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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 06:33
La plupart des gens pensent que les catholiques ne peuvent pas interpréter la Bible par eux-mêmes. Mais ils ont tort

La plupart des gens pensent que les catholiques ne peuvent pas interpréter la Bible par eux-mêmes. Mais ils ont TORT. Les catholiques DEVRAIENT interpréter la Bible. Et voici comment procéder : nous devons lire la Bible dans le contexte des chrétiens qui nous ont précédés. Pour apprendre à le faire, voici trois leçons tirées des Pères de l'Église :

 

 

Leçon 1 : Utiliser le quadruple sens de l'Écriture

 

L'Écriture a quatre sens : littéral et spirituel (divisé en allégorique, moral et anagogique).

 

Le sens littéral est ce que l'auteur a écrit

 

Les sens spirituels sont ce que le Saint-Esprit a écrit.

 

 

Le sens spirituel:

 

- Sens allégorique : Ce que nous croyons

- Le sens moral : comment nous devons agir

- Le sens pédagogique : comment nous serons au Ciel

 

Le temple d'Ezéchiel représente le nouveau temple, le corps du Christ, l'Eglise, et le temple du Ciel.

 

 

Une façon de s'en souvenir : Foi (allégorique), Amour (moral), Espérance (anagogique).

 

Une autre : Passé, Présent, Futur.

 

Tous convergent vers le Christ qui est le même hier, aujourd'hui et éternellement.

 

Leçon 2 : Adopter les symboles et les nombres.



Les Pères croyaient que l'Écriture ne contenait pas de détails inutiles.

Chaque objet, chaque personne, chaque nombre a une signification.

 

 

L'une de mes préférées est l'explication d'Augustin sur les 153 poissons dans Jean 21. Nous sommes sauvés en suivant les 10 commandements + 7 dons de l'Esprit

 

10 + 7 = 17.

 

Si vous ajoutez tous les nombres de 1 à 17, vous obtenez 153.

 

 

Leçon 3 : Lire l'Écriture dans le cadre de la tradition

 

Philippe rencontra un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, qui était venu à Jérusalem pour adorer, et qui lisait le prophète Isaïe. Philippe lui demanda : "Comprends-tu ce que tu lis ?" L'eunuque lui répondit : "Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? [...] Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ?". Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. (Actes 8,27-35) Ceci montre que selon la sainte Bible elle-même, l'interprétation privée des Écritures doit se réaliser dans la tradition apostolique. "Car vous savez cette chose primordiale : pour aucune prophétie de l’Écriture il ne peut y avoir d’interprétation individuelle," (2 P 1,20)

 

L'Église a rassemblée les livres de la Bible, les a canonisés, préservés et a transmis la Bible. L'Écriture ne peut donc pas être séparée de l'Église qui nous l'a transmise. La tradition est transmise dans les credos, la liturgie et les catéchismes.

 

 

 

La liturgie est particulièrement utile. L'Église associe certaines lectures et les place lors de certaines fêtes et saisons. Ce placement est un indice de la manière dont l'Église interprète un passage.

 

 

Un apologiste protestant m'a demandé un jour pourquoi l'Église ne publiait pas un commentaire exhaustif de chaque verset de l'Écriture. Parce que la Bible est inépuisable. Comme le dit Jean, le monde ne pourrait pas contenir les livres si tout était écrit (Jn 21,25)

 

Les Pères considéraient l'Écriture comme un trésor de symbolisme. Vous n'épuiserez jamais un seul chapitre. Utilisez ces outils et plongez dans l'aventure !

 

 

Cf. PatrickNeve https://x.com/catholicpat/status/1951772963839086700

 

J'ai approfondi ce sujet dans l'article de cette semaine

 

Vous pouvez l'obtenir ici : https://catholicpat.substack.com/p/3-lessons-from-the-early-church-on?r=ncn1p&triedRedirect=true

 

3 leçons de l'Église primitive sur la façon de lire la Bible

 

Les catholiques ont la mauvaise réputation de ne jamais lire la Bible. Le succès du podcast "La Bible en un an" a en partie remis cette réputation en question. Cependant, même si de nombreux catholiques savent désormais ce que dit la Bible, beaucoup se sentent encore incapables de l'interpréter par eux-mêmes. Contrairement à la croyance populaire, l'Église catholique encourage l'interprétation personnelle des Écritures. Après tout, l'Église fonde son enseignement sur les grands théologiens bibliques de l'Église primitive, eux-mêmes autrefois "interprètes personnels". Les premiers Pères de l’Église étaient des maîtres des Écritures et chaque catholique devrait se tourner vers eux pour apprendre à interpréter la Bible par lui-même.

 

Voici trois leçons que nous pouvons tirer de l’Église primitive sur la façon de lire les Écritures.

 

Leçon 1 : Utiliser le sens quadruple de l'Écriture

L’interprétation biblique des premiers Pères de l’Église repose sur la compréhension que l’Écriture possède de multiples sens.

 

Considérez la prophétie d'Ézéchiel voyant le temple (Ézéchiel 40-48). Au sens littéral, il prophétise la restauration du temple de Jérusalem après la captivité babylonienne. Mais au sens spirituel, le temple symbolise :

 

La venue de Jésus-Christ

 

L'établissement de son Église

 

Le nouveau temple qui sera construit au ciel

 

 

Ces trois sens sont appelés les sens spirituels de l'Écriture : allégorique, moral et anagogique. Avec le sens littéral, ils forment le "sens quadruple de l'Écriture". Ou, si vous préférez, la "Quadraiga".

 

Le sens littéral constitue le fondement. C'est ce que l'auteur humain tente de communiquer à travers le texte. Certains confondent le sens littéral avec le récit superficiel. Par exemple, dans la parabole du semeur, le sens littéral ne se limite pas à l'histoire d'un semeur. C'est aussi ce que Jésus tente de communiquer à travers la parabole : que chacun reçoit la parole de Dieu différemment.

 

Les trois autres sont des sens "spirituels" des Écritures. Le sens littéral correspond à ce que l'auteur humain a écrit, tandis que le sens spirituel correspond à ce que le Saint-Esprit a écrit. Les Pères de l'Église utilisaient les sens spirituels pour discerner ce que le Saint-Esprit disait dans chaque verset.

 

Le sens allégorique relie l'Écriture aux figures majeures de l'histoire du salut : le Christ en premier lieu, mais aussi Marie, l'Église, les apôtres et même le mal comme le monde, la chair et le diable. Ce sens révèle comment un passage nous renvoie au-delà de lui-même vers le grand drame de l'histoire du salut.

 

Par exemple, l'histoire d'Esther est une allégorie de toute l'histoire du salut. Haman tente de tuer Mardochée et le peuple juif. Esther intercède auprès du roi Xerxès, puis Haman est exécuté sur la potence qu'il a construite pour Mardochée. Xerxès représente Dieu le Père, Esther est Marie, Mardochée est le Christ et Haman est Satan.

 

Le sens moral des Écritures est celui du passage qui nous indique comment nous devrions vivre aujourd'hui. C'est le sens du "que dit ce passage de ma vie", mais il va plus loin encore. Le sens moral englobe la condition humaine dans sa globalité. Il révèle qui nous sommes en tant qu'êtres humains et comment nous pouvons être élevés vers Dieu.

 

Par exemple, l'histoire du Bon Samaritain nous montre comment nous devons prendre soin de notre prochain, mais c'est aussi une histoire sur la condition humaine. Nous sommes l'homme battu sur la route de Jéricho à Jérusalem. Le scribe et le prêtre passent, symbolisant l'incapacité de la Loi et des Prophètes à nous sauver. Un seul homme (le Christ) nous a sauvés.

 

Le sens anagogique évoque la fin des temps : la mort, le jugement, le ciel, l’enfer et le purgatoire. Il révèle comment le Christ reviendra, comment nous serons à l’avenir et à quoi ressemblera l’image finale de l’Église dans l’éternité.

 

Une façon simple de se souvenir des trois sens est la foi, l'espérance et l'amour. L'allégorie parle de ce que nous devons croire, la morale de ce que nous devons aimer, et l'anagogique de ce que nous devons espérer.

 

Que dit chaque passage sur ce que nous devrions croire, comment nous devrions vivre et ce à quoi nous devrions nous attendre ?

 

Une autre voie est celle du passé, du présent et du futur. L'allégorie évoque le passé, la morale ce que nous devrions faire aujourd'hui, et l'anagogique comment nous devrions vivre dans le futur.

 

Que dit chaque passage sur le passé, le présent et le futur ?

 

En fin de compte, les trois sens spirituels concernent Jésus-Christ. Le Saint-Esprit a inspiré les Écritures pour nous révéler le Fils. Il vous sera parfois difficile de séparer ces trois sens spirituels. Ils s'entremêlent naturellement : Christ hier, aujourd'hui et pour toujours. Il en va de même pour les liens avec son Épouse, l'Église, hier, aujourd'hui et pour toujours.

 

Leçon 2 : Adoptez les nombres et les symboles

 

Dans De la doctrine chrétienne, saint Augustin s'attache à expliquer les « signes » dans les Écritures. Un signe (ou symbole) est une chose qui pointe vers quelque chose de différent. Les Pères de l'Église abordaient les Écritures avec une attention constante aux détails symboliques. Ils refusaient de considérer tout élément comme accidentel ou dénué de sens.

 

Les Pères ont suivi des symboles récurrents dans toute l’Écriture : le pain, l’huile, l’eau, le feu, le vin, le vent, le poisson, etc. Ces éléments forment un vocabulaire symbolique qui enrichit l’interprétation à travers la Bible.

 

Le pain = l’Eucharistie, être nourri par Dieu, les besoins humains fondamentaux.

 

Eau = Baptême, propreté, pureté, grâce

 

Huile = Onction, royauté, sacerdoce

 

Feu = Le Saint-Esprit, la purification, la souffrance, la lumière, la révélation

 

Vin = Joie de vivre, sang, Eucharistie, mariage, ivresse.

 

Poisson = L'humanité, l'Église.

 

Et ainsi de suite.

 

Les nombres sont également des symboles pour les Pères de l'Église. Augustin lui-même avait un don pour les nombres. Par exemple :

 

1 = l'unicité de Dieu

 

2 = la double nature du Christ

 

3 = La trinité, les trois vertus

 

4 = L'humanité, le monde

 

6 = Imperfection

 

7 = Perfection

 

Et ainsi de suite.

 

Augustin aimait aussi faire des mathématiques pour approfondir le symbolisme des nombres. Il réalise un exploit fantastique avec les 153 poissons pêchés par les disciples :

 

"La pêche nous parle du salut des hommes, mais l'homme ne peut être sauvé sans observer les Dix Commandements. Or, à cause de la chute, l'homme ne peut même pas observer les commandements sans l'aide de la grâce et des Sept dons du Saint-Esprit. De plus, le chiffre 7 symbolise la sainteté, puisque Dieu a béni le septième jour et l'a sanctifié (Genèse 2:3). Or, 10 plus 7 font 17, et si l'on additionne tous les nombres de 1 à 17 (1 + 2 + 3… + 17), on obtient 153. Ainsi, les 153 poissons signifient que tous les élus seront sauvés par le don de la grâce (7) et l'observance des commandements (10).

 

Augustin, Exposition sur le Psaume 50 , 9.

 

Dans son exemple du poisson, Augustin combinait symbolisme et nombres. Le poisson symbolisait l'humanité tout entière et le nombre de poissons symbolisait ce dont nous avons besoin pour être sauvés.

 

Vous pouvez le faire vous-même.

Par exemple, prenez un moment pour lire la parabole de l'homme persévérant dans Luc 5. Un homme va trouver son ami à minuit et lui demande trois pains parce qu'un visiteur est venu chez lui. L'ami refuse, mais Jésus dit qu'il finira par céder grâce à la persévérance de l'homme. Au sens littéral de ce passage, Jésus exhorte ses disciples à persévérer dans la demande de grâces à Dieu. Mais les nombres et les symboles nous ouvrent les portes de sens spirituels plus profonds.

 

Pourquoi le pain, avec ses liens eucharistiques ? Pourquoi trois pains précisément ? Après tout, l'homme n'a qu'à nourrir deux personnes : lui-même et le visiteur. Qui est ce mystérieux visiteur ?

 

Il n'y a pas de réponse unique. La Bible est multiforme, comme un diamant. Lorsqu'on l'observe sous différents angles, les symboles apparaissent différemment.

 

Par exemple, l'homme persistant peut symboliser notre demande à Dieu de nous accorder des dons.

Mais si le pain symbolise l'Eucharistie, ne vient-il pas du Christ ?

Ainsi, pour l'interpréter allégoriquement, l'homme persistant est le Christ implorant le Père de nous rendre le sacrement, à nous, visiteurs. Ou, pour l'interpréter moralement, il pourrait s'agir de votre prêtre intercédant pour vous. Parfois, en considérant un symbole sous un angle différent, le sens de la parabole peut apparaître sous un jour nouveau.

 

Cette approche interprétative ne prétend pas à une autorité définitive ou doctrinale. Mais elle n'en a pas besoin. L'essentiel est de reconnaître la capacité du Saint-Esprit à intégrer simultanément plusieurs niveaux de signification. Le principe clé exige que nous ne laissions rien au hasard. Ne présumons jamais avoir épuisé un passage.

 

Le danger de ce type d'interprétation est de produire des doctrines extravagantes fondées sur ces symboles. C'est pourquoi les Pères de l'Église se sont également engagés à lire la Bible dans le contexte de la tradition ecclésiale dans son ensemble.

 

Leçon 3 : Lire dans le contexte de la tradition

 

La Bible appartient à l'Église établie par le Christ, y compris l'Ancien Testament. L'Église est antérieure à la rédaction du Nouveau Testament et même à la canonisation des livres de l'Ancien Testament.

 

Avant la canonisation de la Bible, des conflits existaient parmi les Juifs, les Sadducéens, les Pharisiens et les Esséniens ayant chacun des listes différentes de livres inspirés. Au fil des siècles, le canon des Écritures s'est progressivement constitué au sein même de la vie cultuelle de l'Église et a finalement été défini au IVe siècle. Parce que le Christ a conféré l'autorité aux apôtres en général et à Pierre en particulier pour transmettre ses enseignements, les Écritures doivent être lues au sein du corps même qui les a canonisées, interprétées et transmises.

 

L’Écriture et la Tradition ne s’opposent pas, comme le suggèrent certains protestants ; elles vont plutôt ensemble, et l’Écriture est elle-même une sorte de Tradition.

 

La Tradition est simplement la transmission de la foi apostolique à travers les générations. La seule raison pour laquelle on reconnaît un texte comme Écriture est qu'il a été transmis au sein de la Tradition. L'Écriture est une partie – et non la seule source – du dépôt de la foi, la Révélation qu'il nous a donnée.

 

La Tradition englobe la manière dont l'Église a interprété l'Écriture et la tradition orale des apôtres. Puisque tout ne peut être écrit comme l'Écriture, les monuments ou repères de la Tradition – credo, liturgie, catéchismes et écrits des saints – constituent des guides fiables.

 

"Et s’il y avait une dispute sur une question obscure… ne devrions-nous pas recourir aux plus anciennes églises ?"

 

Saint Irénée, Contre les hérésies III.4.1

 

Saint Irénée affirme qu'il faut recourir aux églises anciennes et que l'Écriture s'interprète selon la règle de la foi (regula fidei en latin). Cette règle est un résumé de ce que les chrétiens ont toujours cru, servant de norme pour vérifier son interprétation de l'Écriture, un peu comme on utilise une règle pour vérifier une mesure.

 

Pour les hommes d'aujourd'hui, la règle de foi la plus proche est le Magistère vivant, celui des évêques et des prêtres qui enseignent aujourd'hui. Cette règle elle-même doit être confrontée à une règle plus vaste : la tradition des apôtres transmise au fil des siècles. Cette tradition s'exprime également dans nos credos, notre liturgie et nos catéchismes, instruments quotidiens utilisés pour vérifier et maintenir les interprétations personnelles.

 

La liturgie fournit des indices sur les sens de l’Écriture – littéral, allégorique, moral et anagogique – qui doivent être lus dans chaque passage.

 

 

Prenons le livre d'Isaïe, lu pendant l'Avent. Puisque l'Avent est l'attente de la naissance du Christ, le sens allégorique des passages d'Isaïe renvoie à la Nativité du Christ. La Nativité elle-même symbolise la venue du Christ dans nos vies. Ainsi, le sens moral des prophéties d'Isaïe évoque les premières lueurs de la foi chrétienne. Au sens anagogique, la liturgie de l'Église lie l'Avent à la seconde venue du Christ. La prophétie peut donc également être comprise dans un sens anagogique, faisant référence au retour du Christ.

 

La liturgie est un excellent exemple de ce que l'on appelle les "Monuments de la Tradition". Ces monuments sont des repères qui nous permettent de nous confronter à l'Église.

 

La tradition laisse des miettes de pain tangibles pour interpréter les Écritures :

 

Les credo et les conciles articulent la doctrine en utilisant des mots qui ne se trouvent pas textuellement dans la Bible, tels que "Trinité" et "Transsubstantiation", pour décrire les réalités scripturaires.

 

La liturgie relie les passages aux saisons ; par exemple, les lectures quotidiennes de la messe associent souvent des passages de l'Ancien Testament aux Évangiles, révélant ainsi la logique interne de l'Église qui les relie.

 

Le Catéchisme indexe les versets et les relie à des doctrines spécifiques. Vous pouvez rechercher un passage comme Luc 1 dans l'index du Catéchisme pour retrouver chaque référence, montrant ainsi comment l'Église a interprété ce verset.

 

D'autres sources, comme les commentaires patristiques et les homélies de saints, peuvent également être utiles. Si l'interprétation d'un passage est reprise par plusieurs saints au fil des siècles, elle fait partie de la tradition. Par exemple, la guérison de l'aveugle de naissance est souvent liée au baptême.

 

J'ai eu une conversation avec un apologiste protestant sur X au sujet de l'autorité de l'Église sur les Écritures. Il m'a demandé pourquoi, après 2 000 ans, l'Église n'avait pas produit un livre d'interprétation exhaustif et infaillible, comme le Talmud juif, détaillant l'interprétation de chaque verset.

 

La réponse se trouve dans la Bible elle-même : lorsque Jean conclut son Évangile, il affirme que Jésus a fait tellement plus de choses que si elles étaient toutes écrites, le monde ne pourrait pas contenir le nombre de livres. (Jn 21, 25)

Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

Jean 21,25

La Révélation est inépuisable ; il y aura toujours des interprétations plus profondes. La tradition grandit comme une cité, s'appuyant sur ses fondations, s'étendant et s'améliorant, s'élargissant et intégrant toujours plus de personnes. Ainsi, l'Église offre des repères directeurs plutôt qu'un micro-commentaire définitif sur chaque verset, permettant aux générations futures d'exploiter des richesses plus profondes tout en restant ancrées dans les fondements apostoliques.

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31 juillet 2025 4 31 /07 /juillet /2025 12:32

Les lois de l'église sont absolues dans leur principe, mais leur application est tempérée par l'équité et la charité.

Saint John Henry Newman, Letter to the Duke of Norfolk, 1875, section 9

Saint John Henry Newman sera bientôt déclaré Docteur de l'Église universelle, a annoncé le Vatican.

 

Comme le souligne l' Encyclopédie catholique, l'Église proclame docteur en raison d'une ''érudition éminente'' et d'un ''haut degré de sainteté''. Cette combinaison fait d'un docteur un guide exemplaire en matière de foi et de morale:

-Les docteurs ne sont pas infaillibles.

-Leur autorité n'est pas aussi grande que celle des Écritures, du consensus des Pères de l'Église ou des déclarations définitives du magistère de l'Église. Néanmoins, comme le souligne Thomas d'Aquin, l'appel à l'autorité des docteurs de l'Église est ''un recours légitime'' pour aborder des questions doctrinales, même si un tel appel, à lui seul, conduit à des conclusions 'pr'obables' p'lutôt qu'irréfutables (Summa Theologiae I.1.8).

-La cohérence avec le consensus des Docteurs a été considérée par l'Église comme une marque d'orthodoxie doctrinale. Par exemple, en 1312, le Concile de Vienne a défendu un point de doctrine en faisant appel à ''l'opinion commune  de la réflexion apostolique des Saints Pères et des Docteurs'' (Denzinger, section 480). 

-''Cette soumission qui doit être manifestée par un acte de foi divine… ne devrait pas se limiter aux matières qui ont été définies par des décrets exprès des Conciles œcuméniques, ou des Pontifes romains ... mais devrait s’étendre également aux matières qui sont transmises comme divinement révélées par le pouvoir d’enseignement ordinaire de toute l’Église répandue dans le monde entier, ... aux formes de doctrine que les catholiques tiennent, du consentement commun et constant, pour des vérités et des conclusions théologiques si certaines que les opinions opposées à ces mêmes formes de doctrine, bien que ne pouvant être qualifiées d'hérétiques, méritent néanmoins une censure théologique." (Pie IX, Tuas Libenter, Denzinger, sections 1683-1684)

 

"Les plus grands théologiens du catholicisme sont parfois des hommes qui ont été formés hors de son sein. C'est le cas de saint Augustin, c'est celui aussi de Newman. Sa pensée est l'héritière en droite ligne de celles des grands anglicans, Hooker, Butler, Coleridge, qu'il a acclimatées dans le catholicisme. Ceux-ci ont eu le sens de l'histoire et s'étaient interrogés sur l'historicité du christianisme bien avant qu'on ait songé à le faire dans le catholicisme. Au moment de son adhésion à l'Église catholique, Newman donna, dans son Essai sur le développement de la doctrine chrétienne, cette raison, aujourd'hui familière mais au premier abord surprenante, qu'il se ralliait à elle parce qu'elle était l'Église, non de l'immutabilité, mais du développement, l'Église insérée dans l'histoire, en un mot l'Église réelle." (Universalis.fr)

 

John Henry Newman affirme néanmoins clairement l'immuabilité du dépôt apostolique de la foi et l'exigence d'une cohérence totale de toute définition ou explication ultérieure d'une vérité avec tout ce qui a déjà été soutenu et enseigné à son sujet. En d'autres termes, S. J. H. Newman adhérait à l'idée de saint Vincent de Lérins selon laquelle, si la doctrine doit croître ou progresser, elle ne peut le faire que ''selon le même genre, c'est-à-dire dans la même doctrine, selon le même sens et le même jugement" (Commonitorium : Pour l'antiquité et l'universalité de la foi catholique contre les nouveautés profanes de toutes les hérésies, 434, §§48, 54-59), in eodem sensu eademque sententia – une affirmation maintes fois répétée dans les documents magistériels. (Cf. LifeSite) Autrement dit, S. John Henry Newman, comme saint Vincent de Lérins (l'autre grand théologien du développement doctrinal), insiste sur le fait qu'un développement authentique ne peut jamais contredire l'enseignement passé. 

 

À ce sujet, peu de gens réalisent à quel point la réalité du développement de la doctrine (en raison des hérésies) est bien établie dans les écrits des Pères de l'Eglise eux-mêmes. [Cf. Saint Clément d'Alexandrie, Les Stromates ou Mélanges, vers 207, Livre 7, Ch. 15 ; Origène (vers 184-vers 253), Sur les premiers principes, ou De Principiis (vers 225, Préface, §§2-3) ; Saint Athanase, De Decretis : Défense de la définition de Nicée vers 350-56, § 19-20) ; Saint Basile, Lettre 140 À l'Église d'Antioche, 373 ; Lettre 159 : À Eupaterius et à sa fille, 373 ; Saint Grégoire de Nysse, contre Eunome vers 364-365, Livre 1, Ch. 13 ; Discours catéchétique, Partie 2, Ch. 3, §§2-3) ; S. Augustin, De la vraie religion 390, § 15 ; Cité de Dieu vers 413-426, Livre 16, Ch. 2 ; exposition du Psaume 7, §15 ; Exposition du Psaume 55 §§21-22 ; Sermon 1 (51) : Sur l'accord de Matthieu et de Luc sur les générations du Seigneur, §11 ; Confessions, vers 397-400, Livre 7, Ch. 19, §25 ; Traité 36 sur l'Évangile de Jean, §6 ; Sur le baptême, contre les donatistes 400, Livre 2, Ch. 7, §12 ; ch 15 ; Lettre 137 : À Volusien, 412, §6 ; Lettre 194 : À saint pape Sixte, 418 ; Saint Cyrille d'Alexandrie, Lettre 10 : À un certain dévot de Nestorius, §§1, 7 ; Saint Vincent de Lérins, Commonitorium : Pour l'antiquité et l'universalité de la foi catholique contre les nouveautés profanes de toutes les hérésies, 434, §§48, 54-59 ; Saint Prosper d'Aquitaine, Réponses aux Gaulois, Art. 13 ; Sozomène, Histoire ecclésiastique, vers 440-43, Livre 1, Ch. 15 ; Saint Césaire d'Arles, Sermon 110 : Saint Jérôme sur les encensoirs de Core et Dathan, §1 ; Saint Pape Grégoire le Grand, Moralia sur Job, c. 578-595, Livre 27, Ch. 8, §14) ; Saint Pape Grégoire le Grand, Lettre 2, Livre 8, À Anastase, évêque d'Antioche Évêque d'Antioche ; Saint Isidore de Séville, Sententiae, vers 612, Livre 1, Ch. 16, §§5, 8. Joshua Charles Sur le développement de la doctrine]

 

L'œuvre de S. John Henry Newman a jeté un pont entre foi et raison.

 

Le pape Léon XIV a souligné sa capacité à intégrer la tradition catholique aux défis du monde moderne. (iglesianoticias)

 

Dans un communiqué, le Vatican a déclaré que le pape Léon XIV, lors d'une audience aujourd'hui avec le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les causes des saints, a "confirmé l'avis positif" de la session plénière du dicastère composée de cardinaux, d'évêques et de membres "concernant le titre de Docteur de l'Église universelle qui sera bientôt conféré à Saint John Henry Newman".

