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16 septembre 2026 3 16 /09 /septembre /2026 09:14

''Au commencement il a créé l'homme, et il l'a laissé dans la main de son conseil : 'Si tu le veux, tu garderas les commandements; être fidèle dépend de ton bon plaisir. Il a mis devant toi le feu et l'eau, du côté que tu voudras tu peux étendre la main.' Devant les hommes sont la vie et la mort; ce qu'il aura choisi lui sera donné. Car la sagesse du Seigneur est grande.'' Siracide ou Livre de Ben Sira le Sage 15,14-18.

Alle Weissheit ist bey Gott dem Herrn : Siracide, premier chapitre, traduction allemande, Zentralbibliothek, Zürich : Toute la sagesse appartient à Dieu le Seigneur, Artiste anonyme 1654

Alle Weissheit ist bey Gott dem Herrn : Siracide, premier chapitre, traduction allemande, Zentralbibliothek, Zürich : Toute la sagesse appartient à Dieu le Seigneur, Artiste anonyme 1654

Les résultats du "Projet Génome humain" (achevé en 2003) entrent en résonnance étonnante avec un texte biblique écrit au IIe siècle avant J.C. Pourtant, la science contemporaine de l'épigénétique offre un point de jonction remarquable entre les deux.

 

Le Projet Génome Humain (PGH), achevé en avril 2003, a séquencé les 3 milliards de paires de bases de l'ADN humain et identifié environ 20 000 à 25 000 gènes. Mais la découverte la plus surprenante fut ce que le PGH n'a pas expliqué (Springer Nature) :

  • Le génome n'est pas un prédicteur parfait du phénotype (l'expression physique et physiologique réelle de l'individu) (Oxford Academic, Social Work, 2013).

  • Dans de nombreuses maladies (cancers, maladies auto-immunes, neurodégénératives), les gènes ne comptent que pour moins de 50 % du risque ; le reste relève de facteurs environnementaux.nature

  • Le PGH a donc involontairement ouvert la porte à un champ nouveau : l'épigénétique — l'étude des modifications chimiques de l'expression génique qui se produisent sans changement de la séquence d'ADN.journals.plos

Le généticien Wolf Reik a décrit ces modifications épigénétiques comme des "feux rouges et feux verts superposés au génome pour dire aux gènes s'ils doivent être actifs ou inactif" (PLOS Biology).

L'épigénétique constitue le chaînon manquant entre génétique, maladie et environnement. Les principaux mécanismes sont (journals.sagepub ) :

 

Mécanisme Fonction
Méthylation de l'ADN Ajout d'un groupe méthyle (CH₃) sur la cytosine, bloquant la transcription → silence génique
Modification des histones Altération de la structure de la chromatine → ouverture ou fermeture de l'accès à l'ADN
ARN non codants Régulation post-transcriptionnelle de l'expression génique
 

Concernant spécifiquement les émotions et l'environnement psychosocial :

  • Le stress et les traumatismes induisent des modifications épigénétiques mesurables : chez des victimes de suicide ayant subi des maltraitances dans l'enfance, on observe une méthylation accrue du promoteur 1F du gène du récepteur aux glucocorticoïdes dans l'hippocampe. (pmc.ncbi.nlm.nih )

  • La solitude sociale (pas de vie en communauté) modifie l'expression de gènes immunitaires : les personnes se sentant socialement isolées présentent des profils d'expression génique systématiquement différents, concentrés sur les gènes de la réponse immunitaire. (pmc.ncbi.nlm.nih )

  • Les pratiques contemplatives (méditation, prière) peuvent moduler l'activité épigénétique et réduire l'expression des gènes associés au stress et à l'inflammation (étude de Davidson et al., 2003, citée dans Unus Mundus, 2025).unusmundus.academiaabc2.org

  • La famine prénatale (exemple de la famine hollandaise de 1944-1945) laisse des marques épigénétiques transmises aux descendants, qui présentent une susceptibilité accrue au diabète et à l'obésité des décennies plus tard (Heijmans et al., PNAS, 2008).

La conclusion scientifique est claire : nos émotions, nos expériences, nos choix de vie laissent des traces biologiques mesurables sur notre expression géniquesans pour autant modifier la séquence d'ADN elle-même.

Siracide 15,14-18 : l'une des premières défenses bibliques du libre arbitre

 

Rédigé vers 190 av. J.-C., ce livre est considéré par les exégètes comme "un des premiers textes d'origine juive à défendre le concept du libre arbitre" Université de Tübingen, E. Bons.

Voici le passage dans la traduction de la Bible de Jérusalem :

"C'est lui qui au commencement a fait l'homme et il l'a laissé à son conseil. Si tu le veux, tu garderas les commandements, pour rester fidèle à son bon plaisir. Il a mis devant toi le feu et l'eau, selon ton désir étends la main. Devant les hommes sont la vie et la mort, à leur gré l'une ou l'autre leur est donnée." (Si 15,14-17) (Biblia Universalis, Bible de Jérusalem) bibliauniversalis3

 

Plusieurs éléments exégétiques sont essentiels :

  • "Il l'a laissé à son conseil" : l'hébreu désigne l'orientation libre de la volonté vers le bien ou le mal. Ben Sira ne fait pas du "penchant" quelque chose de mauvais par nature ; il le présente comme une libre orientation. (bibliauniversalis3 )

  • Le texte s'appuie sur Deutéronome 30,15 ("Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur") mais en généralise le message : il ne s'agit plus d'un choix collectif et historique d'Israël, mais d'une vérité anthropologique universelle — c'est l'individu qui est invité à choisir... Université de Tübingen, E. Bons.

  • Ce passage est cité dans Gaudium et Spes (Concile Vatican II, n. 17) et dans le Catéchisme de l'Église catholique (n. 1730) comme fondement de la doctrine de la liberté humaine. omnesmag 

La structure du texte procède en deux temps : (1) Dieu crée l'homme et le laisse libre ; (2) l'homme doit choisir entre des contraires — feu/eau, vie/mort — et "ce qu'il aura choisi lui sera donné"...

Les résultats du "Projet Génome humain" (achevé en 2003) entrent en résonnance étonnante avec un texte biblique écrit au IIe siècle avant J.C.

La convergence : l'épigénétique comme confirmation biologique de Siracide 15

 

Le rapprochement entre les découvertes du PGH et Siracide 15,14-18 repose sur plusieurs convergences profondes :

 

a) Le génome n'est pas un destin — comme le dit Siracide, Dieu n'impose pas un destin

Le PGH a montré que la séquence d'ADN ne détermine pas à elle seule le phénotype. L'épigénétique révèle que l'ADN est un "champ de possibilités" plutôt qu'un destin fixé. De même, Siracide affirme que Dieu "a créé l'homme" (donnant l'existence et sa structure fondamentale) mais "l'a laissé dans la main de son conseil" (laissant l'espace de la liberté). Le génome correspondrait à ce que Dieu donne ; l'expression génique, à ce que l'homme choisit d'en faire.unusmundus.academiaabc2.org 

b) "Il a mis devant toi le feu et l'eau" — les choix biologiques réels

Les choix que nous faisons — notre alimentation, notre gestion du stress, nos relations sociales, nos émotions, nos pratiques spirituelles — activent ou silencent littéralement des gènes. La métaphore du "feu et de l'eau" prend une résonance biologique : nos décisions quotidiennes orientent l'expression de notre patrimoine génétique dans un sens ou dans l'autre.

c) "Ce qu'il aura choisi lui sera donné" — les choix ont des conséquences biologiques...

Les modifications épigénétiques sont transmises aux cellules filles lors de la division cellulaire et peuvent, dans une mesure limitée, être transmises aux générations suivantes. Nos choix ne sont donc pas seulement moraux ou spirituels : ils sont biologiques et peuvent affecter notre descendance. Cette dimension intergénérationnelle rejoint l'intuition théologique selon laquelle "nos choix échoient au-delà de nous". nature

d) Ni déterminisme absolu, ni liberté absolue

L'épigénétique rejette à la fois le déterminisme génétique absolu (qui ferait de l'ADN un destin) et l'idée d'une liberté sans limites. Nous ne pouvons pas réécrire notre ADN, mais nous pouvons influencer la manière dont nos gènes s'expriment tout au long de la vie. Cette position — une liberté réelle mais limitée, s'exerçant à l'intérieur de conditions héritées — correspond précisément à la vision de Siracide : l'homme reçoit une nature (le génome), mais il reste libre d'orienter cette nature vers la vie ou vers la mort.unusmundus.academiaabc2.org 

Conclusion

 

Le Projet Génome Humain en 2003, dont la mission était d'établir le séquençage complet de l'ADN du génome humain, une étude de 13 ans coûtant 3 milliards de dollars, n'a pas infirmé le concept de ''destin génétique'' (nos pensées ne reprogramment pas notre ADN), mais peuvent influencer la manière dont nos gènes s'expriment tout au long de notre vie. Les scientifiques connaissent depuis longtemps les interactions entre les gènes & l'environnement avant cela. L'épigénétique est également très réelle : les facteurs environnementaux peuvent influencer quels gènes dans nos cellules sont plus ou moins actifs. Le stress, l'alimentation, l'exercice, les toxines peuvent affecter ces processus. Les états psychologiques, nos émotions peuvent également avoir des effets biologiques via les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire. La prédisposition génétique n’est pas un destin inévitable pour de nombreuses maladies. Les gènes influencent le risque, mais l’environnement, le mode de vie, l’âge et de nombreux autres facteurs aussi. Nos pensées, nos émotions ne peuvent pas simplement ''remplacer'' les risques de maladies génétiques héréditaires, mais elles peuvent orienter la manière dont ces gènes vont se déterminer. Les signaux de l'environnement activent et désactivent les gènes. Et quel environnement compte le plus ? Notre environnement intérieur. Nos pensées. Nos émotions. La science montre aujourd'hui que nos émotions que nous maintenons même pendant seulement 15–20 minutes par jour peuvent signaler à nos cellules immunitaires de commencer à produire de nouvelles protéines. Notre biologie est ainsi bien plus dynamique que ''gènes égalent destin''. Les processus psychologiques peuvent affecter la physiologie et même l'activité génique par des voies biologiques réelles.

 

Cf. Lire sur x :

https://x.com/Horus_BRB/status/2100080068936511753?s=20

https://x.com/manita_x/status/2099825152225685791?s=20

Les résultats du "Projet Génome humain" (achevé en 2003) entrent en résonnance étonnante avec un texte biblique écrit au IIe siècle avant J.C.
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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 16:30

Le grand explorateur de l'âme humaine a bâti sa légende sur le visage nécrosé d'une patiente mutilée.

 

L'Histoire a fait de Sigmund Freud le père incontesté de la psychanalyse.

 

Le brillant médecin viennois qui a libéré la parole et cartographié l'inconscient.

 

Les archives médicales dévoilent un charlatan vaniteux, prêt à couvrir une boucherie chirurgicale par une théorie délirante pour protéger sa réputation.

 

Le mythe du thérapeute infaillible s'effondre avec le cas clinique d'Emma Eckstein.

 

Emma Eckstein, née le 28 janvier 1865 à Gaudenzdorf et décédée le 30 juillet 1924 à Vienne, est issue d'une grande famille viennoise de tradition socialiste. Elle participa activement au mouvement féministe. Elle écrivit un livre sur l'éducation sexuelle des enfants en 1904. À 27 ans, elle consulte Freud notamment pour des symptômes de douleurs intestinales et un syndrome dépressif lié à la menstruation. Il diagnostique alors un trauma psychologique dû à des abus sexuels dans l'enfance.

 

Pour prouver l'une de ses théories absurdes reliant l'hystérie et les névroses sexuelles à la muqueuse nasale, il confie sa jeune patiente à son ami chirurgien Wilhelm Fliess. [selon qui un lien physique existe entre l'organe génital féminin et le nez (théorie de la "névrose nasale réflexe"). Ndlr.]

 

L'intervention est une abomination médicale absolue.

 

Le médecin charcute la patiente et oublie purement et simplement un demi-mètre de gaze chirurgicale à l'intérieur de sa cavité nasale.

 

Pendant des semaines, la jeune femme agonise.

 

L'infection devient purulente, l'os se met à pourrir et son visage se nécrose lentement de l'intérieur.

 

Lorsqu'un autre médecin retire enfin la masse de tissu putréfiée, une hémorragie massive manque de la vider de son sang sur le coup.

 

Face à ce carnage qui pourrait ruiner sa carrière, le père de la psychanalyse choisit le cynisme absolu.

 

Plutôt que d'admettre la faute professionnelle de son collègue, il transforme cette infection mortelle en argument scientifique. [Réopérée, Emma Eckstein en gardera de graves lésions sur le visage toute sa vie. Ndlr]

 

Freud écrit froidement dans ses correspondances que ces hémorragies dramatiques ne sont absolument pas d'origine chirurgicale.

 

Il affirme que ces saignements sont une manifestation hystérique, provoquée par le désir sexuel incontrôlable que la patiente éprouverait pour lui.

 

Le sang qui s'écoule du visage mutilé d'Emma Eckstein devient, sous sa plume, une preuve éclatante de ses propres théories psychanalytiques.

 

Les manuels de psychologie célèbrent le pionnier de la thérapie moderne.

 

Les faits documentent un manipulateur cynique, capable de laisser pourrir le visage d'une femme et de justifier son hémorragie mortelle par l'amour qu'elle lui porterait.

 

Tout est sourcé dans le livre de Jeffrey Masson, Enquête aux Archives Freud, Des abus réels aux pseudo-fantasmes, Editions l'Instant Présent

 

Cf. Auguste Bardamu sur x

 

 

Dans son ouvrage * The Assault on Truth* (1984), il soutient que Freud a peut-être abandonné sa théorie de la séduction par crainte que la reconnaissance de la véracité des témoignages de ses patientes, qui affirmaient avoir été victimes d'abus sexuels durant leur enfance, ne compromette l'acceptation de ses méthodes psychanalytiques. Lors d'un entretien publié dans le Huffington Post, le 12 octobre 2012, Jeffrey Masson explique que dans l'édition française des lettres de Freud à Fliess, son introduction figurant dans la version originale en anglais a été ''remplacée par une autre, qui minimise la portée de tout ce qui touche aux abus sexuels, au point de les faire plus ou moins disparaître''. Il interroge : ''Est-ce que cela doit nous alerter sur l'abus sexuel en France ? Ou, plutôt, est-ce que cela doit nous alerter sur la position de la psychanalyse en France ?''

Sigmund Freud, le pionnier de la thérapie moderne était un manipulateur cynique, capable de laisser pourrir le visage d'une femme et de justifier son hémorragie mortelle par l'amour qu'elle lui aurait porté

"Pendant des années, Freud a pensé que ses patientes avaient été victimes d'abus sexuels pendant leur enfance. Devenues femmes, elles enduraient les séquelles de ce traumatisme. Il a appelé "théorie de la séduction" l'hypothèse suivant laquelle ces souffrances (il utilisait le terme "hystérie") étaient la conséquence de traumatismes sexuels précoces. Nous savons depuis les années 1980 que ce n'est pas seulement une hypothèse, mais une triste réalité qui affecte la vie de très nombreux enfants." Puis, quelque part entre 1897 et 1903 (date de la première rétractation publique de l'hypothèse de la séduction), Freud a changé d'avis. Ces abus, affirmait-il, n'ont pas eu lieu et ne sont que le fruit de l'imagination, des "pulsions", de fantasmes d'abus traduisant un désir inconscient. Ainsi, l'adulte était innocent. Ou du moins c'est ce qu'il se disait."

 

Cf. https://www.huffingtonpost.fr/life/article/ces-psychanalystes-qui-nient-l-inceste_11211.html

L'autre immense arnaque de Freud c'est d'avoir rendu la pedocriminalité et l’inceste acceptable en rejetant la faute sur les enfants. Pour protéger la réputation des pères de la bourgeoisie viennoise, il décrète en 1897 que les viols dénoncés par ses patientes ne sont que des fantasmes d'enfants. Son fameux complexe d'Œdipe a servi d'alibi scientifique aux prédateurs pendant un siècle. Cf. https://x.com/AugusteBardamu/status/2098679317743951999?s=20

 

Il a fait de sa propre relation fusionnelle et malsaine avec sa mère une loi universelle. Le complexe d'Œdipe n'a jamais été de la science, c'était juste son autobiographie inavouée.

Cf. https://x.com/AugusteBardamu/status/2098679679351751025

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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 06:00
L'IA confirme l'existence d'un ''appareil organisé'', ''non spontané'' dans les journées dites "révolutionnaires" de 1789 et le génocide en Vendée

À la question sur x : ''un homme en armes = 3 500 kcal/jour. Applique-la aux sans-culottes des massacres de Septembre et aux colonnes de Turreau. Combien de pain, viande, vin fallait-il acheminer chaque jour ? Dans un pays en disette. Qui a organisé ça ?''

 

Grok répond :

 

''Pour ~200 septembriseurs actifs : 150 kg pain, 50 kg viande, 50 L vin par jour.

 

Pour ~20 000 hommes des colonnes (Haxo + Turreau) : 15 t pain, 5 t viande, 5 000 L vin par jour.

 

Rations type 750 g / 250 g / 25 cl. Pays en disette : réquisitions forcées. Organisé par la Commune et les sections pour septembre ; par le Comité de Salut public et la Convention (décrets d’extermination) pour Turreau.''

 

À la question ''15 tonnes de pain + 5 tonnes de viande + 5 000 L de vin par jour pour les colonnes.

