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Christ Roi

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:45

Le premier ministre britannique, Theresa May, a dévoilé aujourd'hui ses objectifs pour le Brexit, une sortie du Royaume-Uni du marché unique, né suite à la volonté de Margaret Thatcher.

 

Dans une interview au journal allemand Welt am Sonntag, deux jours avant le discours aujourd'hui clé de Theresa May, le ministre britannique de l'Economie Philip Hammond avait annoncé que Londres pourrait passer à un autre modèle économique et fiscal pour rester compétitif. [1]

 

Theresa May privilégie une séparation radicale de l'Europe, et la sortie de la Grande-Bretagne du marché unique. [2]

Pour Theresa May, la politique passe avant l'économie. Elle met d'abord en avant les questions de souveraineté et d'immigration, avant celles concernant l'économie. [3]

 

Jusqu'à aujourd'hui, le manque de clarté sur le Brexit avait entraîné une chute de la livre

 

Six mois ont passé, et les «Trois Mousquetaires» du Brexit - les ministres Boris Johnson, Liam Fox et David Davis - ont égrené tant d'annonces contradictoires, qu'on peinait jusque-là à y deviner une vision d'ensemble. Autre exemple, il y a quelques semaines, May parlait de conclure un «accord transitoire» avec l'UE, puis l'idée a disparu.

 

D'autres comme Janan Ganesh, éditorialiste du Financial Times, estiment au contraire que May sait trop bien ce qu'elle veut: faire retrouver au pays sa souveraineté perdue, contrôler l'immigration et limiter le pouvoir de la Cour de justice de l'Union européenne. Elle a en effet montré lors de sa première interview télévisée de l'année, sur la chaîne Sky, que le contrôle de l'immigration lui était plus important que l'accès aux marchés européens - ce que d'aucuns interprètent comme une adhésion au «hard Brexit».

 

May et son équipe ont toujours prétendu que ses propos parcimonieux sur le sujet répondaient à sa volonté d'échapper à la frénésie médiatique, une forme de recul nécessaire dans une époque avide de nouvelles instantanées. Ce qui est une qualité qui tranche par exemple avec les mises en scène à tout propos de F. Hollande ou d'un Manuel Valls.

 

Auparavant, May a aussi déclaré vouloir conclure un accord sur-mesure avec l'UE, sous-entendant qu'elle espérait bien retrouver le contrôle de l'immigration tout en conservant certains avantages commerciaux et économiques hérités de la présence du RU dans l'UE, ce qui implique de signer un accord de libre-échange spécifique avec l'UE. (Le Figaro)

 

Le choix aujourd'hui par Theresa May d'un Brexit "dur" et d'une rupture «claire et nette» avec l’Union européenne et d'un contrôle de l’immigration, entraîne une forte remontée de la livre

 

Alors que la devise britannique était tombée au plus bas depuis plus de 30 ans en début de semaine, elle est fortement remontée après le discours de Theresa May en faveur d’un Brexit "dur", qui met fin à plusieurs mois d’incertitude. Son discours, très attendu, a fait bondir la livre Sterling. [4] 

 

Selon Theresa May

 

"le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique. [...] Nous voulons un nouveau partenariat équitable (...) pas un statut de membre partiel ou associé de l’UE, qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors", a insisté Theresa May.

 

Elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique.

Le choix par Theresa May d'un Brexit "dur" fait bondir la livre

Si l'accord final est adopté par le parlement, cela se traduira par la sortie du Royaume-Uni du marché unique, né grâce à la volonté de Margaret Thatcher.  Même si elle réfute l'expression, il s'agit bien d'un Brexit dur. "Nous recherchons un partenariat nouveau équitable entre une Grande-Bretagne mondiale, indépendante, autonome et nos amis et alliés de l'UE", argumente Theresa May.

 

Si les Européens s'aventuraient à imaginer un accord "punitif" pour la Grande-Bretagne, dans l'esprit de décourager d'autres d'imiter le Brexit, ils s'infligeraient un "acte d'automutilation calamiteux", les met-elle en garde. Dans ce cas, elle n'hésiterait pas à quitter les négociations les mains vides: "pas d'accord serait mieux qu'un mauvais accord pour la Grande-Bretagn". Le gouvernement britannique serait alors prêt à dégainer l'arme fiscale pour déclencher une guerre commerciale avec ses anciens partenaires en faisant du Royaume-Uni post-Brexit un paradis fiscal. [5]

 

Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’Union européenne avec pour beaucoup le souhait d’un contrôle renforcé de l’immigration .

 

D’ici à la fin du mois le parlement britannique va enfin autoriser – ou non – Theresa May à invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne pour sortir de l’Union européenne. Un refus ouvrirait sans doute une crise politique majeure, car les députés s’arrogeraient le droit d’aller contre la volonté clairement exprimée du peuple.

 

Ensuite, d’ici la fin du mois de mars, Theresa May devra signifier à l’UE la volonté de son gouvernement et les négociations pourront officiellement commencer. L’ancien ministre français et commissaire européen Michel Barnier, qui les mènera pour l’UE, s’est fixé la date butoir du 30 septembre 2018 pour les terminer, tandis que Theresa May se donne un délai jusqu’au 31 mars 2019. Puis l’accord sera ratifié par tous les Etats avant que le Brexit officiel n’ait lieu en mai 2019. (Reinformation.Tv) [6]

 

Après le protectionnisme de Donald Trump, le choix de Theresa May s'aligne sur la nouvelle politique économique américaine. Cette nouveauté pourrait nous faire passer à un autre modèle économique, plus protectionniste pour chaque peuple, où le marché ne ferait plus tout ce qu'il veut. On peut y avoir aussi une révolte contre une économie mondialisée qui a failli à protéger les peuples.

Sources :

 

[1] Brexit : Londres menace de passer à un autre modèle économique, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 17/01/2017 à 08:55 Publié le 15/01/2017 à 15:03

[2] Theresa May : «Nous ne garderons pas un pied dans l'UE et un pied dehors», Par Florentin Collomp Mis à jour le 17/01/2017 à 10:00 Publié le 16/01/2017 à 23:56

[3]  Brexit : «Pour Theresa May, la politique passe avant l'économie», Par Alexis Feertchak Mis à jour le 17/01/2017 à 09:38 Publié le 16/01/2017 à 12:51

[4] Le choix d’un «Brexit dur» fait bondir la livre sterling, Le Figaro, Par Herve Rousseau Publié le 17/01/2017 à 09:43 Mise à jour le 17/01/2017 à 17:56

[5] Theresa May dit adieu au marché unique européen, Le Figaro, Par Florentin Collomp Mis à jour le 17/01/2017 à 16:47 Publié le 16/01/2017 à 23:56

[6] Trump, libre-échange, Theresa May et la Cour européenne : les contradictions du Brexit explosent , Reinformation.Tv, 16 janvier 2017 15 h 15 min·

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Publié par Ingomer - dans Economie
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 00:00
Sainte Roseline, vierge (1263-1329)

Fille aînée d'Arnaud de Villeneuve et Sybille de Sabran, Roseline naît au Château des Arcs le 27 janvier 1263. Très vite l'enfant fait preuve d'une grande bonté : elle distribue sans compter des réserves du Château aux pauvres du castrum malgré l'interdiction de son père. 

Un jour il la surprend le tablier rempli de pain, quand Roseline, confuse, montre ce qu'elle cache, une brassée de roses s'échappe du tablier. C'est le "Miracle des Roses". 

Au contact de sa tante Jeanne, Prieure du monastère de la Celle-Roubaud, Roseline souhaite devenir chartreuse, son père qui lui destine un beau mariage cède aux vœux de sa fille. Elle devint novice en 1278. En 1285, elle retourne à la Chartreuse de La Celle Roubaud Aux Arcs, pour la plus grande joie de sa famille et des Arcois.

En 1300, à l'âge de 37 ans elle succède à sa tante comme Prieure. Plusieurs miracles dont "le repas des anges" se sont produits depuis son noviciat. Elle expire le 17 janvier 1329 à l'âge de 66 ans. 

Exhumé 5 ans après sa mort, son corps est retrouvé intact et ses yeux ouverts avaient conservé tout leur éclat. Afin que les fidèles puissent l'honorer, son corps fut placé dans une châsse et les yeux sertis dans un reliquaire.

En 1660, soit plus de trois siècles après sa mort, Louis XIV souhaita vérifier la réalité de ce prodige. Croyant à une supercherie, son médecin Vallot creva l'œil gauche, la prunelle se troubla instantanément, les yeux étaient bien naturels.


Aujourd’hui, le reliquaire des yeux* et la châsse en cristal où repose le corps sont toujours exposés aux fidèles et aux touristes, dans l’ancienne chapelle du monastère de la Celle-Roubaud, édifice construit au XIe siècle, devenu Chapelle sainte Roseline, sur la commune des Arcs dans le Var.

En 1881, le corps ne présentait pas de trace de corruption mais avait subi des dégradations par des insectes qui avaient pénétré la châsse dont l’étanchéité n’était plus assurée. En 1894, il était totalement ravagé et une intervention rapide s'imposait. Le diagnostic fut confié au Dr Pietro Neri qui fit un état des lieux désastreux. Il conclut que les dommages "n’auraient pas été si grands si le corps n’avait pas été transporté dans une atmosphère pareille où, en raison de puissantes causes, il n’aurait jamais pu à la longue conserver son intégrité".

Cinq pèlerinages se déroulent chaque année : le 17 janvier, anniversaire de la mort de Sainte-Roseline ; le cinquième dimanche de Carême ; le dimanche de la Sainte-Trinité, jour de l'exumation du corps de la sainte ; le 1er dimanche d'août et le dimanche le plus proche du 16 octobre, ancienne fête de la Grande Chartreuse.





Chapelle Sainte-Roseline (XIe siècle)
 

Sources : (1); (2); (3); (4)

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 17:55

La division annoncée dans l'Eglise suite à la publication de l'exhortation Amoris laetitia du pape François, et la rupture de l'universalité de l'Eglise, devient réalité, avec les premiers anathèmes lancés par des Dominicains à l'encontre des évêques maltais qui ont autorisé les divorcés civilement remariés à recevoir la communion :

Qu'ils soient anathèmes ! La twittosphère s'enflamme contre les évêques maltais

BREAKING: Malta’s bishops allow civilly remarried divorcees to receive Communion, LifeSiteNews, Fri Jan 13, 2017 - 2:59 pm EST

 

Traduction

 

Les évêques de Malte autorisent les divorcés civilement remariés à recevoir la communion

 

Mise à jour: Dans un mouvement pris comme un signe d'approbation, le journal semi-officiel du Vatican a publié les lignes directrices des évêques maltais vendredi matin dans ses versions imprimée et en ligne.

MALTE, 13 janvier 2017 (LifeSiteNews) - Les évêques de Malte ont donné le feu vert aux catholiques divorcés et civilement remariés dans leurs diocèses pour recevoir la communion s'ils sont "en paix avec Dieu".

Les évêques disent qu'il peut être "humainement impossible" de suivre l'enseignement de l'Église et de vivre chastement tout en se remariant civilement, une exigence pour recevoir l'Eucharistie dans cette situation.

L'affirmation vient du nouveau document des évêques "Critères pour l'application du chapitre VIII d' Amoris Laetitia", dans lequel ils disent que leurs lignes directrices sont "en ligne avec les directives données par le pape François".

Les catholiques attendent encore une réponse du pape François aux dubia soumises en novembre par quatre cardinaux demandant des précisions sur les parties ambiguës d' Amoris Laetitia (AL) concernant le mariage et la réception de l'Eucharistie.

Les évêques maltais ont déclaré dans leur document:

"Si, à la suite du processus de discernement, entrepris avec 'l'humilité, la discrétion et l'amour pour l'Église et son enseignement, dans une recherche sincère de la volonté de Dieu et un désir de lui faire une réponse plus parfaite' (AL 300) une personne séparée ou divorcée qui vit dans une nouvelle relation gère, avec une conscience informée et éclairée, pour reconnaître et croire qu'elle est en paix avec Dieu, elle ne peut pas être empêchée de recevoir les sacrements de la Réconciliation et de l'Eucharistie (voir AL, notes 336 et 351).

En ce qui concerne la continence conjugale - l'abstinence de relations dans une union civile ou autre union conjugale irrégulière - les évêques disent que certains couples peuvent être en mesure de la faire, mais, "d'autre part, il y a des situations complexes où le choix de vivre" en frères et sœurs "devient humainement impossible et donne lieu à plus de mal (voir AL, note 329)."

Afficher l'image d'origine Le Pape Jean-Paul II et le Pape émérite Benoît XVI ont tous deux enseigné que les catholiques recevant l'Eucharistie vivant dans des unions non matrimoniales doivent s'abstenir de relations sexuelles et vivre chastes. Affirmer l'impossibilité de ce précepte entre en conflit avec l'enseignement établi par les pontifes précédents. [Affirmer l'impossibilité de vivre chaste est également un blasphème qui confine au raisonnement que tinrent les cardinaux devant Innocent III - sans y réussir - lors de l'approbation de la Règle de S. François et qui consiste à soutenir que l'observance des conseils évangéliques ou le voeu -de pauvreté pour S. François - qu'on en ferait, serait contraire à la raison ou quelque chose d'impossible à réaliser. Ce qui revient à dire que les enseignements de Notre Seigneur seraient impossibles à réaliser, ce qui est un blasphème. NdCR.]

 

Les évêques maltais disent que les nouvelles directives sont "destinées à accompagner les gens à la prise de conscience de leur situation de vie à la lumière de Jésus", selon le site des évêques, un message "aussi pertinent pour les couples et les familles qui se trouvent dans des situations complexes."

Ceux qui préconisent de permettre aux divorcés et remariés de recevoir la communion ont fréquemment utilisé le terme "accompagnement" au cours du synode ordinaire sur la famille.

L'exhortation du Pape François a créé la division depuis sa publication en avril dernier parce que son ambiguïté dans plusieurs sections permet aux évêques dans diverses régions du monde une marge de manœuvre pour interpréter le document différemment.

Cela a donné lieu à des conférences épiscopales agissant pour permettre d'accorder la sainte communion aux catholiques vivant dans le péché objectif, tandis que d'autres ont persisté à soutenir l'enseignement de l'Église.

La confusion et les dégâts des pratiques pastorales conflictuelles et le risque qui en résulte pour le salut des catholiques ont contraint les cardinaux Raymond Burke, Walter Brandmüller, Carlo Caffarra et Joachim Meisner à soumettre les dubia au pape François pour une clarification sur Amoris Laetitia .

Les évêques de Malte citent lourdement AL dans tout leur document, y compris les passages qui font l'objet des dubia présentées par les quatre cardinaux.

"En pensant que tout est noir et blanc, nous fermons parfois le chemin de la grâce et de la croissance, et décourageons les sentiers de sanctification qui donnent gloire à Dieu" (AL 305), déclarent-ils dans un cas.

Pour justifier la nouvelle politique, les évêques maltais se réfèrent aux Trois Rois fuyant Hérode après avoir vu l'enfant Jésus dans l'étable.

"Comme les rois mages, qui ont pris un chemin différent (à l'origine) à la maison après avoir rencontré Jésus (voir Mt 2, 12), ces personnes - parfois après un voyage difficile  - peuvent rencontrer le Christ qui leur offre un avenir même quand il leur est impossible de suivre la même voie que précédemment ", ont déclaré les évêques. "Grâce à l'accompagnement et au discernement honnête, Dieu est capable d'ouvrir de nouvelles voies pour ces personnes, même si leur parcours précédent peut avoir été une 'obscurité' marquée par des erreurs passées ou de tristes expériences de trahison et d'abandon".

Dans l'interprétation que donne un diocèse U.S. de l'AL, le jugement de savoir si une personne divorcée et remariée devrait recevoir l'Eucharistie dépend du propre sens de chaque individu de l'appel de Dieu.

Le diocèse de San Diego, dirigé par Mgr Robert McElroy, a déclaré dans un document en novembre: "Beaucoup de catholiques engagés dans ce processus de discernement concluront que Dieu les appelle à retourner à la pleine participation à la vie de l'Eglise et de l'Eucharistie."

Le Cardinal Burke a dit au Remnant dans un entretien le mois dernier qu'il était d'accord avec Ross Douthat du New York Times en ce que si cette interprétation du document du Pape François devient universelle, "alors l'enseignement de l'Église sur le mariage est terminé."

L'archidiocèse de Malte et le diocèse de Gozo ont demandé à leurs paroisses de lire une lettre ce dimanche à la messe expliquant les nouvelles directives sur l'interprétation d'Amoris Laetitia.

 

QU'ILS SOIENT ANATHÈMES ! LA TWITTOSPHÈRE S'ENFLAMME CONTRE LES ÉVÊQUES MALTAIS

SAINT DOMINIQUE, Fondateur d'Ordre (1170-1221) WASHINGTON DC (USA) - Un spécialiste renommé en théologie morale, le père dominicain Thomas Petri, vice-président et doyen de la Faculté Pontificale de l'Immaculée Conception de la maison d'études dominicaines vient de lancer une série de tweets enflammés contre les interprétations hétérodoxes d'Amoris Laetitia qui montre que la longue réputation des dominicains dans le combat contre les hérésies n'est pas usurpée.

Le Père Petri réagissait notamment à l'interprétation des évêques maltais qui viennent d'approuver la communion des divorcés remariés.

Extraits:

"Les évêques de Malte disent qu'il est humainement impossible de vivre sans sexe dans un remariage civil. Je me demande ce qu'ils pensent de leur propre célibat."

"Rappel aux étudiants: soyez précis dans vos notes de bas de page. Votre salut est peut-être en jeu."

Il cite ensuite Veritatis Splendor du pape Saint Jean-Paul II:

 

"32. Dans certains courants de la pensée moderne, on en est arrivé à exalter la liberté au point d'en faire un absolu, qui serait la source des valeurs. C'est dans cette direction que vont les doctrines qui perdent le sens de la transcendance ou celles qui sont explicitement athées. On a attribué à la conscience individuelle des prérogatives d'instance suprême du jugement moral, qui détermine d'une manière catégorique et infaillible le bien et le mal. A l'affirmation du devoir de suivre sa conscience, on a indûment ajouté que le jugement moral est vrai par le fait même qu'il vient de la conscience. Mais, de cette façon, la nécessaire exigence de la vérité a disparu au profit d'un critère de sincérité, d'authenticité, d'« accord avec soi-même », au point que l'on en est arrivé à une conception radicalement subjectiviste du jugement moral."

 

avec ce commentaire:

"St Jean-Paul II avait dénoncé cette absurdité il y a deux décennies dans Veritatis Splendor, que les évêques maltais ignorent superbement."

"Des évêques et des conférences épiscopales sont en train de promulguer des normes diamétralement opposées et certains prétendent encore que le chapitre 8 d'Amoris Laetitia ne nécessite aucune clarification ?"

"Qu'ils soient anathèmes !"

Source: LifeSiteNews (USA)

Source: Diakonos.be, facebook

Qu'ils soient anathèmes ! La twittosphère s'enflamme contre les évêques maltais
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Publié par Ingomer - dans Religion
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 17:43
Les doutes du pape et les certitudes du Cardinal Caffara

Des quatre cardinaux qui ont demandé au pape François de faire la clarté sur cinq "dubia" soulevés par Amoris laetitia, Carlo Caffarra est celui auquel Jorge Mario Bergoglio a témoigné le plus souvent son estime, notamment en l'invitant à participer aux deux synodes sur la famille.

Raison de plus pour que la simplicité, la "parrhésie" avec laquelle le cardinal Caffarra s'exprime envers le pape – avec le plus grand respect à son égard - dans la première grande interview qu'il accorde depuis la publication des dubia fasse impression.
L'interview, recueillie par Matteo Matzuzzi, a été publiée le samedi 14 janvier dans le quotidien italien "Il Foglio".

A 78 ans, le cardinal Caffarra est l’archevêque émérite de Bologne et est reconnu comme un théologien de valeur. Il est précisément spécialisé dans la matière des questions soulevées par les dubia. Entre 1981 et 1995, il a été président de l'Institut Pontificat Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille.

L'interview vaut la peine d'être lue dans son intégralité, notamment parce qu'elle pourrait être le signal d'un retournement dans la controverse en cours au sein de l'Eglise entre les interprétations différentes et parfois contradictoires d'Amoris laetitia, peut-être jusqu'à inciter le pape François à rompre le silence qu'il a choisi de garder jusqu'à présent.

