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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 16:21

Selon la légende, la ligne sacrée représente le coup d’épée que l'archange asséna au diable pour le renvoyer en enfer.

 

Une mystérieuse ligne imaginaire unit entre eux sept monastères, de l’Irlande jusqu’en Israël. Simple coïncidence ? Ces sanctuaires sont très éloignés les uns des autres, mais parfaitement alignés. La ligne sacrée de saint Michel archange serait, selon la légende, le coup d’épée que le saint asséna sur le diable pour le renvoyer en enfer.

 

Quoi qu’il en soit, le parfait alignement de ces sanctuaires est surprenant : les trois sites les plus importants – le Mont-Saint-Michel en France, l’abbaye Saint-Michel–de-la-Cluse et le sanctuaire du Mont-Gargan en Italie – sont équidistants. Un avertissement du saint afin que les lois de Dieu soient toujours respectées et que les fidèles restent sur le droit chemin. Par ailleurs, cette ligne sacrée s’aligne parfaitement avec le soleil levant du solstice d’été.

 

1) SKELLING MICHAEL

 

La ligne commence en Irlande, sur une île déserte, là où l’archange Michel serait apparu à saint Patrice pour l’aider à délivrer son pays du démon. C’est ici que se trouve le premier monastère, celui de Skelling Michael (“Le Rocher de l’archange Michel”).

 

2) SAINT MICHEAL’S MOUNT

 

La ligne se dirige ensuite vers le Sud et s’arrête en Angleterre, au St. Michael’s Mount (« Mont Saint-Michel »), une petite île dans les Cornouailles, accessible à marée basse. À cet endroit-même saint Michel aurait parlé à un groupe de pécheurs.

 

3) LE MONT-SAINT-MICHEL

 

Puis la ligne sacrée se poursuit en France, sur une autre île célèbre, le Mont-Saint-Michel, où l’archange Michel serait également apparu. La beauté de son sanctuaire et de l’immense baie qui l’entoure sur la côte normande, en fait l’un des sites touristiques les plus visités de toute la France. Il est inscrit au patrimoine de l’Humanité de l’Unesco depuis 1979. Déjà au temps des Gaules, ce lieu était imprégné d’un fort mysticisme, puis en 709 l’archange apparut à l’évêque d’Avranches, saint Aubert, à qui il demanda de construire une église dans le rocher. Les travaux commencèrent mais ce n’est qu’en 900, avec les moines bénédictins, que l’abbaye fut construite.

 

4) L’ABBAYE SAINT-MICHEL-DE-LA-CLUSE

 

À 1000 kms de distance, à l’entrée du Val de Suze, dans le Piémont (Italie), se dresse le quatrième sanctuaire: L’abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (en italien Sacra di San Michele). La ligne droite unit ce lieu sacré au reste des monastères dédiés à saint Michel. La construction de l’abbaye commence vers l’an 1000, mais lui seront ajoutées de nouvelles structures au fil des siècles. Les moines bénédictins l’ont développée en lui ajoutant aussi une dépendance pour loger les pèlerins parcourant la voie Francigena, réseau de routes et chemins empruntés par les pèlerins venant de France.

 

5) SANCTUAIRE DE SAINT-MICHEL-ARCHANGE

 

Mille kilomètres plus loin, la ligne franchit les Pouilles et l’on tombe sur le Gargan, où une caverne inaccessible est devenue un lieu sacré : le Sanctuaire de Saint-Michel-Archange. La construction du site remonte à l’an 490, année de la première apparition de saint Michel à saint Laurent Maiorano, l’évêque local.

 

6) MONASTERE DE SYMI

 

Puis de l’Italie, la ligne sacrée de saint Michel arrive au sixième sanctuaire, en Grèce, sur l’île de Symi: le monastère orthodoxe de l’archange Michel « Mixalis » abrite une effigie du saint de 3 mètres de haut, une des plus grandes au monde.

 

7) MONASTERE DU CARMEL

 

La ligne sacrée se termine en Israël, au Monastère du Mont-Carmel à Haïfa. Ce lieu est vénéré depuis l’Antiquité et sa construction, comme sanctuaire chrétien et catholique, remonte au XIIe siècle.

 

Article traduit de l’italien par Isabelle Cousturié.

 

SOURCE: ALETEIA

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Publié par Ingomer - dans Religion Histoire
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 00:00
Le martyre des Frères Mineurs (franciscains) au Maroc. Ce tableau se trouve dans la maison natale de Saint François d'Assise. Source: www.facebook.com/www.diakonos.be/posts/1841645272759247

Le martyre des Frères Mineurs (franciscains) au Maroc. Ce tableau se trouve dans la maison natale de Saint François d'Assise. Source: www.facebook.com/www.diakonos.be/posts/1841645272759247

A l'aube du treizième siècle, Saint François d'Assise envoya ses frères prêcher la bonne nouvelle chez les Maures. Au Maroc, cinq d'entre eux furent décapités de la main même du Miramolin Yusuf al-Mustansir. (1)

 

"Le frère Bérard monta sur un char et en présence du roi il se mit à prêcher sans aucune crainte... Comme le roi les trouvait persévérants dans la foi catholique qu'ils confessaient et proclamaient intrépidement en anathématisant les iniquités de Mohamet et sa loi, il s'enflamma de colère et ordonna de leur infliger diverses tortures et de les flageller cruellement... Pendant toute la nuit ils furent gardés, torturés, cruellement flagellés par une trentaine de Sarrasins.

 

Le lendemain, comme ils refusaient encore d'abjurer, le roi, fou de colère, prit une épée, fit séparer les saints et leur ouvrit la tête l'un après l'autre, par le milieu du front: trois fois il plongera la glaive dans leurs cerveaux et ainsi il les mit à mort de sa propre main avec une cruauté de bête fauve. Ils achevèrent leur martyre le XVIIe jour des calendes de février, l'an du Seigneur 1220."

 

Chronique des XXIV généraux, trad., par A. MASSERON, dans Millot, p., 254-255. (2)

 

S. Antoine de Padoue sera appelé de Dieu à devenir disciple de S. François lors d'un premier appel reçu à la vue des cinq religieux franciscains qui s'embarquèrent pour les missions d'Afrique en 1219 : Bérard de Carbio, Otton, Pierre de Saint-Géminien, Adjute et Accurse. Ceux-ci s'étaient arrêtés dans son monastère de Coimbra. L'appel sera définitif, quand, quelques mois plus tard, les reliques des cinq religieux, devenus martyrs de la foi, seront ramenées providentiellement à son monastère. Ils avaient été décapités au Maroc de la main propre du calife almohade Yusuf al-Mustansir avec son épée, le 16 janvier 1220, après avoir été fouettés à mort. (3)

 

Les Franciscains Martyrs du Maroc furent canonisés par le Pape Sixte IV, le 17 août 1481, leur fête est fixée au 16 août. (4)

 

Notes

 

(1) "Miramolin" : Nom par lequel les écrivains du moyen âge désignent le calife et autres souverains musulmans.

(2) Texte dans Jean COMBY, Deux mille ans d'évangilisation. Histoire de l'expansion chrétienne, Collection Bibliothèque d'Histoire du Christianisme, N° 29, édit., DESCLEE, Paris, 1992, p., 66. Diakonos.be

(3) Virgil TANASE, Saint François d'Assise, Gallimard Folio Biographies, Malesherbes 2015, p. 212-214

(4) Les Franciscains martyrs du Maroc. Wikipedia

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 12:07

À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle fait mettre une marque sur la main droite ou sur le front, afin que personne ne puisse acheter ou vendre, s’il ne porte cette marque-là : le nom de la Bête ou le chiffre de son nom.

Apocalypse 13:16-17

Pas de complot ?

 

Rappelons qu'en 2007, suite à une discussion avec son ami Nicholas Rockefeller, le cinéaste américain Aaron Russo révéla le complot du nouvel ordre mondial, et dans l'extrait ci-dessous de 5 minutes, le plan des élites bancaires et oligarchiques pour pucer les gens. A l'époque tout le monde ricanait devant cette information, les laquais du système vous traitaient de "complotiste"...

 

Aaron Russo est mort quelques mois après la diffusion de cette information.

La technique de diffusion de la puce est perfide car elle commence dans des entreprises privées à petite échelle, et non dans les services de la fonction publique de façon autoritaire. C'est seulement une fois que l'idée et la mode se seront répandues (que les citoyens se seront habitués à ce concept) qu'une politique publique générale de santé, économique ou sécuritaire, sera lancée afin de rendre obligatoire l'implantation de la puce. Ainsi, on ne pourra pas accuser nos dirigeants d'être les initiateurs de ces nouveaux "moyens d'identification et de contrôle électronique". Dixit David Pujadas :

 

Add. 19:12. Un article du Figaro d'aujourd'hui, "Une entreprise américaine propose d'implanter une puce électronique dans la main de ses salariés", parle de ce sujet en évoquant une "grande avancée inévitable" (sic). Le "complot" devient réalité !

Ils se font poser des puces dans la main
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 13:15

Les catholiques ont leurs modernistes et autres progressistes, les Juifs ont aussi leurs "laïques", défenseurs des "Lumières" "sionistes" et autres donneurs de leçons de morale à la terre entière qui prétendent avoir le seul judaïsme ! Un article en anglais publié le 4 juillet sur Times of Israël illustre bien cela. Le titre de l'article est "Sans juifs laïques, il n'y aurait pas d'Israël et de Juifs" ! L'auteur, Merav Michaeli, est membre de la Knesset au Parti travailliste (centre gauche..), ancienne journaliste, animatrice de télévision, radiodiffuseuse et militante. Voici une traduction de son article qui attaque les juifs orthodoxes et cherche à donner du judaïsme une définition plurielle et diverse... que nos progressistes et autres maçonniques ne renieraient pas :

 

"Without secular Jews there would be no Israel and no Jews"

 

"Sans juifs laïques, il n'y aurait pas d'Israël ni de Juifs

Chers amis,

 

C'est comme si vous vouliez - je ne comprends pas, vous ne l'avez toujours pas compris? L'état-nation du peuple juif. Le peuple juif, pas la religion juive. L'état national du peuple juif. Vous ne le comprenez pas? C'est la raison pour laquelle nous avons construit ce pays; C'est la raison pour laquelle nous sommes venus ici. Pour que tout le peuple juif ait une maison, un refuge. Ce pays nous appartient à nous TOUS. Cela ne vous appartient pas de le prendre et le tenir. Qu'est-ce que vous ne comprenez pas à propos de cela?

 

Depuis une semaine, le pays connaît une crise autour des conversions et des prières au Mur occidental. Quand avons-nous pour la dernière fois parlé de juifs orthodoxes, réformistes et conservateurs, et de la laïcité, de la conversion et du Mur occidental pendant toute une semaine? Parce que cette fois, Netanyahou et les ultra-orthodoxes ont vraiment pris de l'avance. Au delà de toute comparaison. En annulant la nouvelle zone de culte mixte au Mur occidental, qui était déjà un mauvais compromis qui laissait le Mur occidental devenir une synagogue ultra-orthodoxe, annulant toutes les conversions qui n'étaient pas faites par le Rabbinat, disant pratiquement qu'il n'y avait pas de moyen de rejoindre notre peuple à moins que vous ne passiez par des juges rabbiniques ultra-orthodoxes du 15ème siècle? Ils se sont vraiment dépassés.

Au cours de la dernière semaine, nous avons discuté intensément des cinq millions de juifs non orthodoxes en Amérique et comment le gouvernement israélien leur a craché au visage en prenant des décisions qui essentiellement leur disaient de se perdre.

 

Mais nous n'avons pas parlé assez de nous. Nous les juifs laïques (séculiers). Nous sommes également un courant dans le judaïsme qui, en Israël, est en fait le courant le plus important et le plus significatif, et la Torah nous appartient autant qu'elle leur appartient, tout comme le mur occidental; Et quand je dis "séculier", cela ne signifie pas ne pas croire en Dieu, ou ne pas jeûner à Yom-Kippour, ou aller à la synagogue ou déposer des phylactères si l'on veut. Je veux dire, les gens qui décident d'eux-mêmes comment vivre leur vie et comment pratiquer et vivre leur judaïsme. [C'est-à-dire le protestantisme et le libre-examen appliqué au judaïsme.. Ndlr.]

 

L'Adoration du Veau d'Or par Nicolas Poussin

Mais l'établissement ultra-orthodoxe ne le pense pas ainsi. En ce qui concerne l'établissement ultra-orthodoxe - où les femmes ne peuvent pas prier au Mur occidental et ne sont pas autorisées à se présenter au parlement - concerné, nous sommes un accident historique, une infortune. Un rapport publié hier a examiné plus d'une centaine de manuels du système éducatif ultra-orthodoxe israélien. En bref, les manuels indiquent que le rôle des femmes est de servir les hommes, le mouvement des Lumières et les mouvements sionistes sont un péché, Herzl est mauvais, les pères fondateurs de l'État d'Israël sont des Juifs assimilés dont le but est de détruire le judaïsme et le judaïsme laïque d'aujourd'hui est vide, superficiel et traître, et va bientôt quitter ce monde. C'est pourquoi ils essayent actuellement d'imposer des contenus religieux dans nos écoles et jardins d'enfants, comme si nous n'étions pas des Juifs nous-mêmes. Franchement, je les plains. C'est exactement ce qu'ils appelleraient "Tinok Shenishba" ("Bébés capturés"). Capturés et ne reconnaissant pas Albert Einstein, Sigmund Freud, Barbra Streisand, Karl Marx, Ben Gurion, Woody Allen, Bob Dylan, Golda Meir, Jabotinsky, Paul Simon, Heinrich Heine et Mark Zuckerberg et les fondateurs de Google - je peux continuer et continuer pendant des heures en nommant les grands juifs qui nous ont donné notre nom de "personnes les plus intelligentes du monde" [Rien que ça!... Ndlr.]. Nous sommes ceux qui ont relancé l'hébreu, notre langue merveilleuse - Eliezer Ben-Yehuda et Leah Goldberg et tous nos nombreux grands écrivains et les poètes. Le même hébreu qui est parlé aujourd'hui par Litzman et Gafni et leurs partisans. [Selon sa fiche wikipedia, membre du judaïsme haredi qui rejette la sécularisation, en février 2016, durant des discussions à la Knesset sur les droits du mouvement de la communauté LGBT, le ministre de la santé Yaakov Litzman compara justement la communauté LGBT aux pécheurs dansant sur le veau d'or. Ndlr]

 

Connaissez-vous l'essence des Lumières et la laïcité juive? En 150 ans, nous sommes passés d'une personne persécutée, faible et exilée à une nation solide, démocratique et unifiée. Oui, solidaire. Tous les juifs du monde entier ont une maison avec une porte ouverte pour eux, je veux dire qu'ils ont encore cette porte ouverte, tant que nous ne permettons pas à Netanyahu de la leur claquer au visage.

Netanyahou, oui, Netanyahou. Parce que le problème n'est certainement pas le public ultra-orthodoxe, ce sont les politiciens séculiers qui nous vendent à la politique ultra orthodoxe. En nous vendent pour "Nezid Adashim", pour une chaise.

La leçon à tirer de ce qui s'est passé cette semaine, c'est que nous devons relever la tête. Nous prenons toujours le chemin moral élevé, abandonnant pour le bien commun. Mais il est temps que nos écoles commencent à enseigner les liens entre le mouvement des Lumières juives et le mouvement sioniste, de sorte qu'il sera impossible d'enseigner que le sionisme n'est défini que par un retour à la terre que Dieu a donné à Abraham et à Naftali Bennett [Naftali Bennett est ministre millionnaire de l'éducation et de la diaspora dans le gouvernement Netanyahou IV, il dirige le parti politique nationaliste et sioniste religieux situé à l'extrême droite du spectre politique israélien. Ndlr.]

Il est temps de comprendre que le judaïsme séculaire est le plus grand et le mouvement le plus réussi du judaïsme, et nous ne laisserons personne nous l'enlever, de la même manière que nous ne laisserons personne nous enlever le judaïsme. Parce que le monde juif n'est pas un "Shtetl" polonais du 15ème siècle, le monde juif comprend tout le monde qui se définit comme juif et toutes les différentes façons d'être juif. Sans cette diversité, il n'y a pas d'Israël et il n'y a pas de peuple juif. Et nous ne laisserons personne détruire le peuple juif et l'État d'Israël pour la politique économique.

