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12 décembre 2023 2 12 /12 /décembre /2023 01:00
Saint Corentin, statue, chapelle des Sept-Saints à Erdeven (Morbihan)

Saint Corentin, statue, chapelle des Sept-Saints à Erdeven (Morbihan)

Né au début du Ve siècle en Cornouailles armoricaine, à une époque où la Foi de Jésus-Christ,  devenue maîtresse de l’empire romain, avait déjà pénétré dans les pays les plus barbares de l’Occident et du Nord, Corentin n’est pas venu d’Angleterre en Bretagne, comme la plupart des premiers Saints de cette province. 

Ayant été élevé dans la piété, il embrassa l’état ecclésiastique et fut promu aux Ordres Sacrés. Puis il se retira dans un ermitage, en la paroisse de Plouvodien, où Dieu fit de grands miracles pour sa nourriture. Il contracta une étroite amitié avec saint Primel, qui était aussi un solitaire d’une très grande piété ; et il fit sourdre une fontaine à son ermitage, pour l’exempter d’aller chercher de l’eau en un endroit fort éloigné.

Saint Corentin

Souvent il nourrit des hôtes, venus le voir, par des multiplications surnaturelles, trouvant même du poisson où il n’y en avait point auparavant. Entre autres, il fit un festin à un prince nommé Grallon (ou Gradlon, roi d'Armorique) et à des chasseurs de sa compagnie, avec un morceau de poisson qui n’aurait pas suffi pour rassasier un de ces hommes affamés. Ce prince, en reconnaissance, lui donna un grand espace de terre, où il fit bâtir un monastère qui fut bientôt rempli de très saints religieux,  à l’emplacement de l’actuelle cathédrale de la ville de Quimper.  Les enfants nobles y étaient aussi reçus, pour être formés aux sciences humaines et à la piété : de sorte qu’il servit extrêmement à la bonne éducation de la jeune noblesse de Cornouailles et de toute la Bretagne.

Saint Corentin

Charmés de la prudence et de la sainteté de Corentin, les seigneurs du pays prièrent le prince de procurer un nouvel évêché à Quimper-Odets et d’en faire nommer saint Corentin premier évêque. Grallon y consentit ; et, ayant fait venir ce saint Abbé, il l’envoya vers Martin, archevêque de Tours, dont la juridiction s’étendait sur toute la Bretagne, afin de recevoir de lui la consécration épiscopale.

Comme il n’oublia point dans l’Épiscopat qu’il était religieux, de même les exercices de la vie solitaire, qu’il continua toujours de pratiquer, ne lui firent point oublier qu’il était Évêque. Il visita tout son diocèse ; il ordonna de bons ecclésiastiques pour les distribuer dans les paroisses ; il corrigea les abus qui s’étaient glissés parmi les fidèles ; il combattit les restes du paganisme et il s’acquitta de toutes les autres obligations d’un bon pasteur. Enfin, Dieu le retira de ce monde pour lui donner la couronne de l’immortalité.

Son corps est enseveli avec beaucoup d’honneur dans son église cathédrale, devant le grand autel ; et son convoi est illustré par plusieurs miracles signalés. Il s’en est fait depuis quantité à son tombeau. Par exemples : une femme avait promis de présenter de la cire à son église, en reconnaissance d’un insigne bienfait qu’elle avait reçu de son intercession. Elle en apporta en effet ; mais comme elle était prête à l’offrir, elle retira sa main par avarice et ne l’offrit point. Alors cette même main se ferma si fort, qu’il lui fut impossible de l’ouvrir, jusqu’à ce que le Saint, ayant égard à ses larmes, lui apparut par deux fois et la guérit de ce mal qu’elle s’était attiré par sa cupidité. Il apparut aussi à un pauvre homme, que des scélérats avaient enfermé dans un coffre pour le faire mourir de faim et le délivra de cette horrible prison en levant la serrure qui la tenait fermée.

Les reliques de saint Corentin sont maintenant au monastère de Marmoutier-lez-Tours, après avoir été à Saint-Martin de la même ville, où la crainte des Normands les avait fait transporter. La vie de notre Saint est dans Benoît Gonon et dans le P. Alexandre Legrand, de Morlaix. Sa ville épiscopale a pris son nom et ne s’appelle plus Quimper-Odets, mais Quimper-Corentin… jusqu’à ce que la révolution intervienne.(1)

Saint Corentin fait partie des "Sept-Saints" qui évangélisèrent la Bretagne et qui ont nom: saint Tugdual de Tréguier, saint Paterne de Vannes, saint Samson de Dol, saint Pol de Léon, saint Malo et saint Brieuc.

 

"Né en Armorique, il se retire dans la solitude dans la forêt de Nevet afin de servir Dieu, à l’exemple de nombreux ascètes. Se nourrissant de racines et de baies, un fontaine jaillit à sa prière, lui permettant d’avoir un peu d’eau. Chaque jour, le même poisson vient s’offir à lui en nourriture; Corentin en coupe un morceau et remet le poisson encore en vie dans l'eau et chaque jour, le poisson revient… Le Roi Gradlon lui donne des terres afin d’y construire un monastère. Les nombreux miracles qu’il accomplit et la sainteté de sa vie conduisent les chrétiens de Cornouailles à le choisir comme évêque. Le roi Gradlon lui offre son palais situé au confluent de l’Odet et du Frout: là où s’élève toujours la cathédrale de Quimper."

À Quimper en Bretagne, saint Corentin, honoré comme le premier évêque de la cité, qui joignait à l’épiscopat la rude vie d’ermite.

Martyrologe romain (2)

Saint Corentin. Statue chapelle Lescobet

Saint Corentin. Statue chapelle Lescobet

Sources : 1, 2, 3

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11 décembre 2023 1 11 /12 /décembre /2023 10:00
L'''inactivité hyperactive" : Par la prière et la vigilance, Dieu opère en nous par son énergie incréée (Grégoire Palamas)

[D]ans le domaine spirituel, les armes sont l'ascèse, la vigilance et la prière

 

Dans la pratique ascétique traditionnelle chrétienne, nous sommes appelés à combattre les puissances obscures dans notre propre cœur. Ce n’est pas métaphorique. Comme le disait saint Paul :

 

Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l'air. (Éphésiens 6:12)

 

Par la vigilance et la prière, nous ... désactivons toutes les puissances créées qui opèrent en nous, pour atteindre cet état que Grégoire Palamas appelait l'inactivité hyperactive, où c'est Dieu lui-même qui opère alors en nous par son énergie incréée.

C'est le mystère de la Croix, de cette mort vivifiante par laquelle la mort est vaincue. Et c'est exactement cette même croix qui fut l'objet de la vision de saint Constantin, lorsqu'il la vit au ciel lors de sa marche vers Rome, avant la bataille décisive, accompagnée des mots grecs en toutō nika – en cela, vaincre. C’est la bataille décisive, et si elle est gagnée, la guerre est déjà gagnée.

 

Source :

Justino Carneiro

https://arcaluinoe.info/en/blog/2023-09-09-p6dg0vzx/

via Nouveau Monde, Une métapolitique contre l'Antechrist

 

***

Note du blog Christ Roi. 

Grégoire Palamas (1296-1359), saint de l'Église orthodoxe, a développé dans sa pensée un adage des Pères, selon lequel Dieu s'est fait homme, pour que l'homme devienne Dieu. Il résume une longue tradition à laquelle il se veut fidèle et qui touche à une question fondamentale du christianisme, celle du salut ou de la déification de l'homme.

Les sources théologiques de Grégoire Palamas sont le Pseudo-Macaire (IVe - Ve siècle), le Pseudo-Denys (Ve - VIe siècle), Maxime le Confesseur (580-662), des auteurs qu’il apprécie fortement et cite constamment (Voir l'introduction de Jean Meyendorff à Grégoire Palamas, Défense des saints hésychastes, p. XXXIV et suivantes. Citons encore parmi les sources théologiques et spirituelles de Palamas : Evagre le Pontique (345-399), cité sous le pseudonyme de Nil, Jean Climaque (579-649), Isaac de Ninive (640-700), les Pères Cappadociens, Jean Chrysostome (344-407) et les maîtres de l'hésychasme byzantin du XIVe siècle.)

''Par l’économie de la grâce, il [Jésus] se sème lui-même en tous les fidèles, par la chair dont la composition dérive du vin et du pain, se mêlant aux corps des fidèles, afin que, par l’union avec l’immortel, l’homme devienne participant à l’incorruptibilité. Et Il donne ces choses par le pouvoir de la bénédiction, en reconstituant la nature des choses qui apparaissent [aux sens] à cette [nature immortelle].'' (Saint Grégoire de Nysse, Discours catéchétique, ch. 37, § 12, fin IVe siècle.)

Car il a été fait homme pour que nous puissions devenir Dieu ; et Il s'est manifesté par un corps afin que nous puissions recevoir l'idée du Père invisible ; et il a enduré l'insolence des hommes afin que nous puissions hériter de l'immortalité.

Saint Athanase, Sur l'Incarnation, 54.

Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu.

S. Augustin, Sermon 128 (P. L. 39, col. 1997)

Ces auteurs nous expliquent que Dieu transcende, surpasse, et est au-dessus du don déifiant qu’il fait à l’homme, de la divinité qu’il communique à ceux qui en sont dignes. Il dépasse ce don déifiant, parce qu’il en est l’origine, la source, la cause éternelle. Cette grâce déifiante est, tout comme Dieu, incréée et éternelle. Contrairement aux êtres vivants et au monde, aux créatures et à la création, cette grâce n’a pas de commencement dans le temps. Elle existe depuis toujours en Dieu.

Par les Pères, nous apprenons que cette grâce déifiante est une lumière, celle qui rayonne autour de Dieu, des anges, mais également des saints. Elle se manifeste aux hommes qui en sont dignes, hommes qui se sont le plus souvent longuement préparés à la recevoir, mais ils la reçoivent sans que l’on puisse dire que cette prédisposition, aussi méritoire soit-elle, est en quelque sorte la cause de leur illumination. L’être humain ne dispose d’aucun moyen automatique pour obtenir et laisser transparaître en lui cette lumière émanant de Dieu. C’est pourquoi elle est toujours une grâce, une faveur que Dieu fait à l’homme, sans que ce dernier ne connaisse le moment de sa manifestation.

Les Pères nous enseignent encore que cette lumière répand la joie en l’homme, une joie spirituelle, profonde, ineffable, qui est l’un des signes les plus manifestes de la présence de Dieu en l’homme (avec la paix. Ndlr.)

Cette lumière constitue la beauté du siècle à venir, du Royaume de Dieu, de la vie éternelle. Nous rejoignons ici l’accomplissement des mystères de l’Évangile dont parle Grégoire de Palamas, à savoir la manifestation finale et plénière de la gloire incréée, de la lumière éternelle. C’est là le signe de la présence de Dieu en tous les êtres auxquels il a donné la vie. C’est la transfiguration de toute la création. Le saint dans cette perspective eschatologique est celui qui dans l’Esprit appréhende déjà, ici et maintenant, mais pas encore complètement, cette réalité future. Et tous ceux qui se mettent à son écoute et suivent ses conseils en sont également les bénéficiaires (Tome hagioritique, Philocalie des Pères neptiques, Tome B, volume 3, p. 536 et suivantes.)

Il y a en réalité une triple distinction en Dieu : la Trinité, l’essence et les énergies (Grégoire Palamas, 150 chapitres physiques, théologiques, éthiques et pratiques, chap. 75 ; œuvre reprise dans la Philocalie des Pères neptiques, Tome B, volume 3, p. 508-509), mais ces distinctions n’affectent en rien son unité, car il n’y a qu’un seul Dieu trinitaire, vivant et agissant en son essence comme dans son énergie.

Dieu s’est révélé comme Trinité, Père, Fils et Esprit, mais aussi, et c’est paradoxal, comme un Dieu inaccessible en lui-même et pourtant partout et toujours accessible dans le don qu’il nous fait de lui-même, de sa propre vie. Ce paradoxe est le fondement de la théologie de Palamas, la distinction en Dieu entre son essence (οὐσία, ousia) imparticipable et son énergie (ἐνέργεια, enérgeia) participable, entre ce que Dieu est en lui-même, dès l’origine, sans les êtres créés par lui, et ce que Dieu est pour la création et les créatures, pour l’univers et les êtres vivants, les hommes en particulier, avec lesquels il veut depuis toujours entrer en relation.

L’essence de Dieu, en tant que cause transcendante de l’énergie, possède, résume et unifie en elle-même une multitude d’énergies, elle est capable de se multiplier sans se diviser en autant de réalités participables qu’il y a de participants (Triades 3,2, 24-25), que ce soit pour créer le monde dans toute sa diversité16 ou pour déifier les hommes prédisposés à la réception de la grâce. L’énergie incréée, comme activité de Dieu en dehors de lui-même, est absolument inséparable de l’essence, elle en procède et n’a pas d’existence autonome par rapport à elle. Puisque Dieu est indivisible, il est totalement présent dans chacune de ses énergies. Le moindre atome d’énergie nous donne donc accès à la totalité de Dieu et nous permet de le connaître et de le nommer (Triades 3,2, 10-11). Comme l’essence divine, dont elle provient et qu’elle nous manifeste, l’énergie est omniprésente, il n’y a pas par conséquent un seul endroit dans tout l’univers où l’on ne puisse la trouver et par elle Dieu lui-même. Enfin, cette énergie ne sera pleinement visible qu’à la fin des temps, comme rayonnement de Dieu en toutes choses. L’énergie divine, c’est au fond la communication que Dieu fait de lui-même, afin que d’autres êtres, les êtres créés, les êtres humains en particulier, puissent exister et bénéficier de sa vie en abondance. En ce sens, l’énergie incréée est un effet éternel de la bonté de Dieu à notre égard (Triades 3, 2,24).

L’homme, par lui-même, est incapable de se déifier. Il a besoin de l’activité de Dieu, de son intervention répétée dans l’histoire comme en témoigne l’Écriture, de l’incarnation du Fils et de la communication de l’énergie de l’Esprit. En sens contraire, l’activité salutaire de Dieu ne suffit pas non plus, car l’homme a été créé libre et Dieu se refuse à le contraindre même au salut, c’est tout à fait librement qu’il doit y consentir.

Il faut que l’homme veuille être sauvé et que Dieu veuille le sauver, il faut en l’homme une synergie de son activité et de celle de Dieu par le biais du don permanent de la grâce, de l’énergie, de l’Esprit répandu en lui. C’est uniquement par cette collaboration humaine et divine que les différents moyens deviennent salutaires pour l’homme

Par son irruption, le péché occasionne une mort de l’âme avant même celle du corps, un désordre psychique et une déchéance du corps. En effet, Palamas envisage le péché comme une altération de l’image de Dieu en l’homme, altération par laquelle l’homme devient incapable d’être à la ressemblance de son Créateur, de participer à la vie même de Dieu (Chapitres 39). Or, cette altération de l’image divine en l’homme est en réalité une dénaturation de son intelligence (νοῦς, noûs), comprise comme étant la faculté spirituelle la plus haute de l’âme, faculté qui permet à l’homme de connaître, de faire librement des choix et d’orienter toute sa vie en conséquence. Cette dénaturation a pour effet de priver l’homme d’une faculté qui était la sienne à l’origine, celle de voir Dieu et donc de s’unir à lui. Si par le péché l’homme perd cette ressemblance, la vie divine, et cette capacité visuelle de l’intelligence qui l’unissait à Dieu, il n’est pas pour autant abandonné à son sort. Il y a bien sûr toutes les interventions divines dans l’histoire biblique, mais il y a aussi et surtout la venue annoncée de Jésus-Christ. Pour Palamas, c’est précisément pour offrir la possibilité à l’homme de retrouver son état originel et plus encore par la déification, que le Verbe de Dieu s’est fait chair. En effet, par l’union hypostatique ou personnelle du Fils de Dieu à la nature humaine, celle-ci participe de nouveau et totalement à la vie divine. En s’incarnant, en devenant un homme à part entière, le Fils a pu unir notre humanité déchue à sa Personne divine et la restaurer en lui-même par la communication de sa propre divinité : ce qui est préfiguré dans la Transfiguration et accompli dans la Résurrection. Nous retrouvons en la Personne même du Christ cette collaboration humaine et divine pour le salut. Selon l’image de saint Paul, le Christ est le nouvel Adam, c’est-à-dire le nouvel homme, celui qui transmet non plus le péché et la mort, mais la vie même de Dieu, parce qu’il est Dieu lui-même. Comment fait-il cela ? Précisément par les mystères ou sacrements de l'Église, principalement le baptême et l’eucharistie, qui permettent une incorporation et une communion réelle au Corps déifié et déifiant du Christ, Corps qui contient la plénitude de la divinité et qui, selon Palamas, est la source de la lumière incréée, qui jaillit dans le cœur du croyant et illumine à nouveau son intelligence, ouvre à nouveau les yeux de l’âme pour contempler Dieu, si l’homme a foi en lui. Par les mystères ou sacrements, l’énergie de l’Esprit opère en nous, si nous le croyons et le voulons, ce que le Fils a accompli une fois pour toutes en lui-même, en sa propre chair pour nous. Dans cette perspective, l’Église, Corps du Christ, n’est donc rien de moins qu’une communauté d’hommes animée par la foi en Jésus-Christ et en voie de déification par la grâce ou l’énergie de l’Esprit.

Parmi ces moyens, il y a d’abord et avant tout les mystères ou sacrements de l’Église, principalement le baptême et l’eucharistie. Selon Grégoire, notre salut tout entier en dépend (Douze homélies pour les fêtes).

Le péché est perçu par Palamas comme un bouleversement du fonctionnement originel et naturel des puissances de l’âme, bouleversement par lequel ce n’est plus la partie raisonnable de l’âme (les facultés de connaissance, de jugement et de raisonnement) qui gouverne la partie passionnée (le désir et l’emportement), mais l’inverse. De cette façon, l’homme se détourne du bien, Dieu lui-même, et se laisse conduire par ses passions, comme la cupidité, l’ambition et la vanité, etc. Pour remédier à ce désordre psychique et corporel, le moine hésychaste recherche l’impassibilité (ἀπάθεια, apathéia), qui ne signifie nullement ici l’insensibilité (ou selon l'étymologie le fait de ne plus souffrir et donc ressentir), ou encore une mise à mort de la partie passionnée de l’âme, qui en soi est bonne, mais le rétablissement des forces psychiques dans leurs fonctions premières, celles d’avant la chute occasionnée par le péché dans l’âme. Ce retournement s’opère sous la direction de l’intelligence en synergie avec la grâce et permet à l’homme d’embrasser les vertus et les passions bienheureuses, d’acquérir de nouvelles et meilleures dispositions. Ce retournement offre la possibilité à l’homme d’accomplir progressivement les commandements évangéliques dans l’amour du prochain et de Dieu. Lorsque l’homme parvient à cet amour, il parvient selon Grégoire à un état proprement divin.

Palamas dira dans ce contexte : ‘’Par cette autorité (celle de l'intelligence en synergie avec la grâce), nous fixons sa loi à chaque puissance de l'âme et à chaque membre du corps ce qui lui convient : aux sens nous fixons l'objet et la limite de leur exercice ; cette œuvre de la loi s'appelle ‘tempérance’ ; à la partie passionnée de l'âme, nous procurons la meilleure manière d'être qui porte nom ‘amour’ ; et nous améliorons aussi la partie raisonnable (de l'âme) en rejetant tout ce qui empêche l'intellect de s'élever vers Dieu : cette partie de la loi, nous la nommons ‘sobriété’ (νῆψις, nêpsis). Celui qui a purifié son corps par la tempérance, celui qui, par l'amour divin, a fait de ses volontés et de ses désirs une occasion de vertu, celui qui présente à Dieu un esprit purifié par la prière, acquiert et voit en lui-même la grâce promise à ceux qui ont le cœur purifié.’’ (Triades 1, 2, 2. Traduction de Jean Meyendorff.)

La déification est une enhypostasie de l’énergie de l’Esprit, énergie qui est envoyée dans l’hypostase de l’homme pour y être contemplée en permanence. Par ce don déifiant permanent, la sagesse et la vie éternelle sont en l’homme sans être séparées de Dieu. Le saint acquiert par grâce un nouveau mode d’existence, par lequel sa personne est désormais composée d’un nouvel élément permanent qui vient s’ajouter à l’âme et au corps et qui est l’énergie incréée de l’Esprit. Si bien qu’on peut dire de lui, en raison de la présence de l’Esprit, qu’il est incréé par la grâce, qu’il est sans commencement ni fin. L’intégration de ce nouvel élément, devenu constitutif de la personne humaine dans la déification, n’a pas pour effet la suppression de notre humanité. En devenant Dieu, nous ne cessons pas d’être homme, psychique et corporel. Au contraire, pour Palamas, en devenant Dieu, nous devenons pleinement homme. Par la grâce divine, notre nature humaine est menée progressivement à sa perfection : l’âme peut dès à présent voir Dieu, être animée par sa sagesse et sa bonté, et le corps reçoit le gage de son incorruptibilité future, un avant-goût de la Résurrection.

Au terme de ce parcours, le saint hésychaste acquiert donc un nouveau mode de vie caractérisé par la présence permanente de l’énergie de l’Esprit en lui. Cette expérience est pour lui une initiation aux mystères évangéliques. Mais cette initiation n’est pas donnée pour lui seul. Le saint hésychaste sera respecté, il recevra la confiance et l’affection d’autres hommes, tous ceux qui viendront à lui pour être initiés à leur tour à ces mystères, jusqu’à ce que l’expérience de ces mystères eux-mêmes constitue pour eux l’initiation (Tome hagioritique)6. La paternité spirituelle, par laquelle un saint est capable de transmettre ce qu’il a lui-même reçu, y compris la grâce (Chapitres 121)58, à d’autres hommes qui suivent ses conseils et son enseignement, est primordiale dans ce contexte. C’est par elle que Palamas fut, dans cette chaîne de transmission spirituelle, le fils spirituel des maîtres de l’hésychasme byzantin, comme celui avant eux des Pères et de tous les saints de la littérature biblique.

L'union ineffable de Dieu et de l'âme (déification) se trouve également en Occident au XIVe siècle dans la "mystique rhénane" de Maître Eckhart et ses disciples Jean Tauler et le bienheureux Henri Suso (1295-1366).

 

De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise.

2 P 1,4

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9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 20:31
https://www.kath.net/news/83172

https://www.kath.net/news/83172

A l'occasion du 1 700e anniversaire de la première grande réunion œcuménique de l’Église en 2025, le pape François a exprimé pour la première fois son souhait d'une célébration commune permanente de Pâques par tous les chrétiens, rapporte kath.net

S'adressant jeudi 30 novembre aux représentants de la Commission théologique internationale du Vatican, le pape François a appelé à "rouvrir le Concile de Nicée".

En raison de différents types de calcul, les dates de Pâques pour les églises orthodoxes, catholiques et protestantes peuvent différer jusqu'à cinq semaines. En 2025, année anniversaire, Pâques tombe le même jour dans les calendriers occidental et oriental. "Comme ce serait merveilleux si cela marquait le début concret d'une célébration de Pâques toujours partagée !", a déclaré le Pape lors de la rencontre avec les théologiens.

À Nicée, la foi en Jésus, le fils unique de Dieu, est réaffirmée. Aujourd'hui, c'est "la tâche des théologiens de répandre des lueurs nouvelles et surprenantes de la lumière éternelle du Christ dans la maison de l'Église et dans les ténèbres du monde", a expliqué François.

Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est une manière de penser "qui sache représenter de manière convaincante un Dieu qui aime, qui pardonne, qui sauve, qui libère, qui promeut les hommes et les appelle au service fraternel", a déclaré le Pape. La Commission doit répondre à ce besoin de manière nuancée, en proposant une théologie évangélisatrice qui favorise le dialogue avec le monde culturel.

Il est essentiel de le faire en harmonie avec le "peuple de Dieu", a souligné François, qui réclamait en même temps une théologie "d'en bas" : "avec une vision privilégiée des pauvres et des simples, et en même temps "à genoux", car "la théologie naît à genoux, dans le culte de Dieu".

Samedi 30 septembre 2023, le patriarche Bartholomée, le pape François, l'archevêque Justin Welby de Canterbury, ainsi que des représentants d'autres confessions chrétiennes, ont participé à une prière œcuménique sur la place Saint-Pierre du Vatican, a rapporté orthodoxianewsagency.gr . La prière œcuménique, organisée par la Communauté monastique française de Taizé et à laquelle ont participé trente mille jeunes, a eu lieu à l'occasion du 16e Synode ordinaire des évêques catholiques, qui dura tout le mois d'octobre, avec le thème : "Vers une Église synodale : communion, participation, mission".

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9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 19:11
Mgr Schneider annonce une "croisade mondiale" pour prier pour une "intervention divine face à la crise de l'Église"

En la solennité de l'Immaculée Conception, l'évêque Schneider a annoncé une croisade mondiale pour prier pour une "intervention divine face à la crise de l'Église."

La "croisade mondiale" vise à "implorer, à travers le Cœur Immaculé de Marie, l'aide et l'intervention de Dieu, en particulier pour le Saint-Siège à Rome."

La pratique des cinq premiers samedis consiste à : le premier samedi de cinq mois consécutifs, recevoir le sacrement de confession et de communion, prier le chapelet et méditer quinze minutes sur au moins un des quinze mystères du Rosaire, avec l'intention de réparer les péchés contre le Cœur Immaculé de Marie.

Elle débutera le premier samedi de janvier 2024 (6 janvier) et se terminera le premier samedi de décembre 2024 (7 décembre). 

Elle consiste en la récitation quotidienne du Saint Rosaire et en la coutume des cinq premiers samedis (confession et communion les premiers samedis de cinq mois consécutifs).

Toutes les informations en 36 langues sont disponibles sur LiveFatima.io .

Source : https://www.livefatima.io/crusade/

https://gloria.tv/post/3C8E62Yydpy6AvgRycqzPLCdc

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9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 16:36

Le 18 juillet 2022, à 14h30, un incendie de grande ampleur s’est déclaré sur la commune de Brasparts, au cœur des Monts d’Arrée, détruisant plus de 2 208 hectares de landes et de forêt.(1) 

 

Quelques semaines plus tard, une deuxième vague d’incendies avait touché le cœur du Finistère. Ce, à partir du samedi 6 août. Des pompiers sont restés mobilisés pendant plusieurs semaines.(2)

 

"Dans le premier incendie, le feu partit dans plusieurs directions. 1700 hectares furent brûlés, un peu plus de 500 personnes furent évacuées. Parmi elles, 200 furent prises en charge dont six enfants mais la population, les habitations, les exploitations et la chapelle du mont Saint-Michel de Brasparts, furent sauvées.(3)

 

La Chapelle, consacrée le 29 Septembre 1677, jour de la Saint Michel, au cœur du Parc d’Armorique, a été bâtie sur un lieu de culte druidique, dédié au Dieu celte Belenos, dieu du soleil, qui s'appelait la motte Cronon. Elle fut érigée au sommet du Mont car l'Archange Saint-Michel y aurait terrassé le dragon, symbole du mal.

On raconte que c'est l'Archange Saint-Michel, lui-même, qui serait venu aider les ouvriers à monter leurs lourdes charges jusqu'au sommet lors de la construction de la chapelle.(4)

 

Elle resta fréquentée jusqu'en 1860 en particulier par les bergers tant l'élevage de moutons domina les Monts d'Arrée. Pratiquement en ruine à la Révolution, elle fut rénovée en 1821 et 1891.

 

Lors des incendies, les conditions météorologiques n'aidèrent pas. Avec des températures frôlant parfois les 40 degrés et le vent qui ne cessa d'attiser le feu, le Lieutenant-colonel Gilles Boulic le reconnut : "Nous avons eu beaucoup de difficultés à surveiller la progression du feu. D'ailleurs en pleine nuit, nous avons dû procéder à de nouvelles évacuations."

 

200 pompiers ainsi qu'une soixantaine de véhicules furent engagés sur le terrain. Les professionnels vinrent du Finistère mais aussi des autres départements bretons et ligériens : Côtes d'Armor, Morbihan, ainsi que Loire-Atlantique, Vendée et Maine-et-Loire luttèrent contre les flammes dans les Monts d'Arrée.

 

"Dans un premier temps, il s'agissait de protéger tous les points sensibles repérés par l'hélicoptère Dragon (sic) et le travail sur carte très minutieux effectué par le PC opérationnel."

 

La chapelle qui culmine à 381 mètres, fut préservée des flammes. Tout autour c'est un paysage de désolation.

 

Le site, classé, offre un paysage emblématique : crêtes montagneuses, étendues de landes, affleurements rocheux, lac et cuvette de tourbières.

Sources : 

(1) https://www.finistere.fr/actualites/monts-darree-un-an-apres-les-incendies-le-site-restitue-aux-finisteriens/

(2) https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/en-images-trois-mois-apres-les-incendies-les-monts-d-arree-se-reconstruisent-a-leur-rythme-a5938c9a-521d-11ed-8d2c-a44d5f352b72

(3) https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/incendie-dans-les-monts-d-arree-l-objectif-maintenant-c-est-de-combattre-le-feu-ce-que-l-on-sait-a-la-mi-journee-2583724.html

(4) https://www.montsdarreetourisme.bzh/d%C3%A9couvrir/c%C3%B4t%C3%A9-nature/montagne-saint-michel/

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5 décembre 2023 2 05 /12 /décembre /2023 21:17
https://www.lifesitenews.com/fr/news/selon-le-cdl-muller-limmigration-de-masse-est-utilisee-pour-detruire-les-identites-nationales/

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Le cardinal Müller affirme que l'immigration de masse est utilisée pour détruire les identités nationales 

4 décembre 2023

 

Le cardinal Müller estime également que les élites commettent un "génocide" en encourageant l'avortement et l'euthanasie. Le cardinal allemand a déclaré que de nombreux mondialistes pensent qu'il y a "trop" de personnes sur Terre qui causent des "dégâts climatiques".

 

Note de l'éditeur : les journalistes de LifeSiteNews Maike Hickson et Andreas Wailzer ont mené l'entretien avec le cardinal Gerhard Müller en allemand et ont traduit ses propos en anglais. 