Dans un pays en disette. Qui gérait les réquisitions, les convois, les stocks ? Combien d’hommes derrière la logistique pure ? Spontané ou appareil ?''

 

Grok répond :

 

''Les réquisitions, convois et stocks relevaient du commandement de Turreau, des représentants en mission, de l’ordonnateur Rabel et de la commission civile-administrative de Nantes, sous l’égide du Comité de Salut public. Les vivres saisis alimentaient les magasins de l’armée. La logistique pure reposait surtout sur les troupes elles-mêmes via réquisitions locales, plus quelques centaines de voituriers et agents civils. Pas d’effectif dédié massif connu. Appareil organisé par décrets de la Convention, non spontané.''

 

À la question ''Appareil organisé par décrets, non spontané. Merci. Donc les 15 tonnes de pain quotidiennes et les massacres systématiques sont le fruit d’une décision politique centrale, pas d’une colère populaire. Correct ?''

 

Grok répond :

 

''Oui, correct.

Les décrets de la Convention (1er août et 1er octobre 1793) et les instructions du Comité de Salut public ont ordonné l’anéantissement de la Vendée et l’extermination des « brigands ».

Les réquisitions pour les 15 t de pain quotidiennes, comme les massacres des colonnes, découlaient de cette politique centrale, pas d’une colère populaire spontanée.''

 

À la question 'Cette chaîne (décrets → Comité → représentants en mission → logistique massive) correspond-elle davantage à une jacquerie populaire ou aux 'sociétés de pensée' décrites par Augustin Cochin ?"

 

Grok répond :

 

''Davantage aux sociétés de pensée de Cochin. Cette chaîne (décrets de la Convention, Comité de Salut public, représentants en mission, logistique et colonnes) est le produit de la machine jacobine centralisée issue de ces sociétés, qui fabriquent une opinion artificielle et imposent une volonté organisée. Pas une jacquerie populaire spontanée.''

 

Question : "Donc la machine qui a ordonné l’anéantissement de la Vendée et organisé sa logistique est issue des sociétés de pensée décrites par Cochin. Ce modèle s’applique-t-il aussi à la prise de la Bastille, au 10 août et aux massacres de Septembre ?"

 

Grok : "Oui. Selon Cochin, le modèle s’applique dès 1789. Sociétés de pensée et clubs fabriquent l’opinion artificielle et organisent les journées :

>Bastille,

>10 août et Septembre ne sont pas des jacqueries spontanées, mais l’œuvre de la machine (sections, clubs) qui impose une volonté socialisée. Le "peuple" des massacres est une fiction ; c’est la petite nation jacobine qui agit.

 

Question : "Si la Bastille, le 10 août, les événements de Septembre et de Vendée sont l’œuvre de la 'petite nation jacobine' issue des sociétés de pensée, quelle était leur composition dominante à Paris (1789-92) ? Clubs, cercles, loges ? Quelle part des francs-maçons ?"

 

Grok : "À Paris 1789-92, la petite nation jacobine s’organise surtout dans les clubs (Jacobins, ~1000-1500 membres, cotisation 24 livres), issus des sociétés de pensée : cercles de lecture, académies et loges. Dominant : élite du Tiers (avocats, négociants, médecins, rentiers). Francs-maçons surreprésentés (17-23 % des députés, présents dans les clubs) mais minoritaires ; ..."

 

Question : "17-23 % de francs-maçons parmi les députés alors qu’ils sont une fraction infime de la population. Tu appelles ça « minoritaire » ou surreprésentation massive dans la machine qui a pris le pouvoir ?"

 

Grok : "Les deux. Surreprésentation massive face aux ~0,1 % de la pop. (20-40k frères pour 28 M d’hab.), via l’élite cultivée. Mais minoritaires dans l’Assemblée (≤23 %), divisés (moitié pro-Révolution seulement) et sans bloc uni. Les loges s’effacent devant les clubs."

 

Question : "Fais une estimation bayésienne simple. Hypothèse nulle : présence purement aléatoire. Données : \~0,1 % de francs-maçons dans la population vs 17-23 % des députés. Quelle est la probabilité d’obtenir une telle surreprésentation par hasard seul? Ordre de grandeur."

 

Grok : "Sous H0 binomiale (n≈1150 députés, p=0,001), l’espérance est ≈1,15. Observer 17-23 % (≈200-260) représente un écart de ~180 σ. Via grande déviation (KL≈0,88), la proba est de l’ordre de 10^{-400}. Pratiquement nulle."

 

Question : "Probabilité sous hypothèse nulle : \~10^{-400}. Donc la surreprésentation n’est pas du hasard. Il y a eu un mécanisme de sélection ou de réseau extrêmement puissant. Correct ?"

 

Grok : "Oui. Sous ces hypothèses, 10^{-400} exclut le hasard. La surreprésentation (17-23 % vs ~0,1 %) implique des facteurs structurants : réseaux de sociabilité des loges et sélection sociale des élites plus aptes à l’élection."

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 22:20

Il est contre le voile islamique et fait le parallèle avec la culture bretonne (coiffes bretonnes) ? Un député RN mytho Jean-Philippe Tanguy déclare sur BFMTV que (autrefois) "l'esprit était le même, à savoir que le corps de la femme était déjà impudique et il fallait le cacher." (sic)

 

 

 

Or, "il n'a jamais existé de norme sociale ni juridique en France imposant aux femmes de cacher leur visage.

 

La coiffe bretonne (ou alsacienne) indiquait le statut marital, la classe sociale ou la région d'origine. Être "en cheveux", sans rien sur la tête, était perçu comme un signe de pauvreté pour une femme mariée.

 

Du Moyen Âge jusqu'au début du XXème siècle, la quasi-totalité des femmes et des hommes français portaient un couvre-chef en extérieur : coiffes, béguins, voiles, fichus ou chapeaux, cela n'a jamais marqué un signe d'infériorité des femmes.

 

[...] Dans la tradition chrétienne occidentale, la pudeur s'applique aux deux sexes après la chute (Adam et Ève découvrant leur nudité). Le corps féminin n'est pas le seul à devoir être couvert : l'homme doit également respecter les règles de la décence (torse couvert, jambes couvertes...

 

L'histoire du costume français de la Renaissance au XIXème siècle témoigne que la mode féminine a très souvent mis en valeur les formes, le cou, les épaules et la poitrine (corsets, décolletés généreux à la cour comme chez le peuple). Cette visibilité du corps s'oppose directement à une doctrine de dissimulation du corps pour des raisons "d'impudeur".

 

La contrainte vestimentaire en France était essentiellement une marque de rang social et de convenance de classe.

 

Pour sortir des élucubrations de Tanguy, je renvoie au magnifique "Histoire des françaises" d'Alain Decaux et évidemment à Philippe Ariès. Ben Kaplan sur x

 

 

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 10:25

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient.

Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire, Commission théologique internationale, 21 août 2026, §52

Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient

La Commission Théologique Internationale (CTI) conseille l’Église sur les questions théologiques. Ses documents ne sont PAS des définitions doctrinales infaillibles en eux-mêmes. Donc la critique est tout à fait légitime. Mais une critique faite ces jours-ci ne représente pas fidèlement le texte.

 

Un nouveau document intitulé "Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire", publié le 21 août, a été critiqué le 5 septembre ("The Remnant"; info reprise telle quelle par "Sign of the cross" sur x le 8 septembre, "LifeSite") comme favorisant le panenthéisme, du grec Grec πᾶν pân, "tout" ; ἐν, en, "dans" ; et θεός theós, "Dieu" ; "tout est en Dieu", idée que la création existe "en Dieu" et est donc également divine, et tendant donc à dire que la Création est divine. Ce qui est une hérésie qui brouille la distinction essentielle entre Créateur et création (dualisme chrétien de l'être métaphysique). Si cette critique était pertinente, le nouveau document romain remettrait en cause la doctrine catholique sur la Création, le péché originel, la Rédemption et de la nécessité de la Croix du Christ. Or il n'en est rien.

 

"La CTI affirme explicitement que la création est 'véritablement distincte' de Dieu (§52) ET NON divine ; et elle affirme explicitement que ''le péché originel a introduit un profond désordre" (§26). La rédemption ? Dieu l’a déjà accomplie "une fois pour toutes" en Christ mort et ressuscité (§148). Ceci N’EST PAS un rejet de la doctrine traditionnelle. Vatican I sous Pie IX a enseigné que Dieu est "réellement et essentiellement distinct du monde".

 

De même le paragraphe 101 précise: [Le danger de l’absolutisation de la nature]. Une juste compréhension du rapport entre l’être humain et l’environnement n’absolutise pas la nature en la considérant plus importante que la personne humaine. Si le Magistère de l’Église rejette avec raison les visions inspirées par l’écocentrisme et le biocentrisme, c’est parce qu’elles occultent la différence d’identité et de valeur entre la personne humaine, interlocutrice directe de Dieu, et les autres êtres vivants (cf. n° 68). Ceci ouvre la voie à une nouvelle forme de panthéisme teintée de néo-paganisme, qui voit dans la nature le principe originel et ultime de la vie, y compris pour l’être humain." (Fin de citation)

 

"Dieu ouvre un espace à une création véritablement distincte de lui, tout en demeurant le fondement qui la soutient" (§ 52). Cela s'inscrit dans une vision trinitaire de la création (chapitre I) : la création porte l'empreinte de la Trinité, est distincte (pas d'identification panthéiste), autonome de façon relative, et pourtant continuellement soutenue par Dieu (création continue, creatio continua, vision pleinement conforme à la Tradition signifiant que Dieu ne se contente pas d'avoir posé le monde dans l'être une fois pour toutes, pour ensuite s'en retirer : il le maintient continuellement dans l'existence, être qui dépend totalement de l'action créatrice divine. Si Dieu cessait de soutenir, la Création cesserait purement et simplement d'être...) Cela évite le déisme (thèse du "Dieu horloger" qui donne l'impulsion initiale puis se retire et se désintéresse, Dieu distant, lointain, inconnaissable après un premier acte) et fonde la responsabilité humaine de "prendre soin de la maison commune", sans confusion ni exploitation prédatrice (tyrannie).

La creatio continua n'est pas la conception évolutionniste. L'évolution (au sens scientifique) concerne les causes secondes, les processus naturels par lesquels, à l'intérieur de la création déjà existante, des formes de vie se transformerait au fil du temps. La creatio continua, elle, concerne la cause première: le fait métaphysique que tout ce qui existe (y compris les processus évolutifs s'ils ont lieu) ne subsiste qu'en tant qu'il est constamment "tenu" dans l'être par Dieu.

Cette doctrine est classique :

>St Thomas d'Aquin (Somme théologique I, q. 104): la conservation des choses dans l'être est comme une continuation de l'acte créateur. Dieu est cause de l'être non seulement au début, mais à chaque instant.

>Catéchisme de l'Eglise catholique n. 301 : "Avec la création, Dieu n'abandonne pas sa créature à elle-même. Il ne lui donne pas seulement d'être et d'exister, Il la maintient à chaque instant dans l'être, lui donne d'agir et la porte à son terme."

>elle sert précisément à écarter le déisme et le panthéisme.

 

À l'aune du texte réel du document romain et de la doctrine traditionnelle, dont la creatio continua, la lecture qui en est faite par "The Remnant", puis "LifeSite" est largement inexacte, sélective et rhétoriquement forcée.

 

Voici les principaux points:

 

1-Sur l'"évolution" et Teilhard

L'article extrait un passage (n.46-47 du document). Au paragraphe 107, on lit : "l’être humain offre la création à Dieu dans le Christ et, en échange, implore sa bénédiction pour toutes choses. Le Christ est ainsi l’axe de la maturation du monde." La note 184, à la fin de ce texte, révèle la clé d’interprétation de ces mots : "Dans cette perspective, la contribution du Père Teilhard de Chardin est à saluer ; cf. Paul VI, Discours dans une importante usine chimico-pharmaceutique (24 février 1966) : Insegnamenti 4 (1966), 992-993 ; Jean-Paul II, Lettre au Père George V. Coyne, directeur de l'Observatoire du Vatican (1er juin 1988) : Insegnamenti 5/2 (2009), 60 ; Benoît XVI, Homélie pour la célébration des vêpres dans la cathédrale d'Aoste (24 juillet 2009) : L'Osservatore Romano , 31 juillet 2009, p. 3 et suiv." La CTI constate à partir des données scientifiques, que deux traits de la réalité cosmique sont "indiscutables" : son évolution holistique ouverte sur le futur, et le fait que l'espace et le temps participent à cette histoire évolutive. Elle propose ensuite qu'une ontologie relationnelle constitue un modèle adéquat pour une réalité  essentiellement évolutive avec une "analogie intéressante" avec l'empreinte trinitaire de la création, et invite philosophes et théologiens à en tirer les conséquences possibles.

Cela n'équivaut pas à :

>fonder toute une théologie sur une "compréhension essentiellement évolutive" de la réalité comme principe premier;

>adopter la cosmologie de Teilhard (Point Omega, Christ comme personnification d'une conscience collective cosmique, matière et esprit comme dimensions d'un même processus divinisé, création comme processus ouvert auquel l'humanité participerait de manière quasi rédemptrice...)

 

Le document distingue soigneusement les niveaux (science, philosophie, théologie), rappelle que la création n'est pas à identifier au Big Bang ou à un modèle cosmologique particulier, et s'en tient à la dépendance ontologique permanente (creatio continua traditionnelle : Dieu soutient à chaque instant). Il ne cite ni ne valorise les thèses spécifiques de Teilhard qui ont valu le monitum de 1962. Lier purement et simplement "évolution cosmique spécifique + ontologie relationnelle" à "revival des idées hérétiques de teilhard" est un amalgame.

 

2-Sur le panenthéisme et le théisme classique

 

C'est le point de vue fragile de l'article de "LifeSite". L'auteur Gaetano Masciullo présente le document comme déclarant le théisme traditionnel (Créateur complètement transcendant) "dépassé" et endossant le panenthéisme. En réalité, au § 52, le document décrit plusieurs cosmovisions contemporaines (immanentisme, panthéisme, panenthéisme). Pour le panenthéisme, il note qu'il tente de conjuguer immanence et transcendance ("le monde existe en Dieu, tandis que Dieu le transcende en même temps"). Il ajoute immédiatement la formulation chrétienne classique: "Dieu, dans sa miséricorde gratuite, ouvre un espace à une création véritablement distincte de Lui, tout en continuant d'en être le fondement qui la soutient."

Or, le document affirme explicitement la distinction réelle (contre le panthéisme); rejette le déisme (Dieu distant après l'acte intial) au nom de la creatio continua traditionnelle; ne présente pas le panenthéisme comme la position catholique, mais comme une perspective philosophique avec laquelle dialoguer. L'article de LifeSite cite sélectivement la description du panenthéisme et l'attribue comme position du document. C'est une lecture forcée. Vatican I (Dei Filius) condamne le panthéisme (identité de substance entre Dieu et le monde, ou évolution de l'essence divine devenant toutes choses...) La formulation du document ("création véritablement distincte" + soutien divin permanent) reste dans le cadre du théisme classique (distinction + conservation de l'être...), et non dans une confusion panenthéiste qui diviniserait le cosmos ou rendrait Dieu dépendant de lui.

 

3-Autres affirmations

 

L'introduction d'un "péché contre la création et le Créateur" par le document romain est présenté comme problématique. Or le document propose précisément cette formulation pour mieux exprimer la dimension théologique (atteinte au plan du Créateur) que le simple "péché écologique". Ce n'est pas une nouveauté hérétique.

L'invocation de cadres écologiques (y compris les données scientifiques ou des références intergouvernementales) est critiquée comme alignement onusien. Le document s'en sert comme constat factuel tout en ancrant la réponse dans la théologie trinitaire, la doctrine sociale et la conversion écologique intégrale. On peut discuter de la pertinence ou du poids de certaines données, mais ce n'est pas une "intégration positive de la cosmologie teilhardienne".

Le risque allégué pour la Création, le péché originel, la Rédemption et la Croix n'est pas démontré par le texte. Le document romain maintient la finalité eschatologique en Christ, la récapitulation, et la nécessité de la conversion (y compris morale et spirituelle).

 

Bilan :

 

Les articles de The Remnant et de LifeSite surestiment gravement la portée des passages cités, transforment une description et une invitation au dialogue en endossement, et assimilent trop rapidement toute reconnaissance de l'évolution cosmique ou d'une ontologie relationnelle à un revival de Teilhard. 

 

Le document romain reste sur les points centraux (distinction Créateur/Créatures, creatio continua comme conservation ontologique traditionnelle, empreinte trinitaire) dans le sillage de la doctrine classique qu'il invoque explicitement (Augustin, Hildegarde, Bonaventure, Thomas d'Aquin...)

 

Tels qu'ils sont ces articles polarisent davantage qu'ils n'éclairent.

 

Morale de l'histoire:

 

"La critique est saine. Mais le discernement chrétien exige que nous lisions d’abord les mots réels des documents romains, que nous les analysions à la lumière de la Tradition, et qu’ensuite nous jugions.

 

Le cadrage des réseaux sociaux ne devrait jamais penser à notre place." Cf. Commentaire de Jorge Gonzales sur x

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 10:01
https://x.com/nnairob/status/2003416952887267820/photo/1

https://x.com/nnairob/status/2003416952887267820/photo/1

7 septembre 2026

 

Il s'est exactement écoulé 1000 jours depuis que le président argentin Javier Milei a accédé au pouvoir (élu le 10 décembre 2023) :

 

✅ L'inflation mensuelle est tombée de 25,5 % à 1,9 %.

