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2 septembre 2025 2 02 /09 /septembre /2025 06:00

L'Ancien testament annonce un Messie Dieu

Jérémie 23,5-6 : ''Voici venir des jours – oracle du Seigneur–, où je susciterai pour David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, et Israël habitera en sécurité. Voici le nom qu’on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »'

 

Daniel 7,13-14 ''Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.''

 

Les contemporains du Christ ont pris Jésus pour Dieu. Même "Ce Tibère (empereur), ayant entendu parler des prodiges du Christ, voulut le déclarer dieu, à la manière des rois, mais il en fut empêché par le Sénat, à ce que raconte Eusèbe" (Eusèbe, Histoire ecclésiastique, II, II, I-3, cité librement par Georges Cedrenos dans son Compendium; Voir aussi Tertullien, Apologétique V,2, in Premiers écrits chrétiens. Source: Bibliothèque de la Pléiade, éd. Publiée sous la direction de Bernard Pouderon, Jean-Marie Salamito et Vincent Zarini, Nrf Gallimard, Lonrai 2017, note 18, p. 1165-1166.)

 

"Jésus n'a jamais prétendu être Dieu"

Si, il l'a fait. Et il l'est. Voyons combien de fois Jésus a prétendu être Dieu.

 

Dans le livre de l'Apocalypse, Jésus est Dieu qui envoie son ange :

 

Apocalypse 22,6 dit ''le Seigneur, le DIEU qui inspire les prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit bientôt advenir.'' Et Apocalypse 22,16 : ''Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises.'' Dans ce verset d'Ap22,16 nous voyons Jésus dire qu'il envoie son ange. Il s'applique à lui-même la divinité du verset 22,6 où le Seigneur, 'le Dieu qui inspire les prophètes' envoie son ange.

 

Colossiens 1,16 précise que tout a été créé "en", "par" et "pour" Jésus

 

Dans Jn 17,5, Jésus dit : "Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe."
 

"EN lui [le "Fils bien-aimé" du verset 13] tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé PAR lui et POUR lui.Col 1, 16

Jésus est le Dieu "JE SUIS" d'Exode 3,14 : "Dieu dit à Moïse : "JE SUIS CELUI QUI SUIS. Puis il ajouta : "Voici ce que tu diras aux Israélites : JE SUIS m'a envoyé vers vous."

 

Dans Jean 8,58 "Jésus leur répondit : En vérité, je le déclare : avant qu'Abraham fût, JE SUIS."

 

C'est le nom que Dieu s'est donné lorsqu'il a communiqué pour la première fois avec Moïse dans Exode 3,14.

 

En Jn 8,28 Jésus dit "... vous connaîtrez que JE SUIS". 

 

En Jean 12,19 : "Je vous le dis à présent avant que l’événement n’arrive afin que lorsqu’il arrive vous croyiez que Je Suis".

 

En Jn 13, 19-20 "...afin que lorsque l'événement arrive, vous croyiez que Je Suis."

 

Et en Jean 12, 46 "Moi la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres".

Ap 3:21 mentionne : ''Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.''

 

Dieu a dit qu’Il ne partage point Sa Gloire avec aucun autre en Esaïe 42:8 "Je suis le Seigneur, tel est mon nom ; et je ne céderai pas ma gloire à un autre, ni ma louange aux idoles." Et 48:11 "C’est à cause de moi, de moi seul que je le fais : Comment ! Mon nom serait-il profané ? Ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre."

 

Et voilà que l'on voit Jésus dire qu'il s’est assis avec le Père sur Son Trône, et qu'Il a le pouvoir de nous faire asseoir avec Lui sur Son Trône! Preuve ultime.

Il existe encore dans la Sainte Bible de nombreux autres versets indiquant la divinité du Christ : dans l'Ancien Testament, Isaïe 48,12 : Dieu dit : "C'est Moi, Moi qui suis le Premier, C'est aussi Moi Qui suis le Dernier."

Isaïe 44,6 Ainsi parle le Seigneur, le roi d’Israël, son rédempteur, le Seigneur de l’univers : Je suis le premier et je suis le dernier, hors moi, pas de Dieu.

Or, dans le livre de l'Apocalypse chapitre 22,13-16 Jésus dit : "Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville. Dehors les chiens, les sorciers, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge ! Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage." Et au chapitre 21 précédent de l'Apocalypse, versets 6 et 7 Dieu dit : "Puis il me dit : « C’est fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, moi, je donnerai l’eau de la source de vie, gratuitement. Tel sera l’héritage du vainqueur ; je serai son DIEU, et lui sera mon fils.

De même, au premier chapitre du livre de l'Apocalypse, Jésus dit à Jean, verset 17-18 : ''Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles.''

 

Notre-Seigneur Jésus-Christ, avant d'être livré par les Juifs aux autorités romaines, savait qu'ils allaient le livrer, qu'il serait mis à mort et qu'il ressusciterait le troisième jour. 

 

La fête de sa Transfiguration Jésus-Christ prouve qu'Il enseignait à ses disciples de ne rien dire de sa divinité avant que tout ne soit accompli.

Sur une haute montagne, le Christ a révélé sa divinité à trois de ses apôtres :

-La voix qui parle, c'est le Père disant de Jésus qu'il est son "Fils bien-aimé"

-la nuée est le Saint-Esprit.

Nous avons là une illustration de la Trinité dans la Bible.

 

Avant la Croix, Jésus a donné un aperçu du Ciel à ses disciples pour fortifier leur cœur. Le secret sur sa nature divine ne devait être levé qu'après Sa Résurrection (voir aussi Mt, VIII, 4Mt XVII, 9). 

La divinité de Jésus-Christ dans la Bible

L'Évangile fait remarquer que lorsque Jésus sortit de l'eau du Jourdain après avoir reçu le baptême de S. Jean le Baptiste, les cieux s'ouvrirent et l'Esprit Saint descendit sur lui comme une colombe (Mt 3, 16). On entendit alors une voix venue du ciel qui disait : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour" (Mt 3, 17). 

 

Avec la Transfiguration, le Baptême de Jésus est une autre théophanie. 

La divinité de Jésus-Christ dans la Bible

Matthieu 3,16-17 "Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : 'Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie.'"

-La voix est celle du Père

-le Fils bien-aimé est Jésus

-la colombe est l'Esprit-Saint.

La divinité de Jésus-Christ dans la Bible
La divinité de Jésus-Christ dans la Bible

Jean 10,30 : "Le Père et moi, nous sommes un."

31 De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.

32 Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »

33 Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu»

34 Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?

35 Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.

36 Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.

La divinité de Jésus-Christ dans la Bible

Jean 14,8-11 "Philippe lui dit : 'Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit.' Jésus lui répond : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes."

La divinité de Jésus-Christ dans la Bible

"Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." (Mt 11,27)

 

 

"Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père." (Jn 10, 37-38)

La divinité de Jésus-Christ dans la Bible

Matthieu 9,5-7 : "Qu'est-ce qui est le moins difficile à dire : 'Tes péchés sont pardonnés' ou 'Lève-toi et marche' ? Pour vous faire comprendre que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés, il dit alors au paralytique : 'Lève-toi ! Enroule ton lit et rentre chez toi.' L'homme se leva et s'en alla chez lui.

 

 

Personne ne conteste que Jésus fut, au moins, un très grand mystique, l’initiateur d’un courant spirituel remarquable. Or, jamais nous le voyons se reconnaître pécheur. Lui, si humble, dit un jour à ses auditeurs: "Qui de vous me convaincra de péché?" (Jean 8,46). Comment se fait-il que cet homme qui avait un si grand sens de Dieu ne se soit pas reconnu pécheur devant Lui? C’est que Dieu et Jésus sont un.

Lors de la Tentation de Jésus au désert, le diable l’emmena sur une très haute montagne et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : ''Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi.'' Alors, Jésus lui dit : ''Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte.'' Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.'' (Mt 4, 8-11) Les anges servant Jésus, cela signifie que le diable qui est un ange déchu n'ayant pas voulu adorer Jésus, les anges, eux, l'ont fait. Donc Jésus est Dieu vu qu'"il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras." Sinon les anges n'auraient pas servi Jésus.

 

De même, aux versets 5 à 7 de Mt 4, nous lisons : "le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple 06 et lui dit : 'Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.' 07 Jésus lui déclara : 'Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu.'" Jésus répond au diable qu'il met le Seigneur son Dieu à l'épreuve en le tentant.

La divinité de Jésus-Christ dans la Bible

Jésus dit qu'il faut l'adorer comme on adore Dieu "le Père"

 

Dans Jn 5,23 Jésus dit : ''afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.'' Ici Jésus dit qu'il faut l'adorer comme on adore Dieu le Père.

Bien d'autres versets évoquent la divinité de Jésus :

 

Philippiens 2,5-6 2,5-6: "Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu."

 

Tite 2,13 écrit : ''attendant la bienheureuse espérance et l'Apparition de la gloire de notre GRAND DIEU et Sauveur, le CHRIST JESUS''.

 

Colossiens 2,9 : "Car en lui habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité".

Colossiens 1,15 "Il est l'Image du DIEU invisible, Premier-Né de toute créature"

 

2 Pierre 1,1 "SYMEON PIERRE, serviteur et apôtre de Jésus Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi d’aussi grand prix que la nôtre, par la justice de notre DIEU et Sauveur Jésus Christ."

 

1 Jean 5,20 "Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le DIEU VRAI, et la vie éternelle."

 

Jean 1, 01-14 AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. ...14 Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

 

Dans l'Ancien Testament, le prophète Jérémie 17.10 écrit : "Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes." Or, dans le Nouveau Testament, Jésus dit dans Apocalypse 2,23 "Toutes les Églises reconnaîtront que moi, je suis celui qui scrute les reins et les cœurs, et je donnerai à chacun de vous selon ses œuvres." Qui scrute les reins et les cœurs si ce n'est Dieu ?

 

Réclamer pour soi l'adoration est un péché puni de mort. (Actes 12 v 21 à 23). Or, Jésus n’a jamais refusé ni ne s’est opposé à l’adoration qui Lui est due, signe très clair de sa divinité :

 

Les mages d’Orient (Matthieu 2, 2) : "Ou est le Roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son astre à l’Orient et nous sommes venus lui rendre hommage" ; le lépreux (Matthieu 8, 2) : "un lépreux s’approcha et, prosterné devant lui disait : seigneur si tu le veux tu peux me purifier" ; l’aveugle de Jean 9.1/38 L’homme dit : "Je crois, Seigneur" et il se prosterna devant lui ; Jaïrus le notable dont la fille est morte, "prosterné devant Jésus il lui disait : viens lui imposer la main et elle vivra" (Matthieu 9, 18). Or seul Dieu ressuscite les morts. La Cananéenne (Matthieu 15, 25) : "la femme vint se prosterner devant lui : seigneur dit elle, viens à mon secours" ; Marie-Madeleine et Marie (Matthieu 28, 9); Les disciples l’adorèrent également (Matthieu 28, 9 ; Luc 5 , 8 ; 24, 52). Jésus revendique le droit d'être Dieu lorsque, entre autres, Il accepte l'adoration de Thomas en Jean 20,28 : Lorsque Thomas voit Jésus ressuscité, il se rend enfin compte de la vrai nature du Christ : "Thomas lui répondit : 'mon Seigneur ET mon Dieu !' et Jésus l'approuve en répondant : "parce que tu as vu, tu as cru. Heureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru."

 

Isaïe 8 : "Sanctifiez le Seigneur des armées lui-même, Il est, lui, votre peur et votre terreur. Il sera pour vous sanctification, pierre d’achoppement et de scandale, pour les deux maisons d’Israël, un nœud coulant et une ruine pour les habitants d’Israël, Plusieurs viendront buter sur elle, ils tomberont, et ils seront broyés par elle.'' Ici, en toute clarté, de l’aveu même de tous les Juifs, le Dieu suprême et le Seigneur des armées est appelé pour les uns une sanctification, et pour d’autres une pierre d’achoppement et de scandale, un nœud coulant et une ruine.

Or c’est au Christ lui-même qu’attribuent ce texte saint Luc, saint Pierre, et saint Paul. Car on lit dans Luc 2 que Siméon a dit au sujet du Christ : ''Il est placé pour la ruine et la résurrection de beaucoup''. Et aux Romains 9 : ''Que dirons-nous ? Que les Gentils qui ne cherchaient pas la justice ont accueilli la justice, cette justice qui vient de la Foi. Mais en cherchant la justice dans la loi de la justice, Israël n’est pas parvenu à atteindre la justice. Pourquoi ? Parce que les Israélites ne l’ont pas recherchée avec la foi, mais les œuvres. Car ils ont buté sur la pierre d’achoppement, comme il est écrit : voici que je place en Sion une pierre d’achoppement, une pierre de scandale." Pierre 11 : "À vous les croyants, l’honneur, mais aux incroyants la pierre d’achoppement et de scandale".

 

Isaïe 40 : "La voix de celui qui crie dans le désert : préparez un chemin pour le Seigneur, rendez droits dans le désert les sentiers de notre Dieu." C’est du Dieu d’Israël que ces choses sont dites par Isaïe. Car les Juifs ne donnent pas le nom de Seigneur et de Dieu à d’autres qu’au seul vrai Dieu, surtout les prophètes et les saints. Et pourtant, que cette voix soit celle de saint Jean Baptiste préparant un chemin pour le Christ, tous les évangélistes l’attestent. Matt.3, Marc 1, Luc 1, Jean 1. Le Christ est donc le Seigneur et le Dieu d’Israël dans lequel les adversaires de sa divinité ne voient que le Père.

 

Isaïe 45 : "Je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre, je le jure sur moi-même. Et tout genou fléchira devant moi". Romains 14 : "Nous nous tiendrons tous debout devant le tribunal du Christ. Car il est écrit : Je vis, moi, le Seigneur. Et tout genou fléchira devant moi". Vous voyez comment, au témoignage de l’apôtre, le Christ est ce Dieu en dehors duquel il n’y en a pas d’autre.

 

Malachie 3. "Voici que j’envoie mon ange, et il préparera le chemin devant ma face". C’est ainsi que parle le Dieu d’Israël, car tous les codex (hébreux, grecs, chaldéens, latins) ont "devant ma face". Et, pourtant, le Christ lui-même (en Matt. 11) dit que cet ange est Jean Baptiste qui prépara un chemin devant la face du Christ. En Luc 1, Zacharie dit : "C’est devant la face du Seigneur que tu prépareras ses voies". Quoi de plus clair ?

 

Pour prouver que ses brebis ne périront pas, Jésus fait ce raisonnement : "Personne ne peut enlever les brebis des mains de mon Père, parce qu’il est plus grand que tous". "Personne ne peut non plus enlever des brebis de ma main, Car le Père et moi nous sommes un." Cet argument ne prouve rien d’autre que ceci : le Père et le Fils ont la même main, c’est-à-dire la même puissance. Si la puissance est la même, l’essence est certainement aussi la même, car en Dieu l’essence et la puissance ne se distinguent pas l’une de l’autre. 

"Après avoir entendu cette parole, les Juifs prirent des pierres pour le lapider." Ils avaient donc compris que par ce "moi et le Père nous sommes un", il prêchait qu’il est un seul et même être avec le Père. Car ils n’auraient surement pas cherché à le lapider, s’ils avaient compris que le Christ ne parlait que d’une union de concorde avec son Père. Et comme Jésus n’a pas corrigé leur façon de penser, il s’ensuit donc qu’ils avaient bien compris.

Jean 16 : "Toutes les choses que le Père a sont miennes." Donc le Fils a l’essence du Père. N’allons pas penser qu’on doive entendre cela des choses qui sont à l’extérieur de Dieu, comme on dit, par exemple, que tout ce qu’un mari a sa femme l’a aussi. Mais un homme peut posséder une sagesse que sa femme n’a pas. Les mots qui précèdent excluent ce sens. Car il avait dit d’abord : "Il me glorifiera, car c’est de moi qu’il recevra". Ce que l’Esprit Saint reçoit du Père et du Fils est commun aux deux. Qu’est-ce que l’Esprit saint reçoit du Fils ? La science, certainement, car il dit : "Il recevra de moi et vous annoncera". Et plus loin : "Il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu". La science du Père et du Fils est la même. Mais, en Dieu, la science et l’essence sont une seule et même chose, comme l’a connu même un Aristote. L’un et l’autre ont donc la même essence. C’est ainsi que commentent ce texte tous les docteurs catholiques, à la suite de saint Jean Chrysostome, de saint Augustin et de saint Cyrille. (Saint Robert Bellarmin, Les Controverses de la Foi Chrétienne contre les Hérétiques de ce Temps)

 

"Les fouilles archéologiques conduites récemment sur le site d'un camp légionnaire à Meggido en Samarie, ont mis au jour un local associatif utilisé par un groupe de soldats chrétiens entre 230 et 250, avec une table eucharistique dédiée à 'JESUS CHRIST DIEU'. (Source : Y. TREPPER et L. Di SEGNI, A Christian Prayer Hall of the Third Century, Jerusalem, Israrel Antiquities Authority, 2006, in Marie-Françoise BASLEZ, Comment les Chrétiens sont devenus catholiques, Texto Lonrai 2021, p . 29.)

 

Lors des premiers siècles, "la divinité du Christ n'était jamais mise en doute, ainsi que l'atteste l'enquête menée par un gouverneur romain en 112 sur les célébrations des chrétiens de Bithynie (Lettre rapport à l'empereur Trajan de Pline le Jeune, Lettres 10 n°96 qui explique que les chrétiens rendaient un culte à Jésus "comme à un Dieu" dès le lever du soleil...) ou le témoignage archéologique de la table eucharistique dédiée à 'Jésus-Christ Dieu' par les soldats chrétiens d'un camp de légionnaires de Samarie au IIIe siècle. Mais on débattait de la manière dont le Christ est Dieu.", (Marie-Françoise BASLEZ, ibid. p. 103.)

 

LireDaily Mail : La plus ancienne inscription "Jésus est Dieu" découverte en Israël est considérée comme "la plus grande découverte depuis les Manuscrits de la mer Morte"

Pour les premiers Pères de l'Eglise, Jésus est Dieu :

 

La première épître de Clément de Rome XLVI (de 92 – 98), lettre rédigée en grec par Clément de Rome, évêque de Rome dans la décennie 90-100 et considéré comme pape demande : ''N'avons-nous pas un même Dieu, un même Christ et un même esprit de grâce ?'' 

Avec la Didachè, cette lettre de Clément de Rome constitue l'un des plus anciens témoignages sur le christianisme primitif, parallèlement au Nouveau Testament. Cette lettre est la première œuvre de la littérature chrétienne à développer le thème de la succession apostolique.

 

Saint Ignace d'Antioche, deuxième successeur de S. Pierre comme évêque d’Antioche, et disciple de Saint Jean, mort martyr vers 116 écrit dans l'Epître aux Ephésiens :

 

"Ignace, surnommé Théophore, à l’Église d’Éphèse en Asie, comblée de bénédictions par la munificence de Dieu le père, prédestinée avant tous les siècles à une gloire permanente, immuable ; unie étroitement à lui, et choisie en vertu des mérites réels de la passion par la volonté du Père et celle de Jésus-Christ notre Dieu."

 

Au chapitre VII de son épître aux Ephésiens écrite vers 107, S. Ignace parle de Jésus comme ''médecin, charnel et spirituel, engendré et inengendré, venu en chair, Dieu, en la mort vie véritable, <né> de Marie et <né> de Dieu, d'abord passible et maintenant impassible, Jésus-Christ notre Seigneur.''

 

Ephésiens 7. Saint Ignace d'Antioche, disciple de l'Apôtre Jean l'Evangéliste, parle vers 107 de Jésus comme "Dieu", "venu en chair" (Cf. prologue de S. Jean 1,1-14) in Les Ecrits des Pères apostoliques, Cerf, Sagesses chrétiennes, p. 160

 

"Car notre Dieu, Jésus-Christ, a été porté dans le sein de Marie, selon l'économie divine, né 'de la race de David' (Jn 7,42; Rm 1,3; 2 Tm 2,8) et de l'Esprit-Saint." (Ignace d'Antioche, Ephesiens 18)

 

En 163, S. Justin le Martyr écrit : 

 

"Nous croyons que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est le Seigneur annoncé par les Prophètes comme devant assister la race des hommes; (...) moi qui ne suis qu'un homme, je suis trop petit, je l'avoue, pour parler dignement de sa divinité infinie."

Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Apocalypse 1,7

Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Apocalypse 1,7

Vers 189 ap. J.-C : Saint Irénée - "Car avec Lui étaient toujours présents le Verbe et la Sagesse, le Fils et l’Esprit, par qui et en qui, librement et spontanément, Il a créé toutes choses, à qui aussi Il parle, disant : 'Faisons l’homme selon Notre image et Notre ressemblance', prenant de Lui-même la substance des créatures [formées], le modèle des choses faites, et la figure de tous les ornements du monde." (Contre les hérésies, Livre IV, Chapitre XX)

 

Saint Irénée souligne également que Rome détient l'autorité suprême et que tout disciple du Christ doit s'y conformer. Il fournit même une généalogie ininterrompue des évêques de Rome remontant aux premiers disciples de Jésus (Cf. Contre les hérésies, livre 3, chapitre 3).

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2 septembre 2025 2 02 /09 /septembre /2025 00:00
Sainte Ingrid de Skänninge († 1282)
Princesse suédoise, religieuse dominicaine ( 1282)Sainte Ingrid de Skänninge était, par sa mère, petite fille du roi Knut de Suède.
 
Devenue veuve, Ingrid fit un pèlerinage aux Lieux Saints. Au retour, passant par Rome, elle obtint du pape l'autorisation de fonder un couvent de religieuses cloîtrées dans son pays, qui furent des tertiaires dominicaines (moniales de l’Ordre des Prêcheurs). Elle donna tous ses biens pour la gloire de Dieu.

 

Son frère Jean Elovson, chevalier teutonique, l'aida de son argent et le couvent fut inauguré à Skänninge en Suède en 1281.

 

Sainte Ingrid mourut un an après, à Skänninge en Suède, l'an 1282.

 

 

Sources: 1, 2

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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 09:17

Les musulmans disent que Allah a 99 noms (nombre généralement admis par les théologiens de l'islam ou oulémas. Ces noms ont été extraits de différents passages du Coran et des hadiths, mais il existe plusieurs listes des 99 noms d'Allah.)

 

Or, ''quand on observe les 99 noms d'Allah généralement admis, on peut les regrouper en douze grands thèmes, qui curieusement correspondent aux douze grands lieux où la Bible dénoncent les puissances mauvaises : Abadon, Mammon, Baal. Des noms que l'Écriture connaît très bien. Dans la foi chrétienne les attributs de Dieu n'ont de sens que dans le Christ. Dans la Bible, ce ne sont pas des titres abstraits mais une personne vivante.

 

En Jn 14,9 Jésus dit : ''Qui m'a vu a vu le Père''.

 

Hors du Christ, un attribut devient une coquille vide, il garde le mot mais perd la substance. Et une coquille vide c'est l'endroit rêvé pour l'ennemi qui l'imite.

 

''Prenons trois exemples:

 

(1) Dans les 99 noms, Allah est appelé ٱلْنُّورُ

An-Nūr, la Lumière.

Dans l'Évangile dit, Jésus dit : ''Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie'.'' (Jn 8,12)

Et S. Paul avertit : ''Satan lui-même se déguise en ange de lumière'' (2 Co 11,14)

Sans le Christ, la lumière est comme un mirage, comme un phare éteint, présent mais incapable de guider les navires, alors qu'avec Jésus, la lumière guide et sauve.

 

(2) Dans les 99 noms, Allah est appelé ٱلْمُحْىِ

Al-Muhyī. Celui qui donne la vie.

Or dans l'Évangile Jésus déclare : ''Je suis la vie.'' (Jn 14,6)

Ici la vie n'est pas une idée, ni seulement la survie biologique, c'est une personne vivante et ressuscitée. Mais l'Apocalypse 9,11 nomme un ange de l'abîme, Abaddon, le destructeur. Sans le Christ, la vie se réduit à une parodie, une vie biologique destinée à finir dans la destruction. Alors qu'avec le Christ la vie signifie résurrection et éternité.

 

(3) Dans les 99 noms, Allah est appelé لْرَّزَّاقُ

Ar-Razzāq, le Pourvoyeur. Celui qui donne la subsistance.

Dans l'Évangile Jésus enseigne la Providence (Mt 6,26)  ''Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit.''

Ici la subsistance n'est pas un titre, mais l'amour d'un Père qui libère. En ce sens Jésus dit : ''Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon'' (Mt 6,14

 

Sans le Christ le Pourvoyeur devient une table pleine mais sans Père pour s'asseoir et partager.

 

Cela nourrit le ventre mais cela laisse l'âme vide.

 

Avec Jésus, c'est une table pleine et avec un Père.

 

Voilà trois exemples seulement mais il y en a douze.

 

Et c'est toujours la même mécanique, les mêmes mots, les mêmes titres mais pas avec le même esprit.

 

Avec le Christ c'est la vérité, sans Lui c'est une contrefaçon.

 

Les 99 noms ? Une liste de titres.

 

Le christianisme ? Un visage.

 

Et ce visage a un nom unique : Jésus-Christ

 

(Source : AhmedExpose)

Dieu s’est fait homme pour que nous devenions Dieu. Il s’est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible.

S. Athanase d'Alexandrie, Sur l'Incarnation du Verbe (Ive siècle)

Quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le PÈRE ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.

1 Jn 2,23

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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 00:00
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 75

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 75

Saint Aegidius, dont le culte a été pendant plusieurs siècles fort célèbre en France et en Angleterre, était athénien de naissance, et d'une extraction noble; il vivait vers la fin du VIIe siècle. Sa science et sa piété lui attirèrent une admiration universelle.

 

Voyant qu'il lui était impossible de mener dans sa patrie une vie retirée, il résolut de la quitter pour fuir le danger qui accompagne les applaudissements des hommes. Il vint vivre en ermite en Provence; il sera chaleureusement accueilli à Arles, puis au bord du Gardon par saint Vérédème, évêque à Avignon. Puis il se retirera en ermite dans la Vallée Flavienne, domaine du roi goth Flavius, dans l'embouchure du Rhône.

