Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 02:00

L'eucharistie dans la plantation du Père, qui est l'Église, est l'image opposée de l'arbre de la connaissance du bien et du mal au paradis selon le récit biblique (Gn 2,17). Là, le goût du fruit apporte la mort, ici, le fruit de la croix de la Passion du Christ offre l'incorruptibilité (Cf. A.-G. HAMMAN, op. Cit., Les évêques, n° 17, p. 129). La vie de la communauté chrétienne quand elle se trouve en unité avec son évêque, est la garantie du don du Christ aux hommes et leur protection du danger du péché et de la mort.

Elefthérios Anyfankatis, La Théologie de l'Unité chez les Pères apostoliques, Clément de Rome, Ignace d’Antioche, Pasteur d’Hermas, L'Harmattan, 2023, p. 340

Jeudi saint

Le Jeudi saint est un des jours les plus importants de la Semaine sainte : il correspond à la commémoration de la dernière Cène (au Cénacle) suivie de la nuit d'agonie du Christ au Jardin des Oliviers (Gethsémani). 

Simon Ushakov, La Dernière Cène, École de Moscou, 1685

Simon Ushakov, La Dernière Cène, École de Moscou, 1685

Le Jeudi saint est un jour de fête, qui commémore l'institution de l'Eucharistie par Jésus lors du repas pascal au Cénacle la veille de sa mort, – le "sacrifice unique" de la Nouvelle Alliance préfiguré tout au long de l'Ancienne Alliance et prophétisé dans des endroits comme Malachie 1,11 –; Et le sacerdoce qui l'offrirait, les Apôtres et leurs successeurs, c'est-à-dire l'institution de l'ordination des prêtres.

 

 

Jeudi saint

Tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés.

Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un UNIQUE SACRIFICE, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.

Hébreux 10, 11-12

Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n'a donné ni aux anges ni aux archanges... Celui qui offense un prêtre offense Dieu.

Saint Jean Chrysostome

Jeudi saint

Jésus réunit autour de lui ses chers apôtres, sans en excepter même celui qui devait le trahir, pour célébrer avec eux la dernière cène judaïque, à laquelle allait succéder le sacrifice de sa chair et de son sang, sous les symboles eucharistiques.

 

Il établit dans le même temps le sacerdoce de son Église, ordonne à ses apôtres de n'offrir qu'à Dieu seul l'oblation d'un prix infini, dont il allait être volontairement l'hostie sanglante sur la croix, mais qui jusqu'à la fin des temps, serait offerte d'une manière non sanglante, toujours aussi glorieuse à Dieu que salutaire aux hommes, dans tous les sanctuaires du monde catholique.

 

 

 

Jésus-Christ daigna laver lui-même les pieds de ses apôtres, après leur avoir déjà dit :

 

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui... Je suis le pain descendu des cieux; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.. Ceci est mon corps... Voilà la coupe de mon sang... Prenez et mangez... et faites-le toujours en mémoire de moi." (1)

 

 

La messe et les prêtres trouvent en ce jour leur origine et la profondeur de leur mystère. 

   

Pendant la célébration de ce jour, on lit l'évangile du lavement des pieds, et le célébrant refait le geste de Jésus en lavant les pieds de quelques personnes de l'assemblée. 

Cette messe est la dernière qui soit célébrée avant la "Veillée pascale" du Samedi saint (veille de Pâques).

 

Après le repas pascal, Jésus et ses apôtres se sont retirés à Gethsémani pour y bivouaquer, comme à l'habitude. Cette nuit fut cependant pour le Christ une nuit de prière et d'agonie - au cours de laquelle le Christ accepta le "calice" de sa Passion.

 

La célébration liturgique du Jeudi saint se termine par une procession, pendant laquelle la réserve eucharistique (les hosties consacrées) est amenée dans un endroit spécialement aménagé, le reposoir. Une veillée y est souvent organisée, et les fidèles peuvent s'y recueillir et adorer le Christ dans une nuit de veille.

 

Le triduum pascal est un ensemble de trois jours (en latin triduum) qui marquent l'aboutissement de la Semaine Sainte et le sommet de l'année liturgique : c'est la célébration du mystère de Pâques, avec : - la mort et la mise au tombeau de Jésus-Christ (le Vendredi saint), - la descente du Christ aux Enfers durant le "Grand sabbat" du Samedi saint, - la nouvelle de la Résurrection, nouvelle Pâque, durant la nuit du samedi au dimanche (Vigile pascale), où surgit la lumière de Pâques, l'alléluia du Dimanche de Pâques, avec les messes de l'aube et du jour.

 

Le triduum pascal est l'articulation entre les quarante jours de préparation pénitentielle du Carême et les cinquante jours du temps pascal jusqu'à la Pentecôte (dont quarante jours jusqu'à l'Ascension). 

 

C'est au pape Pie XII que l'on doit la restauration de la liturgie du triduum pascal dans son ancienne grandeur et à des heures et dans une atmosphère correspondant à celles du mystère, dans la liturgie latine (notamment, la vigile pascale), dans le même esprit qui avait été gardé dans les liturgies orientales.

