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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 14:51
La festivité juive de Yom Kippour (''le jour des propitiations''), fête du "poulet expiatoire"

La festivité juive de Yom Kippour (''le jour des propitiations'') est à nos portes : ce dimanche au coucher du soleil, des centaines de milliers (sinon des millions) de poulets seront sacrifiés à New York et dans de nombreuses parties du monde pour le rituel du Kapparot, ce qui pose à la fois des risques sanitaires locaux et des cas de maltraitance animale.

 

Sans temple, sans sacerdoce, et ayant aboli tout le culte sacrificiel mosaïque ancien — choses toutes que Jésus de Nazareth a détruites comme il l’avait prédit dans son dernier sermon au mont des Oliviers —, le judaïsme rabbinique s’est par la suite inventé le rituel d’agiter un poulet vivant au-dessus de la tête avant de l’immoler, dans le but de transférer et d’expier les péchés. Une sorte de ''poulet expiatoire'' :

 

>Tous les vœux, annulés.

>Toutes les dettes, acquittées.

>Tous les péchés, couverts.

>L’ardoise effacée et ton nom inscrit dans le livre de la vie, prêt pour une autre année de tromperie jusqu’au prochain Kapparot.

 

N’est-ce pas révélateur que, juste après que Jésus-Christ ait été crucifié et ait versé son sang immaculé pour accomplir l'expiation parfaite — dans cette même génération —, tout le système de sacrifices d’animaux ait été détruit ? Preuve irréfutable que Jésus de Nazareth est le Messie et l'accomplissement de la Torah (loi).

 

Et pourtant, le judaïsme rabbinique, dans son obstination et son rejet de Jésus-Christ, préfère placer sa foi dans le sang de pauvres poulets.

 

Voilà à quel point il est contraire et à quel point il s’oppose à la foi chrétienne, accomplissement de l’Ancienne Alliance. via https://x.com/EniorJimenez/status/2100708185740865994/photo/1

 

Le site Torah box précise qu'avant le jour du pardon se déroule le rituel de ''kapparot'' qui consiste en une expiation symbolique des fautes en faisant tourner un poulet "autour de la tête" "en récitant un texte approprié".

Avant le jour de Yom kippour se déroule Kapparot consistant pour les Juifs à faire tourner un poulet autour de la tête pour expier les péchés

Pourtant les prophètes de l'Ancienne Alliance avait averti les Juifs de l'inutilité de leurs sacrifices :

Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir.

Isaïe 1,11

Que m’importe l’encens de Saba, ou les aromates d’une terre lointaine ? Vos holocaustes ne me plaisent pas, vos sacrifices ne me sont pas agréables.

Jérémie 6,20

Je ne prends aucun plaisir en vous, – dit le Seigneur de l’univers –, je ne désire plus l’offrande de vos mains.

Car du levant au couchant du soleil, mon nom est grand parmi les nations. En tout lieu, on brûle de l’encens pour mon nom et on présente une offrande pure, car mon nom est grand parmi les nations, – dit le Seigneur de l’univers.

"Il signifiait très clairement par là, explique Saint Irénée de Lyon au IIe siècle, que le premier peuple cesserait d'offrir à Dieu, tandis qu'en tout lieu un sacrifice lui serait offert, pur celui-ci, et que Son nom serait glorifié parmi les nations.

 

"Or, quel est le nom qui est glorifié parmi les nations, sinon celui de notre Seigneur, par l'entremise de qui est glorifié le Père et est glorifié l'homme?

 

"[…] Ainsi donc, l'oblation de l'Église, que le Seigneur a enseigné à offrir dans le monde entier, est réputée sacrifice pur auprès de Dieu et lui est agréable." (Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, livre IV, I, 6.)

 

Si du temps du prophète biblique Malachie, au Ve siècle avant Jésus-Christ, dans un temps se déroulant après l'exil à Babylone, déjà Dieu ne prenait plus plaisir aux sacrifices des Hébreux (Ml 1,10), qu'au VIIe siècle même av. J.-C., du temps des prophète Jérémie et Isaïe, Dieu ne trouvait plus ''agréable'' les sacrifices des Hébreux (Jr 6,20; Is 1,11) à combien plus forte raison aujourd'hui, deux mille ans après le sacrifice unique de Son Christ..., doit-il mépriser les sacrifices d'animaux de la part de ceux qui se disent "juifs" ? 

 

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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 06:30
John Lennon, l'auteur de l'hymne absolu à la "paix" et à la "fraternité" battait les femmes à huis clos

L'industrie musicale a érigé John Lennon en figure christique de l'amour universel.

 

La culture populaire vénère l'icône hippie qui chantait la douceur et l'harmonie entre les peuples.

 

Les faits dévoilent un agresseur chronique, d'une violence physique et psychologique redoutable.

 

Le prophète de la non-violence a lui-même documenté sa propre sauvagerie peu avant sa mort.

 

Dans un entretien historique accordé au magazine "Playboy" en 1980, il avoue froidement qu'il était un batteur de femmes.

 

Il confesse s'être attaqué physiquement à toutes les femmes de sa vie, justifiant qu'il frappait parce qu'il était incapable de s'exprimer autrement.

 

Sa première épouse, Cynthia Powell, a brisé le silence dans ses mémoires pour raconter l'envers terrifiant du conte de fées. Elle y décrit un homme ravagé par une jalousie maladive, capable de la frapper violemment au visage au moindre accès de rage.

 

Cette fureur destructrice ne se limitait d'ailleurs pas à l'intimité de son foyer conjugal. En 1963, lors d'une réception mondaine, l'idole de la jeunesse a massacré à mains nues le présentateur Bob Wooler pour une simple plaisanterie. Le chanteur a roué de coups de pied l'animateur au sol avec une telle sauvagerie qu'il lui a brisé les côtes. Lennon avouera lui-même plus tard qu'il l'aurait littéralement battu à mort si d'autres invités ne l'avaient pas arraché à sa victime.

 

Cette brutalité sanglante était méthodiquement étouffée par la machine de relations publiques de son entourage pour protéger la vente des disques.

 

Le mythe de l'amour absolu avec Yoko Ono dissimulait lui aussi une toxicité et une obsession du contrôle glaçantes. Sous couvert de passion fusionnelle, l'icône de la liberté obligeait sa nouvelle épouse à l'accompagner jusque dans les toilettes par une jalousie possessive et paranoïaque.

 

La cruauté du pacifiste s'étendait surtout à la destruction psychologique de sa propre descendance. Derrière les slogans, les fleurs et les sit-in pour la paix, son fils aîné Julian, né de son mariage avec Cynthia Powell, fait les frais d'un effacement méthodique. Pour construire son nouveau storytelling de père idéal et dévoué avec Yoko Ono, l'idole sacrifie purement et simplement son premier enfant. Pendant qu'il s'affiche fièrement devant les caméras pour élever son second fils Sean, il renie publiquement le premier. Il l'abandonne émotionnellement et va jusqu'à le qualifier dans la presse d'erreur née d'une bouteille de whisky.

 

Le monde continue de pleurer le martyr de la paix en allumant des briquets sur Imagine.

 

Derrière la légende se cache un tyran impulsif, qui a monétisé l'harmonie mondiale tout en massacrant physiquement et psychologiquement son entourage.

 

CfAuguste Bardamu sur x

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 20:36
[Vidéo] "Le calice est devenu trop lourd" : un prêtre fond en larmes au moment de la consécration

Il raconte avoir alors éprouvé avec une force saisissante le poids du sacrifice du Christ

La scène s’est déroulée le 14 septembre, fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, à l’église Saint-Gabriel-Archange de Hopkins, dans le Minnesota. Le célébrant est le père Brent Bowman, jeune prêtre ordonné en mai 2024 pour l’archidiocèse de Saint Paul et Minneapolis. Avant d’entrer au séminaire, il avait travaillé pendant une quinzaine d’années dans le monde de l’entreprise. Il est aujourd’hui notamment aumônier de la Chesterton Academy.

 

Selon les médias catholiques locaux, ses larmes ont duré plus d’une minute. Devant l’ampleur prise par les images et les interprétations qui commençaient à circuler, il a souhaité expliquer précisément ce qu’il avait vécu. Son témoignage a été publié le 16 septembre par l’archidiocèse. Au moment de prononcer les paroles de la consécration sur le vin, explique-t-il, il aurait reçu une connaissance intérieure particulièrement intense de ce qu’il était en train d’accomplir et de la réalité du sacrifice du Christ. L’émotion devient telle qu’il éprouve des difficultés à poursuivre. Puis vient l’élévation.

 

Le père Bowman raconte avoir ressenti « la lourdeur de la présence substantielle de Jésus » dans ses mains. Le calice lui aurait alors semblé trop lourd pour demeurer élevé. Il dut le redescendre sur l’autel et, pendant un moment, eut l’impression que ses mains demeuraient comme fixées au calice. Mais cette lourdeur prend surtout pour lui une signification spirituelle. Le prêtre explique avoir éprouvé plus profondément l’amertume et la douceur de la Passion, le Sang versé par le Christ et « l’immense poids de tous nos péchés ». « Je crois avoir éprouvé ce poids dans le calice », écrit-il.

 

La date donne évidemment à son témoignage une résonance particulière : cette expérience survient précisément le jour où l’Église célèbre l’Exaltation de la Sainte Croix, alors que ce qu’il dit avoir intérieurement perçu concerne justement la Passion, le Sang versé et le poids du péché porté par le Christ.

 

Précisons que contrairement à certaines interprétations apparues après la diffusion de la vidéo, le père Bowman ne prétend nullement avoir assisté à un miracle eucharistique visible. Il l’affirme lui-même : il n’a vu ni sang ni chair et les espèces eucharistiques n’ont pas changé d’apparence. Il qualifie ce qu’il a vécu d’« expérience spirituelle privée », et non de phénomène physique surnaturel qui pourrait être présenté comme un miracle eucharistique. Cette prudence rend peut-être son témoignage plus profond encore. Car elle ramène au cœur de la foi catholique dans l’Eucharistie. Selon la doctrine de l’Église, lors de la consécration, toute la substance du pain devient le Corps du Christ et toute la substance du vin devient son Sang, tandis que demeurent leurs apparences sensibles : c’est la transsubstantiation.

 

Source et suite : Tribune chrétienne

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 15:20

Le Vatican a publié le 16 septembre une note intitulée "Un chemin d’espérance, Soixante ans de dialogue et de fraternité interreligieuse à la lumière de la Déclaration conciliaire Nostra aetate".

 

La note indique que "le dialogue présuppose donc une conscience claire de sa propre identité religieuse et culturelle, ainsi qu’une véritable ouverture à l’altérité, condition indispensable à la coexistence au sein de sociétés pluralistes. Il doit être exempt de toute ambiguïté, éviter le relativisme et le syncrétisme dans le respect de l’identité de chacun et dans l’engagement en faveur d’un dialogue plus fécond.'' [§ 22]

 

Benoît XVI avait déjà évoqué ce sujet dans une lettre aux Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue interreligieux publiée le 9 mars 2008, dans laquelle il indiquait que le dialogue était une tâche pour l’Eglise aujourd’hui: "L’Église doit entrer en dialogue" avec ce monde 'pluraliste' dans lequel elle vit, et les croyants doivent être "toujours prêts à promouvoir des initiatives de dialogue interculturel et interreligieux, afin de stimuler la collaboration sur des thèmes d’intérêt réciproque comme la dignité de la personne humaine, la recherche du bien commun, la construction de la paix, le développement". Il précisa les critères d’un dialogue "authentique" : il doit éviter de "céder au relativisme et au syncrétisme" et être animé "d’un respect sincère pour les autres et d’un généreux esprit de réconciliation et de fraternité". 

 

Ce document réitère néanmoins des doctrines non définitives controversées et présente un certain nombre de zones d'ombre. 

Citations extraites du document, passages importants surlignés par nous, nos remarques entre crochets en bleu :

 

>La "liberté religieuse''

''Le 28 octobre 1965, la Déclaration du Concile Vatican II Nostra aetate 'sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes' ouvrait un nouveau chapitre dans l’histoire des rapports entre catholiques, juifs et croyants d’autres confessions ou traditions spirituelles. [...] Rédigé dans le contexte de la vitalité créative et fraternelle du Concile, ce document garde toute son actualité dans un monde marqué, d’un côté par des attitudes généralisées de fermeture et de l’autre par une recherche de coexistence au sein d’une citoyenneté universelle, fondée sur la fraternité et la reconnaissance mutuelle.'' (§ 1) [Langage maçonnique mondialiste]

"[...] Nostra aetate", "un texte conciliaire visant à apaiser et à renouveler les relations" (§4) s’inscrit dans la même trame qu’une autre déclaration conciliaire, Dignitatis humanae, centrée sur le droit à la liberté religieuse. Aucune relation respectueuse des autres religions n’est ni sincère ni viable, sans un respect parallèle de la liberté religieuse d’autrui : ''Cette exigence de liberté dans la société humaine regarde principalement les biens spirituels de l’homme, et, au premier chef, ce qui concerne le libre exercice de la religion dans la société'' (§ 2) [Conc. Œcum. Vat. II, Décl. Dignitatis humanae (7 décembre 1965), n. 1 : AAS 58 (1966), 929-930.]. Cette conviction nous amène à réclamer la même liberté pour les chrétiens dans les pays où ils sont minoritaires[François, Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 253 : AAS 105 (2013), 1121.].

 

Mgr Athanasius Schneider, dans Christus vincit, Le Triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps, Contretemps, Versailles 2020, p. 112-113 explique : "Avant le concile Vatican II, l'Église avait toujours enseigné [...] que l'erreur n'a pas le même droit que la vérité à être propagée. L'erreur n'a pas de droit par nature, tout comme nous n'avons pas le droit, par nature, de pécher. Dieu n'a pas donné à l'homme la liberté de commettre un mal moral (le péché) ou un mal intellectuel (l'erreur). [Siracide 15,20] [...] Certains affirment : 'Ma conscience me dicte de créer une église satanique afin d'adorer Satan. Cela m'est permis à cause de la liberté de ma conscience et la liberté de religion. [...] Dignitatis humanae affirme que la liberté de choisir sa religion est un droit qui trouve son fondement dans la nature même de la personne humaine (n° 2 'In ipsa eius natura fundatur'), [...]. Mais l'homme n'a pas le droit par nature de commettre un péché ou d'embrasser l'erreur. Il n'existe pas de droit naturel d'offenser ou d'outrager Dieu. [...] Nous pouvons tolérer le péché et l'erreur, mais ils n'ont pas de droit naturel; ce serait là une perversion de l'ordre créé par Dieu, puisqu'Il a créé tous les êtres humains dans le seul but de connaître et d'adorer explicitement Dieu, la Très Sainte Trinité." (Fin de citation)

 

>L'utilisation du terme de ''judéo-christianisme''

''En gardant à l’esprit ce riche patrimoine spirituel commun aux juifs et aux chrétiens, on comprend aisément que le dialogue judéo-chrétien ne peut être considéré comme une pratique accessoire pour les chrétiens, ayant pour seul but de mieux connaître le judaïsme, ou d’entretenir des relations diplomatiques, voire simplement une amitié avec le peuple juif : il s’agit plutôt de prendre pleinement conscience de sa propre identité originelle. [...] Plus un chrétien connaît et aime les racines juives de sa propre tradition, mieux il se comprend lui-même dans sa pratique de foi, et plus son identité religieuse s’en trouve renforcée ; toutefois, pour que cela se réalise, il est essentiel que le chrétien connaisse bien sa propre tradition de foi et qu’il y soit bien enraciné.'' [§ 13]

[Si nous sommes en accord avec l'idée que l'Eglise primitive empruntait ses traits et caractères au judaïsme du temps du Christ, l'utilisation du terme "judéo-christianisme" ne correspond pas à la réalité historique et religieuse de ce qu'a été par la suite le christianisme et le judaïsme rabbinique, lequel s'est constitué en réaction au christianisme et non avec le christianisme dans une sorte de co-religion, expression en soi absurde de la foi en Christ (soit c'est la foi en Christ qui sauve soit c'est la loi).

Nous relevons par exemple que le même paragraphe 13 où l'on parle de ''dialogue judéo-chrétien'' ne craint pas d'affirmer aussitôt - et très justement -, que l’Église enseigne que "le Christ est l’unique Rédempteur", avec la référence 22 : ''Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens, “Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables” (Rm 11,29). Une Réflexion théologique sur les rapports entre catholiques et juifs à l’occasion du 50ème anniversaire de Nostra aetate (n. 4) (10 décembre 2015)''

 

La note indique au § 23 : "L’une des principales préoccupations du pontificat de saint Jean Paul II fut, sans aucun doute, la promotion d’un véritable 'dialogue entre les cultures [...] face aux épisodes de plus en plus nombreux de violence commis au nom de Dieu. À l’aube de l’an 2000, le Souverain Pontife réaffirma avec force qu’il appartient aux croyants de démontrer que les religions ne sont pas un obstacle à la paix, mais en constituent un élément essentiel. Toute instrumentalisation de la religion à des fins violentes est une grave déformation de son essence.'' [Cf. William T. Cavanaugh a rédigé un essai, Le Mythe de la violence religieuse : idéologie séculière et racines des conflits modernes, Oxford University Press, 2009, prouvant que les guerres dites "de religion" étaient en réalité des guerres d'États]

 

La note indique paragraphe 50 que "le dialogue sincère exclut toute forme d’instrumentalisation. Il vise la compréhension mutuelle, il vise la découverte de ce qui est juste et authentique pour tous." "Dans cette ligne, le dialogue interreligieux peut devenir une occasion d’une plus grande fidélité à l’amour universel de Dieu, manifesté en Jésus-Christ." (§ 51) [C'est sans doute ici se bercer d'illusion]

 

Rappelons qu'en 2008, Benoît XVI désirait également un dialogue entre les cultures, un "dialogue interculturel", mais il estima logiquement que le dialogue entre religions "au sens strict" n'était "pas possible". Un "vrai dialogue" interreligieux impliquerait de "mettre sa propre foi entre parenthèse", ce qui "n'est pas possible".
 

Cf. https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/25/01011-20081125FILWWW00452-benoit-xvi-veut-le-dialogue-entre-cultures.php

 

François indiqua que" Le dialogue avec les autres traditions religieuses" devait "se caractériser par une attitude d’ouverture à la vérité et à la charité" (§ 27 Cf. Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, Dialogue dans la vérité et la charité. Orientations Pastorales pour le Dialogue Interreligieux, 19 mai 2014). Mais "le 'dialogue' n’est pas une formule magique" (§ 32. Cf. François, Discours à l’occasion de la Conférence ''La théologie après Veritatis gaudium dans le contexte méditerranéen'', 21 juin 2019.) "Un principe fondamental doit toujours guider l'action" de ceux qui s'engagent dans le dialogue : "la prise de conscience de ce que croire en Dieu et l’adorer ne garantit pas nécessairement une vie conforme à sa volonté." (§ 32.)

 

"Léon XIV, lors de l’Audience générale du 29 octobre 2025, dédiée à Nostra aetate, le Saint-Père a enfin réaffirmé : ''Ce lumineux document nous enseigne à rencontrer les adeptes d’autres religions non pas comme des étrangers, mais comme des compagnons de route sur le chemin de la vérité ; à honorer les différences en affirmant notre humanité commune ; et à discerner, dans toute quête religieuse sincère, un reflet de l’unique Mystère divin qui englobe toute la création" (§ 33).

