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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 16:16

Simone Veil est décédée vendredi 30 juin 2017. Dans une video du 1er juillet, la jeune et talentueuse journaliste indépendante Virginie Vota explique qu'"en novembre 1974, devant l'Assemblée nationale, Simone Veil a souhaité que l'Ivg (interruption volontaire de grossesse ou avortement) soit légalisée 'pour le contrôler', parce qu'il faut 'en dissuader la femme'. Et, cette loi devait être provisoire, elle devait entrer en vigueur de trois à cinq ans maximum, le temps de trouver une autre solution. Simone Veil a dit qu'il fallait 'dissuader la femme d'avorter'. Il fallait la dissuader réellement, c'est ce que Simone Veil pensait."

 

"Elle a également déclaré qu'il était 'inadmissible d'encourager la femme à avorter'. (Ou de l'inciter à avoir recours à ce moyen) Ce sont ses motspoursuit Virginie Vota. Ce moyen (de l'avortement) est une extrême tragédie pour Simone Veil, et elle avait des sanglots et des trémolos dans la voix en demandant la légalisation pour mettre l'IVG sous contrôle.

Quand l'IVG n'était pas légale, cela n'empêchait pas des femmes d'y avoir recours, d'une manière obscure, c'était une véritable boucherie, elles y mouraient pour la plupart.

 

Que s'est-il passé depuis ? Depuis l'IVG est devenu ce que l'on appelle 'un droit', même un 'droit fondamental' : vous pouvez le lire sur le site de la Santé publique ! Tous les liens sont sous cette video".

 

"(Ce qui s'est passé depuis 1975). C'est complètement opposé à la pensée de Simone Veil en 1974. Est-ce que Simone Veil a été interrogée sur la politique mise en place ? Non. Jamais. Regardez bien. Quand elle a donné des entretiens récents c'était sur son passé, sur ce qu'elle a vécu dans les camps. Mais surtout, on ne lui a plus demandé son avis, parce que son avis aurait été très gênant pour la gauche !

 

[...] C'est de la manipulation. Et la gauche fait cela avec tout. Prenez le cas de Voltaire (et des "Lumières". Ndlr.), il a tenu des propos extrêmement dérangeants. Il était antisémite, raciste, xénophobe : tout cela est écarté et excusé. La gauche falsifie la réalité et la remplace par des abstractions idéologiques, qui servent son intérêt, qui servent à justifier ses positions qui sont absolument injustifiables. C'est INJUSTIABLE qu'il y ait 225 000 IVG par an et que l'on parle de 'droit fondamental'. C'est injustifiable. Alors beaucoup dans nos milieux qui sont à juste titre horrifiés par cette IVG, disent c'est la faute de Simone Veil. 'C'est à cause d'elle'. Mais cela n'a rien à voir. Et en plus on se discrédite nous-mêmes en adoptant la position manichéenne de la gauche.. La gauche nous présente une réalité falsifiée par le prisme de sa perception qui est complètement perverse, tordue. Elle prend les propos, les déforme, pour servir ses intérêts. Et tout ce qui ne lui plaît pas, elle le couvre, elle le dissimule, elle prétend que la personne est manipulée.., que c'est une erreur, qu'elle n'avait plus sa présence d'esprit..." (Fin de citation.)

Description de la Video par Virginie Vota :

Mon article sur Simone VEIL : https://www.facebook.com/notes/virgin...

L’article de SLATE : http://www.slate.fr/story/147900/simo...

Les VERITABLES propos de Simone VEIL en 1974 : http://www.huffingtonpost.fr/pascal-b...

Simone Veil reçois les asosciations PRO-VIE : http://www.famillechretienne.fr/polit...

Un article qui confirme mes propos : https://fr.aleteia.org/2017/06/30/ivg...

"La Simone Veil réelle, la gauche n'en a rien à faire parce qu'elle ne sert pas du tout son idéologie.

 

Et ce qu'il y a d'assez rigolo et qui a été exhumé d'elle après sa mort, c'est une photo d'elle défilant à la Manif pour tous. C'est très dérangeant pour la gauche. Je vous laisse lire un article de "Slate" sur le sujet" :

Virginie Vota explique la falsification du réel par la gauche : le cas Simone Veil

Un article de Boulevard Voltaire du 30 juin rapporte la même information : le 14 janvier 2013, l’ancien ministre de la Santé, accompagné de son époux, est descendue saluer les manifestants qui passaient devant son domicile. BFM TV les montre, tous les deux au milieu du cortège, un drapeau de la Manif pour tous à la main. Inutile de préciser que les partisans de la loi Taubira et les lobbies LGBT l’ont accusée de se tromper de combat. Qu’allait-elle faire avec ces réacs et ces fachos ? C’est tout juste s’ils ne lui ont pas appliqué l’excuse de sénilité. Pourtant, à y regarder de près, il n’y a guère de contradiction. Il faut relire le discours qu’elle prononça devant l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974, face à une Assemblée presque exclusivement composée d’hommes. Elle défend, certes, la dépénalisation de l’avortement, mais souligne, à plusieurs reprises, que cet acte n’est pas ordinaire. Elle insiste sur son caractère exceptionnel : « Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » Elle souhaite que ce recours soit contrôlé et qu’on puisse, si possible, « en dissuader la femme ». (SOURCE)

 

"Dissuader la femme" d'avorter. Tel était le voeu de Simone Veil.

 

Dans son discours qu’elle prononça donc devant l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974, Simone Veil demandait qu’un « délai de réflexion de huit jours » soit imposé « pour faire prendre conscience à la femme de ce qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal, mais d’une décision grave qui ne peut être prise sans en avoir pesé les conséquences et qu’il convient d’éviter à tout prix », ajoutant que « personne n’a jamais contesté, et le ministre de la Santé moins que quiconque, que l’avortement soit un échec quand il n’est pas un drame ».

 

Quand, le 26 novembre 2014, l’Assemblée nationale vota une « résolution réaffirmant le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe », elle oublia que Simone Veil avait précisément déclaré à propos de sa loi : « Si elle n’interdit plus, elle ne crée aucun droit à l’avortement. »

 

Au nom de la liberté et de l’égalité, les gouvernements successifs se sont progressivement écartés de ses intentions. La loi de 1982 a introduit le remboursement, celle de 1993 a créé un délit d’entrave à l’IVG, celle de 2001 a porté le délai légal de 10 à 12 semaines de grossesse… Enfin, la loi égalité hommes/femmes de 2014 a supprimé la notion de « situation de détresse » et, en février 2016, le Parlement a étendu le délit d’entrave à Internet.

Virginie Vota a publié hier une nouvelle video dans laquelle elle poursuit sa réflexion sur la "gauche" et en donne une intéressante définition politique, philosophique et idéologique :

"Officiellement, le clivage gauche - droite est né le 11 septembre 1789 sur la question du veto royal à l'Assemblée. Ceux qui étaient partisans pour un veto absolu du roi, donc pour qu'il conserve un maximum de pouvoir, se sont placés à droite du président de l'Assemblée. On les appelait les 'monarchiens'. Ils voulaient une France catholique et monarchique. Ceux qui étaient favorables à un veto dit suspensif, c'est-à-dire pour limiter au maximum les pouvoirs du roi et du pouvoir exécutif se sont placés à gauche du président de l'Assemblée. Et c'est ainsi qu'il y a eu cette division entre d'un côté les partisans de la monarchie, de la France catholique, et de l'autre côté, à gauche, ceux qui voulaient conserver et renforcer les acquis de 'la révolution' et qui deviendront les Jacobins. On les appelle aussi les Sans-culottes, ou 'les révolutionnaires'... Tout est parti de là, parce que la 'Révolution française', a été à l'origine d'une sorte de scission de la France contre le 'pays légal', la 'république', pour reprendre les mots de Charles Maurras, la France étant 'le pays réel'.

 

[...] Dans mes videos, vous vous en doutez, la 'gauche' englobe aussi la 'droite' apocryphe par opposition à la droite authentique dont je vous parle aussi. Cette 'droite' 'Les Républicains', je dis est de gauche. Au plan philosophique, la gauche n'est pas seulement une conviction politique, une opinion politique : cela c'est ce qu'on veut nous faire croire. [...] La gauche découle de la 'Révolution française', et plus précisément des Jacobins, qui voulaient 'régénérer la société'. On retrouve ce mot de régénération de la société absolument partout dans les textes de l'époque. C'est pour cela par exemple qu'il y a eu le massacre des Vendéens, qui eux étaient attachés à l'Ancien Régime, donc un ordre français catholique et qui refusaient cette république régénérée. Et donc ils ont été massacrés parce qu'ils ne pouvaient pas faire partie de cette nouvelle société. On parle - corollaire de cette régénération-, d''homme nouveau'. Pour les révolutionnaires, un 'homme nouveau' c'est l'homme de cette nouvelle société. Il faut comprendre que cette 'révolution française' c'est une perversion du catholicisme. Michelet disait que la révolution n'avait pas instauré de nouvelle religion parce qu'elle était une religion elle-même. Beaucoup d'éléments sont repris du catholicisme, et inversés, ils sont corrompus. La révolution a érigé la nouvelle société comme donnant le bonheur pour tous, et les hommes doivent être parfaitement égaux parce qu'ils forment une grande famille humaine. On parle souvent du Contrat social de Rousseau, qui pense qu'avant les hommes s'entretuaient à l'état sauvage et qu'il fallait qu'en renonçant à leurs libertés naturelles ils s'associent en un corps politique unitaire, en vue de ce qu'il appelle un bien commun' et que chaqun renonce à sa volonté individuelle pour la placer dans la Volonté générale, l'état qui est une personne qui a une autorité morale, juridique, bien supérieure à celle des individus. C'est ce projet qui a inspiré la république issue de la philosophie des 'Lumières'. [...] Et il faut dispenser cette philosophie par le biais de l'éducation. C'est pour cela que l'éducation a été un élément absolument essentiel, c'était une préoccupation centrale pour les révolutionnaires, comme notamment Condorcet, qui voulait écrire des Catéchismes du citoyen..., etc. Et l'homme nouveau, c'est l''homme illuminé', c'est l'homme qui a atteint la majorité, l'homme qui est façonné par cette philosophie des Lumières, et qui utilise son entendement, sa raison individuelle, conformément à ce mode de pensée qui lui a été inculqué. [...] Et la monarchie (et le catholicisme) constitue une entrave, parce que ses valeurs sont complètement opposées.

 

La philosophie des Lumières est héritée notamment de l'anthropocentrisme apparu à la 'Renaissance', et provient lui-même de la gnose et de la kabbale, avec le néo-platonisme. Cette philosophie et cette république, c'est l'avènement de l'homme-dieu. On décapite Louis XVI pour instaurer le règne de l'homme-dieu. C'est ainsi qu'ils veulent abolir tous les peuples, toutes les frontières, toutes les particularités culturelles et même linguistiques, etc. L'homme-dieu c'est l'homme qui est libre de se déterminer lui-même, de suivre sa propre volonté, puisqu'on lui aura inculqué un mode de pensée conforme à cette philosophie de cette nouvelle société, la philosophie des Lumières.

 

Or, on ne peut pas changer la réalité. Matériellement la réalité est ce qu'elle est. La Création de Dieu reste la Création de Dieu. Mais on peut changer notre perception de cette réalité. Et c'est pour cela que la 'révolution française', elle commence avant tout dans les esprits par la philosophie des Lumières et par l'éducation. A ce sujet, je vous renvoie aux travaux de Jean de Viguerie qui a travaillé sur ces questions de l'éducation philosophique pour la formation du citoyen. Le citoyen, c'est la créature de la république : c'est l'autre nom de l''homme nouveau'.

 

Cet homme nouveau n'a plus d'entraves, il n'est pas déterminé par Dieu, c'est-à-dire qu'il peut repousser toutes les limites biologiques... C'est un ordre nouveau qui se met en place a contrario de l'ordre naturel. [...] Ce n'est pas le libre arbitre, c'est la conception de la république des Lumières. Et la gauche reprend tous ces acquis de la révolution. Et c'est pour cela qu'on a aujourd'hui des choses absolument absurdes et non naturelles, parce qu'il n 'y a plus de limites.

 

[...] La gauche prétend qu'il y a une 'liberté de conscience', une 'liberté de penser'. Oui, mais uniquement dans les limites du mode de pensée que vous devez avoir et qu'on vous inculque dès l'enfance par l'éducation nationale, et qui se perpétue encore par les médias. Et c'est pareil pour les partis politiques. Si vous avez bien suivi, on nous donne d'avoir une illusion de choix, de pouvoir choisir entre le PS, les Républicains, République en marche, la gauche, la droite, mais en fait tous ces partis ne sont que des variantes d'une même gauche, des variantes tolérées. Par contre au moment où vous sortez trop du cadre de philosophie des Lumières, du cadre idéologique et religieux de cette gauche, vous devenez 'extrême droite'. C'est l'alarme qui clignote, si vous voulez ! C'est la limite à ne pas franchir, où vous commettez le péché mortel. Voilà de quoi je parle quand je parle de la 'gauche', de cette gauche qui est une perversion de l'ordre naturel."

POUR ALLER PLUS LOIN :

- Qu'est-ce que la gauche ? : https://degauchisezvous.wordpress.com...
- Adrien Abauzit : "Comment peut-on être de gauche ?" : https://www.youtube.com/watch?v=hY204...
- BEAU DE LOMENIE (Emmanuel), Les Responsabilités des dynasties bourgeoises (tome I à 5)
- HECQUARD Maxence, Les fondements philosophiques de la démocratie moderne
- VIGUERIE (DE) Jean, Histoire du citoyen

Sur l'absurdité et l'amoralisme de la démocratie qui "en même temps" (expression fétiche d'Emmanuel Macron) donne des leçons de morale à la terre entière :

 

- Le roi libérateur

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 13:55

Aucun droit à l'avortement n'a jamais été proclamé en France. Pas plus qu'en Europe, puisque la Commission de Strasbourg réaffirmait à l'inverse le 10 décembre dernier que l'IVG ne saurait être un "droit". En 1974 déjà, Simone Veil affirmait la nécessité de ne pas confondre l'avortement, "que la société tolère mais qu'elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager", avec la contraception.

Son discours était limpide: "L'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue." Et sa loi ne devait s'appliquer que pour une durée limitée à cinq ans, le temps de trouver de meilleures solutions.

Comme le rappelait Pascal Bories sur le Huffingtonpost.fr le 1er décembre 2014  : Pour Simone Veil, il n'y a "aucun droit à...
belgicatho.hautetfort.com
 
 
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 09:41

"PMA" : attention à ne pas se faire manipuler comme avec les "manifs pour tous" de 2013... Voici un très bon billet de George Michel pour Boulevard Voltaire. D'un côté on mobilise pour des manifs encadrées sous contrôle, de l'autre on appelle à voter pour les oligarques... :

PMA : Catholiques, en toute chose il faut être cohérent !

En toute chose, il faut être cohérent.

 

Hier, une amie m’informait qu’elle venait de recevoir un mail d’une personne « bien-pensante » de ses connaissances qui l’appelait à se préparer à une nouvelle mobilisation, comparable à celle que nous connûmes en 2013 contre le mariage homosexuel. Probablement un mail du type de celui que reçurent nombre de mes amis le samedi 22 avril matin – alors même que la campagne du premier tour était légalement terminée ! -, appelant à voter François Fillon au nom de la défense des valeurs traditionnelles. Initiative qui, du reste, ne fut pas réitérée le 6 mai matin au profit de Marine Le Pen pour faire barrage à Emmanuel Macron…

 

Eh oui, se préparer à une mobilisation car les choses n’ont pas traîné, comme on pouvait s’en douter : la PMA pour les couples de femmes est dans le tube, si j’ose dire, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ayant rendu, comme chacun sait, son avis – hasard du calendrier sans doute – au lendemain même de la marche des fiertés.

 

Une mobilisation qui me semble pourtant venir après la bataille. Car ce qui est en train de se mettre en place était écrit. Pas dans le ciel mais dans le programme du candidat Macron : « La filiation est toujours un engagement, un statut que l’on endosse en se déclarant parent d’un enfant au regard du droit et en assumant les responsabilités qu’implique ce statut. Elle peut être fondée non seulement sur la procréation, ce qui est le cas le plus fréquent, mais aussi sur l’adoption, et de plus en plus sur l’engendrement avec un tiers donneur (de sperme, d’ovocyte) dans le cadre de la procréation médicalement assistée. Ces trois façons de devenir parents doivent être reconnues à égalité de droit et de dignité. » Au passage, se réfugier derrière l’avis du CCNE, comme on l’entend ces derniers jours, est particulièrement hypocrite puisque tout, je le répète, était écrit dans le programme.

