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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 00:00
Saint Richard, évêque (1197-1253)

Saint Richard naquit en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes. Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme. 

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse. Il se lia d'amitié avec deux amis aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche. Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford. 

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'Université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation. 

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : "Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ." 

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les religieux et les embrassait souvent : "Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur !

Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.

Gravure murale représentant saint Richard

Gravure murale représentant saint Richard

Sources: 1; 2

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:23

Eric Zemmour était l'Invité de l'association "ESCP Europe". Un des porte-parole de la dite association a introduit le débat, en affirmant vouloir en appeler "en permanence au respect de la parole de chacun" et avoir "l'intime conviction que lorsque nous avons des divergences, le dialogue demeure la plus puissante de nos forces et l'aveuglement le plus grand de nos vices".

Belle parole. Pourtant, après quelques instants, un autre porte-parole a fait une présentation plus brutale du journaliste qualifié de polémiste "misogyne, homophobe, raciste et islamophobe". Avouons que l'"ESCP Europe" eut pu faire mieux en termes de "dialogue" !

Un autre porte-parole répond encore que "ce portrait n'est bien évidemment pas exhaustif et peut sûrement paraître réducteur, tout comme nombre de vos prises de positions, mais c'est ce qui fait votre singularité" !

Bref, quoiqu'il en soit de ce "dialogue" bien curieux, Eric Zemmour a donné une petite leçon d'histoire, de culture et de civilisation française à un jeune public, visiblement peu au fait de ces développements...

Préalablement au "débat", Eric Zemmour a répondu :

 

"Ce que je regrette, c'est la dégradation de ce débat. Et justement, la réduction de ce que Philippe Muray appelait la 'cage aux phobes', et qu'un de mes portraitistes a parfaitement résumé... Ca, ce n'est pas de la politique, c'est de la morale. Je ne fais pas moi-même de la morale et ne donne pas de leçon de morale à mes adversaires. Je ne suis pas un prêtre déguisé en gauchiste libéral-libertaire... Simplement, j'essaie de voir la réalité, de voir ce que je vois, comme disait Péguy. Et c'est ce que mes adversaires ne font pas."

Sur "l'incompatibilité entre l'islam et la démocratie française" :

 

"Il faut d'abord bien comprendre une chose. L'islam n'est pas le catholicisme. On nous raconte un discours lénifiant sur les 'religions du livre', qui est une expression de propagande de l'islam. Il n'y a pas de religion du livre. Le christianisme est une religion de l'Incarnation, le judaïsme est la religion de l'alliance. Seul l'islam est la religion d'un livre, le coran.

 

Seul l'islam a une religion du livre parce que seul l'islam a un texte qu'il estime dicté directement par Dieu aux hommes [Ce n'est pas le cas ni dans le judaïsme ni dans le christianisme où les livres de la Bible ont tous été écrits par des hommes. Ndlr.]. C'est ce que l'on appelle un texte incréé, qui ne passe donc par la médiation humaine et qui ne tolère pas l'interprétation. Et à partir du moment où vous ne tolérez pas l'interprétation, vous avez un texte absolument fermé, totalitaire, qui méconnaît et interdit toute individualité, et oblige tout individu à se soumettre à la loi du groupe, qui est la loi religieuse. C'est la différence fondamentale entre l'islam et le christianisme.

 

Et à partir de là, les conséquences sont absolument évidentes : c'est-à-dire que l'islam ne connaît pas la différence entre le temporel et le spirituel. Il n'y a pas d'empereur et de pape. Il n'y a pas cette rivalité entre les deux pôles du pouvoir tout au long de l'histoire. Il y a un empereur, qui est calife et qui est aussi chef religieux. Tout part de Mahomet, et Mahomet est chef de guerre, Mahomet est prophète, Mahomet est chef politique. Donc, dès le départ, il y a une fusion, et je dirais une confusion entre tous les pouvoirs [assumés sur une même tête. Ndlr.] ... qui interdit toute évolution vers un régime démocratique. D'ailleurs, vous verrez que dans tous les pays arabo-musulmans, il n'y a pas de démocratie.

 

Pourquoi c'est incompatible avec la démocratie, je viens de vous l'expliquer et pourquoi c'est incompatible avec la France, tout simplement parce que la France est un pays de culture chrétienne. Et il y a un affrontement que je crois irréductible depuis l'origine des temps, depuis l'apparition de l'islam entre le christianisme et l'islam. Et l'islam est une religion conquérante depuis l'origine, qui ne supporte de vivre avec les autres religions que lorsque celles-ci sont soumises à elle. Toute l'histoire de l'islam atteste cela.

 

On nous a inventé une cohabitation heureuse dans les années 1980 à propos de l'Espagne du Moyen-Âge islamisée. L'Espagne de Cordoue, de l'Andalousie était une Espagne conquise par l'islam où les Chrétiens et les Juifs étaient des personnages de seconde zone. Seulement l'islam a eu l'intelligence d'utiliser les compétences des personnes d'autres religions, compétences qu'il n'avait pas, et il les utilisait pour gérer son empire immense. Cela ne veut pas dire qu'il considérait ces religions comme ses égales.

 

Lire : L'Espagne musulmane et le mensonge de la cohabitation heureuse

[Quelques martyrs chrétiens victimes de l'islam Al-Andalous: les saints Olive, Euloge de Cordoue, Rodrigue et Salomon, Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, Parfait de Cordoue, Flora et Maria, Laure de Cordoue, Fandilas. NDCR.]

 

[...] Sémantiquement, le mot 'islamisme' lui-même a été inventé au 18e siècle uniquement pour s'aligner phonétiquement sur les autres religions, christianisme, judaïsme, bouddhisme, etc. Et dans les années 1980, la distinction a été inventée, justement, pour protéger l'islam. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la mise en acte politique de l'islam. Et qu'est-ce que l'islam ? L'islam est un code civil, c'est un Etat. C'est un système juridico-politique depuis sa naissance et donc qui ne peut pas ne pas être un système qui régente entièrement la vie de la société. Cela n'existe pas. L'islamisme n'étant que la mise en oeuvre de ce projet islamique. 'Un islamiste est un musulman impatient' : cette phrase n'est pas de moi, elle est de Boualem Sansal, grand écrivain, qui connait cette religion un peu mieux que les gauchistes islamophiles.

Sur "les Croisades" :

 

"Premièrement, l'Eglise a été belliqueuse et conquérante, elle l'a été en l'occurence avec l'islam, pour réagir à l'invasion islamique: les Croisades ne sont qu'une réponse à la première invasion islamique.

 

Deuxièmement, je répète, il y a une différence fondamentale essentielle entre le christianisme et l'islam. Jésus dit deux choses. 'Mon royaume n'est pas de ce monde'; et 'rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu'. 'Mon royaume n'est pas de ce monde' : c'est-à-dire qu'il déplace le millénarisme juif en-dehors de la cité terrestre. [Le millénarisme messianique juif attendait un Messie qui assumait sur sa seule tête le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Ce n'était pas dans les projets de Dieu. Mon Royaume n'est pas de ce monde ne signifie pas que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur ce monde, mais que sa royauté ne s'origine pas DE ce monde : "mon Royaume ne vient pas DE ce monde", "mon Royaume ne tire pas son ORIGINE DE ce monde". Voilà le vrai sens de de cette parole du Christ et que l'on retrouve dans la fête du Christ-Roi. Sinon ce serait un blasphème que de dire que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur le monde]. 'Rendez à César' : il fonde la laïcité. Ces deux principes n'existent pas en islam. Donc, un, l'islam voudra le messianisme ici et maintenant, d'où la guerre permanente. Et deux, il n'a pas de rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu, donc il ne peut pas instaurer de laïcité." [Remarquons que la république dite française où le gouvernement exerce le pouvoir politique et le contrôle de la religion via le ministère des cultes tend à confondre, elle aussi, comme l'islam, pouvoir et religion, mais dans une confusion où le temporel domine le spirituel. Ndlr.]

A la question "quelle doit être la place du catholicisme aujourd'hui en France ?", Eric Zemmour répond :

 

"Je pense que le catholicisme est à l'origine de la France, et que sans l'Eglise catholique il n'y aurait pas de France. C'est l'Eglise catholique qui a désigné les premiers rois, qui les a façonnés, a façonné le paysage politico-religieux et culturel du pays. Donc, si vous voulez, il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement.

Sur la déclaration des droits de l'homme de 1789 :

 

"Les juges ont pris cette déclaration des droits de l'homme de 1789 pour l'intégrer dans le droit positif [C'est de Gaulle qui l'a fait en insérant et donc en constitutionnalisant la déclaration des droits de l'homme dans le préambule de la constitution de la IVe république du 27 octobre 1946. Ce n'est donc pas uniquement les juges, seuls, qui l'ont fait. Ndlr.]. Cela ne s'était jamais fait. Ce n'était pas fait pour cela. Quand les Constituants ont établi la déclaration de 1789 ce n'était pas pour en faire des principes de droit positif, ce n'était pas pour qu'un juge vienne décréter ce qu'il fallait faire au pouvoir politique, à partir d'un article qu'il aurait tiré de la déclaration des droits de l'homme. C'est un abus de pouvoir de la part du juge. Moi j'appelle cela un putsch de la part du juge. Et je pense que les révolutionnaires les auraient guillotinés parce qu'ils se souvenaient des abus des parlements d'Ancien régime (tenus par les juges de l'Ancien Régime Ndlr.) qui avaient fait tomber la monarchie. [1] Robespierre disait 'le juge est la bouche de la loi.'  C'est-à-dire qu'il n'a pas le droit d'interpréter. Alors imaginez donc s'il avait autorisé qu'un juge vienne prendre d'un texte éminemment politique et même philosophique, des principes de droit qu'il va inventer, en vérité. C'est ce que le grand professeur de droit Georges Lavau appelle 'la fonction prophétique' que se sont arrogée les juges.

Moi je pense que les juges sont revenus (je parlais des Parlements d'Ancien Régime, c'est exactement la même chose) à une conception religieuse des droits de l'homme. Et ils se sont fait les prêtre de cette religion... Je répète, pour moi, c'est un putsch.

 

Dernière chose, en plus, poursuit Eric Zemmour, ils (les juges) ont tiré les principes de la DDH 1789 avec un axe fondamental qui est la non-discrimination, principe fondateur de toute la jurisprudence. Et je pense que là aussi, c'est du moralisme, c'est une religion.

[...] Si l'Etat ne peut plus discriminer entre les citoyens et les étrangers il n'y a plus de nation. Parce que la nation repose précisément sur la différence entre les nationaux et les étrangers.

Le juge va plus loin. Il demande à tous, les citoyens, de ne pas discriminer. Et le principe de non-discrimination poussé à l'extrême est un principe scandaleux quand il s'adresse aux personnes. C'est de la morale. On fait de la morale aux gens.... C'est-à-dire par exemple qu'on va expliquer qu'il ne faut pas refuser d'employer une personne parce qu'elle est noire, jaune, etc., mais on ne va jamais interdire à un restaurant chinois de n'embaucher que des asiatiques. La non-discrimination, c'est très bien, mais c'est une valeur morale qui n'a pas à devenir une valeur juridique. Sinon cela signifie que nous avons établi des principes quasi-religieux. La morale a remplacé le droit. Je m'élève contre tout ça. Je ne m'élève pas contre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen."

Sur le "burkini" :

 

"Dans les pays arabo-musulmans, le burkini a apparu il y a une dizaine d'années, maintenant elles sont toutes voilées à la plage. Vous allez en Egypte, vous allez dans tous les pays arabes c'est comme cela. Il y a dix ans, personne ne le portait. C'est un objet religieux.

 

Que disent les associations de défense du burkini ? 'C'est la liberté, c'est la liberté individuelle. C'est-à-dire qu'une religion qui ne connaît pas la liberté individuelle excipe de notre liberté pour imposer et pour dominer l'espace public."

 

[...] Je pense qu'il faut interdire tout signe religieux dans la rue. Je ferais une exception pour les prêtres et les bonnes soeurs puisque ce sont des professionnels de la religion, cela n'a rien à voir avec des gens comme vous et moi."

