Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
6 juin 2025 5 06 /06 /juin /2025 00:00
Saint Norbert, archevêque de Magdebourg (1080-1134)

Né en 1080, près de Cologne (Allemagne), Norbert fut engagé dès son jeune âge dans la cléricature; mais il fréquentait plus la cour que l'Église et reculait devant les Ordres sacrés, afin de suivre la voie des plaisirs. 

Il avait déjà trente-trois ans, quand, traversant à cheval une belle prairie, accompagné d'un seul serviteur, il fut assailli par une soudaine et horrible tempête. La scène de saint Paul sur le chemin de Damas se renouvela; car Norbert entendit une voix céleste lui dire: "Pourquoi me fuis-tu? Je te destinais à édifier mon Église, et tu scandalises mon peuple." En même temps, la foudre éclate et le renverse par terre, où il demeure évanoui pendant une heure entière. Quand il eut recouvré ses sens, il dit à Dieu: "Seigneur, que demandez-vous de moi?" Et la réponse à sa question lui fit comprendre qu'il devait quitter le monde et vivre dans la pénitence. 

La conversion fut immédiate et complète, et bientôt l'on put voir, non sans étonnement, le brillant gentilhomme échanger ses riches vêtements contre la bure du moine. Il se prépara pendant quarante jours, dans un monastère, à offrir pour la première fois le Saint Sacrifice de la Messe. 

Norbert obtint du Pape les pouvoirs de missionnaire apostolique et commença à prêcher la pénitence. Ses œuvres étaient plus éloquentes encore que sa prédication: il marchait nu-pieds, même en plein hiver, au milieu de la neige, n'avait pour vêtement qu'un rude cilice en forme de tunique et un manteau de pénitent; il observait perpétuellement le carême selon la rigueur des premiers siècles, et y ajoutait de ne manger presque point de poisson et de ne boire du vin que très rarement: on eût dit un nouveau Jean-Baptiste, par son zèle et ses austérités. 

Cependant Dieu réservait à Norbert la gloire de fonder l'Ordre des Prémontrés, ainsi nommé parce que le Saint avait eu révélation du lieu où il devait l'établir. Saint Augustin lui ayant apparu, une Règle d'or à la main, il comprit qu'il devait adopter pour son Ordre la règle de ce grand docteur. Il fut lui-même la règle vivante de ses frères. 

 

Ordres-des-Premontres.png

Armoiries de l'Ordre des Prémontrés. Blason d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à deux crosses du même passées en sautoir brochant sur le tout. Le semis de fleurs de lys d'or est une concession faite par le roi Saint Louis. (Source: X. Barbier de Montault, prélat de la Maison de Sa Sainteté, Annuaire du Conseil Héraldique de France, 3e année, 1890.)

 

En 1126, se réalisa une vision que sa mère avait eue avant sa naissance: Norbert fut obligé d'accepter l'archevêché de Magdebourg (Allemagne), et il eut désormais outre le souci de son Ordre, le soin de son diocèse, où son apostolat fut traversé par de grandes persécutions et couronné d'abondants fruits de salut. Rien du reste, n'avait changé dans sa vie, et jusqu'à sa mort il mena dans son palais la vie d'un moine dans sa cellule.

 

Saint-Norbert--Archeveque--Fondateur-de-l-Ordre-des-Premo.jpg

Saint Norbert, Archevêque, Fondateur de l'Ordre des Prémontrés (1080-1134), vitrail dans la Basilique Notre-Dame d'Afrique à Alger.

 

 

Sources: 1, 2, 3

Partager cet article
Repost0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
4 juin 2025 3 04 /06 /juin /2025 21:09
Le mariage n'est pas un "idéal" : voici comment Léon XIV "corrige" François

Dans l'homélie prononcée pour le Jubilé des familles, le pape nie le fondement de tous les malentendus provoqués par Amoris laetitia, revenant à la conception classique de la morale que Jean-Paul II avait établie dans Veritatis splendor.

 

Éditoriaux 03_06_2025

 

Par Stefano Fontana

 

Source: https://lanuovabq.it/it/il-matrimonio-non-e-un-ideale-cosi-leone-xiv-corregge-francesco

 

Traduction blog ChristRoi

 

Le discours du Saint-Père Léon XIV aux pèlerins pour le Jubilé des familles, des grands-parents et des personnes âgées ... corrige substantiellement les présupposés théologiques et pastoraux d'Amoris laetitia (AL). Sur le plan formel, un discours ne peut effacer une exhortation apostolique, mais sur le plan substantiel et strictement théologique, il l'a fait, ce qui laisse espérer une autre démarche plus authentiquement magistérielle. Ce bref discours est le suivant : "C'est pourquoi, le cœur rempli de gratitude et d'espérance, je vous dis, époux : le mariage n'est pas un idéal, mais le canon du véritable amour entre un homme et une femme : un amour total, fidèle et fécond (cf. saint Paul VI, Lettre encyclique Humanae vitae , 9)".

 

"Le mariage n'est pas un idéal", mais lorsqu'Amoris laetitia parle de situations dites "irrégulières" comme la cohabitation hors mariage ou après un divorce, elles sont considérées comme une situation d'inadéquation par rapport à la plénitude de ce que le Christ nous a proposé. Non pas comme quelque chose de contraire et d'incompatible, mais comme quelque chose d'inadapté, dû à la fragilité humaine ou aux circonstances de la vie. L'inadéquation n'est pas un mal à condamner ou à éviter, mais reste quelque chose de positif, même si ce n'est pas complètement, à faire grandir et à améliorer. Nous sommes tous déjà sur la bonne voie, seulement certains sont plus avancés et d'autres plus en retard.

 

Par exemple, au début de l'Exhortation, François dit : "Je m'attarderai donc sur une invitation à la miséricorde et au discernement pastoral face aux situations qui ne correspondent pas pleinement à ce que le Seigneur nous propose." Le péché, selon Amoris laetitia, n'est pas une réponse erronée, mais une réponse qui ne correspond pas pleinement. À propos de l'épisode évangélique de la Samaritaine, le texte d'AL dit : "… et ensuite seule avec Jésus qui ne la condamne pas et l'invite à une vie plus digne" ; ce qui laisse penser que même l'adultère a déjà un aspect digne.

 

L'un des aspects les plus perturbateurs de l'Exhortation est ce qui est exprimé au paragraphe 303, selon lequel la conscience "peut reconnaître" "sincèrement et honnêtement" que cette situation irrégulière "est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif." 

 

Voici le mot "idéal", repris aujourd'hui par Léon XIV pour être nié, terme clé d'Amoris laetitia alors fortement contesté par la vieille garde de l'Institut Jean-Paul II. Le cardinal Caffarra avait observé, entre larmes et ironie : "L'indissolubilité, et plus généralement le mariage entendu au sens chrétien, n'est pas un idéal, une sorte de but à atteindre et à atteindre. J'aimerais voir la réaction d'une épouse à qui son mari dirait : “Voyez, la fidélité envers vous est pour moi un idéal vers lequel je m'efforce de tendre, mais que je ne possède pas encore.”"

 

Lorsque des situations irrégulières sont présentées comme des avancées positives vers le mariage , on affirme qu'il est possible de vivre maritalement sans l'être. Le cardinal Velasio de Paolis avait écrit, lors de la douloureuse confrontation d'il y a dix ans : "Ce qui est inacceptable pour la loi morale et divine, c'est précisément que deux personnes qui ne sont pas mariées vivent comme telles… Ce serait la destruction totale du mariage et de la famille, et toute la loi morale sur la sexualité tomberait."

 

Le court passage du discours de Léon XIV rétablit donc la vérité sur un point essentiel ; sa référence implique la révision de l'ensemble de l'exhortation apostolique qui s'en inspire, et constitue aussi, implicitement, une réponse synthétique aux célèbres Dubia des cardinaux. Il s'agit en même temps d'un retour à Veritatis splendor de Jean-Paul II. Si la morale divine ne présente qu'un "idéal" et n'est pas une "prescription", alors il est impossible de donner des lois divines valables toujours et pour tous. Veritatis splendor en revanche, condamne les positions morales qui "considèrent qu'on ne peut jamais formuler une interdiction absolue de comportements déterminés qui seraient en opposition avec ces valeurs, en toute circonstance et dans toutes les cultures" (n. 75). Il est impossible d'évaluer certains comportements comme injustes ou erronés et, en même temps, d'évaluer la volonté de celui qui les choisit comme juste et bonne. La tendance de la volonté de celui qui agit vers la fin est certes importante, mais celle-ci est atteinte lorsque les bons contenus de l’action humaine sont atteints.

 

Si le principe de la loi morale divine comme "idéal" tombe et que nous revenons à Veritatis splendor, la doctrine des actions intrinsèquement mauvaises (intrinsece mala et, au niveau politique, des principes non négociables) peut également être ravivée et, espérons-le, nous pourrons revenir à parler de "nature" et de loi morale naturelle, expressions dont toute trace avait disparu.

Partager cet article
Repost0
31 mai 2025 6 31 /05 /mai /2025 00:00
Visitation de la Vierge Marie

L'ange Gabriel, en annonçant à Marie le mystère de l'Incarnation, lui avait dit, pour confirmer sa mission, qu'Élisabeth, sa cousine, quoique d'un âge fort avancé, était enceinte d'un fils qui devait être le précurseur du Messie. La joie que la très-sainte-Vierge ressentit de cette merveille, et plus encore le motif de la charité, la déterminèrent à aller visiter sa sainte parente. Elle partit donc, et se rendit en diligence, à travers les montagnes de Juda, à la ville d'Hébron. Lorsqu'elle fut arrivée au terme de sa course, Marie entra chez Zacharie, et salua Élisabeth. Quel bonheur pour cette maison d'être honorée la première de la visite du Verbe fait chair ! De quelle bénédiction sa présence ne fut-elle pas suivie ! La très sainte-Vierge en fut l'instrument, parce que Dieu voulait nous montrer qu'elle est le canal des grâces, et que nous pouvons avec confiance implorer son intercession.

 

À la voix de Marie, l'enfant qu'Élisabeth portait dans son sein fut rempli du Saint-Esprit, c'est-à-dire qu'il fut purifié de la tache originelle, orné de la grâce sanctifiante, élevé à une dignité supérieure à celle des prophètes. Doué même, par anticipation, de l'usage de la raison, il reconnut, par une lumière surnaturelle, celui qui venait le visiter, et marqua, par une espèce de tressaillement, l'amour et le respect dont il était saisi en la présence de son Dieu.

 

Élisabeth, de son côté, félicita Marie du choix que Dieu avait fait d'elle pour être la Mère du Désiré des nations. L'auguste Vierge répondit à ces témoignages de vénération par le beau cantique MAGNIFICAT : Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur.

Vitrail-dans-la-cathedrale-Saint-Maclou-de-Pontoise-repre.JPG

Vitrail dans la cathédrale Saint-Maclou de Pontoise représentant la visitation


Sources: (1)  Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 183 ; (2)

Partager cet article
Repost0
25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 23:00
Saint Philippe Néri, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 161

 

Philippe naquit à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l'appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l'âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d'un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d'étudiant: pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule.

Après plusieurs années d'étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle.

Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. "Amusez-vous bien, leur disait-il souvent; mais n'offensez pas le bon Dieu!" Aussi Philippe exerçait-il sur l'enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d'être regardé comme le Patron des Oeuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l'Oratoire.

Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu: "Seigneur, défiez-Vous de moi, car j'ai peur de Vous trahir!"

"Son coeur, affirme un de ses familiers, bouillonne et émet des flammes et un tel incendie qu'ils en a les passages du gosier brûlés comme par du vrai feu." (Cité par Louis Ponnelle et Louis Bordet dans Saint Philippe néri et la société romaine de son temps, 1515-1595, La Colombe, éd. du Vieux Colombier, 1958, p. 82.)

Philippe mourut à l'âge de quatre-vingt ans, le 26 mai 1595.
 

Un jour, un des fils spirituels de Saint Philippe Neri lui a demandé : Pourquoi l'Évangile est si difficile à suivre? Le saint homme lui répondit : Car il est simple.

Saint Philippe Néri, Fondateur de l'Oratoire (1515-1595)


Sources: (1) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Les saints du jour ; (2) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 160 ; (3) François Brune, Pour que l'homme devienne Dieu, Dangles, Collection Horizons spirituels, St Jean de Braye 1992, p. 304.

Partager cet article
Repost0
24 mai 2025 6 24 /05 /mai /2025 00:00

Cathédrales de Nantes

            

Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue: il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur:

"J'apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-- On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.

-- Cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.

-- La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous."

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour:

"J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur !" La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs.

Une seule chose chagrinait Rogatien: il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu fît que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices.

"Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux."

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On les achève ensuite en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom des deux Enfants Nantais.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Les saints du jour

Partager cet article
Repost0
23 mai 2025 5 23 /05 /mai /2025 21:59
JD Vance n'a pas embrassé l'anneau du pape Léon XIV

Après son audience avec le pape Léon XIV, Ross Douthat a confronté le vice-président américain JD Vance (NYTimes.com, 21 mai) à la tension entre les politiques de l'administration Trump et les vues du pape et du Vatican, notamment en matière de migration.

"Nous pourrions probablement en parler toute la matinée", a répondu Vance, changeant de sujet : "Permettez-moi de vous donner un exemple très précis de cette tension. Après la messe - je suis catholique, je crois que le pape Léon est en fait le berger de 1,4 milliard de catholiques, et il y a des choses comme s'incliner devant lui ou embrasser l'anneau qui sont des signes de respect pour un père spirituel".

M. Vance a ensuite parlé de la différence entre sa foi et sa représentation du pays : "Sur la scène internationale, je ne suis pas là en tant que JD Vance, un paroissien catholique. Je suis là en tant que vice-président des États-Unis et chef de la délégation du président à la messe inaugurale du pape".

Il a fait remarquer que, selon le protocole, les présidents et vice-présidents américains ne s'inclinent pas devant les dirigeants étrangers et n'embrassent pas d'anneaux.[1]

Si le "protocole" stipule que les présidents et vice-présidents américains n’embrassent pas l’anneau papal, alors le protocole est erroné. C'est un protocole basé sur une fausse théologie dans laquelle le pouvoir temporel ne reconnaît ni ne respecte le pouvoir spirituel.

 

Le Christ est Roi.[2]

JD Vance n'a pas embrassé l'anneau du pape Léon XIV

Sources

 

[1] https://gloria.tv/post/ykjLq13xYrmZ6QW1krMW6tC6U

[2] Joshua Charles

Partager cet article
Repost0
23 mai 2025 5 23 /05 /mai /2025 17:33

Si la foi seule sauve, pourquoi la grâce ?
Si la grâce seule sauve, pourquoi la foi ?
Si l'Écriture seule, pourquoi l'Église ?
Si l'Écriture seule, pourquoi la mission des apôtres par l'enseignement oral ?
Si l'Écriture seule, pourquoi le Christ n'a-t-il jamais dit aux apôtres d'écrire tous ses miracles et tous ses enseignements ?

Si une fois sauvé toujours sauvé, pourquoi S. Paul a-t-il écrit aux communautés chrétiennes des croyants déjà sauvés sur le salut ?

Les 5 Solas c'est comme essayer de reconstruire la moitié d'une maison et qualifier le résultat d'"identique" "biblique". Le Christ ne nous a pas laissé une liste de slogans, il nous a laissé une église avec une autorité centralisée, des sacrements et tradition sacrée.

Deux d'entre elles sont irrationnelles, illogiques et anhistoriques : "sola fide" et "sola scriptura".

Le protestantisme n'est pas biblique.
Il n'existe aucun texte biblique pour la foi ou les Écritures seules. Aucun des premiers chrétien n'a embrassé de telles absurdités.

Dans l'Église primitive, il n'y avait pas de "Bible" pendant quatre siècle. Quelle était l'autorité des premiers chrétiens ? L’Église, sa tradition orale et les premiers conciles. Les apôtres (dont l'autorité vient du Christ) ont écrit la Bible. L'Église (dont l'autorité vient du Christ) a canonisé la Bible au IVe siècle. 

 

(1) Sola Fide.

 

A Romains 3,8 "l’homme devient juste par la foi, indépendamment de la pratique de la loi de Moïse", Luther a ajouté le mot "seule" après le mot "foi". La foi seule sauverait... Ce qui est Faux : la foi en action doit s' accompagner de bonnes œuvres.

 

"Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.

Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”

Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”" (Mt 7,21-23)

Réfutation des cinq solas protestants

Jc 2,24 Vous voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi.

 

Autrement dit, la foi seule, sans les oeuvres, n'est pas salvifique.

 

Galates 5,6 Car, dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité.

 

La foi "qui agit", autrement dit, la foi en action, ... par des oeuvres.

 

"Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié". 1Co 9,27 

Romains 2,12 précise : "en effet, tous ceux qui ont péché sans la loi de Moïse périront aussi sans la Loi ; et tous ceux qui ont péché en ayant la Loi seront jugés au moyen de la Loi."

 

La Bible enseigne donc que le jugement de Dieu est basés sur nos actes (péchés). Il s’agit d’une théologie du mérite et de la responsabilité et non d’une déclaration de foi intellectuelle ou émotionnelle.

(2) Sola scriptura en latin signifie "Écriture seule". C'est l'enseignement selon lequel la Bible est la seule règle de foi infaillible, suffisante en elle-même, et qu'aucune autorité contraignante - aucune tradition, aucune Église - n'est nécessaire au-delà d'elle. Ce qui est illogique et faux :

Pas logique du tout. 

Prémisse 1: Les Écritures peuvent être mal interprétées.

Prémisse 2: L'Écriture ne peut pas s'interpréter elle-même de manière autosuffisante

Conclution : Par conséquent, il doit y avoir une autorité normative extérieure et englobant l'Écriture.

 

Les apôtres ont prêché avant même qu'une seule page du Nouveau Testament ne soit écrite. Si le principe "la Bible seule" était vrai, le christianisme n'aurait donc pas pu exister ni même apparaître. 

 

Jésus, les apôtres et tous les chrétiens de l'an 33 après J.-C. jusqu'aux années 1500 auraient-ils fait partie d'une "fausse religion" parce qu'aucun d'entre eux ne croyait en la Sola Scriptura ? 

 

Souvent, Jésus citait l'Écriture et la faisait suivre de sa propre déclaration. Jésus n'a pas enseigné la Sola Scriptura. Le principe de la Sola Scriptura lui-même n’est pas dans la Bible. Sola Scriptura est un principe qui s’autocontredit en affirmant que seule l’Écriture a une autorité alors que cette doctrine ne se trouve nulle part dans l’Écriture.

Les protestants imaginent une "Sola Scriptura" à partir de leur propre magination, pendant qu'ils ignorent les Écritures. Ils ne pratiquent pas Sola Scriptura, ils prêchent, comme les pharisiens.

 

De plus, l'Écriture elle-même a été canonisée sur la base de la tradition par l’Église catholique elle-même si bien que l'on peut dire: sans l'Église, il n'y a pas de Bible, et sans la Bible, il y a toujours l'Église !

 

La Bible entière est composée de 73 livres et non de 66 livres. Parmi ces 73 livres, 46 constituent l'A.T. (Ancien Testament), et 27 le N.T. (Nouveau Testament). Parfois une Bible protestante peut tomber entre nos mains et là, nous sommes surpris de constater qu’il y a sept livres de moins, et qu'elle ne compte donc que 66 livres : les protestants ont retiré sept livres deuterocanoniques de l’Ancien Testament (livres admis "secondairement" que l'Église catholique et les Églises orthodoxes incluent dans l'Ancien Testament et qui ne font pas partie de la Bible hébraïque dite "protocanonique") qu’ils disent apocryphes et sur lesquels l’Église s'est appuyée pendant quinze siècles (jusqu'au protestantisme) : 

 

(1) Le livre de Judith

(2) Livre de Tobie (ou Tobit)

(3) Le Premier livre des Macchabées

4) le Deuxième livre des Macchabées

5) Le Livre de la Sagesse. Par sa date probable (Ier siècle av. J.-C.), c'est sans doute le dernier en date des écrits de l'Ancien Testament.

6) L'Ecclésiastique (ou Siracide, Livre de Ben Sira dont nous avons des fragments hébreux dans les Manuscrits de Qumran mis au jour entre 1947 et 1956, et aussi un rouleau à Massada, datant du Ier s. av. J.-C. Ce livre fasse partie de deux communautés différentes juives et écrit dans des formats métriques comparables à Deutéronome ou de chapitres des Psaumes, de Job ou de la Genèse, est une preuve que ce livre était reconnu comme une écriture sainte.)

7) Le Livre de Baruch : chapitres 1 à 6 (Ba 6 = Lettre de Jérémie)

8) Et des Passages grecs du Livre d'Esther :

"Songe de Mardochée" et "Complot contre le roi" (avant le verset 1,1 du texte hébreu),

"Édit d'Artaxerxès" (après 3, 13),

"Mardochée à Esther" (ap. 4, 8),

"Prière de Mardochée" et "Prière d'Esther" (ap. 4, 17),

"Rencontre d'Esther et du roi" (ap. 5, 5),

"Nouvel édit d'Artaxerxès" (ap. 8, 12),

"Explication du songe de Mardochée" (ap. 10, 3),

"Conclusion de la version grecque"

9) Les passages grecs du Livre de Daniel : insertions au chapitre 3 (prière des trois jeunes gens dans la fournaise),

chapitre 13 ("Suzanne"),

chapitre 14 ("Bel et le dragon").

 

 

Leur rejet repose sur une décision postérieure fondée sur le canon juif de Jamnia, qui n’était pas le canon biblique utilisé par les premiers chrétiens...

 

Autrement dit : Sola scriptura, sauf quand il s'agit du canon juif qui sera le nouveau modèle contre le canon chrétien..., et qu'il s'agira de supprimer sept livres des Écritures !

 

1 Tm 3,15 Mais au cas où je tarderais, je veux que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, c’est-à-dire la communauté, l’Église du Dieu vivant, elle qui est le pilier et le soutien de la vérité.

 

2 P 1,20 "Car vous savez cette chose primordiale : pour aucune prophétie de l’Écriture il ne peut y avoir d’interprétation individuelle."

 

Le sola scriptura protestant n'est donc pas biblique puisque c'est " l’Église du Dieu vivant" qui est le pilier et le soutien de la vérité et non le texte même de l'Écriture.

Saint Ignace d'Antioche vers 107 après J.-C., sur l'"Eglise catholique" in Les Pères Apostoliques, Texte intégral, Sagesses Chrétiennes, Cerf, Paris 2012, p.207-208

Saint Ignace d'Antioche vers 107 après J.-C., sur l'"Eglise catholique" in Les Pères Apostoliques, Texte intégral, Sagesses Chrétiennes, Cerf, Paris 2012, p.207-208

Les Écritures doivent ainsi être interprétées par les autorités apostoliques de l'Église. 

L'eunuque de la reine Candace par exemple, pour interpréter le prophète Isaïe, ne s'est pas évangélisé tout seul avec ses propres lumières, mais a demandé l'interprétation de Saint Philippe.

 

Tout n'est pas écrit dans la Bible. On n'a pas pu mettre tout ce que Jésus a fait dans un livre :

 

Jean 21,25 précise : ''Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.'' Tout n'est donc pas écrit dans la Bible. Toute la parole de Dieu ne se trouve pas dans la Bible.

 

Dans Matthieu 28,19-20 il est dit : ''Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.'' Et dans Jean 16,12-13 il est dit également : ''J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.'' Ceci signifie qu'il faut être baptisé et qu'il y a des choses non écrites dans la Bible mais qui seront révélées à l'Église par l'Esprit de vérité.

 

Le sola scriptura est donc antibiblique.

 

D'autant plus que l'"Écriture seule" des protestants a fait l'objet de traductions volontairement erronées. Sur:

-la messianité de Jésus (livre enlevé de la Sagesse 2,1-20 jugé "apocryphes"...)

-la divinité de Jésus (la reconnaissance de Jésus Dieu par Saint Pierre en 2 P 1,1)

-la virginité perpétuelle de Marie

-l'Annonciation,

-et des mots de la foi catholique comme "prêtres" ou "traditions" ("bible Louis Segond").

La Bible est apparue et a été sauvegardée par l'Église pendant plus de mille ans avant que l'idée même de "Sola Scriptura" ne soit née. Les protestants ne trouvent-ils pas étrange que la Bible ait plus de 1000 ans de plus que la Sola Scriptura? 

