Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 08:57

Suite du documentaire Les Rois de France (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France)

La passation de pouvoir entre Carolingiens et Capétiens s'est passée sur deux siècles.

 

Les Capétiens vont régner de 987 à 1848.

 

L'avènement du Capétien

 

Un nouvel empereur va succéder à Charlemagne en 814. Aux morts successives de ses fils aînés, le Grand Charles répond par la nomination de son dernier fils, Louis, au titre impérial dès 813, mais le premier Louis de l'histoire de France, va rechercher une légitimité sans délégation: il organise son sacre trois ans plus tard (5 octobre 816) en faisant venir le Pape à Reims. Il devient ainsi le premier monarque sacré à Reims.

Louis Ier dit le Pieux (parfois "le Débonnaire"), Rois des Francs et Empereur d'Occident est le premier monarque français à être sacré à Reims (816). Louis est un nom qui dérive de la latinisation du nom franc, Clovis [Chlodowig, l''Illustre guerrier", c'est la signification du nom de Cholodo-wig. (C. GUENOT, Le Fils aîné de l'Eglise, Epopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 15.)]

Louis Ier dit le Pieux (parfois "le Débonnaire"), Rois des Francs et Empereur d'Occident est le premier monarque français à être sacré à Reims (816). Louis est un nom qui dérive de la latinisation du nom franc, Clovis [Chlodowig, l''Illustre guerrier", c'est la signification du nom de Cholodo-wig. (C. GUENOT, Le Fils aîné de l'Eglise, Epopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 15.)]

Louis Ier le Pieux, Carolingien, est donc ainsi directement rattaché au premier mérovingien, premier roi du peuple franc unifié. 

Généalogie des Carolingiens

Généalogie des Carolingiens

Les Carolingiens du maire du Palais Pépin de Landen (640) à Louis V le Fainéant (986-987)

Les Carolingiens du maire du Palais Pépin de Landen (640) à Louis V le Fainéant (986-987)

Invasions vikings

Traité de Verdun (843), partage de l'état franc entre les trois fils survivants de Louis le Pieux, petits-fils de Charlemagne. Charles II le Chauve reçoit la Francia occidentalis, Francie occidentale (France), Lothaire la Francia media, France médiane (Frise, Lotharingie, Bourgogne, Provence, Lombardie) et le titre impérial, Louis le germanique la Francia orientalis, Francie orientale (Germanie: Saxe, Austrasie, Thuringie, Alémanie, Bavière). Le traité fut un compromis qui affaiblissait considérablement la portée de l'idée impériale. L'identité qui avait existé sous Charlemagne et Louis le Pieux entre l'Empire et l’État franc disparaissait. L'unité impériale ne subsistait plus qu'en théorie ; son universalité cessait de correspondre à la réalité puisque l'empereur ne gouvernait plus en fait que le tiers de la chrétienté occidentale.

Traité de Verdun (843), partage de l'état franc entre les trois fils survivants de Louis le Pieux, petits-fils de Charlemagne. Charles II le Chauve reçoit la Francia occidentalis, Francie occidentale (France), Lothaire la Francia media, France médiane (Frise, Lotharingie, Bourgogne, Provence, Lombardie) et le titre impérial, Louis le germanique la Francia orientalis, Francie orientale (Germanie: Saxe, Austrasie, Thuringie, Alémanie, Bavière). Le traité fut un compromis qui affaiblissait considérablement la portée de l'idée impériale. L'identité qui avait existé sous Charlemagne et Louis le Pieux entre l'Empire et l’État franc disparaissait. L'unité impériale ne subsistait plus qu'en théorie ; son universalité cessait de correspondre à la réalité puisque l'empereur ne gouvernait plus en fait que le tiers de la chrétienté occidentale.

Après l'effritement de l'empire carolingien, une nouvelle dynastie va s'installer durablement sur le trône de la partie occidentale de l'état créé par Charlemagne.

La consolidation du pouvoir des capétiens se fera durant un 11e siècle marqué par deux évènements qui vont influencer durablement la société du Moyen Âge : la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant (1066) et la première croisade (1095).

 

L'héritage de Charlemagne ne peut s'étendre davantage, il manque de dynamisme. Tout l'Occident est chrétien, le seul défi est de défendre les acquis.

 

Invasions vikings (IXe-Xe siècle)

Invasions vikings (IXe-Xe siècle)

Défendre les acquis. Car des embarcations légères, très profilées, dont le fond permet de naviguer en eau douce comme d'affronter des lames de fonds, commencent à apparaître régulièrement sur tout le pourtour du littoral de la terre des Francs. Des monstres en guide de proues, ces navires sont manoeuvrés par des hommes qui cherchent à survivre. Ce sont les Vikings.

On va voir surgir des embarcations rapides, nerveuses, légères, que l'on va nommer à tord les "drakkars", parce que le drakkar n'est que la tête du dragon qui est à l'avant. A bord de ces bateaux il y a des géants blonds, des marchands devenus pillards, remarquables marins, des païens qui cèdent à la tentation de toutes les richesses, qui s'accumulent dans les monastères de Grande-Bretagne et de Francie. Ils adorent Odin.

Quand ils arrivent sur nos côtes, ils s'enfoncent dans les cours d'eau, les fleuves, les rivières, ils détruisent les abbayes, ils tuent, ils violent, ils fuient la misère de leur terre natale et sèment la panique.

Dans un premier temps, ils ruinent le commerce, l'essentiel étant fluvial.

Comme c'était de très fins navigateurs, tout le vocabulaire maritime leur doit beaucoup. Le babord, le tribord, le hauban, la carlingue, tout ces mots viennent des Vikings.