 

Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie; mais sa science était surtout celle des Saints.


Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontra un pauvre mendiant malade, presque nu, qui lui demanda l'aumône. Ému de compassion, Gilles se dépouilla de sa riche tunique et la lui donna : à peine le malheureux en fut-il revêtu, qu'il se trouva en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône était agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais Jésus-Christ ne Se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut lui-même effrayé et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident. Pendant la traversée, il calma une effroyable tempête par ses prières et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.

 

Mais il lui fallait la solitude; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours; le lait d'une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu'aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l'innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Wamba fit même bâtir là, à la demande de Gilles, un monastère, qui devint l'abbatiale Saint-Gilles, dans le Gard. Mentionnée dès 814, l’abbaye doit sa grande renommée au pèlerinage du tombeau de son fondateur légendaire, invoqué pour la libération des prisonniers et la guérison des infirmités et les maladies. Elle est aujourd'hui classée au titre des monuments historiques, et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.


Devenu abbé, Saint Gilles conseilla les plus grands, pape et rois.

On raconte qu'un grand personnage (Charles Martel ou Charlemagne ?) lui avait demandé l'absolution pour un très grand péché (inceste). Alors que Saint Gilles célébrait la Messe, un ange plaça sur l'autel un parchemin où était consignée la faute. Au fur et à mesure du déroulement de l'office, les traces écrites du péché s'effacèrent sur le parchemin.

Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux. 

Saint Gilles est représenté avec une biche, poursuivie par des chasseurs, ou tantôt en abbé bénédictin, avec la crosse. On le représente aussi en Italie avec une fleur de lys (giglio signifiant "lys" en italien). 


Sur son tombeau fut construite l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard
, alors port de mer, étape de pèlerinage sur le chemin de Rome et de Compostelle. Gilles a toujours son tombeau dans la crypte de l'abbatiale.

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Au "Moyen-Âge", le culte de Saint Gilles était très important, non seulement en Provence et dans le Languedoc mais dans la plupart des pays de la chrétienté. Il était surtout vénéré comme saint auquel on se confessait le plus volontiers, puisqu'il assurait l'absolution. 

 

Son culte se répandit rapidement, de nombreux pèlerins venus des pays les plus lointains (Flandres, Danemark, Hongrie, Norvège, Pologne…) s'acheminèrent vers son tombeau, invoquant saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses et pour la protection des enfants.

 

La ville de Saint-Gilles, aussi appelée Saint-Gilles-du-Gard, doit son nom au célèbre abbé Gilles l'Ermite dont elle garde le tombeau; elle fut au XIIe siècle un des plus importants lieux de pèlerinage de la chrétienté. La ville connut alors un développement sans précédent. Aujourd’hui, même si le culte de Gilles est moins pratiqué, Saint-Gilles-du-Gard demeure une étape pèlerine sur le chemin de Saint-Jacques.

 

Des villes et des villages en France et à l'étranger portent son nom et plus de 2000 églises le désignèrent comme patron.

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Patron des estropiés, on invoque saint Gilles contre le cancer, la folie, la stérilité des femmes et la protection des enfants.

 

Selon le livre V du Codex Calixtinus (une oeuvre collective due aux maîtres et étudiants de la cathédrale compostellane et dont des chapitres copiés sont attribués au pape Calixte II), probablement rédigé vers 1120-1130:

 

"Le digne corps de Saint Gilles, très pieux confesseur et abbé, doit aussi être visité avec le plus grand soin et vigilance : car le très saint Gilles, célèbre dans tous les climats de la terre, doit être aimé et invoqué par tous, et l'objet des supplications de tous. Après les prophètes et les Apôtres, personne parmi tous les autres saints n'est plus digne, personne n'est plus saint, personne n'est plus glorieux, personne ne vient plus vite au secours. C'est lui en effet, avant les autres saints, qui a l'habitude d'être le plus prompt à aider les nécessiteux, les affligés et les angoissés qui font appel à lui. Ô que la visite de son tombeau est œuvre belle et précieuse ! Le jour même, celui qui l'aura prié de tout son cœur sera sans aucun doute heureusement secouru.

 

"Cela même que je dis, je l'ai expérimenté : j'ai vu autrefois un homme qui, le jour où il l'invoqua échappa grâce à l'aide du saint confesseur de la maison d'un certain Peirot, cordonnier, dont la très vieille demeure s'effondra entièrement. Qui donc verra davantage son tombeau ? Qui adorera Dieu dans sa très sainte Basilique ? Qui embrassera le plus son sarcophage ? Qui baisera son vénérable autel ou qui racontera sa très pieuse vie ? Un malade revêt sa tunique et est en effet guéri; grâce à sa vertu indéfectible, un homme mordu par un serpent, est guéri; un autre, ravi par le démon, est libéré. Une tempête en mer s'arrête; la fille de Théocrite lui est rendue par une guérison longuement souhaitée; un malade de tout le corps, privé de santé, retrouve le bon étant si longtemps désiré; une biche qui était sauvage, domestiquée par ses pouvoirs devient familière; l'ordre monastique sous le patronage de cet abbé s'étend; un énergumène est délivré du démon; le péché de Charlemagne qui lui fut révélé par un ange est remise au roi; un défunt est rendu à la vie; un paralysé retrouve sa santé antérieure; mieux encore, deux portes en cyprès portant des représentations sculptées de princes des apôtres de la ville de Rome jusqu'aux portes du Rhône, parviennent sur les ondes marines, sans aucun gouvernail, par la seule puissance de son pouvoir. Mourir me dégoûte parce que je ne peux narrer toutes ces œuvres vénérables tant elles sont nombreuses et grandes." (Adeline RUCQOI, Le Voyage à Compostelle, du Xe au XXe siècle, Robert Laffont, Lonrai 2018, p. 30, 44-45.)

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Sources

 

- Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 244
- La Bible et les Saints, Encyclopédie Tout l'Art, Flammarion, Gaston Duchet-Suchaux, Michel Pastoureau, 1994 – ISBN : 2-09-012256-8

- Les saints qui guérissent en Normandie, Hippolyte Gancel, Éditions Ouest France, 2006 – ISBN : 2-7373-3565-5

- La Légende Dorée

Les saints du jour; wikipedia ; la légende de Saint-Gilles détaillée (légende dorée) abbaye-saint-benoit.ch

Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 74-75

https://tourisme.saint-gilles.fr/fr/visiter/patrimoine/la-ville/un-peu-d-histoire

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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 14:00

(Mises à jour permanentes)

 

Introduction du sujet

 

Très peu de lumière est faite dans les media sur la ''coalition des volontaires''.

 

Voici ce que nous savons à ce jour.

 

''Les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force'', répètent inlassablement les pays occidentaux.

 

Curieusement, à l'origine la ''coalition des volontaires'' a été le nom donné à la coalition menée par les Etats-Unis en 2003 dans leur guerre illégale en Irak fondée sur la fausse nouvelle des armes de destructions massives (armes non conventionnelles les plus terrifiantes que Colin Powell accusa l'Irak de posséder pour justifier l'agression de la ''Coalition''.)

 

En 2005, Le Monde titrait : ''En deux ans, la 'coalition des volontaires' a perdu la moitié de ses membres". "Aucun haut responsable du gouvernement américain n’a été traduit en justice pour les crimes perpétrés en Irak depuis 2003" [1]. Ni pour le déclenchement d'une guerre illicite sur une fausse nouvelle...

 

Aujourd'hui, sans vergogne une coalition du même nom a modifié les frontières européennes par la force en Yougoslavie en général de 1991 à 2001, au Kosovo en particulier en 2008 dans sa déclaration d'indépendance unilatérale, et a ouvert depuis 34 ans la boîte de Pandore du non-respect de l'intangibilité des frontières.

 

Cette même coalition ferme les yeux sur d'autres violations de frontières, celles de décennies d'expansion territoriale de l'Etat d'Israël. Aucun mot d'indignation et/ou de protestation n'a été entendu lorsque Benjamin Netanyahou a évoqué la construction du ''Grand Israël''.

 

Aujourd'hui, à la suite d’un sommet à Londres, tenu le 2 mars 2025, comprenant 18 dirigeants mondiaux, la coalition des volontaires met en place "un plan en quatre points proclamé par le Premier ministre britannique Keir Starmer pour soutenir l’Ukraine contre la Russie" [sic].

 

***

 

I-L'initiative, rendue publique lors du sommet de Londres sur l'Ukraine le 2 mars 2025, vise à renforcer le soutien européen au régime de Kiev dans un contexte de revirements politiques des Etats-Unis dirigés par Donald Trump.

 

Keir Starmer dit de la réunion qu'elle fut un ''moment qui n'arrive qu'une fois par génération'' pour la sécurité européenne, affirmant que le temps des actions concrètes était venu plutôt que celui des délibérations sans fin.

 

Cette annonce a été faite "en réponse" deux jours après une rencontre tenue entre le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump accompagné du vice-président JD Vance à la Maison Blanche le 28 février 2025.[2]

 

Le 15 mars 2025 Keir Starmer annonça que la Grande-Bretagne allait "maintenant passer à une phase opérationnelle'' et a évoqué l’"envoi de troupes sur le terrain."

 

"Ce sont des discussions opérationnelles que nous avons au sein de la coalition des volontaires", ajouta-t-il.[3]

 

La première réunion de la ''Coalition'' eut lieu le 10 avril 2025 au siège de l’Otan à Bruxelles.

 

 

Mardi 13 mai 2025 sur TF1, Emmanuel Macron répondant à plusieurs questions sur la guerre en Ukraine, déclara que la France était ''prête'' à une ''discussion'' sur le déploiement d'avions armés de ''bombes'' nucléaires dans d'autres pays européens.

 

Cf. https://www.europe1.fr/international/la-france-prete-a-une-discussion-sur-le-deploiement-davions-armes-de-bombes-nucleaires-dans-dautres-pays-europeens-dit-macron-745900

 

II- Pendant que Macron et Starmer mettent en place leur "coalition des volontaires", Donald Trump et Vladimir Poutine réunis en Alaska , font des pourparlers de paix du 15 août au 18 août 2025.

 

Une fois de plus, "en réponse" à ce sommet de paix en Alaska, la coalition des volontaires se réunit en visioconférence dimanche 17 août, avec l'objectif de réaffirmer le soutien de l'UE à l’Ukraine, réaffirmant le refus d’une quelconque concession territoriale à Moscou, et coordonnant une réponse européenne.

 

La coalition prévoit la création d’une “force de réassurance” en Ukraine. Cette force, conçue pour intervenir après un éventuel cessez-le-feu ou accord de paix en Ukraine, aiderait à sécuriser le territoire ukrainien. 

 

D’autres nations comme la Hongrie ou la Pologne s’y opposent. De nombreux États membres craignent une escalade militaire.

 

L’Europe augmente ses dépenses de défense, via des plans comme ReArm Europe (800 milliards d’euros).

 

Le manque de soutien des américains pourrait affaiblir le projet d’une opération militaire. La plupart des systèmes de surveillance et de collecte de données en temps réel utilisés en Ukraine sont américains (satellites, drones stratégiques), et donc le problème se pose pour la défense anti-missiles et le guidage par satellites : la plupart des systèmes utilisés sont américains.

 

Le 12 juillet Macron parle d'un 'corps d'armées pouvant aller jusqu'à 50 000 hommes, capables d'être employés dans un engagement majeur''. ''Troupes au sol : les plans sont prêts" (Macron, LCI) [4]

 

Ces derniers jours les forces aérospatiales russes ont :

-détruit les bureaux de la représentation de l'UE à Kiev

-frappé le "British Council" à Kiev

détruit l'usine de fabrication des drones turcs Bayraktar TB2 à Kiev, fabriqués depuis début 2024 et destinés à être envoyés sur la Russie.

 

Trump n'a pas condamné les frappes sur Kiev. "Et récemment, l'Ukraine a frappé des usines pétrolières russes", a même déclaré Caroline Leavitt, Secrétaire de Presse de la Maison Blanche, comme pour justifier les frappes russes.

 

Troupes au sol_les plans sont prêts (Macron) |LCI 14 juillet 2025.

 

"Cette guerre pourrait encore durer de nombreux mois. Nous devrions en tout cas nous y préparer.'' LCI YouTube [5]

 

Troupes au sol_les plans sont prêts (Macron) |LCI 14 juillet 2025

 

III- Enfin, une note "secrète", révélée par le Canard enchaîné le 26 août et relayée sur LCI et TF1 porte le titre : "La note secrète qui prépare la France à la guerre". 

 

"Un document des services du ministère de la Santé et qui n'avait pas été rendue publique  a été adressé à tous les directeurs des agences nationales de santé. Voici ce que l'on peut y lire : "il faut que toutes les agences de santé soient prêtes d'ici mars 2026 pour un engagement majeur."

 

Cf. https://www.lecanardenchaine.fr/defense/51669-la-sante-requisitionne-les-hopitaux-pour-la-guerre-en-europe

 

LCI YouTube. Cf. https://www.youtube.com/watch?v=lGv-qOS_AYA

 

Pendant qu'Américains et Russes travaillent à la paix, Grande-Bretagne et France travaillent à la guerre.

Add. 1er septembre 2025. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, vient de déclarer que des dizaines de milliers de soldats européens seront déployés en Ukraine, sous la régie directe de l’Europe. [6]

 

Von der Leyen affirme que l'Europe élabore des plans "précis" pour envoyer des troupes en Ukraine, rapporte le Financial Time. Cf. https://www.reuters.com/world/europe/von-der-leyen-says-europe-is-drawing-up-precise-plans-send-troops-ukraine-ft-2025-08-31/

 

The Guardian, 1er septembre 2025: "l'Europe prépare des plans de déploiement de troupes"

 

L'Europe élabore des "plans assez précis" pour un déploiement de troupes multinationales en Ukraine dans le cadre des garanties de sécurité post-conflit qui auront le soutien des capacités américaines, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une interview publiée dimanche au Financial Times.

 

"Le président Trump nous a assurés qu'il y aurait une présence américaine dans le cadre du filet de sécurité", a déclaré von der Leyen au FT, ajoutant que "cela était très clair et affirmé à plusieurs reprises".

 

Le déploiement devrait inclure potentiellement des dizaines de milliers de soldats dirigés par l'Europe, soutenus par l'aide des États-Unis, y compris des systèmes de contrôle et de commandement et des moyens de renseignement et de surveillance, indique le rapport, ajoutant que cet accord a été conclu lors d'une réunion entre le président américain Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy et de hauts dirigeants européens le mois dernier.

Les médias confirment qu’une réunion des dirigeants européens est prévue le 4 septembre à Paris pour discuter des "garanties de sécurité" à l’Ukraine. Présents autour de la table :
Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer, Volodymyr Zelenskyy. [7]

 

Cf. The Guardian, 1 septembre 2025: "Briefing sur la guerre en Ukraine : l'Europe prépare des plans de déploiement de troupes". Cf. https://www.theguardian.com/world/2025/sep/01/ukraine-war-briefing-europe-drawing-up-plans-for-troop-deployment-zelenskyy-vows-retaliation-for-drone-strikes

 

05/09/2025 Réunis en visioconférence depuis Paris, les membres de la "coalition des volontaires" tentent toujours d’obtenir une confirmation du soutien de Donald Trump aux garanties de sécurité promises à l’Ukraine.

 

"Pourquoi continue-t-on à faire croire que la 'coalition des volontaires' emmenée par notre président peut contribuer à renforcer l’armée ukrainienne en déployant des soldats une fois le cessez-le-feu conclu pour dissuader la Russie d’une nouvelle agression ? Il me semble que cette disposition fait en soi figure d’obstacle à la négociation puisque les Russes n’en veulent absolument pas. C’est donc totalement illusoire", explique le journaliste Régis Le Sommier.

 

Vladimir Poutine à propos de l'idée de troupes occidentales en Ukraine après la guerre, actuellement débattue par la soi-disant "coalition des volontaires" (sorte de substitut de l'Otan), a déclaré :

 

"Si des troupes apparaissent là-bas, surtout maintenant, pendant les hostilités, nous les considérerons comme des cibles légitimes pour des frappes."[8] [9]

 

S'il dit qu'il veut envoyer des troupes en Ukraine, ce n'est en aucun cas pour faire la guerre à la Russie mais pour faire la paix : "Emmanuel Macron annonce que 26 pays "se sont formellement engagés" à déployer des troupes dans le cadre d'un cessez-le-feu". Ces forces "se déploieront dans le cadre d'un cessez-le-feu" mais pas sur la ligne de front", a précisé ce jeudi [4 septembre] le président français, dans le cadre d'une réunion de la coalition des volontaires à l'Élysée au côté de son homologue ukrainien.[10] 

 

Alors qu'il inclut l'Italie dans ces 26 pays près à envoyer des troupes, Giorgia Meloni répète qu'elle exclut tout envoi de troupes italiennes en Ukraine, estimant qu'un tel plan est irréalisable et inefficace.[11] [12] [13]

Les autres pays qui excluent l'envoi de troupes : l'Allemagne, l'Espagne, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, l'Italie, le Portugal, la Lettonie (indécise), et la Suède (position non définitive).[14]

"La Pologne n'envisage pas d'envoyer de soldats en Ukraine, y compris après la fin de la guerre", a déclaré le Premier ministre polonais Donald Tusk.[15]

 

E.M. vient de confirmer l'envoi de troupes en Ukraine. Les Français ont-ils été consultés ?, demande Béatrice Rosen. [16]

Sources :

 

[1] https://www.amnesty.fr/presse/irak-20-ans-aprs-linvasion-de-lirak-par-la-coaliti

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Coalition_des_volontaires

[3] https://x.com/jon_delorraine/status/1901022509753061714

[4] https://information.tv5monde.com/international/coalition-des-volontaires-pour-lukraine-quest-ce-que-cest-2788558

[5] Troupes au sol : "les plans sont prêts" (Macron) LCI, 14 juillet 2025

[6] Reuters, 1er septembre 2025

https://www.reuters.com/world/europe/von-der-leyen-says-europe-is-drawing-up-precise-plans-send-troops-ukraine-ft-2025-08-31/

[7] The Guardian, 1er septembre 2025

https://www.theguardian.com/world/2025/sep/01/ukraine-war-briefing-europe-drawing-up-plans-for-troop-deployment-zelenskyy-vows-retaliation-for-drone-strikes

[8] https://x.com/LoetitiaH/status/1963882046834532381

[9] https://x.com/VirginiePerez15/status/1963856051016474951

[10] https://www.bfmtv.com/international/europe/ukraine/emmanuel-macron-annonce-que-26-pays-se-sont-engages-a-etre-presents-sur-le-sol-en-mer-ou-dans-les-airs-en-ukraine_AN-202509040627.html

[11] https://fr.businessam.be/la-premiere-ministre-italien-meloni-refuse-denvoyer-des-troupes-italiennes-en-ukraine/

[12] https://www.lefigaro.fr/international/soutenir-l-ukraine-sans-envoyer-de-troupes-l-exercice-d-equilibriste-de-giorgia-meloni-20250902

[13] https://x.com/BastionMediaFR/status/1963629800393703440

[14] https://x.com/FCOUILBAULT1/status/1963847905069977839

[15] https://x.com/Pascal_Laurent_/status/1963685039977464252

[16] https://x.com/Beatrice_Rosen/status/1963613278967304206

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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 12:15

C’est la question que pose Hans van Leeuwen, chroniqueur au The Telegraph, alors que se profile le 19e paquet de sanctions anti-russes.

 

L’article publié porte le titre prudent (en français) "La Grande-Bretagne et la France s’approchent d’une nouvelle crise", mais l’URL trahit l’intitulé original, plus cru : ''Who will go bust first: Britain or France ?''

 

Cf. https://www.telegraph.co.uk/business/2025/08/28/who-will-go-bust-first-britain-or-france/

 

▪️ Les rendements des obligations d’État à 10 ans des deux pays surpassent désormais ceux de la Grèce.

 

La dette publique du Royaume-Uni avoisine 96 % du PIB, tandis que celle de la France, qui atteignait 113 % fin 2024, s’élève aujourd’hui à 115 %.

 

Le déficit budgétaire britannique s’élevait à 4,8 % du PIB l’an dernier, celui de la France à 5,8 %.

 

Van Leeuwen en tire une conclusion limpide :

 

Londres et Paris devront soit couper dans leurs dépenses, soit augmenter les impôts – voire les deux.

 

En Grande-Bretagne, le ministère des Finances a supprimé les aides hivernales au carburant, réduit plusieurs programmes sociaux et relevé les impôts.

 

En France, la situation est encore plus critique : le Premier ministre Bayrou a proposé un plan de 44 milliards d’euros combinant coupes budgétaires et hausses fiscales, mais il n’a pas réussi à le faire adopter par le Parlement et attend un vote de confiance le 8 septembre.

 

Au Royaume-Uni, le Parti travailliste au pouvoir est devancé d’au moins 10 points par les réformistes de Nigel Farage, tandis qu’une nouvelle menace émerge à gauche avec le parti soutenu par Jeremy Corbyn. Les positions de Starmer restent donc précaires, et ses membres commencent à lorgner d’autres projets politiques.

 

"Les gouvernements des deux pays voudraient augmenter les impôts, mais ils pressurent déjà leurs économies jusqu’à la dernière goutte.

 

"En 2027-2028, la part des impôts dans le PIB britannique atteindra un record de 38 %. En France, elle s’élève déjà à 46 %", met en garde van Leeuwen.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, la France et la Grande-Bretagne se sont engagées auprès de Trump à accroître leurs dépenses militaires...

 

À cela s’ajoute le vieillissement de la population (qui alourdit les dépenses de retraites) et une croissance économique anémique, estimée à 1 % dans le meilleur des cas.

 

L’auteur n’exclut pas que Londres et Paris doivent bientôt se tourner vers le FMI pour demander une aide...

 

Bien que van Leeuwen se focalise sur la France et la Grande-Bretagne, des dynamiques similaires se dessinent en Allemagne. Par une curieuse coïncidence, les économies européennes ont commencé à "s’effriter" après que leurs élites ont embrassé une russophobie politique et économique.

 

Seul un changement radical de cette posture destructrice pourrait sauver l’Europe.

 

Mais, à en juger par la situation, il faudra attendre la prochaine génération de dirigeants : sur les « leaders » actuels comme Merz, Macron ou Starmer, aucun espoir ne repose.

 

— Elena Panina

 

Source: https://www.telegraph.co.uk/business/2025/08/28/who-will-go-bust-first-britain-or-france/

via 

 

Lire aussi: 

 

>Guerre de Macron en Ukraine et envolée des prix : Les sanctions contre la Russie nous sanctionnent nous-mêmes

 

https://www.lepoint.fr/monde/les-sanctions-contre-la-russie-plus-genantes-pour-le-voisin-europeen-que-pour-les-etats-unis-26-01-2022-2462071_24.php

https://www.lepoint.fr/monde/les-sanctions-contre-la-russie-plus-genantes-pour-le-voisin-europeen-que-pour-les-etats-unis-26-01-2022-2462071_24.php

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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 10:47
Saviez-vous que le pape saint Jean-Paul II a pratiqué trois exorcismes au Vatican?

Saviez-vous que le pape saint Jean-Paul II a pratiqué trois exorcismes au Vatican ?

 

Un pape brandissant la Croix en combat direct contre l'Enfer. Le Diable a même avoué le craindre.

 

C'est l'histoire du pape qui a affronté le démon de front –

 

L'un des principes fondamentaux de la foi catholique est que les démons existent réellement et, comme le dit la prière à saint Michel, qu'ils "rôdent sur la terre pour la des âmes".

Beaucoup de gens pensent que le diable est une invention du marketing, mais il est bien réel.

 

Le journaliste italien Fabio Marchese Ragona a déclaré s'être entretenu avec plusieurs exorcistes qui ont affirmé que "le diable était terrifié" par saint Jean-Jeaul II et Benoît XVI. Son livre relate en détail ces moments, tels qu'ils ont été vécus par le photographe de longue date du pape, Arturo Mari, et tels qu'ils ont été témoignés par le Père Gabriele Amorth.

 

Jean-Paul II était aussi un exorciste, haï et craint par le diable, selon le célèbre Père exorciste Gabriele Amorth.

 

Jusqu’au début de son pontificat, les exorcismes étaient considérés comme une pratique "médiévale" en voie de disparition face aux avancées scientifiques en psychiatrie, en médecine et en technologie. Le pape Jean-Paul II "venu d'un pays lointain", a approuvé une version actualisée du rite de l'exorcisme en 1998, près de 400 ans après la publication de la version précédente. Il avait lui-même déjà pratiqué ce rite d'exorcisme dans l'enceinte du Vatican, comme le rapporta le journaliste David Murgia dans une émission télévisée sur TV2000, la chaîne de radio et de télévision de la Conférence épiscopale italienne. Alors qu'il était encore jeune prêtre, selon les sources de TV2000, le futur pape polonais aurait pratiqué des exorcismes sur diverses personnes atteintes de maladies inexplicables et qu'on croyait possédées.

 

Mais pourquoi le diable avoue-t-il avoir peur de Jean-Paul II ?

 

Le père Amorth, exorciste officiel du diocèse de Rome, confia à TV2000 avoir découvert pourquoi saint Jean-Paul II était un puissant intercesseur pour lutter contre le diable et libérer les possédés. Il aborda également ce sujet dans le livre qu'il coécrivit avec le journaliste italien Pablo Rodari, déclarant : "J'ai demandé au diable plus d'une fois : 'Pourquoi as-tu si peur de Jean-Paul II ?' "

 

(1) La chute du communisme

 

Tout d'abord, explique le Père Amorth, le diable répondit que le saint pape avait "perturbé ses plans" sur la Terre. Amorth interpréta alors la réponse du diable comme une allusion à la chute du communisme et du marxisme dans l'ex-Union soviétique.

 

(2) De nombreuses jeunes âmes arrachées au démon

 

Deuxièmement, l’exorciste italien a déclaré que le diable était furieux contre Jean-Paul II parce qu’il "lui avait arraché tant de jeunes de ses mains".