(3) Solus Christus (Christ seulement). Faux : 

 

1 Tm 2,5 "En effet, il n’y a qu’un seul Dieu ; il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus,"

 

Jésus est l'unique médiateur dans le salut mais pas dans la prière d'intercession puisque les saints et les anges, nos frères et amis au Ciel dont se privent les protestants ... peuvent aussi intercéder pour nous.

 

Dans 2 Mc 15,11-17 nous voyons le grand prêtre Onias (mort mais au Ciel) et le prophète Jérémie (mort mais au Ciel) intercèdent pour le peuple d'Israël et pour Judas Maccabées et sa victoire sur les Grecs de Syrie.

 

La transfiguration (Mt 17) montre Moïse et Elie en discussion avec Jésus, et non pas comme "endormis" dans le shéol.

 

"J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur,'' (1 Tm 2,3)

Réfutation des cinq solas protestants

Jc 5:16 "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force."

Réfutation des cinq solas protestants

1 Jean 1,9 Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.

Ap 8,3 "Un autre ange vint se placer près de l’autel ; il portait un encensoir d’or ; il lui fut donné quantité de parfums pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le Trône."

Réfutation des cinq solas protestants

Ac 8,24 "Priez vous-mêmes pour moi le Seigneur, afin que rien ne m’arrive"

 

Jr 42:2 "et dirent au prophète Jérémie : 'Laisse-toi toucher par notre supplication ! Intercède pour nous auprès du Seigneur ton Dieu"

 

Né 1:6 "Ecoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël."

 

Jb 42:8 "Maintenant, prenez sept taureaux et sept béliers, allez trouver mon serviteur Job. Offrez un holocauste en votre faveur, et Job mon serviteur intercédera pour vous. Uniquement par égard pour lui, je ne vous infligerai pas l’infamie méritée pour n’avoir pas parlé de moi avec justesse, comme l’a fait mon serviteur Job."

 

Jr 15,1 "Le Seigneur me dit : Même si Moïse et Samuel se tenaient devant moi, je n’aurais pas d’égard pour ce peuple. Renvoie-les loin de moi."

 

Hébreux 12,1 "Ainsi donc, nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins, et débarrassés de tout ce qui nous alourdit – en particulier du péché qui nous entrave si bien –, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée

 

2 Co 1,11 avec l’aide que vous nous apportez en priant pour nous ; ainsi, par l’intervention d’un grand nombre de personnes, la grâce que nous aurons reçue sera pour beaucoup de gens une occasion de rendre grâce à notre sujet.

 

Jn 11,25-26 "Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais."

 

Jn 3,18 "Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu."

 

1 P 3,18-19 "Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit. C’est en lui qu’il est parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité."

 

1 P 4,6 "C’est pour cela que l’Évangile a été annoncé aussi aux morts, afin que, jugés selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu dans l’Esprit." [Le «jugement» quant à la chair désigne la mort physique, la phrase structurant clairement une antithèse]

 

1 Th 3,13 "qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints." (+ Za 14:5)

(4) Sola Gratia. Faux :

 

1 Tm 2,4 car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.

 

Jn 3,5 Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

 

Jn 6,53 Jésus leur dit alors : "Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous."

 

 

(5) Soli Deo Gloria (À Dieu seul la gloire). Faux

 

Lc 1,48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Réfutation des cinq solas protestants

Mt 5,16 De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Réfutation des cinq solas protestants

Mt 25,34-46 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.

 

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;

 

j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”

 

Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?

 

tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?

 

tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”

 

Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

 

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.

 

Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;

 

 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”

 

Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”

 

Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

 

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Réfutation des cinq solas protestants
Partager cet article
Repost0
22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 00:00
Saint Émile, martyr à Carthage (IIIème siècle)

En Afrique du Nord vers 250, pendant la persécution de Dèce contre les chrétiens, Émile, arrêté pour sa foi, après avoir faibli devant la torture, apostasia et fut relâché. Se reprenant aussitôt, il alla voir le magistrat qui l'avait jugé et lui redit sa foi. Il fut condamné à être brûlé vif.

Saint Émile, fut d'abord emprisonné, battu avec des verges et soumis à différentes tortures pour l'inciter à renier la vraie Foi et à sacrifier aux faux Dieux.

S. Cyprien, son contemporain, évêque de Carthage, puis martyr comme lui, raconte que les deux saints, Émile et Chaste (ou Vaste), après les premiers tourments, crurent ne pas pouvoir résister aux intentions, puis, après avoir prié le Seigneur, reçurent la force de vaincre leurs persécuteurs, qui les firent mourir par le feu.

 

Sources : 1, 2, 3

Partager cet article
Repost0
19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 16:03

L'Église en Chine est très ancienne. "L'évangélisation de l'Empire du Milieu a commencé dès le Ier siècle de l'ère chrétienne, et ... a été le fait de l'apôtre Thomas en personne." (Pierre PERRIER, Xavier WALTER, Thomas fonde l'Eglise en Chine (65-68 ap. J.-C.), Asie Éditions du Jubilé, Mercuès 2008, p. 9)

La Chine pourrait avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030

La Chine a tenté d’effacer l’Église. 

 

Mais dans les catacombes, la foi grandissait.

 

Éclairée par des bougies, gardée par les fidèles et aidée par un cardinal qui a refusé de s'incliner.

 

C'est le miracle silencieux de l'Église souterraine de Chine, aujourd'hui.

Depuis la création du gouvernement communiste chinois moderne, la République chinoise a cherché à contrôler le christianisme par le biais d’églises approuvées par l’État.

Depuis la création du gouvernement communiste chinois moderne, la République chinoise a cherché à contrôler le christianisme par le biais d’églises approuvées par l’État.

La Chine a rompu ses relations avec le Saint-Siège en 1951 après la prise du pouvoir par le Parti communiste officiellement athée.

 

Si un catholique chinois qui s’oppose au PCC et commet un péché mortel dans cette opposition, comment peut-il confesser son péché aux prêtres de l’État chinois? Il ne peut pas confesser ses péchés sans représailles s'ils en informent le gouvernement. 

 

De nombreux croyants ont donc choisi de pratiquer leur culte de manière indépendante dans des "églises domestiques", rejetant ainsi la surveillance et le contrôle du gouvernement.

 

Ces églises domestiques se réunissent souvent dans des maisons secrètes, des sous-sols ou des endroits éloignés, pour éviter d’être détectées.

 

Malgré les risques, leur nombre a considérablement augmenté au fil des décennies.

La Chine pourrait avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030

Selon les estimations, il y aurait aujourd’hui des dizaines de millions de chrétiens en Chine, dont beaucoup fréquentent des églises domestiques non enregistrées.

 

Certaines projections indiquent que la Chine pourrait même avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030.

La Chine pourrait avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030

L’accès à la Bible est un défi persistant.

 

Bien qu'Amity Press imprime des Bibles légalement, leur distribution est limitée.

 

Pour répondre à la demande, certaines organisations ont recours à des Bibles de contrebande dans le pays.

La Chine pourrait avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030

Un événement notable fut le "Projet Pearl" en 1981, où clandestinement, un million de Bibles furent introduites en Chine en une seule nuit depuis une barge.

 

Cette opération visait à fournir les Écritures aux communautés ecclésiales clandestines.

La Chine pourrait avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030

Malgré les mesures de répression du gouvernement, notamment les démolitions d’églises et les arrestations de prêtres, l’Église clandestine continue de prospérer.

 

Les croyants sont souvent confrontés à la persécution mais restent fermes dans leur foi.

 

Hong Kong a toujours joué un rôle dans le soutien aux chrétiens du continent, les pasteurs fournissant des formations et des ressources.

 

Cependant, les récents changements politiques ont rendu ce soutien plus difficile.

La résilience de l'Église clandestine chinoise témoigne de la force durable de la foi

La résilience de l'Église clandestine chinoise témoigne de la force durable de la foi

Face à l'adversité, ces communautés continuent de grandir, de pratiquer leur culte et d'inspirer.

 

Pendant que l’État cherchait à réprimer le christianisme, tranquillement, fidèlement et avec persévérance, l’Église clandestine éclairait la voie à suivre.

Une voix brille comme un phare de courage et de foi :

 

Le Cardinal Joseph Zen, évêque retraité de Hong Kong.

 

Il a défendu sans relâche la liberté religieuse et a dénoncé catégoriquement l'accord secret de 2018 entre le Vatican et Pékin que le Cardinal Parolin, un des favoris des "progressistes" pro-François au Conclave, négocia pour assurer une paix fragile. Cet accord légitima le contrôle de l'État chinois sur les évêques. Le Cardinal Zen qualifia cet accord de "trahison".

La Chine avait rompu ses relations avec le Saint-Siège en 1951 après la prise du pouvoir par le Parti communiste, officiellement athée. L'accord marque la première reconnaissance officielle de l'autorité du pape par la Chine depuis lors. Cet accord a été considéré comme un moment historique pour le pape François et son secrétaire d'État, le cardinal Parolin, qui a négocié l'accord.

 

 

Zen critiqua ouvertement cet accord depuis le début. Il a averti que l’accord cédait trop de pouvoir à Pékin et se faisait au détriment des chrétiens persécutés, comparant les quelque 12 millions de catholiques  ́’clandestins’́ de la Chine à des oiseaux, et affirmant que le parti communiste utilisait le Vatican pour les "mettre en cage".

La Chine pourrait avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030

Le cardinal Zen veut que l'Église se tienne ferme contre la Chine. Il veut que l'Église affronte la Chine et révoque les directives qui dirigent le clergé dans une Église gérée par l'État. Il veut faire revivre la Commission chinoise du Vatican et s'exprime vigoureusement chaque fois que les catholiques sont persécutés. Il désire que l’Église nomme les évêques sans attendre l’approbation du régime.

 

Le Cardinal Josef Zen vit à Hong Kong où il a passé la majeure partie de sa vie. Il a enseigné dans divers séminaires en Chine Continentale entre 1989 et 1996 (comme supérieur provincial salésien pour la Chine et professeur de théologie/philosophie), donc y a passé des périodes significatives, mais de façon temporaire/missionnaire.

 

 

Le Cardinal Zen fut arrêté en 2022 pour avoir dénoncé l'oppression du PCC. Le Cardinal Parolin dit qu'il était "très désolé", mais que son premier espoir public était que l'incident ne détruisît pas les négociations. L'évêque à la retraite se vit confisquer son passeport en 2022 après avoir été arrêté pour collusion avec des acteurs étrangers dans le but de "mettre en danger la sécurité nationale de la Chine", en vertu d'une loi controversée imposée à Hong Kong par Pékin en 2020 en réponse aux manifestations antigouvernementales généralisées.

 

Les détails de l'accord conclu en 2018 entre le pape François et la Chine restent à ce jour confidentiels, mais il est largement admis que cet accord a donné au PCC le pouvoir de nommer ses propres évêques (un droit généralement réservé au pape), le Vatican conservant un droit de veto sur les nominations. Les deux parties ont prolongé cet accord en 2024 pour une durée supplémentaire de quatre ans. 

 

Le Cardinal Pietro Parolin participa à Davos et au Bildelberg et fut promu par le WEF. "Quelques jours avant le Conclave (de mai 2025), Giuliano Di Bernardo, franc-maçon influent et ancien Grand Maître du Grand Orient d'Italie, lui apporta un soutien.

Le cardinal Zen reste un symbole de la résistance contre l'oppression communiste.

 

Il célèbre des messes, prie le chapelet quotidiennement et refuse de se taire.

 

Pour de nombreux catholiques clandestins, il est un martyr vivant.

La Chine pourrait avoir la plus grande population chrétienne du monde d’ici 2030

Le cardinal Raymond Leo Burke des États-Unis a soulevé la question de l’accord avec la Chine le dernier jour lors des réunions précédant le Conclave.

 

Il a dénoncé l’abandon des chrétiens en Chine à la suite de l’accord, a condamné le manque de transparence derrière les négociations et les termes, et a appelé Parolin par son nom pour son implication dans la négociation de l’accord.

 

C’était l’un des derniers messages que les cardinaux électeurs entendraient avant de rentrer chez eux ce soir-là, beaucoup s’enregistrant ce soir-là à la Casa Santa Marta avant de s’isoler pour le conclave du lendemain matin.

 

Comme nous le savons maintenant, l’accord entre le Vatican et la Chine serait un facteur clé dans l’anéantissement des espoirs papaux de Parolin au cours du Conclave.

"Le sang des martyrs est la semence de l’Église." (Tertullien)

 

En Chine, la graine a pris racine, dans le silence, dans l’ombre, dans le chant.

 

La lumière du Christ n’est pas si facile à cacher.

 

Et un jour, la Chine appartiendra pleinement au Christ.

 

Gloria In Excelsis Deo

Cf. https://x.com/trad_west_/status/1924455460653961588

https://x.com/alexsalvinews/status/1924626534024818955?t=idm3SXwK1xoSa-fl7TOUHQ&s=19

 

Partager cet article
Repost0
19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 14:16

Pendant 1500 ans, chaque chrétien a vénéré Marie.

 

Lire : Les chrétiens ont prié Marie avant de prier le Credo de Nicée

 

Mais aujourd’hui, presque plus aucun protestant ne le fait… alors que s’est-il passé ?

 

La réponse se trouve chez Jean Calvin.

 

Jean Calvin a confirmé *certains* enseignements catholiques sur Marie. Mais il lui refusa tout autre honneur. Car pour Calvin, toute exaltation de Marie risquait de la transformer en rivale du Christ.

Aujourd’hui, presque plus aucun protestant ne prie Marie. Que s'est-il passé?

Calvin craignait que les gens ne transforment Marie en idole.

 

Ses partisans ont attaqué les églises et détruit les icônes et les statues à l'intérieur.

 

Lire : L'iconoclasme protestant pendant les guerres de religion

 

Calvin a essayé de reconstruire la foi de l'Église primitive. Mais au lieu de cela, il l'a détruite.

Vierge et intacte

Vierge et intacte

Les premiers Pères de l’Église ne partageaient pas la crainte de Calvin de voir Marie devenir une idole.

 

Justin a appelé Marie la "Nouvelle Ève", "Vierge et intacte" (Dialogue avec Tryphon, 100,5.)

 

Irénée l'a appelé "la cause de notre salut", parce que son obéissance a dénoué le nœud de la désobéissance d’Ève. (Démonstration de la prédication apostolique, Partie 1, Ch. 3, §33)

 

Ambroise l’appelait "le modèle de la virginité et le modèle de l’Église".

 

Éphrem le Syrien l’appelait "le deuxième ciel" et "la gloire des femmes".

Mais les premiers hérétiques de l'Église, comme Nestorius, partageaient les craintes de Calvin.

 

Nestorius pensait que le terme "Mère de Dieu" détournait l'attention du Christ.

 

Mais lorsqu'il s'en est débarrassé, il a fini par renier le Christ.

Jean Calvin a réduit le rôle de Marie à celui de "vase". Dans sa théologie, Marie a disparu après avoir accouché à Bethléem.

 

Il a ignoré sa présence continue dans les Écritures : son rôle à Cana (Jean 2), à la Croix (Jean 19) et avec les Apôtres à la Pentecôte (Actes 1).

J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes.

1 Timothée 2:1

Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force.

Jacques 5,16

Calvin a redéfini le terme "médiateur" de manière étroite afin d'exclure les formes bibliques d'intercession humaine.

 

Il a déclaré que seul le Christ pouvait être médiateur - ignorant des versets comme 1 Timothée 2:1 et Jacques 5:16, où il nous est dit de prier les uns pour les autres.

 

L'intercession mariale a donc été exclue.

Aujourd’hui, presque plus aucun protestant ne prie Marie. Que s'est-il passé?

À mesure que l’influence de Calvin grandissait, son minimalisme théologique devint la norme réformée.

 

Les protestants qui suivirent Luther, Zwingli et Henri VIII continuèrent à honorer Marie et ont conservé les fêtes mariales.

 

Mais les calvinistes cherchèrent à éradiquer tous les liens "papistes".

En deux générations, Marie avait disparu de la liturgie, de l’art et de la théologie réformés.

 

Statues brisées. Fêtes effacées. Peintures blanchies à la chaux.

 

Marie était un symbole du catholicisme, elle devait donc partir.

 

Mais avec la disparition de Marie, le christianisme a perdu quelque chose d’important.

Aujourd’hui, presque plus aucun protestant ne prie Marie. Que s'est-il passé?

Se débarrasser de Marie a vidé le christianisme de sa substance.

 

L'église catholique prêchait l'adhésion à la famille de Dieu.

 

L'église protestante prêche aujourd'hui une relation simple (moi et Jésus).

Mais le Christ n’est pas venu pour établir une simple relation avec vous.

 

Il est venu pour faire de vous un membre de sa famille.

 

Et cette famille comprend sa mère et les autres saints.

 

Et dans une famille, vous avez des relations avec les autres membres.

Aujourd’hui, presque plus aucun protestant ne prie Marie. Que s'est-il passé?

Alors si nous voulons rétablir la richesse originelle du christianisme aujourd'hui...

 

...Nous avons besoin d’un renouveau de Marie.

 

Nous avons besoin de catholiques prêts à adopter nos doctrines et à les prêcher.

Aujourd’hui, presque plus aucun protestant ne prie Marie. Que s'est-il passé?

Cf. Patrick Neve https://x.com/catholicpat/status/1924429074346221870

Partager cet article
Repost0
19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 11:54

"Conscient que la synodalité et l'œcuménisme sont étroitement liés", Léon XIV, aujourd'hui, dans son Audience avec les Représentants d'autres Églises et Communautés ecclésiales et d'autres religions, précise que le but ultime de l'unité est doctrinal: "cette unité ne peut être qu'une unité dans la foi" ... "entre tous ceux qui professent la même foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit", l'''unité'' ''dans le Christ''.

Léon XIV et le patriarche œcuménique orthodoxe Bartholomée de Constantinople lors d'une rencontre avec des chefs religieux au Vatican, le 19 mai 2025.

Léon XIV et le patriarche œcuménique orthodoxe Bartholomée de Constantinople lors d'une rencontre avec des chefs religieux au Vatican, le 19 mai 2025.

Extraits

 

Chers frères et sœurs !

C'est avec une grande joie que je vous adresse mes salutations cordiales, à vous tous, représentants d'autres Églises et Communautés ecclésiales, ainsi que d'autres religions, qui avez voulu prendre part à la célébration inaugurale de mon ministère d'Évêque de Rome et de Successeur de Pierre. Tout en exprimant mon affection fraternelle à Sa Sainteté Bartholomée, à Sa Béatitude Théophile III et à Sa Sainteté Mar Awa III, je suis sincèrement reconnaissant à chacun d'entre vous : votre présence et votre prière sont pour moi un grand réconfort et un encouragement.

L'un des points forts du Pontificat du Pape François a été celui de la fraternité universelle. Sur ce point, le Saint-Esprit l'a vraiment « poussé » à faire avancer à grands pas les ouvertures et les initiatives déjà entreprises par les Papes précédents, surtout à partir de Saint Jean XXIII. Le Pape de Fratelli tutti a promu tant le chemin œcuménique que le dialogue interreligieux, et il l'a fait surtout en cultivant les relations interpersonnelles, de manière à ce que, sans rien enlever aux liens ecclésiaux, l'aspect humain de la rencontre soit toujours valorisé. Que Dieu nous aide à tirer profit de son témoignage !

Mon élection a eu lieu en l’année du 1700ème anniversaire du premier Concile œcuménique de Nicée. Ce Concile représente une étape fondamentale dans l'élaboration du Credo commun à toutes les Églises et Communautés ecclésiales. Alors que nous sommes en chemin vers le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens, nous reconnaissons que cette unité ne peut être qu'une unité dans la foi. En tant qu'Évêque de Rome, je considère comme l'un de mes devoirs prioritaires la recherche du rétablissement de la pleine et visible communion entre tous ceux qui professent la même foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.

En réalité, l'unité a toujours été une préoccupation constante pour moi, comme en témoigne la devise que j'ai choisie pour mon ministère épiscopal : In Illo uno unum, une expression de saint Augustin d'Hippone qui rappelle que nous aussi, bien que nous soyons nombreux, « dans l'Unique – c'est-à-dire le Christnous sommes un » (Enarr. in Ps., 127, 3). Notre communion se réalise en effet dans la mesure où nous convergeons vers le Seigneur Jésus. Plus nous lui sommes fidèles et obéissants, plus nous sommes unis entre nous. C'est pourquoi, en tant que chrétiens, nous sommes tous appelés à prier et à travailler ensemble pour atteindre pas à pas ce but qui est et reste l'œuvre de l'Esprit Saint.

Conscient, en outre, que la synodalité et l'œcuménisme sont étroitement liés, je tiens à assurer mon intention de poursuivre l'engagement du Pape François à promouvoir le caractère synodal de l'Église catholique et à développer des formes nouvelles et concrètes pour une synodalité toujours plus intense dans le domaine œcuménique.

Notre cheminement commun peut et doit être compris également dans un sens large, qui implique tout le monde, dans l'esprit de fraternité humaine que j'évoquais plus haut. Aujourd'hui, le temps est venu de dialoguer et de construire des ponts. Je suis donc heureux et reconnaissant de la présence des représentants d'autres traditions religieuses, qui partagent la recherche de Dieu et de sa volonté, qui est toujours et uniquement une volonté d'amour et de vie pour les hommes et les femmes ainsi que pour toutes les créatures."

A propos des "autres religions" (notons qu'il ne s'agit donc pas de la même), mentionnant le document d'Abu Dhabi du 4 février 2019, sans le citer, il dit que François "a ouvert de nouvelles perspectives de rencontre, afin de promouvoir "la culture du dialogue", et remercie "le Dicastère pour le Dialogue Interreligieux pour le rôle essentiel qu'il joue dans ce travail patient d'encouragement aux rencontres et aux échanges concrets, visant à construire des relations fondées sur la fraternité humaine."

Il espère que "le témoignage de notre fraternité", pourra "par des gestes efficaces" contribuer "à édifier un monde plus pacifique, comme le désirent dans leur cœur tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté."

Il termine en disant "très chers amis, merci encore de votre proximité. Invoquons dans nos cœurs la bénédiction de Dieu : que son infinie bonté et sa sagesse nous aident à vivre comme ses enfants et comme des frères et sœurs entre nous, afin que l'espérance grandisse dans le monde."

Léon XIV, l'"unité" "dans le Christ"

Source: https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2025/05/19/0326/00555.html#fr

Partager cet article
Repost0
19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 10:16
Léon XIV: "Pierre doit paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d'être un autocrate"

Et soudain, dans l'homélie de sa messe inaugurale sur la place Saint-Pierre le 18 mai 2025, le pape Léon XIV, reconnaissant les divisions parmi les fidèles, a rappelé que "Pierre" (le pape) devait "paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d'être un autocrate, de dominer ceux qui lui sont confiés", et a lancé un appel pour "une Église unie, signe d’unité et de communion".

Pierre doit paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d'être un autocrate, de dominer ceux qui lui sont confiés (cf. 1 P 5, 3). Au contraire, il est appelé à servir la foi de ses frères et sœurs, et à marcher à leurs côtés, car nous sommes tous des 'pierres vivantes' (1 P 2, 5), appelés par notre baptême à édifier la maison de Dieu dans la communion fraternelle, dans l'harmonie de l'Esprit, dans la coexistence de la diversité. Selon saint Augustin : 'L'Église est composée de tous ceux qui vivent en harmonie avec leurs frères et sœurs et qui aiment leur prochain' (Serm. 359, 9). Frères et sœurs, je voudrais que notre premier grand désir soit celui d’une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne levain pour un monde réconcilié.

Homélie du dimanche 18 mai 2025

Extrait de l'Homélie du pape Léon XIV lors de la messe inaugurale marquant le début de son ministère pétrinien

Extrait de l'Homélie du pape Léon XIV lors de la messe inaugurale marquant le début de son ministère pétrinien

Cette phrase de Léon XIV a comme une résonance avec l'avertissement lancé par l'ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Cardinal Müller, sous le pontificat de François :

"Certains pensent que le Pape peut à titre personnel faire tout ce qu’il veut car il est le souverain absolu, mais ce n’est pas vrai.

... Personne ne peut exiger d’un catholique qu’il croit une doctrine qui serait en opposition évidente à la Sainte Écriture, à la tradition apostolique et aux définitions dogmatiques des papes et des conciles œcuméniques en matière de foi et de morale.

... Le pape n'est pas un monarque absolu." (L’Homme Nouveau, Traduction de l'entretien accordé par le Cardinal Müller au journaliste américain Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register, Novembre 2017.)