Ils navigueront jusqu'en Sicile où ils vont créer des royaumes, jusqu'en Russie, le mot Rutzi (voyageurs, aventuriers) qui va devenir Russie est un mot d'origine viking.

Ils provoquent un terrible exode avec son cortège de famine.

 

S'érigent alors des forteresses de bois et de terres à l'initiative de guerriers locaux, et non d'un roi. Encore moins d'un empereur qui perd tout contrôle. Le responsable de cette initiative locale prend le statut de seigneur. C'est l'amorce de la mise en place d'un nouveau système, le système féodal. Les temps deviennent troubles. Les hommes resserrent les liens de proche en proche par des serments de fidélité. Tout le monde a besoin d'un chef, ne serait-ce qu'un chef de clan.

 

C'est dans ce contexte de crise que se prépare la succession de Louis (840).

 

Les seigneurs locaux, responsables de la sécurité de la population, face aux raids vikings, se voient inféodés par des seigneurs régionaux, qui ont mis la main sur toutes les sources de revenus, comtés et abbayes.

 

C'est la constitution d'une pyramide féodale des vassaux au suzerain.

Charles II le Chauve (Roi de Francie occidentale 843-877)

Charles II le Chauve (Roi de Francie occidentale 843-877)

Dans le royaume de Charles II le Chauve, un parti d'aristocrates se forme autour de Robert le Fort, [ancêtre d'Hugues Capet] comte de Tours et d'Angers, maître d'abbaye considérable, et grand chef de guerre. En 864, en échange de sa fidélité, Charles le Chauve lui confie le comté de Paris. Robert meurt deux ans plus tard en combattant les Normands, mais Robert aura une descendance.

Raids musulmans en Méditerranée

 

Le jour de Noël 875, à Rome, 75 ans exactement après le couronnement de Charlemagne, Charles le Chauve est couronné empereur par le Pape. Ce dernier l'appelle au secours deux ans plus tard afin de défendre Rome contre la menace des Musulmans (877). Si les raids des Vikings affectent le Nord de l'Europe et tout le littoral atlantique, la Méditerranée est sous la menace permanente des raids musulmans.

 

Les Sarrasins en Provence (889-975)

 

Vingt pirates partis d'Espagne sur un frêle bâtiment, et se dirigeant sur les côtes de Provence, furent poussés par la tempête dans le golfe de Grimaud, autrement appelé le golfe de Saint-Tropez, et débarquèrent au fond du golfe sans être aperçus. Autour de ce bras de mer s'étendait au loin une forêt qui subsiste en partie, et qui était tellement épaisse que les hommes les plus hardis avaient de la peine à y pénétrer. Vers le nord était une suite de montagnes s'élevant les unes au-dessus des autres, et qui, arrivées à une distance de quelques lieues, dominaient une grande partie de la basse Provence.

Les Sarrasins envahirent pendant la nuit le village le plus rapproché de la côte, et, massacrant les habitants, se répandirent dans les environs. Quand ils furent arrivés sur les hauteurs qui couronnent le golfe du côté du nord, et que de là, leur regard s'étendit d'un côté vers la mer et de l'autre vers les Alpes, ils comprirent tout de suite la facilité qu'un tel tel lieu devait leur offrir pour un établissement fixe. La mer leur ouvrait son sein pour recevoir tous les secours dont ils auraient besoin; la terre leur livrait passage dans des contrées qui n'avaient pas encore été pillées et où il n'avait été pris aucune mesure de défense. L'immense forêt qui environnait les hauteurs et le golfe leur assurait une retraite au besoin.

Les pirates firent un appel à tous leurs compagnons qui parcouraient les parages voisins; ils envoyèrent demander du secours en Espagne et en Afrique; en même temps ils se mirent à l'ouvrage, et en peu d'années les hauteurs furent couvertes de châteaux et de forteresses. Le principal de ces châteaux est nommé par les écrivains du temps Fraxinetum, du nom des frênes qui probablement occupaient les environs. On croit que Fraxinetum répond au village actuel de la Garde-Frainet, qui est situé au pied de la montagne la plus avancée du côtée des Alpes... Quand les travaux furent terminés, les Sarrasins commencèrent à faire des courses dans le voisinage. Ils n'eurent garde d'abord de s'éloigner du centre de leurs forces; mais bientôt les seigneurs les associèrent à leurs querelles particulières. Ils aidèrent à abattre les hommes puissants; ensuite, se débarrassant de ceux qui les avaient appelés, ils se déclarèrent les maîtres du pays; en peu de temps une grande partie de la Provence se trouva exposée à leurs ravages. La terreur devint bientôt générale; le plat pays étant dévasté, les Sarrasins s'avancèrent vers le chaîne des Alpes.

Les Sarrasins occupèrent le mont Cenis et le mont Saint-Bernard, devinrent les maîtres de tous les passages des Alppes, et de là pillèrent le Dauphiné, le Piémont, le Montferrat, le Valais, la Suisse, les Grisons, la Savoie, la Maurienne, la Ligurie. Ils prirent et saccagèrent Turin, Marseille, Aix, Sisteron, Gap, Embrun, Gênes, Fréjus, Toulon, Grenoble, etc., égorgeant vifs les habitants, et dévastant tellement le pays, que les loups en devinrent à peu près les maîtres.

Hugues, devenu comte de Provence, s'était rendu en Italie pour y disputer la couronne du royaume de Lombardie. Les cris de ses sujets l'ayant enfin rappelé de côté des Alpes, il annonça l'intention de chasser entièrement les Sarrasins. Il s'agissait de s'emparer d'abord du château Fraxinet, à l'aide duquel les Sarrasins se maintenaient en relation avec l'Espagne et l'Afrique et d'où ils dirigeaient leurs expéditions dans l'intérieur des terres. Comme il fallait que ce château fut attaqué par la mer et par terre, Hugues envoya demander une flotte à l'empereur de Constantinople, son beau-frère; il demandait aussi du feu grégeois, l'arme alors la plus efficace pour combattre les flottes sarrasines.

