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Christ Roi

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 06:47
Amoris laetitia : des catholiques de Malte interpellent leurs évêques sur la communion aux divorcés remariés

Dans une pleine page publiée par le Times of Malta du 25 janvier, des fidèles laïcs interpellent les évêques de Malte à propos de leurs directives de mise en œuvre de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, appelant à « la véritable miséricorde » et à la « repentance ». Le document des évêques, qui eut les honneurs de l’Osservatore Romano, affirmait que les prêtres ne devaient refuser ni l’absolution ni l’accès à la communion aux divorcés remariés qui affirment se sentir en paix avec le Seigneur. C’est une véritable correction fraternelle qu’ont décidé d’exercer ces catholiques de Malte, et ils n’ont pas mâché leurs mots.

 

Les évêques de Malte interpellés

 

 

S’identifiant comme les « membres de Veri Catholici », ils écrivent : « Vous avez permis que les Très Saints Corps et Sang de Notre Seigneur et Maître soient de nouveau crucifiés et torturés dans les bouches et les cœurs d’adultères et de fornicateurs souillés et impénitents. »

 

Ce langage, c’est le moins qu’on puisse dire, n’est pas dans l’air politiquement correct du temps… Mais les rédacteurs ont largement emprunté leurs mots aux Evangiles, citant les paroles de l’Apôtre pour rappeler que les gens de cette sorte « n’entreront pas au royaume des cieux ». Et de rappeler celles de saint Matthieu demandent de ne pas donner les choses saintes aux chiens ni des perles aux pourceaux.

 

Les catholiques de Malte se mobilisent dans la presse locale

 

 

Qu’ils « tremblent d’une sainte peur », lancent ces catholiques intrépides aux pasteurs qui ont renoncé devant leur tâche, qu’ils songent au jugement qui attend chacun, qu’ils prennent la mesure de « l’abominable document » qu’ils viennent de publier !

 

Invoquant saint Thomas d’Aquin pour rappeler que même Paul s’était opposé publiquement à Pierre, comme chaque fidèle peut le faire lorsqu’il y va de la foi, les « Veri Catholici » publient des extraits du Concile de Trente ainsi que la lettre de 1994 aux évêques du monde entier de la Congrégation pour la doctrine de la foi à propos de l’accès à la Sainte Eucharistie et des divorcés remariés.

 

La mise en page, le langage, la forme de cette interpellation ont quelque chose de très désuet. Manière de montrer que la vérité ne change pas ?

 

Communion et divorcés remariés : la contradiction dans les termes

 

 

Quoi qu’il en soit, la lettre citée est récente à l’aune du temps de l’Eglise, et elle est très claire sur la question du discernement et du for interne de la conscience, centrale dans Amoris laetitia. Désignant explicitement ceux qui vivent ensemble comme mari et femme sans être légitimement mariés comme devant être exclus de l’accès à la communion, le texte signé à l’époque par le cardinal Ratzinger notait que même s’ils estimaient en conscience devoir pouvoir le faire, « vu la gravité de la matière » et en vue du « bien spirituel » de ces personnes, les prêtres ont le « grave devoir » de leur signifier qu’« un tel jugement de la conscience contredit ouvertement l’enseignement de l’Eglise ».

 

Anne Dolhein

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 00:00
Saints Paul, Jean et Barbara martyrs en Corée († 1840)

Martyrologe Romain : À Séoul en Corée, l’an 1840, les saints martyrs Paul Hong Yong-ju, catéchiste, Jean Yi Mun-u, qui s’occupait des pauvres et ensevelissait les corps des martyrs, et Barbara Ch’oe Yong-i, qui suivit les exemples de ses parents et de son mari, mis à mort pour le nom chrétien, tous les trois décapités. (1)

 

Canonisés par S. Jean-Paul II le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) avec André Kim Taegon et 101 Martyrs Coréens.(2)

Sources : (1) L'Evangile au quotidien; (2) Nominis

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 18:40

Les diocèses de France sont en état de comas avancé : séminaires vides, églises vides, curés dont l’âge moyen dépasse allègrement les 65 ans...

Si l’Eglise était une entreprise normale, elle ferait un sérieux audit et elle enverrait promener les spécialistes autoproclamés de la pastorale liturgique, grands promoteurs du “tu dois célébrer comme tu le sens”.

Quand un gérant mène une entreprise à la ruine, on en change. Et l’on change de stratégie. Pas dans l’Eglise. Quand un pape ou un cardinal veut changer les choses, c’est-à-dire abandonner ce qui ne marche pas et n’a jamais marché, ses détracteurs laissent clairement entendre qu’il est “réac”, “tradi”, “fermé”... un tantinet “pharisien” et même passablement “coincé”.

Personne, donc, ne voudra se rende complice de cette engeance de cathos qui veulent un “retour en arrière” ! Ah, le “retour en arrière”. Tout plutôt que ça ! Laissons les choses plonger : la ruine est davantage conforme au “pastoralement correct”.

Se pose donc la question : ne serait-il pas plus fructueux de consacrer davantage de temps à la prière, à l’adoration, à l’étude et moins d’heures aux réunions, à la création et à la gestion d’équipes de ceci ou de cela qui ne servent qu’à tuer le temps de Mme Mimolette et de Sœur Marie-Jenifer ?

Pourquoi nos pasteurs diocésains font-ils leur priorité de la lutte pour le “vivre ensemble” et non pour la prière, le silence, la liturgie, la formation des clercs assurée par des théologiens catholiques et non le premier plombier de sacristie venu ?

Au cours de l’année liturgique, l’Eglise nous fait chanter l’antienne de communion “Primum quaerite” : Cherchez d’abord le Royaume de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît, dit le Seigneur. (Mt. 6, 33)

N’avons-nous pas inversé les choses, c’est-à-dire fait passer la recherche frénétique de “tout le reste” avant celle du Royaume de Dieu ?

Les diocèses de France sont en état de comas avancé
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 13:02

Après mai 68, il fallait ne plus sanctionner les élèves, mais penser de"nouvelles méthodes d'éducation", des méthodes "scientifiques", qui devaient bientôt produire leurs fruits, prendre en compte le "sens de l'histoire" et le "progrès" (sic)... Il était "interdit d'interdire". Les progressistes nous promettaient un avenir radieux, des élèves transformés en petits anges... Et un monde meilleur.

Quel est le résultat en 2017 ? Voici une scène inimaginable il y a cinquante ans, et même encore dans les années 70-80, c'est-à-dire avant que l'idéologie démocratique appliquée à l'école ne produise complètement ses effets destructeurs :

"Bagarre générale dans un lycée. La coupe d'Afrique des nations de football en serait l'origine. L'incident aurait eu lieu dans le lycée Le Corbusier de Poissy dans les Yvelines. Plusieurs chaises ont été lancées à travers la classe. Un des élèves a même filmé la scène".

 

Source: Tv-Libertés, Journal du vendredi 27 janvier 2017

 

Le "sens de l'histoire"... sans doute !

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:00
Sainte Bathilde, reine de France et moniale à Chelles (VIIe siècle)

Fille d'un roi anglo-saxon, Bathilde naît en Angleterre, au VIe siècle, en 630. Toute jeune encore, à la suite d'une guerre, elle fut enlevée par des pirates, vendue comme esclave et achetée à vil prix par un seigneur de la cour du roi franc Clovis II. Le jeune roi, charmé de ses vertus, sa prudence, sa charité envers les pauvres, la demanda en mariage en 649. (1) "Une esclave, lui dit le roi, ne saurait s'asseoir sur le trône de France : je vous déclare libre, et libre aussi de refuser ma main". (2) Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France. Clovis II se reposa entièrement sur elle du gouvernement de sa maison.

 

Loin de s'enorgueillir de son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie ; mais elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux, aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse pour les pauvres, qu'elle comblait d'aumônes, avocate des malheureux, des veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d'un zèle extraordinaire pour le rachat des captifs et l'abolition de l'esclavage : telle fut, sur le trône, la digne émule de sainte Clotilde.

 

Au milieu de la cour, elle trouvait le temps de vaquer à l'oraison et de s'adonner à tous les devoirs de la piété ; détachée des grandeurs d'ici-bas, elle n'aspirait qu'à prendre un libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement.

 

La prohibition et la disparition de l'esclavage

 

"Sous les conseils de Saint Éloi, et très certainement marquée par son enfance, elle va tout faire pour l'interdiction définitive des marchés d'esclaves sur ses terres, provoquant la disparition de l'esclavage dans les royaumes francs" (3)

 

Illustration. "À titre privé, elle achète des captifs qu'elle libère ou qu'elle fait entrer dans les monastères. Le concile de Chalon-sur-Saône (650) se fait l'écho de cette sollicitude donnant force de loi canonique à des dispositions légales (comme les prohibitions de ventes d'esclaves)" (4)

 

"Clovis mourra jeune, après être tombé dans la démence. Bathilde a pris en main les affaires du royaume et, lorsqu'elle devient veuve, l'an 656, son fils aîné n'ayant que cinq ans, c'est elle qui gouverne. La tradition lui attribue une décision capitale dans l'histoire des moeurs: elle interdit les marchés d'esclaves, ce qui revient à prohiber l'esclavage sur ses terres." (5) (Régine Pernoud)

Sainte Bathilde, reine de France et moniale à Chelles (VIIe siècle)

La mort de son époux lui imposa des obligations nouvelles, et pendant l'enfance du jeune roi Clotaire, son fils, elle dut porter tout le poids de l'administration d'un vaste royaume. Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Sa vertu s'épura dans la tribulation, et c'est sans regret qu'elle put enfin se décharger de la régence et entrer comme simple religieuse au monastère de Chelles, qu'elle avait fondé. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à l'action de grâce et s'adonner à la pratique des plus héroïques vertus. Elle vécut dans le cloître comme une simple religieuse, on ne la distingua que par son humilité, son obéissance et sa charité pour les malades.

 

 "Il me semble, disait-elle, que le plus grand bonheur qui puisse m'arriver, c'est d'être foulée aux pieds de tout le monde."

 

Dieu l'éprouva elle-même par des maladies, qu'elle souffrit avec joie.

 

À sa mort, en 680, ses sœurs virent monter son âme au Ciel, et entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies. (6) Elle fut inhumée dans un mausolée placé au fond de l'abside orientale de l'église de la Sainte-Croix près de l'abbaye de Chelles.

 

(au terme de ses actes glorieux dans le siècle, elle a recherché la perfection évangélique, et telle une servante de Dieu a achevé sa vie en moniale). »

— antienne du Benedictus de l'office auprès de l'ancienne abbaye de Chelles

 

Quand l'heure de sa mort arriva, la Légende dorée raconte qu'elle eut la vision d'une échelle dressée devant l'autel de la Vierge Marie, touchant ainsi le ciel et pénétrant ses secrets en compagnie des anges. (Dictionnaire encyclopédique de Marie, par Pascal-Raphaël Ambrogi)

 

Cette sainte reine mérovingienne fut entourée d'un culte par les premiers membres de la maison carolingienne. Bathilde fut canonisée au XIe siècle par le pape Nicolas II. La fête de sainte Bathilde est le 30 janvier.

 

Bathilde apparaîtra comme personnage dans des romans médiévaux comme Theseus de Cologne ou Ciperis de Vignevaux (XIVe siècle). (7)

 

Attributs

 

L'un des attributs de sainte Bathilde est le balai, celui de la petite servante ou celui de l'humble moniale; l'autre est l'échelle, allusion à sa vision, ou bien au nom du monastère. (8)

Sainte Bathilde, reine de France, par Victor Thérasse (1848)

Sainte Bathilde, reine de France, par Victor Thérasse (1848)

Sources

 

(1) Mgr Paul GUERIN, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argenté-sur-Plessis 2003, p. 63

(2) Marc Lefrançois, Histoires insolites des Rois et Reines de France, City Edition, 2013

(3) Laurent Feller, Église et société en Occident: VIIe-XIe siècle, Armand Colin,

(4) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 30

(5) Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 204-205

(6) L'Evangile au quotidien

(7) Wikipedia

(8) Calendrier Perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne Edition

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:04
Nietzsche, ou l’esprit de subversion

Des philosophes comme Éric Vœgelin ont montré que la modernité se caractérise par l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu, sa divinisation, et la croyance progressiste en un sens de l’histoire. Par sa volonté l’homme peut être acteur de son progrès vers l’homme-dieu, et se faire l’artisan de l’établissement d’un Âge d’or. Cependant la modernité se décline selon deux modalités violemment antagonistes : un mode égalitariste et démocratique bien explicité par un Vincent Peillon*, et un mode élitiste et individualiste.

