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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 22:49

Stefano Fontana

 

La Nuvoa Bussola Quotidiana

 

27_10_2026

 

L'événement organisé par la Communauté de Sant'Egidio s'est conclu dans la ville ombrienne, quarante ans après la rencontre de saint Jean-Paul II avec les chefs religieux. Déjà durant son pontificat, une tentative avait été faite pour clarifier le sens de cet événement, bien loin de l'« esprit » mal compris qui prévaut encore aujourd'hui.

 

La rencontre interreligieuse pour la paix, intitulée ''Paix désarmée et désarmante'', s'achève aujourd'hui en mémoire de la rencontre des religions du monde convoquée par Jean-Paul II à Assise le 27 octobre 1986. Cet événement a été organisé par la Communauté de Sant'Egidio, en collaboration avec les diocèses d'Ombrie et les familles franciscaines d'Assise. Après 155 présentations, 24 forums et une prière finale dans la basilique inférieure d'Assise, une déclaration commune des chefs religieux est attendue, ainsi qu'un message de Léon XIV (qui, sur avis médical, ne sera pas présent).

 

L'expression ''l'esprit d'Assise'' a dominé les entretiens avec Marco Impagliazzo , président de la Communauté de Sant'Egidio, les éloges de Sergio Mattarella à la Communauté de Trastevere pour avoir perpétué cet esprit pendant quarante ans, les titres de conférences, les affiches illustrant les programmes, ainsi que les articles de présentation et de commentaire, souvent avec le mot « Esprit » écrit avec une majuscule.

 

L'usage fréquent et désormais systématique de cette expression n'est pas entièrement rassurant. Nous savons tous qu'il a beaucoup été question, et qu'il l'est encore, de « l'Esprit du Concile », sous-entendant que la signification historique et providentielle de cet événement résidait moins dans le contenu des textes que dans la réunion elle-même, convoquée par l'Esprit, pour une Église nouvelle. L'École de Bologne parlait d'« esprit » en ce sens, mais cette perspective s'est largement répandue au-delà des murs de l'Institut d'études religieuses fondé par Giuseppe Dossetti.

 

Brunero Gherardini avait évoqué un autre esprit , un 'Gegen Geist' ('esprit contre'), pour désigner la position devenue majoritaire parmi les Pères conciliaires : une ouverture à la nouveauté et une opposition parallèle (d'où le préfixe ''gegen' ) à l'ancien, un désir de nouveauté qui n'était pas toujours argumenté. Cette position, moins ancrée dans la culture que celle de Bologne, était plus ressentie que réfléchie, mais elle a profondément influencé les travaux du Concile.

 

De même, on a récemment parlé d'un "esprit de Nostra Aetate", né il y a soixante ans avec l'approbation de ce décret conciliaire et qui perdure encore, comme en témoigne le récent document du Vatican, Un chemin d'espérance. Dans Nostra Aetate, on ne lit pas que les religions non chrétiennes ne doivent pas être évangélisées et que le prosélytisme doit être condamné, contrairement à ce qu'affirme ce document émanant de trois dicastères pontificaux. Mais il semble que l'on ait pensé que, sans respecter la lettre du décret conciliaire, on en interprétait néanmoins l'esprit. Et nous y revoilà.

 

Se souvenir de ces dynamiques du passé

Nous ne partageons pas l'interprétation de la rencontre d'Assise, y compris pour les événements récents, selon le critère de "l'Esprit d'Assise", constamment invoqué en Ombrie ces derniers jours, comme si Jean-Paul II avait voulu déclencher un processus incontrôlable, impulsé par le souffle du Saint-Esprit. Ce n'est pas le sens de l'adjectif "prophétique", employé récemment à propos de cet événement vieux de quarante ans.

 

La rencontre d'Assise, convoquée par Jean-Paul II en 1986, était une initiative risquée. Les images du Pape assimilé à des animistes et des bouddhistes ont suscité des réactions, et la présence de symboles religieux païens sur les autels des églises catholiques a provoqué une opposition immédiate. Beaucoup y ont vu une déformation de Nostra Aetate, une démarche inappropriée, une déviation. Il est raisonnable de penser que le cardinal Ratzinger partageait également certaines de ces préoccupations, comme il l'explique dans son livre Foi, Vérité, Tolérance. Dans son ouvrage "Christianity and the World Religions" (2003), il écrivait qu’il ne fallait pas "prier ensemble", mais plutôt "se réunir pour prier".

 

Dans la préface du livre "Why We Must Call Ourselves Christians. Liberalism, Europe, Ethics" de Marcello Pera, publié chez Mondadori en 2008, Benoît XVI soutenait qu’un dialogue théologique avec les religions non chrétiennes était impossible sans mettre en péril sa propre foi, tout en admettant la possibilité d’un dialogue culturel sur les questions de justice et de paix. À Assise, cependant, la discussion a dépassé le cadre culturel, tout comme les rencontres en Ombrie ces derniers jours.

 

L’initiative de Jean-Paul II n’a pas convaincu tout le monde, mais il n’avait pas la volonté d’insuffler un quelconque "esprit". Par la suite, on a tenté d'en clarifier le sens et on l'a intégré à un ensemble d'enseignements, notamment la Déclaration Dominus Jesus de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (2000), afin de réaffirmer l'unicité salvifique du Christ. On peut même supposer que l'objectif des clarifications doctrinales postérieures au rassemblement d'Assise était précisément de clarifier, et peut-être aussi de corriger, l'interprétation tendancieuse qui avait été promue, et surtout d'atténuer son interprétation comme "Esprit".

 

La rencontre qui s'achève aujourd'hui a été organisée par la Communauté de Sant'Egidio, et il ne pouvait en être autrement, puisque Sant'Egidio fut elle-même le premier acteur de cette longue période de développement et de promotion d'un "Esprit d'Assise" sur lequel il est légitime d'avoir des doutes.

 

Source: Lo "Spirito di Assisi" tradisce le intenzioni di papa Wojtyła

https://lanuovabq.it/it/lo-spirito-di-assisi-tradisce-le-intenzioni-di-papa-wojtyla

 

La fondation de Bill Gates était l'un des principaux sponsors du rassemblement œcuménique international de cette année à Assise.

 

La Fondation Gates, dont Bill Gates est désormais le seul président, figure en tête de la liste des "principaux sponsors"

 

Ce rassemblement, qui marquait le 40e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix instituée par Jean-Paul II en 1986, a réuni environ 160 chefs religieux issus de diverses confessions, notamment le judaïsme, l'islam, le bouddhisme, l'hindouisme, le jaïnisme, le shintoïsme, les religions traditionnelles africaines et américaines, ainsi que différentes confessions chrétiennes. Le pape Léon XIV a également enregistré un message vidéo qui a été diffusé lors de l'événement.

 

Le père Silveira a souligné que la Fondation Gates est "l'un des plus importants bailleurs de fonds mondiaux pour la contraception, le planning familial et les groupes pro-avortement, notamment en Afrique et dans les pays en développement".

 

Il a également noté que la réunion d'Assise de cette année était soutenue par la Conférence des évêques allemands, qui promeut des idées hétérodoxes dans le cadre de sa "Voie synodale" ; et que l'un des partenaires était Soka Gakkai, un mouvement religieux néo-bouddhiste japonais "explicitement non chrétien" et qui a "critiqué le christianisme comme une "fausse" religion".

 

L’indifférentisme religieux, la fausse croyance que toutes les religions sont également valables, a été explicitement condamné par plusieurs papes, notamment par le pape Grégoire XVI dans Mirari Vos, par le pape Pie IX dans Qui Pluribus et Syllabus of Errors, et par le pape Pie XI dans Mortalium Animos.

 

Il y a vingt ans, en 2006, la Communauté de Sant'Egidio annonçait que Bill Gates s'était engagé à verser 200 000 dollars par an pendant trois ans, soit un total de 600 000 dollars, à son programme DREAM. Ce programme fournit des traitements contre le VIH/SIDA, une aide nutritionnelle et des soins médicaux connexes dans les pays africains.

 

Cf. https://www.lifesitenews.com/news/gates-foundation-was-primary-sponsor-of-scandalous-assisi-meeting/

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27 octobre 2026 2 27 /10 /octobre /2026 10:05

Le socialisme, sous sa forme pure a un bilan historique implacable : il ne crée pas la richesse, il la consomme jusqu’à ce qu'il n'y en ait plus, il ne libère pas, il asservit.

 

Les résultats ne sont pas des "dérives" : ce sont des conséquences logiques. 

 

L’histoire du XXe siècle n’est pas une succession d’échecs techniques, c’est la confirmation répétée d’une impossibilité économique du socialisme et d’une tendance autoritaire. 

 

Les faits.

 

> L’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) a connu la famine organisée (Holodomor), les goulags et un PIB par habitant qui n’a jamais rattrapé l’Ouest malgré des décennies de sacrifice humain...

 

>La Chine de Mao, avec le Grand Bond en avant, a provoqué la plus grande famine du XXe siècle (estimations 30 à 45 millions de morts).

 

>Le Cambodge de Pol Pot a vidé les villes et tué environ un quart de sa population en quelques années. 

 

>A Cuba, Fidel Castro, le commandant austère de la "révolution" possédait une île privée et secrète, Cayo Piedra, située au large de la baie des Cochons, un paradis pour milliardaires avec piscine d'eau douce et une armée de gardes et de serviteurs où le dictateur se rendait à bord de l'Aquarama II, son luxueux yacht personnel, le dirigeant s'appropriant directement les profits d'un vaste réseau d'entreprises d'État, confondant purement et simplement le trésor national avec son portefeuille privé.

 

Lire: Pol Pot, le tyran qui a voulu ramener le Cambodge à l'âge de pierre, était un bourgeois formé dans les universités parisiennes

 

>Cuba, Venezuela, Zimbabwe, Nicaragua : ces pays autrefois prospères, ou prometteurs, ont été transformés en pays de pénurie chronique, d'hyperinflation, d'émigration de masse et pouvoir sécuritaire...

 

Ce n’est pas une série de malchances.

 

C’est le même schéma : abolition des prix réels, destruction des incitations, concentration du pouvoir politique et économique entre les mêmes mains.

 

Si la concentration économique entre les mêmes mains se trouve sous une autre forme dans le capitalisme lui-même (le capitalisme tend à concentrer la propriété entre les mains de quelques-uns et nous conduit à une sorte d'esclavage), dans le "distributisme" d'Hilaire Belloc, la propriété des moyens de production est répandue autant que possible dans la population plutôt que centralisée sous le contrôle de quelques bureaucrates (socialisme d'État) ou quelques riches individus (capitalisme).

 

La ruine socialiste est structurelle. Ludwig von Mises l’a diagnostiqué dès 1920 : sans propriété privée et sans marchés libres, il n’y a pas de prix authentiques. Sans prix, le calcul économique rationnel devient impossible. On ne sait plus quoi produire, en quelle quantité, ni où allouer les ressources. Friedrich Hayek a complété : la connaissance utile est dispersée, locale, souvent tacite. Aucun bureau central ne peut la collecter et l’utiliser efficacement. Le résultat est chronique : gaspillages gigantesques, pénuries, files d’attente et corruption. Ajoutez l’absence d’incitation personnelle à innover et à produire, et vous obtenez la stagnation puis le déclin.

 

Le socialisme ne se contente pas d’appauvrir, il exige l’uniformisation. La famille, la nation, la religion, la propriété, les différences de talent et d’effort sont des obstacles à l’égalité réelle. On les attaque ou on les subordonne au collectif. D’où la perte d’identité culturelle et individuelle, la surveillance, la délation et la violence d’État.

 

Soljenitsyne, qui a vécu le système de l’intérieur, a décrit précisément cette mécanique : le mensonge obligatoire, la destruction des liens sociaux spontanés, la peur permanente. Ce n’est pas un accident, c’est le prix de la tentative d’imposer un ordre artificiel total.

 

Les contre-exemples souvent invoqués ne tiennent pas.

 

Les pays nordiques ne sont pas socialistes : ce sont des économies de marché avec forte fiscalité et des filets sociaux. Ils reposent sur la propriété privée, l’ouverture commerciale et l’innovation capitaliste. Quand ils ont tenté des nationalisations plus poussées (Suède années 70-80), ils ont reculé. La "social-démocratie" prospère parce qu’elle reste capitaliste dans ses fondements. Le socialisme véritable, lui, ne produit pas de prospérité durable à redistribuer : il produit d’abord la pénurie.

 

Le socialisme promet l’égalité et la sécurité. Il livre la misère relative et l’arbitraire du pouvoir. Il ne "dérive" pas vers la ruine : la ruine est son état stable une fois les réserves initiales épuisées. 

 

Ceux qui l’ont vécu de l’intérieur (dissidents, économistes exilés, populations ayant fui) en ont tiré les mêmes conclusions. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, l'ignorer au nom de la pureté idéologique, c’est choisir de répéter l’expérience et amènera le monde entier à sa perte.

 

Cf. Guillaume Herblot sur x
https://x.com/Guigz75116/status/2114310407334596692

L'hémiplégie d'une partie de l'opinion publique (cela va bien au-delà des intellectuels) consiste à diaboliser un totalitarisme (le brun), pour excuser ou minorer l'autre (le rouge). C'est l'un des héritages du communisme dans les têtes. La seule attitude morale qui vaille est d'être antitotalitaire et de renvoyer dos à dos toutes les idéologies qui en sont le substrat.

 

Les pays qui restent communistes s'ouvrent économiquement tout en restant fermés à l'intérieur via un enfermement des êtres comme des esprits. La Chine avec son Eglise de Chine dont les évêques sont directement nommés par le Parti communiste chinois en est le meilleur exemple.

 

Au XXe siècle, communisme et nazisme sont deux variantes du totalitarisme. Être contre l'un aurait dû amener à être contre l'autre, c'est ce que dit Orwell.

 

Le communisme, comme le nazisme et le fascisme étaient de gauche, non de droite. Ils ne défendaient pas la propriété privée ni ne cherchaient un État plus petit ; tout le contraire. Ce qui ne doit pas nous empêcher de voir l'impasse de droits de l'homme perçus uniquement sous l'angle d'une liberté de s'enrichir indéfiniment au détriment d'une majorité vivant sous l'esclavage de la dette, système produisant une inégalité toujours croissante et un écart toujours plus grand entre les plus riches et les plus pauvres, ni nous faire oublier que le secours aux pauvres au 16-17e siècles est premier devoir de justice de l'autorité républicaine, les biens ayant une destination universelle, la concentration excessive du capital entre les mains de quelques-uns constituant toujours une injustice.

