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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:25
La sécession gagne l'Assemblée nationale

Le Premier ministre Édouard Philippe a prononcé le 04 juillet 2017 son discours de politique générale devant une "Assemblée nationale" dubitative. Son intervention est intervenue au lendemain du discours du président Emmanuel Macron fixant l'orientation de sa politique générale devant le Congrès du Parlement réuni à Versailles. (SOURCE). Sur 566 votants, avec 370 voix pour, 129 abstentions et seulement 67 voix contre, les médias mainstream relèvent que nous avons "le plus faible nombre de votes contre sur un discours de politique générale depuis 1959". "Édouard Philippe aurait obtenu "une large confiance". C'est sans compter le "record d'abstention" lors de ce vote... Une donnée qui soulève de nombreuses questions.

 

"Les Républicains" se sont abstenus

 

Au sein du principal groupe "d'opposition" LR (95 élus + 5 apparentés), sans compter les "constructifs" (pro Macron qui après avoir créé un autre groupe avec les UDI ont voté le soutien), les trois quarts des 100 députés "LR" se sont abstenus. Selon RT, "23 tenants d'une opposition relativement «dure» ont voté contre" (SOURCE).

"Une très petite partie (des députés "Les Républicains") ont décidé de voté contre", a relevé Mme Le Pen. "Ca veut dire que l'immense majorité des Républicains (...) soutient la politique d'Emmanuel Macron", a-t-elle conclu.

 

La France insoumise (LFI), avec ses 17 membres, a voté unanimement contre, comme annoncé. Douze des 16 élus du groupe communiste ont aussi voté contre. Également contre, les huit députés FN, ou encore Nicolas Dupont-Aignan (DLF). SOURCE

 

La sécession commence à gagner les députés eux-mêmes

 

Il y a un enseignement qui n'est pas analysé c'est le "record d'abstention" au sein même de l'"Assemblée nationale" sur ce vote de "soutien" au gouvernement Philippe. Avec 370 voix pour et 129 abstentions, l'abstention s'élève à 34,86%... Outre la totalité des députés République en marche (REM) et MoDem, le Premier ministre n'a reçu l’appui que de 12 "constructifs" LR-UDI et de 3 élus du groupe Nouvelle Gauche (ex-PS).  Au Parti socialiste (lequel se cache à l'Assemblée sous le nom de "Nouvelle gauche"), presque tous se sont abstenus (23), tandis que 5 votaient contre la confiance et trois seulement pour. Manuel Valls, qui ne fait plus partie du PS a lui accordé sa confiance.

 

Les élus abstentionnistes (eux-mêmes élus par une minorité des inscrits si l'on tient compte de l'abstention record aux dernières législatives) ne voient plus l'intérêt du vote dans un système lui-même incohérent sans raison morale ultime -tout en donnant et en imposant des leçons de morale en permanence à tout le monde- et qui conduit la France à l'abîme. (Hormis les députés "Insoumis" qui se satisfont de ce système) il ne sera pas dit que l'absurdité sera leur crédo ! La sécession se fait donc à présent parmi les députés eux-mêmes.

 

Un exemple illustrant cette désertion hier vers 16h35, nombre de parlementaires socialistes et LR ont quitté l'hémicycle à l'issue du discours de politique générale d'Edouard Philippe (qui aura duré 1h15), zappant ainsi l'intervention de Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'Assemblée.

 

Quand l'oligarchie elle-même se met à pratiquer la tactique du siège vide (comme en Urss dans les années 1980), que plus grand monde ne se donne la peine d'assister ni ne croire dans les discours officiels, quelle reste-t-il de crédibilité à un tel système ? La crise de la représentation est plus bien plus profonde, il s'agit d'une crise de la démocratie elle-même.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 12:57

Voici un intéressant point de vue posé par un musulman sur l'islam et le multiculturalisme des sociétés occidentales. L’égyptien Fael Farouq, professeur à l'Institut de langue arabe de l'Université Américaine du Caire, a signé un éditorial publié dans Avvenire.it,  dans lequel il contredit les plus hauts responsables catholiques qui persistent à nier tout lien entre le terrorisme islamique et une "doctrine spécifique" de l’islam. Dans cet éditorial, l'auteur évoque le multiculturalisme comme une idéologie qui est en train de se retourner contre les sociétés occidentales au nom d'une "suprématie de l'idéologie" sur la personne :

Le multiculturalisme est-il une idéologie alliée des islamistes?

 

Selon le professeur Fael Farouq, le pluralisme des sociétés occidentales est devenu un pluralisme de l'exclusion qui s'est aujourd'hui retourné contre le but pour lequel il a été conçu.

 

Celui qui se tue lui-même et qui tue les autres croit en une doctrine bien précise de l'islam. Pour arrêter ce fleuve de sang, il faut purifier cette doctrine des interprétations qui mènent des personnes de confession musulmane à embrasser le terrorisme.

 

Fael Farouq enseigne les sciences linguistiques à l'Université Catholique de Milan. Il est également professeur à l'Institut de langue arabe de l'Université Américaine du Caire et a enseigné dans de nombreuses universités internationales, à New York, Washington, Madrid, Turin, Bologne ainsi qu'à l'University of Notre Dame dans l'Indiana.

 

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à l'Espresso.

 

Extrait :

 

Celui qui tue croit en une doctrine spécifique

 

de Wael Farouq

 

Celui qui se tue lui-même et qui tue les autres croit en une doctrine bien précise de l’islam. Et les massacres continuent à s’ajouter aux massacres, au cœur de l’Europe comme dans tant de cœurs meurtris en Asie et en Afrique. Pour arrêter ce fleuve de sang, il faut donc purifier cette doctrine des interprétations qui mènent des personnes de confession musulmane à embrasser le terrorisme.

 

On m’objectera sans doute que même le mufti saoudien wahhabite condamne le terrorisme. C’est vrai mais ce même mufti refuse le pluralisme et les droits humains et c’est là une contradiction insoluble.

 

On me dira peut-être que l’université al-Azhar, elle, défend le pluralisme et propose un fondement islamique aux droits humains. C’est vrai également mais al-Azhar pâtit de l’instrumentalisation de la politique.

 

[...] Le pluralisme des sociétés occidentale est devenu un pluralisme de l’exclusion qui s’est aujourd’hui retourné contre le but pour lequel il a été conçu. Il ne favorise pas la personne mais plutôt les stéréotypes et les idéologies. En Grande-Bretagne par exemple, c’est au nom de l’intégration qu’on tolère des tribunaux islamiques qui violent les droits des femmes ainsi que l’afflux de millions de livres sterling et d’euros en provenance des extrémistes du Golfe à destination des caisses des organisations islamiques fondamentalistes sans aucun contrôle ni restriction.

 

L’Occident s’est consacré au pluralisme et aux droits humains dans le but que les expériences douloureuses du nazisme et du fascisme ne puissent plus se reproduire mais il faudrait se demander si le nazisme et le fascisme ne représentaient pas justement la suprématie de l’idéologie sur la personne? Est-ce qu’eux aussi ne croyaient pas en quelque chose de supérieur à la personne humaine pour laquelle il était légitime de mourir et de tuer? Et aujourd’hui ne courons-nous pas le risque que le multiculturalisme ne se mue lui-même en une idéologie qui aurait plus d’importance que la personne et que ses véritables droits fondamentaux?

Sources: (1), (2)

Il est toujours bon d'en revenir aux classiques, ici avec une citation d'Aristote :

L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre.

Aristote, Politique, Livre V.

Le multiculturalisme est-il une idéologie alliée des islamistes?
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 16:00
Conférence de Versailles : une revanche de la culture et de l'art français et une déclaration agressive inutile d'Emmanuel Macron

A l'occasion des 300 ans de la naissance des relations diplomatiques franco-russe, le président de la Russie Vladimir Poutine était invité aujourd'hui par Emmanuel Macron au Château de Versailles. Le président français a parlé de relancer les relations "stratégiques et économiques".

 

Il y a 300 ans, en 1717, deux ans après la mort de Louis XIV, alors que la Russie était menacée par la montée en puissance de la Suède et de la Prusse, le tsar Pierre le Grand vint à Paris, et passa plusieurs jours au château de Versailles, résidence des rois. Il rencontra le jeune roi Louis XV, âgé de 7 ans, qu'il prit dans ses bras. Cette visite du tsar en France fut organisée afin de sceller l'alliance franco-russe, mais aussi parce que Paris représentait à cette époque la Patrie de la culture et de l'art. C'est ainsi la revanche de cette "culture" française qui n'existe pas pour l'actuel président de la république et de cet art français qu'il disait n'avoir "jamais vu" !

 

Colbert, le "véritable artisan du Grand Siècle", supervisa la construction du  château de Versailles. Cette oeuvre d'art déclencha dans toute l'Europe une véritable course à la construction de répliques dans des parcs remplis de fontaines. En Russie, Pierre le Grand fit construire dans les faubourgs de Saint-Pétersbourg, ville natale de Vladimir Poutine, un ensemble de bâtiments, le complexe de Peterhof, entouré de jardins et de parcs.

 

Philippe Erlanger, haut-fonctionnaire et écrivain, calcula qu’en comptant les deux Trianon, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion moderne : il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore le prix d'une campagne électorale d’un Président de la République (P. Erlanger, Louis XIV, La Table ronde 1960). Sans compter ce que continue de rapporter à la république dite française le Château de Versailles aujourd'hui, Louis XIV a enrichi la France bien plus qu'il ne l'a endettée. "On s'accordera à penser que Louis XIV, en nous donnant Versailles, a enrichi la France...  Les dépenses du Grand Roi ont valu à l'univers un château que personne n'oserait ne pas admirer." (Pierre VERLET, Le Château de Versailles, Paris 1985).

 

La question des sanctions de l'UE contre la Russie n'a pas été abordée. La Russie, accusée depuis 2014 par Obama d'avoir envahi l'Ukraine et de défendre le "dictateur" Bachar al Assad, a été lourdement pénalisée par les sanctions économiques. Elle a été contrainte à apprendre à développer une agriculture auto-suffisante. Les premiers sanctionnés sont les agriculteurs français et l'industrie automobile française.

 

Peu avant la fin de la conférence commune, et alors que l'invité Vladimir Poutine s'est abstenu de toute déclaration à connotation négative, Emmanuel Macron a qualifié les agences de presse russes "Sputnik" et "Russia today" d'"organes d'influence et de propagande mensongère", répandant "des contrevérités infamantes". Il a fait cette déclaration sans accuser directement le Kremlin d'avoir interféré dans l'élection présidentielle comme le font les grands medias français à la remorque des médias états-uniens. Ne peut-on pas dire la même chose à propos des agences de presse françaises dont la russophobie n'est plus à démontrer ? Sur le plan de l'image, ce qu'il y a de certain c'est que cette déclaration agressive ne sera d'aucune utilité pour faire grandir la position française déjà bien entamée dans l'opinion russe et ne change rien à la situation antérieure.

Add. Réponse de Russia Today à 17h49 :

"Des accusations sans preuves du camp Macron depuis le mois de mars

 

Début mars, l'équipe d'Emmanuel Macron avait déjà accusé RT France de véhiculer des «fake news» sur sa personne. «Nous accusons Russia Today et Sputnik d'être la première source de fausses informations véhiculées sur notre candidat et de travailler en symbiose avec des organisations fascistes ou d'extrême droite», avait déclaré Mounir Mahjoubi, conseiller du candidat d'En Marche! à la chaîne britannique Sky News. Il n'avait pas pour autant présenté les preuves permettant d'étayer ses accusations.

 

Le 27 avril, le mouvement En Marche! avait ensuite déclaré à l’agence Reuters que RT France et Sputnik ne seraient pas autorisés à couvrir la soirée électorale d’Emmanuel Macron, accusant les deux médias d’être «des agences de propagande de l'Etat russe» et de véhiculer de «fausses informations». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait qualifié de «discrimination ciblée» ce refus d’accréditer des médias russes...

Nous conseillons à Vladimir Poutine d'appliquer la symétrique réciproque lors des prochaines élections présidentielles en Russie et interdire à son tour l'accréditation à son quartier général des médias français pour diffusion de contre-vérités et de fake news sur sa personne en Ukraine, Syrie, etc.. Les médias français auront alors l'occasion de dire leur indignation !

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 12:12

Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Evangile selon S. Matthieu, 10:16

Pour gagner la bataille métaphysique et symbolique face à un croyant de la foi dans le néant, il faut être un saint. Et sinon, du moins, faut-il avoir une connaissance claire des techniques de communication qu'il emploie, afin de ne pas tomber dans les pièges grossiers tendus et perdre la bataille de l'image.

