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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 09:03

 

 

 

Au sommaire de cette édition du 24 mars 2014 :

 

Elections municipales en Hollandie : la république a remplacé la démocratie.

 

Il n’y a plus de démocratie en France. Elle a été remplacée par la « République ». Vous n’entendrez pas un ministre, pas un leader de parti de politique, défendre la démocratie et le respect de la volonté du peuple. En revanche, il aura plein la bouche et les poches, des « valeurs de la république ». On ne sait plus trop si elles sont fiduciaires ou philosophiques, mais elles sont très pratiques, pour écarter du débat tout dissident un peu plus déterminé, qu’une pâle opposition empêtrée dans une guerre des chefs. Les élections municipales de ce dimanche n’échappent pas à cette règle bien française qui veut que tout soit politisé, sauf les affaires politiques qui sont confisquées elles, par les lobbies et les loges. Alors que les élections municipales n’ont d’enjeux que locaux, la conduite quotidienne des 35 000 petites communes de France va être polluée par des contingences nationales.
 
Le bilan du Gouvernement est tellement catastrophique que le seul suspens réside dans l’abstention pour ces premières élections depuis celle de François Hollande. Depuis les années 80, l’abstention aux élections municipales est passée de 21% à 36%. Et les instituts de sondage prédisent une abstention record pour cette année, puisqu’elle devrait atteindre 40%. La défaite du PS est assurée, l’enjeu n’est que d’en minimiser l’ampleur. La gauche,qui fanfaronnait en 2008, après la vague rose qui avait emportée une quarantaine de ville de plus de 20 000 habitants, risque fort de déchanter au retour des flots…
Avant le scrutin de dimanche, la gauche détenait 61 villes de 50 000 habitants et plus, l’UMP 35. Sur les 50 plus grandes villes de la métropole, le PS en détient 31 contre 13 à l’UMP. Une UMP qui a modéré toutefois ses prétentions. La « vague bleue » annoncée par Jean-François Coppé en novembre 2013 sera sans doute moins flagrante qu’espérée.
 
Car le FN est en embuscade, et le PS en a fait un allié objectif en favorisant les conditions de son maintien au secours tour. En effet, la barre des 12% des inscrits pour se maintenir au second tour a été baissée à 10%. Les triangulaires devraient être ainsi encore plus nombreuses qu’en 1995, année record. Est-ce un mal ? Pour la république, oui diront les lobbies et les loges ; pour la démocratie, en aucun cas. Le parti de Marine Le Pen présente aujourd’hui plus de liste qu’en 2008. Ce parti à 17% ne compte à ce jour que 80 conseillers municipaux, et les sondages lui en accordent plus de 1000 à l’issue de ce scrutin. Peut-être même des mairies. À moins que le front républicain ne vienne encore tuer la démocratie. Paris restera à gauche. C’est une ville décadente. Marseille devrait vieillir avec Jean-Claude Gaudin, mais qui sait si le frontiste Stéphane Ravier ne se posera pas en héritier en remportant un arrondissement. On regardera avec attention Lille, Bordeaux, Montreuil, Forbach, Caen, Béziers, Hénin-Beaumont, Nice, Strasbourg Toulouse ou encore Amiens, mais c’est bien plus pour l’avenir des politiciens qui briguent ces fauteuils de maires pour mieux asseoir leurs ambitions nationales. Pas de grands changements, en fait. Et s’il y en a pour quoi faire ? Car, le plus curieux est de voir ce pays, la France, dont la majorité des électeurs votent à droite, être gouverné à gauche et se suicider à petit feu. Elle se vend à Washington, remplace son peuple, oublie son histoire et entache son avenir. C’est la France qui vote, et c’est la Hollandie qui sort des urnes. Et ce, grâce à un front républicain qui prive la démocratie d’une alliance nécessaire. L’UMP en est le dupe, le FN s’y vautre et le PS s’en régale. Triste France.

 

Source: http://www.prorussia.tv/Elections-municipales-en-Hollandie-la-republique-a-remplace-la-democratie_v832.html

 

Intermittents du spectacle : 1/3 du déficit des Assedic et des bataillons pour la culture de mort.

 

De François Mitterand à François Hollande, tout le monde écoute tout le monde, et personne ne sait rien !

 

On ne sait pas si la police française est devenue la Stasi, mais le "Allo ? Ne quittez pas. Vous êtes sur écoute", parait plus que jamais d'actualité. Depuis l'affaire des fameuses écoutes de l'Elysée, dans les années 80, les mauvaises méthodes socialistes ont la peau dure. Souvenez-vous : sous le premier septennat de François Mitterrand, une cellule antiterroriste, chargée de veiller exclusivement à la protection de l'Elysée, réalise des écoutes téléphoniques illégales. On craint, à cette époque, un coup d'état des éléments les plus extrémistes refusant le passage de la France au Socialisme, mais surtout, on craint des divulgations sur la vie personnelle du Président ou les méthodes de son entourage qui pourraient servir de moyens de pressions contre la République. Près de 3 000 conversations concernant 150 personnes, ont été enregistrées en dehors de tout cadre légal. Comme la presse l'a rapporté à l’époque, ce ne furent pas les premières écoutes téléphoniques effectuées par les services de la République, mais celles-ci ne concernaient pas le service de l'État, mais des demandes personnelles de François Mitterrand ou de ses proches.
 
Son héritier politique, François Hollande, a conservé la tradition de la vie parallèle mais aussi celle des écoutes. Seul le cadre légal a changé. On le sait, le candidat Hollande a plus été élu par défaut, pour chasser le président sortant Nicolas Sarkozy, qu'en fonction de son programme ou de sa personne. Même si les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, M. Bricolage doit quand même amèrement regretter d'avoir suivi ses communicants, en promettant de faire régner l’exemplarité à la tête de l’Etat. Car depuis son avènement, affaires, mensonge et passe-droits en tout genre, se multiplient, rendant chaque jour de plus en plus impopulaire, ce gouvernement qui semble avoir prévu de battre des records dans le domaine.
 
Une fois encore on frise l'irresponsabilité et le même numéro de dupes se répète. A la veille des municipales, l’affaire des écoutes de l'ancien président Sarkozy (dans le cadre du possible financement de sa campagne par Kadhafi) a déstabilisé le gouvernement français. Alors que le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, reconnaît avoir été mis au courant, Madame Taubira, ministre de la justice prétend ne pas avoir été informée tout en brandissant à la presse des documents qui démontrent exactement le contraire. Tout comme l'inénarrable ministre de l’intérieur, Manuel Valls, dont ce sont les services placés sous son autorité, qui en ont été chargés. Le pataquès et sa suite de couacs continuent en Hollandie. Les mêmes mensonges et les mêmes contradictions que dans l'affaire Cahuzac, mais aussi la théorie du genre, le mariage de même sexe, et j’en passe. Ce sont les mêmes acteurs qui jurent la main sur le coeur n'être au courant de rien, en dépit des documents et des rapports qui attestent le contraire.
 
Alors, incompétence ou déni de réalité ? Le premier "flic de France" (certains diront le premier shériff) n'est jamais au courant de rien. C’est étonnant d'être aussi mal informé, alors qu’une récente enquête vient de révéler la collaboration étroite établie entre La DGSE et l’opérateur télécoms, en dehors de tout contrôle. En effet, parmi les révélations d'Edward Snowden, on découvre ainsi que le service secret français dispose d’un accès libre et total, aux réseaux et aux flux de données qui transitent par les réseaux de l'opérateur. Autrement dit, l'accès aux communications téléphoniques et Internet de chaque citoyen français. Les gouvernements s’octroient donc, des pouvoirs auxquels il n’ont pas droit car il n'existe aucune surveillance de la part du public qui doit se contenter de faire confiance. Même si un individu n'a rien fait de mal, il est épié et enregistré. Il suffit juste d’être suspecté, même par erreur, et alors des services utiliseront des systèmes, dont vous ignorez jusqu'à l'existence, pour remonter dans le temps, examiner minutieusement vos choix, vos communications et extrapoler ainsi des soupçons, à partir d’une vie inoffensive.
 
Après ça, on ne doute pas que Manuel Valls soit le mieux placé pour donner des leçons de valeurs républicaines à un soldat du feu qui refuse de lui serrer la main. Le matador des salons doit avoir oublié que ce n'est pas le titre qui confère le respect, mais l'homme qui est sensé incarner la fonction. Si un ministre a rang d'autorité, il est d'abord au service de son peuple et en particulier de ceux qui ont fait le choix de défendre et de protéger. M. VALLS découvre une réalité qui semble lui avoir échappé.
A travers la succession des affaires au fil des ans, le monde politique s’est discrédité et il apparaît de plus en plus, comme une caste ou une oligarchie de plus en plus étrangère aux préoccupations des citoyens ordinaires. Après tant de tromperies, de dissimulations et de manipulations, les Français ne leur reconnaissent plus aucune légitimité. Et qui pourrait leur donner tort ?

 

Source: http://www.prorussia.tv/De-Francois-Mitterand-a-Francois-Hollande-tout-le-monde-ecoute-tout-le-monde-et-personne-ne-sait-rien-_v834.html


Discours de Vladimir Poutine à la Fédération : la Russie ne sera pas un pion dans le jeu de l'OTAN.

 

Mardi dernier, le 18 mars, le Président Poutine s’est adressé à la Fédération de Russie, dans un discours solennel devant tous les représentants politiques, administratifs, militaires et civils de son pays.

Pendant 50 minutes, il a expliqué la genèse de la crise ukrainienne et les raisons qui ont motivé la fédération de Russie d’accueillir en son sein la république autonome de Crimée.

Ce discours, personne n’a pu le lire ou l’entendre en France. Comme pour son adresse aux Américains, lors du règlement de la crise syrienne par la diplomatie russe. Aucune radio, aucun journal, aucune télévision française ne s’est donné la peine de reproduire in extenso ce discours  (NdCR. On trouve le discours sur Egalité & Réconciliation : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Discours-de-Vladimir-Poutine-sur-l-integration-de-la-Crimee-a-la-Federation-de-Russie-24245.html). Vous aviez eu droit à la retransmission en direct de l’investiture de Barack Obama, mais pas des discours historiques de Vladimir Poutine alors même que la diplomatie française, par la voix de Laurent Fabius, engage la France dans une guerre ouverte avec le plus grand pays du monde, partenaire historique et naturel d’une Europe indépendante.

Ce discours, nous l’avons sous-titré pour vous, et publié sur notre chaîne « Tout images ». En intégralité.

Pour faire comprendre la position de la Russie sur les évènements en Crimée, Vladimir Poutine est revenu sur la prise du pouvoir par les armes à Kiew, par des groupuscules ayant confisqué les manifestations de la Place Maïdan.

 

Vidéo - 14‘11’’ – 16’07’’

 

Les exactions contre les Russophones ont démarré dès le premier jour de la prise du pouvoir par les ultra-nationalistes. Interdiction du russe, enlèvements des élus russophiles, menaces de mort et meurtres. Alors même que le Président russe s’exprimait à la télévision, le directeur de la première chaîne ukrainienne a été contraint sous la menace, de démissionner, par des miliciens de Pravy Secktor, pour avoir osé diffuser ce discours ! Les habitants de Crimée étaient donc en droit de se protéger. Vladimir Poutine a rappelé que le référendum, organisé par les institutions élues et légales de Crimée, était conforme au droit international.

 

Vidéo – 20’08’’ – 22’46’’

 

Le président de la Fédération de Russie a poursuivi son discours par une mise en garde, ferme et sans appel, contre les manœuvres de l’OTAN et de Washington. La Russie ne sera pas un pion.

 

Vidéo – 25’15’’ – 32’07’’

 

Parfaitement conscient de la partie de bras de fer qui s’engage et fort d’une côte de popularité exceptionnelle, avec 75% de soutien dans son peuple, Vladimir Poutine a accueilli sereinement la Crimée et Sébastopol au sein de la Fédération de Russie.

 

Vidéo – 39’57’’ – 42’22’’

 

La Crimée est donc redevenue une terre russe, après une parenthèse sans importance de 60 ans dans son histoire millénaire. La Russie n’a pas cédé aux manœuvres de l’OTAN et une fois de plus, sans verser une seule goutte de sang, elle a défendu le droit international et fait respecter ses droits, son rang et son indépendance.

 

Source: http://www.prorussia.tv/Discours-de-Vladimir-Poutine-a-la-Federation-la-Russie-ne-sera-pas-un-pion-dans-le-jeu-de-l-OTAN_v835.html

 

Sergeï Lavrov propose un plan pour sortir l'Ukraine de sa crise interne. Que vont faire l'Europe et les Etats-Unis ?


Sanctions européennes contre la Russie : attention au retour de manivelle !

 

L’Union européenne et les Etats-Unis, furieux de voir la Russie éteindre le feu, allumé par leurs soins en Ukraine et en Crimée, ont décidé de prendre des sanctions contre la Russie et certains de ses dirigeants, mais aussi contre des journalistes ou des hommes d’affaires.

On passera rapidement sur l’option militaire qui n’a été envisagée que par Laurent Fabius et qui a fait rire la terre entière, jusqu’aux éleveurs de Rennes de la Yakoutie. C’est désormais la bonne blague qu’on se raconte au coin du feu, après une journée de chasse.

Ces sanctions prises contre les ressortissants russes visent à geler les avoirs de ces derniers hors-Russie et à les interdire de déplacement dans la zone européenne. Cela concerne des personnalités comme le Président de la Douma, des ministres, des vices-premiers ministres ou des journalistes. C’est idiot à deux titres. Premièrement, conformément à une loi russe de l’année dernière, les fonctionnaires, diplomates et élus russes… n’ont pas le droit d’avoir des avoirs à l’étranger, pour ne pas être corrompus. Effet donc nul. Deuxièmement prétendre résoudre des crises diplomatiques en interdisant aux diplomates de se déplacer, c’est faire preuve d’une hypocrisie sans borne et oublier que l’Union européenne et les USA ne représentent pas le monde : il reste tout le continent sud-américain, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie… Soit 65% du commerce mondial.

 

Et l’on en revient à la question primordiale. Qui a le plus besoin de l’autre ? On mettra de côté les USA, qui n’ont aucun partenaire, juste des valets et l’on se concentrera sur l’Europe, l’Union européenne. La Russie fournie à l’Europe un tiers du gaz, du pétrole et du charbon qu’elle consomme. La Russie, peut, du jour au lendemain, vendre la totalité de sa production à la Chine, gros consommateur énergétique. L’Europe, elle, n’a que très peu d’option, surtout en ce qui concerne le gaz. Elle devra soit acheter le gaz de schiste américain, soit exploiter le gisement israëlo-chypriote… et donc résoudre la crise gréco-turque qui traine depuis 1970, baril de poudre capable de faire sauter l’OTAN auxquels ces deux pays appartiennent tout en étant toujours potentiellement en guerre… Au passage, GazProm, la grande compagnie russe, est associée à ce projet. Le serpent se mord la queue.

 

Le chiffre d’affaires entre les Russes et l’Europe occidentale accuse nettement un solde positif et ce, en faveur de l’Europe Occidentale. Les grandes transnationales européennes se sont taillées des parts léonines sur le marché russe : à ne citer parmi elles que le géant logistique germano-français, Kuehne-Nagel, ou encore Airbus recevant jusqu’à 40% de son aluminium des entreprises russes. Sans citer la grande compagnie spécialisée en avionique militaire et civile Thales, ou le très connu fabricant des propulseurs Sagem, ou encore Peugeot, Renault et Citroën qui auraient du mal à joindre les deux bouts sans le marché russe. La disparition de ces débouchés juteux générerait également des licenciements en chaîne dans l’Hexagone. Je pourrais également évoquer les supermarchés russes remplis à craquer du cognac Otard ou Bordeaux millésimés à raison de centaines de bouteilles par rayon. Que dire du groupe Mullier, présent en Russie depuis les années 80 au travers des marques comme Auchan, Leroy Merlin ou Décathlon. Car le plus va-t-en-guerre des pays européens, la Hollandie, est aussi celui qui a le plus à perdre en matière d’emplois, de ressources, et de débouchés industriels. Tout ça parce qu’un fou comme BHL est allé draguer les néo-nazis de la place Maidan. Y’a-t-il encore un homme censé dans ce gouvernement d’irresponsables ? Même sur la question du Mistral, la France adopte une position suicidaire.

 

Qu’est-ce qui intéressait les Russes dans l’achat du porte-hélicoptère Mistral ? La carène ? Les matériaux composites ? Non. D’ailleurs la plupart des ressources nécessaires viennent de Russie, même pour les deux unités construites à Saint-Nazaire. Non, ce que voulait la marine russe, c’est le système électronique permettant de marier les centres de commande et de prise de décision des différentes unités de combat en haute mer. Ce progiciel de combat faisait cruellement défaut aux navires russes : la période de corruption et de gaspillage de l’ère Eltsine a fait prendre du retard sur la question aux ingénieurs russes, alors que les excellents chercheurs français travaillaient d’arrache-pied pour affûter leur concept informatique. Conformément aux accords conclus pour la production des Mistral, ce système a été transféré quasiment dès le début, à la marine russe pour l’adapter à ses navires, ses hélicoptères et ses avions… Moralité, si l’accord venait à être suspendu unilatéralement par la France, les Russes construiraient quand même leurs navires… pendant que les ouvriers de Saint-Nazaire seraient licenciés, les chantiers se retrouvant avec une ardoise d’un milliard et demi d’euros.

 

Pour l’instant, la Russie de Vladimir Poutine a répondu avec tact à la tentative d’isolement, orchestré par l’Occident. Désormais, les conditions d’obtention des visas pour aller en Russie, seront simplifiées, la durée de séjour autorisée augmentée à 6 mois, avec plusieurs entrées possibles. Mais il viendra peut-être un temps où la Russie sera fatiguée de tendre la main à une Europe, esclave docile de Washington. Le partenaire privilégié dont rêve la Russie est une Europe indépendante, fière de son histoire et de sa culture, gardienne de ses civilisations, consciente de ses intérêts et maître de son destin. Mais si elle n’est qu’un paillasson pour la pornographie américaine et l’immigration de peuplement, autant fermer tout de suite ses portes.