 

>La demande de mettre fin au "prosélytisme" (§ 54)

 

Le § 54 avance que : ''la défense intransigeante de sa propre position et le prosélytisme, comme seule modalité de rencontre avec 'l’autre', n’ont désormais plus de sens dans un monde qui ressemble de plus en plus à un village planétaire interconnecté''. Au lieu d’évangéliser et de chercher la conversion des incrédules, l’appel est à la "fraternité entre croyants de différentes traditions religieuses" qui "n’est pas un simple idéal, mais une exigence morale, spirituelle et sociale." [§ 58]. Sur x, Mgr Strikland a réagi vivement : ''Cette déclaration du Vatican doit être rejetée et répudiée par tous ceux qui considèrent Jésus-Christ et son Église comme le seul chemin vers le Père. […] La vérité n'évolue pas constamment, la vérité est Jésus-Christ présent parmi nous dans le monde et son Église est le véhicule de notre salut." (Fin de citation) "Mgr Strickland oppose ainsi la référence du document à un monde "en constante évolution" à ce qui, pour la foi chrétienne, demeure immuable. La réponse de l’évêque situe ainsi le point de discussion au-delà des changements culturels ou des nouvelles formes de relations entre les religions :  aucune évolution du contexte ne peut altérer la vérité reçue ni la mission que le Christ a confiée à son Église." (Info Vaticana)

 

Le Paragraphe 53 tempère : "En réalité, il ne s’agit pas de fonder une grande religion mondiale dans laquelle toutes les croyances seraient nivelées. Cette possibilité doit être exclue par respect pour soi-même et pour autrui. Il s’agit plutôt de construire une société fraternelle capable d’accepter les différences. Cette intention reste au cœur du dialogue interreligieux, comme elle l’était déjà dans la Déclaration Nostra aetate  et dans les efforts déployés à cette fin qui ont marqué les décennies qui ont suivi sa promulgation." (sic)

 

L'intention est belle. Est-elle réaliste quant à la nature réelle des sociétés pluralistes multiculturelles par essence multi-conflictuelles ?

 

Ne s'agit-il pas ici de politique, et de politique maçonnique horizontale, davantage que de politique chrétienne verticale demandant que le Christ règne sur nos nations ?

 

Conclusion : un programme politique 

 

"Les modèles monolithiques et isolés, qui encouragent une vision fermée de la réalité, s’avèrent de plus en plus inadaptés et, en fin de compte, source de violence", relève le § 54. "Il est temps aujourd’hui d’oser imaginer la logique de la rencontre et du dialogue mutuel comme chemin, de la collaboration mutuelle comme conduite et la connaissance réciproque comme méthode et critère. Et, de cette manière, offrir un nouveau paradigme pour la résolution des conflits". (§ 54)

"L'éduction du Bon Croyant", affiche constructiviste soviétique (style El Lissitzky). Un enfant pionnier tenant un "Catéchisme du Dialogue" à la colombe picorant faucille et marteau. Derrière lui, une école où tous les élèves portent le même uniforme avec un symbole hybride (croix, croissant, étoile de David). Slogan : "Un seul Peuple, une seule foi ... EN DIALOGUE !"

 

"L’altérité ne doit plus être vécue comme un obstacle, mais comme un défi à relever" (§ 55) - mais à partir de quand et jusqu'où le "défi à relever" devient-il une obligation de conformité, et dans quelle limites ? Le document du Vatican ne le dit pas. Il s'agit d'"entrer en une harmonie profonde, dans une dynamique créative, en sachant transformer la diversité en solidarité."(§ 55) L'"altérité" semble être la nouvelle fin proposée à l'humanité, une destination politique, le programme politique d'une ONG (Caritas Internationalis, Sant'Egidio) ou d'un parti politique de gauche (La France Insoumise, Les Verts), les sociétés homogènes (ethniquement ou religieusement), l'obstacle à supprimer, en vue de "la paix" (sic) [Cf. "Les modèles monolithiques et isolés, qui encouragent une vision fermée de la réalité, s’avèrent de plus en plus inadaptés" (§ 54); "Les époques, où la logique du repli sur soi pouvait prévaloir dans la conception du temps et de l’espace et s’imposer comme un mécanisme valable pour la résolution des conflits, sont révolues. (§ 54)]. D'où les politiques de remplacement et politiques woke d'inversion LGBT à l'oeuvre partout où des gouvernements de gauche sont au pouvoir en Europe !

La "Dernière Cène", parodie de Léonard de Vinci en version réalisme socialiste ! "L’altérité ne doit plus être vécue comme un obstacle, mais comme un défi à relever" (§ 55). Un pape souriant entouré de douze "apôtres" modernes : imam, rabbin, moine bouddhiste, militant d'ONG, soldat soviétique. Sur la table, des documents du Vatican et un marteau-pilon. En arrière-plan, une bannière rouge : "Prolétaires de toutes les religions, unissez-vous !"

La "Dernière Cène", parodie de Léonard de Vinci en version réalisme socialiste ! "L’altérité ne doit plus être vécue comme un obstacle, mais comme un défi à relever" (§ 55). Un pape souriant entouré de douze "apôtres" modernes : imam, rabbin, moine bouddhiste, militant d'ONG, soldat soviétique. Sur la table, des documents du Vatican et un marteau-pilon. En arrière-plan, une bannière rouge : "Prolétaires de toutes les religions, unissez-vous !"

 

La "diversité" présentée comme une richesse, l'"altérité", "un défi à relever". On aimerait par exemple que le Vatican adresse ce discours aux musulmans du Nigeria où les chrétiens sont actuellement génocidés.

L'Église, malheureusement à travers cette note, continue de se soucier davantage de dialogue horizontal et de politique que de l'évangélisation du monde et du salut des âmes.

L'expression "nouveau paradigme" même fait peur : elle renvoie aux idéologies totalitaires du XXe siècle, celles de l'homme nouveau national-socialiste, "discipliné, sportif, héroïque", et de l'homo sovieticus, "stakhanoviste, soldat et militant du parti", objectif éducatif du Parti communiste de l'Union soviétique. Se pose la question de la frontière entre fraternité universelle ("citoyenneté universelle" § 1) et uniformisation idéologique façon parti politique.

 

Le Pontife Commissaire, caricature soviétique revisitée (Kukryniksy / Boris Efimov). Un pape tenant une colombe aux ailes remplacées par des fils de marionnette face à un commissaire politique brandissant un manuel "Comment construire l'homme nouveau en 5 leçons". Des ouvriers stakhanovistes construisent un pont en forme de faucille et de marteau, tandis que des religieux de toutes confessions marchent en file, portant des masques au sourire du Che.

Le Pontife Commissaire, caricature soviétique revisitée (Kukryniksy / Boris Efimov). Un pape tenant une colombe aux ailes remplacées par des fils de marionnette face à un commissaire politique brandissant un manuel "Comment construire l'homme nouveau en 5 leçons". Des ouvriers stakhanovistes construisent un pont en forme de faucille et de marteau, tandis que des religieux de toutes confessions marchent en file, portant des masques au sourire du Che.

 

Herméneutique de l'enfouissement (fin du "prosélytisme") et construction de la tour de Babel continuent.

 

 

"Une citoyenneté universelle" (§ 1). La nouvelle Tour de Babel, Pacte de non-agression spirituelle : ici on dialogue, on parle toutes les langues, et on pense la même chose ! Gravure surréaliste, style Max Ernst / Salvador Dali. Une tour de Babel moderne où chaque étage représente une religion. Au sommet, des dirigeants signent un "Pacte de Non-Agression spirituelle". A l'extérieur, des fidèles grimpent des échelles mais tombent dans un entonnoir "DIALOGUE OBLIGATOIRE". Slogan : "Ici, on parle toutes les langues... mais on pense la même chose!"

"Une citoyenneté universelle" (§ 1). La nouvelle Tour de Babel, Pacte de non-agression spirituelle : ici on dialogue, on parle toutes les langues, et on pense la même chose ! Gravure surréaliste, style Max Ernst / Salvador Dali. Une tour de Babel moderne où chaque étage représente une religion. Au sommet, des dirigeants signent un "Pacte de Non-Agression spirituelle". A l'extérieur, des fidèles grimpent des échelles mais tombent dans un entonnoir "DIALOGUE OBLIGATOIRE". Slogan : "Ici, on parle toutes les langues... mais on pense la même chose!"

Le "Grand remplacement" n'est-il pas le remplacement de la fin dernière elle-même (son enfouissement), le remplacement de la fin par le fruit ?

"Les religions ne sont pas un obstacle à la paix, mais en constituent un élément essentiel" (§ 23), "un texte conciliaire visant à apaiser et à renouveler les relations" (§4), "la coexistence au sein de sociétés pluralistes" (§22), "la résolution des conflits" (§ 54), la "paix" elle-même n’est pas la fin, ni le critère (Cf. Mt 10,34-36 : "Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Lc 1251-53: "Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère."). L’Église n’existe pas pour pacifier la planète, elle existe pour conduire les hommes au Ciel. La paix est un fruit, non une fin saint Augustin l’appelait tranquillitas ordinis, l’ordre qui naît de s’être tournés vers Dieu. Quand la Doctrine de la Foi commence à évaluer la religion selon son rendement géopolitique, elle a déjà changé de patron : de l’autel à la salle de presse de l’ONU.[Cf. "Fernández : Toutes les religions sont pour la paix", Vatican News via Caminante Wanderer sur x]

 

"Il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un DANS LE CHRIST JESUS". (Saint Paul aux Galates 3,28) Dans le Christ Jésus

 

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 14:30
Matthieu Lavagna (Théologien) : ''le magistère n'est pas infaillible en toute circonstance, il existe des degrés d'autorité du magistère''

Dans un nouveau débat video sur YT, Adrien Abauzit, soutient mordicus que le magistère de l’Eglise est toujours infaillible sur la foi et les mœurs et que les papes ne pouvaient jamais enseigner l’erreur dans le cadre de leur magistère. Or cela est faux. Matthieu Lavagna explique que ''le magistère n'est pas infaillible en toute circonstance et qu'il existe des degrés d'autorité du magistère''.

 

 

Le code de droit canonique précise bien qu’"aucune doctrine n’est considérée comme infailliblement définie sauf si cela est manifestement établi." (canon 749, n°3), reprenant substantiellement le code de 1917 (accepté par les sédévacantistes) qui précisait déjà qu’"aucune chose ne doit être tenue pour déclarée ou définie dogmatiquement en l’absence de preuve manifeste" (1323 n°3) Le Code exige donc qu’une "preuve soit manifeste" pour qu’un enseignement soit considéré comme dogmatique/infaillible. Il n’est évidemment pas question d’un simple passage d’une encyclique. Il faut que le pontife ait la volonté de définir quelque chose en matière de foi et de mœurs et d’obliger les fidèles à y adhèrer de manière irréversible.

 

Mathhieu Lavagna donne trois exemples historiques de magistère "faillible" où le magistère est revenu sur lui-même :

>La condamnation du prêt à intérêt (usure). Pendant plus d'un millénaire, le magistère a condamné le prêt à intérêt (Léon Ier au 2e concile du Latran, Concile de Vienne, et pape Benoît XIV qui a affirmé qu'il s'agissait d'un "péché" dans l'encyclique Vix pervenit 1745, 3). Or l'Eglise a reconnu depuis que cette position était fausse et que ce n'était pas un péché que d'exiger plus que ce qui a été prêté. Cet exemple prouve que toutes les encycliques ne sont pas infaillibles.

>Le pape Innocent IV sur la torture judiciaire contre les hérétiques dans la Bulle Ad extirpenda (1252), était en contradiction avec la lettre Ad consulta vestra de Nicolas Ier (866) où celui-ci écrivait: ''(la torture) De tels procédés sont contraires à la loi divine et à la loi humaine, car des aveux doit être spontané et non forcé, il doit être fait volontairement et non arraché par la violence.'' Les papes plus tard sont revenus sur la position d'Innocent IV, dont Pie XII en 1953 qui dit que "l'instruction judiciaire doit exclure la torture physique et psychique, parce qu'elle viole un droit naturel de la personne." 

>la condamnation de l'héliocentrisme par le Saint-Office avec l'approbation de Paul V en 1616 comme "formellement hérétique'' parce que jugé "contraire à la Sainte Ecriture". En 1822, avec l'approbation de Pie VII autorisa officiellement l'enseignement de l'héliocentrisme. Ce qui signifie que Paul V en 1616 s'est trompé en condamnant l'héliocentrisme comme hérétique. Et à l'époque le Saint-Office était un organe du Magistère.

 

 

Le Concile Vatican I (1870) a défini le dogme de l'infaillibilité pontificale :

 

 

Il y a quatre critères pour que l'infaillibilité pontificale s'exerce :

 

(1) s'adresser à l'ensemble de l'Eglise universelle en faisant appel à sa suprême autorité apostolique de "successeur de Saint Pierre"

(2) La mention d'une volonté de "définir" une doctrine

(3) L'enseignement concerne la foi ou la morale

(4) la volonté de contraindre tous les croyants à croire ce qui est défini (mention expresse d'une volonté d'obliger)

 

 

Dans son Grand Catéchisme de 1905, saint Pie X précisait que le pape est infaillible "seulement" lorsqu’il définit.

Question: Quand est-ce que le Pape est infaillible ? Réponse: "Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Église, une doctrine concernant la foi et les mœurs. »

Même avant le Concile Vatican II et après la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale au concile Vatican I, les théologiens les plus réputés de l’Eglise reconnaissaient que le pape pouvait parfois enseigner l’erreur dans le cadre de son magistère s’il ne parlait pas ex cathedra. En voici une liste non exhaustive.

 

Père Thomas Pègues, dans la Revue thomiste de 1904, sous le pontificat de saint Pie X : "C’est donc lorsque le Pape définit, c’est-à-dire lorsqu’il tranche définitivement et avec l’intention formelle de clore toutes les discussions ou de les prévenir ; c’est alors, et uniquement alors, qu’il est infaillible et que sa décision s’impose à tous comme un article de foi. […] Que s’il s’agit d’un point de doctrine ayant trait au dépôt de la Révélation, nous ne devons pas nous hâter, même alors, d’en appeler à l’Infaillibilité et à la foi. Le Pape, même comme Pape et dans un document où il se propose de parler à l’Église universelle, peut très bien aborder un point de doctrine qui touche à la vérité révélée […] non pas pour trancher et clore définitivement le débat, mais simplement pour rehausser la discussion, ou l’orienter et la diriger. Dans ce cas […] bien que le Pape agisse et parle comme chef de l’Église, se proposant […] d’enseigner, d’une certaine manière, à l’univers, cependant nous ne parlerons pas d’Infaillibilité, parce que nous n’avons pas la troisième condition essentiellement requise pour que l’Infaillibilité soit en jeu." Revue thomiste, 1904, "L’autorité des encycliques pontificales d’après saint Thomas", p. 525

 

Mgr Gasser, secrétaire de la Députation de la foi (Commission théologique du concile) précise que cette infaillibilité est restreinte: "Je réponds et je le reconnais simplement : en aucun sens l’infaillibilité pontificale n’est absolue, car l’infaillibilité absolue appartient à Dieu seul, Vérité première et essentielle, qui ne peut jamais faillir en aucune manière. Toute autre infaillibilité, du fait qu’elle est communiquée dans un but déterminé, possède ses limites dans lesquelles, et ses conditions auxquelles, elle est censée être présente. Il en est de même de l’infaillibilité du Pontife romain. Elle est maintenue dans certaines limites et à certaines conditions. […] L’infaillibilité du Pontife romain est, en réalité, restreinte par rapport au sujet, à savoir quand il s’agit de la foi et des mœurs, et par rapport à l’acte, à savoir quand il définit ce qui est à croire ou à rejeter par tous les fidèles. " (Commentaire officiel de Mgr Gasser sur le dogme de l’infaillibilité pontificale, cité dans "L’infaillibilité pontificale", in R. Aubert, Vatican I, Orante, Paris, 1964) Le rapport Gasser précise qu’est nécessaire "l’intention manifeste de définir une doctrine, c’est-à-dire de mettre fin à des fluctuations […] en donnant une sentence définitive et en proposant cette doctrine comme devant être tenue pour toute l’Eglise" (Commentaire officiel de Mgr Gasser sur le dogme de l’infaillibilité pontificale)

 

Père Choupin, s'appuyant sur le Cardinal franzelin:

"Nous pouvons l’affirmer sans crainte de nous tromper : il y a beaucoup de documents pontificaux émanant directement du pape, en tant que chef de l’Église, et relatifs à la foi, à la doctrine catholique, assurément d’une très grande autorité, universellement obligatoires, mais qui cependant ne sont pas des définitions ex cathedra, et ne s’imposent donc pas comme un dogme de foi. […] On peut même dire que les encycliques, les constitutions doctrinales où le pape donne une direction, un enseignement obligatoire et universel, sans vouloir se prononcer définitivement sur la question, constituent le mode ordinaire de procéder, le plus fréquemment employé." (Cité dans Lucien Choupin, Valeur des décisions doctrinales et disciplinaires du Saint-Siège, Beauchesne, Paris, 1907, 3e édition, pp. 50-52.) Franciscus Diekamp, grand théologien catholique allemand (1864-1943), professeur de théologie dogmatique à Münster écrivait par exemple dans son manuel de théologie dogmatique : "Ces actes non-infaillibles du magistère du pontife romain n’obligent pas à croire, et ne postulent pas une soumission absolue et définitive. Mais il est du devoir de chacun d’adhérer d’un assentiment religieux et intérieur à de telles décisions, en tant qu’elles constituent des actes du magistère suprême de l’Eglise, et sont fondées sur de solides raisons naturelles et surnaturelles. L’obligation d’y adhérer ne pourrait prendre fin que dans le cas, rarissime, où un homme, apte à juger cette question, après une analyse répétée et très fouillée de tous les arguments, parvient à la conviction qu’une erreur s’est glissée dans la décision" (Diekamp, Theol. dogm. man., vol. I, p. 72)

 

Franciscus Diekamp, grand théologien catholique allemand (1864-1943), professeur de théologie dogmatique à Münster écrivait par exemple dans son manuel de théologie dogmatique : "Ces actes non-infaillibles du magistère du pontife romain n’obligent pas à croire, et ne postulent pas une soumission absolue et définitive. Mais il est du devoir de chacun d’adhérer d’un assentiment religieux et intérieur à de telles décisions, en tant qu’elles constituent des actes du magistère suprême de l’Eglise, et sont fondées sur de solides raisons naturelles et surnaturelles. L’obligation d’y adhérer ne pourrait prendre fin que dans le cas, rarissime, où un homme, apte à juger cette question, après une analyse répétée et très fouillée de tous les arguments, parvient à la conviction qu’une erreur s’est glissée dans la décision" (Diekamp, Theol. dogm. man., vol. I, p. 72)

 

Benedict Heinrich Merkelbach Théologien moraliste dominicain (1871-1942), professeur à Louvain et à Rome expliquait lui aussi que "quand l’Église n’enseigne pas avec son autorité infaillible, la doctrine proposée n’est pas de soi irréformable ; c’est pourquoi, si per accidens, dans une hypothèse qui est vraiment très rare, après un examen particulièrement attentif de la question, quelqu’un voit qu’il existe des motifs très graves pour refuser la doctrine ainsi proposée, l’on serait en droit, sans tomber dans la témérité, de suspendre l’assentiment intérieur [ … ]" (Merkelbach, Summa theol. mor., vol. 1, p. 601. )

 

Dominico Palmieri, Théologien jésuite italien (1829-1909), auteur du "Tractatus de Romano Pontifice" enseignait également: "Il s’agit également de savoir quel type d’obéissance est dû au Pontife romain qui enseigne quelque chose sur la doctrine de la foi ou qui s’y rapporte, lorsque cela n’est pas défini ex Cathedra, et quel type d’obéissance est dû aux sentences doctrinales des congrégations des cardinaux. […] On peut en effet discerner que le Pontife Romain ne parle pas à chaque fois ex Cathedra ; lorsqu’en effet il enseigne quelque chose, n’ayant cependant pas l’intention d’imposer l’obligation de la croire comme quelque chose devant être tenu par toute l’Église, s’il ne signifie pas qu’il le veut, alors on ne dit pas qu’il parle ex Cathedra, même s’il parle de doctrine au sujet de la foi ou de la morale. […] car, la certitude de l’infaillibilité n’existant pas, on remarque que l’erreur n’est pas impossible, et on remarque donc qu’il est possible que le contraire soit vrai. » (Dominico Palmieri SJ, 1891, Thesis XXXII, Scholion II De Romano Pontifice, 1891)

 