Source: Pro Liturgia, Actualité du Samedi 30 septembre 2017

Source: Pro Liturgia, Actualité du Samedi 30 septembre 2017

Le cardinal Müller avait alors expliqué (qu'en 2017) :

 

"Les collaborateurs de la Curie romaine vivent dans la crainte. Des dénonciateurs s’emploient à dénoncer au pape François celui qui aura dit le moindre mot de travers, énoncé la moindre petite critique. Aussitôt l’accusé est convoqué sans même qu’il puisse se défendre. ... J’ai découvert le même climat de suspicion dans les facultés de théologie : la personne qui fait la moindre remarque ou pose la plus petite question au sujet d’“Amoris laetitia” risque d’être renvoyée." (Pro Liturgia, Actualité du Samedi 30 septembre 2017)

"Les collaborateurs de la Curie romaine vivent dans la crainte... Dans les facultés de théologie : la personne qui fait la moindre remarque ou pose la plus petite question au sujet d’'Amoris laetitia' risque d’être renvoyée" (Cardinal Gerhard Ludwig Müller)

Et plus récemment le 18 janvier 2024, il avait encore dit en abordant la nature de l'infaillibilité papale et les limites de l'autorité papale face aux "hérésies matérielles" (mais non formelles) de François :

 

"L'Église catholique n'est pas l'Église du Pape et les catholiques ne sont donc pas des papistes mais des chrétiens."

Cf. https://crisismagazine.com/opinion/the-catholic-church-is-not-the-popes-church-and-catholics-are-therefore-not-papists-but-christians-an-exclusive-interview-with-cardinal-gerhard-muller

https://crisismagazine.com/opinion/the-catholic-church-is-not-the-popes-church-and-catholics-are-therefore-not-papists-but-christians-an-exclusive-interview-with-cardinal-gerhard-muller

Le pape Benoit XVI lui-même dans son homélie lors de la célébration eucharistique à l'occasion de sa prise de possession de la cathedra romana dans la Basilique Saint-Jean-de-Latran, samedi 7 mai 2005, dit :

 

''Le Pape n'est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire: le ministère du Pape est la garantie de l'obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l'Eglise, à l'obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d'adaptation et d'appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme. C'est ce que fit le Pape Jean-Paul II lorsque, face à toutes les tentatives, apparemment bienveillantes envers l'homme, face aux interprétations erronées de la liberté, il souligna de manière catégorique l'inviolabilité de l'être humain, l'inviolabilité de la vie humaine de sa conception jusqu'à sa mort naturelle. La liberté de tuer n'est pas une véritable liberté, mais une tyrannie qui réduit l'être humain en esclavage. Le Pape est conscient d'être, dans ses grandes décisions, lié à la grande communauté de foi de tous les temps, aux interprétations faisant autorité qui sont apparues le long du chemin du pèlerinage de l'Eglise. Ainsi son pouvoir ne se trouve pas "au-dessus", mais il est au service de la Parole de Dieu, et c'est sur lui que repose la responsabilité de faire en sorte que cette Parole continue à rester présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté, de façon à ce qu'elle ne soit pas rendue vaine par les changements continuels des modes.''

Partager cet article
Repost0
14 mai 2025 3 14 /05 /mai /2025 00:00
Saint Matthias, Apôtre

Les fidèles étant assemblés au Cénacle, dans la chambre haute à Jérusalem pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité. On se mit aussitôt en prières, on procéda à l'élection par la voie du sort afin de connaître la Volonté du Ciel, et Matthias fut désigné. (Ac 1,13-26). Ce fut à la demande de S. Pierre, le premier exemple de succession apostolique.

Les apocryphes le font naître à Bethléem dans la tribu de Juda.

Nous n'avons rien de certain sur ses actions ; on sait seulement qu'après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ en Judée et en Éthiopie, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat.

Clément d'Alexandrie (+220) rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité ; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique. 

Une tradition veut qu'il soit mort martyr en prêchant l'Évangile en Judée, poursuivi par les Juifs.

Selon les Grecs, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé lapidé et décapité dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie. [1]

Son culte est très vivace en Italie, où son corps a été ramené par sainte Hélène. Padoue et la basilique Sainte Marie-Majeure à Rome revendiquent des reliques, mais également Trèves, en Allemagne, dont il est le patron, comme de Hanovre, Prague et certaines localités des Pays-Bas prétendent détenir également des reliques. 

Sa fête n'entre dans la liturgie qu'au XIe siècle.

Saint Matthias, Apôtre

Entre autres nombreux patronages, il est le saint des buveurs repentants, sans doute à la suite de Clément d'Alexandrie affirmant que Matthias est un prédicateur de la pénitence, de la nécessité de fortifier l'âme par la foi, de combattre les désirs déréglés de la sensualité et de réprimer ses passions. Ce dont ont justement besoin buveurs et godailleurs.

 

 

Matthias est représenté avec les instruments du martyre : épée, hache ou hallebarde, et une croix à haute hampe.

Saint Matthias, Apôtre

Saint Matthias est le patron des bouchers, des forgerons et des buveurs repentants. [2]

Saint Matthias, Apôtre

Sources: 1 ; 2Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 142.

Partager cet article
Repost0
13 mai 2025 2 13 /05 /mai /2025 18:00
Pape Léon XIV, Citations

Mise à jour permanente

Communion avec Dieu

 

"Jésus s'est fait pauvre pour nous enrichir (2 Co 8, 9). Il nous a révélé le style de Dieu, qui ne se manifeste pas à nous dans la puissance, mais dans l'amour d'un Père qui nous appelle à la communion avec Lui."

 

Cf. https://x.com/Pontifex_fr/status/1966101919086100869

Démocratie

 

''La démocratie n'est pas nécessairement la solution parfaite à tout.'' 

 

Cf.

-https://x.com/trad_west_/status/1967697371346977067

-https://x.com/poperespecter1/status/1967689903581565407

 

"Il ne s'agit pas d'essayer de transformer l'Église en une sorte de gouvernement démocratique, car si l'on regarde de nombreux pays dans le monde aujourd'hui, la démocratie n'est pas nécessairement la solution parfaite à tout."

 

Cf. https://x.com/fernandopio_/status/1967314626384933184

Disciples d'Emmaüs

 

"Si les deux disciples d'Emmaüs reconnaissent Jésus lorsqu'il rompt le pain pour eux, nous aussi devrions le reconnaître de cette manière. Pas seulement dans l'Eucharistie, mais partout où il y a une vie qui devient pain rompu, partout où quelqu'un fait don de soi avec compassion, comme il l'a fait. Avec la grâce du Christ ressuscité, nous pouvons devenir ce pain rompu qui transforme la réalité." 

 

Cf. Pope Leo XIV sur X

Distributivisme (L'Église enseigne que le capitalisme libéral et le socialisme d'État sont également exploiteurs des pauvres. Le distributivisme est une philosophie économique de "troisième voie" entre le socialisme d'État et le capitalisme, formulée par les penseurs catholiques Gilbert Keith Chesterton et Hilaire Belloc à ne pas confondre avec le concept d'économie distributive également dénommé ''distributisme'')

 

"Des centaines de millions de personnes dans le monde entier vivent dans l'extrême pauvreté. Pourtant, des richesses disproportionnées restent entre les mains d'une minorité. C'est une situation injuste, face à laquelle nous ne pouvons manquer de nous interroger et de nous engager à changer les choses. Ce n'est pas un manque de ressources qui est à l'origine des disparités, mais la nécessité de s'attaquer à des problèmes solvables liés à une répartition plus équitable des richesses, à réaliser avec sens moral et honnêteté."

 

Cf. Pope Leo XIV sur X

Esprit Saint

 

Je vous invite à invoquer fréquemment l'Esprit Saint, afin qu'il façonne en vous un cœur docile, capable de saisir la présence de Dieu, y compris en écoutant les voix de la nature et de l'art, de la poésie, de la littérature et de la musique, ainsi que des sciences humaines.

 

Cf. https://x.com/Pontifex_fr/status/1937474535458242720

Guerre

 

"La guerre n’est jamais inévitable, les armes doivent se taire, car elles aggravent les problèmes ; ceux qui sèment la paix passeront à la postérité, pas ceux qui font des victimes ; les autres ne sont pas des ennemis à haïr, mais des êtres humains avec qui parler."

Cf https://x.com/Pontifex_fr/status/1922656395075194961

Justice

 

"La recherche de la paix passe par la pratique de la justice. Des efforts doivent être faits pour corriger les inégalités mondiales, qui voient l'opulence et la misère tracer de profonds sillons entre les continents, les pays et même au sein de la société."

Cf https://x.com/Pontifex_fr/status/1923356507636482399

Famille

 

"Il incombe aux chefs de gouvernement d'œuvrer à la construction de sociétés civiles harmonieuses et pacifiques en investissant dans la famille, fondée sur l'union stable d'un homme et d'une femme, société restreinte mais authentique, et préalable à toute société civile."

Cf. https://x.com/Sanothomas/status/1923362574940147821

Intelligence artificielle

 

"Derrière cette immense force invisible qui nous concerne tous, se cachent quelques entreprises, celles dont les fondateurs ont récemment été désignés comme les créateurs de la 'Personnalité de l’année 2025' du magazine Time, à savoir les architectes et les créateurs de l’intelligence artificielle. Ceci soulève de sérieuses inquiétudes quant au contrôle oligopolistique des systèmes algorithmiques et d’intelligence artificielle capables d’influencer subtilement les comportements et même de réécrire l’histoire humaine – y compris celle de l’Église – souvent à notre insu. " Message pour la 60e Journée mondiale des communications sociales, 24 janvier 2026

Pape Léon XIV, Citations

Liberté d'expression

 

"Il est douloureux de constater à quel point, notamment en Occident, l’espace de la véritable liberté d’expression se réduit comme peau de chagrin. Parallèlement, un nouveau langage, digne d’un roman d’Orwell, se développe et, dans sa volonté d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui le sous-tendent."

Discours au corps diplomatique, 9 janvier 2026

https://x.com/father_rmv/status/2009634918301651108?s=20

Pape Léon XIV : L’Occident est aujourd’hui dominé par un langage "inclusif" orwellien qui viole les droits fondamentaux de l’homme, y compris le droit à la liberté de conscience

 

"Dans le contexte actuel, on assiste à un véritable “court-circuit” des Droits humains. Le droit à la liberté d’expression, à la liberté de conscience, à la liberté religieuse et même à la vie subissent des restrictions au nom d’autres droits dits nouveaux, avec pour conséquence que tout le système des droits humains perd de sa vigueur, laissant place à la force et à l’oppression. Cela se produit lorsque chaque droit devient autoréférentiel et surtout lorsqu’il perd son lien avec la réalité des choses, leur nature et la vérité."

Pape Léon XIV X, https://x.com/Pontifex_fr/status/2009619886398386649?s=20

Loi naturelle

 

"La loi naturelle, qui est universellement valable en dehors et au-dessus d'autres croyances plus discutables, constitue la boussole de nos comportements dans la législation, en particulier sur les questions éthiques délicates et urgentes qui aujourd'hui plus que par le passé concernent la vie personnelle et la vie privée."

 

Cf. Rencontre des législateurs de diverses nations 22 juillet 2025

Paix

 

"La paix se construit dans le cœur et à partir du cœur, en éradiquant l'orgueil et les prétentions. Mesurons le langage, car on peut blesser et tuer aussi avec des mots, pas seulement avec des armes."

Cf https://x.com/Pontifex_fr/status/1923355253044621536

 

"On ne peut construire la paix sans vérité.

Pour nous chrétiens, la vérité n'est pas l'affirmation de principes abstraits mais la rencontre avec le Christ.

La vérité nous permet de relever des défis tels que les migrations, l'utilisation éthique de l'intelligence artificielle et la protection de la Terre." 

Cf. https://x.com/Pontifex_it/status/1923357765566947503

 

"La recherche de la paix passe par la pratique de la justice. Des efforts doivent être faits pour corriger les inégalités mondiales, qui voient l'opulence et la misère tracer de profonds sillons entre les continents, les pays et même au sein de la société."

Cf https://x.com/Pontifex_fr/status/1923356507636482399

 

"La paix se construit dans le cœur et à partir du cœur, en éradiquant l'orgueil et les prétentions. Nous mesurons le langage, car on peut blesser et tuer avec des mots, et pas seulement avec des armes."

Cf https://x.com/Pontifex_it/status/1923355252327407682

 

"Si tu veux la paix, prépare des institutions de paix. Il ne s'agit pas seulement d'institutions politiques, nationales ou internationales mais ce sont toutes les institutions - éducatives, économiques, sociales - qui sont impliquées."

Cf. https://x.com/Pontifex_fr/status/1928436240858378545?t=LVf2tgytsq1_52JI7nBc3g&s=19

 

"Je pense que les personnes qui liront pourront tirer leurs propres conclusions : je ne suis pas un homme politique, je n'ai aucune intention d'entrer dans un débat avec lui (Donald Trump Ndlr.). Au contraire, cherchons toujours la paix et mettons fin aux guerres. Je n'ai pas peur de l'administration Trump. Je parle de l'Évangile, je ne suis pas un homme politique. Je ne pense pas que le message de l'Évangile doive être abusé de la manière dont certains le font. Je continuerai à m'exprimer haut et fort contre la guerre, à essayer de promouvoir la paix, le dialogue multilatéral entre les États afin de chercher la bonne solution aux problèmes. Le message de l'Église est le message de l'Évangile, bienheureux les artisans de paix ; je ne vois pas mon rôle comme celui d'un homme politique, je ne veux pas entrer dans un débat avec lui. Trop de gens souffrent dans le monde." Léon XIV s'adressant aux journalistes à bord de l'avion papal en route vers l'Algérie lundi 13 avril 2026.

Cf. EWTN News sur X

https://x.com/EWTNews/status/2043617913957912620

Diane Montagna sur X

https://x.com/dianemontagna/status/2043665966173671807?s=20

Peuple élu

 

Le pape Léon XIV s'adresse à tous les chrétiens, le 12 mai 2025 :

 

"Nous sommes le peuple élu de Dieu."

Cf. Update News

https://x.com/UpdateNews724/status/1921994597971939337

https://www.youtube.com/watch?v=tV4o5FDZ3g4

Rites

 

"Il y a plus d’un siècle, Léon XIII remarquait que « la conservation des rites orientaux est plus importante qu’on ne le croit ». Accueillons l’appel à préserver et à promouvoir l’Orient chrétien, en particulier dans la diaspora."

https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/speeches/2025/may/documents/20250514-giubileo-chiese-orientali.html

Cf https://x.com/Pontifex_fr/status/1922653126252757070

Soldat 

 

"[L]a mission du soldat chrétien : défendre les faibles, protéger la coexistence pacifique, intervenir lors de catastrophes, œuvrer dans le cadre de missions internationales pour préserver la paix et rétablir l’ordre. Tout cela ne saurait se réduire à une simple profession : c’est une vocation, une réponse à un appel qui interpelle la conscience. L’identité du soldat se forge dans la générosité, l’esprit de service, de hautes aspirations et des sentiments profonds. Mais ces valeurs requièrent un fondement, un don de la Grâce capable de nourrir la charité jusqu’au sacrifice total de soi. Il est donc nécessaire d’insuffler aux codes, aux normes et aux missions de la vie militaire la sève de l’Évangile afin que, dans le service de la sécurité et de la paix, le bien commun des peuples soit toujours la priorité absolue."

 

Discours du Pape Léon XIV aux participants aux événements organisés par l’Ordinariat militaire pour l'Italie, Salle Clémentine , samedi 7 mars 2026

 

Cf. https://www.vatican.va/content/leo-xiv/en/speeches/2026/march/documents/20260307-ordinariato-militare.html

Unité

 

"J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille." (Léon XIV, le dimanche 18 mai 2025 sur X)

Cf. https://x.com/Pontifex_fr/status/1924080025051258900

"Pierre doit paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d'être un autocrate, de dominer ceux qui lui sont confiés (cf. 1 P 5, 3). Au contraire, il est appelé à servir la foi de ses frères et sœurs, et à marcher à leurs côtés, car nous sommes tous des 'pierres vivantes' (1 P 2, 5), appelés par notre baptême à édifier la maison de Dieu dans la communion fraternelle, dans l'harmonie de l'Esprit, dans la coexistence de la diversité. Selon saint Augustin : 'L'Église est composée de tous ceux qui vivent en harmonie avec leurs frères et sœurs et qui aiment leur prochain' (Serm. 359, 9). Frères et sœurs, je voudrais que notre premier grand désir soit celui d’une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne levain pour un monde réconcilié." (Homélie dimanche 18-05-2025)

Pape Léon XIV, Citations

"Mon élection a eu lieu en l’année du 1700ème anniversaire du premier Concile œcuménique de Nicée. Ce Concile représente une étape fondamentale dans l'élaboration du Credo commun à toutes les Églises et Communautés ecclésiales. Alors que nous sommes en chemin vers le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens, nous reconnaissons que cette unité ne peut être qu'une unité dans la foi. En tant qu'Évêque de Rome, je considère comme l'un de mes devoirs prioritaires la recherche du rétablissement de la pleine et visible communion entre tous ceux qui professent la même foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.

En réalité, l'unité a toujours été une préoccupation constante pour moi, comme en témoigne la devise que j'ai choisie pour mon ministère épiscopal : In Illo uno unum, une expression de saint Augustin d'Hippone qui rappelle que nous aussi, bien que nous soyons nombreux, « dans l'Unique – c'est-à-dire le Christnous sommes un » (Enarr. in Ps., 127, 3). Notre communion se réalise en effet dans la mesure où nous convergeons vers le Seigneur Jésus. Plus nous lui sommes fidèles et obéissants, plus nous sommes unis entre nous. C'est pourquoi, en tant que chrétiens, nous sommes tous appelés à prier et à travailler ensemble pour atteindre pas à pas ce but qui est et reste l'œuvre de l'Esprit Saint." (Audience avec les Représentants d'autres Églises et Communautés ecclésiales et d'autres religions, 19-05-2025)

Visitation

 

"La joie de Dieu n'est pas bruyante, elle change véritablement l'histoire et nous rapproche les uns des autres. Le mystère de la Visitation, que l'Église contemple le dernier jour du mois de mai, en est une icône." ( https://x.com/Pontifex_fr/status/1928783526234829212 )

Partager cet article
Repost0
9 mai 2025 5 09 /05 /mai /2025 13:27
Léon XIV : un pape qui se subordonne à sa fonction dans sa première homélie

"Les choix du pape Léon XIV de prendre un nom traditionnel et d'apparaître dans des vêtements papaux traditionnels - comme Benoît XVI l'a fait et comme François ne l'a pas fait - sont des signes modestes mais encourageants d'un homme qui se subordonne à la fonction papale et qui comprend l'importance de la continuité avec le passé." (Edward Feser)

Léon XIV : un pape qui se subordonne à sa fonction dans sa première homélie

Le lendemain de son élection, dans sa première homélie, un mot extrait de sa première homélie confirme que Léon XIV se subordonne à sa fonction puisqu'il dit souhaiter "disparaître pour que le Christ demeure, se faire petit pour qu’Il soit connu et glorifié" :

 

"[A]lors que je commence ma mission d’Évêque de l’Église qui est à Rome, appelée à présider dans la charité l’Église universelle, selon la célèbre expression de S. Ignace d’Antioche (cf. Lettre aux Romains, Prologue). Conduit enchaîné vers cette ville, lieu de son sacrifice imminent, il écrivait aux chrétiens qui s’y trouvaient : 'Alors je serai vraiment disciple de Jésus-Christ, quand le monde ne verra plus mon corps' (Lettre aux Romains, IV, 1). Il faisait référence au fait d’être dévoré par les bêtes sauvages dans le cirque – et c’est ce qui arriva –, mais ses paroles renvoient de manière plus générale à un engagement inconditionnel pour quiconque exerce un ministère d’autorité dans l’Église : disparaître pour que le Christ demeure, se faire petit pour qu’Il soit connu et glorifié (cf. Jn 3, 30), se dépenser jusqu’au bout pour que personne ne manque l’occasion de Le connaître et de L’aimer.

Que Dieu m’accorde cette grâce, aujourd’hui et toujours, avec l’aide de la très tendre intercession de Marie, Mère de l’Église.'' 

(Fin de citation)

 

Cf. https://www.lejdd.fr/Societe/la-premiere-homelie-de-leon-xiv-successeur-de-pierre-157872

Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.

Jean 3,30

Partager cet article
Repost0
8 mai 2025 4 08 /05 /mai /2025 18:44

MAJ permanente

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

Le cardinal corse Mgr Dominique Mamberti a fait l’annonce en latin : "Habemus papam !", "Nous avons un pape !".

 

L’Archevêque américain Robert Francis Prevost a été élu pape ce 8 mai 2025 et prendra le nom de Léon XIV, a annoncé le Vatican. À 69 ans, il devient le 267e souverain pontife de l’histoire et succède à François.

 

Lors de son apparition et de son premier discours sur le balcon de la basilique Saint-Pierre au Vatican, Robert Francis Prevost est apparu humble et ému, mais charismatique, habillé de sa mozzetta de soie en satin rouge et de son étole. Il a béni la foule et affirmé que "Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas." (1)

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

La blessure infligée par son prédécesseur lorsqu'il est entré en fonction dans sa soutane blanche n'était pas seulement visuelle. Avec la mozzetta et l'étole, le pape Léon met en avant la dimension spirituelle du ministère pétrinien et s'incline dignement devant le fardeau de la fonction.

Mgr Gänswein

Il ne figurait pas dans la liste des "papabili" qui regroupe les cardinaux dont on parle le plus avant l’entrée dans la chapelle Sixtine. C’est le signe de la liberté de l’Église catholique d’oser aller chercher un "inconnu", les 133 cardinaux ayant discerné qu’il était l’homme de la situation. Ce cardinal, devenu pape sans l’avoir véritablement imaginé, va incarner désormais toute l’Église catholique.(2)

 

Il a mené une vie missionnaire, d’abord comme prêtre au Pérou, dans les antiques terres incas, puis comme évêque dans ce pays d’Amérique du Sud couvrant une partie de la forêt amazonienne. 

 

Issu d’une famille d’ascendance française, italienne et espagnole, il est né à Chicago le 14 septembre 1955, en la fête de la Sainte Croix.

Après sa formation en mathématiques et en philosophie à l’université de Villanova à Philadelphie, il entre en 1977 en noviciat chez les pères augustiniens, où il prononce ses vœux quatre ans plus tard, avant de recevoir l’ordination sacerdotale en 1982 à Rome. C’est une figure considérée, selon Le Figaro, comme "progressiste" au sein de la Curie romaine qui lui impose les mains pour lui conférer le sacrement de l’ordre : Mgr Jean Jadot (1909-2009), diplomate du Saint-Siège alors pro-président du secrétariat pour les non-chrétiens. Cet archevêque de nationalité belge avait été délégué apostolique aux États-Unis de 1973 à 1980, à une époque où la nonciature n’existait pas encore en raison de l’absence de relations diplomatiques formelles entre Washington et le Saint-Siège.(3)

 

Ordonné en 1982 à l'âge de 27 ans, il a obtenu un doctorat en droit canonique à l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin à Rome. À la tête des Augustins, il a visité des ordres du monde entier et parle espagnol et italien. Le cardinal Prévost, souvent décrit comme réservé et discret, s'éloignerait stylistiquement de François.(4)

 

Missionnaire au Pérou. Robert Francis Prevost obtint en 1987 un doctorat en droit canonique à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin) avec une thèse sur le rôle du prieur local de l’Ordre de Saint-Augustin. Malgré l’engagement à préparer sa thèse, il désire faire une expérience missionnaire au Pérou en 1985, où il occupe la fonction de chancelier du diocèse de Chulucanas et de vicaire de la cathédrale. Conquis par la chaleur communicative et le sens de la transcendance du peuple péruvien, il ne retourne que quelques mois dans son Illinois natal comme responsable de la pastorale des vocations et directeur des missions pour sa province, avant de repartir au Pérou en 1988 pour une dizaine d’années au cours desquelles il a de nombreuses responsabilités dans l’archidiocèse de Trujillo, au bord de l’océan Pacifique. Il y fonde une paroisse dont il est le premier curé, et est aussi prieur de sa communauté religieuse, juge ecclésiastique, directeur du séminaire augustinien, ainsi que préfet des études et recteur du séminaire diocésain, où il enseigne le droit canonique, la patristique et la morale. Élu provincial pour sa région d’origine couvrant le Midwest américain, il rentre à Chicago en 1999. Le père Prevost est ensuite élu prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin, une charge qu’il exerce durant deux mandats de six ans, de 2001 à 2013.

