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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 16:00
Conférence de Versailles : une revanche de la culture et de l'art français et une déclaration agressive inutile d'Emmanuel Macron

A l'occasion des 300 ans de la naissance des relations diplomatiques franco-russe, le président de la Russie Vladimir Poutine était invité aujourd'hui par Emmanuel Macron au Château de Versailles. Le président français a parlé de relancer les relations "stratégiques et économiques".

 

Il y a 300 ans, en 1717, deux ans après la mort de Louis XIV, alors que la Russie était menacée par la montée en puissance de la Suède et de la Prusse, le tsar Pierre le Grand vint à Paris, et passa plusieurs jours au château de Versailles, résidence des rois. Il rencontra le jeune roi Louis XV, âgé de 7 ans, qu'il prit dans ses bras. Cette visite du tsar en France fut organisée afin de sceller l'alliance franco-russe, mais aussi parce que Paris représentait à cette époque la Patrie de la culture et de l'art. C'est ainsi la revanche de cette "culture" française qui n'existe pas pour l'actuel président de la république et de cet art français qu'il disait n'avoir "jamais vu" !

 

Colbert, le "véritable artisan du Grand Siècle", supervisa la construction du  château de Versailles. Cette oeuvre d'art déclencha dans toute l'Europe une véritable course à la construction de répliques dans des parcs remplis de fontaines. En Russie, Pierre le Grand fit construire dans les faubourgs de Saint-Pétersbourg, ville natale de Vladimir Poutine, un ensemble de bâtiments, le complexe de Peterhof, entouré de jardins et de parcs.

 

Philippe Erlanger, haut-fonctionnaire et écrivain, calcula qu’en comptant les deux Trianon, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion moderne : il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore le prix d'une campagne électorale d’un Président de la République (P. Erlanger, Louis XIV, La Table ronde 1960). Sans compter ce que continue de rapporter à la république dite française le Château de Versailles aujourd'hui, Louis XIV a enrichi la France bien plus qu'il ne l'a endettée. "On s'accordera à penser que Louis XIV, en nous donnant Versailles, a enrichi la France...  Les dépenses du Grand Roi ont valu à l'univers un château que personne n'oserait ne pas admirer." (Pierre VERLET, Le Château de Versailles, Paris 1985).

 

La question des sanctions de l'UE contre la Russie n'a pas été abordée. La Russie, accusée depuis 2014 par Obama d'avoir envahi l'Ukraine et de défendre le "dictateur" Bachar al Assad, a été lourdement pénalisée par les sanctions économiques. Elle a été contrainte à apprendre à développer une agriculture auto-suffisante. Les premiers sanctionnés sont les agriculteurs français et l'industrie automobile française.

 

Peu avant la fin de la conférence commune, et alors que l'invité Vladimir Poutine s'est abstenu de toute déclaration à connotation négative, Emmanuel Macron a qualifié les agences de presse russes "Sputnik" et "Russia today" d'"organes d'influence et de propagande mensongère", répandant "des contrevérités infamantes". Il a fait cette déclaration sans accuser directement le Kremlin d'avoir interféré dans l'élection présidentielle comme le font les grands medias français à la remorque des médias états-uniens. Ne peut-on pas dire la même chose à propos des agences de presse françaises dont la russophobie n'est plus à démontrer ? Sur le plan de l'image, ce qu'il y a de certain c'est que cette déclaration agressive ne sera d'aucune utilité pour faire grandir la position française déjà bien entamée dans l'opinion russe et ne change rien à la situation antérieure.

Add. Réponse de Russia Today à 17h49 :

"Des accusations sans preuves du camp Macron depuis le mois de mars

 

Début mars, l'équipe d'Emmanuel Macron avait déjà accusé RT France de véhiculer des «fake news» sur sa personne. «Nous accusons Russia Today et Sputnik d'être la première source de fausses informations véhiculées sur notre candidat et de travailler en symbiose avec des organisations fascistes ou d'extrême droite», avait déclaré Mounir Mahjoubi, conseiller du candidat d'En Marche! à la chaîne britannique Sky News. Il n'avait pas pour autant présenté les preuves permettant d'étayer ses accusations.

 

Le 27 avril, le mouvement En Marche! avait ensuite déclaré à l’agence Reuters que RT France et Sputnik ne seraient pas autorisés à couvrir la soirée électorale d’Emmanuel Macron, accusant les deux médias d’être «des agences de propagande de l'Etat russe» et de véhiculer de «fausses informations». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait qualifié de «discrimination ciblée» ce refus d’accréditer des médias russes...

Nous conseillons à Vladimir Poutine d'appliquer la symétrique réciproque lors des prochaines élections présidentielles en Russie et interdire à son tour l'accréditation à son quartier général des médias français pour diffusion de contre-vérités et de fake news sur sa personne en Ukraine, Syrie, etc.. Les médias français auront alors l'occasion de dire leur indignation !

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 13:27
François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Comment François Hollande peut-il dire avec des records de chômage et de dette qu'il laisse un état bien meilleur que celui qu'il a trouvé ? Le déni et le mensonge aura accompagné François Hollande jusqu'au dernier jour.

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Collector pour l'historien, François Hollande passant le relai au mondialiste Emmanuel Macron ce dimanche, a déclaré qu'il laissait "la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé", au départ de Nicolas Sarkozy en 2012.

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"
François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

En juin 2015, la dette publique avait augmenté de +236 milliards d’euros depuis mai 2012 :

 

 

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

En septembre 2015 la dette publique de la France s'élevait à 96,5% du Produit intérieur brut (PIB), soit plus qu'en 2015 (96,3%).

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Et au premier trimestre 2016 elle montait à 97,5% du PIB, soit 6% de plus qu'en juin 2013 (91,7% du PIB) :

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Summum du mensonge et de la moquerie du peuple, alors que la dette publique atteignait 91% en septembre 2012, le gouvernement socialiste, par la voix du ministre de l'économie Pierre Moscovici annonçait qu'elle culminerait au niveau record de 91,3% avant de commencer à "refluer" "l'an prochain" :

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Rappelons que François Hollande fit à ce moment-là le pari d'un retournement de la conjoncture internationale dès l'été 2013, qui permettrait une régression du chômage (et de la dette). Ce pari, selon l'économiste eurosceptique Jacques Sapir, ne pouvait pas être tenu... On ne peut pas dire que nous n'avions pas été prévenus !...

Pour comparaison, la dette atteignait environ 86,2% à la fin du dernier trimestre 2011 à la fin du quinquennat Sarkozy, et "ne s'élevait" qu'à 66,6% en septembre 2007 à son début.

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Quand on parle de déficit public, une date revient souvent : 1974. C’est la dernière année où les recettes de l’Etat étaient supérieures aux dépenses. Depuis, il faut sans cesse emprunter pour combler le déficit, et donc contracter une dette. Fin 2016, son total s’élevait à plus de 2140 milliards d’euros (96 % du PIB), sachant que la charge de la dette représente chaque année 44 milliards d’euros. (Source)

 

Entretemps, la loi de 1973 est passée par là : pourquoi et comment la France est-elle asservie par les banques ?.

 

En pourcentages, la dette aura donc augmenté de 20% sous Sarkozy (de 66 à 86%) et de 10% sous Hollande (86 à 96%).

 

 

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"
François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 14:22
La loi "Macron" du 6 août 2015 dite "pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques"

Si vous voulez une image du futur, imaginez-vous une botte écrasant le visage d'un homme pour toujours.

George ORwell, 1984

La loi se donne, selon Emmanuel Macron, pour finalité de « déverrouiller l'économie française » ; elle doit régler les « trois maladies » de la France : « défiance », « complexité » et « corporatisme » en prenant un ensemble de mesures modifiant un certain nombre de réglementations en vigueur afin de restreindre le droit au repos du dimanche et faciliter le travail de nuit, de réduire le caractère fixe des tarifs des professions réglementées et d'augmenter le nombre de professionnels, de supprimer le monopole du service public de la SNCF accordant la préférence au rail pour le transport terrestre régulier à longue distance, d'accélérer l'acquisition du permis de conduire, de plafonner les indemnités de licenciement et les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, de permettre la vente par l'État de dix milliards de participation dans des entreprises publiques privatisées afin d'augmenter les intérêts de la dette payés, la possibilité de transférer la propriété de l'armement militaire, des avions de chasse et des navires de guerre à des sociétés commerciales privées qui les loueront à l'armée française et à la Marine nationale, l'augmentation systématique de 30 % des limites de constructibilité en zones urbaines, ainsi que diverses autres mesures qui ont été abandonnées : l'ouverture du capital des pharmacies aux investisseurs non pharmaciens, l'ouverture de la profession d'avocat aux juristes d'entreprise, etc.

 

Source: Wikipedia

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 12:51

Après l'échec de Marine Le Pen à la présidentielle, la pression des europhiles mondialistes se fait plus forte pour réclamer l'abandon programmatique du retour au franc.

Un pays qui renonce à sa monnaie est un pays économiquement mort
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:47

Dans son journal du jeudi 16 mars 2017, Tv-Libertés a dressé un bilan économique des cinq années de socialisme :

Le désastreux bilan de François Hollande, le président des records

Chômage, déficit, balance commerciale.. les Français se souviendront longtemps, et ils payeront longtemps les conséquences de ces cinq années de socialisme…

 

Le chômage d’abord : François Hollande, qui est arrivé aux affaires quatre ans après le début de la crise économique mondiale, la pire depuis 1929… a pourtant réussi à faire pire encore que son prédécesseur. Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, plus de 1,1 million de Français se sont retrouvés au chômage…. Sous le mandat de François Hollande, qui n’est pourtant pas encore achevé, plus de 1,2 million de Français ont rejoint les rangs de Pôle Emploi, sans parler des centaines de milliers de chômeurs dissimulés, en contrats aidés, en plans de formation ou encore, définitivement découragés de chercher un emploi et donc radiés des listes… ils vivent, soit, dans la clandestinité, gonflant les rangs des travailleurs au noir, soit… des minima sociaux, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles, loin s’en faut.

