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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 19:30

Dimanche 27 septembre, Olivier Véran, ministre de la Santé, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, a évoqué le confinement de la Suède :

 

[...] A la question faut-il redouter un nouveau confinement, Olivier Véran a répondu : "Nous ne voulons pas confiner le pays, même si la Suède, Cardiff ou l’Espagne le font. Nous ne voulons pas arrêter totalement la vie économique, sociale, culturelle des Français". (Source: Midi Libre / Rtl )

Nouvelle fake-news du gouvernement : Olivier Véran évoque le confinement de la Suède : on ne trouve nulle trace de telles informations dans la presse de Suède !

Or, la Suède n'a ni confiné ni imposé les masques. C'est "un pays qui a dit non, en mars, au confinement, et qui refuse toujours le port du masque obligatoire, en intérieur comme en extérieur. Dans cette pandémie du Covid-19, la Suède fait cavalier seul. […] la Suède se retrouve dans le peloton de tête des pays européens les plus touchés relativement à sa population : près de 57 morts pour 100.000 habitants, contre 45 en France ou 11 au Danemark. Mais on est loin de l’hécatombe promise par certains médecins répétant que la stratégie de l’immunité collective était mortifère. […] Par ailleurs, ils n’ont aujourd’hui aucune augmentation du nombre de cas, alors que la France en comptabilise plus de 25.000 cas en sept jours. Et que l’Espagne et l’Allemagne vivent également une nouvelle hausse de l’épidémie." (Source : 20 Minutes 12 septembre 2020 Coronavirus : Ni confinement, ni masque… Pourquoi la Suède fait-elle cavalier seul face à la pandémie ?)

 

La Suède est un pays qui bien que n'ayant ni confiné ni imposé les masques enregistre, depuis un mois, peu de nouvelles contaminations. Le nombre de cas y a même sensiblement diminué (Reuters / le Jdd). Depuis le mois de juillet, les chiffres baissent. Le nombre de cas y est désormais plus faible que dans les pays voisins. (RMC / BFMTV) Et c'est un pays qui n'a pas mis son pays à l'arrêt économique, contrairement à la France.

 

COVID-19 : en Suède, pas de masque obligatoire, ni de bars fermés. [...] à Bruxelles en Belgique, le port du masque obligatoire va être levé à compter du 1er octobre. Dans le paysage européen, la Suède fait figure d’exception. On y a fait le choix depuis le début de n’imposer ni masque, ni confinement. (Public Sénat 26 septembre 2020)

 

Selon un article de Libération le 30 septembre, l'information du revirement de la stratégie suédoise (et donc la déclaration d'Olivier Véran) fait écho à des articles de presse publiés par plusieurs médias britanniques le 23 septembre, qui annoncent que «la Suède change sa stratégie de non-confinement» pour The Telegraph, ou que le pays «s’oriente vers des mesures de confinement» selon le Daily Mail, qui ajoute que «le scientifique en chef déclare qu’il envisage maintenant de mettre en place des restrictions locales de courte durée, dans un contexte de forte augmentation du nombre de cas à Stockholm». Cette affirmation a été brandie par plusieurs internautes pour faire valoir le fait que la Suède reconnaissait l’échec de sa stratégie sans confinement strict et sans masque. Sur les réseaux sociaux, des Suédois ont fait part de leur surprise face à ces articles anglo-saxons, en indiquant que ce revirement ne leur avait pas été communiqué. En effet, on ne trouve pas de telles informations dans la presse du royaume et pour l’instant, l’agence de santé suédoise n’a rien annoncé de tel sur son site. (Libération)

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 21:15

L'oligarchie qui a plongé la France dans le chaos entend maintenant nous faire croire qu'elle est à même de créer le "Monde d'après" le coronavirus. 

En pleine pandémie la préoccupation de Macron est ne pas laisser la place aux populistes.

 

Quatre sources

 

Premier article :

https://fr.sputniknews.com/france/202004101043527425-souverainete-patriotisme-economique-le-gouvernement-mise-sur-le-made-in-france-pour-de-bon/

https://fr.sputniknews.com/france/202004101043527425-souverainete-patriotisme-economique-le-gouvernement-mise-sur-le-made-in-france-pour-de-bon/

«Souveraineté», «patriotisme économique», le gouvernement mise sur le made in France. Pour de bon?

 

L’épidémie de coronavirus met à mal la politique de l’État français qui consistait à vendre une partie de ses entreprises stratégiques à l’étranger. Après les pénuries de masques de protection, le gouvernement souhaite désormais reprendre son indépendance dans les secteurs de «première nécessité». Le made in France, grand gagnant de cette crise?

 

«S’affranchir de la dépendance» aux autres pays et «ne plus subir», c’est le nouveau projet d’Emmanuel Macron. Après avoir vendu plusieurs fleurons de l’industrie française comme Alstom, Technip ou encore laissé Sanofi délocaliser sa production de paracétamol, notamment en Chine, l’épidémie de Covid-19 rappelle cruellement les limites de cette stratégie. Désormais, le chef de l’État appelle à un sursaut de «souveraineté» pour ne plus être à la merci des importations dans les secteurs de «première nécessité».

 

Un constat partagé… et dénoncé par Arnaud Montebourg dans les colonnes de Libération. Selon lui, si Emmanuel Macron change maintenant de paradigme, il porte une part non négligeable de responsabilité dans la situation actuelle, notamment lorsqu’il était ministre de l’Économie de François Hollande. «Il a malheureusement abandonné les 34 plans industriels de reconquête de notre souveraineté technologique, et il y a en avait un important dans le secteur des équipements de santé, dont aujourd’hui nous aurions bien besoin», regrette l’ancien ministre de l’Économie, du redressement productif et du numérique.

 

«Une politique industrielle qui est allée à vau-l’eau»

 

Interrogée par Sputnik, Amandine Hesse, présidente de la Fédération indépendante du Made in France (FIMIF), estime que «la pénurie de masques de protection est l’illustration du fait que l’on a eu une politique industrielle qui est allée à vau-l’eau.» Selon elle, il est crucial de mettre en place une vraie politique de relance qui mette à l’honneur les entreprises françaises.

«Aujourd’hui, on manque cruellement de moyen de production pour assurer les opérations nécessaires à une survie en temps de crise […] C’est quand même ce qui est réalisé localement, par des solidarités individuelles ou plurielles, qui fait que l’on est capable de s’en sortir.»

En témoigne le nombre d’entreprises qui ont participé à l’effort national. Le groupe LVMH s’est lancé dans la production de gel hydroalcoolique et a offert 10 millions de masques. D’autres ont multiplié les dons. Décathlon a suspendu par exemple la vente aux particuliers de ses masques de plongée Easybreath pour mettre son stock à disposition des établissements de santé. D’autres entreprises ont aidé localement. C’est le cas notamment du groupe Altesse, fabricant des manchettes «Les Georgettes»– régulièrement portées par Brigitte Macron–, qui a donné plus de 4.000 masques aux gendarmes et personnels hospitaliers.

 

Les entreprises mettent l’accent sur la solidarité

Au micro de Sputnik, Thomas Huriez, créateur de la marque de jeans 1083, dont l’usine est située dans la Drôme, raconte comment du jour au lendemain, son entreprise est passée de la production de pantalons à celle de masque de protection.

 

«On a été contacté par des professionnels de santé et des médecins locaux qui nous ont dit être en manque de masque. Dans une note, le CHU de Grenoble les a invités à fabriquer leurs propres masques, sauf que ces médecins, pharmaciens, radiologues et ambulanciers n’avaient pas forcément de machines à coudre ni de temps. Ils nous ont donc demandé de les aider. C’est ce que l’on a fait immédiatement.»

 

Désormais, plusieurs centaines de masques sortent chaque jour des lignes de production de 1083 et sont donnés localement. «Il y a une superbe chaîne de solidarité qui s’est mise en place, puisque des magasins nous donnent du tissu. On coupe et coud. Une cinquantaine de couturières bénévoles nous aident à augmenter les capacités de production. Enfin, une dizaine de volontaires nous aident à les distribuer», se félicite Thomas Huriez.

«Cette crise montre à tous la valeur de nos savoir-faire et quelque part, met en exergue l’importance d’être souverain pour répondre à nos besoins primaires. C’est essentiel. Il faudrait arrêter de penser la consommation publique, professionnelle ou personnelle que de manière financière et court-termiste afin de l’appréhender de manière plus globale», explique le créateur de 1083.

Amandine Hesse, de la FIMIF, rappelle qu’un «mouvement de réindustrialisation» s’amorçait déjà avant la pandémie de Covid-19, notamment à cause de l’envolée des prix du pétrole. Or avec l’économie chinoise qui s’est arrêtée de longs mois et entraînera forcément un manque de biens manufacturés importés, l’idée de réimplanter une partie des usines en France fait son chemin chez certains dirigeants.

 

Consommer local pour soutenir le modèle économique français

 

Le gouvernement, par la voix de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, lance des appels au «patriotisme économique», les entreprises réfléchissent à un retour dans l’Hexagone. Le made in France peut-il réussir à tirer son épingle du jeu auprès des Français, une fois cette crise passée? Amandine Hesse l’appelle en tout cas de ses vœux. Et pour cause, «en achetant Français, on soutient aussi notre modèle économique. Dans le sens où nos entreprises contribuent en payant les salaires, mais également les cotisations sociales», détaille la présidente de la FIMIF.

«Je pense que les consommateurs se rappelleront des entreprises françaises qui étaient là lorsque cela allait mal. Il peut y avoir un vrai changement. Malheureusement, ça se fait dans la douleur, mais il y a des choses bien qui peuvent en sortir», conclut Amandine Hesse.

 

Source: SputnikNews https://fr.sputniknews.com/france/202004101043527425-souverainete-patriotisme-economique-le-gouvernement-mise-sur-le-made-in-france-pour-de-bon/

2e article :

 

 

http://www.leparisien.fr/politique/covid-19-en-coulisses-macron-prepare-un-grand-discours-de-la-refondation-09-04-2020-8296707.php

http://www.leparisien.fr/politique/covid-19-en-coulisses-macron-prepare-un-grand-discours-de-la-refondation-09-04-2020-8296707.php

Covid-19 : en coulisses, Macron prépare un grand discours de la refondation

 

S’il a demandé mercredi à ses ministres de cesser de parler de l’après-confinement alors que le coronavirus frappe encore, le président planche en catimini sur une grande adresse à la Nation pour définir les défis et priorités du monde de demain.

 

« Une nouvelle ère », « une refondation », « sur le modèle du Conseil national de la Résistance en 1945 », murmurent les happy few dans la confidence. Selon nos informations, de sources concordantes, Emmanuel Macron, qui fera une nouvelle allocution à la télévision lundi, travaille aussi dans le secret de l'Elysée sur un grand discours de sortie de crise, que certains prévoient pour le mois de juillet, une fois seulement que les Français auront pu sortir dans des conditions sécurisées du confinement. Il s'agira de dessiner « le monde d'après » et d'ébaucher des mesures « puissantes », dit-on, pour sauver l'économie d'un marasme digne de la Seconde Guerre mondiale, et d'une catastrophe sociale.

 

« Il prépare en catimini un très grand discours sur le monde d'après, confirme un important ministre. Un discours fondateur qui acterait la fin du confinement, marquerait le début d'une nouvelle ère et s'accompagnerait de grandes annonces, potentiellement la suppression de certaines réformes. Dans sa ligne de mire, il y a celles des retraites et de l'audiovisuel public ».

 

3e article

Coronavirus, Monde d'Après et Chemin de Damas de Macron : en pleine pandémie, la préoccupation de la Macronie est de "ne pas laisser la place aux populistes" !

“Une nouvelle ère” : Macron prépare en secret un discours sur “le monde d'après” la crise

 

D’après les témoignages recueillis par Le Parisien, cette allocution pourrait entériner les grandes priorités du monde de demain : la sauvegarde de l’Etat-providence, le sauvetage de l’économie, la lutte contre les inégalités sociale, le pouvoir d’achat, la mise en place d’un « Green deal » écologique, et la modernisation urgente du système de santé. Selon les informations du Parisien, une « cellule anticipation » a même été constituée secrètement à Matignon, pour réfléchir à ces pistes sur « le monde d’après ».

 

[…] En filigrane, il faut sans doute voir dans ce discours une façon pour Emmanuel Macron de préparer également son avenir politique. « Il faut qu’on sorte de tout ça avec un énorme programme, pour ne pas laisser la place aux populistes », fait ainsi valoir un conseiller du président. « Les gens n’ont pas saisi l’ampleur de la crise économique qui nous attend ! L’enjeu fondamental sera la reprise du combat contre les inégalités », plaide, quant à lui, un pilier de la majorité, ajoutant : « Le président des riches, c’est le moment d’en sortir ». Lui-même l’a déjà annoncé en Conseil des ministres, mercredi 8 avril. « Il est faux de penser qu’on passera d’un monde tout noir à un monde tout blanc », après la crise, a martelé le chef de l’Etat. « Ce sera un monde gris. Ne croyez pas qu’il y aura des scènes de liesse », a-t-il mis en garde. Et un macroniste historique de dresser un parallèle avec la Libération de 1945 : « D’une certaine façon, c’était presque plus simple au lendemain de la Seconde guerre mondiale, car il fallait tout reconstruire. Là, le pays va être économiquement très abîmé et psychologiquement fragilisé ».

 

Sourcehttps://www.valeursactuelles.com/politique/une-nouvelle-ere-macron-prepare-en-secret-un-discours-sur-le-monde-dapres-la-crise-118034

Quatrième article :

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/19/coronavirus-emmanuel-macron-pense-deja-au-jour-d-apres_6033654_823448.html

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/19/coronavirus-emmanuel-macron-pense-deja-au-jour-d-apres_6033654_823448.html

Coronavirus : Emmanuel Macron pense déjà au « jour d’après »

 

« Le président considère qu’il faut réfléchir à des changements de paradigme, notamment en matière économique, analyse la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. On perçoit que cette crise révèle des dysfonctionnements, notamment sur nos chaînes de production. » L’exécutif aurait notamment été interloqué par la part prise par la Chine dans certaines filières. « Nous avons un enjeu de souveraineté », dit-on à l’Elysée.

 

Un avis partagé au gouvernement, y compris par les ministres venus de la droite. « Il faudra réfléchir, c’est une conviction profonde que j’ai depuis longtemps, à refaire venir dans notre continent européen, et singulièrement en France, une production de ce qui nous paraît être essentiel pour la vie de la nation », a estimé le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, mercredi 18 mars sur BFM-TV.

 

« Nous irons jusqu’à la nationalisation de certains fleurons industriels », a abondé Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, alors que des entreprises comme Air France sont aujourd’hui au bord de la faillite. « L’Etat paiera », a lui-même martelé M. Macron, lundi, après avoir déjà assuré dans sa précédente allocution, le 12 mars, que les entreprises et salariés français seront soutenus par la puissance publique, « quoi qu’il en coûte ».

 

Lire aussi Coronavirus : vers l’instauration d’un « état d’urgence sanitaire » en France, où le nombre de contaminations augmente

Retisser le fil rompu

Cet éloge en faveur de l’Etat et des services publics de la part d’un homme qui a construit son identité politique sur l’idée de liberté et de l’émancipation individuelle n’a pas manqué de frapper les esprits. « Son discours de jeudi [12 mars], on aurait dit le grand discours d’un homme de gauche d’après-guerre, comme s’il préparait la reconstruction après la seconde guerre mondiale », souligne un conseiller ministériel. « Le président se félicite tous les jours dans cette crise de la solidité de l’Etat et de ses fonctionnaires », explique un de ses proches.

 

Source: https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/19/coronavirus-emmanuel-macron-pense-deja-au-jour-d-apres_6033654_823448.html

 

Note du blog Christ Roi. Eric Zemmour a justement résumé cette réorientation doctrinale de Macron comme son "chemin de Damas" ! (C News du 24 mars 2020) : 

 

Lire"Ces mesures de confinement général sont là pour compenser un déclassement économique, technologique et d'indépendance nationale" : Eric Zemmour et Marc Menant au top de l'analyse sur CNews

 

"Le quinquennat d'Emmanuel Macron est un chemin de Damas. C'est absolument passionnant ce qui se passe. C'est Paul, Saül, ce juif qui était contre le christianisme et qui était un juif strict et qui sur le Chemin de Damas il rencontre le Christ et il devient le plus grand propagateur du christianisme. 

 

"Et Emmanuel Macron est élu sur le marché, l'individu, l'Europe, et il est en train de ramener l'Etat, le social, la nation. C'est un Chemin de Damas ! Le seul chemin de Damas comparable dans l'histoire récente c'est celui des socialistes en 1983, exactement à l'envers. C'est-à-dire que les socialistes en 1981 avaient été élus sur l'Etat, le social, la nation, et en 1983 ils sont allés chercher l'individu, l'entreprise et l'Europe. Emmanuel Macron qui se croyait le nouveau monde n'était que la fin, la queue de comète de 1983. Et là, il nous ramène à avant 1981. C'est inouï. 

 

LirePandémie : Charles Gave / Hervé Juvin : Une nouvelle page se tourne

 

"Et quand Bruno Le maire nous dit qu'il va nationaliser des entreprises (notamment Air France-KLM) personne ne le critique. Même les libéraux se font tout petit. Emmanuel Macron a arrêté sa réforme sur le chômage, sur les retraites." ( Fin de citation d'Eric Zemmour )

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 13:25

Dans l'émission "Facealinfo" (CNews) du 2 Avril 2020, Eric Zemmour explique que "le confinement, c'est le Moyen-Âge" : 

 

Extraits, à partir de la 46e minute :

 

Eric Zemmour : "Cela fait trois semaines que l'on voit que l'on n'est pas du tout sur la bonne voie, et que je répète que si le confinement général est une mesure du Moyen-Âge, les seuls pays qui s'en sortent beaucoup mieux, Hong kong comme la Corée du Sud et même l'Allemagne se débrouillent mieux que nous, je ne peux pas laisser dire que l'on est dans les meilleurs situations : c'est faux. On est dans les pires situations des pays riches.

 

"Comme on n'a pas de test on est obligé de confiner", objecte l'animateur Pascal Praud.

 

"Non, mais est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Vous raisonnez comme l'Afrique du Sud et le Kenya ! Donc, la France c'est le Kenya ?! 

 

"[...] On a un système de santé ? Et bien, non, la preuve, on ne l'a pas !"

 

Marc Menant : "(Dans la situation qui était la nôtre où nous n'avions pas de test), l'autre solution c'était de confiner les gens à risque, des gens qui sont bien répertoriés avec des dossiers médicaux.  

 

"On a la chance tous ici autour de la table d'avoir des appartements à peu près confortables, il y a beaucoup de personnes aujourd'hui qui sont dans un confinement qui tient de la détention plus que d'autre chose."

Dans un entretien video au Figaro le 1er avril, Eric Zemmour explique pourquoi "le confinement, c'est le Moyen Âge" : 

"Je suis très frappé dans tous les pays d'ailleurs, au-delà de la France, il y a une acceptation, une soumission à ce qui est quand même la privation de la liberté élémentaire qui est la la liberté d'aller et venir. Je sais bien que l'on donne toutes les raisons du monde, et que c'est pour la santé de tous, etc. Je ne vais aller contre cela. Je dis simplement que je suis très frappé d'abord par l'acceptation globale, même s'il y a des exceptions, et surtout, et ce qui me marque encore plus, ce sont les médias qui en sont à houspiller les autorités parce que elles ne sont pas assez sévères, et à vitupérer la population sur le confinement. Il y a une espèce de pousse-au-crime médiatique. Je trouve cela assez intéressant sur les mentalités collectives et sur ce que cela révèle.