 

Nietzsche (1844-1900) est sans conteste le philosophe le plus éminent du mode moderne élitiste, et un des plus subversifs. En effet, contempteur de la décadence démocratique, il séduit de nombreux catholiques conservateurs. Pourtant, le philosophe rend le christianisme ultime responsable de l’égalitarisme libéral et socialiste. À ce titre, il lui voue une haine sans bornes.

 

En effet Vincent Peillon — ancien ministre socialiste de l’Éducation nationale — résume la position de la modernité démocratique :

 

« À côté de la forme républicaine, il faut « la mentalité et la moralité républicaine ». La France a cette singularité qu’élevée dans la religion catholique, n’ayant pas su faire droit à la Réforme, elle n’a pas fait pénétrer dans ses mœurs une religion du libre examen, de l’égalité et de la liberté. Il faut donc à la fois déraciner l’empreinte catholique, qui ne s’accommode pas de la République, et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les mœurs, les cœurs, la chair, les valeurs et l’esprit républicain sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se préparent à tous les dévoiements. [...] Le républicain, c’est l’homme. En d’autres termes : la religion républicaine, la religion de l’homme, où chacun est digne, respectable, conscient de sa valeur, indéfiniment perfectible.[...] La religion républicaine est une religion des droits de l’homme, c’est-à-dire dire de l’Homme qui doit se faire Dieu, ensemble, avec les autres, ici bas, et non pas du Dieu qui se fait homme à travers un seul d’entre nous. » [1]

 

La modernité, ou l’« ouverture du puits de l’Abîme »

 

Voici que DIEU envoie une puissance de séduction, qui égare et porte à croire au mensonge, afin que soient condamnés ceux qui n’auront pas cru à la vérité, mais se seront complus dans le mal. (II Thes. 2:11-12)

 

Bossuet, dans son commentaire de l’Apocalypse, interprétait le verset parlant de l’ouverture du puits de l’Abîme d’où émane une fumée épaisse voilant le soleil (Ap. 9, 1 et 2), comme une prophétie annonçant la venue de Luther, qui obscurcit la pure doctrine de l’Église avec l’erreur du libre examen. Trois siècles plus tard, témoins de l’extrême et rapide décrépitude du monde moderne, qui se noie dans son vomissement, nous pouvons considérer les étonnantes fortunes de monstres non moins dangereux qui, depuis, ont atteint le faîte de la puissance : Robespierre, Saint-Just, Marx, Lénine, Trotsky, Hitler et Mao...

 

Nietzsche, séducteur et corrupteur de ses ennemis

 

Coté pile : un séduisant prophète opposé au capitalisme et au socialisme

 

Cependant, Nietzsche semble être réservé pour la fin de la corruption avancée, inaugurée par la crise de mai 1968, son étoile étant dès lors au zénith. Et pourtant, il fait illusion sur certains de nos amis qui, perplexes devant ses errements et ses fruits putrides, veulent se persuader de sa « noblesse », de son « exigeant sens éthique », d’une « réaction mystique pleine de grandeur » à l’époque du socialisme et de l’épicerie mondiale. Bien qu’ils émettent de sérieuses réserves à son sujet, leur analyse inexacte étant sans cesse contredite par les textes et les doctrines des disciples, ils se sont fabriqué un Nietzsche tout en contradiction :

 

une part, bonne, mise au compte du poète et du génie ;

l’autre, exécrable, demeurant incompréhensible, est imputée à la dialectique et aux réactions intempestives du lion irrité par la vue des moustiques — entendez les chrétiens — qui ne seraient pas les aigles dont il pourrait s’émerveiller.

 

Coté face : l’hérésiarque impie et ennemi déclaré de Dieu

 

Et voilà en fait justifié le plus audacieux hérésiarque de tous les temps, le « destructeur d’étoiles », comme il aimait à se dépeindre [2], le digne émule de Marx pour enlever à Dieu son règne sur le grand nombre. Le funeste messager de la « mort de Dieu » se voit ainsi paré d’une gloire usurpée. Ne dit-il pas :

 

Je suis Zarathoustra, l’impie, qui demande : « Qui est plus impie que moi afin que je me réjouisse de son enseignement ? » [3]

 

S’il y a une apparente grandeur dans sa déclaration de guerre au christianisme, elle ne relève que de la déclamation théâtrale et de sa logomachie accoutumée. Il se caractérise par un orgueil outrecuidant et une mise en scène à la Wagner.

 

De la nécessité d’une étude approfondie des motivations de Nietzsche

 

Aussi faudrait-il en finir, par une étude précise et exhaustive des textes, avec une légende que rien ne permet d’appuyer, quand, au contraire, toute l’œuvre de Nietzsche démontre qu’il appartient à cette lignée maudite de faux prophètes qui, depuis plusieurs siècles, s’acharnent, avec toujours plus de succès et d’impudence, contre la Religion que Dieu a établie, et contre les Royaumes qui en furent longtemps les remparts. Sous nos yeux, les théologiens de « la mort de Dieu », dignes disciples d’un tel maître, achèvent de profaner le sanctuaire et s’efforcent de renverser la dernière Monarchie (la papauté [note de VLR]).

 

Une obsession : la subversion du catholicisme

 

Parlons brièvement, car la matière est vaste et difficile à appréhender, du dessein de Nietzsche, c’est-à-dire de son plan de subversion du catholicisme. Il faut d’abord distinguer la forme et le fond.

 

Masquer par la forme les faiblesses du fond

 

La forme tient une place prépondérante, mais qu’il serait trop long de développer ici. Résumons en disant qu’il cherche à convaincre par un ton ordinaire d’autorité (c’est un faux prophète), mettant en avant ses relations avec un monde supérieur et son génie personnel. Il avait l’ambition d’accomplir une œuvre formellement plus achevée, donc plus apte à convaincre, que les Saintes Écritures ainsi réduites à un genre littéraire. Il concevait sa prose comme une musique, abondamment gonflée de symboles charmeurs, destinée à entraîner l’adhésion dans ses remous trompeurs.

 

Pour le fond, on peut distinguer deux parties, comme il le fait lui-même dans ses divers plans (cf. Volonté de puissance) : l’une est critique, destructrice du christianisme, l’autre est censée être constructive par l’apport de sa révélation.

En fait, les deux parties sont souvent mêlées, du fait notamment de l’inconsistance du fond de sa pensée.

 

Libérer l’humanité de l’imposture chrétienne

 

La partie critique se résume à son message de la mort de Dieu, qui est son pôle principal et son slogan récapitulatif. Ce n’est pas simplement un constat du déclin de la foi dans le monde, comme une analyse sommaire tendrait à l’affirmer, mais son œuvre personnelle. Il se flatte d’avoir « découvert » ce qu’il appelle l’imposture chrétienne, et d’avoir libéré l’humanité du complot chrétien qui empêchait les forts de dominer. Maintenant qu’il a éventé ce complot, la lumière le chasse dans les ténèbres et lui, Nietzsche, permet à l’humanité d’entrer dans l’âge adulte. Témoin parmi cent autres ce texte caractéristique de Ecce homo :

 

Ce qui me délimite, ce qui me met à part de tout le reste de l’humanité, c’est d’avoir découvert la morale chrétienne... L’aveuglement devant le christianisme, c’est là le crime par excellence, le crime contre la vie. Les millénaires, les peuples, les philosophes et les vieilles femmes — déduction faite de cinq ou six moments de l’histoire, et de moi comme le septième,— sur ce point, ils se valent tous... La notion de Dieu a été inventée comme antinomie de la vie ; en elle se résume, en une unité épouvantable, tout ce qui est nuisible, vénéneux, calomniateur, toute l’inimitié contre la vie. [4]

 

Il développe cette thèse surabondamment, en insistant sur ce qu’il nomme la, psychologie morbide du christianisme, le complot qu’il qualifie parfois, dans son jargon, de « transmutation des valeurs » :

 

Je suis finalement le premier psychologue du christianisme et peux faire avancer, en vieil artilleur que je suis, des pièces lourdes dont aucun adversaire du christianisme n’a seulement soupçonné l’existence [5].

 

Ses calomnies contre saint Paul et la morale sont particulièrement remarquables, et on ne peut lui dénier une grande originalité dans l’art de la calomnie.

 

Remplacer le christianisme par une nouvelle religion

 

Mais il n’a pas voulu s’en tenir à une simple agression rénovée par une méthode originale, la feinte indignation : il a voulu remplacer le christianisme par une nouvelle religion, avec ses dogmes et son archétype moral, se croyant capable de défendre par ses livres ce que Dieu a fait par les Saintes Écritures.

Ses dogmes se résument à l’erreur de l’Éternel Retour et au Surhomme.

 

Le dogme matérialiste de l’Éternel Retour

 

Lutter contre la fiction du Ciel qui permet aux faibles de dominer les forts

 

Quoique relevant surtout de la structure subjective de Nietzsche, éternelle rechute d’une passion qui toujours s’exalte, l’Éternel Retour est donné plusieurs fois sous l’aspect d’un dogme neuf, la vérité désespérante contre laquelle le christianisme aurait lutté en lui imposant la « fiction » du Ciel, vérité occultée par les faibles qui se seraient ainsi sécurisés et auraient dominé les forts.

 

Il voit toujours les conséquences morales d’une telle prédication : le désespoir, le vide de toute chose, l’anéantissement de l’espérance chrétienne fondée sur l’attente d’une récompense éternelle de la foi et de la patience

Il prétend que, diffusée par la magie de son verbe, sa vérité va balayer les faibles et renverser leur pouvoir usurpé ; qu’elle aura pour effet d’établir le règne de la force, des volontés qu’il appelle libres, de ceux qui se considèrent comme des dieux.

 

L’Éternel retour est celui de la matière qui se transforme, et qui seule existe

 

Mis à part cet aspect moral, c’est-à-dire atteignant la raison même de vouloir et d’ordonner ses actes, l’Éternel Retour est une doctrine selon laquelle seule la matière existe, se compose, se décompose et se recompose, éternellement identique :

 

Toutes choses reviennent éternellement et nous revenons nous-mêmes avec elles, et nous avons déjà été une infinité de fois, et toutes choses ont été avec nous. Il y a une grande année du devenir, un monstre de grande année ; il faut que, semblable à un sablier, elle se retourne sans cesse pour s’écouler et se vider à nouveau, en sorte que toutes ces années se ressemblent entre elles. [6]

 

Le mouvement de l’Éternel retour implique la haine et la volonté de destruction

 

Mais c’est aussi une vision de haine éternelle :

 

Dionysos contre le Crucifié : la vie elle-même, avec son caractère éternellement redoutable et son éternel retour, nécessite l’angoisse, la destruction, la volonté de destruction [7].

 

Une croyance à l’Éternel retour inspirée par des puissances supérieures

 

Cette croyance est présentée comme ayant la vertu de procurer une véritable transfiguration, dont Nietzsche aurait eu la révélation dans son septième ciel :

 

On ne saurait en vérité se défendre de l’idée qu’on n’est que l’incarnation, le porte voix, le médium (sic) de puissances supérieures... « quelque chose » qui nous ébranle, nous bouleverse jusqu’au plus intime de notre être, est la plus simple expression de la vérité... c’est une extase,... c’est une plénitude de bonheur et d’horreur... [8]

 

Il n’y a pas si longtemps, toute personne équilibrée aurait diagnostiqué là un cas typique de possession. Mais Nietzsche déploie l’arsenal de sa poésie pour faire avaler cette énorme couleuvre que lui-même s’efforce d’engloutir :

 

J’ai déployé des cieux tranquilles au-dessus de moi, et j’ai volé de mes propres ailes dans mon propre ciel [9].

 

Une nouvelle certitude est-elle venue vers toi, lourde et chargée de ferment ? Et de lui répondre : « Comme ce monstre s’est glissé dans ma gorge pour m’étouffer » [10].

 

Il est cependant réconfortant de constater que, malgré la prolifération des nietzschéens, peu nombreux encore sont ceux qui croient à cette ineptie. Nous avons néanmoins assisté récemment à des essais de diffusion ; citons le cinéaste Polanski, qui cherche à créer dans ses films un climat propice à la suggérer discrètement ; et aussi la revue Engadine, de P. Lance.