 

Du côté du déficit, François Hollande pourrait se targuer d’avoir fait mieux que Nicolas Sarkozy, et en valeur absolue, c’est exact. La dette française a augmenté de 600 milliards de 2007 à 2012, et de seulement 300 milliards de 2012 à aujourd’hui.. Seulement, sous Nicolas Sarkozy, la dette de la France a augmenté de 23 points… quand elle augmentait dans le même temps de 22,75 points dans la zone Euro. La France n’a donc ni mieux, ni moins bien fait que ses voisins partageant la même monnaie pendant cette période.. Et que s’est il passé pendant le mandat de François Hollande ? Si la dette française n’a effectivement augmenté que de “seulement” 9 points… elle n’a progressé dans le même temps que de 1,4 point dans l’ensemble de la zone euro ! ! ! certains pays, et pas seulement l’Allemagne, parvenant même à inverser la spirale infernale de la dette publique, commençant enfin à rembourser leurs créanciers… Résultat, l’an dernier, la France a occupé la glorieuse première place du pays empruntant le plus sur les marchés financiers, avec plus de 270 milliards d’euros de dettes anciennes ou nouvelles à placer… Résultat : la dette française a augmenté 6 fois plus vite que la dette de l’ensemble des pays membres de la zone euro pendant ces cinq années de socialisme..

 

Quant à la balance commerciale : elle, ne ment pas… en janvier dernier, la France a même battu un triste record, avec un déficit entre les importations et les exportations de près de 8 milliards d’euros. ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de notre pays

 

C’est également pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de deuxième économie européenne, c’est pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de cinquième économie mondiale..

 

Des dizaines d’autres indicateurs permettraient de mesurer l’ampleur du désastre du quinquennat hollandais : l’indice de confiance des acteurs économiques, qui ne faisait que progresser pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, n’a par exemple fait que s’enfoncer de plus en plus profondément pendant ces cinq années de socialisme..

 

Voilà donc le bilan de François Hollande, qui est aussi celui d’Emmanuel Macron, son ministre de l’Economie pendant deux ans, et auparavant, son conseiller économique à l’Elysée. Quand on regarde de près le pseudo programme d’Emmanuel Macron, on constate qu’il ne renie rien, procédant plus à des retouches cosmétiques qu’à de véritables réformes ou changement, sauf peut être, sur le sujet du droit du travail… C’est de cela dont les électeurs devront avoir conscience au moment de décider de voter pour Emmanuel Macron, le seul véritable héritier de François Hollande.

 

Source: Tv-Libertés

Mais François Hollande, c'est aussi le président de tous les records battus :

 

- Record d'insécurité : une délinquance et une insécurité qui gagnent et "frappent au coeur de nos territoires, dans la ruralité profonde" (Général Soubelet) 

- Record d'impôts nouveaux : 90 milliards de hausse d'impôts

- Record de chômage,

- Record de dette à 2037,8 milliards d'euros, chaque français a une dette de 30.727 euros (la dette atteint 95% du PIB contre 92,3. fin 2013)

- Record des reculs et des échecs à l'"école" : recul dans le palmarès mondial scolaire, progression de l'illetrisme..., progression des inégalités (Enquête Pisa), disparition du vocabulaire à l'école, etc..., le tout au moment où le gouvernement socialiste s'engageait à "s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités" (Vincent Peillon)...

Record de guerres !... Le socialisme, c'est la guerre... et le terrorisme ! François Hollande le président de guerre au Mali, en Centrafrique, en Syrie (tentative échouée), Daech (Irak), le terrorisme qui frappe au coeur de l'Hexagone... Quelle réussite... !

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:37

Qui était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique deux ans et quatre jours, du 26 août 2014 au 30 août 2016 et est donc comptable de cette croissance en berne en 2016 ? 

 

La croissance moins forte en 2016 qu'en 2015

"Croissance moins forte en 2016 qu'en 2015" : Emmanuel Macron comptable du bilan économique de Hollande

Les chiffres de l'Insee publiés ce mardi confirment que le PIB n'a progressé que de 1,1% sur l'ensemble de l'année, une hausse nettement inférieure aux prévisions.

 

Les chiffres sont confirmés. La croissance de l'économie française a bien atteint 0,4% au quatrième trimestre 2016 et s'est donc établie à 1,1% sur l'ensemble de l'année ... Mais ces chiffres, pour 2016, sont inférieurs de 0,1 point par rapport à 2015 où la croissance avait atteint 1,2%. ... inférieure de 0,3 point à la prévision du gouvernement, qui avait réajusté sa prévision de 1,5% à 1,4% à l'automne.

Source: Le Figaro

 

La réponse à la question "Qui était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique deux ans et quatre jours, du 26 août 2014 au 30 août 2016 et est donc comptable de cette croissance en berne en 2016 ? " est Emmanuel Macron.

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Publié par Ingomer - dans Economie
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:45

Le premier ministre britannique, Theresa May, a dévoilé aujourd'hui ses objectifs pour le Brexit, une sortie du Royaume-Uni du marché unique, né suite à la volonté de Margaret Thatcher.

 

Dans une interview au journal allemand Welt am Sonntag, deux jours avant le discours aujourd'hui clé de Theresa May, le ministre britannique de l'Economie Philip Hammond avait annoncé que Londres pourrait passer à un autre modèle économique et fiscal pour rester compétitif. [1]

 

Theresa May privilégie une séparation radicale de l'Europe, et la sortie de la Grande-Bretagne du marché unique. [2]

Pour Theresa May, la politique passe avant l'économie. Elle met d'abord en avant les questions de souveraineté et d'immigration, avant celles concernant l'économie. [3]

 

Jusqu'à aujourd'hui, le manque de clarté sur le Brexit avait entraîné une chute de la livre

 

Six mois ont passé, et les «Trois Mousquetaires» du Brexit - les ministres Boris Johnson, Liam Fox et David Davis - ont égrené tant d'annonces contradictoires, qu'on peinait jusque-là à y deviner une vision d'ensemble. Autre exemple, il y a quelques semaines, May parlait de conclure un «accord transitoire» avec l'UE, puis l'idée a disparu.

 

D'autres comme Janan Ganesh, éditorialiste du Financial Times, estiment au contraire que May sait trop bien ce qu'elle veut: faire retrouver au pays sa souveraineté perdue, contrôler l'immigration et limiter le pouvoir de la Cour de justice de l'Union européenne. Elle a en effet montré lors de sa première interview télévisée de l'année, sur la chaîne Sky, que le contrôle de l'immigration lui était plus important que l'accès aux marchés européens - ce que d'aucuns interprètent comme une adhésion au «hard Brexit».

 

May et son équipe ont toujours prétendu que ses propos parcimonieux sur le sujet répondaient à sa volonté d'échapper à la frénésie médiatique, une forme de recul nécessaire dans une époque avide de nouvelles instantanées. Ce qui est une qualité qui tranche par exemple avec les mises en scène à tout propos de F. Hollande ou d'un Manuel Valls.

 

Auparavant, May a aussi déclaré vouloir conclure un accord sur-mesure avec l'UE, sous-entendant qu'elle espérait bien retrouver le contrôle de l'immigration tout en conservant certains avantages commerciaux et économiques hérités de la présence du RU dans l'UE, ce qui implique de signer un accord de libre-échange spécifique avec l'UE. (Le Figaro)

 

Le choix aujourd'hui par Theresa May d'un Brexit "dur" et d'une rupture «claire et nette» avec l’Union européenne et d'un contrôle de l’immigration, entraîne une forte remontée de la livre

 

Alors que la devise britannique était tombée au plus bas depuis plus de 30 ans en début de semaine, elle est fortement remontée après le discours de Theresa May en faveur d’un Brexit "dur", qui met fin à plusieurs mois d’incertitude. Son discours, très attendu, a fait bondir la livre Sterling. [4] 

 

Selon Theresa May

 

"le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique. [...] Nous voulons un nouveau partenariat équitable (...) pas un statut de membre partiel ou associé de l’UE, qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors", a insisté Theresa May.

 

Elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique.

Le choix par Theresa May d'un Brexit "dur" fait bondir la livre

Si l'accord final est adopté par le parlement, cela se traduira par la sortie du Royaume-Uni du marché unique, né grâce à la volonté de Margaret Thatcher.  Même si elle réfute l'expression, il s'agit bien d'un Brexit dur. "Nous recherchons un partenariat nouveau équitable entre une Grande-Bretagne mondiale, indépendante, autonome et nos amis et alliés de l'UE", argumente Theresa May.

 

Si les Européens s'aventuraient à imaginer un accord "punitif" pour la Grande-Bretagne, dans l'esprit de décourager d'autres d'imiter le Brexit, ils s'infligeraient un "acte d'automutilation calamiteux", les met-elle en garde. Dans ce cas, elle n'hésiterait pas à quitter les négociations les mains vides: "pas d'accord serait mieux qu'un mauvais accord pour la Grande-Bretagn". Le gouvernement britannique serait alors prêt à dégainer l'arme fiscale pour déclencher une guerre commerciale avec ses anciens partenaires en faisant du Royaume-Uni post-Brexit un paradis fiscal. [5]

 

Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’Union européenne avec pour beaucoup le souhait d’un contrôle renforcé de l’immigration .

 

D’ici à la fin du mois le parlement britannique va enfin autoriser – ou non – Theresa May à invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne pour sortir de l’Union européenne. Un refus ouvrirait sans doute une crise politique majeure, car les députés s’arrogeraient le droit d’aller contre la volonté clairement exprimée du peuple.

 

Ensuite, d’ici la fin du mois de mars, Theresa May devra signifier à l’UE la volonté de son gouvernement et les négociations pourront officiellement commencer. L’ancien ministre français et commissaire européen Michel Barnier, qui les mènera pour l’UE, s’est fixé la date butoir du 30 septembre 2018 pour les terminer, tandis que Theresa May se donne un délai jusqu’au 31 mars 2019. Puis l’accord sera ratifié par tous les Etats avant que le Brexit officiel n’ait lieu en mai 2019. (Reinformation.Tv) [6]

 

Après le protectionnisme de Donald Trump, le choix de Theresa May s'aligne sur la nouvelle politique économique américaine. Cette nouveauté pourrait nous faire passer à un autre modèle économique, plus protectionniste pour chaque peuple, où le marché ne ferait plus tout ce qu'il veut. On peut y avoir aussi une révolte contre une économie mondialisée qui a failli à protéger les peuples.