Ce qui suit est un florilège de ce que le cardinal a déclaré dans cette interview qui est cinq fois plus longue.
*
CAFFARRA: "POURQUOI NOUS AVONS ÉCRIT AU PAPE"
+
Nous autres cardinaux, avons le grave devoir de conseiller le pape dans son gouvernement de l'Eglise. C'est un devoir auquel nous ne pouvons pas nous soustraire.
+
Seul un aveugle peut nier qu'il y a dans l'Eglise une grande confusion, de l'incertitude, de l'insécurité causées par certains paragraphes d'Amoris laetitia. Ces derniers mois, sur les mêmes questions fondamentales concernant l'économie sacramentelle – le mariage, la confession et l'eucharistie – et la vie chrétienne, certains évêques ont dit A et d'autres ont dit le contraire de A. Avec l'intention de bien interpréter les mêmes textes.
+
Il n’y avait qu’un seul moyen d’en venir à bout: demander à l’auteur du texte interprété de deux façons contradictoires quelle était l’interprétation correcte. Il n’y avait pas d’autre moyen. Se posait ensuite le problème de la façon de s’adresser au Pontife. Nous avons opté pour une manière de faire traditionnelle dans l’Eglise, ce qu’on appelle des « dubia ». […] Nous avons donc procédé de façon privée et ce n’est que lorsque nous avons eu la certitude que le Saint-Père ne répondrait pas que nous avons décidé de les publier.
+
Le problème est exactement celui-ci : sur plusieurs points fondamentaux, on ne comprend pas ce que le Pape enseigne, comme le montrent les interprétations divergentes d’un évêque à l’autre. Nous voulons être fidèles au magistère du Pape mais pour cela, il faut que le magistère du pape soit clair.
+
La division qui règne dans l’Eglise est la cause de la lettre [des quatre cardinaux au pape] et non pas son effet.
+
Imaginer une pratique pastorale qui ne soit pas fondée et enracinée dans la doctrine revient à fonder et enraciner la pratique pastorale sur le choix personnel. Une Eglise qui néglige la doctrine n’est pas une Eglise plus pastorale mais une Eglise plus ignorante.
+
L’évolution de la doctrine a accompagné depuis toujours la pensée chrétienne. [Mais] s’il y a bien un point qui est clair, c’est qu’il n’y a jamais d’évolution là où il y a contradiction. Si je dis que S est P et ensuite que S n’est pas P, la seconde proposition ne développe pas la première, elle la contredit. Aristote déjà enseignant en son temps qu’en énonçant une proposition universelle affirmative (par exemple : tous les adultères sont injustes) et en même temps une proposition particulière négative ayant le même sujet et le même prédicat (par exemple : certains adultères ne sont pas injustes), on ne crée pas une exception à la première règle. On la contredit.
+
Le ministre de l’eucharistie (généralement le prêtre) peut-il donner l’eucharistie à une personne qui vit « more uxorio » avec une femme ou avec un homme qui n’est pas sa femme ou son mari et qui n’a pas l’intention de vivre dans la continence ? […] Amoris laetitia a-t-elle enseigné que, dans certaines circonstances précises et après un certain parcours, le fidèle pourrait s’approcher de l’eucharistie sans s’engager à la continence ? Certains évêques ont enseigné que c’était possible. En toute logique, il faut donc également enseigner que l’adultère n’est pas un mal en soi.
+
La conscience est le lieu où nous rencontrons et nous affrontons le pilier de la modernité. […] Un homme a perçu cela avec beaucoup de lucidité, il s’agit du bienheureux John Henry Newmann. Dans sa fameuse Lettre au duc de Norflok, il écrivait : […] « Une guerre impitoyable ravage notre époque, je dirais presque qu’il s’agit d’une conspiration contre les droits de la conscience ». Plus loin, il ajoute que « au nom de la conscience, on détruit la véritable conscience ».
Voilà pourquoi dans les cinq dubia, c’est le cinquième [celui sur la conscience – ndr] qui est le plus important. Il y a un passage d’Amoris laetitia, au numéro 303 qui n’est pas clair. Il semble – et je répète : il semble – admettre la possibilité qu’il puisse y avoir un jugement vrai de la conscience (et non pas invinciblement erroné ; cela a toujours été admis par l’Eglise) qui soit en contradiction avec ce que l’Eglise considère comme faisant partie du dépôt de la Révélation divine. Il semble. Et c’est pourquoi nous avons soumis ce doute au Pape.

John-Henry-Newman.jpg Newmann déclare que « si le Pape parlait contre la conscience prise dans le vrai sens du mot, il commettrait un véritable suicide, il scierait la branche sur laquelle il est assis ». Ce sont des choses d’une gravité bouleversante. On ferait du jugement individuel le critère ultime de la vérité morale. Il ne faut jamais dire à quelqu’un : « Agit toujours selon ta conscience » sans systématiquement ajouter toute de suite après : « Aime et cherche la vérité de ce qui est bien ». Sans quoi, on lui mettrait entre les mains l’arme la plus destructrice de sa propre humanité.

Sandro Magister
magister.blogautore.espresso.repubblica.it
 
 
 

Source: Diakonos.be Facebook

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Publié par Ingomer
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:24
Mgr Schneider met en garde contre "une mentalité de relativisme radical créé à l'intérieur de l'Église"

Traduction

 

Note de la rédaction: Voir la traduction complète de l'entretien de l'évêque Schneider ci-dessous.

 

13 janvier 2017 ( LifeSiteNews ) - L'évêque Athanasius Schneider met en garde les fidèles contre une "mentalité de relativisme radical" qui a infiltré l'Église catholique et qui menace l'affirmation chrétienne des vérités absolues et éternelles.

 

Dans un récent entretien avec le blog espagnol Adelante la Fe et traduit en anglais par LifeSiteNews, Mgr Schneider a évoqué la pratique de donner la sainte communion à ceux qui sont divorcés et "remariés" en dehors de l'Église, appelant cela "un phénomène vraiment très dangereux."

 

L'évêque Schneider a couvert une variété de sujets dans l'entretien, y compris l'usage de plus en plus fréquent de la messe latine traditionnelle, son espoir pour une reconnaissance formelle de la Société de Saint-Pie X et l'impossibilité d'ordonner des femmes au diaconat. On trouvera ci-dessous une traduction anglaise (traduite en français NdCR.) complète de l'entretien, à l'origine donné en espagnol et en portugais .

 

Il a dit à Adelante la Fe: «Oui, c'est vraiment un phénomène très dangereux, parce qu'une mentalité de relativisme radical est vraiment créée à l'intérieur de l'Eglise, dont le pape Benoît XVI nous avait déjà prévenus, en parlant du danger d'une certaine dictature du relativisme. Ce relativisme va grandir."

 

"Le 'relativisme' signifie qu'il n'existe pas de normes absolues ou permanentes", a déclaré M. Schneider. "C'est du relativisme, que de dire que nous pouvons faire ceci et cela, que c'est pareil. Mais cela est contraire à la révélation divine. C'est est un mensonge. Le relativisme est un mensonge. Ce n'est pas vrai. Il n'y a qu'une seule vérité."

 

Schneider, l'évêque auxiliaire d'Astana, au Kazakhstan, a demandé une déclaration du Magistère de l'Église catholique, ou de l'autorité d'enseignement, pour corriger la revendication moralement relativiste permettant la communion pour ceux qui commettent l'adultère tout en vivant dans un faux "remariages".

 

"Dieu n'a pas dit, 'Ne volez pas' - le septième commandement -, mais aussi 'vous pouvez voler.' "Vous ne pouvez pas commettre d'adultère, mais vous pouvez aussi commettre l'adultère", et ainsi de suite. Cela est contraire à la vérité divine, et ce relativisme, malheureusement, est diffusé, et je pense donc qu'il faut lever la voix et demander au Magistère de l'Eglise de se prononcer réellement, avec clarté, de réfuter, et d'éliminer ce relativisme."

 

L'évêque a réitéré son soutien aux "quatre cardinaux qui ont publié leur dubia", en se référant à plusieurs questions d'éclaircissement posées par les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond Burke, Carlo Caffarra et Joachim Meisner, ainsi que les actes des autres prêtres et laïcs, de publier des pétitions, des déclarations, et de demander la clarté dans la doctrine."

 

"Je pense donc que c'est très grave qu'ils diffusent ce relativisme moral, et, à ses racines, c'est une attaque contre les commandements de Dieu lui-même", a déclaré Mgr Schneider. "C'est très dangereux parce qu'il faut voir la racine de tout cela, la racine de tout ce relativisme moral. ... La question fondamentale est de faire ma volonté ou de faire la volonté de Dieu. C'est la racine."

 

Le relativisme moral, provoque une inversion de la prière: 'Ta volonté soit faite' du Notre Père, substituant plutôt 'Que ma volonté soit faite et que ta volonté ne se fasse plus', a ajouté Schneider.

 

Ce qui conduit "au bonheur, le plus grand bonheur, c'est de suivre le principe, 'Que votre volonté soit faite, Seigneur, même si je dois souffrir'", a déclaré Schneider.

 

Au cours de cette entrevue, l'évêque a également exprimé son inquiétude à propos de l'idéologie du genre, qui niant la distinction naturelle des sexes et prétendant que son genre est subjectif, porte atteinte aux âmes des enfants, et a prié les parents de protéger leurs enfants de l'endoctrinement en les enlevant des écoles qui l'enseignent.

 

"L'idéologie du genre" ... est vraiment une sorte de perversion évidente, d'une conception de la réalité qui est en rébellion contre la réalité ", a déclaré Schneider. "L'idéologie du genre est une forme ultime et extrême du marxisme - il faut dire que c'est le marxisme dans la forme la plus radicale possible. C'est une rébellion contre la réalité, et fondamentalement une rébellion contre Dieu."

 

"Dans ce contexte, je pense que les parents catholiques chrétiens doivent, si c'est possible, retirer leurs enfants de ces écoles et, si possible, créer leurs propres associations à des fins éducatives. Merci à Dieu, par exemple, aux États-Unis, il est très facile de le faire d'une certaine manière, et en France aussi.

 

Schneider a été l'un des critiques les plus remarquables de ceux qui veulent permettre aux prêtres de donner la sainte communion à ceux qui vivent dans des états objectifs de péché mortel, une orientation que le pape François semble avoir approuvée dans sa récente exhortation apostolique, Amoris Laetitia.

 

Texte intégral de l'entrevue

 

Voici la traduction complète de l'entretien de l'évêque Athanasius Schneider à Adelante la Fe, traduit par Matthew Cullinan Hoffman de LifeSiteNews de l'original espagnol et portugais.

 

NOTE: En raison du style verbal de la parole, certaines répétitions ont été éliminées, et d'autres modifications ont été faites pour la lisibilité sans altérer le sens, y compris l'ajout de mots entre crochets et des phrases. En outre, quelques mots qui étaient inaudibles mais dont la signification était claire dans le contexte ont été ajoutés. Les mots inaudibles ou les phrases que le traducteur n'a pas pu discerner sont notés comme tels.

 

Adelante la Fe: Excellence, vous avez reçu le nom de baptême d'Antoine par vos parents et plus tard, lorsque vous avez rejoint les chanoines de la Sainte Croix à Coimbra, vous avez pris le nom d'Athanase. Qu'est-ce qui vous a amené à choisir ce nom? Avez-vous peut-être envie de suivre les pas de saint Athanase?

 

Évêque Athanasius Schneider : Je n'ai pas choisi ce nom de saint Athanase et je ne pensais pas, je ne pensais même pas que j'aurais vraiment ce nom, et c'est pourquoi ce fut une grande surprise quand mes supérieurs religieux m'ont donné ce nom. Ce n'est donc pas moi qui l'ai choisi. Plus tard, cependant, j'ai commencé à lire la vie de saint Athanase, parce que j'avais reçu son nom et que je devais en apprendre davantage sur mon nouveau patron. Plus tard, mes supérieurs m'envoyèrent à Rome pour étudier la Patristique, donc, par nécessité, je lisais beaucoup Athanase et de sa doctrine, et surtout de son magnifique travail de défense de la foi qu'il accomplit avec beaucoup de sacrifice pendant la crise arienne.

 

Adelante la Fe: Après avoir lu votre livre Dominus Est dans lequel vous réfléchissez sur vos souvenirs d'enfance qui a été caractérisée par un régime communiste dans lequel les prêtres étaient assassinés, les fidèles n'avaient pas d'églises et vous parlez même de confession purement spirituelle - ne croyez-vous pas qu'aujourd'hui nous vivons dans une situation semblable? Les fidèles, par exemple, n'ont pas de prêtres auxquels ils peuvent se confesser, et ils exécutent parfois des rites d'une validité douteuse une fois par an*. Cela ne peut pas être la seule différence avec ce que vous avez vécu, mais les laïcs ne seraient pas conscients qu'ils sont attaqués?

 

Mgr Schneider: Oui, exactement , il y a des différences qui sont historiques et dans un contexte complètement différent. Ici, dans l'ouest, ils n'ont pas persécuté les prêtres, du moins matériellement, et il y a beaucoup de prêtres et d'églises. Nous vivons dans une situation très différente, mais dans un certain sens il y a aujourd'hui dans le monde occidental, dans la vie de l'Église, des lieux où les prêtres, malheureusement, ne comprennent pas leur mission sacerdotale de prêtres catholiques, mais se comportent plutôt et parlent plus comme des ministres protestants ou bien ils inventent leurs propres idées, et de cette manière ils ne donnent pas la nourriture spirituelle aux fidèles. Il en résulte qu'il y a des familles dans le monde occidental - l'Amérique, l'Europe - qui doivent parcourir de longues distances, parfois même des centaines de kilomètres, pour trouver une messe digne, catholique, pour recevoir un enseignement sûr de la foi et participer à une liturgie digne, afin que leurs enfants puissent vraiment recevoir la foi catholique comme l'Église l'a toujours enseignée. C'est cela la vérité. En ce sens, il y a peut-être une sorte d'analogie.

 

Adelante la Fe: En 1973, quand vous étiez enfant, vous êtes allé avec votre mère en Allemagne, et vous aviez été prévenu auparavant des abus que vous avez dit qu'ils commettaient lorsqu'ils recevaient le Seigneur. Aujourd'hui, nous pouvons dire que cette situation est devenue générale; Les laïcs reçoivent la communion dans la main - ici en Espagne c'est la voie normale. Les prêtres eux-mêmes suppriment les agenouilloirs. Comment parler de la présence réelle du Seigneur dans l'hostie si ses propres pasteurs banalisent les sacrements?

 

Mgr Schneider: Oui. Vous, les laïcs, vous devez donner un exemple de votre profonde foi, de votre amour, de votre dévotion, au Très Saint Sacrement de Notre-Seigneur, en déclarant que c'est le Seigneur. Aussi en priant pour les prêtres, qu'ils viennent de nouveau reconnaître la vraie foi catholique, la vraie grandeur de la Très Sainte Eucharistie. Et je pense qu'un tel exemple [INAUDIBLE], et aussi en transmettant la littérature catéchétique catholique concernant l'Eucharistie, que, grâce à Dieu, nous avons aujourd'hui. Par exemple, en accomplissant un apostolat doctrinal concernant la foi catholique, par exemple, concernant les saints, comment ils vénéraient la très sainte Eucharistie et en demandant aux prêtres de fournir des agenouilloirs pour que les gens puissent s'agenouiller et en demandant aux prêtres de faire des expositions du Saint Sacrement, pour faire l'adoration eucharistique. Parce que c'est le cœur de l'Église; L'Eucharistie est le cœur de l'Église. Ce cœur maladif et faible, tout le corps est faible, et aujourd'hui, en regardant l'Eglise de la manière la plus générale, nous voyons ce que nous avons et que j'appelle la maladie du coeur eucharistique. Et nous n'allons pas avoir de renouvellement authentique de l'Eglise sans guérir d'abord cette maladie du coeur eucharistique comme une doctrine claire que nous tenons, que Jean-Paul II nous a laissée dans une magnifique encyclique eucharistique appelée Ecclesia de Eucharistia. Il vaut la peine de la lire - il l'a écrite avec une telle profondeur doctrinale et spirituelle. Et d'autres papes et saints, non? Nous devons faire connaître cette doctrine et donner des exemples et des incitations pour que les laïcs s'agenouillent tout en recevant l'Eucharistie d'une manière intérieure, en état de grâce. Nous devons leur expliquer cela. Nous devons aussi les conduire au sacrement de la pénitence. C'est seulement de cette façon que nous allons avoir un renouvellement authentique de l'Église. Si cela ne se produit pas, toutes les autres activités qui sont faites à l'intérieur l'Église seront une bouffée vide et ne produiront pas de fruits. C'est par l'Eucharistie que nous renouvellerons l'Église.

 

Adelante la Fe: Votre Excellence, à douze ans, vous vous êtes rendu compte que vous aviez une vocation tout en vivant dans un environnement pieux. Cependant, aujourd'hui, les enfants de cet âge ne sont pas éduqués dans ce qu'on appelle des "valeurs". On leur apprend que les relations entre deux hommes ou deux femmes sont normales. On ne leur enseigne pas la chasteté. Croyez-vous qu'il est possible que les vocations à la prêtrise se produisent dans un tel environnement appauvri?

 

L'évêque Schneider: C'est très difficile, exactement. Par miracle peut-être. Oui, je pense que ce dont vous parlez, la soi-disant "théorie du genre", "l'idéologie du genre", qui est vraiment une sorte de perversion évidente, d'une conception de la réalité qui est en rébellion contre la réalité. L'idéologie du genre est une forme ultime et extrême du marxisme - il faut dire que c'est le marxisme dans la forme la plus radicale possible. C'est une rébellion contre la réalité, et fondamentalement une rébellion contre Dieu. Dans ce contexte, je pense que les parents catholiques chrétiens doivent, si c'est possible, retirer leurs enfants de ces écoles et, si possible, créer leurs propres associations à des fins éducatives. Merci à Dieu, par exemple, aux États-Unis, il est très facile de le faire d'une certaine façon, et en France aussi, et je pense que les politiciens catholiques [INAUDIBLE] ou les juristes doivent travailler et lutter pour le droit fondamental des parents à éduquer leurs enfants - c'est le droit des parents, pas de l'État - et au moins avoir le droit à la liberté d'éducation. Et de cette manière, certainement dans ces contextes de bonne éducation humaine et religieuse, il y aura des vocations, mais surtout dans les grandes familles.

 

Adelante la Fe: Nous avons récemment lu quelques déclarations de votre part à Rome, très importantes, liées au sacrement du mariage. Cependant, le laïc moyen, pour ainsi dire, les catholiques qui sont dans les paroisses, lorsqu'ils entendent parler d'Amoris Laetitia, la comprennent pour signifier que le monde entier peut recevoir la communion. Si un pasteur ne permet pas à une personne de recevoir la communion, il va simplement à une autre paroisse, où elle lui est donnée. [Le raisonnement est que] l'annulation est facilitée si elle prend trop de temps, ou c'est la via caritatis (la voie de la charité), parce que le monde entier peut recevoir le Seigneur. Si le péché mortel n'existe plus, que deviennent nos fautes ou péchés véniels dans notre lutte pour la sainteté? Rien de tout cela n'existe plus?

 

L'évêque Schneider: Oui, c'est vraiment un phénomène très dangereux, parce qu'une mentalité de relativisme radical est vraiment créée à l'intérieur de l'Eglise, ce dont le Pape Benoît XVI nous a déjà prévenus, en parlant du danger d'une certaine dictature du relativisme. Et ce relativisme va croître. Le "Relativisme" signifie qu'il n'y a pas de normes absolues ou permanentes, c'est-à-dire que selon le relativisme, nous pouvons faire ceci et cela, cela est indifférent. Mais cela est contraire à la révélation divine. Ceci est un mensonge. Le relativisme est un mensonge. Ce n'est pas vrai. Il n'y a qu'une seule vérité. Dieu n'a pas dit: "Ne volez pas" - le septième commandement - "Ne volez pas, mais aussi vous pouvez voler." "Vous ne pouvez pas commettre l'adultère, mais vous pouvez également commettre l'adultère", et ainsi de suite. Ceci est contraire à la vérité divine, et ce relativisme est malheureusement diffusé, et je pense donc qu'il faut élever la voix et demander au Magistère de l'Eglise de se prononcer réellement avec clarté, de réfuter, et d'éliminer ce relativisme. Cela a été fait par les quatre cardinaux qui ont publié leur dubia et par d'autres prêtres et laïcs, qui publient des pétitions, des déclarations, demandant la clarté dans la doctrine.