 

Le dogme progressiste et immanentiste du Surhomme

 

Quant au Surhomme, autre géniale invention nietzschéenne qui a sa fortune jusqu’à être habituellement sur des lèvres pontificales, c’est certainement son meilleur succès. Ici encore, il faudrait pouvoir développer longuement pour montrer comment ce terme a été inventé dans le cadre d’une technique de séduction, où la forme et la mise en scène ont le rôle principal. C’est aussi un outil de la dialectique nietzschéenne, l’argument auquel il renvoie quand il est à cours d’autres moyens de persuasion :

 

Là où finit l’État, déclare Zarathoustra, par exemple, ne voyez-vous pas, mes frères, l’arc en ciel… qui mène au Surhomme ? [11]

 

Si l’on veut résumer et aller à l’essentiel, le Surhomme ressemble beaucoup trop à l’Antéchrist prédit par les Écritures Saintes pour qu’on ne puisse faire le rapprochement : même messianisme infernal, même volonté d’usurper la puissance suprême et de se faire adorer :

 

J’aime ceux qui se sacrifient à la terre pour qu’un jour, sur la terre, vienne le règne du Surhomme. [12]

 

Il élimine le règne de Dieu :

 

Jadis, on disait : Dieu, lorsqu’on regardait vers les mers lointaines ; maintenant, je vous ai appris à dire : Surhomme [13].

 

Il est prétexte à la venue du règne de l’enfer :

 

Pour l’amour du Surhomme, il est nécessaire de mettre toujours plus d’inégalités et de guerres entre les hommes [14].

 

Ce règne de l’enfer, il faut le désirer :

 

Tu dois aimer le Surhomme comme ta raison d’être [15].

 

Lutter contre l’enfer de la fausse anti-modernité de Nietzsche

 

Voilà les nouvelles tables. Nous sommes donc bien loin des attaques portées contre un faux christianisme, visant en fait les affairistes, bien loin de la noble réaction contre une religion hypocrite et bourgeoise : c’est à Dieu et à son règne que Nietzsche en veut.

 

Tout est logique chez cet auteur dès lors qu’on le situe dans la perspective où lui-même s’est placé : « transmutation des valeurs », « mort de Dieu », « psychologie morbide des chrétiens », « Surhomme », « Éternel Retour », « Volonté de puissance », « Dionysos », — toutes ces expressions où les analystes ne voient que contradictions et incohérences, encore qu’impressionnantes, sont en fait les composantes, chacune à sa place, d’une arme unique qui vise un but unique.

 

Nietzsche a voulu ruiner l’ordre surnaturel et l’ordre naturel, attestés l’un et l’autre par les Saintes Écritures, gardés infailliblement par le Magistère catholique.

 

Il a voulu promouvoir le règne de l’enfer, qui commence à s’implanter, en poussant le vice et l’erreur à l’extrême, en excitant les bas instincts de vengeance des bas-fonds de l’humanité pour les inciter à convoiter la puissance et la domination, en violation de la hiérarchie établie par la Providence.

 

Au blasphématoire et impudent cri de l’athéisme militant, poussé par son coryphée : « Dieu est mort, nous voulons que le Surhomme vive » [16], tous les lecteurs auront à cœur d’opposer le Christus vincit, Christus_regnat, Christus imperat qui, avec l’aide du Ciel, le vrai, rendra à notre beau Royaume son Roi légitime.

 

[Jacques GALY/(in La Légitimité, N°7, 22 Rue Planchat, Paris, avril-mai-juin 1976.)/]

Annexes : deux textes tirés de L’Antéchrist

 

Nietzsche : L’Antéchrist, Essai d’une critique du christianisme, chapitre 62

 

Je termine ici et je prononce mon jugement. Je condamne le christianisme, j’élève contre l’Église chrétienne la plus terrible de toutes les accusations, que jamais accusateur ait prononcée. Elle est la plus grande corruption que l’on puisse imaginer, elle a eu la volonté de la dernière corruption possible. L’Église chrétienne n’épargna sur rien sa corruption, elle a fait de toute valeur une non-valeur, de chaque vérité un mensonge, de chaque intégrité une bassesse d’âme.

 

Qu’on ose encore me parler de ses bienfaits « humanitaires ». Supprimer une misère était contraire à sa plus profonde utilité, elle vécut de misères, elle créa des misères pour s’éterniser...

 

Le ver du péché par exemple : une misère dont l’Église seulement enrichit l’humanité !

L’« égalité des âmes devant Dieu », cette fausseté, ce prétexte aux rancunes les plus basses, cet explosif de l’idée, qui finit par devenir Révolution, idée moderne, principe de dégénérescence de tout l’ordre social — c’est la dynamite chrétienne... les bienfaits « humanitaires » du christianisme ! Faire de l’humanitas une contradiction, un art de pollution, une aversion, un mépris de tous les instincts bons et droits ! Cela serait pour moi des bienfaits du christianisme !

Le parasitisme, seule pratique de l’Église, buvant, avec son idéal d’anémie et de sainteté, le sang, l’amour, l’espoir en la vie ;

l’au-delà, négation de toute réalité ;

la croix, signe de ralliement pour la conspiration la plus souterraine qu’il y ait jamais eue, — conspiration contre la santé, la beauté, la droiture, la bravoure, l’esprit, la beauté d’âme, contre la vie elle-même…

 

Je veux inscrire à tous les murs cette accusation éternelle contre le christianisme, partout où il y a des murs, — j’ai des lettres qui rendent voyants même les aveugles... J’appelle le christianisme l’unique grande calamité, l’unique grande perversion intérieure, l’unique grand instinct de haine qui ne trouve pas de moyen assez venimeux, assez clandestin, assez souterrain, assez petit — je l’appelle l’unique et l’immortelle flétrissure de l’humanité...

 

[Et l’on compte le temps à partir du dies nefastus qui commença cette calamité, — à partir du premier jour du christianisme ! — Pourquoi pas plutôt à partir de son dernier jour ? — À partir d’aujourd’hui ? — Inversion des valeurs !...] [17]

 

Loi contre le christianisme promulguée le jour du Salut, le premier jour de l’an Un (— le 30 septembre 1888 de la fausse chronologie)

 

Guerre à mort contre le vice : le vice est le christianisme

 

Article 1.— Toute contre-nature est vicieuse. L’être vicieux par excellence, c’est le prêtre : il enseigne la contre-nature. Contre le prêtre, ce ne sont plus les raisons qu’il faut, mais la prison.

 

Article 2.— Toute participation à un culte est un attentat aux bonnes mœurs. L’on sera plus dur contre les protestants que contre les catholiques, plus dur contre les protestants libéraux que contre les orthodoxes. Être chrétien est d’autant plus criminel que l’on se rapproche de la vérité. Le criminel par excellence est donc le philosophe.

 

Article 3.— Les lieux maudits où le christianisme a couvé ses innombrables basiliques seront éradiqués de la surface de la terre, et ils feront horreur à la postérité. On y élèvera des serpents venimeux.

 

Article 4.— Prêcher la chasteté, c’est inciter publiquement à la contre-nature. Chaque mépris de la vie sexuelle, chaque souillure de celle-ci par l’idée même d’« impur » est le vrai péché contre l’esprit saint de la vie.

 

Article 5.— Manger à la même table qu’un prêtre, c’est s’exclure de la société des gens honnêtes. Le prêtre est notre Tchândâla, - il sera proscrit, affamé, en toutes circonstances

chassé et exilé.

 

Article 6.— On appellera l’histoire « sainte » du nom qu’elle mérite : celui d’histoire maudite ; on n’utilisera plus les mots « Dieu », « sauveur », « rédempteur », « saint » que comme des insultes, des emblèmes criminels.

 

Article 7.— Tout le reste s’ensuit [18].

 

Notes

 

[1] Vincent Peillon, Une religion pour la République, la foi laïque de Ferdinand Buisson, Éditions du Seuil, Janvier 2010, p.34-35-36.

[2] Ainsi parlait Zarathoustra, Gallimard, 1965, p. 182.

[3] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 198.

[4] Ecce homo. Comment on devient ce qu’on est, Denoël-Gonthier, 1971, p. 162 s.

[5] Lettre du 18 octobre 1888, dans L’Antéchrist, Paris, Union générale d’éditions (Le Blonde en 10/18), 1967, p. 163.

[6] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 255.

[7] Volonté de puissance, éd. du Mercure de France, t. II., p. 284.

[8] Ecce Homo, p. 119.

[9] Ainsi parlait Zarathoustra p. 267.

[10] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 252.

[11] Ainsi parlait Zarathoustra, De la nouvelle idole.

[12] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 21.

[13] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 100.

[14] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 118.

[15] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 75.

[16] Ainsi parlait Zarathoustra, p. 186.

[17] Nietzsche, L’Antéchrist, Essai d’une critique du christianisme, livre numérique Wikisource.

[18] Nietzsche, L’Antéchrist, Essai d’une critique du christianisme, livre numérique Wikisource.

Source: Vive le Roy

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 00:00
Sainte Martine et Sainte Agnès devant la Vierge par El Greco

Sainte Martine et Sainte Agnès devant la Vierge par El Greco

 

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l'argent à des œuvres de miséricorde.

L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens

Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête ; mais, conduite à l'empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles ; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d'Apollon. En y entrant, Martine, s'armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l'instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L'empereur, irrité, commanda qu'on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer; Martine souffrit avec une telle patience que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l'empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l'huile bouillante ; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres.

L'empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu'il la crut morte; mais s'apercevant qu'il se trompait: "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés ?
J'ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

 

http://magnificat.ca/cal/fr/saints/images/sainte_martine.jpg

L'empereur, informé de ce qui s'était passé, ordonna que Martine fût menée dans l'amphithéâtre afin d'y être exposée aux bêtes; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora.

Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ."

Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l'avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l'instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L'empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure.

Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu'au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/81/Santi_Luca_e_Martina_al_Foro_Romano_-_01_-_Panairjdde.jpg/450px-Santi_Luca_e_Martina_al_Foro_Romano_-_01_-_Panairjdde.jpg
Église Saint-Luc et Sainte-Martine à Rome

 

 

Sources : (1) P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64. http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110130&id=1595&fd=0 (2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Martine_de_Rome

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 22:10
Entretien de Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint Pie X, sur Tv-Libertés

Mgr Fellay est supérieur général depuis 1994 de la Fraternité Saint Pie X fondée par Mgr Lefebvre en 1970. Il expose dans cet entretien la spiritualité propre de la Fraternité Saint Pie X et fait le point sur les relations de la Fraternité avec le Saint-Siège. Suite aux dernières rencontres entre le pape et Mgr Fellay, qui ont débouché sur de nouvelles propositions, il ne semble plus manquer qu'un "tampon" pour conclure un accord. Cet accord est possible, selon le supérieur général, sans attendre que la situation ne soit devenue totalement satisfaisante, à ses yeux, dans l'Eglise.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:51

Le 24 janvier 2017, dans son numéro daté du 25, Le Canard enchaîné indique que Penelope Fillon a été rémunérée environ 500 000 euros bruts en huit ans pour un emploi d'assistante parlementaire de son mari, de 1998 à 2002, puis de son suppléant, Marc Joulaud, de 2002 à 2007. (Le Figaro,‎

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"
François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

"L’épouse de François Fillon a perçu 500 000 euros comme attachée parlementaire". Le Monde.fr,‎

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/01/24/la-femme-de-francois-fillon-a-percu-500-000-euros-comme-attachee-parlementaire_5068488_823448.html

 

Selon Le Canard enchaîné, mercredi 25 janvier, l’ancien premier ministre a employé sa femme, Penelope Fillon, comme assistante parlementaire entre 1998 et 2002, puis six mois en 2012. Elle touchait alors un salaire de 3 900 euros brut mensuels puis de 4 600 euros. Entre 2002 et 2007, elle a aussi été collaboratrice de Marc Joulaud, le suppléant qui a occupé le siège de M. Fillon lorsqu’il est devenu ministre des affaires sociales, puis ministre de l’éducation nationale. Son salaire a alors augmenté, pour atteindre jusqu’à 7 900 euros brut. L’hebdomadaire satirique a calculé que le total perçu pendant toutes ces années a été de 500 000 euros.Rien d’illégal sur le papier (mais tout ce qui est légal n'est pas moral. NdCR... surtout en "république"). Les députés disposent en effet d’une enveloppe – 9 561 euros brut actuellement – pour employer jusqu’à cinq personnes. Et ils peuvent embaucher leurs proches, mais seulement à la condition qu’ils travaillent vraiment. Or, selon Le Canard enchaîné, ce n’était pas le cas de Mme Fillon.

