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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:47

Dans son journal du jeudi 16 mars 2017, Tv-Libertés a dressé un bilan économique des cinq années de socialisme :

Le désastreux bilan de François Hollande, le président des records

Chômage, déficit, balance commerciale.. les Français se souviendront longtemps, et ils payeront longtemps les conséquences de ces cinq années de socialisme…

 

Le chômage d’abord : François Hollande, qui est arrivé aux affaires quatre ans après le début de la crise économique mondiale, la pire depuis 1929… a pourtant réussi à faire pire encore que son prédécesseur. Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, plus de 1,1 million de Français se sont retrouvés au chômage…. Sous le mandat de François Hollande, qui n’est pourtant pas encore achevé, plus de 1,2 million de Français ont rejoint les rangs de Pôle Emploi, sans parler des centaines de milliers de chômeurs dissimulés, en contrats aidés, en plans de formation ou encore, définitivement découragés de chercher un emploi et donc radiés des listes… ils vivent, soit, dans la clandestinité, gonflant les rangs des travailleurs au noir, soit… des minima sociaux, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles, loin s’en faut.

 

Du côté du déficit, François Hollande pourrait se targuer d’avoir fait mieux que Nicolas Sarkozy, et en valeur absolue, c’est exact. La dette française a augmenté de 600 milliards de 2007 à 2012, et de seulement 300 milliards de 2012 à aujourd’hui.. Seulement, sous Nicolas Sarkozy, la dette de la France a augmenté de 23 points… quand elle augmentait dans le même temps de 22,75 points dans la zone Euro. La France n’a donc ni mieux, ni moins bien fait que ses voisins partageant la même monnaie pendant cette période.. Et que s’est il passé pendant le mandat de François Hollande ? Si la dette française n’a effectivement augmenté que de “seulement” 9 points… elle n’a progressé dans le même temps que de 1,4 point dans l’ensemble de la zone euro ! ! ! certains pays, et pas seulement l’Allemagne, parvenant même à inverser la spirale infernale de la dette publique, commençant enfin à rembourser leurs créanciers… Résultat, l’an dernier, la France a occupé la glorieuse première place du pays empruntant le plus sur les marchés financiers, avec plus de 270 milliards d’euros de dettes anciennes ou nouvelles à placer… Résultat : la dette française a augmenté 6 fois plus vite que la dette de l’ensemble des pays membres de la zone euro pendant ces cinq années de socialisme..

 

Quant à la balance commerciale : elle, ne ment pas… en janvier dernier, la France a même battu un triste record, avec un déficit entre les importations et les exportations de près de 8 milliards d’euros. ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de notre pays

 

C’est également pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de deuxième économie européenne, c’est pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de cinquième économie mondiale..

 

Des dizaines d’autres indicateurs permettraient de mesurer l’ampleur du désastre du quinquennat hollandais : l’indice de confiance des acteurs économiques, qui ne faisait que progresser pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, n’a par exemple fait que s’enfoncer de plus en plus profondément pendant ces cinq années de socialisme..

 

Voilà donc le bilan de François Hollande, qui est aussi celui d’Emmanuel Macron, son ministre de l’Economie pendant deux ans, et auparavant, son conseiller économique à l’Elysée. Quand on regarde de près le pseudo programme d’Emmanuel Macron, on constate qu’il ne renie rien, procédant plus à des retouches cosmétiques qu’à de véritables réformes ou changement, sauf peut être, sur le sujet du droit du travail… C’est de cela dont les électeurs devront avoir conscience au moment de décider de voter pour Emmanuel Macron, le seul véritable héritier de François Hollande.

 

Source: Tv-Libertés

Mais François Hollande, c'est aussi le président de tous les records battus :

 

- Record d'insécurité : une délinquance et une insécurité qui gagnent et "frappent au coeur de nos territoires, dans la ruralité profonde" (Général Soubelet) 

- Record d'impôts nouveaux : 90 milliards de hausse d'impôts

- Record de chômage,

- Record de dette à 2037,8 milliards d'euros, chaque français a une dette de 30.727 euros (la dette atteint 95% du PIB contre 92,3. fin 2013)

- Record des reculs et des échecs à l'"école" : recul dans le palmarès mondial scolaire, progression de l'illetrisme..., progression des inégalités (Enquête Pisa), disparition du vocabulaire à l'école, etc..., le tout au moment où le gouvernement socialiste s'engageait à "s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités" (Vincent Peillon)...

Record de guerres !... Le socialisme, c'est la guerre... et le terrorisme ! François Hollande le président de guerre au Mali, en Centrafrique, en Syrie (tentative échouée), Daech (Irak), le terrorisme qui frappe au coeur de l'Hexagone... Quelle réussite... !

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 00:00
Saint Patrice (Patrick), Apôtre de l'Irlande († 461)

Patrice ou Patrick, apôtre de l'Irlande en 432, naquit en France en 385 sur le territoire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) selon l'opinion la plus probable, dans une villa que possédait son père.

À seize ans, en ce même endroit, il fut enlevé, avec des milliers d'autres captifs, par des pirates celtes, et transporté en Hibernie, Irlande (405). Ce pays était à cette époque peuplé de druides et de païens. La Providence le mit ainsi à même de connaître le pays qu'il devait évangéliser plus tard. De cet évènement, le saint Patron de l'Irlande en tire une interprétation pénitentielle: les malheurs sont les châtiments de nos péchés. "Nous étions punis comme nous le méritions car nous nous étions éloignés de Dieu et nous n'obéissions plus à nos prêtres lorsqu'ils nous instruisaient pour notre salut..." (Confession de saint Patrick, cité in Jacques LOEW et Michel MESLIN, Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard, Paris 1978, p. 117, note 52.)

Au cours de ses premières années sur l'île, Patrick apprit la langue et les pratiques culturelles de ses maîtres. Durant ses six années de captivité (dans une cage), près du bois de Fochoill, en Mayo, il est berger pour le compte d'un chef de clan irlandais. Peu religieux avant sa capture, il rencontre Dieu et devient un chrétien dévot. Employé à garder les troupeaux, il consolait sa captivité par la prière; il passait les journées et une partie des nuits dans ce saint exercice, agenouillé sur la neige, sur la terre gelée ou détrempée par les pluies d'hiver.

 

Le mont Croagh Patrick 

Au bout de six ans, il parvint en 411 à s'évader après que Dieu lui a dit, dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et de s'embarquer sur un bateau, supposé à 200 km de Waterford ou Wexford, et à rentrer dans sa patrie.

 

Saint Patrick, Apôtre de l'Irlande (+ 461)Il fut encore deux fois pris et racheté de l'esclavage. Après avoir passé quatre ans au monastère de Saint-Martin de Tours, trois ans sous la direction de saint Germain, évêque d'Auxerre, neuf ans avec les religieux de Lérins, près de Cannes en France, il accompagna dans la Grande-Bretagne saint Germain, qui allait combattre le pélagianisme (hérésie niant le péché originel et la grâce sanctifiante en prétendant que l'on peut se sauver par ses propres forces, par son seul libre arbitre) et lui parla de l'évangélisation de l'île d'Irlande. Germain l'encouragea dans ce dessein et l'envoya à Rome avec une lettre de recommandation. Ayant reçu du Saint-Siège, avec le titre d'évêque, la mission à laquelle Dieu l'appelait, Patrick aborda, avec plusieurs ecclésiastiques, ses coopérateurs, en Irlande dans le courant de l'été 432. Il se rendit aussitôt à l'assemblée générale des chefs et des guerriers de la nation, et prêcha intrépidement la foi de Jésus-Christ. Un grand nombre embrassèrent le christianisme. En quelques années, des églises, des monastères s'élevèrent comme par enchantement.

 

Patrick convertit aussi les bardes irlandais qui formaient une caste héréditaire et sacerdotale; c'est parmi eux qu'il recruta ses plus fidèles disciples. Les monastères qu'il fonda devinrent l'asile et le foyer de la poésie celtique; une fois bénis et transformés, dit un vieil auteur, les chants des bardes devinrent si beaux, que les anges de Dieu se penchaient au bord du ciel pour les écouter.

 

Vue générale du Rock of CashelAu Rock de Cashel, lors d'un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : voilà la figure de la Sainte Trinité.

Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra ainsi le symbole de l'Irlande. La légende raconte que c'est à ce moment-là que furent chassés tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais. Et depuis, en souvenir de saint Patrick, chaque année, les hommes d'Irlande mettent une feuille de trèfle à la boutonnière.

 

On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.  

A ce sujet, lire à propos de la conversion de nos ancêtres les Gaulois : Toutatis, Hésus et Taranis, la triade celtique, une ébauche de conception trinitaire (Anne Bernet).

La religion celtique en Gaule contenait des éléments préparant à la réception naturelle du christianisme. La Mère de la très Sainte Vierge, était vénérée chez nous avant même l'apparition du christianisme. Elle est ainsi évoquée, selon les lieux et les circonstances, sous le nom d'Epona ou de Rigantona...; sous le nom d'Anna ou de Dana, aïeule des dieux et des hommes... ; et parfois sous ceux de Belisima (la 'Très Brillante') ou de Rosmerta. C'est encore sous une autre appellation, la "Vierge qui enfantera", que la connaissent les druides du collège national de la forêt des Carnutes. Encore très populaire aux premiers temps du christianisme, la déesse a été convertie. Le sanctuaire de la Virgo paritura correspond à la cathédrale de Notre-Dame de Chartres; tant la croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l'Incarnation. Les sanctuaires d'Anna sont devenus ceux de sainte Anne, aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu, et que les Bretons nomment toujours Mamm Goz, grand-mère.

 

Selon certaine sources (les moines de Lérins en particulier), Patrick aurait représenté la chapelle de la Sainte Trinité de l'Île Saint-Honorat, qui présentait une forme architecturale proche du trèfle (une nef et trois chapelles circulaires), afin de représenter la Trinité.

 

 "Par la prédication de Patrice, dit le Bréviaire romain, l'Irlande, pays d'idolâtrie, devint l'Île des Saints."

 

Patrick mourut en 461 après trente années d'épiscopat, à l'âge de quatre-vingt-onze ans.

A sa mort, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr, et les monastères y sont très nombreux.

 

On l'invoque pour la délivrance de l'enfer, pour les âmes du purgatoire et contre la rage. Protecteur des mineurs. Patron de l'Irlande.

 

Haute croix du Rock of Cashel  

Haute croix du Rock of Cashel

 

 

À propos des croix dites "celtiques"

 

Sur le site Arbre-celtique, nous trouvons ces photos de croix catholiques dites "celtiques", en Irlande :

 

 Clonmacnoise, le plus ancien et le plus célèbre des monastères irlandais

"Clonmacnoise, le plus ancien et le plus célèbre des monastères irlandais".

 

 Clonmacnoise

 

 

Croix sculptée Ahenny, comté de Tipperary, Irlande, fin du VIIIe siècle, hauteur 3,7 m 

"Croix sculptée Ahenny, comté de Tipperary, Irlande, fin du VIIIe siècle, hauteur 3,7 m."

 

On notera également une parenté culturelle (et cultuelle) évidente des Celtes et des Germains. La croix entourée du cercle ou "disque solaire" comme chez les Celtes, était un symbole répandu aussi bien chez les Celtes que parmi les vieilles tribus germaniques.

 

Lire à ce sujet "Clovis , La France et la chrétienté". Extrait d'un documentaire diffusé sur Arte

 

"Les Germains ajoutent au symbole chrétien un emblème païen, la roue solaire ou roue de la fortune, cette combinaison explique bien le rapprochement des deux cultures. Les archéologues retrouvent ces croix en feuilles dans de nombreuses sépultures alamanes du Ve siècle..."  

 

La Saint Patrick est célébrée dans le monde entier

 

C'est la fête nationale en Irlande. Elle est célébrée le 17 mars à Dublin et s'étend sur 5 jours de festivités.

A cette période, tous les commerces sont fermés en Irlande et à Dublin, à l'exception des pubs, des restaurants et des églises car il s'agit, à l'origine, d'une célébration religieuse, ne l'oublions pas !

 

Depuis 1995, se tient le festival officiel de la Saint Patrick à Dublin (site officiel en anglais). Il donne lieu à un programme chargé, avec des parades, feux d'artifices, chasses au trésor dans la ville, musique et danses irlandaises, spectacles de rue, cirques en plein air...

  

Les Irlandais ainsi que les nombreux visiteurs s'habillent de vert pour l'occasion ou arborent un trèfle sur leurs vêtements. La fête a toujours lieu pendant le Carême. Dans les calendriers chrétiens, la Saint-Patrick est déplacée au lundi quand elle tombe un dimanche. Il est de tradition pour certains chrétiens observant un jeûne pour le Carême, de le rompre pendant la journée de Saint-Patrick.

 

Ce festival de S. Patrick de Dublin est devenu le plus grand évènement annuel du pays. Plus de 1.5 millions de personnes font la fête dans la capitale irlandaise, dont 120.000 visiteurs étrangers. La pièce maîtresse du festival est la St Patrick's Day Parade, Parade de la Saint Patrick, un événement qui a été copié dans le monde entier. 

 

 Trafalgar square lors de la fête de la Saint-Patrick en 2006

Trafalgar square lors de la fête de la Saint-Patrick en 2006

 

Mais ce serait encore la ville de New York qui abriterait la plus grande parade pour la Saint-Patrick, avec plus de deux millions de spectateurs sur la Cinquième Avenue, devant les tours du sanctuaire dédié à Saint-Patrick, construit au XIXe siècle dans le style flamboyant. Les premières manifestations de la Saint-Patrick à New York remontent à 1762, quand les soldats irlandais défilèrent dans la ville le 17mars.

 

Au Québec, en 2009, un comité fut créé pour ramener la tradition du "défilé de la Saint Patrick de Québec", dans la ville. Avec l’appui de la population, de plusieurs organisations et de l'administration de la ville de Québec, le défilé fut ramené dans les rues de Québec en mars 2010. Pour l’occasion, une partie du corps du NYPD Pipes and Drums (la fanfare du New York City Police Department) furent présents en tant qu’invités spéciaux. L’événement fut un succès sur toute la ligne, et attira plus de 40 000 personnes dans les rues du Vieux-Québec. L’événement est renouvelé chaque année.

 

Sources :
 
(1); (2) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p.165-166 ; (3) ; (4); Jacques LOEW et Michel MESLIN, Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard, Paris 1978 ; (5)(6) Saints (auteur Priya Hemenway), traduit par Thomas André, éd. Evergreen, Köln 2007, p. 128.
 
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/benedictedassise.jpg

Illustration extraite du pied de la croix qui est au-dessus de l'autel de la Basilique Sainte-Claire d'Assise.

 

Bienheureuse Bénédicte, clarisse (+1260)

 

Appelée aussi Benoîte, elle était clarisse au couvent de Saint-Damien dont l'abbesse n'était autre que Sainte Claire. Elle succéda à cette dernière à sa mort en 1253, en donnant l'exemple d'une constante régularité et d'une stricte pauvreté.

Bénédicte fut tenue en grande vénération. Elle remit son âme à Dieu en 1260.

 

Sources: 1, 2

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 22:19

"La défiance envers les médias, pourquoi un tel discrédit ?, un reportage Reinformation.Tv :

 

 

Défiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ?

Dans les campagnes d'information à sens unique, il y a eu le traitement dans la presse sur presque la totalité du dossier syrien, on s'apercevra ensuite que la plupart de ces informations étaient fausses.

Il y a eu les campagnes anti-Poutine et l'ostracisme jeté quasiment systématiquement par toute la presse sur le chef d'Etat russe.

Le discrédit sur les médias s'est opéré à partir de deux évènements majeurs : la Guerre du Golfe en 1991 et l'invasion de l'Irak en 2003 (mensonge des "armes de destruction massive". Ndlr.) , les bobards d'or colportés par la presse américaine repris par la presse européenne ont montré à l'opinion publique qu'on lui racontait à peu près n'importe quoi. C'est progressivement quand les grands médias américains présentés comme des modèles dans la presse européenne et la presse française, ont reconnu qu'ils s'étaient trompés ou qu'ils avaient trompé sciemment leur lectorat pour pouvoir faire la guerre à Saddam Hussein, quand tout cela s'est su, beaucoup sont tombés de très haut. C'est un cas très concret de manipulation de l'opinion à travers les médias.