 

Fin de l'article

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:02

Le préfet du dicastère du développement intégral veut arrêter l'hémorragie de migrants

 

Le cardinal ghanéen Peter Turkson, qui préside un vaste ministère du Vatican, juge souhaitable de "fermer le robinet" de l'immigration en provenance d'Afrique et de se concentrer sur les pays d'origine des migrants, il a estimé que "le reste de l'Europe ne joue pas son rôle".

C'est comme un robinet avec l'eau qui s'écoule: il ne faut pas juste sécher, mais fermer le robinet", tranche-t-il, en jugeant que la grande majorité des pays africains ne sont pas des zones de guerre d'où les populations doivent absolument fuir. "A mon avis, on peut changer les choses, maintenir les jeunes sur place".

Le "dicastère" (ministère) du développement humain intégral, présidé par le cardinal Turkson, est né le 1er janvier. Fruit de la fusion de quatre anciens services, il est chargé notamment des questions de justice, de paix, d'environnement, de santé, d'aide humanitaire, mais aussi de migrations. Ce dernier dossier est toutefois sous l'autorité directe du pape François.

Le cardinal ghanéen Peter Turkson, qui préside un vaste ministère du Vatican, juge souhaitable de "fermer le robinet" de l'immigration en provenance d'Afrique…
lalibre.be
 

 

SOURCE

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:09

Dans sa préface au livre de Daniel Mattson Why I don't call myself gay le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, rappelle les "éléments du catéchisme, que certains membres du clergé choisissent de laisser de côté, dont l'avertissement clair que "les actes homosexuels ne peuvent être approuvés en aucune circonstance" (CEC 2357)".

Il souligne qu'il n'est pas charitable "d'omettre des propos durs du Christ et de son Église."

Mattson explique dans son livre, publié par Ignatius Press, qu'il a trouvé la paix dans le Christ malgré ses problèmes sexuels en tant que "catholique chaste attiré par le même sexe". Il encourage l'Église à rejeter l'idéologie homosexuelle.
 

Le clergé ne devrait pas omettre "les propos durs" sur l'homosexualité (Cardinal Robert Sarah)
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 17:57
Mgr Athanasius Schneider: "Le Chemin néocatéchuménal c'est un cheval de Troie dans l'Eglise"

Dans un long entretien accordé au mois de mars par Mgr Athanasius Schneider à l’association hongroise John Henry Newman, l’évêque auxiliaire d’Astana a redit que les fidèles catholiques peuvent être appelés à aider à préserver la vraie doctrine et la vraie morale de l’Eglise. Cette interview qui date d’avant la publication d’“Amoris laetitia” n’évoque évidemment pas l’Exhortation post-synodale mais elle aborde par avance de nombreux thèmes très actuels. Elle contient en outre de nombreuses réponses très franches et très directes sur de nombreux thèmes, comme la crise de l’Eglise, le Chemin néocatéchuménal, la crise des migrants, la vidéo du pape François sur le « dialogue interreligieux »…

 

— Alors que la tradition est persécutée, il existe de nouveaux mouvements modernes qui reçoivent un fort soutien. L'un d'entre eux est la communauté de Kiko. Quelle est votre opinion à propos du Chemin néocatéchuménal ?

 

Mgr Athanasius Schneider:

Il s'agit d'un phénomène très complexe et malheureux. Pour parler ouvertement : c'est un cheval de Troie dans l'Eglise. Je les connais très bien car j'ai été délégué épiscopal pour le Kazakhstan à Karaganda pendant plusieurs années. Et j'ai assisté à leurs messes et à leurs réunions et j'ai lu ce qu'a pu écrire Kiko, leur fondateur, de telle sorte que je les connais bien. En parlant ouvertement et sans diplomatie, je dois déclarer : le Néocatéchuménat est une communauté judéo-protestante au sein de l'Eglise, avec une sorte de décoration catholique, rien de plus. Son aspect le plus dangereux concerne l'Eucharistie, parce que l'Eucharistie est le cœur de l'Eglise. Lorsque le cœur va mal, le corps entier va mal. Pour le Néocatéchuménat, l'Eucharistie est d'abord un banquet fraternel. C'est une attitude protestante, typiquement luthérienne. Ils rejettent l'idée et l'enseignement de l'Eucharistie en tant que vrai sacrifice. Ils pensent même que l'enseignement traditionnel de l'Eglise, et la croyance que l'Eucharistie est un sacrifice, ne sont pas chrétiens mais païens. Cela est totalement absurde, c'est typiquement luthérien, protestant. Au cours de leur liturgie de l'Eucharistie, ils traitent le très Saint-Sacrement d'une manière si banale que cela en devient parfois horrible. Ils restent assis en recevant la sainte communion, et après ils en perdent des fragments parce qu'ils n'en prennent pas soin, et après la communion ils dansent au lieu de prier et d'adorer Jésus en silence. Cela est véritablement profane, païen, naturaliste.

 

— Le problème n'est peut-être pas seulement d’ordre pratique…

 

Mgr Athanasius Schneider:

Le deuxième danger est constitué par leur idéologie. L'idée principale du Néocatéchuménat, selon leur fondateur Kiko Argüello est celle-ci : l'Eglise n'a eu une vie idéale seulement jusqu’à l'époque de Constantin au quatrième siècle, seul cela a été effectivement la véritable Eglise. Avec Constantin l’Eglise a commencé a se dégénérer : une dégénération doctrinale, liturgique et morale. Et l'Eglise a atteint le fond absolu de cette dégénération de la doctrine et de la liturgie avec les décrets du Concile de Trente. Mais, contrairement à ce qu’il croit, c'est l'opposé qui est vrai : ce fut là l'un des point culminants de l'histoire de l'Eglise en raison de la clarté de la doctrine et de la discipline. Selon Kiko, l'âge des ténèbres de l'Eglise a duré depuis le quatrième siècle jusqu'au concile Vatican II. C'est avec le concile Vatican II seulement que la lumière est entrée dans l'Eglise. Cela est une hérésie parce que cela voudrait dire que le Saint-Esprit aurait abandonné l'église. Et c'est véritablement sectaire, c’est tout à fait dans la ligne de Martin Luther qui déclarait que jusqu'à sa personne l'Eglise était restée dans les ténèbres et que c'est seulement à travers lui qu'il y eut la lumière dans l'Eglise. La position de Kiko est fondamentalement la même à ceci près que Kiko postule que l'âge des ténèbres de l'Eglise court depuis Constantin jusqu'à Vatican II. Ainsi ils font une mauvaise interprétation du concile Vatican II. Ils se disent les apôtres de Vatican II, et ce faisant ils justifient toutes leurs pratiques et leurs enseignements hérétiques par Vatican II. Il s'agit d'abus graves.

 

— Comment cette communauté a-t-elle pu être officiellement reconnue par l'église ?

 

Mgr Athanasius Schneider:

C'est une autre tragédie. Ils ont établi un lobby puissant au sein du Vatican il y a au moins 30 ans. Cela s'accompagne d'une autre tromperie : lors de nombreux événements ils présentent de nombreux fruits de conversion et de nombreuses vocations aux évêques. De nombreux évêques sont aveuglés par les fruits, ils ne voient pas les erreurs, et il ne les examinent pas. Ils ont de grandes familles, ils ont de nombreux enfants, et leur vie de famille atteint un haut niveau moral. Cela constitue, évidemment, un bon résultat. Cependant, on y constate également une attitude exagérée qui presse les familles à avoir un maximum d'enfants. Cela n'est pas sain. Et donc, ils disent qu'ils acceptent Humanae vitae, et cela est bien, évidemment. Mais à la fin c'est une illusion, car il y a aujourd'hui dans le monde bien des groupes protestants qui atteignent un haut niveau moral, qui ont eux aussi de nombreux enfants, et qui protestent eux aussi contre l'idéologie du genre, l'homosexualité, et qui acceptent Humanae vitae. Mais pour moi il ne s'agit pas là d'un critère décisif de vérité ! Il y a également de nombreuses communautés protestantes qui convertissent de nombreux pécheurs, des gens qui ont vécu avec des addictions comme l'alcoolisme ou la drogue. Donc le fruit de la conversion n'est pas un critère décisif pour moi et je n'inviterais pas ce beau groupe protestant qui convertit les pécheurs et qui a de nombreux enfants dans mon diocèse afin de s'engager dans l'apostolat. Telle est l'illusion de nombreux évêques, aveuglés par les soi-disant fruits.

 

Quelle est la pierre d'angle de la doctrine ?

 

Mgr Athanasius Schneider:

C'est la doctrine de l'Eucharistie. Voilà le cœur. C'est une erreur de regarder d'abord les fruits et d'ignorer ou de ne pas prendre soin de la doctrine, de la liturgie. Je suis sûr que viendra un temps où l'Eglise examinera cette organisation en profondeur et de manière objective sans la pression des lobbies du Chemin néocatéchuménal, et leurs erreurs de doctrine et de liturgie seront véritablement mises au jour.

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Publié par Ingomer - dans Religion Vatican II
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 15:28

La Conférence Episcopale Polonaise, réunie à Zakopane, a décidé à l'unanimité que sur base d'Amoris Laetitia, les divorcés-remariés qui ne vivent pas comme frère et soeur ne peuvent pas recevoir l'eucharistie.

Cette décision, la première du genre prise par une conférence épiscopale, officialise l'état de crise de l'Eglise catholique. Une crise que seule une parole claire de la seule personne habilitée - le Pape - pourrait résoudre.

Certains évêques, comme ceux du Kazakhstan, de l'Alberta ou des Territoires du Nord Ouest canadien avaient également décidé sur base d'Amoris Laetitia que l'eucharistie ne pouvait pas être donnée à ceux qui vivaient more uxorio alors que leur premier mariage était encore valide et de nombreux évêques ont suivi la même direction.

Cependant, la décision de la Conférence Episcopale Polonaise est importante à plus d'un titre. Tout d'abord parce qu'il s'agit d'une Eglise encore florissante et vivante, à la différence des autres Eglises d'Europe Occidentale (comme la Belgique et l'Allemagne) qui semblent affligées par ces mêmes germes qui ont porté à la quasi-disparition des Eglises protestantes de leurs pays. C'est-à-dire le désir de récupérer les fidèles par une campagne marketing basée sur l'esprit de la culture dominante. Mais aussi parce qu'il s'agit de l'Eglise qui a fourni le dernier saint pape de l'histoire, celui qui - avec Benoît XVI - a forgé les outils de foi et de culture nécessaires pour affronter la tempête dévastatrice de la sécularisation.

Il est difficile de ne pas voir qu'à ce stade, à plus d'un an de sa publication, Amoris Laetitia constitue une blessure ouverte dans le corps de l'Eglise à tous les niveaux: cardinaux, évêques, théologiens, experts et même simples fidèles.

 

Source: Marco Tosatti, vaticaniste à La Stampa, Diakonos.be

"Amoris laetitia" : la Pologne dit non à la communion des divorcés-remariés

Add. « Le journal allemand “Tagespost” publie une analyse de Guido Horst illustrant une situation pour le moins inhabituelle dans l’Eglise catholique : il constate en effet que les catholiques “divorcés-remariés” qui habitent à l’Est de la Neisse de Lusace, rivière au long de laquelle court la frontière germano-polonaise n’ont que quelques centaines de mètres à parcourir pour se rendre sur la rive ouest, par exemple à Görlitz, pour trouver un prêtre qui les accompagnera vers la réception du sacrement de l’Eucharistie. Il poursuit : “Tandis que les personnes divorcées-remariées à l’ouest de la Neisse peuvent accéder à la communion en allant quelques centaines de mètres plus à l’est, l’Eglise de Pologne ne le permet pas”.

D’où une situation totalement inédite dans l’Eglise catholique. Les Conférences épiscopales des deux pays, celle d’Allemagne et celle de Pologne, avaient pourtant chacune de leur côté explicité les directives officielles concernant les personnes “divorcées-remariées”.

Et Guido Horst de signaler que certains parlent à présent ouvertement d’un “schisme de fait”. Cette façon fluctuante d’interpréter le droit d’accès à la communion sacramentelle ne concerne pas seulement l’Allemagne et la Pologne : la majorité des évêques africains partage en effet la position des évêques polonais.

Ailleurs, comme en Allemagne, on entend suivre le pape François qui, dans son document post-synodal “Amoris laetitia”, aurait ouvert effectivement la possibilité d’un traitement au cas par cas de ces situations problématiques. Guido Horst conclut : “Depuis ce document post-synodal, les évêques de par le monde ne parlent plus la même langue”. »

 

Nous pourrions ajouter sans risque d'erreur que les Eglises locales n'enseignement plus toutes la même doctrine que l’Eglise catholique...

 

Source : Kathnet (Trad. MH/APL), Pro Liturgia, Actualité du 12 juin 2017

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 12:57

Voici un intéressant point de vue posé par un musulman sur l'islam et le multiculturalisme des sociétés occidentales. L’égyptien Fael Farouq, professeur à l'Institut de langue arabe de l'Université Américaine du Caire, a signé un éditorial publié dans Avvenire.it,  dans lequel il contredit les plus hauts responsables catholiques qui persistent à nier tout lien entre le terrorisme islamique et une "doctrine spécifique" de l’islam. Dans cet éditorial, l'auteur évoque le multiculturalisme comme une idéologie qui est en train de se retourner contre les sociétés occidentales au nom d'une "suprématie de l'idéologie" sur la personne :

Le multiculturalisme est-il une idéologie alliée des islamistes?

 

Selon le professeur Fael Farouq, le pluralisme des sociétés occidentales est devenu un pluralisme de l'exclusion qui s'est aujourd'hui retourné contre le but pour lequel il a été conçu.

 

Celui qui se tue lui-même et qui tue les autres croit en une doctrine bien précise de l'islam. Pour arrêter ce fleuve de sang, il faut purifier cette doctrine des interprétations qui mènent des personnes de confession musulmane à embrasser le terrorisme.

 

Fael Farouq enseigne les sciences linguistiques à l'Université Catholique de Milan. Il est également professeur à l'Institut de langue arabe de l'Université Américaine du Caire et a enseigné dans de nombreuses universités internationales, à New York, Washington, Madrid, Turin, Bologne ainsi qu'à l'University of Notre Dame dans l'Indiana.

 

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à l'Espresso.

 

Extrait :

 

Celui qui tue croit en une doctrine spécifique

 

de Wael Farouq

 

Celui qui se tue lui-même et qui tue les autres croit en une doctrine bien précise de l’islam. Et les massacres continuent à s’ajouter aux massacres, au cœur de l’Europe comme dans tant de cœurs meurtris en Asie et en Afrique. Pour arrêter ce fleuve de sang, il faut donc purifier cette doctrine des interprétations qui mènent des personnes de confession musulmane à embrasser le terrorisme.

 

On m’objectera sans doute que même le mufti saoudien wahhabite condamne le terrorisme. C’est vrai mais ce même mufti refuse le pluralisme et les droits humains et c’est là une contradiction insoluble.

 

On me dira peut-être que l’université al-Azhar, elle, défend le pluralisme et propose un fondement islamique aux droits humains. C’est vrai également mais al-Azhar pâtit de l’instrumentalisation de la politique.

 

[...] Le pluralisme des sociétés occidentale est devenu un pluralisme de l’exclusion qui s’est aujourd’hui retourné contre le but pour lequel il a été conçu. Il ne favorise pas la personne mais plutôt les stéréotypes et les idéologies. En Grande-Bretagne par exemple, c’est au nom de l’intégration qu’on tolère des tribunaux islamiques qui violent les droits des femmes ainsi que l’afflux de millions de livres sterling et d’euros en provenance des extrémistes du Golfe à destination des caisses des organisations islamiques fondamentalistes sans aucun contrôle ni restriction.

