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9 septembre 2023 6 09 /09 /septembre /2023 08:31
"Grande Mère Russie" : le pape François déclare à nouveau que "la culture russe est d'une grande beauté et d'une grande profondeur et ne doit pas être écartée pour des raisons politiques"

Le synode gréco-catholique ukrainien dit au pape François qu'il a fait des déclarations "douloureuses"

 

Lors d'une réunion avec les évêques du Synode de l'Église gréco-catholique ukrainienne au Vatican, le 6 septembre 2023 … le pape François a expliqué ses récents propos controversés envers les jeunes catholiques russes en faisant référence aux explications qu'il a données aux journalistes dans l'avion revenant de Mongolie.

 

Interrogé sur ses commentaires sur la "grande Mère Russie" dans l'avion reliant Oulan-Bator à Rome le 4 septembre, le pape a déclaré qu'il entendait louer la culture russe et encourager les jeunes à assumer la responsabilité de l'héritage du pays.

 

« La culture russe est d'une grande beauté et d'une grande profondeur et ne doit pas être écartée pour des raisons politiques. Il y a eu des années sombres en Russie, mais son héritage est toujours resté intact », a-t-il déclaré aux journalistes lors de la conférence de presse à bord.

 

François a ajouté que c’est l’idéologie, et non la culture, "qui est le poison".

 

"Quand l’idéologie se renforce et devient politique, elle devient généralement une dictature, elle devient incapable de dialoguer, d’avancer avec les cultures. Et c’est ce que font les impérialismes", a-t-il déclaré.

 

Le synode de l’Église gréco-catholique ukrainienne se tient à Rome, un mois seulement avant l’assemblée du Synode des évêques de l’Église catholique latine.

 

Source: https://www.catholicnewsagency.com/news/255290/ukrainian-greek-catholic-synod-tells-pope-francis-he-has-made-painful-statements

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8 septembre 2023 5 08 /09 /septembre /2023 00:00
Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Anonyme, XVIIe. Bavière

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Anonyme, XVIIe. Bavière

La fête du 8 septembre est très ancienne. Si elle a été célébrée très tôt à Constantinople, l’Eglise de Jérusalem fut la première à honorer le souvenir de la Nativité de la mère de Dieu par une fête que Rome adopta sûrement vers la fin du VII siècle.

Tout est miracle dans l'histoire de la Sainte Vierge; Sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la foi entourée des plus éclatantes merveilles.

Aussi est-ce avec raison que l'église s'écrie en ce jour: "Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d'allégresse, parce que le soleil de justice, Jésus-Christ, notre Dieu, est né de Vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions; Lui, qui, ayant ruiné l'empire de la mort, nous a introduits dans la vie éternelle."

 Cette fête, en effet, doit être une réjouissance universelle; ce n'est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l'humanité tout entière.

Joachim et Anne, ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le Sauveur promis au monde; mais ils étaient avancés en âge et n'avaient point d'enfants; donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au rédempteur attendu. Dieu, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour Joachim et Anne la merveille dont l'Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples. Les deux vieillards reçurent l'annonce des desseins de Dieu, et au temps marqué Marie paraissait au monde. Toute pure, toute immaculée avait été sa conception, toute pure et toute privilégiée fut sa naissance.

Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim! Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de sa vie, et dont les facultés n'avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l'imperfection! 

Les saints ne tarissent pas d'éloges sur la naissance de Marie: "Avant la naissance de Marie, disent-ils, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché; avec Elle paraît l'aurore qui annonce le soleil de justice. Parfaite dès sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus..."

Astre toujours progressant en lumière, si beau dès son apparition, qu'il devait être éblouissant au terme de sa course! Quel bonheur pour les élus de contempler au ciel les merveilles opérées par Dieu en Marie!  En attendant, unissons-nous à l'église qui L'honore aujourd'hui sous cent titres différents dans une multitude de sanctuaires vénérés.

 

Citation

 

Extrait d’un sermon de Saint Pierre Damien, à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie :  

 

"Aujourd’hui est le jour que choisit Dieu pour mettre en œuvre son plan éternel de salut, car il était nécessaire que se construise la maison avant que le Roi ne descende y habiter."

 

 

Nativité de la Vierge Marie, Fête

Sources: 1, 2, 34, 5

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
3 septembre 2023 7 03 /09 /septembre /2023 16:42
https://www.catholicnewsagency.com/news/255267/tim-ballard-real-hero-of-sound-of-freedom-i-ve-spent-more-than-20-years-in-this-fight

https://www.catholicnewsagency.com/news/255267/tim-ballard-real-hero-of-sound-of-freedom-i-ve-spent-more-than-20-years-in-this-fight

Tim Ballard, un ancien agent de la sécurité intérieure des États-Unis qui a risqué sa vie pour lutter contre le trafic d'enfants, a évoqué l'impact du film "Sound of Freedom", basé sur son travail, dans une interview accordée le 29 août à ACI Prensa, la chaîne espagnole de CNA, partenaire d'actualités linguistiques. "J'ai passé plus de 20 ans à aider les enfants dans cette lutte contre la traite", a-t-il déclaré.

 

Son travail a été porté sur grand écran dans le film à succès, récemment projeté en avant-première à Mexico. Dans le film, Ballard est interprété par Jim Caviezel, qui a joué Jésus dans "La Passion du Christ".

 

L'ancien agent a souligné que le film, qui a été projeté le 30 août dans différents pays d'Amérique latine, "a été un miracle" puisque "le plus grand problème" auquel il a été confronté a été "d'ouvrir les yeux du monde".

 

Ballard est le fondateur et ancien PDG de l'organisation à but non lucratif Operation Underground Railroad (OUR).

 

S'exprimant en espagnol, Ballard a déclaré : "C'est un sujet tellement difficile, tellement répugnant", mais en même temps il a souligné que "grâce à l'inspiration d'Alejandro Monteverde et Eduardo Verástegui", respectivement réalisateur et producteur du film, "un miracle a été réalisé" parce que ce n’est "pas un film sombre mais un film inspirant".

 

"Nous en avons la preuve, car des millions de personnes (...) aux Etats-Unis l'ont déjà vu et nous en voyons déjà les fruits", a-t-il déclaré.

 

Au Congrès américain, a-t-il noté, les membres travaillent déjà sur "de nouvelles lois basées sur ce film. Je pense que nous allons voir cela partout dans le monde", a déclaré Ballard.

 

"C'est l'outil le plus puissant que j'ai vu dans ma vie dans la lutte contre la traite des enfants", a-t-il souligné.

 

Ballard espère qu’à l’avenir, grâce à ce film, il sera possible d’atteindre "les présidents de tous les pays".

 

"J'espère aussi que les gens lutteront contre la traite, qu'ils apporteront leur aide, qu'ils apporteront un soutien en ressources financières, en temps, car il y a beaucoup d'organisations qui participent à cette lutte, mais il y a peu de soutien", a-t-il déclaré. "Nous devons sauver les enfants de Dieu, qui ne sont pas à vendre."

 

Ballard s'est dit préoccupé par le fait que "la traite des êtres humains est une activité qui se développe très rapidement, plus que tout autre crime", et qu'elle est liée à la pornographie.

 

N°1 La protection est la famille

 

Ballard a souligné que face au drame de la traite, "la famille est la protection n°1. Si les familles du monde sont fortes, avec un père, avec une mère, qui accordent beaucoup d'attention à leurs enfants, c'est une protection. Le problème est que nous ne le voyons pas.

 

"Nous devons protéger la famille pour pouvoir protéger les enfants", a-t-il déclaré.

 

En outre, Ballard a souligné l’importance "d’éduquer nos enfants à ne pas jouer avec la pornographie, car cela modifie leur cerveau".

 

Cet article a été publié pour la première fois par ACI Prensa, le partenaire d'information en langue espagnole de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA.

 

SOURCE: https://www.catholicnewsagency.com/news/255267/tim-ballard-real-hero-of-sound-of-freedom-i-ve-spent-more-than-20-years-in-this-fight

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3 septembre 2023 7 03 /09 /septembre /2023 08:45

En 2009, le pape Benoît XVI promouvait le "développement humain intégral" (Caritas in veritate § 18) : "l’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain" (Caritas in veritate § 78 ). Lors des dernières JMJ à Lisbonne, Mgr Munilla a fait la promotion de l'"écologie intégrale".

La leçon de Mgr Munilla qui embarrasse les défenseurs du genre. "La véritable écologie doit être intégrale"

A l'occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne, l'évêque espagnol Munilla a dispensé une catéchèse sur le thème de l'écologie intégrale, réitérant les principes de l'anthropologie chrétienne. Il a déclaré que ''personne ne naît dans un mauvais corps parce que Dieu n’a pas tort !'' Ses paroles courageuses ont fait le tour du web et ont suscité de nombreuses et féroces critiques de la part de la presse espagnole.

 

Munilla : l'évêque qui parle aux jeunes

Il faut savoir que José Ignacio Munilla (prononcer ‘’Muniglia’’), né en 1961 et nommé évêque en 2006 par Benoît XVI à seulement 44 ans, est une personnalité publique bien connue dans son pays grâce à son programme radiophonique diffusé sur Radio. Maria et intitulé Sixième Continentet à sa présence sur les réseaux sociaux, notamment sur YouTube où sont mises en ligne des homélies, des catéchèses et des rencontres de formation avec des jeunes. L'évêque est surtout connu pour sa capacité à parler aux jeunes et pour sa détermination et son courage à démanteler et combattre les mythes de la pensée unique en défendant les raisons de Dieu, de l'Église et de l'homme à travers des articles, des livres et en participant à des débats culturels. En 2009, il s'est publiquement exposé pour dénoncer la loi sur l'avortement, accusant la gauche espagnole de ‘’légitimer la loi de la jungle’’ et de considérer comme un droit ce qui est un ‘’massacre d'innocents’’. Pour ces déclarations, une grande partie de la presse grand public l'a accusé à plusieurs reprises d'extrémisme et d'homophobie.

 

Écologie intégrale et anthropologie chrétienne

Abordant le thème de l'écologie, Munilla n'a pas axé sa catéchèse sur les sources d'énergie renouvelables, le charbon fossile ou le photovoltaïque, mais a voulu élargir l'horizon en mettant en garde contre une écologie qui, oubliant l'homme, devient une simple idéologie. Il n'a même pas proposé aux jeunes une série de normes morales pour une vie éco-durable (ou écologique), comme recycler le plastique, recycler les déchets ou manger moins de viande, préférant éviter de donner une leçon de moralisme écologique (ou ’’écomoralisme’’) aujourd'hui à la mode.

 

Insistant sur le terme ''intégral'', Munilla a déclaré qu'une vision chrétienne de l'écologie ne peut manquer de prendre en considération la foi en la Création, comme un acte libre, fruit de l'amour de Dieu et l'homme comme le point culminant de la Création. Éliminer l’homme du discours écologique, ou le considérer comme l’un des différents partis en question, fait de l’écologie une idéologie. Il y a – affirme l’évêque – ''une bonne écologie et une mauvaise écologie, qui est l’idéologie, qui cherche à enlever la place de Dieu et se présente comme une nouvelle religion''. Il est donc nécessaire – et plus urgent que jamais – d’apprendre à distinguer pour ne pas se laisser tromper. L'idéologique est cette écologie qui considère l'homme coupable de tous les maux : de l'épuisement des ressources de la planète à la production excessive de Co2 jusqu'au changement climatique.

 

Il existe également une ‘’hiérarchie de dignité entre les créatures’’. ’’La dignité d'une pierre n'est pas la même que votre dignité’’, a-t-il expliqué aux jeunes. Pour cette raison, la relation avec les animaux (qui doit certainement être respectée) ne peut pas être la même relation que celle que avec les êtres humains, a-t-il déclaré, citant la pratique de plus en plus courante consistant à promener les chiens en poussette. Malheureusement aujourd’hui – a déclaré Munilla – ’’il y a des gens qui défendent les baleines au péril de leur vie mais qui sont en faveur de l’avortement’’.

 

L'homme est le point culminant de la création et l'interlocuteur de Dieu.

 

L'évêque a poursuivi en citant le Psaume 8 pour affirmer que ’’la nature est le reflet de la beauté et de l'amour de Dieu’’ mais ’’elle n'est pas à l'image et à la ressemblance de Dieu’’. En fait, c'est seulement dans l'homme que Dieu a inscrit une ’’similitude avec Dieu qui fait de nous ses interlocuteurs’’. ’’Les baleines – a-t-il expliqué avec un exemple – sont le reflet de la beauté de Dieu mais elles ne sont pas les interlocuteurs de Dieu’’ et elles n'ont pas non plus la possibilité d'accéder à l'amitié avec Lui.

 

Dieu a créé le monde visible et invisible par amour, comme le dit le Credo. Pour cette raison, la vision écologique chrétienne ne peut oublier l’existence de l’âme , immortelle et créée directement par Dieu, une foi que la pensée moderne (ainsi qu’une vision idéologique de l’écologie) nie. Le respect de la création naît dans l’homme par amour, par amour pour Dieu et son œuvre et par amour pour les autres, pour les générations futures et pour ceux qui en ont le plus besoin. Munilla a cité son enfance, une époque où le principe d'austérité (rappelé également par le pape François dans Laudato Si'), la nourriture, n'était pas gaspillée, les vêtements étaient partagés et les objets étaient réparés. Le consumérisme actuel pousse au contraire l’homme à devenir un consommateur en série qui ’’vit pour consommer’’. Pour cette raison, il affirme que ’’le consumérisme corrompt l’âme’’.

 

’’Personne ne naît dans un mauvais corps parce que Dieu n’a pas tort’’

 

Les propos de l’évêque espagnol sont durs contre l’idéologie du genre qui sévit aujourd’hui dans la société. ’’En fait, l'écologisme cache une "contradiction flagrante": alors qu'"il insiste beaucoup sur le respect de la nature en dénonçant le transgénique [OGM, organismes génétiquement modifiés] en même temps il promulgue le transgenre, c'est-à-dire qu'un homme peut changer de sexe et devenir une femme et vice versa’’. ’’Nous devons faire le premier acte de respect envers l'écologie avec notre corps’’. Accepter notre corps, c'est reconnaître que Dieu l'a créé par amour et qu'en le créant, il n'a pas eu tort." ’’Personne ne naît dans un mauvais ’’ a déclaré Mgr Munilla, citant un livre bien connu qui dénonce l’idéologie ’’’’ (publié en 2022) et qui a suscité de nombreuses discussions en Espagne. "Nous vivons dans une société où nous doutons de la vérité mais pas de nos sentiments, alors qu'il serait logique de douter de nos sentiments mais pas de la vérité." "C'est ridicule et nous devons avoir la capacité de le dire devant le monde : la véritable écologie doit être INTÉGRALE."

 

’’Dans le contexte de l'écologie intégrale, il est important de savoir reconnaître ses blessures émotionnelles’’. ’’Nous portons tous en nous des blessures émotionnelles et ces blessures doivent être reconnues, identifiées, accompagnées, guéries - si telle est la volonté de Dieu -, acceptées, mais elles ne peuvent pas devenir des droits. Tout cela fait partie de l’écologie intégrale’’ car ’’Nous croyons que Dieu a tout créé avec bonté. Dieu n'a pas tort. Il a un plan clairvoyant pour nous tous. Il nous regarde et est surpris par la beauté qu'il a semé en nous qui sommes l'aboutissement de la création.’’

 

Munilla relève ainsi (sans le citer) le défi du pape Benoît XVI qui voyait (d'une manière que l'on peut aujourd'hui définir comme prophétique) l'idéologie du genre comme ’’le prochain grand défi auquel l'Église devra faire face’’, comme le forme de ’’rébellion définitive contre Dieu le Créateur’’.

 

En même temps, l'évêque espagnol cite littéralement le pape François, lisant aux jeunes un paragraphe du numéro 155 de l'encyclique Laudato Si' : ’’L’acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu’une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. Apprendre à recevoir son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine. La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour pouvoir se reconnaître soi-même dans la rencontre avec celui qui est différent. De cette manière, il est possible d’accepter joyeusement le don spécifique de l’autre, homme ou femme, œuvre du Dieu créateur, et de s’enrichir réciproquement. Par conséquent, l’attitude qui prétend 'effacer la différence sexuelle parce qu’elle ne sait plus s’y confronter', n’est pas saine.’’

 

Les quelque deux cents jeunes présents qui ont écouté la catéchèse dans un ’’silence ’’ (interrompu seulement par des applaudissements en entendant de l'évêque dire que ’’personne ne naît dans un mauvais corps’’), ont répondu par de longs applaudissements de remerciement.

Comme il fallait s'y attendre, la catéchèse fit grand bruit de l'autre côté de la péninsule ibérique : de nombreux journaux espagnols ont accusé Mgr Munilla (déjà visé à d'autres occasions et considéré comme un "danger public" par le mainstream) d'avoir transmis à ses jeunes des discours de "haine transphobe", d'intolérance et d'avoir attaqué de front la communauté LGBT. Cela ne surprendra certainement ni n’intimidera l’évêque espagnol, habitué à parler franchement aux jeunes pour annoncer les vérités de la foi, sachant qu’il créera la confusion et attirera la haine de ceux qui se sentent privés et embarrassés face à la vérité.

 

Source: Marco Tosatti

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2 septembre 2023 6 02 /09 /septembre /2023 14:20

En ce 2 septembre où nous commémorons les Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 (1300 morts), voici un autre article au sujet de la Révolution non spontanée de 1789 et le complot anglo-genevois :

Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements.

Honoré de BALZAC, in Pierre DOUAT, Tout ce que vous auriez voulu savoir sur la France et qu'on vous a caché toujours caché, éd. Marsan, 2015, p. 9

Lorsque tout tremble devant le tyran, l'historien paraît, chargé de la vengeance des peuples.

Chateaubriand, in Pierre DOUAT, Tout ce que vous auriez voulu savoir sur la France et qu'on vous a caché toujours caché, éd. Marsan, 2015, p. 5

Dans‘’Histoire secrète de la Révolution française’’ (Amazon, Brétigny-sur-Orge 2022), Pierre DOUAT écrit que ‘’La Fayette et Bailly s’accordaient pour reconnaître que le parti de la violence (sous la Révolution) semblait dirigé par une main cachée que le temps jusqu’ici n’a pu faire connaître.’’

 

Robespierre a découvert l’origine de ce ‘’parti de la violence’’, qu'il qualifia de "système de terreur" de "listes odieuses", qu'il dénonça à l’assemblée, sans en donner les noms, imprudence qui le fit condamner la nuit même, arrêter et décapiter le lendemain.

 

Dans un contexte où ‘’l’essentiel de la puissance économique d’un pays tenait à son commerce avec ses colonies’’, Pierre Douat fait remonter l'origine des évènements à la guerre à la France que nous livrait l’Angleterre depuis le règne de Louis XIV où ‘’l’Angleterre entreprit de financer des conflits continentaux pour occuper la France, de manière à l’empêcher de concentrer ses efforts sur ses colonies.''

 

"Plus tard, sous Louis XV, c’est cette stratégie de diversion qui nous fit perdre l’Inde et le Canada. […] Malheureusement pour les Anglais, la perte des Etats-Unis les rabaissa en dessous de la France qui inondait l’Europe du produit de ses îles sucrières.‘’

 

À cette guerre économique, l’auteur évoque la ‘’vengeance des Genevois’’, ou ‘’complot anglo-genevois’’ qui, selon lui, fut à l’origine du ‘parti de la violence’’ dans la Révolution ‘’française’’ afin de discréditer le gouvernement révolutionnaire.

Le complot anglo-genevois contre la France (1789-1792)

L'auteur fait remonter la constitution de ce parti à 1782 après que Louis XVI ait réprimé "une révolution protestante déclenchée à Genève", et proscrit les agitateurs qui l’avaient déclenchée. Ces derniers s’adressèrent alors au gouvernement anglais, lui demandant de les aider à se ‘venger’ de la France. (HAVARD L II, p. 35, KARMIN, p. 117 ; POUGET 1-5 ; MALLET DU PAN,T. II, 69, BAILLY 33-34, SEGUR T. II, 199-201 in Histoire secrète de la Révolution française, p. 11, 103.)