 

 

Source: http://www.prorussia.tv/Sanctions-europeennes-contre-la-Russie-attention-au-retour-de-manivelle-_v837.html

 

Hommage à Mikhaïl Lermontov au Centre de Russie pour la Culture et la Science de Paris, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance.

 

L'émission "A bâton rompu" reçoit Alexandre Pouliot-Roberge, journaliste québécois et russophile.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:55

Discours de Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie

 

Moscou, 18 mars 2014

 

Publié le : dimanche 23 mars

 

 

Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.

 

 

 

Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

 

Chers amis,

 

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

 

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

 

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

 

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

 

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

 

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

 

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

 

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

 

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

 

Chers collègues,

 

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXe siècle.

 

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

 

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un État totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

 

Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créé à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

 

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

 

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’État russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

 

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

 

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un État ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

 

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

 

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

 

Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’État et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

 

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un État purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur ​​la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

 

Ceux qui se sont opposés au coup d’État ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

 

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

 

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

 

Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

 

Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

 

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite : « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance. » Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

 

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des États-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instruction. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

 

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

 

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

 

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

 

Chers collègues,

 

Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.

 

Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

 

Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».

 

Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.

 

Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.

 

Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose : « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.

 

Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.

 

Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.

 

En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)

 

Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.

 

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)

 

Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.

 

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.

 

Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)

 

Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’État ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

 

Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)

 

La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.

 

Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)

 

Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)

 

Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.

 

Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.

 

Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.

 

Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)

 

Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.

 

Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.

 

Chers collègues,

 

Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)

 

La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.

 

Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)

 

Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)

 

Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)

 

Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien. (Standing ovation)

 

 

 

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Discours-de-Vladimir-Poutine-sur-l-integration-de-la-Crimee-a-la-Federation-de-Russie-24245.html

 

 

 

 

 

Discours de Vladimir Poutine à la Fédération : la Russie ne sera pas un pion dans le jeu de l'OTAN

 

Mardi dernier, le 18 mars, le Président Poutine s’est adressé à la Fédération de Russie, dans un discours solennel devant tous les représentants politiques, administratifs, militaires et civils de son pays.
Pendant 50 minutes, il a expliqué la genèse de la crise ukrainienne et les raisons qui ont motivé la fédération de Russie d’accueillir en son sein la république autonome de Crimée.
Ce discours, personne n’a pu le lire ou l’entendre en France. Comme pour son adresse aux Américains, lors du règlement de la crise syrienne par la diplomatie russe. Aucune radio, aucun journal, aucune télévision française ne s’est donné la peine de reproduire in extenso ce discours. Vous aviez eu droit à la retransmission en direct de l’investiture de Barack Obama, mais pas des discours historiques de Vladimir Poutine alors même que la diplomatie française, par la voix de Laurent Fabius, engage la France dans une guerre ouverte avec le plus grand pays du monde, partenaire historique et naturel d’une Europe indépendante.
Ce discours, nous l’avons sous-titré pour vous, et publié sur notre chaîne « Tout images ». En intégralité.
Pour faire comprendre la position de la Russie sur les évènements en Crimée, Vladimir Poutine est revenu sur la prise du pouvoir par les armes à Kiew, par des groupuscules ayant confisqué les manifestations de la Place Maïdan.
 
Vidéo - 14‘11’’ – 16’07’’
 
Les exactions contre les Russophones ont démarré dès le premier jour de la prise du pouvoir par les ultra-nationalistes. Interdiction du russe, enlèvements des élus russophiles, menaces de mort et meurtres. Alors même que le Président russe s’exprimait à la télévision, le directeur de la première chaîne ukrainienne a été contraint sous la menace, de démissionner, par des miliciens de Pravy Secktor, pour avoir osé diffuser ce discours ! Les habitants de Crimée étaient donc en droit de se protéger. Vladimir Poutine a rappelé que le référendum, organisé par les institutions élues et légales de Crimée, était conforme au droit international.
 
Vidéo – 20’08’’ – 22’46’’
 
Le président de la Fédération de Russie a poursuivi son discours par une mise en garde, ferme et sans appel, contre les manœuvres de l’OTAN et de Washington. La Russie ne sera pas un pion.
 
Vidéo – 25’15’’ – 32’07’’
 
Parfaitement conscient de la partie de bras de fer qui s’engage et fort d’une côte de popularité exceptionnelle, avec 75% de soutien dans son peuple, Vladimir Poutine a accueilli sereinement la Crimée et Sébastopol au sein de la Fédération de Russie.
 
Vidéo – 39’57’’ – 42’22’’
 
La Crimée est donc redevenue une terre russe, après une parenthèse sans importance de 60 ans dans son histoire millénaire. La Russie n’a pas cédé aux manœuvres de l’OTAN et une fois de plus, sans verser une seule goutte de sang, elle a défendu le droit international et fait respecter ses droits, son rang et son indépendance. 

 

Source: http://www.prorussia.tv/Discours-de-Vladimir-Poutine-a-la-Federation-la-Russie-ne-sera-pas-un-pion-dans-le-jeu-de-l-OTAN_v835.html

 

 

. Le "précédent" du Kosovo revient pour la troisième fois "dans la gueule" des Occidentaux

. Le Parlement de Crimée adopte l'indépendance, la junte de Kiev le menace de dissolution (11 mars 2014)

. La Crimée envisage d'adopter le rouble et demande son rattachement à la Russi (6 mars 2014)

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Publié par Ingomer - dans Russie
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:32

La Serbie commémore aujourd'hui les 15 ans des bombardements de l'OTAN débutés le 24 mars 1999 qui durèrent onze semaines et firent 2.500 morts civils, 12.500 blessés. Pas un mot dans les médias occidentaux qui préfèrent parler de l'"annexion" de la Crimée par la Russie.

Le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance en 2008.

 

La Serbie commémore les 15 ans des bombardements de l'OTAN  

 

La Serbie commémore les 15 ans des bombardements de l'OTAN

 

La Serbie commémore lundi les 15 ans du début des bombardements de son territoire par l'OTAN lancée pour la contraindre de cesser la répression contre les indépendantistes et les civils albanais du Kosovo, annonce l’AFP.

 

Plusieurs cérémonies sont prévues, dont notamment l'inauguration d'un parc à Belgrade à la mémoire de seize personnes tuées dans le bombardement de l'immeuble de la Radio Télévision Serbe (RTS).

 

Dans les écoles à travers le pays, un cours d'histoire sera consacré à l'anniversaire du début de l'« aggression » contre la Serbie, alors que les dirigeants politiques du pays vont déposer des gerbes de fleurs sur plusieurs sites qui ont été été bombardés durant cette campagne de frappes aériennes qui a duré 78 jours.

 

L'OTAN a déclenché son opération le 24 mars 1999 - sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU -, après le refus du président serbe Slobodan Milosevic de mettre un terme à la répression contre la guérilla indépendantiste et les civils kosovars.

 

L'intervention s'est terminée en juin par le retrait des forces serbes du Kosovo, qui a alors été placé sous l'administration de l'ONU.

 

Selon les chiffres officiels de Belgrade, quelque 2.500 civils Serbes ont été tués et 12.500 blessés durant les onze semaines de bombardements. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch estime le nombre de civils tués à quelque 500.

 

Quinze ans plus tard, la Serbie et le Kosovo marchent côte à côte sur la voie européenne, après avoir conclu en avril 2013 un accord historique sur la normalisation de leurs relations.

 

L'indépendance du Kosovo a été reconnue à ce jour par une centaine de pays, dont les États-Unis et 23 des 28 membres de l'UE.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_24/La-Serbie-commemore-les-15-ans-des-bombardements-de-lOTAN-5453/

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 17:17
Alors que les Occidentaux ont menacé depuis début mars de sanctionner la Russie à cause de la situation en Crimée, et ont sont passés à l'acte, et alors que Poutine a décidé hier qu'il n'y aurait pas pour le moment de mesures de riposte pour le moment, l'Union européenne se permet d'accuser aujourd'hui la Russie de "violer les obligations de l'OMC" !
C'est comme la "violation du droit international" : alors que les Occidentaux violent le droit international constamment et déstabilise le monde économiquement et politiquement, ne cessent de marcher sur leurs propres principes, ils accusent les autres et ici, la Russie.

L’UE accuse la Russie de violer les obligations de l'OMC  

 

La Voix de la Russie, Aujourd'hui, 16:52

 

L’UE accuse la Russie de violer les obligations de l'OMC

 

Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht a accusé la Russie de ne pas respecter ses obligations envers l'Organisation mondiale du commerce. Il a déclaré qu'il y avait un « nombre infini d'exemples ».

 

De Gucht a également déclaré que la Russie n'est pas une « grandes économies », sauf pour son secteur minier. Il a qualifié l'Ossétie du Sud d’un « trou noir » et a accusé la Russie de déstabilisation en Géorgie.

 

Le représentant l'UE a également indiqué que la Russie avait empêché la conclusion d'un accord commercial entre l'Union européenne et l'Arménie, en menaçant Erevan qu'il perdrait le soutien de Moscou dans le conflit du Haut-Karabakh s’il signe une entente avec l'Europe.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_23/L-UE-accuse-la-Russie-de-violer-les-obligations-de-lOMC-7883/

 

 

Pour rappel, Washington a décidé lundi 17 mars  d'adopter des sanctions à l'encontre de hauts responsables russes en raison de la situation autour de la Crimée. Jeudi 20 mars, les Etats-Unis ont ajouté à la liste de personnes sanctionnées les noms de 20 fonctionnaires, hommes d'affaires et parlementaires russes. Le même jour, l'Union européenne a annoncé avoir dressé une liste de 33 personnalités russes  frappées par des interdictions de séjour et des gels d'avoirs. Cette liste est "assez proche" de celle des Etats-Unis, selon le président français François Hollande.

 

Vendredi 21 mars, lors du sommet de l'UE à Bruxelles, le président américain Barack Obama a menacé la Russie de sanctions économiques. L'UE compte adopter des mesures identiques mais la principale intrigue du sommet - l'adoption éventuelle de sanctions économiques - devrait trouver sa conclusion aujourd'hui. Les experts sont convaincus qu'il est pratiquement impossible pour les pays de l'UE de s'entendre à ce sujet.

 

Des banques russes touchées par les sanctions économiques de l'Occident

 

La société Visa a cessé de fournir des services de paiement aux clients de quatre banques russes suite à l'imposition de sanctions américaines à l'encontre de Moscou, rapporte l'agence Prime citant un porte-parole du bureau russe de Visa.

"Se conformant à la législation américaine, la société Visa International Service Association cesse de fournir ses services à ces organisations", a fait savoir l'interlocuteur de l'agence.

Jeudi 20 mars, le chef de la Maison Blanche Barack Obama a annoncé l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie suite à l'intégration de la Crimée à la Russie. Les sanctions ont frappé entre autres la banque Rossia, 15e banque de Russie en 2013, selon l'agence de notation russe Expert.

Selon le porte-parole de Visa, parmi les institutions visées par ces mesures figurent trois autres banques russes, dont SMP Bank, Sobinbank et Ivestkapitalbank.

 

Dans la nuit de jeudi à vendredi 21 mars, l'Union européenne ajouta 12 noms sur sa liste de responsables sanctionnés pour le rattachement de la Crimée à la Russie, déclara François Hollande. "Il y aura 33 personnalités sur cette liste", annonça-t-il à l'issue de la première journée du sommet européen à Bruxelles. "Il faut que la Russie comprenne qu'elle ne peut pas continuer et qu'elle doit trouver le chemin du dialogue". Selon lui, la Commission européenne a été chargée de préparer de "possibles mesures ciblées" visant l'économie nationale russe.

Lundi 17 mars, l'UE avait publié une première liste de 21 personnalités, dont le premier ministre de Crimée et le commandant de la Flotte russe de la Mer Noire. Hollande indiqua que la nouvelle liste, qui devait être dévoilée vendredi (21 mars NdCR.), "est assez proche de celle des Etats-Unis"...

 

En réponse à la « liste noire » établie par la Maison-Blanche, et aux sanctions économiques, si la Russie s'est bien gardée d’introduire des sanctions économiques contre les États-Unis, la Russie a en revanche publié hier une liste d'hommes politiques et de fonctionnaires américains désormais interdits d’entrée en Russie, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères. La liste comprend des assistants de Barack Obama et certains congressistes et sénateurs connus pour leurs prises de position antirusses, dont le sénateur républicain John McCain et le président de la chambre des représentants John Boehner.

 

M. Boehner s’est plus d’une fois permis de tenir des propos désobligeants tant à l’égard de la Russie que du président Poutine. De nombreux politologues ont estimé que l’homme politique américain avait outrepassé les règles de politesse qui existent dans les relations internationales. C’est aussi l’opinion du conseiller de l’Académie russe des sciences Vilen Ivanov : « La russophobie est le mot qui caractérise le mieux tout ce qu’il fait ces derniers temps. Toutes ses déclarations et prises de position étaient l’expression même du ressentiment qu’il nourrit envers la Russie et de la volonté de la discréditer dans le monde. »

 

Un autre John, cette fois McCain, se distingue par une critique au moins aussi virulente adressée à Moscou. Plus encore, ce sénateur républicain est également connu pour ses menaces directes. Il avait par exemple promis à la Russie « le scénario libyen » et au président russe « le sort de Mouammar Kadhafi ». M. McCain cherche ainsi à se faire une popularité douteuse, estime Andreï Sidorov, directeur de la chaire des organisations internationales et des processus politiques mondiaux. « Le sénateur McCain fait partie de l’aile d’extrême-droite des néoconservateurs. C’est un ancien de la guerre du Vietnam qui avait été abattu au-dessus de Hanoï par un missile russe. C’est sans doute pour cela qu’il nourrit un ressentiment à l’égard de la Russie. D’un autre côté, comme c’est un piètre législateur, il entretient sa popularité en faisant de la rhétorique antirusse. Cette position lui permet d’attirer une partie de l’électorat républicain. »

 

En même temps, la Russie se gardera bien d’introduire des sanctions économiques contre les États-Unis, a déclaré le président Poutine à la réunion du Conseil de Sécurité. Que Moscou ait pris une position plus modérée témoigne de sa sagesse, poursuit Vilen Ivanov : « Si nous renonçons à une réponse symétrique, c’est aussi une manifestation de notre sagesse parce que dans la situation actuelle, cela ne contribuerait pas à assainir la situation internationale. C’est sans doute aussi la preuve que nous considérons les sanctions comme un ultime recours. En même temps, nous refusons d’appliquer la loi du Talion, ce qui montre que nous ne prenons pas les sanctions actuelles très au sérieux. » source: http://french.ruvr.ru/2014_03_22/Le-MAE-russe-renvoie-la-balle-aux-Etats-Unis-0758/

 

Le président Obama a signé entre-temps un décret permettant d'appliquer des sanctions pour frapper les secteurs-clés de l’économie russe. Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Alexandre Loukachévitch a dit en réponse que l’introduction des sanctions antirusse obligerait la Russie à prendre « des mesures appropriées » à chaque démarche inamicale.

 

 

 

. Sanctions US: pas de mesures de riposte pour le moment (Poutine, 21 mars 2014)

. Sanctions contre la Russie: la France a beaucoup à perdre (Nicolas Doze)

. Sanctions contre les entreprises russes : la stabilité mondiale menacée (experts)

. Ukraine / Crimée : en direct le 4 mars. Les sanctions contre la Russie pourraient aboutir à une catastrophe économique pour l'union européenne

. Snowden: un sénateur US prépare des sanctions contre Moscou (27 juin 2013)

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 21:08

 

Olivier delamarche :

 

Argent dette : la Banque d’Angleterre vend la mèche

 

Dans les années trente, Henry Ford est censé avoir dit, à propos des États-Unis : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » La semaine dernière, il s’est passé une chose remarquable : la Banque d’Angleterre a vendu la mèche.

Dans un article intitulé « La création monétaire dans l’économie moderne [1] », trois économistes du directoire d’analyse monétaire de la Banque d’Angleterre déclarent de manière catégorique que la plupart des hypothèses faites sur le monde bancaire et son fonctionnement sont fausses, et que les positions généralement taxées d’hétérodoxes et de « populistes » associées à des mouvements tel que Occupy Wall Street sont correctes. En faisant cela, ils mettent à terre toutes les justifications théoriques qui sont à la base des politiques d’austérité.

Pour percevoir à quel point cette nouvelle position de la Banque d’Angleterre est radicale, considérons la compréhension conventionnelle que nous avons des mécanismes bancaires, qui sont aujourd’hui la base de nos débats sur les politiques publiques. Les gens mettent leur argent dans des banques. Ensuite, les banques prêtent cet argent avec intérêt aux consommateurs ou entrepreneurs désireux d’investir dans des initiatives profitables. Le système des réserves fractionnaires permet aux banques de prêter considérablement plus que ce qu’elles ont en réserve, et si les dépôts ne suffisent pas, les banques privées peuvent chercher à emprunter auprès de la banque centrale. La banque centrale peut imprimer autant de monnaie qu’elle le désire en faisant toutefois attention de ne pas trop en abuser. On nous dit souvent que c’est d’ailleurs la raison première de l’existence de banques centrales indépendantes. Si les gouvernements pouvaient imprimer eux-mêmes la monnaie, ils en abuseraient sûrement, et cela aurait pour conséquence une inflation qui jetterait l’économie dans le chaos. Des institutions comme la Banque d’Angleterre ou la Réserve fédérale des États-Unis ont été créées pour réguler de manière prudente la création monétaire afin de prévenir l’inflation. Voilà pourquoi elles ont l’interdiction de financer directement les gouvernements, par exemple par l’achat de bons du trésor, et doivent plutôt financer l’activité du secteur privé sur lequel le gouvernement impose simplement des impôts.

C’est cette théorie conventionnelle qui nous permet de continuer à parler de la monnaie comme si c’était une ressource limitée comme la bauxite ou le pétrole, de dire « il n’y a simplement pas assez d’argent » pour financer les programmes sociaux, de parler de l’immoralité du déficit budgétaire ou de la dépense publique qui évince le secteur privé.