 

J’ai la cruauté de rappeler la position de la candidate Marine Le Pen sur ce sujet : « Interdiction de la GPA et réserver la PMA comme réponse médicale aux problèmes de stérilité. » On ne peut être plus clair.

 

71 % : c’est le score d’Emmanuel Macron chez les catholiques pratiquants réguliers au second tour de la présidentielle, selon un sondage réalisé par l’IFOP pour Le Pèlerin et La Croix. Au premier tour de cette même élection, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan n’avaient obtenu à eux deux que 14 % chez cette même catégorie.

 

Moins statistique, plus anecdotique : je connais un petit village, quelque part en France, où une importante communauté religieuse catholique est implantée. Eh bien, Emmanuel Macron et son clone législatif y ont fait des scores quasi soviétiques…

 

Et ne parlons pas de certains épiscopes qui appelèrent, de façon plus ou moins explicite à « faire barrage » à Marine Le Pen ! « Le 7 mai, quel bulletin de vote ? Pas celui de la peur, de la haine, du rejet, du mensonge, de l’exclusion, du repli : c’est l’opposé de l’Évangile » (Mgr Stenger, évêque de Troyes). « Nous ne pouvons pas considérer comme anodine la présence au second tour d’un parti qui, historiquement, a toujours été porteur d’un discours nationaliste dangereux dont la mise en œuvre serait désastreuse… C’est pourquoi aujourd’hui nous tenons à rappeler ensemble que nous sommes et serons toujours clairement engagés pour que reculent les discriminations, les inégalités, la violence, la xénophobie et toutes les paroles de haine qui fracturent notre société » (déclaration commune des responsables des églises chrétiennes de Lyon, dont SE Mgr Barbarin, cardinal archevêque de Lyon).

 

En toute chose, il faut être cohérent. Espérons que ces clercs auront au moins la décence de rester dans leur sacristie le moment venu. Mieux : dans leurs chapelles privées. Pour ma (petite) part, j’ai fait mon devoir : j’ai voté, tant à la présidentielle qu’aux législatives, pour les candidats opposés à la PMA et à la GPA. Alors, manifester ? La prochaine fois, je crois que j’irai à ma séance de poney aquatique.

 

Source

Dans cet article de décembre 2013, nous écrivions : "Depuis le début, la « Manif pour Tous » sert la soupe à l’UMP…". Extrait : "le lancement d’un nouveau mouvement, appelé 'Sens Commun', destiné à entraîner l’engagement d’un maximum de sympathisants de la 'LMPT' au sein de l’UMP. ... Qu’il s’agisse de Frigide Barjot, de Ludovine de la Rochère ou des fondateurs de 'Sens Commun', tous cherchent à aseptiser la mobilisation contre la dénaturation du mariage et à canaliser le mouvement vers l’UMP. Cette fameuse UMP dont le président, Jean-François Copé avait déclaré 'n’avoir jamais eu d’opposition d’aucune sorte à l’idée de mariage homosexuel' (10 octobre 2013, émission Des paroles et des actes)."

 

Le 15 novembre 2014, candidat à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy avait déclaré à "Sens Commun", émanation de LMPT que la loi Taubira devra être réécrite "de fond en comble" et être abrogée. Les mêmes de LMPT et de Sens commun feignirent alors de s'étonner du revirement de Nicolas Sarkozy dans son livre où il déclarait que son mouvement politique ne reviendrait pas sur la loi du soit-disant "mariage" homosexuel... Les catholiques nationaux libéraux qui avaient été alors persuadés d'avoir remporté la victoire tant attendue "découvrirent" qu'il ne s'agissait que d'un énième jeu de dupes ! Dans un communiqué du 22 novembre 2016, LMPT exprima sa "stupeur devant une telle instabilité dans l'expression des convictions de Nicolas Sarkozy", affirmant qu’il "a congédié ses convictions"...

 

Nicolas Sarkozy dégagé au premier tout de la primaire UMP pour l'élection présidentielle, Sens commun apporta son soutien à François Fillon face à Alain Juppé (Source:  François Fillon estime que Sens commun pourrait participer à son gouvernement, Le Monde, avec AFP | 15.04.2017) et François Fillon fut élu par les adhérents à 66,6% !

 

Par la suite, et après le dégagisme de François Fillon lors de la campagne présidentielle, on a vu "Sens commun" et la fausse droite soutenir le franc-maçon François Baroin ! Pauline Mille pour Reinformation.tv demanda alors dans cet article du 16 mai 2017: "les chrétiens de France sont frappés de schizophrénie ?". Réponse : "On serait tenté de le penser lorsqu’on voit le sort de Sens Commun tour à tour rallié à Sarkozy et Fillon, aujourd’hui fan du franc-maçon François Baroin. Son président Christophe Billan a expliqué à La Vie qu’il se rencontre avec le député maire de Troyes sur la nécessité 'd’assurer le primat de la loi républicaine sur toute loi religieuse'. C’est le vieux laïcisme des Lumières que Jacques Chirac exprimait à sa manière 'Il n’y a rien au-dessus de la loi civile'. Que les représentants d’un catholicisme qui se veut militant se rallient à l’idéologie maçonne en dit long sur le pourrissement de la France par le mondialisme." (Réinformation.tv, "Rupture Marine Le Pen, Dupont-Aignan, Philippot : l’échec de la dédiabolisation")

 

De quelles convictions parlent en effet les LMPT et Sens commun ?

 

De quel sens commun ? De quelles valeurs ?

 

La démocratie n'est-elle pas précisément l'organisation de la politique sur le vide des convictions et des valeurs, sans raison morale ultime, l'espace et le lieu où tout est permis même le viol de la loi naturelle ?...

 

Un peu de cohérence donc s'il vous plaît !

Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.

George Orwell

PMA : Catholiques, en toute chose il faut être cohérent !
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:34

Conférence de Patrick Buisson le mardi 16 mai 2017 au Théâtre Montansier à Versailles. Extrait :

 

"Que s'est-il passé en France le 7 mai 2017 ? Les observateurs ont signalé un vaste mouvement de transhumance qui a affecté plus de vingt millions d'électeurs. Etaient présentes ce jour-là les trois catégories jadis recensées par le regretté Philippe Muray : les matons de panurge destinés à surveiller la chiourme, les mutés de panurge qui constituaient le gros du cheptel, et évidemment la variété urbaine et diplômée de l'espèce, les mutins de panurge, toujours assez tapageurs dans leur déplacement.

 

Les mutins, c'est-à-dire les nouveaux rebelles, et le rebelle est celui qui toujours dit oui. L'homme moderne ne se sent jamais aussi personnel que lorsqu'il fait la même chose que ses voisins. La rébellion n'est plus ce qu'elle était. Un grand écrivain, comme Emil Cioran, l'a pressenti lorsqu'il disait 'pour punir une idée, les dieux la condamnent à enthousiasmer les imbéciles.'

 

Vingt millions de marcheurs le 7 mai. Vingt millions. Ils se sont mis en marche. Vers où, vers quoi ? La question est superflue. Cela n'a aucune espèce d'importance. L'important, c'est le mouvement. En marche, n'est qu'à bien y regarder la déclinaison remise au goût du jour du slogan de François Hollande en 2012 : 'Le changement, c'est maintenant', disait-il.

 

Nous sommes ici au coeur du bougisme. Cette ultime métamorphose de l'idée de progrès. Une idée à bout de souffle, mais qui connaît un nouveau regain à travers le bougisme. C'est-à-dire le règne du mouvement devenu l'essence même de l'existence, l'avènement du changement perpétuel non comme un moyen pour parvenir à sa fin mais comme sa propre fin. Le programme c'est simple, c'est la tribulation, à pieds, en rollers, à trottinette. On ne doit plus parler de foule ni de masse, mais simplement de flux. Voilà ce qu'en disait prophétiquement un grand écrivain, Alexandre Vialatte au début des années 60 : 'L'homme est devenu fluide. Autrefois il fut granuleux, chacun des gras comptait, sa naissance et sa mort s'entourait de mille cérémonies, son mariage faisait mille histoires, on en finissait plus de chanter sur son cercueil. On imaginait pas que le bonheur de la masse fut autre chose que le bonheur de l'individu multiplié par un grand nombre. Nous avons changé tout cela. Il y a maintenant des bonheurs de groupes qui se passent parfaitement de la joie de l'individu. On ne veut plus voir cet homme. On l'enterre au galop, il ne compte plus qu'en masse pâteuse, on le travaille comme les berlingots.' En fait, ce que décrivait Vialatte, l'homme pâteux, c'était le dernier stade avant l'avènement de la société liquide, si bien décrite par le sociologue Zygmunt Bauman. Autrement dit, le règne de l'homme sans consistance, le règne de l'homme sans qualité, le règne de l'homme interchangeable. 'L'individu, disait Maritain avant guerre, c'est la personne dissoute dans la matière'. Nous y sommes. 

Conférence de Patrick Buisson du 16 mai 2017

Alors cette élection, ce flux qui s'est écoulé, il l'a faite sans encombre. Mais quand on regarde les choses de près, on peut faire quelques constats, qui ne sont pas des constats polémiques mais qui relèvent simplement de la politologie et de l'observation.

 

La présidentielle 2017 aura vu le triomphe des médiagogues. Jamais sans doute n'a-t-on pu assister à une telle opération de manipulation politico-médiatique, opération destinée à obtenir le consentement des masses. Pardon, des 'flux'. Pour la première fois, la télégouvernance a monopolisé tous ses moyens au service d'un seul candidat, d'une seule candidature. Pas un seul grand medias, qui n'ait fait peu ou prou allégeance à Emmanuel Macron. Malheur à celui qui ne présentait pas son certificat de conformité à la patrouille des idées légitimes. Quelques rares résistants ont bravé ce couvre-feu de la pensée. Je pense à Régis Debray, Emmanuel Todd, et quelques autres. La vérité est qu'on n'a jamais vu manipulation aussi efficace et à l'arrivée une docilité des masses. Vingt millions qui se sont mis en marche. Les médias ont réussi à travers cette campagne à imposer une nouvelle technologie du pouvoir. 1984, le roman de George Orwell, aura connu là, en France, à l'occasion de cette élection, sa meilleure adaptation sous la forme d'une époustouflante série de télé-réalités, dont nous avons été les otages et les victimes consentantes. Quand je dis nous, c'est une figure de style, vous le comprenez bien.

 

Car si depuis mai 68, les classes dirigeantes se sont employé à délégitimer la représentation transcendante des anciennes figures de l'autorité comme autant de formes surannées du contrôle social. Si elles ont abjuré l'autorité comme principe, elles n'ont pas pour autant renoncer à l'autorité en tant que fonctionnalité, en tant qu'outil indispensable à l'induction du consentement, de l'obéissance, voire de la soumission des gouvernés. La dissolution de l'autorité n'as pas conduit à la liberté mais à une nouvelle forme de domination : la domination par la séduction. C'est évidemment moins douloureux que l'ordre qui vous dégringolait d'en-haut.

 

A l'ère de la communication, ainsi que l'avait pressenti Antonio Gramsci, la relation de domination ne repose plus en effet sur la propriété et les moyens de production, elle dépend de l'aliénation culturelle que le pouvoir est en mesure d'imposer via la représentation de l'événement. Ils appellent cela le 'narratif du réel'. Ce narratif du réel a une fonction, un but. Il détermine ce que l'on doit ou ne doit pas savoir et penser de la réalité, les formes de manipulation et d'assujettissement, plus enveloppantes et plus insidieuses, qui trouvent leur modèle inconscient dans l'emprise maternelle, sont désormais jugées plus performantes et donc préférables aux anciens formes patriarcales de la domination. Avec la télégouvernance, nous sommes passés de l'âge des démagogues à l'ère des médiagogues. Dans l'Antiquité grecque, le démagogue est celui qui flatte et exploite les passions de la plèbe. De Philon d'Argos à Denys de Syracuse, en passant par Pisistrate, le premier geste du démagogue est de procéder au bannissement des oligarques. Le médiagogue, lui, au contraire, est l'agent exécutif de l'oligarchie, son auxiliaire patenté. Là où le premier exploite l'instinct et la flagrance du bon sens, le second instrumentalise l'émotion et les bons sentiments pour tenter d'imposer son point de vue à la majorité. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la machine médiatique afin de produire de l'hébétude et fabriquer du consentement... Alors avec une différence majeure néanmoins avec l'Antiquité grecque. Si l'ancienne tyrannie que Platon décrit dans La République, fait endosser au peuple 'la livrée de la servitude la plus rude et la plus amère', cette tyrannie s'arrêtait néanmoins au seuil de la conscience. Elle était circonscrite à l'asservissement des corps. Il en va autrement avec la dictature molle de la médiacratie, qui au-delà de la régulation des comportements et du contrôle social, vise, cherche à façonner le jugement et prétend à la maîtrise des esprits. Tout le travail des adeptes de l''émancipation' (sic) a été de convertir la transgression permanente de l'héritage en impératif catégorique. Elle aura donc consisté en vingt cinq siècles à troquer les chaînes de l'esclave (l'asservissement physique) contre les ficelles de la marionnette : la maîtrise de la pensée. Saluons comme il se soit ce progrès de la dignité humaine !

 

 

A cette manipulation des esprits, il y avait déjà eu une répétition générale, vous vous en souvenez avec la manifestation du 11 janvier 2015 contre les premiers attentats islamistes. Tout le monde a en mémoire le fameux 'pas d'amalgame'. La plus grande manifestation de contrôle social jamais impulsé par le pouvoir politico-médiatique, afin de dicter aux Français leur conduite et leurs pensées, en s'arrogeant la production de la parole autorisée, la maîtrise du licite et de l'illicite. [...] Tout l'enjeu consiste désormais à créer en politique ce que les publicitaires appellent une lovemark (Le concept de lovemark a été introduit et popularisé par Kevin Roberts responsable de l’agence Saatchi & Saatchi dans son ouvrage éponyme en 2005. Selon l’auteur, une lovemark est une marque qui va au delà d’une relation de fidélité classique et qui génère de l’amour et du respect auprès des consommateurs et acheteurs. Toujours selon l’auteur, cette « relation amoureuse » ou affective est générée par trois composantes essentielles qui sont le mystère, la sensualité et l’intimité. La notion de lovemark ou de love brand a été ensuite reprise et élargie par d’autres auteurs dont l’objectif est le plus souvent de distinguer la notion d’attachement ou de fidélité rationnelle à une marque de celle d’amour ou de passion plus ou moins irraisonnée. Il s’agit alors de montrer comment cet « amour » peut être créé et de démontrer sa « rentabilité » pour la marque. Ndlr.). Une marque qui joue sur les ressorts affectifs et dont les consommateurs citoyens ne peuvent que s'éprendre tellement elle a de qualités...

 

Le phénomène Macron se présente comme un avatar français, une rémanence de l'idée selon laquelle la politique est une opération de séduction des foules sentimentale, qui s'exerce d'abord par le corps, et avec le corps. Son élection est le point d'aboutissement d'un inexorable processus d'abaissement de la chose publique, au terme duquel les politiques ont délibérément renoncé à une stratégie de puissance au profit d'un jeu d'influence, où le pouvoir s'exerce de moins en moins dans l'espace de la souveraineté et de plus en plus dans l'univers de la communication. C'est-à-dire à l'intérieur même, au coeur de la médiasphère.

 

Vous vous êtes sans doute satisfait comme moi que le nouveau président convoque un certain ordre symbolique. Après les deux précédents, cela nous change. Fidèle en cela à l'idée française que le pouvoir s'exerce non pas par délégation mais par incarnation. Toute la question maintenant est de savoir à quoi vont servir le corps politique et le corps mystique d'Emmanuel Macron. De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ?

 

[...] Il a bien une vision de l'homme: pas de racines, ni de lieux comme première composante du lien, pas d'appartenance à subir, le moins de passé possible, l'obsolescence programmée des anciens modes de vie légués au corps social.