 

Je pense donc que c'est très sérieux qu'ils diffusent ce relativisme moral, et cela, à sa racine, est une attaque contre les commandements de Dieu lui-même. C'est très dangereux, car il faut voir la racine de tout ce relativisme moral, qui est aussi concrètement [INAUDIBLE] pour les divorcés et les remariés et leur communion et ainsi de suite. La question fondamentale est de faire ma volonté ou de faire la volonté de Dieu. C'est la racine. Que ma volonté soit faite, que votre volonté ne soit plus faite. [Au contraire,] "Fiat voluntas tua" ("Que Ta volonté soit faite") - c'est cela, la grandeur. C'est la clé de toute l'histoire de l'humanité, en chacun de nous. "Que votre volonté soit faite, Seigneur, même si je dois souffrir." Mais cela m'apporte le bonheur, le plus grand bonheur, si je fais la volonté de Dieu même quand je dois souffrir. Aujourd'hui, fondamentalement, c'est ce relativisme moral, qui est entré dans la vie de l'Église, dans la pratique des sacrements. Comme vous l'avez dit, ce que nous voulons fondamentalement, c'est que Dieu fasse notre volonté et que nous ne fassions pas la volonté de Dieu. Aujourd'hui, nous voulons que Dieu nous serve et nous sommes ses seigneurs et Dieu devient notre serviteur et nous sert. Et nous sommes ses seigneurs, comme des dieux. C'est la première chose que le serpent a dit, le diable, quand il a tenté [INAUDIBLE] Eve. Donc, non, nous sommes les serviteurs de Dieu, et nous voulons faire Sa volonté. Il est le Seigneur. "Tu solus Dominus. Tu solus Altissimus" ("Toi seul est le Seigneur. Toi seul est le Très-Haut.") C'est ce qui nous apporte le bonheur.

 

Adelante la Fe: Votre Excellence, il y a quatre ans, en 2012, vous avez prononcé un discours important intitulé "La nouvelle évangélisation et la sainte liturgie", et vous avez parlé des cinq blessures du corps mystique liturgique du Christ. Vous avez fait référence aux servants d'autel féminins. Aujourd'hui, en 2016, nous parlons d'un diaconat féminin comme s'il s'agissait d'une réalité qui va prendre forme en 2017. Croyez-vous qu'en 2021, dans les quatre autres années qui viennent, les femmes officieront à la messe ? Est-ce notre rôle, le rôle des femmes au XXIe siècle ?

 

Mgr Schneider: Non, ce n'est pas le rôle des femmes. Je pense que ce ne sera jamais le cas dans l'Église catholique, parce qu'il contredit la nature de l'Église catholique, parce que le diaconat est une impossibilité, c'est un sacrement qui forme une unité dans l'ordination sacramentelle de l'épiscopat, du presbytère, et le diaconat. C'est un sacrement. Nous avons des sacrements, sept sacrements. L''ordination au diaconat en fait partie, et l'histoire entière de l'Église nous dit que l'Église n'a pas l'autorité pour prescrire des diacres féminins d'une manière sacramentelle. Les femmes peuvent recevoir des bénédictions, comme [INAUDIBLE]. Celles-ci, oui, mais elles ne peuvent pas être des diacres. Je pense que ce ne sera pas fait. Cela ne se produira pas dans l'Église catholique. Nous ne devrions donc pas avoir peur. Parce que Jésus a dit "les portes de l'enfer ne prévaudront pas sur mon Église", fondée sur Pierre. Je crois donc que la providence divine ne permettra pas au pape de permettre l'ordination des femmes au diaconat sacramentel.

 

 

Adelante la Fe: Excellence, permettez-moi de vous lire une citation. "Si nous semblons être dans une situation anormale, c'est parce que ceux qui ont autorité dans l'Église ont brûlé ce qu'ils ont adoré une fois, et adoré ce qu'ils ont brûlé une fois." Ce sont les mots de Mgr Marcel Lefebvre. En ce qui concerne la Fraternité de Saint Pie X, vous avez visité deux séminaires à l'invitation du Saint-Siège et avez eu des conversations avec Son Excellence Mgr Fellay. Vous avez donné une évaluation positive des mesures qui sont prises. Croyez-vous qu'il existe des conditions pour que la Fraternité entre en pleine communion avec Rome ? Et si oui, croyez-vous que ce serait la volonté de Mgr. Lefebvre ?

 

Mgr Schneider: Oui, je suis convaincu que dans les circonstances actuelles, Mgr. Lefebvre accepterait sans doute la proposition canonique d'une prélature personnelle. D'après ce que j'ai lu, la biographie de Mgr. Lefebvre, ses écrits, il était un homme très spirituel mais aussi très pratique, un homme avec un profond sensus ecclesiae (sens de l'Église). Et étant donné la situation dans laquelle il se trouvait, je pense qu'il se sentait moralement contraint de faire ces ordinations épiscopales qui furent contraires à la volonté du pape, à cette époque. Il a déclaré plus tard qu'il sentit en conscience qu'il devait le faire. Et que ce fut un acte extrême, pour lequel il souffrit, et en conséquence, il dit que cette situation - il dit cela plus tard - ne devrait pas durer trop de temps. Parce que si une communauté reste longtemps dans un état autonome, canoniquement autonome, il y a un danger, un danger de devenir autosuffisant et de perdre une caractéristique définitivement catholique, celle d'être soumis à l'autorité du Pape, Le Vicaire du Christ. Parce que nous ne pouvons pas rendre notre assujettissement au Vicaire du Christ dépendant de la personne du pape. Ce ne serait pas la foi; Ce serait le choix d'un parti. Mais la chaire de Pierre est toujours la même, ou les papes [INAUDIBLE]. Je ne peux pas dire maintenant que ce pape, je n'ai pas confiance en lui, donc je ne vais pas me soumettre, je vais attendre jusqu'à ce qu'un autre pape arrive. Ceci, pour moi, n'est pas un sens catholique des choses. Ce n'est pas surnaturel: c'est trop humain. Il faut davantage de sens du surnaturel, et plus de confiance dans la providence divine, dans le fait que Dieu est Celui qui guide l'Église.

 

C'est un danger pour la Fraternité de Saint-Pie X: plus il y a de temps qui passe, plus il y a de suffisance, et il y a déjà dans la Fraternité des indications de ces phénomènes négatifs d'autosuffisance que Mgr Fellay a dit aussi qu'ils ne devraient pas attendre trop longtemps. Et si le Saint-Siège propose maintenant une structure, s'ils peuvent accepter que le Saint-Siège ne va pas exiger des choses qui sont contraires à leur identité, oui, il est nécessaire d'accepter et de faire confiance à la providence divine. On ne peut pas s'attendre maintenant à avoir une certitude à cent pour cent. Nous ne pouvons pas avoir cela. Je souhaite beaucoup que la Fraternité de Saint Pie X soit reconnue et établie comme une structure normale de l'Église, dès que possible, et qu'elle soit pour le bénéfice de chacun, pour eux et pour nous. Ce serait vraiment une nouvelle force [dans l'Église], surtout dans cette grande bataille pour la pureté de l'Église, c'est pourquoi j'ai dit à Mgr. Fellay, "Excellence, nous avons besoin de votre présence, afin que nous puissions être ensemble, avec toutes les bonnes forces dans l'Église." Nous devons former aujourd'hui une grande unité pour défendre la foi de nos pères, des apôtres, générations futures. C'est notre vocation, que Dieu nous demande aujourd'hui, avec amour pour l'Église, avec amour pour le pape, toujours avec amour pour le pape, priant pour lui - ne pratiquant pas une certaine forme de papolâtrie, pas cela - mais aimant le pape surnaturellement, en priant pour lui, en reconnaissant qu'il est le Vicarius Christi (Vicaire du Christ) Servus Servorum Dei (Serviteur des Serviteurs de Dieu), et donc je prie et j'espère que l'œuvre de Mgr Lefebvre, qu'il laissa à l'Église, soit reconnue et produise encore plus de fruits.

 

Adelante la Fe: Votre Excellence, pour conclure: Croyez-vous que la Sainte Messe traditionnelle puisse être utile dans la crise de la foi dans laquelle nous vivons?

 

Évêque Schneider: Sans aucun doute! C'est très évident. C'est la forme de la messe vécue par nos ancêtres, nos pères, nos grands-parents, tant de saints que nous connaissons, et c'est grâce à cette forme de la liturgie qu'ils ont tiré beaucoup de force spirituelle - ils en ont été nourris. Cela est valable aussi aujourd'hui, et les faits le prouvent: notez que les formes liturgiques traditionnelles se développent dans le monde entier. C'est particulièrement le cas pour les générations les plus jeunes, qui ne connaissaient pas cette forme, non ? Et cela est évident parce que lorsqu'ils voient cette forme de sacrifice du Christ, cette forme de rituel où l'on peut éprouver le mystère du Christ, d'une manière plus contemplative, d'une manière plus riche aussi, et qui aide à être plus fort dans la foi. Elle attire les jeunes, même les enfants innocents, qui sont attirés par cette forme, qui [INAUDIBLE].

 

Et pour cette raison je pense que c'est un fait que nous devons affirmer que la liturgie traditionnelle, grâce à Dieu, à travers la grande œuvre prophétique du Pape Benoît XVI avec le Motu proprio Summorum Pontificum, a commencé le mouvement d'un renouvellement de l'Église provoqué par le Saint-Esprit. Je pense que ce mouvement, maintenant qu'il est commencé, ne peut être arrêté par personne. C'est une œuvre du Saint-Esprit, et nous devons croire que cela contribue à un véritable renouvellement de l'Église. Et cela, je suis convaincu, si aujourd'hui les pères du Concile Vatican II - supposons dans mon hypothèse - aient tous assisté dans une paroisse à une forme ordinaire de la messe célébrée aujourd'hui autour du monde, une communion à la main, des autels, etc., puis une messe en forme extraordinaire, je suis convaincu que presque tous les pères ou la grande majorité des pères du Concile Vatican II auraient dit: "C'est la Messe que nous pensions être et non l'autre". Si nous pouvions faire une telle hypothèse - et il suffit de lire les actes du Concile Vatican II sur la liturgie - il est évident que les pères du concile étaient très prudents, très prudents dans leurs discours sur la liturgie. Et donc je pense que la liturgie traditionnelle est la liturgie de Vatican II dans un certain sens. Il pourrait y avoir quelques petites modifications parce que la liturgie se développe aussi comme un corps. Il pourrait y avoir quelques modifications, pas beaucoup. Peut-être pourrait-il y avoir un peu plus d'espace pour la langue vernaculaire, pas tant, mais dans les parties didactiques, les lectures peut-être, et peut-être quelques petites modifications de la rubrique -, oui. C'est pour moi, essentiellement, la grande intention des pères du Concile Vatican II.

 

Adelante la Fe: Pendant que vous êtes ici avec nous, nous aimerions profiter de l'occasion pour vous suggérer que vous écriviez un livre sur la beauté de la masse traditionnelle, et si vous le pensiez bien, pour le mentionner dans le prologue.

 

Mgr Schneider: Oui, je pense que je n'ai pas le temps d'écrire un livre en ce moment, mais je pense que je voudrais peut-être écrire quelque chose de plus sur la liturgie, sur les aspects de la liturgie dans la vie de l'Église aujourd'hui, qui justifiera essentiellement la liturgie traditionnelle, les éléments principaux de la liturgie traditionnelle. Je voudrais donc publier un petit livre, un écrit, sur des sujets liturgiques, qui défende essentiellement les éléments substantiels, les éléments essentiels, de la liturgie traditionnelle.

 

Adelante la Fe: Je vous remercie, Excellence, de votre temps.

 

Mgr Schneider: Et je vous souhaite à tous que vous mainteniez, toujours fidèlement, vos vœux de baptême catholique, et que vous restiez, que vous demandiez à notre Seigneur la grâce de persévérer dans notre belle foi catholique, apostolique et romaine jusqu'à la fin de vos vies.

 

* Ceci est une référence à la pénurie de prêtres et à la rareté avec laquelle de nombreux catholiques dans diverses parties du monde peuvent recevoir la communion, ainsi qu'aux abus liturgiques qui pourraient remettre en question la validité de certains rites sacramentels.

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Publié par Ingomer - dans Religion
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:41

Il y a eu les "droits de l'Homme" de 1789, définis comme le "droit de l'homme affranchi du contrôle de Dieu" et qui ont conduit à "un retour à la barbarie..." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet) [1], autrement dit, un retour à l'état sauvage et barbare, il y aura maintenant les "droits sexuels", conçus comme "des droits destructeurs de la famille et de l'enfance", un droit de jouir pour tous à tous les âges, qui fera que "les parents seront dépossédés de leur autorité sur leurs enfants."

Marion Sigaut – Les droits sexuels, la destruction programmée de l'enfance et de la famille

L'historienne Marion Sigaut, dans cette entretien à Medias-Presse.info [2], à l'occasion de la sortie prochaine son livre "Les droits sexuels, la destruction programmée de l'enfance et de la famille" (éditions Sigest), aborde le texte diabolique "rédigé par la Fédération internationale du Planning familial (IPPF - International Planned Parenthood Federation), relayé par toutes les agences de l'O.N.U., et qui s'appelle "La Déclaration des droits sexuels." Des "droits sexuels" conçus comme des droits de jouir pour tous, à tous les âges.

Extraits :

 

"Au titre du "droit à jouir", des conséquences sur les enfants, on va avoir de nouvelles règles énoncées et ces règles deviennent absolument épouvantables, dès qu'elles vont s'appliquer aux enfants.

 

Parce qu'il est dit en long, en large et en travers, de la première à la dernière page de cette charte des droits sexuels, que les enfants y auront droit, mais, est-il dit, en fonction de leur capacité évolutive. Ce qui ne veut rien dire, avertit Marion Sigaut.

 

"[...] Sous une fausse barbe qui s'appelle 'en fonction de la capacité évolutive de l'enfant', c'est-à-dire en fonction de son âge, ce qui n'est déterminé nulle part, il est dit que l'on va donner aux enfants des droits qui vont passer par-dessus les parents", précise-t-elle.

 

"Les préconisations du Planning familial sont des préconisations. Cela n'a pas encore force de loi, mais on sait très bien que c'est comme cela que ça commence. [...] C'est comme cela que petit à petit on en est arrivé au 'mariage' des personnes de même sexe, au 'mariage pour tous', parce que cela a été concocté dans des officines de ce genre, et qu'un jour, c'est arrivé tout cuit dans des parlements où personne n'avait rien réclamé avant."

 

Jean Michel Vernochet précise que cela est déjà passé "dans les faits" : "Cela s'adresse aux tout petits, aux enfants de quatre ans, et peut-être même avant", avec des "peluches sexuelles", des "jardins d'enfant. [...] Comme on n'a pas autorisé la pédophilie, on va autoriser la sexualité des enfants."

 

"Il n'y a pas que l'IPPF qui a pondu ce texte absolument épouvantable, il y a plusieurs agences des Nations unies, comme l'UNESCO,

Marion Sigaut – Les droits sexuels, la destruction programmée de l'enfance et de la famille

comme l'Organisation mondiale de la Santé (l'O.M.S.) qui a rédigé un texte qui s'appelle "Standards pour l'éducation sexuelle en Europe", qui prétend éduquer les enfants à la sexualité dès le berceau !

Marion Sigaut – Les droits sexuels, la destruction programmée de l'enfance et de la famille

Puisqu'ils ont un tableau de ce que l'on doit enseigner aux enfants, qui va de quatre ans en quatre ans, et qui commence par zéro", précise Marion Sigaut.

 

[...] Et dès lors qu'on a caché cette abomination derrière une notion complètement mensongère qui consiste à parler de 'santé' - la santé sexuelle fait maintenant partie de la santé - on pourra poursuivre des parents pour maltraitance quand ils auront voulu mettre leurs enfants à l'abri d'une sexualisation précoce, qui est véritablement au programme dans les petites classes."

 

Marion Sigaut dit qu'elle donne dans son livre "toutes les références, tous les textes."

 

Jean Michel Vernochet explique qu'il s'agit d'"une véritable conspiration ouverte", qui "se fait au plus haut sommet de l'Etat mondial".

 

"Le faux prétexte scientifique qui sous-tend toutes ces abominations a été inventé par un certain Kinsey : 'Il n'y a de science en matière sexuelle, reprise par toutes ces agences, que de science émanant de l'Institut Kinsey. Un institut né des travaux d'un certain Alfred Kinsey, qui était un grand pervers sexuel, qui à la base était un entomologiste (étude des insectes), grâcement payé pendant des années par l'Institut Rockefeller pour pondre des rapports absolument mensongers, manipulateurs, pour changer la morale publique. C'est lui qui a été l'initiateur, par ses travaux, de ce qui a été la révolution sexuelle, de ce qui a également été la promotion partout de l'homosexualité. Et Kinsey, est celui qui a prétendu vouloir montrer que les enfants étaient sexuels dès la naissance."

 

Entretien avec Marion Sigaut sur le rapport Kinsey et la théorie du genre

 

"Et j'ai retrouvé dans les documents émanant des nations Unies, poursuit Marion Sigaut, et dans toutes ces agences, à la fois internationales et gouvernementales, parce qu'il y a un certain nombre d'institutions françaises qui sont gravement impliquées dans ces mensonges, la base de cette théorie mensongère consiste à dire 'on sait maintenant que les enfants sont sexuels dès la naissance.' Or, cette affirmation provient de prétendus travaux effectués par Kinsey et un certain nombre de pédocriminels qui ont manipulés, violés, torturés des centaines d'enfants pendant des mois et des mois, pour faire un rapport consistant à dire que 'les enfants sont sexuels dès la naissance. Nous avons été témoins de leurs orgasmes.' Les orgasmes étant les évanouissements, les hurlements et les spasmes de ces malheureux enfants."

 

Jean Michel Vernochet précise qu'"il faut replacer cela dans son contexte Dans l'Amérique des années 30, là où le rapport Kinsey va prendre place (dans les années 40), on pratiquait l'euthanasie des débiles, on pratiquait l'eugénisme. Ce sont des théories qui avaient totalement libres cours. En Suède, tout autant. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, que Alfred Kinsey n'est pas sorti tout seul, tout droit armé du néant, mais qu'il avait eu un grand prédécesseur, qui était Sigmund Freud, qui avait parlé de l'enfant comme 'un pervers polymorphe'. Et qu'il y avait une école aux Etats-Unis, qui s'appelait l''Ecole de Francfort', des Marcuse et beaucoup d'autres, des intellectuels et philosophes qui venaient de Francfort, qui avait fui le nazisme, et qu'on a appelée plus tard l''école freudo-marxiste'. Il y avait toute sorte d'intellectuels qui ont créé la matrice intellectuelle, épistémologique dans laquelle s'est inscrite plus tard la période mai-68, qui naît directement de l'Ecole de Francfort et de ces freudo-marxistes."

 

Marion Sigaut précise que son livre sort "à un mois près, en même temps que la traduction française du livre de Judith Reisman, universitaire américaine, 'Kinsey, la face obscure de la révolution sexuelle'. Judith Resiman a lutté pendant une trentaine d'années contre tous ces mensonges.

 

"Son livre (de Judith Reisman), précise Marion Sigaut, démonte complètement l'escroquerie de la 'science' d'Alfred Kinsey."

 

Jean-Michel Vernochet avertit : "Le mot qui est important c'est le mot 'révolution sexuelle'. C'est une révolution. Tout ce qui était à droite passe à gauche, tout ce qui était à gauche passe à droite."

 

"Tout ce qui était bien devient mal et tout ce qui était mal devient bien.", précise Marion Sigaut. [4]

 

"Le normal devient pathologique. Aujourd'hui, si vous êtes contre l'avortement, contre le genre, contre le 'mariage pour tous', vous êtes un malade mental, ou l'équivalent. Et ce qui était pathologique hier devient la normalité. C'est ce qu'il faudrait comprendre", ajoute J.-M. Vernochet, qui avertit : "que cela soit dans l''édition, on ne vous éditera pas - ce pour quoi j'ai souligné le courage de votre éditeur -, vous n'aurez pas accès aux grands medias, vous ne pourrez pas défendre votre point de vue, vos points de vue. Il n'y aura qu'une parole et une voix dominante, qui s'imposera comme une nouvelle religion en quelque sorte, et qu'on va retrouver d'ailleurs dans la religion de la laïcité."