Ce que la Banque d’Angleterre a admis cette semaine, c’est que rien de tout cela n’est vrai.

Pour citer sa propre synthèse introductive :

« Plutôt que les banques reçoivent des dépôts quand les ménages épargnent pour ensuite prêter ces montants, ce sont en fait les prêts des banques qui créent les dépôts [...]. En temps normal, la banque centrale ne fixe pas le montant de la monnaie en circulation, pas plus que la monnaie centrale ne se “multiplie” en prêts et dépôts. »

En d’autres termes, tout ce que nous pensons savoir n’est pas seulement erroné : c’est l’inverse de la réalité. Quand les banques font des prêts, elles créent de la monnaie. Cela parce que la monnaie n’est en fait qu’une reconnaissance de dette. Le rôle de la banque centrale est de présider un ordre légal qui accorde en réalité le droit exclusif de créer des reconnaissances de dettes d’un certain genre, garantie qui permettra aux gouvernements de les reconnaître comme monnaie légale en récoltant l’impôt par leur intermédiaire. Il n’y a en réalité aucune limite sur le montant que les banques peuvent créer , tant qu’elles peuvent trouver quelqu’un pour le leur emprunter. Elles ne seront jamais à court de fonds, pour la simple raison que les emprunteurs, en règle générale, ne mettent jamais l’argent emprunté sous leur matelas. En fin de compte, l’argent que la banque prête finira dans une autre banque. Donc pour le système bancaire dans sa globalité, chaque prêt devient un nouveau dépôt. De plus, dans la mesure où les banques ont besoin d’acquérir des fonds de la banque centrale, elles peuvent emprunter autant qu’elles veulent ; tout ce que fait la banque centrale est de fixer le taux d’intérêt, le coût de la monnaie, pas sa quantité. Depuis le début de la récession, les banques centrales américaines et britanniques ont réduit ce coût à presque zéro. En fait, avec les assouplissements quantitatifs (nouveau nom de la planche à billet, NdCR.), elles ont injecté autant de monnaie que possible dans le système sans produire aucune inflation.

Cela veut dire que la vraie limite du montant de monnaie en circulation ne dépend pas du montant que la banque centrale veut prêter, mais du montant que les gouvernements, les firmes et les citoyens ordinaires sont prêts à emprunter. Les dépenses publiques sont le principal moteur de tout ceci (et l’article de la Banque d’Angleterre admet, si vous le lisez attentivement, que la banque centrale finance le gouvernement, en fin de compte). Il n’est donc pas question de dépense publique qui évincerait l’investissement privé. C’est exactement l’inverse.

Pourquoi la Banque d’Angleterre admet-elle subitement cela ? L’une des raisons est que c’est objectivement vrai. Le rôle de la Banque est de faire tourner le système, et dernièrement, le système ne tourne pas particulièrement bien. Elle peut avoir décidé que maintenir cette version fantaisiste de l’économie, qui s’est avérée si commode pour les plus riches, constitue simplement un luxe qu’elle ne peut plus se permettre.

Politiquement, cela comporte cependant des risques énormes. Considérez juste ce qui pourrait se passer si des détenteurs de prêts immobiliers réalisaient que l’argent prêté par la banque n’est pas le produit des économies de quelque retraité prudent, mais plutôt quelque chose que la banque a fait sortir de son chapeau d’un coup de baguette magique, baguette que nous lui avons nous-mêmes offerte sur un plateau ?

Historiquement, la Banque d’Angleterre a eu tendance à constituer un baromètre (bellwether), délivrant des positions qui paraissaient radicales avant de devenir au final la nouvelle orthodoxie. Si c’est de cela qu’il s’agit ici, nous saurons peut-être bientôt si Henry Ford disait vrai.

David Graeber

 

 

Notes

 

[1] http://www.bankofengland.co.uk/publications/Documents/quarterlybulletin/2014/qb14q102.pdf

 

Source: http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/18/truth-money-iou-bank-of-england-austerity

via http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-monnaie-n-est-qu-une-reconnaissance-de-dette-et-les-banques-s-en-mettent-plein-les-poches-24219.html

 

 

 

. La dette française va exploser tous les records en 2014

. Historique des banques centrales : De Gettysburg à Goldman Sachs - D'un monde libre à un monde communiste

. Economie - Gauche et droite : une opposition factice pour des résultats identiques

. Money as debt - L'argent dette

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 20:25

 

 

Pour ERTV, Xavier Moreau revient sur la situation en Ukraine, à la fois sur les aspects économiques et sécuritaire. Extrait : 

 

"Le gouvernement de Maïdan a donné le statut de héros aux voyous qui ont attaqué les Berkhouts (forces spéciales ukrainiennes du gouvernement renversé NdCR.). Ce qui fait qu'il faudra expliquer aux enfants de ces Berkhouts que leur père a été assassiné par un 'héros de l'Ukraine'. Aujourd'hui c'est cela la situation. Et cette responsabilité c'est l'Union européenne qui la prend".

 

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Xavier-Moreau-sur-la-situation-en-Ukraine-24199.html

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 20:13
La JRE du mois de mars 2014 aura lieu le lundi 31 mars.

Cette date vous est communiquée pour la première fois dix jours à l'avance. Vous allez donc tous être éprouvés. Le Ministère de l'Education Nationale va exercer sur vous de fortes pressions pour vous empêcher d'y participer.

Sachez que ces menaces ne sont que des pressions psychologiques sans fondement légal, et sans réalité.

Vous avez le droit légalement de garder vos enfants à la maison une journée par mois. Les parents sont seuls juges ! L'éducation de nos enfants nous appartient.

Courage et gardez à l'esprit que votre action doit sauver vos enfants d'une idéologie mortifère.

Je vous conseille de déposer la lettre aux chefs d'établissements le plus rapidement possible pour vous protéger de ces pressions. Voici le lien qui conduit à cette lettre. Lisez-la, signez-la et faites-la signer puis envoyez-la à chaque école de votre quartier.

http://www.jre2014.fr/2014/03/05/lettre-type-aux-chefs-detablissements/

Des comités de soutien locaux sont d'ores et déjà à votre disposition pour vous répondre le cas échéant :

http://www.jre2014.fr/comites/

Une ligne téléphonique JRE, sera mise en place prochainement sur le site : il s'agit d'une Ligne Verte JRE, ligne d'écoute pour les parents JRE.

Les trolls vont venir polluer cette annonce. Ne leur répondez pas. Ils sont payés pour passer leurs journées et leurs nuits à nous démolir. Vous ne devez pas les nourrir en leur répondant. L'essentiel est notre combat pour sauver les enfants.

Suivez notre actualité sur facebook ! Tous les jours jusqu'au 31 mars nous vous apporterons des informations décisives pour vous organiser.

Demain samedi, nous serons à Cologne en Allemagne pour participer à une manifestation organisée par l'association "Les parents inquiets" qui se mobilise pour sauver leurs enfants du programme de sexualisation précoce à l'école.

L'Italie, La Pologne, l'Angleterre nous rejoindront bientôt dans le combat...

Supportons les pressions de l'Etat. Souffrons pour nos enfants avant que nos enfants souffrent à cause de nous.

Vaincre ou mourir.

Farida Belghoul.

Photo : La JRE du mois de mars 2014 aura lieu le lundi 31 mars. Cette date vous est communiquée pour la première fois dix jours à l'avance. Vous allez donc tous être éprouvés. Le Ministère de l'Education Nationale va exercer sur vous de fortes pressions pour vous empêcher d'y participer. Sachez que ces menaces ne sont que des pressions psychologiques sans fondement légal, et sans réalité. Vous avez le droit légalement de garder vos enfants à la maison une journée par mois. Les parents sont seuls juges ! L'éducation de nos enfants nous appartient. Courage et gardez à l'esprit que votre action doit sauver vos enfants d'une idéologie mortifère. Je vous conseille de déposer la lettre aux chefs d'établissements le plus rapidement possible pour vous protéger de ces pressions. Voici le lien qui conduit à cette lettre. Lisez-la, signez-la et faites-la signer puis envoyez-la à chaque école de votre quartier. http://www.jre2014.fr/2014/03/05/lettre-type-aux-chefs-detablissements/ Des comités de soutien locaux sont d'ores et déjà à votre disposition pour vous répondre le cas échéant : http://www.jre2014.fr/comites/ Une ligne téléphonique JRE, sera mise en place prochainement sur le site : il s'agit d'une Ligne Verte JRE, ligne d'écoute pour les parents JRE. Les trolls vont venir polluer cette annonce. Ne leur répondez pas. Ils sont payés pour passer leurs journées et leurs nuits à nous démolir. Vous ne devez pas les nourrir en leur répondant. L'essentiel est notre combat pour sauver les enfants. Suivez notre actualité sur facebook ! Tous les jours jusqu'au 31 mars nous vous apporterons des informations décisives pour vous organiser. Demain samedi, nous serons à Cologne en Allemagne pour participer à une manifestation organisée par l'association "Les parents inquiets" qui se mobilise pour sauver leurs enfants du programme de sexualisation précoce à l'école. L'Italie, La Pologne, l'Angleterre nous rejoindront bientôt dans le combat... Supportons les pressions de l'Etat. Souffrons pour nos enfants avant que nos enfants souffrent à cause de nous. Vaincre ou mourir. Farida Belghoul.

 

Source: https://www.facebook.com/jre2014/photos/a.433335193459952.1073741828.432904346836370/479245698868901/?type=1&stream_ref=10

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:03

Poutine décide de s'abstenir de toute mesure de rétorsion contre les sanctions occidentales. Astucieux, il continue de gagner sans combattre. Par son patient et minutieux travail d'isolement médiatique de l'Occident qui aux yeux du monde prône une politique de sanctions, suspend sa coopération militaire, et passe pour un danger pour la paix, un facteur de déstabilisation dans le monde, Poutine passe de son côté pour un grand homme d'Etat pacificateur et respectueux des droits des nations, il se rend invincible...

 

Vladimir Poutine

 

Sanctions US: pas de mesures de riposte pour le moment (Poutine)

 

14:26 21/03/2014

MOSCOU, 21 mars - RIA Novosti

 

La Russie s'abstiendra pour le moment de riposter aux Etats-Unis en décrétant des sanctions contre ce pays, ainsi que d'instaurer un régime de visas avec l'Ukraine, a déclaré le président Vladimir Poutine lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe.

 

En ce qui concerne les sanctions américaines et l'instauration du régime de visas par l'Ukraine, "je pense que nous devons pour l'instant nous abstenir de toute mesure de rétorsion", a indiqué M. Poutine.

 

"Cela concerne en premier lieu le régime des visas avec l'Ukraine, car si nous instituons ce régime nous ferons du tort à des millions d'Ukrainiens innocents qui vivent modestement et qui travaillent en Russie pour gagner des sommes modiques permettant de faire vivre leurs familles", a affirmé le chef de l'Etat.

 

"Il ne faut pas le faire", a-t-il conclu.

 

Lors de cette réunion, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé que Kiev faisait des déclarations contradictoires concernant ses futures relations avec Moscou.

 

"A cette occasion, ils [les Ukrainiens] ont fait savoir qu'ils allaient interrompre ou suspendre leur participation à la Communauté des Etats indépendants et qu'ils envisageaient d'introduire des visas d'entrée pour les Russes", a indiqué M. Lavrov.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140321/200778811.html

 

 

La Russie prône la coopération et non des sanctions (Kremlin)

 

La Russie prône la coopération et non des sanctions (Kremlin)

 

17:49 21/03/2014

MOSCOU, 21 mars - RIA Novosti

 

La Russie ne recherche pas la confrontation et n'invente pas des sanctions, mais prône au contraire le développement de la coopération avec l'Occident, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse Dmitri Peskov, porte-parole du président russe. 

 

"Nous ne recherchons pas la confrontation et ne sommes pas à l'origine de cet échange de sanctions. Qui plus est, nous déplorons que nos partenaires aient recours à des sanctions qui sont, à notre avis, absolument inadmissibles. A chaque fois, nous y répondrons en conséquence, mais nous sommes toujours pour la promotion de notre coopération", a indiqué M. Peskov. 


Et de répéter que la Russie était intéressée à cette coopération. 

Lundi (17 mars NdCR.), Washington a décidé d'adopter des sanctions à l'encontre de hauts responsables russes en raison de la situation autour de la Crimée, tandis que les chefs de diplomatie des pays membres de l'UE ont convenu de lancer des sanctions contre les officiels russes et ukrainiens coupables, selon eux, de "miner l'intégrité territoriale de l'Ukraine". Jeudi (20 mars NdCR.), les Etats-Unis ont ajouté à la liste de personnes sanctionnées les noms de 20 fonctionnaires, hommes d'affaires et parlementaires russes. Le même jour, l'Union européenne a annoncé avoir dressé une liste de 33 personnalités russes  frappées par des interdictions de séjour et des gels d'avoirs. Cette liste est "assez proche" de celle des Etats-Unis, selon le président français François Hollande. 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe que la Russie s'abstiendrait pour le moment de riposter aux Etats-Unis en décrétant des sanctions contre ce pays, ainsi que d'instaurer un régime de visas avec l'Ukraine pour entre autres ne pas faire du tort à des millions d'Ukrainiens innocents qui vivent modestement et qui travaillent en Russie pour gagner des sommes modiques permettant de faire vivre leurs familles.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140321/200781890.html

 

 

Sanctions contre les entreprises russes: la stabilité mondiale menacée (experts)

 

Sanctions contre les entreprises russes: la stabilité mondiale menacée (experts)

 

17:01 21/03/2014

MOSCOU, 21 mars – RIA Novosti

 

Les sanctions contre le secteur banquier et les entreprises russes menacent la stabiilté économique mondiale et sont avant tout dangereuses pour nombre de pays européens qui reçoivent leurs revenus principaux grâce aux clients et aux entrepreneurs russes, estiment les experts russes.

Les Etats-Unis ont décidé lundi (17 mars NdCR.) d'adopter des sanctions contre certains hauts fonctionnaires russes, et les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont convenu d'adopter des mesures visant des personnalités russes et ukrainiennes qu'ils considèrent responsables d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. 20 hauts fonctionnaires, hommes d'affaires et députés russes supplémentaires ont été inscrits à la liste américaine jeudi, ainsi que la banque Rossia. Les systèmes de paiement internationaux Visa et MasterCard ont cessé d'effectuer les opérations pour les clients de cette banque sans préavis.


Mise à sac des relations marchandes


Alexandre Bretchalov, président de l'association russe des moyennes et petites entreprises "Pilier de la Russie", pense que les sanctions contre la banque Rossia mettent en péril la stabilité économique mondiale.


"Si nous régulons l'économie par la politique, alors ce ne sont plus des doubles-standards mais une menace à la sécurité, la stabilité politique et surtout un risque économique. J'espère qu'il s'agit d'un malentendu et que les acteurs du marché réagiront correctement à la situation, qu'ils cesseront des démarches nuisibles et reviendront au format habituel des relations marchandes et économiques", a-t-il déclaré à RIA Novosti.


Alexandre Bretchalov s’est dit surpris par les agissements des Etats-Unis, qui se présentent comme les idéologues des relations marchandes mais mettent aujourd'hui à sac leurs fondements.


Un mauvais service pour l'Europe


Seln Dmitri Birioukov, membre de la Chambre civile russe, les actions des USA sont comparables à celles d'une personne entrant avec une torche allumée dans une poudrière.

 

"Ils ne tiennent pas compte du fait que la Russie est profondément intégrée à l'économie européenne, tout en était autosuffisante. Ils essaient de nous effrayer avec l'Irak, l'Iran et d'autres pays émergents. Je pense que cela n'aura aucun impact sur le secteur bancaire. La poursuite de l'escalade des relations nuirait aux pays occidentaux", pense Dmitri Birioukov.


"Quand on regarde les pays qui parlent le plus des sanctions, tels que la Pologne ou la Lettonie, ils oublient qu'ils reçoivent davantage d'argent de la part des clients russes qu'européens... Aujourd'hui, l'Europe ressemble à une ancienne mine navale dont on ignore quels processus se passent à l'intérieur, mais qui peut encore exploser. La situation avec la Grèce ou avec l'Espagne n'a pas été réglée, on ignore quelle étincelle mettra le feu à ces foins", fait-il remarquer.


Sergueï Katyrine, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie russe, a également ajouté que les sanctions toucheraient avant tout les pays européens car cette destination est très populaire auprès des touristes russes, qui se demandent aujourd'hui où ils partiront en vacances cet été.

 

"Je pene que ceux qui travaillent dans le secteur touristique en tireront des conclusions. Les Américains n'ont pas causé beaucoup de tort à eux-mêmes car le flux touristique entre la Russie et les USA est faible, en revanche c'est un grand coup pour les Européens", a-t-il déclaré à RIA Novosti.


Sergueï Katyrine a ajouté qu'il n'avait pas réussi aujourd'hui à utiliser à l'étranger sa carte bancaire Rossia et s'est retrouvé dans une situation désagréable. Cependant, la banque trouvera un moyen pour utiliser d'autres modes de paiement. "Que faire pour les clients ? Je pense que la banque s'occupe actuellement de la situation et donnera des explications aux clients... Du moins, personne ne perdra son argent, c'est garanti", a souligné Sergueï Katyrine.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140321/200781298.html

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:55

La France suspend sa coopération militaire avec la Russie

 

Par lefigaro.fr lefigaro.fr Mis à jour le 21/03/2014 à 16:37 Publié le 21/03/2014 à 15:25

 

Après l'annexion de la Crimée par Moscou, ce geste est une «preuve de coopération et de solidarité» avec les pays d'Europe de l'Est, selon François Hollande.

 

Fin des échanges entre les états-majors, annulation des exercices communs avec les États-Unis et le Royaume-Uni, prévus en avril... La France suspend sa coopération militaire avec Moscou en raison de la crise en Ukraine et de l'annexion de la Crimée par la Russie, un moyen selon Paris de rassurer les pays d'Europe de l'Est.