Sources :

 

[1] Brexit : Londres menace de passer à un autre modèle économique, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 17/01/2017 à 08:55 Publié le 15/01/2017 à 15:03

[2] Theresa May : «Nous ne garderons pas un pied dans l'UE et un pied dehors», Par Florentin Collomp Mis à jour le 17/01/2017 à 10:00 Publié le 16/01/2017 à 23:56

[3]  Brexit : «Pour Theresa May, la politique passe avant l'économie», Par Alexis Feertchak Mis à jour le 17/01/2017 à 09:38 Publié le 16/01/2017 à 12:51

[4] Le choix d’un «Brexit dur» fait bondir la livre sterling, Le Figaro, Par Herve Rousseau Publié le 17/01/2017 à 09:43 Mise à jour le 17/01/2017 à 17:56

[5] Theresa May dit adieu au marché unique européen, Le Figaro, Par Florentin Collomp Mis à jour le 17/01/2017 à 16:47 Publié le 16/01/2017 à 23:56

[6] Trump, libre-échange, Theresa May et la Cour européenne : les contradictions du Brexit explosent , Reinformation.Tv, 16 janvier 2017 15 h 15 min·

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 21:47

Selon François Lenglet, économiste de France 2, auteur de "Tant pis! Nos enfants paieront" (Albin Michel) était l'invité de l'émission Ecorama sur Boursorama, le 11 octobre. Selon lui,  "ce n'est pas impossible que l'on revienne au franc." (à la 16e minute) Il avait déclaré récemment sur BFMtv que "l'euro, en l'état, ne tiendra pas."

"Ce n'est pas impossible que l'on revienne au franc !", selon François Lenglet

Extrait:

 

"(S'agissant de la situation économique de la France par rapport aux autres pays européen) la comparaison est défavorable, par rapport à la France, non seulement vis-à-vis de ses voisins, mais aussi par rapport à ce que la France a été. Parlons d'un seul chiffre, celui de l'emploi marchand, celui créé par les entreprises, il a stagné entre 2001 et 2015/16, on est à seize millions d'emplois, cela n'a quasiment pas bougé alors que dans les quinze années précédente, on créait plus d'un million d'emplois, et alors que l'Allemagne, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, eux, créent des emplois de façon très significative avec des taux de croisance qui sont à deux chiffres.

 

L'euro n'est pas mauvais en soi, mais on l'a pris sans regarder le mode d'emploi sur la boîte. C'est-à-dire qu'alors que nous entrions dans l'union monétaire, nous n'avons pas compris qu'un jour ou l'autre, toute détérioration de la compétitivité, à partir du moment où elle n'était plus compensée par un réglage monétaire, se traduirait par des ajustements réels (moins de croissance, chômage).

 

... (D'ici dix ans) Ce n'est pas impossible que l'on revienne au franc. Ceux qui nous disent c'est impossible font fi de l'histoire économique."

 

Sources video: (1), (2)

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 19:01

Le décrochage des Français se confirme. Le niveau de vie médian des Français a baissé de 1,1 % de 2008 à 2013. Une baisse inédite selon l'enquête INSEE 2016 sur "Les revenus et le patrimoine des ménages", publiée ce mardi 28 juin. A comparer avec le "Ca va mieux" de François Hollande :

Aggravation inédite de la pauvreté en France

 

Dans sa dernière étude sur « Les revenus et le patrimoine des ménages », l'Insee relève que le niveau de vie médian des Français a baissé de 1,1 % de 2008 à 2013, ce qui est sans précédent connu. Le recul a même été de 3,5 % pour les 10 % des ménages les plus modestes. L'Institut évoque aussi une « aggravation de la pauvreté inédite en France ».

 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

 

Ce sont les plus modestes qui ont payé le plus lourd tribut à la crise ! Voilà le principal constat qui ressort de l’édition 2016 de l’enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur « Les revenus et le patrimoine des ménages », publiée ce mardi 28 juin. Pour n’être pas surprenants, les chiffres révélés par cette étude n’en sont pas moins alarmants : sur les cinq années étudiées, de 2008 à 2013, qui couvrent les années au cours desquelles la crise a le plus fortement fait sentir ses effets, le niveau de vie médian des Français a baissé de 0,2 % en moyenne par an, soit de 1,1 % au total, ce qui est « inédit » depuis que cette étude existe, c'est-à-dire 1996. Pour les 10 % des ménages les plus modestes, la baisse a même atteint 3,5 %. Autrement dit, la crise a très fortement creusé les inégalités. L'Institut détaille aussi les évolutions de la pauvreté en France, en évoquant une « aggravation inédite en France ».

INSEE: Aggravation inédite de la pauvreté en France

Source: Aggravation «inédite» de la pauvreté en France, Mediapart, 28 juin 2016 | Par Laurent Mauduit

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 08:00
Brexit: la Banque d'Angleterre sort de sa "neutralité"

La Banque d'Angleterre qui défend le maintien de l'Angleterre dans l'Europe de Bruxelles tient un discours apocalyptique sur le même ton que celui des mondialistes dès qu'un vote sur l'utopie mondialiste est organisé. La fin du monde menace. L'argument est ridicule vu que rien n'empêchera l'Angleterre de continuer de commercer avec les autres pays européens comme elle l'a toujours fait jusqu'à la création de l'Union européenne. Elle a déclaré jeudi qu'un vote favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne la semaine prochaine pourrait pénaliser l'économie britannique et aussi l'économie mondiale.

 

Le compte-rendu de la réunion des neuf membres du comité de politique monétaire souligne que le référendum est le plus important risque auquel sont confrontés dans l'immédiat les marchés financiers britanniques, et peut-être aussi les marchés mondiaux.

 

"Par le biais des canaux des marchés financiers et de la confiance, il y a aussi des risques de répercussions défavorables pour l'économie mondiale", explique le compte-rendu.

 

Il ajoute qu'il est "de plus en plus probable" que la livre sterling se déprécierait davantage, et peut-être fortement, en cas de vote favorable à la sortie du pays de l'UE. [1]

 

L'institution a abordé une nouvelle fois le sujet du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenn. [2]

 

A une semaine du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, le gouverneur de la Banque dite d'Angleterre, Mark Carney a de nouveau mis en garde contre les effets dévastateurs d’un Brexit sur l‘économie britannique, mondiale, et sur la livre sterling.

 

Des propos qualifiés d’inappropriés par les pro-Brexit, qui ont attaqué de front l'institution jusqu'ici respectée pour son indépendance.

 

L’un d’eux, le parlementaire Patrick Jenkin, a même écrit à Mark Carney pour lui intimer de se garder de tout commentaire en période pré-électorale.

 

La réponse du gouverneur ne s’est pas faite attendre : “Votre lettre démontre une incompréhension fondamentale de l’indépendance de la banque centrale. (…) Il est du devoir de la banque de communiquer ses appréciations argumentées au parlement et au public.“ [3]

 

La guerre qui oppose eurosceptiques et europhiles au sein de la majorité conservatrice fait rage au Royaume-Uni depuis plusieurs mois. Jeudi, à une semaine du référendum, elle a atteint de nouveaux sommets, rendant presque impensable toute réconciliation entre les deux factions après le scrutin. Signe de la violence du débat, les partisans du Brexit ont ouvertement attaqué la Banque d'Angleterre, une institution dont l'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, gravée dans la loi, était hautement respectée jusqu'à présent et jamais remise en question. [4]

 

Sources:

 

[1] La Banque d'Angleterre souligne les risques d'un Brexit, Challenges, Publié le 16-06-2016 à 13h31

[2] La Banque d'Angleterre met à nouveau en garde contre le Brexit, Boursier.com, Publié le 16/06/2016 à 23h30

[3] Brexit : la Banque d’Angleterre durcit le ton, Euronews, Par Anne Glémarec | Avec REUTERS, AFP, 16/06 16:23 | mis à jour le 16/06 - 19:14

[4] Brexit : la Banque d’Angleterre fustigée pour son dernier avertissement avant le scrutin, Les Echos, Par Vincent Collen Le 16/06 à 16:10Mis à jour à 18:40

 

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 12:14

Encore une fois, voici un livre qui sort et qui dit exactement ce que l'on a toujours dit, cette fois la Fed est épinglée par un député américain, John Tammy dans son livre Who needs the fed? Qui a besoin de la Fed?

 

Lire : 150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs

"Money Masters", les maîtres de la monnaie (1/2)

 

 

 

Qui a besoin de la FED : un livre préconise de supprimer la banque centrale des États-Unis

Le journaliste conservateur John Tammy est spécialiste des questions qui passionnent les citoyens de base aux États-Unis Il vient de publier un livre intitulé : Qui a besoin de la FED ? Cette banque centrale aux mains de banquiers privés fait la pluie et le beau temps sans contrôle aux États-Unis et dans le monde. Il préconise ni plus ni moins de la supprimer.
 
C’est quelque chose qu’on a su mais qu’on oublie tout le temps, une chose incroyable, la FED, la prestigieuse et toute puissante banque centrale des États-Unis, est possédée et dirigée par un consortium de banquiers privés. Or leurs décisions influent sur l’économie des États-Unis et celle du monde entier. Aussi conviendrait-il à tout le moins qu’elles soient contrôlées par le pouvoir politique, en particulier le Congrès. Mais il n’en est rien depuis sa création en 1913. C’est ce qui scandalise John Tammy, qui préconise donc de supprimer cette monstruosité. Mais l’histoire financière des États-Unis, qu’il retrace dans son livre, ne dispose pas à croire l’opération très probable.
 

Pourquoi la banque centrale des États-Unis garde ses secrets

 
Le député Thomas Massie a présenté récemment un projet visant à instaurer la transparence de la FED au comité de la Chambre des représentants, mais ça s’est arrêté là pour l’instant. Et les lois intitulées « Auditons la FED » parrainées par Ron Paul, Paul Broun, le sénateur Rand Paul et des dizaines d’autres n’ont jamais été approuvées par le Congrès. Depuis cent trois ans, malgré les efforts de centaines de législateurs, le couvercle de la boîte de Pandore demeure soigneusement fermé, la banque centrale des États-Unis refuse de livrer ses petits secrets au public.
 
En 2009, après la crise de 2008, le patron de la FED, Ben Bernanke, a dû déposer devant le Congrès pour rendre compte de sa politique, il a refusé de révéler à la commission des finances le nom des institutions bancaires qui ont reçu des milliers de milliards de la FED dans son plan de renflouement, et plus tard, il n’a pas plus donné le nom des banques étrangères avec qui la banque centrale des États-Unis avait passé des arrangements préférentiels.

 

Pourquoi le livre préconise de supprimer la FED : personne n’en a besoin

 
Depuis 1913, les gouverneurs non élus de cette banque centrale inconstitutionnelle ont le monopole de la monnaie et de la politique financière des États-Unis, sans aucun contrôle. Ils fixent à leur convenance la masse monétaire, les conditions des prêts qu’ils consentent au Trésor américain et la valeur du papier qu’ils imposent comme monnaie légale. Cela leur donne un pouvoir au-dessus des lois, qui défie toute régulation, comme la soumission des parlementaires américains le manifeste.
 
