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Christ Roi

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 15:16

Article mis à jour le 29 septembre 2015.

Cette histoire de "mafia" dans l'Eglise, dont la source initiale qui a rapporté l'information est le site allemand “Kathnet”, et dont le but était de faire démissionner Benoît XVI et élire François prend de l'ampleur :

C’est maintenant le très sérieux site allemand “Kathnet” qui l’annonce (après avoir vérifié ses informations) : le Cardinal Danneels, archevêque émérite de Malines et Bruxelles (B) faisait partie d’un groupe d’évêques “mafieux” (sic) totalement opposés au pape Benoît XVI mais très favorables à l’élection de Jorge Bergoglio pour bâtir une Eglise d’un tout nouveau style.

Ajoutons qu'il est certain que S. Jean-Paul II et le Cardinal Ratzinger n’ignoraient rien de cette “mafia” qui avait des ramifications également dans l’ “Eglise-qui-est-en-France”.

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Les propos-aveux du Cardinal Danneels sont très clairs (voir aussi ici) : des cardinaux et des évêques se sont constitués en une organisation qu’ils ont eux-mêmes baptisée “mafia” et dont le but était de faire la vie dure au Pape Benoît XVI pour le contraindre à la démission. A la suite de quoi il s’agissait de manœuvrer pour obtenir l’élection du candidat préféré des “mafiosi”. Ce qui fut fait.

On ne fera plus croire à personne qu’il y a une continuité entre le Pape actuel et ses prédécesseurs. François a été choisi par ceux qui, au sein des institutions ecclésiales, manœuvraient en catimini pour favoriser et amplifier une “herméneutique de rupture” au sujet de laquelle Benoît XVI, dans son discours à la Curie romaine du 22 décembre 2005, disait qu’elle était à l’origine d’une grave crise dans l’Eglise elle-même.

Ajoutons - car il est temps de mettre les choses au clair - que le Cardinal Ratzinger, alors qu'il était Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, avait écrit que “le Pape Jean-Paul II n'ignore rien de ces graves problèmes qui traversent aussi l'Eglise en France”. (1)

 

(1) Rappelons pour mémoire les propos du Cardinal Vingt-Trois rappelant au Pape Benoît XVI, en voyage en France, qu'il n'était pas un chef d'entreprise donnant des ordres à un épiscopat servile. Puis, au moment de la démission du même Benoît XVI, disant qu'il s'agissait d'une “démission lucide dont il se réjouissait”... Enfin le profond malaise - pour ne pas parler de fin de non-recevoir - qui a traversé une grande partie du clergé français au moment de la publication de “Summorum pontificum"...

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Donc, si l’on se rapporte aux révélations du Cardinal Danneels, lors du dernier conclave, le Parrain était donc plus à l’œuvre que l’Esprit-Saint. C’est peut-être ce qui explique l’attroupement de “hasbeen”, le 13 mars 2013, sur la loggia, aux côtés du pape nouvellement élu. Il y avait là une troupe de cardinaux (dont le Cardinal Danneels) qu’on avait déjà oublié, ou qu’on croyait déjà morts.

On savait depuis longtemps, avec certitude, que certains “princes de l’Eglise”, tous issus de la même génération et principaux promoteurs d’une idéologie dénoncée par S. Jean-Paul II puis par Benoît XVI, manœuvraient non pas au service du bien de l’Eglise, mais pour leurs propres intérêts. Peut-être pour tenter de régler leurs propres problèmes... “existentiels”.

Comme cela arrive souvent dans l’histoire de l’Eglise, l’élection de Benoît XVI paraissait marquée d’une certaine logique à la suite de Jean-Paul II. Joseph Ratzinger n’avait-il pas été appelé à Rome pour devenir le plus proche collaborateur du Pape polonais ?

La suite, c’est-à-dire le remplacement de Benoît XVI par le pape Bergoglio, paraît beaucoup moins... logique. Si les révélations du Cardinal Danneels au sujet d’une “mafia” n’invalident pas l’élection de François, elles donnent pourtant la nette impression de vouloir décrédibiliser l’actuel Souverain Pontife. Au moment de son élection, Jorge Mario Bergoglio avait-il connaissance de l’existence de cette “mafia” de cardinaux ? Avait-il des liens avec eux ? Car nous parlons bien ici du Pape François qui a déclaré qu’un mafieux était excommunié (Calabre, juin 2014).

La seule réponse que nous avons - et qui ne vaut bien entendu que ce qu’elle vaut - est la présence des “mafiosi”, le 13 mars 2013, directement aux côtés de François venant saluer les fidèles présents place Saint-Pierre d’un simple “Bona serra” marquant déjà une rupture d’avec les usages précédents.

