est indexé sur les salaires et les plus-values, qui sont en hausse, tandis que les personnes qui partent à la retraite sont des jeunes qui ont à peine payé d'impôts. C'est un système qui étouffe la génération qui prend sa retraite, la dernière à payer. Les calculs internes des diocèses, qui ont déjà annoncé des coupes budgétaires de plus de 550 millions d'euros, anticipent l'effondrement du système lorsque la génération du miracle économique quittera le marché du travail ; la génération suivante a soit quitté le système, soit n'a même jamais été baptisée. Pendant ce temps, cet argent a financé l'appareil ecclésiastique le mieux rémunéré de la planète – les salaires des évêques étant en grande partie pris en charge par l'État au titre des anciennes contributions d'État (Staatsleistungen) –, un archipel de bureaucraties diocésaines et le jouet le plus coûteux de tous : le Chemin synodal,

>cette assemblée permanente qui, depuis des années, réclame la bénédiction de Rome pour les couples de même sexe,

>le diaconat féminin

>et une révision de la morale sexuelle,

le tout financé intégralement par l'argent du contribuable. L'Église qui compte le moins de vocations et le ministère le moins actif en Occident prétend donner des leçons de doctrine au reste du monde, et elle ne peut le faire que parce qu'elle en a les moyens.

 

Pourquoi cette panique ?

Les résultats de dimanche en Saxe-Anhalt expliquent mieux que n'importe quel sondage la nervosité des évêques. Le programme avec lequel Siegmund a failli remporter la majorité absolue propose de supprimer les subventions publiques aux églises, de mettre fin à la perception par l'État de la Kirchensteuer (taxe ecclésiastique) et de taxer les maisons de retraite confessionnelles. L'évêque de Magdebourg, Gerhard Feige, a exhorté les électeurs à voter contre l'AfD jusqu'au matin même du scrutin ; 44 % des électeurs lui ont fait part de leur opinion suite à son conseil. Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin voteront dans deux semaines. En Saxe-Anhalt, les catholiques représentent à peine 3 % de la population. L'Allemagne de l'Est est déjà un territoire post-chrétien, et les pasteurs de cette région ne se battent pas pour les âmes perdues depuis des décennies, mais pour le modèle de financement que l'Est pourrait commencer à démanteler. C’est là que réside la véritable fragilité du système : la Kirchensteuer (taxe ecclésiastique) ne repose sur aucun droit divin, mais sur l’inertie historique et la volonté politique de maintenir l’appareil collecteur. Il suffirait qu’un gouvernement régional, puis fédéral, retire l’autorité fiscale de l’équation pour que l’Église allemande doive faire comme toutes les autres : demander à ses fidèles de donner librement. Avec un taux de fréquentation de la messe dominicale de seulement 6,8 %, chacun à Bonn et à Fulda sait ce que cela signifierait.

 

 

La facture arrive à Rome

 

Ce n'est plus depuis longtemps un problème exclusivement allemand.

 

Le Saint-Siège est accablé par des déficits structurels de plusieurs dizaines de millions d'euros et un trou béant dans sa caisse de retraite. Dans ce contexte, l'Allemagne est depuis des décennies un contributeur discret mais indispensable : contributions de l'Association des diocèses (VDD) à l'entretien des institutions du Siège apostolique, financement des universités, des écoles supérieures et des œuvres romaines, Denier de Saint-Pierre, et le gigantesque réseau d'organisations caritatives – Adveniat, Misereor, Missio, Renovabis – qui soutient l'Église dans la moitié du monde, de l'Amérique latine à l'Europe de l'Est, et qui, de surcroît, lui confère une influence considérable auprès des épiscopats bénéficiaires.

 

Cet argent explique bien des silences. Il explique pourquoi un chemin synodal en rébellion doctrinale quasi permanente a été traité avec une extrême délicatesse, tandis que d'autres ont subi une intervention brutale. Rome a toléré à l’Église allemande ce qu’elle ne tolérerait à aucune autre parce que aucune autre ne soutient son budget à un tel pointLa question que Léon XIV devra se poser, et que son Secrétariat pour l'Économie se pose déjà à voix basse, est celle de savoir ce qui se passera lorsque cette source viendra à manquer : pour des raisons démographiques avec le départ à la retraite des derniers donateurs, ou pour des raisons politiques, si le démantèlement qui se profile à Magdebourg atteint Berlin. Les deux voies mènent au même résultat ; la première est mathématiquement certaine, mais la seconde semble imminente.

 

L'Église allemande est en difficulté dans une société qui l'a abandonnée, se cramponnant désespérément à un impôt qui, chaque année, engendre 300 000 apostats administratifs. Lorsque cet impôt s'effondrera – et les électeurs de Saxe-Anhalt viennent de lui porter un premier coup fatal –, le Vatican découvrira à quel point son administration, ces dernières décennies, était tributaire des finances rhénanes. Peut-être alors se souviendra-t-on que l'Église a vécu pendant dix-neuf siècles sans que les percepteurs d'impôts ne fassent office de sacristains, et qu'aujourd'hui, elle ne prospère que là où donner est un acte de foi et non une simple retenue sur salaire .

 

Source: INFOVATICANA

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Reine (Régine), dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 167

Sainte Reine (Régine), dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 167

Son culte est ancien. Reine fut baptisée par sa nourrice. L'acte déplut fortement au père de Reine, un puissant gaulois des environs d'Alésia, qui décida de chasser sa fille.

En 252, devenue une jeune gauloise de seize, Reine, faisait paître ses moutons au pied du mont Auxois, site aujourd'hui présumé de l'oppidum d'Alésia. Le gouverneur romain des Gaules, Olibrius, voulut abuser d'elle mais elle résista et refusa le mariage pour ne pas abjurer sa foi. Le nom d'Olibrius est resté dans le langage courant pour désigner un bravache, un fanfaron cruel, un "occiseur d'innocents"(Molière). Reine fut martyrisée, puis décapitée.

Son corps fut tranféré hors de la ville d'Alésia où l'on bâtit une basilique sur son tombeau. Parmi les miracles qu'elle accomplit, on trouve la guérison d'un enfant nommé Hériboldus guéri d'une forte fièvre, la guérison d'un homme de Réome guéri par application d'un morceau de bois du brancard de la sainte, la guérison d'un frère atteint de la maladie de la pierre et celle partielle d'un aveugle.

Dès le siècle suivant, son culte se développa, et est attesté depuis le Ve siècle par la découverte en 1909 du "service eucharistique" d'Alésia, un ensemble comprenant un plat et trois coupes qu'on suppose utilisés pour la célébration de l'eucharistie. Le plat porte un poisson en gravure (l’ichtus comme à Autun), et le nom de "Regina". L'ensemble daté du IVe siècle ne met plus en doute l'existence de la jeune martyre.

En 628, elle est vénérée à Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or, près d'Alésia, un village qui la prit pour Patronne. Et chaque année, les habitants organiseront la représentation d'un mystère à sa mémoire et en son honneur. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France.

En 1271 il fut procédé à un ré-enchâssement dans un buste reliquaire en argent aux armes de France, de Castille et de l'ancienne Bourgogne.

La confrérie de Sainte-Reine date de 1544, créée par les religieux de Flavigny, et, en 1644, avec la réforme des bénédictins de Saint-Maur, le pèlerinage connut un regain de vitalité et les membres de la Confrérie furent dotés par Monseigneur Louis Doni d'Attichy évêque d'Autun, de 40 jours d'indulgence en 1659. Au XVIe siècle les moines passaient la chaîne de sainte Reine autour du cou des pèlerins. Aujourd'hui cette chaîne est conservée à l'église paroissiale de Flavigny-sur-Ozerain et exposée à la vénération des pèlerins le 7 septembre jour de sa fête.

Ses reliques ont été conservées dans l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain depuis le milieu du IXe siècle. La crypte fut aménagée pour recevoir le corps de la sainte. Crypte à nef centrale flanquée d'un déambulatoire qui se prolonge à l'Est par un couloir donnant sur une rotonde du même genre que celle de l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre. Les reliques de la sainte furent déposées au XVIIe siècle dans une armoire derrière le maître-autel et leur expositions sur un théâtre a lieu le jour de sa fête.

En plus de Flavigy-sur-Ozerain et Alise-Sainte-Reine on retrouve des lieux qui lui sont consacrés à Voisines dans l'Yonne où se trouve une chapelle Sainte-Reine, datant de 1827 et construite par deux habitant à la suite de la réalisation d'un vœu fait lors d'un pèlerinage à Alise-Sainte-Reine; à Drensteinfurt en Allemagne; et à Osnabrück en Westphalie.

