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Christ Roi

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23 novembre 2024 6 23 /11 /novembre /2024 01:00
Saint Clément de Rome, Pape (Ier siècle), Patron des marins

3,3. Donc, après avoir fondé et édifié l'Église, les bienheureux apôtres (Pierre et Paul) remirent à Lin la charge de l'épiscopat; c'est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres à Timothée (II Tim 4,21).

Anaclet  lui succède. 

Après lui, en troisième lieu à partir des apôtres, l'épiscopat échoit à Clément. Il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux: leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leur Tradition, était encore devant ses yeux. Il n'était d'ailleurs pas le seul, car il restait encore à cette époque beaucoup de gens qui avaient été instruits par les apôtres.

Saint Irénée de Lyon (120-202), Adversus haereses, III, 3

Collaborateur de Saint Paul (Philippiens 4,3), Clément naît à Rome dans une famille d'origine judéenne de culture grecque (1). Il a connu les apôtres S. Pierre et S. Paul, au dire de saint Irénée (140-202). 

 

Pape, il est l'auteur d'une importante et très belle lettre apostolique, la Première épître aux Corinthiens adressée à l'église de Corinthe. Il y rappelle les conséquences de la jalousie, et exhorte à vivre selon la charité, l’humilité et la concorde.

 

Il est connu grâce à cette lettre et d'autres témoignages la concernant. Les dates entre lesquelles il assume sa charge sont traditionnellement fixées entre l'an 92 à l'an 99. La Seconde épître de Clément est un apocryphe rédigé en grec entre la fin du Ier siècle et l'année 140 par un chrétien anonyme. La confusion vient sans doute du fait que ces deux textes figurent à la suite l'un de l'autre dans différents manuscrits, dont le Codex Alexandrinus.

 

 

Riche, instruit, ardent à chercher la vérité, il trouva dans la religion chrétienne la satisfaction entière des exigences de sa raison et des aspirations de son âme. Non seulement il se fit chrétien, mais il seconda les apôtres dans la prédication de l'Évangile ; et saint Paul, dans son épître aux Philippiens, rappelant les travaux de Clément, assure que son nom est écrit au Livre de vie. 

 

D’après Tertullien (155 - † après 220), Clément aurait été ordonné par saint Pierre, il devait être son troisième successeur, vers l'an 91 (liste des papes). 

 

D'après S. Irénée de Lyon, Martyr (120-202), voici l’ordre de succession des évêques de Rome jusqu’à Clément : Pierre, Lin, Anaclet, Clément. 

 

Clément vit la chute et la mort de Néron, ainsi que la prise et la ruine de Jérusalem en 70.

 

Sous Vespasien (69-79), Clément fut conduit au tribunal du préfet Mamertinus qui demeura émerveillé de la sagesse de ses réponses. On provoqua une émeute au sujet de Clément ; et dans le trouble qui s'ensuivit, les uns disaient : "Quel mal a-t-il fait ? ou plutôt quel bien n'a-t-il pas fait ? Les malades qui reçoivent sa visite sont guéris; quiconque l'aborde accablé de tristesse s'en retourne le coeur joyeux, il ne fait de mal à personne et fait du bien à tout le monde." Les autres, poussés par l'esprit du diable, s'écriaient : "C'est de la magie, il détruit ainsi le culte de nos dieux, car il nie la divinité de Jupiter ; il appelle Hercule un esprit immonde; la sainte déesse Vénus, une prostituée ; quant à Vesta, il dit faussement qu'elle a été brûlée. Il parle de même de la très sainte Minerve; et encore de Diane, de Mercure, de Saturne, de Mars; enfin, il couvre d'opprobres tous les noms de nos dieux et leurs temples. Qu'il sacrifie ou qu'il meure" : "Que Clément sacrifie aux dieux ou soit exilé en Chersonèse !" 

