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Christ Roi

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:34

Le blog de Francis Richard présente cet ouvrage :

 

St-Francois-de-Salles-RICHARDT.jpg

"Saint François de Sales et la Contre-Réforme" d'Aimé Richardt

 

Depuis vingt ans Aimé Richardt écrit en moyenne un livre par an. Hormis un livre sur Louis XV, tous ses livres sont consacrés à des personnages - ou à des thèmes - des XVIe et XVIIe siècles, de préférence religieux.

 

Cette fois, il s'est intéressé à un saint qui a joué un grand rôle dans la renaissance catholique en France voisine, François de Sales.

 

Le terme de Contre-Réforme est anachronique, puisque l'auteur précise en exergue de son livre qu'il n'apparaît qu'au XVIIIe siècle finissant sous la plume d'"un juriste de Göttingen, Johann Stefan Pütter (1776), pour désigner, non un mouvement d'ensemble, mais un retour opéré de force d'une terre protestante à des pratiques catholiques...".

 

Or, Saint François de Sales et la Contre-Réforme montre tout le contraire, à savoir que Saint François de Sales a opéré le retour de terres protestantes à des pratiques catholiques par la seule prédication de la charité fraternelle et par des prières ardentes.

 

Certes le saint savoyard se montrera ferme tout le long de sa vie, mais il sera doux tout à la fois. Ce que lui reprocheront des catholiques provocateurs tels que Jules Barbey d'Aurevilly ou intransigeants comme Léon Bloy.

 

Avant la naissance de François de Sales, dans les années 1530, les réformés, emmenés par Berne, convertissent Lausanne et Genève par la force, c'est-à-dire en dévastant et en détruisant des églises, en malmenant physiquement des prêtres, en leur donnant des ultimatums pour se convertir et en leur interdisant de dire la messe. En 1535, l'évêque de Genève est même contraint de quitter la ville...qui devient dès lors ville protestante.

 

François de Sales naît le 21 août 1567 au château familial situé près de Thorens, proche d'Annecy. Après être allé à l'école de La Roche (1573-1575), il fait trois années de collège à Annecy (1575-1578), avant d'être envoyé au Collège de Clermont à Paris, où il suit pendant quatre ans (1578-1582) le cursus de grammaire, de rhétorique et d'humanité. De 1582 à 1584 il suit les cours de lettres et d'arts libéraux à la Faculté des arts, puis de 1584 à 1588 ceux de philosophie et de théologie.

 

Pendant ce séjour parisien, durant six semaines, fin 1586 début 1587, il traverse une crise mystique "en découvrant les disputes théologiques sur la doctrine de la prédestination". Comme le dit l'évêque de Gap, Mgr Jean-Michel Di falco Léandri dans sa préface:

 

"Aujourd'hui, le débat s'est déplacé. La question, chez nombre de contemporains, n'est plus: "Suis-je sauvé ou non ?", mais: "Vais-je vers le néant ou non? Vais-je vers l'indifférencié ou non? Ne suis-je qu'un conglomérat de particules élémentaires ou non?"

 

Mais ce qui est remarquable, c'est que cette question, même si elle est déplacée, porte, elle aussi, en elle la question de la liberté de l'homme: "Mes gènes me conditionnent-ils ou non?"

 

Toujours est-il que c'est à Padoue où il poursuit des études de droit et de théologie (1588-1591) que François s'apaise après avoir lu, sur la recommandation de son confesseur, le livre du père jésuite Luis Molina sur La concordance du libre-arbitre avec les dons de la grâce.

 

En 1592, après être retourné en Savoie, François devient avocat à Chambéry en novembre. L'année suivante il décline les lettres patentes de sénateur que lui accorde le duc de Savoie, ce qui peine son père, qui est encore plus peiné d'apprendre que son fils aîné veut servir Dieu et qu'il vient d'être nommé prévôt du chapitre de Saint Pierre de Genève.

 

En 1594, François de Sales se rend en Chablais entièrement acquis, par la force, aux calvinistes (il n'y a plus qu'une poignée de catholiques). Non sans mal il va le convertir par la voie d'amour, en commençant par prêcher dans sa capitale, Thonon:

 

"C'est par la charité qu'il faut ébranler les murs de Genève, par la charité qu'il faut l'envahir, par la charité qu'il faut la reconquérir. Je ne vous propose ni le fer, ni la poudre dont l'odeur et la saveur évoquent la fournaise de l'enfer."

 

A cette occasion il va innover, en 1595, en ajoutant l'apostolat par la presse à ses prédications qui n'attirent au début que de faibles auditoires. Tant et si bien qu'à la Noël 1596 toutes ses entreprises de conversion, en dépit de multiples embûches dressées par les réformés, commencent à porter leurs fruits et se traduisent peu à peu par un renversement de la situation, qui ne sera complet qu'en 1598.

 

Tout le restant de sa vie François de Sales va promouvoir cette voie d'amour qui a si bien réussi au Chablais avec le retour à la foi catholique de ses habitants. Cette voie est pour lui applicable en toutes circonstances, même s'il échoue, en l'empruntant, à convertir Théodore de Bèze, qu'il rencontre à plusieurs reprises.

 

Quand il impose à Jeanne de Chantal des règles difficiles à observer, il lui écrit:

 

"Il faut tout faire par amour et rien par la force; il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance."

 

La vie de François de Sales est bien remplie. Il est coadjuteur, puis successeur de l'évêque de Genève. Il reprend en mains les prêtres de son diocèse dont il connaît toutes les villes. Il répond à tous ceux qui lui écrivent. Il fonde des monastères avec Jeanne de Chantal. Il écrit des livres, dont L'introduction à la vie dévote (qui a énormément de succès) et le Traité de l'amour de Dieu (qui en a beaucoup moins). Il convertit. Il prêche, souvent plusieurs fois par jour. Il voyage en Italie, en France. Il semble inépuisable.

 

Pourtant François de Sales tombe gravement malade par trois fois, en 1590, fin 1597 début 1598, en 1622. Il se rétablit les deux premières fois. Mais la troisième il est rappelé à Dieu, à 55 ans, ce qui n'est pas mourir jeune à l'époque.

 

Aimé Richardt nous restitue toute cette vie à l'aide de témoignages de contemporains, de citations de livres consacrés au saint, d'extraits des oeuvres elles-mêmes écrites par lui. Cette biographie est importante parce qu'elle nous montre un saint qui convertit par la persuasion et par le dialogue, qui aime les autres comme il aime Dieu et comme Dieu l'aime, qui est dévôt, c'est-à-dire d'une grande piété, ce qui va de pair pour lui avec la grande charité qui l'anime:

 

"Si la charité est une plante", écrit-il "la dévotion est la fleur...si elle est un baume précieux, la dévotion en est l'odeur."

 

En somme il s'agit d'un saint pour notre temps où, bien souvent, les imprécations, voire les injures, servent d'arguments, où beaucoup de choses sont imposées sans discussion, où il n'est pas question d'obtenir de consentement mais de contraindre.

 

Francis Richard

 

Saint François de Sales et la Contre-Réforme, Aimé Richardt, 270 pages, François-Xavier de Guibert

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Publié par Ingomer - dans Livres
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:00
Amoris laetitia a fait son premier martyr

“Amoris laetitia” a fait son premier martyr. Il s’agit d’un prêtre colombien, le P. Uribe Medina, qui a été frappé d’excommunication par son évêque, Mgr Rigoberto Corredor, qui déclare sans rire avoir appliqué le Droit canonique.

Il a été reproché au P. Uribe Medina de s’être “publiquement séparé de la communion avec le Pape et avec l’Eglise” en exprimant son désaccord avec le passage de l’Exhortation apostolique “Amoris Laetitia” qui concerne la communion des divorcés-remariés et contredit les enseignements de S. Jean-Paul II et de Benoît XVI.

La nouvelle de cette excommunication a été donnée par “Adelante La Fè” qui a également publié un enregistrement du témoignage en espagnol du prêtre.

Trois remarques :

1. Il est toujours très surprenant de voir les évêques n’avoir recours au Droit canonique que lorsque ça les arrange personnellement ;

2. On peut aujourd’hui enseigner n’importe quelle hérésie sur l’Eucharistie ou la virginité de Marie ou encore les miracles sans risquer la moindre sanction. La seule chose qui est très risquée, c’est de critiquer tel clerc bien en vue dans le microcosme des clérocrates bien installés ;

3. S’il fallait excommunier tous les prêtres - et les évêques ! - qui ont exprimé ouvertement leurs désaccords avec tel Pape et avec l’Eglise, bien des diocèses seraient aujourd’hui sans pasteurs.

Ainsi s'applique le Droit dans l’Eglise de ceux qui parlent tant de justice.

 

Pour en savoir plus, cliquer ici.

AMORIS LAETITIA FAIT SON PREMIER MARTYR : UN PRÊTRE COLOMBIEN QUI REFUSE DE DONNER LA COMMUNION AUX DIVORCES REMARIÉS

 

La rumeur surréaliste qui courait vient malheureusement d’être confirmée. Un prêtre colombien a bien été suspendu a divinis par son évêque pour avoir exprimé ses critiques et fait part de son désaccord avec la partie de l’exhortation apostolique Amoris Laetitia qui concerne la communion des divorcés-remariés. La nouvelle a été donnée par Adelante La Fè qui a également publié un enregistrement du témoignage en espagnol du prêtre.

 

Luis Alberto Uribe Medina, c’est son nom, prêtre du diocèse de Pereira, a été convoqué par son évêque, Rigoberto Corredor. Selon le communiqué du diocèse, le Père Uribe Medina a « exprimé en public et en privé son refus du magistère doctrinal et pastoral du Saint Père, surtout en ce qui concerne le mariage et l’eucharistie ». Il est inutile de préciser qu’il s’agit de la fameuse petite note du document qui contredit le magistère précédent, qui était celui de l’Eglise jusqu’en 2016, l’enseignement de Saint Jean-Paul II et de Benoît XVI ainsi que le catéchisme de l’Eglise catholique, toujours censé être valide.

 

Le communiqué du diocèse affirme qu’à cause de sa position, le prêtre s’est « séparé publiquement de la communion avec le Pape et avec l’Eglise ». Par conséquent, sur base du Code de Droit Canon, il a été considéré comme apostat, hérétique et schismatique, frappé de suspension Latae Sententia et déchu de sa position ecclésiastique.

 

Selon Adelante la Fè, qui a consulté plusieurs « sources fiables », la faute de Père Uribe Medina c’est d’avoir refusé d’appliquer les nouvelles normes d’accès à l’eucharistie pour les divorcés-remariés dont le premier mariage est encore valide.

 

Des voix analogues faisant état de sanctions canoniques à l’égard de prêtres qui ne veulent pas appliquer les normes permissives d’Amoris Laetitia circulaient déjà à la suite du communiqué dans lequel les deux évêques de Malte, Scicluna et Grech, avaient formulé des normes interprétatives qui en pratique permettaient aux fidèles de décider eux-mêmes de communier quelle que soit leur situation matrimoniale. Une rumeur selon laquelle l’évêque de Gozo, Mario Grech, aurait menacé de suspendre a divinis les prêtres réfractaires avait un temps circulé sur les réseaux sociaux.

 

L’évêque a démenti cette information dans un communiqué sur la page Facebook du diocèse où il affirme que « ce qui a été rapporté par certains médias au sujet de l’évêque Mario Grech, en particulier sur le fait qu’il menacerait d’une suspension a divinis les prêtres qui refuseraient de donner la communion aux divorcés remariés est absolument faux ».

 

C’est certainement une bonne nouvelle mais qui n’améliorera pas beaucoup le climat général. Un contexte de pressions, de menaces, d’intimidations (voir article précédent) dont l’origine proviendrait de l’entourage direct du Pape François, si toutefois les sources d’un journaliste bien informé comme Edward Pentin sont exactes. Il avoue d’ailleurs n’avoir jamais assisté à une chose pareille en trente-cinq ans d’expérience professionnelle dans le domaine.

 

Nous voyons des prêtres et des religieux dire et faire tout et n’importe quoi (NdT : de la négation à Noël de la virginité de Marie par le jésuite Juan Masia à l’appel à des musulmans à venir prier dans la chapelle de l’aéroport de Milan) et persister dans cette attitude sans que personne ne songe à entraver leur liberté d’opinion et d’expression.

 

Une telle réaction témoigne non seulement de la véritable nature de cette miséricorde dont on parle tant mais surtout d’une certaine nervosité. Alors que la demande respectueuse et persévérante d’éclaircissements soumise au Pape dans les « dubia » s’amplifie, la peur que les doutes et les résistances ne se répandent pousse le successeur de Pierre à réagir avec cette rigidité qu’il méprise tant. Sale temps pour l’Eglise.

 

Source : Marco Tosatti, La Stampa.

Amoris laetitia a fait son premier martyr
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Publié par Ingomer - dans Religion
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 00:00

Saint François de Sales, évêque et Docteur de l'Eglise (+1622) Saint François de Sales naquit au château de Sales, en Savoie, en 1567. Issu d’une vieille famille aristocratique du duché de Savoie, il choisit le chemin de la foi. Consacrant sa vie à Dieu, il renonça à tous ses titres de noblesse. Le futur saint était l'aîné de six frères et sœurs. Lors de son baptême, il reçut le prénom de "François" en vénération pour François d'Assise.

Nommer ce saint, c'est personnifier la vertu de douceur ; il fut le saint aimable par excellence et, sous ce rapport particulièrement, le parfait imitateur de Celui qui a dit : "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur." (1)

 Jeune homme, il mena la vie des anges. Prêtre, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les protestants.

Évêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un Pontife incomparable.  "On disait communément, écrit sainte Jeanne de Chantal, qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer." -- "Il avait un cœur tout à fait innocent, dit la même sainte ; jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de cœur. Jamais on n'a vu un cœur si doux, si humble, si débonnaire, si gracieux et si affable qu'était le sien."

Citons quelques paroles de François lui-même :

"Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur."

"Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer ! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon cœur ! Oh ! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité !"

Les armes de François de Sales étaient celles de l'amour. C'est d'ailleurs l'une de ses devises : "Rien par force, tout par amour".

François de Sales incarna de façon exemplaire, au cours d'une existence souvent harassante, les plus hautes vertus évangéliques au point d'être appelé le Docteur de l'amour. (2)

Saint François de Sales mourut à Lyon le 28 décembre 1622, le jour des saints Innocents.

Le 24 janvier 1623, ses restes ont été transportés à Annecy et portés à la vénération des fidèles dans la basilique de la Visitation; par la suite, le docteur de l'Eglise fut enterré dans l'édifice sacré qui porte son nom dans le centre-ville. Son coeur est toujours incorrompu, il est vénéré à Trévise dans le Monastère de la Visitation. (3)

 Il est élevé à la dignité de Docteur de l'Eglise par le pape Pie IX, en 1877.

Sources : (1) L'Evangile au quotidien; (2) Wikipedia; (3) Un évêque modèle : Saint françois de Sales, Corrispondenza Romana

 

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 23:00

Les commentateurs politiques avaient annoncé qu'une participation en-dessous de deux millions serait un échec et en-dessous d'un million cinq cent mille votants, la primaire du PS pour l'élection présidentielle serait une catastrophe. Or, dans la nuit de dimanche à lundi, après un bug du site des "primaires citoyennes", on s'est retrouvé lundi, en fin de matinée avec 350 000 votants de plus sans que cette participation supplémentaire n'ait modifié en rien les résultats des candidats, "pas même d'un seul dixième de point". Certains journalistes ont également pu voter deux fois...