 

[D'après Albin Thourel et JP Saint-Ours, Histoire de Genève, p.330-31, les réfugiés à Londres avaient nom Dentand, Flournois, VIEUSSEUX, CLAVIERE (beau-père du précédent), DUROVERAY, GRENUS, D. CHAUVET, J. JANOT, G. RINGLER, JJ BRUSSE-LAMOTHE, JA THUILLIER, Esaïe GASC, JL SCHRAIDEL. D'après Friedrich Bulau (in Personnages énigmatiques 1861, p. 335) on comptait DUMONT, Chauvet, MARAT (déjà initié à la Loge KING'S HEAD SERVARD de l'Orient de Londres, le 15 juillet 1774) et MELLY (parent de Du Roveray).]

 

''Le Premier ministre britannique, Lord SHELBURNE marquis de Lansdowne (1782-1783), accepta leur proposition et leur offrit une subvention de 50000 £. Lord Grenville, futur Premier ministre britannique (1806-1807), s’associa à eux. Trois d’entre eux, Clavière [banquier protestant calviniste né en 1735, homme d'affaires, et spéculateur, défenseur de Rousseau et de la 'liberté d'expression', mort par suicide le 8 décembre 1793], Jacques-Antoine Du Roveray (1747-1814) et Francis d’Ivernois (1757-1842) reçurent un accueil chaleureux en Angleterre où le Premier ministre William Pitt (1783-1801) pour des raisons autres (l'expédition en Amérique) partageait leur haine de la France.]

Ils adoptèrent la nationalité irlandaise et prêtèrent serment de fidélité au roi d’Angleterre. 

 

Ces Genevois qui étaient pensionnés par le gouvernement anglais depuis 1782, représentèrent la part d'influence britannique sur Mirabeau qui comptait beaucoup sur le soutien de l'Angleterre pour l'accomplissement des réformesDu Roveray, fut donc en même temps et par la suite un agent d'influence officieux du gouvernement britannique y compris à Paris pendant la Révolution française, sous couvert de servir les intérêts du ministère français. Beaucoup d'historiens ont ignoré (faute de lire les correspondances en anglais) ou dénié pour des raisons d'aveuglement idéologique ce fait incontestable, notamment Edouard Benetruy dans sa belle compilation orientée de documents passionnants, qui sont essentiellement des Mémoires ou des justifications des suisses (Dumont, Romilly, d'Yvernois et autres Suisses pensionnés de l'Angleterre depuis 1782). De nombreuses correspondances ministérielles entre les ministres et ambassadeurs de Pitt établissent ce fait.]

 

Tous trois furent enrôlés dans le cercle Bowood, dirigé par Shelburne, et qui réunissait toute l’intelligentsia britannique. Clavière se mit en contact avec trois espions anglais, Keith, Herries et Duplain. Puis, il se mit en affaires avec la Banque Boyd, principale agence de financement de l’espionnage anglais.

 

‘’Le réseau terroriste du 14 juillet

 

‘’Trois d’entre eux furent envoyés en France pour une ‘mission non officielle’ (Voir Otto KARMIN, Sir Francis d'Ivernois, 1757-1842: sa vie, son oeuvre et son temps, Bader/Mongenet, Genève 1920, p. 122, 156-157. Voir aussi Albert GOODWIN, The Friends of Liberty, Hutchinson, 1979, p. 104-105)

 

‘’D’Ivernois qui était conseiller auprès du gouvernement anglais, resta seul à Londres et fut chargé de la propagande anti-française, pendant que Clavière, Du Roveray et Dumont (un autre genevois du cercle Bowood) s’installèrent à Paris (Elizabeth SPARROWSecret Services : British agents in France 1792-1815, The Boydell Press, Woodbridge 1999, p. 33). Pour plus de discrétion, ils s’assurèrent le services de repris de justice tels Brissot, Mirabeau ou Pellenc, qui ne pouvaient rien leur refuser.

 

Agissant toujours par personnes interposées, leurs discours subversifs étaient publiés sous les noms d’emprunt de Mirabeau et de Brissot (Voir DUMONT, p. 172 ; WHATMORE, p. 1 ; BÉNÉTRUY, p. 477-479.) Clavière connaissait déjà Mirabeau qu’il avait rencontré à Neufchatel, juste après sa révolution ratée. Tout le génie de nos agitateurs genevois fut employé à donner à Mirabeau l’apparence d’un champion de la démocratie.

 

[…] D’Ivernois, Dumont et Du Roveray touchaient du gouvernement anglais une pension de 300£. Quant à Clavière, il pratiquait la spéculation baissière qui lui permettait à la fois de ruiner l’appareil d’État français, et d’en tirer un profit financier. Pour corrompre Mirabeau, Clavière l’entraîna dans ses spéculations, tant et si bien que Mirabeau le surnomma ‘son maître en finances’ [Clavière avait été initié à la stratégie baissière, qui lui permettait de tirer un profit financier des désordres qu’il occasionnait à Paris : la méthode de la ‘vente à découvert’, consistait à vendre une valeur que l’on ne détient pas, mais qu’on se met en mesure de détenir le jour où sa livraison est prévue. Lorsque le cours baissait, ce procédé lui permettait de payer moins cher que le prix qu’il l’avait vendue précédemment. L’astuce pour Clavière consistait à repérer des actions surévaluées, et à financer des pamphlets écrits par des journalistes dans le besoin, tels Mirabeau et Brissot (qu’il fit sortir de prison). Ces pamphlets avaient pour but d’influencer le marché à la baisse : les critiques les plus véhémentes étaient proférées dans le double but d’acheter ces actions à bas prix, et de décrédibiliser le gouvernement. Clavière agissait de façon concertée avec deux autres baissiers, l’anglais Panchaud, et le hollandais Cazenove. Tous trois concentrèrent cette activité sur des compagnies d’état : la Caisse d’escompte, la Compagnie des Eaux, la Banque St Charles et la Compagnie des Indes. Mirabeau fut entraîné lui aussi dans les spéculations de Clavière qu’il appelait son ‘maître en finances’. Devenu spéculateur sur les malheurs publics, Clavière partageait les intérêts de l’Angleterre. Presque tout ce qu’il fera pendant son ministère sera dirigé contre les intérêts français (DARNTON TRENDS, p. 54 ; WHATMORE p. 1-26 ; BOUCHARY, p. 43-80, FAY p. 136 ; SOULAVIE V 5 p. 301 ; MIRABEAU V. 4 p. 180 ; MONITEUR T 18 p. 144)]

 

‘’Tout ce petit monde se réunissait dans la propriété de Clavière à Suresnes. […] L’alliance de ces intrigants avec le formidable tribun qu’était Mirabeau, fut redoutable. Rien ne leur résista.

 

‘’La réforme de Calonne (d’égalité devant l’impôt. Ndlr.), seule capable d’éviter au roi les frais d’une révolution, fut mise en échec par Clavière : il chargea Mirabeau de publier un pamphlet accusant Calonne de favoriser l’agiotage et d’en tirer un profit personnel, ce qui ruina totalement sa crédibilité et fit échouer son projet.

‘’Un autre ministre, Loménie de Brienne prit aussitôt la relève et reprit l’essentiel de la réforme à son compte. Mais, Clavière ne lâchant rien, chargea Brissot de publier un autre pamphlet mensonger, dans lequel il disait qu’il n’y avait pas de déficit, que le gouvernement mentait pour imposer sa nouvelle réforme fiscale, et que la convocation des États généraux prouverait tout cela. Du coup, pour ne pas avoir à payer le nouvel impôt, la noblesse elle-même exigea la convocation des États généraux. Le premier pamphlet s’appelait ‘Dénonciation sur l’agiotage’. Il était signé Mirabeau mais inspiré par Clavière, et accusait le gouvernement ne la personne de Calonne, de favoriser les spéculations frauduleuses. Il eut pour effet de discréditer ce dernier et de faire échouer sa réforme sur la Subvention territoriale [Brissot, Mémoires T 2 p. 29 ; DUMONT p. 31, 147, 297-298 ; FAY, p. 81-83 ; COLLING 104, MIRABEAU V 4 p. 279, 8, 36, 50, 57, 59 ; SOULAVIE V 5 p. 302 ; Vie publique 31 ; Peltier DOMINE p. 39.] Le second pamphlet s’appelait ‘Point de banqueroute ou Lettre d’un Créancier de l’État sur l’impossibilité de la banqueroute nationale’. Il était signé Brissot, mais inspiré par Clavière. Il expliquait qu’il n’y avait pas de déficit, que le gouvernement mentait pour imposer ses réformes fiscales, que la convocation des États généraux prouverait tout cela, et que les réformes fiscales devaient être refusées, ce qui arriva (Brissot, Point de Banqueroute, p. 32-34).] Cette action décisive fit incontestablement de Clavière le véritable déclencheur de la Révolution. Brissot ayant fait échouer la réforme, fut mis sous le coup d’une lettre de cachet, et dut fuir à Londres pour éviter d’être embastillé. Quant à Clavière, qui avait tout manigancé, il resta indemne de toute accusation. Clavière tenait Brissot qui lui devait tout depuis que celui-ci l’avait fait sortir de prison en réglant toutes ses dettes. [BÉNÉTRUY p. 134]

 

Peur et panique instrumentalisées. La stratégie du choc du peuple déjà à l'oeuvre !

 

‘’[Le 12 juillet 1789] Afin de créer la panique, on fit croire à tous que le nouveau gouvernement allait proclamer la banqueroute. Toute la bourgeoisie créancière de l’État paniquée, fit bloc derrière l’assemblée, prête à tout renverser pour éviter la faillite. [La majeure partie des investisseurs parisiens était créanciers de l’État et vivaient dans la hantise de la banqueroute royale. … D’après Rivarol, ‘les capitalistes par qui la révolution a commencé n’étaient pas difficiles en constitution ; et ils auraient donné les mains à tout, pourvu qu’on les payât… Qu’on essayât une révolution pour les payer ; que tout fut renversé pourvu qu’on les payât. … C’est ce vil intérêt qui a soulevé Paris : car le patriotisme, ce prétexte éternel des parisiens, n’a été la raison que de quelques bourgeois qui n’entendaient pas l’état de la question. Soixante mille capitalistes et la fourmilière des agioteurs l’ont décidée (la Révolution), en se dévoyant à l’Assemblée nationale du jour où elle mit les dettes du gouvernement sous la sauvegarde de l’honneur et de la loyauté française.’ (Rivarol, Mémoires, Baudouin, Paris 1824,p. 186, 235.)

Le 14 juillet 1789, lorsque la fausse nouvelle de la banqueroute royale fut diffusée dans tout Paris, Isaac Panchaud, principal conseiller de Necker et premier décideur à la Caisse d’escompte (ancêtre de la Banque de France) était la seule personne à pouvoir démentir cette rumeur, mais il mourut de façon providentielle le jour même.]

 

‘’Stanislas Maillard, l’agent de Clavière, entraîna les bandes affamées des faubourgs jusqu’à la prison de la Bastille. [L’émeute du 14 juillet fut déclenchée de façon bien concertée : Des attroupements populaires furent créés par une augmentation artificielle du prix du pain : 20000 sacs de farine commandés par Necker pour Paris furent bloqués à Londres par William Pitt (Mirabeau, Courrier p. 28-30 ; BLACK p. 336-338.) Lorsque le prix du pain augmenta, on fit courir le bruit que le roi l’accaparait pour nourrir ses armées qui encerclaient Paris. Camille Desmoulins, secrétaire de Mirabeau, annonça que les armées royales préparaient un massacre, et appela le peuple aux armes. Pour obliger le duc d’Orléans à se compromettre avec les émeutiers, son buste fut promené à la tête de la foule (CHATELET I, p. 182, 183, 191.) Le lendemain, pour créer la panique dans la bourgeoisie, la bourse fut fermée par les agents de change, et les bruits de banqueroute furent répandus. Parmi les émeutiers, on retrouve cinq agents de Clavière : son agent de change Stanislas Maillard eut le rôle principal : il reçut l’acte de reddition de la Bastille et obtint la garde du gouverneur. Les quatre autres furent Legendre, Santerre et son beau-frère Panis, accompagné de son ami Sergent (THIERS p. 265 ; BLANC, Les Hommes, p. 16, 231 ; Site internet de la mairie du XIe arrondissement ; MAYEUR) Maillard laissa décapiter le gouverneur par Jourdan, ‘coupe-têtes’ qui était probablement son complice et qu’il entraîna plus tard à Avignon pour y commettre d’autres atrocités. … L’idée de détruire la Bastille était de Clavière : il l’avait déjà suggérée deux ans plus tôt dans sa ‘Lettre à un créancier de l’État’ pour ‘mettre fin aux arrestations arbitraires’.] … La forteresse (de la Bastille) fut prise, des têtes furent promenées sur des piques. … De toute évidence, ces violences ne furent pas organisées par la bourgeoisie parisienne, puisqu’elle-même en fut tellement effrayée, qu’elle décida enfin à créer cette Garde nationale tant souhaitée par nos agitateurs genevois. Les complices de Clavière l’organisèrent sur le modèle de la milice anglaise. De nombreux banquiers s’y engagèrent avec leur personnel… [Les 60000 électeurs de Paris constituèrent cette milice bourgeoise. Les banquiers Boscary, Perrégaux, Delessert, Prévoteau et Coindre s’y engagèrent avec leur personnel (La Révolution française, Albert Mathiez, 26 juillet 1789).]

 

Pierre DOUAT explique (p. 25) que :

 

‘’Le but final des genevois était de provoquer la fuite du roi à l’étranger pour obtenir sa destitution, exactement comme c’était arrivé en Angleterre à Jacques II, qui en fuyant en France avait perdu tous ses droits à la couronne. […] La régence aurait été confiée au duc d’Orléans, réputé très anglophile, et Mirabeau aurait obtenu un ministère.

‘’À partir de 1789, ce fut Du Roveray qui écrivit les discours de Mirabeau, tant et si bien que ce dernier l’appela ‘son maître en révolution’. Du Roveray avait été pris en flagrant délit et dénoncé publiquement comme ‘pensionné du roi d’Angleterre’, en pleine assemblée nationale, alors qu’il transmettait des notes à Mirabeau à la tribune. [SOULAVIE V 5 p. 301 ; DUMONT p. 57-58.] Pellenc servait d’informateur aux genevois, et Lord Elgin, espion de Pitt, les conseillait [Olivier BLANC, La Corruption sous la Terreur, R. Laffont, Paris 1992, p. 74 ; DE LA MARLE p. 59, 205 ; Etienne DUMONT, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Meline, Bruxelles 1832, p. 73-74, 96, 102, 106, 172-173 ; Michael DUREY, William Wickham, master spy : The Secret war against the french revolution, Taylor, New Yord 2009, p. 35-36 ; Elizabeth SPARROW, Secret Services : British agents in France 1792-1815, The Boydell Press, Woodbridge 1999, p. 37-51.].

 

‘’Le même stratagème qu’à la Bastille fut utilisé dans les campagnes où l’on souleva les paysans en répandant le bruit que des bandes armées payées par les seigneurs, allaient brûler les récoltes. ["Grande peur"]

‘’Les villageois une fois rassemblés, ne voyant rien venir, assaillirent à leur tour les châteaux pour exiger l’abolition des droits féodaux. … Sous prétexte de contenir ces paysans, la même ‘garde nationale’ fut crée dans les provinces, ce qui était le véritable but de l’opération [Ces rassemblements populaires organisés de façon concertée dans tout le pays sont très bien décrits dans les mémoires de la marquise de la Tour du Pin (p. 194-195.)]

 

‘’À la fin du mois de septembre (1789), un nouveau complot fut organisé. Pour obliger le roi à fuir, il fut décidé de l’attaquer directement dans son château à Versailles. [CHATELET I, p. 19-20, 91, 215-216.]

‘’Malgré l'abondance des grains en Angleterre, la chambre des Communes refusa d'autoriser l'exportation des blés à Paris où régnait déjà la disette.

‘’En France, les blés destinés à la capitale furent accaparés par la banque Turnbull & Forbes. [Emile DARD, Le général Choderlos de Laclos, Perrin, Paris 1905, p. 190; Olivier BLANC, La corruption sous la Terreur, Paris, Robert Laffont, coll. Les hommes et l'histoire, 1992, p. 84.]

‘’ On fit courir le bruit qu'une émeute se préparait... Mirabeau ne cessait de répéter à son ami le comte de La mark que 'le roi et la reine allaient périr et que la populace allait battre leurs cadavres', sachant très bien que ces propos seraient rapportés à la Cour. [Mirabeau, Correspondance, p. 112]

‘’Un associé de Mirabeau nommé Gorsas, publia un pamphlet mensonger accusant les gardes du roi d'avoir piétiné la cocarde tricolore lors d'un banquet. [PELTIER, Domine salvum fac regem, p. 39 ; Mirabeau, Vie publique, p. 31]

‘’Mirabeau prit la parole à l'Assemblée, et accusa la reine d'être personnellement responsable de cette 'orgie sacrilège'. [CHATELET I, p. 242-243, 265, II, p. 11; 11; Etienne DUMONT, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Meline Bruxelles, 1832, p. 141]

‘’… Clavière et Du Roveray furent aperçus en train de chauffer la foule et de distribuer de l’argent [CHATELET I p. 148 ; HAVARD, p. 48-49]

‘’On paya des émeutiers pour les inciter à aller ‘assassiner la reine et les gardes royaux’. [CHATELET I, p. 133, 166, 174, 224]

‘’Le 5 octobre (1789), Stanislas Maillard, toujours lui, conduisit la foule affamée à Versailles [CHATELET I, p. 60, 99, 113, 114, 133, 134.]

‘’Les portes du château furent forcées, deux gardes royaux furent décapités, et leurs têtes promenées sur des piques. La foule envahissait les appartements royaux, mais le roi ne prenant toujours pas la fuite, La Fayette fut obligé d’intervenir avec sa ‘garde nationale’. La reine fut sauvée de justesse, et pour calmer le peuple, elle fut reconduite à Paris sous bonne garde avec la famille royale. Le duc d’Orléans essaya de se dégager de l’affaire [Etienne DUMONT, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Meline Bruxelles, 1832, p. 139 ; CHATELET p. 91]. Mais, rendu responsable de tout, il fut aussitôt exilé à Londres. Louis XVI apprit plus tard par l’ambassadeur d’Espagne, que c’était l’ambassade d’Angleterre qui avait financé l’émeute.

"… Le complot anglo-genevois fut publiquement dénoncé dans le pamphlet du journaliste Peltier, ‘Domine salvum fac regem’, puis dans le journal royaliste ‘Les Actes des Apôtres’ : les noms de Mirabeau et de ses complices genevois y étaient cités. [Pour la dénonciation du complot anglo-genevois, voir GOODWIN, p. 105.)]

 

‘’[…] Enfin, Reibaz, autre complice de Clavière, fit introduire l’assignat, monnaie de papier virtuelle, qui assurera la ruine de notre économie.

‘’…Ainsi se clôtura ce qu’on pourrait appeler la première révolution, qui consacrait l’avènement d’une nouvelle noblesse, celle de l’argent.’’ (Pierre DOUAT, Histoire secrète de la Révolution française, Amazon, Brétigny-sur-Orge 2022, p. 33.)

...‘’Mais le plan de William Pitt n’était pas encore totalement accompli. Désireux d’en finir avec Louis XVI, il finança sa fuite à l’étranger pour mieux le compromettre [À la note 49 Pierre Douat précise que : "le projet de provoquer la fuite du roi à l'étranger n'était pas nouveau : on sait qu'une première tentative avait eu lieu lors de la prise de la Bastille.

