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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 00:00

Saint Sylvain, Evêque de Gaza, martyr (+ 311)

C'était un homme doux et pacifique qui servit l'Eglise comme prêtre durant de longues années. Evêque de Gaza, Palestine, il refusa de se cacher durant les persécutions de l'empereur
Dioclétien.

Parce qu'il refusait de renier sa foi, il fut soumis à de nombreuses tortures et envoyé dans les mines avec 40 autres chrétiens. Comme tous les condamnés aux mines, ils
eurent un oeil arraché et un pied brûlé avec un fer rougi. Quand ils furent jugés "inutiles", en raison de leur état physique, on s'en "débarrassa" comme on le faisait pour tous les condamnés aux mines.

Libéré plus tard, il ne tarda pas à y retourner, poursuivi par les foudres du gouverneur de la province. Celui-ci obtint ensuite qu'il soit décapité.

 

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/sylvaindegaza.jpg

 

Sources: (1), (2), (3)

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 00:00
Saint Philippe et saint Jacques le Mineur, apôtres (1er s.)

S. Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de S. Pierre et de S. André.

Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : "Suis-Moi !

Après la Pentecôte (fête de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, cinquante jours après Pâques), il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie, qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang

 

Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent.

 

Saint Philippe mourut dans un âge fort avancé puisque S. Polycarpe eut quelque temps le bonheur de converser avec lui.

 

Saint Jacques le Juste, appelé le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur (frère de saint Jean), était né à Cana, en Galilée d'Alphée et de Marie, soeur, c'est-à-dire proche parente de la sainte Vierge. Jacques était de la tribu de Juda et "fère de Jésus", c'est-à-dire cousin de Notre-Seigneur selon la chair.

 

La tradition affirme qu'il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel. Jacques eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Siméon, furent disciples de Jésus. 

 

Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent l'évangélisation du monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c'est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole.

 

"Se référant à Eusèbe, qui écrit que Pierre, Jacques le Majeur (frère de Jean) et Jean ne se réservèrent pas la direction de l'église locale de Jérusalem, mais choisirent Jacques le Juste (le frère du Seigneur) comme évêque (episcopos), le R.P. Daniélou dans son Histoire Ecclésiastique (II, 1, 4) suggère que Jacques le Juste ait été à la fois une sorte de président du collège local des presbytres et d'héritier des pouvoirs apostoliques (naturellement en ce qui concerne l'église locale de Jérusalem)." (4) 

 

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis.

 

En 62, le grand prêtre Anne, fils de celui du pontificat duquel Jésus avait été crucifié, se crut assez fort pour briser la jeune Eglise. Il fit arrêter Jacques, le déféra au Sanhédrin. Par Flavius Josèphe et le mémorialiste et historien chrétien Hégésippe, qui écrivait au milieu du IIe siècle, nous connaissons le détail du drame.

 

Les princes des Juifs le firent monter sur la terrasse du temple de Jérusalem et lui dirent : "Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur Jésus !"

 

Le saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le Christ ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel." La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut du haut du temple où le démon avait naguère tenté Jésus. Comme il n'était pas mort, on se mit à le lapider, puis en dépit de quelques protestations généreuses, un foulon l'acheva à grands coups de sa lourde masse. Exécution illégale, qui valut à Anne d'être déposé du souverain pontificat. (5)

 

Brisé dans sa chute, il mourut l'an 62 en priant pour ses bourreaux : "Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

 

Nous avons de S. Jacques le Mineur une Epître qui a le titre de Catholique ou Universelle, parce qu'elle ne fut point adressée à une église particulière, mais à tout le corps des Juifs convertis qui étaient dispersés dans les différentes parties de l'univers.

 

PRATIQUE. Pardonnez à vos ennemis, priez pour vos persécuteurs.

  

 

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 121 ; (2); (3); (4) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 22 ; (5) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, ibid., p. 46.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 00:00
Saint Joseph, travailleur (Ier siècle), et Mois de Marie

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/josephartisanpiexii.jpgLa fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955.

 

Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.

Joseph descendait en droite ligne des plus grands rois de Juda, et des plus illustres d'entre les anciens patriarches; mais il tirait sa principale gloire de ses vertus, surtout de son humilité et des fonctions sublimes qu'il eut à remplir auprès du Sauveur du monde et auprès de la sainte Vierge Marie, son auguste Mère. Saint Jérôme assure que saint Joseph a toujours été vierge. Le Ciel avait présidé à un mariage qui entrait dans l'accomplissement de ses desseins. Marie, en devenant mère miraculeusement, n'avait plus rien à craindre de la calomnie pour son honneur. Elle trouvait de plus dans Joseph un aide qui partageait avec elle le soin de pourvoir à la subsistance de son fils, un compagnon qui l'assistait dans ses voyages, un consolateur qui lui adoucissait le sentiment de ses peines. Quelle ne dut pas être la pureté et la sainteté de celui que le ciel avait choisi pour être le gardien de la plus pure et et de la plus sainte des vierges ! L'Evangile fait son éloge en disant que c'était un homme juste, c'est-à-dire éminemment saint, orné de toutes les vertus. (1)

 

La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour le mépris de l'homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix. (2)

 

Au XIII° siècle déjà, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et celle du mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge.

 

En 1549, un bénédictin, Seidl, avait publié un livre intitulé "Le mois de mai spirituel", alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps.

 

Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain.

 

Cette dévotion mariale s'est perpétuée de part le monde jusqu'à aujourd'hui. (3)

 

PRATIQUE. Exercez-vous, à l'exemple de saint Joseph, à vivre d'une vie intérieure.

 

Sources: (1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 78 ; (2); (3)

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 10:34

Un nouveau régime à écrire mais fidèle à la tradition, faire la part des choses entre le collectif et l’individuel, entre le commun et le privé, entre le matériel et le spirituel, retrouver la part du gratuit, la primauté donnée au principe héréditaire plutôt qu'à l'élection dans la dévolution de la Couronne, voici quelques idées et solutions proposées par le duc d'Anjou pour Vexilla Galliae, mardi 25 avril :

Quelques idées et solutions préconisées par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Vexilla Galliae : Il y a 224 ans, sur la place Louis XV, actuelle place de la Concorde, le Roi Louis XVI était la victime malheureuse de la révolution française. Chaque année depuis, et par devoir de mémoire, les royalistes se rassemblent en la Basilique royale de Saint-Denis afin de commémorer le triste anniversaire de cette exécution qui est à l’origine d’une fracture profonde au sein de la société française. Monseigneur, quelle analyse faites-vous des conséquences actuelles de cet événement ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Effectivement cet acte monstrueux a créé une rupture dans l’histoire de France. Elle est d’ailleurs telle que même les républicains ne s’en vantent pas. Pour la Révolution cette mort reste aussi une tragédie. Elle ne peut plus être présentée comme « le bon régime » puisqu’elle a permis la Terreur, l’assassinat du Roi et de sa famille, dans des conditions terribles comme ce fut le cas pour Louis XVII, enfant de 10 ans que l’on a laissé mourir. Au-delà de cet aspect historique, la mort du roi, inaugure le processus de désacralisation du pouvoir dont on voit actuellement l’aboutissement avec le désintérêt de plus en plus grand pour la vie politique. Il y a un nombre très important d’abstentionnistes aux élections et une grande coupure entre les citoyens et ceux qui les gouvernent.

 

Vexilla Galliae : En août dernier, un sondage BVA, largement commenté dans les médias, affirmait que près d’un Français sur cinq (17%, ce qui représenterait 11 millions de personnes !) se disaient favorables à ce que la fonction de Chef de l’Etat soit occupée par un Roi. En outre, le Figaro vous avait réservé une première de couverture et une double-page intérieure en juillet 2015, Paris-Match un article en septembre dernier et l’Obs du 2 mars 2017 vient de vous consacrer un (petit) article mentionnant votre rôle de « sauveur » dans le cas où les Français le désireraient. A l’heure où notre pays traverse une grave crise institutionnelle, économique, identitaire et sociale, à quelles conditions envisageriez-vous, Monseigneur, d’assumer cette charge pour laquelle vous avez été préparé par votre père, Monseigneur le prince Alphonse, duc de Cadix et duc d’Anjou, si les Français vous appelaient sur le Trône ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Ma première réponse à votre question est qu’il faut être toujours très prudent avec les sondages. Je préfère y voir des tendances que des chiffres. Sachons raison garder et cela s’applique aussi aux articles. Cette prudence était déjà celle de mon Père et je conserve totalement cette approche. Quant à la seconde partie de votre question et aux conclusions que vous voudriez que j’en tire ce n’est pas à moi de fixer des conditions. L’histoire nous enseigne que les restaurations répondent à des critères qui ne sont pas toujours rationnels. Elles viennent de la conjugaison de facteurs tant internes qu’externes. Souvenons-nous de ce qui s’est passé en 1814 et qui aurait été impossible à envisager quatre ou cinq ans auparavant. Pareillement qui aurait pu dire, après 25 ans de guerre froide, que le mur de Berlin s’écroulerait sans qu’une goutte de sang ne vienne ternir cet événement ? Il convient donc de demeurer dans la ligne de conduite qui est celle de ma famille depuis l’exil de 1830. Comme nous l’avons toujours dit, nous sommes les successeurs légitimes d’une tradition qui puise ses racines avec Clovis et s’est poursuivie jusqu’à Charles X. Il appartient aux Français de savoir s’ils veulent renouer avec leur histoire pour affronter l’avenir.

 

Vexilla Galliae : A chacun de vos déplacements ceux qui viennent afin de vous apercevoir, ou de pouvoir vous parler, sont toujours plus nombreux. Aux yeux des royalistes mais aussi des Français, vous incarnez une immense espérance. Monseigneur, en cas de restauration de la monarchie, quel type de royauté souhaiteriez-vous incarner ? Une monarchie constitutionnelle, parlementaire, un modèle plus proche de l’héritage du passé ? Ou pensez-vous qu’il sera nécessaire de « réinventer » les institutions pour fonder la monarchie du futur ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Cette question m’est souvent posée, mais elle n’a pas vraiment de sens. La monarchie, en France, n’a jamais été régime de la nostalgie et les règnes ne se ressemblent pas, et heureusement ! Elle s’adapte et se renouvelle pour répondre aux besoins de son temps. Elle a connu plusieurs formes. La monarchie constitutionnelle est celle qui a été la moins longue, une quinzaine d’années. Elle a eu son rôle au lendemain de l’Empire, après la Révolution. Nous ne sommes plus dans le même contexte. La royauté restaurée serait celle qui convient au XXIe siècle. Un nouveau régime à écrire mais fidèle à la tradition, ne serait-ce que sur le point fondamental de l’hérédité. J’imagine mal une royauté élective.

 

Vexilla Galliae : En 2013, au plus fort des manifestations contre le « mariage pour tous », vous avez rappelé avec force l’importance du « respect des droits fondamentaux de la Famille, cellule de base de toute société constituée selon l’ordre naturel et chrétien ». La Famille est effectivement sacrée et la Famille Royale en est, naturellement, l’étendard. Vous êtes, Monseigneur, avec Madame la duchesse d’Anjou, les heureux parents de trois beaux enfants. Voudriez-vous, Monseigneur, partager avec nous quelques éléments relatifs aux personnalités de la princesse Eugénie, aînée des Enfants de France, du prince Louis, Dauphin de France, duc de Bourgogne et du prince Alphonse, duc de Berry ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Comme vous le savez je ne veux pas que mes enfants soient surexposés. Ma femme et moi donnons une place importante à leur éducation et à leur formation. Pour pouvoir être un adulte responsable il faut avoir eu, enfant, de bonnes bases. Nous voulons aussi qu’ils aient une éducation équilibrée d’enfants de leur âge. Ils pratiquent des sports car c’est une bonne école de responsabilité et de solidarité. Chaque fois que je rentre d’une cérémonie je leur explique pourquoi j’y suis allé. Mais tout cela doit se faire en tenant compte de leur âge, de leur développement. Ce sont encore des enfants.