 

Amorth expliqua que c'était précisément parce que "beaucoup de jeunes se sont convertis grâce à Jean-Paul II. Certains étaient peut-être déjà chrétiens, mais non pratiquants, mais avec Jean-Paul II, ils sont revenus à la pratique."

 

Le Père Amorth souligna également le fait que, même si Jean-Paul II et Padre Pio étaient nos alliés contre le diable, il ne fait aucun doute que leur influence ne peut être comparée à la puissance de la Vierge Marie, la Mère de Jésus.

 

"Un jour, j'ai aussi demandé à Satan : 'Mais pourquoi as-tu plus peur quand j'invoque Notre-Dame que quand j'invoque Jésus-Christ ?' Il m'a répondu : 'Parce que je suis plus humilié d'être vaincu par une créature humaine que par Lui'. "

 

Il convient également de noter que, sous le pontificat de Jean-Paul II, le Saint-Père a décidé que ce serait une priorité dans le diocèse de Rome de dépoussiérer l'ancien rite de l'exorcisme et de former des prêtres à cette mission spirituelle de guérison et de libération.

 

En juillet 2014, la Congrégation pour le Clergé, avec la bénédiction du pape François, accorda la reconnaissance juridique à l'Association internationale des exorcistes (AIE).

 

Le Vatican a ainsi officiellement reconnu l'existence d'un groupe de 250 prêtres répartis dans 30 pays qui luttent contre la possession démoniaque.

 

Mais passons aux exorcismes.

 

En 1982, une femme possédée par des esprits violents fut amenée à Jean-Paul II.

 

Tandis que le successeur de Pierre priait sur elle, elle criait et se tordait. Mais lorsqu’il leva la main pour la bénir, elle fut libérée. Les démons ne purent résister à l’autorité du successeur de Pierre.

 

Des années plus tard, en 1984, une autre jeune femme fut amenée au Vatican. Les médecins n'avaient pas pu l'aider. Les exorcistes luttèrent.

 

Lorsque Jean-Paul II entra dans la pièce, elle cria :

 

"Laissez-nous tranquilles, Pape ! Vous êtes à nous !"

 

Mais il pria, et l’emprise de l’Enfer se brisa.

 

Peut-être que le cas le plus dramatique se produisit en 2000, sur la place Saint-Pierre, où le pape ne procéda pas à un exorcisme complet, mais aida une femme possédée.

 

Une jeune fille de 19 ans, se débattant violemment, fut placée devant lui.

 

Quand il priait, elle grogna: "Même votre pape ne peut pas la sauver."

Mais il persista. Il la bénit. Et il invoqua Marie.

 

Cela eu un certain effet positif, mais ne réussit à libérer la jeune fille, écrit Amorth.

 

"De son vivant, Jean-Paul II, en plus de pratiquer des exorcismes, représentait par sa prière un grand trouble pour le père du mensonge", écrit Ragona, "le diable, en pratique, l'a toujours haï et continue de le haïr, d'abord comme pape, maintenant comme saint."

 

Le pape ne procédé pas à un exorcisme rituel complet, mais le père Amorth déclara que les éléments rituels ne font que "la plus légère différence" dans l'efficacité d'un exorcisme.

 

"De nombreux exorcistes ne pratiquent pas l'exorcisme rituel mais se limitent à prier et à ordonner au démon de partir", a-t-il déclaré.

 

Le père Amorth a déclaré que la jeune fille était possédée depuis l'âge de 12 ans et qu'elle lui avait été envoyée en consultation par l'exorciste de l'archidiocèse de Milan, qui n'avait jamais traité un cas aussi grave.

 

Il déclaré que Danzi avait conseillé Monseigneur Stanislaw Dziwisz, le secrétaire privé du pape, qui avait informé le pape de la situation. Jean-Paul II vit la femme visiblement en détresse alors qu'il s'apprêtait à quitter la place dans sa "papamobile", mais il est sorti du véhicule pour passer un peu de temps avec elle, a déclaré le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls.

 

Pas d'exorcisme, déclare le Vatican

 

Navarro-Valls a déclaré que le pape avait passé "quelques minutes" avec la femme mais, à sa connaissance, n'avait procédé à aucun exorcisme.

 

"Il l'a d'abord bénie", a déclaré le porte-parole. "Il l'a caressée, il a essayé de la calmer, de la réconforter." Le pape sembla la calmer, a-t-il ajouté.

 

Ce ne sont pas des légendes. Ce sont des témoignages enregistrés de responsables du Vatican.

 

Saint Jean-Paul II n’était pas seulement un philosophe, ou un homme d’État, ou le "pape de la jeunesse".

 

Il était un guerrier contre l'enfer.

 

Et même les démons reconnaissaient son autorité.

 

"N’ayez pas peur."

 

Ces mots définissent son pontificat.

Ils ont terrifié les tyrans sur terre et ils ont terrifié les démons de l’enfer.

 

Pape Saint Jean-Paul II, priez pour nous !

 

Source : TRAD WEST

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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 00:00
Saint Aristide, laïc (2e siècle)

Philosophe grec d'Athènes, converti, réputé pour son Apologie du christianisme qu'il présenta à l'empereur Hadrien vers 125 ap.J.-C., probablement lors de son passage à Athènes. Ce texte, qui demeura longtemps égaré, a été retrouvé écrit en syrien, en arménien et en grec.

C'est probablement Aristide qui présenta un texte complétant son Apologie, intitulé Epître à Diognète. Cette élégante et vibrante fabrication littéraire tentait de convaincre un païen honnête de la sottise des racontars répandus au sujet des chrétiens, ces gens qui vivaient absolument comme tout le monde, mais simplement mieux que tout le monde :
 


"Ils [les chrétiens] habitent les villes des Grecs et des barbares; ils se conforment, en matière d'habillement, de nourriture et de tout le quotidien, aux usages du pays, et pourtant, ils présentent je sais quoi de remarquable et d'extraordinaire. Ils jouissent de tous les droits des citoyens et sont traités partout comme des étrangers. Ils se marient, ils ont des enfants, mais ils n'exposent pas leurs nouveau-nés [Ndlr. allusion à l'usage romain autorisant un père de famille à abandonner l'un de ses enfants parce qu'il doute de sa légitimité, n'a pas de quoi le nourrir, ne veut pas d'une fille de plus ou d'un infirme. Constantin Ier (310-337) interdira cette pratique contre laquelle les chrétiens n'avaient cessé de s'élever et contre laquelle ils luttaient en recueillant ces enfants. Ce qui leur épargnait le sort habituel de ces malheureux petits : mourir sur place, parfois dévorés par les chiens ou les porcs, être ramassés par des mendiants qui les estropiaient ou des proxénètes qui les prostituaient, ou, pour les plus chanceux, être vendus comme esclaves].

 

"... Ils [les chrétiens] mangent en commun mais ne se livrent pas à la débauche. Ils mènent dans la chair une vie non charnelle, vivant sur la terre mais le coeur au ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais ils les surpassent par leur propre morale. Ils aiment l'humanité entière alors que tous les hommes les persécutent. Ils sont condamnés par ceux qui ne les connaissent pas; ils sont mis à mort et, par là, acquièrent l'immortalité..." (Epître à Diognète, V)

 

Malgré toutes les explications de Quadratus et d'Aristide, l'empereur Hadrien (117 - 138) ne distinguait toujours pas nettement les chrétiens des Juifs. (...) Et ceux de Jérusalem qui restaient attachés à une bonne part des anciens rites hébraïques, prêtaient spécialement à cette confusion. On expulsa donc les chrétiens hiérosalémytes (habitants de Jérusalem) de la ville, comme les Juifs; une mesure que Titus en son temps (empereur de  79 à 81) mieux informé, n'avait pas voulu prendre.

 

À Athènes, vers 150, saint Aristide, philosophe très célèbre par sa foi et sa sagesse, qui présenta à l’empereur Adrien un livre sur la vérité de la religion chrétienne.

 

Martyrologe romain

 


Sources :  (1), (2), (3) Anne BernetLes chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 116, 119.

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30 août 2025 6 30 /08 /août /2025 00:00

Saint Fiacre (statue du XVe siècle, église St Taurin d'Évreux)

 

Saint Fiacre, fils d'un roi d'Écosse, vivait au VIè siècle ; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles. Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l'amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu. Il s'embarqua pour la France, à l'insu de son père, et se choisit, près de Meaux en Brie, un lieu retiré, dans une forêt, où l'évêque lui concéda une portion de terre, et où il bâtit un couvent (monastère du Breuil) qu'il consacra à la Sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance, une dévotion singulière.

Vénéré en Brie depuis le haut Moyen Âge, patron des jardiniers, mais aussi saint guérisseur spécialiste du fic (hémorroïdes), des chancres et des cancers, Fiacre fut un des saints les plus populaires de France. De nombreuses églises et chapelles, non seulement en France, mais aussi en Belgique et en Rhénanie, possèdent encore une statue plus ou moins rustique de ce moine à scapulaire et capuchon, l'air grave et parfois extatique, tenant une bêche dans sa main droite et un livre dans la gauche. Une iconographie foisonnante - miniatures, gravures, images de dévotion, enseignes, médailles et méreaux…- a soutenu son culte pendant des siècles. Ce personnage pieux et secourable, proche des fidèles et qui, dans sa représentation, allie les symboles du travail et de l'oraison a manifestement séduit. Depuis le Xe siècle au moins, on célébrait traditionnellement sa fête le 30 août.

Sa sainteté ne manqua pas d'attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins. 

Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs. On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre. Cependant le petit terrain qu'il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d'aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d'implorer de l'évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d'utiliser tout ce qu'il pourrait entourer d'un fossé dans l'espace d'une journée. Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur : la terre se fendait d'elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit au Saint pour entourer une étendue considérable. 

C'est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la prière et le service de Dieu, que saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.

Tandis qu'il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s'était rendu indigne. Fiacre avait eu révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prière, de ne pas permettre qu'il sortît de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde. Il devint aussitôt semblable à un lépreux. Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, et ils n'eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères. Fiacre mourut dans son ermitage ; il opéra de grands miracles après sa mort.

 

Il n'y a pas lieu de mettre en doute l'existence de Fiacre. Il fallait bien quelqu'un pour fonder le monastère du Breuil et pour occuper le tombeau de son église. Par ailleurs, le nom typiquement irlandais de Fiacre est, en dehors de lui, inconnu sur le continent.

 

Fiacre, patron des jardiniers, est un saint qui a joui d’une popularité exceptionnelle en France. On compte 522 statues de ce saint, généralement représenté avec une bêche, dont 229 antérieures au XVIIe siècle (Régine Pernoud, Les Saints au Moyen Âge - La sainteté d’hier est-elle pour aujourd’hui ?, Plon, Paris, 1984, p. 367). Dans la Somme, à Esclainvillers, le patron est Saint Fiacre. L'église possède sa satue et une relique : le bras de St Fiacre, mais il n'est plus visible au village. A Nevers (Nièvre), les jardiniers du bassin maraîcher de la Baratte, ont commémoré, en 2008, le tricentenaire de leur confrérie de Saint-Fiacre Local (la plus ancienne confrérie de la ville). C'est l'association Saint-Fiacre Loire-Baratte qui perpétue la tradition locale.

 

 

Sources : 1, 2

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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 09:21
Léon XIV critique &quot;une laïcité parfois mal comprise&quot;: &quot;il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre le chrétien!&quot;

Le Pape a reçu au palais apostolique ce jeudi matin [28 août. Ndlr.] une délégation d’élus et de personnalités publiques du département français du Val de Marne, correspondant au diocèse de Créteil, au sud-est de Paris, accompagnés de leur évêque, Mgr Blanchet. Entre difficultés d’afficher sa foi dans ses responsabilités publiques, défis au quotidien dans des territoires parfois difficiles, ces hommes et femmes politiques de terrain ont reçu les encouragements et les conseils du Saint-Père qui les a exhortés à approfondir leur foi, et à défendre avec conviction la doctrine sociale que Jésus a enseigné au monde.

 

Léon XIV les a encouragés dans leur mission et leur a prodigué quelques conseils comme le lui avait demandé Mgr Dominique Blanchet, l’évêque de Créteil qui les accompagnait.

 

"Devant les dérives de toutes sortes que connaissent nos sociétés occidentales, nous ne pouvons pas mieux faire, en tant que chrétiens, que de nous tourner vers le Christ et demander son secours dans l’exercice de nos responsabilités", a-t-il déclaré aux élus, en saluant ce pèlerinage qui doit les affermir "pour œuvrer à la construction d’un monde plus juste, plus humain, plus fraternel", et "qui ne peut être rien d’autre qu’un monde davantage imprégné de l’Évangile".

 

"Il n’est pas facile en France, pour un élu, en raison d’une laïcité parfois mal comprise, d’agir et de décider en cohérence avec sa foi dans l’exercice de responsabilités publiques", a estimé le Pape. 

 

Or, précise-t-il, "le christianisme ne peut se réduire à une simple dévotion privée, car il implique une manière de vivre en société empreinte d’amour de Dieu et du prochain qui, dans le Christ, n’est plus un ennemi mais un frère"... [Note du Blog Christ-Roi. De même peut-on dire, qu'avec l'exhortation de Jésus de nous aimer tous les uns les autres et d'aimer même nos ennemis... (Lc 6,27), l'amour inconditionnel en Christ est une abolition du principe de l'esclavage, qui a fait qu'historiquement, l'Église est la première institution au monde à avoir aboli l'esclavage...]

 

L’élu chrétien peut compter sur la charité, cette vertu qui l’habite depuis le baptême, qui "fait aimer le bien commun et conduit à chercher efficacement le bien de tous", explique-t-il. "Voilà pourquoi le responsable chrétien est mieux préparé pour affronter les défis du monde présent, dans la mesure, bien sûr, où il vit et témoigne de sa foi agissante en lui, de sa relation personnelle au Christ qui l’éclaire et lui donne cette force", précise-t-il. Mais cela ne suffit pas nécessairement, met en garde Léon XIV, car si les "valeurs, pour évangéliques qu’elles soient", sont "vidées du Christ qui en est l’auteur", alors il ne faut pas s’étonner qu’elles soient "impuissantes à changer le monde".

 

Pour éviter cet écueil, le Souverain pontife conseille donc aux élus de s’unir de plus en plus à Jésus, "d’en vivre et d’en témoigner".

 

Il n’y a pas de séparation dans la personnalité d’une personne publique: il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre le chrétien. Mais il y a l’homme politique qui, sous le regard de Dieu et de sa conscience, vit chrétiennement ses engagements et ses responsabilités!” [1]

 

Ces paroles du 267e pape ne représentent pas une nouveauté. Son prédécesseur François avait tenu lui aussi des propos critiques vis-à-vis du modèle français de laïcité, qu’il considérait comme ouvrant la voie à une forme d’intolérance. "Je crois que dans certains pays comme en France, cette laïcité a une coloration héritée des Lumières beaucoup trop forte, qui construit un imaginaire collectif dans lequel les religions sont vues comme une sous-culture", regrettait-il par exemple dans son livre d’entretien avec Dominique Wolton, Politique et Société, paru en 2017. Lors de son voyage en Corse en décembre 2024, il avait mis en avant une "saine laïcité", affirmant que "la foi ne reste pas un fait privé".

 

Lui faisant écho, Léon XIV a engagé les personnalités civiles à s’intéresser à toutes les dimensions de la vie humaine, citant "la culture, l’économie et le travail, la famille et le mariage, le respect de la dignité humaine et de la vie, (…) la santé, la communication, l’éducation, et la politique".

 

"L’engagement ouvertement chrétien d’un responsable public n’est pas facile, particulièrement dans certaines sociétés occidentales où le Christ et son Église sont marginalisés, souvent ignorés, parfois ridiculisés". 

 

Sans prendre de gants, Léon XIV a visé "les pressions, les consignes des partis, les colonisations idéologiques" – expression souvent utilisée par le pape François – auxquelles les hommes politiques sont soumis. Il a enjoint au "courage de dire parfois : 'non, je ne peux pas', lorsque la vérité est en jeu", assurant que le Christ leur donnerait le "courage de souffrir pour son nom". 

 

Il a exhorté à "renouveler profondément de l’intérieur les structures, les organisations sociales, les normes juridiques". Il a appelé à "défendre avec conviction" la doctrine sociale de l’Église et à la mettre en œuvre dans la rédaction des lois, affirmant que "ses fondements sont foncièrement en accord avec la nature humaine, la loi naturelle que tous peuvent reconnaître, même les non-chrétiens, même les non-croyants". [2]

 

Note du blog Christ Roi. Alors que les idéologies modernes nous divisent pour régner, la loi naturelle et la conscience morale qui nous dit "évite le mal et choisit le bien" nous réunit tous.

***

Sources

 

[1] https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-08/leon-xiv-discours-creteil-elus-francais-val-de-marne.html

[2] https://www.la-croix.com/religion/devant-des-elus-francais-leon-xiv-critique-une-laicite-parfois-mal-comprise-20250828

 

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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 07:05
Le mythe de l'intolérance de l'Église dans les traductions de la Bible au 16e siècle

Au XVIe siècle, grâce à l'invention de l'imprimerie, la Bible en latin a été traduite en langues vernaculaires, et on tend à associer le protestantisme à la liberté d'expression plutôt qu'à la censure. Or, les protestants ont censuré des traductions et ont mis à mort des hérétiques.

Le mythe de l'Église catholique autoritaire et interdisant "l'accès à la Bible du peuple" tandis que les protestantisme aurait été en ce domaine un havre de tolérance, de "liberté d'expression, de conscience et de religion" (les prétendues "valeurs protestantes") ne résiste pas à l'examen historique.

Ce mythe propage l'idée que la méchante Église catholique voulait avoir le monopole de la traduction biblique en vernaculaire (c'est-à-dire le fait de traduire les Écritures dans des langues populaires, par exemples les traduire en français, en anglais, en allemand, etc.), dans un but d'asseoir son autorité forcément despotique et d'empêcher des traductions d'apparaître. Cette désinformation auprès de très nombreuses personnes devait être débunkée. Cela a été fait tout récemment par Fidelis & Verax, dont nous reproduisons ici l'argumentation rigoureuse :

 

Extraits:

 

« Notre ami laisse entendre que l'Église romaine aurait renforcé son despotisme concernant les traductions vernaculaires lorsque la Réforme est apparue. Et Luther, lui, ange descendu tout droit du ciel, encourageait les gens à lire la Bible.

 

Mais quelle est la réalité ?

 

La réalité, la voici :

 

L'archiviste et paléographe Anne Alonzo nous dit (dans Bibliothèque de l'école des Chartes, Librairie Droz Paris 2006) : 

 

'Si la censure catholique a déjà donné lieu à bien des travaux, la recherche sur la censure protestante n'en est qu'à ses débuts, pour des raisons pratiques (la diversité des églises réformées explique la dispersion et l'hétérogénéité des sources) et idéologiques (on tend à associer le protestantisme à la liberté d'expression plutôt qu'à la censure).

 

Or, comme chez leurs adversaires catholiques, les protestants ont cherché à se protéger des idées dissidentes et subversives sur les plans religieux et confessionnels, politique et moral.'

 

Donc, ils (les protestants) prétendaient détenir (aussi) la vérité, et parce qu'ils détenaient la vérité, il fallait faire taire ce qu'ils considéraient être des hérésies et des hérétiques...

 

Et la Bible, et des écrits théologiques n'ont pas échapper à cette censure protestante.

 

Par exemples: 

-le milieu protestant de Bâle, par complaisance éditoriale envers Robert Estienne, a empêché la publication de la traduction de la Bible de Théodore de Bèze, et a empêché Nicolas Barbier de faire imprimer cette Bible de Théodore de Bèze à Bâle, et a donc fait en sorte que la Bible de Théodore de Bèze soit une exclusivité genevoise. Or les protestants de Bâle attendaient ce retour de services de la part des protestants de Genève. Donc, Bâle a censuré la traduction de Théodore de Bèze.

-Le réformateur Andreas Osiander (mort en 1552) a fait censurer la Bible. Il l'a carrément interdite. Et notamment La Traduction des Prophètes (1528) en allemand, par les Anabaptistes Ludwig Haetzer et Hans Denck dans la ville de Nüremberg.

-L'imprimeur Hans Ergo, dans la même ville de Nüremberg, a été condamné à mort en 1527 à Leipzig, pour avoir publié des écrits anabaptistes. 

-En 1587, le calviniste David Pareus avait décidé de rééditer la Bible de Luther, quelle fut la réaction à cette réédition ? La réimpression fut livrée au bourreau par Jakob Andreae (1528-1590), important théologien luthérien allemand. "Jakob Andreae qualifia cette édition de faux commis au préjudice du docteur Luther, de crime démoniaque que l'autorité chrétienne aurait dû faire punir par le bourreau, tandis que la Bible falsifiée devait être livrée aux flammes..."

 

En somme, comme nous le dit Ingeborg Jostock dans La censure négociée, Le Contrôle du livre à Genève 1560-1625, Travaux d'Humanisme et Renaissance, Droz 2007, je cite : 

 

'L'un des spécialistes de l'Inquisition catholique, Paul Grendler, souligne à juste titre que, dès leur accès au pouvoir, les protestants ont procédé à la suppression de publications catholiques ou dissidentes et à l'établissement d'une censure préalable:

-à Zurich, un comité de censure prend ses fonctions en 1523,

-Strasbourg suit en 1524

-et l'Electeur Jean de Saxe interdit en 1528 sous l'instigation de Luther et de Melanchton toutes les publications zwingliennes et anabaptistes.

-Avant 1540, toutes les villes protestantes de l'Empire et de la Suisse ont mis en place une censure préalable...'

 

L'historien Albert Labarre, de continuer dans Histoire du Livre (Que Sais-je?), je cite: 

 

'Comme en pays catholique, le contrôle de l'édition s'organisa rapidement dans les régions protestantes. On n'avait pas le droit d'imprimer à Genève sans la permission du Grand Conseil et les infracteurs étaient punis; il y eut des emprisonnements, même des exécutions capitales comme celle de l'imprimeur Nicolas Duchesne, en 1557.'

 

L'historien Albert Labarre évoque la censure, "des emprisonnements", et "des exécutions capitales" en pays protestants, "comme celle de l'imprimeur Nicolas Duchesne, en 1557". Albert LABARRE, Histoire du Livre, PUF, Que Sais-je ?, Vendôme 2001, p. 75

 

... Comme le dit le sociologue Vilfredo Pareto (dans The Mind and Society, "L'Esprit et la Société") : 

 

"La vie à Genève sous Calvin était beaucoup moins libre, régie par des considérations ultra expérimentales beaucoup plus poussées que la vie à Rome ne l'avait jamais été sous la domination des Papes.

 

"Et dans l'ensemble, le protestantisme était beaucoup plus étroit d'esprit et beaucoup plus oppressant que ne l'avait été l'Église catholique dans des pays où la Réforme protestante avait pris le pas sur le catholicisme; tandis que le catholicisme, sous l'impact de l'attaque est devenu moins tolérant, moins indulgent, plus agressif [D'où la réaction du concile de Trente. Ndlr.].

 

"En un mot, à l'époque de Léon X et avant le jour de Luther, Rome jouissait d'une liberté de pensée et de parole qui disparut complètement dans les pays protestants, et donc aussi dans les pays catholiques.

 

"Les protestants eux-mêmes soulignent que leur Réforme avait tendance à stimuler l'"esprit religieux'."

 

CONCLUSION

 

N'est pas plus aveugle que celui qui veut retirer la paille dans l'œil de son frère alors que lui-même a deux poutres dans ses deux yeux. »

 

(Fin de citation)

Source: Fidelis & Verax 

@fidelisverax

La "libération" de la Sainte Ecriture : comment un mythe se déconstruit [vidéo 1/2]

♬ son original - ⚜️ Fidelis & Verax ⚜️

Note du blog Christ-Roi

 

"L’Église catholique a caché la Bible !", entend-on souvent avec la variante de l'interdiction. La vérité est que personne ne connaîtrait la Bible sans les moines catholiques médiévaux qui la copièrent en latin et en grec à la main (dans les scriptoria), garantissant ainsi sa préservation pour les générations futures. Ce qui permit les traductions vernaculaires au 16e siècle.

Le mythe de l'intolérance de l'Église dans les traductions de la Bible au 16e siècle
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29 août 2025 5 29 /08 /août /2025 00:00
Polyptyque de sainte Sabine - Antonio Vivarini - Giovanni d'Alemagna  - 1443 Venise

Polyptyque de sainte Sabine - Antonio Vivarini - Giovanni d'Alemagna - 1443 Venise

Chrétienne, Sabine est martyrisée le 29 août 126 à Vindena en Ombrie (Italie) sous le règne de l'empereur Hadrien.

En son honneur, trois siècles après son martyre, une riche Romaine fit élever sur ses terres, en 425, une basilique qui existe encore de nos jours.

Dame romaine, épouse de Valentin, homme de qualité, Sabine fut instruite de la foi chrétienne par une pieuse vierge, Séraphie.

Après le martyre de celle-ci, elle en recueillit les reliques pour les ensevelir avec honneur.

On l'arrêta pour ce fait, et on la fit comparaître devant le juge Elpidius.

"Êtes-vous, lui dit le juge, cette Sabine de race noble et d'illustre alliance ?

'Oui, c'est moi, répondit-elle, et je rends grâces à mon Seigneur Jésus-Christ d'avoir été délivrée de la servitude des démons, par l'intercession de Séraphie, sa servante.'"

Le préfet essaya de diverses manières de la faire changer de sentiment ; mais voyant qu'il ne pouvait l'ébranler dans sa foi, il prononça la sentence à la peine capitale pour avoir méprisé les dieux.

Les chrétiens ensevelirent son corps dans le tombeau où elle-même avait enseveli Séraphie, sa maîtresse dans la foi.

Sources: (1), (2)

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28 août 2025 4 28 /08 /août /2025 00:00

Si vous cherchez quelque lieu élevé, quelque endroit consacré,

Offrez à Dieu un temple dans votre intérieur,

Car le temps de Dieu est saint

et c'est vous qui êtes ce temple.

Vous voulez prier dans un temple, priez en vous-même.

Mais commence par devenir le temple de Dieu,

parce qu'il exaucera celui qui le prie dans son temple.