 

(LifeSiteNews) - Le cardinal Gerhard Müller a déclaré que les mondialistes "autoproclamés" utilisent les migrations de masse pour détruire l'identité nationale des pays.  

 

Dans un entretien exclusif avec LifeSiteNews, M. Müller a parlé des idéologies qui sous-tendent le mondialisme et de leurs conséquences désastreuses. 

"L'immigration de masse n'a pas pour but d'aider les gens, mais de détruire l'identité nationale", a déclaré M. Müller. "Ils disent que l'identité nationale est le nationalisme, qui a causé toutes les guerres. Ils disent donc qu'ils sont contre le nationalisme, mais ils sont en réalité contre la nation. 

"Si le nationalisme est la raison des guerres, nous devons nous demander qui finance les guerres et quels sont les intérêts en jeu. 

"Ils veulent que chacun soit complètement isolé et ne soit pas lié par la langue, la culture, les liens familiaux ou une terre natale où l'on se sent chez soi", a poursuivi M. Müller. 

"Ils veulent détruire tout cela. Ils veulent que tout le monde soit atomisé, sans racines ni identité culturelles et religieuses", a-t-il conclu. 

M. Müller estime également que les élites commettent un "génocide" en encourageant l'avortement et l'euthanasie. 

Le cardinal allemand a déclaré que de nombreux mondialistes pensent qu'il y a "trop" de personnes sur Terre qui causent des "dommages climatiques". 

Pour lutter contre cette prétendue "surpopulation", ces puissantes élites utilisent l'avortement et l'euthanasie dans le cadre d'un "programme d'extermination", a déclaré M. Müller à LifeSiteNews. 

 

Et en même temps, quiconque critique cela est traité de nazi par ceux qui promeuvent eux-mêmes l'idéologie nazie meurtrière de "la force fait le droit"... Le génocide en cours est protégé par la propagande en assimilant ses détracteurs à ceux qui ont commis le génocide dans le passé", a ajouté le cardinal.

 

"La perversion de leur logique consiste à présenter les victimes comme les coupables. Qu'est-ce que le programme de dépopulation, sinon un plan de réduction de la population par la violence ?

 

M. Müller a expliqué que l'accusation de "nazisme" est souvent utilisée comme un "instrument de pouvoir" pour réprimer la dissidence.

 

"Ils [les mondialistes] ne se soucient pas du fait que les taux de suicide chez les jeunes augmentent dans le monde entier. Cela leur convient parfaitement.

 

Ce manque de considération pour la vie humaine provient de la position philosophique du matérialisme à laquelle souscrivent les mondialistes, a expliqué M. Müller à LifeSiteNews. Selon les matérialistes, "les êtres humains ne sont que de la matière, une masse de gens que l'on peut manipuler", a-t-il expliqué.

 

"Il faut regarder le philosophe franco-roumain Emil Cioran, dans son livre Le Mauvais démiurge qui propage la haine la plus impitoyable de la création et de la bonté de Dieu, crachant le venin du nihilisme de toutes les 'élites' jacobines, communistes, fascistes et woke des deux derniers siècles", a déclaré M. Müller. 

 

"Ils [les mondialistes] ne ressentent rien non plus. Pour eux, les gens ne sont qu'un nombre... 10 000 de moins, c'est bon pour les statistiques ! 

L'ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) a déclaré que le système mondialiste était un mélange de capitalisme et de communisme. Les mondialistes occidentaux sont des capitalistes avec une "mentalité socialiste", selon M. Müller. 

"Dans ce système, le totalitarisme se confond avec le matérialisme", a-t-il déclaré. 

"Et celui qui a le plus d'argent est au pouvoir, contrôle et paie les médias. 

M. Müller a déclaré qu'il est bien documenté par des sources fiables que l'un des principaux journaux allemands, Der Spiegel, est en partie financé par la Fondation Bill & Melinda Gates. 

M. Müller a également déclaré à LifeSiteNews que le changement climatique et le mouvement "vert" sont utilisés comme une "religion de substitution", à laquelle de nombreuses personnes adhèrent "au lieu de répandre le [christianisme] original".  

"Le respect de la créature découle de la croyance en un créateur bon et n'a pas besoin d'une vision catastrophique du monde. 

Au lieu de se préoccuper réellement de l'environnement, les mondialistes qui voyagent en jet privé des milliers de fois utilisent l'agenda climatique pour "gagner beaucoup d'argent", selon l'ancien directeur du CDF. 

En outre, il a souligné que les enfants sont sexualisés dès leur plus jeune âge afin de les rendre dépendants et dociles. 

"La sexualisation en général, et celle de la petite enfance en particulier, est utilisée pour faire taire les gens", a déclaré Mme Müller. "Ils utilisent la sexualité comme une drogue. 

 

Müller a cité plusieurs attributs comme étant les caractéristiques principales du mondialisme actuel : "le matérialisme, le totalitarisme, le mépris de l'humanité, le déracinement et la destruction de l'identité des gens".

 

Pour le programme mondialiste, l'Église catholique représente un obstacle et doit donc être alignée sur le mondialisme, a fait remarquer M. Müller.

 

L'Église "n'est pas seulement écrasée, elle est mise sens dessus dessous", a-t-il déclaré. Pour que les mondialistes réussissent, l'Église "doit aller dans la même direction [que le mondialisme]", a déclaré M. Müller.

 

"Mais l'Église du Christ est le sacrement du salut pour le monde et l'avant-garde contre l'autodestruction de l'humanité par les négativistes et les nihilistes", a-t-il conclu.

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3 décembre 2023 7 03 /12 /décembre /2023 12:45

 Il y a eu "plusieurs actes qui ne correspondent pas à l'enseignement du magistère" de l'Église "et il s'agit d'une crise", a déclaré Mgr Schneider à CatholicHerald.co.uk (1er décembre). 

https://catholicherald.co.uk/exclusive-dont-blame-young-if-they-turn-to-tradition-in-age-of-confusion-says-schneider/

https://catholicherald.co.uk/exclusive-dont-blame-young-if-they-turn-to-tradition-in-age-of-confusion-says-schneider/

Par Simon Caldwell

1er décembre 2023, 10:13 

 

Chaque fois que l’on se prépare à rencontrer des personnes de haute stature morale ou de rang élevé, on est toujours tenté de les considérer également en termes physiquement grandioses. La Grande-Bretagne a été trompée par les médias en lui faisant croire que le regretté pape Benoît XVI était le "Panzer Kardinal", ou "le Rottweiler de Dieu", et s'attendait à une personnalité à la hauteur pour découvrir, lors de sa visite au Royaume-Uni en 2010, un homme dont la douceur et la timidité servait à dissimuler l’acier intérieur de la fidélité à l’Évangile et une clarté de pensée plus aiguisée que des éclats d’obsidienne polis.

 

Mgr Athanasius Schneider est un homme dans le même moule. Comme Benoît, c'est un Allemand de souche légèrement minuscule et à la voix douce, chaleureux, humble et intelligent (il parle sept langues modernes et comprend également le latin et le grec ancien). Il a une apparence légèrement scolaire, des bonnes manières sublimes, et il ressemble étrangement à Justin Welby, même si ses similitudes avec l'archevêque de Cantorbéry s'arrêtent peut-être là.

 

Comme le pape saint Jean-Paul II, sa foi s’est formée sous l’oppression. Il est né en Union soviétique et sa famille parcourait 60 miles dans l’obscurité pour assister à la messe en secret. Sa mère, Maria, a hébergé le bienheureux Oleksa Zaryckyj, un prêtre ukrainien martyrisé par les communistes en 1963, et pendant un certain temps sa famille a été incarcérée dans un camp de travail. Ils se sont enfuis en Allemagne de l'Ouest quand Anton (Athanase est le nom adopté lors de son adhésion aux chanoines réguliers de Sainte-Croix de Coimbra) avait 12 ans.

 

De retour dans l'ex-Union soviétique en tant qu'évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan, ses possibilités de voyage sont limitées mais il a effectué deux voyages à l'étranger en autant de mois. La première était de lancer son dernier livre Credo : The Compendium of the Catholic Faith, un catéchisme commandé par la société américaine Sophia Institute Press. Il suit le format de questions et réponses du Penny Catechism et comprend des sections supplémentaires sur des questions aussi récentes que l'idéologie du genre, les pratiques du Nouvel Âge et la franc-maçonnerie. Son premier tirage de 17 000 exemplaires a été épuisé en six semaines.

 

Son deuxième voyage consistait à donner une conférence sur "l’autorité politique et les devoirs de conscience" aux étudiants de l’Université de Cambridge. Je l'ai rencontré le lendemain à l'église des martyrs anglais du centre-ville et lui ai demandé ce que le cardinal Robert Sarah, ancien préfet de la Congrégation du culte divin, voulait dire lorsqu'il avertissait le public lors du lancement de son livre que l'Église catholique était entrée dans une "crise du Magistère".

 

"Il exposait simplement des preuves", a déclaré Mgr Schneider. "Au cours de ce pontificat, nous avons eu plusieurs actes qui ne correspondaient pas à l'enseignement du Magistère précédent et c'est une crise".

 

Il a déclaré que l'affirmation de la validité du pluralisme religieux par le pape François à Abou Dhabi, lorsque le Saint-Père a suggéré que Dieu non seulement autorisait les religions non chrétiennes, mais qu'il les voulait aussi, était un exemple, et un autre a été l'autorisation donnée aux évêques argentins d'autoriser les catholiques divorcés et "remariés" de recevoir la Sainte Communion.

 

Dans ses remarques, le cardinal Sarah a également affirmé que le "Magistère authentique" ne disparaîtrait jamais malgré de telles erreurs, mais le problème est, souligne Mgr Schneider, qu'entre-temps elles provoquent beaucoup de confusion.

 

C’est une bénédiction, ajoute-t-il, que François choisisse de ne pas engager le "Magistère définitif" lorsqu'il introduit de telles nouveautés, et qu'il rejette dans son style caractéristique, idiosyncrasique et autocratique, les mécanismes existants de promulgation de la doctrine, qu'il considère comme "rigides".

 

François adopte au contraire une approche délibérément ambiguë de la doctrine, mais pour Mgr Schneider, cela représente un échec essentiel dans l'exercice du ministère pétrinien.

 

"La nature de la fonction du Pape est, comme Jésus-Christ l'a dit à Pierre : 'Fortifiez vos frères dans la foi'. C'est sa première tâche", explique-t-il.

 

"Tous les actes ou paroles qui ne fortifient pas la foi, mais qui lui sont contraires, qui affaiblissent la foi ou qui la confondent, sont contraires au ministère pontifical, parce que le ministère de Pierre est le signe de référence dans l’Église, de l’unité de la foi et de gouvernement."

 

Il partage l’avis du cardinal Sarah selon lequel l’absence de manque de clarté a créé « une cacophonie » de voix contraires et contradictoires. 

 

Il est d’accord avec le cardinal Sarah pour dire qu'un manque de clarté a créé "une cacophonie" de voix contraires et contradictoires.

 

"C'est une situation dans l'Église où l'on entend presque quotidiennement des voix contradictoires parmi les évêques et c'est contraire à la foi catholique. Il n'y a qu'une seule foi."

 

"L’effet sur les fidèles est qu’ils sont scandalisés par ces voix contradictoires et qu’ils sont confus. Ils ne savent pas maintenant ce qu’est la vérité et c’est un effet très néfaste sur toute l’Église.

 

"Cette confusion et ce langage ambigu, notamment dans le domaine de la moralité, signifient également que les gens perdent le sens du bien et du mal. C'est la moralité du monde. L’Église catholique romaine est en train de devenir (comme) l’une des nombreuses organisations du monde en ne se distinguant pas des vues et de l’agenda du monde."

 

"Cela se produit maintenant dans la promotion de ce relativisme moral et dans l'adoption du langage du monde et de sa moralité concernant la vérité du bien et du mal et le caractère unique de la nature immuable de la vérité."

 

Il a ajouté : "L’effet est également que d’autres personnes qui recherchent la vérité – disons des non-catholiques ou des non-chrétiens qui considéraient la papauté comme une institution apportant certitude et clarté – ne peuvent pas s’orienter vers Rome."

 

On ne peut donc guère blâmer les nouvelles générations de catholiques si elles se tournent davantage vers la tradition où elles trouvent la beauté et la vérité "exprimées de manière forte", selon Mgr Schneider.

 

Dimanche, Mgr Schneider a célébré une messe basse pontificale à l’école catholique Saint-Paul de Milton Keynes, après quoi il a prononcé un discours, promu par la Latin Mass Society (Société de la messe latine), intitulé : "Restaurer toutes choses en Christ ".

 

L'augmentation du nombre de jeunes à la messe latine traditionnelle, en particulier est pour lui une manifestation d'un mouvement surnaturel d'origine divine car elle "démontre l'aspiration au sacré".

 

Il a déclaré : "La messe latine donne une atmosphère de plus grand surnaturel et la beauté les attire."

 

"Si un jeune se convertit, il ne veut pas être la moitié de quelque chose", dit-il. "Ils veulent être authentiques. Ces jeunes âmes désirent être authentiques. Si je me convertis de ce monde, je n'aime pas voir une partie du monde dans l'Église et dans la liturgie."

 

"C’est un phénomène très clair. Vous pouvez voyager partout dans le monde et le dimanche, où a lieu la messe latine traditionnelle, les églises sont remplies de jeunes familles et d'enfants. Cela nous donne de l’espoir pour l’avenir."

 

Mgr Schneider a décrit Summorum Pontificum, la lettre apostolique de 2007 du pape Benoît qui a libéré la messe latine, comme un "document historique", mais il soupçonne que Traditionis Custodes, le motu proprio de 2021 du pape François qui cherchait à faire reculer de telles réformes, ne résistera pas à l'épreuve du temps, parce que les jeunes veulent la tradition.

 

Il a déclaré : "Traditionis Custodes n’est pas efficace. Cela ne peut pas empêcher cela. La messe latine traditionnelle est un véritable trésor pour toute l’Église. Un seul pape ne peut pas arrêter cela."

 

Cela ne veut pas dire que François n'essaiera pas, et nous arrivons au traitement réservé au très révérend Joseph Strickland, qui a été licencié en novembre par le pape François après, entre autres, avoir refusé de mettre en œuvre Traditionis Custodes dans le diocèse de Tyler, au Texas. .

 

"Cela restera dans l'histoire comme une grande injustice envers un évêque qui n'a accompli que sa tâche à une époque de confusion", a déclaré Mgr Schneider.

 

"Maintenant, cette voix est réduite au silence", a déclaré l'évêque. "C'était l'intention évidente et claire."

 

"Je considère qu'il s'agit d'une injustice énorme et flagrante qui a été commise", a-t-il poursuivi. "C'était une sorte de voix prophétique, mais il était pour beaucoup dans l'Église un obstacle et ils voulaient lui enlever cette voix désagréable. C'est la cause. Nous devons être très honnêtes."

 

Il a déclaré : "En même temps, il (le Pape) ne supprime pas, et dans certains cas favorise, les cardinaux et les évêques qui déforment ou sapent publiquement la foi… ces évêques qui promeuvent ouvertement l’idéologie LGBT, il ne les destitue pas."

 

"C'est un signe et une démonstration évidents qu'il a une autre intention – une intention de faire taire et d'arrêter les communautés et les évêques de l'Église qui sont encore fidèles et attachés à la foi et à la tradition de l'Église et de sa liturgie. C’est une sorte de persécution interne."

 

Il est également franc à propos du Synode sur la synodalité. Je lui ai demandé si cela apporterait quelque chose de bon et sa réponse a été un "non" catégorique.

 

Une partie de son raisonnement se résume à la sémantique et aux significations véhiculées. Dans l’Église orthodoxe comme dans l’Église catholique, un "synode des évêques" a toujours été précisément cela, mais lors du rassemblement d’octobre à Rome, le Pape a donné le droit de vote aux laïcs catholiques, les mettant sur un pied d’égalité avec les évêques, les véritables interprètes. du Magistère.

 

Là encore, aux yeux de Mgr Schneider, cela révélait un agenda, un égalitarisme en contradiction avec la constitution divine de l'Église. Le résultat du synode, a-t-il dit, n’était rien de moins qu’un "artifice d’ambiguïté".

 

D'autres problèmes au sein du Saint-Siège ressortent clairement, dit-il, du traitement partiel réservé au père Marko Rupnik, un artiste slovène expulsé par les jésuites après avoir été accusé par environ 25 femmes d'abus sexuels.

 

Son incardination ultérieure dans son diocèse d’origine de Kloper, où il est libre d’exercer son ministère sacerdotal, suggère qu’un ami du pape, s’il est accusé d’échecs moraux odieux, pourrait recevoir un « traitement privilégié » au lieu d’être puni.

 

Les fidèles catholiques, a-t-il dit, doivent répondre à de telles crises par une "croisade internationale de prière", implorant Dieu de restaurer le Saint-Siège comme un "signe de clarté" qui renforce les fidèles "sans ambiguïté dans la vérité".

 

L’alternative serait de voir l’Église divisée entre ceux qui adhèrent au "Magistère authentique" et ceux qui préfèrent les nouveautés du nouveau, et c’est dans cette direction que se trouve la voie du schisme.

 

Source: https://catholicherald.co.uk/exclusive-dont-blame-young-if-they-turn-to-tradition-in-age-of-confusion-says-schneider/

https://gloria.tv/post/HjeQ7YjzJSpf4RpenQnVoqSRa

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Mise à jour du lundi 4 décembre 2023. 

L’affaire Burke met la foi en jeu

 

Par Luisella Scrosati

Newdailycompass 30-11-2023

 

L'indiscrétion concernant la volonté du pape François de punir le cardinal américain Raymond Leo Burke en lui retirant son émolument et sa maison, rapportée en exclusivité par le Daily Compass, a fait le tour du monde. Certains écrivains ont tenté de corriger la trajectoire de l’actualité. Selon une source de Reuters, le pape aurait déclaré que le cardinal Burke "œuvrait contre l'Église et contre la papauté". Selon Associated Press, le pape a accusé Burke d'être « une source de désunion » et de vouloir lui retirer son salaire parce qu'il était coupable d'avoir utilisé ses "privilèges contre l'Église". Hier soir, Austen Ivereigh a publié une confirmation du pape , qu'il a contacté directement : "Burke a utilisé ses privilèges contre l'Église", je lui retire donc sa maison et son salaire. Une expression éloquente qui indique que le pape se considère comme l'Église.

 

Le cardinal Burke – comme nous aussi au Daily Compass – ne se soucie pas des étiquettes, l’Église catholique compte, la foi compte, la fidélité à Jésus-Christ compte. Et lorsque des questions sur lesquelles l’Église s’est déjà prononcée de manière définitive et cohérente sont à nouveau remises en question, afin de préserver son alliance avec le Seigneur et de la transmettre sans corruption, ce n’est pas seulement un droit, mais un grave devoir d’un évêque de prendre position publiquement pour poser des questions et apporter des éclaircissements. Que le pape confirme la foi n’est pas l’exigence irrévérencieuse de Burke, Strickland ou Zen : c’est le sens constitutif de sa fonction telle que Jésus-Christ l’a instituée. Et que le Pape fasse exactement le contraire est démontré par la confusion sans précédent - du moins dans les temps modernes - parmi les catholiques.

 

Au cours des dix dernières années de son pontificat, des points fixes de la discipline de l'Église , enracinés dans le dogme, ont été détruits soit directement par le pape, soit par des personnes qu'il a placées à des postes clés et qu'il s'est bien gardé de réprimander. Ce qui était clair est devenu confus, ce qui était certain est devenu discutable, ce qui était sacré a été profané. Rappelons-en quelques-unes : la possibilité pour ceux qui continuent à vivre à la manière d'une époux de recevoir l'absolution sacramentelle et la Sainte Communion ; même possibilité pour ceux qui soutiennent publiquement l’avortement et d’autres péchés graves ; l'insistance pour que les prêtres absoutent toujours, sans vérifier le repentir sincère ; la possibilité de recourir à la contraception et même à la fécondation assistée homologue ; la possibilité de recourir à l'euthanasie ; la possibilité de bénir les couples non mariés et même les homosexuels ; l'affirmation que Dieu veut la pluralité des religions ; la révision du célibat obligatoire ; la possibilité d'un diaconat féminin ordonné et l'ouverture au sacerdoce féminin ; le renversement de l’enseignement de l’Église sur la peine de mort ; la possibilité de réviser l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité ; la possibilité pour les protestants de recevoir la Sainte Communion ; révolutionner la structure hiérarchique de l'Église en introduisant des laïcs avec droit de vote lors d'un synode des évêques.

 

S’opposer à ces dérives graves, ce n’est pas être un ennemi de la papauté ni diviser l’Église ; le drame est qu'il y a un pape qui les propose, les soutient et considère comme un ennemi qui, au contraire, ne fait que son devoir.

 

Cf : https://newdailycompass.com/en/burke-case-puts-faith-at-stake

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1 décembre 2023 5 01 /12 /décembre /2023 01:00
Saint Charles de Foucauld

Militaire français, prêtre, ermite et missionnaire, sa spiritualité a eu une grande influence au XXe siècle.

Saint Charles de Foucauld (1858-1916) est 'le frère universel' : il est celui qui est passé d’une vie mondaine à une vie fraternelle au plus près des délaissés, avec les Touaregs dans le désert du Sahara. La redécouverte de la foi de son enfance a transformé sa vie.

 

Orphelin à l'âge de six ans, Charles de Foucauld est élevé par son grand-père maternel, le colonel Beaudet de Morlet. Il intègre l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. À la sortie, son classement lui permet de choisir la cavalerie. Il rejoint donc l'École de cavalerie de Saumur, où il se signale par son humour potache, tout en menant une vie dissolue. Il est ensuite affecté en régiment. À vingt-trois ans, il décide de démissionner afin d'explorer le Maroc.

 

La qualité de ses travaux lui vaut la médaille d'or de la Société de géographie et une grande renommée à la suite de la publication de son livre Reconnaissance au Maroc (1888).

 

De retour en France et après diverses rencontres, il retrouve la foi chrétienne et devient moine chez les trappistes le 16 janvier 1890. Puis il part pour la Syrie, toujours chez les trappistes. Sa quête d'un idéal encore plus radical de pauvreté, d'abnégation et de pénitence le pousse à quitter La Trappe afin de devenir ermite en 1897. Il vit alors en Palestine, écrivant ses méditations (dont la Prière d'abandon) qui seront le cœur de sa spiritualité.

La conversion de Charles de Foucauld est marquée par les mots de l'Abbé Henri Huvelin : " Jésus a tellement pris la dernière place que jamais personne n'a pu la lui ravir."

Ordonné prêtre à Viviers en 19012, il décide de s'installer dans le Sahara algérien à Béni Abbès. Il ambitionne de fonder une nouvelle congrégation, mais personne ne le rejoint. Il vit avec les Berbères, adoptant une nouvelle approche apostolique, prêchant non pas par les sermons, mais par son exemple. Afin de mieux connaître les Touaregs, il étudie pendant plus de douze ans leur culture, publiant sous un pseudonyme le premier dictionnaire touareg-français. Les travaux de Charles de Foucauld sont une référence pour la connaissance de la culture touareg. 

Il aide les populations qu'il rencontre et distribue médicaments et aliments.

Les écrits de Ste Thérèse d'Ávila et de S. Jean de la Croix constituent avec les Évangiles, la base de ses lectures spirituelles. S. Jean Chrysostome est l'objet de ses méditations quotidiennes, ainsi que L'Imitation de Jésus-Christ.

Cette imitation (imitatio Christi en latin liturgique) le conduit à vouloir l'imiter dans sa vie cachée, qui correspond à la période de la vie de Jésus de Nazareth qui n'est pas mentionnée dans le Nouveau Testament, avant sa vie publique. Charles de Foucauld perçoit dans cette vie cachée une profonde humilité et abnégation de Jésus.

 À travers l'humilité, Charles de Foucauld recherche la dernière placeF 34,B 60. Il ne veut pas se différencier des personnes avec qui il vit ; il mène une vie similaire à la leur, travaillant pour gagner sa vie, refusant de manifester sa supériorité du fait de son statut de prêtre.

Lors de l'une de ces médiations en 1896, Foucauld écrit son texte le plus fameux, la Prière d'abandon, résumant sa spiritualité :

"Mon Père, je me remets entre Vos mains ; mon Père je me confie à Vous, mon Père, je m'abandonne à Vous ; mon Père, faites de moi ce qu'Il Vous plaira ; quoi que Vous fassiez de moi, je Vous remercie ; merci de tout, je suis prêt à tout : j'accepte tout : je Vous remercie de tout ; pourvu que Votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre Volonté se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre Cœur aime, je ne désire rien d'autre mon Dieu ; je remets mon âme entre Vos mains ; je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je Vous aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre en Vos mains sans mesure : je me remets entre Vos mains, avec une infinie confiance, car Vous êtes mon Père."

 

Il écrit en 1905 : "Mes dernières retraites de diaconat et de sacerdoce m'ont montré que cette vie de Nazareth, ma vocation, il fallait la mener, non dans la Terre sainte tant aimée, mais parmi les âmes les plus malades, les brebis les plus délaissées."

Quand Charles de Foucauld revient en France en avril 1909, il passe une nuit de prière, avec Louis Massignon, dans la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. L'adoration du Saint-Sacrement et en particulier l'adoration nocturne est un fondement de sa spiritualité. 

 

La spiritualité de Charles de Foucauld accorde une très grande importance à l'eucharistie, dans laquelle il reconnaît la présence de Jésus caché dans l'hostie. L'imitation de la vie cachée de Jésus et l'eucharistie participent de la même logique pour Charles de Foucauld. Il place l'adoration eucharistique comme "l'œuvre caractéristique, spéciale" de l'Union des laïcs dont il a écrit les statuts. Pendant toute sa vie, il passe ainsi des heures à adorer le Saint-Sacrement, et considère cette prière comme prioritaire sur toute autre activité. Il croit que la présence eucharistique rayonne, donne des grâces et permet, par sa simple présence, la sanctification de personnes qui vivent à proximité.

Cet abandon à Dieu est pour Charles de Foucauld un cheminement qui unit la miséricorde de Dieu, son amour et la souffrance. La dévotion au Sacré-Cœur, qu'il prend comme ornement sur son habit de religieux, symbolise l'amour de Jésus, avec le cœur, et la souffrance par la présence de la Croix. Ce don à Dieu nécessite une volonté, un combat : pour Charles de Foucauld, "il n'y a pas d'oblation sans immolation". C’est dans cet esprit d’imitation de Jésus qu’il abandonne toute espèce de bien matériel, se dépouillant jusqu’à l’extrême.

Il écrit quatre mois avant sa mort à Louis Massignon : "Il n'y a pas, je crois, de parole de l'Évangile, qui ait fait sur moi une impression et transformé davantage ma vie que celle-ci : 'Tout ce que vous faites à l'un de ces petits, c'est à Moi que vous le faites.'"

Dès l'occupation de l'Algérie en 1830, la France avait aboli l'esclavage, qui devait s'appliquer également dans les colonies. Cependant, afin de ménager les susceptibilités et les intérêts des chefs de tribu et des marabouts, l'esclavage était maintenu. En arrivant à Béni-Abbès, Charles de Foucauld découvre que l'esclavage existe encore;  Il rachète plusieurs esclaves, comme les Pères blancs le faisaient, tels Joseph du Sacré-Cœur et Abd-Jésus, et dénonce l'esclavage dans sa correspondance.

Charles de Foucauld est convaincu que l'évangélisation passe par le respect et la compréhension des cultures dans lesquelles il vit. 

 

"Son exemple fut des plus convaincants pour son entourage d’alors, comme pour nous aujourd’hui : l’homme est d’abord un frère ou une sœur, avant d’être un étranger, un concurrent ou un ennemi" (Mgr Grallet).

 

Charles de Foucauld voit dans la colonisation une mission civilisatrice au bénéfice des populations colonisées : 'Que ces frères cadets deviennent égaux à nous.'' Dans une lettre à René Bazin, il affirme qu'il y a une incompatibilité profonde entre la religion musulmane et l'assimilation des populations musulmanes à la France. Non pas que les populations ne puissent pas progresser comme beaucoup de personnes le pensaient à son époque, et auxquelles Foucauld s'oppose, mais parce qu'il considère que les musulmans "regardent l'Islam comme une vraie patrie". La politique d'assimilation des populations musulmanes lui semble impossible, d'autant qu'aucun effort pour l'éducation et l'exemple de vie n'est fait pour les populations. Il affirme ainsi dans sa lettre que "si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent français est qu'ils deviennent chrétiens."

 

Le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld est assassiné à la porte de son ermitage. Il est très vite considéré comme un martyr et fait l'objet d'une véritable vénération appuyée par le succès de la biographie de René Bazin (1921). De nouvelles congrégations religieuses, familles spirituelles et un renouveau de l'érémitisme s'inspirent des écrits et de la vie de Charles de Foucauld.

 

À sa mort, en plein conflit mondial, il semble que la spiritualité de Charles de Foucauld ait peu d'avenir : personne ne l’a rejoint dans sa congrégation religieuse. Son association de laïcs, l’Union des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, ne comprend que quarante-huit membres et n'a plus de direction. L'Union est progressivement reprise par Louis Massignon, qui publie les premiers extraits de son directoire en 1917. En 1919, le cardinal Amette donne un avis favorable à la reprise de l'Union, sous la présidence de Mgr Le Roy, désigné par Mgr Livinhac. En 1928, Massignon publie l’intégralité du directoire de l'Union. En 1947, il crée la Sodalité et différents groupes ou fraternités regroupés ensuite en "Association". L’Union devient Union-Sodalité et regroupe les nombreuses associations autour de la spiritualité de Charles de Foucauld. Elle comprend actuellement plus de 1 000 membres dans 53 pays. 

La tombe de Charles de Foucauld et les endroits où il a vécu sont l'objet de pèlerinages et de "Goums" sur ses traces.