 

"Le Figaro. Le président de la république a plus de facilité à décider le confinement des Français que la fermeture des frontières ?

 

"Alors, cela, on voit les ravages de l'idéologie européiste et sans-frontierriste, qui a atteint jusqu'aux plus hautes autorités de l'Etat : c'est-à-dire qu'il n'a pas voulu fermer les frontières alors qu'il a finalement accepté la fermeture des frontières Schengen, comme si l'Europe avait une frontière mais pas la France. 

 

"Et qu'est-ce que le confinement finalement qu'une frontière personnelle ? On s'enferme soi-même, et on réinvente les frontières d'origine à l'aube de l'humanité où chacun se défend contre tous, alors que la nation était la façon la plus civilisée de sortir de cette guerre de tous contre tous. On se souvient tous des leçons de Hobbes.

 

"Et dans tous les pays c'est la même chose.

 

"Et ce qui est terrible c'est qu'on sait que ce confinement général est une mesure du Moyen-Âge, et qu'il n'est là que pour pallier nos carences.

 

Lire : Les Français "inquiets et de plus en plus critiques contre le gouvernement" reprochent le manque de masques et l'absence de dépistage

 

"Ce qui veut dire, c'est que si l'on avait fait assez de test, et si on avait assez de masques, si on avait assez d'appareils respiratoires, comme en Corée du Sud, on n'a pas besoin de ce confinement général."

 

"Le Figaro. Est-ce que finalement les Français sont plus attachés à l'égalité qu'à la liberté, selon vous ? 

 

"C'est la vieille thèse tocquevillienne qui est de dire que les Français préfèrent l'égalité à la liberté. Ce qui est très probable. Mais regardez en Angleterre, où c'était l'opposition classique entre les Anglais et les Français, les Anglais préférant la liberté à l'égalité, là aussi, ils se résolvent au confinement, et à la fin de la liberté.

 

"Le Figaro. Vous semblez considérer que cette privation de liberté que vivent les Français est en quelque sorte la conséquence ou le prix à payer de notre déclassement économique. Pourquoi ?"

 

"C'est-à-dire que si dans les pays à la pointe technologique comme la Corée du Sud, comme Taïwan, ou même Israël, les mesures de confinement général sont remplacées par des mesures de ciblage, de tests généralisés de masse (que maintenant recommande l'O.M.S. un mois après la bataille), et de masques pour tout le monde, on cible, on suit à la trace, on  géolocalise les gens en fonction de ceux qui sont infectés (qui doivent dire où ils vont et qui ils ont vu) et ceux qui ne le sont pas.

 

"(La géolocalisation), vous allez me dire c'est aussi des mesures coercitives, c'est aussi des mesures liberticides, mais je trouve cela moindre que le confinement général. (Cette géolocalisation) cela permet au moins de cibler les choses. 

 

"Et l'on voit bien que les pays européens qui ont pris un retard fou dans la recherche médicale, qui ont (comme la France) d'autre part sous-traité à la Chine toute leur industrie médicale (masques, appareils respiratoires, tests), tout ce que l'on ne fabrique plus. Et quand les Chinois en ont besoin pour eux, nous ne les voyons plus et là on est dépendant comme jamais.

 

"C'est pour cela que je dis que ces mesures de confinement général sont là pour compenser un déclassement économique, technologique, et finalement d'indépendance nationale.      

 

Dans l'émission "Facealinfo" (CNews) du 24 Mars 2020, Eric Zemmour avait déjà dit : "Ce confinement est une folie".

 

Pascal Praud introduit le sujet en disant : "Ces nationalisations, c'est le nouveau monde qui est mort, c'est le vieux monde qui fait son retour. Les nationalisations ? Qui l'eut cru ?"

 

Eric Zemmour :

 

"Le quinquennat d'Emmanuel Macron est un chemin de Damas. C'est absolument passionnant ce qui se passe. C'est Paul, Saül, ce juif qui était contre le christianisme et qui était un juif strict et qui sur le Chemin de Damas il rencontre le Christ et il devient le plus grand propagateur du christianisme. 

 

"Et Emmanuel Macron est élu sur le marché, l'individu, l'Europe, et il est en train de ramener l'Etat, le social, la nation. C'est un Chemin de Damas. Le seul chemin de Damas comparable dans l'histoire récente c'est celui des socialistes en 1983, exactement à l'envers. C'est-à-dire que les socialistes en 1981 avaient été élus sur l'Etat, le social, la nation, et en 1983 ils sont allés chercher l'individu, l'entreprise et l'Europe. Emmanuel Macron qui se croyait le nouveau monde n'était que la fin, la queue de comète de 1983. Et là, il nous ramène à avant 1981. C'est inouï. 

 

Lire : Pandémie : Charles Gave / Hervé Juvin : Une nouvelle page se tourne

 

"Et quand Bruno Le maire nous dit qu'il va nationaliser des entreprises (notamment Air France-KLM) personne ne le critique. Même les libéraux se font tout petit. Emmanuel Macron a arrêté sa réforme sur le chômage, sur les retraites.

 

"Jusqu'au 28 avril le confinement, six semaines: c'est cela que l'on va retenir de l'annonce de l'Elysée ce soir de la bouche du ministre de la santé et du ministre de la recherche ?" demande Pascal Praud.

 

"C'est une folie, répond Eric Zemmour.

 

"Je le répète, cela fait dix jours que je dis la même chose: les Coréens du Sud n'ont pas confiné tout le monde, ils ont testé en masse et ils ont confiné les malades. Vous vous rendez comte de ce que vous dites, on est quoi, on est le Gabon ? 

 

Lire : Coronavirus : la France au 20e rang mondial du diagnostic et du traitement

 

"On a laissé l'Etat en déshérence, l'Etat est désorganisé. On en est arrivé au point où il a été incapable de prévoir, il a bazardé ses stocks de masques, il a désindustrialisé, il a délocalisé la fabrication des médicaments en Chine et en Inde, etc, etc.

 

Marc Menant

 

"Il y a une sorte de vérité qui pointe dans les propos d'Eric Zemmour. Il y a aussi un autre point, c'est qu'en réalité, pour avoir beaucoup lu sur toutes les épidémies, si on avait simplement repéré les personnes fragiles (c'est facile: les personnes qui souffrent soit de diabète, soit ceux qui sont en fragilité cardiaque, soit les personnes d'un certain âge et qui sont fragiles), rien qu'en les isolant eux, en prenant soin d'eux, on avait là la possibilité d'avoir une interaction qu'on appelle la pandémie nécessaire pour que tout le monde soit auto-vacciné naturellement."

 

Eric Zemmour :

 

"Le professeur Didier Raoult le dit : c'est uniquement par des tests massifs qu'on pourra éviter ce confinement général.

 

"Et il faut se rappeler ce que disait soir après soir Jérôme Salomon (le directeur général de la santé) 'les tests en masse ce n'est pas nécessaire'. Souvenez-vous, il faut quand même le rappeler !

 

"[...] Avec les nationalisations c'est le retour de l'Etat, c'est le retour de la nation, c'est tout ce qu'on avait brocardé, et bazardé depuis 30 ans et qui revient en force."

Note du blog Christ Roi. Le confinement, c'est le Moyen-Âge" parce que depuis, la technologie médicale a permis de progresser un tout petit peu : masques, tests, dépistages massifs, appareils respiratoires... Tout ce qui manquait à la France vu que la fabrication de ces produits a été délocalisée par l'UE en Chine.

 

Lire : Après les masques, les tests, les appareils respiratoires, les médicaments et l'oxygène pourraient manquer dans les prochains jours

 

En Chine, la ville chinoise de Wuhan (au centre du pays), berceau de l'épidémie de Covid-19, va lever le 8 avril ses restrictions aux déplacements, après plus de deux mois de confinement, ont annoncé les autorités chinoises le 24 mars. Le reste de la province du Hubei bénéficiera de cette mesure dès le mercredi 25 mars. (Rtl) Le confinement a été levé le 24 mars dans toute la province du Hubei, désormais considérée comme une zone à "faible risque." (Lci) Alors que les chiffres de contaminations se stabilisent, ... le pouvoir local réfléchit à un test massif des 11 millions d’habitants de la mégalopole pour recenser les cas asymptomatiques. Des cas asymptomatiques qui ont longtemps été oubliés du comptage officiel avant d’être réintégrés cette semaine. Ces personnes sans symptôme mais positives au Covid-19 et contagieuses sont la réelle inconnue qui pourrait participer à une nouvelle vague de l’épidémie. (24heures.ch) En Corée du Sud, il y a eu des tests massifs pour endiguer le coronavirus et un lancement tôt de la production industrielle de kits de dépistage, une stratégie de tests massifs et rapides, conjuguée à un traçage des contacts. ( Le Monde)

 

La REM "arrière" (adjectif mérité) n'a eu d'autre choix que de revenir au Moyen-Âge en confinant tout le monde et en lançant des campagnes de pub pour tousser dans le coude, se moucher avec un mouchoir en papier unique, jeter son mouchoir à la poubelle, respecter les gestes barrières, stopper les embrassades... Ce serait risible s'il n'y avait pas des morts. Le scandale du coronavirus et du confinement général s'annonce bien pire que celui du sang contaminé pour les responsables "pas coupables".

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 21:31

"C'est caractéristique de ce que nous traversons. Il est très intéressant de constater que c'est déclenché par une pandémie, c'est-à-dire un choc externe qui n'est pas un choc de nature économique. Mais qui va avoir des conséquences économiques et financières considérables".

 

"Une nouvelle page se tourne". "Je ne pense pas que le parlement européen repartira comme avant. L"Union européenne vient une nouvelle fois de faire la preuve qu'elle est incapable de protéger les européens".

"Je ne pense pas que cela redeviendra comme avant. Et je partage avec quelques amis essayistes (cette idée) : cela n'est probablement pas sur un sujet économique ou financier que l'Union européenne va exploser. Cela peut être sur un renouveau de la crise migratoire ou sur quelque chose comme la pandémie où l'Union européenne fera d'une manière magistrale la démonstration qu'elle ne protège pas les européens. Je crois que la globalisation naïve c'est fini, mais c'est déjà acté depuis longtemps."

"Nous voyons aujourd'hui que face à la crise migratoire comme face à la pandémie il n'y a que les Etats-nations qui agissent et qui réagissent. La situation est extrêmement claire. Et elle est impitoyable."

"J'entendais récemment sur France culture un des vrais experts français en écologie, qui est Dominique Bourg, dire qu''on ne pourra rien faire en faveur d'un environnement plus sain, d'une terre mieux conservée et la préoccupation écologique si l'on n'a pas un état fort en pleine possession de son territoire.' Je suis absolument convaincu de cela : ce n'est qu'au niveau national et au niveau local qu'on peut traiter les grandes questions écologiques. Et là, il faut déconstruire l'imposture écologique (ouverture des frontières, solution globale), c'est un bon moyen pour mettre beaucoup d'argent pour ne rien faire. C'est le scandale des mille milliards du 'pacte vert' de madame Van der Leyen, dont les multinationales et les intermédiaires financiers se frottent les mains. Je ne suis pas sûr que cela ramène des oiseaux en Bretagne ou des poissons dans les rivières." (Hervé Juvin) :

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 13:45

Le progressisme a décliné son argumentaire sophiste sur Les Echos. On peut très facilement développer, à notre tour, un argumentaire critique du dit "progressisme", en tenant compte de paramètres ignorés :

C'était mieux avant ! Argumentaire critique du progressisme

* "la pauvreté a baissé dans le monde ces 50 dernières années" : cet argument progressiste est nul s'agissant de la situation économique des seuls Français. Il s'agit donc d'un argument fallacieux et de mauvaise foi qui consiste à opposer aux Français (qui se plaignent de leur situation économique qui s'est dégradée ces 50 dernières années, et qui donc, disent que c'était mieux avant), le fait que la situation des Chinois s'est considérablement améliorée pendant la même période. "Quoi, les 50 millions de Français se plaignent qu'ils mangeaient de la viande tous les jours il y a 50 ans alors qu'ils n'en mangent plus qu'une fois par semaine aujourd'hui ? Alors que le milliard de Chinois mangent de la viande tous les jours aujourd'hui alors qu'ils n'en mangeaient qu'une fois par semaine il y a 50 ans ! Salauds de populistes !"

Cette argumentation sophiste consiste à opposer à une affirmation formulée dans un cadre national, par un Peuple donné, au regard de sa propre situation la considération d'un point de vue mondial d'autres Peuples au regard de la situation de ces derniers.

 

* "la pauvreté a baissé en France grâce à un système social performant". Argument bidon : outre le fait que ce système social n'est pas en équilibre et n'est financé que par la cavalerie de la dette, cette argumentation prend en considération un indicateur (le taux de pauvreté) qui n'est pas en rapport avec une base fixe, mais avec un taux (50 %) du niveau de vie médian. Or, même si le taux de pauvreté stagne, voire baisse, si le niveau de vie médian baisse ou s'effondre, les pauvres sont bien encore plus pauvres.

 

* "la productivité, et donc la richesse, augmente en France". Ces 30 dernières années ont surtout vu la part du capital accaparer les richesses produites au détriment de la part du travail salarié. Gilbert a ainsi une meilleure productivité en travaillant chez Total (+ 5 % cette année), mais Total se taillant la part du Lion en appréhendant + 4 % et en laissant + 1 % à Gilbert (ce qui permettra aux Echos de dire que les salaires augmentent dans le privé, soit dit en passant), permet-il honnêtement de dire que la richesse augmente en France ? L'argumentation progressiste cache simplement le fait que la plus grosse partie de la population est surexploitée.

 

* "les salaires augmentent et l'inflation est faible, le niveau de vie des Français augmente". Les principaux postes de dépense des Français, à savoir le logement et les impôts, ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'inflation ( + 300 % d'augmentation de l'immobilier en 20 ans à Paris au bas mot, de + 90 à +250 % en province) : qui a vu ses salaires augmenter dans de telles proportions ? Quant aux impôts… no comment.

Pour le reste, le calcul de l'inflation est faussé car les dépenses quotidiennes (notamment la nourriture, pour une qualité égale, dépense contrainte) sont sous-pondérées.

 

* "aujourd'hui on peut voyager plus facilement, on a internet, la médecine fait des progrès" Argument anachronique puisque on compare ce qui n'est pas comparable, à savoir deux périodes dans le temps qui ne sont pas au même niveau d'avancée scientifique. Depuis que l'Homme existe, le progrès technique s'est toujours déroulé de manière continue. Personne chez ceux qui disent "c'était mieux avant" ne souhaite revenir à l'âge de pierre. Moins d'ailleurs ceux-là que les écolos intégristes. Le progrès technique a lieu de toutes façons, nonobstant toute autre considération économique, sociale, sociétale, identitaire. Le "c'était mieux avant" ne concerne bien évidemment pas le progrès technique et scientifique mais concerne le reste, l'économique, le social, le sociétal et l'identitaire.

Au surplus, le progrès technique et scientifique n'est pas toujours corrélé à un absolu progrès économique, social, sociétal et identitaire : l'informatique dans le monde du travail, peut revêtir une forme d'esclavage des salariés, le progrès médical ne constitue un progrès social que si son financement est assuré.

 

* "le monde ouvert est un monde d'opportunité pour les jeunes". Le monde ouvert est aussi et surtout un moyen de perdre son identité, sa culture, le sens de ce qu'on est, sa spiritualité, pour devenir un résidu d'"homo economicus", interchangeable, producteur et consommateur, sans autre perspective que de trimer, d'acheter des choses inutiles et vaines, manger, déféquer, dormir et re-trimer.

 

En conclusion.

Le niveau de vie n'a pas suivi la croissance, les salaires sont restés plutôt stables, la création d'emploi n'a pas suivi. Tout n'est pas économique, tout n'est pas matériel, il y a une impression aussi, l'image que l'on a de son pays, de sa nation, de l'école, de l'avenir de ses enfants. La thèse des Echos selon laquelle la mondialisation est formidable, parce qu'elle nous a tous enrichi est fausse. Elle a enrichi certains, les habitants des métropoles mais pas des périphéries. Lire le géographe Christophe Guilluy.

Eric Zemmour sur CNews le 10/12/2019.

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 12:33

Quelques belles remarques ont été faites sur la monarchie d'Ancien Régime et celle du Moyen-Âge, en France, dans l'émission de Christine Kelly, sur la chaîne C News, dans l'émission "Facealinfo" du lundi au jeudi à 19h. 

À propos de la date du 6 février 1778, date où fut signé à Versailles avec Louis XVI le "traité d'alliance franco-américaine", l'émission de Christine Kelly rappelle ce traité célébrant l'amitié entre les États-Unis et la France. 

Les développements intéressants sont ceux d'Éric Zemmour sur Philippe II Auguste en réponse à l'économiste libéral Jean-Marc Daniel, partisan du modèle anglo-saxon, et ceux de Marc Menant, journaliste CNews, sur Louis XVI et Beaumarchais, faisant une description baroque merveilleuse de cette société d'Ancien Régime qui vit la France être à l'origine de la puissance américaine.

Extraits

 

Marc Menant :

 

"Il est vrai que ce sont les circonstances et le destin qui l'avaient désigné (Louis XVI). Il n'avait jamais ambitionné de se retrouver sur le trône. Et cet homme-là (Louis XVI) était un compagnon des livres, était un compagnon de la sciences. Il s'émerveillait dans cette époque où à chaque instant il y avait une trouvaille, à chaque instant on voyait le monde sortir de la terre pour s'ouvrir toutes les conquêtes du progrès. Et bien, lui, il cherchait les expériences. Cela le rendait peut-être taciturne. Au point que cet homme-là (Louis XVI) ne parlait pas beaucoup. Quand il arrivait au conseil des ministres, c'était le silence le plus absolu, l'oeil rêveur. Et à ses côtés, son vieux maître, Maurepas, qui était là, lui susurrait quelques mots à l'oreille, et il prenait la décision. 

 

Alors là, en ce jour-là 6 février 1778, était-ce Maurepas ? Que nenni.

 

[- Pourtant il en a fait faire des bêtises, Maurepas, interjette Éric Zemmour (Maurepas destitué en 1749 par Louis XV, fut rappelé par Louis XVI. Mal conseillé par Maurepas, Louis XVI congédia Maupéou et Terray, à l'origine du "coup de majesté" de 1770, et restaura les Parlements et leur puissance de blocage des réformes (notamment d'égalité devant l'impôt...), au nom de la défense des privilèges.) NdCR.]

