Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:48

« Aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. »

(Théodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.) 

Des nobles français ont régné durant plus de deux siècles sur l'Angleterre, influençant profondément la culture britannique et la langue anglaise. 

 

Henri-II-Plantagenet.jpgEn 1154, Henri Plantagenêt, puissant duc d'Anjou, traverse la Manche avec plus de 3000 guerriers... et revendique ses droits à la Couronne d'Angleterre. Le 19 décembre 1154, sans rencontrer aucune opposition, il se fait couronner sous le nom d'Henri II (1154-1189).

 

Son père, Geoffroy le Bel, qui était comte d'Anjou et du Maine et plus tard fut duc de Normandie (1144-1150), portait toujours un brin de genêt à son chapeau et les habitants l'avaient surnommé Plantagenêt. Son surnom donnera le nom à la prestigieuse dynastie de rois anglais. Geoffroy se maria avec Mathilde, la fille d'Henri Ier Beauclerc (plus jeune fils de Guillaume le Conquérant), roi d'Angleterre (1100-1135), avec laquelle il eut Henri.

 

Jean-Favier--La-France-feodale.jpg

 

« Il y a une même vision hiérarchique - et même monarchique - de la société. ...[L]a royauté nationale apparaît comme l'idéal de l'organisation politique. » (1)

 

Par son mariage avec Aliénor d'Aquitaine, dont le mariage avec le roi de France Louis VII fut annulé pour motif de consanguinité aux 4e et 5e degrés, Henri ajoute l'Aquitaine à ses possessions. Il règne sur un immense territoire qui s'étend des deux côtés de la Manche : l'"empire angevin" (d'après l'expression forgée en 1887 par Kate Norgate et reprise pour titre des ouvrages de James H. Ramsay (1903) et John Gillingham (1984 et 2001).

L'adjectif d'angevin adopté par Kate Norgate ... souligne les origines "étrangères" de la dynastie (2).

Henri II et son fils Richard Coeur de Lion, ont réussi, à la suite d'un effort de guerre inouï, à conserver l'intégralité de leurs domaines.

Jean sans Terre et Henri III (1216-1272) ont perdu la Normandie, le Grand Anjou et le Poitoi au profit du roi de France. L'empire Plantagenêt n'a pas su préserver son unité plus de cinquante ans, entre le couronnement d'Henri II en 1154 et la chute de la Normandie en 1204 (3).

 

Empire-angevin-Plantagenet.jpg

Empire angevin (1154-1204)

 

En fait, sous la domination angevine, les rois d'Angleterre passeront souvent plus de temps en France qu'en Angleterre. Ainsi Richard Coeur de Lion, fils d'Henri et d'Aliénor, n'a passé que six mois de son règne en Angleterre... et uniquement dans le but de collecter des fonds pour la Croisade. Impopulaire, il est surnommé "le roi absent" par ses sujets. Aujourd'hui, il est une icône du folklore anglais. Mais avant tout, Richard était un prince du Continent.

 

Un Continent où le roi d'Angleterre n'a jamais possédé qu'une suzeraineté virtuelle. Les princes ne reconnaissent comme seigneur supérieur que le roi de France. Ainsi, en 1173 par exemple, «contraint de prêter l'hommage à Henri II, Raymond V de Toulouse formule une réserve de fidélité en faveur du roi de France, son seigneur principal. Le Royaume de France apparaît désormais comme un espace unique aux mains du Capétien, et la Couronne comme une entité entière et indivisible.» (4)

 

Gisant-d-Henri-II-Plantagenet-et-d-Alienor-d-Aquitaine.-A.JPG

Gisant des parents de Richard Coeur de Lion (Henri II et Aliénor d'Aquitaine). Abbaye de Fontevraud (Anjou). Photo Office de tourisme des Monts de Châlus.

 

 

Richard ne parlait que le français. Et jamais il n'apprit l'anglais.  

 

«Le français de France - y compris sa prononciation - demeure... la langue élégante de l'aristocratie. ... Ce français de France fait même des progrès à la cour avec l'arrivée, après 1236, de l'entourage provençal et français de la reine Aliénor (ou Eleonore) de Provence (épouse d'Henri III). C'est du français - ou plutôt de ce français que les historiens britanniques finiront par appeler à juste titre le Law French, le bas-français, que l'on commence d'user sous Edouard Ier, en concurrence avec le latin, pour la rédaction des sentences dans les tribunaux royaux.

 

...(Au XIVe siècle) Délibérément on parle français pour conforter les droits de la dynastie sur tout ou partie du royaume de France. L'anglais demeure donc la langue des gens peu instruits, donc de ceux qui parlent mal. ...Au Parlement, on dispute en français.» (5) « Même deux siècles plus tard, les compatriotes du captal de Buch Jean de Grailly qui combattait avec ses Gascons l'armée de Charles V (1364-1380) auraient été bien étonnés si on les avait traités d'Anglais.» (6)

 

Gisant-de-Richard-Coeur-de-Lion--vers-1199--abbaye-de-Fonte.jpg

Gisant de Richard Cœur de Lion (vers 1199, abbaye de Fontevraud, Anjou, actuel Maine-et-Loire)

 

En 1214, le 2 juillet à La Roche-Aux-Moines, « tout l'édifice politique de Jean (sans Terre) s'effondre : alors que la bataille va s'engager, les grands féodaux qui entourent le roi d'Angleterre se dérobent. Ils ne se battront pas contre leur seigneur le prince Louis, ou plutôt contre le roi de France. » (7)

 

Au XIIIe siècle, les Plantagenêts subissent des défaites successives face aux rois de France Philippe Auguste et Saint-Louis. Ils perdent alors de vastes territoires sur le continent. Ils recentrent alors leurs activités sur les îles Britanniques. L'Ecosse est conquise, l'Irlande mieux contrôlée.

 

Edouard-Ier-le-Sec--Roi-d-Angleterre-1239-1307-copie-1.jpg

Edouard Ier le Sec, Roi d'Angleterre (1239-1307), fils d'Henri III, lui-même fils de Jean sans Terre.

 

Les hautes fonctions d'Etat jusqu'alors réservées aux Français, commencent à s'ouvrir aux Anglais. Néanmoins, les grands nobles du royaume sont toujours français quant à leur langue et à leur culture. Les Plantagenêts sont vassaux des rois de France pour leurs possessions continentales. « Le royaume des Francs constitué par Clovis... préexiste à la multiplicité des royaumes francs que font naître aux VIe et VIIe siècles les partages successoraux des Mérovingiens. Le morcellement politique qui résulte au IXe siècle de l'effondrement de l'autorité impériale (carolingienne) et qui caractérise ensuite l'apogée de la féodalité se superpose à l'unité, déjà six fois séculaire en 1100 du "royaume des Francs", du regnum francorum, puisque telle est et sera longtemps son appellation officielle. Ce que l'on commence seulement d'appeler le "royaume d'Angleterre", le regnum Angliae, ignore cette longue tradition unitaire. » (8)  

 

Edouard-Ier-rend-hommage-a-Philippe-le-Bel--illustration-d.jpg

Édouard Ier rend hommage à Philippe IV le Bel, roi de France (1285-1314) (illustration du XVe siècle).

 

« L'importance que le roi (de France) ne cesse d'accorder à l'hommage qui lui est dû laissera longtemps voir dans le Capétien le suzerain - c'est-à-dire le seigneur supérieur - d'une société contractuelle. Malgré l'affaiblissement du pouvoir qui l'exprime de manière concrète, on n'a pas complètement oublié que le roi (de France) est un souverain et que, par nature, la souveraineté n'a rien de contractuel.» (9)

 

Mais lorsque la lignée directe des Capétiens s'éteint en 1328, les Plantagenêts s'opposent aux Valois pour obtenir le trône de France. C'est la guerre de Cent Ans (1328-1453). En dépit de leurs succès initiaux, les rois d'Angleterre vont y perdre progressivement tous leurs territoires continentaux hérités d'Henri et d'Aliénor. La ville de Calais, dernier bastion anglais sur le Continent tombe en 1558.

 

Edouard-III--1327-1377-.jpg

Edouard III, Roi d'Angleterre (1327-1377), fils de Jean sans Terre.

 

En 1340, quand Edouard III revendique la Couronne de France, il prend le titre de Roi d'Angeleterre et de France et fait figurer les fleurs de lys dans ses armes, en écartelé avec les léopards d'Angleterre. «Tout cela n'est qu'une suite de gesticulations. Le Plantagenêt sait fort bien qu'il n'a aucun droit sur la Couronne de Saint-Louis, et qu'il n'a aucune chance de la conquérir. » (10)

 

Edouard-III-adjoint-en-1340-les-armes-de-France-a-son-blas.png

Edouard III adjoint les armes de France à son blason, écartelé, en 1 et 4 d'azur semé de lys d'or, en 2 et 3, de gueules aux trois léopards d'or.

 

«En 1378, nul ne songea à une reconquête de l'Aquitaine.

Lorsqu'on avait gravé l'année précédente, le sceau du nouveau roi, on avait omis de faire figurer dans la légende le titre de duc d'Aquitaine qu'avait pourtant repris Edouard III.» (11)

 

Les Plantagenêts (1154-1399) ont donné de prestigieux rois à l'Angleterre, Henri II, Richard Coeur de Lion, Edouard Ier, Edouard III... Leurs oeuvres politiques et militaires furent déterminantes dans la formation de l'Angleterre moderne. Et la culture française déjà massivement importée par les Normands (sous Guillaume le Conquérant) a encore plus profondément influencé la Grande-Bretagne.

 

L'actuel blason de l'Angleterre (les trois lions de Richard Coeur de Lion...) est en fait le blason personnel des Plantagenêts... résultant de l'addition des deux lions de Normandie et du seul lion d'Aquitaine.

 

 

Blason-des-rois-d-Angleterre-a-partir-de-Richard-Coeur-de-.png

Blason des rois d'Angleterre de 1198 à 1340.

A partir de Richard Cœur de Lion : de gueules à trois léopards d'or armés et lampassés d'azur. Au fil du temps, il se complexifie avec l'ajout des armes de France, d'Écosse et d'Irlande.

 

 

Armes-d-Edouard-III-et-ses-enfants--Trinity-College-Cambri.JPG

Armes d'Édouard III et ses enfants, Trinity College Cambridge.

  

 

 

Armes-du-Royaume-Uni-de-Grande-Bretagne.png

Actuelles Armes du Royaume-Uni

En 1603, Jacques VI d'Ecosse, devenu Jacques Ier d'Angleterre, ajoute dans l'écartelé le lion d'Ecosse et la lyre d'Irlande.

George III (1760-1820) abandonnera sur les armes de la famille royale comme sur le standard de ses résidences et de ses navires, les fleurs de lys des armes de France.

 

S'agissant du drapeau de l'Angleterre, la Croix de Saint-Georges fut adoptée comme Symbole de l'Angleterre sous les Plantagenêts.

 

Croix-de-St-Georges---Red_St_George-s_Cross.png

Croix de Saint-Georges, utilisée comme drapeau de l'Angleterre, dont le saint est le patron.

 

Une de ses premières apparitions fut en juin 1063 à la bataille de Cerami, après que les Normands eurent entamé la libération de la Sicile (occupée par les Musulmans depuis deux siècles). Dans cet affrontement au nord-est de l'île, les Chrétiens remportèrent une victoire retentissante : selon le chroniqueur Geoffroi Malaterra, ils auraient été galvanisés par un mystérieux cavalier blanc armé d'une lance (soldat romain martyr au IVe siècle) dont l'extrémité portait un pennon blanc avec une croix.

 

Vers 1120, l'archevêque Baudri de Dol écrit une histoire de cette Croisade ; dans ce récit, il raconte comment, lors du siège d'Antioche contre les infidèles en 1098, saint Georges (soldat martyr au IVe siècle) donna la victoire aux Chrétiens en leur apparaissant en vision à la tête d'une armée céleste montée sur des chevaux blancs et portant des bannières blanches.

 

Durant la Troisième croisade (1189-1192), le chroniqueur Roger de Hovedon rapporte que les chevaliers français avaient des étendards blancs à croix rouge, les chevaliers anglais des bannières rouges à croix blanche, et les croisés flamands des étendards blancs à croix verte.

Vers 1275, l'archevêque de Gênes Jacques de Voragine écrit la Légende dorée et reprit le récit de l'apparition au siège d'Antioche en ajoutant que saint Georges portait un bouclier blanc orné d'une croix rouge.

La croix de saint Georges aurait été utilisée pour la première fois par les armées anglaises — comme emblème ou comme drapeau — en 1277 sous Édouard Ier pendant la guerre en Pays de Galles.

 

Malgré toutes ces tentatives du roi d'Angleterre, « la royauté des Plantagenêts, que soutient une éthique chevaleresque de caractère profondément laïque, ne parviendra pas à imposer la vue d'une monarchie sacralisée du type français. Elle ne saura rivaliser ni avec le charisme ni avec la légitimité spirituelle de l'oint de Reims. » (12)

 

Union-Jack---Drapeau-du-Royaume-Uni-de-Grande-Bretagne.png

Union Jack, drapeau du Royaume-Uni

 

C'est Jacques Ier qui en 1603 crée pour la marine royale le pavillon dit « Union Jack » qui combine la croix de Saint Georges rouge sur fond blanc, et la croix de saint André, une croix en forme de X, blanche sur fond bleu.  George III (1760-1820) ajoutera en 1801 la croix de Saint Patrick, rouge sur fond blanc, à l'Union Jack, désormais drapeau national. (13)

 

L'architecture gothique (ou "style français") s'est largement répandue. « La Renaissance du XIIe siècle est.. marquée par le triomphe de l'art monumental comme expression de la foi, comme manifestation de la puissance, comme signe de la fortune. 

... Les premiers balbutiements d'une architecture fondée sur la croisée d'ogive - deux arcs croisés en diagonale - datent de la fin du XIe siècle. Mais c'est après 1130 que l'on tire vraiment les conséquences de ce nouveau progrès de la légèreté,... rendus possibles par la concentration de la poussée aux angles des travées, aux points de retombée où les ogives rejoignent leurs supports verticaux. ... L'art nouveau - on l'appellera plus tard "gothique" - qui va privilégier la lumière et le vitrail... essaime très rapidement dans une région aisément définissable. Cette région, c'est l'aire du dynamisme monarchique, le domaine capétien autour de Paris et de Saint-Denis aussi bien que la dynastie concurrente d'Anjou et de Normandie autour de Caen et d'Evreux.

 

 

Basilique-Saint-Denis.jpg

La Basilique Saint-Denis, 5km au nord de Paris - style gothique à partir de 1130 -, fut dénommée « basilique » dès l'époque mérovingienne. Elle s'élève sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis, évêque de Paris, martyrisé vers 250.

Le transept de l'église abbatiale, d'une ampleur exceptionnelle, fut destiné à accueillir les tombeaux royaux. Elle est ainsi la nécropole des rois de France depuis les Robertiens et Capétiens directs, même si plusieurs rois mérovingiens puis carolingiens avaient choisi avant eux d'y reposer.

 

... Le premier jalon en est le Saint-Denis de l'abbé Suger. ... Notre-Dame de Paris et la Chapelle de la Vierge à Saint-Germain-les-Prés (6è arrondissement de Paris) suivent à partir de 1163, en attendant les rosaces de Chartres et la Sainte-Chapelle du roi Saint-Louis. Dès 1135, la catédrale de Sens commence de s'élever dans le ciel de la Bourgogne capétienne.

 

Cathedrale-de-Sens--departement-de-l-Yonne--Champagne-.jpg

Cathédrale de Sens, dans le style gothique dès 1135, département de l'Yonne (Champagne)

 

(En Picardie), à Noyon, à Senlis, à Laon, à Soissons, de nouvelles cathédrales entrent à la suite, avec Notre-Dame de Paris, dans cette première génération d'édifices gothiques. » (14) « Le Vexin, puis la Normandie adhèrent aux expériences plastiques du pays capétien. » (15)  

« Autant que de techniques désormais assurées, l'art nouveau apparaît bien, dans les années 1200, comme l'expression d'un nouvel esprit artistique. La verticalité l'emporte sur l'équilibre pyramidal. La lumière triomphe et se colore. Le décor n'est plus conçu qu'en étroit accord avec les structures. Comme tel, cet art rayonne bien au-delà de son berceau français, champenois et normand. A Bourges (Berry, actuel Centre) dès 1190 comme au Mans (Pays de Loire) vers 1220, on s'inspire des partis choisis à Notre-Dame de Paris. Laon (Picardie) influence Reims et Châlons-sur-Marne (Champagne). La cathédrale de Soissons est fille de celle de Noyon. » (16)

 

Cathedrales-de-Bourges--1190---Region-Centre--Berry-.jpg

Cathédrale de Bourges, style gothique dès 1190, Berry (actuelle région Centre)

 

«Le mouvement parti d'Île de France dans deux édifices proches de Paris ... la cathédrale de Sens, l'abbatiale de Saint-Denis. La première, commencée vers 1140, adopte encore les formes empruntées à l'architecture romane par leur massivité. Le choeur de la seconde, achevé dès 1143, apparaît plus novateur. Le maître de l'ouvrage, l'abbé Suger, a clairement exprimé dans différents écrits qu'il a laissés, le but poursuivi : rendre immatériel ce qui est matériel par l'introduction de la lumière, mise en rapport avec Dieu. [L]e célèbre abbé de Saint-Denis tente une aventure dont le premier acte est une prodigieuse réussite. ... Les architectes de la seconde moitié du XIIe siècle prolongent les recherches du Maître de Saint-Denis. Les recherches trouvent un point d'aboutissement à Chartres commencée en 1194 (bâtie dès 350 ap. J.-C. sur le site druidique des Saints Forts, habitants d'un village du pays carnute qui reconnurent en la Vierge Marie, Vierge Mère que leur annonçait un missionnaire, la Virgo paritura qu'adoraient leurs ancêtres, Ndlr.), ... Reims (1211), Amiens (1220), Troyes (1230), Beauvais (1235). » (17)

 

Cathedrale-de-Bourges--Chapelle-rayonnante.jpg

Chapelle rayonnante, Cathédrale de Bourges, Berry

 

Abbaye-de-Westminster.jpg

Abbaye-de-Westminster (Londres).

Au XIIIe siècle, Henri III (1207-1272) décide de reconstruire l'église dans le style gothique. Il s'agit pour lui de suivre le modèle de l'abbaye de Saint-Denis et de donner un écrin splendide à la sépulture d'Édouard le Confesseur : son corps est exhumé et placé dans un nouveau tombeau en 1269.

 

Abbaye-de-westminster.jpg

L’abbaye de Westminster fait partie des monuments qui symbolise la ville de Londres. Il s’agit d’un lieu où reposent de nombreux rois et reines, mais aussi des célébrités britanniques (Charles Dickens, William Shakespeare, Churchill, Charles Darwin, Issac Newton…).

Westminster Abbey (son nom en anglais) sert également de lieu de couronnement depuis celui de Guillaume le Conquérant en 1066 et quelques mariages royaux ont été célébrés au sein de ses murs dont celui d’Elizabeth II avec le Duc d’Edimbourg.

Ce magnifique monument, l’un de plus célèbres monuments religieux de Londres, est classé  patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987.

 

Le  « style français» passe en Angleterre. « Henri II ébauche l'érection de l'abbaye de Westminster (Londres) en sanctuaire royal, à l'image de ce que sont pour les Capétiens Saint-Denis et Saint-Martin de Tours. En mourant sur le continent, Henri II, Richard et Aliénor porteront préjudice à Westminster : le Saint-Denis des premiers Plantagenêts, ce sera Fontevraud (en Anjou, actuel Maine-et-Loire... Ndlr.) Eglise du sacre, Westminster ne sera Reims que si l'on oublie la Sainte-Ampoule... » (18)

Courtoisie.jpg

 

« Tout ce qui est courtois, honorable et élégant dans la culture anglaise provient de l'invasion française. » (Walter Scott)

 

La littérature courtoise ou chevaleresque fut aussi importée de France. "Le Roman de la Rose " a fortement inspiré les premiers auteurs en langue anglaise... à la fin du XIVe siècle comme Geoffrey Chaucer (Contes de Cantorbéry) ou William Langland (La Vision de Pierre le Laboureur). «Sans récuser ce qu'il doit à Jean de Meung et même à Guillaume de Machaut», Geoffrey Chaucer ne se refuse pas « les emprunts aux procédés français de l'écriture lyrique - les décasyllabes rimés - et au vocabulaire français qui lui fournissent bien des rimes... La langue anglaise accède enfin au rang de langue noble quand le remplacement du dernier des Plantagenêts, Richard II par le Lancastre Henri IV met en 1399 sur le trône, pour la première fois depuis Edouard le Confesseur, un prince dont l'anglais est la langue maternelle. Et c'est en anglais qu'il prononce les formules de son accession au trône. » (19)

 

 

 

Douce Dame Jolie, Guillaume de Machaut (1300-1377)

Douce dame jolie,

Pour dieu ne pensés mie

Que nulle ait signorie

Seur moy fors vous seulement.

