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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 00:00
Saint Adrien de Césarée, martyr († 309)

Martyrologe Romain : À Césarée de Palestine, en 309, saint Adrien, martyr. Durant la persécution de Dioclétien, par ordre du préfet Firmilien, le jour où l’on avait coutume de fêter le jour natal de la Fortune des Césars, il fut, à cause de la foi au Christ, exposé d’abord à un lion, puis égorgé par l’épée. (1)

Arrivé à Césarée en Palestine avec saint Eubule, pour rejoindre les confesseurs de la foi, ils y furent arrêtés, torturés et condamnés à être livrés aux bêtes. Adrien fut présenté seul à un lion, puis égorgé. Deux jours plus tard, Eubule affronta les bêtes à son tour.

L'historien Eusèbe de Césarée dira de lui dans l'Histoire ecclésiastique (v. 324) qu'il fut le "dernier des martyrs de Césarée, il mit le sceau aux combats." (2)

Sources: (1); (2)

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 00:00
Saint Casimir, prince de Pologne († 1484)

Saint Casimir, Prince de Pologne (1458-1484)

 

Casimir est le deuxième des treize enfants du grand-duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand.

 

Il a treize ans quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. "J'ai en vue, écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide."

 

Régent de Pologne en l'absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait vœu de chasteté et ses médecins lui proposaient de l'abandonner comme étant le meilleur moyen de guérir : "Plutôt mourir que de commettre le péché." Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense. (1)

 

Lors d’un voyage en Lituanie en 1484, il mourut à Grodno. Ses restes furent inhumés à Vilnius. Ses reliques sont depuis vénérées à la chapelle Saint-Casimir de la cathédrale Saint-Stanislas de Vilnius. En 1953 sous l’ère soviétique, lorsque la cathédrale devint une galerie de tableaux, ses reliques furent transférées à l'église Saints-Pierre-et-Paul. Elles ont solennellement retrouvé leur place le 4 mars 1989. (2)

 

Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Cent vingt ans après sa mort, son corps fut trouvé sans corruption. Les riches étoffes dont on l'avait enveloppé furent aussi trouvées entières, malgré l'excessive humidité du caveau où il avait été enterré. (3)

 

Il fut canonisé en 1522 par le Pape Adrien VI et, sous le nom de saint Casimir, devint le saint patron de nombreux pays. Sa fête est le 4 mars. Il a été déclaré patron de la Lituanie en 1613 et patron de la Pologne et de la Lituanie en 1636.

 

Le 11 juin 1948 le Pape Pie XII nomma saint Casimir patron spécial de toute la jeunesse et modèle de pureté.

 

PRATIQUE. Veillez sur votre volonté, afin que vous n'ayez jamais le malheur d'offenser Dieu de propos délibéré.

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Sources: (1); (2); (3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 63

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:40
Vatican : Des cardinaux qui ont soutenu l'élection de Jorge Bergoglio demandent à présent sa démission

Des cardinaux qui avaient vivement soutenu l’élection de Jorge Bergoglio au pontificat suprême souhaitent à présent la démission de François. Ils craignent que les réformes irréfléchies du Pape conduisent l’Eglise vers un schisme. Il faut préciser que ces cardinaux ne sont pas considérés comme des conservateurs ou des traditionalistes, bien au contraire.

 

Source : Kathnet.

 

Un article du “Times” rapporte que les cardinaux libéraux qui ont œuvré pour faire élire le Cardinal Bergoglio à la tête de l’Eglise sont à présent convaincus qu’il est entrain de conduire l’Eglise vers un schisme et se disent prêts à quitter le navire. Cela vaut la peine de s’enregistrer sur le site internet du “UK Times” pour lire cet article en entier.

[...] Quelles que soient les opinion au sujet de ce pontificat - positive, neutre ou négative - il est évident pour tous que quelque chose ne tourne pas rond à Rome. Le mot qui vient spontanément à l’esprit est “dysfonctionnement”.

La réforme des finances du Vatican est abandonnée ; les cardinaux s’attaquent les uns les autres ; les réponses à apporter aux problèmes d’abus sexuels au sein du clergé sont mises en veille ; certains évêques s’expriment de façon diamétralement opposée à d’autres... Ce n’est pas là une Eglise “en ébullition” telle que François disait la désirer : c’est une Eglise à la dérive, qui a perdu toute direction.

Si tout cela s’était passé sous le pontificat de Benoît XVI ou de Saint Jean-Paul II, les médias s’en seraient donnés à cœur joie pour pousser la Curie à un vote de non-confiance. Au lieu de cela, les médias libéraux sont trop heureux d’aider François à se tirer d’affaire ; car ces médias-là aiment la direction vers laquelle se dirige l’Eglise : elle mène vers un schisme, la discorde, la confusion et le chaos.

En tant que catholiques convaincus, nous ne pouvons pas détourner les yeux de ce qui risque d’advenir. En ce début de Carême, je nous exhorte tous à redoubler d’effort dans notre prière et notre jeûne en faveur de la papauté en général et du Pape François en particulier. Et je presse chacun d’entre nous, en privé et en public, de parler de ce qui est entrain d’arriver. Enfin, dans la mesure de vos possibilités, et toujours avec une grande charité, je vous presse d’encourager vos prêtres et vos évêques et de leur demander de défendre l’enseignement constant et éternel de l’Eglise.

 

D’après Tom Peter. Trad. MH/APL

 

Pro Liturgia, Actualité du vendredi 3 mars 2017

Vatican : Des cardinaux qui ont soutenu l'élection de Jorge Bergoglio demandent à présent sa démission

Tout au long de ce Carême, continuons nos prières pour le pape et le bon gouvernement de l'Eglise.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:39

Des forces envoyées par lui surgiront, profaneront le Lieu saint, la citadelle ; elles feront cesser le sacrifice perpétuel et établiront l’Abomination de la désolation.
Ceux qui transgressent l’Alliance, il en fera des renégats par ses intrigues, mais le peuple de ceux qui connaissent leur Dieu réagira fermement.
[...]
Le roi agira selon son bon plaisir, il s’élèvera et s’enflera d’orgueil au-dessus de tout dieu. À propos du Dieu des dieux, il dira des choses aberrantes. Il réussira jusqu’à ce que la colère soit à son comble, car ce qui a été décidé s’accomplira.
Il n’aura d’égard ni pour le dieu de ses pères, ni pour le dieu favori des femmes, il n’aura d’égard pour aucune divinité, car il s’enflera d’orgueil au-dessus de tout.
À leur place, il honorera la divinité des citadelles, une divinité inconnue de ses pères ; il l’honorera avec de l’or, de l’argent, des pierres rares et des objets précieux. Il interviendra contre les fortifications des citadelles avec l’aide d’une divinité étrangère.

Livre de Daniel, XI, 31-39

Des nouvelles inquiétantes (non encore confirmées officiellement) annoncent que le pape François préparerait dans le plus grand secret une messe sans consécration... Pour faire l'"unité" avec les protestants, les paroles de la consécration seraient supprimées.  Vers l'abolition du Saint Sacrifice annoncé en Daniel 11, 31 ?

LE VATICAN PRÉPARERAIT UNE MESSE ŒCUMÉNIQUE DANS LE PLUS GRAND SECRET AVEC UNE CONSÉCRATION SILENCIEUSE

 

Il ne s'agit encore que de rumeurs et il faut donc prendre ces informations avec un grain de sel, voire même deux ou trois. Mais le fait qu'elles circulent est déjà un signal et les antennes de ceux qui m'en ont parlé sont en général fiables.

 

Nous écrirons donc tout ceci au conditionnel. Une commission mixte composée de luthériens et d'anglicans liés par le secret travaillerait actuellement pour mettre au point une forme de messe à laquelle pourraient participer les fidèles des trois confessions chrétiennes. Il n'est pas question des orthodoxes. Il ne semble pas qu'il y ait de documents écrits et tout cela n'en serait qu'au niveau de conversations.

 

L'hypothèse prévoirait une première partie de la liturgie de la parole qui ne pose pas de problème; après la reconnaissance des péchés, la demande de pardon à Dieu et la récitation du Gloria, on poursuivrait par les lectures et l'Evangile.

 

La commission plancherait actuellement sur la problématique du Credo. Les Eglises protestantes, même si elles reconnaissent le Symbole de Nicée-Constantinople, récitent de préférence le Symbole des apôtres. L'Eglise catholique les alterne. Au fond, même ce point ne devrait pas constituer un problème majeur.

 

Tout comme la présentation des dons qui, même si elle devra être étudiée avec attention, ne semble pas présenter d'obstacles majeurs au projet.

 

Le nœud central concerne l'eucharistie. La vision catholique de l'eucharistie diverge profondément de la vision luthérienne et de celles des autres confessions protestantes. Et il va de soi qu'à ce moment aussi fondamental au cours lequel, pour les catholiques, se déroule la transsubstantiation (mais pas pour les protestants), la liturgie ne peut pas être différente pour les différents célébrants.

 

Comment célébrer une liturgie commune alors que la définition alors que les définitions de ce qui s'y passe réellement à son point culminant divergent?

 

Une des possibilités envisagées serait le silence. C'est-à-dire qu'après le Sanctus, au moment où le célébrant prononce les paroles: "Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, Seigneur, nous te prions" les célébrants se tairaient et chacun répéterait mentalement "sa" formule.

 

La parole reviendrait dans les assemblées avec la récitation du Notre Père. La façon dont devraient se former les files pour recevoir l'eucharistie n'est pas encore très claire.

 

Voilà ce que nous avons entendu et dont nous vous informons. Une confirmation partielle du fait que ces travaux sont en cours se trouve dans cet article de Luisella Scrosati dans La Bussola Quotidiana évoque un tour de passe-passe trouvé par le Conseil pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens, à l'époque présidé par le Cardinal Kasper, qui consisterait à recourir à l'Anaphore d'Addai et Mari qui est une prière de l'Eglise assyrienne d'Orient, plus connue comme Eglise nestorienne (Une Eglise orthodoxe des deux conciles).

 

> Le travail de sape pour une messe "œcuménique"

http://www.lanuovabq.it/…/articoli-il-lavorio-carsicoper-un…

 

Cette prière ne contient pas les paroles de la consécration sinon, comme l'affirme le document datant 2001, "non pas sous la forme d'une narration cohérente et ad litteram, mais de manière eucologique et disséminée, c'est-à-dire qu'elles sont intégrées aux prières d'action de grâce, de louange et d'intercession qui suivent."

 

> Orientations pour l'admission à l'Eucharistie entre l'Eglise chaldéenne et l'Eglise assyrienne d'Orient

http://www.vatican.va/…/rc_pc_chrstuni_doc_20011025_chiesa-…

 

Autrement dit, elle ne contient pas de façon explicite les mots 'ceci est mon corps... ceci est la coupe de mon sang' mais ceux-ci sont 'dispersés' dans les prières qui composent l'anaphore. Une véritable aubaine pour pouvoir justifier la création d'une nouvelle prière eucharistique sans les paroles de la consécration susceptibles de heurter les frères protestants.

 

Cette liturgie était uniquement réservée à l'Eglise chaldéenne et à l'Eglise assyrienne en cas de problèmes pastoraux [dus à la coexistence de ces deux communautés dans la diaspora au Kurdistan, le document mentionne explicitement qu'elles partagent la même foi eucharistique sur la présence réelle, NdT].

 

Mais naturellement, un détail aussi insignifiant n'aura aucun poids dans la fièvre œcuménique actuelle. De minimis non curat praetor.

 

Source: Marco Tosatti, journaliste et vaticaniste à La Stampa. Traduction Diakonos.be

Selon le vaticaniste Mario Tosatti, le rituel d’une “messe œcuménique” serait en préparation au Vatican. Elle pourrait être célébrée aussi bien par les catholiques que les protestants ou les anglicans puisqu’elle ne contiendrait plus rien d’explicite concernant l’aspect sacrificiel de l’Eucharistie, cette dernière n’étant plus qu’un repas fraternel célébré sur une table, comme c’est déjà le cas dans nombre de paroisses.

Dans cette nouvelle “messe”, il ne serait plus question de lien entre la “lex orandi” et la “lex credendi”, chacun étant libre de célébrer comme il veut pour croire ce qu’il veut. L’attaque contre la foi catholique viendrait donc du plus haut sommet de l’Eglise où la pratique du double langage est devenue habituelle.

Au cours d’une conférence donnée 6 mois après l’élection du successeur de Benoît XVI, le Cardinal Theodore McCarrick, Archevêque émérite de Washington (USA) révélait le plan ourdi par la “Maffia de Saint-Gall” (composée entre autres des cardinaux da Cruz Policarpo, Martini, Danneels, Murphy-O'Connor, Silvestrini, Husar, Kasper, Lehmann) pour faire élire Jorge Bergoglio.

Dans sa conférence, le Cardinal McCarrick précisait encore que cette “maffia” avait donné 5 ans au Pape François pour mettre l’Eglise sens dessus-dessous en sorte que la foi catholique puisse se dissoudre dans une vague religiosité sans consistance... La vidéo de la conférence (en anglais) est ici.

 

Ce n’est pas seulement la messe qu’une commission est chargée de démolir pour la rendre œcuménique, c’est-à-dire sans aucun rapport avec la foi professée par l’Eglise catholique. Comme si ça ne suffisait pas, c’est aussi la paroisse qui va faire l’objet d’un changement total. Selon des indiscrétions venant de Sainte-Marthe, la paroisse devrait disparaître pour être remplacée par des “communautés œcuméniques” dirigées par des “équipes de bergers” composées de “mamies bigoudis” (déjà en place), de laïcs catholiques, protestants et anglicans. Aux Pays-Bas, ce genre de paroisses existe déjà ; en Allemagne, on espère en créer. Le vénérable Hans Küng a fait savoir qu’il souhaitait encore davantage de nouveautés...

Vers une "messe" sans consécration ?
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 10:53
Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

Dans une homélie à propos des lectures du jour du vendredi 24 février où le Christ interdit le divorce (voir ci-dessous les paroles du Christ dans "l'Evangile au quotidien"), le pape François ne retient que le passage sur l'autorisation donnée à Moïse en raison de la dureté de coeur. François met en garde contre l'hypocrisie et la tromperie d'une foi réduite à une "logique casuistique". L'homélie a été rapportée par Christopher Wells pour Radio Vaticana :

Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

"Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme?", est la question que les docteurs de la loi ont posée à Jésus dans l'évangile du jour.