‘’Clavière et Du Roveray avaient organisé avec Mirabeau une deuxième émeute à destination de Versailles le 31 août 1789, mais qui fut dispersée dans Paris par la Garde nationale. Le meneur était un certain marquis de Saint Hurugue, arrivé récemment de Londres, qui sera réutilisé plus tard par les agents de Pitt (CHATELET I, p. 91; DUMONT, p. 139; DARD p. 185). Une troisième émeute plus sanglante eut lieu le 5 octobre 1789. Le but était d'obliger le roi à fuir et d'offrir la régence au duc d'Orléans. Gorsas, complice de Clavière, publia un pamphlet mensonger accusant les gardes du roi d'avoir piétiné la cocarde tricolore. Mirabeau accusa la reine d'être à l'origine de cette profanation (PELTIER, Domine, p. 39; MIRABEAU, Vie publique, p. 31; CHATELET I, p. 242-243, 265, II, p. 11; DUMONT, p. 141) Pour créer les attroupements, les blés en provenance de Londres furent accaparés (BLANC, La Corruption p. 84; DARR, p. 190, 226; STAEL 126, 134, 136, 142, CHATELET I, p. 15-16, 41, 68, 235, 258). Du Roveray et Clavière furent aperçus distribuant de l'argent aux émeutiers (CHATELET I, p. 148, HAVARD, p. 48-49). Mirabeau fut aperçu en train de soudoyer les troupes royales, puis on le vit côtoyer les émeutiers  (MALOUET; MARICOURT, p. 174,175.) On incita les femmes à aller égorger la reine, et de l'argent fut distribué (CHATELET I, p. 19; MARCOURT p. 145] Les principaux meneurs furent Stanislas Maillard, Nicolas Renier, Buirette Verrières et Fournier l'Américain, tous agents de Clavière (CHATELET I, p. 60, 99, 113, 134, 137, 138, 207; L. BLANC, Histoire V, 6, p. 416; FOURNIER p. 27-35; THIERS p. 265; BOUCHARY, p. 98; CHATELET I p. 13-17, 60; Olivier BLANC, La corruption sous la Terreur, Paris, Robert Laffont, coll. Les hommes et l'histoire, 1992, p. 11-12, 61; DESMOULINS, Histoire p. 9-18; DE LA MARLE p. 649-650.) Ici aussi Louis XVI ne prit pas la fuite, et le duc d'Orléans fut accusé et dut s'exiler à Londres. Le roi apprit de l'ambassadeur d'Espagne que Dorset, ambassadeur britannique, avait financé cette émeute. Louis XVI protesta officiellement, et Dorset reconnut avoir reçu cet argent de négociants anglais et l'avoir distribué à des négociants français. Il prétendit 'ignorer l'emploi qu'on avait pu en faire', et fut remplacé peu après, ce qui est presque un aveu de culpabilité (MARICOURT p. 174-175.)

"La menace ayant échoué, on essaya la persuasion. Mirabeau, l'homme de Clavière, proposa au roi d'organiser sa fuite vers la frontière pour reprendre le pouvoir, mais Louis XVI s'y refusa (DUMONT p. 162-169).

[4e tentative : Le 28 février 1791, Paris se réveille au son des rumeurs. On raconte partout dans la capitale que les royalistes vont organiser une "Saint-Barthélemy" des patriotes. Il y a bien une conspiration mais pas celle que le peuple croit. Ndlr."Une nouvelle tentative fut organisée lors de la conspiration des chevaliers du poignard : Dossonville, espion avéré de l'Angleterre, chercha à emmener le roi avec quelques dizaines de partisans, pendant que Santerre, agent de Clavière, faisait diversion à Vincennes pour distraire La Fayette et sa Garde nationale [Un plan astucieusement mené puisqu’il fit sortir le général de Lafayette et la Garde nationale de sa caserne afin qu’il rejoigne Vincennes. Ndlr.]; mais Louis XVI [qui refusait de faire couler le sang. Ndlr.] refusa à nouveau de partir (Elizabeth SPARROW, Secret, p. 63, 132-134; THIERS p. 265; Olivier BLANC, Les hommes, p. 125). La cinquième tentative fut la bonne"]

 

(5e tentative quatre mois plus tard) : ‘’De Fersen, ambassadeur de Suède, réussit à convaincre la reine de fuir. L’opération avait été financée par Quintin Craufurd, agent secret de Lord Malmesburry, nouvel ambassadeur d’Angleterre. Craufurd n'hésita pas à utiliser sa propre maîtresse Mrs Sullivan pour manipuler de Fersen qui devint son amant. L’opération fut un succès : le roi fut arrêté à Varennes, ramené de force à Paris, et les parisiens ne tardèrent pas à demander sa destitution. [Elizabeth SPARROW, Secret Services : British agents in France 1792-1815, The Boydell Press, Woodbridge 1999, p. 36 ; Jacques DE LAUNAY, Histoire de la Diplomatie secrète 1789-1914, La Rencontre, 1965, p. 115-119 ; Encyclopedia Britannica 11th ed. Vol 7, SI. 6, Q. Crawfurd ; Voir aussi Etienne DUMONT, Souvenirs sur Mirabeau et sur les deux premières assemblées législatives, Meline Bruxelles, 1832, p. 239.]

‘’La fuite à l’étranger était un piège. Ce fut l’évènement qui abattit définitivement la monarchie : le roi fut désormais suspect de ‘trahison’.

 

‘’Pour pousser les partisans de la destitution à une action violente, des provocateurs à la solde de l’étranger déclenchèrent la fusillade du Champ de Mars : les partisans de la destitution furent mitraillés par la garde nationale... Dès lors, le peuple en colère était fin prêt pour ‘renverser son roi’. Pour cette fusillade, Brissot, l’homme de Clavière, rameuta le peuple à l’aide de son journal, et rédigea la pétition qui demandait la destitution du roi [STAËL p. 217].

‘’D’après Staël, l’Angleterre aurait financé les meneurs par l’intermédiaire de Brissot. [Staël p. 217-218 ; RICKER p. 189]

‘’De nombreux étrangers furent aperçus lors du rassemblement, distribuant de l’argent aux émeutiers. L’agent anglais Rotondo fut arrêté pour avoir distribué de l’argent et avoir incité à l’émeute [POUGET p. 106, 134 ; CABET V 2, p. 358, 370 ; CONSEIL p. 388.]

‘’Un agent de Clavière, nommé Fournier l’Américain, se mêla à la foule avec sa bande. Ils décapitèrent et promenèrent les têtes de deux innocents. … Fournier tira à bout portant sur LaFayette [CABET V 2, p. 365, 370-373, 379-381 ; MATHIEZ, Les Grandes p. 115-128.]

‘’Santerre, Sergent, Stanislas Maillard, agents de Clavière, ainsi qu’un espion anglais nommé Duplain, étaient aussi à la fête [THIERS p. 265 ; DOUAT note 507 ; BOUCHARY p. 98 ; Lettre anglaise, Feller, vol. 11, p. 273 ; ROLAND, tome I p. 408, 410 ; TOURZEL, p. 367-369 ; DUMAS p. 360-400 ; FOURNIER p. 48-50,53.]

‘’… La loi martiale avait été votée grâce à Duroveray...

‘’Clavière avait donc des intelligences à la fois dans le camp des émeutiers et dans celui de la répression…

‘’Au Champ de Mars, … les Gardes nationaux qu’on avait pris la peine d’enivrer auparavant, tirèrent sans sommation dans la foule, tuant plusieurs dizaines de manifestants. ... Parmi les douze personnes arrêtées ce jour-là, on remarquera Rotondo, Fournier l’Américain et Buirette Verrières, tous agents de Clavière.

‘’L’Angleterre et la Prusse s’étaient probablement entendus pour renverser le régime.

‘’En fait d’intimider le peuple, le résultat de ce massacre fut au contraire d’exciter la fureur populaire contre les partisans du roi.

‘’La fusillade du Champ de Mars préparait le 10 aôut, elle n’avait pas d’autre but..."

 

‘’Robespierre contre William Pitt

 

Pierre Douat avance que ‘’Robespierre organisa l'émeute (du 10 août) [qui vit le Massacre des Tuileries, l'arrivée au pouvoir de la Commune insurrectionnelle, l'emprisonnement de Louis XVI, l'abolition de la monarchie et la proclamation de la république le 21 septembre 1792]

 

Les "idées révolutionnaires commençaient à gagner l'Irlande et l'Angleterre, menaçant la couronne anglaise. Pitt débordé [...] s'engagea dans une politique de guerre totale avec la France. Voulant dégoûter son peuple'' de la révolution ''française'', il décida d'encourager le terrorisme...

 

"Un plan bien organisé’’

"Stanislas Maillard, l'agent de Clavière, organisa lui-même les massacres de Septembre [1792] où plus de 1200 prisonniers parisiens furent égorgés.

"Contrairement à certaines affirmations, les massacres de septembre ne durent rien à une prétendue fureur populaire, mais découlèrent d'un plan bien organisé, puisqu'une circulaire du comité de surveillance fut signée en haut lieu pour étendre ces massacres à la France entière [Alexandre TUETEY, Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, Assemblée législative, Paris 1900, T. 5, p. 57.] Sur la copie du document, on trouve parmi les signataires, trois espions anglais : Jourdeuil, Deforgues et Duplain [Olivier BLANC, Les Espions de la Révolution et de l’Empire, Éditions Perrin, Paris, 1995, p. 92; La Corruption p. 64.] Ce furent précisément les deux derniers qui accueillirent au comité Jean-Paul Marat, membre dune loge anglaise qui avait vécu plusieurs années à Londres où il était retourné quelques mois avant les massacres. Il a donc pu être influencé. Un dénommé Sergent, marié à une anglaise, et ami de Panis, lui-même beau-frère de l'agent anglais Santerre. Un troisième signataire nommé Duffort, obéissait aux deux premiers [TUETEY V, p. IX]. Tous ces signataires étaient sous influence anglaise. Un dernier nommé Guermeur de son vrai nom Royou, était probablement aussi un agent subversif puisque son propre frère fut arrêté pour avoir incité à la répression après la fusillade du Champ de Mars. Il rédigeait 'L'Ami du Roi', un journal royaliste d'une extrême violence : les deux frères incitaient donc à la violence dans les deux camps opposés.’’ [Louis MORTIMER-TERNAUX, Histoire de la Terreur 1792-1794, Levy, Paris 1863, V 4, p. 456.]

[Pierre DOUAT, Histoire secrète de la Révolution française, Amazon, Brétigny-sur-Orge 2022, p. 40, et note 56 p. 126.]

 

"Les massacres de septembre découlèrent d'un plan bien orchestré."

 

Le Premier ministre britannique William Pitt décida d'encourager le terrorisme.

 

Tandis que "pour mettre la vie du roi en danger", "Pitt et le roi de Prusse publièrent le 'manifeste de Brunswick', véritable provocation dans laquelle les puissances de la coalition menaçaient Paris d'extermination en cas d''atteinte à la souveraineté royale, les Tuileries furent attaquées le 10 août 1792 et les Gardes suisses massacrés (dans une insurrection bien orchestrée elle aussi. Ndlr.), ses affidés organisèrent les massacres de septembre.

 

"Gorsas, complice de Clavière, se chargea d'échauffer les esprits, annonçant dans son journal que Brunswick allait piller Paris et supplicier ses habitants, hommes, femmes et enfants. ... L'après-midi du 2 septembre, le canon tonna pour donner le signal. Stanislas Maillard alias 'Tape dur', homme de main de Clavière, accompagné de ses 68 comparses, entraîna vers les prisons les éléments les plus violents des faubourgs en leur promettant de l'argent [BOUCHARY 98; MORTIMER, vol. 3 p. 484, 490, 525-530; TWETEY T 5 p. 39; HUE 123.]

[Pierre DOUAT, Tout ce que vous auriez voulu savoir sur la France et qu'on vous a caché toujours caché, éd. Marsan, 2015, p. 16-17, et note 30 p. 279]

 

‘’Une proposition écrite fut envoyée au duc d'Orléans pour lui offrir la couronne qui la refusa.

 

‘’Et le 22 septembre, la république fut proclamée. 

Clavière avait réussi à s'installer au pouvoir avec les Girondins, et occupait le poste de ministre des finances... Il payait Reibaz qui transmettait à Pitt tous les secrets du cabinet, pendant que Du Roveray, en poste à l'ambassade de Londres, trahissait la France en envoyant de faux rapports à son ministre.

 

Pitt cherchait à ruiner notre économie en l'inondant de faux assignats, Clavière ruina leur crédibilité en en émettant pour plus de 7 milliards (au lieu de 2 prévus).

‘’L'assignat perdit 65% de sa valeur sous son ministère. Sous couvert de lutte contre leur contrefaçon, il fit au contraire tout pour la favoriser. Une fabrique de faux assignats fut établie juste à côté de chez lui à Suresnes. Puis Clavière fit fondre toute l'argenterie des hôtels des monnaies qui provenait du pillage des églises, et qui finira déporter à l'étranger. Il organisa de gigantesques détournements de fonds publics qu'il fit passer ... en Angleterre, grâce à deux de ses complices, Claude Baroud, et le baron de Batz.

‘’L'Angleterre convoitait nos colonies sucrières, l'action militante de Clavière et de Brissot incitera nos planteurs à y accueillir les Anglais !

‘’Puis Clavière rétablira la prime d'encouragement au commerce des Noirs, qui fut en grande partie reversée aux Anglais. Il facilitera la prise de nos vaisseaux par les Anglais en envoyant des royalistes assurer la sécurité de nos ports.

 

La trahison de nos généraux fut achetée par l'Angleterre, et notre armée fut vaincue. Robespierre n'eut alors aucun mal à renverser ces Girondins fauteurs de guerre mais incapables d'arrêter l'envahisseur. Il remplaça les transfuges qui dirigeaient notre armée par des ''patriotes'' : à la surprise générale, les troupes anglo-autrichiennes furent à leur tour vaincues...

‘’Pitt finançait les insurrections royalistes de la Vendée, mais il fit toujours en sorte que celles-ci échouent... Son objectif n'était pas de restaurer la monarchie, mais d'aggraver nos troubles intérieurs. Il infiltra nos factions les plus extrêmes pour créer l'anarchie dans le pays.‘’

 

À la chute des Girondins, Clavière fut arrêté parce que soupçonné d'être un agent de l'étranger. Néanmoins, il continue de bénéficier d'une mystérieuse protection et ne figure pas au procès pour trahison intenté contre Brissot et ses complices. Il reste en liberté surveillée, et continue d'assurer ses fonctions. Clavière ne parla jamais et fut retrouvé 'suicidé' à la veillé de son procès. Son épouse subit le même sort. Tous ses documents financiers postérieurs à 1788 disparurent opportunément. Du Roveray lui aussi fut dénoncé comme agent de l'Angleterre, et dut s'enfuir à Londres. Puis, il repartir en Suisse pour reprendre ses activités d'espionnage au service de William Pitt. Ses papiers furent saisis mais disparurent opportunément, ainsi que ceux d'Ivernois. [Olivier BLANC, Les Espions de la Révolution et de l’Empire, Éditions Perrin, Paris, 1995p. 35; KARMIN p. 252, 360.]

Le complot anglais démasqué

 

En juin 1793 (six mois après l'exécution de Louis XVI), le complot anglais fut publiquement découvert : la correspondance d'un espion britannique avait été interceptée prouvant que William Pitt payait des espions pour organiser des violences sur notre territoire.

 

‘’La fameuse Lettre anglaise fut traduite en français et affichée à l'assemblée nationale : de nombreux noms y étaient cités, et chacun put se convaincre de la réalité du complot.

 

‘’Dès lors, une véritable paranoïa s'empara de nos élites, et chacun vit en son adversaire politique un espion de Pitt et de Cobourg.[Lettre anglaise, texte et nouvelle traduction, 4 août 1793, Paris, Boston public library]

 

‘’Une autre lettre saisie dans les papiers de Danton montra que le Foreign Office avait payé des espions pour inciter notre gouvernement à proclamer le régime de la 'Terreur'. La lettre écrite 8 jours après la proclamation de la Terreur demandait au banquier Perrégaux de récompenser trois agents secrets pour les 'services essentiels qu'ils avaient rendu, en soufflant le feu et en portant les jacobins au paroxysme de la fureur.' [Les trois agents étaient désignés par leurs initiales, qui étaient les mêmes que celles de de Merville (de M), Michel Chemin Deforgue (M. C. D.), deux agents de Pitt proches de Barère et de Danton. Le troisième, désigné par (WT) pouvait être l'espion anglais Wentworth, amant de Sophie Demailly, elle-même espionne anglaise et maîtresse de Barère (Olivier BLANC, Les Hommes de Londres, histoire secrète de la Terreur, Éditions Albin Michel, Paris 1989, p. 38, 42, 61, 63, 71-73; Les Espions de la Révolution et de l’Empire, Éditions Perrin, Paris, 1995, p. 50,51; Henri POUGET DE SAINT-ANDRÉ, Les Auteurs cachés de la Révolution française, éd. Perrin, Paris 1923, p. 231-232; Jean BOUCHARY, Les manieurs d'argent à Paris à la fin du XVIIIe siècle, Rivière, Paris 1939, vol. 3 p. 38; Louis-Gabriel MICHAUD, Biographie Universelle Ancienne et Moderne, Paris, 1837 V. 62 p. 313; Elizabeth SPARROW, Secret Service, The Boydell Press, Woodbridge, 1999, p. 92, 219).

"Francis Drake, ambassadeur d'Angleterre, écrira plus tard à son ministère "Quand Deforgue était ministre (des affaires étrangères), nous avions un moyen sûr de rectifier ses rapports par nos intelligences dans son bureau intime; nous n'avons pas encore le même avantage avec son successeur''.

"Dans une autre lettre datée du 2 septembre, Drake décrit Deforgue comme 'cachant ses véritables intentions sous l'aspect d'un jacobinisme des plus exagérés'.

"Deforgue comptait parmi les signataires de la circulaire des massacres de Septembre, et on imagine l'influence néfaste qu'il a pu avoir sur Barère, sur Danton, et peut-être même sur Robespierre (CLAPHAM 67)]

"Cette lettre ne sera découverte que plus tard, lors de l'arrestation de Danton. [Elle sera confirmée le 27 janvier 1795 à la Chambre des Lords, lorsque le duc de Bedford déclarera 'Nos efforts ont assurément beaucoup contribué à établir le régime de la Terreur dans ce pays.' Bedford ne sera pas contredit par ses interlocuteurs (Louis PORTIEZ, Influence du Gouvernement anglais sur la Révolution française, p. IV, p. 167; POUGET DE SAINT-ANDRÉ, Les Auteurs cachés de la Révolution française, éd. Perrin, Paris 1923, p. 247.)]

 

''Ignorant tout cela Robespierre en sera la première victime, et adhèrera au régime de la Terreur, parce qu'il avait réservé aux traîtres et ennemis de la Nation. La vérité lui apparut plus tard, en lisant un manifeste de la coalition qui décrivait nos révolutionnaires tels 'un ramassis de brigands en révolte contre Dieu'.

 

''Voulant réhabiliter la Révolution, Robespierre élimina les 'exagérés', mit fin à la déchristianisation, et appela à un retour à la modération. [Las Cases dit qu'à Sainte Hélène, Napoléon affirma avoir lu des lettres de Robespierre dans lesquelles il blâmait les atrocités et les horreurs de la Convention. Cambacérès lui avait affirmé que peu avant sa chute, Robespierre avait prononcé un discours magnifique dans lequel il prônait un retour à la modération, mais le discours ne fut pas inséré dans le Moniteur, et toute trace écrite en fut supprimée par ses adversaires (LAS CASES p. 424-425.)]

