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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 19:57
L’Islande veut redonner à sa banque centrale le contrôle de la création de la monnaie et le retirer aux banques privées. Une révolution ?

En redonnant à sa "banque centrale" le contrôle de la masse monétaire, l'Islande ne se dirige pas nécessairement vers une émancipation de la finance internationale. Mais plus sûrement vers une nouvelle oligarchie. En effet, des banques privées, le pouvoir de contrôle de la masse monétaire passerait à la banque centrale d'Islande, "qui en aurait l’unique contrôle, au-delà de toute régulation gouvernementale" et constituerait une "nouvelle oligarchie".

 

L’Islande veut redonner à sa banque centrale le contrôle de la création de la monnaie et le retirer aux banques privées. Une révolution ?

 

Reinformation.tv

 

8 avril 2015 16 h 06 min·

 

C’est une information qui n’a pas du tout été reprise par la grosse presse française. Le petit pays qui a claqué la porte à l’Europe ne vaut sans doute pas la peine que l’on s’y intéresse – il a officiellement retiré sa candidature le 12 mars dernier au motif que « les intérêts de l’Islande sont mieux servis en dehors de l’Union européenne », ce qui n’est sûrement pas faux… Sa dernière « folie » tient dans un rapport signé par un parlementaire du Parti du progrès, Frosti Sigurjonsson, qui préconise d’enlever aux banques le pouvoir de créer de la monnaie… Au premier abord, un crime de lèse-majesté dans le monde de la finance internationale, mais la révolution de ce système que certains media alternatifs portent au pinacle n’en est pas vraiment une.
 

 

L’Islande contre les banques privées

 
Frosti Sigurjonsson est homme d’affaires et économiste. Dans ce nouveau rapport directement commandé par le Premier ministre et intitulé « Un meilleur système monétaire pour l’Islande », il n’y va pas par quatre chemins : il faut « rompre avec un système » qui a entraîné l’île dans une succession de crises financières, « plus de vingt » depuis 1875, les crises graves se manifestant « tous les quinze ans en moyenne ».
 
La question essentielle est celle du contrôle de la masse monétaire – le pouvoir politique est inféodé à ce dernier. En Islande, comme partout ailleurs, la banque centrale contrôle l’émission des pièces et des billets, mais la plus grande partie de la masse monétaire créée provient des lignes de crédit que les banques octroient à leurs clients – les banques commerciales islandaises ont créé environ 91 % de l’argent en circulation, contre 9 % pour la banque centrale. Ce qui engendre inéluctablement un décalage avec l’économie réelle et donc un risque d’inflation, de spéculation et de coûteuses menaces de faillites bancaires.

 

Rendre le pouvoir de création de la monnaie à la banque centrale… pas au parlement

 
La seule issue, pour Sigurjonsson, serait de redonner du pouvoir ou plutôt LE pouvoir à la banque centrale, pour retrouver ainsi la souveraineté monétaire. La banque centrale déterminerait le rythme de la création de la monnaie en fonction des besoins perçus de l’économie. Les banques ne garderaient que la gestion des comptes et moyens de paiement, ainsi que la fonction d’intermédiaires entre épargnants et emprunteurs.
 
« De façon essentielle, le pouvoir de création de la monnaie est isolé du pouvoir de décider comment cet argent sera utilisé », écrit Sigurjonsson. « Comme pour le budget de l’État, le Parlement débattra sur la proposition du gouvernement concernant la répartition de la monnaie nouvellement créée ».
 
Nous y sommes : le parlement ne déciderait en rien de la masse monétaire, mais seulement de sa répartition. C’est la banque centrale qui en aurait l’unique contrôle, au-delà de toute régulation gouvernementale. Et par qui serait-elle dirigée ? Par un nombre défini de personnages, un comité bien établi de sages suffisamment « sages » pour imposer à un pays la quantité de monnaie en circulation, le pourcentage d’inflation ou de déflation souhaité, les bulles ou les crises désirées…
 
En somme, une nouvelle oligarchie financière. Est-ce plus opportun ou plus moral qu’une coterie de banques commerciales créant pour leurs uniques profits ? L’économie tombe encore une fois dans le monde de la finance. C’est un autre cénacle, celui du système européen, celui de la BCE. C’est la porte ouverte au mondialisme.