Alors que 350.000 voix ont été comptabilisées entre dimanche soir et lundi matin, les scores des sept candidats sont restés identiques. Une hypothèse statistiquement quasi-impossible. Après avoir d'abord invoqué un «bug» informatique, le PS parle désormais d'une «erreur humaine» commise par «un permanent».

 

«Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup.» Restée célèbre depuis qu'elle a été prononcée par Martine Aubry pour attaquer François Hollande en 2011, cette petite phrase est plus que jamais d'actualité. Car lundi soir, 24 heures après la clôture des bureaux de vote de la primaire, aucune donnée définitive sur le niveau de participation au scrutin n'avait été officiellement communiquée. Ni par le Parti socialiste. Ni par la Haute autorité. Les derniers chiffres transmis ne portaient que sur 94,45 % des bureaux et faisaient état de 1 597720 électeurs.

 

Ce dernier chiffre est à prendre avec des pincettes. Car les soupçons de bidonnage qui l'entourent sont nombreux. Ainsi, le nombre de votants a d'abord été actualisé en temps réel sur le site des «primaires citoyennes», avant d'en disparaître mystérieusement dans la nuit de dimanche à lundi... Puis, de réapparaître lundi, en fin de matinée. Entre-temps, quelque 350 000 nouvelles voix avaient été comptabilisées et réparties sur l'ensemble des sept candidats. Mais sans que cela ne modifie en rien leur score. Pas même d'un seul dixième de point... À titre d'exemple, le score de Benoît Hamon est resté figé à 36,35 % alors que son nombre de voix est passé de 454041 à 582014. Idem pour les six autres candidats. Ce qui est statistiquement quasi impossible. De là à penser que le PS a joué aux apprentis sorciers... Plusieurs hypothèses. Ces 350 000 voix n'existent tout simplement pas et ont été opportunément «inventées» pour gonfler le chiffre total de la participation sans modifier les scores des candidats. Ces 350 000 voix existent bel et bien et, dans ce cas, se pose la question de leur répartition entre les candidats.

 

Certains journalistes ont pu voter deux fois...

 

Contacté par Libération, le président du Comité national d'organisation de la primaire, Christophe Borgel, a d'abord invoqué une défaillance informatique. «Il y a eu un bug, rien de plus. Et c'est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j'ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille», a-t-il tenté de déminer. Joint dans l'après-midi par Le Figaro, il s'est confondu en excuses et a dit «assumer les responsabilités». Mais, il a cette fois pointé l'«erreur humaine» d'«un permanent qui a fait un gros loupé». «Sachant que les résultats étaient stabilisés, je n'ai pas fait attention à leur répercussion. Qu'ils bougent de 0,2 point ou 0,3 point était le cadet de mes soucis, vu tout ce qu'il me reste à organiser en cette semaine d'entre-deux tours. Mais quand j'ai appris ce qu'il s'était passé, j'ai convoqué tout le monde dans mon bureau. La plupart de ceux qui étaient là ne m'avaient jamais vu gueuler. Ils ont découvert ce que ça donnait...», raconte-t-il. Contrairement à Thomas Clay, qui dit «ne pas bien comprendre cette polémique», Christophe Borgel assure qu'il «entend les interrogations légitimes» des journalistes. Il jure toutefois qu'il n'y a eu ni fraude ni manipulation. «Si c'était le cas, pourquoi nous serions-nous contentés d'1,6 million au lieu de monter à deux millions? Et comment croyez-vous que j'aurais pu convaincre des magistrats qui composent la Haute autorité de falsifier les chiffres?», interroge-t-il, conscient de l'image dévastatrice que renvoie cette situation.

 

On a connu des défenses plus convaincantes. D'autant que d'autres problèmes ont été constatés dimanche. Ainsi, certains journalistes sont parvenus à voter deux fois... Ces cafouillages créent du malaise au PS. En découvrant l'histoire, certains socialistes ont levé les yeux au ciel et soupiré. «Mais c'est pas vrai... Je vois très bien ce qui s'est passé. Ils étaient trop bas en participation et ils ont ajusté», avance-t-on dans le camp d'un candidat. Chez un autre, on minimise: «On reste dans le folklore socialiste. Tout cela s'inscrit dans la longue lignée des accidents qu'a déjà connus le Parti. Souvenez-vous, le congrès de Reims...» C'était en 2008 et des fraudes massives organisées par le camp de Martine Aubry avaient empêché Ségolène Royal d'être élue première secrétaire du PS. Une autre élue socialiste ironise sur cette «alchimie électorale qui, à force, va finir par leur péter entre les mains». Pour l'heure, aucun des principaux candidats ne s'est plaint des résultats. Après tout, le vainqueur quel qu'il soit aura besoin d'afficher une participation convenable pour légitimer sa candidature face à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Peu importent les bugs donc.

"Election présidentielle" : le PS soupçonné d'avoir truqué le résultat des primaires

Source: Primaire à gauche : le PS soupçonné d'avoir manipulé les chiffres du scrutin, Le Figaro, Par Arthur Berdah, François-Xavier Bourmaud Mis à jour le 23/01/2017 à 20:15 Publié le 23/01/2017 à 11:43

 

Dimanche soir, Jean-Christophe Cambadélis annonçait une participation entre 1,5 et 2 millions de votants, ajoutant qu'elle serait plus proche des 2 millions. Ce matin, Thomas Clay, président de la haute autorité de la primaire, a déclaré que le nombre de votants s'élevait à 1 603 518 sur 92,75 % des bureaux de vote. Sur le site de la primaire, on trouve 1 601 139 participants annoncés, sur 95 % des bureaux de vote. Selon Thomas Clay, les résultats finaux devraient être annoncés dans la journée et ne seront tout à fait validés que dans la semaine.

 

[...]

 

Sur son site internet, le journal Marianne explique « comment le PS nous a bernés ». L'article fait mention de la disparition du compteur de la participation aux alentours de 23 heures, ce dimanche, alors que le nombre de votants n'avait pas dépassé le million.

 

[...]

 

Le PS a-t-il gonflé les chiffres de la participation ? Le Parisien y est allé aussi de sa "désintox" en révélant que les sept mandataires des candidats du premier tour auraient reçu un état des lieux des votes lundi après-midi. Cet état des lieux n'est pas définitif. Il a établi à partir des données de 7 208 bureaux de vote, soit 300 de moins que le chiffre total. Et là, surprise ! Alors que le site de la primaire affiche toujours 1 601 139 votes, il se monte à 1 448 025 votants. Manque 153 114 bulletins de vote. Difficile de croire que ces bulletins se trouveront dans 300 bureaux...

 

Et ce n'est pas fini ! Une autre question surgit : en plus de nous berner sur la participation, le PS aurait-il bidouillé les résultats ? Sur Twitter, plusieurs personnes, dont les journalistes Hugo Clément et Olivier Auguste, ont pointé du doigt une autre anomalie sur le site. Dimanche, à 0 h 45, le site annonce 1 249 146 votants, avec les pourcentages associés. Lundi matin, à 10 heures, le même site annonce 1 601 138 votants (désormais passé à 1 601 139), avec des pourcentages tout à fait similaires. Comme le souligne Hugo Clément, la probabilité qu'avec 350 000 votes en plus, les pourcentages ne varient pas d'un centième est quasiment nulle.

"Election présidentielle" : le PS soupçonné d'avoir truqué le résultat des primaires

Source: Primaire de la gauche : participation, résultats, le grand n'importe quoi !, Par Le Point.fr, Modifié le 23/01/2017 à 20:33 - Publié le 23/01/2017 à 15:37 | Le Point.fr

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 12:39

De Diane Montagna sur le site « Aleteia », le 20 janvier 2017 : il y a des années, Sœur Lucia écrivait une lettre au cardinal Carlo Caffarra : « Toutefois, Notre Dame lui a déjà écrasé la tête »…

 

« La bataille finale entre Dieu et le royaume de Satan portera sur le mariage et la famille » confiait il y a plusieurs années Sœur Lucia dos Santos, une des trois voyantes de Fatima, au cardinal Carlo Caffara, alors qu’il travaillait à la fondation de l’Institut pontifical Jean Paul II d’études sur le mariage et la famille à Rome.

 

Le 16 février 2008, le cardinal Caffarra, alors archevêque de Bologne, se déplace à San Giovanni Rotondo pour célébrer une messe sur la tombe de saint Padre Pio. Après la messe, le cardinal a accordé une interview au média italien Teleradio Padre Pio, publiée sous le titre de « La voix de Padre Pio » dans l’édition de mars du magazine.

 

Dans l’interview, le cardinal parle également de sa dévotion pour Padre Pio, ainsi que de la profonde signification qu’ont ce dernier ainsi que d’autres mystiques dans le monde d’aujourd’hui.

 

Le cardinal Caffarra est le président fondateur de l’Institut pontifical Jean Paul II d’études sur le mariage et la famille. Il a également servi en tant que membre du Tribunal suprême de la signature apostolique, membre du Conseil pontifical pour la famille et membre de l’Académie pontificale pour la vie.

 

Il fut fait cardinal par le pape Benoît XVI en mars 2016. Il fut également l’un des 45 délégués choisis avec soin par le pape François pour assister au Synode ordinaire sur la famille de 2015.

 

Voici la traduction française de cette interview accordée par le cardinal Caffarra à Teleradio Padre Pio.

 

Monseigneur, vous avez récemment déclaré au Corriere della Sera avoir toujours eu une grande dévotion pour Padre Pio. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

 

 

Cardinal Caffarra : L’origine de ma dévotion pour lui remonte à mes débuts en tant que prêtre, à cause d’une expérience personnelle unique. Cela faisait des mois que j’étais prêtre et un frère prêtre est venu me voir. Il était bien plus âgé que moi et traversait une profonde crise de la foi. Il m’est difficile de décrire ce qu’une crise de la foi représente pour un prêtre… C’est tout simplement terrible ! Je lui ai dit : « Mon frère, je suis trop faible ; je ne me sens pas de porter un tel fardeau. Va plutôt voir Padre Pio ». Il y est allé et pendant qu’il parlait avec Padre Pio, il a eu une grande expérience mystique. Il a vécu de façon très intense la miséricorde de Dieu. Il est à présent un des meilleurs prêtres que je connaisse. Voilà, tout y est. C’est ainsi que tout a commencé.

 

Avez-vous vous-même déjà rencontré Padre Pio ?

Non, parce que je n’ai jamais eu le courage d’aller le voir, je craignais lui faire perdre son temps ! […] Je pense que Padre Pio s’inscrit dans la lignée des grands mystiques qui partagent cette caractéristique : tous portent avec intensité la Croix du Christ. En effet, leurs épaules supportent la plus grande tragédie humaine d’aujourd’hui : l’athéisme. Padre Pio, sainte Gemma Galgani, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Mère Teresa et le Curé d’Ars ont tous fait la profonde expérience de manger avec des pécheurs, de partager leur vie, de porter le poids de l’Agonie de Gethsémani, chacun à sa façon, témoignant ainsi de l’amour du Christ qui prend pour lui les souffrances de celui qui a quitté la maison de son Père et qui ne veut pas y retourner, même s’il sait dans son cœur qu’il y sera bien mieux qu’à garder des cochons… L’humanité s’imagine aujourd’hui pouvoir continuer à vivre comme si Dieu n’existait pas.

 

Il existe une prophétie de Sœur Lucia dos Santos, la voyante de Fatima dont le processus de béatification a commencé le 13 février [2008]. Elle concerne « la bataille finale entre le Seigneur et le royaume de Satan. » Et son champ de bataille, c’est la famille. La vie et la famille. Tous ne savent pas que Jean Paul II vous a demandé de mettre au point et de fonder l’Institut pontifical d’études sur le mariage et la famille.

 

 

C’est exact. Quand j’ai commencé cette œuvre que m’a confiée le Serviteur de Dieu [maintenant saint] Jean Paul II, j’ai écrit à Sœur Lucia de Fatima par l’intermédiaire de son évêque (on ne peut pas l’approcher de façon directe). Je ne m’attendais pas à obtenir une réponse de sa part puisque je ne lui demandais que des prières. Cependant, en l’espace de quelques jours, j’ai reçu une très longue lettre de sa main. Elle est maintenant dans les archives de l’Institut. On peut trouver écrit dedans : « La bataille finale entre le Seigneur et le royaume de Satan portera sur le mariage et la famille ». Elle ajoute également : « N’ayez pas peur : tous ceux qui travaillent à la sainteté du mariage et de la famille seront toujours combattus et l’on s’opposera à eux de toutes les façons possibles, parce que ce sont des points décisifs ». Enfin, elle conclut : « Toutefois, Notre Dame lui a déjà écrasé la tête ».

 

En parlant à Jean Paul II, on comprenait aussi que la sainteté du mariage était vraiment le point crucial puisqu’il a rapport au pilier de la création lui-même, à l’authenticité de la relation entre un homme et une femme, sur plusieurs générations. Quand on touche à un pilier fondateur, c’est toute la construction qui s’effondre. C’est ce à quoi nous assistons actuellement. Nous avons en effet atteint ce moment crucial, et nous le savons. Et je suis ému quand je lis les meilleures biographies de Padre Pio, de l’attention que portait cet homme à la sainteté du mariage et des époux, parfois même à l’occasion avec une rigueur justifiable.

 

Ref. « La bataille finale entre Dieu et Satan portera sur le mariage et la famille »

 

"Une sorte de schisme existe déjà dans l'Eglise" (Mgr Athanasius Schneider) Mgr Caffarra est l’un des quatre cardinaux signataires des « dubia » adressés au pape François sur certains aspects de son exhortation post-synodale sur la famille: « Amoris laetitia ».

http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2017/01/21/la-bataille-finale-entre-dieu-et-satan-portera-sur-le-maria-5901758.html

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Source : Belgicatho

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 00:00

Diacre et martyr espagnol du IVe siècle, Vincent l'un des plus illustres martyrs de Jésus-Christ.

Saint Vincent de Saragosse en prison. Peinture à l'huile. Auteur anonyme, école de Francisco Ribalta

Saint Vincent de Saragosse en prison. Peinture à l'huile. Auteur anonyme, école de Francisco Ribalta

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/18/PalazzoTrinci010.jpg/796px-PalazzoTrinci010.jpg

Jacobus de Voragine avec son ouvrage La Légende dorée entre les mains, œuvre de Ottaviano Nelli, Foligno, Italie.

 

La basilique du Pilar et le pont de pierre sur l'Èbre.Saint Vincent est né à Saragosse, en Espagne, où il fut diacre de l'évêque Valère. Ce dernier vieillissant souffrait d'un défaut d'élocution, aussi chargea-t-il Vincent de sa mission de prêcher et d'instruire les fidèles, fonction normalement dévolue à l'évêque. Lorsque vinrent les persécutions sous Dioclétien et Maximien, l'évêque et le diacre furent arrêtés et emprisonnés. Le procurateur Dacien les fit comparaitre, et Vincent prit la parole pour confesser leur foi commune. Dacien condamna alors Valère à l'exil et Vincent à la torture, en exemple. Ce dernier conserva un calme inaltérable, se réjouissant même selon la Légende dorée, avant de mourir le 22 janvier 304 (ce jour étant devenu celui de sa fête).

 

Vincent a été torturé sur une maie de pressoir, ce qui pourrait expliquer le fait qu'il soit saint patron des vignerons (symbolique du sang ayant coulé dans le pressoir à la place du vin, etc.) (Françoise Juhel, « Saint Vincent de Saragosse », émission Saint du jour sur RCF, 22 janvier 2013).

