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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 16:47
Vaccins ne faisant usage de lignées de cellules foetales dans aucune des trois étapes de l'élaboration d'un vaccin (IEB)

Source : Vaccins contre le Coronavirus et utilisation de cellules de fœtus avortés : état des lieux, Institut Européen de Bioéthique 

 

[...]
 

Les sociétés pharmaceutiques ne faisant usage de lignées de cellules foetales dans aucune des trois étapes sont (*en orange : informations manquantes):

- Beijing Institute of Biological Products/ Sinopharm (Chine)

- Wuhan Institute of Biological Products/ Sinopharm (Chine)

- Barath Biotech/ Indian Council of Medical Research (Inde)

- Institute of Medical Biology, Chinese Academy of Medical Science

John Paul II Medical Research Institute (Etats-Unis)

Valneva et Dynavax (France, R-U, Etats-Unis)

- Shenzhen Geno-immune Medical Institute (Chine)

- Merck et IAVI (Etats-Unis)

- Federal Budgetary Research Institution State Research Center of Virology and Biotechnology “Vektor”

- Sorrento (Etats-Unis)

- University of Queensland and CSL Ltd. (Australie)

CureVac (Allemagne)

- Genexine (Corée)

- Kentucky BioProcessing, Inc. (Etats-Unis)

- Symvivo Corporation (Canada)

- Meissa Vaccines, INC. (USA) 

Israel Institute for Biological Research (Israël)

- Osaka University, AnGes, Takara Bio (Japon)

- Zydus Cadila (Inde)

 

Mis à jour le 14/07/2021.

 

(Fin de citation)

___________

Parmi ces vaccins, on attend les ''informations manquantes'' concernant le vaccin français Valneva (laboratoire nantais). Ce vaccin (VLA2001) semble prometteur car il est actuellement le seul vaccin candidat à virus entier, inactivé (Valneva.com), une technologie qui traditionnellement n'utilise pas de cellules d'origine foetale humaines à quelque stade que ce soit dans son élaboration. 

 

Le laboratoire Valneva est une "biotech" française "spécialisée dans la prévention des maladies engendrant des besoins médicaux importants ou non satisfaits".

VLA2001 se démarque des vaccins ARN (Comirnaty de Pfizer-BioNTech et COVID-19 Vaccine Moderna) ou à vecteur viral (AZD1222 de AstraZeneca et Ad26.COV2.S de Janssen) par le recours à un procédé (ou plateforme) plus ancien et éprouvé, déjà utilisé dans plusieurs vaccins à usage humain tels ceux de la poliomyélite, de l'hépatite A, de la rage ou de la grippe. Valneva produit déjà, selon le même procédé, le vaccin anti-encéphalite japonaise Ixiaro, autorisé par les principales agences du médicament internationales (EMA pour l'Union européenne, MHRA pour le Royaume-Uni et FDA pour les Etats-Unis) depuis plus de 10 ans.

 

VLA2001 est composé du coronavirus responsable de la covid 19, le SARS-CoV-2, cultivé sur cellules Vero (des cellules mises au point et contrôlées pour éviter toute contamination du vaccin par un autre agent). Le virus produit est concentré, "tué" par action d'un agent chimique, la β-propiolactone, puis purifié. Pour induire une immunité efficace et durable, un virus inactivé doit être associé à des adjuvants. A la suite des essais effectués chez l'animal (essais précliniques), c'est une association de deux adjuvants, l'hydroxyde d'aluminium et le CpG 1018, qui a été choisie. Cette association a permis d'obtenir le meilleur taux d'anticorps neutralisants et d'orienter la réponse immune vers une composante cellulaire Th1, plus protectrice.
 