Christianus Pesch, grand dogmaticien catholique (fin XIXᵉ début XXᵉ siècle) précise lui aussi "On doit donner son assentiment aux décrets des Congrégations romaines, tant qu’il n’est pas devenu positivement évident qu’elles se sont trompées. Puisque les Congrégations, en elles-mêmes, ne fournissent pas une preuve absolument certaine en faveur d’une doctrine donnée, il est permis, voire nécessaire, d’examiner les raisons de cette doctrine. Ainsi, il arrivera soit que cette doctrine soit progressivement reçue dans toute l’Église, atteignant de cette manière la condition de l’infaillibilité, soit que l’erreur soit peu à peu décelée. En effet, comme l’assentiment religieux dont il est question ne repose pas sur une certitude métaphysique, mais seulement sur une certitude morale et générale, il n’exclut pas toute suspicion d’erreur. C’est pourquoi, dès que surgissent des motifs suffisants de doute, l’assentiment doit être prudemment suspendu. Néanmoins, tant que de tels motifs de doute ne se présentent pas, l’autorité des Congrégations suffit pour obliger à donner son assentiment. Les mêmes principes s’appliquent sans difficulté aux déclarations que le Souverain Pontife fait sans engager son autorité suprême, ainsi qu’aux décisions des autres supérieurs ecclésiastiques qui ne sont pas infaillibles." (Pesch, Praelectiones dogmaticae, no. 521, 1:314–15)

 

Van Noort Théologien néerlandais (1861-1946), professeur de dogmatique à Warmond, écrit également dans son ouvrage monumental Dogmatic Theology : "Il peut être utile d’ajouter quelques points concernant des opinions purement théologiques — des opinions relatives au pape lorsqu’il ne parle pas ex cathedra. Tous les théologiens admettent que le pape peut commettre une erreur en matière de foi et de morale lorsqu’il s’exprime ainsi : soit en proposant une opinion fausse sur une question encore non définie, soit en différant innocemment d’une doctrine déjà définie. Les théologiens ne s’accordent pas, toutefois, sur la question de savoir si le pape peut devenir un hérétique formel en s’obstinant dans une erreur sur une matière déjà définie. L’opinion la plus probable, suivie par Suarez, Bellarmin et bien d’autres, soutient que, de même que Dieu n’a jusqu’à ce jour jamais permis qu’une telle chose se produise, il ne permettra jamais qu’un pape devienne un hérétique formel et public. Néanmoins, certains théologiens compétents concèdent que le pape, lorsqu’il ne parle pas ex cathedra, pourrait tomber dans l’hérésie formelle." (Dogmatic Theology, volume II : Christ’s Church, p. 294)

 

Ludwig Ott, Théologien catholique allemand, professeur à Eichstätt, auteur du manuel incontournable "Fundamentals of Catholic Dogma" conclut: "En ce qui concerne l’enseignement doctrinal de l’Église, il faut bien noter que toutes les affirmations de l’Autorité enseignante de l’Église sur les questions de foi et de morale ne sont pas infaillibles et, par conséquent, irrévocables. Ne sont infaillibles que celles qui émanent des conciles généraux représentant l’épiscopat tout entier, ainsi que les décisions pontificales ex cathedraLa forme ordinaire et habituelle de l’activité enseignante du pape n’est pas infaillible. En outre, les décisions des congrégations romaines (Saint-Office, Commission biblique) ne sont pas infaillibles. Néanmoins, elles doivent normalement être acceptées avec un assentiment intérieur fondé sur la haute autorité surnaturelle du Saint-Siège… Le silentium obsequiosum, c’est-à-dire le "silence respectueux », ne suffit généralement pas. Par exception, l’obligation d’un assentiment intérieur peut cesser si un expert compétent, après un examen scientifique renouvelé de tous les fondements, en vient à la conviction positive que la décision repose sur une erreur." (Fundamentals of Catholic Dogma, p. 10)

 

[Mgr Joseph Fessler, La vraie et la fausse infaillibilité des papes, E. Plon et Cie, Paris 1873. Ecrit par un évêque autrichien au XIXe siècle, cet ouvrage clarifie la doctrine de l’infaillibilité pontificale, définie au concile Vatican I (1870). L’auteur distingue l’infaillibilité véritable, limitée aux déclarations ex cathedra sur la foi et la morale, des erreurs possibles dans d’autres domaines. Il répond aux critiques, notamment des catholiques libéraux et des protestants, dénonçant une fausse conception absolutiste... Le texte s’appuie sur les Écritures, la tradition et les conciles pour défendre l’autorité papale. Il insiste sur les conditions strictes de l’infaillibilité, évitant les exagérations. Publié trois ans après le concile Vatican I, il vise à apaiser les controverses.

 

Ajoutons que concernant le magistère ordinaire (qui n'est "pas infaillible", Ludwig Ott), l'assentiment religieux "jugement probable ne relevant pas formellement de la foi" et nécessitant néanmoins "l'assentiment et de la volonté et de l'intelligence" (Donum veritatis 23; LG 25; Note doctrinale CDF 29 juin 1998), il s'agit d'un jugement PROBABLE (non définitif) qui ne relève donc pas formellement de la foi, mais "l'obligation d'adhérer à un enseignement pontifical non infaillible a toujours été admise par l'Eglise au moins implicitement", et que cela apparaît de manière manifeste "à partir du XIIIe siècle à cause des interventions fréquentes des papes en matière doctrinale, même en dehors de toute définition infaillible (Dictionnaire de théologie catholique, col 1709-1710)]

 

=> L’existence d’un magistère pontifical non-infaillible n’est donc pas une "invention de Vatican II" mais existait bien avant chez les théologiens les plus réputés approuvés par Rome. De tels ouvrages ont reçu l’approbation ecclésiastique et ont été largement utilisés pour la formation des prêtres et des théologiens à une époque où l’insistance de l’Église sur l’autorité doctrinale du pape était sans doute plus forte que jamais.

 

Cf. https://www.youtube.com/watch?v=ANTXTk9pWQg

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Que faire dans le cas d'enseignements papaux non infaillibles problématiques ?

 

"Il faut résister, même frontalement, au pape qui détruit publiquement l'Eglise" (Cajetan dans De Comparatione Auctoritas Papae et Concili, cap. 27, cité par Vitoria, ibidem.)

 

"De même qu'il est permis de résister au pontife qui attaque le corps, il est permis de résister à celui qui attaque les âmes ou trouble l'ordre public; et il est bien davantage permis de lui résister s'il détruit l'Eglise. Il est permis, dis-je, de lui résister en ne faisant pas ce qu'il ordonne et en empêchant l'exécution de sa volonté; mais il n'est pas permis de le juger, de le punir ou de le déposer, car cela relève d'un supérieur'' (Saint Robert Bellarmin dans De Romano Pontifice I,2, c. 29, arg 7, in Opera Omnia t. 1, p. 417-418, Neapoli, 1856.)

 

"Lorsque les commandements ou les actes du pape tendent à la destruction de l'Eglise, ils peuvent être refusés, et l'exécution de ces ordres peut être empêchée [...] car il appartient à chacun de repousser l'injustice et d'empêcher qu'elle ne se produise, et de se défendre.'' (Francisco de Vitoria dans Relectiones theologicae, p. 179, Matriti, 1765)

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Lire aussi :

>Le siège papal est-il vacant depuis Pie XII? Matthieu Lavagna réfute le sédévacantisme d'Adrien Abauzit

>"Il y a eu, au cours de l’histoire de l’Eglise, des papes qui ont enseigné des hérésies" (Mgr René Henry Gracida)

>Les papes déclarés hérétiques et déposés dans l'histoire de l'Église

>"Le pape n’est pas un Führer" : le cardinal Müller s’exprime sur l’ultramontanisme

>"L'Église catholique n'est pas l'Église du Pape et les catholiques ne sont donc pas des papistes mais des chrétiens". Entretien exclusif avec le cardinal Gerhard Müller

 

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 06:30

En 2007, la dette atteignait 66,6% du PIB, en 2026 elle atteint 115,6 %.

 

Pendant que les inégalités entre les Français se creusent, d'autres se régalent.

 

Des milliards empruntés qui ne sont que de la dette bidon, une planche à billets illimitée, des centaines de milliards d’argent fictif créés de nulle part… Emmanuel Macron balance tout ça à ses copains banquiers, et c’est le contribuable qui paie à vie pour enrichir cette caste !

 

La situation actuelle de la dette est le résultat "des politiques qui ont été faites par la gauche et la droite depuis 52 ans, maintenant.

 

Il n’y a pas de dette abyssale en France : ce ne sont que des écritures comptables au profit des banquiers. La dette publique est largement une construction comptable et monétaire. Ce sont des créances inscrites dans les livres des banques, pas de l’argent réel sorti d’un coffre. Mais les intérêts, eux, sont bien réels et prélevés sur nos impôts.

 

La loi du 3 janvier 1973 constitue une véritable arnaque institutionnalisée au détriment des citoyens : en coupant brutalement le robinet du financement direct et quasi gratuit de l’État par la Banque de France, elle a livré les gouvernements successifs pieds et poings liés aux banques privées et aux marchés financiers. Ces derniers prêtent désormais à l’État à des taux bien plus élevés, générant des centaines de milliards d’euros d’intérêts cumulés que les contribuables paient chaque année via leurs impôts, sans aucun retour pour les services publics.

 

Ce mécanisme pervers organise un transfert massif et permanent de richesse des travailleurs et des contribuables vers les actionnaires et les établissements bancaires, transformant la dette en une rente indéfinie pour le secteur financier. Les gouvernements, complices, et Emmanuel Macron qui s’y attelle allègrement pour ses copains banquiers, ont ainsi sacrifié la souveraineté monétaire du pays, condamnant les générations futures à rembourser une dette largement artificielle tout en enrichissant une caste bancaire qui ne risque quasiment rien.

~

Michel Rocard

Cf. https://x.com/i/status/2015054856566775863

 

Texte intégral de la loi sur Légifrance : https://legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000334815/

Cf. https://x.com/Resistance_SM/status/2062520095759327428?s=20

2016 : La dette atteint 115,6% du PIB

Petit historique de la dette en France ces vingt dernières années :

 

2007: 1216,4 milliards d'euros, la dette de la France atteint deux tiers du PIB (66,6% du PIB), un niveau record

Banksters 2008 : le vol du siècle - la privatisation des bénéfices et la nationalisation des pertes !

Crise économique 2010 : "Une chance pour la France" (UMP)

La crise et l'endettement des Etats, une chance pour qui ?

2010 : Voilà pourquoi nous sommes esclaves et ignorants - Historien américain Caroll Quigley (1910-1977)

2010 : Le Saint-Siège réclame la fin des « fonds vautours » (Intervention de Mgr Tomasi au Conseil des droits de l’homme à Genève)

2010 : Marine Le Pen dénonce la loi Pompidou Giscard - Rothschild 1973

2011: La dette publique de la France atteint un nouveau record et culmine à 1.692,7 milliards d'euros (Insee.fr) - Comprendre l'origine de la dette (en quelques minutes...)

Août 2011: Marine Le Pen propose la suppression de la loi de 1973

 

Dette 2012 : "seuil critique atteint", Le Figaro

 

 

2012 : "Le Changement, c'est maintenant !": La dette atteint 91 % du Produit intérieur brut (PIB), le gouvernement prétend qu'elle refluera après l'an prochain...

2013: La dette publique atteint 1.870,3 milliards soit 91,7% du PIB, un nouveau record

2015 : Nouveau record de dette à 97,6% du PIB

2016 : La dette Hollande atteint 99,8% du PIB

 

INSEE 2016 : Aggravation inédite de la pauvreté en France

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

2017 Christophe Guilluy : "Emmanuel Macron va être l'homme qui va poursuivre les grandes réformes économiques et sociétales de ces 30 dernières années"

Dette 2018 : Autoroutes, aéroports, vignobles, monuments historiques : L'État met notre patrimoine historique en vente

L'effondrement du niveau de vie relatif des Français en 20 ans par rapport aux Allemands et Hollandais est colossal, + de 15%.

2024 : La dette française continue sa progression pour atteindre 3230 milliards d'euros, un tiers de cet endettement résulte de la politique budgétaire menée depuis sept ans [Sur les six années pleines (2018-2023) du pouvoir macronien, la dette publique s'est creusée de 839 milliards d'euros. (Le Figaro)]

Dette de la France 2026 : 3 568 Md€, Dernier chiffre officiel : 3 460,5 Md€ fin 2025 (INSEE), 115,6 % du PIB.

 

Le total cumulé de l'aide financière française à l'Ukraine s'élève en quatre ans à 12 milliards d'aide directe bilatérale.

Depuis le déclenchement de l’opération russe en Ukraine le 24 février 2022, la France s’est imposée comme l’un des piliers de la coalition occidentale en soutien à Kiev. L'aide financière française à l'Ukraine s’articule autour de trois axes majeurs : le don de matériel militaire, le soutien budgétaire civil et la contribution aux fonds de l’Union européenne. 

Contrairement à d’autres nations qui communiquent sur la valeur faciale des équipements, la France a longtemps privilégié une discrétion stratégique avant de publier des chiffres officiels consolidés. Cependant, les experts estiment, qu’entre février 2022 et la fin de l’année 2025, que l’effort militaire français est de plus de 5,1 milliards d’euros. 

La France a fourni des équipements de pointe qui ont modifié le cours du conflit sur le terrain :

  • Artillerie : Plus de 30 canons CAESAR, réputés pour leur précision et leur mobilité.
  • Blindés : Des dizaines d’AMX-10 RC (chars légers) et des centaines de Véhicules de l’Avant Blindé (VAB).
  • Défense sol-air : Systèmes Crotale NG, batteries SAMP/T (Mamba) et missiles portatifs Mistral.
  • Missiles longue portée : Les célèbres missiles SCALP, essentiels pour les frappes de profondeur.

La France a mobilisé des ressources considérables pour éviter l’effondrement de l’État ukrainien.

Depuis 2022, plus de 450 millions d’euros ont été consacrés à l’aide humanitaire. Cela inclut l’envoi de :

  • Matériel médical : Postes sanitaires mobiles, ambulances et médicaments.
  • Sécurité civile : Véhicules de pompiers et matériel de déminage.
  • Energie : Plus de 1 000 groupes électrogènes et des ponts de secours pour rétablir les communications après les bombardements russes sur les infrastructures critiques.

Mais l’hexagone a aussi recueilli de nombreuses familles ukrainiennes. Le coût de l’accueil de ces déplacés ukrainiens (environ 100 000 personnes sur le territoire français) fut intégré indirectement dans les dépenses liées au conflit. Entre l’Allocation pour Demandeur d’Asile (ADA), l’hébergement d’urgence et la scolarisation, la facture s’élève à environ 600 millions d’euros par an pour les finances publiques françaises.

Mais la France est aussi impliquée dans toutes les actions européennes pour lesquelles Paris contribue à hauteur de 18 % au fonds « La Facilité Européenne pour la Paix » (FEAP). En cumulé, la part française versée à la FEAP pour l’Ukraine dépasse les 1,2 milliard d’euros.

Au total, si l’on cumule l’aide militaire bilatérale, la part française des aides européennes et le soutien civil, la France a engagé plus de 12 milliards d’euros entre février 2022 et début 2026.

Les chiffres incluent aide militaire, humanitaire, civile, et contributions aux fonds européens (FEP, prêts UE, AFD).

La France a aussi formé 22 000 soldats ukrainiens (2022–2026) et livré 294 000 obus.

 

Cf. https://lesfrancais.press/ukraine-les-vrais-chiffres-aide-francaise/

 

Depuis la révolution du Maïdan, l’Ukraine s’est installée dans l’actualité en France, dont les gouvernements successifs, ceux de François Hollande et Emmanuel Macron ont apporté des financements, des aides diverses humanitaires, militaires, matérielles, logistiques qui ont un coût énorme. Les autorités françaises sont très discrètes sur les sommes englouties dans le tonneau des Danaïdes ukrainien, pour des raisons compréhensibles de contrôle de l’opinion publique, pour l’essentiel dans l’ignorance des milliards engloutis. Dans un pays ravagé économiquement, étranglé par une dette colossale de 3 700 milliards d’euros, la moindre communication sur la vérité de ces dépenses colossales et sans retour est une épine dans le pied du régime français. La population française ignore par ailleurs que ces aides n’ont pas commencé en 2022, mais bel et bien dès 2015, surtout après les fameux Accords de Minsk II signés par François Hollande, alors que la France se portait garante de ces derniers. [...] L’affaire est d’ailleurs compliquée par plusieurs curseurs, notamment le fait que la France donne de l’argent via l’Union européenne et plusieurs entités, des fonds de financements pour l’armement et la guerre de l’Ukraine, des fonds pour le réarmement de la France (un effet domino), des fonds multiples pour le financement de l’humanitaire, des énergies vertes, de la logistique, sans parler du fourniment de données des satellites français pour la guerre ukrainienne. Le Donbass Insider a tenté de faire un décompte, des pistes, des sources, qui ne sont pas exhaustives, il y a dans cette forêt des zones d’ombres, car le gouvernement français s’ingénie à cacher la vérité, le scandale serait d’ailleurs énorme au vu de la situation économique et financière de la France. Dans l’absolu, le vrai financier de l’Ukraine est le contribuable européen et au premier chef, le contribuable français. Dans cet article vous apprendrez l’effarante gabegie, la somme estimée jetée par la fenêtre par les présidents Hollande et Macron pour l’Ukraine, alors que quelques voix se sont élevées pour dénoncer le scandale et évoquer le glouton ukrainien, vorace et affamé que l’Élysée ne cesse d’engraisser en faisant les poches des citoyens français. Avec la corruption endémique de Kiev l’argent et les matériels disparaissent d’ailleurs partiellement dans les limbes ukrainiennes…

Pour la période depuis 2022, le Ministère des Armées de la France a annoncé une première aide militaire directe, des équipements militaires, pour 2,615 milliards d’euros (2022-2023). Cependant toujours selon le ministère, la France a fourni une aide militaire et financière bilatérale, pour une somme de 8,6 milliards d’euros (2022-2025), ainsi qu’une aide via l’Union européenne de 4,9 milliards d’euros, selon l’Institut Kiel en Allemagne (pour la période de janvier 2022-décembre 2024). Avec la quote-part des fonds donnés à l’Union européenne pour l’Ukraine et également l’accueil des réfugiés, le même institut chiffre l’aide française à environ 20 milliards d’euros, pour la période 2022-2025.

Cependant cette somme n’est pas la somme totale du coût pour la France, car le régime français a aussi versé 1,2 milliard d’euros à l’organisme de la Facilité européenne pour la paix (European Peace Facility), servant à rembourser les États membres pour leurs livraisons d’armes à l’Ukraine. Parmi les aides qui s’ajoutent encore à la facture, notons une dépense de 94 millions d’euros pour des générateurs, des réparations d’infrastructures, environ 500 millions d’euros pour financer de l’aide humanitaire et des millions d’euros pour l’accueil des réfugiés ukrainiens en France. A ce sujet la somme comprend les aides sociales en argent et nature donnés aux réfugiés, le coût de scolarité des nombreux enfants, le coût des aides diverses pour les familles, notamment l’hébergement, les soins de santé gratuits, les transports gratuits, la couverture sociale gratuite et d’autres aides matérielles diverses (estimée au total à plus de 5 milliards). Par la suite, alors que les États-Unis avec l’arrivée de Donald Trump se désengageait du financement massif de la guerre de l’Ukraine, la France fut obligée d’allonger encore 2 milliards d’euros d’aide militaire supplémentaire (2025) et a été l’un des principaux financiers européens pour le don de 90 milliards d’euros à l’Ukraine (2026), se gardant d’annoncer sa propre contribution. Les 27 pays européens sont concernés, mais des résistances ont permis à des pays de l’union de résister, notamment la Slovaquie ou la Hongrie. D’autres font partie des pays les plus pauvres et ont des difficultés économiques sévères, notamment la Grèce, la Bulgarie ou la Roumanie. Enfin, d’autres pays sont très modestes en taille et moyens, comme les trois États baltes, Chypre, ou Malte. La part de la France est probablement très importante, probablement autour des 20 milliards d’euros. Rien que ce décompte amène déjà la somme à 48,79 milliards d’euros. Cette somme est toutefois contestée et le média français France Soir estimait le coût total à 71,5 milliards… Il est intéressant de constater que des médias français se sont déshonorés en donnant des chiffres ridicules, comme dans cet article de l’Echo, un journal… reprenant les informations de Statista et de l’Institut Kiel, lui même financé par l’Union européenne.