 

Lors de son meeting de campagne présidentielle à porte de la Villette à Paris, devant 15 000 personnes, François Fillon a peut-être surréagi à l'affaire Pénélope Fillon, affaire qualifiée de "Penelope-Gate", en déclarant "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups". (1) (2)

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/29/35003-20170129LIVWWW00078-en-direct-meeting-de-francois-fillon-a-la-villette-le-discours-les-analyses-les-reactions.php

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/29/35003-20170129LIVWWW00078-en-direct-meeting-de-francois-fillon-a-la-villette-le-discours-les-analyses-les-reactions.php

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

Au lieu d'expliquer aux Français en quoi sa femme a réalisé un travail réel et non fictif, François Fillon a préféré balayer cette affaire d'un revers de main en attaquant les journalistes à l'origine de l'information. Sans apporter aucun mots de réconforts aux Français d'en-bas qui ont pu être déçu, on a peut-être là le mot de trop qui risque de décevoir encore plus. N'est pas roi qui veut ! Cela augure mal en tout cas d'un rassemblement de tous les Français. A comparer avec le mot de Louis XVI aux révolutionnaires en 1792 :

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.

On trouve la source de cette parole de Louis XVI qui "pardonne" dans le texte de la romance distribuée par milliers, et chantée publiquement à Paris le jour même que la défense du Roi a été prononcée. La première publication de cette complainte se trouve aux pages 257 et 258 dans le tome premier du "Dernier tableau de Paris, ou récit historique de la révolution du 10 août 1792, des causes qui l’ont produite, des évènements qui l’ont précédée, et des crimes qui l’ont suivie", publié à Londres par J. Peltier en septembre 1793.

 

On retrouvera ensuite le texte de cette complainte dans "l’Almanach des gens de bien pour l’année 1797" publié à Paris par le fameux polémiste monarchiste Christophe Félix Louis Ventre de La Touloubre, dit Galart de Montjoie. Après quoi, tout au long du XIXe siècle et jusqu’à nos jours. (Source)

« Complainte de Louis XVI aux Français ». Chanson royaliste de la Révolution française. Contexte :

La progression des armées étrangères et monarchistes vers Paris provoque le renversement du roi Louis XVI, le 10 août 1792 par les sections républicaines : la monarchie est abolie le 21 septembre. Le roi, emprisonné, est surnommé "Louis le Dernier" ou "Louis Capet" par les révolutionnaires. Louis XVI est inculpé pour trahison sur l'accusation de ne pas avoir respecté son rôle constitutionnel, d'avoir manœuvré secrètement contre la Révolution et d'avoir tenté de fuir la France en juin 1791.

 

Paroles :



« Ô mon peuple ! Que vous ai-je donc fait ?
J'aimais la vertu, la justice ;
Votre bonheur fut mon unique objet,
Et vous me traînez au supplice ! (bis)


Français, Français, n'est-ce pas parmi vous
Que Louis reçut la naissance ?
Le même ciel nous a vu naître tous :
J'étais enfant dans votre enfance.

Ô mon peuple ! Ai-je donc mérité
Tant de tourments et tant de peines ?
Quand je vous ai donné la liberté,
Pourquoi me chargez vous de chaînes ? (bis)

Tout jeune, encore, les Français en moi
Voyaient leur appui tutélaire ;
Je n'étais pas encore votre Roi,
Et déjà j'étais votre père.

Quand je montai sur ce trône éclatant
Que me destina ma naissance,
Mon premier pas dans ce poste brillant
Fut un édit de bienfaisance. (bis)

Le bon Henri, longtemps cher à vos coeurs,
Eut cependant quelques faiblesses ;
Mais Louis XVI, ami des bonnes moeurs,
N'eut ni favoris, ni maîtresses.

Nommez-les donc, nommez-moi les sujets
Dont ma main signa la sentence !
Un jour vit périr plus de Français
Que les vingt ans de ma puissance ! (bis)

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.


Ô mon peuple ! Recevez mes adieux ;
Soyez heureux, je meurs sans peine ;
Puisse mon sang, en coulant sous vos yeux,
Dans votre coeurs éteindre la haine. (bis) »

Interprétation : Chœur Montjoie Saint-Denis
Album : « Vendée 1792 - 1796 »
http://choeur-montjoie.com/

Avant d'être exécuté, Louis XVI pardonne encore et prie pour ses ennemis :

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

"Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France."

Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Paris, Perrin, 2005

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 00:00
Saint Gildas le Sage, prêtre (✝ 570)

Né en Angleterre, Gildas alla à l'école avec les futurs saints Pol et Samson. Ordonné prêtre, il partit aussitôt en mission en Irlande, évangélisée un siècle plus tôt par saint Patrick, en Angleterre et en Bretagne. 

Saint Gildas réforma et fonda plusieurs monastères.

Peu de temps avant sa mort, il se retira sur l'île d'Houat (Morbihan) où il mourut. L'abbaye de Rhuys a conservé son tombeau et développé son culte... Saint Gildas est connu sous les formes bretonnes Sant Veltas ou sant Gueltas.

Son surnom lui vient des nombreuses études philosophiques qu'il fit dans sa jeunesse.

 

Sources: (1) L'Evangile au quotidien; (2) Nominis; (3) Wikipedia

 

Statue de Gildas près du village de Saint-Gildas-de-Rhuys

Statue de Gildas près du village de Saint-Gildas-de-Rhuys

 

Statue de Gildas à côté du Grand-Mont

 

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- Les Sept saints fondateurs de la Bretagne

- Les saints bretons

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 21:53
"That's Amoris" - C'est Amoris : Une chanson humoristique résume parfaitement la controverse d'Amoris Laetitia

Cette chanson humoristique résume parfaitement la controverse d'Amoris Laetitia

 

Source: This hilarious song perfectly summarizes the Amoris Laetitia controversy, LifeSite News,  Mon Jan 23, 2017 - 4:47 pm EST

 

Traduction  :

 

It's Amoris

C'est Amour.

Where Francis Reigns

Où François règne

When People meet

Quand les gens se rencontrent

Here's what they say :

Voici ce qu'ils disent :

 

When the Church hits the Rock

Quand l'Eglise frappe la roche

And The Rock splits the Flock

Et que la roche divise le troupeau

That's Amoris !

C'est Amour !

 

When the Pope's Document

Quand le Document du Pape

Is stamped from Saint Gallen

Est timbré de Saint Gallen

That's Amoris !

C'est Amour !

 

Diff'rent Interpretations

Différentes interprétations

Of one Exhortation

D'une Exhortation

'Where is Müller ?'

'Où est Müller ?'

 

'There's no danger here to the Faith'

'Il n'y a là pas de danger pour la Foi'

The within days, Malta breaks

Dans les jours suivants, Malte casse tout

'O Scicluna!'

'O Scicluna !'

 

When Four Cardinals write

Quand Quatre Cardinaux écrivent

But they get no reply

Mais ils n'obtiennent aucune réponse

That's Amoris

C'est Amour

 

When Petitions are penned

Quand des pétitions sont signées

Saying, 'Please think again !'

Demandant, S'il vous plaît, pensez à nouveau !

They're ignored

Elles sont ignorées

 

'When the Pope's homilies

Quand les homélies du Pape

Insult everybody

Insultent tout le monde

And The Curia

Et la Curie

 

Everyone gets accused

Tout le monde est accusé

Of a readin' fake news

D'une lecture d'une fausse nouvelle

'Copraphagia'

'Coprophagie'

 

When Austen Ivereigh

Quand Austen Ivereigh

Says : 'Please, listen to me...'

Dit : 'S'il vous plaît, écoutez-moi...'

That's Amoris'

C'est Amour'

 

I've a PHD, see

J'ai un doctorat, vois

In Ambiguity & Nuances'

En Ambiguïtés & Nuances'

 

Yet he still bids a swift retreat

Pourtant il offre encore une retraite rapide

if you dare to challenge his tweet

Si vous osez défier son tweet

Like Spadaro

Comme Spadaro

 

'So much for a dialogue

'Voilà pour un dialogue

As we discover we're blocked

Lorsque on découvre qu'on est bloqué

'Cos he's cornered'

'Parce qu'il est cornérisé

 

jésuite Spadaro certitude théologie catholique When will we all be free from

Quand serons-nous libéré de

the Cruel Tyranny

la cruelle tyrannie

...that's Amoris !

... C'est Amour ! (2+2 = 5)

 

Kasper's theology's

La théologie de Kasper

Serene apostasy

Apostasie sereine

Oh, how long !

Oh, combien de temps !

 

Did the Dubia sent

Les Dubia envoyées

Fall into on air vent ?

Sont-elles tombées dans une bouche d'aération ?

That's Amoris !

C'est Amour !

 

It's a climate of fear

C'est un climat de peur

Engineered for 4 years

Réalisé de puis 4 ans

That's Amoris !

C'est Amour !

 

Oh dear heavenly Queen

Oh chère Reine du Ciel

Will you please intervene ?

Interviendrez-vous s'il vous plaît ?

Plead for us !

Plaidez pour nous !

 

In Vatican

Au Vatican

Where Francis reigns

Où règne François

When People meet

Quand les gens se rencontrent

"That's Amoris" - C'est Amoris : Une chanson humoristique résume parfaitement la controverse d'Amoris Laetitia
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 20:04
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 11:26

On a vu qu'un Vincent Peillon, candidat à la primaire PS pour la présidentielle, voulait une "religion républicaine", car " on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique" et qu'"il faut remplacer cela..." [1], on a vu aussi avec le philosophe Maxence Hecquard que "toute politique repose sur une métaphysique". Notre-Dame de Fatima veut, elle aussi, une religion pour nos sociétés, mais ce n'est pas celle de Vincent Peillon :

Lu sur le site de l'Homme Nouveau (Père Ange-Marie) :

Si l’on fait ce que je vais vous dire, on aura la paix !

Notre-Dame de Fatima

Nous fêtons cette année le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima au Portugal. Les différents faits de l’histoire de cette apparition, sans doute la plus grande de ces derniers temps, nous font présumer de l’importance de ce 100e anniversaire. Ce qui s’est passé au Portugal en 1917 est le gage et le signe prophétique de ce que le Cœur immaculé de Marie prépare pour le monde. Personne ne peut plus nier que le fait de Fatima est en connexion avec les grands évènements mondiaux de ces cent dernières années. Faut-il rappeler que la première apparition eut lieu quelques semaines après l’explosion du bolchevisme en Russie, et juste huit jours après que le pape Benoît XV, ajoutant aux litanies mariales l’invocation : « Reine de la Paix, priez pour nous », eût demandé la prière des enfants pour la paix !

 

[...] L’histoire de Fatima rappelle, avec force, la suprématie du spirituel sur le temporel, et sa très grande influence dans l’ordre temporel. Le rappel de cette vérité est nécessaire à la guérison de nos esprits blessés par ce vent de laïcisme qui a fini par glacer notre bon sens et le sens de la foi. Fatima nous rappelle que nos pays doivent être régis dans l’unité du temporel et du spirituel. Pas de division, pas de séparation mais bien distinction et sujétion du temporel au spirituel, car Dieu est aussi le Maître des nations ! Notre Dame dit tout cela en ces quelques mots : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, on aura la paix ! ». La Reine de la Paix vient rappeler aux hommes ce qu’ils doivent faire dans le domaine spirituel – c’est son rôle – pour obtenir en conséquence une paix temporelle. Cela, notre siècle est-il encore en mesure de le comprendre et de l’admettre ? Il faudra bien qu’il le comprenne un jour puisque la Sainte Vierge annonce qu’à la fin, son Cœur immaculé triomphera.