 

Cette nouvelle survient après que la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles eut officiellement demandé au pape de nommer le cardinal Newman docteur de l'Église. Cette initiative a été fortement soutenue par d'autres conférences épiscopales, notamment celles des États-Unis, d'Irlande et d'Écosse, ainsi que par de nombreuses institutions universitaires et communautés religieuses du monde entier.

 

Source: Edward Pentin

Add. Dimanche 28-09-2025 le Pape Léon XIV a annoncé que le 1er novembre 2025, solennité de la Toussaint. il conférera le titre de Docteur de l'Église à saint John Henry Newman, dans le cadre des célébrations du Jubilé du Monde de l'Éducation.

 

"Je confèrerai le titre de docteur de l'Église à saint John Henry Newman, qui a apporté une contribution décisive au renouveau de la théologie et à la compréhension de la doctrine chrétienne dans son développement, dans le contexte du Jubilé du Monde de l'Éducation », a déclaré le pape après avoir célébré la messe du Jubilé des catéchistes sur la place Saint-Pierre.

 

Avec cette proclamation, Newman deviendra le 38e docteur de l'Église, rejoignant ainsi un groupe restreint de saints reconnus pour leur contribution durable à la théologie et à la spiritualité catholiques. Il est particulièrement reconnu pour ses réflexions sur le développement de la doctrine et le rôle de la conscience." (CNA)

Saint John Henry Newman sera bientôt déclaré Docteur de l'Église universelle, a annoncé le Vatican

Né à Londres et baptisé dans l'Église d'Angleterre en 1801, Newman était un prêtre anglican, théologien et écrivain populaire et respecté parmi ses pairs avant sa conversion au catholicisme.

 

En 1845, Newman demanda à son ami le bienheureux Dominique Barberi, prêtre passioniste italien vivant en Angleterre, de le recevoir dans l'Église catholique.

 

Il fut ordonné prêtre catholique en 1847 et plus tard nommé cardinal par le pape Léon XIII en 1879. Il choisit la devise "Cor ad cor loquitur" ("Le cœur parle au cœur") comme expression de sa conversion dans son propre cœur, par le cœur de Dieu.

 

En tant que catholique, il a approfondi et contribué à l'enseignement de l'Église, grâce à sa vaste connaissance de la théologie et à sa vision aiguë des temps modernes, fondée sur l'Évangile.

 

Il nota que les protestants attaquent la dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie, mais qu'au XIXe siècle, la plupart des protestants (par exemple, à Oxford, Cambridge, Harvard, Yale, Tübingen) remettaient en question la divinité du Christ et la christologie chalcédonienne. La Mariologie servit donc de protection et d'assurance contre les attaques contre la divinité du Christ. L’élévation de Marie n’a de sens que si elle est la Mère de Dieu le Fils, Jésus qui est divin et au-dessus de toute la création. C'est pourquoi presque toutes les sectes ''protestantes traditionnelles" en 2025 nient que le Christ soit le Fils unique de Dieu. Newman était sur la bonne voie.

 

Son œuvre comprend 40 livres et plus de 20 000 lettres.

 

Newman est décédé à Edgbaston, en Angleterre, en 1890. Il a été béatifié par le pape Benoît XVI le 19 septembre 2010 et canonisé par le pape François le 13 octobre 2019.

 

Cf

htthttps://x.com/TaylorRMarshall/status/1965453716363903013

ps://www.catholicnewsagency.com/news/265685/st-john-henry-newman-to-be-declared-38th-doctor-of-the-church

"Newman était l'ennemi juré du libéralisme (religieux. Ndlr.), le plus grand théologien du développement doctrinal, qui insistait sur le fait qu'un véritable développement ne peut jamais être un renversement de doctrine, et mettait en garde contre les abus de la doctrine de l'infaillibilité papale. Son œuvre est des plus pertinentes aujourd'hui." (Edward Feser

 

Dans An Essay on the Development of Christian Doctrine, S. John Henry Newman prêche contre la corruption doctrinale, limitant le développement du dogme à sa cohérence avec la tradition.

 

L'Eglise garde une vérité immuable (principe intolérant ou dogmatiqu), mais l'applique de manière adaptée au contexte historique :

Un véritable développement [de la doctrine] peut donc être décrit comme conservant le cours des développements antérieurs, étant réellement ces antécédents et quelque chose d'autre : c'est un ajout qui illustre, et non obscurcit, corrobore, et non corrige, le corps de pensée dont il procède ; et c'est là sa caractéristique par opposition à une corruption...

Une doctrine développée qui inverse le cours du développement qui l'a précédée n'est pas un véritable développement mais une corruption.

S. John Henry Newman, An Essay on the Development of Christian Doctrine, chapitre 5

Cardinal MÜLLER : "John Henry Newman – Maître de l’Église et pourquoi il est devenu catholique", Kath.net

"Dans son célèbre discours prononcé lors de son élévation au cardinalat (1879), Newman a mis en évidence deux attitudes fondamentales possibles à l'égard de la révélation. Il appelle l'une l'attitude libérale-sceptique de l'agnosticisme et de l'athéisme, et l'autre l'attitude dogmatique, c'est-à-dire la disposition fondamentale à l'obéissance dans la foi à la Parole de Dieu, incarnée dans la parole humaine de la confession de l'Église :

"Le libéralisme religieux est la doctrine selon laquelle il n'existe pas de vérité positive en religion, mais qu'une croyance en vaut une autre, et c'est cette doctrine qui gagne en influence et en puissance de jour en jour. Il (le libéralisme religieux. Ndlr.) est incompatible avec la véracité de toute religion. Il enseigne que tout doit être toléré, car tout est en fin de compte une question d'opinion personnelle. La religion révélée n'est pas la vérité, mais une question de sentiment et de goût ; elle n'est pas un fait objectif et n'appartient pas au domaine du miraculeux. De plus, chacun a le droit de lui attribuer les affirmations qui lui plaisent.

"La pensée dogmatique est à l'opposé. Elle reconnaît la réalité de la Parole révélée de Dieu, qui a parlé à l'humanité en Jésus-Christ. Contrairement à une perception purement émotionnelle d'une présence divine impersonnelle, la Parole incarnée de Dieu est rationnelle et clairement exprimable." (Cardinal MüllerJohn Henry Newman – Maître de l’Église et pourquoi il est devenu catholique)

 

Le libéralisme, critiqué par Newman, est une forme de rationalisme : 'Le libéralisme est donc l'abus consistant à soumettre à lui les doctrines révélées, qui, par leur nature même, sont au-dessus et indépendantes du jugement humain, et à prétendre déterminer, sur des bases internes, la vérité et la validité des propositions qui reposent pour leur acceptation sur la seule autorité externe de la Parole divine.' (Apologia pro vita sua, p. 327.)

En proposant de déclarer le saint cardinal Newman, Docteur de l'Eglise, Léon XIV corrige trois erreurs :

-Il met fin à l’erreur populaire selon laquelle le pape est toujours infaillible dans tous ses enseignements officiels sur la foi et la morale — l’hyperpapalisme.

-Il corrige l’erreur populaire selon laquelle les catholiques croient que la vérité change en fonction de qui est le pape et de ce qu’il enseigne – le relativisme papal.

-Il corrige la marginale mais croissante erreur selon laquelle un pape qui enseigne l’erreur n’est pas le pape — le sédévacantisme. (Shane Schaetzel)

Interrogé sur le fait de savoir si la déclaration de Newman "Docteur de l'Eglise" pourrait conduire à ce que son enseignement sur le développement de la doctrine soit davantage exploité par des théologiens hétérodoxes, Mgr Andrew Wadsworth a déclaré : "Pas si nous sommes fidèles à ce que John Henry Newman a enseigné. Je pense que nous sommes mieux à même de contrer de telles tentatives en réitérant ce qu'il a écrit."

L'élévation de S. John Henry Newman au rang de Docteur de l'Eglise est perçue comme un cadeau pour notre époque. 

Alors qu'en Angleterre, les jeunes fidèles catholiques sont désormais plus nombreux que les anglicans, la voix de Newman est reconnue comme celle que le monde moderne a besoin d’entendre.

John Henry Newman sera le troisième Anglais à recevoir ce titre, après saint Bède le Vénérable et saint Anselme, qui était d'origine italienne mais a servi 16 ans comme archevêque de Canterbury au XIIe siècle. | National Catholic Register (Edward Pentin)

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Add. 1er novembre 2025

 

Le pape Léon XIV proclame saint John Henry Newman 38e docteur de l'Église lors du Jubilé pour le monde de l'éducation et à l'occasion de la Toussaint au Vatican. EWTN Vatican

 

Au cours de la messe célébrée à l'occasion de la solennité de la Toussaint et du jubilé du monde de l'éducation, le pape Léon XIV a proclamé saint John Henry Newman docteur de l'Église et co-patron de l'éducation catholique. Il a loué Newman comme un maître de la foi et de la raison, exhortant les éducateurs à former des personnes « qui puissent briller comme des étoiles dans leur pleine dignité » et à faire des écoles « des portes d'accès à une civilisation du dialogue et de la paix ». EWTN Vatican

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 09:50

Le Seigneur me dit : "Cette porte restera fermée ; on ne l’ouvrira pas ; personne n’entrera par là ; car le Seigneur, le Dieu d’Israël, est entré par là ; elle restera fermée.

Le prince, en sa qualité de prince, pourra s’y asseoir et prendre son repas devant le Seigneur. C’est par le vestibule de la porte qu’il entrera, et il sortira par ce chemin."

Ezekiel 44, 2-3

La Pureté Virginale de Marie est un dogme de foi que Marie fut toujours vierge dans son corps et dans son âme. Selon l'enseignement des saints Pères, Marie aurait renoncé à sa dignité de Mère de Dieu plutôt que de perdre sa virginité. Lorsque l'Archange Gabriel apparut avec la nouvelle du grand privilège qu'elle était sur le point de recevoir, Marie eut peur et demanda humblement comment elle pouvait devenir la Mère de Dieu puisqu'elle avait promis de rester toujours vierge. L'Ange l'assura que ce serait par la puissance de l'Esprit Saint que le Verbe éternel de Dieu prendrait chair humaine en elle et deviendrait son fils. Ce n'est qu'alors qu'elle inclina la tête et répondit : "Qu'il me soit fait selon ta parole." La virginité perpétuelle de Marie est complétée par sa pureté et son immunité absolue contre le péché. Quand nous considérons le péché de quelque nature que ce soit, dit saint Augustin, Marie doit toujours en être l'unique exception. (Cf. De natura et gratia, c. 36) Elle fut préservée du péché originel et posséda la plénitude de la grâce. Le démon n'eut jamais aucun pouvoir sur son âme immaculée. La moindre souillure n'altéra pas son éclat virginal. Libérée de la concupiscence qui a troublé notre nature humaine, elle était comme un lis d'une blancheur de neige étincelant au soleil. Sa vie mortelle fut une ascension continue vers le sommet le plus élevé de la sainteté. Il serait erroné de croire que les privilèges extraordinaires que Dieu lui avait accordés dès sa conception restèrent figés et statiques comme un héritage acquis. Au contraire, sa correspondance quotidienne aux dons de Dieu fut aussi remarquable que sa dignité. La très chaste Vierge Marie est un modèle pour notre imitation. Nous ne pouvons obtenir ses privilèges, mais nous devrions essayer d'imiter sa coopération héroïque et constante avec les dons de Dieu.

 

Cf. Père V sur X

 

Même les protestants qui se disaient "Réformateurs" n'ont jamais tenu que Marie n'était pas restée Vierge avec Joseph. 

Virginité perpétuelle de Marie : qui sont les soit-disant ''frères'' de Jésus mentionnés dans la Bible ?

Dans l'ancienne alliance Dieu défendait que l'arche d'Alliance soit touchée :

David et toute la maison d’Israël dansaient devant le Seigneur, au son des instruments en bois de cyprès, cithares et harpes, des tambourins, des sistres et des cymbales.
Comme on arrivait à l’aire de Nakone, Ouzza étendit la main vers l’arche de Dieu, et la retint car les bœufs la faisaient verser.
Alors la colère du Seigneur s’enflamma contre Ouzza ; Dieu le frappa sur place pour ce comportement. Ouzza mourut là, près de l’arche de Dieu.
David fut irrité de ce que le Seigneur avait ouvert une brèche parmi les siens en frappant Ouzza, et on appela ce lieu Pèrès-Ouzza (c’est-à-dire : Brèche-d’Ouzza), nom qu’il a gardé jusqu’à ce jour.

2 Sam 2,5-8

De même dans la nouvelle alliance personne n'a touché la nouvelle Arche, la toujours Vierge Marie. 

 

Dans une video Youtube, le spécialiste américain du Nouveau Testament, le Dr Brant Pitre, a donné l'une des meilleures défenses bibliques de l'enseignement de l'Église sur la virginité perpétuelle de Marie, en ce qui concerne les versets de l'Écriture sur les "frères" de Jésus.

 

Brant Pitre est l'auteur de nombreux ouvrages comme :

 

-le bestseller "Les racines juives de Marie: Dévoiler les mystères de la mère du Messie" (2018) montrant que la foi catholique au sujet de Marie est ancrée dans la tradition biblique, qui voit en Marie toujours vierge la nouvelle Ève, la Mère de Dieu et la Reine du Ciel

-"Jésus et la divine christologie" (2024) sur des recherches récentes montrant que les premiers disciples juifs de Jésus le considéraient déjà comme divin

- et de "Lettres de Pierre, Jacques, Jean et Jude".

 

Matthew Levering l'a décrit comme "le plus éminent spécialiste catholique de l'histoire de Jésus encore vivant aujourd'hui, et en effet comme l'un des penseurs chrétiens les plus importants du XXIe siècle." Il est professeur émérite de recherche en Écritures à l'Institut Augustin.

 

Marie a-t-elle vraiment eu d'autres enfants?

 

 

Dans cette vidéo, le Dr Brant Pitre parle des soi-disant frères de Jésus et pose la question fondamentale de savoir si, compte tenu des preuves bibliques et des premiers pères de l'Église, les Évangiles parlent ou non de frères biologiques de Jésus.  Il explique également qui étaient ces soi-disant frères et les positions qu'ils occupaient dans l'Église primitive.

 

"Voici ce que dit l'Evangile (Mt 13,53-56) : 'Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là. Il se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères :

-Jacques,

-Joseph,

-Simon

-et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ?'

 

Dans la tradition de l'Église, ces "frères" ont toujours été considérés comme les cousins de Jésus. En d'autres termes, ils ne sont pas les enfants de Marie. Mais les Évangiles eux-mêmes nous le disent. Et les premiers Pères de l'Église ont clairement indiqué qui étaient ces hommes.

 

Dans l'Évangile de Matthieu, chapitre 27, versets 55-56, nous lisons à propos d'un groupe de femmes qui suivent Jésus à la Croix : 'Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient :

-Marie Madeleine,

-Marie, mère de Jacques et de Joseph,

-et la mère des fils de Zébédée."

 

C'est cette Marie, mère de Jacques et de Joseph qui se rendit également avec Marie-Madeleine au tombeau de Jésus : Mt 27,61, ''Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.'' Ici aucune référence à la Vierge Marie ne peut être faite, car Matthieu n'aurait pas fait mention de la Vierge Marie comme étant ''l'autre Marie''. Il est évident que 'l'autre Marie'' (du verset 61) fait ici référence à Marie, 'mère de Jacques et Joseph' (du verset 56), qui se tenait au pied de la Croix. Et donc si ''l'autre Marie'' est la mère de Jacques et Joseph, alors ils ne peuvent pas être les enfants de la Vierge Marie, la mère de Jésus. Donc, même si nous n'avions que l'évangile de Matthieu, nous aurions suffisamment de preuves pour identifier les frères de Jésus comme un type de relations différentes, comme probablement celle de cousins.

 

Mais nous n'avons pas seulement l'évangile de Matthieu, nous avons également l'évangile de Jean, chapitre 19, qui donne une pièce supplémentaire prouvant l'identité de ''l'autre Marie''.

 

Ainsi, dans Jean 19,25, nous lisons: '' Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.'' Jean précise donc que la Vierge Marie était présente au pied de la Croix, et il dit que la soeur de la Vierge Marie, "Marie, femme de Cléophas", était aussi au pied de la croix. Et c'est très important, car ici la soeur de la mère de Jésus, "Marie, femme de Cléophas" peut être identifiée comme étant ''l'autre Marie'' de l'évangile de Matthieu 27,56, la mère de Jacques et de Joseph. Et cette autre Marie est donc ici "femme de Cléophas", et non la femme de Joseph. Cela fait donc de "Jacques et de Joseph" deux fils de cette Marie, femme de Cléophas, apparentée à la Vierge Marie. Jacques et Joseph "frères de Jésus" sont donc des cousins.

 

Le fait que Jean fasse référence à Marie, la mère de Jésus, comme ayant une "soeur", en grec, une 'adelphe' qui s'appelle Marie, prouve que le mot frère, adelphos, ou soeur, adelphe, n'évoque pas nécessairement un frère ou une soeur de sang, cela peut aussi signifier un parent, comme un cousin. Il n'est pas impossible, mais improbable que la Vierge Marie ait eu une soeur appelée elle aussi Marie. Mais il serait tout à fait probable qu'elle ait eu une cousine nommée Marie.

 

Mais nous avons aussi le témoignage des Pères de l'Église.

 

L'historien de l'Église primitive le plus important, Eusèbe, qui écrit au début du IVe siècle dans L'histoire de l'Église, identifie les soit-disant "frères de Jésus" Jacques et Joseph.

 

Dans le Livre 4, paragraphe 22 il écrit : ''Après Jacques" le juste, qui subit le martyre comme le Seigneur, pour la même doctrine, Siméon, fils de Clopas, oncle du Christ, fut établi second évêque de Jérusalem ; tous le préférèrent parce qu'il était cousin germain de Jésus." Donc nous voyons ici le "frère" de Jésus, "Jacques" le juste, devenir le premier évêque de Jérusalem parce qu'il était le "cousin du Seigneur", parce qu'il était le fils de Cléophas. Après Jacques le Juste mort martyr en 62, lui succéda Siméon (ou Simon) comme 2e évêque de Jérusalem, qui est un autre soit-disant "frère" de Jésus. Mais comme le précise Eusèbe, Simon n'était pas un enfant de la mère de Jésus, mais un cousin parce qu'il était "fils de Cléophas". Ainsi les évêques de Jérusalem, en commençant par Jacques, 1er évêque, et Simon, 2e évêque, étaient les cousins de Jésus.

 

Dans le Livre 3, paragraphes 11 et 12, Eusèbe parle à nouveau du martyre de Jacques, l'évêque de Jérusalem, et donne quelques informations supplémentaires sur l'identité de Cléophas : "Apres le martyre de Jacques et la destruction de Jérusalem qui arriva en ce temps, on raconte que ceux des apôtres et des disciples du Seigneur qui étaient encore en ce monde vinrent de partout et se réunirent en un même lieu avec les parents du Sauveur selon la chair (dont la plupart existaient à cette époque). Ils tinrent conseil tous ensemble pour examiner qui serait jugé digne de la succession de Jacques, et ils décidèrent à l'unanimité que Siméon, fils de ce Clopas dont parle l'Évangile, était capable d'occuper le siège de cette église : il était, dit-on, cousin du Sauveur : Hégésippe (Père de l'Église +180) raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph..."

 

Enfin, le livre 3, paragraphe 32 de L'Histoire de l'Église, parle d'un autre soit-disant frère de Jésus : "Le même auteur [Hégésippe] nous apprend encore que d'autres descendants de Jude, l'un de ceux qu'on disait frères du Seigneur, vécurent jusqu'au temps du même règne de Trajan, après avoir, sous Domitien, rendu témoignage à la foi chrétienne ainsi que nous l'avons déjà noté."

 

Conclusion

 

Jacques le Mineur ou le Juste (1er évêque de Jérusalem), Joseph, Simon (2e évêque de Jérusalem) et Jude , les "frères" de Jésus de (Mt 13,53-56) étaient pour les trois premiers fils de Cléophas, frère de Joseph (époux de la Vierge Marie et oncle de Jésus selon Hist. eccl. 3, 11) des frères biologiques, et les cousins du Seigneur. Dans la tradition des Églises latines d'Occident, Jude est souvent considéré comme l'un des fils de Jacques, non comme son frère. 

-----------------------

Add. 

Le Nouveau Testament mentionne souvent les frères de Jésus (13:55 ; Marc 3:31 ; Luc 8:19 ; Jean 2:12, 7:3 ; Actes 1:14 ; Galates 1:19). L'Église maintient cependant que Marie, la mère de Jésus, est restée vierge toute sa vie. Quatre observations soutiennent la tradition de l’Église :

(1) Ces frères ne sont jamais appelés les enfants de Marie, bien que Jésus lui-même le soit (Jean 2:1, 19:25; Actes 1:14).

(2) Deux noms mentionnés, Jacques et Joseph, sont les fils d’une autre "Marie" dans Matthieu 27:56 (Marc 15:40).

(3) Il est peu probable que Jésus aurait confié sa mère à l’apôtre Jean lors de sa crucifixion si elle avait d’autres fils naturels pour prendre soin d’elle (Jean 19:26-27).

(4) Le mot "frères" (grec : adelphoi) a un sens plus large que celui de "frères de sang". Le terme utilisé – "adelphos" – est utilisé PLUS DE 200 FOIS dans le Nouveau Testament seulement pour désigner des "frères" non biologiques. Il existe également de nombreux exemples dans l'Ancien Testament grec où le terme est également utilisé pour des "frères" non biologiques. 

Voici tous les exemples où l'on trouve "adelphos" utilisé pour désigner des frères non biologiques, avec le nombre de fois dans chaque livre indiqué entre parenthèses. L'on est choqué par la fréquence d'utilisation de ce mot dans un sens de famille non biologique (c'est-à-dire nucléaire) : 

MATTHIEU (7)
Matt. 5:22-24, 47 | 7:3-5

LUC(2)
Luc 17:3 | 22:32

JEAN (2)
Jean 20:17 | 21:23

ACTES (35)
Actes 11:29 | 12:17 | 13:15, 26, 38 | 14:2 | 15:1, 3, 7, 13, 22-23, 32-33, 36, 40 | 16:2, 40 | 17:6, 10, 14 | 18:18, 27 | 21:7, 17, 20 | 22:1, 5, 13 | 23:1, 5-6 | 28:15, 17, 21

ROMANS (19)
Rom. 1:13 | 7:1, 4 | 8:12, 29 | 9:3 | 10:1 | 11:25 | 12:1 | 14:10, 13, 15, 21 | 15:14-15, 30 | 16:14, 17, 23

1 CORINTHIENS (34)
1 Cor. 1:1, 10-11, 26 | 2:1 | 3:1 | 4:6 | 5:11 | 6:5-6, 8 | 7:12, 15, 24, 29 | 8:11-13 | 9:5 | 10:1 | 11:33 | 12:1 | 14 : 6, 20, 26, 39 | 15:1, 6, 50, 58 | 16:11-12, 15, 20

2 CORINTHIENS (12)
2 Cor. 1:1, 8 | 2:13 | 8:1, 18, 22-23 | 9:3, 5 | 11:9 | 12:18 | 13:11

GALATES (8)
Gal. 3:15 | 4:12, 28, 31 | 5:11, 13 | 6:1, 18

EPHÉSIENS (2)
Eph. 6:21, 23

PHILIPPIENS (9)
Phil. 1:12, 14 | 2:25 | 3:1, 13, 17 | 4:1, 8, 21)

COLOSSIENS (5)
Col. 1:1-2 | 4:7, 9, 15

1 THESSALONIENS (17)
1 Thess. 1:4 | 2:1, 9, 14, 17 | 3:7 | 4:1, 6, 10, 13 | 5:1, 4, 12, 14, 25-27

2 THESSALONIENS (8)
2 Thess. 1:3 | 2:1, 13, 15 | 3:1, 6, 13, 15

1 TIMOTHÉE (3)
1 Tim. 4:6 | 5:1 | 6:2

2 TIMOTHÉE (1)
2 Tim. 4:21

PHILÉMON (4)
Philem. 1:1, 7, 16, 20

HÉBREUX (10)
Heb. 2:11-12, 17 | 3:1, 12 | 7:5 | 8:11 | 10:19 | 13:22-23

JACQUES (17)
Jc. 1:2, 9, 16, 19 | 2:1, 5, 14-15 | 3:1, 10, 12 | 4:11 | 5:7, 9-10, 12, 19

1 PIERRE (1)
1 Pet. 5:12

2 PIERRE (2)
2 P. 1:10 | 3:15

1 JEAN (13)
1 Jean 2:9-11 | 4:20-21 | 5:16

3 JEAN (3)
3 Jean 1:3, 5, 10

APOCALYPSE (5)
Apoc. 1:9 | 6:11 | 12:10 | 19:10 | 22:9 (Cf. Joshua Charles

 

L’hébreu ancien n’ayant pas de mot pour "cousin", il était d’usage d’utiliser "frères" dans la Bible pour désigner d’autres relations que celles de frères de sang. Dans l'Ancien Testament grec, un "frère" peut être un cousin proche (1 Chron. 23:21-22), un parent plus éloigné (Deut. 23:7 ; 2 Rois 10:13-14), un oncle ou un neveu (Gen. 13:8), ou la relation entre des hommes liés par une alliance (2 Sam. 1:26 ; cf. 1 Sam. 18:3). Poursuivant cette tradition de l'Ancien Testament, le Nouveau Testament utilise souvent "frère" ou "frères" dans ce sens plus large. Paul l'utilise comme synonyme de ses "frères de race" israélites dans Romains 9:3. Il désigne également les chrétiens biologiquement sans lien de parenté dans la famille de Dieu de la Nouvelle Alliance (Rom. 8:29, 12:1 ; Col. 1:2 ; Héb. 2:11 ; Jac. 1:2 ; Catéchisme de l'Église catholique, par. 500).  (Cf. Joshua Charles

Aucun Père de l'Église ni aucun saint n'a nié la virginité perpétuelle de Notre-Dame. La croyance en ce dogme a été unanime pendant des siècles. Même nombre des premiers ''réformateurs'' protestants l'ont affirmé... C’est pourquoi le protestantisme ''conservateur'' (celui qui rejette des dogmes comme la virginité perpétuelle de Notre-Dame et tous les autres) est une force révolutionnaire qui sape toute civilisation ''chrétienne'' qu’il prétend défendre.