Le vaccin VLA2001 est entré en phase d'essai clinique le 16 décembre 2020. Il s'agit du premier essai mené chez l'homme, de phase 1/2, destiné à évaluer l’innocuité, la tolérance et l’immunogénicité du vaccin sur 150 volontaires sains âgés de 18 à 55 ans. L'étude a été conçue pour tester 3 doses différentes de vaccin, chacune devant être administrée deux fois à 21 jours d'intervalle. Les résultats étaient attendus pour avril 2021 et devraient être connus prochainement.

[Le site du laboratoire Valneva indique que ''les données du topline sont attendues d'ici septembre 2021''].

 

Le vaccin VLA2001 devrait pouvoir être conservé entre 2 et 8 °C. Si les essais de phase 1/2 en cours, puis de phase 3, sont concluants, Valneva espère solliciter une autorisation de mise sur le marché (AMM) au mois d'octobre 2021.

 

Les procédés éprouvés utilisés pour la fabrication devraient simplifier l'évaluation par les autorités de santé. (Source : Le laboratoire français Valneva annonce les premiers résultats d'un vaccin anti-covid 19 "classique" mais utilisant un nouvel adjuvant)

 

L'entreprise d’origine nantaise développe un vaccin qui serait très efficace pour faire face aux nouveaux variants.

 

Valneva a mis au point un vaccin qui pourrait être prêt cet automne. Il s’agit d’un virus inactivé, comme le vaccin contre la polio déjà utilisé depuis plus de 50 ans.   

 

[...]

Ce vaccin pourrait surtout mieux stimuler les défenses immunitaires face aux nouveaux variants. Jusqu’à présent tous ceux qui sont utilisés, quelle que soit la technologie, ARN ou autre, "apportent" seulement dans l’organisme la protéine Spike.


 

Le virus entre dans une cellule humaine, dont il pirate le matériel de manière à ce que la cellule infectée engendre un nouveau virus. Au cours de cette opération, il lui arrive très souvent de rater cette opération, un nucléotide est modifié, voire oublié. C’est ce qui s'appelle une mutation.


 

Un vaccin à base de virus inactivé

Les anticorps produits par les vaccins actuels, risquent à terme de ne plus pouvoir "s’y accrocher" pour neutraliser le virus. La stratégie du virus inactivé est très différente. Ce virus est rendu inoffensif, incapable de provoquer la maladie, il n’en reste que l’enveloppe.


 

En présentant aux défenses immunitaires toute l'enveloppe et pas seulement la spike, ce vaccin stimule des anticorps contre plusieurs cibles. Même si la spike mute, le virus pourrait quand même être neutralisé à d’autres niveaux.


 

4 000 volontaires au Royaume-Uni

Cet été avec le recrutement des 4 000 volontaires de l’essai de phase III qui vient d’être bouclé, l'efficacité pourrait être confirmée. Cela se passe au Royaume-Uni, l'efficacité sur le fonctionnement de ce vaccin face aux variants britanniques et indien devrait être connue assez vite.


 

[...]

Un vaccin français non testé en France  !

C'est la mauvaise nouvelle, la phase III comme les autres, a seulement lieu au Royaume-Uni. C’est le gouvernement britannique qui a été le premier à soutenir ce projet nantais. Ils ont mis sur la table les centaines de millions d’euros nécessaires au financement de ce pari incroyable dès le printemps 2020.


 

Franck Grimaud, président de Valneva : "La dotation apportée par le Royaume-Uni va nous permettre non seulement de financer l’essai clinique mais également de construire une nouvelle usine qui va nous permettre de multiplier par vingt notre capacité de production existante  !


 

En ce qui nous concerne oui c’est le Royaume-Uni qui a servi de locomotive et la contrepartie des gens qui investissent très rapidement est qu’effectivement ils reçoivent aussi les premières doses".


 

Usine de fabrication en Ecosse

Ces premières doses sont fabriquées en Ecosse. L'entreprise d’origine nantaise est devenue assez internationale et c’est là-bas qu’elle produit ses vaccins. Cela a beaucoup compté dans l’enthousiasme du gouvernement britannique.


