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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:39

Image 3.pngL'hebdomadaire Marianne vient de publier dans son dernier numéro (5 au 11 décembre 2009) un document signé Maurice Allais, prix Nobel d'économie, et intitulé Lettre aux Français. Alors que nous traversons une crise importante, le seul Français Prix Nobel d'économie n'est jamais sollicité pour donner à ses concitoyens ses explications des phénomènes dramatiques que nous vivons. Ce sujet est l'objet de la dernière partie de cette Lettre aux Français qui mérite d'être lue crayon en main.

Sur le silence des médias français à son encontre, Maurice Allais s'interroge. Il constate, comme nous pouvons le faire, que ceux qui n'avaient pas vu venir la crise et qui défendaient le système en place avant le déclenchement de celle-ci, sont toujours là, à nous expliquer les raisons de ce bouleversement économique et financier et les moyens à mettre en œuvre pour en sortir. Ce constat pousse le Prix Nobel à s'e demander quel lien existe entre les grands médias et les « intérêts qui souhaitent que l'ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu'il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d'un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu'il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale ». D'où les trois questions que pose Maurice Allais :


1°) « quelle est la liberté véritable des grands médias ? » ;

2°) « qui détient le pouvoir de décider qu'un expert est ou non autorisé à exprimer un libre commentaire dans la presse ? » ;

3°) « pourquoi les causes de la crise (...) sont-elles souvent le signe d'une profonde incompréhension de la réalité économique ? ».


Les fondements de la crise, Maurice Allais en voit deux. Cette analyse forme la partie principale de son intervention. La principale cause de la crise économique se trouve selon lui dans l'organisation mondiale du commerce ; la seconde étant le système bancaire. À ce titre, il stigmatise la récente dénonciation du G20 stipulant que le « protectionnisme » est dangereux et à bannir. Pour Allais, le protectionnisme est au contraire vertueux à condition qu'il s'exerce « entre pays de niveaux de vie très différents ». Il est alors « non seulement justifié, mais absolument nécessaire ». Au contraire, le protectionnisme entre pays à salaire comparable « n'est pas souhaitable en général ». Pour Maurice Allais, le chômage actuel « est dû à cette libéralisation totale du commerce » qui considère « les échanges comme un objectif en soi alors qu'ils ne sont que des moyens ». Partant donc du constat que « du chômage résultent des délocalisations elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaire » il préconise « de rétablir une légitime protection » à travers la recréation d'espaces régionaux économiques et sociaux homogènes, soit au sein des pays dits riches ou du côté des pays en voie de développement. Avec de telles régions, ces pays, en effet, pourraient développer « un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production, mais suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien des salaires bas ».

Image 4.pngAu début de son article, Maurice Allais se définit à la fois comme socialiste et libéral ; socialiste par souci de « l'équité de la redistribution des richesses » et libéral par souci « de l'efficacité de la production de cette même richesse ». Les mots ne prennent pas en compte toute la réalité du problème, socialisme et libéralisme trouvant des racines communes dans le matérialisme. Mais ils expriment bien une certaine orientation, une certaine ambition, qui consistent à refuser l'étatisme mais à ne pas se désintéresser de la justice sociale et à désirer l'efficacité économique dans la mesure où elle peut servir au plus grand nombre.

Sans forcément partager toutes ses opinions, il est clair que l'on aurait intérêt à lire et à entendre aujourd'hui Maurice Allais. Il est âgé de 98 ans. N'attendons pas qu'il soit trop tard...

 

Pour aller plus loin, un site consacré à Maurice Allais : ICI. via Caelum et Terra

- Doctrine économique du blog Christ-Roi

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 08:05

De tout temps, la religion a été un frein à l'impérialisme. La France a lutté contre l'impérialisme quand elle était monarchique et catholique* (elle incarna lontemps l'âme de la résistance à l'impérialisme du saint Empire romain germanique, à l'empire libéral britannique aux XVII et XVIIIe siècles; défense du pré-carré national sous les Capétiens), à la fois franco-centrée et universelle parce que d'abord soucieuse d'elle-même et soucieuse de la défense du message universel de l'Evangile (France Fille aînée de l'Eglise).