 

Ainsi, à propos du départ de la politique de Marion Maréchal Le Pen, nous avions pensé que "dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi. Dans ce débat de l'entre-deux tours, il fallait simplement dérouler l'argumentaire logique, exposer le programme, être dans le positif sans chercher à s'opposer ou à contrer le vide argumentaire de Macron : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité. Macron manquait d'oxygène, Marine Le Pen le lui a apporté." De ce point de vue, par l'aspect lisse, consensuel, positif et enthousiaste de son discours, Marion Maréchal Le Pen eut fait une candidate beaucoup plus efficace.

 

Symétriquement, nous avons vu que même s'il commence à entrevoir un manque au fondement ultime de la politique... (" la démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même… il y a un processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi". Entretien à Valeurs actuelles, 8 juillet 2015), c'est Emmanuel Macron, gourou de la foi dans le néant, capable de dire tout et son contraire, qui a employé le langage positif, et a réussi à vendre sa camelote. Le 8 mai, au lendemain de l'élection, nous écrivions que sa victoire était "la victoire d'un technicien de la communication sur la sincérité, la victoire du vide et du mensonge sur la vérité."

 

Il y a deux jours, nous avons découvert la video suivante de Charles Robin, un youtubeur venu de l'extrême-gauche mais qui a parfaitement compris la "totale connivence entre la droite et de la gauche, qui est une véritable connivence philosophique, puisque la gauche et la droite ne sont que les deux faces complémentaires d'une même logique, la logique libérale qui a contaminé tout l'Occident" [1]. Le terme de "logique libérale" est un oxymore : la logique n'est pas libérale et l'illogisme, l'absurdité même est le moyen et le fondement ultime de la démocratie libérale dont le processus aboutit à l'abolition de l'homme. C'est la raison pour laquelle nous parlons plutôt de "méta-hérésie" qui a envahi toute la vie sociale et religieuse, et qui donne à l'homme la faculté de définir le bien et le mal selon l'idée qu'il s'en fait comme si Dieu n'existait pas, comme si la vérité n'existait pas, c'est-à-dire comme s'il n'y avait pas de norme morale supérieure universelle.

 

Charles Robin voit également dans la victoire d'Emmanuel Macron le résultat d'une "technique de communication". Il explique un phénomène qui a été "effleuré mais sans jamais être parfaitement analysé dans les médias, ... quelque chose que l'on a un peu sous-évalué, qui est sa technique de communication... Et lorsqu'on l'écoute bien, on s'aperçoit que toute la communication de Macron est basée sur le langage positif, sur la communication positive. C'est-à-dire que contrairement aux autres candidats, il ne va jamais être dans l'attaque, dans l'hostilité de ses opposants, il va toujours trouver le moyen d'avoir un langage fédérateur, un langage positif. Et cela, c'est quelque chose d'extrêmement efficace.

 

Alors, cela a été beaucoup reproché à Marine Le Pen d'avoir été durant ce débat très offensive, très agressive, tandis que Macron, lui, est resté dans une attitude positive et fédératrice. Cela explique en grande partie l'attraction, la séduction qu'il a réussi à opérer sur tout le paysage politique, y compris chez ceux qui le critiquaient la veille et qui se sont ralliés à lui. Et on ne peut pas s'empêcher de voir en Macron une sorte de sorcier, une sorte d'ensorceleur, parce qu'il a réussi à envoûter les gens. Le terme n'est pas excessif. D'ailleurs quand il allait faire les visites d'usine où il était accueilli et reçu par des insultes (comme à Whirlpool. NdCR.), il allait quand même parlé aux ouvriers, et par son langage positif il arrivait malgré tout à apaiser les tensions et presque à se faire respecter. Donc c'est quelque chose quand même d'assez puissant, et on peut lui reconnaître cette habileté."

 

"Et d'ailleurs, ajoute Charles Robin, cela m'a été confirmé parce que le dimanche 7 mai, au soir, à l'annonce des résultats, j'ai passé une partie de ma soirée dans un rassemblement de macroniens. Et j'ai parlé avec un jeune homme qui s'occupait de la communication numérique de Macron, dans ma région. Et il m'a dit : 'effectivement, on était les seuls à envisager la campagne et la conquête du pouvoir dans une attitude positive.' Et c'est cela qui a fait la différence.

 

Cela ne m'étonnerait pas que Macron ait étudié ce que l'on appelle la PNL, la programmation neuro-linguistique. C'est un mot un petit peu barbare, mais assez simple finalement à comprendre, c'est l'art de la communication positive. Et on apprend beaucoup cela dans les études de commerce, dans l'apprentissage des techniques de vente... On nous explique que pour faire consentir le client, pour le faire adhérer au produit qu'on lui propose, il faut peser chacun de ses mots et n'employer que le langage positif:

 

'On apprend vraiment l'art de la négociation, on est amené aussi beaucoup aussi et cela c'est aussi heureusement ou malheureusement utile en politique, communiquer, c'est-à-dire à raconter des histoires, raconter une histoire. Donc on y apprend d'une certaine façon aussi des techniques de... pas de manipulation de l'opinion,... mais un petit peu'. (François Henrot, Directeur à la banque Rothschild)

 

"Par exemple, continue Charles Robin, on va éviter les tournures de phrases négatives, on va éviter d'employer des mots qui ont une connotation négative et qui risquent de produire un blocage mental, un blocage psychologique. Cela c'est une technique vielle comme le monde, mais qui fonctionne. Et pour certains, la PNL c'est la forme contemporaine de la magie." (Fin de citation)

 

La video de Charles Robin :

Notes

 

[1] S'il y a effectivement une totale connivence philosophique entre la gauche et la droite (la foi dans une politique sans raison morale ultime), il faut préciser néanmoins qu'il existe une "droite hors les murs" qui précisément n'a pas la foi dans le néant héritée de 1789, c'est la droite légitimiste, une droite qui reconnaît qu'il y a un ordre moral supérieur ultime qu'il s'agit de découvrir et de respecter, condition de la liberté politique... (Cf. Aussi : Antigone contre Créon).

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 11:57

Sur ce blog, nous pensons qu'un président de la république ne peut pas réellement changer les choses en profondeur et durablement, pour des raisons que nous évoquons régulièrement. Cependant, cela ne nous empêche pas de donner, de temps à autre, notre avis sur les évènements politiques.

 

Nous disons donc ici un bravo et merci à Marion Maréchal Le Pen d'avoir tenu la ligne durant cette campagne présidentielle malgré les indiscrétions de la presse et les différences politiques (allant jusqu'à l'opposé au sein de sa formation politique). Invitée de TV-Libertés hier, le député du Vaucluse Marion Maréchal Le Pen a annoncé qu'elle quittait la vie politique "pour des raisons personnelles et politiques". Elle a clairement tiré la leçon de l'échec de Marine Le Pen, et même si le résultat du second tour de la présidentielle doit être nuancé, Marine Le Pen qui a réuni sous son nom 11 millions d'électeurs n'a toutefois pas réussi à convaincre et à rassembler. Elle semble objectivement avoir atteint sa limite. 

 

Marion Maréchal Le Pen espère "le temps de ce mandat", avoir "été à la hauteur des attentes et digne de la confiance de ceux qui lui ont fait confiance". Elle l'a largement été, grâce à son enthousiasme et sa positivité. Et malgré son jeune âge, elle eut sans doute fait la meilleure candidate du FN, à cette présidentielle, pour cette seule et unique raison.

 

Dès le départ il eut fallu axer la campagne sur la culture et l'éducation, nos racines chrétiennes en faisant partie. Ce qu'a fait Marion Maréchal Le Pen, et ce qu'elle a fait seule.

 

Dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi.

Dans ce débat de l'entre-deux tours, il fallait simplement dérouler l'argumentaire logique, exposer le programme, être dans le positif sans chercher à s'opposer ou à contrer le vide argumentaire de Macron : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité. Macron manquait d'oxygène, Marine Le Pen le lui a apporté.

 

Départ donc en beauté de Marion Maréchal Le Pen. Avec ce départ qu'elle ne voit pas comme définitif (Marion est la maman d'une petite fille de trois ans), elle préserve un avenir à la politique et aux idées nationales et chrétiennes dans ce pays.

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Publié par Ingomer - dans Politique
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:10
Catholique ? Impossible de voter Fillon !

Benoit XVI, dans Sacramentum Caritatis, rappelle, au point 83 « […] le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. »

 

Qu’ajouter de plus ? Ces points non négociables étaient déjà énoncés pour qui veut les chercher dans de nombreux textes papaux, que ce soit chez Paul VI, Jean-Paul II ou bien Pie XII, pour ne citer qu’eux.

 

Or, qu’avons-nous ici ? Un candidat qui, au nom du « progrès », refuse de revenir sur la recherche embryonnaire et rappelle avoir toujours été fer de lance de ce « progrès ». Un candidat qui refuse de revenir sur le mariage homosexuel (l’argument du changement des conséquences sur la filiation est un leurre : le principe d’égalité devant la loi fera sauter la filiation simple). Un candidat qui s’affirme être à titre personnel contre l’avortement mais refuse la moindre modification de la loi.

Un candidat très timide sur le délit d’entrave à l’IVG : « Si les sites sont en contradiction avec les lois républicaines, ils doivent être interdits. »

 

En somme, un candidat qui va à l’encontre de tout ce en quoi les catholiques croient.

Mais alors, comment se fait-il que des groupes comme Sens commun et le PCD soient ralliés à François Fillon, ainsi qu’un nombre important de catholiques ?

Cela s’explique par le leurre économique. L’économie est devenue, dans notre société consumériste, l’alpha et l’oméga de la politique française. Chaque personne, chaque électeur n’est plus qu’un maillon au service de l’économie française. Plus personne n’a de place particulière, chacun est remplaçable. Il est temps de remettre cet outil à sa place. Parce que c’est bien un outil, pas une finalité. La finalité, c’est le bien commun.

Source: Catholique ? Impossible de voter Fillon ! , Boulevard Voltaire, 4 avril 2017

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 13:49
Un "Salon Beige" libéral en économie de plus en plus coloré

Ces jours-ci, à l'occasion de la percée du candidat ultra-libéral en économie François Fillon arrivé en tête à 66,6% du second tour de la primaire "Les Républicains", le site "Le Salon beige", site de plus en plus coloré et de moins en moins neutre, jette le masque en plébiscitant sa ligne libérale économique à des fins de stratégie électorale. Ce texte est signé du directeur du "Salon beige", Guillaume de Thieulloy :

 

La course au centre est un suicide électoral

 

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités à propos de la victoire de François Fillon :

 

"[C]e qui est plébiscité, c’est donc une ligne politique de libertés économiques et de conservatisme social. Il est évidemment très discutable que François Fillon incarne réellement cette ligne politique, lui qui a grandi dans l’ombre de la Chiraquie. Mais, en politique, les images comptent autant, sinon plus, que la réalité. Et il n’y a guère de doute que c’est cette ligne qui l’a emporté, le 27 novembre."

 

Michel Janva

 

Posté le 30 novembre 2016 à 08h10 | Lien permanent

 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/11/la-course-au-centre-est-un-suicide-%C3%A9lectoral.html

 

Un autre article sur "Le Salon beige", signé de Philippe Carhon, inversant l'attaque traditionnelle des catholiques sociaux contre le libéralisme économique de la droite louis-philipparde orléaniste au XIXe s., montre la promotion du libéralisme en économie par ce site, avec une attaque de "la ligne philipportade" (sic) du FN Florian Philippot. Comme toujours, "Le Salon beige" avance masqué, ne dit pas clairement son positionnement libéral en économie, mais le fait en citant des auteurs de la mouvance. Ici, un auteur régulièrement à l'honneur sur "le Salon beige", Bernard Antony :

Bernard Antony : "Je continuerai à voter et faire voter pour Marine Le Pen et le FN mais..."

 

Lu sur le blog de Bernard Antony :

 

... Mais cela deviendra de plus en plus difficile si elle continue à laisser toujours plus à Florian Philippot, certes intelligent mais hostile sur trop de points à nos valeurs et idées, le soin de fixer et d’exprimer la ligne programmatique de ce Front National qu’il semble n’avoir jamais aimé. Je suis donc parmi ceux, très nombreux je crois, qui se situent dans une authentique droite de conviction (pour la vie, la patrie, la justice sociale), qui attendent de Marine Le Pen qu’elle en finisse avec la mauvaise ligne philippotarde.

 

Philippe Carhon

 

Posté le 30 novembre 2016 à 05h33 | Lien permanent

 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/11/bernard-antony-je-continuerai-%C3%A0-voter-et-faire-voter-pour-marine-le-pen-et-le-fn.html

Le "Salon beige" ne craint pas de se contredire à longueur de journées en affichant d'un côté une ligne catholique "conservatrice" et en promouvant d'un autre côté le libéralisme économique.

