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Christ Roi

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 20:00

Une émission intéressante de TV Libertés présente un nouveau programme mensuel : "Sécession".

Sécession n°1 avec Julien Rochedy

Présentation de l'émission sur le site youtube Tv-Libertés :

 

TV Libertés vous présente un nouveau programme mensuel : Sécession. Proposé par le site Le Bréviaire des patriotes sur lequel il existait déjà auparavant, il réunira chaque mois Julien Rochedy, ancien directeur du Front National de la Jeunesse, et Christopher Lannes, que vous connaissez déjà pour animer La petite Histoire sur nos antennes.

Concrètement, il s’agit d’un long entretien politique et philosophique avec une première partie consacrée à l’actualité politique, une deuxième partie axée sur la réflexion autour d’une doctrine pour la droite (la doctrine « Civiliste » qu’il sera question d’élaborer au fil des mois), et une troisième partie plus détendue consacrée à répondre aux questions des spectateurs dans une ambiance conviviale.

Au-delà du simple entretien, Sécession, surtout dans sa partie 2, se veut un laboratoire d’idées pour la droite (qu’il convient aujourd’hui de redéfinir sans en abandonner l’héritage) avec une réflexion qui sera menée sur le long terme, avec la participation bienvenue des spectateurs. Dans les précédents numéros, Julien Rochedy et Christopher Lannes ont d’ores et déjà lancé une nouvelle piste de réflexion : la pensée « Civiliste ». Pour Rochedy, la droite se doit avant tout, non seulement de défendre, mais aussi de porter, d’incarner la Civilisation.

Face aux incessantes attaques de la gauche à l’encontre de tout ce qui fait notre Civilisation, de laquelle découlent nos nations européennes, nous nous devons de la préserver et de la perpétuer. Ce sera là tout l’enjeu de ces prochaines années, rendant de fait le clivage droite-gauche ô combien pertinent.

Pour en savoir plus et participer à la réflexion, nous vous invitons donc à suivre cette nouvelle émission chaque mois et à réagir.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 13:02

Un article du Courrier de l’Ouest du 22 février 2017 servit de faire-part. "Cet arbre en aura décidément vu de toutes les couleurs. Il a été décapité à trois reprises, pour le plus grand plaisir de groupuscules d'extrême-droite qui s'en réjouissaient à chaque fois sur les réseaux sociaux" (sic).

 

Le sol angevin ne correspond décidément pas à l'"arbre de la laïcité" !

 

Le site Medias-presse info explique avec une touche d'ironie que "c’est avec une grande douleur que les loges maçonniques ont appris que l’"arbre de la laïcité" planté à Angers avait trépassé pour la quatrième fois depuis sa première plantation en 2012 !" :

La république française existe-t-elle ?

L’arbre de la laïcité qui résidait place Lorraine à Angers, a été incinéré, conformément aux opinions philosophiques de ceux qui l’avaient planté.

 

Précédemment, l’arbre de la laïcité d’Angers avait connu par trois fois l’effet de la guillotine.

 

Source: http://www.medias-presse.info/a-angers-larbre-de-la-laicite-trepasse-pour-la-quatrieme-fois/70026/

 

Qu'est-ce que "l'arbre de la laïcité" ?

 

Au cours du XIXe siècle, l'"arbre de la liberté" de 1790 (Cf. article très sérieux de wikipedia) est devenu un des symboles de la république dite "française".

 

Depuis 1789, l'"arbre de la liberté" est en réalité le symbole d'un pouvoir tutélaire immense qui commande directement à la nouvelle religiosité. Rien n'existe en dehors de ce pouvoir.

 

Tocqueville dans La Démocratie en Amérique (1835) percevait qu'un Etat sans religion devenait lui-même une religion... Nous avons donc été prévenus :

Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humane; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; [...] il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veilleur sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux [...]; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre [...]; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie, les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il étreint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

Tocqueville, De la Démocratie en Amérique II, éd. J.-C. Lamberti & F. Melonio, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1986, 4e partie, chap. 6, p. 648

C'est particulièrement vrai dans la démocratie moderne dite "représentative".

 

La libre définition du bien et du mal, des valeurs collectives, y est laissée au choix d'une 'majorité'" par le jeu de la Volonté générale. La religion devait empêcher l'état démocratique "de tout concevoir", lui défendait "de tout oser"... Mais très vite, la démocratie s'est émancipée de cette exigence morale et du frein de la religion. Tout devenait possible dans la tête des "progressistes". Même les pires monstruosités, les pires négations...

 

Devenu "arbre de la laïcité" au XXe siècle, la "laïcité" version franc-maçonnique est devenue un pouvoir et une religion tout à la fois, une religion luciférienne, c'est-à-dire le culte de Satan, selon Serge Abad-Gallardo, qui montre les signes maçonniques d'inspiration luciférienne dans l'initiation maçonnique:

La république française existe-t-elle ?

L'arbre de la soit-disant "laïcité" est une épée tournée contre le catholicisme.

 

La "religion républicaine" d'un Vincent Peillon, par exemple, permet de déclarer en toute impunité que la seule religion "incompatible" avec la république est... la religion catholique. Dans cette nouvelle religion de la laïcité, les grands prêtres sont tout à la fois prêtre et roi. C'est plus pratique pour parvenir à ses fins !

 

La religion de la laïcité est un monisme préhistorique de type pré-chrétien.

 

Le "rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu" (dualisme chrétien) disparaît dans le rendez tout à la "laïcité" (!), c'est-à-dire à Lucifer.

A cette fin, le pouvoir religieux et le pouvoir civil sont confondus... Et la "laïcité" comme principe chrétien de distinction des pouvoirs religieux et civils... disparaît corps et bien.

 

...Dans ces conditions, il est inutile d'expliquer pourquoi notre pays tombe en décadence dans tous les domaines. Le monisme comme religion a toujours été synonyme de régression, tandis que le dualisme chrétien permettait le décollage économique et le progrès authentique. (Cf. L'ouvrage de Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du Christianisme, Laïcité, Liberté, Développement, Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 2012)

La religion de la laïcité est un retour à des religiosités purement naturistes disparues dans nos contrées à la fin de la préhistoire.

 

Il faut savoir en effet, que dans les religions préhistoriques européennes, la religiosité reposait essentiellement sur la croyance en des forces naturelles et associait l'environnement à la divinité dans une forme de panthéisme. L'arbre y avait une place spéciale... Cette religiosité primitive a disparu peu à peu pour laisser place à des religiosités plus élaborées.

 

Ainsi, chez nos chers ancêtres les Gaulois, à la fin du IVe siècle avant J.-C., les ensembles architecturaux ont succédé aux lieux remarquables (montagnes, grottes, sources, arbres, etc.). Les arbres et les cultes purement naturistes ont disparu à l'époque de La Tène (450-25 av. J.-C.). Seuls des noms divins associés aux rivières et aux montagnes ont survécu, rapporte l'archéologue Jean-Louis BRUNAUX dans son ouvrage "Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.)".

Les arbres ne sont plus chez les Gaulois un objet de culte comme ils le sont encore à la même époque chez les Germains.

Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 92-93

L'arbre sacré ("Irminsul") sera encore à la fin du VIIIe siècle un élément de la religiosité totémique de certaines tribus germaniques comme les Saxons, qui venaient ravager et piller nos contrées sous Charlemagne.

 

Aujourd'hui,  l'"arbre de la laïcité" incorpore à l'arbre de la divinité toute une série de positions philosophico-religieuses quant à la nature du pouvoir bien éloignée de la forte religiosité de nos ancêtres, une forte religiosité reconnue par Jules César et qui imbibait tous les aspects de la vie sociale. Une forte religiosité que l'"arbre de la liberté" de 1790 entend supprimer.

 

L'arbre de la "laïcité" est donc une escroquerie historico-politique.

 

Et dans ce cadre, toute atteinte à l'"arbre de la liberté" est considéré comme un sacrilège ignoble devant être sévèrement puni.

 

Maxence HECQUARD l'a montré, les fondements de l'ordre nouveau ("progrès" et "démocratie") sont totalitaires.

 

Que montre la difficulté de l'"arbres de la laïcité" à s'implanter dans le sol gaulois ?

 

Aujourd'hui, après avoir combattu la religion catholique au nom de la neutralité de l'état, la religion de la soit-disant "laïcité" républicaine tombe dans une incohérence totale.

 

La religion de la Laïcité finance la construction de mosquées...

 

...Ce n'est qu'une incohérence apparente : la logique de la religion de la laïcité était et est toujours de détruire le christianisme chez nous en imposant d'autres religions et d'autres cultures...

 

La religion de la Laïcité impose le culte à l'"arbre de la laïcité"

 

C'est la raison pour laquelle un Emmanuel MACRON, candidat à l'élection présidentielle qui n'a sans doute jamais ouvert un livre d'histoire de l'art... a déclaré qu'"il n'y a pas de culture française" :

La république française existe-t-elle ?

En 2009, les français de souche non plus n'existaient pas, selon un ancien ministre du président Nicolas Sarkozy, qui organisait un débat pour connaître quelle était l'"identité nationale" de la France... N'est réelle que leur République, celle qui veille à la sauvegarde des Libertés Fondamentales, au Bonheur des citoyens, à la Paix, au Respect des Droits de l'Homme, la Parité et l'Egalité des Chances... Et là, il n'y a pas de débat possible. N'est réel que leur "Laïcité".

 

Mais si rien n'est réel, si rien n'existe hormis leur religion de la "Laïcité"..., on peut commencer par le début : l'incendie de l'arbre de la soit-disant "laïcité", c'est quoi ?

 

La république "française", elle-même, existe-t-elle ? On le voit, on peut aller loin comme ça au petit jeu des négationnismes...

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 13:24
Sécession, dérévolution et résurrection

La Révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe.

Pierre CHAUNU

La démocratie moderne, fondamentalement manichéenne et construite sur le mythe du progrès et de l'évolution a besoin d'une opposition à combattre, d'un état sain de la société à parasiter, puis à supprimer pour réaliser le "Bien", le "sens de l'histoire", le "progrès", l'ordre (maçonnique) par le chaos...

 

"Et si la victoire de Marine était voulue par les islamo-gauchistes ?" On trouve aujourd'hui cette question sur "Boulevard Voltaire" sous la plume de J.-P. Fabre Bernadac. Et si l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen était voulue et recherchée par le système, pour rebondir et se perpétuer, tout simplement ?

 

Il en faut toujours plus. A chaque fois, ce système s'invente un combat supposé nous diriger vers le mythe du "progrès", et une fois le combat gagné et obtenu, il se cherche un nouveau cheval de bataille, un nouveau levier de division, sans quoi il ne peut vivre. Ce sera, au fil des "luttes", les "droits" coupés de l'ordre divin et naturel de 1789 contre les sangs impurs des rois, des clercs, et des aristocrates, les "droits" des prolétaires contre les bourgeois et les contre-révolutionnaires sous les Bolchéviques, les "droits" des Aryens contre les Juifs et les Chrétiens sous Hitler; les "droits" des immigrés, des étrangers, des homosexuels, des Lgbt, des islamistes, etc. Cela ne s'arrête pas. Cela ne s'arrête jamais. Et après les "islamistes", ce sera autre chose encore.

 

Dans ce système, il y a toujours une lutte, un combat destiné à nous conduire invariablement au "progrès" et à l'"égalité", alors qu'il n'y a jamais eu autant d'inégalités que dans ce système hérité de 1789 ! Tant qu'il y a de la vie, il y a une révolution à rééditer, et cela se solde à chaque fois par des millions de morts.

 

Au final, l'"égalité" (entendue au sens moderne messianique de l'égalitarisme), c'est la mort pour tous. Il est clair désormais que ce système parasite ne s'arrêtera pas tant qu'il ne nous aura pas tous tué et tué dans l'oeuf tous les éléments vitaux de la société. Et il est clair aussi qu'on ne l'arrêtera que tous ensemble. Comment ?

 

Même s'ils constatent que libéralisme et socialisme sont les deux faces d'une même pièce subjectiviste et individualiste, même si pour eux la Révolution est morte, et que les Français ne croient plus dans le mythe du progrès comme mouvement continu nous faisant passer de la nuit au jour, des ténèbres à la lumière, leur régime politique, lui, est toujours imprégné de mythologie progressiste. Tant qu'ils ne comprendront pas que la source de ce mal terrible se trouve dans 1789, la Tabula rasa révolutionnaire et la république des "Lumières", ils n'en sortiront pas. Le déclin se poursuivra jusqu'à la mort finale. Tout cela est d'une logique implacable. Toute tentative d'arrêter ou de freiner en l'occurrence l'évolution funeste de la machine révolutionnaire, ponctuellement ou localement (comme dans un vote au niveau national) est vain et ne fait, au contraire, qu'augmenter la force globale du système, qui ainsi se perpétue sur des champs de ruines successifs.

 

Puisque par son hérésie c'est le système qui nous a déclaré une guerre à mort où il n'y a pas de juste milieu, la seule solution, dans un premier temps, est notre retrait de toutes les institutions républicanisées. La grève de la citoyenneté, en quelque sorte. Autrement dit, la sécession. Sécession mentale, morale et culturelle. Ne plus laisser à la place du système parasite qu'une coquille vide. Sous le poids de sa propre inertie (et le principe d'entropie aidant), le système parasite s'effondrera tout seul, comme en 1989 lors de la chute du Mur de Berlin, puis deux ans plus tard l'urss. Cette méthode doit devenir comme une nouvelle culture commune, un moyen et une fin, un nouveau chemin de vie et de partage pour tous. Le lieu de notre rencontre. Une rencontre sur ce que nous avons tous en commun. Car ce que nous avons en commun est bien plus puissant que ce qui nous divise.

 

Dans un second temps, il s'agira de revenir au régime naturel qui a fait la France (la monarchie traditionnelle et qui reconnaît l'ordre naturel et divin) : sécession, dérévolution et résurrection. La sécession rompt avec le climat de guerre civile permanent entretenu par la République, elle dérévolutionne nos fondements philosophiques et nos codes culturels, elle parvient enfin à la résurrection du corps social entier.

Sécession, dérévolution et résurrection
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 10:07
"Il est possible de contester les fondements de Mai 68" : les révolutionnaires et les progressistes reconnaissent eux-mêmes que le "progrès" a été un échec

Dans un entretien à l'Homme nouveau, Mathieu Bock-Côté, sociologue québecois, explique qu'"il est possible de contester les fondements de Mai 68". Extrait :

 

"[L]a véritable nouveauté, c’est qu’il est possible aujourd’hui de contester les fondements de la révolution 68 et non pas uniquement ses dérives. On se délivre ainsi du dispositif idéologique progressiste – j’entends par là que le progressisme n’accepte généralement d’être critiqué qu’à partir de ses propres principes. Il est permis de lui reprocher d’aller trop loin ou d’aller trop vite, mais on ne saurait lui reprocher dans la mauvaise direction. Ceux qui veulent faire autrement sont diabolisés. La droite avait accepté l’interdiction au point de consentir à évoluer dans le périmètre de respectabilité tracé par le progressisme.