 

Jésus ne cède pas à une logique casuistique, mais explique toujours la vérité

 

Ils ont posé la question une fois de plus pour mettre Jésus à l'épreuve, a observé le pape. En regardant la réponse de Jésus, le Pape a expliqué ce qui importe le plus dans la foi:

 

"Jésus ne répond pas s'il est licite ou non licite; Il n'entre pas dans leur logique casuistique. Parce qu'ils ont pensé à la foi seulement en termes de 'Oui, vous pouvez', ou 'Non, vous ne pouvez pas' - aux limites de ce que vous pouvez faire, les limites de ce que vous ne pouvez pas faire. Cette logique de la casuistique. Et il pose une question: 'Mais qu'est-ce que Moïse vous a ordonné? Qu'y a-t-il dans ta Loi?' Et ils expliquèrent la permission que Moïse avait donnée de renvoyer la femme, et ils tombèrent eux-mêmes dans le piège. Parce que Jésus les qualifie de 'durs de cœur': 'A cause de la dureté de vos coeurs, il vous a écrit ce commandement', et Il dit la vérité. Sans casuistique. Sans autorisation. La vérité." 

Et si c'est la vérité et que l'adultère est sérieux, comment se fait-il que Jésus ait parlé "plusieurs fois avec une adultère, un païen?" Qu'il "buvait du verre de celle qui n'était pas purifiée?", demande le pape. Et à la fin, il lui dit: "Je ne vous condamne pas. Ne pèche plus" ? Comment expliquer cela?

"Et le chemin de Jésus - c'est tout à fait clair - est le chemin de la casuistique à la vérité et à la miséricorde. Jésus écarte la casuistique. Pas ici, mais dans d'autres passages de l'Évangile, il qualifie ceux qui veulent le mettre à l'épreuve, ceux qui pensent avec cette logique du 'Oui, vous pouvez' comme hypocrites. Même avec le quatrième commandement ces gens ont refusé d'aider leurs parents avec l'excuse qu'ils avaient donné une bonne offrande à l'Église. Hypocrites. La casuistique est hypocrite. C'est une pensée hypocrite. 'Oui, vous pouvez; Non, vous ne pouvez pas ... qui devient alors plus subtil, plus diabolique: mais quelle est la limite pour ceux qui peuvent? Mais d'ici à ici je ne peux pas. C'est la tromperie de la casuistique." (Fin de citation)

Cette méthode du pape consistant à refuser de se prononcer clairement sur des points de doctrine tranchés par Notre Seigneur, puis à tirer des conclusions opposées à l'enseignement précis du Christ commence à inquiéter très largement dans le monde catholique.

 

Phil Lawler, éditeur de "Catholic World News" (CWN) et de "Catholic culture.org", medias catholiques du grand courant, s'est ainsi fendu hier d'un article dans lequel il titre "Cette désastreuse papauté". Il explique pourquoi nous avons à présent un "sérieux problème" avec le pape François. Phil Lawler en appelle à une intervention des évêques pour sauver l'intégrité de la foi catholique :

Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

LifeSiteNews

Jeudi 2 mars 2017

 

Cette désastreuse papauté

 

Source: Life Site News https://www.lifesitenews.com/opinion/this-disastrous-papacy

 

Quelque chose s’est cassé avec un bruit sec vendredi dernier lorsque le Pape François a utilisé la lecture évangélique du jour comme une occasion de plus pour promouvoir son propre point de vue sur le divorce et le remariage.

 

Note de Christ-Roi. La lecture du jour du vendredi 24 février 2017:

 

Phil Lawler : Cette désastreuse papauté

Condamnant l'hypocrisie et la "logique de la casuistique", le Pontife dit que Jésus rejetait l'approche des érudits légalistes.

 

Assez vrai. Mais dans sa réprimande aux Pharisiens, qu'est-ce que Jésus dit au sujet du mariage ?

 

"Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !"

 

…et…

 

"Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère."

 

 

Jour après jour, dans ses homélies à la Messe du matin dans la résidence Saint-Marthe du Vatican, le Pape François dénonce les "docteurs de la loi" et l'application "rigide" de la doctrine morale Catholique. Parfois son interprétation des lectures de l'Ecriture du jour est forcée ; souvent sa caractérisation des Catholiques traditionnels est insultante. Mais dans ce cas, le Pape a complètement retourné l'Évangile à l’envers. En lisant le compte rendu de cette étonnante homélie à la Radio du Vatican, je ne pouvais plus prétendre que le Pape François ne faisait que proposer une nouvelle interprétation de la doctrine Catholique. Non ; c’est plus que cela. Il est engagé dans un effort délibéré pour changer ce que l'Église enseigne.

 

Depuis plus de 20 ans maintenant, écrivant quotidiennement au sujet des nouvelles du Vatican, j'ai essayé d'être honnête dans mon évaluation des déclarations et des gestes papaux. J'ai parfois critiqué Saint Jean-Paul II et le Pape Benoît XVI quand j'ai pensé que leurs actions étaient imprudentes. Mais je n’ai jamais cru que l'un ou l'autre de ces Papes posait un danger pour l'intégrité de la foi Catholique. En repensant à l'histoire de l'Église, je me rends compte qu'il y a eu de mauvais Papes : des hommes dont les actions personnelles étaient motivées par la cupidité, la jalousie, la convoitise pour le pouvoir et la simple luxure. Mais y a-t-il jamais eu un Pontife romain qui a montré un tel dédain pour ce que l'Église a toujours enseigné, cru et pratiqué — sur des questions telles que la nature du mariage et de l'Eucharistie ?

 

Le Pape François a suscité la controverse dès le jour où il a été élu successeur de Saint Pierre. Mais au cours des derniers mois, la controverse est devenue si intense, la confusion parmi les fidèles si répandue, l'administration au Vatican si arbitraire — et les diatribes du Pape contre ses ennemis (vrais ou imaginaires) si maniaques — que l'Église universelle se précipite aujourd'hui vers une crise.

 

Dans une grande famille, comment un fils doit-il se comporter lorsqu'il réalise que le comportement pathologique de son père menace le bien-être de toute la famille ? Il devrait certainement continuer à faire preuve de respect pour son père, mais il ne peut pas nier indéfiniment le danger. Finalement, une famille dysfonctionnelle a besoin d'une intervention.

 

Dans la famille mondiale qu’est l'Église Catholique, le meilleur moyen d'intervention est toujours la prière. Une prière intense pour le Saint-Père serait un projet particulièrement approprié pour la saison du Carême. Mais l'intervention exige également l'honnêteté : une reconnaissance franche que nous avons un sérieux problème.

 

Reconnaître le problème peut également fournir une sorte de soulagement, une détente des tensions accumulées. Quand je dis à des amis que je considère cette papauté comme un désastre, je remarque que, le plus souvent, ils se sentent bizarrement rassurés. Ils peuvent se détendre un peu, sachant que leurs propres appréhensions ne sont pas irrationnelles, que d'autres partagent leurs craintes sur l'avenir de la Foi, qu'ils n'ont pas besoin de poursuivre une recherche infructueuse pour trouver des moyens de concilier les irréconciliables. En outre, après avoir donné au problème un nom propre, ils peuvent reconnaître ce que cette crise du Catholicisme n'est pas. Le Pape François n'est pas un antipape et encore moins l'antéchrist. Le Siège de Pierre n'est pas vacant et Benoît XVI n'est pas le "vrai" Pontife.

 

François est notre Pape, pour le meilleur ou pour le pire. Et si c'est pour le pire — comme je le conclus tristement — l'Église a survécu aux mauvais Papes dans le passé. Nous, les Catholiques, avons été gâtés pendant des décennies, jouissant d'une succession de dirigeants exceptionnels au Vatican : des Pontifes qui étaient des enseignants doués et des hommes saints. Nous nous sommes habitués à regarder à Rome pour nous guider. Maintenant nous ne pouvons pas.

 

(Je ne veux pas dire que le Pape François a perdu le charisme de l'infaillibilité. S'il émet une déclaration ex Cathedra, en union avec les Évêques du monde, nous pouvons être sûr qu'il accomplit son devoir de transmettre ce que le Seigneur a donné à Saint Pierre : le dépôt de la Foi. Mais ce Pape a choisi de ne pas parler avec autorité, au contraire, il a catégoriquement refusé de clarifier son document d'enseignement le plus provocateur.)

 

Mais si nous ne pouvons pas compter sur des directions claires de Rome, où pouvons-nous nous tourner ? Premièrement, les Catholiques peuvent compter sur l'enseignement constant de l'Église, sur les doctrines qui sont maintenant trop souvent remises en question. Si le Pape est confus, le Catéchisme de l'Église Catholique ne l'est pas. Deuxièmement, nous pouvons et devrions demander à nos évêques diocésains de s’avancer et de prendre leurs propres responsabilités. Les Évêques, eux aussi, ont passé des années à renvoyer les questions difficiles à Rome. Maintenant, par nécessité, ils doivent fournir leurs propres affirmations claires et décisives de la doctrine Catholique.

 

Peut-être le Pape François va-t-il prouver que je me trompe et émergera comme un grand professeur Catholique. J'espère et je prie qu'il le fasse. Peut-être que toute mon argumentation est mal conçue. Je me suis trompé auparavant et sans doute me tromperai-je à nouveau dans l’avenir ; un autre point de vue erroné n'a pas de grande conséquence. Mais si j'ai raison et que le leadership du Pape actuel est devenu un danger pour la foi, alors d'autres Catholiques, et surtout des leaders ecclésiastiques, doivent décider comment y réagir. Et si j'ai raison — comme je le crois sûrement — alors que la confusion sur les enseignements fondamentaux de l'Église s’est généralisée, les Évêques, en tant que maîtres premiers de la foi, ne peuvent négliger leur devoir d'intervenir.

Sources:

 

(1) This disastrous papacy, Phil Lawler, Life Site News, jeudi 2 mars 2016 et Catholic culture.org

(2) Dieu et moi le nul

(3) Dieu et moi le nul

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 00:00
Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Saint Gwenole (ou Guénolé) est né vers 460 à Ploufragran (Côtes-d'Armor, France), ou à Plouguin (Finistère), troisième fils de sainte Gwenn et de saint Fracan, frère de saint Jacut et de saint Guethenoc, qui vint probablement du Pays de Galles (actuel Royaume-Uni) pour se fixer à Ploufragan (Côtes-d'Armor).

Il fut confié à saint Budoc en 470 pour être éduqué au monastère de l'île Lavret, lieu de fondation du premier monastère de la Bretagne armoricaine.

À 24 ans, saint Patrick († 461), Apôtre de l'Irlande, lui apparaît, le dissuade de s'embarquer pour l'Irlande, et le prie de fonder un nouveau monastère. Guénolé part avec onze compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec, qui devint un grand centre de la vie spirituelle de Bretagne.

Après la mort de Guénolé en 532, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir "leur père saint Guénolé". De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer. (1)

L'abbaye de Landévennec fut au Moyen Âge un lieu important d'écriture de manuscrits, de parchemins et un atelier de copistes. À partir de la 2e moitié du IXe siècle, les moines lettrés de l'abbaye forment, sous l'impulsion de l'abbé Gurdisten, une véritable école hagiographique puisant son inspiration pour partie dans la tradition celtique mais s'adaptant aux idées carolingiennes et aux nouveaux standards bénédictins, maîtrisant les techniques littéraires caractérisant la renaissance des Lettres de leur époque. C'est véritablement "l'âge d'or" de l'abbaye. Les moines de Landévennec bénéficient du soutien des rois et comtes de Cornouaille et des commandes de l'Évêché de Léon, par exemple pour les Vitæ de saint Guénolé et de saint Pol. (2)

Au XIXe siècle, l'historien Arthur Le Moyne de la Borderie qualifiera l'abbaye de Landévennec de "Coeur de la Bretagne". Abandonnée en 1793 et ruinée dans les années 1810, elle sera relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958, qui y construit de nouveaux bâtiments. Elle est affiliée à la congrégation de Subiaco.  Les ruines de l'ancienne abbaye ainsi qu'un musée historique sont accessibles au public.

Ancienne abbaye de Landévennec

Ancienne abbaye de Landévennec

Source: (1); (2)

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 13:02

Un article du Courrier de l’Ouest du 22 février 2017 servit de faire-part. "Cet arbre en aura décidément vu de toutes les couleurs. Il a été décapité à trois reprises, pour le plus grand plaisir de groupuscules d'extrême-droite qui s'en réjouissaient à chaque fois sur les réseaux sociaux" (sic).

 

Le sol angevin ne correspond décidément pas à l'"arbre de la laïcité" !

 

Le site Medias-presse info explique avec une touche d'ironie que "c’est avec une grande douleur que les loges maçonniques ont appris que l’"arbre de la laïcité" planté à Angers avait trépassé pour la quatrième fois depuis sa première plantation en 2012 !" :

La république française existe-t-elle ?

L’arbre de la laïcité qui résidait place Lorraine à Angers, a été incinéré, conformément aux opinions philosophiques de ceux qui l’avaient planté.

 

Précédemment, l’arbre de la laïcité d’Angers avait connu par trois fois l’effet de la guillotine.

 

Source: http://www.medias-presse.info/a-angers-larbre-de-la-laicite-trepasse-pour-la-quatrieme-fois/70026/

 

Qu'est-ce que "l'arbre de la laïcité" ?

 

Au cours du XIXe siècle, l'"arbre de la liberté" de 1790 (Cf. article très sérieux de wikipedia) est devenu un des symboles de la république dite "française".

 

Depuis 1789, l'"arbre de la liberté" est en réalité le symbole d'un pouvoir tutélaire immense qui commande directement à la nouvelle religiosité. Rien n'existe en dehors de ce pouvoir.

 

Tocqueville dans La Démocratie en Amérique (1835) percevait qu'un Etat sans religion devenait lui-même une religion... Nous avons donc été prévenus :

Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humane; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; [...] il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veilleur sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux [...]; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre [...]; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie, les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il étreint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

Tocqueville, De la Démocratie en Amérique II, éd. J.-C. Lamberti & F. Melonio, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1986, 4e partie, chap. 6, p. 648

C'est particulièrement vrai dans la démocratie moderne dite "représentative".

 

La libre définition du bien et du mal, des valeurs collectives, y est laissée au choix d'une 'majorité'" par le jeu de la Volonté générale. La religion devait empêcher l'état démocratique "de tout concevoir", lui défendait "de tout oser"... Mais très vite, la démocratie s'est émancipée de cette exigence morale et du frein de la religion. Tout devenait possible dans la tête des "progressistes". Même les pires monstruosités, les pires négations...

 

Devenu "arbre de la laïcité" au XXe siècle, la "laïcité" version franc-maçonnique est devenue un pouvoir et une religion tout à la fois, une religion luciférienne, c'est-à-dire le culte de Satan, selon Serge Abad-Gallardo, qui montre les signes maçonniques d'inspiration luciférienne dans l'initiation maçonnique:

La république française existe-t-elle ?