Rappelons rapidement à nos lecteurs, que le libéralisme économique a prouvé sa nocivité par des résultats terrifiants au XIXe siècle. Au XIXe siècle, il aura fallu le combat d'un siècle des royalistes légitimistes et des catholiques sociaux pour créer une législation sociale et adoucir le sort des ouvriers (Exemple: les Congés payés).

 

A la fin du XXe s., en Angleterre la Dame de fer du laisser-faire a fait monté le chômage qui a atteint 6,8 % lors de sa dernière année au pouvoir en 1990 (Alec Cairncross, The British Economy since 1945, Institute of Contemporary British History).

 

Si la croissance de l'économie britannique des années 1990 et 2000 (2,8 % par an entre 1997 et 2006), légèrement supérieure à celle de l'Europe, et une baisse légère du chômage à 5,5 % en 2010 contre 7 % en 1997 (la moyenne de la zone euro étant de 8,1 %), peut être attribuée aux réformes de Margaret Thatcher, en particulier à celles touchant le fonctionnement du marché du travail, il est plus vraisemblable que ces résultats relatifs soient le fruit de la sortie par John Major (Parti conservateur) en 1990 de la livre sterling du système monétaire européen, en raison de la dégradation de la conjoncture économique.

 

En attendant, en 1990, le chômage s'était installé de façon durable dans les anciens districts industriels britanniques; la précarité salariale a augmenté; les infrastructures et du service public dans les zones rurales se sont dégradées; la qualité de l'éducation et le niveau général ont baissé; les inégalités se sont creusées entre les plus riches et les pauvres; le nombre de pauvres a augmenté et le taux de pauvreté est passé de 13,4% à 22,2% pendant les mandats de Margaret Thatcher. Voir le Bilan économique du thatchérisme.

 

Largement défait par le travailliste Tony Blair en1997, John Major s'est retiré mais le libéralisme économique a néanmoins continué d'être la ligne du blairisme, avec des infléchissements qui ont passé par une reconsidération de la question des inégalités, la renationalisation d'entreprises d'intérêt général en difficulté, ou encore une attitude moins isolée vis-à-vis de la construction politique de l'Union européenne, sans remettre fondamentalement en cause l'atlantisme traditionnel dans le pays. (Cf. Héritage du thatchérisme)

 

En 2007, le résultat du blairisme sur le chômage est mitigé. Celui-ci est passé de plus de 7 % en 1997 à moins de 5,5 % en 2007 (Source: Office National britannique des statistiques), soit une baisse marginale de 1,5%, d'ailleurs contestée par d'autres modes de calcul prenant en compte non pas les seuls bénéficiaires d'allocations mais tous les demandeurs d'emploi. Le taux de travail partiel a explosé à 25 % de la population active à la fin du mandat de Tony Blair.

 

Le travailliste Gordon Brown qui a remplacé Tony Blair en 2007, a poursuivi le thatchéro-blairisme en économie (2007-2010). La croissance, bien que légèrement plus forte que dans la zone euro (en raison de la sortie du système monétaire européen), n'a gagné que 0,6 point en vingt ans entre 1979 et 2009 (2,8 % en moyenne, contre 2,2 % au cours des vingt années antérieures).

 

Le conservateur David Cameron, ancien conseiller de Margaret Thatcher et de John Major, a remplacé Gordon Brown en 2010 et le libéralisme économique a continué sous son mandat (2010-2016).

 

Le 24 juin 2016, suite au référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne qu'il a pourtant initié, faisant campagne pour le maintien, et à l'issue duquel les Britanniques se sont prononcés pour quitter l'UE, David Cameron a dû démissionner. Theresa May lui a succédé à la tête du gouvernement et du Parti conservateur. Le libéralisme économique de David Cameron est ce qui lui a fait perdre le referendum et non ce qui l'a fait gagner.

 

Le fondamentalisme du marché , la valeur-argent remplaçant toutes les autres et faisant de l'homme une variable d'ajustement, est-cela que veulent réellement les catholiques français authentiquement conservateurs ? Nous en doutons.

 

Aujourd'hui, si l'on en croit "Le Salon beige" donc, la France se tournerait avec F. Fillon, vers le libéralisme économique, une "ligne qui l'a emporté" (sic) (Guillaume de Thieulloy). C'est une grossière erreur d'analyse : "croire que Fillon a été élu sur son programme économique est un contresens qui se paiera au prix fort". Cette phrase est de Patrick Buisson qui a également montré "l'incompatibilité fondamentale entre libéralisme et conservatisme". Fillon, en réalité a été élu par une demande de plus d'identité conservatrice (report des voix des manifestants contre le "mariage" homo) et non sur son libéralisme économique, assimilé au mondialisme et qui est massivement rejeté.

 

"Le Salon beige" ne craint pas de se contredire à longueur de journée en faisant la promotion d'auteurs conservateurs et antilibéraux comme Philippe de Villiers, ou Patrick Buisson. Philippe de Villiers a expliqué ce qu'il a vu et a montré que libéralisme économique et libéralisme sociétal "c'est la même chose" :

 

« Une face c'est la face libérale, la face économique, et l'autre face c'est la face libertaire. Et donc en fait ce sont les mêmes entreprises anationales, c'est-à-dire qui n'ont plus aucun lien avec un quelconque territoire, qui veulent tout marchandiser. Et Pierre Bergé a très bien résumé cela quand il a dit "il n'y a pas de différence entre louer son ventre pour faire un enfant et louer ses bras pour travailler en usine..." C'est cela qui aujourd'hui va être rejeté. »

 

Deux indicateurs montrent l'inflexion de l'Angleterre contre le libéralisme économique : en 2015 l'élection à leur tête par les travaillistes de Jeremy Corbyn (un adversaire du thatchéro-blairisme), et en 2016, le Brexit qui montre que les Britanniques demandent plus de protections, plus de frontières, et moins d'ouvertures ultra-libérales.

 

Si la France élit F. Fillon, en vertu de son libéralisme économique comme le dit "Le Salon beige", il faudra expliquer au lecteur qu'elle le fait au moment où l'Angleterre de Theresa May (Parti conservateur), ainsi que l'Amérique d'un Donald Trump se tourne vers plus de protectionnisme, plus de frontières et moins de libéralisme économique ! Décidément la France a toujours un train de retard.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 10:30

L'ex principal conseiller de Nicolas Sarkozy, auteur de "La Cause du peuple" (Perrin), dans un entretien hier au Parisien, fait une critique réaliste sur les "primaires".

 

En mars 2007 nous avions publié nous-même un article intitulé "L'imposture démocratique", dans lequel nous expliquions la critique abordée par Patrick Buisson. Extrait :

Les citoyens n'ont pas le libre choix des candidats; ceux-ci leur sont dictés, imposés, par des instances où ils n'ont pas la parole et par des stratèges que, généralement ils n'ont pas nommés.

Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 188-189

On ne choisit pas, on ne délègue personne: on se borne à approuver un choix déjà fait par d'autres. Un choix fait par qui? Eh bien, par les dirigeants du parti, par le comité central, par le comité directeur, par le bureau, par le centre national... Si bien que ces députés que nous croyons élire, ils sont en réalité sélectionnés, ils nous sont en réalité imposés par la caste gouvernementale déjà en place, laquelle, agissant comme toutes les oligarchies, s'agrège les sujets qui lui conviennent et dont le caractère, les penchants, les alliances ont été soigneusement éprouvés. Nous croyons vivre sous un régime de suffrage universel, en réalité nous vivons sous un régime de cooptation.

Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 25-26

L'ex principal conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, fait le même constat sur la "primaire" de la droite qui a vu dimanche dernier l'élection à 66,6% de F. Fillon :

 

"les partis se servent des primaires comme d’une procédure de relégitimation pour tenter de remédier à leur profond discrédit. Leur seul objectif est de conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle."

 

P. Buisson prévient que "les primaires accentuent la dérive vers le suffrage censitaire". Il fallait payer deux euros pour participer.

 

En orange, nos commentaires.

Patrick Buisson : "Le seul objectif" des partis dans les primaires est de "conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle"

Patrick Buisson a été le conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, avant leur rupture. Auteur de « La Cause du peuple » (Perrin), il porte un regard critique sur la primaire de la droite.

 

LE PARISIEN. L’élection à droite est un succès. C’est une bonne nouvelle pour la démocratie ?

 

PATRICK BUISSON. Non, car les partis se servent des primaires comme d’une procédure de relégitimation pour tenter de remédier à leur profond discrédit. Leur seul objectif est de conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle. Les primaires accentuent la dérive vers le suffrage censitaire. Ne vont voter que les inclus, les catégories favorisées, les retraités. Ce qui ne fait qu’aggraver la crise de la représentation en renforçant le poids politique des classes privilégiées, alors qu’il faudrait rouvrir le jeu démocratique. [L'"inclusion" est le nouveau mot de la gauche qui doit servir à supprimer l'assimilation et l'intégration. Les "inclus" sont tous les citoyens immigrés, qui ne s'assimilent pas aux Français, mais sont "inclus" tels quels avec de nombreux privilèges et auxquels les Français doivent s'assimiler de force. Par exemple, en 2012, 93% des musulmans ont voté pour F. Hollande. Les Français ont dû faire pendant 5 ans avec un président qui ne représentait pas leurs intérêts spirituels, historiques et civilisationnels. Ils l'ont payé avec le début de la guerre civile, dont tout laisse à penser qu'elle va être très longue. Au-delà, les "inclus" sont toutes les nouvelles communautés immigrées, les migrants, les réfugiés, etc. que les Français doivent accepter sans broncher, avec leur mode de vie à côté du leur.]

 

Si on vous suit, François Fillon, c’est la droite sans le peuple...

 

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle pour la droite. La bonne, c’est que la droite redevient la droite en se libérant partiellement de l’hégémonie idéologique de la gauche avec l’écrasante défaite de Juppé. La mauvaise, c’est que la droite ne semble pas en mesure pour l’instant d’élargir sa base sociologique. La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter. Pour l’emporter en 2017, il doit impérativement sortir du ghetto des inclus et des privilégiés, s’il veut disputer l’électorat populaire à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon [ce qu'il ne fera jamais puisque Fillon est le candidat de la mondialisation libérale que s'est choisi le Bilderberg en 2013. Voir notre article du 7 juillet 2013 "Elysée 2017 : François Fillon choisi par le groupe Bilderberg comme prochain président de la république ?" et "Juppé et Fillon, deux jumeaux interchangeables"]. C’est ce désenclavement sociologique qui a fait la fortune du gaullisme en 1947 avec le RPF, en 1958 avec le retour du Général et de Nicolas Sarkozy en 2007. C’est une équation très difficile à réaliser.

 

Quel conseil lui donneriez-vous ?

 

De sortir de sa contradiction qui est l’incompatibilité fondamentale entre libéralisme et conservatisme. Le risque pour Fillon, c’est d’être perçu comme le candidat du patronat et des classes dominantes, le candidat de la « mondialisation sauvage ». On voit bien l’espace carcéral symbolique dans lequel le FN et la gauche vont chercher à l’enfermer. Or, son succès s’explique par deux facteurs : il est apparu capable de restaurer la fonction présidentielle dans sa dignité et sa sobriété. Et il a attiré un électorat davantage préoccupé par l’abrogation de la loi Taubira que par la suppression de l’ISF. Croire que Fillon a été élu sur son programme économique est un contresens qui se paiera au prix fort. Le nom de l’ancien patron d’Axa, Henri de Castries, circule pour Bercy...Il circulait déjà du temps de Sarkozy. Je ne veux pas croire que s’il devait être élu, François Fillon enverrait un tel message de déséspérance au peuple français.

 

Fillon est-il vraiment le meilleur bouclier contre le FN ?

 

Il a été porté par un électorat conservateur et catholique qui n’était pas du tout tenté par le vote Le Pen compte tenu de ses positions sociétales [de moins en moins pro-vie et identitaire catholique. NdCR.]. L’élection de Fillon ne dit rien sur le comportement des 20 millions d’électeurs de la « France périphérique » qui feront l’élection présidentielle. Et pour cause : ceux-là ne sont pas déplacés dimanche.

 

François Hollande peut-il encore se présenter ?

 

Il a le choix entre deux formes d’humiliation : être éliminé à la primaire socialiste, ou au premier tour de la présidentielle avec un score inférieur à celui de Jospin en 2002. C’est cornélien : on ne sait quelle est la pire ?

 

Pourquoi, selon vous, Nicolas Sarkozy a-t-il été évincé ?

 

Remplir les salles, ce n’est pas remplir les urnes. Il a fait une campagne à contresens, grossièrement populiste, alors que l’électorat populaire n’était pas concerné par la primaire. On a dit que c’était la ligne Buisson, mais je ne me reconnais absolument pas dans cette campagne caricaturale et vulgaire avec la double portion de frites, les Gaulois etc. La seule chose qu’il sait faire, c’est habiller avantageusement ses déroutes. Qu’il se donne à admirer ou à plaindre, c’est toujours Narcisse qui parle.