Les similitudes existant avec la vie de sainte Marguerite d'Antioche conduisent des auteurs à considérer que le récit de l'histoire de sainte Reine est apocryphe, cette tradition pouvant toutefois être le souvenir d'un fait local. (Joël Le Gall, ALESIA Ed. Errance 1990)

Sainte Reine - Diva Regina à Drensteinfurt (Allemagne)

Sainte Reine - Diva Regina à Drensteinfurt (Allemagne)

Sources: (1) Calendrier Perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne Edition; (2) Wikipedia; (3) L'Evangile au Quotidien ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 166.

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6 septembre 2026 7 06 /09 /septembre /2026 16:28

 

Le chef de l'Église orthodoxe grecque à Istanbul (Constantinople), Bartholomé Ier, vient de déclarer qu'il espère que son Église et l'Église catholique pourront un jour être pleinement réunies à nouveau.

 

"Le patriarche Bartholomée Ier rêve d'une pleine communion entre catholiques et orthodoxes et affirme que la rupture 'a déchiré la tunique sans couture du Seigneur'"

 

Cf. ACI Prensa sur X

https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

Le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, a exprimé son désir de voir à nouveau les catholiques et les chrétiens orthodoxes partager une pleine communion ecclésiale, lors de son discours au 27e Congrès international de la Société pour le droit des Églises orientales, qui s'est tenu à Budapest.

Le primat de l'Église orthodoxe a souligné l'importance du dialogue théologique entre l'Orient et l'Occident et a exprimé l'espoir que le nouveau Centre de dialogue chrétien orthodoxe du Patriarcat œcuménique, appelé 'Phanarion', contribuera à rapprocher les Églises.

 

'Le 'Phanarion', tout comme le Phanar, est conçu par nous comme un lieu permanent de rencontres interorthodoxes, interchrétiennes et interreligieuses', a-t-il déclaré, selon l'Orthodox Times.

Il a exprimé le souhait que le centre devienne 'un véritable atelier d’œcuménisme juridique', au service du dialogue officiel entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe.

Le patriarche a rappelé une formulation bien connue du théologien Joseph Ratzinger, devenu plus tard le pape Benoît XVI, à laquelle il a attribué une importance particulière pour le dialogue œcuménique : 'Rome ne peut exiger de l’Orient plus qu’une doctrine sur la primauté autre que celle formulée et vécue au cours du premier millénaire."

Selon Barthélemy Ier, cette vision trouve un écho dans les paroles de son prédécesseur, le patriarche Athénagoras, qui parlait de l’évêque de Rome comme "le successeur de Pierre, le premier en honneur parmi nous, celui qui préside dans l’amour".

Développant cette idée, il expliqua que la tradition orthodoxe conçoit la primauté romaine comme "une primauté de service empreint d’amour, exercée au sein, et jamais au-dessus, de la communion des Églises sœurs".

 

La Pentarchie et le rôle de Rome

Une partie importante du discours était consacrée à l'ancienne institution de la Pentarchie, composée des sièges de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, qui, durant le premier millénaire, constituait une expression visible de l'unité de l'Église.

Bartholomée Ier a souligné que l’ancien titre papal de "Patriarche d’Occident" revêt une signification particulière dans cette tradition. Il a rappelé que le Patriarcat œcuménique avait regretté son retrait de l’Annuaire pontifical en 2006 et s’était félicité de son rétablissement dans l’édition 2024. S'adressant aux participants du congrès, il a décrit cette décision comme "un petit pas, mais en aucun cas insignifiant", ajoutant que le Patriarcat œcuménique la considère comme "un signe positif et encourageant" pour la poursuite du dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes.

Le patriarche a également révélé qu'il avait soulevé cette question auprès du défunt pape François, qui avait accueilli ses préoccupations "avec son ouverture et sa cordialité habituelles" et l'avait assuré que le titre lui serait restitué en temps voulu.

 

La douleur de la division, l'espoir de l'unité

Bartholomée Ier a reconnu la souffrance que la séparation entre l’Orient et l’Occident entraîne pour les chrétiens, une rupture qui, a-t-il dit, "a déchiré la robe sans couture du Seigneur".

 

Il a toutefois insisté sur le fait que cette douleur devait s’accompagner d’espérance. Dans l’une des déclarations les plus importantes de son discours, il a affirmé : "Nous espérons, par la grâce et le secours de Dieu, le rétablissement de la pleine communion avec l’Église de Rome au sein du seul Corps de l’Église une, sainte, catholique et apostolique."

 

Le patriarche a conclu en exprimant le souhait qu'un jour l'ancienne Pentarchie soit de nouveau complète : "Que la Pentarchie soit à nouveau entière et que la "lyre à cinq cordes" de l'Église universelle puisse résonner à nouveau dans toute la plénitude de son ancienne harmonie."

 

Cf. https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

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Ces Églises conserveraient leur propre rite liturgique de culte mais reconnaîtraient le Pape, à l'image de ce qui se pratique déjà dans l'Église maronite. Cela ne signifierait pas que tous les chrétiens orthodoxes deviendraient catholiques. La plus grande Église orthodoxe (la russe) y est encore opposée et resterait séparée. Cela ne concernerait que les Églises qui suivent le patriarche à Istanbul – principalement les communautés orthodoxes grecques, plus d'autres qui se rangent déjà de son côté.

Le patriarche Bartholomée Ier rêve d'une pleine communion entre catholiques et orthodoxes et affirme que la rupture "a déchiré la tunique sans couture du Seigneur"
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5 septembre 2026 6 05 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Raïssa, Martyre à Alexandrie (IVe siècle)

Sainte Raïssa, également connue sous le nom d'Iris, Iraida, Irai, Herais ou Rhais, est une martyre vénérée par les églises catholique romaine et orthodoxe orientale.

 

Selon un récit, elle était la fille d'un prêtre chrétien nommé Pierre vivant à Alexandrie, province romaine d'Égypte. À l'âge de douze ans, elle fut envoyée vivre dans un monastère de femmes à Tamman. Un jour en 303 après JC, à une époque de persécution généralisée des chrétiens sous le règne de l'empereur romain Dioclétien, elle se rendit à un puits pour y puiser de l'eau avec d'autres religieuses. Sur le chemin, elles virent un cortèges de religieuses, de moines et d'autres chrétiens enchaînés, qui étaient maltraités par Loukianos et ses hommes. Raïssa réprimanda les agresseurs et insista pour qu'ils la tuent également s'ils tuaient des chrétiens. Ils l'emmenèrent en garde à vue. Lorsque le cortège atteignit Antinoöpolis, Raïssa fut l'une des premières à mourir. Lorsque Loukianos cria: "Je crache sur le Dieu chrétien", Raïssa objecta, se leva et cracha au visage du tyran. Loukianos ordonna alors que la jeune fille soit torturée et décapitée. (1)

 

Sainte Raïssa a donné son nom à l'école de la paroisse Saint-Laurent de Bafou au Cameroun. (2)

Sainte Raïssa, Martyre à Alexandrie (IVe siècle)

Sources : (1) wikipedia en; (2) Nominis

 

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4 septembre 2026 5 04 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Rosalie de Palerme

Rosalie (en italien Santa Rosalia) - (1130-1160) est la patronne de la ville de Palerme en Italie et de la ville de El Hatillo au Venezuela.

 

Rosalie est née en 1130 à Palerme, au sein d'une noble famille sicilienne. Elle était la fille de Sinibald, seigneur de Quisquina et de Rosa, parente de Roger II de Sicile, roi de Sicile, et descendante de la famille de Charlemagne.

 

Statue de Sainte Rosalie

      

C'était une jeune fille très pieuse. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. À l'âge de 14 ans, Rosalie, quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s'entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.

Sainte Rosalie de Palerme

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte, si elle ne changeait de demeure; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et suivit ses guides célestes; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino (Palerme, Sicile) où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie. »

 

En 1624, la peste se déclara à Palerme, et Sainte Rosalie apparut d'abord à une femme malade, puis à un chasseur auquel elle indiqua où se trouvaient ses reliques. Elle lui ordonna de transporter ses restes à Palerme et d'organiser une grande procession en les transportant dans les rues de la cité (Michel Signoli, D. Chevé, A. Pascal, Peste: entre épidemies et sociétés, p360).