 

«Nous avons décidé d'interrompre toute coopération militaire avec la Russie, c'est la suite de la décision qu'a prise le président de la République de renoncer à la réunion qui devait avoir lieu mercredi dernier entre (le ministre des Affaires étrangères) Laurent Fabius et moi-même et nos homologues russes», a déclaré ce vendredi Jean-Yves Le Drian. «Il n'y a plus d'escale de bateau, plus d'échange d'état-majors, il n'y a plus d'exercices en commun parce que nous condamnons ce qui s'est passé», a-t-il expliqué. «On ne peut pas à la fois condamner une annexion militaire et continuer a coopérer, ce n'est pas possible.» (NdCR. Dans ce cas-là il ferait bien par commencer par condamner comme annexion le rattachement de Nice et de la Savoie à la France suite à deux référendums en 1860, le rattachement de Mayotte à la France en 1974 alors que les Comores ont adopté leur indépendance par référendum)

 

Lors de la conférence de presse de clôture du Conseil européen, François Hollande a assuré que cette action est une «preuve de coopération et de solidarité» avec les alliés de la France et «sûrement pas» une escalade militaire avec la Russie.

 

Jean-Yves Le Drian effectue ce vendredi un voyage éclair dans les pays Baltes et en Pologne pour les rassurer. «Je suis venu apporter de la part du président de la République un message de solidarité et de fermeté», a-t-il déclaré. «La crise que traverse le continent européen est la plus grave depuis la fin de la Guerre froide et l'occupation de la Russie en Crimée menace les fondements de la paix et de la sécurité en Europe», a ajouté le ministre.


Des avions de chasse français en Lituanie

 

La France, a-t-il précisé, «a entendu l'appel de ses alliés» et est prête à envoyer quatre avions de chasse en Lituanie si l'Otan décide de renforcer sa mission de protection et de surveillance de l'espace aérien des États Baltes. Depuis 2004, les pays de l'Alliance Atlantique fournissent à tour de rôle, tous les quatre mois, des avions de chasse dans le cadre de la mission de «police du ciel» des pays Baltes. Face à l'amplification de la crise en Ukraine, l'Otan a décidé la semaine dernière d'effectuer des surveillances aériennes au-dessus de la Pologne et de la Roumanie. «Nous sommes disponibles pour effecteur des vols réguliers d'Awacs français au dessus de la Pologne et de la Roumanie à partir de notre base d'Avord en France», a fait savoir Jean-Yves Le Drian.

 

Dans l'entourage du ministre, on indique que ces contributions potentielles visent à «montrer aux États alliés que s'il se passe quelque chose, on est prêt à les soutenir». «C'est un message adressé a la Russie», ajoute-t-on, tout en soulignant que «les Russes n'ont pas manifesté une activité particulière depuis 15 jours» concernant les pays Baltes.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/21/01003-20140321ARTFIG00230-la-france-suspend-sa-cooperation-militaire-avec-la-russie.php

 

 

Ukraine: Berlin gèle sa coopération militaire avec Moscou

 

Ukraine: Berlin gèle sa coopération militaire avec Moscou

 

17:59 21/03/2014

BERLIN, 21 mars - RIA Novosti

 

Le gouvernement allemand a décidé de suspendre jusqu'à fin avril sa coopération militaire avec la Russie en réponse à la position adoptée par Moscou sur le conflit en Ukraine, ont annoncé vendredi les médias allemands, citant le ministère de la Défense.

 

Berlin a annoncé mercredi dernier avoir suspendu la coopération du conglomérat industriel Rheinmetall AG avec la Russie. Un des plus grands producteurs d'armements et de matériel de guerre en Europe, cette société construit, sur la base d'un contrat avec le ministère russe de la Défense, un centre de formation militaire dans les environs de Nijni Novgorod (Volga). Les travaux doivent s'achever cette année.

 

Le centre est conçu pour dispenser une formation à 30.000 soldats par an. Le montant du contrat s'élève à environ 100 millions d'euros.

 

Le ministère allemand de l'Economie et de l'Energie affirme que les autorités de la République fédérale n'avaliseront aucune transaction portant sur la vente d'armements à la Russie.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140321/200782097.html

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Publié par Ingomer - dans Russie
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 13:47
Une excellente analyse de la crise ukrainienne envisagée des points de vue des occidentaux et de la Russie est présentée par Jean-Paul Pougala sur le site La Voix de la Russie sous l'angle de l'ouvrage du célèbre stratège chinois Sun Tzu (VIe siècle av. J.-C.). L'auteur montre qu'une nouvelle fois, le président russe a su déjouer tous les pièges tendus par l'Occident, pour avoir actuellement toutes les cartes en main et gagner la guerre sans combattre.
En prenant un peu de recul, le géant occidental me fait penser à un gros lourdaud dans une cours de récréation qui vient chercher des ennuis et se battre contre un élève plus chétif, mais plus astucieux, et se prend une raclée monumentale...
Bonne lecture à tous.


http://cdn.ruvr.ru/2014/03/18/1501938413/809px-krim_of_Russia-gray.jpg

 

Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 1)

 

Et si la stratégie russe à l’égard de la Crimée était directement issue de « L'art de la guerre », célèbre ouvrage de stratégie militaire écrit par Sun Tzu, général chinois du VIe siècle av. J.-C. ? Jean-Paul Pougala, enseignant en Géostratégie Africaine à l'Institut Supérieur de Management ISMA à Douala, au Cameroun, livre son analyse, que nous reproduisons ici avec son autorisation.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/37/Enchoen27n3200.jpg/399px-Enchoen27n3200.jpg

Statue de Sun Tzu à Yurihama, Tottori, Japon

 

Qu'est-ce qu'on enseigne dans les écoles de stratégie militaire ? Installez-vous bien dans votre fauteuil. Je vais vous amener avec moi dans un voyage sur les bancs d'une école de stratégie militaire comme si vous y étiez. Nous allons étudier la crise ukrainienne en nous servant d'un livre de stratégie militaire largement utilisé dans la formation des militaires russes et chinois. Mais aussi dans certaines écoles de commerce dans le monde. Ce livre s'appelle : « L'art de la guerre » écrit par le penseur et stratège militaire chinois Sun Tzu (544–496 avant notre ère). L'idée centrale du modèle de stratégie militaire de Sun Tzu est d'utiliser la ruse pour amener l'ennemi à déposer les armes et se rendre avant même d'avoir commencé à combattre. En d'autres termes, pour Sun Tzu, le meilleur stratège militaire est celui qui gagne une guerre sans avoir besoin de la combattre, tout simplement en jouant sur la ruse, les bluffs, les fausses informations distillées au bon moment pour désorienter l'ennemi, en donnant de faux espoirs à l'ennemi au début des hostilités avant de le désillusionner complètement à la fin. Analysons maintenant la crise ukrainienne en étude de cas, comme on le fait dans les écoles militaires. Nous allons nous servir des 10 principales stratégies préconisées par  Sun Tzu pour gagner une guerre sans combattre, pour savoir, en Ukraine, qui a le plus de chance de gagner le bras de fer en cours entre les Etats Unis d'Amérique et la Russie.

 

1 - « Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité. » Lorsque vous avez identifié les projets de l'ennemi, pour vous battre, vous devez constamment lui donner l'impression d'aller à contre-courant de l'attitude belliqueuse qu'il attendrait de vous en pareille circonstance. Ainsi, vous devez savoir vous rendre invisible dans votre contre-offensive, savoir mentir et surtout, ne donner à l'ennemi aucune chance de vous situer ou de situer votre vraie réaction face à son intention guerrière, que vous devez constamment feindre de ne pas savoir. Dans ce dossier, l'objectif des Occidentaux est celle de partir d'un Accord d'association entre l'Ukraine et l'Union Européenne pour (…) faire adhérer l'Ukraine à l'OTAN afin de la couper complètement de la Russie et donc, de ne plus renouveler la location de la base marine de Sébastopol en Crimée à l'armée de la marine russe, c'est-à-dire, de priver la Russie de toute possibilité d'intervention rapide en mer Méditerranée en cas de guerre avec l'OTAN, comme lors des récentes opérations d'intimidation dans les ports syriens, lorsque le président français Hollande voulait bombarder le pays et les Egyptiens lorsqu'à la chute du président Morsi, les Etats-Unis d’Amérique menaçaient l'Egypte de sanction sur les fournitures militaires.

 

Le président Ianoukovitch a feint de ne rien comprendre quant aux conséquences néfastes de la signature de l’Accord d'association. Et s'est arrêté à la dernière minute. Et c'est à ce moment que les Occidentaux entrent en jeu (NdCR. La crise politique a en effet éclaté en Ukraine fin novembre 2013, lorsque les autorités en place ont annoncé suspendre le processus d'association avec l'Union européenne. Cette décision a provoqué de vastes manifestations antigouvernementales à travers le pays qui ont dégénéré en affrontements meurtriers avec les forces de l'ordre. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la capitale, Kiev, où près de 100 personnes ont été tuées et plus d'un millier d'autres blessées. Source), en inventant la révolution populaire. Selon la télévision Euronews, une conversation interceptée entre le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet et madame Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, les 88 morts de la place de l'indépendance ne sont pas l'œuvre du président Ianoukovitch mais des paramilitaires de l'opposition, commandités par les membres de l'actuelle coalition au pouvoir à Kiev pour porter un coup fatal à la présidence hostile à l'Union Européenne et à l'OTAN. Mais comment en est-on si sûr ? Voici à propos, ce que déclare Euronews : « Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’EuroMaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces de police anti-émeute et les opposants. » Total : 88 morts.

 

Devant tout cela, la Russie sait tout ce qui se passe, mais fait semblant d'être invisible, inaudible, absente. Et laisse faire. Et pour cela, c'est la deuxième stratégie de Sun Tzu qui va nous apporter plus d'éclaircissement sur le comportement du président Poutine de Russie dans cette crise.

 

2 - « Une armée victorieuse l’est avant même de livrer bataille. Une armée vaincue se lance d’abord dans la bataille et ensuite recherche la victoire. » Selon ce principe, Sun Tzu nous explique qu'en guerre, on n'attaque que lorsqu'on est certain de gagner. Sinon, on attend le temps qu'il faudra que la situation tourne à notre avantage.

 

Sur la place Maïdan de Kiev, la capitale de l'Ukraine, ont défilé durant la révolte de nombreux politiciens occidentaux, comme le Sénateur américain MacCain le 15 décembre 2013, pour soutenir et encourager la foule en colère, une colère bien entretenue et guidée. Le 19 février, les manifestants dits pacifistes vont lancer un assaut sur la police. A la fin des émeutes, il y a 26 morts dont neuf policiers. Et voici ce que déclare le président Obama depuis le Mexique où il se trouve en visite officielle : « Je veux être très clair, nous allons observer de près les développements des prochains jours en Ukraine et nous attendons du gouvernement ukrainien qu'il fasse montre de retenue, qu'il n'ait pas recours à la violence face à des manifestants pacifiques ». Plus tard dans l'avion de retour du Mexique, selon une dépêche AP, c'est au tour de Ben Rhodes, conseiller spécial du président Obama de faire un point de presse dans Air Force One pour affirmer ceci : « Nous sommes opposés à la violence, d'où qu'elle vienne, mais c'est le gouvernement qui doit retirer les membres de la police anti-émeute, décréter une trêve et entamer des discussions dignes de foi avec l'opposition (...) Il est évident que les Ukrainiens estiment que leur gouvernement ne répond pas à leurs aspirations légitimes à l'heure actuelle ».

 

Ces 3 personnalités américaines sont dès lors déjà entrées dans le piège : ils ont clairement choisi leur camp. Par leurs actions et leurs propos, ils ont signé sans se rendre compte la paternité des manifestations sur la place de l'Indépendance à Kiev. Cette signature sera ensuite utilisée par la Russie pour discréditer les interlocuteurs occidentaux dans la suite des évènements qui semblent complètement imprévus par les deux camps, mais jusqu'à quel point ? Nous allons voir dans la prochaine stratégie qui privilégie le résultat final recherché aux multiples pseudos victoires temporaires.

 

3 - « Pour le bon stratège, l’essentiel est dans la victoire, non pas dans les opérations prolongées ». C'est à dire que pour un bon stratège militaire, ce qui compte ce sont les éléments pris dans leur globalité, c'est le résultat final de l'ensemble des opérations et non des petites victoires sporadiques au quotidien. Nous sommes partis des objectifs des uns et des autres : à terme, l'Occident veut l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, afin de priver la Russie de son accès à la Méditerranée. La Crimée est en effet le seul accès de la Russie en mer chaude.

 

Ailleurs, au Nord, c'est la mer froide et si l'Occident déclenche une guerre contre la Russie en hiver, tous ses bateaux sont bloqués dans des eaux gelées de la Baltique ou de la mer du Nord. Ce serait donc une défaite même avant de combattre.

 

Dans les opérations qui vont se succéder à Kiev jusqu'au renversement du président, c'est l'Occident qui semble avoir les meilleures cartes en main, puisque c'est lui qui dicte le tempo des événements, jusqu'au choix des nouveaux dirigeants, reconnus à la vitesse de la lumière. Même s'ils viennent à peine de renverser un gouvernement démocratiquement choisi par le peuple, qu'importe, la démocratie est un gros mensonge qui vit au dépend de ceux qui y croient. Surtout que les élections normales étaient prévues dans un an. Et dans les négociations, le président Ianoukovitch avait accepté d'anticiper ces élections. Et cela n'a pas suffi au tempo occidental qui l'a fait renverser en à peine 24h après la signature de cet accord avec l'opposition. Là, c'est l'Occident qui s'installe dans les opérations prolongées. Moscou est muet.

 

Le président Poutine est coincé à Sotchi pour les Jeux Olympiques d'hiver. C'est la suite des évènements qui nous fera comprendre que ce mutisme était bien calculé.

 

4 - « Celui qui pousse l’ennemi à se déplacer en lui faisant miroiter une opportunité s’assure la supériorité. » Pour Sun Tzu, vous devez toujours pousser l'ennemi dans une plus forte mobilité, afin de l'orienter vers là où vous voulez le conduire, pour le finir. Le 6 Février 2014, c'est la secrétaire d'Etat américaine adjointe, Victoria Nuland, qui arrive à Kiev et rencontre les trois principaux dirigeants de l'opposition ukrainienne : Oleg Tiagnibok, Vitali Klitchko et Arseni Iatseniouk, qui deviendra Premier Ministre par la suite. Le lendemain, dans un entretien au quotidien Kommersant Ukraine, le conseiller spécial du président Poutine, Sergueï Glaziev déclare : « Autant que nous sachions, Madame Victoria Nuland a menacé les oligarques ukrainiens de les placer sur une liste noire américaine si le président Ianoukovitch ne cède pas le pouvoir à l'opposition. Cela n'a rien à voir avec le droit international. (...) Il semble que les Etats-Unis misent sur un coup d'Etat. (...) les Américains dépensent 20 millions de dollars par semaine pour financer l'opposition et les rebelles, y compris pour les armer ».

 

Pour commenter la visite du sénateur américain McCain sur la place de l'indépendance le 15 décembre 2013, Alexeï Pouchkov, député au Parlement russe (la Douma) déclare au quotidien ukrainien Kievski Telegraf ceci : « Les représentants de l'Union européenne et des Etats-Unis sont directement impliqués dans le bras de fer politique en Ukraine. (...) Veulent-ils y établir un nouveau régime colonial ? » Ayant poussé les Occidentaux à être plus mobiles et à se rendre plusieurs fois à Kiev, alors qu'ils ne bougent pas d'un millimètre depuis Moscou, ils arrivent à contraindre les Américains à choisir une priorité : le changement de pouvoir à Kiev. C'est dans ce piège que les Russes vont les y conduire.

 

5 - « Le bon stratège est si subtil qu’il n’a plus de forme visible. Le bon stratège est si discret qu’il en est inaudible. Ainsi il se rend maître du destin de l’ennemi. ». Le bon stratège doit être insaisissable pour l’ennemi. Il doit communiquer le moins possible et pratiquer la rétention de l'information. Et lorsqu'il communique, c'est pour transmettre à l'ennemi une information inexploitable ou fausse.

 

Lorsque le président Poutine fait la seule conférence de presse, le 5 mars (le jour où il est proposé pour le prix Nobel de la Paix par le célèbre institut. NdCR.), il jure qu'il n'a pas de troupes en Crimée. Vu de l'Occident, il s'agit d'un mensonge (Ce n'était qu'à moitié vrai: Poutine avait bien des troupes russes en Crimée au 5 mars, mais en toute légalité puisque en vertu du traité de partition russo-ukrainien déterminant le sort des bases militaires et des navires russes en Crimée signé en 1977 et prolongé en 2010, la Russie était autorisée à avoir jusqu'à 25.000 soldats, 24 systèmes d'artillerie (d'un calibre inférieur à 100 mm), 132 véhicules blindés et 22 avions militaires, sur le territoire de la péninsule. La flotte russe de la mer Noire était autorisée à rester en Crimée jusqu'en 2042. Moscou règlait chaque année une dette de 97,75 à Kiev pour le droit d'utiliser les eaux ukrainiennes et les fréquences radio, et pour compenser l'impact environnemental de la flotte de la mer Noire.  Source en anglais (dernier paragraphe) : http://rt.com/news/kharkov-gun-attack-denounced-842/ ). Mais à bien y regarder, le président Poutine leur fournit une information capitale qui n'est pas comprise par les stratèges occidentaux.

 

 

A Paris, on a transformé une conférence dédiée au Liban à une conférence de sanctions contre la Russie si elle n'est pas suffisamment gentille et retirer ses militaires de la Crimée pour rentrer dans leur base.

 

Le lendemain à Rome, on a transformé une conférence pour parler du chaos laissé par l'OTAN en Libye, en un débat pour expliquer à l'opinion publique européenne que l'Europe comptait quand même quelque chose.

 

On a continué d'organiser des conférences inutiles, à aller et venir entre les capitales européennes et Kiev, alors que le barycentre de la crise s'était déplacé depuis des lustres de Kiev en Crimée. Même un mini-sommet extraordinaire sur l'Ukraine est organisé à Bruxelles le 6 mars 2014. C'est en pleine réunion. La dépêche tombe sur les téléscripteurs à 12h de Bruxelles qui dit que le Parlement de la Crimée a voté à l'unanimité le rattachement de la Crimée à la Russie et qu'un référendum pour valider ce choix sera organisé à peine 10 jours plus tard (trop tard pour réagir maintenant pour les Occidentaux. NdCR.).