L'arbre de la soit-disant "laïcité" est une épée tournée contre le catholicisme.

 

La "religion républicaine" d'un Vincent Peillon, par exemple, permet de déclarer en toute impunité que la seule religion "incompatible" avec la république est... la religion catholique. Dans cette nouvelle religion de la laïcité, les grands prêtres sont tout à la fois prêtre et roi. C'est plus pratique pour parvenir à ses fins !

 

La religion de la laïcité est un monisme préhistorique de type pré-chrétien.

 

Le "rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu" (dualisme chrétien) disparaît dans le rendez tout à la "laïcité" (!), c'est-à-dire à Lucifer.

A cette fin, le pouvoir religieux et le pouvoir civil sont confondus... Et la "laïcité" comme principe chrétien de distinction des pouvoirs religieux et civils... disparaît corps et bien.

 

...Dans ces conditions, il est inutile d'expliquer pourquoi notre pays tombe en décadence dans tous les domaines. Le monisme comme religion a toujours été synonyme de régression, tandis que le dualisme chrétien permettait le décollage économique et le progrès authentique. (Cf. L'ouvrage de Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du Christianisme, Laïcité, Liberté, Développement, Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 2012)

La religion de la laïcité est un retour à des religiosités purement naturistes disparues dans nos contrées à la fin de la préhistoire.

 

Il faut savoir en effet, que dans les religions préhistoriques européennes, la religiosité reposait essentiellement sur la croyance en des forces naturelles et associait l'environnement à la divinité dans une forme de panthéisme. L'arbre y avait une place spéciale... Cette religiosité primitive a disparu peu à peu pour laisser place à des religiosités plus élaborées.

 

Ainsi, chez nos chers ancêtres les Gaulois, à la fin du IVe siècle avant J.-C., les ensembles architecturaux ont succédé aux lieux remarquables (montagnes, grottes, sources, arbres, etc.). Les arbres et les cultes purement naturistes ont disparu à l'époque de La Tène (450-25 av. J.-C.). Seuls des noms divins associés aux rivières et aux montagnes ont survécu, rapporte l'archéologue Jean-Louis BRUNAUX dans son ouvrage "Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.)".

Les arbres ne sont plus chez les Gaulois un objet de culte comme ils le sont encore à la même époque chez les Germains.

Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 92-93

L'arbre sacré ("Irminsul") sera encore à la fin du VIIIe siècle un élément de la religiosité totémique de certaines tribus germaniques comme les Saxons, qui venaient ravager et piller nos contrées sous Charlemagne.

 

Aujourd'hui,  l'"arbre de la laïcité" incorpore à l'arbre de la divinité toute une série de positions philosophico-religieuses quant à la nature du pouvoir bien éloignée de la forte religiosité de nos ancêtres, une forte religiosité reconnue par Jules César et qui imbibait tous les aspects de la vie sociale. Une forte religiosité que l'"arbre de la liberté" de 1790 entend supprimer.

 

L'arbre de la "laïcité" est donc une escroquerie historico-politique.

 

Et dans ce cadre, toute atteinte à l'"arbre de la liberté" est considéré comme un sacrilège ignoble devant être sévèrement puni.

 

Maxence HECQUARD l'a montré, les fondements de l'ordre nouveau ("progrès" et "démocratie") sont totalitaires.

 

Que montre la difficulté de l'"arbres de la laïcité" à s'implanter dans le sol gaulois ?

 

Aujourd'hui, après avoir combattu la religion catholique au nom de la neutralité de l'état, la religion de la soit-disant "laïcité" républicaine tombe dans une incohérence totale.

 

La religion de la Laïcité finance la construction de mosquées...

 

...Ce n'est qu'une incohérence apparente : la logique de la religion de la laïcité était et est toujours de détruire le christianisme chez nous en imposant d'autres religions et d'autres cultures...

 

La religion de la Laïcité impose le culte à l'"arbre de la laïcité"

 

C'est la raison pour laquelle un Emmanuel MACRON, candidat à l'élection présidentielle qui n'a sans doute jamais ouvert un livre d'histoire de l'art... a déclaré qu'"il n'y a pas de culture française" :

La république française existe-t-elle ?

En 2009, les français de souche non plus n'existaient pas, selon un ancien ministre du président Nicolas Sarkozy, qui organisait un débat pour connaître quelle était l'"identité nationale" de la France... N'est réelle que leur République, celle qui veille à la sauvegarde des Libertés Fondamentales, au Bonheur des citoyens, à la Paix, au Respect des Droits de l'Homme, la Parité et l'Egalité des Chances... Et là, il n'y a pas de débat possible. N'est réel que leur "Laïcité".

 

Mais si rien n'est réel, si rien n'existe hormis leur religion de la "Laïcité"..., on peut commencer par le début : l'incendie de l'arbre de la soit-disant "laïcité", c'est quoi ?

 

La république "française", elle-même, existe-t-elle ? On le voit, on peut aller loin comme ça au petit jeu des négationnismes...

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:46

"Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive". Voici le commentaire du jour à propos de l'Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,22-25. Ce commentaire nous indique bien la voie unitive, le meilleur chemin qui nous unit à Dieu et nous conduit à Lui par Son Christ. 

"Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive"

Jésus disait à ses disciples : " Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. "
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ?

 

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Commentaire du jour, jeudi après les Cendres: Lc 9,22-25

 

Saint Anastase d'Antioche, moine puis patriarche d'Antioche (549-570 et 593-599)
Homélie 4, sur la Passion ; PG 89, 1347 (trad. bréviaire)

 

 

« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux païens, aux grands prêtres et aux scribes pour être flagellé, tourné en dérision et crucifié » (cf Mt 20,18). En disant cela à ses disciples, le Christ annonçait ce qui s'accordait avec les prédictions des prophètes, car ils avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem...



« Il fallait que le Christ souffre » (Lc 24,26) : il était absolument impossible que la Passion n'eût pas lieu, comme lui-même l'a affirmé lorsqu'il a appelé « lents à croire » et « inintelligents » ceux qui ne savaient pas que le Christ devait souffrir ainsi pour entrer dans sa gloire (Lc 24,25). En effet, il est venu pour sauver son peuple, en renonçant à « la gloire qu'il avait auprès du Père avant le commencement du monde » (Jn 17,5).



... l'Esprit Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'était pas encore entré dans sa gloire » (Jn 7,38-39). Ce qu'il appelle sa gloire, c'est sa mort sur la croix. C'est pourquoi le Seigneur, lorsqu'il priait, avant de subir la croix, demandait au Père de lui donner cette « gloire qu'il avait auprès de lui avant le commencement du monde ».

 

Source

  

Les prophéties messianiques, relatives à la venue du Messie indiquent un Messie souffrant, devant souffrir (notamment Isaïe 53), être crucifié et qui ressusciterait le 3e jour.

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 00:00
Portrait de Charles le Bon - Cathédrale Saint-Sauveur de Bruges.

Portrait de Charles le Bon - Cathédrale Saint-Sauveur de Bruges.

Le Bienheureux Charles le Bon, Comte de Flandre Martyr  fut très populaire pour les mesures qu'il prit en faveur des pauvres. Il fut est assassiné en 1127 par ceux dont les intérêts étaient menacés.

Fils de Saint Canut, frère du roi du Danemark, Charles devint Comte de Flandre, Picardie et Artois en 1119. Il était très aimé de ses sujets car il avait la réputation d'être bon et juste.

On raconte que l’abbé de St-Bertin, ayant une plainte à formuler à propos d’une terre dont l’abbaye avait hérité par donation, s’étant présenté au comte le jour de l’Épiphanie, ce dernier lui fait reproche de n’être pas présent en son abbaye pour y célébrer et y chanter la messe, alors qu'un messager aurait suffi pour transmettre la plainte. Charles rend toutefois justice en sa faveur. Sa réputation est telle que le siège impérial et le trône de Jérusalem lui sont tour à tour proposés. Mais il décline ces deux offres, arguant qu’il préférait se consacrer au bonheur de ses sujets flamands.

En 1123-1124 il s'unit au roi de France Louis VI le Gros pour repousser l'empereur Henri V.

Il fut assassiné un mercredi des Cendres dans l'église Saint-Donatien de Bruges (Belgique) par un seigneur dont il avait stoppé net les complots.

Il fut béatifié officiellement en 1883 par le pape Léon XIII, alors qu'il n'avait cessé entretemps d'être vénéré comme un martyr par les Flamands.

 

Martyrologe romain

Celui qui veut ici-bas porter un amour au cœur doit s’attendre à traverser peines et joies. Il ne suffit pas de me donner une partie du jour.

Bienheureux Henri Suso - Livre de la Sagesse éternelle

 

Sources: (1), (2), (3)

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 09:28

Le répons “Emendemus” de la liturgie du Mercredi des Cendres est chanté pour l'entrée en Carême :

- version grégorienne :

Emendemus in melius

Amendons-nous par une vie meilleure

Quae ignoranter peccavimus,

De ce que par ignorance nous avons transgressé

Ne subito praeoccupati die mortis

De Peur qu'un jour la mort nous prenne soudainement,

Quaeramus spatium poenitentiae

Nous cherchons le temps pour le repentir

Et invenire non possumus.

Et ne pouvons pas le trouver

Attende, Domine, et miserere,

Prêtez l'oreille, Ô Seigneur et ayez pitié,

Quia peccavimus tibi.

Car nous avons péché contre vous.

 

Adjuva nos, Deus salutaris noster,

Aidez-nous, Ô Dieu de notre salut,

Et propter honorem nominis tui

Et, pour la gloire de votre nom,

Libera nos.

Libérez-nous.

- version polyphonique de William Byrd (1575) :

Sources: (1) Actualité du Mercredi des Cendres 1er mars 2017, Pro Liturgia (2) Schola Sainte-Cécile

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00
Mercredi des Cendres : entrée en Carême

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

               

«Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : "Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" (Mc 1,15).

 

Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.

          
Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui "enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG 8). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51, 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10). (…)

         
Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).  

       
La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).    

       

Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :          
      

Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)         
         

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8).  

      

La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23). »

 

Catéchisme de l’Eglise catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 12:05

L’existence de cette Divine Providence est un enseignement formel de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C’est un dogme de la foi catholique. Et cependant pour la plupart des gens, c’est dans la pratique une vérité à laquelle on ne croit guère. On admet certes que Dieu a tout créé, mais ensuite tout est livré au hasard et à la seule liberté de l’homme. Cette vision des choses nous conduit à l’orgueil ou au désespoir. Tout autre est l’enseignement de l’Evangile. Essayons donc de rappeler quelques vérités fondamentales sur ce sujet.

La première vérité c’est que le Bon Dieu nous aime réellement. Ce n’est pas pour rien que l’on dit « le Bon Dieu ». Son amour pour nous est sans limite. Nous sommes ses enfants et Il veut nous rendre participants de sa vie et de sa nature divines. Il nous a créés pour le connaître, l’aimer et le servir en cette vie, et pour jouir de Lui dans la vie éternelle. Il nous a créés pour sa gloire, et c’est pourquoi nous chantons : Nous te rendons grâce pour ton immense gloire.

 

Durant notre existence, Dieu nous conduit vers notre fin. Cette fin, c’est le paradis. Tout dans notre vie s’explique et prend un sens dans cette lumière. Dieu nous attire vers Lui et dans tout ce qui nous arrive, Sa main est présente, Son amour est agissant.

C’est donc une erreur de nous inquiéter, de nous dépiter ou de nous chagriner. La foi en la Providence nous remplit de joie, de sérénité et de confiance. Le Seigneur sait où Il nous mène. Il écrit droit avec des lignes brisées. Dans tout ce qui nous arrive, nous devons dire : « Seigneur, Tu me connais mieux que moi-même, Tu sais où Tu me conduis, j’ai confiance en Toi ».

Dieu a tout prévu et ce que je vis pour le moment, joie ou souffrance, est toujours une grâce que je dois recevoir les yeux fermés. A chaque instant Il est tout proche de moi. A chaque instant Il est le Père, l’Epoux, l’Ami toujours fidèle.

N'ayez pas peur face aux scandales actuels de l'eglise

Sources (et suite): La Divine Providence homélie, P. Simon Noël, Moine prêtre bénédictin à Chevetogne; Diakonos.be

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:37

Qui était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique deux ans et quatre jours, du 26 août 2014 au 30 août 2016 et est donc comptable de cette croissance en berne en 2016 ? 

 

La croissance moins forte en 2016 qu'en 2015

"Croissance moins forte en 2016 qu'en 2015" : Emmanuel Macron comptable du bilan économique de Hollande

Les chiffres de l'Insee publiés ce mardi confirment que le PIB n'a progressé que de 1,1% sur l'ensemble de l'année, une hausse nettement inférieure aux prévisions.

 

Les chiffres sont confirmés. La croissance de l'économie française a bien atteint 0,4% au quatrième trimestre 2016 et s'est donc établie à 1,1% sur l'ensemble de l'année ... Mais ces chiffres, pour 2016, sont inférieurs de 0,1 point par rapport à 2015 où la croissance avait atteint 1,2%. ... inférieure de 0,3 point à la prévision du gouvernement, qui avait réajusté sa prévision de 1,5% à 1,4% à l'automne.

Source: Le Figaro

 

La réponse à la question "Qui était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique deux ans et quatre jours, du 26 août 2014 au 30 août 2016 et est donc comptable de cette croissance en berne en 2016 ? " est Emmanuel Macron.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:00

Le Carême est immédiatement précédé d'une "célébration" qui n'est aucunement mentionnée sur le calendrier liturgique : le Mardi gras.

 

Le Mardi gras est une période chrétienne qui marque, en apothéose, la fin de la "semaine des sept jours gras" autrefois appelés jours charnels. Cette période pendant laquelle on festoyait précède le mercredi des Cendres, marquant l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande ; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval "carnelevare" signifiant "enlever, retirer la chair" (c'est-à-dire "retirer la viande" de la table, dont elle restera absente durant tout le carême).

 

De nombreux carnavals ont lieu le Mardi gras.

Mardi gras, populairement, est aussi le jour où l'on mange les fameux "beignets de carnaval". Il est aussi populaire aujourd'hui pour les enfants de se déguiser et/ou demander aux voisins dans les villages des œufs, du sucre, de la farine, etc, ceci afin de faire des gâteaux ou des crêpes qu'ils peuvent manger en fin d'après-midi.

C'était une "dernière folie" pour se préparer au jeûne sévère et à l'abstinence qui devaient commencer le lendemain avec le mercredi des Cendres. Cette tradition populaire avait probablement des motivations très pratiques. Les aliments interdits par la discipline rigoureuse de l'Eglise étaient précisément ceux qui ne se conservaient pas. Or, jusqu'au XIXe siècle, la réfrigération était inconnue, il allait donc de soi de manger tout ce qui risquait de se perdre pendant ces six semaines de Carême, et d'aider les autres familles à en faire autant dans une ambiance festive.