 

Les nazis se désignaient eux-mêmes comme le "Parti national socialiste des travailleurs allemands". Ils obligèrent les entreprises à produire ce que l'État ordonnait et plaçaient la nation et la race allemande au-dessus de Dieu. C'est de gauche. La seule différence avec les communistes est que ces derniers parlaient de "lutte des classes" tandis que les nazis parlaient de "lutte des races" ; mais le modèle est le même : répression, contrôle, propagande. Ils haïssaient l'homme libre. L'ennemi de tout totalitarisme, qu'il soit nazi ou communiste, a toujours été le même : celui qui pense par lui-même, qui refuse d'être contrôlé et qui décide de tracer son propre chemin.

Des initiés derrière chaque idéologie

 

Le rapport avec les loges est connu depuis longtemps : le Franc-Maçon René Guénon dans sa lettre du 12 octobre 1936 à R. Schneider rapporte à propos de Mussolini le fait suivant :

[…] il n’en est d’ailleurs pas moins vrai qu’il [Mussolini] était Maçon, et même, détail amusant, la chemise noire avec laquelle il fit son entrée à Rome lui avait été offerte par les Loges de Bologne. (René Guénon cité par Jean Robin in René Guénon, Témoin de la Tradition, Ed. Guy Trédaniel, Chaumont, 1986, p.275)

 

L’ouvrage de Nicholas Goodrick-Clarke (Les racines occultes du Nazisme, éditions Pardès, 1989, 343 p. The Occult Roots of Nazism, Secret aryan cuits and their influence on nazi ideology, New York University Press, 1992, 293 p.) a l’immense mérite de révéler que derrière les mouvements politiques du XXe siècle, se cachaient souvent des “gourous”, je veux dire des initiés. Si l’on regarde les événements en tenant compte de ce facteur caché, on s’aperçoit que la Révolution, sous ses différents visages, n’est pas autre chose qu’une colossale manipulation des peuples au moyen des idéologies.

 

L’International-Socialisme est aussi monstrueux que le National-Socialisme. Staline, Mao et Pol Pot n’ont rien à envier à Hitler. Rien d’étonnant à cela : ces frères ennemis ont les mêmes origines initiatiques... Si la thèse de doctorat de Goodrick-Clarke montre l’influence prépondérante des Loges dans la genèse du Nazisme, on peut en dire autant pour le Communisme qui n’est que la forme radicale de l’idéologie socialiste.

 

Lire :

>Les racines occultistes du socialisme

 

Illustration de l’homme libre face aux chaînes du pouvoir totalitaire

 

Le concept d’éducation de l’"homme libre" est né dans la Grèce antique avec des philosophes comme Platon et Aristote, mais il fut organisé à Rome par des auteurs comme Varron et Cicéron, puis développé dans les "arts libéraux" au "Moyen-Âge''... destinés à développer l'être humain libre.

 

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23 octobre 2026 5 23 /10 /octobre /2026 12:48

Le rousseauiste Dominique de Villepin face à Marion Maréchal sur Bfm hier soir a suggéré que la violence ne devait pas être imputée aux casseurs mais à la dureté de nos lois : "la mécanique par laquelle se développe la violence dans notre pays et la logique de surenchère sécuritaire, [...] la politique que vous préconisez, (est) appliquée par pans entiers depuis maintenant quelques années dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de l'immigration." (sic)...

 

En dehors du fait que cette politique de surenchère sécuritaire à l'encontre des casseurs n'a jamais été appliquée sous Macron par aucun gouvernement, la journaliste Eugénie Bastié sur CNews a ainsi commenté cette attitude :

 

"C'est absolument inaudible (le discours de Dominique de Villepin), ce que j'appellerais le dos-à-dosdisme, c'est-à-dire remettre dos à dos deux violences ou deux partis politiques comme s'ils avaient la même responsabilité... C'est absolument absurde. Je voudrais entendre Dominique de Villepin, par exemple, dire la même chose sur les violeurs: est-ce que s'il y a des violeurs en France, c'est parce que la loi est trop dure avec eux ? Il faut arrêter de (les) punir ? C'est incroyable d'attribuer à la violence - ou aux casseurs - le fait que la loi est trop dure envers eux. C'est juste le monde à l'envers."

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23 octobre 2026 5 23 /10 /octobre /2026 10:56

Le don mutuel de soi de l’homme et de la femme, de sorte qu’"ils ne sont plus deux, mais une seule chair" (Mt 19, 6), sous-tend l’exigence de "fidélité totale" et d’"unité indissoluble" des époux, qui trouve une expression vivante dans la procréation et l’éducation des enfants (cf. GS , 48).

[...] Ce discernement, que les époux doivent en définitive former devant Dieu, exige que leur conscience soit conforme à la loi divine, telle qu’interprétée par le Magistère de l’Église à la lumière de l’Évangile.

...L’accent mis sur la communion amoureuse et la fécondité procréative au sein du mariage conduit le Concile à exclure la possibilité d’une "véritable contradiction […] entre les lois divines relatives à la transmission de la vie et celles relatives à l’authentique amour conjugal.

Léon XIV, Audience générale du 21 octobre 2026, "L'engagement envers la famille dans la société d'aujourd'hui (GS, 47-52)"

Le pape Léon XIV a-t-il fourni la plus claire indication à ce jour de la manière dont il entend qu’Amoris laetitia soit comprise ? Son dernier enseignement sur le mariage et la conscience mérite une attention soutenue.

 

Lors de son audience générale du 21 octobre, intitulée "L'engagement envers la famille dans la société d'aujourd'hui (GS, 47-52)", quelques jours seulement après les discussions du Vatican marquant le dixième anniversaire d’Amoris laetitia, le pape Léon XIV est revenu aux fondements de l’enseignement catholique sur le mariage.

 

S’inspirant explicitement de Gaudium et Spes, la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps du deuxième Concile du Vatican, Léon a réaffirmé le mariage comme l’alliance à vie entre un homme et une femme, exigeant une fidélité totale et une unité indissoluble, les enfants étant décrits comme le don suprême du mariage.

 

Je pense que le passage le plus significatif sur le plan théologique concerne le rapport entre la conscience et la loi divine. En parlant de la responsabilité des couples mariés à porter des jugements concernant leur famille, Léon a expliqué que de telles décisions doivent finalement être prises devant Dieu, mais il a ajouté que la conscience doit se conformer à la loi divine telle qu’interprétée par le Magistère de l’Église. Cette distinction est absolument fondamentale, particulièrement dans le contexte des controverses entourant Amoris laetitia.

 

L’Église a toujours reconnu l’importance de la conscience, y compris la distinction entre le caractère moral objectif d’une action et la culpabilité subjective de la personne qui l’accomplit. Les circonstances, les connaissances et la liberté comptent toutes lorsqu’on évalue la responsabilité personnelle. Cependant, la conscience ne crée pas la vérité morale ; sa tâche est plutôt de reconnaître et d’appliquer cette vérité (même lorsque cela implique une difficulté personnelle considérable).

 

C’est là que certaines interprétations du document Amoris laetitia... - peut-être même Amoris laetitia lui-même - ont suscité des controverses. Pour être honnête, je pense que c’était complètement intentionnel, cela dit. Je ne m’inquiète pas du fait que l’accompagnement pastoral prenne en compte des circonstances personnelles compliquées ; l’Église a toujours reconnu cela comme nécessaire. Le problème, c’est que les appels au discernement semblaient suggérer qu’une situation objectivement désordonnée pouvait devenir moralement acceptable en raison de ces circonstances. [ce qui avait été décrit comme morale "situationnelle", "un pélagianisme sans normes sinon celles individuelles, émotionnelles et situationnelles" (Pietro de Marco). Ndlr.]

 

C’est pourquoi la formulation du pape Léon ici est si importante ; elle préserve la distinction. Le discernement pastoral concerne la manière dont la vérité est comprise, embrassée et vécue par des individus particuliers ; il ne peut transformer une interdiction morale objective en permission. Je parie que les cardinaux faibles d’esprit et serviles qui écoutaient (comme Grech et Roche) entendront cela et se rangeront simplement dans les rangs. Vous voyez, les idées qu’ils ont poussées n’étaient jamais les leurs ; ils essayaient juste de plaire à François.

 

Il y a un autre aspect intéressant à ce discours. Plutôt que de se distancier de Vatican II, Léon ancre son enseignement directement en lui. Gaudium et Spes présente le mariage en termes profondément personnalistes, mettant l’accent sur le don mutuel de soi, la tendresse, la dignité humaine et la communion intime des époux, mais le Concile insiste aussi sur le fait que l’amour conjugal authentique ne peut contredire la loi morale divine. C’est là l’herméneutique de la continuité en pratique : l’articulation plus riche du mariage par le Concile ne remplace pas l’enseignement moral reçu de l’Église, mais en illumine les fondements théologiques. Je ne prétends pas que le pape Léon a répudié Amoris laetitia, ni que cette audience résout toutes les controverses entourant sa mise en œuvre. Il a explicitement reconnu les récentes discussions du Vatican et les a situées dans la préoccupation pastorale continue des papes successifs. Mais la signification de ce qu’il a dit ici ne doit pas être négligée. Si Amoris laetitia doit être interprétée dans la continuité de la doctrine catholique, comme il se doit, alors la conscience, l’accompagnement pastoral et le discernement ne peuvent être détachés de l’ordre moral objectif que l’Église a reçu et qu’elle est tenue d’enseigner.

 

Léon XIV n’a pas introduit une nouvelle doctrine ; ce qu’il a fait, c’est reformuler un principe essentiel avec une clarté plus nette à un moment où cette clarté est particulièrement attendue.

 

Peut-être la question la plus importante maintenant est-elle de savoir si cette même clarté se reflétera dans les orientations pastorales pratiques émergeant des récentes discussions du Vatican !

 

Source: Mark Lambert sur x, Écrivain et commentateur catholique, Affaires vaticanes, théologie et culture

Le pape Léon XIV fournit la plus claire indication à ce jour de la manière dont il entend que le document de François "Amoris laetitia" soit compris

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Conclusion:

Le Pape Léon XIV met fin à ce qui avait été décrit comme la "logique de l'hérésie".

>la conscience doit se conformer à la loi divine telle qu’interprétée par le Magistère de l’Église.

>La conscience ne crée pas la vérité morale.

>La conscience ne peut pas transformer une interdiction morale objective en permission.

>L’amour conjugal authentique ne peut contredire la loi morale divine.

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22 octobre 2026 4 22 /10 /octobre /2026 22:39

Il faudra veiller tout particulièrement à permettre, dans chaque diocèse, aux fidèles [...] d’entrer en contact avec les différentes sensibilités liturgiques présentes dans la tradition de l’Église catholique. Dans le respect des normes liturgiques en vigueur, les pasteurs sont appelés à mettre en valeur la richesse du patrimoine liturgique catholique – pensons, par exemple, à la variété des styles musicaux qui le caractérisent – de manière à pouvoir entrer en contact avec les différentes sensibilités de leurs contemporains.

Venite ad me, § 94

Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a publié jeudi 22 octobre "Venite ad me" ("Venez à moi, Considérations sur la transmission de la foi à l’aube d’une nouvelle ère"), un nouveau document sur la transmission de la foi qui reconnaît l’importance de la liturgie, la beauté du culte et la diversité des sensibilités présentes dans la tradition catholique. Ce texte, rédigé sous le pontificat du pape François, signé par le cardinal Víctor Manuel Fernández Saraz et approuvé par Léon XIV, aborde les défis auxquels l’Église est confrontée pour transmettre le christianisme aux nouvelles générations dans un contexte de transformations culturelles contemporaines.

 

Intitulé "Réflexions sur la transmission de la foi en temps de changement", ce document consacre plusieurs sections à la famille, à l’évangélisation, aux nouvelles technologies et à la formation chrétienne. Parmi ses propositions, il souligne la nécessité de redonner toute sa place à l’annonce de Jésus-Christ et de reconnaître le rôle de la liturgie comme l’un des principaux moyens de transmission de la foi.

 

Le Dicastère souhaite mettre en valeur la richesse de la tradition liturgique

 

Au numéro 94, le document souligne qu’une attention particulière doit être portée pour veiller à ce que les fidèles de tous les diocèses, y compris ceux qui s’approchent ou reviennent à l’Église, puissent se familiariser avec les différentes sensibilités liturgiques présentes dans la tradition catholique.

 

"Dans le respect des normes liturgiques en vigueur, les pasteurs sont appelés à mettre en valeur la richesse du patrimoine liturgique catholique ", indique le texte, citant en exemple la variété des styles musicaux qui font partie de ce patrimoine.

 

Le Dicastère estime que les célébrations liturgiques doivent préserver la richesse symbolique de l’Église tout en restant accessibles aux fidèles. En ce sens, il s’agit de maintenir un équilibre entre la fidélité à la tradition et la compréhension du message célébré.

 

Cette réflexion figure dans une section qui présente la liturgie comme un élément essentiel de la transmission de la foi, notamment à une époque marquée par la perte des références religieuses et l'affaiblissement de la pratique chrétienne.

 

La liturgie ne peut être réduite à une cérémonie extérieure.

 

Le document insiste sur le fait que la liturgie ne doit pas être comprise comme un simple cadre rituel pour la vie ecclésiale, mais comme un lieu privilégié de rencontre avec le Christ.

 

Selon le Dicastère, par des gestes, des paroles, des silences et des symboles, les fidèles participent au mystère célébré et reçoivent une foi vécue et transmise par les générations précédentes.

 

Le texte reprend le principe traditionnel lex orandi, lex credendi, qui exprime la relation entre la prière de l'Église et sa foi, et souligne l'importance de former les croyants à comprendre le langage liturgique.

 

Il cite également saint Augustin, qui se souvenait de la profonde impression que lui avaient faite les hymnes et les chants de l'Église, et le théologien Romano Guardini, qui décrivait son expérience des célébrations solennelles dans la cathédrale de Monreale, en Sicile.

 

Dans ce témoignage final, le document reconnaît l'existence de différentes formes de participation à la prière, notamment la contemplation silencieuse des rites. Guardini a souligné la capacité des fidèles à s'imprégner du sacré par la vue et la contemplation, même lors de célébrations prolongées.