Nul ne peut ignorer qu’on voyait soudain tous les comploteurs oubliés de longue date réapparaitre en pleine lumière.

Quand on sait que les “mafieux” dont parle le Cardinal Danneels n’avaient pour objectif que d’affaiblir les pontificats de Jean-Paul II puis de Benoît XVI (ce dernier ayant clairement parlé des loups infiltrés dans l’Eglise), on comprend mieux pourquoi dans des diocèses entiers sous influence, on s'est tellement évertué à faire exactement l’inverse - en matière de liturgie et de catéchèse, surtout - de ce que préconisaient ces deux grands papes.

On peut même se poser la question de l’étendue de la manœuvre, notamment lorsqu’on pense aux scandales de pédophilie qui ont été un sujet de grande souffrance pour Benoît XVI, lequel s’est, en plus, “pris dans la figure” les cas que certains évêques locaux s’étaient évertués à dissimuler (en Belgique, le Cardinal Danneels jouissait déjà de sa retraite alors que le Cardinal Ratzinger et Mgr Leonard étaient attaqués de toute part).

Chose étrange, la réalité de “réseau mafieux” dont on soupçonnait d’ailleurs depuis fort longtemps l’existence ainsi que les possibilités d’influences au sein des diocèses et jusque dans certaines paroisses, est portée à la connaissance du grand public aujourd’hui, deux ans après l’élection de Jorge Mario Bergoglio. D’où une question : pourquoi cette catégorie de clercs qui s’est déjà décrédibilisée elle-même tout au long de son existence, en arrive-t-elle à se décrédibiliser davantage encore en avouant avoir manœuvré contre l’Eglise (puisque c’est de cela dont on parle) ? Oui, pourquoi ?

Est-ce parce que les “mafieux” sont aujourd’hui atteints par des maladies de l’esprit liées à leur grand âge ? Dans ce cas, pourquoi ne pas diminuer l’âge des cardinaux électeurs de 5 à 10 ans, ce qui écarterait des conclaves les derniers représentants d’une ecclésiologie calamiteuse.

Est-ce parce qu’ils ressentent une frustration par rapport au pape actuel ? Auquel cas il leur faudrait à présent faire passer François pour un “conservateur” qui, malgré son côté trop “people”, rend l’Eglise audible dans le monde.

Est-ce parce que le Pape argentin a choisi de prendre ses distances avec ces “mafiosi” ? Mais alors, pour s’entourer de qui et dans quel but ? Certes, on voit bien certains cardinaux comme Mgr. Scola (Milan) se faire très discrets, pendant que d’autres comme Mgr Tagle (Manille) sont très présents. Ce qui pourrait donner lieu à des interprétations.

A leurs ordinations sacerdotale et épiscopale, le rite disait : “Que le Seigneur achève en toi ce qu’il a commencé” et non : “Je t’envoie pour commencer à achever...”. Pourtant, c’est bien ce qu’ont fait certain : ils ont cherché à achever un travail de sabotage qui avait été commencé dès les lendemains de Vatican II.

Que va faire François ? Une chose paraît certaine : s’il ne démissionne pas, ce ne sera pas à cause du scandale révélé par le Cardinal Danneels, mais à cause de son tempérament. Il pourrait néanmoins trancher dans le vif et inviter les prélats mafieux à se retirer et à se terrer dans le silence et la prière.

Le fera-t-il ? On constate, non sans une certaine inquiétude, que certains membres du C9 choisis par François pour être ses proches conseillers, semblent dans la lignée directe de ceux qui ont conspiré contre S. Jean-Paul II et Benoît XVI. Chacun en tirera les conclusion qu’il veut.

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

La méthode des mafiosi :

Ils n’attaquent jamais les dogmes de face, ils s’appliquent simplement à les vider de leur substance, en affectant de respecter leur enveloppe.