 

✅ L'inflation annuelle est tombée de 211,4 % à 30 %.

 

✅ Le taux de pauvreté est tombé de 52,9 % à 24 %.

 

✅ Le PIB a crû de 5 %.

 

✅ Le déficit budgétaire a été éliminé.

 

✅ 75 000 employés publics ont été licenciés.

 

✅ La moitié des ministères ont été fermés.

 

✅ 100 secrétariats ont été fermés.

 

✅ 25 organismes ont été fermés.

 

✅ Les dépenses publiques ont été réduites de plus de 30 %.

 

✅ Un terme a été mis aux services de santé gratuits pour les étrangers.

 

✅ Le taux de pauvreté extrême est tombé de 8,2 % à 5,4 %.

 

✅ Le financement des partis politiques a été coupé.

 

✅ Près de 20 000 réglementations ont été supprimées.

 

✅ Plus de 10 000 réformes structurelles ont été mises en œuvre.

 

✅ Un progrès a été enregistré dans le dossier des îles Malouines.

 

✅ La dette publique a été réduite de moitié.

 

✅ Depuis la suppression des contrôles des loyers, les prix de l'immobilier ont chuté de 40 % et l'offre de logements a augmenté de 300 %.

 

✅ Les contrôles des changes ont été supprimés.

 

✅ Les contrôles des importations ont été supprimés.

 

✅ Les contrôles des prix ont été supprimés.

 

✅ L'activité économique a atteint son niveau le plus élevé de l'histoire.

 

✅ Le risque pays est passé de 3000 points à moins de 400 points.

 

✅ Des réductions fiscales ont été mises en œuvre dans le secteur agricole.

 

✅ Le plus grand excédent budgétaire énergétique en 35 ans a été obtenu.

 

✅ La banque centrale a été réformée.

 

✅ Accord de libre-échange avec Singapour.

 

✅ La loi de modernisation du travail est entrée en vigueur.

 

✅ Les réserves de la banque centrale ont atteint 50 000 millions de dollars américains.

 

✅ L'inflation mensuelle en gros est tombée de 54 % à 0,8 %.

 

✅ Les féminicides ont chuté de 25 % au cours des deux dernières années.

 

✅ Une loi a été promulguée pour emprisonner ceux qui impriment de l'argent.

 

✅ Le taux d'intérêt est passé de 126 % à 29 %.

 

✅ Les exportations de viande vers les États-Unis ont augmenté de 201 % sur un an.

 

✅ Le droit de timbre sur les transactions de cryptomonnaies et autres activités financières numériques a été supprimé.

 

✅ Le taux d'homicides dans la ville de Rosario a chuté de 70 %.

 

✅ L'Argentine est devenue le pays le plus sûr d'Amérique du Sud.

 

✅ L'offre monétaire s'est contractée à des taux à deux chiffres.

 

✅ Les interdictions sur l'importation de médicaments ont été levées.

 

✅ La contribution solidaire obligatoire des travailleurs non syndiqués a été supprimée.

 

✅ L'Argentine a grimpé de 40 places dans l'indice de liberté économique.

 

✅ 9 000 kilomètres de routes nationales ont été inclus dans le processus de privatisation.

 

✅ Des marques comme H&M, Ralph Lauren, Mango, Armani et Decathlon sont arrivées de manière permanente dans le pays.

 

✅ Les impôts sur la consommation interne ont été supprimés.

 

✅ L'impôt sur la cession de biens immobiliers a été supprimé.

 

✅ Les droits de douane sur les importations ont été réduits de plus de 50 % et certains ont été totalement supprimés.

 

✅ Fitch Ratings a relevé la notation de crédit de CCC+ à B-.

 

✅ La loi obligeant les entreprises à embaucher un nombre égal de femmes et d'hommes a été abrogée.

 

✅ La cotisation patronale pour les nouveaux employés est tombée de 20,4 % à 5 %.

 

✅ Aerolíneas Argentinas a enregistré pour la première fois un excédent budgétaire sans subventions de l'État.

 

✅ Le ministère des Privatisation et de la Dérégulation a été créé.

 

✅ Le nombre de hauts dirigeants publics a été réduit de 34,9 %.

 

✅ Un terme a été mis à l'héritage des postes dans l'administration publique.

 

✅ L'impôt de 30 % sur les jeux vidéo numériques a été supprimé.

 

✅ L'Argentine s'est retirée de l'Organisation mondiale de la santé.

 

Vía https://x.com/nnairob/status/2096655857803030595

https://x.com/isaacrrr7/status/2096944464388329816?s=20

 

Commentaires trouvés sur x : 

 

>J'ai transmis tes 57 phrases à Gemini et il me dit ceci :

 

Mensonges / Faux / Exagérations graves : 34 / 57

Pourcentage de mensonges : 59,6 %

Vérités / Vraies avec nuances : 23 / 57 (40,4 %)

 

60 % de mensonges en 57 affirmations. Ça doit être un record.

 

Cf. https://x.com/ibersystem/status/2096827929950912762?s=20

 

>Gemini est de toute façon intrinsèquement de gauche-libéral. Sa structure même est construite sur le déni de ces choses. Cf https://x.com/Evora_Roma/status/2096843254910091400?s=20

 

>@Grok

dit que c'est tout substantiellement vrai

Cf https://x.com/Inter_Rompi/status/2097023347703816271?s=20

 

L'IA Grok a vérifié les principales données :

 

>@grok

À l'origine en italien et traduit

J'ai vérifié les données principales avec des sources officielles (INDEC, FMI, Fitch et autres). Inflation mensuelle de 25,5 % à environ 2 %, annuelle de 211 % à ~34 %, excédent budgétaire, pauvreté du pic de 52,9 % à ~28 %, croissance, relèvement à B-, réserves importantes autour de 50 milliards, dérégulation et baisse des homicides à Rosario sont substantiellement confirmés. Certains chiffres sont approximatifs, mais il ne s'agit pas de 60 % de faussetés.

Cf. https://x.com/grok/status/2097023572858261732?s=20

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16 septembre 2026 3 16 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Édith, fille d'Edgar, roi des Angles, abbesse de Wilton (961-984)

Moniale à Wilton, à quelques kilomètres à l’ouest de Salisbury, dans le Wiltshire, fille du roi anglo-saxon S. Edgar le Pacifique (944-975) et de Ste Wilfride (Wilfrida), elle passa sa vie brève à l’abbaye de Wilton, où sa mère était abbesse. (1) Lorsqu'elle mourut, âgée de vingt-trois ans, elle fut aussitôt placée sur les autels et dans les calendriers de son pays. (2)

 

Fille naturelle d'Edgar le Pacifique, roi des Angles, Édith vint au monde en 961. Ce prince l'avait eue d'une dame illustre par sa naissance, qu'il avait enlevée, et qui se nommait Wulfride ou Wilfrith. Sa femme étant morte, il voulut épouser celle qu'il avait déshonorée; mais Wulfride ne voulut point y consentir, et alla même prendre le voile dans le monastère de Wilton, dont elle devint abbesse peu de temps après. Elle voulut se charger elle-même du soin d'élever Édith, sa fille, qui par là fut arrachée à la corruption du monde, avant d'en avoir ressenti les effets. C'est ce qui a fait dire au rédacteur du martyrologe romain, en parlant de notre Sainte, que, «s'étant consacrée à Dieu dès son enfance, elle avait moins quitté le monde qu'elle ne l'avait ignoré»: ignorance infiniment précieuse, et qui est le plus sûr moyen de vivre dans une parfaite innocence. (3)

 

La jeune princesse profita si bien des exemples et des instructions de sa mère, qu'elle se fit religieuse dans le même monastère. Elle faisait l'office de Marthe à l'égard de toutes les religieuses et des externes, et les fonctions de Marie à l'égard de Notre-Seigneur; car, sans considérer sa naissance, elle s'appliquait aux plus vils ministères de la maison, assistait les malades, et se faisait la servante des étrangers et des pauvres. Elle fonda pour eux, près de son monastère un hôpital pour en entretenir toujours treize. Secourant de ses aumônes et de ses soins ceux qu'elle savait être dans l'indigence, elle cherchait les affligés pour leur donner de la consolation, et aimait mieux converser avec les lépreux, qui sont abandonnés de tout le monde, qu'avec les premiers princes du royaume. Plus les personnes étaient rebutées des autres à cause de leurs infirmités, plus elles étaient bienvenues auprès d'elle; en un mot, Édith était incomparable dans son zèle à rendre service à son prochain. L'abstinence faisait ses plus grandes délices, et elle fuyait autant les viandes délicates que les autres les recherchent avec empressement, joignant à cette mortification celle d'un rude cilice qu'elle portait sur sa chair nue, afin de réprimer de bonne heure les mouvements de la nature. Telle fut la vie de cette jeune princesse jusqu'à l'âge de quinze ans.

 

Le roi informé de tant de belles qualités de sa fille, voulut la faire abbesse de trois monastères; mais elle le remercia, et se contenta de lui proposer pour cela des religieuses que son humilité lui faisait juger beaucoup plus capables qu'elle d'occuper ces places. Elle ne put se résoudre à quitter une maison où elle avait déjà reçu tant de grâces; elle aima mieux obéir que commander, et demeurer sous la conduite de sa mère, que d'être chargée de la conduite des autres. Mais son humilité parut bien davantage lorsqu'elle refusa la couronne d'Angleterre; car après la mort de saint Édouard II que l'Église honore comme un martyr, les seigneurs vinrent la trouver pour lui présenter le sceptre, et employèrent toutes les raisons possibles, et même tentèrent les voies de la violence pour l'obliger de l'accepter. Elle leur résista toujours généreusement, et l'on aurait plutôt transmué les métaux, dit son historien, que de la retirer de son cloître, et de lui faire quitter la résolution qu'elle avait prise d'être toute sa vie dévouée au service de Dieu.

 

Elle avait fait bâtir une église en l'honneur de saint Denis; elle pria saint Dunstan d'en faire la dédicace. Pendant la solennité de la messe, ce saint prélat eut la révélation que la mort de la jeune princesse, qui n'avait encore que vingt trois ans, arriverait au bout de quarante jours. Cette nouvelle attendrit son coeur et tira de ses yeux des torrents de larmes: «Hélas!» dit-il à son diacre qui lui demanda le sujet de sa tristesse, «nous perdrons bientôt notre bien-aimée Édith; le monde n'est plus digne de la posséder. Elle a, en peu d'années, acheté la couronne qui lui est préparée dans les cieux. Sa ferveur condamne notre lâcheté; notre vieillesse n'a pu encore mériter cette grâce; elle va jouir des clartés éternelles, et nous demeurons toujours sur la terre dans les ténèbres et les ombres de la mort». S'étant aperçu, durant la cérémonie, que la Sainte faisait souvent le signe de la croix sur le front, il dit aussi par un esprit de prophétie: «Dieu ne permettra pas que ce pouce périsse jamais».

 

L'événement vérifia l'une et l'autre de ces deux prédictions; car, au bout de quarante jours, le 16 septembre 984, elle rendit son âme dans la même église, entre les mains des anges, qui honorèrent son décès de leur présence et d'une mélodie céleste; et ce même pouce, dont elle s'était tant de fois servie pour former sur elle le signe de la croix, fut trouvé treize ans après sa mort sans aucune marque de corruption, quoique tout le reste de son corps fût presque entièrement réduit en cendres. Cette église de Saint-Denis, qu'elle avait souvent visitée et arrosée de ses larmes pendant sa vie, lui servit de sépulture. Trente jours après son décès, elle apparut à sa mère avec un visage serein et tout lumineux, lui disant que le Roi des anges, son cher Époux, l'avait mise dans Sa gloire; que Satan avait fait tout ce qu'il avait pu pour l'empêcher d'y entrer, en l'accusant devant Dieu de plusieurs fautes; mais que, par le secours des saints Apôtres, et par la vertu de la croix de son Sauveur Jésus, elle lui avait écrasé la tête, et, en triomphant de sa malice, l'avait envoyé dans les enfers.

 

Plusieurs miracles ont été opérés par ses mérites. Nous rapporterons seulement l'exemple suivant, qui montre combien pèchent ceux qui usurpent les biens de l'Église. Un homme s'étant approprié une terre de sainte Édith, tomba tout à coup malade, qu'on le crut mort sans avoir eu le temps de faire pénitence. Mais un peu après, étant revenu à lui, il dit aux assistants: «Ah! mes amis, ayez pitié de moi et secourez-moi par la ferveur de vos prières; l'indignation de sainte Édith contre moi est si grande que, pour me punir de l'usurpation que j'ai faite d'une terre qui lui appartenait, elle chasse mon âme malheureuse du ciel et de la terre. Il faut que je meure, et cependant je ne puis mourir. Je veux réparer mon injustice, et restituer à l'Église le bien que je lui ai ravi». Il n'eut pas plus tôt témoigné cette bonne volonté, qu'il expira paisiblement. On la représente tenant d'une main une bourse, et de l'autre une pièce de monnaie, pour marquer son grand amour pour les pauvres.

Sources: 1, 2, 3, 4

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15 septembre 2026 2 15 /09 /septembre /2026 00:05

Depuis la rénovation liturgique du pape saint Pie X en 1914, la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie. La fête de Notre-Dame des Douleurs est célébrée le 15 septembre, suivant la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix le 14 septembre, soulignant le lien entre la souffrance du Christ et celle de sa Mère, spécialement celle qu'elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption.

On sait que Marie est la plus affligée des mères, qu'elle a souffert au delà de toute mesure, que sa vie s'est passée dans les larmes, que son cœur a été percé de mille glaives de douleur, que son âme est demeurée pendant plus de soixante ans sous le poids des plus grandes tribulations.

Et presque personne ne s'en souvient, ne le remarque, ne s'en affecte et en fait l'objet de son amour, ce qui ravirait assurément l'amour filial du Cœur sacré de son Fils, le Cœur de Dieu.

S.M. Ledoux, de l’ordre des servites. (1888) [1]

La "Mère Pleurante" de Warfhuizen

La "Mère Pleurante" de Warfhuizen

Notre-Dame des Douleurs (ou Notre-Dame des sept Douleurs), invoquée en latin comme Beata Maria Virgo Perdolens, ou Mater Dolorosa, est l'un des nombreux titres par lesquels l'Église catholique vénère la Vierge Marie, mère de Jésus. Le titre souligne l’association de la mère à la souffrance de son fils. Les "sept douleurs" font référence aux événements, relatés dans les évangiles, qui firent souffrir la mère de Jésus dans la mesure où elle accompagnait son fils dans sa mission de Rédempteur. [2]

 

"Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de votre cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de votre aimable Fils, pour lequel vous souffriez de si grands tourments, ne vous avait soutenue et fortifiée par sa puissance infinie" (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5)

Notre-Dame des Douleurs

Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent son cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux enfants de Marie :

 

 

1. La prophétie du saint vieillard Syméon : "Syméon les bénit, puis il dit à Marie, sa mère : Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre." (Luc, 2, 34-35)

2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21)

3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51)

4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via crucis lors du portement de la croix (Luc, 23, 27-31)

5. La souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27)

6. La déposition de la croix du corps du Christ (Matthieu XXVII, 57-59)

7. La mise au tombeau de Jésus (Jean XIX, 40-42)

 

Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l'Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de son divin Fils, ont également été la cause de son intime martyre. Prions-la de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus lorsqu'Il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de sa croix. [3]

Mater Dolorosa vue de la Croix par Jésus (tableau de Tissot)

Mater Dolorosa vue de la Croix par Jésus (tableau de Tissot)

On trouve les premières traces de la dévotion aux douleurs de la Vierge, à la fin du XI° siècle, particulièrement dans les écrits de saint Pierre Damien (+1072), de saint Anselme (+ 1109), d’Eadmer de Cantorbéry (+ 1124), de saint Bernard (+ 1153) et de moines bénédictins et cisterciens qui méditent le passage de l'Evangile qui montre Marie et Jean au pied de la Croix. [4]

 

Le culte de la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence en Italie, l'Ordre des Servites de Marie (Ordo Servita), dont la spiritualité est très attachée à la Sainte Vierge, fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre.

 

Saint Bonaventure remarque que "les plaies qui étaient éparpillées sur le corps de Notre-Seigneur étaient toutes réunies dans l'unique cœur de Marie". Notre-Dame donc, à cause de sa compassion pour Jésus, fut flagellée, couronnée d'épines, insultée, et cloué sur la croix.

Saint Bonaventure, contemplant Marie au Calvaire à la mort de son fils, l'interroge et lui demande : "Ô Dame, dis-moi, où étais-tu au Calvaire ? Près de la croix ? Non, je dirais plutôt que tu étais réellement sur la croix, crucifiée avec ton Fils."

 

Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de JésusLa dévotion ne fit que croître. Saint Ignace de Loyola avait un culte particulier à l’image connue sous le nom de Notre-Dame du Cœur ; de 1603 à 1881, sans compter les traités, les panégyrique et les méditations, les Jésuites ne publièrent pas moins de quatre-vingt-douze ouvrages sur cette dévotion aux douleurs de Marie. En 1617, Antoinette d’Orléans, aidée par le P. Joseph, fonda les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire (les Filles du Calvaire).