 

http://4.bp.blogspot.com/-zYalAOrV8_k/TxvwFf6J8cI/AAAAAAAADEE/NCWRuMFRzp4/s400/SDJ22JAN+-+Copie.jpg

Saint Vincent, Diacre et Martyr, consolé par des Anges.

 

Vainqueur du tyran, Vincent est retourné dans son cachot et soumis à de nouvelles tortures. Au milieu de la nuit, les anges viennent le consoler : 

 

"Réjouis-toi, lui disent-ils, bientôt ton âme, libre du joug de la chair, va prendre place parmi nous !"

 

 

Le corps de Saint Vincent jeté à la mer

Le corps de Saint Vincent jeté à la mer.

 

N'ayant pu le vaincre de son vivant, Dacien chercha à triompher de lui mort en exposant son corps en pleine campagne et en le livrant aux bêtes, mais un corbeau protégea sa dépouille. Dacien ordonna alors de lester le corps d'une pierre et de le jeter à la mer, mais il regagna le rivage plus vite que les marins qui avaient été chargés de cette tâche. Vincent apparut alors en vision à une dame, à qui il indiqua la position de sa dépouille.

 

Le corps de Saint Vincent défendu par un corbeau

Le corps de Saint Vincent défendu par un corbeau.

 

Ses restes auraient pu, selon certaines sources, être transportés à l'abbaye Saint-Benoît de Castres en 855 et à la Sé de Lisbonne en 1173. On raconte que durant ce dernier trajet, le navire les emportant aurait été escorté par deux corbeaux.

Selon d'autres, ils auraient été transportés en 779 au cap Saint-Vincent en Algarve (Portugal)

 

Saint Vincent est nommé dans le canon romain de la messe et son culte est universel. Il est fêté le 22 janvier.

 

Une « passion » en prose raconte le martyre de saint Vincent ; elle est mentionnée par saint Augustin. On a plusieurs sermons anciens en l'honneur de ce martyr.

 

Saint Vincent est notamment célébré pour la première fois par une hymne de Prudence dans son Peristephanon. Il est également mentionné par saint Paulin de Nole (353-431) et des poèmes lui ont été consacrés par Pierre Damien (1007-1072), Hildebert de Lavardin (1056-1133), Adam de Saint-Victor († 1146) notamment.

 

Statue de Childebert Ier au Louvre.Une relique (peut-être une étole) de saint Vincent fut rapportée d'Espagne en France, vers 543, par le roi mérovingien Childebert Ier (511-558), 4e fils de Clovis, à la suite d'une campagne au-delà des Pyrénées contre les Wisigoths. La ville de Saragosse assiégée l'aurait cédée pour éviter d'être prise. Le roi fit édifier une église, aux portes du Paris de l'époque, près de la voie romaine de Sèvres, pour l'honorer ainsi qu'une abbaye à proximité. Initialement dédiée à saint Vincent, l'abbaye prendra le nom d'un évêque qui l'administra, saint Germain, pour devenir l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

 

Chaque année, en Côte-d'Or, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin intronise de nouveaux membres, à l'occasion d'une fête viticole nommée La Saint-Vincent Tournante. Cette fête a lieu à chaque premier week-end suite au 22 janvier (voir à partir du 22 janvier même, s'il s'agit d'un samedi), et dont la responsabilité est chaque année donnée à une ville ou un village différent de Côte-d'Or.

Cette tradition est également perpétrée en Champagne mais à la différence que chaque confrérie se rassemble le week-end précédant dans une ville donnée: un an sur deux à Épernay et en alternance un an sur deux à Reims, Château-Thierry ou à Troyes. Ensuite les vignerons organisent cette manifestation pour chaque village viticole le 22 janvier.

Une tradition similaire se perpétue dans le terroir des vins de l'Orléanais. Ainsi, la culture de la vigne et l'élevage du vin ayant depuis longtemps marqué les communes de Bou, de Mardié et de Chécy, on y célèbre vers le 22 janvier, la Saint-Vincent, fête religieuse, et la Fête des vignerons, fête laïque.

 

Saint Vincent diacre et martyr

 

Il est représenté, comme saint Laurent, en costume de diacre, ayant pour attribut un lit de fer à pointes aiguës, des ongles de fer, une meule. Il est représenté aussi portant un bateau (ceci rappelant qu'il fut embarqué pour être jeté au large) ; ou avec une serpette, un seau et des grappes de raisin, en sa qualité de patron des vignerons et viticulteurs.

 

La vie de saint Vincent est connue notamment par le biais du poète Prudence (348-env. 415), auteur du Peristephanon. Son histoire est aussi racontée dans la Légende dorée, de Jacques de Voragine.

 

Sources: (1), (2), (3), (4)

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:48

John Fisher (painting).jpg Peu de temps avant son exécution par le roi d’Angleterre Henry VIII, Saint John Fisher avait déclaré :

La forteresse a été abandonnée par ceux qui avaient à la défendre.

En parlant d’un abandon de la forteresse, il ne faisait pas référence à une invasion du pays par une nation étrangère ou une horde de barbares ; il ne parlait pas du schisme provoqué par la convoitise du roi.

Il faisait uniquement allusion à la trahison de ses frères évêques qui, l’un après l’autre avait accepté et béni le faux mariage d’Henri VIII avec Anne Boleyn.

Ces évêques trahissaient ainsi l’unique Eglise fondée par Jésus-Christ, choisissant ainsi de perdre leur âme pour conserver une fonction (et leur tête) tout en sachant très bien ce qui était en jeu.

Ce qui est arrivé dans l’Angleterre du XVIe siècle est exactement ce qui se passe aujourd’hui dans bien des diocèses et à tous les niveaux, juste sous notre nez.

"La forteresse a été abandonnée par ceux qui avaient à la défendre" (S. John Fischer), une situation similaire à celle d'aujourd'hui
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:22
Le missel en français conforme à l’original latin ne paraîtra pas, l'universalisme de l'Eglise séloigne un peu plus

Pro Liturgia, Actualité du samedi 21 janvier 2017

 

Nous l’annoncions il y a quelques temps sur notre site : les évêques de France qui craignaient que la Congrégation pour le Culte divin (Cardinal Sarah) leur impose l’usage d’un missel en français conforme à l’original latin ont gagné. Ce missel ne paraîtra jamais puisqu’à la demande du Pape François, une commission a été constituée à la Congrégation pour le Culte divin pour réviser (liquider ?) l’instruction “Liturgiam authenticam”, en sorte que les célébrations en langues courantes puissent officiellement s’ouvrir à toutes les fantaisies. C’est-à-dire être soustraites à la doctrine, à la “lex credendi”.

Reconnaissons-le : la création de cette commission est ni plus ni moins qu’une estocade portée contre l’oeuvre de restauration liturgique menée par S. Jean-Paul II, Benoît XVI et le Cardinal Sarah.

Réaction d’un jeune catholique : « Je commence vraiment à être très inquiet quant à l’avenir de l’Eglise à court et à moyen terme. Je pensais que le pire était derrière nous ; je me suis probablement trompé : avec François et tous les progressistes qu’il installe à tous les postes de l’Eglise - ce qui va prolonger la complicité du haut clergé même après la fin du pontificat actuel -, il est à craindre que le pire soit devant nous. Rome va perdre complètement le contrôle de la chrétienté et ensuite ne pourra plus le reprendre. Si cette tendance se confirme, dans 50 ans l’Eglise ressemblera au monde protestant : il n’y aura pas deux diocèses, voire deux paroisses avec la même foi. Il faut être aveugle pour ne pas voir que nous nous acheminons de plus en plus vers la décomposition finale du catholicisme. » (catholicisme entendu au sens de S. Ignace d'Antioche, l'inventeur en 112 ap. J.-C. du mot grec  «kajolik´ov», «catholicos» 'catholique', qui avait déjà chez les auteurs grecs (Aristote, Zénon, Polybe) le sens d'universel, de général, de vrai en tout lieu et à toute époque, pour définir l'Eglise de Jésus-Christ, dans sa Lettre aux chrétiens de Smyrne (5, 8). NdCR.)

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 00:00
Sainte Agnès de Rome, vierge et martyre († 304)

La fête de ce jour nous rappelle un des plus touchants et des plus beaux triomphes de la foi chrétienne ; elle nous montre une faible enfant sacrifiant, pour l'amour de Jésus-Christ, tout ce que le monde a de plus séduisant : noblesse, fortune, jeunesse, beauté, plaisirs, honneurs.
 

Agnès, enfant de l'une des plus nobles familles de Rome, se consacra au Seigneur dès l'âge de dix ans. Elle avait à peine treize ans quand un jeune homme païen, fils du préfet de Rome, la demanda en mariage ; mais Agnès lui fit cette belle réponse : "Depuis longtemps je suis fiancée à un Époux céleste et invisible ; mon cœur est tout à Lui, je Lui serai fidèle jusqu'à la mort. En L'aimant, je suis chaste ; en L'approchant, je suis pure ; en Le possédant, je suis vierge. Celui à qui je suis fiancée, c'est le Christ que servent les Anges, le Christ dont la beauté fait pâlir l'éclat des astres. C'est à Lui, à Lui seul, que je garde ma foi."
 

Peu après, la noble enfant est traduite comme chrétienne devant le préfet de Rome, dont elle avait rebuté le fils ; elle persévère dans son refus, disant : "Je n'aurai jamais d'autre Époux que Jésus-Christ." Le tyran veut la contraindre d'offrir de l'encens aux idoles, mais sa main ne se lève que pour faire le signe de la Croix.
 

Supplice affreux pour elle : on la renferme dans une maison de débauche. "Je ne crains rien, dit-elle ; mon Époux, Jésus-Christ, saura garder mon corps et mon âme." Et voici, ô miracle, que ses cheveux, croissant soudain, servent de vêtement à son corps virginal, une lumière éclatante l'environne, et un ange est à ses côtés. Le seul fils du préfet ose s'approcher d'elle, mais il tombe foudroyé à ses pieds. Agnès lui rend la vie, et nouveau prodige, le jeune homme, changé par la grâce, se déclare chrétien.
 

Agnès est jetée sur un bûcher ardent, mais les flammes la respectent et forment comme une tente autour d'elle et au-dessus de sa tête. Pour en finir, le juge la condamne à avoir la tête tranchée. Le bourreau tremble ; Agnès l'encourage : "Frappez, dit-elle, frappez sans crainte, pour me rendre plus tôt à Celui que j'aime ; détruisez ce corps qui, malgré moi, a plu à des yeux mortels." Le bourreau frappe enfin, et l'âme d'Agnès s'envole au Ciel.

 

Lorsque le martyre d'Agnès fut consommé, ses restes furent recueillis et portés dans une villa de la famille, non loin de la voie Nomentane ; on a cru retrouver cette villa dans le monastère de Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

 

Quand la paix fut donnée à l'Église, les malades affluèrent au tombeau. Constance, qu'on a dite fille de Constantin le Grand fut guérie par l'intercession de sainte Agnès. Au tombeau de cette sainte, le pape Libère fit mettre des tables de marbre, sur l'une de ces tables, saint Damase inscrivit les louanges d'Agnès et y mentionna le nom de Constance. Cette princesse avait, en 321, résolu d'élever une basilique sur le tombeau : ce fut Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

 

Image illustrative de l'article Innocent IerVers 410, Innocent Ier mit la basilique et son cimetière sous la juridiction du prêtre titulaire de Saint-Vital. Les récits du V° siècle font allusion à la conservation du corps sous l'autel majeur de Sainte-Agnès-hors-les-Murs. Il y eut des réparations, sous Symmaque, Honorius Ier ; des dévastations par les Lombards en 755, puis des réparations sous Adrien Ier, en 773.

 

Près de la basilique se trouvait un monastère de religieuses basiliennes grecques auxquelles Léon III fit des dons magnifiques pour l'ornementation de l'église. En somme, jusqu'au IXe siècle, les reliques de sainte Agnès restèrent intactes dans le tombeau où l'on avait placé aussi le corps de sainte Émérentienne (23 janvier) ; sous Pascal Ier (817-824), les religieuses grecques furent remplacées par des bénédictines ; le corps de sainte Émérentienne fut tiré du tombeau, son chef resta à la basilique de la voie Nomentane, mais sans être placé sous l'autel. Le corps de sainte Agnès resta dans le tombeau, sous l'autel majeur ; le chef en fut détaché pour être porté dans la chapelle du palais pontifical du Latran, appelée Sancta sanctorum. En 877, Jean VIII pouvait emporter dans ses voyages le chef de sainte Agnès ; de là, diverses translations et repositions pendant les XIVe et XVIe siècles. Il était dans un reliquaire donné par Honorius III, on en a fait une reconnaissance en 1903.

 

Quant au corps de sainte Agnès, la reconnaissance qui en fut faite l'an 1605 en constate la présence à Sainte-Agnès-hors-les-Murs.

 

Une pratique annuelle observée dans cette basilique a quelque rapport symbolique avec sainte Agnès elle-même. Chaque année, après la messe solennelle du 21 janvier, l'abbé de Saint-Pierre-ès-Liens bénit deux agneaux qui ont été donnés à titre de redevance au chapitre de Saint-Jean-de-Latran ; les chanoines de ce chapitre desservent maintenant la basilique de Sainte-Agnès-hors-les-Murs ; ils offrent au pape ces deux agneaux bénits dont le soin est confié aux religieuses du couvent de Saint-Laurent in Panisperna ; elles en recueillent et tissent la laine pour la confection des palliums.

 

Outre la basilique de Sainte-Agnès-hors-les-Murs, Rome possédait plusieurs églises construites en l'honneur de sainte Agnès dont deux ont disparu : celle du Transtevere et S. Agnese ad duo furna ; en revanche, il existe encore, place Navonne, S. Agnese in Agone, à l'endroit même où s'élevaient les arcades du stade de Domitien, là où la tradition latine place l'exposition et le supplice de sainte Agnès.

 

A Paris, au début du XIIIe siècle, sainte Agnès possédait une chapelle, près des Halles, qui fut plus tard érigée en église paroissiale sous le vocable de Saint-Eustache où Augustin de Saint-Aubin a dessiné la châsse de sainte Agnès, telle qu'il la voyait, vers 1779, dans le recueil de Stockholm ; Lepautre sculpta une sainte Agnès sur le banc d'oeuvre.

 

Sources: (1) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Les saints du jour; (2) Missel.free

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 20:18

Il semble que lorsque le pape François déclara au journaliste Scalfari "chacun doit choisir et suivre le Bien et combattre le Mal selon l'idée qu'il s'en fait", il appliqua tout simplement la "liberté religieuse" du document Dignitatis humanae du Concile Vatican II, définissant un droit des individus à "être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres" (DH, 2) à sa nouvelle miséricorde dans Amoris laetitia.

 

Nous assisterions au développement d'une "liberté-miséricorde" qui consacre un anthropocentrisme négateur de la nature de l'homme, de sa fin dernière (Dieu) et donc de sa dignité : il ne peut pas en effet "être miséricorde d'accorder à l'homme de ne pas être ce qu'il est.." (Don Alfredo Morselli)

 

En laissant l'homme seul juge de son état, seule instance pour définir le Bien et le Mal objectif, "selon l'idée qu'il s'en fait", certes avec l'aide de son confesseur, mais tout de même selon l'idée qu'il s'en fait, seule instance à décider si il peut communier, même s'il vit dans une situation irrégulière, ne prend-on pas le risque de laisser cet homme à une conscience faussée, fort éloignée de la volonté de Dieu pour lui, le condamnant ainsi à l'erreur et à vivre enchaîné, dans un état contraire à sa liberté d'enfant de Dieu et à sa dignité ?