Notre-Dame de Fatima veut une religion pour nos sociétés, mais ce n'est pas celle de Vincent Peillon ni des républicains

Notre Dame demande de réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre, l’offrande de sacrifices pour épargner l’enfer aux pécheurs, la consécration de la Russie à son Cœur immaculé pour y régner et assurer ainsi une paix mondiale ! Fatima nous réapprend à prier, à adorer, à nous mettre à genoux devant Dieu, car c’est Lui qui est la Paix des âmes et la Paix du monde. La paix est un don de Dieu que nous ne pourrons recevoir que lorsque notre orgueil aura courbé le front devant Lui, quand nous nous serons mis à genoux au pied du Cœur immaculé de Marie, duquel dépend cette grâce de la Paix.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg/800px-Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg Le Ciel, encore une fois, vient au secours de la terre. L’empereur Constantin reçut du Ciel le signe du salut : « Par ce signe tu vaincras. » Aujourd’hui, c’est la Vierge de Fatima qui vient nous dire par quel signe nous vaincrons le mal, mal spirituel et mal temporel, car, encore une fois, dans le cours de l’Histoire, ces deux réalités sont plus liées qu’on ne veut bien le croire.

 

Le « miracle » de cette paix mondiale dépend donc de notre obéissance aux désirs de Marie.

 

« À la fin, mon Cœur immaculé triomphe­ra. » Il ne dépend que de nous que cette fin commence aujourd’hui ! ­Mettons-nous à l’œuvre. Nous devons être les petits artisans de cette paix. Il le faut car, quand nous connaîtrons le message de Fatima, nous comprendrons que la paix du monde dépend de chacun de nous.

 

La promesse de paix est conditionnel­le et cette condition s’adresse à tous : hommes, femmes, enfants, gouvernants, hiérarchie ecclésiastique… Le sort du monde est entre nos mains aussi bien qu’entre les mains de Dieu. C’est la ferveur des chrétiens attentifs au message de Fatima qui hâtera le retour des âmes à Dieu et par suite le salut du monde. Cela, nous devons en être certains, en vertu de la promesse de Notre Dame : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, on aura la paix ! ».

Source: 1917-2017 : Se mettre à l'école de Fatima avec l'Homme Nouveau, BelgiCatho, Vendredi 27 janvier 2017

Notes

 

[1] La citation complète de Vincent Peillon est : "Être laïc, être même anti-clérical – Eglise catholique, Eglise de servitude, de domination, avec le pouvoir royal, puis après avec la Contre-Révolution – cela n'est pas nécessairement être anti-religieux. Et on peut aller plus loin. Les premiers grands laïcs, ceux qui ont fondé la laïcité, et qui l'ont dans le fond imposée à l'école, puis étaient des artisans de la loi de 1905 (Jaurès, et Buisson) n'étaient pas anti-religieux. Du tout, loin de là. Et pour Jaurès et pour Buisson.

Vincent Peillon : "la Révolution n'est pas terminée" Alors la question, elle est à la fois historique et politique. Parce que très rapidement, la réflexion (elle vient d'Edgar Quinet), c'est la suivante : la Révolution française a échoué parce qu'on ne peut pas faire exclusivement une Révolution dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait une Révolution essentiellement politique, mais pas la Révolution morale et spirituelle. Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc, il faut remplacer cela. Et d'ailleurs l'échec de (la Révolution) de 1848, où l'Eglise catholique et des prêtres sont venus bénir les 'arbres de la liberté' des révolutionnaires, c'est la preuve que l'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Mais, comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité".(Vincent Peillon, Entretien aux Editions du Seuil, le 08 octobre 2008, pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée")

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 00:00
Saint Thomas d'Aquin, Dominicain, docteur de l'Eglise (1225-1274) - Mémoire

Né dans une noble famille napolitaine, élevé à l'abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit cependant, à 19 ans, d'entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce n'est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L'ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n'avait pas bonne presse dans l'aristocratie.

 

Au bout d'un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l'envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas retient la leçon.

 

Lors de ses études, ses camarades l'appellent le "bœuf muet" en raison de sa corpulence, de sa discrétion, de son humilité qui pouvait passer pour de la timidité et de son goût pour la réflexion solitaire. Son maître Albert le Grand, apprenant que ses camarades le nommaient ainsi, déclara : "lorsque le bœuf mugira, il fera trembler l’Occident ! ". La postérité considérable de son jeune étudiant lui donna raison.

 

Devenu professeur, il s'attelle à un gigantesque travail pour la mettre en œuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la "Somme Théologique" (1266-1273). Dans cette oeuvre composée de trois parties, Thomas rassemble toutes les connaissance utiles au salut de façon ordonnée. Il concilie les acquis de la pensée aristotélicienne et les exigences de la foi chrétienne.

 

Son autorité est telle qu'en naît une école philosophique : le thomisme (affirmation fondamentale de l'Être comme réalité universelle), qui reste pendant plusieurs siècles la doctrine sur laquelle se fond la pensée européenne. Oublié à l'époque moderne, le thomisme réapparaît au début du XXe siècle à travers le néo-thomisme, à l'initiative de Léon XIII dans Æterni Patris ("Sur la restauration dans les écoles catholiques de la philosophie chrétienne selon l'esprit du docteur angélique"), mais redevient marginal suite au Concile Vatican II, bien que le Décret Optatam Totius (n° 16) sur la formation des prêtres, demande qu'on le prenne pour maître ("Pour mettre en lumière, autant qu’il est possible, les mystères du salut, ils apprendront à les pénétrer plus à fond, et à en percevoir la cohérence, par un travail spéculatif, avec saint Thomas pour maître").

Aujourd'hui, la philosophie contemporaine, par son retour à l'étude des philosophes médiévaux, prend de plus en plus en compte l'influence de Thomas d'Aquin.

 

Afficher l'image d'origine Thomas d'Aquin soutient que la foi chrétienne n'est ni incompatible, ni contradictoire avec un exercice de la raison conforme à ses principes (Michel Nodé-Langlois, Le vocabulaire de saint Thomas d'Aquin, Ellipses, Paris, 1999, p. 60); les vérités de la foi et celles de la raison peuvent être intégrées dans un système synthétique harmonieux, sans se contredire. Il pose comme principe le respect de l'ordre rationnel, créé et voulu par Dieu pour permettre à l'homme de connaître la vérité.

Alors qu'au XIIIe siècle en Europe, l'environnement est entièrement chrétien, que l'existence de Dieu repose sur la foi et que Thomas d'Aquin s'adresse à des théologiens, il entreprend de démontrer l'existence de Dieu selon 5 voies (Quinquae viae) :

1. par le Premier moteur42 (Argumentum ex motu) : les choses sont constamment en mouvement, or il est nécessaire qu'il y ait une cause motrice à tout mouvement. Afin de ne pas remonter d'une cause motrice à une autre, il faut reconnaître l'existence d'un « Premier moteur non mû », c'est Dieu.

2. par la causalité efficiente (Argumentum ex ratione causae efficientis) : nous observons un enchaînement de causes à effet dans la nature, or il est impossible de remonter de causes à causes à l'infini ; il faut nécessairement une cause première : c'est Dieu.

3. par la contingence (en) (Argumentum ex contingentia) : il y a dans l'univers des choses nécessaires qui n'ont pas en elles-mêmes le fondement de leur nécessité. Il faut donc un Être par Lui-même nécessaire qui est Dieu.

4. par les degrés des êtres (en) (Argumentum ex gradu) : preuve reprise de Platon, qui a remarqué qu'il y a des perfections dans les choses (bien, beau, amour, etc.) mais à des degrés différents. Or il faut nécessairement qu'il y ait un Être qui possède ces perfections à un degré maximum, puisque dans la nature toutes les perfections sont limitées.

5. par l'ordre du monde (Argumentum ex fine) : on observe un ordre dans la nature, l'œil est ordonné à la vue, le poumon à la respiration, etc. Or à tout ordre il faut une intelligence qui le commande. Cette Intelligence ordinatrice est celle de Dieu.

 

Thomas d'Aquin ne cherche pas tant à prouver l'existence de Dieu qu'à trouver les conditions de possibilité qu'a l'homme pour remonter à Dieu par les forces de sa raison. C'est pourquoi il ne propose pas de "preuves" au sens moderne et juridique, mais des "voies".

 

Thomas d'Aquin écarte la position de Platon pour qui les idées sont des substances totalement séparées des corps sensibles.

 

"Le fait de connaître ces substances séparées ne nous permettrait pas de juger des choses sensibles" (Somme théologique, Ire partie, qu. 84, article 2 )

 

L'intelligence connaît effectivement par les sens, mais selon le mode propre de l'intelligence : universellement, immatériellement et nécessairement : "Disons donc que l’âme connaît les corps au moyen de l’intelligence, d’une connaissance immatérielle, universelle et nécessaire."

 

Il faut aussi écarter la position de Démocrite pour qui les sens et l'intelligence étaient exactement la même chose. Seul Aristote avait une position intermédiaire satisfaisante. C'est sur ce dernier que Thomas d'Aquin s'inspire afin de développer une théorie de la connaissance réaliste.

 

Deux franciscains de marque, en revanche, Alexandre de Hales (1180-1245) et Robert Grosseteste (1175-1253) même s'ils employaient certains concepts aristotéliciens, rejetaient la science païenne, et invoquaient un retour au Tout indistinct, qui représentaient pour eux la tradition platonicienne et augustinienne.

 

Thomas d'Aquin, en suivant l'Éthique à Nicomaque d'Aristote, développe une morale finaliste, c'est-à-dire que tous les actes humains sont effectués en vue d'une fin, et toutes les fins en vue d'une fin suprême. La partie morale est extrêmement importante en volume dans toute l'œuvre de Thomas d'Aquin. Les actes moraux vont en effet permettre à l'homme de remonter jusqu'à Dieu.

 

Thomas d'Aquin place le bien suprême de la vie morale naturelle, dans ce qu'il appelle le bonheur, et le bien suprême de la vie surnaturelle dans la béatitude, c'est-à-dire la connaissance de Dieu. C'est la fin de tous les hommes : "l'homme et les autres créatures raisonnables [les anges] atteignent leur fin ultime par la connaissance et l'amour de Dieu" (Somme théologique, Ia, IIae, qu. 1, art. 8)

 

Thomas subordonne la dignité de l'homme à l'élévation "de l'être vers les réalités divines" (Somme théologique, IIea-IIe, q. 175, a. 1 ad 2). Si l'homme est capax Dei, capable de connaître et d'aimer Dieu (S. Augustin, De Trinitate, XIV, 811), le péché l'en empêche. La dignité peut donc se perdre. C'est ce qu'exprime précisément le texte de l'offertoire (Dieu qui avez donné une dignité à la substance humaine de manière admirable et l'avez reformée de manière plus admirable encore...) : si Dieu a restauré, formé à nouveau (reformasti) la dignité de la "substance humaine", c'est parce qu'elle avait été perdue par le péché.

 

L'homme a donc une dignité s'il est uni à Dieu, il la perd s'il s'en éloigne. Saint Thomas est explicite : "En péchant, l'homme déchoit de la dignité de sa nature" (Quodlibet 5, q. 1, a. 2c). "Par le péché l'homme s'écarte de l'ordre prescrit par la raison; c'est pourquoi il déchoit de la dignité humaine qui consiste à naître libre et à exister pour soi; il tombe ainsi dans la servitude qui est celle des bêtes..." (Somme théologique, IIa-IIae, q. 64, a. 2 ad 3). Dans la théologie traditionnelle, la dignité de l'homme consiste donc à vivre en chrétien, elle se perd par le péché. (Maxence HECQUARD, Les fondements philosophiques de la démocratie moderne, 3e édition, Pierre-Guillaume de Roux, Préface de Pierre MAGNARD, Paris 2016, p. 357).

 

Pour Saint Thomas, le tyrannicide est légitime, car le tyran a violé l'ordre du cosmos, la violence à son endroit est donc légitime, juste.

 

Il consacre aussi une question de sa Somme théologique à prouver que la guerre peut être juste (2a 2ae, q. 40) si certaines conditions sont remplies (une intention droite, une cause juste, être le seul moyen, un espoir raisonnable de victoire, des moyens non intrinsèquement mauvais, des moyens proportionnés à la cause défendue).

 

S. Ignace de Loyola, au XVIe siècle, choisira Thomas d'Aquin comme docteur officiel de son ordre et l'édition des oeuvres de S. Thomas, commentée par Cajetan comme textes de référence pour l'éducation religieuse des jésuites.

 

La contre-réforme catholique du Concile de Trente en 1545 provoquera un retour considérable au travail de Thomas d'Aquin, afin de lutter contre les thèses de Luther, qui récusera en théologie l'usage de la raison sans la révélation et de la philosophie antique non chrétienne.