 

Après une année de transition comme directeur de la formation au couvent de Saint-Augustin à Chicago, premier conseiller et vicaire provincial, le pape François le renvoie au Pérou en novembre 2014, d’abord comme administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo, puis comme évêque du même diocèse, un an après.

 

Mgr Prevost exerce en plus la charge d’administrateur apostolique du diocèse de Callao, le grand port sur le Pacifique, de 2020 à 2021. Au sein de la conférence des évêques du Pérou, il est élu vice-président, devenant membre du conseil permanent de 2018 à 2023, et président de la commission pour l’éducation et la culture de 2019 à 2023. Avec le président de la conférence des évêques du Pérou, il joue un rôle important pour la stabilité institutionnelle durant les crises politiques successives qui mènent aux renversements des présidents Pedro Pablo Kuczynski en 2018, Martín Vizcarra et Manuel Merino en 2020, et Pedro Castillo en 2022. 

 

C’est en janvier 2018, au cours du voyage pontifical au Pérou, que François repère Mgr Prevost, reçu en audience privée en 2021. Il le nomme rapidement membre du dicastère pour le Clergé, en juillet 2019, et du dicastère pour les Évêques en novembre 2020, avant de lui confier un dicastère stratégique, celui des évêques, chargé de sélectionner les premiers responsables des diocèses dans les pays depuis longtemps évangélisés, essentiellement situés dans l’hémisphère Nord.

 

Prenant la succession effective du cardinal Marc Ouellet le 12 avril 2023, de sensibilité plus traditionnelle, il devient le premier évêque missionnaire nommé à ce poste. Les terres de mission demeurent sous la juridiction du dicastère pour l’Évangélisation, l’ex-congrégation pour l’Évangélisation des peuples. Cependant, des évêques venus des pays de l’hémisphère Sud ont parfois occupé la charge de préfet du dicastère pour les évêques, tels que les cardinaux Bernardin Gantin, béninois, de 1984 à 1998 et Lucas Moreira Neves, brésilien, de 1998 à 2000. Durant ses premiers mois de mandat, le nouveau préfet, resté discret dans les médias, est apprécié pour sa qualité d’écoute et sa maîtrise des dossiers.

L'Église n'est pas sainte à cause de nos actions, mais parce que le Christ lui-même est sa tête.

Notre tâche est de vivre en conformité avec Lui, et non de façonner l'Église à notre propre image.

Cardinal Robert Francis Prevost, O.S.A. (aujourd'hui Pape Léon XIV)

Nous sommes des bergers et non des idéologues. Notre autorité ne vient pas de nous-mêmes, mais de notre fidélité à l'Évangile transmis.

Card. Robert Francis Prevost, O.S.A., s'adressant aux évêques du Pérou

Défenseur de la tradition de l’Église

 

Le nom de Léon est associé au pape conservateur du XIXe siècle qui s'opposa au communisme et à l'idéologie libérale.

 

Les papes précédents nommés Léon furent des papes défenseurs de l'orthodoxie.

 

Sur la liturgie, le cardinal Robert Francis Prevost a été décrit comme une figure équilibrée dans le débat actuel sur l'avenir de l'Église, en particulier en ce qui concerne la messe en latin. Bien qu'il n'ait pas explicitement pris position sur la messe en latin, ses partisans soulignent sa capacité à écouter et à synthétiser diverses perspectives, suggérant qu'il pourrait trouver un moyen de réconcilier les différents points de vue sur la question. (Michael J. Matt)

 

Des sources aux États-Unis confirment que le pape Léon XIV a célébré la messe latine traditionnelle en privé pendant des années, même à l'intérieur du Vatican, avec un indult spécial du pape François.

 

Lors de la deuxième phase du Synode sur la synodalité, en 2024, il a mis en valeur l’importance d’une formation commune pour les évêques des diocèses de l’hémisphère Nord et ceux des diocèses dits "de mission", invitant à mieux articuler le lien entre Rome et les Églises locales et à élargir la sélection des nouveaux évêques en consultant le peuple de Dieu. Dans un entretien aux médias du Vatican en 2023, il avait pour autant expliqué ne pas souhaiter que le choix des évêques soit le résultat d’un processus démocratique ou politique, défendant en cela la tradition de l’Église.

 

Dans le même registre, début 2024, il fit partie des évêques de la Curie qui bloquèrent le projet de "Conseil synodal" du Synode allemand, cette structure voulue pour permettre à des représentants laïcs désignés démocratiquement de participer pleinement à la gouvernance de l’Église catholique dans le pays.

 

"Le communisme a même pénétré les milieux chrétiens déguisés en solidarité. C’est notre devoir pastoral de le démasquer", a déclaré dans sa conférence devant les évêques d’Amérique latine le cardinal Prévost,  le 14 mai 2010.

 

Le nouveau pape suivra la ligne de François, écartant la possibilité de femmes diacres, une décision qui selon lui risquerait de "cléricaliser" la femme dont la vocation dans l’Église n’est pas de l’ordre du ministère ordonné. Le cardinal Prevost a largement plaidé cependant pour donner davantage d’espace aux femmes, notamment à des postes de responsabilités. Son dicastère s’est transformé dans ce sens puisque trois femmes y siègent.

 

Selon Le Monde, "sur le rôle des femmes dans l’Eglise, le nouveau pape est sur une ligne plutôt conservatrice : lors du Synode sur la synodalité en octobre 2023, il a dit que 'cléricaliser les femmes' – c’est-à-dire les ordonner à des rôles cléricaux – ne résoudrait pas les problèmes de l’Église et pourrait même en créer de nouveaux." (5)

 

Sur la question des personnes Lgbtq, François avait donné la possibilité de "bénir les 'couples' en situation irrégulière et les couples de même sexe" (Cardinal Víctor Manuel Card. FERNÁNDEZ, Préfet, dans la présentation du document Fiducia supplicans signé par François le 18 décembre 2023), pour finalement dire qu'"on ne bénit pas l'union, mais seulement les personnes". . . Entres autres très nombreux refus d'appliquer ce document, Mgr Prevost insista alors sur la nécessité pour les conférences épiscopales nationales d’avoir l’autorité doctrinale pour interpréter et appliquer ces directives dans leurs contextes locaux, compte tenu des différences culturelles.

 

"La formation sacerdotale ne doit pas être façonnée par les tendances culturelles, le politiquement correct ou l'esprit de permissivité. Elle doit être trempée au feu de la vérité, de la chasteté, du sacrifice de soi et de l'amour eucharistique. Le prêtre n'est pas appelé à 'affirmer des identités', mais à convertir des âmes. Il n'est pas appelé à bénir les unions pécheresses, mais à appeler les pécheurs à la repentance." (Cardinal Robert Francis Prevost, lorsqu'il était préfet du dicastère pour les évêques)

 

Le professeur Edward Feser ironise sur X : "On dit que pour produire la fumée noire, ils ont brûlé des exemplaires de Fiducia Supplicans."

 

Sur l'idéologie du genre, dans un discours aux évêques en 2012, citant le "mode de vie homosexuel" et les "familles alternatives composées de partenaires de même sexe et de leurs enfants adoptés", il déplora que les médias et la culture populaire occidentaux encouragent "la sympathie pour des croyances et des pratiques contraires à l'Évangile". 

Les médias occidentaux sont extraordinairement efficaces pour susciter dans le grand public une énorme sympathie pour les croyances et les pratiques qui sont en désaccord avec l'Évangile - par exemple l'avortement, le mode de vie homosexuel, l'euthanasie.

Pape Léon XIV, discours de 2012 au synode mondial des évêques

En tant qu'évêque de Chiclayo, une ville du nord-ouest du Pérou, il s'est opposé à un projet gouvernemental visant à intégrer des enseignements sur le genre dans les écoles. "La promotion de l'idéologie du genre est source de confusion, car elle cherche à créer des genres qui n'existent pas", a-t-il déclaré aux médias locaux.

La foi que nous professons ne nous appartient pas pour la modifier ou l'adapter à notre guise. Le dépôt de la foi confié à l'Église doit être sauvegardé, et non redéfini.

Cardinal Robert François Prévost, Discours d'ouverture, Dicastère pour les évêques, 4 octobre 2023

"Je suis un fils de Saint Augustin", a déclaré le souverain pontife, adressant un salut en espagnol, "en particulier au Pérou".

 

Le nom de Léon XIV montre que contrairement à François, le cardinal Prevost a souhaité s'inscrire dans une lignée. Un pape qui choisit le nom de Léon ne le fait pas à la légère. C'est le nom des lions. Des guerriers. Des défenseurs. Treize papes l'ont porté. Chacun a laissé une trace. Dom Prosper Guéranger, dans son œuvre monumentale "L'Année Liturgique" souligne que le lion représente la Royauté du Christ, mais aussi la vigilance nécessaire à ses vicaires sur terre. "Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer." (1 P 5,8) Selon l'ancienne tradition patristique rapportée par Dom Guéranger, le lion dort les yeux ouverts, toujours vigilant. Le véritable Lion de l'Église doit être plus vigilant que le faux lion qu'est le démon. Saint Léon Ier le Grand qui défendit la doctrine catholique contre les hérésies (monophysisme) et arrêta Attila aux portes de Rome, Léon II (682-683) confirma les actes du sixième concile œcuménique (condamnant le monothélisme), promut le chant grégorien et composa plusieurs hymnes sacrés pour l'Office divin ; Léon III (795-816) qui couronna Charlemagne empereur des Romains (Noël, 800 ap. J.-C.), renforça l'autorité papale sur les souverains séculiers, et fit qu'Église et empire travaillassent ensemble. L'historien Georges Duby dans son Temps des Cathédrales (1976) souligne comment la distinction des pouvoirs soulignée par les papes médiévaux constitua le fondement des libertés occidentales. Léon IV (847-855) qui onstruisit le mur léonin autour du Vatican après les raids musulmans, reconstruisit les églises endommagées par les attaques sarrasines, et organisa une alliance navale qui battit les musulmans à la bataille d'Ostie (849) ; Saint Léon IX, pape des débuts de la réforme grégorienne au XIe siècle qui lutta contre la corruption cléricale et la simonie, et promut le célibat parmi le clergé; et Léon XIII (1878-1903) qui promut la dévotion mariale, opposa aux menaces modernes du libéralisme contre l'Eglise, fut le mentor du Pape Saint Pie X, mais aussi fut le pape de la doctrine sociale de l'Église au XIXe s, qui défend la dignité de la personne, la propriété privée (droit non absolu subordonné à l'usage commun, à la destination universelle des biens. Cf. encyclique Laborem exercens), la liberté économique avec la responsabilité morale et la solidarité avec ceux qui sont le plus dans le besoin. (Cf. Encyclique Rerum novarum 1891 face à "la misère et la pauvreté qui pèsent injustement sur la majeure partie de la classe ouvrière") ; il relança les études de la philosophie thomiste (tradition philosophique et théologique de l'Église), prit une position ferme contre l'hérésie de l'américanisme (Encyclique Longinqua Oceani 1895; Lettre apostolique Testem Benevolentiae Nostrae 1899), l'exploitation capitaliste dans le travail, et la franc-maçonnerie, la considérant comme une menace pour la foi et la société catholiques. Son encyclique Humanum Genus (20 avril 1884) condamna la franc-maçonnerie et les autres sectes similaires. Léon XIII (1878-1903) fut aussi le pape qui en 1886 après une vision du diable demandant 100 ans pour détruire l'Église, rédigea la prière à Saint Michel Archange pour repousser le diable et les formules d'exorcismes encore utilisées aujourd'hui par l'Église, comme le grand et le petit exorcisme. [Cf. Sur ce développement, voir aussi une video très bien faite : "Pourquoi ce nom, Léon XIV, Robert Cardinal Francis Prevost]

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

Ses prédécesseurs, pris dans les turbulences du XIXe siècle, avaient laissé un vide. Pie IX, bien que courageux dans sa défense de la foi avec le Syllabus des erreurs (1864), était contraint par la perte des États pontificaux et une position défensive face à la modernité. D'autres avant lui, accablés par un siècle de révolutions, de confiscations, d'occupations, de menaces, de sécularisation rampante, ont opté pour un repli qui isola l'Église du monde. Mais notre bon Léon XIII, jaillit comme un torrent, rompant le silence par un pontificat théologiquement riche, évangélique, combatif, prêt à prendre la modernité par les cornes comme un taureau par les cornes, sans céder un pouce de la Vérité éternelle. Il n'a pas plié. Il n'a pas cédé aux modes ni aux impositions idéologiques. Son héritage, loin d'être ''progressiste'' ou ''libéral'', a été un rempart de la foi, un équilibre magistral entre la tradition et les défis de son temps. 

 

Le fondement de ce que l'on a appelé le programme léonin est la philosophie de Thomas d'Aquin, qu'il rendit normative pour l'Église dans l'encyclique Aeterni Patris de 1879. Rerum novarum (1891) et les autres encycliques sur l'État, la société et la religion (Immortale Dei 1885, Libertas 1888), étaient enracinées dans la tradition thomiste.

 

Le 10 mai, deux jours après son élection, le pape Léon XIV a expliqué son choix de nom : "J'ai choisi de prendre le nom de Léon XIV. Il y a plusieurs raisons à cela, mais principalement parce que le pape Léon XIII, dans son encyclique historique Rerum novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle. De nos jours, l'Église offre à tous le trésor de sa doctrine sociale en réponse à une nouvelle révolution industrielle et aux développements dans le domaine de l'intelligence artificielle qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail.

 

Le Pape Léon XIV a ainsi déjà exprimé sa volonté de poursuivre le programme politico-social défini dans Rerum Novarum.

 

Notons que selon la tradition catholique, l'apparition de l'archange S. Michel au Mont Gargano (Italie) au Ve siècle est décrite dans le Bréviaire romain à la date du 8 mai. L'élection de Léon XIV un 8 mai est éminemment un signe d'élection d'un pape qui sera le défenseur de l'Église.

Un pape élu le 8 mai se place sous le patronage de S. Michel.

Un pape élu le 8 mai se place sous le patronage de S. Michel.

Les armoiries du Cardinal Robert Francis Prevost - le Pape Léon XIV comportent le lys royal des rois de France manifestant ainsi l'attachement du Saint-Père à ses origines françaises.

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

Add. 9 mais 2025. Le lys blanc stylisé sur fond azur apparaît sur la partie gauche du blason. Le lys est traditionnellement un symbole de pureté et d'innocence, souvent associé à la figure de la Vierge Marie. Ce choix souligne la dimension mariale de la spiritualité de Léon XIV, exprimant dévotion et confiance envers la Mère de Dieu. Le lys évoque également l'appel à la sainteté et à la transparence évangélique.

 

Le Sacré-Cœur de Jésus transpercé d'une flèche, posé sur un livre fermé, se trouve sur le côté droit de l'écu. Le Sacré-Cœur représente le sacrifice rédempteur du Christ et son amour miséricordieux pour l’humanité. La flèche qui le transperce rappelle la souffrance et le dévouement total de Jésus, tandis que le livre fermé symbolise la centralité de la Parole de Dieu, même lorsqu'elle reste mystérieuse ou pas encore pleinement révélée. Cet élément fait référence au besoin de foi et de confiance dans les plans divins, même face au mystère.

 

La devise choisie par Papa Leone XIV, "In Illo uno unum", se traduit littéralement par "En Celui qui est Un, nous ne faisons qu'un" et "En Lui, nous sommes un". Cette phrase n'est pas aléatoire, mais tirée d'une homélie de Saint Augustin, père de l'Église et référence spirituelle fondamentale pour le nouveau Pape, qui vient justement de l'Ordre des Augustins. La devise est un idéal d'unité dans la diversité, fondé dans la communion avec le Christ : la Église, pour traverser les tensions, la différence et la pluralité culturelle, si elle revient comme un corps unique dans l'amour du Rédempteur. 

 

"In Illo uno unum" rend la vocation de l'Église à être un sentiment de communion et de fraternité universelle, capable d'accepter et de valoriser la différence sans perdre la propriété, identité profonde.(6)

Signe providentiel de l'élection du nouveau Souverain Pontife, le lendemain de son élection, la lecture du jour de la messe dit : ''Cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations'' (Ac 9, 15)

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

"Les choix du pape Léon XIV de prendre un nom traditionnel et d'apparaître dans des vêtements papaux traditionnels - comme Benoît XVI l'a fait et comme François ne l'a pas fait - sont des signes modestes mais encourageants d'un homme qui se subordonne à la fonction papale et qui comprend l'importance de la continuité avec le passé." (Edward Feser)

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

Un pape missionnaire

 

Léon XIV a lancé un "appel de paix" à "tous les peuples" et à la "mission".

 

Le premier pape américain de l’Histoire a également appelé à "construire des ponts" à travers "le dialogue", appelant à "aller de l’avant" "sans peur, unis, main dans la main avec Dieu et entre nous".

 

"J’aimerais que ce salut de paix puisse entrer dans vos cœurs, dans vos familles. Je m’adresse à tous les peuples, à la terre entière : que la paix soit avec vous !".

 

Lisant ses notes, l’Américain a continué, toujours en italien. "Dieu vous aime tous et le mal ne gagnera pas. Nous sommes tous entre les mains de Dieu. Nous devons être unis, main dans la main, avec Dieu, ne pas avoir peur. Nous devons aller de l’avant. Le Christ nous a précédés, le monde a besoin de sa lumière".

 

Léo XIV a prononcé sa première homélie après l'élection papale devant ses collègues cardinaux le 9 mai dans la chapelle Sixtine. Le texte était Matthieu 16, 13-19, le passage biblique central pour le dogme de la primauté papale. Il s'agit d'une sorte de discours programmatique. Dans la ligne du Concile Vatican I, il ancre la fonction papale dans le Christ et lui donne une justification sotériologique, en lui assignant une fonction missionnaire. Léon XIV souligne qu'il a été choisi comme successeur de Pierre et qu'il s'est donc vu confier d'une manière particulière le "trésor" du salut, qu'il doit administrer pour le bien de toute l'Église.

 

L'Eglise est le "Corps mystique du Christ." Elle peut devenir de plus en plus "une ville sur une colline" (Ap 21,10), une "arche de salut", un "phare qui illumine dans la nuit de ce monde".(7) Il est tout à fait approprié que ces mots soient prononcés par le premier pape américain. Les Américains sont habitués à entendre que c'est l'Amérique qui est la cité perchée sur une colline, et l'Amérique qui est le dernier espoir de l'humanité. Les conservateurs modernes sont enclins à tenir ces propos, mais ces choses sont fausses, et elles seraient idolâtres si elles étaient prises au sérieux. L'Amérique n'est pas le dernier espoir de l'homme, ni la ville ou le phare qui illumine le monde. Seule l'Église l'est. Et l'Église l'est uniquement parce qu'elle nous conduit au Christ, et seulement dans la mesure où elle nous y conduit. La crise de l'Occident ne prendra fin que lorsque les citoyens et les gouvernements seront enfin prêts à l'admettre. Elle ne prendra fin que lorsqu'ils cesseront de se leurrer en pensant qu'un programme politique laïc, de gauche ou de droite, suffira. De tels programmes ne mènent qu'à des solutions ratées et à des déceptions – ou, pire, à de nouvelles idoles. Comme l'a enseigné Léon XIII, dans Rerum Novarum à propos des problèmes sociaux et économiques modernes : "Aucune solution satisfaisante ne sera trouvée si la religion et l'Église n'ont pas été appelées à l'aide... Sans hésitation, Nous affirmons que si l'Église est négligée, les efforts humains seront vains... Et puisque seule la religion, comme Nous l'avons dit au début, peut éliminer le mal, racine et branche, que chacun réfléchisse à ceci : Il faut avant tout rétablir la morale chrétienne, sans laquelle même les armes de la prudence, qui sont considérées comme particulièrement efficaces, ne serviront à rien pour assurer le bien-être."

 

Le pape rejette tout triomphalisme au nom de l'Église. C'est par la sainteté des membres de l'Église, le peuple que Dieu a gagné pour proclamer ses "actes puissants" (1 Pierre 2:9), que l'Évangile progressera. Par la sainteté et le témoignage du salut, l'Église est présente comme lumière et arche de salut dans le monde.

 

En Christ, l'incarné, nous avons reçu "un modèle d'humanité sainte et la promesse d'une destinée éternelle qui dépasse nos limites et nos capacités".

 

Le Christ révèle notre véritable humanité et nous conduit vers sa pleine réalisation en partageant avec nous le salut.

 

Le conflit entre l'Église et le monde moderne s'est aggravé, surtout à notre époque. Le nouveau pape met l'accent sur la compréhension et la confrontation de ce conflit, qui est la clé de la mission de l'Église.

 

Le Pape Léon revient à Matthieu 16, 13-19 et s'arrête sur la question de Jésus : "Qui dit-on que le Fils de l'homme est ?". Cette question reçoit encore des réponses aujourd'hui : Qui sommes-nous ?

 

Le pape note les réponses séculières : elles sont athées, bien que sous des formes différentes. Certains rejettent entièrement l'importance du Christ et cherchent à l'éliminer - c'est l'athéisme théorique.

 

Plusieurs croient que Jésus était un homme juste qui a eu le courage de dire la vérité. Ils l'admirent, le veulent même comme un idéal moral. Mais lorsqu'il devient difficile de suivre ses exigences morales, ils s'éloignent, le relativisent. C'est l'athéisme pratique de l'incroyant, qui s'est aussi répandu parmi les baptisés.

 

Le nouveau pape fait preuve d'un réalisme radical : c'est dans ce monde qui renie le Christ que nous devons annoncer l'Évangile.

 

L'analyse spirituelle du pape est ainsi éloigné de l'optimisme qui a marqué le Concile Vatican II.

 

Dans ce monde, la confession du Christ par Pierre doit demeurer : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant". Cette foi doit façonner la vie des croyants et nos efforts quotidiens de conversion.

 

Le pape qui se subordonne à sa fonction dans sa première homélie, cela s'applique à tous les responsables de l'Eglise. Ils doivent disparaître pour que le Christ demeure et s'humilier pour que le Christ soit connu et glorifié. Ils doivent se donner entièrement pour que personne ne soit privé de la possibilité de le connaître et de l'aimer. Le pape Léon parle différemment de Jean-Paul II, mais le même esprit est présent : la dévotion centrée sur le Christ. Comme chacun sait, la devise de Jean-Paul II était Totus tuus - entièrement vôtre.

 

Le nouveau pape semble profondément conscient de la rupture spectaculaire de la culture moderne avec la tradition chrétienne. Les derniers vestiges de la chrétienté ont disparu. Dans cette situation, il met l'accent sur la mission de l'Église en tant qu'intendante de l'Évangile dans un monde déchu. Le fondement de cette mission est le Christ, le Fils de Dieu, venu apporter la vie et le salut.

 

En s'engageant dans la société et la culture, le Christ doit venir en premier - c'est-à-dire l'Évangile d'abord et l'Église d'abord.

 

La modernité tardive se concentre sur la moralité - au niveau local et mondial - tout en ignorant la question de la vérité. Mais la vérité est essentielle à la foi chrétienne. Le Christ est le vrai Dieu et le vrai homme - la Vérité elle-même. C'est le conflit sur la vérité et la réalité qui a créé la tension de l'Église avec la modernité.

 

Nous, croyants, vivons dans une réalité créée par Dieu. Nous ne sommes pas livrés au scepticisme, mais nous pouvons utiliser la raison pour reconnaître ce qui est vrai et juste. Cela nous a conduits à une bataille sur la réalité, qui touche tous les conflits éthiques majeurs de notre époque - avortement, euthanasie, genre, relations, etc.

 

Le Pape missionnaire devrait ainsi s'engager et motiver la lutte pour la vérité face à la modernité tardive ou post-modernité.

 

Dès les premières paroles prononcées depuis la Loggia des Bénédictions par le Pape Prévôt, s’adressant d’abord et avant tout aux choses d’en haut, ont émergé la verticalité et l'évangélisation dans son intervention.

 

On dit que le premier discours d'un pape immédiatement après son apparition dans la Loge de Bénédiction à Saint-Pierre est très révélateur des lignes de son pontificat. 