Jeudi saint

"C'est le pieux roi Robert qui, aux lointains alentours de l'an mil, institua l'usage par les Roys de France de laver les pieds des pauvres le Jeudi Saint de chaque année et de célébrer la Cène en leur honneur. Cette coutume qui courbait devant des malheureux la Majesté Royale, avait été pratiquée déjà par les Empereurs Grecs de Byzance, et c'est de là qu'elle était venue d'Europe.

 

"Le nombre des pauvres amenés au palais pour cette cérémonie fut d'abord illimité. Il se réduisit par la suite et au début du XVIIème siècle, Henri IV régnant, il avait été définitivement fixé à treize garçons ou fillettes, ce nombre symbolisant Jésus-Christ et les douze Apôtres.

 

"Si le roy était empêché, le Dauphin le remplaçait...

 

"Une cérémonie se déroula jusqu'à la Révolution, également dans les grands appartements de la Reine. Elle aussi y servait les petits pauvres, assistée par les Princesses de la Famille Royale et par des Duchesses qui lui tendaient les plats." (Extrait tiré du livre de Paul Gruyer, Quand les Roys de France lavaient les pieds des pauvres). 

Jeudi saint

L'hymne Pange lingua gloriosi écrite par S. Thomas d'Aquin (1225-1274) est chantée le Jeudi saint lors de la translation du Saint-Sacrement au reposoir. La dernière séquence Tantum ergo est chantée à tous les saluts du Saint-Sacrement. L'hymne atteste la croyance catholique en la présence réelle du corps et du sang du Christ dans les espèces consacrées.

La Cène, Philippe de Champagne

La Cène, Philippe de Champagne

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XV ; (2) L'Évangile au Quotidien. 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles RÉCents

  • La résurgence extraordinaire de la foi catholique en Grande-Bretagne
    Alors que les jeunes générations recherchent plus de clarté dans leur vie, beaucoup se tournent vers la foi pour trouver des réponses. Cet engagement, ce sentiment que la foi catholique façonne leur vie, est partagé par un nombre croissant de jeunes à...
  • Sainte Emma de Sangau, Hemma ou Gemma, Veuve à Gürk († 1045)
    D'origine autrichienne, sa mère était, parait-il, une femme insupportable. Son père ne vint jamais à bout de cette mégère et il reporta toute son affection sur sa fille qui avait toutes les vertus. Il lui fit épouser un mari charmant, le comte Ludger,...
  • Théologiens: l’Évangile et la morale devraient guider toute politique et toute action que l'État entreprend
    Le 7 avril, Donald Trump a publiquement menacé l'Iran d'anéantissement, plongeant pratiquement toute l'humanité pendant quelques heures dans un état d'appréhension compréhensible: "Une civilisation entière va mourir ce soir", avait-il écrit sur Truth...
  • Saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr († 850)
    Prêtre à Cordoue (Espagne), saint Parfait ne cachait pas son engagement religieux. Les musulmans qui occupaient l'Espagne l'arrêtèrent et le décapitèrent à Cordoue, l'an 850. Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait...
  • Saint Anicet, Pape († 166)
    Saint Anicet était originaire de la Syrie. Il gouverna l'Église sous Marc-Aurèle, et succéda, sur le trône pontifical, à Pie Ier. Il était le dixième pape depuis saint Pierre. Il arrivait à la tête de l'Église en des temps difficiles. C'était le moment...
  • Le Tribunal de l'État de la Cité du Vatican confirme le lancement d'une enquête sur la validité de la démission du pape Benoît XVI
    Le Tribunal de l'État de la Cité du Vatican confirme le lancement d'une enquête sur la validité de la démission du pape Benoît XVI. La lettre indique explicitement : " … le Bureau mène des enquêtes et, à l'heure actuelle, il n'est pas possible de prévoir...
  • Saint Benoît-Joseph Labre († 1783)
    Benoît-Joseph Labre naquit à Amettes, diocèse d'Arras, et fut l'aîné d'une famille de quinze enfants. Âgé de douze ans, il fut reçu chez son oncle paternel, curé d'Érin, pour faire ses études en vue du sacerdoce. Après la mort de son oncle, Benoît-Joseph...
  • Saint Paterne de Vannes, Évêque d’Avranches († v. 565)
    Saint Paterne de Vannes, Évêque d’Avranches († v. 565) Surnommé aussi Paterne l'Ancien, pour le distinguer de celui de Coutances en Normandie. On connaît peu de choses de lui, mais l'auteur imaginatif de l'aimable roman hagiographique connu sous le nom...
  • Saint Maxime Martyr à Rome († 260)
    Valérien et Tiburce donnaient une sépulture aux chrétiens massacrés ce qui leur valut d'être condamnés à mort. Maxime, chargé de les exécuter se convertit et subit lui aussi le martyr. Martyrologe Romain : À Rome, au cimetière de Prétextat sur la voie...
  • Sainte Ide (Ida) de Boulogne (1040-1113)
    Sainte Ida, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 99 Mère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier , premiers rois de Jérusalem après la Première Croisade, on attribue une grande part du succès de cette croisade à ses...