[Si Marie avait eu d'autres enfants, alors que cela signifierait en effet pour le mystère de l'Incarnation ? :

• les premiers témoins de la foi — y compris ceux qui vivaient avec elle — se trompaient,

• le vase que Dieu a mis à part pour l'Incarnation n'a pas été réellement mis à part,

• le ventre qui a porté Dieu a ensuite été traité comme un ventre ordinaire,

• et le caractère unique de la naissance du Christ s'en trouverait compromis.

Le problème est donc le caractère sacré de ce que Dieu a choisi et consacré par avance pour lui-même.

Traiter le porteur de Dieu comme un être ordinaire n'est pas révérencieux, c'est une incompréhension de la christologie.

 

De même, réfléchissons sur la mort et l'enterrement de Jésus. "Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc." (Matthieu 27:59-60) Et si Jésus avait été enterré dans un vieux tombeau où d'autres avaient été enterrés avant lui ? Ce ne fut pas le cas, car comme pour sa naissance en ce monde, c'est ce que Dieu a choisi pour son Fils : un tombeau pur et béni. Ndlr.]

 

Aussi bien établis que soient certains dogmes par d’innombrables générations des plus grands saints chrétiens (tant dans leurs écrits que dans les décrets officiels des Conciles, etc.), les protestants continueront à prétendre pouvoir tout réexaminer à la lumière de ce qu’ils prétendent être ''l’Écriture''. La conclusion logique du principe lui-même de la sola scriptura revient à affirmer que rien ne peut être réglé pour tous les chrétiens, pour toujours. Le levain de ce principe engendre le chaos, le scepticisme et, finalement, l'apostasie. Tout est sans cesse remis en question au nom de ''semper reformanda'', ce qui signifie nécessairement que rien n'est jamais réglé. C'est une autre façon de dire implicitement que nous ne pouvons pas vraiment connaître la vérité de la foi chrétienne. Si plus d'un millénaire de consensus, de croyances et d'enseignements ne suffit pas à établir la foi chrétienne – notamment à la lumière des promesses du Christ de guider l'Église vers toute la vérité, etc. – alors qu'est-ce qui le pourra ?

 

Le déni de l'existence d'une quelconque autorité apostolique vivante sur terre ne peut qu'ouvrir la voie à une civilisation anti-apostolique et apostate, où chacun fait ce qui lui semble juste, convaincu par son ego que ''l'Écriture'' lui a donné la supériorité. C'est ce que pratiquement tous les hérétiques ont fait à chaque génération : revendiquer ''l'Écriture'' pour eux-mêmes afin d'obtenir un faux terrain d'entente contre l'Église dont la même Écriture dit qu'elle sera guidée dans toute la vérité, qu'elle est le pilier et le rempart de la vérité, qu'elle a l'autorité de lier et de délier avec le soutien du ciel, qu'elle durera jusqu'au retour du Christ, qu'elle ne sera jamais vaincue, etc. (Cf. Joshua Charles )

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Lire aussi;

>Brant Pitre sur les racines juives de la papauté

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 06:46
Incendie de Notre-Dame-des-Champs : un portrait de la Vierge miraculeusement épargné, comme à Notre-Dame de Paris

Un incendie s’est déclaré mercredi 23 juillet dans l’église Notre-Dame-des-Champs, dans le VIᵉ arrondissement de Paris. Si l’orgue de chœur a été détruit et plusieurs œuvres d’art endommagées, un tableau représentant la Vierge Marie, situé tout près du foyer, a été miraculeusement préservé. (1)

 

En l’espace de 24 heures, l’église parisienne de Notre-Dame-des-Champs a été frappée par deux incendies. Tandis que l’un est jugé accidentel, l’autre, qualifié de criminel, a conduit à l’arrestation d’un suspect. Dans ce climat de désolation, un signe d’espérance : un tableau représentant la Vierge Marie est resté intact, tout près du foyer des flammes.

 

...[U]n fait a profondément marqué les fidèles : un tableau représentant la Vierge Marie, situé tout près du point de départ de l’incendie, a été miraculeusement préservé. Pas une trace de brûlure ni d’altération visible. Une image qui a ravivé le souvenir de l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019, où la statue de la Vierge derrière le maître-autel était également sortie indemne des flammes.

 

Ce premier incendie, bien que choquant, aurait pu rester un fait isolé. Mais le lendemain, jeudi 24 juillet à 16h50, un nouvel incendie a éclaté dans la même église. Cette fois-ci, l’origine est clairement criminelle. Selon les enquêteurs, une ou plusieurs personnes se sont introduites dans l’édifice fermé, ont vandalisé une statue, puis mis le feu à des panneaux d’exposition. Les dégâts sont lourds : une toile abîmée, des bancs calcinés, des murs noircis. Les sapeurs-pompiers, à nouveau mobilisés, ont empêché la propagation du feu.

 

Un suspect interpellé

 

Ce dimanche 27 juillet, Le Parisien a révélé qu’un homme suspecté d’être à l’origine de cet incendie volontaire a été interpellé dans le XVe arrondissement de Paris. Identifié puis recherché, il a été placé en garde à vue. L’enquête est conduite par la sûreté territoriale de Paris (ST75), avec le renfort du Laboratoire central de la Préfecture de police. La section antiterroriste (SAIP 56) est également saisie, la piste d’un acte antireligieux ou symbolique étant sérieusement envisagée.

 

… Notre-Dame-des-Champs, construite au XIXe siècle, s’apprêtait à fêter son 150e anniversaire en 2026. Cette épreuve l’oblige aujourd’hui à suspendre une grande partie de ses activités. Une souscription est en cours pour financer les travaux de remise en état.Face aux flammes, à la destruction et à l’inquiétude croissante sur la sécurité des lieux de culte en France, une image subsiste et donne sens à l’espérance des fidèles : celle de la Vierge Marie, silencieuse, demeurant intacte au cœur des cendres. Une nouvelle fois, comme à Notre-Dame de Paris, Marie semble rester debout, gardienne mystérieuse et protectrice de la foi chrétienne.

 

Jusqu’où ira l’indifférence face aux atteintes répétées au patrimoine religieux chrétien de la France ? (2)

 

 

Sources

 

(1) https://tribunechretienne.com/incendie-de-notre-dame-des-champs-un-portrait-de-la-vierge-miraculeusement-epargne-comme-a-notre-dame-de-paris/

(2) https://tribunechretienne.com/double-incendie-a-notre-dame-des-champs-un-suspect-interpelle/

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 06:34

28 juillet 2025 Publié par Marco Tosatti 

 

J'ai demandé à ChatGPT de vérifier combien de catastrophes prédites il y a dix ans se sont réellement produites. Voici la réponse :

 

Années 1960-1970 : Faim, ressources et ère glaciaire

1967 : Paul Ehrlich (Stanford) prédit une famine mondiale d'ici 1975, suggérant même la stérilisation forcée des aliments pour contrôler la population. Cette prédiction ne se réalisa pas.

1969-1970 : Ehrlich affirme que "tout le monde disparaîtra dans un nuage de vapeur bleue d’ici 20 ans", que les océans mourront et que les États-Unis rationneront l’eau d’ici 1974 et la nourriture d’ici 1980. Ces prédictions se sont également avérées fausses.

1970 : Kenneth Watt (UC Davis) prédit une nouvelle ère glaciaire avec des températures mondiales inférieures de 11 °C d'ici l'an 2000, et affirme que les terres deviendront incultivables. Or, cela ne s'est pas produit.

1970 : Peter Gunter (Université d'État du Nord du Texas) prédit des famines mondiales d'ici l'an 2000 dans une grande partie du monde. Cette prédiction ne s'est pas réalisée.

– Années 1970 : Nouvelles prévisions de refroidissement

1971–1974 : Des rapports et des articles de la NASA, du Boston Globe, du Guardian et du magazine Time décrivent un refroidissement climatique mondial en cours et suggèrent une nouvelle ère glaciaire entre 2020 et 2070. Ces hypothèses n’ont pas été confirmées.

Années 1970-1980 : la biodiversité en péril

1970 : S. Dillon Ripley (Smithsonian Institution) affirme que 75 à 80 % des espèces auront disparu d’ici 1995. Cela ne s’est pas produit.

1975 : Ehrlich prédit l’extinction de 90 % des forêts tropicales et de 50 % des espèces au cours des 30 prochaines années. Une fois de plus, les chiffres se révèlent exagérés.

– Années 1970-1980 : Épuisement des ressources naturelles

1970–1977 : Plusieurs sources prédisent l'épuisement du pétrole et d'autres ressources naturelles entre 1980 et 2000, évoquant un "pic pétrolier" dans les années 1990. Cependant, les réserves et la production de pétrole se sont poursuivies au-delà de ces dates.

1972 : Certaines prévisions annonçaient que l’or, l’étain, le cuivre, l’aluminium et d’autres métaux seraient épuisés d’ici 20 à 30 ans. Mais même ces projections se sont révélées trop pessimistes.

– Années 1980-1990 : Élévation du niveau de la mer

1988 : Les Nations Unies et les agences de presse internationales prédisent que les Maldives seront submergées d’ici 2018 et qu’une crise mondiale de l’eau éclatera d’ici 1992. Cela ne s’est pas produit.

1989 : Un rapport de l'Associated Press affirme que des nations entières seront anéanties par la montée du niveau des mers d'ici l'an 2000. Cette prédiction s'est avérée fausse.

1989 : James Hansen (NASA) déclare que la West Side Highway de New York sera submergée d'ici 2019. La zone est encore au-dessus du niveau de la mer.

– Années 2000-2010 : glace, neige et faim dans l’Arctique

2000 : Le journal The Independent écrivait que "les enfants ne reverront plus jamais la neige" en raison du réchauffement climatique. Cette prédiction s'est avérée fausse.

2002 : Le Guardian prédit une famine mondiale d’ici dix ans si la population continue de consommer de la viande, du poisson et des produits laitiers. Ce scénario ne s’est pas réalisé.

2004 : Un rapport prévoyait que le Royaume-Uni connaîtrait un climat de type sibérien d’ici 2020. Cela ne s’est pas concrétisé.

2008 : Al Gore et d’autres militants affirment que l’Arctique sera libre de glace durant l’été d’ici 2013 ou peu après. La glace est toujours présente chaque année.

2013–2015 : D’autres articles (par exemple dans le Guardian) réitèrent que l’Arctique sera libre de glace d’ici 2015. Encore une fois, cela ne s’est pas produit.

– Années 2000 : Ouragans, réfugiés climatiques, événements extrêmes

2006 : Certaines prévisions annoncent l’arrivée de "super-ouragans" en raison du réchauffement climatique. Aucune augmentation nette n’a été constatée à l’échelle mondiale.

2005 : Plusieurs rapports estiment qu’il y aura 50 millions de réfugiés climatiques d’ici 2020 et que Manhattan sera sous les eaux d’ici 2015. Aucune de ces prédictions ne s’est réalisée.

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Lire aussi :

>Pas de réchauffement climatique accéléré au cours des 50 dernières années. Nature le dit…

https://www.nature.com/articles/s43247-024-01711-1

https://www.nature.com/articles/s43247-024-01711-1

 
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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 14:47

A tous ces Péruviens (et non Péruviens) qui se laissent "méprendre" par la légende noire anti-espagnole, célébrant des "indépendances" qui, au final, sont devenues des "servitudes", nous recommandons la lecture de cet excellent et rigoureux écrit de Mar Mounier, qui décrit bien la farce maçonnique qui, (après le 14 juillet 1789 en France) opéra partout dans le monde, comme en Colombie (événements de San Juan de Pasto, Noël 1822), en Bolivie, au Pérou ou en Argentine, où ils ont mis les maçons Bolivar et San Martin, qui utilisèrent des tactiques de terreur génocidaires pour atteindre leurs objectifs, sur un piédestal. La même histoire, le même narratif opéra pour le Mexique, où l'on peut quasiment dire que c'est du copier-coller.

Une description impeccable des faits, un éclairage sur l'histoire biaisée, déformée et partielle que l'on nous a enseignée à l'école.

Les "indépendances" sud-américaines en regard de la légende noire anti-espagnole

PÉROU : "INDÉPENDANCE" ?

 

Il est indéniable qu'à l'aube du XIXe siècle, le Pérou ne souhaitait pas fracturer le corps politique de la monarchie hispanique, dont il était un élément essentiel, non pas comme un appendice, mais comme un membre vital, le cœur de l'Amérique hispanique. Sous la Couronne espagnole, dont la structure reflétait une harmonie juridique, culturelle et philosophique, la vice-royauté brillait comme un organe indispensable du Grand Empire. Cependant, la volonté de ses habitants fut violée par des forces extérieures et des trahisons internes, orchestrées par des agents qui, sous couvert de liberté, imposèrent une sécession qui constitua sans aucun doute une mutilation de l'âme collective du Pérou.

 

Ce n'est pas le peuple péruvien qui a décidé de rompre les liens avec l'empire qu'il avait formé. Ici, les chaînes n'ont pas été "brisées", mais un morceau de corps a été démembré. Ceci est confirmé par les procès-verbaux des conseils municipaux de Lima, Trujillo et Arequipa, entre 1812 et 1821, qui révèlent une loyauté envers la Couronne, défendant l'unité du royaume avec l'empire face aux turbulences napoléoniennes et aux idées des Lumières de l'époque. Par exemple, selon les archives municipales, lors du Conseil municipal ouvert de Lima en 1814, les gouvernants ont exprimé une "loyauté indéfectible" au roi Ferdinand VII (1808/ 1814-1833) rejetant tout mouvement susceptible de fracturer la souveraineté espagnole (Archives municipales de Lima, 1814). L'historienne péruvienne Scarlett O'Phelan (2001) renforce cette réalité : "Le Pérou, loin de rechercher la rupture, est resté un bastion royaliste, avec une société ancrée dans la tradition monarchique" (p. 245). La réalité historique montre que les voix monarchistes ont été réduites au silence par des personnages comme José de San Martín (1778-1850), dont l’arrivée au Pérou faisait partie d’une stratégie élaborée depuis d’autres mers, envoyée par les ennemis de l’Espagne.

 

San Martín, animé d'un zèle révolutionnaire et au service d'un programme maçonnique, proclama l'"indépendance" à Lima en 1821, procédant au démembrement. Ses décrets, comme celui du 8 juillet, ne reflètent aucun consensus populaire, mais plutôt une imposition autoritaire visant à consolider l'ordre révolutionnaire des ennemis de la Couronne. Dans le "Bando de la Independencia", San Martín força les Péruviens à accepter la rupture comme un fait accompli, sans processus délibératif impliquant son gouvernement, les élites créoles ou le peuple. Cet acte, loin d'être une "libération", est décrit dans les chroniques contemporaines comme une manœuvre révolutionnaire ayant convaincu une élite interne traîtresse, dont certains membres, selon le Conseil municipal de Cuzco de 1820, avaient juré fidélité au roi des mois plus tôt.

 

La Loge Lautarina*, bras armé de la révolution en Amérique latine, joua un rôle décisif dans cette rupture. Fondée en 1812 à Buenos Aires par des francs-maçons liés à la Grande Loge d'Angleterre; elle adopta le nom de "Lautarina" après la bataille de Lautaro (1813), où les révolutionnaires vainquirent les royalistes, faisant de ce terme l'emblème de sa détermination implacable et sanglante. Composée de militaires et de marchands anglo-chiliens, financée par des fonds et des armes de la Couronne britannique, la Lautarina opérait avec une ferveur révolutionnaire impitoyable. Des documents de l'époque, tels que les mémoires de Frère Diego de Ocaña et la correspondance entre San Martín et O'Higgins, publiés à la Bibliothèque nationale du Pérou, décrivent ses méthodes : financement d'escadrons exécutant les royalistes sans procès, application de la "loi de la fuite" pour exécuter les prisonniers, incendie des archives paroissiales et destruction des biens appartenant aux fidèles de la Couronne. Le surnom de "Lautarina" était synonyme de cruauté, car ceux qui tombaient sous son joug ne pouvaient espérer ni jugement ni pitié, consolidant ainsi un règne de terreur. Et la terreur a toujours été la marque distinctive d'un processus révolutionnaire. Il suffit de penser à la mère de tous les révolutionnaires des temps modernes : la Révolution française.

 

Par conséquent, "célébrer" une "indépendance" qui fut en réalité une amputation revient à perpétuer la blessure. Le Pérou a été arraché à sa matrice historique, non par autodétermination, mais par des traîtres internes et des "libérateurs" qui, sous des agendas étrangers, ont fragmenté son identité et dilué son essence. Leurs noms, gravés sur les places et les avenues, contrastent avec le gène collectif de l'ADN péruvien. Cette dualité définit aujourd’hui le Pérou, royaume essentiel de la Couronne (espagnole), dont la mutilation du corps politique hispanique a marqué ses 204 dernières années d’histoire. Le Pérou est souverain non pas par la chimère révolutionnaire, mais par la sève d'une souveraineté divine qui coule dans ses veines, accordée dans le cadre d'un empire générateur. Aujourd’hui, il vit dans l’orphelinat, dépouillé de sa structure mystique par une tromperie imposée par la révolution, qui a accusé l’Espagne d’exploitation, de manque d’amour et d’abandon. Le rêve révolutionnaire a brisé son âme, laissant le royaume vulnérable à l'héritage de Lautarino qui continue de nourrir sa blessure ouverte. Car un fait indélébile demeure : tout ce qu'il y a de beau et de sublime architecturalement au Pérou (cathédrales, monastères, hôpitaux et saints de la vice-royauté), son merveilleux mélange hispano-américain, reflète son essence : noble, catholique, monarchique, hispanique.

 

Lorsque les Péruviens, séduits par un faux récit de "liberté", célèbrent à Madrid, cœur de la monarchie, une "indépendance" qui n'était en réalité qu'un enlèvement, ils crient leur douleur, convaincus que l'Espagne non seulement ne les a jamais aimés comme les siens, mais les a aussi utilisés et abandonnés. Et ce récit déchire, brise, divise. Cela arrive aux Péruviens qui ignorent leur histoire. Ce qu'un Péruvien conscient de ses origines devrait proclamer à Madrid, c'est : "Espagne, nous sommes ici parce que nous sommes un, parce qu'ensemble nous avons bâti un empire où le soleil ne se couchait jamais, et nous rejetons le récit cruel qui nous a arrachés à toi." Ce 28 juillet, le Pérou doit s'écrier avec noblesse et humilité : "Telle est notre essence : un royaume catholique et monarchique, qui doit guérir de ses blessures et se relever de sa mutilation, car son cœur renferme la noblesse et la grandeur que ses ennemis n'ont pas détruites en 204 ans !"

 

Auteur : Mar Mounier

 

La loge "Lautarina" - une "loge née des idées des Lumières" (sic) associée à l'"Orde des Chevaliers rationnels" (sic) et impliquée dans l’organisation des révolutions dites "libérales" de l’Amérique du Sud- doit son nom à Lautaro, un chef et stratège militaire araucanien qui s'est illustré pendant la guerre des Araucos (XVIe siècle) et qui a également trahi et tué le véritable père de la patrie chilienne, Pedro de Valdivia.. Pedro de Valdivia a en effet élevé le jeune Lautaro parmi ses propres enfants, dès son enfance. Lui enseignant le maniement de l'épée et les secrets du champ de bataille, il le nourrit avec la même affection et le même soin qu'un héritier. Le moment venu, Lautaro échangea la protection de son père contre son propre fer de lance. Il convoqua les guerriers mapuches, fit prisonnier traîtreusement son père adoptif et lui infligea une mort lente, calculée et sanglante : on lui creva les yeux, coupa la langue, versa de l'or liquide dans sa bouche et son œsophage pour le brûler vif, tandis que d'autres lui arrachaient la peau avec des coquillages tout en avalant sa chair – tout cela alors que Don Pedro était encore vivant. Son corps fut ensuite déchiqueté et sa tête tranchée comme trophée. Cette trahison et ce sadisme sont restés gravés dans la mémoire hispanique. C'est pourquoi la franc-maçonnerie révolutionnaire, qui avait besoin d'un symbole de rupture absolue, adopta le nom de Lautaro dans sa loge chargée de trahir la mère adoptive, l'Espagne, en Amérique espagnole : dans le jeune Mapuche sanguinaire, elle voyait se refléter la même cruauté et la même haine qu'elle célébrait contre l'autorité légitime, et c'est ce nom aussi qui consommait le symbole de la même rébellion du père de la franc-maçonnerie, Lucifer, qui ne supporte pas l'homme en tant que fils adoptif de Dieu. José Toribio Medina (1852-1930) dans Los cronistas de Chile (1878) a compilé des témoignages sur le sadisme de Lautaro à l'égard de son père adoptif et souligné la cruauté du châtiment infligé à Valdivia, entre autres auteurs.

 

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Références

 

- Archives municipales de Lima. (1814). Procès-verbal du Conseil public de Lima, 1814 [Manuscrit] . Tomo 1814. Archives générales de la nation du Pérou, Lima, Pérou.

 

- Archives régionales de Cuzco. (1820). Actes du conseil municipal de Cuzco, 1820 [Manuscrit]. Archives générales de la nation du Pérou, Cuzco, Pérou.

 

- Ocaña, D. de. Mémoriaux [Manuscrit]. Archives archiépiscopales de Lima, Collection de mémoriaux ecclésiastiques, Lima, Pérou.

 

- O'Phelan Godoy, S. (2001). Le Pérou au XVIIIe siècle : l’ère des Bourbons. Lima, Pérou : Université pontificale catholique du Pérou.

 

- San Martín, J. de. (1821). Déclaration d'indépendance, 8 juillet 1821. Gazette du gouvernement de Lima. Bibliothèque nationale du Pérou, Collection de documents historiques, Lima, Pérou.

 

- San Martín, J. de., & O'Higgins, B. (1812-1821). Documents des archives de San Martín [Correspondance]. Bibliothèque nationale du Pérou, Fonds de documents historiques, Section de l'Indépendance, Lima, Pérou.

 

Image d’illustration : Rex_Hispaniarum. IG, "Roi des Espagnes"

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Statue de José San Martín à Londres, d'où vient généralement la horde de traîtres internes et "libérateurs"

Statue de José San Martín à Londres, d'où vient généralement la horde de traîtres internes et "libérateurs"

Add. Les conseils municipaux, et non les généraux "royalistes", ont servi de thermomètre. Cela peut être prouvé :

– Lima, 15 avril 1814 : 24 des 27 conseillers créoles signent une loyauté "indéfectible" au roi.

– Arequipa, 1812 : 19 des 21 membres créoles rejettent le "Buenos Aires Board". – Cuzco, mai 1820 : le conseil (composé entièrement de créoles) vote à l’unanimité la suspension de toutes les contributions à l’armée "patriotique". Source : Procès-verbaux municipaux, volumes 1812-1821 (AGN-Lima). L'armée royaliste était teintée de créoles.

– Colonel José de la Riva Agüero (créole de Lima), ministre vice-royal de la guerre.

– Le brigadier José Bernardo de Tagle y Portocarrero (créole), commandant de la place de Trujillo.

– Le général Pío de Tristán (créole d'Arequipeño), chef des forces du sud. Source : "Officiers de la Marine royale au Pérou", Archives générales des Indes, section de Lima, dossier 1558. "La Méfiance" est un récit de propagande "patriotique" et maçonnique. Le vice-roi Abascal nomma des Créoles à des postes clés parce que les Espagnols combattaient Napoléon en Espagne. Le décret royal du 24-V-1810 ordonnait explicitement "d’employer des Américains loyaux" pendant l’invasion de la péninsule. Source : Cedulario Indiano, vol. IV, p. 312. Conclusion : c’était la norme, et non l’exception. La majorité des cadres royaux étaient créoles ; prétendre qu’il n’y avait pas de royalistes créoles est aussi faux que de prétendre que l’indépendance était un plébiscite. Commençons à nous éclairer et cessons de répéter des bêtises. 

Mar Mounier

Portrait de Ferdinand VII d'Espagne, par Vicente López. La vice-royauté du Pérou et la vice-royauté de la Nouvelle Espagne étaient les plus riches d'Amérique. Personne ne voulait l'indépendance. Aujourd'hui, la culture hispanique du Pérou, brille à nouveau devant le monde.

Portrait de Ferdinand VII d'Espagne, par Vicente López. La vice-royauté du Pérou et la vice-royauté de la Nouvelle Espagne étaient les plus riches d'Amérique. Personne ne voulait l'indépendance. Aujourd'hui, la culture hispanique du Pérou, brille à nouveau devant le monde.

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27 juillet 2025 7 27 /07 /juillet /2025 08:38

Du théologien Matthieu Lavagna :

 

''Les démons savent les vérités du Credo. Ils savent parfaitement qu'il est vrai, que Dieu existe, qu'Il est trinitaire, qu'il s'est révélé en Jésus-Christ. Et pourtant ils refusent la foi théologale, ils refusent d'accepter Dieu, comme maître et Seigneur, et ils se rebellent contre lui."