 

C’est peut-être ce qui éclate en ce moment. On ne se contente plus de dénoncer les effets pervers et les conséquences désastreuses de Mai 68. On remonte directement aux causes : on le critique dans ses fondements anthropologiques. Quelle conception de l’homme s’est imposée dans la dynamique des radical sixties ? On commence à comprendre que l’homme ne court pas seulement derrière l’accroissement des biens matériels ou des prestations sociales."

 

Note de Christ-Roi. La découverte est que la modernité, débutée au XIVe siècle avec le nominalisme et continuée avec le progressisme au XVIIe siècle et accomplie dans la démocratie moderne, a amputé la nature de l'homme.

 

"Il est possible de contester les fondements de Mai 68" simplement parce que les révolutionnaires et les progressistes reconnaissent eux-mêmes que le "progrès" a été un échec. Ainsi, selon le mot même de Vincent Peillon dans un entretien au Monde des religions, le 1er mars 2010, intitulé "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?"),

 

"Nous avons échoué. Nous avons fait des révolutions, mais des révolutions matérielles, et nous avons laissé les esprits, mais aussi tout ce qui est de l'ordre charnel dans l'existence, de ritualisations (le baptême, l'enterrement, etc.) être géré par l'Eglise catholique. [...] Il faut que nous inventions pour établir la république, une spiritualité, voire une religion spécifique".

 

Et dans un entretien aux Editions du Seuil le 08 octobre 2008, il précisait :

 

"la Révolution française a échoué parce qu'on ne peut pas faire exclusivement une Révolution dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait une Révolution essentiellement politique, mais pas la Révolution morale et spirituelle. Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc, il faut remplacer cela. Et d'ailleurs l'échec de (la Révolution) de 1848, où l'Eglise catholique et des prêtres sont venus bénir les 'arbres de la liberté' des révolutionnaires, c'est la preuve que l'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Mais, comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité."]

 

Les "progressistes" comprennent et reconnaissent eux-mêmes l'erreur du progressisme et de la modernité, qui avait prétendu émanciper l'homme d'un ordre de la nature voulu par un Premier moteur intelligent où chaque être a sa finalité propre, pour ne plus retenir que le matérialisme... Tout cela n'est pas allé sans effets pervers au cours des siècles : individualisme, liberté laissée à la subjectivité de chacun, société marchande où le conflit entre liberté et égalité ne peut se résoudre, toujours provisoirement, que par une croissance économique toujours plus forte et permettant de distribuer toujours plus de richesses au prix d'une destruction de la nature. Ainsi, précisons ici que l'écologisme authentique n'est pas, ne peut pas être "de gauche", de cette gauche qui en 1789 avait proclamé la mort de Dieu et donc de la Création. L'aveu est essentiel : il démolit le fondement philosophique de la modernité par ceux-là mêmes qui en étaient les acteurs ! L'édifice moderne s'écroule sous nos yeux, la croyance dans le "progrès" s'effondre, le "progrès" depuis deux siècles a été un échec, et ce sont les révolutionnaires eux-mêmes qui le disent... 

 

Lire aussi : Patrice Gueniffey : "La Révolution est morte" (Conférence du 3 octobre 2011) :

 

"Ce qui s'est effondré surtout avec le communisme c'est la croyance à un sens de l'histoire, la croyance que l'histoire aurait un sens, croyance qui avait occupé une place centrale dans la culture occidentale et pas seulement communiste, depuis plus de deux cents ans, puisqu'elle était née au XVIIIe siècle.

[...] Aujourd'hui, chacun se rend compte, chacun d'entre vous se rend compte, que l'histoire continue, qu'elle va continuer d'une manière indéfinie, mais personne ne peut lui donner un sens ou personne ne peut dire dans quelle direction elle va."

 

Allons plus loin. Le "progrès" s'effondre, il va "dans la mauvaise direction", parce qu'il s'est trompé sur la nature de l'homme. En cours de route, il s'est perdu dans un trou noir, un vide-réalité (subjectivisme, individualisme, matérialisme) qui le laisse seul et est en train de se refermer sur lui des suites des effets pervers qu'il a engendré. En dehors, la terre continue de tourner... Il s'agit simplement, pour nous, d'accompagner doucement le mouvement en redécouvrant la vérité de la double nature de l'homme : matérielle, et spirituelle, et d'affirmer à nouveau les vérités de la Foi.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 18:34

Ce qui nous paraît indigne c'est la récupération politique de chaque attentat par le gouvernement (propagande que l'on peut qualifier de "Charlie") avec un appel à l'union nationale qui devient un appel à la soumission nationale.

 

Or, après l'attentat de Nice, un peuple en France refuse de se soumettre. Déstabilisation du Proche-Orient, immigration, sécurité, gestion du terrorisme musulman, les Niçois, peuple fier et courageux, ne s'en laissent pas compter et sont les premiers en France à réagir avec une vive colère à la responsabilité du gouvernement.

Nice, blason. D'argent, à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant trois monts de sable (alias de sinople), issants d'une mer d'azur.

Nice, blason. D'argent, à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant trois monts de sable (alias de sinople), issants d'une mer d'azur.

Le temps des Charlie est fini

 

Lundi midi, des dizaines de personnes se sont réunies près du Palais de la Méditerranée à Nice, à l'endroit où le terroriste présumé a été tué jeudi après avoir ôté la vie à 84 personnes. Elles y ont craché et déversé des ordures.

 

Lundi midi, quelques instants après la minute de silence, pendant laquelle le Premier ministre Manuel Valls a été copieusement hué et sifflé par la foule, les Niçois ont pu approcher le lieu du drame. Et nombreux sont ceux qui se sont arrêtés, là où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, ce Tunisien de 31 ans auteur du massacre, a été abattu par les forces de l'ordre.

 

À hauteur du Palais de la Méditerranée, à l'endroit où il a été stoppé dans sa folie meurtrière, des dizaines et des dizaines de badauds ont déversé des détritus. Élus aux larmes ou en colère, ils ont lancé des pierres, des canettes vides et des papiers sur le sol, où figure en lettres rouges l'inscription "Assassin". D'autres plus virulents n'ont pas hésité pas à cracher sur le bitume, encore marqué par le sang du terroriste présumé, et a extériosé leur mal-être en l'insultant. (1)

Un peu auparavant, Valls a été hué et sifflé aux cris de "assassins", "démission".

Après la minute de silence la foule en colère rassemblée sur la Promenade des Anglais a copieusement sifflé le premier ministre Manuel Valls à son arrivée, puis à nouveau à son départ aux cris d’« assassins ! » et de « démission ! »

 

La foule de plus de 40 000 personnes, a fait éclater sa colère aux cris de « Assassins! » et « Démission! » lorsque Manuel Valls est apparu à la tête d’un cortège de plusieurs ministres sous les huées et les sifflets. Une vive colère très peu appréciée par Valls qui s’est retourné vers Christian Estrosi et Eric Ciotti les deux élus LR régionaux pour les appeler à être « forts » pour résister à l’extrême droite, suivant le témoignage de BFMTV. Manuel Valls, offusqué de cette légitime colère, l’a déclarée « indigne ».

 

Les Niçois n’arrivent pas à comprendre comment un camion de 19 tonnes a pu faire des repérages plusieurs jours de suite sous l’œil des caméras de surveillance sur le parcours de la Promenade des Anglais sans éveiller l’attention des forces de sécurité. Ils ne comprennent pas davantage comment cet énorme camion a pu pénétrer sans encombre sur la zone entièrement « piétonisée » durant le feu d’artifice.

 

C’est la première fois en France que la population réagit par une vive colère à un attentat islamique en mettant en cause les autorités. Jusque-là la population assommée avait suivi toutes les consignes lancées par le gouvernement qui avait bénéficié consécutivement d’une montée dans les sondages. Il serait juste qu’enfin les responsables de la guerre au Moyen-Orient, ceux qui ont depuis des décennies encouragée l’immigration islamique et qui ont favorisé l’installation de l’Islam en France répondent enfin de leurs actes devant la population française. Il est tout aussi salutaire que la population réagisse enfin. (2)

Sources:

 

(1) Attentat de Nice : les passants crachent et déversent des ordures à l'endroit où le terroriste a été abattu, Lci tfs1, par Yohan Roblin, le 18 juillet 2016 à 13h06

(2) Manuel Valls copieusement sifflé à Nice au cri de « Démission » et « Assassins », Medias-presse.info, in Politique / by Emilie Defresne / on 18 juillet 2016 at 17 h 29 min

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:27
Brexit: l'effondrement du jacobinisme

Merci aux sujets de Sa gracieuse Majesté, la Reine d'Angleterre, qui, consultés sur le maintien ou la sortie de leur pays ont décidé la sortie de l'Union européenne (Brexit) à 51,9% (contre 48,1%), lors du référendum qui était organisé le 23 juin, et dont les résultats n'ont été connus qu'au lendemain matin, dans un véritable feu de joie de la Saint Jean Baptiste, saint précurseur du Christ "lumière du monde", jour du solstice d'été, évènement comme annonciateur d'un renouveau prochain.

 

Il faut savoir que l'"Europe continent" est le projet jacobin hérité de 1789, le projet pour lequel les Conventionnels girondins avaient décidé d'"incendier les quatre coins de l'Europe..." (Brissot). Rien n'arrête ces gens-là, sauf un jour peut-être la volonté des peuples.

 

En Europe, à la crise du système politique et économique devraient s'ajouter la crise de l'euro,  des défauts sur les dettes souveraines, une crise bancaire, de graves troubles sociaux à l'intérieur des états, des séparatismes territoriaux liés au développement et au terrorisme de l'islam.

 

Ces évènements tragiques facilement prévisibles ne sont que le fruit de quarante ans d'utopie et d'idéologie jacobine. Ce sont ces politiques qui devront être jugés responsables et non ceux qui les contestent.

 

Dès lors, la sortie de ce modèle ne sera pas pardonné aux Britanniques qui pourraient souffrir de représailles énormes de la part des totalitaires. L'on peut voir dors et déjà les pro-européens les désigner comme responsables de tous les maux, responsables de leur propre échec et de la faillite de leur modèle. Tous les coups sont à envisager de la part des totalitaires : référendum renouvelé (1) jusqu'à ce que le peuple vote bien comme en Irlande en 2008 (2), référendum détourné comme en France par Nicolas Sarkozy en 2007, séparatismes pro UE, voire création d'une république londonienne pro UE, dont le maire musulman Sadiq Khan serait le "président". (3)

 

Ce devrait être néanmoins au tour des Pays-Bas (4), du Danemark, de la Suède, des pays plus libéraux, et plus proches de la Grande-Bretagne, de demander à leur tour leur sortie. Le Brexit va probablement jouer le rôle qu'a pu jouer la chute du Mur de Berlin en 1989.

 

L'effondrement de l'union soviétique des états européens n'est qu'une question de temps, car cette union n'est pas bâtie sur la volonté des peuples, mais sur l'idéologie. Il s'agira alors pour les peuples non pas de repartir sur un "nouveau traité européen" (5), mais de redécouvrir la souveraineté et la liberté, sur la base de principes politiques éprouvés.

Notes

 

(1) Plus d'un million de personnes signent la pétition qui réclame un nouveau référendum sur le Brexit, 25 juin 2016, 09:56

(2) Les Irlandais rejetèrent à 53,2 % la ratification du traité de Lisbonne lors du referendum du 12 juin 2008. Les Irlandais votèrent à nouveau le 2 octobre 2009 et acceptèrent la ratification du traité à 67,1 %. Des critiques ont été émises quant à la décision de faire voter une nouvelle fois les Irlandais sur la base de quelques déclarations. La principale opposition dans l'Union européenne provenait du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP de Nigel Farage) qui considérait que le choix de la population irlandaise lors du premier vote avait été ignoré et qu'ils avaient été forcés de revoter.

(3) Brexit: Près de 60.000 signataires demandent l'indépendance de Londres, 20 Minutes, Publié le 24.06.2016 à 16:52, Mis à jour le 24.06.2016 à 18:33

(4) Brexit: un député néerlandais réclame aussi un référendum, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 24/06/2016 à 07:22 Publié le 24/06/2016 à 07:20

(5) Sarkozy réclame un nouveau traité européen, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 24/06/2016 à 16:43 Publié le 24/06/2016 à 15:26

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 18:06

Le traité transtatlantique (TTIP ou Tafta) est l'achèvement du processus révolutionnaire de 1789 qui s'est effectué "sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple", a vu la prise du pouvoir par quelques-uns, la ploutocratie (pouvoir de l'argent), pouvoir d'une minorité. Il constitue (s'il devait être voté en l'état) un pas supplémentaire vers le cauchemar maçonnique de la "république universelle". Il donne le pouvoir aux "firmes privées", c'est-à-dire aux plus riches, leur octroie des droits exorbitants et élimine toute barrière fiscale, sociale et/ou environnementale, le tout agrémenté de droits de poursuites contre les Etats récalcitrants. Au nom de la "liberté" et du "libre échange", ils tuent la liberté et le commerce libre.

 

Lire : Les enjeux du Traité transatlantique (Pierre Hillard, Pierre-Yves Rougeyron, Jean-Claude Martinez, Maurice Gendre)

 

A l'heure où les oligarques nous parlent de "gouvernance mondiale" et autre "Nouvel Ordre mondial", c'est donc contre cet ordre anti-démocratique mondial, dangereux pour la santé et l'environnement, que la Fédération des producteurs bovins (FNB) s'élèvent.

Très inquiète en effet de la perspective de ce traité de libre échange avec les Etats-Unis, chantres de l'élevage intensif, elle appelle ce lundi le président Hollande à résister à un accord (transatlantique) "déséquilibré".

La FNB dénonce "cette tentative de passage en force contre l'avis des peuples d'une Europe au gré des vents", écrit Le Parisien qui rapporte l'information.

Les producteurs bovins dénoncent "un accord déséquilibré qui va à l'encontre des intérêts économiques de l'Union européenne et des exigences de ses populations", alors que le président américain Barack Obama effectue en ce moment une tournée européenne pour pousser les négociations entre l'UE et les USA sur cet accord de libre échange.

Le président de la fédération, Jean-Pierre Fleury, joint par l'AFP, insiste:

Pourquoi s'embarquer dans un traité de libre-échange avec les Etats-Unis alors qu'on n'a toujours pas réglé les problèmes de distorsions de concurrence au sein de l'UE?" notamment avec l'Allemagne et l'Espagne. "Comme on ne sait pas régler le problème on va au devant du suivant.

La FNB appelle donc le Président de la République, qui devait retrouver M. Obama en Allemagne lundi, à "refuser toute précipitation au moment où l'Europe ne parle plus d'une seule voix :

Les producteurs de viande bovine ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel du libéralisme" ajoute-t-elle en réclamant de nouveau "l'exclusion de ce secteur du champ de négociations.