 

Vexilla Galliae : Monseigneur, vous êtes l’Aîné des Capétiens, le Chef de la Maison de Bourbon et dès lors, le légitime successeur de vos ancêtres les rois de France au Trône de France. Votre parole porte forcément en elle la charge historique de votre héritage. Quel message souhaiteriez-vous adresser personnellement aux Français en cette tumultueuse période où l’avenir de la France se joue ?

 

Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Déjà depuis un certain temps la France est confrontée à une crise notamment morale. La période électorale accentue sans doute une prise de conscience en particulier sur l’avenir mais le phénomène est plus profond et vient de plus loin. Que veut faire la France de son futur ? Telle est bien la question qui se pose. La France veut-elle renouer avec son histoire prestigieuse qui en a fait durant des siècles et des siècles le miroir et le modèle des nations? La France s’est construite sur des principes hérités à la fois de l’antiquité gréco-romaine et du christianisme. Ainsi elle a su faire la part des choses entre le collectif et l’individuel, entre le commun et le privé et par-dessus tout entre le matériel et le spirituel. Ce dernier lui a toujours permis de s’élever et de donner un sens à la mission civilisatrice qu’elle a portée sur les cinq continents. Actuellement le monde est malade de vision trop matérielle. Il faut savoir retrouver la part du gratuit sans laquelle rien de grand ne s’écrit. La France doit le retrouver pour elle-même d’abord et, ensuite, pour le montrer en exemple aux autres peuples. Nous en revenons toujours à la même interrogation rappelée il y a 20 ans par Saint Jean-Paul II à propos du baptême de Clovis, la France est-elle encore capable de vivre selon les principes qui ont façonné son histoire et ont fait d’elle une grande nation.

 

Merci, Monseigneur, de nous avoir accordé ces quelques minutes d’entretien.

 

Nous remercions également le Secrétariat du duc d’Anjou.

 

Frederic de Natal

 

Stéphane Piolenc

 

Franz de Burgos

 

Vexilla-Galliae

NdCR. Ajoutons à nos "principes hérités à la fois de l’antiquité gréco-romaine et du christianisme", nos principes hérités de cette si riche culture et cette civilisation gauloise, de mieux en mieux connue, dont la monarchie française n'a fait que recueillir l'héritage, au Ve siècle ap.J.-C. . La place de la femme dans la société, l'hospitalité, l'équité, le sens de la justice, l'altruïsme, une religion commune propre et spécifique, un clergé distinct du reste de la société, fonctionnarisé et pris en charge par la collectivité, et déjà la distinction des pouvoirs temporel du roi et spirituel du clergé qui n'existait pas dans le monde gallo-romain où l'empereur était le "Souverain pontife", sont autant de principes que nous ont légués nos ancêtres les Gaulois.

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 00:00
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), patronne de l’Italie, co-patronne de l'Europe

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), patronne de l’Italie, co-patronne de l'Europe

Sainte Catherine naquit à Sienne en 1347. Dès l'âge le plus tendre, elle fit le voeu de virginité, et ne montrait de goût que pour la prière et la mortification. Ses parents, qui voulaient la marier, s'y prirent de toutes les manières pour rompre sa résolution, la contrariant dans ses exercices de piété, et la chargeant des soins les plus pénibles du ménage. Bien que vertueux, ils se firent longtemps ses persécuteurs et entravèrent, autant qu'il leur fut possible sa vocation religieuse. Catherine, soumise et obéissante, sut se créer une solitude intérieure, où elle trouvait toujours son Bien-Aimé, dont rien ne pouvait l'empêcher de jouir.

 

Enfin les préventions cessèrent et on lui permit d'entrer dans le tiers ordre de S. Dominique. Ce fut alors que ses austérités n'eurent plus de bornes et qu'elle s'éleva à cette sublime contemplation dont on voit la preuve dans ses écrits, et mieux encore au milieu des vertus héroïques qu'elle pratiqua.

 

"Quand un exorciste ne parvenait pas à libérer une personne, il l'envoyait à sainte Cathetine de Sienne, pas parce qu'elle était exorciste, encore moins parce qu'elle était prêtre, mais parce qu'elle était sainte. Parce que la condition sine qua non de la réussite d'un exorcisme est la foi.

 

[...] la foi de celui qui prie, et de la foi de celui qui reçoit la prière."

(Gabriele AMORTH, J'ai rencontré Satan, Le Combat du plus célèbre exorciste, Entretiens avec Slawomir Sznurkowski, Traduti de l'italien par Quentin Petit, EdN, Vendôme 2016 , p. 142; 149.)

Sainte Catherine de Sienne exorcisant une femme possédée, Girolamo di Benvenuto, 1500-10, musée d'art de Denver

Sainte Catherine de Sienne exorcisant une femme possédée, Girolamo di Benvenuto, 1500-10, musée d'art de Denver

« Lorsque sainte Catherine de Sienne disait : "Au nom de Marie, va-t-en !", elle le faisait avec foi, et c'est cela qui rendait sa parole efficace.» (Gabriele Amorth, ibid., p. 197.)

Sainte Catherine obtient du Christ la libération de sa sœur Palmerina de son pacte avec le diable avant de mourir, Girolamo di Benvenuto (1470-1524), Cambridge (Ma), Fogg Art Museum

Sainte Catherine obtient du Christ la libération de sa sœur Palmerina de son pacte avec le diable avant de mourir, Girolamo di Benvenuto (1470-1524), Cambridge (Ma), Fogg Art Museum

Sa charité pour les pauvres, sa patience dans les calomnies dont on payait ses services, son ardeur et son talent pour la conversion des pécheurs, son zèle pour la paix de l'Eglise et des Etats, en firent la gloire de son ordre, l'ornement de son pays et la merveille de son siècle. Catherine, toujours supérieure à sa réputation par son humilité, elle préférait la couronne d'épines du Sauveur à tout le reste.

 

Dans une de Ses apparitions, le Sauveur ôta le coeur de la poitrine de Sa servante et mit le Sien à sa place. Une autre fois, elle reçut les stigmates du divin Crucifié. Souvent, au moment de la Communion, l'Hostie s'échappait des mains du prêtre pour voler vers la bouche de Catherine. Sa vie entière fut un miracle.

 

Dieu permit qu'elle exerçât une immense influence sur son époque, et qu'elle contribuât pour beaucoup à la cessation du grand schisme d'Occident (crise de l'Eglise au tournant des XIVe et XVe siècles (1378 - 1417), divisant pendant quarante ans la chrétienté catholique en deux courants rivaux.)

 

Lorsque la chrétienté occidentale fut divisée entre plusieurs papes, elle soutint Urbain VI et déploya des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Eglise autour de lui. Elle écrivit au pape en Avignon, une lettre brûlante où elle le pressait de revenir à Rome. Elle alla même le chercher. Elle envoya de nombreuses lettres aux princes et cardinaux, pour promouvoir l'obéissance au pape Urbain VI et défendre ce qu'elle nomme le "vaisseau de l'Église".

Sainte Catherine de Sienne portant sur son voile la couronne d'épines, tenant un crucifix et une fleur de lys

Sainte Catherine de Sienne portant sur son voile la couronne d'épines, tenant un crucifix et une fleur de lys

Elle voyagea inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'était pas le tout de Catherine. Ce n'était que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples copiaient les prières qui s'échappaient de ses lèvres.

 

Cette sainte nous a laissé des ouvrages qui paraîtront précieux à quiconque estime le langage de la vraie piété. Ce sont six traités en forme de dialogues, un discours sur l'Annonciation de la très-sainte Vierge, et trois cent soixante-quatre lettres qui portent l'empreinte de son génie supérieur.

 

Son "Dialogue" sur la Divine Providence, qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ. Ils auraient été composés en cinq jours d'extase, du 9 au 14 octobre 1378. 

La doctrine du pont : Catherine de Sienne et le "libre arbitre"

 

Dans son ouvrage Le Dialogue, Catherine développe un traité de christologie à travers ce qui est appelé la "doctrine du pont". Ce traité se veut une démonstration de la place centrale du Christ dans le rôle de médiateur entre l'homme et Dieu.

 

Au cours d'une image qu'elle développe, Catherine décrit l'importance du Christ comme un pont qui permet de traverser un fleuve où tout le monde se noie. Ce fleuve empêche d'accéder à l'autre rive, celle qui est décrite alors comme le paradis, le lieu de l'union à Dieu. Le pont qui permet de traverser ce fleuve est le Christ, avec trois marches. Ces trois marches représentent les trois étapes de la vie chrétienne, mais aussi les principales plaies du Christ en croix : les pieds sont les premières marches du pont, mais ils représentent le désir de Dieu qui conduit l'âme à vouloir connaître et mieux aimer Dieu. La deuxième marche du pont est le cœur du Christ, lieu de l'union à Dieu et de la connaissance de soi et de Dieu. La dernière marche est la bouche du Christ, symbole de l'union à Dieu et de la paix intérieure. Le pont n'est accessible qu'à travers la connaissance de soi, la pratique des vertus, mais aussi la miséricorde de Dieu.

 

La pratique de la connaissance de soi et des vertus est le seul moyen de passer le pont. Ceux qui ne suivent pas cette voie sont alors emportés par les flots des divers désirs désordonnés comme l'avarice, la concupiscence charnelle, l'orgueil, l'injustice et le mensonge qui conduisent à l'enfer. Le libre arbitre a une place primordiale dans cette doctrine du pont. Pour Catherine, l'homme étant libre et à l'image de Dieu, c'est par sa volonté et le désir de Dieu que l'homme peut le choisir ou non en succombant aux tentations :

 

"Personne ne peut avoir peur d'aucune bataille, d'aucun assaut du démon, parce que j'ai fait de tous des forts. Je leur ai donné une volonté intrépide, en trempant dans le sang de mon Fils. Cette volonté, ni démon, ni aucune puissance créée ne peut l'ébranler. Elle est à vous, uniquement à vous, c'est Moi qui vous l'ai donnée avec le libre arbitre. C'est donc à vous qu'il appartient d'en disposer, par votre libre arbitre, et de la retenir ou de lui lâcher la bride suivant ce qu'il vous plait. La volonté voilà l'arme que vous livrez vous même aux mains du démon : elle est vraiment le couteau avec lequel il vous frappe, avec lequel il vous tue. Mais si l'homme ne livre pas au démon ce glaive de la volonté, je veux dire s'il ne consent pas aux tentations, à ses provocations, jamais aucune tentation ne pourra le blesser et le rendre coupable de péché : elle le fortifiera au contraire lui faisant comprendre que c'est par amour que je vous laisse tenter, pour vous faire aimer et pratiquer la vertu." (Extrait du livre Le Dialogue, chapitre XIII (43)

Dieu la favorisa, pendant sa vie, de la connaissance des choses cachées.

 

Catherine avait une grande vénération pour sainte Agnès de Montepulciano (1268-1317).

 

Les peines qu'elle se donna pour le bien de l'Eglise la conduisirent au tombeau à l'âge de trentre-trois ans, le 29 avril 1380. La dévotion autour de Catherine de Sienne se développe rapidement après sa mort. Elle est canonisée en 1461, déclarée sainte patronne de Rome en 1866, et de l'Italie en 1939.

 

Le 4 octobre 1970 elle est proclamée docteur de l'Eglise en même temps que Ste Thérèse d’Avila (1515-1582) par Paul VI (titre que l’Église d’Angleterre lui reconnaît aussi), et co-patronne de l'Europe par Jean-Paul II en 1999, avec Ste Brigitte de Suède (1302-1373) et Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix (1891-1942) : 

 

 

"Sainte Catherine entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes sociaux et politiques qui ont déchiré l'Europe de son époque." (Jean Paul II, Lettre apostolique Spes aedificandi, 02/10/1999)


Sainte-Catherine de Sienne est la patronne des infirmières.

 

Elle est aussi la sainte protectrice des journalistes, des médias, et de tous les métiers de la communication, en raison de son œuvre épistolaire en faveur de la papauté.

 

Elle est invoquée par les personnes qui craignent de subir un échec.