Si être c'est habiter, habiter un lieu, un corps, une nature, une culture, une histoire, alors l'homo œconomicus cher à macron est un dés-habitant, un homme engagé dans un processus de mutabilité perpétuel de destruction créatrice, aux mains de Schumpeter et de démiurgisme technologique. Ce dés-habitant a néanmoins une adresse, on la connaît : Silicon Valley, Californie, USA.

 

Macron n'est pas le remède à la crise de la société française, il en est le symptôme. Il est la figure la plus aboutie et la plus chatoyante de la déliaison libérale, qui ne veut connaître que des hommes détachés, délestés, désaffiliés, désinstitués de toute appartenance et de toute obligation communautaire, et par-là même soustraits au sacré, la religion étant vous le savez étymologiquement religare, ce qui relie, ce qui relie l'homme au monde, à lui-même, aux autres, à ce qui est vrai, réel, permanent, durable, non fluctuant, non flexible, non mobile, chargé de sens, en un mot : l'être.

 

Face à lui, face à ce trou noir tapageur et désormais tentaculaire, les populismes de Le Pen et Mélenchon exprimait confusément, maladroitement, et parfois lamentablement, il faut bien le dire, la nostalgie des appartenances communautaires et des solidarités perdues. [...] En niant l'existence d'une culture française, Emmanuel Macron s'est posé en chef de file de ce que le philosophe allemand Peter Sloterdijk appelle la génération anti-généalogique, la génération de la modernité. [...] Avec Macron, c'est ce nouveau monde qui est entré à l'Elysée.

 

Ce monde, c'est aussi celui de l'économisme, c'est-dire le monde où l'économie commande l'organisation de la société, ou l'idée qui vient du monde anglo-saxon qui veut que l'économie fasse à elle seule société. Le parti de l'économie est le parti des révolutionnaires au sens où l'entendait Gorge Bernanos quand il définissait la dictature de l'économique comme la forme bourgeoise de la Révolution. En dépit de sa prétention à la scientificité, à se substituer à tous les autres savoirs (sociologie, histoire, anthropologie), en dépit des faits qui ridiculisent régulièrement les prédictions de ses prétendus 'experts', cette croyance - car c'en est une - a répandu l'illusion partagée à la fois par les marxistes et par les libéraux. A la vérité, l'économisme est la nouvelle religion moderne, celle qui aspire à combler notre soif d'infini, par la promesse d'un développement durable et illimité. Les mots même de l'économie ont insidieusement colonisé notre vocabulaire usuel (gérer, investir, plus-value, challenge)... Je ne dis pas que ce n'est pas important, je dis que ce ne sont pas les ressorts du vote. La bataille des chiffres s'est substituée à la bataille des idées. [...] D'où ces illuminés de l'économisme, un dogmatisme, un fanatisme volontiers allumeur de bûchers, qui s'emploie à subvertir le champ politique, afin d'en chasser toutes les visions non utilitaristes du monde, et de la vie en société. [...] Cette belle mécanique s'est enrayée avec la crise financière de 2008, lorsque le règne de l'économie a révélé ses limites. La crise de 2008 a en effet fait apparaître la faiblesse de l'anthropologie matérialiste qui veut que les êtres humains se comportent comme des êtres rationnels, des individus calculateurs exclusivement investis dans la poursuite de leurs intérêts matériels immédiats et en concurrence sauvage les uns avec les autres, dans la recherche du profit maximal. Avoir plus pour être plus. La quête de ce Graal désespérant a perdu une partie de son attrait. L'économisme est progressivement apparu pour ce qu'il était : le parti de l'uni-dimensionalité, le parti des grandes surfaces, qui ignore toute profondeur et toute transcendance, et inspire à substituer à tout ce qui propose un salut hors de l'économie (religion ou politique) la seule vérité de l'économie. [...] Qui peut douter aujourd'hui que la sosiété de consommation n'est rien d'autre qu'une société de consom-nations. L'homme réduit à l'économie réduit sa nation à une grande surface qui fait des soldes ou du crédit. Qui peut croire que l'identité d'un pays se ramène à son PIB et que la croissance peut opérer le réenchantement du monde ?

 

Depuis la fin des années 90, la montée en puissance de l'abstention et du vote populiste dans tous les pays anciennement  industrialisés martèle partout le même message, à savoir que la société de la consommation et de l'avoir n'est pas seulement la société du mal-être mais aussi la société qui est celle du manque à être.

 

 

[...] Nos sociétés marquées par l'idée de progrès font parfois une certaine référence à Dieu, mais jamais au diable. L'idée de péché originel est sans doute l'idée la moins acceptable aux yeux des modernes et de nos contemporains. Or le péché originel du progrès c'est de ne pas croire au péché originel. Et il s'agit bien là de la dérive qui a affecté la droite de gouvernement depuis des décennies, et du moment où le parti du mouvement auquel la gauche était depuis un siècle identifié, l'éloge mécanique du progrès et de la modernité (interdiction de regarder en arrière) se trouve frappé d'obsolescence, moment où la croyance religieuse en la rédemption par la technique, cette domination de l'esprit par ce dont l'esprit est absent, selon la merveilleuse définition de Carl Schmitt, se heurte à un scepticisme croyance.

 

C'est ce moment-là que choisit une partie de la droite dans le sillage de l'hyperclasse mondialisée pour reprendre à son profit le thème du changement, illustrant le tableau clinique que brossait déjà Mark Twain à la fin du XIXe siècle : 'Les gens de gauche inventent des idées nouvelles, quand elles sont usées, la droite les adopte !' Ce que Chesterton avait résumé par un trait encore plus fulgurant : 'Le monde est divisé entre conservateurs et progressistes. L'affaire des progressistes est de continuer à faire des erreurs, l'affaire des conservateurs est d'éviter que les erreurs ne soient encore réalisées.'

 

[...] L'invention du 'progrès' au XVIIIe siècle a fait de deux hérésies chrétiennes deux idéologies séculières. Elles ont dominé le monde pendant près de deux siècles. Première hérésie : le pélagianisme, qui rend l'homme totalement libre de faire son salut par lui-même, sans intervention de Dieu. Le véritable inspirateur de l'homme macronien, l'homme auto-entrepreneur de son salut), ce n'est ni Luther ni Calvin, c'est le moine Pélage qui vécut au IVe siècle. L'autre hérésie est le calvinisme qui lui, fait dépendre le salut de la seule grâce de Dieu, sans intervention de la liberté humaine. D'un côté plus loin dans la liberté de l'homme, de l'autre plus loin dans la toute puissance de Dieu. Ainsi, deux erreurs ont fait deux progrès : l'amour de l'homme jusqu'à la mort de Dieu (progrès marxiste), l'obéissance à Dieu jusqu'au refus du libre arbitre (progrès capitaliste). Ces deux idées-là du progrès sont mortes, ou agonisantes. Et avec elles, la religion du progrès, qui constitua également la matrice de tous les systèmes totalitaire du XXe siècle.

 

Emmanuel Macron, le candidat pro business, le candidat geek des technologies de pointe, porteur d'une promesse d'un paradis de prospérité et de croissance économique, pourvoyeuse de confort et de vie heureuse (les 'jeunes vieux' dont je parlais tout à l'heure), à peine entré en fonction, il a déjà une utopie de retard. Ces gens-là aiment se présenter comme la jeunesse du monde alors qu'il ne sont que la vieillesse de l'homme. Il a une utopie de retard car la promesse fondatrice du progrès, l'assurance absolue d'une amélioration, inéluctable, générale et universelle, cette promesse ne fait plus recette parce qu'elle a failli sur la question du bonheur.

 

L'indicateur de cet échec, on le trouve dans la croissance exponentielle de la production, de la consommation et du trafic de la drogue à l'échelle de la planète. Le chiffre d'affaires mondial du trafic des stupéfiants, faut-il le rappeler, n'est dépassé que par le commerce de l'alimentation et celui du pétrole. Il se situe devant celui des médicaments. L'explosion du trafic de la drogue au coeur du village global, au coeur du village planétaire procède du principe fondateur de la modernité : la déception, l'attente toujours insatisfaite de plaisirs croissants, immédiats, l'incompréhension et le rejet de la nature humaine lorsqu'elle amène le vieillissement et l'affaiblissement du corps. En cela, il exprime le décalage entre le bonheur promis et le bonheur réel dans nos sociétés... Comme l'écrit Pierre de La Coste, dans le livre 'L'Apocalypse du Progrès', 'le progrès est en lui-même un crack, mélange d'addictifs d'héroïne individualiste et de cocaïne déterministe qui fait de l'homme un dieu.' Ajoutons pour compléter ce bilan que la France compte aujourd'hui six millions, soit 10% de la population, de consommateurs d'anti-dépresseurs et d'anxiolytiques et qu'elle détient le record mondial de consommation de médicaments psychotropes avec 65 millions de boîtes vendues par an (une par habitant).

 

La promesse du progrès et la dictature du bonheur qui l'a suivait comme un ciel de traîne auront été le paradis artificiel par excellence du demi-siècle qui vient de s'écouler. Erigée en impératif catégorique, l'injonction au bonheur a amplifié le désarroi de ses victimes et transformé l'hédonisme en pensum. Voilà comment nos sociétés, comme le dit Pascal BRUCKNER, sont 'les premières de l'histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux'.

 

Socialisme et capitalisme, ces 'deux idées chrétiennes devenues folles' (Chesterton) sont en train d'achever leurs courses : le mystère chrétien est disponible pour une autre aventure de l'esprit. Toute la question est de savoir maintenant laquelle."

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 12:30
Beata Szydlo : est-ce que nous voulons des responsables politiques qui prétendent que nous devons nous habituer à ces attaques ?

La Pologne résiste. Beata Szydlo, Premier ministre de Pologne, à la Diète, après l’attentat de Manchester qui a fait 22 morts en Angleterre :

La Pologne ne cédera pas à aucun chantage de la part de l’Union Européenne. Nous n’allons pas participer à la folie de l’élite de Bruxelles. Nous voulons aider les gens, pas les élites politiques. J’ai le courage de dire, j’ai le courage de demander à toutes les élites politiques européennes : où allez-vous ? Où vas-tu, Europe ? Relève-toi de tes agenouillements, sors de ta léthargie, ou bien tu pleureras tes enfants tous les jours. Si vous ne voyez pas cela, si vous ne voyez pas que le danger terroriste aujourd’hui est un fait qui peut frapper tout pays d’Europe, et si vous pensez que la Pologne ne devrait pas se défendre elle-même, vous êtes main dans la mains avec ceux qui pointent cette arme contre l’Europe, contre nous tous. Et il faut le dire clairement et sans détour : c’est une attaque contre l’Europe, contre notre culture, contre notre tradition. Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Ça c’est une bonne question. Parce que nous tous dans cet hémicycle devons répondre à cette question, mais aussi tous les gens en Europe doivent répondre à la question : est-ce que nous voulons des responsables politiques qui prétendent que nous devons nous habituer à ces attaques et qui décrivent les attaques terroristes comme des « incidents », ou est-ce que nous voulons des responsables politiques forts capables de voir le danger et de le combattre de façon efficace ?

Beata Szydlo, Premier ministre de Pologne, à la Diète, après l’attentat de Manchester

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 14:23
L'art français n'existe pas ? Petite video dédiée au roi de l'absurde

Emmanuel Macron, roi de l'absurde, avait déclaré qu'il n'y avait "pas une culture française" et qu'il n'avait "jamais vu" l'art français. Cette petite video lui est dédiée :

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:33
Draža Mihailović (1943)

Draža Mihailović (1943)

Il y a quelques jours après 5 ans de procédure entamée par son arrière-petite-fille, la cour de justice de Valjevo a réhabilité officiellement le commandant d'une unité tchetnik de montagne, le royaliste Nikola Kalabic, probablement exécuté en janvier 1946 par les communistes de Tito. Après un long débat de 2 ans au parlement sur le projet de loi de réhabilitation des anciens résistants royalistes, commencé en 2004 sous l’impulsion du leader monarchiste Vuk Drašković et dont les derniers articles ont été adoptés officiellement en 2011, plus de 700 tchetniks ont fait l'objet d'une réhabilitation officielle par des cours de justices de Serbie.

 

Ces "membres d'une compagnie militaire" ou "combattants armés" avaient été réunis sous le drapeau de la royauté par le colonel Dragoljub (dit Draža) Mihailović au lendemain de l'invasion nazie, en avril 1941. Les allemands n’avaient que peu apprécié ce coup d'état qui avait fait rompre le pacte de collaboration germano-yougoslave et conforté les droits du jeune roi Pierre II Karađorđević., à peine âgé de 11 ans. Mihailović et plusieurs ex-officiers de l'armée royale avaient alors efficacement constitué de petits groupes de royalistes armés, l'Armée yougoslave de la patrie composée de 46000 hommes, harcelant quotidiennement les troupes du chancelier Hitler. Ce dernier avait d’ailleurs rapidement mis sa tête à prix pour 100 000 reichsmarks chacun. Avec la petite rébellion communiste du Conseil antifasciste de Libération nationale de Yougoslavie dirigé par Joseph Tito, Mihailović passe un accord en octobre 1941. Mais des dissensions éclatent rapidement entre les deux hommes quant aux actions à mener contre la Wehrmacht. Tito ignore les ordres qui lui sont donnés. En représailles, les nazis massacreront et exécuteront sommairement 7 000 habitants de Valjevo et des environs. Furieux, Mihailović rompt avec Tito; les deux groupes seront désormais des ennemis irréconciliables.

Mihailović était un piètre politique et n'exercera tout au long de son combat qu'une autorité minime sur ses troupes. Certains groupes n'hésitant à passer des accords avec les fascistes dans les montagnes noires du Monténégro, les Croates oustachis et autres bosniaques SS quand ce ne furent pas avec les nazis eux-mêmes (comme Nikola Kalabic en 1943 ou Konstantin Milovanović Pećanac qui mettra finalement ses hommes au service du régime de collaboration de l'ancien ministre de la guerre, Milan Nedić) afin de combattre conjointement les partisans communistes de Joseph Tito.

 

A l'extérieur, ils reçoivent très peu d'aide des britanniques et les actions du gouvernement royal en exil ont très peu d'effet sur le premier ministre Winston Churchill qui répond plus facilement aux demandes du dirigeant soviétique Staline. Les anglais n'hésitant pas à s'attribuer pour la gloire de l'empire britannique des faits d'armes des royalistes serbes. Et bien qu'il soit nommé ministre de la guerre en janvier 1942 par le roi Pierre II, Mihailović est progressivement abandonné par les alliés qui ont choisi finalement de soutenir les communistes de Tito dont le Foreign Office a déjà compris qu'il pouvait être un grain de sable, à court terme, dans l'appareil soviétique. Les multiples actions de sabotages et destruction de convois militaires nazis par les tchetniks empêcheront l'acheminement d'armement aux troupes de l'Afrika Korps, en Afrique du Nord, et permettront la réussite de l'Opération Torch décidée par les Alliés. Mihailović reçoit le soutien appuyé du général Charles de Gaulle qui réclame à Churchill que ce dernier accentue l'aide aux royalistes mais le Foreign Office (qui décidément n'aimait pas cette "Jeanne d'Arc", comme le surnommait Churchill) manœuvre en coulisse et inonde le bureau du Premier ministre de fausses dépêches montrant une collusion entre les tchetniks et les nazis (oubliant de mentionner certaines actions communes des titistes avec les oustachis). Fin 1943, tout est bouclé. La défaite des allemands à Stalingrad vient de changer le cours de la seconde guerre mondiale et Churchill (comme le président américain Franklin Delano Roosevelt) a décidé du futur destin du royaume Yougoslave. Il tente même d’empêcher le roi Pierre II, assez agacé par le double-jeu des britanniques qui épient le moindre de ses gestes et pensent déjà à ne pas reconstituer la Yougoslavie du traité de Versailles, de se faire parachuter au milieu de ses troupes avant de le pousser à renoncer à son audacieux projet.