 

La transmission de la foi a été interrompue dans de nombreuses familles

 

Au-delà de l’aspect liturgique, Venite ad me aborde la crise de la transmission de la foi entre les générations. Le Dicastère se fait l’écho de l’inquiétude exprimée par Léon XIV, qui constatait que, dans certaines régions du monde, cette transmission "a été presque complètement interrompue".

 

Ce texte nous rappelle qu'historiquement, la famille a été le premier lieu où les enfants recevaient la foi chrétienne. La prière en famille, la participation à la messe dominicale, les dévotions mariales et les fêtes religieuses faisaient partie intégrante de la vie quotidienne, permettant ainsi la transmission du christianisme des parents aux enfants.

 

Il reconnaît toutefois que cette continuité s'est affaiblie dans de nombreux pays, notamment en Occident. C'est pourquoi il souligne la nécessité de renouer avec la proclamation initiale de l'Évangile, adressée aussi bien à ceux qui n'ont jamais connu le Christ qu'à ceux qui se sont éloignés de l'Église.

 

Le Cardinal Fernández reconnaît que ce document n'a pas pour but de clore le débat.

 

Dans son introduction, le Dicastère précise que Venite ad me a le caractère de "Considérations" et non d’une note doctrinale.

 

Son but est de stimuler la réflexion ecclésiale et l'engagement pastoral, en examinant différentes perspectives sur la transmission de la foi sans prétendre clore une question qui, selon le texte lui-même, reste ouverte à de nouvelles analyses.

 

Le document reconnaît expressément que ces considérations ne se caractérisent pas par une précision terminologique ou un traitement systématique comme celui d'autres textes doctrinaux du Dicastère, mais adoptent plutôt un style plus discursif.

 

Le processus de rédaction a débuté sous le pontificat de François, qui avait demandé une réflexion sur cette question. Les travaux se sont ensuite poursuivis sous Léon XIV, avec la contribution de nombreuses conférences épiscopales.

 

Le texte a été examiné par le Dicastère le 24 juin 2026 et approuvé par le Pape le 21 août. Il est signé par le Préfet, le Cardinal Víctor Manuel Fernández, et par le Secrétaire de la Section Doctrinale, Monseigneur Armando Matteo.

 

La piété populaire, l'art et la beauté comme voies d'évangélisation

 

Le document affirme également la valeur de la piété populaire et des expressions traditionnelles de la foi catholique. Le Dicastère rappelle que ces pratiques ont permis de préserver et de transmettre le christianisme, même dans des contextes culturels défavorables.

 

Parallèlement, le rôle de l'art, de la beauté, de la musique sacrée et du témoignage personnel se distingue comme un moyen capable de rapprocher les gens de l'Évangile.

 

Cette réflexion s’étend aux défis posés par les technologies numériques et l’intelligence artificielle. Tout en reconnaissant les nouvelles possibilités d’évangélisation offertes par ces médias, elle met en garde contre le risque de construire une foi adaptée aux préférences individuelles et détachée des enseignements de l’Église.

 

Venite ad me se conclut par une invitation à retrouver la proclamation de Jésus-Christ comme centre de la vie chrétienne, évoquant l'image de la lumière du cierge pascal qui se transmet d'une bougie à l'autre pendant la veillée pascale, symbole de la foi reçue et communiquée de génération en génération.

 

Source: 

https://infovaticana.com/2026/10/22/el-vaticano-pide-recuperar-la-belleza-de-la-liturgia-y-las-distintas-sensibilidades-de-la-tradicion-catolica-para-transmitir-la-fe/

 

Autres extraits :

 

"90. La deuxième réflexion liée à la redécouverte du caractère central de l’annonce du kérygme concerne la liturgie. Si le cœur de l’annonce chrétienne est la rencontre avec l’amour salvifique de Dieu dans le Christ, la liturgie constitue le lieu privilégié où ce mystère est célébré et communiqué de manière sacramentelle. Précisément pour cette raison, elle occupe un rôle central dans la transmission de la foi, se présentant comme le cœur battant de la vie ecclésiale, où la communauté se nourrit de la Parole de Dieu et du Pain de vie éternelle. À ce propos, il faut dépasser une vision réductrice qui la considérerait comme un simple cadre rituel de la vie ecclésiale. Avant d’être un enseignement, la liturgie est d’abord une expérience de la foi, en tant qu’elle permet au fidèle de prendre part à des gestes, des paroles, des silences et des symboles, faisant ainsi l’expérience vivante du mystère du Christ. Comme l’affirme Evangelii gaudium, « l’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie » :[94] c’est précisément grâce à sa force symbolique et à sa capacité d’impliquer intégralement la personne que la liturgie devient un lieu authentique d’annonce et de rencontre avec le Seigneur. Par l’action liturgique, et en particulier au cœur de l’Eucharistie, on est introduit toujours plus profondément dans le mystère pascal, tandis que se manifeste le caractère sacramentel de l’Église, appelée à être signe de l’amour de Dieu pour l’humanité. Dans cet événement sacramentel, la rencontre avec le Ressuscité devient un geste partagé et vital qui forme le croyant non seulement en l’“informant”, mais en le façonnant de l’intérieur, afin qu’il devienne participant au mystère célébré. C’est pourquoi, dans la liturgie, la foi est transmise de manière performative : on ne se contente pas de parler de Dieu, mais on entre en relation avec Lui. La liturgie est mémoire et tradition vivante qui engendre et façonne des chrétiens capables de témoigner du salut qu’ils ont rencontré : en participant à la prière liturgique, on entre dans une histoire, dans une mémoire partagée qui traverse les siècles. Célébrer signifie donc avant tout recevoir une foi qui a été crue, vécue et priée par d’autres avant nous.

 

91. Cette dynamique met aussi en lumière la dimension éminemment communautaire de la liturgie. En effet, la foi ne se transmet pas seulement par l’annonce ou l’enseignement individuel, mais aussi au sein d’un peuple qui célèbre. Dans la liturgie le croyant n’est jamais isolé, mais il est intégré dans un “nous” qui le précède, l’accompagne et le dépasse. Cette dimension communautaire constitue un puissant antidote à l’attrait d’un mode de vie égoïste et individualiste, aujourd’hui si répandu dans de nombreux contextes, comme nous avons déjà pu le constater.

 

 

Lire :

 

>Messes virtuelles et des "medias" : "Ce n'est pas l'Église" ! Le pape François met en garde contre le danger d'une "familiarité gnostique"

 

 

Précisément parce qu’elle est une expérience ecclésiale et populaire, la célébration de la foi est étroitement liée aux processus d’inculturation, c’est-à-dire à l’effort visant à « mieux communiquer la vérité de l’Évangile dans un contexte déterminé, sans renoncer à la vérité, au bien et à la lumière qu’il peut apporter quand la perfection n’est pas possible ».[95] Appliquée à la liturgie, cette perspective exige de préserver la richesse de la tradition symbolique de l’Église, tout en la rendant accessible et significative pour les hommes et les femmes de notre temps, dans une tension salutaire et féconde entre fidélité à la tradition et intelligibilité du message célébré.

 

92. Du point de vue de la transmission de la foi, la liturgie revêt donc une importance cruciale conformément à l’adage ancien lex orandi, lex credendi.[96] Il s’ensuit que la célébration liturgique ne peut se réduire à une simple exécution formelle, mais doit être une action dans laquelle les signes parlent réellement à l’esprit et au cœur des fidèles, exprimant de manière vivante et concrète la foi unique de l’Église et renforçant chez chaque croyant la conscience d’être membre du Corps du Christ. C’est seulement par une participation pleinement consciente, qui suppose une éducation adéquate au langage liturgique, que la foi peut être transmise non pas comme une doctrine abstraite, mais comme une vie nouvelle qui se communique “par attraction” dans la vie quotidienne. Le jeune Augustin fut lui aussi témoin de cette efficacité de la liturgie ; des années après cette expérience, il put écrire : « Combien de larmes j’ai versées en écoutant les accents de tes hymnes et de tes cantiques, qui résonnaient doucement dans ton église ! Une émotion violente : ces accents coulaient dans mes oreilles et distillaient la vérité dans mon cœur, y suscitant un sentiment chaleureux de piété. Les larmes qui coulaient me faisaient du bien ».[Augustin d’Hippone, Confessionum libri tredecim, IX, 6, 14: PL 32, 769-770.] Par la beauté des signes et la force de la Parole, l’action liturgique devient donc la source génératrice de la mission ecclésiale, permettant à la communauté de rendre compte de l’espérance qui l’habite à travers la crédibilité d’une vie transfigurée par la grâce. C’est pourquoi il est nécessaire d’accorder une attention particulière aux célébrations et d’offrir un accompagnement mystagogique aux nouvelles générations, afin qu’elles puissent comprendre et vivre pleinement ce qu’elles célèbrent dans la liturgie."

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20 octobre 2026 2 20 /10 /octobre /2026 08:50
Pouvez-vous voir la différence ?

 

Toute société engendre à l'image de ce qui l'a fondée.

L𝗮 𝗰𝗶𝘁𝗲 𝗰𝗮𝘁𝗵𝗼𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗮𝗶t 𝗱'𝘂𝗻 𝗱𝗼𝗻,
𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲.
L'une reçoit son principe d'en haut, l'autre l'arrache d'en bas.

Le catholicisme place l'autorité avant l'homme : l'enfant naît dans une loi qu'il n'a pas faite, et c'est elle qui le fait. 
La République place l'homme avant la loi : le citoyen naît souverain, et la loi n'est que son consentement.

Or ce qui est consenti peut être retiré, 
quand ce qui est reçu ne peut que se transmettre.

L'Église a eu pour semence le sang de ses martyrs, 
la République celui de ses adversaires. 
L'une a appris à ses fils à mourir pour la vérité, 
l'autre à lutter pour la liberté. Pourquoi s'étonner des vocations ?

On a enseigné aux fils de la République que l'insurrection fonde le droit, 
et l'on s'indigne qu'ils s'insurgent. Son jour de fête est celui d'une émeute victorieuse : 𝗹'𝗲𝘀𝗽𝗿𝗶𝘁 𝗿𝗲𝘃𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗮𝗰𝗰𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁, 𝗶𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘀𝗮 𝘀𝘂𝗯𝘀𝘁𝗮𝗻𝗰𝗲.

L'Église enseigne que l'autorité se reçoit. 
L'Église a pu être trahie ; elle n'a jamais été fondée sur la révolte.

La République ne saurait condamner l'émeute sans se condamner elle-même : elle ne peut que la réprimer. 
𝗘𝗹𝗹𝗲 𝗽𝘂𝗻𝗶𝘁 𝗲𝗻 𝘀𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗹𝘀 𝘀𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲 leçon.

 

Cf. Odoric de Balmont sur x

 

Les deux filiations : le Calvaire ou la Bastille.

 

Pouvez-vous repérer la différence ? (Trad West)

Ou toujours pas ?

Le Christ ou le chaos. L'autel ou la ruine. Le calvaire ou l'effondrement. Votre choix.

 

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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 02:00
Saint Narcisse, évêque de Jérusalem († 212)

Né en Palestine, vers la fin du Ier siècle, Narcisse entra dans l'état ecclésiastique.

À l'âge de quatre-vingts ans, il fut choisi pour évêque de Jérusalem.

Sa vie austère et pénitente fut toute entière vouée au bien de l'Église.

Une veille de Pâques, l'huile manquait aux lampes de l'église de Narcisse pour les offices solennels qui avaient alors lieu dans la nuit. Narcisse commanda de tirer de l'eau à un puits qui était proche et de la lui apporter ; il la bénit et la fit verser dans les lampes ; on s'aperçut alors qu'elle s'était changée en huile. On conserva longtemps avec respect des restes de cette huile miraculeuse.

En 195 ap. J.-C., S. il présida, avec Théophile de Césarée un concile tenu relativement à la célébration de la fête de Pâques, où il fut décidé que cette fête se célébrerait toujours un dimanche, et non le jour où il était d'usage de la célébrer chez les Juifs.

Au Ve siècle, le pape S. Léon devra intervenir à nouveau dans la querelle qui avait repris concernant la date de la fête de Pâques. Si le Concile de Nicée (325) avait mis fin aux anciennes controverses en condamnant définitivement les quartodecimans (ceux qui voulaient célébrer Pâques avec les Juifs, le 14 Nisan), en fixant cette fête au dimanche qui suivait la pleine lune de mars, d'après des calculs alexandrins, la date de Pâques fut de nouveau mise en doute au milieu du Ve siècle, de-ci de-là, et S. Léon tranchera en faveur des décisions déjà prises et des calculs faits à Alexandrie, par "souci de l'unité qu'il importe avant tout de conserver."

La vénération que ce saint évêque s'était attirée ne put le garantir de la malice des méchants. Trois scélérats l'accusèrent d'un crime atroce et confirmèrent leur calomnie par des imprécations horribles contre eux-mêmes. L'un dit : "Je veux être brûlé vif, ci cela n'est pas vrai !" L'autre : "Je veux être couvert de la lèpre !" Le troisième : "Je consens à perdre la vue !" Narcisse crut devoir céder à l'orage et se retira dans un désert, où il s'ensevelit pendant huit années. Dieu se chargea de sa vengeance. Ses calomniateurs reçurent le prix de leur crime : le premier périt dans un incendie, avec toute sa famille ; le second fut couvert d'une lèpre horrible ; le troisième, frappé d'effroi et plein de repentir, pleura son péché au point qu'il en perdit la vue. Narcisse ne put résister plus longtemps aux instances de son peuple; il vint reprendre soin de son Église.

Narcisse mourut à l'âge de cent seize ans, en 212, tué par l'épée selon le récit d'Eusèbe de Césarée.

Représentation de Narcisse de Jérusalem sur un vitrail de l'église Saint-Barthélémy à Bénévent-l'Abbaye

Représentation de Narcisse de Jérusalem sur un vitrail de l'église Saint-Barthélémy à Bénévent-l'Abbaye

Sources: 1; 2; 3; 4

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28 octobre 2026 3 28 /10 /octobre /2026 02:00
Saint Simon et Saint Jude, Apôtres (Ier s.)

Ces deux Apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils.

 

Saint Simon, surnommé le zélote (Lc 6, 15) car avec Jude il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu. Simon était également surnommé le Cananéen, originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, il reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des Apôtres.