 

Sous ce vocable (Notre-Dame des Douleurs), la Sainte Vierge est la patronne la Congrégation de la Sainte-Croix, de la Slovaquie, de la région italienne du Molise, de l'État du Mississippi, de plusieurs villes des Philippines et des communes italiennes d'Accumoli, Ressort di Bari, Paroldo et Villanova Mondovì. Au Québec, un petit village, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, porte aussi son nom. De plus, au Portugal où son culte est particulièrement répandu, un grand nombre de paroisses sont consacrées au vocable latin de la mère des douleurs (comme Poço do Canto).

 

Mater dolorosa - Icône russe (XIXe siècle) - Ymyagchenie zlix serdec

Mater dolorosa - Icône russe (XIXe siècle) - Ymyagchenie zlix serdec

Sources: 1, 2, 3, 4, 5

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14 septembre 2026 1 14 /09 /septembre /2026 00:00
Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, ou fête de la Croix glorieuse

''En parlant à Nicodème (Jn 3,14-15) Jésus utilise une image tirée du Livre des Nombres, où l'on voit le peuple du désert en difficulté (chap. 20 à 36). Il a commencé son chemin vers la liberté, mais à un moment donné, il ne supporte plus le voyage et commence à penser que tout ce qu'il vit est inutile ; que le Seigneur l'a trompé, qu'il ne veut pas sa vie, mais sa mort. Nous sommes comme ça aussi. Nous sommes en chemin, et ce chemin est difficile, et nous sommes tentés de penser que si ce chemin est difficile, c'est parce que Dieu n'est pas avec nous, parce qu'il ne se soucie pas de nous. Ce doute est précisément le poison que les serpents nous instillent, un poison qui mène à la mort. Alors le Seigneur envoie un signe pour que son peuple fatigué puisse réapprendre à faire confiance, à croire en l’amour de Dieu. Ce qui est frappant, c'est que le Seigneur n'élimine pas les serpents qui continuent de mordre le peuple. Il ne les supprime pas, mais il offre un antidote plus fort que le venin, un antidote capable de le neutraliser. Le mal demeure, mais il n’apporte pas nécessairement la mort. Et quel est cet antidote ? Que doit faire le peuple ? Paradoxalement, on ne leur demande pas de lutter contre les serpents, ni de tenter de les éliminer : ils n’y parviendront jamais, car nous ne pouvons pas vaincre le mal par nous-mêmes. Au lieu de cela, ils doivent lever les yeux et regarder le serpent dressé. Rien d'autre. Et quiconque agit ainsi demeure en vie. (Nb 21,8-9)

Le symbole même de la mort, le serpent, devient symbole de la vie. Jésus réinterprète ce signe à la lumière de ce que sera son destin de Crucifié : 'Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle'. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.' (Jn 3,14-16.) Sa vie et sa mort sont comme le serpent dressé, visibles par tous, et quiconque le regarde voit au plus profond de son cœur quelque chose qui peut le guérir. Il voit l'amour du Père pour chaque homme. Le mal n'a pas disparu : il est là, et c'est un mal générateur de mort, un mal qui veut arrêter le cheminement des hommes vers la liberté, vers la vie éternelle. Un mal qui est, en fin de compte, un manque de confiance, un manque d'amour. Mais la célébration d'aujourd'hui nous dit que la croix peut nous libérer de ce mal ; la croix est l'antidote qui peut nous sauver. Seule la croix peut le faire. Parce que ceux qui lèvent les yeux et regardent le Seigneur pendu à la croix ne peuvent plus penser que Dieu ne nous aime pas. Au contraire, Dieu a pour nous un amour sans fin, qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. C'est un amour qui ne juge pas nos erreurs, mais qui est présent précisément là où chacun de nous est perdu. Il n'y a qu'une seule condition : que cet amour soit regardé, reconnu.

Et la fête d'aujourd'hui nous invite à cet acte même, à reconnaître combien ce signe est précieux dans nos vies, à lever à nouveau les yeux.

Nous avons été sauvés par un amour qui a transformé le mal en bien, et c’est aussi notre vocation, c’est la vie éternelle.

Si vous voulez suivre le Seigneur, vous ne devez pas calculer votre potentiel, mais vous devez seulement lever les yeux et contempler la mesure infinie de l'amour révélé dans la Croix du Seigneur." (Cardinal Pizzaballa)

 

La Fête de l'Exaltation de la Croix célébrée dans l'Église catholique romaine et dans l'Église orthodoxe remonte à la "dédicace de Constantinople" (11 mai 330), peu après la fondation de la ville par Constantin Ier (324). La ville de Constantinople détenait une relique de la Vraie Croix qui avait été découverte à Jérusalem par Ste Hélène, la mère de l'empereur Constantin, lors de son pèlerinage de 325 sur l'emplacement du Golgotha, lieu où le Christ fut crucifié et mis au tombeau. L'habitude fut prise par la suite chaque année d'organiser une grande procession à travers la ville, avec ostension de la relique. "Rome fêtait plutôt l'anniversaire de cette découverte, ou 'Invention de la Sainte Croix', le 3 mai. Elle adopta la fête orientale de l'Exaltation de la Croix au VIIe siècle, après que la précieuse relique, ravie par les Perses lors du sac de Jérusalem de 614, eut été reprise par l'empereur Héraclius (630). La fête fut alors fixée au 14 septembre. Si le terme ''exaltation" renvoyait, à l'origine, au rite de l'élévation de la relique de la Passion sur les pèlerins de Jérusalem, et au-delà d'eux, sur le monde entier racheté par la sainte Croix, la liturgie romaine y voit surtout l'élévation du Christ au Calvaire. .... Par là s'établit le lien avec la fête de la Transfiguration, fixée quarante jours plus tôt. Jésus, Temple de la présence de Dieu parmi les hommes, manifesta alors sa gloire à ses disciples, au sommet du Thabor, les préparant à son élévation au sommet du Golgotha et à son exaltation dans la gloire de la Résurrection (graduel)." (Missel Laudate, Missel grégorien des fidèles, Présenté par D. Thomas Diradourian, Artège, Paris 2021, p. 711)

 

Aujourd’hui encore, en Orient, on célèbre l’Exaltation de la Croix avec autant d’honneur que la fête de Pâques. 

 

Dans la mesure où "il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime" (Jn 15, 13), la Croix est devenue un signe glorieux, car elle révèle la passion de Dieu pour l’humanité et parce qu’elle est salut pour le monde. 

 

Le signe de croix est présent dans la prière, les sacrements, les célébrations tout au long de la vie chrétienne. Lorsque au début de toute prière individuelle ou communautaire, le chrétien fait le "signe de croix",  rassemblant trois doigts (pouce, index, majeur), et les appose sur son front et sur son coeur, puis sur ses épaules, de droite à gauche chez les orthodoxes, ou de gauche à droite chez les catholiques romains, il proclame sa foi en la Trinité (un Dieu en trois personnes) ; il dit sa confiance dans la croix de Jésus ; il rappelle la "signation" de son baptême qui l’a introduit dans le mystère pascal. Tout entier, corps et esprit, le chrétien est sous le signe de la miséricorde de Dieu manifestée en Jésus-Christ. (La Croix.com)

 

Au IVe siècle, Saint Éphrem le Syriaque (306-373) écrit :

 

"Gravons au-dessus de nos portes, sur le front, sur la bouche, sur la poitrine et sur toutes les autres parties de notre corps, le signe vivifiant de la croix ;

revêtons-nous de cette impénétrable armure des chrétiens : car la croix est la victoire de la mort, l’espérance des fidèles, la lumière du monde, la clef du paradis, le glaive qui extermine les hérésies, le secours des âmes religieuses, le soutien de la foi, la défense, la garde et la gloire des catholiques. Porte toujours avec toi, Ô chrétien !

Cette arme de jour et de nuit, en tous lieux et à toutes les heures ;

n’entreprends jamais rien sans faire le signe de la croix.

Quand, tu dors, quand tu veilles, quand tu marches, quand tu travailles, quand tu manges, quand tu bois et que tu es sur mer, que tu traverses les rivières, prends cette armure de la sainte Croix : car, tant que tu en seras armé, les esprits malins s’éloigneront de toi et n’oseront en approcher." (Cf. https://www.laviedessaints.com/invention-de-la-sainte-croix/ )

 

"A tous les pas que nous faisons, écrit Tertullien (160-220), en entrant, en sortant, quand nous nous habillons, quand nous nous levons, quand nous nous mettons à table, quand nous nous asseyons, quand on nous apporte de la lumière, quand nous nous couchons, et généralement dans toutes nos actions, nous faisons le signe de la croix sur le front."

 

"Dextra manu in nomine Christe quos crucis signo obsignandi sunt obsignamus.

Nous faisons le signe de la croix de la main droite sur les catéchumènes, parce que la main droite est censée plus noble que la gauche, bien qu'elle n'en diffère que par sa position, et non par nature; ainsi, nous prions vers l'Orient, comme étant la partie la plus noble de la création.

De qui l'Eglise a-t-elle reçu cette manière de prier ?

De ceux-là même qui lui ont appris à prier : les Apôtres." (Quæst, 18, Saint Justin, martyr 165)

 

Saint Jean Chrysostome (344-407) écrit :

 

"La croix est l’espérance des chrétiens, la résurrection des morts, le bâton des aveugles, l’appui des boiteux, la consolation des pauvres, le frein des riches, la con­fusion des orgueilleux, le tourment des méchants, le trophée contre l’enfer, l’instruction des jeunes, le gouvernail des pilotes, le port de ceux qui font naufrage et le mur des assiégés. Elle est la mère des orphelins, la défense des veuves, le conseil des justes, le repos des affligés, la garde des petits, la lumière de ceux qui habitent dans les ténèbres, la magnificence des rois, le secours de ceux qui sont dans l’indigence, la sagesse des simples, la liberté des esclaves et la philosophie des empereurs.

La croix est la prédiction des Prophètes, la prédication des Apôtres, la gloire des Martyrs, l’abstinence des Religieux, la chasteté des Vierges et la joie des Prêtres. Elle est le fon­dement de l’Église, la destruction des idoles, le scandale des Juifs, la ruine des impies, la force des faibles, la médecine des malades, le pain de ceux qui ont faim, la fontaine de ceux qui sont altérés et le refuge de ceux qui sont dépouillés." (Cf. http://har22201.blogspot.com/2012/05/invention-de-la-sainte-croix.html )

 

Cet exemple des chrétiens des premiers siècles de­vrait faire impression sur nos esprits, et nous devrions, à leur imitation, faire continuellement le signe sacré de la croix, puisque nous apprenons qu’il n’est point de remède plus prompt ni plus assuré contre les traverses et les tentations de la vie.

 

Plus tard, en 613 les Parthes Sassanides s’emparèrent de tout le Moyen-Orient (Syrie, Palestine, Egypte). En 614, ils prirent Jérusalem et emportèrent la relique de la Croix à Jérusalem. Maintes églises avaient flambé, parmi lesquelles, celle de la Résurrection, bâtie par Constantin. D'innombrables couvents avaient été détruits, les moines et les moniales dispersés. Trésors sacrés, étoffes rares, vases d'or et d'argent, tout avait été expédié vers les capitales iraniennes. La Sainte Croix enlevée du Saint-Sépulcre avait été envoyée en trophée à Ctésiphon (Irak). On parlait de 60.000 morts, 37000 chrétiens emmenés en esclavage, parmi lesquels le patriarche Zacharie. Les Perses n'avaient rien respecté hormis à Bethléem, la basilique de la Nativité, à cause disait-on, de la mosaïque de l'"Adoration des Mages", où ils avaient reconnu leurs costumes nationaux. Peu après, arrivèrent à Constantinople deux reliques que le préfet d'Egypte avait pu sauver, la Sainte Lance et l'Eponge de la Passion. En 619, Alexandrie tomba et l'Egypte fut abandonnée.

 

Alors que le patriarche Serge de Constantinople déclarait la guerre sainte contre les Perses, l'empereur romain d'Orient Héraclius, empereur romain d'Orient de 610 à 641, "le premier croisé" (Cf. Daniel-Rops), lança alors une formidable contre-offensive en 622, en Palestine, d'où il parvint à chasser les Parthes, ainsi que de toute l'Asie Mineure (Turquie actuelle), de l'Égypte et de la Syrie. 

 

"C'est bien à une croisade que nous assistons ici, écrit René Grousset [à propos de l'entreprise d'Héraclius], croisade s'il en fut jamais, puisque les armées chrétiennes s'ébranlent à la voix du chef de l'Église (de Constantinople) et qu'elles ont pour objectif la délivrance du Saint Sépulcre et la reconquête de la Vraie Croix."

 

"Non, dit le patriarche, tu n'as pas le droit d'accepter que la Sainte Croix du Christ soit à Ctésiphon un objet de risée !" 

Au même moment, l'empereur perse Chosroès II écrivait à Héraclius une lettre insultante : "Tu prétends mettre en Dieu ta confiance; alors pourquoi donc n'a-t-il pas sauvé de mes mains Césarée, Jérusalem et Alexandrie ? S'il me plaisait, ne détruirais-je point aussi bien Constantinople ? Quant à ton Christ, ne te laisse donc pas abuser par un vain espoir en lui : il n'a même pas été capable de se sauver lui-même des main des Juifs qui le crucifiaient !" (cité dans Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 267, 269.) 

 

À l'été 622, pendant que la flotte byzantine gardait le détroit du Bosphore contre les Sassanides, Héraclius commença par fondre sur la Galatie et la Cappadoce (Asie Mineure); là à Issos, près de la bataille où le grand Alexandre livra la bataille, il passa l'été en manœuvres avant de battre le général perse Shahrbaraz à l'automne. Il rejeta les Perses sur l'Euphrate, franchit d'un bond l'Arménie, se lança en plein pays perse, prit Erevan, vengea le sac de Jérusalem en incendiant le temple mazdéen de Tabriz.

En 627, il prit Tiflis, traversa l'Arménie, envahit l'Assyrie, écrasa la meilleure armée perse près d'Arbèles, au lieu même où Alexandre avait vaincu le Grand Roi. Épuisée, la Perse demanda grâce. Partout des villes sacrées des Mazdéens flambaient.

Enfin, le 25 février 628, la nouvelle éclata : détrôné par son propre fils Kavadh, le dernier Grand Roi, Chosroès II, venait d'être exécuté dans la "maison des ténèbres". Son fils Kavadh II, mourra de la peste six mois plus tard et son petit-fils, Yazdgard III, après avoir perdu Cstésiphon et la Perse devant les Arabes, sera assassiné à l'automne 651 par un meunier qui voulait lui voler ses bijoux (Kia, Mehrdad, The Persian empire : a historical encyclopedia, 2016). Son corps, jeté dans une rivière sera repêché par des paysans, identifié et inhumé par Élie, l'évêque chrétien nestorien de Merv.

Heraclius ramène la Vraie Croix à Jérusalem

Heraclius ramène la Vraie Croix à Jérusalem

En 629, Héraclius ramena la relique de la Vraie Croix à Jérusalem. Avant de quitter Constantinople, il vint à l'église les pieds chaussés de noir, en esprit de pénitence ; il se prosterna devant l'autel et pria Dieu de seconder son courage ; enfin il emporta avec lui une image miraculeuse du Sauveur, bien décidé à combattre avec elle jusqu'à la mort. Le Ciel aida sensiblement le vaillant empereur : son armée courut de victoire en victoire ; une des conditions du traité de paix fut la reddition de la Croix de Notre-Seigneur dans le même état où elle avait été prise en 614.

Reçu à Constantinople par les acclamations du peuple, on alla au-devant d'Heraclius avec des rameaux d'oliviers et des flambeaux. La vraie Croix fut honorée, à cette occasion, d'un magnifique triomphe. (630)

Pour donner plus d'éclat à cette marche triomphale, Dieu permit que plusieurs miracles fussent opérés par la vertu de ce bois sacré. À la suite de ces événements fut instituée la fête de l'"Exaltation de la Sainte Croix", pour en perpétuer le souvenir.

 

Cependant, la même année 630, Mahomet conquit La Mecque dont les habitants adoptèrent la doctrine.

En 638, menés par le calife Omar, son successeur, les musulmans s'emparaient (pour la première fois) de Jérusalem. La cité sainte ne sera récupérée qu'en 1099 lors de la première Croisade. Les Francs s'établiront dans ces vieilles terres chrétiennes qui avaient été enlevées aux chrétiens par les Arabes au VIIe siècle. La ville de Jérusalem sera de nouveau prise par les musulmans conduits par Saladin en 1187. Elle reviendra sous contrôle chrétien suite aux tractations de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, mais le Lieu saint fut définitivement perdu en 1244 avec la prise de la ville par les musulmans Kharezmiens. Milieu XIIIe siècle, la cité sainte où le Christ fut crucifié et mis au tombeau devint définitivement musulmane et le resta jusqu'au XXe siècle, où les Juifs disputèrent aux musulmans la souveraineté sur la ville.

 

Entretemps, le bois de la Croix avait été partagé en trois grandes parts, elles-mêmes fractionnées, pour Jérusalem, Constantinople et Rome. Ce qui restait du morceau de Jérusalem fut caché pendant l'occupation musulmane et ne réapparut que lorsque la ville fut récupérée par les Croisés en 1099. Ceux-ci s'en servirent comme étendard, de sorte qu'il fut pris par Saladin à la bataille d'Hattin (1187) et ne fut rendu qu'après la prise de Damiette (1249) pour être partagé entre certains croisés dont Sigur de Norvège et Waldemar de Danemark.

