« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
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En Italie, comme en France, la même rhétorique de la peur est à l'œuvre. Hasard ?
Le régime d'urgence a créé un précédent très dangereux pour la liberté en déclenchant une compulsion de répétition qui pousse les politiques, les institutions et les médias à aborder d'autres problèmes avec la même méthode : semer la terreur dans la société, diaboliser la dissidence comme un "déni" et établir une forêt d'obligations et d'interdictions.
Après le Covid, c'est maintenant au tour de la chaleur.
Le bombardement idéologique, apocalyptique et culpabilisant, centré sur l'idée para-religieuse millénariste de la culpabilité humaine omniprésente au sujet d'un "réchauffement climatique" (un "réchauffement climatique" qui serait d'origine anthropique. Ndlr.), ou d'une "crise climatique", fait rage sans limite dans les médias et la politique italienne, générant des pétitions d'interventions d'urgence qui manifestent en contraste de plus en plus des analogies rhétoriques et terminologiques comparables à l'ambiance de terreur et avec les restrictions construites ces dernières années durant la "pandémie" Covid-19.
Ce régime d'urgence a créé - comme il était facile de le prévoir - un précédent très dangereux pour la culture de la liberté et des limites du pouvoir, déclenchant une compulsion de répétition qui pousse la classe politique, les institutions, les médias à aborder d'autres questions avec la même méthode : semer la terreur dans la société en dépeignant des menaces imminentes, diaboliser toute dialectique ou dissidence comme du "négationnisme", établir une forêt d'obligations, d'interdits, de contrôles fondés sur une autorité déclarée indiscutable a priori.
C'était, en vérité, une tendance qui se répandait déjà surtout dans les sociétés plus anciennes , obsédées par la sécurité et la demande de protection comme les européennes. Mais la crise sanitaire de 2020-2022 a sans doute marqué un tournant décisif en ce sens, et l'Italie a été l'un des pays où les restrictions imposées ont été les plus lourdes, et ont laissé les séquelles les plus évidentes.
[...]
En fait, nous sommes toujours confrontés à l'héritage historique d'une tradition corporatiste, étatiste et de providence consolidée et sédimentée, qui dans notre pays se colore de manière cohérente et caractéristique même les urgences sanitaires ou environnementales. Qu'il s'agisse d'un prétendu fléau, ou d'une prétendue fin imminente du monde due à une apocalypse climatique causée par un comportement humain mauvais, en Italie "tous les psaumes se terminent dans la gloire".
Parmi les pierres angulaires du gallicanisme figurait l'idée que le souverain devait contrôler les nominations des évêques. Une idée erronée, répandue partout et depuis des siècles, que le bienheureux Rosmini a incluse parmi les "cinq fléaux" de l'Église.
Aujourd'hui, il nous semble que l'on parle de choses lointaines quand on évoque le gallicanisme. En fait c'est une tendance qui remonte loin dans les siècles, déjà à l'époque carolingienne on voit des tendances autonomistes dans l'Église de France. Une accentuation de ces tendances s'est produite naturellement pendant la période avignonnaise, lorsque les papes eux-mêmes ne résidaient plus à Rome et étaient d'origine française.
Puis, le 7 juillet 1438, Charles VII publie la Pramatique Sanction, par laquelle il revendique les droits sur l'Église de France. S'il est vrai que cette disposition a été supprimée sous Léon X (1513-1521), il est également vrai que les tendances autonomistes du côté français se sont toujours poursuivies et que les aspirations à une certaine indépendance temporelle, mais aussi spirituelle, étaient très fortes.
Un instrument de ces politiques autonomistes fut celui du conciliarisme, l'idée selon laquelle le Concile œcuménique aurait une autorité supérieure à celle du Pape. Le 6 avril 1415, cette idée fut solennellement déclarée au Concile de Constance, en l'absence du pape, avec le décret Haec sancta. En fin de compte, un renversement de la doctrine catholique. Selon l'idée conciliaire, un concile pourrait approuver des documents qui contredisent la volonté du Pape, le gardien suprême de la Tradition.
Au fil des siècles, d'autres tendances proches du gallicanisme se sont également répandues, comme le joséphinisme, avec lequel Joseph II de Habsbourg laissait présager une forte ingérence du pouvoir civil dans la vie de l'Église ; et, encore une fois, le fébronianisme dans l'évêque Febronio (Fébronius) espérait l'indépendance des Églises nationales.
En France, des tendances autonomistes se mêlaient au jansénisme, une autre hérésie solennellement condamnée par Pie VI dans la bulle Auctorem fideide de 1794 et qui en Italie avait produit le soi-disant Synode de Pistoia (1786). Dans ce document, Pie VI condamnait cette affirmation comme hérétique : "En outre, la proposition qui établit 'd'être le premier ministre pontife romain' ; ainsi expliqué, que le Pontife romain ne reçoit pas du Christ en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Église le pouvoir de ministère, qu'il a dans l'Église universelle comme successeur de Pierre, véritable Vicaire du Christ et Chef de toute Église". Bien que le gallicanisme ait semblé reculer à l'époque napoléonienne, cela ne s'est pas passé ainsi et même le Concile Vatican I a dû s'exprimer sur la question.
L'une des pierres angulaires du gallicanisme concerne la nomination des évêques. Evidemment, s'il contrôle la nomination des évêques, le pouvoir civil contrôle l'Église locale qui devient de facto, sinon de jure indépendant de Rome. Rappelons-nous que la structure hiérarchique de l'Église n'est pas un caprice de l'histoire, mais elle a été voulue par le Seigneur Jésus-Christ lui-même qui a confié l'Église à Pierre. Ce n'est pas un hasard si ce passage de l'Ecriture Sainte est parmi les plus délégitimés par les protestants.
Cela ne signifie pas que les papes peuvent faire ce qu'ils veulent, car ils sont de toute façon liés par l'autorité divine qui se manifeste dans le respect de ce qui est contenu dans l'Écriture et la Tradition.
Antonio Rosmini, en 1846, a publié Des cinq plaies de la Sainte Église. Le quatrième fléau concerne précisément le contrôle du pouvoir laïc sur la nomination des évêques. Entre autres choses, Rosmini affirmait : "À cette époque où le pouvoir laïc grandissait dans son entreprise constante d'invasion des élections, et avec elles la liberté de l'Église, c'est-à-dire au IXe siècle (et au siècle suivant, l'usurpation atteint son point culminant); une étape de cette invasion progressive est d'exiger que l'élection n'ait lieu que si les princes en ont demandé et obtenu l'autorisation". Ces paroles de Rosmini doivent être lues attentivement car elles nous disent que la tendance du pouvoir civil à s'immiscer dans la nomination des évêques est une manière de saper la constitution hiérarchique de l'Église. Cette tendance a aussi des versions que l'on pourrait qualifier de "douces", déjà bien décrites par le Bienheureux Rosmini, pour lesquelles le Pontife se limiterait pratiquement "pour le bien de l'Église locale" à approuver ce qui a déjà été décidé par l'autorité civile, donnant pratiquement une autorisation indirecte: ainsi la liberté ecclésiastique est pratiquement annulée.
Il est vrai que l'Église catholique est parfois contrainte de faire des compromis avec certains régimes politiques. Mais jusqu'à quel point ? Certainement pas sur ses principes fondamentaux. Si le compromis devait affecter la constitution hiérarchique de l'Église, divinement établie, le bien des fidèles pourrait-il se faire ? Alors peut-être que la mesure la plus appropriée pour les fidèles serait celle de type "japonais", c'est-à-dire celle des catholiques japonais qui lors des persécutions - qui ont commencé au XVIe siècle et se sont poursuivies au cours des siècles suivants - ont choisi la clandestinité. Ce n'était certes pas la meilleure situation pour l'Église, mais entre l'oppression du pouvoir politique et une Église défigurée vient un moment où il faut "se réfugier dans les bois" (Ernst Jünger) et continuer son combat spirituel par d'autres moyens.
Un autre épisode narré par la Bible se voit confirmé par la science.
Joel P. Kramer, archéologue, auteur de ''Where God Came Down: The Archaeological Evidence" ("Où Dieu Est Descendu: Les Preuves Archéologiques", 2020), présente dans cette video des boules de soufre intactes à Sodome et Gomorrhe (sud de la mer Morte, dans l'actuelle Jordanie), ainsi que des ossements humains et les cendres d'un incendie sur les lieux.
Les boules de soufre sont combustibles, mais celles qu'il présente ici sont intactes pour la simple raison qu'elles sont alors tombées dans l'eau, les préservant ainsi de la combustion !
Il y a donc eu à cette époque et dans cet évènement décrit dans la Bible, une pluie de soufre tombé du ciel !
Le récit fait partie de la Genèse : Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Loth, le neveu ou le frère d'Abram1, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Loth en demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Loth : « Où sont les hommes qui sont venus chez toi cette nuit ? Amène-les nous pour que nous les connaissions. » (yada’ en hébreu). Loth propose ses deux filles vierges en échange mais les habitants refusent.
Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par « le soufre et le feu » en même temps que la cité voisine de Gomorrhe.
Source video : https://gloria.tv/post/DWVwBvmgDyZd6LE1PnGsVnDoD/replies
Alors même que François avait dit après son élection, "nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur… Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : ‘Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable’. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon", le respect de la christologie et des limites doctrinales établies par le canon scripturaire et la règle de la foi ne sont pas la méthode choisie par le nouveau synode de François dans l'Instrumentum laboris où il n'y a aucun critère pour discerner ce qui vient vraiment de l'Esprit Saint de ce qu'on lui fera dire, le mystère pascal et la Croix y étant quasi absents :
Matthias Grunewald, La Résurrection du Christ, retable d'Issenheim, 1515
SYNODE : VA-T-ON FAIRE DIRE N'IMPORTE QUOI À L'ESPRIT SAINT ?
L’ « Instrumentum laboris », le fil conducteur du travail pour la prochaine session du synode, a pour mot d’ordre la « conversation dans l’Esprit ».
Mais malheureusement, il n'y aura aucun critère pour discerner ce qui vient vraiment de l'Esprit Saint de ce qu'on lui fera dire. Le mystère pascal et la Croix sont en effet quasi absents de ce document.
L’ « Instrumentum laboris », le fil conducteur du travail pour la prochaine session du synode, avec comme mot d’ordre la « conversation dans l’Esprit », constitue la preuve de ce processus aventureux de « reconfiguration pneumatologique de l’Église » promue par le Pape François. Un processus dans lequel on attribue à l’Esprit Saint un rôle tout aussi démesuré que vague et fumeux puisqu’il est dépourvu de tout critère susceptible d’attester de l’authenticité et de la validité de ce qu’on voudrait dire et faire en son nom.
[L]es références au Christ, au mystère pascal et à la croix sont particulièrement ténues dans l’ « Instrumentum laboris », alors qu’ils sont « pour le chrétien la mesure et le critère pour le discernement des esprits » comme l’écrivait Yves Congar (194-1995), le théologien dominicain qui fut l’un des protagonistes de l’ère conciliaire et qui a consacré de nombreuses études au lien essentiel qui existe entre pneumatologie et christologie.
La note qui suit est une lecture critique de l’ « Instrumentum laboris » justement à partir de ce vide christologique, dans les pas d’Yves Congar.
C’est l’abbé P. Imbelli, un prêtre de l’archidiocèse de New York et professeur de théologie pendant trente ans au Boston College qui l’a rédigée pour Settimo Cielo.
*
Pour le synode, la leçon du Père Congar
de Robert P. Imbelli
Le dominicain Yves Congar a fait partie des principaux protagonistes du retour aux sources et de l’ « aggiornamento » au Concile Vatican II. Il est intéressant de remarquer qu’après le Concile, et malgré de sérieux problèmes de santé, Congar a rédigé trois volumes magistériels sur l’Esprit Saint. Et, encore plus intéressant, qu’il ait rédigé ensuite un petit ouvrage ultérieur, « La Parole et le Souffle », rassemblant ses réflexions sur la pneumatologie. Et voici sa conclusion. « Si je n’avais qu’une conclusion à retenir de mes études sur le Saint-Esprit, je la formulerais ainsi : Pas de christologie sans pneumatologie, pas de pneumatologie sans christologie ».
Le Père Congar s’était inspiré de l’image de Saint Irénée pour qui Dieu travaille toujours, pour créer et pour sauver, en employant ses deux mains : la Parole et l’Esprit. Naturellement, toute la difficulté, aussi bien dans la vie chrétienne que dans la théologie, est de maintenir la christologie et la pneumatologie en tension créative. Si par le passé on a pu trop insister sur la christologie, la tendance actuelle semble mettre trop l‘accent sur l’œuvre de l’Esprit.
Congar touche cet équilibre nécessaire quand il écrit « l’Esprit montre quelque chose de nouveau, dans la nouveauté de l’histoire et dans la diversité des cultures, mais c’est une réalité nouvelle qui vient de la plénitude qui nous a été donnée une fois pour toutes par Dieu dans le Christ ».
Cependant, en lisant le long et touffu « Instrumentum laboris » censé guider les travaux du synode, on ne peut s’empêcher d’être frappé par la pâleur de la vision christologique contenue dans le document.
On peut certainement extraire des éléments importants de ces pages. Ainsi, on nous dit que « : le Christ nous envoie en mission et nous rassemble autour de lui pour rendre grâce et gloire au Père dans l’Esprit Saint » (n°34). On rappelle aussi aux participants que la communion que nous partageons n’est pas simplement un « rassemblement sociologique » mais « est avant tout un don du Dieu trinitaire » qui comporte « une mission jamais terminée de construction du “nous” du Peuple de Dieu. » Et le paragraphe 46 s’achève sur une citation pressante mais non développée d’Éphésiens 4, 13 : « Jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude ». Enfin, on nous promet que « Dans une assemblée synodale, le Christ se rend présent et agit. Il transforme l’histoire et la vie quotidienne, envoie l’Esprit pour conduire l’Église à trouver un consensus sur la manière de marcher ensemble vers le Royaume et d’aider l’humanité à avancer vers l’unité. » (n°48).
Mais ces éléments ne sont jamais regroupés dans un ensemble cohérent et stimulant. À l’instar de l’exigence, souvent exprimée dans les récents textes magistériels, d’une « anthropologie intégrale », on regrette ici l’absence d’une « christologie intégrale ». En réalité, comme « Gaudium et spes » l’enseigne, une anthropologie intégrale doit se baser sur une christologie intégrale. Malheureusement, dans cet Instrumentum, plusieurs dimensions cruciales de la christologie font défaut. On peine à trouver une référence au « mystère pascal » du Christ – un concept si cher à Vatican II. En effet, il n’y a pas même une seule mention de la Croix, de sorte que l’on commence à craindre qu’elle ne figure parmi ces « marginalisés » que l’Instrumentum déplore.
En outre, on constate une autre omission flagrante, à la fois significative et peut-être symptomatique. Par deux fois, l’ « Instrumentum » cite (aux numéros 46 et 52) une affirmation centrale de « Lumen gentium » : « L’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (LG 1). Mais chaque fois qu’elle est citée, le « en Christ » a été supprimé. Que ce soit délibérément ou par inadvertance, cette omission est révélatrice et réductrice. Car ce n’est que dans le Christ qu’une unité véritable et durable peut être réalisée.
Je reste persuadé qu’une vision christologique solide est absolument nécessaire si on ne veut pas vider les trois thèmes synodaux « communion, mission et participation » de leur contenu et de leur forme spécifique. C’est dans le Christ que ces trois thèmes doivent révéler et manifester leur profondeur christologique singulière. Pour le répéter avec Congar : « l’Esprit montre quelque chose de nouveau, dans la nouveauté de l’histoire et dans la diversité des cultures, mais c’est une réalité nouvelle qui vient de la plénitude qui nous a été donnée une fois pour toutes par Dieu dans le Christ ».
Seule une large conviction christologique est susceptible de fournir une orientation et une conduite fiables pour des « conversations dans l’Esprit ». En effet, de telles « conversations dans l’Esprit » requièrent des critères d’authenticité, des tests pour la validité de son discernement. Congar se fait l’écho du Nouveau Testament et des Pères quand il écrit : « Jésus Christ est pour les chrétiens la mesure et le critère pour le discernement des esprits ».
Par conséquent, la condition pour toute « reconfiguration pneumatologique » de l’Église est que l’Église soit « configurée » à sa tête et devienne toujours plus « transfigurée » en lui. Comme Congar insiste : « Il n’y a pas d’autonomie de l’expérience pneumatique par rapport à la Parole et donc par rapport au Christ ». La confession : ‘Jésus est Seigneur’ est un critère que l’Esprit est à l’œuvre. » Et il insiste en disant : « Il n’y a qu’un seul corps que l’Esprit édifie et vivifie, et c’est le corps du Christ ». Pour le dire autrement, il n’y a pas d’Esprit vagabond, pas de Corps décapité. L’Esprit est l’Esprit du Christ ; et le Christ est la seule Tête du Corps qui est l’Église.
Le Pape François, avec le caractère pragmatique qu’on lui connaît, avait exhorté de la sorte les cardinaux électeurs à la messe dans la Chapelle Sixtine après son élection : « Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur… Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : ‘Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable’. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon ».
Et le Saint-Père avait conclut son homélie par des mots qui s’adressent certainement aussi aux participant du synode à venir : « Je voudrais que tous, après ces jours de grâce, nous ayons le courage, vraiment le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur ; d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est versé sur la Croix ; et de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié. Et ainsi l’Église ira de l’avant ».
Dans ce cas, peut-être le processus et le chemin synodal ont-ils alors moins besoin de « facilitateurs » que de « mystagogues ».
Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.
"Bonjour à tous. Dans cette nouvelle video nous allons parler de Descartes. De René Descartes, tout le monde connaît le cogito ergo sum, le 'Je pense, donc je suis', que Descartes formulera de différentes façons.
Par ex : il dira, 'Je doute, donc je suis.'
Cela, tout le monde connaît, mais peu de personnes savent qu'il n'est pas de Descartes, il est déjà bien plus clairement exprimé par Aristote.
Et si l'on doit rechercher une formule à peu près identique, bien que cela soit l'idée qui importe et pas la formule, nous avons Saint Augustin. Descartes dit 'etiam sum si me fallit', 'aussi je suis si l'on me trompe' (Descartes, Méditations II). C'est une différente façon d'énoncer son âme principe qu'il donne à un autre endroit, et en fait Saint Augustin avait dit 'Si fallor, sum', 'si je me trompe, je suis'. (S. Augustin, Cité de Dieu XI, 26). Donc l'idée est déjà chez Aristote, elle est à peu près énoncée de la même façon par S. Augustin. Et notamment aussi si l'on veut le même 'Je pense, donc je suis', on a Gómez Pereira (1500-1567) qui, cent ans avant Descartes, dit : 'Je pense connaître quelque chose, or tout ce qui pense est, donc je suis.' (G. Pereira, De Immortalitate Animæ, p. 277)
Or pourquoi j'insiste sur cela ? Et bien parce que Descartes a mis à la poubelle tous ses prédécesseurs, qui avaient déjà fait le travail !
Voilà ce que dit Descartes :
'De ceux qui ont commencé par l'ancienne philosophie, que d'autant ils qu'ils ont plus étudié, d'autant ils ont coutume d'être moins propres à bien apprendre la vraie.' (Descartes, Les Principes de la philosophie, Préface)
Donc, là, ce qu'il nous dit, c'est que S. Thomas d'Aquin, etc., il faut le mettre à la poubelle parce que de toutes façons plus on l'étudie moins on est propres à étudier la philosophie. Que l'on ne soit pas d'accord en tout avec ses prédécesseurs, cela se comprend et S. Thomas n'a pas été d'accord en tout avec ses prédécesseurs, mais qu'on les mette comme cela à la poubelle... Or, en réalité, que voit-on ? Chez S. Thomas d'Aquin, par exemple dans le De Veritate, le cogito est beaucoup mieux exprimé ! Il reprend Aristote, mais il ne s'en cache pas !
Et chez Descartes il y a deux choses. Soit c'est bien, mais cela n'est pas nouveau, c'était déjà chez ses prédécesseurs. Soit c'est nouveau mais ce n'est pas bien. Et en fait, Descartes cela ne sert à rien ! Ne perdez pas votre temps avec Descartes ! Et nous allons voir cela.
Nous allons commencer par nous demander si Descartes a bien compris son principe ? Il y a les partisans du Cogito déduction et les partisans du Cogito intuition.
Les partisans du Cogito déduction disent que Descartes a compris son Cogito comme une déduction lorsqu'il dit 'Je doute, je doute de tout, etc., mais il y a une chose dont je ne puis plus douter c'est que je doute. Si je doute c'est donc que je pense, et si je pense c'est donc que je suis. Les donc sont chez Descartes et l'on serait là en fait dans un syllogisme, mais très souvent l'on n'énonce pas la majeure du syllogisme. Et là, pour Descartes, cela aurait été :
Maj. Tout ce qui pense est
Min. Or je pense
Clsn. Donc je suis
Si Descartes a ainsi compris son Cogito, dans une déduction, et bien sa conclusion 'je suis', est une conclusion, ce n'est plus un premier principe. Le premier principe serait la majeure : 'tout ce qui pense est'. Et à la limite, la mineur aussi serait un premier principe, mais la conclusion n'est pas le premier principe.
Un autre problème qu'on soulevé les partisans du Cogito déduction est que l'on serait dans un cercle vicieux de la pensée. C'est-à-dire que normalement, dans un syllogisme, vous ne devez pas retrouver en acte la conclusion. Donc la conclusion 'Je suis' ne doit pas se retrouver dans les prémisses, l'on ne doit pas la retrouver dans la majeure ou dans la mineure ! Et quand la mineure dit 'je pense', elle affirme 'je' et 'je' cela veut dire que l'on affirme déjà sa propre existence. Le 'je pense', ce serait en fait 'je suis pensant (Cogito)'. Il y aurait déjà le 'Je suis' dans le 'je'. Le 'je' est essentiellement ontologique.