En 942, la flotte grecque jeta l'ancre dans le golfe de Saint-Tropez; en même temps Hugues accourut avec une armée. Les Sarrasins furent attaqués avec la plus grande vigueur; leurs navires et tous leurs ouvrages du côté de la mer furent détruits par les Grecs. De son côté, Hugues força l'entrée du château et obligea les barbares à se retirer sur les hauteurs voisines. C'en était fait de la puissance des Sarrasins en France; mais tout à coup Hugues apprit que Béranger, son rival à la couronne d'Italie, qui s'était enfui en Allemagne, se disposait à lui disputer le trône. Alors, ne songeant plus aux maux qui pesaient sur ses malheureux sujets, il renvoya la flotte grecque, et maintint les Sarrasins dans toutes les positions qu'ils occupaient, à la seule condition que, s'établissant au haut du grand Saint-Bernard et sur les principaux sommets des Alpes, ils fermeraient le passage de l'Italie à son rival... Dès ce moment les Sarrasins montrèrent encore plus de hardiesse qu'auparavant, et l'on dut croire qu'ils étaient établis pour toujours dans le coeur de l'Europe. Non seulement ils épousèrent les femmes du pays, mais ils commencèrent à s'adonner à la culture des terres. Les princes de la contrée se contentèrent d'exiger d'eux un léger tribut; ils les recherchaient même quelquefois. Quant à ceux qui occupaient les hauteurs, ils donnaient la mort aux voyageurs qui leur déplaisaient, et exigeaient des autres une forte rançon. "Le nombre des chrétiens qu'ils tuèrent fut si grand, dit Liutprand, que celui-là seul peut s'en faire une idée, qui a inscrit leurs noms dans le livre de vie."...

Vers l'an 960, les Sarrasins furent chassés du mont Saint-Bernard. L'histoire ne nous a pas conservé les détails de cet évènement... En 965, ils furent chassé du diocèse de Grenoble. Les évêques de cette ville s'étaient retirés à Saint-Donat, du côté de Valence. Cette année, Isarn, impatient de reprendre possession de son siège, fit appel aux nobles, aux guerriers et aux paysans de la contrée; et, comme les Sarrasins occupaient les cantons les plus fertiles et les plus riches, il fut convenu que chaque guerrier aurait sa part des terres conquises, à proportion de sa bravoure et de ses services. Après l'expulsion des Sarrasins de Grenoble et de la vallée du Graisivaudan, le partage eut lieu, et certaines familles du Dauphiné, telles que celle des Aynard ou Montaynard, font remonter l'origine de leur fortune à cette espèce de croisade.... Tous ces succès annonçaient que les affaires des Sarrasins allaient en déclinant, et ne faisaient que qu'irriter davantage le désir qui se manifestait de tous les côtés d'en être tout à fait délivré.

En 936, l'empereur Othon annonça l'intention de se dévouer à une entreprise si patriotique; mais il mourut sans avoir rempli sa promesse, et il fallut que les Sarrasins se portassent à un nouvel attentat, pour que les peuples se décidassent à en faire eux-mêmes justice.

Un homme s'était rencontré, qui jouissait d'une considération universelle; il suffisait de le nomme pour attirer le respect des nations et des rois. C'est saint Mayeul, abbé de Cluny, en Bourgogne. Telle était la réputation qu'il avait acquise par ses vertus, qu'on songea un moment à le faire pape. Mayeul s'était rendu à Rome pour satisfaire sa dévotion aux églises des saints et pour visiter quelques couvents de son ordre. A son retour, il s'avança par le Piémont et résolut de rentrer dans son monastère par le mont Genèvre et les vallées du Dauphiné. En ce moment, les Sarrasins étaient établis entre Gap et Embrun, sur une hauteur qui domine la vallée du Drac, en face du pont d'Orcières. A l'arrivée du saint au pied de la chaîne des Alpes, un grand nombre de pélerins et de voyageurs, qui depuis longtemps attendaient une occasion favorable pour franchir le passage, curent qu'il ne pouvait pas s'en présenter de plus heureuse. La caravane se met donc en route; mais, parvenue sur les bords du Drac, dans un lieu resserré entre la rivière et les montagnes, les barbares, au nombre de mille, qui occupaient les hauteurs, lui lance une grêle de traits. En vain les chrétiens, pressés de toutes parts, essaient de fuir; la plupart sont pris, entre autres le saint; celui-ci est même blessé à la main en voulant garantir la personne d'un de ses compagnons. Les prisonniers furent conduits dans un lieu écarté; la plupart étant de pauvres pélerins, les barbares s'adressèrent au saint, comme au personnage le plus important, et lui demandèrent quels étaient ses moyens de fortune. Le saint répondit ingénument que, bien que né de parents forts riches, il ne possédait rien en propre, parce qu'il avait abandonné toutes ses possessions pour se vouer au service de Dieu; mais qu'il était abbé d'un monastère qui avait dans sa dépendance des terres et des biens considérables. Là-dessus, les Sarrasins, qui voulaient avoir chacun leur part, fixèrent la rançon de lui et du reste des prisonniers à 1 000 livres d'argent, ce qui faisait environ 80 000 francs de notre monnaie actuelle. En même temps, le saint fut invité à envoyer le moine qui l'accompagnait à Cluny, pour apporter la somme convenue. Ils fixèrent un terme passé lequel tous les prisonniers seraient mis à mort.

