« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
Christ Roi
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Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
Comme sainte Jeanne d'Arc nous l'enseigne, ainsi que le prophète Samuel, c'est Dieu qui désigne le roi. Sa volonté est au-dessus de tout, y compris des lois humaines les plus sacrés. Mais un roi se mérite, par la prière, les sacrifices et les œuvres. Pas de roi sans peuple.
Selon le Dr Carole Lieberman, psychiatre légiste basée à Beverly Hills, en Californie, ''la colère et les cris'', ''l'instabilité émotionnelle'' sont ''un signe de démence''.
"Guerre en Ukraine : voici les réponses militaires retenues par la France"
Emmanuel Macron a décidé de renforcer la présence militaire française en Estonie sur terre et dans les airs. L’envoi de troupes en Roumanie va s’accélérer
Emmanuel Macron a donc confirmé dans la nuit de jeudi à vendredi la réponse militaire qu’il entendait apporter à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et comme nous l’avons écrit, cette réponse aura bien pour cadre l’OTAN. L’Ukraine n’étant pas membre de l’Alliance, celle-ci ne peut donc... (1)
Pour les Français qui lisent cet article, il est temps de vous réveiller !
L'analyste honnête verra que Macron a simplement liquidé l'Etat de droit, détruit le socle même des valeurs fondamentales de la dite "république", libre, égale, fraternelle et solidaire, que les droits et libertés fondamentales, la liberté et l'égalité à la naissance, droits imprescriptibles, n'existant plus, l'Etat n'existe plus.
Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.
Art. 16. de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789
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Ad. 27 - 02 -2022. RTL: Guerre en Ukraine : “La campagne présidentielle est suspendue, tout le monde est sonné”
Certains candidats continuent à poursuivre leurs campagnes, mais ils le disent eux-mêmes en off : ils sont déboussolés. Ils ne savent pas vers quoi ils vont et quels thèmes mettre en avant puisque ça écrase tout. Donc oui, la campagne est suspendue dans tous les cas à ce qui se passe à 2.000 km d'ici.
On ne voit pas comment cette campagne va évoluer, si on va pouvoir parler d'autre chose que la guerre. On attend la candidature d'Emmanuel Macron qui devrait de toutes façons arriver à la fin de la semaine prochaine. (2)
Bon voilà, on y arrive, c’est exactement là où il voulait nous emmener… Je ne sais pas pour vous ? Mais ça sent très mauvais ces élections présidentielles 2022… https://t.co/Pwgm3xM76wpic.twitter.com/4kxTgsQggq
S'exprimant le 24 février dans une courte allocution depuis l'Elysée quelques heures après le début de l'attaque russe pour démilitariser l'Ukraine, Emmanuel Macron engage la France dans "la guerre" :
"Nous avons tout fait pour éviter la guerre, elle est là.(3)
"Les évènements de cette nuit sont un tournant dans l'Histoire de l'Europe et de notre pays. Ils auront des conséquences durables, profondes sur nos vies et sur la géopolitique de notre continent." (4)
Face au retour des "heures troubles", Emmanuel Macron a fait un appel à l'unité. Il recevra vendredi ses deux prédécesseurs à -l'Elysée, François Hollande (2012-2017) et Nicolas Sarkozy (2007-2012). La consultation des anciens locataires de l'Elysée se fait dans les moments graves. Un message du président de la République sera lu vendredi devant les deux assemblées, comme le prévoit la Constitution. Un débat aura lieu mardi 1e mars.
"Les évènements ... auront des conséquences durables, profondes sur nos vies", déclare Emmanuel Macron.
Dans un communiqué commun, l'avocat Fabrice Di Vizio et et Florian Philippot expliquent dans une video qu'il s'agit "exactement des mêmes phrases qu'en mars 2020", lorsque Macron avait annoncé que la France était en "guerre" contre un virus.
"Est-ce que c'est un narratif de communication pour le candidat Emmanuel Macron ou est-ce que c'est le chef de l'Etat qui en tant que chef des Armées fait la guerre ?"
Sur Twitter, Maître Fabrice Di Vizio s'interroge :
"Avant de faire la guerre à l’extérieur il faut signer l’armistice à l’intérieur ! Nulle envie pour ma part de me laisser berner par un président de la république qui cherche juste à nous confisquer une élection, qui cherche à augmenter un état de siège pour augmenter ses pouvoirs ! Il n'est pas question d'être dupe. Et à ce titre, non, la guerre, elle est faite sur notre territoire; la guerre, c'est ceux qui la subissent depuis deux ans, les soignants qui ont été virés ("suspendus" sans salaires, sans revenus, sans allocations, jetés à la rue). Nous avons ce 'Pass vaccinal' qui a isolé encore plus tout une partie de la population; nos enfants (masqués) sont encore les victimes de guerre. Non, nous avons livré la France entre les mains de McKinsey et compagnie. Nous avons une première guerre qui a été menée par des cabinets privés, celle qui a été menée sur notre territoire. Ce qui nous engage dans cette guerre à l'extérieur de nos frontières, est-ce que c'est l'industrie pharmaceutique ou l'industrie de l'armement, ou les Cabinets privés ? Qui gouverne ce pays ? Ce qui m'intéresse c'est que cette guerre qui est menée contre le peuple de France soit enfin achevée, que des excuses soient présentées, et que l'armistice soit signé ! Tant que celle-ci n'est pas faite, pas question de passer à autre chose !" (Source)
"La dernière fois que Emmanuel Macron a mis (les mots) protection et guerre dans la même phrase, cela s'est terminé en confinements et en discrimination des personnes non vaccinées ! ... Et on y est encore deux ans après !", résume parfaitement Fabrice Di Vizio.
"Ne pas soutenir la guerre en Ukraine, c'est être 'égoïste'. Encore?! Décidément je suis le roi de l'égoïsme. Je suis anti ce vax, et anti cette guerre. ... Désormais, aller tuer des gens c'est devenu un acte de générosité ! ... C'était quand la dernière fois qu'en géo-stratégie on a été généreux ? La libye, l'Irak, l'Afghanistan, la Syrie. ... Les généreux qui veulent faire la guerre sont les mêmes qui voulaient nous piquer !".
"Cela pose une question : est-ce que finalement on peut mettre en berne la démocratie lorsqu'il y a un virus ? Puis lorsqu'il y a une guerre, cette guerre s'exerçant à 2000 KMS de chez nous ?
"Est-ce que désormais nous allons vivre de coups d'Etats politiques en coups d'Etat médiatiques ? C'est l'enjeu des citoyens de ne pas l'accepter et de faire preuve de rationalité."
Mise à jour du 28/02/2022. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, invité de l'émission «Questions politiques» sur Franceinfo et France Inter, dimanche 27 février, a déclaré que la France «exclut» d'envoyer des soldats français en Ukraine. Cependant, il a souligné que le pays apporte déjà un soutien matériel aux Ukrainiens. «Nous avons livré des armes, nous continuons à en livrer et nous allons augmenter nos livraisons. Le président Zelensky a communiqué une liste très claire d'équipements dont il a besoin et nous y répondons.» ( https://www.lefigaro.fr/international/en-direct-guerre-en-ukraine-une-discussion-entre-les-etats-unis-et-leurs-allies-ce-lundi-20220228 )
Aucun traité n'oblige la France à livrer des armes à l'Ukraine qui ne fait partie ni de l'UE ni de l'Otan. Le faire revient à faire une déclaration de guerre tacite à la Russie.
Add. Le Figaro 28 mars 2022 : Ukraine : Macron «exprime» sa «confiance» aux armées, «sait pouvoir compter» sur elles
Dans un message adressé aux armées lundi soir (28-02-2022) diffusé par l'Elysée, Emmanuel Macron a enfilé son costume de chef des armées en s'adressant directement à ses troupes. (5)
Add. 08-03-2022.
Les sanctions internationales contre la Russie ont été annoncées de la part des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de l'Union européenne le 25-02-2022.
"J'ai parlé aux dirigeants du G7 ce matin et nous sommes d'accord, nous limiterons la possibilité pour la Russie de faire des transactions en dollar, euro, pounds et yen", a indiqué le président américain.
Une frappe qui fera de la Russie "le paria de l'économie mondiale", assure Joe Biden. "Nous bloquons quatre banques importantes dès aujourd'hui", a-t-il ajouté dans la foulée. Ainsi, les banques détenant 1.000 milliards de dollars seront ciblées, dont les banques VTB et Sberbank. Les actifs russes sont également gelés. "Nous ajoutons également des noms à la liste des (élites) russes et des membres de leur famille qui sont sanctionnés", explique Joe Biden.
Des sanctions qui coincident avec les déclarations de Boris Johnson, une heure plus tôt. "Nous allons geler tous les actifs de la banque VTB et pouvoir exclure les banques russes du système financier britannique", a-t-il expliqué devant le parlement britannique. Une centaine d'entités et d'individus sont concernés par ces sanctions.
Idem pour le Canda qui va sanctionner "58 personnes et entités" russes selon le premier ministre canadien Justin Trudeau. Il a évoqué des "sanctions sévères" qui cibleront des "membres de l'élite russe", des "grandes banques russes" et des "membres du Conseil de sécurité russe" notamment.
Plus tard dans la soirée de jeudi, l'UE a décidé de nouvelles sanctions qui frapperont des individus dans les cercles du pouvoir (gel des avoirs, interdiction du territoire européen...). Elles s'ajouteront à celles déjà entrées en vigueur mercredi soir, notamment contre des personnalités proches de Poutine.
Parmi les sanctions évoquées par Joe Biden au nom des Etats-Unis et de ses alliés, le secteur technologique est également ciblé, ce qui aura selon lui un impact "à long terme" sur toute l'économie russe. "Avec nos alliés et nos partenaires, nous couperons plus de la moitié des importations de haute technologie de la Russie", a-t-il expliqué.
Ce qui devrait pénaliser de nombreux pans de la "stratégie" de Vladimir Poutine. (sic)
(CNN) Le 27 février, la Maison Blanche et les pays de l'UE annoncent l'expulsion de "certaines banques russes" de SWIFT
(CNN)La Maison Blanche, ainsi que la Commission européenne, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni et le Canada, ont annoncé samedi soir qu'elles expulseraient certaines banques russes de SWIFT , le réseau de haute sécurité qui relie des milliers d'institutions financières à travers le monde. le monde, s'engageant à "garantir collectivement que cette guerre est un échec stratégique pour (le président russe Vladimir) Poutine".
"Cela garantira que ces banques sont déconnectées du système financier international et nuira à leur capacité à opérer à l'échelle mondiale", ont-ils écrit dans un communiqué conjoint publié par la Maison Blanche
Samedi, l'Allemagne, qui avait précédemment mis en garde contre "l'impact massif" sur les entreprises allemandes si la Russie était interdite de SWIFT, a indiqué son soutien aux restrictions sous une forme ou une autre.
Retirer la Russie de SWIFT nuirait à la Russie mais aussi aux grandes économies européennes et aurait un impact sur les exportations d'énergie vers le continent.
L'échec de la diplomatie européenne en Ukraine depuis huit ans, la guerre de Macron en Ukraine, son soutien idiot aux sanctions américaines contre la Russie, qui se retourne déjà contre nous, a des répercussions dans l’Hexagone avec une envolée des prixdes carburants routiers, prix du gazole, du super sans plomb, du blé.
Au 28 février, le cours européen de référence pour le gaz, le TTF néerlandais, a augmenté de près de 50 % en une semaine, passant de 72,6 à 108,80 euros/MWh. Celui du blé a bondi de 7 % en 24 heures.
40 % des importations en gaz du continent proviennent de Russie. Notamment via des contrats passés auprès de Gazprom. Très proche du Kremlin, le groupe extrait 90 % du gaz russe en Sibérie et dans les profondeurs de la mer de Barents (au nord du pays). Mais de grandes disparités existent entre les États membres. Ainsi, la France n’importe que 17 % de gaz russe.
Pour se prémunir d’une trop forte augmentation, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé dès mercredi dernier être prêt à « prolonger » le gel des prix du gaz, en vigueur depuis le 1er novembre, jusqu’à la fin 2022.
Les cours du blé et du maïs, dont l'Ukraine est respectivement le cinquième et le quatrième exportateur mondial, se sont envolés.
En France, la présidente du syndicat agricole FNSEA a exprimé son inquiétude, redoutant qu'en outre, les sanctions économiques européennes "créent un risque énorme de mesures de rétorsion contre les produits de l'UE"
En 2014, a rappelé Christiane Lambert, l'agriculture (et notamment les produits laitiers) avait été "le premier secteur qui a été ciblé par Vladimir Poutine" en ajoutant que les agriculteurs français n'avaient "jamais retrouvé les volumes perdus à ce moment-là".
L'envolée du cours du brut devrait rapidement se répercuter sur le pouvoir d'achat des Français. Et à la différence du gaz, il n'y a pas de bouclier tarifaire pour l'entraver.
Voilà voilà pour le "Mozart de la finance" : L'Europe a davantage à perdre que son allié américain contre la Russie dans le dossier ukrainien.
"Il est évident que l'Europe s'expose beaucoup plus que les États-Unis, car la proximité géographique va de pair avec des liens économiques et sécuritaires étroits", commente auprès de l'AFP Guntram Wolff, le directeur de l'institut bruxellois Bruegel.
"La marge de manoeuvre n'est pas du tout la même pour l'Europe" par rapport aux Etats-Unis, observe l'avocat spécialisé dans les sanctions économiques Olivier Dorgans, notant le risque de "se sanctionner soi-même" en sanctionnant l'autre dans ce type de conflit.
L'administration Biden pousse auprès des Européens pour imposer cet embargo interdisant l’importation de pétrole et de gaz russes. Lundi, cette question a été évoquée lors d’une vidéoconférence entre Joe Biden, Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson. Sans faire l'unanimité à ce stade.
la France et le Royaume-Uni se sont dits prêts à "renforcer les sanctions" et à "accentuer la pression" sur la Russie.
Il faut dire que les répercussions d’une telle mesure seraient bien plus néfastes pour les pays européens particulièrement dépendants -quoi qu’à des degrés différents- des hydrocarbures russes, que pour les Etats-Unis.
Dans leurs communiqués respectifs publiés à l’issue des échanges entre les quatre dirigeants, ce 8 février, la France et le Royaume-Uni se sont dits prêts à "renforcer les sanctions" et à "accentuer la pression" sur la Russie.
Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans un Conseil des ministres le 13 avril 2022 révèle qu'en violation avec les Accords de Minsk, la France a continué à armer l'Ukraine depuis 2014, lui permettant de pilonner le Donbass :
''La totalité des livraisons d'équipements militaires à l'Ukraine, ces dernières semaines, depuis que le conflit a démarré, s'élève à 100 millions d'euros, par la France.
Et je veux rappeler aussi que depuis 2014 et le début de ce conflit militairement, la France a été le premier fournisseur d'armes en direction des ukrainiens'', a-t-il déclaré.
Gabriel Attal indique donc tacitement que de ce fait, le conflit Ukraine-Russie n'a pas été initié par la Russie; il ajoute que la France entend "aller le plus loin possible dans les sanctions" à l'échelle européenne contre Moscou.
Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron dévoile la livraison de missiles Milan et de canons Caesar
Jusqu'à présent, la France gardait le silence sur le contenu de ses envois militaires. Mais Emmanuel Macron a détaillé ce vendredi (22 avril. Ndlr.) les livraisons d'armes à Kiev.
Contrairement à de nombreux alliés occidentaux, la France gardait le silence sur le contenu de ses livraisons militaires à Kiev. À peine assumait-elle envoyer du carburant et de «l'armement défensif», c'est-à-dire des casques, des gilets pare-balles, des équipements de déminage et médicaux. Contacté à plusieurs reprises ces dernières semaines par Le Figaro, le ministère des Armées n'avait pas souhaité expliquer son silence.
Mais dans un entretien à Ouest-France , Emmanuel Macron a dévoilé ce vendredi l'envoi de missiles antichar Milan et de canons automoteurs Caesar. Concernant les premiers, il ne s'agit pas réellement d'une nouvelle dans la mesure où le député insoumis Alexis Corbière, membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale, avait déjà révélé la fourniture de «quelques missiles antichars», ce qui lui avait été reproché par la majorité. Le journal Le Monde avait confirmé cette information, évoquant la livraison de «quelques dizaines» de missiles Milan. Evoquant une aide française d'une valeur totale de 120 millions d'euros, L'Opinion a précisé que la France a aussi offert des missiles antichars Javelin et des missiles anti-aériens à très courte portée Mistral.
En revanche, jusqu'ici, la livraison de canons Caesar n'avait pas fuité. Déployés en Irak contre l'État Islamique mais aussi au Mali avec une redoutable efficacité, ces canons automoteurs peuvent lancer à 40 kilomètres des obus de 155 millimètres avec une cadence de six à huit coups minute. Le président candidat n'a pas précisé l'ampleur de cette livraison. L'on sait seulement que la France veut se doter en 2025 de 109 Caesar. Selon Ouest-France , 12 canons seraient prélevés sur les stocks de l'Armée de terre pour une mise en service «début mai».
Le ministère des Armées a récemment évolué sur sa discrétion révélant dans un communiqué du 15 avril livrer «des moyens de protection, d'équipements optroniques, de l'armement et des munitions, ainsi que des systèmes d'armes». Pour l'Ukraine, la réception de tels armements lourds pourrait peser lourd dans sa lutte contre l'envahisseur russe. Depuis plusieurs semaines, les Occidentaux assument en effet l'envoi de nouveaux matériels, comme des blindés. Mardi, John Kirby, porte-parole du Pentagone, annonçait la mise à disposition de pièces détachées d'avions de chasse.
THE GUARDIAN le 2 JUIN 2022 : "La Russie est en train de gagner la guerre économique - et Poutine n'est pas près de retirer ses troupes".
"Les effets pervers des sanctions se traduisent par une augmentation des coûts du carburant et des denrées alimentaires pour le reste du monde – et les craintes d'une catastrophe humanitaire grandissent. Tôt ou tard, un accord doit être conclu."
Macron appelle les Français à accepter de payer le prix de "notre liberté" lors d'un discours pour le 78e anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var) le 17 août 1944.
''Aujourd'hui au milieu des périls de notre temps et de cette guerre qui tonne à nos portes. … Je pense à notre peuple auquel il faudra de la force d'âme pour regarder en face le temps qui vient. Résister aux incertitudes, parfois aux facilités et à l'adversité, et unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs.''
Le 14 août Zelensky admettait qu'il bombardait sa propre centrale nucléaire ( https://www.theguardian.com/world/video/2022/aug/14/ukraine-target-russian-forces-zaporizhzhia-nuclear-plant-zelenskiy-video ). Macron considérant que les Russes sont responsables ..., déclare cinq jours après cet aveu que les Français doivent payer le prix de leur liberté !! Il est manifeste que Macron veut sa guerre, sans consultation, en dépit de toute raison, mais cette 'guerre' n’est pas la nôtre. Les Français n’en veulent pas.
Mise à jour du samedi 8 octobre 2022
Lors de la première réunion de la Communauté politique européenne (CPE) dont il est à l'origine de ce nouvel ensemble, Emmanuel Macron a annoncé vendredi 7 octobre, la création d'un "fonds spécial" pour que l'Ukraine puisse "acheter directement auprès de nos industriels (français) les matériels dont elle a le plus besoin pour soutenir son effort de guerre". Ce fonds spécial sera doté de 100 millions d'euros "pour commencer". Ces fonds financeront l'achat "d'armes défensives" comme celles déjà livrées par la France depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en février, a précisé le chef de l'État.
"La France a fourni jusqu'ici 18 canons Caesar de 155 mm d'une portée de 40 km, montés sur camion, des missiles antichar et anti-aérien, des véhicules de l'avant-blindé (VAB), du carburant, des équipements individuels et une quinzaine de canons tractés TRF1 de 155 mm à l'Ukraine. 'Il y a très clairement une volonté réaffirmée d'accompagner l'Ukraine dans ce moment de la guerre, de continuer à l'accompagner par notre soutien budgétaire, par la préparation de la reconstruction ou par notre soutien militaire', a souligné le chef de l'État.
Après l'explosion du pont de Crimée, un grand timbre à l'effigie de l'événement a été installé devant la mairie de Kiev ce samedi matin. https://twitter.com/BFMTV/status/1578690600005783553/photo/1
Les enquêteurs russes affirment ce samedi avoir identifié le conducteur du camion piégé potentiellement à l'origine de l'explosion du pont de Crimée. Trois personnes sont mortes dans cette explosion, selon un premier bilan des enquêteurs. https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/en-direct-ukraine-un-incendie-s-est-declare-sur-le-pont-de-crimee_LN-202210080050.html#article_139784
Selon le Washington Post, le 8 octobre, les services secrets ukrainiens seraient à l'origine de l'explosion du pont de Crimée. Les Ukrainiens, après avoir endossé l’acte, tente de rétropédaler.
Le représentant de la Douma d'État, Morozov, a déclaré que l'attaque annoncée depuis longtemps contre le pont de Crimée n'était pas seulement un défi, mais une déclaration de guerre sans règles - RIA Novosztyi
La Douma considère l'incident du pont de Crimée comme une "déclaration de guerre sans règles"
La chaîne d’information Russia Today a rapporté les déclarations d'Oleg Morozov, vice-président de la Douma, qui a affirmé : “Une guerre terroriste peu convaincante est menée contre nous. L'attaque terroriste contre le pont de Crimée n'est plus seulement un défi, mais une déclaration de guerre sans règles“.
La réponse de Moscou sera brutale a dit Medvedev, suite à l’attaque du pont en Crimée. Une enquête est ouverte, selon le Kremlin cela ressemble à un attentat visant les infrastructures russes. Tass
Les ruptures d'approvisionnement dans le stations essences : "un phénomène purement lié" à des "mouvements sociaux", selon Macron
Lors de la conférence de presse donnée à l'issue d’un sommet européen informel à Prague vendredi 7 octobre, à propos de grèves dans des groupes pétroliers (Esso puis Total) liées à des revendications salariales, qui "ont conduit à certaines ruptures sur certaines stations", et provoquent depuis quelques jours, de graves problèmes d’approvisionnement en carburants en France, Emmanuel Macron a déclaré qu'il s'agissait d'"un phénomène purement lié à ces mouvements sociaux", appelé au "calme" et à la "responsabilité". "Je sais l’inquiétude qu’il y a chez beaucoup de nos compatriotes" au sujet des carburants. "Je veux ici vraiment avoir un message (…) d’appel au calme", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen informel à Prague. "J’appelle aussi chacune et chacun à la responsabilité. (…) Toutes les revendications salariales sont légitimes, mais il ne faut pas qu’elles empêchent les uns et les autres de vivre et de pouvoir circuler".
Add. 4 janvier 2023. L'ancien dirigeant de l'agence spatiale russe envoie un éclat d'obus du canon Caesar à Emmanuel Macron.
Dmitri Rogozine a envoyé un éclat d’obus au président français et dénonce « la responsabilité des crimes de guerre de la France » dans le cadre du conflit ukrainien.
Blessé dans une frappe ukrainienne sur Donetsk, l’ex-patron de l’Agence spatiale russe Roscosmos, Dmitri Rogozine a affirmé avoir envoyé un éclat d’obus « extrait par les chirurgiens » à l’ambassadeur de France en Russie pour le transmettre à Emmanuel Macron.
Dans une lettre diffusée sur Telegram par l’agence de presse RIA, il dénonce « la responsabilité des crimes de guerre de la France, des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et des autres pays de l’OTAN dans le Donbass ».
Add. 5 janvier 2023. Guerre en Ukraine : Macron va livrer des chars AMX-10 RC à Zelensky
Emmanuel Macron a annoncé mercredi à son homologue ukrainien Volodimir Zelensky, lors d'un entretien téléphonique, la livraison à l'Ukraine par la France de chars de combat légers AMX-10 RC, a déclaré l'Elysée.
Add. Le 31 janvier 2023, la Premier ministre Elisabeth Borne déclare sur Twitter : ‘’Nous serons aux côtés de l’Ukraine et du peuple ukrainien jusqu’à la victoire. Jusqu’au retour de la paix en Europe.’’
Comment être pour le ''retour de la paix'' tout en appelant à la ''victoire'' sur la Russie ? Ce propos est contradictoire comme tous les propos du président Macron depuis 2017.
Add. "L'Ukraine peut compter sur la France, ses partenaires européens et ses alliés pour gagner la guerre. La Russie ne peut ni ne doit l'emporter", assure Emmanuel Macron à Volodymyr Zelensky", le 8 février 2023.
Add. 11 juillet 2023. Emmanuel Macron annonce la livraison de missiles longue portée Scalp à l’Ukraine. L’annonce intervient au premier jour du sommet de l'Otan en Lituanie.
Après l'envoi de sous-munitions promis aux forces ukrainiennes par les États-Unis, le président français Emmanuel Macron a annoncé que la France allait livrer des missiles longue portée Scalp à l'Ukraine.
"Je pense qu'aujourd'hui ce qui est important pour nous, c'est d'envoyer un message de soutien à l'Ukraine, d'unité de l'Otan et de détermination à ce que la Russie ne puisse, ne doive remporter cette guerre", a-t-il ajouté.
Macron prend de fait le risque de faire rentrer la France dans une guerre avec la Russie.
Add. 17 janvier 2024.
Lors de sa conférence de presse à l'Elysée, mardi 16 janvier, Emmanuel Macron a annoncé qu'il se rendrait "en février" en Ukraine. "Nous allons procéder à des livraisons nouvelles : une quarantaine de missiles Scalp et plusieurs centaines de bombes", a ajouté le chef de l'Etat face aux journalistes.
La France et l'Union européenne "auront à prendre des décisions nouvelles dans les semaines et les mois qui viennent, précisément pour ne pas laisser la Russie gagner", a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons pas laisser la Russie gagner et nous ne devons pas le faire car alors la sécurité même de l'Europe et de tout le voisinage russe serait remise en cause."
Emmanuel Macron a annoncé mardi soir (16 janvier 2024) que la France allait livrer à Kiev 40 missiles à longue portée Scalp supplémentaires et "des centaines de bombes".
Il a aussi indiqué que la France était "en train de finaliser un accord" de sécurité avec Kiev du type de celui conclu vendredi entre le Royaume-Uni et l'Ukraine sur dix ans, qu'il annoncera lors de sa visite sur place en février.
"La France va livrer plus d'armes et de munitions" à l'Ukraine.
Quarante missiles longue portée SCALP, plusieurs centaines de bombes et de nouveaux canons César, en sus des 30 déjà fournis depuis le début du conflit entre la Russie et l'Ukraine…
Accord bilatéral de sécurité France-Ukraine annoncé par Macron le 17-01-2024. Cf. https://www.lesechos.fr/monde/europe/ukraine-la-france-va-livrer-plus-darmes-et-de-munitions-2046791
Un accord bilatéral sur la sécurité avec l'Ukraine a été annoncé le 17 janvier 2024.
La France est 'en train de finaliser un accord' de sécurité avec Kiev du type de celui conclu vendredi entre le Royaume-Uni et l'Ukraine sur dix ans, a-t-il ajouté.