Ce qui est sûr, c'est que si le Cogito est déduction, le 'je pense, donc je suis' n'est pas le premier principe, le premier principe c'est 'Tout ce qui pense est'.
Les partisans du Cogito intuition disent que Descartes a compris ce Cogito, comme un premier principe indémontrable et donc qui ne résulte pas d'une déduction. Ici, attention, le mot intuition ce n'est pas 'j'ai l'intuition que demain il va pleuvoir, j'en suis pas sûr'. Ce n'est pas cela. L'intuition, c'est l'intuition des premiers principes et c'est la certitude des premiers principes qui est à la base de toutes les sciences, les vraies sciences. Parce que pour Aristote, etc., l'histoire n'est pas une pré-science, c'est une quasi science, tout comme la science physico-expérimentale, ce que l'on appelle la physique d'aujourd'hui. Ce n'est pas une vraie science, c'est une quasi science. Mais j'en parlerai dans une prochaine video.
L'argument fort pour dire que son Cogito est intuition, c'est que Descartes lui-même dira que ce n'est pas déductif c'est intuitif. Cependant les partisans du Cogito déduction disent non, non, c'est bien une déduction, quoi qu'en disent Descartes ! C'est exprimé comme cela, il y a un donc, etc. Or, effectivement, il y a un autre passage dans lequel Descartes écrit : 'de cela même que je pensais à douter de la vérité des autres choses, IL SUIVAIT très évidemment et très certainement QUE J'ÉTAIS'. Donc ils disent que si cela suit, on est bien dans une déduction : cela suit ! On n'est pas dans un premier principe.
Alors qu'en est-il au juste ? Et bien il y a eu des livres écrits par les partisans des deux côtés. Mais peu importe qu'il l'ait entendu dans un sens ou dans un autre, cela prouve au minimum une chose, c'est qu'il s'est mal exprimé ! C'est le minimum. Alors que ses prédécesseurs, par exemple, Saint Thomas d'Aquin s'était beaucoup mieux exprimé, lorsqu'il dit : 'Personne ne peut pas penser avec assentiment qu'il n'existe pas, en effet, dans l'acte de penser, il perçoit qu'il existe !' Ici c'est beaucoup plus clair, parce qu'il n'y a pas de donc et il n'y a pas de risque de confusion avec une déduction, etc.
Voilà, Descartes au minimum n'a pas été clair et pour lui c'est une tache forte. Parce que s'il peut arriver à tout le monde de ne pas être clair dans un ouvrage, etc., là le problème c'est que c'est le premier principe qui n'a pas été clair, celui sur lequel repose toute sa 'connaissance' de la philosophie !
Et puis Descartes n'était pas le premier à formuler cette idée, il y avait tout un travail des prédécesseurs qui avait été fait auparavant, mais Descartes l'a mis à la poubelle avec le plus grand dédain, comme quelque chose de dangereux ! Or si il avait écouté ses prédécesseurs, s'il s'était basé sur ses prédécesseurs, cela ne serait pas arrivé et aujourd'hui on n'aurait pas des ouvrages entiers des deux côtés pour dire 'non, c'est déductif', 'non, c'est intuitif, etc.' !
Maintenant, le plus gros problème avec ce principe (Cogito, ergo sum), c'est que Descartes a voulu en faire la base de toute la connaissance humaine. Et cela est un très gros problème parce que chez Saint Thomas, tout comme chez Aristote, nous avons une connaissance qui est stellaire, qui repose sur divers principes, ils acceptent tous les principes qui sont certains d'une certitude absolue. Par exemple, ils acceptent que 2 + 2 = 4. Ils acceptent 'Nemo dat quod non habet, personne ne peut donner ce qu'il n'a pas'.
Le problème de Descartes, est que lui n'accepte qu'un seul principe à la base de toute la connaissance. C'est le 'Je pense, donc je suis'. Il dira par exemple ... qu'il y en a qui commettent des erreurs en mathématiques. Mais c'est parce que l'on ne pénètre pas les termes du calcul. Tout cela a été très bien expliqué chez S. Thomas, etc., et donc le 'Je pense, donc je suis', pourquoi ne pas en douter aussi sous prétexte qu'il y en a qui se tromper en philosophie ?
Il y en a qui se trompent en mathématiques, c'est vrai, mais il y en a aussi qui se trompent en philosophie !
Donc il dit deux et trois, je ne suis pas sûr du résultat [''Il se peut faire qu'il (Dieu) ait voulu que je me trompe toutes les fois que je fais l'addition de deux et de trois". Première Méditation], parce que il y en a qui se trompent. Mais pourquoi alors il est sûr du 'Je pense, donc je suis' ? Parce que c'est un premier principe me direz-vous ? Oui mais deux et deux font quatre c'est aussi un premier principe évident que l'on ne peut pas démontrer à partir d'un principe antérieur, si vous voulez.
À la limite chez les thomistes, s'il y a un premier principe c'est le principe de non contradiction. Mais même cela, Descartes n'en veut pas ! Il ne le veut pas comme premier principe. Et il donne diverses raisons à divers endroits. Par exemple il dira parce que ce n'est pas pratique. Mais la philosophie n'est pas faite pour être pratique. On ne connaît pas la philosophie dans le but d'agir, on connaît la philosophie dans le but de connaître. C'est une connaissance pour connaître et non pas une connaissance pour agir. En mathématiques c'est connaître pour connaître et de même en philosophie c'est connaître pour connaître.
Mais il y a d'autres principes premiers chez les thomistes. Par exemple : les faits ne précèdent pas la cause. Tous ces principes certains, ils les prennent. Ils ont raison parce que dans une science, toutes certitudes va fonder la science. C'est important, sinon l'on ampute la connaissance de toute une partie de la connaissance.
Et cela c'est le problème de Descartes, parce que Descartes n'est pas un sceptique comme certains l'ont dit, parce qu'il ne remet pas en cause toute la connaissance humaine, comme les sceptiques, il part du premier principe 'Je pense, donc je suis'. Mais, en réalité, il ampute le champ de la connaissance humaine, et c'est une grande amputation parce qu'il ne part que d'un seul principe.
Et donc quelque part, Descartes est plus dangereux que les sceptiques, parce que les sceptiques disent que l'on ne peut rien connaître, mais si vous voulez, l'intelligence humaine a besoin de connaître, elle a besoin de savoir, et donc dire que nous ne savons rien, l'intelligence peut difficilement s'y résoudre. Alors que Descartes apporte un peu, il va faire des adeptes parce que oui on peut connaître, par contre il ressert le champ de la connaissance humaine de façon extrême.
Donc, en conclusion du Cogito, il n'est pas sûr que Descartes l'ait compris convenablement. En tous les cas, il l'a très mal énoncé ! Et vouloir en faire le seul pilier de la connaissance humaine est une très grave erreur.
Et du reste, s'il y en a qui nient le principe de non-contradiction ou le principe du deux et deux font quatre, il y en a beaucoup plus qui nie le principe de Descartes ! Parce que si vous prenez par exemple les bouddhistes qui sont environ 600 000 dans le monde, pour eux, il n'y a pas de subsistance de soi, le je est une illusion. D'où le yoga, exercice physique et mental pour prendre connaissance que nous ne sommes pas. Or, comme le dit S. Thomas d'Aquin, 'personne ne peut penser avec un sentiment qu'il n'existe pas'. Ce n'est que dans un second temps que l'on peut le nier, mais au moment même où l'on pense, l'on s'aperçoit forcément que l'on est. Et ce n'est pas parce que beaucoup de personnes le nient que cela le prouve. Car il y a beaucoup de vérités philosophiques qui sont niées pour des raisons morales. En effet, c'est bien pratique de dire que l'on n'existe pas, parce que si l'on n'existe pas, le péché n'existe plus non plus. Ou c'est pas nous qui le commettons, c'est Brahmā, etc. (ou une autre âme dans le cadre de la réincarnation... Ndlr.). Parce que les Hindous ne sont pas clairs non plus avec le je. Ils admettent un je mais il y a le panthéisme, donc je n'est pas en réalité mon je. C'est un jeu panthéiste. Et ce n'est pas sûr qu'ils entendent le Cogito comme Descartes, ou comme Saint Thomas d'Aquin ou Aristote ! Ils l'entendent certainement d'une autre façon et les Hindouistes, c'est un milliard. Donc il y a 1,5 milliards de personnes sur la planète qui ne sont pas vraiment d'accord avec le Cogito.
Au niveau philosophique, Descartes est volontariste, il pense que Dieu peut faire les contradictoires. Vous avez le droit d'être volontariste en théologie, l'Eglise n'a jamais condamné cette position qui est par exemple celle des Scotistes qui n'ont jamais été condamnés. Mais, c'est faux philosophiquement, pas parce que Dieu ne le pourrait pas faire les contradictoires comme une entorse à son infinie puissance, mais parce que cela ne veut rien dire, cela ne rime à rien. Et cela avait déjà été dit avant lui. Les premiers principes de la science doivent être tenus avec certitude absolue, pas d'une certitude morale. Sinon tout le reste de la science devient du probable.
Conclusion
Descartes il y a des choses bien, mais qui ne sont pas nouvelles et sont déjà chez ses prédécesseurs. Et il y a des choses nouvelles qui sont catastrophiques parce que Descartes nous a amenés à un scepticisme par sa manie de contester les premiers principes, que l'on peut voir ensuite chez ses successeurs. Et maintenant n'importe qui peut contester n'importe quel premier principe parce qu'il y a ce doute méthodique mais qui ne rime à rien parce qu'il n'est pas plus légitime de douter qu'un carré à quatre côtés plutôt que le 'Je pense donc je suis', pas plus légitime.
Même sa pensée fausse, on retrouve beaucoup de sa pensée fausse chez Gómez Pereira. Et certains ont accusé Descartes d'avoir repris Gómez Pereira.
Descartes a eu un mauvais enseignement d'Aristote et de S. Thomas d'Aquin. Apparemment il ne savait pas ce qu'était le thomisme. Il a eu un enseignement thomiste, mais qui était soit-disant thomiste. Et ce qu'il pense réfuter du thomisme n'est pas dans le thomisme. Et cela est très courant encore aujourd'hui de voir des gens cracher sur Aristote ou S. Thomas, non pas parce qu'ils n'ont pas été clairs, mais parce que cela demande des pré requis qui n'ont pas été assimilés.
La chaine YouTube "Bible & Savoir" réfute Arnaud Dumouch sur Osiris, "préfiguration" du Christ.
Extraits :
Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle video sur le fameux Osiris.
Il y a trois façons de voir Osiris.
Premièrement, soit comme un faux dieu païen qui n'a rien à voir avec le Christ. C'est ce que tout catholique croyait jusqu'ici.
Soit deuxièmement, comme un dieu légendaire ayant servi à forger l'histoire de la résurrection du Christ; c'est ce que tiennent résolument certains opposants au catholicisme, comme la chaine YouTube "Arcana, Les Mystères du Monde".
Soit, troisièmement, selon certains théologiens modernistes, le dieu Osiris serait une "préfiguration" (sic) du Christ dépassant la préfiguration de la Bible elle-même dans l'Ancien Testament. Prenons un cas concret avec Monsieur Arnaud Dumouch. Voilà ce qu'il affirme :
'Depuis le XIXe on a redécouvert dans l'ancienne religion égyptienne qui était un paganisme avec plein de trucs, mais en particulier avec le mythe d'Isis et d'Osiris. On constate que l'histoire d'Osiris est calquée sur quelque chose qui ressemble tout à fait au Christ, à savoir, un dieu sorti du dieu unique qui s'appelle Râ, et ce dieu-là donne la vie à la terre et c'est pour cela qu'il est représenté en vert, comme le dieu de la vie. Un démon, qui s'appelle Seth est jaloux, il le provoque en lui jetant un défi. Il l'enferme dans un cercueil, il le verse dans le Nil où il se noie et ensuite, du coup, Seth, le démon, domine. Mais à ce moment-là, Isis prie dieu pour son mari, elle récupère tous les morceaux de son corps, obtient sa résurrection. Et Osiris se trouve au Ciel, celui qui distribue la vie à ceux qui se comportent comme lui, avec justice. Ce qui fait que les égyptiens anciens étaient monogames, en général, sauf les Pharaons, et qu'il fallait arriver de l'autre côté en ayant pas trompé sa femme, en ayant pas volé, en ayant pas tué, etc. Vous regardez l'époque de l'Égypte antique à cause du culte d'Osiris et le statut des femmes, et vous voyez quelque chose qui ne se trouve dans aucune autre religion, pas même dans le judaïsme de l'époque. Dans le judaïsme de la même époque, les femmes sont comptés en même temps que les moutons et les vaches. Dans la religion égyptienne, les femmes sont à égal souvent des hommes, et en tous les cas le peuple est monogame. Et donc voyez un texte mystérieux Osée 11,1 qui dit : "D'Égypte j'ai appelé mon Fils". Dans la religion égyptienne on voit là plus forte plus préfiguration, plus forte que celle de Moïse dans l'Ancien Testament puisque non seulement ils croient en la vie éternelle, dans l'enfer éternel, dans la résurrection des corps. Avec le mythe d'Osiris, ils croient en tout cela qui a été repris entièrement par la foi catholique, confirmée par le Christ. Donc s'il n'y a pas de préfiguration quelque part, il n'y en a nulle part." (Fin de citation d'Arnaud Dumouch)
Réfutation.
M. Dumouch veut nous faire croire ici que comme Dieu le Fils est sorti de Dieu le Père, et bien il y a le pendant dans la religion égyptienne avec le dieu Osiris sorti du dieu unique Râ. Mais toutes les centaines de dieux égyptiens sont sortis du dieu unique créateur Râ, et pas seulement Osiris. Par conséquent, Osiris n'est pas le fils unique. Et dans la version de loin la plus répandue chez les Égyptiens, Osiris n'est même pas le fils direct du dieu unique, mais il est son arrière-petit-fils. Ce dieu unique a en outre, selon la croyance de beaucoup d'Égyptiens, tout engendré par le péché solitaire. bref, si l'on voit la Trinité ici, on peut la voir un peu partout. Je vous invite à regarder ma video sur la Triade égyptienne qui explique bien cela.
Un dieu créateur, il y en a à peu près dans toutes les religions qui pouvaient le savoir, soit par la tradition primordiale faite à Adam, soit par les seules forces de la raison. Donc il n'y a absolument rien de sensationnel ici.
M. Dumouch veut nous faire croire que dans la religion égyptienne il y a un parallèle entre le "démon" Seth qui tua Osiris et les démons qui crucifièrent Notre-Seigneur. Mais il y a là une erreur, car Seth n'est pas un démon mais à l'inverse, un dieu égyptien, frère du dieu Osiris, et tout autant que lui, fils du dieu unique...
L'apparence légendaire du dieu Seth viendrait en réalité de l'orycteropus, un animal répandu en Afrique qui est inoffensif.
Seth est certes un dieu du chaos, mais pas un démon. Au contraire, Seth a un rôle essentiel dans la Création. Et c'est pourquoi il est dieu. Son rôle essentiel est celui de créer le chaos. (Au commencement Dieu créa le ciel et la terre et la terre était chaotique. Cf. Gn 1, 1-2) Duquel va pouvoir sortir l'ordre. Si l'on doit pouvoir rapprocher ce récit d'une doctrine c'est davantage des hérésies dualistes (Manichéens, Bogomiles, Cathares) qui croyaient en un dieu créateur du bien et en un dieu créateur du mal, se livrant la guerre mutuellement mais auteurs de toute la création.
Les Égyptiens avaient des démons ou génies qui étaient représentés de diverses manières, mais Seth n'en était pas un. Les Égyptiens honoraient Seth dans la même énéade, c'est-à-dire dans le même groupe de neuf dieux qu'Osiris. Du coup, la ressemblance que veut y voir M. Dumouch fonctionne tout autant à son inverse, comme dieu est l'inverse du diable. Les catholiques n'honorent pas le diable comme un dieu et ne confessent pas que le diable serait le fils de dieu comme Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Ils ne l'honorent pas dans le même groupe de dieux. Du reste, il n'y a qu'un Dieu pour les Chrétiens comme pour les Juifs.
La jalousie de Seth. Attention, il s'agit d'une version. En réalité, selon une version, il se venge d'un coup de pieds qu'il a reçu. Ou bien encore, selon une autre version, il se venge du fait qu'Osiris a pris sa femme Nephtis. Donc voilà, on choisit toujours la version qui arrange pour faire coller les choses à ce qui arrange.
Ce que M. Dumouch ne nous dit pas c'est qu'il y a une double mort et une double résurrection d'Osiris. La première mort survient lorsque enfermé dans le cercueil il est noyé dans le Nil. Ensuite Isis retrouve le corps, et il y a une première résurrection, à la suite de laquelle Isis a une relation avec Osiris duquel naît Horus. Et puis Seth retrouve le corps d'Osiris, le démembre en morceaux. Et puis Isis, à l'aide d'incantations recomposé de nouveau le corps de son mari. Le démembrement, c'est une deuxième mort. Et les incantations d'Isis c'est une deuxième résurrection. Notre Seigneur n'est pas mort deux fois, il n'est pas ressuscité deux fois...
À ce sujet :
- SMITH, M. (2008), Osiris and the deceased, UCLA Encyclopedia of Egyptology, 1(1). Retrieved from : https://escholarship.org/uc/item/29r70244 ("Pour les Égyptiens, le dieu Osiris offrait un modèle permettant d'inverser totalement les effets de la rupture provoquée par la mort, puisque cette divinité subissait un double processus de résurrection.")
- Nadine GUILHOU, Les Deux morts d'Osiris.
Le fait qu'Isis récupère les morceaux pour faire la résurrection de son frère et mari diffère entièrement de la résurrection du Christ, où le Corps de Notre Seigneur fut conservé intact après sa mort car toujours uni à la divinité.
Du reste M. Dumouch fait l'impasse sur le ridicule du récit phalliquequi pourtant est au centre de toute cette histoire. Et on en sera que d'autant plus édifié que d'autant plus persuadé qu'Osiris est une préfiguration du Christ vierge, signalant du reste qu'Osiris a eu plusieurs rapports avec des déesses, rapports considérés comme au moins adultères...
Quant à la nature de la résurrection d'Osiris, j'y reviens un peu plus loin.
Osiris était plus vu par les Égyptiens comme le dieu des enfers où il se trouvait. En général Osiris est le dieu des champs paradisiaques d'Ialou qui se trouvent dans le royaume souterrain. Du reste, pour être plus précis, à sa mort Osiris rejoint le dieu soleil Râ dans sa course d'Est en Ouest, où il se couche avec lui dans le royaume des morts, dont il devint le souverain. On peut y voir tout aussi bien une image de Lucifer, porte lumière qui s'est élevé par son orgueil et a été précipité en enfer dont il est le maître. (Isaïe, 14, 12-15). Ici, Osiris s'élève avec Râ lorsqu'il part de l'Est mais tombe en enfer lorsqu'il arrive en Ouest, où il en devint le maître. D'où, du coup à titre de boutade, on peut se demander si le dieu Seth, son ennemi, n'est pas ressemblant au vrai dieu, puisqu'il combat Osiris, le dieu des morts et des enfers ?
Du reste, on notera que Seth est le dieu qui lutte contre le serpent du mal, Apophis. Comme Jésus-Christ attaque la tête du serpent, Seth, l'ennemi d'Osiris, attaque la tête du serpent. L'iconographie est révélatrice à ce sujet.
Évidemment, je ne veux pas continuer plus avant ce parallèle, car il y a là encore trop de différences. Mais ce que je veux dire c'est qu'Osiris ne ressemble guère plus au Christ qu'au démon. Et Seth ne ressemble quère plus à Satan qu'à Jésus-Christ.
Le problème avec une religion égyptienne qui a évolué sur plus de 3000 ans qui diffère considérablement selon les régions, et même selon les villes, c'est que vous pouvez y trouver à peu près n'importe quelle analogie. Peut-être même que M. Dumouch pourra-t-il me produire une ville ou une région, que sais-je, qui regarde Seth comme un démon (l'on trouve Osiris comme Dieu du ciel a priori dans une seule source). Le problème est qu'il ne donne aucune citation, ni même aucune source. Même les Égyptologues ne peuvent connaître toutes les sources tellement il y en a. Et même, qu'est-ce que cela changera ?
L'Égypte contient vraiment une foultitude de mythes différents sur le même dieu. Si bien qu'il suffit de prendre la forme que le mythe a pris à tel moment (Osiris-Apis, Sokar-Osiris, Osiris-Khentamentiou Oupouaout, divinité funéraire, dont le nom signifie "celui-qui-préside l’Occident, le monde des morts, représenté sous les traits d’un canidé noir proche du chacal, animal funéraire) pour le faire ressembler à une partie de la vie de Jésus, puis de prendre une autre forme à tel autre moment pour le faire ressembler à une autre partie. Le problème c'est que les Égyptiens n'ont pas cru aux deux parties à la fois. C'est comme un nuage, il prend sans cesse des formes différentes, si bien qu'il pourra ressembler à un agneau tout autant qu'à un loup un peu plus tard.
Pour comprendre l'égyptologie, il ne faut pas la lire calquée sur la Bible. Mais en la comprenant calquée sur les levers et les couchers de soleil, et les constellations, en la comprenant calquée sur les crues du Nil, etc. Alors l'on comprend pourquoi Apophis est le dieu de la nuit, et donc du mal, car il représente celui qui fait obstacle au dieu Ré, c'est-à-dire au soleil. Évidemment, les Égyptiens qui divinisaient tout, divinisaient le bien et le mal. C'est presque le contraire qui eut été surprenant. Je ne peux pas vous faire tout un cours d'égyptologie ici. Mais vous verriez qu'autant que l'on est dedans et qu'autant que les Égyptiens ont pensé leur dieu à partir des forces de la nature, l'on voit qu'une lecture comme l'a fait M. Dumouch est tout à fait abusive.