Saint Augustin, cité in Jean-Paul Bourré, Méditations chrétiennes, Presses du Châtelet, Paris 2004, p. 72.

Saint Augustin, Évêque d'Hippone, Docteur de l'Église (354-430)

Saint Augustin né à Tagaste en Afrique du nord en l'an 354, dans la province romaine de Numidie (aujourd’hui Souk-Arhas en Algérie), d’une mère chrétienne (Ste Monique) et d’un père païen, est compté parmi les plus grands intellectuels chrétiens. Il insista sur le rôle de la raison dans la foi.

Son éducation est entièrement tournée vers l’étude et la foi chrétienne. À 16 ans, il part à Carthage pour y parfaire son éducation. Là, il étudia la rhétorique et la philosophie et s'éloigna du christianisme pour suivre les principes du manichéisme. Il n’a pas 20 ans lorsqu’il prend une concubine avec laquelle il a un fils. Il enseigna la grammaire, la rhétorique et la philosophie à Tagaste, Carthage, Rome et Milan. Il eut alors l'opportunité d'entendre prêcher l'évêque Ambroise, ce qui l'amena à se convertir, et à recevoir le baptême en l'an 386.

 

Il est avant saint Thomas d'Aquin, le plus grand penseur chrétien, le marteau de toutes les hérésies de son temps, dont :

-le manichéisme,

-le donatisme,

-le pélagianisme

-et à la fin de sa vie, l'arianisme. Ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi.

 

De la nécessité des hérésies. S. Augustin explique la réalité du développement de la doctrine, progressivement affinée et mieux comprise dans l'Église grâce aux hérésies.

 

"Il a été dit avec raison : 'il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée.' ( 1 Co 11, 19 ). … Alors qu'ils n'auraient pas moins entretenu de fausses opinions, des hommes deviennent hérétiques, même au sein de l'Église. Maintenant qu'ils sont dehors, ils nous font plus de bien, non pas en enseignant la vérité, car ils l'ignorent, mais en incitant les catholiques charnels à la rechercher et les catholiques spirituels à l'exposer. Il y a dans la Sainte Église d'innombrables hommes approuvés par Dieu, mais ils ne se manifestent parmi nous tant que nous nous complaisons dans les ténèbres de notre ignorance et préférons dormir plutôt que de contempler la lumière de la vérité. Ainsi, beaucoup sont réveillés par les hérétiques, afin qu'ils voient la lumière de Dieu et s'en réjouissent. Utilisons donc même les hérétiques, non pas pour approuver leurs erreurs, mais pour affirmer la discipline catholique contre leurs ruses, et pour devenir plus vigilants et prudents, même si nous ne pouvons les ramener au salut." (Saint Augustin, De la vraie religion, 390, § 15)

 

''Il y a beaucoup d'hérétiques ; et Dieu a permis qu'ils abondent afin que nous ne soyons pas toujours nourris de lait et que nous ne restions pas dans une enfance insensée. Car, n'ayant pas compris comment la divinité du Christ nous est présentée, ils ont conclu selon leur volonté ; et, par manque de discernement, ils ont soulevé des questions très embarrassantes chez les croyants catholiques ; et le cœur des croyants a commencé à être troublé et à vaciller. Alors, il devint immédiatement nécessaire pour les hommes spirituels, qui avaient non seulement lu dans l'Évangile quelque chose concernant la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, mais l'avaient aussi comprise, de revêtir l'armure du Christ contre l'armure du diable, et de lutter de toutes leurs forces pour la divinité du Christ dans un combat très ouvert contre les faux et trompeurs docteurs ; de peur que, pendant leur silence, d'autres ne périssent. Car quiconque a pensé que notre Seigneur Jésus-Christ est d'une autre substance que le Père, ou qu'il n'y a que le Christ, de sorte qu'il est le même le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Ceux qui ont choisi de croire qu'il n'était qu'un homme, et non pas un Dieu fait homme, ou un Dieu mutable dans sa divinité, ou un Dieu inhumain, ceux-là ont fait naufrage loin de la foi et ont été chassés du port de l'Église, de peur que leur inquiétude ne fasse naufrage avec eux. Ce qui nous a obligés, nous aussi, bien que les plus petits et les plus indignes de nous-mêmes, mais mis en valeur par sa miséricorde parmi ses intendants, à vous dire ce que vous pouvez comprendre et vous réjouir avec moi, ou, si vous ne pouvez pas encore comprendre, en y croyant, vous pouvez rester en sécurité au port.'' (Saint Augustin, Traité 36 sur l'Évangile de Jean, §6)

 

"Les hérétiques eux-mêmes cèdent la place à ceux qui réussissent, selon la parole de l'apôtre : 'Il faut aussi qu'il y ait des sectes, afin que ceux qui sont approuvés soient manifestés parmi vous.' ( 1 Corinthiens 11:19). C'est pourquoi il est dit ailleurs : 'Un serviteur avisé supplantera le fils indigne ; avec les frères il aura part à l’héritage.' (Pr 17, 2 ). Car si l'agitation des hérétiques soulève des questions sur de nombreux articles de la foi catholique, la nécessité de les défendre nous oblige à les examiner plus attentivement, à les comprendre plus clairement et à les proclamer avec plus d'ardeur ; et la question soulevée par un adversaire devient l'occasion d'une instruction. Nous examinons ces secrets de l'Écriture divine du mieux que nous pouvons. Tous n'accepteront pas notre interprétation avec la même confiance, mais tous sont convaincus que ces événements n'ont été ni accomplis ni consignés sans une préfiguration d'événements futurs, et qu'ils ne doivent être rapportés qu'au Christ et à son Église, qui est la cité de Dieu, proclamée dès le début de l'histoire humaine par des figures que nous voyons aujourd'hui partout s'accomplir…'' (Saint Augustin, Cité de Dieu, vers 413-426, Livre 16, Ch. 2)

 

"Mais puisqu'il a dit que le Seigneur a préparé non seulement des flèches, mais aussi des ''instruments de mort'' dans l'arc, on peut se demander : que sont les instruments de mort ? Sont-ils, par hasard, des hérétiques ? Car eux aussi, du même arc, c'est-à-dire des mêmes Écritures, éclairent les âmes non pas pour les enflammer d'amour, mais pour les détruire par le poison, ce qui n'arrive qu'après qu'elles ont mérité leur péché. C'est pourquoi cette dispensation doit être attribuée à la Divine Providence, non pas pour rendre les hommes pécheurs, mais pour les ordonner après qu'ils ont péché. Car, par le péché qui les atteint avec une intention malveillante, ils sont contraints de les mal comprendre (les Écritures), ce qui serait la punition même du péché. Par la mort de ces instruments, cependant, les fils de l'Église catholique sont, pour ainsi dire, tirés de leur sommeil par des épines, pour ainsi dire, et progressent vers la compréhension des saintes Écritures. ''Car il faut aussi des sectes afin que ceux qui sont approuvés soient manifestés parmi vous' ( 1 Co 11:19 )... Car il n'est pas faux que l'Apôtre dise : 'pour les uns, c’est un parfum de mort qui conduit à la mort ; pour les autres, un parfum de vie qui conduit à la vie. Et qui donc est capable de cela ?' ( 2 Co 2:16 ). Il n'est donc pas étonnant que les mêmes apôtres soient à la fois des instruments de mort pour ceux qui les persécutaient et des flèches enflammées pour enflammer le cœur des croyants.'' (Saint Augustin, Exposition du Psaume 7, §15)

 

"Car par les hérétiques, l'Église catholique a été justifiée, et par ceux qui pensent mal, ceux qui pensent bien ont été prouvés. Car beaucoup de choses étaient cachées dans les Écritures ; et lorsque les hérétiques furent retranchés, ils troublèrent l'Église de Dieu par leurs questions ; alors ces choses cachées furent dévoilées, et la volonté de Dieu fut comprise. C'est pourquoi il est dit dans un autre psaume : 'Afin de chasser ceux qui ont été éprouvés par l'argent' (Ps. 68,31). Car qu'ils soient exclus, a-t-il dit, qu'ils sortent, qu'ils apparaissent. C'est pourquoi même dans le travail de l'argent, les hommes sont appelés 'exclus', c'est-à-dire ceux qui pressent la forme à cause de la confusion de la masse. C'est pourquoi de nombreux hommes capables de comprendre et d'expliquer les Écritures avec une grande excellence se cachaient parmi le peuple de Dieu. Mais ils ne donnaient pas la solution aux questions difficiles, lorsqu'aucun insulteur ne les pressait de revenir. Car la Trinité était-elle parfaitement traitée avant que les ariens ne s'y opposent ? La repentance était-elle parfaitement traitée avant que les novatiens ne s'y opposent ? De même, le baptême n'était-il pas parfaitement traité avant que les rebaptiseurs, écartés du dehors, ne soient contredits ; Les doctrines qui ont été énoncées n'ont pas non plus été clairement énoncées de l'unité même du Christ, sauf après que cette séparation a commencé à peser sur les faibles : afin que ceux qui savaient traiter et résoudre ces questions (de peur que les faibles ne périssent tourmentés par les questions des impies), par leurs discours et leurs disputes, mettent au jour les ténèbres de la Loi… Voyez comment l'Apôtre met en lumière ce sens obscur : 'Il est nécessaire, dit-il, qu'il y ait aussi des sectes, afin que des hommes éprouvés soient manifestés parmi vous' (1 Co 11:19 ). Que signifie 'des hommes éprouvés' ? Éprouvés par l'argent, éprouvés par la parole. Que signifie 'être manifestés' ? Pouvoir être révélés. Pourquoi cela ? À cause des hérétiques. Ainsi donc, eux aussi 'ont été divisés à cause de la colère de sa face, et son cœur s'est rapproché. Ses discours sont plus doux que l'huile, et ils sont eux-mêmes des traits. Car certaines choses dans les Écritures semblaient dures, tout en étant obscures ; une fois expliquées, elles ont été adoucies. Car la première hérésie des disciples du Christ, comme issue de la dureté de son discours, résulta de sa dureté. Car, lorsqu'il dit : 'Si quelqu'un ne mange ma chair et ne boit mon sang, il n'aura pas la vie en lui-même', ils ne le comprirent pas et se dirent entre eux : 'Ce discours est dur, qui peut l'entendre ?' En disant : 'Ce discours est dur', ils se séparèrent de lui. Il resta avec les autres, les douze. Ceux-ci lui ayant fait savoir que son discours les avait scandalisés, il leur lui dit : 'Voulez-vous partir, vous aussi ?' Pierre répondit : 'Tu as la parole de vie éternelle ; à qui irions-nous ?' (Jean 6:68 ). Soyez attentifs, nous vous en prions, et vous, petits, apprenez la piété. Pierre comprit-il le secret de ce discours du Seigneur ? Il ne le comprenait pas encore ; mais comme ces paroles qu'il ne comprenait pas étaient bonnes, il les crut avec piété. Si donc un discours est dur et n'est pas encore compris, qu'il soit dur pour l'impie, mais qu'il soit adouci pour toi par la piété; car, lorsqu'il sera compris, il deviendra pour toi de l'huile, et il pénétrera jusqu'aux os.'' Saint Augustin, Exposition du Psaume 55, §§21-22.)

 

"[P]ar leurs calomnies, ils nous invitent et nous conduisent à cela. Oui, si nous vivons religieusement, si nous croyons au Christ, si nous ne désirons pas nous envoler du nid avant l'heure, ils ne nous conduisent qu'à cela : à la connaissance des mystères. Remarquez donc, saints frères, l'utilité des hérétiques ; leur utilité, c'est-à-dire au regard des desseins de Dieu, qui fait bon usage même des méchants. ... Et ainsi il arrive que les hérétiques servent utilement à la découverte de la vérité, tandis qu'ils errent pour séduire les hommes dans l'erreur. Car la vérité serait recherchée avec moins de soin, si elle n'avait pas d'adversaires menteurs ; 'Car il faut aussi qu'il y ait des sectes parmi vous », et comme si nous devions en rechercher la cause, il [saint Paul] ajoute aussitôt : « afin que ceux qui sont approuvés soient manifestés parmi vous ' (1Cor. 11:19).'' (Saint Augustin, Sermon 1 (51), Sur l'accord de Matthieu et de Luc sur les générations du Seigneur, § 11)

 

''C'est un peu plus tard, je l'avoue, que j'ai appris comment, dans la phrase : 'Le Verbe s'est fait chair' (Jean 1, 15), la vérité catholique se distingue du mensonge de Photin. Car la désapprobation des hérétiques fait ressortir avec assurance les principes de votre Église et la saine doctrine. Car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée. [1 Cor. 11, 19]. (Saint Augustin, Confessions, vers 397-400, Livre 7, Ch. 19, § 25)

 

"Aussi ces malheureux, en ne voyant point la pierre dans Pierre, en ne voulant pas croire que les clés du royaume des cieux ont été remises à l'Église, les ont laissées échapper de leurs mains !..." (Saint AugustinSermones, Sermon 295, qui traite de la fête des Apôtres Pierre et Paul.)

Le manichéisme

 

Mani (ou Manès), avait vécu au IIIe siècle. Il était né en Perse (sans doute vers 215). Son père, semble-t-il, appartenait à la secte judéo-chrétienne des Helchassaïtes, appelés encore Alexéites, qui professaient une sorte de dualisme où le feu était le symbole de la damnation et l'eau celui du salut.

La doctrine de Mani était constituée comme un syncrétisme, infiniment plus large et plus subtil que ceux dont le monde gréco-romain avait fait les essais. On y pouvait repérer des éléments chrétiens, pour la plupart hérétiques, issus du judéo-christianisme de sa jeunesse et des influences marcionites qui s'exerçaient en Mésopotamie; une forte dose de gnosticisme syro-chrétien de Satornil (Saturnin) et de Cerdon, au bouddhisme ou plutôt à la tradition panindienne, à laquelle il avait emprunté la doctrine de la transmigration des âmes et un sens de la nature qui paraît ses théories d'une poésie souvent exquise, le tout prenant pour soubassement l'antique dogme dualiste iranien, tel que Zoroastre l'avait mis au net mille ans plus tôt, le dogme de l'opposition entre deux dieux également forts, et également premiers, le dieu du Bien et le dieu du Mal, entre Ormuzd et Ahriman.

Recherchant constamment la vérité, Augustin lit en 373 l'Hortensius de Cicéron (traité aujourd'hui perdu), qui réveille en lui l'amour du savoir. Il lit aussi la Bible mais est rebuté par une traduction médiocre et des récits pleins d'immoralité. Il se tourne vers le manichéisme, religion soit-disant rationnelle, dans laquelle il demeure neuf ans, de 374 à 383.

En 375, enseignant la rhétorique et l’éloquence à Carthage, où il est logé chez un ami richissime, il est un rhéteur véhément qui milite en faveur de l'hérésie manichéenne et s'enivre des prestiges du luxe et des admirations faciles. Tiraillé par l'ambition et le dégoût, plus incertain qu'il ne veut paraître, il décide d'emmener sa famille à Rome en 383. N’y trouvant pas l’emploi qu’il avait espéré, il accepte d’aller enseigner à Milan.

En fait, l'état d'âme d'Augustin arrivant à Milan était celui d'un homme profondément troublé et qui souffrait d'un désaccord essentiel. Il a passé trente ans. Le manichéisme, système où il avait espéré trouvé la solution des grands problèmes, l'a déçu; et depuis une pitoyable rencontre avec le héraut de la secte, l'évêque Fauste de Milève, il en est déjà secrètement détaché (premiers doutes sur la solidité des conceptions manichéennes). En surface il est heureux; professeur écouté, personnage quasi officiel, locataire d'une agréable demeure, d'un beau jardin. Au fond de lui, il sait trop qu'il piétine et patauge.

Au sujet de la cause du mal, S. Augustin, dans ses Confessions nous dit que les manichéens "cherchaient le principe et l'origine du mal avec une malice si noire et si aveugle qu'ils aimaient mieux soutenir que votre substance divine était susceptible du mal, que d'avouer que la leur, faible et misérable, était capable de la commettre. [...] Mais je disais ensuite : 'Qui m'a créé? N'est-ce pas le Seigneur mon Dieu, qui non seulement est bon, mais la bonté même?'" (Livre VII, 3)

Dans le manichéisme, la création tout entière, était le lieu de ce combat, elle était un mélange inextricable de bien et de mal. L'homme lui-même était divin, lumineux par l'âme, mais par le corps, opaque et porté vers le mal. Avec Mani, tout était simple. Il fallait aider le Bien contre le Mal, c'est-à-dire écarter de soi tout ce qui était matériel et diabolique.

Le manichéisme apparaissait comme une sorte d'anarchisme spirituel propre à désagréger tous les principes les plus solides de l'éthique et de la vie. Dans son expansion, il rencontra partout de terribles obstacles; partout il fut récusé comme hérésie et persécuté. L'Inde après quelques mois d'essais de pénétration s'en débarrassa. Il fut également chassé de Chine. En Turquie, les Kirghiz, ces stricts musulmans éliminèrent le dualisme manichéen. (DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 402-404.)

"Saint Augustin rapporte qu'ils (les manichéens) enseignaient que 'le péché n'est pas notre fait, mais l'œuvre en nous de je ne sais qu'elle substance étrangère.' Si bien que l'individu peut tout se permettre, tout en se trouvant "hors de faute". Il n'est pas responsable puisqu'il est agi par une force qui le domine. Situation infiniment confortable, quand on a fait quelque chose de mal", que de ne pas avoir à se dire qu'on en est l'auteur. (S. Augustin, Les Confessions, V.)" (Jean-Louis Harouel, Les Droits de l'Homme contre le peuple, Desclée de Brouwer, Paris 2016, p. 52.)

De même, alors que les païens grecs ou romains ordinaires s'abandonnaient volontiers au destin et au fatalisme, Saint Augustin prêchait le libre arbitre. (Cicéron avait déjà exprimé des vues quelque peu semblables à celles de saint Augustin). Jésus enseignait en effet que chaque individu devait répondre de ses erreurs morales précisément parce qu'elles étaient de mauvais choix. D'emblée le christianisme a enseigné que le péché est une affaire personnelle, qu'il n'est pas inhérent au groupe, mais que chaque individu doit avoir le souci de son propre salut. Les humains ont reçu la capacité, et par conséquent la responsabilité, de déterminer leurs propres actions.

À la différence des grecs et des Romains, dont les dieux manquaient cruellement de vertu et ne se souciaient pas des défaillances humaines, le Dieu chrétien est un juge qui récompense la 'vertu' et punit le 'péché'. Cette conception de Dieu est incompatible avec le fatalisme.

"Que toutes choses procèdent du destin, nous le le disons pas; nous affirmons au contraire que rien ne procède du destin." (La Cité de Dieu, livre V, ch. 9 in Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 47-50.)

Pour lui, le savoir est un moyen de rencontrer Dieu. L’étude de l’univers ne peut que conduire à une appréciation plus haute de la sagesse de Dieu. Mais il place la foi ("crois pour comprendre" en premier) au-dessus : elle prime la connaissance. L’homme a le libre choix entre le bien et le mal, mais pour faire le juste choix, il a besoin de l’aide divine et d’une foi forte.

Tous les hérétiques souhaitent être appelés catholiques, mais lorsqu'un étranger demande où se réunit l'Église catholique, aucun hérétique ne se risque à indiquer sa propre chapelle ou sa propre maison.

Contre la lettre fondamentale de Manichée (§5)

Saint Augustin figuré dans ses vêtements épiscopaux, tenant à la main soit un livre (il est Père de l'Eglise et Docteur), soit un coeur enflammé, éventuellement percé de flèches, symbole de sa recherche de Dieu brûlante d'amour

Saint Augustin figuré dans ses vêtements épiscopaux, tenant à la main soit un livre (il est Père de l'Eglise et Docteur), soit un coeur enflammé, éventuellement percé de flèches, symbole de sa recherche de Dieu brûlante d'amour

Aime et fais ce que tu veux. Si tu te tais, tu te tais par amour ; si tu cries, tu cries par amour ; si tu corriges, tu corriges par amour ; si tu épargnes, tu épargnes par amour. Qu’au-dedans se trouve la racine de la charité. De cette racine rien ne peut sortir que de bon."

Commentaire de la 1ère épître de saint Jean VII,8, traduction D. Dideberg,Bibliothèque Augustinienne 79, p. 305

Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu.

Sermon 128 (P. L. 39, col. 1997)

À l'automne 384, appuyé par ses amis manichéens, Augustin est nommé professeur de rhétorique à Milan. Il y admire la prédication de l'évêque S. Ambroise. C’est le début de sa conversion, mais il prend vite une nouvelle femme.

Poussé sans cesse par son bienheureux appétit de l'intelligence, Augustin lit Platon, Plotin, les traités néo-platoniciens qu'un ami lui prête dans les traductions latines de son compatriote, le rhéteur Victorin.

Les manichéens affirmaient que la matière avait été créée par un autre dieu, "un esprit qui n'a point été créé" par Dieu, "d'une autre nature" que celle de Dieu, et qui lui était "opposé". Cet esprit aurait "formé et produit toutes ces choses dans les plus basses parties du monde" (Confessions, Livre XXX). La matière était tenue pour vile. La rencontre d'Augustin avec le néoplatonisme lui fit d'abord connaître le paradigme de la lumière, qui descend d’en-haut pour éclairer les choses, et qui est ainsi un symbole de Dieu. C'est en lui une illumination. Il découvre la bonté fondamentale de tout être : l'Esprit existe en dehors de toute représentation ou matière (transcendance divine). Ce qui achève de balayer en lui les dernières traces manichéennes : en découvrant que toutes les choses ont en soi une transparence, elles peuvent pour ainsi dire, réfléchir la bonté de Dieu (le Bien), Augustin s’est "libéré du manichéisme dans lequel il vivait auparavant et qui le disposait à penser que le mal et le bien s’opposaient continuellement, en se confondant et en se mélangeant, sans avoir de contours précis. Comprendre que Dieu est lumière lui donna une nouvelle orientation dans l’existence, la capacité de reconnaître le mal dont il était coupable et de s’orienter vers le bien." (Cf. Lumen fidei, § 33)

Dans le cheminement de conversion d'Augustin, le platonisme lui fit découvrir le monde intelligible, ce qui lui permit de s'approcher du Verbe, et il s'exalte à la vision métaphysique d'un univers ordonné par lui et le manifestant :

 

"Je m'étonnais de t'aimer, mon Dieu, devait-il écrire à propos de cette période de sa vie. Toi et non plus un vain fantôme. Si je n'étais pas encore capable de jouir de Toi, j'étais emporté vers Toi, par ta beauté."

 

Par-dessus tout, dans cette jeune âme en quête, la promesse de Dieu était l'amour. Il y a dans des pages émouvantes, que le saint écrira plus tard de ses expériences juvéniles, un mot dont on ne peut exagérer la richesse et qui résume toute sa conversion :

J'aimais aimer...

Celui qui, méritera d'être dit le Docteur de l'Amour, celui dont la postérité résumera le message dans la célèbre formule: "Aime, et fais ce que tu veux!" Si l'amour de Dieu et du prochain pouvait être parfait en notre coeur, chacune de nos actions seraient d'une perfection infaillible.

 

Augustin découvre vite les limites de la métaphysique platonicienne. Du Dieu des idéalistes, il "n'est pas capable de jouir." Le mystère de l'Incarnation n'est pas loin...

 

Au printemps 385, sa mère Ste Monique le rejoint à Milan. Il commence à découvrir les beautés de la Bible. Début 386, il réfléchit sur le mystère du mal. En mai-juin, il découvre les "livres des platoniciens". Il lit les Lettres de S. Paul, consulte le théologien Simplicien, reçoit la visite de Ponticianus, qui lui fait connaître la Vie d'Antoine.

 

Il est soudainement frappé par la grâce le 15 août 386 dans le jardin de sa maison de Milan, alors qu’il explique à un de ses élèves la lutte intérieure qui le déchire. Il entend une voix d'enfant lui dire: "Tolle! Lege!" (Prends! Lis!) Il tombe sur le chapitre 13 de l'Épître aux Romains: "Ni ivresse, ni débauche, ni luxure... Revêtez au contraire le Seigneur Jésus Christ." Augustin raconte le moment de cette expérience concrète dans ses Confessions. Ce moment où se révèle le Dieu personnel de la Bible, capable de parler à l’homme, de descendre pour vivre avec lui et d’accompagner sa marche dans l’histoire, en se manifestant dans le temps de l’écoute et de la réponse. Trois ou quatre semaines plus tard, Augustin abandonne alors le monde. Il résigne ses fonctions et se retire dans un monastère à Cassiciacum, près de Milan, où il rédige ses premiers Dialogues et les Soliloques.

Je ne sais rien, si ce n'est qu'il faut mépriser les choses fragiles et périssables, pour chercher les choses certaines et éternelles. C'est ce que je fais, puisque là se réduit toute ma science.

Augustin, Soliloques

Augustin reçoit le baptême des mains de Saint Ambroise, à 33 ans, le jour de Pâques 387 (24 ou 25 avril), avec son fils de 14 ans, Adéodat et son ami Alypius.

Son premier soin est de dénoncer la fausse morale manichéenne et ses suspectes facilités dans le De Moribus. Puis ce furent à partir des livres de la Genèse, ses efforts pour expliciter les fondements de l'autorité. A l'automne 387, il a l'extase d'Ostie, puis c'est la mort de Monique.

En 388, il retourne en Afrique du Nord, où menant une vie monastique à Thagaste, il devient le défenseur de l’orthodoxie chrétienne, écrivant d’innombrables lettres et sermons contre les hérétiques de son temps et de nombreux traités de philosophie et de métaphysique.

En 391, Augustin est ordonné prêtre à Hippone (près de l'actuelle Annaba, sur la côte algérienne).

En 395, il est consacré évêque d’Hippone, où il passera le reste de sa vie, un règlement ecclésiastique interdisant le transfert des évêques. Il installe dans sa propre maison une petite communauté fraternelle dont l’exemple est à l’origine de la plupart des règles monastiques. 118 traités, 218 lettres, plus de 500 sermons, cette production mêlera Augustin aux grandes controverses de son temps. Rares sont les traités qui, comme l'ouvrage De la Trinité, demeurent en marge de ces débats.