De cette façon, un mécanisme juridique est mis en place qui mettra les États européens en guerre avec la Russie... (Russie Infos Twitter)
Mise à jour du 1er février 2024
Guerre en Ukraine : Macron appelle l'Europe à des décisions «courageuses» pour «accélérer» son aide à Kiev
Par Le Figaro avec AFP
Publié le 30/01/2024
"Nous devons être prêts à agir, défendre et soutenir l'Ukraine quoi qu'il se passe», a déclaré le président français lors d’une visite officielle en Suède.
L'Europe doit prendre des «décisions justes et courageuses», voire «innovantes», dans les prochains mois pour "accélérer" et amplifier son soutien militaire à l'Ukraine, a déclaré mardi le président français Emmanuel Macron lors de sa visite en Suède. "Nous devons être prêts à agir, défendre et soutenir l'Ukraine quoi qu'il se passe", notamment lors de l'élection présidentielle américaine de novembre, a-t-il insisté dans un discours à l'Académie militaire de Karlberg, estimant que le "coût" d'une victoire russe serait "trop élevé pour nous".
Le président ukrainien a signé des accords de sécurité avec la France et avec l’Allemagne, vendredi 16 février. Emmanuel Macron a annoncé jusqu’à 3 milliards d’euros d’aide en 2024, sans préciser comment il allait financer sa promesse.
Après plus d’une heure d’entretien, les deux hommes ont signé l’accord bilatéral de sécurité promis par Paris à Kiev lors du sommet de l’OTAN de Vilnius, en juillet 2023.
"Nous sommes déterminés à faire échec à vos côtés à la Russie", a répété le chef de l’Etat français.
Macron dénonce un "changement de posture » de la Russie qui "exige un sursaut collectif".
Le "régime du Kremlin" a "franchi plusieurs seuils" en termes de campagnes de désinformation et de cyberattaques, a-t-il ajouté, évoquant une "volonté d'agression" à l'encontre des "démocraties européennes" (sic).
Aux États-Unis, une aide de 60 milliards de dollars est bloquée par les républicains à la Chambre des représentants.
Dans son texte conclu pour "une durée de dix ans" et "tant que l'Ukraine n'aura pas rejoint l'Otan", comme l'espère la France, cette dernière prévoit "une assistance globale", notamment un renforcement de la coopération dans le domaine de l'artillerie.
L'aide américaine fait aussi cruellement défaut. Et le possible retour au pouvoir à la fin de l'année de Donald Trump, qui a menacé de ne plus soutenir certains alliés face à la Russie s'ils ne payaient pas plus au sein de l'Otan, suscite aussi toutes les inquiétudes.
"Nous nous adapterons à tous les scénarios", car "l'avenir de l'Europe ne peut pas être contingent à l'élection américaine", a assuré Emmanuel Macron, qui doit se rendre en Ukraine "avant la mi-mars".
L’État ne peut visiblement pas accorder 400 millions d’euros à nos agriculteurs en souffrance… en revanche, 15 jours plus tard, aucun problème pour envoyer 3 milliards d’euros à l’Ukraine et financer la guerre, la mort, le chaos. (GP)
L'accord de "sécurité" (texte publié sur le site de l'Elysee le 16-02-2024) avec l'Ukraine prévoit une "assistance militaire et civile" de la part de la France.
"La France a fourni à l'Ukraine une aide militaire d'une valeur totale de 1,7 milliard d'euros en 2022 et de 2,1 milliards d’euros en 2023. En 2024, la France fournira jusqu’à 3 milliards d'euros de soutien supplémentaire."
Se préparer à la guerre (III)
Avec le nouveau "plan d'opération Allemagne", en Allemagne "la Bundeswehr fait avancer la militarisation de la société civile. Les planificateurs militaires misent sur l'intégration des ressources civiles pour la marche contre la Russie."
"Les ressources civiles disponibles dans le pays à des fins militaires libèrent la capacité de la Bundeswehr à être déployée ailleurs. Berlin a déjà prévu une grande partie des forces armées allemandes pour la montée de L'OTAN au plus près possible de la frontière occidentale russe. Le but de la" défense civile "est de pouvoir" approvisionner la population civile, ainsi que les forces armées propres et alliées, afin d'assurer leur capacité opérationnelle et leur liberté opérationnelle en cas de besoin sans restriction et de manière durable", selon les directives de la Politique de défense. Lors D'une conférence de presse en janvier, un général de premier plan de L'OTAN avait averti qu'un "conflit ou une guerre" avec la Russie devait se préparer "plus que L'armée": "la guerre et le combat" n'étaient pas la seule affaire d'une armée professionnelle; au contraire, la" société dans son ensemble " sera impliquée."
L'OTAN autorise l'Ukraine à frapper des cibles à l'intérieur de la Russie avec des avions à réaction F-16 qui seront bientôt livrés, déclare Le chef de l'OTAN.
Pour le secrétaire général de l’Otan, Kiev peut frapper des cibles “hors de l’Ukraine”
Dans le cadre d’une interview accordée au média “Radio Free Europe” le 20 février, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a affirmé que Kiev pourrait utiliser les avions de chasse F-16 que l’Occident va lui livrer pour frapper des cibles russes “hors de l’Ukraine”.
Au Salon de l’Agriculture, lorsqu’un journaliste a demandé à Emmanuel Macron : ‘’Cela fait deux ans que l’invasion en Ukraine par la Russie a commencé, aujourd'hui quand vous regardez la situation est-ce que vous pensez que la Russie a pris l'ascendant ?'',Macron a répondu :
‘’Lundi (26 janvier. Ndlr), dans deux jours je réunis à Paris plusieurs dizaines de dirigeants européens et internationaux pour renforcer l'aide à l'Ukraine mais surtout pour avoir une discussion stratégique sur la nature et les caractéristiques de notre aide à l'Ukraine. Parce que je suis convaincu lorsque j'ai reçu le président Zelenski, que nous sommes à un moment critique et que l’on doit aujourd’hui renforcer notre posture, donner de la visibilité, nous réengager encore davantage, mais aussi comment crédibiliser (sic) le fait que la Russie ne peut pas gagner en Ukraine, mais que maintenant elle a décidé de nous attaquer nous-mêmes.‘’
Comme si on pouvait tordre le réel à volonté, inverser la réalité, et faire croire aux gens que la Russie nous attaque alors que c'est l'Occident qui attaque la Russie depuis 2014.
Le temps viendra et le monde apprendra comment l’Ukraine moderne a été remplacée par Washington et ses alliés par une Ukraine "anti-russe" et ce que cela impliquait pour ce pays.
On voudrait nous faire croire que l'Ukraine se bat pour son "indépendance", elle est depuis de très nombreuses années sous le total contrôle des Etats-Unis. Le New York Times avoue dimanche 25 février 2024 que les Etats-Unis ont créé 12 bases secrètes "le long de la frontière russe" "au cours des huit dernières années" et titre : "La guerre des espions : comment la CIA aide secrètement l'Ukraine à combattre Poutine".
Alors que c'est la CIA qui est derrière la guerre en Ukraine depuis 2014, des centaines de milliers d'ukrainiens sont morts.
Le @nytimesworld révèle l’existence de 12 bases américaines en Ukraine « presque entièrement financées et en partie équipées » par la CIA. L’agence américaine aurait également supervisé un programme de formation « pour apprendre aux agents des services de renseignement ukrainiens à adopter de manière convaincante de fausses identités et à voler des secrets en Russie et dans d’autres pays experts dans l’extermination des espions ». Ce programme, baptisé « OperationGoldfish » (poisson rouge), aurait permis de former des officiers, qui ont par la suite été déployés dans les 12 bases en Ukraine. Rassemblés au sein d'une équipe connue sous le nom d’Unité 2245, ces soldats auraient notamment volé des drones et du matériel de communication russes afin de les transmettre à la CIA pour qu’elle puisse les analyser. L’un des officiers de l’unité était Kyrylo Boudanov, aujourd’hui général à la tête des renseignements militaires ukrainiens.
Le New York Times admet que les services de renseignement américains ont créé 12 bases secrètes le long de la frontière russe, dans la foulée du coup d'Etat de Maïdan.
Selon le Times, le programme de la CIA visant à moderniser les services de renseignement ukrainiens a «transformé» l'ancien Etat soviétique en «partenaires de renseignement les plus importants de Washington contre le Kremlin aujourd'hui».
Un programme lancé le 24 février 2014 - le soir même du coup d'Etat - révèle le NYT, selon qui le nouveau chef du renseignement ukrainien Valentyn Nalyvaichenko a accordé son pemier coup de fil au «chef de station de la CIA et au chef local du MI6». Il leur a alors demandé «de l'aider à reconstruire l'agence à partir de zéro et leur a proposé un partenariat à trois».
On est évidemment en droit de se demander pourquoi le nouveau responsable du renseignement ukrainien était déjà en si bons termes avec la CIA et le MI6, littéralement la nuit du coup d'état qui a porté son nouveau gouvernement au pouvoir.
(Depuis 2014) "Cela fait dix ans, et non deux ans, que la guerre en Ukraine a commencé. Et une fois que vous avez compris cela, vous pouvez commencer à y réfléchir clairement." Le DailyMail publie un article de Peter Hitchens qui déclare que le régime de Kiev est illégal et que le Royaume Uni le soutient sur la base d’un mensonge :
"En 2014, l’Ukraine disposait d’une démocratie rudimentaire mais fonctionnelle. Cela a fonctionné parce que le pays était divisé à parts égales entre l’est et l’ouest. Le pouvoir a basculé d’un côté à l’autre et, en 2010, Viktor Ianoukovitch a remporté l’élection présidentielle avec 12,5 millions de voix, battant sa plus proche rivale, Ioulia Timochenko, qui en a remporté 11,6 millions.
Contrairement aux élections précédentes de 2004, personne n’a sérieusement contesté le résultat. Ainsi, en février 2014, Ianoukovitch était le chef légitime de l’État, avec deux ans de mandat.
Si nous croyons, comme nous le disons tous, à la démocratie, alors c’est un fait presque sacré. Le dégoût généralisé et justifié face à l’invasion du Capitole américain par les partisans de Trump le 6 janvier 2021 repose sur la conviction que le pouvoir repose sur les votes et non sur la force.
Il n’y a pas de distinction plus claire entre les démocraties et les autres. Les perdants doivent respecter le résultat. S’ils le contestent, ils doivent utiliser des méthodes légales. Mais en général, s’ils n’aiment pas celui qui est au pouvoir, ils doivent attendre les prochaines élections.
Il n’y a guère d’homme politique ou de commentateur en Grande-Bretagne qui n’ait pas dit exactement cela à un moment de sa vie. C'est ce qu'on appelle le « consentement des perdants ». Nos vies ordonnées en dépendent et nous ne pouvons pas la trahir ici ou à l’étranger.
Mais nous arrivons maintenant à une grande exception. En février 2014, une foule violente s’est infiltrée et a fini par dominer ce qui était à l’origine de véritables manifestations démocratiques dans la capitale ukrainienne, Kiev.
Il y a beaucoup de choses obscures dans ces jours amers, y compris les mystérieuses fusillades contre des membres de la foule. Disons simplement qu'il existe un sérieux différend quant à la responsabilité, qui n'a pas encore été résolu.
Lors d'une conversation téléphonique divulguée (et non démentie), le ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Paet, a déclaré à la chef de la politique étrangère de l'UE, Catherine Ashton, qu'il y avait « une compréhension de plus en plus forte » du fait que « derrière les tireurs d'élite, ce n'était pas Ianoukovitch, mais quelqu'un de la nouvelle coalition ».
Un rapport de l'ONU (publié le 15 juillet 2014) concluait que 103 manifestants et 20 policiers étaient morts lors de ces événements. Je pense qu'au moins certains des manifestants étaient armés, et la mort de 20 policiers suggère une violence assez violente de la part des manifestants.
Au milieu de tout ce bain de sang, deux efforts sérieux ont été déployés pour parvenir à une issue pacifique et légale. Le premier a été détruit, peut-être délibérément, lorsque les manifestants ont répondu mardi 18 février en incendiant le siège du parti de Ianoukovitch. Dans la nuit du jeudi 20 février, les ministres des Affaires étrangères d'Allemagne, de Pologne et de France se sont rendus à Kiev pour négocier un accord avec le président ukrainien en difficulté.
Le 21 février, cet accord a été signé par le président, par trois hauts responsables de l’opposition anti-Ianoukovitch, en présence des trois ministres de l’UE.
Ianoukovitch a proposé une réécriture de la constitution pour convenir à l'opposition ; un nouveau gouvernement ; élections présidentielles anticipées (au plus tard en décembre 2014) ; et une enquête impartiale sur la violence (qui n’a jamais eu lieu). Toutes les parties ont renoncé à l’usage de la force.
Mais ce vendredi soir, l’accord a été présenté à la foule réunie au Maidan, un organe non élu sans autorité constitutionnelle ou démocratique. Ils ne représentaient certainement pas la partie orientale du pays.
Leurs chefs l'ont rejeté et ont menacé de « prendre les armes et de se rendre » à la résidence de Ianoukovitch s'il ne se retirait pas le lendemain matin. Les dirigeants de l’opposition qui avaient signé l’accord se sont effondrés et n’ont fait aucun effort pour le défendre face à la colère hurlante de la foule.
Ianoukovitch, dont la protection sécuritaire s’était effondrée, a quitté Kiev. Mais il n’a pas démissionné et n’a pas quitté le pays. Un livre récent du très respecté historien ukrainien Serhii Plokhymontre sans aucun doute que le président élu était toujours en fonction et en Ukraine lorsque le Parlement a voté pour sa destitution. Le vote était illégal, car les députés ne disposaient pas des voix nécessaires pour le faire en vertu de la constitution. Mais ils ont quand même continué.
Ainsi, à la violence antidémocratique a succédé l’anarchie. L’offre d’élections anticipées a été écartée (la foule craignait-elle que sa faction les perde ?). Ainsi, une foule a renversé un chef d’État légitime. Et voici le test choquant. Les pays occidentaux, y compris la Grande-Bretagne, auraient dû condamner cette action. Ce sont normalement des défenseurs vigilants du droit et de la démocratie partout dans le monde, n’est-ce pas ? Mais dans ce cas-ci, ils ont toléré le coup d’État.
(...)
Les événements de février 2014 ont divisé l’Ukraine et déclenché une sale petite guerre dans l’est du pays au cours de laquelle (entre autres tragédies et horreurs) de nombreux civils sont morts aux mains de l’armée ukrainienne. La dégoûtante invasion russe d’il y a deux ans, indéfendable et barbare, constituait la deuxième étape de la guerre, et non son début.
Bien sûr, je ne sais pas qui, le cas échéant, était à l’origine du renversement de Ianoukovitch. Toutes sortes d’hommes politiques et de services de renseignement occidentaux traînaient à Kiev à cette époque. Et l’Occident a ouvertement trahi ses propres principes pour fermer les yeux et pardonner ce terrible événement. (...)
Néanmoins, j’estime que toute force extérieure ayant soutenu ce putsch est tout aussi coupable d’agression et de bellicisme que l’est Poutine en Russie. Pensez-y lorsque vous écoutez toutes ces voix fortes et sûres qui exigent que nous continuions à alimenter cette guerre, dans laquelle des Ukrainiens meurent quotidiennement pour des principes démocratiques que nous ne soutenons en fait pas.
L’existence de 12 bases américaines en Ukraine a été révélée par le New York Times donc forcément LCI doit retourner sa veste sur une théorie "pro russe" selon eux à l’époque…
C'est probablement parce qu'il y avait des bases américaines en Ukraine "le long de la frontière russe" que Poutine a déclenché la dite invasion, et non l'inverse, sachant que les accords de Minsk (2014-2015) sur le désarmement n'avaient pas été respectés par la partie ukrainienne (notamment la mise en place d'une réforme constitutionnelle en Ukraine reconnaissant un statut spécial aux régions tenues par les séparatistes) et que dans une interview à Die Zeit le , l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel avoua que les Accords de Minsk avaient en réalité permis de donner du temps à l’Ukraine pour se renforcer militairement, propos confirmés par François Hollande dans un entretien au Kyiv Independent le 28 décembre 2022.
Les accords de Minsk rompus par la partie ukrainienne, la France partie signataire aux dits accords n'ayant pas fait respecter l'accord, 12 bases de la CIA le long de la frontière, pour quelles raisons Poutine aurait-il dû rester sans rien faire devant les milliers de civils russes morts sous les bombes de Kiev dans l'Est de l'Ukraine ?
Si Poutine avaient placé 12 bases militaires à la frontière américaine au Mexique, que pensez-vous qu'il se serait passé ?
Guerre en Ukraine: Macron affirme que l'envoi de troupes occidentales ne peut «être exclu», mais veut maintenir une «ambiguïté stratégique»
À la suite d’une conférence internationale de soutien à l’Ukraine réunissant 21 chefs d’État ce lundi à Paris, Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement de Paris en faveur de l’Ukraine. «La défaite de la Russie est indispensable à la sécurité et à la stabilité en Europe», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
De fait, l'envoi de troupes occidentales au sol en Ukraine ne doit pas «être exclu» à l'avenir, a affirmé Emmanuel Macron, estimant néanmoins qu'il n'y avait «pas de consensus» à ce stade pour cette hypothèse. «Il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre», a expliqué le chef de l'État.
«Ambiguïté stratégique»
Le chef de l'État n'a pas souhaité en dire plus sur la position de la France sur cette question, évoquant une «ambiguïté stratégique que j'assume». Mais «je n’ai absolument pas dit que la France n'y était pas favorable», a-t-il prévenu. «Je ne lèverai pas l'ambiguïté des débats de ce soir en donnant des noms. Je dis que ça a été évoqué parmi les options», a-t-il ajouté.
Le chef de l'État français a aussi annoncé que les alliés de l'Ukraine allaient créer une coalition pour livrer des missiles de moyenne et longue portée à l'Ukraine. Il a été décidé de «créer une coalition pour les frappes dans la profondeur et donc les missiles et bombes de moyenne et longue portée», a-t-il déclaré.
«Une folie totale»
Réagissant à l’annonce d’Emmanuel Macron, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé dans la nuit de lundi à mardi que «la guerre contre la Russie serait une folie», jugeant «irresponsables» les propos du chef de l’État sur l’envoi de troupes en Ukraine. «L'envoi de troupes en Ukraine ferait de nous des belligérants (...) Cette escalade verbale belliqueuse d'une puissance nucléaire contre une autre puissance nucléaire majeure est déjà un acte irresponsable», s'est insurgé l'ex-candidat à l'élection présidentielle sur X. «Il est plus que temps de négocier la paix en Ukraine avec des clauses de sécurité mutuelle!» a-t-il ajouté. Le coordinateur national de LFI Manuel Bompard a lui aussi vivement critiqué les annonces du chef de l'État, estimant qu'«envisager l'envoi de troupes françaises pour combattre contre la Russie est une folie totale».
«L’envoi de troupes en Ukraine ferait de nous des belligérants. La guerre contre la Russie serait une folie», a-t-il écrit avant d’en appeler au vote des parlementaires : «Le Parlement doit être saisi et dire non. Pas de guerre !», a déclaré Mélenchon.
À droite, l’envoi potentiel de militaires français en Ukraine fait craindre à Éric Ciotti une «déclaration lourde de terribles conséquences», énoncée «sans le moindre débat parlementaire». «Cette position est-elle vraiment réfléchie ?», s’interroge le président des Républicains (LR). «Emmanuel Macron joue au chef de guerre mais c’est la vie de nos enfants dont il parle avec autant d'insouciance», s’est quant à elle émue Marine Le Pen sur le réseau social X.
Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, lui a rapidement emboîté le pas, s’inquiétant d’une «légèreté présidentielle». «Soutenir la résistance ukrainienne oui. Entrer en guerre avec la Russie et entraîner le continent. Folie», s’est-il alarmé. Le socialiste a renchéri en fin de matinée, réclamant une «rencontre» entre Emmanuel Macron et «les dirigeants des partis politiques» ainsi que la saisie du Parlement «pour un débat stratégique éclairé». Une demande simultanément formulée sur X par la patronne des députés de La France insoumise (LFI), Mathilde Panot : «J’écris au premier ministre afin qu’un débat suivi d’un vote soit organisé d’urgence sur ces déclarations irresponsables du Président de la République.»
Se pliant aux exigences de l’opposition, Emmanuel Macron a sommé le gouvernement de faire devant le Parlement une déclaration «relative à l’accord bilatéral de sécurité conclu avec l’Ukraine» le 16 février, suivie d’un débat et d’un vote. La date du débat parlementaire n’a pas été précisée.
Joe Biden a opposé mardi une fin de non-recevoir aux propos du président français Emmanuel Macron.
Les Etats-Unis « n’enverront pas de soldats combattre en Ukraine », assure la Maison Blanche
Les Etats-Unis n’enverront pas de soldats combattre en Ukraine, a fait savoir mardi la Maison Blanche, au lendemain des déclarations du président français, Emmanuel Macron, qui n’a pas exclu cette hypothèse à terme.
« Le président Biden a été clair sur le fait que les Etats-Unis n’enverr[aie]nt pas de soldats combattre en Ukraine », a déclaré Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, ajoutant que M. Biden estimait que « la victoire » passait par une aide militaire pour l’instant bloquée par le Congrès.
Cf. Les Spectateurs https://x.com/les_spectateurs/status/1762441880489345457?s=20
12:42
Pas de «soldats» d'Europe ou de l'Otan en Ukraine, annonce Olaf Scholz
Le chancelier allemand a affirmé mardi qu'«aucun soldat» ne serait envoyé en Ukraine par des pays d'Europe ou de l'Otan, au lendemain des propos du président français.
Il a jugé lors d'une conférence de presse que «ce qui a été décidé entre nous dès le début continue à être valide pour l'avenir», à savoir «qu'il n'y aura aucune aucune troupe au sol, aucun soldat envoyé ni par les Etats européens, ni par les Etats de l'Otan sur le sol ukrainen».
13:22
L'Otan n'a «aucun projet» d'envoi de troupes de combat en Ukraine
L'Otan n'a «aucun projet» d'envoi de troupes de combat en Ukraine, a indiqué mardi en début d’après-midi à l'AFP un responsable de l'Alliance.
«L'Otan et les Alliés apportent une aide militaire sans précédent à l'Ukraine. Nous l'avons fait depuis 2014 et nous sommes passés à la vitesse supérieure après l'invasion russe à grande échelle. Mais il n'y a aucun projet de troupes de combat de l'Otan sur le terrain en Ukraine», a souligné ce responsable de l'Alliance.
13:27
Londres ne prévoit pas de «déploiement à grande échelle»
Le Royaume-Uni , via un porte-parole du premier ministre britannique Rishi Sunak, a précisé qu'«un petit nombre» de personnes envoyées par le Royaume-Uni se trouvaient déjà sur place «pour soutenir les forces armées ukrainiennes, notamment en termes de formation médicale», ajoutant: «Nous ne prévoyons pas de déploiement à grande échelle».
13:45
Madrid «pas d'accord» avec l'idée d'envoyer des troupes en Ukraine
Après le gouvernement britannique et allemand, c’est au tour de l’exécutif espagnol d’affirmer mardi ne «pas (être) d'accord» avec l'idée d'envoyer des troupes en Ukraine. «Notre pays a déjà manifesté sa position sur cette question et nous ne sommes pas d'accord» avec l'idée de «déployer des troupes européennes en Ukraine», a-t-elle déclaré à l'issue du conseil des ministres.
«Nous devons nous concentrer sur ce qui est urgent, à savoir accélérer la livraison de matériel» militaire à Kiev, a-t-elle ajouté, en insistant sur la nécessaire «unité» des Européens qui est «l'arme la plus efficace dont dispose l'Europe» face à la Russie.
15:18
L'aide à l'Ukraine «ne prévoit» pas l'envoi de troupes, déclare le gouvernement italien
Le gouvernement italien a rappelé que l'aide occidentale à l'Ukraine «ne prévoit» pas le déploiement de troupes européennes ou de l'Otan, évoqué la veille par le président français Emmanuel Macron. «Depuis le début de l'agression russe, il y a deux ans, il y a eu une pleine cohésion de tous les alliés concernant le soutien à offrir à Kiev. Ce soutien ne prévoit pas la présence sur le territoire ukrainien de troupes d'États européens ou de l'Otan», a souligné le gouvernement dans un communiqué.
En visite à Zagreb, le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani a appelé à «être très prudent» sur ce sujet, car «nous ne devons pas apparaître comme étant en guerre avec la Russie». «Personnellement, je ne suis pas favorable à l'envoi de troupes italiennes au combat en Ukraine», a-t-il déclaré mardi à des médias italiens.
12:05
La Hongrie n’enverra pas de troupes au sol
La Hongrie n'est pas disposée à envoyer des armes ou des troupes en Ukraine et cette position est « solide comme un roc », a déclaré mardi le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto dans un communiqué.
«Nous entendons et voyons les nouvelles de la réunion d'hier soir à Paris. La position de la Hongrie est claire et ferme : nous ne sommes pas disposés à envoyer des armes ou des troupes en Ukraine», a déclaré Peter Szijjarto.
12:04
La Pologne n’envisage pas d’envoyer des troupes en Ukraine
La Pologne n'envisage pas d'envoyer des troupes militaires en Ukraine, a déclaré mardi le Premier ministre polonais Donald Tusk après avoir rencontré ses homologues tchèques.
11:24
L'envoi de troupes en Ukraine n'est «pas d'actualité pour l'instant», dit le Premier ministre suédois
L'envoi de troupes en Ukraine n'est «pas d'actualité» pour le moment, a déclaré mardi sans l'exclure le Premier ministre suédois Ulf Kristersson, dont le pays va devenir le 32e membre de l'Otan.
«Ce n'est pas du tout d'actualité pour l'instant», a-t-il affirmé sur la chaîne publique suédoise SVT.
Cf. Le Figaro https://www.lefigaro.fr/international/en-direct-guerre-en-ukraine-l-envoi-de-troupes-ne-serait-pas-dans-l-interet-des-occidentaux-reagit-le-kremlin-20240227
Rappelons qu'en 2003 toute la France était vent debout contre la guerre en Irak. En Europe beaucoup de populations ont manifesté. Puis il y a eu le 11 septembre et la célèbre fiole de C. Powel.
Mise à jour du 28 février 2024
Réagissant à l'accord "illégal" et même "a-légal" de sécurité signé seul par Macron avec le président ukrainien sans vote du parlement, (bafouant l'article 53 de la Constitution exigeant une consultation) et à ses propos d'envoyer des troupes en Ukraine, le Général 2s André Coustou, Président d'honneur de Place d'Ames, parle de "peuple" "trahi" et demande : "Qui veut mourir à cause du délire d'un tyran ?''
Pendant ce temps, la guerre à l'intérieur continue, puisque l'on apprend que l'Etat censure le Conseil scientifique indépendant (CSI) depuis avril 2021. "Et oui, la censure d'État tue et rend malade!"
"L’Histoire retiendra qu’après un record historique de déficit des naissances en 2023, le parlement français, à une écrasante majorité, a érigé l’élimination des enfants à naître au rang constitutionnel de « Valeur de la République ». Peut-on empêcher un pays de se suicider ?"
Cf. Bruno Gollnisch https://x.com/brunogollnisch/status/1762938429875048838?s=20
Mise à jour du 1er mars 2024
Envoi de « troupes au sol » en Ukraine : la première réaction entendue de l'état-major des armées à cette déclaration « guerrière » du chef de l'Etat : « On n'y croit pas. »
Puis après l’incrédulité, la critique.