 

La référence au Christ se poursuit lorsqu'il affirme que nous sommes tous "disciples du Christ. Le Christ nous précède. Le monde a besoin de sa lumière. L'humanité a besoin de lui comme d'un pont vers Dieu et son amour." La sécularisation touche l’Église aujourd’hui. C'est une conséquence du naturalisme, la pensée selon laquelle le plan horizontal se suffit à lui-même sans le plan vertical. Le Christ précède les événements humains et les gouverne, cette observation recompose le juste lien entre la nature et le surnaturel.

 

Le nouveau Pape nous invite à "travailler comme des hommes et des femmes fidèles à Jésus-Christ, sans peur, pour annoncer l’Évangile, pour être missionnaires". Il y avait longtemps que nous n’avions plus entendu parler d’évangélisation, ni même de travail missionnaire compris comme annonce du Christ et non comme promotion sociale ! Il semble que l'Église y ait renoncé, considérant l'évangélisation comme une forme de prosélytisme, de manque de respect de la diversité, surtout religieuse, de désir de restreindre la dimension humaine, la considérant incapable d'autosuffisance et engageant l'Église à fonctionner seulement comme un "hôpital de campagne" où l'on soigne les blessures mais où l'on n'indique aucune thérapie ... où l'on écoute les questions mais où l'on ne donne aucune réponse...

 

À un autre moment du discours du pape Léon, on pourrait souligner la dimension religieuse de son intervention. Cela s'est produit lorsqu'il a rappelé la fête de Notre-Dame de Pompéi qui coïncidait avec son élection et a dirigé la prière du Je vous salue Marie avec le peuple chrétien. Ainsi émerge une dimension religieuse, dévotionnelle et populaire. Ces éléments, les manières utilisées et les vêtements portés, donnaient l’impression d’un discours de foi, centré sur Dieu, non interprétable politiquement, non susceptible d’interprétations sociales ou idéologiques. (8)

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

***

Nous devons veiller à ne pas faire de l'Église un miroir du monde. Elle est appelée à être un signe de contradiction.

Cardinal Robert François Prévost, O.S.A., aujourd'hui Pape Léon XIV

Habemus Papam ! le cardinal américain Robert Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV le 8 mai 2025

La crédibilité de l'Église ne vient pas de la popularité, mais de la fidélité. Les saints ont évangélisé non par le pouvoir, mais par le témoignage de vies transformées.

Cardinal Robert Francis Prevost, O.S.A. (aujourd'hui Pape Léon XIV), dans sa réflexion missionnaire sur le Pérou

Sources :

(1) https://x.com/father_rmv/status/1920588892966957089

(2) https://www.lefigaro.fr/actualite-france/en-direct-deuxieme-jour-conclave-pape-election-2025-vatican-fumee-blanche-20250508

(3) https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-americain-robert-francis-prevost-devient-le-pape-leon-xiv-20250508

(4) https://www.nytimes.com/2025/05/02/world/americas/pope-candidate-cardinal-robert-francis-prevost.html

(5) https://www.lemonde.fr/international/live/2025/05/08/en-direct-un-nouveau-pape-a-ete-elu-de-la-fumee-blanche-s-eleve-au-dessus-du-vatican_6604053_3210.html

(6) https://www.tag24.it/1322316-stemma-di-papa-leone-xiv-ecco-cosa-significa

(7) https://x.com/PlatonKatolikos/status/1922291964961051073

(8) https://lanuovabq.it/it/leone-xiv-si-presenta-il-ritorno-dellevangelizzazione-e-della-verticalita

Partager cet article
Repost0
2 mai 2025 5 02 /05 /mai /2025 00:00
Saint Athanase d'Alexandrie, Patriarche d'Alexandrie, Père de l'Église (+ 373)

Les Églises d'Orient le fêtent aussi en janvier.

 

Nul ne contribua davantage à la défaite de l'arianisme; il n'écrivit, ne souffrit, ne vécut que pour défendre la divinité du Christ. 

 

Petit de taille, prodigieusement intelligent, nourri de culture grecque, Athanase n'était encore que diacre lorsqu'il accompagna l'évêque d'Alexandrie au concile de Nicée en 325. Il y contribua à la condamnation de son compatriote Arius et à la formulation des dogmes de l'Incarnation et de la Sainte Trinité.

 

Durant les soixante années séparant le concile de Nicée (325) du concile de Constantinople (381), l'Église traversa, à travers la crise arienne, l'un des moments les plus difficiles de son histoire. Ce fut une ère de défection, où se distinguèrent de fervents défenseurs de l'orthodoxie, tels que saint Athanase d'Alexandrie et saint Hilaire de Poitiers. Athanase devint le symbole de la lutte contre l'arianisme, qui avait infiltré les plus hautes sphères de la hiérarchie ecclésiastique.  Devenu lui-même évêque d'Alexandrie en 328, il fut dès lors et pour toujours en butte à la persécution des ariens, semi-ariens et anti-nicéens de tout genre qui pullulaient en Égypte et dans l'Église entière. Ces ariens étaient soutenus par les empereurs qui rêvaient d'une formule plus souple que celle de Nicée, d'une solution de compromis susceptible de rallier tous les chrétiens et de rendre la paix à l'empire. C'est ce qui explique que sur les quarante-cinq années de son épiscopat, saint Athanase en passa dix-sept en exil: deux années à Trèves, sept années à Rome, le reste dans les cavernes des déserts de l'Égypte. Il fut même accusé d'avoir assassiné l'évêque Arsène d'Ypsélé. Il ne dut la reconnaissance de son innocence qu'au fait qu'Arsène revint en plein jour et se montra vivant à ses accusateurs. Saint Athanase fut probablement qualifié de "désobéissant" par 98 % des évêques autour de la Méditerranée au IVe siècle. Le fait est qu'il ne l’était pas. Eux étaient ceux qui désobéissaient aux Apôtres. 

 

Dans une lettre à propos des Ariens, Athanase écrit

"Que Dieu vous console ! Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. 

"C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. 

"Réfléchissez.  Qu’est ce qui est le plus important : le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? 

"Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement. 

"Mais c’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. 

"C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. 

"Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. 

"Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ." (Saint Athanase, Lettre de l’évêque d’Alexandrie à son troupeau, in Coll. Selecta SS. Eccl. Patrum, Caillau et Guillou, vol. 32, pp. 411-412

 

Dans sa lettre aux évêques de Libye et d'Égypte également, il réfute les ariens en dénonçant leur sola scriptura :

 

"Aussi je vous en avertis que personne de vous ne se laisse égarer, que personne ne devienne leur victime; au contraire, attachez-vous au Seigneur, comme si l'impiété judaïque faisait invasion dans la foi chrétienne; restez fermes dans la croyance des Pères, cette croyance qu'ils ont établie dans leur saint concile de Nicée, et repoussez au loin tous ceux qui voudraient faire la moindre innovation. Quand bien même ils vous apporteraient des textes de l'Écriture, ne les supportez pas. Quand même ils parleraient le langage de l'orthodoxie, n'ouvrez pas même l'oreille pour les écouter. Car ce n'est qu'un manteau dont ils s'enveloppent: au dedans, leur esprit est pervers, leur doctrine est celle d'Arius, et ils ne font qu'imiter le démon, père de toutes les hérésies: lui aussi prenait les paroles de la Sainte Écriture, mais le Sauveur lui imposa silence. ... Les Sadducéens et les hérodiens avaient bien aussi la loi sur les lèvres, et pourtant ils ont été flétris et couverts de honte par le Sauveur quand il leur dit: 'Vous erreurs et ne savez pas les Écritures ni la puissance de Dieu' (Jn 8,41). Et il fut démontré à tous que ceux-là qui semblaient appuyés sur les textes des livres saints n'en étaient pas moins au fond des hérétiques et des ennemis de Dieu." (Cf. Via Fidelis Verax )

 

Dans ses Quatre lettres à Sérapion (Lettre 1, §28) (milieu des années 300 après J.-C.), Athanase explique que la vraie foi est conservée dans l'Église catholique:  ́'Notons que la tradition, l'enseignement et la foi de l'Église catholique ont été donnés depuis le début par le Seigneur, prêchés par les Apôtres et conservés par les Pères. C'est sur cela qu'a été fondée l'Église ; et si quelqu'un s'en écarte, il n'est plus ni ne doit être appelé chrétien.’́

 

Il existait alors une pratique bien établie, que le premier concile de Nicée a codifiée dans le canon 4. Cette pratique stipulait que tout nouvel évêque devait être consacré par tous les évêques de la province ecclésiastique ou, lorsque cela était impossible, par au moins trois évêques, avec la confirmation finale du métropolitain – l’évêque principal de la province ecclésiastique. Le métropolitain possédait une juridiction ordinaire sur sa province, tandis que le pape exerçait une primauté universelle sur toute l’Église. Athanase, devenu évêque du siège métropolitain d'Alexandrie le 8 juin 328, se vit confier l'une des plus vastes juridictions ecclésiastiques du Proche-Orient. Le canon 6 du concile de Nicée établissait que l'ancienne coutume en vigueur en Égypte, en Libye et en Pentapole devait demeurer applicable, de sorte que l'évêque d'Alexandrie exerçait son autorité sur l'ensemble de ces régions. L'opposition arienne à la nomination d'Athanase se manifesta immédiatement. Le synode de Tyr, en 335, le déposa irrégulièrement, tandis que l'empereur Constantin décréta son premier exil à Trèves. Ces événements entraînèrent une alternance constante dans les diocèses égyptiens entre des évêques fidèles au Credo de Nicée et des candidats soutenus par le parti eusébien. L'activité d'Athanase ne se limita pas à la défense doctrinale du Credo de Nicée, mais impliqua un effort intense pour reconstruire la hiérarchie ecclésiastique dans les provinces relevant de sa juridiction. À chaque retour d'exil, l'évêque d'Alexandrie constatait que de nombreux sièges épiscopaux étaient occupés par des évêques pro-ariens, installés avec le soutien de l'autorité impériale. Sa première tâche consistait à les déposer et à les remplacer par des pasteurs fidèles à la profession de foi nicéenne. L'étude fondatrice d'Annick Martin a reconstitué cette activité avec précision, démontrant que les nominations effectuées par Athanase concernaient des sièges appartenant à l'Égypte, à la Libye ou à la Pentapole — c'est-à-dire des territoires soumis à sa juridiction canonique. Une conclusion similaire se dégage de la reconstitution proposée par le professeur Manlio Simonetti. Analysant le retour d'Athanase en 346 et son retour définitif en 362, Simonetti souligne comment le patriarche a procédé à la restauration de la hiérarchie nicéenne dans les Églises égyptiennes sans jamais outrepasser les limites de sa compétence ecclésiastique. L'activité d'Athanase était pleinement conforme à la discipline juridique de l'époque, puisqu'elle constituait l'exercice naturel de l'autorité métropolitaine d'Alexandrie. Les nombreuses ordinations épiscopales qui lui sont attribuées n'ont jamais été considérées comme abusives par l'Église de son temps, précisément parce qu'elles ont eu lieu sur le territoire relevant de sa compétence canonique. Les consécrations effectuées par le patriarche d'Alexandrie eurent lieu dans des circonstances exceptionnelles, mais elles ne furent jamais accomplies contre le pape ni en opposition au Saint-Siège. Au contraire, la reconnaissance romaine constituait un élément essentiel de l'action pastorale d'Athanase. Durant toute la crise arienne, l'évêque d'Alexandrie rechercha constamment le soutien des pontifes romains et reconnut leur autorité. Après sa destitution décrétée par les synodes orientaux, Athanase se rendit à Rome, où il fut reçu par le pape saint Jules Ier. Le synode romain de 341 déclara invalides les accusations portées contre le patriarche d'Alexandrie et reconnut pleinement sa légitimité. Dans sa célèbre lettre adressée aux évêques orientaux, Jules leur reprocha d'avoir agi sans consulter l'Église romaine, leur rappelant que des questions d'une telle importance devaient être soumises au jugement du Siège apostolique. Dans les années qui suivirent, Athanase maintint des relations constantes avec le pape Libère. La faiblesse passagère manifestée par Libère durant son exil ne modifia jamais l'attitude du patriarche égyptien, qui continua de considérer Rome comme le centre de la communion ecclésiale. Plus étroite encore fut sa collaboration ultérieure avec le pape saint Damase, qui soutint pleinement la restauration de l'orthodoxie nicéenne et confirma le prestige du siège d'Alexandrie. Le cardinal John Henry Newman, dans son ouvrage sur les Ariens du IVe siècle, a clairement mis en lumière la portée ecclésiologique de ces événements. Athanase résista aux empereurs, aux conciles pro-ariens et aux pressions politiques, mais il ne s'opposa jamais au principe de la primauté romaine. Son combat était dirigé contre les évêques hétérodoxes et contre l'ingérence du pouvoir civil, non contre l'organisation hiérarchique de l'Église. Toute son action pastorale semble s'inscrire dans l'exercice de la juridiction légitime du siège d'Alexandrie et dans la recherche de la communion avec le siège de Rome. (Rorate Caeli)

Son excommunication par le pape Libéré fait débat parmi les historiens et théologiens. 

Selon certains textes anciens (notamment des lettres attribuées à Libère, comme « Studens paci », « Pro deifico », « Quia scio ») suggèrent que Libère aurait, sous la pression de l’empereur arien Constance II, signé en 357 une condamnation d’Athanase, ce qui équivaudrait à une forme d’excommunication ou de rupture de communion avec lui. Ces lettres sont souvent citées comme preuve de la « chute » de Libère, qui aurait cédé à l’arianisme ou du moins à une position ambiguë pour retrouver sa liberté après son exil en Thrace. Cependant, l’authenticité de ces lettres est très contestée. Plusieurs historiens et théologiens (notamment saint Hilaire, saint Jérôme, saint Athanase lui-même) soulignent que ces documents pourraient être des faux fabriqués par les ariens pour discréditer Libère et Athanase lui-même. Le pape Pie IX et Benoît XV ont affirmé que Libère n’a jamais cédé à l’arianisme ni excommunié Athanase, et que les accusations contre lui sont des calomnies  ​⁠. Libère a d’abord défendu Athanase avec fermeté, refusant de le condamner sans procès équitable et exigeant un concile général. Il a même convoqué un synode à Rome pour disculper Athanase. Sous la pression impériale, il a été exilé en 356. C’est pendant son exil que la question de sa possible « défection » se pose. Les sources les plus critiques admettent que, même s’il a pu signifier une forme de rupture avec Athanase pour des raisons politiques, il n’a jamais adhéré à l’hérésie arienne et est revenu à l’orthodoxie nicéenne après la mort de Constance II. Il est très douteux que Libère ait formellement excommunié Athanase. Les preuves textuelles sont contestées, et l’Église a toujours défendu l’orthodoxie de Libère, qui a d’ailleurs été canonisé. L’épisode est surtout utilisé par les ariens pour semer la confusion.

Son œuvre théologique est considérable. Ses œuvres ont été publiées aux éditions du Cerf.

 

Mémoire de saint Athanase, évêque et docteur de l'Église. Homme très éminent en sainteté et en doctrine, placé sur le siège d'Alexandrie, il défendit la foi orthodoxe avec une vigueur intrépide, depuis le temps de Constantin jusqu'à celui de Valens, contre les empereurs, les gouverneurs de province, contre un nombre infini d'évêques ariens, qui lui tendirent toutes sortes de pièges et le forcèrent plusieurs fois à l'exil ; enfin, après bien des combats et des triomphes qu'il remporta par sa patience, il rentra dans son Église et s'endormit dans la paix du Christ la quarante-neuvième année de son épiscopat, en 373.

 

 

Martyrologe romain

 

Athanase a été sans aucun doute l'un des Pères de l'Église antique les plus importants et les plus vénérés... Nous avons de nombreux motifs de gratitude envers Athanase. Sa vie, comme celle d'Antoine et d'innombrables autres saints, nous montre que "celui qui va vers Dieu ne s'éloigne pas des hommes, mais qu'il se rend au contraire proche d'eux" (Saint Athanase - audience du 20 juin 2007 - Benoît XVI)

Signe que personne n'avait d'excuse pour diviser l'Église, Saint Athanase a observé que le Christ est mort sans que son corps soit séparé en plusieurs morceaux :

 

"C'est pourquoi il n'a pas subi la mort de Jean, dont la tête a été coupée, ni celle d'Isaïe, qui a été scié en deux ; afin que, même dans la mort, il puisse garder son corps intact et en parfaite santé, et qu'aucun prétexte ne soit donné à ceux qui voudraient diviser l'Église." Saint Athanase, De l'incarnation du Verbe (chap. 24, §4)

Car il (Le Verbe de Dieu ) s'est fait homme pour que nous puissions devenir Dieu; il s'est rendu visible dans un corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et il a lui-même enduré la violence des hommes fin que nous puissions hériter de l'incorruptibilité.

Saint Athanase d'Alexandrie, De l'incarnation du Verbe (54,3)

Si le Fils est roi, sa mère doit nécessairement être considérée et intitulée reine.

Saint Athanase, cité par S. Alphonse

Si le monde est contre la Vérité,
je serai alors contre le monde.

Saint Athanase d'Alexandrie

Eux ont les temples, nous avons la foi.

Saint Saint Athanase, Lettre à ses fidèles (année 356)

Sources

 

(1) Nominis ; (2) Wikipedia

Partager cet article
Repost0
30 avril 2025 3 30 /04 /avril /2025 22:35

Le cardinal Burke implore tous ceux qui n'ont pas encore commencé la neuvaine pour le Conclave de le faire, en raison de la gravité de la situation. 

Le Collège des cardinaux a décidé de fixer au 7 mai la date de début du conclave, comme annoncé lundi.

 

Deux éminents prélats ont lancé des campagnes de prière auxquelles les catholiques doivent participer, alors que les cardinaux se réunissent à Rome pour élire le nouveau pape.

Lors de la cinquième Congrégation générale, lundi matin, le Collège des cardinaux a décidé de commencer le conclave le 7 mai, soit un peu plus de deux semaines après la mort du pape François, le 21 avril.

Peu avant cette annonce, deux éminents prélats ont exhorté l'Église à se réunir dans la prière pour l'issue du conclave alors que les cardinaux cherchent à discerner qui sera le 267e pape à un moment crucial pour l'Église.

Il ne s’agit de nul autre que le cardinal Raymond Burke et l’évêque Athanasius Schneider qui ont tous deux écrit des prières pour que les catholiques prient pour l’intention d’élire un nouveau pape.

 

Le cardinal américain a écrit :

« L'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie sous son titre de Notre-Dame de Guadalupe est grandement nécessaire pour que les cardinaux en conclave obéissent humblement aux incitations du Saint-Esprit et choisissent ainsi l'homme le plus digne pour accomplir le service du Pontife romain, le Vicaire du Christ sur terre. »

Sa courte prière est publiée sur le site Web de son sanctuaire Notre-Dame de Guadalupe basé dans le Wisconsin, avec des versions téléchargeables disponibles .

 

PDF de la Prière en Français

 

Source : https://www.permariam.com/p/burke-and-schneider-launch-prayer?s=09

Le Cardinal Burke et Mgr Schneider lancent une campagne de prière pour le conclave
Partager cet article
Repost0
29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 18:00

"Le Magistère est au service de l’Évangile, et non au-dessus de lui. Ce n’est pas un maître, mais un serviteur de la Parole de Dieu.

Benoît XVI, Audience générale, 10 mai 2006

On se souvient que dans un entretien au journaliste italien Eugénio Scalfari, publié le 1er octobre 2013, le pape François avait expliqué comment il "changerait l'Eglise", en déclarant que "chacun a sa propre conception du Bien et du Mal et chacun doit choisir et suivre le Bien et combattre le Mal selon l'idée qu'il s'en fait. Il suffirait de cela pour vivre dans un monde meilleur."

Intervention importante du professeur Josef Seifert sur l’invalidité du Conclave

Le Professeur Josef Seifert demande l’ouverture d’un procès ecclésiastique en hérésie du pape François qui a nommé 80% des cardinaux au conclave. 

Paul IV a décrété que toutes les nominations cardinales faites par un pape hérétique sont nulles et non avenues.

 

Dans une lettre ouverte du 24 avril dernier, le Professeur Josef Maria Seifert demande aux évêques et aux cardinaux d'examiner l’accusation d’hérésie portée par l’archevêque Viganò.

 

Extraits

 

"Sur la nécessité d’examiner avant le prochain Conclave l’accusation formelle d’hérésie lancée par l’archevêque Viganò (et soutenue par de nombreux théologiens, juristes et philosophes éminents du monde entier) contre le pape François

 

Votre Eminence, cher Cardinal Dean Giovanni Battista Re,

Salutations très cordiales dans le Christ. Je m’adresse à vous, cher et très vénéré cardinal Dean Re, parce que vous êtes le seul à détenir l’autorité pour qu’une enquête sur l’accusation d’hérésie contre le pape François ait lieu avant le prochain Conclave.

Vous tenez jusqu’à l’élection du prochain Pape la plus haute autorité de l’Église catholique, et en union avec le Camerlingue Kevin Joseph Cardinal Farrell, vous inviterez les cardinaux qualifiés du monde entier âgés de moins de 80 ans à élire le nouveau Pape et serez en mesure de déterminer la date du prochain Conclave.

Je vous écris avec une lettre ouverte en raison du peu de temps qu’il nous reste pour résoudre des questions d’une importance et d’une urgence extrêmes.

J’ai découvert à travers le texte J’accuse de l’archevêque Viganò deux documents pontificaux - par l’invocation solennelle du Siège de Pierre et leur déclaration de validité pour toujours - probablement dogmatiques et certainement les plus autorisés sur la question des "évêques, cardinaux et papes hérétiques" par le pape Paul IV et saint Pie V.[1] Ces textes me semblent être de la plus haute importance pour l’Église à l’heure actuelle.

Ils demandent solennellement à l’Église de procéder à un examen des accusations d’hérésie papale.


Le simple fait d’excommunier un archevêque parce qu’il a agi exactement comme un pape éminent et saint l’a solennellement demandé face à un pape qui a adhéré à des hérésies avant, pendant et après son élection à la papauté est, je pense, gravement erroné et injuste. Ces accusations auraient dû être examinées en premier, et si elles sont vraies, il n’y a absolument aucune punition à infliger pour les avoir faites.

 

Je crois que l’Église doit à un archevêque excommunié et à au moins quatre autres excommuniés pour la même raison, à deux papes, et aux fidèles de répondre à l’insistance ferme du pape Paul IV sur le fait qu’un pape qui professe l’hérésie n’est plus pape et ne peut exiger aucune obéissance, comme l’a dit l’archevêque Viganò, avec le conseil important que l’inconvenance de toute autorité jugeant un pape ne s’applique pas à un pape hérétique qui usurpe simplement le Siège de Pierre, mais, en vertu de son hérésie, n’est pas vraiment pape et a moins d’autorité dans l’Église que n’importe quel cardinal ou évêque orthodoxe. 

L’importance cruciale d’ordonner et de mener à bien cette enquête avant la convocation du prochain Conclave réside dans les éléments suivants :

Le résultat de la prochaine élection papale dépend en grande partie du résultat de cette enquête, car ... Paul IV [a] décrété que toutes les nominations cardinales faites par un pape hérétique sont nulles et non avenues.

 

Ainsi, si l’accusation d’hérésie avant, pendant et après l’élection du pape François s’avère vraie, les deux tiers du collège cardinalice actuel seraient exclus du Conclave. Par conséquent, la conclusion de cette affaire doit avoir lieu avant le prochain Conclave, sinon la prochaine élection papale sera a priori invalide à moins qu’il ne soit d’abord déterminé si la plupart des membres du Collège des Cardinaux sont des électeurs légitimes ou non, et si le futur Pape élu appartient au Collège des Cardinaux ou non.

 

En outre, deux autres questions strictement liées doivent être clarifiées avant le prochain conclave :

1. si les modifications apportées par le pape François aux règles régissant les élections papales émises par le saint pape Jean-Paul II sont valides ou non (s’il n’était pas un pape valide), et
2. si certains documents du pape François doivent rester dans les Acta Apostolica ou en être retirés (comme l’ont décrété les papes saint Pie V et Paul IV pour les documents délivrés par un pape hérétique).

 

Les papes saint Pie V et Paul IV ont décrété et fixé pour des temps perpétuels : que toutes les décisions, nominations et élévations d’évêques et de cardinaux et tous les écrits d’un pape hérétique soient déclarés nuls et non avenus.

 

Selon ces documents pontificaux et selon le droit naturel, les cardinaux choisis par le pape François ne peuvent pas rester électeurs si l’accusation d’hérésie ou d’apostasie s’avère fondée.

