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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 00:00
Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Anonyme, XVIIe. Bavière

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Anonyme, XVIIe. Bavière

La fête du 8 septembre est très ancienne. Si elle a été célébrée très tôt à Constantinople, l’Eglise de Jérusalem fut la première à honorer le souvenir de la Nativité de la mère de Dieu par une fête que Rome adopta sûrement vers la fin du VII siècle.

Tout est miracle dans l'histoire de la Sainte Vierge; Sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la foi entourée des plus éclatantes merveilles.

Aussi est-ce avec raison que l'église s'écrie en ce jour: "Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d'allégresse, parce que le soleil de justice, Jésus-Christ, notre Dieu, est né de Vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions; Lui, qui, ayant ruiné l'empire de la mort, nous a introduits dans la vie éternelle."

 Cette fête, en effet, doit être une réjouissance universelle; ce n'est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l'humanité tout entière.

Joachim et Anne, ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le Sauveur promis au monde; mais ils étaient avancés en âge et n'avaient point d'enfants; donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au rédempteur attendu. Dieu, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour Joachim et Anne la merveille dont l'Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples. Les deux vieillards reçurent l'annonce des desseins de Dieu, et au temps marqué Marie paraissait au monde. Toute pure, toute immaculée avait été sa conception, toute pure et toute privilégiée fut sa naissance.

Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim! Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de sa vie, et dont les facultés n'avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l'imperfection! 

Les saints ne tarissent pas d'éloges sur la naissance de Marie: "Avant la naissance de Marie, disent-ils, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché; avec Elle paraît l'aurore qui annonce le soleil de justice. Parfaite dès sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus..."

Astre toujours progressant en lumière, si beau dès son apparition, qu'il devait être éblouissant au terme de sa course! Quel bonheur pour les élus de contempler au ciel les merveilles opérées par Dieu en Marie!  En attendant, unissons-nous à l'église qui L'honore aujourd'hui sous cent titres différents dans une multitude de sanctuaires vénérés.

 

Citation

 

Extrait d’un sermon de Saint Pierre Damien, à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie :  

 

« Aujourd’hui est le jour que choisit Dieu pour mettre en œuvre son plan éternel de salut, car il était nécessaire que se construise la maison avant que le Roi ne descende y habiter. »

 

Sources: 1, 2, 3, 4

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:00
Sainte Reine (Régine), vierge et martyre († IIIe siècle)

Son culte est ancien. Reine fut baptisée par sa nourrice. L'acte déplut fortement au père de Reine, un puissant gaulois des environs d'Alésia, qui décida de chasser sa fille.

 

En 252, devenue une jeune gauloise de seize, Reine, faisait paître ses moutons au pied du mont Auxois, site aujourd'hui présumé de l'oppidum d'Alésia. Le gouverneur romain des Gaules, Olibrius, voulut abuser d'elle mais elle résista et refusa le mariage pour ne pas abjurer sa foi. Le nom d'Olibrius est resté dans le langage courant pour désigner un bravache, un fanfaron cruel, un "occiseur d'innocents"(Molière). Reine fut martyrisée, puis décapitée.

 

Son corps fut tranféré hors de la ville d'Alésia où l'on bâtit une basilique sur son tombeau. Parmi les miracles qu'elle accomplit, on trouve la guérison d'un enfant nommé Hériboldus guéri d'une forte fièvre, la guérison d'un homme de Réome guéri par application d'un morceau de bois du brancard de la sainte, la guérison d'un frère atteint de la maladie de la pierre et celle partielle d'un aveugle.

 

Dès le siècle suivant, son culte se développa, et est attesté depuis le Ve siècle par la découverte en 1909 du "service eucharistique" d'Alésia, un ensemble comprenant un plat et trois coupes qu'on suppose utilisés pour la célébration de l'eucharistie. Le plat porte un poisson en gravure (l’ichtus comme à Autun), et le nom de "Regina". L'ensemble daté du IVe siècle ne met plus en doute l'existence de la jeune martyre.

 

En 628, elle est vénérée à Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or, près d'Alésia, un village qui la prit pour Patronne. Et chaque année, les habitants organiseront la représentation d'un mystère à sa mémoire et en son honneur. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France.

 

En 1271 il fut procédé à un ré-enchâssement dans un buste reliquaire en argent aux armes de France, de Castille et de l'ancienne Bourgogne.

 

La confrérie de Sainte-Reine date de 1544, créée par les religieux de Flavigny, et, en 1644, avec la réforme des bénédictins de Saint-Maur, le pèlerinage connut un regain de vitalité et les membres de la Confrérie furent dotés par Monseigneur Louis Doni d'Attichy évêque d'Autun, de 40 jours d'indulgence en 1659. Au XVIe siècle les moines passaient la chaîne de sainte Reine autour du cou des pèlerins. Aujourd'hui cette chaîne est conservée à l'église paroissiale de Flavigny-sur-Ozerain et exposée à la vénération des pèlerins le 7 septembre jour de sa fête.

 

Ses reliques ont été conservées dans l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain depuis le milieu du IXe siècle. La crypte fut aménagée pour recevoir le corps de la sainte. Crypte à nef centrale flanquée d'un déambulatoire qui se prolonge à l'Est par un couloir donnant sur une rotonde du même genre que celle de l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre. Les reliques de la sainte furent déposées au XVIIe siècle dans une armoire derrière le maître-autel et leur expositions sur un théâtre a lieu le jour de sa fête.

 

En plus de Flavigy-sur-Ozerain et Alise-Sainte-Reine on retrouve des lieux qui lui sont consacrés à Voisines dans l'Yonne où se trouve une chapelle Sainte-Reine, datant de 1827 et construite par deux habitant à la suite de la réalisation d'un vœu fait lors d'un pèlerinage à Alise-Sainte-Reine; à Drensteinfurt en Allemagne; et à Osnabrück en Westphalie.

 

Les similitudes existant avec la vie de sainte Marguerite d'Antioche conduisent des auteurs à considérer que le récit de l'histoire de sainte Reine est apocryphe, cette tradition pouvant toutefois être le souvenir d'un fait local. (Joël Le Gall, ALESIA Ed. Errance 1990)

Sainte Reine - Diva Regina à Drensteinfurt (Allemagne)

Sainte Reine - Diva Regina à Drensteinfurt (Allemagne)

Sources: (1) Calendrier Perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne Edition; (2) Wikipedia; (3) L'Evangile au Quotidien

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 13:38

Qui a supprimé le latin de la liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a supprimé le chant grégorien de la liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a supprimé les agenouilloirs dans les églises ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a rendu obligatoire la célébration face au peuple ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a autorisé les improvisations en liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a autorisé que les prêtres puissent se dispenser de revêtir la chasuble pour célébrer la messe ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a donné à certains fidèles le droit de se constituer en équipes qui privent d’autres fidèles de la liturgie de l’Eglise ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a donné l’autorisation de célébrer la liturgie n’importe comment (rondes, danses...) et n’importe où (salles de fêtes, cirques...) ? Le Concile ? Non : les évêques.

Qui a habitué les fidèles à recevoir la communion dans la main ? Le Concile ? Non : les évêques.

« Je vous demande d’importuner vos pasteurs » a dit le Pape François au tout début de son pontificat. [1] Au vu de la situation de l’Eglise en France, il va falloir qu’on s’y mette...

"Je vous demande d’importuner vos pasteurs"

Source: Association Pro Liturgia, Actualité du Mardi, 6 septembre 2016

 

Litanie à laquelle on pourrait ajouter :

 

Qui acquiesce à la désacralisation des églises et leur transformation en "centre d'affaires", parking, brasserie et café ? Le Concile ? Non, les évêques !

Notes

 

[1] Ce mot du Pape François nous demandant d'importuner les pasteurs afin de les "aider à être de bons pasteurs" a été prononcé dans son discours pour la prière du Regina Coeli, Place Saint-Pierre à Rome, dimanche 11 mai 2014, à l'occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations :

 

"En ce dimanche, prions pour les pasteurs de l’Église, pour tous les évêques, y compris l’Évêque de Rome, pour tous les prêtres, pour tous ! Prions en particulier pour les nouveaux prêtres du diocèse de Rome, que je viens d’ordonner dans la basilique Saint-Pierre. Un salut à ces 13 prêtres ! Que le Seigneur nous aide, nous pasteurs, à être toujours fidèles à notre Maître et à être des guides sages et éclairés du Peuple de Dieu qui nous est confié.

À vous aussi, s’il vous plaît, je demande de nous aider: nous aider à être de bons pasteurs. Une fois j’ai lu une très belle chose sur la façon dont le peuple de Dieu aide les évêques et les prêtres à être de bons pasteurs.

C’est un texte de saint Césaire d’Arles, un père des premiers siècles de l’Église. Il expliquait comment le peuple de Dieu doit aider le pasteur, et il donnait cet exemple : quand le petit veau a faim, il va vers la vache, vers sa mère, pour prendre le lait. Mais la vache ne le donne pas tout de suite : il semble qu’elle le garde pour elle. Et que fait le veau ? Il frappe sur le pis de la vache avec son museau, pour que le lait sorte. C’est une belle image ! « Vous — dit ce saint — vous devez être ainsi avec les pasteurs : frapper toujours à leur porte, à leur cœur, pour qu’ils vous donnent le lait de la doctrine, le lait de la grâce et le lait de la conduite ». Et je vous demande, s’il vous plaît, d’importuner les pasteurs, de déranger les pasteurs, nous tous pasteurs, pour que nous puissions vous donner le lait de la grâce, de la doctrine et de la conduite. Importuner ! Pensez à cette belle image du veau, qui importune sa maman pour qu’elle lui donne à manger."

(Fin de citation) Source

 

Video :

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto (Rome)

Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto (Rome)

A partir de la 5e minute

Autre source du discours du Pape : Le Pape François communique la foi avec des images simples et parlantes. Le Suisse Romain

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:48
Eglise Saint-Bernard (Lyon) menacée de transformation en "centre d'affaires", parking, brasserie et café

Eglise Saint-Bernard (Lyon) menacée de transformation en "centre d'affaires", parking, brasserie et café

Depuis quelques jours, ils se livrent bataille à coup de pétition sur Internet. Avec en sujet de fond : la reconversion de l’église Saint-Bernard, située dans le 1er arrondissement de Lyon. Un édifice désacralisé depuis 1999 et fermé depuis 2004.

Catholiques traditionalistes, ils ont multiplié les courriers à destination de la mairie, demandant que l’église soit à nouveau dédiée au culte et que la fraternité Saint-Pie X (créée par Monseigneur Lefèbvre, fervent opposant au concile de Vatican II), dont ils sont proches, puisse en bénéficier.
« Nous n’avons pas de lieu de culte dédié. Nous sommes obligés de faire des messes dans des appartements, des salles de billard ou des usines de fabrique de vêtements », s’insurge Nicole Hugon, présidente des Amis de Saint-Bernard, précisant que l’association avait demandé à la mairie que les lieux lui soient cédés pour un euro symbolique.
« Mépriser la mémoire des plus pauvres »
« De plus, une église est un lieu sacré », poursuit l’ancienne candidate FN aux législatives et aux municipales, à l’origine de la pétition. « Cet édifice a été construit par les Canuts, des gens pauvres. Ils se sont saignés pour cela. A travers ce projet, la mairie méprise la mémoire des plus pauvres pour installer les commerces des plus riches. »


20mn

Le Forum catholique

 

 

Plutot que des catholiques y entendent la messe, Mgr le Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, préfère (pour l'instant) soutenir la désacralisation de l'église et sa transformation en "centre d'affaires" avec café, brasserie, et bureaux:

 

Le diocèse approuve le projet


Quant au diocèse de Lyon ? Le message est clair. « Il est évident que si un casino avait été construit à la place, cela nous aurait dérangés. Mais ce n’est pas le cas. Il est important que les églises désacralisées deviennent des lieux utiles et publics », répond Amaury Dewavrin, économe diocésain.

 

« Par courtoisie, la mairie nous a présenté son projet mais de toute façon, nous ne sommes plus propriétaires des lieux. Nous n’avons donc pas de légitimité à nous opposer à ce projet. Et nous n’y sommes pas hostiles », conclut-il.

 

Contrairement à ce que dit cet économe diocésain, ils ont légitimité à s'y opposer dans la mesure où la loi de spoliation des biens de l'Eglise de 1905 laissait en contrepartie au culte catholique les édifices religieux devenus propriété de l'Etat. Ce n'est donc pas pour qu'un siècle après ces édifices (volés à l'Eglise rappelons-le) soient à présent désacralisés avec l'accord d'évêques complices.

 

En résumé, pendant qu'ils construisent des mosquées et des synagogues au titre de la liberté de religion, un prélat catholique refuse aux catholiques le droit d'avoir une église, déjà consacrée au culte catholique dans le passé ! A quel titre ?

 

Pour que la Mairie de Lyon rende donc l'église Saint-Bernard au culte catholique et l'application simple de la loi de 1905, vous pouvez signer la pétition ici.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:00
Bx Bertrand de Garrigues, Prieur dominicain († 1230)

Bertrand naît à Garrigues (Gard). Il entra dans l’Ordre domibicain en 1215 et fut en 1216 le premier prieur du premier couvent dominicain : Saint-Romain de Toulouse. (1)

 

Il fut l'un des premiers compagnons de saint Dominique, séduit par la sainteté et le projet de saint Dominique de convertir les cathares par la prière et l'exemple d'une vie de pauvreté. (2)

 

Il a été dit de lui qu'il était « un véritable reflet de la sainteté de son maître ». (3)

 

St Dominique l’envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le frère Mannès le couvent Saint-Jacques (aujourd'hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au cœur de l'Université qui était alors la première de l'Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs.

 

De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé, en 1221, premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que St Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs. Jourdain de Saxe le décrit ainsi: « Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur ». Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu’il s’était proposé d’imiter et qu’il avait suivi dans ses voyages. Après la mort de St Dominique, il veilla sur les sœurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères.

 

Il meurt le 18 avril 1230 au cours d'une retraite, qu'il prêchait aux cisterciennes de Bouchet, près d’Orange. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage. Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d’Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu’en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion.

 

Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l'église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint.

 

Culte approuvé en 1881 par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

 

Sources: (1); (2); (3)

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 00:00
Sainte Rosalie de Palerme

Rosalie (en italien Santa Rosalia) - (1130-1160) est la patronne de la ville de Palerme en Italie et de la ville de El Hatillo au Venezuela.

 

Rosalie est née en 1130 à Palerme, au sein d'une noble famille sicilienne. Elle était la fille de Sinibald, seigneur de Quisquina et de Rosa, parente de Roger II de Sicile, roi de Sicile, et descendante de la famille de Charlemagne.