Le carnaval tel que nous le connaissons était déjà populaire au XIVe siècle. Il porte la marque des coutumes préchrétiennes de divertissements et de mascarades associées à la célébration païenne de l'équinoxe de printemps. Parce que l'Eglise interdisait toutes réjouissances pendant le Carême, il était normal de faire la fête juste avant.

Actuellement, le Mardi gras est associé à des coutumes alimentaires appréciées de tous, particulièrement des enfants : crêpes, beignets ou bugnes, gaufres, etc., en fonction des régions de France.

 

Sources: 1; Greg DUES, Guide des coutumes et traditions catholiques, traduit de l'anglais et adapté par Emmanuelle Billoteau, Bayard, Paris 2004, p. 137.

 

 

. 1790 : interdiction des festivités du Carnaval sous la Révolution

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:54
Luther placardant les 95 thèses à la porte de l’église de Tous-les-Saints de Wittemberg (Saxe) le 31 octobre 1517. Ces thèses, imprimées, se répandent dans la chrétienté en quelques mois. Deux théologiens les réfutent rapidement : Jean Eck (1486-1543), théologien à l’Université d’Ingolstadt, fait paraître un ouvrage devenu célèbre, Enchiridion locorum communium adversus Lutherum (Compilation des lieux communs contre Luther). Le livre atteindra quarante-six éditions à la fin du 16e siècle (c’est l’un des livres les plus diffusés en Europe à cette époque ; il est traduit en langue française en 1551). Le second théologien est Jean Tetzel.

Luther placardant les 95 thèses à la porte de l’église de Tous-les-Saints de Wittemberg (Saxe) le 31 octobre 1517. Ces thèses, imprimées, se répandent dans la chrétienté en quelques mois. Deux théologiens les réfutent rapidement : Jean Eck (1486-1543), théologien à l’Université d’Ingolstadt, fait paraître un ouvrage devenu célèbre, Enchiridion locorum communium adversus Lutherum (Compilation des lieux communs contre Luther). Le livre atteindra quarante-six éditions à la fin du 16e siècle (c’est l’un des livres les plus diffusés en Europe à cette époque ; il est traduit en langue française en 1551). Le second théologien est Jean Tetzel.

On vous vante Luther ? Répondez d’un seul mot : Lutherrorisme !

Car c’est par la violence, le pillage, la tyrannie et les massacres que le protestantisme a dominé la moitié de l’Europe, il y a cinq siècles. En un mot : par la Terreur. Yves Gérardin le montre en détails dans un article intitulé : « 1517-1617 : un siècle de Lutherrorisme », dans le dernier numéro de la revue Le Sel de la terre (numéro 99, hiver 2016-2017).

 

Premier exemple : la Suède, où sévit le roi luthérien Gustave Vasa (1496-1560). A des sujets nés catholiques, et voulant le rester, Gustave Vasa impose de force sa nouvelle religion. Des réclamations, puis des révoltes populaires se succèdent aux quatre coins du pays. Le pieux roi luthérien les fait noyer dans le sang. Quand il est en position de faiblesse, il promet toutes sortes d’arrangements. Quand tout est rentré dans l’ordre, il fait massacrer les naïfs qui l’ont cru. Pour crime de catholicisme, il fera même condamner à mort des compagnons qui lui avaient sauvé la vie ou procuré le trône.

Deuxième exemple : le Danemark, où tous les évêques catholiques sont emprisonnés par surprise en une seule nuit (11 août 1536). Christian III les a invités à une réunion, à Copenhague, dans le seul but de les faire ainsi arrêter. En Norvège et en Islande, le même Christian III envoie de véritables expéditions militaires pour arracher les évêques aux fidèles qui veulent les défendre. Privés d’évêques catholiques, les fidèles seront ensuite progressivement menés au protestantisme grâce à l’emploi conjugué de la carotte et du bâton.

  • Pour les religieux, le bâton : suppression de tous les monastères (au plus grand profit du trésor royal, mais aux dépens des pauvres, qui regretteront longtemps la charité des moines). Bâton aussi pour ceux qui s’écartent des paroisses officielles : peine de mort pour les prêtres réfractaires et leurs fidèles.

  • Mais à l’intérieur des paroisses officielles, on agite la carotte. On conserve soigneusement certaines apparences extérieures (y compris le latin et les chants traditionnels) et l’on ne change que très progressivement la liturgie et la doctrine. Au lieu d’attaquer les vérités catholiques, ce qui provoque des réactions, on commence habilement par les taire, pour les faire oublier. Il faudra du temps – trois ou quatre générations – mais on réussit, finalement, à faire avaler la nouvelle religion à un peuple qui voulait la vomir.

  •  

L’article montre ainsi, pays par pays, comment le protestantisme a été imposé par la terreur à tous les étages de la société (peuple, clercs et même princes).

Mais dites tout ça à un protestant. Sa réaction est garantie d’avance. Ce sera la litanie officielle de la légende noire anti-catholique : inquisition, Saint-Barthélemy, dragonnades, etc. Aussi, pour bien cerner la nature du lutherrorisme, une deuxième partie compare la violence protestante à celle des catholiques. Le résultat est sans appel : la violence catholique fut essentiellement défensive, face à des protestants qui, eux, voulaient réellement et partout imposer leur nouvelle religion par la force. L’Inquisition protégea l’Espagne et l’Italie. En France, le pouvoir royal fut à la fois moins vigilant et plus sévère, mais par à-coups, dans une alternance de faiblesse et de dureté qui est la pire des politiques. Les calvinistes en profitèrent pour s’implanter. Ils multiplièrent les attentats, massacrèrent plus de 8 000 prêtres et tentèrent de s’emparer du pays. La France n’échappa à leur emprise qu’après de terribles guerres de religion.

Au total, pour tout le protestantisme (luthérien, calviniste, anglican, etc.), le bilan est terrible. Une religion qui est basée sur le libre examen de la Bible, et qui engendre ainsi des centaines de sectes concurrentes, n’a déjà pas grande vraisemblance. Mais si on prouve qu’elle a violé d’emblée son propre principe, en s’imposant partout par la violence au lieu de librement convaincre, que lui reste-t-il ?

 

Lire aussi : L'impossibilité de la communion avec les protestants ne vient pas de l'Eglise, elle vient du "credo" des protestants eux-mêmes

 

Tout ce numéro du Sel de la terre est consacré à la révolte protestante (Sommaire).

Le Sel de la terre (revue des dominicains d’Avrillé) Couvent de la Haye-aux-Bonhommes, 49240 Avrillé — Ce numéro : 15 €. — Abonnement annuel (4 numéros) : 48 €. — http://www.dominicainsavrille.fr/le-sel-de-la-terre-n99/

 

Source: Medias-presse.info

Fév 20
 
Le Sel de la terre n°99
 
Sommaire

1517-2017 : CINQ SIÈCLES DE SUBVERSION PROTESTANTE
★ Avertissement
★ Éditorial : Le protestantisme au cœur de la subversion moderne
★ Luther et la chrétienté déchirée : repères chronologiques (1483-1556)
★ Glossaire de quelques termes utilisés dans ce numéro
★ Vincent LHERMITE : Synthèse historique du protestantisme
★ Yves GÉRARDIN : 1517-1617 : un siècle de Lutherrorisme

DE LA FAUSSE PHILOSOPHIE A L’HÉRÉSIE
★ Paul JUSTIN : La révolution philosophique de Luther
★ Frère EMMANUEL-MARIE O.P. : Le coeur de l’hérésie luthérienne : la doctrine de la justification

DE LUTHER A L’ÉGLISE CONCILIAIRE
★ Frère JOACHIM F.B.M.V. : De la messe de Luther à la messe de Paul VI
★ Frère PIERRE-MARIE O.P. : L’infiltration du protestantisme dans l’Église conciliaire

LA RÉPONSE CATHOLIQUE
★ Père Jean-Baptiste AUBRY : Le concile de Trente
★ Frère MARIE-DOMINIQUE O.P. : Notre attitude catholique face à l’esprit protestant

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:15
Carte de Barbarie (Gerardus Mercator, 1630)

Carte de Barbarie (Gerardus Mercator, 1630)

Assistons-nous à la réactivation de la piraterie islamiste et de la "Barbarie" que Charles X avait éradiquée en 1830 ?

 

Selon La Dépêche.fr aujourd'hui, "un otage allemand a été décapité aux Philippines par des islamistes du groupe Abu Sayyaf qui a porté allégeance à l’Etat islamique." RIP

 

"Basé dans le sud des Philippines, le groupe islamiste est connu pour ses enlèvements et actes de piraterie maritime. Apparu dans les années 1990, il aurait gagné des dizaines de millions de dollars grâce à ses actes de rançon."

Philippines : un otage allemand décapité par un groupe islamiste

La réactivation de la piraterie islamiste ?

Source

 

L'archipel philippin est bordé à l'est par la mer des Philippines, à l'ouest par la mer de Chine méridionale et au sud par la mer de Célèbes, mais se trouve plus populairement dans l'océan Pacifique.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:30

Un intéressant point de vue de Charles Gave : "il ne m'étonnerait pas que dans l'année qui vient, la construction de l'Union européenne, telle qu'on la connaît, disparaisse et que l'euro disparaisse puisque l'UE ne correspond plus à rien et ne correspond plus à aucun besoin.... Et à ce moment-là le danger pourrait être comme on l'a vu lors de l'effondrement de l'Urss, l'émergence des vieilles nations, la Savoie, la Catalogne, la Corse, la Bretagne, etc. Il y a aujourd'hui des forces de rupture, compte tenu de ce mécontentement et de l'incapacité des élites à les traiter qui sont importantes".

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:33

"Pyrrhon lui-même a souvent été présenté comme une sorte de sophiste, par exemple dans la légende qui nous le montre si incertain de l’existence des choses sensibles qu’il s’en va se heurter contre les arbres et les rochers, et que ses amis sont obligés de l’accompagner pour veiller sur lui. "

(Victor Brochard, Les Sceptiques grecs, Livre de Poche, 2002.)

Selon le philosophe Pyrrhon d’Elis (v. 365-275 av. J.C.) les réalités sont toutes aussi incertaines qu’indiscernables. Aussi nos sensations et nos jugements ne nous apprennent-ils ni le vrai ni le faux. Par conséquent, nous ne devons nous fier ni aux sens ni à la raison, mais demeurer sans opinion. Quelle que soit ce dont il est question, ce dont on parle, il faut l’affirmer et la nier à la fois, ou bien ni l’affirmer ni la nier.

La crise qui secoue l’Eglise est essentiellement due au “pyrrhonisme” qui s’est emparé des mentalités actuelles, y compris au sein du clergé.

Le “pyrrhonisme”, qui nie que la raison puisse atteindre la signification des réalités, débouche inévitablement sur une sorte d’illogisme qui fait le lit de ce que Benoît XVI appelait “la dictature du relativisme” : plus rien ne doit être considéré comme définitivement vrai. Tout doit demeurer dans l’ombre, dans la grisaille, dans l’incertitude, dans le subjectivisme. Tout doit dépendre des sentiments individuels, des besoins et des envies du moment, du contexte.

Dans l’Encyclique “Humani generis”, Pie XII avait enseigné que contre le pyrrhonisme qui caractérise l’esprit du monde moderne, il était nécessaire de reconnaître “l’authentique et exacte valeur de la connaissance humaine capable d’arriver à une vérité certaine et immuable.”

Dans la Constitution “Lumen gentium” de Vatican II, l’Eglise affirme, contre le pyrrhonisme, que par la lumière naturelle de la raison humaine nous pouvons connaître Dieu comme le principe et la fin de toute chose (LG, n.16). Cet enseignement sera repris et développé dans le “Catéchisme de l’Eglise catholique” (CEC, nn. 35 et ss.) qui doit beaucoup au Cardinal Ratzinger

Enfin, à travers la Constitution pastorale “Gaudium et spes”, l’Eglise condamne ceux qui enseignent ou admettent qu’il n’existe pas de vérité absolue et que, par conséquent, tout n’est que relatif : “On désigne sous le nom d’athéisme des phénomènes entre eux très divers. En effet, tandis que certains athées nient Dieu expressément, d’autres pensent que l’homme ne peut absolument rien affirmer de Lui. D’autres encore traitent le problème de Dieu de telle façon que ce problème semble dénué de sens.” (GS, n. 19 §2).

Aujourd’hui, le pyrrhonisme est largement introduit dans la mentalité catholique. Il conduit de nombreux fidèles - et parmi eux des membres éminents de la Hiérarchie - à penser que puisque l’esprit humain n’est pas capable d’appréhender la vérité une et immuable, l’Eglise ne doit plus être “monolithique” : elle ne peut que proposer “sa” vérité, mais à la condition de laisser chacun libre d’y faire des distinctions et des préférences en faisant appel à son jugement personnel.

Il faut donc s’interdire tout immobilisme qui conduirait à penser qu’un enseignement est définitif, que la doctrine est fixée, que la liturgie doit être célébrée dans le respect de règles objectives et stables qui en fixent le déroulement et en déterminent le sens.

Par la bouche d’un certain clergé postconciliaire, on a entendu dire que tout doit être relativisé et que, par conséquent, les évêques eux-mêmes doivent adapter et relativiser les enseignements de l’Eglise. Il s’agit là d’une grave défaillance de l’autorité pastorale qui conduit à ce qu’on puisse s’affirmer catholique tout en cultivant un scepticisme ouvrant sur d’infinies variations doctrinales, liturgique et morales considérées comme toutes aussi valables les unes que les autres. Dans ce mouvement, la morale “doit être vie, dynamique de vie et, à ce titre, soumise à une croissance intérieure qui écarte toute fixité”, disait le Cardinal Suenens en 1966.

Dans un tel contexte, il devient totalement impossible parler d’une “crise” de l’Eglise : comment pourrait-il y avoir crise quand il n’y a plus ni de mesures fixes ni d’instrument fiables pour discerner la foi de ce qui n’est pas la foi ? Comment pourrait-on parler de crise lorsque, dans des discours embrouillés, on arrive à prendre pour un enseignement clair ce qui, en fait, peut s’attacher à plusieurs idées opposées ?