Saint Augustin, 1464 environ, Pierro della Francesca, Lisbonne, musée national d'Art ancien, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 508-509.

Saint Augustin, 1464 environ, Pierro della Francesca, Lisbonne, musée national d'Art ancien, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 508-509.

Devenu évêque, il offre aux zélateurs de Mani des rencontres publiques où chacun des deux camps apportera ses arguments.

En 392, c'est la longue conférence - 48 heures de joute ! - où il écrase Fortunat sur le problème du mal; douze ans plus tard c'est celle où le savant manichéen Félix s'avoue vaincu et, sur-le-champ, se convertit.

 

En même temps, dans une suite de textes polémiques, Augustin réfute les grands ouvrages de la secte, les thèses d'Adimantus, les Fondements de Mani lui-même, le grand oeuvre que Faust de Milève vient de publier contre l'Écriture sainte et que l'évêque d'Hippone combat en rien de moins que trente-trois livres.

Parallèlement, pour opposer la vérité à l'erreur, ce sont les grands traités sur le Libre arbitre, la Nature du bien qu'Augustin dresse comme des bastions contre les entreprises de la "peste de l'Orient".

 

"Je ne croirai pas à l'Évangile si l'autorité de l'Église catholique ne m'y poussait." (Contre la lettre de Manicheus 5,6). Dans son traité Contre la lettre de Mani (Contra epistulam Manichaei), Augustin répond aux critiques des manichéens, qui rejettent l’Ancien Testament et remettent en cause l’autorité des Écritures transmises par l’Église. Les manichéens prétendent détenir une connaissance secrète et directe de la vérité, sans passer par la médiation de l’Église...  Augustin, ancien manichéen converti, leur oppose que la foi en l’Évangile ne repose pas sur une lecture individuelle ou une révélation privée, mais sur l’autorité de l’Église, garante de la transmission fidèle du message chrétien depuis les apôtres. C’est l’Église qui donne crédibilité aux Écritures, et non l’inverse. Augustin utilise souvent l’image de l’Église comme mère qui engendre et nourrit la foi. Sans elle, l’interprétation des Écritures serait livrée à l’arbitraire et aux divisions. L’Église, par sa continuité avec les apôtres, est le critère de vérité. Elle précède et fonde la lecture des Écritures. Augustin ne rejette pas la raison ou l’étude personnelle des Écritures, mais il insiste sur le fait que la foi naît d’abord de l’écoute de  l’Église, avant d’être éclairée par l’intelligence. À une époque de schismes (donatistes, manichéens, ariens), Augustin voit dans l’unité de l’Église catholique un rempart contre l’erreur. Cette idée a été reprise par des théologiens comme Thomas d’Aquin, puis par le concile Vatican I (1870) pour définir le rôle du magistère. Elle reste un pilier de la théologie catholique sur la relation entre Écriture, Tradition et Église. Augustin ne nie pas la valeur de l’Évangile, mais il affirme que c’est l’Église qui en rend la foi possible et crédible, en garantissant son authenticité et son interprétation juste.

 

De cette bataille sévère, le manichéisme sortit épuisé. À la mort d'Augustin dans Hippone assiégée, le 28 Août 430 à l’âge de 76 ans, la fin de l'hérésie était proche. Au bénéfice du christianisme, l'oeuvre du saint aboutit à poser des bases définitives: situant exactement les rapports entre raison et autorité, définissant le mal - dans la grande perspective paulinienne - comme ce qu'il est, un déficit, une imperfection, une carence, mais non une réalité, affirmant que tout ce qui a été créé par Dieu est bon dans son essence. Du point de vue de la civilisation, il avait contribué à écarter la menace d'une doctrine qui ruinait les fondements de la vie collective, la morale, la famille, les échanges sociaux, la discipline.

Tombe de saint-Augustin à la basilique San Pietro in Ciel d'Oro à Pavie.

Tombe de saint-Augustin à la basilique San Pietro in Ciel d'Oro à Pavie.

Le donatisme

 

 

Dans la lutte contre ce qu'il appelait "le parti de Donat", il s'y lança avec une véhémence et une ténacité qui devait faire de lui, depuis les années 400 jusqu'à sa mort, le véritable chef de la lutte antidonatiste, et quand le schisme hérétique, en fin de compte, s'effondra, son véritable vainqueur.

Né au début du IV siècle au lendemain de la persécution de Dioclétien sous prétexte que certains évêques avaient été "traditeurs" (c'est-à-dire avaient capitulé devant les agents impériaux et devaient être tenus pour indignes d'administrer les sacrements), le rigorisme donatiste avait tourné au schisme et à l'hérésie. Au schisme, car il avait aboutit à créer une contre-Église séparée de Rome; à l'hérésie, car les théologiens de la secte avaient soutenu que seuls les saints (ceux qui n'avaient pas apostasié) font partie de l'Église, les pécheurs en étant complètement proscrits. Le donatisme avait trouvé maintes complicités en Afrique.

Dégradée par une minorité de violents, l'Église qui s'intitulait "des saints", s'était, depuis 80 ans, acoquinée à des bandits violents, des malfaiteurs de toute sorte qui livraient aux catholiques une guerre sans merci. Vers 400, l'Église schismatique avait peut-être plus d'adeptes en Afrique que la véritable Église ! Pour persuader les chefs de la faction ennemie de leurs erreurs, Augustin leur proposa, comme il le fit pour les manichéens, des discussions publiques; moins intellectuels, la plupart se dérobent. Alors, c'est par écrit qu'il les combat, multipliant livres et traités où il expose leurs assertions, puis les démonte et les pulvérise.

La grande conférence de Carthage, en juin 411 où 286 évêques catholiques (dont S. Augustin) affrontent 279 donatistes, voit le penseur d'Hippone en venir à bout.

Quiconque se sépare de l'Église catholique par ce seul péché d'être séparé de l'unité du Christ, quelle que soit la vie estimable qu'il s'imagine mener, n'aura pas la vie, mais la colère de Dieu repose sur lui.

St. Augustin, Lettre 141 : Des évêques du concile de Zerta aux donatistes (14 juin 412)

Quand finalement le gouvernement impérial ordonnera la suppression légale du donatisme et commencera à poursuivre ses adeptes, Augustin essaiera encore de rallier les schismatiques  désemparés pour les ramener à l'Église. Si dès lors, le parti de Donat s'effondre, pour disparaître tout à fait avant l'an 500, la plus grande part du mérite en revient à Augustin.

Le schisme donatiste était sectaire; orgueilleux, il prétendait à une sainteté exclusive. Augustin lui opposait l'image authentique de l'Église: elle est miséricordieuse à tous, même aux pécheurs, et ses membres les plus chers sont les humbles de coeur. Cette apologétique, née de la bataille, a gardé jusqu'à nous son prestige inentamé.

C'est dans une série de lettres, dont l'une des plus riches est la lettre 93 à Vincentius, que S. Augustin a rassemblé les arguments susceptibles de légitimer contre le schisme et l'hérésie l'appel au bras séculier. Certes, la foi et l'amour de Dieu sont des actes essentiellement libres; et l'on ne peut expressément n'y contraindre personne, mais l'État peut et doit punir les atteintes à l'épanouissement, à l'unité de l'Église chrétienne.

 

Le pélagianisme

 

La lutte donatiste était à son paroxysme quand une nouvelle hérésie surgit à la quelle Augustin eut encore à faire front. Le moine breton Pélage, à Rome, sous le pontificat d'Anastase (399-401) s'était mis à dénoncer les demi-convertis qui entouraient le sanctuaire, les chrétiens nominaux que le baptême ne changeait en rien.

Établi à Rome vers 400, Pélage rencontre le prêtre syrien Rufin qui lui transmet sa doctrine connue ensuite sous le nom de pélagianisme, selon laquelle la transgression d'Adam n'avait affecté que lui et que tout homme naissait innocent et n'avait aucun besoin de la grâce divine pour s'établir durablement dans le bien. L'homme pouvait se sauver par ses propres forces. Attaquée violemment par Augustin, cette hérésie fut condamnée au concile oecuménique d'Ephèse (431).

Le moralisme dur, intransigeant et ascétique de Pélage, connut un vif succès, d'autant qu'il prêchait d'exemple, en des milieux profondément croyants. Le moine breton fut tenu pour une sorte de prophète. Sa doctrine se résumait dans une négation de la nécessité du baptême : Pélage proclamait la toute-puissance non pas de Dieu, mais de l'homme..., qui même quand il ne veut pas le bien et ne le fait pas, peut le faire par sa seule volonté, par ses propres forces naturelles. La grâce sanctifiante qui venait de Dieu n'était plus nécessaire. Par conséquent, la Rédemption perdait son sens de régénération de la mort à la vie. Un tel système ramenait la religion à un pur moralisme, niait l'utilité du sacrifice du Christ, rendait inutile toute prière... Si, seul, je puis me sauver, pourquoi prier ?

Cette déviation ne fut pas facile à discerner, car, par bien des traits, Pélage et les siens se présentaient en chrétiens remarquables. Dès qu'il eut été mis au courant, Augustin lui ne s'y trompa point.

 

"Avant même que je connusse les thèses de Pélage, mes livres les réfutaient", a-t-il écrit.

 

"La doctrine de la grâce, définie par S. Augustin comme une 'liberté de Dieu' est latine. La doctrine de son adversaire, Pelage (v. 360-422) est grecque et orientale.

 

"[...]  Pour Saint Augustin le péché originel a damné tous les fils d'Adam. L'homme est libre de pécher (libre arbitre), comme Adam l'était. Tous les hommes sont des pécheurs auxquels Dieu peut accorder sa grâce. Seule la grâce de Dieu peut sauver l'homme et cette grâce n'est pas un 'droit' réservé à des 'élus'. Pour son adversaire Pélage, la grâce est réservée à des 'élus', des prédestinés. Les deux systèmes s'opposent et [...] le sujet de la dispute est toujours le même. L'exotérisme ou l'ésotérisme. Pour S. Augustin, fidèle çà la tradition chrétienne, la grâce est offerte à tous, comme le salut est offert à tous. Pelage, lui, fait prédominer la prédestination sur la liberté. [...] Pelage reprend les spéculations d'un moine mystique grec dans a lignée d'Origène, Évagre le Pontique (345-399), qui était l'auteur d'un traité – Le Gnostique ou de ceux qui ont mérité d'arriver à la science – dans lequel il niait la nécessité de la grâce. [...] Cette doctrine est grecque et orientale mais surtout hérétique, y compris vis-à-vis de l'Église d'Orient" (Alain PASCAL, La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, La Pré-kabbale, Éd. de l'Æncre, Paris 1999, p. 233.)

 

En 411, Augustin attaqua le pélagianisme et le fit d'abord condamner au concile de Carthage, le réfutant dans des traités qui deviendront célèbres sur les Mérites des pécheurs et le Baptême des enfants. Il lui oppose la vérité catholique dans ses grands ouvrages sur l'Esprit et la Lettre, la Nature et la Grâce.

 

Des longues luttes pélagiennes, l'Église sortit victorieuse, doctrinalement mieux armée.

 

L'idée centrale qu'Augustin développa fut l'apostrophe de saint Paul :

 

"Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu?"

 

Grâce, bonnes œuvres, foi même, tout n'existe que par le secours divin. Ce que nous faisons de bien, c'est Dieu qui le fait en nous. Ce sera la doctrine de S. François d'Assise.

Telle est la doctrine augustinienne de la Grâce, qui, bien comprise, ne porte nullement atteinte à la liberté humaine, car cette liberté est d'autant plus autonome que, se détournant des illusions de la terre, elle est plus abandonnée à la miséricorde et à la Grâce.

 

Le pelagianisme est de nouveau condamné au concile d'Éphèse en 431, concile reconnu par les deux églises d'Occident et d'Orient.

 

Le titre que souvent on donne à Augustin est celui de Docteur de la Grâce, un titre plus qu'amplement justifié !

 

Mais les théories de Pelage ne sont pas éteintes par la condamnation, elles vont survivre dans certains monastères britanniques – et dans certaines sociétés secrètes – traversant le temps pour inspirer l''Humanisme', la 'Réforme' ... et la Révolution moderne... (Alain PASCAL, La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, La Pré-kabbale, Éd. de l'Æncre, Paris 1999, p. 234.)

 

L'arianisme

 

Dans les derniers temps de sa vie, S. Augustin a encore à faire face à l'hérésie arienne, qu'il a peu connue jusqu'alors en Afrique mais qui, lors de l'invasion vandale, s'identifie pour lui au péril barbare.

Augustin meurt le 28 août 430 dans Hippone assiégé par les Vandales.

Ses idées


Sa pensée est très marquée par le néo-platonisme, il ne voit aucune contradiction entre le christianisme et la philosophie de Platon. Il réconcilie le concept platonicien des "idées éternelles" avec le christianisme en considérant celles-ci comme partie intégrante du Dieu éternel. Il s’oppose cependant à la théorie cyclique de Platon. Pour Augustin, l’histoire est en mouvement, depuis un commencement vers une fin.
 

Deux formules résument sa pensée : « Crois pour comprendre. [...] Et [...] comprends donc pour croire. » (Sermon 43 in Les Plus Beaux Sermons de saint Augustin, réunis et traduits par Georges Humeau, t. I, p. 181-189. EA, 1986.)

Crois pour comprendre. [...] Tu disais : « J’ai besoin de comprendre pour croire » ; et moi : « Crois d’abord pour comprendre. » La discussion est engagée ; allons au juge ; que le prophète prononce ou plutôt que Dieu prononce par son prophète. Gardons tous deux le silence. Il a entendu nos opinions contradictoires ; « Je veux comprendre, dis-tu, pour croire » ; « Crois, ai-je dit, pour comprendre », et le prophète répond : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas. » (Is 7, 9)

[…] [E]n un sens, cet homme a dit vrai quand il a dit : « Je veux comprendre pour croire » ; et moi également je suis dans le vrai quand j’affirme avec le prophète : « Crois d’abord pour comprendre. » Nous disons vrai tous les deux : donnons-nous donc la main ; comprends donc pour croire et crois pour comprendre ; voici en peu de mots comment nous pouvons accepter l’une et l’autre ces deux maximes : comprends ma parole pour arriver à croire, et crois à la parole de Dieu pour arriver à la comprendre.

Sermon 43 in Les Plus Beaux Sermons de saint Augustin, réunis et traduits par Georges Humeau, t. I, p. 181-189. EA, 1986.

Philosophie et théologie doivent être distinguées mais elles sont associées. Toute la culture occidentale en dépend.

Tous les maîtres spirituels de l'Occident sont ses disciples et reconnaissent leur dette envers lui : Scot Erigène, Abélard, S. Anselme de Canterbury, S. Bernard, les Victorins, Maître Eckart et S. Thomas, son seul pair.

"Saint Augustin a pleinement anticipé le célèbre 'Je pense, donc je suis' de Descartes dans bien des passages de son œuvre, y compris celui-ci :

'Mais, sans aucune représentation illusoire d'images ou de fantasmes, je suis tout à fait certain que je suis, que je le sais et que je m'en réjouis. En raison de ces vérités, je ne crains nullement les arguments des platoniciens, qui disent : 'Et si vous vous trompez?', parce que si je me trompe, je suis. Car celui qui n'est pas ne peut pas se tromper; et si je me trompe, de ce fait même je suis. ... Et par conséquent, je ne me trompe pas non plus en sachant que je sais. Car, puisque je sais que je suis, je sais également ceci, que je suis." 

[Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 49. Cf. La Cité de DieuTexte établi par Raulx, L. Guérin & Cie, 1869 (Œuvres complètes de Saint Augustin), livre XI, ch. 26]

Ou celui-là : "Lâme se connaît dès lors qu’elle se cherche." (S. Augustin, De la Trinité, Livre X, chapitre X)

Mais le rapprochement entre Descartes et S. Augustin s'arrête à ce qu'en dit Étienne Gilson qui, faisant l’historique des principaux rapprochements signalés à Descartes par ses correspondants, déclare ceci : ‘’Ce qui ressort avec évidence de cette comparaison de textes, semble-t-il, c’est l’intime parenté des deux pensées sur un point aussi capital que la démonstration de la spiritualité de l’âme. Il est vrai que saint Augustin n’y voit pas le fondement d’une physique mécaniste...’(Étienne Gilson, Études sur le rôle de la pensée médiévale dans la formation du système cartésien, Paris, Vrin, 2011 [1re éd. 1930], p. 197-198, cité in ”Si je me trompe, je suis” : saint Augustin précurseur de Descartes ? Par Jean-Philippe Watbled, p. 217.)

 

Précisons que "le Cogito (de Descartes) est une inversion de la métaphysique chrétienne, car un chrétien doit dire : Je suis donc je pense. [Le puisque je sais que je suis, je sais également ceci, que je suis" de S. Augustin. Ndlr.] Dieu m'a créé et m'a fait don de la pensée, et par suite, le monde existe hors de moi, comme un objet soumis à ma faculté de connaissance. C'est (une question de) logique. On ne pense pas rien, on pense ce qui est avant que l'on pense. L'Être doit donc être avant la pensée. Car le réel ne dépend pas de l'idée, il est avant l'idée. Or, avec le 'je pense, donc je suis', Descartes nie l'Être qui précède l'idée. Par suite, sa méthode ne peut accéder à la connaissance du réel. ... L'idéalisme cartésien est ainsi utopie cognitive sur le plan épistémologique (parce qu'il inverse la démarche scolastique) ... et pis encore, péché originel, car substitution de l'Homme à Dieu sur le plan ontologique. ... Si la pensée du sujet, le 'je' précède l'existence, ce n'est plus l'Esprit de Dieu (Sa Parole, Son Verbe) qui a créé le monde 'au commencement', c'est la pensée humaine qui crée l'Être du monde. ... Et par conséquent, le monde n'est plus un objet extérieur à l'homme, il devient le fruit de sa pensée. Le monde est parce qu'il est perçu, expérimenté, construit par l'homme, qui devient ainsi le véritable créateur. ... Dieu devient le fruit de la pensée humaine. Dieu n'Est plus... C'est d'ailleurs ce que dit Descartes : 'Je suis, donc Dieu est', et 'je pense Dieu, donc Dieu est' ? ... Le Dieu mathématique de Descartes étant une abstraction de l'esprit humain..., il est logique qu'en loges les athées aient finalement supplanté les spiritualistes... La 'mort de Dieu' étant la conséquence finale et inéluctable du cartésianisme, cette philosophie est plus diabolique que la théosophie de Bœhme... En réduisant le rationalisme à l'homme, Descartes détruit le socle divin du rationalisme, il offre la raison au Diable. Descartes pense en initié rosicrucien. ... Sa 'méthode' n'en devient pas scientifique pour autant, puisqu'elle tire la vérité du 'moi'. Son 'rationalisme' passe ainsi de l'objectif (critère scientifique) au subjectif, donc sa 'méthode' renie le fondement même de la démarche scientifique... une sorte d'onanisme intellectuel dont vont pouvoir naître les pires utopies... Cette raison inversée est la 'raison' du Diable, la 'lumière' de Lucifer, le Maître des Roses-Croix..." (Alain PASCAL, Le Siècle des Rose-Croix, Pascal contre Descartes, La Conspiration des Philosophes, 2e tome, éd. Cimes, Paris 2018, p. 187-193; 195; 198.)

 

Avant Augustin, il y avait eu des essais, des tâtonnements souvent remarquables, tels ceux d'un S. Irénée, d'un Justin, la grande oeuvre d'Origène dont l'Église d'Orient s'était nourrie. Saint Augustin est le véritable initiateur de l'esprit théologique en Occident. La théologie qu'il conçoit a pour but de "produire, nourrir, défendre et affirmer la loi salutaire qui mène au vrai bonheur." Même si, formellement, la théologie date du Moyen Âge, elle n'eût jamais existé sans ses pénétrantes intuitions. Toutes les grandes idées politiques aussi bien sur l'unité de l'Europe (la Chrétienté), les droits et les devoirs des gouvernants, la guerre et sa légitimité (défense contre l'agresseur, mais cette guerre même entre dans les conséquences du péché car "la paix n'appartient-elle pas au seul bonheur éternel?"), les rapports de l'Église et de l'État, les bases de la distinction des pouvoirs temporel et spirituel, toutes les conceptions sociales sur l'esclavage, l'argent, la condamnation de l'usure, le travail et bien d'autres sujets, sont présentes dans leurs principes, dans la Cité de Dieu.

 

L'accord nécessaire entre l'Église et l'État induit aide et protection de l'Église par l'État. L'Église a droit à cette protection, alors que les faux cultes ne peuvent réclamer semblable faveur.

Saint Augustin, proclame avec force qu'il n'y a pas de res publica quand la vraie justice, la justice du Christ, est absente : « Ubi justitia non est, non est republica » (Cité de Dieu, XIX,21 in Jacques Chevalier, De saint Augustin à saint Thomas d'Aquin: Histoire de la pensée, Préface de Serge-Thomas Bonino, Collection Philosophie européenne dirigée par Henri Hude, Editions Universitaires, vol. 3, 1992, p. 70.)

 

 

La tolérance pratique d'un culte non catholique est bonne car pour l'extension du règne du Christ, S. Augustin compte plus sur le pouvoir de la vérité que sur l'appui de César. La question se posa quand face aux violences donatistes, l'État impérial fut amené à sévir. La tolérance a des limites si la paix sociale est troublée (aujourd'hui on dit "s'il y a trouble à l'ordre public", notion tout droit héritée de cette idée augustinienne), si la loi est insultée, des rigueurs peuvent s'imposer : concrètement, S. Augustin approuvera les mesures contre les donatistes (Giovanni Papini a fait remarquer que le donatisme annonçait par certains aspects le luthéranisme) mais jamais il ne demandera que l'on convertisse personne de force. Et cette intervention du pouvoir a des limites: S. Augustin dit formellement qu'elle ne doit jamais aller jusqu'à la peine de mort, au moins entre chrétiens, et qu'elle doit être précédée d'une recherche charitable des terrains d'entente. "La liberté de l'erreur est la pire mort de l'âme", mais la violence n'est pas bonne aux yeux de Dieu. Les bûchers du Moyen Âge se réclameront de la doctrine augustinienne du "bras séculier", mais lui ne les a jamais justifiés, même par avance.



Augustin a posé les fondements de la culture chrétienne.  Il "a formé l'intelligence de l'Europe chrétienne", écrira le Saint John Henry Newman.

Saint Augustin n'a pas fondé d'ordre mais a écrit une Règle dont s'inspirent de nombreux religieux, qualifiés d'"Augustins", comme les chanoines réguliers de Saint-Augustin, l'Ordre de Saint Augustin, les Grands Augustins, les Récollets, les Assomptionnistes, et des congrégations féminines (comme les Visitandines), très nombreuses.

Œuvres principales

Son
œuvre est immense, il écrivait sans relâche, lettres, traités et sermons pour défendre sa conception du christianisme.

-De la Trinité (399-422), c'est  l'ouvrage auquel Augustin consacra le plus d'années et, avec la Somme de S. Thomas d'Aquin, un des deux môles de la spéculation chrétienne où S. Augustin appelle toutes les connaissances à l'aide, et la métaphysique et la psychologie, et l'acquis de Platon et d'Aristote, et toute l'érudition scripturaire, pour placer l'intelligence humaine en face du mystère qui passe toute intelligence. 

Son "chef-d'œuvre spéculatif" où il ne s'attache pas tant à réfuter les arguments des hérétiques et à établir le dogme de l'Église qu'à produire des raisonnements sur les différentes manières d'expliquer et de faire comprendre ce mystère.

- Les Confessions racontent sa jeunesse et sa conversion. Composées vers 397-400, elles ont connu en Occident un succès immédiat, et inouï. Certes, divers penseurs avaient déjà eu l'idée de raconter par quel itinéraire ils s'étaient approchés de la vérité (S. Justin au IIe siècle; S. Hilaire dans la préface de son traité De la Trinité, au milieu du IVe siècle), mais cette trame de la quête du vrai n'avait jamais permis le surgissement d'un ouvrage d'une ampleur et d'un éclat comparable à ceux des Confessions. Saint Augustin, alors âgé de près de 45 ans, avait reçu le baptême une dizaine d'années plus tôt.

- Contre Fauste le manichéen, composé entre 398 et 404.

- La Cité de Dieu (De Doctrina christiana) (13-427), une réflexion théologique sur l'histoire, est le texte fondamental de S. Augustin, qui définit pour longtemps les exigences et les limites d’une culture chrétienne, en justifiant le christianisme dans l’histoire et par l’histoire. La Cité de Dieu est la communauté universelle des vertueux, où séjournent Dieu, ses anges et tous les saints, ainsi que tous les hommes intègres sur terre. Saint Augustin oppose la Cité de Dieu à la Cité terrestre, décrit sa vision "des commencements et des fins" de ces deux cités, "les deux cours contraires suivis par la race humaine depuis ses origines, celui des fils de la chair et celui des fils de la promesse". Tout s’achève par la perfection, la glorification et l’apothéose de la cité de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

Dans cet ouvrage, Augustin fait l'éloge de Théodose Ier (V 26, 1) en utilisant des sources écrites et des récits de témoins oculaires (Yves-Marie DUVAL, L'éloge de Théodose dans la Cité de Dieu. Sa place, son sens et ses sources, Recherches augustiniennes, IV 1966, p. 135-179)

-  De la nature et de la Grâce (415)

- De la Grâce du Christ et du péché originel

- Du Mariage et de la concupiscence (418)

- Contre Julien (théologien pélagien), Enchiridion (421-422)

- De la grâce et du libre arbitre (425)

- Du don de la persévérance (429)

- 113 traités sur tous les domaines (Sur la musique, par exemple).

- Quelque 218 lettres (correspondances avec des évêques, laïcs, ministres, empereurs).

- Près de 500 sermons et petits traités de théologie morale Sur le mensonge, Sur le jeûne, Sur le culte des morts, etc.

- Innombrables commentaires des Écritures (on a retrouvé des traces de commentaires de 42 816 versets).

- Dialogues sur la philosophie de Platon.