 

Vous pensez avoir contribué à sa défaite avec votre livre ?

 

Mon livre n’a fait que cristalliser un long processus antérieur. Avec Sarkozy , ce n’étaient pas les idées qui étaient décrédibilisées mais le médium qui était discrédité. Le Brexit, l’élection de Donald Trump.

 

Quel message les électeurs ont-ils envoyé ?

 

C’est une protestation du peuple au sens d’un demos qui réclame plus de démocratie. Du Brexit à Trump, le peuple a compris que la démocratie de la classe dirigeante avait pour objet de l’empêcher de se mêler de ce qui le regarde ! Il ne le supporte plus. On réduit cela par confort au racisme des petits blancs. Quelle erreur d’analyse , quel aveuglement. Arrêtons de prendre les gens pour des imbéciles.

Source: Patrick Buisson prévient Fillon : « Les catégories populaires ne sont pas allées voter », Le Parisien, Propos recueillis par Nathalie Schuck|28 novembre 2016, 22h30 | MAJ : 28 novembre 2016, 23h29|

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 07:40

S'agissant de l'interdiction du "burkini" sur les plages (ce vêtement qui recouvre intégralement le corps des femmes sur les plages), que l'on ne vienne pas nous parler de "deux poids deux mesures" avec les autorisations des processions catholiques dans les lieux publics, ou bien que l'on nous cite un seul nom d'un terroriste catholique qui a tué des musulmans ou tué des gens dans un attentat ? D'un côté il y a 250 morts, de l'autre zéro. Alors que l'on arrête de nous prendre pour des imbéciles... le rapport est sans commune mesure. Quant à l'argument de la pudeur, jouant sur la "décadence" d'une civilisation quand des femmes seins nus se promènent sur la plage mais que des femmes en "burkini" y sont interdites, il ne vient que de moralistes hypocrites et de pharisiens lubriques...

 

Outre le "trouble à l'ordre public" du burkini sur les plages (le risque de réactions dans ce contexte d'attentats et de "guerre"), le Premier ministre Manuel Valls juge avec raison que le burkini "est la traduction d'un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l'asservissement de la femme". Derrière le burkini, "il y a l'idée que, par nature, les femmes seraient impures, qu'elles devraient donc être totalement couvertes. Ce n'est pas compatible avec les valeurs de la France", dit-il dans un entretien au quotidien régional La Provence. [1]

 

Dans le contexte particulier que nous traversons où des fanatiques d'une religion étrangère viennent nous massacrer sur notre territoire, nous sommes de l'avis de ceux qui veulent interdire le burkini. Il faut maintenant répondre sur le plan culturel en rendant coup pour coup, en ne cédant plus rien à l'islam quand celui-ci entre en contradiction avec nos us et coutumes. La liberté religieuse, la liberté individuelle des uns s'arrête là où commence celle des autres, surtout quand il s'agit de la défense des droits des plus faibles (femmes, enfants).

 

Dans tous les cas, nous savons que c'est par la culture et l'affirmation des valeurs européennes et françaises que nous gagnerons. Nous réarmer moralement et spirituellement commence par interdire des pratiques en guerre frontale avec notre culture. Et notre culture commune étant chrétienne, il est normal que le christianisme dans notre pays ait une position privilégiée. Il n'y a là-dedans aucune atteinte à la laïcité entendue comme principe de gouvernement...

 

Ce qui fait que l'islam n'a jamais réussi à prendre pieds en Europe très longtemps ni à convertir les Européens, c'est l'originalité de la mentalité de l'homme européen (la monogamie, l'égalité homme-femme, un certain optimisme, une certaine confiance en l'homme... et en la femme, en la grâce et en la raison), une mentalité qui a toujours fini par expulser ce qui lui était foncièrement étranger et opposé.

 

Le Premier ministre dit donc une vérité en ce qui concerne les règles de l'islam sur la "pureté" et des femmes qui devraient se couvrir parce qu'"impures"... Une "pureté" islamique en complète contradiction avec les enseignements du Christ, qui il y a 2000 ans, notons-le, a aboli les interdits chez les Juifs, a instauré l'égalité homme-femme, et a permis le développement de la culture chrétienne :

 

"Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. ...  [T]out ce qui entre dans la bouche passe au ventre et est rejeté dans la fosse. Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est cela qui souille l'homme.Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises: meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes.Voilà ce qui souille l'homme. Mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme." (Matthieu 15, 11-20). Ce qui compte c'est la vie intérieure: rien d'extérieur à l'homme en pénétrant en lui ne peut le rendre impur.

 

Rappelons que chez nous, en France, la reine accouchait en public, qu'au Moyen-Âge, une femme de Cour pouvait parfois montrer une partie de son corps sans que cela soit objet de scandale.

 

Le nu dans l'art européen lui-même représente des corps d'hommes et de femmes nus depuis l'Antiquité ("Hermès portant Dionysos enfant" de Praxitèle) en passant par le Moyen-Âge (L'Homme anatomique, Les Très Riches Heures du duc de Berry) ou la Renaissance ("La Naissance de Vénus" de Botticelli). La plus ancienne représentation connue de la Vierge Marie se trouvant dans les catacombes romaines et datant du milieu du IIe siècle montre une Vierge allaitant :

La Vierge à l'Enfant. Catacombe de Priscille à Rome, IIe siècle

La Vierge à l'Enfant. Catacombe de Priscille à Rome, IIe siècle

Sur ce modèle antique, La Vierge du lait ou Vierge allaitante (en latin, Virgo lactans), est une figure de l'iconographie chrétienne occidentale. La Vierge allaitant l'Enfant Jésus est une des représentations de la Vierge à l'Enfant placée dans un moment d'intimité (certaines œuvres de Raphaël montre l'Enfant, anticipant ce moment, qui attrape le bord du corsage de sa mère).

Maria Lactans, Fresque de la Basilique de saints Pierre et Paul, Agliate (Italie)

Maria Lactans, Fresque de la Basilique de saints Pierre et Paul, Agliate (Italie)

Les peintres ayant usé du thème sont Giovanni Antonio Boltraffio : Madone Litta; Madone Litta, attribuée à Giovanni Antonio Boltraffio; Ambrogio Lorenzetti, pinacothèque nationale de Sienne; Andrea Solari (conservée aujourd'hui au musée du Louvre); Atelier de Giovanni de Campo, Caltignaga, Chiesa dei Santi Nazzaro e Celso; Carlo Crivelli, Museo parrocchiale, Corridonia, Macerata; Giampietrino; Gerolamo Giovenone, Trittico Raspa; Marco Zoppo; Pompeo Batoni (conservée au Musée d'Art de São Paulo); Cristoforo Moretti, abside de la basilique San Calimero, Milan; Léonard de Vinci; Sandro Botticelli.

La Madone de Laroque - Léonard de Vinci (1480-1500)

La Madone de Laroque - Léonard de Vinci (1480-1500)

Au XVe siècle, La Vierge allaitante en manteau d'hermine montrant un sein nu, "La Vierge à l'enfant entourée d'anges" de Jean Fouquet (tableau conservé autrefois à la collégiale Notre-Dame de Melun et maintenant au musée des beaux arts d'Anvers en Belgique) est vraisemblablement le portrait d’Agnès Sorel, considérée comme la femme la plus belle de son temps. Ce tableau a trôné pendant très longtemps dans la cathédrale de Melun, sans que cela ne choque personne. Il est vrai qu'il n'y avait pas encore d'islamistes ! Son habit est ce qu’elle appelait le décolleté épaules nues.

 

 

Vierge à l'enfant entourée d'anges de Jean Fouquet. Vierge allaitante en manteau d'hermine représentée sous les traits d'Agnès Sorel, Musée royal des beaux-arts (Anvers).

Vierge à l'enfant entourée d'anges de Jean Fouquet. Vierge allaitante en manteau d'hermine représentée sous les traits d'Agnès Sorel, Musée royal des beaux-arts (Anvers).

Née vers les années 1420, Agnès Sorel fut élevée en vue d’être demoiselle d’honneur à la Cour de France, dans une époque où les reines étaient parfois appelées à gouverner. Sa beauté la fit remarquer du jeune roi Charles VII qui l’installa en 1443 comme favorite et première dame officieuse du royaume. On peut noter la liberté vestimentaire de cette dame en plein "Moyen-Âge", six siècles avant notre époque... La mise en valeur d’un sein nu, dans une église, sans que cela ne choque personne montre que le rapport au corps humain dans le christianisme est apaisé, et qu'il n'est pas le même dans l'islam et les sociétés islamiques où le nu renvoit au corps, et où le corps est considéré comme impur, et doit être caché, surtout s'il s'agit du corps d'une femme. Sur ce point, effectivement, l'islam n'est "pas compatible avec les valeurs de la France". Sans doute le dogme chrétien de l'Incarnation, refusé par l'islam, explique-t-il cette méfiance et cette distance par rapport au corps. Cette guerre que l'islam fait à la chair n'est finalement qu'une guerre faite à la vie, celle donnée par la Mère qui allaite. C'est une guerre à notre culture elle-même.

 

Notons combien il est frappant de voir comment l'islam a la même crainte du corps humain que certaines sectes gnostiques du IIe et IIIe siècles (Marcionites qui avaient une morale si austère - comme renoncer à la sexualité et à la vie de famille - que personne ne pouvait la suivre !) ou du Moyen-Âge (les cathares pour qui mettre au monde un enfant était impur... et relevait du satanisme...)

La Naissance de Vénus de Botticelli (détail), (1485).

La Naissance de Vénus de Botticelli (détail), (1485).

Notes

 

[1] Valls soutient l’interdiction du burkini, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/08/2016 à 01:51 Publié le 17/08/2016 à 01:49

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:31
François Hollande veut supprimer le poste de Premier ministre
François Hollande, en prise à des mouvements de contestations depuis le début de son quinquennat, se prenant pour un nouveau Louis XIV (1), veut supprimer le poste de Premier ministre, car, dit-il, "tout remonte au président.Mardi matin 7 juin sur Europe 1, il s'est dit prêt à supprimer le poste de Premier ministre. En privé, il aurait dit : "réformer sous le quinquennat, c'est long et c'est double". [D]ans le but de clarifier et faciliter les réformes, il souhaiterait que seule l'Assemblée nationale soit utilisée pour le vote d'une loi. Le Sénat serait transformé en "une assemblée des collectivités locales". (1)

 

Il faut savoir que le projet de François Hollande n'est pas nouveau, il a même trois siècles.

 

Sous l'"Ancien Régime", le principal ministre d'État était le principal conseiller et chef du gouvernement du roi de France. Le titre et la fonction étaient officieux, le roi étant le détenteur de tous les pouvoirs. Or, en 1661, à la mort de Mazarin, le roi-Soleil Louis XIV à vingt-trois ans, inaugurait son règne personnel en supprimant la fonction de principal ministre. C'était la fin du "ministériat" et le début de la "révolution 1661", selon le mot de l'historien Marc Antoine. La fonction ne sera rétablie que sous Louis XV en 1726, avec le ministériat du Cardinal Fleury (1726-1743), ancien précepteur de Louis XIV. La suppression du principal ministre se retrouve à trois siècles de distance dans une déclaration d'un "président de la république".

 

Il faut savoir également que le 26 août 1786, sous Louis XVI, une création d'une assemblée des collectivités locales était l'idée d'un rapport d'une douzaine de pages intitulé Précis d'un plan d'amélioration des finances, remis par le contrôleur général Calonne à Louis XVI... L'assemblée des collectivités locales avait alors pour nom les "Assemblées provinciales". Le plan visait un transfert progressif de certaines responsabilités administratives des parlements provinciaux vers les assemblées provinciales, dont les membres, organes consultatifs, étaient élus par les propriétaires terriens disposant d'au moins 600 francs de revenu. La distinction des trois ordres était supprimée, ceux n'atteignant pas ce seuil pouvaient se regrouper en vue d'un suffrage collectif. Ces organes devaient avoir, parmi leurs attributions, la répartition des impôts (clergé et noblesse ne pouvaient plus s'exempter eux-mêmes), les questions de corvées, de voirie locale (chemins et canaux), et pouvaient faire au roi des propositions. Le plan de Calonne établissait l'égalité des Français devant l'impôt... (2)

 

Aujourd'hui, à nouveau, "tout remonte au président", argumente François Hollande, qui semble considérer que les allers-retours entre Matignon et l'Elysée font perdre du temps et de l'efficacité.

 

Rendre le pays plus gouvernable. François Hollande n'est pas le premier à formuler cette idée.