 

Sources

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 120; (2), (3), (4), (5)

Les saints du jour (29 Avril )

BATONI POMPEO GIROLAMO / The Ecstasy Of St Catherine Of Siena

 

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. "Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus" (Sainte Catherine)

. "Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits" (Sainte Catherine)

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 09:26

Si vous entendez Emmanuel Macron ou ses adeptes vous dire qu'il a quitté le milieu de la finance pour faire de la politique et donc qu'il a perdu de l'argent, répondez-leur ceci :

 

« Macron est mandaté par les milliardaires pour donner un grand coup de balai sur des divisions politiques qui n'ont plus lieu d'être, qui paralysent les intérêts de l'Oligarchie : plus de droite, plus de gauche, tous unis derrière le veau d'or qui est devenu l'argent, les intérêts et les pouvoirs de cette Oligarchie. Plus de secteur privé, plus de secteur public, on va de l'un à l'autre et de l'autre à l'un. Bientôt le monde sera marchandisé, privatisé, et Emmanuel Macron sera radieux. Et il sera récompensé par les financiers du bon travail qu'il aura fait. 

 

Une classe sociale, aujourd'hui effectivement mondialisée, défend des intérêts de type extrêmement violent, c'est-à-dire que grâce à leur titre, grâce à la propriété des moyens de production. Ils sont bien décidés à exploiter toujours plus le monde du travail, à marchandiser les ressources naturelles, à exploiter les pays sous-développés, à spéculer sur le réchauffement climatique, et à marchandiser l'ensemble des services publics, y compris les services sociaux, par exemple d'aides aux plus démunis.

 

L'argent est devenu une arme de destruction massive qui leur permet de tout attaquer, tout contrôler, la démocratie, le politique, les corps, les ressources naturelles, le travail. C'est une véritable guerre de classe

 

[...] Le conflit d'intérêt? Ils s'en tapent, parce que en réalité pour eux ce n'est pas un problème. La séparation des pouvoirs, cela n'existe pas. [...] Et donc c'est une espèce de résurgence de l'Ancien Régime, qui vraiment devrait être complètement supprimée. »

 

Note de Christ-Roi. La séparation des pouvoirs est un mythe de la république des « Lumières » pour donner le pouvoir aux milliardaires à la place du roi et du peuple.

 

Sous l'Ancien Régime, le roi n'était pas le jouet des riches, il en était le maître absolu, il ne dépendait d'aucune puissance et était délié de tout lien (absolutisme).

 

L'enrichissement indéfini était perçu comme immoral par le codes même de la noblesse, il cachait une activité interdite (l'usure) et conduisait à l'arrestation et au bannissement (Fouquet).

 

Le commerce, lui-même était interdit à la noblesse : ses codes d'honneur ne permettaient pas un enrichissement indéfini tel qu'il fut permis à partir de 1789...

 

L'explication partielle de l'Oligarchie, vue sous le seul angle économique est donc incomplète (et peut même être très dangereuse si elle devient l'outil de propagande idéologique du totalitarisme communiste). L'explication doit impérativement aborder le pendant politique de l'oligarchie, sans quoi on a un discours de façade préempté par les gauchistes comme l'a fait Mélenchon durant la campagne présidentielle 2017 en se mettant lui aussi à parler d'« oligarchie» (un thème qui jusque-là n'avait été expliqué et développé que par le Front national), sans jamais faire une analyse de fond de l'oligarchie politique.

 

Du point de vue historique, la naissance de l'oligarchie politique républicaine a bien été identifiée par l'historien Patrice Gueniffey : 

 

« Dans le régime démocratique, ... (e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions, ... Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Cf. P. Gueniffey, Le Nombre et la raison, p. 208-213).

 

En effet, la participation démocratique "transfère" le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en "volonté collective". La toute-puissance de la "machine", ou du parti, est la réalité de la liberté du citoyen moderne.

 

...[L]e pouvoir réel se trouve entre les mains du 'cercle intérieur'.

 

... [L]e peuple est réellement dépossédé de son pouvoir au profit du parti indispensable au fonctionnement de la démocratie.

 

... [L]e mensonge: la dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple... »

 

(Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207).

 

Le seul clivage que Macron souhaite conserver, et même « rebâtir » est précisément le clivage « entre progressistes et conservateurs » issu de 1789

 

« A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (...) est entre progressistes et conservateurs, c'est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017 » (pour cela), avait déclaré le ministre de l'Economie dans une interview pour Arte.

 

Conclusion

 

Le « en marche » d'Emmanuel Macron, c'est un retour à la précarité sociale du XIXe siècle, le tonneau des danaïdes de la dette qui ne cesse de se remplir pour le plus grand profit des banques et le plus grand malheur des peuples, réduits à l'esclavage pour dette comme durant l'Antiquité !, pendant que les écarts de richesses ne cessent de se creuser au point d'atteindre des niveaux records jamais atteints dans l'histoire de l'humanité, une classe de riches de plus en plus riches et une classe de pauvres de plus en plus pauvre, une France tiers-mondisée dont le PIB est dépassé par d'anciens pays en développement comme l'Inde ou le Brésil, la France livrée à l'oligarchie politico-économique.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 00:00

Au IIe siècle, mariée à S. Vital, personnage consulaire, Valérie mourut martyre à Ravenne alors que son mari périssait martyr lui-aussi à Milan (Italie) (1)

 

Vital était un militaire né à Milan, père de S. Gervais et de S. Protais, martyrs. Il fut condamné à mort pour sa religion par le juge de Ravenne, brûlé vif après avoir été étendu sur le chevalet, et avoir souffert divers autres genres de tortures. On lit dans ses Actes, que Valérie, sa femme, retournant de Ravenne à Milan, fut mise à mort par une troupe de paysans auxquels elle refusa de se joindre dans la célébration d'une fête impie et licencieuse. (2)

 

Mosaïque de San Vitale

  Mosaïque de San Vitale

 

Sources:

 

(1), (2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 118.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 19:10

Le mépris de classe d'Emmanuel Macron envers le peuple français s'est illustré de nouveau aujourd'hui par un propos d'un de ses soutiens, Jacques Attali envers les salariés en difficulté de Whirlpool :

Jacques Attali, soutien d'Emmanuel Macron, compare les ouvriers de Whirlpool en difficulté à une "anecdote"

Jacques Attali, un des premiers mentors et soutien d'Emmanuel Macron qui s'est notamment affiché avec lui dimanche soir au restaurant La Rotonde en faisant la fête après les résultats du premier tour comme si le deuxième tour était déjà joué, a comparé aujourd'hui les salariés de Whirlpool à "des anecdotes" :

 

"Je ne voudrais pas que cette campagne se réduise à des anecdotes."

 

Jacques Attali a connu Emmanuel Macron en 2007, alors que celui-ci était rapporteur général adjoint de la "commission Attali" sur la "libération de la croissance".

 

"Les ouvriers de Whirlpool, c'est des anecdotes ?" a répondu alors la journaliste de LCI, Audrey Crespo-Mara, à l'économiste et ancien conseiller de François Mitterrand. Réponse de l’intéressé :

 

"C'est en effet une anecdote dans un contexte plus large, si on ne le présente pas dans un contexte plus large".

 

Le secrétaire général d'En marche! est intervenu aussitôt pour demander qu'il "se taise". (Source)

 

Mais pour le moment, il n'y a aucune excuse publique, aucun mot d'apaisement du candidat d'"En marche" (arrière vers le XIXe siècle!) envers les salariés de Whirlpool ainsi méprisés. Ces propos méprisants doivent être retirés et désavoués immédiatement.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:10

Petit rappel du mépris de classe du mondialiste Emmanuel Macron. D'où il parle et les résultats de sa politique économique :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

L'homme pour qui la France n'a pas de culture : 

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

L'homme de la finance et des banques, planche dans les loges au "Grand Orient de France" :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

L'homme comptable d'une croissance moins forte en 2016 qu'en 2015 :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de la présidence de la République de 2012 à 2014, puis ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique du 26 août 2014 au 30 août 2016, deux ans et quatre jours, est directement comptable et responsable de la situation économique du pays.

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Emmanuel Macron c'est 700 000 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat de François Hollande :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Les casseroles d'Emmanuel Macron sont les plus graves (délits de favoritisme), dont l'affaire Alstom et la vente des fleurons de l'industrie française.

Macron est indigne de gouverner la France. Il n'aime pas la France ("la France n'a pas de culture", "pas d'art"), il n'aime pas les Français (il énumère les nationalités et renvoie les Français à leurs origines). Il dit que la Guyane est une île...

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Sur les droits des femmes et les questions de la famille, l'homme a le programme de Pierre Bergé pour qui "louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?" :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants
Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Pierre Bergé soutient Emmanuel Macron :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Christ-Roi appelle tous les chrétiens, tous les défenseurs de la loi naturelle, les croyants de toute confession, ou agnostiques, toute personne soucieuse de la défense de la chose publique et de ce que nous avons tous en commun, toute personne soucieuse de la défense des plus faibles et des petits, à faire barrage à Emmanuel Macron, en votant Marine Le Pen au second tour de la présidentielle dimanche 7 mai. S'abstenir serait faire élire un ennemi de la France et des Français.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f7/Stmark.jpg/221px-Stmark.jpg

Église d'Orsanmichele de Florence: statue de saint Marc par Donatello (1411)

 

Saint Marc était probablement de la race d'Aaron; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre avec Barnabé à Chypre et en Asie Mineure.

S. Irénée de Lyon écrivait vers 180 : « Marc, le disciple et l'interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce que prêchait Pierre ». (Adversus Haereses, III Prologue).

C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qui désiraient avoir par écrit ce que saint Pierre leur avait enseigné de vive voix,
qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. L'Evangile de Marc est le plus ancien. Des fragments de cet Evangile  retrouvés à Qumran prouvent qu'il est antérieur à 68, voire à l'an 41 selon certains historiens.

 

Origène et S. Jérôme prétendent que c'est lui que le chef des Apôtres appelle son fils.

Marc reçut de saint Pierre la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, qui était après Rome la ville la plus célèbre de l'univers, l'Égypte et d'autres provinces africaines. Il s'y forma en peu de temps une église fort nombreuse et si fervente que ses nouveaux fidèles, à l'exemple de ceux de Jérusalem, ne faisaient qu'un coeur et qu'une âme.

Les païens endurcis s'en alarmèrent, et résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui. Marc forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.

La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, en criant qu'il fallait mener ce boeuf à Bucoles (Alexandrie), qui était
un lieu près de la mer, plein de rochers et de précipices. Le saint fut traîné pendant tout le jour. La terre et les pierres furent teintes de son sang, et l'on voyait partout des lambeaux de sa chair. Tandis qu'on le traitait si cruellement, il remerciait Dieu de ce qu'Il l'avait trouvé digne de souffrir. Le soir, après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé la nuit venue, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur Lui-même.

Le lendemain matin, Marc fut tiré de prison; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait Sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant: "Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains."

Ses reliques furent
conservées dans une petite chapelle du petit port de pêche de Bucoles proche d'Alexandrie où il avait souffert le martyre.

Il
devint le saint patron de Venise avec son lion comme symbole de la ville. Marc était venu évangéliser la région par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à Venise.

Sources :

(1) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950,
(2) Les saints du jour.

(3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 115.
(4)
Wikipedia (source à prendre avec prudence)

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 00:00

Saint-Fidele-de-Sigmaringen.jpg

Saint Fidèle de Sigmaringen

 

 

Fidèle, de son nom civil Marc Roy, né le 1er octobre 1577 à Sigmaringen, petite ville d'Allemagne voisine de la Suisse, est mort assassiné martyr pour la foi à Seewis im Prättigau (Suisse) le 24 avril 1622.

Son éducation fut soignée, même brillante, et ses vertus étaient si appréciées de ses condisciples, qu'ils l'appelaient le Philosophe chrétien. Dès lors il s'approchait souvent des sacrements, visitait et soignait les malades dans les hôpitaux et passait des heures entières au pied des autels, dans une intime conversation avec Jésus-Christ.

 

Il exerça plusieurs années la profession d'avocat à Colmar, en Alsace, et s'y fit remarquer par sa loyauté, sa haine du mensonge et la sagesse de ses plaidoyers ; il mérita le surnom d'Avocat des pauvres.

 

Bientôt pourtant la Lumière divine lui fit comprendre qu'il était difficile d'être en même temps riche avocat et bon chrétien : aussi il quitta sans hésiter le monde, où il eût fait bonne figure, pour se retirer chez les Capucins de Fribourg; il y prit l'habit en 1612, à l'âge de trente-cinq ans. 