Quand il préconise dans son livre de supprimer la FED, John Tammy sait que sa proposition a peu de chance d’aboutir dans un proche avenir, mais, profitant de l’agitation tous azimuts provoquée par l’ascension de Donald Trump, il espère provoquer une réflexion sur la monnaie. Pour lui, supprimer la banque centrale des États-Unis n’aurait pas d’effets négatifs sur l’échange des biens et le paiement des dettes, au contraire, l’économie collerait plus justement aux fluctuations du marché : « L’argent est simplement une mesure de la valeur acceptée par tous, et, en l’absence d’une banque centrale, il ne cesserait pas d’exister, parce qu’il est utile. » En somme, personne n’a besoin de la FED.

 

Pauline Mille


Reinformation.tv

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:10

29 mars 2016 - La France compte entre 4,9 et 8,5 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million au seuil à 50 % du revenu médian, principalement sous l’effet de la progression du chômage.

 

La France compte 4,9 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian [1] et 8,5 millions à celui de 60 %, selon les données 2013 de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 7,7 %, dans le second de 13,7 %. La pauvreté a fortement progressé à partir de 2008, avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise financière. Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, au seuil à 50 % comme à 60 %, a augmenté de 800 000. Le taux à 50 % s’est élevé de 7 à 8 %, le taux à 60 % de 13 à 14 % sur la même période. Depuis 2012, ce taux stagne selon les dernières estimations de l’Insee [2]. En 2014, le taux estimé serait de 14,2 % au seuil à 60 % [3].

 

Ce phénomène n’est pas dû à un changement de tendance. Il est dû, de façon paradoxale, à une extension de la crise aux couches moyennes. Le seuil de pauvreté, calculé en fonction du niveau de vie médian a même diminué en 2012 : des personnes pauvres en 2011 ne l’étaient plus en 2012 avec le même revenu (lire notre article). La situation des catégories les moins favorisées est très loin de s’améliorer ou de se stabiliser : ainsi, entre 2012 et 2014, le nombre de titulaires du RSA a augmenté de 200 000, soit +12,9 %.

 

La situation actuelle constitue un changement historique. La pauvreté a fortement baissé des années 1970 au milieu des années 1990. A partir de cette date, la tendance s’inverse. D’abord dans une première période, au milieu des années 1990, mais surtout à partir de la fin des années 2000. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes pauvres a augmenté d’un million, au seuil à 50 % comme à 60 %. Les taux sont passés respectivement de 6,6 % à 7,7 % et de 12,6 % à 13,7 %. Ce mouvement constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays depuis les années 1960.

 

Attention aux changements de méthode de l’Insee.

 

L’Insee a changé deux fois de méthode pour évaluer les revenus, pour l’année 2011 et 2013. Il propose une méthode encore différente pour 2014. Il est impossible donc de mesurer l’évolution de la pauvreté de façon précise au cours des années 2010 du fait des ruptures de série. Nous avons recalculé les données pour qu’elles soient compatibles avec les années antérieures. Elles diffèrent donc légèrement de celles publiées par l’Insee, mais permettent de mesurer les évolutions dans le temps, rendues impossibles sinon.

 

Notes

 

[1] Lire notre article sur les seuils de pauvreté

[2] Les variations de 0,1 ou 0,2 point n’ont guère de signification statistique

[3] Cette donnée est une estimation avancée, non comparable avec le chiffre de 13,7 % cité plus haut.

La pauvreté progresse en France
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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 14:20

Le 14 juillet 2013, François déclarait pour la première fois "la reprise est là". Le 14 juillet 2014, il répétait mot pour mot le même mantra : "la reprise est là".

 

Le 14 juillet 2015, de nouveau, François affirmait "la croissance, elle est là" (in Le Figaro, 14 Juillet : Hollande s'affiche en protecteur de la nation, Par Jim Jarrassé , Hayat Gazzane Mis à jour le 15/07/2015 à 07:58 Publié le 14/07/2015 à 14:33) Mais le 14 août 2015, un moins plus tard, Le Figaro titrait : Croissance zéro : «Ce chiffre est une douche froide» (Par Damien Durand Publié le 14/08/2015 à 10:25)

 

Brandissant aujourd'hui une "baisse des défaillances d'entreprises", le président a répété son mantra favori. Malheureusement, toujours rien en vue côté "inversion de la courbe du chomage", mais un record battu de nouveau en décembre 2015.

"La reprise est là" : François Hollande, le 28 avril 2016

Pôle emploi recensait 3,58 millions de chômeurs en fin d'année, en hausse de 2,5 % sur l'année. La seule "reprise" en 2015 est en fait une progression de la croissance de 1,1% . Or, pour parler de reprise réelle, créatrice d'emplos, il faudrait plusieurs mois consécutifs de croissance au-dessus de 1,5%.

"La reprise est là" : François Hollande, le 28 avril 2016
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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 21:54
François Hollande, l'audacieux : "ca va mieux" !

A quoi fallait-il s'attendre du "rendez-vous du président avec les Français" à la télévision ce soir sur France 2 si ce n'est aux éternelles auto-satisfactions et aux mensonges débités les uns après les autres ? C'est ce que l'on entend à chaque fois. Mais ce soir François Hollande l'audacieux, président des records, ne manquait pas de toupet.

 

Il a estimé dans l'émission "Dialogues citoyens" que la situation économique de la France était meilleure que lors de son élection en 2012 et qu'il poursuivrait son action "jusqu'au bout" !

 

"Oui, ça va mieux : il y a plus de croissance, moins de déficit, moins d'impôts, plus de compétitivité, plus de marges pour les entreprises, plus de pouvoir d'achat pour les salariés", a-t-il déclaré sur France 2. (1) (2)

 

Seul hic, il n'y a jamais eu autant d'impôts ni autant de chômage.

 

Le chômage a battu un record en décembre 2015. (3) (4)

 

Depuis son élection, François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros ! (5)

 

Et en décembre 2015, le taux de chômage en France était au plus haut depuis... 1997 ! (6)

 

Notes

 

(1) François Hollande estime que la situation économique va mieux, Reuters 14/04/16 à 20:44

(2) Pour François Hollande, en France "ça va mieux", Bfm-Tv, Mis à jour le 14/04/2016 à 22h49

(3) Le chômage bat un nouveau record en décembre, Sud-Ouest, Publié le 27/01/2016 . Mis à jour à 18h49 par Sudouest.fr avec Afp

(4) Le chômage a atteint un nouveau record fin 2015, L'Express, Par AFP , publié le 27/01/2016 à 18:12 , mis à jour à 18:12

(5) François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection, Le Figaro, Service infographie du Figaro, Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26, Publié le 03/03/2015 à 20:50

(6) Le taux de chômage en France au plus haut depuis… 1997, Le Figaro, Par Marc Landré Mis à jour le 03/12/2015 à 17:33 Publié le 03/12/2015 à 09:24

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 18:04
Retour de la crise financière : le krach bancaire contraint banques en "bien meilleure situation qu'il y a quelques années" (sic) et autorités politiques à "réinventer" le modèle économique

Au moment où une information BFM Business annonce un krach bancaire en Europe, une contre-information circule selon laquelle les banques seraient en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années".

 

Good Morning Business, du vendredi 5 février 2016, sur BFM Business :

 

Ce début d’année est extrêmement chaotique pour les valeurs bancaires en Europe. Toutes les raisons sont bonnes pour vendre, selon Marc Fiorentino. D'abord, en Italie, les valeurs ont dégringolé de 20 à 40% en quelques semaines. Le krach italien a ensuite entraîné celui des banques françaises qui, de surcroît, risquent d'être exposées au secteur pétrolier. A ceux-là s'ajoutent les cas particuliers d'autres grandes banques européennes en difficulté, comme la Deutsche Bank et le Crédit Suisse.

C'est tout le secteur bancaire qui est sous pression. Les banques sont en pleine mutation et doivent absolument réinventer leur modèle économique. Dans cet environnement de taux nuls ou négatifs, remonter la pente risque d'être très difficile.

Source: Marc Fiorentino, Good Morning Business, du vendredi 5 février 2016, sur BFM Business.

 

L'information du krach bancaire annoncée il y a six jours est confirmée ce matin sur Le Figaro :

 

Les banques attaquées

Les banques sont de nouveau en première ligne. L’action de la Société Générale décrochait de près de 9% jeudi matin à la Bourse de Paris, souffrant fortement de la non confirmation de son objectif de rentabilité sur fonds propres à fin 2016. Toujours dans le secteur financier Axa perd 5,5% et BNP Paribas 5,7%.L’italienne Ubi Banca a été suspendue après s’être effondrée de 11,64%, BMPS (-8,15%), Mediobanca (-7,65%), l’espagnol Santader (-5,60%). En Allemagne, Deutsche Bank, la première banque allemande, qui avait été contrainte de publier un communiqué pour rassurer sur sa solvabilité et qui avait gagné 10,2% mercredi, s’enfoncait de nouveau de 7,20%. A Londres, même tendance pour Standard Chartered (-7,81%), Barclays (-5,28%) Royal Bank of Scotland (-4,85%).

 

Source: Nouveau coup de tabac sur les marchés, Paris s’enfonce sous les 4000 points, Par Herve Rousseau,AFP agence Publié le 11/02/2016 à 08:56 Mise à jour le 11/02/2016 à 10:37

 

Pourtant, une autre information diffusée à mi-journée affirme au contraire que les banques sont en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années.

Retour de la crise financière : le krach bancaire contraint banques en "bien meilleure situation qu'il y a quelques années" (sic) et autorités politiques à "réinventer" le modèle économique

"Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'est voulu rassurant alors que la zone euro craint une nouvelle crise bancaire.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a estimé jeudi que les banques de la zone euro étaient structurellement dans une "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années."

 

Source: Zone euro: les banques en "bien meilleure situation" qu'il y a quelques années, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 11/02/2016 à 14:52 Publié le 11/02/2016 à 14:18

 

. Le "retour" de la "crise financière" : Banques, Etats et autorités européennes, vrais responsables

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:45

Un article de Romarci Godin pour La Tribune analyse "le retour" de la "crise financière" comme une "poursuite de la grande crise de 2007", une "crise de la dérégulation" qui va à son terme". L'angle d'analyse est celui d'un économiste interventionniste. La déficience des dogmes ultra-libéraux d'un marché dérégulé qui s'auto-gèrerait par la "main invisible", montre la nécessité d'une intervention de l'Etat dans l'économie. "Les vrais responsables, ce sont les Etats et les autorités européennes qui ont mené une politique déflationniste et ont refusé toute vraie politique active de relance." "Seule une politique de relance de l'investissement et des salaires" créerait de la croissance.