 

Statue de Sainte Rosalie

      

C'était une jeune fille très pieuse. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. A l'âge de 14 ans, Rosalie, quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s'entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.

 

 Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte, si elle ne changeait de demeure; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et suivit ses guides célestes; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie. »

 

En 1624, la peste se déclara à Palerme, et Sainte Rosalie apparut d'abord à une femme malade, puis à un chasseur auquel elle indiqua où se trouvaient ses reliques. Elle lui ordonna de transporter ses restes à Palerme et d'organiser une grande procession en les transportant dans les rues de la cité (Michel Signoli, D. Chevé, A. Pascal, Peste: entre épidemies et sociétés, p360).

Le chasseur gravit la montagne, et retrouva les restes de la sainte là où elle le lui avait dit. Il fit ce qu'elle lui avait recommandé, et dès la fin de la procession, la peste cessa. Après ce miracle, Sainte Rosalie fut vénérée comme la sainte patronne de Palerme et un sanctuaire fut érigé à l'endroit où ses restes avaient été retrouvés.

 

                 La procession de Sainte Rosalie à Palerme

 

                Grotte de sainte Rosalie 

 

Citation de Gérard de Nerval dans Les Chimères:

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,
Rose au cœur violet, fleur de sainte Gudule,
As-tu trouvé ta croix dans le désert des cieux ?

 

Sources : (1) ; (2); (3)

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 00:00
Saint Grégoire, pape et docteur de l'Eglise (+ 604)

Né à Rome, vers 540, Grégoire était le fils d'un sénateur et le neveu d'une sainte, la vierge Tarsille. Il en occupa quelques temps la première magistrature, mais bientôt la cité, qui avait vu cet opulent patricien traverser ses rues en habits de soie, étincelants de pierreries, le vit avec bien plus d'admiration, couvert d'un grossier vêtement, servir les mendiants, mendiant lui-même, dans son palais devenu monastère et hôpital. 

 

Grégoire n'avait conservé qu'un seul reste de son ancienne splendeur, une écuelle d'argent dans laquelle sa mère lui envoyait tous les jours de pauvres légumes pour sa nourriture ; encore ne tarda-t-il pas de la donner à un pauvre marchand qui, après avoir tout perdu dans un naufrage, était venu solliciter sa charité si connue. 

  

Saint Grégoire entouré d'autres saints,

par Pierre Paul Rubens, 1608, Exposé au Musée de Grenoble

 

Grégoire se livra avec ardeur à la lecture des Livres Saints ; ses veilles, ses mortifications étaient telles, que sa santé y succomba et que sa vie fut compromise.

 

 

Saint-Gregoire-le-Grand--par-Domenico-Fetti--Palais-des-be.jpg

Saint Grégoire le Grand, par Domenico Fetti, Palais des beaux-arts de Lille.

Passant un jour sur le marché, Grégoire vit de jeunes enfants d'une ravissante beauté que l'on exposait en vente. Apprenant qu'ils étaient d'Angles, c'est-à-dire du pays, encore païen, d'Angleterre : « Dites plutôt des Anges, s'écria-t-il, s'ils n'étaient pas sous l'empire du démon. » Il alla voir le Pape, et obtint d'aller prêcher l'Évangile à ce peuple ; mais les murmures de Rome forcèrent le Pape à le retenir.

 

Le Souverain Pontife étant venu à mourir, Grégoire dut courber ses épaules sous la charge spirituelle de tout l'univers. L'un des faits remarquables de son pontificat, c'est l'évangélisation de ce peuple anglais dont il eût voulu lui-même être l'apôtre. 

 

Grégoire s'est rendu célèbre par la réforme de la liturgie et le perfectionnement du chant ecclésiastique. C'est à lui que l'on doit le nom de chants grégoriens. Depuis le concile Vatican II, l'Eglise le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars).

 

Il prêchait souvent au peuple de Rome, et lorsque la maladie lui ôtait cette consolation, il composait des sermons et des homélies qui comptent parmi les chefs-d'œuvre de ce grand docteur. Son pontificat fut l'un des plus féconds dont s'honore l'Église. Grégoire mourut le 12 mars 604. On le représente écoutant une colombe qui lui parle à l'oreille. Il est regardé comme le patron des chantres.

 

Sources : 1, 2

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 17:51
Mel Gibson: "La suite de La Passion du Christ ? La Résurrection"

VIDÉO - Lors d'une interview accordée au site The Christian Post, l'acteur-réalisateur (Blood Father, en salle actuellement) a confirmé que douze ans après son film engagé, il tournera une deuxième œuvre consacrée à la vie de Jésus.

 

En 2004, La Passion du Christ, fresque controversée signée Mel Gibson avait fait chuter l'acteur-réalisateur du statut de star intouchable à celui de mouton noir de Hollywood. Quoique très apprécié par le public, le film avait été boudé par la critique (à l'exception notable du Figaro qui l'avait défendu en titrant La profession de foi de Mel Gibson) qui lui reprochait la violence insoutenable de certaines scènes et d'attiser la haine contre les Juifs.

 

Douze ans après, il ne résiste pas à reprendre cette histoire qui dérange où il l'avait laissée. «La Passion du Christ n'est qu'un début. Il y a encore beaucoup à raconter», avait expliqué en juin le scénariste Randall Wallace au magazine américain The Hollywood Reporter pour justifier cette décision de préparer une suite au film controversé.

 

Aujourd'hui, ce projet ambitieux vient d'être confirmé par Mel Gibson, lui-même, lors d'une interview accordée le 29 août au site américain The Christian Post:

 

«Nous en parlons avec Randall. C'est un sujet très important évidemment. Il mérite beaucoup d'attention car nous ne voulons pas nous contenter de montrer à l'écran la façon dont ça s'est passé. Et vous savez, ce n'est pas La Passion du Christ 2, il s'appellera La Résurrection.»

 

Le metteur en scène - actuellement à l'affiche au cinéma dans le thriller Blood Father - ne manquen salle actuellement) a confirmé que douze ans après son film engagé, il tournera une deuxièm pas d'éloges envers son co-scénariste: «Randall Wallace est l'homme de la situation. En plus d'être un brillant écrivain, c'est un grand réalisateur. Il a mis en scène Nous étions soldats et Et si le ciel existait?».

Jim Caviezel dans le rôle du Christ?

 

Alors que La Passion du Christ portait au grand écran les douze dernières heures de la vie de Jésus, de son arrestation au Jardins des Oliviers à sa mort en croix, la suite racontera sa Résurrection, que les Chrétiens fêtent chaque année le jour de Pâques. Trois jours plus tard, des femmes venues embaumer son corps découvrent son tombeau vide et comprennent qu'il est ressuscité.

 

Mel Gibson et Randall Wallace comptent sur le soutien des chrétiens pour mener à bien ce projet naissant: «La communauté évangélique estime La Passion du Christ comme le plus grand film à Hollywood, et ils nous assurent qu'une suite remportera un plus gros succès encore».

 

Sachant que ce premier tournage avait enflammé le box-office (600 millions de dollars pour un budget très peu élevé de 25 millions de dollars), ils mettent la barre très haut. Plusieurs sources de financement se seraient déjà déclarées intéressées par le projet. Reste à savoir si Jim Caviezel acceptera à nouveau le rôle du Christ, qui lui avait valu d'être mis à l'écart de Hollywood en 2004.

Source: Mel Gibson: «La suite de La Passion du Christ ? La Résurrection», Par lefigaro.fr Publié le 02/09/2016 à 13:36

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 15:28

S'appuyant sur les ouvrages de l'historienne médiéviste Régine Pernoud, et notamment "La femme au temps des cathédrales" (1), le jeune et déjà grand cinéaste Hubert Viel, qui se dit "un ancien athée" déçu par le matérialisme, a réalisé un film, un véritable chant à la femme, intitulé "Les Filles au Moyen-Âge", qu'il présente dans l'émission Perles de Culture n° 86, animée par Anne Brassié pour Tv-Libertés.

 

Le film d'Hubert Viel : "Les Filles au Moyen-Age"

Extrait :

 

Hubert Viel : "C'est comme cela aussi que commence le livre de Régine Pernoud, qui insiste bien sur la rupture qu'il y a eu et qu'a apporté le christianisme à la fin de la période romaine. Et cette rupture est d'autant plus nette quand on regarde la condition de la femme, puisque la femme sous l'empire romain, c'est un objet. Elle n'a strictement aucun droit. Elle appartient à son mari qui a le droit de la tuer, si par exemple elle le trompe. Donc je me suis dit, mettons en scène cela. Je vais faire un procès et l'on va faire le procès sous l'empire romain, puis le procès à l'époque du premier Moyen-Âge, c'est-à-dire dans la période mérovingienne.

 

... (Dans cette scène) Je voulais parler de choses très importantes, je voulais parlé de théologie et du Concile d'Ephèse (431). Les théologiens proclament Marie la "Mère de Dieu" (Theotokos), puisque Jésus est Dieu.

 

... Régine Pernoud le dit bien, à douze ans (au Moyen-Âge), les jeunes filles pouvaient choisir le métier qu'elles voulaient. Il y avait une très grande liberté."

 

Le film de Hubert Viel, "en forme de leçon d"histoire décalée et poétique" (Anne Brassié), est à regarder tranquillement chez soi et en famille, car c'est un film pour les enfants aussi, joué par des enfants.

 

Le film est disponible en DVD aux Editions Potemkine.fr. Extrait :

Concile d’Éphèse de 431, mosaïque de Notre-Dame de Fourvière

Concile d’Éphèse de 431, mosaïque de Notre-Dame de Fourvière

Notes

 

(1) Dans ce livre de Régine Pernoud qui s'attacha en particulier à l'étude du statut de la femme dans l'Histoire, on apprendra que le plus ancien traité d'éducation est dû, en France, à une femme (Dhuoda, Manuel pour mon fils), que la médecine était exercée couramment par des femmes au XIIIe siècle, qu'au XIIe, l'Ordre de Fontevraud réunissait aussi bien les moines que les moniales sous l'autorité d'une abbesse, qu'aux temps féodaux, les filles étaient majeures à 12 ans, deux ans avant les garçons.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 14:58
[Mensonge républicain] Voltaire : "Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites…"

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. » Qui donc n’a jamais lu ou entendu cette fameuse citation que d’aucuns attribuent à Voltaire ?

 

Peut-être le saviez-vous, Voltaire ne l’a ni écrit… ni même pensé ! L’erreur sur la paternité de cette citation se nourrit d’un mensonge beaucoup plus grand : l’image - distillée par l’école républicaine - d’un philosophe tolérant et généreux proclamant la liberté contre l’obscurantisme.

 

D’où vient cette maxime ? Que pense réellement Voltaire et son siècle ?

 

L’ouvrage Voltaire, Œuvres Complètes explique :

 

« Certains commentateurs[1], prétendent que cette citation est extraite d’une lettre du 6 février 1770 à un abbé Le Riche où Voltaire écrivait : « Monsieur l’abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à l’écrire. » En fait, cette lettre existe, mais la phrase n’y figure pas, ni même l’idée. Le Traité de la tolérance auquel est parfois rattachée la citation ne la contient pas non plus. De fait, la citation est absolument apocryphe (elle n’apparaît nulle part dans son œuvre publiée) et trouve sa source en 1906, non dans une citation erronée, mais dans un commentaire de l’auteure britannique Evelyn Hall, dans son ouvrage The Friends of Voltaire, où pensant résumer la posture de Voltaire à propos de l’auteur d’un ouvrage publié en 1758 condamné par les autorités religieuses et civiles, elle écrivait « « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it », was his attitude now. »[2]

 

La maladresse de l’auteur britannique Evelyn Hall dans l’usage des guillemets répandit à tort cette déclaration. Le professeur Marjorie Garber de l’Université d’Harvard rapporte à sujet :

 

« Interrogée à propos de la citation plusieurs années après la publication de son livre, Hall expliquait qu’elle ne voulait pas sous-entendre que Voltaire utilisa textuellement ces mots et qu’elle serait très surprise si cette citation se retrouvait dans ses œuvres. »[3]

 

Que Voltaire n’ait jamais exhorté un abbé à exprimer sa pensée, voilà chose démontrée. Dès lors, la vertu de tolérance enseignée par la République dans les pas de Voltaire est-elle intéressée ou objective ? Voici, pour éclairer votre jugement, un florilège de phrases tracées sous la plume de Voltaire, révélant non ce qu’il prétend mais ce qu’il pense : mépris pour le peuple, les races et les femmes :

 

1/ Le peuple…

 

« Le peuple est entre l’homme et la bête ».

 

« La multitude des bêtes brutes appelées hommes, comparée avec le petit nombre de ceux qui pensent, est au moins dans la proportion de cent à un chez beaucoup de nations. »

 

« Ce monde ci (il faut que j’en convienne) est un composé de fripons, de fanatiques et d’imbéciles, parmi lesquels il y a un petit troupeau séparé qu’on appelle la bonne compagnie ; ce petit troupeau étant riche, bien élevé, instruit, poli, est comme la fleur du genre humain ; c’est pour lui que les plaisirs honnêtes sont faits. »

 

« Nous n’avons de compatriotes que les philosophes, le reste n’existe pas. »

 

« L’essentiel est d’être bien avec soi-même, et de regarder le public comme des chiens qui tantôt nous mordent, et tantôt nous lèchent. »

 

2/ Les races…

 

« La lèpre, ainsi que le fanatisme et l’usure, avait été le caractère distinctif des Juifs. » Les juifs forment « de tous les peuples, le plus grossier, le plus féroce, le plus fanatique, le plus absurde. »

 

« C'est à regret que je parle des juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre ».

 

« La maladie des systèmes peut-elle troubler l’esprit au point de faire dire qu’un Suédois et un Nubien sont de même espèce ? »

 

« Le blanc qui le premier vit un nègre fut bien étonné ; mais le premier raisonneur qui dit que ce nègre venait d’une paire blanche m’étonne bien davantage, son opinion est contraire à la mienne ».

 

« Il y a des races jaunes, rouges, grises. (…) Tous sont également hommes mais comme un sapin, un chêne et un poirier sont également arbres ».

 

« Notre aumônier prétend que les Hottentots, les Nègres et les Portugais descendent du même père. Cette idée est bien ridicule ».

 

« La race des nègres est une espèce d’hommes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers (…). [L]a forme de leurs yeux n’est point la nôtre ; leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu, et ne paraissent faits ni pour les avantages ni pour les abus de notre philosophie. Ils sont originaires de cette partie de l’Afrique, comme les éléphants et les singes (…) ».

 

3/ Les femmes…

 

« Sur cent mâles il s’en trouve à peine un qui ait du génie ; sur cinq cents femelles à peine une ».