 

L’Occident s’est consacré au pluralisme et aux droits humains dans le but que les expériences douloureuses du nazisme et du fascisme ne puissent plus se reproduire mais il faudrait se demander si le nazisme et le fascisme ne représentaient pas justement la suprématie de l’idéologie sur la personne? Est-ce qu’eux aussi ne croyaient pas en quelque chose de supérieur à la personne humaine pour laquelle il était légitime de mourir et de tuer? Et aujourd’hui ne courons-nous pas le risque que le multiculturalisme ne se mue lui-même en une idéologie qui aurait plus d’importance que la personne et que ses véritables droits fondamentaux?

Sources: (1), (2)

Il est toujours bon d'en revenir aux classiques, ici avec une citation d'Aristote :

L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre.

Aristote, Politique, Livre V.

Le multiculturalisme est-il une idéologie alliée des islamistes?
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 12:56
Source: http://www.proliturgia.org/

Source: http://www.proliturgia.org/

Le pape est très populaire. Mais pas chez les évêques

 

Avec la nomination du cardinal Gualtiero Bassetti à la présidence, après celle du secrétaire général il y a trois ans, le pape François contrôle à présent totalement la conférence épiscopale italienne dans laquelle un tiers des évêques ont été nommés par lui, y compris dans des diocèse de premier plan comme Bologne, Palerme, le vicariat de Rome et bientôt également Milan.

Les nominations sont un élément-clé de la stratégie de Jorge Mario Bergoglio. Il suffit de voir comment il est en train de remodeler à son image le collège des cardinaux, celui-là même qui élira un jour son successeur.  Après la dernière fournée de cardinaux annoncée la semaine dernière pour fin juin, l’hypothèse que le prochain pape puisse faire marche arrière s’éloigne de plus en plus.

En dehors de l’Italie, la conquête du consensus des évêques est cependant pour François loin d’être évidente.

Les seuls épiscopats nationaux sur lesquels il peut aujourd’hui compter sont ceux d’Allemagne, d’Autriche et de Belgique, c’est-à-dire les nations dans lesquelles l’Eglise catholique connait son déclin le plus dramatique.

Alors qu’à l’inverse les Eglises les plus florissante d’Afrique sont celles qui ont fait bloc, au cours des deux synodes controversés sur la famille, contre les innovations voulues par le pape.

Si on se tourne vers les Amériques, aussi bien au Nord qu’au Sud, le climat est encore davantage défavorable au pape.

 

Source (et suite) : Diakonos.be (Traduction de la note publiée dans le numéro 21 de 2017 de L’Espresso, en librairie le 28 mai dans la rubrique d’opinion intitulée « Settimo Cielo » confiée à Sandro Magister.)

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 09:07

L'Ascension est la la fête qui condamne la foi démocratique dans le néant (l'indifférenciation quant au fondement de la politique) :

L'Ascension : la fête qui condamne la démocratie relativiste

Dès 1976, Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, déclarait que « nous sommes aujourd’hui face au plus grand combat que l’humanité ait jamais vu. Je ne pense pas que la communauté chrétienne l’ait compris totalement. Nous sommes aujourd’hui devant la lutte […] entre l’Eglise et l’anti-Eglise, entre l’Evangile et l’anti-Evangile. ».

Et lors de sa visite au Portugal, en 2010, Benoît XVI, qui avait longtemps été aux côtés de Jean-Paul II avant d’être pape lui-même, avait précisé : « Nous voyons aujourd’hui de façon beaucoup plus terrifiante que la plus grande persécution de l’Eglise ne vient pas d’ennemis extérieurs mais naît du péché de l’Eglise ». Au moment de son élection, le même Benoît XVI avait d’ailleurs averti : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups. » Il était très réaliste : il savait que les “loups” en question n’allaient pas tous venir de l’extérieur de l’Eglise mais que certains étaient déjà dans l’Eglise. Des loups déguisés en gentilles brebis bêlant toutes en chœur : « Pastorââââle, pastorââââle ! »

[...] Le jour de l’Ascension, lorsque Jésus retourne chez son Père, il donne un ultime commandement à ses disciples : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28, 19-20).

Jésus n’invite pas, au nom d’une “bienveillante pastorale”, à relativiser ce qu’il nous a commandé. Non : il nous demande d’ “apprendre à observer” TOUT ce qu’il nous a commandé.

L’apprentissage ne se fait pas par la dilution de la vérité ou par la mise de côté de ce qui dérange. Il faut TOUT apprendre ! Or, pour TOUT apprendre, il faut que ce sur quoi porte l’apprentissage soit clairement énoncé et clairement présenté à l’aide d’un langage qui ne soit pas une sorte de “novlangue” pastorale.

 

Source : Pro Liturgia, Actualités du jeudi 25 mai en la fête de l'Ascension.

Rappelons que le relativisme éthique et religieux consiste à organiser la vie sans raison ultime, comme si Dieu n'existait pas. Cette manière de faire qui n'explique pas les fins dernières, revient aussi à organiser la vie comme si le diable n'existait pas. Or, "la plus grande astuce du démon " n'est-elle pas "de faire croire qu'il n'existe pas" ?

 

"Pauvres enfants de la société qui ne reconnaît pas le mal"

 

Homélie de Mgr Negri, Archevêque de Ferrare (Italie)

 

« Mes très chers enfants,
J’ai envie de vous appeler ainsi même si je ne vous connais pas. Mais dans les longues heures d’insomnie qui ont suivi l’annonce de ce terrible attentat (attentat de Manchester. NdCR.), où beaucoup d’entre vous ont perdu la vie et beaucoup ont été blessés, je vous ai sentis liés à moi d’une manière particulière.

Vous êtes venus au monde, souvent même pas désirés, et personne ne vous a donné de “raisons appropriées pour vivre”, comme le demandait le grand Bernanos à la génération de ses adultes. Ils vous ont mis dans la société avec deux grands principes : que vous pouvez faire ce que vous voulez parce que chacun de vos désirs est un droit ; et l’importance d’avoir le plus grand nombre de biens de consommation.

Vous avez grandi ainsi, considérant comme évident que vous ayez tout. Et quand vous aviez un quelconque problème existentiel - autrefois, c’est comme cela qu’on disait - et le communiquiez à vos parents, à vos adultes, la séance de psychanalyse était déjà prête pour résoudre ce problème.

Ils ont juste oublié de vous dire qu’il y a le Mal. Et le Mal est une personne, pas une série de forces ou d’énergies. C’est une personne. Cette personne s’est tapie là, pendant votre concert. Et l’aile terrible de la mort qu’elle porte avec elle vous a saisis.

Mes enfants, vous êtes morts ainsi, presque sans raison, comme vous aviez vécu. » Source

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:03

Un article de Marco Tosatti, vaticaniste à La Stampa, traduit par Diakonos.be :

Il faut mettre Benoît XVI au secret. Burke n'est qu'un pauvre type. La garde rapprochée du pape contre-attaque

 

En lisant trois informations parues hier, je me suis dit que certains avaient perdu leur sang-froid et que nous avions entamé une dangereuse période de retour en arrière du style: celui qui n’est pas d’accord avec moi, qu’on lui coupe la tête. Une décadence populiste inédite dans l’histoire de l’Eglise moderne. J’espère vraiment me tromper et ce n’est pas une façon de parler. Je l’espère sincèrement. Malheureusement, plusieurs indices ne sont pas du genre à nous apaiser.

 

Le nœud du problème, si j’ai bien compris, réside encore une fois dans la réponse non donnée – un an plus tard – à cinq questions posées au Pape par quatre cardinaux sur des points controversés de son exhortation apostolique Amoris Laetitia. Des questions posées dans un esprit d’obéissance, suivant une procédure classique dans l’Eglise, c’est-à-dire en demandant au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de fournir un éclaircissement. Deux mois après que les questions aient été posées, ces cardinaux ont appris que le Pape n’avait pas l’intention de répondre et ont rendu leurs questions publiques. En effet, ces questions nous concernent tous et on pourrait les résumer à une seule : est-il permis de communier en état de péché mortel sans avoir l’intention de changer de comportement ?

 

Pourquoi le pape refuse-t-il de répondre, nous n’en avons aucune idée. Il nous semble nous souvenir qu’un jésuite qui lui est proche ait un jour affirmé que c’était parce que les questions étaient idéologiques. Désolé mais cela me semble un peu court. Le rôle de l’autorité est justement d’éclaircir sa propre pensée et ce faisant de rendre évident qu’une question soit inutile ou pertinente. Au sein de l’Eglise en particulier, une autorité qui ne répond pas remplit-elle son devoir ?

 

En guise de réponse, des attaques à n’en plus finir se sont déchaînées contre ces quatre cardinaux et contre quiconque partageait leur perplexité. Nous ne voulons pas croire, comme on nous l’a laissé entendre, que le Pape ait encouragé ou donné son assentiment à ses fidèles en ce sens. Mais il ne fait aucun doute que le seul des quatre qui ait encore une charge – Raymond Leo Burke, Patron de l’Ordre de Malte – soit entré et se trouve toujours au milieu du champ de tir. En ce qui concerne Malte, vous pouvez retrouver un historique de l’affaire dans nos précédents articles. C’est peut-être justement la parésie de Burke qui a fait problème.

 

Ce qui nous amène au premier des trois épisodes d’hier : l’attaque personnelle déconcertante du cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, un comportement sans précédent. Dans la préface d’un livre-entretien écrit de concert avec son confrère salésien Antonio Carriero intitulé « Seul l’Evangile est révolutionnaire », voici ce que Maradiaga déclare au sujet de Burke, à propos des Dubia : « Ce cardinal qui soutient cela est un homme frustré, parce qu’il voulait le pouvoir et qu’il l’a perdu. Il croyait représenter la plus haute autorité des Etats-Unis ». Et il ajoute : « Ce n’est pas lui le magistère, c’est le Saint-Père qui est le magistère et c’est lui qui enseigne à toute l’Eglise. L’autre ne dit que sa propre pensée, ce qui ne mérite aucun autre commentaire. Ce ne sont que les mots d’un pauvre homme ». C’est pourtant là que réside le problème : un éclaircissement est demandé à propos du magistère et il ne vient pas. Mais pour Maradiaga, grand défenseur du Pape, il s’agit là d’un détail sans importance. Il préfère s’en prendre à une obscure « droite catholique » qui voudrait « le pouvoir et pas la vérité. Et s’ils pensent trouver une hérésie entre guillemets dans les paroles de François, ils se trompent lourdement parce qu’ils ne pensent que comme les hommes et pas comme le Seigneur le voudrait ».

 

La violence de ces propos est frappante. Où sont donc passés le dialogue et la miséricorde ?

 

Venons-en donc au deuxième épisode qui est tout aussi significatif. Le protagoniste est un certain Andrea Grillo, un laïc professeur de théologie à Saint-Anselme. Grillo ferait partie – à ce qu’on nous dit – de cette commission jamais officiellement annoncée et officiellement inconnue du Préfet du Culte Divin (c’est-à-dire l’autorité qui est normalement responsable en la matière) et qui aurait été chargée d’étudier la possibilité de créer une messe à laquelle catholiques et protestants pourraient participer ensemble. Ce qui n’est pas une mince affaire étant donné que le sens de l’eucharistie est totalement différent.

 

Le Préfet du Culte, c’est le cardinal africain Robert Sarah, nommé par le Pape à une époque où il avait dû pour des raisons de réforme diverses et variées le déplacer de la fonction qu’il occupait à la tête de Cor Unum. Dans la postface d’un de ses livres qui va bientôt sortir, Benoît XVI a déclaré qu’avec Sarah, la liturgie était en de bonnes mains. Cela ne nous semble pas être une affirmation scandaleuse, sauf pour ceux qui haïssent Sarah.

 

Cet Andrea Grillo, que nous n’avons pas le bonheur de connaître, s’est déchaîné : « Il faut bien comprendre la singularité de la situation. Un pape renonce à l’exercice de son ministère pétrinien. La procédure de succession est lancée et un successeur est élu. Normalement cela n’advient que « mortis causa ». Quand la raison n’est pas la mort du prédécesseur mais la « démission », cela expose l’institution à un cas délicat de conflit d’autorité. Qui devrait être réglé par la « consigne du silence » du prédécesseur. Lequel, dans la préface où les exalte les vertus du Préfet Sarah, cite un texte d’Ignace d’Antioche qui dit : « Il est préférable de rester silencieux ». Si non seulement il parle mais qu’en plus il fait l’éloge d’un Préfet qui a causé des tracas sans fin à l’Eglise et à son successeur, commence alors un conflit dangereux qui exigerait des comportements plus prudents et des mots plus responsables. Il faut à l’avenir fixer des normes qui règlent de façon plus nette et certaine la « mort institutionnelle » du prédécesseur et la pleine autorité du successeur, en cas de démission ».

 

Entre autres choses désagréables et peu respectueuses, Grillo a également déclaré : « Il ne peut y avoir de cohabitation. Cela semble maintenant parfaitement évident. Tout comme il est évident que le vêtement blanc et le droit de parole ainsi que la résidence doivent être strictement réglementés. L’Evêque émérite doit s’éloigner du Vatican et se taire à jamais. Ce n’est qu’à ces conditions qu’il est possible de configurer une « succession » réelle… Les intentions de discrétion et d’humilité sont violées de façon flagrante, de façon presque scandaleuse. Et je trouve véritablement déconcertant que l’Evêque émérite de Rome loue François pour une nomination qu’il sait pertinemment bien avoir contribué à décider. Cela me semble le fait le plus grave, c’est un signe de cléricalisme et dirais-je même d’une certaine hypocrisie ».

 

La solution que nous pourrions suggérer c’est celle de Fumone, le château en Campanie où le pape Célestin V fut déporté après sa renonciation. Je connais bien au moins l’un de ses propriétaires, s’il le souhaite je peux faire office d’intermédiaire. Blague à part, ce qui est scandaleux c’est le climat agressif créé par les responsables de cette nouvelle tendance. Une quantité de venin telle que peut-être quelqu’un à Sainte-Marthe devrait s’en préoccuper.

 

Venons-en enfin au troisième épisode. Les paroles du Pape à Sainte-Marthe. Il était question du problème des païens qui voulaient devenir chrétiens et de la discussion qui eut lieu entre les apôtres à ce sujet. Le Pape décrit ainsi la situation : « le groupe des apôtres qui voulaient débattre du problème et les autres qui créent des problèmes, qui sèment la division, qui divisent l’Eglise, qui disent que ce que prêchent les apôtres n’est pas ce que Jésus a dit, que ce n’est pas la vérité ».

 

Finalement, on aboutit à un accord et les païens peuvent entrer sans circoncision physique. Le Pape affirme que c’est « un devoir de l’Eglise d’éclaircir la doctrine » (Ah bon ? Et les dubia ? ndlr) afin « que l’on comprenne bien ce que Jésus a dit dans les Evangiles, quel est l’Esprit des Evangiles ».

 

« Mais il a toujours eu ces gens qui sans aucun mandat vont troubler la communauté chrétienne avec des discours qui troublent les âmes : ‘Eh, non. Ce que celui-là a dit est hérétique, on ne peut pas le dire, ça non, voilà la doctrine de l’Eglise… ‘. Et ils sont fanatiques de choses qui ne sont pas claires, comme ces fanatiques qui semaient à l’époque la zizanie pour diviser la communauté chrétienne. Et c’est cela le problème : quand la doctrine de l’Eglise, celle qui vient de l’Evangile, celle qu’inspire l’Esprit Saint – parce que Jésus a dit : ‘Il nous enseignera et il vous fera vous souvenir de tout ce que je vous ai dit’ -, quand cette doctrine se fait idéologie. Et c’est cela la grande erreur de ces gens ».

 

Petit jeu : dans lequel de ces deux groupes cités par le Pape rangeriez-vous Maradiaga et Grillo ? Et si les fanatiques spéculent sur des choses qui ne sont pas claires, pourquoi ne pas les éclaircir quand on le demande et couper court à toute ambigüité ?

 

Un article de Marco Tosatti, vaticaniste à La Stampa

 

Maradiaga, et c'est un secret de polichinelle, flirte avec l'open society de Soros... ceci explique peut-être cela...