 

La situation devenait périlleuse pour l'Angleterre, et Pitt n'eut d'autre choix que de renverser ce nouveau gouvernement qui le menaçait. Ses agents entraineront les ennemis de Robespierre dans une politique d'extermination aveugle, qu'ils attribueront à tort à ce dernier : l'agent anglais Dossonville (1753-1832), nommé par Clavière, organisera des faux complots et fera exécuter des centaines d'innocents : 1285 têtes tomberont en deux mois. Cette période sera appelée Grande Terreur.

 

"Pour brouiller Robespierre avec l'assemblée, une fausse liste de proscription de 30 députés fut publiée qui lui fut attribuée. [Recruté par Clavière, l'espion anglais Dossonville était commissaire de police au comité de Sûreté générale (SPARROW, Secret p. 63, 132, 134; Olivier BLANC, La Corruption p. 13; DE JOUVENEL p. 58). Il profita de l'absence de Robespierre pour organiser des exécutions de masse afin de les lui attribuer : Dossonville créait des complots imaginaires, de concert avec Barère et les autres membres du Comité, tous ennemis de Robespierre. Des listes de noms étaient préparées à l'avance et certains prisonniers surnommés 'moutons' étaient sommés de témoigner contre eux sous peine d'être eux-mêmes exécutés : un prisonnier nommé Foignet témoigna de ce qu'il entendit d'un certain Armand, homme de main de Dossonville : 'Tu n'as pas d'autre moyen de te sauver que d'en faire guillotiner un grand nombre; invente une conspiration". 'Dossonville et Dulac venaient tous les 2 ou 3 jours rendre visite à Armand... Ils méditaient de nouvelles conspirations'. Tout ceci fut confirmé par Ferrière-Sauvebeuf, lui-même victime de ce chantage (E. J. J. FOIGNET, Mémoires d'un prisonnier de la Maison d'arrêt des Anglaises, Maret, 1795, p. 19, 20; Olivier BLANC, Les Hommes de Londres, histoire secrète de la Terreur, Éditions Albin Michel, Paris 1989, p. 152-153) Lenôtre confirme qu'Armand, ancien faussaire, était l'agent de Dossonville. Joachim Vilate, ancien juré du tribunal révolutionnaire et témoin visuel, confirme lui aussi les accusations : 'Barère avait à Clichy, une maison de plaisance ... où les Vadier, les Vouland (membres du Comité de Surêté générale) inventaient avec lui des conspirations que la guillotine devait anéantir.' ... Le 29 août 1794, Lecointre porta publiquement les mêmes accusations contre Barère, Vadier et Vouland. D'après lui, ces derniers profitèrent de l'éloignement de Robespierre pour faire exécuter 1285 personnes pendant les 45 jours que dura son absence. Durant cette période, Robespierre ne signa que douze arrêtés, dont un sel était en rapport avec le régime de la Terreur. (Laurent LECOINTRE, Les Crimes de sept membres des anciens comités de salut public et de sûreté générale ou Dénonciation formelle à la Convention nationale, contre Billaud-Varennes, Barère, Collot-d'Herbois, Vadier, Vouland, Amar et David, suivie de pièces justificatives, indication d'autres pièces originales existantes dans les comités, preuves et témoins indiqués à l'appui des faits, Maret, 1795, p. 245.) Dossonville qui agissait dans l'ombre avait accumulé une telle somme de documents compromettants, qu'il en avait pris l'ascendant sur tous ses supérieurs : d'après le comte Dufort, 'jamais député, satrape, vice-roi n'avait eu de plus amples pouvoirs.' Ceux de Robespierre, eux, étaient limités : il était membre du Comité de salut public qui était en rivalité constante avec le Comité de sûreté générale et n'avait aucune autorité sur lui. Même au sein du Comité de salut public, Robespierre était minoritaire (J.N. DUFORT DE CHEVERNY, Mémoires sur les règnes de Louis XV, Louis XVI et sur la Révolution, t. 2 p. 308). Une fausse liste de proscription contenant 30 députés fut diffusée et attribuée à tort à Robespierre. Dans son dernier discours, ce dernier voulut dénoncer le complot anglais : 'Est-il vrai qu'on ait colporté des listes odieuses où l'on désignait comme victimes certains membres de la Convention et qu'on prétendait être l'ouvrage du Comité de salut public et le mien ? ... Oui les faits sont constants ... Pourtant des actes d'oppression avaient été multipliés pour étendre le système de terreur et de calomnie. Des agents impurs prodiguaient les arrestations injustes. Pour moi je frémis quand je songe que des ennemis de la révolution, que d'anciens professeurs de royalisme, que des ex-nobles, des émigrés peut-être se sont tout à coup faits révolutionnaires et transformés en commis du Comité de sûreté générale... Il serait assez étrange que nous eussions la bonté de payer des espions de Londres ou de Vienne pour faire la police.' L'allusion à Dossonville, ancien royaliste devenu agent anglais est manifeste. Plus loin, il dit : 'Nous sommes instruits qu'ils sont payés par les ennemis de la Révolution pour déshonorer le gouvernement révolutionnaire... Quand les victimes se plaignent, ils s'excusent en leur disant : c'est Robespierre qui le veut'. À la fin du discours, Robespierre expliquera toute l'architecture du complot : 'Il existe une conspiration contre la liberté publique; elle doit sa force à une coalition criminelle qui intrigue au sein même de la Convention. Cette coalition a des complices dans le Comité de sûreté générale et dans les bureaux de ce comité qu'ils dominent. Les ennemis de la République ont opposé ce comité au Comité de salut public, et ont constitué ainsi deux gouvernements, et des membres du Comité de salut public entrent dans ce complot.'

''Après avoir proféré ces terribles accusations, Robespierre fut incapable de donner des noms et c'est ce qui le perdit. Fouché, l'agent double, passa sa journée et sa nuit à visiter tous les députés en disant à chacun 'c'est demain que vous périrez s'il ne périt.' [Elizabeth SPARROW 1926-2016, Secret service under Pitt's Administrations 1792-1806, The Historical Association, 1998, p. 291; Olivier BLANC, Les Espions de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Paris 1995, p. 27; Marcel POLLITZER, Le Règne des Financiers : Samuel Bernard, J. Law, G.J. Ouvrard, Nouvelles éditions latines, Paris 1978, p. 207).]

 

‘’Robespierre dénonça le complot anglais dans son dernier discours, mais il commit l'erreur de ne pas citer de noms. Du coup, tous ceux qui avaient quelque chose à se reprocher se crurent menacés, et par instinct de survie, décidèrent de sa chute. Il sera exécuté sans procès, avec 100 de ses partisans, et deviendra pour la postérité le bouc émissaire de la Révolution.

 

‘’On voit donc que la thèse du complot anglo-genevois est parfaitement étayée.

 

"[...] William Pitt aura ainsi atteint le double but de ruiner notre commerce colonial et d'aliéner certaines de nos élites au parti de l'étranger.

"Cette rupture dans notre société perdure hélas encore aujourd'hui.

 

Pierre DOUAT conclut : 

"Il est pour le moins étrange qu'en 200 ans d'historiographie, presqu'aucun historien n'évoque le complot anglais, alors que de nombreux mémorialistes en ont parlé, que Robespierre lui-même l'évoquait dans ses discours, et que les preuves écrites du complot furent publiquement exposées au sein même de l'assemblée nationale....'' (Histoire secrète de la Révolution française, p. 54)

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30 août 2023 3 30 /08 /août /2023 12:33
"Grande Russie" : le Pape François provoque une tempête dans les médias occidentaux

LE PAPE FRANÇOIS PROVOQUE UNE TEMPÊTE INTERNATIONALE

 

Le pape a déclaré aux jeunes catholiques russes:

 

"N'oubliez pas votre hérédité. Vous êtes les héritiers de la grande Russie - la grande Russie des saints, des rois, la grande Russie de Pierre le Grand, de Catherine II, le grand empire russe, cultivé, tellement de culture, donc beaucoup d'humanité. Vous êtes les héritiers de la grande mère Russie". (1)

 

Selon Gloria Tv ce 30 août, ‘’les amis oligarques de François l'attaquent soudainement (vidéo)’’

 

 

Le 25 août, lors d'un échange vidéo avec Saint-Pétersbourg, où se tenait la rencontre de la jeunesse catholique russe, François a demandé aux jeunes catholiques russes d'être des "artisans de la paix" et des "bâtisseurs de ponts".

 

"N'oubliez pas votre héritage. Vous êtes les héritiers de la grande Russie - celle des saints, des rois, de Pierre le Grand, de Catherine II (une Allemande), le grand Empire russe, cultivé, avec tant de culture et d'humanité. Vous êtes les héritiers de la grande Mère Russie", a déclaré François. La grande majorité des catholiques de Russie sont d'origine polonaise ou lituanienne.

 

Les médias des oligarques occidentaux ont utilisé les remarques de François pour provoquer un tollé.

 

L'archevêque ukrainien Sviatoslav Shevchuk a déclaré que les paroles de François avaient provoqué "une grande douleur et une grande inquiétude".

 

Le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, a tenté de désamorcer la controverse en déclarant le 29 août que François voulait encourager les jeunes à préserver ce qu'il y a de positif dans le grand héritage culturel de la Russie et "certainement pas à exalter des logiques impérialistes et des figures dirigeantes".

 

La spéculation veut que François rencontre le patriarche orthodoxe russe Kirill à Moscou à son retour de Mongolie la semaine prochaine.

 

Ukrainiens et les Polonais ne veulent entendre parler ni de Pierre Ier ni de Catherine II. 

 

Citer la Grande Mère Russie et l’héritage de Pierre Ier et Catherine II, les deux grands tsars du XVIIIe siècle, est perçu par les Polonais et les Ukrainiens comme un affront. Pour les Ukrainiens, les deux empereurs sont des occupants brutaux. Pour les Polonais, Catherine II est la tsarine qui a mis fin à leur indépendance.

 

Les propos du pape François suscitent en revanche l’enthousiasme du Kremlin (dont le porte-parole Dmitri Peskov a exprimé hier sa gratitude au Saint-Père. 

 

 

En 2014, après le coup d'Etat de Maïdan à Kiev, huit oblasts (provinces) d’Ukraine de l'Est ont tenté avec le soutien de la Russie de se séparer de l’Ukraine. Deux seulement réussirent à proclamer leur république, Louhansk et Donetsk. Dans les six autres, dont Odessa, la tentative a échoué. Les huit oblasts auraient constitué une entité étatique qui, à Moscou et dans les autorités locales, avait été baptisée le 24 mai 2014 Novorossija (Nouvelle Russie). C'est le nom que Catherine II donna à ces provinces lorsqu'elles furent finalement annexées par l'Empire russe en 1764. Elles furent organisées sous un gouvernorat militaire (le quatrième gouverneur était le célèbre comte Grigori Potemkine), en raison du conflit imminent avec l'Empire Ottoman. La Novorossiya du XVIIIe siècle comprenait tous les oblasts actuellement occupés par les Russes, plus Odessa et même la Moldavie actuelle. Poutine n’a jamais caché son objectif de "reconquérir" cette région. À Odessa en revanche, les Ukrainiens (pro-Kiev) ont démoli en mai dernier la statue de Catherine II, désormais considérée comme un odieux symbole de l'occupation.

 

En 2022, avant de lancer son "Opération militaire spéciale" en Ukraine (en Russie, il est toujours interdit de parler de guerre ou d'invasion), Poutine a prononcé un discours dans lequel il a souligné précisément l'héritage de Pierre le Grand et de Catherine II. Les deux empereurs, l’un régnant entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, l’autre dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, occupèrent tous les territoires de l’Ukraine actuelle. Pierre Ier le Grand a conquis la région de la mer d'Azov lors de sa campagne contre les Ottomans (1695-96). Il infligea ensuite une défaite décisive aux Suédois à Poltava, également dans l'actuelle Ukraine, le 8 juillet 1709, un événement historique que les Russes considèrent encore comme fondateur.

Catherine II acheva la conquête entre 1764 et 1783 lorsque le "khanat" de Crimée fut occupé.

C'est la tsarine qui fonda toutes les villes aujourd'hui impliquées dans le conflit : Alexandrovsk (actuelle Zaporizhzhia), Jekaterinoslav (actuelle Dnipro), Kherson, Marioupol, Sébastopol, Simferopol, Mikolaiv et Odessa.

C’est pour cette raison que la propagande de Poutine insiste sur l’idée selon laquelle l’Ukraine est en réalité un territoire russe et n’a pas sa propre histoire indépendante. (3)

 

Nouvelle-Russie, Oblasts revendiqués par la Nouvelle-Russie

 

 

L’activisme papal frise la crise diplomatique avec Kiev

 

Le porte-parole du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Nikolenko, a sévèrement attaqué les propos du pape, les qualifiant de "propagande impérialiste".

 

C'est ce passage du discours de François qui n'a pas été bienvenu à Kiev :

 

"N'oubliez jamais votre héritage. Vous êtes les héritiers de la grande Russie : la grande Russie des saints, des dirigeants, la grande Russie de Pierre Ier, de Catherine II, cet empire – grand, éclairé, [Pays] d'une grande culture et d'une grande humanité. N’abandonnez jamais cet héritage, vous êtes les héritiers de la grande Mère Russie, avancez. Et merci. Merci pour votre façon d'être, pour votre façon d'être russe."

 

Moscou, au contraire, a salué les propos de François par l'intermédiaire du porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

 

Novorrosiya-Nouvelle-Russie historique

 

François se prépare pour la prochaine visite apostolique qui aura lieu dans la Mongolie voisine, à partir du 31 août. (4)

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30 août 2023 3 30 /08 /août /2023 12:00
 Sainte Jeanne Jugan

Autrefois boudée et oubliée, la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, Jeanne Jugan, brille désormais.

 

La française sainte Jeanne Jugan (1792-1879), dont la fête est célébrée le 30 août, a fondé la congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qui s'est répandue dans le monde entier, y compris aux États-Unis. Son intuition en matière de soins aux personnes âgées pauvres est aujourd'hui saluée par ceux qui reconnaissent la dignité des personnes âgées, mais ce que l'on sait moins, c'est que, contrairement à d'autres fondatrices d'ordres religieux, Jeanne Jugan a passé une grande partie de sa vie oubliée, mise à l'écart par les siens. congrégation.

 

Née à Cancale en Bretagne le 25 octobre 1792, Jeanne, fille de marin, savait très tôt qu'elle voulait se consacrer à Dieu. Selon le site des Petites Sœurs des Pauvres, à 25 ans, elle entre dans le troisième ordre fondé par saint Jean Eudes au XVIIe siècle, travaille comme aide-soignante et n'a qu'un désir : servir Dieu dans les plus pauvres parmi les pauvres.(1)

 

 

En 1810, un jeune marin la demande en mariage : elle souhaite réfléchir. Six ans plus tard, à la suite d'une mission prêchée dans la paroisse et prête à « coiffer sainte Catherine »7, elle décline définitivement la demande du marin :

 

"Dieu me veut pour lui. Il me garde pour une œuvre qui n'est pas connue, pour une œuvre qui n'est pas encore fondée". (2) 

 

En 1817, en dépit de son attachement à sa famille, elle quitte Cancale pour Saint-Servan (commune alors indépendante de Saint-Malo, Ille-et-Vilaine). Elle entre comme aide à la pharmacie de l'hôpital du Rosais. En 1823, à cause d'une trop grande fatigue, elle se met au service de Mlle Lecoq, avec qui elle s'était liée d'amitié. Ensemble, elles visitent les nombreux pauvres de la paroisse, récitent le chapelet, fréquentent l'église régulièrement. C'est à cette époque qu'elle obtient son affiliation au tiers-ordre eudiste. Mais en 1835, Mlle Lecoq meurt. Jeanne Jugan devient journalière.(3)

 

Un soir d'hiver 1839, la vie de Jeanne change radicalement : dans le froid glacial, elle découvre une vieille femme aveugle et infirme. Émue de compassion, elle porta la femme sur ses épaules jusqu'à son humble grenier, la déposant dans son propre lit. Peu de temps après, elle a ramené chez elle une deuxième vieille femme, puis une troisième. Quatre ans plus tard, en 1843, une association s'était constituée autour de ces premiers actes de service. À cette époque, Jeanne était rejointe par trois compagnes, s'occupant d'une quarantaine de personnes âgées.

 

Mais très vite, Jeanne Jugan – qui deviendra dans la vie religieuse sœur Marie de la Croix – est sévèrement mise à l’écart. Sur la base de fausses informations, elle fut déchue de son poste de supérieure et envoyée mendier le soutien des maisons qui s'ouvraient dans toute la France.

 

"Elle s'est tue et a accepté en silence la mise à l'écart", explique Sœur Sophie, membre du conseil général de la maison mère, dans un entretien à CNA. "C'est ça Jeanne Jugan : se mettre à l'écart dans la conviction que l'œuvre de Dieu est plus importante que tout. Elle l'a peut-être fait… [Son] souci était des pauvres, des personnes âgées pauvres, et sa spiritualité était centrée sur le Christ. C'est de cela dont il s'agit. Si elle a accepté de se taire, c'est parce que tout était pour le Christ."

 

Entre 1843 et 1852, Jeanne recueille le soutien financier de donateurs et fonde plusieurs maisons en France. Il y a une histoire selon laquelle elle aurait pu recevoir la visite du romancier anglais Charles Dickens. Les journaux bretons la félicitent et elle reçoit également le prestigieux prix Montyon de l'Académie française pour son travail. Mais au sein de sa congrégation, son ostracisme injuste persiste. En 1852, elle fut rappelée à la ville de Rennes, puis à La Tour Saint-Joseph, maison mère de la congrégation, avec instruction de cesser toute activité et toutes relations avec les bienfaiteurs.

 

Cette retraite forcée dura jusqu'à la mort de Jeanne, à 86 ans, le 29 août 1879, dans l'obscurité et l'oubli.

Elle n'a laissé aucune trace écrite.

Cependant, son héritage spirituel a laissé une forte empreinte sur la congrégation. En effet, pour sœur Sophie, "c'est la providence qui a permis au père [Auguste] Le Pailleur, qui avait pris la direction de la congrégation, de la ramener à la maison mère, au cœur des novices. Tous les novices qui sont passés par là depuis des générations l'ont vue, la côtoyaient, lui parlaient. Et même si elle n'était pas la formatrice, elle communiquait son esprit par de petites phrases, comme "Prends bien soin des bons vieux" ; "Ce que vous faites est pour Jésus." Nous en récoltons les fruits aujourd’hui.

Plus de vingt ans après sa mort, à partir de 1902, la lumière commence à être faite sur la vie de Jeanne Jugan et sa réputation à se réhabiliter.

Ses paroles de sagesse, racontées par les religieuses qui l'ont connue, éclairent aujourd'hui l'esprit des Petites Sœurs des Pauvres. "Dans vos ennuis, dites toujours : 'Béni soit Dieu, merci mon Dieu, ou gloire à Dieu'", disait-elle.

 

Jeanne Jugan a été béatifiée le 3 octobre 1982 par le pape Jean-Paul II et canonisée le 11 octobre 2009 par le pape Benoît XVI.

 

Au fil des années, la commande de Jeanne Jugan s'est étoffée.

Aujourd'hui, les Petites Sœurs des Pauvres sont une congrégation religieuse comptant 1 400 membres répartis dans plus de 200 foyers répartis dans 31 pays sur cinq continents.

La congrégation a gardé comme priorité le soin des personnes âgées pauvres.

 

"En France, toutes les maisons s'appellent "Ma Maison", dans d'autres pays, cela peut être "casa", ou "home"... nous voulons vraiment que [les personnes âgées] soient chez elles et que ces maisons soient pour les les plus pauvres", dit sœur Sophie. 

 

Le Dr Edward Erwin Gatz, médecin américain du Nebraska, est reconnu guéri d'un cancer de l'œsophage à la suite d'une neuvaine à la bienheureuse Jeanne Jugan, en 1989.

 

En 2009, 2 710 religieuses accueillaient plus de 13 000 résidents dans deux cents maisons sur les cinq continents.