 

- Oui, on est d'accord, poursuit Marc Menant. Mais cela fait quatre ans qu'il est donc à la tête de notre nation. Et en coulisses, il y a un homme qui s'active, [...] monsieur Pierre-Augustin Caron (de Beaumarchais). [...] Son père est horloger. Et à 21 ans, il invente la montre révolutionnaire, celle qui marche à la seconde près. Et cela va lui valoir d'être nommé horloger du roi; on est sous Louis XV. [...] Louis XV remarque ce personnage et le délègue comme espion à Londres, et le voilà à l'affût de toutes informations, sa plume qui s'agite, et c'est comme cela qu'il apprend ce qui se trame là-bas États-Unis, qui ne sont pas encore les États-Unis, mais qui vont le devenir. Et c'est ainsi qu'il alerte le roi (Louis XVI) et qu'il lui dit qu'il faut prendre des initiatives. Et lui-même investit des sommes énormes. Il achète des armes, il achète des bateaux, il paye des équipages, il fait en sorte qu'il y ait des hommes qui puissent mener la troupe, parce que ceux qui se rebellent (en Amérique), ce ne sont pas des militaires, et donc il faut les former. Et c'est lui qui paye tout cela à 9/10e et il demande 1/10e au roi. Et c'est comme cela que Louis XVI qui succède à son grand-père se retrouve en connivence avec Beaumarchais. Il le maintient en place. Et quand Beaumarchais lui dit voilà l'accord, il faut le signer, Louis XVI n'hésite pas une seconde."

 

Lire: Les réformes de Louis XVI, qui le premier, employa l'expression de "justice sociale"

Un peu plus loin dans cette émission, un passage intéressant est à noter sur l'opposition entre le modèle universaliste égalitariste français et le modèle oligarchique anglo-saxon.

 

Jean-Marc Daniel, défenseur du libéralisme anglo-saxon, affirme qu'"effectivement, ils (les Anglais) se sont opposés à tous les projets européens qui étaient des projets impérialistes; ils se sont opposés à Philippe II, ils se sont opposés à Louis XIV, ils se sont opposés à Napoléon. Et je pense qu'ils ont eu raison parce qu'ils s'y sont opposés au nom d'une vision de la vie."

 

"Si on revient à la Magna Carta (1215) de Jean sans Terre, poursuit Jean-Marc Daniel, il y a trois idées force dans cette charte. Il y a l'habeas corpus : personne ne peut contester que c'est un progrès de la démocratie, de la liberté de l'homme, le fait que les impôts doivent être contrôlés par des représentants du peuple (principe du consentement à l'impôt qui existait également chez nous sous les Valois pendant les troubles de la Guerre de Cents ans lors des Etats généraux du royaume. Ndlr.), et la troisième chose, il était marqué que les marchands en Angleterre n'auraient pas de péage à payer. C'est-à-dire que le fondement de la civilisation britannique c'est la démocratie, le respect de la liberté et la liberté de commerce. Et c'est un projet qui s'est opposé à Philippe II, à tout un tas de gens, qui, au contraire, avaient un projet liberticide et qui était un projet de régression sur le plan économique.

 

Note du blog Christ-Roi. Or, « aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. » (Théodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.)

 

Lire : Les Plantagenêt et l'influence française en Angleterre...

 

Et un peu plus loin dans l'émission, Jean-marc Daniel ajoute : "Il vaut mieux les Anglais à Philippe II ou Napoléon Ier." Ce à quoi s'oppose Éric Zemmour,  qui répond : "Et bien non, et c'est cela la différence entre nous. Moi je préfère Napoléon, parce que c'est la France qui domine. Et pas l'Angleterre. [...] Vous, vous pensez d'abord à l'individu, moi je pense d'abord à la nation. Je suis plus gaullien que vous."

 

Voici le texte de la réponse magnifique d'Éric Zemmour (à partir de la 36e minute) qui corrige l'économiste :

 

"Deux points, un historique, et un aujourd'hui.

Le roi Philippe II Auguste après la bataille de Bouvines (27 juillet 1214)

Nous refaisons la vieille querelle qui a été faite au XVIIIe siècle, entre Voltaire et Rousseau, et Rousseau expliquant très bien que les Anglais votent un jour et que le reste du temps ils sont tyrannisés par une aristocratie inégalitaire qui domine le pays. En vérité, ce n'est pas la démocratie qu'a inventé l'Angleterre, c'est l'oligarchie ! Et l'oligarchie anglaise, effectivement, vous avez raison de le noter, n'a jamais supporter les tendances égalitaristes françaises...

 

Lire en 2014 : "Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie"...

 

Et c'est cela la vérité : sous couvert de 'liberté' (habeas corpus de 1215), ils (les barons anglais) ont fait passé leurs intérêts de commerçants et leurs intérêts particuliers d'aristocratie, qui ne supportaient pas les discours égalitaires et la domination de la France sur l'Europe.

 

[NdCR. La Magna carta britannique de 1215 n'a pas été écrite par le peuple mais par les barons, qui sous couvert de défendre le peuple ne défendaient en réalité que leurs intérêts oligarchiques, exactement comme nos parlementaires d'Ancien Régime qui s'opposèrent pendant un siècle (jusqu'en 1789) aux tentatives royales de réforme de l'impôt pour plus d'égalité].

 

Deuxièmement, pour aujourd'hui. C'est de l'Acte unique (1986) que naît la catastrophe. À partir de ce moment-là on est rentré dans des systèmes globaux de libre-échange - on l'appelle la mondialisation aujourd'hui, l'OMC, d'ailleurs c'est ce qui permet à l'Angleterre de dire (après le Brexit) qu'elle va pouvoir aisément commercer en-dehors de l'Europe, et elle a raison là-dessus.

 

Alors vous dites, cela a amélioré le pouvoir d'achat des gens. Oui, mais à quel prix ? Au prix des industries qui ont été détruites du fait des délocalisations dans les pays d'Asie (au prix d'un environnement qui a été détruit également. Ndlr.). Les gens peuvent payer moins cher les produits en grandes surfaces. Oui, mais leurs produits sont mauvais pour la santé, et en plus ils ont perdu leur boulot ! Quel résultat ! Mais, c'est un choix. Vous avez raison, avec l'Angleterre, c'est toujours le même choix, vous avez le choix entre la liberté et l'oligarchie ou un régime plus égalitaire. C'est toujours le même discussion éternelle !" (Fin de citation)

 

Cf. Voir l'impasse des droits de l'homme" de 1789 : la contradiction entre la liberté et l'égalité.

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 15:45
Théories du complot : Quelques citations pour mieux comprendre l'enrichissement des 1% et l'appauvrissement des 99%

Quelques citations pour mieux comprendre la crise actuelle :

 

Maurice Allais

"Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents."

Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques 1988.

 

« Plus que jamais, des réformes, très profondes et radicales, sont nécessaires :

- réforme du système du crédit ;

- stabilisation de la valeur réelle de l’unité de compte ;

- réforme des marchés boursiers ;

- réforme du système monétaire international. »

[...]

Cette réforme doit s’appuyer sur deux principes tout à fait fondamentaux :

- La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire.

- Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme. »

[…]

« Une telle réforme aurait l’avantage de la clarté et de la transparence. Aujourd’hui, les revenus provenant de la création monétaire sont distribués de façon anonyme entre une foule de parties prenantes, sans que personne ne puisse réellement identifier qui en profite. Ces revenus ne font que susciter iniquité et instabilité et, en favorisant les investissements non réellement rentables pour la collectivité, ils ne font que susciter un gaspillage de capital. Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n’hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par les faux monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

Maurice Allais 1998 « Prix Nobel » d’économie 1988

 

 

Louis McFadden, Député 1934

"Nous possédons dans ce pays l'une des institutions les plus corrompues que le monde ait jamais connu. Je veux parler de la Banque centrale américaine. Cette institution a appauvri les citoyens des Etats-Unis et a presque mené notre gouvernement à la faillite. Tout ceci est dû aux pratiques frauduleuses des vautours qui contrôlent cette situation. Un super état dirigé par les banquiers et les industrialistes internationaux qui s'associent avec plaisir pour asservir le monde."

Louis McFadden

 

David Rockefeller

"Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est de la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

David Rockefeller

 

 

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

David Rockefeller, Baden-Baden, Allemagne, 1991

 

 

Rothschild

"Permettez-moi d'émettre et de contrôler les ressources monétaires d'un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois."

 

George H.W. Bush,1992

"Si le Peuple avait la moindre idée de ce que nous avons fait, il nous traînerait dans la rue et nous lyncherait."

 

Lawrence Patton McDonald

"Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. [...] Est-ce que j'entends par là une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique."

Lawrence Patton McDonald (1935-1983), congressiste américain tué dans l'attaque d'un vol de la Korean Airlines, dans un message public diffusé en 1976"...

 

J. Edgar Hoover

"L'individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si monstrueuse, qu'il ne peut croire qu'elle existe."

J. Edgar Hoover (1895-1972), Directeur du FBI de 1924 jusqu'à sa mort"...

 

Franklin Delano Roosevelt

"En politique, rien n'arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon.”

Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), 32e président américain

 

James Paul Warburg

"Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est à savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l'adhésion, ou par la conquête."

James Paul Warburg (1896-1969), officier de l'OSS et membre du CFR, le 7 février 1950, devant le Sénat des États-Unis.

 

 

 

Source : Comprendre la crise, Blogs Mediapart 26 SEPT. 2011 https://blogs.mediapart.fr/bombek/blog/260911/comprendre-la-crise

Note du blog Christ-Roi

 

Autres citations :

 

Augustin Barruel, citant les archives de la Secte des "Illuminés" découvertes par la police de Bavière :

"Ces classes (grades de l'Illuminisme) forment une académie complète de conjurés. Par-tout où il en existe une semblable, la patrie est menacée d'une ruine prochaine, les Magistrats, les Citoyens peuvent s'attendre à voir leur religion, leurs lois, leurs propriétés bouleversées, anéanties. Mais pour la secte, la patrie de l'homme c'est l'univers; ou pour mieux dire: dans la secte il n'est plus de patrie. Ce mot seul de patrie est un blasphème contre les droits de l'homme, égalité & liberté"

A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, t. III, p. 304.

 

"En un mot, il faut établir un régime dominateur universel, une forme de gouvernement qui s'étende sur tout le monde, sans dissoudre les liens civils. Il faut donc sous cette nouvelle forme de gouvernement, que tous les autres puissent suivre leur marche ordinaire, & tout faire, si ce n'est empêcher notre Ordre d'arriver à son but, de faire triompher le bien du mal. [...] il faut rassembler une légion d'hommes infatigables, & dirigeant par-tout leurs travaux, suivant le plan de l'Ordre, pour le bonheur de l'humanité[...], mais tout cela doit se faire en silence."

A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 136-137.

 

Balzac

"Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements."

Honoré de Balzac

 

Jean Ousset

"La secte des Illuminés de Bavière a été créée en 1776 à Ingolstadt, en Bavière, par Adam Weishaupt, ancien élève des jésuites. Il recruta ses adeptes dans les loges maçonniques allemandes où il se fit le fourrier de la révolution universelle. L'ordre des Illuminés s'était donné pour objectifs principaux: le contrôle maçonnique de l'Instruction Publique, de l'Eglise, de la Presse. Sa tactique fut, toujours, l'hypocrisie érigée en méthode d'action, l'hypocrisie systématique, concertée, calculée, perverse, diabolique en un mot. Les institutions à abattre n'étaient jamais combattues de front, mais polluées, corrompues, rongées par l'intérieur. Les Illuminés prenaient des noms d'hommes célèbres de l'antiquité: Spartacus (Weishaupt), Philon, Caton, Socrate…"

Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 135.

 

Mgr Delassus

"la fin de l'illuminisme" …. " ne varia jamais dans l'esprit de Weishaupt: plus de religion, plus de société, plus de lois civiles, plus de propriété".

Mgr Henri DELASSUS, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes, p. 81.

 

Théorie du complot dans le complot :

 

Il n'y a pas de théorie du complot mais des faits, historiquement parfaitement documentés et avérés.

 

En revanche, afin de discréditer les alerteurs du complot politique et financier du Nouvel ordre mondial, apparaissait il y a quelques années la thèse que la terre était envahie d'extra-terrestres qui se cachaient parmi les francs-maçons illuminatis (une secte du XVIIIe siècle dissoute et interdite après que le projet d'assassinat de Louis XVI et de Gustave III de Suède fut découvert). Nous avions évoqué ici comment Mgr Henri Delassus expliqua la manière dont les documents de la Secte des illuminés de Bavière étaient tombés entre les mains de la police de Bavière, qui nous sont parvenus : "Il fallut, dit Barruel, que le ciel s'en mêlât. Sans le concours de la Providence, nous n'aurions donc jamais connu les illuminés de Bavière ni leurs visées planétaires, 'paix & prospérité'. [...] Déposé de ses fonctions, Weishaupt s'était réfugié à Ratisbonne, plus ardent que jamais à poursuivre son oeuvre. Il avait près de lui un prêtre apostat, nommé Lanz. Au moment où il lui donnait ses instructions, avant de l'envoyer porter en Silésie ses mystérieux et funestes complots, la foudre tomba sur eux et Lanz fut tué aux côtés de Weishaupt (Note 90. Barruel donne ici pour référence: Apologie des Illuminés, p. 62). ... La lecture de ces documents rappela les dépositions de Cosandey, de Benner, d'Utschneider et de Grümberger, et l'on résolut de perquisitionner chez ceux que l'on savait avoir eu des liaisons plus étroites avec Weishaupt. ... Ces visites mirent la justice en possession des statuts et des règles, des projets et des discours, en un mot, de tout ce qui constituait les archives des illuminés. ... La saisie comprit une collection de cent trente cachets de souverains, de seigneurs, de banquiers. [...] L'Électeur (de Bavière) fit déposer les documents saisis dans les archives de l'Etat. Il voulut en même temps avertir les souverains du danger qui les menaçait tous, eux et leurs peuples. pour cela, il les fit imprimer sous ce titre : ÉCRITS ORIGINAUX DE L'ORDRE ET DE LA SECTE DES ILLUMINES chez Ant. François, imprimeur de la cour de Munich, 1787. ... Barruel dans ses Mémoires en reproduit les pièces les plus intéressantes." (Henri Delassus, ibid., p. 81-82.)

 

Une variante bien connue mais déjà ancienne consiste à accuser Saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites, mort en 1556, d'être l'initiateur du projet mondialiste, le formateur des Illuminatis, apparus dans l'histoire fin XVIIIe siècle, soit 220 ans après la mort du saint.

 

Plus récemment apparaissait sur le Web le complot de la "terre plate". À part quelques personnes peu cultivées (ne sachant par exemple pas que le Moyen-Âge représentait déjà l'empereur Charlemagne un globe terrestre dans la main), personnes n'y croit, et c'est là toute la stratégie des vrais comploteurs à l'oeuvre (loges, lobbies, groupes occultes, haute finance internationale) : amalgamer les complots les plus bidons et grotesques aux véritables complots, afin que plus personne ne croit à rien.

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 19:21

Selon un article de "Marianne.net" publié aujourd'hui "ça chauffe Pour Macron, l’enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au Parquet National Financier" : 

L'enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au Parquet National Financier

Ça chauffe pour Macron : l’enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au PNF

Par Emmanuel Lévy

Publié le 19/07/2019 à 12:27

 

Ouverte en janvier dernier par le parquet de Paris, l'enquête sur la vente controversée d'Alstom est désormais pilotée par le PNF. Elle met en cause Emmanuel Macron. Un nouveau procureur de la République financier doit prochainement être nommé.

Voilà qui va complexifier encore un peu plus le choix du prochain patron du parquet national financier (PNF). A ce poste laissé vacant depuis qu'Eliane Houlette en est partie au début de l’été, le ou la futur(e) procureur(e) héritera, en plus de plusieurs enquêtes déjà sensibles, de celle sur la vente d’Alstom à General Electric que lui a transmise ce jeudi 18 juillet le parquet de Paris.

 

"UN PACTE DE CORRUPTION"

A l’origine du signalement à la justice, le député Olivier Marleix (LR) ne cache en effet pas sa cible : Emmanuel Macron. Le parlementaire qui a conduit la commission d’enquête sur Alstom s’interroge sur la concomitance de deux événements. Le premier : Emmanuel Macron, alors à Bercy, avait « formellement donné l’autorisation » de la vente d’Alstom énergie. Mais pas seulement, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande avait « également autorisé » d’autres cessions d’actifs « d’entreprises stratégiques françaises », comme celle d’Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technip à FMC Technologies (Etats-Unis). Le second tient à la campagne présidentielle de 2017 : Olivier Marleix relève que le candidat Macron a bénéficié d’un « montant de dons records pour sa campagne ». A partir de ces deux éléments, le député interroge « le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées. » Et de poursuivre dans sa lettre au parquet : « S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption. »

 

[...] Arnaud Montebourg n’est pas loin de partager l’analyse d’Olivier Marleix. Pour le prédécesseur d’Emmanuel Macron à Bercy, cette pluie d’honoraires avait conduit, a-t-il dit devant la commission d'enquête qui l’auditionnait à huis clos, à ce que « tout Paris avait été loué ». Pour l’ancien ministre de l’Economie, la chose est entendue : cette prise de contrôle d’Alstom a été facilitée par ces millions pour les boîtes de lobbying, de communication, banques d’affaires et autres cabinets d’avocats chargés de vendre l’opération aux Français et aux médias. Cette mise en cause du chef de l’Etat n’en est pour l’heure qu’au stade de l’enquête préliminaire. Elle est donc à présent dans les mains du PNF. Et le choix du futur patron ce celui-ci va devenir un sujet brûlant pour l'exécutif…

***

Note du blog Christ-Roi. Rappelons que l'entreprise Alstom, spécialisée dans l'énergie et les transports, fleuron de l'industrie française, avait accompagné le développement de la SNCF avec les TGV, contribué à l'édification de la filière nucléaire française et produit les plus grands paquebots du monde aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire.

L'entreprise qui vivait de la commande publique avait été sauvée de la faillite par l'Etat en 2003 avec une augmentation de capital à hauteur de 300 millions d'euros, selon cet article de La Croix du 06 août 2003 :  

L'enquête sur l’affaire Alstom-General Electric passe au Parquet National Financier

L'argent des contribuables versé à Alstom en 2003 est donc parti dans la poche des Américains en 2016 avec Emmanuel Macron. "Macron, où est passé le pognon?"

 

Une affaire qualifiée de "scandale d’Etat" dans une émission de Canal + en novembre 2016... Une affaire depuis étouffée, mise sous le tapis au cours de cette campagne présidentielle 2017.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 07:20

Dans la société de l'injonction au bonheur, l'oeil au-dessus des "déclarations des droits de l'homme" du XVIIIe siècle a un nom. Le "dieu marché" est la nouvelle religion. Mythe de la croissance infinie, désastre environnemental, sans doute faut-il ajouter ce chapitre à l'impasse des droits de l'homme ?

Au nom du dieu marché

Dans cet excellent article, Vincent Engel, professeur à l'UCL, nous explique comment comment l'Occident a adopté un nouveau dieu, le marché et obéit à un nouveau clergé (« les investisseurs, les analystes, les banques ») qui officient dans des temples (les Bourses, les agences de cotation et de contrôles divers…) et opèrent, comme leurs ancêtres romains, des opérations et des sacrifices pour satisfaire le dieu. Dieu dont tout le monde redoute la colère et les sautes d’humeur, la pire de toutes étant le « krach ».

 

Cette nouvelle religion, l’agorathéisme, repose sur le mythe d’une croissance infinie et indispensable. Tout discours politique ou économique qui prônerait un arrêt de la croissance, voire une décroissance, est jugé comme « hétérodoxe » (on est bien toujours dans le vocabulaire religieux) et leurs auteurs sont discrédités, rejetés et peinent à obtenir un poste académique.

 

Bien sûr, imaginer que l’Occident rationalisé puisse dépendre d’une caste sociale ressemblant trait pour trait à un clergé est très perturbant.