Aujourd'hui la religion conserve sa nature réactionnaire et révolutionnaire, elle est toujours un frein à la puissance démesurée des grands, un frein à l'atlanto-libéralisme qui aujourd'hui s'affirme comme puissance planétaire, un obstacle et un frein majeur au capitalisme mutant, financier, sans frontiériste, qui développe le capital et non l'homme. Ce capitalisme mutant fait de l'homme un esclave au service du capital et de l'économie, alors que dans la vision catholique et française de l'économie, c'est le capital et l'économie qui sont au service de l'homme (développement humain intégral).

Christ-Roi est contre l’idéologie déshumanisante du mondialisme et d'un point de vue économique se revendique comme un mouvement social-catholique. L’idée est de se servir de la religion et de ses frontières morales comme autant de remparts et d'obstacles au libre-échange déréglé, au sens de désordonné (détourné de sa fin), mécanique et destructeur. Toute idéologie politique (nationalisme, républicanisme, socialisme, libéralisme, impérialisme) qui écarte cette dimension religieuse travaille pour le système libéral totalitaire et la société déshumanisée, elle doit être combattue avec la plus grande force et rangée dans le camp des idéologies de mort ("culture de mort"), ses partisans assimilés à des collabos. Christ-Roi prône le protectionnisme.

Pour protéger la France, Christ-Roi favorise un ancrage franco-identitaire fort et fier (patriotisme économique
), qui ne craint pas de s'affirmer publiquement (la religion catholique est une religion de l'incarnation, une religion publique), sans honte aucune. Dans un pays légal hostile favorisant le multiculturalisme, il favorise à son profit le développement d'une "communauté de la pérennité française" (Jean Raspail, La Patrie trahie par la république) sous toutes ses formes et tous ses labels, tout en refusant aux autres "communautés" le droit de s'organiser et de se développer dans notre pays (refus de l'immigration-invasion mais refus aussi des politiques républicaines d'assimilation et d'intégration laïque et obligatoire). Christ-Roi prône le boycott économique à notre profit, et le co-développement dans un monde multipolaire.

* Pour comprendre la résistance de la France dans le monde à l'impérialisme britannique aux XVII et XVIIIe siècles, se reporter notamment à l'ouvrage de Pierre Pluchon : Histoire de la Colonisation française, Fayard, Saint-Amand-Montrond, 1996.
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- Le pape critique le libéralisme économique et prône l' "intervention publique"

- Identité nationale et anti-impérialisme
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L'oligarchie cachée

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 18:01

FATIMA (Portugal), 13 mai 2009 (AFP) - Les célébrations des apparitions de Fatima marquées par la crise économique

Des dizaines de milliers de pèlerins catholiques étaient rassemblés mercredi au sanctuaire de Fatima, dans le centre du Portugal, pour célébrer les apparitions de la Vierge en 1917, lors d'une cérémonie marquée cette année par la crise économique mondiale.

"La main invisible [allusion à la main invisible du "libéral" Adam Smith] qui devait en théorie guider le marché est devenue une main malhonnête et pleine de cupidité", a déclaré dans son homélie le cardinal Oscar Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa, au Honduras, et président du réseau Caritas Internationalis.

"Le monde est plongé dans de profondes crises de foi, d'éthique, d'humanité et semble avoir perdu le sens moral (...) et la crise financière que nous vivons en est simplement un signe", a déclaré le prélat.

De son côté, l'évêque de Fatima Antonio Marto a lancé un appel à "la solidarité envers tous ceux que souffrent des conséquences les plus graves de cette crise". Mardi, Mgr Marto avait déjà défendu "une réflexion sur les règles de la finance et de l'économie" afin "que la crise économique ne se transforme pas en violente explosion sociale".

Je rappelle qu'à Fatima, la Sainte Vierge a prévenu que si la Consécration de la Russie ne se faisait pas comme Elle l'a demandé, alors " la Russie répandra ses erreurs dans le monde entier, suscitant guerres et persécutions contre l’Eglise. Les bons seront martyrisés, le Saint Père aura beaucoup à souffrir et différentes nations seront anéanties"...
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 16:03

Benoît XVI a déclaré :

