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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 00:00
Saint Raoul Milner et ses compagnons, martyrs en Angleterre (+ 1591)
Vieux paysan illettré, Ralph (Raoul) Milner, père de 8 enfants, fut exécuté avec tout un groupe d'habitants de Winchester (Angleterre) pour avoir abjuré le protestantisme et être revenu au sein de l'Eglise.

Il restait à peine cent mille catholiques en Grande Bretagne quand la reine Elisabeth, fille d'Henri VIII créa "l'inquisition anglaise". Les catholiques ne pouvaient ni sortir de leurs village ni assister à une messe romaine sans payer une forte amende et, pour les prêtres, sans encourir la peine de mort.

Ralph Milner était un laboureur illettré et Roger Dickenson un prêtre. Ralph, arrêté pour avoir entendu la messe, ne pouvait payer l'amende. Il fut jeté en prison et comme il avait aidé le prêtre, ils furent tous deux pendus côte à côte.
 
Lorsque Raoul s'approcha du gibet avec le père Dickenson, on lui amena ses enfants pour le faire céder enfin. Il demeura inébranlable dans ses convictions et donna à ses enfants sa dernière bénédiction.

Raoul Milner béatifié en 1929, fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.

Sources: (1), (2), (3), (4)
 
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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 16:16

Simone Veil est décédée vendredi 30 juin 2017. Dans une video du 1er juillet, la jeune et talentueuse journaliste indépendante Virginie Vota explique qu'"en novembre 1974, devant l'Assemblée nationale, Simone Veil a souhaité que l'Ivg (interruption volontaire de grossesse ou avortement) soit légalisée 'pour le contrôler', parce qu'il faut 'en dissuader la femme'. Et, cette loi devait être provisoire, elle devait entrer en vigueur de trois à cinq ans maximum, le temps de trouver une autre solution. Simone Veil a dit qu'il fallait 'dissuader la femme d'avorter'. Il fallait la dissuader réellement, c'est ce que Simone Veil pensait."

 

"Elle a également déclaré qu'il était 'inadmissible d'encourager la femme à avorter'. (Ou de l'inciter à avoir recours à ce moyen) Ce sont ses motspoursuit Virginie Vota. Ce moyen (de l'avortement) est une extrême tragédie pour Simone Veil, et elle avait des sanglots et des trémolos dans la voix en demandant la légalisation pour mettre l'IVG sous contrôle.

Quand l'IVG n'était pas légale, cela n'empêchait pas des femmes d'y avoir recours, d'une manière obscure, c'était une véritable boucherie, elles y mouraient pour la plupart.

 

Que s'est-il passé depuis ? Depuis l'IVG est devenu ce que l'on appelle 'un droit', même un 'droit fondamental' : vous pouvez le lire sur le site de la Santé publique ! Tous les liens sont sous cette video".

 

"(Ce qui s'est passé depuis 1975). C'est complètement opposé à la pensée de Simone Veil en 1974. Est-ce que Simone Veil a été interrogée sur la politique mise en place ? Non. Jamais. Regardez bien. Quand elle a donné des entretiens récents c'était sur son passé, sur ce qu'elle a vécu dans les camps. Mais surtout, on ne lui a plus demandé son avis, parce que son avis aurait été très gênant pour la gauche !

 

[...] C'est de la manipulation. Et la gauche fait cela avec tout. Prenez le cas de Voltaire (et des "Lumières". Ndlr.), il a tenu des propos extrêmement dérangeants. Il était antisémite, raciste, xénophobe : tout cela est écarté et excusé. La gauche falsifie la réalité et la remplace par des abstractions idéologiques, qui servent son intérêt, qui servent à justifier ses positions qui sont absolument injustifiables. C'est INJUSTIABLE qu'il y ait 225 000 IVG par an et que l'on parle de 'droit fondamental'. C'est injustifiable. Alors beaucoup dans nos milieux qui sont à juste titre horrifiés par cette IVG, disent c'est la faute de Simone Veil. 'C'est à cause d'elle'. Mais cela n'a rien à voir. Et en plus on se discrédite nous-mêmes en adoptant la position manichéenne de la gauche.. La gauche nous présente une réalité falsifiée par le prisme de sa perception qui est complètement perverse, tordue. Elle prend les propos, les déforme, pour servir ses intérêts. Et tout ce qui ne lui plaît pas, elle le couvre, elle le dissimule, elle prétend que la personne est manipulée.., que c'est une erreur, qu'elle n'avait plus sa présence d'esprit..." (Fin de citation.)

Description de la Video par Virginie Vota :

Mon article sur Simone VEIL : https://www.facebook.com/notes/virgin...

L’article de SLATE : http://www.slate.fr/story/147900/simo...

Les VERITABLES propos de Simone VEIL en 1974 : http://www.huffingtonpost.fr/pascal-b...

Simone Veil reçois les asosciations PRO-VIE : http://www.famillechretienne.fr/polit...

Un article qui confirme mes propos : https://fr.aleteia.org/2017/06/30/ivg...

"La Simone Veil réelle, la gauche n'en a rien à faire parce qu'elle ne sert pas du tout son idéologie.

 

Et ce qu'il y a d'assez rigolo et qui a été exhumé d'elle après sa mort, c'est une photo d'elle défilant à la Manif pour tous. C'est très dérangeant pour la gauche. Je vous laisse lire un article de "Slate" sur le sujet" :

Virginie Vota explique la falsification du réel par la gauche : le cas Simone Veil

Un article de Boulevard Voltaire du 30 juin rapporte la même information : le 14 janvier 2013, l’ancien ministre de la Santé, accompagné de son époux, est descendue saluer les manifestants qui passaient devant son domicile. BFM TV les montre, tous les deux au milieu du cortège, un drapeau de la Manif pour tous à la main. Inutile de préciser que les partisans de la loi Taubira et les lobbies LGBT l’ont accusée de se tromper de combat. Qu’allait-elle faire avec ces réacs et ces fachos ? C’est tout juste s’ils ne lui ont pas appliqué l’excuse de sénilité. Pourtant, à y regarder de près, il n’y a guère de contradiction. Il faut relire le discours qu’elle prononça devant l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974, face à une Assemblée presque exclusivement composée d’hommes. Elle défend, certes, la dépénalisation de l’avortement, mais souligne, à plusieurs reprises, que cet acte n’est pas ordinaire. Elle insiste sur son caractère exceptionnel : « Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » Elle souhaite que ce recours soit contrôlé et qu’on puisse, si possible, « en dissuader la femme ». (SOURCE)

 

"Dissuader la femme" d'avorter. Tel était le voeu de Simone Veil.

 

Dans son discours qu’elle prononça donc devant l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974, Simone Veil demandait qu’un « délai de réflexion de huit jours » soit imposé « pour faire prendre conscience à la femme de ce qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal, mais d’une décision grave qui ne peut être prise sans en avoir pesé les conséquences et qu’il convient d’éviter à tout prix », ajoutant que « personne n’a jamais contesté, et le ministre de la Santé moins que quiconque, que l’avortement soit un échec quand il n’est pas un drame ».

 

Quand, le 26 novembre 2014, l’Assemblée nationale vota une « résolution réaffirmant le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe », elle oublia que Simone Veil avait précisément déclaré à propos de sa loi : « Si elle n’interdit plus, elle ne crée aucun droit à l’avortement. »

 

Au nom de la liberté et de l’égalité, les gouvernements successifs se sont progressivement écartés de ses intentions. La loi de 1982 a introduit le remboursement, celle de 1993 a créé un délit d’entrave à l’IVG, celle de 2001 a porté le délai légal de 10 à 12 semaines de grossesse… Enfin, la loi égalité hommes/femmes de 2014 a supprimé la notion de « situation de détresse » et, en février 2016, le Parlement a étendu le délit d’entrave à Internet.

Virginie Vota a publié hier une nouvelle video dans laquelle elle poursuit sa réflexion sur la "gauche" et en donne une intéressante définition politique, philosophique et idéologique :

"Officiellement, le clivage gauche - droite est né le 11 septembre 1789 sur la question du veto royal à l'Assemblée. Ceux qui étaient partisans pour un veto absolu du roi, donc pour qu'il conserve un maximum de pouvoir, se sont placés à droite du président de l'Assemblée. On les appelait les 'monarchiens'. Ils voulaient une France catholique et monarchique. Ceux qui étaient favorables à un veto dit suspensif, c'est-à-dire pour limiter au maximum les pouvoirs du roi et du pouvoir exécutif se sont placés à gauche du président de l'Assemblée. Et c'est ainsi qu'il y a eu cette division entre d'un côté les partisans de la monarchie, de la France catholique, et de l'autre côté, à gauche, ceux qui voulaient conserver et renforcer les acquis de 'la révolution' et qui deviendront les Jacobins. On les appelle aussi les Sans-culottes, ou 'les révolutionnaires'... Tout est parti de là, parce que la 'Révolution française', a été à l'origine d'une sorte de scission de la France contre le 'pays légal', la 'république', pour reprendre les mots de Charles Maurras, la France étant 'le pays réel'.

 

[...] Dans mes videos, vous vous en doutez, la 'gauche' englobe aussi la 'droite' apocryphe par opposition à la droite authentique dont je vous parle aussi. Cette 'droite' 'Les Républicains', je dis est de gauche. Au plan philosophique, la gauche n'est pas seulement une conviction politique, une opinion politique : cela c'est ce qu'on veut nous faire croire. [...] La gauche découle de la 'Révolution française', et plus précisément des Jacobins, qui voulaient 'régénérer la société'. On retrouve ce mot de régénération de la société absolument partout dans les textes de l'époque. C'est pour cela par exemple qu'il y a eu le massacre des Vendéens, qui eux étaient attachés à l'Ancien Régime, donc un ordre français catholique et qui refusaient cette république régénérée. Et donc ils ont été massacrés parce qu'ils ne pouvaient pas faire partie de cette nouvelle société. On parle - corollaire de cette régénération-, d''homme nouveau'. Pour les révolutionnaires, un 'homme nouveau' c'est l'homme de cette nouvelle société. Il faut comprendre que cette 'révolution française' c'est une perversion du catholicisme. Michelet disait que la révolution n'avait pas instauré de nouvelle religion parce qu'elle était une religion elle-même. Beaucoup d'éléments sont repris du catholicisme, et inversés, ils sont corrompus. La révolution a érigé la nouvelle société comme donnant le bonheur pour tous, et les hommes doivent être parfaitement égaux parce qu'ils forment une grande famille humaine. On parle souvent du Contrat social de Rousseau, qui pense qu'avant les hommes s'entretuaient à l'état sauvage et qu'il fallait qu'en renonçant à leurs libertés naturelles ils s'associent en un corps politique unitaire, en vue de ce qu'il appelle un bien commun' et que chaqun renonce à sa volonté individuelle pour la placer dans la Volonté générale, l'état qui est une personne qui a une autorité morale, juridique, bien supérieure à celle des individus. C'est ce projet qui a inspiré la république issue de la philosophie des 'Lumières'. [...] Et il faut dispenser cette philosophie par le biais de l'éducation. C'est pour cela que l'éducation a été un élément absolument essentiel, c'était une préoccupation centrale pour les révolutionnaires, comme notamment Condorcet, qui voulait écrire des Catéchismes du citoyen..., etc. Et l'homme nouveau, c'est l''homme illuminé', c'est l'homme qui a atteint la majorité, l'homme qui est façonné par cette philosophie des Lumières, et qui utilise son entendement, sa raison individuelle, conformément à ce mode de pensée qui lui a été inculqué. [...] Et la monarchie (et le catholicisme) constitue une entrave, parce que ses valeurs sont complètement opposées.

 

La philosophie des Lumières est héritée notamment de l'anthropocentrisme apparu à la 'Renaissance', et provient lui-même de la gnose et de la kabbale, avec le néo-platonisme. Cette philosophie et cette république, c'est l'avènement de l'homme-dieu. On décapite Louis XVI pour instaurer le règne de l'homme-dieu. C'est ainsi qu'ils veulent abolir tous les peuples, toutes les frontières, toutes les particularités culturelles et même linguistiques, etc. L'homme-dieu c'est l'homme qui est libre de se déterminer lui-même, de suivre sa propre volonté, puisqu'on lui aura inculqué un mode de pensée conforme à cette philosophie de cette nouvelle société, la philosophie des Lumières.

 

Or, on ne peut pas changer la réalité. Matériellement la réalité est ce qu'elle est. La Création de Dieu reste la Création de Dieu. Mais on peut changer notre perception de cette réalité. Et c'est pour cela que la 'révolution française', elle commence avant tout dans les esprits par la philosophie des Lumières et par l'éducation. A ce sujet, je vous renvoie aux travaux de Jean de Viguerie qui a travaillé sur ces questions de l'éducation philosophique pour la formation du citoyen. Le citoyen, c'est la créature de la république : c'est l'autre nom de l''homme nouveau'.

 

Cet homme nouveau n'a plus d'entraves, il n'est pas déterminé par Dieu, c'est-à-dire qu'il peut repousser toutes les limites biologiques... C'est un ordre nouveau qui se met en place a contrario de l'ordre naturel. [...] Ce n'est pas le libre arbitre, c'est la conception de la république des Lumières. Et la gauche reprend tous ces acquis de la révolution. Et c'est pour cela qu'on a aujourd'hui des choses absolument absurdes et non naturelles, parce qu'il n 'y a plus de limites.

 

[...] La gauche prétend qu'il y a une 'liberté de conscience', une 'liberté de penser'. Oui, mais uniquement dans les limites du mode de pensée que vous devez avoir et qu'on vous inculque dès l'enfance par l'éducation nationale, et qui se perpétue encore par les médias. Et c'est pareil pour les partis politiques. Si vous avez bien suivi, on nous donne d'avoir une illusion de choix, de pouvoir choisir entre le PS, les Républicains, République en marche, la gauche, la droite, mais en fait tous ces partis ne sont que des variantes d'une même gauche, des variantes tolérées. Par contre au moment où vous sortez trop du cadre de philosophie des Lumières, du cadre idéologique et religieux de cette gauche, vous devenez 'extrême droite'. C'est l'alarme qui clignote, si vous voulez ! C'est la limite à ne pas franchir, où vous commettez le péché mortel. Voilà de quoi je parle quand je parle de la 'gauche', de cette gauche qui est une perversion de l'ordre naturel."