 

Un nouveau système aux mains d’une nouvelle oligarchie financière

 
L’Islande a été l’un des premiers pays touchés par la crise économique de 2008, avec ses trois principales banques mises en faillite complète, un taux de chômage multiplié en deux ans par 9 et une dette s’élevant à 900 % de son PIB. Mais il est avéré que cette petite entité géographique de quelque 320.000 habitants, a retrouvé une croissance défiant toute concurrence en Europe : les prévisions sont de 4,2 % pour l’année 2015 contre 1% chez nous, selon la BCE – il faut encore y croire. Et cela, en volant de ses propres ailes, c’est-à-dire en refusant de s’imposer les directives du FMI et de payer ses dettes (décisions découlant en sus de référendums populaires !)
 
Le président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, avait lui-même défendu cette posture au Forum économique de Davos en 2013 : « Nous n’avons pas suivi la traditionnelle orthodoxie dominante du monde occidental de ces trente dernières années : nous avons introduit des contrôles de monnaies, nous avons laissé les banques s’écrouler, nous sommes venus en aide aux pauvres, nous n’avons pas imposé de mesures d’austérité à l’échelle de ce que vous voyez aujourd’hui, en Europe »… Et de poser cette juste question : « Pourquoi considérez-vous les banques comme des églises de l’économie moderne ? »
 
Seulement, si ce rapport est approuvé par le parlement, le système islandais ne s’opposera plus vraiment au sens de l’histoire de la finance moderne, quoique cette dernière se voie entravée à l’échelon de ses banques commerciales. Cette nouvelle-fausse émancipation conduit l’Islande à une autre dépendance, tout aussi dangereuse que la précédente, celle des toutes-puissantes banques centrales : l’argent dirige encore et toujours la politique.


 
Clémentine Jallais

 

Source: http://reinformation.tv/islande-banque-centrale-controle-creation-monnaie-retirer-banques-privees/

 

 

Dieu ou la dette ?

 

La question essentielle dirons-nous est celle de l'organisation de la vie politique en-dehors de l'usure et du système moderne des dépenses publiques gagées sur la dette. Sur quel fondement bâtit-on la société : Dieu ou la dette ?

 

Les "banques centrales" depuis la première, dite "d'Angleterre" au XVIIIe siècle, sont des instruments de la domination oligarchique des marchands et trafiquants de monnaie internationaux.

 

Il faut donc être naïf pour affirmer comme dans certains milieux de la "dissidence" que redonner simplement le pouvoir de contrôle de la masse monétaire aux banques centrales suffira à désoligarchiser le monde : ni l'étalon-or, ni les banques centrales n'ont empêché la crise des années 1930 ou celle des années 70.

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 21:16

Après avoir déjà annoncé le 13 juin 2013, suite aux élections législatives, que les négociations d'entrée dans l'UE étaient « suspendues » (« c’est ainsi que fonctionne la démocratie », lança le ministre des affaires étrangères Gunnar Bragi Sveinsson à Bruxelles), l'Islande menace à nouveau de renoncer à l'adhésion à l'Union européenne. En cause cette fois-ci, selon la dépêche afp : un différent sur la pêche.

 

BlasonA un moment où elle s'acheminait vers des sanctions commerciales des Vingt-huit à son égard, l'Islande a indiqué aujourd'hui être tout près d'annuler définitivement le processus d'adhésion à l'Union européenne.

 

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué que le gouvernementislandais  "a décidé d'envisager la dissolution du comité de négociation" avec l'UE.

 

Ces négociations, suspendues en janvier pour laisser la place à la campagne des élections législatives, n'ont pas repris après la victoire en avril d'une coalition de centre-droit déterminée à rester en dehors de l'Union. Le gouvernement islandais a promis un referendum qui se solderait probablement par un "non".

 

Excuse de l'UE pour sanctionner le commerce islandais : la pêche. Le ministère des Affaires étrangères a déclaré aujourd'hui avoir convoqué le représentant de l'UE à Reykjavik pour des explications concernant l'interdiction d'importation du hareng et du maquereau en provenance des îles Féroé. Bruxelles a pris cette décision le 20 août 2013 à l'issue de négociations infructueuses avec cette province autonome du Danemark, qui a relevé ses quotas de pêche au maquereau depuis 2010. L'Islande a fait la mêche chose et devrait connaître le même sort. Le 16 août, elle avait appelé l'UE à cesser sa "campagne de menaces".

 

Islandais et Féringiens affirment que les maquereaux ont migré plus au nord avec le réchauffement climatique, et que leur quota est raisonnable. L'UE le juge élevé au point de mettre l'espèce en danger.