 

Au VIIIe siècle, Saint Damascène (675-749) écrit :

 

"La croix est notre bouclier, notre défense et notre trophée contre le prince des ténèbres. Elle est le signe dont nous sommes marqués, afin que l’ange exterminateur ne nous frappe point, et de crainte que nous ne tombions dans des filets où nous trouverions notre perte. Elle relève ceux qui sont tombés, elle soutient ceux qui sont debout, elle fortifie les faibles, elle gouverne les pasteurs ; elle est le guide de ceux qui commen­cent, et la perfection de ceux qui achèvent ; la santé de l’âme et le salut du corps, la destruction de tous les maux, la cause et l’origine de tous les biens, la mort du péché, l’arbre de la vie et la source de notre félicité."

En 1205, un crucifix (le crucifix de l'église Saint-Damien à quelques centaines de mètres d'Assise, sur le chemin de Spolète) parla à S. François d'Assise et fut à l'origine de sa mission évangélisatrice.

 

François, qui s'était arrêté pour prier devant le crucifix en bois peint dans la tradition byzantine, la tradition a conservé la prière que le jeune homme qui cherchait sa voie adressa à Dieu en s'agenouillant devant cette image :

 

"Ô Dieu haut et glorieux illumine les ténèbres de mon coeur. Donne-moi la foi droite, l'espérance certaine et la charité parfaite, le sens et la connaissance, Seigneur, pour que, moi, je fasse ton saint et véridique commandement. Amen.

 

Une voix l'interpella:

 

"François, va réparer ma maison, qui, tu le vois, se détruit tout entière." (Legenda major, de S. Bonaventure)

Le 14 septembre 1241, le saint roi Louis IX alla solennellement au-devant des reliques de la Passion qu'il avait achetées à l'empereur de Constantinople : c'étaient un morceau de bois de la Vraie Croix, le fer de la lance, une partie de l'éponge, un morceau du roseau et un lambeau du manteau de pourpre. Elles furent déposées à la Sainte-Chapelle en 1248.

 

Sainte-Chapelle

 

La Révolution de 1789 marque la disparition de la Sainte Relique. Le 25 avril 1794, la Vraie Croix était dépouillée des matières précieuses qui l’ornaient et sa trace se perd.

 

Au milieu des ruines de l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris du 15 avril 2019, le maître autel, la croix et la statue de la Vierge Marie ont été miraculeusement retrouvés intacts

Et du "trésor de Notre-Dame", la tunique du roi Saint-Louis, la Couronne d'épines du Christ, le clou de la crucifixion et un morceau de la vraie Croix, reliques de la Passion du Christ ont été sauvées, annonça lundi soir le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Chauvet. ( https://www.leparisien.fr/societe/incendie-a-notre-dame-que-reste-t-il-des-tresors-religieux-15-04-2019-8054091.php )

 

 

Alors Jésus dit à ses disciples: "Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à soi-même, qu'il prenne sa croix et me suive.

Mt 16,24 BBC 1923

Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, ou fête de la Croix glorieuse

C’est à cause de nous-mêmes que nous endurons ces souffrances, pour avoir péché contre notre propre Dieu.

IIe Livre des Martyrs d'Israël 7,18

Aujourd'hui, la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix revêt des significations plus spirituelles.

 

Elle symbolise la présence de la Croix à l'intérieur des chrétiens.

 

Porter sa croix est d'abord en effet une démarche intérieure. Par-dessus tout, la leçon de la fête de la Croix glorieuse pourrait se résumer dans les mots suivants sous la forme d’un appel lancé à chaque chrétien : donner sa vie par amour pour les autres.

 

Dieu a donné les lois à son peuple pour la vie, elles sont données par Dieu au peuple comme des lois qui sauvent la vie et maintenant ceux qui veulent obéir à la loi de Dieu doivent mourir à eux par amour pour les autres parce qu'ils veulent obéir à Dieu et se conformer à Jésus. Ainsi, ils ne sont pas des esclaves, mais des Fils du Roi, libérés du péché.

 

Sources : [1] [2], [3], [4]; [5] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 267, 269.

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13 septembre 2026 7 13 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Aimé ou Amé, à Remiremont - Premier Abbé du Saint-Mont († v. 629)

Saint Aimé ou Amé.

 

Dans les Vosges, au monastère de Remiremont, vers 629, saint Amé, prêtre et abbé. Célèbre par ses austérités, ses jeûnes et son amour de la solitude, il gouverna dignement le monastère qu’il avait construit à Habend avec saint Romaric.

 

Martyrologe romain

 

Né à Grenoble, il fut d'abord moine à Saint Maurice en Valais puis à Luxeuil. Il rencontra le comte Romaric lors d'une prédication à Metz. Celui-ci lui donna un grand domaine et, ensemble, ils y fondèrent deux abbayes, l'une d'hommes, l'autre de femmes (Remiremont - Romarici Mons) Il y établit l'office perpétuel.

 

Il passa ses dernières années dans une grotte, au fond d'une crevasse où on lui descendait la nourriture au bout d'une corde.

 

"Amé ou Aimé naît à Grenoble vers 570. Adolescent, il entre à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (Suisse). Il y vit pendant trente ans en moine exemplaire, puis se retire comme ermite dans une grotte. Saint Eustase le décide à l’accompagner à Luxeuil.

 

D’une mission prêchée à Metz, il ramène Romaric. Vers 620, Amé et Romaric gagnent le Mont Habend (futur Saint Mont). Sous la règle de Saint Colomban, ils y fondent deux monastères de moines et de moniales. 'La louange perpétuelle' est assurée par sept chœurs de religieuses. Amé en est le premier abbé.

 

Il meurt le 13 septembre 629. Romaric, devenu prêtre, lui succède. Il s’éteint à son tour le dimanche 8 décembre 653. S. Adelphe devient le 3e abbé. C’est le début de l’évangélisation du pays de Remiremont. Le 13 novembre 1049, le pape lorrain Saint Léon IX canonise les 'Corps Saints' par la translation de leurs reliques."

 

Une localité voisine conserve sa mémoire : 88120 Saint Ame.

Sources: 1, 2

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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 00:00
Tomás de Zumárraga, Zurbaran

Tomás de Zumárraga, Zurbaran

Martyrologe Romain : À Omura au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Apollinaire Franco, franciscain, Thomas Zumarraga, dominicain, tous deux prêtres, et quatre compagnons, qui furent jetés en prison en haine de la foi chrétienne, puis bientôt brûlés vifs.

 

Il fut brûlé vif à Omura au Japon en 1622 pour ne pas avoir obtempéré à l'ordre donné par les shogouns aux missionnaires catholiques de quitter le pays sous peine de mort en 1614.  Y vivaient alors 500.000 catholiques à qui l'on interdit de pratiquer leur religion.

Source: 1, 2, 3, 4

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12 septembre 2026 6 12 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Nom de Marie

La dévotion envers le Nom de Marie, qui a débuté dès les premiers siècles du christianisme, a traversé les siècles et a donné lieu à la fête liturgique du Saint Nom de Marie (mémoire facultative), fixée au 12 septembre.

 

L'amour du saint nom de Marie remonte à l'âge patristique

Saint Ambroise de Milan, docteur de l'Église (339-397), s'exclamait :

"Ô Marie, votre nom est un parfum qui répand la suave odeur de la divine grâce. Qu’il descende donc sur moi, ce parfum céleste et qu’il pénètre jusqu’aux dernières fibres de mon âme !" (Saint Ambroise de Milan, De institutione virginis et S. Mariae viirginitate perpetua, I, 13)

 

Saint Pierre Chrysologue, Docteur de l'Église (406-450) a commenté, dans un Sermon sur l'Annonciation, le fait que l'ange Gabriel appelle la Vierge Marie par son nom à l'Annonciation :

"De peur qu’en Marie le limon friable de notre corps ne s’affaissât sous le poids énorme du céleste édifice ; de peur que cette branche délicate qui devait porter le fruit de tout le genre humain ne se rompit, l’Ange a bientôt pris les devants et dit à la Vierge : 'Ne craignez pas, Marie.' Avant d’énoncer le motif de sa mission, il lui fait entendre, par ce nom, quelle est sa dignité. Car le mot hébreu de Marie, en latin Domina, signifie souveraine. L’Ange l’appelle souveraine, pour lui ôter la crainte qui appartient à la servitude, destinée qu’elle est à devenir la Mère du Dominateur, celui qu’elle doit enfanter ayant obtenu, par son autorité même, qu’elle naquît et fût appelée souveraine. 'Ne craignez pas, Marie, car vous avez trouvé grâce.' C’est vrai : celui qui a trouvé grâce ne saurait craindre. Or, vous avez trouvé grâce."

 

La dévotion au Saint Nom de Marie s'est enrichie au fil du temps, notamment grâce aux révélations faites par la Vierge Marie à Sainte Brigitte sur la puissance de son Saint Nom, en particulier pour lutter contre les démons. (1)

 

La fête du saint Nom de Marie fut établie par le pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s'écria : 'Marchons avec confiance sous la protection du ciel et avec l'assistance de la très sainte Vierge.' Son espoir ne fut pas trompé : les turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. (2)

 

La fête était célébrée le dimanche pendant l'octave de la Nativité de Marie (8 septembre-15 septembre).

 

Au début du xxe siècle, le pape Pie X la fixa au 12 septembre en l'anniversaire de la victoire.

 

La fête fut supprimée du calendrier romain en 1970, mais elle fut rétablie en 2002, par le pape Jean-Paul II, lui-même d'origine polonaise.

 

Elle est la fête patronale des Sociétés de Marie (Marianistes et Maristes).(3)



Source :

 

(1) https://www.mariedenazareth.com/encyclopedie-mariale/prier-marie-prier-avec-la-vierge-marie/la-vierge-marie-dans-la-liturgie/marie-dans-la-liturgie-catholique-romaine/memoires-liturgiques-de-marie-ou-joseph/12-septembre-le-saint-nom-de-marie-memoire-facultative/

(2) www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110912&id=190&fd=1

(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_du_Saint_Nom_de_Marie

 

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11 septembre 2026 5 11 /09 /septembre /2026 00:00
Saint Adelphe, moine et abbé de Remiremont († 670)

Moine et abbé du monastère d'Habendum fondé à Remiremont par son oncle, saint Romaric, Adelphe avait reçu toute sa formation au monastère de Luxeuil, puis il entra à l'abbaye d'Habendum (Remiremont). Il se retira à l'abbaye de Luxeuil après avoir gouverné l'abbaye de Remiremont dans les Vosges.

 

"Amé ou Aimé naît à Grenoble vers 570. Adolescent, il entre à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (Suisse). Il y vit pendant trente ans en moine exemplaire, puis se retire comme ermite dans une grotte. Saint Eustase le décide à l’accompagner à Luxeuil.

 

D’une mission prêchée à Metz, il ramène Romaric. Vers 620, Amé et Romaric gagnent le Mont Habend (futur Saint Mont). Sous la règle de Saint Colomban, ils y fondent deux monastères de moines et de moniales. 'La louange perpétuelle' est assurée par sept chœurs de religieuses. Amé en est le premier abbé.

 

Il meurt le 13 septembre 629. Romaric, devenu prêtre, lui succède. Il s’éteint à son tour le dimanche 8 décembre 653. Adelphe devient le 3e abbé. C’est le début de l’évangélisation du pays de Remiremont. Le 13 novembre 1049, le pape lorrain Saint Léon IX canonise les 'Corps Saints' par la translation de leurs reliques." (site internet du diocèse de Saint-Dié) (1)

 

Une tapisserie du xvie siècle conservée à Saverne (Bas-Rhin) illustre sa vie. L'église de Neuwiller-lès-Saverne porte son nom.

 

Adelphe est canonisé avec saint Romaric et saint Aimé de Sion le 13 novembre 1049 par le pape lorrain Léon IX. (2)

 

Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.

 

Martyrologe romain

 

Dieu ami des humbles

tu as appelé les saints Amé, Romaric et Adelphe

à mener une vie fraternelle

dans la prière et le partage ;

Fais-nous la grâce de vivre comme eux

attentifs les uns aux autres,

à l’écoute de l’Esprit que tu nous a donné.

Sources: 1, 2, 3 

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10 septembre 2026 4 10 /09 /septembre /2026 00:00
Bse Inès Takeya, martyre († 1626)

Bienheureuse Inès Takeya, martyre († 1626)

 

Née en 1587 dans le japon des shoguns, elle se convertit au catholicisme avec son mari le Bienheureux Côme Takeya. Elle habitait la ville côtière de Nagasaki.

 

Veuve japonaise, elle fut arrêtée pour avoir hébergé des missionnaires chrétiens. Avec eux, elle mourut martyre à Nagasaki : elle fut décapitée avec 30 compagnons et compagnes alors que 25 autres étaient  brûlés vifs.

 

 

Sources1, 2, 3

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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 00:00
Bx Alain de la Roche, dominicain (1428-1475)

Alain de la Roche, naît près de Plouër sur Rance (Bretagne) un 8 septembre vers 1428. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis, en 1459, professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock et aux Pays Bas. Il est à l’origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à St Dominique lui-même. (1) 

La Vierge Marie lui serait apparue en 1473. (2)

Il parcourut la France, l'Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.

Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. (3)

Il meurt le 08 septembre 1475 à Zwolle (Pays-Bas). Béatifié par la voix populaire, il est traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l’Europe et dans l’Ordre Dominicain, il n’a jamais été officiellement béatifié. (4)

 

Il est célébré le 8 ou le 9 septembre selon les endroits.

Sources: (1), (2) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, , (3), (4)

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8 septembre 2026 2 08 /09 /septembre /2026 00:00
Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

L’année liturgique comporte trois cycles :

-celui des dimanches,

-des fêtes en l’honneur de Jésus-Christ

-et des fêtes des saints.

 

La première grande fête du cycle des saints est celle de la Nativité de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, célébrée le 8 septembre chaque année.

 

 

Une fête du 8 septembre très ancienne

 

Si cette fête a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

 

Au cours de cette fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la Vierge Marie.

 

 

Il existait très anciennement à Jérusalem une maison appelée "la Maison d’Anne" (la Mère de Marie). Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre. L’anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année. La fête s’étendit à Constantinople au 5ème siècle puis en Occident.

 

Plus tard, on lui adjoignit la fête de sa conception neuf mois auparavant (d’où le 8 décembre).

 

La Nativité de Marie est une des grandes fêtes de l’année liturgique byzantine car elle inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu (Jn 1) dans l’histoire des hommes.

 

Les textes lus et les prières chantées à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église rend à Marie.

 

Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie.

 

Marie Fille de David

 

L’Écriture souligne avec force que Jésus est de la maison de David. Il est donc d’ascendance royale. De qui tient-il cette ascendance ? D’après les évangiles c’est Joseph qui donne à son fils adoptif Jésus la filiation davidique et royale.

 

Une tradition veut que Marie, épouse de Joseph, fût, elle aussi, d’ascendance davidique. En ce cas Jésus serait incontestablement "issu de la lignée de David selon la chair" (Rom 1,3) :

 

-Le Protévangile de Jacques qui nous parle des parents de la Vierge, Anne et Joachim, affirme que Marie est de la maison de David. 

 

Cela correspond aux prophéties de Nathan à David, rappelées par Pierre et Paul : "C’est quelqu’un issu de ton sang que je mettrai sur ton trône" (2 Sa 7,12sq ; 1 Ch 17,11-14 ; Ps 131 (132),11 ; Ac 2,30 ; Ac 13,23).


Selon Saint Jean, Les Actes des Apôtres ou Saint Paul, le Christ vient "de la semence (sperma) de David" (Jn 7,42, Ac 13,23, 2 Tm 2,8, Hb 7,14).


Il est "le rejeton de la race de David" selon l’Apocalypse (Ap 5,5 ou 22,16).


La Tradition penche du même côté depuis les origines. Marie a toujours été vue comme le "rameau de la souche de Jessé, père de David", qui donne la fleur messianique (Is 11,1-10):

 

 

"Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.

Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur

– qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.

Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.

La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.

Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.

La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.

Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.

Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.

Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure." (Livre d'Isaïe 11,1-10)

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Isaïe 9,6 :

 

"Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours."

 

Ps 131.17 (Hébr. 132):

 

"Là, je ferai germer la force de David ; pour mon messie, j'ai allumé une lampe."

 

Jérémie XXIII, 5

 

"Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice."

 

On trouve les mêmes prophéties dans la communauté juive de Qumran, dont on a retrouvé les textes en hébreux: 

 

4Q174 col 3 ligne 12: "Et je relèverai la tente de David qui est déchue".

 

Ce passage évoque la branche déchue de David [qu]’Il relèvera pour délivrer Israël [Cf. Michael Wise, Martin Abegg, Edward Cook, Les Manuscrits de la Mer Morte, collec Tempus, Perrin 2003, p 272.]

 

4Q285 Frag. 5 ligne 2 (p. 363) "Un rejeton naîtra de la souche de Jessé [et un rameau poussera de ses racines (= Es X, 34).

 

Il s’agit du Rameau de David. Alors [toutes les forces de Bélial] seront jugées, [et le roi des Kittim comparaîtra en justice] et le chef de la nation – le Ra[meau de David] – le fera mettre à mort. [Prophétie indiquant que le Messie vaincra le mal.]

 

Amos IX, 11-12 :

 

"Ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s’écroule ; je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu’aux jours d’autrefois, afin que ses habitants prennent possession du reste d’Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom fut jadis invoqué, – oracle du Seigneur, qui fera tout cela."