 

Devenu prêtre capucin et éminent prédicateur, il obtint de nombreuses conversions auprès des calvinistes des Grisons. L'animosité que cela entraina fit qu'il fut assassiné.

 

Ses premières années de vie religieuse furent difficiles, il éprouva de profonds doutes, et fut victime de violentes tentations. Son guide spirituel l'aida à voir clair en lui et le rassura. Dès lors, il vendit tous ses biens, et retrouva la paix. Il disait : « J'ai rendu les biens de la terre, et Dieu me donne en retour le royaume du Ciel ».

Il choisissait les meubles les plus humbles, les habits les plus usés, il s'infligeait de pénibles mortifications, et vivait les temps de pénitence en ne mangeant que du pain, de l'eau et quelques fruits. « Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d'épines ! »

 

Il mit tout son zèle dans sa mission, sa vie sainte et austère était un témoignage éloquent, et fit de nombreuses conversions.

Toutefois, il fut trahi, et fut poignardé par un groupe d'hommes qui contestaient son enseignement. Il mourut à Seewis im Prättigau, en 1622.

 

Béatifié le 24 mars 1729 par le Pape Benoît XIII il fut canonisé une vingtaine d'années plus tard (29 juin 1746) par le Pape Benoît XIV. Liturgiquement il est commémoré le 24 avril.

 

Citations

 

De saint Fidèle : « Ô foi catholique, comme tu es ferme, comme tu es inébranlable, bien enracinée, bien fondée sur la pierre solide!

Le ciel et la terre disparaîtront,

mais tu ne pourras jamais disparaître.

Dès le commencement, le monde entier t'a contredite,

mais tu as triomphé de tous par ta grande puissance.

La victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi.

Elle a fait plier des rois très puissants sous le joug du Christ,

elle a conduit les peuples à obéir au Christ. »

 

Saint-Fidele-avec-Saint-Joseph-de-Leonessa-par-Tiepolo.jpg

Saint Fidèle avec Saint Joseph de Leonessa par Tiepolo

 

Sources: 1, 2, 3

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bc/Sv_Juraj_Fernkorn_Zg_0707.JPG/645px-Sv_Juraj_Fernkorn_Zg_0707.JPG

Saint Georges et le dragon, Anton Dominik Fernkorn, Zagreb, Croatie

 

Saint Georges (IVème siècle), Soldat, martyr, saint Patron des militaires (280-303 ap. J.-C.) naquit à Lydda, en Palestine; son éducation fut toute chrétienne. A l'âge de dix-sept ans, il embrassa la profession des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire (commandant) dans la garde impériale.

Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.

Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.

"Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir!



- "Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde; rien ne saurait ébranler ma foi." Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, on le met dans l'intérieur d'une roue armée de tous côtés de pointes d'acier, afin de le déchirer en mille pièces : au sortir de ce supplice, il est entièrement guéri. Un ange descendit du Ciel pour guérir ses blessures.

 

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent, on lui passe les pieds dans des entraves, on l'étend sur le pavé, on lui roule sur la poitrine une énorme pierre; On le suspend à un poteau pour l'éventrer à coups de lance.

 

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui:



"Georges, lui dit-Il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que Je te réserve au Ciel; ne crains rien, Je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive."

 

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries:

 

"Conduisez-moi devant vos dieux," dit Georges. On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier.

 

Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit: "Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu?"

 

La voix du démon répond: "Je ne suis pas Dieu; il n'y a de Dieu que Celui que tu prêches." Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

 

 

extrait du film "The Patriot",bataille US VS Anglais
Sur l'air du "St. George's Cross" (La Croix de St Georges) cet extrait du film "The Patriot", présente la premiere bataille du film entre americains et anglais. Dans le camp américain, des éléments français emmenés par le marquis de La Fayette et le comte de Rochambeau. Attention pour les enfants, images violentes.
 
Saint George in our hearts (Saint Georges dans nos coeurs)
 
 
 

Sources : (1), (2) Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 247.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 13:55

L'historien du droit Jean-Louis Harouel, auteur (notamment) du remarquable chapitre "La Pré-Révolution 1787-1788" présentant l'obstruction parlementaire au XVIIIe siècle comme une des causes de la Révolution de 1789 dans Les Révolutions françaises, sous la direction de Frédéric BLUCHE et Stéphane RIALS, Fayard 1989 (Cf. voir ici), présente son dernier ouvrage "Revenir à la Nation" au Cercle Aristote :

Extrait :

 

« Nous sommes dans un monde actuellement où cette disjonction du politique et du religieux, si on y regarde bien, n'existe plus tant que cela. Elle existe pour des religions traditionnelles de l'Europe. Là il y a effectivement une distinction du politique et du religieux, qui est ancienne, puisque la laïcité ne date pas de la loi de 1905. La laïcité, au sens de disjonction du politique et du religieux remonte à Aristote et S. Thomas d'Aquin, pour ce tout premier seuil de laïcité.

 

Mais alors, cette laïcité, actuellement, en Europe occidentale, elle n'existe donc, disais-je que pour les religions européennes traditionnelles, mais elle n'existe pas pour ces religions de substitution qui sont venues prendre leur place. Et donc, cette religion des droits de l'homme, là il n'y a plus du tout de distinction du politique et du religieux : nous baignons dans le religieux. Nous baignons dans une religion politique.

 

[...] Cette religion humanitaire, cette religion des droits de l'homme, cette religion de l'humanité, tout cela, et d'autres choses encore, j'ai choisi de les réunir dans ce livre sous l'appellation globale d'idéologie post-chrétienne. Ce sont des religions séculières qui se sont développées sur la base d'une implosion progressive de la religion chrétienne et corrélativement par l'envahissement du champ des valeurs de la société et du champ des règles du droit par des idées d'origine chrétienne, sorties complètement de leur contexte, ayant perdu leur sens, complètement dénaturées et capables d'avoir les effets les plus néfastes pour la société, la nation, les familles.

 

Ce terme d'"idéologie post-chrétienne", d'ailleurs, je l'ai repris au cardinal Ratzinger, qui l'employait avant d'arriver au pontificat, dans plusieurs écrits. "Nous sommes entrés dans des temps post-chrétiens", écrivait le cardinal Ratzinger. Mais ce qui est frappant c'est que ces temps post-chrétiens sont bourrés d'idées chrétiennes, dénaturées, déformées, trahies. Mais ces idées sont quand même d'origine chrétienne.

 

Et alors, l'un des aspects les plus pervers de ce post-christianisme est que ces valeurs d'origine chrétiennes, qui dans le christianisme étaient préconisées aux individus sur un mode strictement individuel, libre et volontariste dans la perspective de leur salut, elles sont proposées, imposées aux sociétés politiques, aux Etats, comme étant les normes qui doivent inspirer inconditionnellement leurs actions...

 

L'état traditionnel a toujours pratiqué - Max Weber le montre bien - l'éthique de la responsabilité. »

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 00:00

"Je ne cherche pas à comprendre afin de croire, mais je crois afin de comprendre. Car je crois ceci - à moins que je crois, je ne comprendrai pas. "


Saint Anselme est vraiment un homme européen :

        il est né en Italie,
        il a ensuite été abbé du Bec, en France,
        et il est ensuite devenu archevêque de
Cantorbéry, en Angleterre.
Par sa culture, en tant qu'éducateur, et en tant que prêtre, c'était un Européen.

Anselme naquit à Aoste, en Piémont. Sa pieuse mère Ermengarde lui apprit de bonne heure à aimer Dieu et la Très Sainte Vierge; mais, privé du soutien maternel vers l'âge de quinze ans, poursuivi dans sa vocation religieuse par un père mondain et intraitable, il se laissa entraîner par le monde.

Las d'être la victime de son père, il s'enfuit en France, et se fixa comme étudiant à l'abbaye du Bec, en Normandie. Là il dit à Lafranc, chef de cette célèbre école: "Trois chemins me sont ouverts: être religieux au Bec, vivre en ermite, ou rester dans le monde pour soulager les pauvres avec mes richesses: parlez, je vous obéis." Lafranc se prononça pour la vie religieuse. Ce jour-là, l'abbaye du Bec fit la plus brillante de ses conquêtes. Anselme avait vingt-sept ans.

Quand bientôt Lafranc prit possession du siège archiépiscopal de Cantorbéry
, il fut élu prieur de l'abbaye, malgré toutes ses résistances; il était déjà non seulement un savant, mais un Saint. De prieur, il devint abbé, et dut encore accepter par force ce fardeau, dont lui seul se croyait indigne.

 

Sa vertu croissait avec la grandeur de ses charges. Le temps que lui laissait libre la conduite du couvent, il le passait dans l'étude de l'Écriture Sainte et la composition d'ouvrages pieux ou philosophiques. Bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, Anselme, convaincu que la foi elle-même pousse à une compréhension rationnelle plus intelligente (fides quaerens intellectum), est le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques défendues par Abélard et couronnées par Thomas d'Aquin.

 

On lui attribue la première formulation de la preuve ontologique de l'existence de Dieu qui sera reprise par Descartes et critiquée par Kant. Ayant défini Dieu comme "l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé", Anselme argumente que, si on affirmait que Dieu n'existe pas en réalité mais seulement dans notre pensée, comme idée, il serait possible de penser un être plus grand, qui aurait les mêmes caractéristiques mais qui, lui, existerait non seulement comme idée dans notre pensée, mais aussi en réalité. Et cet être serait Dieu, conformément à la définition initiale : l'être tel que rien de plus grand ne peut être pensé. Ainsi, en niant l'existence de Dieu tel que défini, on admet implicitement son existence, et donc on se contredit, on est "insensé". Et Anselme de conclure qu'il est raisonnable de croire en Dieu et que foi et raison sont compatibles. Il soutient qu'il est possible de concilier la foi et les principes de la logique et de la dialectique.

Il reprend de Platon l'idée que celui qui connaît la vérité connaît Dieu

Sa définition la plus courte de la vérité est :

« La vérité est la rectitude qui seule est compréhensible par l’esprit (veritas est rectitudo mente solo perceptibilis)».

La rectitude rapportée à l’homme signifie selon lui que l’homme tout entier - avec sa pensée, son comportement, et sa volonté - se tourne vers l’éternel fondement qui est Dieu, et qu’il s’engage dans l’être juste qui rend possible la rencontre avec la vérité.

La foi est un don et un point de départ et aucun argument rationnel ne peut la renverser et la détruire, ni lui nuire. La raison vraie conduit nécessairement aux vérités de la foi. Celui qui cherche à comprendre si Dieu existe, peut comprendre ce principe parce qu’il se trouve dans son intelligence. Si l’on admet à présent que ce qui est plus parfait n’est pas seulement pensé mais qu’en plus, il existe en réalité a priori, alors doit exister nécessairement "ce qui est tel qu’on ne peut rien penser a priori de plus parfait". Saint Anselme étend l’argument en constatant que, d’après la définition de départ de Dieu la non-existence d’un tel être est inconcevable, car ce qui existe nécessairement, est plus parfait que quelque chose dont la non-existence peut être pensée, et qui existe donc par contingence. L’argument de Saint Anselme fut âprement discuté tout au long du Moyen Age.

 

Dans le Proslogion il définit Dieu comme : « ce qui est tel qu’a priori rien de plus grand (de plus parfait) ne peut être pensé ». Selon sa théologie, la connaissance, bien que nécessaire pour croire, n’est ni l’origine ni l’achèvement de la foi, car, à son tour, elle doit se transformer en amour et en contemplation de Dieu (Monologion). Mais c’est dans le Proslogion qu’Anselme pense atteindre ce but par l’argument de la preuve ontologique. Cette « preuve » est au point de départ de la controverse sur l’existence de Dieu qui traversa la philosophie jusqu’à Hegel et la théologie jusqu’à K. Barth (Dictionnaire Encyclopédique Larousse, 1979).

 

La prière toutefois passait avant tout le reste; l'aube le retrouvait fréquemment à genoux. Un jour le frère excitateur, allant réveiller ses frères pour le chant des Matines, aperçut dans la salle du chapitre, une vive lumière; c'était le saint abbé en prière, environné d'une auréole de feu.