 

Dans la philosophie classique (allégorie de la Caverne de Platon) et la théologie catholique (Quanta Cura du pape Pie IX), l'homme éclairé, celui qui est sorti de la caverne, peut l'avoir été par la force d'une main extérieure. Il n'a trouvé la vérité et la liberté que par l'aide d'une personne extérieure, qui en quelque sorte l'a forcé à s'élever vers la vérité, lui-même ne pouvant y arriver par ses propres forces. Il dut lui-même, avec l'aide charitable de cette personne, se faire violence lui-même.

 

Tout indique que c'est de cet intervenant extérieur que l'on ne veut plus. Dans la nouvelle pastorale, l'homme ne doit plus avoir comme seul horizon que son moi, ce qui consacre un individualisme religieux obligatoire.

 

Cependant, le pape qui voudrait que l'homme ne soit pas contraint par des règles extérieures (la doctrine traditionnelle de l'Eglise sur l'indissolubilité du mariage) ou un confesseur "rigide", en revanche ne se gêne pas pour interdire les positions contraires aux siennes et la liberté de conscience des catholiques critiques sur Amoris laetitia.

 

Hilary White, ironique, résume : "La réalité objective ne compte pas et nous pouvons tous en décider pour nous-mêmes. Ce que nous ne comprenons pas, c'est que dans un vide-réalité, celui qui a le plus de pouvoir décidera pour nous."

 

Combien de doigts François lève-t-il maintenant ? Amoris Laetitia et la Soumission

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:40
Bataille du Mans de 1793 : Conférence d'Elodie Cabot (INRAP) sur les fouilles des 9 charniers révolutionnaires

Samedi 21 janvier 2017 (date anniversaire du rappel au ciel de Louis XVI), et à l'occasion de la réunion du Souvenir Vendéen à Paris chez les Pères du Saint-Sacrement, Maison Eymard (23 av. de Friedland, 8e Arrond. M° Etoile, Bus 22 Arrêt Friedland Balzac), Mme Elodie Cabot, anthropologue de l'INRAP, donnera à 16H une conférence sur les résultats de la fouille des charniers révolutionnaires après la bataille du Mans (1793), fouille dont elle fut la principale responsable.

D'après les divers témoignages, les 12 et 13 décembre 1793, entre 15000 et 20000 vendéens et chouans seront tués à l'intérieur de la ville du Mans, tant durant les combats qu'au cours des massacres, dont des femmes, enfants et prêtres, les autres dans les campagnes.

L'Inrap, à la suite de la découverte de plusieurs charniers place des Jacobins, situe le nombre de victime entre 2 000 et 5 000 (Le Mans : archéologie de la virée de Galerne)

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:33
Le 21 janvier 1793, la France révolutionnaire a coupé la tête du corps charnel du roi mais n'a pas touché à son corps mystique, dépositaire de la fonction de souveraineté

La France Royale existe, la monarchie nous a laissé un héritage tant spirituel que matériel formant toujours notre quotidien : le savoir-vivre à la française, les cathédrales, des entreprises prospères comme Saint-Gobain ou la cristallerie Saint-Louis, le code maritime utilisé actuellement par les navigateurs du Vendée Globe...

 

Louis XVI aimait la Royale, au pied de l'échafaud, il se préoccupa même du sort de La Pérouse. Grâce à la Marine le royaume s'était agrandi. Lors de l'opération de sauvetage des esclaves abandonnés sur une petite île aux larges de l'île Bourbon (île de la Réunion) et de l'île-de-France (île Maurice), le Chevalier de Tromelin, lieutenant des vaisseaux du Roi, y avait dressé le pavillon français. Ce 29 novembre 1776, la France prenait possession de l'île Tromelin au nom du Roi de France Louis XVI, De retour à l’île-de-France, les 8 survivants étaient déclarés libres. L’intendant donnait asile à l’enfant, à Eve, sa mère et à Dauphine, sa grand-mère. Le nourrisson était baptisé.

 

Ce 18 janvier 2017, l'héritage de Louis XVI aurait pu être bradé législativement à l'île Maurice sans la vigilance de 4 ou 5 députés "d'union sacrée" (LR, UDI, PS et FN) qui refusèrent avec le MEDEF l'abandon de notre souveraineté sur un territoire maritime aussi grand que l'Allemagne.

 

Le 21 janvier 1793, la France révolutionnaire a coupé la tête du corps charnel du roi mais n'a pas touché à son corps mystique, dépositaire de la fonction de souveraineté. Cet esprit issu de la culture royale demeure vivant chez certains de nos contemporains pourtant non "labellisés" royalistes.

 

Nicolas Chotard,

 

Président des Lys de France

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 00:00
Saint Sébastien, martyr († 288)

 

Sébastien, dont le père était de Narbonne et la mère, de Milan, fut cher à Dioclétien pour sa noblesse et sa bravoure. Il naît à Narbonne vers 260 ap. J.-C. de parents chrétiens. Adulte, Sébastien choisit de devenir archer dans une des nombreuses compagnies romaines. Il devint capitaine.

Chef de la première cohorte, il assistait les chrétiens, dont il partageait la foi en secret. Il encourageait par ses exhortations ceux qui chancelaient. De ce nombre furent Marc et Marcellin, deux jeunes patriciens, arrêtés comme chrétiens. Leurs parents, leurs amis les conjuraient d'éviter la mort en reniant leur foi; saint Sébastien, qui les visitait souvent, soutint leur courage, et convertit leurs pères, leurs mères, leurs femmes, leurs enfants et beaucoup d'autres païens.


Ces faits furent dénoncés à Dioclétien: il ordonna d'attacher Sébastien à un poteau et de cribler son corps de flèches. Ce genre de supplice était sans doute militaire. Sébastien fut laissé pour mort. Une sainte femme, Irène, le fit enlever, pendant la nuit, pour l'ensevelir; mais il fut retrouvé vivant. Elle le fit soigner chez elle et il se rétablit. Dès qu'il fut en état de sortir, le 20 janvier 290 il vint se mettre sur le passage de l'empereur, qui se rendait au temple; celui-ci fut d'abord terrifié de cette apparition. Le martyr lui reprocha de persécuter des sujets fidèles qui le servaient loyalement et priaient pour lui. Dioclétien passa de la stupéfaction à la fureur contre le jeune officier; il le fit battre de verges jusqu'à ce qu'il expirât sous les coups; puis il ordonna de le jeter dans un cloaque. Une pieuse chrétienne, Lucine, fit retirer son corps qui fut enseveli dans les catacombes, au lieu où s'éleva plus tard la magnifique église de Saint-Sébastien.

Traditionnellement, un tir est organisé autour du 20 janvier par chaque club ou compagnie pour fêter saint Sébastien.

* Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003

 

Claude Debussy: Le martyre de Saint-Sébastien (1911)

The Prélude to Act I (La cour des lys)

 

Debussy - Le Martyre de Saint Sébastien (II)
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 18:32

On se souvient que dans un entretien au journaliste italien Eugénio Scalfari, publié le 1er octobre 2013, le pape François avait expliqué comment il "changerait l'Eglise", en déclarant que "chacun a sa propre conception du Bien et du Mal et chacun doit choisir et suivre le Bien et combattre le Mal selon l'idée qu'il s'en fait. Il suffirait de cela pour vivre dans un monde meilleur."

Le Pape à Scalfari :"Ainsi je changerai l'Église." Entretien à Eugenio Scalfari, Reppublica.it, le 1er octobre 2013. Source: http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/

Le Pape à Scalfari :"Ainsi je changerai l'Église." Entretien à Eugenio Scalfari, Reppublica.it, le 1er octobre 2013. Source: http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/

Cette approche du pape François qui laisse à chacun le soin de définir le Bien et le Mal "selon l'idée qu'il s'en fait" sous-tend son exhortation Amoris laetitia, où le divorcé et civilement remarié pourrait, avec l'aide de son confesseur, accéder à la Communion, si sa conscience le laisse tranquille et lui permet de prendre cette décision. François justifie cet accès au sacrement au nom de la miséricorde de Dieu.

 

Un débat est ouvert aujourd'hui sur Le forum catholique : la "miséricorde" du Pape François est-elle la vraie miséricorde, ou n'est-elle qu'une fausse miséricorde ?

 

Pour Yves Daoudal, la "miséricorde" du pape François est "fondamentalement hérétique", une reprise de la "théologie" de Kasper :

 

Dans les psaumes, le mot miséricorde est associé 20 fois au mot vérité. « Toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité. » Si on met la vérité au placard (la vérité sur Dieu), on est sûr d’enseigner une fausse miséricorde.

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

Ici, ce serait "une forme d'immanentisme larvée, où Dieu n'est plus distinct du monde et de ses créatures, parce qu'il est enchaîné à ces derniers..."

Jusqu'ici la Miséricorde, la vraie, consistait à élever l'homme vers la vérité. Car l'homme est fait pour connaître la vérité. C'est sa nature.

 

La nouvelle miséricorde de François, en laissant l'homme seul juge de son état, seule instance pour définir le Bien et le Mal objectif, "selon l'idée qu'il s'en fait", certes avec l'aide de son confesseur, mais tout de même selon l'idée qu'il s'en fait, prend le risque de laisser l'homme à une conscience faussée, le condamnant ainsi à l'erreur et à vivre enchaîné, dans un état contraire à sa liberté d'enfant de Dieu et à sa dignité.

 

Combien de doigts François lève-t-il maintenant ? Amoris Laetitia et la Soumission On a ici le contraire de l'allégorie de la Caverne, cette allégorie du philosophe grec Platon (La République, Livre VII) qui a formé le fondement de ce que nous appelons maintenant la pensée et la civilisation "occidentale".

 

Cette philosophie, qui est aussi le fond de la tradition théologique catholique, enseigne que la réalité objective, immuable, et extérieure à l'homme, ne peut être changée par la fiat humain (sa volonté), ni laissée à sa conscience, "selon l'idée qu'il s'en fait", car cette idée peut être faussée si la conscience n'est pas éclairée, et tournée vers la vérité, la loi naturelle de Dieu. Et dans cette théologie classique, l'homme éclairé, celui qui est sorti de la caverne, l'a été par la force. Il a trouvé la vérité et la liberté par une main extérieure qui l'a forcé à s'élever vers la vérité. Lui-même a dû se faire violence :

 

"Imagine qu'on détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière. [...] Et si, on l'arrache de sa caverne par force, qu'on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu'on ne le lâche pas avant de l'avoir traîné jusqu'à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de ces violences? [...] Après cela, il pourra contempler les corps célestes et le ciel lui-même. [...] A la fin, ce sera le soleil. [...] Or, donc, se souvenant de sa première demeure, [...] et de ceux qui y furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu'il se réjouira du changement et plaindra ces derniers? [...] Comme le héros d'Homère, ne préférera-t-il pas mille fois n'être qu'un valet de charrue, au service d'un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions et de vivre comme il vivait?

[...] Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s'asseoir à son ancienne place : venant brusquant du plein soleil, n'aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres ? [...] Et ne diront-ils pas qu'étant allé là_haut il en est revenu aveugle, de sorte que ce n'est même pas la peine d'essayer d'y monter ? Et si quelqu'un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu'ils le puissent tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?

[...] Dans le monde intelligible l'idée du Bien est perçue la dernière et avec peine. [...] Le présent discours montre que chacun possède la faculté d'apprendre. [...] L'éducation est donc l'art qui se propose ce but, la conversion de l'âme. [...] Elle ne consiste pas à donner la vue à l'organe de l'âme, puisqu'il l'a déjà; mais comme il est mal tourné et ne regarde pas où il faudrait, elle s'efforce de l'amener dans la bonne direction.

[...] Ni les gens sans éducation et sans connaissance de la vérité, ni ceux qu'on laisse passer toute leur vie dans l'étude, ne sont propres au gouvernement de la cité, les uns parce qu'ils n'ont aucun but fixe auquel ils puissent rapporter tout ce qu'ils font dans la vie privée ou dans la vie publique, les autres parce qu'ils ne consentiront point à s'en charger, se croyant déjà transportés de leur vivant dans les îles fortunées...

[...] Il nous incombera donc d'obliger les meilleurs naturels à se tourner vers cette science que nous avons reconnue, [...] et à faire cette ascension; mais après qu'ils se seront ainsi élevés, gardons-nous [...] de rester là-haut, de refuser de descendre de nouveau parmi les prisonniers et de partager avec eux travaux et honneurs. [...] Commettrons-nous à leur égard l'injustice de les forcer à mener une vie misérable, alors qu'ils pourraient jouir d'une condition plus heureuse ?

[...] La loi ne se préoccupe pas d'assurer un bonheur exceptionnel à une classe de citoyens, mais elle s'efforce de réaliser le bonheur de la cité tout entière, en unissant les citoyens par la persuasion ou la contrainte, et en les amenant à se faire part les uns aux autres des avantages que chaque classe peut apporter à la communauté.

[...] La cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir, est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouve elle-même dans une situation contraire. [...] Si tu découvres pour ceux qui doivent commander une condition préférable au pouvoir lui-même, il te sera possible d'avoir un Etat bien gouverné; car dans cet Etat seuls commanderont ceux qui sont vraiment riches, non pas d'or, mais de cette richesse dont l'homme a besoin pour être heureux: une vie vertueuse et sage. Par contre, si les mendiants et les gens affamés de biens particuliers viennent aux affaires publiques, persuadés que c'est là qu'il faut en aller prendre, cela ne te sera pas possible; car on se bat alors pour obtenir le pouvoir, et cette guerre domestique et intestine perd et ceux qui s'y livrent et le reste de la cité. " (La République, Livre VII/515b-520c).

 

Il est même un devoir pour chaque homme qui a découvert la réalité objective de la décrire à son prochain resté plongé dans l'erreur, au risque, comme le Christ, d'y perdre sa vie.

 

On a un devoir de ne pas être une occasion de scandale, de péché, ou de "chute" pour son prochain : "Heureux celui qui ne se scandalisera point de moi" [Mt XI, 6. in Vulgate de S. Jérôme; autre traduction du même verset : "Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute!"; de même "celui qui scandalisera un de ces petits qui croient (en moi), il serait mieux pour lui qu'on lui attache autour du cou une meule à âne et qu'on le jette dans la mer." (Mc, 9, 42)]

 

Dès lors, laisser l'homme au jugement de sa seule conscience peut être un péché, si sachant qu'une personne vit dans une situation irrégulière, l'autorité pastorale ou juridique de l'Eglise lui enseigne qu'elle peut continuer ainsi sans rien changer, et même accéder à la sainte Eucharistie ! C'est laisser sciemment les fidèles attachés enchaînés au fond de la caverne et croire que leur péché est la vérité, au lieu de leur faire tourner la tête vers la lumière et la Vérité.