 

Certes, le monde dans lequel nous vivons n’a jamais été plus pacifique, plus confortable, plus riche, plus mobile… Du moins pour une toute petite partie de l’humanité.

 

Stéphane Foucart est un journaliste d’investigation français comme il en existe trop peu en Belgique. Son domaine de prédilection est le climat et la dénonciation argumentée des climatosceptiques et des lobbyings conduits par les entreprises les plus polluantes pour discréditer les travaux scientifiques des climatologues. Dans « Des marchés et des dieux : Quand l’économie devient religion » (Grasset, 2018), il enfonce le clou et démonte avec brio le long processus par lequel le Marché est devenu la première divinité absolue vénérée par le monde entier.

 

Dans l’empire romain, le pouvoir se partageait en deux instances : la « potestas », en quelque sorte l’exécutif, et l’« auctoritas », qui fonde la première et la justifie. Il n’était pas rare qu’un même individu passe d’une instance à l’autre. L’autorité était d’essence religieuse, mais une essence qui, à Rome, entretenait des rapports très libres avec les dieux, ses prêtres étant parfois capables de mentir aux dieux, soit de leur dicter leurs actions, soit encore d’en inventer de nouveaux pour justifier plus finement de nouvelles actions : « Aux magistrats élus par le peuple, la potestas ; au sénat (institution autant religieuse que politique) et aux prêtres, l’auctoritas – celle-ci étant octroyée par Jupiter lui-même, consulté par le biais des pratiques divinatoires. »

 

Le christianisme a investi cette auctoritas et a, pendant des siècles, joué le rôle que le sénat et les prêtres romains avaient joué par rapport à la puissance politique concrète ; rien ne se faisait sans son accord et rien ne comptait plus pour un prince que d’être adoubé par le pape, lequel était seul capable de confirmer que son pouvoir venait de Dieu et était voulu par Lui. Mais l’autorité de la religion a décliné. Serait-ce que nous nous trouvons aujourd’hui dans un monde sans auctoritas ? Que nenni : « depuis l’après-guerre et singulièrement depuis les années 1980, cette autorité s’enracine désormais […] dans l’économie [. La] conduite des affaires économiques est imprégnée par un culte nouveau, celui du Marché, dont la doxa est une vulgate issue de la théorie économique dominante. Ce culte, qu’on se propose de nommer agorathéisme, est une religion politique rationnelle, comme pouvait l’être la religion publique romaine. Mais ce n’est plus Jupiter qu’on consulte, ce n’est plus lui qui délivre l’autorité : le Marché l’a remplacé, incarné par une multitude de Marchés de toutes sortes – toute la cohorte des divinités de l’agorathéisme. » Citant David Loy, Foucart précise : « “La science économique, comme discipline, est moins une science que la théologie de cette religion. Son dieu, le Marché, est devenu un cercle vicieux de production et de consommation toujours croissantes, prétendant offrir un salut séculier.” Le Marché, ajoutait David Loy, formait le premier culte mondialisé, liant toutes les régions, les cultures, en bref les nations, dans un système de pensée et une représentation du monde authentiquement religieux. »

 

*

 

Comme le christianisme l’a fait avec le paganisme, cet agorathéisme a su récupérer les rituels, les fêtes, le calendrier de la religion chrétienne moribonde pour assurer l’efficacité de son culte et son emprise sur ses ouailles. Le Père Noël a remplacé le petit Jésus dans la crèche, et le culte de la consommation, celui de la pauvreté et du partage.

 

Les humeurs du dieu et les secrets de ses prêtres

 

Quel est le quidam qui comprend ne serait-ce que le dixième du jargon des financiers et des prêtres de ce culte mondial ? Tout repose sur trois piliers : le secret, la complexité et… le hasard. Les prêtres (on les appelle « les investisseurs, les analystes, les banques ») officient dans des temples (les Bourses, les agences de cotation et de contrôles divers…) et opèrent, comme leurs ancêtres romains, des opérations et des sacrifices pour satisfaire le dieu. Dieu dont tout le monde redoute la colère et les sautes d’humeur, la pire de toutes étant le « krach ». Il suffit de lire la presse financière pour se convaincre du caractère religieux et irrationnel de ce sacerdoce : « Bien sûr, imaginer que l’Occident rationalisé puisse dépendre d’une caste sociale ressemblant trait pour trait à un clergé est très perturbant.

 

[...] “[L]a finance”, donc – dispose à la fois d’un statut social élevé et d’une influence considérable sur la conduite des affaires publiques, sans rien produire de matériel ou d’immatériel, sans assurer de fonctions essentielles comme la recherche ou la transmission du savoir, la sécurité, la représentation du peuple, la production alimentaire, la manufacture d’objets, l’exercice de fonctions ou de responsabilités administratives, etc. Dans l’écrasante majorité des sociétés, ce genre de prérogatives et de privilèges – prospérer sans rien produire, dans l’assentiment général – n’appartient qu’à une catégorie de la population : le clergé. Le clergé, dont la fonction et la raison d’être sont de servir les dieux, et qui n’est accepté que parce que le reste de la société croit en ces dieux et en la relation privilégiée nouée entre ceux-ci et les prêtres. Une relation si forte que les paroles publiques et les sentences issues de ce clergé pèsent d’un poids considérable sur la vie publique. » Ce clergé, pourtant, est d’une impuissance absolue : pas un de ses prêtres n’a prédit le krach de 2008, ou les rares qui l’ont fait n’ont pas été entendus. Cette impuissance et cette incompétence avérées n’ont cependant conduit à aucune remise en cause de leur puissance. Des études sérieuses ont beau avoir démontré que des indices boursiers construits sur des modèles purement aléatoires étaient aussi performants, voire davantage, que ceux établis par ce clergé ; rien n’y change. Ces prêtres tout-puissants continuent à créer de la monnaie et à décider l’usage qui doit en être fait, à savoir prioritairement nourrir les marchés financiers et la spéculation, pas l’économie réelle. Et les responsables politiques continuent à écouter et à obéir fidèlement au dieu qu’ils ont choisi de prier, puisqu’il est celui qui fonde leur potestas.

 

Les articles de foi de la nouvelle religion

 

Cette nouvelle religion, l’agorathéisme, s’est élaborée petit à petit et a connu une concrétisation à travers les théories économistes de ce qu’on appelle l’école de Chicago, ou encore le « néolibéralisme », dont le modèle repose sur le mythe d’une croissance infinie et indispensable. Tout discours politique ou économique qui prônerait un arrêt de la croissance, voire une décroissance, est jugé comme « hétérodoxe » (on est bien toujours dans le vocabulaire religieux) et leurs auteurs sont discrédités, rejetés et peinent à obtenir un poste académique.

 

Pour cette doctrine, rien ne doit s’opposer à la création de nouveaux marchés. Foucart donne l’exemple du marché d’organes : les défenseurs de la création de ce marché n’hésitent pas à accuser ses opposants d’être responsables, coupables de la mort de patient en attente d’organe. Par contre, s’ils s’attaquent à quiconque s’oppose à la création d’un nouveau marché, ils encouragent tous ceux qui défendent les marchés « les plus coûteux en vies humaines : le Marché de la cigarette, de l’automobile, de l’alcool, etc. » Même l’emploi est devenu un Marché (on pourrait ajouter les enfants, la santé, la vie, la mort. Ndlr.); et comme tout doit être fait pour « satisfaire » les Marchés, rien ne doit entraver le marché de l’emploi : « Il faut accorder aux dirigeants d’entreprises le pouvoir de licencier toujours plus facilement leurs salariés pour… créer de l’emploi. […] En forçant le trait, pour satisfaire pleinement ce Marché, il faudrait que chacun d’entre nous perde en permanence son emploi, avant d’en retrouver un presque aussitôt. Perdu, retrouvé, perdu, retrouvé, perdu… Ad libitum. Cela de manière à maximiser le flux de transactions opérées sous la tutelle de ce Marché. »

 

La croissance et le PIB sont les maîtres mots du credo de l’agorathéisme. On n’est pas dans la rationalité, mais dans l’article de foi. La croissance est infinie, pour les siècles des siècles, et la technologie résoudra tous les problèmes. Il n’y a d’ailleurs pas de problèmes, juste des solutions technologiques qui viennent nourrir la croissance.

 

Ce qui mesure cette sacro-sainte croissante, c’est le PIB, lequel, pourtant, « n’indexe pas la richesse collective d’une nation, mais simplement les flux de biens et de services échangés sous les auspices du Marché. Le capital – humain, naturel, industriel – n’est pas pris en compte. […] Ainsi, le PIB est aveugle à toutes les destructions du patrimoine naturel si elles n’ont pas un impact immédiatement quantifiable sur la production de biens et de services. […] » Le choix d’indexer le succès des politiques publiques sur la croissance du PIB ne procède donc nullement d’un choix rationnel, décidé collectivement en connaissance de cause. Il est le produit d’une représentation du monde dans laquelle l’homme n’est pas la mesure de toute chose, mais une considération de second ordre. » Dans cet ordre d’idée, une population malade « placée sous médication permanente, sans que soient altérés sa capacité productive et son appétit de consommation » serait une aubaine. Et un remède universel et gratuit, une catastrophe.

 

Dans les pays développés, une croissance du PIB s’accompagne d’une augmentation de la mortalité. S’il est indéniable qu’une augmentation de ce PIB dans les pays où « les besoins de bases ne sont pas satisfaits » (comme ce fut notre cas jadis) est synonyme d’une amélioration incontestable de la qualité et de l’espérance de vie, une telle augmentation dans des pays nantis est néfaste. C’est exactement ce qu’écrivait Montesquieu lorsqu’il associait à la liberté et à l’égalité une troisième vertu cardinale, étrangement écartée par ceux qui ont fondé notre nouvelle religion : la frugalité.

 

La main invisible et la réfutation des sciences

 

Les apôtres du marché se réfèrent souvent à Smith et à sa « main invisible du marché », supposée tout régler sans que l’homme – et surtout pas l’État – intervienne. Mais qui sait que, dans toute l’œuvre d’Adam Smith, l’expression « main invisible » n’apparaît que trois fois, et jamais pour désigner le marché ? Ce concept n’apparaît que 1940, cent cinquante ans après la publication de l’essai de Smith. Et au même moment, surgit une autre expression : « croissance économique » : « L’apparition et la propagation rapide de ces deux expressions dans la langue écrite signalent l’émergence de l’agorathéisme. Après un siècle et demi de lente maturation, il prend son envol et commence à cristalliser sa doctrine et rassembler ses fidèles. Cette émergence correspond sans surprise à celle de l’« École de Chicago », l’école de pensée qui se développe dans l’après-guerre à l’université de Chicago et qui incarne la version moderne du courant dit « néoclassique », né au XIXe siècle et qui domine la science économique. »

 

*

 

Le climato-scepticisme

 

Et l’on pense évidemment aux travaux sur le climat : « Il devient de plus en plus difficile, voire ridicule, de contester le lien entre les émissions de gaz à effet de serre et l’élévation de la température moyenne de la Terre, avec tout le cortège de catastrophes et de dégâts associés. La majorité des grands docteurs de la foi agorathéiste se rangent donc à ce consensus mais c’est pour réduire aussitôt le changement climatique à un problème de second ordre, soluble par… la création d’un grand Marché du carbone. Voilà qui ressemble fort à l’installation d’une nouvelle divinité dans le panthéon agorathéiste, chargée de réparer les dégâts produits par ses congénères. » C’est que le modèle de prévision des agoréthéistes ne prévoit pas de telles situations de déséquilibre, puisqu’il est construit selon le principe que la satisfaction du Marché étant liée à l’équilibre, rien dans sa « main invisible » ne peut mettre durablement cet équilibre en danger. Ce serait, métaphorise Foucart, comme un modèle de prévision météorologique qui n’aurait pas paramétré les tempêtes.

 

Ceci explique pourquoi les thuriféraires du Marché, comme Corentin de Salle ou David Clarinval chez nous, cette crise du climat est juste une excellente opportunité pour créer un nouveau Marché – celui du carbone, ou des énergies renouvelables, ou que sais-je encore –, lequel Marché, aidé de la technologie, réglera tout. Le PIB croîtra… et tant pis si cela nous conduit à l’effondrement, tant pis si la prochaine bulle à éclater s’appelle « humanité ». Tout ça entre autres, explique Foucart, d’une variable du modèle : le taux d’actualisation, qui « fixe la valeur de l’avenir par rapport à celle du présent. » Autrement dit, on n’investira dans la lutte contre le réchauffement que si chaque euro investi peut rapporter suffisamment, et suffisamment vite… Sans oublier le fait qu’une « dégradation du caractère hospitalier du monde naturel et de la société » peut parfaitement accompagner une hausse significative de la croissance et du PIB…

 

Le meilleur des mondes

 

Certes, le monde dans lequel nous vivons n’a jamais été plus pacifique, plus confortable, plus riche, plus mobile… Du moins pour une toute petite partie de l’humanité. « Le Marché est la somme de nos désirs. Nos désirs de voir remplies nos nécessités premières et vitales, c’est-à-dire d’échapper à la douleur, mais aussi, une fois celle-ci conjurée, d’accéder au plaisir, sous ses formes les plus diverses. […] Hélas ! La satisfaction ad aeternam du Marché implique que les hommes, même repus, continuent à chercher et obtenir toujours plus de plaisir. Or le plaisir n’est pas le bonheur. » Sans parler du fait que « le Marché ne peut rien aux lois de la nature : la finitude du monde nous entrave, de même que la fragilité de nos ressources et de notre climat, ou encore l’érosion formidable et accélérée du vivant. » L’agorathéisme et ses prêtres nous conduisent droit vers le désastre, en calculant les profits à court terme que cette perspective leur offrira.

 

 

Source: Le Soir / Diakonos

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 22:17

Les contours de la future réforme des retraites seront connus d’ici fin juillet. Au menu : la fin des régimes spéciaux, et surtout, l’introduction d’un âge pivot de 64 ans. Un système de bonus-malus serait également mis en place pour inciter les Français à partir le plus tard possible. Alors, faut-il être inquiet ? L'économiste Jacques Sapir expose son analyse sur RT France.

 

Extrait : "Oui cette réforme va poser des problèmes. Elle va aboutir à une baisse de toute une série de prestations et c'est en particulier les conditions dans lesquelles les gens vont partir à la retraite, à partir de 2020 et 2021 et jusqu'en 2025 qui posent aujourd'hui un très gros problème.

"[...] Le vrai problème est que les femmes ont des carrières incomplètes. Et donc si l'on appliquait cette logique à l'ensemble des retraités, si l'on considère qu'il y aura maintenant une partie importante des retraités qui ne pourront jamais avoir de retraites complètes, cela aboutira à faire baisser les prestations et cette baisse pourrait être de 5 à 10 ou 12%. De toutes les manières il est clair qu'elle sera sensible.

"En moyenne, c'est inévitable (que cette réforme va faire baisser le montant moyen des retraites). Et face à cette baisse, les travailleurs les plus aisés vont prendre des assurances privées pour compenser la perte des prestations de l'assurance vieillesse. Et les grandes compagnies d'assurance se frottent les mains à cette idée, mais en réalité, ce à quoi nous allons assister c'est bien à une paupérisation globale de l'ensemble des retraités." (Fin de citation).

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 18:20

Vendredi 28 juin était annoncée en grande pompe la signature d'un traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). Comment justifier un traité allant totalement contre "Make our Planet Great Again" ("Fabriquons à nouveau une grande planète", mot de Macron détournant le thème de campagne de Donald Trump, en 2018) ?

 

"La logique de ce traité est tout simplement archaïque, totalement déconnectée des enjeux économiques et environnementaux actuels", dénonce le Fil d'Actu.

 

L'accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne est un projet d'accord de libre-échange en négociation depuis l'an 2000, suspendu en 2004 et dont les négociations ont repris en mai 2013, avant d'être conclue en 2019. ("L'Union européenne et le Mercosur signent un traité de libre-échange 'historique'", Les Echos,  28 juin 2019).

 

Ce traité à rebours de la vague de protectionnisme observée depuis deux ans, renouvelle les vieilles lunes libérales qui ont partout détruit l'environnement à l'échelle de la planète. Il devra être ratifié par les Etats-membres et par le parlement européen mais il suscite toutefois l'inquiétude des agriculteurs et des ONG européennes. Ce traité aura des impacts sur l'environnement, la santé, mais également l'avenir des agriculteurs français qui seuls doivent supporter le poids des normes de production environnementales, sans aucune compensation, livrés totalement à la concurrence déloyale des pays du Mercosur.

"Pour cause les critères de production au sein du Mercosur sont radicalement différents de ceux qui ont cours en Europe. Les élevages comptent des milliers de têtes de bétail, le salaires sont extrêmement bas, les fermes de véritables usines, et les animaux sont soumis à des traitements médicamenteux à base notamment d'hormones de croissances rigoureusement interdites sur le sol européen, et de soja. Le clownage y est également autorisé, sans parler des pesticides, dont les agriculteurs brésiliens sont les premiers consommateurs au monde. Le Brésil utilise par exemple près de 239 substances interdites en Europe, des pesticides classés toxiques pour la santé et l'environnement. Conséquence : la viande sud-américaine coûte beaucoup moins cher à produire que la viande européenne au détriment de la qualité.

 

 

"Mettre les éleveurs français en concurrence directe avec les éleveurs du Mercosur c'est les confronter à une concurrence intenable au regard des normes qu'ils sont censés respecter. Et à terme, cela pourrait finir par signer leur arrêt de mort.

"Les prix de vente des producteurs français pourraient chuter de 10%. 25 à 30000 emplois seraient directement menacés sur les 100000 que compte la filière.

"Accepter cette concurrence revient à cautionner un modèle de production intensive nécessitant une déforestation massive que l'UE prétend combattre ici même en multipliant les normes destinées à améliorer la qualité de la production agricole et à réduire son impact environnemental. Une incohérence absolue, que les agriculteurs français ne manquent pas de souligner.

Comment justifier un traité UE-Mercosur allant totalement contre "Make our Planet Great Again" ? (Le Fil d'Actu, 04-07-2019)

La déforestation de l'Amazonie a augmenté de 80% en un an.

Comment justifier un traité UE-Mercosur allant totalement contre "Make our Planet Great Again" ? (Le Fil d'Actu, 04-07-2019)

"Mais là n'est pas la seule interrogation quant à la logique ce traité, car à l'heure où les dirigeants européens prétendent tous lutter contre l'émission de dioxydes de carbone, quel sens y a-t-il à produire à l'autre bout du monde et à faire voyager par cargos ou par avions des marchandises pouvant être produites sur place, alors même que le transport de marchandises est un désastre environnemental et que tout le monde comprend la nécessité de revenir à des circuits de productions courts, comment justifier un traité allant totalement contre le 'Make our planet great again' ?"  

 

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 08:17

"La Révolution antifrançaise de 1789 - faisant suite au travail de sape entrepris depuis la 'Renaissance' par des écrivains, des penseurs, et des philosophes afin de détruire le catholicisme (et le droit divin NdCR.), rempart contre l'éclosion du capitalisme -, détruisit les protections sociales ouvrières (les corporations) afin d'assoir le pouvoir de l'argent et de l'usure. C'est par le décret d'Allarde (2/17 mars 1791) et la loi Le Chapelier (14/17 juin 1791) que les révolutionnaires détruiront le système corporatif qui servait de protection pour les ouvriers et imposeront un libéralisme économique sauvage rejeté jusqu'alors par nos rois. Les sociétés de pensées comprirent que pour permettre à l'argent de dominer, il fallait donc à la différence de l'Angleterre supprimer le roi garant des libertés populaires et protecteur sociale de son peuple : en Angleterre le rois se lia aux Lords et à l'argent contre le peuple, ce qui explique le maintien de la monarchie anglaise.