 

Je m’adresse à vous, cher et très vénéré cardinal Re, parce que vous seul, en union avec le cardinal camerlingue Kevin Joseph Farrell, détenez maintenant l’autorité nécessaire pour que cette enquête ait lieu avant le prochain Conclave.

 

Puisque vous, cher cardinal, avez maintenant l’autorité suprême dans l’Église jusqu’à l’élection d’un nouveau pape, vous pourriez agir immédiatement, en déterminant les membres du jury parmi les cardinaux nommés par les papes avant le pape François qui rendraient un jugement sur la question de l’hérésie et de la validité du pape François.


C’est pourquoi je vous exhorte humblement, cher cardinal doyen, à exercer votre autorité en ce moment dramatique de l’histoire de l’Église, et à agir sur l’autorité de deux papes qui exigent une telle action.

 

Je pense qu’à l’heure actuelle, vous seul pourriez être comparable à saint Athanase, qui, encore diacre, pendant la crise arienne et avec un pape hésitant, a pu (malgré ses deux excommunications dans le processus) préparer la voie à certains conciles qui condamnant l’hérésie arienne, qui, si elle avait été acceptée, aurait été fatale à la foi chrétienne. Mais l’hérésie selon laquelle Dieu veut la pluralité des religions, y compris les religions non chrétiennes, et d’autres hérésies attribuées au pape François sont encore plus contraires à la vraie foi chrétienne que ne l’était l’arianisme.

Par conséquent, je suggère et j’implore humblement que vous ordonniez, avant l’imminent Conclave, un examen juste et équitable des nombreuses accusations d’hérésie et (compte tenu de la déclaration d’Abou Dhabi selon laquelle Dieu a voulu la pluralité des religions depuis la création, ...) également d’une possible apostasie du pape François.

Je crois qu’en faisant cela, vous pourriez sauver l’Église d’une confusion unique, d’un point de vue historique, aux proportions catastrophiques.

 

Vous vous appuieriez sur les documents de Paul IV et de saint Pie V, qui ont tous deux enseigné solennellement que même si tous les cardinaux avaient librement élu le pape, son élection aurait été annulée par les hérésies qu’il a défendues avant et après son élection.

Cela n’a rien à voir avec une action contre l’Église ou contre le Pape : au contraire, c’est un acte d’amour suprême pour l’Église et François : car SI l’accusation d’hérésie, lancée officiellement et officieusement par les hautes autorités doctrinales et théologiques contre François, s’avère vraie à l’issue d’un véritable procès ecclésiastique,  l’Église confrontera les fidèles à la vérité (et Socrate l’a déjà dit dans le Gorgias qu’il ne peut être accordé à une personne un don plus précieux que de la libérer de l’erreur).

L’occasion de libérer François de son vivant des erreurs a maintenant été manquée, compte tenu de sa mort. Mais si le pape François a, comme il faut l’espérer, révoqué toutes les erreurs de son cœur avant sa mort et les reconnaît certainement maintenant, les condamner et en libérer la doctrine de l’Église serait encore un acte d’amour pour le pape François et surtout pour l’épouse de Jésus, l’Église, en la libérant de l’immense mal des hérésies.

Je crois que, si l’accusation d’hérésie est vraie, un verdict officiel valide selon lequel François est hérétique et n’était donc pas un pape valide, comme cela a été fait à l’égard de plusieurs papes auparavant, également à titre posthume, serait du plus grand bénéfice pour l’avenir de l’Église.

En effet, même si le pape François avait démissionné de son poste, comme l’a fait le pape Benoît XVI, cela n’aurait pas suffi à guérir la terrible blessure d’un pape hérétique, car les éléments destructeurs et les fruits empoisonnés de son pontificat seraient restés :

 

1. Les Acta Apostolica continueront à contenir des hérésies non condamnées.
2. Les enseignements moraux hérétiques tels que ceux exprimés dans Amoris Laetitia resteraient ostensiblement des enseignements officiels de l’Église et séduiraient les fidèles pour les amener à commettre des péchés graves.
3. Beaucoup d’autres remarques hérétiques du Pape qui contredisent directement les paroles solennelles du Christ et les dogmes de l’Église ne seraient pas expurgées du corpus de l’enseignement de l’Église, telles que :

a. L'"enseignement" (privé mais répété) de François sur la vacuité de l’enfer et l’inexistence du châtiment éternel,
b. l’affirmation de l’anéantissement au lieu du châtiment éternel pour les pécheurs impénitents, un enseignement typique des Témoins de Jéhovah, incompatible avec plusieurs dogmes.
c. La phrase de la Déclaration d’Abou Dhabi sur la volonté de Dieu depuis la création concernant la pluralité des religions (y compris celles qui nient la divinité du Christ, la Sainte Trinité, la rédemption par le Christ seul, etc.), qui est plus apostatique qu’hérétique, ne serait pas supprimée des Acta Apostolica mais resterait prescrite à tous les évêques et recteurs de séminaires du monde entier pour l’enseigner dans les séminaires de l’una,  sancta, catholica et apostolica Ecclesia dans le cadre de la préparation des séminaristes à l’ordre.

 

Cette sentence apostatique resterait aux yeux des fidèles un "enseignement de l’Église", mais en réalité elle est non seulement non catholique, voire anticatholique, mais aussi antichrétienne, ce qui causerait un immense tort à la foi et à la morale si elle était laissée dans les Acta Apostolica.

Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !

Galates 1,8

3. De plus, ce n’est que si François, après que l’Église a examiné et condamné ses hérésies qui sont bien pires que celles de n’importe quel pape précédent comme Jean XXII, a été déclaré à titre posthume ne pas avoir été le vrai pape, que de nombreuses actions entreprises par le pape (éloge papal et célébration du jour de la Réforme, une statue, un timbre et éloge de Luther) pourraient être considérées comme des mesures qui doivent être réprimées ; culte du Pacha Mamma à Saint-Pierre ; les bénédictions des couples homosexuels et adultères, la fausse affirmation selon laquelle les couples adultères et remariés peuvent savoir par leur conscience que Dieu veut qu’ils restent dans le péché d’adultère, plutôt que de suivre l’enseignement perpétuel de l’Église sur le mariage exprimé dans Familiaris Consortio 83 , etc., etc.), ne pouvaient plus être considérés comme des actions et des enseignements catholiques légitimes, et ses documents ne seraient plus acceptés comme faisant partie du véritable enseignement catholique.

Par conséquent, selon l’enseignement papal infaillible de Paul IV et de saint Pie V, à mon avis, la nomination par François de 80 % des cardinaux élus (qui, humainement parlant, seront susceptibles d’élire un pape qui pourrait continuer à enseigner les hérésies de François) sera rétractée et cessera d’être une menace horrible pour le prochain conclave et l’élection d’un nouveau pape.

Pour toutes ces raisons, cher cardinal Gianbattista Re, je vous implore au nom de Jésus-Christ, sa et notre mère bien-aimée qui tue toutes les hérésies, et au nom de saint Joseph, terreur du démon, de considérer si vous ne pourriez pas être appelés à aider à libérer l’Église des maux mentionnés. 

Je vous demande, à genoux, de vous demander si Dieu ne vous appelle pas, en son nom et en celui de Jésus-Christ, à devenir un instrument humain pour sauver l’Église de l’abîme vers lequel elle semble se précipiter.
Cette démarche me semble la seule juste, et les résultats négatifs qu’elle pourrait provoquer, l’apparition effective d’une division dans l’Église entre l’Église de Bergoglio et la véritable Église, serait un bien moindre mal qu’une Église tranquille plongée dans le désordre de l’erreur ; en fait, ce serait une véritable bénédiction parce qu’elle conduirait à un renouveau de la véritable ECCLESIA UNA, SANCTA, CATOLICA ET APOSTOLICA fondée sur la VÉRITÉ. Je suis également certain que d’innombrables catholiques accueilleraient favorablement cette étape.

...

Dans l’amour de Jésus qui a donné sa vie pour l’Église et a versé son sang saint pour nous tous, et que je veux servir de tout mon cœur et comme humble serviteur dans votre service bien plus parfait à Lui et à la Sainte Église.

En Christ
Josef Seifert

 

[1] Curieusement, aucun des multiples appels à la démission de François par différents groupes de théologiens et de philosophes, à l’exception de J’accuse, ne cite ces deux documents pontificaux qui font autorité sur la question des "évêques, cardinaux et papes hérétiques", 
Bien que j’aie pensé "a priori" que de tels documents devaient exister et que j’en fasse des recherches depuis quelques années, je dois ma connaissance de ces deux documents de l’Église, probablement dogmatiques et en tout cas d’une importance cruciale, uniquement à l’archevêque Viganò.

Pour autant que je sache, il y a un manque total (et tragique dans la situation actuelle) dans le droit CANON d’application concrète de l’enseignement de ces deux papes. Mais maintenant, après la mort du pape François, il n’y a plus de problème du tout, mais un devoir clair de l’Église d’enquêter pour savoir si ces accusations d’hérésie et (dans l’affirmation que Dieu a voulu depuis la création la multiplicité des religions, y compris celles qui nient les vérités les plus centrales de la Révélation du Christ) d’une apostasie sont justifiées ou non.

Je vous enverrai mon article sur cette question plus tard.

Josef

 

[Fin de citation et traduction Christ Roi Overblog]

 

Cf. https://x.com/ProtecttheFaith/status/1916490225913671911?t=JP-r0LdU0EK9WOQa7XYpbQ&s=19

Et

https://gloria.tv/post/JjnttBYxp2uH6cF4q4maop3oN?fbclid=IwY2xjawJ7FW1leHRuA2FlbQIxMABicmlkETFhN3d6TFd3ZmVFZ21BVFR0AR4k-Ld1_XFAnHhYjtucSoCmGLQZNrlUndAGUjReu3VZF42u8exrty69lUvBeA_aem_TrmHPU8ZIUsm4dXr2FAu1w

Il y a deux ans, le célèbre philosophe autrichien, le professeur Josef Seifert, a mis en garde contre le "silence effrayant" des cardinaux face au relativisme dominant, et l'éthique situationnelle.


Dans des commentaires à la suite de la publication d’une lettre ouverte qu’il a écrite le 30 avril appelant tous les cardinaux, évêques et dirigeants de l’Église à défendre la vérité de l’enseignement catholique face au relativisme dominant et à l’éthique situationnelle, Seifert a observé ce qu’il a décrit comme le "silence effrayant" des cardinaux sur cette crise unique qui va "du haut de l’Église vers le bas".


Le respecté professeur autrichien, qui a fondé en 2017 l’Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille comme contrepoids à l’Académie pontificale pour la vie, autrefois respectée, aujourd’hui dirigée par l’archevêque dissident Vincenzo Paglia, a déclaré que c’était son amour pour la vérité et l’Église, et le fait que des éléments clés de l’enseignement du pape François vont à l’encontre du pape saint Jean-Paul II.  Cela l’a incité à prendre la plume.

Il a rappelé que dans son encyclique de 1993 sur l’enseignement moral de l’Église, Veritatis splendor, Jean-Paul II "a magnifiquement élucidé" la vérité de la reconnaissance d’"actes mauvais non négociables", la défendant contre les positions éthiques relativistes qui "cherchent partout des échappatoires" pour tenter de justifier "l’adultère, la sodomie, la contraception, l’idolâtrie, l’apostasie, le déni du purgatoire, de l’enfer et du jugement dernier."


Retraçant une telle dissidence aux critiques de Humanae vitae, encyclique du pape Paul VI de 1968 qui a souligné l'utilisation de la contraception artificielle comme intrinsèquement maléfique, le professeur Seifert a souligné que l'enseignement de l'Église sur le sujet a des racines profondes. 


"La pilule anti-bébé et d’autres actes qui sont déjà décrits dans l’Ancien Testament comme gravement désordonnés, sont intrinsèquement mauvais", a-t-il déclaré. Il a également déclaré que même les anglicans avaient publié des déclarations contre la contraception artificielle, pour ensuite faire une "contradiction flagrante" avec leur enseignement précédent lors de leur conférence de Lambeth en 1930, lorsqu’ils sont devenus la première communion ecclésiale à autoriser la contraception.

En conséquence, a-t-il dit, "une pression énorme" a été exercée sur le pape Paul VI pour qu’il adopte le même changement, mais "le Saint-Esprit l’a empêché", et Humanae Vitae a été écrit pour soutenir l’enseignement éternel de l’Église. En outre, a déclaré Seifert, "de nouvelles études montrent" que Jean-Paul II, puis Karol Wojtyla, ont "profondément influencé" cette encyclique que les catholiques pratiquants fidèles au Magistère ont longtemps considérée comme prophétique. Veritatis Splendor a en fait été écrit pour contrer la dissidence contre Humanae Vitae.

Mais le professeur Seifert, maître de conférences en métaphysique et en épistémologie de la Ludwig Maximilians Universität à Munich, a déclaré qu'une telle dissidence avait réémergée après la publication en 2016 de l'exhortation apostolique du pape François pour nier, le contenu essentiel de l’Écriture sainte et de l'enseignement de l'Église."

"Il est devenu incompréhensible pour moi qu'aucun des cardinaux, outre les quatre Cardinaux des Dubia, ne se se soit clairement prononcé contre de telles erreurs et obscurcissant l'enseignement catholique", a expliqué le professeur Seifert. "Par conséquent, comme dans la crise arienne, quand un évêque, Saint Athanase et de nombreux laïcs se sont précipités pour la défense de la vérité, il fallait que le même Miseri Laici [nous misérables laïcs] ait soutenu la vérité."

Seifert a expliqué que la lettre qu'il a envoyée au Collège des Cardinaux a été envoyée pour la première fois il y a deux ans et demi à un cardinal avec qui il était en termes amicaux qui avait dit que la critique du pape François était un "grand mal qui devrait être éradiqué". 


Lorsque le cardinal a répondu respectueusement mais n’a pas agi, le professeur Seifert a décidé d’adresser la lettre à tous les cardinaux et évêques, "non pas pour qu’elle atterrisse dans des corbeilles à papier", mais parce qu’ils ont un "devoir sacré" de mettre en garde leurs frères, en particulier en Allemagne, et le pape "contre toute déviation de l’enseignement perpétuel de la vérité dans l’Église".


Compte tenu de ce qu’il appelle le "silence effrayant de la majorité des cardinaux et des évêques sur cette crise unique au sommet de l’Église pendant une décennie", il n’est pas optimiste quant à la réception de la réponse à son appel.

Mais il a dit qu’il avait "l’espoir que le Dieu tout-puissant, qui est la vérité, réveillera le feu de l’amour pour la vérité et pour l’Église dans le cœur de tous les cardinaux et évêques, et accordera le don du saint courage à beaucoup d’entre eux, comme il l’a déjà fait à certains cardinaux et évêques".


"Je ne suis pas du tout optimiste, mais j’espère vraiment que les cardinaux et les évêques ne regarderont plus passivement la chute de l’Église que seule une intervention divine peut empêcher", a-t-il déclaré. "Dieu veut nous utiliser tous, mais il choisit surtout les cardinaux et les évêques, tout comme il a choisi saint Paul pour répandre l’Église, et saint Athanase pour la sauver de l’arianisme et de la destruction."


Lorsqu’on lui a demandé quelles pourraient être les conséquences s’ils ne le faisaient pas, Seifert a répondu : "Je vois un terrible danger d’un effondrement complet de l’Église catholique dans de nombreux pays, et même de sa destruction totale dans certaines régions du monde."

Mais il a ajouté qu’il savait, non pas par la raison mais par une foi "cruellement éprouvée", que cela n’était pas possible parce que la vérité elle-même nous a dit que jamais les portes de l’enfer ne prévaudront contre l’Église".

La lettre ouverte du professeur Seifert aux cardinaux et aux évêques de l'Église catholique. 

 

 Edward Pentin, X


Cf.


https://edwardpentin.co.uk/professor-seifert-catholic-church-in-terrible-danger-of-complete-collapse-unless-cardinals-bishops-speak-up/

***

Partager cet article
Repost0
29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 17:57

La rupture a été la langue des textes conciliaires et postconciliaires. L’ambiguïté s’est installée, supprimant la clarté pour une orientation correcte.

Aujourd’hui, pratiquement tout est permis, selon l’herméneutique de l’interprète.

Cf.https://x.com/LF_Miceli/status/1917159354538590525?t=c7aSh6Tr-kaxvHmsXpNGfA&s=19

Vous avez tout à fait raison de souligner la rupture provoquée par le changement de langage dans les documents conciliaires et postconciliaires. Le pape Benoît XVI lui-même, avant et pendant son pontificat, s’est penché sur ce grave problème.
 
Dans son célèbre discours de Noël 2005 à la Curie romaine, le pape Benoît XVI a expliqué que la crise de l’interprétation de Vatican II provenait d’une "herméneutique de la discontinuité et de la rupture", qui s’opposait à la véritable "herméneutique de la réforme dans la continuité". Il dit:
 
"L’herméneutique de la discontinuité risque d’aboutir à une scission entre l’Église préconciliaire et l’Église postconciliaire. Il affirme que les textes du Concile en tant que tels n’expriment pas encore le véritable esprit du Concile." (Benoît XVI, 22 décembre 2005)
 
Il a averti que l’ambiguïté et la mauvaise interprétation permettaient aux gens de se comporter comme si l’Église avait été "refondée" – rejetant sa Tradition sacrée. Cette ambiguïté a ouvert la porte à des interprétations subjectives où, comme vous l’avez souligné, "pratiquement tout est permis" sur la base d’une herméneutique personnelle.
 
Le pape Benoît XVI, en tant que cardinal Ratzinger, a également clairement indiqué dans "Le rapport Ratzinger" (1985) que l’ambiguïté était un problème sérieux. Il a critiqué le langage pastoral adopté au Concile qui abandonnait les définitions théologiques précises, permettant de multiples interprétations contradictoires :
 
"De nombreux évêques étaient convaincus qu’il fallait abandonner l’ancien style d’anathématisation et que seul un langage positif devait être utilisé. Ce langage positif devait ouvrir l’Église ; Mais en conséquence, beaucoup de choses sont restées ouvertes et ambiguës." (Le rapport Ratzinger, p. 38)
 
Ainsi, Benoît XVI a toujours enseigné que la véritable interprétation de Vatican II doit être en continuité avec la Tradition constante de l’Église – et non selon de nouveaux cadres herméneutiques arbitraires.
 
Le pape Benoît XVI s’est fermement opposé à la confusion créée par les ambiguïtés postconciliaires. Il a rappelé l’Église à la clarté, à la vérité et à la continuité fidèle. Toute sa mission théologique était la restauration de l’orientation légitime de l’Église catholique, fondée sur sa tradition doctrinale et sacramentelle ininterrompue.
L’Église doit entrer dans le véritable esprit de Vatican II !

Source : https://x.com/Sanothomas/status/1917244882466603142?t=LbqgmqQ2mJPmbVtaZphINQ&s=19

Partager cet article
Repost0
29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 00:00

Tertiaire dominicaine et mystique italienne qui a exercé une grande influence dans l'Église catholique, Sainte Catherine naît à Sienne en 1347, avec le désir très tôt de se consacrer à Dieu, contre la volonté de ses parents. 

 

Dès l'âge le plus tendre, elle fit le voeu de virginité, et ne montrait de goût que pour la prière et la mortification. Ses parents, qui voulaient la marier, s'y prirent de toutes les manières pour rompre sa résolution, la contrariant dans ses exercices de piété, et la chargeant des soins les plus pénibles du ménage. Bien que vertueux, ils se firent longtemps ses persécuteurs et entravèrent, autant qu'il leur fut possible sa vocation religieuse. Soumise et obéissante, Catherine sut se créer une solitude intérieure, où elle trouvait toujours son Bien-Aimé, dont rien ne pouvait l'empêcher de jouir.

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), patronne de l’Italie, co-patronne de l'Europe

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), patronne de l’Italie, co-patronne de l'Europe

Enfin, les préventions cessèrent, et on lui permit d'entrer dans le tiers ordre de S. Dominique.

 

Très vite marquée par des phénomènes mystiques comme les stigmates et le mariage mystique, elle se fait connaître.

 

Ce fut alors que ses austérités n'ont plus de bornes et qu'elle s'élève à cette sublime contemplation dont on voit la preuve dans ses écrits, et mieux encore au milieu des vertus héroïques qu'elle pratiqua.

Sainte Catherine de Sienne, Vierge († 1380), Docteur de l'Eglise, co-patronne de l'Europe

Elle accompagne l'aumônier des dominicains auprès du pape à Avignon, en tant qu'ambassadrice de Florence, ville alors en guerre contre le pape.

 

Son influence sur Grégoire XI (1371-1378), dernier pape français, joue un rôle avéré dans la décision du pontife de quitter Avignon pour Rome. Elle est ensuite envoyée par celui-ci négocier la paix avec Florence. Grégoire XI étant mort et la paix conclue, elle retourne à Sienne. Lors d'extases mystiques, elle dicte ses conversations avec Dieu, constituant sa principale œuvre, Le Dialogue. La richesse théologique de ces écrits et la doctrine qu'ils décrivent sont reconnus au point que l'Église catholique, a proclamé Catherine docteur de l'Église.

Ste Catherine de Sienne, Dialogues

Ste Catherine de Sienne, Dialogues

"Quand un exorciste ne parvenait pas à libérer une personne, il l'envoyait à sainte Catherine de Sienne, pas parce qu'elle était exorciste, encore moins parce qu'elle était prêtre, mais parce qu'elle était sainte. Parce que la condition sine qua non de la réussite d'un exorcisme est la foi.

 

[...] la foi de celui qui prie, et de la foi de celui qui reçoit la prière."

(Gabriele AMORTH, J'ai rencontré Satan, Le Combat du plus célèbre exorciste, Entretiens avec Slawomir Sznurkowski, Traduti de l'italien par Quentin Petit, EdN, Vendôme 2016 , p. 142; 149.)

Sainte Catherine de Sienne exorcisant une femme possédée, Girolamo di Benvenuto, 1500-10, musée d'art de Denver

Sainte Catherine de Sienne exorcisant une femme possédée, Girolamo di Benvenuto, 1500-10, musée d'art de Denver

"Lorsque sainte Catherine de Sienne disait : 'Au nom de Marie, va-t-en !', elle le faisait avec foi, et c'est cela qui rendait sa parole efficace." (Gabriele Amorth, ibid., p. 197.)

Sainte Catherine obtient du Christ la libération de sa sœur Palmerina de son pacte avec le diable avant de mourir, Girolamo di Benvenuto (1470-1524), Cambridge (Ma), Fogg Art Museum

Sainte Catherine obtient du Christ la libération de sa sœur Palmerina de son pacte avec le diable avant de mourir, Girolamo di Benvenuto (1470-1524), Cambridge (Ma), Fogg Art Museum

Sa charité pour les pauvres, sa patience dans les calomnies dont on payait ses services, son ardeur et son talent pour la conversion des pécheurs, son zèle pour la paix de l'Église et des États, en firent la gloire de son ordre, l'ornement de son pays et la merveille de son siècle. Catherine, toujours supérieure à sa réputation par son humilité, préférait la couronne d'épines du Sauveur à tout le reste.

 

Dans une de ses apparitions, le Sauveur ôta le cœur de la poitrine de sa servante et mit le Sien à sa place. Une autre fois, elle reçut les stigmates du divin Crucifié.

 

Souvent, au moment de la Communion, l'Hostie s'échappait des mains du prêtre pour voler vers la bouche de Catherine. La vie entière de Catherine fut un miracle.

 

Dieu permit qu'elle exerçât une immense influence sur son époque, et qu'elle contribuât pour beaucoup à la cessation du grand schisme d'Occident (crise qui divisa l'Église pendant 39 ans de 1378 à 1417.)

 

Elle écrit au pape en Avignon, une lettre brûlante où elle le pressait de revenir à Rome. Elle alla même le chercher : son influence sur Grégoire XI (Pape de 1371 à 1378) joua un rôle avéré dans la décision du pontife de quitter Avignon (Cf. Papes en Avignon de 1309 à 1377) pour Rome et favorisa le retour du Saint-Siège dans la ville éternelle (le ). Le pape reçut d’abord son confesseur, le bienheureux Raymond de Capoue, puis la dominicaine qui arriva le 18 juin 1376. Elle venait tout simplement lui demander d’organiser une croisade contre les infidèles et de faire la paix avec Florence. Catherine fut envoyée par Grégoire XI négocier la paix avec Florence. 