Les producteurs français redoutent "la confrontation du modèle national, relativement familial, en pâture et sans hormone de croissance, avec le modèle américain intensif et industrialisé des "feed lots" de plusieurs dizaines de milliers de têtes."

 

Lire : Mille vaches et pas mal d'hypocrites

 

Outre le Tafta, la FNB dénonce aussi le traité négocié avec le Canada et celui en cours avec le Mercosur, le grand marché sud-américain, gros producteur de viande bovine, alors que la consommation de viande rouge a baissé de 27% en Europe au cours des dix dernières années.

Traité transatlantique : la fédération des producteurs bovins appelle à résister

Source: TTIP: les producteurs français de viande bovine appellent à résister, Le Parisien, 25 Avril 2016, 14h00 | MAJ : 25 Avril 2016, 14h00

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 20:44

L'Angleterre réclame à Philippe de Villiers l'anneau de Jeanne d'Arc.

Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers

Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers

 

Selon RTL, le fondateur du Puy du Fou aurait été sommé de rendre la précieuse relique de la Pucelle d'Orléans à nos meilleurs ennemis. S'il n'obtempère pas d'ici quinze jours, il pourrait être inculpé de détournement de bien national.

 

«L'anneau est en France, et il y restera!», lançait comme une provocation aux Anglais, Philippe de Villiers le 21 mars dernier. Deux semaines après le retour de la relique de Jeanne d'Arc en terres françaises, les Britanniques reviennent à la charge. Selon les informations de RTL, des démarches judiciaires auraient été lancées par le National Council of Arts (Conseil des Arts britanniques) afin de récupérer cette «pièce majeure de l'histoire de l'Angleterre».

 

Achetée à Londres en février dernier lors d'une vente aux enchères par le Puy du Fou, la relique avait été aussitôt réclamée par l'Angleterre. Deux jours avant son arrivée triomphale en Vendée, les Britanniques avaient adressé une mise en demeure au fondateur du parc vendéen, Philippe de Villiers. Aujourd'hui, deux musées anglais sont sur le point d'exiger la saisie conservatoire de l'anneau par les douanes françaises et sa mise sous séquestre avant que l'affaire ne soit réglée devant un tribunal.

 

Six ans de prison

 

Les deux institutions britanniques réclament instamment son retour Outre-Manche s'appuyant sur l'absence de licence d'exportation qui aurait dû être assujeti à l'anneau . «Ce bijou fait partie intégrante du patrimoine anglais (...). C'est un objet à haute valeur symbolique», plaident les représentants du National Council of Arts, dans une lettre adressée à l'avocat londonien du Puy du Fou, Me Alexandre Terrasse.

 

Une requête à laquelle les Vendéens n'ont aucune intention de se soumettre. Ils ont déjà lancé les démarches pour obtenir une licence d'exportation afin de conserver «ce petit bout de France revenu en France», comme l'a expliqué Philippe de Villiers au micro de RTL. Qu'importe le prix, l'ancien député européen est prêt à aller jusqu'au bout plutôt que de «livrer Jeanne d'Arc une deuxième fois».

 

Selon son avocat, Philippe de Villiers encourt jusqu'à six ans de prison et une amende d'un million d'euros pour détournement de bien national.

Source: Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers, Le Figaro, Par Alice Develey , Marie-Amélie Blin Publié le 08/04/2016 à 19:12

 

Sélection de quelques commentaires bien sentis publiés sous l'article du Figaro qui valent mieux qu'un long discours :

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAnneau volé à Jeanne d'Arc lors de son procès par l'évêque Cauchon et récupéré par les Anglais. Cet anneau que Jeanne embrassait avant chaque combat revient de droit à la France. Les Anglais devraient être accusés de recel s'Ils décident d'aller en justice même si le délit date du 15 ème siècle. Courage Monsieur de Villiers !

 

La fortune des Anglais vient essentiellement du pillage de la planète. Ils ne sont donc pas prêts de renoncer au butin acquis si difficilement en massacrant les indigènes...

 

Ils n'ont honte de rien. Faudrait juste aussi leur rappeler que la Jeanne ils l'ont brûlée vive, alors s'ils pouvaient se faire oublier.

 

Buvons un coup, buvons en deux, à la santé des amoureux, à la santé du Roi de France, et zut pour le roi d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre !

 

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 10:05

Les véritables initiateurs du mouvement des manifestants "Debout", les "Veilleurs debout" ou "Sentinelles" étaient Place Vendôme hier dimanche 3 avril. Ils en ont été chassés pendant que leurs copieurs, les "Nuit debout", manifestants d'extrême gauche sans-frontiéristes pro-immigration, sont libres de manifester debout Place de la République "depuis trois jours maintenant" (BFM-TV).

Deux poids deux mesures.

Les ‪#‎Sentinelles‬ ont été chassées de la place Vendôme hier ? Les voilà de retour ce soir. Source: Sentinelles Facebook https://www.facebook.com/hashtag/sentinelles?source=feed_text&story_id=614609808637656

Les ‪#‎Sentinelles‬ ont été chassées de la place Vendôme hier ? Les voilà de retour ce soir. Source: Sentinelles Facebook https://www.facebook.com/hashtag/sentinelles?source=feed_text&story_id=614609808637656

Pendant que les Sentinelles sont chassés Place Vendôme dimanche 3 avril, les extrêmes-gauche sont libres de manifester debout Place de la République "depuis trois jours maintenant" (BFM-TV) :

http://www.bfmtv.com/societe/nuit-debout-de-contestation-khomri-dit-rester-attentive-a-toutes-les-interpellations-964105.html

http://www.bfmtv.com/societe/nuit-debout-de-contestation-khomri-dit-rester-attentive-a-toutes-les-interpellations-964105.html

Le Figaro rédige chaque jour un article complaisant avec pleines pages de photos vantant les "Nuit debout" "anti-système". Les medias cherchent de toute force à populariser un mouvement de quelques dizaines d'extrémistes communistes mondialistes. L'article du jour: "Lois injustes, insoumission et lutte des classes : les slogans de la «Nuit Debout», Par lefigaro.fr Mis à jour le 04/04/2016 à 09:36 Publié le 03/04/2016 à 13:37.

 

L'idée serait de se mêler aux dits manifestants "anti-système", d'y porter la voix de la majorité silencieuse et donc d'y rétablir la démocratie réelle. Ceci pour voir si les dits manifestants seront toujours aussi libres de manifester ?? et autant courtisés ?

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:37
Agriculteurs: Action symbolique nocturne des Jeunes agriculteurs cette nuit

Des petites croix de bois et d'infortune plantées dans les parterres d'arbres devant le square Vermenouze et sur les ronds-points aux entrées de la ville. Sur ces croix, un prénom et d'autres inscriptions sans la moindre équivoque : "On crève", "suicide", "merci"... Des croix mettant en scène la mort "programmée" d'une agriculture cantalienne.  Après la forte mobilisation de leurs collègues sanflorains, un peu plus tôt dans la journée, des Jeunes agriculteurs du Cantal ont fait une petite incursion, à Aurillac, dans la première partie de nuit, mardi. Cette action symbolique, organisée dans la plus grande discrétion, visait à rappeler aux pouvoirs publics (et à l'opinion) que certains éleveurs n'arrivent plus à vivre de leur métier et sont au bout du rouleau...

 

Source: Action symbolique nocturne des Jeunes agriculteurs, La Montagne, 02/02/16 - 23h39

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 21:21

Les agriculteurs abandonnent la tactique des barrages routiers qui pénalisent les citoyens, pour passer à la "jacquerie contre les politiques", "les vrais responsables", "députés" et "sénateurs".

Bruno Calle (responsable de la FNSEA Ndlr.), comme d'autres membres de la FNSEA, veut désormais éviter les barrages routiers. Un mode d'action que ne partagent pas tous les agriculteurs, comme ceux de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole français, restés jusque-là à l'écart de ces mouvements.

 

«Ces barrages pénalisent les citoyens, donnent une mauvaise image des agriculteurs et coûtent cher à la collectivité», souligne Yannick Bodin éleveur laitier et céréalier dans le sud de la Manche. Il est aussi responsable de l'action syndicale au niveau national de la CR. «Les barrages de l'été dernier ont abouti à des mesures de saupoudrage qui n'ont rien changé dans le fond. Il faut interpeller les vrais responsables qui peuvent faire bouger les choses. Ce sont les députés ainsi que les sénateurs. Nous irons faire des actions chez eux», prévient-il.

 

L'éleveur attend ce lundi soir entre 300 et 400 agriculteurs pour une réunion d'information à Percy, en Basse-Normandie.

 

«Ce sera le point de départ d'une jacquerie contre les politiques qui abandonnent le monde rural et ne se donnent pas les moyens de prendre de véritables décisions pour éviter que l'on fasse faillite les uns après les autres

 Les agriculteurs en colère changent de tactique

Source: Les agriculteurs en colère changent de tactique, Le Figaro, Par Eric de La Chesnais Mis à jour le 31/01/2016 à 20:58 Publié le 31/01/2016 à 20:30

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 22:28
La Slovénie vote contre le mariage homosexuel (referendum)

Les Slovènes ont dit non dimanche au référendum sur la loi autorisant le "mariage" homosexualiste.

Les Slovènes ont rejeté dimanche à plus de 60%, lors d'un référendum la loi autorisant le "mariage" gay adoptée par les députés en mars, selon les résultats quasi définitifs de la commission électorale.

Les opposants au mariage homosexuel, à l'initiative du scrutin, obtiennent 63,12% des voix sur 96% des bulletins dépouillés, contre 36,88% pour les partisans de la loi, selon ces résultats. Seuls 35,65% des électeurs ont pris part au référendum, n'empêchant toutefois pas le quorum de votants d'être atteint par les vainqueurs.

La consultation organisée dimanche a été obtenue par une organisation de la société civile, "Pour les enfants", qui a réuni suffisamment de signatures pour sa tenue. Elle avait dit espérer que la loi légalisant le "mariage" homosexuel soit ainsi invalidée.

Le gouvernement soutenait la loi, tandis que le principal parti d'opposition, le SDS (Parti démocratique slovène, conservateur) y était opposé. Lors d'un référendum analogue organisé en 2012 dans ce pays de deux millions d'habitants, près de 55% des votants s'étaient opposés à l'octroi de nouveaux droits aux couples homosexuels.

La Slovénie autorise depuis 2006 une union civile pour les couples homosexuels, sans pour autant qu'il s'agisse d'un "mariage". [1]

La loi homosexualiste avait été adoptée à une large majorité au Parlement par la gauche et le parti centriste du Premier ministre Miro Cerar et elle donnait aux duos homosexuels les mêmes droits qu'aux couples naturels, dont celui de l'adoption, point le plus contesté par les défenseurs du mariage.
Le pape François avait plaidé cette semaine pour le "non", invitant les Slovènes à "soutenir la famille, structure de référence de la vie en société". Dans ce petit pays de l'UE de deux millions d'habitants, les défenseurs du mariage étaient soutenus par l'opposition de droite et l'Eglise catholique. Ces derniers sont les initiateurs du scrutin dont ils avaient enclenché le processus dès l'adoption de la loi au Parlement en collectant les 40.000 signatures nécessaires à la tenue d'un référendum d'initiative populaire.
La loi votée en mars avait redéfini le mariage comme "l'union à vie de deux personnes indépendamment de leur sexe". Après la victoire du non, le code de la famille devrait revenir à sa formulation initiale et limiter les droits des homosexuels à l'union civile, en vigueur depuis plusieurs années.
L'organisation du référendum a suspendu l'application de la loi.
Le Premier ministre et le président Borut Pahor soutenait le camp du oui. [2]

 

Sources :

 

[1] La Slovènie vote contre le mariage homosexuel, Slovénie, Ouest-France, Publié le 20/12/2015 à 21:19

[2] Référendum : la Slovénie dit non au mariage homosexuel, Le Parisien, 20 Déc. 2015, 21h41 | MAJ : 20 Déc. 2015, 21h41

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 07:10

Il est douloureux pour les républicains sincères que nous sommes, de reconnaître que le régime parlementaire est le système idéal pour enrichir une oligarchie de grands financiers sur le dos de la masse des citoyens.

Jean REMY, Le Financier contre la Cité, 1927

Le Christianisme face au règne de l'argent
"Ou le christianisme ou l'esclavage". Antoine Blanc de Saint-Bonnet

"Ou le christianisme ou l'esclavage". Antoine Blanc de Saint-Bonnet

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 13:22

(Aux Etats généraux de 1789), depuis le plus petit village jusqu'à la capitale, tous les habitants de quelque état et condition qu'ils fussent participaient à l'exercice des droits politiques. Ils avaient le droit de concourir directement à la rédaction des cahiers, c'est-à-dire d'exposer leurs vues et leurs opinions sur toutes les affaires de l'Etat. Ils concouraient indirectement à l'élection des représentants de la nation : c'était le suffrage universel libre à plusieurs degrés. On était électeur, éligible sans aucune condition de propriété, de cens, de capacité.

Antoine Claire Thibaudeau (1765-1854), "Histoire des Etats généraux, et des institutions représentatives en France, depuis l'origine de la monarchie jusqu'à 1789", 1814

site emma 4Au lendemain du second tour des Régionales 2015 qui ont vu un éclatement de la république, l'instrumentalisation de la division (vote communautariste et "race blanche" de Claude Bartolone, "guerre civile" de Manuel Valls), Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, dans un communiqué, appelle à "une refondation du régime politique français pour aller vers une meilleure représentation des Françaises et des Français". Si elle n'a pas précisé quelle modification précise du régime politique elle appelait de ses voeux, elle a néanmoins rappelé qu'après ne pas être "passé loin de la catastrophe", "aucun camp ne peut se réjouir du résultat". [1].

 

 

Faisons donc un rappel de nos propositions déjà abordées ici pour une meilleure représentation des Français

 

Tout d'abord rappelons que si au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime il n'y avait pas d'abstention, c'est parce que la représentation y était réelle. Les élections s'organisaient au sein des corps réels de la société - et non dans les partis politiques -, et sans l'interférence d'un pouvoir occulte secret (contrairement à aujourd'hui où la franc-maçonnerie dicte sa volonté comme dans les dernières Régionales 2015).

 

Le peuple sera libre et "souverain" lorsqu'il sera débarrassé de l'Oligarchie !

 

Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la FranceEn France, la monarchie a trois millénaires. Nos ancêtres les Gaulois connaissaient déjà l'intérêt du régime politique de la monarchie comme meilleur moyen de la prise de décision au plan national (du fait de l'impossibilité pratique de réunir le peuple entier sur une place publique pour la prise de décision politique, légiférer et décider lui-même) et comme gardien du Bien commun.
 
La dérive bien connue de la démocratie étant l'oligarchie (le pouvoir de quelques-uns), pour renverser celle-ci, il faut briser le régime des partis qui est l'instrument du pouvoir d'une minorité qui, en outre, a organisé depuis le XVIIIe siècle des serments d'entraide et de secret via les sociétés secrètes maçonniques, qui si elles affichent des divergences apparentes d'opinion n'en ont pas pour le moins un but commun (renverser toute autorité qui ne soit pas maçonnique). Il faut, au-dessus des divers intérêts, une autorité souveraine, indépendante des lobbys et des groupes de pression. Il faut un Roi.