 

"Certes, il est vrai qu'en 1776, Turgot, alors contrôleur général des finances obtint du roi Louis XVI suppression des communautés de métiers avec l'édit de Turgot supprimant les corporations. Il le justifiait ainsi : 'La source du mal est dans la faculté même accordée aux artisans d'un même métier de s'assembler et de se réunir en corps.' (Turgot, Recueil de réglemens pour les corps et communautés d'arts et métiers). Le roi Louis XVI (1774-1793), ayant compris son erreur, car ayant été très certainement mal conseillé, revint sur cet édit. L'édit du roi enregistré au parlement le 23 août 1776 annula donc l'abolition des corporations. Louis XVI se justifia ainsi devant Turgot : "En faisant cette création, nous voulons donner aux ouvriers un moyen de défense, nous voulons qu'ils puissent jouir en commun de leur intelligence, qui est le bien le plus précieux de l'homme.' Pas étonnant avec une telle réponse d'apprendre que Louis XVI fut le premier à utiliser le terme de 'justice sociale'.

 

"Le vol du bien commun des ouvriers a donc été décidé par le décret d'Allarde du 2/17 mars 1791, qui déclarait propriété nationale les biens corporatifs. Ce décret d'Allarde faisait aussi du libéralisme économique le fondement du nouveau régime de travail, de la production et du commerce.

 

 

"Le 14 et 17 juin 1791, la loi Le Chapelier interdisait aux hommes de métiers de s'associer en vue de former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs. Cette loi, calquée sur la logique de Turgot, s'inspirait du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau, dont Isaac Le Chapelier reprit des passages entiers dans son exposé. Privés de leurs patrimoines, les corps de métiers ne pouvaient plus vivre. L'historien Hippolyte Taine (1828-1893) évalua à 16 milliards de l'époque la valeur du patrimoine des métiers confisquée aux corporations. Somme énorme si l'on considère le chiffre peu élevé des effectifs ouvriers au moment de la Révolution. Rappelons également que sur le nombre total de guillotinés durant la période de la Révolution, 31% étaient des ouvriers, 28% des paysans, et 20% des marchands, soit près de 80% étaient des petites gens (René Sédillot,  Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24), le tout au nom de la liberté des droits de l'homme, comme il se doit.

 

[La répression des Canuts de Lyon, dans les années 1830, ces ouvriers tisserands qui se battaient pour un "salaire minimal" aux cris de "Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant". En 1830, Lyon est la première ville ouvrière de France. L'arrivée des métiers à tisser de grande taille révolutionne le travail de la soie. On s'installe dans les anciens couvents de la Croix-Rousse, aux plafonds très élevés. C'est le quartier des "Canuts", des ouvriers qui travaillent quatorze, quinze heures par jour et qui n'arrivent pas à faire vivre leur famille sur leur salaire, ce qui fait qu'il y a des familles où le père, la mère et les enfants sont obligés de travailler pour survivre. Au milieu du siècle, on compte environ 40 000 compagnons lessivés par les ignobles conditions de travail. Ils partirent en 1831 de la Croix-Rousse, derrière le drapeau noir. Le pouvoir envoya contre eux 20 000 hommes de troupe et 150 canons. (Jean-Christian PETITFILS, Histoire de la France, Le Vrai roman national, Fayard, Lonrai 2018, p. 545.)

"En novembre 1831, les républicains ont tenté de récupérer la révolte des ouvriers tisserands de Lyon, en vain, car ceux-ci, dont l'esprit corporatif était tout le contraire de l'esprit révolutionnaire et dont le meneur, Pierre Charnier (un des fondateurs du mutuellisme, assurance maladie et chômage) était [...] un catholique légitimiste, avaient des revendications purement professionnelles. Le conflit, au demeurant, avait trouvé sa solution par la négociation, sans effusion de sang." (Jean SÉVILLIA, Histoire passionnée de la France, Perrin, Paris 2013, p. 294) ; En revanche, "le 9 avril 1834, une nouvelle insurrection des Canuts s'étend à d'autres catégories populaires de Lyon. Thiers commence par abandonner la ville aux insurgés, avant de mater la révolte dans le sang au prix de 600 victimes." (Jean SÉVILLIA, Histoire passionnée de la France, ibid., p. 295) ; La révolte des Canuts de Lyon avait été précédée en 1819, d’émeutes écrasées par l'armée à Vienne, lors de l’introduction de nouvelles machines à tondre les draps (Gérard GAYOT, Le Second Empire drapier des Neuflize à Sedan (1800-1830) dans Histoire, économie & société Année 1986 5-1 pp. 103-123, p. 11.)]

 

Pierre-Joseph Proudhon

"Dans De la Capacité politique de la classe ouvrière rédigé en 1865, Proudhon avait raison d'écrire : 'Ce qui a créé la distinction toute nouvelle de classes bourgeoises et de classes ouvrières ou prolétaires, c'est le nouveau droit inauguré en 1789.

 

'Avant 1789, l'ouvrier existait dans la corporation et dans la maîtrise, comme la femme, l'enfant, le serviteur dans la famille. Il aurait répugné alors d'admettre une classe de travailleurs en face d'une classe d'entrepreneurs puisque celle-ci contenait celle-là.

'Mais depuis 1789, le faisceau des corporations ayant été brisé, sans que les fortunes et les conditions fussent devenues égales entre maîtres et ouvriers, sans que l'on eut rien fait ou prévu pour la répartition des capitaux, pour une organisation nouvelle de l'industrie et des droits des travailleurs, la distinction s'est établie d'elle-même entre la classe des patrons, des détenteurs des instruments de travail, capitalistes et grands propriétaires et celle des ouvriers, simples salariés. On ne peut nier aujourd'hui cet antagonisme profond des deux classes, inconnu au Moyen-Âge, et la raison qui l'amena fut une grande iniquité.(Pierre-Joseph Proudhon, De la Capacité politique des classes ouvrières, 1865, p. 60-61.) 

 

Louis-René Villermé

"En effet, ces lois révolutionnaires qui nous le rappelons ont été prononcées et votées à gauche de l'hémicycle ne furent pas sans conséquences.

 

Pour s'en convaincre, il suffit pour cela de lire des rapports effectués par le docteur Villermé (1782-1863) pour ce qui est des conditions de travail des enfants durant le XIXe siècle.

'Chez les enfants, dit monsieur Villermé, l'état de souffrance résulte surtout de l'excès du travail ; chaque jour on les garde de 15 heures à 15 heures et demie, et l'on exige d'eux 13 heures de travail effectif.

'C'est un spectacle bien affligeant que celui de cette multitude d'enfants maigres, hâves, couverts de haillons, marchant pieds nus par la pluie et la boue, portant à la main, et quand il pleut, sous leur vêtement, rendu imperméable par l'huile des métiers tombée sur eux, le morceau de pain qui les doit nourrir jusqu'à leur retour.

'16 à 18 heures debout chaque jour, dont 13 au moins dans une pièce fermée, sans presque changer de place ni d'attitude. Ce n'est plus là un travail, une tâche, c'est une torture; et on l'inflige à des enfants de six à huit ans, mal nourris, mal vêtus, obligés de parcourir, dès cinq heures du matin, la longue distance qui les sépare de leurs ateliers, et qu'achève d'épuiser le soir leur retour de ces mêmes ateliers.' (Louis Villermé, Tableau de l'état physique et moral des ouvriers, 1840, volume 2, p. 87, 88 et 91.)

Alban de Villeneuve-Bargemont

"Alban de Villeneuve-Bargemont (1784-1850), auteur de Economie politique chrétienne, précisait également dans un de ces discours :

 

'Pour les tenir éveillés, on les (enfants) frappe avec des cordes, avec des fouets, avec des bâtons, sur le dos, sur la tête même.

'Plusieurs ont été amenés devant les commissaires de l'enquête, avec des yeux crevés, des membres brisés par les mauvais traitements qui leur avaient été infligés.' (Charles Lemercier de Longpré, La Grande Bretagne en 1833, cité dans Alban de Villeneuve-Bargemont, Economie politique chrétienne, 1834, volume 1, p. 392.)

 

"Voilà ce qu'engendra cette disante révolution du peuple, par le peuple et pour le peuple, au nom de la liberté et des droits de l'homme. Et Napoléon Ier qui ne fut qu'un avorton de cette révolution resta dans la lignée d'Isaac Le Chapelier et de Pierre d'Allarde. En 1803, il institua le livret ouvrier, afin de restreindre la libre circulation des ouvriers en France, bref de les contrôler. Tout ouvrier voyageant sans livret est réputé vagabond et condamné comme tel. Il ne peut quitter un employeur qu'après que celui-ci eut signé un quitus sur le livret. La signature devant être certifiée par une autorité, il ne peut quitter une commune sans le visa du maire et/ou de la gendarmerie avec indication du lieu de destination. L'employeur doit inscrire sur le livret la date d'entrée dans l'entreprise puis la date de sortie et indiquer que l'ouvrier le quitte libre de tout engagement Quelle dictature ! La perte du livret interdit de travailler, de quitter la commune du dernier domicile jusqu'à obtention d'un nouveau livret.

 

"Lors des Journées de juin 1848, près de 23 000 ouvriers descendirent dans la rue, et près de 400 barricades furent érigées à Paris. Le général Cavaignac engagea une terrible répression contre ces ouvriers. Après sa victoire, le gouvernement déclara : 'L'ordre a triomphé de l'anarchie, vive la république !' Plus de 4000 ouvriers et ouvrières moururent en cinq jours, 1500 furent fusillés sans jugement. Et les tribunaux condamnèrent 16 000 personnes dont 4 000 à la déportation en Algérie. La deuxième république ne dura que 4 ans, mais ce fut assez pour elle pour poursuivre l'oeuvre antisociale de la première.

 

"Le 21 mars 1884, c'est le vote de la loi Waldeck-Rousseau créant les syndicats professionnels. Cette loi ne fut en fait qu'un soulagement des lois révolutionnaires de 1791. Même si elle donne l'illusion d'être un progrès, cette loi ne fit que renforcer la division entre patrons et ouvriers qu'exploiteront volontiers une multitude d'idéologues. Cette division, la loi de 1884 ne l'interdira pas contrairement à la logique du système corporatif. Patrons et ouvriers peuvent désormais mieux s'organiser pour pouvoir mieux s'affronter.

 

"Le 1er mai 1891 les ouvriers pacifiques de la cité ouvrière de Fourmies organisèrent une grève pour une journée de 8 heures et la hausse des salaires. La diminution de la journée de travail était d'ailleurs réclamée depuis les années 1880 par les députés royalistes contre l'avis des républicains de gauche... comme de droite. Sous l'impulsion des patrons, le maire de la ville envoya deux compagnies d'infanterie du 145e régiment de ligne. 150 à 200 manifestants arrivèrent sur place et firent face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel contenant neuf balles de calibre 8 millimètres. Le commandant Chaput s'écria: 'Feu, feu, feu rapide, visez le porte-drapeau.' Bilan : neuf morts et au moins trente-cinq blessés.

 

"Au début du XXe siècle, les vignerons du sud de la France furent frappés par une grave crise agricole (révolte des vignerons de 1907), mais le gouvernement de Paris plus proche des riches betteraviers du Nord se désintéressait sur sort des vignerons du sud. La misère, la colère et la révolte montèrent à travers les villages. Le 11 mars 1907 ils furent 87 à manifester à Argeliers.

 

 

 

 

Le 9 juin 1907, ils étaient entre 600 à 800 000 personnes dans les rues de Montpellier. L'historienne Geneviève Gavignaud-Fontaine dira : 'Cette mobilisation de masse dépasse d'ailleurs les courants politiques ou idéologiques puisque l'on voit marcher côte à côte des sympathisants de la gauche socialiste et de la droite royaliste.'

Sur ordre de Georges Clémenceau, l'armée française ouvrit le feu sur le peuple vigneron du Midi et ordonna l'arrestation des responsables du mouvement. Bilan : cinq morts, dont une jeune fille de vingt ans (Cécile Bourrel), et 33 blessés gisant à terre. Clémenceau y gagnera le surnom mérité de 'fusilleur'.

 

"Toujours en 1907 à Raon-l'Étape, les ouvriers en chaussures réclamèrent un salaire minimal de 32 centimes de l'heure, la journée de 10 heures et la suppression des amendes. La direction ayant refusé leurs demandes, ils se mirent en grève au début du mois de juillet. Le préfet fit envoyer deux bataillons, les Deuxièmes chasseurs à Pieds de Lunéville et le 20e bataillon de Chasseurs à Pieds de Baccarat ainsi que deux escadrons du 17e chasseur. Le 28 juillet 1907, l'armée tira sur un défilé pacifique tuant 3 ouvriers et en blessant 32 autres. Des barricades furent érigées dans la ville et des drapeaux noirs arborés.

 

"En 1908, lors de la grève de Draveil-Vigneux, ce sont des carriers qui lancèrent une grève pour l'amélioration de leurs conditions de travail. Le 2 juin 1908 deux grévistes furent tués dans leur permanence par un gendarme et une dizaine d'autres sont blessés.

 

"Le 30 juillet 1908, ce fut la journée sanglante, trois à 400 manifestants se heurtèrent violemment aux cinq régiments de dragons. 4 grévistes furent tués et plus de deux cents blessés. Clémenceau ordonna alors des arrestations massives dans les rangs de la Cgt.

 

Le socialiste allemand karl Kautsky (1854-1938) avait raison de dire : 'C'est la république française qui depuis douze ans (depuis la fusillade de Fourmies de 1891) a versé le plus de sang ouvrier en Europe.' (Karl Kautsky, N° spécial du Socialiste, mai 1903.)

 

"Le lendemain, le 31 juillet, Charles écrivait à propos de Clémenceau : 'Cette tuerie n'est pas le résultat de la méprise ou d'une erreur. On ne peut l'imputer à une faute de calcul. Il (Clémenceau) l'a voulue. Il l'a visée. S'il avait voulu faire sérieusement son métier de gendarme, de premier flic, il l'aurait fait. Ce n'était pas très difficile avec les 350 000 hommes que le recrutement a placés dans sa main.' (Charles Maurras, Journal de l'Action française, juillet 1908.)

 

"Contrairement à Louis XVI et à Louis-Philippe Ier qui refusèrent de faire tirer sur la foule, la république n'eut jamais l'état d'âme de s'en abstenir au nom de ses idéaux humanistes, comme si cela ne suffisait pas de les fusiller.

 

"En 1914, la république les envoya au carnage dans le cadre de la 'mobilisation générale'. Et ce fut aux femmes de s'activer à l'usine comme aux champs. Après 4 années de guerres, un million cinq cent mille hommes constituant la force vive de la France avaient péri.

 

"1936 c'est l'avènement du 'Front populaire', une coalition de gauche avec à sa tête Léon Blum. Ce Front populaire restera dans les mémoires collectives à cause des ses réformes sociales :

- Congés payés (11 juin 1936),

- semaine de 40 heures (au lieu de 48 pour tous les salariés) (12 juin 1936),

- réforme de l'organisation de la Banque de France (24 juillet 1936),

- nationalisation des usines d'armement (11 août 1936),

- création d'un Office inter professionnel du Blé (15 août 1936) pour maîtriser le cours des céréales.

 

"Certes, elles furent bien sympathiques ces petites réformettes, mais que de temps perdu si on compare à ce qui avait été proposé dès le XIXe siècle par l'école contre-révolutionnaire. 

 

"Car il faut bien le dire, ces avancées sociales étaient réclamées durant ce XIXe siècle par les catholiques sociaux royalistes, mais... refusées systématiquement par l'opposition libérale et de gauche. 

 

Albert de Mun

"Le royaliste Albert de Mun (1841-1914), homme politique et académicien, théoricien du corporatisme chrétien, le 24 février 1886, le 7 décembre 1889, le 29 octobre 1892 et en mars 1912 demandait la diminution des heures de travail, mais le monde ouvrier dut attendre... 1936 ! Jusque-là, la gauche républicaine des Lumières (Clémenceau) avait écrasé et massacré allègrement toute réclamation ouvrière. Le roi Louis XVI n'était-il pas monté à l'échafaud au même moment qu'un artisan ?

 

Comte de Chambord

"Rappelons également le cas du comte de Chambord (1820-1883), avec sa Lettre aux ouvriers, rédigée en 1865 : "À l'individualisme, opposer l'association, à la concurrence effrénée le contrepoids de la défense commune; au privilège industriel, la constitution volontaire et réglée des corporations libres.

 

'Il faut rendre aux ouvriers le droit de se concerter, en conciliant ce droit avec les impérieuses nécessités de la paix publique, de la concorde entre les citoyens et du respect des droits de tous.

'En un mot, ce qui est démontré, c"'est la nécessité d'associations volontaires et libres des ouvriers pour la défense de leurs intérêts communs.

 

'Dès lors il est naturel que, dans ces associations, il se forme sous un nom quelconque, des syndicats, des délégations, des représentations, qui puissent entrer en relation avec les patrons pour régler à l'amiable les différends relatifs aux conditions du travail, et notamment aux salaire. Ici la communauté d'intérêts entre les patrons et les ouvriers sera une cause de concorde, et non d'antagonisme.' 

 

"C'est en 1865 qu'il écrivit ces lignes qui sont, il faut bien l'avouer, dans la lignée d'un Louis XVI se justifiant devant Turgot. 

 

"Si l'empire de Napoléon III avait mis en pratique la politique sociale du comte de Chambord pour les ouvriers, il n'y aurait jamais eu toutes ces grèves et fusillades citées précédemment. La mise en place des corporations aurait scellé l'alliance entre patrons et ouvriers d'une même profession, excluant la division de la lutte des classes que le syndicalisme n'a jamais su éradiquer et que des idéologies ont surexploité violemment.

 

 

"Sans oublier les propositions de loi d'Albert de Mun, entre autres, qui si elles avaient été voté en leur temps auraient quasiment résolu la question sociale avant 1900.

 

"S'ajoutant à cela l'encyclique Rerum novarum de Léon XIII de 1891, et les analyses du sociologue René de la Tour du Pin (1824-1934), le XXe siècle aurait été synonyme de paix sociale bien avant 1936. Mais pour le plus grand malheur du monde ouvrier, l'école contre-révolutionnaire n'a pas su s'imposer efficacement.

 

"Quarante ans après les fusillades de Draveil-Vigneux, c'est encore un gouvernement socialiste qui se chargera de fusiller une fois de plus les ouvriers. Lors de la grève des mineurs de 1948, 60 000 hommes sont envoyés dans les bassins pour réprimer la grève. Bilan de la répression : 6 morts, des milliers de blessés, 3 000 mineurs arrêtés, 1 500 emprisonnés, 3 000 licenciés, une centaine de délégués syndicaux révoqués.