Beaucoup de peuples désapprouvèrent l'adultère, le vol, le meurtre, le viol, et ainsi desuite. Savoir que cela est mal est inscrit dans notre nature.
Concernant le passage sur la polygamie, je vous conseille de regarder ma video sur Jacob, traitant ici de la soit-disante monogamie égyptienne. Le problème est que l'on ne dispose que de peu de sources. Évidemment, les pharaons étaient loin d'être monogames. Par exemple, on compte à Ramsès II quelques deux cents femmes. Et facilement entre deux et trois cents enfants. Quant aux nobles, à Thèbes, dans la Vallée des Nobles, l'on a retrouvé et répertorié quelque 415 tombes de nobles datant de la 18e dynastie, celle qui est juste avant Moïse. Le mythe de la monogamie en Égypte vient du fait qu'en théorie, l'adultère était puni de mort. On jetait alors parfois la personne aux crocodiles. Mais ce qu'il faut bien voir c'est que l'adultère consistait dans le fait d'avoir des relations pouvant mettre en péril la reconnaissance de l'enfant légitime. Mais un mari pouvait avoir des concubines, car alors il n'y avait pas péril dans la reconnaissance de l'enfant légitime. Une autre question est de savoir si le mari monogame, bien qu'ayant des concubines, pouvait avoir plusieurs femmes légitimes. Dans cette vallée des nobles, on peut voir dans une tombe les épouses de Sennefer avec des noms différents. Certains égyptologues veulent qu'elles se ramènent à trois femmes, et d'autres à deux épouses que Sennefer aurait eues successivement. Si l'on ne trouve pas foultitude de tombes évoquant la polygamie, cela peut s'expliquer parce qu'en général l'épouse principale avait de l'importance et que le mari préférait y ajouter non d'autres épouses légitimes mais des concubines. Les concubines ne sont généralement pas représentées dans les tombes sauf dans quelques exceptions comme la tombe de Beni Hassan. Et le droit à la polygamie n'implique pas l'usage intensif de celle-ci. Les Égyptiens n'avaient pas nécessairement les moyens pour entretenir deux épouses. Du reste, la gente féminine n'était pas non plus en nombre infini. Pour illustrer cela, l'on a encore un exemple aujourd'hui en Égypte où la polygamie est autorisée mais selon le chiffre de 2019 elle ne concerne que 4% de la population. Au final, on a une polygamie abondante chez les pharaons, moins commune chez les nobles et rare dans le peuple égyptien.
On notera aussi que le papyrus Brooklyn (daté d'environ 450 avant notre ère), non seulement reconnaît les rapports extra-conjugaux mais les promeut. 'Aime ta maison, choisis-toi de nombreuses concubines'. À l'inverse, chez le peuple juif il n'y a pas d'incitation. Il ne faut pas s'imaginer que la polygamie était la généralité. Comme pour les Égyptiens, et pour des raisons économiques, c'était loin d'être le cas.
Enfin, nous ne pouvons pas finir de répondre à M. Dumouch, sans citer le témoignage accablant de l'historien Hérodote, qui nous dit qu'en Égypte la fête d'Osiris était l'occasion dans les bourgs et les villages d'un culte phallique. C'est ce culte d'Osiris qui donna le culte impur de Bacchus chez les Romains. Donc la religion égyptienne au-dessus de la religion d'Abraham, il y a des progrès à faire !... Du reste la plupart des dieux, en particulier Geb, le père d'Osiris, n'avait eux-mêmes aucune morale. Mais je ne rentrerai pas plus avant dans les détails, c'en est bien déjà assez !
Pour avoir repassé tous les passages (qui évoquent la femme), c'est tout à fait faux (de prétendre comme le fait M. Dumouch) que la religion juive comptait les femmes avec les bêtes. Lisez par exemples ces passages, les femmes sont comptées à part des bêtes, évidemment. Et les bêtes sont sacrifiées au dieu d'israël pour montrer la vacuité du polythéisme.
(Note du Blog Christ Roi. non-exhaustif) :
Gn 4,19 Lamek prit deux femmes : l’une s’appelait Ada et l’autre, Silla.
Gn 6, 18-19Mais, avec toi, j’établirai mon alliance. Toi, tu entreras dans l’arche et, avec toi, tes fils, ta femme et les femmes de tes fils. De tout ce qui vit, tout ce qui est de chair, tu feras entrer dans l’arche un mâle et une femelle, pour qu’ils restent en vie avec toi.
Gn 7, 7-8-9 Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, à cause des eaux du déluge. Des animaux purs et des animaux impurs, des oiseaux et de tout ce qui va et vient sur le sol, un couple – un mâle et une femelle – entra dans l’arche avec Noé, comme Dieu l’avait ordonné à Noé.
Gn 8, 16-18Sors de l’arche, toi et, avec toi, ta femme, tes fils et les femmes de tes fils. Tous les animaux qui sont avec toi, tous ces êtres de chair, oiseaux, bestiaux, reptiles qui rampent sur la terre, fais-les sortir avec toi ; qu’ils foisonnent sur la terre, qu’ils soient féconds et se multiplient sur la terre. » Noé sortit donc avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils.
Gn 31 ,17-18 Alors, Jacob se leva et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux. Il emmena aussi tous ses troupeaux et tous les biens qu’il avait acquis – le troupeau qu’il avait acquis en Paddane-Aram – pour retourner chez son père Isaac, au pays de Canaan.
Gn 46,5 Jacob partit de Bershéba. Ses fils l’installèrent, avec leurs jeunes enfants et leurs femmes, sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour le transporter.
Nombres 14, 3 Pourquoi le Seigneur nous conduit-il vers ce pays ? Pour que nous tombions par l’épée ? Nos femmes et nos enfants deviendraient un butin ! Ne serait-il pas mieux pour nous de retourner en Égypte ? »
Nombres 16,27 Ils s’éloignèrent donc des abords de la demeure de Coré, Datane et Abiram, tandis que Datane et Abiram sortaient et se tenaient debout à l’entrée de leurs tentes avec leurs femmes, leurs fils et leurs jeunes enfants.
Malachie 2, 14-16 Et vous dites : « Pourquoi cela ? » – C’est que le Seigneur a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse : tu l’as trahie, elle, ta compagne, la femme de ton alliance.Un seul n’a-t-il pas fait la chair, et le souffle de vie qui est en elle ? Et que recherche-t-il ? Une descendance divine. Vous prendrez garde à votre souffle de vie : que nul ne trahisse la femme de sa jeunesse. Car je hais la répudiation, – dit le Seigneur, Dieu d’Israël –, et celui qui se couvre d’un vêtement de violence, – dit le Seigneur de l’univers. Vous prendrez garde à votre souffle de vie et vous ne trahirez pas.
IIe Livre des Maccabées 2,12 Informé de l’approche de Judas, Timothée commença par envoyer les femmes, les enfants et tout l’équipement au lieu appelé Carnione, une place imprenable et difficile d’accès en raison de l’étroitesse de tous les passages.
Donc là encore, déformation du récit pour le faire coller à ce que l'on veut démontrer dès le départ, à savoir que la fausse religion égyptienne est supérieure à celle révélée par Dieu aux prophètes !...
Et puis sous les Égyptiens, je ne vous garantis pas qu'à certaines époques les femmes ne passaient pas après les bêtes. En effet, l'on voit par exemple des bêtes pouvoir entrer et pouvoir être enterrées dans les temples, alors qu'en général les femmes ne pouvaient pas entrer dans les temples et ne pouvaient pas y être enterrées.
De même, pratiquement toutes les religions anciennes croyaient en la vie éternelle. J'ai fait une video pour démontrer que la survivance de l'âme après la mort pouvait être connue par les seules forces de la raison. Et puis ces religions pouvaient le savoir par la révélation primitive faite à Adam. D'autre part, je ne suis pas sûr que les Égyptiens croyaient en des tourments sans fin. Oui, selon la religion égyptienne il pouvait y avoir des châtiments dans l'autre monde. En tous les cas, cette croyance en la damnation éternelle pouvait venir de la révélation adamique. Les Juifs, eux, croyaient en des tourments sans fin. Regardez par exemple dans le Livre d'Isaïe 66,24. Les Égyptiens ne croient point en la résurrection des corps. C'est pourquoi ils les momifaient. Car ils restaient ainsi une sorte de meta-corps dont ils pouvaient jouir, d'où les jeux et la nourriture dans la tombe. Alors que nous, catholiques, croyons que notre corps, momifié ou pas, n'est que poussière et qu'il ne nous servira de rien tant que n'aura pas eu lieu la résurrection (des corps). Lisez par exemple le livre d'Ezechiel 37,3-14 auquel croyaient les Juifs :
"Alors le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! » Il me dit alors : « Prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements : Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. » Je prophétisai, comme j’en avais reçu l’ordre. Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les ossements se rapprochèrent les uns des autres. Je vis qu’ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les recouvrait, mais il n’y avait pas d’esprit en eux. Le Seigneur me dit alors : « Adresse une prophétie à l’esprit, prophétise, fils d’homme. Dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu’ils vivent ! » Je prophétisai, comme il m’en avait donné l’ordre, et l’esprit entra en eux ; ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds : c’était une armée immense ! Puis le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Car ils disent : “Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !” C’est pourquoi, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur. »
Même la résurrection d'Osiris est à relativiser. Les égyptologues ne s'accordent pas sur le fait de savoir s'il s'agit d'une révélation physique ou mystique... N'oublions pas que l'on vénérait des reliques du soit-disant Osiris dans sa tombe ... à Abydos. Alors que les catholiques ne vénèrent pas les reliques du corps du Christ, évidemment !
M. Dumouch fait une confusion. Il croit que la préfiguration, c'est-à-dire les figures de l'Ancien Testament sont des choses qui ressemblent au Nouveau Testament si bien que l'on devrait les chercher dans l'AT par nos propres forces intellectuelles. Et comme à son sens erroné, la religion égyptienne ressemble davantage au Nouveau Testament que l'Ancien Testament n'y ressemble, elle serait supérieure à la religion juive !... En réalité, outre ses erreurs quant à ses ressemblances avec le Christ, il y a là une méprise. La préfiguration, encore appelée sens mystique, ou sens spirituel, est à chercher dans l'AT non par nos propres forces intellectuelles, en essayant par nous mêmes d'établir des parallèles, mais simplement sous la motion de la Révélation. Par exemple, Jonas qui reste trois jours et trois nuits dans le sein du gros poisson, nous savons qu'il s'agit d'une préfiguration de la résurrection du Christ, restant trois jours et trois nuits dans le sein de la terre, non pas parce qu'il y a une coïncidence de la même durée de temps, mais parce que c'est Notre Seigneur lui-même qui nous l'a révélé en nous disant : "De même que Jonas est resté trois jours et trois nuits dans le sein du cétacée, de même le Fils de l'homme restera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. (Mt 12,40)
... Mr Dumouch a un problème avec l'encyclique de Pie XII Divini Afflante Spiritu (30 septembre 1943) qui confirme qu'il n'y a aucune erreurs dans la Bible... : "Dieu seul en effet peut connaître ce sens spirituel et nous le révéler. Or, un pareil sens, Notre divin Sauveur nous l'indique et nous l'enseigne lui-même dans les saints évangiles, la tradition constante de l'Église..."
(Fin de citation)
Alain Pascal, dans son ouvrage ''L'Intelligence du christianisme'', apporte des compléments d'information au sujet de la mode actuelle du culte d'Osiris. On apprend par exemples que "les initiés de notre temps le perpétuent pour nuire au christianisme, tout en faisant croire qu'ils ne le font pas !"
"La triade Rê, Horus, Osiris est absolument incompatible avec le christianisme et elle fait partie intégrante de l'ésotérisme maçonnique. Avis aux francs-maçons qui se disent chrétiens...
"[L]a légende d'Osiris [...] n'est pas de l'histoire ancienne, puisqu'elle a traversé les temps pour atteindre les Rose-Croix et les francs-maçons...
"[D]ans la légende égyptienne, Osiris est l'époux d'Isis et le frère de Seth. ... Et il y a un conflit entre Osiris et Seth. Osiris hait son frère Seth, qui le lui rend bien : Seth tend un piège à Osiris et le fait assassiner. On pense évidemment au meurtre d'Abel par Caïn, cependant Seth n'est pas Caïn. Dans la Bible, Seth est le troisième fils d'Adam et d'Ève après le meurtre d'Abel et sa descendance s'oppose aux fils de Caïn. Par contre, Caïn est le 'forgeron', comme Osiris.
"Or, dans la légende égyptienne, Seth est un dieu d'eau. ... Seth est lunaire... 'Osiris est un dieu mort, car il fut assassiné et jeté à l'eau', qui est l'élément de Seth. D'où la haine de l'eau, que l'on retrouvera dans la légende Rose-Croix, puis la glorification d'Osiris dans un rituel maçonnique. Les francs-maçons ne supportent pas 'l'eau bénite', allergie héritée de l'Égypte.
"Osiris est un dieu assassiné, cependant son épouse Isis, qui est une 'grande magicienne' (pas la dernière...) 'réussit à se faire féconder par Osiris mort' (Eliade, Histoire des croyances et des Idées religieuses, tome 1, de l'âge de la pierre aux mystères d'Eleusis, p. 110). Elle met au monde Horus, qui est donc le premier 'fils de la Veuve', pas le dernier ! Isis est le veuve d'Osiris et, dans la légende Rose-Croix, Ève celle du Diable, puis les 'fils de la Veuve' le seront de celle d'Hiram, fils de Caïn. Horus leur ouvre la voie. Il est fils posthume d'Osiris, mais aussi identifié à Râ. Il est donc aussi le Soleil.
"Horus venge son père en triomphant de Seth. ... Cependant, Seth 'réussit à lui arracher un œil'. Horus n'en a plus qu'un, mais c'est l'Œuil'... Horus, fils d'Osiris, est donc aussi un fils du du Diable, que représente donc Râ (le Soleil qui avait envoyé le 'Feu' sur Terre dans les religions cosmiques archaïques.
"Après sa victoire sur Seth, Horus descend au pays des morts, dont il revient pour être couronné roi (comme Pharaon). Et lors de son passage par l'autre monde (celui des esprits, en l'occurrence les démons), il ressuscite Osiris ! Horus apporte à son père posthume le 'pouvoir de la connaissance', le fruit défendu par le dieu de l'eau et de la Lune.
"... Par conséquent, il n'y a pas d'analogie avec la Bible, mais une antinomie."
(Source: Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome 1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. du Verbe Haut, 2022, p. 201-204.)
En franc-maçonnerie, « les tentatives de substitution de la religion catholique par les cultes rationalistes ou panthéistes sous la Révolution ne se comprennent pas sans référence à l’arrière-plan des recherches ésotériques qui les sous-tendent. Ainsi Marie et Jésus sont perçus comme des répliques d’Isis et d’Horus et l’ouvrage de Dupuis, L’origine de tous les cultes (1794) les fait remonter à une religion primitive et universelle de la nature et des astres. Dans la perspective de la Révolution française, le mythe égyptien est utilisé pour renverser les valeurs qui prévalaient jusqu’ici. Il s’agit de « démanteler le christianisme, ramené à la catégorie de religion primitive […], la fable d’Osiris et du Christ n’est qu’une allégorie des morts et des résurrections de la nature ».
La FDA voulait des décennies pour ralentir la publication des données qu'elle a utilisées pour approuver les vaccins à ARNm.
mer. 24 mai 2023 - 17 h 30 HAE
FORT WORTH. Texas ( LifeSiteNews ) - Un juge fédéral a ordonné à la Food & Drug Administration (FDA) des États-Unis de publier ses données sur la sécurité des injections COVID-19 à base d'ARNm de Pfizer et Moderna d'ici la fin juin 2025, plutôt qu'au cours des 23 prochaines années.
Pendant plus d'un an, la FDA a résisté aux efforts visant à forcer la publication des données qu'elle a utilisées pour approuver les vaccins controversés plus rapidement que pour n'importe quel autre vaccin de l'histoire, affirmant qu'il lui faudrait jusqu'à 55 ou potentiellement même 75 ans pour publier les vaccins à peu près 329 000 pages de documents en sa possession sur le sujet.
Le 9 mai, le juge de district américain Mark Pittman a ordonné à la FDA "de produire tous les documents relatifs aux deux vaccins d'ici le 31 juin 2025", jugeant qu'elle avait "refusé à tort" la demande fédérale sur la liberté d'information (FOIA) déposée par le groupe Professionnels de la santé publique et de la médecine pour la transparence (PHMPT) et ordonnant aux parties de se réunir d'ici le 23 mai de cette année pour "conférer et soumettre un taux de production conjoint qui réduit au maximum" le fardeau de la préparation du matériel pour la publication.
"La démocratie meurt à huis clos", a déclaré le juge, notant que si la FDA est confrontée à des contraintes logistiques légitimes pour rassembler et publier de grandes quantités d'informations avec des ressources limitées, cette réalité "ne dicte pas les limites des droits FOIA d'un individu", et les demandes doivent être satisfaites en temps opportun, car" les informations obsolètes ont peu de valeur".
La décision "incroyable" de Pittman oblige effectivement la FDA à publier le matériel à un "taux d'au moins 180 000 pages par mois", selon l'avocat de la liberté médicale et de la transparence Aaron Siri, qui représente les plaignants. "En effet, c'est un autre coup dur pour la transparence et la responsabilité."
Les preuves étayent les doutes que de nombreux Américains continuent d'entretenir quant à la sécurité et à la nécessité des vaccins COVID-19, qui ont été développés et publiés dans le cadre de l'initiative Operation Warp Speed de l'ancien président Donald Trump en une fraction du temps que prennent habituellement les vaccins .
Le système fédéral de déclaration des événements indésirables liés aux vaccins (VAERS) signale 35 387 décès, 200 669 hospitalisations, 19 666 crises cardiaques et 26 955 cas de myocardite et de péricardite au 12 mai. Une étude d'avril 2022 en Israël indique que l'infection au COVID elle-même ne peut pas entièrement expliquer le nombre de myocardites, malgré l'insistance commune à l'effet contraire. Les défenseurs de l'injection n'hésitent pas à souligner que les rapports soumis au VAERS ne sont pas confirmés, car tout le monde peut en soumettre un, mais les chercheurs des Centers for Disease Control & Prevention (CDC) des États-Unis ont reconnu un "taux de vérification élevé des rapports de myocardite au VAERS après le COVID à base d'ARNm -19 vaccination", conduisant à la conclusion que "la sous-déclaration est plus probable" que la sur-déclaration.
De plus, le VAERS n'est pas la seule source de données contenant des drapeaux rouges. Les données de la base de données d'épidémiologie médicale de la défense (DMED) du Pentagone montrent que 2021 a vu des pics drastiques dans une variété de diagnostics de problèmes médicaux graves par rapport à la moyenne des cinq années précédentes, y compris l'hypertension (2 181 %), les troubles neurologiques (1 048 %), la sclérose en plaques (680 %), syndrome de Guillain-Barré (551 %), le cancer du sein (487 %), l'infertilité féminine (472 %), l'embolie pulmonaire (468 %), les migraines (452 %), le dysfonctionnement ovarien (437 %), le cancer des testicules (369 %) et la tachycardie (302 %).
En septembre dernier, la Société japonaise de vaccinologie a publié une étude évaluée par des pairs menée par des chercheurs de Stanford, UCLA et de l'Université du Maryland, qui a révélé que "l'essai Pfizer présentait un risque 36 % plus élevé d'événements indésirables graves dans le groupe vacciné" tandis que "l'essai Moderna a montré un risque 6% plus élevé d'événements indésirables graves dans le groupe vacciné", pour un "risque 16% plus élevé d'événements indésirables graves chez les receveurs de vaccins à ARNm".
En décembre 2022, le sénateur Ron Johnson (R-WI) a organisé une table ronde au cours de laquelle l'avocat des droits civiques Aaron Siri a détaillé les données du système de rapport V-Safe du CDC révélant que 800 000 des 10 millions de participants au système, soit environ 7,7 %, ont rapporté ayant besoin de soins médicaux après l'injection de COVID. "25% de ces personnes avaient besoin de soins d'urgence ou ont été hospitalisées, et 48% supplémentaires ont demandé des soins d'urgence", a ajouté Siri. "En outre, 25% supplémentaires en plus des 7,7% ont déclaré ne pas pouvoir travailler ou aller à l'école."
Une autre étude menée par une équipe de chercheurs américains, britanniques et canadiens, publiée en décembre dernier par le Journal of Medical Ethics, a révélé que les mandats de rappel COVID pour les étudiants universitaires – un groupe relativement en bonne santé et relativement peu exposé au virus – font beaucoup plus de mal que de bien : "par hospitalisation COVID-19 évitée, nous prévoyons au moins 18,5 événements indésirables graves liés aux vaccins à ARNm, dont 1,5 à 4,6 cas de myopéricardite associée au rappel chez les hommes (nécessitant généralement une hospitalisation)".
"Dans cette forme de parole hystérisée, il assume la censure du paradigme du débat. Et effectivement cela renvoie à toute une partie de la gauche historique. Ce n'est pas nouveau. Cela renvoie au 'pas de liberté pour les ennemis de la liberté'. C'est le ver dans le fruit révolutionnaire qui veut que l'on assume de ne pas tolérer dans le champ du débat public les idées que l'on ne partage pas soi-même et que l'on juge réactionnaire."
Quant à l'âme (Gen., 1, 26.), Il la fit à son image et à sa ressemblance, la doua du LIBRE ARBITRE, et régla si bien tous les mouvements et tous les désirs du cœur, qu'ils devaient toujours être soumis à l'autorité de la raison.
A cela Il voulut joindre le don admirable de la JUSTICE originelle.
Catéchisme du Concile de Trente, I, 4
Un moine débutant du XIIIe siècle serait effrayé par la régression mentale contemporaine.