« On ne nous a pas consultés. »
Et certains de parler de « lubie », voire d’« inconséquence » du chef de l’État.
"Ce que décrit Emmanuel Macron a déjà cours en Ukraine", déclare le journaliste David Pujadas sur Lci.
“Troupes au sol”, ce que l’on sait : “Il y a évidemment des conseillers français en Ukraine. On a donné des missiles Scalp. Pour le tirer, cela ne s’improvise pas. Pour cela, il faut des Français." (Jean-Dominique Merchet, éditorialiste à l'Opinion, spécialiste Défense)
Le secrétaire d'État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, a dénoncé l'hypothèse de l'envoi de troupes occidentales en Ukraine. Selon lui, telle intervention provoquerait « l'escalade que nous avons toujours essayé d'éviter depuis le début ».
"Nous allons décider demain de mettre ensemble notre capacité de production de défense. Nous devons passer en mode économie de guerre afin de fournir ce dont l'Ukraine a besoin mais aussi pour notre propre sécurité" annonce le commissaire européen Thierry Breton qui vient présenter la première stratégie européenne des industries de défense."
"Nous allons décider demain de mettre ensemble notre capacité de production de défense. Nous devons passer en mode économie de guerre afin de fournir ce dont l'Ukraine a besoin mais aussi pour notre propre sécurité" annonce le commissaire européen Thierry Breton qui vient présenter la première stratégie européenne des industries de défense."
Cf. France Info https://x.com/franceinfo/status/1764537379241562403?s=20
"Si Thierry Breton réussit aussi bien dans son projet d’économie de guerre européenne qu’il a réussi à la tête d’Atos, Vladimir Poutine peut s’en frotter les mains." JS Ferjou
Mise à jour du 5 février 2024
Face à la guerre en Ukraine, le chef de l'État a appelé à "être à la hauteur de l'Histoire et du courage qu'elle implique".
Dans un discours prononcé à Prague, en République tchèque, Emmanuel Macron a appelé ce mardi 5 mars les alliés de l'Ukraine à "ne pas être lâches".
"Nous abordons à coup sûr un moment de notre Europe où il conviendra de ne pas être lâches", a affirmé le chef de l'État.
"La guerre est revenue sur notre sol, des puissances devenues inarrêtables sont en train d'étendre la menace, de nous attaquer chaque jour davantage: il nous faudra être à la hauteur de l'Histoire et du courage qu'elle implique", a-t-il ajouté.
L'architecte de guerre en Ukraine, Victoria Nuland, Démissionne.
La démission de Victoria Nuland est liée à l'enquête à venir du FBI et de l'Office of Special Operations. Les enquêtes du ministère américain de la justice ont montré que 10,5 milliards de dollars avaient été dépensés pour Maidan en Ukraine (le public a été informé de 5 milliards depuis 1991), 120 milliards de dollars pour des postes ouverts, et presque le même montant pour des postes secrets du budget de la CIA et du Pentagone en 2018. La quatrième inspection de commandement des États-Unis en six mois à Kiev est toujours en cours. Les résultats des travaux et les rapports sont strictement confidentiels. Ils sont immédiatement transmis au secrétaire d'État sous la supervision du FBI.
En 2014, les Américains ont investi 5 milliards de dollars pour la révolution en Ukraine (Victoria Nuland, sous-secrétaire d'Etat US pour l'Europe et l'Eurasie). Imaginez l'inverse, Poutine se rendant sur la 5e Avenue auprès d'"Occupy Wall Street" et leur donnant des milliards de dollars, et déclarant : "Monsieur le président, FAITES TOMBER CE MUR (Wall Street) !?"
Mme Nuland avait souligné en 2014 que les Etats-Unis n'avaient pas débloqué ces capitaux pour soutenir le Maïdan qui, selon elle, était un mouvement spontané d'une population lasse de la corruption et de l'arbitraire des autorités. Cependant il est notoire que des fonds octroyés par des sources étrangères, américaines comprises, ont fonctionné en Ukraine pendant des décennies. Les buts proclamés étaient nobles, mais en réalité leur objectif réel était on en peut plus concret : éloigner au maximum Kiev de Moscou et brancher les élites politiques et l'opinion publique ukrainiennes contre la Russie. Il n'était question d'aucuns investissements dans le développement économique ou dans les réformes de la science, de l'industrie et de l'agriculture.
Washington ne parvenait pas à accepter que l'Ukraine devienne un pont entre la Russie et l'Europe et reste un Etat ami et partenaire de son voisin oriental. Il ne fallait pas l'admettre. Ainsi les Américains n'ont pas lésiné sur les moyens pour créer un nouveau foyer d'instabilité près des frontières de la Russie.
En 2014, l'universitaire américain Stephen Cohen, professeur émérite à Princeton et à NYU, plaida la cause de Poutine dans Newsweek : "la 'diabolisation' américaine de Poutine dans la couverture médiatique" équivalait "à une 'faute professionnelle médiatique' 'toxique'. Dans cet entretien à Newsweek publié le 10 mars 2014, Stephen Cohen déclare : "[la secrétaire d'État adjointe aux Affaires européennes et eurasiennes au Département d'État des États-Unis ] Victoria Nuland, nous savons maintenant qu'elle complotait pour renverser le gouvernement, car nous avons la cassette disant à l'ambassadeur américain : Voici comment nous allons former un nouveau gouvernement. Cela s'appelle un coup d'État. Ianoukovitch a été élu légalement. Tout le monde disait que les élections étaient équitables."
Macron est dès lors mal venu pour dire aujourd'hui: "La guerre est revenue sur notre sol, des puissances devenues inarrêtables sont en train d'étendre la menace, de nous attaquer chaque jour davantage." Macron oublie le petit épisode Nuland en Ukraine en 2014 et l'éviction du président ukrainien Ianoukovitch "élu légalement" dans des "élections ... équitables." (Stephen Cohen)
Mise à jour du 6 mars 2024
Beaucoup de gens demandent des traces de cet engagement de James Baker à Gorbatchev de ne pas élargir l'OTAN d'un pouce à l'Est. Voici les minutes de cette discussion qui ont été récemment déclassifiées. nsarchive.gwu.edu/sites/default/…
Le Sénat adopte le texte sur le financement des entreprises de la défense par le livret A
L’objectif de cette proposition de loi du sénateur LR Pascal Allizard est d’affecter une partie des ressources collectées par le livret A et le livret de développement durable et solidaire vers les entreprises de la défense. « L’épargne populaire n’a pas à financer l’économie de guerre », dénoncent les sénateurs communistes.
C’est à une large majorité, par 244 voix contre 34, que le Sénat a adopté mardi la proposition de loi sur le financement des entreprises de l’industrie de défense française, présentée par le sénateur LR Pascal Allizard.
Texte transmis à l’Assemblée nationale
L’objectif du texte est de soutenir le financement des entreprises de défense française. L’idée est d’affecter une partie des ressources collectées par le livret A et le livret de développement durable et solidaire vers les entreprises de l’industrie de la défense, notamment petites et moyennes.
En séance, le Sénat a apporté quelques modifications, notamment pour « préciser le dispositif pour que le nouveau fléchage vers les entreprises de la défense ne conduise pas à diminuer les parts des ressources collectées au titre du livret A et du LDDS aujourd’hui affectées au financement de la transition énergétique et de l’économie sociale et solidaire », précise le Sénat dans un communiqué.
Le soutien à Kiev n'a "aucune limite" affirme Macron aux chefs de partis. Le président a affirmé jeudi aux chefs de parti qu'il n'y avait "aucune limite dans le soutien à l’Ukraine".
Medvedev prévient que la Russie ne fera pas dans la dentelle avec la France en réponse à Macron
L'homme politique a également écrit : « In hostem omina licita », une phrase latine qui peut être traduite grossièrement par « tout est légal si cela est fait à un ennemi ».
MOSCOU, le 7 mars. /TASS/. Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a averti que la Russie agirait également sans retenue envers la France, après que le président français Emmanuel Macron a refusé d'honorer toute ligne rouge en matière de soutien à l'Ukraine.
Macron a déclaré lors d'une récente réunion qu'"il n'y a plus de lignes rouges, il n'y a plus de limites" en termes de soutien à l'Ukraine, selon Le Monde. Dans un article sur X, Medvedev a cité ces mots et a répondu : « Cela signifie alors qu'il n'y a plus de lignes rouges pour la Russie par rapport à la France. »
Il a également écrit « In hostem omina licita », une expression latine qui peut être traduite grossièrement par « tout est légal si cela est fait à un ennemi ».
Macron a prononcé cette phrase lors d'une réunion avec les dirigeants d'autres partis français, qui visait à discuter de la situation autour de l'Ukraine. Le chef du parti d'extrême droite français Rassemblement national, Jordan Bardella, a demandé, lors d'une apparition à la télévision BFMTV, de ne pas franchir la ligne rouge en aidant Kiev, afin que la France ne s'implique pas directement dans le conflit ukrainien. La chaîne de télévision a déclaré que les participants à la réunion organisée par Macron n'étaient pas parvenus à un accord.
Cf. https://tass.com/politics/1757107
L'armée française c'est 200 000 hommes, l'armée russe c'est 1 million 300 000 hommes.
Quand les 200 000 soldats français seront engagés et qu’ils auront subi des pertes sévères, ça sera la conscription, l’appel à la mobilisation générale: on appelle d’abord les volontaires et ensuite ça sera par tranche d’âge, et c’est nos enfants qui vont y aller”.
"Poutine est un modéré et nous avons de la chance qu’il soit à la tête de la Russie. Tout autre que lui nous aurait déjà allumés pour solde de tous comptes. La guerre n’est pas une histoire personnelle avec lui mais une guerre de civilisation que l’Occident veut avec la Russie."
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Macron: « Nous ne pouvons pas accéder à la demande de la Russie. »
Tous les Français doivent savoir que Macron pousse la France vers la guerre.
Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov accuse le président français de vouloir «augmenter le niveau d’implication directe de la France» dans le conflit.
Après la déclaration controversée d'Emmanuel Macron, sans consultation du parlement, sur un possible envoi de troupes au sol en renfort de Kiev, le chef de l'État avait souhaité recevoir les chefs des partis représentés au parlement "en format Saint-Denis". Loin de se dédire - même si 60 % des Français considèrent qu'il "a eu tort", selon la dernière vague du sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro -, le président de la République a justifié sa prise de position. "On ne peut pas se permettre de se fixer des limites face à un ennemi qui ne s'en fixe aucune", a-t-il déclaré.
L'armée de terre se démène pour retenir ses soldats et en recruter de nouveaux
Forums pour la jeunesse, partenariats avec des lycées professionnels, campagnes sur les réseaux sociaux, aides aux familles: l'armée de terre se démène pour recruter et retenir ses soldats, au moment où les Européens vivent le retour de la guerre à leurs portes avec le conflit en Ukraine.
PRÉCISION UTILE POUR CEUX QUI APPROUVENT L'ENVOI DE TROUPES EN UKRAINE
La loi du 1/8/2023 prévoit 5 ans de prison et 500.000 € d'amende pour quiconque refuserait de se soumettre à la réquisition. Cela ne visera bien sûr que le peuple. Macron et les européistes se planqueront.
Après l'avortement inscrit dans la Constitution, Macron, obsédé par la mort, engage le pays dans l'euthanasie et le suicide assisté, dans la presse étrangère :
Mgr de Moulins-Beaufort : "Appeler « loi de fraternité » un texte qui ouvre à la fois le suicide assisté et l’euthanasie est une tromperie. Une telle loi, quoi qu’on veuille, infléchira tout notre système de santé vers la mort comme solution."
"Une telle loi, quoi qu’on veuille, infléchira tout notre système de santé vers la mort comme solution," avec le projet de réduire toujours plus les "conditions strictes". La franc-maçonnerie avançant par étapes, comme pour le Pacs évoluant vers la loi Taubira, ces "conditions strictes" n'ont vocation à l'être qu'un certain temps temps, le temps que la société s'habitue à donner la mort.
«Il sera plus rapide d’avoir accès à un médecin pour demander une aide à mourir que pour être soigné», dénonce Claire Fourcade
Emmanuel Macron trinque, un verre de whisky à la main. La nuit s’étire, ce 21 février, dans le salon des portraits, à l’Elysée. Le chef de l’Etat répond à ceux qui le félicitent pour son « beau discours » en l’honneur des résistants arméniens Missak et Mélinée Manouchian qu’il vient de faire entrer au Panthéon. Mais le président de la République est songeur. La situation en Ukraine, envahie par les troupes russes depuis deux ans maintenant, se dégrade. La guerre s’enlise. « De toute façon, dans l’année qui vient, je vais devoir envoyer des mecs à Odessa », lâche, d’un air dégagé, le chef de l’Etat devant une poignée d’invités.
Après les déclarations d'Emmanuel Macron, Vladimir Poutine se dit prêt à une guerre nucléaire.
Vladimir Poutine a indiqué que la Russie n'aurait pas de limites envers les pays qui n'en auraient pas eux non plus, visant sans les nommer la France et Emmanuel Macron. Le président russe a également vanté son arsenal nucléaire et a indiqué être prêt à faire usage de celui-ci.
Le président russe, évoque ces pays qui disent “ne pas avoir de limites ni de ligne rouge face à nous”. Et il répond, “nous n'aurons pas de limites non plus face à eux”. L’allusion est limpide. Cette phrase sur les limites et les lignes rouges a été prononcée par Emmanuel Macron devant les chefs de parti réunis à l’Élysée.
(...) le président russe, assure que son pays est "prêt" pour un conflit nucléaire. Prêt techniquement, précise-t-il. En ajoutant: "les armes existent pour être utilisées".
Ensuite, Vladimir Poutine rassure en disant “mais rien de presse”. Et en rappelant que jusqu’à présent la Russie n’a pas eu besoin de recourir à des armes nucléaires en Ukraine.
Cinq scénarios d’un déploiement français en Ukraine, dont "l’affrontement dans les tranchées".
«Notre devoir est de se préparer à tous les scénarios», a redit Emmanuel Macron le 16 mars au Parisien. «Rien ne doit être exclu», avait-il déjà prévenu le 26 février dernier.
SOMMAIRE
Scénario n°1 : la France implante des usines en Ukraine
Scénario n°2 : des militaires déminent, forment et utilisent certains matériels
Scénario n°3 : protéger Odessa
Scénario n°4 : l’armée française crée une zone de protection
La première étape ? Quoi d’autre après ? La mobilisation générale ? Guerre en Ukraine : la France «n’exclut pas» des réquisitions dans l’industrie et les services pour passer en «économie de guerre»
C’est une étape non négligeable qui va prendre sens dans nos vies quotidiennes… ils augmentent progressivement la température de l’eau dans la casserole, de façon à ce que personne ne s’en rende compte.
La France va livrer à l'Ukraine des centaines de blindés anciens et des missiles antiaériens et antibalistiques Aster dans le cadre d'un nouveau paquet d'aides à Kyiv dans sa guerre face à la Russie, a déclaré le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu.
Guerre en Ukraine: Moscou menace de frapper des cibles militaires britanniques en Ukraine «et au-delà»
06-05-2024 Par Le Figaro avec AFP
Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que ses forces pourraient frapper «toute installation ou équipement militaire britannique sur le territoire ukrainien et au-delà», si Kiev utilisait des «armes britanniques» contre des cibles en Russie.
La diplomatie russe a déclaré dans un communiqué en avoir «prévenu» l'ambassadeur britannique Nigel Casey, convoqué lundi par Moscou après des déclarations du ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron «sur le droit de l'Ukraine à frapper le territoire de la Russie à l'aide d'armes britanniques».
Moscou dénonce la politique «provocatrice» de Paris
La Russie a convoqué lundi l'ambassadeur français à Moscou pour dénoncer la politique «provocatrice» de Paris concernant le conflit en Ukraine, après que le président français Emmanuel Macron a évoqué à nouveau la possibilité d'envoyer des troupes occidentales au sol en Ukraine.
«La partie russe a présenté son évaluation de principe de la ligne destructrice et provocatrice de Paris, qui conduit à une escalade du conflit», a indiqué dans un communiqué la diplomatie russe, précisant que cette convocation était liée à des «déclarations de plus en plus belliqueuses» du gouvernement français.
Guerre en Ukraine : pour la première fois, des militaires français vont être envoyés en Ukraine
Un premier groupe de militaires français va être déployé en Ukraine pour étudier et possiblement préparer l’envoi d’instructeurs en nombre.
Le chef d’état-major ukrainien, le général Oleksandr Syrskyi, a annoncé ce lundi 27 mai 2024 que des instructeurs militaires français se rendront prochainement en Ukraine. « J’ai signé les documents qui permettent aux premiers instructeurs français de se rendre bientôt dans nos centres de formation et de se familiariser avec nos infrastructures », a-t-il écrit sur Telegram.
Former sur le sol ukrainien
Le ministère français des Armées a confirmé cet envoi, tout en précisant avec prudence que comme déjà évoqué plusieurs fois, la formation sur le sol ukrainien fait partie des chantiers discutés depuis la conférence sur le soutien à l’Ukraine réunie par le Président de la République le 26 février dernier. Comme tous les chantiers discutés à cette occasion, cette piste continue de faire l’objet de travaux avec les Ukrainiens, notamment pour comprendre leurs besoins exacts. »
Pour l’heure, la formation des militaires ukrainiens par la France a été réalisée soit sur le territoire national français (c’est encore le cas avec la formation des futurs pilotes ukrainiens de F-16 qui sont en formation dans une base aérienne du sud-est), soit en Pologne.
200 militaires français
Environ 200 militaires français et une cinquantaine d’interprètes se relaient depuis février 2023 en Pologne pour entraîner 600 soldats ukrainiens tous les deux mois sur un camp de la région de Wedrzyn, dans le cadre d’une mission de formation de l’Union européenne (EUTM Ukraine).
Ces formations constituent un des volets du soutien français à Kiev : cession d’équipements et d’armes, maintenance et pièces détachées, et soutien financier.
Joe Biden autorise l’Ukraine à frapper la Russie en profondeur avec des armes américaines
Cette décision intervient deux mois avant la passation de pouvoir entre Joe Biden et Donald Trump, soupçonné de vouloir réduire le soutien à l’Ukraine.
La décision était attendue. Les Français et les Britanniques avaient autorisé l’Ukraine à frapper le territoire russe en profondeur grâce à leurs missiles SCALP/Storm Shadow. Joe Biden, après plusieurs mois de demandes pressantes, a donné son accord à Volodomyr Zelensky pour utiliser les missiles américains ATACMS, d’une portée de 300 kilomètres, contre la Russie, révèle le New-York Times . Les États-Unis «ont donné le feu vert à l’utilisation de missiles à longue portée», a confirmé un responsable américain à l’AFP.
Cette décision est un changement important dans la conduite des opérations ukrainiennes, qui posséderaient plus de missiles américains que franco-britanniques. Elle intervient deux mois avant la passation de pouvoir entre Joe Biden et Donald Trump, soupçonné de vouloir réduire le soutien à l’Ukraine.
- Le Figaro a supprimé l’information selon laquelle la France et la Grande-Bretagne, suivant les Etats-Unis, auraient autorisé l’Ukraine à lancer des frappes avec ses missiles Storm Shadow (SCALP-EG) en profondeur sur le territoire russe.
- Le Times écrit à son tour que les Etats-Unis n’ont peut-être pas encore donné leur accord à l’utilisation par l’Ukraine de missiles Storm Shadow.
Il convient de noter que malgré leur origine britannique, les missiles Storm Shadow utilisent une technologie américaine, ce qui oblige le Royaume-Uni à obtenir une autorisation supplémentaire des Etats-Unis.
Ainsi, jusqu’à présent, seule l’information concernant l’autorisation de Biden de lancer des frappes de missiles ATACMS a été confirmée de manière fiable, Axios précisant que cette décision ne concerne que la région de Koursk.
Bref … il y a eu un énorme travail diplomatique fait dans la nuit pour ramener tout ce petit monde à la raison
Les Russes ont du être limpides … (Bertrand Scholler)
https://tass.com/world/1873917
Le président russe Vladimir Poutine a signé ce mardi 19 novembre, au millième jour de son offensive contre l'Ukraine, le décret élargissant les possibilités de recours à l'arme nucléaire, juste après que les États-Unis ont autorisé Kiev à frapper le sol russe avec ses missiles à longue portée.
Le président de la confédération russe a signé, ce mardi 19 novembre, un décret permettant un recours plus large aux armes nucléaires. Un acte qui survient au 1.000ème jour de la guerre en Ukraine.
Dans le même temps nous apprenons dans l'après midi de ce 19 novembre :
Confirmation du ministère russe de la Défense : cette nuit à 3h25, l'ennemi a frappé une cible dans la région de Briansk avec six missiles balistiques.
Selon les données confirmées, des missiles tactiques opérationnels ATACMS de fabrication américaine ont été utilisés.
À la suite de la bataille antimissile, les équipages de combat du système de missiles antiaériens S-400 et du système de missiles et de canons antiaériens Pantsir ont abattu cinq missiles et en ont endommagé un.
Ses fragments sont tombés sur le territoire technique d'une installation militaire dans la région de Briansk, provoquant un incendie qui a été rapidement éteint.
Il n'y a pas de victimes ni de dégâts.
L'Ukraine n'ayant pas les moyens techniques (guidage satellite) ni administratifs (autorisations) d'utiliser les missiles à longue-portée occidentaux, si elle le fait, cela implique nécessairement la participation directe de l'Otan ou d'un des pays de l'Otan.
Conférence de presse de Lavrov, points clés:
-"Il n'y a toujours pas de confirmation de la part de la Maison Blanche ou du Pentagone quant à l’autorisation de Biden".
- "Nous basons essentiellement notre position sur ce qu'il se passe physiquement".
- "C'est un signal indiquant qu'ils veulent une escalade".
- "Les ATACMs, apparemment d’une moindre portée que 300 km, sont utilisés, y compris ce matin dans la région de Briansk en Russie". [sous-entendu probablement des M39 Block I, 165km de portée]
- "Nous partons du principe que les ATACMS ne peuvent être utilisés sans l'aide d'experts et d'instructeurs américains, notamment en ce qui concerne les données satellitaires, la programmation et le ciblage".
- "Le président l'a mentionné à plusieurs reprises, si des missiles à longue portée sont tirés de l'Ukraine vers le territoire russe, cela signifie qu'ils sont utilisés par des experts militaires américains".
Zelensky dit avoir échangé avec Macron sur le « déploiement de contingents » étrangers en Ukraine
Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone ce lundi 13 janvier. L'occasion pour les deux chefs d'État d'échanger à propos de la guerre en Ukraine, et l'éventuel envoi de militaires étrangers dans le pays. « La conversation a été assez longue et détaillée. Nous avons discuté du soutien à la défense. [?] Nous avons également discuté du déploiement de contingents partenaires et de la formation de nos militaires », a indiqué le président ukrainien dans son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
Mardi 13 mai 2025Sur TF1, Emmanuel Macron répondant à plusieurs questions sur la guerre en Ukraine, déclara que la France était ''prête'' à une ''discussion'' sur le déploiement d'avions armés de ''bombes'' nucléaires dans d'autres pays européens. Pendant que Macron et Starmer mettent en place leur "coalition des volontaires", Donald Trump et Vladimir Poutine réunis en Alaska , font des pourparlers de paix du 15 août au 18 août 2025.
Euractiv 3 décembre 2025"Le retour de la conscription militaire sur le Continent"
Avec le retour de la conscription militaire sur le continent, l'Europe se prépare à un avenir de guerre.
Le véritable avantage de la conscription se manifeste plus tard : un court passage sous l’uniforme forme des citoyens mobilisables pendant des décennies, offrant aux gouvernements une réserve importante et peu coûteuse que les armées professionnelles ne peuvent tout simplement pas reproduire.
Cf. "Le retour de la conscription militaire sur le continent": Euractiv 3 décembre 2025 https://www.euractiv.com/news/europes-race-back-to-the-draft/
13 juillet 2026. Dans un discours aux Armées à l'hôtel de Brienne, Ministère des Armées, Macron a déclaré que la France était prête à défendre "la liberté et le droit", "au prix du sang s'il le faut". "Dans la guerre, la France n'est pas seule."
Ils veulent vraiment une réaction militaire russe ?
"Opération Spiderweb, assassinats ciblés de gradés russes... Entraîné par la CIA depuis 2014, le renseignement ukrainien bénéficie aussi de l'appui de plusieurs agences d'espionnage européennes. Derrière les opérations clandestines de l'Ukraine, l'aide discrète de la DGSE et du M16."
"Les opérations sont réussies aussi parce qu'on les aide !", confie un ex-haut cadre de la DGSE. Épaulés par la CIA dès 2014, comme révélé par le New York Times, les Ukrainiens ont profité ces dernières années des enseignements de plusieurs pays européens.
En novembre 2024, à l'ambassade britannique à Paris, Richard Moore, alors chef du MI6, revendiquait cet "héritage en matière d'opération clandestine" comme socle du soutien britannique à l'Ukraine. "Les pays baltes et les Pays-Bas les ont aidés sur les questions techniques. Le MI6 et la DGSE sur l'opérationnel", résume un haut cadre français du renseignement."
Des militaires français présents en Ukraine
Appréciée des Ukrainiens pour son imagerie satellitaire, la France les accompagne aussi sur le terrain. D'après Intelligence Online, des militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes et du Service action de la DGSE seraient présents. Des membres des commandos marine également, a appris L'Express. Interrogée, une source au sein de l'état-major des armées dément la présence du 13e RDP, sans commenter la présence du Service Action ni celle des commandos marine. "On ne parle pas des forces spéciales. La présence de militaires en Ukraine est liée aux vacations habituelles à l'ambassade", indique cette source.
Les Français présents constatent une nouvelle dynamique avec les Ukrainiens. "Il faut voir qui forme qui", sourit un industriel français présent à Kiev. Les Européens viennent désormais autant pour former que pour apprendre. "Pour comprendre comment fonctionnent les Russes, pour savoir détecter les drones en conditions réelles et les utiliser", explique un Français proche du renseignement. Donnant-donnant
Les raisons principales des événements ukrainiens sont économiques et géopolitiques. L'Occident tenta de pousser l'Ukraine à adhérer à l'OTAN.
En 2004, une "révolution orange" empêcha le Premier ministre Ianoukovitch de devenir président de l'Ukraine. Mais celui-ci parvint à se faire élire en 2010. Il refusa l'accord d'association de l'Ukraine à l'Union européenne en 2014, ce qui déclencha un nouveau mouvement de contestation à Kiev qui renversa unilatéralement l'ex président Ianoukovitch en février 2014 et déclara les régions de l'est de l'Ukraine (qui ne reconnaissaient par le putsch et souhaitaient alors une fédéralisation), de "terroristes". Belle inversiona ccusatoire ! La junte de Kiev lança alors contre les civils d'Ukraine de l'Est l'opération dite "antiterroriste" qui débuta à Slaviansk, et provoqua un conflit meurtrier et criminel (usage de bombes au phosphore).
Les Accords de Minsk 1 et 2 signés par Kiev et les républiques indépendantes du Donbass (2014 et 2015) n'ont jamais été respectés par Kiev. Depuis huit ans, Kiev bombarde les populations civiles du Donbass, faisant des milliers de morts. Selon les données des Nations Unies au 7 septembre 2014, le conflit a fait 3000 morts dont 2500 morts civils. Un génocide qui n'a jamais empêché les Occidentaux de dormir sur leurs deux oreilles ni de demander des représailles contre Kiev, soutenu par l'Otan.