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 20:15

Le nouveau site de la Fraternité de la Transfiguration :

http://transfiguration.over-blog.com/

Fondée par M. l’abbé Lecareux, La Fraternité de la Transfiguration est une communauté catholique traditionaliste – 21 religieux dont 9 prêtres, et 12 religieuses – installée en pleine campagne, au lieudit Le Bois, commune de Mérigny (Indre). 

Le fondateur de cette communauté, M. l’abbé Lecareux avait été ordonné prêtre en juin 1963. A Suresnes, dans le diocèse de Nanterre, il était l’aumônier d’un groupe de jeunes et d’une troupe scoute. En 1970, il s’est installé avec l’accord de l’évêque de Bourges, Mgr Vignancour, dans cette ancienne ferme qui nécessitait de gros travaux de restauration et d’aménagement – réalisés depuis. Les premiers membres de la Fraternité l’avaient connu dans le cadre du scoutisme. Il avait toujours affirmé ses convictions traditionalistes. Les relations avec l’évêché de Bourges se détériorèrent lorsque la communauté affirma sa volonté de ne pas renoncer à la messe traditionnelle, et plus encore lorsqu'il fut question de faire ordonner des membres de la Fraternité selon le rite traditionnel : seul Mgr Lefebvre put répondre à cette demande légitime (les premiers prêtres furent ordonnés en 1979). L'archevêque de Bourges de l'époque, Mgr Vignancour, avait eu, en 1976 (lors de "l'été chaud"), l'idée de destituer le Père Lecareux, mais il y renonça lorsqu'il constata le soutien unanime des paroissiens à leur curé ; l'archevêque eut la sagesse alors de fermer les yeux sur son cas, et cela dura jusqu'en 1984, lorsqu'un nouvel archevêque (Mgr Plateau) chercha à "normaliser" la situation. Entre-temps heureusement, la communauté avait pu s'installer au lieu-dit "Le Bois", hâvre de paix pour elle et pour ses paroissiens.

 

Source: Centre Grégorien Saint Pie X

 

La devise de la Fraternité de la Transfiguration est "Adorare, Unire, Servire".

La Fraternité de la Transfiguration
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 09:11
"Il ne faut pas irriter même un archange mauvais. Il faut avoir le respect de l'oeuvre de Dieu" (Père Jean-Edouard LAMY)

«Avant que le saint Archange me prévînt, je ne me rendais pas compte de ce que je faisais en insultant Lucifer, je ne voyais pas la disproportion qu'il y a entre l'ange et l'homme.

 

On va à l'école tous les jours! Il était à la sacristie et il m'embêtait. Je luis dis: "Ah! La sale bête!"

 

Saint Gabriel me dit: "N'oubliez pas que c'est un archange! Ne discutez pas. Respect à Lucifer: c'est l'archange déchu".

 

C'est comme un fils de famille très noble, déchu par ses vices. Il n'est pas respectable par lui-même, mais il faut respecter sa famille en lui. On respecte le chef-d'oeuvre du Créateur, même détruit.

 

C'est d'ailleurs une meilleure méthode pour faire entrer Satan en lui-même.

 

Satan, comme un enfant, ramasse sur la route pierres et boue, tout ce qui lui tombe sous la main, pour nous le jeter; mais, si l'on se met à lui répondre injure pour injure, c'est alors une vraie bataille de chiffonniers.

 

Quand on respecte son caractère angélique, on le contriste bien davantage.

 

A La Courneuve, j'ai eu tellement maille à partir avec Lucifer!

 

[...] Dans la sacristie de La Courneuve, il m'empêchait de lire mon bréviaire : il faisait le cheval, le loup, la souris. Il tapait sur les vitres.

 

Mon sacristain disait : "ils casseront toutes les vitres!"

 

Je lui répondais: laissez donc les gamins jouer au ballon!"

 

Et un fracas! et pan! Le sacristain courait dehors, croyant qu'il empêcherait de taper dans les carreaux. »

 

Père Jean-Edouard LAMY (1853-1931), qui fut sujet à de nombreuses visions mystiques de la Sainte Vierge Marie et des Anges.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 19:51

L’excellent site OnePeterFive.com commente la mise au jour d’une lettre consultée par un historien allemand de l’Eglise catholique, le Dr Michael Hesemann, dans les Archives secrètes du Vatican sur lesquelles il travaille depuis 2009. Il s’agit d’une lettre datée du 8 novembre 1918 et portant la signature de l’archevêque de Cologne d’alors, le cardinal Felix von Hartmann, et destinée au nonce apostolique en Allemagne, Mgr Eugenio Pacelli – le futur pape Pie XII. Elle évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise.
 
Ecrite à la main, la lettre est partiellement reproduite sur le site OnePeterFive, la reproduction complète n’ayant pas été autorisée. Mais la journaliste Maike Hickson affirme avoir eu la permission de voir la lettre dans son ensemble.

 

Michael Hesemann évoque la lutte de la franc-maçonnerie contre les monarchies et l’Eglise

 
L’enquête de ma consœur est partie d’un entretien donné il y a peu par le Dr Hesemann à Inside the Vatican à propos du centième anniversaire des apparitions de Fatima. L’historien y déclare notamment :
 
« Egalement en 1917, la franc-maçonnerie célébrait le 200e anniversaire de la fondation de la première grande loge à Londres en 1717. L’idéologie maçonnique n’est pas uniquement fondée sur le déisme, mais également sur l’hérésie gnostique de l’auto-rédemption et des “Lumières” ; elle poursuit un objectif clairement anticatholique. Précisément en 1917, Maximilien Kolbe, l’un des plus grands saints du XXe siècle, a été témoin d’une procession maçonnique à Rome, où se déployaient des bannières portant ce slogan : “ Satan doit régner au Vatican. Le pape sera son esclave.”
 
« Un an plus tard, l’empereur allemand Guillaume II a été averti par des maçons allemands du fait que le Grand Orient avait l’intention d’obliger tous les monarques souverains en Europe à abdiquer – ce qui s’est en effet produit en 1918 – ainsi que de détruire l’Eglise catholique et d’amener l’Europe sous le contrôle du “Big Business” américain, selon un document que j’ai trouvé dans les archives secrètes du Vatican. Le bolchevisme serait l’instrument de la franc-maçonnerie en vue d’atteindre ce but.
 
« Et de fait, 1917 a été l’année de la Révolution russe qui s’est soldée par une persécution massive de l’Eglise.
 
« L’année 1917 a également été marquée par l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, l’année de naissance des deux superpuissances qui façonneraient l’histoire du XXe siècle au cours des 74 années suivantes ».
 
Maike Hickson traduit alors les passages les plus importants de la lettre que le Dr Hesemann a lui-même présentés et commentés dans la revue allemande Der Fels. Voici ces extraits :

 

Une lettre du cardinal Felix von Hartmann à Eugenio Pacelli parle d’un complot maçonnique

 
« Excellence,
 
« Sa Majesté l’Empereur vient de me faire savoir que, “selon des informations qu’il a reçues hier, le Grand Orient vient de décider en premier lieu de déposer tous les souverains – à commencer par lui, l’empereur – puis de détruire (?) l’Eglise cathol., d’emprisonner le pape, etc., et, pour finir, d’établir sur les ruines de l’ancienne société bourgeoise une république mondiale sous la conduite du Grand capital américain. Les francs-maçons allemands sont supposément loyaux à l’empereur (ce qui peut être mis en doute !) et ils l’en ont informé. En outre l’Angleterre veut préserver l’ordre bourgeois en cours. La France et l’Amérique, cependant, sont présentées comme étant sous l’entière influence du Grand Orient. Il est dit que le bolchevisme est l’outil externe servant à établir les conditions souhaitées. Face à un danger aussi grand qui outre la monarchie, menace également l’Eglise catholique, il est donc important que l’épiscopat allemand soit informé et que le pape lui aussi soit mis en garde.” Telle est la teneur du message de Sa Majesté. Je me suis cru tenu de le transmettre à votre excellence, et je dois laisser à votre jugement de savoir si vous souhaitez le transmettre à Rome. La demande tumultueuse de la part des sociaux-démocrates (allemands) de voir l’empereur abdiquer donne une certaine confirmation à ce message. Que Dieu nous protège ainsi que sa sainte Eglise dans cette terrible tourmente ! (…) Dans le plus grand dévouement, restant à la disposition de Son Excellence, cardinal Felix von Hartmann ».

 

La lettre sur la franc-maçonnerie est conservée aux Archives secrètes du Vatican

 
Cette lettre, archivée sous la cote A.S.V., Arch. Nunz. Monaco d.B. 342, fasc. 13, p. 95-96, a donc été écrite trois jours avant l’Armistice ; loin de se réjouir de la paix après la boucherie de la Première Guerre mondiale, elle prévoit une époque troublée.
 
A juste titre. Comme l’a souligné le Dr Hesemann lui-même dans un texte qu’il a écrit en mai 2016, la Révolution de novembre a éclaté en Allemagne un jour exactement après l’envoi de cette lettre ; elle allait avoir pour conséquence d’acculer l’empereur Guillaume II à l’abdication. La menace s’était réalisée.
 
Michael Hesemann commentait dans son manuscrit de l’an dernier : « A quel point nous sommes éloignés aujourd’hui, 98 ans plus tard, de ce qui était annoncé, “une république mondiale sous le leadership du grand capital américain”, il appartient à chacun d’en juger pour lui-même. Le “Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement”, le TTIP, aurait certainement représenté un pas immense en vue de rapprocher le monde de ce but. A cet égard, le document de l’année 1918 semble presque prophétique. Cependant, il ne décrit pas les visions d’un visionnaire, mais cite plutôt un supposé plan. Un tel plan du Grand Orient maçonnique a-t-il constitué également le plan directeur de l’histoire européenne du XXe siècle et du XXIe siècle commençant ? Il s’agirait certainement là d’une simplification, propre à toute théorie du complot. Cependant, on ne peut nier que la franc-maçonnerie a planifié, il y a près de 100 ans, ce qui par la suite devait s’accomplir, et ce d’une manière presque incroyable ».

 

Jeanne Smits

Michael Hesemann présente une lettre sur un complot de la franc-maçonnerie contre les monarchies et l’Eglise trouvée aux Archives secrètes du Vatican
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 09:33
"Islam, religion de l’épée". L’alarme d’un jésuite égyptien

Dans dix jour, le vendredi 28 avril, le pape François atterrira dans une Egypte encore marquée par les massacres du dimanche des rameaux perpétré par des musulmans dans deux églises chrétiennes bondées de fidèles.

Pourtant, le mantra des autorités vaticanes, à commencer par le pape, continue à être que « l’islam est une religion de paix ».  Il est formellement interdit de parler de « guerre de religion » ou de « terrorisme islamique ».

« Civiltà Cattolica » avait bien tenté à une occasion d’affronter la réalité en face dans un éditorial de 2014 signé par le père Luciano Larivera qui écrivait ceci à propos de l’aile la plus belliqueuse du monde musulman:

« Il s’agit d’une guerre est une guerre de religion et d’anéantissement.  Elle instrumentalise le pouvoir pour la religion et non l’inverse. »

Mais le père Antonio Spadaro était immédiatement intervenu pour démentir cette vérité simple inopinément parue dans la revue qu’il dirige.

A la veille d’un voyage de François au Caire, voici pourtant que cette vérité refait surface, bien argumentée, cette fois dans les pages de l’Osservatore Romano, et à nouveau sous la plume d’un jésuite.

Le nom de ce dernier est Henri Boulad.  Il a 86 ans et est né à Alexandrie en Egypte.  Il est issu d’une famille syrienne de rite melkite qui a fui les massacres antichrétiens de 1860.  Il vit au Caire et ce qui va suivre est une partie de l’interview qu’il a accordée au quotidien du Saint-Siège en date du 13 avril, le jour du Jeudi Saint.

*

Q. – Père Boulad, vous avez été recteur du Collège des jésuites au Caire où de nombreux musulmans et chrétiens ont étudié dans un exemple concret de vivre-ensemble. Et pourtant aujourd’hui le monde semble subir les assauts de ce même islam.

R. – Mais de quel islam parlons-nous? Voilà toute la question. On trouve dans le Coran les versets de la Mecque et ceux de Médine. Dans ceux écrits à La Mecque, Mahomet tient un discours très ouvert qui parle d’amour et dans lesquels les juifs et les chrétiens sont nos amis, il n’y a pas d’obligation en matière de religion et Dieu est plus proche de nous. La première partie de la vie de Mahomet transmet donc un message spirituel, de réconciliation et d’ouverture.

Mais quand Mahomet quitte La Mecque pour fonder Médine, il y a un changement. De chef spirituel, il devient un chef d’Etat, militaire et politique. Aujourd’hui, ces versets de Médine forment les trois quarts du Coran et sont un appel à la guerre, à la violence et à la lutte contre les chrétiens.

Les musulmans des IXe et Xe siècles ont pris acte de cette contradiction et se sont mis ensemble pour tenter de la résoudre, le résultat fut qu’ils prirent cette décision désormais célèbre d’abrogeant et d’abrogé: les versets de Médine abrogent ceux de La Mecque. Mais ce n’est pas tout. Le soufisme fut mis à l’index et des bibliothèques entières furent incendiées en Egypte et en Afrique du Nord.

Il faudrait donc reprendre les versets originaux qui sont à la source, c’est-à-dire précisément les versets de La Mecque, mais ceux-ci sont abrogés, ce qui fait de l’islam une religion de l’épée.

Q. – De nombreux observateurs et analystes parlent pourtant d’un islam modéré.

R. – L’islam modéré est une hérésie mais nous devons faire la distinction entre l’idéologie et les personnes, la majeure partie des musulmans sont des gens très ouverts, gentils et modérés. Mais l’idéologie présentée dans les manuels scolaires est quant à elle radicale. Chaque vendredi, les enfants entendent la prédication de la mosquée qui est une incitation permanente: celui qui quitte la religion musulmane doit être puni de mort, il ne faut saluer ni une femme ni un infidèle. Heureusement cela n’est pas mis en pratique mais les frères musulmans et les salafistes souhaitent en revanche appliquer cette doctrine, les musulmans modérés n’ont pas voix au chapitre et le pouvoir se trouve dans les mains de ceux qui prétendent interpréter l’orthodoxie et la vérité.

Ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui, ce ne sont pas les musulmans qui ont pris dans l’islam ce qui était compatible avec la modernité et avec la vie commune avec d’autres populations mais bien les musulmans radicaux, ceux qui appliquent une interprétation littérale et parfois instrumentale du Coran et qui refusent tout dialogue.

Q. – Mais en agissant de la sorte, ils nient l’œuvre de tous les grands penseurs musulmans comme Avicenne ou Al-Ghazali.

R. – Oui, et c’est là le point sensible. La réforme qui s’est produite dans l’histoire de l’islam a été réfutée. par exemple, le calife abbasside El Maamoun né à Bagdad en 786 et mort à Tarse en 833, disciple des mutazilites, les rationalistes de l’islam, a bien tenté une réforme mais qui se souvient de lui aujourd’hui? Ce qui a prévalu, c’est l’islam fermé et rigoriste de Mohammed ibn Abd al Wahhab. La dernière réforme en date fut celle tentée par le cheikh Mahmoud Taha au Soudan, qui a été cependant pendu sur la place de Karthoum parce qu’il affirmait que les versets de La Mecque devaient abroger ceux de Médine.

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

Source : (Traduction) Diakonos.be

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:10
Catholique ? Impossible de voter Fillon !

Benoit XVI, dans Sacramentum Caritatis, rappelle, au point 83 « […] le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. »

 

Qu’ajouter de plus ? Ces points non négociables étaient déjà énoncés pour qui veut les chercher dans de nombreux textes papaux, que ce soit chez Paul VI, Jean-Paul II ou bien Pie XII, pour ne citer qu’eux.

 

Or, qu’avons-nous ici ? Un candidat qui, au nom du « progrès », refuse de revenir sur la recherche embryonnaire et rappelle avoir toujours été fer de lance de ce « progrès ». Un candidat qui refuse de revenir sur le mariage homosexuel (l’argument du changement des conséquences sur la filiation est un leurre : le principe d’égalité devant la loi fera sauter la filiation simple). Un candidat qui s’affirme être à titre personnel contre l’avortement mais refuse la moindre modification de la loi.