 

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_18/Gagner-la-guerre-sans-combattre-selon-Sun-Tzu-l-exemple-de-la-Russie-en-Crimee-partie-1-9787/

 

 

Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 2)  

 

Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 2)

 

Suite de l’analyse (première partie accessible ici) de Jean-Paul Pougala, enseignant en Géostratégie Africaine à l'Institut Supérieur de Management (ISMA) au Cameroun, sur la stratégie de la Russie en Crimée vue à la lumière du célèbre ouvrage de stratégie militaire, « l’Art de la guerre » de Sun Tzu.

 

6 - « Remporter 100 victoires après 100 batailles n’est pas le plus habile. Le plus habile consiste à vaincre sans combat. » Un bon stratège n'est pas violent, il n'humilie pas son adversaire. Il amène son adversaire à se transformer pour reconnaître son infériorité. Ainsi, il n'a plus besoin de combattre. En Crimée, les forces spéciales russes sont arrivées dans une tenue sans étiquette et ont encerclé toutes les bases militaires ukrainiennes, mais sans les contraindre à quitter la base. Le problème est que les habituels occupants de ces bases ne pouvaient plus être libres d'entrer et de sortir. Il fallait alors choisir : ou attendre que les événements à Kiev permettent de déloger les russes, ou bien se rendre. Beaucoup ont préféré se rendre sans même tenter de se défendre. De toutes les façons, ils n'étaient pas attaqués. Au même moment, sans même attendre le référendum, à l'aéroport de Simferopol et de Sébastopol, tous les vols pour Kiev ont été dès le vote du parlement de Crimée, programmés comme des vols internationaux. La monnaie ukrainienne a été progressivement sortie de la circulation et remplacée par le rouble russe. C'est la première fois dans l'histoire qu'on assiste à un sans faute dans l'application des théories de Sun Tzu : Gagner sans combattre. Les Etats-Unis n'y ont vu que du feu.

 

7 - « Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi. » Un vrai stratège joue sur le timing pour gagner toutes ses batailles. Il redouble de ruse pour ne pas être affecté par les menaces ou les actions belliqueuses de l'ennemi. Ainsi, il devient d'abord invincible. Mais cela ne suffit pas. Il faut ensuite gagner. Pour cela, un bon stratège doit savoir attendre le moment où ses ennemis sont affaiblis pour passer à l'action et leur donner le coup de grâce. La Russie sait que l'opération en elle-même va drastiquement affaiblir le coté occidental dans la suite des opérations.

 

Poutine a déstabilisé pendant longtemps ses adversaires incapables de prendre des initiatives novatrices (Il les a surpris longtemps par son inaction au point qu'ils n'ont pas su comment réagir au bon moment, lorsque l'annonce de l'organisation d'un referendum par le parlement de Crimée les prit de court.  On se demandait alors comment les Occidentaux se débrouilleraient pour contester ce vote... NdCR.). Le président Obama a annoncé une série de sanctions d'abord sur les visas.

 

En réalité, le Président Obama ne peut pas faire grand chose. En ce moment, c'est le président russe qui est le seul maître du jeu. Il a toutes les bonnes cartes en main. Il fait ce qu'il veut, quand il veut et comme il l'entend. Le pire est que les gesticulations des occidentaux trahissent au fond leur impuissance.

 

D'abord parce qu'ils n'ont pas d'argent pour mener la moindre guerre contre une puissance comme la Russie, mais aussi parce que la moindre sanction économique se retournerait immédiatement contre eux. Par exemple, selon une information publiée par le journal économique français Challenges du 7 mars 2014, à la seule menace du président Obama de geler les avoir russes, la Banque Centrale de Russie a déplacé dans la seule journée du jeudi 6 mars 2014, une somme gigantesque de plusieurs dizaines de milliards de dollars des comptes bancaires détenus aux Etats-Unis vers la Russie et les paradis fiscaux. Ce genre d'opérations, si elle continue dans le moyen terme, peut causer un véritable séisme bancaire et financier aux Etats-Unis. C'est la classique histoire de l'arroseur arrosé.

 

Toujours vendredi 7 mars 2014, c'est l'Agence Bloomberg qui fait d'autres analyses et prévisions. Selon elle, au 1er septembre 2013, la Russie détenait dans les banques de 44 pays la somme de 160 milliards de dollars, alors qu'à la même date, 24 pays avaient déposé dans les banques russes la somme de 242 milliards de dollars. Les pays occidentaux peuvent geler jusqu'à 160 milliards de dollars d'argent russe. Et la Russie peut geler jusqu'à 242 milliards de dollars d'argent des Occidentaux. Selon Bloomberg, celui qui a plus à y perdre serait la France, dont les banques ont investi 50 milliards de dollars en Russie, suivie par les Etats-Unis, dont les banques ont investi pour 35 milliards de dollars. Le pire nous vient du conseiller du président russe Sergueï Glaziev, rapporté par la même Agence Bloomberg : «  En cas de sanctions américaines, la Russie serait obligée de renoncer au dollar au profit d'autres monnaies et de créer son propre système de paiement. (...) Si les Etats-Unis gèlent les avoirs d'entreprises publiques et d'investisseurs privés russes, Moscou recommandera à tout le monde de vendre les titres du Trésor américain. En outre, les sanctions, si elles sont infligées, amèneront la Russie à renoncer au remboursement des prêts octroyés par les banques américaines ». La messe est dite. La Russie est invincible et a même identifié le point de faiblesse de l'ennemi.

 

Et là nous arrivons à l'autre stratégie de Sun Tzu.

 

8 - « Pour avancer irrésistiblement, attaquez les points faibles de l’ennemi. Pour battre en retraite sans être rattrapé, soyez plus rapide que votre ennemi. » Pour avancer, il faut éviter le corps à corps avec l'ennemi et se limiter à le toucher uniquement dans ses parties non protégées. Et pour des replis stratégiques, il faut se mettre dans les coins qui échappent au contrôle ou à la connaissance de l'ennemi.

 

Depuis la guerre éclair du mois d'Août 2008 contre l'allié des Etats-Unis d’Amérique, la Géorgie de Saakachvili, les territoires conquis sont le point faible de l'Occident.

 

9 - « Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières. ». Il faut toujours adapter les tactiques et les stratégies aux situations nouvelles. Ce n'est pas parce qu'une solution a marché hier qu'elle marchera toujours. Si on répète les tactiques victorieuses du passé, on court le risque de trouver un ennemi plus aguerri, qui aura passé du temps à étudier et à faire face à votre stratégie. Pour un bon stratège, chaque situation est unique et mérite une stratégie unique. Alors que les Américains ont répété en Irak et en Afghanistan les mêmes recettes ruineuses du Vietnam, la Russie a évité de répéter en Ukraine ses tactiques sur la Géorgie. Car il est évident que si en Géorgie, les alliés américains, n’étaient pas préparés, rien ne dit qu'une nouvelle fois, on les trouverait aussi passifs parce que surpris. En effet, on nous annonce que les F16 américains sont partis vers les ciels estoniens et polonais.

 

Aujourd'hui, personne ne sait quelle stratégie Poutine a préparé pour les régions russophones de l'Est de l'Ukraine.

 

10 - « Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer 100 batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles. » Le bon stratège doit toujours avoir en tête trois soucis : bien maîtriser l'environnement, le terrain de la bataille, connaître l'ennemi dans ses détails et se connaître lui-même pour surtout desceller avant l'ennemi ses propres faiblesses. Pour faire partie des stratèges des services secrets russes, il faut bien parler plusieurs langues donc l'anglais. Au même moment, tous les textes et communications entre les membres du FSB sont exclusivement codés en russe. A la CIA, il existe un département Russie qui ne peut pas faire le poids face à l'imposante stratégie russe de maîtrise de l'anglais par tous ses espions. Et donc, de connaitre les Américains dans leurs plus petits détails. Il existe aussi un réseau composé par des Russes américains qui, avec le passeport US, accèdent à tous les postes de l'administration américaine.

 

C'est ce qui explique que pour le président russe, on a l'impression que rien de ce que dit son homologue américain ne le surprend ou ne l'émeut. Sur le plan de l'environnement, la Russie, c'est 17 millions de km2, les USA, la moitié. Alors que les Américains en Russie sont concentrés dans quelques grandes villes de l'Ouest, les Russes aux Etats-Unis d’Amérique sont répartis sur tout son territoire. Ils sont devenus des Américains à tous les effets. Il suffit pour Moscou d'étudier leurs comportements pour savoir tout des Américains. Pour revenir à l’Ukraine, les zones qui intéressent la Russie sont les régions où l’on parle russe, où les populations sont russes, donc avec une parfaite maîtrise même sociologique de la part de la Russie. Ce qui n'est pas le cas des USA qui en Ukraine comme en Afghanistan ou en Irak, donnent toujours l'impression de s'engager sur des éventuels théâtres de guerres sans jamais maîtriser le terrain, n'importe où sur la planète comme s'il s'agissait d'un jeu vidéo où il suffirait de remplacer une carte par une autre et continuer à appuyer sur la gâchette au maximum. Ce qui a porté à des guerres inutiles qui ont littéralement ruiné les Etats-Unis d'Amérique.

 

Et le président Poutine a bien compris que de l'autre côté, il y a une véritable navigation à vue, du dossier iranien et syrien hier et à celui ukrainien aujourd'hui. Au final, devant le désarroi du président américain avec ses menaces rhétoriques et sa totale incapacité à placer la moindre initiative dans le dossier ukrainien, s'il y a un maître du monde aujourd'hui sur le plan de stratégie militaire, ce maître s'appelle Vladimir Poutine. Il connait son ennemi, les Etats-Unis d’Amérique, il connait bien le terrain, l'Ukraine et il connait la nouvelle force de son pays, les nouveaux moyens militaires du pays, depuis la guerre en Libye. Le président Obama, de son côté, donne l'impression de ne comprendre ni son homologue russe, de ne pas connaitre la complexité ukrainienne, sinon, il n'aurait pas suggéré à ceux qu'ils ont mis au pouvoir à Kiev comme première action, de supprimer la langue russe. Et pire, il semble ne pas connaitre ses propres faiblesses, d'un pays ruiné et qui ne pourra rien offrir à 47 pays africains qu'on invite à Washington, juste pour mimer les rencontres tous les deux ans entre les dirigeants africains et chinois.

 

 

 

Quelles leçons pour l’Afrique ?

 

Le 22 Janvier 2014 dernier, la Maison Blanche, par communiqué, nous annonce que le président Obama a invité à Washington 47 chefs d'Etat Africains. Il a pris soin d'en exclure trois, la Centrafrique, l’Egypte et la Guinée Bissau, accusés d'être arrivés au pouvoir sans passer par les urnes, mais par des coups d'Etat. Comment expliquer qu'en Ukraine, c'est plutôt l'administration américaine qui tente de forcer la main à la Russie pour reconnaître le nouveau pouvoir à Kiev, lui aussi issu d'un coup d'Etat ? Un coup d'Etat en Europe est-il différent d'un coup d'Etat en Afrique ? Le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance de la Serbie. Les Occidentaux applaudissent. La Serbie porte l'affaire à la Cour Internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire des Nations-Unies, qui tranche et valide la sécession du Kosovo par sa décision du 22 juillet 2010 en ces termes : « La déclaration d'indépendance du Kosovo n'a violé ni le droit international général, ni la résolution 1244 du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel ». En revanche, la CIJ ajoute qu'elle n'est « pas tenue par la question qui lui est posée de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance. La Cour n'est pas chargée de dire si le Kosovo a accédé à la qualité d'Etat ».

 

Le ministre français des Affaires étrangères d’alors Bernard Kouchner va se féliciter de la décision de la CIJ en ces termes : « L'indépendance du Kosovo est irréversible (...) Cet avis affirme clairement que la déclaration d'indépendance du Kosovo n'est contraire ni au droit international, ni à la résolution 1244, comme la France l'avait toujours soutenu, et je m'en réjouis ». Question : Pourquoi l'Occident se réjouit d'alimenter les sécessions au Kosovo, au Sud Soudan, et fait semblant de jouer aux fervents défenseurs du droit international et de l'intangibilité des frontières pour l'Ukraine ? En quoi la Crimée en Ukraine est différente du Sud Soudan ou du Kosovo? La réponse est que cette équation à géométrie variable est le fond de commerce de certains pays, les mêmes qui se sont arrogés le droit de faire les gendarmes du monde pour partager les bons et les mauvais points aux candidats naïfs à la démocratie, pour bien les spolier. Contrairement à ce qui se passe régulièrement en Afrique, de l'Erythrée au Sud Soudan, la Russie n'a pas aidé la Crimée à déclarer son indépendance, mais plutôt à la rejoindre dans un ensemble déjà grand. Toute nouvelle indépendance affaiblit le pays qui perd un morceau de sa terre. Mais fragilise aussi le nouvel Etat non viable.

 

Les mêmes qui se battent aujourd'hui contre l'éclatement de l'Ukraine sont les mêmes qui œuvrent en sous-main pour démembrer le Mali, ce sont les mêmes qui financent les rebellions dans l'Est de la RDC pour demain créer une nouvelle république dans le Kivu.

 

La Russie n'a pas fini de surprendre les Américains. Quel message voulaient envoyer les Russes aux Américains lorsqu'ils ont fait coïncider la date de la fin des Jeux Paralympiques d'hiver de Sotchi le 16 mars 2014 et le référendum pour valider l'annexion de la Crimée à la Russie ?

 

A la différence de la Russie, les Africains sont grossièrement prévisibles dans toutes leurs stratégies par leurs ennemis occidentaux. Encore faut-il qu'ils soient capables de comprendre que l'Occident est l'ennemi de l'Afrique. Il existe en Afrique un vrai retard culturel et intellectuel de la population, pour déjà être capable de comprendre qu'il lui faut instaurer un rapport de force avec l'Occident dans lequel ses propres points de vue seraient pris en considération. Mais on ne peut pas y parvenir dans un rapport classique de mendicité institutionnalisée où celui qui tend la main pour recevoir est toujours celui qui obéit à l'autre.

 

Voilà pourquoi il n'existe à ce jour dans aucun pays africain un seul projet sérieux pour espionner l'Occident. Les africains croient par erreur qu'ils sont les amis des européens et ne se posent jamais la question de savoir comment ils sont vus aux yeux des européens : de simples esclaves, même si très lettrés. Les chaines de télévision en Occident pourrons donner l'impression de haïr le président Poutine ou la Russie, mais il reste un élément que personne ne peut mettre en doute, quelque soient leurs relations dans le futur, ils sont condamnés à respecter la Russie. Ils ont déjà commencé à le faire, pour preuve, la façon dont tous tergiversent pour des pseudo-sanctions qui n'arrivent jamais.

 

Et c'est dans ce rapport de respect que je suis paradoxalement optimiste pour le futur des relations entre ces deux ennemis d'aujourd'hui. Je ne peux pas en dire de même pour l'Afrique. Pour qu'on nous respecte, nous devons cesser de tendre la main, c'est une condition incontournable avant même de parler de stratégie militaire ou d'espionnage des européens par les africains.

 

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_19/Gagner-la-guerre-sans-combattre-selon-Sun-Tzu-l-exemple-de-la-Russie-en-Crimee-Partie-2-7050/

 

 

 

 

 

L'apport de Sun Tzu dans la pensée stratégique moderne, présenté Pierre Fayard, docteur en science de l'information, également professeur d'Aïkido.

 

La première traduction de L'Art de la guerre de Sun Tzu en français a été faite au XVIIIe siècle par un jésuite français, avant la Révolution.

 

L'ouvrage avait déjà été traduit en japonais depuis quelques siècles. Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour sa traduction en russe et seulement début du XXe pour l'être en allemand et en anglais.

 

Pierre Fayard explique que l'ouvrage est cité énormément aux Etats-Unis, bien qu'il s'agisse d'une pensée et d'une culture statégique pratiquement à l'opposé de la pensée stratégique spontanée des Etats-Unis.

 

Un autre traité de statégie, "Le traité des 36 stratagèmes", est fondé sur l'usage du paradoxe et du monitoring de la pensée de l'autre, une pensée de l'adaptation.

 

L'actualité de Sun Tzu est une pensée stratégique qui a été remise au goût du jour après les deux grandes guerres industrielles et mondiales avec les manoeuvres indirectes et les manipulations britanniques (Laurence d'Arabie, Churchill). L'arme nucléaire pouvant pulvériser la planète, il a fallu trouvé autre chose et c'est là que Sun Tzu intervient de façon astucieuse. Les Américains inventent l'intelligence sociale, c'est-à-dire comment on va utiliser l'autre en s'associant avec lui pour le faire servir à nos propres fins. Et c'est là qu'on a une des caractéristiques de Sun Tzu : l'autre, même s'il est un ennemi, ce n'est pas pour autant que je ne peux pas m'en servir. Ce n'est pas pour autant qu'il ne peut pas m'être utile pour que je gagne ou pour que je réalise mes objectifs. On a la matrice du jeu de go là derrière.

 

Quelle est la première tâche du général ? Se rendre invincible. Ce n'est pas d'avoir des gros biscotos ou beaucoup d'armes. C'est se rendre invincible. Comment se rendre invincible ? On se rend invincible en créant de très bonnes relations à l'intérieur d'un royaume, d'une unité, d'une entreprise. C'est cela qui crée l'invincibilité parce qu'à partir de là on ne peut pas être déstabilisé.

 

Deuxième tâche du général ? Espérer des opportunités de victoire en utilisant les erreurs de l'adversaire. Par exemple: un adversaire qui ne sait pas se rendre invincible. (Sur le referendum en Crimée, les Occidentaux n'ont pas su se rendre invincible, et ont perdu pieds. Leurs manigances, mensonges directs, arrivisme, les coupent progressivement de l'assentiment des peuples pendant que dans le même temps Vladimir Poutine et la Russie se rendent populaires dans le monde par la sobriété de la politique affichée et le respect du droit international. NdCR.)