... Résultat: les Français font de moins en moins confiance aux médias traditionnels.

Un documentaire Réinformation.TV

 

Un récent sondage Sofres/Kantar média publié par la Croix révèle que « la confiance dans l’information relayée par les différents médias est historiquement basse ». Avec 41 %, la télévision perd 9 points de confiance, la radio perd 3 points à 52 %. Ce sondage n’est que la confirmation d’une défiance de plus en plus grande des Français à l’égard de ceux que l’on appelle « les grands médias ».

 

Jean Claude Bourret, ancien présentateur des journaux de TF1 et de la Cinq

 
Pour répondre aux questions posées par Armel Joubert des Ouches dans ce documentaire, nous avons interrogé Jean-Claude Bourret, ancien présentateur des journaux de TF1 et de la Cinq. Le journaliste, qui fut également rédacteur en chef à France Inter et à RMC, évoque la mainmise des milliardaires sur les médias depuis ces 20 dernières années en particulier. « J’ai toujours dénoncé l’interpénétration qui existait entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique, explique-t-il, mais de façon mesurée car vous ne pouvez pas attaquer de front ceux qui sont beaucoup plus puissants que vous sinon ils vous écrasent ! Je l’ai dénoncé dans des journaux comme Télé Star, Télé 7 jours. Cela m’a valu de perdre le journal de 20 heures sur TF1 au moment où il y a eu la grande manifestation (1984) en faveur de l’école libre parce que j’avais fait mon métier de journaliste ! »
Ce jour-là en effet, parce qu’il est le seul à annoncer un chiffre officiel « censuré par l’Agence France presse » – 800.000 personnes présentes à la manifestation – Jean Claude Bourret s’attire les foudres du pouvoir socialiste de l’époque. C’est alors François Mitterrand qui dirige le pays.

 

Une défiance envers les médias, conséquence de la mainmise des milliardaires

 
Il est un fait que si Radio France (France Inter, France Info) et France Télévision appartiennent à l’Etat, les « grands patrons » sont propriétaires de la plupart des gros médias dans le pays. Bouygues détient TF1, LCI et TMC ; Dassault possède le groupe le Figaro ; Patrick Drahi est propriétaire du journal Libération et de l’Express ; quant à BFMTV et RMC, ces deux médias sont entre les mains d’Alain Weill, actionnaire majoritaire du groupe NextradioTV. Il faut également compter sur Vincent Bolloré, Bernard Arnault ou Arnaud Lagardère. Des banques telles que le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel détiennent également des parts importantes dans la presse régionale notamment.

 

Effondrement de la culture générale et « gauchisation de la pensée »

 
Pour Ivan Rioufol, essayiste et journaliste au Figaro, il faut admettre que « les journalistes sont tous formatés. Je suis surpris de constater que les journalistes qui sortent des écoles n’ont pas d’esprit critique ». Robert Werner, ancien rédacteur en chef à TF1 – pourfendeur de l’énergie éolienne, voir notre reportage « Energie éolienne, la grande escroquerie  » – estime lui que « la culture générale de la part de la grande majorité de journalistes laisse pleinement à désirer. Parlez-leur de la Saint Barthélémy, parlez-leur des guerres de Vendée, c’est le vide » !

 

Le discrédit des médias commenté par des journalistes professionnels

 
Dans ce documentaire de 26 minutes, Armel Joubert des Ouches a également interviewé Martial Bild, Directeur de la rédaction de TV libertés, Jeanne Smits journaliste depuis une trentaine d’année, mais aussi Frédéric Pons, journaliste – écrivain et professeur aux écoles de Saint Cyr. Frédéric Pons qui est l’auteur de nombreux ouvrages vient d’achever Le martyre des chrétiens d’Orient, livre publié chez Calmann-Lévy.

 

Un documentaire réalisé par Armel Joubert des Ouches

 

SourceDéfiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ?, Reinformation.tv

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 00:00

Sainte-Louise-de-Marillac.jpg

 

Louise de Marillac, naquit le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle ne s'installât à Paris. Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.

 

Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise songea à devenir capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.

 

Le 6 février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera à partir de 1619 avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.

 

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion.

 

Le 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : "Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable."

 

Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de S.  Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter.

Après la mort de son mari, le 21 décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils.

Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

Sainte Louise de Marillac, veuve et cofondatrice (1591-1660)

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité (1633).

 

Jusqu'à sa mort (15 mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

Tableau, dans l'église de Miniac-Morvan (35), représentant les quatre sœurs d'Arras dans la charrette qui les conduit vers la guillotine (1794).

Tableau, dans l'église de Miniac-Morvan (35), représentant les quatre sœurs d'Arras dans la charrette qui les conduit vers la guillotine (1794).

Son corps repose à Paris, au 140 rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de Ste Catherine Labouré et le cœur de S. Vincent de Paul.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d9/Louisedemarillac.jpg/800px-Louisedemarillac.jpg

 

 

Louise de Marillac fut béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

 

Le Bx Jean XXIII (1958-1963) la proclama, en 1960, Patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

Sainte Louise de Marillac, veuve et cofondatrice (1591-1660)

 

Sources: (1), (2)

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 07:21

Jean-Pierre Pernaut : "On nous parle souvent dans les beaux discours de la défense de l'innovation, et bien un inventeur français, lui, va sans doute devoir partir s'exiler à l'étranger. C'est l'inventeur du "Fly Board", cet engin révolutionnaire volant. "Interdit de vol", lui ont dit les gendarmes. Il est menacé de prison. C'est un comble. Reportage."

L'inventeur français du "Fly Board" interdit de vol en France, contraint de quitter la France

L’inventeur du flyboard contraint de quitter la France

 

Franky Zapata est dans une situation plus que délicate. Inventeur du Flyboard, il lui a été signifié la semaine passée qu’il risquait la prison avec son engin révolutionnaire. En cause, l'engin est non homologué. Et c’est toute une PME qui est désormais en sursis.

13 mars 15:20Xavier Martinage

 

C’est le rêve de chacun depuis de nombreuses années : devenir l’homme volant, comme dans les films de science-fiction ou d'anticipation. Depuis peu, un homme et son équipe ont mis au point le "Flyboard Air", un engin volant propulsé par du kérosène qui permet à un homme de se tenir debout au-dessus du sol. Sous le capot : 1000 chevaux et une vitesse de pointe estimée à 150 km/h.

 

Amende et prison ?

 

Mais lors d’un essai la semaine dernière, Franky Zapata, son inventeur, a été sommé d’arrêter immédiatement son activité. Convoqué par la gendarmerie, il raconte : "Ils m’ont dit : "Vous avez conduit un aéronef non-homologué au-dessus d’une agglomération, et sans permis. Votre machine a quitté le sol de plus de huit centimètres. C’est direct la prison (si vous continuez)."

 

 

Et pour cause, l’engin n’a pas de licence, il est encore en phase de test et de développement. Des années de prison encourues donc, mais également des milliers d’euros d’amende. Une aberration pour le jeune créateur.

 

Délocalisation forcée

 

Outre la prison et l’amende potentielle, c’est surtout un frein au développement de ce prototype. Avec cette décision, la petite PME qui emploie 17 personnes dans les Bouches-du-Rhône, n’est plus en mesure d’améliorer son produit. Engagée dans une course à l’innovation, elle pourrait se laisser tenter par les appels du pied des investisseurs étrangers.

 

 

"J’ai déjà refusé des avances de l’armée américaine ; 180 pays me font un pont d’or pour aller chez eux… Si je devais partir, ce serait à contrecœur".

J’ai déjà refusé des avances de l’armée américaine ; 180 pays me font un pont d’or pour aller chez eux.Franky Zapata, inventeur du Flyboard.

 

Un départ ? Seule solution envisageable actuellement. Cependant, il faudrait des mois à la PME pour obtenir une autorisation et des laisser-passer pour quitter le territoire français.

 

 

Sur Facebook, l’appel de Franky Zapata n’est pas passé inaperçu. Il a déjà été commenté à 14.000 reprises et partagé près de 130.000 fois.

 

 

 

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:00
Sainte Mathilde de Germanie, Reine

Sainte Mathilde de Germanie, Reine

Henri Ier et Mathilde de Germanie, par Konrad Astfalck, 1896

Henri Ier et Mathilde de Germanie, par Konrad Astfalck, 1896

Epouse d'Henri Ier, roi de Francie orientale (Germanie), Mathilde formait avec Henri un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, hôpitaux, et quatre monastères bénédictins, dont celui de Quedlinbourg où elle mourut et fut enterrée.

Mathilde est vénérée par l'Eglise catholique romaine, son culte étant surtout répandu en Saxe et Bavière. Elle est fêtée le 14 mars. Elle est la patronne des familles nombreuses et est invoquée pour venir en aide aux parents en conflit avec leurs enfants.

Les détails de sa vie proviennent majoritairement de Rerum Gestarum Saxonicarum (Histoire des Saxons) du moine chroniqueur Widukind de Corvey et de deux hagiographies (la vita antiquior and vita posterior) écrites respectivement en 974 and et 1003.
 

 

Sainte Matilde, Basilique Notre Dame de Genève, Suisse  Sainte Mathilde, Basilique Notre Dame de Genève, Suisse

Sources : 1, 2

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 17:11

Après les protestants mécontents des propos de François sur l'athéïsme qui nous conduirait au paradis, voici les Juifs qui, eux non plus, n'apprécient pas les exégèses de François :

Le Grand Rabbin de Rome et d’autres savants juifs n’apprécient pas les exégèses de François. Ils lui reprochent, entre autres choses, l’usage tendancieux du qualificatif de “pharisien” ou encore de la comparaison avec Moïse pour jeter le discrédit sur ses adversaires.

Il est notamment reproché au pape de favoriser :

- un “marcionisme” (1) plus ou moins latent qui se présente aujourd’hui sous une forme pseudo-scientifique avec une insistance sur l’éthique et la politique ;

- un rapprochement avec l’Islam qui se trouve renforcé par les critiques chrétiennes envers le judaïsme, y compris la Bible et la théologie biblique ;

- la reprise de la vieille polarisation entre morale, théologie, Bible hébraïque et pharisaïsme d’une part et Jésus de Nazareth et les Evangiles d’autre part.

- le fait que les documents officiels de l’Eglise catholique soient chaque jour contredits par les homélies d’un pape qui utilise sans cesse des anciennes conceptions et des expressions surannées, ruinant de la sorte le contenu des susdits documents.

 

(1) Le marcionisme est un courant de pensée théologique dans l’Eglise primitive. Il enseignait que l’Evangile du Christ est un message d’amour total s’opposant à la Loi de Moise. En conséquence l’Ancien Testament est rejeté au motif que le Dieu créateur de l’Ancien Testament n’a rien à voir avec le Dieu d’amour du Nouveau Testament. Cette croyance enseignée par Marcion de Sinope au IIe siècle a été déclarée hérétique par l’Eglise en 144.

 

D’après Sandro Magister via “Diakonos”.

 

Pro Liturgia, Actualité du lundi 13 mars 2017

Le Grand Rabbinat de Rome et des savants juifs n'apprécient pas les exégèses de François

Nous lisons :

 

"Le fait que les documents officiels de l’Eglise catholique soient chaque jour contredits par les homélies d’un pape qui utilise sans cesse des anciennes conceptions et des expressions surannées, ruinant de la sorte le contenu des susdits documents". (Extrait de la Lettre du rabbin Laras à l'Association Biblique Italienne, qui organise une conférence à Venise du 11 au 16 septembre 2017 sur le sujet "Israël, peuple d'un Dieu jaloux. Cohérences et ambiguïtés d'une religion élitiste")

 

Annexées à la Lettre du rabbin Laras à l'ABI, on trouve également plusieurs "remarques" très critiques concernant plusieurs passages du programme de la conférence, notamment :

 

"On ne parle plus depuis longtemps du "Jésus de la foi chrétienne" (c'est-à-dire la Trinité, la double nature, etc.) parce qu'il serait trop éloigné de la sensibilité actuelle; "

 

C'est quand même la honte, qu'une telle remise à sa place émane du Grand Rabbinat de Rome, qui semble mieux connaître et défendre la doctrine catholique que le pape lui-même.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 12:49

Du côté de certains pasteurs protestants, la "révolution" du pape François ne séduit guère.

Source: The Remnant

 

Dans cette video en anglais (activez les sous-titres) un ministre protestant réagit à la déclaration du pape François sur les athées qui iraient au paradis, EWTN, Phil Lawler (le "pontificat désastreux") et Deal Hudson (la nouvelle position du Vatican sur la procréation demandant aux familles nombreuses d'avoir moins d'enfant pour rendre le monde plus 'durable', ouverture au "développement durable" du contrôle de la population, recyclage des théories d'extrême-gauche d'Al Gore et de George Soros) et, finalement, Michael Matt, rédacteur à Remnant depuis 1990 (un media défendant la foi catholique traditionnelle), et coordinateur de Notre-Dame de Chrétienté à Paris (l'organisation responsable du pèlerinage de Pentecôte de Chartres) ont un message pour les sédévacantistes : c'est ridicule, on a juste l'impression que l''Antichrist', le 'faux prophète de la Révélation' devra un tout petit peu plus être séducteur et consensuel que le pape François.

Un pasteur (protestant) américain répond au pape François : "c'est un blasphème"

Scandalisé devant la nouvelle conception de la conscience autonome, le pasteur protestant américain s'offusque :

 

 

"Le pape François dit maintenant que vous n'avez pas besoin d'être un croyant, vous n'avez pas besoin de croire en Dieu pour aller au Ciel.

Et je lis maintenant cet article où le pape dit aux athées et agnostiques que Dieu les pardonnera aussi longtemps qu'ils vivent moralement et accordent leur vie à leur conscience. Quelle déclaration blasphématoire ! C'est un blasphème, pape François, c'est un blasphème, Monsieur.

... On ne peut pas vivre moralement et agir bien selon sa propre façon, pape François : c'est une injure contre la Parole de Dieu.

Vous devez vivre et vous accorder selon la Parole de Dieu, et la Parole de Dieu seulement, et pas simplement selon votre conscience individuelle ! Qu'est-ce qui ne vas pas avec vous pape François ? Pourquoi dites-vous cela quand la Parole de Dieu est absolument limpide et répétée à travers toute l'Ecriture : le message de Dieu, la Parole de Dieu est que vous devez aller à Jésus. La Bible le dit, que Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jn 14:6). Et nul homme ne va au Père en dehors de Jésus. (Ac 4:12) Vous ne pouvez pas exalter votre propre conscience comme un chemin vers Dieu, pape François ! Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ? Pourquoi ceci devrait-il être autorisé ?"

Voici l'article de "The Independent", publié le mercredi 11 septembre 2013, où "le pape François assure les athées : Vous n'avez pas besoin de croire en Dieu pour aller au paradis" :

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/pope-francis-assures-atheists-you-don-t-have-to-believe-in-god-to-go-to-heaven-8810062.html

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/pope-francis-assures-atheists-you-don-t-have-to-believe-in-god-to-go-to-heaven-8810062.html

Deux semaines plus tard, le 1er octobre 2013, François complètera son propos dans la Repubblicca : "Tout le monde a sa propre idée du bien et du mal et doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme il les conçoit. Cela suffirait pour faire du monde un endroit meilleur."

Nous notons que le pasteur protestant tient le même discours que le pape S. Jean-Paul II, en 2005 :

Le mal, effet, dans son sens réaliste, ne peut exister qu'en relation au bien et, en particulier, en relation à Dieu, Bien suprême. Le livre de la Genèse parle précisément de ce mal. C'est dans cette perspective qu'on peut comprendre le péché originel, et aussi tout péché personnel de l'homme. Mais ce mal a été racheté par le Christ, par la croix. Ou, plus précisément, l'homme a été racheté, lui qui, par l'action du Christ, est devenu participant de la vie même de Dieu.