 

Si tout va bien les autorités sanitaires donneront le feu vert à Valneva cet automne et la livraison sera immédiate.


 

Ces autorités sanitaires font tellement confiance à ce vaccin qu’il fait partie des vaccins testés dans le premier essai mondial qui évalue une troisième injection.


 

Valneva est un des 7 vaccins testés alors même que sa phase III n’est pas terminée. Le Pr Saul Faust, coordinateur de cet essai "Cov BOOST" explique que les résultats du candidat français leur avaient semblé suffisamment encourageants. [...] L’Europe ne l’aurait pas avant 2022. (AlloDocteurs)

 

 

Cov-Boost, dirigé par l'University Hospital Southampton NHS Foundation Trust, examinera sept vaccins COVID-19 différents, dont VLA2001, en tant que boosters potentiels. Ce sera le premier essai au monde à fournir des données vitales sur l'efficacité d'un rappel de chaque vaccin pour protéger les individus contre le virus. Les premières conclusions, attendues en septembre, aideront à éclairer les décisions du Comité mixte britannique sur la vaccination et la vaccination (JCVI) sur les plans d'un programme de rappel à partir de l'automne de cette année.

 

Le vaccin inactivé contre le SRAS-CoV-2 de Valneva devrait avoir un régime à deux doses. (Valvena.com)

 

___________

CureVac fonctionne avec la nouvelle technologie (expérimentale) de l'Arn messager (Le Parisien), comme les vaccins BioNTech Pfizer ou Moderna (Source

___________

Le Comité Protestant Evangélique Pour la Dignité Humaine (CPDH) a publié un Pdf intitulé "Vaccins contre la Covid-19 et utilisation de cellules d’origine fœtale : un questionnement éthique pour les chrétiens".

 

Ce document évoque "un autre question qui "interpelle les chrétiens, respectueux de la vie humaine constituant un don de Dieu dès la conception, question qui n’est pas abordée dans les médias ni dans les recommandations scientifiques : certains vaccins contre la Covid auraient été élaborés à l’aide de cellules de fœtus avortés".

   

Des cellules provenant de fœtus avortés sont effectivement utilisées par certains laboratoires pour leur vaccin, mais de manière plus ou moins importante et à différents stades :

Pour leur conception et développement

Au cours de leur production industrielle

A l’occasion des Tests de contrôles en laboratoire, nécessaires en cours de production

C’est le cas, à un degré modéré, pour les vaccins des laboratoires PFIZER & BioNTech (COMIRNATY) et MODERNA (COVID-19 VACCINE MODERNA), actuellement utilisés en France. De même mais à un degré plus important, pour le vaccin de ASTRA ZENECA et OXFORD (COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA), commercialisé en France depuis le 2 Février.


 

1) Qu’est qu’une lignée cellulaire d’origine fœtale ?

Il s’agit de cellules cultivées à partir de cellules provenant d’organes de fœtus avortés. Voici les 2 lignées utilisées pour certains vaccins contre la Covid :

La lignée HEK2938 9 est issue du rein d’un fœtus avorté en 1972 aux Pays-Bas, elle est la plus fréquemment utilisée ici.

La lignée PER.C610 est issue du tissu rétinien d'un fœtus de 4 mois avorté aux Pays-Bas en 1985.

L’utilisation de Cellules Souches Embryonnaires Humaines (CSEH) pour la recherche en France est régie par l’Agence de la biomédecine. [...] Ces cellules issues donc d’un organe de fœtus sont cultivées et multipliées « à l’infini » comme si elles devenaient « immortelles », et sont donc utilisées pour des recherches en laboratoire.

Il est à noter que leur utilisation (et donc la conception de produits tels que des vaccins qui utiliseraient cette technique) ne nécessite donc pas de nouvel avortement, et que les avortements dont il est question n’ont pas été provoqués dans le but de la recherche médicale. Leur avantage par rapport à des cellules adultes est qu’elles se multiplient plus longtemps et que leur patrimoine génétique est moins susceptible d’être altéré (par des mutations ou des contaminations virales ou bactériennes).