Le Président russe Vladimir Poutine a donc décidé d'agir pour protéger les Russes d'Ukraine et a initialement déclaré que le but de l'opération en Ukraine était d'aider la République Populaire de Lugansk et la République Populaire de Donetsk, notamment par la voie de la démilitarisation et de la dénazification de l'Ukraine. Et cela, en fait, fait partie intégrante du statut de neutralité", a expliqué ce 25 février Dmitri Peskov. (1)
Dans son discours adressé au peuple russe le 24-02-2022 ( https://nouveau-monde.ca/ukraine-dernier-message-du-24-fevrier-de-vladimir-poutine-a-son-peuple/ ) , Poutine a déclaré : ''nos plans n’incluent pas l’occupation de territoires ukrainiens. Nous n’avons pas l’intention d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit par la force. […] Chers camarades ! Vos pères, grands-pères, arrière-grands-pères ont à leur époque combattu les nazis, en défendant notre Patrie commune, ce n’est pas pour qu’aujourd’hui les néonazis prennent le pouvoir en Ukraine. Vous avez prêté serment au peuple ukrainien, et non à la junte antipopulaire, qui vole l’Ukraine et maltraite ce même peuple. N’exécutez pas les ordres criminels [de cette junte]. Je vous appelle à déposer les armes immédiatement et à rentrer chez vous. Soyons clairs : tous les membres de l’armée ukrainienne qui se plieront à cette exigence pourront quitter la zone de guerre sans entrave et retourner auprès de leurs familles. Permettez-moi d’insister une fois de plus : toute la responsabilité d’une éventuelle effusion de sang reposera entièrement sur la conscience du régime au pouvoir sur le territoire de l’Ukraine.'' (2) (3)
La Russie démilitarise l'Ukraine.
Poutine a déclaré que la Russie n'avait pas l'intention d'occuper l'Ukraine. La Russie ne veut pas de l'Ukraine, mais la Russie ne permettra pas la poursuite de la militarisation du pays par les États-Unis et l'OTAN ou les attaques ukrainiennes contre les Russes dans le Donbass. (4) (5)
Le Président ukrainien Zelensky s'est déclaré aujourd'hui prêt à discuter du statut de neutralité de l'Ukraine.
Qui était informé que le président Ukrainien avait lancé une offensive dans le Donbass quelques jours avant l'opération Russe ?https://t.co/ZAYiDQaCQ7
(2) Ukraine : dernier message du 24 février de Vladimir Poutine à son peuple Nouveau Monde https://nouveau-monde.ca/ukraine-dernier-message-du-24-fevrier-de-vladimir-poutine-a-son-peuple/
Fin janvier, le professeur de psychologie de Ratisbonne Christof Kuhbandner a publié une étude de 28 pages qui montre un lien temporel alarmant entre le nombre de vaccinations COVID administrées et le nombre de décès officiellement enregistrés en Allemagne. Une chaîne de télévision autrichienne en a parlé. La semaine dernière, Bayerischer Rundfunk et l'agence de presse dpa ont publié des vérifications des faits, selon lesquelles les calculs étaient incorrects. Pour la première fois, le professeur Kuhbandner réagit en détail aux allégations et critique pour sa part les arguments statistiques douteux des critiques ainsi que la présentation inappropriée et trompeuse des faits dans les médias. CHRISTOF KUHBANDNER , 21 février 2022, 0 Comments ,PDF
Note de l'éditeur : L'article suivant est exceptionnellement long. Compte tenu de l'explosivité de la thèse, il est d'une importance considérable que les arguments des deux parties soient présentés et discutés dans les détails nécessaires. Ce qui suit explique :
(1) quelle est exactement la découverte alarmante
(2) qu'avant la publication de son étude, le professeur Kuhbandner en a discuté en détail avec STIKO
(3) que sa découverte est un signal de sécurité selon les règles actuelles de surveillance des médicaments (les effets secondaires inconnus des médicaments ne peuvent être détectés qu'en observant une augmentation de certaines maladies ou de décès au fil du temps avec l'administration)
(4) comment les autorités compétentes ignorent néanmoins par négligence ce signal de sécurité
(5) pourquoi l'enregistrement des décès présumés liés aux vaccinations par l'Institut Paul Ehrlich est manifestement inadéquat et méthodologiquement discutable
(6) comment plusieurs médecins confirment ces lacunes au Pr Kuhbandner
(7) comment les statisticiens essaient d'écarter le signal de sécurité avec des arguments douteux et des erreurs
(8) comment divers médias croient sans contrôle ces statisticiens
(9) comment les médias dissimulent délibérément les informations dont ils disposent à ce sujet et induisent ainsi le public en erreur
(10) pourquoi il est irresponsable d'ignorer ou d'écarter le signal de sécurité actuel au lieu de le poursuivre avec une étude plus approfondie et une analyse valide
Le 18 janvier 2022, ServusTV a rendu compte de mes conclusions sur l'augmentation des décès liés aux vaccinations COVID . Ces conclusions ont maintenant été reprises par divers médias. Plusieurs statisticiens ont tenté d'écarter le signal de sécurité qui lui est associé. Une vérification des faits ("Faktenfuchs") a été publiée sur Bavarian Radio , ainsi qu'un reportage radio dans lequel je suis discrédité et diffamé en tant que scientifique.
Encore une info qui a vu les "complotistes" avoir raison deux ans à l'avance ! Il est temps que les médias subventionnés et inondés d'argent public fassent leur travail à la place d'articles publiés par des sites non subventionnés et gratuits :
Covid-19 : les vaccins ne sont pas sans risques, voici pourquoi
Les vaccins que l’on administre de façon contrainte et massive aux populations ne sont ni complètement inoffensifs ni réellement efficaces. En outre, leurs effets secondaires à long terme sont inconnus. Explications avec Jean-Marc Sabatier, directeur de recherches au CNRS et docteur en Biologie Cellulaire et Microbiologie, affilié à l’Institut de Neuro Physiopathologie (INP), à l’université d’Aix-Marseille.
Après 18 mois de vaccination obligatoire, le ministre de la Santé, Olivier Véran, évoque « la fatigue vaccinale des Français » pour ne pas imposer une 4ᵉ dose. La vaccination Covid-19 peut-elle être dangereuse ?
Jean-Marc Sabatier- Pour répondre, il faut savoir comment cela se passe. Le virus SARS-CoV-2 s’attaque à notre organisme et induit des maladies Covid-19. Pour se protéger et défendre notre organisme, nous devons apprendre à notre système immunitaire à neutraliser le virus via la vaccination. Pour apprendre à notre organisme à se défendre avant d’être infecté par le virus, il faut lui présenter des constituants de ce virus, à savoir une ou plusieurs de ses protéines virales. Dans ce but, on injecte un ou plusieurs antigènes viraux, ou on fait produire par l’organisme (un ou plusieurs de) ces antigènes. Dans la majorité des vaccins actuels, on cible la production, par notre organisme, de la protéine spike du SARS-CoV-2 [c’est la protéine de surface du virus qui reconnaît le récepteur ECA2 des cellules cibles] à l’aide de vaccins à ARNm (vaccins Pfizer-BioNtech ou Moderna) ou de vaccins à vecteurs viraux exprimant cette protéine (vaccins AstraZeneca et Janssen). Le vaccin « Nuvaxovid » de Novavax à venir est directement basé sur la protéine spike recombinante. En réalité, ces protéines spike vaccinales sont légèrement modifiées par rapport à la protéine spike virale. Dans le cas des vaccins Chinois (Sinovac et Sinopharm), on injecte la totalité de la particule virale dont on a neutralisé le pouvoir infectieux par un traitement chimique préalable. Le but de ces vaccins est de stimuler la réponse immunitaire afin de reconnaître et neutraliser le SARS-CoV-2.
Voilà la théorie. Mais dans les faits, les vaccins remplissent-ils leur mission ?
J.-M. S.- Les vaccins utilisés doivent répondre à deux critères : ils doivent être efficaces contre le virus et inoffensifs pour notre organisme. À ce jour, il est clair que les personnes vaccinées peuvent être infectées par les variants du SARS-CoV-2, et transmettre le virus à d’autres personnes. Il y a donc un problème majeur d’efficacité.
De même, ces vaccins de première génération (basés sur la protéine spike du virus de Wuhan qui est une souche virale ne circulant plus depuis environ 18 mois) ne sont pas dépourvus d’effets secondaires -plus ou moins graves- chez les personnes vaccinées. Cela signifie que ces vaccins ne sont pas toujours inoffensifs selon les personnes, ce qui est aussi un problème majeur, car l’innocuité vaccinale qui devrait être une condition requise pour tout vaccin n’existe pas.
Les vaccins anti-Covid présentent donc des effets secondaires. Lesquels ?
J.-M. S.- Parmi les effets secondaires dits « immédiats » de la vaccination, on retrouve les myocardites, péricardites, thromboses, thrombocytopénies, troubles de la menstruation, et bien d’autres. Il est aussi fortement à craindre des effets indésirables plus « tardifs » (pouvant mettre des mois ou des années à apparaître), tels que maladies auto-immunes, cancers et pathologies neurologiques. Pour toutes ces raisons, je ne recommande pas la vaccination obligatoire et massive des populations (notamment des plus jeunes) contre le SARS-CoV-2 avec les pseudo-vaccins actuels.
Que préconiseriez-vous : un médicament ?
J.-M. S. – Pour ma part, il est clair que l’objectif poursuivi par la majorité des pays du monde est la vaccination de tous contre le SARS-CoV-2. Cette vaccination de masse est déraisonnable et se fait souvent au détriment de traitements alternatifs potentiels, tels que vitamine D, Ivermectine et autres. Personnellement, je pense que la vaccination de masse des populations ne poursuit pas un objectif purement sanitaire. Il est notable que des big-pharma proposent depuis peu des traitements anti-Covid-19, dont Pfizer avec le « Paxlovid » (combinaison d’un inhibiteur de la protéase 3CL et du ritonavir), et Merck avec le « Molnupiravir » (analogue de nucléoside).
Quid de l’immunité naturelle, notamment avec le variant Omicron moins dangereux que les précédents ?
J.-M. S.- Je pense que le variant Omicron et son sous-variant BA.2 sont une grande chance pour mettre un terme plus précoce à une pandémie qui dure depuis deux ans déjà. En effet, les caractéristiques de ce variant nous sont favorables, car il est extrêmement contagieux -jusqu’à plus d’un demi-million de personnes contaminées par jour en France- mais très peu méchant/virulent, avec une létalité très faible (3,2 fois inférieure à celle du variant Delta, selon une étude récente au Royaume-Uni) qui lui-même présente une létalité environ 4 fois inférieure à celle de la souche virale historique de Wuhan.
L’apparition successive des variants Delta puis Omicron suit une logique virologique, avec l’apparition de variants du SARS-CoV-2 de plus en plus infectieux, mais de moins en moins létaux. Grâce à l’immunité naturelle acquise après infection à Omicron (voire Delta), en plus de la vaccination, nous devrions passer de la pandémie (une épidémie qui s’étend au-delà des frontières des pays et qui peut se répandre sur un continent, un hémisphère ou dans le monde entier) à l’endémie (la persistance habituelle d’une maladie infectieuse et contagieuse dans une région donnée). La maladie y sévit alors en permanence ou de façon latente et touche une importante partie de la population. On parle d’endémie quand la présence de la maladie est connue, signalée, mais cela ne signifie pas que cette dernière est en progression ni qu’elle se répand.
Une propagation très rapide d’Omicron dans les divers pays du monde apparaît finalement souhaitable à ce stade, car l’apparition d’un variant du SARS-CoV-2 très infectieux et plus virulent/létal qu’Omicron ne peut être exclue, surtout avec la forte pression de sélection virale exercée par la vaccination et les rappels de masse.
Pourquoi dès lors, selon vous, les scientifiques des plateaux-télé et les autorités du Conseil scientifique s’acharnent-t-ils sur la vaccination obligatoire ?
J.-M. S. – Je pense que le conseil scientifique fait ce qu’il peut dans un contexte particulièrement difficile. À mon avis, ce conseil n’a pas les mains libres et doit être obligé de s’aligner sur la politique sanitaire gouvernementale (poursuivie également par de nombreux pays) qui est la vaccination à outrance et pour tous. Compte tenu des décisions parfois irrationnelles prises, je ne peux pas imaginer que les membres de ce conseil décident réellement de la politique sanitaire française.
Quant aux médecins et « spécialistes » qui parcourent les plateaux télévisés, il s’agit souvent des mêmes personnes invitées ; celles-ci sont toutes très favorables à la vaccination de masse et aux rappels multiples. Ceux qui ont un discours différent et/ou qui émettent des doutes sur le bien-fondé de la vaccination non sélective de la population ne sont généralement pas invités. Ainsi les discours dans les médias vont tous dans le même sens et sont en faveur de la vaccination, ce qui est regrettable.
Je tiens à préciser que je n’ai personnellement aucun conflit d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques ou autres lobbies. Ma parole est libre.
Les autorités ecclésiastiques catholiques se tiennent le plus souvent à l’écart des soubresauts électoraux. Mais la situation en France a récemment attiré leur attention sur le cas d’un candidat, en particulier : Eric Zemmour. Au Vatican, une décision sans précédent pourrait être prise : menacer d’excommunication les électeurs tentés par le candidat d’extrême droite.
Un candidat « anti chrétien »
C’est une rumeur qui circule depuis quelques jours au sein de l’épiscopat français : le Cardinal Ladaria Ferrer, préfet de la puissante Congrégation pour la doctrine de la Foi, serait sur le point de menacer d’excommunication les fidèles catholiques qui voteraient pour Eric Zemmour.
Note du blog Christ Roi. Le problème est qu'un candidat à l'élection présidentielle en France, fille aînée de l'Eglise, puisse déclarer qu'il est CONTRE le Christ.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai aussi pour lui devant mon Père qui est aux Cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père.
Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné toutes nos fautes. Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix.
Ainsi, Dieu a dépouillé les Puissances de l’univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ.
(Le christianisme) leva sur le monde, avec l’étendard du Calvaire, le vrai drapeau de la réforme. Il attaqua l’orgueil par l’humilité, il attaqua la cupidité par la pauvreté, il attaqua le sensualisme par la mortification, il opposa à la concupiscence qui précipitait toutes les décadences la sainteté qui allait susciter tous les Progrès
… Et … le monde se trouva replacé sur cette route royale où depuis deux mille ans il remonte avec Jésus-Christ.
Joseph FELIX, Le Progrès par le christianisme 1857, Conférences de Notre-Dame de Paris, Forgotten Books, p. 87-88.
Les œuvres du Christ ne reculent pas, mais elles progressent.
Les premiers chrétiens faisaient le signe de la croix
"On se marque souvent avec peu de respect du signe de la croix, sans songer que c'est le signe des humiliations que Jésus-Christ a endurées pour nous. Dès votre réveil, faites le signe de la croix, et souvenez-vous qu'il vous indique tout d'abord que la journée qui commence doit être un pas courageux à la suite de Jésus-Christ. Au commencement des actions de quelque importance, faites le signe de la croix. Nous ne saurions trop nous rappeler qu'il faut les imprimer de l'esprit chrétien. Marquez-vous de ce signe auguste dans les moments où votre cœur est attristé... quand vous avez quelque souffrance physique ou morale ou à essuyer quelque assaut de la tentation. Ce signe sacré est l'effroi du démon, tandis qu'il rapproche de vous votre ange gardien." (Source: Avis spirituels pour servir à la sanctification des âmes (LXXIV), Seconde édition, Nancy, 1863.)
Le signe de croix lui-mêmeétait rapidement esquissé sur le front, les lèvres et la poitrine.
Ce fut ainsi que les premiers chrétiens tracèrent d'abord le signe de la croix. Plusieurs textes font allusion à cette triple marque sur le front, les lèvres et la poitrine, les trois parties supérieures de l'homme - intelligence, amour, force - se trouvant ainsi placées sous la protection de la croix.
Saint Justin, martyr en 165, nous apprend comment il faisait le signe de la croix : dextra manu in nomine Christe quos crucis signo obsignandi sunt obsignamus. (Quæst, 118.)
"Nous faisons le signe de la croix de la main droite sur les catéchumènes, parce que la main droite est censée plus noble que la gauche, bien qu'elle n'en diffère que par sa position, et non par nature; ainsi, nous prions vers l'Orient, comme étant la partie la plus noble de la création. De qui l'Eglise a-t-elle reçu cette manière de prier ? De ceux-là même qui lui ont appris à prier : les Apôtres." (Quæst, 18.)
Tertullien,né à Carthage entre 150 et 160 ( † et mort en 220) écrit début IIIe siècle dans "De la couronne du soldat" (écrit vers 211-212) :
"À chaque moment et à chaque pas, en entrant et en sortant, en nous habillant, en nous chaussant, en nous baignant, en nous mettant à table, en allumant les flambeaux, en dormant [les mains croisées sur la poitrine], en nous asseyant, quoi que nous fassions, où que nous allions, nous marquons notre front du signe de la croix. Ad omnem progressum atque promotum, ad omnem aditum et exitum, ad vestibum et calceatum, ad lavacra, ad menas, ad lumina, ad cubilia, ad sedilia, quacumque nos conversatio exercet, frontem crucis signaculo terimus." (De Coron. milit. C. III.)
Selon Saint Ephrem, né vers 306 à Nisibe dans l'actuelle Turquie et mort en 373, dit qu'à chaque instants, nos aïeux faisaient le signe de la croix. Ils le faisaient non seulement sur leur front, mais encore sur leurs yeux, sur leur bouche, sur leur poitrine : "in frontibus, et in oculis, et in ore, et in pectore et in omnibus membris nostris" (S. Ephrem, Serm. in pret. et vivif. crucem)
C'est au IVe siècle, à la fin de la persécution, que notre signe de croix actuel prévaudra. L'antique forme (sur le front, les lèvres et la poitrine) est cependant restée dans certains usages : par exemple, on le fait encore à la lecture de l'Évangile. (DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 177.)
Les sept manières du signe de la Croix, salut du monde sont :
(1) Le pouce de la main droite sous l'index et le reposant sur le doigt du milieu, de manière à former une croix.
(2) Les mains jointes sur la poitrine.
(3) Les bras étendus en croix, les mains étendues vers le Ciel.
(4) La main droite portée sur la tête, puis sur la poitrine, l'épaule gauche et l'épaule droite.
(5) Le signe de croix déposé sur le front des baptisés et des confirmés.
(6) Le triple signe de croix sur le front, les lèvres, et la poitrine.
(7) Le signe de croix visible extérieur.
In hoc signo vinces. Par ce signe tu vaincras
Florence CHAVE-MAHIR, historienne, auteur en 2004 de la première thèse de doctorat sur l'histoire des exorcismes médiévaux, cite et référence dans sa thèse de doctorat d'histoire, plusieurs exorcismes par le signum crucis dans l'hagiographie du XIIe siècle, comme dans la vie de saint Bernard. Au XVIe siècle, Thérèse d'Avila chasse le démon par le signe de la croix et sa puissance exorciste est bien connue. (F. CHAVE-MAHIR, L'Exorcisme des possédés dans l'Église d'Occident, Xe - XIVe siècle, coll. Bibliothèque d'Histoire culturelle du Moyen-Âge, 10, Turnhout, Brepols 2011, p. 152-154.)
Saint Thomas d'Aquin parle des significations des signes de la croix de la messe, mais sans préciser explicitement leur puissance exorciste (ST, III, q. 83, a. 5.) (in Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 596, 573, 584, 913, 962.)
Par ce signe, dit saint Bernard, nous faisons retomber sur ces esprits de malice les coups qu'ils voudraient nous porter. C'est pour nous servir de protection et de défense contre eux que ce signe a été institué ; et l'Eglise l'a toujours regardé comme l'un de ses plus puissants exorcismes. (aut. quiv. at. tr. de pass. Dom. c. 12 n. 65 vol. 2).
Dans sa vie de S. Bernard, Mabillon compte plus de trente aveugles de tout âge et de toute condition, en France, en Allemagne, en Italie, guéris en présence des rois et des grands seigneurs, au moyen du signe de la croix fait sur eux par le thaumaturge de Clairvaux. Par le même signe, l'abbé de Clairvaux a guéri une foule de sourds et de muets. (T. II)
Selon le grand Athanase, témoin oculaire, "par le signe de la croix, tous les artifices de la magie sont impuissants, tous les enchantements inefficaces, toutes les idoles abandonnées. Par lui sont modérées, apaisées, arrêtées les fougues de la volupté la plus brutale, et l'âme courbée vers la terre se relève vers le ciel." (Lib. de Incarnat. Verb.)
L’Église reprend à son compte celle que Constantin a eue en vision lors de la bataille du pont Milvius. C’est cette croix triomphale qui sera reproduite, embellie, ornée de pierres précieuses dans tous les monuments chrétiens de l’époque byzantine pour signifier la victoire glorieuse du Christ sur le mal. (Cf. Basilique St Apollinaire in classe, Ravenne).
Témoignages d'auteurs chrétiens
Le signe de la croix est l'arme de précision contre le démon. Instruits immédiatement par les apôtres, les premiers chrétiens le savaient. En lutte permanente avec Satan, dans toute la puissance de son règne et la cruauté de sa rage, régulateur des mœurs, des idées, des arts, des théâtres, des fêtes et des lois, maître des autels et des trônes, souillant tout et faisant de tout un instrument de corruption, ils avaient sans cesse recours à l'infaillible moyen de dissiper le charme fascinateur, et de parer les traits enflammés de l'ennemi. De là l'usage continuel du signe de la croix devenu pour eux un exorcisme de tous les instants : quacumque nos conversatio exercet, frontem crucis signaculo terimus (quoi que nous fassions, où que nous allions, nous marquons notre front du signe de la croix). Tous les Pères de l'Église, témoins oculaires, en font foi, tous les historiens le constatent.
Les princes des apôtres Pierre et Paul font religieusement le signe de la croix et l'enseignent de l'Orient à l'Occident, à Jérusalem, à Antioche, à Athènes, à Rome, aux Grecs et aux barbares. "Paul, dit saint Augustin, porte partout l'étendard royal de la croix. Il pêche les hommes, et Pierre marque les nations du signe de la croix. Circumfert Paulus Dominicum in cruce vexillum. Et iste piscator hominum, et ille titulat signo crucis gentiles. (Serm, XXVIII.)
"Va, dit le Seigneur à Ananie, et marque-le (Conversion de S. Paul. Ac 9) de mon signe. Vade ad eum, et signa cum charactere meo. (S. Augustin, Serm. II et XXV, de Sanctis)
Non seulement ils le font sur les hommes, ils le font encore sur les créatures inanimées et ils le font faire. "Toute créature de Dieu est bonne, écrit le grand Apôtre, et rien n’est à rejeter si on le prend avec actions de grâces, car alors cela est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière. (I Thim IV, 4-5) Paul établit ici deux choses : la première, que nulle créature n'est immonde. La seconde, qu'en la supposant telle, le moyen de la purifier est sous la main. Faites-lui le signe de la croix, rendez grâces et gloire à Dieu, et à l'instant toute souillure disparaît. (Saint Jean Chrysostome, In Tim., Homil., XII.)
"Va, dit le Seigneur à Ananie, et marque-le (Saul de Tarse, futur S. Paul) de mon signe. Vade ad eum, et signa cum charactere meo. (S. Augustin, Serm. II et XXV, de Sanctis)
Le signe de la croix a été pratiqué partout et toujours dans des circonstance solennelles, avec la conscience plus ou moins claire de sa signification. (Source générale : Mgr Jean-Joseph GAUME, Le Signe de la Croix au XIXe siècle, 1869, rééd. Éditions Saint-Sébastien 2016)
Le signe de la croix était fait par les Hébreux et par les païens, eux-mêmes.
S'agissant des Hébreux, Mgr Gaume donne ces exemples :
Lorsque Jacob, sur le point de mourir, bénit les enfants de Joseph, inspiré de Dieu, que fait le saint Patriarche ? Il croise les bras et pose "sa main droite sur la tête d’Éphraïm qui est le cadet, et sa main gauche sur la tête de Manassé" : "il avait croisé ses mains ; or Manassé était l’aîné." (Gn 48,14).
De même, "pourquoi Moïse au moment où Josué va combattre Amalech fait-il ce qu'il n'a jamais fait, priant les mains étendues ? (Exode 17,8-13) ... Parce que le combat du Seigneur qui se livrait contre Amalech préfigurait les batailles du Verbe incarné contre Satan, et le signe de la croix par lequel il devait remplacer la victoire." (Tertullien, Contre Marcion, n° 111.)
"Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.
En Exode 17, 9-13 Moïse dit alors à Josué : 'Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main.'
Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.
Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort.
Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.
Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée."
Le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : "Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. ... Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. ... Moïse convoqua tous les anciens d’Israël et leur dit : « Prenez un agneau par clan et immolez-le pour la Pâque. Puis vous prendrez un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang que vous aurez recueilli dans un récipient, et vous étendrez le sang sur le linteau et les deux montants de la porte. Que nul d’entre vous ne sorte de sa maison avant le matin. Ainsi, lorsque le Seigneur traversera l’Égypte pour la frapper, et qu’il verra le sang sur le linteau et les deux montants, il passera cette maison sans permettre à l’Exterminateur d’y entrer pour la frapper." (Ex 12, 21-23)
"Le Seigneur dit à Moïse : 'Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront !' Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !" (Nb 21, 18-19)
Lorsque les Hébreux murmurèrent contre Moïse et contre Dieu, des serpents leurs furent envoyés qui les déchirèrent de leurs morsures. La prière de Moïse toucha Dieu. Pour mettre en fuite les serpents et guérir les innombrables malades, quel moyen va-t-il indiquer ? Des prières ? Non. Des jeûnes ? non. Un autel, une colonne expiatoire ? Rien de tout cela. Il ordonne de faire un serpent au-dessus d'un mât, signe de croix permanent et visible à tous ; signe de croix que chaque malade fera de cœur, seulement en le regardant. Tel sera la puissance de ce signe, qu'un seul regard suffira pour rendre la santé. (Nb 21, 8-9)
Bâton de Moïse, Nehushtan (ou Nohestan en hébreu), serpent de bronze sur un poteau (Nb 21, 8-9). Sculpture du Serpent d'airain de Moïse (en forme de caducée) sur le Mont Nébo. SOURCE : https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2ton_de_Mo%C3%AFse
Les Philistins ont réduit les Israélites à la plus humiliante servitude. Samson, doté à la naissance d'une force extraordinaire, a commencé leur délivrance. Malheureusement, il s'est laissé surprendre. Ils l'ont enchaînés, après lui avoir crevé les yeux. Dans cet état, ils s'en font un jouet pour amuser leurs fêtes. Cependant, "placé entre deux colonnes qui soutiennent tout l'édifice, dit saint Augustin, le fort d'Israël étend ses bras en forme de croix.
Dans cette attitude toute-puissante, il secoue les colonnes, les ébranle, écrase ses ennemis (Juges 16,29-30) : et comme le grand Crucifié, dont il était la figure, il meurt lui-même enseveli dans son triomphe." (Saint Augustin, Serm. 107, de Temp.)