 

Le "retour" de la "crise financière" : Banques, Etats et autorités européennes, vrais responsables

L'affaire semble entendue : la baisse des marchés s'expliquerait par la générosité des banques centrales. Cette interprétation oublie cependant pourquoi cette politique monétaire très accommodante est devenue inévitable...

 

La crise financière est de retour. Près de huit ans et demi après les premiers soubresauts de la crise des subprimes, les Bourses mondiales plongent à nouveau, la santé des banques est préoccupante, l'économie réelle inquiète. Pour la plupart des observateurs, la cause est entendue : ce nouveau coup de grisou a un coupable tout désigné, les banques centrales et leurs politiques accommodantes, le « QE ». Ce sont elles, assure-t-on, qui, en déversant des milliards de dollars, d'euros, de livres et des centaines de milliards de yens ont alimenté une bulle sur les marchés qui, aujourd'hui, éclate. Ce sont elles qui, en imposant des taux négatifs, pèsent sur les résultats bancaires.

 

Cette explication n'est pas entièrement erronée. Les politiques d'assouplissement quantitatif menées par la Fed, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon, puis la BCE ont certes déversé d'immenses quantités de liquidités sur les marchés. Leur diffusion dans l'économie réelle a été plus lente, voire réduite. Elles ont donc alimenté un puissant courant acheteur que les difficultés chinoises et le ralentissement de la croissance européenne ont brutalement freiné. D'où cette correction qui, en réalité, a débuté en août dernier, lors de la première « dévaluation » du yuan chinois.

 

Les deux erreurs de 2008 et 2010

 

Mais cette explication n'est que partielle. Cette nouvelle secousse, rappelons-le, n'est que la poursuite de la grande crise de 2007 - crise de la dérégulation - allant à son terme. Une crise qui a connu deux relances : la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 qui a conduit le système financier au bord de l'abîme et le « sauvetage » tardif et inefficient de la Grèce le 10 mai 2010 qui a plongé la zone euro dans une tourmente économique dont elle n'est qu'à peine sortie. Dans les deux cas, l'erreur est venue principalement de gouvernements inconscients, pressés de gérer le court terme (on se souvient de l'obsession, pendant tout le printemps 2010, d'Angela Merkel pour les élections régionales en Rhénanie du Nord Westphalie) et enfermés dans des certitudes économiques fondées sur l'efficience du marché.

 

En 2008, les Etats-Unis ont ainsi voulu « faire un exemple » avec Lehman Brothers et montrer que l'Etat ne viendrait pas en aide à ceux qui avaient pris des risques démesurés. Le marché jouait son rôle « purificateur. » En 2010, les dirigeants européens ont appliqué la théorie ricardienne : il fallait rétablir rapidement les comptes publics des Etats touchés par la crise pour rétablir la confiance des marchés et des agents économiques. Il fallait aussi « punir » ceux qui avaient dépensé trop en leur faisant sentir les conséquences des déséquilibres qu'ils étaient censés avoir créés. Dans les deux cas, ces décisions ont été des désastres immenses et les banques centrales sont intervenues alors comme des « filets de protection », sauvant ce qui pouvait l'être. La BCE a été, du reste, la moins déterminée à agir. On se souvient que Jean-Claude Trichet a remonté deux fois les taux en pleine crise, en juillet 2008 et en juillet 2011, et qu'il a fallu attendre Mario Draghi et l'été 2012 pour voir une action déterminée de l'institution contre la crise européenne. Ce n'est pas sans raison que la BCE a été la dernière à se lancer dans le QE. Et ce n'est pas sans raison que la zone euro a été la région la plus frappée par la crise depuis 2007...

 

L'erreur des autorités européennes

 

Les banques centrales ont donc été des pompiers et sans doute se sont-elles muées en partie en pyromanes, mais pourquoi cette mutation a-t-elle eu lieu ? Parce qu'elles ont échoué en réalité à relancer les perspectives de croissance, donc d'inflation. Mais cet échec n'est pas que celui des banques centrales, c'est aussi celui des gouvernements qui se sont uniquement reposés sur la politique monétaire pour faire le travail de redressement de ces perspectives, alors qu'eux, au contraire, tiraient dans le sens inverse. L'exemple de la zone euro est, de ce point de vue, très parlant. Entre 2010 et 2014, les gouvernements et les autorités européennes, y compris la BCE, ont mené et incité à une politique centrée sur la consolidation budgétaire et les « réformes structurelles » visant surtout à réduire le coût du travail. Une politique clairement déflationniste qui a ruiné la croissance potentielle européenne et détruit la confiance dans l'avenir qu'elle devait établir. Dès lors, l'inflation faible s'est installée durablement.

 

Depuis octobre 2013, l'inflation annuelle sous-jacente, hors énergie et alimentation, n'est passé qu'une fois au-dessus de 1 %, c'était 1,1 % en octobre 2015. Dans ces conditions, les anticipations d'inflation ont reculé et lorsque les anticipations d'inflation reculent, l'incitation à investir est nulle. Or, la zone euro ne pourra connaître de reprise réelle sans reprise de l'investissement.

 

Les effets mondiaux de la politique européenne

 

Du reste, cette politique déflationniste européenne a eu d'autres répercussions. En réduisant la croissance européenne de façon durable, elle a pesé sur les exportations de plusieurs pays, comme la Chine. La deuxième économie du monde a alors tenté de contenir, pour des raisons politiques, ses niveaux de production tout en accélérant son retournement vers une économie moins dépendante de l'extérieur et plus de la demande interne. Ces deux mouvements ont conduit à une surproduction industrielle chinoise et à une explosion de l'endettement dans l'Empire du milieu à partir de 2012. Mais lorsque l'économie chinoise a engagé son ajustement inévitable, sa croissance a ralenti, entraînant une baisse des prix des matières premières (déjà engagée par la baisse de la croissance européenne) et une baisse de la demande chinoise en importations. D'où deux conséquences pour la zone euro : une nouvelle baisse de l'inflation et un ralentissement des perspectives économiques. Pour l'Allemagne, par exemple, la Chambre de Commerce vient de revoir à 1,3 % (contre 1,7 % pour le gouvernement) sa perspective de croissance pour 2015.

 

L'avertissement de Mario Draghi

 

Dans ces conditions, les banques centrales ont à nouveau agi (à l'exception de la Fed qui semble néanmoins revenir sur sa politique de resserrement). Mais cette politique ne peut se substituer à l'absence de perspectives pour les agents économiques. Elle peut aider la demande, pas la créer. Or, il fallait la créer. Lorsque Mario Draghi a projeté de lancer la BCE dans le grand bain du QE, le 22 août 2014, à Jackson Hole, il a indiqué qu'il ne le ferait que s'il était aidé, que si, en complément de la BCE, il y avait une politique de croissance en zone euro, comprenant une vraie relance. L'idée était simple : en relançant la demande, les Etats auraient stimulé la demande et créé des débouchés pour les fonds libérés par le QE. Autant de liquidités qui n'auraient pas servi, alors, à alimenter des bulles spéculatives. Mais il a obtenu une fin de non-recevoir. Wolfgang Schäuble, à l'époque, avait assuré qu'on avait « mal compris Mario Draghi. » Fermez le ban. Pour satisfaire les foules, on avait lancé un « plan Juncker » qui, comme le « pacte de croissance » de François Hollande en 2012, s'est perdu dans les sables de Bruxelles. Et le QE a bel et bien trop alimenté les bulles...

 

Ce que la politique monétaire accommodante a permis d'éviter

 

Il faudrait cependant ne pas oublier que les banques centrales ont permis d'éviter la mise en place d'un cercle déflationniste. Le QE aurait apporté un point d'inflation en 2015 en zone euro. Sans lui, l'inflation aurait été de -0,8 %, ce qui aurait enclenché à coup sûr une spirale déflationniste où, non seulement, l'investissement serait à l'arrêt, mais où les salaires et l'emploi aurait dû s'ajuster. Une telle spirale est un des pires dangers économiques dont il est fort délicat de s'extirper, le cas japonais ne cesse de le prouver. Mais il est souvent trop sous-estimé par les partisans de la « destruction créatrice » de Schumpeter. L'action de la BCE en 2014-2015 a donc été essentielle, comme en 2008 et 2012.

 

Mais, comme tout remède, il a des effets secondaires. Une action déterminée d'accompagnement des Etats ou de l'UE aurait pu réduire ces effets en permettant une meilleure transmission à l'économie réelle. On a préféré ne rien faire pour sauver la façade d'une politique de réduction budgétaire soit disant efficace, mais qui se révélera absolument inutile en cas de nouvelle récession. Pire même, pendant longtemps, les Etats - singulièrement la France - ont compté sur la seule action des banques centrales pour faire revenir la croissance, ne prenant pas au sérieux les avertissements de Mario Draghi sur l'incapacité de la politique monétaire à créer de la croissance.

 

Lampistes ?

 

La responsabilité des banques centrales est donc celle d'un lampiste. Les vrais responsables, ce sont les Etats et les autorités européennes qui ont mené une politique déflationniste et ont refusé toute vraie politique active de relance. Les banques centrales, la BCE en particulier, ont contenu avec les moyens dont elles disposaient l'incendie qu'elles n'ont pas allumé, ni entretenu. Cette action, produit de la passivité et de l'aveuglement idéologique des Etats, avait un revers. On en subit aujourd'hui les conséquences. Mais, en réalité, les banques centrales ont été les seules à montrer réellement du courage, de l'initiative et de l'innovation pour faire face à une crise d'une ampleur unique.

 

Accuser les banques centrales, c'est donc se tromper de responsable en réalité. C'est aussi prétendre que le marché aurait, sans leur action, réalisé un ajustement moins douloureux, alors que les expériences de 2008 et 2010 prouvent le contraire. C'est donc se payer de mots. Et l'économie européenne - et mondiale - s'est trop longtemps payée de mots. Elle a soif de vraie inflation que seule une politique de relance de l'investissement et des salaires apportera.

 

Source: Crise financière : les banques centrales, seules responsables ?, Par Romaric Godin | 10/02/2016, 16:44

Cette analyse interventionniste intéressante me semble toutefois pécher lorsque l'auteur avance pour critiquer cette manière de faire qu'"il fallait aussi « punir » ceux qui avaient dépensé trop en leur faisant sentir les conséquences des déséquilibres qu'ils étaient censés avoir créés". Cette décision qui aurait été, selon l'auteur, avec le rétablissement rapide des comptes publics, à l'origine de "désastres immenses". En réalité, en France, laisser les banques faire faillite n'a pas été fait. L'Etat est même fortement intervenu pour rembourser leurs dettes... On se souvient qu'après nous avoir expliqué en 2008 que les caisses étaient vides, François Fillon annonça un plan de 360 milliards d'euros pour rembourser les banques en déclarant : "Sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable."