Un candidat très timide sur le délit d’entrave à l’IVG : « Si les sites sont en contradiction avec les lois républicaines, ils doivent être interdits. »

 

En somme, un candidat qui va à l’encontre de tout ce en quoi les catholiques croient.

Mais alors, comment se fait-il que des groupes comme Sens commun et le PCD soient ralliés à François Fillon, ainsi qu’un nombre important de catholiques ?

Cela s’explique par le leurre économique. L’économie est devenue, dans notre société consumériste, l’alpha et l’oméga de la politique française. Chaque personne, chaque électeur n’est plus qu’un maillon au service de l’économie française. Plus personne n’a de place particulière, chacun est remplaçable. Il est temps de remettre cet outil à sa place. Parce que c’est bien un outil, pas une finalité. La finalité, c’est le bien commun.

Source: Catholique ? Impossible de voter Fillon ! , Boulevard Voltaire, 4 avril 2017

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:23

Eric Zemmour était l'Invité de l'association "ESCP Europe". Un des porte-parole de la dite association a introduit le débat, en affirmant vouloir en appeler "en permanence au respect de la parole de chacun" et avoir "l'intime conviction que lorsque nous avons des divergences, le dialogue demeure la plus puissante de nos forces et l'aveuglement le plus grand de nos vices".

Belle parole. Pourtant, après quelques instants, un autre porte-parole a fait une présentation plus brutale du journaliste qualifié de polémiste "misogyne, homophobe, raciste et islamophobe". Avouons que l'"ESCP Europe" eut pu faire mieux en termes de "dialogue" !

Un autre porte-parole répond encore que "ce portrait n'est bien évidemment pas exhaustif et peut sûrement paraître réducteur, tout comme nombre de vos prises de positions, mais c'est ce qui fait votre singularité" !

Bref, quoiqu'il en soit de ce "dialogue" bien curieux, Eric Zemmour a donné une petite leçon d'histoire, de culture et de civilisation française à un jeune public, visiblement peu au fait de ces développements...

Préalablement au "débat", Eric Zemmour a répondu :

 

"Ce que je regrette, c'est la dégradation de ce débat. Et justement, la réduction de ce que Philippe Muray appelait la 'cage aux phobes', et qu'un de mes portraitistes a parfaitement résumé... Ca, ce n'est pas de la politique, c'est de la morale. Je ne fais pas moi-même de la morale et ne donne pas de leçon de morale à mes adversaires. Je ne suis pas un prêtre déguisé en gauchiste libéral-libertaire... Simplement, j'essaie de voir la réalité, de voir ce que je vois, comme disait Péguy. Et c'est ce que mes adversaires ne font pas."

Sur "l'incompatibilité entre l'islam et la démocratie française" :

 

"Il faut d'abord bien comprendre une chose. L'islam n'est pas le catholicisme. On nous raconte un discours lénifiant sur les 'religions du livre', qui est une expression de propagande de l'islam. Il n'y a pas de religion du livre. Le christianisme est une religion de l'Incarnation, le judaïsme est la religion de l'alliance. Seul l'islam est la religion d'un livre, le coran.

 

Seul l'islam a une religion du livre parce que seul l'islam a un texte qu'il estime dicté directement par Dieu aux hommes [Ce n'est pas le cas ni dans le judaïsme ni dans le christianisme où les livres de la Bible ont tous été écrits par des hommes. Ndlr.]. C'est ce que l'on appelle un texte incréé, qui ne passe donc par la médiation humaine et qui ne tolère pas l'interprétation. Et à partir du moment où vous ne tolérez pas l'interprétation, vous avez un texte absolument fermé, totalitaire, qui méconnaît et interdit toute individualité, et oblige tout individu à se soumettre à la loi du groupe, qui est la loi religieuse. C'est la différence fondamentale entre l'islam et le christianisme.

 

Et à partir de là, les conséquences sont absolument évidentes : c'est-à-dire que l'islam ne connaît pas la différence entre le temporel et le spirituel. Il n'y a pas d'empereur et de pape. Il n'y a pas cette rivalité entre les deux pôles du pouvoir tout au long de l'histoire. Il y a un empereur, qui est calife et qui est aussi chef religieux. Tout part de Mahomet, et Mahomet est chef de guerre, Mahomet est prophète, Mahomet est chef politique. Donc, dès le départ, il y a une fusion, et je dirais une confusion entre tous les pouvoirs [assumés sur une même tête. Ndlr.] ... qui interdit toute évolution vers un régime démocratique. D'ailleurs, vous verrez que dans tous les pays arabo-musulmans, il n'y a pas de démocratie.

 

Pourquoi c'est incompatible avec la démocratie, je viens de vous l'expliquer et pourquoi c'est incompatible avec la France, tout simplement parce que la France est un pays de culture chrétienne. Et il y a un affrontement que je crois irréductible depuis l'origine des temps, depuis l'apparition de l'islam entre le christianisme et l'islam. Et l'islam est une religion conquérante depuis l'origine, qui ne supporte de vivre avec les autres religions que lorsque celles-ci sont soumises à elle. Toute l'histoire de l'islam atteste cela.

 

On nous a inventé une cohabitation heureuse dans les années 1980 à propos de l'Espagne du Moyen-Âge islamisée. L'Espagne de Cordoue, de l'Andalousie était une Espagne conquise par l'islam où les Chrétiens et les Juifs étaient des personnages de seconde zone. Seulement l'islam a eu l'intelligence d'utiliser les compétences des personnes d'autres religions, compétences qu'il n'avait pas, et il les utilisait pour gérer son empire immense. Cela ne veut pas dire qu'il considérait ces religions comme ses égales.

 

Lire : L'Espagne musulmane et le mensonge de la cohabitation heureuse

[Quelques martyrs chrétiens victimes de l'islam Al-Andalous: les saints Olive, Euloge de Cordoue, Rodrigue et Salomon, Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, Parfait de Cordoue, Flora et Maria, Laure de Cordoue, Fandilas. NDCR.]

 

[...] Sémantiquement, le mot 'islamisme' lui-même a été inventé au 18e siècle uniquement pour s'aligner phonétiquement sur les autres religions, christianisme, judaïsme, bouddhisme, etc. Et dans les années 1980, la distinction a été inventée, justement, pour protéger l'islam. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la mise en acte politique de l'islam. Et qu'est-ce que l'islam ? L'islam est un code civil, c'est un Etat. C'est un système juridico-politique depuis sa naissance et donc qui ne peut pas ne pas être un système qui régente entièrement la vie de la société. Cela n'existe pas. L'islamisme n'étant que la mise en oeuvre de ce projet islamique. 'Un islamiste est un musulman impatient' : cette phrase n'est pas de moi, elle est de Boualem Sansal, grand écrivain, qui connait cette religion un peu mieux que les gauchistes islamophiles.

Sur "les Croisades" :

 

"Premièrement, l'Eglise a été belliqueuse et conquérante, elle l'a été en l'occurence avec l'islam, pour réagir à l'invasion islamique: les Croisades ne sont qu'une réponse à la première invasion islamique.

 

Deuxièmement, je répète, il y a une différence fondamentale essentielle entre le christianisme et l'islam. Jésus dit deux choses. 'Mon royaume n'est pas de ce monde'; et 'rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu'. 'Mon royaume n'est pas de ce monde' : c'est-à-dire qu'il déplace le millénarisme juif en-dehors de la cité terrestre. [Le millénarisme messianique juif attendait un Messie qui assumait sur sa seule tête le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Ce n'était pas dans les projets de Dieu. Mon Royaume n'est pas de ce monde ne signifie pas que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur ce monde, mais que sa royauté ne s'origine pas DE ce monde : "mon Royaume ne vient pas DE ce monde", "mon Royaume ne tire pas son ORIGINE DE ce monde". Voilà le vrai sens de de cette parole du Christ et que l'on retrouve dans la fête du Christ-Roi. Sinon ce serait un blasphème que de dire que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur le monde]. 'Rendez à César' : il fonde la laïcité. Ces deux principes n'existent pas en islam. Donc, un, l'islam voudra le messianisme ici et maintenant, d'où la guerre permanente. Et deux, il n'a pas de rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu, donc il ne peut pas instaurer de laïcité." [Remarquons que la république dite française où le gouvernement exerce le pouvoir politique et le contrôle de la religion via le ministère des cultes tend à confondre, elle aussi, comme l'islam, pouvoir et religion, mais dans une confusion où le temporel domine le spirituel. Ndlr.]

A la question "quelle doit être la place du catholicisme aujourd'hui en France ?", Eric Zemmour répond :

 

"Je pense que le catholicisme est à l'origine de la France, et que sans l'Eglise catholique il n'y aurait pas de France. C'est l'Eglise catholique qui a désigné les premiers rois, qui les a façonnés, a façonné le paysage politico-religieux et culturel du pays. Donc, si vous voulez, il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement.

Sur la déclaration des droits de l'homme de 1789 :

 

"Les juges ont pris cette déclaration des droits de l'homme de 1789 pour l'intégrer dans le droit positif [C'est de Gaulle qui l'a fait en insérant et donc en constitutionnalisant la déclaration des droits de l'homme dans le préambule de la constitution de la IVe république du 27 octobre 1946. Ce n'est donc pas uniquement les juges, seuls, qui l'ont fait. Ndlr.]. Cela ne s'était jamais fait. Ce n'était pas fait pour cela. Quand les Constituants ont établi la déclaration de 1789 ce n'était pas pour en faire des principes de droit positif, ce n'était pas pour qu'un juge vienne décréter ce qu'il fallait faire au pouvoir politique, à partir d'un article qu'il aurait tiré de la déclaration des droits de l'homme. C'est un abus de pouvoir de la part du juge. Moi j'appelle cela un putsch de la part du juge. Et je pense que les révolutionnaires les auraient guillotinés parce qu'ils se souvenaient des abus des parlements d'Ancien régime (tenus par les juges de l'Ancien Régime Ndlr.) qui avaient fait tomber la monarchie. [1] Robespierre disait 'le juge est la bouche de la loi.'  C'est-à-dire qu'il n'a pas le droit d'interpréter. Alors imaginez donc s'il avait autorisé qu'un juge vienne prendre d'un texte éminemment politique et même philosophique, des principes de droit qu'il va inventer, en vérité. C'est ce que le grand professeur de droit Georges Lavau appelle 'la fonction prophétique' que se sont arrogée les juges.

Moi je pense que les juges sont revenus (je parlais des Parlements d'Ancien Régime, c'est exactement la même chose) à une conception religieuse des droits de l'homme. Et ils se sont fait les prêtre de cette religion... Je répète, pour moi, c'est un putsch.

 

Dernière chose, en plus, poursuit Eric Zemmour, ils (les juges) ont tiré les principes de la DDH 1789 avec un axe fondamental qui est la non-discrimination, principe fondateur de toute la jurisprudence. Et je pense que là aussi, c'est du moralisme, c'est une religion.

[...] Si l'Etat ne peut plus discriminer entre les citoyens et les étrangers il n'y a plus de nation. Parce que la nation repose précisément sur la différence entre les nationaux et les étrangers.

Le juge va plus loin. Il demande à tous, les citoyens, de ne pas discriminer. Et le principe de non-discrimination poussé à l'extrême est un principe scandaleux quand il s'adresse aux personnes. C'est de la morale. On fait de la morale aux gens.... C'est-à-dire par exemple qu'on va expliquer qu'il ne faut pas refuser d'employer une personne parce qu'elle est noire, jaune, etc., mais on ne va jamais interdire à un restaurant chinois de n'embaucher que des asiatiques. La non-discrimination, c'est très bien, mais c'est une valeur morale qui n'a pas à devenir une valeur juridique. Sinon cela signifie que nous avons établi des principes quasi-religieux. La morale a remplacé le droit. Je m'élève contre tout ça. Je ne m'élève pas contre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen."

Sur le "burkini" :

 

"Dans les pays arabo-musulmans, le burkini a apparu il y a une dizaine d'années, maintenant elles sont toutes voilées à la plage. Vous allez en Egypte, vous allez dans tous les pays arabes c'est comme cela. Il y a dix ans, personne ne le portait. C'est un objet religieux.

 

Que disent les associations de défense du burkini ? 'C'est la liberté, c'est la liberté individuelle. C'est-à-dire qu'une religion qui ne connaît pas la liberté individuelle excipe de notre liberté pour imposer et pour dominer l'espace public."

 

[...] Je pense qu'il faut interdire tout signe religieux dans la rue. Je ferais une exception pour les prêtres et les bonnes soeurs puisque ce sont des professionnels de la religion, cela n'a rien à voir avec des gens comme vous et moi."

Sur la "décadence de la société" et les "forces obscures qui orchestreraient ces évolutions?"

 

"Incontestablement, répond Eric Zemmour, pour moi, nous sommes en décadence. Décadence littéraire, décadence artistique, décadence politique, décadence même dans la famille. J'assume très bien ce concept.

 

Forces obscures, je ne dirais pas cela. Evidemment, il y a des gens qui ont des opinions différentes des miennes et qui essayent de faire avancer leurs visions politiques et idéologiques, il y a des groupes très puissants et qui le font. Il y a des groupes, qui se réunissent, oui, et essaient d'agir sur l'organisation du monde. Il y a des gens qui financent comme Georges Soros ou Pierre Bergé, Je n'appelle pas cela des forces obscures. Il y a toujours eu des combats idéologiques dans le monde, et c'est la loi de l'histoire.

 

[...] Sur la décadence. Moi je fais le même constat pessimiste (que Michel Onfray), mais j'ai décidé de me battre, même si je crois le combat perdu. [La mentalité européenne est bien trop éloignée de la soumission de l'islam pour l'accepter. Toute l'histoire de l'Europe depuis l'apparition de l'islam le montre. Au contraire tout indique que notre continent verra un nouveau développement du christianisme conservateur. On le voit déjà dans les pays de l'Est et de l'ancienne Urss où, après 70 ans de communisme, le christianisme "orthodoxe" est en plein développement. Ndlr.]

Sur la "culture" :

 

"J'ai l'impression d'entendre Emmanuel Macron 'il n'y a pas de culture française'... Mais je pense moi qu'il y a une culture française, qu'il y a une civilisation française, qu'il y a un mode de vie français, oui, qui s'est construit, oui, à partir du christianisme, mais pas seulement, évidemment à partir aussi de la romanisation, de la disciple grecque. C'est, vous savez, la fameuse phrase de Paul Valéry : 'J'appelle européen, toute terre qui a été christianisée, romanisée et soumise à la discipline des Grecs.' Voilà, c'est cela la France.

Eric Zemmour à l'"Escp Europe" : "il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement"

Notes

 

[1] Sur les abus et les obstructions systématiques des juges des parlements d'Ancien Régime aux tentatives de réforme royale, lire sous la plume de Jean-Louis Harouel in Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, le chapitre "La pré-Révolution 1788-1789". Rappelons notamment ici que les juges des parlements d'Ancien Régime s'appropriaient le rôle de "représentant de la nation" au XVIIIe siècle, un rôle qu'ils n'avaient pas (ils usurpaient la souveraineté) et qu'ils étaient très loin d'avoir dans le peuple. Un rôle qu'aujourd'hui ils ne devraient toujours pas avoir, si l'on vivait réellement dans une "démocratie".

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 07:30

"Que nul, quand il est tenté, ne dise : 'Ma tentation vient de Dieu'. Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l'entraîne et le séduit." TOB, Jc., 1, 13-14.; "Que nul, s'il est éprouvé, ne dise : 'C'est Dieu qui m'éprouve.' Dieu en effet n'éprouve pas le mal, il n'éprouve non plus personne. Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise, qui l'attire et le leurre." Bible de Jérusalem, Jc., 1, 13-14. Le Vatican avait donné son autorisation, la nouvelle traduction française de la Bible devait paraître le 22 novembre 2013 avec une meilleure traduction notamment du "Notre Père"... Cela devrait être chose faite en décembre 2017.

Le "Notre Père" nouveau en vigueur en décembre

La modification du "Notre Père" devrait finalement entrer en vigueur le 3 décembre prochain, selon une décision des évêques de France réunis cette semaine à Lourdes.