Une illustration de la chute vertigineuse de la société occidentale vers la folie collective due à l'inversion du langage a été la covidodémence où les mesures les plus irrationnelles et antiscience les unes que les autres furent prises, au nom de la science
Mais une autre illustration de la chute vertigineuse de l'Occident vers la folie est la volonté d'endoctriner les enfants avec des mensonges quant à leur sexe.
L’exploitation de nos enfants dans les écoles publiques
Source de l'article suivant : https://catholicexchange.com/stolen-innocence-the-exploitation-of-our-children-in-public-schools-and-what-to-do-about-it/
Traduit par : https://lecatho.fr/actualite/lexploitation-de-nos-enfants-dans-les-ecoles-publiques/
Pourquoi l’exploitation sexuelle des enfants est-elle si importante pour les impies ?
Jésus répondit : « N’avez-vous pas lu que celui qui les a faits dès l’origine les a faits homme et femme… ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » (Matt 19:4)
Depuis le commencement. Il y a une explosion cosmique de l’amour trinitaire. Le jardin d’Eden a été préparé pour un festin de noces. Dieu dit alors : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Dieu créa l’homme à son image : il le créa à l’image de Dieu, il le créa homme et femme. Souriant aux nouveaux époux, Dieu les bénit et leur dit :
« Soyez féconds et multipliez, remplissez la terre » (Gn 1,26-28), donnez naissance à des enfants, car ils sont très bons !
C’est alors qu’entre en scène le tentateur, le Mysterium Iniquitatis, une expression latine qui signifie le mystère du mal. Satan n’a pas d’argile propre. Il ne peut que tordre, déformer et chercher à détruire l’Imago Dei, le signe que Dieu a créé le bien.
Or, le serpent était le plus rusé de tous les animaux que le Seigneur Dieu avait créés. Le serpent demanda à la femme :
« Dieu t’a-t-il vraiment dit de ne manger d’aucun des arbres du jardin ?
La femme répondit au serpent :
Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin ; c’est seulement au sujet du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin que Dieu a dit :
« Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez« .
Le serpent dit à la femme :
« Tu ne mourras pas ! Tu ne mourras certainement pas ! Non, Dieu sait bien qu’au moment où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui savent ce qui est bon et ce qui est mauvais » (Gn 3,1-5).
Je suis de tout cœur avec les jeunes qui sont pulvérisés par une culture tordue, déformée et très toxique. On leur a menti à maintes reprises sur les fondements mêmes du mariage, de la famille, de l’amour authentique, de la véritable signification du sexe et de la sexualité, et bien d’autres choses encore.
L’endoctrinement sexuel, l’exploitation et la manipulation des enfants à grande échelle dans les écoles publiques sont particulièrement inquiétants. C’est pourquoi je présente « Stolen Innocence« (L'Innocence volée. Ndlr) , un événement de sensibilisation de la communauté, avec l’enquêteur Thomas Hampson, sur ce qui arrive réellement à nos enfants dans le système scolaire public.
La question qui revient le plus souvent au cours de la période de questions qui suit est la suivante :
Pourquoi ? Pourquoi une institution chargée d’éduquer les enfants de notre pays se concentre-t-elle plutôt sur la préparation et l’exploitation sexuelles des enfants dont elle a la charge ? En bref, la réponse est le Mysterium Iniquitatis. Avons-nous oublié que nous vivons dans un monde déchu ? Avons-nous oublié que le mal et ses conséquences, le péché et la mort, sont entrés dans le monde après la chute ? Avons-nous également oublié que Dieu a apporté la solution et a vaincu le péché et la mort dans le Mysterium Pietatis, le mystère de l’incarnation, de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ ? Non, nous n’avons pas oublié. C’est que l’homme moderne s’est à nouveau trouvé devant l’arbre de la connaissance du bien et du mal et a choisi librement de rejeter Dieu. « L’innocence volée » est la conséquence de ce choix.
Dans son livre Toward Soviet America (1932), William Z. Foster, président national du parti communiste américain, ne laisse planer aucun doute sur l’objectif du parti en matière d’éducation américaine. « Parmi les mesures élémentaires que le Soviet américain adoptera pour faire avancer la révolution culturelle, on trouve … un ministère national de l’éducation … les études seront révolutionnées, nettoyées des aspects religieux, patriotiques et autres de l’idéologie bourgeoise. On enseignera aux étudiants les bases du marxisme et du matérialisme (Awake, Not Woke, par Noelle Mering, p. 173).
À peu près à la même époque, John Dewey, peut-être la figure la plus influente de l’éducation américaine moderne, a transféré l’École de Francfort, fondée par des marxistes, à l’Université de Columbia. Socialiste et athée convaincu, Dewey a passé du temps en Union soviétique et, à son retour aux États-Unis, il a écrit un livre dans lequel il exprimait son admiration et son désir de reproduire la manière dont leur système était utilisé comme outil politique.
Comment ils ont pu si rapidement inculquer un état d’esprit collectiviste aux enfants et comment ils ont commencé à démanteler la nécessité d’une cellule familiale.
« Nous nous intéressons tout particulièrement au rôle des écoles dans la mise en place de forces et de facteurs dont l’effet naturel est de saper l’importance et le caractère unique de la vie familiale » (cf. Awake, Not Woke, p. 174).
Dewey a fini par être connu comme le père de l’éducation progressive. Son incompréhension de la dignité de la personne humaine et son dédain de la religion ont animé et nourri sa vision de l’éducation. Dewey pensait que, plus qu’un simple apprentissage de la lecture, de l’écriture et de l’arithmétique, l’éducation devait être un outil d’ingénierie sociale et d’éveil de la conscience des enfants à l’activisme. Il a enseigné la philosophie de l’éducation au Teacher’s College de Columbia, où il a pu avoir un impact vaste et profond. En 1950, un tiers des directeurs et des surintendants des grands districts scolaires du pays y avaient été formés et étaient retournés dans leurs districts pour répandre ces théories dans tout le pays (cf. Awake, p. 174).
Ce sentiment a été repris par Chester M Pierce, éminent professeur d’éducation et de psychiatrie à Harvard et consultant pour des émissions éducatives pour enfants telles que Sesame Street :
« Chaque enfant américain qui entre à l’école à l’âge de cinq ans est mentalement malade parce qu’il vient à l’école avec certaines alliances avec nos pères fondateurs, avec nos élus, avec ses parents, avec la croyance en un être surnaturel et avec la souveraineté de cette nation en tant qu’entité distincte« , a déclaré Pierce. « C’est à vous, enseignants, qu’il incombe de guérir tous ces enfants malades en créant l’enfant international de demain » (Awake, p. 177).
La National Education Association (NEA), le plus grand syndicat d’enseignants du pays, s’est développée sous la houlette d’organisateurs marxistes et communistes dans sa volonté de passer outre l’influence des parents sur leurs enfants. (cf. Awake, p. 177-78)
Nous avons ici la réponse à la question du POURQUOI.
Entrez dans le tentateur, le Mysterium Iniquitatis. Satan n’a pas sa propre argile. Avec les hommes et les femmes qui ont rejeté Dieu, il ne peut que tordre, déformer et chercher à détruire l’Imago Dei, le signe de l’Amour Trinitaire – le mariage et la famille – que Dieu a créé très bon. Ce qui est le plus profané par Satan est ce qui est le plus saint. Quel meilleur moyen d’effacer Dieu que de souiller la belle innocence des enfants par le biais de l' »éducation sexuelle complète » et d’autres perversions qui leur ont été imposées ?
Quelle ironie, à notre époque dite moderne, que nous soyons tombés une fois de plus dans le piège de ce très vieux mensonge : « vous pouvez être comme des dieux« . Il semble que les mots d’Aldous Huxley sonnent juste une fois de plus : « Le fait que les hommes n’apprennent pas grand-chose des leçons de l’histoire est la plus importante de toutes les leçons que l’histoire a à enseigner. » Car sans le Créateur, la créature disparaîtrait… Mais quand on oublie Dieu, la créature elle-même devient inintelligible (Gaudium et spes, n° 36).
Pourtant, Dieu, le Père de Miséricorde, souhaite se réconcilier avec ses enfants perdus. L’histoire du salut – le salut de l’humanité tout entière ainsi que de chaque être humain à quelque époque que ce soit – est l’histoire merveilleuse d’une réconciliation. C’est la réconciliation par laquelle Dieu, en tant que Père, dans le sang et la croix de son Fils fait homme, réconcilie le monde avec lui-même et fait ainsi naître une nouvelle famille de réconciliés (Réconciliation et pénitence, Jean-Paul II, n° 4.8).
C’est l’heure de la décision ! L’histoire enseigne que, dans un certain sens, chaque personne se trouve devant l’arbre intemporel de la connaissance du bien et du mal. La question posée à chaque individu de chaque génération est la suivante : « Est-ce que j’utilise mon intelligence et ma raison pour construire ma vie et le monde qui m’entoure sur la vérité éternelle, sur Dieu, ou est-ce que je gaspille ma liberté et choisis plutôt…d’être comme des dieux qui savent ce qui est bon et ce qui est mauvais ?« . (Gn 3,5).
Jésus a dit à ses disciples :
« Quiconque accueille en mon nom un de ces enfants, c’est moi qu’il accueille ; mais si quelqu’un fait pécher l’un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attache au cou une grande meule de moulin et qu’on le noie au fond de la mer » (Mt 18,5-6).
Notre espoir pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui est qu’ils puissent surmonter l’endurcissement de leur cœur, se remettre de la perte du sens du péché, se tourner à nouveau vers Jésus-Christ et être sauvés.
Cet article a été publié originellement par Catholic Exchange (Lien de l’article).
Note du Blog Christ Roi.
Contrairement à ce qu'affirme le conformisme contemporain, l'Humanisme de la Renaissance n'a pas établi la raison, il l'a perdue en faisant primer la raison humaine sur la Raison divine.
Alain PASCAL, La Renaissance, cette imposture, La Guerre des Gnoses ***, éd. CIMES, Paris 2021, p.13
"si, par « autonomie du temporel», on veut dire que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans référence au Créateur, la fausseté de tels propos ne peut échapper à quiconque reconnaît Dieu.
En effet, la créature sans Créateur s’évanouit. Du reste, tous les croyants, à quelque religion qu’ils appartiennent, ont toujours entendu la voix de Dieu et sa manifestation, dans le langage des créatures.
Et même, l’oubli de Dieu rend opaque la créature elle-même."
Toute la misère de notre monde vient du fait qu'il s'est séparé de Dieu dans la culture, l'économie, le droit, la politique.
Cette séparation inédite issue de la philosophie moderne qui entendait comprendre et organiser le monde comme si Dieu n'existait pas est LE mensonge.
Cette profonde erreur nous fait régresser à l'état primitif archaïque, et à la barbarie.
"La Révélation chrétienne a offert l'Intelligence au monde, la Révolution moderne la lui fait perdre. Le vocabulaire moderne est donc une inversion. Au nom du progrès, l'humanité régresse et la cause est métaphysique. ... Le christianisme représente une révolution par rapport au monde antique. ... Il affirme le dualisme de l'Être - une distinction entre l'Être de Dieu et l'Être créé -, ce qui fait dépendre la connaissance humaine d'une intelligence supérieure à l'intelligence humaine. Il y a donc un critère transcendantal du rationnel.
"Le dualisme métaphysique conditionne la connaissance et le christianisme est la seule religion à le respecter. ... L'intelligence est dans la nature humaine. Elle est la faculté de connaissance. ... Le problème de la validité de son exercice réside dans son fondement." (Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome 1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. du Verbe Haut 2022, p. 22-23.)
"La vraie mystique et le vrai rationalisme ne sont possibles que dans un dualisme métaphysique, c'est-à-dire une distinction entre l'Être Créateur et l'être créé (la nature). Il faut que Dieu ait un Être, ce qui n'est pas le cas dans le déisme philosophique, ni le maçonnisme.
"Le 'dieu' des philosophes et le Grand Architecte de l'Univers (GADLU) ne sont pas Dieu.
"Les maçons font référence à un Grand Architecte de l'Univers qui n'est pas le Dieu chrétien, mais un Esprit cosmique, donc qui n'a pas d'Être. Or on ne peut pas s'unir ou contempler un Dieu qui n'a pas d'Être (c'est la mystique), ni atteindre la raison sans la Révélation chrétienne (c'est le vrai rationalisme). La franc-maçonnerie usurpe le langage chrétien." (Alain PASCAL, La Révolution des Illuminés, Les droits de l’homme contre Dieu, La Conspiration des philosophes, 4e tome, éd. Cimes, Paris 2023, p. 34.)
"Depuis la Révolution, la société est coupée du Sacré. Le religieux est passé du conscient à l'inconscient et le langage a été inversé par la philosophie moderne, qui offre à l'homme non pas la liberté, mais l'esclavage et la mort.
"La philosophie moderne est une régression mentale qui entraîne une régression sociale." (Alain PASCAL, La Renaissance, cette imposture, La Guerre des Gnoses ***, éd. CIMES, Paris 2021, p.15.)
Le langage moderne est inversé, et cette régression horrible s'appelle "progrès".
"Le langage moderne est une inversion du langage traditionnel (Cf. l'inversion des mots Raison, Révélation, Lumière, Vérité, Dieu, liberté ...), ce pourquoi son rationalisme est un irrationalisme. Cette inversion explique que le progressisme soit une régression vers la barbarie. Les deux cents millions de morts du XXe siècle sont la (triste) démonstration de l'échec moderne, à savoir que les temps modernes ouverts par la Révolution n'ont pas fait le bonheur de l'humanité, mais son malheur. Pourquoi ? Parce que la philosophie moderne est anti-chrétienne, donc anti-divine. ... La philosophie moderne sert l'Adversaire de Dieu, c'est-à-dire est diabolique. Les temps modernes sont diaboliques par le mensonge politique ..., mais aussi par leur amoncellement de cadavres. Silence, on exploite et on tue. ... Parce que la Révolution a fait revenir le sacrificiel archaïque. Le moderne vit une ''crise sacrificielle'', comme l'a mis en évidence René Girard.
"... La philosophie moderne ne peut pas être rationnelle dès lors qu'elle dérive de la gnose et de la Kabbale, ésotérismes qui nient la Raison révélée par le Fils de Dieu et dont la meilleure expression est la grande scolastique du XIIIe siècle. Le véritable rationalisme est le rationalisme scolastique, ... 'cathédrale de la pensée' parce que, en soumettant la raison humaine à la Révélation, il protège l'Occident de la gnose et de la Kabbale, et en inscrivant le rationalisme dans la métaphysique dualiste de la Bible.
"... Or les humanistes de la 'Renaissance" se sont inscrits contre la scolastique... C'était une régression au monisme sur le plan métaphysique (l'Être Un) et par conséquent une régression épistémologique. La 'Renaissance' ne pouvait donc pas être un rationalisme. ... Ce pourquoi la philosophie moderne est l'anti-Raison.
"On ne peut pas ignorer le Sacré et prétendre maîtriser la violence, délaisser le dualisme métaphysique et prétendre à la Raison..., etc."
En premier lieu, la cause de notre malheur est le doute (c'est-à-dire l'homme) substitué à ‘’la vérité’’, l"homme qui raisonne avant de croire. C'est toujours le "crois pour comprendre" de S. Augustin qui est premier, avant le "comprends pour croire" qui est bien évidemment possible aussi dans le christianisme, mais qui arrive en second dans la méthode de la connaissance.
La cause de nos malheurs publics c'est de poser en premier l’homme (et son doute, la raison humaine) à la place de la raison divine.
Le "comprends pour croire" dans la civilisation chrétienne arrive après le "crois pour comprendre" ; la foi en Dieu est placée en premier(avant l'homme et sa raison). Cette méthode a donné le grand siècle de la raison scolastique du XIIIe siècle avec S. Thomas d'Aquin.
C'est dorénavant l'homme qui est le ''premier servi'' (expression de Sainte Jeanne d'Arc) et non plus Dieu.
"Voltaire (...) héritier de Descartes (...) a achevé de couper la foi de la raison et a ainsi créé une nouvelle sorte de foi (...) puisque c'est l'anti-foi. Ce n'est plus 'croire pour comprendre', c'est croire de ne pas croire pour ne plus comprendre" ! (...) La croyance est passée à l'inconscient et la raison est devenue irraison."
Alain PASCAL, Le Siècle des Ténèbres, Vers la Révolution maçonnique en France, La Conspiration des philosophes, 3e tome, éd. Cimes, Paris 2019, p. 463.)
"...Le Cogito (de Descartes) est une inversion de la métaphysique chrétienne, car un chrétien doit dire : Je suis donc je pense. [Le "puisque je sais que je suis, je sais également que je suis" de S. Augustin. Ndlr.] Dieu m'a créé et m'a fait don de la pensée, et par suite, le monde existe hors de moi, comme un objet soumis à ma faculté de connaissance. C'est (une question de) logique. On ne pense pas rien, on pense ce qui est avant que l'on pense. L'Être doit donc être avant la pensée. Car le réel ne dépend pas de l'idée, il est avant l'idée. Or, avec le 'je pense, donc je suis', Descartes nie l'Être qui précède l'idée. Par suite, sa méthode ne peut accéder à la connaissance du réel. ... L'idéalisme cartésien est ainsi utopie cognitive sur le plan épistémologique (parce qu'il inverse la démarche scolastique) ... et pis encore, péché originel, car substitution de l'Homme à Dieu sur le plan ontologique.
... Si la pensée du sujet, le 'je' précède l'existence, ce n'est plus l'Esprit de Dieu (Sa Parole, Son Verbe) qui a créé le monde 'au commencement', c'est la pensée humaine qui crée l'Être du monde. ... Et par conséquent, le monde n'est plus un objet extérieur à l'homme, il devient le fruit de sa pensée. Le monde est parce qu'il est perçu, expérimenté, construit par l'homme, qui devient ainsi le véritable créateur. ... Dieu devient le fruit de la pensée humaine. Dieu n'Est plus... C'est d'ailleurs ce que dit Descartes : 'Je suis, donc Dieu est', et 'je pense Dieu, donc Dieu est' ? ... Le Dieu mathématique de Descartes étant une abstraction de l'esprit humain..., il est logique qu'en loges les athées aient finalement supplanté les spiritualistes... La 'mort de Dieu' étant la conséquence finale et inéluctable du cartésianisme, cette philosophie est plus diabolique que la théosophie de Bœhme... En réduisant le rationalisme à l'homme, Descartes détruit le socle divin du rationalisme, il offre la raison au Diable. Descartes pense en initié rosicrucien. ... Sa 'méthode' n'en devient pas scientifique pour autant, puisqu'elle tire la vérité du 'moi'. Son 'rationalisme' passe ainsi de l'objectif (critère scientifique) au subjectif, donc sa 'méthode' renie le fondement même de la démarche scientifique... une sorte d'onanisme intellectuel dont vont pouvoir naître les pires utopies... Cette raison inversée est la 'raison' du Diable, la 'lumière' de Lucifer, le Maître des Roses-Croix... (qui) a fait commettre à l'homme moderne le 'péché originel' épistémologique. Saint Thomas partait des choses,... en dédaignant l'objet, Descartes perd toute intelligibilité du réel. Avec Descartes l'objet est méprisé et la raison humaine fonctionne sur du vide. Elle s'illusionne sur le réel que l'individu 'reconstruit ' artificiellement à la place de son Créateur... Désormais perdu dans un verbiage qu'il prend pour une 'science', l'homme moderne a perdu la Raison et avec elle la connaissance du Réel créé par Dieu. Descartes est à la source de tout l'absurde langage moderne, ce verbiage qui dit 'raison' pour irraison, 'réel' pour irréel, etc. Liberté, à l'égard de l'objet... qui nous rend, pour n'être mesurés par rien, également soumis à n'importe quoi... L'homme moderne est perdu dans un 'entre-monde' qui est constitué d'artificialités, car il utilise un langage dénué de sens, ... qui lui fait prendre le vrai pour le faux (c'est une inversion), donc le pousse à détruire la Nature, alors qu'il la vénère (c'est l'absurdité de l'écologie). ... Avec le Cogito, l'objet doit son existence au sujet pensant et le monde n'est plus hors de l'homme, il est par l'homme... Le rationnel devient dépendant de l'évolution de la connaissance humaine. Quand le doute est substitué à la certitude, la vérité est variable, donc il n'y a plus de vérité... Le réel n'est plus, il est construit; c'est le sujet qui fonde la connaissance, ce que dira Kant en tirant la conséquence du 'rationalisme' de Descartes. Le Cogito est une transcription en philosophie du nominalisme et de l'empirisme, deux doctrines condamnées depuis des siècles par l'Eglise.
...Et l'idéalisme cartésien implique une métaphysique moniste, même si Descartes affirme le contraire. En effet, ce n'est plus l'Esprit de Dieu qui crée seul, puisque l'existence de l'objet dépend également du Cogito, l'esprit humain... Suite logique, les successeurs de Descartes diront que le monde n'est plus l'œuvre de Dieu, mais de la pensée humaine. C'est incompatible avec le christianisme, mais c'est compatible avec la gnose et la kabbale... Le matérialisme athée est l'aboutissement logique de la philosophie moderne qu'inaugure Descartes...
Et la logique de la philosophie moderne est d'aboutir à un collectivisme cosmopolite...
Descartes crée une nouvelle mythologie, celle du progrès rationnel dû à la philosophie ... Descartes vint, puis les 'Lumières' et est arrivé ce qui devait arrivé, la Révolution et les Temps modernes, les pires horreurs de toute l'histoire de l'humanité. Car le monde sans Dieu est le pire de tous pour l'homme." (Cf. Alain PASCAL, Le Siècle des Rose-Croix, Pascal contre Descartes, La Conspiration des philosophes tome 2, éd. Cimes, Paris 2018, p. 9-10; 15-17; 187-193; 195; 197-202; 211; 222; 224; 227.)