Forcé par la voix du Ciel, le roi d'Angleterre, Guillaume, le nomme archevêque de
Cantorbéry en 1093; Anselme refuse obstinément; mais, malgré lui, il est porté en triomphe sur le trône des Pontifes. Huit mois après, il n'était pas sacré; c'est qu'il exigeait comme condition la restitution des biens enlevés par le roi à l'Église de Cantorbéry. Le roi promit; mais il manqua à sa parole, et dès lors Anselme, inébranlable dans le maintien de ses droits, ne fut plus qu'un grand persécuté.

 

En qualité de primat d'Angleterre, il s'attaque à la corruption du clergé et à l'invasion du pouvoir laïque, au point de se trouver en conflit avec le roi Guillaume II "le Roux".

Obligé de fuir, il traversa triomphalement la France, et alla visiter le Pape, qui le proclama hautement « héros de doctrine et de vertu; intrépide dans les combats de la foi. » Quand Anselme apprit la mort tragique de Guillaume dans une partie de chasse, il s'écria en fondant en larmes: « Hélas! J'eusse donné ma vie pour lui épargner cette mort terrible! » Anselme put revenir en Angleterre, vivre quelques années en paix sur son siège, et il vit refleurir la religion dans son Église.

 

Sources : (1), (2), (3), (4), (5), (6)

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:26

La video ci-dessous est une enquête exclusive d’Armel Joubert des Ouches et de Jeanne Smits pour Reinformation.tv. Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. 

 

Une enquête exclusive Réinformation.TV

 

Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. Il touche tant les écoles publiques que l’enseignement catholique.
 
« Je sais qu’il y a deux scènes de viols, dont une sur une mineure. Je crois aussi qu’il y a une tournante dans une cave. Dès le début, ils présentent le personnage comme une bête de sexe. Il est marié mais sa femme ne lui suffit pas, alors, il a une garçonnière où il se rend pour voir d’autres femmes la nuit. Je n’ai pas tout lu ». Le personnage était « une bête de sexe ».

 

Le scandale des ouvrages scolaires

 
La jeune fille qui parle est aujourd’hui âgée de 18 ans. Mais de quoi parle-t-elle ? D’un livre dont la lecture a été imposée par l’un de ses professeurs à toute sa classe de seconde, il y a trois ans, pour « l’étudier ». Ce livre, c’est L’invention de nos vies de Karine Tuil. On y trouve de nombreuses scènes de pornographie.
 
C’est un scandale sans nom. Mais il y a plus grave : cela s’est passé dans un établissement de l’enseignement catholique de Rennes : l’Assomption. « Le sexe » abordé sous des traits nauséabonds dans une école catholique bretonne…
 
Lorsque les faits se produisent, Tiphaine n’a que 15 ans. Cette lecture imposée la choque terriblement, au point qu’elle sera victime de crises de larmes à répétition, d’insomnies fréquentes, de troubles divers.
 
A l’époque, la lettre d’excuse qu’elle reçoit de Pascal Balmand, le secrétaire général de l’enseignement catholique à Paris ne change pas grand-chose. Le mal est fait. Trois ans après, Tiphaine, que nous avons interviewée en exclusivité, reste toujours profondément choquée. « Je ne pourrai jamais oublier cela », nous a-t-elle déclaré.

 

A « Saint Vincent » aussi…

 
Toujours à Rennes, il y a peu, c’est un établissement considéré comme un fleuron de l’enseignement catholique – Saint-Vincent-la-Providence – qui a fait étudier à des élèves de 3e un livre du même acabit. Un ouvrage de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette… Interviewée à visage caché, la mère d’un enfant de 13 ans nous a dit être révoltée par ce que l’on a fait étudier aux élèves.

 

Livres, sexe et … réactions ?

 
« Une amie m’a raconté que dans une école de la région, on avait emmené des élèves voir une pièce de théâtre à la fin de laquelle les acteurs se sont promenés, nus, dans la salle, enjambant les fauteuils dans lesquels avaient pris place les élèves… »
 
Armel Joubert des Ouches et Jeanne Smits qui ont travaillé plusieurs semaines sur cette enquête, ont également pu obtenir le témoignage de ce professeur d’anglais d’un établissement catholique du Val-de-Marne, scandalisé par l’absence de réaction tant de la direction du lycée dans lequel elle travaille que des autorités ecclésiastiques. Notre équipe a tenté d’obtenir des explications auprès de l’évêché de Rennes et auprès des services de Mgr Pierre d’Ornellas, en vain…

 

Généralisation de la pornographie et loi du silence dans les écoles catholiques et publiques

 
Dans les établissements publics et privés sous contrat, les cas de ce genre se sont multipliés ces dernières années sans que la presse n’en fasse état.
 
Pour Pierre de Laubier, professeur et auteur du l’ouvrage « L’école privée … de liberté », il est presque « normal » que des livres comme ceux-là circulent. « L’administration de l’enseignement catholique est un mille-feuilles, tout est fait pour que l’on ne comprenne rien. Par ailleurs, l’école est pieds et poings liés avec l’Education nationale et dès qu’il y a une affaire, tout le monde est mis en cause. Il y a une loi du silence ».
 
Dans cette enquête qui a emmené Reinformation.TV de la Bretagne à la région parisienne, vous entendrez également le témoignage d’un directeur d’école qui explique comment on en est arrivé là.

 

Une enquête exclusive d’Armel Joubert des Ouches et de Jeanne Smits

 

Source: Reinformation.tv

Le 30 mars dernier, Ariane Bilheran, une psychologue clinicienne, normalienne docteure en psychopathologie, spécialisée dans la psychologie du pouvoir déviant (harcèlement, manipulation, tyrannie, totalitarisme et ses pathologies : paranoïa, perversion...), a publié une video présentant son livre "L'imposture des droits sexuels" (Broché 2017), en vente sur Amazon. Elle confirme le scandale des "droits sexuels" dénoncé en janvier 2017 par Marion Sigaut.

 

"Des standards pour l’éducation sexuelle en Europe nous sont donc imposés, en tout cas à tous les enfants de France, sans que le peuple français ait eu quelque chose à en dire", alerte-t-elle. Et dans un silence général. Avez-vous en effet entendu parler de ces choses durant la campagne présidentielle ?

 

Arianne Bilheran cite le mot "la guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage" de George Orwell (1984), "arbeit macht frei" (le travail rend libre), la devise nazie apposée sur le camp d'Auschwitz, l'appellation par Staline de sa constitution comme "la plus démocratique du monde", et fait un parallèle avec les "droits" dits "sexuels". Elle "confirme l'existence de dérives graves en France au travers de la prétention des adultes à éduquer sexuellement des mineurs." "On éduque à réprimer des pulsions et à ne pas faire tout ce qu'on veut, explique-t-elle. On n'éduque pas à une pulsion".

Dès lors parler de "droits sexuels", alors que "le droit est censé réprimer les pulsions pour préserver l'intégrité de chacun (et non pas les encourager) est "délirant". La psychologue alerte sur "un totalitarisme à nouveau visage qui va s'en prendre aux enfants". Elle conclut sa video en disant avoir dit ce qu'elle avait à dire et dit rester "disponible pour répondre à toutes les questions" :

En présentation de cette video, Anne Bilheran précise que les citations suivantes tirées de son livre sont extraites des documents suivants:
Standards pour l’éducation sexuelle en Europe :
https://www.sante-sexuelle.ch/wp-cont...
 

« La sexualité des enfants est beaucoup plus large que celle de l’adulte moyen. Elle peut être considérée comme un aspect du développement de la sensualité qui fait partie, elle, du développement psychologique, social et biologique de tout individu. » (p. 23)

« les enfants fantasment beaucoup » (p. 25) entre 7 et 9 ans, notamment « sur le fait d’être amoureux d’un enfant du même sexe » (p. 25)
à « 10 ans » les enfants « commencent à s’intéresser à la sexualité des adultes » et « fantasment sur la sexualité » des adultes (idem)

entre 16 et 18 ans, « ils savent plus clairement s’ils sont hétérosexuels ou homosexuels » et affinent leur « carrière sexuelle » (p. 26)

laquelle passe généralement par les étapes suivantes : « s’embrasser, se toucher et se caresser tout habillés, se caresser nus, rapport sexuel complet (hétérosexuel) et, finalement, sexe oral et parfois anal. » (idem)

Ce serait d’ailleurs la raison pour laquelle il faudrait absolument « commencer l’éducation sexuelle avant l’âge de quatre ans » (p. 35), où seront enseignés aux enfants de 0 à 4 ans : « la reproduction » (p. 38), « la masturbation » (idem), « le plaisir lié à un contact physique », les « identités sexuelles » (p. 39), entre autres.
 

Déclaration des droits sexuels (version longue) :
http://www.ippf.org/sites/default/fil...
 

« L’obligation de satisfaction requiert des Etats qu’ils adoptent des mesures législatives, administratives, budgétaires, judiciaires, promotionnelles, et toute autre mesure appropriée, visant au plein exercice de ces droits » (p. 20)

 

Arianne Bilheran facebook

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 09:33
"Islam, religion de l’épée". L’alarme d’un jésuite égyptien

Dans dix jour, le vendredi 28 avril, le pape François atterrira dans une Egypte encore marquée par les massacres du dimanche des rameaux perpétré par des musulmans dans deux églises chrétiennes bondées de fidèles.

Pourtant, le mantra des autorités vaticanes, à commencer par le pape, continue à être que « l’islam est une religion de paix ».  Il est formellement interdit de parler de « guerre de religion » ou de « terrorisme islamique ».

« Civiltà Cattolica » avait bien tenté à une occasion d’affronter la réalité en face dans un éditorial de 2014 signé par le père Luciano Larivera qui écrivait ceci à propos de l’aile la plus belliqueuse du monde musulman:

« Il s’agit d’une guerre est une guerre de religion et d’anéantissement.  Elle instrumentalise le pouvoir pour la religion et non l’inverse. »

Mais le père Antonio Spadaro était immédiatement intervenu pour démentir cette vérité simple inopinément parue dans la revue qu’il dirige.

A la veille d’un voyage de François au Caire, voici pourtant que cette vérité refait surface, bien argumentée, cette fois dans les pages de l’Osservatore Romano, et à nouveau sous la plume d’un jésuite.

Le nom de ce dernier est Henri Boulad.  Il a 86 ans et est né à Alexandrie en Egypte.  Il est issu d’une famille syrienne de rite melkite qui a fui les massacres antichrétiens de 1860.  Il vit au Caire et ce qui va suivre est une partie de l’interview qu’il a accordée au quotidien du Saint-Siège en date du 13 avril, le jour du Jeudi Saint.

*

Q. – Père Boulad, vous avez été recteur du Collège des jésuites au Caire où de nombreux musulmans et chrétiens ont étudié dans un exemple concret de vivre-ensemble. Et pourtant aujourd’hui le monde semble subir les assauts de ce même islam.

R. – Mais de quel islam parlons-nous? Voilà toute la question. On trouve dans le Coran les versets de la Mecque et ceux de Médine. Dans ceux écrits à La Mecque, Mahomet tient un discours très ouvert qui parle d’amour et dans lesquels les juifs et les chrétiens sont nos amis, il n’y a pas d’obligation en matière de religion et Dieu est plus proche de nous. La première partie de la vie de Mahomet transmet donc un message spirituel, de réconciliation et d’ouverture.

Mais quand Mahomet quitte La Mecque pour fonder Médine, il y a un changement. De chef spirituel, il devient un chef d’Etat, militaire et politique. Aujourd’hui, ces versets de Médine forment les trois quarts du Coran et sont un appel à la guerre, à la violence et à la lutte contre les chrétiens.

Les musulmans des IXe et Xe siècles ont pris acte de cette contradiction et se sont mis ensemble pour tenter de la résoudre, le résultat fut qu’ils prirent cette décision désormais célèbre d’abrogeant et d’abrogé: les versets de Médine abrogent ceux de La Mecque. Mais ce n’est pas tout. Le soufisme fut mis à l’index et des bibliothèques entières furent incendiées en Egypte et en Afrique du Nord.