- Essais sur la religion romaine antique.


Citations

 

  • Par nature, l’homme n’a pas de pouvoir sur l’homme.
  •  
  • Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu... pour que les habitants de la terre deviennent les habitants du Ciel. Sermon 371,1 cité par Léon XIV, Audience générale Place S. Pierre le 17 décembre 2025
  •  
  • Nous trouvons dans l'Ecriture ceux qui ont un coeur droit, qui supportent les maux du monde et qui n'accusent pas Dieu. (Tractate 28 sur l'Evangile de Jean, § 7)

Le mal n'a pas de nature positive, mais la perte du bien a reçu le nom de mal. (La Cité de Dieu (De Civitate Dei), Livre XI, Chapitre 9.)

  •  
  • L'étude de la musique conduit à la révélation et à la contemplation de Dieu.
  •  
  • Notre coeur est inquiet tant qu’il ne trouve pas le repos en Dieu.
  •  
  • [Douter], c’est croire implicitement à l’existence de la vérité et en désirer la connaissance.
  •  
  • La bonne volonté est l’oeuvre de Dieu, la mauvaise volonté est de s’éloigner de l’oeuvre de Dieu. 
  •  
  • Nulle part le mal n'est une substance, il n'est que la privation du bien. (Cité de Dieu, II, 22)
  •  
  • Ô Vérité qui êtes la lumière de mon âme, que ce soit vous, et non pas mes ténèbres qui me parlent. (Confessions)
  •  
  • Il vaut mieux suivre le bon chemin en boîtant que le mauvais d'un pas ferme.
  •  
  • Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède.
  •  
  • Vivre heureux consiste en une joie qui a sa source dans la vérité. 
  •  
  • La mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure. (Confessions)
  •  
  • La volonté pervertie fait la passion; l'asservissement à la passion fait la coutume; le défaut de résistance à la coutume fait la nécessité. Et ces noeuds d'iniquité étaient comme les anneaux de cette chaîne dont m'enlaçait le plus dur esclavage.
  •  
  • Je ne crains pas l'impureté de la nourriture mais l'impureté du désir. (Les aveux)
  •  
  • Il y a beaucoup de gens qui, se disant dans l'Eglise, sont en réalité au-dehors parce qu'ils ne pratiquent pas l'amour et la vie du Christ et beaucoup de gens que l'on dit ''au-dehors'' sont en réalité au coeur de l'Eglise parce qu'ils pratiquent l'amour et la vie du Christ.
  •  
  •  
  • L'homme bon bien qu'esclave, est libre; mais l'homme mauvais, même s'il règne, est esclave, non pas d'un seul homme, mais, ce qui est bien plus grave, d'autant de maîtres qu'il a de vices. (La Cité de Dieu)
  •  
  • Prenez soin de votre corps comme si vous alliez vivre éternellement ; et prenez soin de votre âme comme si vous alliez mourir demain.

  •  

  • [Le christianisme] a conquis le monde, non par la violence et la guerre, mais par la force irrésistible de la vérité. 

  •  

  • Nul ne peut trouver le salut en dehors de l’Église catholique. En dehors de l’Église catholique, on peut tout avoir, sauf le salut. On peut avoir l’honneur, on peut avoir les sacrements, on peut chanter l’alléluia, on peut répondre amen, on peut avoir foi au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et le prêcher aussi. Mais on ne peut jamais trouver le salut en dehors de l’Église catholique. Saint Augustin, Sermo ad Caesariensis Ecclesia plebem (§6)

PROTECTEUR: des imprimeurs et des théologiens.

NOM: dérivé du latin, il signifie "vénérable", "auguré".

Sources : (1) ; (2); (3) Oeuvres complètes de saint Augustin; (4) Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 18, 20, 29, 35-39, 41, 45, 51. (5) L'Etat chrétien comme dépassement, in Michel VILLEY, La Formation de la pensée juridique moderne, Texte établi, révisé et présenté par Stéphane RIALS, Quadrige PUF, Mercuès 2006, p. 130 ; (6) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 508-509 ; (7) Pascal-Raphaël Ambrogi, Dictionnaire culturel du christianisme, le sens chrétien des mots, Honoré Champion Editions, Paris 2021.

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 15:10
Le Pape Léon XIV rejette l'indifférentisme religieux: &quot;Jésus seul vient nous sauver, et personne d’autre&quot;
Le Pape Léon XIV rejette l'indifférentisme religieux: &quot;Jésus seul vient nous sauver, et personne d’autre&quot;

Lors du Pèlerinage national des Servants d'Autel, le 25 août 2025, Léon XIV a rejeté l'indifférentisme religieux:

 

"Qui viendra à notre secours ? Qui aura pitié de nous ? Qui viendra nous sauver ?... Non seulement de nos peines, de nos limites et de nos fautes, mais aussi de la mort elle-même ?

La réponse est parfaitement claire et retentit dans l’Histoire depuis 2000 ans : Jésus seul vient nous sauver, et personne d’autre : parce que seul Il en a le pouvoir – Il est Dieu-tout-puissant en personne –, et parce qu’Il nous aime. Saint Pierre l’a dit avec force : 'Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes par lequel nous puissions être sauvés' (Ac 4, 12). N’oubliez jamais cette parole, chers amis, gravez-la dans votre cœur ; et mettez Jésus au centre de votre vie.

... Entre les mains du prêtre et à ses paroles, “ceci est mon Corps, ceci est mon Sang”, Jésus donne encore sa vie sur l’Autel, Il verse encore son Sang pour nous aujourd’hui. Chers Servants d’Autel, la célébration de la Messe, nous sauve aujourd’hui ! Elle sauve le monde aujourd’hui ! Elle est l’événement le plus important de la vie du chrétien et de la vie de l’Église, car elle est le rendez-vous où Dieu se donne à nous par amour, encore et encore. Le chrétien ne va pas à la Messe par devoir, mais parce qu’il en a besoin, absolument !; le besoin de la vie de Dieu qui se donne sans retour !"

 

Source: https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/speeches/2025/august/documents/20250825-ministranti-francesi.html

Via TRAD WEST

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 08:15

Beaucoup aujourd'hui ne croient pas en la présence réelle dans Eucharistie.

En 1730, des voleurs pénétrèrent dans une église de Sienne et volèrent des centaines hosties consacrées.

Ce qui suit prouve que Dieu est non seulement présent réellement dans Eucharistie, mais cela défie la science elle-même.

Le miracle de Sienne

 

Le vol a eu lieu dans la nuit du 14 août 1730, dans la basilique Saint-François de Sienne en Italie, des voleurs ont fait irruption dans une église de Sienne, et ont volé des centaines hosties consacrées.

Le lendemain matin, la ville se réveilla sous le choc : le ciboire contenant 351 hosties consacrées avait disparu. Toute la ville entra dans le deuil et la prière.

Deux jours plus tard, le 16 août, fête de l'octave de l'Assomption, les hosties futent découvertes. Quelqu'un les avait cachées dans une pauvre boîte d'offrande dans une église voisine, jetées et profanées.

Elles furent ramenées avec révérence dans une procession solennelle.

Normalement, le pain, même soigneusement conservé, ne dure que quelques semaines avant de mouler, de s'effriter ou de se décomposer.

Mais ces hosties faites uniquement de farine et d'eau, étaient consacrées et conservées.

Les fidèles s'attendaient à ce qu'elles se décomposassent naturellement. Elles ne l'ont jamais fait. Jusqu'à ce jour.

Les années passèrent.

Des décennies passèrent.

Les hosties restèrent intactes, blanches, fraîches, parfumées, comme si elles étaient nouvellement consacrées.

Si la loi naturelle disait qu'elles auraient dû tomber en poussière depuis longtemps, elles sont restées incorrompues.

Dans l'espoir de tester davantage le phénomène inexplicable, l'archevêque de Sienne, D. Tibério Borghese, garda quelques hosties non consacrées dans une boîte dans des conditions similaires à celles des hosties consacrées.

Après dix ans, un comité de scientifiques spécialement chargé d'étudier le cas ouvrit la boîte et ne trouva que des vers et des fragments pourris.

Pendant ce temps, les hosties consacrées maintenaient leur intégrité, contre toute loi physique et biologique.

En 1850, une autre enquête compara les Hosties à des hosties fraîches qui venaient d'être consacrées.

Les experts ont rapporté aucune différence de couleur, de consistance ou de fraîcheur.

Un chimiste déclara : "Elles sont encore fraîches, comme si elles avaient été fabriquées hier".

La vérification la plus impressionnante a peut-être eu lieu en 1914, lorsque le pape saint Pie X Pie X autorisa un test impliquant des experts en sciences alimentaires, en hygiène, en chimie et en produits pharmaceutiques. Les scientifiques conclurent que les hosties n'étaient pas préparées de manière particulière et avaient été stockées dans des conditions communes d'humidité et de lumière qui auraient dû les désintegrer naturellement. Cependant, elles étaient en bon état et consommables, 184 ans après leur établissement.

Siro Grimaldi, professeur à l'université de Sienne et directeur du laboratoire municipal de chimie, était le scientifique en chef de la commission de 1914. Il écrivit un livre avec des détails précieux sur le miracle, intitulé One scienziato Adora. En 1914, il déclara que "la farine de grain est le meilleur terreau pour les micro-organismes, les parasites animaux et végétaux et la fermentation lactique."

Les hosties de Sienne sont en parfait état, contre les lois physiques et chimiques, malgré toutes les conditions défavorables dans lesquelles elles ont été trouvées et préservées.
En 1922, 1950 et 1951, de nouvelles analyses ont été entreprises, toutes avec le même résultat.

Le dernier examen public remonte à 1950.

Le verdict est resté le même : une parfaite préservation.

À ce jour, près de 300 ans plus tard, les hosties restent fraîches et incorrompues, conservées dans la basilique Saint-François de Sienne.

Le miracle de Sienne n'est pas seulement une merveille d'incorruptibilité.

C'est un rappel que dans l'Eucharistie, le Christ reste vraiment, pleinement et mystérieusement présent, Corps, Sang, Âme et Divinité.

Ce n'est pas seulement un symbole, ce n'est pas seulement du pain.

C'est le Dieu vivant.

Les citoyens de Sienne accomplissent de nombreux actes en l'honneur des hosties de la Sainte Communion. Parmi eux, l'hommage des Contradas et le don offert par les enfants qui font leur première communion, la procession solennelle en la fête du Corpus Christi et l'adoration eucharistique le 17 de chaque mois, en mémoire de leur recouvrement qui eut lieu le 17 août 1730.

Comme l'a dit le pape Jean-Paul II lors de sa visite à Sienne en 1980:

"C'est la Présence".

Les hosties, préservées contre toute corruption, sont un témoignage du mystère de l'Eucharistie et un appel à la foi pour toutes les générations.

 

Source: Trad West

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 00:05
Sainte Monique, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 146

Sainte Monique, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 146

A l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son coeur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le coeur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit: "Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse!" Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme. Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes. 
Patronne des Mères Chrétiennes, elle est invoquée pour favoriser le bon déroulement d'un accouchement et est la protectrice des mères et des veuves. 

Les fouilles du XIXe siècle à Ostie ont retrouvé la plaque de marbre commémorative de Monique.

 

 

Sources: (1); (2); (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 146.

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 00:00

Épouse de Saint Adrien au IVe siècle, en Asie mineure, en Turquie, elle le vit torturer et mourir.(1)

Saint Adrien était officier dans les armées impériales, il fut arrêté durant la persécution de Dioclétien (285-305). Avec ses compagnons martyrs emprisonnés, il comparut devant le juge. Battu à coups de bâtons, il ne fut bientôt que plaies sur tout le corps.

Ses compagnons squelettiques à cause d'une très longue incarcération, furent un temps épargnés. Puis ils furent tous condamnés à avoir les jambes et les bras coupés pour n'être qu'un corps sans membres.

Ils périrent les uns après les autres dans les douleurs de ce supplice.(2)

Nathalie dut s’enfuir ensuite pour se soustraire des poursuites d’un officier de Nicodème qui voulait se marier avec elle.

Ses reliques furent apportées avec celles de saint Adrien, en 1110, au monastère de Geraardsbergen, en Belgique.

Son action est mentionnée dans les rapports sur le martyr de saint Adrien.

"C'est une sainte très populaire dans l'Église orientale. Elle serait la femme de saint Adrien de Nicomédie. (3)

L'histoire d'Adrianus (Saint Adrien) et de sa jeune épouse Natalie (Sainte Nathalie, Natacha) est contée dans la Légende Dorée.

Adrianus était officier dans l'armée de Galère César en Orient, qui faisait appliquer avec zèle les quatre édits de persécution des chrétiens de Dioclétien. Ce César offrait des sacrifices aux idoles dans la ville de Nicomédie, par son ordre, ou se livra à la recherche de tous les chrétiens les uns par la crainte d'être punis, les autres par amour de l’argent qui leur était promis, tous enfin traineraient aux supplices les chrétiens ; les voisins traînaient leurs voisins, les proches, ceux de leur maison.

Vers 306, alors qu'Adrianus avait vingt-huit ans, il s'était convertit devant le courage de trente-trois chrétiens de Nicomédie que Galère avait ordonné de supplicier en les faisant fouetter à coups de nerfs, en leur broyant la bouche avec des pierres, puis en les emprisonnant après leur avoir mis le garrot.

Apprenant cette conversion, l'empereur fit emprisonner Adrien avec les autres chrétiens puis, quelque temps après, le fit comparaître devant lui en présence de ses compagnons pour le faire fouetter ; les coups furent si violents qu'à la fin les entrailles d'Adrien sortaient de son corps.

Puis Adrien et ses compagnons furent de nouveau jetés en prison.

Or, Natalie, son épouse, entendant dire que son mari était en prison, déchira ses vêtements en poussant des cris et des sanglots. Mais quand elle eut appris qu'Adrien était incarcéré pour la foi de J.-C., elle accourut remplie de joie à la prison et baisa les chaînes de son mari et des autres; car elle était chrétienne, mais elle n'avait pas rendu cela public à cause de la persécution. Et elle dit à son mari : "Bienheureux es-tu, mon seigneur Adrien, d'avoir trouvé des richesses que ne t'ont pas laissées tes parents, et dont seront privés ceux qui possèdent beaucoup de biens quand il ne sera plus temps de prêter à usure, ni d'emprunter, quand personne ne délivrera aucun autre de la peine, ni le père son fils, ni la mère sa fille, ni l’esclave son maître, ni l’ami son ami, ni les richesses celui qui les possède." 

Natalie lui dit encore : "Prenez garde, mon seigneur, de vous laisser surprendre par la peur, lorsque vous verrez les tourments : vous n'aurez à souffrir qu'un instant, mais aussitôt après vous serez dans l’allégresse avec les anges."

Et après lui avoir conseillé de ne faire aucun cas de toute gloire terrestre, de repousser ses parents et ses amis et d'avoir toujours à coeur les biens célestes, Adrien lui dit : "Va, ma soeur, quand arrivera le temps de la souffrance, je te ferai venir afin que tu sois témoin de. notre fin." Et après avoir recommandé aux autres saints d'encourager son mari, elle revint à sa maison.

Comme des matrones, dont Nathalie, soignaient en cachette les martyrs dans leur prison, l'empereur Galère ordonna qu'on tranche les pieds puis les jambes des prisonniers puis qu'on fasse brûler leur corps. Adrien apprenant que le jour de son martyre était arrivé, distribua des présents aux gardes. Il fut le premier supplicié et on lui coupa également une main.

Comme l’empereur exhortait Adrien à ne pas blasphémer ses dieux, ce dernier lui dit : "Si j'endure des tourments parce que je blasphème ceux qui ne sont pas dieux, comment ne seras-tu pas tourmenté, toi qui blasphèmes le vrai Dieu ?" Maximien répliqua : "Ce sont là les paroles que t'ont apprises ces séducteurs." Adrien lui dit: "Pourquoi appelles-tu séducteurs ceux qui sont les docteurs de la vie éternelle ?" Quand on jeta les corps des martyrs au feu, Nathalie voulut se précipiter dans le brasier mais mais tout à coup une pluie très forte vint à tomber, et en éteignant le .brasier, elle préserva les corps des martyrs. Nathalie récupéra alors la main de son mari qu'elle conserva précieusement. Les chrétiens, ayant tenu conseil entre eux, firent transporter ces restes à Constantinople jusqu'à ce que, la paix ayant été rendue à l’Eglise, on put les rapporter avec honneur.

Réfugiée peu de temps après à Constantinople pour échapper à la proposition de mariage que lui avait fait un tribun, elle rendit l'esprit après avoir vu, en songe, Adrianus lui demander de le rejoindre dans la paix éternelle.

Les reliques de Nathalie et d'Adrianus ont été transférées, en 1110, de Constantinople au monastère de Grammont en Belgique.

Saint Adrien de Nicomédie et son épouse sainte Nathalie sont fêtés en Orient ensemble le 26 août.

En Occident, saint Adrien est fêté le 8 septembre et son épouse Nathalie, qui l'encouragea à souffrir le martyre, est fêtée le 26 août.

Il est réputé guérir les maux de ventre.(4)

On signale une autre sainte Natacha ou Nathalie à Cordoue en Espagne au IXe siècle, martyre en même temps que son mari Aurèle, et fêtée le 27 juillet.. La tradition espagnole en fait des convertis de la religion musulmane.

 

 

Sources:

(1) https://viechretienne.catholique.org/saints/3112-sainte-natacha

(2) http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/septembre/saint-adrien-martyr-a-nicomedie-en-bithynie-306-fete-le-08-septembre.html

(3) https://nominis.cef.fr/contenus/saint/342/Sainte-Natalie-de-Nicom%C3%A9die.html

(4) https://har22201.blogspot.com/2015/09/saint-adrien-et-sainte-nathalie-martyrs.html

-Actes reconnus authentiques parles Bollandistes; — Honorius d'Autun.

-L'édition princeps porte ces mots portatus super equuleum, les éditions subséquentes ont portans sibi equuleum. 

-La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 08:51

Ils se moquent de notre foi en la qualifiant de superstition. 
"Dépassée. Irrationnelle. Aveugle", disent-ils.

Mais lorsque les tests sont effectués, les analyses examinées et les tissus analysés, même les scientifiques se taisent.

 

Voici 6 miracles que le monde a tenté de démystifier et a échoué

L'hostie qui est devenue le tissu cardiaque humain: Lanciano, Italie 8e siècle après J.-C.

Un prêtre doutait de la vraie présence réelle pendant la messe. 
Alors qu'il consacrait l'hostie, elle se transforma en vraie chair et sang sous ses yeux. 

Les tests modernes montrent:
> La chair est du tissu cardiaque (muscle cardiaque)
> Le sang est de type AB, comme le linceul de Turin. 
> Pas de conservateurs. Pas de désintégration. 1 200 ans plus tard, le Sacré-Cœur est visible.

 

Les corps incorruptis des saints

> Ste Bernadette. 
> Ste Catherine Labouré. 
> St Jean-Marie Vianney. 

Enterré dans des cercueils simples.

Pas d'embaumement.

Pas de contrôle de température.

Mais quand leurs tombes ont été ouvertes des décennies plus tard:

> Pas de putréfaction 
> Pas d'odeur
> Certains corps avec une peau douces et des membres flexibles

Conservé par Dieu, pas de produits chimiques. Pas d'explication "scientifique".

St Jean-Marie Vianney
Ste Bernadette Soubirous

 

L'hostie qui saignait à Buenos Aires et qui a été confirmée par la médecine légale. 

Dans les années 1990, une hostie abandonnée a commencé à saigner. 

Le cardinal Jorge Bergoglio (qui devint plus tard le pape François) a ordonné des tests. 

Résultats:
> Tissu cardiaque humain, enflammé, provenant d'un homme soumis à un stress intense
> Tissu vivant, avec des globules blancs actifs
> Il n'y a aucune explication scientifique pour que cela se soit former à partir du pain

"Ce cœur a souffert." - selon l'Expert médico-légal, athée, converti plus tard.

 

Le Tilma de Guadalupe de Guadalupe, une peinture non faite de mains humaines. 

En 1531, Notre-Dame apparut à S. Juan Diego Juan Diego. 
L'image de la Sainte Vierge a été imprimée sur sa cape en fibres de cactus. 
500 ans plus tard:

> Pas de coups de pinceau. 
> Pas de pénétration du pigment. 
> Le Tilma aurait dû se décomposer en 20 ans, mais ce n'est pas le cas. 
Et il a même survécu à une explosion. 

Les yeux, au microscope contiennent l'image de la scène de Juan Diego et de l'évêque presents alors devant Notre-Dame. 

Non peint.

Aucune explication scientifique.

 

Le soleil a dansé dans le ciel: témoins 70 000 personnes - le miracle de Fátima, Portugal 1917. 

Des foules se sont rassemblées pour voir le signe promis de la Vierge. 
Le soleil tourna, dansa et se projeta vers la terre, avant de redevenir normal. 

Les athées l'ont vu. Des scientifiques. Des journalistes. La Police. Les Autorités laïques. 

Et aucune personne qui était présente ne l'a jamais nié. 

Miracles sur miracles, innombrables.

 

La femme sans pupilles, qui peut voir. 

Gemma di Giorgi est née aveugle en 1939. 
Les médecins ont confirmé qu'elle n'avait pas de pupilles, seulement des rétines mal formées. 

Puis sa grand-mère l'a emmenée voir Padre Pio. 

Il l'a béni, pria sur elle, puis: elle a vu. 

À ce jour, les yeux de Gemma restaient médicalement inutilisables, sans pupilles, mais elle pouvait lire, marcher, et vivre pleinement. La science haussa les épaules. 

La grâce ne le fit pas.

 

Le monde dit: "Voir, c'est croire." Mais même quand il voit, il ne croit pas.

Dieu laisse juste assez de mystère pour préserver notre libre arbitre, et juste assez de preuves pour faire taire tout doute.

Ce ne sont pas des mythes.

Ce sont des miracles et ils sont réels.

Source: Trad West

https://x.com/trad_west_/status/1959645685675901222?t=WM3BPcHsWbM6I5mPlUBMEg&s=19

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 00:00

Le règne de Saint Louis était associé à un âge d'or de justice et de paix, sans impôt et sans mutation monétaire.

Boris BOVE, 1328-1453, Le Temps de la Guerre de Cent ans, Folio, Histoire de France, Trebaseleghe, Italie, 2020, p. 195

Saint Louis, Roi de France (1214-1270), Patron des Armées françaises

         

 

Fils du roi de France Louis VIII le Lion et de la reine Blanche de Castille, Louis naît au château de Poissy, le 25 avril 1214. ... quelques semaines avant la grande victoire des troupes françaises sur celles du Saint-Empire et de l'Angleterre à Bouvines.

Son grand-père, Philippe Auguste, lui enseigne : "Protège les Pauvres, ils te protégeront".

 

44e roi de France, Louis IX a également régné 44 ans. Il frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété, sa révérence devant Dieu, sa grande charité envers les pauvres, et pour les non-croyants, sur le respect du prochain ; Saint-Louis représentait la paix et le respect du voisin. 

"Reconnu pour son style de vie modéré, sa raison, sa bravoure et sa politesse chevaleresque, il était un magnifique chevalier dont la gentillesse et la manière engageante le rendaient populaire. Il était considéré comme le dirigeant chrétien idéal. Il punissait sévèrement le blasphème, les jeux de hasard, les prêts rémunérés (usure) et la prostitution.

Il priait  huit heures par jour, lavait les pieds des pauvres, accueillait les lépreux à sa table et bâtit des hôpitaux pour les aveugles. (La Marche de l'Histoire, n° 34, Trimestriel / octobre / décembre, 1270-2020, Mort de Saint Louis, 750 ans, p. 26.)

Il est le seul roi canonisé de France.

"Son règne est resté dans les mémoires comme un âge d'or médiéval dans lequel le Royaume de France a atteint un sommet économique et politique.

"Il a interdit les procès par épreuve, tenté d'empêcher les guerres privées, et a introduit la présomption d'innocence dans la procédure pénale. Pour faire appliquer l'application de ce nouveau système juridique, Louis IX a créé les prévôts et des huissiers de justice." (Spécial Histoire, n° 5, Trimestriel, Septembre - octobre - novembre 2020, p. 18-19.)

Roi pacifique doté d'un sens politique très sûr, il règle les sources de conflit en France et en Europe; Sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

Son plus grand souci était de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre. Très rapidement, son tempérament de médiateur lui vaut de nombreuses sollicitations aux quatre coins de l'Europe - voilà qu'on le surnomme l'Apaiseur.

En 1234, quand Louis atteignit sa majorité, les Capétiens avaient développé des liens personnels étroits avec les cours royales de Castille et d'autres royaumes ibériques. 

En 1240, il est appelé à trancher un différent entre l'empereur Frédéric II et le pape.

Quelques années plus tard, il mit fin au grave et difficile contentieux qui opposait les prétendants aux comtés de Flandre et de Hainaut; il négocia avec les Mongols et sécurisa des alliances diplomatiques bienvenues; même l'aristocratie anglaise, fraîchement rabibochée avec son homologue d'Outre-Manche, vient lui demander conseil.

En 1258, par le traité de Corbeil avec Jacques d'Aragon, les deux nations renoncent mutuellement à toute prétention territoriale.

En 1259 au traité de Paris, aussi appelé traité d'Abbeville, Henri III Plantagenêt, roi d'Angleterre (1216-1272) échange la possession de larges domaines dans le Sud-Ouest contre la reconnaissance de la souveraineté française sur l'ensemble du Royaume

Saint Louis, Roi de France (1214-1270), Patron des Armées françaises
Saint Louis, Roi de France (1214-1270), Patron des Armées françaises

"Louis IX met fin à ce que nombre d'historiens appellent 'la première guerre de Cent Ans' (elle avait commencé par le mariage versatile d'Aliénor d'Aquitaine en 1152) : le traité d'Abbeville entérine la paix avec l'Angleterre d'Henri III." (La Marche de l'Histoire, n° 34, Trimestriel / octobre / décembre, 1270-2020, Mort de Saint Louis, 750 ans, p. 25-26.)