 

L'école de Salamanque, avec des commentateurs tels que Francisco Suarez, ou le cardinal Cajetan, qui commentera la Somme théologique et qui tentera de ramener Luther à la foi catholique avec des arguments thomistes, propulsera Thomas d'Aquin au-devant de la scène intellectuelle. C'est grâce à Cajetan que la parole de Thomas arrivera au Concile de Trente, qui s'en inspirera largement.

 

En 1567, Pie V proclame Thomas Docteur de l'Eglise et fait publier la première édition complète et imprimée des oeuvres de S. Thomas.

 

Dans la lignée de l'évangéliste saint Jean, de saint Paul et des Pères de l'Eglise, la pensée de Thomas d'Aquin est d'une orientation nettement contemplative et elle est tout aussi profondément spirituelle que doctrinale. On peut même dire qu'elle est d'autant plus spirituelle qu'elle est plus rigoureusement doctrinale. (Jean-Pierre TORRELL, Saint Thomas D'aquin, Maître Spirituel - Initiation 2, Editions Universitaires de Fribourg, 2003)

 

Afficher l'image d'origine Alors qu'il résidait à Naples (1272-1274), un de ses confrères affirma l'avoir vu en lévitation devant le Crucifix qui lui disait : "Tu as bien écrit de moi, Thomas182, que désires-tu comme récompense ?", Thomas d'Aquin aurait alors répondu : "Seigneur rien d'autre que toi". (Guillaume de Tocco, Ystoria sancti Thome, chap. 34)

 

Thomas meurt sur la route qui le conduisait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, dans l'abbaye cistercienne de Fossanuova.

Je vous reçois, ô salut de mon âme. C'est par amour de vous que j'ai étudié, veillé des nuits entières et que je me suis épuisé ; c'est vous que j'ai prêché et enseigné.

S. Thomas d'Aquin recevant la communion sur le point de mourir

Saint Thomas d'Aquin, Dominicain, docteur de l'Eglise (1225-1274) - Mémoire

On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps au couvent des dominicains de Toulouse, les Jacobins, en 1369.

 

Il est le Saint Patron de l'Enseignement Catholique.

Sources: (1); (2); (3) F. FICARRA, Les Dominicains, éd. de Vecchi, Paris 2005; (4) Jean-Pierre TORRELL, Saint Thomas D'aquin, Maître Spirituel - Initiation 2, Editions Universitaires de Fribourg, 2003

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 23:04

Conférence du 14 janvier 2017 de Philippe Ploncard d'Assac

Extrait :

 

"Ce n'est pas une société secrète, mais une superposition de sociétés secrètes, qui fait que les bas grades ne savent rien des buts de la haute maçonnerie".

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 17:25

Josef Joffe, le rédacteur-éditeur de l'hebdomadaire allemand Die Zeit, suggère que le moyen le plus simple pour mettre fin à la "catastrophe Trump" est d'assassiner le président à la Maison Blanche.

 

Comme le rapporte Jacob Bojesson du Daily Caller, Joffe qui participait au jeu télévisé de l'ARD-Presseclub répondait aux questions du public. Un spectateur a appelé pour demander s'il était possible d'interpeller le président Donald Trump et de mettre fin à la "catastrophe".

 

"Il doit y avoir une majorité qualifiée des deux tiers du Sénat pour que le renvoi du mandat ait lieu", a répondu une femme membre du jury. "Ce sont politiquement et légalement des haies assez hautes, beaucoup de choses devraient se produire pour elle, nous sommes loin de cela."

 

Joffe s'est alors jeté dans la discussion avec une réponse calme.

http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user3303/imageroot/2017/01/23/20170126_joffe.jpg

"Un meurtre à la Maison Blanche, par exemple", a-t-il dit.

Source: Zero Hedge

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:32

Si il y en a qui n'ont pas encore compris qui étaient les socialistes :

Un noir américain expose la vérité sur les socialistes : "ils exploitent vos motivations quelles qu'elles soient pour vous exciter et diviser le pays"

La haine que Madonna a déversé contre Trump a provoqué le buzz sur internet. Pourtant, l’histoire d’un citoyen ordinaire n’a pas fait moins de bruit, accusant les manifestants anti-Trump de "la marche des femmes" de diviser le pays, alors que Trump vient à peine d'entrer dans ses fonctions, investi il y a une semaine.

Extrait :

 

« Je passais seulement par ici. Je ne comprends même pas pourquoi ils sont là. Il y a eu l'investiture hier, et maintenant nous avons tout cela. Qu'est-ce qu'a fait Trump pour que tout cela se passe ? Il n'a fait que prendre ses fonctions. Et je vois des signes d'unité, d'amour, et de paix, et pourtant ils ont brûlé un Starbucks, un McDo, une limousine. Et lors de l'investiture c'est l'anarchie ! Qu'est-ce que tout ca ? Il a été élu légitimement par une majorité d'électeurs.

 

Quand Obama était président et mettait en avant ses réformes, son politiquement correct, toutes ses idées, avez-vous vu des gens faire tout cela ? Non. Parce que nous étions unis derrière le président.

 

[...] Ils (les socialistes) exploitent vos motivations quelles qu'elles soient. Ils jouent avec vos émotions pour vous exciter, et pour que vous continuiez à faire ce que vous faites : diviser le pays. »

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 00:00
Sainte Angèle Merici, Fondatrice de la Congrégation des Ursulines (+ 1540)

Sainte Angèle Merici naît à Desonzano en 1474, dans la région lombarde en Italie, sur le lac de Garde. Ses parents, profondément chrétiens, désirent que leurs enfants trouvent leur bonheur dans la gloire de Dieu. Pour réaliser cet idéal, ils font un vrai sanctuaire de la maison paternelle où chacun travaille sous le regard de Dieu et récite la prière en commun. Une lecture dans un livre de piété, ou dans la Vie des Saints, termine la journée.

A ces pieuses pratiques, Angèle ajoute les rigueurs de la pénitence. Elle voue sa virginité au Seigneur à l'âge de neuf ans et renonce le jour même à toute parure.

 

La réputation de sainteté d'Angèle Merici se répand jusque dans la ville de Brescia (Italie).

 

Les Patengoli, riche famille et grands bienfaiteurs des oeuvres pies, habitent la cité de Brescia. En 1516, ayant perdu coup sur coup leurs deux fils, ils invitent Angèle à venir habiter avec eux pour les consoler dans leur peine. A partir de ce moment, sainte Angèle se fixe à Brescia, édifiant la ville par ses vertus. Chaque jour, on la voit en compagnie de jeunes filles de son âge, rassembler les fillettes et leur enseigner la doctrine chrétienne, visiter les pauvres et les malades, instruire les grandes personnes qui viennent, en foule, écouter leurs conférences. Ces pieuses filles s'ingénient à rechercher les pécheurs jusque dans leur lieu de travail.

 

Suivant une pratique très usitée à cette époque, Angèle entreprend plusieurs pèlerinages. Un jour qu'elle se rend à Jérusalem avec un groupe de pèlerins, une mystérieuse cécité se déclare dans la ville de Candie, l'affligeant tout le reste du parcours, pour ne cesser qu'à son retour exactement au même endroit où elle avait perdu l'usage de la vue. Dans cette pénible circonstance, elle a une vision comme un symbole du renoncement qui doit être à la base de tous ses projets (Cf. "La prière d'abandon de Sainte Angèle Merici").

 

Elle prit d'abord l'habit du Tiers-Ordre de saint François et réunit des jeunes filles pour les former aux oeuvres de charité. 

 

On vient voir Angèle de loin pour écouter ses conseils. Elle réconforte, apaise et réconcilie. Des clercs viennent même la consulter.

 

Image illustrative de l'article Clément VII En 1525, au cours de l’année sainte, elle rencontre à Rome le pape Clément VII qui, instruit des vertus et des miracles d'Angèle, lui demande de rester à Rome. Elle refuse. Le pape s’incline. De retour à Brescia, elle continue son apostolat. Mais le temps passe et le désir de réaliser sa vocation la presse de passer à l’action.

 

Le souvenir de la merveilleuse vision demeurait toujours au fond de son coeur. Un jour, Angèle réunit douze jeunes filles qui désiraient tendre à la vie parfaite. Elle leur proposa de mener une vie retirée dans leurs demeures et les rassemblaient fréquemment pour les former à la pratique des vertus chrétiennes. En 1533, ce noviciat achevé, sainte Angèle Merici leur révéla son plan, leur démontrant que l'ignorance religieuse était la cause des ravages exercés par le protestantisme et que la fondation d'une société de religieuses d'une forme nouvelle pour l'époque, unissant la vie contemplative à l'instruction des enfants, constituerait un remède efficace à l'état déplorable qui régnait dans l'Église.

 

Image illustrative de l'article Ursule de Cologne Afin de mieux atteindre toutes les âmes dans le besoin, Angèle implanta les bases d'un Ordre sans clôture. A une époque où il était d'usage de tenir les religieuses à l'écart du monde dans un monastère, consacrées à la vie contemplative, dans les desseins de Dieu, la congrégation des Ursulines devait rayonner à travers le monde par l'éducation des jeunes filles, le soin aux malades et les nécessiteux dans les maisons qui seraient appelées couvents des Ursulines. Le 25 novembre 1535, à Brescia, les premières religieuses du nouvel institut prononcèrent les trois vœux traditionnels de pauvreté, chasteté et obéissance, ajoutant celui de se consacrer à l'enseignement. Les sœurs d'Angèle parcouraient les prisons et les hôpitaux, recherchaient les pauvres pour les instruire et rompaient généreusement leur pain avec eux.

 

Envoyée réconforter une personne qui a perdu son mari et ses fils à la guerre et qui entre dans une grave dépression, Angèle reste deux ans auprès d’elle puis s’installe à Brescia où sa renommée de sagesse et de sainteté grandit.

 

Remontant le cours du mal jusqu'à sa source, Angèle Merici pensait qu'on ne pouvait réformer les mœurs que par la famille, laquelle dépendait surtout de la mère. Elle réalisait que la mauvaise éducation des jeunes filles provenait de la carence de mères chrétiennes.

 

Angèle plaça sa congrégation sous le patronage de sainte Ursule, princesse bretonne des Cornouailles du Ve siècle qui, pour fuir son prétendant, fit un pèlerinage de trois ans. Capturée par les Huns à son retour, elle refusa d'épouser leur chef Uldin (ou son petit-fils Attila ?), et d'abjurer sa foi. Les Huns, qui assiégeaient la ville de Cologne, la massacrèrent, criblée de flèches, ainsi que ses suivantes vierges. Sainte Ursule est invoquée en temps de guerre pour obtenir une bonne mort, un bon mariage, mais aussi comme protectrice des jeunes filles.

 

Dieu avait gratifié Angèle des dons éminents de science infuse et de prophétie. Elle parlait latin sans l'avoir étudié, expliquait les passages les plus difficiles des Livres Saints et traitait les questions théologiques avec une si admirable fermeté et précision, que les plus doctes personnages recouraient volontiers à ses lumières. Ses dernières années furent marquées par de fréquentes extases.

 

Le 25 novembre 1535, 28 jeunes filles décident de se donner à Dieu. Pas de vœu public. Pas de règle. Le simple don de soi dans l’accompagnement de chacun. C’est le concile de Trente qui transforme cette Compagnie en ordre religieux cloîtré et lui précise sa mission d’éducation. Mais la spiritualité d’accueil et la pédagogie d’accompagnement d’Angèle bousculeront les ordres et les statuts et donneront naissance à une postérité foisonnante.

 

Sainte Angèle Merici mourut le 28 janvier 1540. Pendant trois nuits, toute la ville de Brescia contempla une lumière extraordinaire au-dessus de la chapelle où reposait le corps de la Sainte qui s'est conservé intact de toute corruption.

 

Le pape Pie VII la canonisa en 1807.

Sainte Angèle de Mérici. Italie, XVIIe siècle.

Sainte Angèle de Mérici. Italie, XVIIe siècle.

Aujourd’hui, Angèle a de nombreuses filles à travers le monde qui vivent de différentes façons : Ordre religieux, monastères autonomes, Unions, Fédérations, Institut séculier. Des laïcs, depuis quelques décennies, ont fait le choix, de vivre du charisme d’Angèle Merici. Ils s’appellent "Associés" et demandent aux Ursulines de leur transmettre la spiritualité méricienne, afin de vivre l’Évangile à la manière d’Angèle.