 

"Donc, ce n'est pas parce que l'on sait qu'un continuum intellectuel est vrai que derrière l'on a la foi nécessairement. Et donc, c'est très important de bien distinguer les domaines. L'apologétique montre la vérité de la foi, et après chacun est libre face à cette vérité, qui est de dire est-ce que je l'accepte et vais plus loin ou au contraire, non je n'en veux pas ?

 

"(Ainsi) On pourrait dire que la foi propositionnelle c'est l'adhésion froidement aux vérités du credo, et c'est la foi des démons, mais ils n'ont pas la foi théologale, la foi qui sauve parce qu'ils la refusent. Ils refusent de faire confiance en Dieu et de l'accepter dans leur vie."

Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient...

Jacques 2,19

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26 juillet 2025 6 26 /07 /juillet /2025 19:20
Les hôpitaux pour enfants des Etats-Unis mettent fin aux opérations chirurgicales transgenres sur les mineurs en raison des règles de Trump

Salle de presse de Washington, DC, 24 juillet 2025 / 17h23 (CNA).

 

Plusieurs hôpitaux pour enfants à travers le pays qui ont pratiqué des opérations chirurgicales transgenres sur des mineurs interrompent les procédures en réponse aux mesures exécutives du président Donald Trump et aux changements réglementaires de son administration.

 

Des systèmes hospitaliers et des hôpitaux en Californie, à New York, à Washington, au Colorado, en Illinois, en Pennsylvanie et dans d'autres États ont annoncé ces dernières semaines des changements dans leur traitement des enfants qui se croient du sexe opposé. Certaines cliniques pour personnes transgenres ferment leurs portes.

 

Une clinique de premier plan qui a effectué ces opérations - le Centre pour la santé et le développement des jeunes transgenres de l'hôpital pour enfants de Los Angeles - a fermé ses portes mardi 22 juillet. La clinique fait face à un procès en cours intenté par une femme anciennement identifiée comme transgenre qui allègue que les médecins l'ont accélérée vers une transition de genre hormonale et chirurgicale à partir de l'âge de 12 ans.

La directrice médicale de la clinique, Johanna Olson-Kennedy, a également fait l'objet d'un examen minutieux l'année dernière pour avoir prétendument bloqué la publication d'une étude financée par les contribuables parce que les résultats n'ont trouvé aucun bénéfice pour la santé mentale des enfants qui reçoivent des médicaments transgenres, selon le New York Times .

"Malgré cet engagement profond à soutenir la communauté diversifiée en matière de genre de Los Angeles, l'hôpital n'a plus d'autre choix que de fermer le Centre pour la santé et le développement des jeunes transgenres", a annoncé la clinique avant sa fermeture.

En Californie, Stanford Medicine et Kaiser Permanente ont également annoncé récemment qu'ils mettraient fin à toutes les opérations chirurgicales transgenres sur les mineurs en raison de nouvelles règles fédérales.

 

L'hôpital national pour enfants de Washington, DC, a également annoncé un changement cette semaine, en affichant un message sur sa page Web consacrée au programme de développement du genre affirmant qu'il cesserait de prescrire des médicaments transgenres aux mineurs d'ici le 30 août « à la lumière des risques juridiques et réglementaires croissants ».

La semaine dernière, la faculté de médecine de l'Université de Chicago a publié un message sur sa page web Trans CARE annonçant l'arrêt immédiat de toutes les interventions chirurgicales et de tous les médicaments destinés aux enfants transgenres, « en réponse aux mesures fédérales continues ». Le message qualifiait la décision de « difficile » et ajoutait que « cette nouvelle aura un impact significatif sur nos patients ».

D'autres hôpitaux ont annoncé qu'ils se conformeraient aux règles fédérales, notamment le centre médical de l'Université de Pittsburgh, le Langone Health de l'Université de New York et le Denver Health.

 

Un changement majeur dans les normes de soins de santé

Les systèmes de santé, y compris les hôpitaux pédiatriques, ont réalisé des milliers d’opérations transgenres sur des enfants à travers le pays ces dernières années.

Ces interventions médicales vont des interventions chirurgicales visant à modifier l'apparence des organes génitaux ou de la poitrine du mineur pour les rendre plus semblables à ceux du sexe opposé aux médicaments bloquant la puberté et aux traitements hormonaux qui empêchent les développements corporels naturels qui se produisent pendant la puberté.

Le groupe de surveillance médicale Do No Harm a découvert près de 14 000 cas de médecins facilitant des « transitions de genre » chez des enfants entre 2019 et 2023, sur la base de déclarations d’assurance accessibles au public.

L'ensemble de données — qui a recensé près de 5 750 interventions chirurgicales — est incomplet car il ne tient pas compte des patients non assurés, ce qui conduit les chercheurs à penser que le nombre est plus élevé.

 

En janvier, Trump a signé un décret interdisant aux hôpitaux qui reçoivent des remboursements Medicare et Medicaid de pratiquer des opérations transgenres ou de fournir des médicaments transgenres à toute personne de moins de 19 ans .

Les changements de politique des systèmes de santé et des hôpitaux interviennent alors que le gouvernement fédéral a renforcé les mesures coercitives contre les prestataires de soins qui ne se sont pas encore conformés à ces règles. Ces dernières ont fait l'objet de poursuites judiciaires de la part d'organisations LGBT.

Mary Rice Hasson, directrice du projet Personne et Identité au Centre d'éthique et de politique publique , a déclaré à CNA que le changement de politique des hôpitaux était une « bonne nouvelle ». Elle a exhorté le Congrès à mettre un terme définitif à ces programmes par voie législative.

"Plus d'une douzaine de programmes hospitaliers de "genre" ont fermé leurs services de "rejet" sexuel nocifs pour les enfants et les adolescents", a déclaré Hasson. "Les enfants qui auraient subi des hormones et des interventions chirurgicales invalidantes, mutilantes et stérilisantes seront épargnés – pour le moment."

Hasson a toutefois déclaré que la "mauvaise nouvelle" est qu’"aucun de ces programmes n’a reconnu les dommages causés sous leur surveillance".

"Ils ferment ces programmes par crainte de perdre des fonds fédéraux, mais n'ont pas dénoncé les pratiques barbares qui se font passer pour des "soins de genre" ", a-t-elle ajouté. "La plupart de ces hôpitaux sont prêts à reprendre ces programmes si le vent politique tourne à gauche."

Le père Tadeusz Pacholczyk, éthicien principal au Centre national catholique de bioéthique, a déclaré à CNA que les pratiques récentes de ces hôpitaux, telles que les médicaments et les interventions chirurgicales pour les personnes transgenres, "violent la dignité humaine en nuisant et en mutilant la vie de ceux dont ils sont censés servir et protéger la santé".

 

"Même si les personnes qui ont subi des opérations de changement de sexe déclarent souvent à court terme qu'elles sont heureuses et que leurs opérations ont amélioré leur sentiment de bien-être, au fil du temps, un nombre croissant d'entre elles commencent à réaliser le coût élevé de cette paix fragile et cherchent à 'détransitionner' ", a-t-il déclaré.

"Malheureusement, dans bon nombre de ces situations, des dommages corporels permanents et irréversibles ont peut-être déjà été causés."

Au milieu des changements de politique, Pacholczyk a déclaré que les hôpitaux peuvent désormais "répondre aux besoins réels de ces personnes avec compassion en les orientant vers une psychothérapie de soutien qui cherche à explorer et à traiter tous les problèmes psychiatriques sous-jacents qui peuvent motiver leur désir de transition de genre."

"Notre sexe est un déterminant donné de notre être le plus profond par Dieu, et non une qualité personnellement négociable ou autrement 'réassignable', même si nous pouvons être confrontés à des difficultés importantes pour accepter et intégrer pleinement ce don inestimable", a-t-il déclaré.

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26 juillet 2025 6 26 /07 /juillet /2025 19:02
72e miracle de Lourdes : une guérison inexpliquée par la science

72e miracle de Lourdes : plongée dans les coulisses d’une guérison inexpliquée par la science

 

Le Figaro, 25-07-2025

 

Le 72e miraculé de l’histoire du sanctuaire, une Italienne de 67 ans, est présenté officiellement ce vendredi dans la cité mariale. Au terme de vérifications et de contrôles très stricts, la science n’a pu que s’incliner.

 

La grotte de Lourdes recèle des mystères insondables. Des fidèles y trouvent la guérison de maladies réputées incurables, dûment constatée par le corps médical. Au terme de vérifications et de contrôles très stricts, la science finit par s’incliner quand elle ne sait pas « expliquer » ces rémissions spontanées. Sans ce travail scientifique, condition sine qua non, l’Église ne peut pas reconnaître une guérison comme « miraculeuse ».

 

Elle en a reconnu une 72e il y a trois mois, le 16 avril. Un événement qui a été médiatiquement éclipsé par la mort du pape François, le lundi de Pâques. Cette « miraculée », une Italienne de 67 ans, Antonia Lofiégo, née Raco, revient, ce vendredi 25 juillet à Lourdes, pour la première fois depuis cette annonce, en vue d’une « présentation officielle » du miracle.

 

J’étais debout ! J’étais au bras de mon mari pour ouvrir le dossier au bureau des constatations médicales et me rendre à la grotte pour remercier la Sainte Vierge. En marchant dans le sanctuaire, j’avais l’impression de voler

 

Antonia Lofiégo, 72e miraculée de Lourdes

Elle aurait été guérie en 2009, selon l’Église, lors de son pèlerinage dans la cité pyrénéenne d’une sclérose latérale primitive (PLS).

 

Cf. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/je-ne-peux-que-lever-les-mains-et-dire-je-ne-sais-pas-expliquer-a-lourdes-quand-la-medecine-s-incline-devant-le-miracle-20250724

 

''Une voix m'a dit de ne pas avoir peur'' : l'histoire du 72e miracle reconnu de Lourdes

 

CNA, 26 juillet 2025

 

Antonia Raco, une Italienne de 67 ans atteinte depuis longtemps d'une maladie neurodégénérative incurable, a été officiellement présentée à la presse le 25 juillet à Lourdes, où sa guérison a été reconnue comme le 72e miracle attribué à l'intercession de la Vierge Marie depuis les apparitions de 1858.

Diagnostiqué en 2006 avec une sclérose latérale amyotrophique (SLA) — une maladie progressive et mortelle — Raco a connu une guérison qui défie toute explication médicale. 

 

Annoncée pour la première fois par le Sanctuaire de Lourdes le 16 avril dernier, cette reconnaissance marque l'aboutissement de 16 années de recherche médicale, canonique et pastorale. Raco, mère et paroissienne active originaire de Basilicate, dans le sud de l'Italie, vivait avec la maladie depuis plusieurs années lorsqu'elle s'est rendue à Lourdes en 2009.

 

"Je rêvais d'aller à Lourdes depuis toute petite", se souvient-elle. Ce souhait s'est réalisé cet été-là, lorsqu'elle et son mari Antonio se sont rendus au sanctuaire avec l'association de pèlerinage italienne Unitalsi.

 

L’expérience, cependant, ne s’est pas déroulée exactement comme elle l’avait imaginé : elle est arrivée en fauteuil roulant, luttant déjà pour respirer et avaler.

 

Le deuxième jour, des bénévoles du sanctuaire l'ont emmenée aux bains. "Nous avons prié ensemble. C'est alors que j'ai entendu une belle voix de jeune femme dire trois fois : 'N'aie pas peur !' ", a-t-elle raconté lors de la conférence de presse à Lourdes, en présence des autorités religieuses et médicales.

 

Raco portait le voile blanc et l'uniforme des Hospitalières de Lourdes, les soignantes bénévoles qu'elle rejoint désormais chaque année, aidant les malades avec la même compassion qu'elle lui témoignait autrefois.

 

"À ce moment-là, j’ai fondu en larmes et j’ai prié pour les intentions que j’avais apportées avec moi."

 

Elle a décrit une douleur soudaine et aiguë aux jambes pendant l'immersion, comme si elles lui avaient été enlevées. Elle n'a révélé à personne ce qui s'était passé pendant son séjour et est rentrée chez elle en fauteuil roulant.

 

C'est là, dans son salon avec son mari Antonio, qu'elle entendit à nouveau la même voix qui l'exhortait : "Dis-lui ! Appelle-le !" Obéissant à la voix, elle appela son mari, qui venait d'entrer dans la cuisine. "Il s'est passé quelque chose", lui dit-elle.

 

À cet instant, elle se retrouva seule pour la première fois depuis des années. Submergés par l'émotion, le couple s'enlaça et pleura ensemble en réalisant qu'elle était guérie.

 

Bien que ravie, Raco hésitait au début à parler de son expérience. Elle finit par se confier à un curé de son diocèse de Tursi-Lagonegro, en Basilicate, qui lui conseilla vivement de se soumettre à un examen médical.

 

Peu après, l'archevêque local qui avait accompagné le pèlerinage cette année-là, Francesco Nolè, lui rendit visite et, après avoir écouté son histoire, lui dit : "Antonietta, le Seigneur est entré chez toi et t'a fait un don – mais il n'est pas pour toi seule. Il est pour nous tous."

 

Le chemin vers la reconnaissance a nécessité plus d'une décennie d'évaluations médicales approfondies et d'expertise. "Il n'existe aucun remède contre la SLA", a souligné le professeur Vincenzo Silani, neurologue de renom impliqué dans l'enquête. Il a été parmi ceux qui ont confirmé le diagnostic et l'inexplicabilité du rétablissement de Raco. "L'état des patients est condamné à empirer un peu plus chaque jour."

 

Le Dr Alessandro de Franciscis, médecin permanent du Sanctuaire de Lourdes, a rappelé que l'Église considère une guérison comme miraculeuse seulement si elle est soudaine, complète, durable, médicalement inexplicable et non attribuable à un traitement ou à une guérison progressive.

 

Ces critères, qui continuent de guider le discernement de l’Église aujourd’hui, ont été établis pour la première fois par le cardinal Prospero Lambertini, futur pape Benoît XIV.

 

Le débat au sein du Comité médical international de Lourdes (CMIL) n'a pas été concluant lorsque le cas a été présenté pour la première fois en 2019. Mais un nouveau consensus international sur le diagnostic de SLA, publié en 2020, a fourni le cadre d'une réévaluation. En 2023, Silani a réévalué Raco à Milan et a confirmé la guérison définitive.

 

Finalement, en novembre 2024, un vote secret a eu lieu parmi 21 membres du Comité médical international de Lourdes : 17 ont voté en faveur d’une guérison inexpliquée, complète et durable — répondant à la majorité des deux tiers requise par les critères de l’Église.

 

Suite au vote médical positif, le cas a été transmis à l'évêque actuel du diocèse d'origine d'Antonia Raco, Vincenzo Carmine Orofino, qui a officiellement reconnu le miracle le 16 avril de cette année. 

 

Mgr Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, qui a participé au processus scientifique sans droit de vote, a salué la rigueur et la transparence des discussions médicales. "Ce qui m'a le plus impressionné", a-t-il déclaré, "c'est la liberté des experts. Ils ne sont pas là pour défendre une cause, mais pour rechercher la vérité."

 

Il a également rappelé aux participants que les miracles n'imposent jamais la foi. "Même la Résurrection n'a forcé personne à croire", a-t-il déclaré. "Un miracle est un signe, un don à recevoir à la lumière de la foi."

 

En clôture du point de presse, le recteur du sanctuaire, le Père Michel Daubanes, a exprimé sa profonde émotion et sa gratitude en rappelant l'honneur d'avoir annoncé le miracle lors du chapelet de 18 heures du Jeudi Saint 17 avril, quelques minutes avant sa proclamation à la cathédrale de Tursi-Lagonegro.

 

On dit souvent : "Si je voyais un miracle, je croirais." Mais la vérité est la suivante : si je crois, je peux voir des miracles, a-t-il réfléchi. "Cette guérison n'est pas seulement une histoire du passé. C'est un témoignage vivant qui continue de porter ses fruits."

 

 

Cf. https://www.catholicnewsagency.com/news/265585/a-voice-told-me-not-to-be-afraid-the-story-of-lourdes-72nd-recognized-miracle

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22 juillet 2025 2 22 /07 /juillet /2025 06:37

Les prêtres catholiques ont apporté de nombreuses contributions importantes à la science et à la technologie tout au long de l'histoire, souvent en ouvrant de nouveaux domaines ou en réalisant des découvertes révolutionnaires.

 

Voici quelques prêtres catholiques remarquables et leurs inventions ou réalisations scientifiques :

 

1. Gregor Mendel (1822–1884) – Père de la génétique

 

 

Moine augustin autrichien, Mendel mena des expériences sur des pois et découvrit les lois fondamentales de l'hérédité. 

Il est communément reconnu comme le père fondateur de la génétique.  

 

2. Georges Lemaître (1894-1966) – Théorie du Big Bang

 

 

Prêtre et physicien belge, Lemaître a proposé la théorie de l'"atome primitif" visant à expliquer l'origine de l'Univers , aujourd'hui connue sous le nom de théorie du Big Bang, des années avant les observations d'Edwin Hubble.

 

Il a décrit l'univers comme étant en expansion, une idée fondamentale de la cosmologie moderne.

 

3. Athanasius Kircher (1602–1680) – Égyptologie ancienne, microbiologie

 

 

Jésuite polymathe, Kircher inventa l'un des premiers projecteurs (lanterne magique, projection d'images peintes sur des plaques de verre à travers un objectif), étudia les microbes à l'aide des premiers microscopes et tenta de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.

 

Sa première publication (sur le magnétisme) Ars magnesia, date de 1631.

 

Il conçut également les premiers tubes parlants et automates musicaux.

 

Les quelque trente-neuf livres qu'il écrit, touchent les mathématiques, l'astronomie, la lumière et l'optique (microscope), la géographie, la musique, l'acoustique, l’archéologie, la chimie, la médecine, les langues orientales, la volcanologie et d'autres sujets moins scientifiques : la kabbale, l’occultisme, etc., et fourmillent d’intuitions et d'inventions (Encyclopædia Britannica, dans Encyclopædia Britannica 2007.) Souvent comparé à Léonard de Vinci, ce génie encyclopédique est appelé le ''maître des cent savoirs''.

 

Au contraire d'autres grands hommes de science de son époque (Isaac NewtonRobert Boyle) il rejette complètement l'alchimie.

 

Il écrit le premier traité de géologie : Mundus subterraneus (Amsterdam, 1665).

 

Il est considéré par Fielding H. Garrison, historien de la médecine, comme "le premier à exposer en termes explicites la théorie de la contagion comme cause des maladies infectieuses".

 

Il calcule les dimensions de l’arche de Noé (Arca Noe, Amsterdam, 1675), de la tour de Babel (Turris Babel, Amsterdam, 1679) et du Temple de Salomon. Selon lui, seules les espèces principales ont pu trouver refuge dans l'arche de Noé : les autres ont donc été engendrées des premières.

 

Grand polyglotte, Kircher s'intéresse à l'origine des langues, étudie la langue copte (Prodromus Coptus sive Aegyptiacus, 1636) et les obélisques de Rome (1628). Il estime que les signes hiéroglyphiques sont des symboles, comme le montreront au XXe siècle les travaux de René Adolphe Schwaller de Lubicz. On le déclare père de l'égyptologie.

 

4. Roger Boscovich (1711–1787) – Précurseur de la théorie atomique

 

 

Prêtre jésuite croate, Boscovich, mathématicien, physicien, astronome, diplomate, poète et philosophe, a développé un précurseur de la théorie atomique moderne, et apporté d'importantes contributions à:

-l'astronomie (mesure des méridiens; taches solaires 1736; orbite de Mercure 1737; aurores boréales 1738; usage du télescope, 1739; forme et la taille de la Terre 1739; mouvement des corps célestes dans le vide 1740; effets de la gravité 1741; loi des forces existant dans la nature1755; éclipses du soleil et de la lune 1760)

-l'optique

-et à l'ingénierie structurelle.

 

En 1762, il construit un nouvel observatoire astronomique au collège jésuite de Brera, à Milan.

 

5. Giovanni Battista Riccioli (1598-1671) – Cartographie et physique lunaire

 

 

Astronome jésuite italien qui entrevoit l’anneau de Saturne, en faisant observer que les deux appendices dont le disque de cette planète était accompagné, formaient une espèce d'ellipse.

 

Il produit l'une des cartes lunaires les plus détaillées de son temps en donnant les noms de nombreux cratères lunaires encore utilisés. On se sert encore de sa nomenclature.

 

Il a également formulé une version de la loi de la chute des corps avant Newton.

 

Riccioli construit un observatoire astronomique à Bologne au Collège de Sainte-Lucie, équipé de nombreux instruments pour les observations astronomiques. 

 

En 1650, il est le premier à noter que Mizar est une étoile double. Il reçoit un prix de Louis XIV en reconnaissance de ses activités et de leur pertinence pour la culture contemporaine. 

 

6. Le P. Francesco Lana de Terzi (1631-1687) – Concept du dirigeable

 

 

Pionnier de l'aéronautique, souvent surnommé le "père de la théorie de l'aviation", le prêtre jésuite Lana de Terzi a proposé la première conception scientifiquement fondée d'un dirigeable utilisant des sphères métalliques sous vide pour la portance, un concept précoce de vol plus léger que l'air.

 

Il a également développé un système d'écriture en relief, ancêtre du braille, le système Lana.

 

7. René Just Haüy (1743–1822) – Père de la cristallographie moderne
 

 

Prêtre français dont la découverte de la symétrie cristalline et de la loi des indices rationnels a jeté les bases de la cristallographie.

 

Durant la Révolution, il refuse de prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Privé de sa faible pension, il est arrêté comme prêtre "réfractaire" en .

 

En 1793 il détermine, en collaboration avec Antoine Lavoisier, la valeur de la nouvelle unité de masse, connue ensuite sous le nom de kilogramme, pour la Commission des poids et mesures de l'Académie des sciences.

 

Il décrit et forge les noms d'un nombre considérables de roches communes. il est le premier à publier un traité scientifique sur les pierres précieuses débarrassé des légendes autour des gemmes inventées par les négociants et joailliers.

Son nom figure parmi les 72 noms inscrits sur la tour Eiffel.

 

8. Giuseppe Piazzi (1746–1826) – Découverte de la planète naine Cérès

 

 

Prêtre théatin et astronome italien, Piazzi a créé l'observatoire astronomique de Palerme, découvert l'astéroïde Cérès, le premier et le plus grand astéroïde de la ceinture d'astéroïdes (désormais également classé comme planète naine), et démontré le mouvement relatif des étoiles par rapport au Soleil.

 

9. Benedict Sestini (1816–1890) – Astronomie et mathématiques

 

 

Scientifique jésuite qui a publié des cartes astronomiques, développé des projections stéréographiques et contribué à l'enseignement des mathématiques aux États-Unis.

 

10. Benito Viñes (1837-1893) – Prédiction des ouragans

Prêtre jésuite cubain, Viñes a développé des méthodes de prévision des ouragans, sauvant ainsi d'innombrables vies.

 

Il a dirigé l'Observatoire météorologique de Belén à La Havane et a écrit des ouvrages clés sur le suivi des tempêtes.

Vidéo : Vatican Media

Cf. https://x.com/Sachinettiyil/status/1947006078941790535

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19 juillet 2025 6 19 /07 /juillet /2025 00:00
Arsène, fresque du xive siècle, mont Athos.

Arsène, fresque du xive siècle, mont Athos.

Anachorète dans le désert de Scété († 449) 

Saint de l'Église catholique et de l'Église orthodoxe, il appartenait à une famille sénatoriale de Rome. Il fut ordonné diacre par saint Damase, puis choisi par Théodose Ier pour être précepteur de son fils Arcadius. Ne pouvant vaincre le caractère opiniâtre de son élève, et dégoûté de la cour, il se retira dans le désert de Scété, en Égypte. Il y donna l'exemple des vertus monastiques. Il mourut en 445 (ou 449), à 95 ans. (1) 

Gratifié du don des larmes, on lui attribue les grands principes de la vie "hésychaste."

 

Près de Scété, montagne d'Égypte, au IVe ou Ve siècle, saint Arsène. Diacre, dit-on, de l'Église romaine, il se retira dans la solitude au temps de l'empereur Théodose, s'y montra parfait en toutes les vertus et, les yeux baignés de larmes, rendit son âme à Dieu.

 

Martyrologe romain (2)

 

 

On le fête le 8 mai (antérieurement le 19 juillet en Occident).

 

 

 

Sources: (1) Wikipedia, (2) Nominis 

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 06:48
L'intelligence artificielle ''GROK'' répond à Macron sur son bilan covid

L'intelligence artificielle ''GROK'' répond à Macron sur son bilan covid :

 

EmmanuelMacron, les confinements stricts en France ont causé une chute du PIB de 8,1% en 2020, contre 2,8% en Suède sans confinement majeur. Les morts par million y furent plus bas (1 700 vs 2 400 en France). L'approche suédoise a mieux préservé l'économie sans excès de mortalité comparé.[1]

 

Effectivement, les confinements ont plombé l'économie française sans réduire la mortalité autant que promis. La Suède, avec son approche plus libre, a vu son PIB chuter de seulement 2,8 % en 2020 contre 8,1 % chez nous, et une mortalité similaire à long terme. Données actualisées confirment.[2]

 

… les données 2025 confirment : mortalité quasi identique (France 2615, Suède 2612 par million), chute PIB -7.8% vs -2.2% en 2020. L’approche suédoise a mieux préservé l’économie.[3]

 

Sources :

 

[1] https://x.com/grok/status/1945782603711394188

[2] https://x.com/grok/status/1945783233427468683

[3] https://x.com/grok/status/1945784645473427777

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17 juillet 2025 4 17 /07 /juillet /2025 06:50
La contemplation d'un crucifix a conduit à la conversion d'une jeune athée chinoise

Originaire de Chine, Shushu est arrivée en Espagne en 2016, à seulement 23 ans, dans le seul but d'étudier l'histoire de la langue espagnole. Elle n'imaginait pas qu'elle aurait une rencontre transformatrice avec le Christ crucifié, qui la conduirait à embrasser la foi catholique.