Le “pyrrhonisme” engendre nécessairement le mobilisme dans tous les domaines : puisque plus rien ne doit avoir de stabilité et de signification, tout doit sans cesse être démoli et reconstruit, détruit et réinventé. Le “soyez fermes et immuables” de S. Paul (cf. 1Cor. 15) est alors remplacé par le “soyez mobiles et instables” de très nombreux clercs de l’Eglise postconciliaire. Les célébrations paroissiales doivent devenir l’outil qui favorise et entretient le “pyrrhonisme” dans l’esprit des fidèles : en remplaçant le sacré qui porte à l’universel par l’expression de l’émotivité (“C’était une belle messe” ; “A l’enterrement, on a écouté la chanson préférée de mamie”...) et en évacuant le Beau qui fixe le Vrai, les célébrations dites “liturgiques” (alors qu’elles ne sont plus guère que des “rencontres spirituelles”) aiguisent les sentiments individuels pour ne plus servir et véhiculer que le relativisme. Une messe ne doit donc plus être un acte d’Eglise stable qui transmet et signifie la Vérité permanente, mais une action privée et variable, sans cesse innovante, au cours de laquelle le célébrant - ou tout autre personne chargée de l’ “animation” - crée des formules vides et imagine des gestes sans rapports avec ceux de la Tradition. La liturgie perd son sens, comme le souligne le Cardinal Sarah, et dégringole au niveau d’une activité qui permettra au célébrant et à l’assemblée suiviste de se séparer de l’Eglise sans pour autant s’opposer ouvertement à elle. Ce qui est déjà le cas dans de très nombreuses paroisses.

On passe ainsi du “pyrrhonisme” au “mobilisme”, c’est-à-dire dans quelque chose qui n’est plus qu’un vague système de croyances déracinées de la foi catholique.

Dans ce “quelque chose” de radicalement nouveau, les célébrations recomposées, réinventées, sont présentées comme l’idéal du style nouveau que doivent avoir les messes (lesquelles se font maintenant sous des chapiteaux de cirques ou dans des salles de spectacles avec l’aval des évêques...), le but à atteindre étant d’induire les fidèles dans une religiosité qui, en dépréciant la raison et l’intelligence, interdit définitivement à l’homme de connaître Dieu et de s’approcher de Lui pour l’écouter nous parler dans le silence.

Nous sommes bien immergés dans cette Eglise du “pyrrhonisme” où les fidèles sont invités à ne plus réfléchir afin de pouvoir accepter sans sourciller n’importe quel chant, n’importe quelle nouveauté, n’importe quel discours, n’importe quelle bêtise liturgique ou catéchétique. Et dans cette Eglise “new look”, plus c’est gros et affligeant, mieux ça passe.

L'Eglise du “pyrrhonisme”
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:00
Sainte Honorine, vierge, martyre gauloise († 303)

On ne connaît d'elle que les reliques qui furent rapportées de Haute-Normandie jusqu'en Ile-de-France à Conflans-Saint-Honorine. Son culte en Normandie est très ancien et la tradition en fait une martyre gauloise.

 

- la tradition rapporte qu'elle fut martyrisée en l'an 303 lors de la dernière persécution romaine. Sainte Honorine est également patronne des prisonniers.

- Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux). Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche.

Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré.

Pour échapper aux invasions normandes, son corps est transporté par des religieux jusqu'au castrum de Conflans près du confluent de la Seine et de l'Oise, en 876. Elles y restèrent la paix revenue. Un pèlerinage régional, le jour de l'Ascension, se développa sous l'impulsion des moines du prieuré de Conflans, dépendant de l'abbaye Notre-Dame du Bec, installés depuis 1080. De nos jours, ce pélerinage a lieu le dimanche précédant ou suivant le 27 février.

 

Le 27 février est la date actuellement retenue pour les cérémonies et processions et ce, depuis l'an 1080. Voir le site de la paroisse de Conflans-Sainte-Honorine où Vêpres et vénération des reliques sont organisés tous les ans pour sa fête.

 

Certains auteurs localisent Honorine dans le pays d'Auge (diocèse de Bayeux) comme en témoignent les nombreux villages qui portent son nom. D'autres la situent dans le pays de Caux : c'est à Graville que se trouve son tombeau.

 

Sainte Honorine aurait fait partie du peuple gaulois des Calètes et aurait été martyrisée à Lillebonne (Juliobonna). Son corps jeté dans la Seine aurait été recueilli à Graville où il fut enterré (début du IVe siècle).

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

 

Sur le territoire de Rouen, au IVe siècle, sainte Honorine, vierge et martyre. Martyrologe romain

 

"Sainte Honorine, l’espérance des captifs et des matelots, obtenez-nous la délivrance de nos périls et de nos maux" (cantique composé vers 1875)

 

Sources

 

[1] L'Evangile au quotidien

[2] Nominis

[3] Wikipedia

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 00:00

Il était évêque de Magydos, en Pamphylie, dans le sud de l'actuelle Turquie, quand éclata la persécution de Dèce. Nombreux furent alors les chrétiens qui apostasièrent pour sauver leur vie. Craignant que ses fidèles n'en fassent autant, il leur conseilla de fuir et lui-même se laissa arrêter. Conduit devant le gouverneur, il s'entendit condamner: "Puisque tu préfères un homme crucifié à nos divins empereurs, toi aussi tu mourras sur une croix." Et saint Nestor fut crucifié. (1)

Saint Nestor, Evêque en Pamphylie. Miniature du Menologion de Basil II, manuscrit enluminé contenant un synaxaire, livre liturgique orthodoxe, daté de la fin du Xe, du début du XIe siècle, actuellement conservé à la bibliothèque apostolique vaticane. C'est un des manuscrits byzantins les plus célèbres.

Saint Nestor, Evêque en Pamphylie. Miniature du Menologion de Basil II, manuscrit enluminé contenant un synaxaire, livre liturgique orthodoxe, daté de la fin du Xe, du début du XIe siècle, actuellement conservé à la bibliothèque apostolique vaticane. C'est un des manuscrits byzantins les plus célèbres.

Le préfet avait dit : "Tant que nous n’aurons pas l’évêque entre les mains, nous ne pourrons rien contre les chrétiens."

 

Simulacre de procès et de déférences, pour le faire abjurer. Nestor garde son calme et sa détermination. Il est renvoyé devant une instance supérieure à Perge. Même scénario. Le jugement est sans appel : "Nestor, puis­que tu n’as pas voulu obéir au victorieux empereur, ni aux dieux immortels, puisque tu es voué, comme je le vois, au Christ crucifié sous Ponce Pilate, tu subiras la même peine que lui. Tu seras crucifié !" Et il en fut ainsi.

 

Jusqu’à son dernier souffle, Nestor continue de parler du Christ. Certains de ses bourreaux, émus par cette constance, se convertissent. C’était en 250. (2)

 

Pensée spirituelle de Nestor :

 

"Toujours j’ai été, je suis et je serai avec mon Christ.'

 

Courte prière de Nestor crucifié :

 

"Je bénirai le Seigneur en tout temps, et sa louange est toujours sur mes lèvres." (Psaume 33)

 

Le prénom Nestor est d'origine grecque et vient du nom d'un roi légendaire de Pylos. (3)


À Pergé en Pamphylie, l’an 250, la passion de saint Nestor, évêque de Magydos et martyr. Arrêté au temps de la persécution de l’empereur Dèce, il fut condamné à la croix par le gouverneur de la province, pour qu’il subisse le même supplice que celui qu’il reconnaissait comme le Crucifié.

Martyrologe romain

 

Sources : (1) Nominis ; (2) 26 février : Saint Nestor, Direct Matin ; (3) Le Jour du Seigneur ; (4) Wikipedia english

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 12:12

"Le Martyr de Bouval" est un film de la paroisse Notre Dame d'Enchanet sur Maronne (Pleaux) dans le Cantal, réalisé par Marie-Sophie GUERING avec Abbé Dominique ROZE, Vincent BAC, Annie GUERING, Didier LAFARGE... Musique originale composée par Alexandre BENETEAU.

Le Martyr de Bouval (film avril 2017) - Vie de l'abbé François FILIOL, prêtre martyr de la Révolution dans le Cantal

Le film "Le Martyr de Bouval", écrit entièrement à partir d'archives par une jeune réalisatrice de 17 ans, retrace la vie de l'abbé François FILIOL, prêtre martyr de la Révolution dans le Cantal.

En mai 1793, l'abbé François Filiol, vicaire de Drugeac, avant la Révolution, est arrêté chez son père à Bouval de Barriac-les-Bosquets. Son crime : avoir refusé de signer la Constitution civile du clergé. Sommé de céder et refusant à nouveau, il est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire d'Aurillac.

La tête de l'abbé François Filiol tombe à Mauriac, derrière la basilique. Catinon Menette recueille sur un linge le sang du martyr. Jean-Baptiste Serres raconte qu'elle appliqua le tissu sur les yeux d'un aveugle et que ce dernier recouvra la vue. Sur le chevet de Notre-Dame des Miracles, une croix rappelle la terrible fin de l'abbé. Il avait 28 ans.

La Montagne.fr a publié cet article sur le film :

Le Martyr de Bouval (film avril 2017) - Vie de l'abbé François FILIOL, prêtre martyr de la Révolution dans le Cantal

Un film sur l'histoire de l'abbé Filiol, guillotiné à la Révolution

 

Publié le 26/02/2016

 

L’histoire de l’abbé Filiol, guillotiné à Mauriac sous la Révolution française, refait surface : un film consacré à sa vie est actuellement tourné autour de Pleaux.

 

Bercée par le crépitement des flammes, la petite pièce plonge dans le silence. Face à la cheminée, autour d'une table en bois, deux hommes, en costumes d'époque, se fixent du regard. Le jeune François, futur abbé Filiol, fait face à son père. « Clap » ! Le claquement déchire la quiétude du Moulin du Bosquet, et lance le tournage. Derrière sa caméra, Marie-Sophie Guéring balaie la scène de long en large…

 

Deuxième expérience

 

Accompagnée de l'abbé Dominique Roze, curé à Pleaux, la réalisatrice de 17 ans guide un projet mené par la paroisse Notre-Dame d'Enchanet sur Maronne : le tournage d'un long-métrage d'1 h 30, intitulé « le Martyr de Bouval » et consacré à la vie de l'abbé Filiol. Le duo avait déjà travaillé de concert, il y a deux ans, sur un film dédié au pèlerinage à Notre-Dame-d'Enchanet. Projeté à Pleaux, « ce petit succès », sourit Marie-Sophie, les a encouragés à retenter l'aventure, autour d'une autre histoire locale.

 

Né à Bouval (Barriac-les-Bosquets) en 1765 et après des études à Mauriac et au grand séminaire de Clermont-Ferrand, François Filiol est nommé vicaire à Drugeac et ordonné prêtre en 1789. Mais en 1790, il rejette, comme de nombreux prêtres, la Constitution civile du clergé, qui institue une nouvelle église. Contraint à l'exil, l'abbé Filiol prend la route de l'Espagne mais revient rapidement sur ses pas, « pour exercer son ministère clandestinement, raconte l'abbé Dominique Roze. Il est alors caché par son père, notamment dans une grange à Bouval. Mais il est dénoncé par une servante, attrapé et guillotiné à Mauriac, en 1793. Dans l'arrondissement, trois autres prêtres, déportés, ont aussi péri pendant la Révolution française. À travers cette histoire, on veut donner un visage à ceux qui ont été oubliés. »

 

 

Le dossier de béatification relancé ?

 

« Impressionnée par le courage de l'abbé Filiol, prêt à donner sa vie pour aider les gens », Marie-Sophie Guéring a entièrement écrit le scénario, à partir d'archives. Le tournage a débuté à Noël, avec de premières scènes devant l'église de Barriac-les-Bosquets et au baptistère de Pleaux. En début de semaine, le projet s'est poursuivi au Moulin du Bosquet, à Barriac-les-Bosquets. En compagnie d'une poignée de figurants locaux. « Le fait que l'abbé Filiol soit guillotiné, ça a marqué les mémoires ici, explique l'abbé Roze. Ce film, c'est l'histoire de l'abbé, mais ce sont aussi les habitants qui se souviennent. »

 

« C'est une histoire qui a touché les habitants de la région, donc on a trouvé assez facilement des acteurs, et les costumes nous ont été prêtés par des gens du coin, notamment le groupe folklorique Lous Bouscas », complète Marie-Sophie Guéring. Une mobilisation populaire qui pourrait également jouer en faveur du dossier de béatification de l'abbé Filiol : « au point mort » depuis une vingtaine d'années, explique l'abbé Roze, celui-ci pourrait être relancé, puisque le film serait joint au dossier. La fin du tournage, elle, est prévue cet été. Des figurants sont notamment recherchés pour la scène finale, devant l'église de Pleaux, autour d'une guillotine reconstituée, là aussi, par un habitant.

 

Present.fr a publié un entretien avec l'abbé Dominique Roze, curé de la paroisse, au sujet du tournage du film. Extrait :

Statue monumentale de l’abbé Filiol, haute de 3,70 m, érigée en 1896 au sommet du Puy de Bouval, culminant à 730 mètres, le plus haut point du canton de Mauriac (Auvergne)

Statue monumentale de l’abbé Filiol, haute de 3,70 m, érigée en 1896 au sommet du Puy de Bouval, culminant à 730 mètres, le plus haut point du canton de Mauriac (Auvergne)

"Depuis que le projet de film est lancé, on découvre que la mémoire locale et l’attachement de la population à ce prêtre demeurent. Le projet a permis de révéler et de réveiller cet attachement. Et c’est une excellente chose.

 

Pour la France d’aujourd’hui, le film participe au devoir de mémoire, pour reprendre une expression à la mode. Il restitue une des pages les plus sombres de l’histoire de notre pays, un épisode qu’il convient de ne jamais oublier. L’abbé Filiol est resté dans la mémoire populaire quand trois prêtres de la région, morts en déportation, en ont malheureusement disparu. Il est donc une figure emblématique des persécutions subies par le clergé au moment de la Révolution française.

 

En ce qui concerne l’Eglise de France, en cette période de crise des vocations, l’abbé Filiol incarne la fidélité à la foi catholique et à l’Eglise. Par fidélité, il a donné sa vie pour la France. Faire connaître son sacrifice d’amour peut être une source de grâces. Et peut-être, demain, susciter des vocations sacerdotales…

 

Le procès a été ouvert voici bien des années. Pour le moment, il semble bloqué. Beaucoup avaient espéré que l’abbé Filiol serait déclaré Bienheureux en même temps que Catherine Jarrige, dite Cantinou Menette, tertiaire dominicaine originaire de Mauriac, qui consacra sa vie à aider les nécessiteux et qui secourut de nombreux prêtres réfractaires, dont l’abbé Filiol [elle fut béatifiée en 1996 par Jean-Paul II, NDLR]. Pour faire aboutir une béatification, il faut une demande populaire. Je veux croire que le film de Marie-Sophie réveillera la mémoire et relancera le procès. Je veux croire que l’abbé Filiol sera bientôt déclaré Bienheureux par l’Eglise. A la grâce de Dieu !"