 

Le livre de la Genèse, chapitre 49, v. 10, lui-même dit :

 

"Le sceptre royal n’échappera pas à Juda, ni le bâton de commandement, à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront."

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Les Pères tiennent ce fait pour acquis :

-Saint Ignace (1er siècle), Ephésiens 18,2

-saint Justin (2ème siècle), Dialogue avec Tryphon 43-45

-Saint Augustin : "Puisque le même évangéliste nous dit que l'époux de Marie était Joseph, que la mère du Christ était vierge, et que le Christ est de la descendance de David, que reste-t-il à croire, sinon que Marie n'était pas étrangère à la parenté de David." 

-Bède le Vénérable (+735) ne pense pas autrement et enseigne que Marie était de la maison de David aussi bien que Joseph. "Car aux termes de la Loi chacun devait prendre épouse dans sa tribu ou dans sa famille".

-Pour un résumé de la tradition patristique cf. Saint Thomas d’Aquin : ST IIIa q. 31 a 2-3

N’est-il pas probable que dans une civilisation où l’on se mariait volontiers entre personnes de la même tribu, voire du même clan, Joseph ait choisi pour épouse une fille de la même lignée davidique que lui ?

 

"Choisis une femme du sang de tes pères, dit Tobie à son fils, ne prends pas une femme étrangère à la tribu de ton père" (Tb 4,12).

 

Mais cette hypothèse se heurte à une difficulté : si Marie est fille de David, pourquoi les évangiles canoniques ne le mentionnent-ils pas clairement ? Pourquoi se privent-ils d’un argument qui abonde dans leur sens ? Leur souci de souligner la messianité de Jésus et la conception virginale devait les amener tout naturellement à mettre en relief la filiation davidique de la Vierge. Comment dès lors comprendre le silence des évangiles sur ce sujet ? La loi du mariage endogame était-elle assez évidente pour qu’il n’y ait-point besoin de mentionner la tribu de l’épouse une fois citée celle du mari ? Ce n'est pas sûr. Nous lisons au livre de l’Exode qu’Aaron lui-même avait pris dans la tribu de Juda une épouse dont le prénom était précisément Élisabeth ! (Ex 6,23) Preuve que les mariages exogames étaient possibles.

 

La Vierge Marie serait également d'ascendance sacerdotale par sa Mère, de la tribu sacerdotale de Lévi

 

En effet Marie est la parente (Luc 1,36) d’Élisabeth qui est fille d’Aaron (Luc 1,5). Ne doit-on pas envisager alors que Marie est elle aussi de la tribu de Lévi, voire elle-même fille d’Aaron?

 

-Saint Ephrem (+373) n’hésitait pas à l’affirmer : "Les paroles de l’ange à Marie : 'Élisabeth, ta parente' présentent Marie comme étant de la maison de Lévi'. (Saint Ephrem, Commentaire du Diatessaron n°25, Voir Saint Grégoire de Naziance : "Vous vous demanderez peut-être : Comment le Christ descend-il de David ? Marie est évidemment de la famille d’Aaron puisqu’au dire de l’ange elle est la cousine d’Elisabeth. Il faut voir ici l’effet d’un dessein providentiel de Dieu, qui voulait unir le sang royal à la race sacerdotale, afin que Jésus-Christ qui est à la fois prêtre et roi, eût aussi pour ancêtre selon la chair, les prêtres et les rois" (cité in Catena Aurea p.40). (Marie de Nazareth)

 

La Vierge Marie est donc probablement fille de David par son père Joachim, et fille d’Aaron par sa mère, Anne

 

Saint Luc, qui se plait toujours à souligner l’enracinement judaïque des personnages (Elisabeth fille d’Aaron, Joseph, fils de David, Anne fille de Phanuel de la tribu d’Aser…) ne nous dit volontairement rien au sujet de la Vierge. Mais il y a une signification spirituelle possible à ce silence. L’évangéliste ne veut-il pas ainsi sous-entendre que Marie n’est d’aucune tribu en particulier parce qu’elle est au-delà de toutes, la Mère de tous les vivants ?

Il serait bien normal que la Mère de tous ne soit ni de la maison de David, ni de la maison de Lévi, parce qu’elle est tout simplement "de la maison de Dieu" (cf. Ep 2,19).

Elle ne doit pas recevoir de bénédiction particulière comme chacune des 12 tribus (cf. Gn 49), parce qu’elle est "bénie entre toutes les femmes" et parce qu’en son "fiat", elle représente non une tribu, mais l’humanité toute entière. (Cf. Aleteia)

 

 

Que peut dire cette fête ancienne à notre monde contemporain ?

 

Dans la Nativité de Marie est certainement préfigurée cette nouvelle humanité qui, en recevant l'Esprit du Christ avec ses dons, se libérera du cœur de pierre et recevra un cœur de chair capable d'accueillir avec docilité et joie les préceptes du Seigneur.

 

L'Église considère Marie comme la Mère de Dieu, mais plus encore comme la disciple qui peut le mieux offrir l'exemple et le modèle de vie chrétienne. Dans sa foi, dans l'obéissance à son Fils, dans sa proximité avec sa cousine Elisabeth et lors des noces de Cana : Marie est une femme à imiter aussi pour sa confiance dans les moments les plus sombres de l'histoire de son Fils Jésus, et celle-ci bien plus, explique pourquoi le peuple de Dieu sait qu'il trouve en elle refuge et réconfort, aide et protection.

Aie pitié de moi, pécheur, et viens à mon aide, ô ma Dame.

 

Ta glorieuse naissance de la race d’Abraham,

de la tribu de Juda, de la souche de David,

n’a-t-elle pas apporté la joie au monde entier ?

Qu’elle me remplisse aussi de joie et me purifie de tout péché.

 

(Prière anonyme du Moyen Age)

Sources: (1), (2), (3

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 18:11
Le Cardinal Burke défend le titre de co-rédemptrice de Marie

Michael Haynes

 

Le cardinal Raymond Burke a défendu le titre de Marie "Co-Rédemptrice", marquant ainsi une prise de position notable contre un document controversé du Vatican qui s'opposait à ce terme.

 

S’exprimant dimanche dans la cathédrale Saint-Bavon aux Pays-Bas, Burke a pris part au débat mariologique qui a été grandement accentué suite à la publication de Mater Populi Fidelis par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF).

 

"La Vierge Marie est Corédemptrice, c’est-à-dire qu’elle participe d’une manière unique à l’œuvre de salut de Notre Seigneur", a déclaré Burke. "En vertu du Baptême et de la Confirmation, nous sommes corédempteurs, c’est-à-dire que nous participons à l’œuvre de salut de Notre Seigneur en sanctifiant la part de sa vigne qu’il nous a confiée."

 

Ses propos concluaient son exposé des arguments théologiques traditionnels développés au fil des siècles pour souligner le rôle spécifique de Marie dans l'œuvre salvifique de la Rédemption par le Christ. Solidement ancrée dans l'Écriture, l'Église n'a cessé d'approfondir son enseignement concernant Marie comme Co-Rédemptrice, si bien que, ces dernières décennies, le Vatican a accordé une indulgence partielle aux prières qui l'honorent sous ce titre. {Le Catholic Herald a reçu une copie du discours original, transmise à ce correspondant par le bureau de Burke.}

 

"Le sacrifice de Notre Seigneur n’est en rien imparfait", a souligné Burke, en se référant à l’Évangile de Luc. "Il est parfait et procure la grâce divine et la vie éternelle à tous ceux qui s’unissent à Notre Seigneur dans son sacrifice. Ce qui manque, c’est notre participation pleine et entière au sacrifice de Notre Seigneur, le fait de porter notre croix chaque jour et de le suivre."

 

La promesse de Dieu au prophète Isaïe (Is 61, 10-11) s’accomplit "avant tout et de la manière la plus parfaite dans la vie de la Vierge Marie, par sa coopération irremplaçable au Mystère de l’Incarnation rédemptrice", a souligné Burke. "Elle doit s’accomplir dans la vie de chacun de nous, collaborateurs de la Vierge Marie, Mère de Dieu, dans l’œuvre de Rédemption de son Divin Fils."

Je serai ravi d'allégresse en Yahweh, et mon coeur se réjouira en mon Dieu, parce qu'il m'a revêtu des vêtements du salut et m'a couvert du manteau de la justice, comme le fiancé orne sa tête d'un diadème; comme la mariée se pare de ses joyaux.

Isaïe 61,10

L'utilisation publique de ce terme par Burke est remarquable car elle constitue l'une des premières occasions où un cardinal défend ce terme ancien après l'encyclique Mater Populi Fidelis (MPF). Publiée le 4 novembre de l'année dernière, MPF s'opposait fermement à l'emploi de ce terme. "Compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’œuvre de la Rédemption, il ne serait pas approprié d’utiliser le titre de 'co-rédemptrice' pour définir la coopération de Marie", a écrit le cardinal Victor Manuel Fernández, préfet de la DDF. Fernández ne pouvait prétendre que le terme était erroné ou illicite, puisque l'Église en a toujours enseigné la juste signification théologique depuis des siècles, et que les papes l'ont approuvée sans équivoque. Il soutenait en revanche que ce titre était inapproprié, car il "risque d'occulter la médiation salvifique unique du Christ et peut donc engendrer confusion et déséquilibre dans l'harmonie des vérités de la foi chrétienne". Dans son texte, Fernández cite abondamment le pape François, invoquant également la cause œcuménique comme raison de ne pas utiliser le terme de Co-Rédemptrice.

 

Contrairement à ce qu'affirment de nombreux critiques, ce terme ne vise pas à placer Marie sur un pied d'égalité avec le Christ. Il signifie "celle qui rachète avec", Marie Co-Rédemptrice étant une collaboratrice dans l'œuvre salvifique du Christ, mais toujours subordonnée à lui. Le mariologue français, le père Neubert, expliquait que "l’on peut dire que nous avons été sauvés avant tout par le Christ et ensuite par l’action de Marie, subordonnée à l’action du Christ".

 

L'Église possède depuis des siècles une riche tradition d'enseignement sur ce terme et la théologie qui le sous-tend, et les mariologues militent depuis longtemps pour que le Vatican reconnaisse formellement Marie comme Co-Rédemptrice dans le cadre d'un cinquième dogme Mariam.

 

Suite à la publication de Mater Populi Fidelis , les mariologues ont largement critiqué le document, pointant du doigt ses erreurs de logique, d'argumentation et de contenu. Le père Serafino Lanzetta, docteur en théologie, a déclaré : "Jamais dans l'histoire de l'Église le magistère n'a affirmé ce que ce document dit ; au contraire, il énonce l'exact opposé de l'enseignement historique des Pères de l'Église et des papes précédents."

 

Les critiques du texte furent immédiates et généralisées. La Fraternité Saint-Pie-X alla même jusqu'à le citer comme un facteur déterminant dans sa décision de procéder aux consécrations épiscopales du 1er juillet.

 

Selon certaines sources, Fernández n'avait consulté aucun mariologue lors de la rédaction du texte, bien qu'il ait déclaré plus tard à la vaticane Diane Montagna avoir consulté de tels experts.

 

Face à l'immense polémique, Fernández a précisé sa note et quelque peu nuancé sa position, déclarant que le terme pouvait être employé en privé, mais pas dans les documents officiels. Il a expliqué à Montagna : "Si vous, avec votre groupe d'amis, estimez bien comprendre le sens véritable de cette expression, avez lu le document et constaté que ses aspects positifs y sont également affirmés, et que vous souhaitez exprimer précisément cela au sein de votre groupe de prière ou entre amis, vous pouvez utiliser ce terme ; mais il ne sera pas employé officiellement, c'est-à-dire ni dans les textes liturgiques ni dans les documents officiels."

 

Burke sera l'invité d'honneur d'une importante conférence mariologique qui se tiendra à Rome début octobre. Les organisateurs ont indiqué à notre correspondant que les discussions porteront notamment sur l'étude approfondie du terme de Co-Rédemptrice. (Un entretien complet avec les organisateurs sera publié prochainement dans le Catholic Herald.)

 

Michael Haynes est un journaliste anglais membre du corps de presse du Saint-Siège. Il est correspondant au Vatican pour le Catholic Herald, et les lecteurs peuvent le suivre sur Per Mariam et sur X

 

Source: The Catholic Herald

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 11:42
https://infovaticana.com/2026/09/06/covadonga-celebra-este-martes-la-fiesta-de-la-santina-tras-un-ano-de-record-de-peregrinaciones/

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La neuvaine à Notre-Dame de Covadonga célébrée depuis le 30 août sous le signe de la Vierge Marie, culmine à l'occasion de la Nativité de la Vierge Marie ce mardi 8 septembre avec la solennité de la Vierge de Covadonga, patronne des Asturies et fête de la Principauté, dans une édition qui a largement dépassé le cadre régional. Le sanctuaire est devenu, ces jours-ci, un écho du débat national suscité par l'arrivée massive de plus de 70 000 migrants à Ceuta les 30 et 31 juillet, une opération que la police, dans un récent rapport, qualifie de "planifiée" et impliquant possiblement des agents liés aux forces de sécurité marocaines.

 

De la neuvaine à la "reconquête"

Le ton a été donné par l'évêque émérite de Cordoue, Demetrio Fernández, qui a ouvert la neuvaine le 30 août avec une justification explicite de l'importance historique et chrétienne de l'enclave : "Covadonga est le berceau de l'Espagne", a-t-il affirmé dans le premier sermon, dédié à "Marie, Notre-Dame des Béatitudes".

 

L'archevêque d'Oviedo a emboîté le pas. Après les rassemblements organisés mercredi dans toute l'Espagne en soutien à Ceuta et Melilla – avec une forte mobilisation à Oviedo et Gijón sous le slogan "Ceuta n'est pas à vendre, Ceuta doit être défendue" –, Sanz Montes a écrit sur son compte Twitter : "L'Espagne a manifesté sa solidarité avec Ceuta et Melilla. Également à Covadonga, lors de la neuvaine à la Vierge de Covadonga. Un lieu de reconquête qui nous rappelle que nous devons récupérer ce qui nous est précieux, ce qui nous soutient et nous définit, face à l'ambition marocaine et à l'inaction d'un gouvernement défaillant."

 

Ce message a une fois de plus placé l'archevêque au cœur du débat public et lui a valu les critiques habituelles de la presse progressiste, qui l'accuse de s'écarter de la ligne officielle de la Conférence épiscopale. Sanz Montes fut parmi les premiers évêques à s'exprimer sur la crise, qu'il qualifia d'"invasion triste et préméditée" et de "nouvelle Marche verte face à l'extrême faiblesse d'un gouvernement compromis".

 

Neuf jours de prédication et la veillée des jeunes

La neuvaine rassemble chaque après-midi des centaines de fidèles à la basilique : messe à 18h, suivie de la récitation du Saint Rosaire en procession avec l'image de la Vierge de Covadonga jusqu'à la Sainte Grotte, où sont chantés le Salve Regina et l'hymne à Notre-Dame de Covadonga. Après Demetrio Fernández, parmi les prédicateurs ont figuré les archiprêtres d'Avilés et de Villaviciosa, les délégués épiscopaux pour la pastorale des jeunes et des universités, ainsi que le prieur des Carmes et président de la CONFER Asturias, Roberto Gutiérrez. Le cycle se conclura ce lundi 7 par une méditation de l'abbé de Covadonga, David Cueto, intitulée "Marie, fidèle au pied de la Croix", suivie de la veillée des jeunes au sanctuaire.

 

Mardi 8, jour de la fête de Notre-Dame de Covadonga, la messe solennelle sera célébrée à midi, présidée par Mgr Sanz Montes, lors de l'événement religieux et civique le plus important du calendrier asturien. Il faudra prêter une attention particulière à son homélie : tout porte à croire que l'archevêque ne ménagera pas la solennité de la principale célébration de son archidiocèse.

 

Une année record : deux millions de pèlerins et la Marche de la chrétienté

Cette célébration fait suite à une année exceptionnelle pour le sanctuaire. Dans une interview publiée ce vendredi par l'archidiocèse , Mgr Sanz Montes souligne que Covadonga accueille chaque année deux millions de pèlerins et met en lumière deux événements marquants de 2026 : les Journées Mondiales de la Jeunesse en juillet, qui ont rassemblé plus de 2 000 jeunes venus de 23 pays, et le 6e pèlerinage de Notre-Dame de la Chrétienté, qui a relié Oviedo à Covadonga à pied. "La neuvaine de cette année est source d'une grande joie, car nous voyons des fidèles qui savent qu'en se rendant à Covadonga, ils arrivent dans une maison vivante et rayonnante, où la Vierge Marie les attend", affirme l'archevêque.

 

La Marche de la Chrétienté, inspirée du pèlerinage Paris-Chartres, a battu tous ses records en août dernier : 1 700 pèlerins répartis en 39 groupes — dont 10 internationaux, avec des fidèles venus d’Australie, des États-Unis, du Mexique ou des Pays-Bas — et une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2023, sous la devise de la "reconquête spirituelle de l’Espagne". Pour la troisième année consécutive, cependant, les pèlerins se sont heurtés à l’interdiction, imposée par le Dicastère pour le culte divin, de célébrer la messe traditionnelle à l’intérieur de la basilique, une restriction que l’organisation espère faire lever d’ici l’édition de 2027, déjà annoncée sous le patronage de l’apôtre Saint-Jacques : "Patron de l’Espagne, protège ta nation"

 

Un épiscopat divisé sur Ceuta

Les propos de l'archevêque d'Oviedo contrastent fortement avec ceux de l'évêque de Mondoñedo-Ferrol et responsable des migrations à la Conférence épiscopale espagnole (CEE), Fernando García Cadiñanos, qui a affirmé cette semaine que "les migrants ne constituent pas une menace" et a refusé de présenter le débat comme un choix entre les habitants de Ceuta et les immigrés. Pris entre deux feux, le président de la Conférence épiscopale, Luis Argüello, est allé jusqu'à avertir que "l'invasion de Ceuta est une épreuve" et que "la démographie est une arme".