Le chasseur gravit la montagne, et retrouva les restes de la sainte là où elle le lui avait dit. Il fit ce qu'elle lui avait recommandé, et dès la fin de la procession, la peste cessa. Après ce miracle, Sainte Rosalie fut vénérée comme la sainte patronne de Palerme et un sanctuaire fut érigé à l'endroit où ses restes avaient été retrouvés.

 

                 La procession de Sainte Rosalie à Palerme

 

 

                Grotte de sainte Rosalie 

 

Citation de Gérard de Nerval dans Les Chimères:

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,
Rose au cœur violet, fleur de sainte Gudule,
As-tu trouvé ta croix dans le désert des cieux ?

 

Sources : (1) ; (2); (3) ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 174.

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3 septembre 2026 4 03 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Grégoire le Grand (Grégoire Ier) pape et docteur de l'Eglise († 604)

Né à Rome, vers 540, Grégoire était le fils d'un sénateur et le neveu d'une sainte, la vierge Tarsille. Il en occupa quelques temps la première magistrature, mais bientôt la cité, qui avait vu cet opulent patricien traverser ses rues en habits de soie, étincelants de pierreries, le vit avec bien plus d'admiration, couvert d'un grossier vêtement, servir les mendiants, mendiant lui-même, dans son palais devenu monastère et hôpital. 

Saint Grégoire le Grand (Grégoire Ier) pape et docteur de l'Eglise († 604)

Grégoire fut l'auteur d'une ample activité monastique, particulièrement en assurant l'extension de la règle de Saint-Benoît († 547) à l'abbaye Saint-André de Rome qu'il fonda (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, p. 191.)

Grégoire n'avait conservé qu'un seul reste de son ancienne splendeur, une écuelle d'argent dans laquelle sa mère lui envoyait tous les jours de pauvres légumes pour sa nourriture ; encore ne tarda-t-il pas de la donner à un pauvre marchand qui, après avoir tout perdu dans un naufrage, était venu solliciter sa charité si connue. 

Grégoire se livra avec ardeur à la lecture des Livres Saints ; ses veilles, ses mortifications étaient telles, que sa santé y succomba et que sa vie fut compromise.

 

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Saint Grégoire le Grand, par Domenico Fetti, Palais des beaux-arts de Lille.

Passant un jour sur le marché, Grégoire vit de jeunes enfants d'une ravissante beauté que l'on exposait en vente. Apprenant qu'ils étaient d'Angles, c'est-à-dire du pays, encore païen, d'Angleterre : « Dites plutôt des Anges, s'écria-t-il, s'ils n'étaient pas sous l'empire du démon. » Il alla voir le Pape, et obtint d'aller prêcher l'Évangile à ce peuple ; mais les murmures de Rome forcèrent le Pape à le retenir.

 

Le Souverain Pontife Pélage II (579-590) étant venu à mourir, Grégoire dut courber ses épaules sous la charge spirituelle de tout l'univers.

Voici la narration de son accès au pontificat :

"En janvier 590, la peste s'abattit sur Rome. Pélage en mourut le 7 février. Aussitôt le peuple acclama pour pape l'abbé Grégoire, et le clergé l'élut à l'unanimité. Il refusa, prétextant d'abord que son élection n'avait pas été ratifiée par l'empereur Maurice. Tandis que les employés de Rome se rendaient auprès de l'empereur, Grégoire s'employa à secourir les pestiférés. Il adressa lui-même à Maurice une lettre suppliante pour lui demander de ne pas ratifier son élection. L'empereur la déchira. Grégoire, persistant à refuser, s'enfuit. Mais, en prévision de cette fuite, toutes les portes de Rome étaient gardées. Il parvint à se blottir au fond d'un panier d'osier qu'un marchand monta innocemment sur son chariot en quittant à Rome. Les habitants se jetèrent dans les églises pour supplier Dieu de leur rendre leur pape, puis parcoururent la campagne à sa recherche. Enfin, le 2 septembre, un groupe de chercheurs le trouva au fond d'une grotte. Il fut ramené à Rome triomphalement et sacré le lendemain, le 3 septembre 590.

"[...] Au moment de sa consécration, l'Italie se trouvait dans une situation déplorable : la peste et la famine avaient exterminé les populations. Les paysans, pressurés par le fisc et violentés par les Barbares, abandonnaient la terre. Grégoire créa une administration agricole et fiscale capable de secourir les paysans et de les maintenir sur la terre, et, soucieux de ne pas voir se renouveler les abus, institua une inspection de cette administration." (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, pp. 187, 190-191.)

À l'occasion de cette épidémie de peste à Rome, le saint Pontife s'illustra par sa foi comme le rapporte Grégoire de Tours (538-594), contemporain de ces événements et qui en fut le chroniqueur. Dans un sermon mémorable prononcé dans l'église de Santa Sabina, il invita le peuple romain à suivre — contrit et pénitent — l'exemple des habitants de Ninive :

 

"Puis le Pape exhorta [tout le peuple] à lever les yeux vers Dieu, Qui permet de si terribles châtiments dans le but de corriger Ses enfants. Pour apaiser le courroux divin, le Pape ordonna une « litanie en sept Chœurs », c'est-à-dire une procession de toute la population romaine, divisée en sept cortèges, selon le sexe, l'âge et la condition. La procession se déplaça depuis les différentes églises romaines en direction de la basilique Saint-Pierre au Vatican, chantant des litanies en chemin. C'est l'origine de ce que l'on appelle aujourd'hui les grandes Litanies de l'Église, ou Rogations, que nous prions pour que Dieu nous protège contre les adversités. Les sept cortèges traversèrent les bâtiments de la Rome antique, pieds nus, à pas lent, la tête couverte de cendres. Tandis que la multitude traversait la ville, dans un silence sépulcral, la peste atteignit un tel point de fureur qu'en l'espace d'une heure, quatre-vingts personnes tombèrent mortes au sol. Cependant, Grégoire ne cessa pas une seconde d'exhorter le peuple à continuer de prier et insista pour que l'image de la Vierge peinte par saint Luc et conservée à Santa Maria Maggiore soit portée en tête de procession. (Gregorio di Tours, Historiae Francorum, liber X, 1, in Opera omnia, a cura di J.P. Migne, Parigi 1849 p. 528)"

(Source: LifeSiteNews / Le forum catholique )

 

L'un des faits remarquables de son pontificat, c'est l'évangélisation de ce peuple anglo-saxon dont il eût voulu lui-même être l'apôtre.

 

Grégoire le Grand décida d'envoyer de Rome (en Grande-Bretagne) des moines sous la direction d'Augustin, qui deviendra premier évêque de Cantorbéry.

 

"Ayant fait escale en juin dans l'île de Lérins, au monastère de Saint-Honorat, ils furent terrifiés par la mise en garde de leurs confrères : l'île de Bretagne était occupée par des Barbares féroces qui s'empresseraient de les occire dès leur débarquement. Les compagnons d'Augustin refusèrent d'aller plus loin. Le prieur retourna à Rome pour rendre compte de la situation au pape, qui se fit sévère : un moine était voué à l'obéissance; Augustin et ses quarante compagnons n'avaient plus qu'à obéir, c'est-à-dire à poursuivre leur route vers les rivages de la Bretagne. [...] [L]es missionnaires décidèrent de passer par la Gaule. Ils remontèrent la vallée du Rhône et durent évidemment rendre visite à la terrible reine Brunhilde (Brunehaut), régente des deux royaumes d'Austrasie et de Bourgogne. Augustin lui remit une lettre de recommandation signée du pape Grégoire. Ce fut efficace : elle leur donna pour compagnons des interprètes, qui parlaient latin, germanique et anglo-saxon. Embarqués à Boulogne, les voyageurs accostèrent l'Angleterre sur l'île de Thanet, à l'embouchure de la Tamise, là où le Jute Hengist avait constitué le premier royaume barbare de Bretagne, le Kent (sud-est de l'Angleterre). Le roi, arrière-petit-fils du fondateur, en était Éthelbert. Il avait épousé Berthe, fille de Charibert, roi de Paris, et nièce de Brunhilde. Le contact fut donc facilité. Il donna à ses frères la liberté de prêcher le christianisme. Un certain nombre d'eorls (nobles) se convertirent. Bientôt Éthelbert († 616) les imita : il fut baptisé durant la nuit de la Pentecôte, 5 juin 597. [...] Augustin [...] devenait archevêque de Cantorbéry. Le pape créa ensuite les évêchés de Londres et de Rochester. En 604, Séberct, roi d'Essex, demana à son tour le baptême. Ce serait le tour, après la mort de Grégoire, d'Edwin, roi de Northumbrie, avec la fondation de l'évêché d'York." (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, pp. 189-190.)