 

Précisons que dans l'allégorie de la caverne, la force est employée pour contraindre le prisonnier à s'élever vers la lumière et la vérité. Or, précisément, pour ceux qui aujourd'hui défendent l'exhortation Amoris laetita, il ne faudrait pas contraindre la personne enchaînée et prisonnière de ses mensonges, à s'élever vers la vérité. Il serait même un acte de miséricorde que de laisser la personne enchaînée..., de dépasser les textes qui affirment l'interdiction du divorce et l'indissolubilité du mariage. Ces textes seraient (si on les écoute), liberticides ! Ignorer ces textes et la tradition de l'Eglise, serait une libération... Pour eux, il s'agirait d'empêcher au confesseur, une personne extérieure à l'homme, de définir pour la personne vivant dans une situation irrégulière ce qui est bien et ce qui est mal à sa place. Il faudrait enlever à l’autorité pastorale ou juridique de l'Eglise le soin de définir ce à quoi l'homme a droit et ce à quoi il n’a pas droit, et laisser l'homme seul devant sa conscience. "Amoris Laetitia redonnerait ainsi au pénitent sa "dignité" à travers l’exercice de sa liberté et au nom d’une exigence qui, en réalité, est renforcée !" Ce sophisme est à lire ici sur le forum catholique :

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

La personne auteur de cette interprétation large d'Amoris laetitia (image ci-dessus) avance que "c’est la lecture des critères d’application d’AL par les évêques de Malte" qui lui "suscite cette réflexion" (sic). Ce à quoi on peut d'une part lui demander si elle a pris connaissance des dubia des Quatre cardinaux ? Et si elle peut y répondre ? Parce que jusqu'à aujourd'hui, le pape refuse d'y répondre :

 

1. Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84 et réaffirmées ensuite par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre "more uxorio" ?

Amoris laetitia n. 305 :

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

Amoris laetitia, note 351 (du n. 305) :

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

2. Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

 

3. Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

 

4. Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ?

 

5. Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ? (Fin des 5 dubia)

 

On peut aussi lui demander simplement si elle est au courant qu'un schisme s'est ouvert dans l'Eglise du fait d'Amoris laetitia (Tagespost) ? Que le Père Mark A. Pilon, prêtre du diocèse d'Arlington en Virginie (Etats-Unis), ancien président de la théologie systématique au Séminaire Mount St. Mary, a parlé des effets très diviseurs d'Amoris laetitia et des problèmes moraux que posent la nouvelle pastorale et pour qui "il ne faut pas croire que la solution à base de conscience personnelle va s'arrêter à la question des divorcés civilement et remariés. "Le même principe doit s'appliquer en dernier ressort aux unions homosexuelles, aux couples vivant en concubinage, et même à toute personne sexuellement active en dehors d'une union de mariage valide." Ce qui ne manquera pas de susciter "un torrent de solutions à base de 'for interne de la conscience', solutions à toutes les questions morales contestées" ?

 

Ou, si elle a pris connaissances des anathème du père dominicain Thomas Petri, vice-président et doyen de la Faculté Pontificale de l'Immaculée Conception de la maison d'études dominicaines, pris à l'encontre des interprétations hétérodoxes d'Amoris Laetitia ?

Si elle a pris connaissance de la déclaration de Mgr Benno Elbs, évêque de Feldkirch (AU) à propos d'AL : "L’enseignement est modifié dans la mesure où les fidèle peuvent maintenant décider en conscience de ce qu’ils peuvent faire" (Mgr Benno Elbs)

 

A-t-elle également lu la remarque du père Thomas Michelet, dominicain chargé de cours de sacramentaire à l’Angelicum, sur le site Famille Chrétienne au sujet du risque d'une "double morale" ?

 

"Que penser de la note 351, qui semble introduire une forme d’ambiguïté ?

 

C’est la suite de la distinction précédente entre les deux plans, dont on tire la conclusion. Dans une « situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement » (n. 302), la note 351 évoque « l’aide des sacrements » ; alors que le point de vue objectif dans Familiaris consortio et le Canon 915 s’y oppose.

 

Les deux plans (objectif et subjectif) ne sont pas suffisamment intégrés. On risque alors d’aboutir à la « double morale » que dénonçait Veritatis Splendor (n. 56) et que veut éviter Amoris laetitia (n. 297) : d’un côté une morale de l’objectivité qui parle de péché grave et interdit l’accès au sacrement ; de l’autre une morale de la conscience qui le nie.

 

Si l’on veut que « Amour et Vérité se rencontrent » (Amoris laetitia et Veritatis Splendor), il faut articuler les deux plans en rappelant que le « discernement selon l’enseignement de l’Église » (AL 297) doit viser la réception de la norme au for interne, la prise de conscience de la contradiction objective, et ainsi la décision mûre de ne plus communier tant que cette contradiction ne sera pas pleinement résolue en vérité."

 

D'autre part, cette personne dans la phrase "Amoris Laetitia redonne au pénitent sa dignité à travers l’exercice de sa liberté et au nom d’une exigence qui, en réalité, est renforcée !", affirme en même temps au moins trois erreurs.

 

La première laisse entendre qu'Amoris laetitia redonnant au pénitent sa dignité au travers de l'exercice de sa "liberté" signifie que pendant deux mille ans l'Eglise a été une institution liberticide qui a combattu la dignité de l"homme ! La deuxième prétend que l'homme laissé à son choix de faire le mal devient "digne" de pouvoir faire le mal devant Dieu... La troisième erreur laisse entendre que l'exigence de faire le bien est également compatible avec le choix et la réalisation du mal, avec la bénédiction de l'Eglise. L'ensemble serait un acte de libération, faire le bien ou faire le mal étant indifférent. On n'est pas loin du satanisme, de cette fausse "liberté" de Satan qui disait vous pouvez manger du fruit de l'arbre, "vous n'en mourrez pas!" (Gn, 3:4)

 

Ces sophismes sont contraires à notre civilisation gréco-latine et chrétienne. Nous plongeons dans un univers tyrannique où l'homme d'Eglise lui-même est supprimé, devient inutile, ainsi que les sacrements de l'Eglise (la confession, la nécessité de la pénitence) et où les textes et l'autorité pastorale ou juridique de l'Eglise, eux-mêmes, deviennent liberticides ! C'est une conception erronée et une corruption de la liberté qui ne se trouve qu'en Dieu, et non en dehors de lui.

Ici, nous pouvons lire ce commentaire :

 

TOUTE la Tradition dit que le mariage est indissoluble ainsi que le rappelle le Concile de Trente :
 

Canons sur le sacrement du mariage (CONCILE DE TRENTE)

1807
7. Si quelqu'un dit que l'Eglise se trompe quand elle a enseigné et enseigne, conformément à l'enseignement de l'Evangile et de l'Apôtre Mt 5,32 Mt 19,9 Mc 10,11-12 Lc 16,18 1Co 7,11 que le lien du mariage ne peut pas être rompu par l'adultère de l'un des époux, et que ni l'un ni l'autre, même l'innocent qui n'a pas donné motif à l'adultère, ne peut, du vivant de l'autre conjoint, contracter un autre mariage ; qu'est adultère celui qui épouse une autre femme après avoir renvoyé l'adultère et celle qui épouse un autre homme après avoir renvoyé l'adultère : qu'il soit anathème.


François laisse entendre qu'un divorcé-remarié peut dans certains cas aller communier...

François est-il anathème ?

Pour toutes ces raisons, nous pouvons parler d'une nouvelle et d'une fausse miséricorde, dès lors que la nouvelle "miséricorde" consacre un anthropocentrisme négateur de la nature de l'homme et de sa fin dernière (Dieu). Ce dernier aspect insistant sur la nature de l'homme a bien été mis en lumière par Don Alfredo Morselli pour Messainlatino.it, dans l'article "Amoris Laetitia: la logique de l'hérésie" : "Il ne peut pas être miséricorde d'accorder à l'homme de ne pas être ce qu'il est.."

"Amoris Laetitia: la logique de l'hérésie", Don Alfredo Morselli sur Messainlatino.it, le 27 décembre 2016, "Corrispondenza Romana"

"Amoris Laetitia: la logique de l'hérésie", Don Alfredo Morselli sur Messainlatino.it, le 27 décembre 2016, "Corrispondenza Romana"

"Il ne peut pas être miséricorde d'accorder à l'homme de ne pas être ce qu'il est.. La loi guide l'homme à vivre selon sa propre nature, qui est comme l'a dit S. Thomas d'Aquin, de réaliser en lui-même l'image de Dieu. ("... restat consideremus ut de eius imaginer, idest de homine, secundum quod est et ipse suorum operum principium, presque liberum arbitrium habens et suorum operum potestatem": S. Th Objection pr.)

 

Satisfaire un acte mauvais revient à dire à l'homme : "comme je suis miséricordieux, je vous accorde de ne pas construire en vous l'image divine" : l'alternative n'est pas seulement l'absence du bon, mais la mort, salaire du péché, le résultat funeste que le diable essaie de cacher: "vous ne mourrez pas!" (Gen 3.4.)

 

Il ne peut pas être la miséricorde de faire croire à l'homme qu'est bien ce qui est son mal, et d'encourager les deux personnes qui ne sont pas mari et femme à vivre comme si elles l'étaient.

 

Et il ne peut pas être la miséricorde le fait d'assumer un sacrement qui signifie l'union parfaite avec le Christ par la foi et la charité, quand cette union n'est pas parfaite et en acte, mais est imparfaite en foi et en charité : et donc les espèces consacrées sont supposées être emprisonnées dans un corps, sans pouvoir en aucune façon bénéficier à cette personne qui les reçoit sans les dispositions nécessaires.

 

La conception volontariste de la loi [la définition par l'homme du Bien et du Mal "selon l'idée qu'il s'en fait" NdCR.] est une sorte de méta-hérésie qui imprègne l'atmosphère ecclésiale aujourd'hui, l'humus dans lequel se développent aujourd'hui l'une, ou tantôt l'autre de ces hérésies." Suite

Enfin, l'homme a été créé pour connaître la vérité, louer, aimer et servir Dieu, Notre Créateur et notre fin. C'est tout l'enseignement traditionnel de l'Eglise. Laisser l'homme à son seul jugement du bien et du mal, selon l'idée qu'il s'en fait, c'est prendre le risque de lui cacher que Dieu, Notre Créateur, est aussi notre fin, notre seule joie, notre seule Espérance. C'est aussi prendre le risque de lui cacher qu'il est du devoir de l'homme de rapporter tout ce qu'il fait à ce but, et qu'il doit se conformer à la vérité, s'il veut être heureux en atteignant la vérité.

"Je suis le chemin, la vérité et la vie; nul ne vient au Père que par moi."

Evangile selon S. Jean, XIV, 6.

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent.

Evangile selon S. Mathieu, XI, 12

Saint Grégoire, pape et docteur de l'Eglise (+ 604) "L'ancienne Loi...frappait les pécheurs par des peines rigoureuses, mais sans les ramener à la vie par la pénitence. Mais Jean Baptiste, annonçant la grâce du Rédempteur, prêche la pénitence afin que le pécheur, mort par suite de son péché, vive par l'effet de sa conversion : c'est donc vraiment depuis lors que le Royaume des cieux s'est ouvert à ceux qui le prennent de force.

 

Qu'est-ce que le Royaume des cieux, sinon le séjour des justes ?... Ce sont les humbles, les chastes, les doux, les miséricordieux qui parviennent aux joies d'en haut. Mais quand les pécheurs...reviennent de leurs fautes par la pénitence, eux aussi obtiennent la vie éternelle et entrent dans ce pays qui leur était étranger. Ainsi..., en enjoignant la pénitence aux pécheurs, Jean leur a appris à faire violence au Royaume des cieux." (S. Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église, Homélie 20 sur les Evangiles, § 14 )

Dans la parabole de la porte étroite en Luc 13:24, le Christ nous avertit: "Luttez pour entrer par la porte étroite; car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas."

 

Et en Matthieu 7:13-14 : "Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent; car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent!"

 

"Celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 10:31
Rachida Dati : Nathalie Kosciusko-Morizet investie de la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements) «sur ordre de "je ne sais qui"»

Initialement investie dans la plus risquée 11e circonscription (XIVe arrondissement), Nathalie Kosciusko-Morizet a finalement été investie pour les législatives dans la 2e circonscription de Paris (le fief de François Fillon), passant ainsi devant Rachida Dati grâce à un discret accord de dernière minute. 

 

«Mais le plus scandaleux, c'est la méthode», s'étrangle encore l'eurodéputée, qui dénonce une décision prise «en catimini et sur ordre de “je ne sais qui”», en totale contradiction avec le Conseil national de samedi. «Ça c'est la preuve du double discours: par devant, on prétend rassembler et par-derrière on coupe les têtes en silence!». [1] (Le Figaro)

Rachida Dati : Nathalie Kosciusko-Morizet investie de la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements) «sur ordre de "je ne sais qui"»

Source:  Furieuse de n'être pas investie aux législatives, Dati étrille Fillon et NKM, Le Figaro, Par Arthur Berdah Mis à jour le 19/01/2017 à 10:04 Publié le 19/01/2017 à 08:14

Retour en arrière pour comprendre. En 2014, pour justifier son abstention sur le vote de la loi sur le "mariage" pour tous, Nathalie Kosciusko-Morizet avait déclaré : "Ce n’est pas un refus de choisir, mais une abstention militante et engagée". Par ailleurs candidate UMP à la mairie de Paris, NKM perdit l'élection au soir du 2e tour, dimanche 30 mars 2014, face à la socialiste Anne Hidalgo qui remporta cette élection avec 92 conseillers de Paris contre 71 pour la droite. Anne Hidalgo récolta en moyenne 55 % des suffrages pour le second tour, NKM seulement 42 % des voix. Une synthèse des résultats des municipales 2014 à Paris fut donnée par le site "L'Internaute" :

NKM perd l'élection municipale à Paris en 2014

NKM perd l'élection municipale à Paris en 2014

NKM prise à son propre jeu La défaite de NKM aux municipales de Paris fut une sanction des électeurs de la Manif pour Tous qui reproduisirent à son encontre sa phrase sur leur bulletin de vote : "ce n’est pas un refus de choisir, mais une abstention militante et engagée". Ce fut pour NKM autant de voix en moins pour sa candidature...

 

Quelques mois avant cette élection remportée par la socialiste Anne Hildago, Nathalie Kosciusko-Morizet était allée plancher le 11 juin 2013 devant les "frères" francs-maçons du "Grand Orient de France", rue Cadet à Paris. La franc-maçonnerie s'assurait ainsi des deux côtés, de leurs candidats, à droite comme à gauche :

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nkm-les-francs-macons-d-abord_1254513.html

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nkm-les-francs-macons-d-abord_1254513.html

Nathalie  Kosciusko-Morizet, rejetée par les électeurs à chaque élection, mais replacée systématiquement par l'oligarchie devant les projecteurs et remise en selle à chaque élection, le «sur ordre de "je ne sais qui"» désigne une instance supérieure où François n'a pas les mains libres et où d'autres personnes tirent les ficelles en coulisse. Rachida Dati vient de se rendre compte de la réalité de l'oligarchie à ses dépends.

 

Lire : Elysée 2017 : François Fillon choisi par le groupe Bilderberg comme prochain président de la république ?

 

Que Nathalie  Kosciusko-Morizet ait perdu les municipales en 2014 n'est pas un problème pour l'oligarchie qui la remet en selle en l'investissant dans la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements), le fief de françois Fillon : elle n'est pas belle leur "démocratie" ? Et après ils font les étonnés de la défiance des Français pour les institutions de la "république"...

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 06:25
La "Conscience" ne peut pas justifier la communion pour les remariés, a déclaré l'évêque de l'Ordinariat

Source: ‘Conscience’ cannot justify Communion for the remarried, says Ordinariate bishop,Catholic Herald,  by Staff Reporter, posted Wednesday, 18 Jan 2017

 

L'Ordinariat regroupe les convertis venant de l'anglicanisme.