 

Quelle ne fut pas la joie du saint exilé, de trouver dans ce lointain pays deux mille chrétiens depuis longtemps condamnés par sentence juridique, et occupés à travailler le marbre. A la vue du saint et célèbre évêque Clément, la consolation de ces chrétiens fut indicible, tous s'approchèrent de lui avec des gémissements et des pleurs ; ils disaient : "Prie pour nous, saint pontife, afin que nous devenions dignes des promesses du Christ." Clément, ayant appris qu'ils avaient été déportés pour leur foi en Dieu, répondit : "Dieu, leur dit l'humble pontife, m'a fait une grâce dont je n'étais pas digne, en m'envoyant au milieu de vous. Ce n'est point sans raison que le Seigneur m'a conduit en ces lieux : c'est afin que, prenant part à vos souffrances, je puisse partager vos couronnes, vous apporter des consolations et vous donner l'exemple de la patience."

 

Mamertinus, préfet de la ville, ne pouvant tolérer cette sédition, se fit amener Clément. Il le dévisagea et dit : "Je sais que tu es de race noble, ainsi que me l'atteste le peuple. Mais tu as embrassé l'erreur, et tu rends un culte à je ne sais quel Christus, sans honorer les dieux qu'on vénère dans les temples. Renonce donc à toute vaine superstition, et honore les dieux."

 

Clément dit : "Je désirerais que Ton Excellence, dans sa sagesse, voulût bien écouter ma défense, et considérer que, si je suis accusé, ce n'est point à cause d'une émeute, mais pour la doctrine que je prêche. Car si, semblables à une meute de chiens, ils aboient contre nous et nous mettent en pièces, ils ne peuvent du moins empêcher que nous ne soyons des hommes raisonnables ; quant à eux, ils sont toujours des êtres sans raison. Toute sédition a pour auteurs des ignorants, ce qui fait qu'on ne peut avec sûreté l'embrasser et qu'elle est dépourvue de justice et de vérité. Que le silence se rétablisse, ce repos qui donne à un homme la facilité de se recueillir ; dans cet état, il pourra trouver le Dieu véritable et lui engager sa foi."

 

Mamertinus envoya à l'empereur Trajan ce rapport sur Clément. "Le peuple ne cesse d'assaillir Clément de cris séditieux; mais on ne saurait alléguer de témoignage digne de créance contre sa conduite." Trajan répondit qu'on devait l'obliger à sacrifier ou le reléguer au delà du Pont-Euxin, dans une ville perdue de la Chersonèse

 

Les généreux confesseurs de la foi, au milieu de leurs rudes travaux, étaient souvent privés d'eau et devaient aller la chercher à une très forte distance. Plein de confiance en Dieu, Clément dit aux chrétiens : "Prions le Seigneur, qui a fait jaillir l'eau d'un rocher du désert ; il nous viendra en aide." Il se mit donc en prière, et bientôt, levant les yeux, il aperçut sur la colline un agneau blanc comme la neige, qui de son pied droit indiquait une source d'eau vive jaillissant soudain. À partir de ce jour, les martyrs eurent de l'eau en abondance. La nouvelle de ce miracle fit une grande impression dans tout le pays, les conversions se multiplièrent, des églises se bâtirent, et quelques années plus tard le paganisme était complètement détruit.

 

Ce fut seulement sous Trajan, après plus de vingt ans d'exil, que le saint Pape, devenu très suspect à cause de son zèle et de ses succès, fut précipité au fond de la mer, une ancre au cou.

 

Saint Clément de Rome, Pape (Ier siècle), Patron des marins

On envoya sur les lieux le préfet Aufidianus. Il fit d'abord périr un grand nombre de fidèles par divers genres de supplices. Voyant qu'ils s'offraient tous avec joie au martyre, il épargna la multitude et ne réserva que le bienheureux Clément, espérant le contraindre à sacrifier. Mais, le voyant si ferme dans la foi au Seigneur, et craignant de ne pouvoir jamais lui faire changer de sentiment, il dit à ses satellites : "Qu'on le mène au milieu de la mer, qu'on lui attache une ancre au cou, et qu'on le précipite au fond, de peur que les chrétiens ne l'honorent comme un Dieu." L'ordre exécuté, toute la multitude des chrétiens se rendit au rivage, priant sur la plage, avec des cris et des lamentations. Alors les disciples du saint martyr, Cornelius et Phoebus, leur dirent : "Prions tous ensemble, afin que le Seigneur daigne nous montrer les reliques de son martyr." Pendant que le peuple priait, la mer se retira d'elle-même à la distance de trois milles. Et le peuple s'étant avancé sur le terrain laissé à sec, on trouva un édifice ayant la forme d'un temple de marbre, construit par les anges; et dans un tombeau de pierre reposait le corps du bienheureux Clément, disciple de l'apôtre saint Pierre. L'ancre avec laquelle il avait été submergé était placée près de lui. Ses disciples furent avertis par une révélation de ne point enlever le corps; et l'oracle céleste, ajouta que désormais tous les ans, le jour du combat du saint martyr, la mer se retirerait pendant sept jours, et qu'on y pourrait marcher à pied sec. Ce qu'il a plu au Seigneur d'accomplir jusqu'à ce jour pour la gloire de son nom.