 

Les moines fondirent des écoles où les Saxons apprirent l'écriture. (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, p. 190.)

 

La conversion des Anglo-saxons fut l'une des grandes entreprises de Grégoire le Grand. L'Angleterre, l'Irlande deviendront des foyers d'où les missionnaires partiront christianiser l'Europe du Nord. Willibrord (+ 739) et Boniface (+ 754) évangélisent la Frise et l'Allemagne après avoir été sacrés évêques à Rome." (Yves BRULEY, Histoire du Catholicisme, Que Sais-je ?, 4e édition, Paris 2018, p. 35-36.)

 

Le roi Éthelbert († 616) sous l'influence d'Augustin de Cantorbéry, fera rédiger et adopter par l'assemblée de la noblesse saxonne le nouveau code administratif pénal intitulé les Jugements d'Éthelbert, qui opéreront la synthèse entre le droit barbare et le droit romain. Il fut entendu en outre que les moines romains fonderaient des écoles où les Saxons apprendraient l'écriture, le catéchisme et la liturgie romaine. (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, p. 190.)

 

Grégoire s'est également rendu célèbre par la réforme de la liturgie et le perfectionnement du chant ecclésiastique. C'est à lui que l'on doit le nom de chants grégoriens. (Wikipedia) "Il rassembla dans son Antiphonaire le chant sacré en honneur à Rome, en l'ordonnant, en l'ornant, et en y ajoutant des mélodies remarquables par leur élan et leur élégance; il veilla à la publication, à l'application, à l'extension et à la transmission de cette liturgie." (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, p. 192.)

 

Il prêchait souvent au peuple de Rome, et lorsque la maladie lui ôtait cette consolation, il composait des sermons et des homélies qui comptent parmi les chefs-d'œuvre de ce grand docteur. Son pontificat fut l'un des plus féconds dont s'honore l'Église.

 

"Grégoire en signe d'humilité, authentifie ses lettres d'une formule qui deviendra rituelle : Servus servorum Dei, le pape est [...] le serviteur des serviteurs de Dieu." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 93-94.)

 

Il combat l'esclavage et la simonie. "L'argent est le moteur de la simonie, mais Grégoire le Grand, dans son Homelia quarta in Evangelio, faisait aussi entrer en ligne de compte (pour les condamner comme simonie) d'autres procédés comme les services rendus, la flatterie ou toute autre considération humaine. Il considérait la simonie comme une hérésie, tout comme à sa suite Isidore de Séville (Etymologiae, VIII,5) et les réformateurs grégoriens." L'expression simonie étant tirée des Actes des Apôtres 8, 18-24, où Simon le magicien essaya d'acheter à Pierre et à Jean leur pouvoir de conférer l'Esprit Saint par l'imposition des mains. (Dictionnaire du Moyen-Âge, sous la direction de Claude GAUVARD, Alain de LIBERA, Michel ZINK, Quadrige Puf, Paris 2002, p. 1335.)

Comme notre Rédempteur a pris notre chair afin de nous délivrer de l’esclavage du péché, nous devons rendre à la liberté ceux qui en ont été privés par la loi des nations.

S. Grégoire cité dans le Dictionnaire encyclopédique d'histoire, de biographie, de mythologie et de géographie, par Louis Grégoire, Garnier Frères éditeurs, Paris 1871, p. 695-697

Lui-même donnant l’exemple, affranchit tous ses esclaves.

Libres des biens terrestres : "il faut que votre esprit domine ce que vous avez"

 

"Je veux vous inviter à tout abandonner, sans vous y obliger. Si vous ne pouvez pas abandonner entièrement le monde, retenez les biens de ce monde, mais de telles façon qu'ils ne vous retiennent pas dans le monde. Possédez, mais ne vous laissez pas posséder. Il faut que votre esprit domine ce que vous avez; autrement, si votre esprit est vaincu par l'amour des biens terrestres, c'est plutôt lui qui sera possédé par les biens qui lui appartiennent. [...]

"Tout ce qui se passe dans ce monde, regardez-le comme à la dérobée. Que votre regard intérieur se dirige en avant et considère avant tout les réalités qui sont votre but. [...]

"Ceux qui agissent ainsi, ont tous les biens du monde à leur disposition pour en user, non pour les désirer. De la sorte, qu'il n'y ait rien pour freiner le désir de votre esprit, aucune jouissance pour vous lier aux embarras du monde." (Grégoire le Grand, Homélies sur l'Evangile, livre II, homélie XXXVI, Sources chrétiennes n°22, Cerf 2008, p. 415.)

"Le pape Grégoire s'habitue également à remplacer le latin Gallia par l'expression de gens Francorum, peuple des Francs, voire même, dans au moins un cas, par un néologisme venu de l'autre côté des Alpes : 'Francia'." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 99.)

 

Grégoire mourut le 12 mars 604.

 

On le représente écoutant une colombe qui lui parle à l'oreille. Il est regardé comme le patron des chantres.

 

Depuis le concile Vatican II, l'Église le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars).

 

"Il est compté parmi les Docteurs de l'Église, titre que celle-ci décerne parcimonieusement aux théologiens qui ont d'une part énoncé d'une façon importante les vérités de la foi et d'autre part mérité la canonisation.  [...] Le traité le plus considérable de ce Docteur est les Morales sur Job (Moralia in Job) en trente-cinq livres, titre quelque peu étroit pour désigner un ensemble de commentaires qui ne ressortissent pas seulement à la morale,  mais au dogme et à la spiritualité. Ces textes composés de 579 à 585, c'est-à-dire durant les années où l'auteur fut apocrisiaire, puis abbé, sont en fait une série de conférences monastiques. [...] Grégoire a aussi rédigé d'abondants commentaires de l'Écriture, [...] vingt-deux Homélies sur le prophète Ézéchiel, soixante Homélies sur les Évangiles, recueil de prédications sur les Évangiles dimanches et fêtes. Enfin, une Exposition sur le Cantiques des cantiques" (Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, p. 192.)

 

Sources : (1) ; (2) ; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 86 ; Yvan GOBRY, Dictionnaire des Papes, Pygmalion, Paris 2013, p. 190

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2 septembre 2026 3 02 /09 /septembre /2026 06:00

Personne ne vous apprend que vos plus grandes preuves d'amour peuvent se transformer en vos plus grands pièges. Personne ne vous dit que vous dévouer aux mauvaises personnes peut vous laisser vide, épuisé, et éloigné de la vie que Dieu vous a réservée. Mais la parole de Dieu, elle, le fait.

 

Proverbes 4,7 Ainsi commence la sagesse : elle s’acquiert ! Cède tout ce que tu as pour acquérir l’intelligence.

 

Jésus lui-même s'est éloigné de personnes. Il n'a pas poursuivi le jeune et riche souverain. Dans Mt 7,6 il nous averti : ''Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.''

 

Jn 2,23-25 "Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous 25 et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme."

 

Si le Fils de Dieu a fixé des limites, vous avez la pleine permission du Ciel de faire de même.

 

1- Le premier type de personnes que vous devez cesser d'aider ce sont les paresseux et les oisifs, car il y a une différence entre une personne qui traverse une période difficile et une personne qui a choisi le confort plutôt que la responsabilité comme mode de vie.

Proverbes 10,4 'Main nonchalante appauvrit, main diligente enrichit.' La paresse engendre la pauvreté, mais le travail assidu enrichit."

 

2 Thessaloniciens 3,10 ''si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.''

 

Mt 25,24-30 "Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”

 

Le serviteur qui a caché son talent au lieu de l'investir n'a pas été récompensé. Il a été traité de méchant et de paresseux. Et il lui fut pris tout ce qu'il possédait. Certaines personnes ne sont pas bloquées parce que le diable les combat, elles sont bloquées parce qu'elles refusent d'avancer. Et lorsque vous les sauvez sans cesse du poids de leurs propres choix, vous manquez de compassion. Vous retardez la correction qui pourrait changer leur vie. La plus grande preuve d'amour que vous puissiez offrir à une personne vouée à l'oisiveté est de prendre du recul, de prier pour elle, et de laisser le dessein de Dieu accomplir ce que votre générosité ne pourrait jamais faire.