Lorsque David, accablé de chagrin, est réduit à la plus grande extrémité dans laquelle se puisse trouver un roi, un fils parricide, des sujets révoltés, un trône chancelant, la vieillesse qui arrive à grands pas, que fera le monarque inspiré ? Il priera. Mais comment ? En faisant le signe de la croix.Expandi manus meas ad te. J'ai étendu mes mains vers vous. (Ps 142,6).
Lorsque encore Salomon, fils de David, achève le temple de Jérusalem, il faut attirer les bénédictions du ciel sur la nouvelle demeure du Dieu d'Israël, et obtenir ses faveurs pour ceux qui y viendront prier. Que fait Salomon ? Il prie en faisant le signe de la croix. Or Salomon se tint debout devant l'autel du Seigneur, en présence de toute l'assemblée d'Israël, et il étendit ses mains vers le ciel. (I Rois 8,22)
Au temps du prophète Ézechiel au VIe s. av. J.-C., les abominations de Jérusalem étaient au comble. Un personnage mystérieux, l'homme vêtu de lin, portant à la ceinture une écritoire de scribe, dit le prophète, reçoit ordre de traverser la ville et de marquer du signe T ("Mark", hébreu : תו tāw ou tau, dernière lettre de l’alphabet hébraïque) le front de tous ceux qui gémissaient des iniquités de cette coupable capitale. Cette lettre pouvait s’écrire de différentes manières, selon Jeff A. benner, et notamment sous la forme d’une graphie en T (deux mille ans avant J.-C.) ou en X (100 ans av. J.-C.). À ses côtés marchaient six autres personnages, portant chacun une arme de mort, avec ordre de tuer indistinctement tous ceux qui ne seraient pas marqués du signe salutaire. (Ezech. 9,4, etc.)
"Le signe Tau, marqué sur le front des habitants de Jérusalem les protégeaient contre les anges exterminateurs. Ainsi, le signe de la croix, dont l'homme marque son front est une assurance qu'il ne sera pas la victime du démon et des autres ennemis du salut, s'il gémit sincèrement des abominations que ce signe interdit." (Tertullien, Adv. Marcion, lib. III, c. XXII).
Dans les sacrifices juifs, le prêtre élevait d'abord l'hostie, selon qu'il était prescrit par la loi. Il la portait ensuite de l'Orient à l'Occident, comme nous l'apprennent les Juifs eux-mêmes : ce qui formait la figure de la croix.
C'est en faisant le même mouvement que le grand prêtre et même les simples prêtres bénissaient le peuple après les sacrifices. (Abbé Jacques Joseph Duguet, Traité de la Croix de notre seigneur Jésus-Christ ; ou Explication du mystère de la passion de N. S. Jésus-Christ selon la Concorde, 1733, c. VIII.)
Croire que les patriarches, les juges, les prophètes, les rois, les voyants d'Israël fussent les seuls à connaître le signe de la croix et à le pratiquer serait une erreur. Tout le peuple le connaissait, et dans les dangers publics en faisait religieusement usage.
Sennachérib a marché de victoire en victoire. La plus grande partie de la Palestine est envahie : Jérusalem est menacée. Vois-tu ce que fait ce peuple, hommes, femmes, enfants, pour repousser l'ennemi ? Comme Moïse, il fait le signe de la croix ; "Et ils invoquèrent le Seigneur des miséricordes, et, étendant les mains, ils les élevèrent vers le ciel. Et le Seigneur les exauça." (Siracide 48,22)
Un autre danger les menace. Voici Héliodore qui vient, accompagné d'une troupe de soldats, pour piller les trésors du temple. Déjà il est entré dans le parvis extérieur : encore un peu et le sacrilège sera consommé. Les prêtres sont prosternés au pied de l'autel : mais rien n'arrête le spoliateur. Que fait le peuple ? il recourt à son arme traditionnelle : il prie en faisait le signe de la croix, les mains tendues vers le Ciel. (II Mc 3,20)
"Voici ce qu’il avait vu : Onias, jadis grand prêtre, cet homme noble et bon, modeste dans son abord et doux de caractère, distingué dans son langage et adonné dès l’enfance à tout ce qui concerne la vertu, étendait les mains et priait pour toute la communauté des Juifs."
S'il est incontestable que prier les bras étendus est une forme du signe de la croix, tu vois que de toute antiquité les Juifs ont connu le signe de la croix... et qu'ils l'ont pratiqué, avec l'instinct plus ou moins mystérieux de sa toute-puissance.
Les païens, aussi, faisaient le signe de la croix
Ils l'ont fait en priant et l'ont cru, avec raison, doué d'une force mystérieuse de grande importance. Ils le faisaient en passant le pouce de la main droite sous l'index et le reposant sur le doigt du milieu, de manière à former une croix. Apulée (125-170), philosophe platonicien, en fait foi : "Une multitude de citoyens et d'étrangers, dit-il, étaient accourus au bruit retentissant du spectacle. ... Ils portaient la main droite à leur bouche, l'index reposant sur le pouce; et, par de religieuses prières, l'honoraient comme la divinité elle-même." (Apulée, Asin, Aur, lib. IV.) Quant au murmure d'accompagnements, on connaît les vers d'Ovide (-43 - 18 ap. J.-C.), VI, Métamorph. :
Restitit, et pravido, faveas mihi, murmure Dixit (Il s'est arrêté et m'a dit à voix haute)
Dux mens : simul, faveas mihi, murmure dixi. (Esprit de chef : en même temps, favorisez-moi, murmurai-je.)
Cette manière de faire le signe de la croix est tellement expressive qu'elle est demeurée même de nos jours, familière à un grand nombre de chrétiens dans tous les pays. Elle n'était pas la seule connue des païens. Comme les âmes les plus pieuses, ils faisaient le signe de la croix en joignant les mains sur la poitrine, dans les circonstances les plus solennelles, et les plus mystérieuses en même temps, de leur vie publique.
Lorsqu'une armée romaine venait mettre le siège devant une ville, la première opération du général, quel que fût son nom, Camille, Fabius, Métellus, César ou Scipion, était non de creuse des fossés ou d'élever des lignes de circonvallation, mais d'évoquer les dieux défenseurs de la ville et de les appeler dans son camp. La formule d'évocation est trop longue pour une lettre. Tu la trouveras dans Macrobe. Or, en la prononçant, le général faisait deux fois le signe de la croix. D'abord, comme Moïse, comme les premiers chrétiens, comme, aujourd'hui encore le prêtre à l'autel, les mains étendues vers le ciel, il prononçait en suppliant le nom de Jupiter. Puis, rempli de confiance dans l'efficacité de sa prière, il croisait dévotement les mains sur sa poitrine. (Satur., lib. III, c. II). Voilà bien le signe de la croix sous deux formes incontestables, universelles et parfaitement régulières.
Si ce fait remarquable est généralement ignoré, en voici un autre qui l'est un peu moins. L'usage de prier les bras en croix était familier aux païens de l'Orient et de l'Occident.
Tite-Live dira : "À genoux, elles élevaient leurs mains suppliantes vers le ciel et vers les dieux." (Lib. XXXIV.)
Denys d'Alicarnasse : "Brutus, apprenant le malheur et la mort de Lucrèce, éleva les mains au ciel et appela Jupiter avec tous les dieux. (Antiquit., lib. IV)
Et Virgile : "Le père Anchise, sur le rivage, les mains étendues, invoque les grands dieux." (Æneid., lib . III)
Et Athénée : "Darius, ayant appris avec quels égards Alexandre traitait ses filles captives, étendit les mains vers le soleil, et demanda, si lui-même ne devait pas régner, que l'empire fût donné à Alexandre." (Lib. XIII, c. XVII.)
Apulée déclare formellement que cette manière de prier n'était pas une exception, une excentricité, mais une coutume permanente : "L'attitude de ceux qui prient, est d'élever les mains au ciel." (Lib. de Mundo)
Les Égyptiens plaçaient la croix dans leurs temples, priaient devant ce signe et le regardaient comme l'annonce d'un bonheur futur.
L'Égypte pharaonique a utilisé des symboles qui plus tard s'avéreront chrétiens.
Hiéroglyphes pyramides de Téti (IIIe millénaire av. J.-C.)
Les historiens grecs Socrate de Constantinople (380-450) et Sozomène (400-448) rapportent qu'au temps de l'empereur Théodose (379-395), lorsqu'on détruisait les temples des faux dieux, celui de Sérapis en Égypte, se trouva rempli de pierres, marquées de caractère hiéroglyphiques en forme de croix. Les néophytes égyptiens affirmaient que ces caractères signifiant la croix, signe de la vie future, suivant les interprètes. (Sozom. , 1. V, c. XVII; - Id., lib. VII, c. XV.)
La Croix ankh (Pyramide de Téti, VIe dynastie, IIIe millénaire av. J.-C.).
Le monogramme du Christ écrit de façon cursive se trouve être identique à la croix ankh écrite, elle aussi, de façon cursive. la croix ankh, hiéroglyphe signifiant la vie éternelle, était une signe extrêmement répandu qui occupait la première place parmi les hiéroglyphes dans les temples égyptiens et les tombes. Et notre croix signifie aussi la vie éternelle, et c'est pourquoi nous la mettons sur nos tombes. La croix ankh était la clé de vie et la croix latine signifie la rédemption qui nous rouvre le Ciel qui nous est fermé depuis le Péché originel.
Après la démolition du Sérapéum (391), on détruisit partout dans la cité les bustes de Sérapis qui était sculpté à l'entrée des maisons ou au-dessus des fenêtres. On traça à leur place le signe de la croix. C'est alors que des gens qui restaient encore païens furent de ce que cette apparition du signe de la croix chrétienne s'accordait avec une vieille prophétie reçue de leurs ancêtres. Celle-ci annonçait que les cultes égyptiens s'effaceraient le jour où serait subitement exalté le signe hiéroglyphique désignant la vie. Or, ces égyptiens possédaient effectivement parmi leurs hiéroglyphes un signe figurant la vie future, et presque identique de forme. Ce qui donnait tout son sens à la prédiction, à la croix du Seigneur. Pour cette raison, cet événement fortuit provoqua de nombreuses conversions au christianisme, plus encore chez les prêtres et autres officiants des cultes égyptiens que parmi les masses des laïques qui saisissaient moins bien de pareils symboles. Depuis ce jour, les coptes alors encore tous catholiques, adoptèrent cette croix dans leurs églises comme signifiant la croix du Christ. (Voir dans le Musée copte du Caire)
Croix coptes, Musée du Caire
Sur la valeur interprétatoire et latreutique du signe de la croix, le haut Orient était d'accord avec l'Occident, le Chinois et le Romain.
L'idée de Dieu et de l'âme a été connue et admise dès l'antiquité en Chine et avant l'arrivée des missionnaires chrétiens. (Père Joseph-Henri de Prémaré, Lettre inénite du Père Prémaré sur le monothéisme des chinois, 1728, G. Pauthier, Extrait des Cahiers de février et mai du tome III des Annales de Philosophie chrétienne (5e série) – Paris, rééd. Scholar Select, 2018, p. 1.) Le Père Prémaré soutient que le monothéisme chinois avait une vision de la Trinité de Dieu.
Croirais-tu qu'un empereur de Chine, si ancien qu'il est presque mythologique, Hien-Yuen (Hoang-ti ou Huang-Di, l'"empereur jaune"), avait, comme Platon, pressenti le mystère de la croix ? "Pour honorer le Très-Haut, cet ancien empereur joignait ensemble deux morceaux de bois, l'un droit, l'autre de travers." (Discours prélim. du Chou-King, par le P. Prémare, ch. IX, p. XCII.)
Sous la dynastie des Soung (ou Song) (qui régna de 960 à 1260 de notre ère), Tchéou Lien-Ki, le docteur aux nénuphars) mourut à l'âge de 57 ans, l'an 1073 de notre ère. Il fit un Système de Physique; tous les lettrés de son temps le suivirent et l'ont regardé comme leur maître; Tous ces philosophes vivaient dans le 11e et 12e siècle de notre ère.
Voici les principes généraux de ce système :
(1) il y a dans l'univers un être qu'on appelle Khi; il n'est point figuré, mais il peut le devenir. C'est comme un vase dans lequel est un autre être qu'on nomme Li, et qui est tellement au-dessus de toute figure, qu'il est impossible qu'il en prenne jamais aucune. Tchou-hi, le plus fameux disciple de Lien-Ki, définit ainsi ces deux êtres :
'Dans l'univers, il y a Li et il y a Ki. Ce qu'on entend par Li, c'est la Raison qui est au-dessus de toute figure et qui est comme la racine d'où sortent tous les êtres. Ce qu'on entend par Ki, c'est le vase sujet à la figure et l'instrument dont tout est fait.'
(2) Ce Khi ou matière, si on peut l'appeler ainsi, se trouve tour à tour en mouvement et puis en repos, en repos et puis en mouvement.
Avant les Soung, on entendait par Thaï-Khi la matière dans l'état de chaos. C'est pour cela que Tchouang-tseu a dit que 'la Raison était avant Thaï-khi.'
Tchéou Lien-Ki, le père de la philosophie des Soung, a dit la même chose. C'est ce qu'il appelle l'être illimité et infini.
C'est une tradition constante que Thaï-Khi renferme trois qui ne sont qu'un. (Père Joseph-Henri de Prémaré, Lettre inénite du Père Prémaré sur le monothéisme des chinois, 1728, G. Pauthier, Extrait des Cahiers de février et mai du tome III des Annales de Philosophie chrétienne (5e série) – Paris, rééd. Scholar Select, 2018, p. 10-21)
Dans l'Ancien Testament aussi, la création du monde est rattachée à la Parole de Dieu (Gn 1,3 Dieu dit : "Que la lumière soit." Et la lumière fut; Ps 33 (32), 6-9 Le Seigneur a fait les cieux par sa parole, l'univers, par le souffle de sa bouche; 147, 15-18 Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt. … Il envoie sa parole : survient le dégel ; il répand son souffle : les eaux coulent; Is 40,26 Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ? Celui qui déploie toute l’armée des étoiles, et les appelle chacune par son nom; Is 48,3 Les événements passés, je les avais annoncés d’avance ; ils étaient sortis de ma bouche, et je les avais fait entendre ; soudain j’ai agi, et ils sont arrivés; Sg 9, 1-9 "Dieu de mes pères et Seigneur de miséricorde, par ta parole tu fis l’univers.")
Ainsi, des sept manières de faire le signe de la croix, les païens en connaissaient trois. À leurs yeux, il avait une signification réelle, une valeur considérable, quoique plus ou moins mystérieuse, suivant les lieux, les temps et les personnes.
"Il est infiniment remarquable, dit Gretzer (1562-1625), que dès l'origine du monde Dieu a voulu tenir constamment la figure de la croix sous les yeux du genre humain, et organisé les choses de manière que l'homme ne pût presque rien faire sans l'intervention du signe de la croix. (De Cruce, lib. I, c. III.)
"Pour tenter la fortune et aller chercher des richesses aux extrémités du monde, le navigateur a besoin d'un navire. Le navire ne peut voguer sans mât, et le mât avec ses vergues forme la croix. (S. Hier., in c. XI Marc.) Sans elle nulle direction possible, nulle fortune à espérer. (Orig. Homil. VIII, in divers.)
"Le laboureur demande à la terre sa nourriture, la nourriture des riches et des rois. Pour l'obtenir, il lui faut une charrue. La charrue ne peut ouvrir le sein de la terre si elle n'est armée de son couteau; et la charrue armée du couteau forme la croix." (S. Maxim. Taur., ap. S. Ambr., t. III, ser. 56, etc.)
Chez les Romains, "[q]ue nous montrent ... les cantabra et le siparia des étendards, sinon la croix ? Les uns et les autres sont des lances dorées surmontées d'un bois, placé horizontalement, d'où pend un voile d'or et de pourpre.
On peut voir les reproductions de ces étendards romains sur le site boutique-epees.fr
Les aigles aux ailes déployées placées au haut des lances et les autres insignes militaires, toujours terminés par deux ailes étendues, rappellent invariablement le signe de la croix.
"Monuments des victoires remportées, les trophées forment la croix. La religion des Romains est toute guerrière; elle adore les étendards; elle jure par les étendards; elle les préfère à tous les dieux : et tous ses étendards sont des croix : omnes illi imaginum suggestus insignes monilia crucium sunt." (Tertull. Apolog. XVI.) Aussi, lorsqu'il voulut perpétuer le souvenir de la croix par laquelle il avait été vaincu, Constantin n'eut point à changer l'étendard impérial, il se contenta d'y faire graver le chiffre du Christ, comme s'il lui importait seulement de nommer Celui de qui il avait eu la vision et non l'objet de cette vision." (Euseb. lib. IX Histor., 9.)
"Le ciel lui-même est disposé en forme de croix. Que représente les quatre points cardinaux, sinon les quatre bras de la croix et l'universalité de sa vertu salutaire ? La création tout entière porte l'empreinte de la croix. Platon lui-même n'a-t-il pas écrit que la Puissance la plus voisine du premier Dieu s'est étendue sur le mine en forme de croix." (S. Maxim. Taur., apud S. Ambr., t. III, serm. 56 ; - S. Hier., in Marc, XI ; - Tertull., Apol., XVI; - Orig., Homil. VIII in divers.)
De là cette réponse péremptoire de Minucius Félix († en 250 à Rome) aux païens qui reprochaient aux chrétiens de faire le signe de la croix : "Est-ce que la croix n'est pas partout ? leur disait-il. Vos enseignes, vos drapeaux, les étendards de vos camps, vos trophées, que sont-ils, sinon des croix ornées et dorées ? Ne priez-vous pas comme nous, les bras étendus ? Dans cette attitude solennelle, n'employez-vous pas alors aux chrétiens adorateurs d'un Dieu unique, et qui ont le courage de confesser leur foi au milieu des tortures, en étendant leurs bras en croix ? Entre nous et votre peuple, quelle différence y a-t-il, lorsque les bras en croix, il dit : Grand Dieu, vrai Dieu, si Dieu le veut ? Est-ce le langage naturel du païen, ou la prière du chrétien ? Ainsi, ou le signe de la croix est le fondement de la raison naturelle, ou il sert de base à votre religion." (Octav.)
De l'Église judaïque, ce signe est passé dans l'Église chrétienne.
Les premiers fidèles, frappés de l'ancienne manière de bénir avec la figure de la croix, ont été facilement instruits par les apôtres de la signification mystérieuse de ce signe, et naturellement portés à le continuer, en y ajoutant les divines paroles qui en donnent l'explication.
Dans son ouvrage "La vérité sur les Manuscrits de la Mer morte" (dont les conclusions à propos de l'identité entre esséniens et premiers chrétiens rejoignent celles d'EISENMAN et de WISE dans "Les Manuscrits de la Mer morte révélés", 1995), Étienne COUVERT évoque le sujet de l'"ascia", hachette stylisée "au cours du IIe siècle après Jésus-Christ" à "'usage des stèle funéraires en grande abondance à Lyon, et ailleurs en Gaule, à Rome.
"À propos de ce symbole chrétien, M. Carcopino cite deux textes : Saint Luc dans son Évangile, cite ces propos de Saint Jean Baptiste, apostrophant avec vigueur les Juifs qui le suivaient : 'Voici que la hache est placée à la racine des arbres.' (Mt 3,10) Ainsi donc celui qui doit venir va couper l'arbre qui ne porte pas de bons fruits. Vous, Juifs, vous croyiez que vous étiez sauvés par la filiation d'Abraham. Dorénavant, il faudra faire pénitence, recevoir le baptême. Vous ne pourrez plus vous prévaloir de votre naissance. Cette hache, c'est Jésus, le Messie qui doit venir. [...] Saint Irénée dans son 'Adversus haereses' explique en citant le texte de Saint Luc que le Verbe de Dieu ressemble à l'ascia, que l'ascia ressemble plus à la croix que la charrue, et que du reste, telle la charrue, l'ascia montrait le fer uni au bois du verbe, en sorte que, semblable à elle, le Verbe de Dieu 'a émondé la terre broussailleuse.'
"L'ascia est attestée comme symbole du Christ. [...] Les tombes à ascia [...] se sont multipliées dans la région lyonnaise en pleine période de persécutions. On en trouve à Rome sur des tombes juives ou judéochrétiennes. On n'en trouve pas en Asie mineure, ni en Orient; mais seulement en Occident où les défunts portent des noms en général orientaux, grecs ou sémites. [...] Le symbole de la Hache [...] existait également en Palestine, où il représentait bien le Christ [...] (d'après le livre de Bellarmino Bagatti sur l'Eglise de la Circoncision) C'est donc un symbole du Christ, auquel sont restées attachées des communautés chrétiennes d'Orient transplantées, au hasard des circonstances, en Occident. [...] L'ascia a été trouvé en plusieurs exemplaires dans la plus ancienne catacombe chrétienne, celle de Saint-Sébastien où l'on pense que furent inhumés au moins provisoirement les corps de Saint Pierre et Saint Paul. On a trouvé dans cette catacombe une hypogée des Innocentii dans laquelle plusieurs tombes judéo-chrétiennes portent le signe de l'ascia.
Stèle à ascia gallo-romaine du IIe siècle de l'ère chrétienne, à la forme d'un tau grec. Extrait de Jérôme CARCOPINO, Le Mystère d'un symbole chrétien, l'Ascia dans Etienne COUVERT, La Vérité sur les Manuscrits de la Mer morte, 2e éd., Ed. de Chiré, Poitiers 2003, p. 33
"[...] Le symbolisme de la hache dont son origine au Miracle de la hache, [...] au livre des Rois [...] lorsqu'Élie fut enlevé au Ciel et qu'il eut rejeté son manteau sur Élisée, les fils des prophètes demandèrent à ce dernier de faire construire un bâtiment à l'emplacement même de son enlèvement. Ils partirent avec des haches pour couper du bois sur les bords du Jourdain; L'un d'eux laissa échapper sa hache qui fut emportée par le courant. Élisée lança son bâton qui, à la façon d'un aimant, ramena l'outil sur le rivage. Ainsi, un disciple a perdu l'instrument de son salut et il lui fut rendu par le bois de la Croix, ici le bâton du prophète. [...] Cette scène a été reproduite sur un panneau de la porte en bois de Sainte-Sabine à Rome. L'un des jeunes gens qui a perdu sa hache, se jette à terre épouvanté, en se voilant la face, près d'Élie enlevé sur son char de feu. Ainsi, le symbole de la hache était chrétien et permettait d'associer la mémoire d'Élie à celle de Saint Jean-Baptiste.
"Enfin, il est dit dans le 'document de Damas' trouvé au Caire, d''imprimer une marque sur le front de ceux qui soupirent et gémissent'. Ce passage est tiré d'Ézéchiel où l'on précise que cette marque à la forme du tau grec. Or, sur les tombes à ascia, l'on imprimait au frontispice cette marque : l'ascia ayant la forme d'un tau minuscule." (Étienne COUVERT, La Vérité sur les Manuscrits de la Mer morte, 2e éd., Ed. de Chiré, Poitiers 2003, p. 32-38)
Les Chrétiens opposaient ce signe vénérable à toutes les superstitions des païens. (Origène, Select. in Ezech, c. IX.)
Les Pères de l'Eglise attestent qu'il se faisaient des miracles par le signe de la croix.
Saint Basile dit que c'est une tradition apostolique. (L. de Sipit. Sancto., c. 27, n° 66).
Les Pères nous enseignent que l'onction du baptême et celle de la confirmation se faisaient en forme de croix sur le front du baptisé, et que ce signe puissant suffisait pour mettre en fuite le démon et pour déconcerter tous leurs prestiges dans les cérémonies magiques des païens. (Lactance I, IV, Divin. Institut., c. 27; de Morte persec., c. 10, etc., in Encyclopédie théologique, Dictionnaire de théologie dogmatique, Série de dictionnaires sur toutes les parties de la science religieuse, tome premier, J.-P. Migne éditeur, 1850, p. 1187.)
Au Ier siècle Sainte Thècle, saisie par les bourreaux, fut conduite au bûcher, elle y monta d'un pas assuré, fit le signe de la croix et demeura tranquille au milieu des flammes. Un torrent d'eau éteignit le feu, et comme les enfants de Babylone, la jeune héroïne sortit du bûcher sans avoir perdu un seul cheveu. (Ado. in Martyrol., 23 sept.)
Sainte Glycérie détruit la statue de marbre de Jupiter par le signe de la croix. Source Image : Mgr Jean-Joseph GAUME, Le Signe de la Croix au XIXe siècle, 1869, rééd. Éditions Saint-Sébastien 2016
Sainte Glycérie, était la fille de Macarius, un important officier romain; elle fut arrêtée en 177 sous Marc-Aurèle. Lorsque les habitants de la ville de Trajanopolis en Macédoine orientale durent aller adorer Zeus, Glycérie refusa et brisa la statue dans le temple. Emmenée dans l'amphithéâtre, elle se tourna vers les chrétiens mêlés dans la foule, elle leur dit : "Frères, soeurs, enfants, pères, et vous qui me tenez lieu de mère, voyez, veillez sur vous; et considérez bien quel est l'Empereur dont nous portons le caractère et quel est le signe gravé sur nos fronts." (Apud Sur., et Baron. t. II.)
En 226, l'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine de Rome en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête ; mais, conduite à l'empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles ; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d'Apollon. En y entrant, Martine, s'armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l'instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole.
Lors de la persécution de Dioclétien en Phénicie, on vit un jour entrer dans l'amphithéâtre un grand nombre de chrétiens, condamnés aux bêtes. Les spectateurs ne purent se défendre d'une profonde émotion à la vue de cette multitude d'enfants, de jeunes gens et de vieillards, dépouillés de leurs vêtements, les yeux levés au ciel, les bras levés en croix, immobiles, sans étonnement et sans frayeur, au milieu des tigres et des lions affamés. (Eusebe, Hist. Eccl. Liv. VIII, c. V.)
Sainte Agnès de Rome, noble vierge martyre de treize ans en 304, parce qu'elle avait refusé d'offrir un sacrifice aux dieux et à l'empereur : sa main ne se levait que pour faire le signe de la croix.
"La voyez-vous, dit S. Ambroise, tendre ses mains vers le Christ, et jusqu'au milieu des flammes arborer l'étendard victorieux du Seigneur ? Les mains étendues à travers les flammes, elle fait à Dieu cette prière : "Ô vous qu'il faut adorer, honorer et craindre, Père Tout-Puissant de Notre-Seigneur-Jésus-Christ, je vous bénis, parce que, grâce à votre fils unique, j'ai échappé aux mains des hommes impies et traversé sans souillure les impuretés du démon. Et voici de plus que sous la rosée du Saint-Esprit s'éteint le feu qui m'environne; la flamme se divise et les ardeurs de mon bûcher menacent ceux qui l'ont allumé." (Lib I. de Virgin.)
Lorsque en 305, sainte Euphémie, fille de sénateur, fut étendue sur la roue du supplice, elle fit le signe de la croix, s'avança elle-même vers l'affreuse machine hérissée de pointes de fer, la fixa sans pâlir et d'un regard la fit voler en éclats. (Apud Sur., t. V et Baron., Martyrol., 16 sept.)