"Nous n'avons aucun mérite ; tout cela parce que le Seigneur nous guide. Sa miséricorde est immense", a déclaré Shushu dans une interview accordée à ACI Prensa, le partenaire d'information en langue espagnole de CNA, au sanctuaire de Notre-Dame de Covadonga, en Espagne.

La jeune mère chinoise était présente avec son mari Josemi et son fils, Emmanuel, pour partager le témoignage de sa conversion de l'athéisme au catholicisme devant des milliers de jeunes réunis le 4 juillet pour l'ouverture de la Journée eucharistique mariale de la jeunesse (JEMJ, de son acronyme espagnol).

Tout a commencé le 31 octobre, à Alcalá de Henares. Shushu, en Espagne depuis un mois seulement, avait assisté à une fête d'Halloween, attirée par la curiosité et l'ambiance festive. Cependant, les costumes grotesques de zombies, le cliquetis des chaînes qui traînaient au sol et la musique stridente et mélancolique l'ont perturbée.

Agitée et bouleversée dans son cœur, elle décida de partir et de marcher sans direction particulière jusqu'à ce qu'elle arrive à l'imposante cathédrale Saints-Juste-et-Pasteur , où elle commença à entendre une musique presque céleste qui contrastait radicalement avec le malaise qu'elle venait de ressentir.

Attirée par cette mélodie, elle décida d'entrer dans l'église. C'est alors que son regard tomba sur une image du Christ crucifié. Elle resta là, pétrifiée, et cette rencontre marqua un tournant dans sa vie. "Il y avait une immense croix, et j'y ai vu Jésus, et cela m'a profondément marquée", a-t-elle confié à ACI Prensa.

Elle a raconté que son enfance s’est déroulée dans un environnement profondément athée, typique de la Chine communiste, où ni sa famille ni ses amis les plus proches ne croyaient en Dieu ni ne parlaient de Dieu.

Malgré cela, en regardant la croix, elle pensa : "Il y a une personne sur la croix. Et par une intuition surnaturelle, j'ai pensé que c'était Dieu, que Dieu lui-même était sur la croix, et que cela ne pouvait être personne d'autre", dit-elle.

 

Le prêtre la regarda comme un père

 

Submergée par un sentiment de paix, elle décide de se rendre dans un confessionnal pour parler à un prêtre, incertaine de ce en quoi consiste le sacrement de la réconciliation.

Lorsqu'elle a fini de parler, elle a remercié le prêtre de l'avoir écoutée, et alors qu'elle s'apprêtait à partir, le prêtre a ouvert l'écran du confessionnal : "Et il m'a regardé avec un regard très spécial", a raconté Shushu lors du témoignage qu'elle a partagé au JEMJ.

Elle a dit que le prêtre la regardait comme un père, ce qui lui donnait "beaucoup de confiance". Elle avait le sentiment qu'il l'attendait depuis longtemps et que c'était lui qui l'avait présentée aux Servantes du Foyer de la Mère, qui deviendraient sa nouvelle "famille espagnole".

"Je ne savais rien ; je n'avais jamais vu de religieuse de ma vie", se souvient Shushu avec humour et un certain aplomb. Elle ajoute que le bonheur "angélique" de la religieuse a retenu son attention : "Je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi heureux, d'aussi joyeux, d'aussi jeune. J'ai décidé de me convertir après avoir rencontré les religieuses", raconte-t-elle.

 

"Je voulais être une fille de Dieu"

À un moment donné, une des religieuses lui prit la main et lui demanda : "Veux-tu être baptisée ?" À quoi elle répondit : "Que signifie être baptisé ?"

"Elle m'a dit qu'être baptisée signifiait être fille de Dieu, comme nous." À ce moment-là, je ne comprenais rien, ni pourquoi une Chinoise pouvait être fille de Dieu, ni pourquoi Dieu était mon Père", a-t-elle expliqué.

Cependant, la joie qui se lisait sur les visages des religieuses de la Maison de la Mère l'a convaincue. "C'était comme si je ressentais un appel dans mon cœur : je voulais être baptisée moi aussi, je voulais être comme elles, une fille de Dieu." Finalement, elle a été baptisée sous le nom de Shushu María.

Son chemin vers la conversion n’a pas été facile, marqué par les difficultés inhérentes au fait de grandir dans un environnement profondément athée.

Elle a cependant réussi à avancer grâce à l’accompagnement attentif et au témoignage des sœurs, dont le soutien a été déterminant pour qu’elle puisse ouvrir son cœur à la foi.

"J'ai été baptisée dans la même église où je suis entrée pour la première fois, et je me suis également mariée là-bas", a-t-elle déclaré, devant le crucifix où elle avait rencontré Jésus-Christ pour la première fois.

Aujourd’hui, à 32 ans, elle affirme avec conviction que l’Espagne est sa "patrie spirituelle" et le lieu où elle a été baptisée et a commencé « une nouvelle vie".

Elle s’est également sentie extrêmement reconnaissante de pouvoir partager son témoignage au sanctuaire de Covadonga, "le cœur de l’Espagne et un lieu très important de son histoire".

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16 juillet 2025 3 16 /07 /juillet /2025 15:31

Alerte nouveau document synodal !

Sœur Nathalie Becquart, sous-secrétaire du Secrétariat général du Synode des évêques mis en place sous François, en est la responsable, avec pour mandat d’obliger chaque église locale à faire l'expérience du "processus" et du "chemin synodal" pour déterminer comment devenir plus synodale.

Découvrez ce que cela signifie si le pape Léon permet cela - lisez le rapport critique de Robert Morrison ici [en anglais]. 

Nous en proposons ci-dessous une traduction en français [avec notre commentaire entre crochets dans le texte.]

https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/7852-will-pope-leo-xiv-stop-sister-becquart-s-synodal-teams-from-hijacking-local-churches

https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/7852-will-pope-leo-xiv-stop-sister-becquart-s-synodal-teams-from-hijacking-local-churches

En tant que sous-secrétaire du Secrétariat général du Synode des évêques, sœur Nathalie Becquart a désormais pour mandat de recueillir tous les fruits putrides du Synode et de "les mettre en œuvre avec créativité, dans la diversité des contextes des Églises locales". Elle et les équipes synodales ne sont pas appelées à rendre les diocèses et éparchies locaux plus saints, orthodoxes ou fervents. (Comme décrit ci-dessous), Sœur Becquart souhaite obliger chaque Église locale à à expérimenter "l'écoute de l'Esprit" pour déterminer comment devenir plus synodale.

 

Dans son entretien du 7 juillet 2025 décrivant le nouveau document du Synode sur la synodalité , "Pistes pour la phase de mise en œuvre du Synode", Sœur Nathalie Becquart a décrit comment la "phase de mise en œuvre" du Synode se concentrera sur les églises locales (c'est-à-dire les diocèses et les éparchies) :

 

Le pape François a approuvé directement le Document final (DF) du Synode. Il fait désormais partie du Magistère ordinaire, et il est désormais demandé de le mettre en pratique, d'en exploiter les fruits avec créativité, dans la diversité des contextes des Églises locales. Nous sommes donc dans cette phase, car il ne suffit pas d'avoir un document et de le laisser de côté ; il doit être repris par les Églises locales, qui doivent discerner comment mettre en pratique les recommandations du DF.

 

"La diversité disciplinaire et théologique que sœur Becquart et ses équipes synodales souhaitent créer au sein des églises locales ne résultera pas de la manière dont la Providence divine a agi au fil des siècles. Au contraire, cette diversité sera imposée artificiellement par ceux qui souhaitent utiliser les idées que (le cardinal) Bea et d'autres ont intégrées dans les textes de Vatican II."

 

Tout cela mérite une réflexion approfondie, mais nous ne pouvons apprécier l'ensemble de la situation à moins de comprendre d'abord comment le cardinal Augustin Bea envisageait les Églises locales en termes des structures œcuméniques qu'il a plantées dans les documents du Concile Vatican II. Forts de cette connaissance, nous pouvons ensuite examiner comment le nouveau document du Synode sur la synodalité expose le plan visant à détourner les Églises locales pour mettre en œuvre plus pleinement la révolution de Vatican II. Enfin, et surtout, nous pouvons considérer le rôle du pape Léon XIV: arrêtera-t-il la folie diabolique, ou circonscrira-t-il les catholiques sérieux pour qu'ils acceptent de nouvelles attaques contre l'Église?

 

Le cardinal Augustin Bea et le rôle œcuménique des Églises locales

Dans sa biographie du cardinal Augustin Bea — "Parce qu'il était allemand !" : Le cardinal Bea et les origines de l'engagement catholique romain dans le mouvement œcuménique — le père Jerome-Michael Vereb souligne l'importance que revêtait pour lui la question des Églises locales :

 

"Béa écrivait en 1959 que le rôle de l’Église locale et la responsabilité de son évêque devaient être le tout premier point à aborder au Concile." (p. 210)

 

Comme nous le savons, Bea fut l'une des figures les plus importantes de Vatican II et fut à l'origine de nombreuses idées sur l'œcuménisme qui se sont retrouvées dans les documents du Concile. Comme Bea l'a écrit dans son "Rapport œcuménique du Concile Vatican II" (dans La Paix entre les chrétiens), le rôle des évêques et des Églises locales qu'ils représentent était essentiel au mouvement œcuménique :

 

"Afin de montrer l'importance de cette doctrine d'un point de vue œcuménique, il suffira de mentionner la position qu'occupait l'épiscopat dans l'Orient chrétien, et le rôle joué par l'alliance du diocèse avec les patriarcats et les Églises autocéphales. En outre, lorsque l'on considère dans quelle mesure la primauté papale est souvent assimilée au type le plus extrême de centralisation dans la pensée des chrétiens non catholiques, on comprendra également à quel point il était important pour le concept d'unité que le Concile Vatican II proclame clairement et solennellement la doctrine selon laquelle c'était l'assemblée des évêques de l'ensemble de l'Église catholique, avec le successeur de Saint Pierre à sa tête, qui représentait la plus haute autorité au sein de l'Église." (p. 41)

 

Bea a cherché à surmonter les objections des chrétiens non catholiques à l'égard de l'Église catholique par divers moyens, notamment en atténuant le pouvoir centralisé du pape. L'un des moyens d'y parvenir a été - entre autres - de promouvoir le renforcement du rôle des évêques et des laïcs, des éléments qui occupent une place prépondérante dans le Synode sur la synodalité.

 

Cependant Bea voyait dans les Églises locales une source de progrès œcuméniques trop spectaculaires (ou hérétiques) pour être mis en œuvre à plus grande échelle.

 

La biographie du Père Stjepan Schmidt, Augustin Bea : Le Cardinal de l'Unité , en est une illustration concrète :

 

"Nous concluons en observant que lorsque le Concile Vatican II parle d'œcuménisme, clairement il vise non pas des conversions, mais des réconciliations entre l'Église catholique et les autres Églises. Nous ajoutons également qu'ici aussi, Bea insiste fortement sur la responsabilité spécifique des Églises locales, et en particulier des évêques, comme il le fait dans d'autres contextes. Évoquant un projet qu'on lui aurait confié pour une éventuelle "Église évangélique unie" (analogue aux Églises orientales unies), Bea observe qu'une telle suggestion doit être traitée par l'intermédiaire des évêques des territoires concernés. Lorsqu'il évoque le Mouvement Sammlung, il suit exactement la même ligne, affirmant qu'en ces matières, personne ne devrait contourner les évêques et se rendre directement à Rome." (p. 253)

 

Ainsi, Bea suggérait que les évêques pourraient faire progresser l'unité chrétienne (et d'autres questions) dans leurs Églises locales en contournant les éventuels obstacles de Rome. Dans son discours de 1966 au Centre œcuménique de Genève, Bea expliquait comment ces idées se sont infiltrées dans les documents de Vatican II :

 

"Une certaine diversité sur le plan théologique est légitime et salutaire. Le n° 17 du Décret sur l'œcuménisme, approuvé à la quasi-unanimité lors de la troisième session du Concile du Vatican, l'affirme expressément. Le n° 23 de la Constitution dogmatique sur l'Église exprime cette idée avec la même clarté : "La divine Providence a voulu que les Églises diverses établies en divers lieux par les Apôtres et leurs successeurs se rassemblent au cours des temps en plusieurs groupes organiquement réunis, qui, sans préjudice pour l’unité de la foi et pour l’unique constitution divine de l’Église universelle, jouissent de leur propre discipline, de leur propre usage liturgique, de leur patrimoine théologique et spirituel." (p. 140-141)

 

En lisant comment le nouveau document synodal a développé ces idées, il est important de rappeler que la diversité disciplinaire et théologique que Sœur Becquart et ses équipes synodales souhaitent créer parmi les Églises locales ne résultera pas de la manière dont la Divine Providence a agi au cours des siècles.

Cette diversité sera plutôt artificiellement imposée par ceux qui veulent exploiter les idées que Bea et d'autres ont intégrées dans les documents de Vatican II.

 

Sœur Becquart l'a suggéré dans son interview :

 

"On peut dire que la synodalité est la voie à suivre pour comprendre l'ecclésiologie du Concile Vatican II à ce stade de la réception du Concile. Il ne s'agit donc que de poursuivre la réception du Concile Vatican II."

 

Le cardinal Bea aurait sûrement été d’accord avec elle.

 

"Il n’existe apparemment aucun critère réel pour sélectionner les membres de l’équipe synodale, si ce n’est la diversité et la volonté de s’engager dans un processus qui a déjà été largement reconnu comme destructeur pour l’Église catholique."

 

Le nouveau document synodal

Dans quelques passages, le nouveau document synodal souligne la nécessité de créativité et d’expérimentation au cours de ce processus de mise en œuvre des orientations du Document final (DF) d’octobre 2024 du Synode sur la synodalité :

 

* "De plus, la phase de mise en œuvre est l'occasion de préserver cet échange de dons qui favorise la communion des Églises locales au sein de l'unique Église, manifestant sa catholicité dans le respect de la diversité légitime. La créativité qui inspire de nouvelles façons de pratiquer la synodalité et renforce la fécondité de la mission naît de ces différences."

 

* "La mise en œuvre du DF exige d'aborder et de discerner ces tensions au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans le contexte de chaque Église locale. La voie à suivre ne consiste pas à rechercher un arrangement impossible qui éliminerait les tensions au profit de l'une des parties. Il sera plutôt nécessaire, dans le présent de chaque Église locale, de discerner lequel des équilibres possibles permet un service plus dynamique de la mission. Il est probable que des décisions différentes seront prises selon les lieux. C'est pourquoi, dans de nombreux domaines, le DF ouvre des espaces d'expérimentation locale, par exemple en ce qui concerne les ministères (cf. DF, n° 66, 76, 78), les processus décisionnels (cf. DF, n° 94), les comptes-rendus et l'évaluation (cf. DF, n° 101) et les organes participatifs (cf. DF, n° 104). Chaque Église est invitée à les utiliser."

 

* "Le DF souligne à plusieurs reprises que “les Églises locales doivent trouver les moyens de mettre en œuvre ces changements”, et c’est précisément la tâche à accomplir lors de la phase de mise en œuvre. Il est donc impossible d’indiquer, parmi les nombreux domaines d’attention du DF, ceux qui doivent être considérés comme universellement prioritaires. Les circonstances locales peuvent légitimement rendre important et urgent de traiter une question particulière qui n’a pas la même priorité ailleurs : ce peut être le cas des relations entre l’Église latine et les Églises catholiques orientales dans certaines régions, ou de la dynamique œcuménique ou du dialogue interreligieux dans d’autres, ce qui nécessitera de donner une forme spécifique, notamment structurelle et institutionnalisée, à l’engagement de cheminer ensemble."

 

Pour ceux qui ont eu le courage de lire les passages ci-dessus du nouveau document synodal, y a-t-il une quelconque allusion à ce que la mise en œuvre du DF vise à rendre les catholiques plus saints (plus repentants ? Ndlr.), plus orthodoxes ou plus fervents ? Bien sûr que non ; le thème principal est l'urgence de mettre en œuvre des changements simplement parce qu'ils sont nouveaux, diversifiés et expérimentaux. Les églises locales qui suivront cette voie auront presque invariablement l'air moins catholiques.

 

Mais qui encouragera les évêques, le clergé et les fidèles locaux à se lancer dans cette expérimentation athée ?

 

Sœur Becquart et ses collègues architectes synodaux répondent à cette question dans le nouveau document :

 

"Des équipes synodales dotées d'une composition adéquatement diversifiée deviendront plus facilement des laboratoires de synodalité, expérimentant en elles-mêmes les dynamiques qu'elles sont appelées à promouvoir au sein du Peuple de Dieu. Leur rôle, dans la phase de mise en œuvre, est avant tout de promouvoir et de faciliter la croissance du dynamisme synodal dans les contextes concrets de chaque Église locale ; d'identifier les outils et méthodologies appropriés, y compris ceux de formation ; et de mener les initiatives nécessaires pour garantir que les mesures nécessaires soient prises. Les équipes synodales sont généralement constituées au niveau diocésain ou éparchial, mais, lorsque cela est possible, leur présence au niveau du doyenné ou de la paroisse est également souhaitable. Dans divers contextes ecclésiaux, des expériences intéressantes se développent déjà, montrant comment ces équipes, lorsqu'elles sont bien connectées les unes aux autres, peuvent contribuer à rendre le processus synodal plus large et plus participatif."

 

Il n’existe apparemment aucun critère réel pour sélectionner les membres de l’équipe synodale, si ce n’est la diversité et la volonté de s’engager dans un processus qui a déjà été largement reconnu comme destructeur pour l’Église catholique.

 

Aussi importants que soient les membres de l'équipe synodale, c'est en fin de compte l'évêque local qui déterminera jusqu'où l'expérimentation peut aller. Le nouveau document synodal reconnaît ce rôle des évêques :

 

"Précisément parce qu’il s’agit d’un processus ecclésial au sens plein du terme, le premier responsable de la phase de mise en œuvre dans chaque Église locale est l’évêque diocésain ou éparchial : il lui appartient de l’initier, d’en indiquer officiellement la durée, les modalités et les objectifs, d’en accompagner le déroulement et de le conclure en validant ses résultats."

 

Toutes choses étant égales par ailleurs, on pourrait s'attendre à ce que les évêques ayant un semblant de foi limitent toute expérimentation synodale, tandis que les évêques libéraux saisiront l'occasion de poursuivre des initiatives encore plus hétérodoxes qu'ils ne le pourraient en l'absence de la phase de mise en œuvre synodale. Cela devrait conduire à une plus grande diversité entre les diocèses, fracturant ainsi encore davantage l'identité catholique...

 

De manière blasphématoire, le nouveau document synodal suggère que le Saint-Esprit inspirera les évêques et les participants synodaux dans cette fracture de l’identité catholique :

 

"L’Esprit Saint suscite constamment une grande variété de charismes et de ministères dans le peuple de Dieu. 'Dans l’édification du Corps du Christ règne également une diversité de membres et de fonctions. Unique est l'Esprit qui distribue des dons variés pour la fécondité de l'Église.'" (§ 36)

 

[Commentaire du Blog Christ Roi. Dans son entretien, pour expliquer sa vision de l'"Église" et de la "diversité de membres", Soeur Becquart a pris l'exemple des funérailles de François :

 

"Aux funérailles du pape François, on a pu percevoir, sans paroles, la vision même de l'Église. Elle s'exprimait à travers la diversité des personnes présentes ; non seulement des catholiques, mais aussi de nombreux délégués œcuméniques, plus de 100 représentants d'autres religions, des présidents, des responsables politiques, et la diversité de la société."

 

On ne savait pas que "plus de 100 représentants d'autres religions" faisaient partie de "l'Église".

 

Le § 123 du DF signé par François le 26 octobre 2024 mentionne le document relativiste d'Abu Dhabi en ces termes: 

 

"Le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé par le pape François et le grand imam d'Al-Azhar Ahmed Al-Tayyeb à Abu Dhabi le 4 février 2019, déclare la volonté d’'adopter la culture du dialogue comme chemin, la collaboration commune comme conduite, la connaissance réciproque comme méthode et critère'. Il ne s'agit pas d'un vœu pieux ou d'un aspect facultatif dans le parcours du Peuple de Dieu dans l'histoire d'aujourd'hui. Sur ce chemin, une Église synodale s'engage à marcher, dans les différents lieux où elle vit, avec des croyants d'autres religions et avec des personnes d'autres convictions, en partageant librement la joie de l'Évangile et en accueillant avec gratitude leurs dons respectifs : construire ensemble, en frères et sœurs, dans un esprit d'échange et d'aide réciproque (cf. GS 40), la justice, la fraternité, la paix et le dialogue interreligieux. Dans certaines régions, de petites communautés de quartier, où les gens se rencontrent sans 41 distinction d'appartenance religieuse, offrent un environnement propice à un triple dialogue : de vie, d'action et de prière.

 

Il ne s'agit plus d'œcuménisme mais d'un syncrétisme.

 

Lire : L'accord d'Abou Dhabi trouve un débouché cynique mais logique dans l'invitation du président turc Erdoğan au pape François à venir prier dans la "mosquée" Sainte-Sophie

 

Notons que dans ce DF, Jésus n'est mentionné que 38 fois quand le mot chemin, lui, est mentionné 69 fois. Fin de la parenthèse.]

 

 

Comment l'Esprit Saint pourrait-il promouvoir la diversité théologique envisagée par le Synode ?

 

On pourrait peut-être légitimement parler de l'Esprit Saint unifiant diverses cultures au sein de l'Église catholique, mais le rôle impie du processus synodal est de faire le contraire : favoriser une diversité théologique et disciplinaire là où elle n'existait pas auparavant. [et d'en faire la méthode, l'objectif et la fin à la place du Crucifié (?) Ndlr.]

 

Ailleurs, le nouveau document synodal présente quelques "outils" pour aider les participants à entendre la "voix de l’Esprit" :

 

"Dans ce cadre, l'une des tâches principales du Secrétariat général est de favoriser la communion entre les Églises dans un esprit d'échange de dons (§ 120 & 122) et en vue de la "conversion des liens entre les Églises" (DF, partie IV). L'écoute des expériences vécues dans différents contextes ecclésiaux et la promotion d'une réflexion commune à leur sujet constituent des outils importants pour reconnaître ensemble la voix de l'Esprit et orienter nos pas dans la direction qu'il indique."

 

Tout cela revient à ce que les équipes synodales incitent les catholiques à accepter l'hétérodoxie, puis à blâmer le Saint-Esprit pour la "diversité" théologique. Et comme l'a déclaré Sœur Becquart à la fin de son entretien sur le nouveau document synodal, le processus de "conversion synodale" doit se poursuivre afin que nous puissions comprendre que le Saint-Esprit nous guide à travers "la diversité d'initiative et de créativité" :

 

"Je voudrais donc vous laisser avec cette diversité d'initiatives et de créativité qui illustre déjà l'action du Saint-Esprit. Nous la partageons sur notre site web du Synode, 'Ressources du Synode', afin qu'elle puisse inspirer d'autres personnes, non seulement à faire du copier-coller, mais à discerner, dans leur propre contexte, comment poursuivre cette conversion synodale et mettre en œuvre les fruits du Synode, en s'appuyant sur le document final du Synode."

 

Sœur Becquart et ses équipes synodales répandront ces absurdités blasphématoires dans toute l’Église à moins que Léon XIV ne les en empêche.

 

"À l’avenir, les équipes synodales n’auront peut-être pas besoin de Léon XIV pour faire autre chose que de tacitement leur permettre de mener à bien leurs actions destructrices. Parce que le pape a l’obligation de protéger l’Église du Synode, en particulier lorsque le plan de destruction est si clair, le silence continu de Léon XIV serait parmi les pires réponses possibles."

 

Le rôle du pape Léon XIV

Il devrait être évident, au vu de tout ce que nous avons vu au cours des trois dernières années, que Léon XIV a l'obligation morale de mettre fin au Synode sur la synodalité. Cela ne signifie pas qu'il lui serait facile ou indolore de prendre les mesures nécessaires, mais chaque jour où il néglige d'arrêter ce Synode blasphématoire ajoute au scandale en cours.

 

Il est toutefois crucial de noter que sœur Becquart et les responsables synodaux disposent probablement déjà de tout ce dont ils ont besoin de la part de Léon XIV, compte tenu du peu de soutien qu'il a déjà apporté à l'Église synodale. D'ailleurs, le paragraphe d'introduction du nouveau document inclut l'approbation du nouveau pape à la voie synodale :

 

"Nous vivons une époque de grande intensité spirituelle. La disparition du pape François nous a tous profondément touchés, et nous prions encore le Seigneur de l'accueillir dans sa paix et de lui accorder la récompense de son service à l'Église. En même temps, nous rendons grâce à Dieu pour l'élection du Saint-Père Léon XIV, qui, dès le début, nous a encouragés dans notre engagement sur le chemin synodal, nous rappelant que nous sommes « une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts et encourage le dialogue, une Église toujours ouverte à accueillir, comme cette place aux bras ouverts, tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre présence, de notre disponibilité au dialogue et de notre amour".

 

À l’avenir, les équipes synodales n’auront peut-être pas besoin de Léon XIV pour faire autre chose que de tacitement leur permettre de mener à bien leurs actions destructrices. Parce que le pape a l’obligation de protéger l’Église du Synode, en particulier lorsque le plan de destruction est si clair, le silence continu de Léon XIV serait parmi les pires réponses possibles. De plus, ce silence renforcerait l’un des objectifs du cardinal Bea dans la promotion de l’ascendance des églises locales : moins Léon XIV est impliqué, plus il signale au monde que l’autorité centralisée de la papauté n’est plus aussi importante qu’elle ne l’était autrefois.