Sources: (1) L'Evangile au quotidien; (2) angelamerici.it; (3) Croire.La Croix; (4) Nominis; (5) Wikipedia

 

Site internet "Compagnie de Sainte Ursule, Filles de Sainte Angèle Merici"

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 22:35
Tatiana Montian : l'actuel gouvernement ukrainien se maintient au pouvoir depuis trois ans grâce au mythe sur l'"agression russe"

Le 25 mais 2014, nous présentions le probable président Porochenko, qui a effectivement été "élu" :

 

Lire : Le président Porochenko, héritier d'une dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine

 

Tatiana Montian est une célèbre avocate et juriste ukrainienne, clairement engagée dans le débat politique en Ukraine et qui n'a pas froid aux yeux. Elle a notamment osé défendre Rouslan Kotsaba, un journaliste ukrainien de la chaîne publique de télévision Kanal 112 accusé de trahison pour ses appels trop pacifistes à la population.

 

Porochenko-a-autorise-la-police-a-tirer-sans-avertissemen.jpg Trois ans après le coup d'Etat du Maïdan à Kiev, soutenu par les Etats-Unis d'Obama et Union européenne, elle donne dans la video ci-dessous la situation politique et économique de l'Ukraine, dont plus personne ne parle et ne se soucie en Europe... : le pays est ruiné. Et l'actuel gouvernement ne se maintient au pouvoir que grâce au mythe sur "l'agression russe" dont Porochenko continue de gaver inlassablement les bataillons ultra-nationalistes.

Le 5 décembre, Tatiana Montian a eu l'occasion de pouvoir venir s'exprimer lors d'une rencontre dans les murs du parlement de Bruxelles, à la manière de beaucoup d'Ukrainiens de bonne foi qui s'adressent aux européens, croyant avoir affaire à des amis de la paix et de la démocratie qu'on n'aurait pas mis au courant de ce qui se passe en Ukraine.

 

Le bilan qu'elle dresse reste néanmoins sans appel et renvoie les adorateurs du "Maïdan" à leurs responsabilités dans le soutien politique de cette opération. (Source)

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 12:03

Dans une interview au journal “Die Presse” en décembre 2016, Mgr Benno Elbs, évêque de Feldkirch (AU), ayant participé au Synode des évêques à Rome sur le thème de la famille en 2014 et 2015, a déclaré au sujet d'"Amoris laetitia" du pape François : "L’enseignement (de l'EGLISE) est modifié dans la mesure où les fidèle peuvent maintenant décider en conscience de ce qu’ils peuvent faire, avec, pour ainsi dire, la bénédiction du Pape." Cette nouvelle conception de la conscience autorise la distribution de la communion aux remariés continuant de vivre dans le péché. (Cf. Les évêques de Malte autorisent les divorcés civilement remariés à recevoir la communion).

 

L'Eglise fête sainte Angèle Mérici le 27 janvier. Cette religieuse du XVIe siècle, fondatrice de l'Ordre des Ursulines dont l’objectif est de pratiquer une vie de perfection dans le monde et d’instruire les adolescentes dans les voies du Seigneur, nous a laissé une magnifique prière d'abandon "Mon Seigneur, ma seule Vie et mon unique Espérance". Cette prière nous enseigne que livré à nous-même et à notre seule volonté, nous ne savons "discerner le bien du mal" :

La prière d'abandon de Sainte Angèle Mérici

« Prière d’abandon » de Sainte Angèle Mérici

 

à Jésus-Christ

 

« Mon Seigneur, ma seule Vie et mon unique Espérance, je Te prie de recevoir mon cœur si misérable et de brûler tout ce qu’il y a de mauvais en moi au feu de Ton Amour.

 

Je Te prie, Seigneur, de recevoir ma liberté, toute ma volonté, qui, livrée à elle-même, ne sait discerner le bien du mal.

 

Reçois donc, Seigneur, toutes mes pensées, paroles et actions et enfin tout ce que je possède en moi et hors de moi.

 

Je remets tout entre Tes mains. Dans ma pauvreté, Seigneur, reçois-moi. Amen ! »

 

Sainte Angèle Mérici (1470-1540)

 

Source: Site-catholique.fr

Sainte Angèle (1470-1540) plaça sa congrégation des Ursulines sous le patronage de sainte Ursule, princesse bretonne des Cornouailles du Ve siècle qui, pour fuir son prétendant, fit un pèlerinage de trois ans, et capturée par les Huns à son retour, refusa d'épouser leur chef Uldin (ou son petit-fils Attila), et d'abjurer sa foi. Les Huns, qui assiégeaient la ville de Cologne, la massacrèrent, criblée de flèches, ainsi que ses suivantes vierges. Sainte Ursule est invoquée pour obtenir un bon mariage.

 

Sainte Angèle réconforte, apaise et réconcilie.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 16:08
Michel Collon : "Le monde ne parle que de cela : Trump est un monstre pour l'Establishment et les medias"

Extrait :

 

Michel Collon : "Quand on regarde Libération, on nous dit : 'Obama, un bilan largement positif'. Mais comment est-il possible de dire cela ? Il y a 50 millions de gens aux Etats-Unis, dans 'le pays le plus riche du monde', qui vivent sous le seuil de pauvreté; et pendant ce temps-là les fortunes explosent; huit personnes, dont cinq américain, possèdent autant que la moitié de l'humanité; le bilan d'Obama, c'est aussi sept guerres qu'il a menées un peu partout, et des coups d'Etat dont on ne parle presque pas; il avait fait un magnifique discours aux Arabes palestiniens, et on n'a rien vu venir. Donc, comment dire pour un media comme Libé que le bilan d'Obama est positif ?"

 

Et pour faire contraste, on a Libé qui titre un article : "Cauchemar avec Trump".

 

Alors c'est clair, Trump est 'un milliardaire', mais c'est clair aussi que les gens ont voté Trump à cause des années qui ont enrichi les riches et les autres ont de plus en plus de mal à terminer leur fin de mois.

 

L'Obamacare est un échec, le crédit est absolument catastrophique, les gens sont endettés. Mais c'est la même politique, menée par Obama, que les Etats européens veulent copier maintenant : on n'arrête pas de nous dire que c'est 'le modèle' (à suivre), qu'il faut la compétitivité, c'est-à-dire qu'il faut augmenter les profits des riches et que cela va faire du bien aux autres. Donc, les media ne mettent absolument pas en avant les véritables causes pour lesquelles Trump a été élu.

 

[...] Trump est venu dire que, au fond, on aurait pas dû faire la guerre contre l'Irak, ni contre l'Afghanistan, ni contre la Libye, ni contre la Yougoslavie, nui contre la Syrie. Alors, cela, je me réjouis au moins pour moi, c'est que cela ouvre au moins le débat ! Il se base sur Wikileaks, sur Julien Assange, et il dit que ce n'était pas des guerres justes. Pourquoi est-ce qu'il y a zéro débat dans les media sur cette choses-là?

 

Alors, on a aussi la critique dans Le Monde: Trump serait "imprévisible".

 

Portrait de Noam Chomsky Evidemment, une campagne électorale, - ca, on le sait maintenant - c'est des promesses et ils ne comptent pas les tenir. Ils le font tous. Je voudrais rappeler que tous les présidents des Etats-Unis, dans leurs campagnes, ont promis la paix, et tous ont commis tellement de guerres illégales et tellement de crimes que selon Noam Chomsky, si l'on appliquait les principes de la justice internationale de Nuremberg, ils seraient tous en prison !

 

Je dois rappeler que George Bush avait fait sa campagne électorale en disant que Clinton, le président précédent, avait fait trop de guerres et qu'il fallait que les Etats-Unis soient beaucoup plus calmes.

 

Obama avait reçu, avant même de commencer, le prix Nobel de la paix, avait promis 'on va se retirer d'Irak', 'on va se retirer d'Afghanistan', 'on va fermer Guantanamo' : il n'en est rien venu. Et, à la place, ils se sont appuyés sur Al-Qaïda, sur Al-Nostra, ils ont utilisé Daesh officiellement (c'est des documents US officiels qui le disent) dans le monde arabe pour garder leurs positions dominantes. Donc, à parler de promesses, ok, qu'on nous parle de Trump, mais aussi de tous les autres !

 

Qui était Hillary Clinton ?

 

Hillary Clinton, je le dis, allait provoquer la IIIe Guerre mondiale, à force de provoquer la Russie, de les encercler, d'essayer de tout faire exploser au Moyen-Orient, (en Ukraine aussi, NdCR.), de menacer la Chine, on était parti pour un très grand danger de conflit mondial. Alors, cela n'est jamais mis en question. Hillary Clinton était la belle candidate. Moi, je dis qu'en réalité il n'y avait aucun bon candidat. Le système des Etats-Unis n'est pas démocratique, et vous aviez le choix entre un milliardaire et une millionnaire, mais qui avait tout l'argent des banques et de Goldman Sachs derrière elle. Donc on ne peut pas faire Trump, le mauvais et Hillary Clinton, la bonne.

 

Alors que se passe-t-il aux Etats-Unis ?

 

Et bien, en fait, l'élite est divisée. Ils sont en déclin économique, en déclin politique, et donc, il y a différentes options et ils ne savent pas comment faire pour rester le n° 1 mondial et empêcher l'apparition d'un monde multipolaire plus équilibré. Je vais donner un exemple: en Syrie, on a eu des groupes terroristes soutenus par le Pentagone qui tiraient sur des groupes terroristes soutenus par la CIA. Ce qui montre qu'ils ne savent plus quoi faire. Mais une super-puissance aux abois comme cela devient très dangereuse. Et je crois que c'est là-dessus qu'on devrait réfléchir. Et on ne trouve rien dans les media sur le fait qu'ils sont divisés."

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 15:42

Le pape "Qui suis-je pour juger?" attend de voir mais compare Trump à Hitler :

Six mois plus tôt, la phrase du Saint-Père — « une personne qui se revendique chrétien mais ne pense qu’à faire des murs et non des ponts, n’est pas en accord avec sa foi » — en réponse à la promesse de Donald Trump, s’il était élu, de construire 2 500 km de mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, et de déporter 11 millions d’immigrés illégaux, avait provoqué la colère du candidat, et fait le tour des réseaux sociaux.

 

Dans ce nouvel entretien accordé en exclusivité à El País, le Pape réaffirme sa position, invitant à « la prudence » avant d’émettre un jugement hâtif : « Nous verrons ce qu’il fera et nous évaluerons ! Je n’aime pas anticiper les faits, ni juger les personnes trop tôt (…) Le christianisme c’est du concret ou alors ce n’est pas du christianisme ! ».

 

Le Saint-Père ne cache cependant pas son inquiétude, rappelant les effets dévastateurs du « cas le plus typique des populismes au sens européen du terme » : celui de l’Allemagne, anéantie par la crise de 1929, qui, dans la tentative de se relever, s’est mise à « chercher son identité, à chercher un leader, quelqu’un qui lui rende son identité ». Un homme est arrivé, Adolf Hitler, qui a dit : « Moi, je peux, moi, je peux ». Et toute l’Allemagne a voté pour Hitler. Hitler, rappelle le Pape, « n’a pas volé le pouvoir, il a été élu par son peuple, et ensuite, il a détruit son peuple ». Le grand danger est là : « Dans les moments de crise, le discernement ne fonctionne pas », estime le Pape, et pour lui, « c’est une référence importante » qu’on ne saurait oublier et qu’il résume ainsi : « Nous cherchons un sauveur qui nous rende une identité et nous nous protégeons des autres peuples, au risque qu’ils ne nous en privent, dressant des murs, tendant des fils barbelés, avec n’importe quoi. C’est très grave ! Je le dis toujours : dialoguez entre vous », conclut-il dans une nouvelle mise en garde.

Le pape François attend de voir mais compare Trump à Hitler
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 15:24

Selon le journal Il Timone, l'Académie Pontificale pour la Vie voulue par Jean-Paul II est en train d'être vidée de sa substance. Le nouveau président, Mgr Vincenzo Paglia, nommé par le Pape Bergoglio, vient d'annuler le séminaire qui était prévu pour fêter les 30 ans de l'Instruction Donum Vitae, un jalon important dans la construction de cette "culture de la vie" voulue par Saint Jean-Paul II pour pour combattre la "culture de la mort" désormais majoritaire en Occident.