 

Lire : VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène.

Marion Sigaut conclut :

 

"C'est diabolique. C'est absolument diabolique. J'insiste.

 

Toute cette inversion morale qui va mener à la destruction de l'enfance, parce que ces droits sexuels vont être reconnus à des enfants de plus en plus jeunes.

[...] Or, la sexualité n'a rien à voir avec l'enfance.

L'enfance, c'est la période de la vie qui précède la maturité sexuelle. Donc il est hors de question de laisser passer ces abominations-là, qui mettent non seulement les enfants en danger, mais les familles. Les parents seront dépossédés de leur autorité sur leurs enfants."

Sans la religion chrétienne, le monde entier retombe dans la barbarie païenne, c'est-à-dire dans l'odieuse domination de l'homme sur l'homme, dans le culte et la pratique de tous les vices, et dans tous ces horribles abus qu'on appelait césarisme, l' esclavage, la polygamie, le culte du démon", nous avertissait au XIXe siècle

Mgr de Ségur [4]

Revenir à Dieu, c'est revenir à la civilisation; c'est en finir avec l'horreur, le chaos et la barbarie.

Anne Bernet [5]

Notes

 

[1] "Et qu'est-ce, d'ailleurs, que [...] la Révolution, sinon le droit de l'homme affranchi du contrôle de Dieu ? Et qu'est-ce qu'un tel droit, sinon le retour à la barbarie ? [...] La Révolution est la dernière barbarie." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, L'infaillibilité, 1861, Paris : Nouvelles Éditions Latines, 1956, p. 29-31).

[2] La destruction programmée de l’enfance et de la famille expliquée par Marion Sigaut, MPI-TV / Société — par Léo Kersauzie — 9 janvier 2017

[3] C'est la prophétie d'Esaïe V, 20: "Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres."

[4] Mgr de Ségur, Le Pape est infaillible, Editions Saint-Rémi, p. 203-204. Une brochure qui aborde un petit travail de Mgr de Ségur, tiré à plus de trente-cinq mille exemplaires, composé et publié après la définition de l'infaillibilité pontificale le 18 juillet 1870, au moment du concile Vatican I. Le pape est infaillible, dans certaines conditions bien précises, lorsqu'il enseigne ex cathedra , "depuis la chaire", en tant sur successeur de S. Pierre, en matière de foi et de morale. Il ne l'est pas dans les autres conditions.

[5] Anne Bernet, Revue Fideliter, Janvier-Février 1996, N° 109, p. 74.

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 00:00
Saint Marcel, Pape et martyr († 310)

Romain d'origine, Marcel fut choisi le 21 mai 308, pour succéder à saint Marcellin, martyrisé deux mois auparavant. Il siégea sous le règne de Maxence, cinq ans, six mois et vingt-et-un jours.


        Devenu Pape, saint Marcel n'oublia point les exemples de vertus et de courage de son prédécesseur. Il obtint d'une pieuse matrone nommée Priscille, un endroit favorable pour y rétablir les catacombes nouvelles, et pour pouvoir y célébrer les divins mystères à l'abri des profanations des païens. Les vingt-cinq titres de la ville de Rome furent érigés en autant de paroisses distinctes, afin que les secours de la religion fussent plus facilement distribués aux fidèles. A la faveur d'une trêve dans la persécution, Marcel s'efforça de rétablir la discipline que les troubles précédents avaient altérée. Sa juste sévérité pour les chrétiens qui avaient apostasié durant la persécution lui attira beaucoup de difficultés.

        L'Église subissait alors la plus violente des dix persécutions. Dioclétien venait d'abdiquer en 305, après avoir divisé ses États en quatre parties, dont chacune avait à sa tête un César. Maxence, devenu César de Rome en 306, ne pouvait épargner le chef de l'Église universelle. L'activité du Saint Pontife pour la réorganisation du culte sacré au milieu de la persécution qui partout faisait rage, était aux yeux du cruel persécuteur, un grief de plus.

        Maxence le fit arrêter par ses soldats et comparaître à son tribunal, où il lui ordonna de renoncer à sa charge et de sacrifier aux idoles. Mais ce fut en vain: saint Marcel répondit hardiment qu'il ne pouvait désister un poste où Dieu Lui-même l'avait placé et que la foi lui était plus chère que la vie. Le tyran, exaspéré par la résistance du Saint à ses promesses comme à ses menaces, le fit flageller cruellement. Il ne le condamna point pourtant à la mort; pour humilier davantage l'Église et les fidèles, il l'astreignit à servir comme esclave dans les écuries impériales.

        Le Pontife passa de longs jours dans cette dure captivité, ne cessant dans la prière et le jeûne, d'implorer la miséricorde du Seigneur. Après neuf mois de détention, les clercs de Rome qui avaient négocié secrètement son rachat avec les officiers subalternes, vinrent pendant la nuit et le délivrèrent. Une pieuse chrétienne nommée Lucine donna asile au Pontife. Sa maison devint dès lors un titre paroissial de Rome, sous le nom de Marcel, où les fidèles se réunissaient en secret. 

        Maxence en fut informé, fit de nouveau arrêter Marcel, et le condamna une seconde fois à servir comme palefrenier dans un haras établi sur l'emplacement même de l'église. Saint Marcel, Pape, mourut au milieu de ces vils animaux, à peine vêtu. La bienheureuse Lucine l'ensevelit dans la catacombe de Priscille, sur la voie Salaria. Les reliques de ce Souverain Pontife reposent dans l'ancienne église de son nom, illustrée par son martyre. Il fut le dernier des Papes persécutés par le paganisme, en ce temps.

 

 

Sources: (1); (2)

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 21:01
Laïcité et religions : belle bourde de Benoît Hamon qui oublie la citation de Vincent Peillon

Suite au deuxième débat ce soir des primaires des candidats à la présidentielle de la gauche, on peut déjà tirer un enseignement du dit "débat". C'est que la seule religion que l'on peut stigmatiser et déclarer incompatible avec la république, c'est la religion catholique, comme l'a fait Vincent Peillon ces dernières années.

 

Dans un entretien aux Editions du Seuil le 08 octobre 2008, pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée", il déclara qu'il voulait "remplacer" la religion catholique, car "on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique" ! (bonjour la liberté religieuse et la liberté tout court !)

 

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène "Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc, il faut remplacer cela. Et d'ailleurs l'échec de (la Révolution) de 1848, où l'Eglise catholique et des prêtres sont venus bénir les 'arbres de la liberté' des révolutionnaires, c'est la preuve que l'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique." (Vincent Peillon, entretien aux Editions du Seuil le 08 octobre 2008)

 

Lire : VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

 

Puis, dans un autre entretien pour Le Monde des religions le 1er mars 2010, Vincent Peillon récidiva en déclarant :

 

"Dans notre pays, l'Eglise, dans le fond, détient le pouvoir spirituel et un formidable pouvoir d'opinion et de conscience. Et nous avons échoué. Nous avons fait des révolutions, mais des révolutions matérielles, et nous avons laissé les esprits, mais aussi tout ce qui est de l'ordre charnel dans l'existence, de ritualisations (le baptême, l'enterrement, etc.) être géré par l'Eglise catholique.

 

Dans un certains nombre de démocraties modernes, ils ont réussi à instaurer leur démocratie – ou leur république – c'était un modèle au XIXe siècle (c'est l'Angleterre, les Etats-Unis, les Pays-Bas) - parce qu'ils ont la religion protestante, qui est une religion qui correspond à la république, à la modernité, parce qu'elle est une religion de libre examen. Mais en France, certains ont tenté d'ailleurs des vagues de conversions au protestantisme (Eugène Sue). Jean Baubérot raconte très bien cela dans ses ouvrages. Cela ne marche pas. Parce que le pays est catholique...

 

Donc il faut que nous inventions pour établir la république, une spiritualité, voire une religion spécifique. Cela germe dans les milieux républicains, beaucoup dans les milieux francs-maçons sous le Second empire." (Entretien pour Le Monde des religions, le 1er mars 2010, "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?")

 

Benoît Hamon, ce soir, a donné une vision de la laïcité beaucoup plus respectueuse. Il a même fait une pétition de foi de laïcité qui renvoie Vincent Peillon dans le rang des hérétiques (s'agissant de l'islam) : 

 

"Il faut rassembler les Français et ne pas désigner une religion, en l' occurrence l'islam, comme incompatible avec la République car ce n'est pas vrai." [1]

 

Par contre, la sortie de Vincent Peillon : "on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique" a bel et bien été oubliée par Benoît Hamon.

 

Donc, RESUME : l'islam est compatible avec la république, mais pas la religion catholique ! "Rassembler" les Français, c'est leur interdire de dire que l'islam est incompatible avec la république et c'est parallèlement les forcer à abandonner leur religion historique, qui, elle seule, serait incompatible !

 

Si Benoît Hamon pousse des hauts cris pour défendre l'islam, qu'il défende aussi la religion catholique !

 

Ne soyons pas dupes : sous ses airs de laïc plus respectueux des religions, Benoît Hamon est aussi dangereux que Vincent Peillon dans son mépris du catholicisme.

Sources

 

[1] EN DIRECT Primaire : les temps forts du deuxième débat, Les Echos.fr, Valérie Mazuir Le 15/01 à 15:31Mis à jour à 21:10

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:00
Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

S. Remi illustre l'Eglise des Gaules par son savoir, son éloquence, sa sainteté et ses miracles.

L'histoire de sainte Clotilde nous a appris comment le roi des Francs, Clovis, son époux, se tourna vers le Dieu des chrétiens à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d'instruire le prince.

Selon la tradition, Rémi naît en 438 à Cerny-en-Laonnois, près de Laon, du comte Émile de Laon (Emilius) et de sainte Céline (Célinie), dans la bonne société gallo-romaine. Ce qui rendait ses parents surtout recommandables, c'était leur zèle pour la pratique des vertus chrétiennes. Ils furent très attentifs au choix de ceux qu'ils chargèrent de l'éducation de leur fils; aussi Dieu bénit leurs soins, et, dès l'âge de vingt-deux ans, Rémi s'était acquis une telle réputation de science et de vertu, qu'onc rut pouvoir passer par-dessus les règles ordinaires en l'élevant, malgré sa jeunesse, sur le siège de Reims. Un épiscopat de soixante-dix ans, et une suite non interrompue de grandes actions ont rendu son nom célèbre.


L'histoire du retour des vases sacrés (vases de Soissons), sans doute des vases de Reims, qui avaient été volés puis rendus à Remi, témoigne des bonnes relations qui existaient entre lui et Clovis. La nuit avant son baptême, Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais; il les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur les grands mystères de la religion chrétienne et la vanité des faux dieux. Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à Dieu et à l'Église. (Testament de S. Remi)

Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)


Quand fut venu le moment du baptême le 25 décembre 496, avec 3.000 de ses guerriers francs, Rémi dit au roi :

 

"Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré."

 

Au moment de faire l'onction du Saint Chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d'y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, et fit l'onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l'histoire la "sainte Ampoule", exista jusqu'en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires.

Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

Outre l'onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisés le même jour.

 

Saint Rémi, archevêque de Reims, Apôtre des Francs (438-533)

Saint Rémi s'éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans, l'an 533.

Il est l'un des cinq patrons catholiques de France, avec S. Martin,
S. Denis, Ste Jeanne d'Arc et Ste Thérèse de Lisieux.

Dans le diocèse de Reims, il est fêté le 1er octobre conformément à une tradition locale qui remonte à la fin du VIe siècle.

Tombeau de Saint Remi dans la basilique Saint Remi à Reims (Marne - Champagne-Ardennes)

Tombeau de Saint Remi dans la basilique Saint Remi à Reims (Marne - Champagne-Ardennes)

En mémoire du baptême de Clovis, les évêques de Reims ont été depuis en possession d'un droit de sacrer les rois de France.

Sources : (1); (2)

Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 276

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 23:31

Le prince Louis de Bourbon, duc d´Anjou et prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre, était l'invité de KTO ce soir.

Louis XX sur Kto - 14 janvier 2017

Je pense que la laïcité de nos jours, au lieu de faire une sorte de respect pour toutes les religions, est devenue plutôt une attaque contre la religion. Et je pense qu'il faudrait plutôt, justement, respecter que tout le monde puisse avoir sa propre religion, et respecter les autres biensûr.

Celui que certains appellent de leurs vœux pour monter sur le trône de France, sous le nom de Louis XX, se laisse peu à peu découvrir, lui qui est plus familier des messes anniversaires, cérémonies officielles et surtout des réunions de la Banco Occidental de Descuento (BOD), dont il est vice-président international.

L'héritier des Bourbons, franco-espagnol né en 1974 d'Alphonse de Bourbon et de Carmen Martínez-Bordiú y Franco, s'exprime sur plusieurs épreuves de son enfance, notamment les décès tragiques de son frère aîné François de Bourbon dans un accident de voiture en 1984, puis de son père lors d'un accident de ski en 1989. Tragédies qui expliquent pourquoi il a grandi sous les cieux hispaniques plutôt que français.

Aujourd'hui marié à la Vénézuélienne María Margarita Vargas Santaella, il vit à Madrid. Très sportif, ce père de famille pratique notamment le hockey sur glace, l'équitation et la course à pied. Malgré son statut, c'est un homme d'une grande humilité comme le révèle cette émission qui fait découvrir un prince attachant.

 

Source : V.I.P. à voir sur KTO ce samedi 14 janvier 2017, Kto, Télévision catholique

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 13:13

Le débat autour d'une VIe république pour répondre au désavoeu des Français des institutions de la république et des classes dirigeantes est porté ces jours-ci sur devant de la scène, à l'initiative d'un Jean-Luc Mélenchon, franc-maçon, candidat à l'élection présidentielle.

 

Or, un débat que les médias ne portent pas devant la scène au sujet des prochaines élections présidentielles est précisément le débat qui anime le parti socialiste sur la nécessité de créer, ou non, une religion d'Etat pour "établir" la république.

 

Ce qui constitue véritablement un virage politique à 180 degrés a été porté ces dernières années, notamment, par le socialiste Vincent Peillon, actuel candidat socialiste à l'élection présidentielle, qui, rejetant l'ancien relativisme moral franc-maçonnique (la franc-maçonnerie dite "adogmatique") et le soixanthuitardisme qui en est issu, propose une religion pour la république, qu'il nomme "la laïcité" (version franc-maçonnique biensûr) :

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

Dans un entretien aux Editions du Seuil, le 08 octobre 2008, pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée", Vincent Peillon, ministre de l'"Education nationale" avouait qu'il voulait "remplacer" la religion catholique, parce qu'"on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique" (sic bonjour le totalitarisme!) et parce qu'" il faut inventer une religion républicaine" (re sic).

 

La video :

Exrtrait de l'entretien :

 

« L'idée qui est la mienne, et j'espère qu'elle est partagée par un certain nombre de gens, c'est que nous avons à écrire notre histoire. […] Chaque génération réécrit son histoire. Il faut s'enfanter soi-même et donc faire le propre récit de sa naissance. […] Et je pense que notre génération n'a pas écrit son propre récit. Et donc elle a du mal à écrire son propre présent. Et d'ailleurs on sent cette espèce de crise et de faiblesse dans le fond d'une génération, qui est encore dominée par des récits historiques, et qui font écran avec notre temps. Un de ces récits, peut-être le plus important, c'est celui de François Furet. Et François Furet, et tous les historiens qui l'ont accompagnés sont venus du marxisme. Et puis à un moment, au moment de la commémoration du bicentenaire de la Révolution, puis de la Première république (1792), ont donné une interprétation de l'histoire de France et de la pensée républicaine avec laquelle je suis en désaccord.

 

[…] Dans les fausses oppositions, il y a l'opposition 'laïcité-religions'. Car être laïc, être même anti-clérical – Eglise catholique, Eglise de servitude, de domination, avec le pouvoir royal, puis après avec la Contre-Révolution – cela n'est pas nécessairement être anti-religieux. Et on peut aller plus loin. Les premiers grands laïcs, ceux qui ont fondé la laïcité, et qui l'ont dans le fond imposer à l'école, puis étaient des artisans de la loi de 1905 (Jaurès, et Buisson) n'étaient pas anti-religieux. Du tout, loin de là. Et pour Jaurès et pour Buisson.

 

Alors la question, elle est à la fois historique et politique. Parce que très rapidement, la réflexion (elle vient d'Edgar Quinet), c'est la suivante : la Révolution française a échoué parce qu'on ne peut pas faire exclusivement une Révolution dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait une Révolution essentiellement politique, mais pas la Révolution morale et spirituelle.

 

Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc, il faut remplacer cela. Et d'ailleurs l'échec de (la Révolution) de 1848, où l'Eglise catholique et des prêtres sont venus bénir les 'arbres de la liberté' des révolutionnaires, c'est la preuve que l'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Mais, comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. » (Vincent Peillon, entretien aux Editions du Seuil, le 08 octobre 2008, pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée")

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

Dans un autre entretien pour Le Monde des religions, le 1er mars 2010, intitulé "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?", il déclarait que cette "religion" germait "beaucoup dans les milieux francs-maçons" :

 

«La Révolution française a échoué. Elle a échoué d'abord en 1793-95, donc on a le retour: l'Empire, la Contre-Révolution. Et puis une deuxième république en 1848. Celle-ci va échouer aussi terriblement dans les journées de juin, et le retour de l'Empire, etc. Les républicains exilés s'interrogent: pourquoi on y arrive pas en France ? Pourquoi le modèle démocratique, républicain qui est le nôtre échoue ? Et ils se disent, dans notre pays l'Eglise, dans le fond, détient le pouvoir spirituel et un formidable pouvoir d'opinion et de conscience. Et nous avons échoué. Nous avons fait des révolutions, mais des révolutions matérielles, et nous avons laissé les esprits, mais aussi tout ce qui est de l'ordre charnel dans l'existence, de ritualisations (le baptême, l'enterrement, etc.) être géré par l'Eglise catholique. Dans un certains nombre de démocraties modernes, ils ont réussi à instaurer leur démocratie – ou leur république – c'était un modèle au XIXe siècle (c'est l'Angleterre, les Etats-Unis, les Pays-Bas) - parce qu'ils ont la religion protestante, qui est une religion qui correspond à la république, à la modernité, parce qu'elle est une religion de libre examen. Mais en France, certains ont tenté d'ailleurs des vagues de conversions au protestantisme (Eugène Sue). Jean Baubérot racontre très bien cela dans ses ouvrages. Cela ne marche pas. Parce que le pays est catholique... Donc il faut que nous inventions pour établir la république, une spiritualité, voire une religion, spécifique. Cela germe dans les milieux républicains, beaucoup dans les milieux francs-maçons sous le Second empire. Se constitue d'ailleurs une Alliance religieuse universelle dans laquelle on va trouver à la fois des catholiques libéraux, des protestants libéraux, des juifs libéraux, puisque toutes les religions, les dogmatismes sont un peu en crise, mais en même temps des athées, des matérialistes, etc., portant un projet de religion universelle, de religion éclairée.

 

Et donc, ceux qui vont construire en grande partie, en tout cas l'école de la république, mais jouer un rôle déterminant dans la république (c'est le cas de Ferdinand Buisson), sont des gens qui sont venus à la république, d'abord en étant des croyants, mais deuxièmement, avec un projet spirituel, c'est-à-dire que la république, pour s'établir, a besoin de former sa propre religion, qu'ils vont appeler d'ailleurs, la laïcité. » (Vincent Peillon, Entretien filmé pour Le Monde des religions, le 1er mars 2010, intitulé "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?")

 

Le livre dans lequel M. Peillon livre le plus sa pensée personnelle est La Révolution n’est pas terminée, publié au Seuil en 2008. Voici ce qu’il dit de l’école :

« C’est à elle [l’école] qu’il revient de briser ce cercle [les déterminismes], de produire cette auto-institution, d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains pour faire la République, République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. La société républicaine et laïque n’a pas d’autre choix que de « s’enseigner elle-même » (Quinet) d’être un recommencement perpétuel de la République en chaque républicain, un engendrement continu de chaque citoyen en chaque enfant, une révolution pacifique mais permanente » (p. 17).