 

La courtoisie est « un code d'honneur, une sorte de rituel social, qui sont ceux de la chevalerie; une certaine aisance des manières aussi; enfin une attention pleine d'égards que la femme exige de l'homme. » (20) « L'amour courtois rejoint la prouesse du guerrier, participant d'une même morale et dessinant un même comportement. La geste du roi s'organise, avec Berthe au grand pied (mère de Charlemagne), le Pèlerinage de Charlemagne, la Chanson d'Aspremont et bien d'autres qui sont la postérité mythique et littéraire de la Chanson de Roland. » (21) « Il y a un savoir-vivre de la courtoisie.. L'aboutissement est est une délicatesse lyrique, par laquelle s'expriment les porte-parole de la société raffinée du XIIe siècle. Les vertus que l'on exalte sont, avec le désintéressement, le dévouement sans réponse, le courage physique et la dignité dans l'épreuve. » (22) Or, « [e]ntre les premières déplorations qui suivirent la défaite de Roncevaux (774) et la Chanson de Roland (vers 1100) une continuité existe, que d'ingénieux travaux d'érudition se sont attachés à mettre en lumière. L'oriflamme de Saint-Denis, le cri de Montjoie: autant d'éléments d'une symbolique profondément enracinée dans le passé (français) carolingien... » (23)

 

La-France-medievale--Sous-la-dir.-de-Jean-Favier--1983.jpg

« La théorie diffusionniste, qui fait partir la courtoisie d'un centre français vers une périphérie des marges européennes, prévaut parmi les meilleurs spécialistes de la cour médiévale: pour Joachim Bumke, en particulier, à partir des années 1100, les routes commerciales, les déplacements des clercs et les connexions dynastiques auraient importé en Allemagne la culture aristocratique venue de la cour royale de France. La supériorité savante du monde capétien et le succès général de ses modèles de comportement sous-tendent une telle thèse. ...  

 C'est dans ce contexte que se développent les thèmes de la fin'amors, expression qu'on traduit depuis le XIXe siècle précisément par "amour courtois", que Guillaume IX d'Aquitaine a fixés dans ses chansons pour la première fois en Occident. Civilité et courtoisie vont donc de pair. » (24)

 

Clovis-recevant-la-fleur-de-lys---XVe-siecle--Bedford-Book.jpg

Clovis recevant la fleur de lys - XVe siècle, Bedford Book of Hours, 1423, illustrant la légende du Roi Clovis recevant les fleurs de lys de son épouse sainte Clotilde.

Au XIVe siècle, l'armorial français montre Clovis arborant des fleurs de lys. Lorsque Clovis se bat contre son ennemi et le tue près de la tour Montjoie, celui-ci confesse la Trinité et fonde l'abbaye de Joyenval qui accueille alors le bouclier comme relique.

 

 Giraud de Barri (1146-1223), prêtre issu de la haute aristocratie normande du sud du pays de Galles, « considère que la vertu par excellence des Capétiens est la douceur, alors que la race diabolique des Angevins les condamne irrémédiablement à la lutte : il compare les ours, lions et léopards, bêtes féroces choisies pour leurs emblèmes héraldiques, aux fleurs de lys (symbole virginal) de leurs ennemis; d'un côté l'orgueil, de l'autre l'humilité.» (25)


«L'origine démoniaque des Plantagenêts - l'enchanteur Merlin est à la mode - et la malédiction planant sur leur lignage sont connues jusqu'en Rhénanie.  » (26)

 

Dans le domaine administratif, la Magna Carta (Grande Charte) rédigée en 1215 sur le sol français est à l'origine du "Common Law"... encore en vigueur aujourd'hui dans la plupart des pays anglophones. Martin Aurell ne s'y trompe pas : «A sa suite, cette oligarchie laïque (la noblesse anglaise) prend même de façon institutionnelle le roi sous sa coupe.» (27) «Ce qu'elle protège ainsi de l'arbitraire royal, ce sont les intérêts de l'aristocratie...» (28)

Le Parlement d'Angleterre fut créé sous les Plantagenêts. De même que les universités de Cambridge et d'Oxford.

 

Abélard d'après une gravure du XIXe siècle

Abélard d'après une gravure du XIXe siècle.

 

L'Université de Paris reçoit ses privilèges en 1200 et ses premiers statuts en 1215.

 

«Après 1150, ... Paris rassemblait plus d'écoles et d'étudiants que tout autre centre. A l'école épiscopale de Notre-Dame (arts libéraux et Ecritures saintes) s'ajoutaient les écoles canoniales de Saint-Victor et de Sainte Geneviève et les écoles privées tenues par de nombreux maîtres sur le Petit Pont et la montagne Sainte Geneviève. Une des premières et des plus fameuses fut celle dirigée par Pierre Abélard (1079-1142) qui enseignait à la fois la grammaire, la dialectique et la théologie. ... Dès cette époque, l'enseignement des maîtres parisiens jouissait dans toute la Chrétienté d'un prestige exceptionnel,.... qu'il drainait par suite des auditeurs d'origine parfois lointaine, parmi lesquels les Anglais semblent avoir été les plus nombreux, devant les Italiens et les Allemands. Ce rayonnement des écoles parisiennes, qu'on doit évidemment rapprocher de l'affermissement de la dynastie capétienne et de l'apparition à la même époque de l'"art français", c'est-à-dire gothique, était une donnée tout à fait nouvelle et désormais fondamentale de la géographie culturelle de l'Occident. ...Dans les années suivantes, l'ensemble de la logique d'Aristote fut traduit en latin... La naissance de l'Université de Paris, au début du XIIIe siècle, a été l'aboutissement normal de la croissance scolaire du XIIe siècle.» (29)

 

Fin XIIe siècle, on entend à Oxford en Angleterre un ancien maître de l'école de droit de Paris, Giraud de Barri (30), qui ne cache pas alors sa vénération pour les Capétiens, et affirme que les rois de France sont de la race de Charlemagne, roi auquel les Bretons et Ecossais étaient jadis soumis. (31) « Au lendemain de la chute de la Normandie en 1204, Giraud de Barri rapporte les causes qui ont rendu la conquête si facile à Philippe Auguste : il met alors en avant l'amour des Français pour la connaissance, qui les rend supérieurs aux autres peuples, comme dans l'Antiquité les Grecs et les Romains.» (32)

 

Sceau de l'Université de Paris au 13e siècle, dans la nic

Sceau de l'Université de Paris au 13e siècle, dans la niche supérieure, la Vierge avec l'enfant Jésus

 

« Pour l'empire Plantagenêt, le mal est réel. Il ne semble pas que Henri II, Richard ou Jean s'en soient avisés. ... L'essor du monde universitaire (français)... apporte à la Couronne du Capétien un prestiqe auquel le pouvoir royal est assez sensible pour favoriser le mouvement. ... Une attention royale que manifestent aussi bien les privilèges accordés à partir de 1200 aux maîtres et aux étudiants. ... La situation en Angleterre n'a rien de comparable. ... Le seul studium generale qui émerge au XIIe siècle, c'est Oxford. Or, Oxford n'est pas Londres et Londres n'a encore rien d'une capitale. ... Le monde universitaire est en Angleterre embryonnaire quand il est déjà à Paris comme à Toulouse, fortement ancré dans la société et conforté par une notoriété qui tient "au nombre et à la célébrité des écoles" (J. Baldwin) (33)

 

En médecine, «le changement est si profond que l'on peut parler d'une véritable renaissance médicale.

C'est à Montpellier qu'est fondée la première faculté de médecine au début du XIIe siècle. En janvier 1180, le comte Guilhem VII proclame que l'enseignement de la physique y sera désormais libre, c'est-à-dire permis à tous les maîtres quelles que soient leur nationalité ou leur religion. Dès lors, elle acquiert, dans tout l'Occident, une grande réputation pour la qualité de son enseignement. 

... Alors que jusqu'au Xe siècle, il (l'art médical) est à peu près entièrement entre les mains des moines et des prêtres, l'Eglise va inviter ceux-ci à s'en dégager pour se consacrer à des activités plus conformes à leur état.» (34)

 

L'actuelle langue anglaise comprend 30 à 40% de mots français. Ces mots ne proviennent non pas du latin, mais directement du français parlé par la classe dirigeante angevine.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/61/Order_of_the_Garter_01.jpg/1024px-Order_of_the_Garter_01.jpg

Devise - « Honi soit qui mal y pense » (devise de l'ordre de la Jarretière et du souverain d'Angleterre) au Château de Windsor

 

« Dieu et mon droit » and « Honi soit qui mal y pense » sont les actuelles devises de l'Angleterre... Ces phrases furent respectivement prononcées par Richard Coeur de Lion et Edouard III. Elles nous rappellent le temps où, selon l'historien anglais Thomas Babington Macaulay, « les rois français d'Angleterre atteignirent un prestige qui faisait l'admiration de tous les peuples. »

 

Edouard III fait broder en avril 1348 les premières jarretières bleues aux lettres d'or et d'argent : "Honni soit qui mal y pense." Les chevaliers de la Jarretière sont recrutés parmi "les plus profitables à la Couronne et au royaume." Les romans de la Table ronde ont offert un modèle: celui d'un groupe de chevaliers laïcs choisis par le roi et conduits par lui. L'idéal est celui de la chevalerie la protection des faibles, la défense du bon droit.

Le roi de France Jean le Bon (1350-1364), fils de Philippe VI de Valois, voit l'Anglais réaliser ce qu'il a naguère rêvé. L'Ordre de l'Etoile sera le pendant français de la Jarretière. Les membres en sont désignés à la fin de 1351. Les statuts sont promulgués en octobre 1352. L'Etoile garantit au roi ce dont l'assurait l'ancien hommage: la loyauté à toute épreuve d'une véritable armée. Napoléon fera de même: la Garde impériale sera une armée d'élite au sein d'une grande armée passablement disparate. Les chevaliers se réunissent en "cour plénière" le 15 août de chaque année, dans la Noble Maison de Saint-Ouen. Chacun y raconte sous serment ses prouesses et ses faiblesses à la guerre. En bref, on fait le bilan des expériences. (35)
 

Plus tard, l'hymne britannique lui-même, "God save the queen " ou "king" selon les règnes (adapté par Haendel pour le roi George Ier 1714-1727, le fondateur de la dynastie britannique maçonnique de Hanovre...) sera une copie de notre Dieu sauve le Roy de Mme de Brinon (1686), mis en musique par Lully en 1687 et Charpentier en 1785.


«L'origine démoniaque des Plantagenêts - l'enchanteur Merlin est à la mode - et la malédiction planant sur leur lignage sont connues jusqu'en Rhénanie.» (36)


« Selon le témoignage de Giraud de Barri, le roi (Henri II) avait fait peindre dans son palais de Winchester une fresque qui représentait un grand aigle attaqué par ses quatre aiglons, afin d'être figuré avec sa progéniture séditieuse. ... Les Plantagenêts et leur entourage recourent spontanément aux vaticinations de Merlin pour disculper leur guerre intestine. ... Les vaticinations de Merlin, tout comme l'ancêtre féérique des comtes d'Anjou, appartiennent au registre folklorique des interventions du démon et de ses satellites (Merlin était le sorcier du roi Arthur Pendragon, roi celte légendaire de Grande-Bretagne qui repoussa les invasions saxonnes fin Ve, début VIe siècle, Ndlr.). 

 

Nul ne l'a mieux exprimé que Giraud de Barri, l'un des promoteurs de l'idée d'une malédiction pesant sur les Plantagenêts. Il attribue en effet à Geoffroy de Bretagne (fils d'Aliénor et d'Henri) - dont le fils Arthur sera assassiné un jour par son frère Jean - la réponse faite à Geoffroy de Lucy, futur évêque de Winchester (1189-1204), émissaire de son père qui le prie de se réconcilier avec lui : "Vous ne devez pas ignorer qu'il nous a été donnés par nature, et pour ainsi dire par droit d'héritage de nos ancêtres, qui nous l'ont légué et inculqué, qu'aucun de nous n'aime l'autre, et que toujours le frère combattra le frère et le fils le père de toutes les forces dont il sera capable. Ne tâchez donc pas de nous priver de nos droits héréditaires, en vous efforçant en vain de chasser le naturel". A en coire Pierre de Blois, Henri II ne dit rien d'autre : "Je suis par nature le fils de la colère, comment pourrais-je ne pas me mettre en colère?" » (37) Richard Coeur de Lion dira lui-même : "Nous qui provenons du diable, reviendrons au diable." (38).


« Richard Coeur de Lion ne récusera pas les récits qui mêleront les fées et les enchanteurs aux origines de sa famille. C'est l'entrée en scène du roi Arthur, qui passe pour avoir bénéficié de la protection de Merlin (et serait le fils illégitime d'Uther Pendragon -  "tête(s) de(s) dragon(s)" en gallois -, fruit de la magie de Merlin et du dragon qui fit prendre à Uther les traits du mari de Igerne, Ndlr.

 

Drapeau-de-Pays-de-Galles.png

Drapeau du Pays de Galles (une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni, et parmi celles-ci, l'une des trois celtes, au centre-ouest).

 

Les Saxons ont toujours échoué à conquérir le pays de Galles, tant en raison du terrain montagneux, que de la résistance acharnée du peuple gallois. L'un des rois saxons, Offa de Mercie finit par ériger un grand mur de terre, « Offa's Dyke », à la frontière de son pays, pour délimiter la partie de la région du Powys qu'il venait de conquérir. Certains vestiges de cette construction sont encore visibles.

 

Geoffrey de Monmouth dépeint Arthur comme un roi ayant établi un empire rassemblant toute l'île de Bretagne, ainsi que l'Irlande, l'Islande, la Norvège, le Danemark et une bonne partie de la Gaule, fin 5e, début 6e siècle.

 

Les Normands finissent par dominer le pays, mais cette domination fut plus progressive que la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, en 1066. Commencée par les Saxons, au VIe siècle, la conquête du pays de Galles ne s'acheva qu'en 1282 sur un champ de bataille, avec la victoire d'Édouard Ier sur Llywelyn le Dernier, le dernier prince indépendant. Pour asseoir sa domination, Édouard bâtit dans la région plusieurs grands châteaux, dont celui de Caernarfon, celui de Conwy ou celui d'Harlech.

 

Le pays est resté celtique et l'usage de la langue galloise s'est toujours perpétué, alors même qu'en Angleterre et en Écosse, l'usage des langues celtiques s'est perdu ou a largement diminué.

 

Dès le temps de Henri II, les poètes et les historiens liés aux Plantagenêts rivalisent pour magnifier la figure du héros mythique de la Table ronde et pour forger une généalogie qui convienne au dessein politique du roi d'Angleterre. La chose est pourtant malaisée : le personnage historique ayant été le héros des combats du peuple breton contre les envahisseurs saxons... Heureusement, Geoffroy de Monmouth, dans son Histoire des rois de Bretagne , a déjà intégré, en 1138, le personnage mythique d'Arthur - comme ceux de l'enchanteur Merlin et de la fée Morgane - dans une tradition et une généalogie qui conduisent d'Enée et d'Arthur à la royauté d'Etienne de Blois [petit-fils de Guillaume le Conquérant par sa mère Adèle de Blois et dernier roi normand en Angleterre avant l'accession au trône des Plantagenêts avec Henri II (1154-1189)].

 

Ce n'est pas par hasard qu'en 1191 on annonce que, sur une indication donnée avant sa mort par Henri II, on a découvert à l'abbaye de Glastonbury aux confins du Pays de Galles, la tombe du roi Arthur et de la reine Guenièvre, reconnaissables l'un à sa haute taille et l'autre à sa tresse de cheveux blonds. Arthur est le lien entre le société courtoise et la royauté. La découverte du corps vient de surcroît permettre d'intégrer Arthur dans la société chrétienne, puisqu'elle réduit à néant la légende de la survie magique du roi de la Table ronde et de son retour. Dans la lignée de Charlemagne, Arthur devient le parangon des vertus du prince chrétien et le héros du combat pour la foi... (Mais) si Arthur peut faire figure de héros national (anglais), c'est aux yeux des indociles Gallois (nation celte conquise par Edouard Ier en 1282, Ndlr.) et son retour pouvait être embarrassant puisqu'il avait pour fin de chasser définitivement les Anglais (Saxons) et de rétablir la royauté celtique...

 

Sur le continent, les Plantagenêts font grand cas de l'épée d'Arthur, Excalibur... offerte, dit-on, en 1127 par Henri Beauclerc à Geoffroy Plantagenêt, encore comme comte d'Anjou, et passée dans la chapelle de Richard Coeur de Lion. Avant la découverte du corps d'Arthur en 1191, elle fait le lien nécessaire entre le roi mythique et la dynastie angevine. On retient surtout, et Wace y insiste au milieu du siècle dans son Roman de Brut, qu'Arthur est l'ancêtre prestigieux des Plantagenêts, qu'il combat les Français comme les païens et qu'il est à la fois modèle de courage, de vertu et de sagesse politique. Mais le roi Arthur ne siège qu'au sein de sa Table ronde, autrement dit de ses vassaux. Sa royauté n'est qu'une primatie, et son pouvoir est fortement marqué par les limites qu'impose au roi la nature contractuelle du lien qui unit le seigneur et le vassal. L'origine arthurienne de la monarchie des Plantagenêt est prestigieuse. Elle est fortement réductrice. » (39)

 

Notes

 

(1) Jean Favier, La France féodale, 1984, réed. Le Grand Livre du Mois, Paris 1995, p. 52.

(2) Martin Aurell, L'Empire des Plantagenêts 1154-1224, Edition Le Grand Livre du Mois, Paris 2002, p. 15.

(3)  Jean Favier, Les Plantagenêts, Origines et destin d'un empire, XIe-XIVe siècles, Fayard, Poitiers 2004, p. 830-831.

(4) L. Mace, Les Comtes de Toulouse et leur entourage (XIIe - XIIIe siècle), Toulouse 2000, p. 213, in Martin Aurell, ibid., p. 140.

(5) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., Poitiers 2004, p. 11.

(6)  Martin Aurell, ibid., p.11.

(7) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 709.

(8) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 57-58.

(9) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 63.

(10) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 850.

(11) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 858.

(12) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 774.

(13) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 865.

(14) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 122-123.

(15) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 187.

(16) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 188.

(17) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, Fayard, Vitry-sur-Seine 1983, p. 417-418.

(18) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 347.

(19) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 832.

(20) Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Âge, 1977, Points Histoire, Mayenne 2001, p. 61.

(21) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 98.

(22) Jean Favier, La France féodale, ibid., p. 129.

(23) Martin Aurell, ibid., p. 90.

(24) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 268.

(25) Martin Aurell, ibid., p. 121.

(26) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 649.

(27) Martin Aurell, ibid., p. 183.

(28) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 723.

(29) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, Fayard, Vitry-sur-Seine 1983, p. 497/8.

(30) Martin Aurell, ibid., p. 157.

(31) La France médiévale, Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 326.

(32) Martin Aurell, ibid., p. 90.

(33) La France médiévale, Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 328-331.

(34) La France médiévale , Sous la Direc. de Jean Favier, ibid., p. 441-443.

(35) Jean Favier, La Guerre de Cent Ans, Editions Fayard, Le Grand Livre du Mois, Paris 2002, p. 183-185.

(36) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 649.

(37) Martin Aurell, ibid., p. 49.

(38) Martin Aurell, ibid., p. 7.

(39) Jean Favier, Les Plantagenêts, ibid., p. 350-351.

Repost 0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 22:36

Bachar-al-Assad.jpgLe président syrien Bachar al-Assad a été réélu pour un mandat de sept ans avec 88,7% des voix, a annoncé le président du Parlement. Les deux autres candidats qui lui servent de faire-valoir, Hassan al-Nouri et Maher al-Hajjar, ont obtenu respectivement 4,3% et 3,2%.

 

Le taux de participation à la présidentielle a atteint 73,42% a annoncé mercredi la Cour constitutionnelle électorale.

 

Une "honte" selon Washington. L'élection présidentielle organisée en Syrie hier, dans un pays à feu et à sang, est "une honte", ont estimé les Etats-Unis.

 

"L'élection présidentielle organisée aujourd'hui en Syrie est une honte. Bachar al-Assad n'a pas plus de crédibilité aujourd'hui qu'il n'en avait hier", a déclaré hier Marie Harf, porte-parole du département d'Etat, selon qui la décision d'organiser un tel scrutin est totalement "déconnectée de la réalité".Mme Harf a aussi pointé du doigt les "photos écoeurantes du Président Assad en train de voter, se comportant comme s'il s'agissait d'une réelle élection".

 

En revanche, s'agissant de l'élection le 25 mai du criminel de guerre Porochenko, dans un pays également à feu et à sang depuis le coup d'Etat soutenu par les Occidentaux à Kiev..., qui dès le lendemain a envoyé des blindés, de l'artillerie et des avions de combats contre des civils..., exigeant une "guerre éclair... et que l'armée et les forces de sécurité du pays "nettoient" les régions de Donetsk et de Lougansk... avant son investiture au poste de chef de l'Etat prévue samedi 7 juin à Kiev, aucun commentaire... Une élection normale... Deux poids deux mesures...