Le modèle de monachisme proposé par le bienheureux Charles de Foucauld, même s'il respecte les formes traditionnelles des vœux religieux, constitue une révolution de la vie religieuse : il envisage la disparition de la séparation des convers et des moines, la suppression totale de la propriété privée tant personnelle que communautaire. De même, il développe la présence des moines immergés dans le monde, étant ainsi le précurseur des prêtres ouvriers. Jean-Paul II range Charles de Foucauld parmi les grands saints : "Ils sont tellement présents dans la vie de toute l’Église, tellement influents par la lumière et la puissance de l’Esprit Saint!". Il voit dans Charles de Foucauld la même recherche de la "sainteté inconnue de la vie quotidienne" que chez Thérèse de Lisieux. En 1974, le cardinal Duval affirme que "Le père de Foucauld a été le précurseur de Vatican II, car l'idée centrale du Concile est que tout chrétien doit porter témoignage du Christ. Or Charles de Foucauld a insisté sur le fait que tous les chrétiens, même laïques, doivent porter le témoignage de l'amour fraternel".

 

Le processus de reconnaissance par l'Église catholique de Charles de Foucauld prend presque un siècle. 

La position de Charles de Foucauld en faveur de la colonisation, et son interprétation de la Première Guerre mondiale, différente de celle de Benoît XV, a pu créer des difficultés, d'autant plus que la décolonisation était défendue par de nombreuses organisations, notamment les Nations unies.

Son procès en béatification commence dès 1927. Interrompu durant la guerre d'Algérie, il reprend et Charles de Foucauld est déclaré vénérable le 24 avril 2001 par Jean-Paul II, puis bienheureux le 13 novembre 2005 par Benoît XVI. Pour sa béatification, il est crédité d'un miracle : la guérison d'une Italienne atteinte d'un cancer qui a prié Charles de Foucauld d'intercéder en sa faveur. 

Le pape François signe le 27 mai 2020 le décret reconnaissant un miracle attribué au bienheureux. Il est canonisé le dimanche 15 mai 2022.

Saint Charles de Foucauld

Sources: 

https://www.ktotv.com/article/le-1er-decembre-leglise-fete-pour-la-premiere-fois-saint-charles-de-foucauld

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Foucauld

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29 novembre 2023 3 29 /11 /novembre /2023 10:59
Prêtre : l'approbation par le pape François de la communion pour les adultères n'est pas un "magistère authentique", mais une erreur

Le modernisme et le relativisme ont trompé le pape François, car il est absolument impossible que son innovation Amoris laetitia constitue un "magistère authentique", qui ne peut exister avec une éthique situationnelle.

 

Source : https://www.lifesitenews.com/opinion/pope-francis-communion-adulterers-magisterium/?

 

Mar 28 novembre 2023 - 19 h 23 HNE

 

( LifeSiteNews ) — Ce qui suit est une lettre ouverte du Père Jesusmary Missigbètò. Ses écrits précédents peuvent être consultés  ici .

 

(Traduction française Blog Christ Roi)

 

Cher père,

Que Jésus-Christ, Notre Dieu et Seigneur, Sagesse Suprême et Roi de l'Univers, vous bénisse abondamment ! Ma lettre ouverte du 18 novembre 2023 annonçait la lettre d'aujourd'hui, qui sera une justification philosophique expliquant, avec humilité et respect, pourquoi Mgr Joseph Strickland a eu raison de critiquer publiquement les erreurs morales et doctrinales de votre magistère.

 

LIRE : Un prêtre dit au pape François : « Mgr Strickland a le droit et le devoir de vous corriger publiquement »

 

Que sainte Catherine d'Alexandrie, patronne des philosophes, dont c'est la fête, obtienne de Jésus le Saint-Esprit, qui nous aidera à méditer les lignes suivantes ! Puisse cette lettre nous aider à mieux comprendre la triste situation de l'Église aujourd'hui où le pape François a présenté comme "magistère authentique" ce qui en réalité ne l'est pas ! Pour mieux expliquer le problème, on peut utiliser un conte de Hans Christian Andersen (1805-1875) qui fera office de parabole…

A. Les habits neufs de l'Empereur

Il y a de nombreuses années, vivait un empereur qui aimait les vêtements neufs plus que tout… Un jour, arrivèrent deux escrocs qui prétendaient être tisserands et pouvoir tisser le plus beau tissu imaginable… mais les vêtements confectionnés auraient l'étonnante propriété d'être invisibles pour ceux qui n'étaient pas adaptés à leurs fonctions ou qui étaient tout simplement stupides… Ils installèrent deux métiers à tisser mais firent semblant de travailler, car il n'y avait absolument aucun fil sur le métier. Ils demandaient la soie la plus fine et l'or le plus précieux qu'ils gardaient pour eux, et restaient sur leurs métiers vides, jusque tard dans la nuit.

"Je voudrais savoir où ils en sont avec le tissu", se dit l'empereur… "J'enverrai mon vieux et honnête ministre chez les tisserands."… Alors le vieux et bon ministre se rendit à l'atelier où les deux des escrocs étaient assis, travaillant sur leurs métiers à tisser vides… "Mon Dieu ! il pensa : 'Suis-je stupide ?… Serais-je inapte à mon travail ? Non, je ne dois pas dire que je ne vois pas le tissu.'" "Bien, qu'en pensez-vous?" demanda l'un des tisserands. "Oh, c'est beau, la plus belle chose !" répondit le vieux ministre… "Ce motif et ces couleurs ! Je ne manquerai pas de dire à l'empereur que j'aime tout cela !"… L'empereur envoya bientôt un autre fonctionnaire honnête pour voir comment les travaux avançaient… "Oui, c'est tout à fait merveilleux ! il l'a dit à l'empereur… et l'empereur voulait le voir de ses propres yeux… "Comment ! pensa l'empereur, 'Mais je ne vois rien ! Quelle horreur ! Suis-je stupide? Ne suis-je pas fait pour être empereur ? Ce serait la chose la plus terrible qui puisse m’arriver.'" "Magnifique, ravissant, parfait !" dit-il enfin : "Je donne ma plus haute approbation !…"

Tous les membres de la suite qui l'avaient accompagné regardaient ; mais comme pour les autres, rien ne leur apparut et ils dirent tous, comme l'empereur : "C'est vraiment très beau !"… L'empereur ôta tous ses beaux vêtements et les escrocs firent semblant de lui enfiler chaque morceau du vêtement neuf. … Les chambellans qui devaient porter la traîne du manteau de cour tâtonnaient le sol avec leurs mains, faisant semblant d'attraper et de soulever le train… C'est ainsi que l'empereur marchait devant le cortège sous le magnifique dais, et tout le monde dans la rue ou à leur fenêtre disait : "Les habits neufs de l'empereur sont admirables ! Quel beau manteau à traîne, comme il est magnifiquement étalé ! Personne ne voulait laisser entendre qu'il n'avait rien vu, car cela aurait montré qu'il était incapable dans sa fonction ou simplement stupide. Aucun nouvel habillement d'empereur n'avait jamais connu autant de succès.

"Mais il n'a pas de vêtements du tout !" cria un petit enfant dans la foule. "Écoutez la voix de l’innocence !" dit le père ; et chacun murmurait à son voisin ce que l'enfant avait dit. Alors toute la foule se mit à crier : "Mais il n’a aucun vêtement !" L'empereur frissonna, car il lui semblait que le peuple avait raison, mais il se dit : "Maintenant, je dois tenir bon jusqu'à la fin de la procession." Ainsi le cortège continua son chemin, et les chambellans continuèrent à porter le train qui n'existait pas.

B. Les nouveaux habits du pape François et le drame de l'Église d'aujourd'hui

Ô mon Père, analysons maintenant le récit précédent en l'appliquant à la réalité actuelle de notre Église. L'outil philosophique adapté à cette tâche est la phénoménologie d'Edmund Husserl (1859-1938). Elle consiste à observer attentivement les faits et à les analyser objectivement sans préjugés afin d'en arriver à leur contenu essentiel. On comprendra alors mieux le drame que vit l'Église du pape François.

Ô mon Père, le 19 mars 2016, dans l'exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia, vous parliez des divorcés "remariés" dans les termes suivants : "dans de telles situations, beaucoup de personnes, connaissant et acceptant la possibilité de vivre 'en frères et sœurs' que leur offre l'Église, soulignent que si certaines expressions d'intimité font défaut, ''il arrive souvent que la fidélité soit mise en danger et que le bien des enfants en souffre'' (note 329). Le 5 septembre 2016, avec quelques évêques argentins, vous avez déclaré que "l’engagement de vivre dans la continence peut être proposé. Amoris laetitia n'ignore pas les difficultés de cette option… l'option mentionnée pourrait, en effet, ne pas être réalisable" (Lettre des évêques de la Région pastorale de Buenos Aires, 5-6). Le 5 juin 2017, vous avez ordonné au cardinal Pietro Parolin de publier la lettre des évêques argentins (contenant les trois phrases ci-dessus) dans les archives officielles du Vatican, en les présentant comme "Magisterium Authenticum" (Acta Apostolicae Sedis 108 ; pp. 1071-1074 ; www .vatican.va/archive/aas/documents/2016/acta-ottobre2016.pdf).

 

Ô mon Père, à quand remonte la dernière fois que nous avons vu un pape affirmer que la vertu de chasteté est une option et présenter la fidélité et le bien des enfants comme excuses pour commettre l'adultère ou la fornication, des actes intrinsèquement et moralement mauvais ? Jamais! Depuis quand un pape présente-t-il cela comme un "magistère authentique" ? Jamais! Il existe de nombreuses publications démontrant le relativisme et l’éthique situationnelle contenus dans votre "magistère authentique", et elles montrent clairement qu’en réalité un tel magistère n’existe pas (cf. Lettre ouverte au Collège des cardinaux, 29 juin 2016 ; Correction filiale au pape François, 16 juillet 2017 ; Lettre ouverte aux évêques, avril 2019 ; Les inquiétudes sans réponse concernant Amoris Laetitia : Pourquoi l'exhortation apostolique reste un danger pour les âmes, 29 septembre 2021 ; Défendre la foi contre les hérésies actuelles, Arouca Press, 2021 ; Tradimento della sana dottrina attraverso "Amoris laetitia", Tullio Rotondo, Youcanprint, 2022 ; ma lettre ouverte sur Amoris laetitia, 8 décembre 2021 ; ma correction filiale, 29 juin 2023, etc.).

 

À LIRE : Un célèbre philosophe catholique (Dr Joseph Seifert) prévient que le pape François "détruit les fondements de la foi et de la morale"

 

Ô mon Père, la chasteté est-elle une option, OUI ou NON ? La vérité est une et immuable, et il n’y a pas 10 000 réponses à cette question, mais une seule : NON ! Tous les fidèles catholiques le savent, y compris le dernier baptisé ayant un minimum de formation chrétienne orthodoxe. Les non-catholiques ayant une connaissance minimale de la loi morale naturelle et de l’enseignement catholique le savent aussi. Pourtant, vous avez répondu OUI à cette question et, malheureusement, depuis 2016, vous vous entêtez à maintenir cette réponse, refusant de reconnaître officiellement que vous avez commis une erreur grave. Pourtant, il est clair que ce que vous avez déclaré être un ''magistère authentique'' est une chimère, une illusion, une fiction, un vêtement invisible.

 

Ô mon Père, comme l'empereur du conte d'Andersen, le pape François aime la nouveauté théologique et morale : il est "le pape non traditionaliste", ou "le pape progressiste", ou "le pape de la nouveauté". Malheureusement, le modernisme et le relativisme l'ont approché et l'ont encouragé à rejeter les vieux vêtements des enseignements traditionnels rappelés par saint Jean-Paul II et Benoît XVI. Puis ils lui ont fait croire qu’en utilisant le tissu de l’éthique situationnelle, il serait capable de donner à la papauté une nouvelle splendeur avec de nouveaux vêtements. Le premier vêtement réalisé fut Amoris laetitia. En fait, le modernisme et le relativisme ont trompé le pape François, car il est absolument impossible que ces nouveaux vêtements invisibles constituent un "magistère authentique". Un tel magistère ne peut exister avec une éthique situationnelle. Sans la soie fine qu’est l’enseignement traditionnel de l’Église et l’or précieux qu’est la vérité, aucun « magistère authentique » n’est possible.

 

Ô mon Père, le 5 juin 2017, en ordonnant au cardinal Pietro Parolin que la démarche d'Amoris laetitia envers les divorcés "remariés" soit enregistrée dans les archives officielles du Vatican, vous avez voulu confirmer à tous les chrétiens que vous portiez un véritable vêtement, un "magistère authentique" : "Magnifique, ravissant, parfait !… J’approuve !" Et le 11 janvier 2018, Parolin, comme le vieux ministre du conte d'Andersen, déclare publiquement dans une interview que ce "magistère authentique" est un nouveau vêtement, un "nouveau paradigme", et qu'en plus, ce vêtement est splendide : "Oh, c'est beau, la plus belle chose !"

 

À LIRE : Les cardinaux Burke et Müller condamnent le soutien du pape François aux "bénédictions" pour les personnes de même sexe et à la communion pour les adultères

 

Ô mon Père, le cardinal Walter Kasper, comme le fonctionnaire du conte d'Andersen, est apprécié du pape François, qui n'a pas hésité à le louer publiquement (21 février 2014). Kasper, le cerveau derrière l'innovation Amoris laetitia concernant les divorcés "remariés", a encouragé François à porter publiquement son "magistère authentique" invisible : "Oui, c'est tout à fait merveilleux ! Mais il est dommage que François n'ait pas tenu compte de l'avertissement donné par Notre-Dame d'Anguera il y a de nombreuses années : "Walter Kasper : voici, à cause de lui beaucoup mourront" (2.570, 3 septembre 2005).

 

Ô mon Père, le 13 juillet 2017, lors d'une conférence en Irlande, le Cardinal Christoph Schönborn a révélé qu'il vous avait rencontré peu après avoir fait la présentation publique d'Amoris laetitia (8 avril 2016). Vous l'avez remercié et lui avez demandé si le document était orthodoxe : "J'ai répondu : 'Saint-Père, il est tout à fait orthodoxe''. Quelques jours plus tard, vous lui avez envoyé un mot disant : "Merci pour ce mot. Cela m’a réconforté. Comme le soulignait le journaliste américain Philip Lawler, "l'anecdote du cardinal Schönborn nous offre un tableau étonnant : le successeur de saint Pierre – celui dont le devoir solennel est de garder le dépôt de la foi – demande à un autre prélat si son propre enseignement est orthodoxe. Et il est réconforté d’entendre une réponse affirmative. En savoir plus : Le pape François consulte le cardinal Schönborn – l'un de ses proches conseillers et théologien respecté – et cherche à s'assurer que son enseignement est orthodoxe, après la publication du document. (Culture catholique, 17 juillet 2017).

 

Ô mon Père, vous, vos ministres et vos fonctionnaires avez amené les chrétiens à croire que la repentance des péchés graves n'est pas nécessaire pour certaines personnes (relativisme) et dans certaines situations (éthique de situation). Mais la réalité est qu’il s’agit d’un venin qui va progressivement tuer la moralité. Voici quelques-unes des déclarations erronées que vous avez inspirées : "il existe des situations complexes où le choix de vivre 'en frères et sœurs' devient humainement impossible et donne lieu à un plus grand préjudice" (Cardinal Mario Grech, Mgr Charles Scicluna, Critères de candidature du chapitre VIII d' Amoris Laetitia, 14 janvier 2017) ; "si l'engagement de vivre en frère et sœur…. donne lieu à des difficultés, les deux concubins ne semblent pas obligés en soi" (Cardinal Francesco Coccopalmerio, Il Capitolo Ottavo della Esortazione Apostolica Post Sinodale Amoris Laetitia, 14 février 2017).

 

Ô mon Père, certains cardinaux, évêques, prêtres et laïcs ont analysé votre innovation Amoris laetitia pour les divorcés "remariés" et ont eu des doutes sur l'existence d'un "magistère authentique" qu'ils ne voient pas. Malheureusement, ils n’ont pas eu le courage de dire la vérité, de peur de perdre leur position ou parce qu’ils ne voulaient pas paraître stupides et incapables de justifier l’absence d’un "magistère authentique". Ils ont donc choisi de se taire ou de devenir des chambellans qui portent la traîne de ce vêtement invisible et répètent le discours officiel : "Les habits neufs de l'empereur sont admirables !" De nombreux laïcs, prêtres, évêques, cardinaux et médias n’ont pas eu le temps d’analyser Amoris laetitia en détail. Ils ont donc suivi le discours officiel, et depuis 2016, ils répètent : "Les habits neufs de l'empereur sont admirables !" La liste de vos disciples et admirateurs est longue et ne peut être contenue ici. Aucun nouveau magistère d'un pape n'a bénéficié d'une telle publicité médiatique : "Aucun nouvel habillement d'empereur n'a jamais connu un tel succès."

 

À LIRE : Mgr Aguer : le mauvais traitement du pape François envers le clergé révèle un « manque de justice et de charité »

 

Ô mon Père, nombreux sont les chrétiens aujourd'hui qui doutent du discours officiel et se méfient de ton innovation Amoris laetitia. Ils connaissent les vêtements anciens des papes, le magistère traditionnel, et ils ont été surpris par ce qu’ils ont vu : "L’empereur ôta tous ses beaux vêtements". Ces chrétiens sont moralement et doctrinalement confus car ils ne perçoivent pas une continuité totale entre le magistère traditionnel et le nouveau magistère de François. Au contraire, ils voient des points de rupture. Ils sont donc troublés et consternés : que faire ? Quoi dire? En réalité, la meilleure chose à faire est de suivre les conseils de Jésus-Christ, notre Fondateur : "Amen, je vous le dis, si vous ne vous convertissez et ne devenez comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux" (Matthieu 18 : 3).

 

Ô mon Père, nous devons remercier Dieu pour les chrétiens (cardinaux, évêques, prêtres, professeurs d'université, experts en théologie et en morale, journalistes, etc.) qui ont eu un cœur d'enfant et la voix de l'innocence et qui ont été sincères quant à la non-existence de votre "magistère authentique" : "Mais il n'a pas de vêtements du tout ! Par exemple : Walter Brandmüller, Raymond Leo Burke, Carlo Caffarra, Joachim Meisner, Carlo Maria Viganò, Athanasius Schneider, Héctor Rubén Aguer, Charles Chaput OFM Cap., Stanislaw Gadecki, Bernard Fellay, Marian Eleganti, Antonio Livi, Aidan Nichols OP, Thomas Weinandy OFM Cap., José Luis Aberasturi, Jorge González Guadalix, Gerald Murray, Nick Donnelly, Roberto de Mattei, Robert Spaemann, John Rist, Gerard van den Aardweg, Josef Seifert, Matteo D'Amico, Claudio Pierantoni, Robert Hickson, George Weigel , Martin Mosebach, Corrado Gnerre, Peter Kwasniewski, Stefano Fontana, Giovanni Zenone, John Lamont, Anna Silvas, Matt Gaspers, Joseph Shaw, Ettore Gotti Tedeschi, José Arturo Quarracino, Francisco José Fernández de la Cigoña, Vittorio Messori, Sandro Magister, Marco Tosatti, Aldo Maria Valli, Antonio Socci, Riccardo Cascioli, Robert Royal, Philip Lawler, Edward Pentin, John-Henry Westen, Maike Hickson, Elizabeth Yore, Michael Matt, Raymond Arroyo, Georges Buscemi, Jeanne Smits, Eric Sammons, Robert Siscoe, Luisella Scrosati, Bruno Moreno, etc. De nombreux chrétiens accoururent alors "et chacun murmura à son voisin ce que" les chrétiens au cœur d'enfant avaient dit. Alors toute une foule de chrétiens se mit à crier : "Mais il n’a pas de vêtements du tout !"

 

Ô mon Père, tu étais troublé à ce moment-là : "L'empereur frissonna, car il lui semblait que le peuple avait raison." Qu'est-ce que tu as fait alors? Êtes-vous rapidement revenu aux vieux habits du magistère traditionnel rappelés par saint Jean-Paul II et Benoît XVI ? Non! Au lieu de cela, vous avez décidé de continuer sur la voie des erreurs morales et doctrinales. Étonnamment, vous avez même demandé au modernisme et au relativisme de vous confectionner de nouveaux vêtements invisibles qui puissent servir de "magistère authentique". Nous les examinerons attentivement dans ma prochaine lettre ouverte. En fait, vous comptez rester sur cette voie hérétique jusqu’à la fin de votre pontificat : "Maintenant, je dois tenir bon jusqu’à la fin de la procession".

 

Ô mon Père, plusieurs de vos ministres et fonctionnaires ont décidé de vous accompagner sur ce chemin : "Ainsi le cortège continua son chemin et les chambellans continuèrent à porter le train, qui n'existait pas." Par exemple : Pietro Parolin, Walter Kasper, Francesco Coccopalmerio, Lorenzo Baldisseri, Josef de Kesel, Christoph Schönborn, Agostino Vallini, Luis Francisco Ladaria Ferrer SJ, Matteo Maria Zuppi, Marcello Semeraro, Blase Cupich, Reinhard Marx, Óscar Maradiaga, Joseph Tobin C. .Ss.R., Kevin Farrell, Wilton Gregory, Robert McElroy, José Tolentino de Mendonça, Jean-Claude Hollerich SJ, Peter Turkson, Mario Grech, Charles Scicluna, Víctor Manuel Fernández, Johann Bonny, Bruno Forte, Sergio Alfredo Fenoy, Karl-Heinz Wiesemann, Vincenzo Paglia, Felix Gmür, Mario Delpini, Heiner Koch, Joseph Maria Bonnemain, Timothy Radcliffe OP, Antonio Spadaro SJ, Thomas Reese SJ, James Martin SJ, Gilfredo Marengo, Maurizio Chiodi, Philippe Bordeyne, Austen Ivereigh, Rafael Luciani, etc. Le 13 juillet 2023, le cardinal Dominik Duka OP et la Conférence épiscopale tchèque ont exprimé leurs doutes sur le sens de cette procession. Le 25 septembre 2023, le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, les a invités sans hésitation à se joindre à la procession.

 

Ô mon Père, ta décision de continuer à porter tes nouveaux vêtements invisibles est-elle vraiment raisonnable ? Évidemment pas! C'est Jésus qui le dit et qui vous encourage à récupérer l'or précieux qu'est la vérité et les vêtements blancs qui sont les enseignements traditionnels de l'Église : "je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir." (Apocalypse 3 : 18). Avez-vous suivi ce conseil ? Non! Au contraire, le 11 novembre 2023, vous avez puni la voix noble et sincère d'un enfant qui vous aime et qui voulait vous rappeler le conseil donné par Jésus : Mgr Joseph Edward Strickland !

 

Le P. Janvier Gbénou (nom de plume : Père Jesusmary Missigbètò)

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28 novembre 2023 2 28 /11 /novembre /2023 15:04
https://newdailycompass.com/en/the-pontificate-of-purges-ten-years-of-defenestrations

https://newdailycompass.com/en/the-pontificate-of-purges-ten-years-of-defenestrations

Il ne s'agit pas uniquement de Mgr Strickland. La longue série d’évêques destitués prématurément par le pape François s’est accélérée depuis un an et demi.

 

ECCLÉSIE 25_11_2023

 

Chaque cas individuel laisse perplexe, mais le nombre total est choquant. Nous parlons des défenestrations d'évêques par le pape François, qui ont marqué tout son pontificat.

 

Le dernier cas flagrant est celui de l'évêque de Tyler (voir ici), Mgr Joseph Strickland, qui, suite aux pressions du nonce pour sa démission "volontaire" a été expulsé de son diocèse, sans qu'aucune explication ne soit donnée. Il n’y a aucune trace d’un quelconque scandale financier ni sexuel contre lui, encore moins qu’il ait été coupable d’hérésie (ce qui aurait probablement fait avancer sa carrière) ; plus simplement, Mgr Strickland semble avoir commis le crime de lèse-majesté, en prenant à plusieurs reprises des positions déplaisantes au Politburo ecclésiastique : résistance aux vaccins basés sur des lignées cellulaires fœtales, opposition à la 'bénédiction' des 'couples' homosexuels, résistance à Traditionis Custodes. Et puis ce vice impardonnable de vouloir continuer à avoir de nombreux séminaristes : 21 en formation, dans un diocèse d'un peu plus de 130 000 baptisés et 84 prêtres.

 

Un vice que Mgr Strickland partage avec un autre évêque pris dans la ligne de mire : Mgr Domique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, dans le diocèse duquel les ordinations sacerdotales sont gelées depuis plus d'un an, et une visite apostolique est en cours. La solution semble se profiler à l'horizon : selon Jean-Marie Guénois (voir ici) ce serait une "sortie honorable (...) tant pour Mgr Rey - qui reste à son poste - que pour son travail pastoral". Ce serait la nomination comme coadjuteur du diocèse de Fréjus-Toulone de Mgr François Touvet, évêque de Châlons en Champagne, qui flanquerait Mgr Rey avec droit de succession ; une sorte de diarchie pour les quatre années qui séparent Rey des fatidiques 75 ans. Ou, de manière plus réaliste, si l'on pense à ce qui est arrivé à l'évêque d'Albenga-Imperia, Mgr Mario Oliveri, un gel des facultés de l'évêque ordinaire. Il est difficile de comprendre comment le plein pouvoir de juridiction d'un évêque sur son diocèse et le partage de cette juridiction avec un coadjuteur peuvent coexister.

 

Mais Strickland et Rey sont les derniers d'une longue série qui, selon nos souvenirs, avait commencé avec la destitution, le 25 septembre 2014, de l'évêque de Ciudad del Este (Paraguay), Mgr Roger Ricardo Livieres Plano, membre de l'Opus Dei, qui avait refusé de démissionner sous la pression du Saint-Siège. Plusieurs critiques lui pesaient : avoir accueilli un prêtre américain accusé d'abus sur un garçon de plus de 18 ans, dont le dossier a ensuite été classé sans suite, faute de preuves ; mauvaise gestion des fonds du diocèse ; et puis la grande faute d'avoir voulu ériger un séminaire indépendant dans son propre diocèse.

 

Puis vint le 8 novembre 2014, avec la destitution du cardinal Raymond Leo Burke de son poste de préfet du Tribunal de la Signature apostolique, la plus haute instance judiciaire du Saint-Siège, pour le nommer patron de l'Ordre des Chevaliers de Malte, un poste dont il a été démis le 19 juin dernier, alors qu'il n'avait pas encore 75 ans, pour être remplacé par le cardinal Gianfranco Ghirlanda, âgé de 81 ans.

 

Ce fut ensuite le tour de l'évêque d'Albenga-Imperia susmentionné ; le 1er septembre 2016, sa démission a été acceptée par le pape François, après que Mgr Oliveri ait été flanqué pendant plus d'un an d'un coadjuteur, qui l'avait effectivement remplacé.

Le 1er septembre également, Mgr Josef Clemens, pendant de nombreuses années secrétaire personnel du cardinal Ratzinger, s'est retrouvé sans poste après la décision de François de supprimer le Conseil pontifical pour les laïcs.

 

Le 1er juillet 2017, le cardinal Gerhard Müller, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a été démis de ses fonctions à la fin de son quinquennat et, à sa propre demande, n'a reçu aucune autre mission. Le 24 octobre 2018, défenestration record : le pape destitue l'évêque de Memphis, Mgr Martin David Holley, qu'il avait nommé deux ans plus tôt. La série de renvois pour "questions administratives" avait commencé.

 

En 2018, les purges argentines commencent. Tout d’abord, l’archevêque de La Plata, Mgr Héctor Aguer, a fait ses adieux à peine une semaine après ses 75 ans et s’est retrouvé à la rue. Puis ce fut le tour de Mgr Pedro Daniel Martinez Perea, évêque de Saint Louis. En 2017, il prend position contre l’ouverture d’Amoris Lætitia ; en décembre 2019, le Saint-Siège a ordonné une visite apostolique dans son diocèse et, le 13 mars de l'année suivante, il a été convoqué à Rome pour demander sa démission. Le 9 juin 2020, l'acceptation de sa démission par le Pape a été annoncée. Aucune explication, aucune possibilité de défense. Lui aussi a été limogé, sans affectation.

 

Autre prélat argentin : Mgr Eduardo Maria Taussig, évêque de San Rafael ; l'intervention du Préfet de la Congrégation pour le Clergé, le Cardinal Beniamino Stella, l'a contraint à fermer le prospère séminaire diocésain en 2020 et en 2022, il a été "encouragé" à quitter ses fonctions, à seulement 68 ans. Le pape a accepté sa démission.

 

Le 17 janvier 2019, le Pape a décidé de supprimer la Commission pontificale Ecclesia Dei et son secrétaire, Mgr Guido Pozzo a été nommé, à seulement 68 ans, surintendant économique de la Chapelle Musicale Pontificale Sixtine. Un poste honorable. Puis ce fut le tour de Mgr Francesco Cavina, nommé évêque de Carpi le 14 novembre 2011, qui, après à peine huit ans, a été contraint de donner sa démission, après avoir vécu la tragédie du tremblement de terre et avoir travaillé dur pour la reconstruction; à 64 ans, il s'est retrouvé sans mission et vit encore aujourd'hui "sans emploi" dans sa maison familiale.

 

Aucune pitié pour une autre "victime du tremblement de terre". En effet, 2020 a été l'année du limogeage de Mgr Giovanni D'Ercole, qui a également été pressé de présenter sa démission. Impliqué dans le tragique tremblement de terre de L'Aquila (2009), où il était évêque auxiliaire, il s'est ensuite retrouvé en première ligne, comme évêque d'Ascoli Piceno, à la suite du tremblement de terre d'Amatrice-Norcia-Visso (2016-2017). Dans son cas également, aucune explication officielle. Il était cependant clair que sa vidéo dans laquelle il montrait qu’il n’aimait pas les restrictions continues dues au Covid, sur la vie sacramentelle de l’Église, n’avait pas été bien accueillie.

