Les quatre cardinaux, Raymond Burke, Walter Brandmüller, Carlo Caffarra, et Joachim Meisner, ont présenté en septembre 2016 les dubia, cinq doutes en formes de questions "oui ou non", cherchant la clarté de François quant à savoir si l'exhortation "Amoris Laetitia" est conforme ou non à l'enseignement moral catholique.
Deux des cardinaux, Meisner et Caffarra, ont été rappelés à Dieu depuis sans que le Pape François ne leur fasse de réponse. Cette réponse arrive seize mois après, dans une publication en quatre lignes, pourtant faite en octobre 2016 dans les Actes du Siège Apostolique (Actae Apostolicae Sedis) mais connue seulement il y a quatre jours !
Il s’agit de quatre lignes en latin signées de la main du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, glissées dans les plus de 1 000 pages des Actae Apostolicae Sedis, sorte de "journal officiel" du Vatican paraissant irrégulièrement et contenant des documents que le pape souhaite rendre public. Ce petit paragraphe, signé le 5 juin mais publié dans les Actes datant pourtant d’octobre 2016, relevé par La Croix, vient donner le caractère de "magistère authentique" à l’échange de lettres entre les évêques de la région pastorale de Buenos Aires et le pape François quant à leur projet pastoral permettant, dans certains cas, d’accueillir des divorcés "remariés" à la communion.
Le document explicatif à l’adresse des évêques de Buenos Aires, datant de septembre 2016, prévoit au n°6, d’autoriser, au cas par cas, que des personnes “divorcées et remariées civilement” puissent recevoir la communion eucharistique, même si celles-ci ne se déclarent pas prêtes à vivre dans l’abstinence.
Dans une sorte de positivisme ecclésiastique, le Pape François a souhaité élever sa correspondance privée avec les évêques d'Argentine au rang de "magistère authentique", indépendamment du contenu en se fondant uniquement sur son autorité. Du jamais vu dans l'histoire de l'Eglise.
Récemment, un des signataires des Dubia, dans un entretien au National Catholic Register, le Cardinal Burke s'est interrogé : "Comment l'Église pourrait-elle continuer à être le sacrement universel du salut si la signification des sacrements devait être vidée de son contenu? "
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