Repost 0
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 22:57

 

 

 

"Qui a eu cette idée folle d'un jour inventer l'école ? C'est ce sacré Charlemagne...". Au-delà de la légende connue de tous, sait-on que "l'empereur à la barbe fleurie" fut le protecteur d'une exceptionnelle floraison religieuse et intellectuelle qui eut une influence considérable sur l'histoire de l'Église en Occident ? A l'occasion des 1200 ans de la mort du célèbre empereur (mort en 814), "La foi prise au mot" propose de partir à la découverte du "vrai" Charlemagne en compagnie de deux spécialistes de la période carolingienne : Christiane Veyrard-Cosme, médiéviste, professeur à l'Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris III, et Michel Sot, médiéviste, professeur émérite à l'Université de la Sorbonne, Paris IV. Retour sur le parcours et la foi d'un roi puis d'un empereur artisan de la " renaissance carolingienne " et sur un homme de gouvernement pieux et exemplaire.

 

. "Francia" : les origines de la France

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:33

François Hollande, agent du mondialisme maçonnique destructeur et atomiseur des créations naturelles, ne connaît pas l’histoire et les traditions du pays.

 

Réforme territoriale, la nouvelle carte des régions

 

Au niveau national, il ne fait que diviser pour mieux régner. Il met les communautés en concurrence (concurrences victimaires), il octroie des pseudos « droits » qui n'en sont pas à des communautés ultra-minoritaires sur le reste de la société, contre les droits de la majorité. Il clive et organise un Etat de séparation et d'apartheid larvé permanent. Au niveau local, « la démocratie c'est la déconstruction » (1), l'oligarque François Hollande prépare donc l'arrivée du traité transatlantique en poursuivant les découpages administratifs issus de la Révolution dite française de 1789 qui avaient déjà pour but, à l'époque..., de supprimer toutes les cohérences identitaires, économiques et culturelles issues de l'histoire, des communautés locales qui s'étaient lentement construites et organisées sans la « main invisible » toute-puissante de l'Etat moderne libéral... François Hollande ne laisse plus sur place qu'un individu isolé, démuni face à l'Etat. Pas même la famille n'a été épargnée... Alors, les régions !... Ce n'est même pas la peine d'y songer !

 

Departements--La-proposition-geometrique-du-comite-Siey.jpg

La proposition géométrique des départements du comité Sieyès-Thouret, le 7 septembre 1789 proposa de découper la France en carrés de départements géométriques...

 

Hier, c’est donc finalement vers 21 heure que François Hollande a communiqué à la presse la carte des futures régions. Dans cette dernière version, la région Bretagne reste à quatre départements, les frontières de la région des Pays de la Loire demeurent inchangées. Nantes reste en « Pays de Loire ». Un statu quo qui devrait donner satisfaction à l’oligarchie socialiste locale. Une méconnaissance de la communauté naturelle locale qui satisfera le pouvoir centralisateur jacobin lointain.

 

Bretagne-en-1789.jpg

La Bretagne en 1789, avant... la création des départements par les révolutionnaires qui détruisirent les spécificités et les identités locales partout en France afin de mieux contrôler les populations et assurer le pouvoir oligarchique jacobin maçonnique.

 

Dans une tribune adressée à la presse régionale, François Hollande a tenu à préciser les raisons de cette réforme territoriale. Selon lui, les régions actuelles « sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante. » Le président de la République a donc jugé que la Bretagne n’était pas « à l’étroit » avec ses quatre départements, pas plus que la région des Pays de la Loire avec ses cinq. Les découpages administratifs issus du siècle dernier, dénués de toute cohérence historique, économique et culturelle, vont demeurer pour ces deux régions. La ligne Ayrault-Auxiette l’emporte sur toute la ligne.

 

Les militants qui oeuvrent depuis des années en faveur de la réunification bretonne parlent de « véritable déclaration de guerre ». « C’est de la pure magouille clientéliste » s’écrie Jacques, militant du collectif Bretagne Réunie. « Ils vont maintenir les départements et leurs barons, et en même temps empêcher toute possibilité de réunification bretonne. Les élus bretons ont trahi car incapables de peser sur la volonté du président de la République. Maintenant, attention à la colère bretonne ! »

 

Le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas (PS) - qui avait pourtant clamé haut et fort sa volonté d’une Bretagne forte avec plus d’autonomie – s’est empressé d’ouvrir son parachute : il se prononce maintenant pour le maintien d’une Bretagne à quatre départements, de facto contre toute réunification. Pour sa part Paul Molac, député (UDB) du Morbihan – qui avait récemment voté sa confiance à Manuel Valls et à son gouvernement – ne désespère pas, mais ses paroles sont teintées de fatalisme : « une Bretagne réunie demeure plus que jamais notre ambition, à nous de nous mobiliser jusqu’au bout » dit-il dans un communiqué.

 

Marc le Fur et Christian Troadec, qui s’affirment désormais comme les leaders potentiels de la seule vraie opposition au Parti socialiste en Bretagne, ne mâchent pas leur colère : « Au fond, le Président de la République, parce qu’il ne connaît pas l’histoire et les traditions de son pays, ne fait que diviser ses compatriotes. Les Bretons, qui ont voté pour lui à 56.35% sauront en garder la mémoire. Aujourd’hui, encore plus qu’hier, ils savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes », déclare le député de Loudéac.

 

Il n’y aura donc pas de réunification. Pour l’instant. La suppression des conseils généraux est renvoyée quant à elle à l’horizon 2020. Les oligarques socialistes bretons vont pouvoir respirer. Provisoirement. (2)

 

 

Notes :

 

(1) " Je me réjouis de cette perte de repères. La démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels." (Luc Ferry sur BFM-TV)

(2) http://www.breizh-info.com/13002/actualite-politique/reforme-territoriale-bretagne-pas-reunie/

 

 

. En finir avec la société individualiste qui divise et catégorise

Repost 0
2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:35

 

 

Entretien avec le père Horovitz après la conférence donnée avec Farida Belghoul (Le Pradet, 14 avril 2014)

Repost 0
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 22:10

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2013/02/diner-de-cons-565x250.jpg

 

L’arroseur arrosé : quand des « renois » attaquent les anti-FN…

 

Les « marches contre le FN » organisées jeudi 29 mai 2014 n’ont eu qu’un très faible succès, réunissant difficilement quelques milliers de protestataires à travers la France. Nous étions donc bien loin des longues files de 2002. Le gros des troupes était constitué d’adolescents boutonneux, les fameux « babtous fragiles », ainsi que les caricaturent les jeunes durs de la diversité banlieusarde. Ce « monôme de zombies » (pour paraphraser le titre d’un admirable éditorial de Louis Pauwels dans Le Figaro des années 80) était cornaqué par quelques professeurs « engagés » à l’unisson d’organisations « antifascistes ». Le cortège était pourtant censé être « apolitique ». Curieux, pour une manifestation qui appelait à protester contre un parti qui a réuni 25 % des voix au cours d’un scrutin démocratique… Mais passons.

 

Le plus amusant restait pourtant à venir. Nous avions déjà eu droit au bide « Leonarda » et aux lycéens portant des jupes sur ordre de l’académie de Nantes, ces « marches contre le FN » pouvaient donc paraître fort classiques. Mais l’époque est riche en rebondissements délicieux : pas un jour sans une nouvelle rigolade, pas un jour sans que la gauche autoproclamée progressiste ne se fracasse la tête contre le mur du réel.

 

Le « buzz » Internet du vendredi suivant la manifestation consista en la réaction d’une jeune marcheuse, que je prénommerai ici Bécassine. Notre sainte laïque, opposée aux propagateurs d’idées nauséabondes qui souhaitent réguler l’immigration et assurer la sécurité des Français, s’insurgea pourtant contre les casseurs qu’elle désigna dans son message comme étant « rebeus » et « renois ». Voici ce que Bécassine disait sur la page Facebook « Face à l’extrême droite : tous unis pour la solidarité » : « Je tiens à remercier la BAC qui est restée bien sagement le cul dans ses camions pendant que des jeunes se faisaient casser la gueule par des enfoirés de casseurs (pour la plupart renois ou rebeus, il faudrait m’expliquer là ?? Inutile de leur demander s’ils ont lu le programme du FN). »

 

Ah ben, on aurait menti à Bécassine ? Les slogans n’auraient-ils pas été entendus par les « renois » et les « rebeus », les fameux « Tous ensemble, tous ensemble, hey, hey » et autres « Nous sommes tous des enfants de bactéries, première, deuxième, troisième génération » ?

 

Il semblerait que la jeunesse de France ne joue pas la même partition. Les généreux lycéens remplis de bons sentiments et de générosité se font casser la gueule par ceux qu’ils souhaitent défendre. Ils sont, pour eux, des « babtous fragiles » portant des jupes et bons à être délestés de leurs habits de marque et des boulettes de shit qu’ils trimballent dans leurs porte-monnaie. Rien de plus que des idiots utiles et des victimes. Victimes d’associations gauchisantes qui les manipulent et de ces « damnés de la terre » qui les frappent et les ridiculisent. Peut-être y réfléchiront-ils à deux fois avant de manifester à nouveau contre les beaufs qui votent Front national.

 

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/larroseur-arrose-renois-attaquent-les-anti-fn,86760

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Politique
commenter cet article
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 20:46

 

 

http://www.aleteia.org/image/fr/article/la-commission-europeenne-met-son-veto-a-linitiative-one-of-us-5270750999085056/parlamento-europeo-con-il-logo-one-of-us-fr/topic

 

C'était hélas attendu : la plus importante pétition de l'histoire de l'Europe est rejetée au dernier jour de mandat de la Commission.

 

28/05/14

 

Deux millions de signatures à la poubelle… Vous aviez aimé la pétition au CESE en France ? Vous adorerez, surtout si vous faites partie des courageux ayant voté dimanche dernier, le veto de la Commission Européenne à l'initiative "One of Us", un mouvement de défense de l'embryon contre la recherche.

 

La Commission avait en effet jusqu'au 28 mai pour statuer sur cette initiative sans précédent par son ampleur. Mais la voix des lobbies, vrais maîtres à bord à l'échelle européenne, a été la plus forte. Comme le prévoit le Traité de Lisbonne, One Of Us (Un de Nous) avait, dans un esprit d'essor de la démocratie participative, permis de proposer un projet de loi d'initiative citoyenne à condition de réunir sur ce projet la signature d'un million de citoyens européens. L'initiative en avait rassemblé deux fois plus, mais rien n'y a fait. "One of Us" demandait notamment l'arrêt du financement par Bruxelles des pratiques visant à détruire des vies humaines avant la naissance.

 

User ainsi de son droit de veto au dernier jour de mandat de l'actuelle Commission peut être vu comme un double déni de démocratie, d'une part à l'égard des parlementaires européens nouvellement élus ce week-end, et surtout à l'égard des citoyens européens, dont la parole pèse apparemment bien moins lourd que les intérêts défendus par des intergroupes prétendûment progressistes et les puissants lobbies de l'industrie pharmaceutique.

 

"C'est une décision contraire aux exigences éthiques et démocratiques", soulignent les promoteurs de l’initiative citoyenne. pour eux, c'est un veto "injustifié qui ne tient pas compte l’objet même de la demande : La Commission souhaite continuer à financer des pratiques biotechnologiques qui se sont révélées sans avenir et non éthiques et à financer l’avortement dans les pays en développement y compris dans des pays où il est pénalement interdit."

 

Mais c'est aussi un veto injustifiable, bafouant le processus démocratique : "La Commission, plutôt que de constater le succès de l’initiative et de la transmettre au Parlement et au Conseil européens a abusé de son pouvoir de contrôle formel pour porter un jugement sur l’opportunité politique de « Un de Nous » et pour bloquer la procédure. La Commission essaie ainsi de défendre son privilège de pouvoir d’Initiative, car elle était jusqu’à la création du mécanisme d’ICE la seule à pouvoir initier des procédures législatives. La Commission européenne a fait ainsi du mécanisme d’ICE un simulacre alors que les députés voulaient au contraire en faire un véritable instrument de démocratie participative. La Commission donne ainsi un nouveau témoignage de son absence de culture démocratique."

 

"Sur le fond, la réponse de la Commission est hypocrite et dédaigneuse car elle fait semblant de ne pas comprendre l’objet de notre demande et consiste en trente pages d’autosatisfaction sur sa propre politique", conclut le Comité de Citoyens de « Un de Nous », pour qui la procédure n’est pas close : d’une part, la décision de la Commission est susceptible d’un recours auprès de la Cour de Luxembourg – qui a reconnue quant à elle le respect dû à la vie humaine dès la conception, d’autre part, un nouveau Parlement a été élu et une nouvelle Commission va être nommée.

 

Au final, cet usage abusif du droit de veto vide de son sens le concept même de projet de loi d'initiative populaire créé par le Traité de Lisbonne, le dernier mot en Europe n'appartenant décidément pas aux citoyens européens, ni au Parlement, mais à une Commission Européenne aux membres que nul n'a jamais élus. Si l'abstention élevée et le score du FN en France sont les symptômes de la crise de confiance en l'Europe, c'est sans doute là que se trouve en fait la racine du mal.

 

 

Source: http://www.aleteia.org/fr/international/article/la-commission-europeenne-met-son-veto-a-linitiative-one-of-us-5270750999085056

Repost 0
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 20:20

 

Philippe-Pichot-Bravard--La-Revolution-francaise--Via-Rom.jpgCette histoire de la Révolution française n'a pas pour but de narrer à nouveau des événements ou des anecdotes mille fois ressassées. Son ambition ? Susciter une relecture complète de la Révolution nourrie par les recherches récentes publiées au cours de ces dernières décennies. Ces découvertes permettent d'affirmer que la Révolution a eu pour dessein essentiel la régénération de la société et de l'homme, la création d'un monde nouveau et d'un homme nouveau adapté à ce monde bâti par la mise en oeuvre des idées rationalistes, individualistes, contractualistes, matérialistes et laïcistes des Lumières. Comprendre ce qu'a été réellement la Révolution française semble dès lors indispensable pour saisir les enjeux de la politique contemporaine. Rédigé dans une langue claire, l'ouvrage est destiné au grand public.

 

Biographie de l'auteur

 

Philippe Pichot-Bravard est docteur en droit et maître de conférences en histoire du droit public. Il a publié notamment Le pape ou l'empereur : les catholiques et Napoléon III (Tempora, 2008); Conserver l'ordre constitutionnel (XVIe-XIXe siècle) (LGDJ, 2011); Histoire constitutionnelle des Parlements de l'Ancienne France (Ellipses, 2012).

 

Philippe Pichot-Bravard met en lumière quelques-unes des contradictions majeures de la Révolution


Weishaupt--Adam_Weishaupt---Illumin-s-de-Bavi-re.jpgS'agissant par exemple de la Terreur, et plus généralement, du phénomène de la violence révolutionnaire, les historiens officiels se rendent compte que la version dorée de la Révolution qu'ils colportent depuis deux siècles est de moins en moins partagée. De plus en plus de gens savent par exemple que ce n'est pas les autres Etats européens qui déclarèrent la guerre à la France, mais la république qui déclara la guerre à l'Europe. Ils cherchent donc à défendre la Révolution en justifiant la violence révolutionnaire par le danger que représentait les contre-révolutionnaires. C'est la thèse de la « guerre défensive » à l'intérieur et à l'extérieur qui se résume grosso modo par l'adage illuministe d'un Adam Weishaupt « la fin sanctifie les moyens » (1). La Terreur n'aurait été qu'un réflexe défensif de la république contre la peur que lui aurait inspirée les insurrections populaires de 1793. Le peuple qui se souleva partout en France contre notamment la levée en masse de 300.000 hommes (décret du 23 février 1793) suscita lui-même les mesures de violence que le gouvernement révolutionnaire décréta contre lui. Aux insurrections spontanées à Marseille, Lyon, Toulon, Bordeaux, et en Vendée, la république répondit par la force armée et la « Terreur » au nom du « Peuple souverain » et la « Liberté » ! Les républicains ne craignent pas la contradiction :

 

« Nombre d'historiens ont expliqué, et implicitement justifié, la Terreur par le péril qui menaçait la patrie, et par conséquent la Révolution, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Ainsi Jean-Clément Martin, fait de la Terreur le fruit conjugué du péril extérieur et de la faiblesse de l'Etat. « Plus qu'un excès d'Etat, […] c'est au contraire le manque d'Etat, […] qui explique cette explosion de violence » (J.-C. Martin, La Révolution française (1789-1799), une histoire socio-politique, Paris, Belin, 2008, p, 207. Du même auteur : Une nouvelle histoire de la Révolution française, Paris, Perrin, 2012). » (2) « Cette affirmation n'a qu'un but, explicitement assumé : dédouaner le gouvernement révolutionnaire de 1793 de toute parenté avec les expériences totalitaires du XXe siècle » (3).

 

Parmi ces historiens, Jean-Clément Martin est « l'auteur, l'acteur et le continuateur de la politique de mémoricide » (4). Le mémoricide étant « un crime contre l'humanité qui consiste à concevoir, réaliser, être complice, tant dans la conception que dans la réalisation partielle ou totale, d'une volonté ou d'un acte dont la finalité est de nier, relativiser, justifier, partiellement ou totalement dans le temps, un acte premier de génocide. » (5)


P. Pichot Bravard explique que les colonnes exterminatrices dites « infernales » du général Turreau en Vendée commencèrent alors que les armées vendéennes avait été vaincues et le gouvernement révolutionnaire ne pouvait donc plus justifier le génocide au nom d'un pseudo « salut public » :

 

Tout indique que la Révolution en 1793-1794 ne fut rien d'autre qu'une guerre de la république contre les Français. « [L]es impératifs du salut public... ne permettent pas de comprendre la prolongation de la Terreur après l'automne 1793, après la prise de Bordeaux, de Lyon, de Toulon, après la déroute de l'armée vendéenne au Mans (12 décembre) et à Savenay (23 décembre), après les victoires de Wattignies (16 octobre), du Geisberg et de Wissembourg (26-27 décembre).

Or, c'est précisément après ces victoires, alors que le danger s'éloignait, que la Terreur atteignit son apogée. Ainsi, les colonnes du général Turreau entreprirent l'extermination de la Vendée et de ses habitants après la destruction de l'armée vendéenne à Savenay, en application d'un plan général approuvé par le Comité de Salut public de la Convention.

La loi de prairial an II aggrave à Paris la Terreur, alors que tout danger a disparu depuis plusieurs mois déjà, tant sur le théâtre extérieur que sur le théâtre intérieur. » (6)

 

Le génocide en Vendée démarre à l'automne 1793 par un décret-loi voté à l'unanimité par la Convention, le 1er octobre 1793, relatif à la création de l'armée de l'Ouest et à l'"extermination des brigands vendéens". "Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'Octobre : le salut de la Patrie l'exige." (7) 

« Le Comité de salut public [11 novembre 1793],... a arrêté un plan vaste général tel que les brigands doivent disparaître en peu de temps non seulement de la Vendée mais de toute la surface de la république » (8)

 « Le Comité de salut public [17 décembre 1793] La Convention nationale vous appelle à l'honneur d'exterminer les brigands fugitifs de la Vendée. (9)

 

General-Turreau--Colonnes-infernales.jpg

Le général Turreau, organisateur des colonnes "infernales"


Le général Turreau, "bon républicain", propose par écrit, le 24 janvier 1794, un nouveau plan d'extermination et d'anéantissement de la Vendée basé sur les colonnes mobiles dites "infernales" et espère ainsi sous quinze jours, avoir exterminé tous les habitants de la Vendée. (10)  

Le 6 février 1794, le député Lazare Carnot, au nom du Comité de salut public, donne son accord à ce nouveau plan dit "Turreau"... (11)

 

La thèse de la « guerre défensive » est développée dans l'ouvrage collectif qui vient d'être publié « « La Révolution française », Préface de Michel Winock », dans le chapitre signé par Virginie Martin intitulé « La République a-t-elle voulu la guerre ? » : « La guerre votée à la quasi-unanimité au printemps 1792 par l'Assemblée législative ne procède pas d'une ambition prosélyte mais d'un réflexe défensif. » (12) « Pour gagner la paix, la République doit donc gagner préalablement la guerre. » (13)

 

Nous retrouvons l'argument de la guerre défensive dans la justification le 15 avril 2014 de la « réponse  » violente soutenue par la diplomatie d'Obama conseillant au gouvernement par interim de Kiev de répondre aux soulèvements de séparatistes anti-Maidan dans l'est russophone de l'Ukraine, pendant qu'on demandait la « déescalade  » de la part des Russes et des est-Ukrainiens. La Maison-Blanche affirmait qu'il était « approprié» pour le gouvernement de Kiev « de prendre des mesures pour rétablir l'ordre », dans une situation « intenable », et qualifiait les opérations militaires de Kiev contre les anti-Maidan de « mesurées » !  Ces opérations ont, à ce jour, fait des centaines de victimes civiles, pour certaines abattues froidement dans la rue. Le 19 mars 2014, le gouvernement par interim de Kiev autorisa les soldats ukrainiens à tirer sur d'autres Ukrainiens, c'est-à-dire qu'il prit des mesures de violence terroriste contre le  «peuple souverain», en Ukraine aussi...