 

Sa fête liturgique est le 30 août. (4)

 Sainte Jeanne Jugan

Sources

(1) https://www.catholicnewsagency.com/news/255222/once-shunned-and-forgotten-little-sisters-of-the-poor-founder-jeanne-jugan-now-shines

(2) A. HELLEU, Une grande bretonne, Jeanne Jugan (Sœur Marie de la Croix) Fondatrice des Petites Sœurs des pauvres 1792-1879, Rennes, 1938, p. 6

(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Jugan

(4) https://petitessoeursdespauvres.org/agenda/fete-de-sainte-jeanne-jugan/

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27 août 2023 7 27 /08 /août /2023 11:14

"Un chrétien fait du bien et supporte le mal. Les deux marchent ensemble ! II ne faut pas craindre les conflits, ni perdre confiance", a exhorté le pape François au cours de l'audience générale du mercredi 23 août.

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26 août 2023 6 26 /08 /août /2023 16:32

C’est sous la royauté que l’industrie française est parvenue à un degré de prospérité qui, en 1789, ne l’a laissée inférieure à aucune autre.

Henri V, Comte de Chambord

Déclin dans le classement mondial de la science, déclin du PIB par habitant : la République, une catastrophe !

PIB par habitant : la France, absente du Top 20, perd du terrain face aux « petites » puissances économiques

 

Le PIB par habitant est un baromètre du niveau de vie qui prend en compte le pouvoir d'achat des gens. Bien que de nombreux pays européens soient dans le Top 10 mondial, la France ne fait même pas partie du Top 20.

 

Le PIB par habitant, indicateur de la richesse d'un pays

Le PIB est l'indicateur de mesure le plus connu pour évaluer la création de richesses économiques. Il calcule la somme totale des biens et services produits en une année par tous les acteurs économiques au sein d'un territoire spécifique. Le PIB par habitant, en revanche, est une mesure distincte qui ajuste le PIB total en fonction de la population et du pouvoir d'achat des individus dans un pays ou une région donnée.

 

 

Il est calculé en utilisant la parité de pouvoir d'achat (PPA), pour équilibrer les variations du coût de la vie entre les pays. Ainsi, il offre une comparaison plus précise du niveau de vie d'un pays à l'autre. Le panier moyen représente, en effet, un coût différent selon le pays que l'on prend en considération. C'est ainsi que le PIB par habitant permet une comparaison réelle du niveau de vie entre les habitants de chaque pays.

 

Le PIB par habitant, ajusté par la parité de pouvoir d'achat (PPA), divise le PIB total d'un pays par sa population. Au lieu d'utiliser le taux de change, cette méthode utilise la PPA pour égaliser le pouvoir d'achat entre différents pays. Cela rend la comparaison du niveau de vie entre les pays plus équitable et précise.

 

La France absente du Top 20

Si l'on emploie cette méthode de calcul, la France est absente du Top 20 mondial en termes de PIB par habitant, alors que son PIB la place au 7ᵉ rang mondial des nations les plus riches. Le FMI classe donc la France à la 25ᵉ place, avec un PIB par habitant de 44 408 dollars PPA en 2023.

 

La position de la France dans le classement mondial du PIB par habitant a relativement reculé au cours des quatre dernières décennies. Alors qu'elle se plaçait à la 13ᵉ place en 1980, surpassant même les États-Unis, la France a chuté à la 19ᵉ place en 2005 pour finalement atterrir à la 24ᵉ position en 2022. Cette dégringolade témoigne d'un déclassement économique du pays sur une période de quarante ans.

 

S'agissant des leaders du classement, ce sont des nations de « petite taille comme le Luxembourg, Singapour et l'Irlande qui dominent. Ces pays ont adopté des modèles économiques distincts de celui de la France et ont été particulièrement efficaces dans l'accroissement de leurs richesses depuis les années 1980. Ils affichent, par ailleurs, des taux d'imposition parmi les plus bas au monde, ce qui en fait des destinations de choix pour de nombreuses multinationales. À titre de comparaison, le PIB par habitant luxembourgeois représente trois fois le PIB par habitant français.

SOURCE: https://econostrum.info/classement-pib-par-habitant-france-absente-top-20/

PIB par habitant : la France, absente du Top 20, perd du terrain face aux « petites » puissances économiques

Sous Louis XVI, les taxes représentaient moins de 10% du travail des gens. 

 

Au XIXe siècle c'est 5% de part du PIB, autant que les historiens de l'économie et des finances puissent le chiffrer !

 

À la veille de la guerre de 1914 on est déjà à 10%.

 

Et aujourd'hui, on est de l'ordre de 45%.

 

Où passe l'argent ?

 

 

Un début de réponse : l’immigration coûte plus qu’elle ne rapporte

 

Une étude réalisée par le spécialiste des migrations Jean-Paul Gourévitch pour Contribuables associés montre que l’immigration ‘’coûte cher au contribuable: 53,9 milliards par an, c’est plus de quatre fois le budget…’’

 

Source : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-immigration-coute-plus-qu-elle-ne-rapporte-20230824#:~:text=Elle%20co%C3%BBte%20cher%20au%20contribuable,envie%20de%20lire%20la%20suite%20%3F

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22 août 2023 2 22 /08 /août /2023 08:08
Le développement exceptionnel de la civilisation occidentale est principalement dû à sa morale chrétienne, et en particulier à l'imposition du mariage monogame et exclusif (Joseph Henrich)

Une partie considérable du public de droite en France n'arrive pas à comprendre les bienfaits absolument décisifs et nécessaires de la foi et de la morale chrétienne dans l'ordre temporel. Laissez-moi vous expliquer pourquoi c'est une erreur à tous les niveaux.

 

Ce qui a fait la supériorité de l'Occident chrétien, ce qui nous a permis de dominer le monde pendant des siècles, c'est précisément la force morale tout à fait unique de la civilisation chrétienne. Et ceci se vérifie en tout premier lieu dans le mariage chrétien.

 

En 2010, l'anthropologue Joseph Henrich (qui n'est pas du tout catholique) a publié une thèse très intéressante dans laquelle il démontre que le développement exceptionnel de la civilisation occidentale est principalement dû à sa morale chrétienne, et en particulier à l'imposition du mariage monogame et exclusif.

 

🔗 https://ifstudies.org/blog/from-weird-monogamy-to-informal-polygamy

 

Selon Henrich, l'élimination des mœurs païennes traditionnelles, telles que les mariages incestueux, le divorce et le remariage libres ou encore la polygamie ont permis de mettre fin aux tendances tribales des sociétés antiques et de permettre la création de liens sociaux supérieurs à partir de la cellule familiale jusqu'à la formation de la Nation, en passant par de multiples corps intermédiaires.

 

Henrich montre que le modèle chrétien du mariage monogame et exclusif a poussé l'homme à focaliser son temps et son énergie pour soutenir sa famille. Ceci a permis de réduire drastiquement le crime et la violence et de favoriser la société de confiance, la société du temps long et donc de favoriser la croissance économique des sociétés chrétiennes.

 

Henrich arrive à une conclusion (déjà établie par les papes et les théologiens un siècle plus tôt) : la société déchristianisée retourne à des formes de paganisme, ce qui se remarque par le retour factuel de formes de polygamie (la culture du sexe sans lendemain, du divorce libre, des couples sans liens, etc). D'où le délitement social et anthropologique que nous observons : retour au tribalisme, polarisation extrême, baisse de la natalité et de la fertilité.

 

 

Source

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21 août 2023 1 21 /08 /août /2023 00:00
Saint Pie X, Pape (1835-1914)

La confusion régnait au sein de l'Eglise et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête.

On accusa saint Pie X d'opposer une barrière désuète au progrès. Mais rien n'ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la foi: «Nous réprouvons ces doctrines qui n'ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l'irréligion.»... (Prophétique !)

Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, saint Pie X s'est constamment signalé comme défenseur de l'intégrité de la foi en condamnant entre autres l'hérésie moderniste qu'il a qualifiée de «carrefour de toutes les hérésies

En 1914, ce saint pape écrivit à l'empereur d'Autriche pour le conjurer d'empêcher la déclaration de la guerre. Devant l'inutilité de ses efforts, il s'offre généreusement à Dieu en victime d'expiation pour le peuple chrétien et l'humanité toute entière. Le soir du 19 août 1914, le bourdon de St-Pierre sonnait le glas... «Un Saint est mort» proclamait le peuple. En 1954, Pie XII canonisait celui dont on avait dit: «L'histoire en fera un grand pape, l'Eglise en fera un grand Saint.»

Saint Pie X a été surnommé le pape de l'Eucharistie, car c'est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à communier dès l'âge de raison.

Tombe de S. Pie X, Baslique S. Pierre, Rome

Source: Les Saints du jour

- une biographie sur Fatima.be

Benoît XVI fait l'éloge de Saint Pie X

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 12:21

Pourquoi les enfants américains deviennent fous

 

Les États-Unis sont confrontés à une augmentation alarmante des maladies mentales chez les enfants et les adolescents. Le système de santé américain ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire face à cette augmentation.

 

Cette information dramatique fait l'objet d'une déclaration commune de trois organisations de santé américaines : American Pediatric Academy, American College of Emergency Physicians et Association of Emergency Nurses.

 

Source : https://emergencyphysicians.org/press-releases/2023/8-16-23-emergency-physicians-emergency-nurses-and-pediatricians-call-for-strategies-to-improve-care-for-children-adolescents-seeking-urgent-help-for-mental-behavioral-health-concerns

[…]

 

Parmi les troubles mentaux chez les enfants et les adolescents, un rôle de plus en plus important est joué par l'encouragement systématique des enfants et des adolescents à assumer une "identité de genre" différente de leur sexe biologique.

 

Plus de 50 % des enfants et des jeunes transgenres aux États-Unis ont "sérieusement" envisagé de se suicider au cours de l'année écoulée en raison de "l'aggravation de la crise de la santé mentale chez les jeunes LGBT".

 

https://www.theguardian.com/us-news/2022/dec/16/us-trans-non-binary-youth-suicide-mental-health

 

Pourquoi les enfants américains deviennent fous ?
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17 août 2023 4 17 /08 /août /2023 19:01

Une video sur YouTube montre un acteur allemand, de mère russe, Andrej Kaminsky d'une franchise de film "the Grim Hustle" (John Wick : Chapitre 4 dans lequel Andrej Kaminsky joue le rôle du prêtre), dire de profondes vérités au sujet de la souffrance en général et de la douleur en particulier comme chemin vers le succès. En totale rupture avec les messages ordinaires des mainstream, mais aussi en totale rupture avec le matérialisme jouisseur des Lumières et des "déclarations des droits de l'homme" du XVIIIe siècle du "bonheur" obligatoire : ‘Jouir de soi-même’, la dite formule était spécialement harmonisée au génie propre d’un Rousseau, qui en fit grande consommation.

 

"Ta vie est nulle ? Souffres-tu ? Es-tu dans la douleur ? Bien, tu es sur le bon chemin !

 

"La souffrance est le seul moyen d'atteindre le sommet. 

 

"La douleur est le seul moyen de changer.

 

"Les obstacles sont les seuls moyens vers le succès.

 

"Les publicités télévisées américaines nous ont fait croire que TOUT dans cette vie devrait être lisse et facile. On vous a menti.

 

"Emprunte ce chemin rapidement et que ce soit une voie honorable, un chemin qui fasse tes ancêtres fiers de toi. Tu affronteras la douleur sur ce chemin.

 

"Souffrance, frustration, humiliation, accepte la douleur.

 

"Souris à la douleur,

 

"Embrasse la douleur.

 

"La douleur est là pour que tu te poses une question simple. Veux-tu vraiment atteindre tes objectifs ou es-tu juste un bavard ?

 

"Parle à ta douleur partout où tu vas. La douleur te construira l'escalier de la sortie vers le haut."

Note du blog Christ-Roi. L'enseignement à tirer de cette histoire est que si nous acceptons humblement ce que Dieu veut nous envoyer, des croix ou des bénédictions, alors nous éviterons le contrôle de l'Adversaire, ennemi de tout progrès humain.

 

Le bienheureux Henri Suso a laissé un enseignement de ce type dans ses ouvrages devançant l'exercice du Chemin de Croix, au XIVe siècle, dans ce que l'on a appelé la "mystique rhénane".

 

Pas besoin de chercher la douleur, elle-même nous trouvera.

 

Anéantis ton désir immodéré de voir et d'entendre des choses vaines ; accepte par amour ce qui te déplaisait naguère, et trouve là ta joie ; renonce pour moi au bien-être de ton corps. Tu dois chercher tout ton repos en moi, aimer ce qui est désagréable à ton corps, souffrir patiemment les maux venus d'autrui, souhaiter les mépris, tuer les appétits, mourir à tous désirs. À l'école de la sagesse, ce sont là les premiers principes qu'on lit dans le livre ouvert et étendu de mon corps mis en croix.

Bienheureux Henri Suso, Livre de la Sagesse éternelle III.

Un jour, Henri Suso vit un chien jouer avec un morceau d'étoffe: il comprit qu'il était lui-même ce morceau d'étoffe et qu'il devait accepter les épreuves qui venaient de l'extérieur plutôt que de se les infliger lui-même volontairement.

 

La Sagesse éternelle rappelle la valeur infinie de la souffrance ici-bas, et invite à s’abandonner à la volonté divine, sans se plaindre ou protester contre les souffrances envoyées; il s’agit d’accueillir la volonté de Dieu comme l’expression de son amour infinie pour ses créatures :

Quelle que soit la souffrance que je veux pour toi, c’est sans réserve que tu dois t’abandonner à ma volonté. Ne dis pas : je ne veux pas de celle-ci ou je ne veux pas de celle-là. Ne sais-tu pas que je désire le meilleur pour toi, que j’ai pour toi la même amitié que tu as pour toi-même ? Je suis la Sagesse éternelle, je sais ce qui te convient le mieux. Sans doute as-tu déjà expérimenté que les souffrances que j’impose, si elles vont plus profond dans l’âme, si elles blessent davantage, et à condition qu’on les porte volontiers, font progresser plus vite que toutes les souffrances que l’on aurait choisies soi-même. Alors de quoi te plains-tu ? Dis plutôt : 'Ô mon Père souverainement juste, fais de moi ce que tu veux !'"

Le Petit Livre de la Sagesse éternelle, § XIII.

Plus loin, la Sagesse éternelle dit encore :

La souffrance embellit l’âme comme la douce rosée de mai embellit les roses.


[…] La souffrance est un châtiment d’amour, une correction paternelle réservée aux élus.

Le Petit Livre de la Sagesse éternelle, § XIII.

Ou encore: 

S’il le fallait, j’inventerais la souffrance plutôt que de laisser mes amis sans souffrance.


Par elle, les vertus sont affermies, l’homme est grandi, le prochain édifié, Dieu glorifié.

La patience dans les souffrances est un sacrifice en acte. Tel le parfum d’un baume pur, sa bonne odeur monte jusqu’à ma divine face. L’armée des cieux en est ravie d’admiration. Aucun chevalier, dans aucun tournoi, si habile qu’il s’y montre, n’est plus admiré de l’armée céleste que l’homme qui sait souffrir.

Le Petit Livre de la Sagesse éternelle, § XIII.

Il ne faut donc pas voir là un culte de la souffrance pour elle-même, mais la participation, par grâce, aux souffrances de la Passion qui élèvent l’âme et la transfigurent dans l’amour trinitaire.

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14 août 2023 1 14 /08 /août /2023 21:53
"Pour nous, c'est comme un miracle": l'église catholique semble avoir survécu à l'incendie dévastateur de Maui

Les incendies dévastateurs de Maui semblent avoir épargné l'église catholique Maria Lanakila à Lahaina (Hawaï, Etats-Unis) offrant un symbole d'espoir au milieu d'une destruction catastrophique.

 

Au moins 93 décès avaient été signalés au dimanche 13 août, faisant de la catastrophe l'incendie de forêt le plus meurtrier aux États-Unis depuis 1918. Les autorités s'attendent à ce que le nombre de morts augmente.

 

De multiples incendies rapides, attisés par des vents violents et alimentés par une végétation sèche, ont balayé l'île hawaïenne. La ville occidentale de Lahaina, avec moins de 13 000 habitants, a été particulièrement dévastée.

 

L'église catholique Maria Lanakila, du nom de Notre-Dame de la Victoire, semble avoir échappé à la destruction.

 

Monseigneur Terrence Watanabe, vicaire forain de Maui et Lanai, a déclaré au Honolulu Star-Advertiser que le bâtiment de l'église semble avoir survécu sur les photographies post-incendie. Le presbytère voisin semble également intact.

 

"Pour nous, c'est comme un miracle", a-t-il déclaré jeudi. "Quand nous avons vu les nouvelles et vu le clocher de l'église s'élever au-dessus de la ville, c'était un spectacle formidable à voir."

 

Dans le même temps, la toiture en bois de l'église semble avoir subi quelques dégâts. Il est difficile de déterminer à quel point le bâtiment a été endommagé. Il est possible que des dommages structurels invisibles soient importants.

 

"Nous ne le saurons pas tant que nous n'y serons pas et que nous n'aurons pas fait d'évaluation", a déclaré Watanabe, qui est également pasteur de l'église catholique Saint-Antoine de Padoue à Wailuku.

 

L'église catholique Maria Lanakila dessert 700 à 800 familles et célèbre six messes dominicales chaque week-end. Il accueille de nombreux mariages de visiteurs du monde entier.

 

Le père Kuriakose Nadooparambil, curé de Maria Lanakila, et le personnel de la paroisse ont tous échappé à l'incendie. La paroisse a été fondée en 1846 par le Père Aubert Bouillon de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Son église en pierre a été achevée en 1873, bien que des améliorations et des rénovations aient été apportées à la structure, selon le site Internet de la paroisse.

 

Les dégâts risquent d'être importants aux écoles du Sacré-Cœur, dont le bâtiment n'est pas loin de l'église catholique. Le bâtiment de l'école avait déjà subi des «dommages importants» à cause des vents violents, a déclaré une lettre du 8 août du directeur Tonata Lolesio sur la page Facebook de l'école. L'année scolaire a commencé la semaine dernière. Il dessert les élèves de la maternelle à la 8e année et a récemment ouvert un lycée virtuel.

 

Un autre lieu de culte historique à Lahaina - une église protestante fondée par la royauté hawaïenne - n'a pas eu cette chance.

 

L'église Waiola a célébré son 200e anniversaire en mai. Elle a brûlé jusqu'au sol dans les incendies, selon le Honolulu Star-Advertiser.

 

"C'est parti, la salle sociale, le sanctuaire, l'annexe, tout ça", a déclaré Anela Rosa, membre de longue date de l'église et ministre laïque, à USA Today . "C'est totalement inimaginable."

 

L'église, qui jusqu'aux incendies était la maison d'une congrégation de l'Église unie du Christ, se tenait sur le site de l'église Wainee, établie en 1823 par la reine Keopuolani, le premier Hawaïen baptisé en tant que chrétien protestant. Les rois et les reines d'Hawaï sont enterrés dans le cimetière de l'église, le premier cimetière chrétien d'Hawaï. De nombreux enfants de missionnaires y sont également enterrés. Le dernier édifice religieux date de 1953.

 

La ville de Lahaina a été la capitale de la monarchie hawaïenne pendant 25 ans au XIXe siècle avant que la capitale ne déménage à Honolulu. La ville de l'ouest a également une histoire de chasse à la baleine et de missionnaires religieux. C'est une destination touristique majeure, bien que la majeure partie du couloir de la ville et ses bâtiments historiques aient été détruits ainsi que les maisons des gens et même les bateaux, rapporte le Honolulu Star-Advertiser.

 

Le gouverneur Josh Green a visité les ruines de la ville jeudi matin.

 

"Sans aucun doute, on a l'impression qu'une bombe a été larguée sur Lahaina", a déclaré Green, selon l'Associated Press.