 

Alors qu'il était à Matignon, François Fillon avait également suggéré une suppression du Premier ministre, pour laisser le président gouverner face à une Assemblée nationale au pouvoir renforcé, qui ne pourrait plus être dissoute. (3) C'était en 2007, le locataire de Matignon disait alors :

 

"La logique des institutions que je souhaite, si on la pousse jusqu'au bout, c'est le vrai régime présidentiel. On [aurait] un président de la République qui dirige le gouvernement lui-même mais en face on [aurait] une Assemblée beaucoup plus puissante, beaucoup plus forte qui ne [pourrait] pas être dissoute par le président de la République." (4)

 

Lundi 2 mai dernier dans Le Parisien, Nathalie Kosciusko-Morizet (LR) annonçait elle aussi vouloir supprimer le poste de Premier ministre en ces termes :

 

"Avec le temps, notre régime s'est présidentialisé. Autant en prendre acte en supprimant la fonction de Premier ministre. Le président de la République deviendrait ainsi le chef du gouvernement, avec une équipe resserrée de dix grands ministres." (5)

 

Dans la constitution de 1958, rédigée pour le général de Gaulle, le président de la république est la clé de voûte des institutions. C'est lui qui fixe et détermine la politique. Vouloir supprimer le poste de Premier ministre revient donc à revenir à l'esprit de la Ve république et à l'esprit présidentialiste des institutions dont on sait que le général de Gaulle en 1947 avait songé à restaurer la royauté. (6)

 

 

Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la FranceAujourd'hui, face à l'échec de toutes les réformes présentées par les divers gouvernement depuis 40 ans, devant la mascarade parlementaire voyant des gouvernements recourir à des 49-3 pour faire passer leur projets de loi sans vote, les politiques confrontés à la réalité rêvent d'institutions plus efficaces dont l'esprit n'est pas très éloigné de celui de l'ancienne monarchie française et qui permit de ranger notre pays au rang de première puissance mondiale à la veille de la Révolution dite "française". Ces principes sont la durée dans le temps et la concentration du pouvoir. Autrement dit, la monarchie, qui quoiqu'en disent les commentateurs officiels restent le régime politique naturel de la France et de la Gaule depuis 3000 ans.
 
Le seul problème est que dans une telle "république" en 2017, ce ne sera plus ni l'Evangile ni le droit divin qui fondera la politique, mais le droit libéral de quelques-uns contre la majorité, dont on sait combien l'homme, dans cette vision "moderne" de la politique des "droits de l'homme", est devenu une simple variable d'ajustement du marché.
 
Deux millions de mort (7), un génocide, et quelques deux siècles plus tard un président de la république se prenant pour Louis XIV, on se demande bien pourquoi ils ont guillotiné Louis XVI !
 

 

Notes

 

(1) http://actu.orange.fr/politique/francois-hollande-veut-supprimer-le-poste-de-premier-ministre-magic-CNT000000pILpA.html

(2) Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin, Lonrai 2012, p. 533-534, 544.

(3) François Hollande réfléchit à la suppression du poste de Premier ministre, Europe 1, 07h48, le 07 juin 2016, modifié à 11h11, le 08 juin 2016

(4) François Hollande songe à supprimer le poste de Premier ministre car "tout remonte au président", Lelab.europe1.fr, Publié à 09h23, le 07 juin 2016 , Modifié à 09h25, le 07 juin 2016

(5) NKM veut supprimer la fonction de Premier ministre, Publié à 07h19, le 02 mai 2016 , Modifié à 10h15, le 02 mai 2016

(6) "Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi." Charles de Gaulle in J.-R. Tournoux, Pétain et de Gaulle, p. 495, cité in Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 92.

(7) René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:22

Méfions-nous du phénomène Macron qui souhaite réactiver le clivage "entre progressistes et conservateurs" :

 

"A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (...) est entre progressistes et conservateurs, c'est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017" pour cela, déclare le ministre de l'Economie dans une interview qui doit être diffusée dimanche sur Arte. (1)

 

Emmanuel Macron conclut :

 

"Je veux pouvoir construire une action commune avec toutes les bonnes volontés qui croient à ce progressisme pour le pays."

 

Seul hic, plus personne ne croit dans ce "progressisme" car précisément la Révolution est morte. C'est ce qu'explique dans une conférence le 3 octobre 2011 au CUM de Nice l'historien Patrice Gueniffey, analysant la vie politique française :

 

"La chute du communisme en 1989-1991 a entraîné celle du mythe de la Révolution française en tant qu'annonciation d'une future révolution. 

 

... [C]haque année ou presque nous avons droit à une sorte de mise en scène de la Révolution, mais à laquelle en réalité les acteurs ne croient pas ou croient de moins en moins. ...

 

 

[C]e qui s'est effondré surtout avec le communisme c'est la croyance à un sens de l'histoire, la croyance que l'histoire aurait un sens (le "progressisme" de Macron. NdCR.), croyance qui avait occupé une place centrale dans la culture occidentale et pas seulement communiste, depuis plus de deux cents ans, puisqu'elle était née au XVIIIe siècle.

 

Cette croyance avait pris des formes très différentes. Pour les uns, c'était le mouvement irrésistible de la civilisation. Demain serait forcément meilleur qu'hier. C'était pour les autres l'inéluctable triomphe de la Raison, l'ignorance, la bêtise, les préjugés finiraient par disparaître de la surface de la terre... D'autres voyaient ce sens de l'histoire dans le progrès moral et scientifique (pensons à Pasteur, par exemple). Et puis d'autres le concevaient sous la forme de l'espoir de l'avènement d'une société sans classes, et sans différences de fortune. Mais partout, et chez tous, des Lumières aux libéraux, des libéraux à Marx et de Marx à ses rejetons, c'était chez tous la même foi dans l'histoire et dans une histoire qui était ordonnée, au moins tendanciellement, au progrès. L'Occident était porté par cette croyance que demain serait meilleure qu'hier. Et la philosophie libérale de l'histoire et son rejeton matérialiste, marxiste, se sont écroulés en même temps, il y a une vingtaine d'années.

 

 

Aujourd'hui, chacun se rend compte, chacun d'entre vous se rend compte, que l'histoire continue, qu'elle va continuer d'une manière indéfinie, mais personne ne peut lui donner un sens ou personne ne peut dire dans quelle direction elle va.

 

... Cette crise est aussi une crise politique. Si les classes moyennes ont été jusqu'à une époque assez récente aussi bien traitées qu'elles l'ont été dans les pays occidentaux, c'était pour des motifs essentiellement politiques, puisqu'il s'agissait avant tout de les empêcher de basculer du côté des Rouges. Et la conséquence quasi immédiate de la fin de la Guerre froide, a été précisément que l'économie s'est émancipée par rapport à toute possibilité de contrôle politique. Et cet affranchissement de l'économie (qui est nouveau dans l'histoire) a fait naître à son tour un sentiment aujourd'hui dominant dans nos sociétés occidentales, l'idée que l'Etat, et que la volonté politique sont absolument impuissants face aux intérêts. Et aussi bien, le sentiment que les individus sont aliénés à l'économie, sans aucun moyen de peser sur la réalité des choses, et a fortiori de la transformer. Bref, ce qui domine, ce sont des sentiments de fatalité. Et ce qui a disparu c'est la croyance à l'efficacité de l'action politique qui se trouvait au coeur du message délivré par la Révolution française. Et plus généralement par l'histoire de l'avènements de nos Etats démocratiques. En effet, la Révolution française avait porté cette croyance à l'efficacité de la politique à un point de paroxysme. Elle avait cru que la volonté humaine a une efficacité illimitée, c'est-à-dire que l'on pouvait absolument tout changer (le volontarisme en politique. NdCR.) Les évènements se sont alors chargés de montrer qu'en réalité en politique on ne peut pas tout faire, que les choses résistent, ne se laissent pas faire sans limites." (Fin de citation)

 

Pour résumer, le "en marche" d'Emmanuel Macron signifie en marche vers quelque chose qui est mort, le "progrès". Chacun en effet peut voir le résultat de deux siècles de progrès et de progressisme en France :  un tonneau des danaïdes de la dette qui ne cesse de se remplir, pendant que des écarts de richesses jamais atteints dans l'histoire de l'humanité atteignent des records, une classe de riches de plus en plus riches et une classe de pauvres de plus en plus pauvres, des écarts de richesses de plus en plus importants, une mortalité au plus haut depuis l'après-guerre, une France tiers-mondisée dont le PIB est dépassé par d'anciens pays en développement comme l'Inde ou le Brésil. Et chacun voyant le résultat de deux siècles de "progressisme" ne croit plus dans l'efficacité de la politique et dans le volontarisme en politique.

 

Enfin, quelle différence entre le projet Macron "rebâtir le clivage progressistes conservateurs" et la volonté d'une certaine frange de la droite "nationale" qui souhaite elle aussi réactiver le clivage droite gauche ? Derrière c'est toujours le révolutionnaire diviser pour régner contre le peuple, toujours au profit d'une Oligarchie protégée par des armées de policiers.

Emmanuel Macron veut rebâtir le clivage entre progressistes et conservateurs

Notes

 

(1) Macron : "La gauche aujourd'hui ne me satisfait pas", Francetv info avec AFP, Mis à jour le 23/04/2016 | 23:36, publié le 23/04/2016 | 20:43

 

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 12:27
45 % des jeunes "choisissent" Marine Le Pen : l'enquête critiquée par "Le Monde"

"45 % des jeunes « choisissent » Marine Le Pen : une étude téléphonée", titre Le Monde.

 

Sur la question des personnalités préférées des jeunes pour « relancer le pays en 2017 », une enquête publiée dans Le Figaro mercredi 6 avril place la présidente du FN Marine Le Pen (45%) loin devant Alain Juppé (21 %), Emmanuel Macron (13 %), Jean-Luc Mélenchon (10 %). Nicolas Dupont-Aignan (6 %), Martine Aubry (5 %), François Bayrou (5 %), Manuel Valls (4 %), Bruno Le Maire (3 %), Nathalie Kosciusko-Morizet (2 %) et Nicolas Hulot (2 %) complètent la liste.

 

45 % des 18-35 ans interrogés dont le revenu mensuel est compris entre 1 800 et 3 000 euros pour une personne seule et 2 400 et 5 000 euros pour un couple) la citent, loin devant le reste de la classe politique.

 

Le Monde précise qu'un sondage Ipsos/Sopra Steria réalisé avant les régionales de 2015 plaçait déjà le FN en tête des intentions de vote jeunes (35 % chez les 18-24 ans et 28 % chez les 25-34 ans).

 

Une enquête critiquée par Le Monde

 

Difficile de donner du sens à ce nouveau chiffre de 45 %". Cette étude, menée par l’entreprise Free Thinking, ne serait "pas construite comme une enquête d’opinion traditionnelle."

 

La question, d’abord, n’est pas celle de l’intention de vote (« pour qui voteriez-vous si l’élection avait lieu aujourd’hui ? ») mais de savoir quelle personnalité serait appropriée pour « relancer le pays en 2017 ». Et aucune liste de candidats n’a été proposée. C’est pour cela qu’Emmanuel Macron, Martine Aubry et Manuel Valls se côtoient dans les réponses, là où un sondage traditionnel aurait testé différents cas de figure.

 

Ensuite, la manière dont l’enquête a été faite est inhabituelle : les répondants ont été interrogés dans une plateforme fermée pendant douze jours, où ils ont partagé leur avis sur différents sujets. Et sur la question qui nous intéresse, il était possible de donner plusieurs noms. Résultat : le total des réponses atteint 116 %.

 

Enfin, l’échantillon des sondés n’est pas celui d’un sondage habituel : Il n’est pas « représentatif » de la population, puisqu’il n’a pas été construit avec la méthode des quotas.

 

Autant de biais qui, cumulés, font que les résultats chiffrés d’une telle étude ont peu de valeur, conclut Le Monde.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 08:20

À quelques jours d'un remaniement qui pourrait intervenir ce vendredi, le ministre de l'économie Emmanuel Macron s'exprimant lors d'une conférence à Paris hier soir à la fondation France-Israël s'est de nouveau distingué en critiquant la "déchéance de nationalité" voulue par le gouvernement, en y apportant une alternative :

 

"On ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale... Il faut prévenir et punir implacablement dans la communauté nationale". [1]

Macron critique la déchéance de nationalité

Notes

 

[1] Macron critique la déchéance de nationalité, Le Figaro, Mis à jour le 09/02/2016 à 23:44 Publié le 09/02/2016 à 22:17

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 23:38

Le jour où le Premier ministre Manuel Valls déclarait approuver la "déchéance de nationalité" pour tous à l'Assemblée nationale, Jean-Marie Le Pen a déclaré de son côté qu'il ne voterait pas ce texte, une manip de Hollande pour "piéger la droite" :

Jean-Marie Le Pen ne voterait pas la déchéance de nationalité, une manoeuvre de Hollande pour "piéger la droite"

Jean-Marie Le Pen, ancien président et cofondateur du Front national, a estimé vendredi 5 février "qu'il faut supprimer la double nationalité", qui "ressemble un peu à la bigamie dans le mariage", selon lui. Interrogé par Sud Radio et Public Sénat sur la question de la déchéance de la nationalité, le fondateur du FN a indiqué que s'il était parlementaire, il ne voterait pas la révision constitutionnelle dont l'examen débute le jour même à l'Assemblée.