 

Fini le "ne nous soumets pas à la tentation". Bientôt, les catholiques diront "ne nous laisse pas entrer en tentation". Cette nuance dans le "Notre Père" qui a fait couler beaucoup d'encre devrait finalement entrer en vigueur, après un ultime report, le 3 décembre. Ainsi en ont décidé les évêques de France réunis cette semaine à Lourdes en assemblée plénière de printemps, a annoncé la conférence épiscopale vendredi. "L'entrée en vigueur de la nouvelle traduction du 'Notre Père' dans toute forme de liturgie publique" aura lieu "le premier dimanche de l'Avent 2017", qui ouvrira le 3 décembre la nouvelle année chrétienne, précise le communiqué.

 

Les nouvelles bibles utilisées à partir du 5 mars. La première traduction intégrale en français de la Bible liturgique a été validée par le Vatican à l'été 2013. Mais ce feu vert est resté sans effet à ce jour sur la manière de réciter la plus célèbre prière chrétienne à l'église, où c'est le missel (livre de messe) qui a cours.

 

Les nouveaux livres liturgiques devaient être utilisés à partir du 5 mars dernier (1er dimanche de carême) mais cette mise en oeuvre avait subi un énième report, en raison d'ultimes divergences de vue entre les conférences épiscopales francophones et la Congrégation pour le culte divin à Rome.

 

Faire du créateur un protecteur bienveillant. Le sixième et avant-dernier verset du "Notre Père" avait suscité d'intenses débats théologiques ces dernières années. Exit, ont finalement décidé les évêques, "ne nous soumets pas à la tentation", qui laissait penser que les fidèles étaient poussés par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché. Place à "ne nous laisse pas entrer en tentation", qui érige plutôt leur créateur en protecteur bienveillant.

 

Un changement validé par les Protestants. L'Église protestante unie de France (EPUdF), qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016. Il se peut toutefois que les fidèles peinent à modifier des habitudes bien ancrées: la version actuelle est utilisée depuis un demi-siècle, à la suite d'un compromis œcuménique passé en 1966, dans la foulée du concile Vatican II.

Source: Le "Notre Père" nouveau, moins tentateur, en vigueur en décembre, Europe 1, 16h46, le 31 mars 2017, modifié à 17h29, le 31 mars 2017

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:41

Les archéologues disent qu'ils n'ont pas encore trouvé la preuve archéologique directe de Jésus-Christ, mais ils s'en rapprochent chaque jour davantage...

 

Voici une présentation des découvertes.

 

En 1962, on a retrouvé une plaque du IIIème siècle avant J.C, gravée en hébreu et portant le nom du village de Nazareth...

 

En 1888, la piscine de Bethesda, dite la "piscine aux 5 portiques" décrite dans l'évangile de S. Jean lorsque est racontée la guérison du paralytique, a été retrouvée à l’endroit situé par S. Jérôme en 372 et S. Eusèbe en 332.

 

Source: http://www.livescience.com/39661-biblical-era-town-discovered-sea-of-galilee.htmlEn 1961, on a prouvé l'existence de Ponce Pilate, le préfet romain qui a condamné Jésus à mort, en retrouvant une plaque comportant son nom et son titre... dans les ruines de Césarée maritime.

 

En 2013, la ville des temps bibliques "Dalmanoutha", mentionnée dans l'Evangile selon saint Marc (Mc 8:10) a été retrouvée par une équipe de l'Université de Reading (Royaume-Uni). C'est le lieu de la Mer de Galilée (ou "Lac de Tibériade") située à plus de 200 m au-dessous du niveau de la mer et traversée par le fleuve Jourdain. C'est également le lieu du baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste, et où le Christ navigua avec ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. En 1986, le lieu où le bateau appelé "barque de Pierre" ou "barque de Jésus a été retrouvé est le lieu de l'ancienne Dalmanoutha découverte en 2013.

 

Aujourd'hui, voici la découverte d'une cage funéraire de calcaire décorée de façon intime, appartenant à un descendant du grand prêtre Caïphe, connu dans le Nouveau Testament pour son implication dans la livraison de Jésus à Ponce Pilate...

De nouvelles découvertes archéologiques sur la vie à l'époque de Jésus

Ustensiles de cuisine, bijoux, ossuaires avec des inscriptions hébraïques... Des dizaines d'objets datant du Ier siècle retrouvés dans la région de Jérusalem et en Galilée permettent aux historiens de mieux comprendre la vie au temps de Jésus-Christ. [1]

 

Que sait-on exactement de Jésus? Des dizaines d'objets datant du Ier siècle présentés, dimanche 19 mars, par l'autorité des antiquités israéliennes font partie des découvertes archéologiques récentes qui rendent plus compréhensibles aux historiens la vie à l'époque de Jésus-Christ, selon un responsable.

 

Parmi les objets découverts dans la région de Jérusalem et en Galilée, où, selon la tradition, Jésus a vécu, figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques et des clous ayant servi à des crucifixions.

 

«Maintenant nous pouvons décrire de façon très précise la vie quotidienne de cette époque, de la naissance, à travers les habitudes alimentaires, les voyages effectués, et jusqu'à la mort avec les rites funéraires», explique à l'AFP Gideon Avni, directeur de la division archéologique des Antiquités israéliennes.

 

«Ces 20 dernières années, nous avons fait un bond dans la compréhension du mode de vie de Jésus et de ses contemporains», indique-t-il. «Chaque semaine, de nouveaux éléments sont découverts et permettent de mieux connaître cette période». Ainsi, «nous retrouvons sur des ossuaires des noms de personnalités connues grâce aux textes de cette époque», dit le professeur Avni.

[2]

[2]

En avant de Pâques, l'autorité d'antiquités d'Israël a ouvert dimanche son vaste entrepôt aux journalistes pour un coup d'oeil sur les artefacts déterrés du temps de Jésus. Les experts disent qu'ils n'ont pas encore trouvé la preuve archéologique directe de Jésus-Christ, mais ces dernières années ont trouvé une richesse de matériel qui aide à remplir la compréhension des historiens de la façon dont Jésus peut avoir vécu et est mort.

 

"Il y a de bonnes nouvelles", a déclaré Gideon Avni, chef de la division archéologique de l'Autorité des antiquités d'Israël. "Aujourd'hui, nous pouvons reconstituer très exactement beaucoup, de nombreux aspects de la vie quotidienne du temps du Christ."

 

Israël est l'un des endroits les plus fouillés de la planète. Quelque 300 fouilles ont lieu chaque année.

 

Environ 40 000 artefacts sont déterrés chaque année en Israël. Un tiers de toutes les antiquités trouvées attestent de l'ancienne présence chrétienne en Terre Sainte, déclare Avni. Les historiens savent maintenant combien de temps il a fallu pour voyager entre les villes et les villages où Jésus a prêché, et à quoi ressemblaient ces endroits à l'époque.

 

Avni a déclaré que la connaissance de la période a avancé au cours des 20 dernières années. "Nous pouvons reconstituer précisément ce à quoi ressemblait le pays", a t-il dit.

 

Dans un entrepôt lumineux de 5 000 mètres carrés rempli de piles de cruches anciennes et de poteries, ce que l'Autorité des Antiquités appelle sa grotte "Ali Baba" des anciens trésors, les fonctionnaires ont présenté sur une simple table blanche les découvertes du temps de Jésus.

 

Il y avait des gobelets et des plats de calcaire bien conservés, largement utilisés par les Juifs en Terre Sainte à l'époque dans le cadre de leur stricte pratique afin d'assurer la pureté rituelle de leur nourriture. Il y avait une cage funéraire de calcaire décorée de façon intime, appartenant à un descendant du grand prêtre Caïphe, connu dans le Nouveau Testament pour son implication dans la livraison de Jésus aux autorités romaines qui l'ont crucifié. Dans les temps anciens, les familles recueillent les os du défunt et les placent dans des boîtes appelées ossuaires.

Christ devant Caïphe (de Matthias Stom)

Christ devant Caïphe (de Matthias Stom)

Ils ont également présenté une réplique d'un artefact majeur situé au musée israélien de Jérusalem - un os de talon percé d'un clou de fer avec des fragments en bois à chaque extrémité, découvert dans une boîte de sépulture juive du nord de Jérusalem datant du 1er siècle après J.-C. C'est jusqu'à ce jour la seule preuve trouvée d'une victime de crucifixion romaine enterrée selon la coutume juive. Cela a aidé les archéologues à reconstruire comment l'homme était crucifié, avec ses pieds cloués sur les côtés de la croix. Avni a dit que Jésus peut avoir été crucifié de la même manière, contrairement à la façon dont la crucifixion est représentée dans l'art chrétien traditionnel.

 

A côté des boîtes de carton marquée "os" de Bethsaïda du Nouveau Testament, un énorme bloc de pierre était posé sur une caisse en bois sur le plancher de l'entrepôt. La pierre porte une description taillée apparente du deuxième Temple juif, a été découverte en 2009 sur le site d'une ancienne synagogue des rives de la mer de Galilée. Les archéologues ont suggéré que Jésus aurait prêché dans la synagogue.

 

Avni a dit qu'il n'y a aucune raison de croire que Jésus n'existait pas simplement parce que les archéologues n'ont pas trouvé de preuve physique de lui. "Il faut se rappeler que le Christ était l'un parmi plus d'un million de personnes vivant en cette période en Terre Sainte", a t-il dit.

Yisca Harani, une érudite israélienne du christianisme, a déclaré que le manque de preuve physique de Jésus est un "mystère trivial".

 

"Pourquoi attendre dans l'antiquité qu'il y ait des preuves de son existence?" Demande Harani. "C'est la réalité de la vie humaine, que soit des dirigeants, soit des militaires ont leur mémoire inscrite dans la pierre et des artefacts."

 

Elle a dit que ce qui restait de Jésus "sont ses paroles". [3]

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Sources:

 

[1] De nouvelles découvertes archéologiques sur la vie à l'époque de Jésus, Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 20/03/2017 à 11:22 Publié le 20/03/2017 à 11:15

[2] Israël : des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l'époque de Jésus, Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox, Mis à jour le 19/03/2017 à 17H24, publié le 19/03/2017 à 17H23

[3] In an Israeli warehouse, clues about Jesus' life and death, APNews, By Daniel Estrin

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:57
Déposition du pape : Colloque international à Paris le 30 et 31 mars 2017

Des avocats, des théologiens et des savants du droit canon se réuniront à Paris dans deux semaines pour discuter d'un sujet qui n'a jamais été au centre d'une conférence catholique: Comment déposer un pape hérétique.

Intitulé Déposition du pape : Lieux théologiques - Modèles canoniques - Enjeux constitutionnels, la conférence cherche à explorer les mécanismes qui sont construits dans l'église catholique pour traiter avec un pape qui enseigne ouvertement le mensonge et même l'hérésie.

Le conférencier sera le Professeur Laurent Fonbaustier de l'Université de Paris qui a publié un livre de 1200 pages l'année dernière sur le thème intitulé La Déposition du Pape Hérétique.

La conférence comprend 15 conférenciers qui donneront un éventail de conférences sur le sujet avec des titres tels que "Le conciliarisme et la déposition d'un Pape à travers le prisme du gallicanisme", "La Chute du Pape : Entre Renonciation et Déposition", "La déposition de Jean XXII et de Benoît XIII à Constance, 1415-1417".

Les professeurs Nicolas Warembourg et Cyrille Dounot, deux des 45 universitaires catholiques qui ont adressé en juin dernier un appel au doyen du Collège des cardinaux à Rome, demandent une répudiation des propositions erronées qu'ils ont trouvées dans l'exhortation du pape Francis Amoris Laetitia.

Le groupe des 45 universitaires catholiques a déclaré que l'exhortation du pape présentait "des dangers pour la foi et la morale catholiques" car elle "contient un certain nombre de déclarations qui peuvent être comprises dans un sens qui est contraire à la foi catholique et la morale.

La conférence arrive après quatre ans de François à la barre de la Barque de Pierre. Pendant ce temps, le Pape et les personnes qu'il a mises dans des postes clés ont dirigé l'Église dans une direction qui aurait été impensable pour les fidèles catholiques sous les deux précédents pontificat de Jean-Paul II et du pape Benoît XVI. 

Les discours ambigus de François et surtout ses écrits pontificaux ont retourné cardinal contre cardinal, évêque contre évêque, fidèle laïc contre fidèle laïc. La confusion doctrinale a donné lieu à la publication de directives pastorales basées sur ses écrits et qui permettent la distribution de la Sainte Communion à ceux qui vivent dans l'adultère.

 

LIRE: Ils ont donné au pape François quatre ans pour "refaire l'Église". Voici comment ils ont essayé.

 

En novembre dernier, le vaticaniste Giuseppe Nardi a rapporté qu'une étude théologique de 1975 du savant laïc brésilien Arnaldo Vidigal Xavier de Silveira faisait le tour dans le Vatican. Le profane a examiné dans son ouvrage intitulé L'hypothèse théologique d'un pape hérétique s'il est possible pour un pape d'être ou de devenir un hérétique, et si oui, quelles conséquences en découleraient.

Nardi a déclaré : "Trois ans et demi après le début de son pontificat, le pape François a atteint ses limites. L'impression laissée par ses gestes et paroles, d'une intention latente de changer la doctrine de l'Église doit à un moment ou prendre une forme définie ou bien s'effondrer", écrivait-il alors.

"François se trouve coincé par l'atmosphère même qu'il s'est lui-même chargé de créer. Il ne s'agit plus d'un énoncé spontané de ceci ou cela, qui reste improvisé et non contraignant. Son travail pastoral et ses qualités de leader, qui exigent un sens de la responsabilité et un caractère exemplaire, atteignent leurs limites. Cela pourrait faire manquer le pontificat de François [...]", a-t-il ajouté.

La conférence a lieu trois mois après que le cardinal Raymond Burke a donné un entretien dans lequel il a expliqué que si un pape devait "professer officiellement l'hérésie, il cesserait, par cet acte, d'être le pape".

Burke a déclaré lors de l'entretien de décembre 2016 qu'il y avait un processus au sein de l'Église pour faire face à une telle situation, ajoutant son espoir que "nous n'en serons pas témoin à tout moment bientôt."

En décembre également, l'avocat de droit canon américain Edward Peters a abordé la question de ce qui pourrait être fait si un pape était jugé hérétique.

Peters écrit que la "question cruciale" du point de vue d'un canoniste est "qui déterminerait si un pape donné est tombé dans l'hérésie" puisque le Canon 1404 indique que le "Premier n'est jugé par personne."

Il trouva cependant dans la tradition canonique que si un concile général déterminait qu'un pape avait commis une hérésie, il se serait effectivement coupé de la vigne véritable, renonçant ainsi à son office.

Peters commente: "... si éloigné soit-il de la possibilité pour un pape de tomber dans l'hérésie et si difficile soit-il de savoir si un pape y est tombé, une telle catastrophe, Deus vetet [Dieu l'interdit], entraînerait la perte de l'office papal."

L'emplacement de la conférence prochaine est important, rapporte Church Militant. C'est dans les années 1300 que l'Université de Paris a exploré la question de savoir ce que l'on pourrait faire avec le pape hérétique Jean XXII, qui a nié la doctrine selon laquelle les âmes des justes étaient admises à la vision béatifique après la mort, une position qu'il rétracta sur son lit de mort.

Source image du colloque international : https://univ-droit.fr/actualites-de-la-recherche/manifestations/22670-la-deposition-du-pape

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:18
Les chrétiens “conservateurs” sur le plan théologique ont davantage de succès que les libéraux

Les chrétiens “conservateurs” sur le plan théologique ont davantage de succès que les libéraux. Et ceci se vérifie autant pour les communautés catholiques que protestantes. Telle est la conclusion d’une étude menée au “Redeemer University College” d’Anaster au Canada. Le professeur Kevin Flatt, l’un des auteurs de cette étude, en a présenté le contenu dans le “Catholic Word Report”.