 

2) Quels sont les vaccins anti-Covid concernés par l’utilisation de cellules d’origine fœtale ?

Pour nous y retrouver, nous nous reporterons au tableau récapitulatif assez bien documenté « Candidats au vaccin COVID-19 et lignées cellulaires dérivées de l'avortement » (en anglais) élaboré par l’institut américain Charlotte Lozier, organisme scientifique américain qui analyse les données scientifiques par rapport à l’éthique du respect de la vie.

 

Ce tableau est reproduit en annexe.

Nous nous attarderons en particulier sur les vaccins pré-commandés par l’Union Européenne qui affirme au 12/02/21 sur son site : « Des contrats ont été conclus avec AstraZeneca (400 millions de doses), Sanofi-GSK (300 millions de doses), Johnson and Johnson (400 millions de doses), BioNTech-Pfizer (600 millions de doses), CureVac (405 millions de doses) et Moderna (160 millions de doses). La Commission a conclu des discussions préliminaires avec la société pharmaceutique Novavax pour acheter jusqu’à 200 millions de doses, et avec Valneva en vue d’acheter jusqu’à 60 millions de doses. »

 

Pour fabriquer des vaccins, on peut dans certains cas être amené à cultiver :

 

Soit des virus atténués ou inactivés (technologie classique) qui seront injectés avec très peu ou pas de risque infectieux, et provoqueront une réaction immunitaire préventive chez la personne vaccinée.

o La très grande majorité de ces vaccins n’utilise pas de cellules d’origine fœtale humaines à quelque stade que ce soit dans leur élaboration (à l’exception d’un laboratoire chinois, et uniquement pour les tests finaux).

o Pour le vaccin de Valneva et Dynavax (virus inactivé), il nous manque encore l’information sur les tests de contrôle finaux. Idem pour un vaccin américain.

 

Soit des vaccins dits « sous-unitaires » (technologie classique) qui ne comprennent qu’une partie seulement du virus. Dans les vaccins contre la Covid, il s’agit le plus souvent de la protéine S (« Spike » ou « spicule » qui se situe sur l’enveloppe du SARS-CoV-2) ou d’une partie de celle-ci, qui permet de déclencher la réponse immunitaire (fabrication d’anticorps)

o Si un vaccin chinois et un américain ont recours pour leur conception et/ou leur production à des cellules d’origine fœtale,

o Celui du labo NOVAVAX (USA) peut en utiliser uniquement pour la phase finale de certains tests de contrôles en laboratoire.

o Pour celui de SANOFI-GSK, il manque encore l’information sur les tests de contrôle finaux.

 

Soit un virus vecteur dans le génome duquel on a inséré le gène codant la fabrication de la protéinecible, ici la protéine S (nouvelle technologie) déclenchant la réponse immunitaire:

o Plusieurs laboratoires utilisant cette nouvelle technologie ont recours massivement à des cellules d'origine foetale, pour la conception et aussi aux deux autres stades de leur développement : vaccin de L’UNIVERSITE D’OXFORD et ASTRAZENECA, celui de JANSSEN et JOHNSON & JOHNSON, et le vaccin SPUTNIK V développé en Russie.

o Le vaccin de Institut Pasteur/ Thémis/Merck a été arrêté le 25/01/21 en raison d’une efficacité insuffisante.

o En revanche, le vaccin du laboratoire israélien ISRAEL INSTITUTE FOR BIOLOGICAL RESEARCH (IIBR) encore en début d’études cliniques, n’utilise jamais de cellules d’origine fœtale.

 

Soit des vaccins à ARN messager (ARNm)f ou à ADNg (nouvelle technologie) constitués de la séquence génétique permettant à la cellule hôte de coder et fabriquer la protéine S (Spike) déclenchant la réponse immunitaire.