POUR ALLER PLUS LOIN :

- Qu'est-ce que la gauche ? : https://degauchisezvous.wordpress.com...
- Adrien Abauzit : "Comment peut-on être de gauche ?" : https://www.youtube.com/watch?v=hY204...
- BEAU DE LOMENIE (Emmanuel), Les Responsabilités des dynasties bourgeoises (tome I à 5)
- HECQUARD Maxence, Les fondements philosophiques de la démocratie moderne
- VIGUERIE (DE) Jean, Histoire du citoyen

Sur l'absurdité et l'amoralisme de la démocratie qui "en même temps" (expression fétiche d'Emmanuel Macron) donne des leçons de morale à la terre entière :

 

- Le roi libérateur

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 13:15

Les catholiques ont leurs modernistes et autres progressistes, les Juifs ont aussi leurs "laïques", défenseurs des "Lumières" "sionistes" et autres donneurs de leçons de morale à la terre entière qui prétendent avoir le seul judaïsme ! Un article en anglais publié le 4 juillet sur Times of Israël illustre bien cela. Le titre de l'article est "Sans juifs laïques, il n'y aurait pas d'Israël et de Juifs" ! L'auteur, Merav Michaeli, est membre de la Knesset au Parti travailliste (centre gauche..), ancienne journaliste, animatrice de télévision, radiodiffuseuse et militante. Voici une traduction de son article qui attaque les juifs orthodoxes et cherche à donner du judaïsme une définition plurielle et diverse... que nos progressistes et autres maçonniques ne renieraient pas :

 

"Without secular Jews there would be no Israel and no Jews"

 

"Sans juifs laïques, il n'y aurait pas d'Israël ni de Juifs

Chers amis,

 

C'est comme si vous vouliez - je ne comprends pas, vous ne l'avez toujours pas compris? L'état-nation du peuple juif. Le peuple juif, pas la religion juive. L'état national du peuple juif. Vous ne le comprenez pas? C'est la raison pour laquelle nous avons construit ce pays; C'est la raison pour laquelle nous sommes venus ici. Pour que tout le peuple juif ait une maison, un refuge. Ce pays nous appartient à nous TOUS. Cela ne vous appartient pas de le prendre et le tenir. Qu'est-ce que vous ne comprenez pas à propos de cela?

 

Depuis une semaine, le pays connaît une crise autour des conversions et des prières au Mur occidental. Quand avons-nous pour la dernière fois parlé de juifs orthodoxes, réformistes et conservateurs, et de la laïcité, de la conversion et du Mur occidental pendant toute une semaine? Parce que cette fois, Netanyahou et les ultra-orthodoxes ont vraiment pris de l'avance. Au delà de toute comparaison. En annulant la nouvelle zone de culte mixte au Mur occidental, qui était déjà un mauvais compromis qui laissait le Mur occidental devenir une synagogue ultra-orthodoxe, annulant toutes les conversions qui n'étaient pas faites par le Rabbinat, disant pratiquement qu'il n'y avait pas de moyen de rejoindre notre peuple à moins que vous ne passiez par des juges rabbiniques ultra-orthodoxes du 15ème siècle? Ils se sont vraiment dépassés.

Au cours de la dernière semaine, nous avons discuté intensément des cinq millions de juifs non orthodoxes en Amérique et comment le gouvernement israélien leur a craché au visage en prenant des décisions qui essentiellement leur disaient de se perdre.

 

Mais nous n'avons pas parlé assez de nous. Nous les juifs laïques (séculiers). Nous sommes également un courant dans le judaïsme qui, en Israël, est en fait le courant le plus important et le plus significatif, et la Torah nous appartient autant qu'elle leur appartient, tout comme le mur occidental; Et quand je dis "séculier", cela ne signifie pas ne pas croire en Dieu, ou ne pas jeûner à Yom-Kippour, ou aller à la synagogue ou déposer des phylactères si l'on veut. Je veux dire, les gens qui décident d'eux-mêmes comment vivre leur vie et comment pratiquer et vivre leur judaïsme. [C'est-à-dire le protestantisme et le libre-examen appliqué au judaïsme.. Ndlr.]

 

L'Adoration du Veau d'Or par Nicolas Poussin

Mais l'établissement ultra-orthodoxe ne le pense pas ainsi. En ce qui concerne l'établissement ultra-orthodoxe - où les femmes ne peuvent pas prier au Mur occidental et ne sont pas autorisées à se présenter au parlement - concerné, nous sommes un accident historique, une infortune. Un rapport publié hier a examiné plus d'une centaine de manuels du système éducatif ultra-orthodoxe israélien. En bref, les manuels indiquent que le rôle des femmes est de servir les hommes, le mouvement des Lumières et les mouvements sionistes sont un péché, Herzl est mauvais, les pères fondateurs de l'État d'Israël sont des Juifs assimilés dont le but est de détruire le judaïsme et le judaïsme laïque d'aujourd'hui est vide, superficiel et traître, et va bientôt quitter ce monde. C'est pourquoi ils essayent actuellement d'imposer des contenus religieux dans nos écoles et jardins d'enfants, comme si nous n'étions pas des Juifs nous-mêmes. Franchement, je les plains. C'est exactement ce qu'ils appelleraient "Tinok Shenishba" ("Bébés capturés"). Capturés et ne reconnaissant pas Albert Einstein, Sigmund Freud, Barbra Streisand, Karl Marx, Ben Gurion, Woody Allen, Bob Dylan, Golda Meir, Jabotinsky, Paul Simon, Heinrich Heine et Mark Zuckerberg et les fondateurs de Google - je peux continuer et continuer pendant des heures en nommant les grands juifs qui nous ont donné notre nom de "personnes les plus intelligentes du monde" [Rien que ça!... Ndlr.]. Nous sommes ceux qui ont relancé l'hébreu, notre langue merveilleuse - Eliezer Ben-Yehuda et Leah Goldberg et tous nos nombreux grands écrivains et les poètes. Le même hébreu qui est parlé aujourd'hui par Litzman et Gafni et leurs partisans. [Selon sa fiche wikipedia, membre du judaïsme haredi qui rejette la sécularisation, en février 2016, durant des discussions à la Knesset sur les droits du mouvement de la communauté LGBT, le ministre de la santé Yaakov Litzman compara justement la communauté LGBT aux pécheurs dansant sur le veau d'or. Ndlr]

 

Connaissez-vous l'essence des Lumières et la laïcité juive? En 150 ans, nous sommes passés d'une personne persécutée, faible et exilée à une nation solide, démocratique et unifiée. Oui, solidaire. Tous les juifs du monde entier ont une maison avec une porte ouverte pour eux, je veux dire qu'ils ont encore cette porte ouverte, tant que nous ne permettons pas à Netanyahu de la leur claquer au visage.

Netanyahou, oui, Netanyahou. Parce que le problème n'est certainement pas le public ultra-orthodoxe, ce sont les politiciens séculiers qui nous vendent à la politique ultra orthodoxe. En nous vendent pour "Nezid Adashim", pour une chaise.

La leçon à tirer de ce qui s'est passé cette semaine, c'est que nous devons relever la tête. Nous prenons toujours le chemin moral élevé, abandonnant pour le bien commun. Mais il est temps que nos écoles commencent à enseigner les liens entre le mouvement des Lumières juives et le mouvement sioniste, de sorte qu'il sera impossible d'enseigner que le sionisme n'est défini que par un retour à la terre que Dieu a donné à Abraham et à Naftali Bennett [Naftali Bennett est ministre millionnaire de l'éducation et de la diaspora dans le gouvernement Netanyahou IV, il dirige le parti politique nationaliste et sioniste religieux situé à l'extrême droite du spectre politique israélien. Ndlr.]

Il est temps de comprendre que le judaïsme séculaire est le plus grand et le mouvement le plus réussi du judaïsme, et nous ne laisserons personne nous l'enlever, de la même manière que nous ne laisserons personne nous enlever le judaïsme. Parce que le monde juif n'est pas un "Shtetl" polonais du 15ème siècle, le monde juif comprend tout le monde qui se définit comme juif et toutes les différentes façons d'être juif. Sans cette diversité, il n'y a pas d'Israël et il n'y a pas de peuple juif. Et nous ne laisserons personne détruire le peuple juif et l'État d'Israël pour la politique économique.

 

Fin de l'article

 

SOURCE

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Publié par Ingomer - dans Religion
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 07:20

Alors que le progrès est une idée à bout de souffle (P. Buisson), il y en a qui y croit encore tellement qu'ils tentent désespérément de nous en refourguer le mythe, comme un sésame nous ouvrant les portes... du bonheur.

 

Jeanne Smits a décrypté pour Reinformation.tv le discours conventionnel du président à Versailles le 3 juillet 2017. Il s'agit du discours d'un croyant de la foi maçonnique dans le néant, avec pourtant ses dogmes et ses principes... Rien de nouveau donc.

Ce que le président prépare vraiment : la Révolution

 

C’est bien pour cela qu’il ne faut pas être dupe des références d’Emmanuel Macron à l’histoire. « Le mandat du peuple, dit-il, c’est enfin le mandat de la fidélité historique. Les Français demandent à leur gouvernement de rester fidèle à l’histoire de la France » – mais il ajoute aussitôt : « Encore faut-il s’entendre sur le sens que l’on donne à ces mots ».

 

Car il rejette dos à dos « l’histoire pro-coloniale et celle de la repentance, l’histoire identitaire et celle multiculturelle, l’histoire fermée et l’histoire ouverte », ajoutant aussitôt, et cela peut sembler rassurant : « Il n’appartient pas au pouvoir exécutif ou législatif de décréter le roman national ». Mais il explique. Sa fidélité à l’histoire est celle qui consiste à choisir « en regardant le réel et en gardant nos esprits et nos volontés tendus vers le meilleur, c’est ce que nous appelons le progressisme ».

 

Voilà décidément la compréhension maçonnique de l’histoire clairement exposée, celle qui refuse le dogme : cette histoire façonnée par le « maître horloger » dont Macron s’est si souvent réclamé. « C’est une éthique de l’action et de la responsabilité partagée, c’est la fidélité à notre histoire et à notre projet républicain en actes car la République ce n’est pas des lois figées, des principes abstraits, c’est un idéal de liberté, d’égalité, de fraternité, chaque jour re-sculpté et repensé à l’épreuve du réel ».

 

Pas de loi figée, cela veut dire pas de loi naturelle, pas de référence unique, seulement les sables mouvants du « « sens de l’histoire » auquel le discours de Macron faisait également référence. Lui qui a parlé plusieurs fois du principe de réalité le contredit dans le même discours en annonçant : « A la fin, notre démocratie ne se nourrit que de l’action et de notre capacité à changer le quotidien et le réel ». Changer le réel ? Ces mots sont au plus profond de l’hérésie moderne qui prétend nier la réalité à travers les mots. C’est la folie de l’idéologie du genre que le principe de réalité contredit absolument.

 

[Rappelons que "changer le réel" est un thème commun des progressistes et des maçonniques. En 2009, "changer le monde" était le titre d'un clip des jeunes de l'UMP... En 1790, pour le protestant franc-maçon Rabaut-Saint-Etienne à la tribune de la "Constituante" (comme par hasard…) : "Pour rendre le peuple heureux, il faut le RENOUVELER, CHANGER ses idées, CHANGER ses lois, CHANGER ses moeurs, CHANGER les hommes, CHANGER les choses, TOUT DETRUIRE, oui, tout détruire, puisque tout est à recréer"... (Rabaut-Saint-Etienne cité in Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions pamphiliennes 2007, p. 280.)

 

Sur l'"idéologie du genre", la confusion (des genres), c'est le but et la méthode. Judith Bulter, grande prêtresse du genre, interviewée par le Nouvel Observateur dans un numéro de décembre 2013, expliqua : "C'est vrai, le sexe biologique existe"... "Simplement, ajoute-t-elle, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée - autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont." Traduction : oui les différences biologiques existent, mais si vous en parlez je vais vous démolir... Cela peut être contesté et cela l'est. Votre code de pensée est contestable et il va être contesté ! Les mots que vous employez, ils sont contestables, et ils vont être contestés ! (2+2=5) Et vous n'aurez plus qu'à vous taire ! C'est cela le "gender". Mais que la personne n'existe pas, cela est génial pour un Etat totalitaire : cela va à l'encontre de toute la civilisation chrétienne qui est fondée sur la dignité de la personne faite à l'image de Dieu. La personne n'est pas intéressante pour un système capitaliste, que ce soit du point de vue employeur et consommateur. Et d'ailleurs vous n'avez plus une direction du personnel mais une direction des ressources humaines qui s'occupent des compétences des gens... Vous avez des portefeuilles de compétences sur pattes en gros, ambulants, qu'on va exploiter au mieux. Mais la personne c'est gênant notamment parce que cela a des besoins spirituels.

 

Lire : Yann Carrière : Du sexisme au fascisme 

Yann Carrière sur la "théorie du genre", une "théorie fascisante"

"Le genre : une idéologie totalitaire fascisante qui détruit la pensée" (Yann Carrière). Ndlr.]

 

 

Les Lumières guident ses pas

 

Ne soyons donc pas étonnés de voir le nouveau président célébrer « la réalité plurielle ». C’est la raison exacte pour laquelle il souhaite un renouvellement qui « scelle le retour du débat que n’aveuglent pas les dogmes » : encore un présupposé maçonnique qui oppose la liberté à la vérité.