 

Au départ du moine, le saint lui remit une lettre commençant par ces mots :

 

"Aux Seigneurs et aux frères de Cluny, Mayeul, malheureusement captif et chargé de chaînes; les torrents de Bélial m'ont entouré, et les lacets de la mort m'ont saisi." (Rois, 22, 5.)

 

A la lecture de cette lettre, toute l'abbaye fondit en larmes. On se hâta de recueillir l'argent qui se trouvait dans le monastère; on dépouilla l'église du couvent de ses ornements; enfin l'on fit un appel à la générosité des personnes pieuses du pays, et on parvint à réunir la somme exigée. Elle fut remise aux barbares un peu avant le terme fixé, et tous les prisonniers furent mis en liberté.... La prise de saint Mayeul a eu lieu en 972. Cet évènement causa une sensation extaordinaire; de toutes parts les chrétiens, grands et petits, se levèrent pour demander vengeance d'un pareil attentat.

Il y avait alors aux environs de Sisteron, dans le village des Noyers, un gentihomme appelé Bobon ou Beuvon, qui déjà plus d'une fois avait signalé son zèle pour l'affranchissement du pays. Profitant de l'enthousiasme général, et ralliant à lui les paysans, les bourgeois, en un mot tous les hommes amis de la religion et de la patrie, qui voulaient prendre part à la gloire de l'entreprise, il fit construire non loin de Sisteron, un château situé en face d'une forteresse occupée par les Sarrasins. Son intention était d'observer de là leurs mouvements et de profiter de la première occasion pour les exterminer. Dans l'ardeur de son zèle pieux, il avait fait voeu à Dieu, s'il venait à bout de chasser les barbares, de consacrer le reste de sa vie  àla défense des veuves et des orphelins. En vain les Sarrasins essayèrent de le troubler dans ses efforts; toutes leurs tentatives furent inutiles. La montagne où s'élevait le château occupé par les Sarrasins se nommait Petra impia, et s'appelle encore dans le langage du pays Peyro impio. Peu de temps après, le chef des Sarrasins de la forteresse ayant enlevé la femme de l'homme préposé à la garde de la porte, celui-ci, pour se venger, offrit à Bobon de leui en faciliter l'entrée. Une nuit, Bobon se présenta avec ses guerriers et entra sans obstacle. Tous les Sarrasins qui voulurent résister, furent passés au fil de l'épée; les autres, y compris le chef, demandèrent le baptême....

 

Le Dauphiné était libre; la Provence ne pouvait tarder de l'être aussi. Il est bien à regretter que l'histoire ne nous ait presque rien transmis sur un évènement aussi intéressant. On sait seulement qu'à la tête de l'entreprise était Guillaume, comte de Provence.... Guillaume se faisait chérir de ses sujets par son amour de la justice et de la religion. Faisant un appel aux guerriers de la Provence, du Bas-Dauphiné et du Comté de Nice, il se disposa à attaquer les Sarrasins qui se voyaient poursuivis dans leurs derniers retranchements, réunirent toutes leurs forces et descendirent de leurs montagnes en bataillons serrés. Il paraît qu'un premier combat fut livré aux environs de Draguignan, dans le lieu appelé Tourtour, là où il existe encore une tour qu'on dit avoir été élevée en mémoire de la bataille. Les Sarrasins ayant été battus, se réfugièrent dans le château fort. Les chrétiens se mirent à leur poursuite. En vain les barbares opposèrent la plus vive résistance; les chrétiens renversèrent tous les obstacles. A la fin, les barbares, étant pressés de toutes parts, sortirent du château pendant la nuit et essayèrent de se sauver dans la forêt voisine. Poursuivis avec vigueur, la plupart furent tués ou faits prisonniers, le reste mit bas les armes.

 

(Reinaud, Invasions des Sarrasins en France, p. 158, en lecture libre sur Gallica, le site de la Bibliothèque nationale de France. In L'Histoire de France racontée par les contemporains, Extraits des chroniques, des mémoires et des documents originaux, L. DUSSIEUX, Firmin Didiot Frères, Fils et Cie Libraires, tome second, Paris 1861, p., 71-78.)

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Charles le Chauve est couronné empereur en 875, mais il meurt deux ans plus tard en voulant défendre un territoire qu'il ne peut plus contrôler. L'Etat auquel on donne le nom de Francie s'est réorganisé non plus autour d'Aix-la-Chapelle (l'ancienne capitale de l'empire de Charlemagne), mais autour de Reims, de Paris et de Saint-Denis : c'est là que Robert le Fort s'est implanté solidement, et que ses successeurs Capétiens sauront faire fructifier l'héritage.

Hugues Capet, c'est celui qui a été choisi, celui qui a été élu par les Grands pour devenir Roi en 987. Il est de la famille des Robertiens. Son ancêtre remonte au milieu du IXe siècle, à Robert le Fort, qui avait lutté contre les Normands, est mort victorieux (en 866), et est considéré comme un martyr. Ce Robert le Fort est le vrai fondateur de la dynastie capétienne. Ses fils ont régné sur le royaume, car la royauté était alors élective [Eudes, fils aîné de Robert, est élu roi des Francs par les Grands en 888 à Compiègne. Il comprit que tous les Grands n'étaient pas mûrs pour: il faudra encore attendre cent ans pour qu'un autre robertien, un autre duc de France, devienne roi. Une opposition légitimiste subsistait dans l'Est, un descendant de Charlemagne la ralliait (Charles III le Simple, Roi des Francs (898-922).] Robert le Fort est le premier des Robertiens (Capétiens) qui, le premier, va avoir l'idée de la supériorité des ducs "de France" - c'est-à-dire on pourrait dire d'Île-de-France -, qui sont au centre du royaume, et qui sont en quelque sorte, candidats à la création d'une monarchie française qui sera héritière à la fois de la Gaule romaine et des royaumes francs. Et tout cela va créer véritablement la "monarchie française". La Francie ne sera jamais, elle, morcellée, elle aura toujours un unique souverain

 

 

Eudes (Roi des Francs 888-898) - Couronnement du roi Eudes (enluminure des Grandes Chroniques de France)

Eudes (Roi des Francs 888-898) - Couronnement du roi Eudes (enluminure des Grandes Chroniques de France)

Denier de Toulouse sous Eudes de France

Denier de Toulouse sous Eudes de France

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Le sacre d'Hugues Capet

 

Les années qui suivent la mort de Charles le Chauve (877) sont celles où les Vikings lancent leur campagnes les plus dévastatrices.