 

"Nous le voyons bien, chaque fois que les ouvriers en France eurent à subir de violentes répressions, ce fut toujours de la part d'un gouvernement républicain et souvent dit 'de gauche'. Le décret d'Allarde et la loi le Chapelier qui ouvrirent la voie au libéralisme économique en 1791 furent également votés à gauche, et ce n'est certainement pas l'oeuvre du Front populaire qui épongera à jamais, le sang des ouvriers martyrs. René de la Tour du Pin avait donc raison lorsqu'il écrivait : 'On se plaît à considérer le socialisme comme une utopie; c'est une erreur : ce qu'on peut considérer comme une utopie, c'est le bonheur qu'il procurerait à l'humanité.' (Vers un Ordre social chrétien, 1882, éd. Nouvelle Librairie nationale, p. 435.)

 

"Au fil du temps, le sort des ouvriers s'est bien amélioré grâce au développement et à l'organisation syndicale, mais que de sang versé pour obtenir ce résultat. 

 

 

"Pierre Gaxotte, de l'Académie française disait : 'Pendant un siècle, jamais la classe ouvrière n'a rien obtenu en développant ses raisons. Elle a amélioré son sort en s'organisant, en manifestant, en prenant part aux insurrections et aux révoltes. Ce que la prudence et l'intérêt public bien entendu n'avait pu lui procurer, elle l'a arraché en faisant peur. C'est chose merveilleuse d'ailleurs de contempler les miracles que provoque cette peur. Les lois économiques cessent subitement d'être fatales et plient à toutes sortes d'arrangement. Ce qui était impossible la veille devient supportable le lendemain. Ce qui promettait les entreprises à une ruine nécessaire n'est plus une cause irrémédiable de décadence.' 

 

 

"Mais après les fusillades, la république trouva encore un autre moyen pour écraser les ouvriers devenus trop chers pour le Cac40. Elle allait tout simplement mettre en place une politique au service du patronat véreux, visant à faire de l'immigration la source d'un profit considérable au détriment des ouvriers nés sur notre sol national. 

 

 

Le 28 avril 2010 on lisait sur le blog de Marianne cette ligne d'un rapport patronal sur l'immigration : 'L'immigration permet de payer les salariés toujours moins.'

 

'On se souvient du président Pompidou (1969-1974) avouant peu avant sa mort qu'il avait ouvert les vannes de l'immigration en France à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d'une main d'oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d'une réserve quasi inépuisable à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs Français souvent organisés.'

 

"Cela fait froid dans le dos. 

 

"Lisons plus loin :

 

'Ainsi les rapports de la Commission européenne, du Medef ou du Business Europe (le Medef européen) n'ont eu de cesse depuis plusieurs décennies d'en appeler à toujours plus d'immigration...'

 

"Le grand patronat souhaite toujours plus d'immigration afin de faire baisser les salaires.

 

'... Au lieu d'augmenter les salaires, le patronat a tout intérêt à créer une pénurie, qu'il comblera en allant chercher ailleurs une main d'oeuvre prêtre à accepter des salaires plus faibles.'

 

 

"Au début, la gauche elle-même s'en inquiéta. On se souvient de l'intervention du Premier secrétaire du Parti communiste français Georges Marchais (1920-1997), qui dans son discours du 27 mars 1980 à la porte de Pantin disait : 'Il faut stopper l'immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France alors que notre pays compte près de deux millions de chômeurs français et immigrés.'

 

"La suite, on la connait, afin de rendre inoffensive cette gauche qui aurait pu mettre des battons dans les roues de cette politique de l'immigration voulue par le patronat, le gouvernement socialiste va durant tout le mandat de Mitterand inoculer dans la pensée dominante l'idéologie de l''antiracisme' ('Touche pas à mon pote', et 'marche pour l'égalité contre le racisme'). Avec cette idéologie devenue un dogme qui demeure encore de nos jours, plus de remise en cause de l'immigration et avec en prime la mise en place d'un terrorisme intellectuel à l'égard de ceux qui s'y risqueraient. Ce terrorisme intellectuel est une manière terrible pour les peuples de subir la loi des riches et leurs délocalisations massives, dont nous avons maintes fois parlé. Une manière terrible de déstabiliser les pays accueillants et sinistrer les pays voyant fuir leurs jeunes cerveaux et main d'oeuvre. Pourtant une saine politique permettrait à chacun de vivre libre là où il le désire, et si nos moyens étaient mis au service d'autrui et non des banques. 

 

 

"En conséquence, les ouvriers et travailleurs se détachèrent petit à petit de cette gauche qui eut pour longtemps la réputation de les protéger, mais qui au final préféra s'occuper du sort des immigrés que du sort des travailleurs déjà présents en France. Du culte du prolétaire, la gauche est passée au culte de l'immigré incarnant l'homme nouveau des mondialistes.

 

"Avec les progrès grandissants de la technologie et plus particulièrement de la robotique, bientôt les ouvriers, et pas simplement eux, seront remplacés par des machines anthropomorphiques ayant des capacités humaines équivalentes ou supérieures.

 

"L'homme devenant lui-même un obstacle pour la haute-finance, où sera alors notre place dans ce monde d'argent et de robots ?

 

"Bernanos avait raison quand il écrivait : 'Un monde gagné pour la technique est perdu pour la liberté.'

 

"De la loi Le Chapelier de 1791 à aujourd'hui, ce sont les mêmes qui tirent les ficelles du monde du travail. Tous les maux dont nous souffrons et avons souffert sont la conséquence de la chute du régime corporatif et d'une monarchie protectrice.

 

"La reconquête sera certainement douloureuse, mais il faudra tôt ou tard retrouver la sagesse des hommes comme René de la Tour du Pin, le Comte de Chambord, Proudhon, le pape Léon XIII, Albert de Mun et bien d'autres encore...

 

"Afin que puisse être réhabilités les enseignements de l'école catholique sociale contre-révolutionnaire, afin qu'un humanisme chrétien régisse à jamais un monde du travail libéré du joug de la haute finance mondialiste. Notre jour viendra."

La politique sociale est l'art d'un gouvernement plus appliqué à servir les hommes dans leurs rapports entre eux qu'à les exploiter au profit de ses propres visées.

René de la Tour du Pin

La souffrance ouvrière sous la république

Bibliographie

 

Antoine MURAT, La Tour du Pin en son temps, éd. Via Roma.

 

Xavier VALLAT, La Croix des Lys et la peine des hommes, éd. des Quatre Fils Aymon.

 

René de la TOUR DU PIN, Vers un ordre social chrétien, jalons de route, éd. du Trident.

 

Steven L. KAPLAN, Le Pain, le Peuple et le Roi, la bataille du libéralisme sous Louis XV, Préface de Emmanuel LE ROY LADURIE, éd. Librairie académique Perrin.

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 22:25
Source: https://francais.rt.com/economie/61716-sapir-temps-travail-france-bonnet-dane

Source: https://francais.rt.com/economie/61716-sapir-temps-travail-france-bonnet-dane

Lors de sa conférence de presse du 25 avril, Emmanuel Macron a estimé que les Français travaillaient moins que leurs voisins européens. Le 2 mai, pour RT France, l'économiste Jacques Sapir fait le point.


 

Pour sa chronique du 2 mai sur RT France, l'économiste Jacques Sapir revient sur l'intervention du 25 avril d'Emmanuel Macron au cours de laquelle le président a affirmé que les Français travaillaient moins que leurs voisins européens. La France est-elle réellement le bonnet d’âne européen ? Jacques Sapir apporte son décryptage sur cette thématique :

 

"La France se situe à peu de choses près dans la moyenne européenne. [...] Par contre on travaille moins qu'au Japon, en Italie ou aux Etats-Unis.

"Le temps de travail est fixé à 35 heures par semaine, légalement, mais en réalité les Français travaillent 38,7 h par semaine. Ce qui fait une différence de quasiment 10%. Et ces heures supplémentaires sont payées en heures supplémentaires. De même, le nombre de jours fériés légaux n'est pas en France si extraordinaire que cela : il y a toute une série de pays européens où il y en a plus qu'en France.

"(Le discours politique qui dit qu'il faut que nous les Français on travaille plus) remonte à Nicolas Sarkozy. Or, si on augmente la durée légale de travail, cela veut dire que l'on va faire disparaître les heures supplémentaires avec pour résultat que les gens auront moins d'argent sur leur feuille de paye. Si on augmente l'âge de départ à la retraite, ou si l'on pousse par un système de points les gens à travailler plus longtemps, il n'est pas du tout sûr qu'ils puissent travailler plus longtemps puisqu'on sait que de plus en plus les entreprises licencient dès que les gens atteignent 50 - 55 ans. Résultat : les retraites seront nettement plus basses.

 

"Donc globalement, tout ce discours qui est tenu au nom du 'il faut revaloriser le travail contribue en réalité à dévaloriser le travail.

 

"Le problème est que l'on est dans un système induit par toute une série de structures économiques (l'euro, mais aussi l'Union européenne), il y a une concurrence acharnée provoquée par cela sur le marché du travail. Cela aboutit toujours à donner moins aux gens qui travaillent et à pousser les gens à rester en activité mais comme ils ne peuvent pas rester en activité, c'est essentiellement les retraites qui vont baisser. Et là on le voit, c'est très lié au système économique dans lequel nous sommes."

Source: RT

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 12:24

Nicolas Sarkozy a pu être décrit comme le "président des riches" avec son bouclier fiscal d'un milliard fait aux plus riches. Sous François Hollande, le milliard d'euros donné aux plus riches chaque année continue jusqu'en 2017 : "930 millions d’euros échappent à l’État en 2014, 1 milliard 1 en 2015, et ainsi de suite. 3.600 foyers aux patrimoines les plus élevés, plus de 10 millions d’euros, vont de partager les neuf dixièmes de cette manne. Un comble pour le président "qui n’aimait pas les riches"." (Source) Mais avec Emmanuel Macron, c'est entre quatre à six fois fois plus de cadeaux fiscaux faits aux plus riches chaque année. Sources : 1 et 2 : 

Source: https://www.europe1.fr/emissions/Le-vrai-faux-de-l-info2/le-bouclier-fiscal-macron-sera-t-il-quatre-fois-plus-epais-que-le-bouclier-fiscal-sarkozy-3446108

Source: https://www.europe1.fr/emissions/Le-vrai-faux-de-l-info2/le-bouclier-fiscal-macron-sera-t-il-quatre-fois-plus-epais-que-le-bouclier-fiscal-sarkozy-3446108

Source: https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/isf-macron-est-il-plus-genereux-avec-les-riches-que-sarkozy-comme-le-dit-sapin_1946511.html

Source: https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/isf-macron-est-il-plus-genereux-avec-les-riches-que-sarkozy-comme-le-dit-sapin_1946511.html

Emmanuel Macron, ex-banquier chez Rothschild, est l'homme du sérail qui a coordonné la campagne économique de François Hollande en 2012 avec les amis de "la Rotonde", et s'est retrouvé ensuite (une fois François Hollande élu), ministre de l'économie. On ne peut donc pas parler d'homme neuf :

 

"Ce groupe d'amis, auxquels sont rattachées des personnalités soucieuses de rester dans l'ombre pour ménager leur carrière - on n'est jamais trop prudent ! -, s'est baptisé La Rotonde, du nom de la brasserie du quartier de Montparnasse à Paris où ils aiment se retrouver.

 

[...]

 

Un homme, enfin, a joué un rôle essentiel dans la mise en forme du programme présidentiel (de François Hollande. Ndlr.) : il s'agit d'Emmanuel Macron. Ancien rapporteur de la commission Attali sur la libération de la croissance française, inspecteur général des finances et associé gérant chez Rothschild et Cie, il a coordonné l'activité du groupe d'économistes de La Rotonde de septembre à janvier, préparé l'agenda des séances de travail, recruté les jeunes - des inspecteurs des finances pour la plupart - qui ont travaillé avec le groupe et finalement rassemblé tous ces travaux pour les remettre à François Hollande." (Source)

Source: www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/25/la-troupe-heteroclite-des-economistes-hollandais_1634193_1471069.html

Source: www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/25/la-troupe-heteroclite-des-economistes-hollandais_1634193_1471069.html

A ce niveau de cadeaux fiscaux faits aux plus riches il ne s'agit plus d'une oligarchie, mais d'une ploutocratie, dans la continuation de ce qui s'est passé en 1789.

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 16:15
Récession 2019 : la faute aux "Gilets jaunes" ou la faute à Macron ?

Selon Bfm-Tv et la macronie les Gilets jaunes plomberaient l'économie. Les Gilets jaunes plombent-ils vraiment l’économie ? Ce mouvement serait-il "une catastrophe pour le commerce, une catastrophe pour l'économie" (Bruno Lemaire, ministre de l'économie) ? Les économistes Jacques Sapir et Charles Gave analysent cette assertion. Les mauvais résultats datent d’avant le début de la contestation. 

Extrait

 

Jacques Sapir :

 

"L'examen des chiffres montre que les causes de ce ralentissement sont bien autre. L'INSEE en particulier a établi que le mouvement de ralentissement a commencé dès le 1er trimestre 2018, soit avant même la grève à la SNCF."

 

Dans le graphique ci-dessous, on voit (en bleu indigo) la courbe descendante de la consommation des ménages entre 2016 et 2018. Le ralentissement de la consommation a donc débuté bien avant la première manifestation des Gilets jaunes le 17 novembre 2018 et le mouvement des Gilets jaunes n'a donc rien à voir avec cette baisse de la consommation, mais sans doute tout à voir avec la perte de pouvoir d'achat.

Récession 2019 : la faute aux "Gilets jaunes" ou la faute à Macron ?

Charles Gave :

 

"Monsieur Macron voulait et a organisé une baisse de la demande interne, et cela s'est passé bien avant le mouvement des Gilets jaunes. Et l'on pourrait même dire que cette baisse de la demande interne est la cause première de l'explosion des Gilets jaunes.

 

"[...] Pour établir la compétitivité de la France, il y a deux possibilités, ou vous augmentez l'impôt sur les pauvres gens, (comme le disait Mark Twain 'il faut augmenter l'impôt sur les plus pauvres parce qu'il y en a beaucoup plus'), cela est la stratégie de monsieur Macron, ou on fait baisser le train de vie de l'État, de façon à couper dans toutes ces dépenses inutiles, avec une rentabilité marginale du capital investi négative.

 

"Macron, si vous regardez ses mesures, il n'a pas cessé de taper sur les petites gens, tout en protégeant les gens qui n'étaient pas des petites gens. C'est une des autres causes de la montée des Gilets jaunes, c'est que d'abord on a commencé par ne taper que sur eux - aurait-on tapé sur les autres aussi, ils auraient probablement été plus calmes -, et en plus on n'a pas arrêté de les insulter. Pendant un an, les phrases du président sur le côté crétin du peuple se sont multipliées. Quelque part c'est la première dans l'histoire de France, qu'on a un roi qui déteste le peuple. Ce qui est quand même une nouveauté.

 

"[...] On en arrive à un scenario politique tout à fait curieux. Comme il est complètement impossible de s'adresser au pouvoir central, puisque il est complètement autiste. Et donc, ce qui se passe, c'est que les gens ont décidé que la seule façon de se faire entendre c'était de bloquer. Donc le blocage n'est pas créé par ceux qui le font mais par l'autisme de ceux qui devraient les écouter.

 

"[...] Ce que j'ai écrit il y a quelques mois, c'est que en Europe vous aurez une récession en 2019 pour toute une série de raisons que j'ai expliquées dans les différents papiers que j'ai écrit.

Récession 2019 : la faute aux "Gilets jaunes" ou la faute à Macron ?

 Lire :

 Institut des Libertés, Charles Gave, 2 juillet 2018 "En route vers la Récession Mondiale de 2019"

 Le Point 23/01/2019 "Le Point - Nouailhac - La France bientôt en récession ?"

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 17:46

Vous étiez au courant ? Les chaînes d'info ne vous en ont pas parlé ?

"Ils ont voté une loi pour que l'on ne sache pas à qui appartient la dette française ! J'invente rien, c'est l'Agence France Trésor. Pourquoi cet anonymat ?

Pierre Jovanovic, sur Tv Libertés, janvier 2019

Pierre Jovanovic à 32:37 dans la video

L'Agence France Trésor est un "service à compétence nationale" qui "a pour mission de gérer la dette et la trésorerie de l'État au mieux des intérêts du contribuable et dans les meilleures conditions de sécurité." (Source: https://www.aft.gouv.fr ). 

 

L'Agence France Trésor (AFT) est chargée de la gestion de la dette et de la trésorerie de l'État. Elle a été créée le 8 février 2001.

 

Qui détient de la dette française?  Il n'existe pas d'information publique détaillée sur la décomposition des détenteurs de la dette de la France. (Le Figaro)

Source: http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2015/09/30/29006-20150930ARTFIG00203-qui-detient-la-dette-de-la-france.php

Source: http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2015/09/30/29006-20150930ARTFIG00203-qui-detient-la-dette-de-la-france.php

Démocratie transparente ? "Ils ont voté une loi pour que l'on ne sache pas à qui appartient la dette française" !

Jusqu'en 1972, la Banque de France pouvait prêter à l’État sans intérêt 10,5 milliards de francs (équivalant à 10 milliards d'euros de 2015 (Source).

 

Graphiques de l'évolution de la dette depuis la loi de 1973 Giscard Pompidou Rothschild modifiant les conditions d'emprunt de l'État auprès de la Banque de France : 

Démocratie transparente ? "Ils ont voté une loi pour que l'on ne sache pas à qui appartient la dette française" !

L'endettement de la France s'est aggravée encore depuis que l'article 104 du traité de Maastricht puis l'actuel article 123 du traité de Lisbonne ont instauré l'interdiction pour l'État de se financer auprès de la Banque de France. En effet, la France a en 2014 une dette de plus 2 000 milliards d’euros et a payé plus de 1 400 milliards d’euros d'intérêts à ses créanciers depuis quarante ans... (Budget de la france depuis 1960 : solde des administrations publiques », France Inflation)

Démocratie transparente ? "Ils ont voté une loi pour que l'on ne sache pas à qui appartient la dette française" !
Démocratie transparente ? "Ils ont voté une loi pour que l'on ne sache pas à qui appartient la dette française" !
Source: http://lagauchematuer.fr/2017/02/21/la-dette-publique-plombe-la-france-menace-son-independance-et-lavenir-de-ses-enfants-personne-nen-parle/

Source: http://lagauchematuer.fr/2017/02/21/la-dette-publique-plombe-la-france-menace-son-independance-et-lavenir-de-ses-enfants-personne-nen-parle/

Démocratie transparente ? "Ils ont voté une loi pour que l'on ne sache pas à qui appartient la dette française" !
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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 14:21

L'animateur du site "Les Crises.fr" a accordé un entretien à "RT France" pour expliquer sa démarche de désenfumage face aux rumeurs qui ont circulé début août sur une influence de la "russosphère" dans l'ampleur prise par l'affaire Benalla sur Twitter.

Le seul complot que les media de masse nous servent chaque jour ad nauseam c'est le complot russe :

Extrait:

 

« Il y a une chose dont on ne parle pas, c'est le complotisme autorisé - le complotisme légal - c'est le complotisme russe. Et je vois la même chose : vous remplacez "américain" ou "israélien" par "russe" et vous avez les mêmes fonctionnements. [...] Sauf que là, c'est très bien, c'est des gens qui luttent contre la "désinformation" !

 

« [...] (Dans ce complotisme autorisé) Il ne faut pas s'imaginer que ce sont des gens surper-organisés. Ce sont des complotistes qui ne respectent pas les principes élémentaires de respect des faits, de respects des preuves afin d'accuser quelqu'un, le genre de choses que font les gens honnêtes intellectuellement. Mais quand on est un obsessionnel, on n'a pas plus cela. Donc, ce sont des gens qui sont souvent irrationnels, des gens qui vont se rencontrer entre eux et dire que le grand danger c'est Vladimir Poutine ! 