 

"Je ne voterai pas ce texte parce que je le trouve à la fois inutile et par conséquent nuisible, a-t-il expliqué. En revanche, je pense qu'il faut aller à la source et non pas à la sortie : il faut supprimer la double nationalité, qui est en effet un élément d'équivoque qui ressemble un peu à la bigamie dans le mariage."

 

L'objectif ? "Piéger la droite", estime Jean-Marie Le Pen

 

Et Jean-Marie Le Pen de continuer : "Si j'étais parlementaire, je voterais contre, parce qu'il me semble que c'est une manœuvre présidentielle de Monsieur Hollande pour essayer de piéger la droite sur le chantage 'si vous ne la votez pas vous risquez de passer pour des soutiens de Daech', ce qui est ridicule."

 

Source : Jean-Marie Le Pen veut "supprimer la double nationalité", comparable "à la bigamie", Francetv info avec AFP, Mis à jour le 05/02/2016 | 11:02, publié le 05/02/2016 | 10:39

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:18

Suite aux attaques terroristes à Paris le 13 novembre, l'aviation française frappe un fief de l'EI, à Racca :

Syrie : la France frappe un fief de l'EI, à Racca

Les chasseurs français ont largué 20 bombes dimanche sur le fief de l'organisation Etat islamique à Racca, dans l'est de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, a annoncé le ministère français de la Défense, cité par l'AFP.

 

"Le premier objectif détruit était utilisé par Daesh comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste", a précisé le ministère dans un communiqué.

Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie et ont largué 20 bombes.

 

"Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines", précise le ministère.

 

L'EI a revendiqué la vague d'attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 132 morts et 349 blessés, selon le bilan de dimanche.

 

Source: Syrie : la France frappe un fief de l'EI, à Racca, Sputnik,

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 08:24
Sarkozy: Morano a franchi "une ligne infranchissable"

Source: Sarkozy: Morano a franchi "une ligne infranchissable", Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 10/10/2015 à 20:18 Publié le 10/10/2015 à 20:11

 

Oxymore: comment peut-on franchir quelque chose d'infranchissable ? D'ailleurs si Nicolas Sarkozy fait cette faute de français, c'est qu'il y a bien une réalité derrière l"'infranchissable". Il voulait sans doute parler d'une ligne interdite. Ce qui veut dire que derrière, il y a bien une vérité qui se trouve au-delà de la propagande mondialiste.

 

C'est Nicolas Sarkozy qui franchit une limite en déclarant la guerre au peuple français:

Quel est l'objectif - cela va faire parler - mais l'objectif c'est de relever le défi du métissage. Défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle. Ce n'est pas un choix, c'est une obligation. C'est un impératif: on ne peut pas faire autrement au risque de nous retrouver confrontés à des problèmes considérables.

Nous devons changer, alors nous allons changer. On va changer partout en même temps: dans l'entreprise, dans les administrations, à l'éducation, dans les partis politiques. Et on va se mettre des obligations de résultat. Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la république passe à des méthodes plus contraignantes encore.

Nicolas Sarkozy, Discours à l'Ecole Polytechnique (Palaiseau), sur le thème "Egalité des chances et diversité", le 17 décembre 2008.

Nicolas Sarkozy: le métissage obligatoire
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 17:19

La réalité finit toujours par reprendre ses droits... :

Manuel Valls prêt à fermer les mosquées salafistes

Suite à la première décapitation islamiste en France depuis le VIIIe siècle, l'attentat commis par Yassin Sahli en Isère a alimenté une partie des débats à l'Assemblée nationale cet après-midi.

La France va-t-elle prendre des mesures contre certaines mosquées ? Le débat de la fermeture de mosquées salafistes a déjà été lancé samedi 27 juin par Marine Le Pen. Le Premier ministre semble d’accord avec elle Marine Le Pen et se dit prêt à le faire. Désormais, il faudra attendre des actions, car les hommes politiques sont souvent considérés comme des moulins à parole qui n’exécutent pas véritablement leurs promesses. [1]

Une séance des questions d'actualité au gouvernement qui a débutée par une minute de silence en mémoire des victimes de ce "vendredi sanglant" qui a frappé la France, la Tunisie et le Koweït.

Quant à la fermeture des mosquées salafistes en France, le Premier ministre y est prêt : 

"Toutes les solutions sont explorées et mises en oeuvre pour entraver l'action des terroristes. Et il faut empêcher d'agir les associations qui encouragent ou diffusent les appels à la violence".

Ajoutant : 

"Le ministre de l'Intérieur agira avec d'abord les armes du droit (...) pour fermer les mosquées quand il faut les fermer, s'attaquer aux commerces qui alimentent financièrement ce terrorisme". [2]

Interrogé par le député radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, Manuel Valls a lancé :

"Toutes les solutions sont explorées et mises en oeuvre pour entraver l'action des terroristes. Et il faut empêcher d'agir les associations qui encouragent ou diffusent les appels à la violence", a affirmé le Premier ministre, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "S'il faut les dissoudre, nous le ferons". [3]

Depuis l'attentat dans l'Isère vendredi, plusieurs responsables politiques, à droite et au Front national notamment, ont réclamé notamment la fermeture de mosquées salafistes, considérées comme suspectes de liens avec la mouvance djihadiste. [4]

D'autres mesures ne devraient-elles pas être annoncées comme la remise en question de l'annonce récente par le gouvernement du financement des mosquées et des imams ?...

 

 

[1] Manuel Valls : Marine Le Pen veut la fermeture des mosquées, il est prêt à le faire, Six Actualités, par Vanessa Godet · 30 juin 2015 à 17 h 17 min

[2] Terrorisme : Manuel Valls prêt à fermer les mosquées salafistes, Sud-Ouest, Publié le 30/06/2015 à 17h11 , modifié le 30/06/2015 à 18h09

[3] Manuel Valls prêt à fermer des mosquées suspectées de complicité avec l'islamisme radical, par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP publié le 30/06/2015 à 16:54 mis à jour le 30/06/2015 à 17:02

[4] Islamisme : Manuel Valls "prêt à fermer des mosquées", Le Point - Publié le 30/06/2015 à 16:18 - Modifié le 30/06/2015 à 17:06

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:13

En mars 2014, l'élection municipale du Pontet avait été remportée de justesse par le FN (7 voix d'avance). Les candidats battus socialiste, Miliani Makhechouche, et Ump, Claude Toutain, mauvais perdants, avaient déposé un recours devant le Conseil d'Etat qui annula l'élection du FN Joris Hébrard, le 25 février 2014 "pour des signatures litigieuses sur les listes d'émargement" [1] Ceux qui avaient avait pourtant organisé le scrutin portèrent l’affaire en justice… Hier, Joris Hébrard a été réélu non pas par 7 voix d'avance mais, par 59,43% des suffrages exprimés dès le premier tour, soit une progression de près de 25 points par rapport à son score de mars 2014 (34,65%). Une élection passée sous silence dans les grands media.

Le score de la liste soutenue par M. Estrosi a été de 12%. En quelque sorte, le premier résultat électoral de ce nouveau parti qui s’appelle Les Républicains. [2]

La République de l'entre-soi a fini par lasser les Vauclusiens du Pontet.

Savourant une victoire des militants frontistes, au lendemain du congrès inaugural des Républicains (ex-UMP), le vice-président du Front national Florian Phillipot a aussitôt évoqué la «déconfiture du RPS» (nouveau nom qu'il a donné à l'UMPS) sur twitter.

Aussitôt comme une traînée virale, l'expression a fait florès et les commentateurs se gaussent du résultat de l'"HERPES" :

"Maintenant ce n'est plus l'UMPS mais le RPS ce qui fait "herpès" ! A diffuser dans les réseaux sociaux !"

"l'Herpès" ! R(Républicains=UMP)+PS=RPS=Herpès !
MDR !!!!!!!!!!!

"12% pour l'HERPES (Républicains + PS)"

"Le RPS (l'herpès) vient de mordre la poussière",

"c'est vrai qu'il fallait dignement rebaptiser l'UMPS. Vous l'avez tres joliment fait. L'Herpes c'est le terme qui convient.", etc.

ou encore :

"12% de républicains au Pontet, 88% de royalistes ?"

"Ce résultat est sans doute représentatif de l'attente des citoyens qui seront bientôt prêts au grand coup de balai."

Quoiqu'il en soit, le nouveau nom du "front républicain" (HERPES) a bien été trouvé !

 

Il ne serait pas étonnant que l'on apprenne bientôt que les "Républicains" reviennent finalement sur leur nouveau nom, l'abandonnent pour en prendre un autre pour d'obscures raisons...

Notes

 

[1] Le FN remporte l'élection municipale du Pontet au premier tour avec 59,43% des voix, Home ACTUALITE Politique, Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Publié le 31/05/2015 à 21:27

[2] Victoire du Front national au Pontet (Vaucluse), Boulevard Voltaire, 01/06/2015

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 08:37
Benoît Hamon propose la reconnaissance du "burn-out" comme maladie professionnelle

Le socialistes se rappellent soudainement qu'il y a un monde du travail et des travailleurs qui les ont élu. Le premier véritable texte du gouvernement sur le travail en trois ans... a été présenté hier dans le cadre du projet de loi sur le "dialogue social" du ministre du Travail François Rebsamen.

Benoît Hamon a présenté une proposition de loi pour améliorer la vie des travailleurs dont l'examen a débuté hier après-midi à l'Assemblée. Il s'agit d'inscrire le "burn-out", cet "effondrement au travail" dans la loi comme une maladie professionnelle [1], en faisant "basculer le financement" de ce syndrome d'épuisement professionnel "sur la branche Accident du travail et maladies professionnelles" financée par les cotisations patronales. [2]

L'un de ses amendements, soutenu par une "trentaine de députés" et cosigné avec des "frondeurs" mais aussi quelques députés socialistes "légitimistes" et des écologistes vise à ce que les "affections psychiques" puissent faire l'objet d'un traitement particulier pour leur reconnaissance comme d'origine professionnelle.[3]

"Si ces phénomènes apparaissent avec tant de force aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont à la croisée de plusieurs bouleversements: l’irruption des nouvelles technologies, la prise de pouvoir des actionnaires et les exigences court-termistes qui en découlent. Désormais, les salariés sont principalement jugés à l’aune de leur contribution à la performance globale. Cela touche les cadres, mais par ruissellement tous les salariés sont concernés. Ces nouvelles conditions de travail épuisent et parfois broient des milliers de salariés", expliquait hier le député PS des Yvelines. [4]

"Les protections aux nouvelles menaces", "est même une exigence naturelle. Elle s’inscrit dans la grande histoire des conquêtes sociales, de l’interdiction du travail des enfants à la réduction du temps de travail, en passant par la représentation des salariés. C’est aussi une nécessité économique. Aujourd’hui, cela coûte plus cher de soigner ces pathologies que de les prévenir. C’est pourquoi j’ai déposé trois amendements au projet de loi sur le dialogue social en faveur de la reconnaissance professionnelle du burn-out", poursuivait le député.

"Reconnaître la cause professionnelle de ce mal, c’est obliger les entreprises à payer pour les dégâts qu’elles engendrent sur la santé des salariés", ajoutait Benoît Hamon.

"L’idée qu’il suffirait de baisser leurs droits (des employés NDLR.) pour relancer les embauches. C’est une fable, une formule magique des libéraux et du patronat d’ailleurs contredite dans les faits. En Allemagne, par exemple, où les salariés sont plus protégés, le chômage est trois points en dessous de la France. Et puis, plus les salariés sont protégés, plus ils sont en confiance et productifs".

Des cadres aux employés, environ 3,2 millions d’actifs risquent un épuisement nerveux au travail. [5] L’exploitation des hommes, des femmes et des enfants au travail est une réalité de la république destructrice ... qui a dominé le XIXe siècle et le XXème siècle. (Cf. Marion Sigaut : Comprendre les Lumières : aux sources de la prolétarisation du monde ouvrier)

Ministre délégué à l'"Économie sociale et solidaire et à la Consommation" dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II, puis Ministre de l"’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche" sous le gouvernement Manuel Valls I, Benoît Hamon avait dénoncé le 22 octobre 2014 une politique menée par François Hollande et manuel Valls qui "menace la république" et prépare un "désastre démocratique".