 

Les descendants de Charles le Chauve se succède rapidement jusqu'à Charles le Gros (Roi de Francie, 884-888), fils de Louis le Germanique.

 

Si le Carolingien défait quelques fois les Vikings, il essaie de trouver un compromis quand ils menacent Paris.

 

 

Eudes, Comte de Paris, Fils de Robert le Fort, sauve Paris des Vikings en 885

Eudes, Comte de Paris, Fils de Robert le Fort, sauve Paris des Vikings en 885

C'est Eudes, Comte de Paris et fils de Robert le Fort qui résiste à l'envahisseur viking en 885 et sauve la ville de Paris du péril normand. Face à la menace païenne, le peuple chrétien ne semble plus pouvoir compter sur les Carolingiens. Si ces Vikings peuvent être considérés comme une punition divine, les descendants de Charlemagne ne passent pas le test avec succès. A la mort de Charles le Gros en 888, c'est Eudes, que les Grands du Royaume choisissent pour Roi, alléguant que l'héritier carolingien, Charles V, est trop jeune pour régner. Eudes est sacré roi des Francs à Compiègne, puis de nouveau couronné à Reims le 13 novembre.

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Eudes est enseveli à Saint-Denis en 888.

 

C'est un carolingien, Charles le Simple, qui en 911 règle le problème viking en cédant à leur chef, Rollon, une partie de son territoire: Rouen. En échange, Rollon devient Robert en se baptisant et en rendant hommage au roi de France. Les Vikings installés à Rouen deviendront les "Normands" et cette région (l'ancienne "Neustrie"), la "Normandie". Les Normands, selon la grande tradition voulant que les conquérants soient conquis, sont devenus ensuite tellement gallo-romains qu'ils envisageaient des extensions du royaume franc en Angleterre.

En 922, le carolingien Charles III le Simple est purement déposé. Ce qui permet un retour rapide sur le trône de Roi des Francs du Comte de Paris Robert Ier frère de Eudes. Dès 923, celui-ci descendant sans héritier en âge de gouverner, on préfère même faire passer la Couronne sur la tête du duc de Bourgogne, Raoul (923-936), plutôt que sur un carolingien capable d'incarner le pouvoir à l'échelle de la Francie. Finalement, la Couronne revient à un carolingien, Louis IV d'Outremer (en 936). Les trois derniers carolingiens à se succéder vont renforcer le pouvoir royal. L'ordre de Cluny prospère, apportant des réponses au chaos de ce siècle.

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

A l'est du Rhin apparaît un empereur germanique. Otton Ier dit Otton le Grand est élu par ses troupes et couronné empereur des Romains par le pape en 962.

 

Pendant ce temps, les Normands ont appris le français et ne parlent plus que cette langue. L'administration du duché est exemplaire. Ce territoire est en paix.

 

Le dernier carolingien, Louis V, meurt à 20 ans d'une mauvaise chute de cheval, le 22 mai 987. Une dernière fois plutôt que d'élire son oncle carolingien qui aurait pu devenir puissant, les Grands se tournent vers le duc de France, Hugues, que l'on surnomme Capet, en raison de la cape qu'il aime porter.

Hugues Capet. La dynastie des Capétiens (987-1848) doit son nom à Hugues Capet élu roi des Francs en 987. Capet parce qu'il portait toujours une cape. C'était son surnom. Surnom qui restera jusqu'à la Révolution, puisque les révolutionnaires diront à Louis XVI "monsieur Capet".

Hugues Capet. La dynastie des Capétiens (987-1848) doit son nom à Hugues Capet élu roi des Francs en 987. Capet parce qu'il portait toujours une cape. C'était son surnom. Surnom qui restera jusqu'à la Révolution, puisque les révolutionnaires diront à Louis XVI "monsieur Capet".

Hugues Capet est élu roi parce qu'il semble plus facilement manipulable et moins puissant. Son royaume se cantonne à l'Île de France. Le roi est le duc de France, le chef d'une famille noble un peu plus prestigieuse que les autres, mais à peine plus prestigieuse. On est loin de la grande organisation carolingienne. Avec les Capétiens, on arrive dans cette époque de la suprématie des seigneurs, les uns par rapport aux autres.

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Le roi se cantonne à ce que l'on appelle son domaine, le domaine royal, c'est-à-dire l'ensemble des terres et des droits sur lesquels il exerce son pouvoir directement. C'est sa principauté, mais autour il y en a d'autres. Autrement dit on a un royaume qui est composé d'une mosaïque de principautés, et ces principautés fonctionnent exactement de la même façon que la principauté royale, d'est-à-dire qu'on y a institué des princes qui s'y transmettent le pouvoir de façon désormais héréditaire, à partir du XI siècle. Ces princes connaissent une structure de nature féodo-vassalique. Ils concèdent une partie de leur territoire à des seigneurs qui sont inférieurs dans le rang de l'aristocratie. Ils leur concèdent des fiefs avec un droit de justice, un château.