 

Ces vaccins n’utilisent pas à ce jour de cellules d’origine fœtale pour leur conception, mais certains de ces vaccins peuvent en utiliser pour la phase finale de certains tests de contrôles en laboratoire, avant leur commercialisation :

 

o c’est le cas pour les laboratoires PFIZER & BioNTech (COMIRNATY®) et MODERNA (COVID19 VACCINE MODERNA®).

o En revanche le vaccin ARNm du laboratoire allemand CUREVAC, dont les essais cliniques sont bien avancés, et dont l’union européenne a précommandé 405 millions de doses, n’utilise de cellules d’origine fœtale à aucun des stades de son développement.

Le document dans son chapitre III demande : "Peut-on se faire vacciner avec des vaccins ayant utilisé des cellules d’origine fœtale ?"

 

 

1) Notions de base pour bien circonscrire le problème

De ce que nous avons développé dans les chapitres précédents, nous retiendrons les notions suivantes, afin de bien préciser les questions que cela peut nous poser d’un point de vue éthique.

Ces vaccins ne contiennent pas de cellules d’origine fœtale, ces cellules ne sont donc pas injectées dans le corps du bénéficiaire.

La lignée cellulaire concernée est en fait un « clone immortalisé » de la cellule originelle qui a été prélevée sur un fœtus avorté.

Chaque lignée est issue d’un unique fœtus avorté dans les années 1970-1980 : il n’est pas nécessaire d’utiliser de nouveaux fœtus pour continuer à produire ces vaccins, même dans l’avenir.

Les avortements en question n’ont pas été provoqués pour les besoins de la science : il s’agissait d’IVG demandés par la mère pour ses raisons personnelles.

Cette lignée est utilisée à l’un ou plusieurs des stades du développement du vaccin (cf. introduction du paragraphe I), et ceci de manière plus ou moins importante. Certains vaccins utilisent cette lignée dès leur conception et parfois sur les 2 autres stades de leur développement. D’autres ne les utilisent que partiellement dans certains tests finaux avant leur commercialisation. Bien entendu nous avons vu que d’autres vaccins n’utilisent pas du tout de cellules d’origine fœtale, et ce à aucun stade de leur développement ; cependant ces vaccins, dont nombre d’entre eux sont encore à l’étude, ne sont pas tous commercialisés en France.
 

2) Prendre en compte le degré de responsabilité

Il faut prendre en compte la notion de degré de responsabilité éthique …

qui diffère avec la distance dans le temps ou dans le processus d’utilisation par rapport à l’acte répréhensible.

Ainsi, celui qui a demandé ou réalisé une IVG n’a pas le même degré de responsabilité que celui qui a prélevé des cellules sur le fœtus mort, ou que les politiques et organismes qui encouragent ou financent ces recherches ;

il n’est pas le même non plus pour le laboratoire qui a acheté une lignée clonée depuis 40 ans à partir de la cellule originelle ; il est encore moindre pour une personne qui veut se protéger d’une maladie potentiellement grave en utilisant un vaccin sur la conception duquel il n’a eu aucun pouvoir de décision.

Ce principe est particulièrement développé par l’église catholique. La Congrégation pour la doctrine de la Foi, dans sa « Note sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins anti-Covid-19 » (traduit ici de la version anglaise), fait appel à la notion de « degrés de responsabilité dans la coopération au mal ». Elle y affirme que « dans les organisations où des lignées cellulaires d’origine illicite sont utilisées, la responsabilité de ceux qui décident de les utiliser n’est pas la même que celle de ceux qui n’ont pas voix au chapitre dans une telle décision ».

Même les catholiques traditionalistes qui suivent l’enseignement de Mgr Lefebvre, que l’on ne peut certainement pas taxer de complaisance avec l’avortement, se rangent à cette décision et recommandent la vaccination quel que soit le type de vaccin.