 

« Le fait que par exemple que notre Premier ministre et notre président de la république soient des leaders de la French American Fondation ne semble pas leur poser de gros problème en termes de capacité d'influence. Et le fait, par exemple, que Donald Trump nous ait déclaré une vraie guerre commerciale à nos entreprises, que ce soit en Iran ou sur l'acier, il n'y a aucune réaction en Europe ou en France. Ou, soyons précis, les seules réactions qu'on a, c'est quand lorsque Donald Trump dit qu'il va sanctionner nos entreprises si elles travaillent avec l'Iran, on dit qu'on ne vas pas se laisser faire et qu'on va sanctionner nos propres entreprises si elles écoutent Donald Trump et qu'elles arrêtent leur business avec l'Iran ! Vous voyez, c'est quand même phénoménal, on ne sanctionne pas les entreprises américaines. Non, non, non ! C'est toujours les entreprises européennes qui sont sanctionnées, maintenant par leurs propres gouvernements ! Donc on peut se demander à quoi ils jouent et qui défend les intérêts de qui là-dedans ! Et si l'on mène des enquêtes sérieuses sur l'influence et sur le soft power (capacité d'influencer indirectement le comportement d'un acteur à travers des moyens non coercitifs. NdCR.), il faudrait peut-être commencer par s'occuper des Américains avant de s'occuper des Russes !. Il faut quand même être sérieux.

 

« [...] Au lieu de s'occuper de la désinformation "russe" qui, peut-être, un jour, une fois, arrivera à tromper les Français pendant quatre minutes et demie, si on peut s'occuper des gens qui font des fichiers avec toute la population sur les opinions politiques, sexuelles, philosophiques, religieuses, peut-être que c'est un peu plus urgent ! »

 

En fin d'entretien, à la question comment Olivier Berruyer compte poursuivre son action sur ces sujets-là, il répond :

 

« S'il y a des personnes qui sont intéressées ou concernées, qu'ils me contactent via le site, pour que derrière on s'occupe soit de porter plainte soit aussi sur la manière de lutter contre ces big data, qui deviennent vraiment dangereuses. »

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Sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien : les entreprises françaises menacées

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 06:06
Le Vatican étrille la finance mondiale

Rédigé par deux départements importants de la Curie romaine et approuvé par le pape François, Oeconomicae et pecuniariae quaestionesConsidérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, passe les marchés au crible de l’enseignement de l’Église catholique.    

Ils sortent étrillés de ces dix-huit pages signées par les responsables de la Congrégation pour la doctrine de la foi et du Dicastère pour le service du développement intégral.    

Les marchés y sont globalement décrits comme des machines à enrichir un petit nombre au détriment de tous les autres, à grand renfort de pratiques « immorales », « prédatrices », « inacceptables d’un point de vue éthique », dont certains acteurs s’apparentent à des « associations de malfaiteurs » animés par un « égoïsme aveugle » et pratiquant un « cannibalisme économique ». Tout cela sous le regard apathique ou impuissant des États.

Le pape François n’a pas formellement paraphé ce texte mais, à l’évidence, il a veillé de près à son élaboration. Ce document s’inscrit parfaitement dans la continuité de ses écrits et propos antérieurs, notamment de son encyclique sur l’écologie, Laudato si’ (Loué sois-tu), et de son discours de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), en juillet 2015, sur « l’économie idolâtre », qui « tue » et « exclut ». On y retrouve d’ailleurs une certaine inventivité de vocabulaire qui caractérise son propre style.

 

 

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 16:43
Sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien : les entreprises françaises menacées

Les pénalités et autres sanctions économiques américaines contre l'Iran vont faire des dommages collatéraux parmi les "alliés" des Américains et pourraient coûter très cher aux entreprises françaises présentes sur place. (1) Donald Trump a annoncé mardi 8 mai le retrait américain de l'Accord de 2015 sur le nucléaire iranien (2), sous les applaudissements paradoxaux d'Israël, Donald Trump ouvrant une période d'incertitude quant aux ambitions atomiques de Téhéran. (3) 

L'ancien président américain Barack Obama a jugé mardi soir sur les réseaux sociaux que la décision de son successeur constituait une "grave erreur", plaçant le monde face à une alternative désastreuse: un Iran doté de l'arme atomique ou le risque d'une guerre au Moyen-Orient. 

La Russie s'est dite "profondément déçue" par la voix de son ministère des Affaires étrangères, qui a dénoncé "une violation grossière du droit international". "Nous sommes profondément déçus par la décision du président américain de sortir unilatéralement" de l'accord et "rétablir les sanctions américaines envers l'Iran", selon un communiqué. "Nous sommes extrêmement inquiets que les États-Unis agissent contre l'avis de la plupart des États (...) en violant grossièrement les normes du droit international", selon le texte. 

Toutes les sanctions levées le 16 janvier 2016, date de l’entrée en vigueur de cet accord international sont rétablies "immédiatement" pour les nouveaux contrats et d’ici le 6 août ou le 4 novembre pour les entreprises, y compris étrangères, déjà présentes en Iran. Celles-ci ont donc trois à six mois pour en "sortir" avant d’être frappées par les mesures punitives leur barrant l’accès aux marchés américains.

Donald Trump a assuré qu’il serait intraitable avec ces entreprises commerçant avec l’Iran et qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible aux sanctions économiques.

Or, depuis 2015, la France est devenue le troisième partenaire européen de l’Iran. De grandes entreprises s’y sont implantées : Airbus, PSA et Renault, Total... (4)

Les entreprises françaises qui ont investi en Iran depuis depuis deux ans, dans l'aéronautique, le pétrole, la santé ou l'automobile, pour un montant estimé à 25 milliards d'euros de contrats sont menacées.

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale américaine à Washington, a déclaré hier 9 mai :

"Au sein de la zone économique couverte par les sanctions, aucun nouveau contrat ne sera autorisé. […] Certaines périodes seront de six mois, d'autres de 90 jours. Il y peut y avoir également d'autres dispositions."

 

Fin 2016, Airbus avait signé un contrat record avec l'Iran : 100 avions livrés pour 16,8 milliards d'euros. Le département américain du trésor a confirmé que les autorisations pour transporter du matériel aéronautique vers l'Iran seront révoquées sous 90 jours, sous peine de sanctions. 

Le secteur automobile, lui aussi, avait parié sur l'Iran. Renault, déjà bien implanté, pensait vendre 300 000 véhicules par an, Peugeot 200 000. L'Iran et ses 80 millions d'habitants était un marché très prometteur. (5) Dans le domaine de l'énergie, Total, qui a signé en juillet 2017 un accord avec l’Iran en vue de développer le gisement South Pars, pour un montant de cinq milliards de dollars, pourrait être contraint de se retirer.

En clair, toute transaction effectuée avec l'Iran en dollar ou via un citoyen américain sera passible de sanction dans les trois à six mois.

Sachant que la moitié du commerce mondial se fait en dollar américain, le pouvoir de nuisance d’une telle mesure est redoutable. En 2014 par exemple, la banque BNP avait été condamnée par les Etats-Unis a une amende record de 9 milliards de dollars, pour avoir continué à mener des opérations avec l’Iran, Cuba et le Soudan en dollars. (6) Le gouverneur de la Banque de France regretta alors l'hégémonie du dollar. Vladimir Poutine avait qualifié l'attitude américaine à l'époque de "chantage". Bien que certains eurent pu espérer une évolution positive, il n'y a rien de nouveau dans la diplomatie américaine sous Donald Trump. Les Etats-Unis ne renoncent pas à leurs instruments de puissance.

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire, qui a évoqué le 9 mai une intimidation "pas acceptable", doit avoir un entretien téléphonique d’ici la fin de la semaine avec Steven Mncuchin, le secrétaire d’État au Trésor américain, pour étudier avec lui les possibilités d’éviter les sanctions américaines. Parmi les solutions envisagées, le ministre évoque des "clauses grand-père" (clause d’antériorité) et des "exemptions". (7)

La Chine et la Russie tentent de s'extraire du système du dollar comme monnaie internationale, et de ce chantage où la géopolitique est mise au service des intérêts américains. C'est la souveraineté des nations qui est enjeu. Même si les entreprises françaises font leur affaires en euros elles pourront être poursuivies et sanctionnées pour leurs activités aux Etats-Unis...

Première conséquence pour notre porte-monnaie, la flambée du cours du pétrole qui a atteint 77$ le baril le 9 mai. Cela pénalise les européens, mais pas Washington où l'extraction d'un baril coûte 65 dollars. Ce soir, les Américains sont déjà bénéficiaires. Autrement dit, la contestation jusque ici de l'accord nucléaire iranien par l'état d'Israël, seul, qui parlait d'un "très mauvais accord" (8), la reprise de ce discours par Donald Trump évoquant le "pire accord jamais conclu" par son pays, un Donald Trump qui a déjà déclaré Jérusalem, capitale d'Israël, à présent le jeu américain contre l'Iran, l'"escalade", sont mis au service de l'économie américaine. La mise en danger de l'équilibre et de la sécurité internationale, la guerre, n'est finalement qu'un outil parmi d'autres au service des intérêts exclusifs de la "grande démocratie" des Etats-Unis au détriment des "partenaires" et "alliés", qui de plus en plus ressemblent à des vassaux sans personnalité.

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 08:40

Dans cette video postée sur son compte youtube Tatiana Ventôse aborde le discours d'une heure d'Émmanuel Macron à Davos le 24 janvier lors de ce forum économique mondial annuel qui réunit en Suisse les élites économiques mondiales qui se fixent l'objectif et les perspectives des années à venir. Ce n'est pas le chômage qui préoccupe Macron, c'est de "sauver le système".

Extrait

"Pour capter l'attention de l'auditoire, Emmanuel Macron a compris que c'était mieux de commencer par une blague sur les climato-sceptiques : cela fait toujours bien de se payer la tête de Donald Trump en bonne société.

Le premier tiers de l'heure du discours de Macron est en anglais. [Comme l'avait aussitôt relevé le site américain Quartz: "Emmanuel Macron est un président différent quand il parle anglais et pas français". En France quelques rares médias ont relevé que son discours en français n'était pas le même qu'en anglais. [1] Social en français, Emmanuel Macron devient libéral en anglais... [2] NdCR.]

Après cette blague, il commence son discours en disant que la mondialisation est en crise : 'La mondialisation aujourd'hui est en crise.'" Et il poursuit tout de suite avec le gros sabot du danger des nationalistes : 'Et j'ai dû me battre contre un parti nationaliste (aux présidentielles). Pourquoi ? Parce qu'il y avait de profondes craintes, un manque de compréhension de ce qu'est la mondialisation.' Au bout de deux minutes de discours on sait immédiatement où il va. C'est assez clair : la menace du nationalisme est très importante. Et il va pointer les différentes responsabilités dans la crise de mondialisation : 'D'abord, on n'a pas réussi à régler des problèmes : le chômage, le déficit public, la mauvaise croissance. Et cela n'est toujours pas réglé.' Donc, il le dit : ils ont mal géré. On se dit qu'il est en train de prendre en compte les véritables responsables des problèmes dans le monde actuel, politiques, économiques, sociaux, etc. On se demande s'il va annoncer qu'il va changer le modèle économique et social. Eh bien en fait non, puisque après il y a cela : 'Et parce que des gens proposaient de sortir de la mondialisation'. La mondialisation est 'en crise' (le chômage, la dette), mais c'est surtout la faute à ceux qui proposent de sortir de la mondialisation telle qu'elle est actuellement. La menace des méchants est latente dans tout le discours (manichéen et volontairement clivant. NdCR.) d'Emmanuel Macron. Et juste après, il va dire : 'Il faut qu'on montre que c'est plus juste pour les classes moyennes et laborieuses' que la mondialisation est bonne pour elles. Il ne s'agit pas de réellement changer les choses, de changer la manière dont le système fonctionne, mais plutôt de convaincre, voire de persuader les classes moyennes, les classes laborieuses, ces gens qui n'ont rien compris à la mondialisation, qui n'ont pas compris qu'elle était bonne pour eux. Parce que sinon, la menace des extrêmes, et tout ça... : 'Rendre la France plus innovante, plus compétitive, en vue de financer un système juste'. Il faut rendre la France plus compétitive pour la rendre plus juste. Là il y a une énorme contradiction. Cela n'est pas de la pensée complexe, c'est de la pensée contradictoire. Et on est bien obligé de noter une certaine ressemblance avec un certain livre de science-fiction 1984, où il y a tout le système de la double pensée et où les gens sont convaincus que 'La guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, et l'ignorance c'est la force'. On ne voit pas la justice dans le fait de dz donner de l'argent à des gens qui en ont déjà beaucoup et d'en enlever à des gens qui n'en ont pas (Cf. Toute l'escroquerie du discours sur l'augmentation du pouvoir d'achat quand l'argent donné en plus d'un côté dans une désocialisation des heures sup est repris par une augmentation plus fortes des taxes sur le gaz, l'essence, le diesel et autres d'un autre côté.)

Et tous les discours  d'Emmanuel Macron en sont pleins de ces contradictions. La théorie du 'en même temps', dont lui-même se revendique dans ce discours, où en gros il dit tout et son contraire, et il met 'en même temps' au milieu et du coup, ça prend. Par magie, cela fait un truc qui relève de la pensée complexe et pas juste de dire tout et son contraire. (Ce qui dans l'Antiquité était déjà le propre des sophistes démocrates et amoraux dénoncés par Socrate.)

La suite est dans la même veine : il faut plus de protections, mais il faut enlever des lois parce que cela protège trop, il faut moins de lois et plus de consensus qui vienne des entreprises, donc cela veut dire que cela va être les gens les plus hauts placés dans les entreprises qui vont décider par 'consensus' quelle va être la loi dans leur entreprise. Il conclut tout cela en disant : 'France is back', 'la France est de retour'. De retour de quoi, ou de retour dans quoi d'ailleurs ? On ne sait pas, mais peu importe ! 

[...] Puis il poursuit son discours en français et ce qu'il dit ne semblerait pas déplacé dans la bouche d'un alter-mondialiste, d'un anticapitaliste, de quelqu'un qui voudrait sortir de l'Union européenne.Exemple: 'La croissance économique, ce n'est pas une finalité en soi'. Et (où il s'adresse aux élites) 'Cette recherche de croissance économique nous a parfois fait oublier ce que les peuples sont prêts à accepter pour l'obtenir.' On se demande alors est-ce qu'il va le dire : 'Nous les élites, nous les gens du système, on se plante depuis des décennies' ? 'On a fait croire que la croissance, cela concernait tout le monde. On disait que plus on aura de croissance et plus les problèmes allaient s'arranger. Cela n'est pas vrai, cette croissance est structurellement de moins en moins juste: il y a une concentration sur le 1% le plus riche qui se fait à chaque fois', a déclaré E. Macron. Les journalistes ont dû se dire : on ne comprend pas tout là, parce que c'est complètement contradictoire avec ce qu'il vient de dire en anglais ! Mais, en prenant la phrase isolée, on peut la prendre comme l'aveu de la part d'un des grands dirigeants mondiaux que la mondialisation telle qu'on la connaît s'est plantée, que les dirigeants que l'on connaît depuis quarante ans se sont plantés, le système s'est complètement planté. Mais en fait pour Emmanuel Macron, le problème n'est pas tant que la mondialisation soit injuste, ce n'est pas tant que le système ne profite pas à tout le monde, le problème est que cela emmerde le peuple et qu'il commence à le dire et que cela les menace... Macron dit tout simplement à ses collègues: les gars, cela commence à se voir, il va falloir que l'on fasse un tout petit peu mieux semblant parce que sinon cela va grave nous retomber sur le nez : 'Nous, on réfléchit ici de ces enjeux, mais à quelques dizaines de kilomètres d'ici, on a des gens qui croient fermement que la solution c'est la sortie de la globalisation', déclare Emmanuel Macron. Autrement dit, la menace c'est l'effondrement du système. 'Qu'il s'agisse de l'O.N.U., du F.M.I, de l'O.M.C., on a eu de plus en plus de gens qui ont attaqué des institutions en disant nous, nous reprenons en quelque sorte nos droits, on a notre propre approche, on crée des systèmes alternatifs.' Donc ici, le problème pour Emmanuel Macron, ce n'est pas que le F.M.I. ne fonctionne pas et laisse les marchés complètement dérégulés, le problème est que les gens attaquent et critiquent ce F.M.I. !

'Si je ne donne pas un sens à cette mondialisation, si je n'arrive pas à expliquer à ces gens qu'elle est bonne pour eux, ce seront les nationalistes, les extrêmes, ceux qui proposent de sortir de ce système qui gagneront'. Et voilà. Ceux qui veulent sortir de ce système sont des méchants et il faut les combattre. Lui-même est là pour sauver le système. Rien d'autre. Et il est là pour expliquer à ses collègues maîtres du monde qu'il va falloir faire un meilleur job parce que sinon le système s'effondre, et que, eux, vont s'effondrer avec le système. 'Et donc on ne peut pas être là simplement à trembler en disant c'est affreux quand des nationalistes, des extrêmes, ou des gens qui même parfois portent des messages terroristes, ou de repli sur soi dans certains autres pays, gagnent. Non.' Le but, pour empêcher ces méchants : il va falloir 'refonder un vrai contrat mondial. Si la part de ce contrat n'est pas intégrée dans le modèle des investisseurs, dans le modèle des banques, dans le modèle des entreprises, cela ne marchera pas.'

Macron a compris mieux que quiconque que c'est la possible fin d'un système qui se joue là. Mais cela ne veut pas dire qu'il pense qu'il faut qu'on change. Il veut simplement que le système survive. Les gens, là-dedans ne sont pris en compte que si cela représente un facteur de risque pour le système.

Dans son discours, Emmanuel Macron utilise le brouillard, la confusion (rappelons que l'ambiguïté, la confusion - le trouble dans le genre - n'est plus seulement un objectif, c'est un moyen, une méthode). Emmanuel Macron vend le même modèle qu'avant, juste d'une manière un peu plus intelligente que les politiques ne l'ont fait jusqu'à présent."

Notes

 

[1] http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/25/a-davos-macron-ne-tient-pas-le-meme-discours-en-francais-quen-anglais-et-meme-les-americains-ne-sont-pas-dupes_a_23343098/

[2] https://francais.rt.com/france/47588-double-discours-davos-social-francais-devient-liberal-anglais

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 12:10

Le géographe Christophe Guilluy, auteur de la France périphérique et Fractures françaises, a répondu aux questions d'Atlantico A ceux qui s'imaginent être "en marche", on peut dors et déjà leur dire qu'ils sont surtout en marche vers la régression sociale ! Macron, en effet, sera le président qui continuera de mettre en oeuvre la politique de Bruxelles, celle qui depuis 30 ans a plongé notre pays dans le chômage structurel, tout en détruisant le lien politique et le pacte social.

Christophe Guilluy : "Emmanuel Macron va être l'homme qui va poursuivre les grandes réformes économiques et sociétales de ces 30 dernières années"

53% des français jugent que la politique du gouvernement bénéficiera en premier lieu aux plus aisé. Pour Christophe Guilluy, le fait que le monde d'en haut ne prenne plus en charge les aspirations du monde d'en bas est une rupture historique.