 

En juin 1944, à la demande expresse de Londres, le roi Pierre II relève à contrecœur Mihailović de sa fonction de ministre de la Guerre, puis le destitue en août suivant de son titre de commandant en chef des armées, nommant ...Tito à sa place. Seuls face aux communistes qui ont désormais l'avantage du terrain, les royalistes serbes doivent quitter le royaume, défaits ou massacrés par les Oustachis croates. Pourtant un mois plus tard, 500 pilotes alliés abattus sur le sol yougoslave (Opération Halyard) devront encore leurs vies aux royalistes serbes. Et si Pierre II accepte malgré lui l’accord de formation d’un gouvernement royal pro titiste et la constitution d’une régence avant que le système de gouvernement ne soit soumis à référendum, il ne comprend pas tout de suite qu’il a été berné par le Premier ministre Churchill. Tito se refusera à tout contact direct avec le roi des Yougoslaves, le conseil de régence ne devant avoir aucun pouvoir réel.

 

La fin de la guerre se profile. Tito qui promet l'amnistie aux tchetniks en profite pour faire arrêter, juger sans preuves formelles et faire exécuter les officiers de l'armée royale avant d'abolir la monarchie et mettre fin au royaume yougoslave (Kraljevina Jugoslavija) le 29 novembre 1945 (Pierre II s’exilera aux Etats-Unis où il y meurt en 1970). Les Partisans pourchassent les royalistes, les abattants inlassablement dans une vaste quête de revanche. Draža Mihailović sera arrêté le 12 mars 1946 après des mois de traque dans les montagnes bosniaques. Après un procès d'un mois, accusé d'être un criminel de guerre et reconnu coupable, il est fusillé le 17 juillet 1946. Il n'avait que 53 ans.

 

La guerre aura coûté la vie à plus de 166000 royalistes dont 140 000 uniquement dus aux combats contre les communistes ou morts dans les camps de déportations créés à cet effet par le régime titiste. Après la seconde guerre mondiale, des maquis royalistes subsistèrent jusqu’en 1957. Vladimir Šipčić avait vu la totale destruction de son bataillon et avec ses deux derniers hommes continuèrent des actions de sabotage au nom du roi Pierre II. Officiellement tué par les communistes, son corps n’a jamais été montré et diverses thèses ont affirmé que « Vlado », devenu un héros populaire, s’était réfugié en Amérique du Sud. Le mystère demeure encore à ce sujet.

 

Avec la chute du régime communiste, le mouvement monarchiste du Renouveau Serbe (SPO) va tenir le rôle de premier opposant au régime socialiste de Slobodan Milošević durant une décennie. Parmi ses cadres, le petit-fils de Draža Mihailović, Vojislav. Ce dernier maire de Belgrade (1999-2000) et éphémère Président de Serbie en 2004 entame alors une longue procédure de réhabilitation de son grand-père en 2006. Il a alors rompu avec le SPO et fondé un autre mouvement monarchiste, le Mouvement démocratique serbe du renouveau (2005) et dont l’existence ne dépassera pas les 5 ans. Bien que sa figure divise encore les serbes, il faudra attendre 2015 à son petit-fils pour que la cour de justice de Belgrade ne décide de réhabiliter (non sans controverses) l’ancien chef de guerre royaliste aux côtés de 13 autres tchetniks. Une victoire qui allait être le prélude à des centaines d’autres par la suite. La Serbie redécouvrait son histoire, celle des héros à la résistance au nazisme que les soviétiques avaient contribué durant un demi-siècle à grimer en collaborateurs (un point de vue que l’on retrouve allègrement dans le film de 1978 intitulé les « Canons de Navarone »).

 

Aujourd’hui de nombreux films historiques basés sur leurs faits d’armes, parfois bien romancés, ont été depuis retransmis sur les ondes de la télévision serbe et les groupes nationalistes ou paramilitaires serbes (comme celui du royaliste Vojislav Šešelj, leader du Parti radical serbe et accusé d’avoir orchestré une purification ethnique durant la guerre civile de 1991 à 1995) ont encouragé le gouvernement à procéder à des réhabilitations de masse, prônant le retour à la doctrine des tchetniks tout en chantant leurs exploits lors de manifestations d’hommages organisées en leur honneur, bannière noire flottant dans les vents, ornée d’une tête de mort et de deux humérus entrecroisés sur laquelle reposait cette devise : « La liberté ou la mort» .

 

Le 26 mai 2013, la république de Serbie enterre lors de funérailles nationales publiques le roi Pierre II dont le corps a été rapatrié. La chapelle royale d'Oplenac se couvre de chants orthodoxes, tout l'appareil d'état accompagné des membres de la famille royale de Serbie assistent à l'office qui rend hommage au souverain destitué. A l'extérieur, les royalistes s'agenouillent. Les tchetniks venaient de prendre leur revanche sur l'histoire. Le roi était enfin de retour.

 

Frederic de Natal

Draža Mihailović (1943)

Draža Mihailović (1943)

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 12:12

Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Evangile selon S. Matthieu, 10:16

Pour gagner la bataille métaphysique et symbolique face à un croyant de la foi dans le néant, il faut être un saint. Et sinon, du moins, faut-il avoir une connaissance claire des techniques de communication qu'il emploie, afin de ne pas tomber dans les pièges grossiers tendus et perdre la bataille de l'image.

 

Ainsi, à propos du départ de la politique de Marion Maréchal Le Pen, nous avions pensé que "dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi. Dans ce débat de l'entre-deux tours, il fallait simplement dérouler l'argumentaire logique, exposer le programme, être dans le positif sans chercher à s'opposer ou à contrer le vide argumentaire de Macron : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité. Macron manquait d'oxygène, Marine Le Pen le lui a apporté." De ce point de vue, par l'aspect lisse, consensuel, positif et enthousiaste de son discours, Marion Maréchal Le Pen eut fait une candidate beaucoup plus efficace.

 

Symétriquement, nous avons vu que même s'il commence à entrevoir un manque au fondement ultime de la politique... (" la démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même… il y a un processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi". Entretien à Valeurs actuelles, 8 juillet 2015), c'est Emmanuel Macron, gourou de la foi dans le néant, capable de dire tout et son contraire, qui a employé le langage positif, et a réussi à vendre sa camelote. Le 8 mai, au lendemain de l'élection, nous écrivions que sa victoire était "la victoire d'un technicien de la communication sur la sincérité, la victoire du vide et du mensonge sur la vérité."

 

Il y a deux jours, nous avons découvert la video suivante de Charles Robin, un youtubeur venu de l'extrême-gauche mais qui a parfaitement compris la "totale connivence entre la droite et de la gauche, qui est une véritable connivence philosophique, puisque la gauche et la droite ne sont que les deux faces complémentaires d'une même logique, la logique libérale qui a contaminé tout l'Occident" [1]. Le terme de "logique libérale" est un oxymore : la logique n'est pas libérale et l'illogisme, l'absurdité même est le moyen et le fondement ultime de la démocratie libérale dont le processus aboutit à l'abolition de l'homme. C'est la raison pour laquelle nous parlons plutôt de "méta-hérésie" qui a envahi toute la vie sociale et religieuse, et qui donne à l'homme la faculté de définir le bien et le mal selon l'idée qu'il s'en fait comme si Dieu n'existait pas, comme si la vérité n'existait pas, c'est-à-dire comme s'il n'y avait pas de norme morale supérieure universelle.

 

Charles Robin voit également dans la victoire d'Emmanuel Macron le résultat d'une "technique de communication". Il explique un phénomène qui a été "effleuré mais sans jamais être parfaitement analysé dans les médias, ... quelque chose que l'on a un peu sous-évalué, qui est sa technique de communication... Et lorsqu'on l'écoute bien, on s'aperçoit que toute la communication de Macron est basée sur le langage positif, sur la communication positive. C'est-à-dire que contrairement aux autres candidats, il ne va jamais être dans l'attaque, dans l'hostilité de ses opposants, il va toujours trouver le moyen d'avoir un langage fédérateur, un langage positif. Et cela, c'est quelque chose d'extrêmement efficace.

 

Alors, cela a été beaucoup reproché à Marine Le Pen d'avoir été durant ce débat très offensive, très agressive, tandis que Macron, lui, est resté dans une attitude positive et fédératrice. Cela explique en grande partie l'attraction, la séduction qu'il a réussi à opérer sur tout le paysage politique, y compris chez ceux qui le critiquaient la veille et qui se sont ralliés à lui. Et on ne peut pas s'empêcher de voir en Macron une sorte de sorcier, une sorte d'ensorceleur, parce qu'il a réussi à envoûter les gens. Le terme n'est pas excessif. D'ailleurs quand il allait faire les visites d'usine où il était accueilli et reçu par des insultes (comme à Whirlpool. NdCR.), il allait quand même parlé aux ouvriers, et par son langage positif il arrivait malgré tout à apaiser les tensions et presque à se faire respecter. Donc c'est quelque chose quand même d'assez puissant, et on peut lui reconnaître cette habileté."

 

"Et d'ailleurs, ajoute Charles Robin, cela m'a été confirmé parce que le dimanche 7 mai, au soir, à l'annonce des résultats, j'ai passé une partie de ma soirée dans un rassemblement de macroniens. Et j'ai parlé avec un jeune homme qui s'occupait de la communication numérique de Macron, dans ma région. Et il m'a dit : 'effectivement, on était les seuls à envisager la campagne et la conquête du pouvoir dans une attitude positive.' Et c'est cela qui a fait la différence.

 

Cela ne m'étonnerait pas que Macron ait étudié ce que l'on appelle la PNL, la programmation neuro-linguistique. C'est un mot un petit peu barbare, mais assez simple finalement à comprendre, c'est l'art de la communication positive. Et on apprend beaucoup cela dans les études de commerce, dans l'apprentissage des techniques de vente... On nous explique que pour faire consentir le client, pour le faire adhérer au produit qu'on lui propose, il faut peser chacun de ses mots et n'employer que le langage positif:

 

'On apprend vraiment l'art de la négociation, on est amené aussi beaucoup aussi et cela c'est aussi heureusement ou malheureusement utile en politique, communiquer, c'est-à-dire à raconter des histoires, raconter une histoire. Donc on y apprend d'une certaine façon aussi des techniques de... pas de manipulation de l'opinion,... mais un petit peu'. (François Henrot, Directeur à la banque Rothschild)

 

"Par exemple, continue Charles Robin, on va éviter les tournures de phrases négatives, on va éviter d'employer des mots qui ont une connotation négative et qui risquent de produire un blocage mental, un blocage psychologique. Cela c'est une technique vielle comme le monde, mais qui fonctionne. Et pour certains, la PNL c'est la forme contemporaine de la magie." (Fin de citation)

 

La video de Charles Robin :

Notes

 

[1] S'il y a effectivement une totale connivence philosophique entre la gauche et la droite (la foi dans une politique sans raison morale ultime), il faut préciser néanmoins qu'il existe une "droite hors les murs" qui précisément n'a pas la foi dans le néant héritée de 1789, c'est la droite légitimiste, une droite qui reconnaît qu'il y a un ordre moral supérieur ultime qu'il s'agit de découvrir et de respecter, condition de la liberté politique... (Cf. Aussi : Antigone contre Créon).

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 16:56
Créer une symbolique assez puissante pour contrer l'égrégore mondialiste

Il s'agit là du seul programme capable de redonner la France aux Français (et il n'a pas besoin d'être détaillé pour emporter l'adhésion). Julien Rochedy a publié un tweet hier qui dit tout de ce qu'il ne faut plus faire : "On ne gagnera jamais contre le projet de l'open-society des Macron and cie avec un projet purement populiste nourri au ressentiment."

 

En réponse Estelle Arbogast a justement twitté : "C'est l'erreur de MLP de n'avoir fait qu'une campagne d'antagonisme alors que Trump par ex lui faisait rêver les USA."

 

C'est aussi notre point de vue lorsque nous écrivions il y a quelques jours, à propos du départ de la politique de Marion Maréchal Le Pen : "Dès le départ il eut fallu axer la campagne sur la culture et l'éducation, nos racines chrétiennes en faisant partie. [...] Dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi.

Dans ce débat de l'entre-deux tours, il fallait simplement dérouler l'argumentaire logique, exposer le programme, être dans le positif sans chercher à s'opposer ou à contrer le vide argumentaire de Macron : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité."

Créer une symbolique assez puissante pour contrer l'égrégore mondialiste

Sources: https://twitter.com/JRochedy/status/864406454765223936

https://twitter.com/ArbogastEstelle/status/864409938445074436

 

Notre monde à nous est beau, le leur est laid. "La beauté sauvera le monde" (Fédor Dostoievski).

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 09:56

L'association "Alliance Vita Solidaires des plus fragiles" alerte sur les menaces qui pèsent sur la vie, à présent qu'Emmanuel Macron est élu. Extrait du communiqué du 11 mai 2017 :

 

À sa façon de traiter les questions de société, Emmanuel Macron pourrait ressembler au candidat Hollande de 2012, même si nous ignorons le calendrier des réformes qui menacent. Nous en avons alerté fortement les Français, notamment en publiant nos baromètres bioéthiques pendant la campagne :

  • Son soutien affiché à la procréation artificielle "sans père" pour les femmes célibataires ou homosexuelles sans problème d’infertilité ;

  • Sa tolérance accrue à la gestation pour autrui (GPA), au travers de la facilitation de la reconnaissance des enfants conçus à l’étranger par l’état civil français ;

  • Son discours ambigu sur la fin de vie ;

  • Ses positions libertaires sur l’avortement.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:10
Catholique ? Impossible de voter Fillon !

Benoit XVI, dans Sacramentum Caritatis, rappelle, au point 83 « […] le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. »

 

Qu’ajouter de plus ? Ces points non négociables étaient déjà énoncés pour qui veut les chercher dans de nombreux textes papaux, que ce soit chez Paul VI, Jean-Paul II ou bien Pie XII, pour ne citer qu’eux.

 

Or, qu’avons-nous ici ? Un candidat qui, au nom du « progrès », refuse de revenir sur la recherche embryonnaire et rappelle avoir toujours été fer de lance de ce « progrès ». Un candidat qui refuse de revenir sur le mariage homosexuel (l’argument du changement des conséquences sur la filiation est un leurre : le principe d’égalité devant la loi fera sauter la filiation simple). Un candidat qui s’affirme être à titre personnel contre l’avortement mais refuse la moindre modification de la loi.

Un candidat très timide sur le délit d’entrave à l’IVG : « Si les sites sont en contradiction avec les lois républicaines, ils doivent être interdits. »

 

En somme, un candidat qui va à l’encontre de tout ce en quoi les catholiques croient.

Mais alors, comment se fait-il que des groupes comme Sens commun et le PCD soient ralliés à François Fillon, ainsi qu’un nombre important de catholiques ?

Cela s’explique par le leurre économique. L’économie est devenue, dans notre société consumériste, l’alpha et l’oméga de la politique française. Chaque personne, chaque électeur n’est plus qu’un maillon au service de l’économie française. Plus personne n’a de place particulière, chacun est remplaçable. Il est temps de remettre cet outil à sa place. Parce que c’est bien un outil, pas une finalité. La finalité, c’est le bien commun.

Source: Catholique ? Impossible de voter Fillon ! , Boulevard Voltaire, 4 avril 2017

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis du pape Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux diacres aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs sur l'eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l'église, # 83. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 22 février 2007, fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:37

Les Francophobes n'aiment ni la France ni les Français

Rare journaliste à décrire et expliquer le Réel, Ivan Roufiol sur son blog Le Figaro explique la haine des « francophobes », dont Emmanuel Macron, suite à son discours à Marseille, est devenu l'emblème. Les francophobes prêchent la bienveillance envers les autres nationalités qu'ils égrènent et différencient mais la haine envers les Français assimilateurs qui ne différencient pas.

Les francophobes sont les héritiers du colonialisme anglo-saxon, tandis que les assimilateurs sont proprement des héritiers du modèle français qui depuis toujours s'est opposé au colonialisme agressif anglo-saxon.

La civilisation espagnole a écrasé l’indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri.

Francis Parkman (1823-1893), historien américain

Ainsi, l'historien Jean-Marc Soyez (1927-2008), dans Historama (juin 1984) a pu dire : "il ne faut pas oublier que de tous les étrangers qui ont abordé ou aborderont l’Amérique, les Français sont les seuls à y avoir été invités par les autochtones."

 

Continuons à présent. Décryptons l'antiracisme des antiracistes : l'antiracisme n'est rien d'autre qu'un racisme de racistes, habillé des oripeaux de la vertu.