Dans la mentalité des Lumières, tout cela, le grand drame de l'histoire du Salut, avait disparu. L'homme était resté seul : seul comme créateur de sa propre histoire et de sa propre civilisation; seul comme celui qui décide de ce qui est bon et de ce qui est mauvais.

[...] Si l'homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu'un groupe d"hommes soit anéanti. Des décisions de ce genre furent prises par exemple sous le Troisième Reich, par des personnes qui, étant arrivées au pouvoir par des voies démocratiques, s'en servirent pour mettre en oeuvre les programmes pervers de l'idéologie national-socialiste. [...] Des décisions analogues furent prises par le parti communiste de l'Union soviétique et des pays soumis à l'idéologuie marxiste.

[...] Pourquoi tout cela arrive-t-il ? Quelle est la racine de ces idéologies de l'après-Lumières ? En définitive, la réponse est simple : cela arrive parce que Dieu en tant que Créateur a été rejeté, et du même coup la source de détermination de ce qui est bien et de ce qui est mal.

Jean-Paul II, Mémoire et Identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 23-25

Et également Jean-Paul II dans l’Encyclique Veritatis Splendor (1993) :

 

32. Dans certains courants de la pensée moderne, on en est arrivé à exalter la liberté au point d'en faire un absolu, qui serait la source des valeurs. C'est dans cette direction que vont les doctrines qui perdent le sens de la transcendance ou celles qui sont explicitement athées. On a attribué à la conscience individuelle des prérogatives d'instance suprême du jugement moral, qui détermine d'une manière catégorique et infaillible le bien et le mal. A l'affirmation du devoir de suivre sa conscience, on a indûment ajouté que le jugement moral est vrai par le fait même qu'il vient de la conscience. Mais, de cette façon, la nécessaire exigence de la vérité a disparu au profit d'un critère de sincérité, d'authenticité, d'« accord avec soi-même », au point que l'on en est arrivé à une conception radicalement subjectiviste du jugement moral.

Comme on peut le saisir d'emblée, la crise au sujet de la vérité n'est pas étrangère à cette évolution. Une fois perdue l'idée d'une vérité universelle quant au Bien connaissable par la raison humaine, la conception de la conscience est, elle aussi, inévitablement modifiée : la conscience n'est plus considérée dans sa réalité originelle, c'est-à-dire comme un acte de l'intelligence de la personne, qui a pour rôle d'appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d'exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant ; on a tendance à attribuer à la conscience individuelle le privilège de déterminer les critères du bien et du mal, de manière autonome, et d'agir en conséquence. Cette vision ne fait qu'un avec une éthique individualiste, pour laquelle chacun se trouve confronté à sa vérité, différente de la vérité des autres. Poussé dans ses conséquences extrêmes, l'individualisme débouche sur la négation de l'idée même de nature humaine.

[...]

34. « Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? » La question morale, à laquelle le Christ répond,ne peut faire abstraction de la question de la liberté, elle la place même en son centre, car il n'y a pas de morale sans liberté. « C'est toujours librement que l'homme se tourne vers le bien » 56. Mais quelle liberté ? Face à nos contemporains qui « estiment grandement » la liberté et qui la « poursuivent avec ardeur », mais qui, souvent, « la chérissent d'une manière qui n'est pas droite, comme la licence de faire n'importe quoi, pourvu que cela plaise, même le mal », le Concile présente la « vraie » liberté : « La vraie liberté est en l'homme un signe privilégié de l'image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Si 15, 14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude » 57. S'il existe un droit à être respecté dans son propre itinéraire de recherche de la vérité, il existe encore antérieurement l'obligation morale grave pour tous de chercher la vérité et, une fois qu'elle est connue, d'y adhérer 58. C'est en ce sens que le Cardinal J. H. Newman, éminent défenseur des droits de la conscience, affirmait avec force : « La conscience a des droits parce qu'elle a des devoirs » 59.

Sous l'influence des courants subjectivistes et individualistes évoqués ci-dessus, certaines tendances de la théologie morale actuelle interprètent d'une manière nouvelle les rapports de la liberté avec la loi morale, avec la nature humaine et avec la conscience ; elles proposent des critères inédits pour l'évaluation morale des actes. Malgré leur variété, ces tendances se rejoignent dans le fait d'affaiblir ou même de nier la dépendance de la liberté par rapport à la vérité. [...] la dépendance fondamentale de la liberté par rapport à la vérité, exprimée de la manière la plus claire et la plus autorisée par les paroles du Christ : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera » (Jn 8, 32).

[...]

36. Mais, en oubliant la dépendance de la raison humaine par rapport à la Sagesse divine et, dans l'état actuel de la nature déchue, la nécessité et surtout la réalité effective de la Révélation divine pour pouvoir connaître les vérités morales même d'ordre naturel 62, certains en sont arrivés à faire la théorie de la souveraineté totale de la raison dans le domaine des normes morales portant sur la conduite droite de la vie dans ce monde : ces normes constitueraient le domaine d'une morale purement « humaine », c'est-à- dire qu'elles seraient l'expression d'une loi que l'homme se donne à lui-même de manière autonome et qui a sa source exclusivement dans la raison humaine. Dieu ne pourrait aucunement être considéré comme l'auteur de cette loi, si ce n'est dans la mesure où la raison humaine exerce sa fonction de régulation autonome en vertu de la délégation originelle et complète que Dieu a donnée à l'homme. Or ces façons de penser ont amené, à l'encontre de la Sainte Ecriture et de la doctrine constante de l'Eglise, à nier que la loi morale naturelle ait Dieu pour auteur et que l'homme, par sa raison, participe de la Loi éternelle qu'il ne lui appartient pas d'établir.

[...] 37.  [...] On ne peut pas ne pas voir qu'une telle interprétation de l'autonomie de la raison humaine comporte des thèses incompatibles avec la doctrine catholique.

[...]

44. L'Eglise s'est souvent référée à la doctrine thomiste de la loi naturelle, l'intégrant dans son enseignement moral. Mon vénéré prédécesseur Léon XIII a ainsi souligné la soumission essentielle de la raison et de la loi humaine à la Sagesse de Dieu et à sa Loi. Après avoir dit que « la loi naturelle est écrite et gravée dans le cœur de chaque homme, car elle est la raison même de l'homme lui ordonnant de bien faire et lui interdisant de pécher », Léon XIII renvoie à la « raison plus haute » du Législateur divin : « Mais cette prescription de la raison humaine ne pourrait avoir force de loi, si elle n'était l'organe et l'interprète d'une raison plus haute, à laquelle notre esprit et notre liberté doivent obéissance ». En effet, l'autorité de la loi réside dans son pouvoir d'imposer des devoirs, de conférer des droits et de sanctionner certains comportements : « Or tout cela ne pourrait exister dans l'homme, s'il se donnait à lui-même en législateur suprême la règle de ses propres actes ». Et il conclut : « Il s'ensuit que la loi naturelle est la Loi éternelle elle-même, inscrite dans les êtres doués de raison et les inclinant à l'acte et à la fin qui leur sont propres ; et elle n'est que la raison éternelle du Dieu créateur et modérateur du monde ».

 

L'homme peut reconnaître le bien et le mal grâce au discernement du bien et du mal que lui-même opère par sa raison, en particulier par sa raison éclairée par la Révélation divine et par la foi, en vertu de la Loi que Dieu a donnée au peuple élu, à commencer par les commandements du Sinaï.

 

[...]

70. [...] La déclaration du Concile de Trente ne considère pas seulement la « matière grave » du péché mortel, mais elle rappelle aussi, comme condition nécessaire de son existence, « la pleine conscience et le consentement délibéré ». Du reste, en théologie morale comme dans la pratique pastorale, on sait bien qu'il existe des cas où un acte, grave en raison de sa matière, ne constitue pas un péché mortel, car il y manque la pleine connaissance ou le consentement délibéré de celui qui le commet. D'autre part, « on devra éviter de réduire le péché mortel à l'acte qui exprime une " option fondamentale " contre Dieu », suivant l'expression courante actuellement, en entendant par là un mépris formel et explicite de Dieu et du prochain ou bien un refus implicite et inconscient de l'amour. « Il y a, en fait, péché mortel également quand l'homme choisit, consciemment et volontairement, pour quelque raison que ce soit, quelque chose de gravement désordonné. En effet, un tel choix comprend par lui-même un mépris de la Loi divine, un refus de l'amour de Dieu pour l'humanité et pour toute la création : l'homme s'éloigne de Dieu et perd la charité. L'orientation fondamentale peut donc être radicalement modifiée par des actes particuliers. Sans aucun doute, il peut y avoir des situations très complexes et obscures sur le plan psychologique, qui ont une incidence sur la responsabilité subjective du pécheur. Mais, de considérations d'ordre psychologique, on ne peut passer à la constitution d'une catégorie théologique, comme le serait précisément l'" option fondamentale ", entendue de telle manière que, sur le plan objectif, elle changerait ou mettrait en doute la conception traditionnelle du péché mortel ».

Ainsi, la dissociation de l'option fondamentale et des choix délibérés de comportements déterminés — désordonnés en eux-mêmes ou du fait des circonstances — qui ne la mettraient pas en cause, entraîne la méconnaissance de la doctrine catholique sur le péché mortel : « Avec toute la tradition de l'Eglise, nous appelons péché mortel l'acte par lequel un homme, librement et consciemment, refuse Dieu, sa Loi, l'alliance d'amour que Dieu lui propose, préférant se tourner vers lui-même, vers quelque réalité créée et finie, vers quelque chose de contraire à la volonté de Dieu (conversio ad creaturam). Cela peut se produire d'une manière directe et formelle, comme dans les péchés d'idolâtrie, d'apostasie, d'athéisme ; ou, d'une manière qui revient au même, comme dans toutes les désobéissances aux commandements de Dieu en matière grave ».

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:00
Rodrigo de Córdoba - tableau de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682) - musée de Dresde

Rodrigo de Córdoba - tableau de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682) - musée de Dresde

Saint Rodrigue avait deux frères vivant à Cordoue sous la domination arabe. L'un était chrétien et l'autre musulman ; ils se battaient souvent pour des questions de religions. Un jour, voulant les séparer, il reçut tous les coups et fut considéré comme mort. Son frère catholique s'enfuyant par crainte du calife d'Espagne, son autre frère musulman emmena son corps en ville et accusa le catholique d'avoir tué un musulman, prétendant que Rodrigue s'était converti.

Rodrigue revint alors à lui et nia son attachement à l'islam, criant haut et fort sa foi chrétienne. Le Cadi le mit alors en prison pour "apostasie" où il rencontra Salomon, accusé du même crime : être chrétien. Liant amitié, ils passèrent le peu de temps qu'il leur restait en prière.

Ils furent décapités le même jour à Cordoue.

 

Sources: (1), (2), (3)

 

Autres saints martyrs dans l'Espagne Al-Andalus  :

 

Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, martyrs (+ 852)

- Sainte Olive (ou Olivia), martyre (9ème s.)

- Saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr (+ 850)

- Saintes Flora et Maria, martyres († 851)

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/rosine.jpgOn sait très peu de choses sur sa vie ; elle est vénérée en Allemagne depuis le XIVème siècle, dans l'église de Wengligen, du diocèse d'Augsbourg.

 

Jusqu’à une date récente nos calendriers mentionnaient à ce jour les saints Euloge ou Euthime, vénérables martyrs du IX° siècles. C’est sans doute l’engouement récent –et relatif – pour le prénom féminin de Rosine qui a valu à notre sainte sa place au 11 mars. Pourtant, le martyrologe romain ignore superbement notre sainte dont on ne sait pratiquement rien. En Allemagne, elle fut une des saintes les plus populaires dans le diocèse d’Augsbourg. En témoignent les nombreuses prières populaires et images pieuses représentant notre sainte avec le glaive et la palme de son martyre. Depuis le XIII° siècle, elle est la patronne principale de Wenglingen, près d’Apfeltrang où un tableau la représentant dans la gloire de son martyre domine le maître-autel de l’église principale. Les traditions locales en font une vierge ermite martyre au IV° siècle. Une chronique ancienne rapporte que lors de la procession de la Fête-Dieu 1769 à Miesbach la sainte était représentée en un tableau vivant, faveur réservée aux bienheureux les plus connus et vénérés. Elle est toujours fêtée le 11 mars à Wenglingen.

 

Sources: 1 ; 2 ; 3

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 13:30

Mis à jour le 22 mars 2017.

Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics.

Emmanuel Macron

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

L' "affaire" Pénélope Fillon ("PenelopeGate"), ainsi que celle des assistants parlementaires européens de Marine Le Pen tombent à pic durant cette campagne présidentielle 2017 pour plomber les candidats insuffisamment mondialo-compatible pour l'un, non compatible du tout pour l'autre (!), c'est-à-dire pour discréditer les uns et mettre les autres à l'abri :

 

"Je m'étonne de l'urgence subite donnée au traitement de cette affaire [...] pour aboutir à une convocation 40 jours avant l'élection présidentielle", a déclarée Marine Le Pen, avant de rappeler qu'elle a elle-même sollicité, dès le 18 février 2016, l'ouverture d'une information judiciaire pour pourvoir, notamment, accéder au dossier... (1)

Les convocations tombent, comme par hasard, six semaines avant la présidentielle...

 

Déconstruisons les déconstructeurs. Aujourd'hui, voici le deux poids deux mesures des "casseroles" s'agissant de la campagne présidentielle 2017. François Fillon, comme Marine Le Pen sont poursuivis par une caste politico-médiatique favorable à l'UE qui les accablent quodiennement devant une opinion publique pas toujours attentive aux manipulations.

 

Le Parquet National Financier (PNF) poursuit actuellement les deux principaux opposants à Emmanuel Macron. Tous les membres du PNF ont été nommés par François Hollande et Christiane Taubira. (2) Où est l'"indépendance" de la justice dont on nous rabat les oreilles depuis l'école primaire ?

 

Sur Christ-Roi, nous ne sommes pas contre le fait que le Parquet (ministère public de la justice) dépende du Souverain (c'est même une chose naturelle de la souveraineté que de ne pas se diviser...), seulement lorsque c'est le cas, on aimerait que la communication gouvernementale le dise au lieu de faire croire au Père Noël et à la fable des Lumières de la séparation des pouvoirs...

 

Ce Parquet soit-disant "indépendant", donc (sic), (c'est à mourir de rire) dépend directement... du ministère de la Justice, et il poursuit sans relâche François Fillon et Marine Le Pen, "tout en jetant astucieusement les pièces d’un dossier uniquement à charge en pâture aux vautours de médias serviles; l’un et les autres faisant fi du secret de l’instruction, des droits de la Défense et de la présomption d’innocence."

C'est un constat que fait Emilie Defresne pour Medias-presse.info, mais que nous faisons aussi !

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

Un personnage obscur n'a d'évidence qu'à descendre le pouce, appuyer sur le bouton, passer un coup de fil et la chasse à l'homme démarre.

 

Ceci pose tout de même un léger problème dans une soit-disant "démocratie" où la transparence n'existe pas...

 

Cependant que les macronistes se rassurent, tandis qu'ils peuvent tranquillement pavaner sur tous les plateaux, à l'abri de toute question indiscrète (!), les "journalistes" se garderont bien de les interroger sur le délit de favoritisme d'Emmanuel Macron !

 

Il est clair, ainsi, que les campagnes présidentielles des deux principaux adversaires de l’héritier du régime Hollande sont plombées.

 

Emmanuel Macron traine pourtant de nombreuses casseroles incomparablement plus graves.

 

Par exemple : les délits de favoritisme qui ont gravement atteint l’indépendance énergétique de la France, avec Alsthom (racheté par l'américain General Electric) ou la vente de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi qui fait de ce dernier son obligé.