 

[ExtraitJugement moral d’après les principes posés

Puisque certains des vaccins proposés n’ont pas été préparés illicitement, ils ne posent pas de problème moral d’utilisation de ce point de vue. Ils doivent donc être préférés aux autres.

 

Les vaccins qui ont utilisé une préparation moralement illicite, doivent autant que possible être laissés de côté.


 

Mais si, dans un cas particulier, une personne se trouve dans la nécessité de se faire vacciner, et dans l’impossibilité d’obtenir un vaccin “licite”, n’ayant à sa disposition qu’un vaccin “illicite” ? Cela peut se présenter pour raison de santé – personne âgée vulnérable ; ou à cause de la situation professionnelle – personnel médical exposé ; ou encore pour raison professionnelle, comme un voyage en avion, car il y a déjà au moins une compagnie aérienne – Qantas en l’occurrence – qui a averti qu’elle exigerait la vaccination pour accepter un passager, dès que les vaccins seront disponibles... 


 

La coopération n’étant que lointaine, et la raison invoquée étant suffisamment grave, il est possible, dans ces cas, d’user d’un tel vaccin. Il reste d’ailleurs à chacun le devoir de juger, avec l’aide de conseils appropriés, de cette réelle nécessité.


 

Il faut affirmer nettement que nous sommes ici dans le domaine d’un jugement de prudence, qui ne peut être uniforme pour tous et dans tous les cas. La théologie morale dit ce qui est licite ou illicite. Elle donne les principes. Mais c’est à la prudence personnelle de juger au cas par cas de leur application.


 

Quant aux éléments extérieurs à cette question [de la licéité en fonction de la provenance et de la préparation du vaccin], ils sont de l’ordre de l’opinion personnelle. Comme toute opinion qui ne peut être prouvée absolument, il est vain et impossible de vouloir l’imposer à tous...


 

Une dernière remarque

Il faut noter que, outre le cas de ces vaccinations que nous avons étudié, la coopération au mal se présente dans de multiples situations analogues : ces dernières peuvent être traitées et résolues selon les mêmes principes moraux. Ainsi :


 

Faut-il cesser de payer l’impôt, par exemple en France, parce qu’une partie de l’argent sert à rembourser l’avortement ou la PMA ?


 

Faut-il accepter de se fournir chez un pharmacien qui vend des produits illicites : abortifs, préservatifs, contraceptifs ? Ne serait-ce pas une forme d’encouragement ?


 

Faut-il accepter de se laisser soigner par un médecin qui agrée l’avortement et qui prescrit la pilule ?


 

Faut-il accepter d’aller dans un grand magasin ou dans une librairie qui vend de mauvais journaux ?


 

Une caissière doit-elle refuser d’encaisser le paiement d’un client qui lui présente un mauvais DVD ? Il est clair que la liste pourrait s’allonger indéfiniment.


 

Un dernier exemple sera tiré du nouveau Testament : Est-il permis de manger des idolothytes, autrement dit des viandes sacrifiées aux idoles (1 Co 8, 1) ?


 

Il faut savoir, pour bien situer cette question, que toute la viande consommée dans l’Antiquité passait obligatoirement par les temples. Il n’y a d’ailleurs qu’un mot en grec, mageiros (utilisé exclusivement au masculin), pour désigner le sacrificateur, le boucher et le cuisinier : pour qui voulait s’abstenir de viande immolée, il n’y avait pas d’autre viande à consommer.


 

Ajoutons que le péché d’idolâtrie est l’un des plus graves, puisqu’il s’attaque à Dieu lui-même.


 

La réponse que donne saint Paul est : il est permis de manger de ces viandes, sauf si cela scandalise le prochain. [Voir aussi Rom 14,14] Cela signifie que celui qui consomme cette viande ne participe pas au péché d’idolâtrie. Sans quoi saint Paul n’aurait pu répondre ainsi.