Il faudrait donc reprendre les versets originaux qui sont à la source, c’est-à-dire précisément les versets de La Mecque, mais ceux-ci sont abrogés, ce qui fait de l’islam une religion de l’épée.

Q. – De nombreux observateurs et analystes parlent pourtant d’un islam modéré.

R. – L’islam modéré est une hérésie mais nous devons faire la distinction entre l’idéologie et les personnes, la majeure partie des musulmans sont des gens très ouverts, gentils et modérés. Mais l’idéologie présentée dans les manuels scolaires est quant à elle radicale. Chaque vendredi, les enfants entendent la prédication de la mosquée qui est une incitation permanente: celui qui quitte la religion musulmane doit être puni de mort, il ne faut saluer ni une femme ni un infidèle. Heureusement cela n’est pas mis en pratique mais les frères musulmans et les salafistes souhaitent en revanche appliquer cette doctrine, les musulmans modérés n’ont pas voix au chapitre et le pouvoir se trouve dans les mains de ceux qui prétendent interpréter l’orthodoxie et la vérité.

Ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui, ce ne sont pas les musulmans qui ont pris dans l’islam ce qui était compatible avec la modernité et avec la vie commune avec d’autres populations mais bien les musulmans radicaux, ceux qui appliquent une interprétation littérale et parfois instrumentale du Coran et qui refusent tout dialogue.

Q. – Mais en agissant de la sorte, ils nient l’œuvre de tous les grands penseurs musulmans comme Avicenne ou Al-Ghazali.

R. – Oui, et c’est là le point sensible. La réforme qui s’est produite dans l’histoire de l’islam a été réfutée. par exemple, le calife abbasside El Maamoun né à Bagdad en 786 et mort à Tarse en 833, disciple des mutazilites, les rationalistes de l’islam, a bien tenté une réforme mais qui se souvient de lui aujourd’hui? Ce qui a prévalu, c’est l’islam fermé et rigoriste de Mohammed ibn Abd al Wahhab. La dernière réforme en date fut celle tentée par le cheikh Mahmoud Taha au Soudan, qui a été cependant pendu sur la place de Karthoum parce qu’il affirmait que les versets de La Mecque devaient abroger ceux de Médine.

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

Source : (Traduction) Diakonos.be

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/perfectodecordoba.jpg

Prêtre à Cordoue (Espagne), saint Parfait ne cachait pas son engagement religieux. Les musulmans qui occupaient l'Espagne l'arrêtèrent et le décapitèrent à Cordoue, l'an 850.

 Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans. Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire". Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur. Ils souhaitèrent le bonjour à saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis. Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran. La légende dit que ses derniers mots furent pour bénir le Christ et condamner Mahomet et son Coran. Plusieurs chrétiens sont massacrés en représailles par les musulmans d'Al-Andalus

Parfait est considéré comme l'un des plus grands martyrs de son époque, l'un des premiers au cours d'une période de persécution des chrétiens par les musulmans en Al-Andalus, qui commença en 850 sous Abd al-Rahman II, se poursuivit sous son successeur Muhammad Ier, et par la suite continua de façon intermittente jusqu'en 960.

Son supplice, enregistré par S. Euloge, figure dans le Memoriale sanctorum. Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril.

Sources : 1, 2, 3

 

Autres saints martyrs de l'islam Al-Andalus :

 

- Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, martyrs (+ 852)

- Saintes Flora et Maria, martyres († 851)

Sainte Olive (ou Olivia), martyre (9ème s.)

- Saints Rodrigue et Salomon, martyrs (+ 857)

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 00:00
Bonnes et Joyeuses Fêtes de Pâques à tous

La fête de Pâques se célèbre dans l'Eglise chrétienne en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ.

D’après les Évangiles, c’est le jour de la fête juive de Pâque (sortie d'Egypte) qu’eut lieu la résurrection du Sauveur. Les plus anciens monuments nous attestent que cette solennité est de même date que la naissance du christianisme, qu'elle a été établie du temps des apôtres.  

Aussi, dès les premiers siècles, la fête de Pâques a été regardée comme la plus grande et la plus auguste fête de notre religion; elle renfermait les huit jours que nous nommons la Semaine sainte, et l'octave entière du jour de la Résurrection; on y administrait solennellement le baptême aux catéchumènes; les fidèles y participaient aux saints mystères avec plus d'assiduité et de ferveur que dans les autres temps de l'année; on y faisait d'abondantes aumônes: la coutume s'introduisit d'y affranchir les esclaves; plusieurs empereurs ordonnèrent de rendre à cette occasion la liberté aux prisonniers détenus pour dettes ou pour des crimes qui n'intéressaient point l'ordre public.

Cette résurrection est le grand miracle devant lequel l'incrédulité est forcée de s'avouer vaincue. Les ennemis de Jésus-Christ ayant voulu le faire passer pour un imposteur, les mesures mêmes qu'ils avaient prises pour dévoiler sa prétendue imposture ne devaient servir, en rendant impossible l'enlèvement de son corps, qu'à les confondre eux-mêmes, et à donner une force irrésistible à cette preuve capitale de sa divinité.

 

Bonnes et Joyeuses Fêtes de Pâques à tous

Dès la pointe du jour, de pieuses femmes venaient au sépulcre, avec des aromates pour achever l'embaumement. Pendant cet intervalle, il se fit un grand tremblement de terre aux environs du tombeau. Le Sauveur en sortit vivant, glorieux et triomphant, et un ange descendit du ciel, renversa la pierre qui fermait le sépulcre et s'assit dessus. Les gardes demeurèrent d'abord comme morts, puis ils prirent la fuite, et allèrent rapporter aux princes des prêtres ce qu'ils avaient vu. Ceux-ci leur donnèrent de l'argent pour dire qu'on était venu enlever le corps pendant qu'ils dormaient. 

Cependant les saintes femmes pénétrèrent dans l'intérieur, et n'y trouvèrent que des linges qui avaient enveloppé le corps. Leur inquiétude fut extrême; mais des anges les rassurèrent, et leur apprirent que Jésus-Christ était ressuscité. Lui-même, il apparut à sainte Marie-Madeleine, aux deux disciples d'Emmaüs, et aux onze apôtres assemblés.

Les apparitions continuèrent; on le vit, on le toucha; on mangea et conversa avec lui. Les plus incrédules se rendirent; la conviction était portée à son comble.

Enfin l'on s'y préparait comme l'ont fait aujourd'hui par le jeûne solennel de quarante jours, que nous appelons le carême.

 

La fixation de la date de Pâques

 

S. Léon le Grand est intervenu dans la querelle qui avait repris concernant la date de la fête de Pâques.

 

Le concile de Nicée (325) avait mis fin aux anciennes controverses en condamnant définitivement les quartodecimans, qui voulaient célébrer Pâques avec les Juifs le 14 Nisan, et en fixant cette fête au dimanche qui suit la pleine lune de mars. Alexandrie avait été chargée de la notification de cette décision.

 

Au milieu du Ve siècle, on mit en doute de-ci de-là l'exactitude des calculs alexandrins. S. Léon trancha en faveur des décisions prises et des calculs faits à Alexandrie, par "souci de l'unité qu'il importe avant tout de conserver." (Source: Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 91.)

 

De nos jours, la plupart des Églises chrétiennes célèbrent Pâques à une date indépendante du calendrier juif, selon les prescriptions du Concile de Nicée et de S. Léon au Ve siècle. Seules quelques cultes évangélistes schismatiques suivent le calendrier juif : "Église de Dieu du Septième Jour", "Baptistes du Septième Jour", "Témoins de Jéhovah", "Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours."

 

Pourquoi le lundi de Pâques est-il jour férié?

 

C’est une tradition païenne. Après la fête du dimanche du Pâques, les employeurs donnaient un jour de repos. La coutume a été conservée sous Napoléon et par la République. (Source)

 

PRATIQUE. Si vous êtes ressuscité avec Jésus-Christ, cherchez les choses du ciel.



Sources :

- Encyclopédie théologique Nicolas Bergier 1718-1790, publié par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome III, Paris 1850-1851, p. 1262.

Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XVIII.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 00:00

En ce jour, l'Eglise se prépare à célébrer, au lever de l'aurore, la glorieuse résurrection du Sauveur. C'est le "Grand et saint Sabbat".

   

Le corps de Notre Seigneur Jésus-Christ, détaché de la croix, le soir du vendredi, jour de sa mort, fut embaumé et enseveli par quelques-uns de ses disciples. Ce corps, toujours uni à la Divinité dans le tombeau, ainsi que son âme, qui descendit aux limbes pour y visiter celles des justes et leur annoncer leur entrée prochaine dans le ciel, est le sujet que l'Eglise propose aujourd'hui à notre adoration.

 

Cette célébration festive est très riche.

Elle commence par la bénédiction du feu nouveau, auquel est allumé le Cierge pascal. «Lumière du Christ ! Nous rendons grâce à Dieu !».

 Elle place dans son sanctuaire un grand cierge, portant, pour symboles des plaies glorieuses du corps de Jésus-Christ vivant, cinq grands encens, et chante ensuite les oracles des saints Prophètes qui annoncèrent son triomphe sur la mort et sur l'enfer.

Un chantre chante d'abord l' «Exultet», grand chant de joie. Puis, l'histoire du Salut est récapitulée, depuis la Création jusqu'à la Résurrection, en passant par la sortie d'Egypte, les prophètes, etc., au cours d'une grande liturgie de la Parole. On relit tout ce que Dieu a fait pour les Hommes à la lumière de la Résurrection de Jésus-Christ. Ceci amène à chanter la gloire de Dieu, en faisant sonner les cloches à toute volée. L'évangile est acclamé en chantant Alléluia (ce qui n'avait pas été fait pendant tout le carême).

Pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques, on fête la Résurrection du Christ lors de la Vigile pascale.

L'Eglise bénit aujourd'hui les fonds baptismaux et confère solennellement le baptême aux catéchumènes, en versant sur eux, au nom des trois personnes divines, les eaux vivifiantes qui, par l'institution de Jésus-Christ, et en vertu de ses mérites, nous régénèrent comme enfants de Dieu, en gravant sur nos âmes le sceau indélibile de notre adoption.

 

PRATIQUE. N'oublions pas en ce jour de remercier le Seigneur de la grâce qu'il nous a faite en nous recevant pour ses enfants, dans le saint baptême.

 

Sources:  

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XVII.

(2)

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 00:00
Le Vendredi saint est le jour de la célébration liturgique du mystère de la Passion, de la mort sur la Croix et de la mise du Christ au tombeau.
C'est un jour de jeûne et d'abstinence, à l'instar du Mercredi des Cendres qui, quarante jours plus tôt, ouvre le temps du Carême.
Le Vendredi saint est marqué encore davantage par le deuil et le recueillement.
Le Vendredi saint est marqué par une liturgie particulière (vénération de la croix, communion eucharistique mais pas de célébration du sacrifice de la messe ce jour-là). Le moment culminant de la journée, dans son silence recueilli, est celui de la Crucifixion (entre 12h et 15h) et le moment même où le Christ expira, à 15 heures.
 
C'est spécialement ce jour que se fait la dévotion du Chemin de croix. Cette procession est particulièrement solennelle dans les lieux mêmes où elle eut lieu il y a près de 2000 ans, à Jérusalem, le long de la Via Dolorosa (Chemin de la souffrance, à Jérusalem) puis dans la basilique du Saint-Sépulcre, où se trouvent le rocher du Golgotha et le Tombeau du Christ. A Rome, le Chemin de Croix est traditionnellement célébré au Colisée, durant le soir du Vendredi saint.
 
Par référence au jour du Vendredi saint, tout au long de l'année et spécialement durant le Carême, les vendredis sont un jour de pénitence, en principe d'abstinence de viande. On y dit les mystères douloureux du Rosaire.

 

 

Ce mystère ineffable, prédit si souvent et si clairement dans les siècles qui le précédèrent (prophéties messianiques) est le triomphe complet de la justice divine et le chef d'oeuvre le plus glorieux de la miséricodre infinie. Il fut opété par la charité sans bornes du Verbe incarné, qui, selon les décrets divins, voulut de toute éternité s'anéantir, souffrir et mourir dans la plénitude des temps, pour réconcilier le ciel et la terre (1) suite à la première désobéissance ou Péché originel.