 

Add. Mercredi 22 mars 2017. Le scandale d’Alstom, de la haute trahison

 

Emmanuel Macron n’est toujours pas poursuivi alors que comme Secrétaire Général-Adjoint de l’Elysée et ensuite ministre de l’Économie il a favorisé, ses propres intérêts, des intérêts capitalistes et des intérêts étrangers contre les intérêts nationaux. Ainsi il a cédé aux Américains un pan capital de l’indépendance énergétique de la France: Alstom-Energie. « C’est un défaite catastrophique, nous avons été roulés dans la farine. Général Electric et les Américains ont eu absolument ce qu’ils voulaient, quand ils voulaient, et probablement en mettant moins d’argent et en rencontrant moins de difficultés que ce qu’ils avaient prévu. » Eric Dénécé, dans Spécial Investigation de Canal+

 

Macron est clairement désigné comme celui qui a été placé à Bercy en remplacement de Montebourg (qui avait verrouillé l’affaire par un décret), pour trahir les intérêts de la France au bénéfice des intérêts américains, dans l’émission de Canal+ Spécial Investigation:

Add. Lundi 13 mars 207. Emmanuel Macron. ... derrière la façade, il y a aussi quelques belles affaires, bien enveloppées, tapies sous les dossiers de la campagne. Des affaires sur lesquelles les juges rechignent pour le moment à se pencher. ... Il faudrait que David Pujadas en fasse l’ouverture de son journal. Ou que BFM TV, LCI et CNews se mettent à ouvrir les casseroles de M. Emmanuel Macron....

Le site Les Crises a ouvert un long dossier avec de multiples photocopies de documents, tendant à prouver qu’il y aurait eu malversations de la part de celui qui n’était pas encore candidat. Trois personnalités ont envoyé ce dossier à la Haute Autorité pour la transparence, en lui posant cette question : « Comment M. Macron a-t-il pu déclarer si peu en 2014 après avoir gagné trois millions d’euros ? » « Pour moi, il y a eu fausse déclaration, et c’est un délit pénal », a expliqué Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, l’un des trois protestataires. « Nous sommes incompétents », lui fut-il répondu !

 

Pourquoi rien n’a bougé lorsque Charles de Courson, député UDI, s’est interrogé sur l’étrangeté d’un prêt sur dix ans de 550.000 euros effectué auprès de M. Henry Hermand (décédé en novembre 2016), l’un des nombreux amis milliardaires de M. Macron ? La presse s’est empressée de juger – et condamner – Fillon pour l’emprunt de 50.000 euros passé – et depuis remboursé – auprès de Marc Ladreit de Lacharrière, mais silence radio sur la trouvaille de M. de Courson…

 

> Source : L’envoûtante probité de M. Macron, Boulevard Voltaire, Floris de Bonneville, dimanche 12 mars

 

Aujourd'hui la nouvelle "affaire" c'était les costumes de luxe offerts par un ami à Fillon... une "infraction" à la déontologie de l'assemblée nationale (Libération)

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron à la société Havas, tel que rapporté dans la presse écrite seulement mercredi 8 mars (alors que depuis deux mois circule l'affaire Fillon débutée par un article du Canard Enchaîné le 25 janvier 2017), dont les medias du grand courant ne parlent pas et sans qu'aucun journaux télévisés du soir n'en discutent...

Cette affaire est apparue mercredi 8 mars dernier, lorsque l'on a appris que le mouvement d'Emmanuel Macron "En Marche!" (arrière!... dans le socialio-mondialisme !) porterait plainte pour diffamation contre le chef de file des députés LR Christian Jacob, qui venait sur "France-Info", de tenir des propos iconoclastes contre Emmanuel Macron, en réclamant "que le PNF (parquet national financier) se saisisse rapidement" du dossier du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en 2016, qui a fait l'objet de soupçons de favoritisme, selon Le Canard enchaîné. L'élu LR déclara : "Ca va être intéressant de voir si Mme Houlette (procureur financier, ndlr) se précipite pour se saisir de cette affaire ou pas !"... Mais que n'a-t-il pas dit là !

 

Dans ce dossier, pourtant, l'inspection générale des finances (IGF), elle-même avait pointé le coût exorbitant d'une prestation événementielle confiée en janvier 2016 à la société Havas. (3)

 

Selon la source de l'information qui est "Le Canard enchaîné" du 8 mars, l’Inspection générale des finances s’est intéressée à un délit de favoritisme concernant l’organisation d’une soirée à Las Vegas (4), le 6 janvier 2016, où Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, fut ovationné par 500 entrepreneurs français dans le cadre du "Consumer Electronics Show" (CES) (bonjour l'anglicisme! Ndlr....) , un rassemblement planétaire pour tous les acteurs de l'innovation technologique organisé par "Business France" (organisme chargé soit-disant de la promotion de la "French tech", qui dépend de Bercy... le ministère de l'Economie et des Finances...) (on se demande si ces gens sont bien des Français ou des Anglais?!), et organisme soupçonné d'un délit de favoritisme. Autrement dit, c'est le ministère lui-même qui serait responsable de ce délit...

 

"Le parquet national financier a pris connaissance de l’article du Canard enchaîné. Il s’est rapproché de l’Inspection générale des finances pour obtenir plus d’informations. Dès que nous aurons plus d’éléments, nous envisagerons avec le parquet de Paris les suites éventuelles à donner", a indiqué un porte-parole du PNF.

 

Interrogée par le Figaro, l'IGF n'a pas souhaité réagir. (5) Comme ça c'est plus simple !

 

Depuis l'annonce de cette affaire dans la presse écrite, les grands medias télévisés n'en parlent pas, mais accablent chaque jour les soutiens de F. Fillon ou de M. Le Pen. Où est l'équilibre de la justice ?

 

Soupçon de délit de favoritisme pour l'organisme de promotion de la French Tech

 

L'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné explique que "cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée à Havas par Business France, sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé"... Elle aurait coûté "381.759 euros, dont 100.000 rien que pour l'hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit" !

Selon les conclusions de l'IGF, citées par le palmipède, "Business France" ou certains de ses salariés "pourraient être incriminés pour ‘favoritisme'".

 

Le délit de favoritisme a été introduit par la loi du 3 janvier 1991 relative à la transparence et à la régularité des procédures de marché. D'après une note du ministère de la Justice, "ce délit est né lors du mouvement de moralisation de la vie économique et financière et constitue un des délits regroupés dans le Code pénal à la section 'des manquements au devoir de probité'". "Le délit de favoritisme protège l'impératif de probité des élus et agents publics tout en assurant le respect des règles de concurrence nécessaires au bon fonctionnement des marchés", conclut la place Vendôme. … Il y a délit de favoritisme quand "l'avantage injustifié a été octroyé en violation d'une disposition législative ou réglementaire garantissant la liberté d'accès et l'égalité des candidats dans l'attribution des marchés publics et délégations de services publics".

 

Or, d'après les révélations du Canard enchaîné, les conclusions de l'enquête de l'IGF tendraient à prouver qu'il n'y a eu aucun appel d'offres dans l'organisation de cette soirée à Las Vegas, qui a été automatiquement confiée à Havas...

 

Soupçon de complicité et de recel pour Havas

 

Selon les conclusions de l'IGF, Havas France ou ses dirigeants pourraient quant à eux être poursuivis "au titre de la complicité ou du recel".

 

Le délit de favoritisme est puni de 30.000 euros d'amende et 2 ans d'emprisonnement...

 

Le Code pénal dispose que les atteintes à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics et les délégations de service public sont punies de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende.

 

Joint par Le Figaro, l'avocat Stéphane Babonneau précise qu'"il y a visiblement eu une dizaine de jours entre le moment de la demande et celui de l'octroi du contrat à Havas [...] Il n'était simplement pas possible d'organiser un appel d'offres dans un délai aussi réduit. Il existe bien des dérogations pour des commandes très urgentes, mais celles-ci concernent, par exemple, la santé publique ou la défense, pas l'organisation d'une soirée à Las Vegas", ajoute ce spécialiste du droit pénal des affaires.

 

Quant au gouvernement, un ténor de la Socialie, le sinistre de l'économie Michel Sapin est venu à la rescousse de son ex-collègue de l'Economie, ce même mercredi 8 mars : "non, Emmanuel Macron ne serait pas suspect de favoritisme à propos de l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016 sans qu’il y ait eu d’appel d’offres." Le gouvernement par la voix de Michel Sapin, a démenti mercredi 8 mars cette information du Canard Enchaîné... C'est un article de "Ouest-France" qui l'indique. (6)

 

"Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics", a expliqué Emmanuel Macron.

 

"M. Macron n'est absolument pas concerné par ces soupçons", a-t-on souligné dans l'entourage du candidat d'"En Marche" (arrière... !)

 

"Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres", a réagi Emmanuel Macron lors d'un déplacement aux Mureaux (Yvelines).

 

"Je pense que ça peut être des agents de l'Etat ou en tout cas des entités publiques, mais je demande à vérifier les faits", a-t-il poursuivi avant de conclure : "Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics". C'est un article de Lci qui rapporte ce propos d'Emmanuel Macron... (7)

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

Voici donc le résultat d'une petite investigation sur le sujet.

Pour le moment le Parquet National Financier ne juge pas utile de poursuivre…

Quant aux chaines d'information en continue, qu'elles fassent le boulot pour lequel elles sont payées, qu'elles se gardent d’approfondir le sujet ! Qu'elles se gardent d'en informer les citoyens !

 

Vous avez dit "égalité" devant la campagne présidentielle ?

Add. Mardi 14 mars 207 : Alors que nous apprenons que F. Fillon a été mis en examen ce mardi 17 mars pour "soupçons d'emplois fictifs", le parquet a ouvert hier lundi 13 mars une enquête préliminaire pour favoritisme dans l'affaire du délit de favoritisme dans le déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas. Cette soirée, organisée par Havas pour 380 000 euros, n'avait pas fait l'objet d'un appel d'offre, avait révélé le Canard Enchaîné.

À ce stade, selon les informations de France Inter, le candidat d'En Marche n'est pas directement visé. Dans le camp d'Emmanuel Macron, on estime que cette enquête "concerne Business France et Havas". L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales

http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/deplacement-d-emmanuel-macron-a-las-vegas-le-parquet-ouvre-une-enquete-preliminaire-pour-favoritisme_2096957.html

http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/deplacement-d-emmanuel-macron-a-las-vegas-le-parquet-ouvre-une-enquete-preliminaire-pour-favoritisme_2096957.html

Sources

 

(1) Ce que Marine Le Pen a écrit aux juges pour refuser sa convocation, Le Figaro, Par Marc de Boni Mis à jour le 10/03/2017 à 09:27 Publié le 10/03/2017 à 08:49

Dans l'"affaire" de l'assistant parlementaire européen de Marine Le Pen, Florian Philippot (FN) a fait savoir sur CNEWS (05/03/17) qu'elle ne répondrait pas aux convocations compte tenu qu'elle avait demandé par courrier un an auparavant le 18 février 2016, l'ouverture d'une enquête judiciaire pour faire la clarté et ne reçut alors aucune réponse.

(2) Qui a dit que la Justice doit être juste et indépendante? Photo des membres du Parquet National Financier qui poursuit Fillon et Marine Le Pen, Medias-Presse.info, — par Emilie Defresne — 10 mars 2017

(3) Soupçon de favoritisme : En Marche! va porter plainte contre Christian Jacob, Le Figaro, Par Marcelo Wesfreid Publié le 08/03/2017 à 17:10

(4) Soupçons de favoritisme liés à la visite de Macron à Las Vegas : le parquet dit attendre « plus d’informations », Le Monde | 08.03.2017 à 13h33 • Mis à jour le 08.03.2017 à 18h01

(5) Macron : soupçon de favoritisme autour d'un déplacement à Las Vegas, Par Alexis Feertchak Mis à jour le 09/03/2017 à 09:42 Publié le 08/03/2017 à 11:49

(6) Soupçon de favoritisme à Las Vegas. Macron "hors de cause" selon Bercy, Ouest-France, Modifié le 08/03/2017 à 12:28 | Publié le 08/03/2017 à 12:28

(7) Soupçons de favoritisme : le déplacement d'Emmanuel Macron au CES de Las Vegas en 2016 dans le viseur, 08 mars 06:33 La rédaction de LCI

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 12:17

A prendre au second degré, ce texte de Mgr Giacomo Biffi dans Il quinto Evangelo :

Dans l’Evangile selon S. Mathieu, Jésus déclare : « Qui n’est pas avec moi est contre moi.”

Fort heureusement, depuis peu, l’Eglise s’est engagée sur la voie d’une exégèse de ces paroles dignes de la Contre-réforme. Désormais, il faut dire : “Qui est contre nous est pour nous.” C’est, si l’on veut, une sorte d’adaptation ecclésiale du principe qui, grâce à la “novlangue”, régissait la société heureuse décrite par Gorges Orwell dans “1984”.

Ainsi donc, pour construire l’Eglise de demain, il nous faut admettre que les artisans les plus efficaces du Royaume sont les démolisseurs de l’intérieur : ceux qui combattent et tournent en dérision la foi des simples et les forcent à devenir adultes ; ceux qui, luttant contre toute structure et tout enseignement clair, imposent à tous un état d’incertitude, d’égarement, de perplexité angoissée, bien éloignée de toute sérénité illusoire qui ne saurait être qu’anti-évangélique.

Bénie soit alors la poutre qui se trouve dans notre œil si elle nous permet de voir la plus petite paille dans l’œil de l’Eglise et de procéder sans la moindre hésitation à la correction de cette mère indocile qui protège tant de pharisiens. On le sait : chambouler l’Eglise, ses habitudes, sa Tradition, sa liturgie, ses enseignements, ses façons de concevoir les sacrements... est une œuvre hautement méritoire. C’est elle qui sera la mieux récompensée : le Christ sera sans aucun doute reconnaissant envers ceux qui auront su voir et montrer les rides qui sont sur le visage de son épouse ; et en temps voulu, il ne manquera pas de leur manifester sa gratitude.

(D’après Mgr Giacomo Biffi, Il quinto Evangelo.)

 

Source: Pro liturgia, Actualité du vendredi 10 mars 2017

La novlangue adaptée à l'Eglise
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:25
Le désastre de la troisième république - De Bismarck à la Grande Guerre

Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu'en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c'est d'abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera... J'entreprends contre l'Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible! On m'accusera de persécution et j'y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d'abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. Et bien! Je le répète : ici encore les républicains m'aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j'attaque par politique, ils l'attaquent par formalisme anti-religieux. Leur concours est assuré.

Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l'épouventail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur... Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction..., des crimes de l'absolutisme, des empiètements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse! C'est la France qui paiera les frais! ...

Lettre de Bismarck au comte von Arnim sur la république l'empire et les Bourbons

La lettre de Bismarck au comte Von Arnim (ambassadeur à Paris) du 16 novembre 1871 est sans appel. Elle met en évidence ce caractère antifrançais de la Révolution de 1789 et de l'esprit républicain qui en émane.

 

Le chancelier prussien Bismarck était favorable à la république car il pensait que ce régime empêcherait la France de concocter des alliances avec les monarchies européennes. Il craignait les monarchistes parce qu'ils possédaient cet esprit revanchard qu'il répugnait. De plus, la monarchie pouvait créer un régime fort qui pourrait essayer éventuellement de reconquérir les territoires perdus.

 

Cette crainte d'un retour de la monarchie en France, Bismarck l'exprima dans une lettre qu'il fit au baron Harry von Arnim (1824-1881), ministre plénipotentiaire à Paris de 1871 à 1874, le 16 novembre 1871. Cette video de SACRVideo en cite quelques extraits et invite à lire le document traduit en français disponible sur le site des archives numérisées de la Bibliothèque nationale de France, "Gallica.fr", en tapant "opinion de Bismarck sur la république l'empire et les Bourbons" sur le moteur de recherche de ce site.

 

Voici quelques extraits de cette lettre :

"Donc la république va s'implanter en France. Vous devez, par votre parole, par vos subventions à certains journaux démocratiques et par tous les moyens en votre pouvoir travailler secrètement à en amouracher les Français....


Parce que tant que la république durera, la confiance ne pourra renaître.


... Parce que le parti républicain est en France, le moins patriote. Pendant le siège de Paris, les farouches républicains de Belleville, de Montmartre et de Ménilmontant ont été le type de la lâcheté tout en demandant à grands cris la guerre à outrance. Ils n'ont su que jeter leurs fusils dans les tranchées, hurler dans les clubs et souiller les églises de leurs ordures. C'est pour les avoir déshonorés en divulguant leur conduite dans ses ordres du jour que le général Clément Thomas a été assassiné par eux.