Et le 15 avril, à 17h00, en réponse au conseil de la Maison Blanche,  le général Valeri Kroutov, numéro deux des services spéciaux ukrainiens (SBU) qui commandait "l'opération antiterroriste » annonça logiquement au nord de Slaviansk, que les séparatistes qui ne se rendraient pas seraient «liquidés»... Par cet échange d'ordres et de réponses de généraux, ce qui se passe en Ukraine ressemble étrangement à tout ce qui s'est passé en Vendée. Il ne faut bien évidemment y voir là qu'un pur hasard...

 

« Dès lors (en 1792), on les entend dire dans leur club, ce que Brissot écrivait aux généraux de sa Révolution : "Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là" (Considér. sur la nature de la Révol. par M. Mallett du Pan, p. 37). ... Louvet, journaliste, conventionnel régicide, député aux Cinq-Cents déclara : "nous la voulions (la guerre), nous autres jacobins, parce qu'à coup sûr la paix tuait la république..."» (14)

 

« Il est... un autre argument que (le girondin) Brissot ne cessa d'opposer à ses détracteurs : ... le salut public. Et Brissot d'invoquer l'autorité de Machiavel : "Rappelez-vous, rétorqua-t-il à Clermont-Tonnerre, l'axiome si trivial et si vrai :  'qui veut la fin, veut les moyens'" » (15).

 

Le dernier bilan des victimes de la Terreur en vue de leur « salut public » oscille entre 117 000 et 200 000  :


« Dans sa thèse d'Etat, Reynald Secher... affirme qu'il y en a eu "au moins 117 257 (R. Sécher, Le Génocide franco-français, La Vendée-Vengé, Paris, PUF, 1986, 2è éd., Perrin 2006) Il s'agit d'un minimum. Le chiffre réel est sensiblement plus élevé, avoisinant les 200 000, ce qui représente le quart ou le tiers de la population des paroisses insurgées. » (16)


Pour Patrice Gueniffey : « Terreur : Combien de morts ? Le bilan estimé des morts liées à la Révolution demeure toujours incertain, peut-être impossible. On s'en remet souvent aux calculs de Donald Greer en 1935 qui recense 30 000 à 40 000 victimes des procédures juridiques (fusillées et guillotinées). Il s'agit d'une base minimale à laquelle il faut ajouter environ 170 000 victimes vendéennes et sans doute 20 000 à 30 000 soldats républicains morts dans l'Ouest. » (17)

 

 

 

 

Fait méconnu, les lois génocidaires (1793) n'ayant jamais été abrogées sont toujours en vigueur.

 

Des centaines d'Oradour-sur-Glane furent commis...

 

 

 

 

 

 

 

Notes :

 

(1) Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, réed. Editions de Chiré, Poitiers 2005, tome II, p. 102.

(2) Philippe Pichot-Bravard, La Révolution française, Via Romana, 2014, p. 208

(3) Philippe Pichot-Bravard, ibid., p. 209

(4) Reynald Sécher, Vendée: Du Génocide au Mémoricide, Mécanique d'un crime légal contre l'Humanité, Editions du Cerf, Paris 2001, p. 247

(5) Reynald Sécher, Vendée: Du Génocide au Mémoricide, Mécanique d'un crime légal contre l'Humanité, Editions du Cerf, Paris 2001, p. 267.

(6) Philippe Pichot-Bravard, ibid., p. 210

(7) Reynald Sécher, ibid., p. 241.

(8) Reynald Sécher, ibid., p. 81.

(9) Reynald Sécher, ibid., p. 88.

(10) Reynald Sécher, ibid., p. 140.

(11) Reynald Sécher, ibid., p. 141.

(12) La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 159.

(13) La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 164.

(14) Jean-Baptiste Louvet dit Lovet de Couvray, cité in A. Barruel, ibid., p. 473.

(15) J. P. Brissot, À Stanislas Clermont, sur la diatribe de ce dernier contre le comité des recherches, et sur son apologie de Mme Jumilhac, et des illuminés, Paris, Buisson, 28 août 1790, p. 12-13, in P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 89.

(16) Philippe Pichot-Bravard, ibid., p. 222.

(17) La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 119-120.


 

 

. Conférence de Philippe Pichot-Bravard : Fondements idéologiques et légitimité du pouvoir

. Quand la République française massacre, noie, brûle vif, viole, torture son peuple !

. Vendée, du génocide au mémoricide

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Livres
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 21:52

Après avoir présenté la source révolutionnaire maçonnique de l'école républicaine, les JRE présentent l'origine fasciste de l'"éducation nationale" socialiste d'un Vincent Peillon.


  Mussolini2 (1)

 

L’introduction de la théorie du genre dans les écoles publiques ou privées sous contrat à l’insu des parents révèle d’une manière éclatante que c’est l’appellation « Éducation Nationale » qui cautionne un tel abus d’autorité. Rappelons que Laurence Rossignol a déclaré à la télévision, sans rencontrer le moindre obstacle, que les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. Loin d’avoir déclenché l’indignation, l’élue socialiste est même aujourd’hui promue au poste de secrétaire d’État chargée de la Famille et des Personnes âgées dans le gouvernement de Manuel Valls.

 

Des propos qui font écho à ceux de Vincent Peillon et Christiane Taubira qui affirment au nom du gouvernement qu’il faut « arracher les enfants à tous les déterminismes, familial, ethnique, religieux, social, intellectuel ».

 

Toutes ces déclarations sont contraires aux principes d’une civilisation saine où aucune structure étatique n’est habilitée à s’immiscer dans la relation parents-enfants. Pire, ils dénotent une adéquation complète avec les fondements des idéologies totalitaires.

 

Le IIIème Reich, par exemple, a interdit en son temps l’instruction en famille. En Allemagne aujourd’hui, cette interdiction a encore force de loi : des enfants sont arrachés à leurs parents au motif qu’ils font l’école à la maison.

La République cache-t-elle le même dessein pour la France ?

« La transformation de l’Instruction Publique en Éducation Nationale est la plus fasciste de mes réformes »

 

Benito Mussolini

 

En France, passer, en 1932, du Ministère de l’Instruction Publique au Ministère de l’Éducation Nationale n’a pas été qu’un simple changement de mot. Il s’est agi d’élargir dangereusement les prérogatives de l’État. Au point qu’aujourd’hui ce dernier se mêle de la sexualité des enfants et se permet même de traiter de la fameuse question de
« l’orientation sexuelle », voire de « l’identité sexuelle » à l’école !

 

Au moyen d’un ministère de l’Éducation Nationale, l’État empiète sur le rôle des parents et, à terme, les supplante. La vocation de JRE 2014 est de redonner aux enfants et leur père et leur mère, leurs parents.

 

Ainsi, dans son livre-programme Refondons l’école publié en février 2013, l’ancien ministre de l’Éducation Nationale Vincent Peillon explique en effet :

« Dans notre tradition républicaine, il appartient à l’école non seulement de produire un individu libre, émancipé de toutes les tutelles – politiques, religieuses, familiales, sociales -  capable de construire ses choix par lui-même, autonome, épanoui et heureux, mais aussi d’éduquer le citoyen éclairé d’une République démocratique, juste et fraternelle » (p. 12).

vincent-peillon eglise logo2

 

C’est la raison pour laquelle nous estimons que la restauration d’un ministère de l’Instruction Publique doit s’ajouter à l’interdiction de l’idéologie du genre à l’école.

La Fédération Autonome de Parents Engagés et Courageux (FAPEC) se donnera également pour mission de faire en sorte que l’Éducation soit le domaine de compétences, non de l’État, mais des parents, en leur permettant d’avoir un droit de regard sur ce que l’école inculque à leurs enfants.

 

Pour en savoir plus sur la FAPEC : http://jre2014.fr/?p=1483

 

Source: http://jre2014.fr/?p=1533

 

 

. La "Charte de la laïcité" : une religion d'Etat pour tous !

Repost 0
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 21:10

Bretagne-en-1789.jpg

La Bretagne en 1789, avant... la création en 1789 des départements par les révolutionnaires qui détruisirent les spécificités et les identités locales partout en France afin de mieux contrôler les populations et assurer le pouvoir oligarchique jacobin maçonnique.

 

Après "des tentatives de récupération (oligarchique) du mouvement qui ont échoué", les Bretons réels reprennent en main leur destinée (Cf. Video ci-dessous).

 

Le collectif des "Bonnets rouges",  Vivre, décider et travailler en Bretagne, a indiqué aujourd'hui dans un communiqué que "le printemps des Bonnets Rouges commencera dès samedi à Nantes. Il s'étendra dans les jours qui viennent à toute la Bretagne".

 

Bonnets-rouges.jpgDeux rassemblements annoncés depuis plusieurs jours autour de la réunification de la Bretagne historique sont prévus samedi à Nantes et Brest sur le thème "De Brest à Nantes, c'est la Bretagne".

 

Les Bonnets rouges refusent les "décisions jacobines et partisanes", les "élus, maires de grandes villes et parlementaires" qui "veulent être plus bêtement technocratiques que les technocrates eux-mêmes", ne voyant "dans le découpage territorial qu'un bricolage administratif, au mépris des populations qui y vivent", "cette France du chômage, de détresse, d'individualisme, de non-sens".

 

Le collectif maintient les différentes revendications, dont la gratuité des routes, la suppression de l'écotaxe, la fin des distorsions de concurrence et du dumping social. Et dénonce un Etat qui "reste sourd et méprisant".

 

Le collectif, qui passe une vitesse supérieure, demande donc aux Bretons "de refuser d'obéir à ceux qui veulent une Bretagne morte et une France absurde".

 

Le maire de Carhaix (DVG), Christian Troadec, retrouve -aux côtés de Thierry Merret et Carole Nicole- sa fonction de porte-paroles du Collectif, dont il s'était départi pendant la campagne pour les élections européennes où il était candidat.


La Bretagne, rattrapée par la crise économique et sociale à laquelle les partis traditionnellement implantés n’ont pas trouvé de réponse, frappée désormais comme les autres pays de France par l’insécurité et touchée par une vague d’immigration jusqu’à présent inconnue des Bretons, abandonne doucement mais sûrement sa réputation de « terre de gauche ».  6,5% : c’est le score récolté par l’extrême gauche en Bretagne aux élections européennes dimanche, si on cumule les résultats du Front de Gauche de Myriam Martin, du NPA-Breizhistance et de Lutte Ouvrière. C’est 5 points de moins qu’ à l’élection européenne de 2009, signe d’une baisse d’influence de l’extrême-gauche sur la scène politique bretonne. Cela ne l’empêche pas de tenter d’imposer ses thématiques principales (pour l’immigration et l’ouverture des frontières, « contre le fascisme » notamment) dans la rue, par la force si nécessaire.


Vous pouvez retrouver l’émission ci-dessous, une vidéo qui commence déjà à buzzer au sein de l’Emsav, le mouvement Breton, sur la démission du Porte-parole Olivier le Bras dont le gourou,  Marc Blondel aux Forces ouvrières, décédé le 16 mars dernier, était membre de la "La Libre pensée", en réalité anticatholique et hostile aux langues régionales... -  et du procès des militants  incarcérés  qui ont été libérés après plusieurs semaines de détention provisoire, le procès étant reporté au mois de septembre.

 

via http://www.breizh-info.com/12846/actualite-politique/brtv-arzhurig-2eme-emission-television-bonnets-rouges/

 

 

 

Ajoutée le 24 mai 2014

 

BRTV Arzhurig, la télévision des comités locaux de Bonnets rouges.


 

.  En finir avec la société individualiste qui divise et catégorise

.  Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 ! 

. La "réforme territoriale", cette imposture oligarchique vise à la destruction des identités régionales

. Les corps intermédiaires et la Révolution

. La crise des bonnets rouges est le dernier avertissement : au-delà de cette limite, la démocratie ne sera plus valable (Paris Match, 16 novembre 2013)

. Bonnets rouges : «Il n'y a pas de droit qui naisse de la violence» (Benoît Hamon, le 6 novembre 2013) Ah non, et la révolution dite "française" c'est quoi ?

. Des bonnets rouges sur la porte du ministère de la Justice

.  Les bonnets rouges exigent la suppression définitive de l'écotaxe (5 novembre 2013)  

. Ecotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt "français"

. Écotaxe : EN DIRECT. La manifestation des Bonnets rouges samedi 2 novembre 2013 à Quimper 

. L’évêque de Vannes soutient la révolte des Bonnets rouges (Octobre 2013)


Repost 0
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 12:24

Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?Après les hausses d'impôts de 22,7 milliards en 2010, 18 milliards en 2011 et 13,4 milliards en 2012, les recettes fiscales de l'Etat en 2013 (tous impôts confondus) ont dépassé l'an dernier leur niveau d'avant la crise de 2008. Malgré cela, si le déficit de l'Etat (74,87 milliards, soit 3,6 % du Produit intérieur brut) s'est réduit de 12,28 milliards par rapport à 2012, il atteint «un niveau encore bien supérieur» à celui d'avant la crise, la dette a continué d'augmenter, le chômage a atteint un niveau record, et surtout, les recettes fiscales attendues ont rapporté deux fois moins que prévu en 2013 ! Autrement dit, c'est un zéro pointé pour les socialistes... qui refusent de prendre en compte la réalité qui est que le peuple réel est en guerre contre son oligarchie. 

Le levier de la hausse d'impôt a été largement utilisé ces dernières années pour régler le déficit budgétaire, au point d'engendrer un véritable «ras-le-bol fiscal», qui a pu induire des «changements de comportement des agents économiques», reconnait le rapport publié aujourd'hui par la Cour des comptes, qui n'évoque toutefois pas la résistance passive face à des décisions oligarchiques prises contre les Français ("mariage" gay, Traité de Lisbonne 2007), en douce et dans leurs dos (théorie du genre à l'école, négociations du traité transatlantique).

Pour élaborer son budget pour l'année suivante, le gouvernement établit chaque année des prévisions de croissance. Sauf que les prévisions pour 2013 ont été un peu trop optimistes. Résultat : il y a eu moins de consommation des ménages et donc moins de recettes fiscales qu'attendu.

Le rapport de la Cour épingle la mauvaise estimation des recettes fiscales de 2013.

L'an dernier, l'impôt sur les sociétés a rapporté 6,4 milliards d'euros de moins que prévu, l'impôt sur le revenu 4,9 milliards et la TVA 5 milliards.

La Cour des comptes souligne que les recettes fiscales nettes l’an dernier ont été inférieures de 14,6 milliards d’euros aux prévisions de départ. Le gouvernement avait anticipé une hausse de la fiscalité de 30 milliards, elle s'est en réalité «limitée» à 15,6 milliards. Dans l'ensemble, les impôts ont rapporté deux fois moins que prévu.

 

Alors que le principe de sincérité budgétaire a été inscrit dans une loi organique en 2001, « l'écart entre prévision et exécution sur l'évolution spontanée des recettes fiscales souligne le manque de prudence de la loi de finances initiale et peut soulever une interrogation au regard de la sincérité de cette dernière », écrit la Cour dans ce rapport. Il serait utile que les parlementaires consacrent au moins autant d'attention «à la façon dont le budget est exécuté» réellement chaque année qu à l'examen du projet de loi de finances (PLF) à l'automne, comme c'est le cas dans les autres grands pays, estime Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes. Cela permettrait de ne pas répéter certaines erreurs, sous-entend le haut magistrat... En effet, l'an dernier, à la même époque, les services de Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du Budget, avaient reconnu une « faiblesse des rentrées fiscales » depuis le début de l’année.

 

Pour 2014, le rapport de la Cour des comptes n'est pas plus optimiste pour l'année en cours : «pour 2014, plusieurs risques sur la prévision de recettes peuvent d'ores et déjà être identifiés», écrivent les Sages. Côté recettes, la Cour estime que certaines hypothèses du budget 2014 paraissent optimistes et que la croissance des recettes «risque fort d'être moins dynamique que prévu». Les Sages pensent notamment à l'écotaxe, toujours gelée alors qu'elle est censée rapporter en 2014 près de 800 millions d'euros.

 

Côté sorties d'argent, elle estime que certaines dépenses seront plus coûteuse que prévu : notamment les niches fiscales en faveur de l'emploi (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, CICE) et les opérations extérieures dans lesquelles l'armée française est engagée. Moins de recettes et plus de dépenses : l'Etat risque de devoir revoir ses calculs pour l'année 2014.


La Cour donnera plus de précisions dans son rapport sur les perspectives des finances publiques qui sera publié le 17 juin.

 

 

. Rentrées fiscales en baisse : La Résistance passive commence à porter ses fruits (10 juin 2013)

. Hollande : la catastrophe économique annoncée (8 novembre 2013)

. Résistance passive : Ces professions qui travaillent moins pour payer moins d'impôts

. Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

Repost 0
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 21:12

Le milliardaire ukrainien Piotr Porochenko, qui a remporté la présidentielle du 25 mai, a annoncé lundi son intention de mener une opération militaire éclair dans l'est de l'Ukraine.

 

Bilan :

 

« Carnage » : les civils meurent dans d'impitoyable attaques militaires le lendemain de l'élection présidentielle à Kiev.

 

Les Corps s'accumulent dans les morgues de Donetsk après que Kiev ait envoyé des avions de combat et de l'artillerie sur le sud-est du pays, quelques heures après l'élection présidentielle. Le nouveau chef élu Petro Porochenko milite pour que la répression devienne encore « plus efficace ».

Le sud-est de l'Ukraine n'a vécu qu'une brève suspension des opérations militaires de Kiev dimanche alors que la nation était aux urnes. Juste avant l'élection présidentielle, des députés ukrainiens avaient appelé immédiatement au retrait des troupes du sud-est du pays.

Après le vote, le premier candidat - milliardaire
Petro Porochenko magnat du chocolat - a déclaré qu'il ne voyait pas pourquoi l'armée devrait arrêter l'opération. « Je soutiens sa poursuite, mais demande un changement de son format - elle doit être plus courte et être plus efficace, les unités militaires doivent être mieux équipées », a-t-il déclaré, malgré des déclarations antérieures selon lesquelles il disait être prêt au dialogue avec les républiques populaire autoproclamées de Donetsk et Lugansk.

Peu de temps après que le dernier vote ait lieu, l'opération militaire de Kiev est descendue sur le sud-est avec une nouvelle énergie, par des bombardements de Slavyansk et une attaque de l'aéroport de Donetsk au mortier.

Le nombre de victimes n'est pas encore connu. Selon le Premier ministre de la République populaire autoproclamée de Donetsk, Aleksandr Boroday, 100 forces d'autodéfense et de civils sont morts à Donetsk lors de l'attaque. Les autorités de Donetsk ont indiqué que 40 personnes sont mortes et 43 autres ont été blessées.

A Slavyansk, au moins trois civils ont été tués, dont une femme.

«Nous voyons ce que cela signifie aujourd'hui - les bombardements contre des civils, des bombes qui tombent près des immeubles occupés, des avions de chasse et des hélicoptères envoyés contre une population urbaine
», a déclaré l'analyste Daniel Patrick Welch pour RT, ajoutant que les négociations n'ont jamais fait partie du plan de Porochenko.

Mardi, les rapports ont évoqué une éventuelle quatrième victime parmi les civils à Slavyansk. Une femme a également été tué près de l'église de la Mère de Dieu régnant, selon un message sur le site de la Gorlovsk et Slavyansk, éparchie de l'Eglise orthodoxe ukrainienne. Il a ajouté que la construction de l'église a été endommagée ainsi qu'un immeuble d'appartements et un dortoir d'étudiants à proximité.

«Une bombe est tombée à seulement 10 mètres de l'église. Heureusement , il n'y avait personne dans l'église à ce moment-là,» lit-on dans le message.

Mardi, des jets et des hélicoptères de combat ukrainiens se sont déchaînés sur les forces armées d'autodéfense occupant l'aéroport dans la ville de Donetsk.

 
«Nous avons perdu plus de 50 combattants d'autodéfense
», a déclaré le Premier ministre de la République autoproclamée de Donetsk, Aleksandr Boroday, cité par RIA Novosti.

 

Source: http://rt.com/news/161772-eastern-ukraine-attack-deaths/

 


Le Premier ministre de la République populaire de Donetsk, Aleksandr Boroday, a affirmé que près de 50 civils et plus de 50 membres des milices d'auto-défense ont été tués dans des affrontements avec les troupes ukrainiennes lundi.

 

Source: http://rt.com/news/161716-ukraine-donetsk-storming-alarm/

 

 

Présidentielle en Ukraine : Merkel félicite Porochenko  Dans le même temps, alors que Porochenko est coupable de crimes de guerre dans le sud-est de l'Ukraine, la chancelière allemande Angela Merkel l'a félicité aujourd'hui par téléphone pour sa victoire à l'élection présidentielle et évoqué l'avenir des relations de Kiev avec Berlin et l'Union européenne, a rapporté le service de presse de M. Porochenko !
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Russie
commenter cet article
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:10

La solution que nous avions proposée en 2012 et 2013 en vue de fonder la légitimité politique nouvelle dans la loi naturelle (articles "Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution" et "Forum civique : la famille traditionnelle base de la souveraineté d’une nation, fondement de la légitimité politique nouvelle ?") a été longuement abordée par le professeur Philippe Pichot-Bravard sur le thème "Fondements idéologiques et légitimité du pouvoir", au cours d'une conférence organisée par le site Le Rouge & le Noir, le vendredi 21 février 2014 (Cf. Videos ci-dessous).