 

2- Le deuxième type de personne que vous devez cesser d'aider : les ingrats

 

Luc 17,11-18 Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : 'Jésus, maître, prends pitié de nous.' A cette vue, Jésus leur dit : 'Allez vous montrer aux prêtres.' En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : 'Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !'

 

Or comme ces 9 lépreux sur 10 ingrats, il y a des gens dans nos vies qui ont été aidés, soutenus, portés et protégés par notre sacrifice et qui ne se sont jamais retournés pour le reconnaître.

 

2 Tm 3,2- 9 "En effet, les gens seront égoïstes, cupides, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, révoltés contre leurs parents, ingrats, sacrilèges, sans cœur, implacables, médisants, incapables de se maîtriser, intraitables, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil, amis du plaisir plutôt que de Dieu ; ils auront des apparences de piété, mais rejetteront ce qui fait sa force. Détourne-toi aussi de ces gens-là ! Parmi eux, il y en a qui s’introduisent dans les maisons et captivent des bonnes femmes chargées de péchés, entraînées par toutes sortes de convoitises, toujours en train d’apprendre et jamais capables de parvenir à la pleine connaissance de la vérité. De la même façon que Jannès et Jambrès se sont opposés à Moïse, ceux-là aussi s’opposent à la vérité ; ces gens ont un esprit corrompu et une foi sans valeur. Cependant ils n’iront pas bien loin, car leur stupidité sera évidente pour tous, comme le fut celle des deux autres."

 

L'ingratitude est citée au même niveau que l'impiété. Car elle provient de la même racine : un cœur qui refuse d'admettre d'où vient ses bienfaits.

 

Aider une personne ingrate est comme verser de l'eau dans un récipient percé.

 

Plus vous leur en donnez, plus ils en attendent ! Et Proverbes 17,13 avertit : ''Qui rend le mal pour le bien voit le mal ne plus quitter sa maison.''

 

Certaines personnes se serviront de votre sacrifice contre vous. La gratitude est une porte ouverte à l'abondance. 1 Th 5,18 "rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus."

 

3- Le 3e type de personne que vous ne devez pas aider : l'orgueilleux et l'arrogant

 

Proverbes 16,18 L’orgueil précède l’effondrement, et la prétention, la chute.

 

Il est impossible d'aider les orgueilleux car ils ne croient pas en avoir besoin.

 

Jc 4,6 "Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce."

 

Quand on aide une personne orgueilleuse on aide quelqu'un auquel Dieu résiste déjà.

 

Daniel 4,27-30 "le roi prit la parole et dit : 'N’est-ce pas ici Babylone la grande ? Moi, je l’ai bâtie comme une maison royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma majesté.' Ces paroles étaient encore dans sa bouche quand une voix tomba du ciel : 'C’est à toi que l’on parle, ô roi Nabucodonosor ! On te retire la royauté. Tu seras chassé d’entre les hommes, tu auras ta demeure avec les animaux sauvages, on te nourrira d’herbe, comme les bœufs, et sept temps passeront sur toi, jusqu’au moment où tu reconnaîtras que le Très-Haut est maître du royaume des hommes et le donne à qui il veut.' À l’instant même, la parole s’accomplit pour Nabucodonosor : il fut chassé d’entre les hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu’à ce que ses cheveux grandissent comme des plumes d’aigle, et ses ongles, comme des griffes d’oiseaux."

 

4- Le 4e type de personne que vous devez cesser d'aider : les méchants et les pécheurs. Plus précisément : ceux qui ne veulent pas changer

 

Ps 1,1 "Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, + qui ne suit pas le chemin des pécheurs, * ne siège pas avec ceux qui ricanent."

 

L'amour de Dieu s'étend à tous, mais son approbation n'est pas automatique. Il y a une différence fondamentale entre un pécheur qui se repent et une personne qui embrasse la méchanceté comme une identité.

 

Rom 1,32 "Ils savent bien que, d’après le juste décret de Dieu, ceux qui font de telles choses méritent la mort ; et eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font !"

 

Les histoires de Jézabel, Caïn et Judas ont toutes le même fil conducteur. Ils ont refusé de changer et leur fin a été dévastatrice.

 

On peut aimer profondément quelqu'un et malgré tout refuser de cautionner ce que Dieu a déjà condamné dans leur vie.

 

Priez pour eux, dites-leur la vérité ; mais ne permettez pas que votre présence soit pour eux le coussin qui les maintient profondément dans leur rébellion.

 

Car à un moment, le confort devient complicité. 

 

5- Le 5e type de personne que vous ne devez pas aidé découle du précédent : l'insensé.

 

Un insensé est celui qui entend la parole de Dieu et la rejette délibérément.

 

Proverbes 26,11 "Comme le chien retourne à son vomi, l’insensé revient à ses folies."

 

Proverbes 13,20-21 "Qui fait route avec les sages deviendra sage ; qui fréquente les insensés tournera mal. Le malheur poursuit les pécheurs, le bonheur récompense les justes."

 

Il n'est pas obligé d'être soi-même insensé pour être blessé par un insensé : leur proximité seule vous coûte cher.

 

Proverbes 23,9 "À l’oreille d’un sot ne dis mot : il n’a que mépris pour tes paroles sensées !"

 

Certains d'entre nous se sont retrouvés pris dans ce cycle épuisant qui consiste à conseiller la même personne au sujet des mêmes erreurs, et à la voir retomber dans les mêmes travers, et vous vous demandez pourquoi vous vous sentez si vidés. C'est parce que vous avez arrosé une terre qui n'était pas préparée à le recevoir.

 

À un certain moment, continuer à aider une personne qui ne recevra pas vos conseils cesse d'être de l'amour et devient un cycle (une relation toxique) dont il faut s'extraire pour le bien de chacun.

 

6- Le 6e type de personne que vous ne devez pas aider est sans doute la plus dangereuse, car elle est souvent la plus difficile à identifier : les malhonnêtes et manipulateurs

 

Pr 12,22-23 "Le Seigneur a horreur des lèvres menteuses ; qui agit loyalement lui plaît. L’homme avisé ne montre pas sa science mais le cœur de l’insensé crie sa folie."

 

La manipulation n'est pas qu'un défaut de la personnalité, c'est une arme spirituelle. 

 

Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même se déguise en ange de lumière. (2 Co 11,14

 

Les manipulateurs les plus dangereux sont ceux qui semblent les plus sincères.

 

Ils savent pleurer au bon moment, ils savent comment vous faire croire que les refuser fait de vous un mauvais chrétien.

 

Ils savent quels mots fera fondre votre résistance.

 

Pr 26, 24-25 "L’ennemi se cache derrière ses lèvres, il dissimule, au fond de lui, sa tromperie. Au charme de sa voix ne te fie pas, il a, dans le cœur, sept projets abominables. Sa ruse a beau cacher sa haine, sa malice apparaîtra au grand jour."

 

Si une personne change constamment de version des faits, ne cesse de vous culpabiliser pour obtenir ce qu'elle veut, de n'apparaître que lorsqu'elle a besoin de quelque chose et de ne jamais reconnaître sa part de responsabilité, votre discernement n'est pas un jugement, c'est une protection.

 

Dieu vous appelle à marcher dans la sagesse et parfois la sagesse ressemble à une main fermée.

 

7- Le 7e et dernier type est celui qui requière la plus grande maturité spirituelle pour être appréhendé correctement : les impénitents

 

Hébreux 10,26-27 "Car si nous demeurons volontairement dans le péché après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité, il ne reste plus pour les péchés aucun sacrifice, mais une attente redoutable du jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les rebelles."

 

Si nous continuons volontairement à pécher après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés.

 

Il y a une différence profonde entre lutter et refuser. Certaines personnes ne veulent pas être délivrées, elles veulent être confortées dans leur péché. Elles demandent votre présence pour atténuer les conséquences plutôt que de s'attaquer à la cause.

 

Dans la parabole du fils prodigue, en Lc 15 11-32, le père n'a pas poursuivi son fils quand il est parti, il ne l'a pas sauvé de la porcherie, il le laissa partir. Fin de citation. Et ce n'est que dans les profondeurs de ce lieu misérable, affamé, brisé et entouré par les conséquences de ses choix que le fils reprit ses esprits et retourna vers sa maison.

 

Pr 29,1 "Qui raidit la nuque sous la critique sera brisé, soudain, sans appel !"