 

Saint-Simon-le-zelote--attribut-la-scie-.jpgSaint Simon prêcha d'abord en Égypte, en Mauritanie, en Libye ; saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie.

Simon a peut-être été crucifié par les Romains dans le Lincolnshire, en Grande-Bretagne, ou scié à mort à Suanir, en Perse, avec Jude Thaddeus.

Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble. Les choses extraordinaires que Dieu opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle. Un fait vint ajouter à leur prestige : deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays. Au nom de Jésus-Christ, les Apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses se firent chrétiens. Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles ; le triomphe du Christ était complet.

Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer Jésus-Christ en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre à sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu :
"Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois le Seigneur qui nous appelle.
- Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi Jésus-Christ entouré de ses Anges, et un des Anges m'a dit : « Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice.
- Qu'il n'en soit pas ainsi ! ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertiront-ils !"

Et voici qu'en ce moment un Ange leur dit à tous les deux : « Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie ? 
- Miséricorde pour ce peuple ! crièrent les deux Apôtres. Que le martyre soit notre partage !"

Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier : "Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de Dieu ; ce sont les démons qui résident en vos idoles ; je leur ordonne de sortir." Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées. Alors le peuple se jeta sur les deux Apôtres et les massacra, pendant qu'ils bénissaient Dieu et priaient pour leurs bourreaux.

 

Attribut : la scie. Crucifié à l’âge de cent vingt ans, Simon le Zélote est représenté avec une scie pour avoir été sauvagement coupé en deux d’après une tradition de l’église d’Orient.

Cette représentation se retrouve notamment dans les églises de S. Jean du Latran et saints Achille et Nérée, à Rome.

 

Il peut également être accompagné de saint Jude, et représenté tenant un livre ou un phylactère en référence aux Evangiles.

Saint Simon et Saint Jude, Apôtres (Ier s.)

Saint Jude, appelé aussi Thaddée, était frère de S. Jacques le Mineur et de S. Siméon, évêque de Jérusalem, et comme eux, cousin du Sauveur.

 

Dans la tradition des Églises latines d'Occident, il est souvent considéré comme l'un des fils de Jacques, non comme son frère.

 

Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur.

 

Jude Thaddée est reconnu comme étant le saint de l'espoir, puisque c'était un être bon. C'est le saint protecteur des causes désespérées pour les catholiques, à l'instar de sainte Rita de Cascia. Il est le saint patron des causes perdues, celui qui continue quand plus rien ne retient, à part l'espoir et la foi d'aller au bout de ces espoirs...

 

On pense qu'il a écrit la Lettre de Jude, l'un des livres les plus courts de la Bible, et qu'il a été martyrisé à Beyrouth vers 65 après J.-C. Il est généralement représenté avec une massue ou une hache, symbolisant la façon dont il est mort, ainsi qu'avec une flamme au-dessus de sa tête, qui fait référence à la Pentecôte.

 

Bien que Jude soit peu mentionné dans la Bible et qu'une seule citation lui soit attribuée dans l'Évangile de Jean (14,22), cet apôtre discret jouit d'une immense popularité auprès des catholiques d'aujourd'hui. Sa popularité tient probablement à son soutien aux causes perdues. Une expérience vécue par Jude à Édesse serait la raison pour laquelle il est associé à des situations "impossibles". Selon l'historien de l'Église antique Eusèbe, du vivant de Jésus, le roi Abgar V d'Édesse fut atteint d'une maladie incurable et douloureuse. Ayant entendu parler des miracles de Jésus, il lui écrivit une lettre pour lui demander de lui rendre visite. Jésus répondit qu'il enverrait un de ses disciples. Après l'ascension de Jésus au ciel, Jude partit évangéliser près d'Édesse et rendit visite à Abgar. Jude imposa les mains au chef malade, qui fut instantanément guéri.

 

De nombreuses personnes choisissent de porter l’image de Saint Jude sur une médaille ou comme pendentif sur un collier pour se réconforter et faire appel à lui dans leurs moments de besoin et de guérison.

 

Sa fête est partagée avec saint Simon, qui était également considéré comme un cousin de Jésus et qui aurait voyagé en Perse avec Jude, où ils furent tous deux martyrisés.

Saint Simon et Saint Jude, Apôtres (Ier s.)

Selon la tradition, après avoir effectué une prédication dans la région Palestine, il s'est rendu "dans le pays Arabe" (probablement en Nabathée), en Syrie, en Perse en, Mésopotamie et Arménie.

 

Dans certaines Églises orientales il est aussi appelé Addai. Les récits l'associent à Simon le Zélote qui l'aurait rejoint en Mésopotamie, après avoir prêché en Barbarie, c'est-à-dire dans une région de l'Éthiopie. La tradition arménienne le considère comme le fondateur de son Église avec l'apôtre Barthélemy (dès 43).

 

Les traditions divergent sur le lieu de son martyre, qui aurait eu lieu soit dans la région de Beyrouth (Béryte dans la province romaine de Syrie), soit au nord de la Mésopotamie, en Perse.

 

Les sources en arménien sont plus précises et indiquent que Thaddée aurait été exécuté dans la ville de Makou appartenant alors au royaume d'Arménie (aujourd'hui au nord de l'Iran).

 

Une partie de la critique explique ces deux lieux de mise à mort par l'existence d'un deuxième Thaddée, membre des soixante-dix disciples de Jésus. Ce pourrait être lui qui est mort au sud du royaume d'Arménie.

Jude est traditionnellement représenté portant l'image de Jésus à la main ou près de sa poitrine.

 

Attribut : la massue. Souvent placé aux côtés de Simon (ou Siméon) avec qui il prêche en Syrie  et en Mésopotamie, Jude porte la massue avec laquelle il fut achevé lors de son martyre en Perse.

 

 

La prière suivante peut être priée lors de la fête de saint Jude ou à tout moment où son intercession est nécessaire :

 

Très saint Apôtre saint Jude, fidèle serviteur et ami de Jésus, l'Église vous honore et vous invoque universellement comme le patron des cas difficiles, des situations presque désespérées. Priez pour moi ; je suis si impuissant et seul.

 

Intercédez auprès de Dieu pour moi afin qu'il m'apporte un secours visible et prompt là où je désespère presque. Venez à mon secours dans ce grand besoin, afin que je reçoive la consolation et le secours du ciel dans toutes mes nécessités, tribulations et souffrances, particulièrement [faites votre demande ici], et que je puisse louer Dieu avec vous et tous les saints pour toujours.

 

Je promets, ô bienheureux saint Jude, de me souvenir constamment de cette grande faveur que Dieu m'a accordée, de toujours vous honorer comme mon patron spécial et puissant, et d'encourager avec gratitude ma dévotion à votre égard. Amen.

 

 

Sources: 1, 2, 3, 4, 5

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27 octobre 2026 2 27 /10 /octobre /2026 01:00
Bienheureuse Emeline, Religieuse (12ème s.)

La Bienheureuse Emeline naquit en 1115, dans le diocèse de Troyes. Elle était Soeur Converse et rattachée à l'Abbaye Cistercienne masculine de Boulancourt (située dans le département actuel de la Haute-Marne).

Elle prolongeait ses colloques avec le Seigneur, et vivait comme Ermite, dans la grange de Perte-Sèche qui appartenait à l'Abbaye. Cette grange se situait à quelques kilomètres, et ainsi retirée, la Bienheureuse Emeline put se partager entre labeur et Prière.

Cette Abbaye avait été fondée en 1095 par les Chanoines Réguliers de Saint-Pierre-du-Mont, mais elle était tombée dans le relâchement.

C'est pourquoi l'évêque de Troyes, Henri, qui était Cistercien, la plaça sous la règle de Saint Bernard.

Le Moine Goslin écrivit d'elle qu'elle vivait dans la Pénitence, jeûnait totalement trois jours de la semaine, portait le cilice.

Beaucoup venait la trouver pour la consulter, car sa réputation de sainteté était grande. Elle représente, pour l'Ordre Cistercien, le modèle de l'Ermite du Moyen-Age et de toutes les époques.

Elle mourut en 1178 et fut enterrée en l'église de l'Abbaye de Boulancourt.

Sources:

https://www.reflexionchretienne.fr/pages/vie-des-saints/octobre/bienheureuse-emeline-religieuse-12eme-s-fete-le-27-octobre.html

https://nominis.cef.fr/contenus/jour_27_10.html

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26 octobre 2026 1 26 /10 /octobre /2026 02:00
Icône de S. Dimitri du XVe siècle (Musée de l'Etat russe, Saint Petersbourg)

Icône de S. Dimitri du XVe siècle (Musée de l'Etat russe, Saint Petersbourg)

Saint Démétrius s'opposa victorieusement aux barbares qui tentaient d'envahir Thessalonique (Grèce) en 305.  

Dénoncé comme fauteur de troubles, il fut condamné vers l'an 306 à lutter dans l'arène contre un gladiateur plus robuste que lui. L'on vit arriver avec lui un jeune garçon nommé Nestor, frêle et courageux, qui d'un geste ôta la vie à ce géant. Dépité, l'empereur présent, fit mettre à mort l'enfant et Démétrius. De son corps se mit à jaillir une huile odoriférante et miraculeuse.

Peu de temps après sa mort, une basilique fut érigée sur son tombeau à Thessalonique qui fut à travers les siècles un grand centre de pèlerinage. L'édifice paléochrétien originel existe toujours. Saint Démétrios est vénéré comme l'un des plus importants patrons militaires orthodoxes, souvent associé à saint Georges. On vénère aussi son compagnon de martyre, Nestor.

Son culte est extrêmement populaire en Orient, la cathédrale orthodoxe de Salonique lui est dédiée.

Saint Dimitri de Thessalonique est fêté le 9 avril ou le 26 octobre (usage grec).  À cette occasion, le premier ministre grec a pour tradition de se rendre chaque 26 octobre à Thessalonique, ville du saint patron qui protège la cité.

Il est également le patron de la ville de Bucarest et il figure dans les armoiries de la cité. 

Reliquaire de Saint Démétrius, cathédrale de Thessalonique, Grèce.

Hagios Demetrios, sanctuaire dédié à saint Dimitri (Thessalonique)

Sources : 1, 2

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25 octobre 2026 7 25 /10 /octobre /2026 02:00

Crépin et Crépinien étaient des cordonniers romains. Ils faisaient des chaussures pour les pauvres, et vinrent à Soissons annoncer l'Évangile. Ils ont été martyrisés sous l'empereur Maximien.

 

Saints Crépin et Crépinien furent saisis comme chrétiens et conduits à l'empereur Maximien, qui était de passage dans le nord des Gaules :
 

« D'où êtes-vous, leur demanda Maximien, et quelle religion professez-vous ?
- Nous sommes, répondirent-ils, de nobles romains qui avons émigré dans les Gaules pour y prêcher la foi chrétienne.
- Si vous persistez dans cette folie, leur dit l'empereur, je vous ferai périr d'une mort cruelle : si vous sacrifiez aux dieux, je vous comblerai de richesses et d'honneurs.
- Tu crois nous effrayer par tes menaces, répondent les saints martyrs ; mais, pour nous, le Christ est la vie, et la mort est une grâce.

Quant aux richesses et aux honneurs, nous les avons quittés volontairement ; garde-les pour tes amis.

Si toi-même tu ne renonces pas à tes dieux, tu brûleras au fond de l'enfer."

 

Transporté de rage, Maximien abandonna les deux chrétiens à l'un des plus cruels exécuteurs des persécutions contre les chrétiens, nommé Rictiovarus, pour les torturer avec une violence extraordinaire.

Rictiovarus leur fit enfoncer sous les ongles des roseaux pointus ; mais ces roseaux se retournèrent contre les bourreaux et en blessèrent plusieurs ; il les fit jeter ensuite, en plein hiver, avec des meules de moulin au cou dans une rivière glacée, mais ils surnagèrent et ne sentirent pas le froid.

 

Ce fut ensuite le tour du supplice de la chaudière remplie de plomb fondu ; ce supplice fut inoffensif pour eux, comme les autres, mais une goutte jaillit sur l'œil du tortionnaire, qui en devint borgne. Sa fureur lui donna le courage de poursuivre, et les deux généreux martyrs furent jetés dans une autre chaudière bouillante, remplie d'un mélange de poix, de graisse et d'huile ; ils y entrèrent en chantant de pieux cantiques, et des anges vinrent les en faire sortir. Rictiovarus, fou de rage et sans doute saisi du démon, se jeta au milieu du brasier et s'y tordit dans le désespoir. Telle fut la fin de ce grand persécuteur, qui fit périr tant de chrétiens dans les Gaules.

 

Quant à Crépin et Crépinien, ils eurent la tête tranchée le lendemain.

 

Le culte de saint Crépin et de saint Crépinien est un de ceux qui sont restés les plus populaires ; des confréries furent établies sous leur vocable, de nombreuses églises bâties en leur honneur ; d'éclatants miracles furent obtenus par leur intercession.

 

Sources: 1, 2

 

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23 octobre 2026 5 23 /10 /octobre /2026 00:00
Saint Jean de Capistran († 1456)

Jean, né à Capistrano dans l'Abruzze en 1386, était fils d'un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays.

Après ses humanités, il fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit canonique et civil. On le pourvut d'une place de judicature, et un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui donna sa fille en mariage. Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s'évanouirent ces flatteuses espérances.

Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Sur ces entrefaites sa femme étant morte, il résolut de ne plus servir que Dieu. 

Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les Franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse. Le gardien, craignant que cette vocation ne fût l'effet d'un dépit passager plutôt que d'un mouvement de la grâce, voulut l'éprouver. Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d'un mauvais habit et la tête coiffée d'un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés. Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne lui coûtèrent plus. 

On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec dureté:
"Je rends grâces au Seigneur, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience."

Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession. 

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de Jésus sur la Croix. Embrasé d'amour pour Dieu, il faisait de sa vie une oraison continuelle: le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase: "Dieu, disait-il, m'a donné le nom de Jean, pour me faire le fils de Marie et l'ami de Jésus."

Ordonné prêtre, Jean fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les moeurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité.

Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l'envoya comme nonce en Sicile; puis le chargea au concile de Florence (1439) de travailler à la réunion des Latins et des Grecs. Nommé visiteur des couvents franciscains de Terre Sainte, il travailla à l’union des Arméniens dont il ramena des représentants au concile.