 

 

Les principautés à l'intérieur du Royaume d'Hugues Capet en 987.

Les principautés à l'intérieur du Royaume d'Hugues Capet en 987.

Comment gouverne le roi ?

 

Le roi ne gouverne pas par des actes législatifs, mais par des chartes ponctuelles données à tel ou tel seigneur laïque ou ecclésiastique. Ces chartes sont le fruit d'une requête, le plus souvent et la charte comporte le plus souvent un don. C'est-à-dire que l'acte politique du roi est d'abord un acte de générosité, octroyé par le roi. Cela implique que la Cour du roi ait un réceptacle de demandes, de requêtes, venant de la part essentiellement des aristocrates, mais la Cour des Capétiens, des premiers Capétiens surtout, est un lieu assez libre d'accès pour la personne royale.

 

Le roi va s'entourer petit à petit d'un Chancelier pour ses écritures, d'un connétable, d'un sénéchal, de bouteillers. Ces offices mêlent intimement le privé et le public. Ce sont des offices de maison.

 

Des Capétiens directs, puis aux Valois et aux Bourbons, pendant huit siècles ce royaume allait s'agrandir en ayant à sa tête un représentant de la même famille, celle dont le représentant avait été choisi parce qu'il semblait faible. Les Capétiens vont régner jusqu'en 1848 avec Louis-Philippe (Orléans). Cette dynastie capétienne durera très longtemps. Elle est le fruit du passage de la Gaule romane à la gaule franque. C'est là que se construit la France. Et en 987, avec Hugues Capet, on peut parler de France.

 

Mais plutôt que conquérir comme Clovis et Charlemagne, Hugues avait choisi de durer. Il instaure dès Noël 987, la règle de la promogéniture mâle, en associant au trône son fils aîné, Robert II. Pendant plus de deux siècles, les successeurs d'Hugues Capet utiliseront cette stratégie afin de stabiliser le pouvoir et de pérenniser la dynastie. Ils feront sacrer de leur vivant leur fils aîné. Et ainsi vont correspondre pour les siècles à venir, deux idées, l'idée de la France et l'idée du sacre.

Hugues Capet, duc des français, désormais Rex francorum, fait sacrer à Reims, son fils Robert II, également bénéficiaire d’une élection, en qualité de Roi associé. Hugues inaugure ainsi une tradition qui perdurera 2 siècles, le principe héréditaire. Cette conquête inaperçue des contemporains allait permettre de refaire la France. Seulement il aura fallu attendre plus de 500 ans pour que l’usage absurde des partages francs à la mort du roi fût abandonné, et il fallut encore deux siècles avant que le principe héréditaire triomphât du principe électif, car en droit, à ce moment l’élection du roi ne le cédait en rien à l’hérédité. En fait, le sacre six fois répété de l’aîné (sur six générations), du vivant du roi régnant, allait affaiblir le principe électif, jusqu’au jour où la légitimité capétienne n’aurait plus d’autre fondement que le fait dynastique sous Philippe II Auguste 1180-1223, le principe de l’hérédité de la Couronne étant alors acquis.

Hugues Capet, duc des français, désormais Rex francorum, fait sacrer à Reims, son fils Robert II, également bénéficiaire d’une élection, en qualité de Roi associé. Hugues inaugure ainsi une tradition qui perdurera 2 siècles, le principe héréditaire. Cette conquête inaperçue des contemporains allait permettre de refaire la France. Seulement il aura fallu attendre plus de 500 ans pour que l’usage absurde des partages francs à la mort du roi fût abandonné, et il fallut encore deux siècles avant que le principe héréditaire triomphât du principe électif, car en droit, à ce moment l’élection du roi ne le cédait en rien à l’hérédité. En fait, le sacre six fois répété de l’aîné (sur six générations), du vivant du roi régnant, allait affaiblir le principe électif, jusqu’au jour où la légitimité capétienne n’aurait plus d’autre fondement que le fait dynastique sous Philippe II Auguste 1180-1223, le principe de l’hérédité de la Couronne étant alors acquis.

[Il semble que les Capétiens, réalistes, aient eu devant les yeux les fautes de leur prédécesseurs pour ne pas les recommencer. Les descendants de Charlemagne s’étaient épuisés à reconstituer l’empire. Ce fut également la manie des empereurs germaniques. Les Capétiens se rendirent compte de leur force exacte et se gardèrent à leurs débuts d’inquiéter personne. Car à ce stade le pouvoir du roi de France apparaît bien limité : il n’a aucun pouvoir au sud de la Loire (le domaine royal se limite à une dizaine de comtés : Paris, Etampes, Melun, Compiègne, Montreuil- sur Mer, Senlis, Orléans, Dreux…), et il est étroitement dépendant de l’Eglise et des grands féodaux qui l’ont élu; au comte de Périgord qui s’était emparé de sa ville de Tours, Hugues ayant fait demander par un héraut : « Qui t’a fait comte ? » s’entendit répondre : « Qui t’a fait roi ? ». Le territoire national morcelé, il faudra des siècles pour le reprendre aux souverainetés locales.

Comme chef féodal et duc de France, le roi avait pour vassaux directs les comtes de Blois, Anjou, Maine, et les comtes bretons du Mans et de Rennes pour arrière-vassaux. Huit grands fiefs relevant nominalement de la Couronne, indépendants en fait se partageaient le reste du territoire : Flandre, Normandie, Bourgogne, Guyenne, Gascogne, Toulouse, Gothie (Narbonne et Nîmes) et Barcelone : la suzeraineté capétienne sur ces duchés et ces marches venait de l’héritage de Charlemagne. Cette suzeraineté était un titre juridique qui rester à réaliser, les grands vassaux étant maîtres chez eux. La dignité royale et l’onction du sacre (alliance de l’Eglise) et une vague tradition d’unité personnifiée par le roi, c’était toute la supériorité des Capétiens. Ainsi, le roi comptait peu, même pour ses vassaux directs, tel la Maison d’Anjou d’où devait sortir la funeste dynastie des Plantagenêt 1154-1485 qui un jour, mettrait la France en danger.]