Tentons d’y voir plus clair. Le document est scandaleusement mensonger et n’a comme seul objectif que de tromper l’opinion publique française. Il place d’ailleurs la France bonne dernière dans ce top 10, afin d’amuser la galerie. Tous les chiffres contenus dans ce document sont faux, affirmant qu’il s’agirait de l’aide totale accordée à l’Ukraine depuis le 24 janvier 2022, jusqu’au 31 décembre 2024. En réalité le document donne les chiffres partiels officiels pour 10 pays, en tentant de glisser sous le tapis de nombreux autres financements, des sommes vertigineuses. Une voix en France s’est exprimée sur le mensonge de l’État français, celle d’Hervé Hannoun, un ancien haut fonctionnaire, qui fut directeur général adjoint de la banque de France et conseiller technique de l’Élysée sous Mitterrand. C’est lui qui a donné l’estimation la plus proche de la vérité, en chiffrant cette aide au minimum à 71,5 milliards d’euros (décembre 2025). Selon lui, la France aurait participé via l’Union européenne pour un montant d’environ 19 milliards, donné 8 milliards pour l’aide militaire, 5,5 milliards pour les réfugiés, 40 milliards via l’OTAN et par les fonds européens comme la Facilité européenne pour la Paix, d’autres milliards pour le don des avions Mirage, des dons futurs déjà avancés pour la période 2028-2034 et enfin sa part pour les 90 milliards d’euros donnés à l’Ukraine en 2026. Selon lui cette somme n’aurait pas été de 20 milliards comme je l’estimais, mais de 16 milliards.]

Cf. https://www.donbass-insider.com/fr/2026/06/15/ukraine-le-tonneau-des-danaides-francais/

Une IA évalue l'aide financière française à l'Ukraine 2022-2026 à 65,88 Md d'euros :

 >engagements bilatéraux 11,8 Md

>Contributions aux mécanismes UE 30,59 Md  + 15, 09 Md

>Aide humanitaire/ civile (1,6 Md)

Source: Estimations indépendantes (Kiel Institute for the World Economy, Donbass Insider, Ministère des armées)

 

Synthèse des équivalences
Poste de dépense Coût % du total (65,88 Md€)
40 Canadairs + 10 000 pompiers 1,7 Md€ 2,6 %
50 hôpitaux + 25 000 soignants 6,2 Md€ 9,4 %
1 000 écoles + 50 000 enseignants 7 Md€ 10,6 %
10 lignes de métro 30 Md€ 45,5 %
Isolation de 1M logements + 10 GW éolien 50 Md€ 76 %
Toutes ces mesures combinées ~65,88 Md€ 100 %

Comparaison avec les besoins actuels

 

Dette publique française (2026) : 3 568 Md€ (115,6 % du PIB) (dettedelafrance.fr.)
65,88 Md€ représentent ~1,85 % de la dette ou ~15 % du déficit annuel (5,2 % du PIB en 2026)bdor.fr.
Charge annuelle des intérêts de la dette : 74 Md€/an (2026) (kero.media)

→ L’aide à l’Ukraine équivaut à presque 1 an d’intérêts de la dette.

Conclusion : Un choix politique et économique

 

  • 65,88 Md€ en 4 ans pour l’Ukraine = Un effort historique, mais qui aurait pu transformer :
    • La sécurité civile (40 Canadairs, pompiers, drones).
    • La santé (hôpitaux, personnel soignant).
    • L’éducation (1000 écoles, enseignants, numérique).
    • Les infrastructures (métros, routes).
    • La transition écologique (isolation, énergies renouvelables).
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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 00:00

Vierge et martyre à Rome avec sa mère Sophie et ses deux sœurs.

Véra (= Foi), Liubbe (= Charité) seraient ses sœurs et Sophia ou Sonia (= sagesse) leur mère.

Sainte Sophie de Rome et ses trois filles, icône russe anonyme du XVIe siècle Galerie Tretiakov, Moscou

Sainte Sophie de Rome et ses trois filles, icône russe anonyme du XVIe siècle Galerie Tretiakov, Moscou

Sources1, 2

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 06:25

Le père spirituel de l'éducation moderne a méthodiquement condamné ses cinq enfants à une mort quasi certaine par pur confort personnel.

L'Histoire a fait de Jean-Jacques Rousseau l'idole des humanistes et le grand théoricien de la bienveillance. Son célèbre traité L'Émile est encore aujourd'hui la bible des pédagogues progressistes.

La réalité est celle d'un égoïsme effroyable.

Entre 1746 et 1752, Rousseau partage la vie d'une lingère, Thérèse Levasseur. Le couple donne naissance à cinq enfants.

Le grand philosophe de la compassion n'en gardera pas un seul.

Dès leur naissance, il les arrache à leur mère pour les déposer anonymement à l'hospice des Enfants-Trouvés de Paris.

À l'époque, cette institution n'est pas un orphelinat classique, c'est un mouroir. Les registres historiques établissent que le taux de mortalité infantile y dépassait allègrement les 70 %.

Que sont-ils devenus ? Absolument personne ne le sait. Ils ont purement et simplement disparu de l'Histoire.

Des années plus tard, la maréchale de Luxembourg, une riche protectrice du philosophe, tentera de mener l'enquête pour les retrouver et les sauver de la misère. Ses recherches se heurteront à un mur sordide.

Rousseau n'avait même pas pris la peine de conserver les dates exactes de leurs naissances ou de glisser un signe distinctif dans leurs langes, comme cela se faisait couramment pour espérer les récupérer un jour.

Ses cinq enfants ont été engloutis dans l'anonymat absolu. Statistiquement, ils ont probablement fini dans la fosse commune de l'hospice avant l'âge de savoir marcher. S'ils ont survécu, ils ont grossi les rangs des vagabonds dans les caniveaux de Paris.

Le père de l'éducation ne s'en cache même pas. Dans ses propres Confessions, il assume cet abandon avec une froideur terrifiante. 

Ses justifications officielles ? Les enfants faisaient trop de bruit, son travail de penseur nécessitait le calme, et il refusait d'assumer la charge financière de sa propre descendance.

D'un côté, le philosophe écrivait des milliers de pages pour apprendre à l'humanité entière comment élever, écouter et chérir la jeunesse. De l'autre, il effaçait méthodiquement sa propre progéniture pour ne pas être dérangé pendant son processus créatif.

Le mythe du grand éducateur humaniste s'effondre. L'idole absolue des Lumières a bâti sa légende de moraliste sur l'abandon méthodique de ses propres enfants.

 

Cf. Auguste Bardamu

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Renaud, ermite dans la forêt de Craon († v. 1104)

Saint Renaud, ou Regnault vécut à la fin du XIe siècle. Chanoine régulier à Soissons, il fut le disciple de Robert d'Arbrissel, et devint ermite dans la forêt de Craon en Mayenne puis dans celle de Mélinais dans la Sarthe où il mourut en 1104.

 

À Mélinais près de La Flèche, aux confins de l’Anjou, vers 1104, saint Regnauld, ermite, qui se forma, dans la forêt de Craon, auprès du bienheureux Robert d’Arbrissel à accomplir pleinement les préceptes du Seigneur.

Martyrologe romain

Sources: 1 ,2, 3

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16 septembre 2026 3 16 /09 /septembre /2026 09:14

''Au commencement il a créé l'homme, et il l'a laissé dans la main de son conseil : 'Si tu le veux, tu garderas les commandements; être fidèle dépend de ton bon plaisir. Il a mis devant toi le feu et l'eau, du côté que tu voudras tu peux étendre la main.' Devant les hommes sont la vie et la mort; ce qu'il aura choisi lui sera donné. Car la sagesse du Seigneur est grande.'' Siracide ou Livre de Ben Sira le Sage 15,14-18.

Alle Weissheit ist bey Gott dem Herrn : Siracide, premier chapitre, traduction allemande, Zentralbibliothek, Zürich : Toute la sagesse appartient à Dieu le Seigneur, Artiste anonyme 1654

Alle Weissheit ist bey Gott dem Herrn : Siracide, premier chapitre, traduction allemande, Zentralbibliothek, Zürich : Toute la sagesse appartient à Dieu le Seigneur, Artiste anonyme 1654

Les résultats du "Projet Génome humain" (achevé en 2003) entrent en résonnance étonnante avec un texte biblique écrit au IIe siècle avant J.C. Pourtant, la science contemporaine de l'épigénétique offre un point de jonction remarquable entre les deux.

 

Le Projet Génome Humain (PGH), achevé en avril 2003, a séquencé les 3 milliards de paires de bases de l'ADN humain et identifié environ 20 000 à 25 000 gènes. Mais la découverte la plus surprenante fut ce que le PGH n'a pas expliqué (Springer Nature) :

  • Le génome n'est pas un prédicteur parfait du phénotype (l'expression physique et physiologique réelle de l'individu) (Oxford Academic, Social Work, 2013).

  • Dans de nombreuses maladies (cancers, maladies auto-immunes, neurodégénératives), les gènes ne comptent que pour moins de 50 % du risque ; le reste relève de facteurs environnementaux.nature

  • Le PGH a donc involontairement ouvert la porte à un champ nouveau : l'épigénétique — l'étude des modifications chimiques de l'expression génique qui se produisent sans changement de la séquence d'ADN.journals.plos

Le généticien Wolf Reik a décrit ces modifications épigénétiques comme des "feux rouges et feux verts superposés au génome pour dire aux gènes s'ils doivent être actifs ou inactif" (PLOS Biology).

L'épigénétique constitue le chaînon manquant entre génétique, maladie et environnement. Les principaux mécanismes sont (journals.sagepub ) :

 

Mécanisme Fonction
Méthylation de l'ADN Ajout d'un groupe méthyle (CH₃) sur la cytosine, bloquant la transcription → silence génique
Modification des histones Altération de la structure de la chromatine → ouverture ou fermeture de l'accès à l'ADN
ARN non codants Régulation post-transcriptionnelle de l'expression génique
 

Concernant spécifiquement les émotions et l'environnement psychosocial :

  • Le stress et les traumatismes induisent des modifications épigénétiques mesurables : chez des victimes de suicide ayant subi des maltraitances dans l'enfance, on observe une méthylation accrue du promoteur 1F du gène du récepteur aux glucocorticoïdes dans l'hippocampe. (pmc.ncbi.nlm.nih )

  • La solitude sociale (pas de vie en communauté) modifie l'expression de gènes immunitaires : les personnes se sentant socialement isolées présentent des profils d'expression génique systématiquement différents, concentrés sur les gènes de la réponse immunitaire. (pmc.ncbi.nlm.nih )

  • Les pratiques contemplatives (méditation, prière) peuvent moduler l'activité épigénétique et réduire l'expression des gènes associés au stress et à l'inflammation (étude de Davidson et al., 2003, citée dans Unus Mundus, 2025).unusmundus.academiaabc2.org

  • La famine prénatale (exemple de la famine hollandaise de 1944-1945) laisse des marques épigénétiques transmises aux descendants, qui présentent une susceptibilité accrue au diabète et à l'obésité des décennies plus tard (Heijmans et al., PNAS, 2008).

La conclusion scientifique est claire : nos émotions, nos expériences, nos choix de vie laissent des traces biologiques mesurables sur notre expression géniquesans pour autant modifier la séquence d'ADN elle-même.

Siracide 15,14-18 : l'une des premières défenses bibliques du libre arbitre

 

Rédigé vers 190 av. J.-C., ce livre est considéré par les exégètes comme "un des premiers textes d'origine juive à défendre le concept du libre arbitre" Université de Tübingen, E. Bons.

Voici le passage dans la traduction de la Bible de Jérusalem :

"C'est lui qui au commencement a fait l'homme et il l'a laissé à son conseil. Si tu le veux, tu garderas les commandements, pour rester fidèle à son bon plaisir. Il a mis devant toi le feu et l'eau, selon ton désir étends la main. Devant les hommes sont la vie et la mort, à leur gré l'une ou l'autre leur est donnée." (Si 15,14-17) (Biblia Universalis, Bible de Jérusalem) bibliauniversalis3

 

Plusieurs éléments exégétiques sont essentiels :

  • "Il l'a laissé à son conseil" : l'hébreu désigne l'orientation libre de la volonté vers le bien ou le mal. Ben Sira ne fait pas du "penchant" quelque chose de mauvais par nature ; il le présente comme une libre orientation. (bibliauniversalis3 )

  • Le texte s'appuie sur Deutéronome 30,15 ("Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur") mais en généralise le message : il ne s'agit plus d'un choix collectif et historique d'Israël, mais d'une vérité anthropologique universelle — c'est l'individu qui est invité à choisir... Université de Tübingen, E. Bons.

  • Ce passage est cité dans Gaudium et Spes (Concile Vatican II, n. 17) et dans le Catéchisme de l'Église catholique (n. 1730) comme fondement de la doctrine de la liberté humaine. omnesmag 

La structure du texte procède en deux temps : (1) Dieu crée l'homme et le laisse libre ; (2) l'homme doit choisir entre des contraires — feu/eau, vie/mort — et "ce qu'il aura choisi lui sera donné"...

Les résultats du "Projet Génome humain" (achevé en 2003) entrent en résonnance étonnante avec un texte biblique écrit au IIe siècle avant J.C.

La convergence : l'épigénétique comme confirmation biologique de Siracide 15

 

Le rapprochement entre les découvertes du PGH et Siracide 15,14-18 repose sur plusieurs convergences profondes :

 

a) Le génome n'est pas un destin — comme le dit Siracide, Dieu n'impose pas un destin

Le PGH a montré que la séquence d'ADN ne détermine pas à elle seule le phénotype. L'épigénétique révèle que l'ADN est un "champ de possibilités" plutôt qu'un destin fixé. De même, Siracide affirme que Dieu "a créé l'homme" (donnant l'existence et sa structure fondamentale) mais "l'a laissé dans la main de son conseil" (laissant l'espace de la liberté). Le génome correspondrait à ce que Dieu donne ; l'expression génique, à ce que l'homme choisit d'en faire.unusmundus.academiaabc2.org 

b) "Il a mis devant toi le feu et l'eau" — les choix biologiques réels

Les choix que nous faisons — notre alimentation, notre gestion du stress, nos relations sociales, nos émotions, nos pratiques spirituelles — activent ou silencent littéralement des gènes. La métaphore du "feu et de l'eau" prend une résonance biologique : nos décisions quotidiennes orientent l'expression de notre patrimoine génétique dans un sens ou dans l'autre.

c) "Ce qu'il aura choisi lui sera donné" — les choix ont des conséquences biologiques...

Les modifications épigénétiques sont transmises aux cellules filles lors de la division cellulaire et peuvent, dans une mesure limitée, être transmises aux générations suivantes. Nos choix ne sont donc pas seulement moraux ou spirituels : ils sont biologiques et peuvent affecter notre descendance. Cette dimension intergénérationnelle rejoint l'intuition théologique selon laquelle "nos choix échoient au-delà de nous". nature

d) Ni déterminisme absolu, ni liberté absolue

L'épigénétique rejette à la fois le déterminisme génétique absolu (qui ferait de l'ADN un destin) et l'idée d'une liberté sans limites. Nous ne pouvons pas réécrire notre ADN, mais nous pouvons influencer la manière dont nos gènes s'expriment tout au long de la vie. Cette position — une liberté réelle mais limitée, s'exerçant à l'intérieur de conditions héritées — correspond précisément à la vision de Siracide : l'homme reçoit une nature (le génome), mais il reste libre d'orienter cette nature vers la vie ou vers la mort.unusmundus.academiaabc2.org 

Conclusion

 

Le Projet Génome Humain en 2003, dont la mission était d'établir le séquençage complet de l'ADN du génome humain, une étude de 13 ans coûtant 3 milliards de dollars, n'a pas infirmé le concept de ''destin génétique'' (nos pensées ne reprogramment pas notre ADN), mais peuvent influencer la manière dont nos gènes s'expriment tout au long de notre vie. Les scientifiques connaissent depuis longtemps les interactions entre les gènes & l'environnement avant cela. L'épigénétique est également très réelle : les facteurs environnementaux peuvent influencer quels gènes dans nos cellules sont plus ou moins actifs. Le stress, l'alimentation, l'exercice, les toxines peuvent affecter ces processus. Les états psychologiques, nos émotions peuvent également avoir des effets biologiques via les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire. La prédisposition génétique n’est pas un destin inévitable pour de nombreuses maladies. Les gènes influencent le risque, mais l’environnement, le mode de vie, l’âge et de nombreux autres facteurs aussi. Nos pensées, nos émotions ne peuvent pas simplement ''remplacer'' les risques de maladies génétiques héréditaires, mais elles peuvent orienter la manière dont ces gènes vont se déterminer. Les signaux de l'environnement activent et désactivent les gènes. Et quel environnement compte le plus ? Notre environnement intérieur. Nos pensées. Nos émotions. La science montre aujourd'hui que nos émotions que nous maintenons même pendant seulement 15–20 minutes par jour peuvent signaler à nos cellules immunitaires de commencer à produire de nouvelles protéines. Notre biologie est ainsi bien plus dynamique que ''gènes égalent destin''. Les processus psychologiques peuvent affecter la physiologie et même l'activité génique par des voies biologiques réelles.

 

Cf. Lire sur x :

https://x.com/Horus_BRB/status/2100080068936511753?s=20

https://x.com/manita_x/status/2099825152225685791?s=20

Les résultats du "Projet Génome humain" (achevé en 2003) entrent en résonnance étonnante avec un texte biblique écrit au IIe siècle avant J.C.
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16 septembre 2026 3 16 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Édith, fille d'Edgar, roi des Angles, abbesse de Wilton (961-984)

Moniale à Wilton, à quelques kilomètres à l’ouest de Salisbury, dans le Wiltshire, fille du roi anglo-saxon S. Edgar le Pacifique (944-975) et de Ste Wilfride (Wilfrida), elle passa sa vie brève à l’abbaye de Wilton, où sa mère était abbesse. (1) Lorsqu'elle mourut, âgée de vingt-trois ans, elle fut aussitôt placée sur les autels et dans les calendriers de son pays. (2)

 

Fille naturelle d'Edgar le Pacifique, roi des Angles, Édith vint au monde en 961. Ce prince l'avait eue d'une dame illustre par sa naissance, qu'il avait enlevée, et qui se nommait Wulfride ou Wilfrith. Sa femme étant morte, il voulut épouser celle qu'il avait déshonorée; mais Wulfride ne voulut point y consentir, et alla même prendre le voile dans le monastère de Wilton, dont elle devint abbesse peu de temps après. Elle voulut se charger elle-même du soin d'élever Édith, sa fille, qui par là fut arrachée à la corruption du monde, avant d'en avoir ressenti les effets. C'est ce qui a fait dire au rédacteur du martyrologe romain, en parlant de notre Sainte, que, «s'étant consacrée à Dieu dès son enfance, elle avait moins quitté le monde qu'elle ne l'avait ignoré»: ignorance infiniment précieuse, et qui est le plus sûr moyen de vivre dans une parfaite innocence. (3)

 

La jeune princesse profita si bien des exemples et des instructions de sa mère, qu'elle se fit religieuse dans le même monastère. Elle faisait l'office de Marthe à l'égard de toutes les religieuses et des externes, et les fonctions de Marie à l'égard de Notre-Seigneur; car, sans considérer sa naissance, elle s'appliquait aux plus vils ministères de la maison, assistait les malades, et se faisait la servante des étrangers et des pauvres. Elle fonda pour eux, près de son monastère un hôpital pour en entretenir toujours treize. Secourant de ses aumônes et de ses soins ceux qu'elle savait être dans l'indigence, elle cherchait les affligés pour leur donner de la consolation, et aimait mieux converser avec les lépreux, qui sont abandonnés de tout le monde, qu'avec les premiers princes du royaume. Plus les personnes étaient rebutées des autres à cause de leurs infirmités, plus elles étaient bienvenues auprès d'elle; en un mot, Édith était incomparable dans son zèle à rendre service à son prochain. L'abstinence faisait ses plus grandes délices, et elle fuyait autant les viandes délicates que les autres les recherchent avec empressement, joignant à cette mortification celle d'un rude cilice qu'elle portait sur sa chair nue, afin de réprimer de bonne heure les mouvements de la nature. Telle fut la vie de cette jeune princesse jusqu'à l'âge de quinze ans.