 

Le lien entre l’école et la laïcité apparaît clairement : l’école-église est le lieu de l’enseignement de la laïcité-religion. Il ajoute :

 

« En voulant éliminer et le déterminisme religieux et le déterminisme scientifique, la synthèse républicaine se trouve obligée d’inventer une métaphysique nouvelle et une religion nouvelle, où c’est l’homme, …, qui va apparaître comme un infini qui sans cesse « s’échappe à lui-même » (J. Lagneau) Cette religion n’est pas une religion du Dieu qui se fait homme. Elle n’est pas davantage d’ailleurs une religion de l’homme qui se fait Dieu. Elle est une religion de l’homme qui a à se faire dans un mouvement sans repos. » (p. 141-142).

 

Plus loin, il poursuit :

 

« Ce qui manque au socialisme pour s’accomplir comme la pensée des temps nouveaux, c’est une religion nouvelle : « Donc un nouveau dogme, un nouveau régime, un nouveau culte doivent surgir, afin qu’une nouvelle société prenne la place de l’ancienne. » (Littré) » (p. 149). « La laïcité elle-même peut alors apparaître comme cette religion de la République recherchée depuis la Révolution. » (p. 162) « C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin, en étant à la fois une révolution morale et une révolution matérielle, et en mettant la seconde au service de la première. » (p. 195).

Vincent Peillon veut une religion de la laïcité pour les autres (la religion chrétienne), qu'il ne s'applique pas à lui-même. En 2009, Vincent Peillon, en effet, avait célébré la Bar-Mitsva de son fils Elie à la synagogue de la Place des Vosges à Paris (le petit Elie qui voulait "pendre les manifestants du 13 janvier "en place public"). Pour la circonstance, Vincent Peillon avait mis les teffilins...

 

De même, en septembre 2013, Vincent Peillon présentait sa "charte de la laïcité" au moment même où une partie du gouvernement fêtait le Nouvel an juif...

Plus récemment, face aux terroristes islamistes, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro dimanche 18 janvier 2015, prônait lui aussi une "religion de la république", "une religion suprême pour chacun d'entre nous" ! (Sic bonjour la liberté de conscience!)

 

« Il y a une religion suprême pour chacun d'entre nous, c'est la religion de la république. » (Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, invité du Grand Jury RTL LCI Le Figaro dimanche 18 janvier 2015)

« Il y a une religion suprême pour chacun d'entre nous, c'est la religion de la république. » (Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, invité du Grand Jury RTL LCI Le Figaro dimanche 18 janvier 2015)

Dans un entretien au JDD le 2 septembre 2012, Vincent Peillon expliquait qu'il voulait qu'on enseigne la "morale laïque", c'est-à-dire "comprendre ce qui est juste, distinguer le bien du mal". La laïcité "consiste à faire un effort pour raisonner, considérer que tout ne se vaut pas" :

 

"Le but de la morale laïque, est de permettre à chaque élève de s'émanciper, car le point de départ de la laïcité c'est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix."

 

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

Or, distinguer le bien du mal, n'est-ce pas là le propre de la religion ?

 

Lire : La morale "laïque" (Vincent Peillon) deviendrait-elle dogmatique ?

 

Le virage dogmatique socialiste pose au moins deux questions.

 

La première est : "Faudra-t-il séparer la franc-maçonnerie de l'Etat ?"

 

En effet, si c'est les "frères" francs-maçons de Vincent Peillon qui définissent la nouvelle religion de la république et les contours de sa "morale laïque", ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est permis et ce qui ne l'est pas, à partir des "valeurs" maçonniques, ne faudra-il pas "séparer" la franc-maçonnerie de l'Etat comme ils sont séparé les églises de l'Etat en 1905 ? La question est sérieuse.

 

Une réponse consisterait à établir une déclaration d'appartenance maçonnique devant la représentation nationale.

La deuxième question, plus profonde, engage le fondement démocratique du régime politique et les droits de l'homme de 1789, en son article 3 notamment. La voici :

 

L'introduction d'une incise morale dans la sphère politique annule-t-elle les conditions de la démocratie ou les fondent-elles ? Le principe de toute souveraineté réside-t-il en l'homme ou en Dieu ?

 

La réponse à cette question engage un revirement complet sur les conceptions du pouvoir issues de la modernité et des "Lumières"...

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/518vmFiw1IL._AA278_PIkin4,BottomRight,-54,22_AA300_SH20_OU08_.jpgLa thèse selon laquelle le relativisme moral est le corrélat indispensable du pluralisme politique est notamment développée par le juriste juif Hans Kelsen dans son livre sur La Démocratie, sa nature, sa valeur : Kelsen, dont la pensée est fortement influencée par Kant et Hume.

Cette thèse prétend décrire objectivement tout système juridique, sans faire appel à des valeurs morales. Hans Kelsen estime que toute conception métaphysique explicite dans la sphère politique conduit, selon son expression, à l''autocratie'. Parlant de l'attitude relativiste, il la rapproche en ces termes de l'esprit démocratique :

 

'... L'idée démocratique suppose une philosophie relativiste. La démocratie estime la volonté politique de tous égale, de même qu'elle respecte également les croyances, toutes les opinions politiques, dont la volonté politique est simplement l'expression' (Hans Kelsen, La Démocratie, sa nature, sa valeur, trad. Ch. Eisenmann, prés. de M. Troper, Economica, Paris 1988, p. 92., cité in Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 416.)

 

Si l'on suit la thèse positiviste moderne selon laquelle le relativisme moral fonde la démocratie pluraliste, alors il faut reconnaître que le projet de Vincent Peillon et du gouvernement socialiste consistant à établir des cours de morale (laïque ou pas), une morale qui dit le bien et le mal à l'école serait un premier signe de craquement des utopies et des idéologies gauchistes qui ont tenu la dragée haute depuis au moins mai 68...

 

Si au contraire on tient la thèse inverse selon laquelle la morale (résumée par le "tout ne se vaut pas" de Peillon) doit fonder la démocratie, sans quoi nous tombons dans la barbarie..., on en arrive quand même au résultat que c'est également tout le socle soixante-huitard qui est éliminé. Voire tout le socle démocratique issu de 1789 et de la modernité de vaciller. Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, mai 68 est définitivement enterré. Et la "démocratie" relativiste vacille.

 

La Crise post-moderne trouve son origine dans la crise de l'autorité Notre opinion est qu'en réalité, le virage porté par Vincent Peillon quant à la nécessité d'une "morale" et d'une "religion", surgit parce que les républicains ont échoué à fonder la démocratie et un ordre politique durable sans Dieu. Cet échec est celui des francs-maçons et des loges maçonniques implantées dans toutes les villes que Napoléon prenait entre 1800 et 1815. C'est l'échec de la république universelle, l'échec de l'Union européenne, l'échec du mondialisme, que l'on appelle aussi la crise de la modernité, qui se définit avant tout comme une crise de l'autorité parce qu'on avait prétendu qu'il n'y avait plus de bien et de mal, plus de maîtres, plus de limites, que l'homme pouvait tout faire... La crise post-moderne trouve son origine dans cette crise de l'autorité. Et l'on a vu que cette crise de l'autorité touche même la religion catholique. Les autorités ecclésiastiques, qui possèdent pourtant le triple pouvoir législatif, judiciaire et exécutif, au lieu d'éclairer, de commander, de sanctionner quand il le faut, se mettent à la remorque de leurs ouailles voire, ce qui est pire, du monde ennemi de Dieu. Au point que l'on a pu s'interroger : "Si l’Eglise ne juge pas, ne distingue pas, ne dit plus le bien et le mal, et ne permet pas d’évaluer, quelle est sa fonction ?"

 

Pour revenir à notre sujet, pendant que l'Eglise abdique son droit divin de dire le bien et le mal, les hommes et le monde, eux, s'arrogent, depuis 1789, le droit de dire le bien et le mal (système dans lequel aucune loi divine - pas même naturelle - n'est supérieure au droit positif). Et à présent, avec Vincent Peillon, virage à 180 degrés, ils veulent fonder une république sur une nouvelle religion, qui clairement dit le bien et le mal, le vrai et le faux !

 

Or, seule l'authentique morale, celle qui dérive de la loi naturelle de Dieu fonde la démocratie et les authentiques droits de l'homme, l'homme non divisé et rétabli dans ses deux dimensions matérielles et spirituelles. Chez Cicéron, et de l'Antiquité jusqu'à 1789 la loi naturelle est la source du droit. Pour S. Jean-Paul II, "les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble". Pour Benoît XVI, "les droits fondamentaux sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. [...] Le droit à la vie et à la liberté de conscience et de religion sont au centre des droits qui découlent de cette même nature humaine."

 

Dieu est le cadre privilégié de la démocratie. Avec Vincent Peillon et les francs-maçons, nous sommes en train de recouvrir cette vérité, même si ce n'est pas le même Dieu ! La "démocratie athénienne", dans l'Antiquité, respectait le droit naturel et divin...; mais aussi la démocratie locale en France au Moyen Âge jusqu'en 1789..., une démocratie et un régime politique qui protégeait les Français des ploutocrates cupides (interdiction de l'usure, autorisé à partir de 1789), n'est plus qu'un lointain souvenir depuis longtemps et surtout depuis que les préfets peuvent contraindre les maires et les locaux à adopter des mesures qui vont contre leurs intérêts, contre la vie, contre leurs lois et contre leur culture..., au nom d'une idéologie imposée d'en-haut, imposée par l'Etat dit "démocratique"...

 

Notre Dieu est celui de la religion du Dieu trine de la catholicité qui a façonné la France depuis Saint Martin, Apôtre des Gaules, en passant par Clovis, Saint-Louis, sainte Jeanne d'Arc, Henri IV ou Louis XVI. Dieu qui, par ses commandements, est le seul capable de contraindre moralement les consciences, et d'être un rempart au totalitarisme. Des deux sources de la légitimité (l'homme et la nation depuis 1789 ou Dieu depuis l'Antiquité), il y en a une qui a suscité le totalitarisme au XXe siècle, et ce n'est pas la légitimité venant de Dieu mais celle venant des assemblées "représentatives" où l'homme pouvait tout faire, celle venant des laïcistes.

 

Enfin va peut-être s'ouvrir avec la nécessité d'une "religion" comme l'a expliquée longuement Vincent Peillon, le grand procès de la diabolique "souveraineté nationale" de l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme, qui prétend que "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation". Principe qui a permis de détourner la démocratie au profit d'une oligarchie dite "représentative".

 

Le principe de toute souveraineté ne réside essentiellement qu'en Dieu : non est potestas nisi a Deo, dit saint Paul. "Il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu" ! (Rom. XIII, 1)

 

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 20:57

En ce même temps, quelques-uns vinrent lui annoncer ce qui s'était passé touchant les Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang à leurs sacrifices. Et Jésus répondant, leur dit : "Pensez-vous que ces Galiléens fussent plus pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu'ils ont souffert de telles choses ? Non, je vous le dis : mais si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière. Comme ces dix-huit sur qui tomba la tour de Siloé, et qu'elle tua, croyez-vous qu'ils fussent plus redevables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis: mais si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière."

Evangile selon S. Luc, XIII, 1-5. La Sainte Bible selon la Vulgate, traduite en français par l'Abbé J.-B. Glaire, Nouvelle Edition, Editions D.F.T. 2002

L'effondrement de la tour de Siloé

L'effondrement de la tour de Siloé

Le Messager de l’Immaculé est un mensuel suisse – dirigé par M. Francis Bise (Route du Flon 16, 1896 MIEX, SUISSE) et sous la direction spirituelle de M. l’abbé Stéphane Grenon –consacré à la dévotion de la Très Sainte Vierge Marie.

 

Dans son numéro de décembre 2016, cette revue rappelle une manifestation de la puissance divine destinée à entrer dans les crânes les plus obtus. Elle narre la fin tragique des filles de Irving « Bud » Moore Feldkamp III (à ne pas confondre avec le cinéaste Irving Joseph Moore, auteur de la série Dynasty) le 22 mars 2009 dans un crash aérien s’étant produit dans l’état du Montana. Jusque là, un tragique fait-divers, guère différent de ce qui se passe habituellement. Mais l’histoire est bien plus révélatrice que cela.

 

Feldkamp, riche médecin de Redlands, Californie, était en effet en affaires avec le Planning Familial, ayant des parts dans 17 cliniques en Californie où se pratiquaient des milliers d’avortements, jusqu’au 5e mois. Ce n’était pas sa spécialisation première, il était en effet dentiste et avait commencé avec la chaîne hospitalière dentaire Allcare and Hospitality Dental Associates à San Bernardino (Californie), comprenant 5 cabinets et qui lui avait permis de faire fortune. Il est également le propriétaire du Glen Helen Raceway Park, un circuit de motos situé le long de la mythique Route 66, face à l’Université de San Bernardino. Son fils, par contre, Irving Moore Feldkamp IV, est un médecin généraliste travaillant entre autres pour le Planning Familial dans les cliniques financées par papa… Visiblement, ces mormons avaient oublié le puritanisme et la rectitude chrétienne de leur église…

 

Le 22 mars 2009, il avait prêté son avion personnel à ses deux filles qui comptaient se rendre au Yellowstone Club, une station de ski de 55 km² et de 60 pistes au pied de la Lone Moutain, réservée aux millionnaires et se situant dans le sud du Montana (très près de la frontière avec le Wyoming), très isolée (la nationale la plus proche, la 191, est à une demi-heure de route). L’avion devait atterrir à l’aéroport Bert Mooney de Butte, à deux heures de route de la station de ski. Après un voyage sans encombre, l’appareil – piloté par un ancien militaire de 65 ans, Ellison « Bud » Summerfield se mit à piquer du nez à moins de 500 mètres des pistes et alla s’écraser dans le cimetière catholique de la ville, le Catholic Holy Cross Cimetery, ne laissant aucune chance aux 14 passagers. Feldkamp perdit sa fille cadette Amy Jacobson, 34 ans, de Saint-Helena (Californie), ainsi que son gendre Erin, 36 ans, et leurs trois enfants Taylor, Ava et Jude, âgés de 4, 3 et 1 an. Il perdit également sa fille aînée Vanessa Pullen, 37 ans et son autre gendre Michael 39 ans, de Lodi (Californie), et leurs deux enfants Sydney et Christopher, âgés de 9 et 7 ans. L’avion est prévu pour 10 personnes maximum, ils étaient 14 plus le chargement. En effet, une famille amie, les Ching, originaires de Durham, toujours en Californie, étaient également à bord. Le père Brent, 37 ans, la mère Kristen, 31 ans, et les enfants Heiley et Caleb 5 et 3 ans moururent également…

 

Plusieurs choses montrent que cette tragédie est une volonté de Dieu, pour prouver que ceux qui plaisantent avec lui ne le font pas longtemps… Tout d’abord, le fait que l’avion ait choisi d’atterrir à Butte plutôt qu’à l’aéroport Yellowstone de Bozeman, bien plus proche, puisqu’à une heure de route de la station et de plus mieux équipé que celui de Butte qui n’est qu’un petit aéroport de province et non un aéroport international comme Bozeman. Ensuite, que l’avion se soit écrasé dans un cimetière catholique, mais pas n’importe lequel. En effet, c’est dans ce cimetière que se trouve le mémorial érigé par les Chevaliers de Colomb (Knight of Columbus), la célèbre association caritative catholique américaine fondée par le Vénérable Père Michaël Joseph McGivney, en mémoire des enfants avortés, appelée par erreur « The Tomb on the Unborn » par confusion avec le cimetière des bébés morts de la grippe espagnole de 1918 situé dans la partie ancienne du cimetière. Ce cimetière se trouve le long de la nationale 2, juste derrières les bâtiments de l’aéroport. La configuration des pistes aurait plutôt privilégié un crash sur l’autre cimetière, le Moutain View Cimetary, situé 1 kilomètre plus haut sur Harrison Avenue, le long de la piste principale. Aucun problème de vol, aucun élément perturbant signalé dans la boîte noire ou par l’aéroport… l’hypothèse est que l’avion en surpoids a été déstabilisé en piquant du nez, comme s’est écrasé le Tu-154 à Noël 2016 (selon les derniers éléments de l’enquête).

 

La journaliste américaine Gingi Edmonds avait organisé chaque jeudi des manifestations devant le domicile des Feldkamp demandant à Bud et son épouse Pam de cesser de financer l’avortement. Comme elle n’a pas été écoutée, Dieu a visiblement choisi un autre moyen de manifester sa désapprobation… Prions pour les victimes et leurs familles, et rappelons que, quoi qu’en dit la dialectique des avortueuses du Planning, l’avortement est un crime.

Un article en anglais : Family of Irving 'Bud' Feldkamp, Owner of the Nation's Largest Privately Owned Abortion Chain, Dies in Montana Plane Crash

 

http://www.christiannewswire.com/news/646579835.html

La fin tragique des filles de l'avorteur Irving "Bud" Moore Feldkamp III le 22 mars 2009 dans un crash aérien
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 00:00
Sainte Yvette (ou Jutte) Recluse (1158-1228)

Née à Huy près de Liège, elle fut mariée à 13 ans et eut 3 enfants.

 

Veuve à 18 ans, elle se dévoua alors aux lépreux puis, une fois ses enfants élevés, elle fut recluse dans une cellule accolée à l'église de Huy en Belgique. [1]

 

On lui attribue des dons mystiques : elle lit dans les consciences, dit-on.

 

Les disciples augmentent et les aumônes affluent. Elle fait construire un hôpital, avec grande église, pour ses lépreux. De sa recluserie elle en dirige la construction.

 

Vers 1191 son père qui jusqu’alors a tout fait pour la détourner de cette voie extraordinaire, est touché par la grâce et se convertit. Il est veuf et se fait cistercien à l’abbaye de Villers-en-Brabant. On se souvient de lui comme du bienheureux Otton de Villers. [2]

 

Yvette meurt dans sa cellule le 13 janvier 1228 ; elle a 70 ans. Immédiatement une grande vénération entoure son corps et un culte se développe.

 

Hugues de Floreffe, un témoin contemporain, nous en a laissé un récit d’où vient tout ce que nous savons de sa vie.

 

Elle est emblématique d'un mouvement mystique féminin florissant au Moyen Âge qui comptait déjà Marie d'Oignies, Hildegarde de Bingen ou encore Ida de Nivelles. Après elle, au XIIIe siècle, viendront Marguerite Porete, Sybille de Gages et tant d'autres moins connues. [3]

 

À Huy près de Liège, en 1228, la bienheureuse Jutte, veuve, qui se consacra à soigner les lépreux et finit sa vie près d’eux, en recluse.

Martyrologe romain [4]

Sources: (1) L'Evangile au quotidien; (2) Lumière de Dieu; (3) Wikipedia; (4) Nominis.cef

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 00:00
Saint Hilaire, Évêque de Poitiers et Père de l'Église (315-367)

Saint Hilaire naît à Poitiers, de parents païens, au commencement du IVe siècle. Il est issu de l'aristocratie gallo-romaine de la cité de Lemonum (oppidum celte, ancien nom de Poitiers). Après une éducation toute profane, il secoue par les propres forces de son génie, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçoit publiquement le baptême.



Ce païen converti allait devenir l'une des plus brillantes lumières de l'Église, le marteau de l'hérésie et, dans la crise arienne, l'apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. Ce qui lui valut d'être appelé l'"Athanase de l'Occident".

 

Il compose notamment le De Trinitate, un traité sur la divinité du Christ où il défend la consubstantialité du Fils avec le Père et réfute les arguments ariens, qui nient la nature divine du Christ. 

 

Ce qui est étonnant c'est que les écrits d'Hilaire ne reprennent pas le moindre élément de littérature, culture, théologie ou philosophie orientale. Tout est du monde occidental, parfaitement orthodoxe stricto sensu, mais occidental.

 

Comme dans la plupart des Églises d'Occident, hors de Rome et de son cercle d'influence directe, saint Hilaire qui défend la doctrine catholique orthodoxe n'utilise ni ne connaît à ce moment les Symboles orientaux de la Foi : il ne découvre le symbole de Nicée (affirmant la doctrine catholique de la Trinité) qu'en 354, en Orient. Ce qui le confirme dans sa doctrine catholique trinitaire. Très peu de pères d'Occident avaient d'ailleurs participé au premier concile œcuménique de Nicée réuni en 325, et aucun document d'époque ne subsiste à propos de cette participation. Une tradition rapporte que quatre évêques occidentaux seulement y furent représentés : Nicaise de Die (Drôme) pour la Gaule, Ossius de Cordoue pour l'Espagne, une délégation de Carthage pour l'Afrique et une délégation de Rome pour l'Italie. Ce symbole n'était pas diffusé en Occident, les puissants ouvrages pré-exiliques d'Hilaire le montrent.