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle). Ils nous ont volé notre Souveraineté, reprenons-la !C'est ce qu'avait compris le général de Gaulle en 1947, qui démissionnant du "Gouvernement provisoire de la République française", déclarait :

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un Roi." [2]

 

Pour que les élections représentatives soient sincères, elles doivent s'organiser dans les corps de la nation. Il faut une représentation par poids des corps et non plus par têtes. Le "nombre" et la Volonté générale sont une escroquerie au service de l'oligarchie. Ce qui fait que "la modernité est une époque qui est moins démocratique que celle d'avant" (Francis Dupuis-Déry). Il y avait plus de démocratie en France avant 1789 qu'après...

 

Il est également urgent d'organiser une déclaration officielle des lobbys maçonnique devant la représentation "nationale", afin que des lobbys secrets cessent de courcircuiter la volonté nationale. C'est la législation que la Suisse démocratique est en train d'adopter.

 

Rappelons enfin que la constitution de la Ve république a verrouillé le système et que le peuple ne peut en sortir qu'en changeant la constitution qui définit que "la forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision" (article bien nommé "89"...)

Notes

 

[1] EN DIRECT - Bruno Le Roux prône un «grand parti de gauche réformateur», Le Figaro, Par Roland Gauron, Mis à jour le 14/12/2015 à 13:17, Publié le 14/12/2015 à 06:18

[2] Charles de Gaulle in J.-R. Tournoux, Pétain et de Gaulle, p. 495, cité in Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 92.

 

. Etats généraux et droits politiques en 1789 comparés à aujourd'hui

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 08:31

Dans un entretien à "Boulevard Voltaire", l'historien Philippe Conrad, Directeur de "la Nouvelle Revue d’Histoire", a analysé le "retour des identités en Europe" (pour la France, l'héritage grec et romain, les racines celtiques et germaniques), qui "s'il ne se traduit pas en termes politiques ou électoraux" s'assimile à une "sourde révolution culturelle".

"Nous avons un retour spectaculaire et inattendu des identités plurielles en Europe"

Extrait :

 

« Nous avons un retour tout à fait spectaculaire, on pourrait même dire inattendu des identités. Nous étions dans la foulée du grand suicide européen 1914-1945 d'une construction européenne libérale qui se caractérisait uniquement par l'addition d'intérêts économiques. Nous étions dans une idéologie dominante issue de l'individualisme hérité des "Lumières", individualisme hédoniste, progressiste, optimiste.

 

Et puis nous sommes confrontés aujourd'hui à un retour du réel, à un retour du tragique notamment, qui fait que les sentiments communautaires, les identités régionales parfois, mais nationales surtout, sont en train de ressurgir.

Et cela ne va pas rester sans conséquences politiques.

Sans que cela se traduise en termes politiques, électoraux par l'émergence de ce que l'on appelle des populismes, ou assimilés souvent à des nationalismes, on voit bien qu'une sourde révolution culturelle est en cours, qu'une nouvelle représentation du monde est en train de se construire, en réaction à ce qui se passe ailleurs. Et notamment en réaction à l'échec du projet mondialiste wilsonien, progressiste, qui a dominé le XXe siècle et a eu un concurrent pendant un temps avec le messianisme communiste et qui a disparu depuis.

 

On voit bien le réveil, le retour des identités civilisationnelles fortes. Et dans ce contexte-là, on peut penser que l'Europe ne va pas échapper à ce mouvement-là. Encore faut-il le penser justement pour pouvoir le construire, et le mettre en oeuvre d'une manière optimale. »

 

Les Peuples fondateurs de l'Europe, La Nouvelle Revue d'Histoire, Hors série n° 11 H, Automne-Hiver 2015

Les Peuples fondateurs de l'Europe, La Nouvelle Revue d'Histoire, Hors série n° 11 H, Automne-Hiver 2015

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 10:03

Les Régionales 2015 démontrent le clivage et la division créée par l'Oligarchie depuis trente ans dans notre société. Le Premier ministre Manuel Valls agite ce matin sur "France inter", le risque d'une "guerre civile" si le FN remportait les élections. Ce qui est une déclaration proprement irresponsable venant de la part d'un Premier ministre de "gauche" qui est tout de même aux reponsabilités en co-gérance exclusive avec la "droite" depuis trente ans..., refuse d'entendre les électeurs, refuse toute autocritique et rejette la responsabilité des évènements sur les autres.

De l'autre côté nous avons un peuple réel qui souhaite rester lui-même dans un vivre ensemble réaliste, ethnique, culturel et civilisationnel, ancré dans les réalités humaines, fidèle à la vision gaullienne du "peuple français" :

 

 

L'irresponsable Manuel Valls brandit la "guerre civile" face à la Résistance nationale

Le peuple réel rejette donc au loin le "Vivre ensemble" idéologique, hors sol, déconnecté des réalités, qui est le projet mondialiste travaillant à la juxtaposition de peuples du monde entier au sein d'une même nation (Cf. "politique de peuplement" de Manuel Valls). 

La classe dirigeante oligarchique et mondialiste démontre en réaction sa phobie haineuse du peuple historique attaché à sa survivance, fidèle à la vision gaullienne et qui traduit cette volonté dans les urnes.

Or, il y a moins d'un mois surgissait la "guerre" en France, une guerre que nous faisait des soldats de l'Etat islamique ayant la citoyenneté "française". Une guerre civile donc, créée de toute pièce par les immigrationnistes UMPS qui ont favorisé l'implantation d'une population hostile chez nous et devront en être tenus pour responsables.

Les régionales 2015 révèlent cet affrontement, ainsi que l'irrésistible retour du Réel en politique.

D'un côté nous avons les responsables de la guerre civile par implantation d'une population hostile et "politique de peuplement", et de l'autre nous avons les Résistants qui avaient averti depuis trente ans de ce qui est en train de se passer..., sous les insultes haineuses et la calomnie, en se faisant traiter de "fascistes" et de "racistes"... Que se passe-t-il ? Les responsables de la guerre civile accusent tout simplement les Résistants et les lanceurs d'alerte d'être les responsables de la "guerre civile" !

 

"Valls : le FN peut conduire à la guerre civile" :

 

Valls: le FN peut conduire à la «guerre civile», Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 11/12/2015 à 08:55 Publié le 11/12/2015 à 08:48

Valls: le FN peut conduire à la «guerre civile», Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 11/12/2015 à 08:55 Publié le 11/12/2015 à 08:48

Rappelons-nous qu'en terme de "guerre civile", Manuel Valls en connaît un rayon, vu qu'un de ses ancêtres et pères spirituels, Lénine, expliquait en 1914-1915, qu'il fallait "transformer la guerre impérialiste en guerre civile..." (Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, Paris 2009, p. 77) et qu'en 1848, dans son "Manifeste du Parti communiste", Karl Marx brandissait déjà la "guerre civile" comme moyen : "Les communistes déclarent ouvertement qu'ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu'en détruisant par la violence l'ancien ordre social" (Stéphane Courtois, ibid, p. 76.) Il y a comme un fil d'ariane qui se poursuit.

 

La question n'est plus de savoir s'il y aura une victoire de la Résistance, mais quand.

L'irresponsable Manuel Valls brandit la "guerre civile" face à la Résistance nationale
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 19:22

On nous communique :

21 janvier 2016 TOUS à la Concorde

à noter sur vos agendas, publier, et transmettre.

21 janvier 2016 TOUS à la Concorde et que Dieu nous garde!

Dossier de presse


Jeudi 21 janvier 2016, 10 heures, TOUS à la CONCORDE au pied de la statue de Rouen (côté Hôtel Crillon et Ambassade des Etats-Unis)

 

Il y a 223 ans, le roi très-chrétien Louis XVI, le « roi bienveillant » selon Jean de Viguerie
a été assassiné à la suite d’un procès inique.

« Le Roi Très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s'est exécuté (…) Qui pourra jamais douter que ce Monarque ait été principalement immolé en haine de la Foi et par esprit de fureur contre les dogmes catholiques (...) Ah ! France ! Ah ! France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la Chrétienté et l'inébranlable appui de la foi ; toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des nations, mais les précède toutes, combien tu nous es contraire aujourd'hui ! Ah ! encore une fois, France ! Tu demandais toi-même auparavant un roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du royaume ne permettaient pas de reconnaître un roi qui ne fût pas catholique. Et maintenant que tu l'avais, ce roi catholique, c'est précisément parce qu'il était catholique que tu viens de l'assassiner !... Jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice ! » (Sa Sainteté le pape Pie VI Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793 sur l'assassinat de Louis XVI)
 


« Notre Patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi... Mais leur Patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la Tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur... ».

François-Athanase Charette de La Contrie
 

et en outre, comme si ça ne suffisait pas : nos ennemis ont le sens des symboles :
Avortement : 21 janvier, jour de deuil


« Le 21 janvier 2013, ils ont voté la « licence to kill ». En effet, en supprimant la référence à la « détresse de la femme », les députés de la gauche et de la droite-caméléon ont transformé un acte thérapeutique d’exception en un droit positif. Désormais, toutes les adolescentes à partir de 15 ans et toutes les mères de France sont potentiellement tueuses. Il ne reste plus qu’à les conditionner par la propagande d’Etat, dès la maternelle, pour les faire passer à l’acte. »
Rédigé par Louis Blase le 27 janvier 2014.


Mais le pire n’est jamais sûr !!!:


« Dans la politique française, absent(e) est la figure du Roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le Roi n’est plus là ! »
Emmanuel MACRON
 


« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?
Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Saint Jean-Paul II le 1er juin 1980 au Bourget.
On dit qu’il n’a jamais répété cette phrase de toute la fin de son pontificat : en effet cette appellation s’applique à la FRANCE ROYALE, pas à la république.

Vous devez avoir à cœur d’être présents nombreux sur le lieu du sacrifice pour crier avec nous :
« Vive le Roi ! »

Organisation : France royaliste

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 15:24

La Révolution périra, car elle est un attentat sur les peuples encore plus que sur les gouvernements, car elle est conjurée contre les droits des nations beaucoup plus qu'en faveur des droits de l'homme.

Mallet du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 120.

L'Oligarchie qui tient le pays depuis 1791 ne se laissera pas dessaisir de son pouvoir sans nous faire une guerre sans pitié à l'intérieur et à l'extérieur comme en 1792-1794. Le meilleur moyen de l'achever est de cesser d'alimenter la haine instituée, haine portée par la soit-disant "république" révolutionnaire. Une république qui divise les Français à chaque élection avec son "front républicain".

C'est cette vérité qu'il s'agit de mettre en évidence, en exposant aux Français que leur salut, inséparable de celui de l'Europe et du reste du monde, passe par une réappropriation des droits et des principes qui leur ont été volés en 1789.

 

Sous prétexte de "Souveraineté nationale", c'est une école du meurtre et du mensonge qui nous a volé notre souveraineté politique et notre pouvoir. Reprenons-les !

 

Il reste à convaincre les Participants, c'est-à-dire ceux qui pensent encore - malgré tous les signes contraires - que le vote peut "changer les choses" (sic), en leur disant deux choses :

 

1/ Dans l'histoire depuis 1791, ce vote qui a été mis en place par une Secte fanatique pour déposséder les Français de leur pouvoir politique. Ceci est vérifiable. C'est un fait historique. Dès lors, le vote mis en place dans les institutions partisanes n'a servi à rien, il n'a jamais été ni pris en compte ni respecté par ceux-là même qui les avaient dépossédés, si ce n'est à faire perdurer un système de meurtres, l'"école du meurtre et de barbarie" (E. Burke) Il est temps de se réveiller..

 

2/ En plus de couler la France depuis deux siècles et de déposséder les Français de leurs droits et de leur pouvoir, les Participants divisent les Français (diviser pour régner est le principe machiavélique moderne qui a été mis en place dès la Première République en 1792), renforcent la lutte incessante des partis entre eux, et donc renforcent le mal d'une haine instituée.

 

Solution : en cessant d'alimenter la haine, on cesse d'alimenter le moteur de la Révolution qui tombe en panne.

 

Le soit-disant "Contrat social", la soit-disant "Volonté générale" qui s'exprimerait librement dans les urnes, est une illusion. C'est un mensonge de dire qu'on peut changer les choses dans un système où droite et gauche sortent toutes les deux du même athanor matérialiste.

 

Nous appelons donc à ne plus voter. Et c'est là qu'intervient la logique :

 

En ne votant plus, contrairement à ce que disent les Participants, nous ne nous dessaisissons pas de notre droit civique, au contraire nous nous le réapproprions ! Et nous nous le réapproprions à notre volonté. Nous réaffirmons notre Souveraineté individuelle et notre Libre arbitre.

 

Faisons oeuvre de pédagogie. Ils nous disent "nos ancêtres se sont battus" pour le droit de vote... Répondons-leur : Non, nos ancêtres se sont battus pour la France. Ils ne se sont pas battus pour un "droit de vote" usurpé. Selon les historiens en effet, il y avait plus de démocratie avant 1789 qu'après.

 

L'abstention devient un geste éclatant de protestation et d'affirmation politique.

 

Un Comte de Chambord l'avait compris après avoir soutenu et bien cerné le suffrage universel tout au long du XIXe siècle.

 

La république c'est le règne des partis. Aucune responsabilité, retour en arrière tous les cinq ans.

 

L'abstention est l'étendard de la Résistance

 

L'abstention est l'étendard d'une France où le Politique n'a pas la capacité de changer la civilisation à sa guise sans mandat du peuple pour cela, une France où la loi appartient aux Français et non à une minorité sectaire, encore moins à des multinationales et des intérêts privés où libéralisme économique et libéralisme libertaire se rejoignent dans un même nihilisme.

 

"Nul Etat, nul souverain, nul peuple n'a la prérogative d'attaquer par ses institutions l'ordre nécessaire de la société et la justice universelle." (Mallet du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 121.)

 

Lire : Les libertés et l'égalité : des principes monarchiques millénaires dévoyés ou le bilan effroyable de la République "française"

 

François Hollande élu par une minorité, moins de 50% des Français inscrits

Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi.

Charles de Gaulle in J.-R. Tournoux, Pétain et de Gaulle, p. 495, cité in Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 92

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle). Ils nous ont volé notre Souveraineté, reprenons-la !

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi."

 

Ecoeuré par le régime des partis, Charles de Gaulle a prononcé cette phrase dans une confidence à son ministre de la Population de 1945 à 1946, Robert Prigent, dimanche 20 janvier 1946, à Neuilly, où le général passait le reste de la journée en famille pour rédiger sa lettre de démission du Gouvernement provisoire.