 

De même, celui qui est dans une situation de coopération matérielle suffisamment éloignée dans l’usage d’un vaccin contre le Covid-19, dont la fabrication aurait bénéficié d’une des lignées cellulaires susmentionnées, ne participe pas au péché d’avortement commis il y a 35, 48 ou 54 ans.


 

Cependant, comme il a été dit, il faut, autant que c’est possible, éviter une coopération au mal, même matérielle, et s’il y a le choix, prendre le vaccin qui ne pose aucun problème moral.


 

Nous ne devons cependant pas nous contenter de ce déplorable état des choses sans rien faire. Les catholiques influents doivent user de tout leur pouvoir pour inciter l’industrie pharmaceutique à développer leurs nouveaux vaccins sur des supports cellulaires qui ne soulèvent aucune difficulté morale.]

 

. L’article fait remarquer à juste titre que ce problème de « coopération au mal » se pose de la même manière lorsque nous payons nos impôts (dont une partie servira à rembourser des IVG etc), que nous consultons un médecin qui est favorable à l’IVG ou allons dans une pharmacie qui fournit des produits abortifs (stérilet, pilule du lendemain (cf fiche repère du CPDH sur la « contraception »).


 

On peut aussi considérer le but à atteindre :
 

C’est-à-dire éviter un mal bien plus grand. C’est ainsi que le vaccin contre la rubéole chez la femme (utilisant nous l’avons vu des cellules clonées d’origine fœtale dans son élaboration) a permis d’éviter de nombreuses malformations fœtales qui auraient pu amener une IVG ou une IMG (interruption médicale de grossesse, possible jusqu’au terme), et des malformations infantiles (surdité, lésions oculaires, malformations cardiaques, retard psychomoteur, arrêt de développement du cerveau…).

 

Dans le cas de la Covid, les personnes dites vulnérables car âgées ou atteintes d’une pathologie prédisposant à une forme grave de Covid-1925 avec un haut risque de passage en réanimation (et une issue fréquemment fatale), peuvent être protégées de ces conséquences en se faisant vacciner. Mais à ce jour les patients en France n’ont pas le choix entre les différents vaccins (problèmes de disponibilité, choix des autorités qui définissent les indications de chaque vaccin).

Le document conclut :

 

Si cette possibilité est offerte, nous recommandons d’éviter les vaccins qui utilisent ces cellules dès le stade de leur conception voire à tous les stades, en particulier :

- Le vaccin de ASTRA ZENECA et OXFORD (COVID-19 VACCINE ASTRAZENECA®)

- Celui de JANSSEN et JOHNSON & JOHNSON

- Le vaccin SPUTNIK V développé en Russie.

 

On privilégiera dès que possible, si leur efficacité et leur innocuité s’avèrent satisfaisantes, les vaccins n’utilisant pas du tout de telles lignées cellulaires :

- Le vaccin ARNm du laboratoire allemand CUREVAC

- Le vaccin à virus vecteur du laboratoire israélien ISRAEL INSTITUTE FOR BIOLOGICAL RESEARCH (IIBR)

- Les vaccins américains élaborés par le John Paul II Medical Research Institute (qui dans sa charte éthique s’engage à ne jamais utiliser de cellules provenant d’IVG)

Nous sommes dans l’attente des données manquantes (tests finaux) concernant les vaccins de NOVAVAX, de SANOFI/GSK, et de VALNEVA/DYNAVAX.

 

 

De la sorte notre choix encouragera les laboratoires qui ont fait l’effort de ne pas utiliser des lignées illicites. En effet des alternatives existent : cellules animales, cellules souches pluripotentes induites (iPSC, obtenues par reprogrammation d'une cellule du corps humain adulte), sang de cordon ombilical, placenta… En effet nous souhaitons que le gouvernement français arrête de financer des projets de recherche utilisant des tissus ou des lignées cellulaires obtenues à partir de fœtus avortés, comme l’a décidé le gouvernement américain en 2019."

 

(Fin de citation)

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