 

 

Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/2668/Especes-Menacees/article/detail/1691260/2013/08/22/L-Islande-va-t-elle-renoncer-a-l-adhesion-a-l-Europe.dhtml

 

 

. L’Islande dit non à l’Union Européenne

. Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires"

. L'Islande réussit à sortir de la crise

. Islande: un non massif l'emporte au referendum sur le remboursement de la dette

. Islande: révolte démocratique islandaise anti-banksters

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 09:05

DrapeauLe retour au pouvoir de la droite en Islande le 28 avril 2013, après que les sociaux-démocrates de l’Alliance aient perdu plus de la moitié de leurs députés, devait marquer l’arrêt des négociations d’adhésion de l’Islande à l’Union européenne (UE). C'est chose faite : le nouveau ministre des affaires étrangères Gunnar Bragi Sveinsson, s’est rendu jeudi 13 juin à Bruxelles pour dire officiellement et de vive voix à la Commission européenne que les négociations d’adhésion étaient « suspendues »... « C’est ainsi que fonctionne la démocratie », leur a-t-il lancé.

 

La coalition de centre droit en Islande est traditionnellement hostile à l’adhésion. Les élections d'avril ont été remportées par deux partis qui tous deux étaient contre l’adhésion. Dans les sondages la proportion de citoyens favorables à l’UE ne dépasse jamais les 25%. L'Islande reste toutefois un pays encore très intégré dans l'UE à travers l'appartenance à l’Association européenne de libre échange (AELE) ainsi qu‘à l’espace Schengen.

 

Pendant que l'Union européenne enfonce les pays européens dans la récession, le chômage et la dette (atteignant près de 100% du PIB en Belgique, en France...), l'Islande a le meilleur taux de croissance en 2013.

 

Add. 12 septembre 2013 Le ministre des Affaires étrangères islandais Gunnar Bragi Sveinsson a annoncé jeudi (12 septembre 2013 NdCR.) avoir suspendu pour toute la durée de la législature les négociations d'adhésion à l'Union européenne.


Lors d'un discours au Parlement, M. Sveinsson a déclaré: «Nous avons dissous l'équipe et les groupes de négociation, et plus aucun sommet n'aura lieu. L'UE a décidé qu'il n'y aurait plus de dotation IAP. ... Le gouvernement est à l'unisson sur ce sujet. Le processus a été suspendu, rien n'a été fermé, et nous voulons améliorer notre communication et renforcer nos liens avec l'UE sans y adhérer».

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/09/12/97001-20130912FILWWW00465-ueislande-fin-des-negociations-d-adhesion.php

 

- L'Islande réussit à sortir de la crise (mars 2013)

- Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires" (octobre 2012)

- Islande: un non massif l'emporte au referendum sur le remboursement de la dette (avril 2011)

- Islande: révolte démocratique islandaise anti-banksters (janvier 2010)

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:47

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ce/Flag_of_Iceland.svg/800px-Flag_of_Iceland.svg.pngL’Islande a commencé par interdire la prostitution, puis le strip-tease et les jeux de hasard sur Internet. A présent l’île des volcans se prépare à proscrire la pornographie sur Internet. Le ministre de l’Intérieur du pays Ögmundur Jónasson a annoncé que son département préparait déjà un projet de loi approprié. S’il acquiert force de loi, l’un des plus pays les plus froids, sera le premier Etat d’Europe à pratiquer la censure sur le web. 

 

La loi pourrait être votée dès ce printemps. Un groupe spécial formé à cet effet travaille activement sur le projet. Les contenus pornographiques seront interdits, et leur accès bloqué. Il ne sera plus possible de payer via les cartes de crédit émises par les banques islandaises les services des fournisseurs de contenus pornos.

L’Islande donne exemple au monde avec son approche progressiste du problème de la diffusion de la pornographie, est persuadée Gail Dines, professeure au Collège Wheelock de Boston.

« Le chiffre d’affaires de l’industrie porno dans le monde est évalué actuellement à 97 milliards d’USD. Rien qu’aux Etats-Unis on produit chaque année plus de 13 mille films pornos. Une page sur trois sur Internet contient du porno. On peut dire que la pornographie domine sur Internet. Certains chercheurs considèrent même que bien des innovations technologiques sont venues sur la toile de l’industrie porno, qu’elle a été le moteur de l’essor technologique sur Internet ».

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/media/02/00/1716142058.jpegIronie du sort la pornographie a commencé à inonder l’Europe depuis la Scandinavie, des pays apparentés à l’Islande, comme le Danemark et la Suède. Cela s’est produit dès les années 60 du siècle dernier. Mais au cours des 15 dernières années le porno a changé foncièrement, selon Gail Dines.