« Être français de souche est une tare pour les "antiracistes". Mieux vaut être issu de la diversité. [...]. Emmanuel Macron est de ceux-là. Samedi, à Marseille, il a salué son public en ces termes :

 

"Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens, Malais, Sénégalais ... Mais je vois quoi? Je vois des Marseillais...Je vois des Français. Regardez-les biens, messieurs et mesdames du FN, c’est ça être fier d’être français".

 

Le Français... français devient l’indésirable », résume Ivan Roufiol.

 

« "Le FN est l’ennemi de la République", assure le leader d’En Marche ! Il (Emmanuel Macron) prêche la bienveillance, mais déteste cet électorat attaché à ses origines; elles ne valent que pour l’immigré... », ironise Ivan Rioufol.

 

Autrement dit, dans l'esprit des progressistes antiracistes, l'attachement aux origines n'est valable que pour les autres. En niant les spécificités nationales, en interdisant l'amour national ils sont persuadés d'avoir trouvé un moyen de conduire à l'unité et à la paix. C'est le contraire qui arrive.

 

« Alors qu’une guerre civile menace la nation déchirée par l’islam politique, de souriants encravatés disent leur haine des Français qui s'inquiètent. Les défenseurs de la nation souveraine sont, aux yeux de ces francophobes, des nationalistes butés. Les partisans de l’assimilation sont des néocolonisateurs. Ceux qui suggèrent d’écouter les citoyens malheureux sont des populistes.

 

[...] Au prétexte de lutter contre Marine Le Pen ou François Fillon, l’élémentaire désir de conservation est criminalisé.

 

Derrière le gentil Macron au verbe creux et aux poses calculées se dissimule le tueur froid de la douce France, sacrifiée sur l’autel de la postmodernité et de son monde plat. »

 

Le führer d'En Marche Emmanuel Macron enfreint la loi et pourrait être poursuivi. Son mouvement "En Marche" pourrait faire l'objet d'une dissolution administrative en Conseil des Ministres pour illégalité. Faire en effet une différence entre les Français, selon "leurs origines, leur "ethnie", leur "nation", et égrener les nationalités comme il l'a fait à Marseille, c'est précisément essentialiser et faire du "racisme" selon la loi de la république (loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme). C'est d'ailleurs sans doute, là, la raison profonde pour laquelle des citoyens, qui ont entendu et compris la tirade raciste de Macron à Marseille ont fui le meeting.

 

Il y a un double phénomène de négation progressiste et d'inversion symétrique des résultats

 

L'antiracisme négateur de la France et des Français (seuls), débouche sur du racisme institutionnel. Le même échec se retrouve malheureusement dans la culture, où le progressisme aboutit à des résultats inverses aux buts initiaux :

 

"La France a un problème avec la culture, a expliqué le philosophe François-Xavier Bellamy dans une émission de C News. Dire 'il n'y a pas de culture française et la France est ouverte à tous'... repose (sur) un malentendu tragique, parce que derrière ce débat, il y a des enjeux concrets et des enjeux sérieux et notamment la question décisive de l'intégration. Ce que dit Emmanuel Macron lorsqu'il en appelle à toutes les communautés, c'est que la France n'a pas de culture et vous êtes tous les bienvenus. Mais cela ne marche pas et c'est la dissolution de l'unité nationale que se joue là. [...] C'est le vocabulaire de la lutte des classes qui nous a fait soupçonné 'la culture' au nom du fait qu'elle aurait des propriétaires. La culture n'a pas de propriétaires. Le propre de la culture, contrairement à tout ce que nous a dit  Pierre Bourdieu (dans son livre "Les Héritiers" de 1964), c'est qu'elle n'est pas un capital. Un capital, plus vous le partagez, plus vous le divisez et il n'appartient jamais qu'à quelques propriétaires, alors que le propre de la culture est que vous pouvez la partager, sans que jamais elle ne soit divisée. Le grand drame aujourd'hui, [...] c'est justement que Pierre Bourdieu a produit la situation qu'il avait dénoncée ! Pierre Bourdieu était fils d'ouvriers agricoles du Béarn. Aujourd'hui, nous ne saurions plus inventer en France l'école qui est née ici, nous ne saurions plus construire des parcours comme celui de Pierre Bourdieu a eu, nous ne saurions plus offrir à des enfants d'immigrés ce que la France savait partager à des enfants issus de milieux y compris très modestes... Ce n'est pas une conviction personnelle, c'est une certitude statistique."

 

Verdict du temps : le progressisme appliqué à la France et aux Français a abouti sur un racisme systémique endémique. Appliqué à la culture, il a débouché sur une panne sèche de l'ascenseur social !

 

C'est sans doute pour ces raisons que les Français ne veulent plus entendre parler des vieilles recettes qui ont échoué et autres idéologies recyclées du passé. Ces expériences échouées sont en passe d'être éliminées du corps comme les toxiques radicaux libres sont éliminés de l'organisme.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 14:11
Charlotte d'Ornellas : "Donner à aimer la France"

Quatre heures de débat mardi soir à la télévision et pas un mot des candidats à la présidentielle sur la culture. Pascal Praud a animé ce matin sur C News une émission sur le sujet "E. Macron : 'Il n'y a pas de culture française'", avec ses invités Charlotte d'Ornellas et le philosophe François-Xavier Bellamy.

François-Xavier Bellamy démonte Pierre Bourdieu et les soixante huitards:

 

"La France a un problème avec la culture. Et certainement, on peut même dater la difficulté qui s'exprime dans le propos d'Emmanuel Macron. Elle vient d'un livre de 1964 de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, intitulé "Les Héritiers", et qui était précisément une disqualification de la culture. C'est-à-dire que la culture aurait toujours été une occasion d'exclusion. Entretenir une culture, entretenir un héritage culturel serait forcément exclure ceux qui n'en font pas partie.

 

Et pourquoi Emmanuel Macron dit-il qu'il n'y a pas de culture française ? On pourrait discuter indéfiniment du sens de l'expression, mais ce qui compte ce n'est pas l'expression elle-même, c'est son intention, qui est de dire 'ne vous inquiétez pas 'il n'y a pas de culture française et la France est ouverte à tous'... Mais là repose un malentendu tragique, parce que derrière ce débat, il y a des enjeux concrets et des enjeux sérieux et notamment la question décisive de l'intégration. Ce que dit Emmanuel Macron lorsqu'il en appelle à toutes les communautés, c'est la France n'a pas de culture et vous êtes tous les bienvenus. Mais cela ne marche pas et c'est la dissolution de l'unité nationale que se joue là.

 

[...] C'est le vocabulaire de la lutte des classes qui nous a fait soupçonné 'la culture' au nom du fait qu'elle aurait des propriétaires. La culture n'a pas de propriétaires. Le propre de la culture, contrairement à tout ce que nous a dit  Pierre Bourdieu (dans son livre de 1964), c'est qu'elle n'est pas un capital. Un capital, plus vous le partagez, plus vous le divisez et il n'appartient jamais qu'à quelques propriétaires, alors que le propre de la culture est que vous pouvez la partager, sans que jamais elle ne soit divisée.

 

Le grand drame aujourd'hui, c'est justement qu'il vient du fait qu'on a regardé pendant cinquante ans la culture comme une occasion d'exclusion. Et de fait, du coup, elle l'est devenue. Cela veut dire que Pierre Bourdieu a produit la situation qu'il avait dénoncée. Pierre Bourdieu était fils d'ouvriers agricoles du Béarn. Aujourd'hui, nous ne saurions plus inventer en France l'école qui est née ici, nous ne saurions plus construire des parcours comme celui de Pierre Bourdieu a eu, nous ne saurions plus offrir à des enfants d'immigrés ce que la France savait partager à des enfants issus de milieux y compris très modestes. Ce n'est pas une conviction personnelle, c'est une certitude statistique."

 

Charlotte d'Ornellas : "Donner à aimer la France"
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 07:12

Les partis sont des organisme publiquement officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice.

Simone Weil (1909-1943), philosophe humaniste

Entretien avec Jean-Philippe Chauvin

 

Que Penser des présidentielles en général ? N'y a-t-il pas mieux en matière de démocratie ?

 

L'élection présidentielle est devenue, au fil des décennies, un vaste champ de foire des partis, le choc des ambitieux et des ambitions. Et en définitive, la crédibilité de l'Etat, et de la magistrature suprême de l'Etat, en sort très largement amoindrie, affaiblie.

 

Aujourd'hui, l'élection présidentielle ne représente rien d'autre qu'un tournoi en démagogie et, parfois, en hypocrisie. Et je dirais que 2017 atteint le summum, à la fois de l'hypocrisie, mais des affaires, des scandales. C'est une élection crapoteuse et je ne suis pas sûr que le débat d'idées, je ne suis pas sûr que les grands thèmes comme la question ouvrière, la question environnementale, qui semble avoir disparue, l'aménagement du territoire, l'organisation des métiers, etc., trouvent leur place dans ce grand tohubohu, ce grand charivari présidentiel, où chacun montre sa bobine à la télévision, fait le beau, mais oublie qu'il faudrait d'abord penser à la France, à ses intérêts et à ses compatriotes.

 

Quant à la deuxième question sur la démocratie, rappelons que les royalistes ne sont pas contre le suffrage universel, ils sont contre la mauvaise application de celui-ci, et vouloir désigner par le suffrage universel le magistrat suprême, celui qui doit être un arbitre, fausse un petit peu, d'une certaine manière, cet arbitrage qu'il est censé de rendre plus tard. Donc, la démocratie, oui, mais pas pour désigner la magistrature suprême du chef de l'Etat.

D'ailleurs, on constatera que certains pays ont des pouvoirs monarchiques, des Etats monarchiques, qui ne sont pas certes ceux que nous souhaitons, mais ces pouvoirs permettent des formes d'expressions de démocratie plus diverses, dans les étages inférieurs de la pyramide de l'Etat et ce n'est pas forcément une si mauvaise chose. Et, dans certains de ces pays, l'usage du referendum, qu'il soit d'usage local ou national est aussi quelque chose de fréquemment utilisée. Donc, là encore, replaçons la démocratie à sa juste place.

 

Et en république, malheureusement on a fait l'inverse : on a mis la démocratie en haut quand il aurait fallu la mettre à la base. Et du coup, on obtient cet affaiblissement de l'Etat, ou plutôt cette soumission aux féodalités de l'argent, des partis politiques, de l'Opinion avec un grand O dont on sait qu'elle ne s'appartient pas à elle-même, mais qu'elle appartient à ceux qui la manœuvrent.

 

[...] Les royalistes proposent donc l'Etat monarchique, l'Etat royal, ce recours, cet arbitrage qui ne dépend pas de l'élection. Et ce, d'autant plus qu'on voit aujourd'hui cette foire d'empoigne, et que la campagne 2017 est un véritable argumentaire contre l'élection même du président de la république au suffrage universel. Mais c'est le principe même d'un président de la république qu'il faut remettre en question avec un quinquennat de promesses avant, les désillusions après, mais un temps long que le philosophe Michel Serres estimait lui aussi nécessaire pour l'application, la mise en pratiques des politiques nécessaires pour un Etat.

 

[...] Ce qu'il faut c'est plus qu'un représentant. C'est un chef de l'Etat. Or, en république, nous constatons souvent qu'il y a de moins en moins d'Etat et que les chefs sont plus des chefs de factions qui parfois n'ont même pas la volonté de s'imposer à leur propre camp.

 

L'expérience de 2012 et 2017 est de ce point-de vue là éclairante. Doit-on continuer éternellement cette expérience ? L'élection du président de la république au suffrage universel tourne, désormais, à une farce, une sinistre farce, parce que désormais l'on vote contre et celui qui est élu ne l'est jamais plus que par défaut.

 

[...] En définitive, alors que la présidentielle c'est la soustraction des énergies, la monarchie peut jouer l'addition des énergies et des qualités.

Note de Christroi. La monarchie, en France, depuis nos ancêtres les Gaulois, est effectivement le meilleur régime politique, car il préserve le bien commun au sens des scolastiques, avec le principe de l'autorité maintenue dans le peuple, et un Etat conçu comme un collectif et non comme le résultat d'un concours de volontés. (Cf. Georges de Lagarde, La Naissance de l'esprit laïque au déclin du Moyen Âge). Sous l'Ancien Régime, les deux tendances, démocratiques (hérité de la féodalité) et monarchiques (hérité du droit romain) se complétaient et concouraient à assurer le bien commun.

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, il n'y avait ainsi pas d'opposition entre le peuple et le roi, ni d'opposition entre la souveraineté du peuple et celle du roi : ces deux souverainetés étaient unies dans la personne du roi, symbole de la nation. Ce sont les révolutionnaires qui ont divisé le peuple et la personne du roi, pour prendre le pouvoir à la place du peuple, et aboutir à l'oligarchie que nous connaissons, soumise aux féodalités des riches et des puissants.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 07:29

Le mot république est indépendant du mot monarchie, il ne lui est pas opposé. Louis XVI lui-même parlait de la république quand il parlait de la chose publique, la res publica.

Marin de Viry

Marin de Viry : "Un Roi immédiatement !" "Cela n'est pas un désir d'autorité, c'est un désir d'aspiration vers le haut"

Critique littéraire à la célèbre « Revue des Deux Mondes », chargé d’enseignement à Sciences-Pô, Marin de Viry est l’auteur de plusieurs essais parmi lesquels « le Matin des abrutis » et « Mémoires d’un snobé » . Il vient de publier un ouvrage intitulé « Un Roi, immédiatement ». Considérant que la République a atteint son stade terminal, l’auteur-narrateur veut nous faire prendre conscience de la nécessité impérieuse d’un monarchie catholique pour la France : « J’associe la monarchie à l’idée d’une alliance entre la loyauté et l’indépendance ou la liberté . Le Roi est garant d’une harmonie transcendante ».


Marin de Viry, ami de Houellebecq et de Frederic Beigbeder manie un style vif et mordant et pratique l’auto-dérision sans concession. Celui qui fut le conseiller en communication de Dominique de Villepin pour l’élection présidentielle de 2012 s’attaque dorénavant au monde politique et fait une peinture acerbe des communicants et de leur agitation frénétique. Cependant, la charge la plus vigoureuse est réservée à François Hollande « obscène de normalité » et à la tête d’un quinquennat pathétique.


Il ne fait aucun doute que, pour l’écrivain, seul l’idéal chevaleresque, l'« esprit chevaleresque (« défendre la justice, défendre les plus faibles, et défendre le sacré ») est le moyen de nous sauver du narcissisme contemporain. « Un roi, le désir de roi est plutôt de la nécessité anthropologique que de la nécessité idéologique. Ce n'est pas un désir d'autorité, c'est un désir d'aspiration vers le haut. »

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:23

Eric Zemmour était l'Invité de l'association "ESCP Europe". Un des porte-parole de la dite association a introduit le débat, en affirmant vouloir en appeler "en permanence au respect de la parole de chacun" et avoir "l'intime conviction que lorsque nous avons des divergences, le dialogue demeure la plus puissante de nos forces et l'aveuglement le plus grand de nos vices".

Belle parole. Pourtant, après quelques instants, un autre porte-parole a fait une présentation plus brutale du journaliste qualifié de polémiste "misogyne, homophobe, raciste et islamophobe". Avouons que l'"ESCP Europe" eut pu faire mieux en termes de "dialogue" !

Un autre porte-parole répond encore que "ce portrait n'est bien évidemment pas exhaustif et peut sûrement paraître réducteur, tout comme nombre de vos prises de positions, mais c'est ce qui fait votre singularité" !

Bref, quoiqu'il en soit de ce "dialogue" bien curieux, Eric Zemmour a donné une petite leçon d'histoire, de culture et de civilisation française à un jeune public, visiblement peu au fait de ces développements...

Préalablement au "débat", Eric Zemmour a répondu :

 

"Ce que je regrette, c'est la dégradation de ce débat. Et justement, la réduction de ce que Philippe Muray appelait la 'cage aux phobes', et qu'un de mes portraitistes a parfaitement résumé... Ca, ce n'est pas de la politique, c'est de la morale. Je ne fais pas moi-même de la morale et ne donne pas de leçon de morale à mes adversaires. Je ne suis pas un prêtre déguisé en gauchiste libéral-libertaire... Simplement, j'essaie de voir la réalité, de voir ce que je vois, comme disait Péguy. Et c'est ce que mes adversaires ne font pas."