Notes

 

[1] Le burn-out bientôt reconnu comme maladie professionnelle? 20Minutes, Publié le 26.05.2015 à 08:10 Mis à jour le 26.05.2015 à 17:46

[2] Des députés demandent la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle, 20 Minutes avec AFP Publié le 07.12.2014 à 12:53 Mis à jour le 07.12.2014 à 12:53

[3] Burn-out. "Une maladie professionnelle" pour Benoît Hamon, Ouest-France, 26 mai

[4] Le burn-out, «un défi social auquel nous devons répondre», Libération, 25 mai 2015 à 19:46

[5] L’appel des députés pour la reconnaissance du burn out, Le JDD, 6 décembre 2014 | Mise à jour le 8 décembre 2014

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:10
L'immoralité du nouveau Front national : Jean-Marie Le Pen en appelle à la justice et à la dignité

La justice étant la vertu qui rend à chacun ce qui lui appartient, Jean-Marie Le Pen pointe avec raison il faut le dire, le caractère profondément immoral du nouveau Front national "dédiabolisé" qui cherche à l'écarter alors qu'il est le père fondateur du parti. Il ne pense pas qu'un tel parti - avec de telles méthodes - puisse diriger la France :

 

"l'avenir du FN «était entre les mains de la présidente du FN, elle en a disposé de manière scandaleuse me semble-t-il, et je ne l'accepte pas». Des griefs qui l'amènent [Jean-Marie Le Pen NDLR.] à reconsidérer son jugement sur le destin présidentiel dont il dotait volontiers sa fille jusqu'à lors. Il ne soutiendra pas sa candidature annonce-t-il: «Pour l'instant non. Si de tels principes moraux devaient présider à l'Etat français, ça serait scandaleux». En effet, par l'acte de «félonie» qu'il dénonce, Jean-Marie Le Pen juge que la présidente du FN ne vaut pas mieux que ses adversaires politiques. «Elle est même un peu pire parce qu'un adversaire vous combat de face. Là, elle me combat de dos», regrette-t-il." [1]

 

"Elle est même un peu pire": Marine Le Pen intègre la maison maçonnique qui est une maison qui a chassé la morale naturelle. Qu'elle ne croit surtout pas que le démon, après ce premier coup d'essai, la laissera tranquille. Ses pressions la conduiront de reniement en reniements si elle ne se ressaisit pas très vite. Et dans quelque temps, il ne restera plus rien du Front national historique, si ce n'est un RPR des années 80... avec le résultat que l'on sait.

 

Quant à Marion Maréchal-Le Pen que l'on a pu rencontrer plus avisée, elle a réagi ce matin dans Le Figaro, se trompant lourdement :

"Jean-Marie Le Pen renie quarante ans de combat politique.

[...] Jean-Marie Le Pen cherche-t-il ainsi à mobiliser ses soutiens en interne? Je ne sais pas mais je pense au contraire que cela le dessert car jusqu'ici, peu de monde avait souhaité son exclusion, notamment à la base des militants. Malheureusement aujourd'hui, y compris parmi ses plus fidèles soutiens, beaucoup me semblent perturbés par ce qui se passe." [2]

 

"Jean-Marie Le Pen renie quarante ans de combat politique" : Jean-Marie Le Pen ne renie rien de ce qu'il a pu dire. Ce sont ses successeurs qui le renient. Nuance.

 

Notes

 

[1] Jean-Marie Le Pen ne souhaite plus la victoire de sa fille en 2017, Home LE SCAN Le Scan Le Figaro, Par Mathilde Siraud Mis à jour le 05/05/2015 à 12:06 Publié le 04/05/2015 à 20:53

[2] Marion Maréchal-Le Pen : «Je ne souhaite pas être prise en otage par Jean-Marie Le Pen», Home ACTUALITE Politique Le Figaro, Par Emmanuel Galiero Mis à jour le 05/05/2015 à 12:58 Publié le 05/05/2015 à 11:57

 

 

 

 

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 14:49
Marion Maréchal-Le Pen dénonce le "deux poids deux mesures permanent"

Invitée de Martial Bild dans une émission d'avril 2015 de "Bistro Libertés", Marion Maréchal-Le Pen dénonce le "deux poids deux mesures permanent", en utilisant la même expression que j'ai pu utiliser ici et . Face à la guerre démoniaque, historique, ethnique, culturelle, religieuse et civilisationnelle qui est menée au peuple français il est en effet important de populariser partout cette expression avec d'autres (guerre sémantique), afin qu'a minima, la balance revienne au milieu.

A écouter en fin d'émission (à partir 1:25:55) :

Je pense que le clivage droite-gauche en tant que parti politique est dépassé. C'est-à-dire que ce qui est censé représenter aujourd'hui la droite et ce qui est censé représenter aujourd'hui la gauche ne correspond plus à un véritable clivage parce qu'il y a une connivence absolument incroyable sur les sujets fondamentaux et notamment sur ce qui touche à la souveraineté et à l'Union européenne. En revanche, je pense qu'il y a une persistance de la droite et de la gauche en tant que courants politiques au sein de la vie politique française, pas forcément d'ailleurs là où on a casé les partis politiques.

Et je pense que parce qu'il y a des héritages - quoi qu'on en dise - culturels, historiques, politiques, une certaine conception de l'égalité par rapport à la liberté. [...] Et moi je m'inscris dans ce courant, à droite. Mais, je comprends, si vous voulez, et j'adhère à cette volonté de Marine Le Pen, de faire du Front national un parti transpartisan, et de ne pas se classer à droite ou à gauche. Parce que déjà mécaniquement vous êtes associé aux partis qui incarnent cette droite et cette gauche. Donc soit l'UMP, soit le PS. Et vous risquez un destin funeste qui est celui du Parti communiste qui est resté très longtemps à 30% et qui maintenant est condamné à être une béquille lamentable et inutile du Parti socialiste. Moi je ne veux pas de ce destin-là pour mon mouvement.

En plus, je pense que se classifier de cette sorte-là, empêche peut-être psychologiquement un électorat qui pourrait entendre nos arguments de venir à nous parce qu'ils se disent tiens ils sont de droite et donc il y a un blocage de principe, ou tiens ils sont de gauche et il y a un blocage de principe. C'est pour cela d'ailleurs que Nicolas Sarkozy, pour le coup, dit que nous sommes d'extrême-gauche, puisque du coup l'électorat UMP est un peu perturbé. [...] Ce qui ne m'empêche pas de dire qu'au sein de ce mouvement, je fais partie du courant de droite et j'assume.

A la question de Martial Bild " Vous êtes catho ?", Marion Maréchal-Le Pen répond :

Je suis catholique oui. J'ai une vraie démarche spirituelle, même si je ne suis pas la plus pratiquante des catholiques. Mea culpa.

[...] Mais, oui c'est important. C'est quelque chose qui structure mon combat indéniablement. C'est une chose qui m'accompagne dans mon combat. Parce que croyez-moi il y a des grands moments de solitude en politique. Et ce qui est intéressant dans la prière et dans la religion, c'est que cela permet aussi une remise en question, une introspection, parfois des petites leçons d'humilité qui sont nécessaires. Et puis quand face à de grands moments d'angoisse dans de grandes émissions, et bien prier et avoir le sentiment de ne pas être totalement seule, c'est quand même utile. Donc évidemment, c'est quelque chose qui anime mon combat. Et je le dis fièrement parce que je pense si vous voulez que le grand drame des catholiques aujourd'hui en France, c'est qu'ils sont désarmés psychologiquement. Ils sont en fait dans une espèce - de moins en moins mais quand même - de honte, de culpabilité. Le mot c'est malheureux comme un catholique en France, aujourd'hui. [1] C'est vrai que c'est absolument terrible ce qu'ils peuvent subir politiquement. Et le deux poids deux mesures permanent. Donc, si je peux permettre à cela, au moins au minimum, c'est de permettre aux catholiques de France de droite de se sentir fiers. C'est ce que j'ai envie de leur dire et c'est aussi ce que j'ai envie un peu de porter, du moins tant que je pourrai le faire.

[1] Marion Maréchal-Le Pen paraphrase ici l'expression servant à décrire l'état des Juifs en France : "Heureux comme un juif en France" ou "Heureux comme Dieu en France." Vivre heureux «comme Dieu en France», proclamait un vieux dicton yiddish répandu en Europe orientale parmi les ashkénazes fascinés par ce pays de liberté qui, le premier, émancipa ses juifs. Il faut en effet rappeler que le processus d'émancipation a débuté avec l'Édit de tolérance de Louis XVI (édit de Versailles de 1787). Cet édit conservait le catholicisme comme religion d’État du royaume de France, mais ses décrets réduisaient à néant l’édit de Fontainebleau de Louis XIV (1685) en soulageant les non-catholiques – calvinistes, luthériens et juifs qui, dorénavant, pouvaient bénéficier de l'état civil sans devoir se convertir au catholicisme.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:02
Le PS perd la banlieue, les immigrés votent UMP, le "mouvement dextrogyre"

Si le vice président PS du Conseil régional d'Île-de-France, Julien Dray qui veut une "France nouvelle" une France métissée, a fait une analyse juste en estimant après les résultats des cantonales que la gauche "ne fait plus envie" et qu'aujourd'hui on est de gauche "par nostalgie", il est bien incapable d'aller plus loin et de reconnaître que son mouvement lui-même représente une vision passée et rétrograde dont les Français ne veulent plus ! Y compris chez les immigrés et fraîchement naturalisés. Il s'agit du "mouvement dextrogyre" de la vie politique qui condamne à mort les idées utopique mixistes, homophiles capitalistes, et mélangistes de la gauche.

 

"Ce qui est en train de se passer, ce n'est pas simplement une mauvaise politique de la gauche. Il y a autre chose, une société française qui a profondément évolué ces dernières années. Quelques chose s'est constitué, c'est ce que j'appelle un 'oligopole droitier'(...) et une gauche qui ne fait plus envie", a analysé Julien Dray, au micro de BFM TV à l'issue du second tour des élections départementales. [1]

 

A l'occasion de ces élections cantonales 2015, les immigrés qui jusqu'à présent constituaient le fonds de commerce de la gauche métisseuse ont donc, délaissé la gauche du "mariage" homosexuel pour voter UMP. Ils se sont retrouvés à l'UMP avec un idéologue tel que Nicolas Sarkozy, qui en 2006 partageait la volonté du socialiste Julien Dray de métisser la France. Il évoquait alors une "France d'après" [2], et où l'"objectif" qui est "de relever le défi du métissage" "n'est pas un choix", mais "une obligation"... [3]

Contre l'Anti-France des colons, il faut savoir que tôt ou tard, les derniers français autochtones encore oligarchisés passeront de l'UMP au vote FN. C'est inéluctable. On trouve la trace de ce cheminement en observant la carte des départements passés de la gauche à la droite, et la poussée parallèle du vote Front national. Le Front national, après avoir gagné les régions à forte densité de peuplement immigré, gagne peu à peu les terres de l'Ouest jusque-là encore préservées de l'immigration (terres de plus en plus envahies compte tenu du plan de peuplement assumé).

Outre, ce mouvement, les Français moins enclins à participer à un système vicié à son fondement, pourront passer directement à la case abstention raisonnée et expliquée.

Ce "mouvement dextrogyre", qui n'est pas une création de l'extrême droite mais une réponse naturelle du peuple français historique agressé dans son être depuis quarante ans (plan de peuplement), devrait donner la tonalité de la vie politique au cours des prochaines années.

Dans ce grand mouvement nouveau de la vie politique, "les idées produites par le mouvement dextrogyre sont hybrides. Elles sont le résultat d’une combinaison des philosophies politiques classique et moderne. C’est ainsi que peuvent cohabiter des idées plutôt réactionnaires favorables à la défense de l’identité collective et d’autres plutôt progressistes relatives à la sauvegarde des libertés individuelles. C’est dans ce contexte que la laïcité, conçue à l’origine comme une arme contre l’enracinement social du catholicisme, a pu être repensée (et retournée) comme un argument contre le multiculturalisme" [4]. Et la "laïcité", elle-même, est en train d'être retournée comme argument pour une défense plus traditionnelle du catholicisme, celle d'une pratique plus ancienne du christianisme tel qu'il existait au "Moyen Âge" où l'Etat n'intervenait pas dans les affaires religieuses..., ne finançait pas le culte, et où l'Eglise s'organisait seule et vivait de ses propres revenus (la "dîme").

On le voit, tous les mots-arguments anciennement portés et subvertis par la gauche républicaine oligarchique depuis 1789 (démocratie, laïcité, etc.) sont en train d'être retournés, réappropriés et redéfinis dans le cadre de la définition classique qu'ils avaient à l'origine.