 

Comme Hollande au début de son quinquennat, mais de manière à la fois plus subtile et plus forte, Emmanuel Macron s’inscrit dans la lignée des Lumières et de la Révolution pour en faire le phare programmatique de toute l’action à laquelle il présidera. Cela se lit directement et indirectement dans les mots qui suivent : « Je veux que l’efficacité, la représentativité et la responsabilité fassent émerger clairement et fortement une République contractuelle. La confiance accordée y va de pair avec les comptes qu’on rend. L’action s’y déploie dans un cadre partagé entre le mandataire et le mandant et non au fil des circonstances. C’est cela le sens du contrat social qui fonde la République ».

 

Au-delà d’un mode de fonctionnement, c’est une référence. Le contrat social est celui par lesquels les hommes sont censés abandonner une part de leur liberté de leur volonté entre les mains de l’Etat, mais pour leur bien. A travers cette vision constructiviste de la politique exprimée dans la pensée de Rousseau, ce sont les droits des familles que l’on peut nier, et comme l’a montré jadis la Terreur, les opposants que l’on peut exclure. De la manière la plus radicale qui soit.

 

Aviez-vous un doute ? Ecoutez la suite : « Le premier principe doit être la recherche d’une liberté forte. En matière économique, sociale, territoriale, culturelle, notre devoir est d’émanciper nos concitoyens. Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l’autonomie de l’homme libre, conscient et critique ». Voltaire eût applaudi.

 

Simone Veil : la liberté de choisir sa vie – face à la vie du tout-petit ?

 

 

On ne s’étonnera pas dès lors de voir Simone Veil glorifiée par Macron au nom de la liberté et de l’égalité. « C’est le combat pour l’égalité pleine entre les femmes et les hommes. Ce beau combat dont notre pays a perdu il y a quelques jours, quelques jours à peine, une figure essentielle en Madame Simone Veil. La liberté forte, c’est la liberté de choisir sa vie ». Quitte à la choisir contre la vie

 

Le nouveau président serait-il séduit par l’idée ultra-socialiste – ou chargé de sa mise en œuvre – du revenu universel ? On peut imaginer lorsqu’il affirme : « Nous devons substituer à l’idée d’aide sociale, à la charité publique, aux dispositifs parcellaires, une vraie politique de l’inclusion de tous. La représentation nationale y trouvera un enjeu, un défi, à sa mesure ».

 

Il a même trouvé le moyen de rendre cela désirable en empruntant le vocabulaire de ceux qui dénoncent La fortune anonyme et vagabonde : « Ne vous y trompez pas, cette question est la plus profonde, la plus sérieuse qui soit, parce que notre société est aujourd’hui divisée entre les égoïsmes tentés par les sirènes de la mondialisation qui voudraient faire croire qu’on peut réussir à quelques uns, que les nomades en quelque sorte dicteraient leur loi ».

 

La manière dont on entre dans cette République par le biais du contrat social – rien n’a changé depuis 1789 – c’est par une « appartenance » qui « ne se décrète pas » : « Aussi cette solidarité doit-elle trouver ses formes concrètes. L’école en est le premier creuset, notre université ensuite, nos familles également, notre culture, la langue, l’accès aux savoirs, l’ouverture à des possibles qui nous rassemblent forgent un peuple mais ces solidarités organiques que nous avons mésestimées, c’est aussi ce qui tient notre société et face à la crise morale et de civilisation que nous vivons, nous devons savoir forger à nouveau ces solidarités profondes et un imaginaire puissant et désirable où chacun trouvera sa place ».

 

L’école, avant la famille ; la famille, perdue au milieu des institutions républicaines chargées de formater le citoyen ; oser alors parler de crise morale et de civilisation fera sans doute réagir favorablement des esprits conservateurs, mais il n’est pas besoin de beaucoup de lucidité pour comprendre que la crise morale à laquelle le président fait référence n’a rien à voir avec celle qui nous saute aux yeux dans la France d’aujourd’hui.

 

Le discours d’Emmanuel Macron au Congrès : un projet « humaniste »

 

[...] Avec un tel programme, Emmanuel Macron peut se permettre de faire plaisir à ceux que la politique étrangère du jour à l’égard du Proche-Orient, de la Russie et d’ailleurs irrite. Comment lui donner tort lorsque, faisant sans doute référence à la Libye, voire l’Irak, il déclare : « Je ne vous proposerai pas dans ce cadre de nous substituer à d’autres peuples parce que nous voudrions ailleurs imposer nos principes ou nos valeurs car je ne veux pas qu’apparaissent de nouveaux Etats faillis ».

 

Le président Macron veut prendre la tête de la nouvelle globalisation

 

Mais n’allez pas croire que la France va se désengager des bourbiers de l’interventionnisme mondial : « Dans les années à venir, le rôle de la France sera de défendre la sécurité, l’égalité face aux excès, les libertés, la planète face au réchauffement climatique, tout ce qui constitue notre bien commun universel et qui aujourd’hui dans trop d’endroits est remis en cause. Des régimes autoritaires réussissent dans l’économie de marché. Des démocraties que nous croyions hier des alliés de toujours menacent l’ordre international, se mettent à douter de ses propres règles. Notre vocation, notre rôle aujourd’hui, c’est précisément, plus encore qu’hier, de les rappeler, de les porter, de les faire, de les tenir. Ce sera cela mon cap, notre cap et aucun autre ».

 

Ayant si bien parlé de la France et de sa souveraineté au début de son discours, voici d’ailleurs que le nouveau président réclame davantage d’Europe :

 

[...]

Sans l’ombre d’une hésitation, ce même Macron qui se dit mû par « le simple amour de la patrie » l’affirme : « C’est pourquoi, il revient à une génération nouvelle de dirigeants de reprendre l’idée européenne à son origine, qui est politique dans son essence, une association volontaire réaliste et ambitieuse d’Etats décidés à faire prévaloir des politiques utiles en matière de circulation des personnes et des biens et notamment de la jeunesse, en matière de sécurité, en matière monétaire et fiscale, mais aussi en matière politique, culturelle ».

 

Rien n’y échappera, à cette Europe : ayant bellement rappelé ce qui la rassemble – hormis toutefois la foi chrétienne – il l’appelle à réaliser la transition écologique et même une « défense plus européenne en cours d’édification ». Une seule armée ?

 

Surprise, le président Macron va jusqu’à citer de nouveau – comme il l’avait fait devant le World Wildlife Fund – Simone Weil, la grande, la philosophe, en citant son appel à « l’effectivité ». Il explique : « C’est-à-dire l’application concrète, tangible, visible des principes qui nous guident. Le refus d’être pris en défaut, et de clamer des principes dont nous ne poursuivons pas sans relâche l’application. Le principe d’effectivité, c’est pour vous, pour moi, pour le gouvernement, de ne jamais cesser de se demander si nous sommes en pratique fidèles à nos principes, c’est-à-dire d’abord à la liberté, l’égalité, la fraternité ».

 

Comme quoi, des principes intangibles, il y en a tout de même. On peut se dire opposé au dogme en affirmant le dogme de la liberté, il n’y a rien là que de très classique en matière révolutionnaire. Mais que la matière soit révolutionnaire, et même révolutionnaire comme elle ne l’a jamais été, comme nous le montre le bouleversement total qui affecte aujourd’hui le principe d’identité lui-même, cela ne fait aucun doute.

 

Ce sont les mots par lesquels Emmanuel Macron a mis fin à son discours : « Ce que nous avons à accomplir, c’est une véritable révolution ».

 

SOURCE

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 00:00
Statue der Heiligen Maria Goretti in der römisch-katholischen St.-Martins-Kirche von Visé (Belgien)

Statue der Heiligen Maria Goretti in der römisch-katholischen St.-Martins-Kirche von Visé (Belgien)

Modèle et protectrice de la jeunesse féminine, Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir. Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. «Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion», dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace: «Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer!» La jeune chrétienne s'écria: «Non! c'est un péché, Dieu le défend! Vous iriez en enfer!» Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu'Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron: «Et toi, Maria, pardonnes-tu? lui demanda-t-il. -- Oh, oui! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis.» Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci: «Que fais-tu Alessandro? Tu vas en enfer!» et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait: «Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité.»

On parle de miracles qui eurent lieu sur sa tombe. Mais le plus remarquable fut sans aucun doute la conversion d'Alessandro. Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison pour son crime. Il refusa de se repentir pendant plusieurs années. Une nuit, en 1910, il rêva que Maria lui offrait quatorze lys. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Après sa libération, qui intervint après vingt-sept années de détention, il alla voir la mère de Maria, Assunta, et la supplia de lui pardonner. Elle accepta et ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l'autre. Alessandro Serenelli devint alors un frère laïc capucin.

Résumé tiré de A. Gualandi -- L. Tonini, édition 1947. W. Schamoni, édition 1955, p. 302.

Sources: (1), (2), (3)


Sainte Maria Goretti, Patronne de la Jeunesse, secouez les consciences. Aidez-nous à dire généreusement comme vous:
"Non" au péché;
"Oui" à tout ce que Dieu veut.


 

Discours du pape Pie XII adressé à la jeunesse catholique, contre l'esprit du Mal, au lendemain des cérémonies de Béatification de Ste Maria Goretti :

 

« Malheur au monde à cause des scandales. Malheur à ses corrupteurs conscients et volontaires du roman, du journal, de la revue, du théâtre, du film, de la mode indécente. Malheur à ces jeunes écervelés qui, par une blessure fine et légère, portent l'infection morale dans un coeur encore vierge. Malheur aux pères et mères qui, dépourvus d'énergie et de prudence, cèdent aux caprices de leurs fils et de leurs filles, renoncent à cette autorité paternelle qui est sur le front de l'homme et de la femme comme reflet de la majesté divine. Mais malheur aussi à tant de chrétiens de nom et d'illusion qui pourraient se dresser et qui verraient se lever derrière eux des légions de personnes intègres et droites, prêtes à lutter par tous les moyens contre le scandale. La Justice légale punit - et c'est son devoir - l'assassin d'un enfant. Mais ceux qui ont armé son bras, qui l'ont encouragé, qui, indifférents ou peut-être même avec un sourire indulgent l'ont laissé faire, quelle législation humaine osera jamais ou pourra, si elle le voulait, les punir comme ils le méritent ? Et pourtant, les vrais, les grands coupables, ce sont eux. Sur eux, corrupteurs conscients ou complices inertes, pèse terrible la Justice de Dieu.

Aucun pouvoir humain n'aura-t-il donc en soi-même la force d'émouvoir et de convertir ces coeurs corrompus ou corrupteurs ? La force d'ouvrir les yeux et de secouer la torpeur de tant de chrétiens insouciants ou timides ? Le sang de la martyre et les larmes du meurtrier repenti et pénitent feront ce miracle, Nous l'espérons.»

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 14:18

Comme l'avortement interdit jusqu'en 1975, la Gestation pour autrui (GPA) -cette marchandisation de l'enfant- est interdite mais on la reconnait, jusqu'à sa légalisation :

GPA : La Cour de Cassation valide la GPA pour le parent d'intention
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:25
La sécession gagne l'Assemblée nationale

Le Premier ministre Édouard Philippe a prononcé le 04 juillet 2017 son discours de politique générale devant une "Assemblée nationale" dubitative. Son intervention est intervenue au lendemain du discours du président Emmanuel Macron fixant l'orientation de sa politique générale devant le Congrès du Parlement réuni à Versailles. (SOURCE). Sur 566 votants, avec 370 voix pour, 129 abstentions et seulement 67 voix contre, les médias mainstream relèvent que nous avons "le plus faible nombre de votes contre sur un discours de politique générale depuis 1959". "Édouard Philippe aurait obtenu "une large confiance". C'est sans compter le "record d'abstention" lors de ce vote... Une donnée qui soulève de nombreuses questions.

 

"Les Républicains" se sont abstenus

 

Au sein du principal groupe "d'opposition" LR (95 élus + 5 apparentés), sans compter les "constructifs" (pro Macron qui après avoir créé un autre groupe avec les UDI ont voté le soutien), les trois quarts des 100 députés "LR" se sont abstenus. Selon RT, "23 tenants d'une opposition relativement «dure» ont voté contre" (SOURCE).

"Une très petite partie (des députés "Les Républicains") ont décidé de voté contre", a relevé Mme Le Pen. "Ca veut dire que l'immense majorité des Républicains (...) soutient la politique d'Emmanuel Macron", a-t-elle conclu.

 

La France insoumise (LFI), avec ses 17 membres, a voté unanimement contre, comme annoncé. Douze des 16 élus du groupe communiste ont aussi voté contre. Également contre, les huit députés FN, ou encore Nicolas Dupont-Aignan (DLF). SOURCE

 

La sécession commence à gagner les députés eux-mêmes

 

Il y a un enseignement qui n'est pas analysé c'est le "record d'abstention" au sein même de l'"Assemblée nationale" sur ce vote de "soutien" au gouvernement Philippe. Avec 370 voix pour et 129 abstentions, l'abstention s'élève à 34,86%... Outre la totalité des députés République en marche (REM) et MoDem, le Premier ministre n'a reçu l’appui que de 12 "constructifs" LR-UDI et de 3 élus du groupe Nouvelle Gauche (ex-PS).  Au Parti socialiste (lequel se cache à l'Assemblée sous le nom de "Nouvelle gauche"), presque tous se sont abstenus (23), tandis que 5 votaient contre la confiance et trois seulement pour. Manuel Valls, qui ne fait plus partie du PS a lui accordé sa confiance.

 

Les élus abstentionnistes (eux-mêmes élus par une minorité des inscrits si l'on tient compte de l'abstention record aux dernières législatives) ne voient plus l'intérêt du vote dans un système lui-même incohérent sans raison morale ultime -tout en donnant et en imposant des leçons de morale en permanence à tout le monde- et qui conduit la France à l'abîme. (Hormis les députés "Insoumis" qui se satisfont de ce système) il ne sera pas dit que l'absurdité sera leur crédo ! La sécession se fait donc à présent parmi les députés eux-mêmes.