 

À la mort de Grégoire XI le 25 mars 1378, Catherine soutient Urbain VI (1378-1389), qui ne fut pas accepté par les cardinaux français, et qui élurent un autre pape, Clément VII. Celui-ci revint s'installer en Avignon, tandis qu'Urbain VI restait à Rome. Catherine déploya alors des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Église autour d'Urbain VI. Elle envoya parallèlement de nombreuses lettres aux princes et cardinaux, pour promouvoir l'obéissance au pape Urbain VI et défendre ce qu'elle nommait le "vaisseau de l'Église". Une laïque sans instruction de Sienne corrigea publiquement le grand saint Vincent Ferrier, OP, qui avait dit à tort (mais sincèrement) à tout le monde d'obéir à Clément VII installé en Avignon, sauf qu'il était un antipape et elle exhorta à l'obéissance et à la prière pour Urbain VI, le vrai pape à Rome. Probablement que les catholiques de son époque lui dirent de rester dans sa voie et de reconnaître Clément VII !

Sainte Catherine de Sienne portant sur son voile la couronne d'épines, tenant un crucifix et une fleur de lys

Sainte Catherine de Sienne portant sur son voile la couronne d'épines, tenant un crucifix et une fleur de lys

Elle voyagea inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'était pas le tout de Catherine. Ce n'était que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples copiaient les prières qui s'échappaient de ses lèvres.

 

Cette sainte nous a laissé des ouvrages qui paraîtront précieux à quiconque estime le langage de la vraie piété. Ce sont six traités en forme de dialogues, un discours sur l'Annonciation de la très-sainte Vierge, et trois cent soixante-quatre lettres qui portent l'empreinte de son génie supérieur.

 

Son "Dialogue" sur la Divine Providence, qui est un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ. Ils auraient été composés en cinq jours d'extase, du 9 au 14 octobre 1378. 

La doctrine du pont : Catherine de Sienne et le "libre arbitre"

 

Dans cet ouvrage Le Dialogue, Catherine développe un traité de christologie à travers ce qui est appelé la "doctrine du pont". Ce traité se veut une démonstration de la place centrale du Christ dans le rôle de médiateur entre l'homme et Dieu.

 

Au cours d'une image qu'elle développe, Catherine décrit l'importance du Christ comme un pont qui permet de traverser un fleuve où tout le monde se noie. Ce fleuve empêche d'accéder à l'autre rive, celle qui est décrite alors comme le paradis, le lieu de l'union à Dieu. Le pont qui permet de traverser ce fleuve est le Christ, avec trois marches. Ces trois marches représentent les trois étapes de la vie chrétienne, mais aussi les principales plaies du Christ en croix : les pieds sont les premières marches du pont, mais ils représentent le désir de Dieu qui conduit l'âme à vouloir connaître et mieux aimer Dieu. La deuxième marche du pont est le cœur du Christ, lieu de l'union à Dieu et de la connaissance de soi et de Dieu. La dernière marche est la bouche du Christ, symbole de l'union à Dieu et de la paix intérieure. Le pont n'est accessible qu'à travers la connaissance de soi, la pratique des vertus, mais aussi la miséricorde de Dieu.

 

La pratique de la connaissance de soi et des vertus est le seul moyen de passer le pont. Ceux qui ne suivent pas cette voie sont alors emportés par les flots des divers désirs désordonnés comme l'avarice, la concupiscence charnelle, l'orgueil, l'injustice et le mensonge qui conduisent à l'enfer. Le libre arbitre a une place primordiale dans cette doctrine du pont. Pour Catherine, l'homme étant libre et à l'image de Dieu, c'est par sa volonté et le désir de Dieu que l'homme peut Le choisir ou non en succombant aux tentations :

 

"Personne ne peut avoir peur d'aucune bataille, d'aucun assaut du démon, parce que j'ai fait de tous des forts. Je leur ai donné une volonté intrépide, en trempant dans le sang de mon Fils. Cette volonté, ni démon, ni aucune puissance créée ne peut l'ébranler. Elle est à vous, uniquement à vous, c'est Moi qui vous l'ai donnée avec le libre arbitre.

"C'est donc à vous qu'il appartient d'en disposer, par votre libre arbitre, et de la retenir ou de lui lâcher la bride suivant ce qu'il vous plait.

"La volonté, voilà l'arme que vous livrez vous même aux mains du démon : elle est vraiment le couteau avec lequel il vous frappe, avec lequel il vous tue. Mais si l'homme ne livre pas au démon ce glaive de la volonté, je veux dire s'il ne consent pas aux tentations, à ses provocations, jamais aucune tentation ne pourra le blesser et le rendre coupable de péché : elle le fortifiera au contraire lui faisant comprendre que c'est par amour que je vous laisse tenter, pour vous faire aimer et pratiquer la vertu." (Le Dialogue, chapitre XIII (43)

Dieu la favorisa, pendant sa vie, de la connaissance des choses cachées.

 

Catherine avait une grande vénération pour sainte Agnès de Montepulciano (1268-1317).

 

Les peines qu'elle se donna pour le bien de l'Église la conduisirent au tombeau à l'âge de trentre-trois ans, le 29 avril 1380.

 

La dévotion autour de Catherine de Sienne se développe rapidement après sa mort.

 

Elle est canonisée en 1461, déclarée sainte patronne de Rome en 1866, et de l'Italie par Pie XII en 1939.

 

Elle est la protectrice officielle de l'Italie, comme saint François d'Assise en est le protecteur; les deux saints ont été consacrés dans la fonction avec motu proprio de Pie XII le 18 juin 1939.

 

Le 4 octobre 1970 elle est proclamée docteur de l'Église en même temps que Ste Thérèse d’Avila (1515-1582) par Paul VI (titre que l’Église d’Angleterre lui reconnaît aussi), et co-patronne de l'Europe par Jean-Paul II en 1999, avec Ste Brigitte de Suède (1302-1373) et Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix (1891-1942) : 

 

"Sainte Catherine entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes sociaux et politiques qui ont déchiré l'Europe de son époque." (Jean Paul II, Lettre apostolique Spes aedificandi, 02/10/1999)


Sainte-Catherine de Sienne est la patronne des infirmières.

 

Elle est aussi la sainte protectrice des journalistes, des médias, et de tous les métiers de la communication, en raison de son œuvre épistolaire en faveur de la papauté.

 

Elle est invoquée par les personnes qui craignent de subir un échec.

***

Sainte Catherine de Sienne, Vierge († 1380), Docteur de l'Eglise, co-patronne de l'Europe

Sources :

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 120; (2), (3), (4), (5) ; (6) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 38.

Partager cet article
Repost0
28 avril 2025 1 28 /04 /avril /2025 00:00

Au IIe siècle, mariée à S. Vital, personnage consulaire, Valérie mourut martyre à Ravenne alors que son mari périssait martyr lui-aussi à Milan (Italie) (1)

 

Vital était un militaire né à Milan, père de S. Gervais et de S. Protais, martyrs. Il fut condamné à mort pour sa religion par le juge de Ravenne, brûlé vif après avoir été étendu sur le chevalet, et avoir souffert divers autres genres de tortures.

 

On lit dans ses Actes, que Valérie, sa femme, retournant de Ravenne à Milan, fut mise à mort par une troupe de paysans auxquels elle refusa de se joindre dans la célébration d'une fête impie et licencieuse. (2)

 

Mosaïque de San Vitale

  Mosaïque de San Vitale

 

Sources:

 

(1), (2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 118.

 

Partager cet article
Repost0
26 avril 2025 6 26 /04 /avril /2025 00:00
Sainte Alida (Alde) de Sienne, Veuve, Tertiaire des Humiliés † 1309

Alida épousa Bindo Bellanti, un noble de Sienne dont la bonté était aussi grande que la piété, et fut toute sa vie une épouse exemplaire. À la mort de celui-ci, alors qu'elle avait 30 ans, malgré les nombreux prétendants qui la sollicitèrent, elle resta veuve et entra dans le tiers ordre des Umiliati pour y soigner les malades jusqu'à sa mort.

 

Les biens qui lui restaient furent distribués aux pauvres, et sa dépouille mortelle repose dans l'église San Tommaso à Sienne.

Sources: (1); (2)

Partager cet article
Repost0
21 avril 2025 1 21 /04 /avril /2025 21:01

Mis à jour le 5 juin 2025

Les oeuvres du Christ ne reculent pas, mais elles progressent.

Saint Bonaventure

Après le décès du pape François ce matin, certains commencent déjà à demander si l'on verra les "progressistes" poursuivre les thèmes portés par François dans le prochain pontificat ou si l'on verra au contraire un "retour en arrière" avec les "conservateurs" (sic) ?

 

En réalité il n'y a jamais de retour en arrière, ni de fuite en avant.

 

L'Église des conservateurs n'est pas non plus contradictoire avec une Église des réformateurs : l'Église est toujours nouvelle, elle est toujours en progrès car greffée sur le cep du Ressuscité. L’Église intègre en elle-même une auto-contestation arbitrée par l’élection du Successeur de Pierre à chaque conclave.

Extrait du livre de René Laurentin, Bilan du Concile Vatican II, publié en 1967, sur l’intégriste conservateur ou progressiste, de droite ou de gauche. Plus d'un demi siècle plus tard, le débat est (toujours) le même. Cf. https://x.com/Ch_DICKES/status/1653012699167465472?t=u5Y2tyeHhea0zmsennhDcQ&s=19

Extrait du livre de René Laurentin, Bilan du Concile Vatican II, publié en 1967, sur l’intégriste conservateur ou progressiste, de droite ou de gauche. Plus d'un demi siècle plus tard, le débat est (toujours) le même. Cf. https://x.com/Ch_DICKES/status/1653012699167465472?t=u5Y2tyeHhea0zmsennhDcQ&s=19

François a créé 108 des 136 cardinaux électeurs. On imaginerait donc l’élection d’un pontife progressiste, capable de suivre la direction indiquée lors du dernier pontificat. Mais les cardinaux créés par le pape ne se connaissent souvent pas. Cela rendra plus difficile le travail des prochaines "congrégations générales", ainsi que l’identification du successeur au trône de Pierre.

Cette problématique de débat politique à l’intérieur de l’Église ne remet pas en cause l’unité de la foi mais est au contraire le fruit d’une sage volonté divine. Les cardinaux ne peuvent pas dire publiquement qui sera le prochain pape, car l'élection du pape est un processus sacré guidé par l'Esprit Saint et non une campagne politique. Benoît XVI, en 1997, avait bien clarifié la question en répondant à la question de savoir si c'est le Saint-Esprit qui choisit le pape : "Je ne dirais pas cela, dans le sens où c'est le Saint-Esprit qui le choisit – disait alors le cardinal Ratzinger. Je dirais que le Saint-Esprit ne prend pas exactement le contrôle de la question, mais plutôt, en bon éducateur qu'il est, il nous laisse beaucoup d'espace, beaucoup de liberté, sans pour autant nous abandonner complètement. Le rôle de l’Esprit doit donc être compris dans un sens beaucoup plus flexible, et non pas comme s’il dictait le candidat pour lequel il fallait voter. La seule sécurité qu’il offre est probablement que la chose ne peut pas être totalement ruinée. Il y a trop d’exemples de papes que le Saint-Esprit n’aurait évidemment pas choisis." 

Selon la constitution Universi Dominici Gregis, il est interdit de faire des pactes, des promesses ou des plans pour influencer les votes, sous peine d'excommunication. Ces règles garantissent le secret et l'impartialité du conclave, en évitant les ambitions personnelles qui pourraient diviser l'Église. L'Église donne ainsi la priorité à l'inspiration divine sur la popularité humaine, préservant l'intégrité spirituelle du processus.

 

Il est vrai cependant que le pape François fait partie d'une génération dans le Clergé qui a porté des thèmes mondialistes ou de gauche qui ont vu la persécution des catholiques de la messe latine traditionnelle, des déclarations hérétiques sur l'enfer (voir ici et ), la Résurrection du Christ, la suppression de la peine de mort dans le catéchisme de S. Jean-Paul II, l'accueil sans limites des migrants (sauf au Vatican où François a pris un decret contre l’entrée illégale sur le territoire avec des peines d’emprisonnement de un à quatre ans et de lourdes amendes entre 10000 et 25000 euros), le relativisme de la religion, un regard candide sur l'islam et l'islamisation de l'Europe, au point qu'en 2018 des ex-musulmans convertis au catholicisme lui écrivaient pour s'inquiéter de cette orientation. 

En 12 ans, la doctrine sociale de l’Église (DSE) a été annulée.

Non seulement l’expression n’a plus été utilisée, ni ses principes et critères d’évaluation des nombreux nouveaux phénomènes sociaux, mais surtout ses présupposés philosophiques et théologiques ont disparu, sans lesquels elle est réduite à un moralisme social et à l’humanisme générique de la solidarité. Le cadre de ces fondations avait tenu, bien qu’avec quelques difficultés, jusqu’à Benoît XVI, alors beaucoup de choses ont été perdues et ceux qui avaient cultivé leur engagement envers la DSE ont été durement mis à l’épreuve. À partir d’un certain moment, ce qui a été dit et fait auparavant, il n’était plus possible de le dire ou de le faire. Du jour au lendemain, un nouveau plan avait été imposé.

 

Les présupposés philosophiques et théologiques de la tradition catholique, le rapport entre nature et surnaturel, entre raison (y compris la raison politique) et foi, ont disparu. La théologie des universités pontificales n’utilise plus ces mots à consonance métaphysique, remplacés désormais par la perspective historique et existentielle, beaucoup plus horizontale.

 

La DSE doit se fonder sur un ordre naturel et finaliste, inhérent à la nature sociale de l’homme et capable, malgré la situation déchue suite au péché, d’atteindre les préambules de la foi, de permettre à la Parole de s’exprimer dans un langage compréhensible. Cet ordre naturel finaliste contient les principes de la morale sociale et politique, que la révélation confirme et que l’Église protège, sans lesquels il n’y a pas de DSE, car le concept du bien commun et le fondement de l’autorité politique feraient défaut. La DSE a besoin de loi naturelle et de morale naturelle.

 

Les principes non négociables qui émanent du droit naturel ont été niés et oubliés. On a proposé une Église qui soit inclusive de tous les comportements, selon laquelle il n’y a plus que l’être et non plus le devoir être, puisque Dieu nous aimerait non seulement tels que nous sommes mais aussi tels que nous demeurons, une Église qui ne juge pas les événements historiques mais se limite à les accompagner. Une Église qui se réfère uniquement à la miséricorde tout en négligeant la vérité se trouve en décalage avec les exigences de la DDC, qui est un jugement sur l’histoire et le monde à la lumière de la raison naturelle et de la révélation.

 

La nouvelle interprétation de l’adultère dans Amoris Laetitia ne tient pas compte du fait qu’elle va à l’encontre de la loi naturelle et non seulement de la loi divine. La bénédiction des couples homosexuels dans les supplicans de Fiducia oublie que c'est la raison naturelle elle-même, devant les normes évangéliques, qui dit que ce ne sont même pas des couples. Des manquements de ce genre dans l’ordre de la raison naturelle ont des répercussions sur la DSE, qui fonde la société sur la famille et le mariage. Les ouvertures à la reconnaissance légale des unions civiles, y compris homosexuelles, exprimées directement par François lui-même, l’encouragement des mouvements en faveur du transgendérisme ont affaibli, voire rendu impossible, la cohérence entre foi et politique sur laquelle se fonde la DSE.

 

Sur les questions de morale sociale, François s'est toujours adressé à tout le monde, indifféremment, et jamais aux catholiques et aux croyants. Les discours aux mouvements populaires de toutes sortes, les interventions directes aux fondations mondialistes, les messages aux mouvements pour de "nouveaux droits"… n’ont jamais parlé du Christ. Destinées à tous sans distinction, avec un critère large et inclusif, ces interventions se sont donc placées à un niveau purement humain. Jean-Paul II écrit dans Centesimus annus que la DSE est l'annonce du Christ dans les réalités temporelles et que son but est l'évangélisation, dont elle est un instrument. Rien de tout cela dans le pontificat de François, durant lequel l’évangélisation était exclue comme forme de prosélytisme, et les chrétiens étaient appelés à prendre soin des pauvres mais non plus à construire la société, dont les critères architecturaux sont conservés dans la DSE. Pour aborder les principaux processus en cours dans nos sociétés, tels que le Covid, l’immigration, l’environnement, l’unification européenne, les principes et critères de la DSE n’ont jamais été utilisés. Sur les grandes questions mentionnées ci-dessus, l’Église a été absente, finissant par s’aplatir aux courants les plus forts du mondialisme dominant. Et, qui plus est, heureuse d'être absent, considérant ce positionnement comme plus ''évangélique''.

 

François a écrit deux encycliques proposées et considérées comme de nature sociale, Laudato si' (18 juin 2015) et Fratelli tutti (3 octobre 2020). Laudato si' est consacrée à un thème sectoriel, l'environnement, contrairement aux encycliques précédentes ; sa rédaction, de l'aveu même de François, est due à Leonardo Boff ; une grande partie de son texte est consacrée à des clichés sur l’environnementalisme chers à la presse mondialiste ; il y a de sérieuses concessions à la vision de l'homme comme partie d'une terre mère plus vaste et à des formes économiques, comme la décroissance heureuse, déjà critiquée par Benoît XVI. Cette encyclique est responsable du ''délire écologique'' de nombreuses conférences épiscopales et communautés chrétiennes et de leur alignement sur les plans des grandes puissances mondiales à cet égard. Quant à Fratelli tutti, l'encyclique prétendait fonder la fraternité entre les hommes non pas sur la nature humaine commune résultant de la création et de l'élection des fils par le Père, mais sur le fait d'être ''dans le même bateau'', c'est-à-dire sur une solidarité purement existentielle. Ces deux encycliques ne peuvent être considérées comme s’inscrivant dans la continuité de toute la tradition de la DSE. (Cf. Stefano Fontana)

Au début de son pontificat, l'exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia, avec l'ambiguïté de ses passages concernant la possibilité (non expressément indiquée et, en tant que telle, objet d'interprétations divergentes entre les différentes Conférences épiscopales) d'accès aux sacrements pour les personnes divorcées remariées, a illustré cette transition : une forme de pastorale qui, plutôt que de partir de la norme objective pour l'appliquer avec discernement, tend à la relativiser dans la réalité existentielle concrète du sujet. Elle a fait comprendre à tous que l'approche des questions morales avait radicalement changé. C'était en 2016. 

Le paragraphe 305 ainsi que la note 351 de cette Exhortation ouvraient une double morale en réconciliant l'inconciliable : l'adultère, dans les cas où il est innocent ou pas entièrement coupable, peut s'approcher de l'Eucharistie tout en restant adultère. La même année, les évêques de la région de Buenos Aires publient une lettre intitulée "Accompagner, discerner et intégrer les fragilités", qui admet à la communion les personnes divorcées et remariées. François déclare que "le texte est très bon et explique de manière excellente le chapitre VIII d’Amoris laetitia. Il n'y a pas d'autre interprétation." La lettre et le commentaire du Pape ont été incorporés aux Acta Apostolicae Sedis en 2017, devenant ainsi un Magistère authentique.

Une application abusive de Gaudium et spes aux divorcés et "remariés" avait été relevée par Don Alfredo Morselli dans l'article en italien de "Corrispondenza Romana" titré "Amoris Laetitia: la logica dell’eresia", "Amoris Laetitia : la logique de l'hérésie", dont nous avions proposé une traduction :

"Pour soutenir que la fornication et l'adultère ne sont pas toujours des péchés mortels, vous avez ... une utilisation absurde de Gaudium et Spes utilisé pour soutenir que dans certains cas, le péché est bon pour l'amour, en appliquant à une relation adultère le principe selon lequel s'il lui manque certaines expressions d'intimité conjugale, il n'est pas rare que "la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis" (Conc Concile œcuménique Vatican II, Constitution Gaudium et spes, 51;..... cf. Amoris laetitia, note 329) ..."

 

Romano Amerio (1905-1997), éminent théologien d’origine suisse, constitue une clé herméneutique d’une profondeur significative pour comprendre les implications doctrinales, anthropologiques et philosophiques de ce pontificat. Dans son œuvre majeure, "Iota Unum", Amerio ne se limite pas à une analyse historique des effets du Concile Vatican II, mais propose un diagnostic métaphysique de la crise de l'Église, identifiée dans la dissolution de la forma mentis traditionnelle, qui trouve ses racines dans une altération du rapport entre vérité et charité, entre doctrine et pratique. La double morale de l'exhortation Amoris Laetitia, la primauté de la miséricorde comme clé de l’interprétation de l’Évangile, contribuent à vider la structure rationnelle de la foi, en sapant sa cohérence métaphysique et dogmatique. Le principe de non-contradiction, si central dans la réflexion thomiste et la Tradition ecclésiale, semble atténué au nom d’un dialogue qui devient souvent une fin en soi, ou pire, un instrument d’abnégation. Amerio, avec une lucidité tragique, avait déjà anticipé qu'une charité séparée de la vérité est destinée à devenir une philanthropie sentimentale, et la pastorale, sans racines dans la métaphysique de l’être, se transforme en sociologie sacrée. Dans cette optique, de nombreux choix du pape François semblent s’inscrire non pas comme une cause première, mais comme une accélération d’une dérive déjà en cours, dans laquelle l’identité catholique est comprise en termes existentiels plutôt qu’ontologiques. 

Ce qui en résulte n’est pas une Église renouvelée, mais une Église désinstitutionnalisée, qui perd son autorité prophétique dans le monde contemporain, précisément parce qu’elle essaie de lui parler dans sa propre langue, mais en renonçant à la sienne.

La mort du Pape pourrait marquer non seulement la fin d’une époque, mais aussi un "kairos" pour un retour à l’essentiel : à cette sagesse de l’être et de la vérité, dans laquelle seule la charité peut retrouver son sens authentique.

L'"Église synodale"

 

De manière emblématique, cette dynamique a trouvé son expression la plus structurelle dans la promotion insistante du concept de synodalité. Dans son sens traditionnel, la synodalité a toujours été conçue comme un processus consultatif, subordonné à la fonction magistérielle du Pape et des évêques unis à lui, selon un principe de hiérarchie sacramentelle et doctrinale qui reflète l’ordre même de la réalité participée : Dieu est le principe et la mesure de toutes choses, et l’Église est la forme visible de cette communication ordonnée de la vérité. Avec François, la synodalité a tendu à devenir une forme structurelle de l’être ecclésial, avec le risque implicite de transformer l’autorité d’une fonction dérivée du "munus pétrinien" en résultat consensuel d’un dialogue continu et indéfini. La synodalité a alors semblé confirmer ce qu'Amerio définit comme un "transfert de la verticale à l'horizontale" de l'identité ecclésiale : non plus "Ecclesia docens e discens", mais une communauté autopoïétique, en dialogue indéfini avec elle-même et avec le monde, sans centre de gravité métaphysique stable. 

Le langage des synodes eux-mêmes a montré une tendance à adopter des formules délibérément ambiguës, manquant de définition théologique précise, dans lesquelles on peut entrevoir l’influence du langage sociologique et psychologique contemporain plutôt que de la théologie classique. 

Des questions telles que:

- l’homosexualité,

- le rôle des femmes,

- le diaconat féminin et

- le ministère laïc ont été abordées selon la logique de l’équilibre politique, plutôt que selon des critères doctrinaux. 

 

Le principe de "l’écoute", présenté comme supérieur à celui de l’enseignement, risque de déboucher sur une ecclésiologie démocratique, qui dissout le "munus docendi" dans une horizontalité procédurale. En ce sens, la synodalité, plutôt que de renforcer la communion ecclésiale, a produit, au moins en partie, une plus grande désorientation et désintégration.

La crise de l’Église n’a pas commencé avec le pape François, ni ne s’est terminée avec lui ; mais en lui elle trouve une forme explicite et paradigmatique, qui oblige théologiens, philosophes et pasteurs à s'interroger non pas tant sur "que faire", mais sur "que sommes-nous devenus" ? 

 

Le processus synodal est une menace très sérieuse pour l'Église. 

La synodalité est un processus qui modifie (protestantise) la structure de l’Église catholique, du rôle des évêques au Catéchisme, du rapport au monde au relativisme doctrinal. C’est le danger le plus grave car il s’agit d’une pratique et non d’une doctrine.

 

Le processus se termine lorsque la doctrine assouplie est modifiées au nom de la "décentralisation" (assembléisme), de la "miséricorde" ou de tout autre prétexte. La doctrine contournée perdra alors sa valeur et son sens profond.