Le 27 novembre 1437, la délégation grecque envoyée au concile de Ferrare (1437) et conduite par l'empereur bizantin Jean VIII Paléologue (1425-1448) avait embarqué à Constantinople pour Venise. L'empereur était accompagné de 21 métropolites et évêques, dont le patriarche de Constantinople, et une suite d'archimandrites et de membres du clergé, jusqu'à concurrence d'environ 700. Marc d'Éphèse, Isidore de Kiev, Bessarion et André, archevêque de Rhodes étaient les personnalités les plus connues. Elle arriva à Venise en février, puis à Ferrare (Italie) en mars. Bessarion fut désigné avec le métropolite d'Éphèse Marc Eugénikos pour défendre la position de l'Église grecque (orthodoxe). Il prononça le discours inaugural le 8 octobre 1438. Si au départ il persista à condamner l'addition du filioque au Symbole de Nicée par l'Église latine (catholique), sa position évolua devant les arguments du dominicain Jean de Montenero, et il plaida pour la réconciliation des Églises devant la délégation grecque en avril 1439. Le patriarche Marc d'Éphèse contesta pour sa part le rapprochement catholique-orthodoxe. Malgré des pressions du Basileus, il sera le seul évêque à ne pas signer le texte du concile.

Image illustrative de l'article Santa Maria del FioreLe 6 juillet 1439 Bessarion lut la version grecque du décret d'Union des Églises à Santa Maria del Fiore. La version latine fut lue par le cardinal Giuliano Cesarini. La délégation grecque s'embarqua à Venise le 19 octobre 1439. Le métropolite de Moscou, Isidore de Kiev, adhèra à l’union des Églises au nom de l’Église russe. De retour à Moscou en 1441, il échoua à imposer l'Union. Le prince Vassili II (ou Basile II), grand Prince de Moscou, le fit enfermer dans un couvent et libèra l’Église russe de la tutelle des Byzantins. De son côté Bessarion échoua à imposer l'union à Constantinople... La masse du peuple byzantin est contre l’union des Églises et sa proclamation à Constantinople dut être remise jusqu’au 12 décembre 1452, mais ne fut finalement pas adoptée. On connaît la suite : 29 mai 1453 : chute de Constantinople, tueries, viols et sacrilèges. La fin d'un monde.

 

Ami de saint Bernardin de Sienne, Jean de Capistran le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre; il l'aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient. 

Nicolas V l'envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans.

 

À cette époque, Mahomet II menaçant l'Occident d'une complète invasion, tenait Belgrade assiégée. Il se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome.

Le Pape Calixte III chargea saint Jean de Capistran de prêcher une croisade: à la voix puissante de cet ami de Dieu, une armée de 40,000 hommes se leva; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche: "Par le secours de Jésus, Jean de Capistran remportera la victoire." Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait: "Victoire, Jésus, victoire!" Belgrade fut sauvée. C'était en l'an 1456... Trois mois après, saint Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis: "C'est maintenant, Seigneur, que Vous laisserez mourir en paix Votre serviteur," expira en disant une dernière fois: "Jésus". Il avait soixante et onze ans.

Sources : 1, 2, 3, 4

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22 octobre 2026 4 22 /10 /octobre /2026 00:00
Saintes Elodie et Nunillon, Martyres († 851)

Martyrologe Romain : À Huesca en Aragon, l’an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. [1]

 

En 851, Abd Al Rahman II, émir de Cordoue obligea tous les enfants issus d'un mariage mixte à embrasser l'Islam. Elodie et sa sœur Nunillon étaient concernées car filles d'une chrétienne et d'un musulman. Elles se réfugièrent chez une de leurs tantes maternelles, à Barbaste.

 

Découvertes et arrêtées, elles furent enfermées dans des cachots séparés. 

Selon la tradition aragonaise, Alodia et Nunilo étaient originaires du village de Adahuesca (Barbastro), et elles furent emprisonnées au château d'Alquézar. [2]

 

Le juge tenta de les persuader d'apostasier. Elles refusèrent et moururent martyres, décapitées, en 851, dans la région de Huesca, en Espagne, le 22 octobre. [3]

 

 

Sources : 1; 2; 3

 

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21 octobre 2026 3 21 /10 /octobre /2026 00:00
Vitrail Sainte Céline ( 1903 ) - église Saint-Mazeran - Broût-Vernet - 03

Vitrail Sainte Céline ( 1903 ) - église Saint-Mazeran - Broût-Vernet - 03

Elle avait épousé, très jeune, Emile, le comte de Laon. Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de cœur et de foi chrétienne. Ils prirent grand soin de l'éducation de leurs enfants qui devinrent tous trois prêtres. Le dernier nous est le plus connu, Rémi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin aux clercs de l'église Sainte-Marie de Laon. Il devint saint Rémi, l'archevêque de Reims Apôtre des Francs qui baptisa Clovis. (1)

 

D'après le Pseudo-Fortunat, Céline, de noble famille, avait épousé dans sa jeunesse Emilius, comte de Laon. Un ermite, Montanus qui habitait au milieu des bois de La Fère, prédit à Céline, après un triple avertissement reçu en songe, qu'elle enfanterait un garçon d'un rare mérite : Le Seigneur a daigné regarder la terre du haut du ciel, afin que toutes les nations du monde publient les merveilles de sa puissance et que les rois tiennent à honneur de le servir : Céline sera mère d’un fils qu’on nommera Remi ; je l’emploierai pour la délivrance de mon peuple. Et, dix mois plus tard, Remi vint au monde à Laon. (2)

 

Céline mourut très âgée et fut enterrée à Lavergny, près de Laon. Elle est fêtée le 21 octobre. (3)

 

À Laon, après 458, sainte Céline, mère des saints évêques Prince de Soissons et Remi de Reims.

Martyrologe romain (4)

Sources: 1, 2, 3, 4

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20 octobre 2026 2 20 /10 /octobre /2026 07:11

Dans les médias du monde entier, Fidel Castro s'est toujours présenté comme le commandant austère de la "révolution". Il affirmait publiquement ne gagner qu'un salaire d'environ quarante dollars par mois et ne posséder aucune richesse personnelle.

Mais derrière la propagande officielle et le modeste treillis militaire se cachait un train de vie digne d'un monarque absolu.

Cette double vie a été révélée et documentée par une source intime : Juan Reinaldo Sánchez, qui a été le garde du corps personnel de Castro pendant dix-sept ans.

Dans son livre témoignage de 2014, La Vie cachée de Fidel Castro, l'ancien lieutenant-colonel détruit le mythe. Il révèle que le dictateur possédait une île privée et secrète, Cayo Piedra, située au large de la baie des Cochons.

Loin du peuple cubain qui subissait les pénuries, Castro s'y rendait à bord de l'Aquarama II, son luxueux yacht personnel.

Pour décrire cette propriété exclusive, Sánchez emploie les mots exacts de : "un paradis pour millionnaires".

Dans son ouvrage, il détaille ce quotidien surréaliste en ces termes précis, évoquant un environnement fait de : "yacht, de parties de chasse sous-marine, piscine d'eau douce et une armée de gardes et de serviteurs".

Cette accumulation de richesses occultes n'a pas échappé aux observateurs internationaux. En 2006, le prestigieux magazine financier américain Forbes a mené l'enquête sur la fortune des chefs d'État.

Leur conclusion a fait l'effet d'une bombe : Forbes a estimé la fortune personnelle de Fidel Castro à 900 millions de dollars.

D'où venait cet argent colossal ? Le magazine précise que le dirigeant s'appropriait directement les profits d'un vaste réseau d'entreprises d'État. Il contrôlait personnellement un immense conglomérat commercial (Cimex), un palais des congrès (El Palacio de Convenciones) et une entreprise d'exportation médicale (Medicuba), confondant purement et simplement le trésor national avec son portefeuille privé.

L'idole absolue de l'extrême-gauche mondiale exigeait de son peuple des sacrifices quotidiens pour détruire le capitalisme, tout en profitant secrètement de l'un des trains de vie les plus exclusifs et luxueux de la planète.

Cf. Auguste Bardamu sur x

 

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20 octobre 2026 2 20 /10 /octobre /2026 00:00

Sainte-Adeline--abbesse-en-Normandie----v.-1125-.jpg

Petite-fille de Guillaume le Conquérant et une noble dame de cette famille de Normandie (1),  Adeline fut la première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches" (appelées ainsi en raison de la couleur de leur habit) à Mortain dans le département de la Manche en Normandie. (2)

La Règle suivie par cette maison religieuse était celle de saint Benoît avec quelques observances de la tradition cistercienne. (3)

 

"Sœur de saint Vital, abbé de Savigny, elle était comme lui attirée par la vie monastique et fonda un groupe de moniales au Neufbourg près de Mortain. Lorsque Vital fit bâtir un couvent à Mortain, la communauté s'y installa en adoptant la règle et l'habit de Cîteaux. On l'appela " abbaye des Dames Blanches " et plus tard " Abbaye Blanche ". Avec Adeline on fête ce jour les autres saints de Savigny, saint Geoffroy, abbé, et saint Guillaume Niobé, religieux." (diocèse de Coutances et Avranches - calendrier diocésain)


À Savigny en Normandie, vers 1125, sainte Adeline, première abbesse du monastère de Mortain, qu’elle avait construit avec l’aide de son frère saint Vital.  (4)

 

Martyrologe romain

 

 

Sources: (1); (2); (3); (4)

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19 octobre 2026 1 19 /10 /octobre /2026 16:55

La liberté 
(le droit pour les 1% de s'enrichir indéfiniment)

sur le dos des 99%

Et l’égalité ... ?

L’Égalité.. des égaux dans la pauvreté ...

... L’impasse des droits de l’homme de 1789.

La Révolution française et plus globalement la République font parfois de belles promesses. L'égalité a toujours été un pilier de la propagande révolutionnaire pourtant on sait bien que seuls les bourgeois (avocats, journalistes, militaires gradés et médecins) ont eu des postes dans les institutions, aujourd'hui encore on voit bien que l'égalité promise n'est toujours pas atteinte. Et que dire de la fraternité... La Terreur est-elle fraternelle ? La conscription est-elle fraternelle ? La guerre civile est-elle fraternelle ? Il ne s'agit pas de prétendre que la monarchie est parfaite mais que la République et la Révolution manipulent les Français par leurs mensonges et même dans les écoles.
 

"Fichez-nous le camp, plus de dix-huit francs !" 

Pour goûter cette chanson, il faut savoir que dix-huit francs, c'était l'indemnité quotidienne des députés depuis 1789 — devenue le sobriquet dont on affublait les parlementaires : les « dix-huit francs ». Cette chanson royaliste, datable du milieu des années 1790, est le ras-le-bol chanté du Parisien ordinaire : des assemblées arrogantes, des impôts et du timbre, une égalité qui n'est qu'"égalité en infortune" — et une conclusion sans ambiguïté : "Fuyez et rendez-nous le Roi." Un pamphlet chanté qui montre qu'entre la Terreur et le Directoire, la rue parisienne ne chantait pas que des hymnes républicains. Son auteur est inconnu

 

La version utilisée : 

Paroles : 

Le Parisien un jour dira
À ce Sénat plein d'arrogance,
En ce beau jour dans peu viendra,
Oui, vous avez perdu la France.

Fichez-nous le camp,
Plus de dix-huit francs,
Vous n'en aurez pas davantage.
Vous n'en aurez pas davantage.

Pour supprimer tous les abus,
Nous formons un Aréopage.
Mais nous nous sommes aperçus
Qu'il est des fous à tout âge.

Fichez-nous le camp,
Plus de dix-huit francs,
Vous n'en aurez pas davantage.
Vous n'en aurez pas davantage.

Par votre timbre et vos impôts,
Aux Français la peine est commune.
Vous nous avez rendus égaux
Mais c'est égaux en infortune.

Fichez-nous le camp,
Plus de dix-huit francs,
Vous n'en aurez pas davantage.
Vous n'en aurez pas davantage.

Nous avons cru sous votre loi,
Que nous serions dans l'abondance.
Fuyez et rendez-nous le Roi,
Dans lui seul est notre espérance.
Ce sont ses enfants
Qui sont repentants,
Son cœur n'en veut pas davantage.
Son cœur n'en veut pas davantage.

 

-----------------------------------

Illustrations :

-Introduction officielle du CAL.
Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790 – 1790.
Aquarelle d'une carmélite de Compiègne - XVIIIe siècle.
Bonaparte fait tirer à mitraille sur les sectionnaires - Yan'Dargent – 1866.
La Seine en 1785.
Affrontement entre les Suisses et les insurgés - Henri-Paul Motte – 1892.
La violation - Hubert Robert - XVIIIe siècle.
Saint Paul à l'aréopage d'Athènes.
Noyades de Nantes - Vers 1798.
Massacre de femmes à la Salpêtrière – 1792.
Assemblée révolutionnaire.
Massacre des prêtres à la prison des Carmes - XVIIIe siècle.
La prise des Tuileries le 10 août 1792 - Jean Duplessis-Bertaux – 1793.
Vitrail de l'église des Lucs-sur-Boulogne - Fournier – 1902.
Les vivants défendent leurs morts - Georges Clairin - XIXe siècle.
La conscription forcée de 1793.
La mort de Robespierre - Aliprandi Giacomo - Vers 1799.
Le club des Jacobins – 1792.
Pillage d'une église en 1793 - Victor Henri Juglar - Vers 1885.
Louis XVI en habit de l'Ordre du Saint-Esprit - Alexandre Roslin - Vers 1782.
Louis XVI - Joseph Duplessis - Vers 1774.
Louis XVI - Joseph Duplessis – 1777.
Louis XVI en costume de sacre - Antoine-François Callet – 1779.
Drapeau blanc.
Logo du CAL.
Le Roi Louis XX le 4 mai 2019, à l’enterrement du Grand-Duc Jean de Luxembourg.
Logo de la section lilloise du CAL.

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19 octobre 2026 1 19 /10 /octobre /2026 15:58
Le pape nomme les membres de la commission consultative théologique du Vatican, une commission clé

Le pape Léon a nommé aujourd'hui plus de 20 membres au sein de l'organe théologique conseillant la Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

Certains d'entre eux remettent en question l'enseignement de l'Église sur l'ordination et la sexualité, plaidant pour des diacres femmes & pour que l'Église mette à jour son enseignement moral.