Son travail a porté essentiellement sur des ordres et des communautés religieuses de l’Eglise catholique. Il a relevé que les institutions qui s’appliquent à vivre selon des règles religieuses traditionnelles, où l’on conserve le port d’un habit religieux, qui restent fidèles aux enseignements de l’Eglise, ont davantage de nouvelles recrues, souvent jeunes. D’après ceux qui ont collaboré à l’étude, cette tendance (qui ne semble pas plaire au pape François - n.d.l.r. -) remonterait aux années 1980.

A l’inverse, les communautés religieuses qui se sont éloignées du style de vie traditionnel et se sont adaptées à l’évolution du monde séculier sont souvent victimes de défections dans leur rang. Et ce, plus encore dans le monde protestant que dans l’Eglise catholique.

Comment comprendre ces liens de cause à effet ? Si une communauté religieuse veut pouvoir se maintenir au sein d’une culture sécularisée, elle se doit d’élaborer consciencieusement ses choix de vie et d’avoir une identité claire la distinguant nettement des autres groupes et des autres croyances. Quiconque est intimement convaincu de la vérité transmise par le “Credo”, fait confiance au message biblique et se donne pour tâche l’évangélisation, remplit bien ces conditions. Mais les groupes qui remettent en cause ces vérités, qui placent tous les chemins spirituels sur un pied d’égalité et pour qui le mot “dogme” est un gros mot, ces groupes-là ne savent rien répondre lorsqu’on leur pose la question : « Pour quelle raison est-ce que je devrais me lever le dimanche et venir dans ton église ? »

Depuis les années 1960, il est de bon ton, aussi bien chez les protestants que chez les catholiques, de décréter que le christianisme doit s’adapter faute de quoi il finira par disparaître. Mais l’évolution constatée ces dernières décennies montre plutôt le contraire : le christianisme disparaît partout où l’on se soucie de l’adapter sans arrêt aux dernières nouveautés.

 

 

D’après Kathnet (Trad. MH/APL)

Catholic World Report; Pro Liturgia, Actualité du Vendredi, 17 mars 2017

Les chrétiens “conservateurs” sur le plan théologique ont davantage de succès que les libéraux

Traduction de l'article de Kevin Flatt pour "Catholic World Report".

 

Orthodoxie théologique, croissance de l'église et déclin de l'église: observations au Canada

23 février 2017

 

Les catholiques ont l'habitude de voir les années 1960 comme un tournant dans la foi, notamment à cause de l'impact de Vatican II et des interprétations divergentes de celui-ci dans différents milieux. Le bouleversement dans l'église a coïncidé avec des changements sociaux si rapides que les historiens se réfèrent souvent à eux comme une révolution culturelle. Au moins en Amérique du Nord, dans les décennies qui se sont écoulées depuis les années 1960, l'Église catholique a eu plus de difficulté à attirer les gens vers le culte, les ordres religieux et le sacerdoce. L'indifférence envers l'enseignement moral et doctrinal de l'Eglise parmi les catholiques ordinaires a régulièrement augmenté et est maintenant répandue.

 

Parmi les principaux groupes religieux en Amérique du Nord, cependant, les catholiques n'ont pas été les plus durement touchés par les changements des 'années soixante' et leurs suites. Ce prix coûteux appartient principalement aux protestants. [...] Si la situation numérique du catholicisme depuis les années 1960 pouvait être qualifiée de troublée, la situation des églises protestantes principales a été franchement catastrophique.

L'Église méthodiste unie, par exemple, la plus importante des églises protestantes des États-Unis, est tombée de près de 11 millions de membres en 1968 à bien moins de 8 millions en 2009, soit une perte de 29%. Pendant la même période, la population américaine a augmenté de 54%. Les choses ont été encore pires pour l'Église épiscopale, qui a perdu 41% de ses membres dans la même période. De même, l'Église presbytérienne (États-Unis) avait une adhésion de 34% inférieure en 2009 que ses dénominations fondatrices en 1968.

[...] L'Église unie du Canada, issue d'une fusion d'églises méthodistes, presbytériennes et congrégationalistes, a perdu plus de la moitié de ses membres (52%) entre 1968 et 2009. Des tendances semblables peuvent être observées pour les autres églises protestantes du Canada, comme l'Église anglicane du Canada, l'Église presbytérienne au Canada et l'Église évangélique luthérienne au Canada.

De part et d'autre de la frontière, les effectifs tendent à sous-estimer le problème, puisque la fréquentation et l'engagement ont également diminué rapidement et que les autres membres vieillissent de plus en plus en moyenne. La situation est sinistre.

Au milieu de ce désert de déclin, on peut néanmoins trouver quelques oasis de croissance. Ils sont rares, mais au niveau local, il existe des églises protestantes de plus en plus importantes. Qu'est-ce qui les distingue?

 

Une étude canadienne examine la question

 

[...] Après des mois de recherches dans la région la plus densément peuplée du Canada, dans le sud de l'Ontario, nous avons finalement pu trouver neuf églises en croissance provenant des quatre principales dénominations mentionnées ci-dessus (United, Anglican, Presbyterian et Lutheran). Nous avons également trouvé 13 églises rétrécissantes - beaucoup plus faciles à faire - de la même région et des mêmes dénominations que le groupe témoin. Après avoir interrogé plus de 2 200 participants, interviewant 29 membres du clergé et 128 laïcs, et observant les services du dimanche, nous avons pu établir une image claire de ce qui se passait dans les églises en croissance et en déclin.

 

[...] [L]es dénominations protestantes théologiquement conservatrices ou orthodoxes se sont mieux tirées au cours des dernières décennies - dans bien des cas, en croissance - que les dénominations protestantes les plus libérales décrites ci-dessus.

 

(Dans ce contexte, écrit Kevin Fqlatt, "conservateur" ou "orthodoxe" signifie une vue plus élevée de fiabilité de la Bible, une conviction plus forte de la valeur unique du christianisme par rapport à d'autres religions et philosophies, et un respect plus proche des croyances chrétiennes traditionnelles comme la résurrection de Jésus, contrairement aux théologies "libérales" qui ont tendance à considérer la Bible comme un document humain faillible, à faire du christianisme un chemin valable parmi beaucoup d'autres et à prendre une vue sceptique ou métaphorique des déclarations de la foi.)

 

[...] Le conservatisme est un facteur prédictif de la croissance

 

Ce que nous avons constaté, c'est que les églises étaient plus susceptibles de grandir lorsque leur clergé ou laïcs avaient des croyances théologiques plus conservatrices comme défini ci-dessus. Cette relation positive entre le conservatisme et la croissance s'est maintenue même si nous avons corrigé d'autres facteurs pertinents, comme l'âge de l'église, les types de programmes offerts, etc. Nous avons pu confirmer que la théologie importe pour la croissance au niveau local - même au sein du même groupe confessionnel et de la même région.

 

Par exemple, alors que seulement 37% des laïcs de l'église en déclin ont fortement convenu que Jésus était physiquement ressuscité, 66% des laïcs croissants l'ont fait. Lorsqu'on lui a présenté la déclaration "La Bible est le produit de la pensée humaine à propos de Dieu, certains de ses enseignements sont faux ou mal orientés", 66% des laïcs croissants de l'église étaient fortement ou modérément en désaccord, alors que seulement 35% des déchus laïcs l'ont fait.

 

 

[...] En fait, nous avons trouvé un modèle fascinant à travers le clergé et le laïcat des églises: le clergé d'église croissant était le groupe le plus théologiquement conservateur, suivi par les laïcs croissants de l'église. Venaient ensuite les laïcs en déclin, suivis par le clergé d'église en déclin - le groupe le moins théologiquement conservateur. [...]  À notre connaissance, c'est la première fois qu'une étude a révélé ce modèle.

En bref, quand il s'agit de la croissance, la théologie importe, comme nous l'avons mis dans le titre de notre article révisé par les collègues avec ce titre dans l' examen de la recherche religieuse .

Mais pourquoi importe-t-elle? C'est une question plus difficile à répondre, et les experts ont offert de nombreuses théories différentes depuis que le succès relatif des églises plus conservatrices a été mis en évidence par Dean M. Kelley dans son livre de 1972 Pourquoi Églises conservatrices sont en croissance .

Les meilleures explications reconnaissent que les groupes religieux, s'ils veulent rester forts dans une culture laïque avec de nombreuses options religieuses et non religieuses, ont besoin d'une raison d'être et d'une identité claire qui les distingue des autres groupes et systèmes de croyance. Les groupes chrétiens qui croient en la réalité du Credo des Apôtres, la fidélité de l'Ecriture et la nécessité de l'évangélisation ont ces matières premières. Les groupes ou les églises qui ne croient pas à ces choses, mais qui voient toutes les voies spirituelles comme égales et considèrent le dogme comme un gros mot ont du mal à répondre à la question: "Pourquoi me lever un dimanche matin pour aller à votre église ?"

En d'autres termes, les groupes orthodoxes possèdent plus de résistance à la sécularisation que les libéraux.

 

Et le catholicisme?

 

Ce principe s'applique-t-il dans un contexte catholique? Ou est-ce un phénomène uniquement protestant?

Certes, il est facile de trouver des preuves anecdotiques que les jeunes catholiques les plus engagés sont attirés par les formes plus traditionnelles de la foi. Une autre étude que nous avons menée, publiée dans la revue Religious Education , a révélé que c'était le cas lors d'un grand événement de la jeunesse catholique à Toronto.

Mais il existe d'importantes différences culturelles, organisationnelles et théologiques entre le protestantisme et le catholicisme qui rendent difficile l'application directe des résultats de la croissance de l'église aux paroisses catholiques. Par exemple, le modèle paroissial du catholicisme - où les fidèles se rassemblent pour le culte sur la base d'un quartier partagé plutôt que d'une préférence musicale ou d'un prédicateur favori - amortit l'effet de "shopping d'église" pour beaucoup de catholiques, ce qui rend plus difficile pour eux de trier par l'orientation théologique au niveau local.

 

Au lieu de cela, dans le catholicisme, l'impact de l'orientation théologique est susceptible de s'exprimer par d'autres moyens. Un bon test pour l'hypothèse de la croissance orthodoxe dans un contexte catholique est le succès relatif des différents ordres religieux. Comme l'affirment les sociologues Roger Finke et Patricia Wittberg, les ordres religieux (qui englobent généralement divers instituts qui ne sont pas nécessairement des "ordres") ont historiquement joué un rôle dans le catholicisme comme le développement de nouvelles sectes dans le protestantisme. La spiritualité, y compris les mouvements de renouveau et de réforme, mais dans les limites de l'institution de l'Église. Ces ordres peuvent concourir directement aux vocations.

Depuis Vatican II, deux tendances théologiques distinctes sont évidentes parmi les ordres religieux catholiques en Amérique du Nord. Le plus grand groupe, y compris beaucoup des instituts plus établis, a évolué dans une direction plus libérale (théologiquement, socialement et politiquement) en accord avec ce qu'ils considèrent comme "l'esprit" du concile. Ces groupes ont été plus disposés à s'opposer à l'enseignement officiel de l'Église, à laisser derrière eux les habitudes traditionnelles de la tenue vestimentaire distincte et de la vie communautaire, et à donner plus libre cours aux tendances individualistes de la culture nord-américaine.

Un groupe plus restreint d'ordres religieux, de congrégations et de sociétés pieuses, dont beaucoup sont des fondations plus récentes, défendent une forme de catholicisme plus traditionnelle et conservatrice et la vie religieuse. Ils tendent à insister sur la fidélité au Magistère et à suivre des modes de vie et des règles de vie plus traditionnels.

 

Quel groupe fait mieux? Une étude de 2009 sur les vocations à la vie religieuse menée par le Centre de recherche appliquée en apostolat (CARA) à l'Université de Georgetown a conclu que "Les instituts les plus réussis en termes d'attirance et de retenue de nouveaux membres à cette époque sont ceux qui suivent un style plus traditionnel de la vie religieuse ... Ils portent aussi une habitude religieuse, travaillent ensemble dans des apostolats communs et sont explicites sur leur fidélité à l'Église et aux enseignements du Magistère. Toutes ces caractéristiques sont particulièrement attrayantes pour les jeunes qui entrent dans la vie religieuse d'aujourd'hui". Selon une analyse approfondie par le sociologue Finke, la même tendance était également évidente dans les années 1980 et 1990.

 

[...] Orthodoxie et résilience

 

Après que nos recherches sur les églises protestantes aient attiré l'attention des principaux points de presse au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni, certaines personnes ont suggéré que nous utilisions nos données pour justifier l'orthodoxie. Mais le succès est un mauvais jugement de la vérité. La croissance ne prouve pas l'exactitude, ni l'erreur de déclin. De toute façon, il est peu probable que les libéraux changent de position si leurs opinions sont impopulaires, et les conservateurs n'ont pas besoin d'une acclamation populaire pour les confirmer dans leurs convictions.

Ces découvertes ne devraient pas non plus encourager une attitude triomphaliste chez les chrétiens de tendances plus conservatrices ou orthodoxes. Comme le disait avec éloquence Ross Douthat, il n'y a pas si longtemps dans First Things, ce triomphalisme serait à la fois prématuré et maladroit. Ce que ce genre de recherche fait vraiment cependant, est d'éliminer l'argument selon lequel les groupes religieux auraient besoin de diluer leurs croyances ou de les accommoder à la culture laïque dominante pour rester pertinents dans la société d'aujourd'hui. L'argument selon lequel l'Église doit changer ou mourir - où le "changement" signifie abandonner les croyances fondamentales et imiter le monde séculier - a été populaire dans les années 1960 chez les protestants et les catholiques. Nous avons maintenant un demi-siècle de preuves montrant à quel point cette idée était erronée.

 

Au contraire, dans l'environnement social actuel, l'orthodoxie et la résilience tendent à aller de pair. Et pour ceux qui apprécient la fidélité à la "foi une fois donnée aux saints", c'est une pensée encourageante.

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Publié par Ingomer - dans Religion Vatican II
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 17:11

Après les protestants mécontents des propos de François sur l'athéïsme qui nous conduirait au paradis, voici les Juifs qui, eux non plus, n'apprécient pas les exégèses de François :

Le Grand Rabbin de Rome et d’autres savants juifs n’apprécient pas les exégèses de François. Ils lui reprochent, entre autres choses, l’usage tendancieux du qualificatif de “pharisien” ou encore de la comparaison avec Moïse pour jeter le discrédit sur ses adversaires.

Il est notamment reproché au pape de favoriser :

- un “marcionisme” (1) plus ou moins latent qui se présente aujourd’hui sous une forme pseudo-scientifique avec une insistance sur l’éthique et la politique ;

- un rapprochement avec l’Islam qui se trouve renforcé par les critiques chrétiennes envers le judaïsme, y compris la Bible et la théologie biblique ;

- la reprise de la vieille polarisation entre morale, théologie, Bible hébraïque et pharisaïsme d’une part et Jésus de Nazareth et les Evangiles d’autre part.

- le fait que les documents officiels de l’Eglise catholique soient chaque jour contredits par les homélies d’un pape qui utilise sans cesse des anciennes conceptions et des expressions surannées, ruinant de la sorte le contenu des susdits documents.

 

(1) Le marcionisme est un courant de pensée théologique dans l’Eglise primitive. Il enseignait que l’Evangile du Christ est un message d’amour total s’opposant à la Loi de Moise. En conséquence l’Ancien Testament est rejeté au motif que le Dieu créateur de l’Ancien Testament n’a rien à voir avec le Dieu d’amour du Nouveau Testament. Cette croyance enseignée par Marcion de Sinope au IIe siècle a été déclarée hérétique par l’Eglise en 144.

 

D’après Sandro Magister via “Diakonos”.