Lorsque en 320, les 40 Martyrs de Sébaste, soldats chrétiens vétérans de l'armée de Licinius, furent traînés au milieu du lac, condamnés à y passer la nuit au milieu des neiges, une force surhumaine de résistance leur fut d'autant plus nécessaire que sur le rivage étaient des bains chauds, préparés pour les déserteurs. Ils firent le signe de la croix, et une mort héroïque vint couronner leur courage. (S. Ephrem, Encom. in 40 SS. Martyr)
Tertullien, Cyprien, Athanase, Grégoire, Basile, Augustin, Chrysostome, Jérôme, Ambroise, et tant d'autres... faisaient très assidûment le signe de la croix et recommandaient avec instance à tous les chrétiens de le faire dans chaque occasion." (Mgr Jean-Joseph GAUME, Le Signe de la Croix au XIXe siècle, ibid., p. 13, 32, 37.)
Origène, né à Alexandrie en 185 et mort en 253 écrit que le signe de la croix est une enseigne redoutable qui épouvante les puissances des ténèbres (in Exod. hom. 6 n. 8)
"Le signe de la croix déconcerte les puissances des ténèbres, les éloigne, les chasse, les met en fuite, les disperse.
- Il est leur terreur, dit saint Cyrille (Hier. Cat. 13 n. 36) ;
- une arme invincible à toutes leurs attaques, dit saint Ephrem (in pret. et vivif. crucem) ;
- un bouclier qui nous met à couvert de leurs traits, dit saint Jérôme(Hier Ep. 18 ad Eust) ;
- il fait disparaître, dit saint Athanase, tous leurs charmes, dissipe tous leurs enchantements, anéantit tous leurs prestiges (orat. contra gentes. n. 1).
"Sans le signe de la croix, disent nos pères dans les catacombes, rien parmi nous ne se fait légitimement, rien n'est parfait, rien n'est saint." (S. Cyprien de Carthage, de Bapt. chr.)
(Toutes ces citations et références sont tirées du merveilleux livre de Mgr Jean-Joseph GAUME, "Le Signe de la Croix au XIXe siècle" (1869), ibid.)
Saint Ignace d'Antioche, disciple de saint Jean l'Évangéliste, mort martyr dévoré par les lions v. 110 ap.J.-C., dans sa Lettre aux Ephésiens (IX, 1.) écrit :
"J’ai appris que certains venant de là-bas sont passés , porteurs d’une mauvaise doctrine, mais vous ne les avez pas laissés semer chez vous, vous bouchant les oreilles, pour ne pas recevoir ce qu’ils sèment, que vous êtes les pierres du temple du Père, préparés pour la construction de Dieu le Père, élevés jusqu’en haut par la machine de Jésus-Christ, qui est la croix, vous servant comme câble de l’Esprit-Saint ; votre foi vous tire en haut, et la charité est le chemin qui vous élève vers Dieu." (Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 160-161)
Dans sa Lettre aux Tralliens (XI, 1), Ignace écrit :
"Fuyez donc ces mauvaises plantes parasites : elles portent un fruit qui donne la mort, et si quelqu’un en goûte, il meurt sur le champ. Ceux-là ne sont pas la plantation du Père (cf. Mt 15, 13 ; Jn 15, 1 ; 1 Co 3, 9). 2. S’ils l’étaient, ils apparaîtraient comme des rameaux de la croix, et leur fruit serait incorruptible. Par sa croix, le Christ en sa passion vous appelle, vous qui êtes ses membres ; c’est Dieu qui nous promet cette union, qu’il est lui-même." (Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 182.)
Dans sa Lettre aux Romains, Ignace écrit (V,3) :
"3. Pardonnez-moi ; ce qu’il me faut, je le sais, moi. C’est maintenant que je commence à être un disciple. Que rien, des êtres visibles et invisibles, ne m’empêche par jalousie, de trouver le Christ. Feu et croix, troupeaux de bêtes, lacérations, écartèlements, dislocation des os, mutilation des membres, mouture de tout le corps, que les pires fléaux du diable tombent sur moi, pourvu seulement que je trouve Jésus-Christ." (Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 190.)
Au début de sa Lettre aux Romains, Ignace évoque l'Église "qui préside dans la région des Romains, digne de Dieu, digne d'honneur, digne d'être appelée bienheureuse, digne de louange, digne de succès, digne de pureté, qui préside à la charité, qui porte la loi du Christ, qui porte le nom du Père." (Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 185-186.)
Dans sa Lettre aux Smyrniotes (I, 1), Ignace écrit :
"Je rends grâces à Jésus-Christ Dieu, qui vous a rendus si sages. Je me suis aperçu, en effet, que vous êtes achevés dans une foi inébranlable, comme si vous étiez doués de chair et d’esprit à la croix de Jésus-Christ, et solidement établis dans la charité par le sang du Christ, fermement convaincus au sujet de notre Seigneur qui est véritablement de la race 'de David selon la chair' (cf. Rm 1, 3), Fils de Dieu selon la volonté et la puissance de Dieu, véritablement né d’une vierge, baptisé par Jean pour que, par lui, 'fût accomplie toute justice'." (Mt 3, 15). Il a véritablement été cloué pour nous dans sa chair sous Ponce Pilate et Hérode le Tétrarque. C'est grâce au fruit de sa croix, et à sa passion divinement bienheureuse que nous, nous existons, pour 'lever son étendard' (Is 5,26) dans les siècles par sa résurrection, et pour <rassembler> ses saints et ses fidèles, <venus> soit des Juifs soit des gentils, dans l'unique corps de son Église." (Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 203-204.)
Et dans son admirable Lettre aux chrétiens de Philippes, Ignace dit :
"Le prince de ce monde se réjouit lorsqu'il voit quelqu'un renier la croix. Il sait que c'est la croix qui lui donne la mort; car elle est l'arme destructive de sa puissance. Sa vue lui fait horreur, son nom l'épouvante. Avant qu'elle fût faite, il ne négligea rien pour la faire fabriquer. À cette œuvre il poussa les fils d'incrédulité, Judas, les Pharisiens, les Saducéens, les vieillards, les jeunes gens, les prêtres. Mais lorsqu'il la voit sur le point d'être achevée, il se trouble. Il jette le remords dans l'âme du traître; il lui présente la corde et le pousse à se pendre. Il épouvante par un songe pénible la femme de Pilate, et fait tous ses efforts pour empêcher la confection de la croix. Ce n'est pas qu'il eût des remords; s'il en avait, il ne serait pas complètement mauvais; mais il pressentait sa défaire. Il ne se trompait pas. La croix est le principe de sa condamnation, le principe de sa mort, le principe de sa ruine."
Converti vers 130, Justin de Néapolis ou Justin de Naplouse possédait aussi la passion de communiquer la vérité. Simple laïc, il vint à Rome à l'époque d'Antonin, y ouvrir une école à la façon des philosophes païens. Cherchant à justifier les chrétiens, il montra que leur croyance était "conforme à la raison et à la vérité". Il se lança "dans une vaste entreprise de récupération des textes anciens judéens et grecs. Pour les premiers, il estime que si Moïse prie 'les bras en croix', c'est qu'il annonce la crucifixion, allant même à avancer que l'ange qui parle à Abraham pourrait être Jésus lui-même et à voir dans le nom de Josué celui de Jésus. Pour les seconds, il se demande si Platon n'aurait pas vu dans l' "X" du Timéeune croix, celle de Jésus de Nazareth. Dans de telles interprétations à la fois typologiques et allégoriques, la philosophie grecque est récupérée, prenant une nouvelle dimension et un nouveau visage: le Logos grec, par exemple, exprime chez Justin à la fois la visibilité du Père, la parution de la connaissance et l'identité de la 'deuxième divinité', Jésus-Christ." (Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018, p. 226.)
Saint Justin se demande si Platon n'aurait pas vu une croix dans l' "X" du Timée; pas un poteau, comme le prétendent les "Témoins de Jéhovah".
C'est dans son Dialogue avec Tryphon (cote 40 et 90) que Saint Justin explique que le sens salvateur du Christ en Croix était déjà contenu dans la prière de Moïse combattant Amalek, en priant Dieu les mains étendues de chaque côté :
"De même la prescription de faire rôtir l’agneau tout entier : c’était un symbole de la souffrance de la Croix dont le Christ devait souffrir. L’agneau, lorsqu’il est rôti, est disposé de manière à figurer la croix : l’une des broches dressées le transperce depuis les membres inférieurs jusqu’à la tête, l’autre au travers du dos, et on y attache les pattes de l’agneau.
[...] Lorsque le peuple combattait Amalek, Moïse lui-même priait Dieu les mains étendues de chaque coté ; celui qui l’emportait, l’emportait par la croix. Ce n’est pas parce que Moïse priait ainsi que le peuple gagnait l’avantage, mais parce qu’en tête de combat était le nom de Jésus (= Josué) et que Moïse représentait la croix."
Saint Justin encore, dit que la croix du Sauveur est le signe le plus éclatant de son pouvoir, et de l'empire qu'il exerce sur le monde entier; il rappelle les paroles d'Isaïe, où le prophète parlant du Messie dit qu'il portera la marque de son empire sur son épaule (Is 9, 5); c'est la croix, dit S. Justin, que Jésus-Christ a portée avant d'y être attaché. (Apolog 1, n° 55 et 35)
Il observe aussi bien que Minutius Félix et Tertullien que cet objet prétendu de malédiction se voit néanmoins partout sur les mâts des vaisseaux, sur les instruments du labourage, sur les enseignes militaires. (Encyclopédie théologique, Dictionnaire de théologie dogmatique, Série de dictionnaires sur toutes les parties de la science religieuse, tome premier, J.-P. Migne éditeur, 1850p. 1185.)
Saint Polycarpe, établi évêque de Smyrne par saint Jean l'Évangéliste, martyr livré au flammes v. 155 ap.J.-C. sur un poteau parce qu'il refusa d'être cloué, dans sa Lettre de Smyrne aux Philippiens (Lettre aux Philippiens VII, 1), écrit :
"Quiconque, en effet, ne confesse pas que Jésus-Christ est venu dans la chair, est un antéchrist (cf. 1 Jn 4, 2-3), et celui qui ne confesse pas le témoignage de la croix est du diable, et celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan." (Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 232-2
"Celui qui me donne la force d’affronter le feu me donnera aussi celle de rester immobile sur le bûcher sans qu’il soit besoin de vos clous" (Polycarpe, Lettre de Smyrne dite "Le Martyre de Polycarpe", XIII, 3).Martyrologe: "Polycarpe fut livré aux flammes; mais le feu ne lui ayant porté aucune atteinte, on le frappa du glaive et il reçut ainsi la couronne du martyre. Avec lui et dans la même ville de Smyrne, subirent aussi le martyre douze autres chrétiens venus de Philadelphie."
Polycarpe fut le premier à parler d'Église "catholique" pour définir l'Église "universelle" de Jésus-Christ :
"Partout où est le Christ Jésus, là est l’Églisecatholique" (Smyrn. 8, 2).
Saint Irénée, évêque de Lyon et Martyr (120-202 ap.J.-C.) dans Contre les hérésies, cote II, 24,4, daté d'entre 175 et 189 ap. J.-C., explique que la croix a cinq extrémités ; sur la cinquième se repose le crucifié :
"La structure de la croix présente cinq extrémités, deux en longueur, deux en largeur, une cinquième sur laquelle s’appuie le crucifié." (Irénée de Lyon, Contre les hérésies, Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur, Sagesses chrétiennes, Cerf, Paris 2007, p. 225.)
La croix à "cinq extrémités" décrite par Irénée de Lyon vers 180 ap. J.-C. ne peut donc pas être un poteau à deux extrémités.
Tertullien, en 197 ap.J.-C., dans Ad Nationes (Aux nations),écrit :
"Le morceau de bois qui est fixé dans la terre en position droite est une partie de la croix, et la partie la plus grande de sa masse. Mais une croix entière nous est attribuée, avec sa poutre transversale, naturellement."
Le signe de la croix est très vite devenu le signe emblématique des chrétiens.
"La croix en forme de T (tau) apporte la grâce." (Cité dans Les Pères apostoliques, Texte intégral, Sagesses chrétiennes, Les Éditions du Cerf, Paris 2012, p. 288.)
Au IVe siècle, l'empereur Constantin (272-337) se convertit la veille de la bataille du Pont Milvius en voyant dans le ciel le chrisme, correspondant aux lettres grecques X Chi et P Rho (XP), les deux premières lettres du mot Christ.
Chrisme surplombant une chapelle de l'Eglise Saint-François-Xavier, Paris
Maxence défait et noyé, Constantin entre dans Rome. Une statue le représente tenant la croix à la main, avec cette inscription qu'il dicte lui-même : "C'est par ce signe salutaire, vrai symbole de force, que j'ai délivré votre ville du joug de la tyrannie, et que, rendant la liberté au sénat et au peuple romain, je les ai rétablis dans leur ancienne majesté et leur ancienne splendeur." (Euseb., Vit. Constant., lib. C., c. XXXIII.)
Devant le Christ en croix, la prière qui protège de tous les malheurs
Selon une vieille tradition de l’Église, quiconque récite la prière d’invocation à la "sainte Croix de Jésus-Christ", la lit, l’entend ou la porte sur lui, sera protégée de tout ennemi visible ou invisible. On dit aussi que les anges Gardiens seront en tout temps les défenseurs de leurs petits protégés et leurs protecteurs, soucieux de leur donner des conseils et de les prévenir de tout danger. Il est conseillé d’afficher cette prière à la porte des maisons pour assurer leur protection contre les voleurs, les criminels, et les démons, et de la réciter avec foi et amour autant de fois qu’on en éprouve le besoin. Même conseil pour protéger son véhicule de tout accident.
La "Prière d’invocation à la sainte Croix de Jésus-Christ" a été trouvée en l’an 802 dans le tombeau de Jésus-Christ, écrite sur un parchemin en lettres d’or, et envoyée par le saint pape Léon III (795-816) à l’empereur Charlemagne quand il est parti avec son armée pour combattre les ennemis de saint Michel — son saint protecteur et celui de l’Église — en France, avant d’être conservée précisément à l’abbaye de Saint-Michel de France. Cette prière a protégé les soldats qui la portaient sur eux, et la récitaient, pendant les deux dernières guerres :
"Dieu tout-puissant, qui avez souffert la mort à l’arbre patibulaire pour tous nos péchés, soyez avec moi ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, soyez mon espoir ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, faites que je parvienne au chemin du salut ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute atteinte de mort ;
Sainte Croix de Jésus-Christ, préservez moi des accidents corporels et temporels, que j’adore la Sainte Croix de Jésus-Christ à jamais.
Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi, faites que l’esprit malin et nuisible fuie de moi, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il !
En l’honneur du Sang Précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, en l’honneur de Son Incarnation, par où Il peut nous conduire à la vie éternelle, aussi vrai que Notre Seigneur Jésus-Christ est né le jour de Noël et qu’Il a été crucifié le Vendredi Saint.
"Désormais, par la croix, les ombres sont dissipées et la vérité se lève, comme nous le dit l'apôtre Jean : « L'ancien monde est passé, toutes choses sont nouvelles » (Ap 21,4-5). La mort est dépouillée, l'enfer livre ses captifs, l'homme est libre, le Seigneur règne, la création est dans la joie. La croix triomphe et toutes les nations, tribus, langues et peuples (Ap 7,9) viennent pour l'adorer. Avec le bienheureux Paul qui s'écrie : « Loin de moi la pensée de trouver ma gloire ailleurs que dans la croix de Jésus Christ notre Seigneur » (Ga 6,14), nous trouvons en elle notre joie. La croix rend la lumière à l'univers entier, elle chasse les ténèbres et rassemble les nations de l'Occident, de l'Orient, du Nord et de la mer en une seule Église, une seule foi, un seul baptême dans la charité. Elle se dresse au centre du monde, fixée sur le Calvaire.
Armés de la croix, les apôtres s'en vont prêcher et rassembler dans son adoration tout l'univers, foulant aux pieds toute puissance hostile. Par elle, les martyrs ont confessé la foi avec audace et n'ont pas craint les ruses des tyrans. S'en étant chargés, les moines, dans une immense joie, ont fait de la solitude leur séjour.
Lors du retour du Christ, cette croix paraîtra d'abord dans le ciel, sceptre précieux, vivant, véritable et saint du Grand Roi : « Alors, dit le Seigneur, apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme » (Mt 24,30). Nous la verrons, escortée par les anges, illuminant la terre, d'un bout de l'univers à l'autre, plus claire que le soleil, annonçant le Jour du Seigneur."
Homélie attribuée à Saint Ephrem (v.306-373), (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.181)
Qui n’a jamais entendu dire que les femmes, pendant des siècles sous l’Ancien régime, étaient persécutées, traitées comme des moins que rien, juste bonnes à faire des enfants et les tâches ménagères ? Et ce n’est qu’avec l’arrivée de la révolution et des républiques, que l’émancipation de la femme a pu se faire ! Bref ! Que nous enseigne l’histoire sur ce sujet ?
Jean Haechler, un spécialiste du XVIIIe siècle, écrivait dans Le règne des femmes - 1715-1792 :
« En avril 1793, la convention, considérant les femmes comme des mineures « ou des individus mentalement débiles », décrète qu’elles n’ont pas le statut de citoyen et ferme en octobre tous les clubs féminins. Raymond Trousson énumère : « En mai 1794, interdiction d’assister aux assemblées politiques ; en mai 1795, interdiction de se réunir à plus de cinq et ordre de demeurer au foyer. Alors que les femmes réclamaient le droit à l’instruction, Sylvain Maréchal, le très progressiste auteur du Manifeste des Egaux, suggère de leur interdire d’apprendre à lire. » Qu’elles retournent à leur place, celle qu’a prônée Rousseau. »
Et qu’à prônée cette figure emblématique des Lumières qu’est Rousseau justement ? Vous allez constater par vous-mêmes l'enseignement fort peu lumineux qu’il préconisait au sujet des femmes. Le siècle des Lumières que l’on nous présente comme un siècle moderne et émancipateur, a plus été le siècle de la haine envers la gent féminine, comme d’ailleurs des noirs et des Juifs à lire Voltaire entre autres… Dans son célèbre Émile, ou de l'éducation, Rousseau écrivait au sujet des femmes :
« il est normal que la femme, inférieure dans l'ordre naturel, le soit aussi dans l'ordre civil. Mais un homme cultivé ne doit pas descendre jusqu'aux derniers rangs du peuple, où la femme est sans éducation; toutefois, une fille simple et grossièrement élevée est cent fois préférable à une fille savante et bel esprit. » (J-J Rousseau - Émile, ou de l'éducation – p212)
« La femme est faite pour céder à l'homme et pour supporter même son injustice. » (J-J Rousseau - Émile, ou de l'éducation – p208)
« Dès l'enfance les filles manifestent les goûts propres à leur sexe : elles aiment les poupées et la parure. Elles préfèrent apprendre à manier l'aiguille plutôt qu'à lire et à écrire. Les filles doivent être vigilantes et laborieuses, il faut les exercer de bonne heure à la contrainte, pour que plus tard elles n'en souffrent pas. Il n'est pas bon de les priver de gaieté et de jeux, mais on doit les accoutumer à se voir rappeler brusquement de leurs plaisirs à d'autres occupations. La principale qualité d'une femme est la douceur, la femme doit supporter de la part de son mari même l'injustice sans se plaindre. » (J-J Rousseau - Émile, ou de l'éducation – p202)
Qu’en pensent les féministes d’aujourd’hui de ces citations, elles qui sont si promptes à cracher en permanence sur l’Eglise catholique qu’elles jugent responsable de tous leurs maux ?
Que serait l’homme sans la femme ?
Sa relation avec l’homme est parfaitement bien incarnée dans le tableau de l’Adoubement d’Edmund Leighton. Dans ce tableau, la femme est représentée sous les traits d’une princesse, l’épée à la main, adoubant l’homme à genoux devant elle, au statut de chevalier. Tout un symbole ! La femme fait grandir l’homme, afin que ce dernier s’évertue à la protéger et la glorifier en tant que Reine ou princesse.
« Les femmes ont une chance inouïe, passionnée par les mythes et les symboles : elles sont porteuses d’amour ; de cet amour sacré capable de révéler les hommes à eux-mêmes et de transfigurer le monde. » Jacqueline Kelen
Avons-nous un devoir (pouvoir) de résistance dans la crise actuelle et si oui, comment devrions-nous, en tant que Chrétien, le manifester ? Une question brûlante d'actualité à laquelle les intervenants de l'émission "En Dieu Seul", Fabrice DI VIZIO et le Pasteur Daniel VINDIGNI, répondent dans cette vidéo.
Nous disions sur ce blog en 2012 : "Au lieu d'être toujours dans le contre ... soyons dans le pour !" "La contre-révolution ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution" (Joseph de Maistre, Considérations sur la France, fin du chapitre X, in J. de Maistre, Oeuvres, Edition établie par Pierre Glaudes, Bouquins Robert Laffont, p. 276.) Et en 2014 nous écrivions : ''Comment lutter efficacement contre l'engrenage révolutionnaire ? Ce n'est pas le fond qui importe, c'est la forme qu'on va lui donner. La révolution ne demande pas autre chose de ses opposants que de 'lui faire la politesse, la gentillesse, voire la charité, de venir contester contre elle'. C'est que l'opposition à l'intérieur de son terrain est vivifiante pour la révolution. Je vous invite chez moi : rite vital, obligatoire de la révolution. L'absence est-elle donc un devoir du contre-révolutionnaire ? L'absence n'est pas tout le devoir - mais elle est le premier devoir."
C'est ce que dit Maître Di Vizio dans cette émission : "si je me définis par une résistance je me définis par une opposition. On ne se définit pas par une négation. Je ne me définis pas par rapport à. Je ne me définis pas par rapport à l'adversaire. Tout l'enjeu est de passer de résistant à existant."
Extrait :
"Je n'aime pas ce mot de résistance. Je ne me définis pas comme un résistant, je me définis comme un existant. Ce qui m'intéresse, c'est moins la résistance que l'existence. Le chrétien n'est pas un résistant, il est un existant [Le chrétien est un vivant, il vit de la vie du Christ. Ndlr.].
Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, ce n'est pas que l'on casse une résistance, on casse une existence. Et donc tout l'enjeu est de revenir des existants. Tout l'enjeu au fond n'est pas de se dire comment je résiste, mais comment j'existe. ... Exister alors que l'on veut me censurer, ce n'est pas résister : je ne me définis pas en opposition. Je n'ai pas besoin de l'autre pour exister. J'existe. C'est une utopie de croire que l'État peut me supprimer de mon existence ! C'est une utopie finalement de croire qu'un gouvernement, une communauté, un tyran, peut me priver de mon existence. Évidemment qu'ils me privent de libertés, mais pour autant, je ne me définis pas par une résistance, parce que si je me définis par une résistance je me définis par une opposition. On ne se définit pas par une négation. Je ne me définis pas par rapport à. Je ne me définis pas rapport à l'adversaire. Tout l'enjeu est de passer de résistant à existant.
"La liberté est consubstantielle à la vérité. Tant que je suis dans la vérité, je demeure libre. Et ma liberté, personne ne peut m'en priver.
"Regardez la Passion du Christ. Dans la formule liturgique catholique, vous avez quelque chose de saisissant. 'Au moment d'entrer librement dans Sa Passion, le Christ prit du pain et du vin.' Et c'est Jésus qui dira : 'Ma vie, personne ne la prend. C'est moi qui la donne.' Il y a donc une liberté de l'être jusqu'au bout du bout. Toute l'histoire nous enseigne cela : les gens qui ont été emprisonnés [comme Saint Paul ou Saint Pierre, emprisonnés. Ndlr.], les martyrs sont des gens qui ni plus ni moins ont été des existants. Jusqu'au bout du bout ils ont existé en tant qu'homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Si je suis créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, personne ne peut me ravir mon existence, parce que je tire mon existence même de Dieu, parce que par le baptême je suis configuré au Christ.
"Exister c'est être libre. Être libre c'est vouloir ce que l'on fait. Bossuet l'exprime. Et donc j'assume les conséquences de ce que je fais.
"Pourquoi je parle de l'existence plus que de la résistance ? Vous prenez le malade cloué sur son lit d'hôpital, il est un résistant à la maladie, mais il est un résistant en existant. Or, notre société a cette tentation de vouloir le faire disparaître, comme elle fait disparaître les inutiles ou ce qu'elle qualifie d'inutiles. [Par ex les professions non-essentielles qu'il fallait confiner]. On est résistant si on est existant. En tant que chrétien je ne m'oppose à personne. Je n'ai pas d'animosité à l'égard du gouvernement, ou presque pas.
"Martin Luther King, apôtre de la non-violence, écrit (dans "A testament of hope", un témoignage d'espoir, édité par James M. Washington rassemblant Les écrits et les prédications essentielles de Martin Luther King : 'La lutte doit être dirigée contre les forces du mal plutôt que contre les personnes qui font le mal. Il ne s'agit pas de lutter contre des individus. Le problème qu'il faut gérer n'est pas un problème entre Noirs et Blancs, mais entre la justice et l'injustice, entre les forces des ténèbres et les forces de la lumière."
Le Pasteur Vindigni remarque : "On a toujours le choix face à ce qui nous est proposé ou imposé." [Nous sommes toujours seuls maîtres de notre âme. Ndlr.]
Fabrice Di Vizio ajoute : "Le chrétien doit être un existant. Il ne peut pas résister s'il n'est pas un existant. Si je n'existe pas en tant que chrétien, je ne résiste pas en tant que chrétien. Donc cela interroge de savoir si je suis chrétien.
"[...] C'est prier comme si l'action était inutile et agir comme si la prière était inefficace.
"Aujourd'hui, être témoin dans cette crise que nous traversons, c'est extrêmement exigeant. Être résistant c'est un mot qui me dérange. Car c'est facile de se définir comme résistant, être témoin c'est beaucoup plus compliqué. Je m'interroge sur le point de savoir si dans cette crise je suis témoin de la vérité, témoin de l'amour, témoin de l'espérance. Si c'est oui, cela va. Si c'est non, alors je suis embêté, alors il faut que je me replonge dans la prière, il faut que j'arrête de bouger, que j'arrête de parler. Il faut que je me taise pour me laisser aimer, me laisser enseigner. Vous parliez de leader tout à l'heure. Je ne peux leader, je ne peux diriger que si je suis moi même dirigé. Je ne peux aimer que si je suis moi même aimé. Je ne peux faire exister l'autre que si j'existe aux yeux de quelqu'un. C'est cela tout l'enjeu de la résistance que je qualifierai volontiers de spirituel." Aujourd'hui nous arrivons dans l'ère de l'amour, jamais plus qu'aujourd'hui.
"Aimer. Est-ce que nous sommes capables d'aimer ce qui sont persécutés ? Mais est-ce que nous sommes capables d'aimer ceux qui les persécutent ? Et résister en étant capable d'aimer l'autre, vouloir sur lui le Bien fondamental, c'est déjà une résistance."
Le Pasteur Vindigni ajoute : "Nous ne sommes pas des résistants par nature. Nous ne sommes pas des révolutionnaires. Notre nature et notre façon de fonctionner n'est pas une nature de résistants qui nous opposons toujours à tout et qui voulons des révolutions. Pas du tout. Nous résistons simplement à un moment à quelque chose qui veut nous être imposé et qui veut nous voler nos libertés. Nous résistons mais nous ne sommes pas des résistants dans l'âme."