Il mit en œuvre dans le gouvernement français une justice impartiale, la protection des droits de ses sujets, des peines sévères pour les fonctionnaires royaux abusant de leur pouvoir, et prit une série d'initiatives pour aider les pauvres.

Le souci de justice dans sa forme la plus fondamentale (rendre à chacun son dû) revient constamment dans les propos de Louis.

Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes, Par Pierre-Narcisse Guérin, 1816

Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes, Par Pierre-Narcisse Guérin, 1816

Maintes fois en été, le roi alla s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe; il se plaçait sous un chêne et nous faisait asseoir autour de lui. Il demandait alors de sa proche bouche: "Y a t-il ici quelqu'un qui ait un procès ?" Et tous ceux qui en avaient se levaient. Il disait alors : "Taisez-vous tous et on réglera vos affaires l'une après l'autre."

Jean de Joinville, Vie de Saint Louis

"Entre 1254 et 1258, fraîchement rentré de croisade, il fait publier la Grande ordonnance qui stipule que "nul ne sera privé de son droit sans faute reconnue et sans procès." À ce titre, le roi interdit le blasphème, les jeux de dés et de hasard, la prostitution, la fréquentation des tavernes et les prêts à intérêts (usure). 

"La procédure judiciaire évolue également : les ordalies sont bannies (1261), on introduit des témoins lors des procès, on déploie aussi des enquêtes approfondies qui permettent de faire la lumière sur les crimes et délits.

"Si la plupart de ces mesures sont respectées, les tavernes du royaume, normalement réservées aux voyageurs, continueront de faire recette auprès du peuple malgré les avertissements royaux. "Ses conseillers, écrit Gérard Sivéry, ont réussi à lui faire admettre qu'il était préférable de limiter et de surveiller ce qu'on ne pouvait empêcher." (La Marche de l'Histoire, n° 34, Trimestriel / octobre / décembre, 1270-2020, Mort de Saint Louis, 750 ans, p. 32.)

La refonte du système judiciaire s'accompagne d'une "collecte" de plaintes de ses sujets à travers le royaume. Louis IX dépêche une armée d'enquêteurs pour aller à la rencontre du peuple et recueillir ses doléances. Plus de dix mille d'entre elles sont rassemblées et convergent sur Paris à partir de 1247. Cela permet de constater que baillis et sénéchaux font perdurer localement des inégalités particulièrement cruelles. Une leçon que le roi tient à transmettre à son fils : "Prends garde diligemment qu'il y ait bons baillis et bons prévôts en ta terre, et fais souvent prendre garde qu'ils fassent bien justice et qu'ils ne fassent à autrui tort ni des choses qu'ils ne doivent."

"En 1259, l'affaire Enguerrand de Coucy donne le ton : ce dernier, un seigneur sans scrupule des Flandres, a fait pendre trois braconniers surpris sur ses terres. Le clergé local s'insurge. Louis IX s'empare de l'affaire et fait emprisonner l'intéressé au château du Louvre. Finalement pardonné, il sera condamné à payer 10 000 livres de compensation - une véritable fortune pour l'époque." (La Marche de l'Histoire, n° 34, Trimestriel / octobre / décembre, 1270-2020, Mort de Saint Louis, 750 ans, p. 31-32.) Cette somme fut employée à construire l’hôpital de Pontoise, le cloître et les écoles des Dominicains de la rue Saint-Jacques et l’église des Cordeliers de Paris.

La galerie Saint Louis dans la Cour de Cassation de Paris. Saint Louis a traversé les âges en conservant son image de roi justicier.

La galerie Saint Louis dans la Cour de Cassation de Paris. Saint Louis a traversé les âges en conservant son image de roi justicier.

Soucieux de laisser la parole au peuple, le roi saint assiste aux assises du Parlement et fait "appeler ceux qui ont des affaires à lui soumettre et il fait ouïr les plaids par ses chevaliers et par ses clercs." (Guillaume de Saint-Pathus, cité dans La Marche de l'Histoire, n° 34, Trimestriel / octobre / décembre, 1270-2020, Mort de Saint Louis, 750 ans, p. 34.)

Ses dîners quotidiens étaient partagés avec de nombreux mendiants Parisiens qu'il invitait à la table royale. De nombreux soirs, il ne les laissait pas partir sans leur avoir lavé les pieds. Il payait sur ses deniers pour nourrir plus de 100 pauvres Parisiens chaque jour. Ses soins aux malades étaient tout aussi émouvants ; il s'occupait fréquemment des lépreux.

Il créa un certain nombre d'hôpitaux, dont un pour les aveugles et un autre pour les ex-prostitués".

Chaque samedi, il lavait les pieds de trois pauvres, servait leur repas et mangeait lui-même leurs restes.



Louis fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse.

Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »

Blanche de Castille et Louis IX, détail d'une miniature de la Bible moralisée de Tolède, 1240.

Blanche de Castille et Louis IX, détail d'une miniature de la Bible moralisée de Tolède, 1240.

Neuvième des capétiens directs, Louis est sacré à Reims à l'âge de douze ans, quelques jours seulement après l'enterrement de son père.

Le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété.

Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices, le jeune roi philosophe : "Les hommes sont étranges, on me fait un crime de mon assiduité à la prière; on ne me dirait mot si j'employais les heures que j'y passe à jouer aux jeux de hasard, à courir la bête fauve, ou à chasser aux oiseaux." (La Marche de l'Histoire, n° 34, Trimestriel / octobre / décembre, 1270-2020, Mort de Saint Louis, 750 ans, p. 24.)

Saint Louis, Tableau Médaillon, 2e étage Cour de Cassation, Paris

Saint Louis, Tableau Médaillon, 2e étage Cour de Cassation, Paris

Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France. Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu.

Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.

Saint-Louis fonda des hôpitaux et des monastères. Il réalisa son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les saintes reliques, surtout la Couronne d'épines. Il donna à sa soeur, la bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. « Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville)

À vingt ans, il épousa Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal; il avait fait graver sur son anneau cette devise: "Dieu, France et Marguerite."

À la suite d'une méchante fièvre contractée dans les marais de Saintonge, à l'ouest du royaume en 1244, maladie mortelle, guéri miraculeusement, Louis obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades.

Jérusalem avait été reprise en 1229 sous la gouvernance de Frédéric II.

 

Quand il partit pour délivrer la Terre Sainte au port d'Aigues-Mortes à la tête de 10 000 fantassins, 5000 écuyers et 2500 cavaliers le 25 août 1248, il s'embarqua avec son épouse Marguerite de Provence, et toujours l'ami Joinville. Il marchait sur les pas de ses aïeux, Louis VII et Philippe Auguste.

On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang.

Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. Lui demandant de fixer le prix de sa rançon pour sa libération, il leur répondit de s'enquérir auprès de sa femme qui seule décidait de l'engagement des dépenses ! L'épisode est narré par Joinville, il est ainsi rapporté par Régine Pernoud :
 
"Quand ils virent (les 'Sarrasins'), qu'ils ne pourraient vaincre le bon roi par les menaces, ils revinrent à lui et lui demandèrent combien il voudrait donner d'argent au sultan et avec cela, s'il leur rendrait Damiette. Et le roi leur répondit que, si le sultan voulait prendre de lui une somme raisonnable de deniers, il manderait à la reine qu'elle les payât pour leur délivrance; et ils dirent : 'Comment est-ce que vous ne voulez pas dire que vous ferez ces choses ?' (Pourquoi ne voulez-vous pas vous y engager vous-même ?) Et le roi répondit qu'il ne savait si la reine le voudrait faire, pour ce qu'elle était sa Dame."
 
Une fois libéré (le 6 mai 1250), Louis fit un pèlerinage en Terre Sainte et appela ses sujets à le rejoindre mais renvoya ses frères Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou en France afin qu'ils épaulassent leur mère, qui exerçait la régence. Le reste de son séjour en Terre-Sainte est employé à des fins diplomatiques : il prit contact avec les Mongols et les Ismaïliens, renforça les défenses de Jaffa, Acre, Tyr et Sidon.
 
Mais, au printemps 1253, alors qu'il était à Sidon, il apprit la mort de sa mère, survenue le 27 novembre 1252. Après plusieurs jours d'un grand deuil, il conclut qu'il devait rentrer et le 24 ou 25 avril 1254, Louis rembarqua d'Acre pour la France. Le 10 juillet, il débarqua aux Salins-d'Hyères où il demanda à rencontrer le frère Hugues de Digne. Partant de Hyères, le roi se rendit à Aix-en-Provence pour un pèlerinage dédié à Marie Madeleine, puis entra en France par Beaucaire et, après plusieurs arrêts dans différentes villes de France, déposa l'oriflamme et la croix à Saint-Denis. Il fit son entrée à Paris le 7 septembre 1254, où il fut particulièrement bien accueilli par le peuple.
 
Rentré dans son royaume, il y entreprit de grandes réformes, en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Son royaume connut une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aimait recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, fils de paysan devenu docteur qui s'est fait remarquer par le roi en militant pour l'accès à l'éducation des enfants pauvres, il fonda la Sorbonne (1253). Des milliers de démunis 
assistent au triomphe de la littérature française, à la dissection méthodique des oeuvres de Chrétien de Troyes, aux récits chevaleresques de la quête du Graal, au mécénat des arts, à l'érection des cathédrales. (La Marche de l'Histoire, n° 34, Trimestriel / octobre / décembre, 1270-2020, Mort de Saint Louis, 750 ans, p. 26.) 
 
Il suivit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.
 
Mais il rêvait de retourner en Terre Sainte, et de convertir le sultan d'Egypte. Cette fois-ci, son fidèle Joinville, décida de ne pas le suivre : "Je considérai que tous ceux qui lui conseillèrent ce voyage firent un péché mortel, parce que, au point où en était la France, tout le royaume était en bonne paix à l'intérieur et avec tous ses voisins; et, depuis qu'il en est parti, l'état du royaume ne fit qu'empirer."
 
Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie eut raison de lui; c'était le lundi 25 août 1270, vers trois heures de l'après-midi, "il rendit son esprit à notre créateur à l'heure même où le Fils de Dieu mourut sur la croix pour le salut du monde." (Jean de Joinville, Vie de Saint Louis, éd. Jacques Monfrin, Classiques Garnier, 1995, rééd. Classiques jaunes, 2019, p. 372-375.)
 
La paix fut négociée avec l'émir de Tunis le 30 octobre, tandis qu'on s'activait au retour de la dépouille du roi; Édouard Ier, arrivé d'Angleterre, s'enlisera deux ans supplémentaires dans cette ultime croisade.
 
Des enquêtes en 1282-1283 sur les miracles produits sur le tombeau du roi voient 300 personnes témoigner. (Jacques Le Goff, Saint Louis, Paris, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque des histoires, 1996.)
 
Il est canonisé par Boniface VIII en 1297 sous le nom de "Saint Louis de France". 
 
Son tombeau disparaît vers 1420, sans doute détruit et fondu par les armées anglaises d’Henri V ou du duc de Bedford.
 
Deux analyses  scanner, carbone 14, microscope – de sa mâchoire menées au XXIe siècle en 2015 et 2019 ont révélé que le saint roi a succombé au scorbut et non à la peste ou à la dysenterie. (Marie Privé, Peste, scorbut, dysenterie… De quoi est vraiment mort Saint Louis ?, Geo.fr, 28 juin 2019)

Saint-Louis ChateaucurzayPrière de St Louis

 

Dieu Tout-Puissant et éternel,

 

Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde

 

L'instrument de vos divines volontés,

 

Le glaive et le bouclier de votre sainte Eglise,

 

Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière,

 

Les fils suppliants des Francs,

 

Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde,

 

Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu,

 

Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance,

 

Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

 

Amen

 

 

Oraison tirée d'un missel Carolingien,

 

Prière favorite du Père de Foucauld,

 

Prière officielle des scouts de France.

Saint Louis, Roi de France (1214-1270), Patron des Armées françaises

Statue de Saint Louis, par Albert-Marius Patrisse (1892-1964), collégiale de Poissy, lieu de baptême et de naissance de S. Louis.

 

Une statue du roi de France Louis IX, connu sous le nom de Saint Louis a été érigée devant la collégiale de Poissy en 1951 en remplacement de la statue de Meissonier fondue par les Allemands en 1941.

 

La statue de Saint Louis a été réalisée par le sculpteur Albert-Marius Patrisse (1892-1964), un élève de Jules Coutan, premier second grand Prix de Rome en 1922. Ce monument en l’honneur de Saint Louis, né à Poissy le 25 avril 1214, a été érigé devant la collégiale Saint Louis de Poissy, lieu de baptême du futur Louis IX, fils du roi Louis VIII et de Blanche de Castille. (Source)

___________

Litanies de Saint-Louis

Source : Prières aux saints du Tiers-Ordre


DEVOTION A SAINT LOUIS IX, ROI DE FRANCE, PATRON DES ARMEES FRANCAISES ET DU TIERS-ORDRE DE LA PENITENCE

Seigneur, ayez pitié de nous 
(bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
''
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu,
ayez pitié de nous
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu,
''
Esprit-Saint, qui êtes Dieu,
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,
Sainte Marie, conçue sans péché,
priez pour nous
Sainte Mère de Dieu,                           
''
Sainte Vierge des Vierges;
Saint Louis, prince admirable,
priez pour nous
Saint Louis, lis de pureté,               ''
Saint Louis, exemple d'humilité,
Saint Louis, image de vertu,
Saint Louis, prodige de pénitence,
Saint Louis, flamme d'amour et d'oraison,
Saint Louis, lampe ardente et brillante,
Saint Louis, vase d'élection,
Saint Louis, vase insigne de religion,
Saint Louis, miroir de la perfection chrétienne,
Saint Louis, très dévot à notre Père saint François,
Saint Louis, contempteur du monde et de ses honneurs,
Saint Louis, plein de zèle pour la maison de Dieu,
Saint Louis, tendre père des pauvres,
Saint Louis, remède des malades,
Saint Louis, appui de la veuve et de l'orphelin,
Saint Louis, juge béni des peuples,
Saint Louis, rédempteur des captifs,
Saint Louis, prédicateur des infidèles,
Saint Louis, deux fois victime pour les Lieux saints,
Saint Louis, terrible dans les combats,
Saint Louis, puissant dans les fers,
Saint Louis, gardien de la France,
Saint Louis, modèle des rois,
Saint Louis, digne de la couronne des rois sur la terre,
Saint Louis, plus digne de la couronne des saints dans le ciel,
Saint Louis, saint patron des armées françaises,
Saint Louis, protecteur des armées françaises,
Saint Louis, protecteur du Tiers-Ordre séraphique ,
priez pour nous

Agneau de Dieu, qui efffacez les péchés du monde,
pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Priez pour nous, glorieux saint Louis
Afin que nous devenions dignes des promesses de N.-.S.J.-C.


Oraison

Ô Dieu, qui avez transféré votre confesseur saint Louis d'un royaume terrestre à la gloire céleste, rendez-nous, par ses mérites et son intercession, participants du bonheur du Roi des rois, Jésus-Christ. Qui vit et règne...

Louis IX, sur son lit de mort, remet à son fils le plan de sa conduite, Jacques-Antoine Beaufort, XVIIIe siècle, chapelle Saint-Louis de l'École militaire, Paris.

Louis IX, sur son lit de mort, remet à son fils le plan de sa conduite, Jacques-Antoine Beaufort, XVIIIe siècle, chapelle Saint-Louis de l'École militaire, Paris.

Saint Charlemagne et saint Louis, gravure de Grégoire Huret (XVIIe siècle, Metropolitan Museum)

Saint Charlemagne et saint Louis, gravure de Grégoire Huret (XVIIe siècle, Metropolitan Museum)

Sources(1) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950; (2) Nominis; (3) Régine Pernoud, Les femmes au temps des croisades, Editions Stock Le Livre de Poche, Paris 1990, p. 230; Dictionnaire des saints et Grands témoins du christianisme, Sous la direction de Jean-Robert ARMOGATHE et André VAUCHEZ, CNRS Éditions, Paris 2019, pp. 729-736 ; (4) Jacques Le Goff, Saint Louis, Paris, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque des histoires, 1996.

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24 août 2025 7 24 /08 /août /2025 00:00
Saint Barthélemy l'Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 31.

Saint Barthélemy l'Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 31.

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec Lui, assista à Ses prédications, entendit Ses paraboles, fut le témoin de Ses vertus divines.
 

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques. Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

 

Les "dieux" païens avouent être des démons

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents. Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3c/L%27ap%C3%B4tre_saint_Barth%C3%A9lemy.jpg/337px-L%27ap%C3%B4tre_saint_Barth%C3%A9lemy.jpg

Saint Barthélemy, apôtre, basilique saint Jean de Latran, Rome, Italie.

Le démon résolut de se venger; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée. Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile. Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre. Le corps de saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.

 

Saint Barthélemy, patron des bouchers, des tanneurs et des relieurs, est fêté le 24 août en Occident et le 25 août en Orient. Ces deux dates correspondent vraisemblablement au transfert de ses reliques dans l'île de Lipari en 580.

 

Sources: (1); (2)

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 18:47

Le christianisme n'est pas en voie de disparition aux États-Unis, mais le protestantisme, lui, l'est. Les États-Unis traversent une période de transition du protestantisme au catholicisme. Cette transition s'étend sur un siècle et demi. Amorcée à la fin des années 1960, elle est passée inaperçue pendant plus de cinquante ans.

 

Tout a commencé à la fin des années 1960 avec la Révolution de Jésus. Beaucoup ignorent ce que c'était. J'en ai parlé dans mon deuxième livre : "Les derniers jours : une analyse catholique de l'Apocalypse et de la seconde venue de Jésus-Christ"

 

La Révolution de Jésus n'était pas un renouveau religieux. C'était un sauvetage religieux. Les années 1960 ont marqué une période d'exode massif des baby-boomers des églises protestantes. La Révolution de Jésus a effectivement été un sauvetage qui ramena un grand nombre d'entre eux, mais strictement selon les principes évangéliques. Les principales confessions protestantes n'ont jamais enrayé l'hémorragie de jeunes. Certains ont adhéré à la Révolution de Jésus évangélique. Les autres ont dérivé vers une orientation "spirituelle mais non religieuse".

 

Les années 1970, 1980 et 1990 ont été marquées par la croissance évangélique, conjuguée à une perte de membres chez les protestants traditionnels, le protestantisme américain étant confronté à un phénomène massif de "transfert de brebis". Les protestants ont quitté les églises traditionnelles pour rejoindre les églises évangéliques. Certains catholiques les ont rejoint, mais la plus grande perte de membres a eu lieu au sein des confessions protestantes traditionnelles. Le principal problème auquel les catholiques sont confrontés est que la plus forte perte de membres s'est produite dans les paroisses et les diocèses qui ont tenté de se remodeler (après Vatican II) pour ressembler aux confessions protestantes traditionnelles (anglicane, luthérienne, méthodiste, etc.). Plus les paroisses catholiques se libéralisaient, plus elles perdaient de membres. À l'inverse, les paroisses catholiques qui conservaient de fortes caractéristiques traditionnelles étaient celles qui perdaient le moins de membres.

 

Lire: Les chrétiens “conservateurs” sur le plan théologique ont davantage de succès que les libéraux

 

La croissance du mouvement évangélique a continué d'augmenter régulièrement jusqu'au tournant du siècle, mais a commencé à se stabiliser par la suite. En revanche, le nombre de protestants traditionnels a continué de décliner jusqu'en 2020. Cela indique que des personnes continuent de quitter les confessions protestantes traditionnelles (ou que les effectifs ne sont pas renouvelés, ce qui a le même effet) et qu'elles ne se tournent plus vers l'évangélisme. Le protestantisme traditionnel est actuellement à l'agonie, tandis que le protestantisme évangélique commence à stagner.

 

Lire: Les conversions au catholicisme explosent chez les jeunes en France

 

L'Église catholique américaine continue de croître en termes de chiffres bruts, mais continue de perdre en pourcentage de la population, principalement parce que la population croît beaucoup plus rapidement que l'Église catholique américaine. Néanmoins, en chiffres bruts, le catholicisme continue de croître et n'a jamais cessé de croître.

 

L'Église catholique connaît certes des problèmes de fréquentation. Le nombre de catholiques de naissance ne se reproduit pas à un rythme durable. L'immigration légale aux États-Unis a contribué à consolider ces chiffres, mais les conversions d'Américains non catholiques ont diminué jusqu'en 2020. Puis, entre 2022 et 2025, un pic a semblé se produire. Il faudra attendre de voir si ce pic se maintiendra.

L'Amérique catholique

Cela dit, le protestantisme traditionnel semble condamné. Il s'effondre lentement. Autrefois pilier de l'Amérique protestante, il est désormais le filet de sécurité du protestantisme américain. Il rattrape de nombreux protestants traditionnels en défection (ainsi que certains catholiques non catéchisés), mais il n'en rattrape plus autant qu'avant. L'évangélisme semble avoir stagné entre 2000 et 2020 (pour l'instant). La plus forte croissance de ces dernières décennies a été observée dans le groupe des non-religieux.

 

Les projections actuelles, si rien ne change (et tout peut changer), sont que le catholicisme dépassera l'évangélisme (en chiffres bruts) vers 2035, puis tout le protestantisme au total (parce que le protestantisme traditionnel meurt très vite) vers 2050. Ensuite, théoriquement, les catholiques pourraient atteindre 51 % de la population américaine au début du siècle prochain (après 2100).

 

 

Source: Shane Schaetzel

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 13:40
Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole

Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole.

 

Elle était nécessaire, légitime et bien plus douce que ne l'étaient les tribunaux laïcs de l’époque.

 

Voici la vérité sur l'Inquisition espagnole.

 

Pour comprendre l’Inquisition, il faut se placer dans le monde du Moyen Âge.

 

L'Europe luttait pour sa survie. Pendant des siècles, la péninsule ibérique avait été sous occupation musulmane.

 

En 711, les armées musulmanes du califat omeyyade déferlent sur l'Espagne et écrasent le royaume chrétien wisigoth

 

La Reconquista (711-1492) n’était pas seulement une guerre territoriale, mais aussi une guerre de foi et de survie.

 

 

D’autres hérésies chrétiennes surgissaient de ci de là, il fallait donc un système pour garder le peuple fidèle et l’Europe unie dans le Christ et son Église.

 

De plus, il n’y a pas eu qu’une seule Inquisition. Il y en avait plusieurs :

> L'Inquisition médiévale (XIIIe siècle)

> L'Inquisition espagnole (1478–1834)

[L'Inquisition espagnole relevait directement de la Couronne espagnole, et non de l'Église catholique. C'était un instrument de l'État. Elle eu un impact sur trois à cinq mille personnes pendant 350 ans, sous le régime de lois laïques.]

> L'Inquisition romaine (1542+) Chacune avait des objectifs, des méthodes et des degrés de sévérité différents.

 

Aucune ne correspondit aux mythes.

 

 

Contrairement à ce que dit la propagande moderne, l’Inquisition n’existait pas pour traquer des gens au hasard, son objectif était précis :

>Enquêter sur les allégations d'hérésie

>Assurer la sincérité des nouveaux convertis (juifs et musulmans)

>Protéger la foi du peuple chrétien de la corruption

 

Ainsi, les Inquisitions étaient des enquêtes menées par l’Église sur l’hérésie, en particulier sur les personnes prétendant être catholiques tout en rejetant secrètement les enseignements de l’Église.

 

Elle ne visait pas les juifs, les musulmans ou les païens, à moins qu’ils ne prétendent être catholiques et ne propagent de fausses doctrines.

 

 

Pourquoi était-ce nécessaire ?

 

Parce que la "crypto-religion" était courante.

 

Certains prétendaient se convertir, tout en sapant secrètement la foi des autres.

 

Dans un monde où l’unité de la foi signifiait la paix sociale, cela était ressenti comme dangereux, presque comme une trahison [mettant en danger l'équilibre de l'ensemble de l'ordre public. Ndlr.].

 

 

Et maintenant, le fait le plus choquant pour les oreilles modernes :

 

L’Inquisition était plus miséricordieuse que la justice laïque.

 

L’Inquisition a réduit la violence, elle ne l’a pas augmentée.

 

Les tribunaux laïcs du Moyen Âge avaient recours librement à la torture brutale et aux exécutions capitales.

 

L'Inquisition, elle, établit des règles, des limites et demanda des aveux avant toute punition.

 

Avant son existence, les foules et les dirigeants laïcs s'occupaient de l'hérésie par des lynchages publics.

 

La justice seigneuriale qui apparaît à la fin du Xe s., dérivait de la justice publique franque et de la délégation aux comtes à l'époque carolingienne. Elle constituait la prérogative politique par excellence.

 

La justice seigneuriale apparaît à la fin du Xe s

 

L'Inquisition a introduit un progrès avec la procédure légale, les preuves, ainsi que les témoins, et les appels et, croyez-le ou non : la clémence.

 

 

Par exemple:

 

La torture était beaucoup plus restreinte sous l’Inquisition que dans les tribunaux laïcs.

>La plupart des procès [de l'Inquisition] ne se terminaient pas par une exécution, mais par une pénitence, des pèlerinages ou des amendes.

 

Lire Inquisition : rareté des exécutions des peines capitales (10 à 12.000 en trois siècles)

L’image de l’Inquisition est si négative que tout un chacun s’imagine qu’elle constitue le règne de l’arbitraire. C’est exactement l’inverse : l’Inquisition est une justice méthodique, formaliste et paperassière, souvent beaucoup plus tempérée que la justice civile. Détenu en prison préventive ou restant libre, l’accusé a le droit de produire des témoins à décharge, de récuser ses juges et même, en cas d’appel, de récuser l’inquisiteur lui-même.

Jean Sévillia

>La peine de mort était en réalité rare comparée aux lois sanglantes des rois et des princes.

 

Les punitions les plus courantes ?

>Jeûne

>Porter une croix en public

>Faire un pèlerinage

>Pénitence temporaire

 

Seule une petite minorité de cas a donné lieu à des sanctions sévères, et très peu ont abouti à une exécution.

 

Et les exécutions ? Elles sont toujours le fait de l'État, et non de l'Église.

Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole

Ainsi, comparée à d’autres tribunaux, l’Inquisition était douce et miséricordieuse.