 

« Quant à la supériorité de l’homme sur la femme, c’est une chose entièrement naturelle (…). Les hommes en général ont des organes plus capables d’une attention suivie que les femmes, et sont plus propres aux travaux de la tête et du bras ».

 

« Les guerres qui sont le plus horrible fléau du genre-humain, laissent en vie l’espèce femelle qui le répare. »

 

Qui donc peut encore louer la tolérance de Voltaire ?

 

Joseph Colombe

 

Pour aller plus loin :

 

Xavier Martin, Voltaire méconnu : Aspects cachés de l’humanisme des Lumières (1750-1800), Dominique Martin Morin, 2006.

 

Xavier Martin, Naissance du sous-homme au cœur des Lumières : les races, les femmes, le peuple, Dominique Martin Morin, 2014.

 

Marion Sigaut, Voltaire : Une imposture au service des puissants, Broché, 2014.

 

LesObservateurs.ch, « Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. »

 

[1] GUTERMAN Norbert, A Book of French Quotations, 1963.

 

[2] Voltaire, Oeuvres completes, Arvensa, 2014, p.9566.

 

[3] GARBER Marjorie, Quotation marks, Routledge, 2003, p.20.

 

Source: Vexilla-Galliae

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:00
Hôpital: Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014, le ministre de la Santé Marisol Touraine impassible aux appels à l'aide

Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014. Voilà le tableau dressé par l'Observatoire national des Violences en santé. Devant la recrudescence des suicides parmi les personnels de santé, le ministre Marisol Touraine reste impassible aux appels à l'aide.

 

Plus de 14 500 signalements de violences dans le milieu médical en 2014. Le phénomène est en hausse de 17% par rapport à l'année précédente. Tout comme les classements sans suite, le non remplacement de certains postes et la course à la rentabilité ne constituent que la partie émergée du problème. En effet, l'Île-de-France, la région qui accueille le plus de populations d'origine immigrée est aussi la plus touchée par les violences. On y enregistre 30% des signalements pour seulement 61 établissements sur les 337 concernés dans le rapport.

 

Les patients sont à l'origine de 70% des agressions, mais les visiteurs ne sont pas en reste. Le rapport pointe également une hausse des faits les plus graves avec 10 viols, 5 séquestration et une prise d'otages. Leurs auteurs n'hésitent pas à se servir d'armes à feu, de couteaux et de bombes lacrymogènes.

 

Dans une grande majorité des cas, les problèmes surviennent pendant l'attente de la prise en charge, et dont l'alcool et les stupéfiants seraient souvent à l'origine.

 

Entre agressions et injures, le personnel hospitalier est en première ligne, notamment les infirmiers.

 

Au printemps et cet été, au moins 6 suicides ont été constatés liés à la dégradation des conditions de travail.

 

Face à cette banalisation du phénomène, le silence du ministre de la Santé Marisol Touraine, fait scandale au sein du syndicat national des professionnels infirmiers. Son secrétaire général Thierry Amouroux, ironise sur le fait qu'elle s'était montrée bien plus réactive quand des vitres de l'Hôpital Necker à Paris avaient été endommagées lors de la manifestation contre la Loi Travail. Et quand Marisol Touraine communique sur son compte twitter, le 10 juin dernier, c'est pour encourager la victoire des bleus face à l'équipe d'Albanie.

 

La tolérance de Marisol Touraine à l'égard de la délinquance s'explique peut-être par le fait que son fils avait été condamné en 2013 à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration d'une femme de 59 ans.

 

Source: Journal de TV-Libertés du Jeudi 1er septembre 2016

 

Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014, le ministre de la Santé Marisol Touraine impassible aux appels à l'aide. A quoi peuvent donc bien servir ces ministres grâcement payés avec l'argent du contribuable si on ne les entend pas et n'agissent pas quand il faudrait qu'ils prennent la parole et agissent ?

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 00:00
Sainte Ingrid de Skänninge († 1282)
Princesse suédoise, religieuse dominicaine ( 1282), Sainte Ingrid de Skänninge était, par sa mère, petite fille du roi Knut de Suède.
 
Devenue veuve, Ingrid fit un pèlerinage aux Lieux Saints. Au retour, passant par Rome, elle obtint du pape l'autorisation de fonder un couvent de religieuses cloîtrées dans son pays, qui furent des tertiaires dominicaines (moniales de l’Ordre des Prêcheurs). Elle donna tous ses biens pour la gloire de Dieu.

 

Son frère Jean Elovson, chevalier teutonique, l'aida de son argent et le couvent fut inauguré à Skänninge en Suède en 1281. Sainte Ingrid mourut un an après, à Skänninge en Suède, l'an 1282.

 

 

Sources: (1), (2)

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 07:18
L'Espagne musulmane et le mensonge de la cohabitation heureuse

De 711 à 1492, l’Espagne a été occupée par les musulmans.

 

Aujourd’hui, nos historiens idéologisés voudraient faire passer cette période de plus de 700 ans comme une ère de cohabitation heureuse, d’échanges culturels et de paradis multiculturel.

 

En réalité, les conquérants musulmans ont multipliés les persécutions à l’encontre des chrétiens et juifs non-convertis, et ont établi un régime de terreur et de ségrégation. En se basant sur les travaux d’un historien espagnol délaissé, Christopher Lannes pour TV-Libertés revient avec un nouvel épisode de La Petite Histoire consacré à Al-Andalus, l’Espagne sous domination musulmane.

Extrait :

 

"Rafael Sanchez Saus, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’Espagne médiévale, estime que les musulmans ont installé un régime très pervers qui n'a eu de cesse d'humilier et de persécuter les Juifs et les Chrétiens.

 

Un autre historien a fait un travail remarquable sur le sujet. Il s'agit de Serafin Fanjul, professeur de littérature arabe à l'Université autonome de Madrid, membre depuis 2011 de l'Académie royale d'histoire. Pour lui, le régime mis en place par les musulmans en Espagne (Al-Andalous) est un régime qui s'apparente à l'Apartheid en Afrique du Sud.

 

[Serafín Fanjul définit la société du royaume de Grenade (1238-1492) comme "une société monoculturelle, avec une seule langue, une seule religion. Une société terriblement intolérante, par instinct de survie, puisqu'elle était acculée à la mer". "Plus le pourcentage (des musulmans) était important, moins la société était tolérante". Les concessions sont toujours octroyées à des groupes. L'individu, lui, n'est jamais mis sur le même pied que les musulmans. Serafin Fanjul montre contrairement aux interprétations d'un Arnold Toynbee que cette société est loin d'être affranchie des préjugés raciaux. La pression religieuse est constante : "Les pouvoirs religieux d'al-Ándalus cherchèrent toujours l'islamisation totale et il y eut des exodes massifs de chrétiens vers le nord, jusqu'au XIIe siècle." (Serafín Fanjul, entretien, « Le « mythe d'Al-Ándalus », La Nouvelle Revue d'Histoire, no 62, septembre-octobre 2012, p. 31-34.) NDCR.]

 

Pour Serafin Fanjul, il s'agissait d'une période terrifiante pour les minorités en terre d'islam, en terre nouvellement conquise. Cet historien prend à rebrousse-poil l'idéologie dominante qui veut nous montrer Al-Andalous comme une terre riche, pacifique, raffinée, qui a en plus apporté toute la culture du Moyen-Âge. Et cette civilisation supérieure aurait chuté à partir du moment où les royaumes chrétiens du nord (ces barbares incultes), auraient repris possession de ces terres.

 

De 711 à 756, il s'agit pour l'historien d'une véritable orgie de sang, et pas seulement envers les Juifs et les Chrétiens, mais entre musulmans. Il y a des tensions et des rixes entre la caste arabe, qui est minoritaire mais qui a le pouvoir et les Berbères, qui sont majoritaires mais qui ont été écartés de ce pouvoir. Et concernant les quatre à cinq millions d'Hispanos-romains et d'Hispanos-wisigoths, ils ont très vite détesté l'envahisseur qui a dû faire face à de nombreuses révoltes.

 

[Quelques martyrs chrétiens victimes de l'islam Al-Andalous: les saints Olive, Euloge de Cordoue, Rodrigue et Salomon, Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, Parfait de Cordoue, Flora et Maria, Laure de Cordoue, Fandilas. NDCR.]

Saint Euloge de Cordoue, martyr en 859

Saint Euloge de Cordoue, martyr en 859

Le ton va se durcir crescendo à chaque fois, suite à l'arrivée de croyants plus fondamentalistes, qui reprochaient à ceux déjà sur place de ne pas avoir assez islamisé le pays. On a eu les Omeyyades en 756, les Almoravides en 1086 et les Almohades en 1145. Et sous le règne de tous ces dirigeants "éclairés", on peut citer de nombreuses persécutions antichrétiennes comme à Cordoue au IXe siècle, le massacre des Frères missionnaires qui avaient osé pénétré dans Grenade pour précher la parole du Christ, la déportation des chrétiens en Afrique et les pogroms lancés contre les Juifs.

 

Et si on se réfère aux chroniques de l'époque, tant musulmanes que chrétiennes, on nous parle de guerres permanentes. Et aujourd'hui, par magie, c'est devenu un état de paix, un modèle de "vivre ensemble".

 

Le plus étonnant dans tout cela est que l'on nous présente Al-Andalous comme un état multiconfessionnel, multiculturel, alors qu'il était avant tout et surtout un état musulman de langue arabe. Les juifs et les chrétiens restés sur place étaient islamisés de force, tolérés ou acceptés selon les circonstances. Un royaume de paix absolue.

 

La majorité de la population d'Al-Andalous qui était islamisée pour 90% d'entre eux au XIIe siècle, et concernant les minorités, certes ils avaient le droit à l'existence en fonction des circonstances, mais une ségrégation de fait était placée entre les musulmans et eux. Le vivre ensemble est derrière le mur.

 

S'agissant des droits des chrétiens, ce sont des droits tout à fait honorables et pas du tout discriminatoires. Le musulman avait le droit de se déplacer à cheval alors que le chrétien était lui monté sur un âne. L'église, quand elle n'était pas rasée, devait être plus petite que la mosquée, le chrétien, dhimmi, devait payer un impôt supérieur (jizya) et les amendes qui le touchaient étaient également supérieures (elles étaient inférieures de moitié pour les musulmans). Les mariages mixtes étaient interdits, et un chrétien qui tuait un musulman (même en cas de légitime défense) était condamné à mort (par contre un musulman qui tue un chrétien, là pas de problème). Un chrétien n'avait pas le droit non plus d'avoir une maison plus haute que celle d'un musulman, et il devait se lever quand un musulman entrait dans une pièce (c'était la moindre des choses !)

Saint Fandila, peinture du début du XIXe siècle

Saint Fandila, peinture du début du XIXe siècle

Voilà le portrait de la société multiculturelle où règne le vivre ensemble et l'harmonie que nous vantent nos idéologues aujourd'hui.

 

Pour Serafin Fanjul,

 

"qu'on le veuille ou non, sur le plan religieux, l'Europe n'a pratiquement rien pris de l'islam, ni les dogmes, ni des arguments théologiques ni des références textuelles. Elle n'a rien pris plus non plus dans le domaine juridique, institutionnel ou politique. Quant à la culture populaire traditionnelle espagnole à laquelle on a prêté de nombreuses influences musulmanes, ces influences ont été tout à fait marginales."

 

Elles ont été marginales surtout par rapport à l'immense héritage latin et chrétien qui constitue la majorité de ces sources.

A lire également, la Provence musulmane, mais là il n'y a pas encore de mensonge officiel : les Sarrasins en Provence (889-975).

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 00:00
Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)

Saint Aegidius, dont le culte a été pendant plusieurs siècles fort célèbre en France et en Angleterre, était athénien de naissance, et d'une extraction noble; il vivait vers la fin du VIIe siècle. Sa science et sa piété lui attirèrent une admiration universelle. Voyant qu'il lui était impossible de mener dans sa patrie une vie retirée, il résolut de la quitter pour fuir le danger qui accompagne les applaudissements des hommes.

 

Il vint vivre en ermite en Provence. Il sera chaleureusement accueilli à Arles, puis au bord du Gardon par saint Vérédème avant de se retirer en ermite dans la Vallée Flavienne.

 

Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie; mais sa science était surtout celle des Saints.


Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l'aumône. Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne: à peine le malheureux en est-il revêtu, qu'il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais Jésus-Christ ne Se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.

 

Mais il lui fallait la solitude; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours; le lait d'une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

Saint Gilles (ou Egide), Abbé, Ermite (640-720)


Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu'aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l'innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère.

 


Devenu abbé, Saint Gilles conseilla les plus grands, pape et rois. On raconte qu'un grand personnage (Charles Martel ou Charlemagne ?) lui avait demandé l'absolution pour un très grand péché (inceste). Alors que Saint Gilles célébrait la Messe, un ange plaça sur l'autel un parchemin où était consignée la faute. Au fur et à mesure du déroulement de l'office, les traces écrites du péché s'effacèrent sur le parchemin.

Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux. 

Saint Gilles est représenté avec une biche, poursuivie par des chasseurs, ou tantôt en abbé bénédictin, avec la crosse. On le représente aussi en Italie avec une fleur de lys (giglio signifiant "lys" en italien). 


Sur son tombeau fut construite l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard
, alors port de mer, étape de pélerinage sur le chemin de Rome et de Compostelle. Gilles a toujours son tombeau dans la crypte de l'abbatiale.

Au "Moyen-Âge", le culte de Saint Gilles était très important, non seulement en Provence et dans le Languedoc mais dans la plupart des pays de la chrétienté. Il était surtout vénéré comme saint auquel on se confessait le plus volontiers, puisqu'il assurait l'absolution. 

Son culte se répandit rapidement, de nombreux pèlerins venus des pays les plus lointains (Flandres, Danemark, Hongrie, Norvège, Pologne…) s'acheminèrent vers son tombeau, invoquant saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses et pour la protection des enfants.

 

Des villes et des villages en France et à l'étranger portent son nom et plus de 2000 églises le désignèrent comme patron.

 

Patron des estropiés, on invoque saint Gilles contre le cancer, la stérilité des femmes et la folie.

Sources : 

  • - Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 244
    - La Bible et les Saints, Encyclopédie Tout l'Art, Flammarion, Gaston Duchet-Suchaux, Michel Pastoureau, 1994 – ISBN : 2-09-012256-8
  • - Les saints qui guérissent en Normandie, Hippolyte Gancel, Éditions Ouest France, 2006 – ISBN : 2-7373-3565-5
  • - La Légende Dorée

  • Les saints du jour; wikipedia ; la légende de Saint-Gilles détaillée (légende dorée) abbaye-saint-benoit.ch
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 15:01
Une statue de la Vierge intacte après le violent séisme en Italie

Ces images vues dans les médias montrant les dégâts causés par le tremblement de terre qui a frappé le centre de l’Italie mercredi dernier sont terribles. Des villages comme Amatrice ont été presque rayés de la carte, tandis que de nombreux secouristes et bénévoles s’efforçaient d’extirper des personnes restées coincées sous les décombres. La tragédie a même conduit le pape François à suspendre la traditionnelle catéchèse du mercredi pour prier le chapelet avec les pèlerins de la place Saint-Pierre.