Sur "l'incompatibilité entre l'islam et la démocratie française" :

 

"Il faut d'abord bien comprendre une chose. L'islam n'est pas le catholicisme. On nous raconte un discours lénifiant sur les 'religions du livre', qui est une expression de propagande de l'islam. Il n'y a pas de religion du livre. Le christianisme est une religion de l'Incarnation, le judaïsme est la religion de l'alliance. Seul l'islam est la religion d'un livre, le coran.

 

Seul l'islam a une religion du livre parce que seul l'islam a un texte qu'il estime dicté directement par Dieu aux hommes [Ce n'est pas le cas ni dans le judaïsme ni dans le christianisme où les livres de la Bible ont tous été écrits par des hommes. Ndlr.]. C'est ce que l'on appelle un texte incréé, qui ne passe donc par la médiation humaine et qui ne tolère pas l'interprétation. Et à partir du moment où vous ne tolérez pas l'interprétation, vous avez un texte absolument fermé, totalitaire, qui méconnaît et interdit toute individualité, et oblige tout individu à se soumettre à la loi du groupe, qui est la loi religieuse. C'est la différence fondamentale entre l'islam et le christianisme.

 

Et à partir de là, les conséquences sont absolument évidentes : c'est-à-dire que l'islam ne connaît pas la différence entre le temporel et le spirituel. Il n'y a pas d'empereur et de pape. Il n'y a pas cette rivalité entre les deux pôles du pouvoir tout au long de l'histoire. Il y a un empereur, qui est calife et qui est aussi chef religieux. Tout part de Mahomet, et Mahomet est chef de guerre, Mahomet est prophète, Mahomet est chef politique. Donc, dès le départ, il y a une fusion, et je dirais une confusion entre tous les pouvoirs [assumés sur une même tête. Ndlr.] ... qui interdit toute évolution vers un régime démocratique. D'ailleurs, vous verrez que dans tous les pays arabo-musulmans, il n'y a pas de démocratie.

 

Pourquoi c'est incompatible avec la démocratie, je viens de vous l'expliquer et pourquoi c'est incompatible avec la France, tout simplement parce que la France est un pays de culture chrétienne. Et il y a un affrontement que je crois irréductible depuis l'origine des temps, depuis l'apparition de l'islam entre le christianisme et l'islam. Et l'islam est une religion conquérante depuis l'origine, qui ne supporte de vivre avec les autres religions que lorsque celles-ci sont soumises à elle. Toute l'histoire de l'islam atteste cela.

 

On nous a inventé une cohabitation heureuse dans les années 1980 à propos de l'Espagne du Moyen-Âge islamisée. L'Espagne de Cordoue, de l'Andalousie était une Espagne conquise par l'islam où les Chrétiens et les Juifs étaient des personnages de seconde zone. Seulement l'islam a eu l'intelligence d'utiliser les compétences des personnes d'autres religions, compétences qu'il n'avait pas, et il les utilisait pour gérer son empire immense. Cela ne veut pas dire qu'il considérait ces religions comme ses égales.

 

Lire : L'Espagne musulmane et le mensonge de la cohabitation heureuse

[Quelques martyrs chrétiens victimes de l'islam Al-Andalous: les saints Olive, Euloge de Cordoue, Rodrigue et Salomon, Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, Parfait de Cordoue, Flora et Maria, Laure de Cordoue, Fandilas. NDCR.]

 

[...] Sémantiquement, le mot 'islamisme' lui-même a été inventé au 18e siècle uniquement pour s'aligner phonétiquement sur les autres religions, christianisme, judaïsme, bouddhisme, etc. Et dans les années 1980, la distinction a été inventée, justement, pour protéger l'islam. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la mise en acte politique de l'islam. Et qu'est-ce que l'islam ? L'islam est un code civil, c'est un Etat. C'est un système juridico-politique depuis sa naissance et donc qui ne peut pas ne pas être un système qui régente entièrement la vie de la société. Cela n'existe pas. L'islamisme n'étant que la mise en oeuvre de ce projet islamique. 'Un islamiste est un musulman impatient' : cette phrase n'est pas de moi, elle est de Boualem Sansal, grand écrivain, qui connait cette religion un peu mieux que les gauchistes islamophiles.

Sur "les Croisades" :

 

"Premièrement, l'Eglise a été belliqueuse et conquérante, elle l'a été en l'occurence avec l'islam, pour réagir à l'invasion islamique: les Croisades ne sont qu'une réponse à la première invasion islamique.

 

Deuxièmement, je répète, il y a une différence fondamentale essentielle entre le christianisme et l'islam. Jésus dit deux choses. 'Mon royaume n'est pas de ce monde'; et 'rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu'. 'Mon royaume n'est pas de ce monde' : c'est-à-dire qu'il déplace le millénarisme juif en-dehors de la cité terrestre. [Le millénarisme messianique juif attendait un Messie qui assumait sur sa seule tête le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Ce n'était pas dans les projets de Dieu. Mon Royaume n'est pas de ce monde ne signifie pas que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur ce monde, mais que sa royauté ne s'origine pas DE ce monde : "mon Royaume ne vient pas DE ce monde", "mon Royaume ne tire pas son ORIGINE DE ce monde". Voilà le vrai sens de de cette parole du Christ et que l'on retrouve dans la fête du Christ-Roi. Sinon ce serait un blasphème que de dire que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur le monde]. 'Rendez à César' : il fonde la laïcité. Ces deux principes n'existent pas en islam. Donc, un, l'islam voudra le messianisme ici et maintenant, d'où la guerre permanente. Et deux, il n'a pas de rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu, donc il ne peut pas instaurer de laïcité." [Remarquons que la république dite française où le gouvernement exerce le pouvoir politique et le contrôle de la religion via le ministère des cultes tend à confondre, elle aussi, comme l'islam, pouvoir et religion, mais dans une confusion où le temporel domine le spirituel. Ndlr.]

A la question "quelle doit être la place du catholicisme aujourd'hui en France ?", Eric Zemmour répond :

 

"Je pense que le catholicisme est à l'origine de la France, et que sans l'Eglise catholique il n'y aurait pas de France. C'est l'Eglise catholique qui a désigné les premiers rois, qui les a façonnés, a façonné le paysage politico-religieux et culturel du pays. Donc, si vous voulez, il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement.

Sur la déclaration des droits de l'homme de 1789 :

 

"Les juges ont pris cette déclaration des droits de l'homme de 1789 pour l'intégrer dans le droit positif [C'est de Gaulle qui l'a fait en insérant et donc en constitutionnalisant la déclaration des droits de l'homme dans le préambule de la constitution de la IVe république du 27 octobre 1946. Ce n'est donc pas uniquement les juges, seuls, qui l'ont fait. Ndlr.]. Cela ne s'était jamais fait. Ce n'était pas fait pour cela. Quand les Constituants ont établi la déclaration de 1789 ce n'était pas pour en faire des principes de droit positif, ce n'était pas pour qu'un juge vienne décréter ce qu'il fallait faire au pouvoir politique, à partir d'un article qu'il aurait tiré de la déclaration des droits de l'homme. C'est un abus de pouvoir de la part du juge. Moi j'appelle cela un putsch de la part du juge. Et je pense que les révolutionnaires les auraient guillotinés parce qu'ils se souvenaient des abus des parlements d'Ancien régime (tenus par les juges de l'Ancien Régime Ndlr.) qui avaient fait tomber la monarchie. [1] Robespierre disait 'le juge est la bouche de la loi.'  C'est-à-dire qu'il n'a pas le droit d'interpréter. Alors imaginez donc s'il avait autorisé qu'un juge vienne prendre d'un texte éminemment politique et même philosophique, des principes de droit qu'il va inventer, en vérité. C'est ce que le grand professeur de droit Georges Lavau appelle 'la fonction prophétique' que se sont arrogée les juges.

Moi je pense que les juges sont revenus (je parlais des Parlements d'Ancien Régime, c'est exactement la même chose) à une conception religieuse des droits de l'homme. Et ils se sont fait les prêtre de cette religion... Je répète, pour moi, c'est un putsch.

 

Dernière chose, en plus, poursuit Eric Zemmour, ils (les juges) ont tiré les principes de la DDH 1789 avec un axe fondamental qui est la non-discrimination, principe fondateur de toute la jurisprudence. Et je pense que là aussi, c'est du moralisme, c'est une religion.

[...] Si l'Etat ne peut plus discriminer entre les citoyens et les étrangers il n'y a plus de nation. Parce que la nation repose précisément sur la différence entre les nationaux et les étrangers.

Le juge va plus loin. Il demande à tous, les citoyens, de ne pas discriminer. Et le principe de non-discrimination poussé à l'extrême est un principe scandaleux quand il s'adresse aux personnes. C'est de la morale. On fait de la morale aux gens.... C'est-à-dire par exemple qu'on va expliquer qu'il ne faut pas refuser d'employer une personne parce qu'elle est noire, jaune, etc., mais on ne va jamais interdire à un restaurant chinois de n'embaucher que des asiatiques. La non-discrimination, c'est très bien, mais c'est une valeur morale qui n'a pas à devenir une valeur juridique. Sinon cela signifie que nous avons établi des principes quasi-religieux. La morale a remplacé le droit. Je m'élève contre tout ça. Je ne m'élève pas contre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen."

Sur le "burkini" :

 

"Dans les pays arabo-musulmans, le burkini a apparu il y a une dizaine d'années, maintenant elles sont toutes voilées à la plage. Vous allez en Egypte, vous allez dans tous les pays arabes c'est comme cela. Il y a dix ans, personne ne le portait. C'est un objet religieux.

 

Que disent les associations de défense du burkini ? 'C'est la liberté, c'est la liberté individuelle. C'est-à-dire qu'une religion qui ne connaît pas la liberté individuelle excipe de notre liberté pour imposer et pour dominer l'espace public."

 

[...] Je pense qu'il faut interdire tout signe religieux dans la rue. Je ferais une exception pour les prêtres et les bonnes soeurs puisque ce sont des professionnels de la religion, cela n'a rien à voir avec des gens comme vous et moi."

Sur la "décadence de la société" et les "forces obscures qui orchestreraient ces évolutions?"

 

"Incontestablement, répond Eric Zemmour, pour moi, nous sommes en décadence. Décadence littéraire, décadence artistique, décadence politique, décadence même dans la famille. J'assume très bien ce concept.

 

Forces obscures, je ne dirais pas cela. Evidemment, il y a des gens qui ont des opinions différentes des miennes et qui essayent de faire avancer leurs visions politiques et idéologiques, il y a des groupes très puissants et qui le font. Il y a des groupes, qui se réunissent, oui, et essaient d'agir sur l'organisation du monde. Il y a des gens qui financent comme Georges Soros ou Pierre Bergé, Je n'appelle pas cela des forces obscures. Il y a toujours eu des combats idéologiques dans le monde, et c'est la loi de l'histoire.

 

[...] Sur la décadence. Moi je fais le même constat pessimiste (que Michel Onfray), mais j'ai décidé de me battre, même si je crois le combat perdu. [La mentalité européenne est bien trop éloignée de la soumission de l'islam pour l'accepter. Toute l'histoire de l'Europe depuis l'apparition de l'islam le montre. Au contraire tout indique que notre continent verra un nouveau développement du christianisme conservateur. On le voit déjà dans les pays de l'Est et de l'ancienne Urss où, après 70 ans de communisme, le christianisme "orthodoxe" est en plein développement. Ndlr.]

Sur la "culture" :

 

"J'ai l'impression d'entendre Emmanuel Macron 'il n'y a pas de culture française'... Mais je pense moi qu'il y a une culture française, qu'il y a une civilisation française, qu'il y a un mode de vie français, oui, qui s'est construit, oui, à partir du christianisme, mais pas seulement, évidemment à partir aussi de la romanisation, de la disciple grecque. C'est, vous savez, la fameuse phrase de Paul Valéry : 'J'appelle européen, toute terre qui a été christianisée, romanisée et soumise à la discipline des Grecs.' Voilà, c'est cela la France.

Eric Zemmour à l'"Escp Europe" : "il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement"

Notes

 

[1] Sur les abus et les obstructions systématiques des juges des parlements d'Ancien Régime aux tentatives de réforme royale, lire sous la plume de Jean-Louis Harouel in Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, le chapitre "La pré-Révolution 1788-1789". Rappelons notamment ici que les juges des parlements d'Ancien Régime s'appropriaient le rôle de "représentant de la nation" au XVIIIe siècle, un rôle qu'ils n'avaient pas (ils usurpaient la souveraineté) et qu'ils étaient très loin d'avoir dans le peuple. Un rôle qu'aujourd'hui ils ne devraient toujours pas avoir, si l'on vivait réellement dans une "démocratie".

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 20:00

Une émission intéressante de TV Libertés présente un nouveau programme mensuel : "Sécession".

Sécession n°1 avec Julien Rochedy

Présentation de l'émission sur le site youtube Tv-Libertés :

 

TV Libertés vous présente un nouveau programme mensuel : Sécession. Proposé par le site Le Bréviaire des patriotes sur lequel il existait déjà auparavant, il réunira chaque mois Julien Rochedy, ancien directeur du Front National de la Jeunesse, et Christopher Lannes, que vous connaissez déjà pour animer La petite Histoire sur nos antennes.

Concrètement, il s’agit d’un long entretien politique et philosophique avec une première partie consacrée à l’actualité politique, une deuxième partie axée sur la réflexion autour d’une doctrine pour la droite (la doctrine « Civiliste » qu’il sera question d’élaborer au fil des mois), et une troisième partie plus détendue consacrée à répondre aux questions des spectateurs dans une ambiance conviviale.

Au-delà du simple entretien, Sécession, surtout dans sa partie 2, se veut un laboratoire d’idées pour la droite (qu’il convient aujourd’hui de redéfinir sans en abandonner l’héritage) avec une réflexion qui sera menée sur le long terme, avec la participation bienvenue des spectateurs. Dans les précédents numéros, Julien Rochedy et Christopher Lannes ont d’ores et déjà lancé une nouvelle piste de réflexion : la pensée « Civiliste ». Pour Rochedy, la droite se doit avant tout, non seulement de défendre, mais aussi de porter, d’incarner la Civilisation.

Face aux incessantes attaques de la gauche à l’encontre de tout ce qui fait notre Civilisation, de laquelle découlent nos nations européennes, nous nous devons de la préserver et de la perpétuer. Ce sera là tout l’enjeu de ces prochaines années, rendant de fait le clivage droite-gauche ô combien pertinent.

Pour en savoir plus et participer à la réflexion, nous vous invitons donc à suivre cette nouvelle émission chaque mois et à réagir.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 13:02

Un article du Courrier de l’Ouest du 22 février 2017 servit de faire-part. "Cet arbre en aura décidément vu de toutes les couleurs. Il a été décapité à trois reprises, pour le plus grand plaisir de groupuscules d'extrême-droite qui s'en réjouissaient à chaque fois sur les réseaux sociaux" (sic).

 

Le sol angevin ne correspond décidément pas à l'"arbre de la laïcité" !

 

Le site Medias-presse info explique avec une touche d'ironie que "c’est avec une grande douleur que les loges maçonniques ont appris que l’"arbre de la laïcité" planté à Angers avait trépassé pour la quatrième fois depuis sa première plantation en 2012 !" :

La république française existe-t-elle ?

L’arbre de la laïcité qui résidait place Lorraine à Angers, a été incinéré, conformément aux opinions philosophiques de ceux qui l’avaient planté.

 

Précédemment, l’arbre de la laïcité d’Angers avait connu par trois fois l’effet de la guillotine.

 

Source: http://www.medias-presse.info/a-angers-larbre-de-la-laicite-trepasse-pour-la-quatrieme-fois/70026/

 

Qu'est-ce que "l'arbre de la laïcité" ?

 

Au cours du XIXe siècle, l'"arbre de la liberté" de 1790 (Cf. article très sérieux de wikipedia) est devenu un des symboles de la république dite "française".

 

Depuis 1789, l'"arbre de la liberté" est en réalité le symbole d'un pouvoir tutélaire immense qui commande directement à la nouvelle religiosité. Rien n'existe en dehors de ce pouvoir.