Ce sont des républicains du 4 septembre qui ont eu l'attention, lorsque Paris était investi par les Prussiens, d'inaugurer la statue de Voltaire, Chambellan de notre grand Frédéric, et qui avait félicité ce prince d'avoir battu les Français à Rosbach. On n'est pas plus plat, plus lâche, ou plus bête.

Proclamation de la République du 4 septembre 1870 (haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, Place de la République, Paris, 1883).

Proclamation de la République du 4 septembre 1870 (haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, Place de la République, Paris, 1883).


Quant à la Commune, son premier soin a été de faire insérer dans son Journal officiel, la recommandation de ne rien faire, autour de Paris, qui pût nous déplaire. Elle a renversé la colonne Vendôme faite avec le bronze de nos canons. Vous voyez que tous les républicains, de toutes nuances, sont plus ou moins des nôtres. Avec l'Internationale, je les mènerai où je voudrai. Ils n'ont plus rien de leur père de 1792, à qui il restait quelque chose des sentiments de patriotisme puisés sous la monarchie.

Par contre, travaillez de toutes vos forces à empêcher le rétablissement de la monarchie. Ce qu'il faut surtout empêcher, c'est leur fusion avec Henri V, c'est l'avènement de la légitimité :

1° Parce que celle-ci représente l'unité et la grandeur de la France, par la conquête progressive de ses provinces, y compris l'Alsace et la Lorraine;

2° Parce qu'elle représente les idées d'ordre, de droit et de religion, qui sont les éléments sociaux de conservation et de grandeur;

3° Parce que le principe de transmission héréditaire du pouvoir, exclut les ambitions, les mécontents, les avocats qui s'entendent si bien à jeter leur pays dans les hasards des révolutions, pour pècher en eau trouble;

[...] 6° Parce que la Monarchie des Bourbons a toujours été le symbole de l'honneur et de la fierté patriotique. Je me rappelle que lorsque l'ambassadeur d'Angleterre, vint en 1830, dire au prince de Polignac que son pays s'opposait au débarquement des troupes françaises à Alger, le prince lui répondit simplement: Milord, la flotte française appareille de Toulon tel jour; s'il vous plaît d'essayer de lui barrer le chemin, libre à vous.

Les républicains de 1871 n'eussent pas faite cette fière réponse. Ils sont et resteront toujours plus préoccupés des intérêts de leurs partis que des intérêts de la France. Leur patrie, c'est le monde, disent ces idiots, menés par l'Internationale.

7°Enfin, vous vous opposerez de toutes vos forces à l'établissement de la Monarchie des Bourbons parce qu'elle seule peut ramener des alliances à la France; notamment celle de la Russie; et que l'Allemagne, prise entre la France et la Russie comme dans un étau, avec le Danemark au  nord et l'Autriche au Midi, la Hollande, la Belgique et la Suisse à l'Ouest, serait gravement compromise. Alors vos craintes deviendraient fondées.

 

[...] Faites souvent parler, dans vos journaux, du danger de la réaction, du crime de l'absolutisme, des horreurs de la féodalité, de l'infâme droit du seigneur, de la dîme, des corvées, de l'Inquisition, comme si tout cela avait réellement existé ou pouvait revenir. Faites peur des empiètements et des captations du clergé. Dites qu'avec Henri V, la religion serait non seulement protégée, mais imposée, que chacun serait forcé d'aller à la messe et même à confesse. Ces déclarations et ces balivernes ne manquent jamais leur effet auprès des masses ignorantes et imbéciles, auxquelles le suffrage universel a remis le sort de la France.

[...] Et vous voulez mon cher ami, que je redoute dans l'avenir une revanche de la France ! Tranquillisez-vous : cette nation est condamnée à mort. Elle aura ce qu'elle mérite : c'est-à-dire la République alternant avec l'Empire ou la Commune; le despotisme.

[...] Donc la République française, malgré sa belle devise sur les murs, dès qu'elle ne sera plus entre les mains des royalistes, qui la font vivre provisoirement, tombera d'abord entre les mains des intrigants et des incapables, jusqu'à ce qu'elle retombe entre les mains des criminels d'où elle sort à peine. C'est inévitable. Quand une Nation n'a plus le frein de la religion et des moeurs, que le frein de la force est le seul qui la contienne, tout est possible, même l'avènement d'un demi-million d'Erostrates, du jour où la force tombe entre leurs mains comme au 18 mars.

 

[...] et cela, parce que la France, reniant son passé glorieux, livrée aux avocats et aux casse-cou, aura cessé d'être française pour devenir républicaine. Réjouissons-nous en. Nous avons définitivement pris sa place dans les destinées du monde. Elle ne pourra plus s'opposer au progrès de l'Allemagne. L'Empire d'Allemagne, avec Berlin pour capitale, que Thiers redoutait, est fondé. Le pangermanisme est proche, grâce à l'impuissance de la France républicaine." (Fin de citation)

Bismarck sous-entend que le "pangermanisme", à savoir le mouvement visant à regrouper sous une même autorité politique les peuples d'origine germanique n'a été possible que grâce à l'impuissance de la "France républicaine".

 

Le système républicain et l'esprit qui en émane n'a jamais été une force pour notre pays. Au contraire, ils ont été et seront toujours de bons serviteurs au service de nos ennemis.

La république clôture notre histoire et détruit tout ce qui représente la France dans sa réalité historique culturelle et religieuse, bref dans tout ce qui touche chaque Français.

Bismarck ne le savait que trop bien et en avait surtout conscience, comme l’Angleterre, qu’un retour à la Monarchie en France serait désastreux pour l’Empire Allemand, mais au combien fortifiant pour la France.
Et c’est un ennemi juré de la France qui fit cette analyse, qui nous l’espérons, fera réfléchir plus d’un républicain sincère, s’il en reste !

 

La république sera donc proclamée le 4 septembre 1870 par Léon Gambetta, au balcon de l'Hôtel-de-Ville de Paris pour le plus grand malheur de la France, alors que l'empire allemand est proclamé dans la galerie des glaces le 18 janvier 1871, à la faveur de la défaite française.

 

Et c’est cette république voulu par Bismarck qui, 40 ans après la défaite de 1871, prendra la responsabilité de diriger la guerre la plus atroce face à l’Allemagne. Pourtant, peu avant le déclenchement de la Guerre de 14-18 la faiblesse du régime républicain se faisait déjà cruellement ressentir. Un député socialiste et franc-maçon, Marcel Sembat, rédigea un pamphlet : "Faites un roi, sinon faites la paix".

A travers ce pamphlet rédigé en 1911, Marcel Sembat expliquait combien le régime républicain était trop faible et instable, mais aussi source de divisions et donc incapable de pouvoir gérer efficacement une guerre. Il disait : "Aller à la guerre sous des Jules Faure, des Poincaré des Barthou, des Trochu, des Gambetta, des Clemenceau ? Nous serions encore condamnés à cela ? Comment osez-vous, trop connus, vous qui, en paix, n’êtes déjà que des conducteurs assez médiocres, vous proposer pour chefs de guerre ? Retirez-vous, vous puez la défaite".

Manifestement il ne fut pas entendu et c’est au nom de la Liberté et des Droits de l’Homme que le français de 1914 avait perdu sa liberté d’aller ou de ne pas aller à la guerre..., liberté qui fut pourtant acquise durant des siècles sous la Monarchie. La république su alimenter durant ces 40 ans un esprit revanchard associé à un patriotisme révolutionnaire particulièrement désastreux. Raymond Poincaré, dans son message aux Assemblées du 4 août 1914, proclamera l’Union sacrée entre tous les français. Le but étant de faire disparaître les nombreuses divisions existantes entre les français, divisions politiques, syndicales, religieuses…etc. Afin de renforcer le gouvernement républicain dans sa gestion du conflit. Mais cette union sacrée ne fut qu’un leurre car le gouvernement républicain profitera bel et bien du conflit pour continuer à se débarrasser de ses adversaires politiques, à savoir les Catholiques, les Royalistes et les Nationalistes. Ces derniers malheureusement agiront avec confiance et refuseront de profiter du conflit pour abattre la république. Jean de Viguerie écrivait à ce sujet dans "Les deux Patries" :


"Car les curés doivent subir le sort commun : ils doivent tuer eux aussi, et être tués. Mais le but est surtout d’en faire tuer le plus possible. Avec le plus grand nombre possible de leurs fidèles. L’intention est avouée. Les politiciens ne s’en cachent pas. 'La jeunesse catholique, aurait déclaré l’un d’eux, nous l’enterrerons dans les tranchées.'"


Jean de Viguerie – Les deux Patries – Editions DMM - p195

La suite ? On la connaît. Ce sera plus d'un million cinq cents mille morts, en comptant les civils. Cette fausse victoire des alliés aboutira vingt ans plus tard (en 1939) à un autre conflit avec l'Allemagne, conflit qui achèvera d'affaiblir notre pays et qui permettra, malheureusement, l'hégémonie américaine dans le monde. La IIIe république née de la défait de 1870, peuplée en 1940 d'hommes politiques dont la lâcheté le dispute à l'incompétence, disparaît dans le plus grand désastre militaire que la France ait jamais connu.

Par son impéritie, la IIIe république exposa la France à deux guerres mondiales, horriblement meurtrières, dont on ne s'est toujours pas relevé.

Elle se lança également dans l'aventure inconsidérée de la colonisation, face à laquelle, la Ve république nous impose à ce jour moult repentance au nom de l'antiracisme et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Bismarck qualifiait en son temps, les républicains français d'ignorants, d'incapables, de traîtres, et de criminels. En ce début de XXIe siècle, qu'est-ce qui a vraiment changé ?

La république est un système que seuls les ennemis de la France peuvent lui souhaiter, alors que penser de ceux qui nous gouvernent et qui n'ont que le mot de république à la bouche ?

 

En cette période de centenaire de la Grande Guerre, ce sont ces mêmes incapables qui nous offrirent le spectacle grotesque d'un semblant de commémoration du centenaire de la bataille de Verdun. Commémoration aux allures de profanation, plutôt qu'autre chose.

 

Le livre d'André LOEZ, "14-18. Les refus de la guerre, Une histoire des mutins", donne des extraits de lettres de poilus de la Grande Guerre qui en disent long de ce qu'ils pensaient :

 

"Si nous le voulions, tout cela cesserait ! Car si nous étions des hommes il n'y aurait qu'à nous révolter ! A Bas la république".

 

"Tas de vaches, tas de salauds, c'est vous qui faites durer la guerre, buveurs de sang, tas de richards, on vous aura après la guerre, si on a le bonheur d'en sortir".

 

"Ouvrier, fais toi tuer pour les gros et les embusqués".

 

"Vie le Roi!"

 

"A bas la Guerre, et n'oubliez pas que c'est pour démolir le petit peuple".

 

"Pauvre populo, prépare tes gosses pour la boucherie".

 

"Au chiotte les députés et au fumier les sénateurs, tas de fainéants".

Et oui! Beaucoup à cette époque étaient royalistes, ou tout simplement contre le gouvernement.. Les Français de cette époque ne se sont pas battus pour les 'valeurs de la république', mais au contraire, ont été victimes de celles-ci.

 

Que reste-t-il dans l'anniversaire de cette terrible guerre qui fut, dans notre histoire, un véritable génocide de la jeunesse ? De toute cette jeunesse exterminée sur l'autel républicain. Au nom de quoi, sacrifiés idéologiquement, ces hommes partis en guerre non pour une république fantoche, qui depuis deux cent ans traîne une ombre de mort sur notre pauvre pays exsangue, la Révolution, la Commune, les massacres d'ouvriers, la misère ouvrière. Que reste-t-il de ces messages de poilus ? De cette fleur des peuples régionaux, travailleurs et paysans venus mourir aux frontières d'un pays mal défendu ? Des ces Bretons, fils de Chouans, qui avaient déjà, au cours de la Révolution payer le prix fort ? Sans compter le Camp de Conlie, cette horreur de Gambetta (24 octobre 1870-25 janvier 1871) ?

... Que reste-t-il de ces lettres, de ceux qui laisseront leurs femme et leurs enfants, leur jeunesse, leurs rêves ? Relisons ces messages qui restent pour nous des témoignages comme la réalité de ce qu'ils pensaient, exprimant leur dégoût, comme la honte de cette maladie mortelle, nommée 'république', qui en dehors de tout système politique est celui qui ferme l'histoire et détruit tout ce qui nous est cher ?

Le désastre de la troisième république - De Bismarck à la Grande Guerre

Que reste-t-il ? Pour beaucoup, aujourd'hui, c'est du passé. C'est un grand-père, un grand oncle, plusieurs frères qui dorment sur cette terre, là-bas, balayée par le vent de l'Est. Comme tous ces volontaires étrangers, Sénégalais, Marocains, mais aussi Russes, Serbes, Anglais, Canadiens, Américains, et j'en oublie. Qu'ils me pardonnent. Mais j'en appelle à nos mémoires. Et pensons un instant à tous ceux qui restèrent à la nouvelle du décès, ou de la disparition de l'être cher, comme des êtres chers, qui continuèrent une existence, avec l'absence, ce vide, ces souvenirs, dans le sacrifice. Tous ces enfants qui grandirent sans leur père, leurs frères ou leurs oncles, ou leurs amis. Toutes ces femmes qui subirent, car les guerres touchent d'abord les jeunes, et surtout, les femmes et les enfants.

Si cette video doit servir à quelque chose ? C'est maintenir ce souvenir. Pour ne pas oublier. Car demain, d'autres guerres viendront. D'autres conflits surgiront. Et du doigt, nous pointons la responsabilité d'un état lâche, et sanguinaire. Il n'y a pas d'état idéal, mais des gouvernements moins mauvais. Il y a des gouvernements qui malgré l'autorité que nous avons en tant que citoyen à accepter, restent avares et économes du sang humain. Rappelons que la république ne désirait pas moderniser les uniformes, afin d'envoyer en première ligne notre infanterie en bleu à revers rouge, parce que c'étaient les couleurs de la révolution face aux mitrailleuses allemandes ! Nous avons fusillé des hommes sous prétexte de désertion, parce que les officiers ne respectèrent pas leurs paroles, en annulant ou décalant les permissions gagnées au prix du sang.

 

"La honte des républiques et des empires, le crime des crimes sera toujours d'avoir tirer un paysan de la paix dorée de ses champs et de ses charrues et de l'avoir enfermé entre les murs d'une caserne pour lui apprendre à tuer un homme", disait Anatole France.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 16:30

Dans une videoformation pour Notre Dame de Chrétienté, l'historienne Anne Bernet, explique que la première apparition de la Vierge Marie en France remonte au IVe siècle au Puy-en-Velay.

Extrait que l'on retrouve sur le site Nd de Chrétienté :

 

Quels sont les liens entre Notre‐Dame et la France ?

 

"Ce sont des liens extrêmement anciens. Si nous nous attachons à la première apparition de Notre-Dame en France, elle a lieu dans le courant du IVe siècle à Anicium, comme on appelait alors le Puy-en-Velay." Une femme atteinte probablement de paludisme se rend une nuit sur une pierre sacrée, une pierre druidique, un dolmen, et elle s’y couche pour implorer le secours des dieux selon un rite païen classique. Au lieu de la divinité gauloise Belisama c'est la Vierge Marie qui lui apparaît, entourée d’anges. Elle lui demande, à cette femme païenne, d’aller trouver l’évêque et de lui demander de construire en ces lieux un sanctuaire qui lui sera dédié. Comme la femme demande à la Sainte Vierge une preuve avant d'aller trouver l'évêque, la Vierge lui répond : "ce n'est pas difficile, tu reviendras avec lui et il suivra un cerf, le périmètre qu’il délimitera sera celui de mon sanctuaire." Et alors que nous sommes au mois d’août, il va neiger et les traces du cerf vont délimiter dans la neige les limites du sanctuaire sur la colline du Puy‐en‐Velay. Cette apparition, la plus ancienne en France, marque le début de la protection mariale sur notre pays. Protection qui entrera dans notre histoire quelques années plus tard sous le nom de prophétie de S. Rémi.