 

La vertu d'Hilaire croissant chaque jour, on ne parle, dans toute la province de Poitiers, que de la pureté de ses mœurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle.



Lorsque l'évêque de Poitiers vient à mourir, tous les fidèles le demandent pour pasteur. Dès lors, Hilaire entre dans la mêlée contre l'hérésie d'Arius et ne quitte pas le champ de bataille jusqu'à son dernier soupir. Ni les menaces des princes, ni la calomnie, ni l'exil, ne peuvent jamais ébranler son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en Orient, où il devient le porte-étendard de la vérité chrétienne.



sthilaire.jpgEn pleine hérésie arienne, il s'oppose aux empereurs romains. Il subit l'exil en Phrygie, voté au synode de Béziers en 356 à la demande de Saturnin, l'évêque arien d'Arles.

 

Hilaire de Poitiers est avec S. Athanase d'Alexandrie le principal représentant du courant nicéen catholique. L'un et l'autre sont exilés par l'empereur arien Constance II (fils de Constantin) qui chercha à imposer son "symbole de Sirmium", fidèle à la doctrine arienne, au clergé tout entier et que le pape Libère accepta. L'empereur Constance II, qui méprise le pape, est le premier tenant du césaro-papisme : il prétend être l'"évêque des évêques"... Partisan d'une 4ème nuance de l'arianisme (celle des ariens homéens selon lesquels le Christ était "semblable au Père sous tous les rapports") contre les Nicéens homoousiens catholiques (le Christ est de même nature ou de même substance que le Père), Constance II fait emprisonner, exiler ou déposer les récalcitrants, comme S. Hilaire.



Quand S. Hilaire est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d'exil, son retour prend le caractère d'un vrai triomphe.

 

"La Gaule tout entière, dit S. Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main."


S. Hilaire eut pour disciples, entre autres, S. Martin de Tours. Il fut probablement à l'origine de la construction à Poitiers du baptistère Saint-Jean, le plus vieux ou un des plus vieux bâtiments chrétiens actuellement subsistants.



La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d'églises s'honorent de l'avoir pour patron. Un historien a tracé le portrait suivant de saint Hilaire :

 

"Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S'il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l'Église, il y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre."

Ordination de saint Hilaire, XIVe siècle

Ordination de saint Hilaire, XIVe siècle

Sources : (1); (2) ; (3)

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:45

Mise à jour le 20 février 2017

Réponse à Michel Onfray sur quelques erreurs sur le christianisme

Hier 11 janvier, à l'occasion de la sortie de son livre "Décadence, de Jésus au 11 septembre, Vie et mort de l'Occident", le philosophe athée Michel Onfray, invité de RMC, a expliqué que la "civilisation judéo-chrétienne" était en train de mourir. [1]

 

Or, le concept de "judéo-christianisme" a été interdit par l'Eglise au concile de Jérusalem en 49 ap. J.-C. Et le judéo-christianisme s'est effondré au premier siècle (Cf.  (Jean DANIELOU, L'Église des premiers temps, des origines à la fin du IIIe s., Points Histoire, Tours 1999, p. 37)

 

Michel Onfray explique pourquoi il n'est pas chrétien (à partir de 15:18 dans le podcast) :

 

"Aucun évangéliste n'a connu Jésus... Parce que le premier qui commence à écrire, il écrit plus d'un demi-siècle après la mort de ce fameux Jésus qui n'a pas existé..." (sic)

 

Il date ainsi le premier évangile "plus d'un demi siècle" après la mort du Christ (en 33), ce qui nous fait remonter à après 83... Cette datation n'est pas partagée (et loin de là) par la majorité des historiens, pour qui les évangiles ont été écrits entre 60 à 70.

 

L'Evangile de S. Marc, le plus ancien, a ainsi été rédigé entre 41 et 70 au plus tard, probablement en 62. Et ce qui est sûr, c'est qu'il a été rédigé avant 70, de même que l'Evangile de Matthieu : dans ces deux évangiles, Jésus annonce en effet la destruction du Temple de Jérusalem, qui aura lieu en 70 (Mc, 13, 1-4; Mt 24, verset 2). Ces deux évangiles n'ont pas pu être écrits après un évènement que le Christ annonçait qu'il adviendrait.

 

Des fragments de l'évangile de Marc retrouvés à Qumran entre 1947 et 1956 prouvent que l'évangile de Marc est antérieur à 68, voire à l'an 41, selon certains spécialistes. A l'aide des ordinateurs, on a pu prouver scientifiquement que dans ces papyrus écrits seulement en grec (pas de textes en hébreu ni en araméen), issus de la "grotte 7", le groupe de lettres en question ne pouvait appartenir à nul autre qu'à l'évangile de Marc.  Le papyrologue allemand Carsten Peter Thiede a élargi le champ de sa recherche en l'étendant au papyrus P64, fragment de l'évangile de Matthieu... qui se trouve au Madgalen College d'Oxford. Ce papyrus a été daté comme apparte­nant approximativement à l'an 200, mais le professeur Thiede affirme qu'il est de l'an 50 et établit une relation avec la datation du papyrus de Qumran. La datation offerte par Tiede offrirait une garantie de véracité. (Figaro Magazine, Et si les évangiles étaient un reportage?, 14-4-1995, p. 80-81.)

 

... De même, l'Evangile de Luc est écrit au plus tard en 65 : c’en effet est pendant la captivité de S. Paul que Luc aurait composé son évangile. Et vers 65 eut lieu le martyre de Pierre et Paul à Rome. L'Evangile de Jean, l'Apôtre le plus jeune et aussi celui qui vécut le plus vieux, est plus tardif et date de la fin du premier siècle.

 

Thessalonique était devenue la capitale de la Macédoine et le port le plus commerçant de la Méditerranée: elle avait dans l'Empire la qualité de ville libre. S. Paul s'y rendit dans sa seconde mission à sa sortie de Philippes. Il y trouva une synagogue, où il prêcha à des Juifs, des prosélytes et des païens durant trois semaines et jeta les fondements d'une petite chrétienté. Mais bientôt chassé par les intrigues des Juifs accusant les prédicateurs d'agir contre les décrets impériaux et traînant certains chrétiens devant les magistrats (Ac 17:5-9), il se retira à Bérée, puis à Athènes, et de là à Corinthe. C'est de cette dernière ville qu'il adressa à l'Eglise naissante de Thessalonique vers l'an 51, à peu d'intervalle l'une de l'autre, deux épîtres, les premières que nous ayons de lui. La première, qui contient des encouragements, est le plus ancien écrit du Nouveau Testament. L'apôtre y fait l'expérience de la mort et de la résurrection du Christ. Il l'a envoyée une vingtaine d'années après la mort de Jésus, peu après son arrivée à Corinthe où Thimothée, vint lui apporter des nouvelles en provenance de Thessalonique (1 Th 3:6). A cette date, les traditions évangéliques ont déjà pris corps et d'autres textes peuvent nous rapporter des traditions plus anciennes, mais 1 Thessaloniciens est le plus ancien document chrétien connu. Dans leur relative simplicité, les deux lettres aux Thessaloniciens, parlent des "Eglises" et de ceux qui sont "à leur tête", elles mentionnent tout ce qui est la foi commune des premiers chrétiens et l'expérience des premiers missionnaires : l'amour de Dieu qui appelle (1 Th 1:4; 1 Th 2:12, la foi en la Trinité de "Dieu le Père, et le Seigneur Jésus-Christ" et l'"Esprit-Saint" (1 Th 1-5; 1 Th 4:8), la foi dans la mort et la résurrection du Christ (1 Th 1-10 ; 1 Th 4:14), l'attente du retour du Christ (1 Th 3:13; 1 Th 5:23), la croyance dans la résurrection de ceux qui sont morts dans le Christ (1Th 4:16), la persévérance dans la persécution (1 Th 2:14-16), l'amour fraternel (1 Th 4:9) et le caractère collectif et solidaire des premières communautés chrétiennes (1 Th 4:6), l'action de l'Esprit Saint dans la parole de proclamation et dans la vie des communautés. S. Paul met en place des "anciens", comme nous le voyons à Ephèse (Actes 20, 17). Il envoie deux collaborateurs, Tite et Timothée, deux convertis du paganisme dans les communautés qu'il a fondées, pour éviter qu'elles ne dérivent. Ils sont destinataires de trois épîtres avec des conseils pour l'avenir. A Thimothée, en particulier, il rappelle le "don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains" (1 Tm, 4: 14; et 2 Tm 1:6). La mission principale de Timothée est de "garder le dépôt" (1 Tm 6,20 ; 2 Tm 1,14). Ce dépôt doit être transmis à d'autres de génération en génération : "Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour" (2 Tm 2,2). S. Pierre recommande aux "anciens en fonction" de paître "le troupeau de Dieu qui leur est confié et aux "jeunes gens" d'être "soumis aux anciens" (1 P. 5, 1-2). Le souci de la continuité, la transmission de la charge par les apôtres, le caractère collectif autant qu’individuel, le titre de "pasteurs", titre qui convient d’abord au Christ et que Jésus avait donné à Pierre, sont autant de traits particuliers de l'Eglise primitive.

 

Michel Onfray parle ensuite du "fameux Jésus qui n'a pas existé". Or, pendant 19 siècles, pas même les Juifs, ou ses adversaires talmudistes et Romains, les païens eux-mêmes, n'ont remis en question l'existence de Jésus.

 

Pendant des siècles, jusqu’aux Encyclopédistes et à ceux qu’on a appelé plus tard les philosophes des "Lumières" au dix-huitième siècle, la question de l'existence de Jésus, soulevée par Michel Onfray, ne se posait pas. Voltaire lui- même - qui fut pourtant un ennemi acharné de l’Église et du christianisme - ne nia jamais l’existence historique de Jésus de Nazareth. Ce n'est qu'au dix-neuvième siècle que des chercheurs qualifiés de "rationalistes" entreprirent de mettre en doute l’existence de Jésus : un dictionnaire russe rédigé pendant la période communiste de l’U.R.S.S., décrit Jésus comme un personnage mythique ou mythologique n’ayant pas existé... Il n’existe plus aucun historien sérieux aujourd'hui pour nier l’existence historique de Jésus de Nazareth.


Le fait que Jésus ait existé n’est pas une doctrine de foi, c’est une vérité historique attestée par des témoins qui n'étaient pas chrétiens. Un Jésus qui fut crucifié au temps de Ponce Pilate est attesté pas les historiens romains contemporains de Jésus, dont l’intérêt n’était pas de faire croire à l'existence d’un personnage n’ayant soit-disant jamais existé. Les preuves de l'existence de Jésus viennent également de sources juives...

 

De sorte qu'il n'y a pas plus de raisons de nier l’existence de Jésus que celle d’autres personnages de l’Antiquité. César, Aristote, Alexandre le Grand, ou Socrate… auraient même moins de preuves de leur existence !

 

Les témoignages romains :

 

Tertullien était un juriste et un théologien de Carthage. Tandis qu’il faisait un discours pour défendre le christianisme devant les autorités romaines d’Afrique, il mentionne les échanges qu’eurent Tibère et Ponce Pilate :

 

"En ces jours où le nom de chrétien fit son entrée dans le monde, Tibère, qui avait reçu l’intelligence au sujet de la divinité du Christ amena le sujet devant le sénat, en comptant bien appuyer sa position en faveur du Christ. Mais le Sénat rejeta cette proposition parce qu’il n’approuvait pas lui-même cette opinion. César la soutenait, cependant, et menaça de sa colère contre tous les accusateurs des Chrétiens." (Apologie, V.2 (aussi Justin Martyr dans Apologie, 1.35).

 

Thallus fut un des premiers écrivains païens à mentionner le Christ. Il écrivit en 52 apr. J.C.. Malheureusement, ses écrits ont disparu ; et on en a connaissance seulement parce que d’autres auteurs les citent. Un de ces auteurs s’appelle Julius Africanus, un écrivain chrétien qui vécut vers 221. Julius fait allusion à un commentaire intéressant provenant de Thallus :

 

 "Dans son troisième livre d’histoires, Thallus explique naïvement les ténèbres comme étant une éclipse de soleil – ce qui me semble bien déraisonnable (déraisonnable, bien sûr, parce qu’une éclipse de soleil ne pouvait pas arriver à l’époque de la pleine lune, parce que Christ mourut à l’époque pascale de la pleine lune)."
 

Nous voyons donc que la référence des Évangiles aux ténèbres, qui survinrent à la crucifixion de Jésus, était bien connue, et que les non croyants qui y assistèrent recherchaient une explication naturelle.

 

Phlegon, un historien du 1er siècle.


 

Ses Chroniques ont aussi été perdues, mais Julius Africanus mentionne aussi un fragment de cette œuvre, confirmant les ténèbres qui survinrent lors de la crucifixion de Jésus. Et après sa réflexion sur l’opinion déraisonnable de Thallus, il cite Phlegon selon lequel "au temps de Tibère César, survint une éclipse de soleil durant la pleine lune." Phlegon est aussi cité par Origène dans Contre Celsum, Livre 2, sections 14,33,59.

 

Justin Martyr, Patron des philosophes (vers 150 apr. J.C.) adressa sa Défense du Christianisme à l’empereur Antonius Pius, et il le renvoya au Rapport de Pilate, qu’il suppose être dans les archives impériales. Il dit :


 

"Mais les mots ‘il perça mes mains et mon pied’ dit-il, sont une description des clous qui furent plantés dans Ses mains et dans Son pied sur la croix ; et après qu’il fut crucifié, ceux qui le crucifièrent jetèrent les dés pour se partager ses vêtements ; et ces choses arrivèrent ainsi, tu peux en avoir connaissance d’après les actes qui furent enregistrés sous Ponce Pilate."


 

Un peu plus tard, il dit :


 

"Qu’il fit ces miracles, tu peux facilement le vérifier d’après ‘les actes’ de Ponce Pilate." (Apologie 1.48)

 

Le philosophe anti-chrétien Celse, en 110, écrit : "Vous nous donnez pour Dieu un personnage qui termina par une mort misérable une vie infâme." (Origène, Contre Celse, 7,58)

 

Dans le livre 15ème de ses Annales, Tacite écrit au début du IIe siècle (entre 100 et 116) :

"Mais ni efforts humains, ni largesses du prince, ni cérémonies religieuses expiatoires, ne faisaient taire l'opinion infamante, d'après laquelle l'incendie (de Rome Ndlr.) avait été ordonné. Pour mettre fin à ces rumeurs, Néron supposa des coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à ces hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus. Réprimée sur le moment, cette exécrable superstition perçait de nouveau, non seulement dans la Judée, berceau du mal, mais à Rome même, où tout ce qu'il y a partout d'infamies et d'horreurs afflue et trouve des partisans. On commença donc par saisir ceux qui confessaient leur foi, puis, sur leurs révélations, une infinité d'autres, qui furent bien moins convaincus d'incendie que de haine pour le genre humain. On fit de leurs supplices un divertissement : les uns couverts de peux de bêtes, périssaient dévorés par des chiens; beaucoup, mis en croix, étaient, lorsque le jour avait disparu, brûlés pour éclairer la nuit. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle et donnait des jeux au Cirque, se mêlant au peuple en habit de cocher, ou conduisant un char." (Annales, livre 15ème, 44, in Tacite, Annales, GF Flammarion, Manchecourt 2002, p. 439.)
 


Vers 120, Suétone écrit :

"Les Chrétiens sont mis à mort. [...] Il (Néron) livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable." (Vie des douze Césars, Vie de Néron 16, 2)

 

Suétone écrit encore :

 

"Comme les Juifs se soulevaient continuellement à l'instigation d'un certain Chrestos, il les chassa de Rome." (Vie des Douze Césars, Gallimard Folio Classique, Saint-Amand 2003, Livre V, Claude, 25, p. 286.)

 

Or justement, le livre des Actes des Apôtres - livre qui complète l’Evangile de St Luc - fait une allusion directe à cette expulsion lors de l’arrivée de Saint Paul à Corinthe :

 

"Paul se rendit ensuite à Corinthe. Il rencontra là un juif nommé Aquilas, originaire du Pont, qui venait d'arriver d'Italie avec sa femme, Priscille. Claude, en effet, avait décrété que tous les Juifs devaient quitter Rome..." (Actes 18,2)

 

Le proconsul romain de Bithynie et du Pont (Asie mineure), Pline le Jeune, écrit en 111 que les Chrétiens "se réunissent avant l'aurore à des jours déterminés pour chanter des hymnes au Christ comme à un Dieu." (Epist. 10, 96).

 

Les témoignages juifs : le Talmud et la Michnah juifs

 

Le Talmud babylonien : "À la veille de la fête de Pâque, on pendit Jésus. Quarante jours auparavant, le héraut avait proclamé : 'Il est conduit dehors pour être lapidé, car il a pratiqué la magie et séduit Israël et l’a rendu apostat. Celui qui a quelque chose à dire pour sa défense, qu’il vienne et le dise.'

Comme rien n’avait été avancé pour sa défense, on le pendit à la veille de la fête de Pâque. Ula (un rabbin de la fin du IVe siècle) répliqua : 'Crois-tu qu’il ait même fallu chercher quelque chose pour sa défense? Car il devint un séducteur et la loi dit : Tu ne dois pas l’épargner, ni passer sa faute sous silence.' (Dt 13,9). Bien plutôt il en allait autrement pour Jésus, parce qu’il était en relations avec l’Empire."

Le Talmud Tol’doth Yeshu fait référence à Jésus comme "Ben Pandera" (ou Ben Pantere). Beaucoup de Théologiens pensent que "pandera" est un jeu de mots, et un travesti du mot grec pour "vierge", "parthenos", l’appelant ainsi un "fils d’une vierge". Joseph Klausner commente "la naissance illégitime de Jésus était une idée courante chez les juifs". Dans la Baraila (Babylone Sanhedrin 43a)

L’Anoa Ulla. Les autorités Juives ne contestaient pas le fait que Jésus fit beaucoup de signes et de miracles, mais ils les attribuaient à Satan, et les assimilaient à des actes sorcellerie (Mat 9.34 ; 12.24 ; Marc 3.22). Sanhedrin 43a; aussi Yeb IV 3; 49a

 

Le témoignage de Flavius Josèphe (entre 93 et 94) est le plus étonnant. Tellement étonnant que l’on a pensé que le texte avait été arrangé par des copistes chrétiens plus tard dans la transmission du manuscrit.

Ceci méritait d’être discuté très sérieusement, et l’a été. Flavius Josèphe avait participé à "la guerre des Juifs" (entre l’année 66 et l’année 7O). Il s’agit de la grande révolte des Juifs réprimée par Vespasien et son fils Titus. Flavius Josèphe s’était d’abord battu dans les rangs des insurgés, puis s’étant rendu aux Romains, il avait pris leur parti. Il a écrit en grec vers 93 une histoire très précise de ces événements. Dans cette histoire il rapporte la mise à mort de l’apôtre Jacques. Et puis il parle du Christ. Un certain nombre de critiques donc ont estimé que le passage de Flavius Josèphe était trop favorable à Jésus... Un Juif romanisé aurait-il été jusque là ? Un copiste chrétien, en recopiant le manuscrit, aurait arrangé le texte ? Cette objection est sérieuse, mais nous avons plusieurs manuscrits avec des origines différentes. Un savant Israélien, Shlomo Pères, a étudié ces différents manuscrits et il estima avoir atteint la version "minimum" de Flavius Josèphe. La voici :

"En ce temps là, vivait un sage nommé Jésus. Il se conduisait bien et était estimé pour sa vertu. Nombreux furent ceux tant Juifs que gens d’autres nations qui devinrent ses disciples. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. (Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, 5, 1-7). Mais ceux qui étaient devenus ses disciples ne cessèrent de suivre son enseignement. Ils racontèrent qu’il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant. Sans doute était-il le Messie sur qui les prophètes ont racontés tant de merveilles."

 

Que dit l'archéologie ?

 

Les évangiles contiennent de nombreux détails historiques et ne constituent pas seulement des enseignements spirituels. Ces faits historiques relatés dans les évangiles ont toujours été confirmés par les découvertes archéologiques...

 

Par exemple:

 

- certains, comme le dit Michel Onfray dans cette émission de RMC, estimaient que Nazareth (le village où Jésus a passé son enfance) n’existait pas... Or, en 1962 on a retrouvé une plaque du IIIème siècle avant J.C, gravée en hébreu et portant le nom du village...