 

Robert Van Tassell, président et chef de la direction de Catholic Charities Hawaii, a déclaré à CNA que l'effet de l'incendie désastreux sur la communauté hawaïenne est "très dramatique". Bien que son agence de 300 employés soit répartie sur plusieurs îles hawaïennes, aucun employé n'est épargné par les incendies de Maui.

 

"Tous ont de la famille là-bas", a-t-il déclaré. "Tout le monde à Hawaï est lié. Tout le monde appelle tout le monde tante, cousin, oncle, ami, famille. C'est une communauté très connectée et très familiale.

 

"Ce qui est formidable à ce sujet, c'est que l'effusion de la communauté des gens ici à Hawaï est déjà écrasante", a-t-il ajouté. "Mais beaucoup d'entre nous sont encore confrontés au choc initial des premières photographies que nous voyons, à peu près en même temps que le reste du monde. Nous savons que cela va être long, alors nous nous préparons pour une longue période de récupération.

 

Catholic Charities of Hawaii met en place des abris et fournit des secours alimentaires. Van Tassell a souligné la nécessité de dons en espèces. Il a référé ceux qui souhaitent donner au formulaire de don pour le soulagement de Maui sur le site Web des organismes de bienfaisance catholiques, www.CatholicCharitiesHawaii.org .

SOURCE: 

https://www.catholicnewsagency.com/news/255084/for-us-it-s-like-a-miracle-catholic-church-appears-to-survive-devastating-maui-fire

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14 août 2023 1 14 /08 /août /2023 13:05
Saint Antonio Primaldo et ses compagnons Martyrs d'Otrante

Saint Antonio Primaldo et ses compagnons Martyrs d'Otrante

Fêtés le 14 août.

Savez-vous quel a été le dernier acte du pontificat de Benoît XVI, qui a précédé de quelques minutes l’annonce de sa renonciation ? La décision de canoniser les 813 martyrs d’Otrante, massacrés par les Turcs en 1453. Leur histoire singulière est impressionnante.

 

En 1453, les Ottomans prennent Constantinople et depuis, face à une chrétienté plus occupée de ses querelles que du péril commun, ils avancent en Méditerranée, puis en Adriatique et dans les Balkans. En cette année 1480, le sultan Mehmet II s’est fixé un objectif : la conquête de l’Italie et la prise de Rome. À vues humaines, c’est tout à fait envisageable mais très peu, en Europe, s’en préoccupent. Début juillet, le pacha de Valona, Gehdit Ahmed, donne le coup d’envoi de cette campagne et fait voile, à la tête d’une flotte de plus de 150 navires vers Otrante, ville la plus orientale d’Italie. Le 28 juillet, il jette l’ancre sous les remparts et commence à bombarder la cité.

 

 

Tous les hommes de plus de 15 ans

La disproportion des forces en présence est si criante que, la nuit suivante, la garnison locale, formée de mercenaires, profite de l’obscurité pour fuir, abandonnant les habitants. Cette désertion doit entraîner la capitulation immédiate d’Otrante mais la population ne s’y résout pas, électrisée par un vieux tailleur, Antonio Pezzulo Primaldo, forte personnalité qui sait relever le courage de ses concitoyens et leur démontre la lâcheté, d’ailleurs vaine car les Turcs ne les épargneraient pas, de se rendre. Mieux vaut résister à tout prix, ce qui laissera au roi de Naples, leur souverain, le temps de les secourir. Il n’est pas sûr que les Otrantais croient à l’arrivée de renforts mais ils ont le sens de l’honneur et savent, de toute façon, qu’ils n’auront le choix, si la ville tombe, qu’entre la mort ou la conversion à l’islam. Dans l’impossibilité de défendre la ville, ils décident de se replier sur la citadelle.

 

Tous les hommes de plus de quinze ans sont massacrés, les femmes et les enfants voués à l’esclavage.

 

D’ordinaire, la population d’Otrante s’élève à 6.000 âmes, mais le débarquement a semé la panique dans les environs et beaucoup de gens ont voulu se mettre à l’abri en ville. Combien sont-ils ? Entre 12 et 20.0000. C’est trop et quand les Turcs, le 29 juillet, s’emparent d’Otrante, ils y trouvent de nombreux malheureux qui n’ont pu gagner la forteresse. Tous les hommes de plus de quinze ans sont massacrés, les femmes et les enfants voués à l’esclavage. Ce spectacle n’incite évidemment pas les réfugiés de la citadelle à se rendre et ils vont résister autant que faire se pourra, malgré les bombes, le manque de nourriture et d’eau, la chaleur, l’angoisse qui monte. Enragé de cet entêtement, Gedit Ahmed Pacha promet de le leur faire payer très cher et incite son traducteur, un prêtre calabrais apostat converti à l’islam nommé Jean, à promettre à ses compatriotes sa clémence en cas de reddition et d’abandon du christianisme. Ce discours soulève le dégoût des gens d’Otrante. Le siège continue.

 

« Nous préférons mourir mille fois »

Enfin, le 11 août, l’artillerie turque, qui concentre ses tirs sur les points faibles des remparts, réussit à y ouvrir des brèches suffisantes pour permettre aux janissaires d’entrer. La citadelle investie, c’est la panique totale que le vieil évêque, Mgr Stefano Agricoli, escorté de ses prêtres, parvient à canaliser en entraînant ses ouailles vers la cathédrale. Quitte à mourir, mieux vaut que ce soit au pied de la croix. La plupart des fuyards n’auront pas le temps de l’atteindre. À travers les rues, les Turcs se livrent à un effroyable massacre, épargnant 5.000 enfants et jeunes femmes destinés aux marchés aux esclaves. L’on parlera d’au moins 12.000 tués au cours de l’assaut. Ils seront 813, chiffre officiellement retenu par l’Église lors de l’enquête sur la réalité du martyre, à atteindre la cathédrale, où les Turcs entrent sur leurs pas.

 

Ils s’emparent de l’évêque, du commandant de la milice bourgeoise, Francesco Largo, qui, abandonné par les troupes royales, a assumé seul la défense d’Otrante, et les mettent à mort avec des raffinements de cruauté. Largo est scié vivant en deux, Mgr Agricoli lentement dépecé vif à coups de cimeterres. Ce spectacle atroce n’a rien de gratuit. Il s’agit de frapper d’épouvante leurs compagnons qui, privés de leurs chefs militaire et spirituel, pourraient se montrer plus accommodants. Jean, le prêtre apostat, se lance dans un discours mielleux, interrompu net par le vieil Antonio Primaldo qui, se tournant vers ses compagnons, déclare :

 

Mes frères, nous venons de combattre pour notre patrie, nos maîtres, notre vie d’ici-bas. Le temps est venu pour nous de nous préoccuper du salut de nos âmes. Notre Seigneur est mort pour nous sur la croix, il convient qu’à notre tour, nous mourions pour Lui. Restons donc fermes et constants dans notre foi ; confessons que Jésus-Christ est notre Seigneur et Dieu et que nous préférons mourir mille fois, de n’importe quelle mort, plutôt que Le renier et nous faire turcs. Car, par cette mort terrestre, nous obtiendrons la vie éternelle et la couronne du martyre.

 

La tête tranchée, il se relève

À ces mots, tous s’écrient qu’ils préfèrent endurer mille morts, même les pires, plutôt qu’abjurer le catholicisme. Le 14 août, les 813 confesseurs de la foi, enfermés dans la cathédrale, profanée et transformée en écurie, sont extraits de leur prison et conduits, attachés les uns aux autres en une longue file, jusqu’au Col de la Minerve. Le long du chemin, le pacha a rassemblé leurs épouses et enfants, afin qu’ils incitent, par leurs supplications et leurs larmes, leurs frères, pères, maris à abjurer, sauvant leur vie et rachetant la liberté des leurs, car l’Islam interdit de réduire en esclavage la famille d’un musulman. Toujours soutenus par Primaldo, les hommes restent sourds à ces plaintes et marchent vers le lieu du supplice sans trembler. Pour faire taire le tailleur, ordre est donné de le décapiter le premier.

 

Antonio, la tête tranchée, se relève comme si de rien n’était et reste debout, dominant la scène sanglante qui l’entoure.

 

Se produit alors l’impensable, dont témoigneront la main sur l’Évangile quatre survivants de la tuerie : Antonio, la tête tranchée, se relève comme si de rien n’était et reste debout, dominant la scène sanglante qui l’entoure. Tous les efforts déployés pour faire tomber ce cadavre resteront vains. Le martyr ne se couchera dans la mort qu’après que son dernier compagnon de supplice ait rendu l’âme. Ce dernier compagnon ne sera pas un habitant d’Otrante mais l’un des soldats turcs transformés en bourreau qui, touché par la grâce, bouleversé par le courage des martyrs, tombera à genoux et confessera qu’il n’est d’autre vrai Dieu que Celui des chrétiens. Pour cet effroyable blasphème, cet homme, que les chroniques nomment Bersabei, sera aussitôt empalé.

 

L’échec des Turcs et la gloire des martyrs

Le massacre terminé, les vainqueurs se retirent, convaincus de bientôt prendre Naples et Rome. Ils se trompent. Si le roi de Naples a dû, faute de moyens, renoncer à secourir Otrante, la résistance désespérée de la ville, et les deux semaines gagnées par ses défenseurs, ont permis de réunir assez de troupes pour interdire aux Turcs d’aller plus loin. Gedit Ahmed Pacha ne conquerra pas l’Italie. En octobre 1481, il devra, menacé par la contre-attaque napolitaine, abandonner Otrante et se retirer.

 

Il sera alors possible de recueillir les restes des martyrs, déposés dans l’église bâtie à l’endroit de leur supplice, Santa Maria dei Martiri, dans l’église Santa Catarina de Formiello à Naples, et dans la cathédrale d’Otrante, où leurs reliques, exposées aux regards, emplissent sept gigantesques armoires. Lorsque s’ouvrira, très vite, la procédure de béatification, fait inusité et hommage à son héroïsme, ce ne sera pas, comme le veut l’usage, le nom de l’ecclésiastique le plus important du groupe de martyrs, Mgr Agricoli, qui figurera en tête de liste mais celui du vieux tailleur ; de sorte que l’on parle d’Antonio Primaldo et de ses compagnons. Il l’a bien mérité. Leur canonisation, en dépit d’un nombre impressionnant de miracles attribués à leur intercession, attendra 2012, lorsque la guérison d’une religieuse atteinte d’un cancer en phase terminale convaincra Benoît XVI d’oublier toute prudence diplomatique afin d’offrir les martyrs d’Otrante en exemple aux chrétiens victimes de persécutions islamiques.

Source : Anne Bernet 

https://fr.aleteia.org/2023/08/07/massacres-par-les-turcs-canonises-par-benoit-xvi-les-glorieux-martyrs-dotrante/

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14 août 2023 1 14 /08 /août /2023 00:00
Saints Martyrs (800) d'Otrante (†14 août 1480)

Les Saints Martyrs d'Otrante (province de Lecce dans les Pouilles, en Italie) sont les 800 habitants de cette ville du Salento tués le 14 août 1480 par les Turcs conduits par Gedik Ahmed Pacha pour avoir refusé de se convertir à l'islam après la chute de leur ville.

 

 

Le 28 juillet 1480, une armée turque, venant de Valona (ville portuaire d'Albanie), forte de 90 galères, 40 galiotes et 20 autres navires (18.000 soldats au total) se présenta sous les murs d'Otrante.

 

La ville résista de toutes ses forces aux attaques, mais sa population composée seulement de 6.000 habitants ne put s'opposer longtemps au bombardement de l'artillerie turque. En définitive, le 29 juillet la garnison et tous les habitants abandonnèrent le bourg aux mains des Turcs en se retirant dans la citadelle tandis que ceux-ci commencèrent leur razzia, même dans les habitations avoisinantes.

 

Quand Gedik Ahmed Pacha demanda aux défenseurs de se rendre, ceux-ci refusèrent, et l'artillerie turque reprit le bombardement. Le 11 août, après 15 jours de siège, Gedik Ahmed Pacha donna l'ordre de l'attaque finale et réussit à enfoncer les défenses et à prendre le château.

 

Un terrible massacre s'ensuivit. Tous les hommes de plus de quinze ans furent tués et les femmes et les enfants réduits en esclavage. Selon certains rapports historiques, les tués furent 12.000 et les personnes réduites en esclavage 5.000, mais la taille de la ville ne semble pas confirmer ces estimations.

 

Les rescapés et le clergé s'étaient réfugiés à l'intérieur de la cathédrale afin de prier avec l'archevêque Stefano Agricoli. Gedik Ahmed Pacha leur ordonna de renier leur foi chrétienne, recevant un refus net, il pénétra avec ses hommes dans la cathédrale et les fit prisonniers. Ils furent tous tués et l'église fut transformée en étable à chevaux.

 

L'assassinat du vieil archevêque Stefano Agricoli fut particulièrement barbare, alors qu'il incitait les mourants à s'en remettre à Dieu, il fut décapité, dépecé à coups de cimeterres, sa tête fut embrochée sur une pique et portée par les rues de la ville. Le commandant de la garnison Francesco Largo fut scié vivant. L'un des premiers à être exécuté fut le tailleur Antonio Pezzulla, dit le Primaldo qui, à la tête des Otrantins, le 12 août 1480, avait refusé la conversion à l'Islam. Le 14 août Ahmed fit attacher le reste des survivants et les fit traîner au col de la Minerva. Là il en fit décapiter au moins 800 en obligeant leurs proches à assister à l'exécution.

 

Les chroniques rapportent que, pendant le massacre, un Turc nommé Bersabei, impressionné par la façon dont les Otrantins mouraient pour leur foi, se convertit à la religion chrétienne et il fut empalé par ses compagnons d'armes.

Toutes les personnes massacrées furent reconnues martyrs de l'Église et vénérés comme bienheureux martyrs d'Otrante. La plus grande partie de leurs ossements se trouve dans sept grandes armoires en bois dans la chapelle des Martyrs bâtie dans l'abside droite de la cathédrale d'Otrante. Sur le col de la Minerve fut construite une petite église qui leur fut dédiée, Sainte Marie des Martyrs.

 

Treize mois après, Otrante fut reconquise par les Aragonais.

 

Le 13 octobre 1481, les corps des Otrantins massacrés furent trouvés indemnes par Alphonse d'Aragon et furent transférés à la Cathédrale des Bienheureux Martyrs d'Otrante.

 

À partir de 1485, une partie des restes des martyrs fut transférée à Naples et reposa dans l'église de Sainte-Catherine à Formiello. Ils furent déposés sous l'autel de la Madone du Rosaire (qui commémore la victoire définitive des troupes chrétiennes sur les Ottomans lors de la bataille de Lepante en 1571). Par la suite les restes furent déposés dans la chapelle des reliques, consacrée par le pape Benoît XIII, depuis 1901, ils se trouvaient sous l'autel.

 

Une reconnaissance canonique effectuée entre 2002 et 2003, en a confirmé l'authenticité.

Les reliques des martyrs sont vénérées dans de nombreux lieux des Pouilles, à Venise et en Espagne.

 

Un procès en canonisation commencé en 1539 se termina le 14 décembre 1771, quand le pape

 

Clément XIV déclara bienheureux les 800 victimes du col de la Minerve et en autorisa le culte. Depuis ils sont les protecteurs d'Otrante.

 

En vue d'une possible canonisation à la demande du diocèse d'Otrante, le procès a été récemment rouvert et a confirmé les conclusions du précédent.

 

Le 6 juillet 2007, le pape Benoît XVI publie un décret dans lequel il reconnaît le martyre d'Antonio Primaldo et de ses concitoyens tués pour haine envers la foi. Il en annonce la canonisation en consistoire le 11 février 2013.

 

Les 800 Martyrs d’Otrante ont été proclamés Saints (première canonisation du Pape) le 12 mai 2013, sur la Place Saint-Pierre à Rome, par le Saint Père François.

 

Sources : (1); (2); (3)

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12 août 2023 6 12 /08 /août /2023 16:40

Taux, taxe et taxation, le sens des mots a changé. Hier le peuple manifestait pour exiger la taxation que les roi lui accordaient et que les Lumières, puis la Révolution ont interdite.

Retour sur une pratique qui concernait le pain du peuple.

 

C'était à Tokyo le 17 juillet 2023, à l'invitation du Cercle d'études royales.

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9 août 2023 3 09 /08 /août /2023 13:55
Source: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/darmanin-annonce-engager-la-dissolution-de-l-organisation-civitas-20230807

Source: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/darmanin-annonce-engager-la-dissolution-de-l-organisation-civitas-20230807

Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin a annoncé engager la dissolution de l'organisation Civitas. Cette décision intervient après le discours "antisémite" de Pierre Hillard sur «la naturalisation des Juifs en 1791».

Dimanche à Pontmain (Mayenne), lors des universités d'été de Civitas, l'essayiste Pierre Hillard a déclaré:

 

«Vous avez eu un événement en septembre 1791, la naturalisation des Juifs». «Avant 1789, un Juif, un musulman, un bouddhiste ne pouvaient pas devenir Français. Pourquoi ? Parce que c'étaient des hérétiques», avait-il poursuivi avant d'ajouter: «La naturalisation de Juifs en 1791 ouvre la porte à l’immigration». Pierre Hillard avait alors estimé qu'il «faudrait peut-être retrouver la situation d'avant 1789». (Fin de citation) 

Ce que dit Hillard est faux. Le décret de 1791 donne la citoyenneté avec tous les droits aux Juifs: cela ne veut pas dire qu'ils n'étaient pas français auparavant.

Sous l'Ancien Régime en effet, le principe d'essence féodale est celui de la naissance dans le Royaume. Un juif ou un protestant né en France était ipso facto réputé naturel français (régnicole), il était simplement frappé d'incapacités légales (mariage, succession, emplois publics) car non catholique.

Le juif français était théoriquement soumis à l'expulsion du fait de l'édit de 1306 de Philippe le Bel. Ils étaient tolérés sur le territoire jusqu'au XVIIIe siècle. 

L'édit de Versailles signé par Louis XVI le 7 novembre 1787 accorde l'état civil aux non catholiques de France (droits de mariage, succession), protestants et Juifs. Mais le statut de "sujet français" sous l'Ancien Régime est acquis par la naissance dans le royaume (c’est le sens de l’expression "sujet naturel") ; le critère de la filiation ne s’impose que secondairement à partir des guerres "de religion" seulement.

L'édit de Versailles (1787) voulu par le roi Louis XVI permit aux Français non catholiques de bénéficier d'un statut juridique et de l'état civil sans devoir se convertir au catholicisme.

Le roi voulait une intégration très progressive des juifs à la nation française. Le processus avait débuté dès 1784 avec les lettres patentes. Tout cela fut balayé par la Révolution, et les acteurs du processus (Louis XVI et Malesherbes) furent décapités. (Cf. Abbé Joseph Lémann, L'Entrée des Israélites dans la société française, Éd. Altitude, 2020)

 

Après la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 donnant les mêmes droits à tous, en 1804 ce sera le code Napoléon qui fera prévaloir le principe de la filiation (ce que l’on appellera plus tard "droit du sang") pour définir le "Français". 

 

La loi relative aux Juifs, donnée à Paris le 13 novembre 1791, [...] révoque tous ajournements réserves et exceptions insérés dans le précédents décrets relativement aux individus juifs qui prêteront le serment civique. (https://www.mahj.org/fr/decouvrir-collections-betsalel/loi-relative-aux-juifs-donnee-paris-le-13-novembre-1791-revoque-tous )

 

"La loi relative aux Juifs donnée à Paris le 13 novembre 1791" est publiée par Louis XVI comme "Loi du Royaume". Elle stipule que "Louis, par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l'Etat, Roi des Français", "l'assemblée nationale a décrété (le 27 septembre 1791) et Nous voulons et ordonnons ce qui suit : [...] les conditions nécessaires pour être 'citoyen français' et pour devenir citoyen actif sont fixées par la Constitution, et que tout homme qui réunit les dites conditions, prête le serment civique et s'engage à remplir tous les devoirs que la Constitution impose, a droit à tous les avantages qu'elle assure. Révoque tous ajournements, réserves et exceptions insérés dans les précédents décrets relativement aux individus Juifs qui prêteront le serment civique, qui sera regardé comme une renonciation à tous les privilèges et exceptions introduits précédemment en leur faveur." (Fin de citation, Annexe 5 in Philippe Bourdrel, Histoire des Juifs de France, Albin Michel, Paris 1974, p. 562.) 