 

Un exemple illustrant cette désertion hier vers 16h35, nombre de parlementaires socialistes et LR ont quitté l'hémicycle à l'issue du discours de politique générale d'Edouard Philippe (qui aura duré 1h15), zappant ainsi l'intervention de Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'Assemblée.

 

Quand l'oligarchie elle-même se met à pratiquer la tactique du siège vide (comme en Urss dans les années 1980), que plus grand monde ne se donne la peine d'assister ni ne croire dans les discours officiels, quelle reste-t-il de crédibilité à un tel système ? La crise de la représentation est plus bien plus profonde, il s'agit d'une crise de la démocratie elle-même.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 09:54

Le célèbre démographe, ancien directeur de recherche à l’INED, a accepté de répondre aux questions de TVLibertés sur les chiffres de l’immigration en France. Michèle Tribalat dénonce l’aveuglement volontaire de l’intelligentsia sur le phénomène de l’immigration en France. Aujourd’hui, comme hier, les gouvernements et les élites avancent « les yeux grands fermés ». Un entretien exceptionnel où les faits prennent le pas sur l’idéologie. Et où l’on bouscule les idées reçues.


C’est ainsi que Michèle Tribalat tord le cou à la légende de l’Islam installé de longue date en France. Elle affirme, preuves à l’appui, que les musulmans d’aujourd’hui sont presque exclusivement le produit d l’immigration récente. Le démographe appuie aussi son analyse sur un double phénomène : la désecularisation des populations originaires des pays musulmans et d’autre part la sécularisation galopante de la société française dans son ensemble.

Extrait :

La campagne (présidentielle) a réactivé cette espèce d'histoire, de légende comme quoi on est dans une période migratoire assez faible puisque on a eu des discours selon lesquels on a 200 000 entrées (par an) depuis très longtemps, la proportion d'immigrés n'est pas élevée, etc... Si vous prenez le programme d'Emmanuel Macron, il fait un diagnostic. Il y a une page que s'intitule "immigration et asile" et il dit lui-même des tas de bêtises, que l'immigration n'est pas très forte et que depuis longtemps on a à peu près les mêmes proportions d'immigrés. Donc lui-même n'est pas courant : j'espère qu'il y aura des gens autour de lui pour le mettre un peu plus au courant !

[...] Avec les enquêtes annuelles de recensement aujourd'hui, tous les ans on a un chiffre sur le nombre d'immigrés, c'est-à-dire sur le nombre de personnes qui sont venues en France comme étrangères, même si après elles ont pu acquérir la nationalité française. Et actuellement c'est 9,3% d'immigrés (je ne parle pas de la génération derrière). Si vous ajoutez la première génération née en France d'enfants de parents dont au moins un est immigré on passe en 2015 à 20,5. Donc on a un peu plus d'une personne sur cinq qui est soit immigrée, soit enfant de parents dont au moins un est immigré. Et on est assez dans les moyennes européennes.

Michèle Tribalat sur Tv-Libertés, 04/07/2017

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 08:35

Ce lundi a été publiée l’enquête annuelle d’Ipsos en partenariat avec la fondation Jean-Jaurès et Le Monde intitulée "Fractures françaises". Les "Insoumis" de Jean-Luc Mélenchon qui estiment qu'il faudrait supprimer le rôle de chef de l'état, de président, ou de roi (au nom de la soit-disant "Grande Révolution") peuvent aller se rhabiller : 88% des Français estiment avoir "besoin d’un vrai chef pour remettre la France en ordre" ! Autrement dit : un roi. On ne refait pas la nature de la France et des Français !

Cette information ne sera pas commentée dans les médias mainstream. Elle signifie essentiellement que dans l'inconscient des Français, la monarchie représente une sorte de "nature" de la France, et les peuples qui ne s'y reconnaissent pas ne trouvent pas leur place dans le royaume. Cette conception du pouvoir et de la politique est un héritage du "Moyen Âge et au-delà même de nos ancêtres les Gaulois..., qui nous ont légué le respect de la hiérarchie, un esprit religieux de verticalité porté sur les discussions philosophiques et métaphysiques que la démocratie précisément par son amoralisme final interdit.

S'agissant du classement du PIB mondial, indicateur de la richesse des nations, rappelons simplement que l'Angleterre -qui est restée une monarchie- avec donc un "monarque" à sa tête, nous est passée devant (2 849,345 milliards de PIB pour le Royaume-Uni en 2015 contre 2 421,560 pour la république dite "française"... bientôt dépassée par l'Inde...)... Selon le FMi en 2016, la situation économique de la France est même pire puisque notre pays serait passé au rang de "neuvième puissance économique mondiale" ! En 1789, nous étions à la première place du podium dans tous les domaines !

L'information suivante est tirée du site "Breizh-info.com".

 

Ce lundi a été publiée l’enquête annuelle d’Ipsos en partenariat avec la fondation Jean-Jaurès et Le Monde  intitulée « Fractures françaises ». Une étude orientée, aux questions posées de façon étrange, mais qui appelle des conclusions. Les résultats de ce sondage confirment ce que les dernières élections, mais aussi les comportements de chacun laissent présager au quotidien : la France semble en voie de sécession avancée notamment sur les questions de croyance en les institutions et de politique migratoire et religieuse.

Le sondage a été réalisé fin juin, sur un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

Concernant la confiance dans les institutions, 85% ont confiance dans la police et 84% dans l’armée, mais à peine 52% l’ont dans la justice, et moins d’un sur deux dans les conseillers généraux, départementaux, ou dans les grandes entreprises. Le maire, avec 67%, s’en sort plutôt bien. Le président de la République (44%), l’Union Européenne (41%), l’Assemblée nationale ( 35%) n’inspirent plus la confiance majoritaire, ce qui est le signe profond d’un malaise dans le pays (même si le pourcentage était encore plus faible en 2013).

Concernant le regard sur les hommes politiques, 69% d’entre eux pensent qu’ils sont corrompus – ce qui en dit long sur l’image de ces derniers (progression de 7 points par rapport à 2013). 83% estiment qu’ils agissent avant tout pour leurs intérêts personnels, et 76% estiment que leurs idées ne sont pas représentées et que la démocratie fonctionne mal.

69% des sondés estiment que la France est en déclin (et parmi eux seuls 49% d’entre pensent que ce n’est pas irréversible ..). Autre fait intéressant, 88% estiment avoir « besoin d’un vrai chef pour remettre la France en ordre », 84% regrettent la critique de l’autorité aujourd’hui, et 49% se prononcent pour la peine de mort. Pas vraiment les valeurs de gauche libérale qui ont pourtant triomphé lors des dernières élections …

Par ailleurs, ils sont 33% (contre 24 en 2014) à penser qu’une autre voie est possible, alternative à la démocratie

 

(Ndlr. Pour l'alternative à la démocratie, lire : Le roi libérateur)

 

...tandis que seuls 41% pensent que les médias jouent un rôle important dans la démocratie, 32% les associations et les intellectuels, mais 58% les citoyens et 51% les hommes politiques.

71% pensent que le système gauche/droite est dépassé.

Vis à vis du monde extérieur – et même si les questions sont particulièrement mal posées – ils sont une minorité (22%) à estimer que l’on peut faire confiance à tout le monde, 48% à voir en la mondialisation une menace, et 53% à penser que la France doit se protéger vis à vis du monde extérieur.

 

70% estiment que les priorités nationales doivent l’emporter sur l’Europe mais 80% veulent rester dans la zone euro et 58% voient d’un bon oeil l’appartenance à l’UE

Sur les questions sociales et sociétales :

55% estiment que « les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment » (NDLR : le niveau des questions fait penser à des discussions de comptoir) et 57% qu’il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres pour plus de justice sociale . 55% souhaitent plus d’intervention de l’Etat dans certains domaines et dans le même temps, 62% estiment qu’il y’a trop d’assistanat (?).

Sur le protectionnisme et le libre échange, c’est du 50/50

Sur les questions sociétales :

Illustrant le sondage « les valeurs du passé » avec une femme cuisinant et son homme à côté d’elle, on retrouve des questions farfelues : « est-ce que vous vous inspirez des valeurs du passé dans votre vie ? » sans que l’on sache ce que cela signifie. (65% répondent oui et le même pourcentage que c’était mieux avant).

Sur le Front national : 

59% pensent qu’il s’agit d’un parti dangereux pour la démocratie, et 60% un parti xénophobe (on remarquera que les sondeurs n’ont pas posé les mêmes questions pour les autres partis). 44% le voient comme un parti utile, 30% avec des solutions réalistes, et 25% capable de gouverner le pays.

« Racisme et xénophobie », « Faits religieux et laïcité » : des thématiques pas du tout orientées …

Voici le titre d’un des sujets du sondage, portant sur l’immigration (ce qui signifie donc qu’être contre l’immigration serait ou bien du racisme, ou bien de la xénophobie). 65% des sondés pensent qu’il y’a trop d’étrangers en France (discussion de comptoir bis), 60% qu’on ne se sent plus chez soi comme avant, 61% que les immigrés ne font pas d’effort pour s’intégrer, 43% qu’il faut réduire le nombre d’immigrés pour réduire le nombre de chômeurs, tandis que 54% pensent qu’il est difficile de s’intégrer en france pour un immigré.

Concernant la partie religion, rebaptisée timidement pour le coup « faits religieux et laïcité », 40% des sondés pensent que la religion musulmane est compatible avec la société française (81% pour le judaisme et 90% pour le catholicisme). 74% des sondés trouvent que la religion musulmane cherche à imposer son fonctionnement aux autres (18% pour les catholiques et 14% pour les juifs). 85% pensent que « l »intégrisme religieux » progresse et que c’est un problème préoccupant. Enfin, ils ne sont que 54% à penser que l’islam est une religion pacifiste (contre 66% en 2015) et que le djihadisme est une perversion, tandis qu’ils sont 46% à penser que cette religion porte en elle les germes de violence et d’intolérance.

Il ressort donc de ce sondage la fragmentation de la société française, ainsi que le rejet croissant de l’Islam, de l’immigration, et du monde politique par une majorité d’entre eux, majorité qui ne se sent nullement représentée politiquement, y compris par le Front national. Les mois qui viennent risquent d’être agités dans France dont le ciment semble désormais totalement artificiel.


[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

SOURCE

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 00:00

Saint-Antonio-Maria-Zaccaria.jpgAntonio Maria Zaccaria naît en 1502 à Crémone (Italie), d'une famille d'opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu'Antonio était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l'âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l'éducation de son fils. Chrétienne fervente, elle s'appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. À son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon cœur allait jusqu'à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d'abondantes bénédictions et des grâces de choix.


 

Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l'âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l'état ecclésiastique. Pour se préparer à l'apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l'Église ; il reçut l'ordination sacerdotale le 20 février 1529. Pendant ses études, il ne perdit jamais de vue sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme.


 

Devenu prêtre, il œuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. "Allons voir l'ange de Dieu !" disaient ses compatriotes. Bien qu'il passât des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C'est alors qu’Antoine-Marie songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s'appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l'ignorance, la paresse et la corruption du siècle. Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l'exemple. "C'est le propre des grands cœurs, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré", leur disait-il.


 

Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de : "Clercs réguliers de St-Paul". On leur confia l'église St-Barnabé à Milan, d'où leur vint le nom de: "Barnabites". Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s'exercèrent aux bonnes œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un ordre de religieuses, dites les "Angéliques de Saint-Paul" pour l'instruction des jeunes filles pauvres et l'entretien des linges des églises.


 

La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les cœurs à Dieu. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du Sauveur demeura dans le tombeau. C'est à lui que l'on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures. Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux.


 

Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais une grande paix et une grande sérénité ne cessaient d'envelopper son âme. En 1539, épuisé par une mission qu'il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l'y voir une dernière fois ; il leur annonça sa mort prochaine qu'il venait d'apprendre par révélation.

 

Après avoir reçu l'extrême-onction et le saint viatique, il s'endormit paisiblement dans le Seigneur, le 5 juillet 1539, à l'âge de trente-sept ans. (1)

 

Il fut enseveli dans le cimetière du couvent des Sœurs de Saint Paul, à Milan où il fut vite honoré comme un saint.

Vingt-sept années plus tard, sa dépouille fut relevée, et son corps fut découvert incorrompu. Actuellement, ses restes reposent à Milan. (2)

 

Antonio Maria Zaccaria a été inscrit dans le livre des saints, le 27 mai 1897, par le pape Léon XIII.

 

Sources: (1) Tiré de: Frères des Écoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 233-234 (2)

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 00:00
Saint Florent, évêque à Cahors († début Ve s.)

Martyrologe Romain : À Cahors, au début du Ve siècle, saint Florent, évêque.

 

Saint Paulin de Nole loue son humilité de cœur, sa force dans la grâce reçue de Dieu et la douceur de ses paroles.

 

Sources : 1, 2

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 00:00
Saint Thomas, Apôtre des Indes

Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise S. Jean (Jn 21). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui."

 

A la dernière Cène, quand Jésus dit à ses disciples : "Je vais vous préparer une place, et quand je serai allé et vous aurai préparé une place, à nouveau je viendrai et vous prendrai près de moi, afin que là où je suis, vous aussi vous soyez", Tomas fit celui qui ne comprenait pas : "Seigneur, nous ne savons pas où vous allez, comment saurions-nous le chemin ?" Il s'attira cette merveilleuse réponse du Maître : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, personne ne va à mon Père, si ce n'est par moi." (Jn, 14, 6.)

 

Après sa résurrection, le Sauveur était apparu à plusieurs de ses disciples en l'absence de Thomas. Quand à son retour, on lui raconta cette apparition, Thomas fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement: "Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai point." (Jn 20, 25.) Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime et le bon Sauveur répondit à son défi: "Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant." (Jn, 20, 27.) Que fit alors Thomas? Nous le savons; un cri du coeur s'échappa de ses lèvres: "Mon Seigneur et mon Dieu!"

L'Incrédulité de saint Thomas, Rembrandt, 1634.

L'Incrédulité de saint Thomas, Rembrandt, 1634.