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:10

En 1985, pour le Cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI), à cause de leur remise en cause de la Tradition de l'Eglise, l'intercommunion avec les protestants n'est pas possible, car "s'il n'y a pas de succession apostolique, il n'y a pas de sacerdoce authentique, et il ne peut donc y avoir d'Eucharistie sacramentelle au sens propre." C'est dans l'Entretien sur la foi (1985), avec Vittorio Messori que le Cardinal Ratzinger donne cette explication :

L'impossibilité de la communion avec les protestants ne vient pas de l'Eglise, elle vient du "credo" des protestants eux-mêmes

Cardinal Ratzinger: Luther serait tout aussi problématique aujourd'hui

 

Vittorio Messori: "À la fin de 1983 - année du cinquième centenaire de la naissance de Martin Luther - l'enthousiasme à le célébrer de certains catholiques a conduit de mauvaises langues à insinuer qu'aujourd'hui, le Réformateur pourrait enseigner les mêmes choses que jadis, mais en occupant en toute tranquillité la chaire de quelque université ou séminaire catholique. Qu'en dit le Préfet? Croit-il que la Congrégation qu'il dirige convierait le moine augustinien à quelque "entretien informatif"?

 

Le Cardinal Ratzinger sourit et répond : "Oui, je crois vraiment qu'aujourd'hui encore, on devrait parler très sérieusement avec lui, et que ce qu'il a défendu ne pourrait être davantage considéré de nos jours comme "théologie catholique". S'il en était autrement, le dialogue oecuménique ne serait pas nécessaire, qui recherche précisément cet entretien critique avec Luther en demandant comment l'on peut sauver ce qu'il y a de grand dans sa théologie et surmonter ce qui s'y trouve de non catholique."

 

Vittorio Messori: "Il serait intéressant de savoir de quels points la Congrégation pour la doctrine de la foi s'emparerait pour intervenir encore aujourd'hui contre Luther."

 

Le Cardinal Ratzinger n'hésite pas à répondre : "Quitte à paraître ennuyeux, je pense qu'il s'agirait à nouveau du problème ecclésiologique. Lors de la dispute de Leipzig, l'interlocuteur catholique de Martin Luther lui prouva de façon irréfutable que sa "nouvelle doctrine" ne s'opposait pas seulement aux Papes, mais aussi à la Tradition telle que l'avaient clairement exprimée les Pères et les Conciles. Luther fut contraint de l'admettre et déclara alors que les Conciles oecuméniques aussi se seraient trompés, plaçant ainsi l'autorité de l'exégète au-dessus de l'Autorité de l'Église et de sa Tradition."

 

Vittorio Messori: "C'est donc à ce moment-là que se produisit la "rupture" décisive?"

 

Cardinal Ratzinger : "Je crois en effet que ce fut le moment décisif. Parce qu'alors on renonça à la conception catholique de l'Église comme authentique interprète du vrai sens de la Révélation. Luther ne pouvait plus partager la certitude qui reconnaît en l'Église une conscience commune qui se situe au-dessus de l'intelligence et de l'interprétation personnelles. De sorte que la relation entre l'Église et l'individu, entre l'Église et la Bible en est fondamentalement altérée. Sur ce point, oui, la Congrégation devrait parler avec Luther s'il vivait encore; ou, pour mieux dire, sur ce point, nous parlons avec lui lors de nos conversations oecuméniques. (...)"

 

Vittorio Messori: "... [Le Cardinal] me cite le nouveau refus de Rome de concéder "l'intercommunion", c'est-à-dire la possibilité pour un catholique de participer à l'Eucharistie d'une Église réformée."

 

Cardinal Ratzinger: "De nombreux catholiques eux-mêmes, dit-il, pensent que ce refus est l'ultime avatar d'une mentalité intolérante qui devrait avoir fait son temps. Ils sont nombreux, ceux qui nous crient: "Ne soyez pas si sévères, si anachroniques!" Mais ce n'est pas une question d'intolérance ou de retard oecuménique: pour le Credo catholique, s'il n'y a pas de succession apostolique, il n'y a pas de sacerdoce authentique, et il ne peut donc y avoir d'Eucharistie sacramentelle au sens propre. Nous croyons que c'est ainsi que l'a voulu le Fondateur même du christianisme."

 

Source : Cardinal Joseph Ratzinger/Vittorio Messori, Entretien sur la foi, Fayard, 1985, p. 192-197. Le Forum catholique

 

La succession apostolique désigne la transmission par les apôtres de l’autorité des pouvoirs reçus de Jésus à des successeurs. C’est par la consécration épiscopale, que se transmet la succession apostolique. Depuis vingt siècles de christianisme, les évêques, unis au pape, assurent la continuité vitale et institutionnelle de la mission confiée aux apôtres par le Christ. (Source)

 

Le document "l’apostolicité de l'église et la succession apostolique" de la Commission théologique internationale a précisé en 1973 :

 

"Le mouvement commun de la Réforme a nié le lien entre l’Écriture et la tradition de l’Église en faveur de la normativité de la seule Écriture. Même si plus tard on se réfère de diverses manières à la Tradition, cependant on ne lui reconnaît pas la même dignité que dans l’Église ancienne. Le sacrement de l’ordre étant l’expression sacramentelle indispensable de la communion dans la Tradition, la proclamation de la sola Scriptura a entraîné l’obscurcissement de l’ancienne notion de l’Église et de son sacerdoce. Aussi, de fait, on a, à travers les siècles, souvent renoncé à l’imposition des mains, soit par des hommes déjà ordonnés, soit par d’autres. Là où elle a été pratiquée, elle n’avait pas eu la même signification que dans l’Église de la Tradition. Cette divergence dans la façon d’introduire dans le ministère et de l’interpréter n’est que le symptôme le plus saillant de la compréhension différente des notions d’Église et de Tradition. De nombreuses approches prometteuses (2) (Voir les résultats de certains dialogues bilatéraux) ont commencé à rétablir des contacts avec cette Tradition, bien que la rupture ne soit pas encore effectivement surmontée. Dans ces circonstances, l’intercommunion eucharistique reste pour le moment impossible (3) parce que la continuité sacramentelle dans la succession apostolique dès les origines constitue pour les Églises orthodoxes aussi bien que pour l’Église catholique un élément indispensable de la communion ecclésiale."

 

Les protestants nient le lien entre l'Ecriture et la tradition de l'Eglise en faveur d'une normativité de la seule Ecriture. Depuis 500 ans, l'obstacle fondamental à l'unité est la notion de succession apostolique. Or, les apôtres eux-mêmes ont voulu cette succession apostolique. Cette transmission des pouvoirs sacerdotaux est une pratique attestée dans le Nouveau Testament. L'organisation de l'Eglise est en place déjà en l'an 60 avant la mort des apôtres Pierre et de Paul.

 

Mgr Jacques Perrier, l'ancien évêque de Tarbes et Lourdes, a pu dire dans un document sur la succession apostolique que "Les évêques d’aujourd’hui sont reliés aux apôtres par une chaîne ininterrompue. Cette relation est un gage de fidélité à travers le temps et d’unité à travers le monde." Et dans un autre document publié sur Aleteia, il a explicité la notion de succession apostolique.

 

Parmi ses disciples, Jésus, après une nuit de prière, en a choisi douze, dont les évangiles nous donnent les noms. Judas ayant fait défection, Pierre prend l’initiative de procéder à son remplacement. Il faut trouver quelqu’un qui "nous ait accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu au milieu de nous, en commençant au baptême de Jean jusqu’au jour où il nous fut enlevé" (Actes des apôtres 1, 21-22). Après tirage au sort, c’est Matthias "qui fut mis au nombre des douze apôtres".

 

Quelques années plus tard, Saul bénéficie d’une apparition du Christ ressuscité sur le chemin de Damas : il devient "Paul", l’Apôtre par excellence, surtout auprès des païens. Le cas de Paul est unique : il ne se reproduira pas dans l’histoire. Il y a donc quelque chose de particulier à cette première génération : ils ont été "témoins oculaires" (Luc 1, 2) ; ils ont "entendu, vu, contemplé, touché" (1 Jean 1, 1). Ce qu’ils avaient à dire, ils l’ont dit. C’est pourquoi "la Révélation est close à la mort du dernier apôtre". Il n’y a pas d’autre Révélation à attendre, jusqu’à la fin des temps. "En ces jours qui sont les derniers, Dieu nous a parlé par le Fils" (Hébreux 1, 2). Là où ils prêchaient l’Evangile, les apôtres ont fondé des Eglises. Ils ont eu le souci de pouvoir à leur avenir en instituant, par la grâce de Dieu, des chefs de communauté. Saint Paul en est témoin. Les évangiles témoignent de Jésus jusqu’à son Ascension, quarante jours après Pâques. Les autres écrits du Nouveau Testament (Actes des apôtres, épîtres et Apocalypse) témoignent de l’activité des apôtres et des communautés, des "Eglises" qu’ils ont fondées.

 

Jésus n’a pas été un vagabond, prêchant au hasard. Il a constitué un noyau, les "Douze", à qui il a promis l’envoi de l’Esprit Saint. De même, les apôtres ont eu le souci, dès le début, de ne pas laisser chaque communauté s’en aller à la dérive, chacune suivant son penchant naturel. Paul repasse dans les communautés qu’il a fondées et leur envoie des lettres, les "épîtres".

 

Ainsi, à cette époque, Thessalonique, devenue la capitale de la Macédoine et le port le plus commerçant de la Méditerranée, reçoit la visite de Paul qui s'y rend dans sa seconde mission à sa sortie de Philippes. Il y trouve une synagogue, où il prêche à des Juifs, des prosélytes et des païens durant trois semaines et jette les fondements d'une petite chrétienté. Mais bientôt chassé par les intrigues des Juifs accusant les prédicateurs d'agir contre les décrets impériaux et traînant certains chrétiens devant les magistrats (Ac 17:5-9), il se retire à Bérée, puis à Athènes, et de là à Corinthe. C'est de cette dernière ville qu'il adresse à l'Eglise naissante de Thessalonique vers l'an 51, à peu d'intervalle l'une de l'autre, deux épîtres, les premières que nous ayons de lui. La première, qui contient des encouragements, est le plus ancien écrit du Nouveau Testament. L'apôtre y fait l'expérience de la mort et de la résurrection du Christ. Paul l'a envoyée une vingtaine d'années après la mort de Jésus, peu après son arrivée à Corinthe où Thimothée, vint lui apporter des nouvelles en provenance de Thessalonique (1 Th 3:6). A cette date, les traditions évangéliques ont déjà pris corps et d'autres textes peuvent nous rapporter des traditions plus anciennes, mais 1 Thessaloniciens est le plus ancien document chrétien connu. Dans leur relative simplicité, les deux lettres aux Thessaloniciens, parlent des "Eglises" et de ceux qui sont "à leur tête", elles mentionnent tout ce qui est la foi commune des premiers chrétiens et l'expérience des premiers missionnaires : l'amour de Dieu qui appelle (1 Th 1:4; 1 Th 2:12), la foi en la Trinité de "Dieu le Père, et le Seigneur Jésus-Christ" et l'"Esprit-Saint" (1 Th 1-5; 1 Th 4:8), la foi dans la mort et la résurrection du Christ (1 Th 1-10 ; 1 Th 4:14), l'attente du retour du Christ (1 Th 3:13; 1 Th 5:23), la croyance dans la résurrection de ceux qui sont morts dans le Christ (1Th 4:16), la persévérance dans la persécution (1 Th 2:14-16), l'amour fraternel (1 Th 4:9) et le caractère collectif et solidaire des premières communautés chrétiennes (1 Th 4:6), l'action de l'Esprit Saint dans la parole de proclamation et dans la vie des communautés. S. Paul met en place des "anciens", comme nous le voyons à Ephèse (Actes 20, 17), il envoie deux collaborateurs, Tite et Timothée, deux convertis du paganisme dans les communautés qu'il a fondées, pour éviter qu'elles ne dérivent. Ils sont destinataires de trois épîtres avec des conseils pour l'avenir. A Thimothée, en particulier, il rappelle le "don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains" (1 Tm, 4: 14; et 2 Tm 1:6). La mission principale de Timothée est de "garder le dépôt" (1 Tm 6,20 ; 2 Tm 1,14). Ce dépôt doit être transmis à d'autres de génération en génération : "Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour" (2 Tm 2,2). S. Pierre recommande aux "anciens en fonction" de paître le troupeau de Dieu qui leur est confié et aux "jeunes gens" d'être "soumis aux anciens" (1 P. 5, 1-2). Le souci de la continuité, la transmission de la charge par les apôtres, le caractère collectif autant qu’individuel, le titre de "pasteurs", titre qui convient d’abord au Christ et que Jésus avait donné à Pierre, sont autant de traits particuliers de l'Eglise primitive.

 

Les hommes qui dirigeaient les communautés du vivant des Apôtres ou après leur mort portent dans les textes du Nouveau Testament divers noms : presbytéroi-episkopoi, et sont décrits comme poimènes, hégoumenoi, proistamenoi, kyberneseis. Ce qui caractérise ces presbytéroi-episkopoi par rapport au reste de l’Église, c’est leur ministère apostolique d’enseignement et de direction. La grâce de Dieu se communique par des gestes et des paroles d’hommes, appelés "ministres" des sacrements, "ministre" signifiant "serviteur".
 

Dès que les communautés furent privées de la présence des Apôtres et voulurent cependant continuer à se référer à leur autorité, il fallut que fussent maintenues et continuées de façon adéquate les fonctions des Apôtres dans ces communautés et en face d’elles.

 

La rareté des documents ne permet pas de préciser autant que l’on voudrait les transitions qui se sont opérées. La fin du Ier siècle a connu une situation où les Apôtres, leurs collaborateurs immédiats et enfin leurs successeurs animent des collèges locaux de presbytéroi et d’episkopoi. Au début du IIe siècle, l’image de l’évêque unique à la tête des communautés apparaît vigoureusement dans les lettres de saint Ignace, qui affirme encore que cette institution se trouve établie "jusqu’aux extrémités de la terre" (Ad Ephesios 3, 2).

 

Au cours du IIe siècle, cette institution est reconnue de manière explicite, dans le sillon de la lettre de Clément, comme porteuse de la succession apostolique. L’ordination avec imposition des mains, attestée par les Épîtres pastorales, apparaît à l’intérieur du processus de clarification comme un pas important pour la sauvegarde de la tradition apostolique et pour la garantie de la succession dans le ministère. Les documents du IIIe siècle ("tradition" d’Hippolyte) montrent qu’elle était pacifiquement acquise, et considérée comme une institution nécessaire.