 

Le roi informé de tant de belles qualités de sa fille, voulut la faire abbesse de trois monastères; mais elle le remercia, et se contenta de lui proposer pour cela des religieuses que son humilité lui faisait juger beaucoup plus capables qu'elle d'occuper ces places. Elle ne put se résoudre à quitter une maison où elle avait déjà reçu tant de grâces; elle aima mieux obéir que commander, et demeurer sous la conduite de sa mère, que d'être chargée de la conduite des autres. Mais son humilité parut bien davantage lorsqu'elle refusa la couronne d'Angleterre; car après la mort de saint Édouard II que l'Église honore comme un martyr, les seigneurs vinrent la trouver pour lui présenter le sceptre, et employèrent toutes les raisons possibles, et même tentèrent les voies de la violence pour l'obliger de l'accepter. Elle leur résista toujours généreusement, et l'on aurait plutôt transmué les métaux, dit son historien, que de la retirer de son cloître, et de lui faire quitter la résolution qu'elle avait prise d'être toute sa vie dévouée au service de Dieu.

 

Elle avait fait bâtir une église en l'honneur de saint Denis; elle pria saint Dunstan d'en faire la dédicace. Pendant la solennité de la messe, ce saint prélat eut la révélation que la mort de la jeune princesse, qui n'avait encore que vingt trois ans, arriverait au bout de quarante jours. Cette nouvelle attendrit son coeur et tira de ses yeux des torrents de larmes: «Hélas!» dit-il à son diacre qui lui demanda le sujet de sa tristesse, «nous perdrons bientôt notre bien-aimée Édith; le monde n'est plus digne de la posséder. Elle a, en peu d'années, acheté la couronne qui lui est préparée dans les cieux. Sa ferveur condamne notre lâcheté; notre vieillesse n'a pu encore mériter cette grâce; elle va jouir des clartés éternelles, et nous demeurons toujours sur la terre dans les ténèbres et les ombres de la mort». S'étant aperçu, durant la cérémonie, que la Sainte faisait souvent le signe de la croix sur le front, il dit aussi par un esprit de prophétie: «Dieu ne permettra pas que ce pouce périsse jamais».

 

L'événement vérifia l'une et l'autre de ces deux prédictions; car, au bout de quarante jours, le 16 septembre 984, elle rendit son âme dans la même église, entre les mains des anges, qui honorèrent son décès de leur présence et d'une mélodie céleste; et ce même pouce, dont elle s'était tant de fois servie pour former sur elle le signe de la croix, fut trouvé treize ans après sa mort sans aucune marque de corruption, quoique tout le reste de son corps fût presque entièrement réduit en cendres. Cette église de Saint-Denis, qu'elle avait souvent visitée et arrosée de ses larmes pendant sa vie, lui servit de sépulture. Trente jours après son décès, elle apparut à sa mère avec un visage serein et tout lumineux, lui disant que le Roi des anges, son cher Époux, l'avait mise dans Sa gloire; que Satan avait fait tout ce qu'il avait pu pour l'empêcher d'y entrer, en l'accusant devant Dieu de plusieurs fautes; mais que, par le secours des saints Apôtres, et par la vertu de la croix de son Sauveur Jésus, elle lui avait écrasé la tête, et, en triomphant de sa malice, l'avait envoyé dans les enfers.

 

Plusieurs miracles ont été opérés par ses mérites. Nous rapporterons seulement l'exemple suivant, qui montre combien pèchent ceux qui usurpent les biens de l'Église. Un homme s'étant approprié une terre de sainte Édith, tomba tout à coup malade, qu'on le crut mort sans avoir eu le temps de faire pénitence. Mais un peu après, étant revenu à lui, il dit aux assistants: «Ah! mes amis, ayez pitié de moi et secourez-moi par la ferveur de vos prières; l'indignation de sainte Édith contre moi est si grande que, pour me punir de l'usurpation que j'ai faite d'une terre qui lui appartenait, elle chasse mon âme malheureuse du ciel et de la terre. Il faut que je meure, et cependant je ne puis mourir. Je veux réparer mon injustice, et restituer à l'Église le bien que je lui ai ravi». Il n'eut pas plus tôt témoigné cette bonne volonté, qu'il expira paisiblement. On la représente tenant d'une main une bourse, et de l'autre une pièce de monnaie, pour marquer son grand amour pour les pauvres.

Sources: 1, 2, 3, 4

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15 septembre 2026 2 15 /09 /septembre /2026 00:05

Depuis la rénovation liturgique du pape saint Pie X en 1914, la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie. La fête de Notre-Dame des Douleurs est célébrée le 15 septembre, suivant la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix le 14 septembre, soulignant le lien entre la souffrance du Christ et celle de sa Mère, spécialement celle qu'elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption.

On sait que Marie est la plus affligée des mères, qu'elle a souffert au delà de toute mesure, que sa vie s'est passée dans les larmes, que son cœur a été percé de mille glaives de douleur, que son âme est demeurée pendant plus de soixante ans sous le poids des plus grandes tribulations.

Et presque personne ne s'en souvient, ne le remarque, ne s'en affecte et en fait l'objet de son amour, ce qui ravirait assurément l'amour filial du Cœur sacré de son Fils, le Cœur de Dieu.

S.M. Ledoux, de l’ordre des servites. (1888) [1]

La "Mère Pleurante" de Warfhuizen

La "Mère Pleurante" de Warfhuizen

Notre-Dame des Douleurs (ou Notre-Dame des sept Douleurs), invoquée en latin comme Beata Maria Virgo Perdolens, ou Mater Dolorosa, est l'un des nombreux titres par lesquels l'Église catholique vénère la Vierge Marie, mère de Jésus. Le titre souligne l’association de la mère à la souffrance de son fils. Les "sept douleurs" font référence aux événements, relatés dans les évangiles, qui firent souffrir la mère de Jésus dans la mesure où elle accompagnait son fils dans sa mission de Rédempteur. [2]

 

"Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de votre cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de votre aimable Fils, pour lequel vous souffriez de si grands tourments, ne vous avait soutenue et fortifiée par sa puissance infinie" (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5)

Notre-Dame des Douleurs

Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent son cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux enfants de Marie :

 

 

1. La prophétie du saint vieillard Syméon : "Syméon les bénit, puis il dit à Marie, sa mère : Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre." (Luc, 2, 34-35)

2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21)

3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51)

4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via crucis lors du portement de la croix (Luc, 23, 27-31)

5. La souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27)

6. La déposition de la croix du corps du Christ (Matthieu XXVII, 57-59)

7. La mise au tombeau de Jésus (Jean XIX, 40-42)

 

Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l'Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de son divin Fils, ont également été la cause de son intime martyre. Prions-la de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus lorsqu'Il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de sa croix. [3]

Mater Dolorosa vue de la Croix par Jésus (tableau de Tissot)

Mater Dolorosa vue de la Croix par Jésus (tableau de Tissot)

On trouve les premières traces de la dévotion aux douleurs de la Vierge, à la fin du XI° siècle, particulièrement dans les écrits de saint Pierre Damien (+1072), de saint Anselme (+ 1109), d’Eadmer de Cantorbéry (+ 1124), de saint Bernard (+ 1153) et de moines bénédictins et cisterciens qui méditent le passage de l'Evangile qui montre Marie et Jean au pied de la Croix. [4]

 

Le culte de la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence en Italie, l'Ordre des Servites de Marie (Ordo Servita), dont la spiritualité est très attachée à la Sainte Vierge, fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre.

 

Saint Bonaventure remarque que "les plaies qui étaient éparpillées sur le corps de Notre-Seigneur étaient toutes réunies dans l'unique cœur de Marie". Notre-Dame donc, à cause de sa compassion pour Jésus, fut flagellée, couronnée d'épines, insultée, et cloué sur la croix.

Saint Bonaventure, contemplant Marie au Calvaire à la mort de son fils, l'interroge et lui demande : "Ô Dame, dis-moi, où étais-tu au Calvaire ? Près de la croix ? Non, je dirais plutôt que tu étais réellement sur la croix, crucifiée avec ton Fils."

 

Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusLa dévotion ne fit que croître. Saint Ignace de Loyola avait un culte particulier à l’image connue sous le nom de Notre-Dame du Cœur ; de 1603 à 1881, sans compter les traités, les panégyrique et les méditations, les Jésuites ne publièrent pas moins de quatre-vingt-douze ouvrages sur cette dévotion aux douleurs de Marie. En 1617, Antoinette d’Orléans, aidée par le P. Joseph, fonda les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire (les Filles du Calvaire).

 

Sous ce vocable (Notre-Dame des Douleurs), la Sainte Vierge est la patronne la Congrégation de la Sainte-Croix, de la Slovaquie, de la région italienne du Molise, de l'État du Mississippi, de plusieurs villes des Philippines et des communes italiennes d'Accumoli, Ressort di Bari, Paroldo et Villanova Mondovì. Au Québec, un petit village, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, porte aussi son nom. De plus, au Portugal où son culte est particulièrement répandu, un grand nombre de paroisses sont consacrées au vocable latin de la mère des douleurs (comme Poço do Canto).

 

Mater dolorosa - Icône russe (XIXe siècle) - Ymyagchenie zlix serdec

Mater dolorosa - Icône russe (XIXe siècle) - Ymyagchenie zlix serdec

Sources: 1, 2, 3, 4, 5

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14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 00:00
Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, ou fête de la Croix glorieuse

''En parlant à Nicodème (Jn 3,14-15) Jésus utilise une image tirée du Livre des Nombres, où l'on voit le peuple du désert en difficulté (chap. 20 à 36). Il a commencé son chemin vers la liberté, mais à un moment donné, il ne supporte plus le voyage et commence à penser que tout ce qu'il vit est inutile ; que le Seigneur l'a trompé, qu'il ne veut pas sa vie, mais sa mort. Nous sommes comme ça aussi. Nous sommes en chemin, et ce chemin est difficile, et nous sommes tentés de penser que si ce chemin est difficile, c'est parce que Dieu n'est pas avec nous, parce qu'il ne se soucie pas de nous. Ce doute est précisément le poison que les serpents nous instillent, un poison qui mène à la mort. Alors le Seigneur envoie un signe pour que son peuple fatigué puisse réapprendre à faire confiance, à croire en l’amour de Dieu. Ce qui est frappant, c'est que le Seigneur n'élimine pas les serpents qui continuent de mordre le peuple. Il ne les supprime pas, mais il offre un antidote plus fort que le venin, un antidote capable de le neutraliser. Le mal demeure, mais il n’apporte pas nécessairement la mort. Et quel est cet antidote ? Que doit faire le peuple ? Paradoxalement, on ne leur demande pas de lutter contre les serpents, ni de tenter de les éliminer : ils n’y parviendront jamais, car nous ne pouvons pas vaincre le mal par nous-mêmes. Au lieu de cela, ils doivent lever les yeux et regarder le serpent dressé. Rien d'autre. Et quiconque agit ainsi demeure en vie. (Nb 21,8-9)

Le symbole même de la mort, le serpent, devient symbole de la vie. Jésus réinterprète ce signe à la lumière de ce que sera son destin de Crucifié : 'Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle'. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.' (Jn 3,14-16.) Sa vie et sa mort sont comme le serpent dressé, visibles par tous, et quiconque le regarde voit au plus profond de son cœur quelque chose qui peut le guérir. Il voit l'amour du Père pour chaque homme. Le mal n'a pas disparu : il est là, et c'est un mal générateur de mort, un mal qui veut arrêter le cheminement des hommes vers la liberté, vers la vie éternelle. Un mal qui est, en fin de compte, un manque de confiance, un manque d'amour. Mais la célébration d'aujourd'hui nous dit que la croix peut nous libérer de ce mal ; la croix est l'antidote qui peut nous sauver. Seule la croix peut le faire. Parce que ceux qui lèvent les yeux et regardent le Seigneur pendu à la croix ne peuvent plus penser que Dieu ne nous aime pas. Au contraire, Dieu a pour nous un amour sans fin, qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. C'est un amour qui ne juge pas nos erreurs, mais qui est présent précisément là où chacun de nous est perdu. Il n'y a qu'une seule condition : que cet amour soit regardé, reconnu.

Et la fête d'aujourd'hui nous invite à cet acte même, à reconnaître combien ce signe est précieux dans nos vies, à lever à nouveau les yeux.

Nous avons été sauvés par un amour qui a transformé le mal en bien, et c’est aussi notre vocation, c’est la vie éternelle.

Si vous voulez suivre le Seigneur, vous ne devez pas calculer votre potentiel, mais vous devez seulement lever les yeux et contempler la mesure infinie de l'amour révélé dans la Croix du Seigneur." (Cardinal Pizzaballa)

 

La Fête de l'Exaltation de la Croix célébrée dans l'Église catholique romaine et dans l'Église orthodoxe remonte à la "dédicace de Constantinople" (11 mai 330), peu après la fondation de la ville par Constantin Ier (324). La ville de Constantinople détenait une relique de la Vraie Croix qui avait été découverte à Jérusalem par Ste Hélène, la mère de l'empereur Constantin, lors de son pèlerinage de 325 sur l'emplacement du Golgotha, lieu où le Christ fut crucifié et mis au tombeau. L'habitude fut prise par la suite chaque année d'organiser une grande procession à travers la ville, avec ostension de la relique. "Rome fêtait plutôt l'anniversaire de cette découverte, ou 'Invention de la Sainte Croix', le 3 mai. Elle adopta la fête orientale de l'Exaltation de la Croix au VIIe siècle, après que la précieuse relique, ravie par les Perses lors du sac de Jérusalem de 614, eut été reprise par l'empereur Héraclius (630). La fête fut alors fixée au 14 septembre. Si le terme ''exaltation" renvoyait, à l'origine, au rite de l'élévation de la relique de la Passion sur les pèlerins de Jérusalem, et au-delà d'eux, sur le monde entier racheté par la sainte Croix, la liturgie romaine y voit surtout l'élévation du Christ au Calvaire. .... Par là s'établit le lien avec la fête de la Transfiguration, fixée quarante jours plus tôt. Jésus, Temple de la présence de Dieu parmi les hommes, manifesta alors sa gloire à ses disciples, au sommet du Thabor, les préparant à son élévation au sommet du Golgotha et à son exaltation dans la gloire de la Résurrection (graduel)." (Missel Laudate, Missel grégorien des fidèles, Présenté par D. Thomas Diradourian, Artège, Paris 2021, p. 711)

 

Aujourd’hui encore, en Orient, on célèbre l’Exaltation de la Croix avec autant d’honneur que la fête de Pâques. 

 

Dans la mesure où "il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime" (Jn 15, 13), la Croix est devenue un signe glorieux, car elle révèle la passion de Dieu pour l’humanité et parce qu’elle est salut pour le monde. 

 

Le signe de croix est présent dans la prière, les sacrements, les célébrations tout au long de la vie chrétienne. Lorsque au début de toute prière individuelle ou communautaire, le chrétien fait le "signe de croix",  rassemblant trois doigts (pouce, index, majeur), et les appose sur son front et sur son coeur, puis sur ses épaules, de droite à gauche chez les orthodoxes, ou de gauche à droite chez les catholiques romains, il proclame sa foi en la Trinité (un Dieu en trois personnes) ; il dit sa confiance dans la croix de Jésus ; il rappelle la "signation" de son baptême qui l’a introduit dans le mystère pascal. Tout entier, corps et esprit, le chrétien est sous le signe de la miséricorde de Dieu manifestée en Jésus-Christ. (La Croix.com)

 

Au IVe siècle, Saint Éphrem le Syriaque (306-373) écrit :

 

"Gravons au-dessus de nos portes, sur le front, sur la bouche, sur la poitrine et sur toutes les autres parties de notre corps, le signe vivifiant de la croix ;

revêtons-nous de cette impénétrable armure des chrétiens : car la croix est la victoire de la mort, l’espérance des fidèles, la lumière du monde, la clef du paradis, le glaive qui extermine les hérésies, le secours des âmes religieuses, le soutien de la foi, la défense, la garde et la gloire des catholiques. Porte toujours avec toi, Ô chrétien !

Cette arme de jour et de nuit, en tous lieux et à toutes les heures ;

n’entreprends jamais rien sans faire le signe de la croix.

Quand, tu dors, quand tu veilles, quand tu marches, quand tu travailles, quand tu manges, quand tu bois et que tu es sur mer, que tu traverses les rivières, prends cette armure de la sainte Croix : car, tant que tu en seras armé, les esprits malins s’éloigneront de toi et n’oseront en approcher." (Cf. https://www.laviedessaints.com/invention-de-la-sainte-croix/ )

 

"A tous les pas que nous faisons, écrit Tertullien (160-220), en entrant, en sortant, quand nous nous habillons, quand nous nous levons, quand nous nous mettons à table, quand nous nous asseyons, quand on nous apporte de la lumière, quand nous nous couchons, et généralement dans toutes nos actions, nous faisons le signe de la croix sur le front."

 

"Dextra manu in nomine Christe quos crucis signo obsignandi sunt obsignamus.

Nous faisons le signe de la croix de la main droite sur les catéchumènes, parce que la main droite est censée plus noble que la gauche, bien qu'elle n'en diffère que par sa position, et non par nature; ainsi, nous prions vers l'Orient, comme étant la partie la plus noble de la création.

De qui l'Eglise a-t-elle reçu cette manière de prier ?

De ceux-là même qui lui ont appris à prier : les Apôtres." (Quæst, 18, Saint Justin, martyr 165)

 

Saint Jean Chrysostome (344-407) écrit :

 

"La croix est l’espérance des chrétiens, la résurrection des morts, le bâton des aveugles, l’appui des boiteux, la consolation des pauvres, le frein des riches, la con­fusion des orgueilleux, le tourment des méchants, le trophée contre l’enfer, l’instruction des jeunes, le gouvernail des pilotes, le port de ceux qui font naufrage et le mur des assiégés. Elle est la mère des orphelins, la défense des veuves, le conseil des justes, le repos des affligés, la garde des petits, la lumière de ceux qui habitent dans les ténèbres, la magnificence des rois, le secours de ceux qui sont dans l’indigence, la sagesse des simples, la liberté des esclaves et la philosophie des empereurs.

La croix est la prédiction des Prophètes, la prédication des Apôtres, la gloire des Martyrs, l’abstinence des Religieux, la chasteté des Vierges et la joie des Prêtres. Elle est le fon­dement de l’Église, la destruction des idoles, le scandale des Juifs, la ruine des impies, la force des faibles, la médecine des malades, le pain de ceux qui ont faim, la fontaine de ceux qui sont altérés et le refuge de ceux qui sont dépouillés." (Cf. http://har22201.blogspot.com/2012/05/invention-de-la-sainte-croix.html )

 

Cet exemple des chrétiens des premiers siècles de­vrait faire impression sur nos esprits, et nous devrions, à leur imitation, faire continuellement le signe sacré de la croix, puisque nous apprenons qu’il n’est point de remède plus prompt ni plus assuré contre les traverses et les tentations de la vie.