 

Saint Clément Ier est le patron des marins et mariniers, pour avoir été martyrisé précipité au fond de la mer avec une ancre à son cou ; ses travaux forcés dans les carrières de marbre en ont fait aussi le patron des marbriers.

 

Le Martyrologe romain affirme à la date du 23 novembre : "Le pape Saint Clément Ier, martyr, qui a été le troisième, après le bienheureux apôtre Pierre, à régir l'Église de Rome et qui a écrit aux Corinthiens une fameuse lettre pour consolider entre eux la paix et la concorde. À cette date on célèbre l'enterrement de son corps à Rome."

Le Christ vient de Dieu et les apôtres viennent du Christ : ces deux choses découlent en bel ordre de la volonté de Dieu.

Epître aux Corinthiens, 42, 2

Son épître aux Corinthiens témoigne de l’importance de l’Église de Rome. Elle est une source de méditation sur le corps de l'Église. Cette lettre fut tenue en très grande estime dans l’antiquité, et lue, jusqu’au IVe siècle, dans de nombreuses Églises. 

 

Les références à l’Ancien Testament abondent; La culture de Clément est celle du judaïsme hellénisant.


Clément cite l’Ecriture dans la version des Septante. Clément, tout à la fois Juif et Romain, ne rejette pas l’héritage cultuel des écrivains profanes. On relève dans l’épître des citations ou des emprunts libres à Euripide, à Sophocle. L’admiration si marquée de Clément devant l’ordre et l’harmonie qui règnent dans la nature (voir ch. 20 à 22) appartient au mode de la pensée stoïcienne. 

 

L’épître datée de 5-97, est écrite avant l’an 110, qui est la date approximative à laquelle l’évêque de Smyrne, Polycarpe, la cite. S. Irénée vers 180, dans Adversus haereses 3, 2, 3, S. Clément d’Alexandrie (150-215) dans Stromates, VI, 8, 65 et Origène (185-254) dans De Principiis, 2, 3, 6 le citent en le nommant expressément. Eusèbe de Césarée (263-339), ayant sous les yeux les Mémoires d’Hégésippe, aujourd’hui perdues, et saint Jérôme adoptent l’ordre de succession établi par S. Irénée.

 

Nous pouvons trouver ainsi un raccourci saisissant de la doctrine de l’Église dans la lettre de Clément : 

 

-La foi aux trois Personnes divines, à la divinité du Christ, à la rédemption par le sang du Christ : Dieu est le "Père" de Jésus le Messie (7:4), qui accomplit la volonté divine selon l'Esprit et conformément aux paroles des prophètes (16,2). "Le sceptre de la majesté de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, n'est point venu avec le train de la fierté et de l'orgueil, encore qu'il l'eût pu, mais avec d'humbles sentiments, selon que le Saint-Esprit l'avait annoncé de lui." (Cf. Irénée de Lyon écrira dans Adv. haer., 3, 3 : ''Qu’un tel Dieu créateur du ciel et de la terre soit annoncé par les Églises comme étant aussi le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, tous ceux qui le veulent peuvent le constater d’après cet écrit même (la lettre de Clément de Rome.'')