Dieu permit l'hésitation de cet Apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de Jésus-Christ.

Parmi les douze articles du Symbole, Saint Augustin attribue à saint Thomas celui qui concerna la Résurrection.

Quand les Apôtres se partagèrent le monde, les pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de Jésus parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le Baptême et les associa à son ministère. Partout, sur son passage, l'Apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques.


Évangélisateur des Indes, c’est pour avoir construit un palais pour un roi que Thomas est représenté avec une équerre d’architecte. Il est parfois également représenté avec la lance qui fut l’instrument de sa mise à mort.

 

Son tombeau ravagé par les musulmans, restauré par les Portugais, gardait encore quand on l'a ouvert au XXe siècle, des restes de ses os et le fer de la lance qui l'avait frappé, ainsi que des monnaies du règne de Néron.

 

Les chrétiens de l'Inde attribuent à S. Thomas leur évangélisation et se donnent eux-mêmes le nom de "chrétiens de saint Thomas", et prétendent en garder la tombe.

 

Au chapitre IV de l'ouvrage publié en 2016, "Les Apôtres en Inde", Ilaria Ramelli observe que le christianisme indien, qu’il s’agisse de ses rites, ses titres, ses coutumes, ses légendes, est pétri d’archaïsmes reconductibles à ce même christianisme syro-araméen primitif qui faisait de l’Évangile de Matthieu son texte central. Elle montre comment Thomas est lui-même fortement lié au christianisme syro-araméen pour avoir été à l’origine (en personne, ou à travers son disciple Thaddée) de l’évangélisation de la ville d’Édesse, de l’Osroène dont elle est la capitale, et de la Mésopotamie. Au chapitre V, du même ouvrage, Cristiano Dognini examine la présence d’échos chrétiens dans les mythes spécifiques à la naissance de Krishna, qui font leur apparition dans le panorama de la littérature sanscrite autour du IIe siècle ap. JC. L’auteur constate que les emprunts de motifs tirés des Évangiles (tels que Massacre des Innocents, la Fuite en Égypte, l’Annonciation…) sont indubitables, et en déduit que les récits chrétiens étaient assez connus en Inde pour que l’hindouisme se les approprie et les intègre au service de ses propres cycles mythiques.

Le même phénomène d'appropriation des mystères chrétiens sera l'objet du bouddhisme en Chine, comme nous le verrons un peu plus bas.

 

Quand au XIVe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas. Un miracle de l'Apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'Apôtre; il aurait été percé d'une lance devant une Croix où il priait, le 3 juillet de l'an 72 à Meliapouram, sur la côte méridionale est de l'Inde (aujourd'hui Madras-Chennay).

Au XVIe siècle, Jean III, roi de Portugal, fit chercher le corps de saint Thomas dans une chapelle ruinée qui était sur son tombeau, hors des murs de Méliapour (Inde). On creusa la terre en 1523 et on découvrit une voûte construite en forme de chapelle. On y trouva les ossements du saint apôtre, avec une partie de la lance qui avait servi à son martyre, et une fiole teinte de son sang. On les renferma dans un vase richement orné. Les Portugais bâtirent auprès de cet endroit une nouvelle ville qu'ils appelèrent Saint-Thomas ou San-Thomé.

L'incrédule entre les incrédules à qui Jésus ressuscité fit toucher ses plaies, porta la Croix jusqu'au point du monde le plus éloigné du tombeau vide de Jérusalem. Tandis que S. Jacques allait jusqu'en Espagne à l'extrémité occidentale de l'Empire romain, il atteignait l'extrémité des terres orientales.

 

Sources : (1); (2); (3); (4) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 358.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 00:00
Saint Martinien, statue Eglise du Pays d'Huriel (Auvergne)

Saint Martinien, statue Eglise du Pays d'Huriel (Auvergne)

Martinien est un des officiers romains qui ont permis l'évasion de Pierre et de Paul des prisons de Rome, même si Pierre ne s'évada pas longtemps puisqu'il retourna à Rome.

Martinien et Procès furent arrêtés pour leur foi et mis à mort. (1)

Le supplice sera féroce : visage meurtri, chevalet, fouet, bastonnade, feu, scorpions précèdent le glaive qui leur tranche la tête. Leurs reliques se trouvent aujourd’hui toujours auprès de Pierre dans la basilique de Saint-Pierre à Rome, au fond du transept droit de la basilique vaticane. (2)

 

Un tableau de Jean Valentin dit aussi Valentin de Boulogne représentant le Martyre de Saint Procès et Saint Martinien (1629) se trouve à la Pinacothèque, salle XII, musée du Vatican.

 

Martyre de Saint Procès et Saint Martinien, 1629, par Valentin de Boulogne (Pinacothèque, Musée du Vatican)

Martyre de Saint Procès et Saint Martinien, 1629, par Valentin de Boulogne (Pinacothèque, Musée du Vatican)

À Rome au cimetière de Damase, au second mille de la voie Aurélienne, les saints Procès et Martinien, martyrs. (3)

 

Martyrologe romain

 

Sources: (1), (2), (3)


Autres saints dans l'armée romaine au calendrier : S.Georges, S. Victor, S. Sébastien, S. Martin de Tours, S. Ferréol, Sts Serge et Bacchus, S. Maurice et ses compagnons, S. Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.), S. Théodore, soldat et martyr († 304)

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:07

 

"A en croire l'imaginaire populaire il semblerait qu'au 'Moyen Âge', cette longue période rustre, sale et inculte, paraît-il, les hommes pensaient que la terre était plate. Vraiment ?

 

Pourtant, dès le Ve siècle avant notre ère, des savants grecs avaient déjà montré la rotondité de la terre.

 

Eratosthène

Eratosthène (v. -276 – Alexandrie, Égypte, v. -194), scientifique grec, sera le premier à en calculer la circonférence deux siècles plus tard. Avec une marge d'erreur de 20% certes, mais pour les connaissances de l'époque, admirons la prouesse !

 

Dès le VIIe siècle, à l'apparition des premières mappemondes, ils utilisaient déjà les termes de globes, de sphères pour la désigner.

 

D'où vient le terme 'mappemonde' ? A l'origine, le mot mappa désignait une étoffe, une serviette, une nappe. A partir du IXe siècle, on allait passer de la désignation du support à celle du contenu : la mappemonde allait être le support graphique représentant le monde.

 

Au XIIe siècle, les croisades allaient aider à répandre la pensée des savants grecs dans toute l'Occident, grâce à la traduction des textes en latin.

 

De fait, au 'Moyen Âge', la notion de sphéricité de la terre ne faisait aucun doute. D'ailleurs, Charlemagne -pour signifier son pouvoir sur le monde-  tenait un globe terrestre dans sa main et non un disque.

Au Moyen-Age, les hommes pensaient-ils vraiment que la Terre était plate ?

Joannes de Sacrobosco, mathématicien et astronome, écrit à Paris en 1224 le "Traité de la Sphère". Cet ouvrage majeur se diffusera dans toute la Chrétienté. L'Eglise n'y trouva rien à redire.

 

Plus tard, le navigateur Christophe Colomb allait hériter de toutes ces découvertes scientifiques anciennes pour mener à bien son expédition. Il n'aura d'ailleurs pas à convaincre les théologiens de la Cour d'Espagne de la rotondité de la terre, mais simplement de la faisabilité du voyage. Isabelle Ière de Castille, dite 'la catholique', le financera, même si elle ne crut pas beaucoup en son succès.

 

Quant à Galilée, dont on pense encore qu'il fut à l'origine de la découverte de la forme sphérique de la terre, il n'a jamais été condamné par l'Eglise pour avoir affirmé que la terre était ronde, mais pour avoir remis en question la théorie du géocentrisme. Galilée défendait l'héliocentrisme, à savoir que la terre tourne autour du soleil, ce qui était fort juste. Condamné à la prison, le pape allègera tout de suite sa peine en résidence surveillée, puis il finira sa peine chez lui à Florence : il n'ira donc pas en prison et continuera à percevoir des revenus ecclésiastiques que le pape lui avait octroyés.

 

Mais d'où vient donc cette simplification des faits, cette hostilité envers 1000 ans de notre histoire ? La réponse vient du côté des auteurs de la 'Renaissance' repris par des historiens du XIXe siècle. Pour mettre en valeur une 'Renaissance' éclaboussée par la connaissance et un XIXe siècle tellement civilisé, il fallait pour cela mépriser ce 'Moyen Âge' sous influence religieuse forcément néfaste. Ah! Elle a bon dos la religion!"

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:02

Le préfet du dicastère du développement intégral veut arrêter l'hémorragie de migrants

 

Le cardinal ghanéen Peter Turkson, qui préside un vaste ministère du Vatican, juge souhaitable de "fermer le robinet" de l'immigration en provenance d'Afrique et de se concentrer sur les pays d'origine des migrants, il a estimé que "le reste de l'Europe ne joue pas son rôle".

C'est comme un robinet avec l'eau qui s'écoule: il ne faut pas juste sécher, mais fermer le robinet", tranche-t-il, en jugeant que la grande majorité des pays africains ne sont pas des zones de guerre d'où les populations doivent absolument fuir. "A mon avis, on peut changer les choses, maintenir les jeunes sur place".

Le "dicastère" (ministère) du développement humain intégral, présidé par le cardinal Turkson, est né le 1er janvier. Fruit de la fusion de quatre anciens services, il est chargé notamment des questions de justice, de paix, d'environnement, de santé, d'aide humanitaire, mais aussi de migrations. Ce dernier dossier est toutefois sous l'autorité directe du pape François.

Le cardinal ghanéen Peter Turkson, qui préside un vaste ministère du Vatican, juge souhaitable de "fermer le robinet" de l'immigration en provenance d'Afrique…
lalibre.be
 

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 13:55

Aucun droit à l'avortement n'a jamais été proclamé en France. Pas plus qu'en Europe, puisque la Commission de Strasbourg réaffirmait à l'inverse le 10 décembre dernier que l'IVG ne saurait être un "droit". En 1974 déjà, Simone Veil affirmait la nécessité de ne pas confondre l'avortement, "que la société tolère mais qu'elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager", avec la contraception.

Son discours était limpide: "L'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue." Et sa loi ne devait s'appliquer que pour une durée limitée à cinq ans, le temps de trouver de meilleures solutions.

Comme le rappelait Pascal Bories sur le Huffingtonpost.fr le 1er décembre 2014  : Pour Simone Veil, il n'y a "aucun droit à...
belgicatho.hautetfort.com
 
 
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 13:35

Tribune de Jean-Marie Le Méné pour Valeurs actuelles.

"La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation" (Jean-Marie Le Méné)

Tribune. Si elle restera marquée par la figure de Simone Veil, la France ne saurait oublier qu’une partie du pays s’est opposée et s’oppose toujours à l’avortement légalisé, remboursé et banalisé. Le président de la fondation Lejeune, Jean-Marie Le Méné, revient sur la triple rupture philosophique, juridique et politique de cette réforme portée par la ministre de la justice de l’époque.

 

Pour la première fois, en 1975, un acte condamnable depuis Hippocrate, 400 ans av. JC, a été dépénalisé. Cette révolution n’a été rendue possible que par les mécanismes de compensation inventés par la société. Car, à la différence d’autres transgressions moins radicales, l’avortement n’offre aucune contrepartie positive hormis la liberté absolutisée, symbole d’une idéologie de rupture avec l’ordre naturel. Les meilleures intentions ont été invoquées, il ne s’agissait que d’une dérogation au principe du respect de la vie, accordée en cas de détresse. L’enjeu était la santé des femmes menacée par l’avortement clandestin. Au fond, la loi Veil n’était qu’une loi de santé publique. Cette aimable vision a rassuré la droite qui a soutenu la ministre, plus par faiblesse que par malice, en s’avouant à la fois contre l’avortement mais pour la loi. Sauf que réduire le féminisme à un hygiénisme et assimiler un acte commis en blouse blanche à un acte médical en dit long sur la reddition de l’intelligence aux forces de l’illusion. L’acte est tellement contre nature qu’il n’est tolérable que dénaturé. Tout est déni dans l’avortement : l’innommable est acronymisé, l’indescriptible euphémisé, le réel virtualisé.

 

“Certaines se tatouent les lettres « IVG » sur la peau, là où l’on dessinait jadis des « je t’aime »”

 

L’infans conceptus n’est plus ni un être, ni un humain, ni un vivant, de sorte que son effacement n’est plus homicide mais cosmétique. Les protagonistes échangent leurs rôles : l’enfant devient l’agresseur et la mère la victime. L’acte héroïsé, débarrassé de l’alibi de la détresse et d’un humiliant délai de réflexion, poussé à la performance par une politique de quotas, n’entraîne plus aucun effet indésirable. Au contraire, certaines se tatouent les lettres « IVG » sur la peau, là où l’on dessinait jadis des « je t’aime ». On finit même par en rire : « 220 000 avortements par an en France. Si on arrêtait d'en faire un fromage ? » goguenardise le site My little IVG. La grossesse interrompue, dont l’Etat a imposé le remboursement à la collectivité, comme un soin parmi d’autres, est devenue l’étape initiatique de la vie des femmes. Mais, depuis plus de 40 ans, l’avortement ne tient que par le mensonge, seule ressource de son néant.