Dans la stratégie de Sun Tzu, on ne doit pas chercher à s'opposer à l'autre.

 

S'opposer cela coûte cher. Une culture centrale en Chine, c'est l'économie. Comment je vais avoir beaucoup en dépensant peu. Et à la limite, comment je vais rien dépenser pour avoir beaucouo: c'est encore mieux.

 

Il s'agit de percer l'esprit de l'adversaire. Et en jouant à l'intérieur de son esprit. En jouant sur ses contradictions. Et aussi en épousant les conditions.

 

Pierre Fayard explique qu'"il ne faut pas penser que Sun Tzu c'est la bible de la stratégie". Si on disait cela on serait complètement inféodé, ce qui n'est pas le but, ce n'est pas le principe de liberté d'actions. Sun Tzu est une stimulation. Il s'agit de voir en quoi ce qu'il propose apporte quelque chose de nouveau, quelque chose qu'on ignorait.

 

Les théories sur les guerres coloniales telles qu'elles se sont développées, notamment chez Lyautey ou Gallieni, on peut dire que c'est du Sun Tzu quelque part. Lyautey disant on ne prend pas une place de la même manière si on veut ouvrir un marché le lendemain. Il disait : "une colonisation réussie, c'est une administration qui marche". C'est du Sun Tzu. L'opposant d'hier est englobé dans une cohérence, une logique où il retrouve son intérêt. L'autre peut être un ennemi, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne peut pas me servir.

 

 

 

 

. L'Anschluss était dans Mein Kampf, le contrôle de l'Ukraine est dans "Le Grand Echiquier" (R. Chamagne)

. Un navire de guerre américain en mer Noire au moment où la Crimée se prépare à un référendum (8 mars 2014)

. Ukraine / Crimée, évènements du 6 mars : La Crimée envisage d'adopter le rouble et demande son rattachement à la Russie, Réactions des Occidentaux

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:48

Kiev quitte la CEI: nouvelle action antirusse (Lavrov)

 

Kiev quitte la CEI: nouvelle action antirusse (Lavrov)

 

17:02 20/03/2014

MOSCOU, 20 mars - RIA Novosti

 

Le retrait de Kiev de la Communauté des Etats indépendants (CEI) est une nouvelle action antirusse, a déclaré jeudi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

"Nous ne retenons personne de force au sein de la CEI, mais je ne doute point que cette décision est loin de défendre les intérêts fondamentaux du peuple ukrainien, de l'économie ukrainienne et du secteur social ukrainien. Il s'agit d'une action antirusse qui relève de la propagande", a indiqué M.Lavrov devant les députés à la Douma (chambre basse du parlement russe).

 

L'Ukraine a renoncé jeudi à sa présidence de la CEI et a annoncé son intention de se retirer de la Communauté suite à l'adhésion à la Fédération de Russie de la république autonome de Crimée, appartenant jusque-là à l'Ukraine.

 

Fondée par l'Ukraine, la Russie et la Biélorussie en 1991, la CEI réunit 11 des 15 anciennes républiques soviétiques.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140320/200771034.html

 

 

Une décision qui pourrait mettre "le feu aux poudres" :

 

le soit-disant gouvernement ukrainien a décidé hier de quitter la Communauté des États-Indépendants, donc de se couper de l’Est. C’est une décision stratégique énormissime, qui vient donc d’être prise par un gouvernement :

 

. non élu

. arrivé par un putsch milicien

. qui n’a absolument aucun soutien de la moitié est du pays

. sans référendum évidemment (ben voui, les référendum ”c’est pas confirme au droit international” – mais les coups d’État, oui ! Y’a que ce fasciste de Poutine qui fait voter les gens !)

. sans que l-Occident-qui-donne-des-lecons-de-democratie-à-la-terre-entiere ne trouve rien à redire, j’imagine que cela fait partie de la fameuse “desescalade qu’il appelle de ses voeux”

 

alors, le problème n’est pas, comme je l’ai lu en commentaire que “Poutine a perdu l’Ukraine”, c’est juste que la moitié Est de l’Ukraine ne va JAMAIS accepter ça – par principe.

 

...il faut savoir que presque toute la production industrielle se fait dans l’Est et à Kiev. Et que presque toutes les exportations de ses produits se font… vers la CEI.

 

Donc en se coupant de la CEI, ils sont en train de mettre à mort l’industrie du pays russophone (car bien sur, leur capacité à exporter en U est nulle). Et donc, j’en sais rien, c’est peut être une décision à facile 500 000 ou 1 000 000 de chômeurs. Par un gouvernement non légitime. Ils vont réagir comment les ukrainiens de l’Est d’après vous ?

 

C’est une décision juste non rationnelle… Donc suspecte, obéissant donc à une autre rationalité – qui ne peut être que celle de mettre le feu aux poudres….

 

Source: http://www.les-crises.fr/point-ukraine-au-fou-1/

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:55
On va voir maintenant comment les médias menteurs "français" vont commenter le traitement de leur collègue ukrainien quelque peu malmené par les amis de Fabius, Bhl, Hollande et consorts... Pour l'instant, silence sidéral...

http://cdn.ruvr.ru/2014/03/20/1501599379/9Bezy_myanny_j.jpg

 

Kiev : le directeur de la télévision frappé dans son bureau et forcé de signer sa démission

 

Encore une fois, les événements nous apportent la preuve que le gouvernement provisoire de Kiev n'a rien à voir avec la démocratie et que ce gouvernement provisoire veut la guerre et faire coulant le sang.

BHL, François Hollande, Angela Merkel, Barack Obama soutiennent une bande de tueurs dans des costards de députés. Le parti Svoboda, dont le président a officiellement appelé à « prendre les armes contre les truies de Russes, contre les cochons de Juifs, contre les Allemands et contre les autres dégénérés », montre de nouveau son vrai visage dans le passage à l'acte du député Igor Mirochnitchenko. Une vidéo mise en ligne sur Internet dans la nuit de mardi à mercredi montre des députés ukrainiens membres du parti politique Svoboda en train de frapper et d'intimider Aleksandr Panteleïmonov, le DG par intérim de la Société nationale de télévision de l'Ukraine (NTKU) pour que ce dernier signe sa démission. Les observateurs internationaux et les Ukrainiens sont horrifiés de voir de tels actes.

 

Le député en charge de liberté d'expression frappe.

 

Dans un communiqué du 19 mars, Reporters sans frontières écrit :

 

« Nous condamnons fermement l'agression d’Aleksandr Panteleïmonov, directeur général par intérim de la Compagnie de télévision nationale ukrainienne (NTKU). Dans la soirée du 18 mars 2014, une vingtaine de personnes menées par des députés du parti nationaliste Svoboda ont fait irruption dans son bureau, l’ont insulté et battu, avant de le forcer à signer une lettre de démission ».

 

L'OSCE, pour la liberté des médias, avec sa représentante de l'OSCE Dunja Mijatovic a dénoncé le comportement des députés et membres du parti nationaliste ukrainien Svoboda qui ont usé de la violence pour obliger le directeur de la Société nationale de télévision de l'Ukraine (NTU) à signer sa démission.

 

« Je suis consternée par cette action indigne qui va à l'encontre de toutes les valeurs de la liberté des médias. C'est un acte qui ne peut pas être toléré. C'est un incident particulièrement grave, car certains attaquants ne représentent pas seulement la branche législative du pouvoir, mais sont également membres de la Commission de la Rada (parlement) pour la liberté d'expression et d'information », a expliqué Mme Mijatovic.

 

Le député du Svoboda qui frappe le directeur de la télévision est dans la Commission pour la liberté d'expression ! « Igor Mirochnitchenko en particulier n’a plus sa place au sein de la Commission parlementaire pour la liberté d’expression et d’information », déclare Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’est et Asie centrale de Reporters sans frontières. D'autres députés du même parti, Bogdan Beniouk et Andriy Illenko, accompagnaient Igor Mirochnitchenko. Ils accusaient Aleksandr Panteleïmonov, qui était à la tête de la télévision publique sous le président déchu Viktor Ianoukovitch, d'être un collaborateur de Moscou en lui reprochant la diffusion de la cérémonie officialisant le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, le 18 mars à Moscou.


Eva Ehrman dénonce le silence.

 

Eva Ehrman a travaillé de 1989 à 2006 comme présentatrice du journal télévisé de la ARD et a été licenciée après avoir publié un livre dénonçant la politique familiale en Allemagne. A la fin de sa carrière à la ARD, elle a expliqué qu'elle mettait en cause les informations qu'elle présentait aux téléspectateurs, s’étant rendu compte que son média ne disait pas toute la vérité sur les faits politiques dans le monde. Aujourd'hui collaboratrice à notre rédaction allemande de La Voix de la Russie, elle dénonce le silence sidéral sur les actes violents envers le directeur de la télévision ukrainienne. « Nos médias ne disent pas un mot sur ces violences. Où sont les cris pour défendre la liberté de la presse et de penser ? Où sont les protestations de nos collègues des médias ? C'est pourtant un acte violent dans un Etat de droit qui est l'Ukraine et qui se trouve actuellement sous les feux de l'actualité. Où sont nos responsables politiques qui ont pour habitude de dénoncer de tels agissements dans des micros ? Rien ! », écrit Eva Ehrman. Pour notre collègue allemande, l'instabilité en Ukraine provient des organisations paramilitaires de l'extrême droite. « Ce sont ces mêmes individus qui ont attaqué la télévision. Flanqués de symboles nazis, ils ont durant des semaines manifesté sur la place Maïdan contre le gouvernement ukrainien. L'extrême droite se voit comme le véritable défenseur de la place Maïdan. On a assisté à un putsch. Avec le renvoi du directeur de la télévision ukrainienne, par l'emploi de la violence, nous assistons de nouveau à un acte tragique en direction de la déstabilisation de l'Ukraine et aussi de la Russie. »  


Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_20/Kiev-le-directeur-de-la-television-frappe-dans-son-bureau-6610/

 

Olivier Berruyer évoque le tabassage du directeur de la télé ukrainienne :

 

[L]e sympathique Igor Miroshnichenko, député de Svoboda (avec la queue de cheval), mécontent que la télé ukrainienne ait diffusé des images du discours de Poutine accueillant la Crimée, est allé demander gentiment ua directeur de la Télé Alexander Panteleymonov qu’il démissionne :

 

 

 

 

 

Vous savez quoi ? Il l’a fait…

Ah oui, au fait, Igor Miroshnichenko est le député désormais en charge de la liberté d’information du pays…

 

Source : http://www.les-crises.fr/point-ukraine-au-fou-1/

 

Dans une dépêche du 19 mars intitulée "Réglement de compte musclé à la télévision ukrainienne", "Euronews" explique qu'Alexander Panteleymonov, président de la télévision nationale urkrainienne, a passé un mauvais moment le soir du 18 mars :

Des  hommes ont investi son bureau et l’ont forcé à signer sa démission. Ses assaillants sont des membres du parlement, des députés du parti d’extrême-droite Svoboda, qui reprochent à Alexander Panteleymonov, d’avoir diffusé la veille en direct la céremonie de signature par Vladimir Poutine du traité entre la Crimée et la Russie. Le patron de la télévision était déjà en fonction sous Ianoukovitch.  

 

Source : http://fr.euronews.com/2014/03/19/reglement-de-compte-muscle-a-la-television-ukrainienne/


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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:04

 

Tirs de sniper en Crimée: des néonazis seraient impliqués (parlement)

 

Tirs de sniper en Crimée: des néonazis seraient impliqués (parlement)

 

21:39 20/03/2014

SIMFEROPOL, 20 mars - RIA Novosti

 

Des combattants du groupe ultranationaliste ukrainien Pravy Sektor (Secteur droit) seraient derrière les tirs de snipers qui ont fait mardi deux morts et des blessés à Simferopol, en Crimée, a annoncé jeudi Vladimir Konstantinov, président du parlement criméen.

 

"Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait de combattants de Pravy Sektor", a indiqué M. Konstantinov.

 

Le premier ministre de Crimée Sergueï Aksenov a déclaré jeudi que plusieurs personnes avaient été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur les tirs de snipers à Simferopol.

 

Dmitri Iaroch, chef du groupe ultranationaliste Pravy Sektor, fait objet d'un mandat de recherche internationale lancé par la Russie pour appels publics au terrorisme.

 

Selon le ministère criméen de l'Intérieur, parmi les victimes des tirs de mardi figurent un combattant des Forces d'autodéfense de Crimée et un militaire. Le ministère a qualifié mercredi les tirs de provocation.

 

Source: http://fr.ria.ru/politique/20140320/200773654.html

 

 

Ukraine: l'arbitraire se poursuit (Moscou)

16:51 20/03/2014

MOSCOU, 20 mars - RIA Novosti

 

L'arbitraire règne toujours en Ukraine, alors que des nationalistes radicaux et extrémistes de tout bord servant d'appui au nouveau pouvoir se livrent à des excès, a indiqué jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

"La décision historique sur la réunification de la Crimée avec la Russie survient sur fond d'événements tragiques en Ukraine. Dans ce pays frère pour la Russie, un coup d'Etat a été réalisé avec un soutien extérieur. Le pays est toujours en proie à l'arbitraire, alors que nationalistes radicaux, antisémites et extrémistes de tout bord, appuis du nouveau pouvoir, se livrent chaque jour à des excès", a déclaré le ministre devant les députés de la Douma (chambre basse du parlement russe).

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140320/200770911.html

 

 

. Crimée : Kiev autorise les soldats ukrainiens à tirer

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 00:00

Saint Jean Népomucène, Prêtre et Martyr

 

Jean Népomucène, né à Népomuk, en Bohème (République tchèque), fut deux fois l'enfant du miracle, car ses parents, déjà vieux, l'obtinrent par l'intercession de Marie et ne le conservèrent, dans une grave maladie, que grâce aux ferventes prières qu'ils adressèrent à la Reine du Ciel. L'éducation de Jean fut soignée; sa piété faisait l'admiration de tous.

 

Il ne se présenta à l'ordination sacerdotale qu'après avoir purifié son âme par le jeûne et la prière, dans une profonde retraite. Son éloquence lui fit confier une chaire importante, à Prague, et cette ville fut bientôt remuée par la parole ardente du jeune apôtre. 

 

 

Le divin Sacrement de la Pénitence, ce Sacrement qui rouvre le ciel au pécheur, réclame Jean Népomucène comme son glorieux défenseur.

 

Jean se vit bientôt offrir un évêché, qu'il refusa; mais il accepta la charge d'aumônier de la cour, afin d'y exercer son zèle. L'impératrice le prit pour directeur de son âme. C'était une sainte. Cependant le roi, qui se livrait à toutes les débauches, osa concevoir d'odieux soupçons sur la conduite de sa vertueuse épouse, et un jour il fit venir le prêtre Jean et tenta de lui faire révéler le secret de la confession de son épouse. Le Saint recula d'horreur et refusa avec indignation.

 

Quelques jours après, on servit sur la table du prince une volaille qui n'était pas assez rôtie. Venceslas, furieux, ordonna de mettre à la broche le cuisinier maladroit et de le rôtir à petit feu. Les courtisans, devant cet ordre digne de Caligula, sont terrifiés et se taisent; mais l'aumônier de la cour est averti, et, nouveau Jean-Baptiste, il se présente devant ce nouvel Hérode pour lui reprocher sa cruauté. C'était mettre le comble à la rage du tyran.

 

Jean est jeté en prison; bientôt il comparaît devant le roi, qui de nouveau le supplie de lui faire connaître la confession de la reine. « Jamais! Jamais! » - répond le prêtre - le secret des consciences n'appartient qu'à Dieu. » Aussitôt il est mis à la torture et brûlé à petit feu avec des torches ardentes: « Jésus! Marie! », s'écriait le martyr dans cet affreux supplice. Divinement guéri de ses plaies, il comprit que le repos ne serait pas de longue durée.

 

Amené une dernière fois en face du tyran, il entendit sortir de sa bouche cette menace définitive: « Parle, ou tu mourras! » Cette fois, Jean garda le silence, plus éloquent que toute réponse, et Venceslas ordonna de le mettre en un sac et de le jeter dans le fleuve pendant la nuit. Mais le corps du martyr suivit doucement le courant des eaux et fut toute la nuit environné de flambeaux, à la grande admiration de la ville entière.

 

Ces prodiges et plusieurs autres ayant été reconnus juridiquement, Benoît XIII inscrivit au catalogue des saints martyrs le 19 mars 1729, ce courageux défenseur du secret sacramentel, qui en avait le premier scellé de son sang l'inviolabilité.

 

Jean Népomucène est l’un des saints les plus vénérés, vu la multiple protection qu’il accordait : il est le patron des bateliers, des ponts, des prêtres, de tous les hommes qui avaient quelque chose de commun avec l’eau. Il est fêté le 20 mars.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e2/John_of_Nepomuk.jpg/450px-John_of_Nepomuk.jpg

Statue de Jean Népomucène sur le Pont Charles de Prague.

 

Sources: 1, 2, 3, 4

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 19:56

Arianespace, Société générale, BNP Paribas, Tarkett, Renault, les chantiers navals de Saint-Nazaire, qui risquent de perdre 1.000 emplois, Total qui a des projets "astronomiques" en Russie, GDF Suez, la France a beaucoup à perdre avec les sanctions contre la Russie.

 

Sanctions contre la Russie: la France a beaucoup à perdre (expert français)

 

Sanctions contre la Russie: la France a beaucoup à perdre (expert français)

 

20:56 19/03/2014

PARIS, 19 mars - RIA Novosti

 

Les pays européens dont la France ont beaucoup à perdre en cas d'adoption de sanctions économiques contre la Russie et pourraient accepter la séparation de la Crimée de l'Ukraine, a déclaré l'expert économique français Nicolas Doze à la chaîne de télévision BFM TV.


"Le commerce avec la Russie représente 18 milliards d'euros d'échanges tous les ans et puis on a énormément de business avec la Russie (...) Le coût économique peut éventuellement être important", a indiqué M. Doze.