L'auteur, spécialiste de l’Histoire des institutions, docteur en droit et maître de conférences en histoire du droit public, avait déjà expliqué dans un entretien du 26 août 2013 au site Le Rouge et le Noir, que contrairement à l'idée reçue et aux apparences, aucun des textes de la constitution de 1958, du préambule de la constitution de 1946 et de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, ne faisait référence aux principes du droit naturel et à la nécessaire soumission du droit positif au droit naturel.

 

Or, explique-il, il est « urgent de remédier à cette lacune en modifiant le préambule de la Constitution pour y intégrer la reconnaissance de l’autorité du droit naturel. En faisant référence à une tradition juridique occidentale plurimillénaire, il serait nécessaire, compte tenu des mentalités actuelles, de préciser les implications concrètes de ce droit naturel, à savoir le respect de toute vie humaine, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, le respect de la dignité et de la liberté individuelle des personnes, la reconnaissance de la famille reposant sur le mariage entre un homme et une femme, le droit des parents de choisir l’éducation de leurs enfants, le droit de propriété, le règne de la justice qui consiste à donner à chacun la part qui lui revient, la juste part, notamment dans les relations de travail, l’existence de hiérarchies sociales impliquant pour ceux qui assument des responsabilités un surcroît de devoirs. »

 

Si en effet « la supériorité du droit naturel » est « rappelée par la doctrine unanime » et « respectée jusqu’en 1789 », « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen marque véritablement une rupture. Texte de compromis, la déclaration est marquée par une tension entre l’influence de Locke (article deux) et celle de Rousseau (article six). A l’article trois, la déclaration des droits proclame le principe de la souveraineté nationale. Cette affirmation marquait un renversement complet de l’ordre du monde : le pouvoir ne venait plus d’en-haut mais d’en bas. Dès lors, le souverain était affranchi du respect d’un ordre juridique supérieur extérieur à sa volonté. La définition de la loi s’en trouva radicalement bouleversé. Selon l’article six, "La loi est l’expression de la volonté générale". La loi ne se définissait plus en fonction de sa finalité mais en fonction de son origine. La loi n’est plus l’acte qui participe au règne de la justice mais l’acte qui exprime la volonté du souverain. Il y avait là une tension évidente entre l’affirmation de l’existence de « droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme » et le légicentrisme contenu par l’article six. L’absence de procédure juridictionnelle de contrôle de la constitutionnalité des lois empêcha de vérifier que les volontés du législateur étaient effectivement respectueuses de ces "droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme". Cette absence était volontaire, comme le montra le débat du 8 août 1791. Les députés ne voulaient pas qu’un organe conservateur de l’ordre constitutionnel vînt faire obstacle à leur volonté souveraine. »

 

 

 

« Qu'est-ce qui fait qu'une loi est juste ? » demande Philippe Pichot-Bravard. « Pour les Anciens, elle est juste parce qu'elle contribue au règne de l'équité, elle est juste parce qu'elle respecte un ordre naturel des choses qui est supérieur à la volonté de ceux qui gouvernent. Elle est juste parce qu'elle respecte ce qu'Aristote définit comme la justice naturelle. Et ce que Cicéron appelle la loi naturelle. »


« La conception traditionnelle de la légitimité.

 

Au 5e siècle (av. J.-C.) à Athènes, la démocratie athétienne, en devenant plus populaire, a accordé moins d'influence aux magistrats de l'aéropage qui étaient un petit peu chargés d'être les gardiens du Roi. Et au contraire, elle a donné davantage d'influences à l' ecclesia, une ecclesia qui était manipulée par les orateurs, manipulée par ceux qui avaient reçu les leçons des sophistes, par ceux qui avaient appris des sophistes à plaider le pour et le contre, avec la même conviction; qui avaient appris des sophistes, notamment de Protagoras que "l'homme est la mesure de toutes choses",  qu'il n'y a rien de bon, rien de juste, ou que l'on ne peut pas le connaitre, et que s'il y a quelque chose de bon et de juste, ce n'est bon et juste que tant que la Cité le décrète.

Antigone-et-le-corps-de-Polynice.pngEt face à cette dégradation, il y a eu une réaction avec Socrate et avec Sophocle qui rappelle quels sont les données du problème..., dans cette pièce "Antigone", qui raconte l'opposition de la jeune Antigone à son oncle, le roi Créon, qui avait pris des dispositions contre des hommes qui s'étaient révolté contre son autorité (dont la peine de mort pour les rebelles, et la privation de sépultures pour les rebelles qui seraient tués ou exécutés). Ce faisant, il poursuivait les rebelles au-delà de la mort. Or, refuser la sépulture à un corps dans le monde grec c'est condamner l'âme à errer jusqu'à la fin des temps. Une sorte de peine éternelle que prononce Créon. A cela s'ajoute l'interdiction aux proches, aux parents, aux amis de ces personnes tuées de leur rendre les devoirs qu'ils sont appelés à leur rendre. Et donc il nie le droit des proches à porter le deuil à rendre à leur(s) défunt(s), les marques de respect auxquels ils ont droit. Parmi les rebelles, il y a Polynice, l'oncle du roi Créon, frère d'Antigone, qui est tué. Antigone, refusant d'obéir à l'ordre de Créon, donne une sépulture à son frère. Elle répondit à Créon que son ordre n'avait pas été édité par les dieux : il n'est pas conforme à cette règle immuable et supérieure, qui s'impose à tous, y compris au roi, qui s'impose à celui qui a le pouvoir. Parce qu'il n'est pas juste d'interdire à des proches de porter le deuil d'un défunt, cette loi est injuste et une loi injuste, en conscience, ne contraint pas à l'obéissance. 

 

Ici Sophocle montre bien l'opposition qui tout au long de l'histoire institutionnelle oppose ces deux conceptions du droit, l'idée d'un droit qui est simplement l'expression de celui qui a le pouvoir, de la volonté de celui qui a le pouvoir ou de ceux qui ont le pouvoir. Ce qui a donné l'école du "positivisme juridique", et d'autre part, l'école de ceux qui considèrent que la loi ne doit être obéie qu'à la condition d'être juste, à la condition d'être légitime, et que si elle n'est pas juste, on n'a pas à lui obéir. C'est l'idée qu'il y a des règles de droit qui sont supérieures aux règles positives, supérieures à la volonté de ceux qui ont le pouvoir d'édicter des normes. Et cela a donné naissance à des codes du droit naturel.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Aristoteles_Louvre.jpg/220px-Aristoteles_Louvre.jpgCette notion de droit naturel, on la voit au coeur de la réflexion d'Aristote, qui aborde cette question du droit et de la justice dans trois de ses oeuvres, La Politique  où il traite de la nature de la société, de la notion de justice, de la constitution de la société, dans L'Ethique à Nicomaque, où il traite de la morale et de la justice, et enfin, dans  La Rhétorique où il traite du rôle de l'avocat.

 

Aristote définit la justice d'une part comme une vertu et d'autre part comme une action. Dans les deux cas, il dit que "la justice consiste dans l'attribution équilibrée des choses. Elle relève du juste milieu. Elle consiste à donner à chacun la part qui lui revient.

 

Au sujet de la justice politique, il distingue entre la justice naturelle et la justice légale (L'Ethique à Nicomaque). "Est naturelle celle qui partout a la même force et de ne dépend pas de telle ou telle opinion." "Est légale, celle qui à l'origine peut être indifféremment ceci ou cela, mais qui une fois établi s'impose."

 

La justice naturelle est fondée sur la nature. Alors que la justice légale est fondée sur la volonté de l'homme.

 

La justice naturelle est objective : elle a partout la même force. Alors que la justice légale est subjective : elle dépend de telle ou telle opinion.

 

La justice naturelle a une autorité en elle-même. Alors que la justice légale a besoin d'être établie pour être imposée.

 

La justice naturelle est stable. Alors que la justice légale est changeante.

 

S'agissant du contenu de cette justice naturelle, Aristote n'en dresse pas une liste et les juristes romains n'en dresseront pas davantage. On y retrouve l'idée que l'homme est naturellement un être social. "Une cité est la communauté des villages et des lignages menant une vie parfaite et autarcique" (La Politique). On y retrouve l'union de l'homme et de la femme en vue de la procréation; les liens de l'amitié entre les gens de la Cité; la recherche d'une vie heureuse, la recherche du bien et du juste; l'existence au sein de la Cité d'un gouvernement qui doit veiller à la conduite des affaires communes, poursuivre le Bien commun, veiller à cette communauté du bien vivre, et par conséquent la conduite du gouvernement doit être confiée aux meilleurs, à ceux qui sont au sens le plus large les plus vertueux; enfin, on trouve la propriété privée des biens qui fait partie de cette justice naturelle.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9a/M-T-Cicero.jpg/150px-M-T-Cicero.jpgAristote a exercé une influence considérable sur les juristes romains. Et en particulier sur le plus éminent d'entre eux, Cicéron (1er s. av. J.-C.) qui à 20 ans est allé en Grèce visiter les différentes cités et faire le tour des écoles philosophiques (platoniciens, aristotéliciens, stoïciens, épicuriens, sceptiques). Et il a conservé essentiellement le stoïcisme et l'aristotélisme avec une petite pointe de pensée platonicienne. Et d'Aristote, Cicéron a conservé la méthode. Et de là, il a voulu appliquer au droit la méthode qu'Aristote avait suivi pour les autres disciplines intellectuelles.

 

Et de l'idée de la loi naturelle pour définir le droit, Cicéron nous offre dans le De Republica, une définition qui est la plus complète et la plus belle qui ait été rédigée sous l'Antiquité : "Il est une loi véritable, la droite raison, conforme à la nature, universelle, immuable, éternelle, dont les ordres invitent au devoir, dont les prohibitions éloignent du mal. Cette loi ne saurait être contredite par une autre (donc elle est supérieure à la loi positive explique Philippe Pichot-Bravard), ni rapportée en quelque partie ni abrogée toute entière. Ni le Sénat ni le peuple (ceux qui détiennent la souveraineté à Rome) ne peuvent nous délier de cette obéissance à cette loi. Elle n'a pas besoin d'un interprète ou d'un organe nouveau. Elle ne sera pas autre dans Rome, autre dans Athènes. Elle ne sera pas demain autre qu'aujourd'hui. Mais dans toutes les nations et dans tous les temps, cette loi règnera toujours une, éternelle, impérissable. Et le guide commun, le Roi de toutes créatures, Dieu lui-même (au singulier, ce qui est singulier tout de même note Philippe Pichot-Bravard, cinq décennies avant la naissance du Christ, mais là on sent l'influence aristotélicienne et platonicienne) donne naissance, sanction, publicité à cette loi que l'homme ne peut méconnaitre sans se fuir lui-même et sans renier sa nature."

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/10/Corpus_Iuris_Civilis_02.jpg/220px-Corpus_Iuris_Civilis_02.jpg

 

Cette notion de droit naturel ou de loi naturelle, on la retrouve chez tous les jurisconsultes romains. Avec un petit tâtonnement. Les uns parlent de la "loi des gens", les autres de la "loi naturelle". Il reviendra au Digeste rédigé sous la conduite de l'empereur Justinien en 530 d'opérer la synthèse. Le droit naturel y reçoit trois définitions différentes. Il est d'abord "un droit toujours bon et équitable"; il est "commun à tous les êtres animés"; "commun à tous les peuples, immuable et d'origine divine."

 

Saint-Augustin--354-430-.gifSaint Augustin (fin 4e, début 5e siècle) rappelle que la loi est d'abord l'acte qui sert à faire régner la justice. "La loi est juste". "Une loi qui n'est pas juste n'est pas une loi". Et cette idée-là, elle va nourrir toute la pensée médiévale. Et le "Moyen Age" en histoire des idées, cela dure jusqu'à Mazarin, jusqu'au 17e siècle. Les conceptions classiques médiévales dominent encore sous Henri IV et sous Louis XIII, même si elles sont attaquées par les influences nouvelles.

 

Cette autorité du droit naturel, elle est réaffirmée dans le décret de Gratien au 12e siècle autour de 1140 qui à Bologne établit une mise en ordre et une synthèse du droit canonique. Et puis on la retrouve évidemment chez saint Thomas d'Aquin (1225-1274) qui rend au droit naturel son autonomie propre. Dans sa théorie de la loi, il y a trois ordres de lois placées dans une hiérarchie les unes par rapport aux autres. Il y a la loi éternelle qui est en Dieu et qui le régit; la loi naturelle, qui est l'expression de l'ordre du cosmos, de l'ordre naturel établi par le Créateur; et puis il y a la loi positive, la loi établie par ceux qui ont le pouvoir de le faire, une loi qui est là pour répondre à tous les cas auxquels le droit naturel ne répond pas et qui sont nombreux et pour mettre en oeuvre concrètement les exigences du droit naturel. »


 

 

« La Déclaration des droits de l'homme de 1789 est traversée par deux tensions.

 

La première : la tension entre l'article 2 et l'article 6. L'article 2 proclame des droits naturels (influence très lockienne), la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. L'article 6 "la loi est l'expression de la Volonté générale". Là il n'est plus question de respects de droits naturels. Il y a donc cette tension entre l'affirmation de droits naturels et puis la définition de la loi que donne Rousseau comme "expression de la volonté générale". La loi est donc simplement l'expression d'une volonté. Il suffit que la notion veuille ou ses représentants pour que la loi existe. Il n'y a rien au-dessus de la loi. Pas de lois fondamentales, pas de droits naturels, pas de commandements de Dieu. La chose a d'ailleurs bien été refusée. Le député Mirabeau dit Tonneau avait proposé de mettre le Décalogue. Cela avait été écarté. On ne voulait pas en entendre parler.

 

Cet article 6 en définissant la loi comme l'expression de la Volonté générale ruine, nie l'autotité juridique du droit naturel et crée un véritable absolutisme qui va bien plus loin que le pouvoir absolu du monarque de droit divin d'avant la Révolution puisque ce monarque de droit divin était soumis au respect des lois fondamentales, au respect du droit naturel, au respect des principes de justice et d'équité.

 

La deuxième tension nous éclaire beaucoup sur nos institutions.

 

Le système représentatif mis en place par l'abbé Sieyès supprime les mandats impératifs des Etats généraux, les remplacent par des mandats représentatifs (un député est le représentant de la nation toute entière et pas le représentant de tel ou tel baillage, il pourra résider à Paris et être élu "député de la Nièvre"...) et inaugure non pas un régime démocratique mais un régime oligarchique, un régime dans lequel le pays est gouverné par un petit groupe, qui agit, échappe à ceux qui les ont désigné aux Etats généraux (violant deux fois la constitution, celle des lois fondamentales, la souveraineté du Roi, et celle des Etats généraux pour lesquels ils avaient été mandatés pour discuter des impôts et non pour créer une nouvelle constitution). »

 

 

 

« Pendant la 3e république il y avait le système des invalidations. C'était le 3e tour ! La liste des députés de l'opposition élus et puis étaient tout simplement invalidés ... en 1876, 1877, 1881 ! C'est comme cela que la république s'est imposée en France ! En invalidant à tour de bras tous les députés monarchistes qui étaient élus avec moins de dix points d'avance. Il y avait même des élections à la majorité absolue à 58% où l'invalidation était systématique ! Après, avec la pression préfectorale on faisait passer un copain. La fois suivante les électeurs remettaient le monarchiste en selle, re-invalidé, et on a fait cela deux fois, trois fois, quatre fois...

 

En revanche, un républicain qui passait avec une voix d'avance, il était sûr de ne pas être invalidé ! Jamais. Et c'est comme cela que "la majorité" gagnait trente, quarante ou cinquante sièges... "L'art royal" des francs-maçons.

 

Le Club des Jacobins était un réseau de sociétés (maçonniques) affiliées et donc un puissant moyen de manipulation de l'opinion. J'ai constaté cela à plusieurs reprises en consultant les archives parlementaires, explique Philippe Pichot-Bravard. Avant chaque coup de force, avant chaque mouvement un peu brusque, le 10 août 1792, le 31 mai 1793, lors de l'élimination des Girondins, on assiste à une préparation psychologique de l'opinion par le biais des sociétés affiliées. Le Club a donné des consignes: faites remonter à l'Assemblée des pétitions demandant telles et telles choses. Ainsi, le 10 août, nous demandons la déchéance du roi, le 31 mai nous demandons l'élimination des Girondins. En août-septembre 1793 on recommence... - et là c'est génial... - on vient élaborer une constitution... La constitution a été ratifiée par referendum. 75% des gens n'ont pas voté, mais les autres ont voté... Or les Girondins qu'on a éliminés, aux élections ils vont revenir à l'Assemblée avec des royalistes qui eux aussi auront été élus. Les Jacobins n'ont pas fait tout ça pour ça ! Donc il faut trouver un tour de passe-passe pour que la constitution ne puisse pas être mise en oeuvre. Comment fait-on ? Et bien, consignes aux sociétés (maçonniques) locales et les pétitions qui remontent 15 jours après la proclamation de la constitution ! Et elles disent toutes la même chose ! "Que la Montagne reste à son poste, et notre triomphe est assuré !" On retrouve cela partout. Alors évidemment "la société populaire de" ne dit pas la société populaire, elle dit "le peuple d'Angers" ou "la société populaire et les citoyens d'Angers". D'ailleurs ce n'est pas complètement faux puisque dans le discours révolutionnaire, le peuple ce sont les militants révolutionnaires. Les autres ce ne sont pas le peuple... ce sont les "ennemis du peuple" ! La seule chose c'est que sur 30000 habitants, ils sont 30. Mais à 30 ils sont "le peuple".

 

La-Prise-des-Tuileries-le-10-aout-1792-par-Jacques-Bertaux.jpg

La Prise des Tuileries le 10 août 1792 par Jacques Bertaux, (Musée du chateau de Versailles)

 

On crée donc un mouvement d'opinion artificielle avec quelques centaines de pétitions et avec ce mouvement, on justifie le coup de force qui est prévu depuis le départ. Mais qui fait mine de s'appuyer sur une demande du peuple populaire. On l'a fait pour le 10 août 1792 pour la déchéance du roi, le 31 mai et le 2 juin 1793 pour l'élimination des Girondins. Et on le fait le 10 octobre 1793 pour la suspension de la Constitution et l'établissement du gouvernement révolutionnaire, qui donnant aux Jacobins les moyens d'action, va mettre en place ce programme de régénération qui est vraiment le coeur du dessein révolutionnaire depuis 1789, c'est-à-dire faire naître un monde nouveau, régénérer la France et régénérer l'homme pour rendre cet homme compatible avec ce monde nouveau.

 

Et comme nous sommes dans ce monde du "Contrat social" où tout est artificiel, tout est le fruit de la législation, on commence par la loi qui est l'"expression de la volonté générale". La loi définit tout. Elle se mêle de tout. Elle se mêle de l'éducation, elle se mêle du temps, de l'organisation de la journée avec le calendrier révolutionnaire, elle instaure une nouvelle religion avec l'Être suprême, elle se même du droit privé, elle change les règles de succession, etc.

 

Et puis la loi est là pour éliminer tout ceux qui ne sont pas régénérables. Et ils sont de plus en plus nombreux. Plus la Révolution se radicalise, moins elle a d'assise populaire, et moins elle a d'assise populaire plus elle est violente pour s'imposer, plus la liste de ceux qu'il faut éliminer est nombreuse. Et après la chute de Robespierre, sous le Directoire, sous le Consulat, l'idée de la régénération est toujours là (religion civile, calendrier républicain). Et puis ce dessein régénérateur ressurgit régulièrement : au commencement de la 3e république jusqu'à la Guerre de 14. Et on la retrouve depuis quelques années, avec les écrits d'un ministre, Vincent Peillon avec un livre dont le titre dit tout, " La Révolution n'est pas terminée" : il y est toujours question de changer de civilisation, de faire naître un homme nouveau. Et la théorie du genre est peut-être ce qu'il y a de plus redoutable dans la définition de cet homme nouveau. Les choses ne sont plus ce qu'elles sont mais ce qu'on dit qu'elles sont. C'est cela la théorie du genre.

 

Face à cette ambition totalitaire, nous avons le devoir de résister, de défendre et de promouvoir ces principes non-négociables du droit naturel, l'expression était du pape Benoît XVI. Car ce combat n'est pas un combat politique ordinaire, c'est un combat de civilisation où se joue notre survie, la conservation de ce qui tient encore debout face à une véritable entreprise de démolition et de destruction. Vous êtes le sel de la terre et c'est à vous de porter le fer. »

 

 

 

A la question de l'entrisme dans les partis politiques existant pour changer le système de l'intérieur, Philippe Pichot-Bravard répond qu'il ne croit pas trop à cette thèse : « Je suis assez méfiant avec tout ça, parce que les règles sont faites pour empêcher le pays réel de faire ce que vous dites. Le jour où le pays réel aura peut-être, de ce point de vue, une carte à jouer, et bien les règles seront changées pour qu'il ne parvienne pas au pouvoir.