 

Cependant, au milieu de la désolation, un signe d’espoir, tout simple, est apparu : une statue de la Vierge a été retrouvée intacte après le violent tremblement de terre, à Pescara del Tronto. L’image a été immédiatement partagée sur Internet. En avril dernier, un signe très semblable avait suscité émotion (et polémique) en Équateur, autre pays durement frappé par un séisme. Là aussi, une statue de Notre Dame était restée intacte au milieu des décombres.

 

Peut-on alors parler de miracle ? Pas nécessairement. Le fait peut être interprété comme un signe d’espérance, mais il existe des critères très rigoureux et exigeants pour que l’Église puisse qualifier un phénomène de miraculeux.

 

Pourtant une question demeure : comment cette représentation de la Madone, si fragile, a-t-elle pu résister à d’aussi fortes secousses ?

 

Source: Une statue de la Vierge intacte après le violent séisme en Italie !, Au milieu des ruines, un signe d’espérance. Gaudium Press/Aleteia.PT, 30 août 2016

 

Autres statues de la Vierge retrouvées intactes suite à une catastrophe naturelle :

 

. La Madone plus forte que le séisme en Équateur le 16 avril 2016

. Séisme des Philippines du 15 octobre 2013 : les statues de la Vierge Marie sont restées intactes

. Notre-Dame, refuge intact au coeur de la tempête Sandy (octobre 2012)

. Séisme des Abruzzes (20 avril 2009): une statue de la Vierge miraculeusement intacte

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 09:28

A la veille de la rentrée scolaire, Jean-Pierre Maugendre, Président de l'Association "Renaissance catholique", invité de TV-Libertés, expose le scandale des livres d'histoire qui sur un mode de destruction délibérée de la mémoire collective dans sa mémoire nationale, d'une manière tout à fait assumée par des déconstructeurs qui annoncent s'en prendre à ce qu'ils appellent "le poison de l'identité", passent sous silence des dates importantes constitutives de notre identité nationale.

Extrait :

 

Deux caractéristiques dans les programmes : le cosmopolitisme et l'hypertrophie de la Révolution française

 

Ces programmes, tels qu'ils sont définis, ont vocation à mener un enseignement cosmopolite.

 

Il ne faut pas centrer l'enseignement et les programmes sur l'histoire de la France, voire même sur l'histoire de l'Europe. Il s'agit au contraire d'amener l'ensemble des élèves à prendre conscience, qu'au final, l'histoire de leur pays, n'est qu'une partie d'un ensemble plus général et que toutes les valeurs se valent bien. On le voiyait par exemple dans un exemple très concret dans l'ancien programme qui datait de 2010, où en 5ème il fallait étudier les regards sur l'Afrique et l'enseignant avait le choix entre l'étude d'un empire africain, que ce soit l'empire du Ghana, l'empire du Mali, l'empire Songhaï ou l'empire Monomotapa, avec un axe majeur de ne pas mettre en avant l'histoire de France, mais d'intégrer cette histoire de France dans un ensemble plus large.

 

La deuxième caractéristiques (de ces programmes NDCR.) est que l'observateur ne peut qu'être frappé par l'hypertrophie accordée à l'histoire de la "Révolution française".
 
On a vraiment le sentiment que la France commence à la Révolution !
 
Un exemple : en fin de 3ème existe un document récapitulatif des 43 évènements ou dates que l'élève doit connaître à l'issue de ce cycle d'enseignement, c'est-à-dire au bout de quatre années d'enseignement (plus tout le primaire qui normalement a également inculqué quelques notions). Sur ces 43 évènements, il y en a 16 qui concernent la période avant la Révolution française. On est sur un rapport deux tiers un tiers. Un tiers des dates (seulement) concernent les 18 siècles et plus de l'histoire de France avant la Révolution française (Cf. Lire à ce sujet le superbe ouvrage de Frantz Funck-Brentano, "Les Origines")
 
En revanche, le gros des dates à retenir, concerne la "Révolution française" et dans ce document, il est accordé une place importante à la "philosophie des Lumières" qui précède la Révolution française mais procède du même état d'esprit.
 
En ce qui concerne les manuels, on est frappé par la qualité iconographique des manuels avec de nombreux textes. Mais le pendant est qu'il n'y a plus de textes de cours, ni de textes de résumé. Autre carence qu'on ne peut qu'observer, c'est le faible nombre des repères chronologiques (Depuis l'Ecole dite des Annales, il s'agit de supprimer l'histoire événementielle et de la remplacer par l'histoire thématique vue sous le prisme économique et social. NDCR.).
 
Les documents mis à disposition sont toujours des documents à charge concernant ce que l'on peut appeler très globalement la civilisation occidentale, le monde chrétien.
 
Exemple: le manuel Belin de 5ème propose autour du dossier sur la conquête de l'empire aztèque par les Espagnols une carte du Mexique, des illustrations, une scène de rencontre entre Cortès et l'empereur Moctezuma, une scène de bataille entre les espagnols et les Espagnols et des guerriers, puis trois textes. Un texte d'un compagnon de Cortès qui dit son admiration devant l'abondance et l'achalandage du marché de Tenochtitlan, la reddition à Cortès du jeune empereur Guatimozin. Et puis deux textes décrivent la situation des Indiens après la conquête espagnole: un texte de Sepulveda à l'occasion de la controverse de Valladolid et un texte de Las Casas, le célèbre dominicain. Tous ces textes sont des documents à charge.
 
Et on retrouve le même type d'approche dans tous les documents qui concernent la colonisation, et en particulier la colonisation en Afrique du Nord. ... On retrouve dans tous les manuels une volonté de culpabiliser la civilisation occidentale et de présenter les civilisations que le monde occidental a pu rencontrer comme des paradis sur terre avant l'arrivée des puissances coloniales. C'est une trame homogène que l'on retrouve dans tous les manuels et les programmes tels qu'ils sont conçus.
 

(Le présentateur de l'émission de TV-Libertés, Philippe Conrad, rappelle au passage que l'on avait affaire, s'agissant du Mexique pré-colombien, à une société fondée sur la domination terroriste des aztèques sur les peuples voisins, le tout fonctionnant sur le fond de sacrifices humains, à l'échelle industrielle. Cela, ils n'en parlent pas, ni dans le programme, ni a fortiori dans les manuels.

 

Le scandale de programmes et de manuels d'histoire de la rentrée 2016 qui passent sous silence des dates importantes de notre identité nationale

L'archétype de cette présentation est le film Mission, sur les réductions guaranis (réalisées par les Jésuites. NDCR) au Paraguay, où l'on donne l'impression d'un paradis sur terre dans lequel les puissances coloniales, en l'occurence espagnoles, viennent apporter des germes de destruction et de déstabilisation sociale.

 

Les dates importantes de l'histoire de France passées sous silence

 

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Dans les dates retenues, vous n'avez ni 496 (le baptême de Clovis), ni 732 (la victoire de Charles Martel à Poitiers), ni 1214 (la bataille de Bouvines, dont les fêtes du 800e anniversaire a vu Premier ministre Manuel Valls se désister au dernier moment pour assister au "Tour de France". NDCR), ni 1515 (la bataille de Marignan), qui sont quand même, au regard de l'identité de la France, des dates singulières importantes.

 

Le fondement intellectuel (dans les programmes)

 

La lutte des races, la luttes des minorités sexuelles pour se libérer de l'oppression de l'homme blanc, hétérosexuel, se poursuit, et l'histoire a pour vocation de rendre à ces minorités la place qu'elles auraient dû avoir, et pour culpabiliser en profondeur les représentants de cet ordre traditionnel que constitue les hommes blancs hétérosexuels. Et aujourd'hui, les programmes et les manuels d'histoire procèdent de cet esprit et de cette volonté de culpabiliser l'homme blanc et de montrer que la civilisation occidentale, chrétienne, à laquelle nous appartenons, fait peser à toute la planète un joug insupportable, dont cherchent à se libérer les minorités opprimées.

Pour réagir à toutes ces tendances mortifères que l'on observe aujourd'hui, la résistance est là, quand même. On la voit s'exprimer de manière très diverse, mais de manière de plus en plus nombreuse. Jean-Pierre Maugendre a publié il y a quatre ans un Manuel d'Histoire de France, destiné au cours moyen, qui en 74 chapitres, reprenait l'ensemble de l'histoire de France, avec le schéma traditionnel, une trame chronologique, et le schéma classique, c'est-à-dire des illustrations, un texte, un résumé, un rappel des dates à retenir, et suivant les chapitres, quelques documents illustrant le sujet. L'originalité de ce manuel est qu'il est écrit par des gens qui aiment la France.

Le scandale de programmes et de manuels d'histoire de la rentrée 2016 qui passent sous silence des dates importantes de notre identité nationale

Et vient d'être publié pour le cours élémentaire, une Histoire de France pour nos enfants. La trame est la même, en 62 chapitres plus courts. On peut se procurer ces ouvrages sur le site "Renaissance catholique.org".

Le scandale de programmes et de manuels d'histoire de la rentrée 2016 qui passent sous silence des dates importantes de notre identité nationale
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 00:00

Philosophe grec d'Athènes, converti, réputé pour son Apologie du christianisme qu'il présenta à l'empereur Hadrien vers 125 ap.J.-C., probablement lors de son passage à Athènes. Ce texte, qui demeura longtemps égaré, a été retrouvé écrit en syrien, en arménien et en grec.

C'est probablement Aristide qui présenta un texte complétant son Apologie, intitulé Epître à Diognète. Cette élégante et vibrante fabrication littéraire tentait de convaincre un païen honnête de la sottise des racontars répandus au sujet des chrétiens, ces gens qui vivaient absolument comme tout le monde, mais simplement mieux que tout le monde :

"Ils [les chrétiens] habitent les villes des Grecs et des barbares; ils se conforment, en matière d'habillement, de nourriture et de tout le quotidien, aux usages du pays, et pourtant, ils présentent je sais quoi de remarquable et d'extraordinaire. Ils jouissent de tous les droits des citoyens et sont traités partout comme des étrangers. Ils se marient, ils ont des enfants, mais ils n'exposent pas leurs nouveau-nés [Ndlr. allusion à l'usage romain autorisant un père de famille à abandonner l'un de ses enfants parce qu'il doute de sa légitimité, n'a pas de quoi le nourrir, ne veut pas d'une fille de plus ou d'un infirme. Constantin interdira cette pratique contre laquelle les chrétiens n'avaient cessé de s'élever et contre laquelle ils luttaient en recueillant ces enfants. Ce qui leur épargnait le sort habituel de ces malheureux petits : mourir sur place, parfois dévorés par les chiens ou les porcs, être ramassés par des mendiants qui les estropiaient ou des proxénètes qui les prostituaient, ou, pour les plus chanceux, être vendus comme esclaves].

... Ils [les chrétiens] mangent en commun mais ne se livrent pas à la débauche. Ils mènent dans la chair une vie non charnelle, vivant sur la terre mais le coeur au ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais ils les surpassent par leur propre morale. Ils aiment l'humanité entière alors que tous les hommes les persécutent. Ils sont condamnés par ceux qui ne les connaissent pas; ils sont mis à mort et, par là, acquièrent l'immortalité..." (Epître à Diognète, V)

Malgré toutes les explications de Quadratus et d'Aristide,
l'empereur Hadrien ne distinguait toujours pas nettement les chrétiens des Juifs. (...) Et ceux de Jérusalem qui restaient attachés à une bonne part des anciens rites hébraïques, prêtaient spécialement à cette confusion. On expulsa donc les chrétiens hiérosalémytes (habitants de Jérusalem) de la ville, comme les Juifs, mesure que Titus, en son temps mieux informé, n'avait pas voulu prendre.

Sources :  
-
Les saints du jour
- Anne BernetLes chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 116, 119.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:45

Vive le Roi ! Un sondage réalisé par BVA et publié ce lundi 30 août indique qu'une partie non négligeable de l’opinion serait favorable à ce que la fonction de chef de l’Etat soit assumée par un roi, comme c’est le cas dans de nombreux pays européens. (1)

 

"[D]e nombreux Français pensent que la présence d’un roi au sommet de l’Etat serait bénéfique pour le pays".

 

"[P]rès d’un Français sur trois" est "prêt à voter pour un candidat royaliste".

 

Près d’un Français sur quatre estime par exemple que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39%) et la stabilité du gouvernement (37%).  Ils étaient à peine 23% en 2007, année où un sondage similaire avait été réalisé.

 

Suite aux évènements de l'été qui ont vu un djihadiste tuer des Français à Nice un 14 juillet, le duc d'Anjou, Aîné des Capétiens, qui n'avait pas voulu s'exprimer jusque-là a dénommé le 25 août en la fête de la Saint-Louis, le "double" "mal" qui atteint la France : une guerre de civilisation et une crise morale et d'identité à la source de laquelle se trouve la "laïcité républicaine", un "leurre" qui nous coupe de nos racines et établit "un vide idéologique" dans lequel s'engouffrent les idéologies mortifères.

Les récents évènements poussent les Français à s’ouvrir à un remplacement du président par un roi (Sondage BVA)

Add. 01/09/2016. Il y a deux erreurs dans l'article de LCI.

 

Le sondage réalisé par BVA, du 22 au 23 août 2016, sur commande de l’Alliance royale, montre que pour 31 % des Français, remplacer le président de la République par un monarque donnerait une meilleure image de la France dans le monde. Ce chiffre est en progression par rapport au précédent sondage, datant de 2012 (et non 2007, comme l’indique LCI qui a relayé l’information), où ils n’étaient que 24 %.

 

Autre erreur dans l’annonce de LCI : « Près d’un Français sur quatre estime, par exemple, que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39 %) et la stabilité du gouvernement (37 %). » 39 % ou 37 % font « plus d’un sur trois » et non « près d’un sur quatre ». Nuance.