 

Certaines personnes doivent toucher le fond avant de relever la tête. Et si vous continuez à vous précipiter pour combler ce manque avec vos ressources, votre temps, et votre énergie émotionnelle, vous ne raccourcirez pas leurs souffrances, vous les prolongerez. Retirez-vous. Priez sans cesse. Dites la vérité quand la porte s'ouvre. Et ayez confiance que Dieu sait exactement quelle pression est nécessaire pour faire naître la bonne chose chez la bonne personne au bon moment.

 

Dieu ne vous a pas appelés à vous donner entièrement aux gens qui ont choisi de rester vides.

 

Prière

 

Père, 

Donne-moi la sagesse d'aider ceux que tu m'as appelé à aider

et le courage de libérer ceux que tu n'as pas libérés.

Protège mon coeur de toute manipulation

Protège mes ressources contre tout usage abusif

et protège ma vocation du poids du fardeau que je n'ai jamais eu à porter.

Apprends-moi à donner à pleines mains, et à marcher d'un regard avisé.

Que tout ce que je donne soit guidé par ton Esprit et non par la culpabilité ou la peur. Au nom de Jésus.

 

7 types de personnes que vous ne devez pas aider
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2 septembre 2026 3 02 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Ingrid de Skänninge († 1282)
Princesse suédoise, religieuse dominicaine ( 1282)Sainte Ingrid de Skänninge était, par sa mère, petite fille du roi Knut de Suède.
 
Devenue veuve, Ingrid fit un pèlerinage aux Lieux Saints. Au retour, passant par Rome, elle obtint du pape l'autorisation de fonder un couvent de religieuses cloîtrées dans son pays, qui furent des tertiaires dominicaines (moniales de l’Ordre des Prêcheurs). Elle donna tous ses biens pour la gloire de Dieu.

 

Son frère Jean Elovson, chevalier teutonique, l'aida de son argent et le couvent fut inauguré à Skänninge en Suède en 1281.

 

Sainte Ingrid mourut un an après, à Skänninge en Suède, l'an 1282.

 

 

Sources: 1, 2

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1 septembre 2026 2 01 /09 /septembre /2026 07:00
La représentation de la Vierge Marie montrant un sein, avocate ou intercesseur auprès de son fils Jésus-Christ le Juge lors du Jugement dernier

La représentation de la Vierge Marie offrant un sein a une profonde signification théologique et de compassion.

 

Ce motif iconographique est connu dans l'art chrétien sous le nom d'intercession mariale ou du concept des "seins qui ont allaité" Jésus. Il possède trois motifs principaux :

1-Symbole d'intercession et de piété : dans les scènes du Jugement Dernier, la Vierge agit en tant qu'avocate ou intercesseur de l'humanité auprès de son fils, Jésus-Christ le Juge. En montrant son sein, elle rappelle visuellement à Christ le sacrifice de sa maternité et le fait de l'avoir nourri et soigné lorsqu'il était humain. C'est une supplication pour qu'il fasse usage de miséricorde plutôt que d'une justice stricte envers les âmes.

Origine biblique : ce geste fait écho à un passage évangélique du Nouveau Testament (Luc 11, 27) : "Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri !". Contrepoint visuel à la douleur : tandis que Jésus-Christ montre les plaies de sa Passion et les clous comme preuve de son sacrifice pour sauver le monde, Marie montre son sein comme symbole de l'amour maternel qui l'a élevé.

Tous deux exposent leurs corps comme arguments pour décider du sort des ressuscités. Cette manière de représenter la Vierge (dérivée de la tradition médiévale de la Virgo Lactans ou Vierge à la Leche) fut très courante dans l'art européen jusqu'à la moitié du XVIe siècle, lorsque les strictes normes de moralité du Concile de Trente commencèrent à interdire la nudité dans l'art religieux.

 

Cf. Ana Mª Poveda sur X

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1 septembre 2026 2 01 /09 /septembre /2026 00:00
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 75

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 75

Saint Aegidius, dont le culte a été pendant plusieurs siècles fort célèbre en France et en Angleterre, était athénien de naissance, et d'une extraction noble; il vivait vers la fin du VIIe siècle. Sa science et sa piété lui attirèrent une admiration universelle.

 

Voyant qu'il lui était impossible de mener dans sa patrie une vie retirée, il résolut de la quitter pour fuir le danger qui accompagne les applaudissements des hommes. Il vint vivre en ermite en Provence; il sera chaleureusement accueilli à Arles, puis au bord du Gardon par saint Vérédème, évêque à Avignon. Puis il se retirera en ermite dans la Vallée Flavienne, domaine du roi goth Flavius, dans l'embouchure du Rhône.

 

Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie; mais sa science était surtout celle des Saints.


Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontra un pauvre mendiant malade, presque nu, qui lui demanda l'aumône. Ému de compassion, Gilles se dépouilla de sa riche tunique et la lui donna : à peine le malheureux en fut-il revêtu, qu'il se trouva en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône était agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais Jésus-Christ ne Se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut lui-même effrayé et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident. Pendant la traversée, il calma une effroyable tempête par ses prières et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.

 

Mais il lui fallait la solitude; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours; le lait d'une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu'aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l'innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Wamba fit même bâtir là, à la demande de Gilles, un monastère, qui devint l'abbatiale Saint-Gilles, dans le Gard. Mentionnée dès 814, l’abbaye doit sa grande renommée au pèlerinage du tombeau de son fondateur légendaire, invoqué pour la libération des prisonniers et la guérison des infirmités et les maladies. Elle est aujourd'hui classée au titre des monuments historiques, et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.


Devenu abbé, Saint Gilles conseilla les plus grands, pape et rois.

On raconte qu'un grand personnage (Charles Martel ou Charlemagne ?) lui avait demandé l'absolution pour un très grand péché (inceste). Alors que Saint Gilles célébrait la Messe, un ange plaça sur l'autel un parchemin où était consignée la faute. Au fur et à mesure du déroulement de l'office, les traces écrites du péché s'effacèrent sur le parchemin.

Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux. 

Saint Gilles est représenté avec une biche, poursuivie par des chasseurs, ou tantôt en abbé bénédictin, avec la crosse. On le représente aussi en Italie avec une fleur de lys (giglio signifiant "lys" en italien). 


Sur son tombeau fut construite l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard
, alors port de mer, étape de pèlerinage sur le chemin de Rome et de Compostelle. Gilles a toujours son tombeau dans la crypte de l'abbatiale.

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Au "Moyen-Âge", le culte de Saint Gilles était très important, non seulement en Provence et dans le Languedoc mais dans la plupart des pays de la chrétienté. Il était surtout vénéré comme saint auquel on se confessait le plus volontiers, puisqu'il assurait l'absolution. 

 

Son culte se répandit rapidement, de nombreux pèlerins venus des pays les plus lointains (Flandres, Danemark, Hongrie, Norvège, Pologne…) s'acheminèrent vers son tombeau, invoquant saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses et pour la protection des enfants.

 

La ville de Saint-Gilles, aussi appelée Saint-Gilles-du-Gard, doit son nom au célèbre abbé Gilles l'Ermite dont elle garde le tombeau; elle fut au XIIe siècle un des plus importants lieux de pèlerinage de la chrétienté. La ville connut alors un développement sans précédent. Aujourd’hui, même si le culte de Gilles est moins pratiqué, Saint-Gilles-du-Gard demeure une étape pèlerine sur le chemin de Saint-Jacques.

 

Des villes et des villages en France et à l'étranger portent son nom et plus de 2000 églises le désignèrent comme patron.

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Patron des estropiés, on invoque saint Gilles contre le cancer, la folie, la stérilité des femmes et la protection des enfants.

 

Selon le livre V du Codex Calixtinus (une oeuvre collective due aux maîtres et étudiants de la cathédrale compostellane et dont des chapitres copiés sont attribués au pape Calixte II), probablement rédigé vers 1120-1130:

 

"Le digne corps de Saint Gilles, très pieux confesseur et abbé, doit aussi être visité avec le plus grand soin et vigilance : car le très saint Gilles, célèbre dans tous les climats de la terre, doit être aimé et invoqué par tous, et l'objet des supplications de tous. Après les prophètes et les Apôtres, personne parmi tous les autres saints n'est plus digne, personne n'est plus saint, personne n'est plus glorieux, personne ne vient plus vite au secours. C'est lui en effet, avant les autres saints, qui a l'habitude d'être le plus prompt à aider les nécessiteux, les affligés et les angoissés qui font appel à lui. Ô que la visite de son tombeau est œuvre belle et précieuse ! Le jour même, celui qui l'aura prié de tout son cœur sera sans aucun doute heureusement secouru.