"La résistance non violente ne vise pas à vaincre ou à humilier l'adversaire mais à gagner son amitié et sa compréhension", conclut Maître Di Vizio en citant le Pasteur Martin Luther King. Celui qui résiste par la non violence peut très bien participer à des boycotts ou à des grèves. Il y a des services civiques qui nous sont possibles. Il y a des résistances factuelles, matérielles, qui passent par des actes. Mais 'j'ai conscience que ces grèves et ces boycotts, poursuit Maître Di Vizio en citant Martin Luther King, ne sont pas des fins en soi, mais elles visent à susciter de la honte chez l'adversaire par son comportement. Le but recherché n'est pas l'humiliation de l'autre qui génèrent violences et amertumes mais c'est toujours la réconciliation, la création d'une communauté bien-aimée, une communauté régie par l'amour divin.
"Voilà une résistance basée sur la foi, une résistance basée sur le signe. Une résistance discrète qui accepte de prendre l'homme à contre-pieds, de renverser ses certitudes, une résistance qui ne s'oppose plus au monde avec ses armes, mais qui lui oppose une autre vérité, une autre Espérance. ... Nous avons le monopole de la joie. La mort est vaincue. Le Christ est ressuscité !"
(Fin de citation)
Note du blog Christ Roi. Si on n'a pas la foi, on ne pourra pas défendre la liberté jusqu'au bout, on ne pourra pas résister jusqu'au bout, on ne tiendra pas.
Dans la sainte Bible, la crainte du Seigneur est un des moyens divins qui nous permettent d'accéder au bonheur qui est l'union de l'être avec son Créateur.
Voici une explication de ce thème biblique.
Mon fils, accueille mes paroles, conserve précieusement mes préceptes,
l’oreille attentive à la sagesse, le cœur incliné vers la raison.
Oui, si tu fais appel à l’intelligence, si tu invoques la raison,
si tu la recherches comme l’argent, si tu creuses comme un chercheur de trésor,
alors tu comprendras la crainte du Seigneur, tu découvriras la connaissance de Dieu.
Lorsqu'il fait connaître à la terre les dons du Saint-Esprit, Isaïe ne les appelle pas Dons, mais Esprits. Saint Thomas montre que les dons du Saint-Esprit sont comme le souffle permanent de l'Esprit septiforme, qui met en mouvement toutes les vertus et toutes les puissances de l'âme.
Suivant la révélation du Verbe lui-même, le mauvais Esprit, Satan, le singe de Dieu, marche accompagné de sept autres esprits. Ces esprits nous sont connus par leurs noms et par leurs œuvres (orgueil, avarice, luxure, gourmandise, envie, colère, paresse). Par leurs œuvres, ils sont les inspirateurs et les fauteurs de tous les péchés, de tous les désordres privés et publics, la cause incessante de tous les maux du monde. Cruels, rusés, infatigables, nuit et jour ils nous assiègent et nous harcèlent.
Aussi un des dogmes les plus consolants de la religion est celui qui nous montre l'Esprit du bien venant au secours de l'homme avec sept esprits, ou sept puissances opposées aux sept forces de l'Esprit du mal. Ces sept esprits auxiliaires nous sont également connus par leurs noms et par leurs œuvres. Par leurs œuvres, ils sont les inspirateurs de toutes les vertus publiques et privées,... la cause incessante de tous les biens du monde. (S. Basile, De Spirit. sanct.,p. 66.)
Un des derniers représentants de la grande théologie du moyen âge, saint Antonin († 1459) conserve la même dénomination. 'Les sept dons du Saint-Esprit, dit cet illustre docteur, sont les sept Esprits envoyés par toute la terre contre les Sept Esprits mauvais dont parle l'Évangile.
L'esprit de crainte chasse l'esprit d'orgueil.
L'esprit de piété chasse l'esprit d'envie.
L'esprit de science chasse l'esprit de colère.
L'esprit de conseil chasse l'esprit d'avarice.
L'esprit de force chasse l'esprit de paresse.
L'esprit d'intelligence chasse l'esprit de gourmandise.
L'esprit de sagesse chasse l'esprit de luxure. (Summ. theolog. IV, p., tit. X, c. I, § 4)
L'homme déchu est tellement enfoncé dans les sens, qu'il passe à côté des plus hautes vérités de l'ordre moral sans les voir, ou, s'il les entrevoit, il en est à peine touché. Mais lorsque l'Esprit de crainte de Dieu descend en lui, il se passe dans son âme quelque chose qui ressemble à un coup de tonnerre dans une nuit obscure. Ainsi en est-il dans le cœur de l'homme, lorsque l'Esprit de crainte de Dieu, une Lumière soudaine, dissipe les ténèbres et montre dans leur clarté la grandeur de Dieu et la laideur du péché.
"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force" (Marc 12, 29). Peinture : Christ-à-Gethsémani, Heinrich-Hofmann
Quels sont les effets du don de crainte de Dieu ?
Le don de crainte de Dieu produit deux effets : le respect pour Dieu (l'horreur du péché), le respect des créatures qui toutes viennent de Dieu, qui appartiennent à Dieu et doivent retourner à Dieu, car tout est bienfait, même l'air que nous respirons.
La crainte de Dieu est la première condition de la sagesse (Ps 110).
La Bible nous encourage souvent à "craindre le Seigneur" (Dt 4,10; Jb 1,1 ; Ps 22 (21),24 ; 25 (24),12, etc.) Marie n'est pas la seule à exalter les "craignant-Dieu". Car viendra le jour où le Seigneur jugera tous les hommes et rendra à chacun selon ses œuvres.
La crainte servile est celle qui fait respecter Dieu par peur et fuir le péché à cause des châtiments. (Timere Deum propter malum poena est timor servilis, in Viguier, c. XIII, p. 414.)
La crainte servile disparaît devant la crainte filiale. Celui qui la possède craint Dieu comme un fils craint son père. Toujours sa crainte est accompagnée de confiance et d'amour. (1)
Dans son commentaire de la première lettre de saint Jean, saint Augustin suggère qu'il y a une certaine forme de crainte de Dieu qui est une première étape dans la vie spirituelle. Elle aide le pécheur à se convertir. Par peur d'être entraîné par le diable en enfer, le pécheur se détourne du mal et commence à mener une vie plus conforme à l'Évangile. Le pasteur africain ne prétend nullement que cette attitude soit mauvaise. Bien au contaire !
Cette première forme de crainte de Dieu, écrit-il, "donne accès à la charité."
En ce sens, elle est comme le dit l'Écriture, le "commencement de la sagesse" (Ps 111,10) et "mène à la vie", vie comblée, lieu de repos inaccessible au malheur. (Pr 19,23)
Elle pousse le pécheur à se convertir et à éviter la mort éternelle. Mais continue saint Augustin, il est souhaitable que notre pratique du bien soit motivée par cet amour fervent du Seigneur dont parle l'apôtre Jean et "qui bannit la crainte." La piété filiale nous donne d'avoir vis-à-vis de notre Père du ciel une confiance éperdue, toute filiale. Ce qui nous permet de dire avec Tertullien : "Nemo tam pater, personne n'est aussi père que Dieu." (2)
Echelle de Jacob. Gn 28, 11-13
Il eut un songe : voici qu’une échelle était dressée sur la terre, son sommet touchait le ciel, et des anges de Dieu montaient et descendaient. Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit : "Je suis le Seigneur, le Dieu d’Abraham ton père, le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne, à toi et à tes descendants."
La crainte n'est autre chose que l'amour en tant qu'il nous fait fuir et éviter ce qui est désagréable à la divine Majesté. (3)
La crainte est le premier degré de l'échelle mystérieuse que nous devons parcourir pour retourner à Dieu : le don de piété est le second.
La crainte qui vient du Saint-Esprit, ayant quelque chose de filial contient en germe le don de piété; il en sort comme sa première fleur et son premier fruit. La piété est un don du Saint-Esprit qui nous remplit d'affection filiale envers Dieu, et nous le fait honorer comme un père. (Viguier, c. XII, p. 413.)
L'esprit de piété est l'excitateur de la charité (soin des pauvres et des malades, avertissements charitables, œuvres de miséricorde), comme le vent est l'impulseur du navire; le don de piété nous fait aimer tous les hommes comme des frères.
Les sept œuvres de miséricorde corporelle sont :
Donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif.
Héberger le pèlerin.
Vêtir celui qui est nu.
Visiter le malade.
Consoler le prisonnier.
Racheter le captif.
Ensevelir les morts.
Avec non moins d'abondance, le cœur du chrétien fondu par le Saint-Esprit, comme la cire par le feu, se répand sur sept genres de besoins spirituels, sept dévouements ou sept œuvres de miséricorde spirituelle:
Instruire les ignorants.
Reprendre ceux qui font mal.
Donner conseil à ceux qui en ont besoin.
Consoler les affligés.
Souffrir patiemment les injures et les défauts d'autrui.
Pardonner de bon cœur les offenses.
Prier pour tous et pour ceux qui nous persécutent.
De même, le chrétien peut et doit pratiquer certains actes d'une perfection surnaturelle, qui l'acheminent à sa fin dernière.
Ces actes sont appelés béatitudes, c'est-à-dire béatifiants. Ils différent des vertus et des dons comme l'effet diffère de la cause. Comme les dons, les béatitudes s'enchaînent les unes aux autres, dans un ordre hiérarchique, dont les degrés élèvent le chrétien jusqu'à la perfection de l'être divin, par conséquent jusqu'au comble du bonheur.
La récompense. Sans doute, le ciel ou le bonheur parfait est la récompense commune de toutes les béatitudes. Mais cette récompense est en harmonie avec le genre de mérite obtenu par chaque béatitude. Si le pécheur est puni par là où il pèche, il est également vrai que le juste est récompensé par où il mérite. Quoi de plus propre que cette divine équation à exciter notre zèle et à soutenir notre courage, dans les routes différentes qui conduisent au bonheur ? À cette harmonie s'en joint une autre : la gradation dans la récompense, est d'avoir le ciel. C'est le bonheur commun à tous les saints, mais non égal pour tous; car il y a plusieurs degrés dans la béatitude, comme il y a plusieurs demeures dans la maison du père céleste.
Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, ... car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Ainsi pour ceux qui se font petits et pauvres, le ciel, c'est le pouvoir, l'opulence, la gloire : Regnum cælorum. La première récompense est d'avoir le ciel.
Pour ceux qui sont doux, le ciel, c'est l'empire des cœurs dans la terre des vivants : Possidebunt terram. La deuxième récompense c'est de posséder le ciel. Or, posséder le ciel dit plus que de l'avoir. Il y a beaucoup de choses qu'on peut avoir, sans les posséder d'une manière tranquille et permanente.
Pour ceux qui pleurent, le ciel, c'est la consolation et la joie sans mélange et sans fin : Consolabuntur. Être heureux dans la possession du ciel est plus que l'avoir et le posséder. Combien de choses agréables que nous ne possédons pas sans douleurs !
Pour ceux qui ont faim de la justice, le ciel, c'est le rassasiement parfait : Saturabuntur. Rassasié est plus que d'être consolé. Le rassasiement implique l'abondance de la consolation et le repos dans la joie.
Pour les miséricordieux, le ciel, c'est la miséricorde avec ses ineffables tendresses : Misericordiam consequentur. Le bonheur des miséricordieux ne sera mesuré ni sur leurs mérites ni même sur leurs désirs, mais sur les richesses infinies de l'infinie miséricorde.
Pour les purs de cœur, le ciel, c'est la claire vue de Dieu dans l'éclat de sa beauté et dans les magnificences de ses œuvres : Deum videbunt. Voir Dieu surpasse les précédentes félicités. Voir Dieu est plus que tout le reste et annonce une dignité plus grande.. Voir le roi quand on veut est plus qu'habiter son palais et jouir de ses bienfaits.
Pour les pacifiques, le ciel, c'est le nom glorieux et le privilège incomparable d'enfants de Dieu : Filii Dei vocabuntur. Il n'y a rien au-delà. À la cour des rois, la suprême élévation est celle de leur fils, héritiers de leur trône. Ainsi, de degré en degré, conduire l'homme jusqu'à la dignité suprême d'enfant de Dieu, de frère et de cohéritier du Verbe incarné, est le dernier mot de toutes les béatitudes et de toutes les opérations du Saint-Esprit. (S. Th., 1a 2ae, q. 69, art. 4, corp., et ad. 3.)
Tels sont les degrés de l'échelle par lesquels, du fond de la vallée de larmes, nous montons jusqu'au sommet de la montagne de la félicité.
Au sens physique l'échelle est une échelle, au sens mystique c'est la Croix qui rétablit les relations entre les hommes et le Ciel. Ces relations qui avaient été gâchées depuis le Péché originel, la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ rétablit ces relations.
Sources :
(1) Mgr Jean-Joseph GAUME, Les Dons du Saint-Esprit, Éditions Saint Rémi 2021
(2) Pierre DESCOUVEMONT, Gagner le combat spirituel, Éditions de l'Emmanuel, Paris 2006
(3) Jacques PHILIPPE, À l'école de l'Esprit-Saint, Éditions des Béatitudes, 11è édition, 1995, p. 105
L'histoire vraie de la petite Américaine Annabel Beam. Diagnostiquée à 5 ans comme souffrant d'une maladie incurable, elle a été miraculeusement guérie après une expérience de mort imminente suite à une chute d'arbre en 2011. Jésus lui apparait et lui envoie un ange afin de la protéger de la prison de bois dans laquelle elle est enfermée. En effet c'est en jouant avec ses sœurs (Abigail et Adelynn) qu'Annabel est tombée dans un trou à l'intérieur du tronc du peuplier. Celui-ci lui permettra de vivre un événement incroyable. Voici le récit de cette expérience.
Notre monde a besoin de vérité pour être libre. Dans sa dernière vidéo Véronique Lévy explique les raisons pour lesquelles son "programme" est le Christ Roi.
Extrait :
"J'ai parlé de Jean-Luc Melenchon en disant que certains points de son programme étaient intéressants.
"Je suis évidemment pour le Christ Roi. C'est cela mon programme. C'est cela mon choix. Et quand je parle de Christ Roi, ce n'est pas quelque chose de passéiste ni de rétrograde. Et je n'ai jamais compris pourquoi les gens qui sont pour le Christ Roi étaient placés dans la catégorie droite, extrême droite, conservateurs, etc.
"Pour moi il n'y a pas de plus nouveau, de plus radicalement nouveau que d'être pour le Christ Roi. Pourquoi ? Parce que le Christ Roi roi, c'est la garantie pour les plus fragiles, pour les plus petits dans notre société d'être protégés, d'être aidés, d'être respectés (Nous disions "Nos Seigneurs les pauvres" au Moyen-Âge. Ndlr.). C'est la garantie que règne non pas la loi du plus fort mais la loi du plus faible. C'est la phrase : "Les premiers seront les derniers."
"Qui d'autre pourrait dire cette phrase à part Jésus Christ, qui d'autre pourrait oser la dire ?
"Entre autres phrases extraordinaires, 'La vérité vous rendra libres'.
" Dans un monde corrompu par le mensonge, par les conflits d'intérêt, la vérité vous rendra libres. C'est la garantie d'un monde plus transparent. Un monde où là encore la quête de la vérité vous garantit une certaine liberté. Car il n'y a pas de liberté dans le mensonge. Il n'y a pas de liberté conditionnelle comme on l'a vu depuis deux ans, pas de liberté à condition de, à condition d'être de plus en plus soumis, à condition que tu passes par là où je veux que tu passes. Avec le Christ c'est la liberté dans la vérité. Un monde où le Christ serait roi, c'est le monde où le fragile, le petit, le pauvre serait au premier rang, où la vérité garantirait la liberté. Ce serait enfin où le lépreux, le malade, ne serait pas un proscrit, ne serait pas à rejeter mais serait mis à l'honneur. Donc cette fameuses société inclusive dont on nous parle tant, n'est possible, n'est envisageable que parce que à un moment l'Europe fut chrétienne. Et cela reste des reliquats de ce christianisme qui aujourd'hui malheureusement a été sacrifié aux enjeux économiques du mondialisme et de cette société transhumaniste et numérique.
"Le Christ Roi c'est la garantie de l'enfant aussi. L'enfant roi, non pas celui que l'on ne peut pas gâter mais l'enfant qui ne peut pas parler, celui qui n'a pas la parole. C'est le sans voix dont parlait l'abbé Pierre. Parce qu'aujourd'hui on voit des hommes politiques qui s'apitoient sur le broiement des poussins, dont Jean-Luc Mélenchon, mais qui ne s'apitoient pas sur l'enfant broyé dans le sein de sa mère. Puisque aujourd'hui le délai d'avortement a été allongé à quatorze semaines : le crâne de l'enfant est déjà formé.
"Le Christ Roi c'est la garantie où les femmes seront reines, où les femmes seront le couronnement de l'homme. Mais si une femme a été violentée c'est parce que le Christ n'est pas roi. C'est parce que c'est l'argent, c'est le pouvoir (la force Ndlr.), c'est la violence qui sont rois.
"Le Christ Roi, c'est la garantie d'un monde plus juste, plus équitable, plus vrai, où l'homme a un droit, celui d'adorer Dieu. Et adorer Dieu c'est la garantie de la liberté. (La garantie d'un monde dualiste où les deux pouvoirs temporel et spirituel, autonomes et non sur la même tête, s'équilibrent l'un l'autre, offrant un espace au développement de la personne et au développement de la science. Ndlr.)
"Une société où le Christ est Roi, c'est cette société où tout homme a droit au respect, à l'amour, au soin, à la dignité, à la liberté. Et non pas une apparence de liberté et de dignité comme dans l'humanisme sans Dieu, où l'on voit que tout cela finalement est sacrifié au profit.
"... Donc je m'adresse aux Insoumis dont j'ai trouvé que certains dans cette crise ont tenu des propos vraiment magnifiques. Et ils s'étaient opposés à ces discriminations légalisées.
"L'anticléricalisme ne me choque pas parce que il y a, il y a eu certains clercs qui ont démérité. Mais pas tous. Il y a des curés résistants, des évêques résistants qui dénoncent la dictature économique et le totalitarisme eugeniste. Et donc ce que l'on appelle l'extrême gauche aujourd'hui a beaucoup de points de proximités avec le peuple. Mais il lui manque une chose qui est... de comprendre que la défense du plus petit, défendre l'homme c'est aussi défendre l'homme en son germe, en ce qu'il a de plus démuni comme le disait Pier Paolo Pasolini. Éliminer ainsi des milliers de vie c'est éliminer l'être humain mais c'est aussi éliminer l'humanité, car toucher à l'embryon c'est toucher à la source de cette humanité... Et s'ils (l'extrême gauche) pouvaient comprendre que le plus grand humaniste c'est le Christ qui s'est fait chair pour nous aimer (pour prendre notre nature, parce qu'Il aimait notre nature et qu'Il nous avait fait à Son image. Ndlr). Voilà. Vive la France libre en Jésus-Christ ! Oui je suis insoumise à toutes ces dictatures totalitaires." (Fin de citation)
Saint François de Sales († 1622), Docteur de l'Eglise
Maître Fabrice Di Vizio et le Pasteur débattent de cette question : "où est l'Église dans cette crise" (sanitaire)? Dans la crise sans précédent qui touche de façon dramatique l'histoire de notre humanité, cette émission filmée sur le site YouTube "En Dieu seul", se propose d'"apporter des solutions concrètes pour faire face à la crise."
Extrait de l'émission :
Maître Fabrice Di Vizio :
"Il y a deux questions : quelle devrait être la place de l'Église ? Et quelle a été et quelle est réellement la place de l'Église? A la question quelle a été la place de l'Église, je dirais aucune : l'Église n'a pris aucune place, en tous les cas pour l'Église catholique à laquelle j'appartiens. Je suis consterné et frappé de constater qu'elle n'a rien apporté et quand elle a pris la parole, ce fut à peu près pour raconter n'importe quoi."
[Note de Christ Roi. C'était précisément notre propos il y a un an dans cet article :
"Nous avions et avons une Église dont on attendait beaucoup, une Église dont on espérait beaucoup, et qui ou elle s'est tu, ou lorsqu'elle a pris la parole, ce fut littéralement pour raconter n'importe quoi.
"À la question quelle devrait être la place de l'Église, j'ai envie de répondre, j'aurais envie de répondre par la formule consacrée que l'Église est mère et enseignante. L'Église doit être mère, c'est-à-dire qu'elle doit accompagner le peuple de Dieu dans la souffrance. On a traversé une souffrance : la souffrance du confinement, la souffrance du deuil, la souffrance de l'inconnu, la souffrance des familles qui se sont séparées, la souffrance que ce Pass a généré. Et son rôle c'était d'aimer. C'est la première réalité, c'est d'aimer. La deuxième réalité c'est d'enseigner, en disant voilà ce qu'il y a lieu de tirer de cette crise et voilà comment on vit une crise, voilà ce que le Christ nous enseigne, voilà ce que la Parole nous enseigne, voilà comment on nourrit l'Espérance. Et donc, je suis particulièrement surpris de voir qu'elle (l'Église) n'a ni aimé ni enseigné. De sorte que l'on pourrait se poser une question : l'Église existe-t-elle encore ? Est-ce que, dans cette affaire, l'Église qui est l'épouse du Christ existe encore ? L''Église en tant qu'institution, elle sait faire, il n'y a pas de doute, elle sait très bien être institutionnelle, mais quand il s'agit d'être Église épouse (du Christ), c'est plus compliqué.
"(Dans cette crise sanitaire) les catholiques, à l'exception de quelques communautés, se sont complètement laissés happer par l'esprit du monde. Mais ce n'est pas nouveau. Le pape François en instaurant un Pass sanitaire, en appelant à la vaccination, en venant dire qu'on manquait de générosité et que (la vaccination) c'était un acte de charité [alors qu'un acte d'amour contraint et non consenti n'est pas un acte d'amour..., c'est un viol. Note de Christ Roi.]
"Le problème de l'Église c'est d'annoncer l'Évangile, son premier devoir c'est de remplir les églises. L'Église ne se soucie plus du témoignage. Et c'est cela le problème. Nous avions une occasion en or de venir témoigner de l'Espérance qui nous habite. Nous ne l'avons pas fait parce que, peut-être, nous n'avons pas d'Espérance qui nous habite et alors cela, c'est beaucoup plus grave.
Pasteur Daniel Vindigni :
"C'est peut-être cela aujourd'hui le rôle de l'Église. La Bible dit que c'est la vérité qui affranchit. Et on ne peut pas faire avancer l'humanité, faire avancer les hommes, on ne peut pas faire avancer l'Église si on n'a pas l'humilité de reconnaître nos problèmes et nos faiblesses. Et effectivement ce n'est pas le rôle d'un serviteur de Dieu, d'un homme de Dieu, de pouvoir influencer les chrétiens dans une direction (la vaccination) qui serait la direction officielle, sachant que cette direction officielle peut être largement remise en question."
Maître Fabrice Di Vizio :
" Et puis il y a un autre problème. L'Église est là pour accueillir tout le monde. On peut par exemple avoir les positions qu'on veut sur l'immigration, mais quand l'Église dit, moi je ne fais pas de politique, et j'accueille chacun de mes enfants sans regarder d'où ils viennent, il y a une dimension d'accueil inconditionnel.
Pasteur Daniel Vindigni :
"Le grand problème que l'on a dans cette crise c'est que les politiques font de la religion et les religieux font de la politique !"
Maître Fabrice Di Vizio :
" Depuis un an et demi, on essaye de nous vendre une espèce de dogme, une vérité (qui serait une vérité absolue), alors que la vérité scientifique on voit bien qu'elle est mouvante, qu'elle n'est pas évidente; ce que l'on savait il y a six mois n'est pas ce que l'on sait maintenant. Le problème est que vous avez fait du 'vaccin', du confinement, du masque, un dogme. Or nous ne savons pas assez de choses pour pouvoir affirmer des vérités.
"Et (inversement), l'Église s'est introduite dans une sorte de relativité, en disant la relativité, cela n'existe plus, il faut s'adapter à l'esprit du temps...
"Quand vous pensez qu'aux Etats-Unis, au Texas, certains évêques ont interdit à leurs prêtres d'aller donner le sacrement des malades aux mourants dans les hôpitaux pour cause de Covid, sauf à faire un Pass sanitaire.
Pasteur Daniel Vindigni :
"C'est très juste que vous êtes en train de dire, c'est pour cela qu'il faudrait peut-être dire que le rôle de l'Église aujourd'hui, évidemment, c'est de prêcher la Bonne parole,, de donner l'Espérance du salut et de la vie éternelle, rassurer les gens, et surtout peut-être de résenseigner les Chrétiens, et réenseigner les représentants du culte pour leur dire ATTENTION, il est temps que vous ayez la foi, vous avez perdu la foi. Et vous n'avez plus un discours qui se tient dans l'Espérance de la foi. Mais de plus en plus, nous voyons un discours basculer dans la crainte, la peur, parce que l'on accepte que ce qui nous est servit sur un plateau comme solution par les gouvernements et le Nouvel Ordre Mondial doit être pris pour argent comptant. On ne peut plus discuter et on ne peut plus remettre cela en question. Et on ne laisse plus le libre choix à chacun.
"Et le problème est que dans l'Église on commence progressivement à retirer le libre choix à chaque individu dans l'expression de sa foi.
L'Eglise ayant manqué ces derniers mois à sa mission, comment pourrait-elle venir en aide à ces gens qui sont désespérés, qui ont peur de l'avenir ?
Pasteur Daniel Vindigni :
"En réactivant un dialogue de foi. Il faut croire que Dieu existe. Il faut croire que Dieu est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Il faut croire que Jésus-Christ a donné Sa Vie à la Croix, qu'il a versé Son Sang, et que par Ses meurtrissures nous trouvons la guérison. Il y a donc une part de miraculeux que nous devons saisir aujourd'hui à travers le message de Jésus, dans cette crise, en portant ce message aux malades et en leur disant qu'il y a les solutions humaines, médicales, que nous ne renions pas, mais nous voulons aussi apporter le message spirituel, le message de la foi. Et redire : priez le Seigneur, croyez que Dieu peut vous protéger et que Dieu peut encore vous guérir aujourd'hui. La Parole le dit : Jésus n'a pas changé, il est le même hier, aujourd'hui et éternellement.
"Donc le pouvoir que nous pouvons trouver dans le coeur de Jésus et dans la Communion du Seigneur est un pouvoir qui d'abord va tuer nos craintes, détruire nos manques d'Espérance, et qui va ouvrir un chemin très large à la foi et à l'Espérance. Parce que la foi sans les oeuvresn'est rien, il faut pratiquer, il faut que les représentants du culte prient pour les malades, qu'ils puissent aussi leur apporter un soutien spirituel dans leurs discours, un discours rempli de Foi et d'Espérance. Parce que c'est prouvé, un malade qui a le moral va guérir beaucoup plus vite qu'un malade qui n'a pas le moral et qui est désespéré.
"La place aujourd'hui des représentants du culte est de ranimer ce message d'Espérance et de Foi. Et de dire que oui, Dieu guérit encore aujourd'hui. Et que oui, il faut espérer dans la Seigneur et mettre sa confiance dans la foi en Jésus-Christ, parce qu'il est mort pour nos péchés, parce qu'il aussi souffert sur le Chemin de la Croix (la Via dolorosa), il a souffert sous le coup du fouet des soldats romains et Ses meurtrissures sont pour nous une guérison."
Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.
Quelle grande chose que de posséder la Croix ! Celui qui la possède, possède un trésor.