Sur la "décadence de la société" et les "forces obscures qui orchestreraient ces évolutions?"

 

"Incontestablement, répond Eric Zemmour, pour moi, nous sommes en décadence. Décadence littéraire, décadence artistique, décadence politique, décadence même dans la famille. J'assume très bien ce concept.

 

Forces obscures, je ne dirais pas cela. Evidemment, il y a des gens qui ont des opinions différentes des miennes et qui essayent de faire avancer leurs visions politiques et idéologiques, il y a des groupes très puissants et qui le font. Il y a des groupes, qui se réunissent, oui, et essaient d'agir sur l'organisation du monde. Il y a des gens qui financent comme Georges Soros ou Pierre Bergé, Je n'appelle pas cela des forces obscures. Il y a toujours eu des combats idéologiques dans le monde, et c'est la loi de l'histoire.

 

[...] Sur la décadence. Moi je fais le même constat pessimiste (que Michel Onfray), mais j'ai décidé de me battre, même si je crois le combat perdu. [La mentalité européenne est bien trop éloignée de la soumission de l'islam pour l'accepter. Toute l'histoire de l'Europe depuis l'apparition de l'islam le montre. Au contraire tout indique que notre continent verra un nouveau développement du christianisme conservateur. On le voit déjà dans les pays de l'Est et de l'ancienne Urss où, après 70 ans de communisme, le christianisme "orthodoxe" est en plein développement. Ndlr.]

Sur la "culture" :

 

"J'ai l'impression d'entendre Emmanuel Macron 'il n'y a pas de culture française'... Mais je pense moi qu'il y a une culture française, qu'il y a une civilisation française, qu'il y a un mode de vie français, oui, qui s'est construit, oui, à partir du christianisme, mais pas seulement, évidemment à partir aussi de la romanisation, de la disciple grecque. C'est, vous savez, la fameuse phrase de Paul Valéry : 'J'appelle européen, toute terre qui a été christianisée, romanisée et soumise à la discipline des Grecs.' Voilà, c'est cela la France.

Eric Zemmour à l'"Escp Europe" : "il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement"

Notes

 

[1] Sur les abus et les obstructions systématiques des juges des parlements d'Ancien Régime aux tentatives de réforme royale, lire sous la plume de Jean-Louis Harouel in Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, le chapitre "La pré-Révolution 1788-1789". Rappelons notamment ici que les juges des parlements d'Ancien Régime s'appropriaient le rôle de "représentant de la nation" au XVIIIe siècle, un rôle qu'ils n'avaient pas (ils usurpaient la souveraineté) et qu'ils étaient très loin d'avoir dans le peuple. Un rôle qu'aujourd'hui ils ne devraient toujours pas avoir, si l'on vivait réellement dans une "démocratie".

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 12:39

L’agglomération romaine d’Uzès (commune du Gard) n’était attestée que par le toponyme Ucetia porté sur une inscription géographique de Nîmes, et quelques rares découvertes de fragments de mosaïques signalées anciennement dans la ville.

 

Des fouilles archéologiques entreprises à l'occasion de la construction d’un internat commun aux lycées Gide et Guynemer par la région Occitanie, ont mis au jour une partie du passé d'uzès de l’Antiquité au Moyen Âge. Les archéologues de l’Inrap ont exhumé d’importantes mosaïques appartenant à deux édifices antiques.

 

L’actuel chantier de 4 000 m² révèle de nombreux vestiges datés de l’époque républicaine (Ier siècle avant notre ère) à la fin de l’Antiquité (VIIe siècle), et plus rarement du Moyen-Âge.

Découverte d’importantes mosaïques de deux édifices antiques à Uzès (Gard)

Les archéologues viennent de dégager un puissant mur et des maçonneries de peu postérieurs à la conquête romaine. Certaines pièces comportent des aménagements remarquables : l’une d’elles abrite une sole de four à pain, remplacée par la suite par un dolium – énorme jarre en céramique.

 

Faon, canard, hibou et aigle

 

Dans un autre secteur, les archéologues mettent au jour un vaste bâtiment de 250 m², ouvert au Sud, dont la colonnade évoque un édifice public.

 

Il est composé de quatre pièces en enfilade, dont deux ont des sols bétonnés et des murs décorés d’enduits peints. À une extrémité de l’édifice se trouve une pièce avec un sol de mortier incrusté de tesselles en croisettes (opus signinum). Elle donne accès à une salle spacieuse de 60 m², dont le sol est décoré d’un pavement mosaïqué complexe. Deux vastes mosaïques sont ornées de motifs géométriques (postes – motif ornemental formé d’enroulements se reliant de façon continue –, méandres, svastikas) qui encadrent deux médaillons centraux formés de couronnes, de rayons et de chevrons. Un des médaillons est entouré de quatre animaux polychromes : hibou, canard, aigle et faon.

 

Le bâtiment perdure jusqu’à la fin du Ier siècle de notre ère. Ses espaces sont en partie restructurés, les mosaïques ne sont plus entretenues, le sol en mortier, détruit, est remplacé par une surface bétonnée plus rudimentaire. Dans la rue adjacente, le niveau de circulation est rehaussé.

 

Une domus du Haut-Empire

 

Le début de notre ère a livré d’autres édifices, dont un vaste établissement de plus de 500 m², peut-être une domus (habitation urbaine). Ses maçonneries dessinent des espaces réguliers selon un axe est/ouest, sans doute influencé par le tracé d’une voie à proximité. Ici, une production vinicole est bien attestée par la présence de plusieurs dolia. Au cours du Haut-Empire, la domus connaît une importante réorganisation spatiale. Une des pièces a un décor mosaïqué formé de lignes de tesselles aux motifs géométriques, assorties, aux quatre coins, de dauphins.

 

Au sein de la demeure, une nouvelle pièce chauffée est installée. Seul son hypocauste –vide sanitaire, supporté par des piles en brique où circulait la chaleur – est conservé. La cour est dorénavant bordée d’un portique. Ce secteur semble assidument fréquenté jusqu’à la fin de l’Antiquité, entre les Ve et VIIe siècles. Les bâtiments de cette époque respectent les orientations des axes de circulations antiques. Au Sud, un profond fossé mis en place au XVIIe siècle pour participer au système défensif de la ville a détruit la totalité des structures antiques.

 

Un nouveau secteur de fouilles

 

Les archéologues viennent d’engager les fouilles d’un avant dernier secteur de 1 100 m². Elles révèlent également des occupations antiques et médiévales dont deux chaussées et un carrefour, abandonnés au début du IIe siècle de notre ère. La zone semble réinvestie au Ve siècle.

Source: Découverte de l’Uzès antique, INRAP Date de publication 28 mars 2017, Dernière modification 31 mars 2017

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 07:30

"Que nul, quand il est tenté, ne dise : 'Ma tentation vient de Dieu'. Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l'entraîne et le séduit." TOB, Jc., 1, 13-14.; "Que nul, s'il est éprouvé, ne dise : 'C'est Dieu qui m'éprouve.' Dieu en effet n'éprouve pas le mal, il n'éprouve non plus personne. Mais chacun est éprouvé par sa propre convoitise, qui l'attire et le leurre." Bible de Jérusalem, Jc., 1, 13-14. Le Vatican avait donné son autorisation, la nouvelle traduction française de la Bible devait paraître le 22 novembre 2013 avec une meilleure traduction notamment du "Notre Père"... Cela devrait être chose faite en décembre 2017.

Le "Notre Père" nouveau en vigueur en décembre

La modification du "Notre Père" devrait finalement entrer en vigueur le 3 décembre prochain, selon une décision des évêques de France réunis cette semaine à Lourdes.

 

Fini le "ne nous soumets pas à la tentation". Bientôt, les catholiques diront "ne nous laisse pas entrer en tentation". Cette nuance dans le "Notre Père" qui a fait couler beaucoup d'encre devrait finalement entrer en vigueur, après un ultime report, le 3 décembre. Ainsi en ont décidé les évêques de France réunis cette semaine à Lourdes en assemblée plénière de printemps, a annoncé la conférence épiscopale vendredi. "L'entrée en vigueur de la nouvelle traduction du 'Notre Père' dans toute forme de liturgie publique" aura lieu "le premier dimanche de l'Avent 2017", qui ouvrira le 3 décembre la nouvelle année chrétienne, précise le communiqué.

 

Les nouvelles bibles utilisées à partir du 5 mars. La première traduction intégrale en français de la Bible liturgique a été validée par le Vatican à l'été 2013. Mais ce feu vert est resté sans effet à ce jour sur la manière de réciter la plus célèbre prière chrétienne à l'église, où c'est le missel (livre de messe) qui a cours.

 

Les nouveaux livres liturgiques devaient être utilisés à partir du 5 mars dernier (1er dimanche de carême) mais cette mise en oeuvre avait subi un énième report, en raison d'ultimes divergences de vue entre les conférences épiscopales francophones et la Congrégation pour le culte divin à Rome.

 

Faire du créateur un protecteur bienveillant. Le sixième et avant-dernier verset du "Notre Père" avait suscité d'intenses débats théologiques ces dernières années. Exit, ont finalement décidé les évêques, "ne nous soumets pas à la tentation", qui laissait penser que les fidèles étaient poussés par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché. Place à "ne nous laisse pas entrer en tentation", qui érige plutôt leur créateur en protecteur bienveillant.

 

Un changement validé par les Protestants. L'Église protestante unie de France (EPUdF), qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016. Il se peut toutefois que les fidèles peinent à modifier des habitudes bien ancrées: la version actuelle est utilisée depuis un demi-siècle, à la suite d'un compromis œcuménique passé en 1966, dans la foulée du concile Vatican II.

Source: Le "Notre Père" nouveau, moins tentateur, en vigueur en décembre, Europe 1, 16h46, le 31 mars 2017, modifié à 17h29, le 31 mars 2017

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Publié par Ingomer - dans Religion
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/06/Grenoble_-_Saint-Hugues_-_vitrail.JPG/380px-Grenoble_-_Saint-Hugues_-_vitrail.JPG

Vitrail de la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble représentant S.Hugues et S. Bruno

 

Saint Hugues naquit à Châteauneuf sur Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que S. Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

 

Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains du Pape Grégoire VII, qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

 

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les moeurs; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/02/San_bruno.jpg/150px-San_bruno.jpgC'est dans les années suivantes que S. Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire: "Allez à votre troupeau; il a besoin de vous; donnez-lui ce que vous lui devez."

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/La_Grande_Chartreuse.JPG/800px-La_Grande_Chartreuse.JPG

Monastère de la Grande Chartreuse

 

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les coeurs; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Charteuse_vue_cot%C3%A9_nord.JPG

Charteuse vue coté nord

 

Sources : 1; 2

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/benjamindeperse.jpg

 

Diacre et martyr en Perse. À la suite d'une provocation de l'évêque de Ctésiphon en Perse qui avait perdu la raison et qui détruisit un temple païen, le roi Yezdigerd (ou Yazdgard) déclencha une cruelle persécution de trois années. Benjamin fut arrêté parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu Soleil. Il fut soumis à la torture et condamné à mort pour avoir préféré adorer le Christ plutôt que le soleil, son éclatant symbole. [1]

 

Martyrologe Romain : À Argol en Perse, vers 422, saint Benjamin, diacre. Comme il ne cessait de prêcher la parole de Dieu, sous le roi Bahron V (Vahram ou Bahram, fils de Yezdigerd, est un roi sassanide de Perse ayant régné de 420 à 438/439, NdCR.), on lui enfonça des roseaux aigus sous les ongles et il acheva son martyre. [2]

 

Sources: 1; 2

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 18:57
L’Inquisition a évité de grandes horreurs, affirme une universitaire qui s’élève contre la Légende noire sur l’Espagne

Maria Elvira Roca Barea a beau être issue d’une famille républicaine et franc-maçonne et s’affirmer non croyante, elle n’en est pas moins fortement engagée dans la dénonciation de la « Légende noire » de l’Empire d’Espagne. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. S’il y a une accusation qui lui paraît juste, c’est celle que l’on devrait faire à l’Eglise elle-même qui n’a pas pris la peine de se défendre face à des mensonges qui relèvent essentiellement de la propagande religieuse et politique.