 

Quelle est le l'origine de l'expression « Regnum Galliae, Regnum Mariae » ?

 

C'est précisément la prophétie de saint Remi qui a amené Clovis au baptême catholique. La Gaule était alors menacée par le péril arien représenté par les Wisigoths, grande puissance européenne qui régnait sur l'Espagne et sur une grande moitié de la France jusqu'à la Loire (ils n'ont jamais réussi à s'emparer du nord de la Loire). Et voilà que Clovis va changer la donne, en prenant le parti de la foi catholique, Clovis va devenir en quelque sorte le fils privilégié de la Vierge et met définitivement la Gaulle à l'abri de la menace arienne.

 

Durant la vigile de Noël 496, juste avant le baptême de Clovis, Remi connaissant le caractère difficile de Clovis est saisi d'inquiétude ; il prie le ciel de lui envoyer un signe. Et Remi va avoir une vision où se déroule devant lui le futur glorieux de la France et de ses rois, volant de victoires en victoires, de triomphes en triomphe, bras armé de la catholicité. Il entend une voix lui dire :

 

"Il en sera ainsi tant qu'ils seront fidèles".

 

Et à ce moment-là, la vision de S. Remi sombre dans un chaos terrible, il assiste à des scènes de catastrophes et des profanations, la France se détourne de son destin. Et Remi, désespéré, se demande s'il n’a pas travaillé en vain. A ce moment-là il entend une voix féminine lui dire :

 

"Ne t'inquiète pas, je suis là, je veille."

 

C'est la promesse de Marie de ne jamais abandonner la France qui a défendu la divinité de son Fils et ses privilèges à elle. D’où vient en effet l'expression "Regnum Galliae, Regnum Mariae quod numquam peribit ", "la France est le royaume de Marie, jamais elle ne périra."

 

Pourquoi appelle‐t‐on Notre‐Dame "Reine de France" ? A quand remonte cette expression ?

 

La protection de la France par la Vierge débute au Ve siècle et s’accentue encore lorsqu'en 1637 le roi Louis XIII a décidé de consacrer sa couronne et son royaume à la Vierge Marie et de faire de la Vierge la Reine de la France.

Quels sont les liens entre Notre-Dame et la France?

Pour quelles raisons beaucoup de sanctuaires en France sont‐ils consacrés à Notre‐Dame ?

 

En général, l’usage voulait que le siège cathédrale soit consacré à Notre-Dame et porte le nom de la Vierge. A cela s'ajoutent les innombrables sanctuaires à travers le pays qui lui ont été dédiés, ainsi que certains sanctuaires bâtis sur d'anciens sanctuaires ou lieux de culte païens, qui ont été christianisés en les plaçant sous la protection de la Vierge, comme par exemple à Chartres qui n'est autre que la fameuse forêt des Carnutes de l'ancien culte à la virgo paritura, un culte pré‐marial.

 

Les apparitions constituent une des multiples raisons. Celle du Puy‐en‐Velay est la plus ancienne mais il en existe beaucoup d’autres, comme celle de Notre‐Dame du Bernet dans le Gers. Aux alentours de l'an 1000, alors qu’une famine épouvantable sévit dans la région, une jeune femme dont le lait a tari, est désespérée de ne plus pouvoir nourrir son bébé. La sécheresse ayant brûlé toute l’herbe, même ses bêtes ne peuvent lui fournir du lait pour son enfant. Elle ne veut pas voir son bébé mourir et s'apprête à l’abandonner. A ce moment‐là, la Vierge lui apparaît et lui dit : "va boire à la fontaine dont l'eau jaillit miraculeusement. Tu en nourriras ton enfant et toutes celles qui viendront ici se nourriront en abondance".

 

Les apparitions mariales ont été très nombreuses en France et toujours liées à des choses extrêmement simples de la vie quotidienne. Notre‐Dame se préoccupait des besoins quotidiens de son peuple. Des grâces de protection personnelle peuvent être accordées. C’est le cas de la basilique Notre‐Dame d'Avesnières bâtie au Moyen Âge par un Seigneur de Laval qui, voulant traverser la rivière, était tombé à l'eau avec son cheval et sur le point de se noyer, avait imploré la Vierge de le tirer de ce mauvais pas. Quelques instants plus tard il avait repris pied dans un champ d'avoine.

 

Dans d’autres places, nous avons des sanctuaires bâtis pour remercier d'une protection spéciale : c'est le cas de Notre‐Dame de Fourvière qui à l'origine est bâtie pour remercier de l'arrêt d'une épidémie de peste. Ou encore Notre‐Dame de la Garde à Marseille pour des raisons similaires d'épidémie récurrente. Dans les deux cas, la municipalité promet de rendre grâce chaque année pour la protection accordée. A Marseille à la fin du XIXe siècle, une année seulement, la municipalité, incroyante, s'est crue autorisée à se dispenser du vœu. Une effroyable épidémie de choléra s'est alors abattue sur la ville.

 

La naissance de Louis XIV, dit "Dieudonné" est aussi un cadeau du ciel : la reine Anne d'Autriche après plusieurs fausses couches ne pouvait plus avoir d'enfants. Jusqu'à ce jour de novembre 1637, où Louis XIV fut conçu, la Vierge apparaît au frère Fiacre, un des moines augustins de l’église Notre‐Dame‐des‐Victoires, fraîchement baptisée en l'honneur de la victoire de Louis XIII à la Rochelle. Le frère Fiacre se réveille en pleine nuit, ayant entendu un nouveau né pleurer dans sa cellule. Il voit alors la Vierge magnifiquement revêtue d'une robe bleue étoilée, comme elle apparaîtra à Pontmain plus de 200 ans plus tard. Elle tient un enfant dans ses bras que le frère Fiacre prend pour l'enfant Jésus. Notre‐Dame le détrompe et lui dit : "L'enfant que vous me voyez dans les bras n'est pas mon Fils, il est le dauphin que Dieu veut donner à la France. Vous irez trouver la reine Anne d'Autriche et vous lui demanderez de réciter trois neuvaines :

‐ l'une à Notre‐Dame de Cotignac

‐ la seconde à Notre‐Dame‐des‐Victoires

‐ et la troisième à Notre‐Dame de Paris."

 

Effectivement frère Fiacre alla informer la reine qui se mit à prier et la conception de Louis XIV correspondit à la fin de la troisième neuvaine.

 

Plus près de nous en septembre 1914, lors de la bataille de la Marne, nous avons une apparition, parfois contestée, de Notre‐Dame de France, qui se serait dressée en étendant ses mains sur une colonne allemande et en lui criant : "Vous n’irez pas plus loin." Les Allemands, saisis de panique, perdirent pied.

 
 Fiche résumé:

Bibliographie ‐ Pour aller plus loin :

‐ «Notre Dame en France» ‐ Anne Bernet – Editions de Paris.

‐ « Histoire Des Pèlerinages Français de La Très SainteVierge », R.P. Jean‐ Emmanuel B.Drochon ‐

Editions Plon ‐ 1890

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 00:00
Saint Jean de Dieu

Saint Jean de Dieu

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Saint Jean de Dieu, fondateur des Frères de la Charité (1495-1550),

Père de l'hôpital moderne 

        « C’est un fou ! », un aliéné ou un révolutionnaire. Il croit à l’accompagnement thérapeutique et aux soins palliatifs. Il a une manière de parler aux malades, de tenir la main des mourants et de calmer les malades mentaux qui inquiète les partisans des saignées et des camisoles de force. Son père vendait des melons et des olives, et lui, João Cidade, est un pauvre portugais qui se retrouve vagabond pendant 33 ans.

À huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne.

http://covers.openlibrary.org/b/olid/OL564577M-M.jpg        Tour à tour berger, soldat dans l'armée de Charles Quint, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit, le 20 janvier 1539. Il en est bouleversé et confesse publiquement son égarement. Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous. Là, il découvrit la misère de ceux-ci et décida d'humaniser les hôpitaux.

        Ses collaborateurs étaient des pécheurs, des assassins, tous repentis. Son action envers les plus démunis fut couronnée de succès lorsque nombre de prostituées qu'il aidait changèrent de métier. Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité.        

L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitalier de Saint Jean de Dieu. Les "Frères Hospitaliers", qui portent son nom encore aujourd’hui, sont créés. Son hôpital prend bientôt de prodigieux accroissements, des aides financières de dernière minute viennent régulièrement sauver cette oeuvre de la charité. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.

Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcourait les rues de Grenade en criant: "Mes frères, pour l'amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes." Sa sollicitude s'étendait à tous les malheureux qu'il rencontrait; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu'il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Un jour, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant: "Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais."

http://4.bp.blogspot.com/_ouHd8TTf3HI/ScH9uk5CbUI/AAAAAAAAA-Q/cEZ99WVPfIg/s200/aphp-grand.jpgA 55 ans, Saint Jean de Dieu (1495-1550) meurt d’épuisement. Au moment de mourir, il dira :" Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

Il a été proclamé par Léon XIII, patron des malades et des hôpitaux en 1886, et par Pie XI, patron des infirmiers et infirmières en 1930.
Les institutions créées par lui devinrent en France « l’Assistance Publique ».
Musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris
Hôtel de Miramion
47, quai de la Tournelle, 5ème arr.


Sources :
12, 3, 4

-----------------------------------------------

Quelques mots sur la charité publique au dit "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime"

 

La fameuse "dîme", redevance collectée en faveur de l'Eglise qui a donné lieu dans la propagande des mythographes républicains aux calomnies les plus éhontées servait à financer l'assistance publique et réellement gratuite de l'époque.

acquis-1789.jpgIl faut savoir que 
"[l]es œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'Etat et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Eglise de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus." (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354.)

 

"Les ennemis de l'Eglise insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Eglise fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques:
- les aumônes, l'hospitalité (les Hospitaliers, les règles de saint Benoît, règle bénédictine, les nombreuses congrégations hospitalières),
- œuvre d'assistance et d'enseignement (scolarisation gratuite),
- œuvres de piété ou de charité,
- constructions de cathédrales,
- aumônes épiscopales,
- hospitalité monastique,
- asiles pour les pauvres,
- hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins,
- l'Ordre de Saint Antoine,
- le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint–Lazare,
- le soin des aveugles,
- les "Maison-Dieu", les "Hôtels-Dieu", la nourriture, les soins des malades, des sans-abris, des mendiants, des étrangers (Saint Jean de Dieu), les hospices pour les voyageurs, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux,
- l'excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge", l'architecture hospitalière, les soins de propreté et d'hygiène, les distributions quotidiennes de pains aux pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux infirmes et aux vieillards (abbaye de Cluny), la science médicale, etc., toutes choses que les ennemis de l'Eglise, et les mythographes républicains comme par hasard, oublient de signaler.

 

Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.


C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques." (Jean Guiraud, ibid., p. 210.)

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:13

Dans un entretien publié en italien (et traduit en français par Benoît-et-moi), l'évêque de Ferrare - Mgr Luigi Negri - parle des Dubia, de la situation de l'Église et de la démission de Benoît XVI

Concernant la renonciation de Benoît XVI, Mgr Negri affirme :

 

"je suis certain qu'un jour émergeront de lourdes responsabilités à l'intérieur et à l'extérieur du Vatican. Benoît XVI a subi des pressions énormes. Ce n'est pas un hasard si en Amérique, également sur la base de ce qui a été publié par Wikileaks, certains groupes catholiques ont demandé au président Trump d'ouvrir une commission d'enquête afin de déterminer si l'administration de Barack Obama a fait pression sur Benoît. Cela reste pour l'instant un mystère très grave, mais je suis sûr que les responsabilités sortiront. Je m'approche de ma propre "fin du monde" et la première question que j'adresserai à saint Pierre sera justement sur cette histoire."



Concernant les Dubia, Mgr Negri affirme:

 

"Amoris Laetitia a besoin d'une clarification, malheureusement, le guide ultime de l'Église reste silencieux. Je pense que le Saint-Père doit répondre, bien qu'il semble avoir décidé du contraire. Malheureusement, il s'est déclenché une véritable hystérie contre ces quatre cardinaux qui ont été accusés de tout. Certaines personnes sont allées jusqu'à suggérer de leur enlever le chapeau de cardinal. Ce sont des épisodes répugnats. Les antipapistes d'autrefois deviennent hyperpapistes parce que cela les arrange."

Pour lire l'entretien au complet, c'est sur Benoît-et-moi

 

Source: http://www.riminiduepuntozero.it/gravi-responsabilita-dentro-e-fuori-il-vaticano-per-le-dimissioni-di-benedetto-xvi-parla-mons-negri/

Mgr Luigi Negri parle des Dubia, de la situation de l'Église et de la démission de Benoît XVI
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:16

Les propos de Serge Moati vont embarrasser les élites oligarques et les francs-maçons. C'était prévisible... On a vu hier Anne Sinclair déplorer une "France blessée", constater "une entrée dans un monde nouveau", donc la fin d'une époque..., et admettre s'être trompée "tout le temps, comme tout le monde". Hier également, Serge Moati a fait une introspection de son parcours politique. C'est qu'après des décennies de positions politiques ultra-immigrationnistes, mélangistes et pro-multicultu, les Juifs de France découvrent la persistance des phénomènes identitaires, virent à l'extrême droite et quittent le navire pour Israël, en réclamant le droit pour eux d'exprimer leur "identité". C'est Serge Moati qui l'explique sur I24News" : 

Après des décennies de positions politiques de gauche, Serge Moati appelle à une Alya responsable et collective

Serge Moati, vient de sortir le livre "Juifs de France, pourquoi partir ?" (Stock)". Invité d'"I24NWS.TV" hier 6 mars, il explique dans une video :

 

"Je pense que les conditions de l''Alya' (retour en Israël. Ndlr.), on doit travailler constamment les conditions de l'Alya réussie. C'est une responsabilité collective, l'Alya. C'est une décision personnelle, mais c'est une responsabilité collective. Donc, il y a des choses qu'il faut arranger : l'équivalence des diplômes, la protection sociale évidemment, le prix des loyers, des choses comme cela. L'Alya, il faut la faire ou très jeune, ou très âgé".

 

S'agissant des Juifs de France qui restent (en France), le journaliste explique que finalement ils "finissent par se ghettoïser". Serge Moati explique alors ce qui motive le départ des Juifs de France pour Israël :

"Je connaissais un Israël plus à gauche, pour dire les choses brutalement.

 

Et là, j'ai rencontré des gens de la communauté des Juifs de France, à la fois religieux, sionistes et nationalistes. En France, on dirait 'de droite'. Donc la communauté juive de France a beaucoup changé", déclare Serge Moati.

 

"Alors, (elle a beaucoup changé) pour des raisons que je peux exprimer, poursuit Serge Moati. C'est-à-dire que c'est la grande crainte de l'immigration arabe, qui revient très souvent, et avec une brutalité qui m'a étonné. C'est-à-dire, on ne peut plus vivre en France, on n'est plus rien, on ne pèse plus rien, électoralement, etc., il faut qu'on aille dans un pays où l'on est majoritaire", conclut Serge Moati... "Et avec un grand mot qui sort tout le temps : où notre identité pourra s'exprimer".

Avant d'écrire ce livre, Serge Moati explique :

 

"Je n'en avais pas conscience. Je ne pouvais pas le savoir et le sentir à ce point.

 

Ce qui m'intéressait, c'est la netteté des propos, et de leur rendre cette netteté comme ils me l'ont donnée.

 

Ils me disent ça y est on part en Israël. On n'est plus en sécurité en France. On ne reconnaît pas la France qu'on a aimé. Et des propos qui suivent qui m'ont beaucoup troublé. Ces propos sont très clairs. Et donc j'ai décidé de faire ce bouquin... Une communauté juive de France qui ne compte plus que 470 000 êtres humains. C'est peu", ajoute Serge Moati.

Question: pourquoi ce type de propos est-il normal dans la bouche d'un juif, mais est-il taxé de "racisme", et de "fascisme" lorsqu'il est prononcé dans la bouche d'un catholique français qui voudrait lui aussi que son "identité" puisse "s'exprimer" ? Les propos de Serge Moati vont secouer le landerneau.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 07:15

Anne Sinclair parle d'une "France blessée" et admet s'être trompé "tout le temps, comme tout le monde".