"En créant le mythe des Lumières, l'histoire officielle inverse la réalité. Car le XVIIIe siècle est le Siècle des Ténèbres et la responsabilité ... incombe aux philosophes, mais également à la franc-maçonnerie. En effet, le siècle dit "des Lumières" n'a pas marqué un progrès de la raison, il se caractérise au contraire par le retour de superstitions qui ont été véhiculées par des philosophes qui ont imposé des croyances irrationnelles d'un autre âge avec la complicité des loges maçonniques.
"Le XVIIIe siècle n'a pas vu la naissance d'idées nouvelles, mais la victoire de vieux cultes du cosmos sur la tradition chrétienne. Cette régression explique que la Révolution de 1789 ait fait couler le sang du sacrificiel archaïque et qu'à sa suite, les Temps modernes soient les pires de tous ceux vécus par l'humanité tant ils ont amoncelé les cadavres.
[''Refaisons l'addition des pertes dues à la Révolution et à l'Empire:
400 000 morts pour les guerres jusqu'en 1800;
un million pour les guerres napoléoniennes;
600 000 pour les guerres intestines;
et l'échafaud pour mémoire. Voilà nos deux millions de morts.
"... L'ère démocratique et la Démocratie ... régression ... vers la barbarie.
"Pour masquer ces faits – la Démocratie … est aujourd’hui un ’DOGME’ – l’histoire officielle – c’est-à-dire réécrite par la franc-maçonnerie – a créé un mythe des ’Lumières’ qui fait suite au mythe de la ‘’Renaissance’’, au mythe d’une philosophie ‘moderne’ ‘rationnelle’, etc. Tout le vocabulaire de l’histoire officielle est mensonger, … une inversion des mots." (Alain PASCAL, La Révolution des Illuminés, Les droits de l’homme contre Dieu, La Conspiration des philosophes, 4e tome, éd. Cimes, Paris 2023, p. 11-12.)
"Au XVIIIe siècle, ... quand les faux mystiques seront unis aux faux rationalistes, les ténèbres seront complètes.
Alors la parenthèse tragique des Temps modernes obscurantistes pourra s'ouvrir."
(Alain PASCAL, Le Siècle des Rose-Croix, Pascal contre Descartes, La Conspiration des Philosophes, 2e tome, éd. Cimes, Paris 2018, p. 468)
Non plus la raison venant de Dieu, mais la raison dressée contre Dieu
C'est cet échec du monde moderne que nous assistons actuellement. La Russie semble vouloir s'extirper de cette folie en revenant à sa culture chrétienne, quand l'Occident continue sa course folle vers l'état primitif.
"Aujourd'hui, les modernes ont perdu la Raison parce qu'en faisant table rase de la tradition chrétienne, ils sont revenus à la mentalité primitive. La victoire de la barbarie sur la Civilisation en témoigne", explique Alain PASCAL. (La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, tome 2, Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien, éd. Cimes, 2e éd. revue et augmentée, Paris 2015, p. 289.)
"Les Temps modernes ne pouvaient pas être un progrès parce que le 'rationalisme' qui les fonde est une régression mentale.
"[...] La 'raison' moderne ne peut pas être rationnelle puisqu'elle est individuelle, et que l'expérience individuelle a nécessairement recours aux 'sens' comme l'a montré Saint Thomas. Pour être, la Raison doit transcender l'individu.
"[...] Le 'rationalisme' moderne ne peut pas être rationnel puisqu'il est l'expression ultime de croyances primitives traduites en philosophie." (Alain PASCAL, La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, tome 2, Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien, ibid., p. 289)
"Le lecteur occidental doit donc oublier le langage de la philosophie moderne, qui a récupéré certains mots en les détournant de leur sens originel. [...] Il y a de nos jours une confusion du vocabulaire dont la responsabilité incombe aux loges maçonniques, et contrairement au langage de la philosophie moderne, obscure [...], les grands systèmes scolastiques (fidèles à la tradition chrétienne) [...] sont d'une clarté exemplaire. En un mot, la lumière du langage scolastique s'oppose à l'obscurantisme du mot rationalisme, justement.
"Pour un traditionaliste chrétien, le rationalisme consiste à respecter la Raison divine, alors que dans le langage moderne, le rationalisme fait prédominer la raison humaine sur la Raison divine, voire nie la Raison divine.
C'est un exemple d'inversion du langage.
Nous pourrions donner un autre exemple, à savoir que, dans le langage scolastique, l'empirisme s'oppose au réalisme et au rationalisme, alors qu'en lange moderne l'empirisme se prétend réaliste et rationnel.
[...] Le mot rationalisme naît avec la scolastique – la Raison divine est offerte à l'humanité par la scolastique –, et aujourd'hui il signifie le contraire du rationalisme scolastique. [...] Être rationaliste, c'est accorder la Raison divine à la faculté rationnelle humaine. La scolastique donne la qualité à la chose en allant du supérieur (la raison divine. Ndlr.) à l'inférieur (l'humain). [...] Le moderne (au contraire) part de l'inférieur, la Nature, qu'il étudie par une science quantitative, numérique et profane. [...] Le moderne déduit la loi d'une science qui nie le Sacré.
[...] La dernière (philosophie) en date est l'existentialisme athée, philosophie qui a conclu à l'absurde, ce qui est un aveu total de perte de sens. Le mot lui-même est utilisé à contresens, par exemple par les marxistes lorsqu'ils osent parler du 'sens de l'histoire' à propos de leur 'progressisme'. C'est le plus grand (et le pire) exemple d'absurdité meurtrière née de l'inversion du langage par la philosophie moderne. Car le marxisme a définitivement démontré son irrationalité, son incapacité à comprendre le réel. Le progressisme marxisme est une régression historique sans précédent.
"[...] Il ne faut cependant pas désespérer car l'Intelligence perdue provoque un tel excès de primitivation que le malheur vécu et le manque spirituel sont à même de rendre évident la nécessité d'une renaissance de l'Intelligence. Au bout de l'absurde, une nostalgie rationnelle et sacrale provoquera la fin des Temps modernes." (Alain PASCAL, La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, tome 2, Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien, ibid., p. 139-141.)
"La philosophie moderne est stupide – c'est le mot – quand elle dit que l'homme est rationnel parce qu'il a rejeté Dieu et qu'elle prône une liberté individuelle parce que la raison humaine ne peut venir que de Dieu et que la liberté est impossible à l'individu, puisqu'il est interne au cosmos. Pour preuve, l'homme moderne ne comprend plus rien, il est fou, et de moins en moins libre (il n'y a que les victimes du communisme qui s'en aperçoivent...) [...] Le monisme métaphysique est donc la cause de l'échec moderne. [...] En régressant à avant la scolastique, la philosophie moderne ne peut pas être nouvelle, elle est nécessairement régressive.
"La scolastique est un immense progrès parce qu'elle a sanctifié la philosophie ancienne (qui aspirait à libérer l'homme des croyances irrationnelles des relations cosmiques antiques en accordant à l'humain la faculté rationnelle et la liberté individuelle, mais avait échoué car elle avait persisté dans le monisme de l'Être parce que c'était la seule conception de l'époque, ou parce que les premiers philosophes, s'ils avaient peut-être eu l'échos de la genèse [...] n'en avaient pas compris la métaphysique) en la refondant sur le dualisme métaphysique." (Un Dieu créateur et un monde créé non confondus dans l'Un antique). (Alain PASCAL, Les Sources occultes de la philosophie moderne, De la Gnose à la théosophie, tome 1 de La Conspiration des philosophes, éd. des Cimes, Paris 2017, p. 109-111.)
"Dans le catholicisme [...] le Père incarne le Fils pour que l'homme ['fait à l'image de Dieu'. Ndlr.] ait une raison qui lui permette d'étudier scientifiquement la nature. La nature n'est plus [comme dans les anciennes cosmogonies monistes. Ndlr.] le corps de Dieu parce que le Père est transcendant, 'les choses cachées depuis la fondation du monde' sont révélées par le Fils, si bien que l'homme peut étudier le créé sans peur. Par la Trinité, et la Trinité seule, la magie est écartée de la science. La magie est la forme primitive de la science, mais celle-ci n'est véritablement devenue objective (donc rationnelle...) qu'avec l'abandon de la magie, c'est-à-dire lorsque la métaphysique du christianisme a délivré la nature de ses mystères en distinguant l'être créé de l'Être créateur.
"Seul à respecter la métaphysique du dualisme de l'Être de la Bible, le dogme catholique est le seul à être rationnel parce qu'il est le seul à exclure toute magie. [...] Il faut en tirer la conséquence sur notre civilisation. [...] [L]e retour actuel de la magie constitue à l'égard de l'Occident chrétien une menace de mort au même titre que le choix métaphysique moniste." (Alain PASCAL, La Renaissance, cette imposture, La Guerre des Gnoses ***, éd. CIMES, Paris 2021, p. 57-58.)
"La philosophie moderne a fait perdre à l'humain toute raison, puisqu'elle a affirmé une fausse raison, qui plus est l'inverse de la Raison. C'est pour cela que l'homme moderne ne domine plus le réel. ... Le modernisme étant une négation du christianisme (il est démontré que la philosophie moderne est une inversion de la scolastique chrétienne), il est une régression et non pas un progrès, ce n'est pas une affirmation de théologien, mais un constat d'historien. L'homme moderne n'est pas raisonnable, il est fou, raison pour laquelle il est violent. Car jamais, y compris dans les temps les plus primitifs, l'humain n'a autant versé le sang humain. Tel est le fait incontestable. En quantité et en proportion d'êtres humains tués par l'homme, les Temps modernes ont battu tous les recors, et ce n'est pas fini..." (Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome 1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. du Verbe Haut 2022, p. 49-50.)
"Les Temps modernes [...] ont vu la plus forte montée d'irrationnel et la plus forte explosion de la violence de toute l'histoire de l'humanité, y compris la plus primitive...
"[L]a cause de la violence moderne est l'abandon de la métaphysique du dualisme de l'Être. [...] Le monisme de l'Être est le problème de la philosophie moderne, la cause métaphysique de l'échec moderne. La philosophie moderne est moniste, car elle nie le Surnaturel, donc présuppose un Être Un, et cette erreur métaphysique s'accompagne obligatoirement d'une résurgence du sacrificiel archaïque. [...] Loin d'être un progrès, l''Éternel retour' au monisme est une régression." (Alain PASCAL, La Renaissance, cette imposture, La Guerre des Gnoses ***, éd. CIMES, Paris 2021, p. 61.)
De même, "l'Humanisme qui est une divinisation de l'homme (sans les moyens de Dieu, donc avec les moyens du serpent de la Genèse. Ndlr.), loin de permettre une connaissance rationnelle constitue un obstacle. Car par lui-même, l'homme ne peut avoir qu'une connaissance limitée de l'univers. Certains aspects du réel sont hors de ses sens, donc aussi de sa raison. L'univers tient ses lois d'une Intelligence supérieure à celle de l'homme, donc il faut à la raison humaine que 'Quelqu'un' lui révèle cette Intelligence supérieure. En un mot, pour atteindre la Raison, il faut partir de Dieu et non de l'Homme." (Alain PASCAL, L'Intelligence du christianisme, tome1, L'Humanité en quête de Dieu, éd. Du Verbe haut 2022, p. 384.)
"Puisque seul le christianisme respecte la parole de Dieu (et le dualisme biblique avec d'un côté un Être créateur, Dieu, et de l'autre côté, des créatures, à ne pas confondre avec Dieu lui-même, et qui ne sont pas des êtres créateurs. Ce que conteste la philosophie moderne... Ndlr.) [...], mettre fin au christianisme est servir le diable, l'esprit qui veut détruire la Création de Dieu, et c'est pourquoi depuis que la société est antichrétienne, c'est-à-dire depuis le début des Temps modernes, l'homme met en péril la Création.
"L'humain a perdu la Raison, il sombre dans l'absurde (notre Absurdie actuelle, Ndlr.), parce qu'il a perdu l'Intelligence de la Bible et il a été séduit par celle du diable.
"De nos jours, l'écologie illustre cette absurdité. L'écologie est en effet la religion cosmique (moniste archaïque d'un Cosmos un. Nldr.) qui va justifier la dictature mondiale. C'est absurde puisque cette religiosité exprime une nostalgie de la Création (du jardin d'Eden avant la Chute... Ndlr.) alors qu'elle est mise au service d'un mondialisme destructeur de la Création. L'écologie devrait défendre l'Ordre du Cosmos alors qu'elle est l'extrême révolution, l'apologie du chaos. L'écologie est à la fois l'extrême progressisme, l'aboutissement de la révolte contre Dieu, mais aussi l'anti-science qui peut mettre fin au progressisme ! Certains verront dans cette absurdité écologique une volonté supérieure, tant il est vrai qu'après le Chaos revient l'Ordre...
"Nous entrons dans l'espérance. Les temps modernes vont se clore et l'Intelligence sera rendue à l'homme avec la mémoire." (Alain PASCAL, La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, tome 2, Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien, ibid., p. 203.)
Après avoir voulu chasser le sacré religieux de nos vies, celui-ci revient sous la forme d'un sacré moderne irrationnel, déconnecté du réel et de la constatation scientifique, le "temps des peurs" irrationnelles.
Dans son dernier livre, Michel Maffesoli perçoit dans ce "temps des peurs" "les clefs la Renaissance post-moderne" :
Pandémie, crise climatique, inflation… Les élites au pouvoir, arc-boutées sur les anciennes valeurs, ne cessent d’instrumentaliser les dangers et les menaces afin de contraindre les comportements individuels et de restreindre les relations sociales.
Jouant sur la peur archétypale, la caste dominante multiplie les procédés de contrôle et d’asservissement : injonctions autoritaristes, surveillances croissantes, théâtralisations caricaturales… Tous les moyens sont bons pour aboutir à la soumission généralisée et à l’anéantissement de la pensée.
Mais les divers mouvements de rébellion du peuple, qui refuse cette idéologie mortifère, viennent mettre à mal la logique de domination et conduisent à un retour de la Tradition.
Un essai capital pour comprendre les clefs de la renaissance postmoderne en cours.
Professeur émérite à la Sorbonne, membre de l’Institut universitaire de France, Michel Maffesoli est l’auteur d’une oeuvre fondamentale. Il a récemment publié, aux Éditions du Cerf, L’Ère des soulèvements et Logique de l’assentiment.
Il y a un potentiel de tyrannie probablement plus grand dans la république et dans les dérives comme l'empire que dans la monarchie originelle. Et nous sommes aujourd'hui quelque part dans le même cas de figure [que sous Robespierre], dans une forme de nouvelle terreur. Il y a des stratégies de terrorisation de la population qui sont mises en œuvre, et en particulier de persécution de ceux qui s'opposeraient à cette idéologie délirante.
Et le pouvoir, aujourd'hui en place, pour faire oublier la logique de domination dans laquelle il est caractéristique des totalitarismes, veut voir du complotisme partout. [C'est-à-dire que] Tous ceux qui n'adhèrent pas à cette narration délirante et paranoïaque sont eux-mêmes immédiatement étiquetés comme 'paranoïaques'.
Dans une video YouTube Jean-Dominique Michel présente le livre de Michel Maffesoli :
Note du Blog Christ Roi. La dérive actuelle inquisitoriale complosophiste consistant à disqualifier les discours contredisant les narratifs gouvernementaux confine au manichéisme des loges maçonniques, décrit dans l'ouvrage de Alain PASCAL, La Guerre des Gnoses, Les ésotérismes contre la tradition chrétienne, La Pré-kabbale, Éd. de l'Æncre, Paris 1999 (p. 174), ouvrage que tout résistant doit impérativement posséder en bonne place dans sa bibliothèque de combat :
"Comme les manichéens, les loges combattent ceux qu'elles accusent d'appartenir aux 'ténèbres', les 'obscurantistes'. Exploitant sans vergogne le dualisme du bien et du mal, les francs-maçons excluent de la pseudo-démocratie leurs adversaires, couverts de l'opprobre maléfique d'expressions telles 'ennemis de la liberté', 'contre-révolutionnaires', désormais 'fascistes', etc."
"Mafessoli souligne que la sagesse populaire, elle, n'est pas dupe, parce qu'elle sait de longue tradition que seul le dogme est irréfutable...
"[...] Tout notre travail est de transformer ces "peurs" créées par les élites en agir pour être assuré de les mettre en échec. Quoi qu'il en coûte car il en va de notre humanité." (Jean-Dominique Michel)
Prêtre à Cordoue (Espagne), il ne cachait pas son engagement religieux; les musulmans qui occupaient l'Espagne l'arrêtèrent et le décapitèrent.(1)
Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans. Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire". Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur. Ils souhaitèrent le bonjour à saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis. Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran.
La légende affirme que ses derniers mots furent pour bénir le Christ et condamner Mahomet et son Coran.
Son martyre fut l'un des premiers d'une période de persécution des chrétiens par les musulmans de Al-Andalus ; elle commença en 850 sous Abd ar-Rahman II, se poursuivit sous son successeur Muhammad Ier, et par la suite continua de façon intermittente jusqu'en 960. (2)
Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril. (3)
"Les résolutions de la 'Voie synodale' (allemande. Ndlr.) dérobent aux fidèles catholiques la 'vérité de l'Evangile' (Ga 2, 5), pour la remplacer par la purée de lentilles bon marché d'une idéologie fixée sur le sexe… une sorte de matérialisme nihiliste qui se moque de Dieu qui a créé l'homme à son image et homme et femme à sa ressemblance", déclare dans une interview détaillée, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Vatican (kath.net) Avec la dernière assemblée plénière, les négociations et les votes démocratiques de la soi-disant "voie synodale" ont été conclus. Les décisions du vote à la majorité doivent maintenant être mises en œuvre. Cependant, les résolutions ne rencontrent pas l'approbation unanime de Rome et du Pape, qui représentent tous deux l'Église universelle et donc 1,3 milliard de catholiques romains, et qui sont tous deux chargés de garantir l'unité de l'Église bimillénaire Église dans la vérité du Christ.
Les résolutions ont, en fait, été critiquées non seulement par les catholiques allemands, mais aussi dans le monde entier.
Les décisions de ce processus de réforme, qui revendiquent une validité juridique, sont susceptibles de s'éloigner du principe d'unité qui a garanti la continuité de l'Église pendant deux mille ans. L'abandon du principe d'unité a de lourdes conséquences. Nous en avons parlé avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dogmatique et historien des dogmes.
Lothar C. Rilinger : De nombreux textes ont été adoptés il y a quelques jours lors de la "Voie synodale" de Francfort et nous ne pouvons nous concentrer que sur certains d'entre eux. Mais d'abord, en principe : quelle part de l'enseignement traditionnel par exemple sur le sacerdoce ou sur l'homosexualité, un catholique peut-il mettre en question avant de cesser d'être catholique ?
Cardinal Gerhard Ludwig Müller : Le sacrement d'ordination, un dans son origine et son essence, dans les trois degrés de diacre, prêtre et évêque, a son fondement dans l'appel et la commission des apôtres par Jésus-Christ, le Fils de Dieu lui-même. Contre l'objection des groupes spirites et finalement de la Réforme protestante au XVIe siècle, selon laquelle le sacrement de l'Ordre ne faisait pas partie de la substance de l'Église, le Magistère épiscopal-papal (en particulier dans les Conciles de Trente et Vatican II) a travaillé l'origine christologique et la place ecclésiologique de ce sacrement, dans lequel se fonde aussi la constitution hiérarchique, c'est-à-dire sacramentelle, de l'Église (cf. Vatican II, Lumen gentium 18-29).
Par conséquent, quiconque nie les éléments essentiels de cette ordination, instituée dans l'Église par le Christ, comme ministère mandaté de la Parole et du Sacrement, et quiconque ne reconnaît pas les évêques et les prêtres comme les bergers nommés par l'Esprit Saint, ne peut plus se dire Catholique (cf. Vatican II. Lumen gentium 14). Ce qui est constitutivement catholique n'est donc pas déterminé par l'état civil ou le Comité central des catholiques allemands ou toute autre organisation ecclésiastique de droit purement humain, mais en dernière instance uniquement par l'ensemble des évêques catholiques avec le pape comme principe perpétuel de l'unité de l'Église dans la vérité de la révélation définitive de Dieu en Jésus-Christ. L'opposition hérétique à la révélation et à sa version conceptuelle dans la confession de foi nécessaire de l'Église se camoufle, comme c'était déjà le cas chez les anciens gnostiques, en un développement de ce qui est réellement visé ou en une adaptation nécessaire à la capacité de compréhension limitée ou conditionnée par le temps des destinataires - comme chez les soi-disant modernistes du XIXe siècle.
Contre le courant dominant du monde occidental, soutenaient-ils, on ne pouvait plus dire quel était le but de la nature humaine créée par Dieu en deux sexes. Et l'activité sexuelle en dehors du mariage légitime de l'homme et de la femme ne pouvait plus être qualifiée de péché sans s'exposer à l'ostracisme social ou encourir le châtiment prétendument juste de la justice, qui doit veiller sur la pensée, la parole et l'action totalitaires socialement autorisées. Pour le dire clairement : ce n'est rien d'autre que la dictature du relativisme.
Rilinger : Il y a trois degrés de ministère ordonné (diacre, prêtre et évêque) mais c'est un seul sacrement. Ce serait donc bien une discrimination, comme l'a mis en garde Mgr Rudolf Voderholzer à Francfort, si les femmes n'étaient admises qu'en tant que diacres, mais pas en tant que prêtres ou évêques. Dans quels problèmes s'emmêle-t-on lorsqu'on demande un diaconat pour les femmes ?
Card. Müller : Il n'y a en effet qu'un seul et indivisible ministère sacramentel dans les trois degrés d'évêque, de prêtre et de diacre. Par conséquent, ses éléments essentiels s'appliquent aux trois degrés d'ordination. Cette réalisation est enracinée dans la tradition de foi de l'Église, a prévalu même face aux objections hérétiques, et a donc mûri au point d'une définition magistrale qui lie chaque catholique en conscience.