 

Novembre 2021. L'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a été accusé par un hebdomadaire français d'être trop attentif à une femme neuf ans plus tôt. Le parquet français a ouvert une enquête préliminaire pour agression sexuelle sur personne vulnérable. Aupetit, âgé de 70 ans, présente sa démission, qui est immédiatement acceptée par le pape. Il a reconnu l'avoir accepté sous la pression des médias, car, dit-il, un homme diffamé n'est plus en mesure de gouverner. Clôture du dossier en septembre dernier, pour inexistence du délit.

 

Ainsi, au cours de la dernière année et demie, pas moins de six prélats ont été accablés par la miséricorde. Mgr Giacomo Morandi, après à peine cinq ans comme secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a pris le train le 10 janvier 2022 pour remplacer Mgr Massimo Camisasca dans le diocèse de Reggio Emilia-Guastalla. Récompense probable pour le Responsum sur la 'bénédiction' des 'couples' homosexuels.

 

9 mars 2022 : le pape François destitue l'évêque d'Arecibo (Porto Rico), Mgr Daniel Fernández Torres, à seulement 58 ans, après qu'il ait refusé de démissionner. Les raisons sont claires, mais ne sont pas publiquement recevables : refus de signer au préalable une déclaration commune des évêques portoricains, qui affirmait le devoir des catholiques de se faire vacciner contre le Covid-19 ; puis une seconde déclaration sur la limitation des messes dans le rite ancien. Torres avait également refusé d'envoyer ses séminaristes au séminaire interdiocésain nouvellement agréé. Pas synodal.

 

Puis, le même sort a été réservé aux deux secrétaires du pape Benoît XVI : Mgr Georg Gänswein, littéralement expulsé de Rome et envoyé en Allemagne, sans affectation ; et Mgr Alfred Xuereb, envoyé comme nonce en Corée et en Mongolie, avec cessation d'affectation au moment où se préparait le voyage apostolique de François. 64 ans, sans emploi.

 

Les limogeages de Strickland et Rey clôturent (pour l'instant) la série. Il faut également rappeler le traitement infligé au cardinal Giovanni Angelo Becciu, le renvoi soudain de Mgr José Rodríguez Carballo, le traitement infligé à Mgr André Léonard avec la suppression de la Fraternité sacerdotale des Saints Apôtres qu'il avait fondée. Le fait de plus en plus évident est que ce pape n’a pas l’intention de faire de prisonniers, même s’il prêche la miséricorde et la synodalité. Les renvois forcés d'évêques ordinaires, sans que les raisons en soient connues, non seulement du public, mais aussi d'eux-mêmes, sont plus préoccupants. Encore un signe dangereux d'une plenitudo potestatis (plénitude du pouvoir) mal comprise. Et d'une pastorale peu miséricordieuse consistant à "en frapper un pour en éduquer cent".

 

Cf : newdailycompass.com/en/the-pontificate-of-purges-ten-years-of-defenestrations

***

Mise à jour du 29-11-2023. Le pape François aurait pris un appartement au Vatican et le salaire du cardinal Burke

 

(Catholic News Agency)

 

Cité du Vatican, 28 novembre 2023 / 13h34

 

Le pape François a privé l'un de ses principaux critiques américains, le cardinal Raymond Burke, de ses privilèges en matière de logement et de salaire au Vatican, rapporte l'Associated Press.

 

Selon le rapport de l'AP, basé sur des conversations avec deux sources anonymes informées de ces mesures, le pape a discuté de ses actions prévues contre le prélat américain lors d'une réunion des chefs de bureaux du Vatican le 20 novembre.

 

 

Le pape aurait déclaré que Burke était une source de « désunion » au sein de l’Église et qu’il utilisait les privilèges accordés aux cardinaux à la retraite contre l’Église.

 

Le blog d'information catholique italien La Nuova Bussola Quotidiana a fait état pour la première fois d'actions en cours contre Burke le 27 novembre.

 

"Le cardinal Burke est mon ennemi, alors je lui enlève son appartement et son salaire", avait déclaré le pape lors de la réunion du 20 novembre, selon la source non divulguée de Bussola au Vatican.

 

Le bureau des communications du Vatican n'a pas répondu à la demande de commentaires d'EWTN au moment de la publication.

 

L'AP a rapporté que le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, "a renvoyé les questions à Burke".

 

"Je n'ai rien de particulier à dire à ce sujet", a déclaré Bruni aux journalistes.

 

Le cardinal Burke a été ordonné prêtre par le pape Paul VI à Rome en 1975 et a été évêque de La Crosse, Wisconsin, de 1995 à 2004 et archevêque de Saint-Louis de 2004 à 2008. Largement considéré comme un expert en droit canonique, Burke a été nommé en 2008 comme préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique (la plus haute autorité judiciaire de l'Église) par le pape Benoît XVI. Deux ans plus tard, Benoît le fait cardinal.

 

Le pape François l'a démis de ses fonctions de préfet en 2014 et l'a nommé cardinal patron de l'Ordre Souverain Militaire de Malte, un rôle essentiellement cérémonial dédié au bien-être spirituel des membres de l'ordre. Il est resté patron jusqu'à cette année, mais n'en détenait que le titre, ayant été apparemment interdit de participation active depuis 2016 et donc mis à l'écart lors des vastes réformes institutionnelles de l'ordre au cours des dernières années. En juin, le pape François a nommé le cardinal Gianfranco Ghirlanda, SJ (âgé de 81 ans. Ndlr.), pour remplacer officiellement Burke. Au moment de l’annonce, Burke n’était qu’à quelques jours de l’âge habituel de la retraite pour les évêques, fixé à 75 ans.

 

Burke est devenu un fervent critique de certaines initiatives du pape François.

 

Il était l'un des cinq cardinaux qui ont envoyé des "dubia" au pape François pour lui demander des éclaircissements sur la position de l'Église sur le développement doctrinal, la bénédiction des unions homosexuelles, l'autorité du Synode sur la synodalité, l'ordination des femmes et l'absolution sacramentelle. Le document a été rendu public à la veille de l'ouverture du Synode sur la synodalité au Vatican et discuté lors d'une conférence de presse le 2 octobre à laquelle Burke a participé et a exprimé ses inquiétudes concernant le synode.

 

... Ceci est une histoire en développement

 

Cf : www.catholicnewsagency.com/news/256120/pope-francis-reportedly-takes-apartment-salary-from-cardinal-burke

Mise à jour du vendredi 1er décembre

 

Le Cardinal Burke a l'intention de rester à Rome même s'il était contraint de trouver un autre endroit où vivre. 

"Il est de mon devoir de cardinal de rester à Rome", a-t-il déclaré.

Le pape François a confirmé à Mr Ivereigh son intention de retirer au cardinal Raymond Burke son appartement et son salaire au Vatican, selon un article publié sur Internet par Austen Ivereigh, biographe du pape.

Le pape aurait annoncé lors d'une réunion des chefs du Vatican le 20 novembre qu'il avait l'intention de prendre des mesures contre le cardinal Burke, qui a publiquement critiqué certaines initiatives papales, selon le blog d'information catholique italien La Nuova Bussola Quotidiana, qui a rapporté l'information pour la première fois le 27 novembre.

L'Associated Press a ensuite confirmé l'information en s'appuyant sur des conversations avec deux sources anonymes.

Le Wall Street Journal a rapporté mercredi que le cardinal Burke avait déclaré ne pas avoir été informé de l'intention du pape de lui retirer son appartement et son salaire.

"Les gens peuvent tirer leurs propres conclusions sur les raisons pour lesquelles le Saint-Père a dit cela à Austen Ivereigh et non à la personne concernée", a déclaré le cardinal Burke. Il a déclaré à l'hebdomadaire qu'il avait l'intention de rester à Rome même s'il était contraint de trouver un autre endroit où vivre.
"Il est de mon devoir de cardinal de rester à Rome", a-t-il déclaré.
(Note : Austen Ivereigh avait été choisi par le Cardinal Murphy-O’Connor pour son responsable de la communication, ce Cardinal faisait partie des réunions annuelles à Saint-Gall ayant pour but de s’opposer à Saint Jean-Paul II et au Cardinal Ratzinger)

Cf : https://www.ncregister.com/cna/pope-francis-reportedly-confirms-he-is-taking-away-cardinal-burke-s-apartment-denies-calling-him-his-enemy

 

Père Yves-Marie Couët 

L’affaire Burke met la foi en jeu

 

Par Luisella Scrosati

Newdailycompass 30-11-2023

 

L'indiscrétion concernant la volonté du pape François de punir le cardinal américain Raymond Leo Burke en lui retirant son émolument et sa maison, rapportée en exclusivité par le Daily Compass, a fait le tour du monde. Certains écrivains ont tenté de corriger la trajectoire de l’actualité. Selon une source de Reuters, le pape aurait déclaré que le cardinal Burke "œuvrait contre l'Église et contre la papauté". Selon Associated Press, le pape a accusé Burke d'être « une source de désunion » et de vouloir lui retirer son salaire parce qu'il était coupable d'avoir utilisé ses "privilèges contre l'Église". Hier soir, Austen Ivereigh a publié une confirmation du pape , qu'il a contacté directement : "Burke a utilisé ses privilèges contre l'Église", je lui retire donc sa maison et son salaire. Une expression éloquente qui indique que le pape se considère comme l'Église.

 

Le cardinal Burke – comme nous aussi au Daily Compass – ne se soucie pas des étiquettes, l’Église catholique compte, la foi compte, la fidélité à Jésus-Christ compte. Et lorsque des questions sur lesquelles l’Église s’est déjà prononcée de manière définitive et cohérente sont à nouveau remises en question, afin de préserver son alliance avec le Seigneur et de la transmettre sans corruption, ce n’est pas seulement un droit, mais un grave devoir d’un évêque de prendre position publiquement pour poser des questions et apporter des éclaircissements. Que le pape confirme la foi n’est pas l’exigence irrévérencieuse de Burke, Strickland ou Zen : c’est le sens constitutif de sa fonction telle que Jésus-Christ l’a instituée. Et que le Pape fasse exactement le contraire est démontré par la confusion sans précédent - du moins dans les temps modernes - parmi les catholiques.

 

Au cours des dix dernières années de son pontificat, des points fixes de la discipline de l'Église , enracinés dans le dogme, ont été détruits soit directement par le pape, soit par des personnes qu'il a placées à des postes clés et qu'il s'est bien gardé de réprimander. Ce qui était clair est devenu confus, ce qui était certain est devenu discutable, ce qui était sacré a été profané. Rappelons-en quelques-unes : la possibilité pour ceux qui continuent à vivre à la manière d'époux de recevoir l'absolution sacramentelle et la Sainte Communion ; même possibilité pour ceux qui soutiennent publiquement l’avortement et d’autres péchés graves ; l'insistance pour que les prêtres absoutent toujours, sans vérifier le repentir sincère ; la possibilité de recourir à la contraception et même à la fécondation assistée homologue ; la possibilité de recourir à l'euthanasie ; la possibilité de bénir les couples non mariés et même les homosexuels ; l'affirmation que Dieu veut la pluralité des religions ; la révision du célibat obligatoire ; la possibilité d'un diaconat féminin ordonné et l'ouverture au sacerdoce féminin ; le renversement de l’enseignement de l’Église sur la peine de mort ; la possibilité de réviser l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité ; la possibilité pour les protestants de recevoir la Sainte Communion ; révolutionner la structure hiérarchique de l'Église en introduisant des laïcs avec droit de vote lors d'un synode des évêques.

 

S’opposer à ces dérives graves, ce n’est pas être un ennemi de la papauté ni diviser l’Église ; le drame est qu'il y a un pape qui les propose, les soutient et considère comme ennemi qui, au contraire, ne fait que son devoir.

 

Cf : https://newdailycompass.com/en/burke-case-puts-faith-at-stake

***

Le Cardinal Burke a dirigé le diocèse de La Crosse, dans le Wisconsin, y fondant le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe. Il a ''écrit et parlé largement sur le droit canonique catholique romain, la Sainte Eucharistie, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, la dévotion à Notre-Dame. de Guadalupe et le caractère sacré de la vie humaine.''

 

Cf : https://www.catholicnewsagency.com/news/256187/5-things-to-know-about-cardinal-burke

Dix ans de révocations d'évêques. https://gloria.tv/post/4GNF3KPeHvoHA3bgbKjeKnGVq

Dix ans de révocations d'évêques. https://gloria.tv/post/4GNF3KPeHvoHA3bgbKjeKnGVq

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21 novembre 2023 2 21 /11 /novembre /2023 19:13

François aurait-il entendu les critiques du synode sur la synodalité, en particulier les critiques concernant le controversé chemin synodal allemand ? Selon Catholic News Agency aujourd'hui,"le pape François exprime ses 'préoccupations' concernant le Chemin synodal allemand, affirmant qu'il menace l'unité de l'Église" (sic).

 

 

https://www.catholicnewsagency.com/news/256068/breaking-pope-francis-intervenes-with-german-synodal-way

https://www.catholicnewsagency.com/news/256068/breaking-pope-francis-intervenes-with-german-synodal-way

Par Jonathan Liedl

 

Cité du Vatican, 21 novembre 2023 / 04h55

 

Le pape François a exprimé de profondes réserves quant à l'orientation de l'Église catholique en Allemagne, avertissant que les mesures concrètes actuellement prises "menacent" de saper l'unité avec l'Église universelle.

 

Le pape a formulé ses critiques dans une lettre adressée à quatre laïques catholiques allemandes, publiée dans le journal allemand Welt le 21 novembre.

 

"De nombreuses mesures sont en effet prises par des segments importants de cette Église locale qui menacent de l'éloigner de plus en plus du chemin commun de l'Église universelle", a écrit le pape.

 

La lettre, datée du 10 novembre, était rédigée en allemand et portait la signature manuscrite du pape.

 

La principale préoccupation du pape est la création d'un "Conseil synodal" permanent, un corps mixte de laïcs et d'évêques qui gouvernerait l'Église catholique en Allemagne. La création de ce conseil est une priorité absolue pour la Voie synodale allemande, une initiative controversée qui a exigé des changements importants dans la structure et l'enseignement de l'Église.

 

Dans sa lettre, le pape a souligné que ce type "d’organe consultatif et décisionnel" tel qu’actuellement proposé "n’est pas conforme à la structure sacramentelle de l’Église catholique". Il a fait référence à une lettre du 16 janvier de hauts responsables du Vatican aux évêques allemands, qu'il a spécifiquement autorisée, et qui interdisait explicitement la création du Conseil synodal.

 

Un comité de direction de la Voie synodale s'est récemment réuni les 10 et 11 novembre à Essen pour jeter les bases du Conseil synodal, qu'ils visent à établir au plus tard en 2026.

 

Quatre évêques allemands ont voté en juin pour bloquer le financement du comité préparatoire, et au total huit des 27 Ordinaires allemands étaient absents à la réunion des 10 et 11 novembre.

 

Dans sa récente lettre, le pape François a proposé une voie différente pour l’Église en Allemagne.

 

Au lieu de chercher le "salut" dans des "comités en constante évolution" ou dans des "dialogues égocentriques ressassant les mêmes thèmes", le pape a souligné la nécessité pour l’Église catholique d’Allemagne d’être enracinée dans "la prière, la pénitence et l’adoration".

 

Il a également appelé les catholiques allemands à "s’engager auprès de nos frères et sœurs" en marge, en particulier avec les malades, les emprisonnés et ceux "aux portes de nos églises".

 

"Je crois fermement qu'en ces lieux, le Seigneur nous guidera", a écrit le pape François.

 

La lettre était adressée aux théologiennes Katharina Westerhorstmann et Marianne Schlosser, à la journaliste Dorothea Schmidt et à la philosophe religieuse Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz. Les quatre laïques allemandes étaient auparavant déléguées au Chemin synodal mais ont démissionné en février en signe de protestation. Elles ont écrit au pape le 6 novembre pour exprimer leurs inquiétudes quant à la direction prise par l'Église catholique en Allemagne.

 

Dans sa réponse, le pape a exhorté les quatre femmes à prier pour lui et "pour notre cause commune de l’unité".

 

Le théologien allemand Martin Brüske a décrit la lettre du pape comme un signal clair et fort pour arrêter les travaux du comité synodal.

 

"Le vaisseau amiral de Pierre a donné à l'Église allemande un coup de semonce", a déclaré Brüske dans une déclaration présentée par New Beginning, un groupe de catholiques allemands critiques à l'égard de la voie synodale. "Ceux qui ne veulent pas l'entendre et le voir en porteront l'entière responsabilité s'ils finissent par disparaître dans le tourbillon de la division".

 

Les dirigeants de la Voie synodale allemande ont récemment formulé leur volonté d'établir le Conseil synodal comme étant cohérents avec l'accent mis par le pape François sur une synodalité accrue dans l'Église catholique, y compris le récent synode sur la synodalité au Vatican. [Mais en réalité, le Comité synodal allemand a été interdit par le Saint-Siège dans une lettre du 16 janvier 2023 qui a reçu l''aval spécifique' de François, selon le texte intégral de la lettre publiée sur CNA le 21 novembre 2023. Ndlr.] 

 

Dans une déclaration du 29 octobre, Thomas Söding, vice-président du Comité central des catholiques allemands (organise laïc connu sous son acronyme ZdK), a décrit l'assemblée du Vatican comme "une confirmation de la [Voie] synodale en Allemagne". Il a ajouté que les projets allemands visant à établir un Conseil synodal permanent étaient cohérents avec l'appel du rapport synodal d'octobre à une plus grande décentralisation.

 

Le Chemin synodal allemand, un effort conjoint de la Conférence épiscopale allemande et du ZdK, a été lancé en 2019. Le processus non canonique a conclu sa phase initiale en mars, en adoptant des résolutions non seulement pour aller de l'avant avec la création d'un Conseil synodal, mais aussi la bénédiction des "unions" homosexuelles et l'ordination des femmes au niveau de l'Église universelle (l'abolition du célibat sacerdotal et l'intercommunion avec les protestants. Ndlr

 

Lire : Spire (Allemagne). L'évêque demande aux prêtres de bénir les unions homosexuelles dans l'Église

 

La lettre du pape aux quatre laïques n'est pas la première fois qu'il commente le Chemin synodal. En janvier, il critiqua le processus, le qualifiant d’"élitiste" et de "ni utile ni sérieux". [En juin 2022, le pape François parle du Chemin synodal en Allemagne dans une conversation avec les éditeurs de revues jésuites publiées le 14 juin. Il dit avoir dit au chef des évêques catholiques d'Allemagne, Mgr Georg Bätzing, que le pays avait déjà "une très bonne église évangélique" et que "nous n'en avons pas besoin de deux"]. Avant le début du Chemin synodal, il a écrit une lettre de juin 2019 au "peuple pèlerin d’Allemagne", appelant à se concentrer sur l’évangélisation face à "l’érosion et la détérioration croissantes de la foi". 

 

[Et en juillet 2022, "le Saint-Siège intervient dans le Chemin synodal allemand le 21 juillet, mettant en garde contre une 'menace pour l’unité de l’Église'. ''Afin de sauvegarder la liberté du peuple de Dieu et l'exercice du ministère épiscopal, il semble nécessaire de préciser que la ''Voie synodale'' en Allemagne n'a pas le pouvoir de contraindre les évêques et les fidèles à adopter de nouvelles formes de gouvernance. et de nouvelles orientations de doctrine et de morale", lit-on dans une déclaration qui, selon le pape François, émane de la Secrétairerie d'État.]

 

Cet article publié sur CNA a été mis à jour à 7 h 55 HNE avec des déclarations de New Beginning et du Comité central des catholiques allemands (ZdK).

Note du blog Christ-Roi. Très beau discours de François qui exprime ses "préoccupations" devant les hérésies du chemin synodal allemand mais laisse en place les évêques concernés tout en en limogeant sans explication et sans procès les évêques catholiques.

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20 novembre 2023 1 20 /11 /novembre /2023 19:53
https://nouveau-monde.ca/novembre-national-un-changement-culturel-de-la-droite-espagnole/

https://nouveau-monde.ca/novembre-national-un-changement-culturel-de-la-droite-espagnole/

Lors des journées de Ferraz, ainsi que sur les réseaux sociaux, un nouveau drapeau avec deux N couronnés par la croix chrétienne a attiré l’attention. Que symbolise ce logo, porté par tant de manifestants ?

 

... Noviembre Nacional, expression inventée par l’ingénieux twitteur Españabola.

 

Novembre national contre Sánchez

Comme je l’ai dit, c’est la première fois dans notre histoire récente que des forces vives osent remettre en cause le credo du « liberalismo ». La droite espagnole a fait volte-face et descend dans la rue pour crier contre le roi, la Constitution, la monarchie, la laïcité à la française, la police et même l’Union européenne. Et, bien sûr, tous ces éléments sont ceux qui ont été les verrous qui, pendant plus de 40 ans, ont protégé le cœur du système démolibéral.

 

Prenons quelques exemples : contre le roi, les manifestants disent : « Felipe, maçon, défends ta nation » ; contre la Constitution : « La Constitution détruit la nation » ; contre la monarchie : « Les Bourbons aux requins » ; contre la neutralité religieuse : « L’Espagne chrétienne et non musulmane » ; contre le système politique ; contre la police : « Ces laitières à la frontière » ; contre l’UE : nous avons vu des images où certains, dans le feu de l’action, brandissaient les drapeaux de l’Union européenne et où d’autres manifestants les leur arrachaient des mains.

 

… Le Novembre national est un mouvement national-populaire né dans la rue et diffusé par les réseaux, de la base au sommet.

Il va sans dire que des drapeaux ad hoc se sont répandus, comme le drapeau officiel avec les armoiries de 81 découpées ou le drapeau de Novembre National (avec une esthétique de runes nordiques et la croix chrétienne présidant aux initiales NN).

 

… Tout d’abord, je crois qu’il s’agit d’un véritable sursaut national. Le début de la réconciliation des deux Espagnes par les actes. Deux Espagnes qui ne sont pas, comme on le dit souvent, la gauche (rouge) et la droite (bleue), mais celle qui était endormie et celle qui, bien qu’éveillée, était narcotisée.


 

Deuxièmement, on a beau essayer de faire croire que le tumulte est contrôlé par les partis politiques, il s’agit d’un mouvement spontané qui échappe totalement au contrôle du politburo de l’époque. Novembre national est un mouvement national-populaire qui naît dans la rue et se propage à travers les réseaux, de bas en haut. En revanche, le mouvement 15-M et le processisme sont des stratégies élitistes. L’une de « fermeture » et l’autre de « remplacement ». Avec le recul, le 15-M s’est avéré être davantage une stratégie des élites européennes pour domestiquer le mécontentement provoqué par la crise financière de 2008. À tel point que l’un des architectes et idéologues de cette vague de protestations (dont le germe était Occupy Wall Street), Yanis Varoufakis, a cessé d’oser « défier » les « hommes en noir » de la Troïka pour promouvoir DiEM25, un mouvement politique paneuropéen et technocratique. Ce « moment populiste » s’est avéré être un bluff et, après l’éclatement des « révolutions de couleur » dans le monde entier, des partis similaires à Podemos sont apparus comme des champignons.

D’autre part, le processus catalan depuis Artur Mas est clairement une tentative de remplacer une élite centrale par une élite périphérique. Et le remplacement des élites ne remet pas en question le statu quo existant, mais préfère les noms de famille Cambó, Saramanch, Pujol et Grifols à García ou Rodríguez. Par conséquent, le but ultime de l’indépendance catalane est de « ressembler à l’Europe » et de devenir un État parfaitement comparable à ses voisins, avec sa constitution, son système judiciaire et son trésor. Le mandat du peuple catalan n’est autre que le plus « normatif ». Quoi qu’il en soit, le NN n’est ni le réveil facha du 15-M, ni un simple retour de bâton de l’indépendantisme, il va au-delà.

Source: https://www.vozpopuli.com/altavoz/cultura/noviembre-nacional-cambio-cultural-derecha-espanola.html

via https://nouveau-monde.ca/novembre-national-un-changement-culturel-de-la-droite-espagnole/

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 18:26
Surmortalité en 2023 : La mortalité des jeunes adultes augmente de 20 pour cent

Les experts et actuaires de l’assurance-vie estiment que les chiffres sont alarmants :

les assureurs-vie ont payé un montant record de sinistres en 2021, soit

la plus forte augmentation annuelle depuis 1918.

 

Ils ont versé un montant record de 100,28 milliards de dollars en prestations de décès.

 

Le taux de mortalité chez les jeunes adultes augmentera de 20 pour cent en 2023

 

Center of Disease Control montrant une augmentation alarmante des taux de mortalité pour diverses catégories.

La hausse de la mortalité a pris les assureurs au dépourvu.

 

15 à 19 ans de différence par rapport à 2019

 

2018, 1%

2020, 21%

2021, 28%

2022, 21%

2023 (janvier-mai), 24 %

30 à 34 ans de différence par rapport à 2019

 

2018, -1%

2020, 30%

2021, 42%

2022, 30%

2023 (janvier-mai), 23 %

40 à 44 ans de différence par rapport à 2019

 

2018, -2%

2020, 30%

2021, 45%

2022, 30%

2023, (janvier – mai), 25 %

Les données sur les causes de décès montrent une augmentation de la mortalité cardiaque dans tous les groupes d'âge.

 

Si les causes liées à la COVID-19 ont diminué en 2022,

d’autres causes ont augmenté, notamment les accidents vasculaires cérébraux, le diabète et les maladies rénales et hépatiques.

Source: https://uncutnews.ch/ueberschuss-an-sterbefaellen-2023-sterblichkeit-junger-erwachsener-steigt-um-20-prozent/

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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 17:51

Un article du media mainstream britannique titre : "Le véritable scandale du vaccin Covid émerge enfin" :

https://www.telegraph.co.uk/news/2023/11/09/the-real-covid-jab-scandal-is-finally-emerging/

https://www.telegraph.co.uk/news/2023/11/09/the-real-covid-jab-scandal-is-finally-emerging/

Les jeunes et les personnes en bonne santé, qui couraient un risque minime de Covid, n’auraient pas dû être informées qu’elles devaient se faire vacciner

Je ne suis pas un anti-vaccin mais... Le 29 avril 2021, Lisa Shaw, une présentatrice intelligente, sensible, créative, espiègle et primée à BBC Radio Newcastle, a reçu sa première vaccination contre le Covid... 

 

La suite de l'article est soumis à abonnement mais un compte rendu en est proposé en allemand sur le site UncutNews.ch

Traduction automatique :

 

Steven O'Connor

 

"Le véritable scandale du vaccin Covid éclate enfin au grand jour". Un commentaire paru dans le Telegraph du 9 novembre fournit une bonne introduction aux raisons pour lesquelles nous vaccinons les enfants contre le COVID-19, même si le risque est faible. La conclusion est contenue dans le sous-titre de l’article : « On n’aurait pas dû dire aux enfants jeunes et en bonne santé présentant un risque minime de Covid qu’ils devaient se faire vacciner ». On apprend que Lisa Shaw, présentatrice primée de la BBC, a reçu sa première vaccination contre le COVID-19 le 29 avril 2021. La mère de 44 ans croyait qu’elle pouvait faire sa part pour protéger les autres. En quelques jours, Shaw a développé « des maux de tête et des douleurs lancinantes derrière les yeux qui ne disparaissaient pas ». Le 16 mai, elle a été admise à l’hôpital avec des caillots sanguins dans le cerveau. Elle pouvait à peine parler et une partie de son crâne a été retirée pour soulager la pression. Puis, le 21 mai, Mme Shaw est décédée ; le médecin légiste a déterminé que le décès était dû au vaccin contre la COVID-19 d’AstraZeneca. Mme Shaw était auparavant en vie et en bonne santé, mais il a été "clairement établi" qu’elle est décédée d’une rare "thrombocytopénie thrombotique induite par le vaccin (VITT)". Le TTIV est "une nouvelle maladie qui provoque un gonflement et des saignements dans le cerveau". En 2021, le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, avait déclaré que le produit d’AstraZeneca était "une grande réussite britannique" dans le cadre d’un "effort intensif" pour apaiser les inquiétudes du public. Le Premier ministre Boris Johnson a même tweeté : "C’est une nouvelle vraiment fantastique – et un triomphe pour la science britannique…". Hier, TrialSite a fait état d'un procès majeur contre le même vaccin du fabricant britannique - le plaignant : VITT Litigation Group.

 

"Grave lésion cérébrale."

 

Notre prochain point de vue nous vient de la BBC, également le 9 novembre : "AstraZeneca fait face à une contestation judiciaire concernant le vaccin Covid". Il rapporte que Jamie Scott, père de deux enfants, a été vacciné en avril 2021 et a subi une "grave lésion cérébrale". Son procès s’appuie sur la loi sur la protection des consommateurs et prétend que le produit est "défectueux" parce qu’il est plus dangereux que ce que l’on laisse croire. 80 autres victimes du vaccin porteront plainte en 2023. Elles travaillent tous avec le groupe de litige VITT susmentionné.

 

...

 

Ironiquement, la BBC est la cible d'un procès impliquant TrialSite – un membre clé de la Trusted News Initiative ou « TNI ».

 

Cette cabale médiatique, composée d'entreprises médiatiques et technologiques de premier plan, a travaillé ensemble pour garantir que les informations critiques dont TrialSite rendait compte soient cachées à la vue du public.

 

Après que le candidat présidentiel Kennedy ait appelé le fondateur de TrialSite, Daniel O'Connor, pour discuter d'un éventuel procès, TrialSite s'est joint à lui pour soutenir ce qui était à la fois une censure et une plate-forme potentielle pour détruire la concurrence.

 

Alors que la BBC a désormais le feu vert pour rendre compte des incidents liés aux vaccins, TrialSite a été l’un des seuls médias à rendre compte de tels événements début 2021. La BBC et les grands médias ont suivi un scénario d’urgence nationale et ont ignoré le véritable journalisme. Il en va de même pour la presse spécialisée pharmaceutique, concurrente directe de TrialSite. À ce jour, pas un seul mot n’a été dit sur certaines des externalités insidieuses du COVID-19.

 

TrialSite a rapporté que de nombreux médecins de première ligne affirmaient que la grande majorité des cas de COVID-19 étaient légers à modérés, en particulier chez les jeunes. Ce groupe de médecins plutôt indépendant et critique s’est prononcé contre la nécessité de la vaccination contre le COVID-19.