 

Nous pouvons même voir qu’un silence prolongé de Léon XIV sur les maux du processus synodal serait plus scandaleux en raison du fait qu’il semble et a l’air beaucoup plus catholique que François. Peu importe les mesures positives qu’il pourrait prendre — comme l'annulation de Traditionis Custodes ou de Fiducia Supplicans—sa papauté serait toujours un grave scandale s’il permettait au processus synodal de détourner les églises locales pour servir des agendas anti-catholiques. Léon XIV était présenté comme un bâtisseur de ponts qui pouvait réparer les divisions dans l’Église, mais aucun catholique sérieux ne peut accepter le pont synodal vers l’enfer qu’il a jusqu’à présent protégé. Avec la prière, alors, il semble que l’un des services les plus précieux que nous puissions rendre à Léon XIV maintenant est de rejeter catégoriquement l’Église synodale blasphématoire et hérétique. Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !

 

Publié dans Remnant

Source: https://remnantnewspaper.com/web/index.php/articles/item/7852-will-pope-leo-xiv-stop-sister-becquart-s-synodal-teams-from-hijacking-local-churches

***

Le pape Léon XIV empêchera-t-il les équipes synodales de sœur Becquart de détourner les églises locales ?
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16 juillet 2025 3 16 /07 /juillet /2025 06:10

La guerre est toujours satanique, sauf lorsqu'elle est rendue nécessaire par la défense de la Patrie ou de la foi.

Pape Nicolas Ier, Patrologia Latina (PL 119, 978C-1015B)

Le christianisme n'est PAS une religion pacifiste. Principes de la guerre juste

Les chrétiens sont censés être pacifistes ? Dites simplement que vous ne connaissez rien au christianisme

 

Les saints et les docteurs de l'Église ont enseigné que la guerre est parfois non seulement permise, mais un devoir.

 

Parlons de la guerre juste et sainte 

 

Commençons par un mythe : "Le christianisme est synonyme de pacifisme absolu. La guerre est toujours un mal."

 

Ceci est FAUX.

 

Depuis les premiers Pères de l'Église jusqu'aux grands docteurs comme saint Augustin et saint Thomas d'Aquin, l'Église a toujours enseigné que certaines guerres sont justes, voire saintes.

 

La guerre est un mal, mais elle est parfois nécessaire pour rétablir une paix juste et éviter des maux plus grands.

 

L'Eglise ne glorifie pas la violence, mais elle enseigne que la paix est le fruit de la justice et non de la lâcheté - Is 32,17

L’œuvre de la justice sera la paix, et la pratique de la justice, le calme et la sécurité pour toujours.

Isaïe 32,17

Si les tyrans menacent les innocents. Si le mal écrase les faibles. Alors les hommes chrétiens peuvent, et parfois doivent, prendre les armes pour défendre le bien.

 

 

Saint Augustin a jeté les bases de la doctrine de la guerre juste aux IVe et Ve siècles

 

Dans La Cité de Dieu, il écrit : "C'est l'injustice de la partie adverse qui impose au sage le devoir de faire la guerre".

 

Il enseigne que la guerre peut être un acte de charité et de justice.

 

Les guerres justes sont celles qui visent à punir les injustices, lorsqu'un peuple ou une ville n'a pas restitué ce qui a été injustement pris ou a négligé de punir le mal.

 

Selon Augustin, la guerre n'est pas faite pour elle-même, mais :

>pour punir le mal,

>pour rétablir la paix,

>pour défendre les innocents.

 

Il disait : "La paix doit être l'objet de votre désir ; la guerre ne doit être menée que par nécessité."

 

Ce principe allait façonner la chrétienté.

 

Saint Thomas d'Aquin, le Docteur angélique

 

Dans sa Somme théologique (II-II, Q.40), il développe les idées d'Augustin en une doctrine claire:

 

Une guerre juste requiert 3 conditions:

>Autorité légitime

>Cause juste

>Intention droite

 

Ces conditions doivent toutes être réunies, sinon la guerre devient un péché.

 

Regardons-les.

 

1) Autorité légitime

 

"L'autorité du souverain par le commandement duquel la guerre doit être menée"

 

 

Pas de vengeance privée. Pas de justiciers.

 

Seules les personnes investies d'une fonction publique légitime peuvent déclarer la guerre, comme les rois ou les dirigeants chargés du bien commun.

 

Cela préserve l'ordre.

 

2) Cause juste

 

"Ceux qui sont attaqués doivent le mériter en raison de quelque faute."

 

Cela signifie que la guerre doit être défensive ou punitive:

>Repousser les envahisseurs (Reconquista)

>Sauver les victimes d'injustice (Charlemagne sauvant le Pape)

>Punir des torts graves (Les Croisades).

 

 

3) Intention droite

 

"Les belligérants doivent avoir l'intention de faire progresser le bien ou d'éviter le mal."

 

Même si l'autorité et la cause sont justes, la soif de sang ou de vengeance les corrompt.

 

 

Une véritable guerre juste doit viser à restaurer la paix et à vaincre le mal.

 

Mais l'Aquinate va encore plus loin.

 

Il enseigne que la guerre peut être méritoire, voire sainte si elle est menée pour la gloire de Dieu et la défense de la foi.

 

"Ceux qui font la guerre en obéissant au commandement divin ne pèchent pas."

 

Voilà l'origine de la guerre sainte.

 

La paix véritable ne se trouve que parmi les bons et dans la bonté ; la paix des méchants n'est qu'apparente. Cela détruit les erreurs pacifistes modernes :

>toute paix n'est pas juste,

>éviter le conflit à tout prix peut préserver la domination du mal.

 

La guerre juste n'est pas une contradiction de la paix du Christ, mais sa défense.

 

Saint Augustin a dit : "La paix elle-même peut être une arme."

 

Et saint Thomas ajoute : "Ceux qui font la guerre avec justice visent la paix et non la vengeance". (Summa Theol., II-II, q.40, a.1, ad 2)

 

La guerre sainte n'est pas une croisade de conquête. (Contrairement au principe islamique du djihad) la guerre n'est pas illimitée (sans limites).

 

 

C'est la défense de :

l'Église,

des sacrements,

du peuple chrétien, de ses droits

et de la loi de Dieu.

 

Lorsque ceux-ci sont menacés, les princes chrétiens sont tenus par la justice et la charité de les défendre.

 

Le Christ lui-même n'est pas un pacifiste. Il a chassé les changeurs de monnaie avec un fouet - Jn 2,15

 

 

Il a appelé ses apôtres à être des pêcheurs d'hommes, mais le livre de l'Apocalypse le montre revenant sous la forme d'un cavalier sur un cheval blanc, avec une épée (Apocalypse 19,11), menant la guerre contre le mal.

Puis j’ai vu le ciel ouvert, et voici un cheval blanc : celui qui le monte s’appelle Fidèle et Vrai, il juge et fait la guerre avec justice.

... sur son vêtement et sur sa cuisse, il porte un nom écrit : "Roi des rois et Seigneur des seigneurs".

Ap 19, 11-16

Le christianisme n'est PAS une religion pacifiste. Principes de la guerre juste

Ceux qui citent "Range ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée" (Mt 26,52) pour défendre le pacifisme oublient:

 

Jésus a réprimandé Pierre non pas pour avoir utilisé une épée, mais pour avoir agi sans autorité.

 

"Celui qui tire l'épée sans la permission d'un pouvoir légitime commet un péché", dit Augustin.

 

La Bible ne condamne jamais la guerre.

 

Le théologien Francisco Suárez a déclaré:

 

"La guerre n'est pas intrinsèquement mauvaise, mais elle peut être honnête et indispensable, lorsqu'elle est menée pour restaurer la justice et protéger les innocents."

 

 

Cela est repris dans le Catéchisme de l'Église catholique (n. 2265-2266).

En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave, pour qui est responsable de la vie d’autrui. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. A ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité.

L’effort fait par l’Etat pour empêcher la diffusion de comportements qui violent les droits de l’homme et les règles fondamentales du vivre ensemble civil, correspond à une exigence de la protection du bien commun. L’autorité publique légitime a le droit et le devoir d’infliger des peines proportionnelles à la gravité du délit. La peine a pour premier but de réparer le désordre introduit par la faute.

Catéchisme de l'Église catholique § 2265-2266

Même les saints se sont battus.

 

Sainte Jeanne d'Arc a conduit des armées pour défendre la France chrétienne.

 

Saint Louis IX a mené des croisades pour récupérer la Terre Sainte.

Saint Fernand III de Castille a libéré l'Espagne de l'Islam par l'épée, et a été canonisé.

 

La bonté et l'héroïsme ne sont pas opposés.

 

Donc, non, le christianisme n'est pas une religion pacifiste

 

C'est une religion de paix par la justice.

 

Il appelle les hommes à la douceur, pas à la lâcheté.

A la force d'âme, pas à la brutalité.

A la défense, pas à la domination.

 

Parfois, l'épée est nécessaire pour protéger la Croix.

 

Comme le dit saint Thomas : "Le but du guerrier juste est la paix."

 

Mais lorsque la paix est brisée par l'injustice, le chrétien ne doit pas se cacher.

 

Il doit se tenir debout et se battre.

 

Avec l'épée dans une main et le rosaire dans l'autre.

Non nobis, Domine, sed nomini tuo da gloriam. Non pas à nous, Seigneur, mais à ton nom la gloire.

Source: Trad West

----------------------------------

Ce qui est mauvais dans la guerre, c’est l’envie de faire du mal, une vengeance cruelle, un esprit impitoyable et incontrôlable, une sauvagerie rebelle, le désir de dominer, et d’autres choses de ce genre.

St. Augustin, Contra Faustum, Livre XXII, Ch. 74

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15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 06:45

La tradition n'est pas morte. Elle a été assassinée par des industries qui profitent de votre maladie, de votre célibat et de votre misère spirituelle.

GK Chesterton

Un fil de discussion exposant les mensonges et la propagande militarisés qui nous ont été vendus :

 

 

1. Le féminisme a tué la chevalerie

La chevalerie est morte et les femmes l'ont tuée

 

🔹 Le féminisme a dit aux femmes qu'elles n'avaient pas besoin des hommes. Les réseaux sociaux leur ont montré qu'ils pouvaient les remplacer. Le marché du sexe s'est mondialisé du jour au lendemain. Les femmes ordinaires se disputent désormais les 10 % d'hommes les plus doués, et les hommes ordinaires sont laissés pour compte.

La galanterie n'avait aucune chance : on ne peut pas ouvrir de portes dans un monde qui privilégie le statut social aux biens matériels.

 

🔹 Il ne s'agissait pas d'égalité.

Il s'agissait de visibilité.

Les réseaux sociaux offraient aux femmes des options illimitées et aux hommes un rejet illimité.

Le résultat n'était pas une libération.

C'était une inflation d'égos, d'attentes et de solitude...

Mensonges et propagande militarisés

2. La guerre contre la masculinité

 

🔹 La force n'a jamais été une menace, mais les hommes forts l'étaient.

La masculinité a donc été qualifiée de toxique la paternité d'optionnelle et le leadership d'oppression.

Les garçons ont été drogués.

Les hommes ont été réduits au silence.

Et le monde a été invité à célébrer leur absence...

 

🔹 Une société sans hommes forts est plus facile à diriger.

La masculinité a dû être démantelée, non pas pour l'égalité, mais pour la conformité.

Quand les protecteurs tombent, les prédateurs prospèrent.

Et dans ce vide, l'État devient père, protecteur et dieu...

Mensonges et propagande militarisés

3. La fragmentation de l'identité

 

Les politiques identitaires ont remplacé l'unité par la division, transformant l'humanité partagée en catégories de niche.

On vous a appris à vous voir à travers la race, le sexe et les étiquettes avant de vous voir en tant que personne.

Le statut de victime est devenu une monnaie d'échange.

Et plus vous étiez fragmenté, plus le système devenait puissant...

 

Ce n'était pas de l'autonomisation. C'était une distraction. Pendant que les gens se battaient pour des pronoms et des drapeaux, les véritables structures de pouvoir restaient intactes. La confusion s'est transformée en contrôle. Plus on est perdu, plus il est facile de diriger - et plus il est difficile de reconstruire.

Mensonges et propagande militarisés

4. La célébration de l'obésité

 

Ce qui a commencé comme l'acceptation du corps est devenu un bouclier pour le dysfonctionnement. La santé a été assimilée à de la vanité.

La discipline est devenue une oppression.

La gourmandise a été rebaptisée "autonomisation".

Et quiconque prônait la maîtrise de soi était considéré comme une menace pour le progrès...

 

Ce n'était pas de la compassion. Il s'agissait de contrôle. Une population qui normalise la maladie est plus facile à apaiser, plus facile à rentabiliser et plus facile à engourdir.

La nourriture reste empoisonnée. Le corps reste brisé.

Et le mensonge est vendu comme de l'amour-propre - parce que la vérité ne se vend pas aussi bien...

5. Le canular du changement climatique

 

Le changement climatique n'est pas une crise - c'est un modèle commercial.

L'histoire a été instrumentalisée pour vendre des crédits carbone, imposer des taxes vertes et proposer des "solutions" sans fin qui enrichissent quelques-uns tout en accablant le plus grand nombre.

 

Derrière chaque titre alarmiste se cache un motif - politique, économique, ou les deux.

L'objectif n'a jamais été de sauver la planète.

Il s'agissait de vendre de la peur, de restreindre la liberté et de fabriquer de l'obéissance sous couvert de responsabilité morale.

Mensonges et propagande militarisés

6. Les affaires des grandes sociétés pharmaceutiques - "Un patient guéri est un client perdu"

 

L'industrie pharmaceutique n'est pas conçue pour guérir les maladies, mais pour les rentabiliser.

Mensonges et propagande militarisés

Les remèdes naturels et les solutions aux causes profondes sont rejetés, discrédités ou interdits, non pas parce qu'ils échouent, mais parce qu'ils ne peuvent pas être brevetés, sujets de gains financiers.

L'objectif n'a jamais été votre santé. Il s'agissait d'une dépendance à vie - et elle vaut des milliards...

Mensonges et propagande militarisés

7. L'illusion de la libération sexuelle

 

Ils vous ont dit que c'était naturel, sain et même stimulant - un exutoire sûr dans un monde numérique.

Mais le porno n'a pas libéré le désir. Il l'a détourné. Il a recâblé votre cerveau, engourdi vos instincts et vous a appris à préférer les pixels aux personnes.

Il s'agissait de contrôle. Une population distraite et désensibilisée ne permet pas de construire des familles, de diriger des communautés ou de remettre en question des systèmes.

Le porno n'était pas un simple produit, c'était une arme. Et elle est utilisée contre vous.

Mensonges et propagande militarisés

8. L'école : Toujours sur le même schéma vieux de 100 ans

 

L'école a été conçue pour l'efficacité, pas pour la croissance.

Un système conçu pour produire des travailleurs en masse, et non pour développer les esprits. Les cloches indiquaient quand il fallait se déplacer. Les pupitres indiquaient où s'asseoir. Le silence était récompensé. Les questions étaient découragées. Ce n'était pas de l'éducation, mais du conditionnement. C'était du conditionnement.

Mensonges et propagande militarisés

Les compétences du monde réel étaient remplacées par des faits mémorisés. La créativité était punie. La curiosité était normalisée. On ne vous éduquait pas, on vous conditionnait. Et le système fonctionnait comme prévu : il vous préparait à un emploi, pas à une vie.

Mensonges et propagande militarisés

9. La machine à propagande des médias grand public

 

Les médias grand public ne rapportent pas les nouvelles - ils fabriquent le consentement.

Détenus par une poignée d'entreprises, ils n'informent pas le public, mais façonnent la perception pour servir le pouvoir.

 

Les histoires sont encadrées, les faits filtrés et les voix dissidentes effacées.

L'objectif n'est pas de vous informer, mais de vous aligner. Non pas sur la vérité, mais sur le narratif approuvé...

Mensonges et propagande militarisés

Source: https://x.com/MatrixMysteries/status/1944740522083704967

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15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 06:30
Comment savez-vous quels livres appartiennent à l'Ancien ou au Nouveau Testament ?

À l’époque du Second Temple et à l’époque des Apôtres, il n’existait pas de canon unique et universellement accepté des Écritures hébraïques – ce que nous appelons aujourd’hui l’Ancien Testament. Les pharisiens, les sadducéens et les esséniens avaient chacun des points de vue différents sur les livres considérés comme faisant autorité.

 

Comment savez-vous quels livres appartiennent à l'Ancien et au Nouveau Testament ?

 

L’Église catholique est responsable de la canonisation de l’Ancien et du Nouveau Testament

 

Afin d'éviter que la règle de foi ne soit déformée par les hérétiques, l’Église a déclaré le canon biblique en définissant quels livres faisaient authentiquement partie de l’Écriture, en 382 avec le décret du Pape Damase au concile de Rome, et au concile de Carthage III en 397. L'on y trouve tous les livres dits deutérocanoniques.

 

L'Église n'a pas décidé de ce qui constituait le Canon des "Écritures" avant la fin du 4ème siècle. Ce qui a donc laissé 4 siècles aux chrétiens à ''errer'' sans canon biblique. Ce qui entre parenthèses prouve la fausseté du Sola scriptura protestant.

 

Pour le Nouveau Testament, nous avons un fragment romain datant d'environ 170 après J.-C. qui répertorie les livres que les premiers chrétiens ont acceptés et ceux qu'ils ont rejetés : le fragment de Muratori. Il cite des textes familiers, des textes insolites, et même un pape. Regardons-les de plus près.

Quels livres contient-il ? Voici les plus connus :  

Luc  

Jean  

Actes  

13 lettres de Paul  

Jude  

2 lettres de Jean (pas 3)  

Apocalypse de Jean

 

Mais il y a aussi des surprises – et de grosses omissions.

Mais plusieurs livres du Nouveau Testament que vous connaissez ne figurent pas dans cette première liste :  

Hébreux  

Jacques  

1 Pierre  

2 Pierre  

Une lettre de Jean

 

Il ne s'agit pas d'un canon établi. C'est un aperçu d'une Église encore en phase de réflexion. Est-ce qu'il y avait des livres dont vous n'avez jamais entendu parler ?

Oui ! Deux livres du Fragment Muratorien ne figurent peut-être pas dans votre Bible.

 

Le premier n'y figure certainement pas : Il comprend l'Apocalypse de Pierre, un texte chrétien primitif sur le ciel et l'enfer. Ce n'est plus dans votre Bible.

 

Qui a ensuite décidé de l'exclure, et pourquoi ?

Quel est le deuxième livre qu'il contient et qui ne figure peut-être pas dans votre Bible ?

 

Sagesse de Salomon

 

Ce livre figure aujourd'hui dans la plupart des Bibles, principalement catholiques. Mais les protestants ne le considèrent pas comme faisant partie des Écritures et l'ont retiré de leurs Bibles. Comment savez-vous qu'il devrait ou ne devrait pas y être ?

Le Fragment recommande également un livre dont vous n'avez probablement pas entendu parler, un livre écrit par... le frère du pape !

 

Il s'agit de Pasteur d'Hermas.

 

Voici ce qu'il dit :

 

"Hermas a écrit le Pasteur très récemment, à notre époque, dans la ville de Rome, alors que l'évêque Pie, son frère, occupait la chaire de l'église de la ville de Rome."

 

Voilà ce qui est intéressant : c'est pourquoi "il devrait en effet être lu" - probablement parce que Pie l'a soutenu.

Mais "il ne peut être lu publiquement au peuple dans l'église, ni parmi les prophètes, dont le nombre est complet, ni parmi les apôtres, car il est postérieur à [leur] temps".

 

C'est ainsi que nous savons que ce fragment est si ancien - Pie était l'évêque de Rome en 140-154.

Il y a plus.

Le fragment raconte comment Jean a écrit son évangile :

 

Ses "évêques" l'avaient poussé à écrire.

 

Alors qu'il "jeûnait", "il fut révélé à André, l'un des apôtres, que Jean écrirait tout en son nom, et que tous le reverraient".

 

Plus d'informations sur Paul dans la suite.

Avez-vous déjà entendu dire que Paul a voyagé jusqu’en Espagne après son assignation à résidence à Rome ? Dans sa lettre aux Romains, Paul dit à deux reprises qu’il avait l’intention d’aller en Espagne, mais y est-il jamais parvenu ?

 

Le fragment dit que c'est le cas ! Il dit que Luc a écrit "les événements individuels qui se sont déroulés en sa présence - comme il le montre clairement en omettant le martyre de Pierre ainsi que le départ de Paul de [Rome] lorsqu'il s'est rendu en Espagne".

 

D'autres sources confirment ce voyage.

 

Clément, un autre évêque de Rome, écrit qu'après avoir "prêché à l'est et à l'ouest, Paul a obtenu la gloire authentique de sa foi, ayant enseigné la justice au monde entier et ayant atteint les limites les plus éloignées de l'ouest". 1 Clem. 5:6-7.

Vous connaissez maintenant l'une des premières listes chrétiennes de livres du NT, et elle ne correspond probablement pas à la vôtre. Comment savez-vous que la vôtre est la bonne ? Qui a décidé de la liste des livres du NT que vous avez aujourd'hui ?

La réponse : Les évêques catholiques lors des conciles des 4ème et 5ème siècles.

 

Les premiers chrétiens ont contesté pas moins de 7 des 27 livres du Nouveau Testament que vous avez dans vos Bibles, des différends qui n'ont été résolus que par les évêques.

 

Pourquoi faites-vous confiance à leur jugement ?

Comment savez-vous quels livres appartiennent à l'Ancien ou au Nouveau Testament ?
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15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 00:00

Les oeuvres du Christ ne reculent pas, mais elles progressent.

Si tu dis que le monde est éternel, tu ne sais rien du Christ.

S. Bonaventure

Si vous n'apprenez rien sauf le Christ, vous apprenez tout.

S. Bonaventure

Saint Bonaventure de Bagnoregio, docteur de l'Église (1217-1274)

Le "second fondateur de l'ordre franciscain", surnommé "le docteur séraphique", S. Bonaventure naît Giovanni (Jean) da Fidanza probablement en 1217 à Civita de Bagnoregio (Toscane, Italie) de parents recommandables par leur piété, Giovanni Fidanza, médecin, et Maria di Ritello. Il fut le septième ministre général de l'ordre des frères mineurs (Franciscains).

 

À l’âge de quatre ans, il fut attaqué d’une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de François d’Assise  († 1226), le conjurant d’intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Giovanni entrera dans l’Ordre fondé par saint François et en deviendra l’ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s’écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : "O buona ventura !", paroles italiennes qui signifient : Ô la bonne rencontre ! De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint !

 

Durant les années 1232-1246, élève d'Alexandre de Hales († 1245), Giovanni Bonaventure, est étudiant à l’Université de Paris, où il lie avec saint Thomas une amitié qui semblera faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux courent plus qu’ils ne marchent dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d’étudiants de génie, ils parviennent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure ne sont que la prolongation de sa fervente oraison.

 

Quand les Franciscains étaient arrivés en 1219 à Paris, on avait été curieux des les voir parcourir pieds nus les rues de la cité et suivre les cours à l'université. Ne rien posséder en propre, c'est imiter expressément la nudité du Christ crucifié, qui fut pauvre dans sa naissance, dans sa vie et dans sa mort et dont le premier discours fut : "Bienheureux les pauvres."

 

Dans ces années-là à Paris se répandait une violente polémique contre les frères mineurs de saint François et les frères prédicateurs de saint Dominique de Guzman. On leur contestait le droit d'enseigner à l'Université, et l'on allait jusqu'à mettre en doute l'authenticité de leur vie consacrée. Assurément, les changements introduits par les ordres mendiants dans la manière d'envisager la vie religieuse, étaient tellement innovateurs que tous ne parvenaient pas à les comprendre. S'ajoutaient, comme cela arrive parfois même entre des personnes sincèrement religieuses, des motifs de faiblesse humaine, comme l'envie et la jalousie. Bonaventure, même s'il était encerclé par l'opposition des autres maîtres universitaires, avait déjà commencé à enseigner à la chaire de théologie des franciscains et, pour répondre à qui contestait les ordres mendiants, il composa un écrit intitulé La perfection évangélique. Dans cet écrit, il démontra comment les ordres mendiants, spécialement les frères mineurs, en pratiquant les vœux de chasteté et d'obéissance, suivaient les conseils de l'Évangile lui-même.

 

De même, il rédigea l'Apologie des pauvres (Apologia pauperum) dans laquelle il défendit avec force la vocation franciscaine à la pauvreté volontaire pour l'amour du Christ; c'est imiter la nudité du Christ crucifié, qui fut pauvre dans sa naissance, dans sa vie et dans sa mort et dont le premier discours fut : 'Bienheureux les pauvres.'

Saint Bonaventure recevant la communion des mains d'un ange . F. de Herrera. XVIIe siècle

Saint Bonaventure recevant la communion des mains d'un ange . F. de Herrera. XVIIe siècle

De 1253 à 1255, Bonaventure est maître régent, titulaire de la chaire franciscaine de la faculté de théologie de l'Université de Paris. Il est surnommé le Docteur séraphique.

 

Enseignant un temps aux côtés de l'Aquinate à Paris, Bonaventure développe une angélologie et démonologie (Breviloquium) héritières de toute la tradition scripturaire et patristique.

 

Il est assez fidèle aux sentences du Lombard et des œuvres d'Hugues de Saint-Victor (surtout le De Sacramententis). Comme le fera S. Thomas, Bonaventure parle de l'exorcisme dans le cadre du baptême des enfants et des adultes (in IV Sent. sur le baptême) : l'exorcisme baptismal a surtout pour effet de protéger le fidèle des maléfices des démons. Comme Thomas, Bonaventure note que l'intelligence des démons est diminuée, mais que leur jugement pratique reste totalement perverti. Ils n'ont pas une connaissance certaine de l'avenir, mais peuvent parfois prédire avec justesse, en raison de l'acuité de leur esprit, de leur expérience et de leur ruse. Ces détails auront une grande importance dans la divination et la voyance.