 

Pour ceux qui n’ont pas suivi la poussée royaliste, on pouvait lire sur la Toile, le 21 janvier dernier à l’occasion de la commémoration de la mort de Louis XVI, des messages de ce genre : « Est-ce que François Hollande a l’intention de prendre part aux commémorations du jour ? » ou encore, de la part de royalistes de longue date, « Que se passe-t-il ? Il y a 10 ans, la messe de requiem pour Louis XVI rassemblait un pelé trois tondus, et cette année, tout le monde en parle comme si c’était l’événement de l’année ! »

 

Quoi qu’il en soit, le royalisme fait encore peur au système. Ainsi, en 2012, l’Alliance royale souhaitait présenter un candidat royaliste à l’élection présidentielle. Cependant, elle n’obtint pas les 500 parrainages. Certains maires expliquèrent qu’ils renonçaient à donner leur parrainage suite à des appels de leur préfet ou d’autres autorités qui les menaçaient de leur couper les subventions (pour la rénovation d’école, salle de sports, etc.) s’ils ne retiraient pas leur parrainage. Cette situation pourrait bien changer puisque, désormais, il y a des élus Alliance royale dans plusieurs conseils municipaux.

 

Parmi les raisons de ce retour en grâce de la monarchie, il y a certes le rejet du système en place, et le spectacle qui se déroule quotidiennement sous nos yeux ne peut qu’alimenter ce rejet. Mais il faut bien voir aussi que les institutions françaises coûtent deux fois plus cher que la couronne britannique ou quatre fois plus que celle d’Espagne. Une Restauration accompagnée d’une véritable simplification du mille-feuille administratif, mais dans le respect de nos réalités provinciales et régionales, permettrait sans nul doute des économies non négligeables et une baisse substantielle des impôts. Notons aussi – même si l’argument mercantile n’est pas le plus important – que la famille royale est génératrice de richesses, ne serait-ce qu’à travers les événements majeurs, à la fois familiaux et nationaux : couronnement, mariage, etc. Alors qu’en France, allongement de la durée de vie aidant, nous continuons à entretenir grassement les « maisons » des anciens présidents de la République, sans pour autant qu’ils nous rapportent un seul centime d’euro !

 

Mais surtout, une monarchie héréditaire permettrait de libérer la France du régime des partis et de lui donner un véritable arbitre suprême, garant de l’unité nationale et de sa continuité historique, là où la République ne crée que divisions, fractures et haine de soi. Dans la situation actuelle du pays, un roi n’aurait eu aucun scrupule à dissoudre l’Assemblée nationale, permettant de mettre fin à l’état de manifestation permanent dans lequel vit notre pays depuis fin 2012.

 

Depuis saint Rémi, de nombreuses prophéties ont évoqué ce grand monarque qui sauvera la France, accompagné par un grand pontife qui sauvera la foi, les deux étant des jumeaux issus de la maison de France. Certes, une prophétie n’engage personne, mais la naissance des fils jumeaux de Louis XX, duc d’Anjou, peuvent donner à réfléchir…

 

Et puis, en guise de clin d’œil à l’actualité, la monarchie n’a peut-être jamais été aussi moderne : n’est-ce pas Emmanuel Macron qui déclarait, il y a peu, qu’il manquait un roi à la France ?

 

Source: Le Retour du Roi, Benjamin Leduc, Boulevard Voltaire, 01/09/2016

Les récents évènements poussent les Français à s’ouvrir à un remplacement du président par un roi (Sondage BVA)
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 08:48

Aujourd'hui, a disparu ce qui faisait le sel des révolutionnaires, ce volontarisme en politique, cette foi partagée en le progrès et la création d'un monde nouveau auquel plus aucun français ne croit. Pourtant cela n'empêche pas encore les derniers barbares révolutionnaires, les derniers fous et irresponsables d'un système déjà mort d'en remettre une couche :

 

"Encore une fois, l’objectif est de faire émerger de manière volontariste, dans le respect de la laïcité, dans le dialogue et le respect mutuel, un islam de France ancré dans les valeurs de la République", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans un entretien La Croix sur son projet de "Fondation pour l’islam de France" (sic) ainsi que le dispositif de formation des imams... (1)

 

Encore une fois ces volontaristes en politique n'ont pas compris la volonté du peuple qui s'exprime lors de chaque scrutin par une augmentation de l'abstention et/ou du vote nationaliste. Ils n'ont pas compris ou ne tirent pas les leçons de la défiance du peuple envers les institutions républicaines. Ils montrent combien ils se moquent des centaines de morts, victimes de l'islam politique en France...

 

Si on devait résumer ce qu'ils font : plus il y a de victimes du terrorisme islamique et plus leur volonté d'imposer l'islam est forte !

Notes

 

(1) Bernard Cazeneuve : « Faire émerger un islam de France ancré dans les valeurs de la République », La Croix, Recueilli par Guillaume Goubert, Anne-Bénédicte Hoffner et Corinne Laurent, le 28/08/2016 à 19h00

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 00:00

Saint Fiacre (statue du XVe siècle, église St Taurin d'Évreux)

 

Saint Fiacre, fils d'un roi d'Écosse, vivait au VIè siècle ; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles. Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l'amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu. Il s'embarqua pour la France, à l'insu de son père, et se choisit, près de Meaux en Brie, un lieu retiré, dans une forêt, où l'évêque lui concéda une portion de terre, et où il bâtit un couvent (monastère du Breuil) qu'il consacra à la Sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance, une dévotion singulière.

Vénéré en Brie depuis le haut Moyen Âge, patron des jardiniers, mais aussi saint guérisseur spécialiste du fic (hémorroïdes), des chancres et des cancers, Fiacre fut un des saints les plus populaires de France. De nombreuses églises et chapelles, non seulement en France, mais aussi en Belgique et en Rhénanie, possèdent encore une statue plus ou moins rustique de ce moine à scapulaire et capuchon, l'air grave et parfois extatique, tenant une bêche dans sa main droite et un livre dans la gauche. Une iconographie foisonnante - miniatures, gravures, images de dévotion, enseignes, médailles et méreaux…- a soutenu son culte pendant des siècles. Ce personnage pieux et secourable, proche des fidèles et qui, dans sa représentation, allie les symboles du travail et de l'oraison a manifestement séduit. Depuis le Xe siècle au moins, on célébrait traditionnellement sa fête le 30 août.

Sa sainteté ne manqua pas d'attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins. 

Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs. On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre. Cependant le petit terrain qu'il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d'aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d'implorer de l'évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d'utiliser tout ce qu'il pourrait entourer d'un fossé dans l'espace d'une journée. Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur : la terre se fendait d'elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit au Saint pour entourer une étendue considérable. 

C'est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la prière et le service de Dieu, que saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.

Tandis qu'il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s'était rendu indigne. Fiacre avait eu révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prière, de ne pas permettre qu'il sortît de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde. Il devint aussitôt semblable à un lépreux. Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, et ils n'eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères. Fiacre mourut dans son ermitage ; il opéra de grands miracles après sa mort.

 

Il n'y a pas lieu de mettre en doute l'existence de Fiacre. Il fallait bien quelqu'un pour fonder le monastère du Breuil et pour occuper le tombeau de son église. Par ailleurs, le nom typiquement irlandais de Fiacre est, en dehors de lui, inconnu sur le continent.

 

Fiacre, patron des jardiniers, est un saint qui a joui d’une popularité exceptionnelle en France. On compte 522 statues de ce saint, généralement représenté avec une bêche, dont 229 antérieures au XVIIe siècle (Régine Pernoud, Les Saints au Moyen Âge - La sainteté d’hier est-elle pour aujourd’hui ?, Plon, Paris, 1984, p. 367). Dans la Somme, à Esclainvillers, le patron est Saint Fiacre. L'église possède sa satue et une relique : le bras de St Fiacre, mais il n'est plus visible au village. A Nevers (Nièvre), les jardiniers du bassin maraîcher de la Baratte, ont commémoré, en 2008, le tricentenaire de leur confrérie de Saint-Fiacre Local (la plus ancienne confrérie de la ville). C'est l'association Saint-Fiacre Loire-Baratte qui perpétue la tradition locale.

 

 

Sources : 1, 2

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 18:44


C'est dans ce sens que Paul, notre frère et ami, vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. C'est aussi ce qu'il dit dans toutes les lettres où il traite de ces sujets: il s'y trouve des passages difficiles dont les gens ignares et sans formation tordent le sens, comme ils le font aussi des autres Ecritures pour leur perdition.

II Pierre 3.15-16

Saint Pierre, Prince des Apôtres crucifié la tête en bas, Premier Pape

Saint Pierre, Prince des Apôtres crucifié la tête en bas, Premier Pape

D’un internaute (cité sur Pro Liturgia):

 

« J’ai visionné le petit reportage sur “Le village métamorphosé” (voir ci-dessous). En écoutant bien les propos des membres du soviet de laïcs (je ne met même plus de guillemets), je me rends compte à quel point nous sommes habités par une mentalité protestante : une dame dit, à un moment, qu’aller à la messe le dimanche consiste à “se rassembler autour de la Parole”. Elle oublie un peu vite que c’est l’Eucharistie et non les Saintes Ecritures - si importantes soient-elles - qui est au centre de la messe.

De façon plus générale, combien de fois ne m’a-t-on pas déclaré, lors d’une discussion sur tel ou tel élément du catholicisme : “Ce n’est pas dans la Bible”. Pour nos contemporains, même et surtout chez les fidèles “catholiques” (ou ce qu'il en reste), le vrai christianisme c’est le “Sola Scriptura” de Luther : tout est censé être dans la Bible. Or, c’est contraire à ce qu’enseigne l’Eglise depuis toujours, avec notamment la doctrine des deux sources de la Révélation que sont l’Ecriture certes, mais aussi la Tradition (comme le rappelle d’ailleurs le Concile). Il s’agit là d’un important point de doctrine qui n’est enseignée presque nulle part aujourd’hui. En tout cas jamais aux fidèles et rarement par les prêtres et les évêques. Ce point capital, je ne l’aurais sans doute jamais connu si je m’étais contenté des séances de “catéchisme” que j’ai suivies dans ma prime jeunesse. La liturgie faisant partie intégrante de la Tradition, il n’est pas étonnant qu’elle ait disparu avec elle... »

 

Rappelons que durant le premier siècle chrétien, alors que les Evangiles n’étaient pas encore mis en forme, c’est uniquement par la liturgie que la doctrine de la foi a été conservée et a été proposée. (1)

Voici reproduction ci-dessous d'un texte que nous avons publié sur Christ-Roi.net en 2005 et qui explique pourquoi les deux sources de la vérité sont les Saintes Ecritures et la Tradition apostolique (orale et non écrite aux Ier et IIe siècles) qui leur est antérieure. (2)

 

DEFINITION DE LA TRADITION (Jean-Paul II)

 

"L'engagement pris par l'Eglise de transmettre (en latin tradere) le mystère du Christ et l'ensemble de son enseignement qu'elle conserve dans sa mémoire [...], un engagement dans lequel l'Eglise est soutenue constamment par le Saint-Esprit"

 

"Tradition, c'est-à-dire la "mémoire de l'Eglise", mémoire qui "croît à mesure que l'Eglise grandit... En effet, qu'est-ce que la Tradition sinon l'engagement pris par l'Eglise de transmettre (en latin tradere) le mystère du Christ et l'ensemble de son enseignement qu'elle conserve dans sa mémoire. C'est un engagement dans lequel l'Eglise est soutenue constamment par le Saint-Esprit" (Jean-Paul II, Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 178).

 

Historique

 

"Au tout début, il n'y a pas deux traditions, mais une seule, car seul existe DIEU et le bien qui procède de ses mains bienfaisantes. La tradition perverse et cabalistique (ou cabale) tire son origine de la bonne tradition (la "tradition orale judéo-catholique").

 

"La tradition orale communiquée par DIEU à l'homme dès le premier jour de son existence au paradis terrestre fut immédiatement déformée et faussée par la rébellion de l'homme. La tradition orale donna naissance à l'instigation de l'esprit malin, à une tradition gnostico-cabalistique. La Tradition orale judéo-catholique est la bonne gnose et la bonne cabale." Abbé Julio Meinvielle, De la Cabale au Progressisme).

 

Ceux qui rejettent la Tradition de l'Eglise et qui, croyant aller aux sources de l'Eglise pour trouver la vérité, vont directement à la sainte Ecriture, font fausse route. Ce n'est pas l'Ecriture seule qui est la source de la vérité, mais la sainte Tradition, - y compris la tradition orale: au cours des premières décades de son histoire, l'Eglise ne possédait pas encore les livres du Nouveau Testament, et ne vivait donc que par la Tradition orale, - cette Tradition que l'apôtre saint Paul exhorte à garder:

 

II Thessaloniciens, II, 15 "Ainsi donc, frères, tenez bon et gardez fermement les traditions que nous vous avons enseignées, de vive voix ou par lettre."

 

Ephésiens, IV, 13-14 "Ainsi nous ne serons plus des enfants, nous ne nous laisserons plus ballotter et emporter à tout vent de doctrine, au gré de l'imposture des hommes et de leur astuce à fourvoyer dans l'erreur."

 

"Pris isolement, les membres de l'Eglise, y compris les meilleurs de ses fils et de ses maîtres, ne parviennent pas à réunir en eux la totalité des dons du Saint-Esprit. C'est pourquoi leurs doctrines et leurs écrits peuvent présenter certaines imperfections et parfois même des erreurs... Mais dans son ensemble, l'enseignement de l'Eglise, qui est la détentrice de la plénitude des dons spirituels et de la connaissance, demeure vrai dans tous les siècles.

 

"C'est un fait bien connu que tous les hérésiarques se sont toujours fondés sur la sainte Ecriture pour fabriquer leurs hérésies, mais à cette différence près qu'ils l'interprétaient à leur propre manière, selon leur caprice..." (Mgr de Ségur)

 

LES DEUX SOURCES DE LA VERITE

 

Dès le IIe s. les successeurs des apôtres ont posé qu'il y a deux sources de la vérité:

 

1) les saintes Ecritures

 

2) la Tradition apostolique (traditio ab apostolis - saint Irénée -) ou catéchétique.

 

 

L'Ecriture

 

"L'Ecriture, regardée par les protestants comme l'unique règle de foi, ne contient pas toute la religion; elle n'est pas l'unique source de la révélation. La Tradition lui apporte un appoint considérable et un riche contingent de vérités révélées, complétant, avec elle, le trésor de la foi (catholique).

 

"C'est donc par le canal de l'Ecriture et de la Tradition que la Révélation chrétienne est arrivées aux hommes. Entre la parole de Dieu écrite et la parole de Dieu non écrite, la différence n'est que dans la forme; l'une et l'autre dérivent d'une même source, ont droit à une égale vénération."

 

(Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 39.)

 

[...]