 

En d’autres termes, ce groupe estime que les risques de la vaccination l’emportent sur les avantages. Les principaux arguments contre la vaccination étaient l’augmentation des hospitalisations d’enfants pendant la phase delta et la survenue du MIS-C. Toutefois, des leaders d’opinion tels que Geert Vanden Bossche ont affirmé que cela ne justifierait jamais une vaccination massive des plus jeunes membres de la société.

 

TrialSite a noté à plusieurs reprises qu'à ce jour, la Food and Drug Administration (FDA) n'a pas été en mesure de vérifier la sécurité du vaccin Pfizer pour les enfants et les femmes enceintes du public américain.

 

...

 

L'OMS fixe les priorités pour la vaccination des jeunes

 

Certains pays, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une coalition de responsables de la santé, commencent à comprendre. Le 29 mars 2023, CNN a proposé un autre regard sur le vaccin contre la COVID-19 pour les adolescents : "Les experts de l'OMS révisent les recommandations de vaccination contre la COVID-19, affirmant que les enfants et les adolescents en bonne santé courent un faible risque." Il indique : "Les experts en vaccination de l’Organisation mondiale de la santé ont révisé leurs recommandations mondiales en matière de vaccination contre le COVID-19, et les enfants et adolescents en bonne santé qui sont considérés comme à faible risque n’auront peut-être pas besoin d’être vaccinés." La "feuille de route" mise à jour vise à "donner la priorité aux vaccinations contre le COVID-19 pour ceux qui courent le plus grand risque de décès et de maladie grave", selon le Groupe consultatif stratégique sur les vaccins (SAGE) de l’Organisation mondiale de la santé. Un communiqué de presse du SAGE indique : "L’impact sur la santé publique de la vaccination des enfants et des adolescents en bonne santé est, en comparaison, bien moindre que les avantages prouvés des principaux vaccins infantiles traditionnels – tels que les vaccins conjugués contre le rotavirus, la rougeole et le pneumocoque."

...

 

La science et la médecine sont devenues complètement politisées pendant la pandémie. Nous ne reviendrons pas à une époque plus sensée et rationnelle où les professionnels respectaient leurs parcours respectifs.

 

Les mandats de l'administration Biden (dont certains ont été déclarés inconstitutionnels) ont été annoncés pour 2021 alors que nous savions déjà que les vaccins contre le COVID-19 ne parvenaient pas à arrêter la transmission du virus et étaient associés à certains effets secondaires dangereux, bien que relativement rares. Avec les variétés de plus en plus douces sur lesquelles Omicron travaille, cela n’a plus d’importance. Bien entendu, il existe encore de sérieuses valeurs aberrantes et les personnes âgées restent plus à risque.

 

L'auteur soupçonne que la décision de Biden était un jeu de pouvoir en coulisses pour contenir un mouvement naissant pour la liberté médicale identifié par la structure du pouvoir à Washington comme allié de MAGA et de Trump. Après tout, les tensions entre positions politiques opposées s’étaient déjà intensifiées avant les actions scandaleuses du 6 septembre. Il semble que la société américaine n’ait pas été aussi divisée depuis la guerre du Vietnam, peut-être même depuis la guerre civile. Les médias sociaux et l’évolution des dynamiques culturelles ont favorisé un environnement de division tribale basé sur des modes de vie et des clics auto-définis.

 

L’administration Biden continue d’exploiter la pandémie même si elle est terminée – il n’y a plus d’urgence – et dépense au moins 5 milliards de dollars de l’argent des contribuables pour que les bureaucrates de Washington puissent choisir des vaccins et d’autres contre-mesures médicales. C’est comme si nous étions dans un état d’urgence permanent ou, pour le dire autrement, dans une nouvelle réalité politisée.

 

Cela ne veut pas dire que Trump a également politisé la pandémie. Il l’a fait en tentant dans un premier temps de nier le risque confirmé dans les entretiens avec Woodward. L’opération Warp Speed ​​​​est devenue un jeu corrompu dans lequel des milliards de dollars des contribuables ont changé de mains.

Source : Telegraph, "The real Covid jab scandal is finally emerging"

https://www.telegraph.co.uk/news/2023/11/09/the-real-covid-jab-scandal-is-finally-emerging/

via https://uncutnews.ch/der-wahre-skandal-um-den-covid-impfstoff-kommt-endlich-ans-licht-keine-covid-19-spritzen-mehr-fuer-jugendliche-mehr-politisierung-hinter-covid-19/

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15 novembre 2023 3 15 /11 /novembre /2023 19:21
https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-11/franc-maconnerie-adhesion-interdite-pour-les-catholiques.html

https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-11/franc-maconnerie-adhesion-interdite-pour-les-catholiques.html

''On ne le rappellera jamais assez : la franc-maçonnerie est l'un des principaux ennemis de l'Église.

 

Par sa doctrine relativiste, son goût de l'occultisme et son faux humanisme, elle s'oppose aux préceptes de l'Évangile.'' (Abbé Matthieu Raffray Twitter)

 

Sollicitée par un évêque philippin, le dicastère pour la Doctrine de la Foi "répète" le 13 novembre que "l'adhésion à la franc-maçonnerie reste interdite pour les catholiques."

 

Dans une réponse approuvée par le Pape à la demande d'un évêque philippin, le dicastère pour la Doctrine de la Foi confirme l'inconciliabilité entre l'adhésion aux loges et la foi catholique.

Vatican News

Les catholiques ne peuvent adhérer à la franc-maçonnerie. C'est ce qu'a réaffirmé le dicastère pour la Doctrine de la foi dans une réponse datée du 13 novembre 2023, signée par le préfet Victor Fernandéz et approuvée par le Pape François. Le dicastère a répondu à une demande de Mgr Julito Cortes. L’évêque de Dumanguete, aux Philippines, «après avoir expliqué avec inquiétude la situation dans son diocèse, due à l'augmentation continue du nombre de membres de la franc-maçonnerie, a demandé des suggestions sur la façon de gérer de façon adéquate cette réalité d'un point de vue pastoral, en tenant compte également des implications doctrinales».

En réponse à cette interrogation, le dicastère a choisi d'impliquer également la Conférence épiscopale des Philippines, «en l'informant qu'il serait nécessaire de mettre en œuvre une stratégie coordonnée entre les évêques qui prévoit deux approches».

La première concerne le niveau doctrinal: le dicastère rappelle que «l'adhésion active à la franc-maçonnerie par un fidèle est interdite, en raison de l'inconciliabilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie (cf. Déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 1983, et les lignes directrices publiées par la conférence épiscopale en 2003)».

Par conséquent, la note précise que «ceux qui sont formellement et sciemment membres de loges maçonniques et qui ont embrassé les principes maçonniques, tombent sous le coup des dispositions de la déclaration susmentionnée. Ces mesures s'appliquent également aux clercs inscrits dans la franc-maçonnerie».

La seconde approche concerne le caractère pastoral: le dicastère propose aux évêques philippins «de développer une catéchèse populaire dans toutes les paroisses sur les raisons de l'inconciliabilité entre la foi catholique et la franc-maçonnerie». Les évêques des Philippines sont enfin invités à évaluer l'opportunité de se prononcer publiquement sur ce sujet.

La déclaration de novembre 1983 a été publiée à la veille de l'entrée en vigueur du nouveau Code de droit canonique. Ce code remplaçait celui de 1917, et parmi les nouveautés relevées - par certains avec satisfaction, par d'autres avec inquiétude - figurait l'absence de la condamnation explicite de la franc-maçonnerie et de l'excommunication de ses affiliés, présentes dans le texte précédent. La déclaration, signée par le cardinal Joseph Ratzinger et par le secrétaire de la Congrégation, Jérôme Hamer, puis approuvée par Jean-Paul II, réaffirme que les catholiques affiliés à des loges maçonniques sont «en état de péché grave».

 

Source : https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-11/franc-maconnerie-adhesion-interdite-pour-les-catholiques.html

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15 novembre 2023 3 15 /11 /novembre /2023 08:05
10 éléments fondamentaux pour le Renouveau liturgique

 

Mgr Schneider propose la mise en œuvre de 10 éléments qu’il voit comme fondamentaux pour le renouveau liturgique

 

 

1. Le tabernacle, où Jésus-Christ, le Dieu incarné, est réellement présent sous l'espèce du pain, doit être placé au centre du sanctuaire, car dans aucun autre signe sur cette terre Dieu, l'Emmanuel, n'est aussi réellement présent et aussi près de l'homme comme dans le tabernacle.

Le tabernacle est le signe indiquant et contenant la Présence Réelle du Christ et doit donc être plus proche de l'autel et constituer avec l'autel le signe central unique indiquant le mystère eucharistique.

Le sacrement du Tabernacle et le sacrifice de l'autel ne doivent donc pas être opposés ni séparés, mais tous deux dans la place centrale et rapprochés dans le sanctuaire.

Toute l'attention de ceux qui entrent dans une église doit être spontanément dirigée vers le tabernacle et l'autel.

 

2. Pendant la liturgie eucharistique – au moins pendant la prière eucharistique – lorsque le Christ Agneau de Dieu est immolé, le visage du prêtre ne doit pas être vu des fidèles. Même les Séraphins se couvrent le visage (Ésaïe 6, 2) lorsqu’ils adorent Dieu. Le visage du prêtre doit plutôt être tourné vers la croix, icône du Dieu crucifié.

 

3. Au cours de la liturgie, il devrait y avoir davantage de signes d'adoration, notamment de génuflexions, surtout chaque fois que le prêtre touche l'hostie consacrée.

 

4. Les fidèles qui s'approchent pour recevoir l'Agneau de Dieu dans la sainte communion doivent le saluer et le recevoir par un acte d'adoration, à genoux. Quel moment de la vie des fidèles est plus sacré que ce moment de rencontre avec le Seigneur ?

 

5. Il devrait y avoir plus de place au silence pendant la liturgie, en particulier dans les moments qui expriment le plus pleinement le mystère de la rédemption. Surtout lorsque le sacrifice de la croix est rendu présent lors de la prière eucharistique.

 

6. Il devrait y avoir davantage de signes extérieurs qui expriment la dépendance du prêtre à l'égard du Christ, le Grand Prêtre, qui montreraient plus clairement que les paroles prononcées par le prêtre (c'est-à-dire "Dominus Vobiscum") et les bénédictions qu'il offre aux fidèles dépendent et découlent du Christ Souverain Sacrificateur, et non de lui, la personne privée. Non pas "je vous salue" ou "je vous bénis", mais "moi, le Seigneur" qui fais ces choses, le Christ. De tels signes pourraient être (comme cela a été pratiqué pendant des siècles) le baiser de l'autel avant de saluer le peuple pour indiquer que cet amour ne découle pas du prêtre mais de l'autel ; et aussi avant de bénir, d'embrasser l'autel, puis de bénir le peuple. (Cela a été pratiqué pendant des millénaires, et malheureusement dans le nouveau rite a été aboli.)

Aussi, s'incliner devant la croix de l'autel pour indiquer que le Christ est plus important que le prêtre. Souvent, dans la liturgie — dans l'ancien rite — lorsqu'un prêtre prononçait le nom de Jésus, il devait se tourner vers la croix et s'incliner pour montrer que l'attention devait être tournée vers le Christ et non vers lui.

 

7. Il devrait y avoir davantage de signes qui expriment le mystère insondable de la rédemption. Cela pourrait être réalisé grâce au voilage des objets liturgiques, car le voilage est un acte de la liturgie des anges. Le voile du calice, le voile de la patène avec le voile huméral, le voile du corporal, le voile des mains de l'évêque lorsqu'il célèbre une solennité, l'usage des rampes de communion aussi pour voiler l'autel. Aussi des signes – signes de croix par le prêtre et les fidèles. Faire des signes de croix lors de la prière eucharistique par le prêtre et par les fidèles lors d'autres moments de la liturgie ; lorsque nous nous signons de la croix, c'est un signe de bénédiction. Dans la liturgie antique, à trois reprises lors du Gloria, du Credo et du Sanctus, les fidèles faisaient le signe de croix. Ce sont des expressions du mystère.

 

8. Il doit y avoir un signe constant qui exprime le mystère également par le langage humain - c'est-à-dire que le latin est une langue sacrée exigée par le Concile Vatican II dans la célébration de chaque sainte Messe et, en chaque lieu, une partie de la prière eucharistique doit toujours être dite en latin.
 

9. Tous ceux qui exercent un rôle actif dans la liturgie, comme les lecteurs ou ceux qui annoncent la prière des fidèles, doivent toujours porter les vêtements liturgiques ; et seulement les hommes, pas les femmes, parce qu'il s'agit d'un exercice dans le sanctuaire, proche du sacerdoce.

Même la lecture du lectionnaire est orientée vers cette liturgie que nous célébrons au Christ. C'est pourquoi seuls les hommes revêtus des vêtements liturgiques doivent se trouver dans le sanctuaire.
 

10. La musique et les chants de la liturgie devraient davantage refléter le caractère sacré et ressembler au chant des anges, comme le Sanctus, afin de pouvoir vraiment chanter d'une seule voix avec les anges.

Pas seulement le Sanctus, mais toute la Sainte Messe.

Il faudrait que le cœur, l'esprit et la voix du prêtre et des fidèles soient orientés vers le Seigneur.

Et que cela se manifeste aussi par des signes et des gestes extérieurs.

 

Source :  Sanoj Thomas 

10 éléments fondamentaux pour le Renouveau liturgique
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14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 15:19
https://lanuovabq.it/it/lo-stile-fernandez-violentare-le-citazioni-per-minare-la-fede

https://lanuovabq.it/it/lo-stile-fernandez-violentare-le-citazioni-per-minare-la-fede

Traduction d'un article en italien de La Nouvelle Boussole Quotidienne

La nomination de Fernández en tant que préfet du dicastère de la doctrine de la foi a accéléré le processus de dissolution du catholicisme entamé par François. Il suffit d'analyser les caractéristiques des cinq documents qu'il a publiés jusqu'à présent.

 

ECCLÉSIE 13_11_2023

 

La valeur des personnes apparaît lorsqu'elles disparaissent. Il ne s'agit pas d'une phrase nécrologique, mais de ce que nous avons sous les yeux depuis le jour de la démission du pape Benoît XVI jusqu'à aujourd'hui. Nous comprenons chaque jour davantage à quel point Benoît a été un katekon, non seulement en réfléchissant à ce qui se passe dans le monde, mais plus encore en regardant ce qui se passe dans l'Église.

 

On peut dire la même chose des nombreuses purges de ce pontificat : il suffit de penser à l'avalanche qui s'est abattue sur la liturgie avec le départ à la retraite du cardinal Robert Sarah ; enfin, uniquement dans un sens chronologique, l'ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Ladaria Ferrer, qui n'aimait certainement pas être autoritaire, mais on peut très bien comprendre à quel point il essayait de "retenir" en jetant un coup d'œil sur les cinq mois seulement de gestion de ce qui était "son" dicastère par le cardinal Victor M. Fernández. Il ne fait aucun doute que sa nomination a accéléré le processus de dissolution du catholicisme initié par François. Depuis le 1er juillet 2023, jour de la nomination de Fernández, cinq documents ont été publiés par le dicastère qu'il dirige, dont trois Responsa. Au-delà du contenu de ces réponses, certaines caractéristiques inhabituelles sont frappantes.

 

Le premier est la suite de ce que nous avons écrit à l'occasion de la réponse du DDF à Mgr José Negri : violer le sens des textes cités pour Fernández n'est pas un oubli, mais une méthode. En lisant la réponse aux questions du cardinal Dominik Duka, on constate que Jean-Paul II et Benoît XVI sont mis en cause pour soutenir le fait selon lequel les divorcés-remariés peuvent recevoir l'absolution sacramentelle "même lorsque ils ne sont pas fidèles à la continence proposée par l'Église" (l'erreur évidente est dans l'original). Le sens de cette phrase dans le contexte est malheureusement évident : la continence est proposée, mais lorsque celle-ci s'avère trop difficile à pratiquer on peut passer au "plan B". Fernández se permet d'affirmer, sans trop d'hésitations, que cette innovation "se base sur le Magistère des Pontifes précédents", qui ont pourtant affirmé exactement le contraire, à savoir que la continence est la condition sine qua non pour recevoir l'absolution.

 

Lire : Amoris laetitia reposerait sur des prémisses erronées

 

Dans la note de bas de page n° 7, la fausse déclaration continue. L'exhortation péremptoire du pape François à ne pas exiger des "pénitents une résolution de repentance sans ombre" est comparée à celle de Jean-Paul II, selon qui "la prévisibilité d'une nouvelle chute 'ne porte pas préjudice à l'authenticité de la résolution'". Il s'agit de la Lettre au Cardinal William Baum, que Fernández a également proposée dans sa réponse à Mgr Negri (et qui sait combien de fois nous nous retrouverons encore au milieu). Et dans les deux cas, comme nous l’avons déjà démontré dans l’article du 10 novembre, cela donne à cette phrase un sens exactement opposé à son sens premier. Pour Jean-Paul II, l'intention de ne pas pécher doit être "sérieuse", "solide et généreuse", et c'est seulement lorsqu'elle l'est qu'une éventuelle nouvelle chute remet en question l'authenticité de l'intention. Pour François et Fernández, cependant, c'est précisément l'intention présentant les caractéristiques précédentes qu'il ne faut pas exiger, se contentant d'une intention "éclipsée"

 

Toujours en réponse à la septième question, on cite l'encyclique Ecclesia de Eucharistia (n° 37b), qui affirme que "le jugement sur l'état de grâce appartient au seul intéressé, puisqu'il s'agit d'un jugement de conscience". Toutefois Fernández tronque la citation en omettant de préciser que lorsqu'on est confronté à un "comportement extérieur gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale", [dans un "souci pastoral du bon ordre communautaire et par respect pour le Sacrement". Ndlr.] il faut se référer à la "norme du Code de droit canonique sur la non-admission à la communion eucharistique de ceux qui 'persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste". (Can. 915; cf. Code des Canons des Églises orientales, can. 712.) Et l'on pourrait multiplier les exemples.

 

Pourquoi Fernández utilise-t-il cette méthode ? Simplement parce qu'il est impossible de trouver des citations du Magistère précédent ou des grands Docteurs pour étayer les ouvertures les plus problématiques de ce pontificat. Il suffit de regarder les textes de référence. Reprenons la réponse au cardinal Duka : dix-neuf notes, dont treize citent des textes du pape François, deux un document de la région pastorale de Buenos Aires (alias Fernández), et les trois autres sont les textes dénaturés mentionnés plus haut. La réponse à Mgr Negri est même surréaliste : le lien de cette prise de position du Dicastère avec le Magistère précédent se limite à une référence à une réponse confidentielle (et inconnue) de 2018. Comme si l'Église catholique, en deux mille ans, n'avait jamais proposé de critères sur les conditions de réception du baptême.

 

Plus impressionnant encore est le récent motu proprio sur les nouveaux statuts de l'Académie pontificale de théologie, dans lequel la main de Tucho n'a aucune hésitation. Le Pape renverse essentiellement la théologie, en ne citant toujours que lui-même.  La ligne de ce pontificat est de plus en plus celle d'une refondation de l'Église catholique et l'avènement de Fernández est, en ce sens, tout simplement parfait. Ce manque systématique de continuité réelle avec le Magistère pérenne prouve à quel point François et Fernández se soucient peu ou pas du tout de se placer dans la continuité de l'Église universelle, dans l'espace et dans le temps. Est-ce pour cela que l'Église s'appelle désormais synodale et non plus catholique ?

 

En y regardant de plus près, même en ce qui concerne la synodalité, le roi est désormais nu. En effet, si l'on remonte aux différentes prises de position antérieures à l'administration Fernández, on trouve encore la méthode normale de publication d'un document : la formulation de l'assentiment du pape à la publication et à l'approbation de son contenu et la signature du préfet et du secrétaire du dicastère. Ce détail n'est pas anodin : la présence de la signature du préfet et du secrétaire atteste que le document est le fruit du travail de la congrégation, auquel le Saint-Père donne son approbation formelle et dont il ordonne ensuite la publication au bénéfice de toute l'Église.

 

Mais maintenant, nous nous trouvons face à trois réponses qui portent la signature du seul Victor Fernández, et plus tard celle de François ex audientia . Secrétaire non reçue. La lettre du 25 septembre 2023 à l'évêque de Côme relative à un prétendu voyant ne rapporte même pas celle du pape, mais seulement celle de Victor Fernández (qui n'a pas qualité de préfet de la DDF). L'impression que l'on a est que Tucho agit « motu proprio » : il prépare les textes puis se rend chez le Pape pour les faire approuver. Et le Pape approuve. Est-ce peut-être là le véritable sens de l'abandon du terme typiquement ecclésial de « congrégation », qui exprime le travail d'un groupe de personnes, pour passer au terme bureaucratique de dicastère ?

 

Au lieu de cela, nous sommes maintenant confrontés à trois réponses portant la signature du seul Victor Fernández, suivie de celle de François ex audientia. Le secrétaire ne s'est pas manifesté. La lettre du 25 septembre 2023 à l'évêque de Côme concernant un prétendu voyant ne porte même pas la signature du pape, mais seulement celle de Victor Fernández (qui n'a pas la qualité de préfet du DDF). On a l'impression que Tucho agit "motu proprio" : il prépare les textes et va ensuite les faire approuver par le pape. Et le pape approuve. Peut-être est-ce là le vrai sens de l’abandon du terme, typiquement ecclésial, de "congrégation", qui exprime précisément le travail d’un ensemble de personnes, pour passer à celui bureaucratique de dicastère?

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14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 14:17

En philosophie, nous employons le mot moderne pour toutes les philosophies qui veulent EFFACER L'HOMME et le monde "anciens" pour en créer de "nouveaux."

Moderne est un mot fourre-tout qui se veut une valorisation de la raison et de l'homme contre la religion chrétienne, donc in fine contre Dieu. Les philosophes modernes font "table rase" de Dieu et du christianisme.

La philosophie moderne se dit nouvelle, cependant est rétrograde ... parce que les philosophes prônent en réalité un retour à un état antérieur, prébiblique et préchrétien. C'est l'"état de nature", qui est une pure fiction et à l'origine de l'échec moderne.

Alain PASCAL, Le Siècle des Ténèbres, Vers la Révolution maçonnique en France, La Conspiration des philosophes, 3e tome, éd. Cimes, Paris 2019, p. 550-551

Le Christ a révélé la Vérité et la tradition chrétienne a traduit l'Intelligence du christianisme en Philosophie rationnelle et réaliste.

... Le rationalisme scolastique a offert la Raison à l'Humanité parce qu'il était fondé sur le dualisme métaphysique propre à la tradition chrétienne. ...distinction entre l'Être Créateur et l'Être créé. Dans cette métaphysique, Dieu est source de la Raison ... révélée par le Fils.

Le "rationalisme" cartésien est le résultat du Cogito, le "sujet pensant". Il ne part plus de la Révélation, mais de l'Homme. C'est UNE INVERSION qui est la conséquence de la substitution de l'Homme à Dieu par la "Renaissance". ... Sa méthode n'est pas rationnelle car elle n'est pas objective, mais subjective. Son critère est l'évidence, qui n'est pas un critère objectif.

Alain PASCAL, Le Siècle des Ténèbres, Vers la Révolution maçonnique en France, La Conspiration des philosophes, 3e tome, éd. Cimes, Paris 2019, p. 11-12

Les philosophes du XVIIe siècle que l'ont dit "modernes" n'ont rien inventé, donc leurs successeurs du XVIIIe siècle non plus. Les uns et les autres font simplement revenir des doctrines gnostiques qui avaient été condamnées par l'Église dès le IIe siècle (Cf. S. Irénée, "Contre les hérésies"), avaient transitées par l'islam (et quelques monastères...), s'étaient muées en Kabbale au XIIe ... avant que Descartes ne les maquille de fausse raison.

Alain PASCAL, Le Siècle des Ténèbres, Vers la Révolution maçonnique en France, La Conspiration des philosophes, 3e tome, éd. Cimes, Paris 2019, p. 12

Descartes n'a rien apporté de neuf, il a simplement rendu crédibles aux ignorants en scolastique des doctrines anciennes, et irrationnelles, celles-là même que... Jacob Boehme avait réactualisées avant lui. Car c'est Boehme et non Descartes le véritable fondateur de la première philosophie moderne, l'idéalisme (en philosophie, pose le primat de la pensée sur son objet, c'est-à-dire le primat de la pensée sur le Réel. Philosophie des "Lumières", puis dansHegel... Ndlr). Ce que tous les étudiants en philosophie ne peuvent que savoir...

Son idéalisme est spiritualiste comme celui de Boehme. Son Dieu ... est ... l'Esprit cosmique des Initiés. Sa métaphysique est donc moniste et non pas dualiste.

Spinoza, Newton et Leibniz ... disciples de Descartes, se sont inscrits dans la suite de Boehme.

Alain PASCAL, Le Siècle des Ténèbres, Vers la Révolution maçonnique en France, La Conspiration des philosophes, 3e tome, éd. Cimes, Paris 2019, p. 12-14

Au XVIIIe siècle, ... quand les faux mystiques seront unis aux faux rationalistes, les ténèbres seront complètes. Alors la parenthèse tragique des Temps modernes obscurantistes pourra s'ouvrir.

Alain PASCAL, Le Siècle des Rose-Croix, Pascal contre Descartes, La Conspiration des Philosophes, 2e tome, éd. Cimes, Paris 2018, p. 468

L’Église apparaît souvent aujourd'hui comme une vieille dame ridée ou un mercenaire blessé. Pourtant les apparences sont trompeuses car le Corps du Christ ne peut subir les outrages du temps ni celui des hommes. Par le péché et l’imperfection de ses membres, elle est souffrante mais pas diminuée. Encore faut-il, pour le saisir, ne pas la regarder d’abord comme une institution humaine soumise aux fluctuations politiques et aux changements sociaux. Même plongée dans l’Histoire, elle la dépasse. (CfAleteia)

 

Sans projet, sans culture, sans art, sans lettres, sans mémoire, sans histoire, sans raison, le vide nihiliste et le néant: voici l'hérésie moderne, la "civilisation" moderne et ses États destructeurs. 

 

On trouve la description de cette incroyable hérésie dans l'ouvrage de l'écrivain britannique Hilaire Belloc (1870-1953), "Les Grandes hérésies" (1938), ouvrage qui nous a inspiré pour la rédaction de cet article.

L'hérésie moderne : le vide nihiliste ou la "civilisation" destructrice

Rappelons-nous tout d'abord l’émouvante rencontre entre le prophète Élie et la pauvre veuve de Sarepta (1R, 17, 10-16). En temps de famine, cette femme ne possède plus qu’une poignée de farine pour se nourrir avec son fils, c’est-à-dire ce qui tient dans le creux de la main, ce qui peut être gratté au fond du pot, et un peu d’huile, ainsi que deux morceaux de bois. Chaque détail est revêtu de charge allégorique. Cette veuve est l’Église, qui, certes Corps du Christ, a dû laisser repartir le Sauveur vers le Père ; le Seigneur lui a laissé un présent insigne : les sacrements, c’est-à-dire ce qui a pu être conservé du Maître, attrapé au vol, soigneusement récolté comme le peu de farine et d’huile. C’est ce que nous pouvons "toucher" de Notre Seigneur, selon la belle formule de saint Jean : "Ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché, concernant la parole de vie" (1 Jn 1, 1). Cette farine et cette huile permettent de cuire le "pain dans la détresse", dont parle Isaïe (30, 20), ce pain qui devient Corps du Christ sur l’autel, tandis que l’huile sainte, le Christ Lui-même, consacre les prêtres et les baptisés. Quant aux deux morceaux de bois (1 R 17,12), ils furent lus comme la Croix par les Pères. L’Église, même dans son veuvage, est ainsi armée par l’Époux.

 

La crise actuelle n’a pas surgi du néant. Hilaire Belloc a décortiqué les hérésies qui ont traversé l’Église, et les schismes qui l’ont affectée.

 

Son analyse est extraordinairement pertinente, surtout au regard de la date de la rédaction de son ouvrage the Great Heresies (''Les Grandes Hérésies'') en 1938, alors que l’Église, en constante expansion, semble être si rayonnante et si solide. Or la veuve est plus que jamais exposée à la disette. Elle ne mourra point, pas plus que son fils guéri par le prophète Élie, car le Maître veille, plus efficace et puissant que tous les prophètes de la Révélation.

 

Étant assurés de cette fidélité et de cette protection, nous pouvons résonner avec Belloc qui note ceci :

 

"L’attaque moderne contre la Foi — la dernière et la plus redoutable de toutesa fait de tels progrès que nous pouvons d’ores et déjà soulever un point crucial : elle aura des répercussions aussi colossales que définitives sur le monde tel que nous le connaissons.

 

"En effet, soit l’Église catholique (en passe de devenir le dernier lieu où les traditions de notre culture sont encore comprises et défendues) sera réduite à l’impuissance politique, à l’insignifiance numérique et au silence public ; soit elle arrivera, comme à maintes reprises par le passé, à trouver les ressources nécessaires pour réagir et venir à bout de ses adversaires." 

 

L'auteur décrit ainsi l'hérésie moderne :

 

"Nous lirons dans les pages suivantes quelques précisions sur ce que qu'ai décider de nommer 'l'hérésie moderne' - car il faut bien nommer une chose avant de prétendre l'étudier ; cependant, cette vague qui risque de nous submerger est si trouble, et diffuse que chacun peut l'appeler comme il l'entend : il n'existe pas encore de terme commun pour la désigner.

 

"Peut-être s'accordera-t-on à son sujet dans un temps plus ou moins proche; mais sans doute pas avant que l'affrontement entre cet esprit moderne anti-chrétien et la tradition permanente de la Foi ne débouche sur la grande tribulation annoncée et l'intensification des persécutions. Alors peut-être, et alors seulement, reconnaîtra-t-on l'œuvre de l'Antéchrist." (Hilaire BELLOC, Les Grandes hérésies, L'Église dans la tourmente, Artège, Paris 2022, p. 55-56.)