 

Il considérait sa "mission" "terminée", la "tâche" qu'il s'était assignée, "accomplie", et le régime exclusif des partis" étant "reparu", selon les termes de sa déclaration à ses ministres dimanche matin 20 janvier 1946, au ministère de la Défense nationale, rue St Dominique, il lui fallait se retirer.

 

De Gaulle quitta la salle, serra la main de ses collaborateurs et s'en alla.

 

Depuis Neuilly, plus tard en ce 20 janvier 1946, la lettre de démission du Général indiquait :

 

"Depuis le jour même où j'ai assumé la charge de diriger le pays vers sa libération, sa victoire et sa souveraineté, j'ai considéré que ma tâche devrait prendre fin lorsque serait réunie la représentation nationale et que les partis politiques se trouveraient ainsi en mesure d'assumer leurs responsabilités.

 

Si j'ai accepté de demeurer à la tête du gouvernement après le 13 novembre 1945, c'était à la fois pour répondre à l'appel unanime de l'Assemblée nationale constituante m'avait adressé et pour ménager une transition nécessaire. Cette transition est aujourd'hui réalisée." (Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 91.)

 

Apès la démission de Charles de Gaulle, l'Assemblée nationale libérée, retomba dans ses travers.

 

La suite, vous la connaissez.

 

Georgette Elgey précise que :

 

"M. Malraux regrette que la lettre ne soit pas plus sévère, qu'elle n'aborde pas le fond du problème: l'attitude des partis. Il insiste pour que de Gaulle s'adresse aux Français le lendemain à la radio." (ibid., p. 91.) Ce qu'il ne fit pas.

 

Achevons la Libération nationale de 1945. Restaurons la royauté, la vraie république, selon les voeux du Général de Gaulle.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:21

Philippe de Villiers était hier, en début de soirée, l'invité du Clercle de Flore :

Le son dans la video est à partir de la 2e minute.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 13:29
"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"

La connaissance de notre passé pour une construction de notre avenir. Nous nous félicitons de voir nos idées se propager, tant il est vrai qu'une victoire politique ne viendra pas sans une victoire des idées, un regard lucide et réaliste, la fin des utopies et des idéologies.

 

Dans un entretien video avec "Radio Courtoisie", "Boulevard Voltaire", "Le Salon Beige", enregistré dimanche et publié lundi 30 novembre, après Dieudonné qui avait repris notre expression, Philippe de Villiers reprend à son tour l'expression d'une "guerre à l'extérieur" et d'une "guerre à l'intérieur" qui nous est faite, expression que j'avais employée en 2013 ici.

 

Il est vrai. Nous sommes en guerre, il est temps pour les cardinaux et les évêques de se réveiller et d'appréhender cette situation, sous peine de passer à côté de l'histoire.

 

Récemment, c'est Marion Maréchal Le Pen et Robert Ménard qui ont repris une autre de nos expressions, celle de "réarmement moral et spirituel", seul recours face aux "évènements".

 

 

Et dans ce nouvel entretien, Philippe de Villiers, a justement désigné ces "évènements" (à partir de la 57e minute) comme "nos nouveaux maîtres" :

 

"Des évènements qui se déroulent chez nous et qui sont nos nouveaux maîtres. C'est-à-dire qui nous obligent, qui obligent les Français qui étaient dans l'erreur, ou dans l'errance, à réfléchir autrement.

 

Et c'est là que je dis que l'acte de guerre du 13 novembre 2015 restera dans l'histoire de France, comme la première faute stratégique du califat parce qu'elle a réveillé et qu'elle va réveiller la jeunesse française", a expliqué Philippe de Villiers.

Dans cette émission qui s'est proposé d'analyser "comment on en est arrivé là", à partir de la 45e minute, Philippe de Villiers a fait une critique impitoyable du libéralisme économique et de l'Amérique, qu'il a qualifié de "fille difforme des Lumières." Il a expliqué que dans son livre, il prend un "fil rouge" qui "brûle la trame de la décivilisation française depuis mai 68" :

 

"Et ce fil, c'est quoi ? C'est la rencontre formidable, inouïe, inédite, inqualifiable, scandaleuse et criminelle, de ceux qui par intérêt, veulent créer un marché planétaire de masse, transformer les citoyens en consommateurs compulsifs, et qui donc, veulent abattre les nations, les états, les souverainetés, les frontières, et ceux qui, par idéologie, veulent fabriquer un homme nomade, désinstitué, désaffilié, sans sexe ni patrie, un homme déraciné. 

 

Et c'est cette grande machine que je décris à travers la Trilatérale, où en fait, Cohn-Bendit a un fils spirituel qui est Giscard. C'est lui (Cohn-Bendit) qui me l'a dit.

 

Voilà, Cohn-Bendit - Giscard, c'est-à-dire le libertaire, le libéral, no frontières, no limites. C'est cette conjonction-là qu'il faut faire sauter, vous voyez. Et beaucoup de gens croient au libéralisme économique sans frontière, et en même temps ils ne veulent pas du libéralisme sociétal. Mais vous aurez les deux, Madame, Monsieur ! Vous aurez les deux, parce que c'est la même chose. C'est la marchandisation du monde. Et c'est là que l'Amérique intervient, la fille difforme des Lumières. L'Amérique veut la marchandisation du monde, c'est-à-dire la marchandisation de la terre, du travail - marché low cost -, et du vivant. C'est aux Etats-Unis qu'est installée l'université du transhumanisme, l'idée d'une post-humanité qui permet à l'avortement de devenir une espèce de passeport de toutes les transgressions. Nous assistons, impuissants et lâches, à la déshumanisation progressive du monde par l'effacement planifié du visage de l'homme. C'est la marchandisation, c'est l'Amérique.

 

[...] La France doit être la France. La France est une nation qui n'a jamais accepté l'empire. Jamais.

 

Il y a eu toutes sortes de tentations impériales. La France n'a jamais accepté l'empire.

 

Et donc, pour la première fois nous acceptons l'empire : nous sommes sous clés américaines. Je me souviens très bien au moment de Maastricht Jacques Delors qui me disait, les yeux dans les yeux, monsieur de Villiers, 'comment vous pouvez être contre une défense européenne ? On aura enfin une armée européenne, une défense européenne. On voulait la CED et des gens comme vous s'y sont opposés; c'est pour cela qu'on a raté l'opération, mais cette fois-ci on va la réussir. On va enfin s'émanciper de l'Amérique.' Aujourd'hui, on voit bien que c'est l'OTAN qui commande.

 

La France doit penser à la France. Poutine, lui, il pense pour la Russie, c'est pour cela que c'est un grand chef d'état. Et la France ne pense plus pour la France, elle pense pour les 'droits de l'homme', elle pense pour le monde, elle pense pour le 'vivre ensemble', elle pense pour la COP 21, alors que la France ne contribue qu'à 1% du CO2 sur la planète. La France n'a pas mission de sauver le monde, mais de sauver la France, c'est déjà pas mal. [1]

 

Et pour la France, je dis ceci : la France et l'Europe n'ont pas à écrire leur avenir sur le continent américain : c'est une puissance déclinante. Les puissances d'avenir, c'est la Chine et l'Inde. Et quand Poutine me dit : 'je peux faire l'interface entre l'Ancien monde et le nouveau monde', l'Acien monde c'est l'Atlantique, le nouveau monde c'est le Pacifique. 'Servez-vous de moi. Je suis l'interface géographique. Je peux être l'interface diplomatique et historique, et économique et géostratégique.'

 

J'ai dit souvent et je le répète:

 

'Il y a trois différences entre Poutine et Obama. La première est qu'Obama veut une économie spéculative, qui va nous péter à la figure avec la bulle de savon de l'endettement, alors que Poutine veut une économie réelle.

 

La deuxième différence est qu'Obama veut un monde unipolaire, sous clés américaines, Poutine revendique un monde multipolaire, polycentrique.

 

Enfin, les uns veulent les femen, les autres ne les veulent pas. Et donc, on est naturellement du côté de la Russie. Il faut faire l'Europe des chrétientés charnelles. Donc l'Europe avec la Russie."

Philippe de Villers termine en s'adressant aux "autorités spirituelles du pays" :

 

57:50 "Je voudrais dire quand même quelque chose sur les autorités spirituelles quand même, parce qu'on est dimanche.

 

... Voilà en fait ce que moi je pense. C'est qu'en fait, l'épiscopat français et le Vatican, ont préconisé l'immigration systématique, au nom de l'accueil de l'autre.

 

Aujourd'hui, sans doute, il va falloir réviser cette position.

 

Accueil de l'autre. C'est l'idée que l'on installe l'islam chez nous. Et qu'on installe une république islamique, un européistan. Donc il va falloir réviser cela.

 

Ensuite, depuis un certain nombre d'années, on voit bras dessus bras dessous, les évêques et les imams, très souvent. Chaque évêque a son imam. Quand l'imam n'est pas au bras de Juppé, il est au bras de l'archevêque. Donc on se promène avec son imam sous les bras au nom du dialogue interreligieux. Il va falloir là aussi, regarder de plus près. Parce que les Français ne vont plus suivre là...

 

Et enfin, dernier point. J'ai beaucoup souffert d'une chose. Au moment de Maastricht, il y avait Mgr Rouet les évêques de l'Ouest, ils disaient 'celui-là ira en enfer', en parlant de moi. En enfer, tout simplement, parce que j'avais dit NON à Maastricht. Et Maastricht, c'était la parousie, la parousie monétaire, l'eurobéatitude, etc. Donc, là aussi, il va falloir réviser les positions ! L'européisme, sous prétexte d'une Madone, d'un drapeau européen avec les douze étoiles (de Marie. Ndlr.), il faut voir ce que c'est aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le LGBT. Je peux vous en parler, je l'ai vécu, je raconte tout cela dans mon livre. L'européisme, c'est la fin des frontières et la fin des patries.

 

Et qui nous réveillent ? Et bien, c'est monsieur Orban, c'est la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, qui nous disent : 'vous, vous avez fermé la porte à Dieu. Nous, nous ne voulons pas l'ouvrir à Allah!'

 

Et donc, en réalité, là, l'Europe est cassée en deux. Parce qu'il y a l'Europe laïcarde, l'Europe du vide. Les laïcards font le vide et les islamistes le remplissent ! Et puis de l'autre côté, il y a l'Europe des racines chrétiennes que l'Europe de l'Ouest a refusée.

 

Donc il va falloir sur tous ces sujets, sur le sujet de l'islam, sur l'idée de la nation, de la patrie, ne plus interdire aux jeunes chrétiens d'aimer leur patrie. Il ne faut plus leur dire 'il faut saver la planète'. Oui, mais sauvez la France d'abord ! Et puis sauver son voisinage. 

 

Et donc, il y a toute une révision à faire.

 

Alors, il y a des évêques qui partagent cette position, je leur rends hommage. 

 

Je pense que là aussi cela va basculer, parce que les nouveaux prêtres, j'en connais beaucoup, ils sont admirables, et eux, ils ne sont pas sur la position officielle de l'épiscopalement correct."

Un bémol au discours de Philippe de Villiers qui, d'abord sur Radio Courtoisie le 9 octobre dernier, puis dans un entretien à TV-Libertés le 22 octobre, rejoignant le point de vue des royalistes qui estiment qu'on ne pourra pas changer le système de l'intérieur par le vote, disait que "les élections ne servaient plus à rien", et dans un entretien pour Reinformation. Tv, disait qu'il ne reviendrait pas en politique parce que "c'est inutile" et que "de toute façons, on n'est pas dans une démocratie électorale mais dans une oligarchie", dit à présent qu'il votera aux Régionales (à partir de 1:04:55) :

 

"Si Marion Maréchal Le Pen était dans ma région, je serai content de voter pour elle."

 

Et (à 1:06:00) à la question "est-ce que Philippe de Villiers vote encore ?", il répond :

 

"Oui, oui. [...] Moi, de toutes façons, je ferai un vote souverainiste."

 

Il semble que Philippe de Villiers n'a donc pas pu exprimer toute sa pensée dans le cadre de cet entretien. Sans doute en effet, voulait-il dire que s'il est possible de peser sur une élection locale, comme les élections communales, départementales et régionales, les élections nationales, elles (élections législatives, présidentielles, et "européennes"), ne servent à rien pour changer quelque chose, tout y étant verrouillé par l'oligarchie parisienne. L'oligarchie s'arrangerait d'une manière ou d'une autre pour renverser le résultat des urnes, par la violence (dissolution des élections, coup d'état, etc.) si elle devaient perdre dans les urnes.

 

Nous trouvons regrettable la fin d'entretien, assez pénible à suivre pour Philippe de Villiers, où les journalistes présents de Radio Courtoisie, Boulevard Voltaire et du Salon Beige, s'auto-proclamant les "dissidents", croisent leur questions, et manifestement peu soucieux du salut de l'âme de leur prochain, font semblant de ne pas avoir compris le livre de Philippe de Villiers, et le pressent à rejoindre le système en y participant. Ce à quoi Philippe de Villers a répondu :

 

(1:09:05) "Je n'ai pas fait ce livre pour un..., j'ai fait un retour en librairie, voilà.

 

Mais je n'ai pas fait ce livre pour revenir en politique. Puisque je l'ai dit dit ici à cette antenne, je ne vais pas le répéter tous les jours. Donc, je n'ai aucune envie de revenir en politique. Mais j'ajoute, ce que j'avais dit à ce journaliste, que l'on ne peut jamais dire cela à 100%. Parce qu'il peut y avoir des circonstances qui, par définition, sont imprévisibles.

 

A la question répétée "est-ce que vous, vous auriez cet élan, cette envie d'y retourner (en politique) ?", Philippe de Villiers répond :

 

"Moi, je pense que déjà, il faut purger les tuyaux du système."

 

Nouvelle question (tirs croisés des journalistes) :

 

- "à la question "Robert ménard a dit, en vous regardant dans les yeux : Philippe de Villiers, on a besoin de toi maintenant. Vous n'avez pas vraiment répondu à son appel",

 

- "Non, mais cela ne marche pas comme cela. On n'est pas le sauveur comme cela. Qu'est-ce que cela veut dire ?"

 

- "Ha, mais non ! Pour participer"..., l'interrompt le journaliste. [qui tombe dans le piège du moyen mis en place par les forces occultes, la participation aux soit-disant "élections". Encore une fois, nous voyons ici que peu importe le résultat, ce qui compte c'est de "participer" et de voter. Même si cela fait deux siècles que l'on perd..., seul le vote et la participation comptent pour les participants. Sans doute les nommera-t-on ainsi dans le futur ? Les Participants ?]

 

"Laissons le temps agir, les esprits évoluer. ... Je suis un polytraumatisé de la politique. Je n'ai pas aimé la politique", est contraint de répondre Philippe de Villiers.

 

"Pourquoi ?, poursuit-il, parce qu'à force de croiser le mensonge, vous êtes contaminé !, vous avez l'âme blessée", a aussitôt répondu Philippe de Villiers, répétant ici ce qu'il avait déjà dit à TV-Libertés et à Reinformation.Tv, [2] et que les journalistes présents ne veulent manifestement pas comprendre.