Une série de nouveaux membres de la Commission théologique internationale ont été nommés aujourd'hui, dont certains sont remarquables pour leur position remettant en question la doctrine catholique sur des questions clés.


Les membres siégeront pour un mandat de cinq ans, et certains des nouveaux venus suscitent des interrogations en raison de leur remise en question de l'enseignement catholique sur l'ordination et l'homosexualité.


Une série de nouveaux membres de la Commission théologique internationale ont été nommés aujourd'hui, constituant ainsi les nouveaux visages de cette organisation qui fait office d'organe consultatif auprès du Dicastère pour la doctrine de la foi.  

Depuis sa chambre de convalescence au Palais apostolique, Léon XIV a finalisé la nouvelle composition de la Commission théologique internationale (CTI), après la fin du mandat de cinq ans des membres précédents. Il a nommé 24 nouveaux membres de la CTI, choisissant des clercs et des laïcs, hommes et femmes, originaires d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud.  

Le pape nomme les membres de la commission consultative théologique du Vatican, une commission clé.

Les membres siégeront pour un mandat de cinq ans, et certains des nouveaux venus suscitent des interrogations en raison de leur remise en question de l'enseignement catholique sur l'ordination et l'homosexualité.

 

Michael Haynes

 

Une série de nouveaux membres de la Commission théologique internationale ont été nommés aujourd'hui, constituant ainsi les nouveaux visages de cette organisation qui fait office d'organe consultatif auprès du Dicastère pour la doctrine de la foi.  

Depuis sa chambre de convalescence au Palais apostolique, Léon XIV a finalisé la nouvelle composition de la Commission théologique internationale (CTI), après la fin du mandat de cinq ans des membres précédents. Il a nommé 24 nouveaux membres de la CTI, choisissant des clercs et des laïcs, hommes et femmes, originaires d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud.  

Le Royaume-Uni est représenté par Sara Parvis, professeure agrégée à la Faculté de théologie de l'Université d'Édimbourg. Les États-Unis sont quant à eux représentés par deux membres : Emmanuel Anatolios, directeur du département de théologie de l'Université de Notre-Dame, et Boyd Taylor Coolman, professeur agrégé au département de théologie du Boston College. 

Créé par le pape Paul VI, le Centre international de théologie (ITC) opère sous l'égide du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) et a pour président le cardinal Victor Manuel Fernández, préfet du DDF. Mgr Piero Coda, haut fonctionnaire du Vatican, occupe le poste de secrétaire de l'ITC, fonction qui semble inchangée. 

Bien que n'étant pas un rôle prépondérant, l'appartenance au CTI confère à ses membres une influence significative sur le travail théologique de la Doctrine de la Foi et, par conséquent, sur celui du Saint-Siège. De ce fait, la nomination de membres en désaccord avec l'enseignement catholique sur certains points est toujours notable.  

L'intégration de Sara Parvis parmi les nouveaux diacres a suscité des interrogations, compte tenu de ses positions favorables à l'ordination des femmes au diaconat – une question sur laquelle l'Église s'est toujours prononcée contre. "Le rétablissement du diaconat pour les femmes offrirait une vocation nouvelle et spécifiquement ecclésiale, qu'elle soit ou non liée à la vocation à la vie religieuse", affirmait-elle dans un essai publié en 2024.  

Une autre membre, Claudia Leal Luna – professeure à l’Institut pontifical de théologie Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille à Rome – a soutenu que l’enseignement moral de l’Église devait être actualisé pour mieux refléter la société et les réalités de la biologie. Commentant le décret du Vatican de mars 2021 qui rejetait la possibilité de bénir les unions entre personnes de même sexe, Luna a affirmé que le dialogue de l’Église catholique avec la pensée moderne sur la sexualité était insuffisant.  

"Cela signifie", a-t-elle déclaré, "que la morale sexuelle de la tradition chrétienne doit encore progresser sur certains plans, conformément à la philosophie, à la psychologie, à la sociologie et même à la biologie des dernières décennies."

  

Luna a poursuivi :  

"D’un autre côté, au sein des institutions, il existe toujours un noyau dur qui veille à l’interprétation de la loi et tend à prôner une interprétation plus restrictive. Ce que nous, catholiques, pouvons exiger, c’est qu’on nous dise non seulement ce qui est exclu, mais aussi ce qui est inclus. Je suis convaincu que la sensibilité des catholiques du monde entier est profondément choquée par ce texte [qui rejette les bénédictions pour les couples de même sexe]."

 

Parmi les nouveaux membres de l'ITC figure également le théologien autrichien Jan-Heiner Tück, proche du cardinal Christoph Schönborn. Pendant de nombreuses années, les idées théologiques de Schönborn ont ouvert la voie aux théologiens hétérodoxes, notamment par sa remise en question de l'enseignement catholique sur l'homosexualité et le célibat des prêtres, encourageant ainsi de nombreux jeunes disciples. Son influence sur les synodes importants du Vatican et sur le Catéchisme actuel a également fait de lui une figure incontournable au Vatican, et ses arguments conservent encore du poids même après sa retraite de l'archidiocèse de Vienne au début de l'année dernière.

 

De par sa nature consultative, le CTI reste généralement discret et publie ses documents de façon irrégulière. Ces dernières années, ses publications ont été peu nombreuses, la plus commentée étant sans doute le texte d'avril 2025 qui appelle à une date commune pour Pâques, partagée par tous les chrétiens.

 

La Commission a également publié, début septembre de cette année , un texte axé sur les questions écologiques, appelant à une conversion écologique et à une fraternité œcuménique pour répondre aux enjeux climatiques. Elle y décrit l’Eucharistie comme une "école écologique"  d’où émane "une spiritualité capable de soutenir et d’encourager la conversion écologique dont nous avons si urgemment besoin en tant que famille humaine".

 

Michael Haynes est un journaliste anglais membre du corps de presse du Saint-Siège. Il est correspondant au Vatican pour le Catholic Herald , et les lecteurs peuvent le suivre sur Per Mariam et sur X (@MLJHaynes ). 

 

Source : 

https://thecatholicherald.com/article/pope-names-members-of-vatican-s-key-advisory-theology-commission
Via Michael Haynes sur x
https://x.com/MLJHaynes/status/2112178724623839710

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Add. 20-10-2026.

Lire aussi :

> "Dieu ne bénit pas le péché" : la théologienne qui avait critiqué ce document entre dans la Commission Théologique. Claudia Leal Luna est la théologienne qui, en mars 2021, avait publiquement critiqué le document dans lequel la Congrégation pour la doctrine de la foi déclarait que l'Église n'avait pas le pouvoir de bénir les unions homosexuelles, et avait qualifié son approche anthropologique de "quelque peu fossilisé. " Via https://x.com/Infovaticana/status/2112459392171790645

 

La Commission théologique existe pour assister le Dicastère pour la doctrine de la foi dans l’examen de questions théologiques importantes. Elle n’exerce pas le Magistère, mais son travail peut exercer une influence considérable sur la manière dont ces questions sont comprises et traitées à Rome.

Parmi les nouveaux membres figurent deux lauréats du prix Ratzinger, Michel Fédou et Paul Béré, aux côtés de l’éminent spécialiste des Pères de l’Église Khaled Anatolios. On trouve également Jan-Heiner Tück, associé à la revue théologique Communio, qui a critiqué certains aspects du Chemin synodal allemand et de ses implications pour l’autorité épiscopale. Par ailleurs, Claudia Leal Luna rejoint la Commission en provenance de l’Institut Jean-Paul II reconstitué, dont la transformation sous François a elle-même fait l’objet d’une controverse considérable. Elle a également participé à la récente réunion marquant les dix ans d’Amoris Laetitia. Le théologien influent Piero Coda, étroitement associé à la théologie de la synodalité, demeure le secrétaire général de la Commission.

Peut-être le détail le plus important, cependant, est-il de ceux qui pourraient facilement passer inaperçus. Selon les statuts de la Commission, ces nominations sont faites par le pape sur proposition du préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi. Ce préfet n’est autre, bien sûr, que le cardinal Víctor Manuel Fernández. Cela n’exonère pas Léon de sa responsabilité pour ces nominations, qu’il a approuvées, mais cela signifie que nous devrions être prudents en interprétant chaque nom comme une expression des priorités théologiques personnelles du pape.

Ce qui émerge, c’est une Commission regroupant des théologiens issus de traditions intellectuelles assez différentes, avec une représentation géographique substantiellement plus large.

La question fondamentale est de savoir si la Commission abordera les grandes questions doctrinales auxquelles est confrontée l’Église à partir du dépôt de la foi reçu, en cherchant à approfondir notre compréhension de celui-ci, ou si certains tenteront de traiter des questions réglées définitivement comme si elles restaient ouvertes à une renégociation.

Le développement théologique authentique n’est pas une réinvention de la doctrine. C’est l’approfondissement de la compréhension qu’a l’Église de la vérité qu’elle a reçue, en continuité avec l’Écriture sainte, la Tradition et le Magistère.

Léon XIV vient d’approuver une Commission qui contribuera à façonner les discussions théologiques de Rome jusqu’en 2031. 

 

Cf. Mark Lambert sur x

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19 octobre 2026 1 19 /10 /octobre /2026 00:00
Saint René Goupil, Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et saints Martyrs Canadiens, missionaires s.j. († 1642/1649)

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) une vaillante légion de Jésuites travaillait, dans le Canada encore à peu près sauvage, à la conversion de peuplades féroces, parmi lesquelles étaient surtout les Iroquois. Alors s'ouvrit pour les missionnaires ce que l'on a justement appelé "l'ère des martyrs".

 

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église Universelle.

 

Saint-Isaac-Jogues.png
Saint Isaac Joguès

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer de ses chrétiens, prisonniers des Iroquois. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme d'un martyre glorieux. Parmi ses compagnons d'apostolat, les coadjuteurs  René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi sous la hache des iroquois, en haine de la religion chrétienne.

 

En 1648, le Père  Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d'un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

 

Saint-Jean-Brebeuf--Pretre-jesuite.jpg

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices. On pique d'abord le Père de Brébeuf avec des alènes rougies au feu, on promène sur ses membres des tisons embrasés, on lui enlève la peau de la tête en forme de couronne. Pour l'empêcher d'exhorter ses fidèles, les bourreaux lui coupent les lèvres, la langue et le nez, lui fendent la bouche jusqu'aux oreilles, enfoncent un fer rouge dans sa gorge ; ils coupent des lambeaux de sa chair, les font rôtir et les mangent sous ses yeux. Ils jettent ensuite de l'eau bouillante sur sa tête, enduisent son corps de résine et le font griller lentement ; enfin, un chef iroquois lui arrache le cœur, le dévore et boit le sang du martyr. Le Père Lalemant subit un supplice du même genre pendant seize heures et eut enfin le crâne fracassé à coups de hache.

 

 

Au nombre des autres victimes des Iroquois furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l'héroïque exercice de leur apostolat.

 

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces admirables martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930.

Le pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada.

 

Ces saints catholiques sont liturgiquement commémorés le 19 octobre par l'Église catholique, ou le 26 septembre au Canada.

 

Chanson peu connue écrite par Théodore Botrel à la fin du XIXe siècle et interprété par Fabienne Thibeault, elle raconte l'histoire de saint René Goupil, jésuite, missionnaire et martyr.


PAROLES:
Pour toi, maman, ce petit mot,
Car ton René, ton petiot,
Là-bas, là-bas, missionnaire,
Au fond des bois, si loin qu'il soit,
Pense toujours à toi, Ma bonne mère,

Peut-être m'a-t-on devancé,
Chère maman, pour t'annoncer
A mon sujet, nouvelle amère...
Le saurais-tu?... J'ai peur un brin...
De te causer quelque chagrin,
Ma douce mère!

Nommé pour le pays huron,
Du Père Jogues compagnon,
Nous traversions une rivière...
Les Iroquois nous ont surpris.
Je suis bien loin de mon pays
Et de ma mère!

De Jésus béni soit le nom!...
Aidé de mon saint compagnon,
J'ai pu gravir un dur Calvaire;
Mais je pensais alors à toi,
Je te voyais prier pour moi,
Pieuse mère!

Malgré notre captivité,
Nous prêchons Dieu sans arrêter,
Oh! quel apôtre que ce Père!
Quelques indiens sont convertis,
J'ai baptisé des tout petits:
Quel bonheur! Mère!

Si tu me voyais triomphant,
Lorsque de l'âme d'un enfant
Je fais monter une prière;
Sur les fronts, je trace la croix,
Comme tu me faisais, parfois,
Ma tendre mère!

Celui qui vient finir ce mot,
Ce n'est plus votre petiot,
Votre René missionnaire:
Il s'est envolé vers le ciel,
Jou-ir d' un bonheur éternel,
O sainte mère!

On avait juré qu'il mourrait;
Hier, au bord de la forêt,
Nous étions tous deux en prière;
Soudain parut un forcené,
Sa main frappa votre René...
Courage! O mère!

Vous receverez, rougi de sang,
Le chapelet de votre enfanT:
Baisez cette relique chère:
Vous êtes mère d'un martyr!...
Moi. Jogues, puis le garantir,
Heureuse mère!

 

Dans la video ci-dessus, les scènes sont tirées du film canadien Blake Robe qui s'inspire de la vie de Pierre-Joseph-Marie Chaumonot, un père Jésuite. Mais ce film n'est jamais sortie en France... et il n'a même pas été doublé en français.

Saints Isaac Joguès, Jean de Brébeuf, et Compagnons

Saints Isaac Joguès, Jean de Brébeuf, et Compagnons

Sources

www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20141019&id=13610&fd=0

https://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_canadiens

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18 octobre 2026 7 18 /10 /octobre /2026 00:00

Patron des médecins, des sculpteurs et des peintres.

Saint Luc l'évangéliste en peintre, Guerchin, 1562

Saint Luc l'évangéliste en peintre, Guerchin, 1562

Né à Antioche en Syrie au Ier siècle, on ignore si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. (1)

 

Juif hellénisé (comme l'atteste sa maîtrise du grec hébraïsé de la Septante et de la Synagogue de la diaspora juive), la tradition le considère comme l'auteur de l'Évangile qui porte son nom ainsi que des Actes des Apôtres. (2)

 

Certaines traditions soutiennent que Luc est devenu disciple direct de Jésus avant l'Ascension, tandis que d'autres soutiennent qu'il n'est devenu croyant qu'après. Après la conversion de saint Paul, Luc l'accompagna comme médecin personnel – et, de fait, comme une sorte de biographe, puisque les voyages de Paul durant lesquels Luc l'accompagna occupent une grande partie des Actes des Apôtres.