 

"C'est pour avoir rejeté l'autorité de la Tradition et, en définitive, la direction de l'Eglise qui en est le dépositaire, que le protestantisme s'est constitué, pour aboutir, finalement, au rationalisme. Car le protestantisme ne possède et ne veut reconnaître que l'Ecriture. Or, l'Ecriture isolée, dépourvue du secours d'une autorité enseignante et interprétante, de même nature qu'elle, ne peut se défendre contre les tendances de la raison à se l'assimiler et à l'affecter à ses propres fluctuations.

 

"La grande force de l'enseignement catholique, c'est la parole de Notre-Seigneur lui-même. Dans le choix qu'il a fait de ses apôtres, et par la mission qu'il leur a donnée - Ite, docete omnes gentes - il a fondé son enseignement sur la parole et non sur l'Ecriture. "Le Christ, dit saint Chrysostome, n'a pas laissé un seul écrit à ses apôtres. Au lieu de livre, il leur promit le Saint-Esprit. C'est lui, leur affirma-t-il, qui vous inspirera ce que vous aurez à dire." (Matt., II, 1.) Ce qui faisait dire à saint Augustin, parlant aux fidèles: "Nous sommes vos livres." (Sermon 227.)

 

"Ce grand livre vivant, auquel il faut se reporter toujours et avant tout, c'est donc l'enseignement oral, perpétué dans la Tradition: Docete... proedicate. L'enseignement par la parole, la parole avec l'assistance du Saint-Esprit promise et assurée, selon les besoins de l'Eglise et jusqu'à la fin des temps. Tel est le seul canal officiel de la diffusion de la foi parmi les nations, passant nécessairement des apôtres à leurs successeurs réguliers, c'est-à-dire à l'Eglise, s'imposant avant même et au-dessus des Ecritures qui ne renferment, d'ailleurs, comme nous en avertissent les Evangélistes, qu'une très faible partie des enseignements du Sauveur.

 

(Source: Abbé Augustin Aubry, ibid., p. 42-43.)

 

Priorité de la Tradition sur l'Ecriture; le principe général de la foi: le "principe d'autorité"

 

Ainsi, la Tradition, qui est déjà, naturellement, le moyen humain de conserver toute doctrine, est érigée, officiellement, explicitement et par une loi positive, sous la forme d'un corps enseignant qui est l'Eglise - Docentes eos servare omnia quaecumque mandavi vobis (Matt., XVIII, 20.) -

 

pour être l'organe de la conservation, de la préservation et du développement de la foi à travers les âges ("colonne et soutien de la vérité", Thim., III, 15.),

pour la défendre soit contre l'oubli, soit contre toute altération spontanée et sans malveillance, à laquelle est exposée toute doctrine confiée aux hommes, et à laquelle n'avait pas échappé, du moins parmi les gentils, la révélation primitive,

soit surtout contre l'altération consciente et préméditée des hérésies."

 

(Source: Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 42-44.)

 

[...]

 

"Sans doute, par la voie de la philosophie, on pourra savoir que l'Ecriture est historique, authentique, vérace, belle, consolante; mais pour savoir qu'elle a une autorité divine, il faut passer par le principe général de la foi, c'est-à-dire par l' autorité infaillible qui la représente (l'Eglise). C'est en ce sens que saint Augustin dit:

 

"Je ne croirais pas à l'Ecriture comme livre divin, si l'Eglise ne me la donnait comme divine."

 

"C'est dans le même sens que les théologiens font préexister l'autorité divine à l'Ecriture, et que le cardinal Franzelin, dans la série des dogmes chrétiens, fait précéder le Traité de l'Ecriture de celui de la Tradition, établissant ainsi la priorité de la Tradition sur l'Ecriture, priorité que beaucoup d'esprits modernes, même ecclésiastiques, tendent à atténuer, sinon à détruire totalement, pour lui substituer, à la légère, ce subjectivisme dangereux qui est un des périls les plus subtils des théories modernistes, et qui vient, en droite ligne, du protestantisme

 

(Source: Abbé Augustin Aubry, ibid, p. 51.)

 

La Tradition

 

Il s'agit de la Tradition apostolique, tradition orale (aux Ier et IIe siècle NDCR.) qui travaille par l'entremise du Saint-Esprit:

 

. envoi du Saint-Esprit à la Pentecôte sur les apôtres: zèle apostolique, conversion des infidèles, retour à la vraie foi des hérétiques et des apostats,

. compilation écrite de l'enseignement de Jésus-Christ.

 

"La doctrine que Jésus nous prêcha de sa bouche, l'Esprit qui vient de lui nous l'enseignera au fond du coeur et nous la fera comprendre intérieurement. C'est le sens de ces paroles du Sauveur à ses apôtres: Quand le Saint-Esprit que mon Père vous enverra en mon nom, c'est-à-dire en ma place et en ma considération, sera venu, il vous apprendra toutes choses. Il vous rappellera tout ce que je vous ai dit, et tout ce que j'ai encore à vous dire (Paraclitus autem Spiritus sanctus, quem mittet Pater in nomine meo, ille vos docebit omnia, et suggeret vobis omnia quaecumque dixero vosbis. joa, XVI, 26). Il vous instruira de ce qu'il est nécessaire que vous sachiez pour votre salut, pour votre perfection, et pour l'accomplissement de votre ministère; et il vous enseignera sur tous ces points beaucoup de choses que vous ne sauriez maintenant comprendre (Adhuc multa habeo vobis dicere: sed non potestis portare modo. Joan XVI, 12). De plus il vous remettra dans la mémoire tout ce que vous aurez entendu, ou lu, ou appris de ma doctrine; il vous le répétera secrètement quand l'occasion le demandera, afin que, ni par ignorance, ni par oubli, vous ne manquiez à aucune des obligations de votre emploi... L'onction divine vous enseignera toutes choses (Unctio ejus docet vos de omnibus. Joan II, 27)" (Vénérable Père Louis du Pont, S.J., Méditations sur les Mystères de notre Sainte Foi, traduites sur le texte espagnol de Valladolid par le R.P. Pierre Jennesseaux, S.J., par le R.P. Ugarte, S.J., cinquième partie, 1605, Imprimerie La Source d'Or, Marsat 1995, p. 167).

 

En tant que présence éternelle et immuable du Saint Esprit dans l'Eglise, la Tradition est bien le fondement le plus profond de son existence. Avant qu'un premier canon du Nouveau testament ne soit fixé au IIe s. (Canon de Muratori v. 160), les Chrétiens suivaient la Tradition. Pourquoi n’y a-t-il pas de listes précises antérieures au Canon de Muratori? Ce ne fut pas avant la venue de critiques gnostiques comme Marcion, au milieu du IIème siècle, que la question se posa de savoir quels livres les chrétiens devaient accepter. Marcion composa son propre canon pour l’adapter à ses doctrines, ne retenant que certaines des lettres de l’apôtre Paul et une forme altérée de l’Évangile de saint Luc... Cela, ajouté à la multitude d’écrits apocryphes en circulation dans le monde d’alors, conduisit l'Eglise à établir la liste des livres canoniques.

 

A supposer que, pour une raison ou pour une autre, l'Eglise se trouvât privée de tous ses livres, l'Ancien et le nouveau Testament, des oeuvres des saints Pères, des livres liturgiques, alors la Tradition reconstituerait l'Ecriture, non point textuellement, sans doute, et dans un autre langage. Mais par son contenu essentiel, cette nouvelle Ecriture continuerait d'être l'expression de la même "foi qui a été transmise aux saints définitivement" (Jude I, 3), et la manifestation de ce même et unique Esprit qui agit immuablement dans l'Eglise.

 

La sainte Ecriture n'est ni plus profonde ni plus importante que la sainte Tradition, elle en est l'une des formes. Cette forme est des plus précieuses, car il est facile de la garder et de s'en servir ; mais retirée du courant de la sainte Tradition, l'Ecriture ne saurait être comprise correctement. C'est pourquoi l'Eglise a toujours mis en garde contre des interprétations personnelles de l'Ecriture, selon son caprice... (voir protestantisme.)

 

La position protestante du sola scriptura (Ecriture seule, libre examen etc...) est hérétique. Car si les premiers Chrétiens ont suivi la tradition catéchétique cela était en vertu de cette sainte Tradition que l'hérésie protestante rejette... Outre l'hérésie, le sola scriptura est aussi un blasphème contre le Saint-Esprit puisqu'il y a :

 

. négation de la Pentecôte,

. négation du travail de l'Esprit dans la Tradition catéchétique orale et écrite (les saints Pères de l'Eglise fixèrent l'orthodoxie catholique romaine et apostolique, dès le IIe. s., contre les hérésies... Voir Irénée).

 

Saint Pierre déjà mettait en garde contre le danger de déformer le sens de l'Ecriture par des interprétations personnelles:

 

II Pierre 3.15-16 "C'est dans ce sens que Paul, notre frère et ami, vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. C'est aussi ce qu'il dit dans toutes les lettres où il traite de ces sujets: il s'y trouve des passages difficiles dont les gens ignares et sans formation tordent le sens, comme ils le font aussi des autres Ecritures pour leur perdition."

 

Or que fait le Protestant si ce n'est tordre le sens des Ecritures, selon son caprice?...

 

Le protestantisme est donc une pure gnose intellectualiste et subjectiviste, une philosophie humaine qui ne prend pas sa source dans la tradition comme le fit au IIe siècle un saint Irénée qui entendit la prédication de saint Polycarpe, lui-même disciple de saint Jean l'Évangéliste.

 

Saint Irénée de Lyon, Evêque, et ses compagnons, MartyrsLorsque qu'Irénée écrit sa "Réfutation des systèmes gnostiques", Adversus haereses, (Contre les hérésies, v. 180), presque toutes les écoles gnostiques s'étaient déjà manifestées et développées... Antioche, Alexandrie et Rome étaient les grands centres du mouvement hérétique. Irénée élabora alors, en réaction, toute une théologie de l'institution ecclésiale: il définit la Tradition des Apôtres (traditio ab apostolis, tradition apostolique) que, par un orgueil démesuré, ou une folie non moindre, la révolte protestante rejette.....

 

Comment les Protestants peuvent-ils donc seulement penser que durant 1500 ans de fruits et de travaux de l'Esprit-Saint dans l'Eglise jusqu'à Luther, l'Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ se soit trompée et donc que l'enseignement de cette Eglise soit à considérer comme nul? C'est stupide et odieux. (C'est faire mentir le Christ qui a promis l'assistance éternelle à son Eglise NDCR.)

 

Je rappelle enfin ce que dit l'Ecriture:

 

Thim III.15 Toutefois si je tardais, tu sauras ainsi comment te conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Eglise du Dieu vivant, colonne et soutien de la vérité.

 

L'Eglise est donc définie dans la Sainte Ecriture comme la colonne et le soutien de la vérité.

 

Je pose alors trois questions aux Protestants qui nous lisent en ce moment :

 

1- Pourquoi Saint Paul, en I Thim III, 15, dit-il que c’est l’Église qui est la colonne et le fondement de la vérité et que l'on doive se conduire dans l'Eglise?

 

2- Si l'Eglise était privée de sa Tradition, ne cesserait-elle pas d'être ce qu'elle est? car le ministère du Nouveau Testament est un ministère de l'Esprit, il s'accomplit "non pas avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non pas sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair, sur vos coeurs" (II Cor. III, 3)

 

3- Par ailleurs, si saint Paul mentionne le fait que l'on doive se conduire dans l'Eglise, a contrario cela ne signifie-t-il pas qu'il faille NE PAS se conduire hors de l'Eglise?

 

La Tradition le dit: "Hors de l'Eglise, point de Salut!".

Eglise catholique ou protestantisme, choisissez.

 

"L'unique moyen de couper court aux controverses" (St Irénée)

 

"La Tradition orale et vivante dans l'Eglise, tel est, écrivait, au second siècle, saint Irénée, l'unique moyen de couper court aux controverses; sans elle, l'Ecriture Sainte n'est plus qu'un champ ouvert à toutes les disputes des partis." (Saint Irénée cité in Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 40.)

 

Le grand argument de Prescription de Tertullien (v. 160- 240 ap. J.-C.) contre les gnostiques qui dès second siècle, repoussèrent la Tradition, et disputèrent à l'Eglise la possession de la vraie doctrine

 

 

"Et de fait, dès second siècle, les hérétiques repoussèrent la Tradition, et disputèrent à l'Eglise la possession de la vraie doctrine qu'ils revendiquaient pour eux-mêmes...

 

 

"A cet effet, ils voulurent être reçus à discuter avec les catholiques sur les Ecritures, c'est-à-dire à plaider la cause au fond, moyennant un examen critique des textes de la Bible. Tertullien refusa net d'engager un tel combat. Il déclarait les hérétiques non recevables à formuler leur demande, qu'il écarte a priori, en leur opposant une exception péremptoire basée sur une possession paisible et non interrompue. - "Nous n'avons pas besoin, leur dit-il, d'examiner en détail, ni de réfuter vos opinions, l'une après l'autre. Toute la question entre vous et nous consiste à savoir où se trouve la doctrine du Christ. Or, cette doctrine, le Christ l'a communiquée aux Apôtres qui, à leur tour, l'ont transmise aux Eglises fondées par eux. Donc, nous sommes les vrais possesseurs; et ce seul fait de la possession suffit pour mettre en droit de repousser vos prétentions à une doctrine qui existait avant vous et en dehors de vous. En d'autres termes, nous prescrivons contre vous, nous appuyant sur ce fait certain, palpable, et, par là, nous coupons court à toute discussion ultérieure." (Tertullien, De proescript., XX., cité in Abbé Augustin Aubry, Contre le modernisme, Etude de la Tradition, le sens catholique et l'esprit des Pères, Pierre Tequi Editeur, Gand 1927, réédité aux ESR, p. 41.)

 

"Tertullien établit ici le grand argument de Prescription; or, cet argument a une valeur incontestable; et il n'est pas de méthode plus conforme à la nature des choses, lorsqu'il s'agit d'une révélation divine qui, indiscutable quant à son sujet même, ne peut être connue et transmise que par la voie du témoignage légitime; il n'est pas de méthode plus rationnelle, aujourd'hui encore, en face des erreurs contemporaines, et surtout de ce modernisme qui tend à s'ériger en juge de la foi, et à remettre en question la doctrine traditonnelle la plus solidement établie.

 

"D'où nous concluons, à juste titre, que la Tradition a une valeur dogmatique, et que c'est là le principe différentiel entre le catholicisme et toute hérésie en général, puisque toute hérésie est une innovation, et le protestantisme en particulier, puisque le protestantisme est, par excellence, l'innovation ou la "réforme", et la plus subversive de toutes les hérésies." Abbé Augustin Aubry, ibid., p. 41-42.)