 

"Cela même que je dis, je l'ai expérimenté : j'ai vu autrefois un homme qui, le jour où il l'invoqua échappa grâce à l'aide du saint confesseur de la maison d'un certain Peirot, cordonnier, dont la très vieille demeure s'effondra entièrement. Qui donc verra davantage son tombeau ? Qui adorera Dieu dans sa très sainte Basilique ? Qui embrassera le plus son sarcophage ? Qui baisera son vénérable autel ou qui racontera sa très pieuse vie ? Un malade revêt sa tunique et est en effet guéri; grâce à sa vertu indéfectible, un homme mordu par un serpent, est guéri; un autre, ravi par le démon, est libéré. Une tempête en mer s'arrête; la fille de Théocrite lui est rendue par une guérison longuement souhaitée; un malade de tout le corps, privé de santé, retrouve le bon étant si longtemps désiré; une biche qui était sauvage, domestiquée par ses pouvoirs devient familière; l'ordre monastique sous le patronage de cet abbé s'étend; un énergumène est délivré du démon; le péché de Charlemagne qui lui fut révélé par un ange est remise au roi; un défunt est rendu à la vie; un paralysé retrouve sa santé antérieure; mieux encore, deux portes en cyprès portant des représentations sculptées de princes des apôtres de la ville de Rome jusqu'aux portes du Rhône, parviennent sur les ondes marines, sans aucun gouvernail, par la seule puissance de son pouvoir. Mourir me dégoûte parce que je ne peux narrer toutes ces œuvres vénérables tant elles sont nombreuses et grandes." (Adeline RUCQOI, Le Voyage à Compostelle, du Xe au XXe siècle, Robert Laffont, Lonrai 2018, p. 30, 44-45.)

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Sources

 

- Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 244
- La Bible et les Saints, Encyclopédie Tout l'Art, Flammarion, Gaston Duchet-Suchaux, Michel Pastoureau, 1994 – ISBN : 2-09-012256-8

- Les saints qui guérissent en Normandie, Hippolyte Gancel, Éditions Ouest France, 2006 – ISBN : 2-7373-3565-5

- La Légende Dorée

Les saints du jour; wikipedia ; la légende de Saint-Gilles détaillée (légende dorée) abbaye-saint-benoit.ch

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 74-75

https://tourisme.saint-gilles.fr/fr/visiter/patrimoine/la-ville/un-peu-d-histoire

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31 août 2026 1 31 /08 /août /2026 06:35

Il y a une ancienne coutume catholique qui mérite d’être récupérée : que les parents bénissent leurs enfants.

 

 

Ce n’est ni une dévotion inventée ni une sorte d’imitation du prêtre. L’Église reconnaît expressément cette bénédiction et propose même un rite pour la réaliser.

1️⃣ Le Rituel des bénédictions de l’Église contient expressément une « Bénédiction des enfants ».

Et il rappelle quelque chose de très significatif : la bénédiction donnée aux enfants par leurs propres parents a toujours été très estimée parmi les chrétiens.

2️⃣ Par conséquent, oui : un père et une mère peuvent véritablement bénir leurs enfants.

Le Rituel des bénédictions précise que ce rite peut être utilisé par « les parents, le prêtre ou le diacre ».

3️⃣ Cela ne signifie pas que les parents bénissent du même ministère qu’un prêtre.

Le prêtre et le diacre le font à partir du sacrement de l’Ordre. Les parents le font en tant que baptisés et à partir de la mission que Dieu leur a confiée concernant leurs propres enfants.

4️⃣ Et c’est une pratique profondément biblique.

Jacob bénit Éphraïm et Manassé en imposant les mains sur eux :

« Que l’Ange qui m’a délivré de tout mal bénisse ces jeunes gens » (Gn 48,16).

5️⃣ Le livre de l’Ecclésiastique affirme aussi :

« La bénédiction du père affermit la maison de ses fils » (Si 3,9).

La bénédiction paternelle apparaît ainsi comme une expression concrète de l’autorité reçue de Dieu pour aimer, éduquer et conduire les enfants vers Lui.

6️⃣ Le geste proposé par le Rituel des bénédictions est particulièrement beau.

Les parents tracent le signe de la croix sur le front de leurs enfants et prononcent sur eux la prière de bénédiction.

Une croix tracée par celui qui leur a donné la vie et qui demande maintenant à Dieu de les accompagner tout au long de celle-ci.

7️⃣ Le Rituel des bénédictions propose lui-même cette formule :

« Que le Seigneur te garde
et te fasse grandir dans son amour,
afin que tu marches selon la vocation
à laquelle tu as été appelé ».

L’enfant répond : « Amen ».

8️⃣ Cela peut se faire au moment de se coucher, en sortant de la maison, avant un voyage, en cas de maladie, à un moment important ou simplement comme habitude quotidienne.

Il n’est pas nécessaire de grandes cérémonies. Un signe de croix sur le front et quelques mots prononcés avec foi suffisent.

C’est peut-être l’une de ces traditions simples que nous n’aurions jamais dû laisser disparaître.

Un enfant qui reçoit habituellement la bénédiction de ses parents apprend quelque chose d’essentiel : que ses parents l’aiment, mais aussi qu’ils savent que sa vie appartient finalement à Dieu.

Et peu d’héritages peuvent être meilleurs que celui-là.

 

Cf. Sacerdos in æternum sur X

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31 août 2026 1 31 /08 /août /2026 06:30

L'apôtre mondial de la tolérance et de l'égalité absolue cachait un racisme décomplexé et une complaisance glaçante avec la pire dictature du siècle.

 

La figure de Gandhi en pagne, libérateur de tous les opprimés, est intouchable. C'est aussi une légende soigneusement expurgée par les livres d'histoire.

 

Avant de libérer l'Inde, le jeune avocat a passé vingt-et-un ans en Afrique du Sud. Là-bas, il a lutté avec acharnement contre l'administration britannique.

 

Mais pas du tout pour l'égalité universelle.

 

Gandhi se battait pour protéger une stricte hiérarchie raciale. Il était profondément révolté à l'idée que les colons mettent les Indiens au même niveau social que les populations noires africaines.

 

Dans ses courriers officiels, il utilisait ouvertement des termes insultants pour désigner les Noirs, les décrivant comme des sauvages tout juste bons à garder le bétail.

 

Son premier grand combat politique n'a pas été de détruire l'apartheid avant l'heure.

 

Il a milité avec succès pour que les prisonniers indiens ne partagent plus les mêmes cellules ni les mêmes latrines que les détenus noirs.

 

Il ne combattait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Il réclamait simplement sa place dans le système, juste en dessous des Blancs, mais strictement au-dessus des Noirs.

 

Et son aveuglement idéologique a atteint un cynisme terrifiant quelques décennies plus tard, face au Troisième Reich.

 

En 1939, alors que l'Europe est sur le point d'être dévorée par le nazisme, Gandhi écrit personnellement à Adolf Hitler. Il commence sa lettre par un très poli cher ami, estimant que le dictateur est le seul homme capable de prévenir une guerre.

 

Son jusqu'au-boutisme pacifiste le pousse à des prises de position vertigineuses de cruauté froide.

 

Il conseille très sérieusement au gouvernement britannique de déposer les armes, de laisser Hitler prendre leurs maisons et d'accepter d'être massacrés sans violence.

 

Pire encore, face à la Shoah, il déclarera quelques années plus tard que les Juifs auraient dû s'offrir volontairement aux couteaux des bouchers et se jeter du haut des falaises afin d'éveiller la conscience du monde.

 

Le mythe du père universel des droits civiques s'effondre. Le symbole mondial de la paix a bâti ses premiers succès sur une ségrégation sur mesure, et a poussé son dogme jusqu'à recommander le suicide collectif face à la barbarie absolue.

 

Source: Auguste Bardamu sur X

 

 

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31 août 2026 1 31 /08 /août /2026 00:00
Saint Aristide, laïc (2e siècle)

Philosophe grec d'Athènes, converti, réputé pour son Apologie du christianisme qu'il présenta à l'empereur Hadrien vers 125 ap.J.-C., probablement lors de son passage à Athènes. Ce texte, qui demeura longtemps égaré, a été retrouvé écrit en syrien, en arménien et en grec.