 

- "Et apporter votre soutien à d'autres. Cela vous le feriez ?..."

 

- "Attendez, moi je ferai ce que l'intuition de mon devoir commande.

Donc, je ne sais pas ce que je ferai.

On verra, si je suis en état de peser sur l'élection présidentielle, d'une manière ou d'une autre, et si cela me paraît utile."

 

A la dernière question posée du journaliste de Radio Courtoisie "Un mot cher Philippe, sur non pas les consignes de vote, mais pour les jeunes et tous ceux qui dans une semaine et dans quinze jours sont appelés à faire changer et à redonner cette espérance à la France, quel message avez-vous envie de leur donner", Philippe de Villiers a résumé sa pensée :

 

"Retrouver la France et passer par dessus bord comme dans la révolte du Bounty les naufrageurs en cravatte !"

Notes

 

[1] Nous avons de dire qu'en se sauvant elle-même, la France sauvera le monde.

[2] Dans l'entretien à Tv-Libertés le 22 octobre 2015, Philippe de Villiers a expliqué : « (en faisant de la politique) on endure, on pense qu'on va changer les choses. On pense toujours qu'on va les changer de l'intérieur. Et puis après on se met à la marge et on croit qu'on va les changer de l'extérieur. Mais en réalité la machine tourne, elle vous broie. […] Chaque matin je me disais encore une fois 'ce soir je m'en vais'. Parce que c'est un univers où à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé. Et presque, vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. Vous voyez ? Donc vous avez l'âme blessée. ... J'ai quitté mes mandats. La passion de la France ne m'a pas quitté. Je souffre comme vous de voir mon pays mourir. Qu'est-ce qui se passera ? Je n'en sais rien. Je n'ai pas envie de revenir en politique. Je pense qu'aujourd'hui on a changé de système, on est passé d'une démocratie à une oligarchie et que donc les élections ne servent plus à rien. [6] ... Les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon. Je pense que ce qu'il y a de plus utile à faire aujourd'hui - et c'est pour cela que j'ai fait ce livre -, c'est de s'adresser à la génération montante... Et donc à ces jeunes-là, je veux leur donner une mise en perspective. C'est cela mon livre. Un fil rouge de la trame du complot contre notre civilisation. Et donc si ce livre est une forme de samizdat qu'ils vont mettre sous la pèlerine, et qui va les déclencher pour sauver notre pays, et bien on aura oeuvrer de manière humble et féconde. »

 

Et dans l'entretien à Reinformation. Tv, Philippe de Villiers a également déclaré : « (Dans la politique système) à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé, dans le regard des gens, et vous finissez par avoir l'âme blessée. C'est-à-dire que vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. »

"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"
"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 15:55

En 1789, selon le mot de Camille Desmoulins, il n’y avait pas dix républicains avoués en France.

Jacques Bainville, Histoire de France

"Qu'un sang impur abreuve nos sillons"

En 1792, "les Brissotins (ou Girondins)  avaient voulu, en déclarant la guerre à l'Autriche (20 avril 1792), porter un coup fatal à la monarchie, en se réjouissant par avance de la défaite militaire de la France, qui établirait enfin la preuve de la "trahison du roi"... (P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, pages 176, 227 et 670).

 

La Révolution a déclaré la guerre à l'Europe en 1792. Cette guerre à l'extérieur (contre les européens) et à l'intérieur (contre les Français) s'est soldée chez nous par deux millions de morts. 

400 000 morts pour les guerres jusqu'en 1800;

un million pour les guerres napoléoniennes;  

600 000 pour les guerres intestines;

et l'échafaud pour mémoire.

Voilà nos deux millions de morts. » (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28).

 

Les révolutionnaires mythographes, ainsi que les historiens officiels, falsifient l'histoire et affirment que c'est l'Autriche qui a déclaré la guerre à la France.

 

Le révolutionnaire anglomane Brissot [1] écrivait lui-même aux généraux de sa Révolution:

 

"Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là"

(Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75).

 

"Brissot s'est vanté solennellement d'avoir fait déclarer la guerre, pour avoir l'occasion au premier échec d'accuser le roi de collusion avec les ennemis, et de le précipiter du Trône." (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 68.)

 

Le 20 avril 1792, c'est l'"Assemblée nationale Législative" qui a déclaré la guerre à l'Autriche-Hongrie, sur la pression du parti qu'on appellera plus tard les "Girondins", et non le roi Louis XVI. Et ce alors même que les députés à l'Assemblée Législative n'avaient aucun pouvoir pour cela.

 

Aujourd'hui, la "Marseillaise" est devenue l'hymne de la soit-disant "république", qui n'est jamais que la chose privée de quelques-uns, les oligarques, responsables du Coup d'Etat révolutionnaire et de la guerre à l'Europe. Elle a été écrite en 1792 pour l'armée du Rhin à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre de l'"Assemblée nationale Législative" à l'Autriche (20 avril 1792).

 

Les "républicains" révolutionnaires tentent désespérément à présent, à mesure que la vérité fait surface, de réhabiliter la "Marseillaise", dont les paroles appellent à verser un "sang impur", celui des "rois conjurés", "vils despotes", "despotes sanguinaires", "tigres", "tyrans" "perfides", et des "traîtres" (nobles, et en fait le sang de tous les Français favorables au roi qui seront massacrés en 1793) :

 

"Refrain :


Aux armes, citoyens,

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons !

Qu'un sang impur

Abreuve nos sillons !

 

Couplet 2


Que veut cette horde d'esclaves,

De traîtres, de rois conjurés ?"

 

Premier couplet


Allons enfants de la Patrie,

Le jour de gloire est arrivé !

Contre nous de la tyrannie

L'étendard sanglant est levé, (bis)

Entendez-vous dans les campagnes

Mugir ces féroces soldats ?

Ils viennent jusque dans vos bras

Égorger vos fils, vos compagnes !

Refrain :


Aux armes, citoyens,

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons !

Qu'un sang impur

Abreuve nos sillons !


Couplet 2


Que veut cette horde d'esclaves,

De traîtres, de rois conjurés ?

Pour qui ces ignobles entraves,

Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)

Français, pour nous, ah ! quel outrage !

Quels transports il doit exciter !

C'est nous qu'on ose méditer

De rendre à l'antique esclavage !

Refrain


Couplet 3


Quoi ! des cohortes étrangères

Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi ! ces phalanges mercenaires

Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)

Grand Dieu ! par des mains enchaînées

Nos fronts sous le joug se ploieraient

De vils despotes deviendraient

Les maîtres de nos destinées !

Refrain


Couplet 4


Tremblez, tyrans et vous perfides

L'opprobre de tous les partis,

Tremblez ! vos projets parricides

Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)

Tout est soldat pour vous combattre,

S'ils tombent, nos jeunes héros,

La terre en produit de nouveaux,

Contre vous tout prêts à se battre !

Refrain


Couplet 5


Français, en guerriers magnanimes,

Portez ou retenez vos coups !

Épargnez ces tristes victimes,

À regret s'armant contre nous. (bis)

Mais ces despotes sanguinaires,

Mais ces complices de Bouillé,

Tous ces tigres qui, sans pitié,

Déchirent le sein de leur mère !

Refrain


Couplet 6


Amour sacré de la Patrie,

Conduis, soutiens nos bras vengeurs

Liberté, Liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs ! (bis)

Sous nos drapeaux que la victoire

Accoure à tes mâles accents,

Que tes ennemis expirants

Voient ton triomphe et notre gloire !

Refrain

Couplet 7

(dit « couplet des enfants »)


Nous entrerons dans la carrière

Quand nos aînés n'y seront plus,

Nous y trouverons leur poussière

Et la trace de leurs vertus (bis)

Bien moins jaloux de leur survivre

Que de partager leur cercueil,

Nous aurons le sublime orgueil

De les venger ou de les suivre


(couplet pour les enfants 2e)


Enfants, que l'Honneur, la Patrie

Fassent l'objet de tous nos vœux !

Ayons toujours l'âme nourrie

Des feux qu'ils inspirent tous deux. (bis)

Soyons unis ! Tout est possible ;

Nos vils ennemis tomberont,

Alors les Français cesseront

De chanter ce refrain terrible :

Refrain

Le texte même de la "Marseillaisse" qui est devenu l'hymne de la soit-disant "république" indique que le sang qui doit abreuver "nos sillons" est celui des "traîtres" (les nobles) et des "rois conjurés".

 

 

Or, une interprétation totalement incohérente par rapport au texte, au contexte et la conduite de la guerre fleurit sous la plume des philanthropes. Cette nouvelle interprétation s'appuie sur la tirade du Gavroche (1862) d'un Victor Hugo républicain : "qu’un sang impur inonde les sillons ! Je donne mes jours pour la patrie".

 

 

 

Cette tirade est à l'origine d'une nouvelle interprétation qui tente de donner un sens admissible à la "Marseillaise" en éliminant ses caractères violents de guerre civile.

 

En prétendant que le "sang impur" qui doit abreuver "nos sillons" serait non plus le sang des "rois conjurés" et des "traîtres" (nobles) comme le précise le texte de la "Marseillaise" (2e couplet), mais celui des révolutionnaires eux-mêmes qui partiraient à la guerre en appelant à sacrifier leur sang "pour la Patrie", les soit-disant "républicains" falsifient l'histoire de la Révolution elle-même. Heureusement, l'historien sérieux aura gardé de côté les déclarations stupéfiantes des révolutionnaires eux-mêmes, pour rappeler aux soit-disant philanthropes d'aujourd'hui leurs crimes.

 

La guerre était seule en mesure d'"égaliser les têtes et régénérer les âmes". C'est le girondin Jacques-Pierre Brissot de Warville qui le dit dans son Discours du 16 décembre 1791 (cité in Lucien JAUME, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 71.).

 

On ne voit pas trop comment la régénération des âmes dont parle le Girondin viendrait du sacrifice des "patriotes" et non de la mort de la "race maudite" des "brigands" au "sang impur", selon les déclarations des révolutionnaires, eux-mêmes ?

 

Nous reproduirons ci-dessous quelques-unes de ces déclarations.

 

L'interprétation forcée du texte de l'hymne "républicain" met de côté le fait que Victor Hugo, lui-même républicain, a pu volontairement déplacer le sens premier du texte (sens violent inadmissible appelant à la guerre civile et à la violence...), afin précisément de soustraire la "Marseillaise" à la critique.

 

D'un point de vue logique, la "Marseillaise" étant un Chant de guerre, posons la question: quels soldat irait braver la mort, en chantant que son propre sang serait impur, et qu'il devrait couler ? Cela n'a pas de sens. Imaginez une armée, allant au front, la peur vissée au ventre, en chantant : "Que notre sang impur coule et abreuve nos tranchées" !

 

Cette pseudo théorie de réhabilitation de la "Marseillaise" est stupide. Il paraît évident qu'un soldat qui va braver la mort, ne souhaite pas et ne chante pas sa propre mort, mais celle de son ennemi...

 

Le texte même de l'Hymne la "Marseillaise" donne d'ailleurs immédiatement après le refrain, dans le deuxième couplet, le sens du mot "qu'un sang impur" abreuve nos sillons : celui des "traîtres" (les nobles) et des "rois conjurés". C'est écrit noir sur blanc.

 

Lire: la discussion wikipedia sur la Marseillaise

 

Enfin, dans la mystique révolutionnaire, rappelons que les républicains, ces hommes qui se prétendaient "régénérés" grâce a la régénération républicaine se voyaient bien, eux-mêmes pourvus d'un sang purifié.

 

Tout homme refusant, la régénération républicaine (c'est à dire le lavage de cerveau) devenait un ennemi politique, un hérétique dont le "sang impur" devait être éliminé pour "purger" la France de sa souillure. Cela ne s'invente pas. Cela aussi est écrit noir sur blanc dans les textes des déclarations des révolutionnaires :

 

"Je ne juge pas, je tue. Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres." (Saint Just)

 

"Ce que j’ai fait dans le midi, dit Baudot, je le ferai dans le sud. Je les rendrai patriotes, ou ils mourront ou je mourrai." (Marc-Antoine Baudot (1765-1837). Député envoyé en mission dans le sud-ouest et près de l’armée des Pyrénées d’avril 1793 à mars 1794. H. TAINE, Les Origines de la France contemporaine, p. 53.)

 

"Le Comité de Salut Public a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle (Vendéens), à faire disparaître ses repères, à incendier ses forêts, à couper ses récoltes. Le vaisseau de la Révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang." (Bertrand Barrère)

 

"Il n'y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m'avez donnés. J'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant dans plusieurs endroits qu'ils font pyramides." (Général François-Joseph Westermann, cité in Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 455.)

 

"Le Comité de Salut public a pensé que, pour célébrer la Journée du 10 août qui a abattu le trône, il fallait pour son anniversaire détruire les mausolées fastueux qui sont à Saint-Denis. Les porte-sceptre, qui ont fait tant de maux à la France et à l'Humanité semblent encore, même dans la tombe, s'enorgueillir d'une grandeur évanouie. La main puissante de la république doit effacer impitoyablement ces épitaphes superbes et démolir ces mausolées qui rappelleraient des rois l'effrayant souvenir.

Décision prise par la Convention nationale visant à profaner les tombes royales, au nom des "valeurs républicaines", le 31 juillet 1793.

 

"Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière et de manquer le but que nous nous sommes proposé." (Jean-Baptiste Carrier, in G.-A. TRONSON-DUCOUDRAY, La Loire vengée ou recueil historique des crimes de Carrier et du comité révolutionnaire de Nantes, Paris, an III de la République (coll. « Hervé de Bélizal »), p. 232.)

 

"Vous avez à délivrer le pays d'un chancre qui le dévore. Le poison est plus sûr que toute votre artillerie. Ne craignez donc pas de le mettre en jeu. Faites empoisonner les sources d’eau. Empoisonnez du pain que vous abandonnerez à la voracité de cette misérable armée de brigands, et laissez faire l’effet. Vous avez des espions parmi ces soldats qu’un enfant conduit. Lâchez-les avec ce cadeau et la partie sera sauvée." (Jean-Baptiste Carrier, le 9 novembre 1793, qui préconise d'empoisonner les puits et les sources d'eau...)

 

"Il ne saurait être question, sous prétexte de respect de la diversité culturelle, d'admettre un point en contradiction absolue avec la pensée républicaine." (Jean-Luc Mélenchon, le 13 mai 2008)

 

"Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé." (Saint Just)

 

"La guerre de la liberté est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. ... Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes" (Jacques-Pierre Brissot de Warville, discours du 16 décembre 1791, cité in L. Jaume, ibid., p. 71.) 