 

Page 247, Hilaire Belloc le répète : "Donnez-lui le nom qui vous plaira, que vous l'appeliez comme je le fais ici 'l'attaque moderne' ou 'l'avènement de l'Antéchrist' - ... je pense que l'on viendra bientôt à le désigner ainsi."

 

Si dernièrement l'évêque de Tyler (Texas) démis de ses fonctions, Mgr Strickland a défendu le dépôt de la foi, à première vue, nous nous trouvons plutôt dans la première situation où peu nombreuses au sein de l’Église sont les voix qui s’opposent avec force aux agressions des ennemis pendant que les voix des débauchés hérétiques, ou amenant à l'hérésie, sont, elles, promues.

 

Le découragement face à cette inertie ou à cette lâcheté saisit du coup bien des fidèles soucieux de conserver le trésor et de le faire fructifier.

 

L’époque religieuse est plus à la léthargie qu’à la croisade, fût-elle uniquement spirituelle. 

 

Sommes-nous donc condamnés à devenir un petit reste à la marge et méprisé ? Comme la veuve, nous devons au contraire mobiliser les forces qui subsistent, et nous rallier autour de cette farine et de cette huile, de ce bois, symboles d’unité et de victoire.

 

Les hérésies et les schismes des siècles passés et de l’époque contemporaine ont créé des strates au travers desquels la Vérité a du mal à se faufiler.

 

La foi faiblit lorsque la science théologique et l’apologétique disparaissent ou bien sont méconnues par ceux qui devraient les utiliser, les faire fructifier.

 

La foi disparaît essentiellement par des petites permissions, "indult" offrant la la possibilité de communier debout et dans la main (brèche par laquelle l'exception est devenue la règle), la permission de communier selon les cas pour les divorcés et remariés vivant comme des époux, d'être témoins de mariage, parrains ou marraines (alors qu'il faut remplir certaines conditions indispensables pour cela : être catholique pratiquant et être en situation régulière) et pour les personnes s'identifiant comme transgenres d'être baptisées "même s'il existe des doutes sur la situation morale objective d'une personne" (sic).

 

S’engouffrent par ces brèches tous les ennemis du nom chrétien, selon la formule si parlante, c’est-à-dire tous les héritiers des hérésies passées et aussi de nouveaux adversaires armés jusqu’aux dents et fiers de leur succès, beaucoup plus dangereux que ne le furent Dioclétien ou les Vikings !

 

Ces conquérants trouvent le terrain libre devant leurs pas et il est logique qu’ils poussent toujours plus loin leurs incursions.

 

Le basculement religieux est essentiellement dû au mutisme et à la passivité des catholiques qui assistent sans ouvrir la bouche à la destruction de leur tradition. Le troupeau ne peut pas se défendre si le berger l’expose au loup.

 

“Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien.” (Edmund Burke / Attribution)

L'hérésie moderne n'est qu'une mauvaise redite de pratiques antiques matérialistes. Méprisant la raison, négligeant le sens moral, elle protège le fort, écrase le faible; elle ampute l'homme de sa part spirituelle.

 

"L'attaque moderne, dans sa charge antichrétienne, a abandonné la raison. Son but est de détruire l'Eglise catholique et la civilisation qui en procède. Ses contradictions internes ne la perturbent pas, pourvu que ses éléments portent leurs coups et convergent tous vers la même fin. Il s'agit d'un assaut matérialiste dans la mesure où toute sa philosophie se cantonne aux seules causes matérielles

 

"... (Ce matérialisme) professe  un athéisme singulier, remarquable dans sa propension à répudier la raison humaine.

 

"... L'attaque moderne - qui est plus qu'une hérésie - professe une royale indifférence envers ses propres incohérences. Elle ne fait qu'asséner des affirmations, avançant à cet égard tel un animal, une bête confiante dans sa seule force brute. Remarquons en passant que cet aspect pourrait un jour entraîner sa perte : car jusqu'ici, la raison a toujours prévalu sur ses adversaires, et l'homme domine la bête par l'usage qu'il fait de sa raison." (Hilaire BELLOC, Les Grandes hérésies, L'Église dans la tourmente, Artège, Paris 2022, p. 244-246.)

 

Alain PASCAL résume le problème ainsi : "la philosophie est 'le monde à l'envers' (Hegel l'a dit), ce pourquoi son vocabulaire est UNE INVERSION du vocabulaire traditionnel, particulièrement du chrétien. Par exemple : le rationalisme et le réalisme modernes sont le contraire du rationalisme et du réalisme de la scolastique chrétienne (Cf. Sources Occultes de la Philosophie moderne, et Le Siècle des Rose-Croix, in Le Siècle des Ténèbres, Vers la Révolution maçonnique en France, La Conspiration des philosophes, 3e tome, éd. Cimes, Paris 2019, p. 10.)

 

Lire : Pourquoi sombrons-nous dans la folie et la barbarie ?

 

"Quoi qu'il en soit, ainsi se présente l'attaque moderne : essentiellement matérialiste et athée: et étant athée, elle est nécessairement indifférente au vrai. Car Dieu est la Vérité.

 

"Il existe néanmoins une indissoluble trinité de la Vérité, de la Beauté et de la Bonté (comme les plus anciens des anciens Grecs le découvrirent). Si bien qu'on ne peut s'en prendre à l'un des pôles sans attenter simultanément à tous les autres. C'est pourquoi chaque nouveau progrès de cet adversaire acharné de la Foi et de la civilisation qui en est issue se traduira par une flambée correspondante, non seulement de mépris, mais de haine pour la beauté, et d'un mépris et d'une haine analogues pour toute vertu." (Hilaire BELLOC, Les Grandes hérésies, ibid., p. 246.)

 

Quelques manifestations de l'hérésie moderne dans nos sociétés

 

Dans "l’homme cet inconnu" (édition américaine présentée à New York avant la Guerre), Alexis Carrel écrit lui aussi :

 

"En somme, la société moderne, cette société engendrée par la science et la technologie, commet la même faute que toutes les civilisations de l’Antiquité. Elle crée des conditions de vie où la vie de l’individu et celle de la race deviennent impossibles. Elle justifie la boutade du doyen Inge : Civilization is a disease which is almost invariably fatal [La civilisation est une maladie presque toujours mortelle]. Bien que la signification réelle des événements qui se passent en Europe et aux États-Unis échappe encore au public, elle devient de plus en plus claire à la minorité qui a le temps et le goût de penser. Toute la civilisation occidentale est en danger. Et ce danger menace à la fois la race, les nations, et les individus. Chacun de nous sera atteint par les bouleversements causés par une guerre européenne [au XXe siècle. Ndlr.]. Chacun souffre déjà du désordre de la vie et des institutions, de l’affaiblissement général du sens moralde l’insécurité économique, des charges imposées par les défectifs et les cri­minels.

"La crise vient de la structure même de la civilisation. Elle est une crise de l’homme. [Une crise de l'homme de la Bible - image de Dieu - et non l'homme fantasmé libre et égal de l'"Etat de nature", cette fiction des "Lumières". Ndlr.]

"L’homme ne peut pas s’adapter au monde sorti de son cerveau et de ses mains. Il n’a pas d’autre alternative que de refaire ce monde d’après les lois de la vie. Il doit adapter son milieu à la nature de ses activités organiques aussi bien que mentales, et rénover ses habitu­des individuelles et sociales.

"Sinon, la société moderne rejoindra bientôt dans le néant la Grèce et l’Empire de Rome.

"Et la base de cette rénovation, nous ne pouvons la trouver que dans la connaissance de notre corps et de notre âme.

"Aucune civilisation durable ne sera jamais fondée sur des idéolo­gies philosophiques et sociales

"L’idéologie démocratique elle-même, à moins de se reconstruire sur une base scientifique, n’a pas plus de chance de survivre que l’idéologie marxiste. Car, ni l’un ni l’autre de ces systèmes n’embrasse l’homme dans sa réalité totale." 

 

Alexis Carrel plaint justement ''le sacrifice par la civilisation moderne de l’esprit à la matière'', ce qui est 'une erreur'', écrit fort lucidement Nicolas Bonnal sur "Nouveau Monde".

 

''Une erreur d’autant plus dangereuse qu’elle ne provoque aucun sentiment de révolte, qu’elle est acceptée aussi facilement par tous que la vie malsaine des grandes villes, et l’emprisonnement dans les usines.

 

Cependant, les hommes qui éprouvent un plaisir esthétique même rudimentaire dans leur travail sont plus heureux que ceux qui produisent uniquement afin de pouvoir consommer. 

Il est certain que l’industrie, dans sa forme actuelle, a enlevé à l’ouvrier toute originalité et toute joie.''

Le grand savant met les points sur les I :

"La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne."

Ensuite le docteur Carrel aggrave son cas. Il célèbre la beauté artisanale...

Appréciez au passage ses grandes qualités littéraires qui nous changent des stylistes de science et vie ; et des alphabètes actuels sélectionnés au QCM :

"La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir. Car elle se rencontre partout. Elle sort des mains qui modèlent, ou qui peignent la faïence grossière, qui coupent le bois et en font un meuble, qui tissent la soie, qui taillent le marbre, qui tranchent et réparent la chair humaine. Elle est dans l’art sanglant des grands chirurgiens comme dans celui des peintres, des mu­siciens, et des poètes. Elle est aussi dans les calculs de Galilée, dans les visions de Dante, dans les expériences de Pasteur, dans le lever du soleil sur l’océan, dans les tourmentes de l’hiver sur les hautes montagnes. Elle devient plus poignante encore dans l’immensité du monde sidéral et de celui des atomes, dans l’inexprimable harmonie du cerveau humain, dans l’âme de l’homme qui obscurément se sacrifie pour le salut des autres. Et dans chacune de ses formes, elle demeure l’hôte inconnu de la substance cérébrale, créatrice du visage de l’Univers…"

 

Au XIIIe siècle Saint Bonaventure voit et découvre Dieu grâce à ses créatures, par co-intuition. À partir du monde sensible, le saint trouve en Dieu la raison de son être, puisque Dieu est le fondement de tout être et de la connaissance elle-même. 

 

"Toutes choses ensemble constituent une échelle qui monte jusqu'à Dieu. [...] La contemplation de toutes les créatures nous conduit au Dieu éternel." (Itinéraire)

 

Alexis Carrel écrit :

"Le sens de la beauté ne se développe pas de façon spontanée. Il n’existe dans notre conscience qu’à l’état potentiel. À certaines époques, dans certaines circonstances, il reste virtuel. Il peut même disparaître chez les peuples qui autrefois le possédaient à un haut degré. C’est ainsi que la France détruit ses beautés naturelles et méprise les souvenirs de son passé." L’atrophie esthétique donc morale peut survenir.

L’atrophie morale et intellectuelle nous rend inaptes à recréer de la beauté et nous accoutume à une laideur épouvantable (souvenez-vous du Muriel de Resnais où la ville bombardée renaît de ses cendres, mais en béton et grands ensembles) :

"Les descendants des hommes qui ont conçu et exécuté le monastère du Mont Saint-Michel ne comprennent plus sa splendeur. Ils acceptent avec joie l’indescriptible laideur des maisons modernes de la Bretagne et de la Normandie, et surtout des environs de Paris. De même que le Mont Saint-Michel, Paris lui-même et la plupart des villes et villages de France ont été déshonorés par un hideux commercialisme."

Il nous semble également que la laideur de nos environnements urbains pourrait être volontaire, ou à tout le moins inconsciente, le reflet d'âmes sans esthétique et sans morale qui façonnent nos sociétés et paysages, quoi qu'il en coûte.

"La culture ? Tout le monde consomme la série US ou le Da Vinci code ; un copain kiosquier me disait jadis qu’il vendait jusqu’à 300 revues de bagnole…"

Alexis Carrel :

"Le goût de la lecture est plus grand. On achète beaucoup plus de revues et de livres qu’autrefois. Le nombre de gens qui s’inté­ressent à la science, à la littérature, à l’art, a augmenté. Mais ce sont les formes les plus basses de la littérature et les contrefaçons de la science et de l’art qui, en général, attirent le public. Il ne paraît pas que les excel­lentes conditions hygiéniques dans lesquelles on élève les enfants, et les soins dont ils sont l’objet dans les écoles, aient réussi à élever leur niveau intellectuel et moral. On peut même se demander s’il n’y a pas souvent une sorte d’antagonisme entre leur développement physique et leur développement mental. Après tout, nous ne savons pas si l’augmentation de la stature dans une race donnée n’est pas une dégénérescence, au lieu d’un progrès, ainsi que nous le croyons aujourd’hui. »

L’individu d’aujourd’hui ? Avant l’obésité (42 % d’enfants obèses où je vis), avant l’abrutissement techno et média, avant l’effondrement du QI, Carrel écrit :

 

"Dans la civilisation moderne, l’individu se caractérise surtout par une activité assez grande et tournée entièrement vers le côté pratique de la vie, par beaucoup d’ignorance, par une certaine ruse, et par un état de faiblesse mentale qui lui fait subir de façon profonde l’influence de milieu où il lui arrive de se trouver. Il semble qu’en l’absence d’armature morale l’intelligence elle-même s’affaisseC’est peut-être pour cette raison que cette faculté, jadis si caractéristique de la France, a baissé de façon aussi manifeste dans ce pays. Aux États-Unis, le niveau intellectuel reste inférieur, malgré la multiplication des écoles et des universités."

 

... Notre penseur écrit sur l’apocalypse touristique dont la mission est essentiellement profanatrice, ensuite consumériste (il faut traîner, faire du hanging around) :

 

"L’attitude des touristes qui profanent les cathédrales d’Europe montre à quel point la vie moderne a oblitéré le sens religieux. L’activité mystique a été bannie de la plupart des religions. Sa signification même a été oubliée. À cet oubli est liée probablement la décadence des églises."

 

Pour observer d'autres manifestations de l'hérésie moderne dans nos sociétés, vous pouvez lire aussi : "La société de l'injonction au bonheur ou du bonheur obligatoire : penser l'impasse des "droits de l'homme".

Contre le vide nihiliste de la "civilisation moderne"- règne de la folie et de la barbarie - : quelques solutions

 

(1) Aux défauts de l'hérésie moderne, Jean-Paul II comme Benoît XVI ont opposé le développement humain intégral.

 

"La tentation est aujourd’hui de réduire le christianisme à une simple sagesse humaine, une pseudo-science du bien-être. Dans notre monde fortement sécularisé, une 'sécularisation progressive du salut' s'est produite, de sorte que les gens luttent pour le bien de l'homme, mais un homme tronqué, réduit à sa simple dimension horizontale. Nous savons cependant que Jésus est venu apporter un salut intégral, qui embrasse toute la personne et toute l’humanité, et ouvre la merveilleuse perspective de la filiation divine

 

"C'est pourquoi ... [i]ls devraient toujours garder à l'esprit qu' 'ils ne doivent pas leur statut distingué à leurs propres mérites mais à la grâce spéciale du Christ ; et s'ils ne répondent pas à cette grâce en pensée, en parole et en action, non seulement ils ne seront pas sauvés, mais ils seront jugé plus sévèrement.'" — Pape Saint Jean-Paul II

 

(2) L’arme des sacrements et de la Résurrection

 

Comme la veuve de l’Évangile soumise à la famine, les catholiques possèdent l’arme des sacrements et de la Résurrection. Face aux attaques modernes contre la foi, l’heure n’est ni au découragement ni à la passivité.

 

Il faut réagir contre cette conception aberrante de l’évolution de l’Église, y compris lorsque certains membres de la hiérarchie préparent plutôt le dépôt de bilan que l’émergence d’une vitalité renouvelée.

 

L’Église n’a pas besoin de gestionnaires de la famine mais d’hommes qui nourrissent les affamés spirituels, comme Élie rassurant et soutenant la veuve et son fils.

 

Si l’Église n’était qu’emportée par le flot de l’Histoire, comme le sont les civilisations, les régimes politiques, alors il y aurait vraiment de quoi se démobiliser et demeurer les bras ballants en attendant la fin des temps.

 

Hilaire Belloc nous encourage :

 

"Il y aura toujours une résistance, une forme de réaction catholique se distinguant par une certaine vitalité, une certaine manière de jaillir avec une force inattendue par l’intermédiaire de nouveaux hommes et de nouvelles organisations.

 

"[L’Église] paraît douée d’une vie organique plutôt inhabituelle : elle a un mode d’être unique, des capacités de rebond insoupçonnées, et une affinité certaine avec la résurrection." Voilà le secret : l’affinité avec la Résurrection.

 

Samedi saint

 

Face à la mort, face au vide nihiliste, opposer la vie et la Résurrection en Jésus-Christ

 

Ce sursaut est derrière nous, mais d’autres forces se lèvent, notamment parmi la jeunesse éprise de beauté et de vérité, d’où des conversions fulgurantes.

 

Lire : En réponse au "vide nihiliste" du monde moderne, Ayaan Hirsi Ali, athée déclarée, se dit désormais chrétienne

 

Belloc vécut à une époque de renouveau catholique parmi les grands esprits qui se convertissaient en masse, saisis par la beauté de la liturgie et la richesse de la Tradition. Ce sursaut est derrière nous, mais d’autres forces se lèvent, notamment parmi la jeunesse éprise de beauté et de vérité, d’où des conversions fulgurantes.

 

Notre auteur écrit : "Le futur n’est pas décidé par un vote à bulletin secret ; il est déterminé par l’évolution des idées. Lorsque les quelques hommes doués des meilleures aptitudes pour penser, sentir et s’exprimer commencent à s’intéresser à telle ou telle chose, il y a fort à parier qu’elle prévaudra à l’avenir."

 

Il est possible que le clergé ne soit pas toujours attentif à cette évolution des idées, décourageant ainsi ceux qui, enflammés et zélés, trouvent leur attache notamment dans la solidité de la doctrine et la splendeur liturgique. Cela importe peu. Aucun obstacle ne peut et ne doit arrêter ce qui remue la paresse et l’incrédulité du monde, la timidité ou l’hostilité de certains clercs.

 

Hilaire Belloc a raison d’affirmer avec force et conviction, pour contrer les esprits chagrins : "Même si la force sociale du catholicisme semble décliner partout dans le monde, en nombre mais aussi dans la plupart des autres facteurs, les lignes de fractures entre le catholicisme et cette toute nouvelle dévotion païenne (destruction de toute tradition et rupture avec notre héritage) sont clairement marquées."

 

Se retrouvent face à face, pour l’éternel combat tant que ce monde durera, les deux armées dont parle saint Ignace de Loyola dans les Exercices spirituels, celle du Sauveur et celle du Tentateur, non point deux forces égales puisque le mal n’est que privation du bien, mais affrontement entre ce qui crée et ce qui n’est pas capable de créer.

(3) La défense du dépôt de la foi et de la tradition

 

L'erreur est d'envisager la modernité comme fille légitime du christianisme, alors qu’elle en est une fille illégitime.

 

Dans "Le recours à la Tradition. La modernité, des idées chrétiennes devenues folles" (L'Harmattan), Le sociologue catholique Michel Michel, maître de conférences à l’Université des Sciences Sociales de Grenoble, a réuni un ensemble de réflexions formant une critique "théologico-politique" de la modernité : si celle-ci est bien issue du christianisme, c’est sous la forme d’une hérésie, à laquelle l’Église catholique doit répondre en reconnaissant son fond traditionnel commun aux autres religions.

 

Comme l’indique expressément le sous-titre du livre de Michel Michel, le diagnostic que l’auteur propose de la société moderne constitue une exégèse d’une célèbre citation de G. K. Chesterton en 1908 : "Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles."

 

Michel étend le point de vue adopté par Chesterton dans ses Hérétiques pour résoudre ce sérieux problème de généalogie, dont l’irrésolution en a entraîné plus d’un dans les errances du modernisme ou dans celles du néo-paganisme : comment se peut-il que la modernité présente, sous les rapports de la pensée et de l’action, une franche opposition à l’Église catholique, tout en utilisant les idées du christianisme de manière sécularisée ? La notion qui, en fait, permet de rendre compte de ce double caractère de trahison et d’héritage du christianisme dans la modernité est celle d’hérésie.

 

Si "l’Église est si faible devant les idéologies modernes", c’est parce qu’"elle se reconnaît dans l’attente d’un Monde Nouveau". L’eschatologie chrétienne se reconnaît en partie dans la croyance moderne au Progrès historique.

Au point de vue traditionnel, la rédemption du monde doit se réaliser au-delà de l’Histoire, puisque l’Histoire n’est que le récit de l’éloignement de l’Homme à l’égard de son Principe. Nier le caractère négatif du devenir historique reviendrait à nier la Chute dont il est l’effet exclusif. En effet, comme l’explique philosophiquement Michel à partir des analyses littéraires de Vladimir Propp sur les contes, "il n’y a pas d’histoire possible sans accident, sans rupture de la norme. Toute histoire est d’abord l’histoire d’un malheur. […] La chute est la condition même de l’histoire. […] Le cardinal Daniélou le remarquait : à partir du chapitre 3 de la Genèse, l’histoire, c’est l’histoire du progrès du mal dans ce monde, et ce fut semble-t-il la conception dominante des chrétiens jusqu’à la fin du Moyen Âge."

 

 

À l’inverse, l’idéologie moderne du Progrès consiste à penser que l’histoire est une chance, qu’elle suit une tendance immanente d’amélioration progressive des conditions de la vie matérielle, morale et spirituelle de l’Homme. De cette théorie résultent les idées contradictoires d’une fin de l’histoire dans l’histoire, d’un affranchissement de la misère humaine par les conditions mêmes de la vie matérielle. Là-dedans, le moderniste chrétien hésite, car il hérite de la version du millénarisme proposée par Joachim de Flore (1135-1202), "ce moine calabrais qui imagina trois âges dans l’histoire du monde : l’âge du Père, l’âge du Fils et l’âge de l’Esprit Saint. Il est le modèle de toutes ces hérésies post-chrétiennes que sont les philosophies progressistes de l’histoire à trois temps, qui dominent l’imaginaire occidental depuis la grand rupture de la fin du Moyen Âge."

 

Dans ces conditions, la composition de l’Église avec le monde moderne n’est pas une nouvelle forme de relation avec des "païens" d’un genre nouveau, mais une composition de l’Église "avec sa propre hérésie". Cela est bien différent, car l’hérésie moderne sépare le christianisme des autres religions en fondant sa supériorité et son originalité sur ce qui ferait du christianisme la "religion de la sortie de la religion", en raison de son caractère supposément laïque et révolutionnaire. Or en adhérant à la mentalité moderne, des représentants de l’Église catholique ont, malgré leurs récentes prétentions favorables aux dialogue interreligieux, engendré une perte générale du sens du sacré. Ce sens du sacré, c’est-à-dire la (re)connaissance des hiérarchies naturelles, de l’ordre surnaturel et de la fidélité rituelle à celui-ci, constitue pourtant le ciment commun des religions, la condition sine qua non d’un fructueux dialogue entre elles. Au contraire, l’abandon de la connaissance sacrée est la cause d’une désaffection du sacerdoce et d’une incompréhension massive des symboles et des sacrements chrétiens, à tel point que, par exemple, "deux tiers des catholiques américains ne croient plus en la présence réelle [du Christ dans les espèces du pain et du vin eucharistiques] : c’est ce qui ressort d’une étude publiée par le Pew Research Center, le 5 août 2019."

 

C’est pourquoi, quels que soient les reproches que l’Église peut adresser aux autres religions traditionnelles, il faut bien constater qu’elles reconnaissent, comme elle, "la supériorité et l’autorité de principes transcendants, toutes se soumettent – ou du moins l’affirment – à une “loi non écrite” d’origine supra-humaine, toutes savent que l’homme n’est ni sa propre origine, ni sa propre fin." 

 

Michel s’indigne que les initiatives œcuméniques ne concentrent pas, dès lors, toute leur attention sur cette unité transcendantale des religions. Il déplore qu’"en pratique, l’œcuménisme consiste […] à rapprocher l’aile moderniste du catholicisme avec l’aile progressiste du protestantisme" et à mêler, dans un dialogue relativiste par défaut de critère métaphysique défini, les croyances religieuses et irréligieuses dans un but très insuffisant et vague d’amitié sociale. Au lieu de cela, un œcuménisme bien compris, c’est-à-dire un œcuménisme traditionnel procédant "par le haut" et non un œcuménisme moderniste procédant "par le bas", devrait plutôt "retrouver les traditions communes des Églises apostoliques" et, à plus forte raison, "montrer les admirables correspondances du catholicisme avec les croyances et les rites des autres religions, comme le faisaient les théologiens de la Renaissance ou les traditionalistes du début du XIXe siècle, au lieu de s’ingénier comme les mauvais apologistes “modernes” naïvement ethnocentristes à inventer des différences ou des supériorités."

 

Le recours à la Tradition

 

Le problème, faute d’une méthode œcuménique adaptée aux conditions d’une véritable anthropologie religieuse, est que "les théologiens catholiques se sont détournés de ces perspectives ; si bien qu’on est obligé de chercher hors de l’Église ces conceptions qui pourtant sont aussi les siennes. 

 

... les interprètes du christianisme affectés par le point de vue moderne (l’auteur cite René Girard) n’ont pas su reconnaître, avec Joseph de Maistre au XIXe siècle et René Guénon au XXe siècle, que "l’universalité d’une croyance ou d’un rite – les sacrifices, par exemple – attestait de la vérité des pratiques de l’Église catholique." Pourtant, la connaissance d’un sens universel et unique sous-jacent au contenu doctrinal et rituel des religions entraîne a minima la confirmation du caractère sacré des Écritures, de la symbolique et de la ritualité chrétiennes, contre les entreprises démystifiantes et matérialistes de la modernité.

 

Chesterton, comme son grand ami Belloc, a aussi prédit des âges sombres et crucifiants, mais ni l’un ni l’autre ne furent défaitistes, ce qui serait la victoire du Malin.

 

Belloc termine son ouvrage sur les hérésies par cet avertissement :

Nous voici au rendez-vous, devant la plus cruciale des questions qui furent jamais posées à l’esprit humain. Nous voici à la croisée des chemins : du choix que nous ferons dépend l’avenir de notre race.

Hilaire BELLOC, Les Grandes hérésies, L'Église dans la tourmente, Artège, Paris 2022, p. 265

Puissions-nous poursuivre le pèlerinage de nos aïeux dans la foi en ne baissant pas la garde, même si notre troupe est réduite.

***

Sources

 

(1) Hilaire BELLOC, Les Grandes hérésies, L'Église dans la tourmente, Artège, Paris 2022

(2) Aleteia, Les fruits de l'hérésie moderne https://fr.aleteia.org/2022/11/02/les-fruits-de-lheresie-moderne/

(3) Nicolas Bonnal, "Alexis Carrel et notre civilisation destructrice" https://nouveau-monde.ca/alexis-carrel-et-notre-civilisation-destructrice/

(4) La modernité, une hérésie chrétienne https://philitt.fr/2021/09/06/la-modernite-une-heresie-chretienne/

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14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 14:03
https://www.catholicworldreport.com/2023/11/13/outspoken-atheist-ayaan-hirsi-ali-says-she-is-now-a-christian/

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Ayaan Hirsi Ali, critique de longue date de l'Islam et athée déclarée depuis des années, a déclaré cette semaine qu'elle était "maintenant chrétienne", affirmant qu'elle était venue à cette religion à la fois dans le cadre d'un voyage spirituel et en réponse au "vide nihiliste" du monde moderne.

 

Hirsi Ali est depuis longtemps une éminente critique de l’Islam. En tant que jeune fille ayant grandi en Somalie, elle a subi une mutilation génitale féminine en Somalie lorsqu'elle était jeune fille et, en 2002, a renoncé à sa foi musulmane et s'est déclarée athée. Au cours des années qui ont suivi, elle a vivement critiqué ce qu’elle considère comme une violence extrémiste et l’intolérance de la part de nombreux musulmans.

 

Dans un essai publié lundi sur le site britannique UnHerd, elle a déclaré que même si elle s'est identifiée comme athée pendant plus de deux décennies, elle se considère désormais comme membre de la religion chrétienne.

 

Elle a écrit qu'elle s'est tournée vers le christianisme en partie "parce que j'ai fini par trouver que la vie sans aucun réconfort spirituel était insupportable, voire presque autodestructrice".

 

"L’athéisme n’a pas réussi à répondre à une question simple : quel est le sens et le but de la vie ?" a-t-elle déclaré, affirmant que "le vide laissé par le retrait de l’Église" dans le monde moderne "a simplement été comblé par un fouillis de dogmes quasi religieux irrationnels".

 

Lire : Pourquoi sombrons-nous dans la folie et la barbarie ?

 

Hirsi Ali a déclaré dans l’essai qu’il n’est "pas nécessaire de chercher une concoction new age de médicaments et de pleine conscience" pour faire face aux crises actuelles : "Le christianisme a tout ce qu'il faut".

 

Une autre raison pour laquelle elle a fait ce changement, dit-elle, est "mondiale" : l’écrivain a déclaré dans l’essai que "la civilisation occidentale est menacée" sur plusieurs fronts, notamment la Russie et la Chine, "l’islamisme mondial" et "l’idéologie éveillée".

 

"Nous nous efforçons de repousser ces menaces avec des outils modernes et laïques : des efforts militaires, économiques, diplomatiques et technologiques pour vaincre, soudoyer, persuader, apaiser ou surveiller", a-t-elle écrit. "Et pourtant, à chaque nouvelle vague de conflit, nous perdons du terrain."

 

Hirsi Ali a déclaré que la seule façon de "combattre" avec succès ces menaces est de répondre à la question "Qu’est-ce qui nous unit ?"

 

La "seule réponse crédible, je crois, réside dans notre désir de préserver l’héritage de la tradition judéo-chrétienne", a-t-elle déclaré ; cet héritage comprend un "ensemble élaboré d’idées et d’institutions conçues pour sauvegarder la vie humaine, la liberté et la dignité".

 

L’écrivain a déclaré qu’elle se considérait comme une "athée déchue", écrivant : "J’ai encore beaucoup à apprendre sur le christianisme."