 

Mais aux XVIIIe et XIXe siècles, les ennemis de l’Église ont exagéré son nombre pour alimenter la propagande anti-catholique.

Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole

Qu'en est-il de la tristement célèbre Inquisition espagnole ?

 

Oui, c'était plus dur.

 

Mais même là, les historiens modernes ont révisé les chiffres.

 

Pas les centaines de milliers de morts annoncées par la propagande du XIXe siècle...

 

Plutôt 2 000 à 5 000 exécutions sur trois siècles.

 

Et plus de procédure régulière que dans de nombreux tribunaux laïcs de l’époque.

Alors pourquoi cette mauvaise réputation ? Une grande partie du mythe vient de :

 

>La propagande protestante au XVIe siècle

>Polémiques des Lumières au XVIIIe siècle

>Les historiens anti-catholiques au XIXe siècle

 

Il ne s'agissait pas de justice, mais de salir l'Église.

 

Cela arrive encore aujourd'hui, presque quotidiennement.

La Légende Noire (La Leyenda Negra) propagée par les ennemis de l'Espagne (en particulier l'Angleterre et les Pays-Bas), dépeint l'Inquisition comme un monstre.

 

En vérité, c’était une institution d’ordre, de stabilité et, étonnamment, même de miséricorde à une époque difficile.

Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole

Sans l’Inquisition, les fruits de la Reconquista auraient pu être anéantis par la division et la subversion.

 

Au lieu de cela, l’Espagne a pu marcher unie vers l’histoire, défendre la chrétienté, évangéliser le Nouveau Monde et construire une civilisation catholique.

 

Lire : Les "indépendances" sud-américaines en regard de la légende noire anti-espagnole

Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole

Oui, des abus ont eu lieu.

 

Oui, certains inquisiteurs sont allés trop loin.

 

Mais c'étaient des exceptions, pas la règle.

 

Et l’Église a reconnu ses fautes.

 

Mais la vérité est plus équilibrée et plus catholique que le mythe ne l’a jamais été.

Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole

L’Inquisition n’était pas un cauchemar de sang et de feu.

C'était une institution de son temps :

 

> Nécessaire à l'unité

> Bien plus douce que la cour laïque

> Gravement calomniée par les ennemis de la foi

 

La vérité n’est pas ce que Hollywood vous a dit.

Hollywood vous a menti à propos de l’Inquisition espagnole

Source: Trad West

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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 00:00
Sainte Rose de Lima, Vierge (1586-1617) - Huile de Claudio Coello (1642-1693), musée du Prado, Madrid

Sainte Rose de Lima, Vierge (1586-1617) - Huile de Claudio Coello (1642-1693), musée du Prado, Madrid

Rose naît le 20 avril 1586 à Lima au Pérou  d'une famille pauvre d'origine espagnole dont elle était la dixième enfant, et reçut au Baptême le nom d'Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s´écria : "Désormais, tu seras ma ‘Rose’", changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu'eut plus tard la jeune fille.

 

 

La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l'obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s'ingénia à trouver le moyen d'obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu'à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l'intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

 

Peu après l'âge de quatre ans (1590), elle sut lire et se nourrira du récit de la vie de sainte Catherine de Sienne, qui deviendra son modèle de vie spirituelle. Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. À 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s´offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l'Église, l'État, les âmes du purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes ; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.

 

La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l´humilité et l'obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l'obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s´étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d'aussi cruelles macérations ; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s'y opposer, ils en furent empêchés par une lumière intérieure.

 

Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l'attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n'altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs ; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu'après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant : "Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d'un festin. C'est édifiant, vraiment, en ce saint temps !" Rose en remercia Dieu.

 

La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l'Europe.

 

Sa méfiance de l'Inquisition lui valut plusieurs examens de la part des autorités religieuses, ses profondes réponses étonnèrent alors ses détracteurs. Dans le même temps, elle se dévoua au service des indiens, des enfants abandonnés, des vieillards, des infirmes, et des malades.

 

Elle passa de la terre au ciel le 24 août 1617, à l'âge de trente et un ans. Le peuple de Lima se précipita sur sa tombe pour y recueillir un peu de la terre qui la recouvrait.

 

Rose de Lima a été béatifiée en 1668 par Clément IX et canonisée, le 12 avril 1671, par Clément X.

Sainte Rose de Lima (Noël Laudin - Musée de Châlons-en-Champagne)

Sainte Rose de Lima (Noël Laudin - Musée de Châlons-en-Champagne)

Sainte Rose de Lima est patronne des Amériques, des Philippines, du Pérou, de la ville de Lima, de la police nationale et de l'université catholique du Pérou.

 

Tous les ans, à l'occasion de la Solennité de Sainte Rose de Lima, le 30 août (férié au Pérou), une cérémonie religieuse réunit les autorités politiques, diplomatiques et militaires du pays. Sa statue est portée en procession de la cathédrale de Lima au sanctuaire qui lui est dédié. Elle est également à l'origine de la fête traditionnelle du royaume d'Araucanie et de Patagonie le 30 août.

Le Seigneur a dit d'une voix forte : que tous les hommes sachent que la grâce arrive après la peine, qu'ils sachent que sans avoir porté le fardeau des afflictions, ils ne peuvent atteindre les hauteurs de la Grâce, qu'ils apprennent que les dons de la Grâce augmentent au fur et à mesure que le fardeau s'alourdit, que les hommes ne se trompent pas, il n'y a qu'une voie pour rejoindre le Paradis, et la Croix est la seule route pour y accéder.

Sainte Rose de Lima

Sources: (1); (2)

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22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 10:20

Un article du site (en langue allemande) "Kath.net", rédigé par Martin Grichting, s'interroge sur le synodalisme appliqué dans l’Église depuis des décennies, ce "podium synodal", ou cet esprit de compétition des laïques dans les comités ecclésiastiques, qui érigé en méthode pastorale aboutit en pratique au contraire de l'Eglise universelle.

Le podium synodal

Le podium synodal

 

Le synodalisme est-il un aveu de l'irréalisme du Concile Vatican II, du moins en ce qui concerne la mission des laïcs ? Un commentaire en allemand de Martin Grichting.

 

Source: https://www.kath.net/news/88251

 

Le théoricien politique Thomas Hobbes (1588-1679) était un réaliste. En termes chrétiens, on pourrait dire qu'il tenait compte de la nature humaine, affaiblie par les conséquences du péché originel. C'est pourquoi il a non seulement popularisé l'antique maxime ''Homo homini lupus'' (L'homme est un loup pour l'homme), mais aussi démontré, dans son ouvrage '' Léviathan'', la nécessité d'un État : sans son pouvoir de contrôle, l'esprit de compétition et l'ambition de l'humanité mèneraient à la guerre de tous contre tous. C'est ce qu'empêche l'État fort, le Léviathan, ce ''dieu mortel à qui nous devons la paix et la protection sous le seul Dieu éternel''.

 

Dans ''Léviathan'', Hobbes aborde également le sujet de la consultation. Un supérieur doit-il demander conseil directement, en privé ou en public ? Pour Hobbes, qui n'a aucune illusion, c'est clair : le monarque est en mesure de consulter qui il veut, où et quand il veut, et d'écouter en silence les pensées de ceux qui sont les plus expérimentés dans le domaine en question. Par conséquent, il devrait écouter ses conseillers individuellement, et non en réunion publique. Car dans le premier cas, il apprend la conviction de plusieurs, dans le second cas, souvent seulement l'opinion d'un seul. Car les membres d'un comité se basent sur ceux qui sont éloquents ou puissants. Pour éviter d'être considérés comme stupides, ils adhèrent souvent à des opinions qu'ils ne comprennent même pas. Nombre de conseillers font passer le bien commun avant le leur. S'ils étaient entendus individuellement, ce serait moins nocif. Car seul, l'homme est plus modéré. Mais s'il se trouve dans une assemblée, les flambeaux individuels sont enflammés par l'éloquence de certains, comme par une rafale de vent, pour la plus grande ruine de l'État. De plus, devant un public, certains conseillers citeraient également des choses qui n'avaient rien à voir avec le sujet, juste pour prouver leur vaste connaissance et leur éloquence. (Chapitres 19 et 25).

 

 

Si l'on considère le synodalisme avec lequel l'Église est inondée depuis des années par le Siège apostolique, il faut constater : "Les enfants de ce monde sont plus sages dans leurs rapports avec leurs propres enfants que les enfants de la lumière" (Lc 16, 8). Car même si l'on veut supposer que l'agitation synodale n'est pas une intention sombre, mais simplement de la naïveté, les dynamiques négatives contre lesquelles Hobbes a mis en garde se révèlent ouvertement : officiellement, on conseille le supérieur, que ce soit le pape, l'évêque ou le pasteur. Mais en fait, on parle à ses semblables. On se présente et on influence les autres à sa manière, si possible par le biais des médias. Ces dernières années l'ont montré : pour beaucoup, ce n'est pas la question qui compte, mais leur cause. Et les comportements prévisibles d'influence, de manipulation et de jeux de pouvoir des groupes de pression deviennent apparents. Les événements synodaux aux niveaux universel, national, diocésain et paroissial sont le théâtre d'autopromotions, d'arrivistes et d'idéologues. Ils défilent sur le podium synodal non pas pour montrer au public leurs atouts physiques sous tous les angles, mais plutôt leurs compétences théologiques et intellectuelles, souvent perçues comme telles. Avec leurs théories, ils sèment souvent la confusion parmi le peuple de Dieu et transforment l'Église en parlement. Les autorités nous assurent naïvement que l'Église n'est pas un tel parlement. Pourtant, les activités synodales, si tant est qu'elles présentent un quelconque intérêt, sont comprises en termes parlementaires par ceux qui sont habitués à la démocratie.

 

Le chapitre 4 de ''Lumen Gentium'' contient deux phrases concernant la participation de certains laïcs à la mission de la hiérarchie (LG 33).

En plus de cet apostolat, qui concerne tous les fidèles, les laïcs peuvent en outre, de diverses manières, être appelés à coopérer plus immédiatement avec l’apostolat de la hiérarchie [114], à la façon de ces hommes et de ces femmes qui étaient des auxiliaires de l’apôtre Paul dans l’Évangile, et, dans le Seigneur, dépensaient un grand labeur (cf. Ph 4, 3 ; Rm 16, 3 s.).

En outre, ils ont en eux une aptitude à être assumés par la hiérarchie en vue de certaines fonctions ecclésiastiques à but spirituel.

Lumen Gentium 33

Ces phrases constituent le point de départ de leur participation synodale.

 

Or, dans ce chapitre, le Concile évoque la mission de tous les laïcs au sein de la famille et au cœur de l'État, de la société civile, de l'économie, de la culture et des médias.

 

Si le Concile Vatican II doit encore être mis en œuvre, ne faudrait-il pas alors pratiquer le synodalisme dans un rapport promouvant la mission dans le monde qui s'applique à tous les laïcs ? Or, on n'a plus beaucoup entendu parler de cette dernière depuis ''Christifideles laici'' (1988) [une exhortation apostolique du pape Jean-Paul II, résumant l'enseignement issu du synode des évêques de 1987 sur la vocation et la mission des laïcs dans l'Église et dans le monde, l'objectif du document étant de souligner le rôle de la participation des laïcs dans la société humaine. Ndlr.].

 

Au contraire, grâce à un activisme romain incessant, les laïcs sont amenés à comprendre que la réalisation de leur mission réside dans le synodalisme.

 

Peu à peu, une question angoissante surgit : le repli sur soi derrière les murs de ses propres structures (l'Église) ne cache-t-il pas un aveu que le Concile Vatican II n'est pas applicable, du moins pas en ce qui concerne le rapport de l'Église à la modernité, à la démocratie, à la société des hommes libres et égaux ? [L'Église est une monarchie et non une démocratie parlementaire: "c'est la hiérarchie de l'Église qui assure la direction du chemin de l'Église et préserve le dispositif de la foi transmise par les Apôtres, l'Église aux ''apôtres dirigés par Pierre'', et les successeurs des apôtres sont les évêques." (Cardinal Joseph Zen)"De même que la quadrature du cercle contredit les principes de la géométrie, de même, dans l'ecclésiologie catholique, la combinaison du concept protestant de synodalité, qui est basé sur la négation de l'ordre sacramentel et de la constitution épiscopale de l'Église, avec le concept catholique de synode et de synodalité est vouée à l'échec... La constitution sacramentelle de l'Église se fonde sur son unité vitale avec le Christ et ne doit en aucun cas être confondue ou mélangée avec les constitutions des communautés politiques. L'expression grecque de la constitution hiérarchique de l'Église, qui chez le Pseudo-Dionysius inclut également les charismes des fidèles, ne signifie en langage ecclésiastique latin rien d'autre que la sacramentalité de l'Église. Cela n'a rien à voir avec une forme de gouvernement sociologique "du haut vers le bas" qui, à l'époque démocratique, pourrait ou devrait être remplacée par un gouvernement "du bas vers le haut". Ce serait un péché contre l'Esprit-Saint et de l'unité de l'Église dans la vérité révélée que d'impliquer ceux qui accomplissent la mission globale de l'Église, que ce soit dans l'apostolat des laïcs, dans la vie consacrée des religieux ou dans l'épiscopat, dans une lutte pour le pouvoir au sens politique, au lieu de comprendre que l'Esprit-Saint guide leur coopération symphonique afin que tous parviennent à l'unité dans le Christ." (Cdl Müller).Ndlr.]

Commentaires (traductions)

 

(1) Le concile Vatican II et "Lumen gentium" : Martin Luther aurait dit/écrit "mieux vaut le diable en chaire qu'une femme !" – mais ce que les protestants ont fait de sa "Réforme" après sa mort, nous l'entendons aujourd'hui dans les paroles d'une "évêque" protestante, pour qui la pilule contraceptive est un cadeau de Dieu. Le concile Vatican II et "Lumen gentium" n'incitent certainement pas à une telle rébellion. Ce sont les membres du synode qui, eux-mêmes de manière perfide, infidèle, effrontée et trompeuse, interprètent les déclarations du concile Vatican II et sèment la confusion parmi les catholiques avec leurs intentions bienveillantes.

Nos évêques allemands semblent impuissants face à cela, car les scandales d'abus sexuels, auxquels les membres du synode font également référence, ont placé l'Église officielle dans le camp des coupables.

 

(2) Benoît XVI a écrit un jour (je ne sais plus où) qu'il existait en quelque sorte deux conciles : le véritable concile et le concile tel qu'il est perçu par l'opinion publique. (Oui, je sais, il l'a très certainement formulé autrement, mais je n'ai pas de sources sous la main pour le moment, je me fie uniquement à ma mémoire. Mais le sens était exactement celui-là.) Le problème est que le concile tel qu'il est perçu par le public, le concile des médias, est plus présent dans la conscience générale que le vrai concile. Tous les ''partisans du concile'' qui invoquent sans cesse ''l'esprit du concile' 'parce qu'ils l'ont mal compris devraient peut-être enfin lire les actes originaux du concile. Je leur promets qu'ils vont avoir une sacrée surprise !
 

 

(3) Le concile voulait manifestement encourager les laïcs à mener une activité apostolique dans leurs cercles. Allez dans le monde du travail, de l'économie, des familles, dans le monde de la politique et les imprégner de la foi chrétienne. Mais voici quel malentendu est né : comme une maladie immunitaire, l'ambition de nombreux laïcs s'est tournée vers des domaines réservés aux prêtres. Ils veulent dominer les paroisses. Quel malheur - le levain du christianisme se perd et le champ devient stérile.

Quiconque a déjà travaillé pendant des années au sein de nombreux comités sait à quel point l'éloquence, le verbiage et les chevaux de bataille y sont répandus et peuvent avoir des effets dévastateurs. Les politiciens élus dans de nombreux comités ecclésiastiques, y compris les personnalités dites individuelles, ont particulièrement tendance à se mettre en avant. De nombreux membres des ''conseils'' semblent en outre de plus en plus figés dans leurs idéologies, de sorte que la formation de clans et l'exclusion des minorités sont monnaie courante. ... On s'agite ''à un rythme synodal accéléré'' dans des cercles et des comités, puis on veut naturellement ''obtenir'' quelque chose. Les connaissances théologiques sont plutôt rares dans ces comités. On vise donc des objectifs à court terme et des compromis, ce qui est toutefois totalement absurde dans l'Église catholique universelle.

 

(4) Une question explosive, posée par un prêtre qui connaît la pratique la plus dévastatrice dans les pays germanophones. Par ailleurs, la "participation active des fidèles", souvent citée à tort par le passé, ne signifiait clairement pas l'activisme des individus, mais une meilleure implication intérieure et extérieure de tous les fidèles dans ce qui se passe à l'autel.

Il est évident que certaines parties de l'Église se sont complètement fourvoyées, en particulier en Allemagne. Lorsque les évêques jettent de l'huile sur le feu en encourageant publiquement des choses qui sont tout simplement impossibles car elles dépassent le pouvoir des êtres humains, ils ne font qu'empirer les choses (par exemple, modifier les dogmes ou les commandements ou les prescriptions explicites ou implicites de Jésus, comme le choix délibéré d'apôtres exclusivement masculins, auxquels il a conféré le pouvoir divin de pardonner les péchés et de transformer les espèces).

***

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22 août 2025 5 22 /08 /août /2025 00:03
Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Le 22 août est la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie invoquée sous le titre de "Reine".(1)

Si le Fils est roi, sa Mère doit nécessairement être considérée et appelée reine.

Saint Athanase

Dans la tradition catholique, la Vierge Marie est honorée comme Reine du Ciel, une vérité soutenue par plusieurs sources bibliques.

 

L'Ancien Testament met en lumière le rôle central de la Reine-Mère dans la monarchie davidique. En 1 Rois 2,19-20, le roi Salomon accueille sa mère Bethsabée avec honneur, lui accorde une place à sa droite et écoute ses requêtes :

 

"Bethsabée se rendit chez le roi Salomon pour lui parler en faveur d’Adonias. Le roi se leva, vint à sa rencontre et se prosterna devant elle. Puis il prit place sur son trône. Il fit installer également un trône pour la mère du roi, et elle prit place à sa droite."

 

Elle dit : "Je n’ai qu’une petite demande à te faire : ne me repousse pas !" Le roi lui dit : "Demande, ma mère, je ne te repousserai pas !"

 

Chaque roi de Juda – le royaume davidique – figure aux côtés de sa reine, qui a toujours été sa mère (Cf. 1 S 22,3). Le Christ, Fils de David et dernier Roi davidique, ne fait pas exception. Il a aussi une reine, et c’est aussi sa mère.

 

Dans ce même esprit, Marie, en tant que Mère de Jésus, le Roi messianique, assume ce rôle de Gebirah (hébreu pour "grande dame", la Reine Mère d'Israël et de Juda), dans le Royaume céleste. 

 

Dans l’ancien royaume de Juda, lorsqu’un nouveau roi montait sur le trône, ce n’était pas sa femme qui recevait le titre de reine, car les rois avaient souvent plusieurs épouses ou concubines. Au lieu de cela, c’est la mère du roi qui a pris la place d’honneur. La "reine" n’était pas l’épouse du roi, mais sa mère, et s'il était courant qu’un roi ait plus d’une épouse, mais il n’avait qu’une seule mère. Le peuple apportait ses requêtes à la reine mère et elle les apportait à son tour à son fils, le roi, comme on le voit avec Bethsabée en 1 Rois 2,19-20. Elle occupait une position privilégiée à la cour, siégeait à la droite du roi et était souvent considérée comme un intercesseur ou une conseillère.

 

Le Psaume 44,10 renforce cette vision en annonçant : "Parmi tes bien-aimées sont des filles de roi ; à ta droite (la Reine Mère), la préférée, sous les ors d'Ophir.'' Ce psaume, souvent interprété comme prophétique, préfigure la royauté de Marie, comme mère du Roi des rois, Jésus-Christ.

 

C’est ce que font les catholiques. Nous nous tournons vers notre reine, la mère de notre Seigneur, et nous lui demandons de prier et d'intercéder pour nous.

 

Selon cette tradition biblique, si Jésus est le Roi éternel de l’univers, sa mère, la Vierge Marie, est la Reine non pas parce qu’elle a le pouvoir pour elle-même, mais à cause de sa relation unique avec le Roi : elle est la Mère du Seigneur, la Mère de Dieu, qui a porté en son sein le Roi des rois.


Pour cette raison, l’Église la reconnaît comme Reine du Ciel et de la Terre, et sa royauté est le reflet de la gloire de son Fils.



C’est un titre qui a non seulement des racines théologiques, mais aussi des racines profondément bibliques et traditionnelles.

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Luc 1,43 nous révèle l'émerveillement d'Elisabeth : "D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

 

Elisabeth reconnait Marie comme la Mère du Seigneur, une expression royale car Jésus est le Roi éternel.

L'indication biblique la plus claire que Marie de Nazareth est une reine se trouve dans un passage remarquable du chapitre 12 de l'Apocalypse.

 

Le couronnement de la Vierge, dont la fête a été instituée par Pie XII en 1954, ne présente pas le même éclat que l’Assomption, car il n’est pas un dogme, même s’il figure comme l’un des cinq mystères glorieux de la prière du Rosaire. Il n’est d’ailleurs pas cité dans les Écritures si ce n’est dans le Livre de l’Apocalypse, lu justement le jour de l’Assomption, dans lequel il est mentionné (Ap 12, 1) :

 

Un signe grandiose apparut dans le ciel ; une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoiles. (2)

 

Cette femme interprétée comme Israël, l'Eglise et Marie, est couronnée, symbolisant ainsi sa royauté céleste. Pris ensemble, ces passages montrent que la royauté de Marie découle directement de sa maternité et de son rôle unique dans l'histoire du salut. En tant que Mère du Ciel, elle intercède pour nous auprès du Roi des rois.

L'auteur visionnaire d’Ap 12 voit un signe extraordinaire dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune à ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête.

 

Le nombre douze désigne les tribus d'Israël. La couronne indique (sans ambiguïté) qu'il s'agit d'un personnage royal. Il devient évident que cette femme n'est pas seulement une reine, mais plus précisément une reine mère, car on apprend qu'elle accouche d'un un roi, "destiné à gouverner les nations avec une verge de fer".

 

La reine mère et le jeune roi sont tous deux engagés dans une terrible lutte.

 

Le visionnaire nous apprend qu'un dragon redoutable est prêt à dévorer le bébé dès sa naissance.

 

Mais Dieu emporte l'enfant et le conduit en sécurité sur le trône divin, tandis que la mère s'enfuit dans le désert où elle trouve refuge.

 

Sur ces entrefaites, une guerre éclate entre "Michel et ses anges" et le dragon et ses anges. Cette image est certes riche et multiforme en symboles, mais elle indique au moins que la reine et son fils royal sont les protagonistes d'un combat spirituel d'une certaine ampleur. En un mot, ce sont des guerriers.


Juste avant ce passage, à la toute fin du chapitre 11 de l'Apocalypse, nous trouvons la vision du temple céleste. Au milieu d'éclairs, de coups de tonnerre et d'une violente grêle, le voyant aperçoit l'Arche d'Alliance à l'intérieur du temple. L'arche, rappelons-le, contenait les vestiges des Dix Commandements et, par conséquent, était l'objet le plus sacré de l'ancien Israël. Placée dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem, elle était considérée comme le lien entre le ciel et la terre, le porteur absolu de la présence divine.

 

Lorsque le roi David fit entrer l'arche dans la Ville sainte, il dansa devant elle avec une insouciance téméraire.

 

De plus, à plusieurs reprises au cours de son histoire, Israël l'amena au combat, notamment lorsque les prêtres firent sept fois le tour des remparts de Jéricho avec elle, avant que ces remparts ne s'écroulent.

 

Or, la juxtaposition de la vision de l'arche dans le temple céleste et de celle de la reine mère revêtue du soleil ne peut être fortuite. L'auteur de l'Apocalypse nous dit que Marie, porteuse du Verbe de Dieu fait chair, était l'Arche d'Alliance par excellence.

 

En effet, lorsqu'elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte de Jean-Baptiste, celui-ci tressaillit de joie dans le ventre de sa mère, imitant magnifiquement la danse de David devant la véritable arche.

 

L'arche et la reine sont toutes deux associées au combat spirituel.

Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

Le Couronnement de la Vierge par Diego Vélasquez, XVIIe siècle

L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine divine.

 

Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : "Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin" (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée "Mère du Seigneur" (Luc 1,43). Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d'écrire : "Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur" (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa), et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

 

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : "Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur (Lc 2,35), était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ".

 

Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : "Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita".

 

En effet, "Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d'une manière toute spéciale".

 

De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Eve fut associée à Adam, principe de mort, si "ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine "récapitulation" en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément "pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain" ; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Eternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Eve, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable" ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Eve, elle fut associée au nouvel Adam.

 

Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi, elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

 

Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

 

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.(3)

 

 

Dans sa prière du Magnificat, rapportée dans l’Évangile de Luc, Marie parle du Dieu "qui a renversé les puissants de leurs trônes et élevé les humbles". Comme son Fils, Marie ne combat pas avec les armes mesquines du monde, mais avec celles de l’amour, du pardon, de la compassion et de la non-violence provocatrice.

 

La fête de la Reine Marie est liée à ce choix : où vous situez-vous dans la grande lutte spirituelle ?

 

Avec quelle armée combattez-vous ?

 

Marcherez-vous sous la bannière de la Reine Mère et de son Fils, ou avec leurs ennemis ?

 

Partirez-vous avec l’Arche d’Alliance ou contre elle ? (4)

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Le couronnement de la Vierge, Jean Fouquet, xve siècle

Fête de la Vierge Marie Reine Mémoire (Pie XII)

Sources:

 

(1) https://notredamedeclermont.fr/2025/fete-de-la-vierge-marie-reine-le-vendredi-22-aout-2025/

(2) https://fr.aleteia.org/2023/08/21/pourquoi-dit-on-que-marie-est-couronnee-detoiles/

(3) Pie XII - Encyclique Ad Coeli Reginam, 1954, §22-26, §36, §39, Les saints du jour

(4) https://www.catholicnewsagency.com/news/255124/what-is-the-queenship-of-mary-and-why-does-it-matter

 

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