 

Irénée de Lyon notait dans son livre Adversus Haereses (vers 180) : "De son côté, Luc, le compagnon de Paul, consigna en un livre l'Évangile que prêchait celui-ci". Adv Haer 3,1,1 

 

"Compagnon de voyage de Paul qu'il a probablement rencontré à Antioche où il était médecin, Luc n'a pas connu personnellement Jésus. Il appartient à la troisième génération de disciples, mais il s'inscrit dans une tradition de transmission, et il cherche à montrer que les évènements qu'il raconte après avoir fait un véritable travail d'historien, manifestent l'accomplissement du salut promis par Dieu aux hommes.

 

"Luc [...] appartenait donc à une communauté fondée par Paul. Leurs théologies sont très proches.

Dès les premiers chapitres (de son évangile), avec les récits de l'enfance, il montre que Jésus est le descendant de David, le Messie, le Christ, le Sauveur, le Seigneur et qu'en lui la bonne nouvelle prend sa plénitude de sens.

L'irruption du salut donné par Dieu se fait 'aujourd'hui' (le mot revient tout au long du récit), chaque fois qu'un cœur est prêt à l'accueillir.

[...] Poète, il est le seul des évangélistes, à faire entendre les hymnes de Zacharie, de Marie, des anges, et de Syméon." (Missel des dimanches 2025, Cerf, Édition collective es Éditeurs de liturgie, p. 179-180.)

 

L'historien des débuts de la vie de l'Église

 

Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l'historien des débuts de la vie de l'Église jusqu'au premier séjour de saint Paul à Rome. (Martyrologe romain)

 

Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut très habile médecin (Col 4,14), et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

 

Il possédait une culture grecque vaste et une connaissance approfondie de la tradition et des observances juives, comme les observances alimentaires (Ac 10), le culte juif synagogal du sabbat à Antioche de Pisidie, composé de la lecture de la Loi et des Prophètes, et d'une parole d’exhortation qui est un commentaire homilétique de l'Écriture (Ac 13, 14-15).

 

On n'a pas connaissance dans l'Antiquité d'un païen aussi fin connaisseur du judaïsme et de la Septante. Une hypothèse récente établit que Luc viendrait de la mouvance des Craignant-Dieu, c'est-à-dire des païens attirés par le judaïsme et vivant dans son orbite. (3)

 

Pentecôte

Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte - ou envoi de l'Esprit-Saint sur les Apôtres que Luc affiche comme l'évènement fondateur de la Chrétienté - (Ac 1,13-14), et partit pour évangéliser Antioche, sa patrie.

 

Plein d'enthousiasme pour le génie de saint Paul, Luc le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux ; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances et persécutions. 

 

Après la mort du grand apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Il rédige en Grèce, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint, ses deux ouvrages, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres.

 

Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du Sauveur, de l'Annonciation et de la Visitation. Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi.

 

"L'Évangile selon Luc + les Actes des Apôtres sont situés de manière habituelle dans les années 80, mais ils pourraient bien être aussi des années 60. L'Évangile selon Marc est situé autour des années 60 après l'avoir été autour des années 70, mais il pourrait bien être des années 50. L'Évangile selon Jean est situé autour des années 90, mais à cause de son caractère mystique et de certaines caractéristiques relevant de la topographie et de la chronologie il pourrait bien être des années 60." (4)

 

Les Actes des Apôtres sont la suite de l'Évangile selon Luc. D'un point de vue historien, ils ont été considérés comme rapportant des récits sur l'histoire des origines du christianisme. Leur premier objectif pourrait avoir été de montrer aux disciples de Jésus que le message de Pierre et de Paul est tout aussi légitime que celui de Jacques le Juste si ce n'est plus et de présenter les apôtres Pierre et Paul comme les continuateurs principaux de l'oeuvre de leur maître, le Messie Jésus.(5)

 

Cette oeuvre (Évangile selon Luc + Actes des Apôtres) attribuée à Luc, [...] présente l'activité religieuse du mouvement des disciples de Jésus à ses débuts."(6)

 

Pour les exégètes, l'auteur "lucanien" expose comment Dieu se détourne d'Israël qui refuse le Messie pour adopter l'universalité du monde gréco-romain, tout en situant l'Église dans l'exacte continuité d'Israël, dans une volonté de tenir ensemble les Judéens qui accueillent Jésus-Messie et les Gréco-Romains "craignant Dieu".(7)

 

Simon Claude Mimouni avance l'hypothèse que les élites judéennes disparues de certaines régions de la Diaspora romaine de langue grecque entre 70 et 135, voire après, consécutivement à la destruction du Temple de Jérusalem, "n'ont pas tout simplement adhéré au mouvement chrétien, [...] et n'existant plus désormais que comme chrétiennes. [...] Auquel cas, les Actes des Apôtres, quelques décennies plus tard auraient joué leur rôle auprès des Judéens de la Diaspora romaine." (8)

 

Les autorités chrétiennes de la seconde moitié du IIe siècle (150-200) ont intégré l'Évangile selon Luc au corpus des Évangiles, en constituant ainsi le "premier canon dont le document de Muratori pourrait en être le témoin principal." (9)

 

La tradition lui attribue plusieurs icônes de la mère du Christ, et l'un des portraits sacrés qui lui sont attribués – connu sous le titre "Le Salut du peuple romain" – subsiste encore aujourd'hui dans la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Saint-Luc-Evangeliste.jpg
Saint Luc, Évangéliste

 

Un tableau de la Vierge Marie fut retrouvé à Jérusalem quelques années après sa mort : on considère que saint Luc en est l'auteur. (10)

 

D'après une tradition, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait [Selon la tradition, la représentation de "Notre-Dame du Perpétuel Secours" est tiré de ce premier dessin] ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait béni en disant : "Ma grâce sera toujours avec cette image."

 

Les Madones de saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. 

 

C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit: "Elle méditait toutes ces choses en son cœur", ce qui veut dire qu'avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.(11)

 

Icône Salus Populi Romani. Après restoration. chapelle Pauline (ou Borghese) de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome. Selon la Tradition, elle est attribuée à l'évangéliste saint Luc.

 

 

Après le martyre de saint Paul en 67, Luc aurait prêché ailleurs en Méditerranée et aurait répandu son sang pour la foi, à l'âge de 84 ans, soit dans le Péloponnèse, soit en Bithynie.(12)

Saint Luc, fêté le 18 octobre, dans Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011. (13)

Saint Luc, fêté le 18 octobre, dans Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011. (13)

Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.

En France, l'Académie de Saint-Luc préfigurait avant la Révolution l'Académie des Beaux-Arts.

Saint Luc est représenté accompagné ou symbolisé par un taureau. (13)

Saint Luc, Évangéliste, Patron des médecins (Ier s.)

"Je m’engage à suivre Luc, Saint Patron des soignants, en montrant par mon attention aux autres que le seul souhait du Sauveur est de nous guérir de notre mal intérieur par Sa Miséricorde pour pouvoir ainsi accéder au Royaume de l’amour éternel qui nous unit au Seigneur !" (Mgr JM LE GALL Twitter)(14)

Saint Luc peignant la Madone, Andrea Delitio, 1477

Saint Luc peignant la Madone, Andrea Delitio, 1477

Sources :

 

(1) l'Évangile au quotidien

(2) Wikipedia

(3) Daniel Marguerat, Le Judaïsme synagogal dans les Actes des Apôtres, dans Les Judaïsmes dans tous leurs états, aux Ier – IIIe siècles (Les Judéens des Synagogues, les chrétiens et les rabbins), Actes du Colloque de Lausanne, 12 – 14 décembre 2012, publiés sous la direction de Claire Clivaz, Simon Claude Mimouni et Bernard Pouderon, Brepols 2015 , p. 182-184

(4) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, Bayard, Italie 2018, p. 21

(5) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid.,, p. 88-90

(6) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p.  117

(7) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 103

(8) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 108

(9) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 99

(10) Priya Hemenway, Saints, Evergreen, Taschen 2007 p. 57

(11) Nominis

(12) https://www.catholicnewsagency.com/news/21180/st-luke-the-physician-and-companion-of-st-paul-who-chronicled-the-life-of-jesus

(13) Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 115

(14) Marguerite-Marie Thiollier, Dictionnaire des religions, Collection Marabout Université, Saint-Amand 1982, p. 222-223

(15) https://twitter.com/mgrjmlegall/status/1582236232255696896?s=20&t=6ZoGcFKqBt-pkUx0w-XwLw

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17 octobre 2026 6 17 /10 /octobre /2026 00:00
Saint Baudouin Archidiacre de Laon (+ 679)

De la lignée des Sicambres, fils de sainte Salaberge, archidiacre de Laon dans l’Aisne au temps des rois mérovingiens, au VIIe siècle, Baudouin est assassiné par les gens d'Ebroïn, maire du palais de Neustrie qui le considérait comme un partisan du royaume ennemi, l'Austrasie.

 

En 679, l’armée d’Ébroïn écrase celle de Pépin II, maire du palais du royaume d’Austrasie. Pépin s’enfuit, mais son demi-frère Martin se réfugie à Laon. Pour éviter un siège difficile de la ville de Laon, Ébroïn envoya deux émissaires pour parlementer, mais il s’agit d’un piège. Les deux émissaires promirent la vie sauve à Baudouin et Martin contre leur reddition. À peine s'étaient-ils rendus qu'ils furent assassinés.


Une ruelle de Laon porte le nom de Fontaine-Saint-Bauduin, marquant l‘endroit où il aurait été assassiné en 679. (Auguste Matton, Dictionnaire topographique du département de l‘Aisne comprenant les noms de lieu anciens et modernes, vol. 2, p. 244, éd. Imprimerie nationale, 1871)

 

Il fut inhumé, comme martyr dans l’abbaye Notre-Dame de Laon par sa sœur, sainte Anstrude qui en était abbesse.

 

Son nom en étymologie germanique veut dire audacieux ou courageux (bald) et ami (win). Le saint est fêté le 17 octobre.

 

Sources:

Nominis

Herodote

Wikipedia

 

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16 octobre 2026 5 16 /10 /octobre /2026 00:00
Sainte Edwige (1174- † 1243)

Duchesse de Silésie et de Pologne, elle mena une vie de foi intense : jeûnes prolongés, endurance au froid, ascèse acceptée d'un commun accord par les deux époux dans leurs relations conjugales.

Edwige et son époux vécurent d’une manière très pieuse. Elle a une vie exemplaire, aidant les nécessiteux, marchant pieds-nus en toute saison, distribuant sa fortune à l’Église et aux pauvres.

Sa sœur Agnès a épousé Philippe Auguste, roi de France. Sa sœur Mechtilde, est devenue abbesse de Kissingen.

Avec courage, elle porta le veuvage et le deuil de six de ses enfants.

Elle se retira à l'abbaye de Trzebnicz chez sa fille, abbesse cistercienne. C'est là qu'elle décède le 14 octobre 1243 et où elle a été inhumée. Certaines de ses reliques sont conservées à l'abbaye d'Andechs.

Edwige est canonisée en 1267 par le pape Clément IV. Sainte Hedwige de Silésie est fêtée le 16 octobre.

Elle est la patronne de Berlin, de la Silésie et de sa capitale Wrocław, (l'ancienne Breslau), de Trzebnica (l'ancienne Trebnitz), du diocèse de Görlitz, d’Andechs et de Cracovie.

 

Sources : (1) ; (2 ) ; Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 62.

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15 octobre 2026 4 15 /10 /octobre /2026 06:05

L'ayatollah Khomeiny promettait la liberté. Il a fait fusiller ceux qui l'avaient porté au pouvoir.

 

En 1978, la révolution iranienne n'est pas l'œuvre des mollahs seuls. Trois forces de gauche combattent le Shah à ses côtés.

 

>Les Moudjahidine du peuple mêlent un islam chiite réinterprété et des idées marxistes : lutte des classes, société sans classes, guérilla. On les appelle souvent islamo-marxistes.

>Les Fedayin sont des marxistes-léninistes classiques, partisans de la lutte armée.

>Le Tudeh est le parti communiste pro-soviétique, orthodoxe, qui voit dans Khomeiny un allié anti-impérialiste.

 

Tous ont déjà payé sous le Shah. Prisons, torture, exécutions. Le 1er février 1979, ils accueillent Khomeiny à Téhéran comme le visage de la rupture. L'islamiste et la gauche se sont alliés contre l'ennemi commun. Le vieil ayatollah parle de fin du despotisme et d'un gouvernement du peuple. Le Tudeh le soutient ouvertement. Puis il fait adopter le velayat-e faqih. Le pouvoir absolu du juriste religieux, au-dessus du Parlement et de la justice. Les alliés de la veille deviennent des obstacles. Le 20 juin 1981, alors que le Parlement s'apprête à destituer le président Bani-Sadr, des centaines de milliers de personnes descendent dans la rue. Des responsables du régime qualifient les manifestants d'ennemis de Dieu. L'âge n'entre pas en ligne de compte. Le lendemain, le poète Saeed Soltanpour est passé par les armes avec quatorze autres opposants de gauche. Le motif : inimitié envers Dieu et corruption sur terre. Huit jours plus tard, un attentat ravage le siège du Parti de la république islamique et tue l'ayatollah Beheshti avec des dizaines de cadres. Le régime désigne les Moudjahidine et transforme la réplique en campagne d'extermination.

 

Les pelotons tournent chaque nuit à Evin. À la mi-août 1981, la radio de Téhéran a déjà annoncé environ 500 exécutions depuis la chute de Bani-Sadr. En décembre, les bilans officiels évoquent près de 1 800 guérilleros de gauche fusillés. Le collectif de chercheurs Rastyad a depuis identifié plus de 3 500 victimes entre juin 1981 et mars 1982, dans 85 villes, à partir des communiqués du régime lui-même.

 

Le parti communiste Tudeh, qui avait soutenu Khomeiny plus longtemps que les autres au nom de la lutte anti-impérialiste, croit être épargné. En 1983, ses dirigeants sont arrêtés et forcés à des aveux filmés. Une partie de ses cadres est ensuite exécutée.