 

[1] Départementales 2015 : la gauche emportée par la vague bleue, Le Figaro, Mis à jour le 30/03/2015 à 09:00 Publié le 29/03/2015 à 07:54

[2] Cf. Clip de campagne UMP 2006. "Imaginons la France d'après" : Nicolas Sarkozy affirmait en  juillet 2006  "que les Français attendent une France d’après, une France où l’expression Français de souche aura disparu". Source

[3] Discours de Nicolas Sarkozy à Polytechnique, le 17 décembre 2008

[4] Le "mouvement dextrogyre" a été analysé par Guillaume Bernard pour Valeurs actuelles, le 24 janvier 2013. Si tout au long des deux derniers siècles, c’est le même « mouvement sinistrogyre » (Albert Thibaudet) qui a marqué la vie politique, désormais, l’impulsion politique vient par la droite, qui n’a plus honte d’elle-même.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:43

« Front républicain », « Je suis charlie», les méthodes PS de lavage de cerveaux restent inopérantes.

Dimanche prochain, 8 février 2015, aura en effet lieu le 2ème tour d’une élection législative dans la 4ème circonscription du Doubs, opposant Sophie Montel (FN) et Frédéric Barbier (PS). (1) Le FN représenté par Sophie Montel a réalisé 32,6%, le PS 28,85%, et l’UMP a été éliminé. Le candidat de la fausse droite Charles Demouge, avait déclaré « qu’il faut foutre les français dehors », car « ce sont les bons petits blonds qui l’emmerdent ». (2)

D’après une étude Ifop pour LCI et Le Figaro, une large majorité de sympathisants de l’UMP est en faveur du « ni-ni » (3) suivant la ligne Sarkozy-Gaino-Wauquiez au second tour de la législative partielle dans le Doubs. Selon cette étude parue mardi mais réalisée par l’Ifop lundi, 67 % de ses sympathisants réaffirment le principe «ni front républicain, ni Front national».

... Les séances de lavage de cerveaux à la Goebbels que nous avons subies avec la « marche républicaine » consécutive aux attentats de Paris, n’ont pas fonctionné. Le premier tour de cette partielle du Doubs montre que la grossière manipulation du pouvoir surfant sur la vague ambiguë des « je suis Charlie » qui tentait d’inverser la contestation de la population au profit du pouvoir socialiste, n’a pas fonctionné, bien au contraire. Cela démontre également à quel point les chefs politique de toute l’Union européenne sont méprisés par le peuple désormais. Hollande a eu beau rameuter le banc et l’arrière-banc de l’Europe, jusqu’au sanguinaire Porochenko venu d’Ukraine donner des leçons de démocratie, cela ne fonctionne plus. L’adhésion toute mesurée, des Français au stupide « Je suis Charlie » recouvrait en réalité une simple adhésion au raz-le-bol de l’islamisation de la France. Ce qui explique aussi et peut-être surtout, la confirmation de la montée du FN, le seul parti qui depuis 40 ans dénonce les dangers de la libanisation de notre pays.

 

Sources:

(1) http://www.medias-presse.info/lheure-de-verite-pour-lump-et-le-fn/24664

(2 ) http://www.medias-presse.info/duel-fn-ps-dans-le-doubs-le-fn-en-tete/24615

(3) http://www.medias-presse.info/la-majorite-des-sympathisants-ump-opposee-au-front-republicain-selon-un-sondage/24676

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 11:25

Fin tacticien et observateur, Nicolas Sarkozy estime que François Hollande a brouillé les relations de la France avec la Russie et lui attribue une part de responsabilité dans les manifestations anti-françaises qui se multiplient à travers le monde suite à la marche "Je suis Charlie" du 11 janvier qui, organisée par l'Elysée, soutenait la culture de l'insulte et de la dérision et où un renversement de responsabilité avait été opéré afin de cacher l'écrasante responsabilité du gouvernement dans les attentats de Paris (Cf. Hollande, président de guerre au Mali, Centreafrique, Irak)

Selon le journal l'Opinion, lors du bureau politique de l'UMP du 20 janvier, devant l'état-major de l'UMP, il a déclaré : «Hollande ne parle plus aux Russes, et maintenant on brûle le drapeau français dans tout le monde arabe. Tout va bien». Une référence aux manifestations anti-françaises à travers le monde qui ont suivi la parution du dernier Charlie Hebdo, et dont la couverture présente une nouvelle caricature de Mahomet.

L'Opinion rapporte que cette critique a été renouvelée le 21 janvier devant le comité exécutif de l'UMP, où Nicolas Sarkozy a encore brocardé «les erreurs commises au Maghreb et au Moyen-Orient». (1)

Ce positionnement géopolitique de Nicolas Sarkozy est exact. Est-il sincère ? Nous en doutons.

Notes

(1) Nicolas Sarkozy mise sur l'international pour critiquer François Hollande, Le Figaro, Publié le 23/01/2015 à 10:32 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2015/01/23/25006-20150123ARTFIG00129-nicolas-sarkozy-mise-sur-l-international-pour-critiquer-francois-hollande.php

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:32

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Percée du FN : Les « fractures françaises » traversent désormais l’Ouest

 

Publié par : redacbzhinfo 15 juin 2014 dans Politique

 

15/06/2014 – 08H00 Bretagne (Breiz-info.com via Polemia) – Nous retransmettons ici une analyse intéressante qui ne concerne pas seulement la Bretagne mais l’Ouest de la France à propos des dernières élections.

« Le vote Front national y est présent à proportion du sentiment d’abandon et de déshérence sociale de territoires éloignés des villes centres et frappés par la pauvreté. »

 

« L’Ouest résiste à la vague Bleu Marine » titraient les quotidiens régionaux au lendemain des élections européennes, se félicitant que la circonscription Ouest soit la seule (hormis le cas particulier de l’Ile-de-France) à ne pas avoir porté la liste Front national en tête du scrutin européen. La liste conduite par Gilles Lebreton a ainsi rassemblé 19,3% des suffrages sur l’ensemble de la circonscription, avec « seulement » 17,10% des suffrages en Bretagne et 19,5% dans les Pays-de-la-Loire. Dans la région Poitou-Charentes, la liste Bleu Marine arrive en tête avec 23,18% des suffrages.

Pourtant, même en écartant la région Poitou-Charentes qui ne correspond pas sociologiquement et culturellement à l’électorat démocrate-chrétien de l’Ouest de la France, ces résultats plus qu’honorables confirment lourdement les tendances de fond observées partout en France, avec une poussée importante du vote national populiste en des terres qui lui étaient jusqu’à présent fort rétives.


En Bretagne, le FN multiplie son score par 6

 

En Bretagne tout d’abord, le Front réalise une remarquable percée et multiplie son score par 6, comparé à 2009, en gagnant 449.000 voix ! Il arrive en tête dans 502 communes sur 1.270 et dépasse les 25% dans 206 d’entre elles.

 

Pour l’essentiel, les communes où le FN est en tête se situent dans l’est de la région, au sud d’une ligne Guiscriff/Saint-Malo, où l’UMP réalise habituellement ses meilleurs scores. Dans le Morbihan, seul département breton à avoir mis le FN devant l’UMP (20,3%), 80 communes affichent un score supérieur à 25%. En Ille-et-Vilaine, le Front national peut également se prévaloir d’une forte percée avec 80 communes sur 353, essentiellement rurales, à plus de 25%. C’est dans les départements occidentaux de la péninsule bretonne, Côtes-d’Armor et Finistère, que le Front national peine à percer, avec seulement 40 communes costarmoricaines et 6 finistériennes où la liste frontiste obtient plus de 25% des voix.


Troadec et les Bonnets rouges : 7,60% en Bretagne

 

En parallèle de ces résultats, il faut également prendre en compte la présence de la liste du maire de Carhaix, Christian Troadec, porte-parole du mouvement des Bonnets rouges, qui rassemble 7,20% des voix bretonnes sur sa liste. En l’absence de celle-ci, il est probable que la Bretagne aurait porté la liste Front national en tête du scrutin européen le 25 mai : en effet, seules 14.000 voix séparent la liste de Gilles Lebreton de la liste UMP conduite par Alain Cadec tandis que la liste de Christian Troadec a obtenu plus de 76.000 suffrages dont un bon nombre auraient sans doute été susceptibles de se porter sur le FN.


Un vote FN très largement rural

 

Autre enseignement du scrutin : si jusqu’aux années 2000 le FN obtenait ses meilleurs scores dans les communes maritimes, ce n’est plus seulement le cas aujourd’hui. Le vote frontiste est devenu très largement rural, avec des scores importants, y compris dans des communes du Centre-Bretagne où le Parti communiste représentait jusqu’à il y a peu la force principale. A l’inverse, en Bretagne comme ailleurs, ce sont désormais les grandes villes qui accordent les plus faibles suffrages au Front national : Nantes 10%, Rennes 9,35%, Quimper 12%, Vannes 14,5%. Au-delà des frontières de la Bretagne, les centres urbains sont tout aussi rétifs, comme à Angers 12,8%, Poitiers 13,03%, Le Mans 16,2% ou La Rochelle 14,3%.

 

Dans la région voisine des Pays-de-la-Loire, il manque seulement 5.000 voix à la liste du Front national pour dépasser la liste UMP. Le département breton de la Loire-Atlantique tient la lanterne rouge avec 16,4% des voix mais le FN arrive cependant en tête dans plus de la moitié des communes du département. C’est dans la Sarthe que le vote patriote obtient son meilleur score, avec 24,9%, distançant de 5 points la liste UMP. En tête dans 296 communes du département, la liste FN frôle même les 29% des suffrages dans la 3ecirconscription de la Sarthe.

 

En Vendée également, la liste frontiste obtient 21,9% des suffrages et arrive en tête dans plus de 40% des 282 communes du département. Très clairement, le Front national a largement profité de l’absence de Philippe de Villiers dont la liste souverainiste avait obtenu 33% des suffrages lors de l’élection européenne de 2009.

 

Dans le Maine-et-Loire, d’essence conservatrice mais qui glissait vers le Parti socialiste au fil des scrutins, le Front national talonne de 5.000 voix la liste UMP, avec 19,3% des suffrages. Près de la moitié des communes ont placé la liste RBM en tête, particulièrement dans le Saumurois, et dans 132 d’entre elles le FN passe la barre des 25%. Le Parti socialiste est laminé, n’arrivant en tête que dans une poignée de petites communes rurales !

 

Enfin, la très rurale et démocrate-chrétienne Mayenne représente le seul département où l’UDI, conduite par le local de l’étape Jean Arthuis, mène largement la course en tête avec 32% des voix. Ses adversaires de l’UMP (12,8%) et du PS (11,7%) sont laminés et le Front national arrive en seconde position avec 18,3% des suffrages, enregistrant de bons résultats dans l’est et le nord du département.


Dans les grandes villes, gauche sociétale et droite centriste dominent encore

 

La nouvelle carte politique du vote Front national dans ces régions de l’Ouest est totalement bouleversée au lendemain du 25 mai. Les « fractures françaises » du géographe Christophe Guilluy traversent désormais l’Ouest. Dans les grandes et moyennes villes régionales où réside une population urbaine possédant de bons revenus et qui semble accepter (à distance) une mixité sociale avec des banlieues à forte immigration, le Front national reste relégué aux marges et la gauche « sociétale » ou la droite centriste dominent encore. Au-delà de ces villes, on trouve un monde rural, relégué à la périphérie lointaine, qui conteste de plus en plus fortement le système en place. Le vote Front national y est présent à proportion du sentiment d’abandon et de déshérence sociale de territoires éloignés des villes centres et frappés par la pauvreté. Ainsi dans le Maine-et-Loire, la cartographie du taux de pauvreté relevé par l’INSEE, qui touche particulièrement les secteurs ruraux de l’est et du nord-ouest du département, se superpose quasi parfaitement avec les communes où le vote Front national arrive en tête. Les mêmes constats se répètent dans la Sarthe, la Mayenne ou l’Ille-et-Vilaine.

 

Il s’agit là incontestablement d’un phénomène nouveau. Sous l’air iodé de l’Atlantique où, protégées par la douceur toute angevine du Val-de-Loire, ces régions étaient jusqu’alors considérées comme légitimistes et peu revendicatrices, épargnées par une immigration massive, jouissant d’une bonne santé économique, elles figuraient au palmarès des régions où il faisait bon vivre. Mais, ici comme ailleurs, la montée en puissance des effets ravageurs de la mondialisation multipliant les plans sociaux comme en Bretagne, l’afflux des clandestins et demandeurs d’asile dans les grandes villes et la flambée de l’insécurité qui touche désormais les campagnes auront achevé de changer la donne.

 

Source: http://www.breizh-info.com/13395/actualite-politique/percee-du-fn-les-fractures-francaises-traversent-desormais-louest/

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