 

Carrier "purge" la France des asociaux (donc sous-humains) du Bas-Poitou: il l'annonce en précisant fièrement qu'il fait massacrer "par centaines" les naïfs qui se rendent. "La défaite des brigands est si complète qu'ils arrivent à nos avant-postes par centaines. Je prends le parti de les faire fusiller... C'est par principe d'humanité que je purge la terre de la liberté de ces monstres... J'invite mon collègue Francastel à ne pas s'écarter de cette salutaire et expéditive méthode." (Lettre de Carrier à la Convention nationale, 30 frimaire an II, 20 décembre 1793, lue à l'assemblée le 6 nivôse, 26 décembre; Moniteur, n° 98, 8 nivôse, 28 décembre ("à la une") p. 393, col. 1.)

 

Le professeur de philosophie Benaben, commissaire : 'Il paraît qu'on a fusillé plus de deux mille brigands. On appelle cela : envoyer à l'ambulance.' (Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 455.)

 

"Oui, nous devons l'avouer, nous faisons répandre beaucoup de sang impur, mais c'est par humanité, par devoir." (Lettre de Fouché à la Convention, 27 décembre 1793, cité d'après A. GERARD, Par Principe d'humanité..., La Terreur et la Vendée, Paris 1999, p. 25.)

 

Il faut "régénérer l'espèce humaine en épuisant le vieux sang" (Le Batteux à Carrier, 21 nivôse an II, 10 janvier 1794: cité dans J. CRETINEAU-JOLY, Histoire de la Vendée militaire (1840-1842), 4 vol., Paris 1979, t. 2, p. 78.)

 

"La guerre de Vendée est enfin terminée sur la rive droite de la Loire. Un petit séjour dans ses cantons fera disparaître les fantassins qui auraient pu s'évader à la faveur des bois... C'en sera fini de l'engeance fuyarde, de la race maudite, des fanatiques et des traîtres." (Général Marceau, cité in Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 455.)

 

"Les brigands de la Vendée ne la reverront plus; hommes, femmes, marquis, comtesses, tout est tombé sous le sabre que vous nous aviez confié." (Un aide de camp du Général Kléber à la Convention, cité in Jean-François CHIAPPE, La Vendée en Armes 1793, tome 1, Librairie Académique Perrin, Paris 1982, p. 456.)

 

"Nous pourrons être humains quand nous serons assurés d'être vainqueurs." (Lettre de Hérault de Séchelle à Carrier, le 29 septembre 1793, citée d'après C.L. CHASSIN, La Vendée patriote, t. 3, Paris, 1894, reprint Mayenne 1973, p. 559.)

 

Sur le thème de la régénération révolutionnaire, il faut lire l'ouvrage incontournable du professeur Xavier MARTIN, "Régénérer l'espèce humaine. Utopie médicale des Lumières (1750-1850) (Dominique Martin Morin édition, Mayenne 2008.)

"Qu'un sang impur abreuve nos sillons"

L'animalisation

 

 

Comme l'a montré Xavier Martin, la République bestialise les récalcitrants. "Ne sont-ils que bêtes, ou bien sont-ils des bêtes ? "Elle parle de 'troupeau', et de 'femelles'. Le mot est fréquent. Significative, cette formulation de deux commissaires municipaux s'adressant à la Convention (4 germinal an II, 24 mars 1794), à propos des femmes et enfants jetés vivants dans les fours : 'Les femelles des royalistes manquants, ils s'adressent aux épouses des vrais patriotes.' (cité dans HVM/2/118)." ... "Et de juger les mâles et les femelles" (Lettres de la Commission militaire Parein-Félix, dans Anjou Historique, 1917-1918, [p. 231-248], p. 242.), et d'"animaux à face humaine" (Camille Desmoulins, cité par A. Gérard, La Vendée, 1789-1793, Seyssel, 1992, p. 144.), ou d'"un ramas de cochons, de gens qui n'avaient pas figure humaine" (Bourdon (de l'Oise), au Club des Jacobins, le 11 septembre 1793 : Aulard, éd., La Société des Jacobins..., t. 5, op. cit., p. 399), ... elle empile leurs corps 'à peu près comme des cochons qu'on aurait voulu saler' (rapporté en l'an III par un républicain d'Anjou, réprobateur: Rapport du citoyen Benaben..., op. cit. p. 81)

 

 

 

Sur les Droits de l´Homme et la Vendée La république en vient "à dénier aux Vendéens tout caractère humain" (A. Gérard, op. cit., p. 277) Un "naturaliste célèbre" en ces années de drame, n'avait-il pas renom d'avoir imaginé qu'entre l'homme et le singe, le Bas-Poitevin, peut-être, est le chaînon manquant ? (c'est ce que rapporte, indigné il est vrai, le républicain J.-B. Leclerc : Essai sur la propagation de la musique, op. cit. (an VI), p. 66-67)

 

Voltaire avait écrit (et le thème est commun sous sa plume) : "Le peuple est entre l'homme et la bête" (Voltaire's Notebooks, éd. Bestermann, 2 vol., Genève, 1952, t. 2, p. 381.); il estimait que seuls les philosophes "ont changé les bêtes en hommes" (Voltaire, Correspondance, t. 7, p. 913, lettre du 7 novembre 1764 à Damilaville).

 

Dès l'origine des évènements, il s'était volontiers agi de battue, de chasse aux "bêtes fauves", de "traquer ces brigands comme des loups" (Lettre des Commissaires dans les Deux-Sèvres et la Vendée, 19 mars 1793 : Aulard, éd., Recueil des actes du Comité de Salut public..., t. 2, Paris, 1889, p. 416.), de "leur courir sus, non pas comme dans une guerre, mais comme dans une chasse" (Desmoulins, référence de la note 155.), de les poursuivre "comme on poursuit les sangliers. Il faut des éclaireurs qui fassent lever ce gibier" (Un militaire aux Jacobins, le 1er juin 1793 : Aulard, La Soc. des Jacobins, t. 5, op. cit., p. 221.) Barrère, à la tribune, a alors, sur mesure, ajusté l'expression "chasse civile" (Convention, 15 brumaire an II, 5 novembre 1793: AP/1/78/403/1.)

 

(Source: Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, DMM, Niort 1995, p. 52-55.)

 

Xavier Martin explique l'origine dans les "Lumières" du thème du "sang impur". Il la fait remonter à Voltaire.

 

"A d'Alembert, Voltaire, déjà, ne confiait-il pas que tous chrétiens 'fanatiques' sont 'pétris' de matière fécale, poussée même au superlatif, puisque 'détrempée de sang corrompu' (Lettre du 12 décembre 1757 : 'Fanatiques papistes, fanatiques calvinistes, tous sont pétris de la même m... détrempée de sang corrompu'. Voltaire, Correspondance, t. 4, p. 1187) : toujours donc, ou déjà, le thème du sang impur." (Xavier Martin, Sur les Droits de l'Homme et la Vendée, DMM, Niort 1995, p. 52-55.)

 

Dès 1791, l'idée d'une nécessaire séparation des "hommes corrompus" d'avec le peuple court dans les discours de Robespierre. La citoyenneté est déjà vertu, et la vertu condition (virtuelle) de l'appartenance au 'peuple'.

 

"L'ennemi devient dès lors identifié moins à partir de critères politiques que de critères moraux, donc vagues et manipulables à l'infini. L'ennemi est l''homme corrompu', concept clé de la rhétorique robespierriste, c'est-à-dire celui qui se montre, ou plutôt qui sera jugé étranger à la vertu tant publique que privée.

... Sous couvert de proscrire les 'hommes corrompus', le combat pour la république est dirigé contre la corruption présente en chacun. ...La régénération sociale, ou la révolution, devait purger la société, non seulement de ces vices, mais de ceux qui en étaient infectés. ... En regardant comme ennemis de la révolution, non seulement les ennemis des principes consacrés, mais les ennemis de la vertu, comme il l'entendait." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 309, 312.)

"Q'un sang impur abreuve nos sillons."

 

Le "sang impur- qui- abreuve nos sillons" est celui des opposants à la révolution bourgeoise, c'est le sang des paysans, des artisans, des ouvriers, des nobles et des prêtres réfractaires qui, par leur existence même et les conceptions traditionnelles atemporelles qu’ils incarnaient, furent considérés comme un obstacle à l’établissement de 'l’homme nouveau' défini par les instances officielles et occultes du régime, et mis en œuvre suivant une logique totalitaire et par des méthodes terroristes similaires à celles des actuels Daesh.

 

Source: Louis XX Facebook

 

 

A chaque fois que les Français chantent la "Marseillaise", ils chantent leur propre élimination, puisque 80% des guillotinés étaient des petites gens. L'antidote pour contrer l'assassinat et le meurtre chanté à chaque Marseillaise, et donc pour repousser le maléfice de ce qui est une louange et un chant du mal, c'est de prier et de réciter un Ave Maria.

 

Les "décapitations [...] concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé..." (René Sédillot,  Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.)

 

Lire: La république destructrice

 

Mallett du Pan, penseur calviniste incarnant une Contre-révolution réformatrice en 1789, partisan d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise qu'il aurait voulu voir introduire en France (dont il croyait l’application possible), et sous la plume duquel l’expression "suffrage universel" fit son apparition, s'indigna très vite des excès des philanthropes rédacteurs des "droits de l'homme", se jeta avec emportement dans le parti royaliste et se mit en 1793 à faire une critique sévère de la Révolution et les hommes qui en avaient adopté les principes. Le roi conçut pour lui une si grande estime qu’en 1792, il le chargea d’une mission de confiance en Allemagne et d'y inciter les souverains étrangers à la modération.

 

En 1793, attaché à la propriété, hostile à la bourgeoisie d'argent qui avait pris le pouvoir par la conspiration républicaine du 10 août 1792 qui mettait en danger la civilisation européenne tout entière, Mallet du Pan, écrivait, dans un style vif, plein de verve et de franchise, qu'en 1792 :

 

"la France est une vaste caserne:

 

 

tous les révolutionnaires sont soldats ou destinés à le devenir; de gré ou de force, pour l'intérêt même de leur sûreté, les mécontents et les opprimés seront obligés de dévouer leurs armes à la défense de leurs tyrans.

 

Une Convention décrétante et des camps, voilà le régime de la République française: les Représentants du peuple ne sont pas autre chose que les Représentants de l'armée; leur principale fonction est de voler d'une main, et de partager de l'autre leurs vols avec les soldats.

 

Ainsi en usait Cartouche; mais Attila et Mahomet, les Beys des Mameluks et les Sheiks d'Arabes bédouins fondèrent aussi leur autorité sur des procédés analogues." 

 

(Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, 1793, rééd. Editions du Trident, Paris 2007, p. 58.)

 

"Les Huns et les Hérules, les Vandales et les Goths, ne viendront ni du Nord ni de la Mer noire, ils sont au milieu de nous." (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution française, ibib., p. 58.)

(En 1793), "tous les Français sont désormais en loge." (Augustin Cochin, L'Esprit du jacobinisme, éd. J. Baechler, Paris, PUF, 1979.)

Rappelons enfin le lien entre le nazisme au XXe siècle et les Lumières de 1789. Léon Poliakov, dont les travaux ont largement porté sur la Shoah et l'antisémitisme, a pu écrire :

 

"Que l'idéologie raciale fût une fille des Lumières n'était pas une révélation pour les spécialistes. Mais en dépit des innombrables travaux qui y ont été consacrés depuis, l'intellectuel moyen continue de n'en rien savoir..." (Léon Poliakov, L'Auberge des musiciens, Mémoires, Paris 1981, p. 220.)

 

Conclusion

 

La Marseillaise n'est rien d'autre qu'un chant violent, un hymne totalitaire qui a pu justifier l'élimination par la violence du "sang impur" des Brigands, des Vendéens, des nobles, des prêtres, des paysans, des ouvriers, des artisans, etc. (80% des guillotinés étaient des petites gens), et de tous les récalcitrants (Cf. Deuxième partie pour connaître les textes révolutionnaires qui assimilaient le "sang impur" à celui des récalcitrants), la matrice des totalitarismes nazi et communiste au XXe siècle.

Notes

 

[1] Jacques-Pierre Brissot de Warville, agent de l'Angleterre, stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (René Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214), était également secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, Grand Maitre du "Grand Orient de France", la loge maçonnique qui fit le 14 juillet 1789 et mena la Révolution dite "française". (Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407.)

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 13:05

Après Marion Maréchal Le Pen, voici Robert Ménard, le maire de Béziers, qui, dans une video publiée le 27 novembre pour l'inauguration de la crèche de Noël de sa commune, emploie notre seul recours face aux évènements, le réarmement moral et spirituel.

Réarmement moral et spirituel (suite) : Robert Ménard inaugure la crèche de Noël à Béziers en appelant à un "réarmement spirituel"

"Mettre une crèche au coeur même de l'institution communale, c'est rappeler dire haut et fort, notre attachement à nos valeurs fondatrices, à nos vraies racines.

 

Notre aspiration, je dirais -je parle en mon nom personnel -, à une réforme, une vraie réforme, intellectuelle et morale, la nécessité - je pèse mes mots - d'un réarmement spirituel.

 

C'est une réponse et une belle réponse au nihilisme des assassins, des terroristes, des adorateurs de la mort.

 

C'est un ressourcement. C'est la défense de notre identité et de notre civilisation."

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:16

Nous avons écrit le 18 novembre que "François Hollande est un président de guerre à l'extérieur (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie) et un président de désarmement moral et spirituel à l'intérieur", et que "seul un réarmement moral et spirituel de la France pourra - peut-être si nous le méritons - changer le cours des évènements".

 

Or, dans un entretien video à MetroNews publié le 27 novembre, Marion Maréchal Le Pen, interrogée sur sa déclaration récente selon laquelle "l'islam ne peut pas avoir le même rang en France que le catholicisme", a répondu, justement, que vu que " notre civilisation, notre pays, notre mode de vie, notre identité est attaquée, ... il est important que les Français se réarment psychologiquement et moralement".  Marion Maréchal Le Pen nous lirait-elle ? Elle a ajouté cette remarque pertinente : "la culture dominante française est imprégnée entre autres de références au catholicisme", et "il est normal que dans le cadre de cette culture dominante, la religion catholique ait une visibilité plus importante que l'islam ne peut pas avoir pour des raisons simplements culturelles."

François Hollande a annoncé l'embauche de 10000 personnels de police, et son gouvernement reproche au précédent gouvernement de droite d'avoir supprimer des postes dans les forces de police. Les islamistes sont partout et peuvent frapper n'importe où. Ce n'est pas d'embaucher 10 000 policiers de plus ou même 100 000 qui changera quoique ce soit aux attentats terroristes. Encore une fois nous voyons les champions de la tolérance et de la "liberté" être en première ligne pour défendre une vision ultra-policière de l'Etat.

 

Sous l'Ancien Régime il n'y avait pas de force de police et il n'y avait pas pour autant des problèmes de sécurité. "(Les) forces de police armée, on peut dire que dans le royaume, elles n'existaient pas !" (F. Funck-Brentano, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 189.). L'historien protestant Pierre Chaunu a même écrit : "être français s'est d'abord confondu avec le privilège de vivre protégé sous les fleurs de lys" (P. Chaunu, Le Grand déclassement, à propos d'une commémoration, Robert Laffont, Alençon, 1989, p. 77-78).