 

La fête de la Vierge de Covadonga survient donc alors que l'épiscopat espagnol est visiblement divisé sur la question migratoire et que Covadonga redevient un symbole controversé entre ceux qui la considèrent comme le berceau de la nation et ceux qui préféreraient que le sanctuaire reste en dehors des affaires politiques actuelles.

Covadonga, symbole de résistance et de foi

Covadonga, symbole de résistance et de foi

Source: InfoVaticana

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 10:07

La victoire de l'AfD terrifie les évêques allemands : le Kirchensteuer, l'impôt qui prive de sacrements celui qui ne paie pas est en péril.

La victoire de l'AfD terrifie les évêques allemands : le Kirchensteuer, l'impôt qui prive de sacrements celui qui ne paie pas est en péril

Ulrich Siegmund a trente-cinq ans, une jeune fille, un sourire professionnel, et a obtenu (le 6 septembre)  le meilleur résultat électoral de l'histoire de Alternative pour l'Allemagne (AfD) : 44 % des voix en Saxe-Anhalt, à un seul siège de gouverner un Land à lui seul. Baptisé et élevé dans la foi catholique, Siegmund s'est rendu en 2017 à la mairie, a acquitté les frais administratifs et a signé son acte de départ. Il n'a rien renié : il a lui-même déclaré porter les valeurs catholiques "dans son cœur" et rejeter l'institution allemande qui les promeut . Aux yeux de l'Église d'Allemagne, cependant, cette démarche l'a marginalisé : sans communion, il est exclu de la vie paroissiale, et même menacé de se voir refuser des funérailles catholiques en cas de décès.

 

Le reste de l'Église universelle observe cette anomalie allemande avec un mélange d'étonnement et d'envie à peine dissimulée. Plus d'un prélat espagnol (ou français)  rêverait d'excommunier ceux qui ne cochent pas la case correspondante dans leur déclaration  fiscale. Mais dimanche, ce système lucratif, qui constitue un abus spirituel flagrant, a reçu son premier avertissement sérieux quant à sa disparition imminente.

 

Un tribut sur le baptême

 

Le Kirchensteuer fonctionne avec une simplicité brutale. Chaque Allemand enregistré comme catholique paie par l'intermédiaire du fisc, un supplément de 8 à 9 % sur son impôt sur le revenu. L'État perçoit cet impôt, conserve une commission d'environ 3 % et reverse le reste aux diocèses. La seule issue est la Kirchenaustritt, ou déclaration civile de départ de l'Église.

 

Les conséquences de la signature de ce document sont évidentes : elles sont clairement énoncées dans le décret général de la Conférence des évêques allemands sur le retrait de l’Église, promulgué le 20 septembre 2012 et entré en vigueur le 24 septembre de la même année. Le texte établit d’abord le principe suivant :

 

"Quiconque déclare son départ de l’Église devant l’autorité civile compétente, pour quelque raison que ce soit , contrevient à l’obligation de maintenir la communion avec l’Église (c. 209 §1 CIC) et à l’obligation d’apporter sa contribution financière afin que l’Église puisse remplir ses objectifs (c. 222 §1 CIC en relation avec le c. 1263 CIC)."

 

La déclaration civile constitue, selon le décret, "une grave offense contre la communauté ecclésiale". Il énumère ensuite les peines avec des détails précis, presque dignes d'un tarif douanier :

 

"La déclaration de départ de l’Église entraîne les conséquences juridiques suivantes :"

 

1. Une personne qui a quitté l'Église

: – ne peut recevoir les sacrements de pénitence, d'Eucharistie, de confirmation et d'onction des malades, sauf en cas de danger de mort ;

– ne peut occuper de charges ecclésiastiques ni exercer de fonctions au sein de l'Église ;

– ne peut être parrain ou marraine lors d'un baptême ou d'une confirmation ;

– ne peut être membre des conseils paroissiaux ou diocésains ;

– perd le droit de vote et d'éligibilité au sein de l'Église ;

– ne peut être membre d'associations ecclésiastiques publiques.

 

Pour vous marier à l'église, vous aurez besoin de l'autorisation expresse de l'ordinaire du lieu, après avoir promis de préserver la foi et d'élever vos enfants dans la foi catholique (point 2). Si vous travaillez pour l'Église, les conséquences professionnelles prévues s'appliquent, à savoir le licenciement (point 4). Et le point 3 s'applique jusqu'à la mort.

 

"Si la personne qui a quitté l’Église n’a manifesté aucun signe de repentir avant sa mort, elle peut se voir refuser des funérailles religieuses."

 

Le refus est discrétionnaire – le curé décide, se fondant sur la notion de "pécheur manifeste" du canon 1184 – et nombre de prêtres allemands ne l’appliquent pas. Cependant, la menace est inscrite dans un décret en vigueur, et chaque Allemand qui signe la démission reçoit également, en vertu de ce même décret , une lettre pastorale type de son curé l’informant, individuellement, de toutes ces conséquences, y compris les funérailles.

 

Une telle architecture valorise en réalité la communion ecclésiale selon un barème fiscal : ceux qui cessent de payer cessent, en pratique, d'être pleinement catholiques, même s'ils récitent le chapelet quotidiennement ; ceux qui paient l'impôt d'État restent catholiques même s'ils n'ont pas mis les pieds dans une église depuis leur première communion. Notons que le décret n'exige aucune enquête sur l'apostasie, l'hérésie ou le schisme ; la procédure elle-même suffit, "pour quelque raison que ce soit". Le Saint-Siège lui-même avait enseigné précisément le contraire. Le Conseil pontifical pour les textes législatifs, avec la décision préalable de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a établi dans sa circulaire du 13 mars 2006, adressée à tous les présidents de conférences épiscopales :

 

"L’acte juridico-administratif de quitter l’Église ne peut en soi constituer un acte formel de défection au sens où il l’a été dans la CIC, car la volonté de persévérer dans la communion de foi peut demeurer" (n° 3).

 

Pour qu’il y ait véritable défection, précise le document romain, il faut "une véritable séparation des éléments constitutifs de la vie de l’Église : elle présuppose donc un acte d’apostasie, d’hérésie ou de schisme" (n° 2), manifesté par écrit devant l’ordinaire ou le curé, seul compétent pour en juger (n° 5). Il conclut par le principe théologique que le système allemand bafoue :

 

"Il est clair, en tout cas, que le lien sacramentel d’appartenance au Corps du Christ qui est l’Église, donné par le caractère baptismal, est une union ontologique permanente et n’est pas perdu à cause d’un acte ou d’un fait quelconque de défection" (n° 7).

 

[...] Subordonner les sacrements – la grâce, terme que les synodes allemands n'emploient presque plus – au paiement d'une taxe d'État constitue une forme institutionnalisée d'abus spirituel. La simonie par prélèvement automatique sur salaire. Ses victimes se comptent par millions : des Allemands baptisés et de culture catholique, comme Siegmund, contraints de choisir entre leurs propres intérêts financiers et une adhésion que l'Église elle-même leur a vendue comme une marchandise.

 

Le paradoxe du coffre plein et du temple vide

Les chiffres de 2025, publiés par la Conférence épiscopale elle-même, dressent un tableau sans concession. Les 27 diocèses ont perçu 6,751 milliards d'euros d'impôts ecclésiastiques, soit leur deuxième meilleure année après 2022. Cette même année, 307 117 personnes ont quitté l'Église, 109 028 baptêmes ont été célébrés (deux fois moins qu'il y a dix ans), 19 478 mariages religieux ont eu lieu, et la fréquentation des offices du dimanche est restée faible, à seulement 6,8 % des catholiques. On a dénombré 25 ordinations sacerdotales dans toute l'Allemagne : 25 pour 27 diocèses. En vingt ans, l'Église allemande a perdu plus d'un quart de ses fidèles et vu ses revenus augmenter de 70 %. L'explication de ce paradoxe est purement comptable : l'impôt est indexé sur les salaires et les plus-values, qui sont en hausse, tandis que les personnes qui partent à la retraite sont des jeunes qui ont à peine payé d'impôts. C'est un système qui étouffe la génération qui prend sa retraite, la dernière à payer. Les calculs internes des diocèses, qui ont déjà annoncé des coupes budgétaires de plus de 550 millions d'euros, anticipent l'effondrement du système lorsque la génération du miracle économique quittera le marché du travail ; la génération suivante a soit quitté le système, soit n'a même jamais été baptisée. Pendant ce temps, cet argent a financé l'appareil ecclésiastique le mieux rémunéré de la planète – les salaires des évêques étant en grande partie pris en charge par l'État au titre des anciennes contributions d'État (Staatsleistungen) –, un archipel de bureaucraties diocésaines et le jouet le plus coûteux de tous : le Chemin synodal,

>cette assemblée permanente qui, depuis des années, réclame la bénédiction de Rome pour les couples de même sexe,

>le diaconat féminin

>et une révision de la morale sexuelle,

le tout financé intégralement par l'argent du contribuable. L'Église qui compte le moins de vocations et le ministère le moins actif en Occident prétend donner des leçons de doctrine au reste du monde, et elle ne peut le faire que parce qu'elle en a les moyens.

 

Pourquoi cette panique ?

Les résultats de dimanche en Saxe-Anhalt expliquent mieux que n'importe quel sondage la nervosité des évêques. Le programme avec lequel Siegmund a failli remporter la majorité absolue propose de supprimer les subventions publiques aux églises, de mettre fin à la perception par l'État de la Kirchensteuer (taxe ecclésiastique) et de taxer les maisons de retraite confessionnelles. L'évêque de Magdebourg, Gerhard Feige, a exhorté les électeurs à voter contre l'AfD jusqu'au matin même du scrutin ; 44 % des électeurs lui ont fait part de leur opinion suite à son conseil. Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin voteront dans deux semaines. En Saxe-Anhalt, les catholiques représentent à peine 3 % de la population. L'Allemagne de l'Est est déjà un territoire post-chrétien, et les pasteurs de cette région ne se battent pas pour les âmes perdues depuis des décennies, mais pour le modèle de financement que l'Est pourrait commencer à démanteler. C’est là que réside la véritable fragilité du système : la Kirchensteuer (taxe ecclésiastique) ne repose sur aucun droit divin, mais sur l’inertie historique et la volonté politique de maintenir l’appareil collecteur. Il suffirait qu’un gouvernement régional, puis fédéral, retire l’autorité fiscale de l’équation pour que l’Église allemande doive faire comme toutes les autres : demander à ses fidèles de donner librement. Avec un taux de fréquentation de la messe dominicale de seulement 6,8 %, chacun à Bonn et à Fulda sait ce que cela signifierait.

 

 

La facture arrive à Rome

 

Ce n'est plus depuis longtemps un problème exclusivement allemand.

 

Le Saint-Siège est accablé par des déficits structurels de plusieurs dizaines de millions d'euros et un trou béant dans sa caisse de retraite. Dans ce contexte, l'Allemagne est depuis des décennies un contributeur discret mais indispensable : contributions de l'Association des diocèses (VDD) à l'entretien des institutions du Siège apostolique, financement des universités, des écoles supérieures et des œuvres romaines, Denier de Saint-Pierre, et le gigantesque réseau d'organisations caritatives – Adveniat, Misereor, Missio, Renovabis – qui soutient l'Église dans la moitié du monde, de l'Amérique latine à l'Europe de l'Est, et qui, de surcroît, lui confère une influence considérable auprès des épiscopats bénéficiaires.

 

Cet argent explique bien des silences. Il explique pourquoi un chemin synodal en rébellion doctrinale quasi permanente a été traité avec une extrême délicatesse, tandis que d'autres ont subi une intervention brutale. Rome a toléré à l’Église allemande ce qu’elle ne tolérerait à aucune autre parce que aucune autre ne soutient son budget à un tel pointLa question que Léon XIV devra se poser, et que son Secrétariat pour l'Économie se pose déjà à voix basse, est celle de savoir ce qui se passera lorsque cette source viendra à manquer : pour des raisons démographiques avec le départ à la retraite des derniers donateurs, ou pour des raisons politiques, si le démantèlement qui se profile à Magdebourg atteint Berlin. Les deux voies mènent au même résultat ; la première est mathématiquement certaine, mais la seconde semble imminente.

 

L'Église allemande est en difficulté dans une société qui l'a abandonnée, se cramponnant désespérément à un impôt qui, chaque année, engendre 300 000 apostats administratifs. Lorsque cet impôt s'effondrera – et les électeurs de Saxe-Anhalt viennent de lui porter un premier coup fatal –, le Vatican découvrira à quel point son administration, ces dernières décennies, était tributaire des finances rhénanes. Peut-être alors se souviendra-t-on que l'Église a vécu pendant dix-neuf siècles sans que les percepteurs d'impôts ne fassent office de sacristains, et qu'aujourd'hui, elle ne prospère que là où donner est un acte de foi et non une simple retenue sur salaire .

 

Source: INFOVATICANA

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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 08:22

Satan n’est pas opposé à une bonne morale. Il s’oppose à Jésus-Christ.

 

Relisez cela, car la plupart des chrétiens passent complètement à côté.

 

Satan se fiche que vous soyez une "bonne personne". Il se fiche que vous fassiez du bénévolat à la banque alimentaire, que vous recycliez vos déchets et que vous aidiez les vieilles dames à traverser la rue. Il se fiche que vous soyez gentil, généreux et apprécié de tous dans votre communauté.

 

Ce qui l’intéresse, c’est que vous ne vous prosterniez pas devant Jésus.

 

Voilà la tromperie qui damne des millions de personnes.

 

Satan a convaincu les gens que la moralité équivaut à la spiritualité. Que le fait d’être une "bonne personne" est la même chose qu’être chrétien. Que si vous vivez simplement bien, traitez les autres avec respect et évitez les "grands péchés", vous êtes acceptable aux yeux de Dieu.

 

C’est un mensonge tout droit sorti des abysses de l’enfer.

 

Les pharisiens avaient une morale irréprochable. Ils suivaient la loi à la lettre. Ils étaient respectés, disciplinés et pieusement dévoués.

 

Jésus les a appelés fils du diable. (Jn 8,44) Pourquoi ? Pas parce que leur morale était mauvaise. Parce que leur morale avait remplacé le Christ.

 

Le plus grand tour de Satan n’est pas de rendre les mauvaises personnes pires. C’est de faire croire aux bonnes personnes qu’elles n’ont pas besoin du Sauveur (pélagianisme, manichéisme, socialisme, communisme, écologisme, droit de l'hommisme, wokisme, restauducœurisme ..., franc-maçonnerie.)

 

Réfléchissez-y :

 

L’athée qui nourrit les sans-abri pense qu’il est assez bon sans Dieu.

 

La bouddhiste qui médite et pratique la compassion pense qu’elle est éclairée sans Christ.

 

Le musulman qui prie cinq fois par jour pense qu’il est juste sans Jésus.

 

Le chrétien moral qui va à l’église, paie sa dîme et évite les scandales pense qu’il est sauvé sans se rendre.

 

Tous sont en route pour le même endroit : une séparation éternelle d’avec Dieu.

 

Parce que la moralité ne sauve pas.

 

Jésus sauve.

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; ce n'est point par les œuvres, afin que nul ne se glorifie.

Éphésiens 2:8-9

Satan adore les personnes morales qui rejettent Jésus. Elles sont sa meilleure publicité pour le mensonge selon lequel on peut gagner sa place au paradis.

 

Elles sont la preuve vivante que l’on peut :

 

•Être gentil sans le Christ

 

•Être généreux sans Dieu

 

•Être discipliné sans l’Esprit Saint

 

•Être respecté sans la rédemption

 

Et pourtant être perdu.

 

Les personnes les plus dangereuses en enfer ne seront pas les meurtriers ni les violeurs. Ce seront les citoyens moraux et honorables qui pensaient que leur bonté était suffisante.

 

Leur morale est devenue leur idole.

 

Leur bonté est devenue leur dieu.

 

Et Satan a souri parce qu’il avait atteint son but : les tenir éloignés de Jésus.

 

Voilà ce que la plupart des chrétiens ne comprennent pas :

 

Satan n’a pas besoin de vous faire faire des choses mauvaises. Il a juste besoin de vous empêcher de faire LA SEULE chose qui compte : vous rendre au Christ.

 

S’il peut vous amener à :

 

•Faire confiance à votre morale plutôt qu’au sacrifice du Christ

 

•Vous appuyer sur votre bonté plutôt que sur la grâce de Dieu

 

•Croire en vos œuvres plutôt qu’en l’œuvre achevée de Jésus

 

Il a gagné.

 

Vous pouvez mener une vie morale et mourir perdu. Vous pouvez être une bonne personne et affronter le jugement. Vous pouvez éviter tous les "grands péchés" et finir séparé de Dieu pour toujours.

 

Parce que le seul péché qui vous damne éternellement est de rejeter Jésus-Christ.