 

"Toute l'histoire juive, depuis l'arrivée de Jacob en Égypte jusqu'à nos jours, a été avec des hauts et des bas (notamment le 'creux' du XIXe siècle français), celle d'une résistance à l'assimilation." (Alain GUICHARD, Les Juifs, éd. Bernard Grasset, Paris 1971, p. 21)

"[...] (À la Révolution) Il y eut "des notes discordantes. On cite le cas de Juifs qui furent loin de se réjouir de leur émancipation, notamment dans le Comtat Venaissin. Il y en eut même à ne pas vouloir abandonner leurs signes distinctifs, en particulier le chapeau jaune des Juifs contadins." (Alain GUICHARD, Les Juifs, ibid., note 16, p. 197.) 

 

La conception révolutionnaire fait de l’appartenance à la nation non pas un héritage (droit du sol, héritage), mais le résultat d’un acte volontaire, d’une adhésion à un projet politique, le projet révolutionnaire, soumis à "serment civique" que manifeste le choix de résider en France et le serment. On vient de le voir, certains Juifs n'étaient pas favorables à cette "assimilation" forcée contre serment qui les forçait à renoncer à tous les privilèges et exceptions précédemment introduits en leur faveur.

 

Le "citoyen français" devient celui qui a choisi de vivre sous les lois que s’est donnée la nation française. On ne s’intéresse plus qu’à l’adhésion au nationalisme idéologique, jacobin, dont Jean de Viguerie nous a brossé l’histoire et les méfaits dans Les Deux Patries

 

Sous l’Ancien Régime, la qualité de sujet "Français" n’est pas définie de manière positive par des droits et des devoirs civils, serment civique ou autres, mais se construit par opposition aux incapacités légales. Le statut juridique du régnicole ou  naturel français se définit en creux à partir des incapacités juridiques qui touchent certains français (principalement : pouvoir se marier, l’impossibilité théorique d’exercer des offices royaux depuis le début du XIVe siècle; l’impossibilité théorique de tenir des bénéfices ecclésiastiques dans le royaume depuis 1432; l’incapacité successorale : l’impossibilité de transmettre ses biens après son décès, tout comme de recevoir des successions; la menace d’être soumis à des taxes spécifiques dans certaines villes, ou dans tout le royaume.)

 

Le terme d’étranger avant le XIXe siècle est particulièrement ambigu. Il oscille entre une acception traditionnelle : celui qui ne vient pas de la ville, de la paroisse, de la province… et une autre plus moderne : celui qui vient d’un autre État, est sujet d’une autre souveraineté. Pour une grande majorité des Français d’Ancien Régime, l’étranger reste celui qui vient d’un autre lieu à l’intérieur même du royaume. Parfois, l'étranger était celui qui venait de l'autre côté de la rivière, du village d'à côté. Ce  qui crée une confusion durable entre les deux acceptions du vocable « étranger », alors que la plupart des autres langues européennes usent de termes différents pour désigner les deux catégories auxquelles elles renvoient.

Étymologiquement, le terme « régnicole » désigne l’habitant (incola) du royaume (regni) : c’est dans ce sens que l’emploient les juristes et la chancellerie royale. Par définition, le régnicole est sujet du roi, la naissance dans le royaume valant serment d’allégeance au monarque ; un étranger peut devenir régnicole en s’installant définitivement dans le royaume, et devenir sujet du roi en obtenant des lettres de naturalité qui valent transfert d’allégeance vers le souverain français. [Par exemple, en 1782, le juif allemand de Lorraine Beer Isaac Beer obtint de Louis XVI ses "lettres de naturalité", "lui assurant des droits de citoyen", in Philippe Bourdrel, Histoire des Juifs de France, Albin Michel, Paris 1974, p. 103.]


À l’inverse, il est aussi possible de perdre sa qualité de régnicole. Au XVIIe siècle, Cette perte n’est pas une sanction mais découle d’un choix, du renoncement volontaire du sujet souhaitant s'installer définitivement en dehors du royaume : en se mariant à l'étranger, en y acquérant des offices et en se faisant naturaliser. C'est à partir de 1669, sous Louis XIV, que la perte de qualité de régnicole prend une dimension punitive en devenant une déchéance (selon l'article de Jean Christophe Gaven "La déchéance avant la nationalité. Archéologie d’une déchéance de citoyenneté", 2017) afin de limiter en partie l'émigration protestante.

Le naturel français sous l'Ancien Régime est celui que sa naissance dans le royaume rend ipso facto sujet du roi, en dehors par conséquent de tout caractère ethnique ou linguistique : en 1515, ce principe d’essence féodale est consacré par la jurisprudence du parlement de Paris ; il n’a jamais été remis en cause durant tout l’Ancien Régime. Rappelons que c'est la France capétienne qui sous Louis X le Hutin  a publié un édit affirmant que ''selon le droit de nature, chacun doit naître franc'' (1315), c'est-à-dire libre. Officiellement, depuis cette date, ''le sol de France affranchit l'esclave qui le touche''. Il n'y eut plus d'esclaves sur le sol métopolitain depuis ce jour sur le sol métropolitain.

 

1791 ne donne pas la "naturalisation" aux Juifs qui l'avaient déjà auparavant (sans en avoir tous les droits) car nés sur le sol de France; 1791 la leur donne à la condition qu'ils prêtent un serment civique. Ce qui n'était pas le cas sous le temps des rois, ce qui montre que 1791 leur a retiré ce que les rois leur donnaient librement. Donc l'immigration actuelle n'a rien à voir avec la naturalisation, ou pas, des Juifs.

 

Conclusion. Si on suit le raisonnement de Pierre Hillard, autant remonter plus loin que 1791 et dire que c'est la royauté médiévale féodale catholique, de droit divin, française, qui faisait des Juifs nés sur le sol du Royaume des "français", et pas le décret de 1791 ! Et donc ce serait de la faute des rois si il y a aujourd'hui de l'immigration en France ?! Le problème est que l'histoire officielle a tellement falsifié l'histoire et voulu noircir l'"Ancien Régime", que plus personne n'y comprend rien et arrange la réalité historique à sa propre sauce. Pierre Hillard fait un tel raccourci que l'on croirait lire une dissertation simplifiée de lycéen. La réduction de Pierre Hillard est nuisible, elle porte préjudice à tout le monde, républicains, monarchistes, relativement à notre foi et notre histoire.

Source :
https://www.histoire-immigration.fr/exposition-permanente/glossaire-sujets-et-etrangers-sous-l-ancien-regime#10

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7 août 2023 1 07 /08 /août /2023 17:31
Le rideau tombe sur les JMJ, entre vraie foi et jeunesse mondaine

ECCLESIA

 

07_08_2023

 

Nico Spuntoni

 

https://lanuovabq.it/it/cala-il-sipario-sulla-gmg-tra-vera-fede-e-giovanilismo-mondano

La trente-huitième Journée mondiale de la jeunesse s'est achevée hier, avec un million et demi de participants. Une confirmation : les jeunes apprécient le recueillement et la prière, pas l'Église qui imite le monde. Prochain rendez-vous : Séoul.

 

La trente-huitième Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ) est déjà un souvenir. Hier, François l'a clôturé en rencontrant les bénévoles du Passeio marítimo d'Algés. Les cinq jours d'engagements et les quarante degrés de la capitale portugaise ont tous été vus sur le visage violet du pape alors qu'il écoutait les témoignages de trois garçons, assis à côté du patriarche de Lisbonne, le cardinal Manuel Clemente, le préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, le cardinal Kevin Joseph Farrell et le cardinal élu Américo Aguiar, responsable de l'organisation des JMJ.

Le Souverain Pontife a remercié les volontaires en espagnol, les comparant à des surfeurs car ces derniers jours ils ont dû faire face à "une vraie vague : non pas d'eau, mais de jeunes qui ont afflué dans cette ville" parvenant à tout gérer " avec l'aide de Dieu, avec tant de générosité et de soutien mutuel». « Vous avez surfé sur cette grande vague et elle vous a porté encore plus haut », leur a dit le Pape.

Le nombre très élevé de présences à Lisbonne pour les JMJ a surpris même le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa qui a pu constater de ses propres yeux la vitalité de l'Église catholique, commentant que la mobilisation d'un million et demi de participants représente "quelque chose de jamais vu au Portugal" et "fou".

Le matin, après avoir quitté la nonciature où il dormait ces derniers jours, François a présidé la Sainte Messe de conclusion au Parque Tejo, à l'occasion de la fête de la Transfiguration du Seigneur. Liturgie eucharistique confiée au propriétaire, le cardinal patriarche Manuel Clemente. Dans son homélie, le Pape a répété quelques-unes des quelques paroles que Jésus a dites à ses disciples sur le Mont de la Transfiguration : « N'ayez pas peur ». Puis l'invitation aux jeunes : « N'ayez pas peur ». Il n'a pas mentionné son prédécesseur, mais ces trois mots rappellent immédiatement l'extraordinaire homélie de la messe inaugurale du pontificat de saint Jean-Paul II qui a alors crié le nom du Christ. Cependant, le saint polonais a été mentionné dans l'Angélus avec "des remerciements particuliers à ceux qui ont veillé sur les JMJ d'en haut". Dans la récitation de la prière au Parque Tejo, François n'a pas manqué de lancer un appel à prier pour la paix. Il l'a appelé "le rêve de la paix" et a invité les jeunes à remettre "entre les mains de Marie, Reine de la paix, l'avenir de l'humanité".

Au cours de la cérémonie du matin, il y avait aussi l'annonce de la ville hôte de la prochaine édition qui sera Séoul, la capitale de la Corée du Sud. beau symbole de l'universalité de l'Église et du rêve d'unité dont vous êtes les témoins ». Parti de Lisbonne en fin d'après-midi, Francesco a atterri à l'aéroport de Rome Fiumicino dans la soirée.

Que reste-t-il aux jeunes pèlerins de l'expérience de cette JMJ ? Les jugements, comme cela arrive souvent dans ces cas, sont contradictoires mais en général la joie de l'avoir vécu dans le recueillement, la confession et surtout la sensation d'expérimenter de première main ce que Benoît XVI a défini comme la fécondité du mandat du Christ à l'Église d'aller dans tout le monde et proclamer l'Evangile. Et cela contrairement à ceux qui se sont illusionnés d'impliquer un plus grand nombre de nouvelles générations dans l'événement, promettant de ne se convertir en aucune façon au Christ ou à l'Église catholique.

Le pèlerinage à Fatima, les tentes avec l'adoration eucharistique perpétuelle , le silence de la prière nocturne avec de nombreux autres frères dans la foi, la discussion sur les questions spirituelles sont les souvenirs les plus heureux pour les vétérans des JMJ, tandis que l'aspect plus banal de l'événement ne parvient pas à être attractif aux yeux des jeunes participants consultés : par exemple, le remix techno du « n'ayez pas peur » de Saint Jean Paul II.

Le pèlerinage à Fatima, les tentes avec l'adoration eucharistique perpétuelle, le silence de la prière nocturne avec de nombreux autres frères dans la foi, la discussion sur des questions spirituelles sont les souvenirs les plus joyeux pour les vétérans des JMJ, tandis que l'aspect plus banal de l'événement ne parvient pas à être attrayant aux yeux des jeunes participants consultés: par exemple, la techno remix  du "n'ayez pas peur" de saint Jean-Paul II.

Bref, l'exaltation à tout prix du jeunisme et de son singe égaré ne fonctionne pas car ça sent le "vieux" et les jeunes qui vont aux JMJ préfèrent la prière, la réflexion et les moments de communauté non forcée. Pour tout le reste, maintenant dans sa trente-huitième édition avec un nombre dépassant le million de participants, la Journée mondiale de la Jeunesse est encore l'une des nombreuses intuitions réussies de saint Jean-Paul II.

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7 août 2023 1 07 /08 /août /2023 16:24

Note du blog Christ Roi. Faire progresser le transhumanisme, l’identification biométrique et le crédit social, est le dernier plan satanique; il est celui de ceux qui veulent modifier la Création sans Dieu et contre Dieu. Ce projet s'inscrit dans la poursuite de l'idéologie libérale du XVIIIe siècle (celle des "Lumières" obscures d'un pacte social où l'homme - comme la collectivité - se pense autonome et souverain alors qu'il n'en est rien), de l'idéologie socialiste, progressiste, et révolutionnaire, par essence anti-démocratique car, ce pacte social est obligatoire et ne supporte pas la différence. Un scientifique renommé, le Dr Robert Malone, inventeur des vaccins ARNm, évoque le sujet dans un article d'Epoch Times.

Robert Malone, auteur de "Lies My Gov't Told Me" ("Les mensonges que mon gouvernement m'a racontés"), à Washington le 19 décembre 2022. (Jack Wang/Epoch Times)0

Robert Malone, auteur de "Lies My Gov't Told Me" ("Les mensonges que mon gouvernement m'a racontés"), à Washington le 19 décembre 2022. (Jack Wang/Epoch Times)0

Les pensées et les émotions sont le champ de bataille d’une guerre visant à contrôler l’humanité

Des plateformes de médias sociaux sont militarisées, dit-il

 

Le Dr Robert Malone, inventeur des vaccins ARNm, a travaillé de nombreuses années avec le département américain de la Défense. Il met en garde. Selon lui, le gouvernement américain mène une guerre pour contrôler l’esprit des gens. Et les plateformes de médias sociaux, telles des armes, sont « activement employées » par la communauté du renseignement pour influencer les pensées et les émotions.

 

« Ce nouveau champ de bataille, dans lequel les esprits, les pensées et les émotions sont le champ de bataille, n’est pas une question de territoire », a déclaré Dr Malone lors d’une récente interview pour le programme « American Thought Leaders » (Maîtres à penser américains) d’EpochTV. « Twitter apparaît clairement comme la principale plateforme qui façonne des consensus mondiaux sur des sujets du jour. »

 

Dans le cadre de son travail au département de la Défense, Dr Malone a eu connaissance d’entreprises recherchant des programmes multilingues qui évaluent le contenu émotionnel des mots utilisés sur les médias sociaux. Ces entreprises les utilisent ensuite pour « cartographier des nuages de relations », qui incluent des sujets de discussion, identifient les personnes influentes et les personnes en marge du nuage, a expliqué Dr Malone.

Des phénomènes tels que la « déplatformisation », le « shadow banning » (le blocage total ou partiel d’un utilisateur à son insu, ndlt) et les « tweet » viraux sont comme des armes utilisés par les médias sociaux.

 

« En utilisant ces outils de manipulation d’informations, de tweets diffusés, de messages envoyés à votre nuage d’influenceurs, ils peuvent moduler le comportement de ces personnes », déclare-t-il. « Il est en fait possible de contrôler très activement ce que les personnes pensent, les informations qu’elles recueillent et ce qu’elles sont amenées à faire. »

Les personnes qui contrôlent l’information peuvent moduler les messages au sein des nuages d’influence et facilement les cartographier, a indiqué Dr Malone.

« Votre état d’esprit, reflété par les mots que vous utilisez et les sujets dont vous parlez, peut être cartographié très précisément, de façon psychologique », explique-t-il. « Il peut être lié à un réseau de relations d’influence. »

 

Surveillance de haute technologie

 

Les membres de « nuages d’influence » spécifiques peuvent être suivis à l’aide d’une technologie d’espionnage militaire appelée « Gorgon Stare », relate Dr Malone. Cette dernière est en mesure de détecter les mouvements, notamment les voitures conduites, leurs passagers et les endroits où ils se rendent, explique-t-il.

Créée à l’origine pour traquer les groupes terroristes, la technologie de surveillance Gorgon Stare met à contribution des caméras de haute technologie, montées sur des drones, en mesure de filmer de vastes zones, voire des villes entières. Les images de surveillance sont ensuite analysées par intelligence artificielle.

 

Arthur Holland Michel, auteur du livre « Eyes in the Sky : The Secret Rise of Gorgon Stare and How It Will Watch Us All » (« Des yeux dans le ciel : L’ascension secrète de Gorgon Stare et comment il nous surveillera tous », ndlt), a qualifié cette technologie de « summum de la surveillance aérienne », lors d’une interview accordée en 2019 au CATO Institute. Il affirme qu’en écrivant son livre, les informations qu’il a apprises étaient si troublantes, qu’il en a eu du mal à dormir.
 

Collusion pendant la pandémie

 

Elon Musk a apporté plus de transparence à Twitter. Toutefois, les informations qu’il a révélées n’ont fait que confirmer que le FBI et les agences du renseignement avaient une influence majeure sur la plateforme, déclare Dr Malone.

 

« Elon est maintenant dans une position où il a accès à des informations incroyablement préjudiciables sur la volonté du gouvernement américain de colluder avec l’industrie et de compromettre le premier amendement [de la constitution américaine (garantissant notamment la liberté d’expression, ndlt)) », soutient Dr Malone.

 

L’achat de Twitter par Musk est un geste important. Toutefois, seul l’avenir nous dira quel impact cela aura sur notre démocratie et le premier amendement, ajoute-t-il.

 

Depuis le début de la pandémie, Dr Malone et son épouse et collègue scientifique, Jill Glasspool Malone, constatent des violations continuelles de la part du gouvernement américain de tous les garde-fous qui jalonnent les domaines de l’éthique et des normes de développement des médicaments, de la bioéthique, de la biodéfense et du développement de produits pharmaceutiques, déclare Dr Malone.

 

« Ces trois dernières années, nous avons tous été soumis à des opérations psychologiques d’ordre militaire qui emploient des technologies développées pour les conflits à l’étranger et qui ont été utilisées contre les citoyens de la quasi-totalité du monde occidental. »

 

Les élites américaines ont utilisé les mêmes stratégies qu’utilise le Parti communiste chinois (PCC) pour contrôler ses citoyens, relève Dr Malone.

 

« La documentation transmise aujourd’hui par Twitter témoigne de la collusion intense entre le gouvernement américain, la technologie et les médias d’entreprise », déclare-t-il.

 

Les citoyens sont manipulés

 

Des millions d’Américains ont accepté un nouveau produit (le vaccin à ARNm) qui n’a pas été soumis aux protocoles réguliers de sécurité et d’efficacité et qui n’est encore utilisé que dans le cadre d’une autorisation d’urgence. « Le gouvernement a estimé qu’il est acceptable de déployer ces technologies de niveau militaire contre ses citoyens pour les contraindre et les obliger à accepter un produit non homologué, qui s’est avéré n’être ni sécuritaire ni efficace », soutient Dr Malone.

Les gens ont été contraints de prendre ce vaccin expérimental parce qu’ils ont été manipulés à une échelle difficilement concevable, a ajouté Dr Malone. De la même façon, des entités comme le PCC commettent des atrocités en matière de droits de l’homme, tels que des prélèvements forcés d’organes sur des personnes vivantes, en particulier des prisonniers de conscience, ajoute-t-il.

De 1999 à aujourd’hui, la Chine a développé une industrie de la « transplantation » d’organes. En Chine, le temps d’attente pour une greffe est de quelques mois, au lieu de quelques années dans les pays occidentaux.

Ce phénomène se produit parce que les gens ne peuvent pas concevoir « que ces choses puissent se produire de cette manière, qu’il s’agisse de prélèvements forcés d’organes ou de ce qui semble être l’émergence d’un État pharmaceutique corporatiste, mondial et centralisé », soulève Dr Malone.

Parce qu’ils sont encore bons, la plupart des gens ne peuvent pas imaginer qu’un tel mal puisse exister, soutient Dr Malone.