 

Atlantico : À la rentrée 2016, vous publiiez "le crépuscule de la France d'en haut". Selon un sondage viavoice publié par Libération en début de semaine, 53% des français jugent que la politique du gouvernement bénéficiera en premier lieu aux plus aisés, quand 60% d'entre eux craignent une précarisation. Un an après, quel constat portez-vous sur cette "France d'en haut" ?

 

Christophe Guilluy : Nous sommes dans la continuité d'une société qui se structure autour de la mondialisation depuis 20 ou 30 ans.

 

Ce qui est validé ici, c'est une logique de temps long. Avec un monde d'en haut que j'ai décrit dans "la France périphérique" mais aussi dans la "Crépuscule de la France d'en haut". C'est un monde qui vit en vase clos, je parle de "citadellisation" des élites, des classes supérieures, et tout cela ne cesse de se creuser.

 

Il faut revenir au 2e tour de l'élection présidentielle. Ce que nous avons vu, c'est une structuration de l'électorat qui suit la dynamique économique et sociale de ces 30 dernières années. Le grand sujet caché depuis 30 ans, c'est la disparition de la classe moyenne au sens large, c’est-à-dire telle qu'elle l'était hier, celle qui regroupait la majorité des catégories sociales ; de l'ouvrier à l'employé en passant par le cadre. Les gens étaient intégrés économiquement, donc socialement, politiquement, et culturellement.

 

Ce qui explose avec le modèle mondialisé, c'est la classe moyenne occidentale. On va retrouver ces gens dans les territoires qui ne comptent peu ou pas ; France périphérique, Amérique périphérique, Grande Bretagne Périphérique etc…Inversement, des gens qui vont être de plus en plus concentrés dans les endroits ou "ça" se passe ; les grandes métropoles mondialisées. C'est ce qu'on a vu avec la carte électorale, qui était assez claire : les bastions d'Emmanuel Macron sont ces grandes métropoles mondialisées qui reposent sur une sociologie d'un front DES bourgeoisies.

 

Ce qui est frappant, c'est en regardant Paris. La bourgeoisie de droite n'a qu'un vernis identitaire, car même les bastions de la "manif pour tous" ont voté pour Emmanuel Macron qui est pourtant pour les réformes sociétales à laquelle elle s'oppose. Dans le même temps, les électeurs parisiens de Jean Luc Mélenchon, au 1er tour, ont aussi voté Macron au second tour. Ils n'ont pas voté blanc. Cela veut dire que le monde d'en haut est de plus en plus dans une position de domination de classe qui est en rupture avec la France d'en bas. C'est la grande nouveauté. Parce qu'un société ne marche que si le haut parle au bas. C'était le parti communiste; constitué d'une frange d'intellectuels qui parlaient aux classes ouvrières. Aujourd'hui le monde d'en haut ne prend plus du tout en charge le monde d'en bas, qui est pourtant potentiellement majoritaire. C'est un processus long, qui est celui de la sortie de la classe moyenne de toutes les catégories sociales. Cela a commencé avec les ouvriers, cela s'est poursuivi avec les employés, et cela commence à toucher les professions intermédiaires. Demain ce sera les retraités, il suffit de regarder ce qu'il se passe en Allemagne. La mondialisation produit les mêmes effets partout et les spécificités nationales s'effacent. Sur le fond, même si l'Allemagne s'en sort un peu mieux en vendant des machines-outils à la Chine, la précarisation touche largement l'Allemagne avec des retraités qui sont obligés d'empiler les petits boulots pour s'en sortir.

 

Ce qui est derrière tout cela, c'est cette fin de la classe moyenne occidentale qui n'est plus intégrée au modèle économique mondialisé. À partir du moment où l'on fait travailler l'ouvrier chinois ou indien, il est bien évident que l'emploi de ces catégories-là allait en souffrir. Nous sommes à un moment ou les inégalités continuent à se creuser. Je le répète, le monde d'en haut ne prend plus en charge les aspirations du monde d'en bas, c'est une rupture historique. On parle beaucoup du divorce entre la gauche et les classes populaires, c'est très vrai, mais ce n'est pas mieux à droite.

 

Selon un sondage IFOP de ce 20 septembre, 67% des Français jugent que les inégalités ont plutôt augmenté en France depuis 10 ans, un sentiment largement partagé en fonction des différentes catégories testées, à l'exception d'écarts notables pour les électeurs d'Emmanuel Macron (54% soit -13 points). Votre livre décrit une nouvelle bourgeoisie cachée par un masque de vertu. Alors que le Président a été critiqué pour ses déclarations relatives aux "fainéants et aux cyniques", n'assiste-t-on pas à une révélation ?

 

Aujourd'hui nous avons un monde d'en haut qui se serre les coudes, des bourgeoisies qui font front ensemble, qui élisent un Emmanuel Macron qui va être l'homme qui va poursuivre les grandes réformes économiques et sociétales de ces 30 dernières années. La seule différence entre Macron et Hollande ou Sarkozy, c'est que lui, il n'avance pas masqué. Il assume complètement. Il a compris qu'il ne s'agit plus d'une opposition gauche-droite, mais d'une opposition entre les tenants du modèle et ceux qui vont le contester. Les gens l'ont compris, et c'est de plus en plus marqué, électoralement et culturellement. Ce qui complique les choses, c'est qu'il n'y a plus de liens. Le monde politique et intellectuel n'est plus du tout en lien avec les classes populaires, et ils ne les prendront plus en charge. Les gens savent que les réformes vont les desservir et l'impopularité d'Emmanuel Macron va croître. Le crépuscule de la France d'en haut découle de cette absence de lien, parce qu'une société n'est pas socialement durable si les aspirations des plus modestes ne sont pas prises en compte.

 

Mais la bourgeoisie d'aujourd'hui est plus intelligente que celle d''hier car elle a compris qu'il fallait rester dans le brouillage de classes, et officiellement le concept de classes n'existe pas. La nouvelle bourgeoisie n'assume pas sa position de classe. Elle est excellente dans la promotion de la société ou de la ville ouverte, alors que ce sont les gens qui sont le plus dans les stratégies d'évitement, de renforcement de position de classe, mais avec un discours d'ouverture. Et quand le peuple conteste ce modèle, on l'ostracise. C'est pour cela que je dis que l'antifascisme est devenu une arme de classe, car cette arme n'est utilisée que par la bourgeoisie. Ce n'est pas un hasard si les antifascistes dans les manifestations sont des enfants de la bourgeoisie. Et tout cela dit un mépris de classe. Parce que personne ne va être pour le racisme et pour le fascisme. En réalité, derrière tout cela, il s'agit d'ostraciser le peuple lui-même, les classes populaires. C'est aussi une façon de délégitimer leur diagnostic, parce qu'en réalité, le "populisme", c'est le diagnostic des gens d'en bas, et la bourgeoisie s'en démarque en se voyant en défenseur de la démocratie. Et si Jean Luc Mélenchon monte trop haut, on utilisera ces méthodes-là.

 

Vous êtes géographe. Quel verdict dressez-vous des différentes mesures prises par le gouvernement, et comment s'articulent-t-elles autour de votre constat d'une France périphérique ?

 

On a un processus de plus en plus fort, avec la dynamique économique, foncière, territoriale. Le gouvernement ne fait que suivre les orientations précédentes, les mêmes depuis 30 ans. On considère que la classe moyenne n'a plus sa place, qu'elle est trop payée quand elle travaille et qu'elle est trop protégée par un État providence qui coûte trop cher si on veut être "compétitif"'. La loi travail n'est que la suite d'une longue succession de mesures qui ne visent qu'à dépouiller une classe moyenne qui ne sert plus à rien.

 

Il y a aussi un jeu pervers avec l'immigration puisqu'on va concentrer les budgets sur les plus démunis qui vont souvent être les immigrés, ce qui va permettre d’entraîner un ressentiment très fort dans les milieux populaires qui se dira qu'il ne sert qu'aux immigrés, ce qui aboutira à dire "supprimons l'État providence". Il y a une logique implacable là-dedans. Parce qu'aussi bien ce monde d'en haut a pu se structurer autour d'Emmanuel Macron pour protéger ses intérêts, le monde d'en bas est complètement dispersé.

SOURCE: ATLANTICO

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 15:18
Brexit : l'apocalypse économique n'a pas eu lieu au Royaume-Uni, baisse record du chômage

Du jamais-vu en quarante-deux ans. Le taux de chômage du Royaume-Uni a atteint, son plus bas niveau en se maintenant à 4,3% de la population active, à la fin du mois de juillet, selon les derniers chiffres de l'ONS, publiés ce mercredi. Sur la période de mai à juillet, le pays comptait ainsi 1,46 million de chômeurs. Cela représente 75.000 personnes de moins que la période précédente et 175.000 de moins en un an.

 

L'absence d'impact du Brexit sur le taux de chômage est en partie attribuée à la structure du marché de l'emploi britannique, et en particulier la hausse continue du nombre de travailleurs indépendants. Leur nombre s'est établi à 4,85 millions de personnes à fin juillet, contre 4,78 millions sur la période précédente. Ils représentent désormais 15% des actifs. Pour rappel, les travailleurs indépendants n'ont pas de contrat de travail. En revanche, ils facturent leurs services aux particuliers ou aux entreprises.

 

La hausse de l'inflation va sans doute se poursuivre dans les mois qui viennent. Cette accélération résulte de la dépréciation brutale de la livre sterling. Depuis le 23 juin 2016, date du référendum sur la sortie de l'Union européenne, la livre sterling a perdu 14% de sa valeur face à l'euro. En six mois, elle avait perdu 20% face au dollar. En conséquence, le prix des importations augmente, ce qui se répercute irrémédiablement sur les prix des biens de consommation.

 

LE FIGARO

Rappelons que le 16 juin 2016, à une semaine du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, la Banque dite d'Angleterre sortit de sa "neutralité" pour tenir un discours apocalyptique ridicule sur le même ton que celui des mondialistes au sujet des conséquences négatives d'un Brexit qui menacerait l‘économie britannique, l'économie mondiale... :

Brexit : l'apocalypse économique n'a pas eu lieu au Royaume-Uni, baisse record du chômage

Les propos du gouverneur de la Banque d'Angleterre avaient été qualifiés d’inappropriés en période pré-électorale par les pro-Brexit. La réponse du gouverneur ne se fit pas faite attendre : “Votre lettre démontre une incompréhension fondamentale de l’indépendance de la banque centrale. (…) Il est du devoir de la banque de communiquer ses appréciations argumentées au parlement et au public." On se garderait bien des "appréciations argumentées" de la dite Banque !

 

Le chantage à l'apocalypse économique post-brexit eut lieu également aux Etats-Unis avec l'administration Obama. En France, le sinistre de l'économie Emmanuel Macron avait déclaré qu'"en cas de Brexit, la France ne retiendrait plus les migrants à Calais".

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 16:00
Conférence de Versailles : une revanche de la culture et de l'art français et une déclaration agressive inutile d'Emmanuel Macron

A l'occasion des 300 ans de la naissance des relations diplomatiques franco-russe, le président de la Russie Vladimir Poutine était invité aujourd'hui par Emmanuel Macron au Château de Versailles. Le président français a parlé de relancer les relations "stratégiques et économiques".

 

Il y a 300 ans, en 1717, deux ans après la mort de Louis XIV, alors que la Russie était menacée par la montée en puissance de la Suède et de la Prusse, le tsar Pierre le Grand vint à Paris, et passa plusieurs jours au château de Versailles, résidence des rois. Il rencontra le jeune roi Louis XV, âgé de 7 ans, qu'il prit dans ses bras. Cette visite du tsar en France fut organisée afin de sceller l'alliance franco-russe, mais aussi parce que Paris représentait à cette époque la Patrie de la culture et de l'art. C'est ainsi la revanche de cette "culture" française qui n'existe pas pour l'actuel président de la république et de cet art français qu'il disait n'avoir "jamais vu" !

 

Colbert, le "véritable artisan du Grand Siècle", supervisa la construction du  château de Versailles. Cette oeuvre d'art déclencha dans toute l'Europe une véritable course à la construction de répliques dans des parcs remplis de fontaines. En Russie, Pierre le Grand fit construire dans les faubourgs de Saint-Pétersbourg, ville natale de Vladimir Poutine, un ensemble de bâtiments, le complexe de Peterhof, entouré de jardins et de parcs.

 

Philippe Erlanger, haut-fonctionnaire et écrivain, calcula qu’en comptant les deux Trianon, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion moderne : il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore le prix d'une campagne électorale d’un Président de la République (P. Erlanger, Louis XIV, La Table ronde 1960). Sans compter ce que continue de rapporter à la république dite française le Château de Versailles aujourd'hui, Louis XIV a enrichi la France bien plus qu'il ne l'a endettée. "On s'accordera à penser que Louis XIV, en nous donnant Versailles, a enrichi la France...  Les dépenses du Grand Roi ont valu à l'univers un château que personne n'oserait ne pas admirer." (Pierre VERLET, Le Château de Versailles, Paris 1985).

 

La question des sanctions de l'UE contre la Russie n'a pas été abordée. La Russie, accusée depuis 2014 par Obama d'avoir envahi l'Ukraine et de défendre le "dictateur" Bachar al Assad, a été lourdement pénalisée par les sanctions économiques. Elle a été contrainte à apprendre à développer une agriculture auto-suffisante. Les premiers sanctionnés sont les agriculteurs français et l'industrie automobile française.

 

Peu avant la fin de la conférence commune, et alors que l'invité Vladimir Poutine s'est abstenu de toute déclaration à connotation négative, Emmanuel Macron a qualifié les agences de presse russes "Sputnik" et "Russia today" d'"organes d'influence et de propagande mensongère", répandant "des contrevérités infamantes". Il a fait cette déclaration sans accuser directement le Kremlin d'avoir interféré dans l'élection présidentielle comme le font les grands medias français à la remorque des médias états-uniens. Ne peut-on pas dire la même chose à propos des agences de presse françaises dont la russophobie n'est plus à démontrer ? Sur le plan de l'image, ce qu'il y a de certain c'est que cette déclaration agressive ne sera d'aucune utilité pour faire grandir la position française déjà bien entamée dans l'opinion russe et ne change rien à la situation antérieure.

Add. Réponse de Russia Today à 17h49 :

"Des accusations sans preuves du camp Macron depuis le mois de mars

 

Début mars, l'équipe d'Emmanuel Macron avait déjà accusé RT France de véhiculer des «fake news» sur sa personne. «Nous accusons Russia Today et Sputnik d'être la première source de fausses informations véhiculées sur notre candidat et de travailler en symbiose avec des organisations fascistes ou d'extrême droite», avait déclaré Mounir Mahjoubi, conseiller du candidat d'En Marche! à la chaîne britannique Sky News. Il n'avait pas pour autant présenté les preuves permettant d'étayer ses accusations.

 

Le 27 avril, le mouvement En Marche! avait ensuite déclaré à l’agence Reuters que RT France et Sputnik ne seraient pas autorisés à couvrir la soirée électorale d’Emmanuel Macron, accusant les deux médias d’être «des agences de propagande de l'Etat russe» et de véhiculer de «fausses informations». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait qualifié de «discrimination ciblée» ce refus d’accréditer des médias russes...

Nous conseillons à Vladimir Poutine d'appliquer la symétrique réciproque lors des prochaines élections présidentielles en Russie et interdire à son tour l'accréditation à son quartier général des médias français pour diffusion de contre-vérités et de fake news sur sa personne en Ukraine, Syrie, etc.. Les médias français auront alors l'occasion de dire leur indignation !

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 13:27
François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Comment François Hollande peut-il dire avec des records de chômage et de dette qu'il laisse un état bien meilleur que celui qu'il a trouvé ? Le déni et le mensonge aura accompagné François Hollande jusqu'au dernier jour.

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Collector pour l'historien, François Hollande passant le relai au mondialiste Emmanuel Macron ce dimanche, a déclaré qu'il laissait "la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé", au départ de Nicolas Sarkozy en 2012.

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"
François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

En juin 2015, la dette publique avait augmenté de +236 milliards d’euros depuis mai 2012 :

 

 

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

En septembre 2015 la dette publique de la France s'élevait à 96,5% du Produit intérieur brut (PIB), soit plus qu'en 2015 (96,3%).

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Et au premier trimestre 2016 elle montait à 97,5% du PIB, soit 6% de plus qu'en juin 2013 (91,7% du PIB) :

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Summum du mensonge et de la moquerie du peuple, alors que la dette publique atteignait 91% en septembre 2012, le gouvernement socialiste, par la voix du ministre de l'économie Pierre Moscovici annonçait qu'elle culminerait au niveau record de 91,3% avant de commencer à "refluer" "l'an prochain" :

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Rappelons que François Hollande fit à ce moment-là le pari d'un retournement de la conjoncture internationale dès l'été 2013, qui permettrait une régression du chômage (et de la dette). Ce pari, selon l'économiste eurosceptique Jacques Sapir, ne pouvait pas être tenu... On ne peut pas dire que nous n'avions pas été prévenus !...

Pour comparaison, la dette atteignait environ 86,2% à la fin du dernier trimestre 2011 à la fin du quinquennat Sarkozy, et "ne s'élevait" qu'à 66,6% en septembre 2007 à son début.

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"

Quand on parle de déficit public, une date revient souvent : 1974. C’est la dernière année où les recettes de l’Etat étaient supérieures aux dépenses. Depuis, il faut sans cesse emprunter pour combler le déficit, et donc contracter une dette. Fin 2016, son total s’élevait à plus de 2140 milliards d’euros (96 % du PIB), sachant que la charge de la dette représente chaque année 44 milliards d’euros. (Source)

 

Entretemps, la loi de 1973 est passée par là : pourquoi et comment la France est-elle asservie par les banques ?.

 

En pourcentages, la dette aura donc augmenté de 20% sous Sarkozy (de 66 à 86%) et de 10% sous Hollande (86 à 96%).

 

 

François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"
François Hollande : "Je laisse la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé"
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 14:22
La loi "Macron" du 6 août 2015 dite "pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques"

Si vous voulez une image du futur, imaginez-vous une botte écrasant le visage d'un homme pour toujours.

George ORwell, 1984

La loi se donne, selon Emmanuel Macron, pour finalité de « déverrouiller l'économie française » ; elle doit régler les « trois maladies » de la France : « défiance », « complexité » et « corporatisme » en prenant un ensemble de mesures modifiant un certain nombre de réglementations en vigueur afin de restreindre le droit au repos du dimanche et faciliter le travail de nuit, de réduire le caractère fixe des tarifs des professions réglementées et d'augmenter le nombre de professionnels, de supprimer le monopole du service public de la SNCF accordant la préférence au rail pour le transport terrestre régulier à longue distance, d'accélérer l'acquisition du permis de conduire, de plafonner les indemnités de licenciement et les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, de permettre la vente par l'État de dix milliards de participation dans des entreprises publiques privatisées afin d'augmenter les intérêts de la dette payés, la possibilité de transférer la propriété de l'armement militaire, des avions de chasse et des navires de guerre à des sociétés commerciales privées qui les loueront à l'armée française et à la Marine nationale, l'augmentation systématique de 30 % des limites de constructibilité en zones urbaines, ainsi que diverses autres mesures qui ont été abandonnées : l'ouverture du capital des pharmacies aux investisseurs non pharmaciens, l'ouverture de la profession d'avocat aux juristes d'entreprise, etc.

 

Source: Wikipedia

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