 

Ce que fait la république, c'est du tout sécuritaire sans aucune prévention, aucune éducation en amont. Le relativisme laïciste a détruit la défense immunitaire de la nation en favorisant l'intrusion en son sein de son ennemi, si bien que l'on puisse dire, en paraphrasant le poème d'Armand Robin, Le Programme en quelques siècles :

 

Ils ont détruit le catholicisme au nom de la "laïcité" et de la "liberté"

Nous réarmer moralement et spirituellement

... puis ils ont détruit la laïcité :

Nous réarmer moralement et spirituellement
http://www.lavie.fr/religion/islam/manuel-valls-il-faut-montrer-que-l-islam-peut-s-epanouir-en-france-15-06-2015-64170_20.php

http://www.lavie.fr/religion/islam/manuel-valls-il-faut-montrer-que-l-islam-peut-s-epanouir-en-france-15-06-2015-64170_20.php

Le 26 février 2015, invité de RMC-info, Manuel Valls parlait d'un Conseil des ministres "particulier", "car il est rare dans un Conseil des ministres de la république on parle d'une religion". Il déclara : "que demande les imams de France ? Ils demandent tout simplement que l'on forme des imams, que l'on forme des aumôniers, qui parlent français, qui soient français, qui ne viennent pas de l'étranger, qui demandent des financements pour construire des mosquées, qui soient transparents et ne viennent pas de l'étranger."

Nous réarmer moralement et spirituellement

François Hollande déclare la guerre à Daech - l'Etat islamique - à l'extérieur :

Nous réarmer moralement et spirituellement

... puis François Hollande et son gouvernement désarme les Français à l'intérieur :

Nous réarmer moralement et spirituellement

Il faudrait savoir... A quoi jouent-ils ?

 

Ils nous désarment moralement et spirituellement. Nous devons nous réarmer moralement et spirituellement.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:51
Ma réponse à la dernière video des "Brigandes"

Cet article est ma réponse à la dernière video des "Brigandes", intitulée "Radio Brigandes III - Novembre 2015 - Franc-maçonnerie, la blanche et la rouge" (description : "entretien avec Marianne, chanteuse leader des Brigandes, et Antoine, représentant du Comité de Salut Public, sur le thème de la Franc-Maçonnerie et du Christianisme. Interview et révélations d'un franc-maçon chrétien"), dans laquelle les "Brigandes" expliquent d'où viennent leurs critiques radicales contre les Jésuites et l'Eglise de Vatican II : des francs-maçons déistes "chrétiens" (sic). Ce faisant, les "Brigandes" présument (sans le dire) une entrée légitime dans la franc-maçonnerie "traditionnelle" "chrétienne" qui serait la "bonne" franc-maçonnerie pour combattre la mauvaise, "républicaine", athée. La dérive des "Brigandes" est regrettable. Il y avait en effet, à la base, au travers de chansons, un bon fond de combat pour Dieu et la France. Cette dérive et ces accointances maçonniques se retrouve dans les milieux nationalistes, cathos libéraux, identitaires qui grouillent de francs-maçons "chrétiens", "catholiques", en réalité francs-maçonniques ou para-maçonniques. Leur point commun est qu'ils appellent tous à voter dans le cadre des institutions dites "républicaines" (le plus souvent "front national"). C'est-à-dire à alimenter la machine satanique de la Révolution fonctionnant sur le principe du moteur (deux pôles différents, un courant, la haine), et à privatiser le pouvoir entre les mains d'une minorité.

 

Lire: Principe du moteur de la Révolution

La royauté est la république

 

Depuis leur critique radicale des Jésuites venue par la suite, après leur troisième chanson - me semble-t-il - d'apparence catholique, je me doutais sans être certain de qui était derrière ce groupe "les Brigandes", mais au moins, maintenant, c'est clair ! Je les remercie de cet éclaircissement. Cela me permet de supprimer les différents articles que j'ai publiés de ce groupe, présentant leurs videos. C'est en effet une demande de l'Eglise dans une Bulle apostolique - frappée de l'infaillibilité du Pape Clément XII, In Eminenti de 1738, où le Pape Clément XII parle en tant que successeur de Saint Pierre, en vertu de son "plein pouvoir apostolique"-, de ne pas "propager", "entretenir", "recevoir chez soi", "y être inscrits", "entretenir de quelque manière que ce soit" "les dites sociétés de francs-maçons", "et cela sous peine d'excommunication." "Une constitution valable à perpétuité." [1] La Bulle apostolique In Eminenti constitue encore aujourd'hui le droit canonique en vigueur sur la franc-maçonnerie.

 

Le grand argument avancé par "les Brigandes", est celui des francs-maçons eux-mêmes, selon lequel il y a différents courants, différents buts dans la franc-maçonnerie. Or, si la franc-maçonnerie affiche effectivement des différences de courants doctrinaires (loges déistes, loges athées, loges de "droite", loges de "gauche", loges traditionnelles, loges progressistes), il ne faut pas pour autant tomber dans le piège et s'imaginer que toutes ces loges n'ont pas de but commun, une mystique commune. La franc-maçonnerie a qu'un seul but : le renversement de l'alliance du trône et de l'autel ("saine collaboration" entre les deux pouvoirs, expression de Jean-Paul II), et la destruction de l'Eglise. [2]

 

Rappelons - ce qui est condamné par la Bulle In Eminenti -, que les francs-maçons font un pacte couvert du secret, que par ce pacte ils ouvrent des portes à Satan (c'est la raison de la condamnation), et qu'ils sont de plus en nombreux à devoir aujourd'hui consulter des prêtres exorcistes pour être délivrés de troubles divers (vexations, obsessions, et, dans les cas les plus graves, possessions diaboliques). Ces troubles, pour être guéris, nécessitent d'abord une conversion à Jésus-Christ et à son Eglise. Il faut une confession, la récitation d'actes d'abjuration, des prières de délivrance. Et ensuite, il faut une vie quotidienne de prière, chaque jour, en particulier le matin et le soir, où il est bon de répéter régulièrement des actes d'abjuration.

 

La meilleure source pour connaître l'histoire de la franc-maçonnerie révolutionnaire reste après deux siècles un livre dont les informations n'ont jamais été contredites du vivant de l'auteur, qui avait reçu des témoignages et des aveux, ni même après: les Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme de l'abbé Barruel (1797), un jésuite...

Dans cet ouvrage, Barruel nous apprend que tous les Francs-maçons ne sont pas des agents conscients de ce qu'ils font. Il incrimine les arrières-loges dont les initiés supérieurs (grades supérieurs que très peu atteignent) manipulent, à leur insu, l'ensemble des maçons, et où ne se rencontre qu'une même finalité, la destruction de "toute religion", de toute autorité qui ne soit pas maçonnique, la destruction du catholicisme qui, par son clergé, sa hiérarchie et son autorité est la seule institution en mesure de s'opposer à leurs plans, et la construction d'un "régime universel dominateur", leur "république universelle".

 

Lire : Illuminés de Bavière : l'illuminisme au XVIIIe siècle

 

Barruel décrit les moyens de la franc-maçonnerie pour parvenir à ses fins. La méthode franc-maçonnique est un moyen, mettre tout sur le même plan, le relativisme (dénoncé à plusieurs reprises par Benoît XVI) et l'acceptation de ce moyen.

Et dans ce moyen, tous les moyens du mal sont permis et même encouragés. Les francs-maçons sont formatés à prendre pour le bien le mal ou à les mettre sur le même plan en discussion et en "dialogue" (c'est la suppression des 10 Commandements) :

 

"Sous prétexte de découvrir une Religion plus parfaite, il (Weishaupt) leur a persuadé - aux adeptes - que le Christianisme du jour n'est que Superstition & tyrannie. Il leur a soufflé toute sa haine pour les prêtres & pour l'état actuel des Gouvernements. C'en est assez pour l'aider à détruire; il se gardera bien de leur dire ce qu'il veut édifier..." (A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 151).

 

"Si pour détruire tout christianisme, toute religion, nous avons fait semblant d'avoir seuls le vrai Christianisme, seuls la vraie religion; souvenez-vous que la fin sanctifie les moyens, que le sage doit prendre pour le bien tous les moyens du méchant pour le mal. Ceux dont nous avons usé pour vous délivrer, ceux que nous prenons pour délivrer un jour le genre humain de toute religion, ne sont qu'une pieuse fraude que nous nous réservons de dévoiler dans ce grade de Mage ou de Philosophe Illuminé" (A. Barruel, ibid., t. III, p. 264).

 

Or, vous le savez, depuis la Génèse et la tentation d'Eve qui discuta avec le démon au sujet du fruit de l'Arbre, on ne discute pas avec le démon. Plus intelligent, celui-ci nous entraîne dans ses filets, par l'acceptation du moyen du "dialogue". Cette discipline est impérative.

 

Répondons tout de suite ici que si les membres des "Brigandes" demandent de ne pas mettre dans le même panier tous les francs-maçons, ils n''hésitent pas, eux, à utiliser ce procédé s'agissant des Jésuites, en disant "les Jésuites" en général pour dire qu'ils sont tous mauvais...

 

Enfin, si en 1793, la franc-maçonnerie athée, progressiste, a pris le pas et a éliminé les francs-maçons déistes chrétiens, ce n'est aucunement une preuve que la franc-maçonnerie aurait différents buts et que donc il n'y aurait pas de "complot" (sic), ou que ce serait pas aussi évident, etc., comme c'est répété dans la video. C'est précisément parce qu'en 1793, elle n'avait pas plus besoin de ceux-ci et qu'après s'être servi d'eux, elle les a éliminés dans un processus bien défini par l'historien de l'Empire et de la Révolution, Patrice Gueniffey : un processus "radicalisation cumulative du discours" "réside le moteur de l'hubris révolutionnaire qui, d'outrance en surenchère dans la définition des buts et dans les choix des moyens, conduit inexorablement à la violence" (Patrice Gueniffey, Histoires de la Révolution et de l'empire, Tempus, Paris 2011, p. 186). Une fois le nettoyage idéologique réalisé, la franc-maçonnerie s'est auto-dissoute en France (en 1793 en pleine Terreur). Elle a fermé les loges quelques années, afin de revenir quelques années plus tard sous Napoléon Ier, puis sous la Restauration, la Monarchie de Juillet, la Seconde République, le Second empire, la IIIe république, la IVe république, et enfin, la Ve république.

 

Aujourd'hui, la meilleure réponse à faire à la franc-maçonnerie est de lui demander de répondre aux exigences de transparence démocratique en se déclarant devant le Parlement.

 

Lire: Election présidentielle 2017 : Déclaration officielle des lobbys maçonniques

Suisse : Le parlement du Valais envisage d'obliger les francs-maçons à se déclarer devant lui

Notes

 

[1] Les Enseignements originaux des Papes sur la franc-maçonnerie, De 1717 à nos jours, Pierre Tequi éditeur, Saint-Céneré 1998, p. 15-17.

[2] Satan qui travaille derrière la franc-maçonnerie à la ruine de l'Eglise ne parviendra pas à ses fins, car l'Eglise a les promesses d'assistance éternelle de Notre Seigneur Jésus-Christ : "les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle" (Mt, 16, 18); "Et moi, je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde" (Mt, 28, 20.)

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 12:05

Trouvé sur Boulevard Voltaire :

Ces familles qui appellent au boycott de l’hommage national

François Hollande demande aux Français, vendredi, de pavoiser leurs fenêtres. Ces familles endeuillées ne peuvent supporter l’idée que ce soit lui qui pavoise, sans rendre de comptes à personne.

 

Disons-le. On se demandait combien de temps, assommées par le choc, hébétées par le chagrin, les familles des victimes du 13 novembre resteraient silencieuses. Combien de temps le gouvernement pourrait poursuivre ses discours graves et émus en se lavant les mains sans que personne – personne de touché dans sa chair – n’y trouve à redire. Combien de temps il parviendrait à tranquillement prospérer, refleurir, rajeunir même, engrangeant sans vergogne les dividendes électoraux de sa propre impéritie.

Cette fois, c’est fait. Une jeune femme s’est levée. Son frère, François-Xavier Prévost, a été assassiné au Bataclan et elle l’écrit en lettres capitales :

J’APPELLE AU BOYCOTT DE L’HOMMAGE NATIONAL RENDU AUX VICTIMES ET VOUS INVITE A PARTAGER MON STATUT.

Elle égraine, une à une, sans violence ni insultes, mais avec l’inexorable évidence des faits, les raisons pour lesquelles sa famille et elle « refusent cette main tendue par les représentants politiques de la France ».

Parce qu’en France, depuis les attentats de janvier, rien n’a été fait, « 10 mois plus tard, les mêmes hommes sont en mesure de recommencer et de faire cette fois-ci 10 fois plus de morts ». « Parce qu’en France, il est possible d’être en lien avec un réseau terroriste, de voyager en Syrie et de revenir librement », parce qu’en France, les « personnes fichées S […] circulent librement », empruntent les transports en commun, louent des voitures, « travaillent à nos côtés », sans faire l’objet d’aucune obligation de suivi ni de surveillance. Parce qu’avant les événements tragiques du 13 novembre, jamais personne ne s’est posé la question de la « dissolution » des « 89 mosquées recensées comme radicales »

Votre main tendue, votre hommage, nous n’en voulons pas et vous portons comme partie responsables de ce qui arrive ! C’est plus tôt qu’il fallait agir. Les attentats du mois de janvier auraient dû suffire.

termine, implacable, Emmanuelle Prévost.

Comment ne pas la comprendre ? Lorsqu’un lotissement est inondé, on ne poursuit pas seulement l’entrepreneur véreux qui a bâti, mais aussi l’élu local qui, avec une légèreté criminelle, a laissé faire. Lorsqu’un patient meurt sur la table d’opération d’un chirurgien alcoolique notoire, ce n’est pas seulement celui qui tenait le scalpel qui est mis en cause, mais la hiérarchie de l’hôpital qui, bien qu’au courant, n’a pas viré – par insouciance, copinage, démagogie, désorganisation ? – le toubib. Et quelle famille supporterait de voir le maire, le chef de service la serrer avec emportement contre son cœur et plastronner, avec une mine de circonstance, le jour de l’enterrement ?

Alors au-delà des terroristes, qui est responsable ?

Sa déclaration, qui a fait un gigantesque buzz sur Facebook, est reprise désormais par la presse. Déjà, dans Var-Matin, le père d’une autre victime – Aurélie de Peretti – lui emboîte le pas. Jean-Marie de Peretti a fait savoir qu’il ne se rendrait pas à l’hommage auquel il a été convié et dit pourquoi : « L’espace Schengen est devenu une passoire. » « [Il] a laissé passer toutes ces personnes pourtant signalées par le fameux fichier S. »

François Hollande demande aux Français, vendredi, de pavoiser leurs fenêtres. Ces familles endeuillées ne peuvent supporter l’idée que ce soit lui qui pavoise, sans rendre de comptes à personne.

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