 

"J'en découvre un peu plus à l'église chaque dimanche", écrit-elle, affirmant qu'elle a trouvé "une meilleure façon de gérer les défis de l'existence que ce que l'Islam ou l'incroyance avaient à offrir".

 

Hirsi Ali n'a pas immédiatement répondu lundi à une demande de commentaires concernant son essai.

Catholic World Report

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13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 08:38

Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils.

Première Lettre de Saint Jean 2, 22

Quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père

Première Lettre de Saint Jean 2, 23

La possession diabolique du corps de la France par la République

La République devait se servir de la France et des Français pour réaliser son universalité. Elle a donc pris « possession » de la France. Le mot « possession » doit être pris ici dans un sens théologique : il s’agit d’une possession diabolique, au sens où une entité prend le contrôle d’un corps, lui imprime sa marque, lui impose sa volonté et lui fait perdre jusqu’à la conscience de sa propre identité. Seule l’idée de « possession » peut en effet expliquer qu’un pays se caractérise à travers des symboles, des couleurs, des moments et des mots qui ne sont pas les siens mais ceux du régime politique qui s’est emparé de lui par la violence.

 

En fait, la stratégie républicaine de prise de possession du corps national a reposé essentiellement sur un processus pernicieux d’identification de la République à la France et de la France à la République.

 

Pourquoi, l’identification de la République à la France était-elle si importante pour les républicains ? Pour au moins deux raisons :

 

D’une part, il fallait rendre la République intouchable, il fallait la sanctuariser. Les élections de 1871 avaient envoyé deux tiers de monarchistes à l’Assemblée. Aux élections législatives d’octobre 1877, le camp républicain avait fait seulement 60 % des voix alors que la situation lui était très favorable. Même si depuis 1884 il était interdit de remettre en cause la forme républicaine de gouvernement, le régime en place restait précaire comme allait le démontrer l’affaire Dreyfus. Seule une assimilation totale de la République à la France pouvait rendre la République indéboulonnable : toute atteinte à la République et à ses symboles (le drapeau tricolore par exemple) serait dès lors vécue par les Français comme une atteinte intolérable à la France et au peuple français.

D’autre part, parce qu’il s’agissait d’utiliser le sentiment patriotique des Français. Il fallait canaliser cette énergie nationale pour la mettre, au nom de la France, au service du projet républicain. C’est cette identification qui explique les efforts et les sacrifices consentis par les Français à la demande du régime en place.

 

L’identification de la République à la France relève donc d’une « nécessité républicaine», d’une volonté consciente, d’une stratégique datée, qui a abouti dans les années 1880-1890. En voici les grandes étapes :

 

1792 : la République s’affirme « française » (déclaration du 25 septembre 1792)

1848 : le drapeau tricolore associé à la République devient définitivement le drapeau « français » (décret du 5 mars 1848)

1877 : Marianne, emblème de la République, figure désormais la France.

1879 : l’hymne des armées de la République (La Marseillaise) devient « chant national français » (séance de l’Assemblée du 14 février 1879)

1880 : la devise républicaine (« Liberté, Égalité, Fraternité »), affichée sur tous les édifices publics, devient la devise de la France (14 juillet 1880)

1880 : le 14 juillet républicain est adopté comme jour de fête « nationale »

1895 : les conquêtes de la République en Afrique de l’ouest (au profit des affairistes républicains) sont dites « françaises » (L’Afrique-Occidentale « française »)

1910 : les conquêtes de la République en Afrique centrale (au profit des affairistes républicains) sont dites « françaises » (L’Afrique-Équatoriale « française »).

1914 : « Armée française » et « Armée de la République », d’usage courant, sont interchangeables, etc.

 

Parvenir à faire croire à toute une population que le régime politique en place depuis peu se confond avec une nation séculaire, au point même que le nom du régime en question soit quasiment synonyme de celui de ce pays (la République / la France), révèle un machiavélisme sans précédent. Dès lors, toute critique ou remise en cause de la République, de ses symboles, de ses principes, de sa devise, sera automatiquement perçue comme une remise en cause de la France.

 

Mais l’utilisation et la manipulation des symboles n’auraient pas été suffisantes sans le contrôle des esprits par l’Enseignement obligatoire. Seule l’École républicaine pouvait assurer le conditionnement définitif des nouvelles générations :

 

« Quand toute la jeunesse française aura grandi sous cette triple étoile [l’obligation, la gratuité et la laïcité de l’École républicaine], la République n’aura plus rien à redouter » écrivait Ferdinand Buisson.

 

L’École dite « républicaine » ou « de la République » est conçue comme une « maison d’éducation » organisée « d’après l’idéal entrevu par la Révolution Française » (Ferry). Son objectif assigné sera de « changer d’ici à quelques générations les habitudes et les idées des populations », de « former et reformer » pour « préparer à notre pays une génération de bon citoyens ». (Ferry, Lettre aux Instituteurs, 1883). Cette mission, on le sait, sera remplie par les « hussards noirs de la République » qui apprendront à des générations d’enfants que la République est la France, voire la quintessence de la France, et que la contester revient à renier sa patrie.

 

Cette altération des réalités systématisera l’idéologie de la Revanche pour mieux s’imposer. Un décret scélérat du 6 juillet 1882 va incorporer les enfants des écoles dans des « bataillons scolaires » militairement organisés et armés (parfois de vrais fusils). Au nom de la Revanche, les enfants enrégimentés vont ainsi participer aux grands-messes républicaines du 14 juillet, honorer le drapeau républicain, chanter la Marseillaise… et s’exercer au tir, en attendant la Marne et Verdun. C’est à travers la République et ses symboles que les jeunes endoctrinés doivent montrer leur attachement à la France. Nul besoin de préciser que cet apprentissage pavlovien se poursuivra durant le Service militaire obligatoire.

 

En résumé, à partir des années 1880, la République a entrepris avec patience et méthode un long travail de conditionnement des esprits. Il fallait que ceux-ci, débarrassés de la réflexion, associent de manière automatique la République à la France et la France à la République. La manipulation des symboles, la réécriture de l’histoire, les célébrations « nationales », le revanchisme, l’endoctrinement scolaire, le Service militaire, bientôt la guerre… ont été les principaux vecteurs d’un conditionnement qui associe une somme extraordinaire de violences.

 

Nous pouvons considérer qu’en 1918 le processus d’identification est arrivé à son terme. Les anciennes générations ont disparu et les nouvelles ont été formées par l’École républicaine. Pour tous les Français désormais, l’Armée est à la fois « française » et « républicaine », ainsi que l’École, la Justice, la Police, l’Assemblée, les institutions… Pour longtemps, la République est « française » et n’aura plus rien à redouter de la France : Ferry et Buisson ne s’étaient donc pas trompés, mais à quel prix !

 

Antonin Campana

 

Illustration : Alban Guillemois

 

https://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/la-possession-diabolique-du-corps-de-la-france-par-la-republique/

***

Note du blog Christ Roi. La France étant possédée par un esprit antichrist depuis qu'elle ne reconnaît plus le Christ (1 Jn 2.22/23) mais l'a déclaré hors la loi avec la soit- disant "laïcité", en réalité "religion de la république" et religion maçonnique (dixit Vincent Peillon), chaque français doit réciter un Ave maria pour expulser cet esprit lorsqu'il entend "la Marseillaise". 

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11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 15:32

Tandis que "Tucho" Fernández de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi s'"ouvre" aux personnes transgenres et celles ayant des relations homosexuelles en les autorisant à devenir témoins de mariage, parrains ou marraines (alors qu'il faut remplir certaines conditions indispensables pour cela : être catholique pratiquant et être en situation régulière) et pour les personnes s'identifiant comme transgenres à être baptisées "même s'il existe des doutes sur la situation morale objective d'une personne". Ndlr.), l'évêque de Spire va plus loin, en demandant aux prêtres de bénir les unions homosexuelles dans l'Église, comme vous pouvez le lire dans l'article de The Pillar, traduit en italien par Marco Tossati :

Spire (Allemagne). L'évêque demande aux prêtres de bénir les unions homosexuelles dans l'Église

Un évêque allemand demande aux pasteurs de bénir les couples homosexuels

 

Mgr Karl-Heinz Wiesemann a déclaré dans la lettre du 2 novembre aux prêtres, diacres et agents pastoraux laïcs que les bénédictions - également étendues aux couples remariés - peuvent avoir lieu dans les églises du diocèse de Spire.

 

 

"La cérémonie doit être différente d'une cérémonie de mariage à l'église en termes de mots et de signes et doit explicitement renforcer l'amour, l'engagement et la responsabilité mutuelle dans la relation du couple en tant qu'acte de bénédiction", a-t-il écrit dans la lettre de 1 000 mots.

 

Les médias catholiques locaux ont déclaré que Wiesemann était le premier évêque allemand à lancer un tel appel, bien que d'autres prélats aient déjà souligné que les pasteurs ne s'exposeraient à aucune sanction s'ils bénissaient les couples de même sexe ou remariés dans leurs diocèses.

 

Wiesemann, qui dirige le diocèse du sud-ouest de l'Allemagne depuis 2008, a déclaré avoir lancé cette invitation après que 93 % des participants au controversé "chemin synodal" du pays aient approuvé un document appelant à "des cérémonies de bénédiction pour les couples qui s'aiment".

 

Le texte demande la création d'un "document" à utiliser dans les diocèses allemands comprenant "des suggestions de formulaires pour les célébrations de bénédiction pour diverses situations de couple (couples remariés, couples de même sexe, couples après mariage civil)".

 

Wiesemann a écrit : "Tant en ce qui concerne les croyants dont les mariages ont été rompus que ceux qui se sont remariés, et particulièrement en ce qui concerne les personnes orientées vers le même sexe, il y a un besoin urgent – ​​surtout dans le contexte d'une longue histoire de blessures profondes – d'une solution différente, une perspective de retrouver une attitude pastorale inspirée par l'Evangile, comme beaucoup d'entre vous la pratiquent depuis longtemps".

 

"C'est pour cette raison que j'ai fait campagne synodiquement pour une réévaluation de l'homosexualité dans l'enseignement de l'Église et j'ai également voté pour la possibilité de cérémonies de bénédiction pour les couples de même sexe. Je suis resté fidèle à cette ligne. J'espère qu'au cours du Synode mondial, cette question urgente de notre temps pourra également connaître une évolution positive."

 

Un rapport publié le 28 octobre à la fin de la première session du Synode sur la synodalité ne mentionne pas les bénédictions pour les couples de même sexe ni même l'acronyme "LGBT".

 

Mais le pape François a abordé le sujet des bénédictions en réponse à cinq dubia, ou doutes, posés par les cardinaux devant l'assemblée de Rome.

 

Le Pape a déclaré qu'il s'agit d'une question de prudence pastorale "de discerner adéquatement s'il existe des formes de bénédiction, demandées par une ou plusieurs personnes, qui ne véhiculent pas une conception erronée du mariage".

 

"Les décisions qui peuvent relever de la prudence pastorale dans certaines circonstances ne devraient pas être transformées en norme", a-t-il écrit. "En d'autres termes, il n'est pas approprié qu'un diocèse, une conférence épiscopale ou toute autre structure ecclésiale autorise constamment et officiellement des procédures ou des règles pour tout type de relation."

 

L’Allemagne n’est pas le seul pays où les évêques encouragent les bénédictions homosexuelles. Les évêques flamands de la Belgique voisine ont autorisé un texte autorisant la bénédiction rituelle des couples de même sexe en septembre 2022.

 

Bien que le Dicastère pour la doctrine de la foi ait déclaré en 2021 que l'Église n'a pas le pouvoir d'offrir des bénédictions liturgiques pour les unions homosexuelles, le Vatican n'a pas répondu publiquement à la démarche des évêques flamands.

 

Dans sa lettre, Mgr Wiesemann a déclaré : "Personne n'est obligé de détenir de telles bénédictions, mais ma demande signifie également que personne qui accomplit de telles bénédictions ne doit craindre des sanctions."

 

"Au contraire, il me semble important de donner à ces croyants un signe clair de la proximité de Dieu dans la communauté de l'Église. Il se peut que l’environnement familial (éventuellement même avec la bénédiction de l’appartement partagé) soit plus propice à recevoir une bénédiction. La cérémonie de bénédiction peut également avoir lieu à l'église ou dans un autre lieu approprié."

 

L'évêque de 63 ans a déclaré que tant que la Conférence épiscopale allemande n'aura pas terminé la brochure, les pasteurs devront se référer à une publication de 52 pages intitulée "La célébration des bénédictions pour les couples", produite par l'AFK, une association pour l'éducation familiale et la pastorale.

 

Plus d’un demi-million de catholiques ont officiellement quitté l’Église en Allemagne en 2022, le chiffre annuel le plus élevé jamais enregistré.

 

Selon la Conférence épiscopale allemande, le diocèse de Spire dessert 465 776 catholiques, dont 19 000 (4,1 %) assistent à la messe.

 

En 2022, le diocèse a enregistré 3 047 baptêmes, 3 384 premières communions, 2 134 confirmations, 730 mariages et 6 324 funérailles. De plus, 11 859 personnes ont quitté l’Église, tandis que 34 l’ont rejoint et 112 y sont officiellement revenues.

 

Wiesemann a promis de respecter la conscience des pasteurs qui s'opposent aux bénédictions. Mais il leur a demandé de référer les couples au bureau diocésain, qui les mettra en relation avec un autre pasteur de leur région.

 

Il a demandé aux pasteurs désireux d'offrir des bénédictions en dehors de leurs domaines de pastorale de contacter le bureau afin qu'une liste puisse être créée et distribuée.

 

"Les prières de bénédiction de nombreux couples révèlent un profond désir de pouvoir vivre leur vie ensemble sous la protection et la direction de Dieu", a-t-il écrit.

 

"Ce qui est évident ici, c’est un désir de Dieu qui dépasse les limites tracées jusqu’à présent. Cela doit être pris au sérieux et souligne la promesse biblique de la présence de Dieu partout où règnent la bonté et l'amour."

 

Et il a ajouté : "Avec la possibilité de bénir les célébrations, nous voulons rendre justice à la fois à la miséricorde de Dieu et à la situation du peuple".

 

"Affrontons ce voyage ensemble et restons dans le dialogue."

 

Source: 

https://www.marcotosatti.com/2023/11/09/spira-il-vescovo-chiede-ai-sacerdoti-di-benedire-le-unioni-omosessuali-in-chiesa/

Note du Blog Christ Roi. Puisque l'évêque de Spire évoque "une attitude pastorale inspirée par l'Evangile" "sous la protection et la direction de Dieu" (sic), "un désir de Dieu qui dépasse les limites tracées jusqu’à présent", voici ce que dit l'Evangile des "adultères" et des "sodomites"

Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites, ni les voleurs et les profiteurs, ni les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, aucun de ceux-là ne recevra le royaume de Dieu en héritage.

1 Corinthiens 6,9-10

On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.

Galates 5, 19-21

Quant aux lâches, perfides, êtres abominables, meurtriers, débauchés, sorciers, idolâtres et tous les menteurs, la part qui leur revient, c’est l’étang embrasé de feu et de soufre, qui est la seconde mort. »

Apocalypse 21,8

Rien de souillé n’y entrera jamais, ni personne qui pratique abomination ou mensonge, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.

Apocalypse 21,27

Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.

Dehors les chiens, les sorciers, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge !

Apocalypse 22, 14-15

Sur l'abomination, le Livre de l'Ancien Testament Lévitique 18,22 précise : 

Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination.

Lévitique 18,22

Et Jésus a dit : 

Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.

Evangile de jésus-christ selon saint Matthieu 5, 17-19

Saint Paul avertit :

Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps.

Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ...

C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature.

De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne le salaire dû à leur égarement.

… d’après le juste décret de Dieu, ceux qui font de telles choses méritent la mort ; et eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font.

Romains 1, 22-32

Sur "l’impossibilité de bénir les unions des couples de même sexe", vous pouvez lire l'article de La Croix du 26 mars 2021 : "Homosexualité, ne pas ignorer saint Paul".

 

"Une réflexion sur l’homosexualité au regard de la foi chrétienne ne peut faire l’économie de l’écoute de la Parole de Dieu."

"Or, nous savons que l’enseignement du Christ Seigneur ne se limite pas aux quatre évangiles, mais que le Verbe de Dieu, le Christ, s’exprime dans toute l’Écriture."

Mise à jour du 22 novembre 2023. 

Mgr Aguer (Argentine) : "L'inclusion des "transsexuels" par le baptême dans l'Église doit être basée sur la repentance et la chasteté."

Car "l'Église enseigne que l'accès au baptême doit être lié à un processus de conversion qui prend la forme d'une décision de changer de vie, d'adopter la vie chrétienne."

"Je pense que l'inclusion d'une personne "trans" dans l’Église a les mêmes exigences que celle d'un homosexuel (et de toute personne). Il est vrai que cette personne ne peut pas remédier aux dommages qu'elle a causés à son identité biologique. Mais le siège de la conversion est la volonté ; elle peut décider d'accepter le mode de vie chrétien qui, parmi les vertus qui le constituent, inclut la chasteté. C'est un changement fondamental pour elle de ne pas vouloir vivre dans la pseudo-identité de son "changement" de sexe qu'elle a assumée par une mauvaise décision. Cela peut sembler difficile, mais c'est l'exigence de la Vérité." Et l'aide de Dieu par la grâce ne fait pas défaut pour faire cela.

 

https://www.lifesitenews.com/opinion/archbishop-aguer-transgender-inclusion-in-the-church-must-be-based-on-repentance-chastity/?

Père Yves-Marie Coüët

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11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 14:27
Le pape François relève Mgr Strickland de ses fonctions d'évêque de Tyler sans donner d'explication et sans procès

Cité du Vatican, 11 novembre 2023 / 07h05

Le Vatican a annoncé samedi que le pape François avait relevé Mgr Joseph Strickland de ses fonctions dans le diocèse de Tyler, au Texas, et nommé un administrateur apostolique pour le remplacer.

La destitution de Strickland le 11 novembre intervient après que le Dicastère pour les évêques du Vatican a terminé une enquête formelle dans le diocèse plus tôt cette année, appelée visite apostolique, qui, selon une source, a examiné l'utilisation des médias sociaux par l'évêque et des questions liées à la gestion diocésaine.

Strickland, 65 ans, est évêque du diocèse de Tyler depuis 2012. L'évêque du Texas, très populaire mais polarisant, a été critiqué pour ses publications incendiaires sur les réseaux sociaux, notamment un tweet du 12 mai suggérant que le pape François ''sapait le dépôt de la foi''.

L'annonce du Vatican n'a fourni aucune raison pour la destitution de l'évêque. L'évêque Joe Vásquez d'Austin servira d'administrateur apostolique du diocèse de Tyler jusqu'à ce qu'un nouvel évêque soit nommé.

Au cours des plus de 10 années de Strickland à la tête de Tyler, le diocèse a connu des changements notables, tels que la démission en 2018 de trois responsables diocésains, une décision qui, selon Strickland à l'époque, permettrait au diocèse de mieux remplir sa mission.

Mais le mandat de Strickland a également coïncidé avec des signes positifs de santé spirituelle et administrative à Tyler. Actuellement, 21 hommes sont en formation sacerdotale pour le territoire de 119.168 catholiques. Le diocèse serait également en bonne santé financière, comme en témoigne en partie sa capacité à réunir 99 % de son objectif de 2,3 millions de dollars pour l'appel de l'évêque de 2021, six mois avant la date prévue.

Le pape François a rencontré samedi matin le cardinal américain Robert Francis Prevost, préfet du Dicastère pour les évêques, avant l'annonce de la destitution de Strickland.

La décision du pape de relever Strickland de sa gouvernance pastorale du diocèse de l'est du Texas intervient deux jours seulement avant le début de la réunion plénière d'automne des évêques américains, qui se tiendra du 13 au 16 novembre à Baltimore.

***

Mise à jour du 19 novembre 2023. Comme le rapporte Jean-Marie Guénois, dans le journal Le Figaro du 11 novembre dernier, « Mgr Strickland a critiqué une série de décisions qui pourraient instituer une forme de diaconat féminin, l’ordination à la prêtrise d’hommes mariés, le contrôle par des laïcs du pouvoir épiscopal et la bénédiction de couples homosexuels, même si ce dernier point a été plus contesté que prévu en octobre ». Toujours selon le même journaliste, « dans sa lettre du 22 août 2023 adressée aux catholiques de son diocèse du nord est du Texas, il récuse point par point ces évolutions en s’appuyant sur l’enseignement post-conciliaire de l’Église catholique, avec cette conclusion qui a dû lui coûter cher, puisqu’il a laissé entendre que le pape François serait schismatique. »

... ce sont ceux qui proposeraient des changements sur ce qui ne peut pas être changé selon les commandements du Christ, à son Église, ce sont eux qui sont les vrais schismatiques. » Source

En 2021, l'évêque Joseph Strickland avait lancé un avertissement aux nations et aux dirigeants du monde entier qui font la promotion de l'avortement, de l'homosexualité et de l'oppression des citoyens ordinaires.  Il avait avertit que nous souffrons dans le monde à cause de nos péchés et parce que nous ne reconnaissons pas Dieu comme le Créateur et le véritable auteur de la vie.

 

En 2022, une déclaration de François semblait ouvrir la porte à la Sainte Communion pour les politiciens pro-avortement tels que Nancy Pelosi. Quatre évêques, plusieurs prêtres et de nombreux érudits catholiques signèrent une déclaration réprimandant la déclaration du pape François, selon laquelle "tout le monde est invité au souper des noces de l'Agneau (Ap 19:9). Pour être admis à la fête, tout ce qui est requis est le vêtement de noces de la foi qui vient de l'audition de sa Parole." Le Pape a écrit ces mots dans sa Lettre apostolique du 29 juin sur la liturgie, Desiderio desideravi, mais pour les signataires de cette déclaration, il a omis le "sujet essentiel de la repentance pour le péché pour la digne réception de l'Eucharistie.

Parmi les signataires de cette déclaration figuraient Mgr Joseph E. Strickland, Mgr André Gracida, Mgr Athanasius Schneider, Mgr Robert Mutsaerts, le Père Gerald E. Murray, le Père James Altman, le Père John Lovell et plusieurs autres prêtres, ainsi que des universitaires bien connus.

Add. Mgr Strickland réagit à sa destitution sur Twitter,

Le 11 novembre :

 

"Réjouissez-vous toujours que… peu importe ce que le jour vous apporte, Jésus-Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie, hier, aujourd'hui et pour toujours. Que les saints et la Bienheureuse Vierge Marie nous incitent toujours à revenir au Christ, peu importe la façon dont nous errons dans les ténèbres. Jésus est Lumière issue de la Lumière."

Le 12 novembre

 

"Si nous sommes morts avec lui,

avec lui nous vivrons.

 

Si nous supportons l’épreuve,

avec lui nous régnerons.

 

Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même."

 

2 Timothée 2, 11-13

Le Cardinal Müller, ancien Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de Benoît XVI réagit sur la destitution de Mgr Strickland, évêque du diocèse de Tyler au Texas depuis 2012 :

 

“Ce qui est fait à Mgr Strickland est terrible, un abus du droit divin de l’épiscopat. Si je pouvais conseiller Mgr Strickland, il ne devrait absolument pas démissionner, car ils pourraient alors se laver les mains de leur innocence. (ce que Mgr Strickland n'a pas fait au final)


 

"Selon le commandement de la justice, un évêque ne peut être destitué par le Pape que s’il s’est rendu coupable de quelque chose de mauvais (hérésie, schisme, apostasie, crime ou comportement totalement non-sacerdotal), par exemple la pseudo-bénédiction qui insulte Dieu et trompe les gens sur leur salut – bénédiction des personnes des deux ou du même sexe dans des relations extraconjugales.

 

"La révocation arbitraire du poste d’évêque d’un diocèse dans lequel un évêque est établi par le Christ lui-même comme son propre berger porte atteinte à l’autorité du pape, comme cela s’est produit historiquement avec le marchandage indigne de la charge sous la papauté avignonnaise (cette perte de confiance était l’une des principales raisons de la séparation du christianisme de la Réforme de l’Église catholique et de sa haine du pape, qui, par ses actions arbitraires, s’était mis à la place de Dieu.)

 

"Selon l’enseignement catholique, le Pape n’est en aucun cas le Seigneur de l’Église, mais plutôt, en tant que représentant du Christ pour l’Église universelle, le premier serviteur de son Seigneur, qui devait dire à Simon Pierre, qui venait de devenir le rocher de l’Église : 'Passe derrière moi (Indietro italien, le véritable indietrismo), car tu ne penses pas à ce que Dieu veut, mais à ce que veulent les hommes' (Mt 16, 23).

 

"Le Pape n’a aucune autorité du Christ pour intimider et intimider les bons évêques calqués sur le Christ Bon Pasteur qui, conformément à l’idéal épiscopal de Vatican II, sanctifient, enseignent et conduisent le troupeau de Dieu au nom du Christ, simplement parce que des faux amis dénoncent ces bons évêques à François comme des ennemis du Pape, tandis que les évêques hérétiques et immoraux peuvent faire ce qu’ils veulent ou déranger chaque jour l’Église du Christ avec quelque autre bêtise.”

 

Le 21 septembre 2023 après l'annonce d'une visite apostolique au sujet de Mgr Strickland
 

Père Yves-Marie Couët

***

Add. Dans une interview exclusive le 11 novembre, quelques heures seulement après son renvoi, John-Henry Westen, rédacteur en chef de LifeSiteNews, a demandé à l'évêque Joseph Strickland pourquoi il avait été démis de ses fonctions. Celui-ci a répondu : ‘’La seule réponse que j'ai à cette question est que les forces de l'Église en ce moment ne veulent pas de la vérité de l'Évangile.’’

 

‘’Ils veulent que ça change. Ils veulent que cela soit ignoré. Ils veulent se débarrasser de la vérité qui, glorieusement, ne va pas disparaître. La vérité qu’est Jésus-Christ, son corps mystique, qui est l’Église, toutes les merveilles pour lesquelles les martyrs sont morts et pour lesquelles les saints ont vécu pendant près de 2000 ans depuis la mort et la résurrection du Christ.’’

 

L'évêque Joseph Strickland a déclaré qu'il pensait avoir été démis de ses fonctions parce qu'il ‘’avait menacé certains pouvoirs en place avec la vérité de l'Évangile‘’. Et qu'il ne rejetait pas entièrement la responsabilité de sa destitution sur le pape François, car ‘’de nombreuses forces travaillent sur lui et l'influencent pour qu'il prenne ce genre de décisions‘’.

"C'est pourquoi nous prions pour le pape, pour lui en tant que fils de Dieu et pour son rôle de pontife suprême." 

"Mais nous devons reconnaître qu’il existe des forces formidables et puissantes à l’œuvre dans le monde", a-t-il souligné. "Saint Paul nous rappelle que nous ne luttons pas contre les êtres humains, de chair et de sang ; nous combattons les puissances et les principautés du mal. Et le mal ne veut pas de la vérité de Jésus-Christ." 

"Il y a des gens dans l'Église, plutôt que de se glorifier de la vérité du Christ, ils veulent supprimer des parties importantes de l'Écriture Sainte et dire : 'Oh, nous nous sommes trompés' ou 'nous allons simplement l'ignorer.'"

 

Strickland a souligné que ''les saints, au cours de 2000 ans, ne se sont pas trompés''.

L'évêque américain a noté que le diocèse de Tyler est en pleine forme car il a ''la chance de compter de nombreux séminaristes, de bons jeunes hommes… qui seraient de merveilleux maris ou de merveilleux pères spirituels, prêtres''.

Selon Strickland, le diocèse est également ''solide financièrement'' grâce à ''l’immense générosité'' des fidèles.

''Je ne peux vraiment pas trouver d'autre raison que [que] j'ai menacé certaines des autorités en place avec la vérité de l'Évangile.’’

"Les Écritures nous disent que Jésus-Christ est le visage de la vérité", a déclaré M. Strickland. "Il ne se transforme pas en un être différent de celui qu'il était lorsqu'il est mort sur la croix et qu'il est ressuscité pour nous. Il est le même Seigneur ; il est le Chemin, la Vérité et la Vie, et ceux qui veulent changer cela, pour un jour, en termes d'histoire humaine, nous devons vivre ce jour, mais c'est un moment qui passera, et la vérité prévaudra."

***

L'animateur de radio Terry Barber révèle que le nonce américain, le cardinal Pierre, a déclaré à Mgr Strickland "qu'il n'y a pas de dépôt de foi"

 

Terry Barber, de Virgin Most Powerful Radio, a révélé dimanche que le cardinal Christophe Pierre, nonce apostolique du pape François aux États-Unis, a déclaré à l'évêque Joseph Strickland, il y a trois ans : ‘’Vous devez arrêter de parler du dépôt de la foi. Il n'y a pas de dépôt de foi.’’

 

 

Barber, qui s'entretient régulièrement avec les fidèles et le prélat récemment déchu de Tyler au Texas, dans son émission de radio The Bishop Strickland Hour, a déclaré que selon Mgr Strickland, le cardinal Pierre avait fait cette affirmation ‘’choquante’’ lors d'une réunion de la Conférence américaine des évêques catholiques.

 

Mgr Strickland m'a fait savoir que… Pierre l'a confronté et lui a dit : 'Regardez, le Saint-Père vous surveille. Il faut arrêter de parler du dépôt de la foi. Il n’y a pas de dépôt de foi.’”

 

"Eh bien, vous pouvez imaginer à quel point c'est choquant d'entendre un nonce dire qu'il n'y a pas de dépôt de foi, parce que si vous ne croyez pas au dépôt de la foi, vous n'êtes pas catholique", a poursuivi Barber. « Ce n'est pas seulement mon opinion. C’est l’enseignement de l’Église.

 

Le Catéchisme de l'Église catholique fait explicitement référence au dépôt de la foi, affirmant que ''les apôtres ont confié le 'dépôt sacré' de la foi (le depositum fidei ), contenu dans l'Écriture sainte (cf. 1 Tim 6:20 ; 2 Tim 1:12-14 Vulg.) et la Tradition, à l'ensemble de l'Église.