"... le respect du dimanche. Au-delà de sa signification religieuse, la singularité de ce jour rappelle à chaque citoyen sa haute dignité et que son labeur n'est pas servile. Ce jour est offert à tous pour que l'homme ne soit pas réduit à n'être qu'une force de travail ou un consommateur mais qu'il puisse se reposer et consacrer du temps aux réalités les plus hautes de la vie humaine : la vie familiale, la rencontre gratuite avec les autres, les activités de l'esprit et le culte rendu à Dieu. Il est important de ne pas perdre, dans une vaine et dangereuse course au profit, ce qui est, non seulement un acquis social, mais surtout le trait d'une sagesse humaniste profonde." Le Blog d'Yves Daoudal via Le Salon Beige

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 06:44

Cette crise « met en lumière tout ce que la Doctrine sociale de l’Eglise affirme depuis très longtemps déjà », a déclaré Mgr Giampaolo Crepaldi, secrétaire du Conseil pontifical justice et paix.
... Quand un système économico-financier entre en crise, ce n’est jamais pour des motifs économiques ou financiers, mais parce qu’une faille s’est produite en amont dans le système moral global ».
Dans ce sens, il a estimé qu’à l’origine de la situation il y a une crise de confiance : « on n’entend parler que de confiance, de relancer la confiance mutuelle pour résoudre cette crise » ; or la confiance « n’est pas d’abord un élément économique et financier, c’est une attitude éthique ».
« Lorsque le marché pervertit cette attitude éthique, nous savons tous qu’il n’est plus en mesure à lui seul de la rétablir », a-t-il expliqué.
Selon le secrétaire de Justice et Paix, aujourd’hui il faut trouver un « équilibre » entre la dérégulation des marchés que l’on a connue ces derniers temps et la tentation de conférer un poids excessif à l’Etat.
« Ce sont trois acteurs qui ont un rôle à jouer - a-t-il ajouté - : le marché d’une part, l’Etat de l’autre, mais aussi la société civile. Là précisément se trouve la réponse aux exigences et aux inspirations qui découlent dudit principe de subsidiarité ».
En conformité avec la Doctrine sociale de l’Eglise, explique Mgr Crepaldi, « il faut considérer avec une plus grande sagesse le marché et le rôle qu’il peut jouer ».
Et d’ajouter : « nous n’en serions pas là si nous avions traité le marché comme un moyen et non comme une fin ».

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:00

« La crise financière révèle plus profondément une crise spirituelle et un ordre erroné des valeurs », diagnostiquent les évêques européens. Ils prônent un changement de style de vie et en appellent à la responsabilité des chrétiens.

C’est ce qu’indique le communiqué final de l’assemblée plénière d’automne de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) qui s’est tenue du 12 au 14 novembre à Bruxelles. Une assemblée marquée par l’arrivée du Père Piotr Mazurkiewicz comme nouveau secrétaire général.

« Le sens et la valeur du travail humain sont passés à l’arrière-plan dans la recherche générale du profit », ont regretté les évêques.

Mgr Adrianus Van Luyn, Président de la COMECE, a appelé à ne pas sous-estimer la portée de cette crise : « Celui qui voit la cause de la crise financière uniquement dans un manque de transparence et d’imputabilité juridique, ne voit sans doute pas que c’est bien plus notre modèle de société lui-même qui est en question. Un modèle économique qui se base sur la consommation continue et sans limites de ressources limitées, va dans la mauvaise direction. » Il a estimé que la cause plus profonde de la crise financière se situait dans « un ordre erroné des valeurs. »

Les évêques de la COMECE ont reçu le rapport « Une réflexion chrétienne sur le changement climatique » rédigé par le groupe d’experts qu’ils avaient mis en place en novembre 2007. Les évêques ont pris note des conclusions du rapport : le changement climatique est une question de survie pour une grande partie de l’humanité ; un leadership politique fort ainsi que, plus profondément, une réflexion et un débat éthique sont nécessaires pour convaincre les esprits mais aussi les cœurs des citoyens à se distancer du mode de vie prédominant, trop centré sur la consommation et notamment sur une consommation énergétique disproportionnée.

Dans ce même esprit, ils ont appelé au respect du repos dominical comme base du modèle social européen et facteur de réconciliation entre travail et vie familiale. Ces dernières années, le dimanche a été mis à mal dans les législations de nombreux Etats membres, à la faveur d’une vision politique libérale et consumériste. Dans le contexte de la crise économique actuelle, les évêques de la COMECE appellent les députés européens à prendre leurs responsabilités et à inscrire le dimanche comme jour de repos dans la Directive Temps de travail qui sera votée à la mi-décembre au Parlement européen.