 

Traduction Chris-Roi

 

Mgr Steven Lopes, chef de la branche américaine de l'ordinariat, a publié une lettre pastorale qui réaffirme l'enseignement traditionnel de l'Église sur la communion pour les remariés.

Vendredi, les évêques de Malte ont déclaré que les personnes remariées pourraient trouver "impossible" de vivre comme frère et sœur, et pourraient donc prendre la communion s'ils se sentaient "en paix avec Dieu".

Mais le document de l'Ordinariat, qui a été envoyé aux 42 paroisses ordinaires et aux communautés des États-Unis, répète l'enseignement des papes, y compris de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Il dit que les couples divorcés et civilement remariés ne peuvent recevoir la communion que s'ils sont "engagés à la continence complète".

Dans le document de 16 pages intitulé Une Vérité engagée, l'évêque Lopes affirme que l'indissolubilité fait partie de la nature du mariage et que les dogmes de l'Eglise "illuminent le chemin de la foi".

Sur la question de l'Eucharistie, il écrit que, avant de recevoir la communion, un catholique doit avouer tout péché objectivement grave, et prendre une résolution de ne pas commettre de nouveau le péché - dans ce cas, l'adultère -.

L'évêque écrit: "Un couple civilement remarié prenant fermement la décision de la chasteté complète résout ainsi de ne pas pécher de nouveau, ce qui diffère en nature d'un couple civilement remarié qui n'a pas fermement l'intention de vivre la chasteté, bien qu'ils puissent ressentir de la tristesse pour l'échec de leur premier mariage. Dans cette situation, ils ne reconnaissent pas que leur impudicité, c'est-à-dire l'adultère, est gravement erronée, ou qu'ils n'ont pas fermement l'intention d'éviter le péché.

Le document dit qu'une résolution ferme de modifier est une étape nécessaire avant de recevoir la communion. "A moins que et jusqu'à ce que les remariés civils prennent honnêtement l'intention de s'abstenir entièrement de relations sexuelles, la discipline sacramentelle ne permet pas la réception de l'Eucharistie", dit-il.

Le document maltais prétendait qu'une telle résolution pouvait être "impossible" et qu'une "conscience informée et éclairée" pouvait décider de recevoir la communion.

L'évêque Lopes dit, en revanche, que la résolution est difficile mais possible, puisque Dieu "ne nous abandonne jamais dans notre faiblesse et notre besoin". Il rejette également l'idée que la conscience puisse trouver des "exceptions" aux interdictions morales absolues, comme celles de l'adultère. Plutôt: "La parole de Dieu et l'enseignement autoritaire de l'Église fournissent une vérité permanente pour l'éducation de la conscience".

Citant le Catéchisme, l'évêque ajoute : "La conscience n'est pas une loi en elle-même, et la conscience ne peut à juste titre écraser la sainte loi de Dieu, car la conscience 'témoigne de l'autorité de la vérité' mais ne crée pas cette vérité."

Citant également l'enseignement de S. Jean-Paul dans Familiaris Consortio, "l'interdiction de l'adultère n'admet aucune exception et le discernement à l'égard de la culpabilité individuelle et la croissance ne nous permet pas de considérer la loi comme un simple idéal à réaliser à l'avenir." Il aussi cité l'enseignement de Jean-Paul II selon lequel il n'existe pas de "différents degrés ou de formes de précepte dans la loi de Dieu pour différents individus et situations."

Le document dit que ceux qui vivent en tant que frère et sœur peuvent recevoir la communion quand il y a des "raisons sérieuses", comme la nécessité de prendre soin des enfants, ce qui les empêche de se séparer entièrement. Il dit aussi que la réception de la communion doit éviter les "occasions de confusion et de scandale".

Ailleurs dans le document, Mgr Lopes explique comment accompagner les divorcés et se remarier. Il dit qu'un tel accompagnement commence "en rappelant aux gens dans cette circonstance qu'ils sont aimés de Dieu et qu'ils restent des membres chéris de l'Église".

Il recommande également que les divorcés remariés civilement examinent si leur premier mariage était valable et s'il est possible de demander une annulation.

Mgr Lopes affirme que Amoris Laetitia doit être protégé contre ceux, y compris les médias laïques, qui "l'abuseraient pour promouvoir des pratiques contraires à l'enseignement de l'Église".

La plupart des membres de l'ordinariat sont d'anciens anglicans, et le groupe conserve les traditions anglicanes tout en étant entièrement catholique. Mgr Lopes a dit qu'il pourrait donc s'appuyer sur l'expérience de différents enseignements dans la Communion anglicane, qui a souvent accueilli le divorce, la contraception et les unions homosexuelles. "Cette communion (anglicane) en conséquence s'est fracturée compte tenu que le simple enseignement de l'Écriture, de la Tradition et de la raison a été rejetée."

Mgr Lopes a noté que la communion anglicane a également permis la communion pour les remariés.

L'évêque a déclaré que les anciens anglicans devenus catholiques par l'intermédiaire de l'Ordinariat ne subissent pas l'enseignement catholique "comme étranger ou externe, mais comme le nôtre.  L'indissolubilité du mariage est notre propre enseignement, trouvé dans l'Écriture, dans Notre Seigneur, dans notre liturgie, dans la raison et dans la nature même du mariage, et dans la Tradition de l'Église dont nous faisons partie."

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 00:00
Saints Marius, Marthe, Audifax et Abacum, martyrs († 270)

Marius était un notable perse qui s'était converti avec son épouse Marthe et ses deux enfants Audifax et Abacum.

Il  se trouvait avec sa famille à Rome en pélerinage sous le règne de Claude le Gothique (268-270) pour vénérer le tombeau des saints apôtres Pierre et Paul. Ils aidaient la communauté chrétienne à soulager les victimes de la persécution, à visiter les prisonniers et à ensevelir dignement les chrétiens exécutés, quand ils furent reconnus comme chrétiens.

Arrêtés, le juge Muscianus les fit torturer mais ils n'abjurèrent pas. Refusant toute proposition d'idolâtrie, ils furent condamnés : les trois hommes furent décapités et Marthe périt noyée.

 

Sources : (1) L'Evangile au quotidien, (2) Wikipedia, (3) Nominis

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 18:49
Eugénisme - un charlatan vient prêcher le contrôle des naissances au Vatican

L'homme, figure phare du contrôle des naissances, vient donner des leçons au Vatican sur la façon de sauver la planète en sacrifiant les hommes. Cela semble incroyable et pourtant c'est vrai. Nous parlons de Paul R. Ehrlich, biologiste américain devenu célèbre en 1968 avec le livre "The Population Bomb", la bombe démographique. Ce fut le début d'une gratifiante (pour leurs auteurs) saison de publications éco-catastrophique dans lesquelles l'homme était la véritable cible.

Tout naturellement, la présence de Ehrlich au Vatican a déjà suscité des protestations de la part de groupes pro-vie et d'associations américaines pro-famille, et pas seulement pour des raisons morales, mais aussi pour des raisons scientifiques : que pourrait jamais dire de si intéressant un Ehrlich qui a eu tout faux dans toutes les prévisions faites à l'époque avec tant de complaisance? "La bataille pour nourrir l'humanité tout entière est définitivement perdue", ainsi commençait le livre "The Population Bomb", qui annonçait dix millions de décès dûs à la faim, chaque année, aux États-Unis dès les années 70 du siècle dernier, ainsi que des centaines de millions qui auraient dû se produire en Chine et en Inde en raison de l'explosion démographique. Pourtant, si la population mondiale était à cette époque d'environ 3 milliards d'êtres humains, cette population a plus que doublé depuis près de quarante ans; non seulement ces sombres prédictions ne se sont pas vérifiées, mais on observe également que la population souffrant de malnutrition et de sous-alimentation a diminué en termes absolus et en pourcentage.

Un charlatan donc, mais aux yeux des Académies pontificales évoquées ci-dessus, c'est un scientifique qui peut apporter une contribution importante à la sauvegarde de la planète, chose qui semble être maintenant la principale préoccupation des instances du Vatican.

Sources : BelgiCatho http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2017/01/17/le-vatican-va-t-il-soutenir-les-politiques-de-controle-des-naissances.html

 

Diakonos.be

https://www.facebook.com/www.diakonos.be/posts/1824224327834675

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 17:13
Prière de S. Augustin « N'avoir de joie ni d'espérance qu'en Dieu »

Prière de S. Augustin « N'avoir de joie ni d'espérance qu'en Dieu »

 

Saint Augustin figuré dans ses vêtements épiscopaux, tenant à la main soit un livre (il est Père de l'Eglise et Docteur), soit un coeur enflammé, éventuellement percé de flèches, symbole de sa recherche de Dieu brûlante d'amour Que je vous connaisse, Ô mon Dieu, que je vous connaisse ainsi que je suis connu de vous. Entrez dans mon âme, unique force de mon âme, et rendez-la si pure par votre souveraine pureté qu'elle soit toute remplie et toute possédée de vous, et qu'elle n'ait plus ni tache ni ride. C'est là le but de mes espérances : c'est là le mouvement qui anime mes paroles : c'est là le sujet de toutes mes joies, de toutes mes véritables et mes légitimes joies.

Car pour toutes les autres choses de la vie, les unes méritent d'autant moins d'être pleurées qu'on les pleure davantage, et les autres sont d'autant plus déplorables qu'on les pleure moins.

[...] Quand je vous cherche, mon Dieu, je cherche la vie bienheureuse, et je vous chercherai afin que mon âme vive, puisque c'est de vous que mon âme tire sa vie.

[…] Mais, Ô mon Dieu que j'adore, ne souffrez pas que votre serviteur se laisse jamais porter à croire que toutes sortes de joies soient capables de nous rendre heureux : car cela n'appartient qu'à cette joie qui n'est point connue des méchants, mais de ceux qui vous servent sans intérêt, dont vous-même êtes la joie, et c'est en cela que consiste la vie bienheureuse de se réjouir en vous, par vous et pour l'amour de vous ; c'est en cela qu'elle consiste et il n'y en a point d'autre.

Source: Saint Augustin, Confessions, Livre X et Livre XII in Saint Augustin, Confessions, traductions d'Arnaud d'Andilly, Gallimard Folio Classique, Malesherbes 2016, p. 331; 365-366.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 14:12
Trois évêques du Kazakhstan lancent un appel à la prière pour le Pape François

Trois évêques du Kazakhstan viennent de lancer un appel à la prière pour le Pape François. Il s’agit de NN. SS. Tomash Peta, évêque d'Astana, Jan-Paul Lenga, évêque émérite de Karaganda et Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana.

Les fidèles sont invités à prier pour que soit réaffirmé l’enseignement constant de l’Eglise sur l'indissolubilité du mariage.

Dans leur appel, les trois évêques mentionnent les enseignements du Catéchisme et de l’Exhortation apostolique “Sacramentum Caritatis” de Benoît XVI :

 

“L’Eucharistie fortifie d’une manière inépuisable l'unité et l’amour indissoluble de tout mariage chrétien. En lui, en vertu du sacrement, le lien conjugal est intrinsèquement relié à l’unité eucharistique entre le Christ époux et l'Église épouse (cf. Ep 5, 31-32). (...) Si l’Eucharistie exprime le caractère irréversible de l’amour de Dieu pour son Eglise dans le Christ, on comprend pourquoi elle implique, en relation au sacrement de Mariage, l’indissolubilité à laquelle tout véritable amour ne peut qu’aspirer.

 

(...) Le Synode des Evêques a confirmé la pratique de l’Eglise, fondée sur la Sainte Ecriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d'amour entre le Christ et l’Eglise, qui est signifiée et mise en œuvre dans l’Eucharistie. (...)” (Cf. nn. 27-29)

Source: Pro Liturgia, Actualité du mercredi, 18 janvier 2017.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 14:07
Combien de doigts François lève-t-il maintenant ? Amoris Laetitia et la Soumission

Source : How Many Fingers is Francis Holding Up Now? Amoris Laetitia and Submission, OnePeterFive, Hilary White, January 10, 2017

 

Traduction Christ-Roi

 

 

Nous entendons plus de plaintes au sujet du schisme. Pourquoi est-ce que l'Église est divisée ? Pourquoi ne pas simplement "mettre nos différences de côté" ?

 

Simplement, parce que deux choses logiquement opposées ne peuvent pas toutes deux être vraies [en même temps.NdCR].

 

Cette semaine, on nous a offert deux entrevues qui décrivent très bien les principales divisions dans l'Eglise d'aujourd'hui et la raison pour laquelle l'Eglise est maintenant divisée en deux camps totalement opposés et implacablement en lutte pour leur influence. Ce sont bien entendu les deux mêmes partis qui ont été engagés pendant cinquante ans dans une guerre civile froide prolongée qui, avec la publication d' Amoris Laetitia, a éclaté dans la conscience publique, tout feu tout flammes.

 

En fait, les deux points de vue divergents des entrevues illustrent également l'immense fossé qui existe dans tous les aspects du discours social à travers les terres autrefois connues sous le nom de chrétienté. Ils nous donnent un aperçu de la raison pour laquelle Amoris Laetitia - et les exigences aiguës de la soumission à elle - est si important comme une ligne de démarcation entre les restes de l'ancien monde et le Nouveau Brave Paradigme qui a lutté pour le contrôle de notre civilisation depuis Le début du XX e siècle.

 

Le Père Antonio Spadaro, l'ami proche du pape, a publié aujourd'hui dans La Civilta Catholica une interview avec le Cardinal Christoph Schönborn, le prélat que le pape a déclaré être l'interprète autorisé d'Amoris Laetitia. Le même jour, nous avons une autre entrevue avec le cardinal Burke par Michael Matt, rédacteur en chef du vénérable magazine Remnant .

 

Dans la première, Spadaro demanda au cardinal Schönborn:

 

"Certains ont parlé de 'La joie de l'amour' (Amoris laetitia. NdCR.) comme un document mineur, une opinion personnelle du pape, sans valeur magistrale complète. Quelle valeur cette exhortation possède-t-elle? Est-ce un acte du magistère? Cela semble évident, mais il est bon de le spécifier maintenant, afin d'empêcher certaines voix de créer la confusion entre les fidèles quand ils affirment que ce n'est pas le cas..."

 

Son éminence répondit:

 

"Il est évident que c'est un acte du magistère: c'est une exhortation apostolique. Il est clair que le pape exerce ici son rôle de pasteur, de maître et d' enseignant de la foi, après avoir bénéficié de la consultation des deux synodes."

 

Dans l'interview de Remnant , Mike Matt a demandé au Cardinal Burke essentiellement la même question: Amoris Laetitia est-t-elle 'autoritaire' dans le sens d'une exigence de consentement de la part les fidèles.

 

Le cardinal américain a répondu:

 

"Comme je l'ai dit au début, la forme même d'Amoris Laetitia, et en fait les paroles du Pape dans le document, indiquent que ce n'est pas un exercice du magistère pontifical. Et la façon dont le document est nécessairement lu, comme pour tout document, c'est à la lumière de l'enseignement et de la pratique constante de l'Église. Et ainsi les déclarations en AL qui sont en accord avec l'enseignement constant de l'Église et la pratique sont certainement très bonnes. Mais il y a un certain nombre de déclarations qui sont au mieux confuses et qui doivent être clarifiées, et c'est pourquoi quatre cardinaux d'entre nous ont posé, selon la pratique traditionnelle dans l'Église, cinq questions au Saint-Père ayant à voir avec les fondements mêmes de la vie morale et de l'enseignement constant de l'Eglise à cet égard."