 

Invitée d'Europe 1, Anne Sinclair a livré son analyse de l'actualité politique et internationale. La journaliste publie aussi un livre : Chronique d'une France blessée.

 

Depuis la crise grecque, en passant par les attentats de Paris, Anne Sinclair rassemble dans un livre deux ans de réflexions sur le monde. Dans Chronique d'une France blessée (Grasset), la journaliste politique n'épargne aucun sujet, à commencer par celui de la campagne présidentielle. Invitée d'Europe 1, elle évoque les bonnes feuilles de son ouvrage.

 

Une situation inédite "depuis des lustres". [...] "Avec deux présidents de la République empêchés, deux Premiers ministres écartés, avec une tourmente générale et un cirque incroyable depuis huit jours", commente-t-elle. Elle poursuit : "J'ai l'impression qu'on n'a jamais vu ça depuis des lustres".  Une entrée "dans un monde nouveau".

 

[...] Anne Sinclair a "pressenti au moment de la crise grecque qu'on était en train de rentrer dans un monde nouveau". Elle évoque "la montée des populismes, un quinquennat qui s'effondrait presque de l'intérieur". Selon elle, "on sentait bien qu'il y avait quelque chose qui se passait". Sur sa façon d'écrire, elle confie : "J'ai écrit au jour le jour, en me trompant tout le temps, comme tout le monde".

Anne Sinclair parle d'une "France blessée" et admet s'être trompée "tout le temps, comme tout le monde"
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/49/Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg/440px-Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg

Martyre de sainte Perpétue et de ses compagnons. Vitrail de l'église Notre-Dame de Vierzon (XIXe siècle).

 

Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave. Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage.

L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule, à Thuburbo minus (Tebourba, actuelle Tunisie), au sud-ouest de Carthage (203). Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait. Perpétue a laissé une relation écrite de sa détention (Actes et Passions des martyrs chrétiens des premiers siècles, Cerf 2010). Il s'agit d'un témoignage de femme unique dans l'Antiquité. A plusieurs reprises, Perpétue affronte victorieusement les autorités, celles de l'Etat, celle de son père ou encore celle du tribun responsable de la prison militaire. [4]

Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

Extraits de la Passion de Perpétue et Félicité :

 

"Un autre jour, pendant que nous prenions notre repas, on nous emmena subitement pour etre interrogés et nous arrivâmes au forum. Le bruit se répandit aussitôt dans les environs du forum et une foule immense se rassembla.

Nous montâmes sur l'estrade. Interrogés, les autres firent leur confession de foi. On en vint à moi, et mon père apparut soudain avec mon fils; il me tira de la marche et dit :

"Sacrifie, aie pitié de ton enfant."

Le procurateur Hilarianus, qui avait alors reçu le droit de glaive à la place du proconsul Minucius Timinianus, défunt, dit :

"Epargne les cheveux blancs de ton père, épargne l'enfance de ton fils, fais le sacrifice pour le salut des empereurs."

Je répondis :

"Je suis chrétienne."

Et comme mon père se tenait près de moi pour provoquer ma chute, Hilarianus ordonna de le repousser et on le frappa d'un coup de verge. J'eus de la peine pour ce qui arrivait à mon père, comme si j'avais été frappée moi-même, j'eus de la peine aussi pour sa vieillesse malheureuse. Alors le procurateur prononce sa sentence sur tous et nous condamne aux bêtes, et tout joyeux nous revenons à la prison.

Texte issu d'Actes et Passions des martyrs chrétiens des premiers siècles, Cerf 2010.

Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse.

Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. L'une des jeunes femmes était très frêle et l'autre venait d'accoucher.

Perpetue, la première, fut projetée en l'air et retomba sur le dos. Sa tunique se déchira sur le côté. Alors, elle s'assit, et l'arrangea afin de cacher ses cuisses, plus préoccupée de sa pudeur que de sa souffrance. Ensuite, elle chercha une épingle à cheveux et rattacha sa chevelure qui s'était défaite. Elle ne voulait pas endurer le martyre les cheveux dénoués et paraître porter le deuil en pleine gloire. Pour une romaine, c'est un signe d'affliction de laisser ses cheveux libres sur ses épaules. Puis elle se releva et voyant Félicité à terre, elle alla vers elle, lui tendit la main et l'aida à se relever. Toutes les deux restèrent ainsi debout. La cruauté de la foule en fut vaincue et on les reconduisit par la porte des Vivants. On les acheva en les égorgeant. C'est Perpétue qui guida la main de l'apprenti gladiateur chargé de l'égorger.

 

 

Selon les "acta" de leur martyre, des témoins disaient :

Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie.

Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

Elles sont fêtées par les Eglises d'Orient le 1er février.

 

Sources

1; 2; 3. Anne Bernet, Les Chrétiens dans l'Empire romain, des persécutions à la conversion Ier - IV° siècle, Perrin, Mesnil, sur-l'Estrée 2003; [4] Revue Codex, 2000 ans d'aventure chrétienne, Editions CLD, n° 1, Automne 2016, p. 128-129.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 22:17

Nous apprenons ce soir dans une dépêche afp Le Figaro qu'un obscur groupe international "We are Church" (Nous sommes l'Eglise) demande au pape François le remplacement à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi du cardinal Gerhard Ludwig Müller, sous le prétexte de blocage "des réformes anti-pédophilie".

 

Dans son communiqué, ce groupe appelle le pape François au remplacement du cardinal à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, "par quelqu'un qui introduira transparence, justice et compassion" dans la Congrégation pour la Doctrine de la Foi".

 

Un hasard, sans doute... quand on sait que le Cardinal Müller a pris position le 1er février 2017 contre l'accès des divorcés-remariés à l'Eucharistie , qu'il est le seul cardinal qui a répondu aux dubia, chose que le pape n'a toujours pas fait, malgré le flou qui reste dans l'Eglise...

 

De même, le 5 octobre 2015, 13 cardinaux avaient adressé une lettre au pape (qui n'en pas tenu compte) dans laquelle ils s'étonnaient de nouvelles procédures au synode qui semblaient assurer l'obtention de résultats prédeterminés (ce qui a été appelé le "synode de l'ombre"...) et à laquelle le pape répondit en demandant de "ne pas céder à l'herméneutique de la conspiration" (sic). Le Cardinal Müller était un des treize cardinaux signataires.

 

On sait enfin que les deux Synode sur la famille 2014 et 2015 se sont finalement achevé sur un vote de statu quo et un rapport de synthèse final qui n'accordait pas la communion aux divorcés et remariés et d'où les revendications homosexualistes avaient totalement disparu. Cette demande d'un remplacement à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi tombe à pic, pour se débarrasser d'un cardinal qui fait son travail.

 

"We are church" ne demande en revanche pas le renvoi de Mgr Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie et Grand-Chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II, qui a commandé dans sa cathédrale une fresque homosexualiste illustrant des homosexuels nus et semi-nus, des transsexuels, des prostituées et des trafiquants de drogue dans des interactions avec des enfants.

Le groupe "We are Church" demande le remplacement du cardinal Müller à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi

Source: Pédophilie: le renvoi d'un cardinal demandé au pape, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 06/03/2017 à 21:17 Publié le 06/03/2017 à 21:11

Pour ceux qui veulent trouver des réponses à leurs questions :

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 16:47

Florian Philippot (FN) était l'invité de CNEWS le 05/03/17. La journaliste Audrey Pulvar lui a posé la même question huit fois d'affilée en huit minutes, soit une fois toute les minutes, et a fini par abandonner, en disant "je pense qu'on a entendu", devant la même réponse dite, elle aussi, huit fois d'affilée...

 

Les huit questions d'Audrey Pulvar sont numérotées dans la video-ci-dessous :

Audrey Pulvar - 1ère question : "Votre candidate fustige le gouvernement des juges et refuse de répondre aux convocations de la justice ?", demande Audrey Pulvar.

 

1ère réponse de Florian Philippot : "Non, Marine Le Pen a demandé il y a plus d'un an l'ouverture d'une information judiciaire ...  La réponse a mis treize mois pour arriver au moment de l'élection présidentielle".

 

Audrey Pulvar - 2e question : "Marine Le Pen, le Front national s'est toujours targué d'être un parti qui ne ferait pas de la politique comme les autres, la tête haute et les mains propos, cela semble surprenant que la présidente de ce parti refuse à trois reprises de répondre aux convocations de la justice ?"

 

2e réponse de Florian Philippot : "Parce que je vous ai dit qu'elle avait demandé le 18 février 2016 par courrier l'ouverture d'une information judiciaire et qu'on ne le lui a pas répondu".

 

3e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne répond pas à ma question sur le fait que Marine Le Pen veuille dicter son propre agenda aux juges et ne répond pas aux convocations de la justice ?"

 

3e réponse de Florian Philippot : "Non, elle l'a demandé elle-même : ils ouvrent treize mois plus tard en plein pendant la campagne présidentielle à quelques jours du premier tour. Elle y répondra, elle y répondra après. Mais effectivement elle ne se plie pas à ce calendrier qui est évidemment électoral".

 

4e question d'Audrey Pulvar : "Vous réagiriez de la même façon si un délinquant mineur ou un bandit de grand chemin disait au juge là je n'ai pas le temps, je suis un peu occupé, j'ai une grosse échéance, donc vous attendrez pour que je réponde à votre question ?"

 

4e réponse de Florian Philippot : "Je vous redis Audrey Pulvar pour la 3e ou 4e fois qu'elle l'a demandé il y a treize mois l'ouverture : vous voyez, elle (Marine Le Pen) a devancé la justice".

 

(Mais la réponse ne me convient pas !!) 5e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne change rien sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e question d'Audrey Pulvar (tu vas dire ce que je veux entendre!!): "Quel rapport Florian Philippot sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e réponse de Florian Philippot : "Mais elle y répondra, elle y répondra après. Je vais vous le redire, cela fait cinq minutes qu'on est là-dessus, qu'elle a demandé le 18 février 2016 l'ouverture d'une information judiciaire qui lui a été refusée".

 

(Bon je vais poser une autre question, histoire de pas faire trop insistante) : "Dans le système de l'organisation judiciaire, qu'est-ce qui changera pour ces magistrats ?"

 

Suit un développement de fond de Florian Philippot sur le scandale de la magistrature le "mur des cons", le syndicat des magistrats politisé, et les réformes à apporter.

 

7e question d'Audrey Pulvar : "On est loin de la convocation de Marine Le Pen par les juges là ?" (Zut! C'était quoi ma question juste avant?)

 

7e réponse de Florian Philippot : "Vous me posez une question de fond, donc je vous réponds. Vous m'avez demandé qu'est-ce que vous ferez pour la justice, souvenez-vous de vos questions, ou sinon je vous les rappelle ! Que ferons-nous pour la justice ? On fera tout cela, voilà. Et on donnera plus de moyens à la justice, effectivement.

 

8e question d'Audrey Pulvar: "D'accord !... (cause toujours) C'est la même justice laxiste qui poursuit Marine Le Pen aujourd'hui et à laquelle Marine Le Pen ne veut pas répondre ?"

 

8e réponse de Florian Philippot : "Elle veut tellement pas y répondre qu'il y a treize mois, le 18 février 2016, elle a demandé elle-même l'ouverture d'une information judiciaire et qui n'a pas eu de réponse."

 

Sur cette réponse, Audrey Pulvar abandonne avec un petit rire de bonne perdante (j'ai trouvé plus fort que moi sur la stratégie du disque rayé) : "Je pense qu'on a entendu, on va faire une page de pub..."

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 07:35

La plupart des catholiques ne sont pas conscients qu'il y a eu, au cours de l’histoire de l’Eglise, des pape qui soit ont enseigné des hérésies, soit ont échoué dans leur devoir de réprimer l’hérésie. Or, ce qui est arrivé autrefois peut se produire de nouveau.

Un pape jouit de la pleine infaillibilité promise par le Christ uniquement quand il remplit chacune des conditions suivantes :

- il enseigne sur une question de foi et de morale,

- il enseigne au monde entier,

- il enseigne après une longue consultation des évêques et des théologiens,

- il proclame son enseignement d’une manière solennelle devant une grande assemblée de cardinaux, de patriarches, d’évêques, de prêtres et de laïcs.

Si ces conditions ne sont pas toutes remplies, le pape ne fait que donner une conférence de presse et ne bénéficie pas du charisme de l’infaillibilité promise par le Christ. (1)

Mgr René Henry Gracida, Evêque émérite de Corpus Christi (Texas)

Certains papes n'ont pas été de grands exemples pour l'Eglise

L’histoire nous montre que si un grand nombre de papes ont fait preuve de sainteté (plus de 80 ont été canonisés), parmi tout ceux qui ne sont pas considérés comme saints, on en trouve qui n’ont pas été de grands exemples pour l’Eglise. (2)

 

Au IVe siècle, sous la pression politico-théologique des ariens, le pape Libère (352-356) a condamné le héraut de l’orthodoxie saint Athanase d'Alexandrie. En outre, il a signé une déclaration équivoque qui pouvait être interprétée dans un sens arien aussi bien que catholique... Certes, il a ensuite enduré l’exil avec un certain courage, mais il fut tout de même le premier pape après Saint Pierre à n’être pas reconnu saint.

 

Au VIIe siècle, pour justifier un arrangement avec les hérétiques, le pape Honorius (625-638) déclara en 634 : “Nous devons faire attention de ne pas raviver les querelles anciennes.” A partir de cet argument, le pape permit la libre propagation des erreurs avec comme résultat le bannissement de la vérité et de l'orthodoxie... S. Sophrone de Jérusalem, presque seul, s’oppose à Honorius et l’accuse d’hérésie. Le pape, finalement, se repent, mais il meurt sans réparer le préjudice incommensurable qu’il a fait à l’Eglise... en cherchant toujours les compromis. Le troisième concile de Constantinople (680-681) le considèrera anathème, jugement qui sera confirmé par le pape saint Léon II.

 

Le pape Nicolas Ier (858-867) avait enseigné que le baptême était valide, qu’il soit administré au nom des trois personnes de la Sainte Trinité ou au seul nom du Christ. Il se trompait. Le baptême administré au seul nom du Christ est invalide.

 

Le pape Etienne VI (vers 896-897) : exerçant son pouvoir dans une période de troubles politiques et religieux, il fait exhumer et mettre en jugement le corps d’un de ses prédécesseurs (le pape Formose). Après condamnation du défunt (!), il fait ôter les vêtements du cadavre, fait couper deux doigts puis jette le corps dans le Tibre.

 

Le Pape saint Célestin V (1294) : ce saint moine est un administrateur totalement incompétent. Au milieu d’agitations il démissionne six mois après son élection.

 

En 1305, le pape Clément V, créature du roi de France Philippe le Bel (1285-1314) promet tout pour son élection; il se voit contraint de prononcer la dissolution de l'Ordre des Templiers... (bulles Faciens misericordiam, du 12 août 1308 et surtout Vox in excelso du 22 mars 1312 sanctionnant le Procès intenté par Philippe le Bel aux Templiers) sur la base d'accusations fantaisistes et mensongères.