 

L’Apocalypse de Jean commence par des lettres aux sept Eglises d’Asie Mineure. Souci de fidélité et de cohérence. Les apôtres ont souci de l’unité de l’Eglise, à travers le temps ("succession apostolique") et dans l’espace ("communion").

 

La succession apostolique a été mise en valeur, au 2ème siècle, par saint Irénée, évêque de Lyon, disciple de Polycarpe, disciple de Jean l'Evangéliste. Né à Smyrne l'an 132, il explique dans son traité "Contre les hérésies" : "Nous pourrions énumérer les évêques qui furent établis par les apôtres dans les Eglises, et leurs successeurs jusqu’à nous… Mais comme il serait trop long d’énumérer les successions de toutes les Eglises, nous prendrons seulement l’une d’entre elles, l’Eglise très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome."

Saint Irénée, cite alors les successeurs de Pierre et Paul : Lin, Anaclet, Clément, Evariste, Alexandre, Xyste, Télesphore, Hygin, Pie, Anicet, Soter "et maintenant Eleuthère", qui fut évêque de Rome à partir de 175. Les noms de certains d’entre eux figurent dans la Prière eucharistique n° 1, dite "canon romain".

 

"Après avoir fondé et édifié l'Église (de Rome), les bienheureux apôtres (Pierre et Paul) remirent à Lin la charge de l'épiscopat ; c'est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres à Timothée. Anaclet lui succède. Après lui, en troisième lieu à partir des apôtres, l'épiscopat échoit à Clément. Il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux : leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leur tradition était encore devant ses yeux. Il n 'était d'ailleurs pas le seul, car il restait encore à cette époque beaucoup de gens qui avaient été instruits par les apôtres. Sous ce Clément, donc, un grave dissentiment se produisit chez les frères de Corinthe ; l'Église de Rome adressa alors aux Corinthiens une très importante lettre pour les réconcilier dans la paix, renouveler leur foi et leur annoncer la tradition qu'elle avait naguère reçue des apôtres" (S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 3, 3). Cette lettre, généralement appelée "Épître de Clément de Rome aux Corinthiens", décrit de la manière suivante les dispositions prises par les apôtres en vue de leur succession : "Les apôtres nous ont annoncé la bonne nouvelle de la part de Jésus-Christ. Jésus-Christ a été envoyé par Dieu. Le Christ vient donc de Dieu et les apôtres du Christ. Cette double mission elle-même, avec son ordre, vient donc de la volonté de Dieu." (Épître de Clément aux Corinthiens, XLII, 1 - 4 et XLIV, 1 – 2) Il en ressort que l'interprétation correcte des Écritures est donnée dans l'Église, dont les pasteurs bénéficient d'une assistance de l'Esprit pour trancher en cas de doute. (Source)

 

Les sacrements s’inscrivent dans la ligne de l’Incarnation : Dieu s’est fait repérable. De même, par la succession apostolique, à la fois collégiale et personnelle, nous pouvons repérer la continuité avec la génération des premiers témoins et la cohésion à l’intérieur de l’Eglise, malgré et à travers la diversité des cultures.

 

Saint Irénée s’appuya sur la succession apostolique pour répondre aux hérétiques qui, contre cette continuité et collégialité épiscopales, avaient déjà "constitué des groupements illégitimes".

"La Tradition des apôtres, qui a été manifestée dans le monde entier, c’est en toute Eglise qu’elle peut être perçue : la condition, c’est que chaque Eglise reste en communion avec l’Eglise de Rome."

 

 

Tout en représentant avec autorité l’Évangile et en se manifestant fondamentalement comme un service envers l’Église totale (2 Co 4, 5), le ministère ordonné exige du ministre qu’il rende présent le Christ humilié (2 Co 6, 4 s) et crucifié (Ga 2, 19 s ; 16, 14 ; 1 Co 4, 9 s). L’Église, qu’il sert, est, dans sa totalité, ainsi que dans chacun de ses membres, informée et mue par l’Esprit, chaque baptisé étant "enseigné par l’Esprit" (1 Th 4, 9 ; He 8, 11 ; Jr 31, 33 s ; 1 Jn 2, 20 ; Jn 6, 45). Le ministère sacerdotal ne pourra donc que lui rappeler avec autorité ce qui inchoativement est déjà inclus dans sa foi baptismale, mais dont ici-bas il ne pourra jamais épuiser la plénitude. De même le fidèle devra nourrir sa foi et sa vie chrétienne par la médiation sacramentelle de la vie divine. La norme de la foi — que dans son caractère formel nous désignons comme "règle de foi" — lui est immanente par l’action de l’Esprit, tout en restant transcendante par rapport à l’homme, puisqu’elle ne peut jamais être purement individuelle, mais qu’elle est essentiellement ecclésiale et catholique. En cette règle de foi, l’immédiateté de l’Esprit divin à chaque personne est donc nécessairement liée à la forme communautaire de cette foi.

 

[L]’Esprit nous communique la connaissance du Père par Jésus, la foi chrétienne est trinitaire : sa forme pneumatique inclut nécessairement ce contenu qui s’exprime et se réalise de manière sacramentelle dans le baptême trinitaire. La règle de foi, c’est-à-dire le type de la catéchèse baptismale dans laquelle s’épanouit le contenu trinitaire, constitue en tant qu’union de la forme et du contenu le pivot permanent de l’apostolicité et de la catholicité de l’Église. Elle réalise l’apostolicité parce qu’elle lie les hérauts de la foi à la règle christo-pneumatologique : ils ne parlent pas en leur propre nom, mais témoignent de ce qu’ils ont entendu (Jn 7, 18 ; 16, 13 s ; etc.).

 

Jésus-Christ s’avère être le Fils en tant qu’il annonce ce qui vient du Père. L’Esprit s’avère être l’Esprit du Père et du Fils parce qu’il ne puise pas dans le sien, mais les révèle et rappelle ce qui vient du Fils (Jn 16, 13 s). Cela devient, dans le prolongement du Seigneur et de son Esprit, le caractère distinctif de la succession apostolique. Le magistère ecclésial se distingue aussi bien d’un pur magistère de docteurs que d’un pouvoir autoritaire. Là où le magistère de la foi passerait aux professeurs, la foi serait liée aux lumières d’individus et par là livrée en grande partie à l’esprit du temps. Et là où la foi dépendrait du pouvoir despotique de certaines personnes individuelles et collectives, qui d’elles-mêmes décréteraient ce qui est normatif, la vérité serait remplacée par un pouvoir arbitraire. Le vrai magistère apostolique est lié par contre à la Parole du Seigneur et introduit ainsi ses auditeurs dans sa liberté.

 

Rien dans l’Église n’échappe à la médiation apostolique : pas plus les pasteurs que leurs ouailles, les énoncés de foi que les préceptes de la vie chrétienne. Le ministère ordonné se trouve même doublement référé à cette médiation, étant lui-même soumis, d’une part, à la règle des origines chrétiennes, et, de l’autre - d’après la parole d’Augustin -, tenu à se laisser instruire par la communauté des croyants, qu’il a lui-même l’obligation d’instruire.

 

Le manque de la succession apostolique est la raison pour laquelle les documents romains parlent à propos des mouvements issus de la "Réforme" protestante, de "communautés ecclésiales" plutôt que d’Eglises à proprement parler. Cette précision de vocabulaire, a été effectuée par le cardinal Ratzinger en 2000 dans la Déclaration “Dominus Jesus”, n° 17.

 

Le document de 1973 "l’apostolicité de l'église et la succession apostolique" ajoute :

 

"Cette constatation ne signifie nullement que les qualités ecclésiales et spirituelles des ministères et des communautés protestantes soient pour autant négligeables. Les ministres ont édifié et nourri les communautés. Par le baptême, par l’étude et la prédication de la Parole, par la prière commune et la célébration de la Cène, par leur zèle, ils ont guidé les hommes vers la foi au Seigneur et les ont ainsi aidés à trouver le chemin du salut. Il y a donc dans ces communautés des éléments qui certainement appartiennent à l’apostolicité de l’unique Église du Christ (4). (Voir la constitution dogmatique Lumen gentium 15 et le décret Unitatis redintegratio 3, 19-23.)"

 

Il ressort de ces textes et du récent rapprochement du pape François avec les luthériens une volonté historique de l'Eglise catholique de faire l'unité avec les protestants sans y parvenir du fait même de la volonté des Réformés de s'en tenir au sola Scriptura de Luther, contre la tradition apostolique et contre ce qui constitue la communauté chrétienne.

 

L'impossibilité de la communion avec les protestants ne vient donc pas de l'Eglise, qui au contraire a toujours cherché les moyens de les réintégrer, elle vient du "credo" des protestants eux-mêmes.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00
Saint Modeste, évêque de Trèves († v. 480)

 À Trèves en Allemagne (Gaule Belgique), vers 480, saint Modeste, évêque. Martyrologe romain (1)

 

On ne commence à parler de lui qu'à la fin du IXe siècle. L'auteur en fait un évêque de Trêves en Rhénanie quand Clovis devint roi des Francs, période très difficile pour l'évangélisation. C'était au temps de l'invasion des Francs sur le Rhin, c'est-à-dire avant que Clovis et ses compagnons n'aient été convertis à la foi par saint Remi et la reine Clotilde et baptisés le jour de Noël 496. (2)

 

Modeste est le saint Patron de l'Auvergne. (3)

 

Même si ce prénom a été très por­té à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe, aussi bien par les garçons que par les filles, nous savons très peu de choses sur ce saint évêque de Trèves.

 

Il portait bien son nom de Modeste, puisque l’histoire n’a retenu que la date de son élection comme évêque de Trèves, en Rhénanie en 486. Nous savons aussi qu’il meurt à l’époque des Francs, en 489. Quoique d’autres martyrologues le fassent mourir en 480 ! Ses reliques sont toujours vénérées dans l’église Saint-Mathias de Trèves, en Allemagne. (4)

 

Sources

 

(1) L'Evangile au quotidien ; (2) Nominis, Catholique.org ; (3) Auvergne Centre France ; (4) 24 février : Saint Modeste

Plaque commémorative de tous les évêques de Trèves, dans la cathédrale de Trèves.

Plaque commémorative de tous les évêques de Trèves, dans la cathédrale de Trèves.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 00:00
Saint Polycarpe, évêque et martyr († 155)

Polycarpe, né vers 69 ou 89, fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne, aujourd'hui Izmir en Turquie.

Polycarpe est mort martyr pour la foi, brûlé vif vers 155.

 

Né à Smyrne de parents chrétiens, Polycarpe est un disciple de l'apôtre Jean qui d'après la tradition, vers la fin de sa vie s'était établi à Éphèse après avoir été exilé sur l'île de Patmos, puis libéré après la mort de Domitien. Nommé évêque de Smyrne au tournant du siècle (vers 100), Polycarpe remplit les fonctions de son ministère durant une cinquantaine d'années. En 154 il se rend à Rome pour discuter avec l'évêque de Rome, Anicet, de la date de Pâques.

 

http://www.introibo.fr/IMG/jpg/0126polycarpe2.jpgPolycarpe combat de nombreuses sectes qu'il juge hérétiques, en particulier certains gnostiques et notamment Marcion qui rejette l'Ancien Testament, ne garde qu’une sélection des nouveaux écrits et ne croit pas que Jésus est le Messie attendu des Juifs. Exclu de l’église de Rome en 144, Marcion se lance dans des campagnes missionnaires, fonde de nombreuses églises où l’on pratique une morale très austère, comportant la renonciation à la sexualité et à la vie de famille, tout en se préparant au martyre. Marcion, ayant été à la rencontre de saint Polycarpe lui dit :

 

«Me reconnaissez-vous? — Oui, répondit Polycarpe, je vous reconnais pour le fils aîné de Satan.» Dès le milieu du IIIe siècle, le marcionisme est en déclin et disparut en moins de 100 ans.

 

Polycarpe accueille en sa ville de Smyrne l'évêque d'Antioche, Ignace, condamné ad bestias dans les arènes de Rome. Les deux évêques deviennent amis et Ignace d'Antioche lui écrit de Troas une lettre le remerciant de son accueil et lui demandant d'envoyer des missionnaires affermir sa communauté dans la foi chrétienne. C'est vraisemblablement grâce à Polycarpe que l'on a conservé le corpus des sept lettres d'Ignace, car il les fit circuler dans les communautés d'Asie mineure.

Lorsqu'éclate la persécution commandée par l'empereur et philosophe Marc Aurèle, Polycarpe est très âgé. Il tient tête au proconsul qui l'interroge. Il est brûlé vif à une date inconnue située vers 155, "comme un pain dans le four" selon son expression.
 

Dans sa Lettre à Florinus, Irénée de Lyon le reconnait comme étant celui dont il a reçu la foi ; de lui il a reçu la tradition johannique.

 

"Je me souviens, écrit Irénée à Florinus, que quand j’étais encore enfant, dans l’Asie inférieure, où tu brillais alors par ton emploi à la cour [2], je t’ai vu près de Polycarpe, cherchant à acquérir son estime. Je me souviens mieux des choses d’alors que de ce qui est arrivé depuis, car ce que nous avons appris dans l’enfance croît dans l’âme, s’identifie avec elle : si bien que je pourrais dire l’endroit où le bienheureux Polycarpe s’asseyait pour causer, sa démarche, sa physionomie, sa façon de vivre, les traits de son corps, sa manière d’entretenir l’assistance, comment il racontait la familiarité qu’il avait eue avec Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur. Et ce qu’il leur avait entendu dire sur le Seigneur et sur ses miracles et sur sa doctrine. Polycarpe le rapportait comme l’ayant reçu des témoins oculaires du Verbe de Vie, le tout conforme aux Écritures."

 

Irénée de Lyon, Lettre à Florinus, citée par EUSEBE, H.E. V, 20, 4-6.

 

Selon Régine Pernoud, le culte des saints débute avec saint Polycarpe :

 

"Si dans un louable désir de pureté nous nous retrouvons à la primitive Église, que voyons-nous? Au IIe siècle déjà les corps des martyrs, ceux qui ont affirmé leur foi au prix même de leur vie, sont l'objet d'une vénération particulière… Non pas, comme l'écrit tel auteur, que l'on considérât désormais Polycarpe comme une sorte de 'divinité inférieure' ni son corps comme un 'talisman précieux', mais parce que lui et ses semblables avaient réalisé dans toute sa plénitude la remarque évangélique : 'Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime', et que leur martyre avait fait de chacun d'eux, à jamais, un autre Christ." (Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 239-240).

 

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Jaud_Saints/calendrier/gifs/0126.jpg

 

Martyrologe: "Polycarpe fut livré aux flammes; mais le feu ne lui ayant porté aucune atteinte, on le frappa du glaive et il reçut ainsi la couronne du martyre. Avec lui et dans la même ville de Smyrne, subirent aussi le martyre douze autres chrétiens venus de Philadelphie".


Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit : "C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera." Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée. Selon l'abbé L. Jaud, c'était le 25 avril 167. (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, Tours, 1950.)


Le martyre de Polycarpe nous est raconté en détail dans une lettre que l’Église de Smyrne adresse à l’Église de Philomélium et à toutes les chrétientés du monde appartenant à l’Église catholique.


La lettre de l’Église de Smyrne a une valeur historique certaine. Nous citerons simplement les avis du Père Delehaye, bollandiste, et du Père Lebreton : "C’est le plus ancien document hagiographique que nous possédions et il n’y a qu’une voix pour dire qu’il n’en existe pas de plus beau. Il suffit de le relire et de peser chaque phrase pour se persuader que ce récit est ce qu’il prétend être, la relation d’ un contemporain qui a connu le martyr, l’a vu au milieu des flammes, a touché de ses mains les restes du saint corps." (DELEHAYE, Les Passions des Martyrs, p. 12-13, cité par FLICHE et MARTIN, Histoire de l’Église, Paris 1935, 1, p. 342.)

 

Citons les trois passages de la lettre de Smyrne où le terme catholique est encore employé :

 
• Polycarpe acheva enfin sa prière dans laquelle il avait fait la mention de tous ceux qu’il avait jamais connus, petits ou grands, illustres ou obscurs, et de toute l’Église catholique répandue sur la surface de la terre.
8, 1
 
• Au nombre de ceux-ci (= des élus), doit être rangé Polycarpe, ce très glorieux martyr, qui, à notre époque, fut, par ses enseignements, un apôtre et un prophète et l’évêque de l’Église catholique de Smyrne.
16, 2
 
• Maintenant, Polycarpe glorifie Dieu le Père tout-puissant et il bénit notre Seigneur Jésus-Christ, le Sauveur de nos âmes, le pilote de nos corps, le pasteur de l’Église catholique répandue sur toute la terre.
19, 2
 
 

 

Le texte le plus ancien où est employé le terme "catholique" est de saint Ignace d’Antioche :

 

"Partout où est le Christ Jésus, là est l’Église catholique" (Smyrn. 8, 2).

 

Le terme "catholique" signifie "universelle". Dans la Lettre de Smyrne (16, 2) le mot a pris une deuxième acception : "orthodoxe", par opposition à hérétique ou schismatique, puisqu’il ne serait pas possible de parler de "l’Église universelle de Smyrne" ! Dans ce sens, le terme se retrouve dans le Canon de Muratori (Canon de Muratori : "Il circule sous le nom de Paul une autre épître qui favorise l’hérésie de Marcion, et un certain nombre d’autres qui ne peuvent être reçues dans l’Église catholique, car il ne convient pas de mêler le fiel et le miel"), puis dans les œuvres de Clément d’Alexandrie, etc. Ce sens nouveau est né le jour où l’Église dut distinguer la véritable Église des sectes chrétiennes qui s’en détachaient. Or nous savons qu’à Smyrne existaient au milieu du second siècle, des sectes gnostiques : Marcionites, Valentiniens, etc.

 

Deux sources indépendantes - l’une est incomplète - nous transmettent le récit du martyre de saint Polycarpe :

 

• Eusèbe, dans son Histoire ecclésiastique IV, 15, résume la lettre (chap. 2 à 7), après quoi il en cite heureusement la plus grande partie (chap. 8 à 19).
• Une soixantaine d’années plus tard, vers 400, l’auteur inconnu qui se fait faussement passer pour le prêtre Pionius de Smyrne (mort martyr en 250), insère dans sa Vie de Polycarpe légendaire le texte complet de la lettre de l’Église de Smyrne appelée Martyre de saint Polycarpe.

 

 

http://vatopaidi.files.wordpress.com/2010/02/the-martyrdom-of-st-polycarp.jpg

 

 

Au chapitre 5 de la Lettre de l'Église de Smyrne commence le récit circonstancié du martyre de Polycarpe. Sur les instances de ses conseillers, l’évêque de Smyrne se retire dans une petite maison de campagne :
• Nuit et jour, il ne faisait que prier pour tous les hommes et pour les Églises du monde entier (l’oikoumenè) selon son habitude. Trois jours avant son arrestation pendant qu’il priait, il eut une vision : il vit son oreiller consumé par le feu. Se tournant vers ses compagnons, il leur dit : « Je dois être brûlé vif ».
5, 1-2
 
Devant l’insistance des recherches, Polycarpe se retire dans une autre villa. Mais « associé du Christ » (ch. 6), il fut trahi par l’un des siens : jeune esclave mis à la torture.
L’arrestation eut lieu.
• C’était un vendredi, vers l’heure du souper… Il eût pu encore s’échapper… mais il ne le voulut pas et dit : « Que la volonté de Dieu soit faite ».
7, 1
 
• Il leur (aux policiers) fit servir à manger et à boire à volonté, il leur demanda de lui accorder une heure pour prier librement. Ils y consentirent ; alors, se tenant debout, Polycarpe se mit en prière, tellement rempli de la grâce de Dieu que, deux heures durant, il ne put s’interrompre…
7, 2-3
 
Dans cette longue prière, il avait fait mention de tous ceux qu’il avait jamais connus, petits ou grands… et de toute l’Église catholique répandue sur la surface de la terre.
On l’emmena, monté sur un âne, à la ville. Deux magistrats - Hérode et son père Nicète - le prirent ensuite dans leur voiture et s’efforcèrent de le persuader :
• Quel mal y a-t-il donc à dire : César est le Seigneur
8
 
De tels mots, pour un chrétien, étaient la négation directe de la Seigneurie de Jésus, de sa divinité : « Jésus est Seigneur » (1 Co 12, 3).
Outrés du refus du vieillard, les magistrats le chassèrent brutalement de la voiture. Polycarpe tomba et s’écorcha la jambe.
• Sans même se retourner, et comme s’il ne lui était rien arrivé, Polycarpe reprit la route à pied, allègrement et d’un pas rapide.
8, 3
 
On le conduisit vers le stade où régnait un grand tumulte. Les chrétiens entendaient une voix venue du ciel qui disait : « Sois fort, Polycarpe, et agis en homme » (Voir Josué 1, 6, 7 et 9. Cf. Dt 31, 6, 7 23 et Ps 26, 14 ; Ps 30, 25.). Engagé à renier et à crier ensuite : « Plus d’athées », Polycarpe, très grave, montrant la foule, les yeux levés au ciel, dit avec un profond soupir : « Plus d’athées » (Αἶρε τοὺς ἀθέους signifie littéralement : enlève les athées. Les athées qui, pour le proconsul, sont les chrétiens, sont, dans la pensée de Polycarpe, les païens. Ce n’est nullement une malédiction qu’il prononce, mais une instante prière, comme le prouve son attitude). Sommé alors de maudire le Christ, Polycarpe répond :
• Il y a quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m’a jamais fait aucun mal. Comment pourrais-je blasphémer mon Roi et mon Sauveur ?
9, 3
 
Le dialogue se poursuit et il semble certain qu’il ait été pris sur le vif. Polycarpe propose de discuter avec le proconsul, mais se refuse à le faire devant le peuple : « Quant à ceux-là, je ne les juge pas dignes (ἀξίους) d’entendre ma défense. » On traduirait peut-être mieux l’idée en disant qu’ils ne sont pas désignés pour cela : Polycarpe se refuse à un procédé qui ne convient pas.
• Polycarpe donna ces réponses avec joie et assurance. Son visage rayonnait de la grâce divine. Ce n’était pas lui que l’interrogatoire avait troublé, mais le proconsul.
12, 1
 
À l’accusation de christianisme, la foule vociféra :
• Le voilà, le docteur de l’Asie, le père des chrétiens, le destructeur de nos dieux, celui qui, par ses enseignements, détourne tant de gens de sacrifier et d’adorer.
12, 2
 
Les combats des bêtes étaient terminés, aussi Polycarpe fut-il condamné à être brûlé vif [Le souvenir de la vision de Polycarpe (ch. 5) est alors mentionné.]. La foule prépara le bûcher. L’hostilité des Juifs est soulignée :
• Selon leur habitude, les Juifs se distinguèrent par leur ardeur à cette besogne.
13, 1
 
Polycarpe s’applique à se déchausser : il n’y était pas accoutumé :
• En toute occasion, les fidèles se disputaient l’honneur de toucher son corps, tant était grand le prestige dont l’avait entouré, même avant son martyre, la sainteté de sa vie.
13, 2
 
Polycarpe refuse d’être cloué :
• Celui qui me donne la force d’affronter le feu me donnera aussi celle de rester immobile sur le bûcher sans qu’il soit besoin de vos clous.
13, 3
 
Lié au poteau, il semblait « un bélier de choix pris dans un grand troupeau, pour le sacrifice », levant les yeux au ciel, il dit :
• Seigneur, Dieu tout-puissant, père de Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé et béni, qui nous a appris à te connaître, Dieu des Anges, des Puissances et de toute la création, Dieu de toute la famille des justes qui vivent en ta présence, je te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté au nombre de tes martyrs et d’avoir part avec eux au calice de ton Christ, pour ressusciter à la vie éternelle de l’âme et du corps dans l’incorruptibilité de l’Esprit Saint ! Puissé-je, aujourd’hui, être admis en ta présence, avec eux, comme une victime grasse et agréable, de même que le sort que tu m’avais préparé, que tu m’avais fait voir d’avance, tu le réalises maintenant, Dieu de vérité, Dieu exempt de mensonge ! Pour cette grâce et pour toute chose, je te loue, je te bénis, je te glorifie par l’éternel grand-prêtre du ciel, Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui, à toi, avec lui, dans l’Esprit Saint, soit gloire maintenant et dans les siècles à venir. Amen.
14
 
Merveilleuse prière d’action de grâces et de louange qui, à la suite de celle de Clément de Rome, nous remet sous les yeux le type même de la prière ancienne [On remarquera le trait johannique : « Ce jour et cette heure » - et aussi la formule liturgique si proche de celle du Gloria : « Je te loue, je te bénis, je te glorifie ». Il y a intérêt à analyser tous les termes de cette prière ; voir à ce sujet J. LEBRETON, Histoire du dogme de la Trinité, Paris 1928, tome 2, p. 196-199.].
Le feu ne s’attaquant pas à la victime, le bourreau l’acheva en le frappant du glaive.
« À l’instigation et sur les instances des Juifs », on voulut refuser le corps aux fidèles de Smyrne :
• Ils seraient capables d’abandonner le crucifié pour rendre un culte à Polycarpe.
 
 

Saint Polycarpe est liturgiquement commémoré le 23 février.

 

Sources: 1; 2; 3; 4; 5; 6; 7

 

 

. Les prophéties messianiques

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 11:35

A l'issue d'une visite au monastère franciscain de Kostanjevica à Nova Gorica (Slovénie), sanctuaire ancien et un centre de pèlerinage près de la frontière italienne où repose Charles X, le prince Louis Alphonse de Bourbon a indiqué son opposition au rapatriement des cendres du dernier roi de France :

Je pense que Charles X voulait être enterré ici. Donc je ne pense pas que nous devrions changer ses souhaits.

Visite de Monseigneur le duc d'Anjou au couvent franciscain de Kostanjevica (Slovénie)

Visite officielle du Prince Louis de Bourbon au couvent franciscain de Kostanjevica (Slovénie), le 19 Février 2017.

 

Le couvent abrite la sépulture des derniers membres de la famille royale des Bourbons de France exilés après la révolution de 1830 : Charles X, roi de France et de Navarre (1824-1830), dernier petit-fils de Louis XV ; Louis-Antoine, dauphin de France puis prétendant au trône de France sous le nom de "Louis XIX", fils de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie ; Marie-Thérèse de France, dauphine de France, épouse du précédent ; Louise d'Artois, duchesse consort puis régente de Parme et de Plaisance (1819 - 1864), petite-fille de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie ; Henri d'Artois, prétendant au trône de France sous le nom de "Henri V", "comte de Chambord" (1820 – 1883), fils de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry, et de Caroline de Bourbon-Siciles, petit-fils de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie ; Marie-Thérèse de Modène, "comtesse de Chambord", épouse du précédent.

Couvent de Kostanjevica (Castagnevizza en italien). Vue de la Crypte royale

Couvent de Kostanjevica (Castagnevizza en italien). Vue de la Crypte royale

France 3-île de France a répercuté lundi la prise de position du prince Louis de Bourbon de ne pas soutenir le retour des corps des derniers Bourbons reposant au monastère franciscain de Kostanjevica :

Visite de Monseigneur le duc d'Anjou au couvent franciscain de Kostanjevica (Slovénie)

France 3-île de France rapporte :

 

Avec Napoléon, Charles X est le seul monarque français à reposer en exil. Et les cendres du dernier roi de France pourraient ne pas être rapatriées, malgré l'initiative lancée l'an dernier par une association "Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons". L'un des prétendants au trône de France, le prince Louis Alphonse de Bourbon a en tout cas indiqué son opposition a une telle initiative.

 

"Je crois que Charles X voulait être enterré ici, je crois que les choses doivent rester ainsi", a-t-il affirmé, à l'issue d'une visite au monastère franciscain de Kostanjevica à Nova Gorica, près de la frontière avec l'Italie, où repose Charles X.

 

 

[...] Exilé en Bohême, Charles X s'était réfugié en Slovénie pour tenter d'échapper à une épidémie de choléra, mais avait succombé à cette maladie peu après son arrivée à Görz, en 1836, une ville devenue par la suite Nova Gorica.

 

L'an dernier, l'association "Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons" avait appelé le gouvernement français à engager des négociations avec la Slovénie en vue d'un transfert des cendres des Bourbons à la nécropole royale de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Mais l'idée d'un tel transfert avait suscité la désapprobation des autorités locales, qui invoquent les "dernières volontés" de Charles X."

 

En exil en 1830, Charles X se retira d'abord au palais de Holyrood (Écosse). Puis, grâce à ses bonnes relations avec les Habsbourg-Lorraine, il s'installa au château de Prague, où il reçut des visites de Chateaubriand. Il partit ensuite à Budweis (actuelle České Budějovice), d'où il dut fuir une épidémie de choléra. Il arriva enfin à Görz (alors en Autriche), actuelle Gorizia en Italie et Nova Gorica en Slovénie, où il repose actuellement.

On peut trouver le Communiqué officiel du prince Louis de Bourbon sur l'éventuel rapatriement des restes des derniers Bourbons enterrés en Slovénie sur le site Vexilla Galliae facebook.

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Publié par Ingomer - dans Royalisme
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