« Non seulement nous avons été soumis à une propagande coordonnée, mais nous avons également été soumis à une manipulation intentionnelle, mettant à contribution nos propres mots, pour soutenir cette initiative et cet agenda », a déclaré Dr Malone.

 

Un nouveau livre

 

Le nouveau livre de Dr Malone tente de faire le bilan des événements des trois dernières années afin de comprendre ce qui s’est passé et pourquoi. Selon lui, cette démarche est importante pour tracer une voie vers un avenir sain.

 

« Chacun des chapitres découle d’une sorte d’évaluation en temps réel des événements qui se sont produits », explique-t-il. Ces événements sont également cités dans d’autres écrits de Dr Malone.

 

Les lecteurs doivent discerner la vérité par eux-mêmes en trouvant des sources d’information crédibles, a-t-il déclaré. L’ouvrage vise à fournir des informations factuelles afin que le public puisse prendre des décisions en connaissance de cause. Cela s’inscrit dans un contexte où les gens aujourd’hui sont inondés de « propagande totalitaire ».

 

Dans le dernier tiers du livre, Dr Malone propose des actions concrètes pour restaurer la démocratie et atténuer la corruption assiège le gouvernement fédéral. Il peut s’agir, par exemple, de modifier les lois afin de limiter le nombre de mandats des fonctionnaires fédéraux.

 

« (Il s’agirait de changer) le fondement juridique qui permet l’existence du cadre [d’emploi] permanent appelé le ‘Senior Executive Service’. Il s’agit de milliers de personnes qui ne peuvent être licenciées et qui dirigent administrativement le gouvernement », explique Dr Malone.

 

La tentative de l’ancien président Donald Trump de réaffecter la classification des hauts fonctionnaires fédéraux du département d’État, avec son décret « Schedule F« , a été une étape cruciale pour rétablir l’équilibre entre les trois branches du gouvernement, a déclaré Dr Malone.

 

Toutefois, ce décret a été annulé avec l’entrée en fonction du président Joe Biden, ce qui, selon Dr Malone, « montre à quel point les intérêts de l’État administratif sont puissants ».

 

Une autre étape cruciale pour mettre fin à la corruption du gouvernement consiste à séparer les pouvoirs des agences fédérales en matière de réglementation et de promotion de l’industrie dont elles ont la charge, explique Dr Malone.

 

« Peter McCullough aime à souligner que la FDA, en vertu de l’autorisation d’utilisation d’urgence, agit à la fois en tant que promoteur et régulateur de ces produits médicaux », déclare Dr Malone. « La corruption de la FDA et des CDC a atteint un tel niveau, et est tellement évidente, que seuls les plus hypnotisés la nient. »

 

Entrevoir un nouvel avenir

 

Ces actions ne suffiront probablement pas à faire cesser la corruption et la collusion profondément enracinées dans la communauté du renseignement au sein des agences, selon Dr Malone. Toutefois, c’est un pas en avant.

 

Certains, comme le Dr Anthony Fauci, travaillent en tandem avec les agences du renseignement, comme en témoigne le développement du nouveau département des Instituts nationaux de la santé (NIH), l’Advance Research Projects Agency for Health (ARPA-H), ajoute Dr Malone.

 

Epoch Times a contacté les NIH pour commentaires.

 

Ce nouveau département est dirigé par un ancien officier de l’Agence des projets de recherche avancée de la défense (DARPA) et dispose d’un budget d’environ 1 milliard de dollars. Selon Dr Malone, l’objectif de ce département « semble être de faire progresser le transhumanisme, l’identification biométrique et tout ce qui s’y rapporte au sein des NIH. C’est en fait la communauté du renseignement qui s’installe au sein des NIH ».

 

Dr Malone s’interroge sur comment les êtres humains peuvent « aspirer à un avenir décentralisé pour chacun, par opposition à cette économie de commandement central très obscur, de la quatrième révolution industrielle et du transhumanisme ».

 

Certaines initiatives redonneront le pouvoir aux communautés et aux individus, notamment des groupes de médecins qui créent de nouveaux instituts de formation médicale et des citoyens qui s’efforcent de cultiver leur propre nourriture.

 

« Je pense que l’occasion qui nous est donnée aujourd’hui est de contribuer à la construction d’une vision et d’une manière d’interagir qui puisse mieux développer le potentiel humain d’une manière décentralisée, célébrant notre diversité, sans imposer un diktat centralisé sur la manière dont nous devons vivre notre vie », soutient Dr Malone.

 

Dr Malone ne prétend pas avoir les réponses à ces questions. Toutefois, il déclare vouloir contribuer au processus visant à déterminer comment l’humanité peut créer un avenir meilleur.

 

« Je pense que c’est un voyage qui vaut la peine d’être entrepris. »

SOURCE: https://www.epochtimes.fr/pensees-emotions-champ-de-bataille-dune-guerre-visant-a-controler-lhumanite-affirme-robert-malone-2385192.html

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2 août 2023 3 02 /08 /août /2023 19:58

Un autre coup d'État dans un pays d'Afrique de l'Ouest. Cette fois, c'est au tour du Niger, allié de la France et engagé dans une longue lutte contre le djihadisme. La Garde présidentielle a renversé le président Bazoum.

Niger, coup d'État militaire. L'héritage tragique de la guerre en Libye

29_07_2023

 

«Nous évaluons la guerre libyenne comme une menace pour notre pays et pour la région qui se prolongera dans les années à venir... Nous avons mis en garde l'Occident contre la destruction de l'Etat libyen... Nous avons dit à l'Occident de ne pas perdre de vue le réalité et de tenir compte de la société libyenne. L'Union africaine avait proposé une solution qui sortirait Kadhafi du tableau tout en préservant l'État et l'unité nationale, mais nous n'avons pas été écoutés et aujourd'hui la Libye est comme la Somalie, comme l'Union africaine l'avait prédit».

 

Mohamed Bazoum, le président du Niger destitué par un coup d'État militaire le 27 juillet, a fait ces déclarations lors d'un long entretien publié par Analyse de la Défense et accordé à l'auteur de cet article à Niamey en juin 2014, alors qu'il occupait le poste de ministre des Affaires étrangères. Affaires.

 

Neuf ans plus tard, Bazoum aussi, comme les présidents du Mali, du Tchad et du Burkina Faso , a été submergé par la vague de déstabilisation, en grande partie d'origine islamiste, générée par cette guerre malheureuse avec laquelle l'Occident et l'OTAN ont jeté tout le Sahel dans le chaos, compromettant également les intérêts de l'Italie et de l'Europe.

 

L'erreur commise en 2011 et l'incapacité ultérieure de l'Occident à panser les troubles combinés et à écraser les insurrections islamistes, nous sont aujourd'hui rémunérées par l'installation progressive en Afrique subsaharienne de gouvernements et de juntes militaires hostiles à l'Occident et orientés vers La Russie (et la Chine) pour assurer le développement et la sécurité.

 

Un scénario similaire à celui enregistré dans le monde arabe où l'on constate aujourd'hui, notamment parmi les monarchies du Golfe un détachement marqué vis-à-vis des USA qui, avec l'administration Obama, ont soutenu le soi-disant "printemps arabe" qui a déstabilisé ou tenté de déstabiliser les régimes parmi tant d'autres amis de l'Occident (de la Tunisie à l'Égypte en passant par Bahreïn).

 

Hier (28 juillet Ndlr.), le général Abdourahamane Tchiani, chef de la Garde présidentielle, a été proclamé nouveau chef du Niger selon ce qu'a déclaré la télévision nationale qui a confirmé le limogeage du président Bazoum. Tchiani devrait donc se placer à la tête du Conseil national pour la protection de la patrie (CNSP) institué le 27 juillet avec une proclamation qui instaure la fermeture des frontières terrestres, de l'espace aérien et la proclamation d'un couvre-feu nocturne.

 

Les militaires ont annoncé avoir renversé les institutions nationales suite à "la détérioration continue de la situation sécuritaire et la mauvaise gestion économique et sociale", lit-on dans le communiqué signé du général Salifou Mody qui réitère le "respect de tous les engagements signés par le Niger".

 

Mody est l'ancien chef d'état-major de la Défense limogé par le président Bazoum en avril dernier après une visite au Mali dirigée par une junte militaire qui a expulsé les forces françaises, européennes et onusiennes du pays en obtenant une aide militaire de la Russie (armes, conseillers militaires et sous-traitants du groupe Wagner) pour combattre l'insurrection djihadiste.

 

Même voie empruntée par le Burkina Faso voisin qui, avec le Mali et le Niger, partage les difficultés de répression des insurgés djihadistes aussi bien liés à Al-Qaïda que fidèles à l'État islamique.

 

[...] Pour la France, la perte de contrôle sur le Niger aurait des effets désastreux non seulement parce qu'elle s'ajouterait aux défaites encaissées par Paris au Mali, au Burkina Faso et en Centrafrique mais surtout parce que le Niger approvisionne Paris à très bas prix avec une part importante de l'uranium utilisé pour alimenter les centrales nucléaires françaises.

 

[...]

 

L'Europe et les USA se sont déjà prononcés en faveur de la réintégration de Bazoum mais nul doute que le modèle occidental en Afrique est mis en grave crise par la pénétration russe qui offre une aide militaire et économique non conditionnée par des "réformes" et l'adhésion à des modèles culturels différents des locaux.

 

Militairement, des années de présence militaire occidentale n'ont pas vaincu le djihadisme et ce n'est certainement pas un hasard si ce sont les élites militaires qui ont renversé les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

 

[...] Il est tôt pour émettre l'hypothèse d'un rôle russe dans le coup d'État ainsi que d'un rôle pour la Turquie qui a également récemment établi de solides relations militaires avec Niamey en fournissant des véhicules, des avions et des drones.

SOURCE : https://lanuovabq.it/it/niger-golpe-militare-la-tragica-eredita-della-guerra-in-libia

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1 août 2023 2 01 /08 /août /2023 12:48

Dans leur Révolution, ce qui compte c'est la discorde, la haine dans la division (principe du moteur de la Révolution) des révolutionnaires (peu importe les partis, tous travaillant à la même fin), moyen de la Révolution et fin qui doit permettre de vaincre le "Démiurge", le Dieu Créateur "mauvais" des gnostiques. C'est-à-dire le vrai Dieu... Voilà, résumé, le projet de l'ésotérisme (un ésotérisme "chrétien" n'existant pas). 

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31 juillet 2023 1 31 /07 /juillet /2023 07:05

En Italie, comme en France, la même rhétorique de la peur est à l'œuvre. Hasard ?

Le régime d'urgence a créé un précédent très dangereux pour la liberté en déclenchant une compulsion de répétition qui pousse les politiques, les institutions et les médias à aborder d'autres problèmes avec la même méthode : semer la terreur dans la société, diaboliser la dissidence comme un "déni" et établir une forêt d'obligations et d'interdictions.

 

Après le Covid, c'est maintenant au tour de la chaleur.

Du Covid à la chaleur, même scénario

Le bombardement idéologique, apocalyptique et culpabilisant, centré sur l'idée para-religieuse millénariste de la culpabilité humaine omniprésente au sujet d'un "réchauffement climatique" (un "réchauffement climatique" qui serait d'origine anthropique. Ndlr.), ou d'une "crise climatique", fait rage sans limite dans les médias et la politique italienne, générant des pétitions d'interventions d'urgence qui manifestent en contraste de plus en plus des analogies rhétoriques et terminologiques comparables à l'ambiance de terreur et avec les restrictions construites ces dernières années durant la "pandémie" Covid-19.

 

Ce régime d'urgence a créé - comme il était facile de le prévoir - un précédent très dangereux pour la culture de la liberté et des limites du pouvoir, déclenchant une compulsion de répétition qui pousse la classe politique, les institutions, les médias à aborder d'autres questions avec la même méthode : semer la terreur dans la société en dépeignant des menaces imminentes, diaboliser toute dialectique ou dissidence comme du "négationnisme", établir une forêt d'obligations, d'interdits, de contrôles fondés sur une autorité déclarée indiscutable a priori.

 

C'était, en vérité, une tendance qui se répandait déjà surtout dans les sociétés plus anciennes , obsédées par la sécurité et la demande de protection comme les européennes. Mais la crise sanitaire de 2020-2022 a sans doute marqué un tournant décisif en ce sens, et l'Italie a été l'un des pays où les restrictions imposées ont été les plus lourdes, et ont laissé les séquelles les plus évidentes.

 

[...]

 

En fait, nous sommes toujours confrontés à l'héritage historique d'une tradition corporatiste, étatiste et de providence consolidée et sédimentée, qui dans notre pays se colore de manière cohérente et caractéristique même les urgences sanitaires ou environnementales. Qu'il s'agisse d'un prétendu fléau, ou d'une prétendue fin imminente du monde due à une apocalypse climatique causée par un comportement humain mauvais, en Italie "tous les psaumes se terminent dans la gloire".

SOURCE: https://lanuovabq.it/it/dal-covid-al-caldo-stesso-copione-listeria-emergenzialista

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30 juillet 2023 7 30 /07 /juillet /2023 08:52

Parmi les pierres angulaires du gallicanisme figurait l'idée que le souverain devait contrôler les nominations des évêques. Une idée erronée, répandue partout et depuis des siècles, que le bienheureux Rosmini a incluse parmi les "cinq fléaux" de l'Église.

Contre les tentations du gallicanisme

Aujourd'hui, il nous semble que l'on parle de choses lointaines quand on évoque le gallicanisme. En fait c'est une tendance qui remonte loin dans les siècles, déjà à l'époque carolingienne on voit des tendances autonomistes dans l'Église de France. Une accentuation de ces tendances s'est produite naturellement pendant la période avignonnaise, lorsque les papes eux-mêmes ne résidaient plus à Rome et étaient d'origine française.

 

Puis, le 7 juillet 1438, Charles VII publie la Pramatique Sanction, par laquelle il revendique les droits sur l'Église de France. S'il est vrai que cette disposition a été supprimée sous Léon X (1513-1521), il est également vrai que les tendances autonomistes du côté français se sont toujours poursuivies et que les aspirations à une certaine indépendance temporelle, mais aussi spirituelle, étaient très fortes.

 

Un instrument de ces politiques autonomistes fut celui du conciliarisme, l'idée selon laquelle le Concile œcuménique aurait une autorité supérieure à celle du Pape. Le 6 avril 1415, cette idée fut solennellement déclarée au Concile de Constance, en l'absence du pape, avec le décret Haec sancta. En fin de compte, un renversement de la doctrine catholique. Selon l'idée conciliaire, un concile pourrait approuver des documents qui contredisent la volonté du Pape, le gardien suprême de la Tradition.

 

Au fil des siècles, d'autres tendances proches du gallicanisme se sont également répandues, comme le joséphinisme, avec lequel Joseph II de Habsbourg laissait présager une forte ingérence du pouvoir civil dans la vie de l'Église ; et, encore une fois, le fébronianisme dans l'évêque Febronio (Fébronius) espérait l'indépendance des Églises nationales.

 

En France, des tendances autonomistes se mêlaient au jansénisme, une autre hérésie solennellement condamnée par Pie VI dans la bulle Auctorem fideide de 1794 et qui en Italie avait produit le soi-disant Synode de Pistoia (1786). Dans ce document, Pie VI condamnait cette affirmation comme hérétique : "En outre, la proposition qui établit 'd'être le premier ministre pontife romain' ; ainsi expliqué, que le Pontife romain ne reçoit pas du Christ en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Église le pouvoir de ministère, qu'il a dans l'Église universelle comme successeur de Pierre, véritable Vicaire du Christ et Chef de toute Église". Bien que le gallicanisme ait semblé reculer à l'époque napoléonienne, cela ne s'est pas passé ainsi et même le Concile Vatican I a dû s'exprimer sur la question.

 

L'une des pierres angulaires du gallicanisme concerne la nomination des évêques. Evidemment, s'il contrôle la nomination des évêques, le pouvoir civil contrôle l'Église locale qui devient de facto, sinon de jure indépendant de Rome. Rappelons-nous que la structure hiérarchique de l'Église n'est pas un caprice de l'histoire, mais elle a été voulue par le Seigneur Jésus-Christ lui-même qui a confié l'Église à Pierre. Ce n'est pas un hasard si ce passage de l'Ecriture Sainte est parmi les plus délégitimés par les protestants.

Lire :  

 

La primauté de Pierre et de ses successeurs voulue par le Christ

 

Cela ne signifie pas que les papes peuvent faire ce qu'ils veulent, car ils sont de toute façon liés par l'autorité divine qui se manifeste dans le respect de ce qui est contenu dans l'Écriture et la Tradition.

 

Antonio Rosmini, en 1846, a publié Des cinq plaies de la Sainte Église. Le quatrième fléau concerne précisément le contrôle du pouvoir laïc sur la nomination des évêques. Entre autres choses, Rosmini affirmait : "À cette époque où le pouvoir laïc grandissait dans son entreprise constante d'invasion des élections, et avec elles la liberté de l'Église, c'est-à-dire au IXe siècle (et au siècle suivant, l'usurpation atteint son point culminant); une étape de cette invasion progressive est d'exiger que l'élection n'ait lieu que si les princes en ont demandé et obtenu l'autorisation". Ces paroles de Rosmini doivent être lues attentivement car elles nous disent que la tendance du pouvoir civil à s'immiscer dans la nomination des évêques est une manière de saper la constitution hiérarchique de l'Église. Cette tendance a aussi des versions que l'on pourrait qualifier de "douces", déjà bien décrites par le Bienheureux Rosmini, pour lesquelles le Pontife se limiterait pratiquement "pour le bien de l'Église locale" à approuver ce qui a déjà été décidé par l'autorité civile, donnant pratiquement une autorisation indirecte: ainsi la liberté ecclésiastique est pratiquement annulée.

 

Il est vrai que l'Église catholique est parfois contrainte de faire des compromis avec certains régimes politiques. Mais jusqu'à quel point ? Certainement pas sur ses principes fondamentaux. Si le compromis devait affecter la constitution hiérarchique de l'Église, divinement établie, le bien des fidèles pourrait-il se faire ? Alors peut-être que la mesure la plus appropriée pour les fidèles serait celle de type "japonais", c'est-à-dire celle des catholiques japonais qui lors des persécutions - qui ont commencé au XVIe siècle et se sont poursuivies au cours des siècles suivants - ont choisi la clandestinité. Ce n'était certes pas la meilleure situation pour l'Église, mais entre l'oppression du pouvoir politique et une Église défigurée vient un moment où il faut "se réfugier dans les bois" (Ernst Jünger) et continuer son combat spirituel par d'autres moyens.

Source: https://lanuovabq.it/it/contro-le-tentazioni-del-gallicanesimo

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29 juillet 2023 6 29 /07 /juillet /2023 12:58

Un autre épisode narré par la Bible se voit confirmé par la science.

 

Joel P. Kramer, archéologue, auteur de ''Where God Came Down: The Archaeological Evidence" ("Où Dieu Est Descendu: Les Preuves Archéologiques", 2020), présente dans cette video des boules de soufre intactes à Sodome et Gomorrhe (sud de la mer Morte, dans l'actuelle Jordanie), ainsi que des ossements humains et les cendres d'un incendie sur les lieux.

 

Les boules de soufre sont combustibles, mais celles qu'il présente ici sont intactes pour la simple raison qu'elles sont alors tombées dans l'eau, les préservant ainsi de la combustion !

 

Il y a donc eu à cette époque et dans cet évènement décrit dans la Bible, une pluie de soufre tombé du ciel !

 

Le récit fait partie de la Genèse : Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Loth, le neveu ou le frère d'Abram1, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Loth en demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Loth : « Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les nous pour que nous les connaissions. » (yada’ en hébreu). Loth propose ses deux filles vierges en échange mais les habitants refusent.

 

Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par « le soufre et le feu » en même temps que la cité voisine de Gomorrhe.

Source video : https://gloria.tv/post/DWVwBvmgDyZd6LE1PnGsVnDoD/replies

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