 

Il ressort donc que malgré l'intervention de la Banque centrale (le QE ou planche à billet) qui a "apporté un point d'inflation en 2015 en zone euro" (ce qui est largement insuffisant pour relancer la croissance et l'emploi), malgré le remboursement massif des banques en 2008 (le contraire d'une auto-correction...), malgré l'austérité et le "rétablissement rapide des comptes publics" (dogme libéral), rien ne se passe.

 

Tout a été essayé et la crise financière continue son cours...

 

Les Etats et les autorités européennes sont les vrais responsables, mais les banques aussi. Tous complices et responsables.

 

Et ceci arrive parce que le fondement libéral de l'économie moderne des Etats basée sur le financement de la vie publique par la dette (emprunts des Etats auprès des banques) est inefficient. Les Anciens le savaient, une économie assainie, libérée de la dette bancaire et de l'usure, est une nécessité. Pourquoi ne pas y réfléchir ?

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 18:53
Chômage : nouveau record en décembre 2015, une "boîte à outils" incomplète

Myriam El Khomeri, ministre du Travail, avait annoncé en novembre 2015 que "la tendance" se dirigeait "vers une stabilisation du nombre de chômeurs en fin d'année"... Raté. La "boîte à outils" de François Hollande manque décidément d'"outils" efficaces..., le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,4% en décembre 2015 par rapport à novembre, le chômage bat un nouveau record en décembre 2015.

Chômage : nouveau record en décembre 2015, une "boîte à outils" incomplète

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a augmenté de 15.800 personnes (+0,4%) en décembre. L'année 2015 s'achève sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole

 

Selon les derniers chiffres du chômage rendus public par Pôle emploi et le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,4% en décembre 2015 par rapport à novembre, en France métropolitaine. Même chez les jeunes de moins de 25 ans, le chômage augmente le mois dernier : +0,7%.

 

Sur l'ensemble de l'année 2015, Pôle emploi a accueilli 89.900 chômeurs supplémentaires (+2,6%), soit la plus faible hausse depuis 2010.

 

Le chômage a atteint également des records en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité au cours du mois (5,48 millions, +0,6% sur un mois), et l'outre-mer (5,78 millions, +0,6%).

 

Du mieux pour les jeunes, pas pour les seniors

 

Ces derniers mois, l'indicateur de Pôle emploi a connu de fortes variations, mais, au-delà des évolutions mensuelles, réputées très volatiles, la courbe du chômage révèle une réelle tendance à la hausse, avec 42.800 chômeurs de plus en catégorie A (sans activité) en métropole au 4e trimestre.

 

Selon une analyse récente de la Dares, le service des statistiques du ministère, les chiffres de Pôle emploi sont révélateurs d'une tendance de fond à partir d'une évolution trimestrielle de 35.000.

 

Malgré un coup d'arrêt en décembre (+0,7%), la situation des jeunes est en nette amélioration sur un an: -21.900 (-4,0%) par rapport à fin 2014. En revanche, la situation des seniors se dégrade inexorablement (+0,6% sur un mois, +8,4% sur un an).

 

Le chômage de longue durée se développe

 

Autre point noir: le chômage de longue durée, qui continue de gagner du terrain. Fin 2015, 2,47 millions de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an, un chiffre en hausse de 0,8% en décembre et de 9,5% sur l'année. Résultat: l'ancienneté des inscrits a augmenté d'un mois (31 jours) sur un an. En moyenne, un demandeur d'emploi pointait à Pôle emploi depuis environ 19 mois (570 jours).

 

Selon Myriam El Khomri, ministre du Travail, ces mauvais résultats traduisent "notamment les effets de la baisse d'activité enregistrée par plusieurs secteurs dans le contexte que nous avons connu en novembre et décembre". [2]

 

 

Sources :

[1] Le chômage bat un nouveau record en décembre, Sud-Ouest, Publié le 27/01/2016 . Mis à jour à 18h49 par Sudouest.fr avec Afp

[2] Le chômage a atteint un nouveau record fin 2015, L'Express, Par AFP , publié le 27/01/2016 à 18:12 , mis à jour à 18:12

 

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 16:33

Le "bail in", ce système de renflouement "interne" des banques qui devait permettre leur sauvetage directement à partir des dépôts bancaires était connu il y a deux ans.

Les soit-disant "représentants" européens (Parlement européen, Conseil qui représente les Etats, et Commission européenne) avaient passé un "accord" entre eux, sans consultation aucune des citoyens européens, le 11 décembre 2013. "Accord" confirmé aujourd'hui selon lequel les comptes bancaires pourront être prélevés discrétionnairement pour renflouer les banques.

Les pro UE pourront voir concrètement le résultat de leur politique : un hold-up organisé en bande et légalisé par la "loi", svp ! Le tout ur une idée de Christine Lagarde en 2013, qui avait suggéré l'idée d'une supertaxe de 10% sur le capital.

 

Il y a un article 14 dans la Déclaration des "droits de l'homme" de 1789 qui stipule "Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée". Les dits "représentants" consentent-ils à ce qui s'apparente littéralement à un vol légalisé en bande ?

 

N'y a-t-il pas un droit médiéval qui remonte à la Grande Charte de 1215 en Angleterre qui définissait le droit des peuples au consentement à l'impôt, droit qui avait soit-disant inauguré le passage d'un état absolu à un état de droit, marqué la "naissance du régime parlementaire en Angleterre", etc. ? C'est curieux, on dirait que rien n'a changé, hormis quelques précautions oratoires cosmétiques.

Hold-up par la "loi" : les banques en faillite pourront désormais ponctionner les comptes des déposants

Seuls les comptes ayant plus de 100.000 euros de dépôts sont concernés, selon une directive européenne transposée en France qui s'appliquera au 1er janvier. Les déposants ne seront toutefois sollicités qu'en troisième recours.

 

L'information est passée en toute discrétion. À partir du 1er janvier 2016, les comptes clients dotés de plus de 100.000 euros de dépôts pourront être prélevés pour contribuer au sauvetage de leur banque, selon une directive européenne transposée en France cet été. Que dit réellement cette directive? Que doivent faire les déposants? Le Figaro fait le point.

 

• Qu'est-ce que cette directive?

 

La directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances (BRRD) a été transposée par ordonnance à la France le 21 août dernier. Elle met en place une procédure de «bail-in», ou «renflouement interne», en opposition au «bail-out», ou «renflouement externe», par l'Etat. «Elle a notamment pour objet de régir, en application des textes européens, les problèmes de liquidation judiciaire des banques», explique Pierre Descheemaeker, avocat en droit bancaire du cabinet August&Debouzy. La BRRD est une pièce maîtresse de l'union bancaire. «L'objectif est de pouvoir restructurer les banques au bord de la faillite sans que le contribuable doive mettre la main à la poche pour préserver la stabilité financière», expliquait dans un communiqué la Commission européenne.

 

• Qu'implique-t-elle?

 

Jusqu'ici, les établissements bancaires en faillite se tournaient vers les actionnaires puis les créanciers. Désormais, ils auront une troisième possibilité: les déposants, sollicités en troisième recours. «On va utiliser les ressources internes d'abord, précise Pierre Descheemaeker. Le capital et les obligations de la banque peuvent être immédiatement utilisés pour couvrir le déficit de la banque. Et en dernier lieu, les dépôts bancaires de plus de 100.000 euros.»

 

• Les déposants doivent-ils s'inquiéter?

 

«Il n'y a pas trop de craintes à avoir, estime Pierre Descheemaeker. On essaie de mettre en place un système qui va permettre à la banque de survivre, dans l'intérêt de ses clients, explique-t-il. Les banques sont plus solides, le système de garantie des dépôts plus opérationnel, et il vaut mieux, en cas de faillite, perdre 10-15% de ses dépôts que la totalité, comme avant.»

 

Par ailleurs, les dépôts bancaires jusqu'à 100.000 euros par déposant et par établissement sont garantis. Reste à savoir si les déposants seraient prêts à ouvrir plusieurs comptes, dans différents établissements, pour ne jamais dépasser ce montant de dépôt de 100.000 euros. «Cela est parfaitement possible, note l'avocat. Mais en pratique, cela reste très difficile. Dès que vous êtes un déposant avec une somme importante, il serait compliqué d'ouvrir une dizaine de comptes.»

 

• Y a-t-il eu des précédents?

 

En 2013, la Banque centrale de Chypre crée un précédent. Dans le cadre d'un plan de sauvetage européen du secteur financier de l'île, elle accepte des ponctions de 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 euros à la Banque of Cyprus, première banque de l'île. Une décision qui avait provoqué la colère des chypriotes, nombreux à se précipiter pour retirer leur argent aux distributeurs automatiques de leurs banques.

 

Source: Les banques en faillite pourront désormais ponctionner les comptes des déposants, Le Figaro, Par Victoria Masson, Mis à jour le 22/12/2015 à 16:05, Publié le 22/12/2015 à 06:00

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 09:29
Vers un retour des frontières (documentaire)

"Vers le retour des frontières" est un documentaire de France 2 présenté par François Lenglet, diffusé mardi 28 octobre 2014 et rediffusé le 07/12/2015. Durée : 01h20

 

Ce documentaire présente les effets pervers du libéralisme économique (libre-échange, ouverture des frontières et suppression des droits de douane) qui a régné seul en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Il est progressivement remis en question devant l'ampleur du désastre économique. La concurrence de pays n'ayant aucune protection sociale ni environnementale casse les prix chez nous, détruit nos industries qui se délocalisent (si elles ne disparaissent pas), et ruine nos économies soumises à cette concurrence faussée. La Chine est devenue la première puissance commerciale du monde.

Pour corriger les défauts de ce système, le patriotisme économique et le rétablissement des droits de douanes, barrières tarifaires, sociales et environnementales devraient rétablir l'équilibre dans une économie mondiale où seuls les pays en voie de développement étaient jusqu'ici gagnants et les anciens pays développés perdants. La mondialisation ne peut se faire dans un gagnant perdant mais dans un gagnant gagnant. Ce qui implique des normes sociales et environnementales mondiales applicales à tout le monde. En attendant que les pays du monde entier s'auto-contraignent tous et en même temps en matière de protections sociales et environnementales (autant attendre longtemps...), nous préconisons de rétablir un commerce équilibré où nous ne sommes pas les dindons de la farce.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 06:25
La FED hausse ses taux

La banque centrale américaine (Fed) a pris la décision historique de relever ses taux d'intérêt d'un quart de point, mercredi, une première depuis 2006. Le taux interbancaire au jour le jour qui évoluait depuis fin 2008 entre 0 et 0,25% afin de soutenir la reprise est relevé d'un quart de point pour passer à une fourchette de 0,25% à 0,50%. (Source)

Quelles conséquences pour les Américains ?