André Frossard, Le parti de Dieu, Lettre aux évêques, éd. Fayard, 1992

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Sur le site de “Réinformation TV”, Anne Dolhein revient d’une intéressante façon sur la question du groupe de cardinaux et d’évêques constitués en “mafia” pour agir au sein de l’Eglise tel un magistère parallèle. Extraits :


« Des cardinaux et des évêques : “trop pour les nommer tous” s’il faut en croire le cardinal belge Godfried Danneels. Ces membres d’un groupe secret de prélats “de haut rang”, comme le disent ses biographes Jürgen Mettepenningen et Karim Schelkens n’ont pas tous été mis sous le feu des projecteurs alors que l’on apprend l’existence du “Groupe de Saint-Gall” où, entre 1995 et 2006, des réunions annuelles permettaient aux participants de préparer la modernisation de l’Eglise en tentant d’éviter l’élection du cardinal Ratzinger. (...)
Le groupe de Saint-Gall a-t-il œuvré pour obtenir l’élection du cardinal Bergoglio en 2013 ? Pas en tant que tel : d’après la biographie qui doit sortir, le groupe s’est dissous peu après l’élection du cardinal Ratzinger - et donc son échec - mais “l’élection de Bergoglio a été préparée à Saint-Gall, ça ne fait aucun doute. Et les grandes lignes de son programme sont celles dont Danneels et ses confrères discutaient depuis plus de dix ans”, selon Karim Schelkens.
Mettepenningen fait la même analyse : les membres de la “Mafia” recherchaient avant tout la “liberté de parole” qui leur permît d’exprimer leur désaccord avec les tendances du pontificat de Jean-Paul II et de celui qui prenait, à ses côtés, une place de plus en plus visible, le cardinal Ratzinger.

 

mafia-04

(...) “Dans l’engagement de ce petit groupe qui voulait la réforme de l’Eglise, qui voulait la rendre plus proche du cœur des gens, on y est allé progressivement. Au début des années 2000, alors que la fin de Jean-Paul II était désormais prévisible, on a pensé de manière plus stratégique à ce qu’il allait advenir de cette Eglise après Jean-Paul II. Depuis la venue du cardinal Silvestrini dans ce groupe de Sankt-Gallen, celui-ci a pris un caractère plus tactique et plus stratégique. C’est ce qui explique la déception chez le cardinal Danneels et bien d’autres personnes lors de l’élection du pape Benoît XVI, car l’Eglise ne se réformerait pas sous Benoît XVI. Cela ne commence vraiment à se faire que sous le pape François”, affirme Mettepenningen. Ainsi, “le groupe est d’une certaine manière parvenu à ses fins.”
(...) il s’agit bien d’un groupe constitué pour peser sur la marche en avant de l’Eglise, avec un programme, des lignes directrices, des préférences affirmées pour ceux qui seraient capables de les mettre en œuvre. Voilà qui fonctionne comme une société secrète, une hiérarchie parallèle en quelque sorte : la franc-maçonnerie ne fait rien d’autre en tant qu’atelier discret où s’établissent les grandes lignes des “réformes” à mettre en œuvre.
(...) Dans le groupe de Sant-Gallen, ce sont autant le secret que les orientations prises qui posent problème puisqu’il s’agit de modifier la pastorale de l’Eglise ce qui ne peut se faire sans changement de doctrine. Godfried Danneels lui-même avait déclaré en 1980 (...) qu’il était temps de trouver “un nouvel équilibre entre la loi et la miséricorde”.
C’est tout le sens des manœuvres actuelles de certains cardinaux emmenés par le cardinal Walter Kasper en vue du synode sur la famille, pour miner l’enseignement de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage.
Justement, le cardinal Kasper faisait partie de ce qu’ils appelaient la mafia. Et aussi Mgr Ivo Fürer, l’évêque suisse à l’origine des réunions, les cardinaux Ad van Luyn des Pays-Bas, Basil Hume d’Angleterre, Karl Lehmann, encore un Allemand, les Italiens Carlo Maria Martini et Achille Silvestrini, mais encore le Patriarche de Lisbonne, José da Cruz Policarpo, Cormac Murphy-O’Connor cardinal de Westminster, le cardinal ukrainien Lubomyr Husar, dont les noms ont été révélés en avant-première par le vaticaniste Edward Pentin,
ainsi que des prélats de France et d’Autriche cités par les biographes de Danneels.
(...) On se demande bien sûr pourquoi l’existence de la “Mafia” de Saint-Gall a été révélée, et pourquoi maintenant, à quelques jours du synode de la famille auquel Danneels, malgré son âge (82 ans) et malgré les accusations qui pèsent sur lui dans le cadre d’une enquête sur l’occultation d’une affaire de pédophilie ecclésiastique, a été personnellement convié par le pape.
Est-ce pour mettre le pape François en difficulté ? (...) Est-ce pour redorer son blason personnel ? Les motifs personnels passent bien souvent au premier plan dans ce monde fait d’hommes. Nul ne sait en tout cas si la révélation a été décidée de concert même si on peut supposer que le cardinal belge n’aurait pas révélé les noms de certains de ses confrères habitués de Saint-Gall sans leur accord. »

Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

Source: Pro Liturgia

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