 

Il y a quelques différences mineures entre ces saints docteurs. Le franciscain pense que les anges de tous les ordres ont pu tomber dans le péché (in Sent. Lib II, dist. VI a 1, q. II.); l'Aquinate doute que des séraphins soient tombés. La volonté des démons ne peut être rectifiée car ils ne peuvent se repentir, même si Dieu, absolument parlant, pourrait leur rendre leur intégrité, possibilité que Thomas ne semble pas envisager. (Jean-Baptiste GOLFIER, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 120-121.)

 

Bonaventure cherchait en toutes choses la gloire de Dieu et sa propre sanctification. Jamais il ne s'appliquait au travail sans invoquer les lumières de l'Esprit-Saint. Cet esprit de piété donne à ses écrits une chaleur et une onction toute divine, ce qui l'a fait appeler docteur séraphique

 

Il sait parfaitement que François voulait voir ses frères passionnés de simplicité, de prière et de pauvreté. Si François témoignait un affectueux respect aux théologiens, leur science comme telle n'est jamais entrée dans son charisme. Il ne refusait ni l'étude ni la science à condition que les frères fussent libérés de tout esprit de possession.

 

Si le Christ, Verbe incarné est l'image du Père, l'homme a été créé à l'image du Christ. Ce thème central dans la pensée biblique et chez les Pères grecs est l'élément fondamental de l'anthropologie chrétienne de Bonaventure. Bonaventure a plus que d'autres attaché une extrême importance au thème de l'homme-image de Dieu dans son anthropologie et dans la description du retour de l'homme à Dieu. 

 

Le spirituel : il trouve dans la Création le premier palier 

Saint Bonaventure voit et découvre Dieu grâce à ses créatures, par co-intuition, telle que la définissent les spécialistes de sa pensée : à partir du monde sensible, le saint trouve en Dieu la raison de son être, puisque Dieu est le fondement de tout être et de la connaissance elle-même. Il écrira :

Toutes choses ensemble constituent une échelle qui monte jusqu'à Dieu.

[...] La contemplation de toutes les créatures nous conduit au Dieu éternel.

S. Bonaventure, Itinéraire

Dans ces lignes de son son Itinerarium (Itinéraire de l'Esprit vers Dieu), un de ses plus célèbres ouvrages composé au cours de l'année 1259 après une extase mystique lors d'une promenade sur le mont Alverne, résonne le Cantique des Créatures de saint François, résonne ce Dieu qui, à travers les hommes, se révèle au monde et exprime son amour.

 

Il voit dans la Création sensible le premier palier grâce auquel l'homme monte vers Dieu. Reconnaissant comme François que toute créature est parole du Seigneur, il remonte de la créature vers Dieu dans une méditation qui va du moindre signe de la présence agissante jusqu'à Dieu lui-même dans son mystère. La "spéculation du pauvre dans le désert", comme Bonaventure appelle l'Itinerarium, rend intelligible la révélation que Dieu nous fait de lui en Jésus-Christ et, du coup, nous rend meilleurs.

 

L'homme a différentes voies pour parvenir à la connaissance de Dieu, mais pour une connaissance parfaite, il faut de l'amour.

 

Ce qui représente le mieux l'idée de connaître Dieu chez saint Bonaventure est donné par une lecture de la réalité qui nous entoure et de Dieu lui-même : c'est la connaissance qui s'accomplit grâce à l'intelligence mariée à l'amour : "Il n'y a pas de connaissance parfaite sans amour. Nous atteignons Dieu par l'amour parce que par lui nous atteignons la connaissance la plus parfaite surtout quand l'amour est expérientiel : la connaissance se réalise dans l'amour de Dieu. Le moyen le plus parfait de connaître Dieu consiste dans l'expérience de sa propre douceur." (Source: https://lanuovabq.it/it/bonaventura-la-conoscenza-di-dio-passa-dallamore )

 

Bonaventure est un spirituel parce qu'il perçoit que la raison ne peut suffire à rendre compte de la vision qui s'offre à elle d'un Dieu créateur désireux d'entrer en relation personnelle avec sa créature. De la première de ses œuvres à la dernière, on décèle une pensée synthétique : ainsi dans la triple vision du verbe de Dieu, Verbe incréé, qui est le Fils dans sa réalité éternelle de relation au Père et qui est l'idée première de la Création à partir de laquelle nous la connaissons à notre tour; Verbe incarné, le Fils de Dieu fait homme qui, en mourant par obéissance au Père, sauve et libère l'homme, et à travers Lui, la création entière; Verbe inspiré, le Fils qui révèle le mystère du Père et son propre mystère dans les mots humains de l'Ecriture. Ainsi, l'exemplarisme apparaît comme la doctrine des relations d'expression entre Dieu et la Création. (Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, p. 174.)

 

Saint Thomas d’Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu’on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes : mais, son ami faisant l’incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit :

 

"Voilà l’unique source de ma doctrine ; c’est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières !"

Si vous voulez connaître les ruses de Satan et démasquer ses tromperies, soyez un homme de prière.

Saint Bonaventure de Bagnoregio, docteur de l'Église (1217-1274)

Le souvenir de Jésus crucifié demeurait constamment en son âme. L'une de ses dévotions particulières était durant les quarante jours qui suivent l'Épiphanie, c'est-à-dire le temps de la retraite du Christ au désert, de rechercher la solitude et, de s'appliquer sans interruption, tout en menant le jeûne le plus rigoureux possible à prier et louer Dieu. Jésus est mort de sa blessure, une blessure d'amour a ravi Son Cœur; une mort d'amour l'a emporté. Ainsi, pour Bonaventure, "l'amour est fort comme la mort" et en vérité, il est même plus fort que la mort. Il n'est pas possible de la maison de Son Cœur la première mort, c'est-à-dire l'amour de ceux qui sont morts car il se l'est acquise par une blessure inguérissable... Son flanc a été percé pour nous permettre d'y entrer. (Ivan GOBRY, Mystiques Franciscains, Éditions Artège, Perpignan 2013, p. 46-50.)

La messe n'est pas une imitation ou un souvenir du Calvaire, elle est identiquement le même Sacrifice et ne diffère du Calvaire que par le mode d'offrande. Dans chaque messe, le sang de Jésus est à nouveau versé pour nous.

S. Bonaventure

Saint Bonaventure de Bagnoregio, docteur de l'Église (1217-1274)

Les Douleurs du Cœur de Marie

Saint Bonaventure remarque que "les plaies qui étaient éparpillées sur le corps de Notre-Seigneur étaient toutes réunies dans l'unique cœur de Marie". Notre-Dame donc, à cause de sa compassion pour Jésus, fut flagellée, couronnée d'épines, insultée, et cloué sur la croix.

Saint Bonaventure, contemplant Marie au Calvaire à la mort de son fils, l'interroge et lui demande : "Ô Dame, dis-moi, où étais-tu au Calvaire ? Près de la croix ? Non, je dirais plutôt que tu étais réellement sur la croix, crucifiée avec ton Fils."

 

Élu général de l'Ordre des Franciscains en 1556 malgré ses larmes, il le mit sous la protection de la très-sainte-Vierge, et s'appliqua à y corriger les abus et à y rétablir la paix et l'harmonie. Il continua ses travaux ; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d’Assise, qu’il écrivit avec une plume trempée dans l’amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père.

Si vous voulez obtenir le courage et la force pour vaincre les tentations de l’ennemi, soyez un homme de prière.

S. Bonaventure

Urbain IV et S. Bonaventure écoutant saint Thomas d'Aquin présenter la messe de la Fête-Dieu en 1264. Artiste inconnu

Urbain IV et S. Bonaventure écoutant saint Thomas d'Aquin présenter la messe de la Fête-Dieu en 1264. Artiste inconnu

Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l’aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu’il travaillait à la vie du saint fondateur ; il se retira avec respect, en disant : "Laissons un Saint faire la vie d’un Saint."

 

Bonaventure avait à peu près cinquante six ans quand, le 3 juin 1273, le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276) le nomma cardinal-évêque d’Albano. Les envoyés du Pape le trouvèrent, lui, général de l’Ordre, l'un des plus grands théologiens et philosophes du Moyen Âge occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle.

 

Ainsi Bonaventure gouverna l'ordre durant dix-sept ans, cherchant l'unité des frères dans la paix et l'amour de la pauvreté. Il visitait les provinces, écrivait pour les frères, réprimait les abus, parfois avec force, suivait de très près la vie bouillonnante de l'université parisienne.

Madone avec l'enfant Jésus, Francesco Vanni 1563/65-1610

Madone avec l'enfant Jésus, Francesco Vanni 1563/65-1610

Marie recherche ceux qui s'approchent d'elle avec dévotion et respect, car elle les aime, les nourrit et les adopte comme ses enfants.

S. Bonaventure

[La Vierge Marie], ayant été associée à son fils dans les travaux de la Rédemption, l'est encore à sa gloire, à son empire, cette suprême puissance qui lui a été donnée dans le Ciel et sur la terre.

Saint Bonaventure, Psautier de la Glorieuse Vierge Marie

La Passion si amère de Jésus, bien qu'elle eût transpercé de douleur l'âme de sa Mère, ne lui a point donné la mort, mis l'a unie plus étroitement à son Fils dans l'œuvre du salut.

Saint Bonaventure, Miroir de la Bienheureuse Vierge

Philosophe du détachement

 

L’Élixir de l’amour divin est un chef-d’œuvre de la spiritualité franciscaine permettant au chrétien de progresser de la compassion à la divinisation. Cette véritable "échelle mystique" est disponible en lecture libre sur le site Bibliothèque catholique. Cet ouvrage demeure, aujourd’hui encore, une lecture essentielle pour quiconque désire approfondir sa vie d’oraison et marcher vers la perfection chrétienne, un chemin de transformation intérieure centré sur la contemplation de la Passion du Christ, école suprême où l’âme apprend à aimer Dieu d’un amour ardent et pur, la dévotion envers la Vierge Marie, les dix moyens pour plaire davantage à Dieu, comme :

-la pénitence,

-la charité,

-l'humilité,

-la conformité au Christ crucifié

-le désir de Dieu seul

-l'amour de la pauvreté

- la dévotion.

Il meurt ministre général des Franciscains, le 15 juillet 1274. 

En apprenant cette mort le pape Grégoire X s’écria : "Cecidit co­lumna christianitatis ! Une colonne de la chrétienté s’est écroulée !"

 

Les élèves de Bonaventure défendront son esprit contre l'aristotélisme envahissant : Gauthier de Bruges, pour qui l'existence de Dieu est "la première vérité" et donc ne peut pas être prouvée a priori; John (ou Jean) Peckham, maître en théologie d’Oxford et de Paris, qui s'opposa à Thomas d'Aquin sur la nature de l'âme, Guillaume de la Mare, Maître Régent à l'Université de Paris, auteur de Correctorium Fratris Thomae, critique de l'œuvre de Thomas, et Mathieu (ou Matteo) d'Aquasparta, Maître en Théologie à Paris qui prêcha une croisade dans les États pontificaux pour défendre le pape Boniface VIII contre les attaques de Philippe le Bel.

 

Bonaventure a été inscrit dans le livre des saints le 14 avril 1482 par le pape franciscain Sixte IV (Francesco della Rovere, 1471-1484).

 

En 1562 ses restes furent brûlés par des Calvinistes fanatiques. Seule sa tête a été sauvée. (Paroisse Verneuil-sur-Havre)

 

En 1588, un autre pape franciscain, Sixte V (Felice Peretti, 1585-1590) le déclara “Docteur de l’Église”.

Saint Bonaventure de Bagnoregio, docteur de l'Église (1217-1274)

Le Saint-Esprit vient là où Il est aimé, là où Il est invité, là où Il est attendu.

Saint Bonaventure, sermon pour le IVᵉ dimanche après Pâques

Le 3 mars 2010, Benoît XVI a tracé un portrait de Bonaventure, un personnage a dit le Pape, "qui m'est particulièrement cher pour l'avoir étudié dans ma jeunesse". Cet "homme d'action et de contemplation, de grande piété et de prudence", explique Benoît XVI, fut un des principaux promoteurs de l'harmonie entre Foi et culture au XIII siècle.
 

Benoît XVI a conclu la biographie de ce Docteur de l'Église en invitant à recueillir l'héritage de Saint Bonaventure, qui résumait le sens de sa vie ainsi:

 

"Sur terre nous pouvons contempler l'immensité Divine grâce au raisonnement et à l'admiration.

A l'inverse, au Ciel, lorsque nous serons devenus semblables à Dieu, par la vision et l'extase...nous entrerons dans la Joie de Dieu". (source: VIS 100303-540 et La conoscenza di Cristo, q. 6, conclusione, in Opere di San Bonaventura. Opuscoli Teologici/1, Roma 1993, p. 187).

 

 

PRATIQUE. Faites les choses communes d'une manière non commune.

Saint Bonaventure de Bagnoregio, docteur de l'Église (1217-1274)

Sources

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 195; (2) Audience Générale de Benoît XVI du mercredi 3 mars 2010 sur Saint Bonaventure; (3); (4); (5); (6); (7) Ivan GOBRY, Saint-François d'Assise et l'esprit franciscain, Maîtres spirituels aux Editions du Seuil, 1957, p. 83; 110 ; (8) Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, pp. 173-178.

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 11:22

De Jonathan Sturel sur X :

 

Le 14-juillet est, pour un nationaliste authentique, plutôt un jour d'obsèques nationales que de fête nationale.

 

On attend d'une fête nationale célébrée annuellement qu'elle nous rappelle un événement national grandiose, fondateur, épique, natif ; or l'épisode révolutionnaire, s'il a sans doute été grisant à vivre et porteur d'espoirs sincères chez les esprits les plus naïfs ou les plus romantiques, n'en a pas moins semé les graines mortelles qui n'ont pas manqué de donner ensuite des récoltes empoisonnées qui jusqu'à aujourd'hui nous rongent et nous tuent à feu doux.

 

La Révolution a-t-elle été entièrement mauvaise ? Sans doute pas et il était urgent, nécessaire, moral même de rétablir certains équilibres, de rénover certaines dignités et d'en finir avec d'évidents abus. Mais l'école de pensée contre-révolutionnaire nous l'enseigne : la plupart de ces améliorations étaient possibles sans en passer pour autant par une révolution aussi furieusement iconoclaste, sanguinaire et nihiliste. Ce qu'a fait cette Révolution, c'est raser complètement la maison commune au prétexte qu'un robinet fuyait dans la salle de bain.

 

Dans mes jeunes années, les festivités du 14-juillet me faisaient plaisir car la profusion des drapeaux tricolores me donnait à croire qu'on fêtait réellement la France. La lecture, ensuite, de Maurras, de Bonald, de Le Play, de Bourget, de Montesquiou, m'a réveillé et arraché des griffes de ce doux rêve reposant mais trompeur.

 

Pour un Français ayant fréquenté l'école de la République dans les années 80 et 90, il est très difficile, pour ne pas dire quasiment impossible de s'extraire de cette caverne de Platon. En sortir tout de même, au prix d'un douloureux et pourtant nécessaire effort intellectuel, s'apparente à une deuxième naissance politique. Une renaissance qui, en vous rapprochant de la Vérité partagée par si peu de gens, vous éloigne de la masse des rêveurs, des endormis, des otages.

 

Je me console en me disant que la plupart de nos contemporains célèbrent le 14-juillet non pour ce qu'il est, à savoir un jour de deuil, mais pour ce qu'ils pensent qu'il est, en l'occurrence un jour de fête nationale. Ils se trompent mais d'une erreur de bonne foi. À nous de faire le travail nécessaire pour les sortir de la caverne républicaine mensongère, à nous de leur faire prendre conscience que ce qu'ils prennent pour un feu vivifiant est en réalité un incendie meurtrier.

 

Vive la France !

Fin de citation

***

Rappelons que le "sang impur" de la Marseillaise révolutionnaire, c'est celui des catholiques, un ignoble appel à la tuerie d'autres Français opposants à la "Révolution", les "traîtres" du couplet 2 (nobles et prêtres réfractaires et plus généralement tout opposant déclaré hors la loi par la "loi des suspects") car refusant la guerre contre l'Europe déclenchée par la première république pour asseoir la "République".[Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75 ; Patrice Gueniffey, Histoires de la Révolution et de l'Empire, Tempus Perrin 2011, p. 176 et 670]

En 1789, selon le mot de Camille Desmoulins, il n’y avait pas dix républicains avoués en France.

Jacques Bainville, Histoire de France

L'agent anglais né à Genève Jacques-Antoine DU ROVERAY (1747-1814) écrivait les discours de Mirabeau... Il fut pris en flagrant délit et dénoncé publiquement comme ‘pensionné du roi d’Angleterre’, en pleine assemblée nationale, alors qu’il transmettait des notes à Mirabeau à la tribune. [Giraud de SOULAVIE, Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, V 5 p. 301 ; Etienne DUMONT, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Meline Bruxelles, 1832, p. 57-58.]

 

Afin de créer la panique, on fit croire à tous que le gouvernement allait proclamer la banqueroute. Toute la bourgeoisie créancière de l'état paniquée, fit bloc derrière l'assemblée, prête à tout renverser pour éviter la faillite. De l'argent fut distribué pour soudoyer l'armée royale. Mirabeau chargea son secrétaire, Camille Desmoulins, d'appeler le peuple aux armes en lui disant de croire que Louis XVI allait réprimer la révolte dans le sang. [CHATELET I, p. 16; Emile DARD, Le Général Chardelos de Laclos, Perrin, Paris 1905, p. 177; Noëlle DESTREMEAU, Trois journées pour détruire la monarchie, Nel, 1968, p. 19; MATTHIEZ, Les Grandes journées de la Constituante, p. 10-11]

 

Le banquier et spéculateur Étienne CLAVIERE (1735-1793) et Du Roveray furent aperçus en train de chauffer la foule et de distribuer de l’argent...[Procédure criminelle instruite au CHATELET de Paris: sur la dénonciation des faits arrivés à Versailles dans la journée du 6 octobre 1789, Assemblée nationale, Paris 1790, I p. 148 ; Oscar HAVARD, Histoire de la Révolution dans les Ports de guerre, Livre II, Nouvelle Librairie Nationale, Paris 1913, p. 48-49]

 

La disette régnait à Paris. Afin de créer des attroupements populaires, le Premier ministre britannique William Pitt fit bloquer les approvisionnements de farine en provenance de Londres. 20 000 sacs de farine commandés par Necker pour Paris furent bloqués à Londres par William Pitt. [Mirabeau, Courrier, p. 28-30; Jeremy BLACK, British Foreign policy in an Age of Revolutions, 1783-1793, Cambridge University Press, 1994, p. 336-338] Le prix du pain atteignit des sommets...

 

Pendant ce temps, l'astuce pour Clavière consistait à repérer des actions surévaluées, et à financer des pamphlets écrits par des journalistes dans le besoin, tels Mirabeau et Brissot (qu'il fit sortir de prison). Ces pamphlets avaient pour but d'influencer le marché à la baisse: les critiques les plus véhémentes étaient proférées dans le double but d'acheter ces actions à bas prix, et de décrédibiliser le gouvernement. Clavière agissait de façon concertée avec deux autres baissiers, l'anglais Panchaud, et le hollandais Cazenove. Mirabeau fut entraîné dans les spéculations de Clavière qu'il appelait son 'maître en finances'...

 

Devenu spéculateur sur les malheurs publics, Clavière partageait les intérêts de l'Angleterre. Presque tout ce qu'il fit pendant son ministère, fut dirigé contre les intérêts français.[Robert Choate DARNTON, Trends in radical propaganda on the Eve of the French Revolution, 1782-1788, 1964, p. 54; Richard WHATMORE et James LIVESEY, Etienne Clavière et Jacques-Pierre Brissot et la fondation intellectuelle de la politique des Girondins, Annales historiques de la Révolution française, , N° 321, juillet 2000, p. 1-26; BOUCHARY p. 43-80; Guillaume FAY, p. 136; SOULAVIE, T. 18 p. 444.]

 

Stanislas Maillard, Nicolas Renier, Buirette Verrières et Fournier l'Américain étaient tous des agents de Clavière.[CHATELET I, p. 60, 99, 113, 134, 137, 138, 207; L. BLANC, Histoire V, 6, p. 416; FOURNIER p. 27-35; THIERS p. 265; BOUCHARY, p. 98; CHATELET I p. 13-17, 60; Olivier BLANC, La Corruption p. 11-12, 61; DESMOULINS, Histoire p. 9-18; DE LA MARLE p. 649-650.]

 

PELLENC servait d’informateur aux genevois, et Lord Elgin, espion de Pitt, les conseillait...[Olivier BLANC, La Corruption sous la Terreur, R. Laffont, Paris 1992, p. 74 ; DE LA MARLE p. 59, 205 ; Etienne DUMONT, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Meline, Bruxelles 1832, p. 73-74, 96, 102, 106, 172-173 ; Michael DUREY, William Wickham, master spy : The Secret war against the french revolution, Taylor, New Yord 2009, p. 35-36 ; Elizabeth SPARROW, Secret Services : British agents in France 1792-1815, The Boydell Press, Woodbridge 1999, p. 37-51.].

 

La prise de la Bastille

 

Stanislas Maillard, l'agent de Clavière, entraîna des bande affamées des faubourgs jusqu'à la prison de la Bastille... Parmi les émeutiers, on retrouve cinq agents de Clavière: son agent de change Stanislas Maillard, qui eut le rôle principal, reçut l'acte de reddition de la Bastille et obtint la garde du gouverneur. Les quatre autres étaient Legendre, Santerre et son beau-frère Panis, accompagné de son ami Sergent. [THIERS, p. 265; BLANC, Les hommes, p. 16, 231]

 

Du Roveray, complice de Clavière, suggéra à Mirabeau la création de la 'garde nationale'.[Hugues MARQUIS, Des Suisses au service de l'Angleterre, Annales  historiques de la Révolution française, 1999, n°1, p. 183-187; Etienne DUMONT, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Meline, Bruxelles 1832, p. 93].

 

Les 60 000 "électeurs de Paris" constituèrent cette milice bourgeoise. Les banquiers Perrégaux, Boscary, Delessert, Prévoteau et Coindre s'y engagèrent avec leur personnel.[Albert MATHIEZ, La Révolution française, 26 juillet 1789]

 

On paya des émeutiers pour les inciter à aller ‘assassiner la reine et les gardes royaux’...[CHATELET I, p. 133, 166, 174, 224]

 

Lire :

Le complot anglo-genevois et la fuite (provoquée) du roi à Varennes (1791)

Première révolution de couleur de l'Histoire, la Révolution dite "française" a été "menée par une minorité de fanatiques pour le plus grand malheur du peuple français."[Stanislas Berton]

Le 14-juillet, jour de deuil et d'obsèques nationales

Add. "Je ne fêterai pas votre révolution." 

Poème de Pierre d’ANGLES

 

Je ne fêterai pas votre révolution.

On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.

Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes.

Elles seules ont droit à ma vénération.

 

Je ne fêterai pas l’espérance trahie

Du peuple demandant l’arbitrage royal

Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal

Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe.

 

Je ne célèbrerai pas votre intolérance.

Ni vos sacrilèges, ni vos profanations.

Ni les grands mots ronflants de vos proclamations

Prônant la liberté dont vous priviez la France.

 

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier

Faisant assassiner, par sa triste colonne,

En l’Eglise du Luc, près de six cents personnes

Dont cent cinquante enfants réunis pour prier.

 

On ne pardonne pas les Oradours-sur-Glane

Et vous seriez fondés d’en tarer les nazis

Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi

Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes.

 

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc,

Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques,

Vous disiez faire le pain de la République…

Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants !

 

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire,

L’un de vos généraux prétendu glorieux,

Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux…

Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires.

 

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux

Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes,

Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes…

Votre fraternité les unissait au feu.

 

Je ne fêterai pas vos tanneries humaines

Dont votre chirurgien, Pecquel, fut l’écorcheur,

Ni son ami Langlois, de Meudon, le tanneur…

Ni votre grand Saint-Just disant qu’en ce domaine

 

Peau d’homme vaut bien mieux que celle du chamois

Que celle de la femme plus souple et plus fine…

Vous étiez sans culottes, alors ça se devine

Vous vous en fîtes faire en peau de villageois.

 

Quand vous abominez les gardiens sataniques

De l’affreux Buchenvald écorchant de leur peau

Nos morts, les laissant nus en leurs chairs en lambeaux

Avez-vous des remords ou restez-vous cyniques ?

 

Je ne fêterai pas les enterrés vivants

Dans les puits de Clisson et ceux de mon bocage

Ni du fameux Carrier les célèbres mariages

Voulus républicains mais surtout révoltants.

 

Attachant l’un à l’autre, une fille et son père,

Une mère et son fils, un prêtre et une sœur,

Et nus, bien entendu, pour que leurs massacreurs

Aient, humiliant leur mort, à rire et se distraire.

 

Quand, en les entassant dans barques à sabords

On les faisait sombrer dans les eaux de la Loire.

Et le fleuve royal garde encore leur mémoire,

Il apparaît plus triste à l’approche du port.

 

Je ne fêterai pas, non plus, la guillotine,

Ce symbole attitré de la révolution.

Ce moyen fraternel d’abreuver nos sillons,

Comme vous le chantez d’un sang que moi j’estime.

 

Je ne chanterai pas votre révolution.

Elle a fait trop couler de sang, de pleurs, de larmes.

De notre vieux royaume elle a rompu le charme

Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

 

Vous avez tout brûlé, chez nous, châteaux, chaumières,

Etables et clochers. Vous traîniez les enfers

Pour faire du bocage un immense désert

Sans une âme qui vive et sans pierre sur pierre…

 

Vous n’aviez pas pensé que tout le sang versé

Au terroir de l’amour serait semence vive.