Rilinger : La dernière fois, un texte a été adopté selon lequel les relations sexuelles extraconjugales doivent être considérées comme positives. Maintenant, un autre texte a été adopté qui est censé faciliter les célébrations de bénédictions pour les relations sexuelles de toutes sortes, mais aussi pour les personnes civilement divorcées et remariées qui vivent en violation de leur mariage sacramentel indissoluble. Il y a seulement deux ans, précisément ces bénédictions des relations sexuelles non conjugales avaient été déclarées impossibles par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Que dit cette attitude de l'Église en Allemagne, des évêques allemands, mais aussi de Rome, s'il n'y a pas d'intervention immédiate ?
Card. Müller : La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, au nom du Pape, a clairement mis l'accent sur la doctrine catholique des deux sexes humains. Dans son entretien le plus récent (mars 2023) dans le journal argentin La Nación, le pape François a lucidement fait la distinction entre la pastorale des personnes aux prises avec l'attirance érotique du sexe opposé et la colonisation la plus dangereuse du monde par l'idéologie du genre totalement non scientifique, qui doit être imposée à tous – y compris aux pays pauvres – par le lobby milliardaire correspondant. Si un pays refuse, le lobby menace de plafonner l'aide au développement et accepte ainsi délibérément la faim et la paupérisation.
Cela est déjà évident dans le discours pseudo-scientifique d'un "homme biologique". Comme si la sexualité de l'homme était autre chose qu'un fait biologique, qui, cependant, dans l'unité corps-âme de l'homme, a besoin d'être également géré moralement, en ce qui concerne le bien moral, qui se perfectionne dans l'amour.
L'Église catholique est, en effet, la seule institution au monde qui défende inconditionnellement la dignité de la personne humaine parce que, selon le commandement de Dieu, elle appelle la nocivité du péché pour ce qu'elle est et en même temps donne à chaque pécheur la grâce de repentir et de conversion, et lui présente ainsi la perspective d'une nouvelle vie dans l'amour de Dieu.
Au-delà de la définition la plus originale, donc la plus progressive et la plus bénéfique de l'homme, que Jésus, le Fils de Dieu, nous a définitivement révélée comme la volonté du Père céleste et Créateur du monde et de l'homme (cf. Mt 11, 25- 27), il n'y a aucune réalisation humaine qui puisse relativiser Sa parole : "N'as-tu pas lu que celui qui les a faits dès le commencement" [la raison dans laquelle se manifeste le dessein de la volonté du Créateur] "les fit homme et femme, et a dit : 'C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront un' ? Ils ne sont donc plus deux mais un." (Mt 19, 4-6). Même avec les déformations de mots les plus sophistiques, les exégètes en phase avec l'esprit du temps ne peuvent pas occulter la vérité révélée, à savoir que la conséquence de la négation de Dieu est le mensonge sur la relation juste entre l'homme et la femme et que, par conséquent, les rapports sexuels entre personnes du même sexe sont contraires à la nature bisexuelle de l'être humain et constituent donc un péché grave (cf. Rm 1, 18- 32 ; 1 Cor 6, 9). Ni les tempêtes de merde dans les médias mainstream, ni les amendes et peines de prison infligées aux chrétiens croyants dans les dictatures d'opinion y changeront quoique ce soit, même si les lois correspondantes se donnent une apparence formelle et démocratique.
Rilinger : Un autre texte appelait à faciliter la prédication laïque, le baptême laïc et l'assistance laïque lors des cérémonies de mariage. Outre le fait que, semi-légalement au mieux, c'est déjà le cas dans certains diocèses allemands, quel est le besoin de diacres permanents ?
Card. Müller : Ces options ne trouvent pas leur origine dans un manque de prêtres et de diacres en Europe ou dans une situation d'urgence particulière du salut de l'âme en danger, mais dans le besoin de la part de laïcs engagés à plein temps dans le service pastoral d'exercer des fonctions similaires à celles d'un prêtre afin d'augmenter leur prestige social. Le véritable ministre du baptême est l'évêque ou le prêtre et aussi, s'ils ne peuvent pas être présents, le diacre.
Un laïc ne peut administrer le baptême d'urgence qu'en cas de nécessité, lorsqu'il s'agit du salut individuel de l'âme du candidat au baptême - mais pas le baptême solennel au sein de l'assemblée visible du culte. Les laïcs mandatés par l'évêque et formés théologiquement peuvent prononcer une parole spirituelle lors de services religieux non eucharistiques et ainsi participer à la prédication en raison du sacerdoce commun, s'ils disposent d'un témoignage qualifiant.
Dans la théologie occidentale – dont il faudrait discuter plus en détail – ce sont les époux qui s'administrent mutuellement le sacrement de mariage. L'évêque ou le prêtre, en tant que représentant du Christ et agent de l'Église, confirme l'alliance conjugale en leur nom. Dès le début du IIe siècle de notre ère, Ignace d'Antioche écrit à son frère épiscopal Polycarpe de Smyrne : "Mais il appartient aux hommes et aux femmes qui se marient de former leur union avec l'approbation de l'évêque, afin que leur mariage soit selon Dieu" [cf. 1 Cor 7:39 : "mariage dans le Seigneur"] "et non selon leur propre convoitise. Que tout se fasse pour l'honneur de Dieu. (Ch. 5). Écarter les prêtres de la liturgie du mariage est donc un pas dans la mauvaise direction.
Rilinger : Lors de la conférence de presse à l'issue de la 'Voie synodale', Mgr Georg Bätzing a dit aux opposants aux réformes : "Qu'est-ce qu'on vous prend avec les décisions que nous prenons ? Il a poursuivi: 'Continuez et vivez ce qui est important pour vous, nous ne vous le prenons pas.' Comment réagiriez-vous à cela, parlant au nom des catholiques ordinaires, pour ainsi dire ?
Card. Müller : C'est du pur cynisme dans la lignée du slogan "Arrêtez le voleur !" Les fidèles catholiques ne se laisseront pas diffamer en tant qu'opposants aux 'réformes', encore moins par des évêques qui - en totale contradiction avec l'idéal épiscopal de Vatican II - ne devraient pas gifler les autres avec leur propagande anticatholique. Les fidèles catholiques sont guidés par la parole de l'apôtre au sujet de la réforme de l'esprit en Christ : "Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait." (Rom 12:2). Les résolutions de la "Voie synodale" privent les fidèles catholiques de la "vérité de l’Evangile" (Gal 2, 5) pour la remplacer par le plat de lentilles bon marché d’une idéologie obsédée par le sexe, véritable centre de gravité de la voie synodale allemande - un matérialisme nihiliste qui méprise Dieu, qui a créé l’homme à son image et homme et femme à sa ressemblance.
Rilinger : Comment expliquez-vous le fait que dans chaque cas plus des deux tiers des évêques aient voté en faveur de textes qui contredisent manifestement les enseignements traditionnels de l'Église ? Comment un évêque peut-il voter pour ou s'abstenir – une abstention étant comptée comme un vote non exprimé – s'il ne voit que quelques passages positifs dans les textes, mais en considère d'autres problématiques ? Certains évêques ont, en fait, déclaré qu'ils feraient exactement cela.
Card. Muller : Il s'agit là d'une violation grave et d'un abus inexcusable de l'autorité épiscopale, tout comme la majorité des évêques ont imposé de force l'hérésie arienne, c'est-à-dire la négation de la nature divine du Christ, dans l'Empire romain d'Orient, ou comme les évêques donatistes, qui avaient développé une théologie sacramentelle s'écartant de Rome, plus nombreux que les évêques catholiques en Afrique du Nord à l'époque de saint Augustin. Pour leur défense, ils ne peuvent invoquer l'ignorance, la peur d'être persécutés par des dictatures anticléricales, ou la séduction par la propagande d'un lavage de cerveau. Ils doivent être familiarisés avec l'enseignement anthropologique de Vatican II sur le mariage, la famille et la sexualité, en particulier aussi sur l'unité du corps et de l'âme dans la personne humaine (avec la conscience de soi et la liberté). Ils ont également été publiquement dénoncés pour leurs graves erreurs par le pape lui-même, et par les deux préfets compétents de la Congrégation pour la doctrine de la foi et de la Congrégation pour les évêques, les cardinaux Luis Ladaria et Marc Ouellet.
Rilinger : Les évêques qui ont voté contre les réformes approuvées sont maintenant sous une pression massive. Cette pression est prise en compte par les réformateurs, comme on pouvait également le déduire des remarques de Bätzing lors de la conférence de presse. Vous avez vous-même été évêque de Ratisbonne. Quelles recommandations avez-vous pour vos frères ? Comment procéderiez-vous dans cette situation ?
Card. Müller : Au cours des dernières années, ce jeu de dictature médiatique a été mis en scène, ce qui en soi prouve déjà l'impiété de ces opérateurs de campagne, atteignant même les institutions payées par les évêques. Cette impiété se trahit dans les agitations inhumaines et antichrétiennes contre les représentants décents et compétents, qu'il s'agisse d'évêques, de prêtres et de laïcs, toujours selon le principe : s'il n'y a pas de disputes, essayez l'insulte personnelle.
Rilinger : Les sacrements sont toujours valides, même si un prêtre ou un évêque soutient pleinement les résolutions de la "Voie synodale". Mais est-il conseillé aux fidèles de recevoir régulièrement les sacrements d'un tel clergé, ou bien doivent-ils peut-être être disposés à aller plus loin pour recevoir la Sainte Communion le dimanche dans un autre lieu, par exemple ?
Card. Müller : Oui, les sacrements sont valides, même s'ils sont administrés par un évêque schismatique ou hérétique - mais seulement s'il a l'intention de faire ce que l'Église entend par ces sacrements. Mais il faut aussi éviter ces personnes qui conduisent sur le mauvais chemin tant de brebis du Christ qui leur sont confiées. Incidemment, de nombreux Pères de l'Église ont également été sévèrement persécutés par des hérétiques, par exemple Athanase le Grand, Jean Chrysostome, le pape Martin Ier et d'autres.
Oui, les sacrements sont valides, même s'ils sont administrés par un évêque schismatique ou hérétique - mais seulement s'il a seulement l'intention de faire ce que l'Église entend par ces sacrements. Mais il faut aussi éviter ces personnes qui conduisent sur le mauvais chemin tant de brebis du Christ qui leur sont confiées. De nombreux pères de l'Eglise ont d'ailleurs été durement persécutés par les hérétiques, comme Athanase le Grand, Jean Chrysostome, le pape Martin Ier et d'autres. La soi-disant bénédiction des couples de même sexe est une tromperie sur l'étiquette. À l'apparence du geste de bénédiction ne correspond aucune réalité de la grâce sanctifiante communiquée par Dieu. Invoquer le nom de Dieu pour justifier par l'amour de Dieu la transgression frivole des commandements de Dieu qui nous préservent toujours du malheur du péché est un péché grave. "Car L'amour de Dieu consiste à observer ses commandements. Ses commandements ne sont pas difficiles. Car tout ce qui vient de Dieu vainc le monde. Et la victoire qui vainc le monde, c'est notre foi." (1 Jean 5, 3)
Rilinger : Dans le cadre de la "voie synodale", il a été décidé à la majorité - comme dans un parti politique - ce que les catholiques allemands doivent croire et ce que les catholiques du monde entier doivent croire. Est-il compatible avec la Bible ainsi qu'avec l'enseignement et la tradition de l'Église que des décisions en matière de foi soient fixées de manière contraignante par un vote à la majorité selon des directives politiques, d'autant plus qu'une grande partie des membres n'a aucune formation théologique ou seulement un début de formation ?
Card. Müller : Cette assemblée, qui s'appelle présomptueusement ''Voie synodale'', même s'il n'y avait pas le moindre signe de discussion ouverte et guidée par la Parole de Dieu, n'a aucun fondement dans la constitution sacramentelle de l'Église. Il s'agit simplement d'un forum d'échange d'opinions – bien qu'infructueux. La "Voie synodale" n'est en aucun cas (comme cela a été dit en toute ignorance théologique) le souverain de l'Église nationale allemande à la place de Dieu, qui peut donner aux évêques l'ordre d'abandonner les vérités révélées au profit d'une vision du monde matérialiste ou voire de les opposer diamétralement.
Aux évêques qui ont accepté ces textes non bibliques ou qui se sont lâchement abstenus de voter, en pleine contradiction avec leur mission divine, à savoir présenter et défendre la foi catholique dans toute sa vérité et sa plénitude, la parole de l'évangéliste s'applique selon laquelle "beaucoup même parmi les autorités crurent en lui", mais ne le confessèrent pas ouvertement, simplement par peur d'être expulsé de la synagogue [aujourd'hui : le politiquement correct de la barbarie éveillée] : "car ils aimaient la louange des hommes plus que la louange de Dieu". (Jn 12:42-43).
Rilinger : La ''voie synodale'' prétend représenter les catholiques allemands de manière juridiquement contraignante, suggérant qu'elle a droit à cette légitimité. Un corps extra-ecclésiastique qui n'est pas légitimé démocratiquement peut-il prendre des décisions pour tous les catholiques allemands ?
Card. Muller : La ''Voie germano-synodale'' ne fait pas partie de la constitution sacramentelle de l'Église et n'est rien de plus qu'un organe informel. Il ne saurait être question d'une représentation juridiquement contraignante des catholiques. Les membres de cet organe, délégués par le Comité central ou nommés par les évêques, ne représentent pas l'Église vis-à-vis de l'État, la société, ou l'histoire, et certainement pas les catholiques dans leur fidèle obéissance à Dieu. Ils ne représentent personne d'autre qu'eux-mêmes. Même s'ils avaient été délégués à ce corps en tant que représentants par la majorité des catholiques allemands dans une sorte d'élection générale et libre, ils n'auraient aucune autorité qui pourrait lier les catholiques allemands individuellement ou leur totalité dans leur conscience de foi. Même la majorité numérique des évêques ne peut obliger personne à obéir à des déclarations contraires à la foi ou à des injonctions contraires à la morale. Contrairement aux apôtres, les évêques ne sont pas les porteurs infaillibles de la Révélation qui s'est achevée avec la fin des temps apostoliques et qui est entièrement disponible dans l'Écriture Sainte et la Tradition apostolique. Ils ne jouissent de l'infaillibilité dans leur ensemble (en tant qu'interprétation authentique du depositum fidei), sous la conduite du Pontife romain, que s'ils se conforment à "l'enseignement des apôtres" (Actes 2. 42) (Vatican II, Dei verbum 7-10).
Rilinger : Le Comité central des catholiques (ZdK) prétend représenter les intérêts des laïcs catholiques dans leur intégralité, même si les membres du ZdK n'ont pas été élus à cet organe par des catholiques allemands. Le ZdK ne peut donc être vu que comme un semblant de représentation. Cet organe a-t-il alors la légitimité de représenter les intérêts de l'ensemble des laïcs catholiques allemands ?
Card. Müller : La prétention arrogante de représenter les intérêts des catholiques est en soi une indication de l'horrible analphabétisme théologique des auteurs de ces monstrueux textes ''synodaux''. Qui les membres baptisés du Corps de Christ vont-ils approcher pour déclarer et faire valoir leurs intérêts, s'ils sont concernés par le salut du monde en Christ, plutôt que par leur soif de pouvoir purement mondaine ?
L'arrogance avec laquelle ils prétendent représenter les intérêts des catholiques montre à elle seule le manque de formation théologique des auteurs de ces monstrueux textes synodaux. Auprès de qui les membres baptisés du corps du Christ veulent-ils déclarer et imposer leurs intérêts s'il s'agit pour eux du salut du monde en Christ et non de leurs désirs de pouvoir purement terrestres ? L'Église en pèlerinage n'a absolument aucun intérêt mondain (Vatican II, Lumen gentium 8). Car ce n'est pas "une volonté de puissance terrestre qui la détermine, mais seulement ceci : poursuivre, sous la conduite de l'Esprit, le Consolateur, l'œuvre du Christ lui-même, qui est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité ; sauver, et non juger ; servir, et non se faire servir". (Vatican II, Gaudium et spes 3).
Rilinger : Éminence, nous vous remercions pour vos arguments, qui sont fondés sur la dogmatique de l'Église catholique romaine et tiennent ainsi compte de la longue tradition théologique de l'Église romaine.
Note de l'éditeur : cet essai a été pour la première fois publié en allemand sur kath.net. L'essai a été traduit par Frank Nitsche-Robinson.
Dernière au monde, la Haute Autorité pour la Santé se rend finalement hier à l'avis des autres pays et recommande enfin la levée de l’obligation vaccinale des professionnels de santé, en vigueur depuis l’automne 2021. Motif : la "faible efficacité de la vaccination contre l'infection et la transmission"... Cet avis sonne le glas d'une mesure controversée imposée à 2,7 millions de personnes: soignants mais aussi personnels des hôpitaux et des maisons de retraite, ambulanciers, aides à domicile ou encore pompiers.
… La HAS avance plusieurs raisons : le contexte épidémique favorable, la faible efficacité de la vaccination contre l’infection et la transmission,le fait que plusieurs pays étrangers ont déjà pris une telle décision, etc. "Ces recommandations sont rendues sur la base d’éléments strictement médicaux et scientifiques", insiste Dominique Le Guludec, sa présidente.
Les présidents des Conférences épiscopales ont participé à l’Assemblée continentale du Synode sur la synodalité réuni à Prague du 5 au 12 février 2023, qui avait été lancé par François en 2021 pour donner une réponse aux violences sexuelles commises par des prêtres ou des religieux. Ce synode a vu l'introduction des revendications LGBTQ au sein même de l'Eglise et des discussions quant à la "bénédictions des couples homosexuels" (Sic), dont on se demande ce qu'elles viennent faire dans ce contexte.
Sur eglise.catholique.fr on peut lire en ce qui concerne l'assemblée synodale européenne : "La convergence entre le document pour l’étape continentale et le discernement des Églises locales conforte le souci d’une "Église ouverte à tous parce que les yeux rivés sur le Christ : jeunes, pauvres et exclus, personnes avec un handicap, personnes homosexuelles, divorcés et remariés, chacun doit se sentir attendu dans l’Église et y trouver sa place car membre d’un même corps, celui du Christ (cf. 1Co 12). L’accueil inconditionnel n’empêche pas le discernement pour articuler miséricorde et vérité dans certaines situations spécifiques". ( https://eglise.catholique.fr/synode-des-eveques-2024-sur-la-synodalite/synode-2021-2024-tout-comprendre-sur-la-phase-continentale/537105-assemblee-synodale-europeenne-a-prague-en-fevrier-2023-intervention-de-la-delegation-francaise/ )
Le site en langue allemande Kath.net indique à propos du Synode allemand : "L'assemblée synodale a décidé d'autoriser les célébrations de bénédiction pour les couples homosexuels."
"La décision de l'Assemblée synodale est certainement un affront à la décision de Rome, et le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin a déjà déclaré qu'une Église locale ne peut pas prendre seule une telle décision. L'assemblée synodale a décidé que les rituels et les documents liturgiques pour une telle célébration de bénédiction devraient être élaborés d'ici 2026. Il reste à voir à quoi devrait ressembler concrètement une telle célébration de bénédiction. De plus, le processus mondial synodal initié par le pape François aura certainement traité cette question d'ici là. ... Le processus mondial synodal a été reçu très positivement dans nos diocèses.
...il y a des appels isolés pour un renforcement du rôle des femmes ou pour l'abolition du célibat obligatoire." Sic. ( https://kath.net/news/81134 )
Cath.ch précise que :
"Les dix membres de la délégation suisse en ligne à la phase européenne du synode réuni à Prague ont fait part, le 9 février 2023, de leur inquiétude et de leurs préoccupations. Ils craignent que les débats ne débouchent sur rien de concret, en particulier en matière d’inclusion des homosexuels et des femmes.
«Nous nous demandons avec inquiétude comment les attentes différentes, et en partie même contradictoires, qui se sont manifestées à Prague sur la manière dont un renouveau ecclésial peut se produire concrètement, peuvent également conduire à un processus de décision synodal commun. Cela ne sera possible qu’avec un renforcement de de la subsidiarité et de la responsabilité et des Églises locales», écrit la délégation dans sa déclaration.
Il n'en demeure pas moins qu'au sein même de l'Eglise l'on parle dorénavant de :
"Bénédiction des couples homosexuels
Les participants listent une série de thèmes prioritaires à leur yeux: «En tant qu’Église, nous ne sommes crédibles que si nous postulons la participation des personnes homosexuelles sans les rejeter comme des pécheurs. Une véritable participation signifie ici aussi valoriser leurs relations et ne plus leur refuser la bénédiction de Dieu. L’exclusion des divorcés remariés est également incompatible avec la prise au sérieux de la situation des personnes concernées.» ( https://www.cath.ch/newsf/homosexuels-et-femmes-au-coeur-des-preoccupations-suisses-au-synode/ )
Le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a reproché au synode allemand de « déclarer que la foi chrétienne est la religion de la liberté et du salut », par opposition à la soi-disant fixation sur les péchés. Cette attitude hérétique allemande, comme l’a dit le cardinal Müller, passe sous silence la confession apostolique primordiale selon laquelle le Christ est mort pour nos péchés (1Cor 15,3). Et concernant la liberté, il a souligné que « l’appel à la liberté est lié à cette exhortation : ’Le Christ nous a libérés, afin que nous restions libres. Tenez donc ferme et ne vous laissez pas attacher de nouveau au joug de l’esclavage (du péché)’ ». La secte synodale allemande prêche une fausse liberté qui est, en fait, l’esclavage du péché. C’est pourquoi le cardinal Müller nous exhorte : « Ne faites pas de la liberté un prétexte à la fornication, à l’impureté, à la luxure, à l’idolâtrie… » (cf. Ga 5, 1.13-25).