 

L'animateur de radio a demandé des prières pour Mgr Strickland, ainsi que des prières et des réparations pour les dirigeants de l'Église catholique.

 

"Il va porter une lourde croix, et il est persécuté comme les saints ont été persécutés pour avoir dit la vérité", a déclaré Barber, avant de demander à ses auditeurs de prier pour que le pape François revienne sur sa décision et comprenne que son Son rôle est de ''protéger le troupeau''.

 

« Cela n'est pas fait. Nous avons des évêques partout dans le monde qui sont des modernistes qui sapent le dépôt de la foi et rien ne leur est fait'', a déclaré Barber.

 

En effet, les religieux modernistes promouvant l'hétérodoxie ont souvent été promus par le pape François, comme on peut le voir clairement plus récemment dans sa sélection des membres votants du Synode de la synodalité, qui comprend des religieux connus pour leurs positions pro-LGBT et autres hétérodoxes et pour leur animosité envers le Messe latine.

 

Pendant ce temps, des bergers fidèles comme Mgr Daniel Fernández Torres, ardent défenseur de l’enseignement catholique du diocèse d’Arecibo, à Porto Rico, sont punis. L'évêque Fernández Torres a [lui aussi. Ndlr.] été démis de ses fonctions par le pape François sans explication, apparemment en raison de son soutien aux objections de conscience aux mandats de vaccination contre le COVID.

 

Barber a poursuivi en déclarant : ''J'applique le canon 212 pour faire savoir aux dirigeants de notre Église que c'est inacceptable. Nous voulons des évêques prêts à donner leur vie pour leur troupeau. Nous ne voulons pas de compromis.

 

Le Canon 212 précise que ''les fidèles chrétiens sont libres de faire connaître aux pasteurs de l’Église leurs besoins, notamment spirituels, et leurs désirs'' et que ''selon les connaissances, la compétence et le prestige qu’ils possèdent, ils ont le le droit et même parfois le devoir de manifester aux pasteurs sacrés leur opinion sur les questions qui concernent le bien de l'Église et de faire connaître leur opinion au reste des fidèles chrétiens[.]''

 

Barber estime que les laïcs ''doivent faire savoir au Vatican que nous ne sommes pas satisfaits de cette situation''.

 

 

Le bulletin quotidien du Saint-Siège a annoncé samedi 11 novembre que le pape François avait démis Mgr Joseph Strickland de ses fonctions d'évêque du diocèse de Tyler, au Texas, sans raison invoquée.

 

La décision frappante de François va à l’encontre de l’un des évêques les plus directs et les plus virulents des États-Unis, qui a bénéficié d’un soutien considérable, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son diocèse, pour sa promotion de l’enseignement catholique traditionnel.

 

Les positions les plus publiques de l'évêque Strickland sur les questions morales et doctrinales consistent à accuser le pape d'un "programme de sape du dépôt de la foi", à condamner le "blasphème" pro-LGBT du père James Martin, S.J., et à exhorter François à refuser la Sainte Communion à l'ancienne présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, en raison de son soutien à l'avortement.

 

Il s'est également montré particulièrement franc sur les controverses morales dans la politique et la culture américaines, notamment sur l'espionnage des catholiques par l'administration Biden et les manifestations publiques de groupes autoproclamés « sataniques ». Cet été, il a pris la parole lors d'une manifestation contre l'accueil par les Dodgers de Los Angeles d'une troupe de drag queen anticatholique appelée les « Sisters of Perpetual Indulgence », qui se présentent comme des religieuses grotesques.

 

La réaction de Mgr Strickland à l'annonce de sa destitution fut remarquablement douce. Quelques instants plus tard, il a déclaré à John-Henry Westen, rédacteur en chef de LifeSiteNews : ''Je maintiens toutes les choses qui ont été répertoriées comme des plaintes contre moi. Je sais que je n'ai pas mis en œuvre la Traditionis Custodes [décret du pape François restreignant la messe traditionnelle en latin] parce que je ne peux pas affamer une partie de mon troupeau.''

 

Il a ajouté : ''Je referais la même chose. Je me sens très en paix dans le Seigneur et dans la Vérité pour laquelle il est mort.''

 

(Fin de la traduction de l'article de LifeSiteNews)

***

 

Note du blog Christ-Roi. Le Catéchisme de l'Église catholique fait explicitement référence au dépôt de la foi, affirmant que ''les apôtres ont confié le 'dépôt sacré' de la foi (le depositum fidei), contenu dans l'Écriture sainte (cf. 1 Tim 6:20 ; 2 Tim 1:12-14 Vulg.) et la Tradition, à l'ensemble de l'Église. (paragraphe 84 du Catéchisme de l'Eglise catholique).

 

''En s’attachant à lui le peuple saint tout entier uni à ses pasteurs reste assidûment fidèle à l’enseignement des apôtres." (Dei Verbum 10).

 

Le concile Vatican II réaffirme dans sa constitution dogmatique Dei Verbum § 10 que la Tradition explique les Écritures : ‘’La sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu, confié à l’Église ;

‘’… La charge d’interpréter de façon authentique la Parole de Dieu, écrite ou transmise, a été confiée au seul Magistère vivant de l’Église dont l’autorité s’exerce au nom de Jésus Christ. Pourtant, ce Magistère n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il est à son service, n’enseignant que ce qui a été transmis, puisque par mandat de Dieu, avec l’assistance de l’Esprit Saint, il écoute cette Parole avec amour, la garde saintement et l’expose aussi avec fidélité, et puise en cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il propose à croire comme étant révélé par Dieu.

 

‘’Il est donc clair que la sainte Tradition, la Sainte Écriture et le Magistère de l’Église, selon le très sage dessein de Dieu, sont tellement reliés et solidaires entre eux qu’aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres, et que toutes ensemble, chacune à sa manière, sous l’action du seul Esprit Saint, elles contribuent efficacement au salut des âmes.’’

 

‘’Garder le dépôt de la foi, telle est la mission que le Seigneur a confiée à son Église et qu’elle accomplit en tout temps’’, déclare S. Jean-Paul II dans la Constitution apostolique ‘’Fidei Depositum’’ pour la publication du Catéchisme de l’Église catholique rédigé à la suite du deuxième Concile du Vatican, le 11 octobre 1992.

 

"Ce dépôt de la foi que transmet le catéchisme de Jean-Paul II contient : ‘’l'enseignement de l'Écriture sainte, de la Tradition vivante dans l'Église et du Magistère authentique, de même que l'héritage spirituel des Pères, des saints et des saintes de l'Église, […] des explications de la doctrine que le Saint-Esprit a suggérées à l'Église au cours des temps […], la foi étant toujours la même.’’ (Fidei depositum, 11 octobre 1992, titre III.)

 

''La Sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la parole de Dieu" (DV 10) en lequel, comme dans un miroir, l’Église pérégrinante contemple Dieu, source de toutes ses richesses.'' (Catéchisme de l'Eglise catholique paragraphe 97)

 

Rien ne saurait être ajouté ou retranché par rapport au dépôt de la foi, car le Christ ‘’est la Parole unique, parfaite et indépassable du Père’’: la Rédemption a eu lieu une fois pour toutes, et la Révélation est achevée, définitive.

 

Dieu a ‘’ tout dit en son Verbe’’ et la Révélation n'a pas à être complétée ni renouvelée : il appartient à la foi de l'expliciter et d'’’en saisir graduellement toute la portée’’.(Catéchisme de l'Église catholique, paragraphes 65-67)

 

Mise à jour du Lundi 20 novembre 2023Mgr Strickland : J'ai le devoir devant Dieu de défendre la vérité contre le père du mensonge

 

Dans l'épisode de cette semaine de The Bishop Strickland Show , Mgr Joseph Strickland donne un résumé de son discours au Rome Life Forum et commente une citation du pape saint Pie X.

 

Strickland dit qu'il a prononcé son discours dans le contexte de la rencontre que deux des disciples du Christ ont eue avec lui sur le chemin d'Emmaüs, expliquant que "nous sommes tous les disciples sans nom" dans le récit. Comme eux, explique Strickland, le Christ nous révèle le sens des Écritures, nos cœurs brûlent lorsque nous rencontrons cette vérité et nous reconnaissons le Christ dans la "fraction du pain" qu'est l'Eucharistie.

Il explore également la question de la providence , affirmant que les croyants devraient "parler de providence plutôt que de coïncidence". Citant comme exemple la lettre qu'il a lue dans son discours, Strickland raconte qu'il allait parler de saint Ignace d'Antioche et de plusieurs autres saints, et la lettre citait providentiellement le Père apostolique à plusieurs reprises.

Commentant l'image du Christ sur le chemin d'Emmaüs, Strickland explique que le Christ a discuté des Écritures et révélé des vérités avec les disciples qu'il a rencontrés sur son chemin, en commençant par l'époque de Moïse dans les siens. Selon lui, le Christ sur le chemin d'Emmaüs est une bonne image de l'appel à la conversion.

 

"Je pense que ce dont nous devons nous souvenir, c'est que cette vérité nous a été révélée", explique également Son Excellence. "Ce n'est pas quelque chose que nous avons formulé nous-mêmes. Cela n’est pas né du peuple. Cela vient de Dieu."

 

"Quand nous avons une vraie relation avec le Christ, quand nous le connaissons, alors nous sommes très à l'aise ", observe-t-il. "Nous aspirons à le connaître plus profondément et à connaître plus profondément sa vérité." Strickland a également posé une question à propos de ceux qui se disent catholiques mais qui "essayent de prendre les choses dans une direction totalement différente" : "Quelle est la place du Christ dans le tableau ? Le connaissent-ils ?"

 

"Si vous ne connaissez pas le Christ, comment pouvez-vous connaître le Père, parce qu'Il dit très clairement qu'Il révèle le Père, ou que le Père Le révèle ?, continue-t-il. "Je pense que le véritable point pour l’humanité est que le Christ est venu révéler Dieu et nous révéler qui nous sommes en tant que personnes créées à l’image et à la ressemblance de Dieu."

 

Plus tard dans l'épisode, Strickland commente une citation de saint Pie X, qui dit trembler à l'idée que "des âmes peuvent être punies pour l'éternité à cause de la négligence de leur pasteur, que des innocents peuvent être conduits hors de la prison". le chemin de la vérité, parce que les paroles du texte inspiré ne leur ont jamais été prêchées, et que l’esprit du monde, et de notre temps en particulier, devrait se déverser dans des esprits mal instruits, faute d’une main ferme pour en freiner le cours.

"J'ai le devoir sacré de défendre ouvertement la vérité, car Dieu me demandera de rendre compte de toutes ces âmes qui se sont égarées sur la voie de la perdition", a conclu le saint pontife.

 

Strickland, réagissant à cette citation, dit que c'était une "manière différente d'exprimer" un sentiment qu'il a déjà exprimé : qu'il a le devoir devant Dieu de prêcher la vérité en tant que successeur des apôtres.

"Je pense qu'il y a une responsabilité de dire la vérité, de la dire avec charité et clarté, comme on dit, de n'attaquer personne, de reconnaître que… les gens sont utilisés comme instruments de… faux messages, mais les faux messages viennent du père du mensonge", déclare-t-il.

"Il essaie de nous conduire à la perdition, et nous devons donc nous opposer à cela, parce que les voix du monde sont très puissantes et très tentantes pour les gens, mais très souvent, elles sont la voix du péché et du mal", poursuit-il. "Le père du mensonge est celui qui inspire ces voix." 

 

https://www.lifesitenews.com/news/bishop-strickland-i-have-a-duty-before-god-to-defend-truth-against-the-father-of-lies/?

Mise à jour du mercredi 22 novembre 2023. Après les évêques Strickland et Fernández Torres, c'est au tour de Mgr Rey, évêque de Frejus-Toulon, d'être limogé sans raison.

 

Mardi 21 novembre Mgr Touvet, alors évêque de Châlons-en-Champagne, était nommé coadjuteur, avec « pouvoirs spéciaux », de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon. Depuis un an et demi les ordinations sacerdotales étaient suspendues, une dizaine de séminaristes étant ainsi pris en otage. Une « visite fraternelle » du cardinal Aveline, archevêque de Marseille, puis une visite canonique de Mgr Hérouard, archevêque de Dijon, ont accouché de cette solution. Elle revient, en vertu des « responsabilités spécifiques » qui lui ont été confiées à transmettre à Mgr Touvet la direction du diocèse avec une attention particulière accordée à la « formation des séminaristes et des prêtres ». Quand on sait que Mgr Touvet, en huit années d’épiscopat à Châlons a ordonné 1 prêtre, en 2022, et Mgr Rey, dans le même temps, 41 prêtres sans oublier la dizaine d’ordinations en suspens on se demande si tout cela est bien sérieux. Ou au contraire très sérieux s’il s’agit de détruire ce que Mgr Rey et son prédécesseur Mgr Madec avaient réussi à bâtir en plusieurs décennies : le seul diocèse de France dans lequel toutes les paroisses ont un curé. Les évêques français voulaient la neutralisation de Dominique Rey, coupable de réussite.

 

... Ces évêques rejoignent la longue liste des prélats destitués ou poussés à la démission : Mgr Mario Oliveri, évêque d’Albenga Imperia en Italie, Mgr Hector Aguer, archevêque de La Plata, en Argentine, etc. sans oublier les cardinaux Burke, Muller ou Sarah à ce jour sans fonctions officielles. Tous ces prélats ont en commun, à des degrés divers, un attachement à la doctrine traditionnelle de l’Église, une sympathie pour la messe traditionnelle, et, pour les évêques diocésains, des séminaires prospères (21 séminaristes au diocèse de Tyler pour 120 000 catholiques). Cette politique méthodique d’élimination de toute forme d’opposition à la conception synodale de l’Église apparaît d’autant plus choquante que « en même temps » ne sont pas sanctionnées les divagations doctrinales les plus extravagantes comme celles portées par l’Église d’Allemagne (François exprimant simplement ses "préoccupations" face aux revendications des évêques du Synode allemand sans les limoger. Ndlr.) et tolérés des comportements parfaitement scandaleux, comme, pendant des années, les commerces de lit du cardinal Mac Carrick avec certains de ses séminaristes.

Source : https://renaissancecatholique.fr/blog/apres-nosseigneurs-strickland-et-rey-a-qui-le-tour-leglise-toujours-occupee/

Strickland, un renvoi hors du droit canon, sans aucun procès

 

Par Gérald Murray*

 

La destitution, décidée par le Pape François, de Mgr Strickland de la direction de son  diocèse s'est déroulée sans aucun procès, en dehors des normes canoniques. Idem pour Mgr Torres en 2022. C’est contraire à la charité et à la justice naturelle, comme l’a expliqué saint Jean-Paul II.

 

Le Bulletin de la Salle de Presse du Saint-Siège du 11 novembre, sous le titre "Démissions et nominations", contenait cette annonce : "Le Saint-Père a relevé de la gouvernance pastorale du diocèse de Tyler (USA) SEM Mons. Joseph E. Strickland et a nommé l'évêque d'Austin, SE Monseigneur Joe Vásquez, comme administrateur apostolique du diocèse vacant". Il est à noter que l'annonce est placée sous ce titre incorrect : la destitution d'un évêque n'est pas en fait une démission. La même entrée incorrecte a été utilisée dans l'annonce du 9 mars 2022 du retrait de Mgr Daniel Fernandez Torres de la pastorale du diocèse d'Arecibo, Porto Rico. Le Bureau de Presse n'a évidemment pas l'habitude de classer les annonces concernant la destitution d'un évêque, un acte rare mais pas inconnu.

 

La déchéance de fonction est prévue par le Code de droit canonique et est le résultat d'une procédure judiciaire ou d'une procédure administrative engagée pour examiner et rendre un jugement sur la base d'un soupçon fondé qu'un crime canonique a été commis par un évêque particulier. Dans les cas de Mgr. Joseph Strickland et Mgr. Fernandez Torres aucune de ces deux procédures canoniques possibles n'a été utilisée.

 

Le Canon 416 précise que «le siège épiscopal devient vacant (…) avec la privation communiquée à l'Évêque». Le canon 196 précise que "la déchéance de charge, c'est-à-dire la punition d'un crime, ne peut être effectuée que conformément à la loi. La privation prend effet selon les dispositions des canons du droit pénal". Le commentaire du Code de droit canonique annoté, 4 e édition , précise que "la privation est la perte de la fonction ecclésiastique en guise de punition pour un crime ; elle est imposée judiciairement ou administrativement à l'issue d'un procès pénal ou d'une procédure pénale administrative (cf. can. 1336, 4, 1). La privation est donc une forme particulière de répression ; son efficacité et ses limites sont soumises au droit pénal.

 

Dans les cas des évêques Torres et Strickland, il n’y a eu aucun procès pénal ou administratif. La visite apostolique, effectuée dans les deux cas, ne constitue ni une procédure judiciaire ni une procédure administrative. Leur destitution s’est donc produite par un acte du pape en dehors des procédures canoniques existantes.

 

La Canon 331 déclare en outre que le pape "en vertu de sa charge, a un pouvoir ordinaire suprême, complet, immédiat et universel sur l'Église, pouvoir qu'il peut toujours exercer librement". Il est libre, s'il le souhaite, de se dispenser des dispositions contraignantes des lois purement ecclésiastiques (can. 11). Le Canon 12 déclare que "quiconque pour qui ils ont été donnés est lié par les lois universelles". Le pape est donc tenu d'observer la loi de l'Église, à moins que, pour une cause "juste et raisonnable" (can. 90), il ne décide de se dispenser "dans un cas particulier" de ses dispositions (can. 85). Dans ce cas, il devra prendre un décret. S'il se dispense à la fois de l'obligation d'émettre un décret écrit, comme l'exigent les canons 48 et 51, et de l'obligation "autant que possible" d'écouter "ceux dont les droits pourraient être violés" (can. 50), le même acte de dispense devrait avoir lieu par un décret écrit, qui exposerait, "au moins brièvement, les raisons, s'il s'agit d'une décision" (can. 51). S'il se dispense d'exprimer ensuite les motifs de sa dispense, cela doit également se faire par décret écrit. Rien de tout cela ne s’est produit dans le cas de ces deux évêques déchus.

 

Un cas précédent de destitution d'un évêque diocésain par le pape François était celui de feu l'évêque Rogelio Ricardo Livieres Plano de Ciudad del Este, au Paraguay. Une note du Service de Presse du Saint-Siège, publiée dans le Bulletin du 25 septembre 2014, avait défini cette déchéance de fonction comme une "alternance". La note indiquait que la destitution était une "décision lourde du Saint-Siège, pesée par de sérieuses raisons pastorales et inspirée par le plus grand bien de l'unité de l'Église de Ciudad del Este et de la communion épiscopale du Paraguay". Dans ce cas, il a été considéré que Mgr. Livieres Plano s'est rendu coupable d'avoir offensé l'unité de son diocèse et la communion des évêques du Paraguay. La note ne mentionne pas d'épisodes spécifiques de ces crimes présumés.

 

Pourquoi le non-respect des dispositions canoniques est-il préoccupant ? Saint Jean-Paul II, dans la constitution apostolique qui a promulgué le Code de droit canonique de 1983, Sacræ disciplinæ leges, a ainsi décrit la nature et l'importance du Code : le but du Code est "de créer dans la société ecclésiale un tel ordre qui, en attribuant la primauté à l'amour, à la grâce et au charisme, il facilite en même temps leur développement organique dans la vie de la société ecclésiale et des individus qui en font partie". Il a également déclaré que "le Code, étant le principal document législatif de l'Église, fondé sur l'héritage juridique et législatif de la Révélation et de la tradition, doit être considéré comme l'instrument indispensable pour assurer l'ordre dans la vie individuelle et sociale et dans l'activité même de l'Église". Comme on peut le constater, l’accent est mis sur le bon ordre dans l’Église. Un ensemble de lois promulguées établit les conditions de relations justes et justes entre les fidèles, qui partagent l'obligation commune de coopérer les uns avec les autres dans l'obéissance à des règles de conduite clairement énoncées, qui promeuvent et sauvegardent la nature et la mission de l'Église.

 

Saint Jean-Paul II poursuit en affirmant que "le Code de droit canonique est extrêmement nécessaire à l'Église [qui] a besoin de normes : à la fois pour que sa structure hiérarchique et organique soit visible ; (...) et pour que les relations mutuelles des fidèles puissent être réglées selon la justice, fondée sur la charité, avec les droits des individus garantis et bien définis". Il a également souligné que "les lois canoniques, de par leur nature même, exigent le respect. C'est pourquoi la plus grande diligence a été déployée pour que, dans la longue préparation du Code, l'expression des normes soit exacte et qu'elles reposent sur une base juridique, canonique et théologique solide".

 

Mgr Strickland a rapporté que le 9 novembre, à Washington, le nonce apostolique, le cardinal Christophe Pierre, lui avait dit qu'on lui avait demandé de démissionner pour diverses raisons, parmi lesquelles le manque de fraternité avec ses confrères évêques américains, le non-respect de Traditionis Custodes, sa présence problématique sur les réseaux sociaux et sa critique du Synode sur la synodalité. Strickland, qui a refusé de démissionner, a déclaré que le nonce n'avait fait aucune référence à des problèmes administratifs dans son diocèse. Aucun de ces motifs de licenciement, qui lui ont été communiqués lors d'un entretien privé, n'a été énoncé dans un décret pontifical de licenciement. En fait, aucun décret papal n’a été publié.

 

Pour autant que nous puissions en juger sur la base des preuves publiquement disponibles jusqu'à présent , Mgr. Strickland n'a pas été accusé de crimes canoniques, mais plutôt d'être publiquement en désaccord, parfois en termes offensants, avec diverses déclarations et décisions du pape François, et d'avoir agi différemment de ses confrères évêques américains. Aucun crime canonique n’a été contesté et aucune procédure judiciaire ou administrative n’a été engagée. Par conséquent, le droit de l'évêque d'avoir la possibilité de connaître et de répondre à toute accusation formelle portée contre lui dans le cadre d'une procédure réglementée par la loi n'a pas été respecté. Il n'a pas eu accès aux preuves recueillies pour étayer les allégations d'actes répréhensibles et n'a donc pas eu la possibilité de réfuter ou de présenter d'autres preuves en sa faveur. La mise de côté des garanties procédurales canoniques présentes dans le Code pour protéger le droit d'un évêque à un procès équitable lorsque son supérieur hiérarchique, le pape, soupçonne un acte répréhensible, est contraire à la justice naturelle et ignore l'enseignement et l'esprit du Concile Vatican II et le Code de 1983.

 

* Prêtre et canoniste

 

 

Source: https://lanuovabq.it/it/strickland-una-rimozione-al-di-fuori-del-diritto-canonico

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11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 11:15
Professeur John Rist : Le pape François est un hérétique et a encouragé l'hérésie chez d'autres

Bergoglio devrait être remis en question et, s'il est identifié comme hérétique, démis de la chaire de Pierre.

 

Ven 10 Nov 2023 - 4:07 

 

CAMBRIDGE, Angleterre (LifeSiteNews) - Note de la rédaction : L'article suivant a été soumis par John Rist, professeur émérite de lettres classiques à l'université de Toronto, qui réside actuellement à Cambridge, en Angleterre. Universitaire de renommée mondiale et membre à vie de Clare Hall, à l'université de Cambridge, le professeur Rist a été l'un des signataires d'une lettre de 2019 accusant le pape François d'hérésie.

 

Qestion. Jorge Bergoglio est-il le pape ?

 

Réponse. Oui. Bien qu'élu par un groupe de cardinaux scandaleusement irresponsables, l'élection était valide.

 

Q. Pourquoi l'élection a-t-elle été "scandaleusement irresponsable" ?

 

R. Parce que, comme l'a admis l'un des promoteurs les plus actifs de Bergoglio, le cardinal Murphy O'Connor, les électeurs ne connaissaient pas le caractère de l'homme qu'ils ont élu et n'ont pas pris la peine de le découvrir.

 

Q. Bergoglio est-il un hérésiarque ?

 

R. À mon avis, il est lui-même hérétique et, par son ambiguïté calculée, il encourage l'hérésie chez les autres.

 

Q. Quelles sont ses erreurs fondamentales ?

 

R. En corrigeant l'enseignement de Jésus sur le remariage après le divorce et en encourageant l'absolution (et la réception de la Sainte Communion) sans repentir ni intention de s'amender, il soutient en fait que Jésus n'est pas toute la vérité et que ses enseignements doivent être améliorés. À moins que Bergoglio ne pense (comme certains exégètes) que Jésus n'a jamais dit ce qui est rapporté de lui - une idée qui détruit complètement le christianisme - cela implique un déni de la divinité du Christ, ou au moins une vision "nestorienne" de la relation entre les natures humaine et divine du Christ. Il semblerait que Bergoglio soit au mieux un arien (négation de la divinité du Christ. Ndt) mais plus probablement un adoptianiste (conception humanisante. Ndt.).

 

Q. Comment l'hérésie de Bergoglio se manifeste-t-elle le plus clairement ?

 

R. Dans son mépris pour ceux qui tentent de corriger son comportement. Un bon exemple est sa réponse au cardinal Muller lorsqu'il a été mis en cause pour une décision : "Je suis le pape et je n'ai pas à donner les raisons de mes actes". Peut-on imaginer que saint Pierre se soit comporté de la sorte lorsqu'il a été corrigé par saint Paul au sujet des chrétiens non juifs (une question admirablement discutée par saint Cyprien) ?

 

Q. Que faut-il faire pour remédier à la situation inacceptable d'un pape apparemment hérétique ?

 

R. Au moins un pape a déjà été condamné (à tort ou à raison) pour hérésie : il s'agit d'Honorius Ier (Pape 625-638) par un concile œcuménique. Bergoglio devrait être contesté et, s'il est identifié comme hérétique, destitué de la chaire de Pierre, ce pour quoi il aurait été démontré qu'il est incapable de tenir pour cause d'hérésie. Le droit canonique ne dit pas comment un pape peut être destitué, mais il ne semble pas déraisonnable de proposer que ceux qui l'ont élu, c'est-à-dire le Collège des cardinaux, aient l'obligation de le destituer si l'hérésie est prouvée.

Source: LifeSiteNews

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11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 10:46
Le synode allemand est incompatible avec la foi catholique – évêques polonais

L’enseignement de l’Église ne peut différer d’un pays à l’autre. L'archevêque polonais président Stanisław Gądecki a déclaré ce truisme lors d'une conférence de presse sur le synode (Episkopat.pl, 9 novembre).

Gądecki a déclaré que les évêques polonais avaient réagi à un texte de 150 pages envoyé par les Allemands à tous les participants à l'ex-synode de François, soulignant son "incompatibilité avec l'enseignement catholique".

Cependant, en fin de compte, l'évêque président allemand Bätzing a manipulé le fait que "toutes les demandes allemandes avaient été satisfaites [par les participants au synode]", a critiqué Gądecki.

Il a énuméré les questions controversées telles que la "synodalité", le déni de l'anthropologie biblique, le rôle du prêtre, le célibat, l'ordination [invalide] des femmes, le genre et les questions d'homosexualité.

Source: Choosing him ; Gloria.tv

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Dans le Tagesost du 18 septembre 2023, Mgr Gądecki avait critiqué le synode sur la synodalité du Vatican, pour l'utilisation du "langage idéologique des Nations unies" et la promotion du "relativisme moral". Il remarqua que l'Instrumentum  Laboris (texte qui sert de base aux discussions) utilisait des termes tels que "l'inclusion, telle que définie par l'ONU", qui "se réfère exclusivement à l'inclusion des personnes non binaires dans la société et à la reconnaissance de la nature humaine en tant que non binaire (c’est-à-dire ni hommes et ni femmes)". Le terme "inclusion" remplace la notion de péché et de conversion dans le texte de l’Instrumentum Laboris et fait donc partie de l'idéologie du relativisme moral", a-t-il déclaré.

 

"Cela soulève la question suivante : est-il approprié que l'Église, à la recherche d'un nouveau langage pour communiquer avec les gens aujourd'hui adopte des termes du langage politique de l'ONU, derrière lequel se cache souvent une idéologie ?"

 

M. Gądecki a déclaré : "Aujourd'hui, malheureusement, il semble qu'il y ait en Allemagne la crise de l’Eglise la plus importante depuis la Réforme. Le danger est grand qu'une réforme mal comprise du christianisme conduise une fois de plus à un schisme de l'Église qui s'étendra aux pays voisins."

 

Gądecki a émis sa "correction fraternelle" en février 2022 dans une lettre adressée au président de la conférence épiscopale allemande, Mgr Georg Bätzing, dans laquelle Gądecki critiquait la Voie synodale et invitait les évêques allemands à maintenir l'enseignement immuable de l'Église sur la sexualité.

 

"Il est important de bien comprendre le sens de la correction fraternelle", a-t-il poursuivi. "Certains peuvent l'associer à l'exaltation de l'un par rapport à l'autre, mais nous le faisons avec des larmes. Le Christ a pleuré sur Jérusalem, accompagné de paroles sur l'incapacité à discerner correctement les signes des temps".

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11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 10:29

"[Satan] établira une Contre-Église, qui sera le singe de l’Église. Elle aura toutes les notes et caractéristiques de l'Église, mais à l'envers et comme vidée de son contenu divin. ... Le Faux Prophète aura une religion sans croix. Une religion sans monde à venir. Une religion pour détruire les religions. Il y aura une église contrefaite. L'Église du Christ sera l'une et le faux prophète créera l'autre. La fausse Église sera mondaine, œcuménique et mondiale.

 

"Il s’agira d’une fédération lâche d’Églises et de religions, formant une sorte d’association mondiale, un parlement mondial d’Églises.

 

"Elle sera vidée de tout contenu divin ; ce sera le corps mystique de l'Antéchrist.

 

"Le Corps mystique sur terre aujourd’hui aura son Judas Iscariote, et il sera le faux prophète. Satan le recrutera parmi nos évêques." — Mgr Fulton J Sheen, Communism and the Conscience of the West (Indianapolis : Bobbs-Merrill, 1948), p. 24-25.

Source: Sanoj Thomas

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