 

L'expert français a rappelé que de nombreuses sociétés françaises coopéraient étroitement avec la Russie dont Arianespace, qui a des accords avec l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos); la Société générale, qui possède une très grande banque russe Rosbank; BNP Paribas, qui a également une activité dans le crédit à la consommation; la société française Tarkett (revêtement de sol) pour laquelle la Russie est son premier débouché; et Renault, qui collabore avec le constructeur automobile russe AvtoVAZ et pour laquelle la Russie représente le troisième débouché.

M. Doze a en outre noté que l'éventuelle suspension du contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement Mistral à la Russie avait suscité une vive émotion aux chantiers navals de Saint-Nazaire, qui risquent de perdre 1.000 emplois.
Il y a également le groupe Total qui a des projets "astronomiques" en Russie et le groupe GDF Suez pour lequel la Russie est le deuxième fournisseur de gaz derrière la Norvège.

L'expert a aussi rappelé que les Russes représentaient la deuxième clientèle touristique mondiale.


"Ce qui doit nous rassurer pour l'instant sur le terrain économique c'est que l'économie ne fait pas de la politique. On n'a aucun risque systémique vis-à-vis de ce qui se passe en Russie. Il n'y a pas eu de panique et de mouvements de capitaux absolument astronomiques et il n'y a pas eu non plus de boom sur le prix du pétrole, qui seraient les deux éléments qui pourraient évidemment créer un risque systémique. Mais la question est-ce que le politique va l'emporter sur l'économique", a ajouté M. Doze.

"Après, j'ai une espèce d'impression que l'ensemble des dirigeants occidentaux se disent: +bon, Poutine il voulait cette Crimée, probablement il n'ira pas plus loin, alors laissons-le faire et puis passons à autre chose+", a conclu l'expert.

 

Les Etats-Unis et l'UE ont annoncé lundi avoir imposé des sanctions contre des dirigeants politiques russes en raison de la situation autour de la Crimée. Le président russe Vladimir Poutine avait antérieurement fait remarquer que les dommages infligés par des sanctions seraient réciproques, tous les pays étant interdépendants dans le monde contemporain.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140319/200764654.html

 

 

 

Le 19 mars, Nicolas Doze s'est intéressé aux conséquences des sanctions de l'Ouest contre la Russie pour les entreprises françaises, sur BFM Business.


 

. Les sanctions contre la Russie pourraient aboutir à une catastrophe économique pour l'union européenne

. La Russie prête pour la guerre économique (Xavier Moreau)

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:36

 

http://fr.ria.ru/images/20076/22/200762230.jpg

 

Crimée: le chef de la Flotte russe met en garde contre toute violence

 

16:28 19/03/2014

SIMFEROPOL (Crimée), 19 mars - RIA Novosti

 

Le commandant de la Flotte russe de la mer Noire, l'amiral Alexandre Vitko, a mis en garde la Marine ukrainienne contre tout acte de violence en Crimée, a annoncé mercredi l'agence d'information Kryminform.

 

"Ce qui s'est passé hier à Simféropol constitue, sans nul doute, une provocation. A en juger d'après la signature, nous avons affaire à un sniper, comme à Maïdan. Deux personnes ont été tuées. Il n'en reste pas moins que les têtes chaudes au sein de la direction actuelle ukrainienne ont autorisé l'emploi des armes. Je tiens à prévenir ces personnes et, en premier lieu le personnel des forces navales ukrainiennes: que Dieu vous garde d'utiliser ne serait-ce qu'un lance-pierres", a déclaré M. Vitko.

 

Deux personnes - un combattant des forces d'autodéfense de la Crimée et un militaire ukrainien - ont été abattues mardi à Simferopol par un sniper embusqué. Cet épisode, qualifié par les autorités criméennes de provocation, n'est pas sans rappeler les snipers ayant tiré sur les manifestants et les policiers lors des troubles sur la place de l'Indépendance à Kiev.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140319/200762177.html

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:29

La junte de Kiev, soutenue par les Occidentaux, aurait transmis l'ordre au commandant de la marine ukrainienne d'utiliser les armes contre la population civile.


Le parquet de Sébastopol a interpellé le commandant de la marine ukrainienne

 

Le parquet de Sébastopol a interpellé le commandant de la marine ukrainienne

Le commandant des forces navales d'Ukraine Sergueï Gaïdouk a été interpellé par le parquet de Sébastopol. « Parce qu'il y a des questions à lui poser », a précisé le parquet à propos des raisons de l'interpellation.

 

Selon la justice municipale, l'amiral « a retransmis aux unités militaires ukrainiennes l'ordre reçu de la part de Kiev d'utiliser les armes contre la population civile ».

 

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_19/269867539/

 

. Crimée : Kiev autorise les soldats ukrainiens à tirer

. La poudrière ukrainienne (Olivier Berruyer)

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:27

 

La bande de Gaza tentée par le rattachement à la Russie  

 

La bande de Gaza tentée par le rattachement à la Russie

 

Sur fond de signature de l'accord sur le rattachement de la Crimée à la Russie, la version russe du site du Centre d'information palestinien a publié l'information d'après laquelle un groupe d'habitants de Gaza avait l'intention de proposer au gouvernement de cette enclave palestinienne sur le territoire d'Israël d'organiser un référendum sur l'adhésion à la Russie.

 

Le groupe réunit des citoyens de Russie résidant à Gaza. Ils sont au total près de 50 000. Ce sont essentiellement les femmes russes ayant épousé des Palestiniens et ayant gardé leur passeport russe.

 

Le site indique que les promoteurs du référendum à Gaza n'ont aucun doute dans ses résultats.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_19/La-bande-de-Gaza-tentee-par-le-rattachement-a-la-Russie-3273/

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 07:33
Le ministère ukrainien de la Défense  

 

 

Crimée : Kiev autorise les soldats ukrainiens à tirer

 

 

Le ministère ukrainien de la Défense a déclaré suite à la mort d'un soldat en Crimée que les unités militaires stationnées dans la péninsule étaient autorisées à tirer.

 

Précédemment l'agence d'information Kryminform se référant à une source au ministère de l'Intérieur de Crimée avait annoncé que mardi un membre des forces d'auto-défense avait été tué et deux autres blessés à Simféropol par un sniper. Le ministère n'exclut pas que la fusillade était une provocation planifiée.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_19/Crimee-Kiev-autorise-ses-soldats-a-tirer-1589/

 

 

Crimée: deux personnes abattues par un sniper (ministère)

 

Deux personnes ont été tuées mardi (18 mars) par un tireur d'élite dans la capitale de la Crimée, Simferopol, rapporte le ministère criméen de l'Intérieur.

 

D'après un communiqué ministériel, il s'agit d'un combattant des forces d'autodéfense de Crimée et d'un militaire ukrainien. Le ministère fait en outre état de deux blessés, également un membre de l'autodéfense et un militaire.

 

"Selon les données préliminaires, les tirs ont été effectués depuis un seul endroit dans deux directions. Un inconnu a tiré depuis la fenêtre d'un bâtiment en construction situé à proximité d'une unité militaire", lit-on dans le document.

 

Le ministère n'exclut pas qu'il s'agisse d'une provocation.

 

Peuplée en majorité de russophones, la république autonome ukrainienne de Crimée a proclamé son indépendance vis-à-vis de Kiev et la réunification avec la Fédération de Russie au terme d'un référendum populaire qualifié d'illégitime par les autorités ukrainiennes et les pays occidentaux.

 

Mardi 18 mars, la Russie et la Crimée ont signé un accord sur l'entrée de la république autonome et de la ville de Sébastopol dans la Fédération de Russie.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140319/200757751.html

 

Le "ministère" pense quoi des snipers qui ont tiré à la fois sur les manifestants et les policiers à Kiev ?

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 20:28

L'économiste Olivier Berruyer, invité hier de Nicolas Doze sur Bfm-Tv avec Jean-Louis Mullenbach, associé gérant du cabinet “Bellot Mullenbach & Associés” et Henri Pigeat, directeur de la Lettre Illisos et ancien DG de l’AFP, a évoqué le "coup d'Etat qui a eu lieu en Ukraine avec un gouvernement dont le tiers des membres est composé de néo-nazis".

 

 

 

 

Les images (Lire ici pour Svoboda) :

Top Ten 2012 des antisémites du centre Simon Wiesenthal :

Le néo-nazi en face de Fabius…

 

Source : http://www.les-crises.fr/media-bfm-business-la-poudriere-ukrainienne/

 

 

Dans la video, Olivier Berruyer intervient à partir de 04:50 :

 

"On est en train de rentrer dans une espèce de guerre froide extrêmement dangereuse avec une escalade permanente de l'Europe, des Etats-Unis et de la Russie qui peut avoir des conséquences dévastatrices au niveau financier. Je crois qu'on est dans une poudrière.

 

... S'il y a de plus en plus de sanctions, la Russie a de grosses réserves, la Chine a de grosses réserves. Ils ne se sont pas cachés les uns les autres de pouvoir causer aussi des dégâts très forts. Ce qui se passe en Ukraine est extrêmement inquiétant. Et en tout cas, j'ai été stupéfait de voir à quel point les gouvernements occidentaux soutiennent le coup d'Etat qui a eu lieu en Ukraine avec un gouvernement dont le tiers des membres est composé de néo-nazis. Pas des gens d'extrême-droite, des néos-nazis qui se revendiquent de cette idéologie-là. On a reconnu cela comme légitime. Et évidemment les uns et les autres mettent le feu au poudre.

 

Quand l'Union européenne a voulu piquer l'Ukraine à la zone d'influence russe sans consulter d'ailleurs les Ukrainiens, on entre dans des choses qui sont extrêmement dangereuses.

 

... Il n'y a pas eu une 'impuissance', il y a eu une volonté très claire de toute une partie des bureaucrates de Bruxelles d'aller détacher l'Ukraine. Cela a été fait sciemment d'aller faire un accord de partenariat et d'association et de libre-échange avec l'Ukraine... L'accord allait être signé à Vilnius fin novembre. Il faut savoir aussi qu'au niveau du libre-échange avec l'Ukraine, le salaire minimal ukrainien c'est 30% de moins qu'un salaire chinois et le salaire moyen est à peu près le même. Alors faire du libre-échange dans ces conditions-là, il faudrait aussi qu'on demande aux Européens pour savoir s'ils sont d'accord.... C'est une volonté farouche d'une partie de la Commission d'élargir à outrance l'Union européenne. Ils veulent l'Ukraine, on est en train de négocier avec la Géorgie. Il y a un traité d'association avec la Géorgie. Je ne sais pas s'ils vont aller jusqu'en Afghanistan, mais enfin, c'est quand même délirant !"

 

 

Olivier Berruyer montre ensuite des documents :

 

"Ce monsieur est le président du parti Svoboda (Liberté) qui a le tiers des sièges du gouvernement ukrainien. On le voit faire un très joli salut nazi. Le même monsieur a été mis en 2012 dans le top 10 des antisémites du Centre Simon Wiesenthal, parce qu'il a déclaré qu'il fallait purger 400.000 juifs en Ukraine. Il fallait s'attaque à la mafia juive moscovite. En 2005, il fait une lettre dans laquelle il écrit il faut stopper les activités criminelles de la juiverie organisée. En 2012, le quart des députés israéliens, 25% de la Knesset, écrit à Martin Schulz au niveau du Parlement européen, leur disant qu'il ne faut pas s'associer avec ce parti-là qui est un parti néo-nazi. Qu'est-ce qu'on a vu il y a trois semaines ? On voit Laurent Fabius qui le rencontre et qui négocier avec. Mais c'est quoi ce délire ? C'est cela nos valeurs au niveau de l'Union européenne ?"

 

Olivier Berruyer montre une autre photo :

 

 

"Evidemment qu'il y avait plein de manifestants pacifiques. Mais ça, c'était aussi une partie des 'forces d'auto-défense' des manifestants ukrainiens où l'on voit quelqu'un tirer sur les forces de l'ordre. Je rappelle que Maïdan, c'est 500 policiers hospitalisés, dont 150 pour blessures par balles, dont 17 sont morts par balles. Donc pour moi il y a eu une espèce de coup d'Etat là-dedans.

 

... Est-ce qu'ils ont décidé de célébrer le centenaire de 1914 en nous foutant à nouveau le feu en Europe. Parce qu'en Ukraine, il y a ce qui faut pour faire une nouvelle Yougoslavie. ... On agit là-dedans sans voir toutes les conséquences terrifiantes. Je n'ai pas envie de montrer que l'Europe c'est la guerre, moi maintenant."


 

Olivier Berruyer fait quelques rappels historiques sur des rattachements de territoires à la France dans le passé (Nice, Savoie, Comores, Mayotte) :

 

Rappels historiques :


Exemples de référendums en France :


1/ 15 et 16 avril 1860 : référendum à Nice.

Les citoyens du comté de Nice votent en faveur du rattachement de Nice à la France.

Les adversaires de l’annexion appellent à s’abstenir, d’où le faible nombre de votes « non ». Le « oui » emporte 83 % des inscrits dans l’ensemble du comté de Nice et 86 % à Nice, en partie grâce à la pression des autorités (curés, syndics, fonctionnaires). Le territoire de Nice est officiellement cédé à la France le 14 juin 1860.

fr.wikipedia.org

 

2/ 28 avril 1860 : référendum en Savoie.

Les citoyens de Savoie votent en faveur du rattachement de la Savoie à la France.

Les électeurs doivent répondre à la question : « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »

Résultat : 130 533 électeurs votent “oui”, et 235 votent “non”

Dans la plupart des bureaux de vote, on ne trouve pas de bulletins « non ». Le 28 avril 1860, le correspondant à Genève du journal britannique The Times qualifie le plébiscite « de la plus grande farce jamais jouée dans l’histoire des nations ». Aujourd’hui, il est estimé fort probable « qu’un scrutin réellement démocratique aurait permis d’obtenir le même résultat. Avec un score peut-être moins glorieux, mais nettement plus crédible. »

fr.wikipedia.org

 

3/ Le 22 décembre 1974 : référendum aux Comores

95 % des électeurs votent pour l’indépendance de l’archipel des Comores (la Grande Comore, Anjouan, Mohéli, Mayotte), qui devait former en 1975 un État indépendant. Tournant le dos au droit onusien, qui impose le respect des frontières issues de la colonisation, la France conservera Mayotte dans son giron en procédant au décompte des suffrages du référendum  île par île. Mayotte sera donc rattachée à l’Hexagone par un statut mouvant, en toute illégalité.

fr.wikipedia.org

 

Source: http://www.les-crises.fr/ukraine-mobilise/

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:11

Quand on sait que le coup d'Etat qui a renversé le président élu Ianoukovitch, a fait suite à des tirs de snipers sur les deux camps et à des assassinats gratuits, que la représentante des Affaires étrangères de l'UE Catherine Ashton, bien qu'au courant, l'Union européenne n'a toujours diligenté aucune enquête... ["il n'y a pas d'enquête à Kiev. Il n'y a pas d'enquête au Conseil de l'Europe. Il n'y a pas d'enquête dans l'Union européenne. On se tait sur ça. Comme cela a aidé l'opposition à arriver au pouvoir. Cela n'a pas d'importance." (Alexeï Poukov, Président de la Commission étrangères de la Douma)], les indignations occidentales sont indignes. Si en effet le nouveau gouvernement à Kiev est légitimé par les Occidentaux alors que des meurtres ont été commis, on ne voit pas très bien pour quelles raisons le référendum en Crimée serait "inacceptable", "pas conforme au droit international" ?

 

D'un côté, un coup d'Etat criminel et meurtrier est légitimé par le soit-disant "droit international" brandi par les Occidentaux, de l'autre, un referendum, conforme au "droit des peuples à l'auto-détermination", "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" proclamé pendant leur Ière Guerre mondiale, réaffirmé après la Seconde Guerre mondiale dans la Charte des Nations unies de 1945 qui inclut parmi "les buts des Nations Unies", celui de "développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes" (article 1, alinéa 2), serait "inacceptable", "pas conforme au droit international", une "annexion", une "confiscation du territoire", "illégitime", etc. De qui se moque-t-on ?

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:57

Et de trois. Après la reconnaissance le 26 août 2008 de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie de la Géorgie par la Russie, le "précédent" du Kosovo revient pour la troisième fois "dans la gueule" des Occidentaux.

Un certain 22 février 2008, Vladimir Poutine avait prévenu les Occidentaux que le Kosovo, serbe depuis le Moyen Âge, leur reviendrait "dans la gueule". Parole tenue.

 

Aujourd'hui, le président russe a ironisé  sur la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo en février 2008 et les indignations occidentales aujourd'hui à propos du rattachement de la Crimée et de Sébastopol à la Russie :

 

Reconnaissance du Kosovo par l'Occident : « ils l’ont écrit, et maintenant, ils s’indignent » (Poutine)  

 

Reconnaissance du Kosovo par l'Occident : « ils l’ont écrit, et maintenant, ils s’indignent » (Poutine)

 

La Voix de la Russie Aujourd'hui, 15:58

 

Le président russe Vladimir Poutine, s’adressant à l’Assemblée fédérale, a commenté l’argumentation de la reconnaissance du Kosovo par l’Occident et la non-reconnaissance de l’indépendance de la Crimée : « Ils l’ont eux-mêmes écrit, et maintenant, ils s’indignent. »

 

Dans son discours, Vladimir Poutine cite la déclaration adoptée par les États-Unis concernant la situation au Kosovo. Le document reconnaît qu’une déclaration d’indépendance peut violer la législation intérieure du pays, ce qui ne veut pourtant pas dire que les normes du droit international ont été violées. « Ils l’ont écrit eux-mêmes, ils l’ont crié au monde entier, et maintenant, ils s’indignent. Mais de quoi ? », a déclaré Vladimir Poutine.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_18/Vladimir-Poutine-sur-la-reconnaissance-du-Kosovo-par-l-Occident-ils-l-ont-ecrit-et-maintenant-ils-s-indignent-1502/

 

 

Rattachement de la Crimée à la Russie : Obama et Merkel parlent de «violation inacceptable»

 

Le Figaro Mis à jour le 18/03/2014 à 18:08 Publié le 18/03/2014 à 16:17

 

Parmi les nombreuses réactions des pays occidentaux, François Hollande a aussi condamné ce mardi le rattachement de la Crimée à la Russie annoncé par le président Poutine. L'Ukraine dénonce une annexion.