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 22:19

FATIMA (Portugal), 13 oct 2007 (AFP) - L'envoyé du pape appelle à la "rébellion" face aux "seigneurs de ce temps"

Le cardinal Tarcisio Bartone, numéro deux du Vatican, a appelé samedi à Fatima (130 km au nord de Lisbonne) à la "rébellion" des chrétiens face aux "seigneurs de ce temps" qui "exigent leur silence en invoquant les impératifs d'une société ouverte".

Dans une homélie, le cardinal Bertone a dénoncé les "soi-disant seigneurs de ce temps (que l'on retrouve dans le monde de la culture et de l'art, de l'économie et de la politique, de la science et de l'information) qui exigent et sont prêts à acheter, voire même à imposer, le silence des chrétiens en invoquant les impératifs d'une société ouverte".

... il a également critiqué ceux qui, "au nom d'une société tolérante et respectueuse, imposent comme unique valeur commune la négation de toute valeur réelle et permanente".

"Face à de telles prétentions, le minimum que nous puissions faire est nous rebeller avec la même audace que les Apôtres", a déclaré le secrétaire d'Etat du Vatican, cité par l'agence Lusa.

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 14:33
23/09/2007 12:14
CITE DU VATICAN, 23 sept 2007 (AFP) - Le pape loue la solidarité, critique la logique "dominante" du profit


Le pape Benoît XVI a fait l'éloge dimanche de la solidarité et a dénoncé la "logique dominante du profit", qui augmente les inégalités, au cours de sa visite au diocèse de Velletri, à une trentaine de km au sud-est de Rome.

"La logique du profit, si elle est dominante, augmente l'écart entre les pauvres et les riches et (entraîne) une utilisation catastrophique de la planète", a dit le pape au cours de la cérémonie religieuse dans la cathédrale du diocèse qui fut le sien avant qu'il ne soit élu successeur de Jean Paul II.

"Lorsque la logique dominante est en revanche celle du partage et de la solidarité, il est possible d'invertir la route et de l'orienter vers un développement équitable pour le bien commun de tous", a-t-il ajouté.

"Au fond, il s'agit de décider entre égoïsme et amour, entre justice et malhonnêteté, en définitive, entre Dieu et Satan", a affirmé Benoît XVI.

"La vie est toujours un choix: entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre égoïsme et altruisme, entre le bien et le mal", a poursuivi le pape.

"Une décision fondamentale est donc nécessaire, le choix entre la logique du profit comme critère ultime de nos agissements et la logique du partage et de la solidarité", a conclu Benoît XVI.

Le pape a profité de la visite à son ancien diocèse pour offrir aux fidèles une colonne de bronze haute de 4 mètres qui lui avait été offerte il y a un an, lors de son voyage en Allemagne, par cent communes bavaroises qui voulaient ainsi marquer le déplacement du souverain pontife dans son pays natal et son 80e anniversaire, le 16 avril 2007.

Le souverain pontife est revenu sur la doctrine sociale de l'Eglise deux heures plus tard, au cours de la prière de l'Angélus qu'il a célébré à Castel Gandolfo, la résidence estivale des papes dans les environs de Rome.

"L'argent n'est pas +malhonnête+ en soi, mais plus que toute autre chose il peut enfermer l'homme dans un égoïsme aveugle. Il s'agit donc d'opérer une sorte de +conversion+ des biens matériels: au lieu de les utiliser uniquement pour son propre intérêt il faut penser aussi aux besoins des pauvres", a dit le pape.

"Le profit est naturellement légitime et, appliqué avec mesure, nécessaire au développement économique", a poursuivi Benoît XVI.

"La logique du profit et celle de la distribution équitable des biens ne sont pas contradictoires l'une avec l'autre pour peu que leur rapport soit bien ordonné", a-t-il assuré.

"La doctrine sociale catholique a toujours soutenu que la distribution équitable des biens est prioritaire", a-t-il tenu cependant à rappeler, évoquant les propos de son prédécesseur qui a estimé que "le capitalisme ne doit pas être considéré comme le seul modèle valide d'organisation économique".

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