 

- La piscine de Bethesda, dite la "piscine aux 5 portiques" est décrite dans l'évangile de St Jean lorque est racontée la guérison du paralytique : cette piscine a été retrouvée en 1888, à l’endroit situé par St Jérôme en 372 et St Eusèbe en 332...


- Ponce Pilate, qui a condamné Jésus à mort. On a prouvé son existence en 1961 en retrouvant une plaque comportant son nom et son titre..., dans les ruines de Césarée maritime.

 

Source: http://www.livescience.com/39661-biblical-era-town-discovered-sea-of-galilee.html - Dalmanoutha, une ville des temps bibliques mentionnée dans l'Evangile selon saint Marc (Mc 8:10), a été découverte par l'Université de Reading (RU) en septembre 2013, le long de Mer de la Galilée (ou "Lac de Tibériade"). La Mer de Galilée est située à plus de 200 m au-dessous du niveau de la mer. Le lieu traversé par le fleuve Jourdain est celui du baptême de Jésus-Christ par saint Jean-Baptiste, mais aussi l'endroit où le Christ navigua avec ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. Le bateau daté de deux mille ans et découvert en 1986, parfois appelé "barque de Pierre" ou "barque de Jésus" a été trouvé sur le littoral de la ville nouvellement découverte.

 

A ces témoignages impartiaux de l'archéologie, des auteurs païens, romains et juifs, il faut ajouter la multitude des textes religieux chrétiens qui ont une valeur historique certaine. L'existence de Jésus comme personnage historique du premier siècle ne fait donc aucun doute.

 

Quelques questions montrent a contrario la véracité des premiers témoins :

Si Jésus de Nazareth n’était qu’un personnage imaginaire, pourquoi les évangélistes seraient-ils parfois si discordants d’un texte à l’autre? N’auraient-ils pas dû donner de Jésus, avant tout une image cohérente, un portrait harmonieux, dans le souci primordial d’écarter les soupçons?
 

Si ce Jésus avait été inventé pour jouer le rôle du sauveur qu’Israël attendait comme l'explique Michel Onfray (avec ses "comme par hasard dans l'Ancien Testament"), pourquoi n’avoir pas vu en lui, par exemple, le héraut de la fin des temps (les modèles sont nombreux dans l'Ancien Testament) ? Pourquoi en faire une victime, pourquoi inventer l’échec de sa mission sur une Croix dont à ce moment-là, personne n'eut parié sur sa réussite ?

 

Si Jésus n’était qu’une fiction, un personnage héroïque destiné un jour à convertir l’immense Empire romain, pourquoi le faire mourir sur une croix, un supplice qui désignait aussitôt les Romains comme auteurs de sa mort, et d’autre part supplice horrible et infamant apparemment en contradiction avec la nature divine du christ?

 

Si les premiers chrétiens avaient voulu faire croire à leur histoire, pourquoi dans une société qui alors n’accordait aucun crédit aux témoignages des femmes faire partir cette histoire du témoignage premier d’une femme (sainte Marie-Madeleine) sur la résurrection du christ ?... Si les évangélistes avaient voulu faire croire à une "fable" comme le dit Michel Onfray, ils n'auraient pas choisi des femmes comme premiers témoins de la résurrection du Christ !

 

Ce sont au contraire toutes ces complications, ces difficultés, ces contradictions à résoudre, du point de vue de ceux qui avaient à écrire l’histoire de Jésus, qui précisément plaident en faveur de l’authenticité historique. Et tout particulièrement le souvenir de sa crucifixion, supplice horrible et infamant.

 

Rappelons que jamais les adversaires du christianisme aux premiers siècles, qu’ils soient juifs ou païens, n’ont mis en cause l’existence de Jésus. Ils ont combattu sa doctrine et ses disciples, mais ils n’ont jamais contesté la réalité de sa personne.

 

Michel Onfray explique ensuite : "A un moment donné, cette religion ... devient une religion par la grâce d'un homme, l'empereur Constantin qui décide que Jésus a existé."

 

Michel Onfray confond avec l'édit de Milan qui donne la liberté de culte au christianisme... La mère de Constantin, que Michel Onfray tourne en ridicule, sainte Helène, ne retrouve pas "comme par hasard" "des reliques de la Vraie croix, des clous" : elle en fit la découverte lors d’un pèlerinage en Palestine entrepris en 326 et suite à des fouilles sur le lieu du Calvaire...

 

Michel Onfray tente de justifier son anti-christianisme par le blasphème :

 

"Le christianisme du Jésus des évangiles, ce serait plutôt le christianisme de S. François d'Assise. [...] Moi ce que j'aime, c'est que les gens donnent l'exemple. Et si tous les curés accueillaient dans leur presbytère, leurs églises, leurs cathédrales, leurs évêchés, des migrants en quantité, parce qu'il y a de la place, là ils seraient crédibles.

[...] Qu'ils commencent par donner l'exemple, parce que le christianisme c'est cela pour moi. Et voilà pourquoi je ne suis pas chrétien : il y a peu de chrétiens qui sont vraiment chrétiens. Et d'ailleurs Nietzsche a dit à un moment donné : 'Il y a eu un seul chrétien, c'était Jésus, et il est mort sur la croix'", explique Michel Onfray.

 

Si le Christ demande qu'on accueille l'étranger, c'est à titre individuel et autant qu'on le peut. Cet accueil n'est pas imposé aux états, ou d'une manière collective : les autorités politiques "en vue du bien commun" (à titre collectif) ont la possibilité de "subordonner l'exercice du droit d'immigration" et l’immigré est "tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil" (n°2241 du "Catéchisme de l'Eglise catholique").

 

En soutenant qu'il n'est pas chrétien parce qu'il ne rencontre pas assez de chrétiens autour de lui, Michel Onfray blasphème notre Seigneur Jésus-Christ à la manière des cardinaux qui lors de la rencontre de S. François d'Assise et du pape Innocent III au palais de Latran jugeaient la Règle de S. François trop difficile et inapplicable : soutenir que l'observance des conseils évangéliques et le voeu qu'on en fait sont quelque chose de contraire à la raison ou d'impossible, c'est blasphémer ouvertement contre Jésus-Christ, auteur de l'Evangile.

 

Michel Onfray affirme ensuite que le christianisme a contribué à l'"antisémitisme". Quid de l'antichristianisme juif dans le Talmud dont on entend jamais parler?

 

Il dit qu'"il faut attendre le XXe siècle, après la Shoah, pour que le christianisme officiel dise qu'effectivement les Juifs ne sont pas un peuple maudit et que ce n'est pas le peuple déicide".

 

C'est faux : même si des Pères de l'Eglise ont pu le dire, cela n'a jamais été un enseignement dogmatique de l'Eglise que de dire que les Juifs étaient un "peuple déicide"... En 1566, le Catéchisme du Concile de Trente précise même que les responsables de la mort du Christ sont les pécheurs de toute l'humanité, non les Juifs seuls.

 

« [S]i l'on veut chercher le motif qui porta le Fils de Dieu à subir une si douloureuse Passion, on trouvera que ce furent, outre la faute héréditaire de nos premiers parents, les péchés et les crimes que les hommes ont commis depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour, ceux qu'ils commettront encore jusqu'à la consommation des siècles.
 

[…] Les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines qu'il endura. » (Catéchisme du Concile de Trente, Première partie : Du symbole des Apôtres, Chapitre 5 Du 4e article du symbole Qui a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, et a été enseveli, § 3, éditions DMM, Niort 1998, p. 56.)

 

« Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sûr, ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal (Hebr., 6, 6.) crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre (Cor., 2, 8.), s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides. » (Catéchisme du concile de Trente, 1re partie, chapitre 5, § 3, ibid., p. 57.)

Saint Pierre, Prince des Apôtres qui lors de son supplice choisit d'être crucifié la tête en bas pour ne pas avoir l'honneur de mourir comme Jésus

Saint Pierre, Prince des Apôtres qui lors de son supplice choisit d'être crucifié la tête en bas pour ne pas avoir l'honneur de mourir comme Jésus

Je crois les témoins qui se font égorger.

Blaise Pascal

Enfin, Michel Onfray se dit être un "athée judéo-chrétien". La première contradiction dans les termes est que les judéo-chrétiens croyaient en Dieu. La deuxième est qu'en 1789, un clivage est officiellement né, un clivage métaphysique. La république en France est le fruit de la philosophie individualiste nominaliste apparue dès le Moyen Âge au XIVe siècle et continuée avec l'épicurisme, Hobbes, Rousseau, Kant, Charles Darwin et quelques autres, où l'idée d'un ordre de la nature voulu par un Premier Moteur intelligent et où chaque être a sa finalité propre a disparu (prémisse de l'athéisme). Un monde où la loi civile devient le seul critère de moralité qui ne soit pas subjectif... et qui s'impose à tous (...même si la loi enfreint la morale). Un monde où avec l'épicurisme et le darwinisme se développe la croyance dans un monde en "progrès", et où la Démocratie obligatoire et universalisable prend le caractère d'une nouvelle religion. A la place d'une décadence de la civilisation chrétienne, n'y a-t-il pas plutôt une décadence de la "civilisation" moderne ? Comment en tant qu'athée défendre la modernité-nouvelle-religion ? Il s'agit sans doute-là de la raison profonde pour laquelle Onfray se définit comme "athée judéo-chrétien", mais on en revient alors à la première contradiction. L'athéisme d'Onfray est une impasse car tout est religieux, toute politique est métaphysique, même la modernité.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 00:00
Sainte Tatiana (Tatienne) de Rome, martyre († 226)

Fille d'un consul romain et dénoncée comme chrétienne, Tatiana fut condamnée à être suspendue à une potence, le corps labouré et mis à nu avec des peignes de fer. Les bourreaux l'outragèrent en lui tondant la chevelure et finalement elle fut décapitée.

 

Tatiana est un prénom tellement usité en Russie qu’on penserait cette sainte originaire de l’Orient. Pourtant c’est bien d’une sainte romaine dont il s’agit, son nom est du reste bien latin : il s’agit de la forme féminine de Tatianus, dérivé lui-même de Titus Tatius, roi des Sabins au VIIIème siècle avant Jésus-Christ.

 

Sainte Tatiana (ou Tatienne) fut arrêtée à Rome pendant la persécution de l’empereur Sévère Alexandre (qui régna de 222 à 235). Elle est condamnée comme chrétienne par le préfet du prétoire et célèbre juriste, Ulpien, second personnage de l’empire. Attachée au chevalet, Tatiana a les côtés déchirés par les ongles de fer. Détachée, on la jette aux lions dans l’amphithéâtre, mais ceux-ci respectent son innocence. Le juge ordonne de la jeter au feu mais le brasier refuse de la consumer. Après qu’elle fut rasée, le glaive du bourreau vint mettre fin à l’horreur de ces supplices en la décapitant, lui obtenant la couronne glorieuse du martyre. C’était un 12 janvier 226.

 

Comment cette sainte romaine est-elle devenue si populaire en Russie ? Par des circonstances assez fortuites, sainte Tatiana est devenue la patronne des étudiants russes.

Sainte Tatiana de RomeEn effet c’est un 12 janvier 1724 que Pierre le Grand fonda l’Académie des Sciences de Saint-Petersbourg mais c’est surtout le 12 janvier 1755 (le 25 selon le calendrier moderne) que choisit sa fille l’impératrice Elisabeth Ière pour fonder l’Université nationale de Moscou; le projet qui lui était proposé auparavant par deux grands hommes de la culture russe Michail Lomonossov et le prince Chouvalov. On dit que le prince voulait donner l’université comme cadeau à sa mère, nommée Tatiana, pour sa fête et avait alors demandé à l’impératrice de signer l’oukase ce jour particulier. Ainsi la Sainte Tatiana, qui pendant sa vie n’eut aucun rapport avec les sciences, est devenue, la protectrice des étudiants russes.

La sainte avait son église dans l’université, et les étudiants venaient assister à la divine liturgie solennelle au matin de sa fête, liturgie qui était suivie de la cérémonie de la distribution des prix. Finalement, le soir les étudiants et les professeurs se dispersaient dans les rues et tavernes de Moscou pour embrasser toutes les Tatiana (et pour toutes sortes d’autres folies !). C’était le seul jour où l’on ignorait la hiérarchie académique et où la police tsariste était responsable d’accompagner les étudiants ivres jusqu’à chez eux, au lieu de les raccompagner au poste comme à l’ordinaire ! Fortement ancrées dans la mentalité russe, ces traditions estudiantines de la Sainte-Tatiana ont repris vigueur depuis la chute du communisme qui avait tenté de les faire disparaître.

En Occident, sainte Tatienne est représentée traditionnellement avec les instruments de son martyre : peignes de fer, lion ou glaive. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 12 janvier :

A Rome, sainte Tatienne, martyre, qui, sous l’empereur Alexandre, fut déchirée avec des ongles & des peignes de fer, exposée aux bêtes, & jetée dans le feu, sans néanmoins en recevoir aucune atteinte ; enfin, ayant péri par le glaive, elle s’en alla au ciel.

 

Sources: (1); (2); (3); (4)

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:04
"Le lieu dans lequel une communauté musulmane prie devient Dar al-Islam, un lieu qui appartient pour toujours à l'islam" (Marco Tosatti)

FAUT-IL LAISSER LES MUSULMANS PRIER DANS NOS CHAPELLES ?

 

A l’aéroport international de Milan Malpensa, le chapelain a ouvert la chapelle catholique Notre-Dame de Lorette au culte musulman et désormais les photos de la Mecque et les tapis de prière côtoient l’autel et la Croix. Dans la chapelle, une lampe orientale trône au milieu des rosaires et des encycliques du Pape François. Lorsqu’on tourne l’interrupteur, une psalmodie en arabe s’élève : « c’est une sorte de jingle du Ramadan – répond en souriant un employé musulman – ce sont des formules de bons vœux, un peu comme votre Noël ». Le chapelain, Don Ruggero Camagni hausse les épaules : « ils me l’ont laissée, je l’ai mise là, où est le mal ? »

Selon Marco Tosatti, vaticaniste au prestigieux journal La Stampa, même si cette initiative part certainement d’une bonne intention, il pourrait bien s’agir d’une erreur colossale, il nous explique pourquoi :

« Le lieu dans lequel une communauté musulmane prie devient Dar al-Islam, un lieu qui appartient pour toujours aux compagnons du Prophète. A la différence du reste du monde, l’Occident en particulier, qui est Dar al-harb, la maison de la guerre, c’est-à-dire la terre qui doit encore être soumise à la vraie foi.

C’est précisément la raison pour laquelle Saladin, après avoir conquis Jérusalem et avoir visité l’Eglise du Saint Sépulcre s’est comporté comme il l’a fait : il fit abattre la Croix, briser les cloches et y installa un portier musulman mais il ne voulut pas y prier, justement pour éviter que le Sépulcre ne devienne Dar al-Islam. Il souhaitait en fait que ce lieu puisse demeurer un lieu de pèlerinage chrétien, notamment pour des raisons économiques parce que le flux de pèlerins était favorable au commerce.

Ce n’est pas un hasard si la Conférence Episcopale Italienne a publié les recommandations suivantes dans un document pastoral :

« Afin d’éviter toute confusion et tout quiproquo dangereux, les communautés chrétiennes ne doivent pas mettre les Eglises, les chapelles ni les lieux de culte catholique ni leurs locaux paroissiaux à disposition pour des rencontres de fidèles de confessions non chrétiennes. C’est pour cela qu’avant de promouvoir des initiatives culturelles ou des rencontres de prière avec les non-chrétiens, il faut soigneusement en discerner le sens et garantir un style de rapport interreligieux correct en suivant les dispositions de l’Eglise locale ».

C’est ainsi que ces derniers mois, une réunion au plus haut niveau s’est tenue au Vatican, rassemblant le Pape et ses collaborateurs autour de la problématique du dialogue avec l’Islam et de ses nombreux aspects. Le responsable d’un important dicastère, qui a une grande expérience de cette question et du monde musulman, a affirmé qu’il fallait mettre nos agents pastoraux en garde pour éviter que, par naïveté, ils ne prêtent des églises ou des locaux car ces événements restent gravés dans la mémoire collective des fidèles musulmans et pourraient faire l’objet de revendications dans un futur plus ou moins lointain.

Donc, s’il y a un évêque à Milan, il devrait s’activer pour remédier à la bonne volonté du chapelain.

Source : Marco Tosatti, San Pietro e Dintorni, La Stampa

Diakonos.be

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 00:00
Saint Paulin, évêque d'Aquilée († 804)

On ignore si Paulin est d'origine allemande ou italienne. Il passe pour être l'un des hommes les plus savants de son époque, écrivant aussi bien en prose qu'en vers. Ce professeur avait tant de renommée que Charlemagne l'appela à la cour pour en faire l'un de ses conseillers. Il ne prenait jamais une décision sans le consulter.

Le savant Alcuin le considérait comme son maître. Paulin fut l'un des grands défenseurs du "Filioque" ajouté dans le texte latin du Concile de Nicée.

En 776, l'Empereur lui fit don d'une terre en Lombardie. Lorsque le diocèse d'Aquilée se trouva sans évêque, il fut pressenti mais refusa longuement avant d'accepter.

Il fut missionnaire auprès des peuples encore païens et prit part aux Conciles d'Aix-la-Chapelle (789), de Ratisbonne (792) et de Francfort (794). Il fut canonisé à la vue des miracles qui eurent lieu de son vivant et après sa mort.

 

Sources : (1) L'Evangile au quotidien; (2) Wikipedia; (3) Croire

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 17:54
« "Qui suis-je pour juger ?" "Mais, le pape, Très Saint-Père !" », abbé J de Pluvié - 10 janvier 2017

Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » Tournée en boucle comme un « tube » par les fossoyeurs de la morale catholique, cette courte interrogation du pape François (lors de son retour des Journées mondiales de la jeunesse à Rio le 29 juillet 2013) conduit finalement à remettre en cause une des opérations humaines les plus élémentaires : le jugement moral.

Car dès lors que le chef suprême de l'Église n'est pas habilité à juger des pratiques contrenature d'un homosexuel qui, surtout s'il cherche Dieu, devrait tout simplement les abandonner, quel individu pourra se permettre de porter des jugements sur autrui ? Si un homme est terroriste, s'il est pédophile, et s'il cherche le Seigneur, qui suisje pour juger ? À la rigueur, allons jusqu'à l'ultime conséquence de cette réflexion pontificale : si même quelqu'un ne cherche pas le Seigneur, qui suis-je pour juger ?

Faudra-t-il laisser toute sentence morale à Notre-Seigneur Jésus-Christ ? Pour répondre à cette question, que chacun se demande : qui suis-je ? Un homme, un être doué de raison dont le jugement me permettra de me conduire vers le bien, vers mon salut, et si je suis responsable d'autrui (parent, dirigeant, chef au sein d'une société civile ou ecclésiastique), de faire régner la paix et la justice, de corriger mes subordonnés avec prudence dans le domaine qui m'incombe, ou d'enrayer la propagation du mal.

Certaines recommandations de l'Écriture sainte sembleraient cependant corroborer la retenue du pape qui reprend d'ailleurs presque mot pour mot une réflexion de saint Jacques : « Mais qui es-tu, toi qui juges le prochain ? » (Jc 4, 12) Notre- Seigneur dit aussi : « Ne jugez point afin que vous ne soyez pas jugés. » (Mt 7, 1) Dans l'une de ses paraboles, le Christ reproche à demi-mot au pharisien de se faire l'inquisiteur de la vie morale du publicain. Mais il n'est pas besoin d'avoir suivi de hautes études pour comprendre que les passages cités stigmatisent seulement le jugement téméraire, malveillant ou sans fondement sérieux. Les accusations hâtives et divulguées inconsidérément demeurent une tare malheureusement trop fréquente de la nature humaine, même en milieu chrétien. Si les paroles oiseuses nous seront reprochées, que dire des réquisitoires sans pitié envers les autres ? Ce que Notre-Seigneur condamne, c'est de « juger selon l'apparence » (Jn 7, 24), de « juger selon la chair » (Jn 8, 15).