 

Tocqueville dans La Démocratie en Amérique (1835) percevait qu'un Etat sans religion devenait lui-même une religion... Nous avons donc été prévenus :

Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humane; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; [...] il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veilleur sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux [...]; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre [...]; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie, les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il étreint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

Tocqueville, De la Démocratie en Amérique II, éd. J.-C. Lamberti & F. Melonio, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1986, 4e partie, chap. 6, p. 648

C'est particulièrement vrai dans la démocratie moderne dite "représentative".

 

La libre définition du bien et du mal, des valeurs collectives, y est laissée au choix d'une 'majorité'" par le jeu de la Volonté générale. La religion devait empêcher l'état démocratique "de tout concevoir", lui défendait "de tout oser"... Mais très vite, la démocratie s'est émancipée de cette exigence morale et du frein de la religion. Tout devenait possible dans la tête des "progressistes". Même les pires monstruosités, les pires négations...

 

Devenu "arbre de la laïcité" au XXe siècle, la "laïcité" version franc-maçonnique est devenue un pouvoir et une religion tout à la fois, une religion luciférienne, c'est-à-dire le culte de Satan, selon Serge Abad-Gallardo, qui montre les signes maçonniques d'inspiration luciférienne dans l'initiation maçonnique:

La république française existe-t-elle ?

L'arbre de la soit-disant "laïcité" est une épée tournée contre le catholicisme.

 

La "religion républicaine" d'un Vincent Peillon, par exemple, permet de déclarer en toute impunité que la seule religion "incompatible" avec la république est... la religion catholique. Dans cette nouvelle religion de la laïcité, les grands prêtres sont tout à la fois prêtre et roi. C'est plus pratique pour parvenir à ses fins !

 

La religion de la laïcité est un monisme préhistorique de type pré-chrétien.

 

Le "rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu" (dualisme chrétien) disparaît dans le rendez tout à la "laïcité" (!), c'est-à-dire à Lucifer.

A cette fin, le pouvoir religieux et le pouvoir civil sont confondus... Et la "laïcité" comme principe chrétien de distinction des pouvoirs religieux et civils... disparaît corps et bien.

 

...Dans ces conditions, il est inutile d'expliquer pourquoi notre pays tombe en décadence dans tous les domaines. Le monisme comme religion a toujours été synonyme de régression, tandis que le dualisme chrétien permettait le décollage économique et le progrès authentique. (Cf. L'ouvrage de Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du Christianisme, Laïcité, Liberté, Développement, Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 2012)

La religion de la laïcité est un retour à des religiosités purement naturistes disparues dans nos contrées à la fin de la préhistoire.

 

Il faut savoir en effet, que dans les religions préhistoriques européennes, la religiosité reposait essentiellement sur la croyance en des forces naturelles et associait l'environnement à la divinité dans une forme de panthéisme. L'arbre y avait une place spéciale... Cette religiosité primitive a disparu peu à peu pour laisser place à des religiosités plus élaborées.

 

Ainsi, chez nos chers ancêtres les Gaulois, à la fin du IVe siècle avant J.-C., les ensembles architecturaux ont succédé aux lieux remarquables (montagnes, grottes, sources, arbres, etc.). Les arbres et les cultes purement naturistes ont disparu à l'époque de La Tène (450-25 av. J.-C.). Seuls des noms divins associés aux rivières et aux montagnes ont survécu, rapporte l'archéologue Jean-Louis BRUNAUX dans son ouvrage "Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.)".

Les arbres ne sont plus chez les Gaulois un objet de culte comme ils le sont encore à la même époque chez les Germains.

Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 92-93

L'arbre sacré ("Irminsul") sera encore à la fin du VIIIe siècle un élément de la religiosité totémique de certaines tribus germaniques comme les Saxons, qui venaient ravager et piller nos contrées sous Charlemagne.

 

Aujourd'hui,  l'"arbre de la laïcité" incorpore à l'arbre de la divinité toute une série de positions philosophico-religieuses quant à la nature du pouvoir bien éloignée de la forte religiosité de nos ancêtres, une forte religiosité reconnue par Jules César et qui imbibait tous les aspects de la vie sociale. Une forte religiosité que l'"arbre de la liberté" de 1790 entend supprimer.

 

L'arbre de la "laïcité" est donc une escroquerie historico-politique.

 

Et dans ce cadre, toute atteinte à l'"arbre de la liberté" est considéré comme un sacrilège ignoble devant être sévèrement puni.

 

Maxence HECQUARD l'a montré, les fondements de l'ordre nouveau ("progrès" et "démocratie") sont totalitaires.

 

Que montre la difficulté de l'"arbres de la laïcité" à s'implanter dans le sol gaulois ?

 

Aujourd'hui, après avoir combattu la religion catholique au nom de la neutralité de l'état, la religion de la soit-disant "laïcité" républicaine tombe dans une incohérence totale.

 

La religion de la Laïcité finance la construction de mosquées...

 

...Ce n'est qu'une incohérence apparente : la logique de la religion de la laïcité était et est toujours de détruire le christianisme chez nous en imposant d'autres religions et d'autres cultures...

 

La religion de la Laïcité impose le culte à l'"arbre de la laïcité"

 

C'est la raison pour laquelle un Emmanuel MACRON, candidat à l'élection présidentielle qui n'a sans doute jamais ouvert un livre d'histoire de l'art... a déclaré qu'"il n'y a pas de culture française" :

La république française existe-t-elle ?

En 2009, les français de souche non plus n'existaient pas, selon un ancien ministre du président Nicolas Sarkozy, qui organisait un débat pour connaître quelle était l'"identité nationale" de la France... N'est réelle que leur République, celle qui veille à la sauvegarde des Libertés Fondamentales, au Bonheur des citoyens, à la Paix, au Respect des Droits de l'Homme, la Parité et l'Egalité des Chances... Et là, il n'y a pas de débat possible. N'est réel que leur "Laïcité".

 

Mais si rien n'est réel, si rien n'existe hormis leur religion de la "Laïcité"..., on peut commencer par le début : l'incendie de l'arbre de la soit-disant "laïcité", c'est quoi ?

 

La république "française", elle-même, existe-t-elle ? On le voit, on peut aller loin comme ça au petit jeu des négationnismes...

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 13:24
Sécession, dérévolution et résurrection

La Révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe.

Pierre CHAUNU

La démocratie moderne, fondamentalement manichéenne et construite sur le mythe du progrès et de l'évolution a besoin d'une opposition à combattre, d'un état sain de la société à parasiter, puis à supprimer pour réaliser le "Bien", le "sens de l'histoire", le "progrès", l'ordre (maçonnique) par le chaos...

 

"Et si la victoire de Marine était voulue par les islamo-gauchistes ?" On trouve aujourd'hui cette question sur "Boulevard Voltaire" sous la plume de J.-P. Fabre Bernadac. Et si l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen était voulue et recherchée par le système, pour rebondir et se perpétuer, tout simplement ?

 

Il en faut toujours plus. A chaque fois, ce système s'invente un combat supposé nous diriger vers le mythe du "progrès", et une fois le combat gagné et obtenu, il se cherche un nouveau cheval de bataille, un nouveau levier de division, sans quoi il ne peut vivre. Ce sera, au fil des "luttes", les "droits" coupés de l'ordre divin et naturel de 1789 contre les sangs impurs des rois, des clercs, et des aristocrates, les "droits" des prolétaires contre les bourgeois et les contre-révolutionnaires sous les Bolchéviques, les "droits" des Aryens contre les Juifs et les Chrétiens sous Hitler; les "droits" des immigrés, des étrangers, des homosexuels, des Lgbt, des islamistes, etc. Cela ne s'arrête pas. Cela ne s'arrête jamais. Et après les "islamistes", ce sera autre chose encore.

 

Dans ce système, il y a toujours une lutte, un combat destiné à nous conduire invariablement au "progrès" et à l'"égalité", alors qu'il n'y a jamais eu autant d'inégalités que dans ce système hérité de 1789 ! Tant qu'il y a de la vie, il y a une révolution à rééditer, et cela se solde à chaque fois par des millions de morts.

 

Au final, l'"égalité" (entendue au sens moderne messianique de l'égalitarisme), c'est la mort pour tous. Il est clair désormais que ce système parasite ne s'arrêtera pas tant qu'il ne nous aura pas tous tué et tué dans l'oeuf tous les éléments vitaux de la société. Et il est clair aussi qu'on ne l'arrêtera que tous ensemble. Comment ?

 

Même s'ils constatent que libéralisme et socialisme sont les deux faces d'une même pièce subjectiviste et individualiste, même si pour eux la Révolution est morte, et que les Français ne croient plus dans le mythe du progrès comme mouvement continu nous faisant passer de la nuit au jour, des ténèbres à la lumière, leur régime politique, lui, est toujours imprégné de mythologie progressiste. Tant qu'ils ne comprendront pas que la source de ce mal terrible se trouve dans 1789, la Tabula rasa révolutionnaire et la république des "Lumières", ils n'en sortiront pas. Le déclin se poursuivra jusqu'à la mort finale. Tout cela est d'une logique implacable. Toute tentative d'arrêter ou de freiner en l'occurrence l'évolution funeste de la machine révolutionnaire, ponctuellement ou localement (comme dans un vote au niveau national) est vain et ne fait, au contraire, qu'augmenter la force globale du système, qui ainsi se perpétue sur des champs de ruines successifs.

 

Puisque par son hérésie c'est le système qui nous a déclaré une guerre à mort où il n'y a pas de juste milieu, la seule solution, dans un premier temps, est notre retrait de toutes les institutions républicanisées. La grève de la citoyenneté, en quelque sorte. Autrement dit, la sécession. Sécession mentale, morale et culturelle. Ne plus laisser à la place du système parasite qu'une coquille vide. Sous le poids de sa propre inertie (et le principe d'entropie aidant), le système parasite s'effondrera tout seul, comme en 1989 lors de la chute du Mur de Berlin, puis deux ans plus tard l'urss. Cette méthode doit devenir comme une nouvelle culture commune, un moyen et une fin, un nouveau chemin de vie et de partage pour tous. Le lieu de notre rencontre. Une rencontre sur ce que nous avons tous en commun. Car ce que nous avons en commun est bien plus puissant que ce qui nous divise.

 

Dans un second temps, il s'agira de revenir au régime naturel qui a fait la France (la monarchie traditionnelle et qui reconnaît l'ordre naturel et divin) : sécession, dérévolution et résurrection. La sécession rompt avec le climat de guerre civile permanent entretenu par la République, elle dérévolutionne nos fondements philosophiques et nos codes culturels, elle parvient enfin à la résurrection du corps social entier.

Sécession, dérévolution et résurrection
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 10:07
"Il est possible de contester les fondements de Mai 68" : les révolutionnaires et les progressistes reconnaissent eux-mêmes que le "progrès" a été un échec

Dans un entretien à l'Homme nouveau, Mathieu Bock-Côté, sociologue québecois, explique qu'"il est possible de contester les fondements de Mai 68". Extrait :

 

"[L]a véritable nouveauté, c’est qu’il est possible aujourd’hui de contester les fondements de la révolution 68 et non pas uniquement ses dérives. On se délivre ainsi du dispositif idéologique progressiste – j’entends par là que le progressisme n’accepte généralement d’être critiqué qu’à partir de ses propres principes. Il est permis de lui reprocher d’aller trop loin ou d’aller trop vite, mais on ne saurait lui reprocher dans la mauvaise direction. Ceux qui veulent faire autrement sont diabolisés. La droite avait accepté l’interdiction au point de consentir à évoluer dans le périmètre de respectabilité tracé par le progressisme.

 

C’est peut-être ce qui éclate en ce moment. On ne se contente plus de dénoncer les effets pervers et les conséquences désastreuses de Mai 68. On remonte directement aux causes : on le critique dans ses fondements anthropologiques. Quelle conception de l’homme s’est imposée dans la dynamique des radical sixties ? On commence à comprendre que l’homme ne court pas seulement derrière l’accroissement des biens matériels ou des prestations sociales."

 

Note de Christ-Roi. La découverte est que la modernité, débutée au XIVe siècle avec le nominalisme et continuée avec le progressisme au XVIIe siècle et accomplie dans la démocratie moderne, a amputé la nature de l'homme.

 

"Il est possible de contester les fondements de Mai 68" simplement parce que les révolutionnaires et les progressistes reconnaissent eux-mêmes que le "progrès" a été un échec. Ainsi, selon le mot même de Vincent Peillon dans un entretien au Monde des religions, le 1er mars 2010, intitulé "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?"),

 

"Nous avons échoué. Nous avons fait des révolutions, mais des révolutions matérielles, et nous avons laissé les esprits, mais aussi tout ce qui est de l'ordre charnel dans l'existence, de ritualisations (le baptême, l'enterrement, etc.) être géré par l'Eglise catholique. [...] Il faut que nous inventions pour établir la république, une spiritualité, voire une religion spécifique".

 

Et dans un entretien aux Editions du Seuil le 08 octobre 2008, il précisait :

 

"la Révolution française a échoué parce qu'on ne peut pas faire exclusivement une Révolution dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait une Révolution essentiellement politique, mais pas la Révolution morale et spirituelle. Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc, il faut remplacer cela. Et d'ailleurs l'échec de (la Révolution) de 1848, où l'Eglise catholique et des prêtres sont venus bénir les 'arbres de la liberté' des révolutionnaires, c'est la preuve que l'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Mais, comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité."]

 

Les "progressistes" comprennent et reconnaissent eux-mêmes l'erreur du progressisme et de la modernité, qui avait prétendu émanciper l'homme d'un ordre de la nature voulu par un Premier moteur intelligent où chaque être a sa finalité propre, pour ne plus retenir que le matérialisme... Tout cela n'est pas allé sans effets pervers au cours des siècles : individualisme, liberté laissée à la subjectivité de chacun, société marchande où le conflit entre liberté et égalité ne peut se résoudre, toujours provisoirement, que par une croissance économique toujours plus forte et permettant de distribuer toujours plus de richesses au prix d'une destruction de la nature. Ainsi, précisons ici que l'écologisme authentique n'est pas, ne peut pas être "de gauche", de cette gauche qui en 1789 avait proclamé la mort de Dieu et donc de la Création. L'aveu est essentiel : il démolit le fondement philosophique de la modernité par ceux-là mêmes qui en étaient les acteurs ! L'édifice moderne s'écroule sous nos yeux, la croyance dans le "progrès" s'effondre, le "progrès" depuis deux siècles a été un échec, et ce sont les révolutionnaires eux-mêmes qui le disent... 

 

Lire aussi : Patrice Gueniffey : "La Révolution est morte" (Conférence du 3 octobre 2011) :

 

"Ce qui s'est effondré surtout avec le communisme c'est la croyance à un sens de l'histoire, la croyance que l'histoire aurait un sens, croyance qui avait occupé une place centrale dans la culture occidentale et pas seulement communiste, depuis plus de deux cents ans, puisqu'elle était née au XVIIIe siècle.

[...] Aujourd'hui, chacun se rend compte, chacun d'entre vous se rend compte, que l'histoire continue, qu'elle va continuer d'une manière indéfinie, mais personne ne peut lui donner un sens ou personne ne peut dire dans quelle direction elle va."

 

Allons plus loin. Le "progrès" s'effondre, il va "dans la mauvaise direction", parce qu'il s'est trompé sur la nature de l'homme. En cours de route, il s'est perdu dans un trou noir, un vide-réalité (subjectivisme, individualisme, matérialisme) qui le laisse seul et est en train de se refermer sur lui des suites des effets pervers qu'il a engendré. En dehors, la terre continue de tourner... Il s'agit simplement, pour nous, d'accompagner doucement le mouvement en redécouvrant la vérité de la double nature de l'homme : matérielle, et spirituelle, et d'affirmer à nouveau les vérités de la Foi.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 18:34

Ce qui nous paraît indigne c'est la récupération politique de chaque attentat par le gouvernement (propagande que l'on peut qualifier de "Charlie") avec un appel à l'union nationale qui devient un appel à la soumission nationale.

 

Or, après l'attentat de Nice, un peuple en France refuse de se soumettre. Déstabilisation du Proche-Orient, immigration, sécurité, gestion du terrorisme musulman, les Niçois, peuple fier et courageux, ne s'en laissent pas compter et sont les premiers en France à réagir avec une vive colère à la responsabilité du gouvernement.

Nice, blason. D'argent, à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant trois monts de sable (alias de sinople), issants d'une mer d'azur.