 

Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire », et signe d’espoir peut-être, elle a été interviewée à son propos par le portail digital du diocèse de Malaga, en Andalousie. Voir l’Eglise catholique assumer un tel discours sur l’Inquisition et la conquête de l’Amérique latine, voilà qui est revigorant.

 

Spécialiste de la littérature médiévale, Maria Elvira Roca a été au contact de l’hispanophobie pendant les années où elle a enseigné aux Etats-Unis, et à force de répondre à ce qui était avancé pour la justifier, elle a rassemblé une documentation et une argumentation très solides.

 

 

Un nouveau regard sur l’Inquisition en Espagne

 

 

Première légende : l’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-Réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social. « Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’Etat le chef de l’Eglise ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestants. Cela veut dire que le protestantisme s’est constitué en Eglises nationales et que de ce fait la dissidence religieuse s’est transformée, non en délit religieux mais en délit contre la nation, contre l’Etat. Il en a été ainsi au Danemark et dans les Etats luthériens du Saint Empire germanique. (…) C’est précisément dans le monde catholique que le délit religieux continue d’être religieux et n’est pas considéré comme portante atteinte à l’Etat », explique l’universitaire.

 

C’est ce qui a notamment justifié le maintien d’une loi contre le « blasphème » au Royaume-Uni jusqu’en 1976. Ce « blasphème » ne correspond pas à la notion catholique mais à l’idée d’exprimer « des opinions contraires à l’Eglise anglicane nationale, y compris des opinions papistes, c’est-à-dire catholiques ».

 

Tout l’ensemble de la Légende noire, soutient Maria Elvira Roca, aura consisté à prendre quelques vérités parcellaires et à les magnifier, en taisant tout le reste.

 

L’universitaire Maria Elvira Roca dénonce la Légende noire

 

 

« L’Inquisition a existé, évidemment qu’elle a existé, mais c’était une institution de petite envergure, qui n’a jamais eu les moyens d’influencer de manière décisive la vie des pays catholiques », souligne Mme Roca. Elle donne l’exemple du roman Lazarillo de Tormes, condamné par l’Inquisition mais qu’on pouvait acheter partout et qui 20 ans après sa parution, était étudié dans toutes les universités espagnoles.

 

Elle précise : « L’Inquisition était une institution très bien organisée, bien mieux réglementée que n’importe quel autre institution de son temps, et où la religion continuait d’être affaire de religion et non de l’Etat. On s’occupait des délits qui sont au encore aujourd’hui des délits, tels les délits contre l’honnêteté : le proxénétisme, la pédérastie, la traite des Blanches, le faux-monnayage, la falsification de documents… elle avait un champ d’action très large. Le fait de se constituer de manière très organisée, réglementée et stable sur le plan judiciaire pour traiter des dissidences religieuses, a évité les massacres que celles-ci ont provoqués du côté protestant. Nous connaissons toutes et chacune des sentences de mort qui y furent prononcées. Elles sont très bien documentées dans une étude du Pr Contreras et du Danois Henningsen. L’Inquisition a jugé 44.000 causes au total depuis 1562 jusqu’à 1700, avec au final 1.340 morts environ. Et voilà toute l’histoire. Calvin a envoyé au bûcher 500 personnes en vingt ans seulement, pour hérésie. Quand on s’intéresse aux faits barbares qui se sont produits côté protestant, il n’y a pas de comparaison, entre autres choses parce que le calcul des morts qu’a pu provoquer l’intolérance protestante ne peut se faire que de manière approximative, puisque dans la plupart des cas, il n’y eut ni jugement, ni avocat, ni droit de la défense : ce fut par le procédé barbare du lynchage, rien de plus. Cela ne s’est jamais produit dans les zones catholiques, jamais ».

 

L’intolérance, une pensée partagée mais mieux gérée par les catholiques

 

 

Elle rappelle à ce sujet qu’à l’époque, « l’intolérance » était commune à tous : « Ce qu’il faut voir, c’est comment été gérée cette intolérance religieuse dans les différents endroits. Elle fut beaucoup plus civilisée est beaucoup plus compréhensive dans la partie catholique, et donc en Espagne. En Angleterre, ainsi que dans les principautés luthériennes protestantes au nord de l’Europe, les persécutions à l’encontre de la population furent atroces. Il y eut aussi tout le phénomène de la chasse aux sorcières, absolument démentiel, qui a provoqué des milliers de morts. Cela ne s’est pas produit dans le monde catholique et cela ne s’est pas produit en Espagne parce qu’il y avait d’Inquisition qui a évité cette barbarie ».

 

[…] L’Eglise catholique, souligne-t-elle, d’après l’étude de la littérature de l’époque, ne s’est jamais autorisé la violence protestante, cherchant à dialoguer, à parler pour convaincre. « Il nous est resté cette idée que Martin Luther n’avait pas d’autre choix que de rompre avec l’Eglise parce que l’Eglise était intolérante. Non, c’étaient eux, les intolérants. Les princes protestants ont imposé des conversions forcées. S’ils ne te tuaient pas, ils te confisquaient tes biens. Si tu ne partais pas, tu devais te convertir. Les catholiques ne toléraient-ils pas les protestants ? Sans doute, mais les protestants toléraient encore moins les catholiques ».

 

Anne Dolhein

"Dans sa thèse d'Etat, Reynald Secher... affirme qu'il y en a eu 'au moins 117 257 (morts en Vendée en 1793 Ndlr.) (R. Sécher, Le Génocide franco-français, La Vendée-Vengé, Paris, PUF, 1986, 2è éd., Perrin 2006) Il s'agit d'un minimum. Le chiffre réel est sensiblement plus élevé, avoisinant les 200 000, ce qui représente le quart ou le tiers de la population des paroisses insurgées." (Philippe Pichot-Bravard, La Révolution française, Via Romana, 2014, p. 222. )

 

"La Terreur : Combien de morts ? Le bilan estimé des morts liées à la Révolution demeure toujours incertain, peut-être impossible. On s'en remet souvent aux calculs de Donald Greer en 1935 qui recense 30 000 à 40 000 victimes des procédures juridiques (fusillées et guillotinées). Il s'agit d'une base minimale à laquelle il faut ajouter environ 170 000 victimes vendéennes et sans doute 20 000 à 30 000 soldats républicains morts dans l'Ouest. " (Patrice Gueniffey in La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 119-120. )

 

Le dernier bilan des victimes de la Terreur et du génocide vendéen en un an en 1793 au nom de l'athéisme dépasse les 200 000 morts, soit vingt fois plus que le bilan des morts durant toute l'Inquisition réunie en Europe et en trois siècles ! (10 à 12000 exécutions capitales). Voilà la réalité.

 

Le professeur Chaunu concluait : "La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe... !"

Add. 5 avril 2017 La petite histoire : pour en finir avec l'Inquisition :

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 00:00
Bienheureux Amédée de Savoie (1435-1472)

Duc de Savoieprince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne, le bienheureux Amédée de Savoie (1435-1472), né à Thonon de Louis Ier et d'Anne de Lusignan. Il fut fiancé dès sa naissance à la sœur du roi Louis XI (1461-1483), Yolande de France qu'il épousa à 17 ans.

 

Armoiries SavoieModèle de piété et de bienfaisance, il régna sur le Piémont et la Savoie les 7 dernières années de sa vie sous le nom d'Amédée IX. Atteint de catalepsie, sa femme l'aida dans toutes ses tâches de dirigeant. Ensemble, ils évitèrent les guerres et essayèrent d'être toujours au plus juste avec leurs sujets.

 

Amédée est le père de 7 enfants, dont Louise qui deviendra "bienheureuse".

 

D'une extrême bonté, Amédée, aidé de sa femme Yolande, gouvernait saintement, mettant au premier rang de ses préoccupations le soin des pauvres et des malades. Il construisit des hôpitaux mais aussi des monastères pour faire progresser l'Évangélisation et maintint la paix avec ses voisins.

 

Épileptique, Amédée accepte cette humiliation avec une grande résignation. Il meurt à 37 ans, miné par la maladie, après avoir recommandé à ses enfants et à ses seigneurs de pratiquer la justice et d'aimer les pauvres.

 

Dans son royaume, on disait : "il fait meilleur être pauvre que riche".

 

A travers lui, sont honorés tous les pères de familles.

 

En 1612, le futur S. François de Sales écrivit une supplique au pape Paul V (1605-1621), en vue de sa béatification, ce qui fut fait en 1677.

 

Sources1, 2, 3, 4

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 00:00
 Illustration: sainte Gwladus, vitrail de l'église saint-Martin de Caerphilly

Illustration: sainte Gwladus, vitrail de l'église saint-Martin de Caerphilly

Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.

 

Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine.

 

Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d'être exemplaire. Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d'influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.

 

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l'Ouest de l'Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.

 

Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique (notre Bretagne) lors de l'invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré S. Gildas, Cadoc portera l'Évangile dans la région de Vannes en Morbihan. Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui "écrit droit avec les lignes courbes de nos vies".

 

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il mena jusqu'au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d'ailleurs le sens, en celtique, de "combattant valeureux".

 

Sources1 Dictionnaire hagiographique Dix mille saints, rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols), L'Evangile au quotidien;  2 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:22

Gilles Kepel a dressé dans Le Figaro un tableau lucide où toutes les recettes laïques héritées de la modernité ont échoué face au terrorisme islamiste. Il évoque un "processus en cours" qu'il nomme "la sécession", qui "malheureusement", est un "sujet" "tabou aujourd'hui et largement esquivé du débat de la présidentielle".

 

"Les Britanniques se sont un peu endormis sur leurs lauriers depuis les attentats de Londres de juillet 2005. À l'époque, les terroristes étaient passés par les camps de formation du Pakistan, mais étaient nés et avaient grandi en Angleterre. Cela marquait une rupture par rapport aux attentats du 11 septembre ou de Madrid commis par des étrangers ou des immigrés de passage. C'était le début de la transition entre la phase pyramidale du djihad et la phase indigène européenne. Bien qu'Ayman al-Zawahiri, le chef d'al-Qaïda, s'était réclamé de cette opération, elle s'était produite alors qu' Abou Moussab al-Souri venait de théoriser cette année-là le djihad de troisième génération à bas coût. Dans son «appel à la résistance islamique mondiale», ce dernier prévoyait de faire de l'Europe le ventre mou de l'Occident et la cible par excellence des attaques terroristes. Depuis lors, le Royaume-Uni a mené une politique de prévention, mais aussi de dévolution de quartiers entiers aux islamistes, tolérant notamment les tribunaux islamiques, dans le but d'acheter la paix sociale. [...] Le fameux quartier de Small Heath, où près de 95% de la population est musulmane, se voulait le contraire absolu du modèle français laïque et universaliste. En confiant à des salafistes la gestion de l'ordre public et de la communauté, les autorités britanniques espéraient ne pas avoir à affronter un djihadisme qui en France serait, selon eux, exacerbé par une gestion laïque de la société. L'attentat de Wesminster sonne le glas de cette illusion. [...] Les autorités britanniques ont considéré que le fait d'avoir un maire musulman, qui de surcroît a été proche par le passé d'organisations islamistes dans la mouvance des Frères musulmans, permettrait de mieux contrôler les réseaux et d'éviter la violence. Cependant Sadiq Khan apparaît comme un traître pour les plus radicaux. De manière générale, c'est une illusion que de penser que les accommodements raisonnables peuvent apaiser une société. Au contraire, ils favorisent la fracture.

[...] Le Royaume (Royaume-Uni. Ndlr.) apparaît plus désuni que jamais comme le montrent les velléités d'indépendance de l'Écosse ou de l'Irlande du Nord, mais aussi la sécession culturelle de certains quartiers ou le sentiment d'abandon de l'Angleterre périphérique. Cet enjeu se pose aussi en France: l'effondrement social et l'échec de l'école font que le processus est en cours. Malheureusement le sujet est tabou aujourd'hui et largement esquivé du débat de la présidentielle. D'un côté le FN dénonce le communautarisme sans voir qu'il exacerbe lui-même la question identitaire. De l'autre côté, la plupart des candidats cachent la tête dans le sable sans que le problème soit analysé comme il le devrait et sans qu'aucune mesure ne soit prise pour enrayer le phénomène. Personne ne veut avouer que la situation dans un certain nombre de quartiers n'est plus maîtrisée. Pourtant, celui qui sera élu devra nécessairement se confronter à cet enjeu", écrit le professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, Gilles Kepel.