Premier roi de France à enfreindre le Testament de S. Rémi, Philippe le Bel, influencé par les légistes imbus de droit romain, introduisit chez nous les erreurs de l'absolutisme et du gallicanisme. C'est un conflit fiscal qui déclencha la rupture entre le pape Boniface VIII et le roi. Le pape ne refusait pas de contribuer aux charges, mais il défendait le principe que l'impôt devait être consenti et voté avant d'être levé (bulle Clerici laïcos de 1296). En 1297, il autorisa et favorisa la levée de nouveaux décimes et renonça à un droit que jusqu'alors tous les souverains de France avaient reconnu au Saint-Siège. En 1302, il ne fit que demander le maintien de la législation en vigueur, exigeant le consentement du clergé contribuable pour la levée des décimes. Philippe refusa. Le pape l'excommunia, et le roi répliqua par l'attentat d'Agnani en 1303, un coup de main sur un pape âgé de 85 ans, giflé d'un gantelet de fer par Sciarra Colonna. Le pape en mourut de chagrin un mois plus tard, le 11 octobre 1303. Ce fut alors le premier crime contre la papauté depuis Clovis, depuis 900 ans...  Un crime national. Après le bref pontificat pacificateur de Benoît XI (1303-1304), Philippe le Bel parvint à faire élire pape le cardinal archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, sous le nom de Clément V. Celui-ci promit tout, notamment la condamnation de la mémoire et la suppression de tout souvenir se rapportant à Boniface VIII, et la suppression de l'Ordre du Temple.... Harcelé par Philippe le Bel, Clément V se trouva acculé, forcé de prononcer la dissolution de l'Ordre. Non contents de mettre la main sur les biens du Temple, soit en totalité, soit en partie, Philippe le Bel et Clément V s'entendirent pour mettre leurs mains sur... les libertés de l'Eglise de France et sur le droit d'élection. Clément se réserva de nommer les évêques des diocèses vacants. Le roi le laissa faire, à la condition que les choix tomberaient... sur ses créatures. Philippe le Bel méconnut ainsi l'ordonnance mémorable de son aïeul Saint Louis, qui garantissait la liberté des élections des églises cathédrales et des autres églises (Ordonnance de Saint Louis du mois de mars 1268). [Cf. Giorgio PERRINI, Aveux des Templiers, Edition Jean de Bonnot, 1992, p. 58-86; Jean GUIRAUD, Histoire partiale, Histoire vraie, I, Des Origines à Jeanne d'Arc, Neuvième édition, Gabriel Beauchesne et Cie Editeurs, Paris 1911, p. 317-325; et Régine PERNOUD, Les Templiers, Presses Universitaires de France, Que Sais-je ?, Vendôme 1974.] [Conséquences de l'infraction au Testament de S. Remi : fin des Capétiens directs et Guerre de Cent Ans...]

 

Lors de la fête de la Toussaint de 1331, le pape Jean XXII (1316-1334), alors à Avignon, enseigne que l’âme ne peut pas entrer dans la vision béatifique de Dieu tant que la résurrection des corps qui doit se faire au dernier jour n’a pas eu lieu. Les théologiens de l’Université de Paris reprennent le souverain pontife en lui montrant que son enseignement est une hérésie (Exemple: le bon larron Dismas sur la croix auquel le Christ Notre Seigneur dit: "Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis". Lc 23:43). Ce n’est que peu de temps avant sa mort en 1334 que Jean XXII reconnaîtra son erreur et s’en rétractera.

 

Le Pape Alexandre VI (1492-1503) : le “fameux” pape Borgia, élu par l'influence d'une puissante famille italienne, est coupable à la fois de népotisme et d’avoir une maîtresse. D’autres papes élus durant la Renaissance auront une vie opulente et mèneront des guerres pour favoriser leurs intérêts. Une réforme sérieuse n’aura eu lieu que lorsque le pape Paul III engagera ce qui va devenir le Concile de Trente, dont les décisions seront mises en œuvre par le pape saint Pie V (1566-1572).

 

Le pape Jean-Paul Ier (1978) : il décède subitement après un pontificat de seulement 33 jours. Il nous a donne toutefois donné une idée assez juste de ce qu’est le travail de la Providence divine : ce qu’on a retenu de lui étaient son sourire et son goût pour les œuvres de Mark Twain... Mais sa mort a ouvert la voie à l’élection du Pape Jean-Paul II qui a eu à diriger l’Eglise durant une époque périlleuse dans l’Histoire catholique et qui a été considéré comme saint.

 

Ces exemples montrent bien que le choix d’un pape n’offre aucune garantie.

 

... Le Christ n’a jamais garanti d’avoir des cardinaux capables de choisir le meilleur d’entre eux pour être pape. Il n’empêche donc pas les électeurs membres du Collège des cardinaux de moins de 80 ans de succomber à certaines influences : l’ignorance, le mensonge, la partialité, les objectifs mal conçus et les tentations de toute nature, y compris celles qui sont d’ordres politique et financier. Personne n’ignore, d’ailleurs, qu’il y a eu dans l’histoire de l’Eglise des périodes au cours lesquelles l’office pontifical avait été acheté et vendu sous l’influence de dirigeants politiques puissants ou de familles influentes...

 

Parmi les faiblesses des cardinaux électeurs, il en est une qui est et sera toujours bien présente : l’ignorance. Des cardinaux venant du monde entier ne peuvent pas, dans la plupart des cas, bien se connaître. Donc, ils votent souvent en se fiant à des impressions incomplètes ou même inexactes concernant les forces et des faiblesses des différentes personnes susceptibles de succéder à Saint Pierre. Ils voteront parfois pour un candidat particulier auquel on attribue des capacités qui, par la suite se révèleront être inexistantes. Enfin, beaucoup de cardinaux s’appuieront sur les conseils d’autres cardinaux en qui, sagement ou imprudemment, ils placent leur confiance.

 

Heureusement, quoi qu’il advienne, l’Eglise catholique jouit des garanties divines. Toutefois, elles ne sont pas nombreuses. Le Christ n’a promis que d’être avec l’Eglise jusqu’à la fin des temps en l’assurant que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Mt 16:18). Cela signifie essentiellement que le Saint-Esprit ne permettra pas que soit perdue la constitution divine de l’Eglise (sa structure hiérarchique), et garantira que la plénitude de tous les moyens de salut sera toujours disponible dans l’Eglise.

 

Ainsi, les sacrements de l’Eglise seront toujours de puissantes sources de grâce, les enseignements magistraux de l’Eglise seront toujours exempts d’erreur et l’Eglise restera le Corps mystique du Christ placé sous l’autorité du Seigneur représenté sur terre par son Vicaire ; le successeur de Pierre.

 

De même, la transmission de l'office papal et des offices sacerdotaux, est assurée jusqu'à la consommation des siècles et le retour glorieux du Seigneur. Le Christ n’a pas été un vagabond, prêchant au hasard, il a constitué un noyau, les "Douze", à qui il a promis l’envoi de l’Esprit Saint. Les apôtres ont eu le souci dès le début, de ne pas laisser chaque communauté s’en aller à la dérive..., chacune suivant son penchant naturel. S. Paul repasse dans les communautés qu’il a fondées et leur envoie des lettres, les "épîtres". S. Pierre recommande aux "anciens en fonction" de paître le "troupeau de Dieu" qui leur est confié et aux "jeunes gens" d'être "soumis aux anciens" (1 P 5:1-2). A Thimothée, un converti du paganisme, S. Paul rappelle le "don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains" (1 Tm, 4: 14; et 2 Tm 1:6), la mission principale de Timothée est de "garder le dépôt" (1 Tm 6,20 ; 2 Tm 1,14). Et ce dépôt doit être transmis à d'autres de génération en génération : "Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour" (2 Tm 2:2). Le "dépôt" : il s'agit de l'amour de Dieu qui appelle (1 Th 1:4; 1 Th 2:12), de la foi en la Trinité de "Dieu le Père, et le Seigneur Jésus-Christ" et l'"Esprit-Saint" (1 Th 1-5; 1 Th 4:8), la foi dans la mort et la résurrection du Christ (1 Th 1-10 ; 1 Th 4:14), l'attente du retour du Christ (1 Th 3:13; 1 Th 5:23), la croyance dans la résurrection de ceux qui sont morts dans le Christ (1Th 4:16), la persévérance dans la persécution (1 Th 2:14-16), l'amour fraternel (1 Th 4:9) et le caractère collectif et solidaire des premières communautés chrétiennes (1 Th 4:6-9). Ainsi, le souci de la continuité, la transmission de la charge par les apôtres, le titre de "pasteurs" (1 P 5:2), titre qui convient d’abord au Christ et que Jésus avait donné à Pierre, sont et resteront autant de traits particuliers de l'Eglise universelle.

Sources

 

(1) Mgr René Henry Gracida, Evêque émérite de Corpus Christi (Texas), Entretien au New York Times, Matt C.  Abbott, Pro Liturgia, Actualité du Mardi, 18 octobre 2016

(2) D'après Jeffrey Mirus, docteur en philosophie, université de Princetown (EU). Trad. DC/APL. Pro Liturgia, Actualité du samedi 4 mars 2017

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:00
Statue de sainte Colette : monastère des Clarisses à Poligny (Jura)

Statue de sainte Colette : monastère des Clarisses à Poligny (Jura)

Ses parents qui habitent Corbie en Picardie, ne peuvent avoir d'enfants. Mais sa mère, qui prie S. Nicolas, est un jour enceinte. Elle a soixante ans. Heureuse de cette naissance qui a eu lieu le 13 janvier 1381, elle appelle sa fille Nicolette. Elle est élevée dans la crainte de Dieu et la pratique des vertus chrétiennes.

Colette est si petite que tout le monde se moque d'elle. On l'appelle "la naine". A quatorze ans, elle se rend à Notre-Dame-de-Berbières, haut lieu de pélerinage, et prie ainsi: "Hélas, sire, s'il vous plaît-il que je demeure aussi petite!" Et, dit la narration, "incontinent, l'oraison terminée, elle trouva qu'elle était creuche (accrue) et qu'elle était plus grande au retourner qu'elle n'avait été au venir". Depuis, les petites filles de Picardie chantent : "Sainte Colette, tire-moi les jambettes, rends-moi sage et parfaite". [1]

Colette s'est fait une solitude de la maison paternelle, vivant retirée dans une petite chambre, où elle partage son temps entre la prière et le travail des mains. Alarmée du péril auquel l'exposait sa beauté, elle prie Dieu de la lui ôter; et elle devient si maigre et si pâle, qu'elle est à peine reconnaissable.

Devenue orpheline à dix-huit ans, Colette se sépare de ses biens au profit des pauvres et fait plusieurs essais de vie religieuse. Elle obtient du père Abbé d'un monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y reste qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie où elle reste quatre ans entiers, dans une cellule étroite, chargée d'un cilice et de chaînes de fer, et s'abandonnant à toutes les austérités de la pénitence. [2]

 

Là, elle doute de ses révélations intérieures et devient aveugle jusqu'à ce qu'elle consente à répondre à un appel de Dieu à réformer le Second Ordre de Saint François, les Clarisses. Après avoir reconnu en effet, par plusieurs inspirations, que la volonté de Dieu était qu'elle travaille aussi au salut des autres, elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape était un "antipape d'Avignon" du Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond. Il reçut la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer. Si Colette s'adressa à Benoît XIII, c'est que, dans l'incertitude sur l'obédience à laquelle il fallait se rattacher, elle suivit la France entière, qui avait reconnu le pape d'Avignon ; mais dès les décisions connues du concile de Pise, elle fit ratifier par Alexandre V, l'élu du concile, les faveurs reçues précédemment de Benoît XIII. [3]

Sainte Colette de Corbie, clarisse († 1447)

Sa mission confirmée par le pape, Colette vient alors en Franche-Comté, parcourt la Bourgogne, la Savoie, l'Espagne, l'Allemagne et la Belgique, fondant dix-huit monastères très observants, dont celui de Poligny (Jura) - ses religieuses sont appelées "colettines" -et celui de Besançon, puis bien d'autres.

Grâce à elle, les Clarisses reviennent à leur idéal primitif de "pauvres dames" et les monastères se multiplient.

Elle aime dire : "La vraie sagesse se soumet à Jésus et à la Vierge sa douce Mère". [4]

Tandis qu'elle vivait recluse à Corbie, Colette reçut des visions de saint François d'Assise. Un jour, elle vit François qui la présentait à Dieu comme la réformatrice de son ordre. [5]

Colette meurt à Gand en Belgique, à 66 ans, le 6 mars 1447. Elle est invoquée contre la stérilité, et pour la guérison des maladies des yeux.

Son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

Colette est béatifiée en 1625 et canonisée le 24 mai 1807 par Pie VII.

 

PRATIQUE. Aimez à méditer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les vendredis surtout.  

 


Sources

 

[1] Le Petit Livre des Saints, Editions du Chêne, tome 2, 2011, p. 48; [2] Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 65; [3] L'Evangile au quotidien; [4] http://saintsdefrance.canalblog.com/archives/2009/04/24/13496318.html; [5] http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_colette_de_corbie.htm

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:37
Choquant : un prélat du Vatican représenté dans une fresque homosexualiste dans une cathédrale

L’été dernier, le pape François nommait Mgr Paglia président de l’Académie pontificale pour la Vie et Grand-Chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II. Ce qui en fait un quelque sorte le Ministre de la Famille du Vatican.

Or, Mgr Paglia traînait déjà derrière lui une réputation sulfureuse, notamment pour avoir ruiné son diocèse de Terni avant d'être nommé au Vatican.

La semaine dernière, il avait fait scandale pour avoir fait l’éloge public de Marco Pannella, un député italien radical de gauche ouvertement bisexuel qui a milité toute sa vie pour l’avortement, le mariage gay, les unions libres et combattu la conception chrétienne de la famille.

Aujourd'hui, un journal américain révèle que Mgr Paglia a également profané sa cathédrale de Terni en commandant une gigantesque fresque érotique gay dans laquelle un Jésus à moitié nu porte des filets remplis de jeunes garçons nus engagés dans des scènes lascives. [Selon l'article du site "Life Site", la fresque, aussi, "dépeint Jésus portant des filets au ciel remplis d'homosexuels nus et semi-nus, de transsexuels, de prostituées et de trafiquants de drogue, confondus dans des interactions érotiques." NdCR.] L'artiste, Ricardo Cinalli, un homosexuel argentin spécialisé dans les nus, avait été choisi parmi dix autres artistes par Mgr Paglia. Il a précisé au cours d'une interview qu’il a travaillé main dans la main avec Mgr Paglia pendant plusieurs mois et que Mgr Paglia avait personnellement approuvé chaque détail de cette fresque dans laquelle rien n’avait été laissé au hasard.

L’artiste précise que pour peindre le Jésus de la fresque, représenté dans un vêtement transparent et moulant, il a pris pour modèle son coiffeur parce qu’il estimait que les gens avaient souvent une image “trop virile” du Christ.

 

L’artiste a également représenté Mgr Paglia lui-même, à sa demande, dans les filets, embrassant un homme barbu vêtu uniquement d'un pagne.

L’archevêque Paglia a d'ailleurs récidivé il y a peu : en 2016, le Conseil pontifical pour la famille publiait sous sa direction un programme d’éducation sexuelle contenant des images pornographique tellement scandaleuses qu’un psychologue avait suggéré qu’il soit examiné par une commission chargée de protéger les enfants contre les abus sexuels parce que ces images correspondaient à celles qu’échangeaient entre eux les prédateurs d'enfants.

L’une des premières décisions prise par Mgr Paglia après avoir été nommé à l’Institut Pontifical Jean-Paul II sur le mariage et la famille a d’ailleurs été de supprimer l’obligation faite à tous les membres de signer une déclaration de fidélité à l’enseignement de l'Eglise sur la famille. Il y a quelques jours, Mgr Paglia a licencié les 172 membres de cet organisme, ce qui signifie que lui et son entourage sont aujourd’hui seuls aux commandes d’un institut vide.

La nomination de Mgr Paglia à la tête du Conseil pontifical pour la famille avait été acclamée par le Grand Orient démocratique italien dans un communiqué daté des 27-28 juin 2012 qui disait : « Nous nous félicitons du choix d’un des rares hommes d’Eglise qui méritent véritablement l’estime, la considération et l’affection du peuple catholique. Il représente une lumière d’espérance pour ceux qui ne se résignent pas à voir totalement oubliée la grande époque réformatrice du Concile Vatican II. »

 

Contacté par les journalistes, Mgr Paglia a refusé tout commentaire.

 

Qu'on se rassure : le pontificat de Jorge Bergoglio n’a pas fini de nous étonner... et de nous faire fuir.

La cathédrale de Mgr Paglia n'est pas la première de ce genre. Il y eut en 2011 les nouveaux vitraux de la cathédrale de Rodez. Mais s'il fallait s'approcher pour y voir des images profanes de pénis et vagin, cette fois la fresque de Mgr Paglia est beaucoup plus explicite.

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Publié par Ingomer - dans Religion
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