Le cardinal a fait référence à la déclaration de Bätzing, en disant : « Le chef de la Conférence épiscopale allemande a provoqué la plus grande controverse à Prague en disant qu’il est troublé par l’enseignement traditionnel de l’Église ». Le cardinal a ensuite cité les paroles de l’apôtre Paul à Timothée qui s’appliquent à Bätzing, qu’il a comparé à ceux qui ne peuvent supporter la saine doctrine : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2Tim 4:1-4).
Et comment le Cardinal Müller a-t-il commenté l’idéologie du genre qui promeut les LGBTQ ?
« Les idéologies homosexuelles et de genre, qui contredisent toute anthropologie scientifique, philosophique et théologique, ont remplacé l’herméneutique de la foi catholique dans le catholicisme basé sur le fait ‘d’être différent’ de la secte synodale allemande. Or, la foi surnaturelle et salvatrice vient de l’écoute de la Parole de Dieu et non… de la voix du peuple et de ses tribuns ».
Le cardinal Müller a également déclaré qu’il n’approuvait pas les efforts des évêques qui ont succombé aux tendances transhumanistes et qui veulent accueillir les personnes LGBTQ au sein de l’Église. Ils n’exigent pas que ces personnes fassent preuve d’un véritable repentir, qui est la condition du salut, et ne leur permettent même pas de se repentir." ( http://vkpatriarhat.org/fr/?p=16240 )
"Les prélats susmentionnés ont attiré sur eux l’anathème de Dieu pour avoir promu un anti-évangile différent – sodomite – selon Gal 1:8-9. Tous sont frappés d’anathème, non seulement les promoteurs et organisateurs actifs et conscients du sabbat de Prague..., mais aussi ceux qui n’y ont participé que de manière formelle. L’assemblée devait marquer un nouveau tournant dans l’introduction de l’immoralité LGBTQ dans la conscience de l’Église, puis, en changeant les normes, dans l’enseignement et la pratique. Il s’agit d’un grand crime commis contre Dieu et l’Église, ainsi que contre les nations d’Europe représentées à l’assemblée par les participants susmentionnés. Le changement de paradigme de l’Église s’effectue par étapes, si possible de manière cachée, enrobé d’une rhétorique noble. En fait, il s’agit du suicide de l’Église.
… Le cardinal M. Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a répondu à cette question dans les médias : « Les raisons de ces tensions considérables sont enracinées dans la contradiction hérétique de la doctrine catholique de la foi ».
Le cardinal a littéralement déclaré que « l’analyse de Bätzing est consternante ». Lors de l’assemblée de Prague, M. Bätzing a exprimé son rejet de la révélation de Dieu confiée à l’Église, en déclarant : « Ce n’est pas ma foi, ce n’est pas ma foi » : « Ce n’est pas ma foi, ce n’est pas mon image du Christ et de l’Eglise ».
Le cardinal Müller a déclaré : « L’ensemble de l’ecclésiologie catholique allemande est fausse et suicidaire… La secte synodale allemande est diamétralement opposée à la foi catholique ».
Le cardinal a également déclaré à propos de nombreux évêques : « Ils n’ont pas compris le mystère du salut du péché et ont manqué à leur vocation de successeurs des apôtres ». Il qualifie le parcours synodal d’“incompétence doctrinale et d’illégitimité canonique”, et explique qu’“elle est en contradiction apparente avec la doctrine de la nature et de la mission universelle de l’Église du Christ”.
... Quelle est la différence entre l’anathème et l’excommunication ? Fondamentalement, ces termes coïncident, mais il y a une certaine différence. Par exemple, l’Église a prononcé une excommunication contre sainte Jeanne d’Arc et elle a été brûlée comme hérétique. Il s’agissait d’un crime judiciaire officiellement sanctionné par une organisation ecclésiastique externe. Cependant, Sainte Jeanne n’a prêché aucune hérésie et n’a donc pas été exclue du corps mystique du Christ, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été soumise à l’anathème de Dieu, même si elle a été excommuniée. Malheureusement, il ne s’agit pas d’un cas isolé dans l’histoire de l’Église.
Les participants au sabbat de Prague, bien que soumis à l’anathème de Dieu, continueront à se présenter en tenue cléricale complète. Pourquoi ? Parce que le système ecclésiastique établi privilégie désormais les hérétiques au lieu de les excommunier.
Cependant, le Patriarcat Catholique Byzantin publie par la présente l’anathème de Dieu, qui a un double effet positif :
1) Il protège les fidèles de l’infection spirituelle des hérésies.
2) Il pousse les prélats hérétiques à une véritable repentance.
Jetons un coup d’œil à l’histoire :
Aux VIIIe et IXe siècles, la chrétienté orientale a été perturbée par l’hérésie de l’iconoclasme. Paul IV est alors patriarche de Constantinople. Il succombe à la pression des menaces et, par faiblesse, ne s’oppose pas à cette hérésie. Mais le remords ne lui apporta pas la paix. Réalisant qu’il était devenu un traître, il renonça à sa charge de patriarche et se retira dans un monastère en tant que pénitent. Les prêtres, ainsi que l’impératrice Irène, le supplièrent de ne pas quitter son troupeau.
Paul leur dit : « Je suis vieux et malade, à présent ; la mort viendra bientôt et je devrai rendre compte devant le juste juge des moindres fautes commises. Je crains que Dieu ne me punisse parce que j’ai gardé le silence par peur et que je ne vous ai pas dit la vérité. L’Église souffre maintenant de l’hérésie. Malheureux que je suis ! J’y ai eu ma part, car j’ai consenti trois fois, de ma main et de ma langue, à ce faux enseignement. Je m’en repens douloureusement et j’aimerais mieux être dans la tombe que sous l’anathème de Dieu. Je vous dis aussi que vous n’avez aucun espoir de salut si vous persistez dans l’hérésie. Veillez à ce qu’un concile général soit convoqué pour condamner l’hérésie… Si un concile général n’est pas convoqué et si vous ne renoncez pas à l’hérésie, vous ne pourrez pas être sauvés ».
Quelques jours plus tard, le patriarche mourut et fut remplacé par le patriarche Tarasius, en 784. Lors de sa prise de fonction, le nouveau patriarche exigea la convocation d’un concile. Il déclara : « Sinon, je n’accepterai pas le siège patriarcal, car je ne veux pas être condamné pour l’éternité. Aucun homme, pas même un empereur, ne me sauvera du jugement de Dieu et du châtiment éternel ». En 787, le septième concile général fut convoqué et l’hérésie fut condamnée.
Les hérésies contemporaines détruisent l’Église de l’intérieur. Le parcours synodal proclamé promeut déjà directement la légalisation de toutes les immoralités sous le terme LGBTQ. Il s’agit là de crimes bien plus graves que l’hérésie de l’iconoclasme. Le sabbat de Prague avait également pour but d’incarner la légalisation des LGBTQ. C’est pourquoi tous les participants, et en particulier les présidents des conférences épiscopales, ont attiré sur eux l’anathème de Dieu. Le Patriarcat Catholique Byzantin ne fait que rendre ce fait public. Tout évêque qui y a participé ne sera pas libéré de l’anathème tant qu’il n’aura pas fait pénitence publiquement, verbalement ou par écrit. De plus, il a provoqué un grand scandale et doit donc condamner le parcours synodal hérétique LGBTQ. Il est nécessaire que les autres évêques, les prêtres et les fidèles exigent la repentance ou la démission des prélats concernés."
Source Video : http://vkpatriarhat.org/fr/?p=16273%20https://incontro.wistia.com/medias/b44m9d17la
Vous souvenez-vous quand le gouvernement fédéral vous a dit que les masques étaient efficaces contre le COVID-19 ?
Oui ils ne sont pas.
Vous vous souvenez quand le gouvernement vous a dit que les vaccins vous protégeraient du virus ?
Oui, ils ne le font pas.
Et vous vous souvenez quand le gouvernement fédéral vous a dit que le COVID ne provenait pas d'un laboratoire à Wuhan, en Chine ? Eh bien il en est venu. Qui dit ça? Le gouvernement fédéral.
Le récit mis en avant par les administrations de l'ancien président Donald Trump et du président Biden s'est rapidement effondré ces dernières semaines.
Le New York Times a publié la semaine dernière un article intitulé "Les mandats sur les masques n'ont rien donné. Des leçons seront-elles tirées ?" Cet article a été rédigé par Bret Stephens, un éditorialiste du Times qui a reçu le prix Pulitzer pour ses commentaires en 2013.
"L'analyse la plus rigoureuse et la plus complète des études scientifiques sur l'efficacité des masques pour réduire la propagation des maladies respiratoires - y compris Covid-19 - a été publiée à la fin du mois dernier. Leurs conclusions, selon Tom Jefferson, l'épidémiologiste d'Oxford et auteur principal de l'étude, sont sans équivoque.
"'Il n'y a tout simplement aucune preuve qu'ils' - les masques - 'font une différence'", a-t-il déclaré à la journaliste Maryanne Demasi. Point final.'"
"Mais, attendez une minute. Qu'en est-il des masques N-95, par opposition aux masques chirurgicaux ou en tissu de qualité inférieure ? "Cela ne fait aucune différence - rien du tout", a déclaré Jefferson."
Restez à l'écoute.
Au début de la pandémie, des études après études ont été menées pour confirmer l'efficacité des masques et inciter les législateurs à tous les niveaux de gouvernement à promulguer des réglementations sur les masques. Cependant, Jefferson dit que ces études étaient "non randomisées" et "imparfaites".
La question se pose donc : Qu'en est-il de l'étude de M. Jefferson ? Oui, non. M. Jefferson et 11 de ses collègues ont mené 78 essais contrôlés randomisés avec un total de 610 872 participants dans de nombreux pays.
"Les réglementations de masque ont été une erreur depuis le début", a écrit Stephens. "Ils ont peut-être créé un faux sentiment de sécurité - et avec lui, la permission de reprendre une vie raisonnablement normale. Ils n'ont presque rien contribué à la sécurité elle-même. Le rapport Cochrane devrait être le dernier clou dans ce cercueil particulier."
Cette semaine également, des chercheurs ont examiné l'efficacité des schémas de vaccination locaux contre le COVID-19 introduits aux États-Unis en 2021 et ont constaté qu'ils ne fonctionnaient pas.
"Ces réglementations ont imposé de sévères restrictions à la vie de nombreux citoyens et propriétaires d'entreprises", ont déclaré les chercheurs dans une étude menée par le Mercatus Center de l'université George Mason. "Pourtant, nous n'avons trouvé aucune preuve de l'efficacité de ces réglementations pour atteindre les objectifs fixés, à savoir réduire le nombre de cas et de décès dus au COVID-19".
Les chercheurs ont examiné le district de Columbia, New York, Los Angeles, Boston, Chicago, la Nouvelle-Orléans, Philadelphie, San Francisco et Seattle.
"Nous n'avons trouvé aucune preuve que l'annonce ou la mise en œuvre de réglementations sur la vaccination à l'intérieur dans les villes répertoriées ait eu un impact significatif sur l'adoption du vaccin, les cas de COVID-19 ou les décès par COVID-19, et cela est globalement cohérent dans toutes les villes américaines qui ont mis en œuvre la réglementation", écrivent les chercheurs.
Lorsque COVID-19 nous a frappés au début de 2020, les principaux dirigeants de la ville - presque tous démocrates - ont imposé de vastes fermetures, forçant les entreprises à fermer et à fermer les lieux de divertissement et de sport. Ils ont également ordonné à tout le monde de porter des masques. Alors que les vaccins étaient en cours de développement, ces politiciens ont émis des décrets obligeant des millions de personnes à les prendre.
Par exemple, le maire de Philadelphie, Jim Kenney, un démocrate, a déclaré en août 2021 que la science montre que les exigences en matière de masque et de vaccination ralentiraient la propagation.
Cependant, les chercheurs n'ont trouvé aucune preuve à l'appui de cette affirmation.
"Nos résultats remettent en question l'efficacité des politiques de vaccination au niveau de la ville", ont déclaré les chercheurs. "Les réglementations sur la vaccination en intérieur ont entraîné des perturbations majeures pour de nombreux particuliers et entreprises. La ville de New York, par exemple, a licencié 1 430 employés de la ville pour ne pas avoir respecté le mandat de vaccination. Une enquête a révélé que plus de 90 % des restaurants de New York ont signalé des problèmes liés aux clients, tels que B. la perte de clients qui étaient contre le mandat et 75 % pour des problèmes liés au personnel. Ce n'est qu'une petite partie des perturbations causées par la réglementation.
"La plupart des partisans de la réglementation affirment que l'augmentation associée des taux de vaccination et la réduction associée de la propagation du COVID-19 l'emportent sur les coûts des perturbations. Cependant, nous constatons que l'impact des réglementations sur les résultats escomptés n'est statistiquement évident dans aucune des villes où elles ont été introduites, pour toutes les stratégies empiriques utilisées", indique le rapport.
Puis, la semaine dernière, nous avons appris que la pandémie mondiale de COVID-19 provenait d'un laboratoire de virologie exploité par le régime communiste chinois, selon un nouveau document du département américain de l'Énergie récemment présenté aux membres clés du Congrès et de la Maison Blanche.
Vous souvenez-vous quand les médias sociaux ont supprimé toute mention de ce sujet ?
Nous savons donc maintenant que le gouvernement ne savait rien de la COVID-19. Ils nous ont dit des choses pour nous faire faire ce qu'ils voulaient que nous fassions, mais rien de tout cela n'était scientifiquement fondé. Et cela devrait vous effrayer à mort.
"Je ne peux pas célébrer la messe pour moi tout seul, en m’enfermant pour me protéger… en privant les fidèles des sacrements. Je décide de laisser l’église ouverte, toute la journée, et de célébrer la messe dans l’église." Dans un texte poignant, l'abbé Cyril Gordien, décédé le 14 mars, livre à son tour un testament spirituel qui interpelle, et qui fait directement écho à la demande de François :
"Puis la crise du coronavirus est survenue. En mars 2020, six mois à peine après mon arrivée, la vie est paralysée. Je me retrouve totalement seul au presbytère et dans l’église, chacun étant parti se confiner ailleurs. Pour moi, une évidence s’impose : je ne peux pas célébrer la messe pour moi tout seul, en m’enfermant pour me protéger…Je ne suis pas prêtre pour moi, privant les fidèles des sacrements. Je décide de laisser l’église ouverte, toute la journée, et de célébrer la messe dans l’église, en exposant auparavant le Saint-Sacrement, me tenant disponible pour les confessions. Je n’ai prévenu personne, mais les fidèles sont venus d’eux-mêmes. J’assume pleinement ce choix, et ne le regrette en rien. Certains, partis en villégiature à la campagne, me l’ont reproché à distance. D’autres, à leur retour des confinements, m’ont fait de vifs reproches. Il est facile de critiquer quand on passe plusieurs semaines au soleil, en dehors de Paris…
"Cette crise révèle un drame de notre époque : on veut protéger son corps pour préserver sa vie, fût-ce au détriment des relations personnelles et de l’amour donné jusqu’au bout. On veut sauver son corps au détriment de son âme. Que vaut une société qui privilégie de manière absolue la santé du corps, laissant des personnes mourir dans une solitude effroyable, les privant de la présence de leurs proches ? Que vaut une société qui en vient à interdire le culte rendu au Seigneur ? Comme l’écrit le cardinal Sarah : « Aucune autorité humaine, gouvernementale ou ecclésiastique, ne peut s’arroger le droit d’empêcher Dieu de rassembler ses enfants, d’empêcher la manifestation de la foi par le culte rendu à Dieu. (…) Tout en prenant les précautions nécessaires contre la contagion, évêques, prêtres et fidèles devraient s’opposer de tout leur pouvoir à des lois de sécurité sanitaire qui ne respectent ni Dieu ni la liberté de culte, car de telles lois sont plus mortelles que le coronavirus » (Cardinal Sarah, Catéchisme de la vie spirituelle, Fayard, 2022, p. 67.)
(Fin de citation)
Add. 10 avril 2023. Dans Le Figaro, le 09 avril 2023, Jean-Marie Guénois précise :
"Il s’est passé à Paris un événement de faible impact médiatique mais de haute intensité spirituelle: le décès d’un jeune prêtre. Le 14 mars dernier, l’abbé Cyril Gordien mourait d’un cancer fulgurant. Il avait 48 ans. Il était curé de l’église Saint-Dominique, dans le 14e arrondissement. À ses obsèques, dans l’église Saint-Pierre de Montrouge, dont le haut clocher de pierres blanches marque l’entrée de Paris après la porte d’Orléans, étaient présents 6 évêques, 250 prêtres et près de 2000 fidèles. Sans parler des témoignages venus de toute la France puisque ce prêtre avait été aumônier national du mouvement des Scouts d’Europe.
"Cette messe d’adieu a, selon les témoins, marqué par sa densité ceux qui étaient présents. Plus large encore, son «testament spirituel», texte d’une quarantaine de pages écrit par cette âme de feu et intitulé «Prêtre au cœur de la souffrance», continue de rayonner sur internet et ne laisse personne indifférent. Il dénonce sans ambages «des prêtres et même parfois… (Fin de citation de l'article réservé aux abonnés du Figaro intitulé "Comment les jeunes prêtres veulent sortir l’Église de la crise"
La suite dans le texte intégral du Testament de l'abbé Cyril Gordien publié par Famille Chrétienne (en gras) :
"‘’[…] A l’intérieur de l’Église, des loups se sont introduits. Ce sont des prêtres, et même parfois des évêques, qui ne cherchent pas le bien et le salut des âmes, mais qui désirent d’abord la réalisation de leurs propres intérêts, comme la réussite d’une « pseudo-carrière ». Alors ils sont prêts à tout : céder à la pensée dominante, pactiser aves certains lobbies comme les LGBT, renoncer à la doctrine de la vraie foi pour s’adapter à l’air du temps, mentir pour parvenir à leurs fins. J’ai rencontré ce genre de loups déguisés en bons pasteurs, et j’ai souffert par l’Église. Dans les différentes crises que j’ai traversées, je me suis rendu compte que les autorités ne prenaient pas soin des prêtres et les défendaient rarement, prenant fait et cause pour des récriminations de laïcs progressistes en mal de pouvoir et voulant une liturgie plate dans une auto-célébration de l’assemblée. Comme prêtre, pasteur et guide des brebis qui vous sont confiées, si vous décidez de soigner la liturgie pour honorer notre Seigneur et lui rendre un culte véritable, il est peu probable que vous soyez soutenu en haut lieu face aux laïcs qui se plaignent." (Fin de citation)
Pierre Chaillot (Covid-19, ce que révèlent les chiffres officiels) « Pas la première fois que l’OMS est responsable d’une panique mondiale ayant permis un enrichissement démesuré de ses financeurs » [Interview]https://t.co/1TsJXD5Soo
Le statisticien Pierre Chaillot, dans son livre sorti le mois dernier, met en lumière de manière systématique et irréfutable l’imposture covid, la fausse hécatombe, la fausse saturation des services hospitaliers, le renouvellement de l'"arnaque" de la grippe H1N1 (2009) et de sa "vaccination".
‘’En 2009 a eu lieu la 'première pandémie' du XXIe siècle. ... Tous les ingrédients de ce qui s'est révélé être une ARNAQUE monumentale devraient réapparaître aujourd'hui dans nos mémoires pour mieux nous faire comprendre ce que nous vivons. Après cet épisode, en 2010, le Sénat a publié un rapport d'enquête parlementaire [ https://www.senat.fr/rap/r09-685-1/r09-685-1.html ] permettant d'expliquer les mauvaises décisions qui avaient été prises. Nous y retrouvons la critique des modèles mathématiques utilisés, farfelus et alarmistes, les conflits d'intérêts entre les scientifiques des plateaux de télévision, l'OMS et les laboratoires pharmaceutiques, le tout ayant abouti à une campagne vaccinale aussi chère qu'inefficace.
"... La pandémie H1N1 (en 2009. Ndlr) est née d'un désir catastrophiste qui aurait pu accoucher de nombreux morts statistiques et d'une vaccination massive sans l'intervention (innocente) des professionnels de santé : on leur a dit que c'était un virus de grippe, ils l'ont soigné ! Tss... Personne ne leur avait dit qu'il fallait laisser leurs patients à risque aggraver leur état à domicile (comme avec le covid en 2020. Ndlr.)
"Le désir de pandémie a été nourri par des politiques assujettis à leurs cabinets de conseil, par des laboratoires pharmaceutiques voulant rentabiliser leurs investissements, par des scientifiques désirant voir leurs compétences promues, par des médias arrimés aux agences de presse et aux communiqués de presse des personnes influentes.
"Tout ce petit monde fonctionnait déjà en 2009... Il carbure plein pot depuis 2020.
"Écrire un nouveau rapport parlementaire ? Le plus simple serait de reprendre celui concernant le H1N1, en changeant le nom de la maladie !
"L’arnaque totale de la grippe H1N1 de 2009 a été la première tentative du XXIe siècle de création d’une panique générale pour rafler la mise. … Cette arnaque a … eu lieu sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Roselyne Bachelot, ancienne déléguée médicale au sein du laboratoire ICI Pharma (aujourd’hui AstraZeneca) de 1969 à 1976 … a lancé les achats massifs de vaccins (94 millions de doses commandées) qui ont en écrasante majorité fini à la poubelle (6 millions de doses réellement utilisées). Le coût estimé de cette gabegie est de 660 millions d’euros.