C'est probablement Aristide qui présenta un texte complétant son Apologie, intitulé Epître à Diognète. Cette élégante et vibrante fabrication littéraire tentait de convaincre un païen honnête de la sottise des racontars répandus au sujet des chrétiens, ces gens qui vivaient absolument comme tout le monde, mais simplement mieux que tout le monde :
 


"Ils [les chrétiens] habitent les villes des Grecs et des barbares; ils se conforment, en matière d'habillement, de nourriture et de tout le quotidien, aux usages du pays, et pourtant, ils présentent je sais quoi de remarquable et d'extraordinaire. Ils jouissent de tous les droits des citoyens et sont traités partout comme des étrangers. Ils se marient, ils ont des enfants, mais ils n'exposent pas leurs nouveau-nés [Ndlr. allusion à l'usage romain autorisant un père de famille à abandonner l'un de ses enfants parce qu'il doute de sa légitimité, n'a pas de quoi le nourrir, ne veut pas d'une fille de plus ou d'un infirme. Constantin Ier (310-337) interdira cette pratique contre laquelle les chrétiens n'avaient cessé de s'élever et contre laquelle ils luttaient en recueillant ces enfants. Ce qui leur épargnait le sort habituel de ces malheureux petits : mourir sur place, parfois dévorés par les chiens ou les porcs, être ramassés par des mendiants qui les estropiaient ou des proxénètes qui les prostituaient, ou, pour les plus chanceux, être vendus comme esclaves].

 

"... Ils [les chrétiens] mangent en commun mais ne se livrent pas à la débauche. Ils mènent dans la chair une vie non charnelle, vivant sur la terre mais le coeur au ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais ils les surpassent par leur propre morale. Ils aiment l'humanité entière alors que tous les hommes les persécutent. Ils sont condamnés par ceux qui ne les connaissent pas; ils sont mis à mort et, par là, acquièrent l'immortalité..." (Epître à Diognète, V)

 

Malgré toutes les explications de Quadratus et d'Aristide, l'empereur Hadrien (117 - 138) ne distinguait toujours pas nettement les chrétiens des Juifs. (...) Et ceux de Jérusalem qui restaient attachés à une bonne part des anciens rites hébraïques, prêtaient spécialement à cette confusion. On expulsa donc les chrétiens hiérosalémytes (habitants de Jérusalem) de la ville, comme les Juifs; une mesure que Titus en son temps (empereur de  79 à 81) mieux informé, n'avait pas voulu prendre.

 

À Athènes, vers 150, saint Aristide, philosophe très célèbre par sa foi et sa sagesse, qui présenta à l’empereur Adrien un livre sur la vérité de la religion chrétienne.

 

Martyrologe romain

 


Sources :  (1), (2), (3) Anne BernetLes chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 116, 119.

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29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 13:48

"Le mosaïste star de l'Eglise catholique est accusé d'abus sexuels et d'emprise par une vingtaine de fidèles. Un scandale malvenu avant la venue du pape en France. 

 

Marko Rupnik, l'icône écornée. ... Actuellement sous le coup d'un procès au Vatican, le prêtre slovène Marko Rupnik aurait agressé des dizaines de religieuses des années 1980 aux années 2000. Ses œuvres ornent des centaines d'églises dans le monde, parmi lesquelles la Basilique de Lourdes, où Léon XIV doit se rendre les 26 et 27 septembre prochain."

"Alors que le chef de l'Église a l'intention de rencontrer les victimes de violences sexuelles au cours de son voyage, celles-ci exigent le retrait des oeuvres, qui seront entièrement cachées d'ici l'arrivée du Souverain Pontife." PARIS MATCH, Marko Rupnik, L'icone écornée, n°4035 du 27 août au 2 septembre 2026, p. 72-73

"Alors que le chef de l'Église a l'intention de rencontrer les victimes de violences sexuelles au cours de son voyage, celles-ci exigent le retrait des oeuvres, qui seront entièrement cachées d'ici l'arrivée du Souverain Pontife." PARIS MATCH, Marko Rupnik, L'icone écornée, n°4035 du 27 août au 2 septembre 2026, p. 72-73

Consulteur de trois "ministères" au sein de la Curie : le dicastère chargé du culte divin et de la discipline des sacrements, celui chargé du clergé et celui de l’évangélisation, Rupnik est décrit comme ayant développé une théologie de l'art sacré enseignée dans des retraites et des livres, à la tête d’un empire économique, payé par l’Église au tarif des créateurs internationaux. (La Vie)

 

"Vous n'aviez peut-être jamais entendu parler de Marko Rupnik avant que les accusations portées contre lui ne soient rendues publiques, mais vous avez presque certainement déjà vu son œuvre. Les mêmes yeux immenses, les mêmes bouches déformées et les mêmes visages aplatis apparaissent à Lourdes, à Fatima, au sanctuaire de Padre Pio, à Ta' Pinu à Gozo et dans des églises du monde entier. On les retrouve même au Vatican, notamment dans la chapelle Redemptoris Mater du palais apostolique. Au début de ce siècle, la pseudo-iconographie de Rupnik, un prêtre mosaïste proche des souverains pontifes successifs, était devenue une sorte de langage visuel officiel du catholicisme institutionnel. On trouve, semble-t-il, ses mosaïques dans environ 200 églises et lieux de culte. La question n'est pas seulement de savoir comment un homme aujourd'hui accusé par de nombreuses femmes et religieuses d'abus graves a pu obtenir autant de commandes prestigieuses : son procès canonique est en cours et il ne faut pas préjuger de son issue. La question initiale est plus simple : comment un artiste dont l'œuvre est, au mieux, médiocre, est-il devenu si omniprésent dans l'Église ?" The Catholic Herald / The Catholic Herald sur X

 

L'article de Paris Match indique à propos des mosaïques, p. 76: "Quand le Souverain Pontife viendra, en septembre, 'il ne les verra pas'. 'Et elles resteront couvertes après sa visite.'

 

Néanmoins, "ses oeuvres ornent plus de deux cents lieux de culte dans le monde, dont le sanctuaire de Fatima (Portugal), le Séminaire français de Rome (Italie), la Basilique d'Aparecida (Brésil), en France, la Basilique de Lourdes et la cathédrale de Nanterre. Mais Rupnik n'est pas qu'un artiste: il publie, enseigne, prêche les retraites de carême devant le pape. ... À ce jour, Rupnik reste prêtre et continuerait de créer. En juin 2024, une nouvelle création signée de son atelier était inaugurée dans une église de Conegliano, en Vénétie, sans qu'aucune allusion aux accusations qui le visent soit exprimée."

 

Source: PARIS MATCH, Marko Rupnik, L'icone écornée, n°4035 du 27 août au 2 septembre 2026, p.72-77.

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29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 10:53

Comme le sophiste Thrasymaque dans la République de Platon, Marx était un relativiste moral qui croyait que les principes moraux étaient déterminés par les intérêts de la classe qui contrôlait le système économique.

 

"Faites ce que je dis pas ce que je fais!"

L'homme qui a juré la perte du capitalisme passait son temps à spéculer à la Bourse de Londres !

 

L'image de Karl Marx en philosophe miséreux, sacrifiant sa vie pour la cause du prolétariat, est une légende très bien entretenue.

 

Le père du communisme mondial avait un passe-temps inattendu : le boursicotage.

 

Marx n'a presque jamais eu de travail salarié. Pour vivre et écrire, il était perfusé financièrement par son grand ami Friedrich Engels.

 

Le détail que l'Histoire oublie souvent, c'est qu'Engels était le riche directeur d'une usine textile en Angleterre. La rédaction des grands textes marxistes a donc été financée très concrètement par l'exploitation quotidienne de la classe ouvrière.

 

Mais le paradoxe va encore plus loin.

 

En 1864, Marx touche enfin une petite série d'héritages. Au lieu d'injecter ces fonds dans l'organisation de la révolution, il se tourne vers la City londonienne.

 

Il achète des actions anglaises et spécule sur les obligations américaines.

 

Dans sa correspondance privée, il écrit à Engels pour se vanter de ses plus-values boursières. Il lui explique très sérieusement qu'il joue sur les variations du marché pour arracher de l'argent au système.

 

Le grand théoricien de la lutte des classes scrutait le cours de la Bourse pour optimiser ses rendements.

 

Pendant qu'il rédigeait Le Capital pour dénoncer l'accumulation des richesses, son auteur tentait discrètement de faire fortune grâce aux dividendes.

 

Cf. Auguste Bardamu sur X

 

 

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