 

Liturgie :
        Le vendredi saint est le seul jour de l'année où on ne célèbre pas d'Eucharistie. La communion est distribuée aux fidèles au cours d'une célébration qui dégage une ambiance particulière : l'église est sombre, les autels sont dépouillés de leurs nappes, les statues et images sont voilées. Il n'y a pas de sonnerie de cloche, de jeu d'orgues, et les chants sont absents, ou très peu nombreux. La célébration commence et finit en silence. On lit l'évangile de la Passion. Il n'y a pas de prière eucharistique mais une grande prière universelle.
        C'est le jour de la célébration de la Croix : la croix est amenée en procession puis proposée à la vénération des fidèles. Dans certains pays, comme l'Espagne, il y a d'importantes processions dans les rues des villes.
        La dernière messe célébrée était celle du soir du Jeudi saint, correspondant à son institution au Cénacle, et la prochaine sera celle de la Vigile pascale, le soir du Samedi
saint.
(2)

 

 

Sources:

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XVI.

(2) L'Evangile au quotidien 

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 00:00
Sainte Ida de Boulogne (1040-1113)

Mère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier, premiers rois de Jérusalem après la Première Croisade, on attribue une grande part du succès de cette croisade à ses prières.

Ide ou Ida de Lorraine est une figure injustement méconnue du XIe siècle français. Descendante de Charlemagne et nièce du Pape Etienne IX, elle épouse le Comte Eustache de Boulogne qui sauve la vie de Guillaume le Conquérant lors de la bataille d’Hastings. Belle-sœur de Geoffroy, évêque de Paris et chancelier du roi de France Philippe Ier, son influence politique est considérable. Ses fils, Godefroy de Bouillon et Baudouin sont les premiers rois francs de Jérusalem.

Une de ses filles devient l'épouse de l'empereur germanique Henri IV. Sa petite fille Mathilde monte sur le trône d’Angleterre. Et son dernier fils devient l'ancêtre de la lignée des rois du Portugal.

Entre la Croix et l’Epée, elle bâtit des cathédrales vénère le précieux sang du Christ et sera canonisée. Son épopée nous entraîne dans un étonnant voyage au cœur de l’Histoire médiévale.

Vers le 15 août et début septembre 1095, les Lorrains entraînés par le duc de Lorraine, Godefroy, et ses deux frères, tous trois fils d’Ide de Boulogne, se dirigent vers Pontarlier pour la vallée du Danube et la Terre Sainte, parce que les "Français" se mettent enfin en route pour la Croisade. 

Très belle femme, grande, blonde, mère de famille exemplaire, Ida était aussi une femme pieuse, elle fonda de nombreuses abbayes en Picardie, bâtit la cathédrale de Boulogne et celle de Lens, fonda des maladreries (soins des lépreux) et des hôpitaux, elle resta célèbre pour sa grande charité auprès des pauvres, ce qui lui valut de devenir sainte. Quand elle meurt elle n'a plus sur elle que sa robe de bure, elle a tout donné. Elle fit de nombreux miracles de son vivant, mais également après.

C'est à elle que l'on doit le dicton du boulonnais "à chacun son pain et son hareng". Le roi Louis XI la nomma patronne de Boulogne et de son comté en avril 1478.

Son culte a repris au début du XXe siècle. Ses reliques sont visibles chez les Bénédictines de Bayeux (Calvados).

Dans la messe, la fête de sainte Ide est le 13 avril.

Le nom de Ida est actuellement le nom qui est le plus donné dans la totalité des pays nordiques, et est extrêmement commun tant en Russie qu'en Allemagne.

 

Sources : 1, 2, 3

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 00:00

Le Jeudi saint est un des jours les plus importants de la Semaine sainte : il correspond à la commémoration de la dernière Cène (au Cénacle) suivie de la nuit d'agonie du Christ au Jardin des Oliviers (Gethsémani). 

 

Le Jeudi saint est un jour de fête, qui commémore l'institution de l'Eucharistie par Jésus-Christ lors du repas pascal au Cénacle, la veille de sa mort. Et le sacerdoce, c'est-à-dire l'ordination des prêtres.

 

Il réunit autour de lui ses chers apôtres, sans en excepter même celui qui devait le trahir, pour célébrer avec eux la dernière cène judaïque, à laquelle allait succéder le sacrifice de sa chair et de son sang, sous les symboles eucharistiques.

 

Il établit dans le même temps le sacerdoce de son église, ordonne à ses apôtres de n'offrir qu'à Dieu seul l'oblation d'un prix infini, dont il allait être volontairement l'hostie sanglante sur la croix, mais qui jusqu'à la fin des temps, serait offerte d'une manière non sanglante, toujours aussi glorieuse à Dieu que salutaire aux hommes, dans tous les sanctuaires du monde catholique.

 

Jésus-Christ daigna laver lui-même les pieds de ses apôtres, après leur avoir déjà dit :

 

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui... Je suis le pain descendu des cieux; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.. Ceci est mon corps... Voilà la coupe de mon sang... Prenez et mangez... et faites-le toujours en mémoire de moi." (1)

 

La messe et les prêtres trouvent en ce jour leur origine et la profondeur de leur mystère. 

   

Pendant la célébration de ce jour, on lit l'évangile du lavement des pieds, et le célébrant refait le geste de Jésus en lavant les pieds de quelques personnes de l'assemblée. 

Cette messe est la dernière qui soit célébrée avant la "Veillée pascale" du Samedi saint (veille de Pâques).

 

Après le repas pascal, Jésus et ses apôtres se sont retirés à Gethsémani pour y bivouaquer, comme à l'habitude. Cette nuit fut cependant pour le Christ une nuit de prière et d'agonie - au cours de laquelle le Christ accepta le "calice" de sa Passion.

 

La célébration liturgique du Jeudi saint se termine par une procession, pendant laquelle la réserve eucharistique (les hosties consacrées) est amenée dans un endroit spécialement aménagé, le reposoir. Une veillée y est souvent organisée, et les fidèles peuvent s'y recueillir et adorer le Christ dans une nuit de veille.

 

Le triduum pascal est un ensemble de trois jours (en latin triduum) qui marquent l'aboutissement de la Semaine Sainte et le sommet de l'année liturgique : c'est la célébration du mystère de Pâques, avec : - la mort et la mise au tombeau de Jésus-Christ (le Vendredi saint), - la descente du Christ aux Enfers durant le "Grand sabbat" du Samedi saint, - la nouvelle de la Résurrection, nouvelle Pâque, durant la nuit du samedi au dimanche (Vigile pascale), où surgit la lumière de Pâques, l'alléluia du Dimanche de Pâques, avec les messes de l'aube et du jour.

 

Le triduum pascal est l'articulation entre les quarante jours de préparation pénitentielle du Carême et les cinquante jours du temps pascal jusqu'à la Pentecôte (dont quarante jours jusqu'à l'Ascension). 

 

C'est au pape Pie XII que l'on doit la restauration de la liturgie du triduum pascal dans son ancienne grandeur et à des heures et dans une atmosphère correspondant à celles du mystère, dans la liturgie latine (notamment, la vigile pascale), dans le même esprit qui avait été gardé dans les liturgies orientales.

 

L'hymne Pange lingua gloriosi écrite par S. Thomas d'Aquin (1225-1274) est chantée le Jeudi saint lors de la translation du Saint-Sacrement au reposoir. La dernière séquence Tantum ergo est chantée à tous les saluts du Saint-Sacrement. L'hymne atteste la croyance très ancienne en la présence réelle du corps et du sang du Christ dans les espèces consacrées.

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XV

(2) - http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20100401&id=11&fd=1 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Iulius_I.jpg

Jules Ier travailla à affermir la foi en combattant l'arianisme qui professait que, si le Christ était parfait, en revanche il n'était pas divin.

Son mérite fut d'avoir maintenu le mystère de la Sainte Trinité contre ceux qui tentaient de faire de la doctrine chrétienne un monothéisme à moitié rationaliste, acceptable par tous sans doute, mais éloigné des paroles du Christ lui-même dans leur interprétation fondamentale.

Il fallut six conciles pour que la doctrine trinitaire et christologique puisse exprimer et respecter le mystère essentiel de la foi. (1)

Alors que sévissaient les ariens, Jules prit la défense de S. Athanase, défenseur de la foi trinitaire, contre les attaques de ses ennemis, l’accueillit quand il fut exilé et prit soin de convoquer dans cette affaire le Concile de Sardique (actuellement Sofia en Bulgarie) (2) en 347.

 

La foi trinitaire est définie dès 325 au concile de Nicée, et complétée, après presque un siècle de discussions subtiles, au premier concile de Constantinople en 381.

 

"Nous croyons en un seul Dieu, Père Tout-Puissant, créateur de toutes choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré mais non pas fait (Note: Ceci est dirigé contre les théories d'Arius qui qualifiait le Fils de "créature de Dieu parfaite"), de même substance que le Père (Homoousios), par qui toutes choses ont été faites, ce qui est au ciel et sur la terre, qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu et s'est incarné, et s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux et viendra juger les vivants et les morts.

Et au Saint-Esprit.

Quant à ceux qui disent: 'Il fut un temps où il n'était pas et avant d'être engendré il n'était pas', ou bien: 'Il a été tiré du néant' (Note: cet anathème vise Arius), ou qui prétendent que le Fils de Dieu est d'une autre substance, ou qu'il est créé, ou changeant, ou variable, ceux-là l'Eglise catholique et apostolique les déclare anthèmes" (Concile de Nicée 325). (3)

 

Jules fait élever à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana ainsi que la Basilique Sainte-Marie-du-Trastevere.

Il mourut le 12 avril 352 et fut enterré au cimetière de Calepodio via Aurelia où il avait fait construire une église. Sa dépouille fut transférée par le pape Adrien Ier, en 790, en l'église Sainte-Marie-du-Trastevere où il repose désormais. (4)

 

Sources:

 

(1) L'Evangile au quotidien; (2) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/958/Saint-Jules-Ier.html; (3) Jacques LOEW et Michel MESLIN, Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard, Paris 1978, p. 21, 40; (4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ier

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 19:12

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ? demande Gabriel Robin aujourd'hui sur Boulevard Voltaire :

Je suis surpris par l’extrême mansuétude dont bénéficie le camarade Mélenchon sur les plateaux de télévision…

 

Jean-Luc Mélenchon est la vedette de cette fin de campagne présidentielle.

 

[…]

 

Dans les grands meetings qu’il donne en plein air, Jean-Luc Mélenchon tente de s’affranchir des clivages, réconciliant la gauche avec la nation qu’elle avait pourtant contribué à reléguer aux oubliettes. On loue sa hauteur de vue mais on reste silencieux sur son extrême démagogie. « Je serai le Président de la paix », déclare-t-il à chacune de ses interventions… N’est-ce pas un peu faible et mensonger ? Car, au fond, les grands marqueurs idéologiques du marxisme impriment toujours ses discours, y compris sur la forme.

 

Ainsi, il s’adresse à ses militants en les nommant ses « enfants ». Une formule qui renverra immanquablement au « petit père des peuples » de l’ami Joseph Staline. Quant à ses tenues, immédiatement reconnaissables, elles lui permettent d’être identifiable et de s’identifier à cette même famille de pensée. La veste de couvreur qu’il arbore fièrement aurait, par exemple, pu être portée par Mao, Castro ou Chávez.

 

Venons-en justement au Venezuela.

En 2013, Jean-Luc Mélenchon déclarait : « Le Venezuela bolivarien est une source d’inspiration pour nous, nous saluons la victoire de Maduro ! » Passons sur ce pauvre Bolivar, dont la figure est régulièrement travestie par ses héritiers autoproclamés, pour nous attarder sur Nicolás Maduro. Ce modèle politique, revendiqué par Jean-Luc Mélenchon, est un autocrate corrompu accusé d’avoir détourné des milliards de dollars à son profit.

Actuellement, la petite nation pétrolière est secouée par d’immenses manifestations populaires contre le pouvoir en place. Le Venezuela est un des pays les plus criminogènes au monde, littéralement dévasté par la violence des bandes de rue et la toxicomanie. Oh, il est vrai que ces pays ont aussi, auparavant, souffert des élites inféodées au grand frère américain. Doit-on, toutefois, les condamner à un choix qui n’en est pas un entre la tyrannie oligarchique indigéniste et celle des généraux associés à la grande finance ? J’ose espérer que non.