‘’… À l’époque de la grippe H1N1, la vaccination de masse avait été elle aussi présentée comme l’unique outil à disposition mais la campagne s’était soldée par un démenti magistral : seulement 5 % de la population s’était fait vacciner. Dix ans plus tard, nous avons les mêmes ingrédients, les mêmes protagonistes qui reproduisent le même schéma mais ont visiblement tiré les leçons de 2009 : ils ont été plus violents, ils ont joué sur les peurs et la sidération en imposant le confinement strict de mars-avril, ils ont bénéficié de la désorganisation en cours du système de soins et l’ont considérablement aggravée, ils ont interdit (une première!) la prescription de médicaments qui semblaient efficaces, interdit le recours aux médecins généralistes, ils ont terrorisé les gens avec l’obligation du port du masque – qui fait croire que l’autre est dangereux et risque de nous tuer en respirant… Ils ont enfin organisé un contrôle permanent des individus sous le prétexte de les protéger.’’ (Pierre CHAILLOT, Covid-19 Ce que révèlent les chiffres officiels, Mortalité, tests, vaccins, hôpitaux, la vérité émerge, L’Artilleur, 2023, p. 409, 424-425, 455.)
Lire : Pierre Chaillot (Covid-19, ce que révèlent les chiffres officiels) « Pas la première fois que l’OMS est responsable d’une panique mondiale ayant permis un enrichissement démesuré de ses financeurs » [Interview]
Voir en France le rapport de l'ATIH 2021 Les admissions "covid" en 2020 = 2% séjours "covid" = 4% activité globale en baisse : 2020/2019= 90% rapport ATIH 2022 2021 : circulez, il n'y a rien à voir ! lire le livre de Pierre Chaillot pic.twitter.com/xicWsnKb7r
"Covid 19 : ce que révèlent les chiffres officiels", sur Cnews la vérité émerge
Lire aussi : https://www.francesoir.fr/videos-l-entretien-essentiel/covid-19-ce-que-revelent-les-chiffres-officiels-pierre-chaillot
"Ces rapports (ATIH) ... indiquent que l'épidémie de Covid n'a en réalité mobilisé que 2% des lits d'hôpitaux et 5% des lits dans les services de réanimation pendant l'année 2020.
... Ces rapports montrent ... que, toujours en 2020, l'hôpital public a accueilli au final moins de patients qu'en 2019...
La panique générale a surtout abouti à un renoncement aux soins et à des déprogrammations de soins qui ont eu des conséquences dramatiques sur la santé de nos concitoyens. ... les hôpitaux n'auraient jamais été saturés si le gouvernement n'avait pas empêché les quelque 100 000 mécecins généralustes (et certains spécialistes) de soigner les malades en amont. [Pour plus de détails, v. L. MUCHIELLI, La Doxa du Covid, tome 1 : Peur, santé, corruption et démocratie, Bastia, éd. Éoliennes, 2022, ainsi que L. MUCHIELLI, La Doxa du Covid, tome 2 : Enquête sur la gestion politico-sanitaire de la crise, Bastia, éd. Éoliennes, 2022 (troisième partie)]
... Ce diktat (le refus de soin) est probablement la faute la plus grave de toutes... Concrètement, il s'est traduit dans la volonté de décrédibiliser toutes les propositions thérapeutiques ayant émergé - et il n'y a pas eu que celles de l'IHU de Marseille - pour faire croire que 'rien ne marche contre le SARS-COV-2. Et par la suite de charger le Conseil de l'Ordre des médecins (plutôt un conseil des médecins aux ordres) de pourchasser celles et ceux qui ont dérogé à cette consigne en s'efforçant au contraire de soigner les malades [L. MUCCHIELLI, "Il n'y a pas de démocratie sanitaire quand les professionnels de de terrain sont à ce point méprisés", Alternative santé, 22 décembre 2020]. En retour, la consigne officielle était de rester chez soi, de prendre du paracétamol... et d'attendre que ça passe.'' (Pierre CHAILLOT, Covid-19 Ce que révèlent les chiffres officiels, ibid., p. 16-18.)
"Ce rapport de l'ATIH a été vite enterré et, surtout, un second rapport de la même agence, concernant l'activité totale des hospitalisations en 2020, a été passé sous silence [ https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_mco.pdf ] Celui-ci montre que, non seulement l'activité Covid-19 à l'hôpital a été très éloignée de l'image véhiculée par les médias, mais qu'en outre, l'hôpital français n'a jamais été autant sous-estimé qu'en 2020.
"... En 2020, le nombre de séjours avec passage en soins critiques, a diminué de 5,9% par rapport à 2019 (Figure 33.) Du fait des déprogrammation et de la non-prise en charge de patients, les soins critiques ont également été sous-utilisés. ... La désorganisation du soin a pénalisé les Français qui ont été moins soignés que les autres années." (Pierre CHAILLOT, Covid-19 Ce que révèlent les chiffres officiels, ibid., p. 92; 103)
"Le fait que 2020 ait finalement été une année de faible mortalité au regard des dix dernières années devrait alors mettre un terme à toute panique entourant la Covid-19.
"... La mortalité de l'année 2020 est au niveau de l'année 2015. 2020 est la septième année la moins mortelle de toute l'histoire de la France. La mortalité de 2021 est au niveau de celle de 2018, soit la troisième année la moins mortelle de toute l'histoire de France.
"... 2020 n'a donc pas été une année où l'on est mort jeune, ni une année où il y a eu beaucoup de décès au regard des autres années. C'est l'une des années de plus faible mortalité dans toute l'histoire de notre pays...
"... Les années 2019 à 2021 forment la période triennale la moins mortelle de toute l'histoire de France.
"... Le nombre de malades diagnostiqués Covid-19- par le Réseau Sentinelles (Figure 36) en France métropolitaine en une semaine n'a jamais atteint 150 pour 100 000 habitants. Par comparaison, pendant l'hiver 2014-2015, le nombre de malades de la grippe a atteint plus de 830 pour 100 000 habitants, près de six fois plus."
"De nombreux patients sont probablement décédés non pas à cause du caractère exceptionnel de la maladie, mais à cause du caractère exceptionnel de la situation : pas de prise en charge précoce et pas de traitement, par exemple antibiotique."
(Fin de citation)
(Pierre CHAILLOT, Covid-19 Ce que révèlent les chiffres officiels, ibid., p. 40; 59;65; 70; 110; 233.)
SOURCE :
Pierre CHAILLOT, Covid-19 Ce que révèlent les chiffres officiels, Mortalité, tests, vaccins, hôpitaux, la vérité émerge, L’Artilleur, 2023, Préface de Laurent MUCCHIELLI, Directeur de recherche au CNRS, Postface de Laurent TOUBIANA, épidémiologiste et chercheur à l'INSERM.
Le ministre allemand de la santé retourne sa veste et reconnaît désormais les effets secondaires graves liés à la vaccination anti-covid https://t.co/950XLiWhec
Source: Video https://www.covidhub.ch/ministre-allemand-degats-consternants/
📹 Le ministre de la Santé allemand admet des blessures causées par les vaccins : 1 dose sur 10.000 ! Découvrez ses révélations fracassantes ! ⤵️ pic.twitter.com/MhTrxxbzww
"Ne vous inquiétez pas pour moi, quoi qu'il arrive dans ce monde. Rien ne peut m'arriver que Dieu ne veuille. Et tout ce qu'Il veut, aussi mauvais que cela puisse nous paraître, est vraiment pour le mieux." S. Thomas More
"Persécute-toi toi-même, dit saint Isaac de Syrie et ton ennemi est mis en déroute à mesure que tu approches. Fais la paix avec toi-même, et le ciel et la terre feront la paix avec toi. Efforce-toi d'entrer dans la chambre la plus secrète de ton cœur, et tu verras le trésor des cieux, car ils sont une seule et même chose, et en entrant dans l'un, tu les vois tous les deux. L'escalier vers le royaume est en toi, secret dans ton âme. Débarrassé-toi du poids du péché et tu trouveras en toi le chemin ascendant qui rendra possible ton ascension.
La chambre céleste dont le saint parle ici est un autre nom pour la vie éternelle. On l'appelle aussi le royaume des cieux, le royaume de Dieu ou tout simplement le Christ. Vivre en Christ, c'est vivre dans la vie éternelle."
Saint Aubinnaquit au diocèse de Vannes. Son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu'il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et le prier à l'écart, dans la compagnie des anges.
De tels débuts montraient que le pieux Aubinn'était point fait pour le monde ; au grand désespoir de sa noble famille, on le vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin du monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons l'élevèrent bientôt à une telle perfection, qu'il dépassait de beaucoup les plus anciens et les plus fervents religieux.
On admirait surtout son recueillement continuel. Ses yeux ne s'ouvraient que pour Dieu ; dans le monastère, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son cœur une délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes.
Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents.
Mais l'évêque d'Angers étant venu à mourir, le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le renom de la sainteté d'Aubin, l'élurent unanimement, et il dut courber ses épaules sous le lourd fardeau de l'épiscopat.(1)
Saint Aubin sut se dresser devant l'injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux.
Il fut l'un des principaux promoteurs du troisième Concile d'Orléans (538) qui réforma l'Église franque avec une grande fermeté.
Le concile interdit le travail des champs le dimanche (jour qui ne devient chômé que sous les Carolingiens).
À propos des mariages entre proches parents, beaucoup d'évêques se taisaient par crainte : saint Aubin sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur soeur ou leur fille. Il protesta et obtint gain de cause au Concile d'Orléans.
S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple :
Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage ; un seul veut lui refuser obstinément l'entrée ; mais le pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds ; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes.(2)
De nombreux villages en France dont certains portent son nom, comme Saint-Aubin-du-Cormier et Saint-Aubin-des-Landes en Ille-et-Vilaine. Environ 83 communes et 110 églises en France portent le vocable de Saint-Aubin, par exemple la chapelle Saint-Aubin de Port-Launay dans le Finistère, ou l'Église Saint-Aubin de Vautorte. En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld dans les cantons de l'Est, une église lui est aussi dédiée à Namur.
On l'invoque pour les maladies d'enfants. Saint Aubin est devenu le patron des boulangers et pâtissiers.(3)
Statue de saint Aubin dans la Collégiale Saint-Aubin de Guérande.
À Angers, vers 550, saint Aubin, évêque. D'une grande austérité, il stigmatisa avec énergie les mariages incestueux, fréquents chez les nobles, et promut le troisième concile d'Orléans pour la rénovation de l'Église en Gaule. Martyrologe romain
"Une personne qui souffre amèrement lorsqu'elle est offensée ou insultée devrait reconnaître qu'elle abrite encore le vieux serpent dans sa poitrine. Si elle supporte tranquillement l'insulte ou répond avec une grande humilité, elle affaiblit le serpent et diminue son emprise. Mais si elle répond de manière acrimonieuse ou effrontée, elle lui donne la force de déverser son venin dans son cœur et de se nourrir impitoyablement de ses entrailles. Ainsi, le serpent devient de plus en plus puissant, il détruit les forces de l'âme et les tentatives de redressement de l'homme, le contraignant à vivre du péché et à être complètement mort à la justice."
Tout ce qu’il y a dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’arrogance de la richesse –, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.
Prise dans cette acception éminemment chrétienne et biblique, la concupiscence n'est pas pas autre que le foyer des passions humaines : ce sont les passions elles-mêmes, mais les passions en tant qu'elles deviennent leur fin et poussent au désordre; les passions retournées contre leur but. Voilà l'hydre perpétuellement vivante qui ruine vos vertus et dévore votre progrès; hydre terrible, déchaînée sur le monde par le péché originel, qui en retournant contre leur but les passions données à l'homme pour le conduire à Dieu, jeta au sein de l'humanité cet antagonisme persévérant au vrai Progrès humain.
Joseph FELIX, Le Progrès par le christianisme 1857, Conférences de Notre-Dame de Paris, Forgotten Books, p. 60-51
Adam et Ève au Paradis Terrestre, par Johann Wenzel Peter (1745–1829)
Comme Jésus, l'homme peut être tenté par le démon, par sa propre concupiscence le plus souvent, et nous devons faire usage de notre liberté pour répondre vraiment à l'amour de Dieu, en enfants de Dieu.
Or '’l’idéal du bonheur proposé par les Lumières s’oppose à celui qui est solidement en place qui est celui du bonheur chrétien (la tempérance) qui disqualifie le modèle hédoniste(jouisseur et concupiscent) et privilégie la perspective de l’au-delà." (Xavier Martin)
L'historien Xavier Martin, professeur émérite de l'histoire du droit, Université d'Angers, décrypte le matérialisme des Lumières :
EXTRAIT de la conférence :
‘Jouir de soi-même’, la dite formule est spécialement harmonisée au génie propre d’un Rousseau, qui en fait grande consommation.
‘’L’idéal du bonheur proposé par les Lumières s’oppose à celui qui est solidement en place qui est celui du bonheur chrétien qui disqualifie le modèle hédonisteet privilégie la perspective de l’au-delà.
Le révolutionnaire Brissot pose en principe que l’‘on ne jouit que par les sens.’
Diderot : ‘Il n’y a qu’un devoir c’est d’être heureux.’
Et Voltaire écrit : ‘Jouir de la vie tant qu’on la tient. Car tout le reste est folie.’
Mirabeau père : ‘Notre bonheur est notre premier devoir.’
Et aussi Sieyès : ‘L’homme est fait pour jouir.’
D’Holbach : ‘Jouis, voilà ce que la nature t’ordonne, consent que d’autres jouissent, mets-les à portée de jouir.’
Et Chamfort : ‘Jouis et fais choisir, voilà je crois toute la morale.’
Ou Sonancour : ‘Jouis, il n’est pas d’autre sagesse; fais jouir il n’est pas d’autre vertu.’
N‘est-ce pas assez clair ? On est moins ici dans une perspective de droits subjectifs que dans le devoir, les impératifs, l’impériosité.
Mettre ses semblables à la portée de jouir : message bien reçu par Mirabeau fils. ‘Le code social, affirme-t-il en 1776 doit être fondé sur les sensations et par là-même n’a d’autre objet que les jouissances (ce sont ses mots), leur distribution, leur arrangement, leur reproduction et leur multiplication.’
Consonant écho chez Condorcet: ‘Principal bienfait du libéralisme, il augmente, dit-il, la masse des jouissances.’
En un mot, société, satiété, c’est désormais tout un !
Cette logique affirmée d’un devoir d’être heureux ici-bas inclut bientôt l’obligation, paradoxale, d’un résultat. Elle se transmet en une logique totalitaire, consubstantielle aux utopies, celle du bonheur obligatoire. Logique totalitaire, qui la Terreur venue, viendra jusqu’à traquer l’expression des visages !
Selon un témoin, quand passe en mission un conventionnel, je cite : ‘la tristesse se répand dans tous les coeurs et la gaieté sur tous les visages.’
Pour l’abbé Morlaix, quoique ‘philosophe’, un comité de surveillance va fignoler cette question piège : ‘pourquoi étais-tu gai avant le 10 Août 1792, deux ans plus tôt, et triste après ?’
Le devoir d’être heureux invoqué par Diderot et consorts, est devenu entre-temps, tyrannique, et vital : car on l’a compris, la mine allongée peut bien vous hisser en un tour de main jusqu’au bonheur obligatoire de l’échafaud...’’
(Xavier Martin)
Souce video : https://gloria.tv/post/QcbDcYjhAUJm3yaeTCtiHWHd8#1185
En France Bruno Le Maire déclarait le 1er mars 2022 : "nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe. Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie.” Or c'est un tout autre scenario que le FMi dessine pour 2023...
L'économie britannique va se contracter et se comporter moins bien que la Russie, selon le FMI
Le Royaume-Uni est en passe de devenir la grande économie la moins performante du monde cette année, selon le Fonds monétaire international.
L'économie britannique sera moins performante que celle de la plupart des grands pays, y compris la Russie.
L'économie britannique se comportera moins bien que la plupart des grands pays, y compris la Russie ...
Le FMI a déclaré que l'économie se contracterait de 0,6% en 2023, plutôt que de croître légèrement comme prévu précédemment. L'économie britannique se contractera plus que la Russie, prédit le FMI
L'économie britannique aura la pire performance de toutes les économies du G7, même en dessous de la Russie. Dans sa dernière mise à jour, le Fonds monétaire international ( FMI) a revu à la baisse ses prévisions pour le Royaume-Uni... (1) (2)
Selon les prévisions, l'économie de la Russie devrait croître plus rapidement que celle de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne en 2023. Comment cela est-il possible ?
Une prévision du FMI met des chiffres sur un problème pour l'Occident en ce qui concerne la Russie et sa guerre contre l'Ukraine.
A première vue, elles ressemblent à des erreurs. Cette semaine, les mathématiciens du Fonds monétaire international ont publié des prévisions indiquant qu'au cours de l'année à venir, l'économie de la Russie va croître, tandis que celle de la Grande-Bretagne va se contracter. Et que la Russie connaîtra en fait une croissance plus rapide que l'Allemagne, la puissance économique de l'Europe.
Mais il n'y a pas d'erreur, seulement des événements surprenants, dans tous les pays concernés.
Ces chiffres auraient été difficiles à imaginer au début de la guerre, lorsque les sanctions occidentales ont fait chuter la bourse russe et la monnaie locale, le rouble, et que des centaines d'entreprises internationales - de McDonald's à Boeing - se sont retirées du pays. En mars 2022, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a prédit avec assurance que "l'économie russe sera dévastée".
Et pourtant, nous voici au début de l'année 2023, et le FMI prévoit maintenant que l'économie russe, après s'être contractée de 2,2 % l'année dernière, recommencera à croître en 2023, avec une expansion de 0,3 %, puis de 2,1 % en 2024. Et les grandes puissances européennes ? Le Royaume-Uni devrait se contracter de 0,6 % ; l'Allemagne sera encore dans les chiffres, mais de justesse ; la croissance cette année devrait s'établir à un maigre 0,1 %.
[...]
Ce qui soulève la question : Comment cela est-il arrivé ?
Pour la Russie, de meilleures nouvelles sur le front intérieur ...
La réponse commence par deux histoires économiques distinctes : la première, sur ce qui s'est passé à l'intérieur de la Russie, et la seconde, sur les liens de la Russie avec le monde extérieur.
Les sanctions occidentales ont été conçues pour faire pression sur Moscou tant au niveau national qu'international ; l'idée était d'"entraver" l'économie nationale de la Russie et ses relations commerciales, comme l'a dit le Premier ministre britannique de l'époque, Boris Johnson, fin février 2022. Les restrictions comprenaient des mesures visant à couper la banque centrale russe du système financier international, bloquant son accès à des milliards de dollars d'actifs à l'étranger, et à expulser le secteur bancaire privé du pays du système SWIFT, qui lui permettait d'effectuer des transactions avec ses homologues mondiaux.
... et beaucoup de soutien d'autres pays
Il y a deux raisons principales à cela : La capacité de la Russie à persuader ses principaux partenaires commerciaux d'ignorer les sanctions occidentales ; et les ressources naturelles vastes et variées de la Russie.
La Russie continue d'occuper une position dominante sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. Elle est également le premier exportateur mondial d'engrais. Et pour de nombreux pays, se détourner soudainement des approvisionnements russes s'est avéré trop coûteux - quelle que soit leur opinion sur la guerre en Ukraine.(3)
... et beaucoup de soutien de la part d'autres pays Si la situation intérieure a été soutenue par les dépenses de guerre, au-delà de ses frontières, la Russie a continué à commercer relativement librement, pour des dizaines de milliards de dollars, même si les sanctions ont rendu plus difficile pour les entreprises russes de faire des affaires avec leurs homologues étrangers.(3)
Un schéma de 38 ans relie quatre papes et la messe traditionnelle. D'abord, Ecclesia Dei de Saint Jean-Paul II (1988). Ensuite, Summorum Pontificum de Benoît XVI libéralisant la messe traditionnelle (2007), puis Traditionis Custodes la restreignant (2021)....
Dans un nouvel entretien vidéo avec Diane Montagna, cinq ans après Traditionis Custodes , le cardinal a donné son avis sur l'avenir du vetus ordo et averti que la ''synodalité'' et le ''paganisme'' rongent l'Église de l'intérieur.
Cet entretien a été...
Petit-fils de Radbod, le roi des Frisons. Les uns le font naître en Frise, d'autres en Angleterre. Son éducation est confiée aux soins de Saint Ricfrid, l’évêque d’Utrecht. Ordonné prêtre, sous-diacre puis diacre, il est surtout réputé pour s’infliger...
Les sœurs avaient refusé de se conformer à la Constitution civile du clergé, une loi votée en 1790 qui subordonnait l'Église catholique au gouvernement révolutionnaire, confisquait tous les biens de l'Église et interdisait les ordres religieux. Les carmélites...
Mgr Héctor Aguer , archevêque émérite de La Plata (Argentine), âgé de 83 ans, dans une déclaration publiée le 13 juillet a déclaré que la lettre encyclique " Traditionis custodes du pape François, il y a cinq ans, loin de refermer les blessures, les a...
À la lumière de saint Jean de la Croix [l'un des plus grands penseurs du détachement chrétien avec Saint Clément d'Alexandrie aux IIe et IIIe siècles (Stromates IV, 22 ), Saint Bonaventure au 13e siècle, Maître Eckart (réhabilité par le Card. Ratzinger...
L'Ordre du Carmel se donne une origine aussi ancienne que glorieuse ; on croit, non sans raisons sérieuses, que cet Ordre n'est que la continuation de l'école des prophètes établie au Mont Carmel (montagne côtière, Israël) par le prophète Élie. Les disciples...
Saint Henri, roi d'Allemagne, puis roi d'Italie, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 90-91.
Saint Henri II, empereur d'Allemagne (973- 1024). Sixième et dernier empereur du Saint Empire romain germanique de la dynastie...
Les Saints Martyrs de Gorcum sont un groupe de 19 victimes de la Réforme protestante qui ont souffert le martyre pour la foi catholique près de la ville néerlandaise de La Brielle (ou Den Briel), quatre prêtres séculiers, quatorze religieux franciscains...
Il naquit à l'époque où le gouvernement royal d'Angleterre dépossédait les Irlandais de leurs terres pour les donner aux Anglais protestants qu'il installait dans l'île catholique. Il eut vingt ans au moment où Cromwell noya dans le sang la révolte de...