Saint André de Crète, Homélie X pour l'Exaltation de la Croix, PG 97, 1020 in Pascal-Raphaël Ambrogi, Dictionnaire culturel du christianisme, Le sens chrétien des mots, Honoré Champion Editeur 2021, p. 267.
Si on ne sait pas exactement ce qu'est le bonheur, on croit savoir ce qu'il n'est pas : du stress, de la souffrance ou encore de la peur. Un professeur de l'université de Yale souligne pourtant que ces douleurs intimes sont indispensables pour se sentir heureux.
Qu'est-ce que le bonheur ? Comment faire pour être heureux ? La question vous revient parfois depuis vos derniers cours de philosophie au lycée, sans jamais que ne se dessine un mode d’emploi officiel. On a cependant tous une petite idée de ce qu'il faudrait pour atteindre la plénitude absolue. Moins de contrainte, de souffrance, de stress, plus de joie et de plaisirs en tout genre. Et c'est peut-être ici que l'on fait fausse route. Dans un article publié le 23 janvier sur le site du quotidien britannique The Guardian, Paul Bloom, professeur de psychologie et de sciences cognitives à l’université de Yale aux États-Unis, démantèle l’héritage hédoniste selon lequel pour être heureux, l’être humain se doit de rechercher les plaisirs à tout prix en esquivant les souffrances.
Une vie qui a du sens
Selon le professeur, ce sont pourtant bien les souffrances qui participent à notre bonheur. Pour appuyer ses propos, Paul Bloom pointe du doigt notre représentation utopique et béate de l'existence heureuse. En réalité, constate-t-il, «nous ne recherchons pas seulement du plaisir, mais nous voulons surtout vivre une vie qui a un sens».
Pour ce faire, on se fixe des objectifs, on s'aventure hors de sa zone de confort, on mène à bien des projets. Et tout ceci a un coût, nécessite des efforts, implique parfois de se battre contre les difficultés du quotidien. «Se construire une vie significative implique d'expérimenter la souffrance, l’anxiété et la lutte», précise le professeur.
Si nous subissons certaines souffrances, comme celles liées au deuil par exemple, nous choisissons d'en vivre d'autres, sciemment, convaincus qu'elles ajouteront de la valeur à notre vie. Paul Bloom précise son propos en donnant l'exemple de la parentalité. «Si nous savons pertinemment de quoi il en retourne, à quel point cela va être difficile, nous choisissons malgré tout de concevoir. Et nous regrettons rarement nos choix», avance-t-il.
Ce lien étroit entre bonheur et souffrance a été étudié par le professeur dans son ouvrage The Sweet Spot (1). Il y cite plusieurs études scientifiques. «Généralement, les personnes affirmant avoir trouver un sens à leur vie témoignent également d’un niveau d’inquiétude plus élevé que les autres», résume Paul Bloom. Et de constater que «les professions les plus valorisantes sont celles qui nécessitent de s’exposer à la douleur d’autrui. Et lorsqu'on nous demande de décrire les expériences qui ont marqué nos vies, nous avons tendance à penser à celles qui ont été intenses, très agréables – mais aussi très douloureuses», illustre le professeur.
Le professeur cite également la théorie du philosophe britannique Alan Watts. Selon ce dernier, une vie où tout serait simple et facile, dans laquelle on aurait le pouvoir d’exaucer tous ses souhaits, de décider du déroulement de chaque événement, tournerait très vite à l'ennui. «Nous voudrions lui ajouter du risque, des incertitudes, du manque et quelques obstacles, parfois même insurmontables, si bien que nous finirions par rêver de vivre cette vie que nous avons aujourd’hui.»
(1) Paul Bloom est l'auteur de The Sweet Spot : Suffering, Pleasure, and the Key to a Good Life (Le Point sensible ; souffrance, plaisir et la clé d'une bonne vie, en français), Éd. Bodley Head, 304 pages.
Le seul "complot" qui existe pour nos médias officiels c'est le "complot russe", y compris s'agissant du "convoi des camionneurs de la liberté ... au Canada" :
Des images prises samedi montrent l'arrivée des premiers camionneurs à Ottawa.
Trudeau a quitté la ville et s'est rendu dans un endroit secret. A proprement parler, c'est la fin de l'exercice pour lui.
Trudeau heeft de stad verlaten en is naar een geheime plek. Strikt genomen einde oefening voor hem. pic.twitter.com/n849M72btO
Le gouvernement canadien a mobilisé la police et les forces de sécurité nationales pour renforcer la présence policière à Ottawa alors que le "convoi de la liberté" des camionneurs qui protestent contre la vaccination obligatoire entre dans la capitale. On estime qu'environ 50 000 camionneurs font partie du groupe qui organisera des manifestations au cours du week-end.
Le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a déclaré vendredi à CBC News que différents services de répression et des membres de la "communauté du renseignement" étaient prêts à faire face à d'éventuelles "menaces".
Il a déclaré à la chaîne publique que des "limites" seraient fixées entre la liberté d'expression et les risques pour la sécurité publique, ajoutant que le convoi "ne concernait pas la liberté" et "certainement pas les camionneurs". Parmi les signes d'extrémisme signalés par Mendicino, des manifestants auraient assimilé les prescriptions de vaccination à la politique des nazis, brandi des drapeaux confédérés américains et appelé à renverser le gouvernement par la force.
Canada’s trucker convoy has arrived near Parliament Hill, Ottawa.
Le convoi des camionneurs canadiens a commencé à arriver près de la colline du Parlement à Ottawa, en faisant retentir leurs klaxons pour protester contre les restrictions imposées par le gouvernement en matière de Covid et les mandats de vaccination.
Entre-temps, les médias contrôlés et favorables à l'État rapportent que Poutine pourrait une fois de plus être derrière tout cela.
Alors que dans un monde normal, cela serait au-delà de la satire et de la moquerie, il n'est peut-être pas du tout surprenant que la responsabilité de l'instigation du "convoi de la liberté" soit déjà attribuée à des soi-disant "acteurs russes"...
"...étant donné le soutien du Canada à l'Ukraine... Je ne sais pas si c'est tiré par les cheveux de demander cela, mais on craint que des acteurs russes ne continuent à enflammer les choses alors que cette protestation prend de l'ampleur..."
A lot of strange coverage by the media on this thing but this one wins the prize.pic.twitter.com/bLauTjI9NG
Comme l'écrit Brian Lilley dans le Toronto Sun, "dans cette affaire, les médias n'agissent pas en tant qu'observateurs neutres et transmetteurs de nouvelles, la plupart ont décidé que le convoi de camionneurs est l'ennemi et le traitent comme tel. Regardez l'une des chaînes d'information ou, plus important encore, lisez les comptes Twitter des journalistes prétendument objectifs ou écoutez le mépris dans leur voix lorsqu'ils posent des questions pour voir qu'ils ont clairement pris parti".
Apparemment, les journalistes de la colline parlementaire pensent aujourd'hui que leur rôle est de demander des comptes à l'opposition et non au gouvernement. Il semble également qu'il soit de leur devoir de soutenir certains mouvements de protestation et d'en attaquer d'autres, selon les préférences personnelles des journalistes.
La propagande semble avoir été reçue par certains, mais pas par d'autres...
Alors que Trudeau a déménagé dans un endroit secret, le Premier ministre du Saskatchewan, une province canadienne située à la frontière avec les États-Unis, demande la fin de l'interdiction transfrontalière des chauffeurs de camion non vaccinés.
L'une des figures clés du convoi, Tamara Lich, aurait déclaré dans des vidéos sur Facebook que les manifestants ne quitteraient pas Ottawa tant que leurs revendications ne seraient pas satisfaites. Cependant, elle a également appelé les manifestants et les personnes qui les soutiennent à respecter la loi et à ne pas faire de vagues.
L'objectif principal du Convoi de la liberté était de faire pression sur le gouvernement Trudeau pour qu'il abroge les dispositions exigeant que les chauffeurs de camion soient vaccinés afin d'éviter une quarantaine de 14 jours après avoir franchi la frontière en provenance des États-Unis. Entre-temps, la protestation semble s'être étendue à d'autres mesures de santé publique.
"C'est une erreur de parler de "théorie du complot" car, sur tous les points importants, on a affaire à une PRATIQUE DU COMPLOT.
La vertu première d'un citoyen digne de ce nom est la vigilance par rapport à tous les pouvoirs.
Cette vertu est appelée complotisme par les comploteurs", explique dans un tweet Etienne Chouard.
C'est une erreur de parler de "théorie du complot" car, sur tous les points importants, on a affaire à une PRATIQUE DU COMPLOT. La vertu première d'un citoyen digne de ce nom est la vigilance par rapport à tous les pouvoirs. Cette vertu est appelée complotisme par les comploteurs https://t.co/Fyilc0TA6N
Etienne Chouard a raison quand il dit que "la vertu première d'un citoyen digne de ce nom est la vigilance par rapport à tous les pouvoirs. Cette vertu est appelée complotisme par les comploteurs.
Je réfléchis, je m'informe, je m'intéresse, je recherche, j'analyse, je me méfie des médias, je doute, j'apprends, je pense, je compare, je suis autonome, je prends du recul, je suis rationnel, je discerne, j'examine, je suis impartial, je suis incontrôlable, je suis libre, indépendant et souverain, je trie, je suis autodidacte, j'approfondis, je ne suis pas manipulable : je suis "complotiste" !
Mais rappelons que cette tendance des comploteurs à appeler "complotiste" la vertu de vigilance des citoyens par rapport à tous les pouvoirs, est née en 1789, lorsque des Français s'inquiétant des actes de la république naissante plus exactement en 1792-93, furent envoyés en masse à l'échafaud pour "complot", "complotisme aristocratique", en vertu de la loi des suspects (qui inspirera les lois staliniennes).
Cette loi des Suspects, loi de la première "république" désignant des "complotistes", est une "PRATIQUE du complot d'Etat". Elle déclencha l'arrestation de 500 000 suspects, le placement en résidence surveillée de 300 000 citoyens. Les ouvriers furent envoyés par charrettes entières à la guillotine ; Les "décapitations concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé." (Chiffres donnés par René Sédillot dans Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.) Près de 80% des exécutés étaient des petites gens. "Le bilan estimé des morts liées à la Révolution demeure toujours incertain. [...] On s'en remet souvent aux calculs de Donald Greer en 1935 qui recense 30 000 à 40 000 victimes des procédures juridiques (fusillées et guillotinées). Il s'agit d'une base minimale à laquelle il faut ajouter environ 170 000 victimes vendéennes." (Patrice Gueniffey in La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Edition, 2014, p. 119-120.)
Retraçons « le fantasme du "complot aristocratique" » qui « envahit très vite l'espace du discours révolutionnaire » :
« [...] [I]l suffit de considérer le flot ininterrompu des dénonciations qui sont adressées au Comité des recherches de l'Assemblée constituante (Pierre Caillet, Comité des recherches de l'Assemblée nationale 1789-1791, Inventaire analytique de la sous-série D XXIX bis, Paris, Archives nationales, 1993.)
« [...]. Il convient de préciser que cette frénésie dénonciatrice témoigne autant de l'irruption de l'esprit révolutionnaire que de la persistance de cette mentalité traditionnelle déjà évoquée et accoutumée à incriminer des conspirateurs. (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 64.)
« Voyez en 1792 la république du soupçon des "Argus, Surveillants, Dénonciateurs, Sentinelles et Aveugles clairvoyants" (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid., p. 70) repose tout entière et seulement dans l'exercice du soupçon !
« L'idéologie révolutionnaire est à la recherche d'auteurs, de responsables, d'un ou plusieurs "individus" à désigner. » (Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, note 65, p. 170.)
« La recherche et la dénonciation nominale des ennemis de la Nation ou du Peuple n'a pas été le propre des Jacobins; il s'agit d'une conduite généralisée dès le début de la Révolution... » (Lucien Jaume, Le Discours jacobin, ibid., p. 192.)
« L'imaginaire du complot remplit une autre fonction encore. La crainte du "complot aristocratique" est en effet le vecteur par lequel la nation se constitue. [...] La nation [révolutionnaire. NdCR.] se définit par ce qu'elle rejette; elle prend forme forme matérielle, consistance et réalité, à travers la mobilisation qu'entraînent les rumeurs sur les complots qui le menacent. » (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid., p. 65.)
Dans ce discours républicain, en fait, dès le début en 1792, la république se constitue contre (il n'y a rien de positif), en désignant des ennemis, « complotistes". »
D'autres éléments "proto-totalitaires" autres que l'élément révolutionnaire et la tendance à désigner des "complotistes", sont importants en 1789 :
- La Terreur comme moyen de gouvernement (la guillotine), la Terreur sur une échelle beaucoup plus large : la Vendée. Le terme "populicide" a été inventé par Babeuf en 1794, le terme génocide, beaucoup plus tard en 1944 par le juriste polonais Lemkine. Mais dès 1794, Babeuf écrivant un livre sur les massacres de Vendée avait inventé le mot populicide pour désigner l'extermination complète d'une population considérée comme ennemie.
- La préfiguration de groupes extrémistes, les Jacobins, qui visent à s'emparer du pouvoir par la violence pour imposer leur projet.
- Une Terreur mise en oeuvre par des petits groupes activistes à partir de 1792-1793, qui s'en servent comme moyen pour s'emparer et conserver le pouvoir, préfiguration de la révolution bolchévique de 1917. Ce n'est pas la guerre qui crée la Terreur, mais la Terreur qui crée la guerre... On verra la même chose dans la révolution "russe", qui crée la guerre civile afin de prendre le pouvoir. Bien avant 1917, Lénine ne rêve que de guerre civile et considère qu'on ne pourra pas faire de révolution sérieuse si on n'organise pas la guerre civile. Ce qu'il va réussir à faire.
- et l'apparition de nouvelles élites totalitaires formées d'un type d'homme prêt à pratiquer la terreur et le mensonge pour mieux profiter des gratifications offertes. (Cf. Stéphane Courtois, Les logiques totalitaires en Europe, Editions du Rocher 2006)
Le père Peter Williams du diocèse de Burlington (Vermont) a déclaré que Mgr Christopher Coyne avait précédemment envoyé un e-mail à tous les prêtres du diocèse pour leur demander de se faire vacciner, de peur qu'ils ne soient soumis à des tests réguliers et au port de masques. Mais le P. Peter a répondu que se faire vacciner contre le COVID violerait sa conscience. Il a également déclaré que les tests et le masquage ressemblaient à une "punition" injuste pour avoir refusé le vaccin.
Cela a déclenché une dispute avec Mgr Coyne et le vicaire général diocésain, qui ont tous deux menacé le P. Peter de suspension ou démission forcée en raison de son prétendu refus d'accomplir son vœu d'obéissance. [Un prêtre ou un religieux ne doit obéir qu'en ce qui concerne la foi ou les bonnes moeurs. Pour le reste il reste libre. Ndlr.]
"Je pense que récemment, en particulier les curés, [ils sont] comme des chiens en cage, et l'évêque vient les battre avec un bâton de temps en temps pour les amener à se conformer à tout ce qu'il veut qu'ils fassent, puis les gens font la même chose", a-t-il dit.
En plus de ce conflit en cours, le P. La position de Peter a bouleversé certains membres de sa propre famille au point de l'hostilité. Il a dit qu'il ne parlait pas seulement pour lui-même, mais pour le bien de l'Église.
"La conscience [bien éclairée. Ndlr.] n'est pas seulement une sorte d'autorité, c'est l'autorité suprême", a-t-il déclaré. "Et c'est ce que l'Église enseigne. Et bien sûr, elle doit être bien informée, et nous comptons sur l'Église, les sacrements, les Écritures, l'enseignement de l'Église et toutes ces choses pour nous informer et être bien informés. Mais c'est primordial.
"Ni mon évêque ni mon pape ne se tiendront avec moi le jour du jugement. C'est juste moi devant Jésus", a-t-il ajouté. "Il n'y aura aucune excuse quand Il me dira : 'Tu savais mieux.'"
Pour la première fois dans l’histoire de l’après-guerre, des personnes pourraient aller en prison ce printemps non pas pour ce qu'elles ont fait, mais pour ce qu’elles sont. Les personnes non vaccinées pourraient bientôt être dépouillées par leur gouvernement et, à défaut, être emprisonnées pour un statut personnel comme en 2019 ou 2020. Alors qu'une minorité de citoyens sont restés eux-mêmes au cours des deux dernières années, le monde qui les entoure a sombré dans une fureur morale croissante : il ne suffit plus d'avoir extorqué le consentement de 60, 70 ou 80 % des citoyens pour la vaccination, tout le monde doit "le faire".
Et comment réagissent la plupart des citoyens ? Ils dirigent leur agression vers ceux qui pointent du doigt l'oppression, plutôt que vers ceux qui les oppriment. Kai Strittmatter décrit très bien la mentalité des sujets dans son livre sur la Chine :
« Un stade particulier de la surdité est celui où le sujet hait tout ce qui est bon et juste. Tout idéaliste est pour lui un hypocrite, tout partisan de la justice est un opportuniste éhonté qui n'agit en réalité que pour lui-même.
Pourquoi donc?
"L'impression d'infériorité morale éveille partout des réflexes de défense chez les gens. En Occident aussi, des études ont montré que ceux qui sont les seuls dans un groupe à agir moralement ne s'attirent pas l'admiration, mais la haine. Ils montrent aux autres leurs propres défauts et leur rappellent qu'il est possible d'agir autrement après tout.
[...]
La peur de la vérité
La situation actuelle est assez absurde. La pression de la vaccination semble s'intensifier au fur et à mesure que l'inefficacité de la dite injection pour une protection réellement efficace est démontrée. Plus le récit dominant s'effrite - en particulier celui de l'effet prétendument efficace de l'injection -, plus ses défenseurs semblent se montrer sûrs d'eux et intolérants. Nous ne pouvons qu'espérer, comme le suggère le psychiatre viennois Raphael Bonelli, qu'il s'agisse de la dernière d'une série de phases de "défense" - un terme psychologique désignant la résistance à une vérité qui se révèle au cours du processus thérapeutique et qui est ressentie comme insupportable par le patient.
Des personnes meurent en raison d'une vaccination. Mais le constater n'est que la première étape. La deuxième consisterait à laisser ce fait venir à soi, y croire et en tirer les conclusions nécessaires - par exemple se méfier de la campagne de vaccination massive actuelle ou reconsidérer sa propre intention de se faire vacciner. Pourquoi tant de nos contemporains ne voient-ils pas l'évidence et soutiennent-ils - même à gauche ! - de rester fidèles au gouvernement dans le cadre de la pire attaque contre la liberté depuis 76 ans ? Selon Bonelli, cela a beaucoup à voir avec la dynamique de refoulement bien connue des psychiatres.
Les personnes vaccinées vulnérables
Regardons en arrière : au début de l'automne 2021, 60 à 70% des personnes étaient déjà doublement vaccinées. Au lieu de faire baisser le niveau de la maladie Covid à la suite de cette injection soi-disant bénéfique, des "cas" en forte hausse ont été signalés. Il s'en est suivi une vague de discrimination sans précédent dans l'histoire de l'après-guerre à l'encontre d'une certaine partie de la population.
Mais une fois de plus, tout cela ne semblait servir à rien, alors que l'incidence augmentait à nouveau. Et on lisait partout des informations sur des unités de soins intensifs débordées - principalement parce qu'il y avait eu une diminution du personnel soignant pendant l'épidémie, et non parce que l'objet physique "lit" était devenu rare. Il s'en est suivi une chasse aux sorcières moderne de la pire espèce : les personnes non vaccinées "squattent" soi-disant les rares places d'hôpital réservées aux personnes honnêtes.
Pourtant les chiffres officiels concernant la proportion de personnes vaccinées et non vaccinées dans les unités de soins intensifs peuvent être remis en question sans hésitation - souvent, on ne dispose même pas de chiffres utilisables. Quoi qu'il en soit, l’effet de l'injection n’est pas si impressionnant que l’on ne puisse pas également respecter le renoncement à celle-ci comme une décision rationnelle et humainement compréhensible.
Des chiffres récents de l'Institut Robert Koch suggèrent même désormais qu'il existe une plus grande probabilité de contracter la variante omicron pour les personnes vaccinées que pour les personnes non vaccinées, comme le rapporte notamment Gunnar Kaiser dans une vidéo. "Sur 5.116 cas d'omicron dont le statut vaccinal était connu, 4.020 personnes étaient complètement vaccinées". Parmi les personnes complètement vaccinées, les "boostés" étaient beaucoup mieux loties. En résumé, on peut dire qu’une personne sur cinq n’a pas été vaccinée, une autre a été boostée, les trois autres "seulement" vaccinées deux fois.
Il semble donc que les personnes doublement vaccinées constituent actuellement un groupe particulièrement vulnérable par rapport à l'omicron - et ce après qu'on ait voulu nous vendre ce statut pendant un an comme le nec plus ultra. Les personnes ainsi menacées ne peuvent plus que chercher leur salut dans le prochain "boost", puisqu'il n'est pas possible de revenir à l'état de non vacciné. Entre-temps, même les partisans passionnés de la vaccination semblent avoir compris que la protection vaccinale a une date d'expiration assez proche - après deux à trois mois, l'immunité diminue rapidement.
Et bien que toutes ces informations auraient dû réfuter de manière impressionnante la fixation sur la vaccination comme soi-disant seule solution, la réponse des partisans est : plus de vaccinations. Peut-être aussi d’autres vaccins "mis à jour". Le "sabotage de la vaccination", qui n'était jusqu'à présent qu'un tableau dressé par d'incorrigibles théoriciens de la conspiration, semble désormais s'approcher sérieusement de l'humanité.
En route vers un abonnement vaccinal
Il va de soi que les responsables politiques et médiatiques, qui ont jusqu'à présent soutenu cette campagne de vaccination d'une insistance sans précédent, auront du mal à vendre un marathon de vaccination sans fin à des personnes qui ont été jusqu'ici si patientes. Tôt ou tard, des millions de personnes passeront du statut de suiveurs de la discrimination des non vaccinés à celui de discriminés. À un moment donné, presque tout le monde ne sera plus en mesure de suivre.
Les pouvoirs publics devraient donc soit promouvoir ouvertement la vaccination à vie, soit admettre que toute la logique qu'ils ont promue pendant deux ans était extrêmement fragile. Il faudrait que ce soit clair: étant donné que les vaccins n’apportent majoritairement aucun avantage pour les sujets de recherche, mais – en dehors d’éventuels dommages causés par le vaccin – , mais qu'ils augmentent même la probabilité d'une infection (!) au moins dans le cas d'Omikron, l’obligation de vaccination devrait être mise de côté en comme une idée historique démente.
Mais les acteurs jouent encore la montre. Du point de vue des lobbyistes pharmaceutiques et de "leurs" politiciens, cette tactique est tout à fait logique. Même si tout le château de cartes s'effondre au milieu de l'année 2022 ou 2023, des millions de doses de vaccin pourront encore être injectées d'ici là. Ces messieurs et dames jouent au poker.
Ils essaient de donner l'impression, par un rayonnement sûr de soi complètement déconnecté de la réalité, que cela peut durer éternellement et que céder à l'appel de la vaccination est pour des années la dernière chance pour tous de mener une vie à peu près sans danger. Être citoyen de cet État - cela signifie devoir acheter sa liberté face au harcèlement de l'État à intervalles réguliers, en offrant son corps aux vaccins avec résignation, en espérant que cela se passe encore bien et qu'il n'y ait pas d'atteintes plus graves à la santé.
Il semble déjà que les "non-boostés" seront les nouveaux ennemis de 2022, aux côtés des non-vaccinés qui ne sont de toute façon pas satisfaits. Nous sommes face à une boucle sans fin de soulagement saisonnier, de nouvelle vague, de nouvelle panique, de nouvel échec de la vaccination, de nouveau booster et ainsi de suite. Même avec l'augmentation du "taux de vaccination" extorqué par l'Etat, on continuera à rendre les 20, 10, 5 ou 2 pour cent de non vaccinés restants responsables de la misère.
Cependant, un rythme annuel – comme pour la vaccination volontaire contre la grippe – ne semble pas suffisant. Si vous pensez à cette logique jusqu’au bout, les jeunes de 20 ans d’aujourd’hui pourraient devoir être vaccinés 120 ou même 240 fois au cours de leur vie restante. Et même si les dommages actuels causés par les vaccins sont encore considérés comme relativement mineurs – ce qui reviendrait à se moquer des personnes touchées – un tel fardeau permanent de substances douteuses et mal testées restera-t-il ce "peu" d’incidents ? La charge ne s’additionnera-t-elle pas à chaque nouveau boost ?
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Il existe également des prévisions plus optimistes, à savoir qu'Omicron, en tant que variante contagieuse avec des évolutions relativement légères, pourrait signifier la fin de la crise Corona. L'orchestre de panique politique hésitera à pouvoir se séparer de son cher semblant de répression, mais d'autres dossiers pourraient suivre ses pas : l'éco-totalitarisme, une nouvelle vague de réfugiés, les pénuries d'approvisionnement, la crise financière, la crise énergétique, la tension avec La Russie ... Une population aussi molle peut faire cela encore plus tordue et réduite en forme de ver à volonté par une élite au pouvoir déterminée.
L'orchestre de panique politique hésitera certes à se séparer de son cher prétexte de répression, mais d'autres thèmes pourraient suivre ses traces : le Totalitarisme écologique, une nouvelle vague de réfugiés, des difficultés d'approvisionnement, une crise financière, une crise énergétique, des tension avec la Russie... Une population aussi molle peut ainsi continuer à être maltraitée à volonté par une élite au pouvoir déterminée et être ainsi réduite à l'état de ver de terre.
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Il ne faut pas se laisser aller à une résignation paralysante maintenant, car quelque chose est en train de s'ouvrir. Je recommande à tous de participer à de tels événements au niveau régional. Mon éloge de cette forme "silencieuse" de contestation ne signifie pas que j'oppose aux autres manifestations des discours analytiques et combatifs. Mais ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de prudence, de détermination et de persévérance contagieuse.
Transformons l'espoir naissant en la certitude d'une réalité meilleure. Déjà maintenant — déjà en 2022 !
Dr. Peter McCullough @P_McCulloughMD says there was a predecided plan by our health agencies to suppress early treatment in order to promote mass vaccination at all cost and 95% of our population that died could of been prevented. pic.twitter.com/9sFvyeOynk
Robert Kennedy Jr dénonce les décisions aberrantes des autorités, les raisonnements truqués sur les risques relatifs et absolus des vaccins, les dysfonctionnements de la pharmacovigilance, l’installation d’une société totalitaire et invite à la résistance https://t.co/nVZMf0m0D5?
« Au Canada, nous avons l'une des plus grandes révolutions en cours. 50 000 camionneurs et 1,4 million de personnes se dirigent vers le Parlement à Ottawa. Et ils vont y rester jusqu'à ce que Trudeau démissionne ou qu'ils nous rendent toutes nos libertés et tous nos droits." https://t.co/hvef9pTcqI
Évêque, fondateur de la “Congregatio Sanctissimi Redemptoris” Docteur de l'Église Alfonso Maria de Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique...
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Un militaire Saint Ignace naquit en 1491 a u château de Loyola, en Espagne. Il était le dernier de douze enfants, et il donna dès son bas âge des marques d'une grande vivacité d'esprit....
Le martyre de sainte Julitte (anonyme, 2e moitié du XVIIe siècle), église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Villejuif
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Sainte Marthe, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 141.
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