 

Notes

 

(1) Pro Liturgia, Actualité du dimanche 28 août 2016

(2) Christ-Roi.net, Tradition

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Publié par Ingomer - dans Religion
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 00:00
Saint Augustin figuré dans ses vêtements épiscopaux, tenant à la main soit un livre (il est Père de l'Eglise et Docteur), soit un coeur enflammé, éventuellement percé de flèches, symbole de sa recherche de Dieu brûlante d'amour

Saint Augustin figuré dans ses vêtements épiscopaux, tenant à la main soit un livre (il est Père de l'Eglise et Docteur), soit un coeur enflammé, éventuellement percé de flèches, symbole de sa recherche de Dieu brûlante d'amour

Saint Augustin est avant saint Thomas d'Aquin, le plus grand penseur chrétien. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps, dont le manichéisme, le donatisme, le pélagianisme et à la fin de sa vie, l'arianisme. Ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi.

 

Il naît en 354 ap. J.-C. à Tagaste dans la province romaine de Numidie (aujourd’hui Souk-Arhas en Algérie), d’une mère chrétienne (Ste Monique) et d’un père païen. Son éducation est entièrement tournée vers l’étude et la foi chrétienne. À 16 ans, il part à Carthage pour y parfaire son éducation. Là, il délaisse la religion pour s’adonner à l’étude de la rhétorique.

Il n’a pas 20 ans lorsqu’il prend une concubine avec laquelle il a un fils.

 

Le manichéisme

 

Mani (ou Manès), avait vécu au IIIe siècle. Il était né en Perse (sans doute vers 215). Son père, semble-t-il, appartenait à la secte judéo-chrétienne des Helchassaïtes, appelés encore Alexéites, qui professaient une sorte de dualisme où le feu était le symbole de la damnation et l'eau celui du salut.

 

La doctrine de Mani était constituée comme un syncrétisme, infiniment plus large et plus subtil que ceux dont le monde gréco-romain avait fait les essais. On y pouvait repérer des éléments chrétiens, pour la plupart hérétiques, issus du judéo-christianisme de sa jeunesse et des influences marcionites qui s'exerçaient en Mésopotamie; une forte dose de gnosticisme syro-chrétien de Satornil (Saturnin) et de Cerdon, au bouddhisme ou plutôt à la tradition panindienne, à laquelle il avait emprunté la doctrine de la transmigration des âmes et un sens de la nature qui paraît ses théories d'une poésie souvent exquise, le tout prenant pour soubassement l'antique dogme dualiste iranien, tel que Zoroastre l'avait mis au net mille ans plus tôt, le dogme de l'opposition entre deux dieux également forts, et également premiers, le dieu du Bien et le dieu du Mal, entre Ormuzd et Ahriman.

 

Au sujet de la cause du mal, S. Augustin, dans ses Confessions nous dit que les manichéens "cherchaient le principe et l'origine du mal avec une malice si noire et si aveugle qu'ils aimaient mieux soutenir que votre substance divine était susceptible du mal, que d'avouer que la leur, faible et misérable, était capable de la commettre. [...] Mais je disais ensuite : 'Qui m'a créé? N'est-ce pas le Seigneur mon Dieu, qui non seulement est bon, mais la bonté même?'" (Livre VII, 3)

 

(Dans le manichéisme) La création tout entière était le lieu de ce combat, elle était un mélange inextricable de bien et de mal. L'homme lui-même était divin, lumineux par l'âme, mais par le corps, opaque et porté vers le mal. Avec Mani, tout était simple. Il fallait aider le Bien contre le Mal, c'est-à-dire écarter de soi tout ce qui était matériel et diabolique.

 

Le manichéisme apparaissait comme une sorte d'anarchisme spirituel propre à désagréger tous les principes les plus solides de l'éthique et de la vie. Dans son expansion, il rencontra partout de terribles obstacles; partout il fut récusé comme hérésie et persécuté. L'Inde après quelques mois d'essais de pénétration s'en débarrassa. Il fut également chassé de Chine. En Turquie, les Kirghiz, ces stricts musulmans éliminèrent le dualisme manichéen. (DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 402-404.)


Recherchant constamment la vérité, Augustin lit en 373 l'Hortensius de Cicéron (traité aujourd'hui perdu), qui réveille en lui l'amour du savoir. Il lit aussi la Bible mais est rebuté par une traduction médiocre et des récits pleins d'immoralité. Il se tourne vers le manichéisme, religion soit-disant rationnelle, dans laquelle il demeure neuf ans, de 374 à 383.

 

En 375, enseignant la rhétorique et l’éloquence à Carthage, où il est logé chez un ami richissime, il est un rhéteur véhément qui milite en faveur de l'hérésie manichéenne et s'enivre des prestiges du luxe et des admirations faciles. Tiraillé par l'ambition et le dégoût, plus incertain qu'il ne veut paraître, il décide d'emmener sa famille à Rome en 383. N’y trouvant pas l’emploi qu’il avait espéré, il accepte d’aller enseigner à Milan.

 

En fait, l'état d'âme d'Augustin arrivant à Milan était celui d'un homme profondément troublé et qui souffrait d'un désaccord essentiel. Il a passé trente ans. Le manichéisme, système où il avait espéré trouvé la solution des grands problèmes, l'a déçu; et depuis une pitoyable rencontre avec le héraut de la secte, l'évêque Fauste de Milève, il en est déjà secrètement détaché (premiers doutes sur la solidité des conceptions manichéennes). En surface il est heureux; professeur écouté, personnage quasi officiel, locataire d'une agréable demeure, d'un beau jardin. Au fond de lui, il sait trop qu'il piétine et patauge.

J'aimais aimer.

A l'automne 384, appuyé par ses amis manichéens, Augustin est nommé professeur de rhétorique à Milan. Il y admire la prédication de l'évêque S. Ambroise. C’est le début de sa conversion, mais il prend vite une nouvelle femme.

Poussé sans cesse par son bienheureux appétit de l'intelligence, Augustin lit Platon, Plotin, les traités néo-platoniciens qu'un ami lui prête dans les traductions latines de son compatriote, le rhéteur Victorin.

La rencontre d'Augustin avec le néoplatonisme lui fit d'abord connaître le paradigme de la lumière, qui descend d’en-haut pour éclairer les choses, et qui est ainsi un symbole de Dieu. C'est en lui une illumination. Il découvre la bonté fondamentale de tout être : l'Esprit existe en dehors de toute représentation ou matière (transcendance divine). Ce qui achève de balayer en lui les dernières traces manichéennes : en découvrant que toutes les choses ont en soi une transparence, elles peuvent pour ainsi dire, réfléchir la bonté de Dieu (le Bien), Augustin s’est "libéré du manichéisme dans lequel il vivait auparavant et qui le disposait à penser que le mal et le bien s’opposaient continuellement, en se confondant et en se mélangeant, sans avoir de contours précis. Comprendre que Dieu est lumière lui donna une nouvelle orientation dans l’existence, la capacité de reconnaître le mal dont il était coupable et de s’orienter vers le bien." (Cf. Lumen fidei, § 33)

 

Dans le cheminement de conversion d'Augustin, le platonisme lui fit découvrir le monde intelligible, ce qui lui permit de s'approcher du Verbe, et il s'exalte à la vision métaphysique d'un univers ordonné par lui et le manifestant :

 

"Je m'étonnais de t'aimer, mon Dieu, devait-il écrire à propos de cette période de sa vie. Toi et non plus un vain fantôme. Si je n'étais pas encore capable de jouir de Toi, j'étais emporté vers Toi, par ta beauté."

 

Par-dessus tout, dans cette jeune âme en quête, la promesse de Dieu était l'amour. Il y a dans des pages émouvantes, que le saint écrira plus tard de ses expériences juvéniles, un mot dont on ne peut exagérer la richesse et qui résume toute sa conversion : "J'aimais aimer..." Celui qui, méritera d'être dit le Docteur de l'Amour, celui dont la postérité résumera le message dans la célèbre formule: "Aime, et fais ce que tu veux!" Si l'amour de Dieu et du prochain pouvait être parfait en notre coeur, chacune de nos actions seraient d'une perfection infaillible.

 

Augustin découvre vite les limites de la métaphysique platonicienne. Du Dieu des idéalistes, il "n'est pas capable de jouir." Le mystère de l'Incarnation n'est pas loin...

 

Au printemps 385, sa mère Ste Monique le rejoint à Milan. Il commence à découvrir les beautés de la Bible. Début 386, il réfléchit sur le mystère du mal. En mai-juin, il découvre les "livres des platoniciens". Il lit ensuite les Lettres de S. Paul, consulte le théologien Simplicien, reçoit la visite de Ponticianus, qui lui fait connaître la Vie d'Antoine.

 

Il est soudainement frappé par la grâce le 15 août 386 dans le jardin de sa maison de Milan, alors qu’il explique à un de ses élèves la lutte intérieure qui le déchire. Il entend une voix d'enfant lui dire: "Tolle! Lege!" (Prends! Lis!) Il tombe sur le chapitre 13 de l'Epître aux Romains: "Ni ivresse, ni débauche, ni luxure... Revêtez au contraire le Seigneur Jésus Christ." Augustin raconte le moment de cette expérience concrète dans ses Confessions. Ce moment où se révèle le Dieu personnel de la Bible, capable de parler à l’homme, de descendre pour vivre avec lui et d’accompagner sa marche dans l’histoire, en se manifestant dans le temps de l’écoute et de la réponse. Trois ou quatre semaines plus tard, Augustin abandonne alors le monde. Il résigne ses fonctions et se retire dans un monastère à Cassiciacum, près de Milan, où il rédige ses premiers Dialogues et les Soliloques.

"Je ne sais rien, si ce n'est qu'il faut mépriser les choses fragiles et périssables, pour chercher les choses certaines et éternelles. C'est ce que je fais, puisque là se réduit toute ma science." (Augustin, Soliloques)

Augustin reçoit le baptême des mains de Saint Ambroise, à 33 ans, le jour de Pâques 387 (24 ou 25 avril), avec son fils de 14 ans, Adéodat et son ami Alypius.

Son premier soin est de dénoncer la fausse morale manichéenne et ses suspectes facilités dans le De Moribus. Puis ce furent à partir des livres de la Genèse, ses efforts pour expliciter les fondements de l'autorité. A l'automne 387, il a l'extase d'Ostie, puis c'est la mort de Monique.


En 388, il retourne en Afrique du Nord, où menant une vie monastique à Thagaste, il devient le défenseur de l’orthodoxie chrétienne, écrivant d’innombrables lettres et sermons contre les hérétiques de son temps et de nombreux traités de philosophie et de métaphysique.

 

En 391, Augustin est ordonné prêtre à Hippone (près de l'actuelle Annaba, sur la côte algérienne).
 

En 395, il est consacré évêque d’Hippone, où il passera le reste de sa vie, un règlement ecclésiastique interdisant le transfert des évêques. Il installe dans sa propre maison une petite communauté fraternelle dont l’exemple est à l’origine de la plupart des règles monastiques. 118 traités, 218 lettres, plus de 500 sermons, cette production mêlera Augustin aux grandes controverses de son temps. Rares sont les traités qui, comme l'ouvrage De la Trinité, demeurent en marge de ces débats.

 

Devenu évêque, il offre aux zélateurs de Mani des rencontres publiques où chacun des deux camps apportera ses arguments.

 

En 392, c'est la longue conférence - 48 heures de joute ! - où il écrase Fortunat sur le problème du mal; douze ans plus tard c'est celle où le savant manichéen Félix s'avoue vaincu et, sur-le-champ, se convertit.

 

En même temps, dans une suite de textes polémiques, Augustin réfute les grands ouvrages de la secte, les thèses d'Adimantus, les Fondements de Mani lui-même, le grand oeuvre que Faust de Milève vient de publier contre l'Ecriture sainte et que l'évêque d'Hippone combat en rien de moins que trente-trois livres. Et parallèlement, pour opposer la vérité à l'erreur, ce sont les grands traités sur le Libre arbitre, la Nature du bien qu'Augustin dresse comme des bastions contre les entreprises de la "peste de l'Orient".


De cette bataille sévère, le manichéisme sortit épuisé. A la mort d'Augustin dans Hippone assiégée, le 28 Août 430 à l’âge de 76 ans, la fin de l'hérésie était proche. Au bénéfice du christianisme, l'oeuvre du saint aboutit à poser des bases définitives: situant exactement les rapports entre raison et autorité, définissant le mal - dans la grande perspective paulinienne - comme ce qu'il est, un déficit, une imperfection, une carence, mais non une réalité, affirmant que tout ce qui a été créé par Dieu est bon dans son essence. Du point de vue de la civilisation, il avait contribué à écarter la menace d'une doctrine qui ruinait les fondements de la vie collective, la morale, la famille, les échanges sociaux, la discipline.

Tombe de saint-Augustin à la basilique San Pietro in Ciel d'Oro à Pavie.

Tombe de saint-Augustin à la basilique San Pietro in Ciel d'Oro à Pavie.

Le donatisme

 

Dans la lutte contre ce qu'il appelait "le parti de Donat", il s'y lança avec une véhémence et une ténacité qui devait faire de lui, depuis les années 400 jusqu'à sa mort, le véritable chef de la lutte antidonatiste. Et quand le schisme hérétique, en fin de compte, s'effondra, son véritable vainqueur.

 

Né au début du IV siècle au lendemain de la persécution de Dioclétien sous prétexte que certains évêques avaient été "traditeurs", c'est-à-dire avaient capitulé devant les agents impériaux et devaient être tenus pour indignes d'administrer les sacrements, le donatisme avait vite tourné au schisme et à l'hérésie. Au schisme, car il avait aboutit à créer une cotnre-Eglise séparée de Rome; à l'hérésie, car les théologiens de la secte avaient soutenu que seuls les saints (ceux qui n'avaient pas apostasié) font partie de l'Eglise, les pécheurs en étant complètement proscrits. Le donatisme avait trouvé maintes complicités en Afrique.

 

Dégradée par une minorité de violents, l'Eglise qui s'intitulait "des saints", s'était, depuis 80 ans, acoquinée à des bandits, des malfaiteurs de toute sorte qui livraient aux catholiques une guerre sans merci.Vers 400, l'église schismatique avait peut-être plus d'adeptes en Afrique que la véritable Eglise.

 

Pour persuader les chefs de la faction ennemie de leurs erreurs, Augustin leur propose, comme il l'a fait pour les manichéens, des discussions publiques; moins intellectuels, la plupart se dérobent. Alors, c'est par écrit qu'il les combat, multipliant livres et traités où il expose leurs assertions, puis les démonte et les pulvérise.

 

La grande conférence de Carthage où 286 évêques catholiques affrontent 279 donatistes, voit le penseur d'Hippone en venir à bout.