 

Derrière les foules bigarrées qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon, accompagnées de chants révolutionnaires, se trouve l’utopie égalitariste qui ne peut conduire qu’à la ruine, à l’hypocrisie et à la restriction de toutes les libertés individuelles. Mais ça n’est pas tout : Jean-Luc Mélenchon est, aussi, consubstantiellement internationaliste. À Marseille, il n’en a pas fait mystère : il mènerait une politique immigrationniste. Il a, d’ailleurs, le mérite de la constance, n’ayant pas grandement évolué depuis 2012 !

 

Pour toutes ces raisons, je suis surpris par l’extrême mansuétude dont bénéficie le camarade Mélenchon sur les plateaux de télévision… Bien plus proche d’un Fidel Castro que d’un José Mujica (actuel président de l’Uruguay), il devrait inquiéter tous ceux qui, comme moi, sont attachés à nos institutions et à notre identité historique. Est-ce vraiment ce que les Français veulent comme avenir ?

Source: D'où parle Jean-Luc Mélenchon ?, Boulevard Voltaire, 11 avril 2017

En 2012 sur RMC, Jean-Luc Mélenchon répondait aux questions des auditeurs. Voici d'où il parle :

"Je suis un homme discret, explique Jean-Luc Mélenchon. Je ne veux pas que mes opinions philosophiques ou religieuses soient mises sur la table car un élu doit représenter tout le monde. Maintenant, la question qui est posée sur la franc-maçonnerie, je ne veux pas parler de mes convictions philosophiques ou religieuses personnelles. La maçonnerie, pour certains, est une philosophie. C'est une sorte de religion familiale. Je peux dire puisqu'il n’est plus là que mon père l’était, et puisqu'il n’est plus là que mon grand-père l’était également... Ce que je voudrais dire maintenant, c'est la chose suivante. Ne perdez pas de vue ce que ce courant a représenté dans l'histoire des idées et de la fraternité, de la liberté et de l'égalité dans notre pays. Voyez-vous, ce courant est le courant des Lumières, c’est lui qui a lutté contre l’obscurantisme. Monsieur, chaque fois que vous chantez la Marseillaise, le chant de notre patrie républicaine, vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon. [D'où notre appel à contre-attaquer pour repousser et exorciser ce maléfice en priant et en récitant un Ave Maria à chaque fois qu'on entend la Marseillaise. Ndlr.] Si vous chantez l’Internationale vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon."

 

Tout s'éclaire. Voilà donc la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon, ces jours-ci, est la vedette des médias, le sauveur attendu : les "Lumières" de Lucifer...

 

Le site Medias-presse.info a rapporté cette information d'un Mélenchon franc-maçon de père en fils : "Les grandes révolutions sanguinaires qui ont sabré l’Europe depuis la Révolution de 1789 et jusqu’à la Révolution d’Octobre (1917 en Russie) sont des révolutions maçonniques. Le Système ou régime républicain qui sévit en France pratiquement sans interruption depuis 1792 est un régime maçonnique, qui se dresse contre Dieu et contre son peuple… Seule pour le moment la Russie a réussi sa contre-révolution, rien d’étonnant qu’elle soit attaquée de toutes parts par le Système…"

D'où parle Jean-Luc Mélenchon ?

 

Lors de son meeting à Marseille dimanche 9 avril Jean-Luc Mélenchon a hurlé, tel un dictateur illuminé, qu'il parlait "depuis la splendide et immense clameur de la déclaration des droits de l'homme surgissant du volcan de la Grande Révolution. Nous voici".

 

Quelles sont les banques qui financent Jean-Luc Mélenchon ? On aimerait le savoir. Il parle depuis la Révolution bourgeoisie parisienne de 1789, financée par les banques, soutenue par la franc-maçonnerie, cette association opaque où le secret permet l'entraide et l'assistance entre ses membres, à l'exclusion de tous les autres, et qui a volé les biens du clergé et de la noblesse, assassiné le petit peuple en 1789 pour prendre le pouvoir et ruiner la France avec les assignats. "La Révolution aura fait reculer la législation sociale de trois-quarts de siècle", disait René Sédillot (1906-1999), historien.

 

80% des personnes guillotinées furent des petites gens. 28% furent des paysans, 31% des artisans et des ouvriers, plus de 20% des marchands, 8 à 9% de nobles, 6 à 7% des membres du clergé. (René Sédillot, Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.) 

 

"La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe..." (Pierre CHAUNU)

 

Jean-Luc Mélenchon parle depuis la Révolution bolchévique de 1917. Elle aussi est une révolution de bourgeois financés par la banque anglo-saxonne...

 

Rappelons ceci au lecteur attentif : en-dehors de quelques vérités éparses sur le bellicisme condamnable des Etats-Unis et de l'OTAN, la partie idéologique du discours de Mélenchon est totalitaire. La première logique totalitaire apparaît sous la Révolution française (Stéphane Courtois). "Il nous faut des Vendée!" avait proclamé Lénine... Il avait tenu parole en multipliant les massacres. On avait noyé les contre-révolutionnaires dans la Volga comme Carrier l'avait fait dans la Loire. La terreur jacobine tenait lieu de modèle. On n'aurait seulement pas la naïveté de Robespierre: on tuerait les apprentis thermidoriens avant qu'ils ne se manifestent. On irait, cette fois, jusqu'au bout. Et l'on réécrirait l'histoire comme on l'avait fait en France. On maquillerait crimes et châtiments. Les koulaks seraient des 'bandits', comme les Vendéens avait été des 'brigands'. On nierait les procès truqués, les déportations, les famines organisées, le goulag, comme on avait nié, on nie parfois encore, les tannages de peau humaine, le massacre des prisonniers, l'empoisonnement des puits, la déportation des femmes et des enfants, le génocide d'une population exclue de la condition humaine pour sa fidélité à l'ordre ancien, ses attachements immatériels à des réalités qu'on avait abrogées par décret." (Source: Figaro Histoire titrée "Vendée l'épopée des géants le Figaro, Juin-Juillet 2016, n°26)

 

La république dite "française" est un système qui se dit "laïc" mais qui, en réalité, est tout sauf laïc, c'est une religion totalitaire et moniste (confusion des pouvoirs temporel et spirituel). La ruine actuelle de la France depuis 1789 vient de là. (Cf. La "religion de la république"™ : Vincent Peillon plus fort que Robespierre !).

Cette religion ne s'appuie pas sur l'expérience mais nie ce qui a précédé. C'est une manière de se définir en opposition à ce qui précède, en projet négatif qui se positionne contre. Un projet, qui nie la nation-héritage (la remplace par la nation-contrat de Rousseau), et finit par massacrer tout ce qui lui est opposé afin de parvenir à sa fin.... ("Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposée", disait Saint-Just, l'Archange de la Terreur et sa culotte de peau humaine...)

 

Les héritiers de Saint-Just, les partisans de Jean-Luc Mélenchon divisent la société entre les bons (les mondialistes, les internationalistes) et les autres, essentiellement mauvais (patriotes, nationalistes). Envers ces derniers, l'"Amour" qu'a proclamé dimanche dernier Jean-Luc Mélenchon à Marseille n'existe pas. Que voulez-vous ? "La fin sanctifie les moyens", "qui veut la fin, veut les moyens!", disait l'ancêtre de Jean-Luc Mélenchon, Brissot de Warville, l'anglomane "girondin" classé comme modéré... en réalité un agent de l'Angleterre, stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (Source: René Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214). C'est la raison pour laquelle on aimerait savoir quelles sont les banques qui financent la campagne de Mélenchon. Brissot voulait "incendier les quatre coins de l'Europe", "car notre salut est là !" (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75). C'est cela, l'impérialisme des "Lumières" de Jean-Luc Mélenchon !

 

Brandissant un rameau d'olivier à Marseille, Mélenchon déclarait : "Je suis le candidat de la paix!" Il proclamait l'"Amour" (sic) et l'ouverture... Il demandait un "chant d'amour" et une "minute de silence" pour les migrants noyés dans la Méditerranée, "sécher leurs larmes et les serrer contre nos coeurs". L'Amour pour les "peuples du Maghreb qui sont nos frères et nos soeurs", et dans le même temps, il prêchait la haine pour le prochain qui ne partageait pas ses vues politiques. Il nous semble à nous qu'avant de vouloir l'Amour et l'unité du genre humain, commencer par vouloir faire l'unité de ses proches et des Français serait déjà un bon début.... notamment à propos des victimes des attentats pour lesquelles il n'a pas eu un seul mot de compassion et d'"amour". De même, lorsque Mélenchon déclare à son meeting de Marseille : "Je me réjouis que la France soit métissée et tous les enfants sont mes enfants. Et aux monstres qui veulent autre chose, je leur demande comment ils comptent faire si jamais on leur permet de le faire ! Je vous demande, Françaises, Français, un châtiment électoral exemplaire  pour ceux qui ont voulu nous diviser". Où est l'"amour" dans le châtiment... électoral exemplaire ? Heureusement que ce n'est qu'un châtiment "électoral" ! N'est-ce pas déjà diviser les Français que de tenir ce genre de propos envers ceux qui n'ont pas le même projet politique ?

 

Cela peut finir en tyrannie. Une étonnante tribune au "Monde" de Serge Sur, professeur émérite de droit public à l’université Panthéon-Assas avertit : la VIe République voulue par M. Mélenchon débouche sur un régime d’Assemblée, voué à l’impuissance ou à la tyrannie... L’idée est toujours celle d’une assemblée unique, détentrice de tous les pouvoirs..., avertit Serge Sur.

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ?

L'historien a analysé le mécanisme du totalitarisme : la virtualité totalitaire se trouve dans la réunion des deux principes de 1789, le "volontarisme" (la Volonté générale) et le "constructivisme" (tout ce que veut l'Assemblée, elle le peut). "L'association du volontarisme et du constructivisme constitue ainsi la première racine de la Terreur révolutionnaire. L'histoire de la Terreur [...] ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté". (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.)

 

Le système totalitaire place au centre de sa vision délirante de la société l'image de "l'ennemi". On trouve une identité entre la violence du projet communiste de 1917 et celui de Jean-Luc Mélenchon dans l'utilisation d'un vocabulaire de haine envers les "ennemis du peuple" (comme en 1793). En 1917 c'était (au choix) les "contre-révolutionnaires", les "koulaks", les "capitalistes", les "ennemis intérieurs", aujourd'hui avec Jean-Luc Mélenchon ce sont les "parasites incapables inutiles" du meeting de Marseille...

 

Les ancêtres marxistes de Jean-Luc Mélenchon promettaient "la paix" et des lendemains radieux. En 1789, "les bourreaux qui coupaient le cou des enfants et des vieillards, les bénins spectateurs qui assistaient au guillotiner des femmes s'attendrissaient sur les progrès de l'humanité..." (Benjamin Constant). En 1917, la propagande marxiste promettait tout à tout le monde la terre aux paysans, le pain et les usines aux ouvriers, la paix générale entre nations, une "société sans classes"..., le bonheur parfait du peuple et le "bonheur pour tous". Cela s'est terminé par cent millions de morts. (Le Livre noir du Communisme). L'histoire ne nous a-t-elle donc rien appris ?

 

Réfléchissez-y, si vous voulez la paix, évitez de voter pour un projet qui porte en lui la virtualité totalitaire !

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/SStanis%C5%82aw.JPG/441px-SStanis%C5%82aw.JPG

Saint Stanislas

 

Stanislas. Vient du polonais stan = mettre debout, et slava = gloire.

 

Saint Stanislas, évêque de Cracovie au XIe siècle, Patron de la Pologne, naquit en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II, prince qui menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger. 

Le pontife avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : "Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans." 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : "Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée.

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

 

Innocent IV canonisa Stanislas le 17 septembre 1253. Il est fêté le 11 avril.

 

 

Sources: (1); (2) Jean-Louis Beaucarnot, Les Prénoms et leurs secrets, France Loisirs, Paris 1991, p. 170; (3)

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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