 

 

Vue des tombeaux de la nécropole royale de la Basilique Saint-Denis

Vue des tombeaux de la nécropole royale de la Basilique Saint-Denis

En 996, "sitôt refroidie, la dépouille du roi Hugues fut transportée à Saint-Denis dont il avait été abbé laïque. Son cercueil fut placé devant l'autel de la Trinité, tout contre celui de son grand-oncle le roi Eudes, qui le premier de la famille avait porté la Couronne.

A une exception près, tous ses descendants et successeurs le rejoignirent dans la nécropole royale.

A la Révolution, alors que Louis XVI était affublé du surnom de son ancêtre - Louis Capet -, son gisant fut détruit" (Les Derniers Jours des Rois, Sous la Direction de Patrice Gueniffey, Perrin, Le Figaro Histoire, Paris 2014, p. 61.)

Les principaux autres tombeaux de la Nécropole détruits par les Barbares iconoclastes de la Révolution furent ceux d'Arégonde épouse de Clotaire Ier, Charles II le Chauve (843-877), Eudes (888-898) que l'on a pourtant vu sauver Paris des Vikings en 885, Hugues Capet (987-996), Jeanne de Bourgogne première épouse de Philippe VI, Charles VII le Victorieux (1422-1461) et son épouse Marie d'Anjou, Charles VIII l'Affable (1483-1498), François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574), Henri III (1574-1589) et son épouse Louise de Lorraine-Vaudémont, Henri IV le Grand (1589-1610) et ses épouses Marguerite de Valois et Marie de Médicis, Louis XIII le Juste (1610-1643) et son épouse Anne d'Autriche, Louis XIV le Grand (1643-1715) et son épouse Marie-Thérèse d'Autriche, Louis XV le Bien-Aimé (1715-1774) et son épouse Marie Leszczyńska.

 

 

La Paix de Dieu, Paix du Roi

 

Il convient, dans un premier temps, de maîtriser la violence, de cette société féodale. L'ordre de Cluny va permettre avec l'épiscopat le développement de ce que l'on appelle la Paix de Dieu, qui va devenir d'ailleurs à la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle, la Paix du roi.

 

C'est l'idée qu'il y a des violences qui ne doivent pas être commises quand elles sont destinées par exemple contre les clercs, contre les biens des clercs (sacrilèges), les marchands, les femmes mariées et les pucelles (défense de la femme), les maisons et les incendies.

 

Outre l'aspect religieux, c'est la mise en place d'un code de ce qui est licite et de ce qui est illicite comme délit. Et ce cela donne aux délits un caractère public.

 

Le mouvement de la Paix de Dieu s'officialise à Charroux en 989. Il propose une organisation sociale reposant sur trois ordres. Le rôle des chevaliers (bellatores ou milites) est de protéger ceux dont les rôles sociaux sont de travailler et de prier (oratores).

 

L'église s'est aperçue que cette idée d'avoir des gens élevés selon un code éthique, comme on le dirait de nos jours, qui se seraient à la fois distingués parmi les guerriers mais comme ayant un corps de règles - on dirait il faut qu'ils apprennent la détontologie de la guerre -, c'est à ce moment-là que l'on a créé les règles chevaleresques, lorsqu'on était reçu chevalier, lorsqu'on était fait chevalier, on était reconnu comme un guerrier courageux mais aussi comme quelqu'un ayant reçu une formation morale et religieuse.

 

 

Le roi Arthur fait chevalier (Film Excalibur - John Boorman 1981)

Le roi Arthur fait chevalier (Film Excalibur - John Boorman 1981)

C'est à partir du règne de Robert II que l'on commence à attribuer au Capétien des pouvoirs thaumaturgiques, des dons miraculeux capables de guérir les écrouelles, fistules purulentes dues à une maladie tuberculeuse. Ces guérisons qui se poursuivront jusqu'à la fin de la dynastie des Capétiens (jusqu'à Charles X qui guérit lui aussi les écrouelles), lui valent le surnom de Robert le Pieux. Son fils, Henri Ier, qu'il a fait sacré de son vivant lui succède en 1031.

Robert II guérit les écrouelles

Robert II guérit les écrouelles

Henri IV touchant les écrouelles, gravure de Pierre Firens extraite de l'ouvrage d'André du Laurens, De strumis earum causis et curæ, 1609.

Henri IV touchant les écrouelles, gravure de Pierre Firens extraite de l'ouvrage d'André du Laurens, De strumis earum causis et curæ, 1609.

Convertis au christianisme, sous l'impulsion des ducs, les Normands construisent églises et abbayes, et leur foi toute récente n'est pas pervertie (église Saint-Etienne de Caen, Abbaye -aux-Dames de Caen, église priorale de Saint-Fromond, Abbaye de Montivilliers). C'est en voulant effectuer un pélerinage en Terre-Sainte, qu'en 1035, meurt le duc de Normandie, Robert le Magnifique.

Statue de Robert le Magnifique, descendant du tout premier duc de Normandie Rollon, sur le socle de celle du Conquérant à Falaise

Statue de Robert le Magnifique, descendant du tout premier duc de Normandie Rollon, sur le socle de celle du Conquérant à Falaise

La conquête de l'Angleterre

 

Le fils de Robert le Magnifique, Guillaume, est né en 1028. Cet héritier de sept ans est un bâtard. Il connaît le respect et notamment celui du droit féodal. Ainsi, il ne profite pas d'une victoire sur le comte d'Anjou soutenu par le capétien Henri Ier de France pour réclamer plus que ce que la logique féodale lui permet de réclamer. Il montre l'exemple du comportement à adopter dans ce monde féodal en pleine construction. Il respecte la légitimité des autres éléments de la pyramide, et en premier lieu celle de l'élément capétien.