 

Quand finalement le gouvernement impérial ordonnera la suppression légale du donatisme et commencera à poursuivre ses adeptes, Augustin essaiera encore de rallier les schismatiques  désemparés pour les ramener à l'Eglise. Si dès lors, le parti de Donat s'effondre, pour disparaître tout à fait avant l'an 500, la plus grande part du mérite en revient à Augustin. Le schisme donatiste était sectaire; orgueilleux, il prétendait à une sainteté exclusive. S. Augustin lui opposa l'image authentique de l'Eglise: elle est miséricordieuse à tous, même aux pécheurs, et ses membres les plus chers sont les humbles de coeur. Cette apologétique, née de la bataille, a gardé jusqu'à nous son prestige inentamé.

 

Le pélagianisme

 

La lutte donatiste était à son paroxysme quand une nouvelle hérésie surgit à la quelle Augustin eut encore à faire front. Le moine breton Pélage, à Rome, sous le pontificat d'Anastase (399-401) s'était mis à dénoncer les demi-convertis qui entouraient le sanctuaire, les chrétiens nominaux que le baptême ne changeait en rien.

Etabli à Rome vers 400, Pélage développait l'idée que la transgression d'Adam n'avait affecté que lui, que tout homme naît innocent et n'a aucun besoin d'une grâce divine pour s'établir durablement dans le bien. Attaquée violemment par Augustin, cette hérésie fut condamnée au concile oecuménique d'Ephèse (431).

Le moralisme dur, intransigeant et ascétique de Pélage, connut un vif succès, d'autant qu'il prêchait d'exemple, en des milieux profondément croyants. Le moine breton fut tenu pour une sorte de prophète. Sa doctrine se résumait dans une négation de la nécessité du baptême : Pélage proclamait la toute-puissance non pas de Dieu, mais de l'homme..., qui même quand il ne veut pas le bien et ne le fait pas, peut le faire par sa seule volonté, par ses propres forces naturelles. La grâce sanctifiante qui vient de Dieu n'est plus nécessaire. Par conséquent, la Rédemption perd son sens de régénération de la mort à la vie. Un tel système ramenait la religion à un pur moralisme, niait l'utilité du sacrifice du Christ, rendait inutile toute prière. Si, seul, je puis me sauver, pourquoi prier ?

Cette déviation ne fut pas facile à discerner au début, car, par bien des traits, Pélage et les siens se présentaient en chrétiens remarquables. Dès qu'il eut été mis au courant, Augustin lui ne s'y trompa point.

 

"Avant même que je connusse les thèses de Pélage, mes livres les réfutaient", a-t-il écrit.

 

En 411, Augustin attaqua le pélagianisme et le fit d'abord condamner au concile de Carthage, le réfutant dans des traités qui deviendront célèbres sur les Mérites des pécheurs et le Baptême des enfants. Il lui oppose la vérité catholique dans ses grands ouvrages sur l'Esprit et la Lettre, la Nature et la Grâce.

 

Des longues luttes pélagiennes, l'Eglise sortit victorieuse, doctrinalement mieux armée.

 

L'idée centrale qu'Augustin développa fut l'apostrophe de saint Paul :

 

"Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu?"

 

Grâce, bonnes oeuvres, foi même, tout n'existe que par le secours divin. Ce que nous faisons de bien, c'est Dieu qui le fait en nous. ce sera la doctrine de S. François d'Assise.

 

Telle est la doctrine augustinienne de la Grâce, qui, bien comprise, ne porte nullement atteinte à la liberté humaine, car cette liberté est d'autant plus autonome que, se détournant des illusions de la terre, elle est plus abandonnée à la miséricorde et à la Grâce.

 

Le titre que souvent on donne à Augustin est celui de Docteur de la Grâce, un titre plus qu'amplement justifié.

 

L'arianisme

 

Dans les derniers temps de sa vie, S. Augustin a encore à faire face à l'hérésie arienne, qu'il a peu connue jusqu'alors en Afrique mais qui, lors de l'invasion vandale, s'identifie pour lui au péril barbare.

 

Augustin meurt le 28 août 430 dans Hippone assiégé par les Vandales.

Ses idées


Sa pensée est très marquée par le néo-platonisme, il ne voit aucune contradiction entre le christianisme et la philosophie de Platon. Il réconcilie le concept platonicien des "idées éternelles" avec le christianisme en considérant celles-ci comme partie intégrante du Dieu éternel. Il s’oppose cependant à la théorie cyclique de Platon. Pour Augustin, l’histoire est en mouvement, depuis un commencement vers une fin.

Pour lui, le savoir est un moyen de rencontrer Dieu. L’étude de l’univers ne peut que conduire à une appréciation plus haute de la sagesse de Dieu. Mais il place la foi au-dessus : elle prime la connaissance. L’homme a le libre choix entre le bien et le mal (libre arbitre), mais pour faire le juste choix, il a besoin de l’aide divine et d’une foi forte.

 

Deux formules résument sa pensée : "Crois pour comprendre" et "Comprends pour croire." Philosophie et théologie doivent être distinguées mais associées. Toute la culture occidentale en dépend.

Tous les maîtres spirituels de l'Occident sont ses disciples et reconnaissent leur dette envers lui: Scot Erigène, Abélard, Anselme de Canterbury, S. Bernard, les Victorins, Maître Eckart et S. Thomas, son seul pair.

 

Avant lui il y avait eu des essais, des tâtonnements souvent remarquables, tels ceux d'un S. Irénée, d'un Justin, la grande oeuvre d'Origène dont l'Eglise d'Orient s'était nourrie. Saint Augustin est le véritable initiateur de l'esprit théologique en Occident. La théologie qu'il conçoit a pour but de "produire, nourrir, défendre et affirmer la loi salutaire qui mène au vrai bonheur." Même si, formellement, la théologie date du Moyen Âge, elle n'eût jamais existé sans ses pénétrantes intuitions. Toutes les grandes idées politiques aussi bien sur l'unité de l'Europe (la Chrétienté), les droits et les devoirs des gouvernants, la guerre et sa légitimité (défense contre l'agresseur, mais cette guerre même entre dans les conséquences du péché car "la paix n'appartient-elle pas au seul bonheur éternel?"), les rapports de l'Eglise et de l'Etat, les bases de la distinction des pouvoirs temporel et spirituel, toutes les conceptions sociales sur l'esclavage, l'argent, la condamnation de l'usure, le travail et bien d'autres sujets sont présentes dans leurs principes, les idées de la Cité de Dieu.

 

L'accord nécessaire entre l'Eglise et l'Etat induit aide et protection de l'Eglise par l'Etat. L'Eglise a droit à cette protection, alors que les faux cultes ne peuvent réclamer semblable faveur. La tolérance pratique d'un culte non catholique est bonne car pour l'extension du règne du Christ, S. Augustin compte plus sur le pouvoir de la vérité que sur l'appui de César. La question se posa quand face aux violences donatistes, l'Etat impérial fut amené à sévir. La tolérance a des limites si la paix sociale est troublée (aujourd'hui on dit "s'il y a trouble à l'ordre public", notion tout droit héritée de cette idée augustinienne), si la loi est insultée, des rigueurs peuvent s'imposer: concrètement, S. Augustin approuvera les mesures contre les donatistes (Giovanni Papini a fait remarquer que le donatisme annonçait par certains aspects le luthéranisme) mais jamais il ne demandera que l'on convertisse personne de force. Et cette intervention du pouvoir a des limites: S. Augustin dit formellement qu'elle ne doit jamais aller jusqu'à la peine de mort, au moins entre chrétiens, et qu'elle doit être précédée d'une recherche charitable des terrains d'entente. "La liberté de l'erreur est la pire mort de l'âme", mais la violence n'est pas bonne aux yeux de Dieu. Les bûchers du Moyen Âge se réclameront de la doctrine augustinienne du "bras séculier", mais lui ne les a jamais justifiés, même par avance.



Augustin a posé les fondements de la culture chrétienne.  Il "a formé l'intelligence de l'Europe chrétienne", écrira le Bx cardinal Newman.

Saint Augustin n'a pas fondé d'ordre mais a écrit une Règle dont s'inspirent de nombreux religieux, qualifiés d'"Augustins", comme les chanoines réguliers de Saint-Augustin, l'Ordre de Saint Augustin, les Grands Augustins, les Récollets, les Assomptionnistes, et des congrégations féminines (comme les Visitandines), très nombreuses.

Oeuvres principales

Son oeuvre est immense, il écrivait sans relâche, lettres, traités et sermons pour défendre sa conception du christianisme.

- Les Confessions racontent sa jeunesse et sa conversion. Composées vers 397-400, elles ont connu en Occident un succès immédiat, et inouï. Certes, divers penseurs avaient déjà eu l'idée de raconter par quel itinéraire ils s'étaient approchés de la vérité (S. Justin au IIe siècle; S. Hilaire dans la préface de son traité De la Trinité, au milieu du IVe siècle), mais cette trame de la quête du vrai n'avait jamais permis le surgissement d'un ouvrage d'une ampleur et d'un éclat comparable à ceux des Confessions. Saint Augustin, alors âgé de près de 45 ans, avait reçu le baptême une dizaine d'années plus tôt.

- Contre Fauste le manichéen, composé entre 398 et 404.

-De la Trinité (399-422), est avec la Somme de S. Thomas d'Aquin, un des deux môles de la spéculation chrétienne où S. Augustin appelle toutes les connaissances à l'aide, et la métaphysique et la psychologie, et l'acquis de Platon et d'Aristote, et toute l'érudition scripturaire, pour placer l'intelligence humaine en face du mystère qui passe toute intelligence.

- La Cité de Dieu (De Doctrina christiana) (13-427) est son texte fondamental, qui définit pour longtemps les exigences et les limites d’une culture chrétienne.

Cet ouvrage justifie le christianisme dans l’histoire et par l’histoire. La Cité de Dieu est la communauté universelle des vertueux, où séjournent Dieu, ses anges et tous les saints, ainsi que tous les hommes intègres sur terre. Saint Augustin oppose la Cité de Dieu à la Cité terrestre, décrit sa vision "des commencements et des fins" de ces deux cités, "les deux cours contraires suivis par la race humaine depuis ses origines, celui des fils de la chair et celui des fils de la promesse". Tout s’achève par la perfection, la glorification et l’apothéose de la cité de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

-  De la nature et de la Grâce (415)

- De la Grâce du Christ et du péché originel

- Du Mariage et de la concupiscence (418)

- Contre Julien (théologien pélagien), Enchiridion (421-422)

- De la grâce et du libre arbitre (425)

- Du don de la persévérance (429)

- 113 traités sur tous les domaines (Sur la musique, par exemple).

- Quelque 218 lettres (correspondances avec des évêques, laïcs, ministres, empereurs).

- Près de 500 sermons et petits traités de théologie morale Sur le mensonge, Sur le jeûne, Sur le culte des morts, etc.

- Innombrables commentaires des Écritures (on a retrouvé des traces de commentaires de 42 816 versets).

- Dialogues sur la philosophie de Platon.

- Essais sur la religion romaine antique.


Citations

 

  • Par nature, l’homme n’a pas de pouvoir sur l’homme.
  • Notre coeur est inquiet tant qu’il ne trouve pas le repos en Dieu.
  • Je crois afin de comprendre.
  • [Douter], c’est croire implicitement à l’existence de la vérité et en désirer la connaissance.
  • La bonne volonté est l’oeuvre de Dieu, la mauvaise volonté est de s’éloigner de l’oeuvre de Dieu.
  •  

Sources : (1) ; (2); (3) Oeuvres complètes de saint Augustin; (4) Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 18, 20, 29, 35-39, 41, 45, 51.

 

. L’itinéraire d’Augustin, modèle de la relation entre foi et raison, selon Benoît XVI

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 00:00

A l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son coeur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le coeur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit: "Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse!" Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme. Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes. 
Elle est invoquée pour favoriser le bon déroulement d'un accouchement et est la protectrice des mères et des veuves.

Les fouilles du XIXe siècle à Ostie ont retrouvé la plaque de marbre commémorative de Monique.

 

Sources: (1); (2)

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:49
La Naissance de Vénus de Botticelli (détail), (1485).

La Naissance de Vénus de Botticelli (détail), (1485).

Qui trahit une fois trahit deux fois. Il fallait s'y attendre. Après avoir trahi les femmes une première fois lors du vote de la loi Taubira sur le soit-disant "mariage" homosexuel ouvrant la voie à la gestation pour autrui (GPA), nom politiquement correct de la location d'uterus, autrement dit un contrat sur une personne (néo-esclavage), il fallait s'attendre à voir les dites "féministes" et toute la classe politico-médiatique trahir les femmes une seconde fois en prenant le parti des islamistes sexistes qui, incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles devant des femmes légèrement vêtues demandent aux femmes de porter le dénommé "burkini" pour recouvrir totalement leurs corps de la tête aux pieds à la plage. La pudeur, argument affiché, est un cache-sexe quand on connait le vrai rapport de l'islam à la pureté, inégale selon le sexe, et la perversité même de dogmes islamiques assurant 72 vierges au paradis pour les musulmans.
 
Les hommes musulmans eux-mêmes se recouvrent-ils entièrement à la plage, de la tête aux pieds ? Inégalité entre l'homme et la femme ? Notre civilisation et tout l'art européen depuis l'Antiquité, a une autre représentation de la femme et un autre rapport au corps humain, mais disons-le, que n'eut-on entendu si ces revendications, émanant d'une contre-culture étrangère à notre civilisation et qui nous mène une guerre sur notre territoire, venaient des catholiques, eux-mêmes ? Deux poids deux mesures du féminisme, naufrage du féminisme, collabo de l'islam sexiste !
 
La défense authentique de la liberté des femmes (leur libre arbitre dirions-nous) et de leurs droits à l'égalité entre les sexes consistait au contraire pour les "féministes" à dénoncer le burkini comme un symbole sexiste religieux inégalitaire et à demander son explusion de nos paysages !
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 08:04

En cette fête de la Saint-Louis, suite aux dramatiques évènements de l'été pour lesquels le duc d'Anjou, le Prince Louis de Bourbon, Aîné des Capétiens, explique ne pas avoir voulu s'exprimer "sur le moment", désigne le "double" mal qui "atteint la France" une "guerre de civilisation" et une "grave crise morale et d'identité", à la source de laquelle il situe "la laïcité républicaine" qui est "un leurre", qui "nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères."

Difficile en effet de se défendre lorsque on a baissé la garde, enlevé casque et bouclier !

Mes chers compatriotes,

 

La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

 

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.

 

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

 

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce qu'elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

 

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

 

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

 

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

 

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

 

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

 

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

 

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

 

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

 

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

 

Source: Déclaration du duc d'Anjou, Louis XX facebook, 25 août 2016

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Publié par Ingomer - dans Royalisme
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