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/24/31003-20170324ARTFIG00328-gilles-kepel-l-attentat-de-wesminster-sonne-le-glas-du-reve-communautariste-britannique.php

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/24/31003-20170324ARTFIG00328-gilles-kepel-l-attentat-de-wesminster-sonne-le-glas-du-reve-communautariste-britannique.php

Les attentats islamistes et la sécession en cours au Royaume-Uni ne sont que des symptômes d'un mal plus profond.

 

Quelles sont les causes de la sécession ? 

 

La sécession dont parle Gilles Kepel n'est pas le résultat d'une politique donnée, c'est la conséquence d'une absence de politique, d'un vide en dehors duquel les gens s'organisent.

En Grande-Bretagne, la politique dite des "accommodements raisonnables" avec l'islam, est en échec. Le modèle maçonnique britannique différentialiste et 'multiculturaliste' n'a pas empêché l'attentat de Westminster. En France, la laïcité d'un "islam de France" (Manuel Valls), (Bernard Cazeneuve), ou la variante particulièrement intégriste d'une "religion de la république" (Vincent Peillon) est tout aussi inefficace. Le plan anti-harcèlement à l’école de Najat Vallaud-Belkacem montre également l'augmentation des incivilités. L'augmentation des incivilités, l'insécurité, la disparition des bonnes moeurs, le terrorisme, sont autant de fruits pourris des bâtisseurs de société à la truelle, l'équerre et le compas, qui avaient prétendu fonder la société en-dehors et contre Dieu, en rendant l'homme soit-disant "libre" (sans Dieu...), alors qu'ils ne faisaient que livrer l'homme à ses bas instincts, à son appétit naturel débridé, à l'individualisme où chacun fait ce qu'il veut. Ce que les Anciens appelaient "la barbarie", le règne du plus fort. En sens contraire, la civilisation, c'était le règne de la pensée et de la raison, le primat et la souveraineté de l'esprit sur la force brute et la matière. C'est ce que n'ont pas compris nos actuels républicains qui voudraient le règne de l'esprit avec celui de la matière, comme si ce qui était en bas valait ce qui était en-Haut...

 

Le vide ne saurait engendrer quoi que ce soit hormis la sécession des populations perdues de la république. C'est l'absence d'une politique de civilisation qui fait que des pans entiers du territoire s'organisent en dehors du système. 

 

Comment (re)fait-on, (re)crée-t-on, de nouveau, une société civilisée, stable et durable ?

 

On commence par arrêter les guerres pour des motifs économiques, financiers ou de puissance stratégique. On arrête la fabrication d'une histoire falsifiée à des fins politiques, on arrête la culpabilisation et la repentance sur le dos de nos ancêtres ("la colonisation, crime contre l'humanité" de Emmanuel Macron), on respecte le libre-arbitre de chacun (la liberté de conscience n'existait pas avant le christianisme. Dans l'Empire romain, le citoyen était forcé de croire à la religion de l'empereur sous peine de mort), on arrête avec la laïcité conçue comme un totem absolu.

Pourquoi les "candidats" à la candidature à la présidentielle ne s'emparent-ils pas du sujet ? Quelle force obscure les en empêche ?

La VRAIE laïcité, inventée par le christianisme, avait été définie par S. Augustin, expliquée par Benoît XVI en 2008 : la Cité de Dieu et la cité terrestre "avancent ensemble, enchevêtrées l'une dans l'autre jusqu'à ce que le jugement dernier survienne et les sépare". Voilà la réalité qui fait qu'aujourd'hui encore, les deux cités avancent ensemble, enchevêtrées l'une dans l'autre... Tout est religieux et toute politique est nécessairement métaphysique. La modernité même, et les athées n'y échappent pas. Quand bien même ils prétendent émanciper l'homme d'un ordre supérieur, ils créent la "religion de la république" !

Chaque laïcité produit ses fruits. Autant choisir la bonne, c'est-à-dire la nôtre !

 

Add. Mercredi 29 mars 2017. Hier, dans son discours d’ouverture pour l’assemblée plénière des évêques à Lourdes du 28 au 31 mars, Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, a précisément déclaré au sujet des "responsabilités politiques" : "Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général." (Nous pensons qu'il s'agit plutôt d'une crise des institutions qui montre que tout ne dépend pas de la qualité des hommes, mais aussi de la qualité des institutions..) Et au sujet de notre laïcité, il a expliqué : "La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public".(Source : Mgr Pontier : « sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République », Riposte catholique, 28 mars 2017)

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:09

Ca nous rappelle certaines méthodes utilisées chez nous...

Des adolescents payés pour participer à la manifestation à Moscou

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que les organisateurs ont «induit en erreur» certains participants de la manifestation non-autorisée organisée à Moscou en affirmant que celle-ci aurait été légale et en promettant à certains manifestants une contrepartie.

Au lendemain d'une marche anticorruption non-autorisée qui a eu lieu dans le centre de Moscou, le Kremlin a accusé les organisateurs de la manifestation d'avoir promis de l'argent aux adolescents en cas d'interpellation.

« Selon certaines informations, des mineurs participant à la manifestation à Moscou se sont vu promettre des récompenses financières en cas d'interpellation par les forces de l'ordre. Il existe des preuves qui le confirment », a indiqué M. Peskov. Il a ajouté que ces preuves seraient présentées si « les forces de l'ordre le jugent nécessaire ».

Soulignant que le Kremlin « respectait la position civique » des citoyens et leur droit de l'exprimer, le porte-parole de Vladimir Poutine a toutefois indiqué que cette position devait être exprimée « de la manière prévue par la législation » et dans les lieux autorisés.

[...] Près de 8 000 personnes sont sorties ce dimanche dans les rues de Moscou pour rejoindre une manifestation anti-corruption qui s'est déroulée dans le centre-ville, malgré l'interdiction imposée par les autorités de battre le pavé dans la rue Tverskaïa.Suite à des troubles, selon différentes sources, les forces de l'ordre ont interpellé entre 500 et 600 personnes dont l'un des organisateurs de l'action, Alexeï Navalny.

Alexeï Navalny a écopé d'une amende de 20 000 roubles (environ 325 euros) pour avoir organisé une manifestation non-autorisée et à 15 jours de détention pour refus d'obtempérer aux policiers lors de son arrestation, selon la décision du tribunal Tverskoï de Moscou.

Source: Kremlin: des adolescents payés pour participer à la manifestation à Moscou, Sputnik, 14:50 27.03.2017(mis à jour 16:29 27.03.2017)

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 00:00

Petit-fils de Clovis et de Sainte Clotilde. Gontran est, à 16 ans, roi d'Orléans, de Bourgogne, du Berry. Il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Gontran lui-même fit quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, crime qu'il ajoutait à bien d'autres.

Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran". Il essaya toujours de réconcilier ses frères et fit fonder de nombreux monastères. 

Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Chalon sur Saône.

Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6d/Entretien_entre_saint_Gontran_et_Childebert_II.jpg

Entretien entre saint Gontran et Childebert II (par Jean Fouquet, vers 1455)

Sources: 1; 2

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 00:00

 

L'archange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, le moment où le divin s'incarne en homme, et lui explique qu'elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge. C'est l'origine de la croyance en une conception virginale qu'il ne faut pas confondre avec le dogme de l'Immaculée conception qui est propre au catholicisme.

 

Autrement dit, comme l'ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d'introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d'être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.

 

Le message céleste est confié à l'Archange Gabriel. Où trouvera-t-il celle qui, d'après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde ? Sera-ce dans un grand empire ? Non, mais dans la petite province de Galilée, perdue au milieu de l'immense empire romain. Ne convient-il du moins de prendre sur un trône celle qui doit devenir la Mère de son Dieu ? Non : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie ; elle est promise en mariage à un ouvrier, Joseph, homme juste.

En ce moment, elle prie à genoux, et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L'Ange soudain paraît devant elle :

 

« Je te salue, pleine de grâce, dit-il, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes ! »

 

Marie se trouble, à ces étonnantes paroles. L'ange ranime aussitôt la confiance de la timide vierge :

 

« Ne crains rien, Marie, ajoute-t-il, tu as trouvé grâce devant Dieu ; tu concevras et tu enfanteras un Fils, à qui tu donneras le nom de Jésus ; Il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut, et son règne n'aura pas de fin. »

 

Quelle promesse, quel honneur et quel bonheur ! Mais comment s'opérera cette merveille en celle qui a voué à Dieu sa virginité ? La réponse est facile à l'envoyé du Ciel :

 

« L'Esprit-Saint descendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de Son ombre. » Marie n'a plus qu'à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d'espérance : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. »

 

À cet instant béni, le mystère s'accomplit, le Verbe se fait chair, et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance :

 

« Mon âme glorifie le Seigneur, et mon cœur exulte en Dieu mon Sauveur ! À cause des grandes choses que Dieu a opérées en moi, toutes les nations m'appelleront bienheureuse ! »

 


Sources : (1), (2)

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 00:00

Sainte-Catherine-de-Suede---1381-.jpg

Née en 1330, elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson.

 

Elle est élevée dans le couvent des Cisterciennes de Risaberg (ou Bisberg) et ne souhaite pas quitter cette communauté religieuse mais dès l'âge de douze ou treize ans, son père l'accorde en mariage au chevalier Edgar von Kyren (Eggard de Kyrn ou Edgar Lydersson), seigneur d'Eggerstnæs bien plus âgé qu'elle. Elle soigne avec dévouement son mari invalide dont elle n'a aucun enfant, ayant obtenu de lui qu'il préserve sa virginité. (1) D'accord avec lui, en 1350 pour le jubilé, elle rejoignit à Rome sa mère qui y avait fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprit la mort de son époux. Elle décida à son tour de rester à Rome. Son extraordinaire beauté blonde lui causa bien des complications en Italie. À plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentèrent de l'enlever. (2)

 

Avec sa mère elles visitent longuement les églises et les tombeaux des martyrs, et s’adonnent à de longs exercices de mortification. Elles vont aussi soigner les malades des hôpitaux, vivent dans la pauvreté et l’austérité et accomplissent des pèlerinages en Terre sainte.

Quand sa mère mourut, Catherine revint en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entra et dont elle sera bientôt l'abbesse.

 

Elle retourna une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les brigittines et pour la canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de sainte Catherine.

 

Elle a écrit un livre de dévotion, intitulé Consolation de l'âme (en suédois médiéval Siælinna tröst, ou Själens tröst en suédois moderne) dont un exemplaire daté de 1407 existe toujours. (3)

 

 

Sources: (1) J.C. Cooper, Dictionary of Christianity, Routledge,‎ , p. 47 ; (2); (3)
 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:20

Le Déco-décodex est un outil pour vous aider à vérifier les informations qui circulent dans les grands médias !

 

Après sa piètre prestation au premier débat télévisé entre les grands candidats à la présidentielle lundi 20 mars, les médias officiels français ont rattrapé Macron par la culotte.

 

"Qui a été le plus convaincant?" Sondage Elabe Bfm-Tv, publié quelques minutes après la fin du débat télévisé du lundi 20 mars 2017 et donnant Macron à 29%, loin devant ses deux principaux concurrents, François Fillon et Marine Le Pen, également donnés à 19%.

"Qui a été le plus convaincant?" Sondage Elabe Bfm-Tv, publié quelques minutes après la fin du débat télévisé du lundi 20 mars 2017 et donnant Macron à 29%, loin devant ses deux principaux concurrents, François Fillon et Marine Le Pen, également donnés à 19%.

Extrait du Journal de Tv-Libertés du mercredi 22 mars 2017 :

 

"Sauver le soldat Macron. Voilà le défi que se sont fixé les grand médias du système.