Nice, blason. D'argent, à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant trois monts de sable (alias de sinople), issants d'une mer d'azur.

Le temps des Charlie est fini

 

Lundi midi, des dizaines de personnes se sont réunies près du Palais de la Méditerranée à Nice, à l'endroit où le terroriste présumé a été tué jeudi après avoir ôté la vie à 84 personnes. Elles y ont craché et déversé des ordures.

 

Lundi midi, quelques instants après la minute de silence, pendant laquelle le Premier ministre Manuel Valls a été copieusement hué et sifflé par la foule, les Niçois ont pu approcher le lieu du drame. Et nombreux sont ceux qui se sont arrêtés, là où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, ce Tunisien de 31 ans auteur du massacre, a été abattu par les forces de l'ordre.

 

À hauteur du Palais de la Méditerranée, à l'endroit où il a été stoppé dans sa folie meurtrière, des dizaines et des dizaines de badauds ont déversé des détritus. Élus aux larmes ou en colère, ils ont lancé des pierres, des canettes vides et des papiers sur le sol, où figure en lettres rouges l'inscription "Assassin". D'autres plus virulents n'ont pas hésité pas à cracher sur le bitume, encore marqué par le sang du terroriste présumé, et a extériosé leur mal-être en l'insultant. (1)

Un peu auparavant, Valls a été hué et sifflé aux cris de "assassins", "démission".

Après la minute de silence la foule en colère rassemblée sur la Promenade des Anglais a copieusement sifflé le premier ministre Manuel Valls à son arrivée, puis à nouveau à son départ aux cris d’« assassins ! » et de « démission ! »

 

La foule de plus de 40 000 personnes, a fait éclater sa colère aux cris de « Assassins! » et « Démission! » lorsque Manuel Valls est apparu à la tête d’un cortège de plusieurs ministres sous les huées et les sifflets. Une vive colère très peu appréciée par Valls qui s’est retourné vers Christian Estrosi et Eric Ciotti les deux élus LR régionaux pour les appeler à être « forts » pour résister à l’extrême droite, suivant le témoignage de BFMTV. Manuel Valls, offusqué de cette légitime colère, l’a déclarée « indigne ».

 

Les Niçois n’arrivent pas à comprendre comment un camion de 19 tonnes a pu faire des repérages plusieurs jours de suite sous l’œil des caméras de surveillance sur le parcours de la Promenade des Anglais sans éveiller l’attention des forces de sécurité. Ils ne comprennent pas davantage comment cet énorme camion a pu pénétrer sans encombre sur la zone entièrement « piétonisée » durant le feu d’artifice.

 

C’est la première fois en France que la population réagit par une vive colère à un attentat islamique en mettant en cause les autorités. Jusque-là la population assommée avait suivi toutes les consignes lancées par le gouvernement qui avait bénéficié consécutivement d’une montée dans les sondages. Il serait juste qu’enfin les responsables de la guerre au Moyen-Orient, ceux qui ont depuis des décennies encouragée l’immigration islamique et qui ont favorisé l’installation de l’Islam en France répondent enfin de leurs actes devant la population française. Il est tout aussi salutaire que la population réagisse enfin. (2)

Sources:

 

(1) Attentat de Nice : les passants crachent et déversent des ordures à l'endroit où le terroriste a été abattu, Lci tfs1, par Yohan Roblin, le 18 juillet 2016 à 13h06

(2) Manuel Valls copieusement sifflé à Nice au cri de « Démission » et « Assassins », Medias-presse.info, in Politique / by Emilie Defresne / on 18 juillet 2016 at 17 h 29 min

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:27
Brexit: l'effondrement du jacobinisme

Merci aux sujets de Sa gracieuse Majesté, la Reine d'Angleterre, qui, consultés sur le maintien ou la sortie de leur pays ont décidé la sortie de l'Union européenne (Brexit) à 51,9% (contre 48,1%), lors du référendum qui était organisé le 23 juin, et dont les résultats n'ont été connus qu'au lendemain matin, dans un véritable feu de joie de la Saint Jean Baptiste, saint précurseur du Christ "lumière du monde", jour du solstice d'été, évènement comme annonciateur d'un renouveau prochain.

 

Il faut savoir que l'"Europe continent" est le projet jacobin hérité de 1789, le projet pour lequel les Conventionnels girondins avaient décidé d'"incendier les quatre coins de l'Europe..." (Brissot). Rien n'arrête ces gens-là, sauf un jour peut-être la volonté des peuples.

 

En Europe, à la crise du système politique et économique devraient s'ajouter la crise de l'euro,  des défauts sur les dettes souveraines, une crise bancaire, de graves troubles sociaux à l'intérieur des états, des séparatismes territoriaux liés au développement et au terrorisme de l'islam.

 

Ces évènements tragiques facilement prévisibles ne sont que le fruit de quarante ans d'utopie et d'idéologie jacobine. Ce sont ces politiques qui devront être jugés responsables et non ceux qui les contestent.

 

Dès lors, la sortie de ce modèle ne sera pas pardonné aux Britanniques qui pourraient souffrir de représailles énormes de la part des totalitaires. L'on peut voir dors et déjà les pro-européens les désigner comme responsables de tous les maux, responsables de leur propre échec et de la faillite de leur modèle. Tous les coups sont à envisager de la part des totalitaires : référendum renouvelé (1) jusqu'à ce que le peuple vote bien comme en Irlande en 2008 (2), référendum détourné comme en France par Nicolas Sarkozy en 2007, séparatismes pro UE, voire création d'une république londonienne pro UE, dont le maire musulman Sadiq Khan serait le "président". (3)

 

Ce devrait être néanmoins au tour des Pays-Bas (4), du Danemark, de la Suède, des pays plus libéraux, et plus proches de la Grande-Bretagne, de demander à leur tour leur sortie. Le Brexit va probablement jouer le rôle qu'a pu jouer la chute du Mur de Berlin en 1989.

 

L'effondrement de l'union soviétique des états européens n'est qu'une question de temps, car cette union n'est pas bâtie sur la volonté des peuples, mais sur l'idéologie. Il s'agira alors pour les peuples non pas de repartir sur un "nouveau traité européen" (5), mais de redécouvrir la souveraineté et la liberté, sur la base de principes politiques éprouvés.

Notes

 

(1) Plus d'un million de personnes signent la pétition qui réclame un nouveau référendum sur le Brexit, 25 juin 2016, 09:56

(2) Les Irlandais rejetèrent à 53,2 % la ratification du traité de Lisbonne lors du referendum du 12 juin 2008. Les Irlandais votèrent à nouveau le 2 octobre 2009 et acceptèrent la ratification du traité à 67,1 %. Des critiques ont été émises quant à la décision de faire voter une nouvelle fois les Irlandais sur la base de quelques déclarations. La principale opposition dans l'Union européenne provenait du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP de Nigel Farage) qui considérait que le choix de la population irlandaise lors du premier vote avait été ignoré et qu'ils avaient été forcés de revoter.

(3) Brexit: Près de 60.000 signataires demandent l'indépendance de Londres, 20 Minutes, Publié le 24.06.2016 à 16:52, Mis à jour le 24.06.2016 à 18:33

(4) Brexit: un député néerlandais réclame aussi un référendum, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 24/06/2016 à 07:22 Publié le 24/06/2016 à 07:20

(5) Sarkozy réclame un nouveau traité européen, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 24/06/2016 à 16:43 Publié le 24/06/2016 à 15:26

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 18:06

Le traité transtatlantique (TTIP ou Tafta) est l'achèvement du processus révolutionnaire de 1789 qui s'est effectué "sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple", a vu la prise du pouvoir par quelques-uns, la ploutocratie (pouvoir de l'argent), pouvoir d'une minorité. Il constitue (s'il devait être voté en l'état) un pas supplémentaire vers le cauchemar maçonnique de la "république universelle". Il donne le pouvoir aux "firmes privées", c'est-à-dire aux plus riches, leur octroie des droits exorbitants et élimine toute barrière fiscale, sociale et/ou environnementale, le tout agrémenté de droits de poursuites contre les Etats récalcitrants. Au nom de la "liberté" et du "libre échange", ils tuent la liberté et le commerce libre.

 

Lire : Les enjeux du Traité transatlantique (Pierre Hillard, Pierre-Yves Rougeyron, Jean-Claude Martinez, Maurice Gendre)

 

A l'heure où les oligarques nous parlent de "gouvernance mondiale" et autre "Nouvel Ordre mondial", c'est donc contre cet ordre anti-démocratique mondial, dangereux pour la santé et l'environnement, que la Fédération des producteurs bovins (FNB) s'élèvent.

Très inquiète en effet de la perspective de ce traité de libre échange avec les Etats-Unis, chantres de l'élevage intensif, elle appelle ce lundi le président Hollande à résister à un accord (transatlantique) "déséquilibré".

La FNB dénonce "cette tentative de passage en force contre l'avis des peuples d'une Europe au gré des vents", écrit Le Parisien qui rapporte l'information.

Les producteurs bovins dénoncent "un accord déséquilibré qui va à l'encontre des intérêts économiques de l'Union européenne et des exigences de ses populations", alors que le président américain Barack Obama effectue en ce moment une tournée européenne pour pousser les négociations entre l'UE et les USA sur cet accord de libre échange.

Le président de la fédération, Jean-Pierre Fleury, joint par l'AFP, insiste:

Pourquoi s'embarquer dans un traité de libre-échange avec les Etats-Unis alors qu'on n'a toujours pas réglé les problèmes de distorsions de concurrence au sein de l'UE?" notamment avec l'Allemagne et l'Espagne. "Comme on ne sait pas régler le problème on va au devant du suivant.

La FNB appelle donc le Président de la République, qui devait retrouver M. Obama en Allemagne lundi, à "refuser toute précipitation au moment où l'Europe ne parle plus d'une seule voix :

Les producteurs de viande bovine ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel du libéralisme" ajoute-t-elle en réclamant de nouveau "l'exclusion de ce secteur du champ de négociations.

Les producteurs français redoutent "la confrontation du modèle national, relativement familial, en pâture et sans hormone de croissance, avec le modèle américain intensif et industrialisé des "feed lots" de plusieurs dizaines de milliers de têtes."

 

Lire : Mille vaches et pas mal d'hypocrites

 

Outre le Tafta, la FNB dénonce aussi le traité négocié avec le Canada et celui en cours avec le Mercosur, le grand marché sud-américain, gros producteur de viande bovine, alors que la consommation de viande rouge a baissé de 27% en Europe au cours des dix dernières années.

Traité transatlantique : la fédération des producteurs bovins appelle à résister

Source: TTIP: les producteurs français de viande bovine appellent à résister, Le Parisien, 25 Avril 2016, 14h00 | MAJ : 25 Avril 2016, 14h00

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 20:44

L'Angleterre réclame à Philippe de Villiers l'anneau de Jeanne d'Arc.

Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers

Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers

 

Selon RTL, le fondateur du Puy du Fou aurait été sommé de rendre la précieuse relique de la Pucelle d'Orléans à nos meilleurs ennemis. S'il n'obtempère pas d'ici quinze jours, il pourrait être inculpé de détournement de bien national.

 

«L'anneau est en France, et il y restera!», lançait comme une provocation aux Anglais, Philippe de Villiers le 21 mars dernier. Deux semaines après le retour de la relique de Jeanne d'Arc en terres françaises, les Britanniques reviennent à la charge. Selon les informations de RTL, des démarches judiciaires auraient été lancées par le National Council of Arts (Conseil des Arts britanniques) afin de récupérer cette «pièce majeure de l'histoire de l'Angleterre».

 

Achetée à Londres en février dernier lors d'une vente aux enchères par le Puy du Fou, la relique avait été aussitôt réclamée par l'Angleterre. Deux jours avant son arrivée triomphale en Vendée, les Britanniques avaient adressé une mise en demeure au fondateur du parc vendéen, Philippe de Villiers. Aujourd'hui, deux musées anglais sont sur le point d'exiger la saisie conservatoire de l'anneau par les douanes françaises et sa mise sous séquestre avant que l'affaire ne soit réglée devant un tribunal.

 

Six ans de prison

 

Les deux institutions britanniques réclament instamment son retour Outre-Manche s'appuyant sur l'absence de licence d'exportation qui aurait dû être assujeti à l'anneau . «Ce bijou fait partie intégrante du patrimoine anglais (...). C'est un objet à haute valeur symbolique», plaident les représentants du National Council of Arts, dans une lettre adressée à l'avocat londonien du Puy du Fou, Me Alexandre Terrasse.

 

Une requête à laquelle les Vendéens n'ont aucune intention de se soumettre. Ils ont déjà lancé les démarches pour obtenir une licence d'exportation afin de conserver «ce petit bout de France revenu en France», comme l'a expliqué Philippe de Villiers au micro de RTL. Qu'importe le prix, l'ancien député européen est prêt à aller jusqu'au bout plutôt que de «livrer Jeanne d'Arc une deuxième fois».

 

Selon son avocat, Philippe de Villiers encourt jusqu'à six ans de prison et une amende d'un million d'euros pour détournement de bien national.

Source: Anneau de Jeanne d'Arc, l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers, Le Figaro, Par Alice Develey , Marie-Amélie Blin Publié le 08/04/2016 à 19:12

 

Sélection de quelques commentaires bien sentis publiés sous l'article du Figaro qui valent mieux qu'un long discours :

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAnneau volé à Jeanne d'Arc lors de son procès par l'évêque Cauchon et récupéré par les Anglais. Cet anneau que Jeanne embrassait avant chaque combat revient de droit à la France. Les Anglais devraient être accusés de recel s'Ils décident d'aller en justice même si le délit date du 15 ème siècle. Courage Monsieur de Villiers !

 

La fortune des Anglais vient essentiellement du pillage de la planète. Ils ne sont donc pas prêts de renoncer au butin acquis si difficilement en massacrant les indigènes...

 

Ils n'ont honte de rien. Faudrait juste aussi leur rappeler que la Jeanne ils l'ont brûlée vive, alors s'ils pouvaient se faire oublier.

 

Buvons un coup, buvons en deux, à la santé des amoureux, à la santé du Roi de France, et zut pour le roi d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre !

 

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 10:05

Les véritables initiateurs du mouvement des manifestants "Debout", les "Veilleurs debout" ou "Sentinelles" étaient Place Vendôme hier dimanche 3 avril. Ils en ont été chassés pendant que leurs copieurs, les "Nuit debout", manifestants d'extrême gauche sans-frontiéristes pro-immigration, sont libres de manifester debout Place de la République "depuis trois jours maintenant" (BFM-TV).

Deux poids deux mesures.

Les ‪#‎Sentinelles‬ ont été chassées de la place Vendôme hier ? Les voilà de retour ce soir. Source: Sentinelles Facebook https://www.facebook.com/hashtag/sentinelles?source=feed_text&story_id=614609808637656

Les ‪#‎Sentinelles‬ ont été chassées de la place Vendôme hier ? Les voilà de retour ce soir. Source: Sentinelles Facebook https://www.facebook.com/hashtag/sentinelles?source=feed_text&story_id=614609808637656

Pendant que les Sentinelles sont chassés Place Vendôme dimanche 3 avril, les extrêmes-gauche sont libres de manifester debout Place de la République "depuis trois jours maintenant" (BFM-TV) :

http://www.bfmtv.com/societe/nuit-debout-de-contestation-khomri-dit-rester-attentive-a-toutes-les-interpellations-964105.html

http://www.bfmtv.com/societe/nuit-debout-de-contestation-khomri-dit-rester-attentive-a-toutes-les-interpellations-964105.html

Le Figaro rédige chaque jour un article complaisant avec pleines pages de photos vantant les "Nuit debout" "anti-système". Les medias cherchent de toute force à populariser un mouvement de quelques dizaines d'extrémistes communistes mondialistes. L'article du jour: "Lois injustes, insoumission et lutte des classes : les slogans de la «Nuit Debout», Par lefigaro.fr Mis à jour le 04/04/2016 à 09:36 Publié le 03/04/2016 à 13:37.

 

L'idée serait de se mêler aux dits manifestants "anti-système", d'y porter la voix de la majorité silencieuse et donc d'y rétablir la démocratie réelle. Ceci pour voir si les dits manifestants seront toujours aussi libres de manifester ?? et autant courtisés ?

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