 

Regardez attentivement ces deux réponses pour discerner la grande différence dans la compréhension sous-jacente de ce que le Catholicisme est réellement. Burke a abordé la nature du contenu du document, nous demandant de considérer si ce qu'il dit est objectivement catholique.

 

Schönborn ne s'inquiète que du fait que le document lui-même vienne du pape. C'est l'enseignement catholique parce que le pape le dit. Son contenu n'est pas pertinent. Si elle contredit 2000 ans de pratique, si elle contredit même les paroles du Christ dans l'Écriture - c'est sans importance. C'est le pape, donc il parle avec autorité [Cette position contredit les critères bien précis de l'infaillibilité pontificale définie au Concile Vatican I en 1870, critères qui exigent que le document dans lequel le pape entend parler avec autorité mentionne qu'il parle en tant que successeur de S. Pierre (pontife romain), ex cathedra (c'est-à-dire dans l'accomplissement de sa fonction comme pasteur et enseignant de tous les chrétiens, et en vertu de son autorité apostolique suprême, qu'"il définit" en matière de foi ou de morale (les moeurs), et que le document exige l'adhésion de l'ensemble des fidèles, c'est-à-dire que la doctrine présentée soit "tenue pour vraie dans toute l'Eglise". Ce que ne mentionne pas Amoris laetitia. Par exemple, dans Munificentissimus Deus, la définition infaillible du pape Pie XII sur l'Assomption de la Vierge Marie, les formules suivantes sont indiquées en conclusion : "Qu'il ne soit permis à qui que ce soit de détruire ou d'attaquer ou contredire, par une audacieuse témérité, cet écrit de Notre déclaration, décision et définition. Si quelqu'un avait la présomption d'y attenter, qu'il sache qu'il encourrait l'indignation du Dieu Tout-Puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul." L'attitude du pape et de ceux qui le suivent dans Amoris laetitia ressort d'une sorte de super-infaillibilité en toute occasion, à tout propos, y compris et surtout lorsque le pape contredit l'Evangile et 2000 ans d'enseignement traditionnel de l'Eglise sur le mariage. NdCR.]

 

Ce n'est qu'après avoir établi cela comme le critère le plus élevé qu'il commence à traiter le contenu du document, en disant: "Je ne doute pas qu'il faille dire qu'il s'agit d'un document pontifical de grande qualité, un enseignement authentique de Sacra doctrina, Nous renvoyons à la pertinence contemporaine de la Parole de Dieu". Mais même ici, il renonce à sa mentalité positiviste, qui implique qu'une contradiction - oui, les adultères peuvent maintenant recevoir la communion - peut être justifiée d'une certaine façon simplement parce qu'on est en 2017.

 

La vérité, la réalité, la nature humaine, les intentions de Dieu - et donc le Catholicisme - sont toutes mutables, et il est du devoir des ecclésiastiques (et bien des ecclésiastiques!) de comprendre ce qu'il en est maintenant. Schönborn dit de nouveau:

 

"Nous sommes conduits de manière vivante à faire une distinction entre la continuité des principes doctrinaux et la discontinuité des perspectives ou des expressions historiquement conditionnées . C'est la fonction qui appartient au magistère vivant: interpréter authentiquement la parole de Dieu, qu'elle soit écrite ou transmise."

 

Ceci, d'ailleurs est une expression du néo-modernisme ; L'idée que la doctrine catholique doit être "reformulée", c'est-à-dire exprimée de façon nouvelle pour convenir à "l'homme moderne".

 

Dans son paragraphe suivant, Schönborn est encore plus explicite sur les intentions du pape d'abandonner les fondations philosophiques catholiques traditionnelles sur la nature de la réalité, y compris la nature humaine, comme immuables:

 

"Dans cette sphère des réalités humaines, le Saint-Père a fondamentalement renouvelé le discours de l'Eglise - certainement dans la ligne de son exhortation apostolique 'La joie de l'Evangile', mais aussi de la 'Constitution pastorale sur l'Église dans le monde moderne', Qui présente des principes doctrinaux et des réflexions sur les êtres humains d'aujourd'hui qui sont en évolution continue . Il y a une ouverture profonde à accepter la réalité."

 

 

On ne nous dit pas exactement ce que sont ces "principes doctrinaux". Mais on nous dit chaque jour que peu importe ce qu'ils sont, nous sommes obligés de nous y soumettre.

 

Les déclarations contrastées de ces deux entrevues montrent que nos divisions sont fondées sur deux conceptions irréconciliables opposées de la nature de la réalité , et donc du Catholicisme, aux plus hauts niveaux de l'Église.

 

La première de ces deux visions du monde universelles divergentes est:

 

La vérité, la réalité, est que nous le percevons pour être; donc la religion Catholique est ce que nous disons qu'il est.

 

Le Positivisme [1] - La vérité, la réalité, est telle que nous la percevons ; donc la religion catholique est ce que nous disons qu'elle est. Elle n'a aucune relation avec la réalité extérieure, qui elle-même peut ou non exister et qui, en tout état de cause, n'est pas pertinente. Le catholicisme peut et doit être changé, même dans son essence, pour s'adapter aux besoins changeants de la société, des hommes et des femmes contemporains ou à quelque critère que nous décidions. Non seulement il n'existe pas une nature humaine immuable qui reste soumise aux mêmes lois morales dans toute l'histoire humaine, mais il n'y a pas de nature analogue à la vérité ou même à Dieu. Dieu peut changer son esprit, et c'est à nous de discerner, en examinant les "signes des temps" ou les tendances de l'histoire (ou quoi que ce soit) en quoi consiste Sa nouvelle volonté pour les êtres humains.

 

L'idée qu'il existe une nature immuable à la Vérité et qu'elle s'applique également à la nature humaine immuable est intrinsèquement oppressive, régressive et injuste, légaliste, rigide et "non pastorale".

 

La seule chose que nous devons savoir, c'est que cette volonté muette de Dieu est transmise par le pape, et seulement le pape, et / ou ses intermédiaires choisis. "Faites comme on vous", constituera toute la loi pour des gens comme nous.

 

La deuxième vision du monde est:

 

Le Réalisme épistémologique [2] - La réalité existe d'une manière particulière en dehors de nos perceptions et de son appréhension [Cf. L'allégorie de la caverne du philosophe Platon (La République, Livre VII), qui met en scène des hommes enchaînés et immobilisés dans une demeure souterraine qui tournent le dos à l'entrée et ne voient que leurs ombres et celles projetées d'objets au loin derrière eux. Elle expose en termes imagés les conditions d'accession de l'homme à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance. Cf. Video illustrée ci-dessous. NdCR.]. Le bon usage de l'intellect humain est de découvrir et d'articuler cette réalité, y compris la réalité ultime de Dieu et sa relation à l'homme. Par conséquent, le Catholicisme n'est rien de plus qu'une description exacte de la réalité objective, immuable, extérieure et ne peut être changé par la fiat humain [la volonté de l'homme... Faux principe que l'on retrouve par exemple dans les "droits de l'homme de 1789" en leur article 3 qui prétend que "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation", autrement dit en la volonté de l'homme qui peut dire ce qui est bien et mal, sans Dieu... avec les résultats que l'on voit. NdCR.]. Le Catholicisme, selon le Réaliste épistémologique, a la même qualité de valeur par rapport à la réalité objective qu'ont les mathématiques et la physique.

Dans la caverne, les humains sont enchaînés de sorte qu'ils ne « peuvent voir que devant eux ». Une lumière leur vient de derrière eux, d'un feu allumé sur une hauteur. La lumière extérieure passe par une ouverture de la caverne, de sorte que le corps de chaque prisonnier projette son ombre sur les parois. Des choses et d'eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne. Des sons, ils ne connaissent que les échos. Ils prennent ces ombres et ces échos pour la réalité. Que l'un d'entre eux soit libéré de ses chaînes et accompagné de force vers la sortie, il sera d'abord cruellement ébloui par une lumière qu'il n'a pas l'habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l'on veut lui montrer. Alors, Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : « Ne le tueront-ils pas ? »

Dans la caverne, les humains sont enchaînés de sorte qu'ils ne « peuvent voir que devant eux ». Une lumière leur vient de derrière eux, d'un feu allumé sur une hauteur. La lumière extérieure passe par une ouverture de la caverne, de sorte que le corps de chaque prisonnier projette son ombre sur les parois. Des choses et d'eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne. Des sons, ils ne connaissent que les échos. Ils prennent ces ombres et ces échos pour la réalité. Que l'un d'entre eux soit libéré de ses chaînes et accompagné de force vers la sortie, il sera d'abord cruellement ébloui par une lumière qu'il n'a pas l'habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l'on veut lui montrer. Alors, Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : « Ne le tueront-ils pas ? »

Combien de doigts François lève-t-il maintenant ? Amoris Laetitia et la Soumission
Combien de doigts François lève-t-il maintenant ? Amoris Laetitia et la Soumission

C'est la vision du monde philosophique "classique" qui a formé le fondement de ce que nous appelons maintenant la pensée et la civilisation "occidentale". Dans ce paradigme, il n'est pas possible pour l'Église de dire qu'un jour quelque chose est interdit, et de prétendre que, par le "développement" ou le "discernement pastoral", cette chose est désormais permise. Un "non" ne peut pas "se transformer" avec le simple passage du temps ou des différences culturelles en un "oui".

 

Sous ce paradigme, le Catholicisme, y compris dans sa "pratique pastorale" dans les "cas concrets", est un tout unifié qui est rationnel; il ne se contredit ni ne s'oppose jamais à lui-même, ni même à son passé, ni à des phénomènes observables.

 

Le Réalisme épistémologique est tout simplement l'idée que "la réalité est une chose réelle" et qu'elle peut à certains égards être appréhendée par la perception humaine, par la raison [3] . Il est apparu dans l'histoire enregistrée en Grèce et a été développé dans un flux continu à travers les philosophes médiévaux et a formé la pensée catholique depuis la fondation de l'Église. C'est aussi le fondement de toutes les sciences naturelles modernes, de la géométrie d'Euclide aux observations astronomiques de Galilée et de Copernic, aux sciences médicales et biologiques à la NASA. Son application dans le Catholicisme repose sur la prémisse qu'il y a une chose comme une nature divine et une nature humaine qui sont les mêmes en tous temps et en tous lieux.

 

Nous constatons de plus en plus que, dans l'Église, c'est le positivisme qui est le fondement philosophique de la révolution post-conciliaire. C'est pourquoi nous qui écrivons sur cette situation avons commencé à utiliser le terme de "positivisme papal", en raison de l'idée que le pape peut, par une sorte de pouvoir mystique accordé à sa fonction, décider qu'il est temps de changer la pratique eucharistique pour s'opposer à la doctrine eucharistique.

 

En outre, la réponse furieuse aux Dubia par de nombreux prélats en faveur du pape - avec des accusations hystériques de "schisme" jetées aux Quatre cardinaux - nous montre où mène le positivisme. Amoris Laetitia démontre que, comme principe directeur, le positivisme pontifical se réduit à un exercice de pouvoir politique, fondé sur l'hypothèse d'une capacité divine du pape à changer ou ignorer même la nature de la réalité.

 

On pourrait dire qu'Amoris Laetitia représente les quatre doigts Orwelliens se tenant devant toute l'Eglise, avec la demande que nous disons tous qu'il y en a cinq. Le contenu réel, le nombre réel des doigts, est sans importance. La seule chose qui compte, c'est notre empressement à nous soumettre.

 

Il y a quelques jours, juste avant de publier cette interview, Spadaro a dit au monde entier sur Twitter que la nouvelle théologie n'a rien à voir avec la réalité objective, et que d'insister sur le fait qu'elle doit l'être, c'est penser de façon erronée.

 

jésuite Spadaro certitude théologie catholique [Lire cet article de Reinformation. tv : « 2 + 2 = 5 » : le jésuite Spadaro met en cause la certitude en théologie catholique.NdCR.]

 

Le fait que le nouveau paradigme anti-rationnel n'a pas encore reçu la soumission appropriée a été démontré par le fait qu'on l'a pointé du doigt et que sur Twitter, on a ri de cette absurdité. Il a été plutôt passé impitoyablement au crible pour cette affirmation .

 

Cette déclaration manifestement anti-rationnelle a été prise à juste titre, comme un signe d'un esprit à demi dérangé, ou d'un déformé intellectuellement incapable d'une pensée mûre, encore moins de tout commentaire précieux.

 

D'ailleurs, aussi stupéfiant que cela puisse paraître, Spadaro, dans l'embarras, n'a pas retiré cette affirmation, comme on le ferait si on avait été pris en négligence en posant quelque chose de stupide qui blesserait sa propre cause. Au lieu de cela, il en a remis une couche, en essayant dans d'autres affirmations de justifier et de défendre cette "position". Il était évident qu'il ne voyait rien de mal selon lui, il ne pouvait pas comprendre pourquoi il avait reçu une telle réaction, et n'a rien appris du tout des nombreuses corrections - certains apparemment loin d'être dérisoires - qu'il reçut en réponses.

 

Alors que nous n'arrêtions pas de rire, il a répondu de la seule façon qu'un Positiviste peut: par la force. Il a bloqué tout le monde qui avait fait des commentaires. Le fait qu'il pensait que ses affirmations écrites faisaient une sorte de sens, il était prêt à essayer de les défendre, puis il a répondu par la force, ce qui en étant la partie la plus hilarante de l'échange est aussi le plus révélateur.

 

Comme je l'ai dit, l'un des effets les plus utiles et les plus fructueux de ce pontificat a été de révéler les échecs intellectuels, doctrinaux et formatifs des prélats catholiques modernes. Continuez à parler, les gars, pour que tout le monde puisse vous voir et se décider. Nous sommes dans le temps de la Grande Clarification.

 

Aujourd'hui, grâce à Spadaro et à Schönborn qui nous disent ce qu'ils pensent réellement, nous pouvons comprendre encore plus clairement pourquoi la semaine dernière le Pape Bergoglio les a chargés d'interpréter et de diffuser ses idées. C'est le pape qui ne voit aucune difficulté à proposer des idées sauvagement divergentes et logiquement opposées d'un jour à l'autre. Qui n'a aucun scrupule à changer simplement 2000 années d'enseignement et de pratique catholique, de réécrire l'Écriture pour convenir à tel ou tel point homilétique (Non, Votre sainteté, le miracle des pains et des poissons n'était pas sur le "partage" ni non plus que c'était un "symbole".) [Ce fut une réalité. NdCR.]

 

Ce que les gens qui ont dénoncé ces contradictions incompréhensibles n'ont pas compris, c'est que le "sens" est sans importance. Le but de ces communications n'a pas d'informer les fidèles catholiques de la pensée ou des réflexions du pape sur l'Écriture. Le contenu n'est pas pertinent; [Seul compte le moyen. Et ici ce moyen est d'affirmer que deux choses logiquement opposées puissent être vraies en même temps.

"Ce n'est pas le fond qui importe, c'est la forme qu'on va lui donner devant vous, qu'on veut que vous acceptiez par votre seule présence, même si vous ne dites pas un mot. Les idées n'importent plus, mais le mécanisme de la machine", disait Luce Quenette à propos de l'"engrenage révolutionnaire".

C'est cette méthode qui est utilisée et qui a fait dire à Guido Horst, le correspondant du journal allemand Tagespost à Rome que “Rome ne tient plus son rôle d’instance de clarification, mais se comporte en observateur silencieux de la disparition de l’unité dans l’action pastorale de l’Eglise”. NdCR.] Seule compte la soumission, seulement le pouvoir. Cela signifie que plus c'est ambigu, plus c'est contradictoire, plus c'est dénué de sens, plus c'est illogique, mieux c'est.