 

La hausse des taux est une bonne nouvelle pour les épargnants : elle va doper leurs rendements, réduits à quasi néant depuis la crise financière. Mais avant d’être des épargnants, les Américains sont surtout des emprunteurs. La hausse des taux constitue une mauvaise nouvelle de ce point de vue-là. L’Histoire a d’ailleurs montré que, lorsque la Fed augmentait ses taux directeurs, les banques ­augmentaient le coût des crédits bien plus qu’elles ne relevaient les intérêts payés aux épargnants. Ceux-ci ont tendance à augmenter de 0,25 point pendant l’année qui suit la décision de la Fed. Le coût des emprunts augmente deux fois plus (0,5 point) sur la même période. Les Américains ont beau avoir réduit leur dépendance au crédit, ils accumulent près de 12.000 milliards de dette, soit 25 % de plus qu’il y a dix ans. Ils consacrent moins de 10 % de leur revenu disponible à la rembourser, un niveau historiquement faible. Le renchérissement du crédit va changer la donne, et entraîner une baisse de leur pouvoir d’achat. Les constructeurs d’automobiles, qui ont réalisé des ventes exceptionnelles cette année, risquant d’en pâtir l’an prochain. (Source)

 

la hausse des taux favorise la devise sur laquelle ces taux s'appliquent. Plus globalement, si l'économie d'un pays se normalise (c'est-à-dire que l'on constate un retour de la croissance et des conditions économiques), les investissements vont se multiplier et les taux monter, ce qui est en définitive favorable à la devise d'un pays. Ben Bernanke a prouvé à travers ses actions que pour relancer l'économie des Etats-Unis, il fallait conserver des taux d'intérêt bas et une devise faible pour empêcher un ralentissement des investissements et des exportations. (Source)

 

Quel impact pour notre quotidien en Europe ?
 
La première conséquence d’une remontée des taux d’intérêt américains va être de rendre le dollar plus rémunérateur, donc plus attractif pour les investisseurs qui vont se tourner naturellement vers le billet vert, et faire baisser l’euro. Ce qui profitera à notre croissance puisque nous exportations seront encore plus compétitives.
Mario Draghi, le président de la BCE, va-t-il enclencher lui aussi une hausse des taux dans la foulée de la Fed ? Non. Ce n’est surtout pas le moment.
L’économie européenne a encore besoin d’être soutenue, de disposer de taux bas pour entretenir le crédit, soutenir l’innovation, et aider les ménages à emprunter à de bonnes conditions.
Si la Banque centrale européenne relève les taux, cela ne sera probablement pas avant un an ou un an et demi. Il faut continuer de soutenir l’économie de la zone euro qui est en phase de reprise.
N’oublions pas que les américains ont toujours au moins 4 ans d’avance sur nous. (Source)

 

Les leçons à tirer des expériences précédentes

 

Sans refaire l'histoire des précédentes politiques de taux d'intérêt directeurs aux Etats-Unis, il convient tout de même de rappeler plusieurs épisodes importants et marquants de la politique monétaire américaine.

a. Paul Volcker : (1979 - 1987)

Aux Etats-Unis, tout le monde a en mémoire la politique monétaire de Paul Volcker lorsqu'il a pris la tête de la FED en 1979. Ce dernier met rapidement en place un contrôle des réserves non empruntées très proche du contrôle de la base monétaire préconisé par les monétaristes. Ceci se traduit par une hausse massive des taux d'intérêt pour passer à un régime de basse inflation. Si l'inflation est effectivement ramenée de 11% en 1979 à moins de 4% en 1982, le taux de croissance de l'économie lui est passé dans le même temps de 2,5% à -2,2% et le taux de chômage de 5,8 à presque 10%. En 1982, on parle ainsi aux Etats-Unis de la "récession Volcker".

b. Alan Greenspan : (1987 - 2006)

Alan Greenspan décide, après le krach de 1987, de baisser fortement et rapidement les taux d'intérêt directeurs américains. Cette action, conjuguée à un soutien sans faille (en termes de refinancement) aux banques qui se trouvèrent alors en difficulté, permit à l'économie mondiale et aux bourses de surmonter rapidement cette crise financière.
Adepte de taux d'intérêt maintenus au plus bas, dans un objectif de soutien à l'activité économique au cours des dix-sept années qui suivirent, le président de la Réserve fédérale décide cependant de relever de manière continue et par tranche de 0.25% les taux d'intérêt directeurs américains entre 2004 et 2006.

c. Ben Bernanke : (2006 - 2014)

Sa politique est simple et transparente : « Deflation : make sure it doesn't happen here », en d'autres termes, tout faire contre la déflation.
C'est assez impressionnant, mais Ben Bernanke n'a quasiment jamais monté les taux (seulement durant sa première année de mandat sous l'influence de son prédécesseur). Il a, ou baissé les taux de 2007 à 2008, ou les a laissés inchangés entre 2008 et la fin de son mandat. La déflation étant tellement à bannir de son vocabulaire qu'il lance les fameux rachats d'actifs (Qe) à partir de la crise de 2008.

d. Janet Yellen (2014 - )

Finalement, l'arrivée de Janet Yellen le 31 janvier 2014 marque (c'est une forte conviction) une ère nouvelle, plus proactive et beaucoup plus dépendante des mandats de la Réserve fédérale américaine. (Source)

 

En novembre 2014, quand Christian Noyer, gouverneur de la Banque dite "de France" dans une interview parue dans Les Echos, avouait sans le dire qu'un "resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015" pouvait avoir des conséquences en Europe comme la remontée des taux en zone euro, un rachat éventuel par la BCE "d’autres actifs et si nécessaire des emprunts d’Etat", il admettait tout simplement que nos institutions étaient vassales des Etats-Unis qui faisaient la pluie et le beau temps chez nous.

 

Et dire que les oligarques nous avaient vendu le produit en 1992 en nous assurant que l'"Union europenne" pourrait mieux concurrencer les Etats-Unis, serait plus forte, qu'il y aurait moins de chômage, et plus de croissance !... Qu'est-ce que ce serait s'ils n'avaient pas été là !

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 12:46
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/12/03/20002-20151203ARTFIG00073-le-taux-de-chomage-en-france-au-plus-haut-depuis8230-1997.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/12/03/20002-20151203ARTFIG00073-le-taux-de-chomage-en-france-au-plus-haut-depuis8230-1997.php

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:01

"C'est la plus forte hausse depuis 2013". + 42 000 chomeurs de plus en un mois. L'équivalent d'une ville moyenne comme Valenciennes. Nouveau record.

Le chômage marque un fort rebond en octobre. Nouveau record

Source: Le chômage marque un fort rebond en octobre, Sud-Ouest, Publié le 26/11/2015 à 18h45 , modifié le 26/11/2015 à 19h11 par SudOuest.fr avec Afp

Le chômage marque un fort rebond en octobre. Nouveau record

Source: Forte hausse du chômage en octobre + 42 000 demandeurs d'emploi, Ouest-France, 26/11/2015 -

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 12:57
Nouveau record de dette à 97,6% du PIB et désinformation du Figaro

En France, la dette publique atteint des sommets historiques chaque année depuis plus de 40 ans. Pourquoi ça ne s'arrête plus?, s'interroge le Figaro. Doit-on s'inquiéter? Réponses en graphiques.

Un nouveau record: la dette publique de la France a continué à progresser au deuxième trimestre, pour s'établir à 2105,4 milliards d'euros au 30 juin, soit l'équivalent de 97,6% du produit intérieur brut (PIB). Par rapport à la fin du premier trimestre, la dette a augmenté de 16 milliards d'euros, ou 0,2 point de PIB, selon l'Insee.

C'est encore et toujours un peu plus que les périodes précédentes. Forcément: la dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n'a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis... 1975! Voilà donc 40 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Réponses en graphiques historiques.

 

La dette publique de la France vers des sommets

 

L'année 2014 a signé un record hautement symbolique pour la France: la dette publique de notre pays a dépassé la barre des 2000 milliards d'euros. Elle a doublé en l'espace de 12 ans et quadruplé en seulement 22 ans. Depuis 1978, elle a été multipliée par 27!

 

Ainsi la dette publique française équivaut presque à une année de richesse créée dans l'Hexagone: le taux de dette sur le PIB atteindra 96,3% à la fin de l'année selon les dernières estimations du gouvernement. Du jamais-vu. Jusqu'au milieu des années 1980, ce taux ne dépassait pas les 30%.

Nouveau record de dette à 97,6% du PIB et désinformation du Figaro

Pour défendre le système de l'endettement, le Figaro écrit : "Si la question de la bonne gestion de la dette publique se pose au regard de ces chiffres astronomiques, il n'est pas pertinent de comparer la dette d'un État à celle d'un ménage. L'État a en charge l'avenir collectif, il transfère des recettes de court terme vers des dépenses de long terme, des jeunes vers des moins jeunes, de certains contribuables vers d'autres contribuables. Par ailleurs, il a une durée de vie infinie, et répond à une logique de marchés financiers. Il ne peut obéir à la seule logique du «bon père de famille» qui ne dépense pas plus que ce qu'il gagne."

 

Ce qui est faux bien sûr. On peut noter tout d'abord que le titre de l'article du Figaro mentionnant "pourquoi c'est vraiment grave ?", ne correspond pas avec cette explication qui tend au contraire à prouver que l'endettement indéfini de l'Etat n'est pas si grave que ça et, finalement, ne répond pas à la question posée en exergue de l'article.