 

Plus tard, en 613 les Parthes Sassanides s’emparèrent de tout le Moyen-Orient (Syrie, Palestine, Egypte). En 614, ils prirent Jérusalem et emportèrent la relique de la Croix à Jérusalem. Maintes églises avaient flambé, parmi lesquelles, celle de la Résurrection, bâtie par Constantin. D'innombrables couvents avaient été détruits, les moines et les moniales dispersés. Trésors sacrés, étoffes rares, vases d'or et d'argent, tout avait été expédié vers les capitales iraniennes. La Sainte Croix enlevée du Saint-Sépulcre avait été envoyée en trophée à Ctésiphon (Irak). On parlait de 60.000 morts, 37000 chrétiens emmenés en esclavage, parmi lesquels le patriarche Zacharie. Les Perses n'avaient rien respecté hormis à Bethléem, la basilique de la Nativité, à cause disait-on, de la mosaïque de l'"Adoration des Mages", où ils avaient reconnu leurs costumes nationaux. Peu après, arrivèrent à Constantinople deux reliques que le préfet d'Egypte avait pu sauver, la Sainte Lance et l'Eponge de la Passion. En 619, Alexandrie tomba et l'Egypte fut abandonnée.

 

Alors que le patriarche Serge de Constantinople déclarait la guerre sainte contre les Perses, l'empereur romain d'Orient Héraclius, empereur romain d'Orient de 610 à 641, "le premier croisé" (Cf. Daniel-Rops), lança alors une formidable contre-offensive en 622, en Palestine, d'où il parvint à chasser les Parthes, ainsi que de toute l'Asie Mineure (Turquie actuelle), de l'Égypte et de la Syrie. 

 

"C'est bien à une croisade que nous assistons ici, écrit René Grousset [à propos de l'entreprise d'Héraclius], croisade s'il en fut jamais, puisque les armées chrétiennes s'ébranlent à la voix du chef de l'Église (de Constantinople) et qu'elles ont pour objectif la délivrance du Saint Sépulcre et la reconquête de la Vraie Croix."

 

"Non, dit le patriarche, tu n'as pas le droit d'accepter que la Sainte Croix du Christ soit à Ctésiphon un objet de risée !" 

Au même moment, l'empereur perse Chosroès II écrivait à Héraclius une lettre insultante : "Tu prétends mettre en Dieu ta confiance; alors pourquoi donc n'a-t-il pas sauvé de mes mains Césarée, Jérusalem et Alexandrie ? S'il me plaisait, ne détruirais-je point aussi bien Constantinople ? Quant à ton Christ, ne te laisse donc pas abuser par un vain espoir en lui : il n'a même pas été capable de se sauver lui-même des main des Juifs qui le crucifiaient !" (cité dans Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 267, 269.) 

 

À l'été 622, pendant que la flotte byzantine gardait le détroit du Bosphore contre les Sassanides, Héraclius commença par fondre sur la Galatie et la Cappadoce (Asie Mineure); là à Issos, près de la bataille où le grand Alexandre livra la bataille, il passa l'été en manœuvres avant de battre le général perse Shahrbaraz à l'automne. Il rejeta les Perses sur l'Euphrate, franchit d'un bond l'Arménie, se lança en plein pays perse, prit Erevan, vengea le sac de Jérusalem en incendiant le temple mazdéen de Tabriz.

En 627, il prit Tiflis, traversa l'Arménie, envahit l'Assyrie, écrasa la meilleure armée perse près d'Arbèles, au lieu même où Alexandre avait vaincu le Grand Roi. Épuisée, la Perse demanda grâce. Partout des villes sacrées des Mazdéens flambaient.

Enfin, le 25 février 628, la nouvelle éclata : détrôné par son propre fils Kavadh, le dernier Grand Roi, Chosroès II, venait d'être exécuté dans la "maison des ténèbres". Son fils Kavadh II, mourra de la peste six mois plus tard et son petit-fils, Yazdgard III, après avoir perdu Cstésiphon et la Perse devant les Arabes, sera assassiné à l'automne 651 par un meunier qui voulait lui voler ses bijoux (Kia, Mehrdad, The Persian empire : a historical encyclopedia, 2016). Son corps, jeté dans une rivière sera repêché par des paysans, identifié et inhumé par Élie, l'évêque chrétien nestorien de Merv.

Heraclius ramène la Vraie Croix à Jérusalem

Heraclius ramène la Vraie Croix à Jérusalem

En 629, Héraclius ramena la relique de la Vraie Croix à Jérusalem. Avant de quitter Constantinople, il vint à l'église les pieds chaussés de noir, en esprit de pénitence ; il se prosterna devant l'autel et pria Dieu de seconder son courage ; enfin il emporta avec lui une image miraculeuse du Sauveur, bien décidé à combattre avec elle jusqu'à la mort. Le Ciel aida sensiblement le vaillant empereur : son armée courut de victoire en victoire ; une des conditions du traité de paix fut la reddition de la Croix de Notre-Seigneur dans le même état où elle avait été prise en 614.

Reçu à Constantinople par les acclamations du peuple, on alla au-devant d'Heraclius avec des rameaux d'oliviers et des flambeaux. La vraie Croix fut honorée, à cette occasion, d'un magnifique triomphe. (630)

Pour donner plus d'éclat à cette marche triomphale, Dieu permit que plusieurs miracles fussent opérés par la vertu de ce bois sacré. À la suite de ces événements fut instituée la fête de l'"Exaltation de la Sainte Croix", pour en perpétuer le souvenir.

 

Cependant, la même année 630, Mahomet conquit La Mecque dont les habitants adoptèrent la doctrine.

En 638, menés par le calife Omar, son successeur, les musulmans s'emparaient (pour la première fois) de Jérusalem. La cité sainte ne sera récupérée qu'en 1099 lors de la première Croisade. Les Francs s'établiront dans ces vieilles terres chrétiennes qui avaient été enlevées aux chrétiens par les Arabes au VIIe siècle. La ville de Jérusalem sera de nouveau prise par les musulmans conduits par Saladin en 1187. Elle reviendra sous contrôle chrétien suite aux tractations de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, mais le Lieu saint fut définitivement perdu en 1244 avec la prise de la ville par les musulmans Kharezmiens. Milieu XIIIe siècle, la cité sainte où le Christ fut crucifié et mis au tombeau devint définitivement musulmane et le resta jusqu'au XXe siècle, où les Juifs disputèrent aux musulmans la souveraineté sur la ville.

 

Entretemps, le bois de la Croix avait été partagé en trois grandes parts, elles-mêmes fractionnées, pour Jérusalem, Constantinople et Rome. Ce qui restait du morceau de Jérusalem fut caché pendant l'occupation musulmane et ne réapparut que lorsque la ville fut récupérée par les Croisés en 1099. Ceux-ci s'en servirent comme étendard, de sorte qu'il fut pris par Saladin à la bataille d'Hattin (1187) et ne fut rendu qu'après la prise de Damiette (1249) pour être partagé entre certains croisés dont Sigur de Norvège et Waldemar de Danemark.

 

Au VIIIe siècle, Saint Damascène (675-749) écrit :

 

"La croix est notre bouclier, notre défense et notre trophée contre le prince des ténèbres. Elle est le signe dont nous sommes marqués, afin que l’ange exterminateur ne nous frappe point, et de crainte que nous ne tombions dans des filets où nous trouverions notre perte. Elle relève ceux qui sont tombés, elle soutient ceux qui sont debout, elle fortifie les faibles, elle gouverne les pasteurs ; elle est le guide de ceux qui commen­cent, et la perfection de ceux qui achèvent ; la santé de l’âme et le salut du corps, la destruction de tous les maux, la cause et l’origine de tous les biens, la mort du péché, l’arbre de la vie et la source de notre félicité."

En 1205, un crucifix (le crucifix de l'église Saint-Damien à quelques centaines de mètres d'Assise, sur le chemin de Spolète) parla à S. François d'Assise et fut à l'origine de sa mission évangélisatrice.

 

François, qui s'était arrêté pour prier devant le crucifix en bois peint dans la tradition byzantine, la tradition a conservé la prière que le jeune homme qui cherchait sa voie adressa à Dieu en s'agenouillant devant cette image :

 

"Ô Dieu haut et glorieux illumine les ténèbres de mon coeur. Donne-moi la foi droite, l'espérance certaine et la charité parfaite, le sens et la connaissance, Seigneur, pour que, moi, je fasse ton saint et véridique commandement. Amen.

 

Une voix l'interpella:

 

"François, va réparer ma maison, qui, tu le vois, se détruit tout entière." (Legenda major, de S. Bonaventure)

Le 14 septembre 1241, le saint roi Louis IX alla solennellement au-devant des reliques de la Passion qu'il avait achetées à l'empereur de Constantinople : c'étaient un morceau de bois de la Vraie Croix, le fer de la lance, une partie de l'éponge, un morceau du roseau et un lambeau du manteau de pourpre. Elles furent déposées à la Sainte-Chapelle en 1248.

 

Sainte-Chapelle

 

La Révolution de 1789 marque la disparition de la Sainte Relique. Le 25 avril 1794, la Vraie Croix était dépouillée des matières précieuses qui l’ornaient et sa trace se perd.

 

Au milieu des ruines de l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris du 15 avril 2019, le maître autel, la croix et la statue de la Vierge Marie ont été miraculeusement retrouvés intacts

Et du "trésor de Notre-Dame", la tunique du roi Saint-Louis, la Couronne d'épines du Christ, le clou de la crucifixion et un morceau de la vraie Croix, reliques de la Passion du Christ ont été sauvées, annonça lundi soir le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Chauvet. ( https://www.leparisien.fr/societe/incendie-a-notre-dame-que-reste-t-il-des-tresors-religieux-15-04-2019-8054091.php )

 

 

Alors Jésus dit à ses disciples: "Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à soi-même, qu'il prenne sa croix et me suive.

Mt 16,24 BBC 1923

Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, ou fête de la Croix glorieuse

C’est à cause de nous-mêmes que nous endurons ces souffrances, pour avoir péché contre notre propre Dieu.

IIe Livre des Martyrs d'Israël 7,18

Aujourd'hui, la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix revêt des significations plus spirituelles.

 

Elle symbolise la présence de la Croix à l'intérieur des chrétiens.

 

Porter sa croix est d'abord en effet une démarche intérieure. Par-dessus tout, la leçon de la fête de la Croix glorieuse pourrait se résumer dans les mots suivants sous la forme d’un appel lancé à chaque chrétien : donner sa vie par amour pour les autres.

 

Dieu a donné les lois à son peuple pour la vie, elles sont données par Dieu au peuple comme des lois qui sauvent la vie et maintenant ceux qui veulent obéir à la loi de Dieu doivent mourir à eux par amour pour les autres parce qu'ils veulent obéir à Dieu et se conformer à Jésus. Ainsi, ils ne sont pas des esclaves, mais des Fils du Roi, libérés du péché.

 

Sources : [1] [2], [3], [4]; [5] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 267, 269.

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13 septembre 2026 7 13 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Aimé ou Amé, à Remiremont - Premier Abbé du Saint-Mont († v. 629)

Saint Aimé ou Amé.

 

Dans les Vosges, au monastère de Remiremont, vers 629, saint Amé, prêtre et abbé. Célèbre par ses austérités, ses jeûnes et son amour de la solitude, il gouverna dignement le monastère qu’il avait construit à Habend avec saint Romaric.

 

Martyrologe romain

 

Né à Grenoble, il fut d'abord moine à Saint Maurice en Valais puis à Luxeuil. Il rencontra le comte Romaric lors d'une prédication à Metz. Celui-ci lui donna un grand domaine et, ensemble, ils y fondèrent deux abbayes, l'une d'hommes, l'autre de femmes (Remiremont - Romarici Mons) Il y établit l'office perpétuel.

 

Il passa ses dernières années dans une grotte, au fond d'une crevasse où on lui descendait la nourriture au bout d'une corde.

 

"Amé ou Aimé naît à Grenoble vers 570. Adolescent, il entre à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (Suisse). Il y vit pendant trente ans en moine exemplaire, puis se retire comme ermite dans une grotte. Saint Eustase le décide à l’accompagner à Luxeuil.

 

D’une mission prêchée à Metz, il ramène Romaric. Vers 620, Amé et Romaric gagnent le Mont Habend (futur Saint Mont). Sous la règle de Saint Colomban, ils y fondent deux monastères de moines et de moniales. 'La louange perpétuelle' est assurée par sept chœurs de religieuses. Amé en est le premier abbé.

 

Il meurt le 13 septembre 629. Romaric, devenu prêtre, lui succède. Il s’éteint à son tour le dimanche 8 décembre 653. S. Adelphe devient le 3e abbé. C’est le début de l’évangélisation du pays de Remiremont. Le 13 novembre 1049, le pape lorrain Saint Léon IX canonise les 'Corps Saints' par la translation de leurs reliques."

 

Une localité voisine conserve sa mémoire : 88120 Saint Ame.

Sources: 1, 2

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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 16:30

Le grand explorateur de l'âme humaine a bâti sa légende sur le visage nécrosé d'une patiente mutilée.

 

L'Histoire a fait de Sigmund Freud le père incontesté de la psychanalyse.

 

Le brillant médecin viennois qui a libéré la parole et cartographié l'inconscient.

 

Les archives médicales dévoilent un charlatan vaniteux, prêt à couvrir une boucherie chirurgicale par une théorie délirante pour protéger sa réputation.

 

Le mythe du thérapeute infaillible s'effondre avec le cas clinique d'Emma Eckstein.

 

Emma Eckstein, née le 28 janvier 1865 à Gaudenzdorf et décédée le 30 juillet 1924 à Vienne, est issue d'une grande famille viennoise de tradition socialiste. Elle participa activement au mouvement féministe. Elle écrivit un livre sur l'éducation sexuelle des enfants en 1904. À 27 ans, elle consulte Freud notamment pour des symptômes de douleurs intestinales et un syndrome dépressif lié à la menstruation. Il diagnostique alors un trauma psychologique dû à des abus sexuels dans l'enfance.

 

Pour prouver l'une de ses théories absurdes reliant l'hystérie et les névroses sexuelles à la muqueuse nasale, il confie sa jeune patiente à son ami chirurgien Wilhelm Fliess. [selon qui un lien physique existe entre l'organe génital féminin et le nez (théorie de la "névrose nasale réflexe"). Ndlr.]

 

L'intervention est une abomination médicale absolue.

 

Le médecin charcute la patiente et oublie purement et simplement un demi-mètre de gaze chirurgicale à l'intérieur de sa cavité nasale.

 

Pendant des semaines, la jeune femme agonise.

 

L'infection devient purulente, l'os se met à pourrir et son visage se nécrose lentement de l'intérieur.

 

Lorsqu'un autre médecin retire enfin la masse de tissu putréfiée, une hémorragie massive manque de la vider de son sang sur le coup.

 

Face à ce carnage qui pourrait ruiner sa carrière, le père de la psychanalyse choisit le cynisme absolu.

 

Plutôt que d'admettre la faute professionnelle de son collègue, il transforme cette infection mortelle en argument scientifique. [Réopérée, Emma Eckstein en gardera de graves lésions sur le visage toute sa vie. Ndlr]

 

Freud écrit froidement dans ses correspondances que ces hémorragies dramatiques ne sont absolument pas d'origine chirurgicale.

 

Il affirme que ces saignements sont une manifestation hystérique, provoquée par le désir sexuel incontrôlable que la patiente éprouverait pour lui.

 

Le sang qui s'écoule du visage mutilé d'Emma Eckstein devient, sous sa plume, une preuve éclatante de ses propres théories psychanalytiques.

 

Les manuels de psychologie célèbrent le pionnier de la thérapie moderne.

 

Les faits documentent un manipulateur cynique, capable de laisser pourrir le visage d'une femme et de justifier son hémorragie mortelle par l'amour qu'elle lui porterait.

 

Tout est sourcé dans le livre de Jeffrey Masson, Enquête aux Archives Freud, Des abus réels aux pseudo-fantasmes, Editions l'Instant Présent

 

Cf. Auguste Bardamu sur x

 

 

Dans son ouvrage * The Assault on Truth* (1984), il soutient que Freud a peut-être abandonné sa théorie de la séduction par crainte que la reconnaissance de la véracité des témoignages de ses patientes, qui affirmaient avoir été victimes d'abus sexuels durant leur enfance, ne compromette l'acceptation de ses méthodes psychanalytiques. Lors d'un entretien publié dans le Huffington Post, le 12 octobre 2012, Jeffrey Masson explique que dans l'édition française des lettres de Freud à Fliess, son introduction figurant dans la version originale en anglais a été ''remplacée par une autre, qui minimise la portée de tout ce qui touche aux abus sexuels, au point de les faire plus ou moins disparaître''. Il interroge : ''Est-ce que cela doit nous alerter sur l'abus sexuel en France ? Ou, plutôt, est-ce que cela doit nous alerter sur la position de la psychanalyse en France ?''

Sigmund Freud, le pionnier de la thérapie moderne était un manipulateur cynique, capable de laisser pourrir le visage d'une femme et de justifier son hémorragie mortelle par l'amour qu'elle lui aurait porté

"Pendant des années, Freud a pensé que ses patientes avaient été victimes d'abus sexuels pendant leur enfance. Devenues femmes, elles enduraient les séquelles de ce traumatisme. Il a appelé "théorie de la séduction" l'hypothèse suivant laquelle ces souffrances (il utilisait le terme "hystérie") étaient la conséquence de traumatismes sexuels précoces. Nous savons depuis les années 1980 que ce n'est pas seulement une hypothèse, mais une triste réalité qui affecte la vie de très nombreux enfants." Puis, quelque part entre 1897 et 1903 (date de la première rétractation publique de l'hypothèse de la séduction), Freud a changé d'avis. Ces abus, affirmait-il, n'ont pas eu lieu et ne sont que le fruit de l'imagination, des "pulsions", de fantasmes d'abus traduisant un désir inconscient. Ainsi, l'adulte était innocent. Ou du moins c'est ce qu'il se disait."

 

Cf. https://www.huffingtonpost.fr/life/article/ces-psychanalystes-qui-nient-l-inceste_11211.html

L'autre immense arnaque de Freud c'est d'avoir rendu la pedocriminalité et l’inceste acceptable en rejetant la faute sur les enfants. Pour protéger la réputation des pères de la bourgeoisie viennoise, il décrète en 1897 que les viols dénoncés par ses patientes ne sont que des fantasmes d'enfants. Son fameux complexe d'Œdipe a servi d'alibi scientifique aux prédateurs pendant un siècle. Cf. https://x.com/AugusteBardamu/status/2098679317743951999?s=20

 

Il a fait de sa propre relation fusionnelle et malsaine avec sa mère une loi universelle. Le complexe d'Œdipe n'a jamais été de la science, c'était juste son autobiographie inavouée.

Cf. https://x.com/AugusteBardamu/status/2098679679351751025

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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 00:00
Tomás de Zumárraga, Zurbaran

Tomás de Zumárraga, Zurbaran

Martyrologe Romain : À Omura au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Apollinaire Franco, franciscain, Thomas Zumarraga, dominicain, tous deux prêtres, et quatre compagnons, qui furent jetés en prison en haine de la foi chrétienne, puis bientôt brûlés vifs.

 

Il fut brûlé vif à Omura au Japon en 1622 pour ne pas avoir obtempéré à l'ordre donné par les shogouns aux missionnaires catholiques de quitter le pays sous peine de mort en 1614.  Y vivaient alors 500.000 catholiques à qui l'on interdit de pratiquer leur religion.

Source: 1, 2, 3, 4

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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Nom de Marie

La dévotion envers le Nom de Marie, qui a débuté dès les premiers siècles du christianisme, a traversé les siècles et a donné lieu à la fête liturgique du Saint Nom de Marie (mémoire facultative), fixée au 12 septembre.