 

 

Devenu indifférent au bien et au mal dont la frontière a été floutée, le droit s’est retiré peu à peu du service de la justice. Il ne consiste plus à rendre à chacun ce qui lui revient (en l’occurrence le respect de la vie à l’enfant conçu) mais à accompagner ce qui change dans la société. Est juste ce qui va dans le sens de la modernité, est injuste ce qui s’y oppose. De fait, la transgression princeps de l’avortement est devenue le portail d’accès vers tous les « progrès sociétaux ». L’avortement ne prétend pas détruire la société mais la reconstruire sur une autre base : l’humain est le résultat d’une construction, d’un choix, d’un désir. En cela, il est une pierre fondatrice du transhumanisme. Après avoir osé la mort de l’enfant avant sa naissance, tout devient possible, notamment la fabrication de l’enfant de son choix. Ce raisonnement a produit un effet cliquet (pas de retour en arrière), une surenchère maîtrisée (on reste toujours en deçà de la transgression-étalon) et une escalade d’« illégalités fécondes » qui ont modernisé la société. Ainsi, au nom de l’avortement, on a légalisé en quelques années tout une cohorte de pratiques avant-gardistes : l’eugénisme systématique des « anormaux », l’industrie procréatique et le diagnostic préimplantatoire, le tri des embryons humains, leur congélation, leur stockage, leur utilisation pour fabriquer des enfants « normaux » sinon versés à la recherche et voués à la destruction. L’engouement pour le clonage, comme l’exploitation de cellules souches embryonnaires, s’est réclamé de l’avortement.

 

“La légalisation de l’avortement demeure la matrice de toutes les audaces”

 

La GPA renvoie au concept de la grossesse choisie pour peu qu’on la débarrasse de son aspect lucratif déplaisant. La fabrication d’un embryon à trois parents est une expérimentation pleine de promesses en France en attendant l’ectogénèse. La légalisation de l’avortement demeure la matrice de toutes les audaces : il n’est pas jusqu’à l’interdiction de la burqa et l’autorisation du mariage gay qui n’invoquent le haut patronage de la légalisation de l’avortement. L’euthanasie n’échappe pas à la règle : donner la mort en fin de vie n’est pas moins compassionnel que la donner en début de vie. Manquait une clé de voute, un dispositif qui empêche quiconque de lever un coin du voile et de dénoncer « le mensonge qui tue » selon le mot de l’historien Pierre Chaunu. C’est le délit d’entrave, destiné à réprimer l’information dite dissuasive de l’avortement, mais ouvert à l’information incitative. Les grands procès de Moscou sont de retour. On arrêtera « les suspects habituels ». Tel est le triomphe du droit, mais la défaite de la justice.

 

Politiquement, la loi Veil illustre un modèle mythique de violence politique digne d’un dialogue de Thucydide. Les réformes rêvées par la gauche, mais réalisées par la droite, ont précipité le politique sur un chemin de traverse. Si « la distinction spécifique du politique, c’est la discrimination de l’ami et de l’ennemi », alors le vote de l’IVG a brouillé les pistes. Tandis que la gauche et la droite ont affiché une convergence de façade autour de la loi de 1975, s’est construite une relation scabreuse où c’est la gauche qui monte la garde et la droite qui baisse la sienne. Avec le vote de la loi Veil, la droite a « gagné » une liberté sous protection de la gauche. La droite a fait allégeance sur le plan culturel à une gauche qui définit le périmètre d’évolution de la droite et la charge même de faire avancer certains de ses projets. Comme le poisson rouge dans son bocal, la droite est en liberté surveillée, associée à une soumission à la gauche quel que soit le parti au pouvoir.

 

“La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation”

 

De ce fait, la gauche peut fort bien se dispenser d’être au pouvoir, en pratique elle y est toujours. La droite fait ce qu’elle veut pourvu que, sur les questions ontologiques, la gauche donne le cap. Ainsi s’expliquent les lois de bioéthique, toutes les trois votées sous la droite, tapis rouge déroulé au progrès technoscientifique, en l’absence de débat éthique. A l’évidence l’avortement, sanctuarisé dans le tabernacle de la République, ne peut pas faire l’objet de la moindre remise en cause. Au contraire, comme l’ont montré les débats récents dans tous les partis, seuls les candidats qui anticipent les reproches et s’affichent comme les plus transgressifs peuvent espérer un destin politique. Depuis 40 ans, sur des centaines de ministres, pas un seul n’a osé exprimer son opposition à la loi Veil qui, en cela, s’avère une victoire de son auteur éponyme. Il reste, qu’on le veuille ou non, qu’« un pays qui tue ses enfants tue son âme », comme le disait le Pr Lejeune. La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation, le refus de ce « miracle qui sauve le monde » par lequel Hannah Arendt désignait la naissance.

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 09:41

"PMA" : attention à ne pas se faire manipuler comme avec les "manifs pour tous" de 2013... Voici un très bon billet de George Michel pour Boulevard Voltaire. D'un côté on mobilise pour des manifs encadrées sous contrôle, de l'autre on appelle à voter pour les oligarques... :

PMA : Catholiques, en toute chose il faut être cohérent !

En toute chose, il faut être cohérent.

 

Hier, une amie m’informait qu’elle venait de recevoir un mail d’une personne « bien-pensante » de ses connaissances qui l’appelait à se préparer à une nouvelle mobilisation, comparable à celle que nous connûmes en 2013 contre le mariage homosexuel. Probablement un mail du type de celui que reçurent nombre de mes amis le samedi 22 avril matin – alors même que la campagne du premier tour était légalement terminée ! -, appelant à voter François Fillon au nom de la défense des valeurs traditionnelles. Initiative qui, du reste, ne fut pas réitérée le 6 mai matin au profit de Marine Le Pen pour faire barrage à Emmanuel Macron…

 

Eh oui, se préparer à une mobilisation car les choses n’ont pas traîné, comme on pouvait s’en douter : la PMA pour les couples de femmes est dans le tube, si j’ose dire, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ayant rendu, comme chacun sait, son avis – hasard du calendrier sans doute – au lendemain même de la marche des fiertés.

 

Une mobilisation qui me semble pourtant venir après la bataille. Car ce qui est en train de se mettre en place était écrit. Pas dans le ciel mais dans le programme du candidat Macron : « La filiation est toujours un engagement, un statut que l’on endosse en se déclarant parent d’un enfant au regard du droit et en assumant les responsabilités qu’implique ce statut. Elle peut être fondée non seulement sur la procréation, ce qui est le cas le plus fréquent, mais aussi sur l’adoption, et de plus en plus sur l’engendrement avec un tiers donneur (de sperme, d’ovocyte) dans le cadre de la procréation médicalement assistée. Ces trois façons de devenir parents doivent être reconnues à égalité de droit et de dignité. » Au passage, se réfugier derrière l’avis du CCNE, comme on l’entend ces derniers jours, est particulièrement hypocrite puisque tout, je le répète, était écrit dans le programme.

 

J’ai la cruauté de rappeler la position de la candidate Marine Le Pen sur ce sujet : « Interdiction de la GPA et réserver la PMA comme réponse médicale aux problèmes de stérilité. » On ne peut être plus clair.

 

71 % : c’est le score d’Emmanuel Macron chez les catholiques pratiquants réguliers au second tour de la présidentielle, selon un sondage réalisé par l’IFOP pour Le Pèlerin et La Croix. Au premier tour de cette même élection, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan n’avaient obtenu à eux deux que 14 % chez cette même catégorie.

 

Moins statistique, plus anecdotique : je connais un petit village, quelque part en France, où une importante communauté religieuse catholique est implantée. Eh bien, Emmanuel Macron et son clone législatif y ont fait des scores quasi soviétiques…

 

Et ne parlons pas de certains épiscopes qui appelèrent, de façon plus ou moins explicite à « faire barrage » à Marine Le Pen ! « Le 7 mai, quel bulletin de vote ? Pas celui de la peur, de la haine, du rejet, du mensonge, de l’exclusion, du repli : c’est l’opposé de l’Évangile » (Mgr Stenger, évêque de Troyes). « Nous ne pouvons pas considérer comme anodine la présence au second tour d’un parti qui, historiquement, a toujours été porteur d’un discours nationaliste dangereux dont la mise en œuvre serait désastreuse… C’est pourquoi aujourd’hui nous tenons à rappeler ensemble que nous sommes et serons toujours clairement engagés pour que reculent les discriminations, les inégalités, la violence, la xénophobie et toutes les paroles de haine qui fracturent notre société » (déclaration commune des responsables des églises chrétiennes de Lyon, dont SE Mgr Barbarin, cardinal archevêque de Lyon).

 

En toute chose, il faut être cohérent. Espérons que ces clercs auront au moins la décence de rester dans leur sacristie le moment venu. Mieux : dans leurs chapelles privées. Pour ma (petite) part, j’ai fait mon devoir : j’ai voté, tant à la présidentielle qu’aux législatives, pour les candidats opposés à la PMA et à la GPA. Alors, manifester ? La prochaine fois, je crois que j’irai à ma séance de poney aquatique.

 

Source

Dans cet article de décembre 2013, nous écrivions : "Depuis le début, la « Manif pour Tous » sert la soupe à l’UMP…". Extrait : "le lancement d’un nouveau mouvement, appelé 'Sens Commun', destiné à entraîner l’engagement d’un maximum de sympathisants de la 'LMPT' au sein de l’UMP. ... Qu’il s’agisse de Frigide Barjot, de Ludovine de la Rochère ou des fondateurs de 'Sens Commun', tous cherchent à aseptiser la mobilisation contre la dénaturation du mariage et à canaliser le mouvement vers l’UMP. Cette fameuse UMP dont le président, Jean-François Copé avait déclaré 'n’avoir jamais eu d’opposition d’aucune sorte à l’idée de mariage homosexuel' (10 octobre 2013, émission Des paroles et des actes)."

 

Le 15 novembre 2014, candidat à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy avait déclaré à "Sens Commun", émanation de LMPT que la loi Taubira devra être réécrite "de fond en comble" et être abrogée. Les mêmes de LMPT et de Sens commun feignirent alors de s'étonner du revirement de Nicolas Sarkozy dans son livre où il déclarait que son mouvement politique ne reviendrait pas sur la loi du soit-disant "mariage" homosexuel... Les catholiques nationaux libéraux qui avaient été alors persuadés d'avoir remporté la victoire tant attendue "découvrirent" qu'il ne s'agissait que d'un énième jeu de dupes ! Dans un communiqué du 22 novembre 2016, LMPT exprima sa "stupeur devant une telle instabilité dans l'expression des convictions de Nicolas Sarkozy", affirmant qu’il "a congédié ses convictions"...

 

Nicolas Sarkozy dégagé au premier tout de la primaire UMP pour l'élection présidentielle, Sens commun apporta son soutien à François Fillon face à Alain Juppé (Source:  François Fillon estime que Sens commun pourrait participer à son gouvernement, Le Monde, avec AFP | 15.04.2017) et François Fillon fut élu par les adhérents à 66,6% !

 

Par la suite, et après le dégagisme de François Fillon lors de la campagne présidentielle, on a vu "Sens commun" et la fausse droite soutenir le franc-maçon François Baroin ! Pauline Mille pour Reinformation.tv demanda alors dans cet article du 16 mai 2017: "les chrétiens de France sont frappés de schizophrénie ?". Réponse : "On serait tenté de le penser lorsqu’on voit le sort de Sens Commun tour à tour rallié à Sarkozy et Fillon, aujourd’hui fan du franc-maçon François Baroin. Son président Christophe Billan a expliqué à La Vie qu’il se rencontre avec le député maire de Troyes sur la nécessité 'd’assurer le primat de la loi républicaine sur toute loi religieuse'. C’est le vieux laïcisme des Lumières que Jacques Chirac exprimait à sa manière 'Il n’y a rien au-dessus de la loi civile'. Que les représentants d’un catholicisme qui se veut militant se rallient à l’idéologie maçonne en dit long sur le pourrissement de la France par le mondialisme." (Réinformation.tv, "Rupture Marine Le Pen, Dupont-Aignan, Philippot : l’échec de la dédiabolisation")

 

De quelles convictions parlent en effet les LMPT et Sens commun ?

 

De quel sens commun ? De quelles valeurs ?

 

La démocratie n'est-elle pas précisément l'organisation de la politique sur le vide des convictions et des valeurs, sans raison morale ultime, l'espace et le lieu où tout est permis même le viol de la loi naturelle ?...

 

Un peu de cohérence donc s'il vous plaît !

Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.

George Orwell

PMA : Catholiques, en toute chose il faut être cohérent !
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 07:05

«Nos ancêtres les Gaulois»: au-delà des caricatures et des polémiques récurrentes, comment ont-ils façonné la France?

 

Ils sont proches de la nature, la vénèrent, portent des vêtements éco-friendly, se laissent pousser les cheveux et la moustache. Les femmes sont libres, et jouissent d'une position centrale au sein de leur communauté… car ils vivent en effet en communauté. Et aujourd'hui, on les évoque, au mieux avec humour comme je viens de le faire, au pire avec sarcasme.

 

Alors non, chers auditeurs, je n'ai pas à l'esprit les bobos… figurez-vous que je pensais davantage à nos ancêtres les Gaulois.

 

Piliers de l'identité nationale sous la IIIème république, les voici oubliés de notre histoire. Ils en ressortent de temps à autres, et font naître les polémiques. Notre filiation à la Gaule est devenue polémique. Alors cela est-il justifié ou la plus dérangeante des injustices? Que leur devons-nous, vingt siècles plus tard?

 

Pour en savoir davantage, SputnikNews s'est entretenu avec un jeune historien plein d'avenir, Lorris Chevalier. Conservateur du patrimoine, il vient de publier un petit opuscule, 'Nos ancêtres les gaulois', aux éditions de Chiré.

Extraits:

 

Des barbares?