 

Après une prestation médiocre lors du premier débat de la présidentielle, les journalistes viennent à la rescousse du produit marketing.

 

Coller des rustines sur la bulle Macron, c'est la nouvelle tache sur laquelle planchent les journalistes français. Après le débat entre les cinq principaux candidats où l'ancien ministre de l'économie a plus briller par son autodérision que par sa connaissance des dossiers et des propositions, il faut à tout prix sauver les meubles !

Porté aux cieux depuis le début de la campagne, le produit Macron a du pour la première fois affronter d'autres candidats... L’exercice est plus ardu que le meeting d’En Marche. Pour l’homme aux deux alliances, pas de chauffeurs de salle, pas de t-shirt, pas de texte écrit à grand coup d’algorithme, le débat n’était pas une sinécure. Après l’effort – passablement raté -, le réconfort : retour dans le giron des alliés : la presse !

Figure de proue du sauvetage de Macron, le groupe "Next Radio", c’est à dire RMC et BFM TV (renommé pour l’occasion Broadcast for Macron) a pris le dossier en main.

Dès l’aube, le lendemain du débat, le fiasco rhétorique du banquier était en opération camouflage ! Le meilleur outil pour cela… les sondages ! L’institut Elabe aurait interrogé les téléspectateurs pour prendre la température après la joute oratoire et là, miracle ! (http://www.bfmtv.com/politique/debat-presidentiel-macron-juge-le-plus-convaincant-devant-melenchon-1126198.html)  Macron est le plus convaincant ! 30 % des sondés pensent que son projet est le meilleur pour la France… Et là, la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu… Information à prendre content ! Si vous vous demandez comment les Français peuvent préférer le projet d’un candidat qui précisément, n’a pas de projet, et bien… arrêtez le mauvais esprit et faites preuve d’imagination ! Comme à l’accoutumée, les autres médias de Panurge ont suivi. Ainsi, "franceinfo", jamais en reste, reprend la même information et en rajoute une louche… Après tout, on ne fait jamais assez allégeance… Et hop, un sondage "Opinion Way" (bonjour les anglicismes !) consacre encore Macron :

http://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/presidentielle-emmanuel-macron-juge-le-plus-convaincant-apres-le-debat-selon-les-sondages_2107466.html . Cette fois, un peu de retenue, le jeune loup de la finance rafle la mise, mais avec 25 %…

La presse régionale toujours soucieuse de suivre les tendances parisiennes, ne se démarque pas. Ainsi Ouest France (http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/sondage-apres-le-debat-macron-se-detache-melenchon-depasse-hamon-4873813) chante également la gloire de Macron.

 

Pourtant, tout est parti du sondage Elabe… un sondage auquel ont répondu 1 157 personnes… pas grand monde ! Pourtant, avec un panel aussi réduit, on arrive à une vague macronienne dans tous les medias !
Il faut alors rappeler que le sondage d’Elabe a été commandé par BFM. Cette chaîne info appartenant à Patrick Drahi, lequel, après avoir racheté SFR en 2014, a racheté le groupe "NEXT Radio" (BFM et RMC donc) … pour le faire fusionner avec Altice Media et ce, quand Emmanuel Macron était Ministre de l’économie, ce qui lui a permis de donner son feu vert. La transaction finale a alors été ficelée par un certain Bernard Mourad, banquier d’affaires, ancien de chez Morgan Stanley… Actuellement, Bernard Mourad est un des proches d’Emmanuel Macron… La boucle commence donc à se boucler !

Le stratagème est encore plus visible si l’on s’intéresse à la presse étrangère. En effet, au lendemain du débat, le Financial Times titrait, "Macron misses his moment", Macron loupe le coche dans le débat…

L’article du Financial Times (copie d'écran ci-dessous) développe que le jeune banquier de 39 ans n’est pas parvenu à s’imposer face à l’attrait de Marine Le Pen et au sérieux de François Fillon… Pour le journaliste, cet échec est surtout l’échec du mondialisme incarné par Emmanuel Macron, face au patriotisme…"

"Macron misses his moment", Macron a raté sa prestation. Financiel Times (21 mars 2017). "Résultats de l'élection américaine 2016: Le New York Times et le Washington Post s'excusent après la victoire de Donald Trump."Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/09/resultats-de-lelection-americaine-2016-le-new-york-times-et-le/ . Aux Etats-Unis, les grands médias sans doute échaudés devant l'élection de Donald Trump alors qu'ils avaient tout fait pour faire élire Hillary Clinton, deviennent plus neutres dans leur traitement de l'information.... On attend la même chose bientôt en France !

"Macron misses his moment", Macron a raté sa prestation. Financiel Times (21 mars 2017). "Résultats de l'élection américaine 2016: Le New York Times et le Washington Post s'excusent après la victoire de Donald Trump."Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/09/resultats-de-lelection-americaine-2016-le-new-york-times-et-le/ . Aux Etats-Unis, les grands médias sans doute échaudés devant l'élection de Donald Trump alors qu'ils avaient tout fait pour faire élire Hillary Clinton, deviennent plus neutres dans leur traitement de l'information.... On attend la même chose bientôt en France !

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:53

En France, l'affaire Alstom tourne à l'affaire d'Etat.

... Cela, c'était sur Canal+, le 9 novembre 2016 dans l'émission "Spécial Investigation", "Anti-corruption : l'arme fatale américaine". Alcatel, Alstom, Total, Technip… Ces dernières années, des fleurons de l’industrie française ont dû payer des amendes colossales à la justice américaine, accusées d’avoir versé des pots de vin à l’étranger pour remporter des marchés. En poursuivant des entreprises pour corruption, les Etats-Unis sont devenus par ce moyen les shérifs du monde. Un géant français, "Alstom", a tenté de résister à ces procédés déloyaux. Résultat : la société a finalement cédé avant de se faire racheter par son principal concurrent américain !

 

"Le comble dans cette histoire, c'est que General Electric n'a pas payé l'amende comme promis : c'est Alstom qui a réglé l'ardoise de 630 millions d'euros.

Alstom était spécialisé dans l'énergie et les transports, il avait accompagné le développement de la SNCF avec notamment les TGV, contribué à l'édification de la filière nucléaire française et produit aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire les plus grands paquebots du monde. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas empêché la vente de ce fleuron industriel ?

 

Alstom n'était pas une entreprise comme les autres, elle vivait de la commande publique. En 2003, c'est l'Etat qui l'a sauvé de la faillite :

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

L'argent des contribuables versé à Alstom en 2003 est donc parti dans la poche des Américains en 2016 avec Emmanuel Macron. "Macron, rend l'argent ?"

 

Une affaire qualifiée de "scandale d’Etat" dans l'émission de Canal + en novembre 2016... Une affaire depuis étouffée, mise sous le tapis au cours de cette campagne présidentielle 2017.

Emmanuel Macron, soupçonné de haute trahison dans le scandale d’Alstom-énergie et auteur du scandale de la livraison de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi n’a pour le moment aucun problème avec le Parquet National Financier (PNF), qui préfère s’occuper de ses concurrents directs à la course à l’Elysée, Marine Le Pen et François Fillon, pour des emplois au parlement européen (Marine Le Pen) ou à l'Assemblée nationale (F. Fillon) infiniment moins coûteux que les 300 millions d'Alstom...

 

L’ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’est pas non plus poursuivi pour de forts soupçons de dissimulation fiscale sur son patrimoine fabuleux de 3,5 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement et dont curieusement, il ne resterait plus rien à déclarer…

 

Le scandale d’Alstom, de la haute trahison

 

Emmanuel Macron n’est toujours pas poursuivi alors que comme Secrétaire Général-Adjoint de l’Elysée et ensuite ministre de l’Économie il a favorisé, ses propres intérêts, des intérêts capitalistes et des intérêts étrangers contre les intérêts nationaux. Ainsi il a cédé aux Américains un pan capital de l’indépendance énergétique de la France: Alstom-Energie.

 

« C’est une défaite catastrophique, nous avons été roulés dans la farine. Général Electric et les Américains ont eu absolument ce qu’ils voulaient, quand ils voulaient, et probablement en mettant moins d’argent et en rencontrant moins de difficultés que ce qu’ils avaient prévu. » Eric Dénécé, dans Spécial Investigation de Canal+.

 

Arnaud Montebourg avait eu le mérite comme ministre de l'Economie de faire "un choix de patriotisme économique" en bloquant la vente par un décret du 14 mai 2014 relatif aux investissements étrangers, qui devait permettre à l’'Etat de s'’opposer à la prise de contrôle d'un très grand nombre d'entreprises françaises (Le Monde). Seulement, Arnaud Montebourg n'était pas seul dans ce dossier. Face à lui, il y avait le secrétaire général adjoint de l'Elysée, Emmanuel Macron, qui ne voulait pas utiliser ce décret comme une menace et se déclara favorable à un rachat sans condition d'Alstom par General Electric.

C'est finalement Macron qui l'a emporté et, une fois devenu ministre de l'économie à la place d'Arnaud Montebourg, il a autorisé le 5 novembre 2014 la vente de la branche Energie d'Alstom qu'il a présenté comme une "alliance industrielle".

Le député LR du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle a alors déclaré :

 

"Emmanuel Macron ment quand il dit que c'est une alliance. Ce n'est pas une alliance, c'est une absorption, c'est une disparition d'Alstom Energie au profit de General Electric".

 

Macron est clairement désigné comme celui qui a été placé à Bercy en remplacement de Montebourg pour trahir les intérêts de la France au bénéfice des intérêts américains, dans l’émission de Canal+ Spécial Investigation:

Extrait de l’émission Canal + Spécial Investigation du 9 novembre 2016 - Anti-corruption, l'arme fatale américaine . Cet extrait montre la partie qui dénonce la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la vente d'Alstom à Général Electric alors qu'Arnaud Montebourg avait bloqué la vente par décret.

Macron, cet associé de la banque Rothschild, n’est pas davantage poursuivi pour avoir livré SFR au magnat milliardaire de la presse Patrick Drahi, faisant de ce dernier son obligé qui, depuis le début de la campagne électorale, organise la propagande du candidat d’"En Marche" sur ses chaines d’information, tout-en court-circuitant et faisant lyncher par ses journalistes les opposants de son mentor.

 

L’ancien conseiller de François Hollande et son ancien ministre n’est pas davantage poursuivi pour avoir dissimulé au fisc son fabuleux patrimoine de plus de 3 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement. Où est l'"égalité" ?

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 00:00
Sainte Léa, veuve romaine († v. 383)

Léa faisait partie de ces nobles dames admiratrices de S. Jérôme. A la mort de son mari, elle distribua ses biens aux pauvres et  se retira dans un monastère romain.

Devenue, par la suite, mère supérieure de son couvent, elle passait ses nuits en oraisons et tous l'admiraient pour sa foi et son humilité.
Léa instruisait ses moniales davantage par l'exemple que par les discours.

Saint Jérôme lui consacra une lettre dithyrambique. (Lettre de saint Jérôme à Marcella - vie de sainte Léa, veuve)

Sources : (1); (2); (3)

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 00:00
Bienheureuse Clémence († 1176)

Clémence de Hohenberg naquit en Rhénanie au début du XIIe siècle. Elle épousa le comte de Spanheim (Allemagne), et devenue veuve elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves, où elle vécut dans l'exercice constant de la plus fervente prière et de la plus profonde charité, jusqu'à sa mort, le 21 mars 1176.

Sources: (1); (2)

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:41

Les archéologues disent qu'ils n'ont pas encore trouvé la preuve archéologique directe de Jésus-Christ, mais ils s'en rapprochent chaque jour davantage...

 

Voici une présentation des découvertes.

 

En 1962, on a retrouvé une plaque du IIIème siècle avant J.C, gravée en hébreu et portant le nom du village de Nazareth...

 

En 1888, la piscine de Bethesda, dite la "piscine aux 5 portiques" décrite dans l'évangile de S. Jean lorsque est racontée la guérison du paralytique, a été retrouvée à l’endroit situé par S. Jérôme en 372 et S. Eusèbe en 332.