 

L'amour du saint nom de Marie remonte à l'âge patristique

Saint Ambroise de Milan, docteur de l'Église (339-397), s'exclamait :

"Ô Marie, votre nom est un parfum qui répand la suave odeur de la divine grâce. Qu’il descende donc sur moi, ce parfum céleste et qu’il pénètre jusqu’aux dernières fibres de mon âme !" (Saint Ambroise de Milan, De institutione virginis et S. Mariae viirginitate perpetua, I, 13)

 

Saint Pierre Chrysologue, Docteur de l'Église (406-450) a commenté, dans un Sermon sur l'Annonciation, le fait que l'ange Gabriel appelle la Vierge Marie par son nom à l'Annonciation :

"De peur qu’en Marie le limon friable de notre corps ne s’affaissât sous le poids énorme du céleste édifice ; de peur que cette branche délicate qui devait porter le fruit de tout le genre humain ne se rompit, l’Ange a bientôt pris les devants et dit à la Vierge : 'Ne craignez pas, Marie.' Avant d’énoncer le motif de sa mission, il lui fait entendre, par ce nom, quelle est sa dignité. Car le mot hébreu de Marie, en latin Domina, signifie souveraine. L’Ange l’appelle souveraine, pour lui ôter la crainte qui appartient à la servitude, destinée qu’elle est à devenir la Mère du Dominateur, celui qu’elle doit enfanter ayant obtenu, par son autorité même, qu’elle naquît et fût appelée souveraine. 'Ne craignez pas, Marie, car vous avez trouvé grâce.' C’est vrai : celui qui a trouvé grâce ne saurait craindre. Or, vous avez trouvé grâce."

 

La dévotion au Saint Nom de Marie s'est enrichie au fil du temps, notamment grâce aux révélations faites par la Vierge Marie à Sainte Brigitte sur la puissance de son Saint Nom, en particulier pour lutter contre les démons. (1)

 

La fête du saint Nom de Marie fut établie par le pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s'écria : 'Marchons avec confiance sous la protection du ciel et avec l'assistance de la très sainte Vierge.' Son espoir ne fut pas trompé : les turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. (2)

 

La fête était célébrée le dimanche pendant l'octave de la Nativité de Marie (8 septembre-15 septembre).

 

Au début du xxe siècle, le pape Pie X la fixa au 12 septembre en l'anniversaire de la victoire.

 

La fête fut supprimée du calendrier romain en 1970, mais elle fut rétablie en 2002, par le pape Jean-Paul II, lui-même d'origine polonaise.

 

Elle est la fête patronale des Sociétés de Marie (Marianistes et Maristes).(3)



Source :

 

(1) https://www.mariedenazareth.com/encyclopedie-mariale/prier-marie-prier-avec-la-vierge-marie/la-vierge-marie-dans-la-liturgie/marie-dans-la-liturgie-catholique-romaine/memoires-liturgiques-de-marie-ou-joseph/12-septembre-le-saint-nom-de-marie-memoire-facultative/

(2) www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110912&id=190&fd=1

(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_du_Saint_Nom_de_Marie

 

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11 septembre 2026 5 11 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Adelphe, moine et abbé de Remiremont († 670)

Moine et abbé du monastère d'Habendum fondé à Remiremont par son oncle, saint Romaric, Adelphe avait reçu toute sa formation au monastère de Luxeuil, puis il entra à l'abbaye d'Habendum (Remiremont). Il se retira à l'abbaye de Luxeuil après avoir gouverné l'abbaye de Remiremont dans les Vosges.

 

"Amé ou Aimé naît à Grenoble vers 570. Adolescent, il entre à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (Suisse). Il y vit pendant trente ans en moine exemplaire, puis se retire comme ermite dans une grotte. Saint Eustase le décide à l’accompagner à Luxeuil.

 

D’une mission prêchée à Metz, il ramène Romaric. Vers 620, Amé et Romaric gagnent le Mont Habend (futur Saint Mont). Sous la règle de Saint Colomban, ils y fondent deux monastères de moines et de moniales. 'La louange perpétuelle' est assurée par sept chœurs de religieuses. Amé en est le premier abbé.

 

Il meurt le 13 septembre 629. Romaric, devenu prêtre, lui succède. Il s’éteint à son tour le dimanche 8 décembre 653. Adelphe devient le 3e abbé. C’est le début de l’évangélisation du pays de Remiremont. Le 13 novembre 1049, le pape lorrain Saint Léon IX canonise les 'Corps Saints' par la translation de leurs reliques." (site internet du diocèse de Saint-Dié) (1)

 

Une tapisserie du xvie siècle conservée à Saverne (Bas-Rhin) illustre sa vie. L'église de Neuwiller-lès-Saverne porte son nom.

 

Adelphe est canonisé avec saint Romaric et saint Aimé de Sion le 13 novembre 1049 par le pape lorrain Léon IX. (2)

 

Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.

 

Martyrologe romain

 

Dieu ami des humbles

tu as appelé les saints Amé, Romaric et Adelphe

à mener une vie fraternelle

dans la prière et le partage ;

Fais-nous la grâce de vivre comme eux

attentifs les uns aux autres,

à l’écoute de l’Esprit que tu nous a donné.

Sources: 1, 2, 3 

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10 septembre 2026 4 10 /09 /septembre /2026 00:00
Bse Inès Takeya, martyre († 1626)

Bienheureuse Inès Takeya, martyre († 1626)

 

Née en 1587 dans le japon des shoguns, elle se convertit au catholicisme avec son mari le Bienheureux Côme Takeya. Elle habitait la ville côtière de Nagasaki.

 

Veuve japonaise, elle fut arrêtée pour avoir hébergé des missionnaires chrétiens. Avec eux, elle mourut martyre à Nagasaki : elle fut décapitée avec 30 compagnons et compagnes alors que 25 autres étaient  brûlés vifs.

 

 

Sources1, 2, 3

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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 06:00
L'IA confirme l'existence d'un ''appareil organisé'', ''non spontané'' dans les journées dites "révolutionnaires" de 1789 et le génocide en Vendée

À la question sur x : ''un homme en armes = 3 500 kcal/jour. Applique-la aux sans-culottes des massacres de Septembre et aux colonnes de Turreau. Combien de pain, viande, vin fallait-il acheminer chaque jour ? Dans un pays en disette. Qui a organisé ça ?''

 

Grok répond :

 

''Pour ~200 septembriseurs actifs : 150 kg pain, 50 kg viande, 50 L vin par jour.

 

Pour ~20 000 hommes des colonnes (Haxo + Turreau) : 15 t pain, 5 t viande, 5 000 L vin par jour.

 

Rations type 750 g / 250 g / 25 cl. Pays en disette : réquisitions forcées. Organisé par la Commune et les sections pour septembre ; par le Comité de Salut public et la Convention (décrets d’extermination) pour Turreau.''

 

À la question ''15 tonnes de pain + 5 tonnes de viande + 5 000 L de vin par jour pour les colonnes.

Dans un pays en disette. Qui gérait les réquisitions, les convois, les stocks ? Combien d’hommes derrière la logistique pure ? Spontané ou appareil ?''

 

Grok répond :

 

''Les réquisitions, convois et stocks relevaient du commandement de Turreau, des représentants en mission, de l’ordonnateur Rabel et de la commission civile-administrative de Nantes, sous l’égide du Comité de Salut public. Les vivres saisis alimentaient les magasins de l’armée. La logistique pure reposait surtout sur les troupes elles-mêmes via réquisitions locales, plus quelques centaines de voituriers et agents civils. Pas d’effectif dédié massif connu. Appareil organisé par décrets de la Convention, non spontané.''

 

À la question ''Appareil organisé par décrets, non spontané. Merci. Donc les 15 tonnes de pain quotidiennes et les massacres systématiques sont le fruit d’une décision politique centrale, pas d’une colère populaire. Correct ?''

 

Grok répond :

 

''Oui, correct.

Les décrets de la Convention (1er août et 1er octobre 1793) et les instructions du Comité de Salut public ont ordonné l’anéantissement de la Vendée et l’extermination des « brigands ».

Les réquisitions pour les 15 t de pain quotidiennes, comme les massacres des colonnes, découlaient de cette politique centrale, pas d’une colère populaire spontanée.''

 

À la question 'Cette chaîne (décrets → Comité → représentants en mission → logistique massive) correspond-elle davantage à une jacquerie populaire ou aux 'sociétés de pensée' décrites par Augustin Cochin ?"

 

Grok répond :

 

''Davantage aux sociétés de pensée de Cochin. Cette chaîne (décrets de la Convention, Comité de Salut public, représentants en mission, logistique et colonnes) est le produit de la machine jacobine centralisée issue de ces sociétés, qui fabriquent une opinion artificielle et imposent une volonté organisée. Pas une jacquerie populaire spontanée.''

 

Question : "Donc la machine qui a ordonné l’anéantissement de la Vendée et organisé sa logistique est issue des sociétés de pensée décrites par Cochin. Ce modèle s’applique-t-il aussi à la prise de la Bastille, au 10 août et aux massacres de Septembre ?"

 

Grok : "Oui. Selon Cochin, le modèle s’applique dès 1789. Sociétés de pensée et clubs fabriquent l’opinion artificielle et organisent les journées :

>Bastille,

>10 août et Septembre ne sont pas des jacqueries spontanées, mais l’œuvre de la machine (sections, clubs) qui impose une volonté socialisée. Le "peuple" des massacres est une fiction ; c’est la petite nation jacobine qui agit.

 

Question : "Si la Bastille, le 10 août, les événements de Septembre et de Vendée sont l’œuvre de la 'petite nation jacobine' issue des sociétés de pensée, quelle était leur composition dominante à Paris (1789-92) ? Clubs, cercles, loges ? Quelle part des francs-maçons ?"

 

Grok : "À Paris 1789-92, la petite nation jacobine s’organise surtout dans les clubs (Jacobins, ~1000-1500 membres, cotisation 24 livres), issus des sociétés de pensée : cercles de lecture, académies et loges. Dominant : élite du Tiers (avocats, négociants, médecins, rentiers). Francs-maçons surreprésentés (17-23 % des députés, présents dans les clubs) mais minoritaires ; ..."

 

Question : "17-23 % de francs-maçons parmi les députés alors qu’ils sont une fraction infime de la population. Tu appelles ça « minoritaire » ou surreprésentation massive dans la machine qui a pris le pouvoir ?"

 

Grok : "Les deux. Surreprésentation massive face aux ~0,1 % de la pop. (20-40k frères pour 28 M d’hab.), via l’élite cultivée. Mais minoritaires dans l’Assemblée (≤23 %), divisés (moitié pro-Révolution seulement) et sans bloc uni. Les loges s’effacent devant les clubs."

 

Question : "Fais une estimation bayésienne simple. Hypothèse nulle : présence purement aléatoire. Données : \~0,1 % de francs-maçons dans la population vs 17-23 % des députés. Quelle est la probabilité d’obtenir une telle surreprésentation par hasard seul? Ordre de grandeur."

 

Grok : "Sous H0 binomiale (n≈1150 députés, p=0,001), l’espérance est ≈1,15. Observer 17-23 % (≈200-260) représente un écart de ~180 σ. Via grande déviation (KL≈0,88), la proba est de l’ordre de 10^{-400}. Pratiquement nulle."

 

Question : "Probabilité sous hypothèse nulle : \~10^{-400}. Donc la surreprésentation n’est pas du hasard. Il y a eu un mécanisme de sélection ou de réseau extrêmement puissant. Correct ?"

 

Grok : "Oui. Sous ces hypothèses, 10^{-400} exclut le hasard. La surreprésentation (17-23 % vs ~0,1 %) implique des facteurs structurants : réseaux de sociabilité des loges et sélection sociale des élites plus aptes à l’élection."

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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 00:00
Bx Alain de la Roche, dominicain (1428-1475)

Alain de la Roche, naît près de Plouër sur Rance (Bretagne) un 8 septembre vers 1428. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis, en 1459, professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock et aux Pays Bas. Il est à l’origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à St Dominique lui-même. (1) 

La Vierge Marie lui serait apparue en 1473. (2)

Il parcourut la France, l'Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.

Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. (3)

Il meurt le 08 septembre 1475 à Zwolle (Pays-Bas). Béatifié par la voix populaire, il est traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l’Europe et dans l’Ordre Dominicain, il n’a jamais été officiellement béatifié. (4)

 

Il est célébré le 8 ou le 9 septembre selon les endroits.

Sources: (1), (2) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, , (3), (4)

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 22:20

Il est contre le voile islamique et fait le parallèle avec la culture bretonne (coiffes bretonnes) ? Un député RN mytho Jean-Philippe Tanguy déclare sur BFMTV que (autrefois) "l'esprit était le même, à savoir que le corps de la femme était déjà impudique et il fallait le cacher." (sic)

 

 

 

Or, "il n'a jamais existé de norme sociale ni juridique en France imposant aux femmes de cacher leur visage.

 

La coiffe bretonne (ou alsacienne) indiquait le statut marital, la classe sociale ou la région d'origine. Être "en cheveux", sans rien sur la tête, était perçu comme un signe de pauvreté pour une femme mariée.

 

Du Moyen Âge jusqu'au début du XXème siècle, la quasi-totalité des femmes et des hommes français portaient un couvre-chef en extérieur : coiffes, béguins, voiles, fichus ou chapeaux, cela n'a jamais marqué un signe d'infériorité des femmes.

 

[...] Dans la tradition chrétienne occidentale, la pudeur s'applique aux deux sexes après la chute (Adam et Ève découvrant leur nudité). Le corps féminin n'est pas le seul à devoir être couvert : l'homme doit également respecter les règles de la décence (torse couvert, jambes couvertes...

 

L'histoire du costume français de la Renaissance au XIXème siècle témoigne que la mode féminine a très souvent mis en valeur les formes, le cou, les épaules et la poitrine (corsets, décolletés généreux à la cour comme chez le peuple). Cette visibilité du corps s'oppose directement à une doctrine de dissimulation du corps pour des raisons "d'impudeur".

 

La contrainte vestimentaire en France était essentiellement une marque de rang social et de convenance de classe.

 

Pour sortir des élucubrations de Tanguy, je renvoie au magnifique "Histoire des françaises" d'Alain Decaux et évidemment à Philippe Ariès. Ben Kaplan sur x

 

 

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 10:25

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient.

Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire, Commission théologique internationale, 21 août 2026, §52

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient

La Commission Théologique Internationale (CTI) conseille l’Église sur les questions théologiques. Ses documents ne sont PAS des définitions doctrinales infaillibles en eux-mêmes. Donc la critique est tout à fait légitime. Mais une critique faite ces jours-ci ne représente pas fidèlement le texte.

 

Un nouveau document intitulé "Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire", publié le 21 août, a été critiqué le 5 septembre ("The Remnant"; info reprise telle quelle par "Sign of the cross" sur x le 8 septembre, "LifeSite") comme favorisant le panenthéisme, du grec Grec πᾶν pân, "tout" ; ἐν, en, "dans" ; et θεός theós, "Dieu" ; "tout est en Dieu", idée que la création existe "en Dieu" et est donc également divine, et tendant donc à dire que la Création est divine. Ce qui est une hérésie qui brouille la distinction essentielle entre Créateur et création (dualisme chrétien de l'être métaphysique). Si cette critique était pertinente, le nouveau document romain remettrait en cause la doctrine catholique sur la Création, le péché originel, la Rédemption et de la nécessité de la Croix du Christ. Or il n'en est rien.

 

"La CTI affirme explicitement que la création est 'véritablement distincte' de Dieu (§52) ET NON divine ; et elle affirme explicitement que ''le péché originel a introduit un profond désordre" (§26). La rédemption ? Dieu l’a déjà accomplie "une fois pour toutes" en Christ mort et ressuscité (§148). Ceci N’EST PAS un rejet de la doctrine traditionnelle. Vatican I sous Pie IX a enseigné que Dieu est "réellement et essentiellement distinct du monde".

 

De même le paragraphe 101 précise: [Le danger de l’absolutisation de la nature]. Une juste compréhension du rapport entre l’être humain et l’environnement n’absolutise pas la nature en la considérant plus importante que la personne humaine. Si le Magistère de l’Église rejette avec raison les visions inspirées par l’écocentrisme et le biocentrisme, c’est parce qu’elles occultent la différence d’identité et de valeur entre la personne humaine, interlocutrice directe de Dieu, et les autres êtres vivants (cf. n° 68). Ceci ouvre la voie à une nouvelle forme de panthéisme teintée de néo-paganisme, qui voit dans la nature le principe originel et ultime de la vie, y compris pour l’être humain." (Fin de citation)

 

"Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient" (§ 52). Cela s'inscrit dans une vision trinitaire de la création (chapitre I) : la création porte l'empreinte de la Trinité, est distincte (pas d'identification panthéiste), autonome de façon relative, et pourtant continuellement soutenue par Dieu (création continue, creatio continua, vision pleinement conforme à la Tradition signifiant que Dieu ne se contente pas d'avoir posé le monde dans l'être une fois pour toutes, pour ensuite s'en retirer : il le maintient continuellement dans l'existence, être qui dépend totalement de l'action créatrice divine. Si Dieu cessait de soutenir, la Création cesserait purement et simplement d'être...) Cela évite le déisme (thèse du "Dieu horloger" qui donne l'impulsion initiale puis se retire et se désintéresse, Dieu distant, lointain, inconnaissable après un premier acte) et fonde la responsabilité humaine de "prendre soin de la maison commune", sans confusion ni exploitation prédatrice (tyrannie).

La creatio continua n'est pas la conception évolutionniste. L'évolution (au sens scientifique) concerne les causes secondes, les processus naturels par lesquels, à l'intérieur de la création déjà existante, des formes de vie se transformerait au fil du temps. La creatio continua, elle, concerne la cause première: le fait métaphysique que tout ce qui existe (y compris les processus évolutifs s'ils ont lieu) ne subsiste qu'en tant qu'il est constamment "tenu" dans l'être par Dieu.

Cette doctrine est classique :

>St Thomas d'Aquin (Somme théologique I, q. 104): la conservation des choses dans l'être est comme une continuation de l'acte créateur. Dieu est cause de l'être non seulement au début, mais à chaque instant.

>Catéchisme de l'Eglise catholique n. 301 : "Avec la création, Dieu n'abandonne pas sa créature à elle-même. Il ne lui donne pas seulement d'être et d'exister, Il la maintient à chaque instant dans l'être, lui donne d'agir et la porte à son terme."

>elle sert précisément à écarter le déisme et le panthéisme.

 

À l'aune du texte réel du document romain et de la doctrine traditionnelle, dont la creatio continua, la lecture qui en est faite par "The Remnant", puis "LifeSite" est largement inexacte, sélective et rhétoriquement forcée.

 

Voici les principaux points:

 

1-Sur l'"évolution" et Teilhard

L'article extrait un passage (n.46-47 du document). Au paragraphe 107, on lit : "l’être humain offre la création à Dieu dans le Christ et, en échange, implore sa bénédiction pour toutes choses. Le Christ est ainsi l’axe de la maturation du monde." La note 184, à la fin de ce texte, révèle la clé d’interprétation de ces mots : "Dans cette perspective, la contribution du Père Teilhard de Chardin est à saluer ; cf. Paul VI, Discours dans une importante usine chimico-pharmaceutique (24 février 1966) : Insegnamenti 4 (1966), 992-993 ; Jean-Paul II, Lettre au Père George V. Coyne, directeur de l'Observatoire du Vatican (1er juin 1988) : Insegnamenti 5/2 (2009), 60 ; Benoît XVI, Homélie pour la célébration des vêpres dans la cathédrale d'Aoste (24 juillet 2009) : L'Osservatore Romano , 31 juillet 2009, p. 3 et suiv." La CTI constate à partir des données scientifiques, que deux traits de la réalité cosmique sont "indiscutables" : son évolution holistique ouverte sur le futur, et le fait que l'espace et le temps participent à cette histoire évolutive. Elle propose ensuite qu'une ontologie relationnelle constitue un modèle adéquat pour une réalité  essentiellement évolutive avec une "analogie intéressante" avec l'empreinte trinitaire de la création, et invite philosophes et théologiens à en tirer les conséquences possibles.

Cela n'équivaut pas à :

>fonder toute une théologie sur une "compréhension essentiellement évolutive" de la réalité comme principe premier;

>adopter la cosmologie de Teilhard (Point Omega, Christ comme personnification d'une conscience collective cosmique, matière et esprit comme dimensions d'un même processus divinisé, création comme processus ouvert auquel l'humanité participerait de manière quasi rédemptrice...)