 

Et c'est ce que les gens ne voient pas. Il a été parfaitement cohérent dans toutes ses réponses, puisqu'il dit toujours la même chose: soumettez-vous. En effet, nous avons récemment rapporté qu'il savait très bien que son travail pour changer l'enseignement antique de l'Église devait reposer exclusivement sur l'exercice pur du pouvoir brut. Lorsque le cardinal Müller de l'ancien Saint-Office demanda pourquoi François avait exigé le licenciement brutal de trois de ses meilleurs prêtres, le pape a répondu comme tous les tyrans: "JE SUIS LE PAPE. Je n'ai à répondre à personne."

Source: http://www.onepeterfive.com/pope-orders-cardinal-muller-to-dismiss-three-cdf-priests/

Source: http://www.onepeterfive.com/pope-orders-cardinal-muller-to-dismiss-three-cdf-priests/

Le positivisme, le déni d'une réalité objective, doit conduire finalement à l'autoritarisme. S'il n'y a pas de réalité objective, il n'y a pas besoin de règles qui la considèrent; toute notion d'Etat de droit n'a plus de sens. Qu'est-ce que nous avons vu se produire tout au long de l'histoire quand la règle de droit tombe? Il ne reste plus que la règle du plus fort, la règle du pouvoir. C'est pourquoi, maintenant que le principe du "faisons-la-réalité-au-fur-et-à-mesure" est fermement en place à l'office Pontifical, le pape doit exercer une répression si furieuse contre la "dissidence", et même la douce "dissidence" diplomatique d’une demande polie pour une clarification.

 

Que signifie Amoris Laetitia?

 

"Cela signifie ce que je dis que cela signifie. Cela veut dire  "taisez-vous".

 

François est le pape de beaucoup de "premières", mais aucune d'elles n'est plus importante que d'être le premier pape à utiliser la papauté pour démolir le Catholicisme de ses fondements philosophiques les plus élémentaires. Il est le premier pape à utiliser la papauté comme un moyen d'injecter dans l'Eglise le nouveau principe anti-rationnel, un exercice d'orgueil presque incompréhensible. Il est celui, d'autre part, qui n’aurait pas pu s’en échapper il y a 50 ans, mais maintenant c’est rendu possible par le triomphe presque universel de la même vacuité philosophique dans toute notre civilisation. On nous a dit toute notre vie que la réalité objective ne compte pas et que nous pouvons tous décider pour nous-mêmes.

 

Ce que nous ne comprenons pas, c'est que dans un vide-réalité, celui qui a le plus de pouvoir décidera pour nous.

 

Le principe anti-rationnel a l'ascendance dans l'Église, mais parce que c'est une proposition intenable, il doit être appliqué par la force brute, une situation qui ne peut être maintenue indéfiniment, comme le savaient les empereurs et les tyrans du passé. Face à cette anti-rationalité, un homme calme et réticent, comme le cardinal Burke, peut frapper la terreur dans le cœur d'un tyran en disant simplement la vérité évidente.

 

NOTES:

 

[1] Le positivisme est la théorie philosophique de la connaissance qui affirme: "l'information est dérivée de l'expérience sensorielle, interprétée par la raison et la logique, [et] forme la source exclusive de toute connaissance faisant autorité".

[2] "La vérité consiste en une correspondance entre les représentations cognitives et la réalité".

[3] "La Raison" est l'application de la logique aux phénomènes observables pour percevoir avec précision la réalité. Elle présuppose donc qu'il y ait une réalité immuable et objective à percevoir.

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Publié par Ingomer - dans Religion
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:57

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51oQ-Rs3zUL._SL500_AA300_.jpg "La contre-révolution ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution"
(Joseph de Maistre, Considérations sur la France, fin du chapitre X, in J. de Maistre, Oeuvres, Edition établie par Pierre Glaudes, Bouquins Robert Laffont, p. 276). 

De même, "la bonne information (ou la réinformation) n’est pas une désinformation contraire mais le contraire de la désinformation" :

De Jean-Michel Beaussant, ce 17 janvier sur le site du bi-mensuel ‘L’Homme Nouveau »

« À l’occasion d’un entretien paru dans le journal catholique belge Tertio, le Pape François a dénoncé en décembre la désinformation comme « probablement le plus grand mal qu’un média puisse infliger ». Mais lutter contre cette désinformation, utilisée parfois au sein même de l’Église, implique une bonne finalité ancrée dans le réel.

« La désinformation, c’est ne dire que la moitié des choses, celles qui me conviennent, et ne pas dire l’autre moitié : de sorte que celui qui (la reçoit) ne peut bien juger les choses parce qu’il n’a pas tous les éléments, car ils ne lui ont pas été livrés… », avait déjà dit le Pape lors de l’audience du 22 mars 2014. Mais comme nous sommes tous pauvres pécheurs, ne sommes-nous pas tous plus ou moins coupables de désinformation – ce n’est pas Volkov qui me démentirait ! –, y compris le Pape lui-même dans des interviews parfois approximatives ? Quand il indique par exemple au journaliste athée, Eugenio Scalfari, que « chacun de nous doit obéir à sa propre conscience, chacun doit suivre le bien et combattre le mal selon l’idée qu’il s’en fait ». Sans préciser que chacun a aussi le devoir d’éclairer sa conscience pour la corriger en fonction de la loi morale naturelle, la norme objective. Sinon bienvenue aux fanatiques !

Attention à la restriction mentale

Plutôt qu’une désinformation (une manipulation), voici le ­type même de restriction mentale – chère à certains jésuites et dénoncée en son temps par Pascal – que d’aucuns reprochent aujourd’hui au Souverain Pontife de pratiquer, la question se posant éminemment pour Amoris lætitia. Restriction ou réserve mentale que l’on fait d’une partie de ce que l’on pense pour « apprivoiser » l’interlocuteur en considérant davantage ce qui nous unit que ce qui nous divise : oui, nous avons le même Dieu (unique) que les Juifs et les musulmans… au niveau de la philosophie (médiation possible). Mais non au niveau de la religion et de la vérité surnaturelle ! 

Cette logique restrictive, lorsqu’elle est employée à dessein pédagogique ou pacifique (et non par casuistique), est licite jusqu’à un certain point. Tout comme l’argument ad hominem, qui consiste à s’adresser à l’homme adverse en se plaçant sur son propre terrain, selon ses principes déficients, peut se révéler « payant ». Soit pour se préserver soi-même (demander la liberté aux libéraux), soit pour faire éclater la contradiction interne de l’adversaire par l’absurde : si vous êtes contre la peine de mort, soyez-le aussi avec l’avortement (ou à l’adresse du Pape contre la peine capitale : si le commandement « Tu ne tueras pas » ne peut souffrir aucune exception, au nom du principe selon lequel la fin ne justifie pas le moyen intrinsèquement désordonné, pourquoi celui « Tu ne commettras pas d’adultère » pourrait en connaître ?).

Argument ad hominem et restriction mentale peuvent ouvrir une brèche dans le monde logiquement déficient où s’est réfugié plus ou moins (in)consciemment l’interlocuteur. Mais ils ne peuvent se suffire à eux-mêmes. On ne doit surtout pas s’y enfermer à la manière de la taqiya des musulmans qui les oblige à la dissimulation tant qu’ils se sentent inférieurs ou vulnérables. Ces arguments prudentiels ou graduels ne doivent en aucun cas devenir des mensonges par omission pour tromper l’auditeur doctrinalement, voire nous tromper nous-mêmes. Car la fin, en effet, ne justifie jamais le mauvais moyen. Autrement dit, ces arguments doivent être parallèlement et simultanément dépassés ou corrigés par une autre argumentation supérieure, en adéquation totale avec la réalité (« Confesser sa foi demande que l’on croit non pas en partie ou à moitié, mais de croire toute la foi, cette foi qui est arrivée à nous par la voie de la tradition : toute la foi ! », déclarait le Saint-Père le 10 janvier 2014).

À se complaire exclusivement dans la restriction mentale ou l’argumentation ad hominem, à y revenir trop souvent, sans précautions, on peut se laisser prendre à son propre jeu. Finir par croire ou laisser croire que l’on approuve des choses qu’on ne devrait pas. Mettre un pied de trop, même petit et malin, chez le partenaire libéral ou relativiste, lâchant sur des principes non négociables – comme c’est le cas, notamment, de certains publicistes avec le « mariage » gay ou d’autres avec le « droit » à l’IVG –, par manque de discernement.

La bonne information

En conclusion, la bonne information (ou la réinformation) n’est pas une désinformation contraire mais le contraire de la désinformation par sa finalité et son intention morale (dans La langue des médias, Ingrid Riocreux indique que même les médias dits de la réinformation n’échappent pas aux travers de leurs adversaires, en utilisant à leurs fins des citations tronquées, ou faisant dire parfois à son auteur [même au Pape] ce qu’il n’a pas dit…). Tous ceux qui ne pensent pas comme nous ne sont pas forcément des désinformateurs, des modernistes… Ne pratiquons pas à l’envers un terrorisme intellectuel, dont la reductio ad Hitlerum (l’accusation d’« extrême-droite », d’« intégriste »…) reste un modèle de la praxis communiste (pratiquée, hélas, chez des clercs). La réinformation, comme la contre-révolution, ne parle pas en termes dialectiques de camps, mais en termes de bien commun, de bien ou de mal, de vrai ou de faux.

Elle part de l’expérience, de la réalité, des choses vues ou dites et non d’idées préconçues, a priori : ce qu’est le réel et non ce par quoi je prétends le connaître, à travers un prisme idéologique déformant et partisan. Elle n’interprète pas, n’extrapole pas, ne fait pas de procès d’intention, cherchant à sortir des insuffisances ou des ambiguïtés avérées. Dans les graves débats politiques ou religieux à venir en 2017, il est opportun de le rappeler. »

Ref. Se réinformer, face à la désinformation

La bonne information (ou la réinformation) n’est pas une désinformation contraire mais le contraire de la désinformation
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:53

Lu sur Reinformation.tv:

Le mondialisme s'accomoderait-il de Trump et du Brexit ?

On verra bien quel traité de commerce équitable et honorable signeront Trump et Theresa May. La Grande Bretagne du Brexit revient vers le grand large. Peut-être avec une alliance préférentielle avec les Etats-Unis et les pays blancs du Commonwealth, ce qui est son tropisme traditionnel, peut-être dans le cadre d’un nouvel internationalisme caractérisé par des traités bilatéraux.

 

Le mondialisme s’accommode de Trump et du Brexit

 

Ce que l’avènement de Trump et le Brexit semblent annoncer en tout cas, c’est un coup d’arrêt aux diplodocus type UE ou traité transatlantique, qui irritent les peuples. Au bénéfice d’une diffusion de la gouvernance globale par des Etats maintenus, mais vidés de leur réalité historique, orientés par l’ONU et le Conseil de l’Europe, l’important étant l’idéologie dominante diffusée, la démocratie, la morale sociétale, les règles de commerce, etc. On retourne à la case 1950.

 

C’est pourquoi il faut suivre le Brexit dans toutes ses contradictions : ce pourrait être le prototype de la nouvelle stratégie mondialiste, qui intègrerait la nécessité de prendre en compte la susceptibilité nationale du peuple anglais, tout en continuant à le faire disparaître peu à peu, car, c’est à remarquer, rien n’est prévu contre l’immigration du tiers monde dans le Brexit. Ridley (Matt Ridley, éditorialiste au Times. Ndlr.) note justement qu’une part importante des musulmans d’Angleterre ont voté leave pour resserrer les liens avec leur pays d’origine.

 

En somme, sous couleur de rébellion contre Bruxelles, le Brexit leur aura servi à se défaire de l’Europe, pour hâter un autre mondialisme. Voilà une forme particulièrement astucieuse et perverse de grand remplacement, un petit bijou de dialectique qui exploite une insurrection populiste au profit du mondialisme. La politique britannique nous avait habitués à ses contradictions, mais celle-là est spectaculaire.

 

Pauline Mille

 

Source: Trump, libre-échange, Theresa May et la Cour européenne : les contradictions du Brexit explosent, Reinformation.tv, 16 janvier 2017 15 h 15 min·

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:32
Pour un chrétien, c’est une tentation du démon que de vouloir s’occuper de la misère du monde entier

Pour un chrétien, c’est une tentation du démon que de vouloir s’occuper de la misère du monde entier.

Le chrétien doit assumer la misère qui entre dans sa vie et relève de son pouvoir : il doit aimer son “prochain”, celui qui est vraiment proche de lui : parent, ami, voisin, collègue, ennemi... L’amour du “lointain” risque de n’être qu’évasion, illusion, occupation, agitation. C’est Nietzsche et non le Christ qui nous demande d’aimer le “lointain”.

Beaucoup de chrétiens - clercs et laïcs - s’évadent vers des problèmes qui les dépassent et, de cette façon, obscurcissent la charité véritable. Beaucoup de chrétiens parlent de ce qu’il ne connaissent pas ou connaissent mal, ce qui les pousse à fuir dans le rêve et à donner dans des générosités - ou des indignations - faciles, souvent verbales et fabriquées au gré de l’opinion et des médias. Ce faisant la conscience se laisse manipuler et la foi finit par s’obscurcir.

C’est une erreur que de parler avec passion de choses dont on n’a pas une connaissance réelle, objective et sur lesquelles, en fin de compte, nous n’avons pas de pouvoir : la charité chrétienne procède d’une intelligence du concret et non dans une évasion dans l’imaginaire. Le chrétien doit passer de l’imaginaire au réel et fuir cette religiosité verbeuse que condamne l’Evangile : « Ce ne sont pas ceux qui disent : “Seigneur, Seigneur”, qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté du Père... »

L’Ecriture nous enseigne qu’à chaque jour suffit sa peine et que nous ne devons demander que le pain quotidien. Malheureusement, trop de fidèles méprisent le quotidien, l’humble devoir d’état, la justice due à ceux dont nous sommes comptables. Ainsi entend-on des prêtres parler de justice et de charité alors même qu’ils privent les fidèles de la véritable liturgie et des sacrements ce qui pourtant, pour eux, relève de la plus élémentaire justice, de la plus élémentaire charité.

Pour un chrétien, c’est une tentation du démon que de vouloir s’occuper de la misère du monde entier

Source: Pro Liturgia, Actualité du lundi 16 janvier 2017.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:00

“Le fossé ne cesse de se creuser : Florence contre Rome, la Pologne contre l’Argentine, Malte contre Milan... C’est ce qu’on appelle un schisme de fait.”

C’est en ces termes très clairs que le quotidien “Tagespost” a commenté la décision de l’Evêque de Malte d’admettre à la communion eucharistique les divorcés-remariés sans autre forme de procès. Guido Horst, le correspondant du journal à Rome, exprime ses critiques dans cet article : il estime que “Rome ne tient plus son rôle d’instance de clarification, mais se comporte en observateur silencieux de la disparition de l’unité dans l’action pastorale de l’Eglise.”

L’article du “Tagespost” relève aussi que cet état de non-décision s’exerce sur le dos des petites gens et, de ce fait, très concrètement, sur le dos de nombreuses paroisses. Celles-ci se voient en effet contraintes d’expliquer tant bien que mal aux fidèles, et aussi à ceux qui se tiennent à distance de l’Eglise, ce qui est en cours de changement : la morale, les sacrements, la pastorale...

Amoris laetita : un journal allemand parle de schisme de fait

Source: Die Tagespost
Traduction: proliturgia.org

Diakonos.be

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