 

Source: http://www.livescience.com/39661-biblical-era-town-discovered-sea-of-galilee.htmlEn 1961, on a prouvé l'existence de Ponce Pilate, le préfet romain qui a condamné Jésus à mort, en retrouvant une plaque comportant son nom et son titre... dans les ruines de Césarée maritime.

 

En 2013, la ville des temps bibliques "Dalmanoutha", mentionnée dans l'Evangile selon saint Marc (Mc 8:10) a été retrouvée par une équipe de l'Université de Reading (Royaume-Uni). C'est le lieu de la Mer de Galilée (ou "Lac de Tibériade") située à plus de 200 m au-dessous du niveau de la mer et traversée par le fleuve Jourdain. C'est également le lieu du baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste, et où le Christ navigua avec ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. En 1986, le lieu où le bateau appelé "barque de Pierre" ou "barque de Jésus a été retrouvé est le lieu de l'ancienne Dalmanoutha découverte en 2013.

 

Aujourd'hui, voici la découverte d'une cage funéraire de calcaire décorée de façon intime, appartenant à un descendant du grand prêtre Caïphe, connu dans le Nouveau Testament pour son implication dans la livraison de Jésus à Ponce Pilate...

De nouvelles découvertes archéologiques sur la vie à l'époque de Jésus

Ustensiles de cuisine, bijoux, ossuaires avec des inscriptions hébraïques... Des dizaines d'objets datant du Ier siècle retrouvés dans la région de Jérusalem et en Galilée permettent aux historiens de mieux comprendre la vie au temps de Jésus-Christ. [1]

 

Que sait-on exactement de Jésus? Des dizaines d'objets datant du Ier siècle présentés, dimanche 19 mars, par l'autorité des antiquités israéliennes font partie des découvertes archéologiques récentes qui rendent plus compréhensibles aux historiens la vie à l'époque de Jésus-Christ, selon un responsable.

 

Parmi les objets découverts dans la région de Jérusalem et en Galilée, où, selon la tradition, Jésus a vécu, figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques et des clous ayant servi à des crucifixions.

 

«Maintenant nous pouvons décrire de façon très précise la vie quotidienne de cette époque, de la naissance, à travers les habitudes alimentaires, les voyages effectués, et jusqu'à la mort avec les rites funéraires», explique à l'AFP Gideon Avni, directeur de la division archéologique des Antiquités israéliennes.

 

«Ces 20 dernières années, nous avons fait un bond dans la compréhension du mode de vie de Jésus et de ses contemporains», indique-t-il. «Chaque semaine, de nouveaux éléments sont découverts et permettent de mieux connaître cette période». Ainsi, «nous retrouvons sur des ossuaires des noms de personnalités connues grâce aux textes de cette époque», dit le professeur Avni.

[2]

[2]

En avant de Pâques, l'autorité d'antiquités d'Israël a ouvert dimanche son vaste entrepôt aux journalistes pour un coup d'oeil sur les artefacts déterrés du temps de Jésus. Les experts disent qu'ils n'ont pas encore trouvé la preuve archéologique directe de Jésus-Christ, mais ces dernières années ont trouvé une richesse de matériel qui aide à remplir la compréhension des historiens de la façon dont Jésus peut avoir vécu et est mort.

 

"Il y a de bonnes nouvelles", a déclaré Gideon Avni, chef de la division archéologique de l'Autorité des antiquités d'Israël. "Aujourd'hui, nous pouvons reconstituer très exactement beaucoup, de nombreux aspects de la vie quotidienne du temps du Christ."

 

Israël est l'un des endroits les plus fouillés de la planète. Quelque 300 fouilles ont lieu chaque année.

 

Environ 40 000 artefacts sont déterrés chaque année en Israël. Un tiers de toutes les antiquités trouvées attestent de l'ancienne présence chrétienne en Terre Sainte, déclare Avni. Les historiens savent maintenant combien de temps il a fallu pour voyager entre les villes et les villages où Jésus a prêché, et à quoi ressemblaient ces endroits à l'époque.

 

Avni a déclaré que la connaissance de la période a avancé au cours des 20 dernières années. "Nous pouvons reconstituer précisément ce à quoi ressemblait le pays", a t-il dit.

 

Dans un entrepôt lumineux de 5 000 mètres carrés rempli de piles de cruches anciennes et de poteries, ce que l'Autorité des Antiquités appelle sa grotte "Ali Baba" des anciens trésors, les fonctionnaires ont présenté sur une simple table blanche les découvertes du temps de Jésus.

 

Il y avait des gobelets et des plats de calcaire bien conservés, largement utilisés par les Juifs en Terre Sainte à l'époque dans le cadre de leur stricte pratique afin d'assurer la pureté rituelle de leur nourriture. Il y avait une cage funéraire de calcaire décorée de façon intime, appartenant à un descendant du grand prêtre Caïphe, connu dans le Nouveau Testament pour son implication dans la livraison de Jésus aux autorités romaines qui l'ont crucifié. Dans les temps anciens, les familles recueillent les os du défunt et les placent dans des boîtes appelées ossuaires.

Christ devant Caïphe (de Matthias Stom)

Christ devant Caïphe (de Matthias Stom)

Ils ont également présenté une réplique d'un artefact majeur situé au musée israélien de Jérusalem - un os de talon percé d'un clou de fer avec des fragments en bois à chaque extrémité, découvert dans une boîte de sépulture juive du nord de Jérusalem datant du 1er siècle après J.-C. C'est jusqu'à ce jour la seule preuve trouvée d'une victime de crucifixion romaine enterrée selon la coutume juive. Cela a aidé les archéologues à reconstruire comment l'homme était crucifié, avec ses pieds cloués sur les côtés de la croix. Avni a dit que Jésus peut avoir été crucifié de la même manière, contrairement à la façon dont la crucifixion est représentée dans l'art chrétien traditionnel.

 

A côté des boîtes de carton marquée "os" de Bethsaïda du Nouveau Testament, un énorme bloc de pierre était posé sur une caisse en bois sur le plancher de l'entrepôt. La pierre porte une description taillée apparente du deuxième Temple juif, a été découverte en 2009 sur le site d'une ancienne synagogue des rives de la mer de Galilée. Les archéologues ont suggéré que Jésus aurait prêché dans la synagogue.

 

Avni a dit qu'il n'y a aucune raison de croire que Jésus n'existait pas simplement parce que les archéologues n'ont pas trouvé de preuve physique de lui. "Il faut se rappeler que le Christ était l'un parmi plus d'un million de personnes vivant en cette période en Terre Sainte", a t-il dit.

Yisca Harani, une érudite israélienne du christianisme, a déclaré que le manque de preuve physique de Jésus est un "mystère trivial".

 

"Pourquoi attendre dans l'antiquité qu'il y ait des preuves de son existence?" Demande Harani. "C'est la réalité de la vie humaine, que soit des dirigeants, soit des militaires ont leur mémoire inscrite dans la pierre et des artefacts."

 

Elle a dit que ce qui restait de Jésus "sont ses paroles". [3]

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Sources:

 

[1] De nouvelles découvertes archéologiques sur la vie à l'époque de Jésus, Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 20/03/2017 à 11:22 Publié le 20/03/2017 à 11:15

[2] Israël : des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l'époque de Jésus, Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox, Mis à jour le 19/03/2017 à 17H24, publié le 19/03/2017 à 17H23

[3] In an Israeli warehouse, clues about Jesus' life and death, APNews, By Daniel Estrin

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:57
Déposition du pape : Colloque international à Paris le 30 et 31 mars 2017

Des avocats, des théologiens et des savants du droit canon se réuniront à Paris dans deux semaines pour discuter d'un sujet qui n'a jamais été au centre d'une conférence catholique: Comment déposer un pape hérétique.

Intitulé Déposition du pape : Lieux théologiques - Modèles canoniques - Enjeux constitutionnels, la conférence cherche à explorer les mécanismes qui sont construits dans l'église catholique pour traiter avec un pape qui enseigne ouvertement le mensonge et même l'hérésie.

Le conférencier sera le Professeur Laurent Fonbaustier de l'Université de Paris qui a publié un livre de 1200 pages l'année dernière sur le thème intitulé La Déposition du Pape Hérétique.

La conférence comprend 15 conférenciers qui donneront un éventail de conférences sur le sujet avec des titres tels que "Le conciliarisme et la déposition d'un Pape à travers le prisme du gallicanisme", "La Chute du Pape : Entre Renonciation et Déposition", "La déposition de Jean XXII et de Benoît XIII à Constance, 1415-1417".

Les professeurs Nicolas Warembourg et Cyrille Dounot, deux des 45 universitaires catholiques qui ont adressé en juin dernier un appel au doyen du Collège des cardinaux à Rome, demandent une répudiation des propositions erronées qu'ils ont trouvées dans l'exhortation du pape Francis Amoris Laetitia.

Le groupe des 45 universitaires catholiques a déclaré que l'exhortation du pape présentait "des dangers pour la foi et la morale catholiques" car elle "contient un certain nombre de déclarations qui peuvent être comprises dans un sens qui est contraire à la foi catholique et la morale.

La conférence arrive après quatre ans de François à la barre de la Barque de Pierre. Pendant ce temps, le Pape et les personnes qu'il a mises dans des postes clés ont dirigé l'Église dans une direction qui aurait été impensable pour les fidèles catholiques sous les deux précédents pontificat de Jean-Paul II et du pape Benoît XVI. 

Les discours ambigus de François et surtout ses écrits pontificaux ont retourné cardinal contre cardinal, évêque contre évêque, fidèle laïc contre fidèle laïc. La confusion doctrinale a donné lieu à la publication de directives pastorales basées sur ses écrits et qui permettent la distribution de la Sainte Communion à ceux qui vivent dans l'adultère.

 

LIRE: Ils ont donné au pape François quatre ans pour "refaire l'Église". Voici comment ils ont essayé.

 

En novembre dernier, le vaticaniste Giuseppe Nardi a rapporté qu'une étude théologique de 1975 du savant laïc brésilien Arnaldo Vidigal Xavier de Silveira faisait le tour dans le Vatican. Le profane a examiné dans son ouvrage intitulé L'hypothèse théologique d'un pape hérétique s'il est possible pour un pape d'être ou de devenir un hérétique, et si oui, quelles conséquences en découleraient.

Nardi a déclaré : "Trois ans et demi après le début de son pontificat, le pape François a atteint ses limites. L'impression laissée par ses gestes et paroles, d'une intention latente de changer la doctrine de l'Église doit à un moment ou prendre une forme définie ou bien s'effondrer", écrivait-il alors.

"François se trouve coincé par l'atmosphère même qu'il s'est lui-même chargé de créer. Il ne s'agit plus d'un énoncé spontané de ceci ou cela, qui reste improvisé et non contraignant. Son travail pastoral et ses qualités de leader, qui exigent un sens de la responsabilité et un caractère exemplaire, atteignent leurs limites. Cela pourrait faire manquer le pontificat de François [...]", a-t-il ajouté.

La conférence a lieu trois mois après que le cardinal Raymond Burke a donné un entretien dans lequel il a expliqué que si un pape devait "professer officiellement l'hérésie, il cesserait, par cet acte, d'être le pape".

Burke a déclaré lors de l'entretien de décembre 2016 qu'il y avait un processus au sein de l'Église pour faire face à une telle situation, ajoutant son espoir que "nous n'en serons pas témoin à tout moment bientôt."

En décembre également, l'avocat de droit canon américain Edward Peters a abordé la question de ce qui pourrait être fait si un pape était jugé hérétique.

Peters écrit que la "question cruciale" du point de vue d'un canoniste est "qui déterminerait si un pape donné est tombé dans l'hérésie" puisque le Canon 1404 indique que le "Premier n'est jugé par personne."

Il trouva cependant dans la tradition canonique que si un concile général déterminait qu'un pape avait commis une hérésie, il se serait effectivement coupé de la vigne véritable, renonçant ainsi à son office.

Peters commente: "... si éloigné soit-il de la possibilité pour un pape de tomber dans l'hérésie et si difficile soit-il de savoir si un pape y est tombé, une telle catastrophe, Deus vetet [Dieu l'interdit], entraînerait la perte de l'office papal."