 

« L'origine barbare nous provient des Romains. Attaqués en 390 avant J.C. par Brennos, ils vont être traumatisés. Jules César va grandir ce peuple, pour amplifier sa gloire. Les humanistes vont en parler, les hommes des Lumières aussi, de manière totalement méprisante. Voltaire les qualifiaient de ‘honte de la nature'. (…) Actuellement, grâce à ce que nous trouvons dans nos sols, et par des bribes de textes transmises par les Romains, nous trouvons une grande civilisation gauloise qui appartient à la civilisation celtique. (…) Aujourd'hui, les ministres de l'éducation montrent une haine de la préférence nationale, mise en avant sous la IIIè République. Dans les programmes de 6ème, il y a actuellement un désamour du celticisme et de la France. Ils ont été remplacés par ‘la découverte des mondes anciens', par la Chine des Hans, ce qui est certes très intéressant mais cache une période de 1000 ans de notre histoire, de —800 avant J.C. à 300 ans après J.C. »

 

Un héritage gallo-grec

 

« C'est grâce aux Gaulois que nous avons en France l'héritage grec: l'importation romaine se fait entre le 1er et le 2ème siècle avant J.C. Mais dès —600, on a le port de Marseille. A partir de ce moment-là, on parle et on retrouve des écrits gallo-grecs. Dans la tombe de Vix, qui était une princesse gauloise en —380, on trouve un magnifique cratère grec qui pouvait contenir 1100 litres de vin. La noblesse et l'aristocratie gauloise maîtrisaient le grec, avait reçu cet héritage grec. La romanisation des Gaules sera plus culturelle que militaire. Les Gaulois vont mêler leur héritage, notamment la place de la femme. Celle-ci est méprisée dans le monde romain. (Dans la civilisation gauloise) elle est très respectée, elle maîtrise sa dot, elle est chef du foyer, contrairement au pater familias romain. Cet héritage ci sera transmis au monde médiéval.

[...] Il y a une union des peuples gaulois en cas d'invasion. Dans la Guerre des Gaules de Jules César, on retrouve un sentiment de liberté très profond, un certain Dumnorix, grand chef gaulois qui se fait tuer, dit : "Je meurs libre d'un peuple libre".

[...] Les Gaulois nous transmettent également la hiérarchie, ce que les révolutionnaires ont profondément voulu abattre. Et c'est grâce à eux que (nous a été trnasmis) le modèle hiérarchique médiéval au niveau des ordres entre oratores, bellatores, laboratores, qui sont les trois fonctions (Dumézil), ceux qui prient, ceux qui travaillent et ceux qui font la guerre. Cette société d'ordres va être détruite à l'époque révolutionnaire et on va parler de "temps féodaux" et on va essayer d'assimiler les Gaulois à la période féodale. »

 

La valeur de la langue gauloise

 

« [La langue française ne compte que 150 mots d'origine gauloise mais] ce n'est pas tant une remise en cause. Il faut regarder quels mots nous sont transmis: des mots de végétaux, d'animaux, mais aussi d'inventions. Le mot ‘jante', le mot ‘char', le mot ‘essieu' sont gaulois. Ils étaient de grands commerçants, ces mots ont une valeur intrinsèque qui nous rappelle la grandeur ingénieuse, industrielle voire artisanale de ce peuple. »

 

Un héritage religieux

 

« Les Gaulois ont laissé quelques miettes [de religion] ramassées derrière. On arrive à retrouver dans la religion gauloise des transmissions pérennes, au niveau des fêtes et des solstices tous intégrés dans la religion chrétienne. Les dieux gaulois vont être romanisés, et exister dans la religion chrétienne à travers le culte des saints. A Berzé-la-ville par exemple Bourgogne du Sud, nous avons une chapelle avec les saints patrons du vin: Saint Vincent mais aussi Saint Bacchus et Saint Dionysos! Des cultes grecs et romains transmis par les Gaulois. »

 

(Fin de citation)

 

SputnikNews

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:30

A l'occasion de l'exposition Saint-Louis à Moscou organisée par le ministre russe de la culture, Mgr le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, Aîné des Capétiens, invité durant deux jours de ces festivités qui coïncidaient avec sa date anniversaire, le 25 avril, a donné un entretien à Stratpol, Centre d'analyses politico-stratégique. 

Lors de ce premier voyage au pays des tsars pour le duc et la duchesse d'Anjou qui ont visité le palais du Kremlin et quelques monastères, le prince Louis de Bourbon, descendant direct d'Anne de Kiev, s'est félicité que les russes aient su préserver leurs valeurs morales et religieuses. "Un modèle" "du point de vue des questions de valeurs", dont devrait s’inspirer la France selon le chef de la maison capétienne. 

Le prince Louis de Bourbon s'est dit impressionné par la Russie et espère revenir rapidement dans ce qui fut une fois, une monarchie puissante qui entretenait des liens privilégiés avec le royaume de France dont il est actuellement le représentant légitime.

 

Vexilla-Galliae

Extrait :

 

"Je pense que la Chrétienté a deux faces, l'une c'est le catholicisme qui est plutôt vers l'Ouest de l'Europe et l'autre, qui est l'orthodoxie qui est dans l'Est de l'Europe. Deux religions très proches l'une de l'autre à part quelques petites nuances, mais c'est très important pour que la Chrétienté puisse continuer et faire force", a déclaré Mgr le prince Louis de Bourbon.

 

[...] Saint Louis défendait déjà les chrétiens d'Orient et la Terre sainte. Et je pense que de nos jours la Russie porte plutôt ce flambeau de cette défense des chrétiens d'Orient. Je pense qu'il faut prier pour eux et les aider autant que possible", a-t-il ajouté.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 00:00
Blason de l'Abbaye de Saint-Thierry - Bénédictines de Sainte Bathilde.

Blason de l'Abbaye de Saint-Thierry - Bénédictines de Sainte Bathilde.

Fils du seigneur Marcard, célèbre bandit de grand chemin de la Marne, vivant de rapines et de vols, Thierry, voulait vivre autrement. Quand il fut en âge de se marier, ses parents l’obligèrent à épouser une jeune fille de leur connaissance. Mais tel n’était pas l’idée du jeune homme qui avait décidé de vivre dans la vie consacrée. Il demanda à sa jeune épouse de vivre comme frère et sœur, ce qu’elle refusa. Aussi décida-t-il, contre l'avis de sa femme, d'aller voir l'archevêque de Reims (S. Rémi, l'Apôtre des Francs) afin de défaire son mariage. Sur ses conseils, Thierry se fit moine puis se retira dans la solitude. Conduit, dit la tradition champenoise, par le vol d’un aigle au lieu-dit du Mont d'Hor près de Reims, il fonda le monastère et en fut le premier abbé. Là, de nombreux disciples vinrent à lui, dont son père qui se convertit.

Sa sainteté fut vite connue et de nombreux malades affluèrent. Il est même dit que Thierry guérit l'œil malade de Thierry Ier, fils de Clovis Ier. Il lui fit une onction d’huile sur l’œil que les médecins proposaient d’arracher. Menacé de devenir borgne, ce jeune roi se lamentait "Si je perds la moitié de mes yeux, je perds, du même coup, la moitié de mon autorité sur mes guerriers !". C'est pourquoi, pour rendre honneur à saint Thierry, les rois de France eurent pour coutume après leur sacre de se rendre à l'abbaye pour y manger. Ce rite se perpétua longtemps encore après la mort du saint, en 533.

Pendant treize siècles, des générations de moines se succèdent en ce lieu retiré. Le même appel les y a conduits : chercher Dieu, se laisser pénétrer et unifier par sa Parole.

Un village naît autour de l’abbaye.

Ses reliques sont toujours vénérées dans l’église paroissiale rémoise.

 

Autour de l’an 500, Thierry, disciple de Saint Remi, perçoit l’appel de Dieu: "Quitte tout pour suivre le Christ". Il part. A quelque distance de Reims se dresse la colline du Mont d’Hor; Thierry s’y établit au milieu des forêts. Il prie, il défriche la terre. Sa vie cachée, toute saisie par le mystère de Dieu, attire des frères autour de lui. Un monastère naît... (diocèse de Reims)

 


A lire aussi: Histoire de la commune de Saint-Thierry

 

Martyrologe romain

La Parole de Dieu sera ma nourriture. Ce n’est pas de moi-même que je me promets une telle force. C’est vous, ô Jésus qui mettez ces paroles dans ma bouche et qui m’accordez la grâce de les accomplir.

 

Sources: 1; 2; 3; 4

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 08:54
Prières du matin

Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. Un seul Dieu. +++

Prières du Bréviaire

 

Seigneur notre Dieu, qui nous a fait parvenir au début de cette journée, sauve-nous aujourd'hui, par ta puissance : ne nous laisse pas tomber dans le péché, mais fais que toutes nos pensées, toutes nos paroles et tous nos actes tendent à accomplir ta loi de sainteté. Par le Christ, notre Seigneur.

 

Seigneur notre Dieu, Roi du ciel et de la terre, daigne aujourd'hui diriger et sanctifier, orienter et gouverner nos sentiments, nos paroles et nos actes conformément à ta loi et à tes commandements. Ainsi nous mériterons d'être sauvés et délivrés maintenant et pour l'éternité, grâce à toi, Sauveur du monde, qui vis et règnes pour les siècles des siècles.

 

Prière d'Origène (IIIe siècle)

 

Préparons-nous un cœur sans tache, afin que le Seigneur Jésus puisse entrer avec joie et gratitude dans le monde de notre cœur et nous demander l'hospitalité. A lui la gloire et la puissance pour les siècles des siècles.

 

 

Prières du matin du saint Curé d'Ars

 

« Mon Dieu, je vous offre mon cœur, mon esprit, mes pensées, mes paroles, mes actions, tout moi-même, pour ne servir que votre gloire. Je renouvelle les promesses de mon baptême.

 

Mon Ange gardien.Je vous aime tendrement ; je vous remercie de m'avoir gardé cette nuit pendant que je dormais, gardez-moi, s'il vous plaît,pendant ce jour,sans malheur,ni accident et sans offenser Dieu, au moins mortellement. » Source

 

 

Prière de Saint François d'Assise et de Sainte Thérèse d'Avila :

 

Seigneur,

dans le silence de ce jour naissant, je viens te demander la paix, la sagesse et la force.

Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux remplis d’amour ; Être patient, compréhensif, doux et sage; voir tes enfants au delà des apparences, comme tu les vois toi-même, et ainsi, ne voir que le bien en chacun.

Ferme mes oreilles à toute calomnie, garde ma langue de toute malveillance ; que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit, (et que seules les bonnes actions égrènent ma journée. Add.).

Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m’approchent Sentent ta puissance et ta présence.

Revêts-moi de ta beauté, Seigneur, et qu’au long du jour je te révèle. (François d'Assise, Thérèse d'Avila)

 

 

 

La consécration à Marie de Louis-Marie Grignion de Montfort est souvent prononcée par ceux qui souhaitent se remettre à la Vierge Marie. La voici:

 

« Je vous choisis, aujourd'hui, ô Marie,

en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine.

Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour,

mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,

et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,

vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi

et de tout ce qui m'appartient, sans exception,

selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu,

dans le temps et l'éternité. »

 

 

Offrande de sa journée par Ste Thérèse de Lisieux

 

Mon Dieu,

 

je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus ; je veux sanctifier les battements de mon cœur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son Amour miséricordieux.

 

 

Ô mon Dieu ! je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d’accomplir parfaitement votre sainte volonté, d’accepter pour votre Amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l’éternité. Source

 

Prière de Saint Ignace de Loyola (XVIe siècle)

 

 

Reçois Seigneur l'offrande de ma liberté.

Reçois ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté.

Tout ce que j'ai, tout ce que je suis, c'est toi qui me l'as donné.

Je te le rends, Seigneur, sans réserve, pour que tu en disposes selon ton bon plaisir.

Donne-moi seulement ton amour et ta grâce ; et je suis assez riche, et je ne demande rien de plus.

 

Il peut être utile d'ajouter à ces prières du matin les litanies du Précieux Sang.

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sang du Christ, fils unique du Père éternel, Sauvez-nous

Sang du Christ, Verbe incarné,

Sang du Christ, Nouveau et Ancien Testament,

Sang du Christ, répandu sur la terre pendant son agonie,

Sang du Christ, versé dans la flagellation,

Sang du Christ, émanant de la Couronne d'épines,

Sang du Christ, répandu sur la Croix,

Sang du Christ, prix de notre Salut,

Sang du Christ, sans lequel il ne peut y avoir de rémission,

Sang du Christ, nourriture eucharistique et purification des âmes,

Sang du Christ, fleuve de Miséricorde,

Sang du Christ, victoire sur les démons,

Sang du Christ, force des martyrs

Sang du Christ, vertu des confesseurs,

Sang du Christ, source de virginité,

Sang du Christ, soutien de ceux qui sont dans le danger,

Sang du Christ, soulagement de ceux qui peinent,

Sang du Christ, consolation dans les larmes,

Sang du Christ, espoir des pénitents,

Sang du Christ, secours des mourants,

Sang du Christ, paix et douceur des cœurs,

Sang du Christ, gage de vie éternelle,

Sang du Christ, qui délivre les âmes du Purgatoire,

Sang du Christ, digne de tout honneur et de toute gloire,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Jésus.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

  • Vous nous avez rachetés, Seigneur par Votre Sang.

  • Et vous avez fait de nous le Royaume de Dieu.

PRIONS. - Dieu éternel et Tout-Puissant qui avez constitué votre Fils unique Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son sang, faites, nous vous en prions, que, vénérant le prix de notre Salut et étant par lui protégés sur la terre contre les maux de cette vie, nous recueillions la récompense éternelle dans le Ciel. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 07:05

La politique est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire.

Richelieu

L'édit de Nantes de 1598, cédé par Henri IV, permet à la communauté protestante française de prospérer, jusqu'à devenir un véritable État dans l’État possédant son armée et sa diplomatie propre. Lorsqu'en 1617, les Protestants refusent ouvertement d'appliquer une clause de l'édit de Nantes (jusqu'alors non appliquée), le jeune roi Louis XIII décide d'écraser militairement la Rébellion. L'épisode des "Rebellions Huguenotes", doublé d'une guerre franco-anglaise (1627-1629), est parfois considéré comme la dernière guerre de religion en France.