Motif invoqué pour la suppression de ce séminaire intitulé "Technology and Human Generation"? "On préfère éviter de discuter de ce thème en attendant que les nouveaux dirigeants fixent la nouvelle direction à suivre" selon le Chancelier de l'Académie. Autrement dit: "vous pouvez oublier vos études sur la fécondation in artificielle, la maternité pour autrui et autres choses du genre". Mgr Paglia a plus d'une fois répété que les enseignements du Magistère, aussi bien ceux de Humanae Vitae que de Donum Vitae, Evangelium Vitae et Dignitas Personae étaient trop contraignants selon lui.

Mgr Paglia a d'ailleurs invité le théologien Maurizio Chidi, considéré comme l'un des plus libéraux, à venir enseigner à l'Académie. Il semblerait que le nouveau bastion à abattre soit celui qui unit l'acte conjugal et la procréation.

En outre, Mgr Pagia a décidé de cesser de nommer des experts à vie sur base de leurs compétences académiques ou de leurs travaux scientifiques en faveur de la vie mais de nommer les membres ordinaires sur base d'un mandat de cinq ans. On s'attend donc à la mise à la pension prochaine des experts en ligne avec Donum Vitae et à l'introduction de nouveaux membres bien décidés à en finir avec l'enseignement de Jean-Paul II.

On se souvient que Donum Vitae avait soulevé à l'époque de sa promulgation une vague de réactions négatives de la part de plusieurs experts scientifiques et théologiens impliqués dans les recherches sur la procréation assistée à tel point que l'Osservatore Romano du 21 décembre 1988 avait dû réaffirmer que cette note avait une valeur doctrinale parce que "la valeur de la vie humaine et la noblesse l'amour conjugal participent de façon essentielle à l'accomplissement de la mission salvifique de l'Eglise".

Avec la nomination de Mgr Paglia, on s'attend à un changement de cap et à un alignement sur les positions des cliniques universitaires rebelles et à une relativisation du problème. Mgr Paglia lui-même appelle l'Académie à "élargir ses horizons" pour embrasser "tout ce qui concerne la personne humaine dans le respect des genres et des générations et dans la promotion de la qualité de vie". On notera l'introduction d'une nouvelle terminologie, celle de "genre", nettement plus conforme à l'esprit du monde.

Il est en tout cas certain que l'objectif est de faire disparaître toute trace de l'enseignement et de l'action de Saint Jean-Paul II.

Le nouveau Président nommé par le Pape souhaite promouvoir le respect des genres et la qualité de vie plutôt que la doctrine.
 
Suppression de "toute trace" de Jean-Paul II à l'Académie pontificale pour la vie
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 11:15
Christ remet les clés de l'Eglise à Saint Pierre, Pietro Perugino.

Christ remet les clés de l'Eglise à Saint Pierre, Pietro Perugino.

Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux: tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

Evangile selon S. Matthieu, 16:18-19

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens du 18 au 25 janvier a été célébrée sous le patronage de Martin Luther. Une célébration avait été préparée par le Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens conjointement avec la Commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Eglises et plus précisément avec le Conseil des Eglises en Allemagne (ACK). Elle avait pour slogan les mots du Pape François : “Luther est un témoin de l’Evangile”.

 

Si parler d’ “Eglise catholique” ne pose pas de problème, parler d’ “Eglise” pour qualifier les groupes et mouvements issus de la Réforme est une erreur, comme l’a enseigné le Cardinal Ratzinger lorsqu’il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi :

 

« Il existe une unique Eglise du Christ, qui subsiste dans l’Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Evêques en communion avec lui. Les Eglises qui, quoique sans communion parfaite avec l’Eglise catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l’Eucharistie valide, sont de véritables Eglises particulières.

 

(...) En revanche, les Communautés ecclésiales qui n’ont pas conservé l’épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Eglises au sens propre.

 

(...). Aussi n’est-il pas permis aux fidèles d’imaginer que l’Eglise du Christ soit simplement un ensemble - divisé certes, mais conservant encore quelque unité - d’Eglises et de Communautés ecclésiales ; et ils n’ont pas le droit de tenir que cette Eglise du Christ ne subsiste plus nulle part aujourd’hui de sorte qu’il faille la tenir seulement pour une fin à rechercher par toutes les Eglises en commun. » (Cf. Déclaration “Dominus Jesus”, n° 17)

 

La célébration imaginée pour marquer la semaine de l’unité des chrétiens catholiques et réformés a commencé par une demande de pardon “pour les péchés de division” commis “après la réforme”. Pas une seule mention de celui ou de ceux qui furent responsable(s) de la division...

 

Puis est venu le clou de la cérémonie : la construction d’un mur en boîtes à chaussures portant chacune le nom d’un de ces péchés : manque d’amour, discrimination, intolérance, division, abus de pouvoir, orgueil... Une fois le catalogue des “péchés” refermé, les participants ont été invités à démanteler du mur et à récupérer les boîtes pour les disposer de façon à former une croix.

 

S’il y a bien une chose qui pourrait susciter un désir d’unité entre chrétiens, c’est le refus commun de jouer bêtement avec des boîtes à chaussures.

La "semaine pour l'unité des chrétiens" oublie le sens du mot Eglise
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:52

La bienheureuse Laura Vicuña, une bienheureuse pour notre temps, répond aux Dubia, pour lesquelles le pape François refuse toujours de répondre. Elle donne la bonne interprétation du document papal "Amoris laetita" qui, par son ambiguïté, semble autoriser la Communion à des personnes vivant dans des situations irrégulières (adultères), si leur conscience les laisse tranquilles:

« Dubia » : la bienheureuse Laura Vicuña, une bienheureuse pour notre temps

L’histoire de la petite Laura Vicuña, morte en odeur de sainteté le 22 janvier 1904 à l’âge de 13 ans, et béatifiée le 3 septembre 1988 par le pape Jean-Paul II, est certainement d’une grande importance en ces temps troublés pour l’Eglise. Alors que des cardinaux se sont vus contraints de publier leurs « Dubia », leurs questions posées au pape à propos de l’interprétation de l’exhortation apostolique Amoris laetitia, cette petite jeune fille chilienne vient apporter une réponse surnaturelle. Elle a offert sa vie en sacrifice pour sa mère, Mercedes, qui vivait en concubinage. Laura, consciente que la « situation irrégulière » où vivait sa mère chérie pouvait lui faire perdre son âme, a voulu offrir sa vie pour sa conversion. Folie aux yeux des hommes, sagesse aux yeux de Dieu.
 
L’histoire commence à Santiago du Chili le 5 avril 1891 : Laura naît dans une famille aisée et influente. Son père est un militaire de haut rang qui joue un rôle politique de premier plan. Mais une révolution va le briser : la famille Vicuña doit fuir la capitale et se réfugier à 500 km de là, réduite à la misère. Laura n’a que deux ans lorsque son père meurt, la laissant orpheline. Pour sa maman, c’est un long calvaire qui commence. Avec son aînée, Julia, et la petite Laura, elle entame un épuisant voyage de huit mois qui la mènera vers la pampa argentine.

 

Le lien entre une petite bienheureuse chilienne et les « Dubia »

 
Mercedes est à bout. Elle fait la rencontre d’un éleveur de bétail brutal et tyrannique, Manuel Mora : bientôt, elle va s’installer avec lui – contrainte par les circonstances, pourrait-on dire, et déliée de son précédent mariage par la mort du père de ses enfants.
 
A neuf ans, Laura est envoyée au pensionnat des sœurs salésiennes de Marie Auxiliatrice. C’est en cours d’instruction religieuse qu’elle apprend que Dieu n’aime pas l’union libre. Laura sait ce qu’il en est pour sa mère : elle tombe évanouie. Au cours suivant, la religieuse reparle du mariage et du concubinage, et Laura, de nouveau, pâlit. La sœur change vite de ce sujet mais ira en parler à la directrice du collège, qui lui recommande d’aborder de nouveau le sujet pour voir ce qui se passe, mais d’arrêter si Laura manifeste de nouveau sa peur. Et c’est ce qui se produit.
 
En fait, la pieuse petite Laura a parfaitement compris de quoi il s’agit : d’un mal très grave dont sa mère, l’être qu’elle aime le plus au monde après le bon Dieu et la vierge Marie, est responsable. Mercedes vit en état de péché mortel et elle risque la damnation éternelle. Laura décide d’offrir sa vie à Dieu afin que sa mère abandonne l’homme avec qui elle vit dans le péché. Elle en parle à son confesseur, qui lui répond : « Rends-toi compte que tout cela est très sérieux. Dieu peut accepter ce que tu lui offres et tu peux mourir très vite. » C’est en pleine connaissance de cause que Laura prend sa décision : elle offrira sa vie en sacrifice pour sauver l’âme de sa propre maman. Dans le même temps, elle émerveille aussi bien les religieuses que ses compagnes par sa bonne humeur, son obéissance, et son amour immense pour Jésus-Hostie et pour Marie.

 

Laura Vicuña est morte pour que sa mère puisse obtenir la vie éternelle

 
Le jour de sa première communion, Laura offre solennellement sa vie et consacre sa pureté à la Sainte Vierge.
 
De retour chez sa mère pour des vacances, elle subit les avances du concubin : agressée, frappée brutalement, elle ne cède pas et parvient à se faire respecter.
 
La maladie arrivera un peu plus tard, lorsque de retour au collège, une grande inondation se produit. Laura participe au sauvetage des plus petites, passant de longues heures dans l’eau froide pour les aider à sortir ; elle en gardera une grave et douloureuse maladie des reins.
 
Fille de Marie, Laura souhaite devenir religieuse. Mais les sœurs salésiennes lui expliquent que cela ne sera pas possible parce que sa mère vit en concubinage. De toute façon, l’état de santé de la petite adolescente se détériore. Elle continue de prier pour sa mère alors que les souffrances se multiplient : douleurs intenses, vomissements continuels… Elle répète : « Seigneur, que je souffre donc tout ce qui te paraît bien, mais que ma mère se convertisse et soit sauvée. »
 
Mercedes sera au chevet de la petite au moment où celle-ci entre en agonie : « Maman, il y a deux ans j’ai offert ma vie à Dieu en sacrifice pour obtenir que tu ne vives plus en union libre. Que tu te sépares de cet homme et que tu vives saintement… Maman, est-ce qu’avant de mourir j’aurai la joie de savoir que tu te repens, que tu demandes pardon à Dieu et que tu commenceras à vivre saintement ? »
 
Sa mère, bouleversée, s’exclame en pleurant : « Ah ma fille, c’est donc moi qui suis la cause de ta maladie et de ta mort ? Pauvre de moi ! Oh, Laurita, quel grand amour tu as eu pour moi ! Je te le jure ici même. Dès aujourd’hui je cesse de vivre avec cet homme. Dieu est témoin de ma promesse. Je me repens. Dès aujourd’hui, je changerai de vie. »
 
Dès cet instant, le visage de Laura se remplit de sérénité et de joie. Elle fait venir son confesseur : « Mon Père, ma maman promet solennellement de plus vivre en union libre », dit-elle, en étreignant celle-ci.

 

Une vie offerte pour la sainteté du mariage : Laura Vicuña, une bienheureuse qui répond aux « Dubia »

 
Recordamos a la Beata Laura Vicuña, beatificada por el Papa Juan Pablo II en 1988 Laura reçoit l’extrême-onction, embrasse le crucifix et lance à une amie venue la veiller : « Que l’âme se sent heureuse alors de la mort, lorsqu’on aime Jésus-Christ et la très Sainte Vierge Marie ! » Et dans un dernier regard sur le crucifix, elle s’exclame : « Merci Jésus, merci Marie », avant de s’éteindre, tout doucement. Elle n’avait pas encore 13 ans.
 
La maman dut fuir la région, déguisée, et changer de nom pour échapper à son concubin qui la poursuivait. Elle devait mener une vie sainte pendant le restant de ses jours.
 
De nombreux miracles ont été obtenus grâce à l’intercession de la petite Laura, aujourd’hui bienheureuse, fêtée le 22 janvier.
 
Laura a témoigné de la sainteté du mariage, jusqu’à l’héroïsme. Héroïsme de son sacrifice, héroïsme parfois demandé aux adultes pour accomplir la volonté de Dieu. Elle fut le véritable instrument du « discernement » pour sa maman, et sa mort offerte dit toute la valeur d’une âme sauvée ; sauvée à grand prix, par le sacrifice de la Croix ; par les actes offerts pour le salut des pêcheurs.

 

Anne Dolhein

Sources: (1) Infocatolica; (2) Reinformation.tv

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