 

Le bon terrain, il faut reprendre les hiérarchies des priorité, il est d'abord spirituel. Il est ensuite culturel. Il faut mener cette action culturelle, réveiller les esprits. » 

 

. En finir avec la société individualiste qui divise et catégorise, redécouvrir la souveraineté de l'Etat

. Forum civique : "la famille traditionnelle base de la souveraineté d’une nation", fondement de la légitimité politique nouvelle ?

. Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la "révolution" (Ière partie)

Repost 0
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 06:02

Face à une augmentation exponentielle des concurrences victimaires et des revendications communautaires en tous genres auxquelles la modernité a cherché à octroyer des droits sur le reste de la société, organisant ainsi une division et une sorte de guerre civile larvée permanente, la jeunesse du pays qui a refusé dimanche 25 mai de participer à la mascarade de la "démocratie" européenne, a voulu dire en réalité qu'elle en avait assez de cette société.

 

La jeunesse a sanctionné toute l'escroquerie de la pseudo "loi" Taubira sur le "mariage" gay et l'adoption. On doit voir dans l'abstention massive de la jeunesse dimanche, la recherche d'une autre société, plus juste, plus solidaire, moins individualiste, moins égoïste, et donc plus raisonnée et plus civique.

 

La jeunesse souhaiterait créer en fait une société plus responsable et unie. 

 

Liens-sociaux.jpgCette recherche pourrait conduire à redécouvrir les vertus de la société administrative et sociale et à rejeter la société de la pauvreté politique moderne.

 

Pour reprendre la formule de Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun, à l'individualisme il convient de "préférer un principe plus général de respect dû à toute personne à raison, non pas de son appartenance à tel ou tel groupe mais à raison de ma propre responsabilité de créer du lien avec ceux que je côtoie."

 

Aux Etats-Unis, Tocqueville a montré que l'essor de l'individualisme s'est accompagné de la dissolution du lien social. Or ce qui fait qu'une société s'enrichit c'est la somme des liens sociaux qu'elle aura créés, pas la somme des liens qu'elle aura détruits.  


Le sociologue et historien américain Richard Sennett ouvre son livre The Fall of public man (1977) sur une citation de Tocqueville. Il y déplore l’affaiblissement du civisme et la fin de la culture publique. Sennett en voit un symptôme dans l’augmentation des gestes d’incivilité.

 

La quête de la jeunesse pour une société plus juste pourrait la conduire à rejeter la société séparatrice pour lui préférer une société unificatrice avec une vision supérieure de l'Etat et une vision générale du Bien commun.


Cette nouvelle société sera fondée sur la souveraineté étatique. Donnons-lui ce nom. Cette souveraineté est, disons-le, le principe monarchique pur. Cette souveraineté ne se partage pas avec la souveraineté nationale qui juxtapose, additionne, mais aussi isole les individus (national républicanisme) et finit par rendre toute société schizophrène (dépersonnalisation de la personne collective, désagrégation de sa mémoire, négations de son identité..., émoussement de son affectivité, indifférences aux sort des plus faibles, aux malheurs des gens, etc.)

 

Les "droits de l'homme", ces temps-ci (dont la souveraineté nationale fait partie - article 3 DDH 1789) ont ainsi été étendus à tout et n'importe quoi, jusqu'au droit à assassiner l'enfant dans le ventre de sa mère au nom d'un "droit de la femme à disposer de son corps", ou le droit à adopter un enfant en le fabriquant à l'autre bout du monde au nom du "droit" des paires homosexuelles à avoir des enfants comme les hétérosexuels.


Pour recouvrer une société juste, la souveraineté étatique doit venir remplacer cette société individualiste composée d'adultes rendus irresponsables et dangereux, gavés de "droits" (sans jamais avoir le pendant des devoirs), par une société civique, administrative composée d'adultes rendus responsables, conscients de leurs devoirs de respecter autrui dans sa dignité de personne humaine, et donc rendus capables de mettre du lien entre les personnes là où la modernité avait déresponsabilisé, divisé, opposé, catégorisé et entretenu davantage la discrimination qu'elle ne l'avait combattue réellement.

 

Un autre problème sérieux : au lieu de régler le problème de notre rapport à autrui, l'individualisme l'a exacerbé, sans lui donner de solution. Ce qui est le propre de l'anticivisme.

 

 

. Pourquoi l’oligarchie financière ne veut pas de l’économie sociale

. Y a-t-il une possession collective en France ?

Repost 0
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 15:36

L'enseignement principal des élections dites européennes du 25 mai 2014 est que la jeunesse fait sécession des institutions d'une Union européenne en laquelle elle ne se reconnait pas (ou plus). En France, le Front national est le premier parti chez les jeunes votants. 30% des moins de 35 ans ont voté FN. Mais 70% n'ont pas voté du tout :

 

Yes-we-can-secede.jpg

 

Européennes: pourquoi 73% des 18-35 ans n’ont pas voté

 

L’abstention a été massive dimanche chez les jeunes électeurs français. Quelques clefs pour comprendre cette désaffection.

 

L’abstention est la grande gagnante des élections européennes, tant en France qu’en Europe. Le scrutin n’a pas réussi à mobiliser les électeurs, et à plus forte raison les jeunes, puisque seulement 27 % des moins de 35 ans se sont rendus aux urnes ce dimanche, selon le sondage Ipsos - Steria du 24 mai. Pourquoi?

 

«C’est la catégorie d’âge qui s’abstient le plus pour les élections de faible intensité» tient à rappeler Céline Braconnier, professeur de sciences politiques à l’université de Cergy-Pontoise et coauteur de La démocratie de l’abstention. Mis à part les présidentielles, dont l’enjeu est incarné et plus clairement perçu, les jeunes s’abstiennent en effet en masse. En 2009 déjà, seuls 29 % des électeurs de moins de 35 ans s’étaient déplacés pour élire leurs députés européens, contre 40,5 % de l’ensemble des votants français. Les dernières élections municipales n’avaient pas non plus rassemblé les foules: on comptait 63,5 % de votants, et 43 % chez les jeunes. Pour les présidentielles, la participation approche, à titre de comparaison, les 80 %.


Le Front National, premier parti chez les jeunes votants

 

Têtes de liste inconnus, scrutin compliqué et campagne éclair n’ont pas incité les jeunes à se rendre aux urnes ce dimanche. «La campagne, très courte et peu pédagogique, n’a pas été suffisamment intense pour mobiliser les jeunes, premiers à se démobiliser», analyse Céline Braconnier. «Le fonctionnement des institutions est méconnu, et les jeunes ont du mal à se sentir concernés car l’Europe n’est pas présentée comme un acteur important de notre quotidien.»

 

La défiance, sans être propre à la jeunesse, reste forte et n’a pas non plus incité les jeunes à s’exprimer. Pour Birsen, abstentionniste de 20 ans, voter aurait été «une perte de temps». «Quoi qu’on fasse, le gouvernement ne changera pas sa politique. Valls avait prévenu. Alors c’est une perte de temps de montrer son désaccord.» Pour d’autre, le choix était moins politique. «Je n’ai pas voté à cause de la distance, explique Simon, 21 ans. Je ne disposais de personne pour une procuration.» Les résultats, donnant le FN en tête et tout particulièrement chez les jeunes (le parti de Marine Le Pen aurait réunit 30 % des suffrages chez les moins de 35 ans), le rendent «un peu triste». «Le parti pour lequel j’aurais voté n’a même pas de siège.»

 

Le Front National, lui, en aura 24. Le parti de Marine Le Pen, arrivé largement en tête, est également le premier parti chez les moins de 35 ans. Les chiffres, frappants, sont néanmoins à relativiser selon Céline Braconnier. «Les pourcentages sont impressionnants, mais il ne faut pas oublier que si 30 % des jeunes votants ont donné leur voix au FN, 70 % des jeunes ne se sont eux pas exprimés

 

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/europeennes-73-des-18-35-ans-n-ont-pas-vote-5452/

 

 

. Abstention, médias, manifs: pourquoi le peuple fait sécession

. Sécession : deux tiers de la jeunesse veut s'expatrier, 80% ne souhaitent pas s'engager dans un mouvement politique ou un syndicat

Repost 0
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 09:00

Les Etats-Unis étaient lundi sous le choc après le séisme politique provoqué par le triomphe des europhobes aux élections européennes ce dimanche 25 mai et le rejet de leur appendice européen (Commission de Bruxelles, Banque centrale, et élites oligarques). Les europhobes  pourraient obtenir entre 140 et 150 sièges. Stratégie de l'édredon, il n'y a pas un mot sur ces élections à la une du New York Times ce lundi !

 

Europeennes--Pas-un-mot-sur-les-elections-europeennes-a.png

 

En France, le FN arrive en tête avec - chiffres encore provisoires publiés hier soir à 23h45- 26% des voix, l'UMP 20,66%, le PS 13,88%.

En Angleterre, l'UKIP (UK Independence Party), parti de l'indépendance de Nigel Farage est le grand vainqueur des élections avec 27,5% des voix. Il devrait organiser un referendum pour sortir la Grande-Bretagne de l'UE.

En Espagne, Podemos, parti des indignés, entre au Parlement européen avec cinq sièges.

En Autriche, le FPÖ qui espère constituer un groupe commun avec notamment le Front national français obtiendrait la troisième place avec 19,9% des suffrages, contre 12,7% en 2009. Au Danemark, c’est le Parti populaire, formation anti-immigration, qui est arrivé en tête avec près de 27% des voix. 

Repost 0
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 22:48

 

Hollande-Yes-we-tax.jpgSelon les premiers résultats officiels à 23h45 (chiffres encore provisoires) fournis par le ministère de l'Intérieur, le PS a obtenu 13,88%, le Front de gauche 6,23%, Europe-Ecologie-Les-Verts 8,75%, UDI-MoDem 9,70%, l'UMP 20,66% et le FN 26%. 

 

Rapporté à une abstention de 57% environ (chiffre proviosire), François Hollande ne dirige plus la France qu'avec l'assentiment de 5 % des électeurs.

 

 

Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) arrivent en tête des élections européennes, avec 211 sièges dans le prochain Parlement européen, devant les socialistes (193) tandis que les europhobes pourraient récolter au total près de 130 sièges, selon une première projection diffusée par le Parlement.

 

Les abstentionnistes sont le premier parti de France et d'Europe. Les oligarques, les partis politiques continuent de diriger l'Europe comme avant. Aucun changement de cap, aucune remise en question. L'Union européenne est toujours en place, l'Oligarchie est ultra minoritaire mais continue de taxer les Européens, et de prétendre diriger l'Europe au nom de la "démocratie".

 

Quand cela s'arrêtera-t-il ? Hollande avec l'assentiment de 0,5% des Français continuerait de dire qu'il dirige la France au nom de la "démocratie"...

 

Add. 26 mai 2014, 13h57 Le Figaro. Résultats définitifs : Le FN à 24,85%, l'UMP à 20,80% et le PS à 13,98%

Le FN est arrivé en tête des élections européennes avec 24,85%, devançant l'UMP (20,80%) de quatre points, le PS finissant 3e avec 13,98%, selon les résultats complets publiés lundi par le ministère de l'Intérieur.

 

Selon la même source, l'abstention a atteint 57,57%, contre 59,37% en 2009. Cela correspond à un taux de participation de 42,43%. Les résultats doivent encore être proclamés par la commission nationale de recensement des votes.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes-2014/2014/05/25/01053-20140525LIVWWW00006-elections-europeennes-2014-le-scrutin-en-direct.php#160931

Repost 0
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 13:50

Francois-pose-ses-mains-et-prie-sur-le-mur-erige-par-Isr.jpg

L'image est qualifiée "d'historique" par de nombreux commentateurs, dans le monde.

 

Un arrêt imprévu à la dimension symbolique très forte. Dimanche 25 mai, dans le cadre de son voyage en Terre sainte, le pape François s'est arrêté dans la ville palestinienne de Bethléem devant la barrière de séparation édifiée par Israël en Cisjordanie.

 

Il est descendu de sa voiture pour se recueillir quelques minutes au pied d'un mirador de ce haut mur de béton. Il a posé ses mains, au-dessus de graffiti récents, dont l'un, en anglais, lui était directement destiné : "Pape, nous avons besoin de quelqu'un pour parler de justice."

 

Il a appelé à mettre fin à une situation "inacceptable".

 

François a accompli ce geste impromptu à l'emplacement d'une tour de guet sur le chemin de la place de la Mangeoire, où il a célébré une messe, peu après une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas qui l'avait pris à témoin du "mur hideux que construit Israël par la force brutale sur notre terre".

 

Le chef de l'Eglise catholique a appelé à "la reconnaissance de la part de tous du droit de deux Etats à exister et jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues".


L'édification de la barrière, baptisée "mur de l'apartheid" par les Palestiniens et "clôture de sécurité" pour empêcher les attentats par Israël, a commencé en 2002. Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre à terme environ 712 km. Son tracé se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est, selon l'ONU. La Cour internationale de justice (CIJ) a jugé le 9 juillet 2004 sa construction illégale et exigé son démantèlement.

 

L'image du pape priant sur ce mur est qualifiée "d'historique" par de nombreux commentateurs, dans le monde. Un conseiller politique de Mahmoud Abbas a ainsi salué, dimanche, "un message éloquent et clair au monde entier, en particulier à Israël, qu'on ne peut parvenir à la paix tant qu'Israël continue à construire des murs de séparation racistes entre les peuples palestinien et israélien".

 

Mahmoud Abbas a accusé Israël de tenter de "changer l'identité et le caractère de Jérusalem-Est et asphyxier sa population palestinienne, chrétienne et musulmane, afin de la chasser" de la ville.

 

Il a ensuite été accueilli avec des vivats sur la basilique de la Nativité, pavoisée de drapeaux du Vatican et palestiniens et ornée d'un tableau géant de la naissance de Jésus, représenté enveloppé d'un keffiyeh, le symbole national palestinien, généreusement distribué à l'assistance.

 

Le pape François a invité dimanche le président israélien Shimon Peres et son hôte palestinien Mahmoud Abbas à venir dans "sa maison" au Vatican pour prier avec lui pour la paix, dimanche à la fin de la messe célébrée à Bethléem.

"En ce lieu (de Bethléem), où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à vous, monsieur le président Mahmoud Abbas, et à monsieur le président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix", a-t-il dit, juste avant la prière à la Vierge du "Regina Coeli" qui concluait la messe. Ce message du pape n'avait pas été communiqué à la presse à l'avance.

"J'offre ma maison, au Vatican, pour accueillir cette rencontre de prière. Tous nous désirons la paix. Beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes. Nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire", a-t-il ajouté.

 

Selon la radio publique, quelque 150 extrémistes s'étaient rassemblés dans la nuit de samedi à dimanche pour dénoncer la visite du chef de l'Eglise catholique ainsi que "les croisades et l'Inquisition" dont les juifs ont été victimes dans le passé.

Ces incidents se sont produits sur le site qui abriterait la tombe du roi David au rez-de-chaussée du même édifice que le Cénacle, localisé au deuxième étage, sur le mont Sion, près des remparts de la Vieille ville. C'est aussi un sanctuaire musulman.

Des rassemblements de juifs ultra-orthodoxes et nationalistes religieux, considérant comme "impie" la prochaine messe du pape au Cénacle, s'y sont déroulés ces dernière semaines.

Pour tenter d'éviter des incidents les autorités israéliennes ont émis des ordres d'éloignement d'étudiants d'une yéshiva (école talmudique) installée sur le Mont Sion.

Les autorités israéliennes font face depuis des mois à une recrudescence d'actes de vandalisme raciste et intolérant attribués à des extrémistes juifs, qui se sont intensifiés à l'approche de l'arrivée du pape.


"Nous ferons tout notre possible pour assurer qu'ils (les extrémistes juifs) ne s'en prendront à aucun lieu saint chrétien et pour que ce voyage soit un succès", a également promis le chef de la police, Yohanan Danino.

 

Cette critique du mur israélien par le Vatican n'est pas nouvelle.

 

Benoit-XVI-appelle-a-la-destruction-du-mur-israelien--13.jpg

Benoît XVI appelle à la destruction du mur israélien le 13 mai 2009

 

Le 13 mai 2009, le pape François avait déjà jugé "tragique" le mur israélien et demandé la destruction du mur, affirmant que les murs "peuvent être abattus". Le président palestinien M. Abbas avait qualifié la visite du pape d'"historique".

A Bethléem, cette séparation prend la forme d'un mur de béton de quatre mètres de haut, avec des tours de guet.  

 

Israël érige des murs à toutes ses frontières.

 

Une barrière électronique high tech, inaugurée le 2 janvier 2013, a été édifiée le long de sa frontière avec l'Egypte.

 

En 2011, Israël a érigé un mur le long de la frontière syrienne sur le plateau du Golan, 120 kilomètres afin de “bétonner” hermétiquement la frontière, un territoire conquis face aux Syriens en 1967 et annexé “officiellement” en 1981.

 

 

 

. Jérusalem-est : annexion en cours (mars 2010)

. Déportations : Des Palestiniens menacés d'expulsions massives (avril 2010)

. Mur israélien : "tragique" (Benoit XVI le 13 mai 2009)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 13:16

Ce dimanche 25 mai s'ouvre en Ukraine une "élection" présidentielle dans un climat de guerre civile et de génocide. Cette soit-disant "élection" soutenue par les pays occidentaux a été décidée le 22 février 2014 par les putschistes assassins de la Place Maidan qui après avoir renversé le président Ianoukovitch qui a pris la fuite afin de ne pas être assassiné, ont pris le contrôle du "parlement" croupion.

Cette "élection" est logiquement boycottée par les est-ukrainiens qui ne reconnaissant pas la légitimité du gouvernement par interim de Kiev ne reconnaissent pas non plus les "élections" qu'il organise. Ceci est logique mais n'est aucunement pris en compte par les pays occidentaux qui dès le 22 février ont refusé le "dialogue", toute "ouverture" et toute négociation... avec les opposants est-ukrainiens.

 

C'est dans ce climat criminel que le leader des Pro-Maidan de Kiev, le milliardaire euroatlantiste Petro Porochenko, arrive en tête des intentions de vote. Le "roi du chocolat", est partisan de l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN. Ses produits alimentaires sont interdits à la vente en Russie depuis juillet 2013 car contenant des matières premières cancérigènes. Aucun écho de ces informations-là dans les médias "français".

 

Derrière Porochenko, arrive dans les intentions de vote l'ancien premier ministre, égérie de la "révolution orange" de 2004, Ioulia Timochenko. Créditée de 10% des voix environ, elle a annoncé sa candidature jeudi 27 mars 2014. Elle avait déjà été candidate à la présidence en 2010. Elle fut battue de peu par Viktor Ianoukovitch. L'année suivante, en 2011 elle était condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir lors de la conclusion de contrats gaziers avec la Russie. Timochenko a récemment déclaré qu'elle voulait « l'anéantissement » des Russes, dans une conversation enregistrée et diffusée sur internet. Elle a menacé l'Ukraine d'une nouvelle révolution (de couleur) si elle perdait les élections. Se déchaînant contre le favori, l'oligarque Petr Porochenko, elle a menacé d'un "troisième cycle de révolution" si ce dernier était élu. Jusqu'alors, le QG de l'oligarque laissait entendre qu'en cas d'entente avec elle - ou d'abandon de ses ambitions présidentielles - elle pourrait obtenir le poste de premier ministre... "Si le pays choisit un autre président, sachant que je n'ai qu'un seul concurrent aujourd'hui, je crois que nous devrons vivre un troisième cycle de révolution", a-t-elle averti... Et ce sont ces gens-là que les pays occidentaux soutiennent en affirmant que cette élection présidentielle est "légitime" alors qu'elle a tous les caractères d'une élection frauduleuse organisée par une mafia !

 

Le nationaliste Oleg Tiagnibok et le leader du mouvement paramilitaire ultra-nationaliste Pravy Sektor, Dmytro Iaroch sont aussi en lice.


ll devrait y avoir naturellement une forte abstention dans l'Est de l'Ukraine, notamment dans les républiques récemment autodéterminées qui ne reconnaissent pas la légitimité de ce scrutin et le boycottent.

 

 

 

 

Porochenko est crédité de plus de 44% des intentions de vote et pourrait être élu dès le 1er tour. En cas de second tour, celui-ci se tiendra le 15 juin prochain.

 

Petro Porochenko, voici donc le pedigree de l’homme que l’Ukraine devrait "élire" sans surprise aujourd'hui. Il s'agit d'un des leaders du mouvement "Notre Ukraine" (notez la chutzpah...) qui porta au pouvoir Iouchtchenko (un président d'Ukraine compatible avec la doctrine Zbigniew Brzezinski d'isolement, d'encerclement et de réduction de la jeune puissance russe émergente). Porochenko a financé la Révolution orange de 2004, "révolution" soutenue par les Etats-Unis et financée par la fondation George Soros. ILS n’ont pas  investi des milliards ni fait tous ces massacres dans l’Est de l’Ukraine en 2014 pour qu'un autre que lui soit élu.