Extrait :

 

«Avril 1598. Le Roi de France Henri IV promulgue l'édit de Nantes, accordant aux protestants le droit de pratiquer leur culte dans certains lieux réservés. L'édit met fin à la guerre entre catholiques et protestants qui ensanglanta la France durant toute la seconde moitié du 16e siècle. Mais il engendre une situation complexe et instable. En effet, l'édit rétablit de fait le catholicisme comme religion d'état... Mais il restaure les droits civils des huguenots (protestants français), et leur octroie certains privilèges, comme des tribunaux spécifiques. Il leur attribue également 160 villes fortifiées, et une puissance militaire autonome, distincte de l'armée royale. Cette force de défense de 30 000 hommes peut paraître justifiée au lendemain des guerres de religion, mais à long terme, elle met en péril l'unité de l'état.

 

Lorsque le jeune Louis XIII accède au pouvoir en 1617, il prend en main les affaires du royaume, d'abord entouré d'un conseil restreint... puis progressivement avec un seul "premier ministre": le Cardinal Richelieu. Les deux hommes partagent une même conception de la grandeur de la France et de la "raison d'état". Ils vont être amenés à reprendre les hostilités contre les protestants, moins de façon planifiée que pour assurer l'autorité de la royauté. En effet, Louis XIII a la volonté de rendre le libre exercice du culte catholique à tout le Béarn, province entièrement passée à la Réforme protestante sous l'influence de la reine de Navarre Jeanne d'Albret (épouse d'Antoine de Bourbon et mère d'Henri IV. Ndlr.). Cette décision prévue par l'édit de Nantes, mais non appliquée par Henri IV déclenche un mouvement de résistance au nom de la "cause réformée". En 1620, le Conseil de Béarn, composé entièrement de protestants, refuse d'entériner la décision royale et soutient les chefs huguenots rebelles.

Louis XIII doit s'imposer par la force : Pau est militairement occupée, et les membres du Conseil sont remplacés par des catholiques. Certaines familles protestantes se plient à la décision du souverain, mais d'autres continuent de le défier.

Louis XIII écrase un Etat dans l'Etat (1628)

Les rebelles se placent sous le commandement des frères Henri et Benjamin de Rohan, et se réunissent à La Rochelle, principale place forte huguenote. Ils y organisent des levées de taxes et de soldats, et font même appel à la protection du roi d'Angleterre. Louis XIII ne peut tolérer ce qui apparaît désormais comme un "état dans l'état". La guerre est inévitable.

 

En mai 1621, le roi envahit le Béarn à la tête de ses troupes. La campagne commence bien avec les redditions de Saumur et Thouar, puis la prise de Saint-Jean d'Angély. Mais Montauban résiste avec acharnement, et l'armée royale doit se retirer le 9 novembre, après avoir subi de lourdes pertes. Henri de Rohan reste maître du Languedoc, tandis que son frère Benjamin, le "duc de Soubise", pille le Poitou et amasse un butin considérable.

 

1622. Le roi repart immédiatement en campagne contre Soubise, réunissant 7000 hommes au sud de Nantes. A l'approche des troupes royales, les huguenots se réfugient dans les Marais de l'Île de Riez, au large des Sables-D'Olonne. Mais dans la nuit du 15 au 16 avril, Louis XIII et ses hommes franchissent audacieusement un bras de mer à gué et encerclent le camp ennemi. Totalement surpris, les huguenots tentent une percée... Mais ils sont taillés en pièces par l'armée royale. 3000 huguenots sont massacrés et 1500 sont faits prisonniers. Soubise, lui, est parvenu à s'enfuir dès le début du combat. Louis XIII a pacifié le Poitou, mais les protestants restent en révolte, au sud d'une ligne La Rochelle-Aigues Mortes.

 

Fin 1622. Les combats continuent dans le Midi : le siège de Montpellier est le théâtre de combats acharnés. Epuisés, les deux camps conviennent alors d'une trêve en octobre, et Montpellier accepte d'ouvrir ses portes en échange du pardon du roi.

 

Les hostilités reprennent en 1624 quand la flotte huguenote -commandée par Soubise- prend le contrôle des Îles de Ré et d'Oléron. Louis XIII réagit: 1500 soldats royaux débarquent et reprennent une partie de l'île de Ré, dont la forteresse de Saint Martin. Peu après, la flotte huguenote est battue en mer par "la Royale", commandée par le seigneur de Toiras. Charles Ier d'Angleterre déclare alors la guerre à Louis XIII, autant par solidarité envers les huguenots que pour entraver la montée en puissance de la marine française.

 

Maréchal de Toiras

Le 12 juillet 1627, une puissante flotte anglaise -menée par le duc de Buckingham- parvient à débarquer 7000 soldats sur l'île de Ré. Les Anglais mettent le siège devant la citadelle, mais Toiras et ses hommes tiennent bon. En octobre, un intrépide convoi français réussit à traverser le blocus anglais pour ravitailler les assiégés. Buckingham veut alors en finir: il ordonne une attaque massive, mais celle-ci se brise à nouveau sur les défenses françaises. Voyant le moral ennemi au plus bas, Toiras opère une sortie rageuse. Pris de panique, les Anglais fuient vers leurs navires, sous le harcèlement constant des Français. Durant cette désastreuse campagne les Anglais auront perdu 5000 hommes sur leurs 7000 engagés. Leur bourreau, Toiras, est nommé Maréchal de France par Louis XIII. Celui-ci met alors le siège devant la ville de La Rochelle, afin de "couper la tête du dragon".

 

Richelieu déploie 20 000 hommes autour des puissantes murailles de la ville, coupant toutes les voies de communication terrestres. Pour empêcher le ravitaillement par la mer, le Cardinal fait construire une digue d'1,5 KM de large et 20 m de hauteur, hérissée de canons. L'ouvrage prouve son efficacité en mai 1628 : une flotte anglaise, menée par Buckingham, ne parvient pas à forcer le blocus. Même résultat en septembre : la flotte du comte de Lindsey doit rebrousser chemin sous la mitraille. Pour les Rochelais, la famine s'ajoute aux terribles bombardements de l'artillerie royale. Fin octobre, leur maire, Jean Guiton, comprend que tout est perdu, et finit par se rendre. Dans la cité qui défia le pouvoir royal, il ne reste que 150 soldats capables de se tenir debout et 5000 civils survivants sur 25 000.

 

Le cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle (Henri-Paul Motte, 1881)

En Languedoc, Henri de Rohan avait entamé des négociations avec l'Espagne, devenue adversaire de la France. Mais les secours espagnols n'ont pas le temps d'arriver : Privas tombe aux mains des troupes de Louis XIII, qui rasent la cité et massacrent les habitants. A cette nouvelle, les autres bastions protestants du Languedoc rendent les armes sans coup férir. Louis XIII met alors le siège devant Alès (Gard), dernière place forte huguenote de France. Celle-ci se rend en juin 1629.

 

Par l'édit d'Alès, le roi accorde l'amnistie aux protestants qui ...gardent le droit de pratiquer leur religion dans le Royaume de France. Cependant, Louis XIII supprime l'intégralité des privilèges, politiques, juridiques et militaires dont ils bénéficiaient. Henri de Rohan est gracié mais doit s'exiler à Venise. Son frère cherche à poursuivre le combat mais il meurt peu après en Angleterre...

 

La monarchie française sort renforcée de ces années de guerre : le parti protestant est définitivement éradiqué, l'ennemi anglais sévèrement affaibli. La toute nouvelle marine royale s'est bien comportée et semble prête à concurrencer la Hollande sur toutes les mers du globe.

 

L'action énergique et intransigeante du roi durant les révoltes huguenotes portent les germes du "Grand siècle" français.

 

A la fin du XVIIe siècle les tensions religieuses reprennent en Europe de l'Ouest. A partir de 1685, Louis XIV entreprend de convertir de force les protestants français, accélérant leur exil vers l'étranger. Au total, 275 000 protestants ont quitté la France du 16 au 17e siècle, pour le plus grand profit de leur pays d'accueil (surtout l'Angleterre et les Pays-Bas).

 

Etrangement, l'arrivée en France de 70 000 catholiques britanniques et irlandais -chassés du Royaume-Uni entre 1690 et 1745- est beaucoup moins étudiée. Ces exilés -dont 40% sont des nobles- furent accueillis à bras ouverts dans les villes côtières de l'Ouest et s'y assimilèrent remarquablement. Très dynamiques ils contribuèrent à l'extraordinaire essor du commerce maritime français du 18e siècle. Aussi, 23 000 immigrés irlandais intégrèrent l'armée française, y démontrant leur immense courage à maintes reprises jusqu'à la Révolution. C'est ainsi que l'on trouve dans les armées françaises 2 maréchaux» , 18 lieutenants généraux et 12 maréchaux de camp d'origine irlandaise. »

 

Texte et montage Le Cajun.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 00:00
Saint Martial de Limoges († v. 250), évêque des Gaules

Dès la première moitié du IIIe siècle, Martial de Limoges († v. 250), évêque des Gaules instaura un centre marial près de Rodez.

Les mentions écrites les plus anciennes de St Martial datent du début du Moyen-Age.

Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont mort en 488, écrit que la cité des Limousins reçut saint Martial comme évêque. 

Grégoire de Tours l’évoque dans son Historia Francorum (Histoire des Francs). On sait que le premier évêque fut inhumé dans le cimetière situé près de la via Agrippa.


Dans les années 1960, des fouilles furent effectuées à Limoges sous la "Place de la République", sur l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint-Martial, le tombeau de saint Martial fut découvert ainsi qu'une mosaïque du Haut-Empire témoignant de l'importance du personnage inhumé.


Le nom de Martial sera mentionné pour la première fois dans le testament de Saint-Yrieix en 572 au sujet d'une donation faite aux clercs desservant son Tombeau.
En 848 ces clercs se firent moines. Ainsi naquit l'abbaye de Saint Martial, qui devint un grand centre de pèlerinage tout au long des XIè et XIIème siècles.

Tous les sept ans, c'est à la Grande Confrérie de Saint Martial qu'il appartient d'organiser les Ostensions à Limoges, c'est aussi elle qui a le privilège d'en arborer le drapeau qui sera fixé au clocher de l'église Saint-Michel des Lions pendant leur durée. Gardienne des Reliques du Saint, elle en perpétue la mémoire à travers les temps.

 

Sources: (1), (2), (3)

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 08:52

Invitée de Tv-Libertés, l'historienne Marion Sigaut évoque son ouvrage "Le tournant de la régence", quatrième opus de la collection "Les manuels d'Histoire de Marion Sigaut".

Extrait:

 

"Les jansénistes, c'est l'hypocrisie de la bigoterie. Les jansénistes voulaient non pas seulement régenter l'Eglise, ils voulaient que la société civile puisse connaître des affaires de sacrements et de dogme.

Les jansénistes voulaient que la religion soit soumise à l'état. C'est-à-dire que les points de dogme et de sacrements soient sous l'autorité des juges et même des avocats. Une chanson chantée à l'époque pour se moquer des jansénistes disait 'Avant vous croyiez que les papes ou les cardinaux étaient compétents pour juger des points de dogme, aujourd'hui pas du tout, c'est les avocats, les avocats, les avocats !' C'est-à-dire que ce sont des gens qui ont voulu soumettre la religion à l'état et ils appelaient cela 'la laïcité'. [...] Et les jansénistes ont poursuivi en justice des curés qui avaient refusé en leur âme et conscience de donner la communion à des pénitents qui n'étaient pas en état de la recevoir.

Sans aller jusqu'à aujourd'hui, on va trouver une illustration très parlante de la victoire des jansénistes dans la 'Constitution civile du clergé' [Décret unilatéral de l'Assemblée dite "nationale" du 12 juillet 1790. Ndlr.], selon laquelle le clergé n'est plus payé par l'Eglise..., par l'intermédiaire de la dîme [mais par l'état. Cette "constitution" donnait statut de citoyen-fonctionnaire-élu aux membres du clergé. Ndlr.], les prêtres vont être élus par la population. Si par exemple dans un village il y avait un libre penseur, trois protestants et une communauté juive, ils auront accès à l'élection du prêtre qui sera payé par le budget de l'état... [Les évêques seront être élus par l'assemblée des électeurs du département (un électeur pour cent citoyen actif, l'électeur devant justifier un revenu de 150 ou 200 journées de travail). Source: Augustin Gazier, Études sur l'histoire religieuse de la Révolution française d'après les documents originaux et inédits depuis la réunion des États généraux jusqu'au Directoire, Paris, 1887, p. 32, Ndlr.] C'est cela la séparation de l'église et de l'état ?" (Fin de citation)

Ainsi, ce qui caractérise au premier chef l'état moderne, et dans le cadre de l'émergence de la république absolue des Lumières qui entend régenter la religion, ce n'est pas d'abord la sécularisation des doctrines ecclésio- ou théologico-politiques (le roi de France sera sacré jusqu'au dernier, Charles X), "c'est au contraire la détermination strictement théologique de cette nouvelle figure de l'état absolu, qui passe prioritairement par une re-sacralisation de l'état..." (Cf. Fanny COSANDEY, Robert DESCIMON, L'Absolutisme en France, Histoire et historiographie, L'histoire en débats, Points Histoire, Paris 2002, p. 102) Un état qui en quelque sorte devient lui-même religion et qui fait qu'aujourd'hui par exemple une république soit disant "laïque" créer de toute pièce un "islam de France" (mise à mort de la loi de 1905) et voit un de ses ministres de l'intérieur réclamer le financement public des imams, c'est-à-dire la fonctionnarisation de l'islam... C'est sans doute dans cette direction que l'historiographie de l'absolutisme en France s'orientera les prochaines années.

 

 

Enfin, Marion Sigaut rappelle que "cette "Constitution civile du clergé" (1790) est ce qui a déclenché la guerre civile" en 1793-1794. Or, trois ans avant le déclenchement de la Guerre de Vendée, le pape Pie VI écrivit le 9 juillet 1790 à Louis XVI : "Nous devons vous dire avec fermeté et amour paternel que, si vous approuvez les décrets concernant le Clergé, vous induirez en erreur votre Nation entière, vous précipiterez votre Royaume dans le schisme et peut-être dans une guerre civile de religion." (Cité in Jean de Viguerie, Christianisme et Révolution, Paris, 1986, p. 82.)

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