Il germe en attendant nos prochaines métives ;

Il fleurira, demain, épi de liberté.

 

La liberté de croire en un Dieu qui pardonne.

En un ordre qui met, au sommet, le devoir

Le courage et la foi. Qui veut que le pouvoir

Ne dépende jamais du nombre et de la somme…

 

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.

Votre révolution a incendié notre terre.

Elle a porté, partout, la misère et la guerre,

Quand le monde a jamais plus désiré la paix…

 

Je ne peux pas fêter votre révolution.

On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.

Je porterai le deuil de toutes ses victimes.

Elles seules ont droit à ma vénération.

 

Pierre d’ANGLES Janvier 1989

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 08:25

Quand on est passé de Giscard à Mitterrand en 1981, les marxistes chantaient victoire dans le vide, les riches ne pouvaient pas se douter qu’en fait les choses iraient mieux pour eux, ni les pauvres qu’elles iraient pire, ni les classes moyennes qu’elles étaient destinées à s’appauvrir...

Yves-Marie ADELINE, en 2008

Les années passent et toujours cette cette loi intangible se vérifie : la pauvreté augmente, les inégalités se creusent, la société se désagrège, la censure augmente, la liberté d'expression disparait.

 

Où est passé donc le jamais vu "contrat social" lorsque les Français travaillent plus de la moitié de l'année jusqu'au 26 juillet pour financer les dépenses publiques et que leur pauvreté augmente ??

 

Il doit y voir un vice caché quelque part.

 

Voyons ensemble ce qu'il en est.

2007 Aujourd'hui, une société plus égalitaire?

2008 Le creusement des inégalités

2011 "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent

2012 L'échec de la  politique de la ville

2013 "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)

2013 Les salariés français travaillent jusqu'au 26 juillet pour financer les dépenses publiques

2014 Vers une dette publique de 100% du P.I.B. en 2014; Le nombre de SDF en hausse de 44% en 11 ans

2014 Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population

2015 Les 85 individus les plus riches de la planète disposent d'autant d'argent que 50% de la population mondiale

2016 Les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que les 99 % restants ; La pauvreté progresse en France (Observatoire des inégalités)

2017 Un sondage montre la fin de la croyance dans la devise républicaine, effondrement en cours des mythes et piliers de la modernité (la croyance dans le progrès, la démocratie). 

2018 Notre système politique produit de la richesse pour les riches mais accroit les inégalités; Déconnection des élites (Christophe Guilluy)

 

Le taux de pauvreté atteint un niveau record en France

En 2025, le taux de pauvreté atteint un niveau record en France, selon les derniers chiffres de l'Insee

Environ 9,8 millions de personnes se trouvaient en 2023 en situation de pauvreté monétaire, c'est-à-dire disposant de revenus mensuels inférieurs au seuil de pauvreté.

 

Les inégalités se creusent. Le taux de pauvreté a battu un record en 2023 en France (Hexagone et Corse), selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans son étude annuelle parue lundi 7 juillet. Entre 2022 et 2023, il a augmenté de 0,9 point, passant de 14,4% à 15,4%, soit Ie taux le plus élevé(Nouvelle fenêtre) depuis le lancement de l'indicateur en 1996.

Source: https://www.franceinfo.fr/societe/pauvrete/le-taux-de-pauvrete-atteint-un-niveau-record-en-france-selon-les-derniers-chiffres-de-l-insee_7363110.html

Source: https://www.franceinfo.fr/societe/pauvrete/le-taux-de-pauvrete-atteint-un-niveau-record-en-france-selon-les-derniers-chiffres-de-l-insee_7363110.html

Cet accablant constat vient du fait qu'en 1789, une aristocratie en a chassé une autre. L'aristocratie de l'argent a éliminé l'aristocratie du sang. Ce fut la naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi ou ploutocratie, le pouvoir des riches ouvrait l'ère du creusement des inégalités, de la liberté de s'enrichir indéfiniment pour les riches et de l'égalité dans la pauvreté pour les classes moyennes.

 

 

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 00:00
Saint Camille de Lellis, prêtre et fondateur, co-patron des infirmiers (1550-1614)

Camille de Lellis vint au monde en 1550, dans une petite ville du royaume de Naples (Italie). A peine fut-il né qu'il perdit sa mère. Il n'avait encore que six ans lorsque la mort lui enleva son père, qui avait servi en qualité d'officier dans les guerres d'Italie.

 

Ayant appris à lire et à écrire, il embrassa aussi la profession des armes, à laquelle il renonça pour toujours en 1574.

 

Il avait contracté une violente passion pour le jeu, et y fit des pertes considérables. Sa misère le fit entrer dans un couvent de Capucins, où il servit de commissionnaire. Un jour, en revenant d'une course faite à cheval, pour le service du monastère, il fut pénétré d'un vif rayon de la lumière divine et se jetta à terre, saisi d'un profond repentir, en versant un torrent de larmes : « Ah ! Malheureux que je suis, s'écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d'appels ? Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur ! Je renonce pour jamais au monde ! »

 

Camille se vit obligé pour vivre de se mettre au service des ouvriers qui travaillaient à bâtir un couvent de capucins. Malgré ses égarements, Dieu ne l'abandonna point, le malheur amena des réflexions salutaires, et une exhortation touchante que lui fit un jour le gardien de la maison acheva sa conversion.

 

Transformé par la pénitence, Camille fut admis au nombre des novices et mérita, par l'édification qu'il donna, le nom de frère Humble. Dieu permit que le frottement de la robe de bure rouvrît une ancienne plaie qu'il avait eue à la jambe, ce qui l'obligea de quitter le couvent des Capucins. Il se rendit à Rome dans le dessein de se dévouer entièrement au soin des malades.

Camille entra à l'hôpital Saint-Jacques de Rome pour se faire soigner. Il fut si frappé par la détresse des autres malades qu'il s'y engagea comme infirmier. L'indifférence de ses collègues vis-à-vis des malades le bouleversa. Il entreprit de réformer tout cela.

 

En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu'il soignait. Sa charité rayonnante lui attirait de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissaient pour prier ensemble et rivalisaient de tendresse envers les malades, constituaient le noyau initial des Clercs Réguliers des Infirmes que l'on appellera familièrement par la suite les "Camilliens". La mission de ces nouveaux religieux, pères et frères, était "l'exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers les malades, même atteints de la peste, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra." Pour mieux établir son Institut, Camille devint prêtre. Partout où se déclarait une peste, il accourait ou envoyait ses frères. Il fut lui-même affligé de diverses infirmités, dont la complication et la durée exercèrent beaucoup sa patience, sans ralentir l'ardeur de sa charité. Il finit par mourir d'épuisement à Rome.

 

Camille se confessait tous les jours, avec les plus vifs sentiments de componction.

Pendant une peste affreuse, le Saint fit des prodiges de charité ; il allait partout à la recherche de la misère, se dépouillait lui-même et donnait jusqu'aux dernières ressources de son monastère. Dieu bénissait le désintéressement de son serviteur, car des mains généreuses arrivaient toujours à temps pour renouveler les provisions épuisées.

Il mourut saintement, le 14 juillet 1614.

 

PRATIQUE. Visitez et consolez les pauvres malades.

 

Sources

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 199; (2); (3) Nominis; (4); (5) Zenit

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13 juillet 2025 7 13 /07 /juillet /2025 11:00
"Le christianisme est un plagiat de mythes anciens" (athéisme)

L'athée déclare : "Le christianisme est un plagiat de mythes anciens".

 

Jésus est-il une copie d'Horus et le monothéisme a-t-il été "plagié" sur le zoroastrisme ?

 

C'est un mensonge et c'est facilement réfutable.

 

Prenons les choses point par point.

 

"Avant Yahvé, il y avait Ahura Mazda"

 

Vrai, mais alors quoi ?

 

Le zoroastrisme n'est pas un pur monothéisme. C'est un système dualiste : Ahura Mazda lutte contre Angra Mainyu, le principe du mal.

 

Très différent du Dieu unique, omnipotent et souverain que nous connaissons.

 

"Il n'y a aucune source égyptienne ancienne qui dit que :

 

-Horus est né d'une vierge

 

-Il a eu 12 disciples

 

-Il a été crucifié

 

-Il est ressuscité le troisième jour

 

Je suis sûr que l'athée a avalé tout le pseudo-documentaire appelé Zeitgeist, et ne connaît AUCUNE histoire ou égyptologie sérieuse.

 

Et si les similitudes étaient vraies ?

 

Elles ne prouveraient pas non plus le plagiat.

 

Le christianisme n’est pas issu de religions païennes et n’est pas non plus un mélange de mythologies anciennes.

 

Il est né dans un contexte spécifique, avec des racines profondes, et se fonde sur des prophéties accomplies dans un personnage historique : Jésus de Nazareth.

 

Il ne s’agit pas d’une copie, mais de l’accomplissement d’une promesse très attendue.

 

''La religion ne sert qu’à contrôler''

 

Encore un slogan vide (et marxiste).

 

La religion, en particulier le catholicisme, a donné naissance aux universités, aux hôpitaux, aux orphelinats, à l’idée de dignité humaine et à la charité publique.

 

Il y avait un contrôle partout, avec ou sans religion.

 

Mais réduire la foi à un simple ''pouvoir'' revient à passer à côté de l’essentiel.

 

''La vérité n’a pas besoin de foi''

 

Une très belle phrase… mais naïve, et vide.

 

La science fonctionne aussi avec la foi : La foi que l’univers est compréhensible, en logique, dans les sens, dans les mathématiques…

 

[L'Etat "laïc" fonctionne aussi avec la foi : les "valeurs républicaines", le "culte de la Raison", "culte de l'être suprême" sous la Révolution, la "laïcité, religion de la république" selon Vincent Peillon, ex-ministre de l'éducation nationale en 2013. Ndlr.]

"Le christianisme est un plagiat de mythes anciens" (athéisme)

La foi chrétienne ne s'oppose pas à la raison. Elle l'élève.

 

La vérité n'a pas besoin d'être imposée. Seulement de lumière.

 

Source : https://x.com/realCarola2Hope/status/1944226132997681372

L’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

Évangile selon S. Matthieu 5,15

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12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 19:00

L'évêque émérite Marian Eleganti, 70 ans, de Suisse, s'est entretenu avec Gloria.tv au sujet de l'Église et de la politique. En voici les grandes lignes. L'intégralité de la vidéo en allemand est visible sur le site.

L'évêque suisse critique la marginalisation et les polémiques contre les catholiques de rite romain

- Au Moyen-Âge, un cosmos chrétien centré sur la cathédrale s'est développé, intégrant également des écoles et des institutions caritatives.

 

Depuis le siècle des Lumières, ce cosmos a été en grande partie détruit.

 

Tous les empires de substitution impies, tels que le communisme et le national-socialisme, ont échoué.

 

Aujourd'hui, le transhumanisme tente de recréer l'être humain indépendamment de Dieu.

 

- Des forces destructrices sont à l'œuvre.

 

Si vous regardez bien, vous verrez qu'elles sont toujours dirigées contre le christianisme, ou plus précisément contre l'Église catholique.

 

C'est surnaturel.

 

L'Église a une origine divine, le Fils de Dieu vivant en elle de manière mystérieuse.

 

L'esprit démoniaque, maléfique et antichrétien crée un contre-royaume et vise le Christ, son ennemi juré.

 

- Les forces antichrétiennes forment des alliances impies, par exemple entre le fascisme de gauche et l'islam.

 

Cet ennemi prend différentes formes, utilise le mensonge et la tromperie, et ne recule devant rien. Déguisé en bonté, il fait des promesses qui ne se réaliseront pas.

 

- C'est une incroyable façon de parler [de la part du Synode allemand] que de définir la réalité pécheresse de la sexualité vécue - adultère, promiscuité, etc - comme une source de révélation.

 

- À l'époque du Corona, on pouvait observer que l'Église était au service de l'État au détriment de sa foi.

 

L'Église est toujours menacée par l'adhésion au monde et aux forces politiques.

 

On le voit avec les impôts dans les pays germanophones et la sinisation en Chine.

 

- Si l'Église ne croit plus et que la pensée des évêques et des chrétiens se sécularise, alors l'Église devient une ONG et un institut social, mais pas un sacrement du salut. Elle proclame alors la psychologie, mais pas la présence surnaturelle de Dieu.

 

- L'Église ne doit pas s'impliquer dans le dialogue d'opinions scientifiques contradictoires - par exemple sur le changement climatique - et devenir l'avocate d'agendas, par exemple de l'ONU.

 

- Le principe de subsidiarité empêcherait une concentration du pouvoir au plus haut niveau, qui pourrait alors tyranniser et dominer les masses.

 

Un pays comme la Suisse peut décider de ce qui est bon au niveau local mieux que les politiciens de la lointaine Bruxelles.

 

- Dans l'ensemble, je suis un opposant au mondialisme et aux structures mondiales.

 

Vous ne pouvez pas gouverner autant de personnes dans un système de type "drop-down". Pour garder le contrôle, il faut installer de plus en plus de mécanismes qui manipulent les masses, les maintiennent dans le droit chemin et les privent de leur liberté.

 

- Des tentatives ont été faites - et c'est peut-être encore d'actualité - pour parvenir à un nouvel ordre mondial.

 

Les élites s'organisent également entre elles, la conférence Bilderberg ou le Forum économique mondial. Il s'agit de plateformes d'échange où ceux qui ont vraiment du pouvoir et beaucoup d'argent peuvent se réunir et établir un programme, une stratégie. Un contrôle démocratique est nécessaire.

 

- Il y a une concentration du pouvoir dans quelques mains, par exemple dans les gestionnaires d'actifs comme BlackRock, dont les budgets dépassent le produit national brut de pays entiers.

 

Il s'agit d'organismes sans contrôle politique. Ils peuvent prendre des décisions de manière autonome.

 

- Les parlements nationaux et les hommes politiques ne sont en fait que des figures obscures des donateurs en arrière-plan, qui ne peuvent plus vraiment prendre de décisions autonomes.

 

- De nombreuses images de l'Apocalypse - comme les animaux à plusieurs têtes et cornes ou le signe d'achat et de vente - se déroulent sous nos yeux.

 

- Les idéologies - comme l'idéologie du genre - sont déconstruites. Cela n'affecte pas seulement l'ancien ordre social, mais conduit également à la déconstruction de la vérité et de la raison.

 

Il n'y a alors même plus de vérité sur la nature humaine. Tout devient l'arbitraire des sentiments ou des intérêts. Il est alors possible de le faire respecter par la loi.

 

- Les idéologies commencent par la redéfinition du langage.

 

Le cœur de la question est retiré et il ne reste que la coquille. On parle de démocratie, mais il n'y a plus de démocratie à l'intérieur.

 

Vous pouvez dire qu'il s'agit d'une loi de promotion de la démocratie, mais il s'agit en fait de censure.

 

La protection du récit propagé par l'État est désignée comme la protection de la démocratie, comme la protection contre les "fake news". C'est la fin de la liberté d'expression.

Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles

Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles

- Les théologiens sont les sophistes les plus raffinés. Et les évêques sont également passés maîtres dans l'art de parler, de dire quelque chose et rien à la fois.

 

- J'ai commencé comme enfant de chœur dans l'ancien rite, puis je me suis recyclé. Je célèbre normalement dans le Novus Ordo. Ce n'est que maintenant que je commence à réfléchir rétrospectivement à ces choses : Pourquoi ces beaux textes - comme les prières au pied de l'autel ou à l'offertoire - ont-ils été annulés au pupitre ? Ces prières aident aussi le prêtre qui célèbre.

 

- J'ai appris l'ancien rite parce qu'un prêtre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre m'a demandé de faire une confirmation. Sa congrégation est très vivante, avec des familles et des jeunes.

 

- C'est une liturgie ancestrale qui est célébrée depuis près de 2000 ans. L'Église compte environ 24 rites. Pourquoi cette marginalisation ou cette polémique à l'encontre des fidèles qui aiment ce rite ?

 

- Je me suis demandé pourquoi le Concile Vatican II n'a pas permis un épanouissement de la Foi.

 

Paul VI le déplorait déjà : Pourquoi n'y a-t-il pas eu un renouveau, mais une telle perte de foi ?

 

- Si vous regardez la France, il y avait plus de 19 000 pèlerins sur le pèlerinage de Paris à Chartres à la Pentecôte 2025 et la moyenne d'âge était de 20 ans.

 

C'est une génération qui ne connaît même pas les textes du Concile.

 

Et je ne veux pas demander qui parmi eux a déjà lu un texte entier du Concile, par exemple Dei Verbum.

 

- L'ancienne liturgie est très théocentrique, christocentrique et le prêtre a donc le rôle central.

 

Dans la nouvelle liturgie, le danger est que le prêtre, qui regarde le peuple, devienne presque un modérateur.

 

- Dans le Novus Ordo, la mort du Christ sur la croix est remplacée par différents thèmes. À la première communion, l'arc-en-ciel est soudain le thème. Ou bien il y a une liturgie à quatre pattes pour les tout-petits, ou une liturgie pour les femmes. Le résultat est une liturgie d'atelier dont l'essence n'est plus reconnaissable. Dans l'ancienne messe, le sens liturgique est incarné dans la forme.

Source: https://gloria.tv/post/ZCy98rsmwSnM3XPrDteW6DtZB

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12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 13:00

La Révolution "française" a été une attaque franc-maçonnique contre la France et l'Église.

 

Elle a été le point culminant du soi-disant siècle des Lumières, qui était, en réalité, le début du véritable âge des ténèbres.

La Révolution française était bien plus sinistre que vous ne le pensez.

 

Dans une frénésie de purger tous les aspects de la vie chrétienne, ils ont même changé le calendrier et les UNITÉS DE TEMPS.

 

Des journées de 10 heures, des heures de 100 minutes, des minutes de 100 secondes.

 

Puis ils ont créé une nouvelle religion - le Culte de la Raison...

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

De 1793 à 1795, la France a imposé le "temps métrique" : 10 heures dans une journée, 100 minutes dans une heure, etc.

 

Dans leur volonté de refaire la société, les révolutionnaires considèrent qu'il s'agit là d'une étape essentielle pour devenir réellement "rationnel".

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Les autorités ont créé de nouvelles horloges pour que les gens s'adaptent aux nouvelles unités et ont vérifié que les nouvelles heures/dates figuraient sur tous les documents publics.

 

Les semaines comptent désormais 10 jours : 9 jours de travail et 1 jour de repos, prolongeant la semaine de travail pour la "productivité". Le septième jour (jour de présence à l’église) était un jour de travail ordinaire, ce qui faisait perdre aux gens le souvenir de ce jour.

 

Il s'agissait d'éliminer toute influence du christianisme, jusqu'au calendrier grégorien, adopté au 16e siècle et toujours en vigueur.

 

Tous les saints et les fêtes religieuses furent abolis, et tous les mois ont été renommés (par exemple, décembre est devenu Nivôse, du latin "enneigé").

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Le 25 décembre est réattribué à l'anniversaire d'Isaac Newton au lieu de celui du Christ.

 

Le temps est réinitialisé - l'année de fondation de la République, 1792, devient l'année officielle 1. 

 

Ce n'est pas seulement la haine du christianisme, mais de toute influence traditionnelle sur la société.

 

L'homme est intrinsèquement bon (comme l'avait dit Rousseau), et il suffit de le libérer des traditions qui l'enchaînent...

Combat devant l'Hôtel de Ville le 28 juillet 1830

Combat devant l'Hôtel de Ville le 28 juillet 1830

La déchristianisation s'est étendue aux églises et aux espaces publics. Les révolutionnaires parisiens ont brisé les vitraux rayonnants de la Sainte-Chapelle et ont refait de Notre-Dame un temple de la Raison.

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Ils sont même allés dans les cimetières et les ont dépouillés de leurs croix.

 

Un commandant jacobin a décrété que les portes des cimetières ne devaient porter qu'une seule inscription: "La mort est un sommeil éternel."

Et à partir de 1790, tout membre du clergé qui ne prêtait pas avant tout serment de loyauté à l'État était réputé être "un traître". 30 000 membres du clergé furent exécutés ou exilés sous la Terreur.

 

Lire : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons"

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Alors, que fait-on après avoir éliminé de la société tous les aspects de la vie chrétienne ?

 

On invente une nouvelle religion pour la remplacer...

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Le culte de la raison était le culte athée créé pour combler le vide.

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Ils pensaient que l’homme pouvait être perfectionné par la Raison, qu’ils vénéraient dans les clubs — tout en se rappelant qu’ils n’adoraient pas, mais respectaient des abstractions.

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Ces représentations se déroulaient avec de vraies femmes au lieu de statues, se faisant passer pour des figures (habillées de manière provocante) et représentant la Raison.

 

Mais les festivités devinrent si dépravées qu'elles provoquèrent une rupture parmi les révolutionnaires, et Robespierre décida d'y mettre fin.

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Robespierre le remplaça par le Culte de l'Être suprême, cette fois un culte déiste.

 

Il a ordonné d'énormes festivals en l'honneur du nouveau dieu et a défilé comme son "émissaire" — les observateurs savaient que les défilés étaient en réalité consacrés à lui...

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Tout cela - le nouveau calendrier et les cultes - a été interdit par Napoléon lorsqu'il a pris le pouvoir.

 

Même en tant qu'empereur, il a su que les États avaient besoin de la crainte de Dieu plutôt que des cultes de l'homme, et il a rétabli l'Église catholique à sa place.

La Révolution française était bien plus obscurantiste que vous ne le pensez

Source :

The Culturist

via https://x.com/IMPERATORAUS/status/1943919281495830766

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12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 11:44

Source: Mgr Strickland X 

 

Déclaration de l'évêque Joseph Strickland sur la mafia lavande et la mafia de Saint-Gall

 

Dans un article récent, j'ai évoqué ce que beaucoup appellent la "mafia lavande". Ce terme est couramment utilisé pour décrire un réseau secret de membres du clergé au sein de l'Église qui se livrent à des activités homosexuelles ou les protègent, forment des alliances fondées sur le secret mutuel et s'efforcent souvent de réduire au silence ou de marginaliser les prêtres et les évêques fidèles. Ce réseau prospère grâce au secret, aux compromissions morales et à la désobéissance à l'enseignement de l'Église ; son existence est tragiquement liée à la crise actuelle d'abus, de dissimulations et de confusion doctrinale.

 

Mais la Mafia Lavande n'agit pas seule. À ses côtés, et souvent en intersection avec elle, il faut également reconnaître l'existence de ce que l'on appelle la Mafia de Saint-Gall – un terme inventé non pas par des critiques, mais, semble-t-il, par l'un de ses propres membres.

 

Ce groupe de prélats de haut rang — dont le cardinal Godfried Danneels de Belgique (décédé) ; le cardinal Carlo Maria Martini d'Italie (décédé) ; et le cardinal Walter Kasper d'Allemagne, entre autres — se réunissait régulièrement à Saint-Gall, en Suisse, à partir des années 1990. Ils s'opposaient au leadership du cardinal Joseph Ratzinger de l'époque et cherchaient à orienter l'Église dans une direction plus progressiste et mondaine.

 

Lire: 27 septembre 2015 : Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François (Pro Liturgia) 

 

Dans une biographie autorisée de 2015, publiée de son vivant, le cardinal Danneels aurait inventé, pour plaisanter mais de manière révélatrice, le terme désignant le groupe. Les auteurs déclarent : "Danneels qualifiait ce groupe de “mafia de Saint-Gall” en plaisantant." (Source : Mettepenningen & Schelkens, Godfried Danneels : Biographie, 2015). La biographie confirme également que le groupe cherchait à influencer les élections papales et à promouvoir une vision de l’Église contraire à ses doctrines et disciplines traditionnelles. Le cardinal Danneels, notamment, fut plus tard impliqué dans la dissimulation d'abus ecclésiastiques en Belgique et était connu pour avoir soutenu des positions morales contraires à l'enseignement catholique, notamment en faveur de la contraception et des relations homosexuelles. Si certains ont émis de sérieuses inquiétudes quant à ses affiliations – y compris de potentielles connexions maçonniques –, les preuves les plus accablantes proviennent de son propre passé public et du témoignage de ses biographes.

 

Le plus troublant est que ces deux forces – la corruption morale et la subversion doctrinale – allaient souvent de pair.

 

La Mafia Lavande a miné la crédibilité de l'Église par le péché et le scandale. Le groupe de Saint-Gall a affaibli son témoignage par une manipulation stratégique de la direction et de l'enseignement.

 

Je ne dis pas cela pour semer la peur ou la suspicion, mais pour dire la vérité et la clarté. Le Christ n'a pas promis que son Église ne serait jamais confrontée à la corruption ; il a promis que les portes de l'enfer ne prévaudraient pas contre elle. C'est là notre confiance.

 

Pour ceux qui souhaitent une exploration plus approfondie de ces réseaux et de leurs effets sur l'Église, je recommande le livre "Infiltration : Le complot pour détruire l'Église de l'intérieur", du Dr Taylor Marshall. Si toute interprétation historique doit être lue avec discernement, son ouvrage documente nombre de ces réalités avec clarté et courage.

 

C'est le moment de jeûner, de prier et de rester fermement ancrés dans le Sacré-Cœur de Jésus et dans la pleine vérité de la foi catholique. Ne soyons pas scandalisés, mais purifiés. N'ayons pas peur, mais soyons fidèles.

 

Jésus-Christ est le Seigneur de son Église – ni les cardinaux, ni les conspirateurs, ni même les papes. Et il ne nous abandonnera pas.

 

Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse.

 

Évêque Joseph Strickland

Évêque émérite

Déclaration de l'évêque Joseph Strickland sur la "mafia lavande" et la "mafia de Saint-Gall" dans l'Église
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