 

-La résurrection du Christ, gage certain de notre résurrection future. (ch. 36)

 

-Le culte des saints : ''C'est à ces modèles, frères, que nous devons nous tenir. Car il est écrit ; 'Attachez-vous aux saints, parce que ceux qui s'attachent à eux deviendront saints' .(Ps 17,26 ; Si 6,34)'' (ch. 46, 1-2)

 

-L’Église est une - "N’avons-nous pas un même Dieu, un même Christ, un même Esprit de grâce répandu sur nous, une même vocation dans le Christ ? (ch. 46)" - "Soyons réunis par la communauté de sentiment dans la concorde en un seul corps (ch.34)".

 

-L’Église est catholique - "C’est au monde entier que Paul a prêché la justice (ch. 5)" - "Que le Créateur de l’univers conserve intact le nombre compté de ses élus dans le monde entier par son Fils bien-aimé Jésus-Christ (ch. 59)".

 

-L’Église est le corps du Christ - "Pourquoi déchirer et écarteler les membres du Christ ? (ch. 46)".

 

-L’Église est apostolique : sa hiérarchie est fondée sur l’autorité immédiate des apôtres :

 

Dans sa Première Lettre aux Corinthiens écrite à la fin du Ier siècle apr. J.-C., et postérieure d'une quarantaine d'années aux deux épîtres adressées par S. Paul à la même communauté corinthienne, au chapitre 42 nous lisons: "Les apôtres nous ont été dépêchés comme messagers de bonne nouvelle par le Seigneur Jésus-Christ. … Le Christ vient donc de Dieu, et les apôtres viennent du Christ : ces deux chosent découlent en bel ordre de la volonté de Dieu."(ch. 42, 1-2). ... "Prêchant à travers les villes et les campagnes, ils éprouvèrent dans le Saint-Esprit leurs prémices, et les instituèrent comme évêques et comme diacres des futurs croyants. (ch. 42, 3) Ce n'était point là une nouveauté : il y avait longtemps que l'Écriture parlait des évêques et des diacres, puisqu'elle dit quelque part : 'J'établirai leurs évêques dans la justice et leurs diacres dans la foi'." (ch. 42,5)

 

"Nos apôtres aussi ont su par Notre-Seigneur Jésus-Christ qu'il y aurait querelle au sujet de la dignité de l'épiscopat. C'est bien pourquoi, dans leur prescience parfaite de l'avenir, ils instituèrent ceux que nous avons dits, et ensuite posèrent cette règle qu'après leur mort, d'autres hommes éprouvés succéderaient à leur ministère. Ceux qui ont été ainsi mis en charge par les apôtres, ou plus tard par d'autres personnages éminents, avec l'approbation de toute l'Église, qui ont servi d'une façon irréprochable le troupeau du Christ avec humilité, tranquillité et distinction, à qui tous ont rendu bon témoignage depuis longtemps, nous ne croyons pas juste de les rejeter du ministère." (44.1-3)

 

Rien ne peut effacer l’impression que ce document plaide en faveur d’une primauté de l’Église de Rome. Les lettres d’Ignace vont bientôt nous prouver combien les liens des différentes Eglises chrétiennes étaient étroits, mais une nouvelle fois, en lisant la lettre aux Romains d’Ignace, nous nous trouverons mis en face d’une certaine primauté : Rome est la première des Églises. 

 

Au chapitre 40, S. Clément établit un parallèle étroit entre le culte de l'Ancien Testament et le culte chrétien : de même que les Juifs ont un lieu où ils sacrifient, de même les chrétiens en ont un aussi ; de même que les premiers ont leurs prêtres, les seconds en ont aussi. Dans ce contexte, la recommandation apparaît que nous fassions "avec ordre tout ce que le Maître nous a prescrit d’accomplir en temps déterminés, car c'est Dieu lui-même qui prescrit "que les offrandes et le service divin soient faits, non pas au hasard et sans ordre, mais à des temps et à des heures fixés. Il a déterminé lui-même par sa décision souveraine à quels endroits et par quels ministres ils doivent s'accomplir, afin que toute chose se fasse saintement selon son bon plaisir, et soit agréable à sa volonté." (40, 1-3).

 

Aux yeux de Clément, la communauté chrétienne doit se caractériser par l’agapé (ἀγάπη / agápê), ou amour fraternel, forme de charité déjà mise en pratique par Moïse (53-4). 