... [L]e président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi avoir signé un traité «historique» rattachant la Crimée à la Russie, avec effet immédiat, faisant fi des sanctions décrétées la veille contre Moscou. Un pied de nez aux puissances occidentales que ces dernières se sont empressées de dénoncer:

- L'Ukraine ne «reconnaîtra jamais l'annexion» de la Crimée

«L'Ukraine et le monde entier ne reconnaîtront jamais l'annexion du territoire ukrainien», a déclaré son président par intérim, Olexandre Tourtchinov. «C'est une décision dangereuse qui n'a aucune conséquence juridique. C'est une provocation dangereuse pour l'Europe et le monde», a-t-il ajouté. «La signature du prétendu accord sur l'entrée de la Crimée dans la Fédération de Russie et le discours afférent du président russe n'ont rien en commun avec le droit, la démocratie ou le sens commun, a pour sa part déclaré mardi Evhen Perebynis, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères. Selon lui, «le discours de Poutine démontre très clairement à quel point la menace que représente la Russie pour la sécurité et la stabilité internationales est réelle.»

 - Les États-Unis pointent du doigt une «confiscation de territoire»
«La Russie a aligné tout un éventail d'arguments pour justifier ce qui n'est rien d'autre qu'une confiscation de territoire», a réagi le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden. «L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie, et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l'UE», a prévenu Biden lors d'un point de presse avec le Premier ministre polonais Donald Tusk. Le président Barack Obama a invité les pays du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine pour voir comment soutenir l'Ukraine. «La déclaration d'indépendance unilatérale de la Crimée et l'intégration décrétée ce jour à la Fédération de Russie sont des coups inacceptables portés à l'intégrité territoriale de l'Ukraine», ont estimé Obama et la chancelière allemande Angela Merkel lors d'un entretien téléphonique.  

- L'Union européenne appelle au respect de «la souveraineté» de l'Ukraine
 L'Union européenne «ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol» par la Russie, ont affirmé dans une déclaration commune les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen. «La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées. L'UE n'a reconnu ni le référendum illégal et illégitime en Crimée ni son résultat. L'UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie», ont déclaré José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. 

- L'Allemagne condamne des actes qui vont à l'encontre du droit international, mais appelle à poursuivre le dialogue
«L'intégration (de la Crimée) dans la Fédération de Russie est, nous en sommes absolument convaincus, contre le droit international», a souligné la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse. «Le soi-disant référendum était contre le droit international, la déclaration d'indépendance qui a été acceptée hier par le président russe était contre le droit international», a-t-elle expliqué. La chancelière a néanmoins assuré que le dialogue avec la Russie devait se poursuivre. «Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion», a-t-elle martelé.

- La France ne reconnaît pas le rattachement de la Crimée
«Le président de la Fédération de Russie a signé aujourd'hui un traité qui intègre la Crimée à la Russie. Cet acte intervient après la tenue d'un référendum illégal en Crimée (dimanche, ndlr), au regard du droit ukrainien comme du droit international», écrit le président François Hollande dans un communiqué. «Je condamne cette décision. La France ne reconnait ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie», poursuit le chef de l'État, ajoutant même: «le prochain Conseil Européen les 20 et 21 mars prochains doit fournir l'occasion d'une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d'être franchie.»

- Le Royaume-Uni déplore «la voie de l'isolement» que prend la Russie
«Il est regrettable d'avoir entendu le président Poutine choisir aujourd'hui la voie de l'isolement, privant les citoyens de son propre pays, et de la Crimée, d'un partenariat avec la communauté internationale et du statut de membre à part entière d'un certain nombre d'organisations internationales», a affirmé William Hague, secrétaire britannique au Foreign Office.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/18/01003-20140318ARTFIG00227-la-france-et-l-ukraine-ne-reconnaissent-pas-le-rattachement-de-la-crimee-a-la-russie.php

 

 

En 2008, la chancelière allemande Angela Merkel avait déjà condamné en 2008, dans les mêmes termes qu'aujourd'hui pour la Crimée, la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, comme "inacceptable" et "contraire au droit international". (Le Figaro, Abkhazie-Ossétie/Merkel: "inacceptable", 26/08/2008)

 

Le 11 mars dernier, François Hollande déclarait que le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie ne serait "pas conforme au droit international", et Angela Merkel, le même jour, parlait d'une "annexion".

 

 

Poutine : dans le cas de l'Ukraine, l'Occident a franchi la ligne  

 

 

Poutine : dans le cas de l'Ukraine, l'Occident a franchi la ligne

 

La Voix de la Russie, Aujourd'hui, 16:12

 

 

« Tout a ses limites, et dans le cas de l'Ukraine nos partenaires occidentaux ont franchi la ligne, ils étaient violents, irresponsables et non professionnels », a déclaré Vladimir Poutine dans son allocution devant l'Assemblée fédérale.

 

« A quel point faut-il perdre le sens politique et la mesure pour ne pas prévoir toutes les conséquences de leurs actions? La Russie s'est retrouvée à une ligne dont elle ne pouvait plus reculer », a dit Vladimir Poutine.

 

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_18/Poutine-dans-le-cas-de-lUkraine-lOccident-a-franchi-la-ligne-8105/

 

Des indignations occidentales indignes

 

Quand on sait que le coup d'Etat qui a renversé le président élu Ianoukovitch, a fait suite à des tirs de snipers sur les deux camps et à des assassinats gratuits, que la représentante des Affaires étrangères de l'UE Catherine Ashton, bien qu'au courant, l'Union européenne n'a toujours diligenté aucune enquête... ["il n'y a pas d'enquête à Kiev. Il n'y a pas d'enquête au Conseil de l'Europe. Il n'y a pas d'enquête dans l'Union européenne. On se tait sur ça. Comme cela a aidé l'opposition à arriver au pouvoir. Cela n'a pas d'importance." (Alexeï Poukov, Président de la Commission étrangères de la Douma)], les indignations occidentales sont indignes. Si en effet le nouveau gouvernement à Kiev est légitimé par les Occidentaux alors que des meurtres ont été commis, on ne voit pas très bien pour quelles raisons le référendum en Crimée serait "inacceptable", "pas conforme au droit international" ?

 

D'un côté, un coup d'Etat criminel et meurtrier est soutenu, légitimé par le soit-disant "droit international" brandi par les Occidentaux, de l'autre, un referendum, conforme au "droit des peuples à l'auto-détermination", "droit des peuples à disposer d'eux mêmes" proclamé pendant leur Ière Guerre mondiale, réaffirmé après la Seconde Guerre mondiale dans la Charte des Nations unies de 1945 qui inclut, parmi "les buts des Nations Unies", celui de "développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes" (article 1, alinéa 2), serait "inacceptable", "pas conforme au droit international", une "annexion", une "confiscation du territoire", "illégitime", etc. De qui se moque-t-on ?

 

 

. Poutine parle des nationalistes russophobes, néo-nazis et antisémites qui ont fait le "coup d'Etat" en Ukraine

. Kosovo / Ossétie du Sud - Abkhazie : deux poids deux mesures : Le président russe Dmitri Medvedev signe les décrets d'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, les démoNcraties occidentales qui ont soutenu l'indépendance du Kosovo condamnent fermement... (26 août 2008)

. Le Kosovo : "un précédent horrible qui va vous revenir dans la gueule" (Poutine, le 22 février 2008)

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:43

 

Ukraine : les nationalistes et les russophobes, principaux exécutants du coup d'Etat (Poutine)  

 

Ukraine : les nationalistes et les russophobes, principaux exécutants du coup d'Etat (Poutine)

 

 

« Les principaux exécutants du coup d'Etat sont des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites, ce sont eux qui continuent toujours de déterminer la vie en Ukraine », a déclaré Vladimir Poutine mardi au Kremlin.

 

Il a noté qu'il n'y avait personne en Ukraine pour mener le dialogue. « Il est clair qu'un pouvoir exécutif légitime fait défaut en Ukraine; il n'y a personne avec qui s'entretenir; de nombreux organes d'Etat sont usurpés par des imposteurs qui ne contrôlent rien dans le pays et qui, je tiens à le souligner, sont souvent sous le contrôle des radicaux. Pour être reçu par certains ministres du gouvernement en place il faut l'autorisation des combattants du Maïdan. Ce n'est pas une blague, c'est la réalité », a déclaré Vladimir Poutine.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_18/Poutine-les-principaux-executants-du-coup-dEtat-en-Ukraine-sont-des-nationalistes-et-des-russophobes-3910/

 

 

 

. Les snipers de Kiev tiraient depuis un bâtiment contrôlé par les forces Maidan de Kiev (chef de la sécurité Ex-Ukraine)

. Ukraine : le coup d'Etat fomenté par les USA et l'UE (ex-agent américain)

. Un rabbin tabassé à Kiev

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:01

http://cdn.ruvr.ru/2014/03/16/1502004696/9venice-09.jpg

 

  Venise prépare un référendum sur son indépendance


  • Publié le 16 mars 2014 dans Europe

Ce dimanche 16 mars débute un référendum sur la sécession de Venise et de ses environs du reste de l’Italie. Ses organisateurs s’inspirent des exemples de l’Écosse et de la Catalogne qui semblent également avancer sur la voie de l’indépendance.

Selon les activistes, 65% de la population de la région du Veneto seraient favorables à l’indépendance. Ils concèdent que ce référendum ne lie pas le gouvernement italien qui ne l’a pas reconnu mais ils disposent d’un plan d’action au cas où une majorité s’exprimerait en faveur du rétablissement de la république de Venise. Par exemple, de nombreux entrepreneurs de la région se sont engagés à verser leurs impôts au pouvoir régional plutôt qu’à Rome. Cette désobéissance fiscale équivaudrait à une déclaration unilatérale d’indépendance.

Pour certains activistes, il ne s’agirait pas simplement de quitter l’Italie mais également de sortir de l’Union européenne, de l’Euro et de l’OTAN.


Source. The Telegraph

via https://www.contrepoints.org/2014/03/16/159502-venise-prepare-un-referendum-sur-son-independance

 

 

Venise tiendra un référendum sur la sécession de l'Italie

 

La Voix de la Russie, 16 mars, 11:28

 

Du 16 au 21 mars, un référendum sur la sécession de l'Italie aura lieu dans la région de la Vénétie. Ce référendum abordera une seule question : « Voulez-vous que la Vénétie devient une république fédérale indépendante et souveraine ? »

 

Selon les sondages d'opinion publique, 64 % des habitants de la région, soit les deux tiers de ses habitants, se prononcent pour la sortie de la Vénétie de l'Italie et pour la création d'un Etat indépendant.

 

Par la logique des organisateurs du référendum, que la région était une fois une partie de l'Italie à la suite d'un référendum, un autre référendum pourra décider de sa sécession de l'Italie.

 

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_03_16/A-Venise-a-lieu-le-referendum-sur-la-branche-de-lItalie-9211/

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 14:02

Dans un entretien à ProRussia.tv publié aujourd'hui, le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, Alexeï Poukov, explique pourquoi la Russie pense qu'il s'agit d'un coup d'Etat en Ukraine.

 

Monsieur Pouchkov dit des médias occidentaux que "c'est comme s'ils étaient devenus les médias de l'Union soviétique" :

 

 

« Il y a un grand changement dans les médias occidentaux. C'est comme s'ils étaient devenus les médias de l'Union soviétique d'une certaine manière. C'est la propagande surtout. C'est le détournement de faits. C'est aussi la distorsion. Le secrétaire du Conseil de Sécurité et de Défense de l'Ukraine est un des fondateurs du parti social-nationaliste de l'Ukraine qui maintenant est appelé "le Parti de la Liberté" (Svoboda). Tout de même, si un des chefs du nouveau gouvernement, dans le domaine de la sécurité, est un des fondateurs d'un parti néo-nazi, est-ce que cela compte ou cela ne compte pas ? Non, on n'en parle pas parce que c'est quelque chose qui pourrait donner une fausse image de cette révolution dite démocratique en Ukraine, qui n'est pas démocratique du tout. Le Maïdan avait un élément démocratique très important, mais il a été manipulé, utilisé à des fins politiques, pour renverser Ianoukovitch quoiqu'on en dise -je ne pense que c'est un personnage sympathique - mais il est un président légitime et il y a eu une procédure pour le destituer et cette procédure n'a pas été suivie, absolument pas été suivie. Et on n'en entend jamais parlé dans les médias occidentaux où l'on dit qu'il a fui le pays, mais ce n'est pas vrai. À dix heures du matin, le président de la Rada a dit qu'on a informé Ianoukovitch qu'il doit signer des documents qu'on lui a envoyé de la Rada. À 10h51, cinquante minutes, il a dit on ne peut pas trouver Ianoukovitch, donc cinquante minutes, il ne peut pas remplir ses fonctions de président, il n'est plus président; On vote pour le destituer. Et Ianoukovitch n'a même pas quitté le pays : il était à Kharkov; Et je le dis parce que je le sais très bien, j'étais aussi à Kharkov le 22 février. Et à Kharkov, à 4 heures de l'après-midi, il a donné une interview à une chaine ukrainienne et il a dit qu'un coup d'Etat s'est passé en Ukraine. Donc, est-ce qu'on peut vraiment dire que ce président - qu'il soit sympathique ou non - élu démocratiquement et reconnu dans le monde entier, s'il fait une déclaration à partir du territoire ukrainien, il n'a pas quitté le pays et il on l'a destitué en cinquante minutes. C'est quoi ? Et donc c'est pour cela qu'on dit que c'est un coup d'Etat anticonstitutionnel. Mais la presse occidentale n'en parle pas parce que cela sape les fondements d'une certaine politique envers l'Ukraine.

 

L'affaire des snipers qui a été dévoilée par un ministre européen, ministre des Affaires étrangères de l'Estonie, monsieur Paet, dans sa conversation avec madame Ashton, quand il a dit qu'il y a de plus en plus d'évidences que les snipers qui ont tiré sur les forces de l'ordre et aussi les manifestants du Maïdan étaient probablement des gens qui avaient des liens avec l'opposition, qui faisent cela pour créer un chaos sanglant et aider l'opposition à arriver au pouvoir. Que s'est-il passé ? L'Union européenne ne dit rien. Les médias occidentaux, je n'ai pas remarqué que c'est vraiment discuté. On en parle en Russie. Monsieur Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russes en a parlé au Conseil de sécurité. Il en a aussi parlé à ses collègues européens. Ils ont dit qu'ils n'avaient pas de commentaires."

 

"Mais tout de même, s'étonne Alexeï Poukov, il y a des gens qui ont tité sur la foule pendant ces évènements. Ces gens, ils étaient payés par qui ? Ils représentaient qui ? D'où sont-ils venus ? Dans n'importe quelle société démocratique ce serait l'objet d'une enquête approfondie. Mais il n'y a pas d'enquête à Kiev. Il n'y a pas d'enquête au Conseil de l'Europe. Il n'y a pas d'enquête dans l'Union européenne. On se tait sur ca. Comme cela a aidé l'opposition à arriver au pouvoir. Cela n'a pas d'importance.

 

Et d'ailleurs, ajoute Alexeï Pouchkov, le nouveau chef de l'administration du président par interim de l'Ukraine, a été remarqué avec un fusil à lunettes dans le coffre de sa voiture un jour avant cette tuerie. Mais au moins on pourrait essayer de lier ces deux choses. Non non, on ne parle seulement que de la démocratie, et du renouveau démocratique de l'Ukraine. Un renouveau démocratique avec un fusils à lunettes qui a tiré sur des démocrates qui combattaient Ianoukovitch, moi je pense que c'est une version assez douteuse. Je ne l'a trouve pas dans les médias occidentaux et je ne m'en réjouis pas parce que cela veut dire que la majorité des médias occidentaux ont sombré dans la propagandre et que vraiment on ne peut pas se fier. »

 

 

 

 

On notera avec amusement que ce 16 mars, un référendum sur l'indépendance et l’autodétermination des peuples à disposer d’eux même, aura lieu non seulement en Crimée, mais aussi à… Venise.
En effet, les habitants de la ville et de ses environs, constituant la province de la Vénétie, souhaitent s’exprimer sur leur appartenance à l'Italie, à l'Union Européenne et à l'OTAN. Le vote se déroulera pendant 5 jours, du 16 au 21 mars. La loi sur le vote a été adoptée par les autorités locales en 2006. Les organisateurs affirment que 68 % des 5 millions d’habitants de Venise et des zones environnantes, soutiennent l’indépendance. En cas de succès, immédiatement après le vote, des partisans de l'indépendance demanderont d'arrêter de virer les impôts perçus à Rome. On pourrait bien sûr aussi parler de l’Écosse, mais aussi de la Bretagne, de la Corse, de la Savoie, de la Catalogne ou de la Flandres… En organisant le démantèlement de l’Ukraine pour piller ses ressources et amener l’OTAN aux portes de la Russie, il n’est pas sûr que l’Occident ait compris la portée de son geste…
Après tout, pour 100 millions de dollars par an, les Bretons pourraient aussi louer le port de Brest à la Marine russe… comme Sébastopol ?

 

Source: http://www.prorussia.tv/Alexei-Pouchkov-explique-la-position-russe-sur-la-Crimee-qui-inspire-la-Venetie-Avant-la-Bretagne-ou-la-Corse_v823.html

 

 

. Un ancien dissident soviétique, Vladimir Bukovski, met en garde contre une dictature de l'Union Européenne (Discours prononcé à Bruxelles en février 2006)

. Union européenne, le nouveau soviet ? (Dissident soviétique V. Bukovski sur l'Union européenne)

. Vladimir Bukovsky - Union Européenne le nouveau Soviétisme

. Rencontrez vos nouveaux seigneurs soviétiques M. Orbán (Nigel Farage, Parlement européen, 19 janvier 2011)

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