D'autres paroles de l'Écriture demandent au contraire le jugement : « Jugez selon la justice. » (Jn 7, 24) Dans ses paraboles, Notre-Seigneur Jésus- Christ réclame un discernement : Lazare et le mauvais riche, le levain des pharisiens, l'obole de la veuve, l'arbre qui se juge à ses fruits. Saint Jacques nous encourage à la correction fraternelle : « Mes frères, si quelqu'un d'entre vous s'égare loin de la vérité, et qu'un autre l'y ramène, qu'il sache que celui qui ramène un pécheur de la voie où il s'égare, sauvera son âme de la mort, et couvrira une multitude de péchés. » (Jc 5, 19-20)

Comment donc corriger le prochain, avec charité s'entend, si un certain jugement ne se formule pas à son encontre ? Comment éduquer et diriger droitement un enfant si son responsable doit suspendre le jugement sur son agir ? Comment faire régner la paix et la justice si l'autorité compétente devait en toutes circonstances s'enquérir du for interne pour donner une ligne de conduite ou condamner les actions évidemment mauvaises ? Bien sûr, connaissant la faiblesse humaine que supportent aussi bien le pécheur que son juge, le prochain doit faire preuve d'indulgence parce qu'il est lui-même pécheur et que, la plupart du temps, il ne connaît pas tous les motifs de l'action. L'autorité doit également exercer la clémence afin de « ne pas éteindre la mèche qui fume encore ».

Mais, le « qui suis-je pour juger ? » jette le trouble dans les rangs catholiques et réjouit les ennemis de l'Église parce que, loin d'enrayer le scandale, il le propage à sa manière.

Dans son commentaire de la Somme Théologique de saint Thomas sur la correction fraternelle, le père Noble nous éclaire sur la prudence (et aussi la justice) du chef qui doit savoir distinguer : « Ne serait pas un chef prudent qui ne ferait pas l'exact partage entre les fautes secrètes et sans préjudice pour le bien commun et les délits publics qui, par leur scandale ou par leur nocivité, portent atteinte à ce même bien commun. »

L'exclamation d'un fidèle résumera à merveille notre sujet : « Qui suis-je pour juger ? » « Mais, le pape, Très Saint- Père ! »

Abbé Jehan de Pluvié, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

Sources : Fideliter n° 233 / La Porte Latine du 10 janvier 2017

Note de Christ-Roi. "Qui suis-je pour la juger ? » Tournée en boucle comme un « tube » par les fossoyeurs de la morale catholique, cette courte interrogation du pape François (lors de son retour des Journées mondiales de la jeunesse à Rio le 29 juillet 2013) conduit finalement à remettre en cause une des opérations humaines les plus élémentaires : le jugement moral..."

 

En effet, surtout que pendant que l'Eglise abdique son droit divin de dire le bien et le mal, son droit de juger, de distinguer et d'évaluer, les hommes et le monde, eux, s'arrogent ce droit depuis 1789 ! Une inversion totale. Si donc un laïque a le droit de juger de questions morales, si l'Etat a le droit de dire le bien et le mal en dehors de Dieu, à combien plus forte raison l'homme de Dieu..., à combien plus forte raison l'Eglise ?

 

"L'homme spirituel juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne." (1 Corinthiens 2, 14-15)

Si l’Eglise ne juge pas, ne distingue pas, ne dit plus le bien et le mal, et ne permet pas d’évaluer, quelle est sa fonction ? "Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel." (Evangile selon S. Matthieu 18,18)

 

Lire : Si l’Eglise ne juge pas, ne distingue pas, ne dit plus le bien et le mal, et ne permet pas d’évaluer, quelle est sa fonction ?

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:32
Si l’Eglise ne juge pas, ne distingue pas, ne dit plus le bien et le mal, et ne permet pas d’évaluer, quelle est sa fonction ?

Si l'Eglise ne juge pas, ne dit plus le bien et le mal, mais le laisse à la conscience, au cas par cas...,

 

Lire : Les problemes moraux de la nouvelle pastorale : "les effets très diviseurs d'Amoris laetitia" (Père Mark A. Pilon)

 

quelle est sa fonction?

 

Le journaliste et écrivain Aldo Maria Valli, lauréat en sciences politiques à l'université catholique du Sacré Cœur de Milan, s'interroge dans le même sens :

Si l’Eglise ne juge pas, ne distingue pas, ne dit plus le bien et le mal, et ne permet pas d’évaluer, quelle est sa fonction ?

« Il n'est pas étonnant, surtout après “Amoris laetitia”, que de nombreux observateurs aient annoncé la naissance d’une nouvelle Eglise, “l’Eglise du Pape François”, une Eglise qui ne juge plus, mais qui dialogue dans le sens où la culture dominante entend le dialogue : c’est-à-dire, une Eglise neutre, privée de la capacité et de la volonté de distinguer, d’évaluer, de porter un jugement.

Mais une question est inévitable : si l’Eglise ne juge pas, ne distingue pas et ne permet pas d’évaluer, quelle est sa fonction ? Le Pape François, avec son paradigme pastoral de la miséricorde, semble répondre que le but de l’Eglise est de consoler et d’accompagner. Mais peut-il y avoir consolation sans évaluation ? Peut-il y avoir accompagnement sans jugement ? Le Pape aurait-il décrété que la façon subjective de vivre une expérience est le seul critère capable d’évaluer la qualité morale de l’expérience elle-même ?

Si, en 1972, Paul VI souffrant arriva à la conclusion que “par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans l’Eglise”, nous pouvons nous demander aujourd’hui : le relativisme est-il aussi entré à travers ces fissures ? » Aldo Maria Valli.

Source: Pro Liturgia, Actualité du mardi 10 janvier 2017

Pendant que l'Eglise abdique son droit divin de dire le bien et le mal, les hommes et le monde s'arrogent, eux, depuis 1789, le droit de dire le bien et le mal (système dans lequel aucune loi divine - pas même naturelle - n'est supérieure au droit positif). Une inversion totale. Inutile de se demander pourquoi le monde bascule dans le totalitarisme et tombe en décadence !

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 09:43
"Dans une solution à un seul État, Israël ne peut pas rester simultanément un État juif et une démocratie" (Alain Finkielkraut)

C’est peu dire que l’abstention des États-Unis lors du vote de la résolution 2334 au Conseil de sécurité de l’ONU, résolution condamnant fermement la poursuite des implantations de peuplement en territoire palestinien, a provoqué l’ire d’Israël, gouvernement et opposition réunis, des Français juifs et des amis d’Israël chez nous comme ailleurs. Dans la presse internationale, John Kerry et Barack Obama ont été cloués au pilori et, sur les réseaux sociaux, les accusations d’antisémitisme ont fusé comme des orgues de Staline.

 

[…] Aussi, j’attendais avec une certaine curiosité l’intervention d’Alain Finkielkraut dans l’émission « L’Esprit de l’escalier » sur RCJ à ce sujet. Ô surprise, voilà que le philosophe le plus médiatique de France, prenant tout le monde à contre-pied, nous fit l’éloge de John Kerry et qualifia le discours que le secrétaire d’État avait prononcé pour expliquer le vote américain de rien moins que d’admirable (sic).

 

En prenant cette position risquée, Alain Finkielkraut non seulement fait preuve de courage mais nous ramène à ce qui conditionne la réflexion du philosophe : l’objectivité. En une phrase courte mais capitale tirée du discours de John Kerry, phrase qu’il revendique intégralement, Alain Finkielkraut pose le problème du conflit israélo-palestinien dans sa dimension politique, loin des émotions et du parti pris :

 

« La seule solution viable pour Israël, c’est la solution à deux États ; dans une solution à un seul État, Israël ne peut pas rester simultanément un État juif et une démocratie. »

 

[…] Quant à l’annexion pure et simple, elle impliquerait soit de réserver aux Palestiniens un statut particulier, à les priver d’un certain nombre de droits politiques, en somme à instaurer un régime d’apartheid, soit de leur donner les mêmes droits qu’aux juifs et rapidement, du fait du déséquilibre démographique entre les deux communautés, Israël perdrait son caractère d’État juif, qui est sa raison d’être.

Note de Christ-Roi. "Dans une solution à un seul État, Israël ne peut pas rester simultanément un État juif et une démocratie". Appliqué à la France cela donnerait : dans une solution où l'on garderait le niveau actuel d'immigration, la France ne peut pas rester simultanément un Etat français et une démocratie... Pourquoi ce que l'on peut dire pour Israël sans être traité de raciste, "facho" (garder le "caractère juif d'Israël"), ne le serait-il pas pour nous ? A un moment ou à un autre, les faits étant ce qu'ils sont, il faudra bien aussi un peu d'objectivité pour la France.

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/guillaumedebourges.jpgIssu des anciens comtes de Nevers, Guillaume vint au monde vers le milieu du XIIe siècle. Il fut élevé avec soin dans la crainte de Dieu.

Quand on lui demandait un miracle, il disait: "Je ne suis qu'un pauvre pécheur" mais il cédait aux larmes des malades et les guérissait par sa bénédiction.

Le monde lui souriait, avec sa gloire et ses plaisirs; il renonça à tout, il s'éloigna même des honneurs ecclésiastiques qui semblaient le poursuivre, et s'enfonça dans la solitude d'un monastère à Grandmont dans la Haute-Vienne. Voulant plus d'austérités, il demanda à être admis chez les cisterciens de Pontigny en Bourgogne.

Il vécut dans la présence continuelle de Dieu; sa modestie, sa dévotion, sa régularité, ranimaient la ferveur de ses frères; il suffisait de le regarder au chœur ou à l'autel pour être embrasé du saint désir de marcher sur ses traces. Il avait surtout un grand amour pour le Saint-Sacrement, près duquel il trouvait ses délices. 

Il fallut lui faire violence pour le nommer abbé de Chaalis, filiale de Pontigny. Pourtant il dut bientôt se résigner à monter plus haut et répondre à l'appel du ciel clairement manifesté.

Sacré archevêque de Bourges (Berry), Guillaume montra, dès les premiers jours, toutes les vertus des plus illustres pontifes. Il fut l'évêque des pauvres, ce qui lui valut l'opposition des chanoines de Bourges qui se sentaient délaissés, et du roi Philippe-Auguste à qui il reprochait son divorce et son remariage. Le roi qui réunit le Berry à la couronne de France, avait épousé Ingelburge (ou Ingbor), princesse danoise dont il se sépara peu après. La reine, odieusement répudiée, d'autant plus que son époux le roi vivait maritalement avec Agnès de Méranie, confia sa cause à l'Eglise, et notamment au pape Innocent III, qui frappa le royaume de France d'interdit. Guillaume exécuta la sentence pontificale dans son diocèse de Bourges, ce qui aggrava le conflit qui existait déjà entre lui et ses clercs, et lui attira la colère du roi de France. Agnès étant morte en couches, Philippe-Auguste se résigna à reprendre Ingelburge, qu'il ne tarda pas à faire enfermer dans la tour d'Etampes. Même les plus grands rois ne sont pas exempts de fautes!

Guillaume demeura moine dans son palais, moine par l'habit et plus encore par les austérités. Il sut concilier les exercices de sa piété avec les immenses occupations de sa charge ; il parcourait son diocèse, prêchait, instruisait les petits et les humbles, administrait les sacrements, visitait les hôpitaux, délivrait les captifs, et multipliait les prodiges.

On a conservé de lui quelques belles paroles: "Tel pasteur, telles brebis," disait-il souvent.

L'interdit ayant été levé par le légat du pape, Guillaume pensait aller évangéliser les cathares quant il mourut, le 10 janvier 1209.

Le pape Honorius III le canonisa en 1218.

 

Sources: 1, 2, 3, 4

Danniel Bonnin, Les Saints du Berry, A à Z Patrimoine Editions, Sury-en-Vaux 2006, p. 110-111.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 10:29

Les prêtres qui souhaitent célébrer la messe “versus orientem” dans les paroisses ne doivent pas hésiter à le faire sans avoir à se justifier à qui que ce soit, pas même à leur évêque. Il leur faudra préalablement expliquer aux fidèles le bien-fondé de cette pratique en utilisant, si besoin, un argument-choc : le Pape François a lui-même donné l’exemple de la célébration “orientée” à l’occasion de la fête du baptême du Christ...

François célèbre la Messe "versus orientem" à l’occasion de la fête du Baptême du Christ

Source: Pro Liturgia, Actualité du lundi, 9 janvier 2017

Cette Messe "versus orientem" (orientée vers le Seigneur), au début de laquelle le Pape a baptisé des enfants, a été filmée. En voici la video, "Eucharist with Baptism of infants" :

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 10:12
Fête du Baptême du Christ

Avec la fête du Baptême de Jésus, que nous célébrons aujourd'hui, s'achève le temps liturgique de Noël. L'Enfant que les Mages étaient venus adorer de l'Orient, à Bethléem, en offrant leurs dons symboliques, nous le retrouvons maintenant adulte, au moment où il se fait baptiser dans le fleuve du Jourdain par le grand prophète Jean (cf. Mt 3, 13).

L'Évangile fait remarquer que lorsque Jésus sortit de l'eau après avoir reçu le baptême, les cieux s'ouvrirent et l'Esprit Saint descendit sur lui comme une colombe (cf. Mt 3, 16). On entendit alors une voix venue du ciel qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3, 17). 

Ce fut sa première manifestation publique après environ trente ans de vie cachée à Nazareth. Outre Jean Baptiste, ses disciples furent également des témoins oculaires de cet événement singulier. Certains d'entre eux commencèrent à le suivre à partir de ce moment (cf. Jn 1, 35-40). Ce fut dans le même temps une christophanie et une théophanie : tout d'abord Jésus se manifesta en tant que Christ, terme grec traduisant le mot hébreu Messia, qui signifie "oint" : Il ne fut pas oint avec de l'huile à la manière des rois et des grands prêtres d'Israël, mais avec l'Esprit Saint. Dans le même temps, aux côtés du Fils de Dieu apparurent les signes de l'Esprit Saint et du Père céleste. [1]

 

Au moment où Jésus s’assimile lui-même aux pécheurs, où il se veut un homme comme les autres, il est manifesté comme Fils de Dieu.[2]

 

 

Baptême du Christ (Le Pérugin, Vatican)

Baptême du Christ (Le Pérugin, Vatican)

La présence de théophanie étant extrêmement rare dans la Bible, donne une importance plus particulière au baptême de Jésus.

L’Église catholique, dans le rite romain, fête le Baptême du Seigneur le dimanche qui suit l'Épiphanie – ou le lundi 9 janvier si Noël tombe un dimanche. Dans sa forme extraordinaire, le Baptême du Seigneur est fêté le 13 janvier.[3]

Une fête du Baptême du Christ était célébrée dans les liturgies françaises au XVIIIe siècle, et dans les régions où fut instaurée une octave de la Nativité. La célébration du Baptême du Christ a été inscrite au calendrier romain en 1960, et fixée à la date actuelle en 1969.[4]

Le Baptême du Christ par Verrocchio

Le Baptême du Christ par Verrocchio

Sources : [1] Benoît XVI, Angelus - Place Saint-Pierre; [2] Liturgie catholique ; [3] Wikipedia; [4] Commission francophone cistercienne

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 00:00
Bienheureuse Alix Le Clerc

À Nancy, en 1622, la bienheureuse Alix Le Clerc (Marie-Thérèse de Jésus), vierge, qui fonda, avec saint Pierre Fourier, la Congrégation des Chanoinesses régulières de Notre-Dame, sous la Règle de S. Augustin, pour l’éducation des jeunes filles.

Martyrologe romain

 

Alix, en religion Marie-Thérèse de Jésus,naît le 2 fevrier 1576 à Remiremont, ville des Vosges dans le duché de Lorraine, alors indépendant de la France. Son père, Jean Le Clerc, seigneur de Roville-aux-Chênes, avait épousé Anne Sagay, descendante d'une ancienne famille d'Épinal, et Alix sera leur seule enfant. C'était une belle jeune fille, elle était riche et passait sa jeunesse dans la joie et l'insouciance, aimant danser et se divertir : « J’avais tant de compagnie de vanité et de jeunesse… J’aimais fort à danser. »

 

Vers ses 18 ans, elle quitte sa ville natale avec ses parents pour un petit village d'Hymont dépendant de la cure de Mattaincourt. Toujours insatisfaite, mais déterminée, elle se confie au jeune nouveau curé arrivé, le 1er juin 1597. C’était St Pierre Fourier. « Il me tombait toujours en l’esprit qu’il faudrait faire une nouvelle maison de filles pour y pratiquer tout le bien que l’on pourrait. » Elle entraîne avec elle quatre amies. Elles désirent donner leur vie à Dieu : elles vont s’essayer à vivre ensemble, prier et faire l’école aux petites filles dont, en ce temps, personne ne s’occupe.

 

Le Concile de Trente s’était clos en 1563. De la volonté de rénovation pastorale et sociale de Pierre et de l’intuition créatrice d’Alix, la Congrégation Notre-Dame naît à Noël 1597, à Mattaincourt.

 

Durant vingt-cinq ans, avec Pierre Fourier, Alix connaît les difficultés des premières fondations, lutte pour maintenir l’esprit du projet d’origine, participe à l’élaboration des constitutions de la congrégation, vivant elle-même une intense expérience spirituelle, séjournant dans les maisons qui s’ouvrent, proche de ses sœurs, leur souhaitant en fin de lettre : « Que Dieu soit votre amour entier. »

 

De nombreuses écoles furent fondées : à Pont-à-Mousson en 1604, Saint-Nicolas-de-Port en 1605, Verdun en 1608, Châlons-sur-Marne en 1613, Bar-le-Duc en 1618, Mirecourt en 1619. 

Extrait d'une gravure représentant Alix Le Clerc à genoux devant la Vierge et l'Enfant Jésus

Extrait d'une gravure représentant Alix Le Clerc à genoux devant la Vierge et l'Enfant Jésus

Alix Le Clerc meurt le jour de l'Epiphanie 1622, le 9 janvier 1622 au monastère de Nancy, récemment fondé.Trois jours avant sa mort, elle réunit sa communauté et leur dit :

 

« Je me souviendrai de vous toutes devant Dieu. Pour votre compte, conservez-vous toujours dans la plus entière union, usant de charité les uns envers les autres, car la charité et l'union sont les seuls moyens de maintenir votre Ordre. »

 

D'autres fondations eurent lieu après le décès d'Alix. À la veille de la Révolution, l'œuvre comportait 84 monastères et 4000 religieuses.

 

Après sa mort, des miracles furent attestés sur sa tombe, des guérisons qui déroutaient les praticiens, tous consignés par la maison ducale, et publiés en 1666 sous le titre de Vie de la Mère Alix Le Clerc.

 

Une fois la Révolution passée, qui vit la disparition de toutes les congrégations, la cause en béatification de Mère Alix Le Clerc fut reprise suite aux écrits de A. Gandelet en 1870-80, par les évêques de Saint Dié et de Nancy. Le 21 février 1899 le Pape Léon XIII proclamait Alix Le Clerc Vénérable.

 

Quand Pierre Fourier est canonisé, en 1897, on dénombre 31 monastères-écoles de Notre-Dame en Europe.

Puis ce sont les fondations au Brésil, au Vietnam, en RD Congo, à Hong Kong, au Mexique.

 

Marie-Thérèse de Jésus a été béatifiée le 4 mai 1947 par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Les reliques de la Bienheureuse Alix Le Clerc ont été solennellement transférées en octobre 2007 en la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy.

 

Ce n'est qu'en 1950 qu'on retrouva fortuitement le cercueil contenant les reliques d'Alix Le Clerc au 9 rue Maurice Barrès à Nancy, son tombeau ayant disparu à la Révolution. Longtemps conservées par le lycée Notre-Dame Saint-Sigisbert, ses reliques ont été transférées à la cathédrale de Nancy le 14 octobre 2007. Son cercueil est conservé et visible dans la partie basse de l'Église Abbatiale Saint-Pierre de Remiremont, sa ville Natale.

 

Une chapelle lui est dédiée, sur la gauche du chœur de la Basilique Saint-Pierre-Fourier de Mattaincourt. Une autre chapelle, à l'Institution Notre-Dame d'Épinal lui est aussi dédiée depuis 1961.

 

Plusieurs monastères portent son nom, en Belgique, au Brésil et aux Pays-Bas. C'est dans ce dernier qu'est conservée la seule statue existante de la bienheureuse, une statuette en bois sculpté du XVIIIe.

 

Avec Vatican II, les sœurs ont revisité le charisme éducatif de leurs fondateurs. Elles offrent de partager ce trésor aux nombreux laïcs rencontrés dans leur vie de religieuses apostoliques : enfants, jeunes, éducateurs, animateurs, enseignants, parents, collaborateurs, associés, et tant d’autres, proches et amis. En 1987 Rome approuve les nouvelles constitutions.

Bienheureuse Alix Le Clerc

Sources: (1); (2); (3)

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