« Nous ne parlons plus depuis longtemps des femmes nues du magazine Playboy. Il est question de vidéos hard, traumatisantes. A cause de l’Internet la pornographie est devenue d’un accès facile. Elle est regardée par toujours plus d’internautes, sur lesquels elle exerce une influence dégradante. Elle affecte leur sexualité et leur comportement envers la femme en général ».

Selon les données des sources statistiques européennes, l’Islande reste l’un des pays les plus développés pour l’usage d’Internet. 95-98 % de la population a accès à la toile mondiale. Suivant les données statistiques de l’Islande, les adolescents de 14-16 ans passent plus de temps sur les portails pornos que ceux d’autres pays européens.


source : la voix de la Russie via http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2013/02/19/l-islande-chasse-la-pornographie.html

 

- Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires"

- Islande: un non massif l'emporte au referendum sur le remboursement de la dette

- Islande: révolte démocratique islandaise anti-banksters

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 22:58

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/ce/Flag_of_Iceland.svg/125px-Flag_of_Iceland.svg.pngEn Islande, les résultats décevants de l'équipe de football nationale déclenchent décidément bien plus de passions que les élections. Avec peu d'enthousiasme, les quelque 320 000 habitants de cette petite île perdue au milieu des eaux froides de l'Atlantique Nord avaient réélu en juin leur président, Olafur Ragnar Grimsson. Cette fois, c'est dans une indifférence générale qu'ils doivent se prononcer, samedi 20 octobre, sur une nouvelle Constitution.

 

Le scrutin est pourtant historique, dans cette petite démocratie parlementaire où la loi fondamentale, adoptée à la hâte en 1944 après l'indépendance de l'île, reste calquée sur celle du Danemark. Le nouveau texte proposé au référendum est d'autant plus novateur qu'il a été rédigé par un groupe de vingt-cinq "gens ordinaires", représentants de la société civile, directement élus en 2010 par et parmi le peuple. Mais ce qui devait constituer l'aboutissement d'une révolution démocratique ne fait plus fantasmer que les Européens, persuadés d'assister à la naissance de "la démocratie de demain".

 

LA "RÉVOLUTION DES CASSEROLES"

 

Après une crise financière sans précédent qui, en 2008, avait mis à terre tous les fondements de leur société, les Islandais aspiraient pourtant au changement. Casserole à la main, nombre d'entre eux étaient descendus dans les rues de Reykjavik en 2009 pour obtenir la démission du gouvernement, et porter pour la première fois à la tête du pays une majorité de gauche.

 

A peine désignée première ministre, Johanna Sigurdardottir annonçait alors l'organisation d'un débat national sur la Constitution, et la tenue d'élections pour former une Assemblée constituante chargée de rédiger un nouveau texte fondamental. Une mesure que beaucoup ont perçu comme un symbole du changement, mais qui avait surtout une justification politique, puisqu'elle était la principale condition pour que survive la coalition de gauche.

 

LES PREMIERS SIGNES DU DÉSINTÉRÊT POPULAIRE

 

En novembre 2010, près de cinq cents candidats issus de la société civile se présentent alors pour rédiger la nouvelle Constitution. Agriculteurs, postiers, ouvriers, professeurs, entrepreneurs, avocats : tous aspirent à devenir les "sages" qui refonderont le pays [Ndlr. Une idée qui n'est pas sans rappeler notre proposition de représentation du peuple par corps. Une représentation sincère, réelle, concrète, réalisée non plus par têtes mais par poids des corps dans la société (poids des cadres, employés, ouvriers, familles, fonctionnaires, artisans, professions libérales, étudiants, etc.) Lire : "Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)"]. Mais un taux d'abstention record – 36 % de participation, le plus faible de l'histoire du pays – vient sanctionner l'élection, et trahit les premiers signes d'un certain désintérêt populaire.

 

 

"Il y avait beaucoup de handicaps : une médiatisation faible, une campagne très courte, un manque évident de pédagogie, et un mode de scrutin particulièrement complexe, analyse Rosa Erlingsdottir, professeure de sciences politiques à l'université de Reykjavik. Mais ce premier résultat montrait déjà un décalage entre les attentes du peuple et le processus mis en place." Les vingt-cinq élus sont d'ailleurs pour la plupart issus des élites de la société islandaise, et certains avaient même occupé par le passé des postes politiques de premier rang. (Ndlr. En bref, tout indique une infiltration et un noyautage oligarchique du gouvernement "démocratique" islandais).