L'emplacement de la conférence prochaine est important, rapporte Church Militant. C'est dans les années 1300 que l'Université de Paris a exploré la question de savoir ce que l'on pourrait faire avec le pape hérétique Jean XXII, qui a nié la doctrine selon laquelle les âmes des justes étaient admises à la vision béatifique après la mort, une position qu'il rétracta sur son lit de mort.

Source image du colloque international : https://univ-droit.fr/actualites-de-la-recherche/manifestations/22670-la-deposition-du-pape

Source image du colloque international : https://univ-droit.fr/actualites-de-la-recherche/manifestations/22670-la-deposition-du-pape

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Publié par Ingomer - dans Religion
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 20:03

Lors de sa marche pour la "VIe république" à Paris, samedi 18 mars 2017, Jean-Luc Mélenchon fait son discours devant le drapeau de l'URSS.

Le communisme : combien de morts ?

Mélenchon fait son discours de marche pour la "VIe république" devant le drapeau de l'URSS
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 00:00
Saint Joseph, époux de Marie

Joseph, issu en ligne directe du roi David, était, selon l'expression de l'Evangile, un "juste", c'est-à-dire un homme accompli, dans toutes les vertus. Il exerçait à Nazareth, dans la Galilée (nord d'Israël), la profession de charpentier. Il épousa Marie, la plus humble et la plus sainte des vierges: ce mariage, dit S. Ambroise, fut saint et parfait, le type d'union de Jésus-Christ avec l'Eglise. Les deux époux vivaient dans la virginité, lorsque Joseph fut averti par un ange de l'accomplissement du mystère de l'Incarnation, dont Dieu, si l'on peut parler ainsi, lui confiait la garde.

 

Il eut le privilège d'être le premier homme qui se prosterna devant la crèche, berceau de l'Enfant-Dieu, pour lui offir ses adorations. Comme chef de la Sainte Famille, il présida aux principaux évènements de l'enfance de Notre-Seigneur, tels que l'adoration des Mages, la Circoncision, la Présentation de Jésus au temple.

 

Par un nouvel avis de l'ange, il emmena Jésus avec Marie en Egypte pour l'arracher à la fureur d'Hérode.

 

A la mort d'Hérode il revint à Nazareth.

Chaque année, Joseph et Marie se rendaient à Jérusalem pour célébrer la Pâque; dans un de ces voyages, lorsque Jésus avait douze ans, ils le perdirent en route et le retrouvèrent dans le temple prêchant aux docteurs, surpris de sa science divine. Sa mère lui dit: "Nous vous cherchions, fort affligés, votre père et moi". Il lui répondit: "Pourquoi me cherchiez-vous? Ne savez-vous pas qu'il faut que je sois aux choses qui regardent le service de mon père?" Elle parle du père fictif de Jésus, il parle de son père réel; elle parle de Joseph, il parle de Dieu.

 

Mais après avoir manifesté sa nature divine, l'Enfant Jésus reprit aussitôt l'Obsertvation des devoirs qui convenaient à sa nature humaine et à sa vie cachée. "Il s'en alla ensuite avec eux, dit l'Evangéliste, et vint à Nazareth, et il leur était soumis".

 

Selon la tradition, saint Joseph mourut pendant les commencements de la mission publique du Sauveur. Il expira entre les bras de Jésus et de Marie. Son nom est inséparable de ces deux augustes noms, et tous trois, ils désignent la Trinité terrestre, dont Joseph fut le chef. "Jésus, Marie, Joseph! gravez dans votre coeur ces trois noms célestes, dit saint Léonard de Port-Maurice; répétez-les souvent, écrivez-les partout. Que ce soient les premières paroles que vous enseigniez à vos enfants, et les dernières que prononcent vos lèvres expirantes".

 

Source: Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 169-170.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 00:00

 Saint Cyrille de Jérusalem, Evêque et docteur de l'Eglise (+386)     Saint Cyrille naquit en 315 ap. J.-C. à Jérusalem, au sein d’une famille chrétienne d’artisans de souche paysanne. Il reçut une éducation solide où entrèrent l’astronomie, l’anatomie et la géographie dont il fera référence dans ses « Catéchèses » ; il reçut aussi une bonne initiation aux Ecritures et aux Pères de l’Eglise dont il fera la base de son enseignement. Il reçut l'onction sacerdotale vers l'an 345, et dès lors il se dévoua tout entier, corps et âme, à la conversion des païens et à l'instruction des catéchumènes. On accourait à ses catéchismes, de Jérusalem et de toutes les villes voisines.

         Il nous reste de lui vingt-trois instructions familières sur l'ensemble des vérités chrétiennes, le symbole de la foi et les sacrements. Ces instructions sont une de ses gloires les plus pures, car c'est un arsenal où l'apologiste chrétien trouve, même aujourd'hui, des armes puissantes et invincibles. Nous y voyons en particulier, que l'usage de faire le signe de la Croix était connu dès les premiers siècles.

         "Ne rougissez pas, disait-il, de la Croix de Jésus-Christ; imprimez-la sur votre front, afin que les démons, apercevant l'étendard du Roi, s'enfuient en tremblant. Faites ce signe, et quand vous mangez, et quand vous buvez, et quand vous êtes debout ou assis, quand vous vous couchez, quand vous vous levez et quand vous marchez; en un mot, faites-le dans toutes vos actions."

         La gloire de saint Cyrille est d'avoir été l'ami et le défenseur de S. Athanase (
373) et du dogme chrétien contre les hérétiques. Trois fois exilé de Jérusalem, dont il était devenu évêque, trois fois rétabli sur son siège, il restera comme l'un des beaux modèles de la fermeté pastorale.

         Plusieurs faits merveilleux favorisèrent son apostolat et l'aidèrent à convertir les païens.

La première année de son épiscopat fut marquée par l’apparition de la Croix glorieuse à Jérusalem :

 

"En ces jours mêmes de la sainte Pentecôte (7 mai 351), aux nones de mai, vers la troisième heure, une croix lumineuse gigantesque apparut dans le ciel, au-dessus du saint Golgotha (calvaire), s'étendant jusqu'à la montagne des Oliviers. Elle ne fut pas seulement aperçue par une ou deux personnes mais se montra, fort nettement, à la population entière de la cité. Elle ne disparut pas rapidement comme on pourrait le supposer, à la façon d'un rêve fugace. Elle demeura visible pendant plusieurs heures, estompant par son éclat, les rayons du soleil. Assurément, elle aurait été éclipsée et dissimulée par eux, si elle n'avait offert aux spectateurs un éclat plus puissant que celui du soleil. Ainsi, tous les habitants de Jérusalem se précipitèrent brusquement dans la sainte église, saisis d'une crainte mêlée de joie au spectacle de cette vision céleste. Ils se jetèrent tous dans notre église, non seulement les chrétiens mais les païens étrangers, de passage à Jérusalem. Tous, d'une seule voix, firent monter des louanges sonores vers le Christ Jésus, notre Seigneur, le Fils unique engendré de Dieu, auteur de ces merveilles." (Lettre de saint Cyrille de Jérusalem à l’em­pe­reur Constance, 351).


         Dix ans plus tard, Julien l'Apostat, voulait faire mentir la prophétie évangélique qui annonçait la destruction du Temple, il entreprit de le rebâtir ; mais Cyrille prédit les châtiments de Dieu ; il ne se firent pas attendre, des tourbillons de flammes sortirent de terre et dévorèrent les ouvriers. Une multitude d'infidèles se convertirent.
 

Cyrille est révéré comme saint tant par les orthodoxes que par les catholiques.

En 1883, il est proclamé Docteur de l'Eglise par le pape Léon XIII.



Sources : 1, 2

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 20:00

Une émission intéressante de TV Libertés présente un nouveau programme mensuel : "Sécession".

Sécession n°1 avec Julien Rochedy

Présentation de l'émission sur le site youtube Tv-Libertés :

 

TV Libertés vous présente un nouveau programme mensuel : Sécession. Proposé par le site Le Bréviaire des patriotes sur lequel il existait déjà auparavant, il réunira chaque mois Julien Rochedy, ancien directeur du Front National de la Jeunesse, et Christopher Lannes, que vous connaissez déjà pour animer La petite Histoire sur nos antennes.

Concrètement, il s’agit d’un long entretien politique et philosophique avec une première partie consacrée à l’actualité politique, une deuxième partie axée sur la réflexion autour d’une doctrine pour la droite (la doctrine « Civiliste » qu’il sera question d’élaborer au fil des mois), et une troisième partie plus détendue consacrée à répondre aux questions des spectateurs dans une ambiance conviviale.

Au-delà du simple entretien, Sécession, surtout dans sa partie 2, se veut un laboratoire d’idées pour la droite (qu’il convient aujourd’hui de redéfinir sans en abandonner l’héritage) avec une réflexion qui sera menée sur le long terme, avec la participation bienvenue des spectateurs. Dans les précédents numéros, Julien Rochedy et Christopher Lannes ont d’ores et déjà lancé une nouvelle piste de réflexion : la pensée « Civiliste ». Pour Rochedy, la droite se doit avant tout, non seulement de défendre, mais aussi de porter, d’incarner la Civilisation.

Face aux incessantes attaques de la gauche à l’encontre de tout ce qui fait notre Civilisation, de laquelle découlent nos nations européennes, nous nous devons de la préserver et de la perpétuer. Ce sera là tout l’enjeu de ces prochaines années, rendant de fait le clivage droite-gauche ô combien pertinent.

Pour en savoir plus et participer à la réflexion, nous vous invitons donc à suivre cette nouvelle émission chaque mois et à réagir.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:18
Les chrétiens “conservateurs” sur le plan théologique ont davantage de succès que les libéraux

Les chrétiens “conservateurs” sur le plan théologique ont davantage de succès que les libéraux. Et ceci se vérifie autant pour les communautés catholiques que protestantes. Telle est la conclusion d’une étude menée au “Redeemer University College” d’Anaster au Canada. Le professeur Kevin Flatt, l’un des auteurs de cette étude, en a présenté le contenu dans le “Catholic Word Report”.

Son travail a porté essentiellement sur des ordres et des communautés religieuses de l’Eglise catholique. Il a relevé que les institutions qui s’appliquent à vivre selon des règles religieuses traditionnelles, où l’on conserve le port d’un habit religieux, qui restent fidèles aux enseignements de l’Eglise, ont davantage de nouvelles recrues, souvent jeunes. D’après ceux qui ont collaboré à l’étude, cette tendance (qui ne semble pas plaire au pape François - n.d.l.r. -) remonterait aux années 1980.

A l’inverse, les communautés religieuses qui se sont éloignées du style de vie traditionnel et se sont adaptées à l’évolution du monde séculier sont souvent victimes de défections dans leur rang. Et ce, plus encore dans le monde protestant que dans l’Eglise catholique.

Comment comprendre ces liens de cause à effet ? Si une communauté religieuse veut pouvoir se maintenir au sein d’une culture sécularisée, elle se doit d’élaborer consciencieusement ses choix de vie et d’avoir une identité claire la distinguant nettement des autres groupes et des autres croyances. Quiconque est intimement convaincu de la vérité transmise par le “Credo”, fait confiance au message biblique et se donne pour tâche l’évangélisation, remplit bien ces conditions. Mais les groupes qui remettent en cause ces vérités, qui placent tous les chemins spirituels sur un pied d’égalité et pour qui le mot “dogme” est un gros mot, ces groupes-là ne savent rien répondre lorsqu’on leur pose la question : « Pour quelle raison est-ce que je devrais me lever le dimanche et venir dans ton église ? »

Depuis les années 1960, il est de bon ton, aussi bien chez les protestants que chez les catholiques, de décréter que le christianisme doit s’adapter faute de quoi il finira par disparaître. Mais l’évolution constatée ces dernières décennies montre plutôt le contraire : le christianisme disparaît partout où l’on se soucie de l’adapter sans arrêt aux dernières nouveautés.