L’agapé implique l'esprit de concorde et d'humilité (54:1-2) pour que la paix puisse régner dans le "troupeau du Messie", c'est-à-dire l’ekklesia (ἐκκλησία / ekklêsía), l'assemblée des "élus de Dieu" (Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin, PUF/Nouvelle Clio, 2006, p. 241-243.) Si les fidèles sont censés obéir à Dieu, ils doivent même obéissance à son envoyé, Jésus le Messie, donc aux disciples de ce Messie, donc aux héritiers de ces disciples, autrement dit les presbytres: "Que celui qui a la charité du Christ accomplisse les commandements du Christ." (XLIX,1) "La charité nous unit étroitement à Dieu, « la charité couvre la multitude des péchés », la charité souffre tout, supporte tout ; rien de bas dans la charité, rien de superbe; la charité ne fait pas de schisme, la charité ne fomente pas de sédition, la charité opère tout dans la concorde; la charité consomme la perfection de tous les élus de Dieu ; sans la charité rien ne plaît à Dieu. C'est par la charité que le Maître nous a élevés à lui ; c'est à cause de la charité qu'il a eue pour nous que Jésus-Christ, Notre-Seigneur, docile à la volonté de Dieu, a donné son sang pour nous, sa chair pour notre chair, son âme pour nos Ames."(XLIX,5-6) "Prions-le donc; demandons à sa miséricorde d'être trouvés dans la charité, éloignés de toutes les cabales humaines et irréprochables." [L,2]

 

Clément mentionne ainsi explicitement l'autel comme le seul lieu approprié pour offrir un sacrifice. "Donc, ceux qui présentent leurs offrandes aux temps marqués sont bien accueillis et bienheureux; car, à suivre les ordonnances du Maître, ils ne font pas fausse route. Au grand-prêtre des fonctions particulières ont été conférées ; aux prêtres, on a marqué des places spéciales ; aux lévites incombent des services propres ; les laïques sont liés par des préceptes particuliers aux laïques." (XL, 1-5). Clément exhorte "chacun d'entre nous, à son rang", de plaire à Dieu "par une bonne conscience, sans transgresser les règles imposées à son office." (XLI, 1) "Ce n'est point partout qu'on offre les sacrifices ... mais ... sur l'autel, après que l'offrande acte soigneusement inspectée par le grandprêtre et les ministres mentionnés plus haut." (XLI, 2)

 

La fin de l'Ancienne Alliance ne met pas fin à l'ordre dans lequel Dieu veut être servi en termes de temps, de lieux et de ministres. Avec la venue de Jésus-Christ et la fondation de l’Église, le culte n’est pas laissé à la discrétion de chacun ; les lieux, les temps et les ministres sacrés ne disparaissent pas. (Luisella Scrosati )

 

On attribue à tort à Clément plusieurs autres écrits : une deuxième épître (elle date en réalité de 150 et S. Jérôme n’accepte pas l’attribution à S. Clément) et deux lettres aux vierges (qui datent du IIIe siècle). (Soeur Gabriel Peters, Lire les Pères de l’Église. Cours de patrologie, DDB, 1981, chapitre 2)

Saint Clément de Rome, disciple des saints apôtres Pierre, Paul et Jean, écrit vers 95 :

C’est pourquoi laissons là toutes les préoccupations vaines et inutiles et revenons à la règle glorieuse et sainte de la tradition.

Lettre au Corinthiens, 7, 2

Invoquons-le pour le ministère d'unité du pape.

 

SourcesSimon Claude Mimouni, Chapitre VI. Un 'chrétien' d'origine judéenne : Clément de Rome", dans Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin, Presses universitaires de France, 2006, p. 231; 2; 3; 4; 5

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commentaires

T
<br /> <br /> Ne pas louper la visite de l'église Saint Clément (fresques remontant au VIIIième siècle dans la crypte, ancien temple de Mythra) à Rome, entre Colisée et Latran.<br /> <br /> <br /> Il existe aussi une église Saint Clément à Moscou, pas loin de Tretyakov.<br /> <br /> <br /> Selon la tradition, il serait mort à Kherson. Lorsque Saint Vladimir fut baptisé à la Théophanie 988, les reliques de Saint Clément participèrent à la sanctification de l'évenement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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