 

UNE E-RÉVOLUTION EN DEMI-TEINTE

 

Pendant quatre mois, ces élus d'un nouveau genre ont donc planché sur leur projet de Constitution. Pour les aider dans leur démarche, un processus unique a également été mis en place sur Internet. Grâce aux réseaux sociaux, tout Islandais pouvait en effet contacter directement les membres de l'Assemblée constituante, ou réagir aux projets d'articles mis en ligne. Mais là encore, la "e-révolution" annoncée par tous les médias européens n'a pas été à la hauteur des espérances. Au total, l'initiative n'a recueilli que 3 600 commentaires, et 370 propositions d'articles. Un chiffre décevant même dans un pays qui compte autant d'habitants que la ville de Nice.

 

Le texte qui en ressort est cependant "loin d'être dénué d'intérêt", souligne le sociologue Helgi Gunnlaugsson. "Il recoupe toute une série d'inquiétudes qui traversent la société islandaise, que ce soit au niveau de la liberté d'informer, la manière de nommer dans la fonction publique, le rôle des institutions et la manière qu'a le peuple d'interagir avec elles, mais aussi la protection des ressources nationales", analyse-t-il.

 

Des enjeux que traduit bien le préambule du texte : "Nous, peuple d'Islande, souhaitons créer une société juste offrant les mêmes opportunités à tous. Nos origines différentes sont une richesse commune, et ensemble nous sommes responsables de l'héritage des générations : la terre, l'histoire, la nature, la langue et la culture."

 

Pour Katrin Oddsdottir, l'une des vingt-cinq membres de l'Assemblée constituante, "le projet final est une vraie avancée pour la société islandaise, et constitue l'aboutissement d'un consensus global". "Nous n'étions pas tous d'accord, mais nous avons passé des journées entières à discuter pour parvenir à un texte qui peut vraiment rendre une cohésion à la nation islandaise", explique cette jeune avocate, qui s'est fait connaître par son implication dans la "révolution des casseroles". Consciente des limites du projet, elle déplore que le texte n'aille "pas assez loin sur certains points, notamment sur la conservation écologique de notre île", mais est particulièrement fière de certaines avancées en matière d'égalité des sexes, ou encore "d'avoir inscrit dans la Constitution que l'Islande ne pouvait pas avoir d'armée".

 

LIMITES ÉTHIQUES

 

Beaucoup de spécialistes n'hésitent pourtant pas à critiquer les limites éthiques et juridiques du processus. C'est le cas notamment de Ragnhildur Helgadottir, professeure de droit à l'Université de Reykjavik. Si elle a conseillé les vingt-cinq membres de l'Assemblée constituante dans la rédaction du texte, elle estime que les élus, désignés dans la précipitation, restent "de grands inconnus" pour la population. "Or, puis-je voter pour quelqu'un chargé de rédiger la Constitution de mon pays alors que je n'ai aucune idée de sa conception du rôle de président de la République ou de ses propres intérêts en matière écologique, par exemple ?"

 

Un obstacle qui se double pour Ragnhildur Helgadottir d'une limite pragmatique. Une Constitution reste en effet "un texte éminemment formel, régi par une série de codes législatifs qui ne sont pas à la portée du premier venu. Même si le peuple vote oui au référendum, on ne sait pas si, dans les faits, le texte pourra être ratifié."

 

 

"LA BATAILLE DE L'ISLANDE"

 

Samedi, les Islandais devront donc décider s'ils préfèrent garder leur ancienne Constitution ou opter pour la nouvelle. Et le résultat de ce scrutin sera observé de près par toute la classe politique islandaise. Le Parti de l'indépendance, très conservateur, a en effet appelé les électeurs à voter "non" au référendum, "d'une part parce qu'il juge ses rédacteurs incompétents, d'autre part parce que l'Althingi [le Parlement] n'a pas eu à se prononcer sur le texte", explique Michel Sallé, docteur en sciences politiques et spécialiste de l'Islande.

 

Si la consigne est très suivie, cela pourrait constituer un bon indicateur en vue des élections législatives du printemps, où la droite, très bien placée dans les sondages, espère revenir au pouvoir. La réélection du président sortant en juin, pour un cinquième mandat, les avait déjà confortés dans cette perspective.