 

« Le président Poroszenko , héritier d'une dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine » : il s'agit du titre d'un article en polonais traduit par Domremy, publié sur Novorus.info et résumé par Gajowego Maruchy : "Prezydent Poroszenko ze złodziejskiej dynastii to koniec pozostałości Ukrainy".

 

Vous pouvez trouver ci-dessous la traduction cet article (merci à Domremy).

 

"Prezydent Poroszenko ze złodziejskiej dynastii to koniec pozostałości Ukrainy".

 

Posted by Marucha le 23 05 2014

 

« Le Président Poroszenko , héritier dune dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine »

 

Posté par Marucha le 23 mai 204

 

 

Petro-Poroshenko.jpgLe Président  Poroszenko (né Walcman), juif de Moldavie, âgé de 44 ans, né près d’Odessa dans une dynastie d’escrocs, et ayant pris le nom de sa mère – c’est la fin de l’Ukraine.

 

Les membres de cette famille n’aiment pas rappeler les années 80 du siècle dernier – et ceci n’a rien à voir avec le fait que Piotr Poroszenko, alors étudiant à la Faculté des Relations et du Droit des Affaires Internationales de l’Université d’Etat de Kiev, était un étudiant minable.

 

En 1956 Alexiej Walcman, le père de Poroszenko s’est marié avec Eugenia Siergiejewna Poroszenko et a pris son nom, ce qui en soi n’est pas un crime mais dit clairement ce dont il s’agit.

 

Ce n’est pas un secret que dans les années 80 les vols des propriétés d’état de l’URSS ont explosé. Aleksiej Walcman Poroszenko s’est fait reconnaître alors par son ingéniosité et son esprit entrepreneur ainsi que par sa capacité à parvenir au centre des véritables organes du pouvoir. Le 11 Juin 1986 , A.I. Walcman, citoyen ukrainien de l’URSS fut exclus du Parti en raison de ses escroqueries et de ses fraudes. Ce diplomé universitaire fut de Septembre 1977 au 9 décembre 1983 directeur-conseil d’une entreprise de réparation. Il fut arreté et interrogé en attendant son procès.

 

Les accusations formulées concernaient l’article 155, 123, 183 et une partie de l’article 227 et une partie du Code Pénal de la RFSSR (Fédération Socialiste Russe de la République Soviétique) et de la MSSR (République Soviétique Socialiste de Moldavie). Il s’agissait de statistiques et de rapports falsifiés, de vols de propriétés d’Etat, d’acquisitions frauduleuses de biens immobiliers ainsi que de possession d’armes illégales. Parmi les fragments de son activité il faut énoncer le trafic d’alcool illégalement acheté et dilué à la vente avec de l’eau. C’est ainsi qu’il a créé une entreprise de production de wodka.

 

La condamnation fut relativement bénigne : 5 ans dans un camp pénal, la confiscation de ses biens et l’interdiction pendant 5 ans d’ accéder à des postes- clé dans les entreprises.

 

Le fils d’Aleksiej Walcman, Piotr Poroszenko allait emprunter le meme chemin que son père mais les temps venaient de changer : c’est pourquoi il a pu s’épanouir dans la République Indépendante d’Ukraine comme les moisissures sur une miche de pain. Il volait tout ce qui lui tombait sous la main et rien ne lui était sacré. Appel des gènes.

 

Maintenant cet escroc se trouve devant un devoir nouveau : escroquer toute l’Ukraine et privatiser la fonction de son Président. Pour parvenir à ses fins il est pret à ruiner tout le peuple de ce pays. En fait il y est prêt depuis longtemps – ne serait-ce qu’en prenant exemple sur son père.

 

Siergiej Kotwicki pour Central News Agency Novorossia

 

Source: http://novorus.info/

 

Voici quelques informations complémentaires sur Porochenko que l'on trouve sur wikipedia anglais (il n'y a curieusement pas de fiche en français de Porochenko pour le moment) :

 

Petro Porochenko Oleksiyovych, né le 26 Septembre 1965) est un homme d'affaires et homme politique ukrainien, qui a annoncé le 29 Mars 2014 qu'il courait pour la présidence de l'Ukraine. Porochenko, ancien ministre des Affaires étrangères et ministre du Commerce et du Développement économique, est parfois cité comme l'une des personnes les plus influentes dans la politique ukrainienne. De Février 2007 à Mars 2012, Porochenko est la tête du Conseil de la Banque Nationale d'Ukraine.

 

Porochenko est né dans la ville de Bolhrad , Oblast d'Odessa, le 26 Septembre 1965, mais a grandi dans la ville de Vinnitsa en Ukraine centrale. En 1989, il a obtenu un diplôme en économie de la Faculté des relations internationales et droit international (Institut des relations internationales) de l'Université d'Etat de Kiev.

 

Après l'obtention du diplôme, Porochenko a commencé sa propre entreprise de vente de fèves de cacao. Dans les années 1990, il a pris le contrôle de plusieurs entreprises de confiserie. Par la suite, il a réuni ses parts dans l'industrie, dans le groupe Roshen (en référence à son nom de famille, Ndlr.), le plus grand fabricant de confiserie en Ukraine. La fortune qu'il a faite dans l'industrie du chocolat lui a valu le surnom de "roi du chocolat".

 

Il étend son empire commercial dans plusieurs usines automobiles et d'autobus, le chantier naval Leninski Kuznya, les médias comme la chaine de télévision canal 5 ainsi que d'autres entreprises.

 

En Mars 2012 Forbes l'a placé sur la liste des milliardaires de Forbes à la 1153 ème place, avec 1 milliard de dollars. Les avoirs de Roshen ont été bloqués par la Russie qui en juillet 2013 a interdit la vente en Russie de ses produits parce qu'ils contenaient des matières premières cancérigènes.

 

Membre du Parlement et Secrétaire de la CNDS

 

Porochenko a d'abord remporté un siège à la Verkhovna Rada (le Parlement ukrainien) en 1998. Initialement, il était membre du Parti social démocrate uni de l'Ukraine (PSDU) , la partie la plus fidèle au président Leonid Koutchma  (président de l'Ukraine de 1994 à 2005) à l'époque. Porochenko a quitté SDPU en 2000 pour créer une faction indépendante gauche centre-Solidarité. En 2001 Porochenko a joué un rôle dans la création du Parti des régions, aussi fidèle à Koutchma. Solidarité n'a jamais rejoint le Parti des Régions, cependant, en décembre 2001, il rompait les rangs des partisans Koutchma pour devenir chef de campagne Notre Ukraine Bloc opposition la faction de Viktor Iouchtchenko (Ndlr. président de l'Ukraine de 2005 à 2010, leader en 2004 de la Révolution orange soutenue par de nombreux gouvernements occidentaux, dont celui des États-Unis et par des financements d'organisations américaines, comme la fondation George Soros, Iouchtchenko arriva au pouvoir lors d'une seconde élection présidentiellle manipulée par les pro-Occidentaux où il finit par battre nécessairement le Premier ministre Viktor Ianoukovytch, le candidat soutenu par Vladimir Poutine, qui avait pourtant élu lors d'une première élection présidentielle du 21 novembre 2004, mais dont l'élection fut contestée par les Occidentaux qui dénoncèrent évidemment un scrutin truqué par le gouvernement de Viktor Ianoukovytch et le puissant clan de Donetsk, dont Rinat Akhmetov alors accusé d'être un "oligarque" et qui fit fortune dans l'industrie du charbon et la sidérurgie. C'est pourtant cet "oligarque" Akhmetov que le nouveau pouvoir à Kiev, ne craignant pas la contradiction, a choisi pour lui proposer de devenir... gouverneur du Donbass, région de l'est de l'Ukraine, poste que ce dernier a refusé, se faisant critique contre le nouveau pouvoir de Kiev. Akhmetov a semble-t-il fini par se rallier aux pro-Maidan Cf. « L'oligarque Akhmetov se rallie aux autorités de Kiev » Le Figaro, mercredi 21 mai 2014, page 7.)

 

Revenons à Poroszenko. Après les élections législatives en Mars 2002, dans laquelle Notre Ukraine a remporté la plus grande part du vote populaire et Porochenko a remporté un siège au Parlement, Porochenko a servi comme chef de la commission parlementaire du budget.

 

Porochenko est considéré comme un proche confident de M. Iouchtchenko, qui est le parrain de ses filles. Étant peut-être l'homme d'affaires le plus riche parmi les partisans de Iouchtchenko, Porochenko a souvent été cité comme l'un des principaux bailleurs de fonds de Notre Ukraine et de la Révolution Orange.

 

Après  Iouchtchenko ait remporté les élections présidentielles en 2004, Porochenko a été nommé secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de la défense, tandis que son principal rival après- la Révolution orange, Ioulia Timochenko, a été nommé Premier ministre. En Septembre 2005 des allégations mutuelles très médiatisés de corruption ont éclaté entre Timochenko et Porochenko ont impliqué les privatisations des entreprises publiques réalisées par Timochenko. Porochenko, par exemple, a été accusé de défendre les intérêts de Viktor Pinchuk, qui avait acquis 80 millions de dollars et les entreprises publiques, Nikopol de ferro-alliages, indépendamment d'une valeur de 1 milliard $. En réaction à ces allégations, Iouchtchenko a rejeté l'ensemble de son cabinet des ministres, y compris Porochenko et le Premier ministre Ioulia Timochenko.

 

Lors de l'élection parlementaire de mars 2006 Porochenko a été réélu au Parlement ukrainien avec le soutien de la coalition électorale Notre Ukraine, où il a présidé la commission parlementaire des finances et des banques. Selon des allégations, depuis son poste de président au parlement ukrainien, le Parti socialiste de l'Ukraine a choisi de faire partie de l'Alliance de l'unité nationale, car Porochenko a promis à son chef, Oleksandr Moro, qu'il serait élu président si la coalition était formée. Cela a laissé Notre Ukraine de Porochenko et son allié le Bloc Ioulia Timochenko au gouvernement.

 

Porochenko n'a pas participé à l'élection parlementaire de septembre 2007.

 

Depuis février 2007 Porochenko a dirigé le Conseil de la Banque nationale de l'Ukraine.

 

Il a été ministre des Affaires étrangères de 2009 à 2010.

 

Le président Iouchtchenko a nommé Porochenko comme ministre des Affaires étrangères le 7 Octobre 2009.

 

Ministre des Affaires étrangères en 2009, Porochenko a soutenu l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et a déclaré en décembre 2009 : « Je crois qu'avec une volonté politique et un souhait public pour le faire, l'appui du public pour les politiciens en charge, et une claire et consciente politique juste, devenir un pays membre de l'OTAN pourrait être accompli d'ici un an ou deux ans ».

Cependant, l'adhésion à l'OTAN ne devrait pas être un but en soi : « Notre objectif doit être de mener des réformes, l'amélioration du niveau de vie (on voit le résultat en 2013! Voir les cartes ci-dessous. Ndlr.), je crois que là, nous devons tout faire pour améliorer la situation dans le pays plutôt que d'obtenir l'autorisation de quelqu'un pour certaines actions », a-t-il dit aux journalistes à Bruxelles jeudi 3 décembre 2009 après une réunion de la Commission Otan-Ukraine tenue à Bruxelles au sujet de la réunion de Conseil Atlantique du Nord de l'alliance.

 

Bien que Porochenko a été rejeté comme ministre des Affaires étrangères le 11 Février 2010, le président Viktor Ianoukovitch a exprimé l'espoir de poursuivre la coopération avec lui.

 

Ministre du Développement économique et du Commerce

 

À la fin de février 2012 Porochenko a été nommé comme nouveau ministre du Commerce et du Développement économique dans le gouvernement Azarov; le 9 Mars 2012 le président Ianoukovitch a déclaré qu'il voulait Porochenko travaille dans le gouvernement au poste ministériel du développement économique et du commerce ministre. Le 23 Mars 2012 Porochenko a été nommé par Ianoukovitch ministre du Développement économique et du Commerce de l'Ukraine. Le même mois, il a démissionné de son poste de chef du Conseil de la Banque nationale de l'Ukraine. Porochenko de retour à la Verkhovna Rada (parlement) après avoir remporté avec plus de 70 % des voix le poste de candidat indépendant dans des circonscriptions uninominales.

 

Sur le site les-crises.fr/ukraine/, qui donne des cartes et des chiffres, on a une idée des bienfaits de la clique Porochenko au "développement économique et du commerce" de l'Ukraine !

 

Remontant à 1991, au niveau économique, la situation est depuis très difficile. En 1997, le PIB par habitant est tombé à 50 % de celui de 1991, et il n’est remonté qu’à 80 % de ce niveau…

 

Ukraine---PIB-par-habitant-de-l-Ukraine--1990-2013.jpg

 

Du coup, le revenu par Ukrainien est toujours :

  • 8 à 10 fois inférieur à celui d’un Français ou d’un Américain ;
  • 4 fois inférieur à celui d’un Russe ;
  • 3 fois inférieur à celui d’un Roumain ;

40 % inférieur à un habitant de Namibie ou d’Irak …

 

Ukraine---Salaire-mensuel-minimal-et-moyen-en-Ukraine-et-en.jpg

 

On observe même qu’avec un salaire minimal mensuel de 100 €, le salaire d’un Ukrainien est 30 % inférieur à celui d’un Chinois !

 

Source: http://www.les-crises.fr/ukraine-le-pib/

 

Ukraine--balance-commerciale.jpg

 

Depuis 10 ans, l’Ukraine, qui importe 60 % de ce qu’elle consomme, est en fort déficit commercial – près de 7 Md€ par an.

 

Ukraine---balance-commerciale-par-region.jpg

 

On note le déficit apocalyptique au niveau de la ville de Kiev.

Par grande région, cela donne ceci :

 

Ukraine-balance-commerciale-ukraine-synthese-regions.jpg

L’Ukraine est en déficit face à ses principaux partenaires, et on a au niveau des régions :

 

l’Est, industriel, exporte beaucoup, et est en net excédent commercial ;

l’Ouest, agricole, exporte très peu et est en net déficit commercial ;

le Centre, avec la capitale, exporte modérément, mais est en énorme déficit commercial.

 

Source: http://www.les-crises.fr/ukraine-commerce-international/

 

 

2014 campagne présidentielle

 

Suite à la révolution ukrainienne 2014 et le retrait de Viktor Ianoukovitch (son renversement Ndlr....) de son poste de Président de l'Ukraine, de nouvelles élections présidentielles devaient avoir lieu le 25 mai 2014.

 

Dans les sondages pré-électoraux de mars 2014 Porochenko arrivait en tête de tous les candidats potentiels, avec un sondage réalisé par Socis lui donnant une note de plus de 40% le 29 Mars, il a déclaré qu'il courait pour être président ; Dans le même temps Vitali Klitschko a renoncé à la course à la présidence, en choisissant de soutenir la candidature de Porochenko. Le 2 Avril Porochenko dit : « Si je suis élu, je vais être honnête et vendre les parts Roshen ». "En tant que président de l'Ukraine, je vais et je veux me concentrer uniquement sur le bien-être de la nation", affirme-t-il.

Il a également dit début avril que le niveau de soutien populaire à l'idée d'adhérer à l'OTAN de l'Ukraine était trop petit pour le mettre à l'ordre du jour "sans ruiner le pays" ».

Le 14 avril 2014, Porochenko a publiquement soutenu la campagne du Parti de Jarosław Gowin, "Pologne Ensemble" de la Pologne voisine dans les élections au Parlement européen, en remerciant le collègue de Gowin, Paweł Kowal de soutenir l'Ukraine.

 

La publication internet ukrainienne de Pravda, se référant à la presse autrichienne, a indiqué que l'union de Porochenko et Klitschko avait été formée après une réunion secrète à la demande du milliardaire ukrainien Dmitri Firtash (Ukrainian pravda. 2 April 2014) qui fait face à des accusations de corruption aux États-Unis (Firtash a fait fortune en tant qu'intermédiaire pour le monopole du gaz à l'exportation russe OAO Gazprom (GAZP) et possède des stations de télévision et les usines d'engrais en Ukraine, nie les accusations des États-Unis relatifs à un projet de titane 500 millions de dollars en Inde. Firtash, est un ancien allié de Viktor Ianoukovitch, le leader déchu qui a fui en Russie au milieu des protestations sanglantes, a déclaré que les Etats-Unis cherche à annuler son influence politique avant le 25 mai élection présidentielle de l'Ukraine.) Firtash a publiquement confirmé son soutien Porochenko à l'élection présidentielle (Novostimira. 30 April 2014.)

 

 

Quoiqu'il en soit, si le pays apparaissait déjà très divisé il y a vingt ans en 1994, en 2010, suite à la Révolution orange de 2004 qui avait été soutenue et financée par Porochenko, l'Ukraine est restée très divisée avec un grand écart est-ouest impressionnant :

 


Ukraine---Election-presidentielle-1994-Un-Pays-deja-divi.jpg

 

Ukraine---Election-presidentielle-2010-Un-pays-tres-divis.jpg

 

 

 

Add. 23h10. Présidentielle en Ukraine: Porochenko en tête (sondage sortie des urnes)

 

21:03 25/05/2014

KIEV, 25 mai - RIA Novosti

 

Selon un sondage réalisé à la sortie des urnes par quatre chaînes de télévision ukrainiennes, le candidat indépendant Piotr Porochenko arrive en tête de l'élection présidentielle avec 57,31% des suffrages exprimés, devant l'ex-première ministre du pays Ioulia Timochenko (12,39%).

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140525/201321382.html

 

90% d'abstention : une "élection légitime" pour les Occidentaux...

 

 

Le taux de participation à la présidentielle dans la région de Donetsk (est) est inférieur à 10 pour cent, a fait savoir une source au sein de la Commission électorale centrale d'Ukraine, informe ITAR-TASS.

 

Selon le dernier bilan, il a constitué 9,11 pour cent dans la région de Donetsk. L'indice le plus élevé a été enregistré dans la région de Volyn (ouest) - 50,49 pour cent. Viennent après la région de Lvov (ouest, 46,23 pour cent) et celle de Kiev (centre, 42,79 pour cent). Le taux de participation moyen est de 38,53 pour cent soit inférieur par rapport à l'indice correspondant, enregistré au cours de la présidentielle - 2010 (plus de 45 pour cent).

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_25/Ukraine-taux-de-participation-a-la-presidentielle-2522/

 

 

. Les Etats-Unis ont investi dans l'Ukraine 5 milliards de dollars depuis 1991

. L'Anschluss était dans Mein Kampf, le contrôle de l'Ukraine est dans "Le Grand Echiquier" (R. Chamagne)

. Porochenko autorise la police à tirer sans avertissement (19 août 2014)

. La visite aux États-Unis de Porochenko signifie la poursuite des bombardements continus de civils

. Porochenko et les accords de paix de Minsk 1

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Russie
commenter cet article
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 16:33

Adam Weishaupt, Danton, Jules Ferry, Laurence Rossignol, Vincent Peillon... Farida Belghoul remonte à la source... explique d'où vient la théorie du genre qui "n'existe pas" et met le feu au gouverne-ment ! ...

 


Adam-Weishaupt--Danton--Jules-Ferry--Laurence-Rossignol--Vi.jpg

 

« Il faut pourtant gagner à notre Ordre le commun du peuple : le grand moyen pour cela est l'influence sur les écoles (...) C'est à la jeunesse qu'il faut aller, c'est elle qu'il faut séduire, elle qu'il faut entrainer, sans qu'elle s'en doute... Allez à la jeunesse, et si c'est possible jusqu'à l'enfance. » Adam Weishaupt (1748-1830)

 

« Les enfants appartiennent à la république avant d'appartenir à leurs parents: l'égoïsme des pères pourrait être dangereux pour la République. Voilà pourquoi la liberté que nous leur laissons ne va pas jusqu'à élever leurs enfants autrement qu'à notre gré. »  Georges-Jacques Danton (1759-1794)

 

« Il existe un père de famille qui les comprend tous: c'est l'Etat. » Jules Ferry (1832-1893) 


« Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents. » (Laurence Rossignol, Secrétaire d'Etat à la famille, en fonction depuis le 9 avril 2014)


« Il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire son choix. (...) Et donc, l'école a un rôle fondamental puisque l'école doit dépouiller l'enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l'élever jusqu'à devenir citoyen. » (Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale,

 

La "théorie du genre n'existe pas!" : qu'en disent les détracteurs des JRE ?


Source : Farida Belghoul, porte-parole des Journées de retrait de l'Ecole (JRE) pour l'interdiction de la théorie du genre à l'école https://www.facebook.com/jre2014/photos/a.433335193459952.1073741828.432904346836370/512100602250077/?type=1

 

 

Quelques autres citations historiques à connaitre :

 

« Vous devez sans cesse former de nouveaux plans, afin de voir comment on peut dans vos provinces s'emparer de l'éducation publique, du gouvernement ecclésiastique, des chaires d'enseignement et de prédication. » (Adam Weishaupt, Code des Illuminés de Bavière, 1777. Cf. Barruel, Opus. cit., t. II, p, 243, édition de 1819, cité in Jean Ousset, Pour qu'Il règne, Editions DMM, Niort 1998, p. 260.)