 

Ceux qui avaient cru renverser un tyran ont été alignés contre un mur par le suivant. Khomeiny n'a pas trahi la révolution en chemin. Il l'a terminée le jour où ses alliés sont devenus inutiles.

 

Cf. https://x.com/AugusteBardamu/status/2108806839869608260?s=20

 

 

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15 octobre 2026 4 15 /10 /octobre /2026 00:00

L'amour n'est jamais oisif.

(1)

Thérèse d'Avila (en espagnol Teresa de Ávila), en religion Thérèse de Jésus, naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Teresa Sanchez Cepeda Davila y Ahumada est née dans la ville castillane d'Avila au cours de l'année 1515, troisième enfant d'une famille issue de marchands juifs convertis au christianisme sous le règne du roi Ferdinand et de la reine Isabelle. Son père Alphonsus était devenu un ardent catholique, avec une collection de livres spirituels du type que sa fille composerait plus tard elle-même.(2)

Dès l'âge le plus tendre, un fait révéla ce qu'elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu'elle aimait plus que les autres ; ils se réunissaient pour lire ensemble la vie des saints : "Quoi ! lui dit-elle, les martyrs verront Dieu toujours, toujours ! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs nous aussi, pour aller au ciel." Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue ; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel.(3) Une intuition lui dit que les biens éphémères d'ici-bas pèsent peu devant la joie éternelle.

Elle avait dès lors une grande dévotion à la Sainte Vierge. Chaque jour elle récitait le rosaire. Ayant perdu sa mère, à l'âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d'une statue de Marie et la supplia de l'accepter pour sa fille, promettant de la regarder toujours comme sa Mère.

Cependant sa ferveur eut un moment d'arrêt. De vaines lectures, la société d'une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. Elle en éprouva un grand déchirement de cœur ; mais Dieu, pour l'encourager, lui montra un jour la place qu'elle eût occupée en enfer, si elle s'était attachée au monde. 

 

 

Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l'amour divin : Jésus la prit pour épouse. Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses œuvres, ses vertus, tout est sublime à la même hauteur.

Elle a notamment rédigé à la demande de ses supérieures : Le Château intérieur, Le Chemin de la perfection, Les Exclamations, Les Fondations.

Elle devint la réformatrice de l'Ordre du Carmel. Avec son proche collaborateur, le prêtre et écrivain canonisé plus tard sous le nom de Saint Jean de la Croix, elle a fondé ce que l'on appelle aujourd'hui l'Ordre des carmélites déchaussées - "déchaussées", c'est-à-dire pieds nus, symbolisant la simplicité à laquelle ils ont choisi de retourner l'ordre après une période de corruption. La réforme a rencontré une opposition féroce, mais a abouti à la fondation de 30 monastères au cours de sa vie.

 

 

Elle propose un retour des carmélites à leur règle de vie d'origine, une forme simple et austère de monachisme - fondée sur le silence et la solitude - qui avait reçu l'approbation papale au XIIe siècle et dont on pense qu'elle remonte au prophète Elie de l'Ancien Testament.

Pointe de son message spirituel, elle place au coeur de la prière l'humanité du Christ, un Christ souffrant sa Passion, seul chemin vers Dieu pour les êtres de chair que nous sommes. "On constate toujours que ceux qui se sont rapprochés le plus du Christ sont ceux qui ont dû supporter les plus grandes épreuves."

Et à ceux qui exhortent "à écarter toute représentation corporelle pour s'attacher à la contemplation de la seule divinité", elle répond résolument qu'ils font preuve de présomption car "nous ne sommes pas des anges, nous avons un corps."

Celui qui prie ne reçoit pas toujours les grâces mystiques, celles-ci sont un don gratuit que nul effort ne peut provoquer, mais il lui suffit de se disposer à aimer Dieu et de se conformer à sa volonté;

Là est la richesse de son message : contemplation et action, amour de Dieu et amour du prochain, oraison et mission sont les deux faces d'une même réalité.

 

"Des œuvres, des œuvres !", réclame-t-elle avec insistance à ses filles. Le mérite d'une âme ne consiste pas dans les faveurs qu'elle reçoit mais dans les vertus qu'elle acquiert. Extase, ravissement, élévation, la sainte n'a pas attaché une importance excessive à ces faveurs, "nullement nécessaires à la perfection." C'est ce message qu'a retenu la France du XVIIe siècle, en mettant l'accent sur la volonté de purification et d'ascèse, plutôt que sur les grâces de la contemplation infuse.

Après avoir contemplé la transcendance, l'âme n'a plus que le désir de mourir pour n'être plus séparée de Dieu. "Je meurs de ne pas mourir", écrit Thérèse dans un magnifique poème, et Jean de la Croix reprendra la thème à sa manière.

 

"Être séparée de Dieu m'est si douloureux, écrit-elle également, que le plus grand sacrifice que je puisse lui offrir est de consentir à vivre pour lui." Et comment mieux vivre pour lui que d'accepter les souffrances d'un "monde en feu" ? "Seigneur, ou mourir ou souffrir...

Sainte Thérèse d'Avila, vierge et Docteur de l'Église (1515-1582)

 

Durant les dernières années de sa vie, Thérèse, "pauvre vieille toute cassée", souffre physiquement et moralement. Elle discerne du relâchement dans certains couvents. Des inflammations de gorge, des hémorragies lui donnent constamment de la fièvre.

Morte en 1582, son corps est retrouvé incorrompu et souple en 1583 (huit mois après sa mort), 1585, 1586, 1592, 1760 et... 1982.(4) 

Lors de la translation des reliques de Sainte Thérèse qui eut lieu en 1760, le corps virginal fut trouvé toujours flexible et exhalant un suave parfum.(5)

Dans sa bibliothèque, on a retrouvé des auteurs stoïciens à côté de livres de dévotion.

En 2015, lors d'une exposition de reliques de Thérèse, la relique montrait un aspect noirci et "durci" des tissus (toujours complets).(6)

Canonisée en 1622 par Grégoire XV, Bossuet l'a comparée aux plus grands docteurs.

Paul VI l'a déclarée Docteur de l'Eglise en 1970, première femme avec la dominicaine du XIVe siècle Catherine de Sienne à recevoir ce titre. 

En 2018, l'instruction sur la vie contemplative féminine "Cor Orans" "oblige les moniales à quitter périodiquement leur cloître pour les assemblées de la fédération et pour les réunions de formation obligatoire en dehors de leur couvent. Tout cela implique de fréquents déplacements, qui entraînent toujours une distraction et une perte du recueillement et de la solitude, sans compter les coûts financiers considérables qui vont à l'encontre de l'esprit de pauvreté des religieuses cloîtrées. Les religieuses jadis strictement cloîtrées seront ainsi transformées en une sorte de religieuses itinérantes ou voyageuses, qui n'auront de 'cloîtrées' ou 'contemplatives' que le nom. [...] À l'époque de la pseudo-réforme de Martin Luther et de ses disciples protestants, Dieu a fait don à son Église d'une nouvelle vie cloîtrée radicale de prière et de pénitence avec les Carmélites réformées, 'déchaussées', grâce à l'œuvre et à la mission de ce grand docteur de l'Église, sainte Thérèse d'Avila. Elle n'autorisait jamais, sous aucun prétexte, un affaiblissement de la vie religieuse cloîtrée, recueillie, solitaire, priante et pénitentielle de ses religieuses. [...] En dépit de sa belle rhétorique - pour partie sophistique - et de ses impressionnantes affirmations théoriques, Cor Orans aboutit en pratique à la destruction de la radicalité et de l'exclusivité de la vie cloîtrée et contemplative des moniales, détruisant ainsi l'œuvre de la grande sainte Thérèse d'Avila. Ce document transforme la vie cloîtrée des moniales en y introduisant la tiédeur et l'absence de recueillement que sainte Thérèse y avait trouvées avant sa réforme." (7)

Que rien ne te trouble. Que rien ne t'épouvante. Tout passe. Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit.

Elève ta pensée, monte au ciel, ne t'angoisse de rien. Que rien ne te trouble. Suis Jésus-Christ d'un grand coeur. Et quoiqu'il arrive, que rien ne t'épouvante.

Tu vois la gloire du monde ? C'est une vaine gloire. Il n'a rien de stable. Tout passe.

Aspire au Céleste qui dure toujours. Fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aimes-le comme il le mérite, bonté immense. Mais il n'y a pas d'amour de qualité sans la patience.

Que confiance et foi vivent et maintiennent l'âme.

Celui qui croit et espère obtient tout. Même s'il se voit assailli par l'enfer, il déjouera ses faveurs celui qui possède Dieu.

Sainte Thérèse d'Avila, vierge et Docteur de l'Église (1515-1582)

Efforçons-nous d'être les servantes du Seigneur, ne demandant rien, ne voulant rien, mais seulement pour faire sa volonté. C’est ce que signifie être une vraie servante, une vraie servante, comme notre Sainte Mère.

Sainte Thérèse d'Avila, vierge et Docteur de l'Église (1515-1582)

Vous faites un compliment à Dieu en lui demandant de grandes choses.

Sainte Thérèse d'Avila

 ***

 

Sources : (1) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, p. 1120-1130 ; (2) Catholic News Agency ; (3) L'Evangile au quotidien ; (4) Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Église catholique, Artège, Paris 2019, p. 160 ; (5) Mgr Jean-Joseph GAUME, L'eau bénite au XIXe siècle, 1865, Rééd. Éditions Saint-Rémi, 2006, p. 102 ; (6) Wikipedia ; (7) Mgr Athanasius SCHNEIDER, Christus vincit, Le Triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps, Contretemps, Versailles 2020, p. 198-200

 

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13 octobre 2026 2 13 /10 /octobre /2026 00:05
Saint Géraud ou Gérard d'Aurillac, fondateur de l'abbaye d'Aurillac († 909)

Géraud, Gérault ou Gérard, comte d’Aurillac (Cantal), était le fils de Géraud, d'origine mérovingienne, seigneurs d'Aurillac, et d'Adeltrude, d'origine carolingienne, qui fut également canonisée. Saint Arède était un de ses ancêtres.

 

Géraud d'Aurillac vécut de l'an 854 à l'an 909. Sa vie a été relatée par Odon, abbé de Cluny qui en a fait le modèle chevaleresque du seigneur chrétien mettant sa force et ses richesses au service de la justice et des humbles.

 

Seigneur laïque d'Aurillac, on l'a appelé "le bon Comte". Saint Géraud d'Aurillac ... Sa mère a été canonisée par l'Église comme modèle de mère chrétienne: sainte Adeltrude... il est le véritable fondateur de la ville d'Aurillac... dans un siècle barbare, il mit tous ses soins à faire régner le droit, la justice, la charité envers les plus pauvres..." (diocèse de Saint-Flour)

 

On lui apprit le métier des armes, la chevauchée et l'art de la chasse au faucon. Grand, agile et de belle apparence, il était de santé fragile et on lui enseigna aussi le chant, la grammaire et les Saintes Écritures. Il étonnait les clercs qui paraissaient à la table de ses parents par l'importance de ses connaissances. Il connaissait aussi le droit romain.

 

Quand il fut guéri, son père le destina au métier des armes. Il fut alors parfaitement à même de lui succéder comme seigneur d'Aurillac. Mais, Géraud résolut de suivre en tout l'Évangile après une tentative de mariage qui échoua. Il voulait rester constamment en présence de Dieu et faisait régner la justice sur ses terres. Il affranchit de nombreux serfs en leur donnant la propriété de leur terre, rendait la justice à jeun pour que le vin n'influe pas sur ses jugements. Il savait pardonner, tenait table ouverte pour les pauvres qu'il servait lui-même à sa table et donnait de nombreuses aumônes. 

 

A la mort de ses parents, Géraud se retrouva à la tête d'un domaine considérable qui s'étendait dans le Rouergue. Ayant fait savoir qu'on pouvait lui adresser directement des requêtes, il assure sa protection aux habitants. S'appliquant à vivre selon les Évangiles, il donna à ses serfs la propriété de leur terre, accueillit les pauvres à sa table et s'efforça de limiter la violence des guerres en s'en remettant au jugement de Dieu. C'est ainsi qu'on le vit avant un combat, dire à ses hommes de charger comme lui en tenant leurs armes le manche en avant, et tous les ennemis être pris de panique devant une telle assurance.

 

On raconte qu'ayant appris que son bailli avait condamné à mort deux malfaiteurs, il les envoya chercher des lianes dans la forêt et de les rapporter pour se faire pendre. Ils ne revinrent jamais car il n'y avait pas de lianes dans la forêt et saint Géraud le savait. 

 

Saint Géraud d'Aurillac, vitrail église Saint-Géraud d'Aurillac

 

Géraud est le fondateur de l'abbaye d'Aurillac, modèle de celle de Cluny. C'est dans cette abbaye fondée par Géraud que le jeune Gerbert d'Aurillac, sera instruit et s'initiera à la vie monastique. Extrêmement savant, celui-ci deviendra pape à l'époque de l'An Mil sous le nom de Sylvestre II.

 

Scirptorium médiéval

 

L'abbaye d'Aurillac était dotée d'un scirptorium, où l'on enseignait les disciplines du trivium, (surtout la grammaire et la rhétorique ) et le quadrivium (les quatre sciences mathématiques, arithmétique, musique, géométrie, astronomie.).

 

L'abbaye était constamment restée en contact avec la Catalogne, foyer intellectuel de premier plan où étaient conservées de nombreuses copies d'œuvres antiques comme celles d'Isidore de Séville ou de Boèce. 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e1/Cluny_Tours_et_Clochers.jpg/800px-Cluny_Tours_et_Clochers.jpg 

L'Abbaye de Cluny

 

Il mourut aveugle à Saint - Cirgues, au milieu de ses terres en Quercy, où se trouve encore le rocher en forme de prie-Dieu, d'où l'on peut contempler Lot, Aveyron et Cantal." (diocèse de Cahors)

 

Il est déclaré saint par la voix populaire, l'un des premiers reconnus par l'Église sans avoir été martyr ni être rentré sous les ordres. (source: "Saint Géraud, une pierre vivante du diocèse de Saint-Flour" 11e centenaire de la mort de Saint Géraud)

 

Sources:

-Nominis https://nominis.cef.fr/contenus/jour_13_10.html

-Site internet de l'Église catholique d'Aurillac, paroisse Saint-Géraud. (abbatiale Saint-Géraud)

-vidéo du diocèse de Saint-Flour

-https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9raud_d'Aurillac

 

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