 

A lire : Plus divisée que jamais, l'Islande choisit son président

 

Un enjeu électoral que n'a pas manqué de souligner dans un éditorial très remarqué le journaliste et écrivain Hallgrímur Helgason, sur le site d'informations islandais The Reykjavik Grapevine. Sous le titre "La Bataille de l'Islande", il rappelle que derrière le référendum se joue "une bataille entre le vieux château, qui n'a désormais plus de pouvoir mais conserve l'argent, et les gens de la rue, ceux qui ont pour l'instant encore du pouvoir, mais sont terrifiés que cela s'arrête au printemps. Pour se préserver, ils veulent écrire leurs propres règles, avant que ceux qui ont déjà échoué par le passé reprennent l'avantage." (1)

 


Lors de ce référendum consultatif - dont le résultat ne sera qu'indicatif-, les Islandais étaient invités à répondre par oui ou par non à six questions sur des sujets tels que le rôle des ressources naturelles du pays, celui de l'église nationale ou le futur système démocratique de l'île. (2)

 

Ils étaient aussi consultés sur la possibilité de référendums d'initiative citoyenne et sur le mode de scrutin.

La crise financière de 2008 qui avait entraîné l'effondrement économique de l'Islande a déclenché des mouvements sociaux massifs et s'est imposée l'idée que la future Constitution soit élaborée par de simples citoyens.(3)

 

Sources:

 

(1) http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/10/20/les-islandais-se-prononcent-sur-une-nouvelle-constitution-ecrite-par-des-gens-ordinaires_1778275_3214.html

(2) http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121020.AFP2676/islande-referendum-sur-l-elaboration-d-une-nouvelle-constitution.html

(3) http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/les-islandais-consultes-sur-un-projet-de-constitution-elabore-par-des-citoyens-19-10-2012-2250705.php

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Add. Christ-Roi. 21 octobre 2012, 22:34

Selon les premiers résultats du référendum consultatif organisé hier (et dont le résultat ne sera que "consultatif") - un exercice de démocratie directe qualifié malgré tout de "sans précédent" - deux tiers des Islandais ont soutenu les propositions en vue de rédiger la nouvelle Constitution. Ces premiers résultats diffusés par la chaîne de télévision publique RUV reposent sur le dépouillement des bulletins de vote dans la moitié des circonscriptions. La participation, évaluée à environ 49%, est bien inférieure à celle de 72,9% enregistrée l'année dernière au référendum sur la compensation à offrir aux Britanniques et aux Néerlandais victimes de la faillite en 2008 de la banque Icesave.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/21/97001-20121021FILWWW00114-referendum-en-islande-23-de-oui.php


Les premiers résultats montrent que les électeurs veulent que les ressources naturelles du pays n'appartiennent pas à des intérêts privés mais soient considérées comme des biens publics.

Source: http://www.20minutes.fr/monde/1026628-referendum-islande-deux-tiers-votants-nouvelle-constitution

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:11

Mardi 5 janvier 2010, le président islandais avait refusé de ratifier l'accord de remboursement de la dette en faveur des clients d'Icesave, essentiellement britanniques et néerlandais parce qu'une pétition rassemblant 60.000 signatures islandaises, soit un quart de l'électorat, lui avait été remise pour lui demander de ne pas ratifier cet "accord". Il décida d'organiser un referendum sur ce sujet.

 

Le peuple islandais s'est prononcé hier samedi pour rejeter une nouvelle fois tout remboursement de la dette. Le non arrive largement en tête par 7685 non contre 5285 oui. Cette révolte démocratique s'apparente à un rejet massif des banksters internationaux qui dévalisent et ruinent les nations les unes après les autres.

 

Bravo au peuple islandais et vive l'Islande !

 

 

- Islande: révolte démocratique islandaise anti-banksters

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:02
Le président islandais a refusé mardi de ratifier le très impopulaire accord de remboursement en faveur des clients d'Icesave, essentiellement britanniques et néerlandais, qu'il entend soumettre à un référendum qui pourrait avoir lieu le 20 février.

"La seule chose que j'ai décidée, c'est d'accorder le dernier mot au peuple islandais via un référendum qui est compatible avec nos principes démocratiques fondamentaux", a-t-il ajouté.

Une pétition rassemblant 60.000 signatures islandaises, soit un quart de l'électorat, avait été remise au président ... pour lui demander de ne pas ratifier le texte.

Source :
Le Figaro, Islande: veto "démocratique" sur Icesave, AFP 07/01/2010 | Mise à jour : 11:01

Eau et Feu - Islande
 
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