 

Pro Liturgia, Actualité du lundi 13 mars 2017

Le Grand Rabbinat de Rome et des savants juifs n'apprécient pas les exégèses de François

Nous lisons :

 

"Le fait que les documents officiels de l’Eglise catholique soient chaque jour contredits par les homélies d’un pape qui utilise sans cesse des anciennes conceptions et des expressions surannées, ruinant de la sorte le contenu des susdits documents". (Extrait de la Lettre du rabbin Laras à l'Association Biblique Italienne, qui organise une conférence à Venise du 11 au 16 septembre 2017 sur le sujet "Israël, peuple d'un Dieu jaloux. Cohérences et ambiguïtés d'une religion élitiste")

 

Annexées à la Lettre du rabbin Laras à l'ABI, on trouve également plusieurs "remarques" très critiques concernant plusieurs passages du programme de la conférence, notamment :

 

"On ne parle plus depuis longtemps du "Jésus de la foi chrétienne" (c'est-à-dire la Trinité, la double nature, etc.) parce qu'il serait trop éloigné de la sensibilité actuelle; "

 

C'est quand même la honte, qu'une telle remise à sa place émane du Grand Rabbinat de Rome, qui semble mieux connaître et défendre la doctrine catholique que le pape lui-même.

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Publié par Ingomer - dans Religion
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 12:49

Du côté de certains pasteurs protestants, la "révolution" du pape François ne séduit guère.

Source: The Remnant

 

Dans cette video en anglais (activez les sous-titres) un ministre protestant réagit à la déclaration du pape François sur les athées qui iraient au paradis, EWTN, Phil Lawler (le "pontificat désastreux") et Deal Hudson (la nouvelle position du Vatican sur la procréation demandant aux familles nombreuses d'avoir moins d'enfant pour rendre le monde plus 'durable', ouverture au "développement durable" du contrôle de la population, recyclage des théories d'extrême-gauche d'Al Gore et de George Soros) et, finalement, Michael Matt, rédacteur à Remnant depuis 1990 (un media défendant la foi catholique traditionnelle), et coordinateur de Notre-Dame de Chrétienté à Paris (l'organisation responsable du pèlerinage de Pentecôte de Chartres) ont un message pour les sédévacantistes : c'est ridicule, on a juste l'impression que l''Antichrist', le 'faux prophète de la Révélation' devra un tout petit peu plus être séducteur et consensuel que le pape François.

Un pasteur (protestant) américain répond au pape François : "c'est un blasphème"

Scandalisé devant la nouvelle conception de la conscience autonome, le pasteur protestant américain s'offusque :

 

 

"Le pape François dit maintenant que vous n'avez pas besoin d'être un croyant, vous n'avez pas besoin de croire en Dieu pour aller au Ciel.

Et je lis maintenant cet article où le pape dit aux athées et agnostiques que Dieu les pardonnera aussi longtemps qu'ils vivent moralement et accordent leur vie à leur conscience. Quelle déclaration blasphématoire ! C'est un blasphème, pape François, c'est un blasphème, Monsieur.

... On ne peut pas vivre moralement et agir bien selon sa propre façon, pape François : c'est une injure contre la Parole de Dieu.

Vous devez vivre et vous accorder selon la Parole de Dieu, et la Parole de Dieu seulement, et pas simplement selon votre conscience individuelle ! Qu'est-ce qui ne vas pas avec vous pape François ? Pourquoi dites-vous cela quand la Parole de Dieu est absolument limpide et répétée à travers toute l'Ecriture : le message de Dieu, la Parole de Dieu est que vous devez aller à Jésus. La Bible le dit, que Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jn 14:6). Et nul homme ne va au Père en dehors de Jésus. (Ac 4:12) Vous ne pouvez pas exalter votre propre conscience comme un chemin vers Dieu, pape François ! Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? Pourquoi ceci devrait-il être autorisé ?"

Voici l'article de "The Independent", publié le mercredi 11 septembre 2013, où "le pape François assure les athées : Vous n'avez pas besoin de croire en Dieu pour aller au paradis" :

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/pope-francis-assures-atheists-you-don-t-have-to-believe-in-god-to-go-to-heaven-8810062.html

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/pope-francis-assures-atheists-you-don-t-have-to-believe-in-god-to-go-to-heaven-8810062.html

Deux semaines plus tard, le 1er octobre 2013, François complètera son propos dans la Repubblicca : "Tout le monde a sa propre idée du bien et du mal et doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme il les conçoit. Cela suffirait pour faire du monde un endroit meilleur."

Nous notons que le pasteur protestant tient le même discours que le pape S. Jean-Paul II, en 2005 :

Le mal, effet, dans son sens réaliste, ne peut exister qu'en relation au bien et, en particulier, en relation à Dieu, Bien suprême. Le livre de la Genèse parle précisément de ce mal. C'est dans cette perspective qu'on peut comprendre le péché originel, et aussi tout péché personnel de l'homme. Mais ce mal a été racheté par le Christ, par la croix. Ou, plus précisément, l'homme a été racheté, lui qui, par l'action du Christ, est devenu participant de la vie même de Dieu.

Dans la mentalité des Lumières, tout cela, le grand drame de l'histoire du Salut, avait disparu. L'homme était resté seul : seul comme créateur de sa propre histoire et de sa propre civilisation; seul comme celui qui décide de ce qui est bon et de ce qui est mauvais.

[...] Si l'homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu'un groupe d"hommes soit anéanti. Des décisions de ce genre furent prises par exemple sous le Troisième Reich, par des personnes qui, étant arrivées au pouvoir par des voies démocratiques, s'en servirent pour mettre en oeuvre les programmes pervers de l'idéologie national-socialiste. [...] Des décisions analogues furent prises par le parti communiste de l'Union soviétique et des pays soumis à l'idéologuie marxiste.

[...] Pourquoi tout cela arrive-t-il ? Quelle est la racine de ces idéologies de l'après-Lumières ? En définitive, la réponse est simple : cela arrive parce que Dieu en tant que Créateur a été rejeté, et du même coup la source de détermination de ce qui est bien et de ce qui est mal.

Jean-Paul II, Mémoire et Identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 23-25

Et également Jean-Paul II dans l’Encyclique Veritatis Splendor (1993) :

 

32. Dans certains courants de la pensée moderne, on en est arrivé à exalter la liberté au point d'en faire un absolu, qui serait la source des valeurs. C'est dans cette direction que vont les doctrines qui perdent le sens de la transcendance ou celles qui sont explicitement athées. On a attribué à la conscience individuelle des prérogatives d'instance suprême du jugement moral, qui détermine d'une manière catégorique et infaillible le bien et le mal. A l'affirmation du devoir de suivre sa conscience, on a indûment ajouté que le jugement moral est vrai par le fait même qu'il vient de la conscience. Mais, de cette façon, la nécessaire exigence de la vérité a disparu au profit d'un critère de sincérité, d'authenticité, d'« accord avec soi-même », au point que l'on en est arrivé à une conception radicalement subjectiviste du jugement moral.

Comme on peut le saisir d'emblée, la crise au sujet de la vérité n'est pas étrangère à cette évolution. Une fois perdue l'idée d'une vérité universelle quant au Bien connaissable par la raison humaine, la conception de la conscience est, elle aussi, inévitablement modifiée : la conscience n'est plus considérée dans sa réalité originelle, c'est-à-dire comme un acte de l'intelligence de la personne, qui a pour rôle d'appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d'exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant ; on a tendance à attribuer à la conscience individuelle le privilège de déterminer les critères du bien et du mal, de manière autonome, et d'agir en conséquence. Cette vision ne fait qu'un avec une éthique individualiste, pour laquelle chacun se trouve confronté à sa vérité, différente de la vérité des autres. Poussé dans ses conséquences extrêmes, l'individualisme débouche sur la négation de l'idée même de nature humaine.

[...]

34. « Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? » La question morale, à laquelle le Christ répond,ne peut faire abstraction de la question de la liberté, elle la place même en son centre, car il n'y a pas de morale sans liberté. « C'est toujours librement que l'homme se tourne vers le bien » 56. Mais quelle liberté ? Face à nos contemporains qui « estiment grandement » la liberté et qui la « poursuivent avec ardeur », mais qui, souvent, « la chérissent d'une manière qui n'est pas droite, comme la licence de faire n'importe quoi, pourvu que cela plaise, même le mal », le Concile présente la « vraie » liberté : « La vraie liberté est en l'homme un signe privilégié de l'image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Si 15, 14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude » 57. S'il existe un droit à être respecté dans son propre itinéraire de recherche de la vérité, il existe encore antérieurement l'obligation morale grave pour tous de chercher la vérité et, une fois qu'elle est connue, d'y adhérer 58. C'est en ce sens que le Cardinal J. H. Newman, éminent défenseur des droits de la conscience, affirmait avec force : « La conscience a des droits parce qu'elle a des devoirs » 59.

Sous l'influence des courants subjectivistes et individualistes évoqués ci-dessus, certaines tendances de la théologie morale actuelle interprètent d'une manière nouvelle les rapports de la liberté avec la loi morale, avec la nature humaine et avec la conscience ; elles proposent des critères inédits pour l'évaluation morale des actes. Malgré leur variété, ces tendances se rejoignent dans le fait d'affaiblir ou même de nier la dépendance de la liberté par rapport à la vérité. [...] la dépendance fondamentale de la liberté par rapport à la vérité, exprimée de la manière la plus claire et la plus autorisée par les paroles du Christ : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera » (Jn 8, 32).

[...]

36. Mais, en oubliant la dépendance de la raison humaine par rapport à la Sagesse divine et, dans l'état actuel de la nature déchue, la nécessité et surtout la réalité effective de la Révélation divine pour pouvoir connaître les vérités morales même d'ordre naturel 62, certains en sont arrivés à faire la théorie de la souveraineté totale de la raison dans le domaine des normes morales portant sur la conduite droite de la vie dans ce monde : ces normes constitueraient le domaine d'une morale purement « humaine », c'est-à- dire qu'elles seraient l'expression d'une loi que l'homme se donne à lui-même de manière autonome et qui a sa source exclusivement dans la raison humaine. Dieu ne pourrait aucunement être considéré comme l'auteur de cette loi, si ce n'est dans la mesure où la raison humaine exerce sa fonction de régulation autonome en vertu de la délégation originelle et complète que Dieu a donnée à l'homme. Or ces façons de penser ont amené, à l'encontre de la Sainte Ecriture et de la doctrine constante de l'Eglise, à nier que la loi morale naturelle ait Dieu pour auteur et que l'homme, par sa raison, participe de la Loi éternelle qu'il ne lui appartient pas d'établir.

[...] 37.  [...] On ne peut pas ne pas voir qu'une telle interprétation de l'autonomie de la raison humaine comporte des thèses incompatibles avec la doctrine catholique.

[...]

44. L'Eglise s'est souvent référée à la doctrine thomiste de la loi naturelle, l'intégrant dans son enseignement moral. Mon vénéré prédécesseur Léon XIII a ainsi souligné la soumission essentielle de la raison et de la loi humaine à la Sagesse de Dieu et à sa Loi. Après avoir dit que « la loi naturelle est écrite et gravée dans le cœur de chaque homme, car elle est la raison même de l'homme lui ordonnant de bien faire et lui interdisant de pécher », Léon XIII renvoie à la « raison plus haute » du Législateur divin : « Mais cette prescription de la raison humaine ne pourrait avoir force de loi, si elle n'était l'organe et l'interprète d'une raison plus haute, à laquelle notre esprit et notre liberté doivent obéissance ». En effet, l'autorité de la loi réside dans son pouvoir d'imposer des devoirs, de conférer des droits et de sanctionner certains comportements : « Or tout cela ne pourrait exister dans l'homme, s'il se donnait à lui-même en législateur suprême la règle de ses propres actes ». Et il conclut : « Il s'ensuit que la loi naturelle est la Loi éternelle elle-même, inscrite dans les êtres doués de raison et les inclinant à l'acte et à la fin qui leur sont propres ; et elle n'est que la raison éternelle du Dieu créateur et modérateur du monde ».

 

L'homme peut reconnaître le bien et le mal grâce au discernement du bien et du mal que lui-même opère par sa raison, en particulier par sa raison éclairée par la Révélation divine et par la foi, en vertu de la Loi que Dieu a donnée au peuple élu, à commencer par les commandements du Sinaï.

 

[...]

70. [...] La déclaration du Concile de Trente ne considère pas seulement la « matière grave » du péché mortel, mais elle rappelle aussi, comme condition nécessaire de son existence, « la pleine conscience et le consentement délibéré ». Du reste, en théologie morale comme dans la pratique pastorale, on sait bien qu'il existe des cas où un acte, grave en raison de sa matière, ne constitue pas un péché mortel, car il y manque la pleine connaissance ou le consentement délibéré de celui qui le commet. D'autre part, « on devra éviter de réduire le péché mortel à l'acte qui exprime une " option fondamentale " contre Dieu », suivant l'expression courante actuellement, en entendant par là un mépris formel et explicite de Dieu et du prochain ou bien un refus implicite et inconscient de l'amour. « Il y a, en fait, péché mortel également quand l'homme choisit, consciemment et volontairement, pour quelque raison que ce soit, quelque chose de gravement désordonné. En effet, un tel choix comprend par lui-même un mépris de la Loi divine, un refus de l'amour de Dieu pour l'humanité et pour toute la création : l'homme s'éloigne de Dieu et perd la charité. L'orientation fondamentale peut donc être radicalement modifiée par des actes particuliers. Sans aucun doute, il peut y avoir des situations très complexes et obscures sur le plan psychologique, qui ont une incidence sur la responsabilité subjective du pécheur. Mais, de considérations d'ordre psychologique, on ne peut passer à la constitution d'une catégorie théologique, comme le serait précisément l'" option fondamentale ", entendue de telle manière que, sur le plan objectif, elle changerait ou mettrait en doute la conception traditionnelle du péché mortel ».

Ainsi, la dissociation de l'option fondamentale et des choix délibérés de comportements déterminés — désordonnés en eux-mêmes ou du fait des circonstances — qui ne la mettraient pas en cause, entraîne la méconnaissance de la doctrine catholique sur le péché mortel : « Avec toute la tradition de l'Eglise, nous appelons péché mortel l'acte par lequel un homme, librement et consciemment, refuse Dieu, sa Loi, l'alliance d'amour que Dieu lui propose, préférant se tourner vers lui-même, vers quelque réalité créée et finie, vers quelque chose de contraire à la volonté de Dieu (conversio ad creaturam). Cela peut se produire d'une manière directe et formelle, comme dans les péchés d'idolâtrie, d'apostasie, d'athéisme ; ou, d'une manière qui revient au même, comme dans toutes les désobéissances aux commandements de Dieu en matière grave ».

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 12:17

A prendre au second degré, ce texte de Mgr Giacomo Biffi dans Il quinto Evangelo :

Dans l’Evangile selon S. Mathieu, Jésus déclare : « Qui n’est pas avec moi est contre moi.”

Fort heureusement, depuis peu, l’Eglise s’est engagée sur la voie d’une exégèse de ces paroles dignes de la Contre-réforme. Désormais, il faut dire : “Qui est contre nous est pour nous.” C’est, si l’on veut, une sorte d’adaptation ecclésiale du principe qui, grâce à la “novlangue”, régissait la société heureuse décrite par Gorges Orwell dans “1984”.

Ainsi donc, pour construire l’Eglise de demain, il nous faut admettre que les artisans les plus efficaces du Royaume sont les démolisseurs de l’intérieur : ceux qui combattent et tournent en dérision la foi des simples et les forcent à devenir adultes ; ceux qui, luttant contre toute structure et tout enseignement clair, imposent à tous un état d’incertitude, d’égarement, de perplexité angoissée, bien éloignée de toute sérénité illusoire qui ne saurait être qu’anti-évangélique.

Bénie soit alors la poutre qui se trouve dans notre œil si elle nous permet de voir la plus petite paille dans l’œil de l’Eglise et de procéder sans la moindre hésitation à la correction de cette mère indocile qui protège tant de pharisiens. On le sait : chambouler l’Eglise, ses habitudes, sa Tradition, sa liturgie, ses enseignements, ses façons de concevoir les sacrements... est une œuvre hautement méritoire. C’est elle qui sera la mieux récompensée : le Christ sera sans aucun doute reconnaissant envers ceux qui auront su voir et montrer les rides qui sont sur le visage de son épouse ; et en temps voulu, il ne manquera pas de leur manifester sa gratitude.

(D’après Mgr Giacomo Biffi, Il quinto Evangelo.)

 

Source: Pro liturgia, Actualité du vendredi 10 mars 2017

La novlangue adaptée à l'Eglise
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