 

"Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui.Jean 3:36

 

Ce n’est pas le meurtrier qui se repent et croit en Christ qui est damné.

 

Ce n’est pas le voleur qui se tourne vers Jésus sur la croix qui est damné.

 

Ce n’est pas la prostituée qui lave les pieds de Jésus avec ses larmes qui est damnée.

 

C’est la personne morale et religieuse qui rejette le Christ qui est damnée.

 

C’est pourquoi Satan adore la moralité sans Jésus. Elle envoie les gens en enfer avec un sourire sur le visage, convaincus qu’ils étaient assez bons.

 

Arrêtez de faire confiance à votre morale. Commencez à faire confiance à Jésus.

Ce ne sont pas tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé? n'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons? et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles?
Alors je leur dirai hautement: Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquité.

Matthieu 7,21-23

Votre bonté ne vous sauvera pas. Vos œuvres ne vous rachèteront pas. Votre moralité ne vous justifiera pas. 

... il en est ainsi depuis longtemps : serions-nous sauvés? –
Nous étions tous semblables à un homme impur, et toutes nos justices étaient pareilles à un vêtement souillé. Nous étions tous flétris comme la feuille, et nos iniquités nous emportaient comme le vent.
Il n'y avait personne qui invoquât votre nom, qui se réveillât pour s'attacher à vous. Car vous nous aviez caché votre visage, et vous nous laissiez périr dans nos iniquités.

Isaïe 64,5-6

Seul le sang de Jésus-Christ peut laver votre péché et vous rendre acceptable à un Dieu saint.

 

Tout le reste n’est qu’une distraction de Satan pour vous éloigner de la seule chose qui compte vraiment.

 

Cf. Tevin Macharia Mukabana sur X

Satan n’est pas opposé à une bonne morale. Il s’oppose à Jésus-Christ
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7 septembre 2026 1 07 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Reine (Régine), dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 167

Sainte Reine (Régine), dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 167

Son culte est ancien. Reine fut baptisée par sa nourrice. L'acte déplut fortement au père de Reine, un puissant gaulois des environs d'Alésia, qui décida de chasser sa fille.

En 252, devenue une jeune gauloise de seize, Reine, faisait paître ses moutons au pied du mont Auxois, site aujourd'hui présumé de l'oppidum d'Alésia. Le gouverneur romain des Gaules, Olibrius, voulut abuser d'elle mais elle résista et refusa le mariage pour ne pas abjurer sa foi. Le nom d'Olibrius est resté dans le langage courant pour désigner un bravache, un fanfaron cruel, un "occiseur d'innocents"(Molière). Reine fut martyrisée, puis décapitée.

Son corps fut tranféré hors de la ville d'Alésia où l'on bâtit une basilique sur son tombeau. Parmi les miracles qu'elle accomplit, on trouve la guérison d'un enfant nommé Hériboldus guéri d'une forte fièvre, la guérison d'un homme de Réome guéri par application d'un morceau de bois du brancard de la sainte, la guérison d'un frère atteint de la maladie de la pierre et celle partielle d'un aveugle.

Dès le siècle suivant, son culte se développa, et est attesté depuis le Ve siècle par la découverte en 1909 du "service eucharistique" d'Alésia, un ensemble comprenant un plat et trois coupes qu'on suppose utilisés pour la célébration de l'eucharistie. Le plat porte un poisson en gravure (l’ichtus comme à Autun), et le nom de "Regina". L'ensemble daté du IVe siècle ne met plus en doute l'existence de la jeune martyre.

En 628, elle est vénérée à Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or, près d'Alésia, un village qui la prit pour Patronne. Et chaque année, les habitants organiseront la représentation d'un mystère à sa mémoire et en son honneur. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France.

En 1271 il fut procédé à un ré-enchâssement dans un buste reliquaire en argent aux armes de France, de Castille et de l'ancienne Bourgogne.

La confrérie de Sainte-Reine date de 1544, créée par les religieux de Flavigny, et, en 1644, avec la réforme des bénédictins de Saint-Maur, le pèlerinage connut un regain de vitalité et les membres de la Confrérie furent dotés par Monseigneur Louis Doni d'Attichy évêque d'Autun, de 40 jours d'indulgence en 1659. Au XVIe siècle les moines passaient la chaîne de sainte Reine autour du cou des pèlerins. Aujourd'hui cette chaîne est conservée à l'église paroissiale de Flavigny-sur-Ozerain et exposée à la vénération des pèlerins le 7 septembre jour de sa fête.

Ses reliques ont été conservées dans l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain depuis le milieu du IXe siècle. La crypte fut aménagée pour recevoir le corps de la sainte. Crypte à nef centrale flanquée d'un déambulatoire qui se prolonge à l'Est par un couloir donnant sur une rotonde du même genre que celle de l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre. Les reliques de la sainte furent déposées au XVIIe siècle dans une armoire derrière le maître-autel et leur expositions sur un théâtre a lieu le jour de sa fête.

En plus de Flavigy-sur-Ozerain et Alise-Sainte-Reine on retrouve des lieux qui lui sont consacrés à Voisines dans l'Yonne où se trouve une chapelle Sainte-Reine, datant de 1827 et construite par deux habitant à la suite de la réalisation d'un vœu fait lors d'un pèlerinage à Alise-Sainte-Reine; à Drensteinfurt en Allemagne; et à Osnabrück en Westphalie.

Les similitudes existant avec la vie de sainte Marguerite d'Antioche conduisent des auteurs à considérer que le récit de l'histoire de sainte Reine est apocryphe, cette tradition pouvant toutefois être le souvenir d'un fait local. (Joël Le Gall, ALESIA Ed. Errance 1990)

Sainte Reine - Diva Regina à Drensteinfurt (Allemagne)

Sainte Reine - Diva Regina à Drensteinfurt (Allemagne)

Sources: (1) Calendrier Perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne Edition; (2) Wikipedia; (3) L'Evangile au Quotidien ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 166.

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6 septembre 2026 7 06 /09 /septembre /2026 16:28

 

Le chef de l'Église orthodoxe grecque à Istanbul (Constantinople), Bartholomé Ier, vient de déclarer qu'il espère que son Église et l'Église catholique pourront un jour être pleinement réunies à nouveau.

 

"Le patriarche Bartholomée Ier rêve d'une pleine communion entre catholiques et orthodoxes et affirme que la rupture 'a déchiré la tunique sans couture du Seigneur'"

 

Cf. ACI Prensa sur X

https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

Le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, a exprimé son désir de voir à nouveau les catholiques et les chrétiens orthodoxes partager une pleine communion ecclésiale, lors de son discours au 27e Congrès international de la Société pour le droit des Églises orientales, qui s'est tenu à Budapest.

Le primat de l'Église orthodoxe a souligné l'importance du dialogue théologique entre l'Orient et l'Occident et a exprimé l'espoir que le nouveau Centre de dialogue chrétien orthodoxe du Patriarcat œcuménique, appelé 'Phanarion', contribuera à rapprocher les Églises.

 

'Le 'Phanarion', tout comme le Phanar, est conçu par nous comme un lieu permanent de rencontres interorthodoxes, interchrétiennes et interreligieuses', a-t-il déclaré, selon l'Orthodox Times.

Il a exprimé le souhait que le centre devienne 'un véritable atelier d’œcuménisme juridique', au service du dialogue officiel entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe.

Le patriarche a rappelé une formulation bien connue du théologien Joseph Ratzinger, devenu plus tard le pape Benoît XVI, à laquelle il a attribué une importance particulière pour le dialogue œcuménique : 'Rome ne peut exiger de l’Orient plus qu’une doctrine sur la primauté autre que celle formulée et vécue au cours du premier millénaire."

Selon Barthélemy Ier, cette vision trouve un écho dans les paroles de son prédécesseur, le patriarche Athénagoras, qui parlait de l’évêque de Rome comme "le successeur de Pierre, le premier en honneur parmi nous, celui qui préside dans l’amour".

Développant cette idée, il expliqua que la tradition orthodoxe conçoit la primauté romaine comme "une primauté de service empreint d’amour, exercée au sein, et jamais au-dessus, de la communion des Églises sœurs".

 

La Pentarchie et le rôle de Rome

Une partie importante du discours était consacrée à l'ancienne institution de la Pentarchie, composée des sièges de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, qui, durant le premier millénaire, constituait une expression visible de l'unité de l'Église.

Bartholomée Ier a souligné que l’ancien titre papal de "Patriarche d’Occident" revêt une signification particulière dans cette tradition. Il a rappelé que le Patriarcat œcuménique avait regretté son retrait de l’Annuaire pontifical en 2006 et s’était félicité de son rétablissement dans l’édition 2024. S'adressant aux participants du congrès, il a décrit cette décision comme "un petit pas, mais en aucun cas insignifiant", ajoutant que le Patriarcat œcuménique la considère comme "un signe positif et encourageant" pour la poursuite du dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes.

Le patriarche a également révélé qu'il avait soulevé cette question auprès du défunt pape François, qui avait accueilli ses préoccupations "avec son ouverture et sa cordialité habituelles" et l'avait assuré que le titre lui serait restitué en temps voulu.

 

La douleur de la division, l'espoir de l'unité

Bartholomée Ier a reconnu la souffrance que la séparation entre l’Orient et l’Occident entraîne pour les chrétiens, une rupture qui, a-t-il dit, "a déchiré la robe sans couture du Seigneur".

 

Il a toutefois insisté sur le fait que cette douleur devait s’accompagner d’espérance. Dans l’une des déclarations les plus importantes de son discours, il a affirmé : "Nous espérons, par la grâce et le secours de Dieu, le rétablissement de la pleine communion avec l’Église de Rome au sein du seul Corps de l’Église une, sainte, catholique et apostolique."

 

Le patriarche a conclu en exprimant le souhait qu'un jour l'ancienne Pentarchie soit de nouveau complète : "Que la Pentarchie soit à nouveau entière et que la "lyre à cinq cordes" de l'Église universelle puisse résonner à nouveau dans toute la plénitude de son ancienne harmonie."

 

Cf. https://www.aciprensa.com/noticias/128245/el-patriarca-bartolome-expresa-su-deseo-de-que-catolicos-y-ortodoxos-recuperen-la-plena-comunion

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Ces Églises conserveraient leur propre rite liturgique de culte mais reconnaîtraient le Pape, à l'image de ce qui se pratique déjà dans l'Église maronite. Cela ne signifierait pas que tous les chrétiens orthodoxes deviendraient catholiques. La plus grande Église orthodoxe (la russe) y est encore opposée et resterait séparée. Cela ne concernerait que les Églises qui suivent le patriarche à Istanbul – principalement les communautés orthodoxes grecques, plus d'autres qui se rangent déjà de son côté.

Le patriarche Bartholomée Ier rêve d'une pleine communion entre catholiques et orthodoxes et affirme que la rupture "a déchiré la tunique sans couture du Seigneur"
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5 septembre 2026 6 05 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Raïssa, Martyre à Alexandrie (IVe siècle)

Sainte Raïssa, également connue sous le nom d'Iris, Iraida, Irai, Herais ou Rhais, est une martyre vénérée par les églises catholique romaine et orthodoxe orientale.

 

Selon un récit, elle était la fille d'un prêtre chrétien nommé Pierre vivant à Alexandrie, province romaine d'Égypte. À l'âge de douze ans, elle fut envoyée vivre dans un monastère de femmes à Tamman. Un jour en 303 après JC, à une époque de persécution généralisée des chrétiens sous le règne de l'empereur romain Dioclétien, elle se rendit à un puits pour y puiser de l'eau avec d'autres religieuses. Sur le chemin, elles virent un cortèges de religieuses, de moines et d'autres chrétiens enchaînés, qui étaient maltraités par Loukianos et ses hommes. Raïssa réprimanda les agresseurs et insista pour qu'ils la tuent également s'ils tuaient des chrétiens. Ils l'emmenèrent en garde à vue. Lorsque le cortège atteignit Antinoöpolis, Raïssa fut l'une des premières à mourir. Lorsque Loukianos cria: "Je crache sur le Dieu chrétien", Raïssa objecta, se leva et cracha au visage du tyran. Loukianos ordonna alors que la jeune fille soit torturée et décapitée. (1)

 

Sainte Raïssa a donné son nom à l'école de la paroisse Saint-Laurent de Bafou au Cameroun. (2)

Sainte Raïssa, Martyre à Alexandrie (IVe siècle)

Sources : (1) wikipedia en; (2) Nominis

 

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4 septembre 2026 5 04 /09 /septembre /2026 06:40

Le génie du vingtième siècle et peintre de la paix du Parti communiste était en réalité un tyran domestique d'une cruauté absolue.

 

L'Histoire a fait de Pablo Picasso le créateur absolu, l'icône moderne de la liberté artistique et de la gauche culturelle.

 

La réalité intime est celle d'un destructeur méthodique, protégé par son statut et son immense fortune.

 

Picasso amassait des millions tout en prêchant la justice sociale, menant grand train pendant que ses compagnes subissaient son emprise.

 

Son système amoureux reposait toujours sur le même schéma : l'idole séduit, isole, vampirise sa proie pour nourrir son art, puis la broie cliniquement.

 

Il les humiliait publiquement et les réduisait à néant, assumant ouvertement son sadisme avec cette formule glaçante : il n'y a que deux sortes de femmes, des déesses et des paillassons.

 

Ce cynisme n'était pas qu'une posture verbale, c'était une violence physique et psychologique documentée de l'intérieur.

 

Françoise Gilot, la seule compagne à avoir eu le courage de le fuir, a raconté cet enfer dans un livre paru en 1964. Elle y décrit un homme d'une brutalité inouïe qui, au cours d'une dispute, lui a écrasé une cigarette allumée directement sur la joue.

 

Il a ensuite usé de tout son pouvoir dans le milieu parisien pour boycotter systématiquement la propre carrière de peintre de la jeune femme.

 

Le saccage psychologique est aussi raconté sans filtre par le propre sang de l'artiste. Dans ses mémoires, sa petite-fille Marina Picasso écrit noir sur blanc : il soumettait les femmes à sa sexualité animale, les domptait, les ensorcelait, les ingérait et les écrasait sur sa toile.

 

L'entourage ne s'en remettait pas. La brillante photographe Dora Maar a fini internée en asile psychiatrique, poussée à la folie par les manipulations du peintre et allant jusqu'à subir des électrochocs.

 

Olga Khokhlova, sa première épouse, a sombré dans une profonde détresse mentale, harcelée et traînée dans la boue par l'artiste.

 

D'un côté, le maître dessinait la colombe de la paix et portait fièrement la carte du parti. De l'autre, il terrorisait son foyer avec la froideur d'un inquisiteur.

 

Le mythe du grand humaniste progressiste s'effondre derrière les portes de son atelier. Le champion des opprimés était en réalité un prédateur implacable.

 

Cf. https://x.com/AugusteBardamu/status/2095381567296115079?s=20

 

 

À partir des années 1930, la rupture avec sa femme, Olga Khokhlova, s'exprime dans l'œuvre de Picasso par une violence picturale inouïe. Il la défigure systématiquement sur la toile, la transformant en une créature monstrueuse, criarde et difforme. Cf. https://x.com/ettourneur/status/2095433848498622708/photo/1

À partir des années 1930, la rupture avec sa femme, Olga Khokhlova, s'exprime dans l'œuvre de Picasso par une violence picturale inouïe. Il la défigure systématiquement sur la toile, la transformant en une créature monstrueuse, criarde et difforme. Cf. https://x.com/ettourneur/status/2095433848498622708/photo/1

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4 septembre 2026 5 04 /09 /septembre /2026 00:00
Sainte Rosalie de Palerme

Rosalie (en italien Santa Rosalia) - (1130-1160) est la patronne de la ville de Palerme en Italie et de la ville de El Hatillo au Venezuela.

 

Rosalie est née en 1130 à Palerme, au sein d'une noble famille sicilienne. Elle était la fille de Sinibald, seigneur de Quisquina et de Rosa, parente de Roger II de Sicile, roi de Sicile, et descendante de la famille de Charlemagne.

 

Statue de Sainte Rosalie

      

C'était une jeune fille très pieuse. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. À l'âge de 14 ans, Rosalie, quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s'entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.

Sainte Rosalie de Palerme

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte, si elle ne changeait de demeure; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et suivit ses guides célestes; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino (Palerme, Sicile) où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie. »

 

En 1624, la peste se déclara à Palerme, et Sainte Rosalie apparut d'abord à une femme malade, puis à un chasseur auquel elle indiqua où se trouvaient ses reliques. Elle lui ordonna de transporter ses restes à Palerme et d'organiser une grande procession en les transportant dans les rues de la cité (Michel Signoli, D. Chevé, A. Pascal, Peste: entre épidemies et sociétés, p360).

Le chasseur gravit la montagne, et retrouva les restes de la sainte là où elle le lui avait dit. Il fit ce qu'elle lui avait recommandé, et dès la fin de la procession, la peste cessa. Après ce miracle, Sainte Rosalie fut vénérée comme la sainte patronne de Palerme et un sanctuaire fut érigé à l'endroit où ses restes avaient été retrouvés.

 

                 La procession de Sainte Rosalie à Palerme

 

 

                Grotte de sainte Rosalie 

 

Citation de Gérard de Nerval dans Les Chimères:

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,
Rose au cœur violet, fleur de sainte Gudule,
As-tu trouvé ta croix dans le désert des cieux ?

 

Sources : (1) ; (2); (3) ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 174.

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