 

 

D’après Kathnet (Trad. MH/APL)

Catholic World Report; Pro Liturgia, Actualité du Vendredi, 17 mars 2017

Les chrétiens “conservateurs” sur le plan théologique ont davantage de succès que les libéraux

Traduction de l'article de Kevin Flatt pour "Catholic World Report".

 

Orthodoxie théologique, croissance de l'église et déclin de l'église: observations au Canada

23 février 2017

 

Les catholiques ont l'habitude de voir les années 1960 comme un tournant dans la foi, notamment à cause de l'impact de Vatican II et des interprétations divergentes de celui-ci dans différents milieux. Le bouleversement dans l'église a coïncidé avec des changements sociaux si rapides que les historiens se réfèrent souvent à eux comme une révolution culturelle. Au moins en Amérique du Nord, dans les décennies qui se sont écoulées depuis les années 1960, l'Église catholique a eu plus de difficulté à attirer les gens vers le culte, les ordres religieux et le sacerdoce. L'indifférence envers l'enseignement moral et doctrinal de l'Eglise parmi les catholiques ordinaires a régulièrement augmenté et est maintenant répandue.

 

Parmi les principaux groupes religieux en Amérique du Nord, cependant, les catholiques n'ont pas été les plus durement touchés par les changements des 'années soixante' et leurs suites. Ce prix coûteux appartient principalement aux protestants. [...] Si la situation numérique du catholicisme depuis les années 1960 pouvait être qualifiée de troublée, la situation des églises protestantes principales a été franchement catastrophique.

L'Église méthodiste unie, par exemple, la plus importante des églises protestantes des États-Unis, est tombée de près de 11 millions de membres en 1968 à bien moins de 8 millions en 2009, soit une perte de 29%. Pendant la même période, la population américaine a augmenté de 54%. Les choses ont été encore pires pour l'Église épiscopale, qui a perdu 41% de ses membres dans la même période. De même, l'Église presbytérienne (États-Unis) avait une adhésion de 34% inférieure en 2009 que ses dénominations fondatrices en 1968.

[...] L'Église unie du Canada, issue d'une fusion d'églises méthodistes, presbytériennes et congrégationalistes, a perdu plus de la moitié de ses membres (52%) entre 1968 et 2009. Des tendances semblables peuvent être observées pour les autres églises protestantes du Canada, comme l'Église anglicane du Canada, l'Église presbytérienne au Canada et l'Église évangélique luthérienne au Canada.

De part et d'autre de la frontière, les effectifs tendent à sous-estimer le problème, puisque la fréquentation et l'engagement ont également diminué rapidement et que les autres membres vieillissent de plus en plus en moyenne. La situation est sinistre.

Au milieu de ce désert de déclin, on peut néanmoins trouver quelques oasis de croissance. Ils sont rares, mais au niveau local, il existe des églises protestantes de plus en plus importantes. Qu'est-ce qui les distingue?

 

Une étude canadienne examine la question

 

[...] Après des mois de recherches dans la région la plus densément peuplée du Canada, dans le sud de l'Ontario, nous avons finalement pu trouver neuf églises en croissance provenant des quatre principales dénominations mentionnées ci-dessus (United, Anglican, Presbyterian et Lutheran). Nous avons également trouvé 13 églises rétrécissantes - beaucoup plus faciles à faire - de la même région et des mêmes dénominations que le groupe témoin. Après avoir interrogé plus de 2 200 participants, interviewant 29 membres du clergé et 128 laïcs, et observant les services du dimanche, nous avons pu établir une image claire de ce qui se passait dans les églises en croissance et en déclin.

 

[...] [L]es dénominations protestantes théologiquement conservatrices ou orthodoxes se sont mieux tirées au cours des dernières décennies - dans bien des cas, en croissance - que les dénominations protestantes les plus libérales décrites ci-dessus.

 

(Dans ce contexte, écrit Kevin Fqlatt, "conservateur" ou "orthodoxe" signifie une vue plus élevée de fiabilité de la Bible, une conviction plus forte de la valeur unique du christianisme par rapport à d'autres religions et philosophies, et un respect plus proche des croyances chrétiennes traditionnelles comme la résurrection de Jésus, contrairement aux théologies "libérales" qui ont tendance à considérer la Bible comme un document humain faillible, à faire du christianisme un chemin valable parmi beaucoup d'autres et à prendre une vue sceptique ou métaphorique des déclarations de la foi.)

 

[...] Le conservatisme est un facteur prédictif de la croissance

 

Ce que nous avons constaté, c'est que les églises étaient plus susceptibles de grandir lorsque leur clergé ou laïcs avaient des croyances théologiques plus conservatrices comme défini ci-dessus. Cette relation positive entre le conservatisme et la croissance s'est maintenue même si nous avons corrigé d'autres facteurs pertinents, comme l'âge de l'église, les types de programmes offerts, etc. Nous avons pu confirmer que la théologie importe pour la croissance au niveau local - même au sein du même groupe confessionnel et de la même région.

 

Par exemple, alors que seulement 37% des laïcs de l'église en déclin ont fortement convenu que Jésus était physiquement ressuscité, 66% des laïcs croissants l'ont fait. Lorsqu'on lui a présenté la déclaration "La Bible est le produit de la pensée humaine à propos de Dieu, certains de ses enseignements sont faux ou mal orientés", 66% des laïcs croissants de l'église étaient fortement ou modérément en désaccord, alors que seulement 35% des déchus laïcs l'ont fait.

 

 

[...] En fait, nous avons trouvé un modèle fascinant à travers le clergé et le laïcat des églises: le clergé d'église croissant était le groupe le plus théologiquement conservateur, suivi par les laïcs croissants de l'église. Venaient ensuite les laïcs en déclin, suivis par le clergé d'église en déclin - le groupe le moins théologiquement conservateur. [...]  À notre connaissance, c'est la première fois qu'une étude a révélé ce modèle.

En bref, quand il s'agit de la croissance, la théologie importe, comme nous l'avons mis dans le titre de notre article révisé par les collègues avec ce titre dans l' examen de la recherche religieuse .

Mais pourquoi importe-t-elle? C'est une question plus difficile à répondre, et les experts ont offert de nombreuses théories différentes depuis que le succès relatif des églises plus conservatrices a été mis en évidence par Dean M. Kelley dans son livre de 1972 Pourquoi Églises conservatrices sont en croissance .

Les meilleures explications reconnaissent que les groupes religieux, s'ils veulent rester forts dans une culture laïque avec de nombreuses options religieuses et non religieuses, ont besoin d'une raison d'être et d'une identité claire qui les distingue des autres groupes et systèmes de croyance. Les groupes chrétiens qui croient en la réalité du Credo des Apôtres, la fidélité de l'Ecriture et la nécessité de l'évangélisation ont ces matières premières. Les groupes ou les églises qui ne croient pas à ces choses, mais qui voient toutes les voies spirituelles comme égales et considèrent le dogme comme un gros mot ont du mal à répondre à la question: "Pourquoi me lever un dimanche matin pour aller à votre église ?"

En d'autres termes, les groupes orthodoxes possèdent plus de résistance à la sécularisation que les libéraux.

 

Et le catholicisme?

 

Ce principe s'applique-t-il dans un contexte catholique? Ou est-ce un phénomène uniquement protestant?

Certes, il est facile de trouver des preuves anecdotiques que les jeunes catholiques les plus engagés sont attirés par les formes plus traditionnelles de la foi. Une autre étude que nous avons menée, publiée dans la revue Religious Education , a révélé que c'était le cas lors d'un grand événement de la jeunesse catholique à Toronto.

Mais il existe d'importantes différences culturelles, organisationnelles et théologiques entre le protestantisme et le catholicisme qui rendent difficile l'application directe des résultats de la croissance de l'église aux paroisses catholiques. Par exemple, le modèle paroissial du catholicisme - où les fidèles se rassemblent pour le culte sur la base d'un quartier partagé plutôt que d'une préférence musicale ou d'un prédicateur favori - amortit l'effet de "shopping d'église" pour beaucoup de catholiques, ce qui rend plus difficile pour eux de trier par l'orientation théologique au niveau local.

 

Au lieu de cela, dans le catholicisme, l'impact de l'orientation théologique est susceptible de s'exprimer par d'autres moyens. Un bon test pour l'hypothèse de la croissance orthodoxe dans un contexte catholique est le succès relatif des différents ordres religieux. Comme l'affirment les sociologues Roger Finke et Patricia Wittberg, les ordres religieux (qui englobent généralement divers instituts qui ne sont pas nécessairement des "ordres") ont historiquement joué un rôle dans le catholicisme comme le développement de nouvelles sectes dans le protestantisme. La spiritualité, y compris les mouvements de renouveau et de réforme, mais dans les limites de l'institution de l'Église. Ces ordres peuvent concourir directement aux vocations.

Depuis Vatican II, deux tendances théologiques distinctes sont évidentes parmi les ordres religieux catholiques en Amérique du Nord. Le plus grand groupe, y compris beaucoup des instituts plus établis, a évolué dans une direction plus libérale (théologiquement, socialement et politiquement) en accord avec ce qu'ils considèrent comme "l'esprit" du concile. Ces groupes ont été plus disposés à s'opposer à l'enseignement officiel de l'Église, à laisser derrière eux les habitudes traditionnelles de la tenue vestimentaire distincte et de la vie communautaire, et à donner plus libre cours aux tendances individualistes de la culture nord-américaine.

Un groupe plus restreint d'ordres religieux, de congrégations et de sociétés pieuses, dont beaucoup sont des fondations plus récentes, défendent une forme de catholicisme plus traditionnelle et conservatrice et la vie religieuse. Ils tendent à insister sur la fidélité au Magistère et à suivre des modes de vie et des règles de vie plus traditionnels.

 

Quel groupe fait mieux? Une étude de 2009 sur les vocations à la vie religieuse menée par le Centre de recherche appliquée en apostolat (CARA) à l'Université de Georgetown a conclu que "Les instituts les plus réussis en termes d'attirance et de retenue de nouveaux membres à cette époque sont ceux qui suivent un style plus traditionnel de la vie religieuse ... Ils portent aussi une habitude religieuse, travaillent ensemble dans des apostolats communs et sont explicites sur leur fidélité à l'Église et aux enseignements du Magistère. Toutes ces caractéristiques sont particulièrement attrayantes pour les jeunes qui entrent dans la vie religieuse d'aujourd'hui". Selon une analyse approfondie par le sociologue Finke, la même tendance était également évidente dans les années 1980 et 1990.

 

[...] Orthodoxie et résilience

 

Après que nos recherches sur les églises protestantes aient attiré l'attention des principaux points de presse au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni, certaines personnes ont suggéré que nous utilisions nos données pour justifier l'orthodoxie. Mais le succès est un mauvais jugement de la vérité. La croissance ne prouve pas l'exactitude, ni l'erreur de déclin. De toute façon, il est peu probable que les libéraux changent de position si leurs opinions sont impopulaires, et les conservateurs n'ont pas besoin d'une acclamation populaire pour les confirmer dans leurs convictions.

Ces découvertes ne devraient pas non plus encourager une attitude triomphaliste chez les chrétiens de tendances plus conservatrices ou orthodoxes. Comme le disait avec éloquence Ross Douthat, il n'y a pas si longtemps dans First Things, ce triomphalisme serait à la fois prématuré et maladroit. Ce que ce genre de recherche fait vraiment cependant, est d'éliminer l'argument selon lequel les groupes religieux auraient besoin de diluer leurs croyances ou de les accommoder à la culture laïque dominante pour rester pertinents dans la société d'aujourd'hui. L'argument selon lequel l'Église doit changer ou mourir - où le "changement" signifie abandonner les croyances fondamentales et imiter le monde séculier - a été populaire dans les années 1960 chez les protestants et les catholiques. Nous avons maintenant un demi-siècle de preuves montrant à quel point cette idée était erronée.

 

Au contraire, dans l'environnement social actuel, l'orthodoxie et la résilience tendent à aller de pair. Et pour ceux qui apprécient la fidélité à la "foi une fois donnée aux saints", c'est une pensée encourageante.

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Publié par Ingomer - dans Religion Vatican II
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