 

Le document distingue soigneusement les niveaux (science, philosophie, théologie), rappelle que la création n'est pas à identifier au Big Bang ou à un modèle cosmologique particulier, et s'en tient à la dépendance ontologique permanente (creatio continua traditionnelle : Dieu soutient à chaque instant). Il ne cite ni ne valorise les thèses spécifiques de Teilhard qui ont valu le monitum de 1962. Lier purement et simplement "évolution cosmique spécifique + ontologie relationnelle" à "revival des idées hérétiques de teilhard" est un amalgame.

 

2-Sur le panenthéisme et le théisme classique

 

C'est le point de vue fragile de l'article de "LifeSite". L'auteur Gaetano Masciullo présente le document comme déclarant le théisme traditionnel (Créateur complètement transcendant) "dépassé" et endossant le panenthéisme. En réalité, au § 52, le document décrit plusieurs cosmovisions contemporaines (immanentisme, panthéisme, panenthéisme). Pour le panenthéisme, il note qu'il tente de conjuguer immanence et transcendance ("le monde existe en Dieu, tandis que Dieu le transcende en même temps"). Il ajoute immédiatement la formulation chrétienne classique: "Dieu, dans sa miséricorde gratuite, ouvre un espace à une création véritablement distincte de Lui, tout en continuant d'en être le fondement qui la soutient."

Or, le document affirme explicitement la distinction réelle (contre le panthéisme); rejette le déisme (Dieu distant après l'acte intial) au nom de la creatio continua traditionnelle; ne présente pas le panenthéisme comme la position catholique, mais comme une perspective philosophique avec laquelle dialoguer. L'article de LifeSite cite sélectivement la description du panenthéisme et l'attribue comme position du document. C'est une lecture forcée. Vatican I (Dei Filius) condamne le panthéisme (identité de substance entre Dieu et le monde, ou évolution de l'essence divine devenant toutes choses...) La formulation du document ("création véritablement distincte" + soutien divin permanent) reste dans le cadre du théisme classique (distinction + conservation de l'être...), et non dans une confusion panenthéiste qui diviniserait le cosmos ou rendrait Dieu dépendant de lui.

 

3-Autres affirmations

 

L'introduction d'un "péché contre la création et le Créateur" par le document romain est présenté comme problématique. Or le document propose précisément cette formulation pour mieux exprimer la dimension théologique (atteinte au plan du Créateur) que le simple "péché écologique". Ce n'est pas une nouveauté hérétique.

L'invocation de cadres écologiques (y compris les données scientifiques ou des références intergouvernementales) est critiquée comme alignement onusien. Le document s'en sert comme constat factuel tout en ancrant la réponse dans la théologie trinitaire, la doctrine sociale et la conversion écologique intégrale. On peut discuter de la pertinence ou du poids de certaines données, mais ce n'est pas une "intégration positive de la cosmologie teilhardienne".

Le risque allégué pour la Création, le péché originel, la Rédemption et la Croix n'est pas démontré par le texte. Le document romain maintient la finalité eschatologique en Christ, la récapitulation, et la nécessité de la conversion (y compris morale et spirituelle).

 

Bilan :

 

Les articles de The Remnant et de LifeSite surestiment gravement la portée des passages cités, transforment une description et une invitation au dialogue en endossement, et assimilent trop rapidement toute reconnaissance de l'évolution cosmique ou d'une ontologie relationnelle à un revival de Teilhard. 

 

Le document romain reste sur les points centraux (distinction Créateur/Créatures, creatio continua comme conservation ontologique traditionnelle, empreinte trinitaire) dans le sillage de la doctrine classique qu'il invoque explicitement (Augustin, Hildegarde, Bonaventure, Thomas d'Aquin...)

 

Tels qu'ils sont ces articles polarisent davantage qu'ils n'éclairent.

 

Morale de l'histoire:

 

"La critique est saine. Mais le discernement chrétien exige que nous lisions d’abord les mots réels des documents romains, que nous les analysions à la lumière de la Tradition, et qu’ensuite nous jugions.

 

Le cadrage des réseaux sociaux ne devrait jamais penser à notre place." Cf. Commentaire de Jorge Gonzales sur x

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 10:01
https://x.com/nnairob/status/2003416952887267820/photo/1

https://x.com/nnairob/status/2003416952887267820/photo/1

7 septembre 2026

 

Il s'est exactement écoulé 1000 jours depuis que le président argentin Javier Milei a accédé au pouvoir (élu le 10 décembre 2023) :

 

✅ L'inflation mensuelle est tombée de 25,5 % à 1,9 %.

 

✅ L'inflation annuelle est tombée de 211,4 % à 30 %.

 

✅ Le taux de pauvreté est tombé de 52,9 % à 24 %.

 

✅ Le PIB a crû de 5 %.

 

✅ Le déficit budgétaire a été éliminé.

 

✅ 75 000 employés publics ont été licenciés.

 

✅ La moitié des ministères ont été fermés.

 

✅ 100 secrétariats ont été fermés.

 

✅ 25 organismes ont été fermés.

 

✅ Les dépenses publiques ont été réduites de plus de 30 %.

 

✅ Un terme a été mis aux services de santé gratuits pour les étrangers.

 

✅ Le taux de pauvreté extrême est tombé de 8,2 % à 5,4 %.

 

✅ Le financement des partis politiques a été coupé.

 

✅ Près de 20 000 réglementations ont été supprimées.

 

✅ Plus de 10 000 réformes structurelles ont été mises en œuvre.

 

✅ Un progrès a été enregistré dans le dossier des îles Malouines.

 

✅ La dette publique a été réduite de moitié.

 

✅ Depuis la suppression des contrôles des loyers, les prix de l'immobilier ont chuté de 40 % et l'offre de logements a augmenté de 300 %.

 

✅ Les contrôles des changes ont été supprimés.

 

✅ Les contrôles des importations ont été supprimés.

 

✅ Les contrôles des prix ont été supprimés.

 

✅ L'activité économique a atteint son niveau le plus élevé de l'histoire.

 

✅ Le risque pays est passé de 3000 points à moins de 400 points.

 

✅ Des réductions fiscales ont été mises en œuvre dans le secteur agricole.

 

✅ Le plus grand excédent budgétaire énergétique en 35 ans a été obtenu.

 

✅ La banque centrale a été réformée.

 

✅ Accord de libre-échange avec Singapour.

 

✅ La loi de modernisation du travail est entrée en vigueur.

 

✅ Les réserves de la banque centrale ont atteint 50 000 millions de dollars américains.

 

✅ L'inflation mensuelle en gros est tombée de 54 % à 0,8 %.

 

✅ Les féminicides ont chuté de 25 % au cours des deux dernières années.

 

✅ Une loi a été promulguée pour emprisonner ceux qui impriment de l'argent.

 

✅ Le taux d'intérêt est passé de 126 % à 29 %.

 

✅ Les exportations de viande vers les États-Unis ont augmenté de 201 % sur un an.

 

✅ Le droit de timbre sur les transactions de cryptomonnaies et autres activités financières numériques a été supprimé.

 

✅ Le taux d'homicides dans la ville de Rosario a chuté de 70 %.

 

✅ L'Argentine est devenue le pays le plus sûr d'Amérique du Sud.

 

✅ L'offre monétaire s'est contractée à des taux à deux chiffres.

 

✅ Les interdictions sur l'importation de médicaments ont été levées.

 

✅ La contribution solidaire obligatoire des travailleurs non syndiqués a été supprimée.

 

✅ L'Argentine a grimpé de 40 places dans l'indice de liberté économique.

 

✅ 9 000 kilomètres de routes nationales ont été inclus dans le processus de privatisation.

 

✅ Des marques comme H&M, Ralph Lauren, Mango, Armani et Decathlon sont arrivées de manière permanente dans le pays.

 

✅ Les impôts sur la consommation interne ont été supprimés.

 

✅ L'impôt sur la cession de biens immobiliers a été supprimé.

 

✅ Les droits de douane sur les importations ont été réduits de plus de 50 % et certains ont été totalement supprimés.

 

✅ Fitch Ratings a relevé la notation de crédit de CCC+ à B-.

 

✅ La loi obligeant les entreprises à embaucher un nombre égal de femmes et d'hommes a été abrogée.

 

✅ La cotisation patronale pour les nouveaux employés est tombée de 20,4 % à 5 %.

 

✅ Aerolíneas Argentinas a enregistré pour la première fois un excédent budgétaire sans subventions de l'État.

 

✅ Le ministère des Privatisation et de la Dérégulation a été créé.

 

✅ Le nombre de hauts dirigeants publics a été réduit de 34,9 %.

 

✅ Un terme a été mis à l'héritage des postes dans l'administration publique.

 

✅ L'impôt de 30 % sur les jeux vidéo numériques a été supprimé.

 

✅ L'Argentine s'est retirée de l'Organisation mondiale de la santé.

 

Vía https://x.com/nnairob/status/2096655857803030595

https://x.com/isaacrrr7/status/2096944464388329816?s=20

 

Commentaires trouvés sur x : 

 

>J'ai transmis tes 57 phrases à Gemini et il me dit ceci :

 

Mensonges / Faux / Exagérations graves : 34 / 57

Pourcentage de mensonges : 59,6 %

Vérités / Vraies avec nuances : 23 / 57 (40,4 %)

 

60 % de mensonges en 57 affirmations. Ça doit être un record.

 

Cf. https://x.com/ibersystem/status/2096827929950912762?s=20

 

>Gemini est de toute façon intrinsèquement de gauche-libéral. Sa structure même est construite sur le déni de ces choses. Cf https://x.com/Evora_Roma/status/2096843254910091400?s=20

 

>@Grok

dit que c'est tout substantiellement vrai

Cf https://x.com/Inter_Rompi/status/2097023347703816271?s=20

 

L'IA Grok a vérifié les principales données :

 

>@grok

À l'origine en italien et traduit

J'ai vérifié les données principales avec des sources officielles (INDEC, FMI, Fitch et autres). Inflation mensuelle de 25,5 % à environ 2 %, annuelle de 211 % à ~34 %, excédent budgétaire, pauvreté du pic de 52,9 % à ~28 %, croissance, relèvement à B-, réserves importantes autour de 50 milliards, dérégulation et baisse des homicides à Rosario sont substantiellement confirmés. Certains chiffres sont approximatifs, mais il ne s'agit pas de 60 % de faussetés.

Cf. https://x.com/grok/status/2097023572858261732?s=20

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 00:00
Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

L’année liturgique comporte trois cycles :

-celui des dimanches,

-des fêtes en l’honneur de Jésus-Christ

-et des fêtes des saints.

 

La première grande fête du cycle des saints est celle de la Nativité de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, célébrée le 8 septembre chaque année.

 

 

Une fête du 8 septembre très ancienne

 

Si cette fête a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

 

Au cours de cette fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la Vierge Marie.

 

 

Il existait très anciennement à Jérusalem une maison appelée "la Maison d’Anne" (la Mère de Marie). Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre. L’anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année. La fête s’étendit à Constantinople au 5ème siècle puis en Occident.

 

Plus tard, on lui adjoignit la fête de sa conception neuf mois auparavant (d’où le 8 décembre).

 

La Nativité de Marie est une des grandes fêtes de l’année liturgique byzantine car elle inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu (Jn 1) dans l’histoire des hommes.

 

Les textes lus et les prières chantées à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église rend à Marie.

 

Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie.

 

Marie Fille de David

 

L’Écriture souligne avec force que Jésus est de la maison de David. Il est donc d’ascendance royale. De qui tient-il cette ascendance ? D’après les évangiles c’est Joseph qui donne à son fils adoptif Jésus la filiation davidique et royale.

 

Une tradition veut que Marie, épouse de Joseph, fût, elle aussi, d’ascendance davidique. En ce cas Jésus serait incontestablement "issu de la lignée de David selon la chair" (Rom 1,3) :

 

-Le Protévangile de Jacques qui nous parle des parents de la Vierge, Anne et Joachim, affirme que Marie est de la maison de David. 

 

Cela correspond aux prophéties de Nathan à David, rappelées par Pierre et Paul : "C’est quelqu’un issu de ton sang que je mettrai sur ton trône" (2 Sa 7,12sq ; 1 Ch 17,11-14 ; Ps 131 (132),11 ; Ac 2,30 ; Ac 13,23).


Selon Saint Jean, Les Actes des Apôtres ou Saint Paul, le Christ vient "de la semence (sperma) de David" (Jn 7,42, Ac 13,23, 2 Tm 2,8, Hb 7,14).


Il est "le rejeton de la race de David" selon l’Apocalypse (Ap 5,5 ou 22,16).


La Tradition penche du même côté depuis les origines. Marie a toujours été vue comme le "rameau de la souche de Jessé, père de David", qui donne la fleur messianique (Is 11,1-10):

 

 

"Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.

Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur

– qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.

Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.

La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.

Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.

La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.

Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.

Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.

Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure." (Livre d'Isaïe 11,1-10)

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Isaïe 9,6 :

 

"Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours."

 

Ps 131.17 (Hébr. 132):

 

"Là, je ferai germer la force de David ; pour mon messie, j'ai allumé une lampe."

 

Jérémie XXIII, 5

 

"Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice."

 

On trouve les mêmes prophéties dans la communauté juive de Qumran, dont on a retrouvé les textes en hébreux: 

 

4Q174 col 3 ligne 12: "Et je relèverai la tente de David qui est déchue".

 

Ce passage évoque la branche déchue de David [qu]’Il relèvera pour délivrer Israël [Cf. Michael Wise, Martin Abegg, Edward Cook, Les Manuscrits de la Mer Morte, collec Tempus, Perrin 2003, p 272.]

 

4Q285 Frag. 5 ligne 2 (p. 363) "Un rejeton naîtra de la souche de Jessé [et un rameau poussera de ses racines (= Es X, 34).

 

Il s’agit du Rameau de David. Alors [toutes les forces de Bélial] seront jugées, [et le roi des Kittim comparaîtra en justice] et le chef de la nation – le Ra[meau de David] – le fera mettre à mort. [Prophétie indiquant que le Messie vaincra le mal.]

 

Amos IX, 11-12 :

 

"Ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s’écroule ; je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu’aux jours d’autrefois, afin que ses habitants prennent possession du reste d’Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom fut jadis invoqué, – oracle du Seigneur, qui fera tout cela."

 

Le livre de la Genèse, chapitre 49, v. 10, lui-même dit :

 

"Le sceptre royal n’échappera pas à Juda, ni le bâton de commandement, à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront."

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Les Pères tiennent ce fait pour acquis :

-Saint Ignace (1er siècle), Ephésiens 18,2

-saint Justin (2ème siècle), Dialogue avec Tryphon 43-45

-Saint Augustin : "Puisque le même évangéliste nous dit que l'époux de Marie était Joseph, que la mère du Christ était vierge, et que le Christ est de la descendance de David, que reste-t-il à croire, sinon que Marie n'était pas étrangère à la parenté de David." 

-Bède le Vénérable (+735) ne pense pas autrement et enseigne que Marie était de la maison de David aussi bien que Joseph. "Car aux termes de la Loi chacun devait prendre épouse dans sa tribu ou dans sa famille".

-Pour un résumé de la tradition patristique cf. Saint Thomas d’Aquin : ST IIIa q. 31 a 2-3

N’est-il pas probable que dans une civilisation où l’on se mariait volontiers entre personnes de la même tribu, voire du même clan, Joseph ait choisi pour épouse une fille de la même lignée davidique que lui ?

 

"Choisis une femme du sang de tes pères, dit Tobie à son fils, ne prends pas une femme étrangère à la tribu de ton père" (Tb 4,12).

 

Mais cette hypothèse se heurte à une difficulté : si Marie est fille de David, pourquoi les évangiles canoniques ne le mentionnent-ils pas clairement ? Pourquoi se privent-ils d’un argument qui abonde dans leur sens ? Leur souci de souligner la messianité de Jésus et la conception virginale devait les amener tout naturellement à mettre en relief la filiation davidique de la Vierge. Comment dès lors comprendre le silence des évangiles sur ce sujet ? La loi du mariage endogame était-elle assez évidente pour qu’il n’y ait-point besoin de mentionner la tribu de l’épouse une fois citée celle du mari ? Ce n'est pas sûr. Nous lisons au livre de l’Exode qu’Aaron lui-même avait pris dans la tribu de Juda une épouse dont le prénom était précisément Élisabeth ! (Ex 6,23) Preuve que les mariages exogames étaient possibles.

 

La Vierge Marie serait également d'ascendance sacerdotale par sa Mère, de la tribu sacerdotale de Lévi

 

En effet Marie est la parente (Luc 1,36) d’Élisabeth qui est fille d’Aaron (Luc 1,5). Ne doit-on pas envisager alors que Marie est elle aussi de la tribu de Lévi, voire elle-même fille d’Aaron?

 

-Saint Ephrem (+373) n’hésitait pas à l’affirmer : "Les paroles de l’ange à Marie : 'Élisabeth, ta parente' présentent Marie comme étant de la maison de Lévi'. (Saint Ephrem, Commentaire du Diatessaron n°25, Voir Saint Grégoire de Naziance : "Vous vous demanderez peut-être : Comment le Christ descend-il de David ? Marie est évidemment de la famille d’Aaron puisqu’au dire de l’ange elle est la cousine d’Elisabeth. Il faut voir ici l’effet d’un dessein providentiel de Dieu, qui voulait unir le sang royal à la race sacerdotale, afin que Jésus-Christ qui est à la fois prêtre et roi, eût aussi pour ancêtre selon la chair, les prêtres et les rois" (cité in Catena Aurea p.40). (Marie de Nazareth)

 

La Vierge Marie est donc probablement fille de David par son père Joachim, et fille d’Aaron par sa mère, Anne

 

Saint Luc, qui se plait toujours à souligner l’enracinement judaïque des personnages (Elisabeth fille d’Aaron, Joseph, fils de David, Anne fille de Phanuel de la tribu d’Aser…) ne nous dit volontairement rien au sujet de la Vierge. Mais il y a une signification spirituelle possible à ce silence. L’évangéliste ne veut-il pas ainsi sous-entendre que Marie n’est d’aucune tribu en particulier parce qu’elle est au-delà de toutes, la Mère de tous les vivants ?

Il serait bien normal que la Mère de tous ne soit ni de la maison de David, ni de la maison de Lévi, parce qu’elle est tout simplement "de la maison de Dieu" (cf. Ep 2,19).

Elle ne doit pas recevoir de bénédiction particulière comme chacune des 12 tribus (cf. Gn 49), parce qu’elle est "bénie entre toutes les femmes" et parce qu’en son "fiat", elle représente non une tribu, mais l’humanité toute entière. (Cf. Aleteia)

 

 

Que peut dire cette fête ancienne à notre monde contemporain ?

 

Dans la Nativité de Marie est certainement préfigurée cette nouvelle humanité qui, en recevant l'Esprit du Christ avec ses dons, se libérera du cœur de pierre et recevra un cœur de chair capable d'accueillir avec docilité et joie les préceptes du Seigneur.

 

L'Église considère Marie comme la Mère de Dieu, mais plus encore comme la disciple qui peut le mieux offrir l'exemple et le modèle de vie chrétienne. Dans sa foi, dans l'obéissance à son Fils, dans sa proximité avec sa cousine Elisabeth et lors des noces de Cana : Marie est une femme à imiter aussi pour sa confiance dans les moments les plus sombres de l'histoire de son Fils Jésus, et celle-ci bien plus, explique pourquoi le peuple de Dieu sait qu'il trouve en elle refuge et réconfort, aide et protection.

Aie pitié de moi, pécheur, et viens à mon aide, ô ma Dame.

 

Ta glorieuse naissance de la race d’Abraham,

de la tribu de Juda, de la souche de David,

n’a-t-elle pas apporté la joie au monde entier ?

Qu’elle me remplisse aussi de joie et me purifie de tout péché.

 

(Prière anonyme du Moyen Age)

Sources: (1), (2), (3

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