 

Ceux qui étaient dans l’opposition avec Jean-Paul II et Benoît XVI sont désormais au gouvernement.

Les nouveaux chemins déjà empruntés pourraient ne pas s’arrêter, mais continuer par inertie, quel que soit le résultat du vote. Leur incubation doctrinale dure depuis des décennies et, au cours du récent pontificat, elles ont trouvé une promotion substantielle.

 

La raison en est que durant le pontificat de François, les changements se sont produits de manière comportementale par la "miséricorde" sans toucher à la doctrine, avec des paroles ambiguës et des gestes provocateurs. Ce sont ces derniers qui ont causé la confusion, et non seulement les Exhortations apostoliques ou les Déclarations de la doctrine de la foi. La nouveauté était une façon d’être et de se positionner. Cette manière d’être risque de perdurer et de nous positionner sur un chemin qui pourrait rendre impossible le retour en arrière, où nous vivons des situations irréversibles. Négocier une extension de la possibilité de célébrer dans le Vetus Ordo ou une révision/clarification de Fiducia supplicans ne suffira pas. C’est pourquoi il est utile de clarifier quel est le sujet fondamentalement important sur lequel tous les cardinaux devraient se concentrer. Quel est le problème central qui, s’il reste tel quel, représentera un dommage certain et général ? À notre avis, c’est la synodalité, car il s’agit d’une pratique et non d’une doctrine, même si elle cache une doctrine. La pratique synodale peut changer la physionomie de l’Église en peu de temps.

- Elle peut détruire sa structure hiérarchique, elle peut faire en sorte que les laïcs guident les évêques ;

- elle peut donner une cohérence théologique à l’assembléisme (une "Assemblée ecclésiale" - un terme sans précédent dans la tradition catholique -  était prévue en 2028, qui devait évaluer la mise en œuvre du Synode de 2023 et du Synode de 2024, où les évêques ne devaient plus qu'être une partie intégrante, et en préparation de l'Assemblée, devant "accompagner" leur peuple, c'est-à-dire, ne pas le diriger) ;

- confondre le "peuple de Dieu" avec un groupe de pression sociologique ;

- décomposer l’unité universelle en diverses composantes régionales ;

- "décentraliser" l'autorité doctrinale (c'est-à-dire le fait de décider de certaines questions doctrinales au niveau local plutôt qu'au niveau universel . . . Une proposition accueillie avec une vive opposition lors du Synode sur la synodalité en octobre 2024, plusieurs délégués craignant que cette démarche ne brise l'unité de l'Église et ne relativise l'enseignement catholique); l'archevêque Anthony Fisher de Sydney déclara à EWTN News que l'Église "ne peut pas enseigner un catholicisme différent dans différents pays")

- assurer qu'ici on est béni et là on ne l'est pas, qu'ici un comportement est permis et là inadmissible ;

- que la liturgie devient la proie des cultures locales ;

- que les conférences épiscopales légifèrent différemment dans le domaine doctrinal ;

- que les besoins du moment prévalent sur les besoins éternels ;

- que la démocratie libérale entre dans l’Église ;

- que l’auto-convocation par la base devienne la règle ;

- qu’il y a une pulvérisation des "communautés de base" ;

- qu'il n'existe plus de Catéchisme mais seulement des catéchismes ;

- que l’écoute précède les exigences de la vérité ;

- que tout est en fin de compte interprétation ;

- que la papauté n’est pas l’autorité finale en matière de doctrine ;

- que les questions et les doutes sont fondamentaux parce qu’ils favorisent la discussion synodale, tandis que les réponses sont comme des pierres jetées aux autres ;

- que le jugement doit toujours être fait dans son contexte et jamais en termes absolus ;

- que l’important est de décider ensemble et de manière partagée et non pas que ce qui est décidé soit vrai et bon ;

- que tout et tous sont admissibles dans l'Église, mais pas ceux qui soutiennent que tout ne peut pas être admis. C'est le plus grand danger . La synodalité est comme un infiltré qui, sous couverture, joue le jeu de l’ennemi. (Cf. Stefano Fontana)

 

Comme le résuma le cardinal Müller : "les chrétiens ne peuvent aller au-delà de l'autorévélation de Dieu en Jésus-Christ pour se tourner vers une église moderniste ou progressiste. Dans l'ecclésiologie catholique, la combinaison du concept protestant de synodalité qui est basé sur la négation de l'ordre sacramentel et de la constitution épiscopale de l'Église, avec le concept catholique de synode et de synodalité est vouée à l'échec. Dans son ouvrage "An Essay on the Development of Christian Doctrine" (1845), John Henry Newman a montré, en ce qui concerne l'Église des Pères, que l'anglicanisme avait échoué en tant que voie médiane entre les points de vue protestants et catholiques, et qu'il n'était donc pas une option pour l'œcuménisme catholique. Vatican II, dans Lumen gentium 10, montre une autre voie. L'unité d'action et la diversité de mission des laïcs, fondées sur le baptême, et des évêques et des prêtres, fondées sur le sacrement de l'ordre, s'enracinent dans la participation à l'unique sacerdoce du Christ. Il est la tête du corps, qui est représenté dans ses membres par tous les baptisés, et spécifiquement en tant que tête par les évêques et les prêtres."

 

Le cardinal Joseph Zen avertit en octobre 2024 : "les conférences épiscopales individuelles devraient-elles avoir une autorité indépendante sur la doctrine de la foi ? Si cette idée réussit, nous ne serons plus l’Église catholique."

Durant le covid, François critiqua les cardinaux qui ne voulurent pas se faire injecter le "vaccin" et assura que se vacciner (avec le "vaccin" covid expérimental) était "un acte d’amour".

 

Le Cardinal Burke, l’une des voix les plus critiques du Vatican à l’égard de François, a sévèrement critiqué les vaccins contre la COVID-19, allant jusqu’à les décrire comme faisant partie d’un "programme totalitaire". Sa position fut perçue comme un scandale par le Vatican, qui promut la vaccination comme un acte de responsabilité chrétienne.

Burke aura plus tard raison avec sa position sceptique sur les vaccins, et les organisations de santé ont fini par admettre les dangers de l’injection génique expérimentale promue par le pape François.

Mort du pape François, fin d'une époque ?

Tout en cultivant l’image médiatique d’un pape "soucieux des périphéries", François était coutumier d'un langage brutal envers ses opposants ou les fidèles réclamant plus de clarté, les couvrant d'épithètes désobligeantes telles que "rigides", "rétrogrades", "pélagiens", "endurcis", "traditionalistes". Il dit par exemple du cardinal Burke qu’il était un "pauvre type', son "ennemi" et que c'était la raison pour laquelle il lui supprimait son salaire et le chassait de ses appartements. 

 

Lire aussi sur ce sujet :

Mais où sont donc passés l'"ouverture", le "dialogue" et la "miséricorde" ?

 

François est souvent loué pour avoir soutenu la cause Lgbt sous le slogan "Qui suis-je pour juger ?" Mais qui était-il alors pour juger ceux qui, par exemples, refusaient de se faire injecter des produits expérimentaux, ceux qui rejetaient la propagande LGBT, ou ceux qui souhaitaient une clarification de son enseignement?

François a évoqué l’espérance dans la bulle du Jubilé 2025 : "L’espérance ne déçoit pas" (Rm 5, 1-2.5). 

Dans une lettre, il affirme sa volonté que le Jubilé soit une occasion de "favoriser grandement la recomposition d’un climat d’espérance et de confiance" après deux ans de pandémie". Mais, prévient François, tout cela ne sera possible que si nous sommes capables de retrouver le sens de la fraternité, notamment envers les migrants et les pauvres.

La mascotte "manga" du jubilé, a été nommée "Luce". Problème,  elle a été produite par l’entreprise Tokidoki, qui avait travaillé en collaboration avec la société "Lovehoney", qui vendait des "jouets sexuels". 

 

Sur de nombreuses questions, François n'a pas apporté de réponses , mais a soulevé des doutes et des problèmes. Il a accusé de rigidité ceux qui prétendaient encore avoir recours au pape pour être confirmés dans la foi. Il n'a pas répondu aux dubia des cardinaux.

 

Le Pontificat des purges vit en 2023 une longue série d'évêques destitués prématurément, et ce, alors que d’autres ecclésiastiques proches du pontife, de Zanchetta à Rupnik, étaient farouchement défendus malgré les énormes scandales dans lesquels ils étaient impliqués. Une distance entre les paroles toujours destinées à exalter la miséricorde, le dialogue et la compréhension se creusait avec des comportements durs et intransigeants, par exemple envers les nombreux ordres religieux placés sous administration spéciale et détruits. François déclarait publiquement à plusieurs reprises que l’avortement était "comme engager un tueur à gages", puis excusait les politiciens pro-avortement, boycottait les associations laïques pro-vie et élevait dans des organisations comme l’Académie pontificale pour la vie des personnes qui considéraient l’avortement comme un droit.

 

Sur la guerre en Ukraine (son manque de sympathie pour Zelensky), les massacres israéliens à Gaza, le réarmement des États (quelque chose de "fou"), François a été non seulement plutôt dans la lignée des pontificats précédents, mais peut-être même plus courageux, même si ses actions quelque peu "garibaldiennes" et autoréférentielles, incapables d’impliquer véritablement la diplomatie vaticane et les fidèles, ont été, en fin de compte, plutôt infructueuses.

François fractura et divisa profondément l’Église. Il nomma régulièrement des cardinaux de sa mouvance, ce que ne firent ni S. Jean-Paul II ni Benoît  XVI, qui au contraire nommèrent leurs opposants. 

En 2013, Français assura aux athées : "Vous n'avez pas besoin de croire en Dieu pour aller au ciel."

 

En 2019, des érudits l’accuserent d'hérésie. En 2020, l'accord d'Abou Dhabi trouvait un débouché cynique mais logique dans l'invitation du président turc Erdoğan au pape François à venir prier dans la "mosquée" Sainte-Sophie. Dans le dit "accord" du 4 février 2019 signé entre le Pape François et le Grand Imam d'Al-Azhar Ahmad Al-Tayeb, se trouvait cette phrase : "le pluralisme et la diversité des religions, des couleurs, du sexe, de la race et de la langue sont une sage volonté divine".

 

Le Professeur Josef Seifert, philosophe autrichien, docteur de l’université de Salzbourg, demanda alors : "Comment Dieu peut-il vouloir des religions qui nient la divinité et la résurrection du Christ ? Comment cela est-il compatible avec la logique ? Dieu peut-il vouloir que les hommes aient des croyances contradictoires à propos de Jésus-Christ, de Dieu ou de toute autre chose? Comment Dieu dès sa création a-t-il voulu que les hommes tombent dans le péché, adorent les faux dieux, deviennent victimes d'erreurs et de superstitions de toutes sortes, qu'ils adhèrent à des religions subtilement athées ou panthéistes telles que le bouddhisme ou à des religions maudites par l'Ancien Testament et attribuées aux démons et au culte des démons?"

 

En 2024, François affirmait encore qu'"il n'y a qu'un seul Dieu et chacun a son propre langage pour arriver à Dieu. Sikh, musulman, hindou, chrétien, ce sont des chemins différents." Ces propos tenus à Singapour, alors que François s'adressait à un groupe interreligieux de jeunes ont fait que l'évêque Strikland aux Etats-Unis l'accusa publiquement d'hérésie. Le professeur américain Edward Feser ironisait : 

 

"Si, comme le dit le pape François, nous devions accepter toutes les religions comme des chemins vers Dieu et ne pas les condamner comme fausses, alors cela inclurait le catholicisme traditionaliste, la FSSPX, le sédévacantisme, etc. - Dans ce cas, pour être cohérents, les défenseurs du pape doivent cesser de critiquer ces points de vue."

( Cf. x.com/FeserEdward/status/1835021839367823603)

 

Le salut éternel, la vie morale et sacramentelle, la personne de Jésus-Christ jetée sur la place publique avec des expressions approximatives, des enseignements incomplets, des déclarations trompeuses. Comme lorsque le pape François inventa que "toutes les religions sont un chemin pour atteindre Dieu", sans plus de précisions, annulant avec ces quelques mots la vérité selon laquelle c'est seulement en Jésus-Christ qu'il y a le salut.

 

La déclaration Fiducia supplicans signée sous ce pontificat a été critiquée pour sa grande confusion ou son hérésie (par des cardinaux, ce qui est du jamais vu) et a fait l'objet d'un barrage mondial de la part des conférences épiscopales. La foudre même détruisit la clé et la main de la statue de Saint-Pierre le jour de l'anniversaire du pape François, la veille même de la publication de la dite déclaration. Un hasard ?

 

La disparition du pape François un lundi de Pâques est-elle un signe de la résurrection de l'Église ?

 

La génération du pape François est en train de disparaître et d'être remplacée par une autre génération plus "conservatrice" davantage soucieuse du sacré, du respect des dogmes, de la religion, et en ce qui concerne les racines chrétiennes, de la souveraineté et de la culture.

 

Prions pour François.

 

Et prions pour le prochain pape afin que les oeuvres du Christ continuent.

Mort du pape François, fin d'une époque ?
Partager cet article
Repost0
20 avril 2025 7 20 /04 /avril /2025 19:15

Dans un monde qui court après des illusions passagères, une vérité inébranlable demeure : Jésus-Christ est ressuscité des morts. De l'image mystérieuse du Suaire de Turin au martyre courageux des apôtres, les preuves sont convaincantes.

 

Explorons…

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Le suaire de Turin, un tissu de lin de 2,5 mètres de long portant l'image légère et détaillée d'un homme crucifié, défie les explications modernes. Son négatif - comme l'image - montre des blessures correspondant à la crucifixion romaine : des marques de clous, des blessures de fouet et une blessure latérale correspondant à une lance.

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

L'image est dépourvue de pigments ou de colorants, ce qui exclut toute forme d'art conventionnel.

 

Il s'agit d'une décoloration superficielle des fibres supérieures du lin, pénétrant à peine à 200 nanomètres.

 

Son image codée en 3D et sa précision anatomique défient toute falsification. 

Des théories telles qu'une explosion de lumière ultraviolette ou de radiations ont été proposées, mais aucun processus naturel ou artificiel connu ne permet de reproduire ce phénomène.

 

Une étude réalisée en 2018 par le Conseil national italien de la recherche a relevé les propriétés "photochimiques" de l'image, suggérant un événement instantané.

Les grains de pollen présents sur le Suaire comprennent des espèces originaires de Judée, et son tissage en chevrons correspond aux textiles syriens du 1er siècle.

 

Une datation au radiocarbone réalisée en 1988 l'a placé au Moyen Âge, mais la contamination due à des réparations et des méthodes d'échantillonnage défectueuses ont jeté le doute sur ces résultats.

Des études ultérieures, comme une analyse réalisée en 2019 par le chercheur français Tristan Casabianca, suggèrent que les données n'étaient pas cohérentes, ce qui relance la possibilité d'une origine au 1er siècle.

 

Les sceptiques affirment qu'il s'agit d'un faux, citant la date du radiocarbone.

 

Pourtant, la précision anatomique - qui correspond à des blessures de crucifixion inconnues des artistes médiévaux - et l'absence de coups de pinceau remettent en cause cet argument. Aucun faussaire n'aurait pu anticiper l'effet négatif de la photographie des siècles plus tard.

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. ... L’ange prit la parole et dit aux femmes : "Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.

Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. ... [A]llez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.”"

Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples..

Mt 28,1-8

"Peu d'époques et de sociétés ont accordé un grand crédit aux femmes. ...

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

S'ils (les Apôtres) avaient voulu monter une telle opération d'intoxication, une telle manipulation, comme on dit aujourd'hui, ils auraient choisi d'autres messagers que des femmes (Mt 28,1; Mc 16,1-4; Lc 24,1-3; Jn 20,1-2).

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Faire annoncer la résurrection de Jésus par des femmes, quelles qu'elles soient, était le plus sûr moyen de ne pas être cru." (Jacques DUQUESNE, Jésus, Desclée de Brouwer/Flammarion, Éditions J'ai lu, Paris 1996, p. 250)

Fra Angelico, Fresques de San Marco

Fra Angelico, Fresques de San Marco

Il est frappant de constater que les apôtres sont passés du statut de disciples timides à celui de proclamateurs audacieux de la résurrection du Christ.

 

Après l'arrestation de Jésus, Pierre l'a renié trois fois et la plupart ont fui.

 

Pourtant, après la résurrection, ils ont prêché sans crainte, affrontant la torture et la mort.

Pierre a été crucifié la tête à l'envers à Rome (selon l'historien de l'Église primitive Eusèbe).

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Jacques, fils de Zébédée, a été décapité (Actes 12:2), Philippe crucifié.

 

La tradition veut que la plupart des apôtres aient connu une fin atroce : André crucifié sur une croix en X, Thomas transpercé. Jean, exilé à Patmos, est mort naturellement mais a subi des persécutions.

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Les menteurs ne meurent pas pour des histoires inventées.

 

Les apôtres n'ont acquis ni richesse ni pouvoir, mais seulement des souffrances.

 

Leur conviction inébranlable suggère qu'ils ont été témoins de quelque chose d'extraordinaire. Comme l'a fait remarquer le sceptique devenu chrétien C.S. Lewis, on peut mourir pour une croyance, mais pas pour un mensonge avéré. 

"Ces hommes couchés se sont relevés, et ils ont tout affronté pour proclamer que Jésus était vivant, et la meilleure preuve, ce sont ces hommes eux-mêmes, ces moins que rien, ces poltrons à demi illettrés qui allaient affronter tous les périls, ressusciter le mouvement de Jésus, répéter partout ses paroles d'amour et de libération." (Jacques DUQUESNE, Jésus, Desclée de Brouwer/Flammarion, Éditions J'ai lu, Paris 1996, p. 252)

Les critiques suggèrent qu'ils étaient délirants ou motivés par le zèle religieux.

 

Mais il est improbable que des personnalités diverses aient pu délirer en masse sous la torture.

 

Le zèle seul n'explique pas leur témoignage unifié à travers les décennies et les régions. 

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Des documents historiques autres que la Bible confirment des détails essentiels de la vie et de la mort de Jésus.

 

Des sources non chrétiennes, écrites en l'espace d'un siècle, s'alignent sur les récits de l'Évangile. 

En 116 après J.-C., l'historien romain Tacite rapporte l'exécution de Jésus sous Ponce Pilate, notant que le christianisme s'est répandu malgré les persécutions. 

En écrivant 𝘐𝘯 𝘈𝘯𝘵𝘪𝘲𝘶𝘪𝘵𝘪𝘦𝘴 𝘰𝘧 𝘵𝘩𝘦 𝘑𝘦𝘸𝘴 en 93, l'historien juif Flavius Josèphe mentionne la crucifixion de Jésus et la croyance de ses disciples qu'il est ressuscité. 

Le tombeau vide a posé problème aux Romains et aux dirigeants juifs.

 

Les Évangiles font état d'un tombeau scellé, gardé par des soldats romains, et pourtant le corps de Jésus a disparu.

 

L'explication du Sanhédrin - les disciples ont volé le corps - n'est pas crédible.

Les gardes romains risquaient la mort s'ils manquaient à leur devoir.

 

Une lourde pierre, roulée en bas d'une pente dans un sillon, devait être déplacée par plusieurs hommes.

 

Les disciples, décrits comme dispersés et craintifs, n'avaient ni le motif ni les moyens de dominer des soldats entraînés. 

Le Sanhédrin avait toutes les raisons d'exposer le corps de Jésus pour écraser le christianisme.

 

Il n'existe aucune trace de la découverte du corps, malgré l'intérêt du public.

 

Les premières prédications chrétiennes à Jérusalem, à quelques pas du tombeau, auraient été impossibles si le corps avait été conservé.

Certains prétendent que le tombeau n'a jamais été vide ou que Jésus n'y a pas été enterré.

 

Pourtant, Joseph d'Arimathie, membre du Sanhédrin, est cité comme ayant fourni le tombeau - un détail vérifiable qui ne saurait être inventé.

Paul, dans 1 Corinthiens 15 (~55 ap. J.-C.), affirme que plus de 500 personnes ont vu Jésus ressuscité, dont beaucoup étaient encore en vie et pouvaient être interrogées. Ces apparitions ont eu lieu dans différents groupes, contextes et époques : des disciples, des sceptiques et des foules.

 

En l'espace de quelques décennies, le christianisme s'est répandu dans l'Empire romain, convertissant des milliers de personnes dans un environnement hostile.

 

En l'an 100 de notre ère, les croyants comprenaient d'anciens sceptiques comme Paul et même des élites romaines.

Les premiers chrétiens ont été persécutés - les boucs émissaires de Néron, les exécutions publiques.

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Pourtant, le mouvement s'est développé, attirant des juifs, des païens et des intellectuels.

 

Quelque chose de réel a déclenché ce mouvement.

 

Pharisien et persécuteur, le revirement spectaculaire de Paul après sa rencontre avec Jésus ressuscité (Actes 9) a déconcerté ses pairs. Ses écrits, incontestés dès le début, reflètent un homme transformé par une expérience tangible.

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Les preuves cumulées - scientifiques (Suaire), historiques (martyre, sources non chrétiennes) et logiques (tombeau vide, croissance rapide de l'Église, témoignages des femmes dans une époque où leurs paroles ne valaient rien) - pointent vers une seule réalité : Jésus a vaincu la mort.

 

Les sceptiques doivent se confronter à ces faits, et non les rejeter.

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Il est vraiment ressuscité.

Les preuves convaincantes de la Résurrection du Christ

Cf. Catholic Frequency

 

https://x.com/CatholicFQ/status/1913974589618561165

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents

  • Les hérésies du rituel maçonnique
    Les hommes, unis par une même langue, ont voulu construire une tour pour atteindre le ciel, non par amour de Dieu, mais par orgueil, pour se faire un nom et éviter d’être dispersés. Dieu a confondu leur langage et les a dispersés sur la face de la terre. Dans...
  • Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars († 1859)
    Saint Curé d'Ars, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 119. On a dit de plus d'un personnage, de plu s d'un Saint, qu'ils furent les prodiges de leur siècle. Ceci n'est peut-être vrai de personne autant que du curé d'Ars...
  • Sainte Lydie de la Pourpre (Ier s.)
    Lydie de Thyatire (ville de Mysie, actuelle Turquie) ou Lydie de la Pourpre (Ier s.) D'après Saint Luc, elle serait la première Européenne à s'être convertie au Christ. Saint Paul l'aurait rencontrée alors qu'il arrivait en Macédoine orientale. Elle était...
  • Saint Pierre-Julien Eymard
    Fondateur de la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement et de celle des Servantes du Saint-Sacrement (1811-1868). Fils d'un boutiquier de village dans la région de Grenoble, il fut d'abord prêtre séculier. En 1839, il entre chez les Pères maristes dont...
  • Saint Alphonse-Marie de Liguori
    Évêque, fondateur de la “Congregatio Sanctissimi Redemptoris” Docteur de l'Église Alfonso Maria de Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique...
  • Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus
    Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 85. Un militaire Saint Ignace naquit en 1491 a u château de Loyola, en Espagne. Il était le dernier de douze enfants, et il donna dès son bas âge des marques d'une grande vivacité d'esprit....
  • Sainte Juliette
    Le martyre de sainte Julitte (anonyme, 2e moitié du XVIIe siècle), église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Villejuif Julitte de Tarse ou Juliette de Césarée est une riche veuve de Césarée (aujourd'hui Kayseri en Turquie), dépouillée par un homme d'affaires...
  • Le Parti communiste chinois publie des directives draconiennes à l'intention de l'Église catholique en Chine - texte intégral
    En Chine, les prêtres sont tenus de se conformer aux directives officielles : un nouveau code de conduite a été dévoilé (en février dernier – voir le texte intégral ci-dessous), exigeant du clergé un lien étroit avec le parti au pouvoir et le socialisme....
  • Sainte Marthe, Vierge († v. l'an 81)
    Sainte Marthe, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 141. Sainte Marthe était soeur de Lazare . C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa...
  • Nouvelles directives synodales : des "représentants d’autres Églises et communautés chrétiennes ou d’autres religions", des laïcs dans des rôles de direction et "une liturgie en clé synodale"
    Un synode est (était) par définition un événement : il a été convoqué, tenu et conclu. Il en a été ainsi pendant vingt siècles. Le Synode sur la synodalité s’est achevé en octobre 2024. Son document final a été remis. Affaire classée, pourrait-on penser....