Xavier-Martin--Nature-humaine-et-Revolution-francaise--Du.jpgIl faut « saisir les enfants à l'époque où ils reçoivent des impressions décisives, pour préparer des hommes dignes de la République » (Robespierre, 13 août 1793, Archives parlementaires, 1/72/126/1, cité in Xavier Martin, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon  , Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 112)

 

« La patrie seule a le droit d'élever ses enfants » (Robespierre, 18 floréal an II, Arch. parlem., 1/82/138/2, cité in Xavier Martin, ibid., p. 112.)


« (La famille) est un fédéralisme domestique qui rétrécit les âmes en les isolant » (Robespierre, 18 floréal an II, 7 mai 1794, Archives parlementaires, 1/82/138/2.,  cité in Xavier Martin, ibid., p. 113.)


« Tout se rétrécit dans l'éducation domestique » (Danton, 13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2., cité in Xavier Martin, ibid., p. 113.)

 

« Mon fils ne m'appartient pas, il est à la république » (Danton, 13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2., cité in Xavier Martin, ibid., p. 112.)

 

« Les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents » (Danton, 22 frimaire an II, 12 décembre 1793: Moniteur n° 84, 24 frimaire, 14 décembre, p. 339/2., cité in Xavier Martin, ibid., p. 112.)

 

« Il serait heureux pour l'espèce humaine que tous les enfants ne connussent point leur père  » (Lequinio, Les Péjugés détruits, Paris 1792, p. 144, cité in Xavier Martin, ibid., p. 111.) Lequinio était un député à l'"Assemblée législative" où le signalaient des propositions d'avant-garde... puis conventionnel régicide et représentant en mission particulièrement pugnace.

 

« Toute sa doctrine (à l'éducation nationale) consiste donc à s'emparer de l'homme dès le berceau, et même avant sa naissance; car l'enfant qui n'est pas né, appartient déjà à la patrie.  » (Rabaut Saint-Etienne, Arch. parlem., 1/55/346/2., cité in Xavier Martin, ibid., p. 113.)

 

« Elle (l'éducation nationale) s'empare de tout l'homme sans le quitter jamais en sorte que l'éducation nationale n'est pas une institution pour l'enfance, mais pour la vie tout entière  » (Rabaut Saint-Etienne, 21 décembre 1792, Arch. parlem., 1/55/346/2, cité in Xavier Martin, ibid., p. 115.)


« Pour rendre le peuple heureux, il faut le renouveller, changer ses idées, changer ses lois, changer ses moeurs, changer les hommes, changer les choses, tout détruire, oui, tout détruire puisque tout est à recréer    »  (Rabaut-Saint-Etienne cité in Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions pamphiliennes 2007, p. 280.)

 

Devinette : quel était le point commun de tous ces personnages ? Ils étaient tous francs-maçons..., rosicruciens et autres "illuminés"...

 

A aucun moment le peuple n'a été consulté sur ce programme républicain d'"éducation" des enfants pour les "élever jusqu'à devenir citoyen" (V. Peillon), "pour préparer des hommes dignes de la République" (Robespierre)... A aucun moment la théorie du genre introduite en douce et sans débat... à l'école, n'a été médiatisée, présentée au peuple, discutée et approuvée.  

 

Quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet (QOT). "Que ce qui touche à tout le monde soit discuté et approuvé par tout le monde" ! Une maxime qui signifie que tout pouvoir nécessite le consentement de ceux sur qui il s'exerce ! (Sinon il s'agit d'une tyrannie...) Et une maxime qui nous vient tout droit de la démocratie médiévale !

 

Il est temps de demander la déclaration officielle des lobbys maçonniques à l'"Assemblée nationale" ! Transparence oblige ! Il est temps que le gouvernement s'explique devant le peuple de ses manigances depuis 1789... s'agissant de l'éducation des enfants ! QOT !

 

 

. La franc-maçonnerie derrière le "mariage pour tous" : Un "grand maître" franc-maçon avoue

. "Le gouvernement s'est engagé à s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités" (Vincent Peillon)

. Vincent Peillon : "La Révolution n'est pas terminée. On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique"

.  Charte de la laïcité : une religion d’Etat pour tous !

. Le long travail de corruption des moeurs

. "Morale laïque" de Vincent Peillon : encore une de ces fumisteries totalitaires franc-maçonnes 

. Le peuple français fait face à une entreprise totalitaire (Henri Hude)

Repost 0
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 22:36

 

Le mouvement Journée de Retrait de l’Ecole (JRE) se structure en fédération autonome de parents d’élèves : la Fédération Autonome de Parents d’Élèves Courageux (FAPEC).

 

 

La FAPEC a vocation à être représentative au sein de l’école pour être une organisation de résistance dans le but d’interdire l’idéologie du genre à l’école en pratiquant notamment des Journées de Retrait de l’Ecole locales et ponctuelles en cas de besoin.

 

 

Elle est aussi un organisme de formation des parents, et de remédiation aux difficultés scolaires rencontrées par les enfants à cause des mauvaises méthodes d’apprentissage employées par l’Education Nationale, comme la méthode globale par exemple.

 

 

Cette fédération est ouverte non seulement aux actuels parents d’élèves mais également aux anciens et futurs parents d’élèves. Ainsi elle est ouverte à tous ceux qui, persuadés de la nécessité de ce combat, veulent rejoindre le mouvement.

 

La FAPEC est structurée en cinq pôles :

 

- Pôle Formation

- Pôle Juridique

- Pôle Culturel

- Pôle Action

- Pôle International

 

Le pôle formation délivrera aux grands-parents, aux parents et aux futurs parents la connaissance de la méthode syllabique. Méthode syllabique utile aussi bien aux élèves de primaire qu’aux élèves de collège en difficulté.

 

La FAPEC organisera également des stages intensifs de grammaire, d’orthographe, de rédaction et de calcul mathématique aux enfants du primaire et du collège. Ainsi que des conférences d’histoire pour les lycéens (en particulier sur la France des Rois et sur la Révolution Française) afin de leur transmettre des éléments de compréhension du monde actuel.

 

Les formations débuteront en septembre 2014.

 

Le pôle juridique proposera des formations délivrées par des avocats sur les droits des parents à l’école.

 

Le pôle culturel avec des productions préservées de l’influence du genre (littérature jeunesse, théâtre, films d’animation…) restaurant les principes naturels de la famille et la complémentarité homme-femme menacés par ce terrible fléau.

 

Le pôle action organisera des JRE locales, en cas de besoin, selon la représentativité de la FAPEC dans l’établissement ciblé : la réaction de la FAPEC locale sera immédiate si des militants LGBT y pénètrent, ou si des séances de gender, ou de sexualisation précoce, y sont mises en place. D’autres types d’actions que la JRE pourront être envisagées dans le courant de l’année dès lors que celles-ci ne seront ni des manifestations de rue ni des pétitions ni des lettres de suppliques au pouvoir.

 

Le pôle international développera ses liens avec d’autres organisations à l’étranger qui poursuivent le même combat. Le mouvement JRE s’engage déjà sur la scène internationale avec l’Allemagne et la Russie.

 

En conclusion, la FAPEC, en proposant des services concrets aux parents aura pour objectif de vaincre la peur des familles en les formant, en leur délivrant les ressources nécessaires à la défense de leurs enfants.

Repost 0
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:29

Poutine-accuse-l-Occident-de-snobisme-et-de-refus-de-negoc.jpgVladimir Poutine au Forum économique de Saint-Pétersbourg a déclaré que le « modèle d'un monde unipolaire » a « échoué », après l'effondrement de l'URSS et la fin de la guerre froide.

 

« Le modèle d'un monde unipolaire a échoué. Chacun le voit bien aujourd'hui, même ceux qui tentent d'agir à la manière habituelle, de garder le monopole, de dicter leurs règles du jeu en politique, dans le commerce, les finances, d'imposer des normes culturelles et comportementales », a-t-il expliqué.

 

Il a donné l'exemple de l'Ukraine où les partenaires occidentaux ont agi comme si la Russie n'existait pas... Il accusé l'Occident de snobisme et du refus de négocier avec la Russie pendant l'élaboration d'un accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne, indique ITAR-TASS.

 

« Nous tâchions de prouver, chiffres à l'appui, que ce document causerait un grave préjudice, nous proposions de procéder de manière absolument civilisée ne fût-ce qu'à un débat sur ces questions, de trouver une solution, a-t-il déclaré vendredi devant le Forum économique international à Saint-Pétersbourg. Qu'avons-nous entendu en réponse ? Cela ne nous regarde pas. Excusez-moi, je ne veux offenser personne, mais je n'ai pas vu de tel snobisme depuis longtemps. On ne nous a tout simplement pas voulu parler, on nous a dit : cela ne vous regarde pas ! », a reconnu avec regret le président russe.

 

« On a mis l'Ukraine devant un choix pratiquement : ou vous acceptez de signer un accord d'association ou de libre-échange avec nous ou vous traitez avec la Russie. Ce n'était pas ou ou, c'était et et qu'il fallait faire » (Hélène Carrère d'Encausse à Pro Russia Tv)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Russie
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:11

Poutine--Forum-economique-international-de-Saint-Petersbo.jpgAprès le coup d'Etat en Ukraine, le chaos s'est instauré et une vraie guerre civile a commencé, a estimé vendredi le président russe Vladimir Poutine lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

 

"Il y a eu un coup d'Etat soutenu par les partenaires américains et européens. Ensuite, le chaos s'est instauré, et maintenant nous constatons qu'une guerre civile d'envergure a débuté", a déclaré le chef de l'Etat, en caractérisant la situation actuelle en Ukraine.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_23/Ukraine-une-guerre-civile-a-suivi-le-coup-dEtat-Poutine-8468/

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Russie
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 14:23

 

 

Ukraine/est : l'armée abat 30 militaires ayant rendu les armes (militant fédéraliste)  

 

Les forces armées ukrainiennes ont abattu une trentaine de soldats ayant rendu les armes face aux combattants d'autodéfense de la « république populaire » autoproclamée de Lougansk (est), a déclaré à RIA Novosti un porte-parole des fédéralistes Ostap Tchiorni. « Près de 30 militaires ukrainiens ont déposé les armes, et les forces régulières les ont par la suite fusillés », a affirmé l'interlocuteur de l'agence.

 

L'incident se serait produit à proximité de la ville de Lissitchansk de la région de Lougansk, théâtre d'intenses combats entre militaires envoyés par Kiev et militants fédéralistes.

 

Depuis mars, les grandes villes du sud-est de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui refusent de reconnaître les nouvelles autorités pro-européennes. L'armée ukrainienne y mène depuis la mi-avril une vaste opération contre les combattants des forces d'autodéfense populaire, qualifiés de terroristes par Kiev.

 

Les « républiques populaires » autodéterminées de Donetsk et de Lougansk ont refusé de prendre part à l'élection présidentielle du 25 mai.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Russie
commenter cet article
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:01

L'impérialisme de la « démocratie » occidentale et des « droits de l'homme » se met en branle en Thaïlande.

 

Thailande--coup-d-Etat-du-22-mai-2014---Le-chef-de-l-arme.jpg

Le chef de l'armée Prayuth Chan Ocha annonce avoir pris le contrôle du gouvernement, le 22 mai 2014

 

Après sept mois de crise politique et de manifestations  qui a fait 28 morts depuis le début de la crise à l'automne dernier, l'armée thaïlandaise a pris le pouvoir hier 22 mai et a « suspendu la plupart des libertés individuelles ». Jeudi, le chef de l'armée de terre thaïlandaise, le général Prayut Chan-O-Cha, a annoncé à la télévision un coup d'Etat. « Pour que le pays revienne à la normale », les forces armées « doivent prendre le pouvoir à partir du 22 mai à 16h30 ».

 

 

Thailandais-jaunes--royalistes--membres-de--l-Alliance-du.jpg

Thaïlandais en « Chemises jaunes » (royalistes, en signe d'allégeance au roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, Rama IX) membres de « l'Alliance du peuple pour la démocratie » en action le 26 août 2008.

 

Il s'agit du 18e coup d'Etat ou tentative de coup d'Etat depuis 1932. Le premier putsch a été fomenté, en 1932, par le général Phibun Songkhram – officier artilleur entraîné en France –, qui renversa la monarchie absolue. La 3e république ne semble pas avoir dénoncé à ce moment-là un « coup d'Etat ». La seconde guerre mondiale terminée et l'occupant japonais parti, coups d'Etat et contre-coups d'Etat se sont succédés. Même si l'armée est souvent divisée, les généraux devenaient des dictateurs. Cela jusqu'aux sanglants massacres militaires de 1973 et 1976 où l'armée finit par défendre la monarchie, en laissant le roi Bhumibol Adulyadej, monarque constitutionnel, occuper un large espace politique et devenir le « grand équilibrateur » de la société thaïlandaise, une référence au brahmanisme. L'arrivée au pouvoir de Thaksin Shinawatra, en 2001, que certains officiers soupçonnaient d'être « l'homme qui voulut être roi », provoqua à nouveau l'ire de l'armée. En 2006, elle détrôna l'ambitieux. Elle se rendit compte plus tard qu'elle avait mal « géré » l'après-Thaksin et que son renversement avait fait émerger le mouvement des « chemises rouges », affiliées à l'ex-premier ministre. En 2010, elle délogea les « rouges » occupant le centre de Bangkok en leur tirant dessus à balles réelles. Plus de 90 morts, plus de 2 000 blessés.

 

Les choses se sont accélérées ce mardi 20 mai, lorsque la loi martiale a été proclamée par l'armée. Une intervention pour « mettre un terme au face-à-face entre pro et anti-gouvernement, les Chemises rouges et les Chemises jaunes », selon Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse à l'Asia Centre, spécialiste de l'Asie du Sud-Est, interrogée par BFMTV.com.


Si de nombreux meneurs des Chemises rouges, puissant mouvement de partisans du gouvernement civil déchu, ont été interpellés, les principaux leaders politiques des deux camps ont été emmenés sous escorte militaire hors des négociations organisées dans un complexe militaire, peu avant l'annonce du coup d'Etat.


La Constitution de 2007 est suspendue,  « à part le chapitre sur la monarchie ». Le porte-parole de l'armée explique que cette mesure vise à « diriger le pays en douceur ». Et, si l'activité du gouvernement est interrompue,  « le Sénat fonctionne toujours ». Le Premier ministre renversé, Niwattumrong Boonsongpaisan, et son gouvernement se sont vus  « ordonner » HIER de  « se présenter » d'ici à la fin de la journée au nouveau régime, qui a pris le nom de Conseil national pour le maintien de la paix et de l'ordre.

 

En zone France, le président François Hollande, dans un communiqué de l'Élysée, a condamné hier le « coup d'Etat » mené par l'armée thaïlandaise. Dans ce communiqué, François Hollande a appelé à « un retour immédiat à l'ordre constitutionnel » et à « l'organisation d'un processus électoral » dans ce pays. Le président de la République a également demandé que « les droits et libertés fondamentaux du peuple thaï (soient) respectés ».

 

Le même jour,  l'UE et John Kerry ont condamné le coup d'Etat en Thaïlande. L'Union européenne a appelé à un « retour rapide à un processus démocratique légitime » après le coup d'Etat militaire en Thaïlande. L'UE demande la tenue, « le plus vite possible », d'élections « crédibles » et « sans exclusion ». « Il est d'une importance cruciale que la Thaïlande retourne rapidement à un processus démocratique légitime », a déclaré dans un communiqué une porte-parole de la cheffe de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton. L'armée, qui s'est emparée du pouvoir, « doit accepter et respecter l'autorité constitutionnelle du pouvoir civil », a ajouté la porte-parole. « Les standards internationaux des droits de l'homme doivent être maintenus ».

  

Thaïlande : Kerry condamne le coup d'Etat, la coopération militaire en question Du côté de Washington, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a condamné avec force « le coup d'Etat militaire » . Il a mis en garde contre les conséquences «négatives» sur les relations entre Washington et Bangkok, deux pays alliés.

 

John Kerry a condamné « le coup d'Etat » en Thaïlande, menaçant de suspendre la coopération militaire historique entre les deux alliés, rapporte l'AFP.

Les Etats-Unis ont rapidement déterminé qu'il s'agissait bien d'un « coup d'Etat militaire », ce qui impose juridiquement à l'administration américaine de couper une partie de son aide bilatérale.

« Il n'y a pas de justification à ce coup d'Etat militaire », a dénoncé M. Kerry dans un communiqué, appelant au « rétablissement immédiat d'un gouvernement civil » et au « retour de la démocratie ». « Cette action aura des implications négatives sur la relation entre les Etats-Unis et la Thaïlande, en particulier pour notre relation avec les forces armées thaïlandaises », a-t-il mis en garde. Comme l'avait annoncé plus tôt le Pentagone, les Etats-Unis « réexaminent » leur assistance militaire avec Bangkok.


L'influente armée thaïlandaise entretient des relations historiques très étroites avec Washington et les deux pays sont liés par un traité militaire de défense mutuelle qui remonte à la Guerre froide.

 

Washington avait interrompu pendant deux ans sa coopération militaire avec Bangkok après le coup d'Etat de septembre 2006. En 2013, les Etats-Unis ont fourni une assistance de 11,4 millions de dollars à la Thaïlande, dont 3,7 millions pour son volet militaire.


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit « très préoccupé » par ce coup d'Etat et « demande un retour rapide à un gouvernement constitutionnel, civil et démocratique et un dialogue sans exclusive qui préparera la voie à une paix et une prospérité durables en Thaïlande ».

 

 

Or, il faut préciser que le secrétaire d'Etat américain John Kerry, interrogé par la télévision privée pakistanaise Geo le 1er août 2013, avait jugé que l'armée égyptienne qui avait déposé le président Mohammed Morsi début juillet 2013, l'avait fait non pas par «  coup d'Etat », mais dans le but de rétablir la démocratie (!) : «  Des millions et des millions de gens ont demandé à l'armée d'intervenir. Tous avaient peur d'une descente dans le chaos et la violence », avait-t-il déclaré. Les militaires «  rétablissaient la démocratie », avait ajouté le secrétaire d'Etat américain ! ... Curieuse diplomatie américaine à double standard !

 

En Ukraine comma partout, les Etats-Unis font preuve de doubles standards. Après avoir soutenu les putschistes de Kiev, ils soutiennent l'emploi de la force armée contre le peuple ukrainien. Ainsi, le 15 avril dernier la Maison-Blanche avait déclaré que le gouvernement ukrainien "devait répondre" aux soulèvements de séparatistes anti-Maidan dans l'est russophone de l'Ukraine, qu'il était "approprié" pour le gouvernement de Kiev "de prendre des mesures pour rétablir l'ordre", dans une situation "intenable", et avait jugé les opérations militaires de Kiev contre les anti-Maidan "mesurées"...

Le 19 mars 2014, Kiev avait pourtant autorisé les soldats ukrainiens à tirer ! En réponse à la Maison Blanche le 15 avril à 17h00, le général Valeri Kroutov, numéro deux des services spéciaux ukrainiens (SBU) qui commandait "l'opération antiterroriste" annonça au nord de Slaviansk, que les séparatistes qui ne se rendraient pas seraient "liquidés" ! Préméditation, ordre de tuer, application, tous les éléments du génocide étaient réunis...

 

Pour comprendre ce deux poids deux mesures, il suffit d'expliquer que du coup d'Etat dénoncé par les Occidentaux en Thaïlande peut sortir un nouveau régime fondé sur des bases nouvelles qui élimineront l'oligarchie.

 

Il y a six mois en effet, en décembre 2013, eut lieu en Thaïlande une révolte démocratique qui n'intéressait pas l'Oligarchie. La classe politico-médiatique préférait alors relayer avec complaisance les manifestations pro-UE qui se déroulaient en Ukraine et qui ont abouti au renversement du président Ianoukovitch (qui avait refusé le rapprochement avec l'UE...), à l'installation d'un gouvernement par interim qui lança l'"opération antiterroriste" contre les ukrainiens qui n'acceptaient pas le coup d'Etat... avec à la clé un génocide russe en cours, dont tous les caractères sont similaires au génocide vendéen (création d'une "garde nationale" ukrainienne contre le peuple, envoi de l'armée contre le peuple, désinformations politico-médiatiques, inversions accusatoires...)

 

Cette révolte démocratique en Thaïlande en décembre 2013 visait à dégommer l'oligarchie locale accusée de collusion avec la « finance internationale sans scrupules, étrangère aux valeurs du royaume (thaïlandais) »... « Nous en avons assez de cette politique, nous ne voulons plus d’élections. Nous seuls sommes légitimes pour choisir le prochain gouvernement et le soumettre à l’approbation de notre roi » avait déclaré un manifestant devant un journaliste de l’AFP, le 9 décembre 2013.

 

Ces éléments expliquent sans doute cette condamnation oligarchique unanime des évènements en Thaïlande.

Repost 0