 

Autrefois, en outre, l'adage du "Bon père de famille qui ne dépense pas plus que ce qu'il gagne" concernait les finances du Roi qui étaient confondues avec celle de l'Etat. Avant l'entrée en vigueur au XIXe siècle de la pratique de l'endettement par les gouvernements occidentaux pour financer leurs "politiques publiques" (Lire ici), cet endettement indéfini était interdit par le droit divin qui a longtemps constitué un rempart à l'Oligarchie et aux maîtres de la monnaie. Ainsi, au "Moyen Âge", le droit canonique de l'Eglise catholique interdisait formellement de prêter de l'argent avec intérêt. Ce concept avait déjà été édicté par Aristote et saint Thomas d'Aquin. L'intérêt était contraire à la raison et à la justice. En accord avec les règles de l'Eglise au "Moyen Âge", l'Europe interdisait les intérêts sur prêts de monnaie et qualifait ce délit d'"usure". Ce délit et cette interdiction "de droit divin" fondait l'économie française jusqu'à la Révolution dite "française" où les banques prirent le pouvoir et l'Empire napoléonien où la Banque dite "de France" fut créée sur injonction des banques en 1800.

Depuis 1975, la France enchaîne les déficits publics (écart entre les dépenses et les recettes au Budget) :

 

 

Nouveau record de dette à 97,6% du PIB et désinformation du Figaro

Si le déficit conjoncturel (en quelque sorte le «bon déficit») permet d'atténuer les effets d'une crise, un État qui gère bien ses comptes profite à l'inverse des périodes fastes pour rééquilibrer ses comptes. Ce qui ne s'est, en France, sous la gauche comme sous la droite, jamais vraiment fait. Plus grave, la France est aussi en déficit structurel (le «mauvais déficit») continu: les recettes de l'État sont systématiquement insuffisantes pour financer les dépenses, en dehors de toute considération sur le contexte économique du moment.

 

Le poids croissant de la dette sociale :

Nouveau record de dette à 97,6% du PIB et désinformation du Figaro

La progression de la «dette sociale», celle qui finance la protection sociale des Français (santé, retraite, famille et chômage), est frappante. Or normalement, un État ne doit pas s'endetter pour ses frais courants: le «pacte budgétaire» ou la «règle d'or» stipule que l'endettement public doit être limité à l'investissement.

 

Le coût de la dette n'a jamais été aussi faible, explique le Figaro :

 

Là aussi, la situation est parfaitement inédite: jamais la France ne s'est financée aussi bon marché. Les taux obligataires à 10 ans (l'OAT) auxquels la France emprunte ont chuté vers 1% depuis 2014, quand ils valaient près de 10% en 1987. Dans ce graphique, nous avons calculé le taux apparent de la dette (le montant des intérêts payés par rapport à la dette totale). Prolongeant un mouvement entamé il y a une vingtaine d'années, le taux apparent de la dette a fortement reculé au cours de la période 2003-2013, revenant de 4,4 % à 2,5 %, ce qui explique sans doute pourquoi les gouvernements respectifs ont retardé leurs efforts budgétaires: dans le même temps, la dette publique augmentait de 30 points de PIB! «Si la France avait eu par exemple en 2013 le même taux apparent sur sa dette qu'il y a dix ans, elle aurait dû verser des intérêts supérieurs de près de 80 % à ceux effectivement acquittés», estime Olivier Chemla, économiste en chef à l'Afep.

 

Nouveau record de dette à 97,6% du PIB et désinformation du Figaro

Ainsi, le service de la dette, c'est-à-dire les intérêts payés tous les ans par l'État pour rembourser sa dette, continue de reculer depuis 2012. En 2014, la France a tout de même remboursé 46,1 milliards d'euros en seuls intérêts sur sa dette.

Nouveau record de dette à 97,6% du PIB et désinformation du Figaro

En Europe, plusieurs pays dépassent la France en termes de taux de dette publique sur le PIB. Force est de constater que tous ces pays ont eu recours, depuis l'éclatement de la crise de la dette européenne en 2010, à l'aide internationale. Notons toutefois que le Japon, lui, affiche un taux de dette publique de plus de 230% sans être inquiété par les marchés financiers.

Nouveau record de dette à 97,6% du PIB et désinformation du Figaro

En fait, trois facteurs sont déterminants pour jauger la soutenabilité d'une dette: les taux d'intérêts, la croissance, et l'inflation. Plus les taux sont bas, moins ils pèsent sur les finances publiques; plus le PIB augmente, plus le poids de la dette dans le PIB diminue; idem pour l'inflation. Si le taux sont partis pour rester faibles dans les pays développés - avec les Banques centrales américaine, européenne et japonaise qui maintiennent leurs taux bas depuis la crise de 2008 et rachètent une partie des dettes des États - la croissance et l'inflation restent au tapis, surtout dans la zone euro et au Japon.

 

Pour l'instant, la France «sauvée» par des taux bas

 

Ainsi la France se retrouve-t-elle coincée: la croissance et l'inflation, toutes les deux faibles, ne contribuent pas à améliorer la gestion des finances publiques. Pour le moment, la France est «sauvée» par des taux bas, dont elle n'a pas la maîtrise. Pour rappel, la dette de l'État français, émise sur les marchés financiers, est détenue à 64,4% par des «non-résidents», principalement des sociétés financières européennes. Ce qui implique un risque systémique en cas de crise.

 

Le gouvernement prévoit que la dette publique atteigne 96,3% du PIB en 2015 et 96,5% du PIB en 2016, signes que la dette se stabiliserait enfin. Pour ses prévisions de 2016, l'État vise une croissance de 1,5%, un déficit public de 3,3% et une inflation de 1%. Outre le caractère un peu optimiste de ces hypothèses, de tels objectifs pourraient voler en éclats si les taux longs sur les marchés financiers remontaient. Ils devraient remonter mais nul ne saurait présager quand. L'Agence France Trésor chiffre l'impact budgétaire d'une hausse de 1% sur l'ensemble des taux relatifs à la dette de l'État à 2,2 milliards d'euros la première année, puis 5 milliards la deuxième et 10 milliards au bout de 5 ans.

Notes 

 

[1] La dette française à 2100 milliards : pourquoi c'est vraiment grave, Le Figaro, Par Marine Rabreau , Service infographie du Figaro Mis à jour le 30/09/2015 à 12:07 Publié le 30/09/2015 à 10:02

Dieu est le cadre privilégié de la démocratie
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 11:45
Les mensonges de Hollande sur les chiffres du chômage

Une fois de plus, ce gouvernement n’est que duperie, mensonge, mirage, bobard, contre-vérité, fourberie, etc.

 

Ces mensonges nous apportent en tous cas la preuve que notre mal-aimé Président veut à tout prix se représenter en 2017 puisque, concernant le chômage, tout est fait pour en truquer les chiffres et conduire petit à petit à sa vérité sur la réduction du nombre de demandeurs d’emploi.

 

La presse aux ordres l’y encourage puisque peu de journalistes osent annoncer les vrais chiffres et contredire la version officielle qui est « le chômage diminue, il se stabilise, il a même accusé un bon chiffre de -0,1 % en juillet ».

 

Il suffirait pourtant de lire les 20 pages du rapport complet de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques)… (http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PDGB25-2.pdf ) Et là, grosse surprise. Tous les chiffres annoncés sont faux, enfin, ces chiffres sont une interprétation pro-gouvernementale des vrais chiffres. Bon, il faut admettre que rien n’est plus enfantin que de manipuler les chiffres, mais lorsque l’on est grassement payé par nos impôts comme ministre ou comme haut fonctionnaire, il serait décent de nous dire la vérité, rien que la vérité. Eh bien, la voici, cette vérité des chiffres…

 

Il y a plus de 10 millions de Français qui sont à la recherche d’un emploi, et non pas 3 millions et des poussières (poussières dont personne ne voudrait faire partie). Dans les six premiers mois de l’année, c’est une moyenne de 34.866 personnes qui sont devenues chômeurs. Le blog Citoyens et Français a détaillé ce rapport pour arriver à la conclusion de 6.432.200 privés d’emploi et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, auxquels il faut rajouter 3.945.000 « invisibles », ceux que les statistiques officieuses font semblant d’ignorer… mais que François Hollande doit connaître par le détail mensuellement.

 

Alors, qui sont ces « invisibles » ? Les bénéficiaires du RSA non inscrits à Pôle emploi (1.445.400). 1.100.000 bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité non inscrits à Pôle emploi. Les sans-droits, soit 1.400.000 jeunes de moins de 25 ans, membres d’un foyer ayant dépassé des plafonds de ressources, ceux à qui sont versées des pensions de reversion qui dépassent les 452 € du RSA, les bénéficiaires de pensions alimentaires qui, là aussi, dépassent les plafonds du RSA, des étudiants à la recherche d’un job d’appoint, des auto-entrepreneurs écrasés par des charges imbéciles et qui aimeraient bien trouver un boulot. Citoyens et Français cite aussi, et avec raison, les retraités qui aimeraient bien trouver un emploi pour survivre..

 

Quant aux chiffres officiels dont la presse s’est contentée de nous donner un résumé, en voici la teneur, pour le mois de juillet 2015. 212.700 ont été sortis des listes pour défaut d’actualisation. 38.900 ont fait l’objet d’une radiation administrative. 51.500 ont été radiés pour cause de décès, de départ à la retraite… de prison. 50.500, soit 10,3 % des sorties, sont en « stages parking », 35.900 sont en arrêt maladie, en congé de maternité, etc.

 

Source : Les vrais (et non pieux) mensonges du gouvernement sur le chômage, Floris de Bonneville, Boulevard Voltaire, 1er septembre 2015

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:59
Impôts : Le "cadeau" de François Hollande aux ménages est une hausse de 88 milliards d'euros

Depuis le mois de juin 2012, François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection. [1] Cela n'empêche pas les media ce matin de parler de "cadeau" ou de "coup de pouce" de deux milliards d'euros d'impôts de François Hollande aux Français [2] : il reste une augmentation de 88 milliards que les dits media d'"information" n'évoquent pas.

 

Impôts : Le "cadeau" de François Hollande aux ménages est une hausse de 88 milliards d'euros

Toutefois certains journalistes rapportent qu'en 2016, la baisse de l'impôt sera financée par la danse de la pluie". Pour la financer, on va utiliser une méthode bien française : croiser les doigts en espérant le retour de la croissance. La baisse de l'impôt n'est financée par rien. [3] Entre les baisses de recettes cette année et les dépenses supplémentaires, la marge est étroite.

 

Notes

 

[1] François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection, Le Figaro, Service infographie du Figaro, Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26, Publié le 03/03/2015 à 20:50

[2] Impôts : Hollande donnerait un coup de pouce de deux milliards aux ménages, Le Figaro, Mis à jour le 31/08/2015 à 19:05 Publié le 31/08/2015 à 07:23

[3] Les baisses d'impôts annoncées par Hollande ne sont pas financées, Le Figaro, Par Cyrille Pluyette Mis à jour le 31/08/2015 à 20:54 Publié le 31/08/2015 à 20:35

 

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