 

Sa puissance et son dynamisme font de l'ombre à Henri Ier et incite le roi d'Angleterre Edouard le Confesseur (très aimé de son peuple, notamment des plus pauvres à cause de sa remarquable charité et sa grande piété, NDLR.) sans successeur et ayant fait voeu de chasteté, à proposer sa couronne à Guillaume en qui il reconnaît un digne successeur afin de poursuivre la construction de l'état anglais. Guillaume le Bâtard devient roi à la mort d'Edouard le Confesseur en 1066. Un homme pourtant persiste à se dresser face au destin de Guillaume, Harold, frère de la reine, et exerçant le pouvoir réel en Angleterre à la fin du règne, s'empare de la Couronne.

 

Tout autant que la logique féodale, Guillaume tient aux valeurs qui lui sont associées. Il se doit à la promesse faite à un homme aussi vertueux qu'Edouard le Confesseur et de récupérer son héritage. D'ailleurs Guillaume a l'appui du Pape qui lui transmet non seulement sa bannière mais aussi un cheveu de saint Pierre dans un Anneau, le tout consacré de sa main.

 

C'est une croisade avant l'heure que Guillaume prépare méticuleusement avec tout son peuple (Tapisserie de Bayeux). Bûcherons et charpentiers lui construisent une flotte de 600 navires, capables de transporter des éléments préfabriqués de fortins, des machines de guerre, des chevaux, l'approvisionnement de toute une armée, 7000 hommes, parmi lesquels beaucoup de laissés-pour-compte de la pyramide féodale, les fils cadets de seigneurs de Normandie et à qui il promet un fief sur la terre d'Outre-Manche. De violents vents contraires repoussent le départ et font croire à un mauvais présage. Ces pressentiements se confirment alors que la flotte longe la côte à vide (entre Dives-sur-Mer et Saint-Valéry-sur-Somme) et que d'un second lieu d'embarquement l'appareillage est toujours impossible. Guillaume se décide à organiser avec son armée une procession la nuit. Une comète passe dans le Ciel, et le vent se met alors au Nord.

 

 

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Guillaume prend la tête de la flotte sur la navire battant pavillon pontifical, Croix rouge sur fond blanc. Le navire amiral est si puissant qu'il arrive seul à l'aube en vue des côtes anglaises (Baie de Pevensey). Ce n'est qu'en milieu de matinée que le reste de la flotte rejoint le bateau de Guillaume et que le débarquement peut s'effectuer le 29 septembre 1066. Harold n'y croyait plus. De Londres, il marche avec son armée à la rencontre de Guillaume le Bâtard, jusqu'à la coline de Hastings d'où il décide de repousser les vagues normandes en édifiant un triple barrage, de flèches tout d'abord, de boucliers et de javelots dans un second temps. Enfin, pour ceux qui survivent, un troisième rempart constitué de hâches de celles que les Vikings affectionnaient. Et les vagues sont effectivement repoussées. Le chaos est tel dans les rangs français que l'on croit Guillaume mort: il relève la protection nasale de son casque et avant de lancer un nouvel assaut, ordonne à ses archers d'incliner leur tir vers le haut afin de contourner la muraille de boucliers et fait abattre une pluie de flèches sur l'armée anglaise. Les flèches tombent du Ciel et l'une d'elles transpercent la tête d'Harold de part en part.

 

L'usurpateur est mort et au soir, son triple mur finit par céder. Les vagues normandes déferlent sur toute l'Angleterre. Guillaume le Bâtard devient Guillaume le Conquérant. Par la volonté de Dieu, il est couronné roi d'Angleterre le 25 décembre 1066 dans la basilique de Westminster.

 

Guillaume met en place un système féodal centralisé et donc performant. La rigueur administrative normande traverse elle aussi la Manche et lance l'Angleterre sur la voix du modernisme politique.

 

Avec la pierre de Caen on construit la Tour de Londres.

 

 

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Le français devient la langue officielle. L'anglais n'est plus enseigné, utilisé uniquement que par le peuple, il se simplifie.

 

L'Angleterre est alors un territoire qui adoptera petit à petit les traditions gallo-romaines mâtinées de culture franque. Ce qui faisait l'originalité du Royaume de France, cette espèce de bouillonements de traditions de droit romain, de traditions guerrières, d'héritage gaulois aussi parce qu'il y a là-dedans des traditions gauloises qui sont maintenues. Tout cela essaimera en Angleterre.

 

C'est pourtant durant le règne de Guillaume que les tensions entre le royaume d'Angleterre et celui de France apparaissent pour s'éterniser pendant plusieurs siècles. Guillaume est roi d'Angleterre et la Normandie est anglaise: il est duc de Normandie, mais c'est un bien de l'Angleterre. Et c'est une affaire qui durera des siècles, qui entraînera les guerres de Cent Ans et des conflits interminables avec l'Angleterre.

 

Philippe Ier (1060-1108), le nouveau roi de France se méfie de l'influence du Conquérant et fait tout pour la limiter en excitant la crainte de la Bretagne et de l'Anjou face à cet ambitieux voisin et en participant activement à des coalitions antinormandes. Il stimule des dissenssions à l'intérieur même de la cellule familiale de Guillaume. Vingt ans de cette politique excède le Conquérant. Guillaume prend conscience de l'impossible cohabitation entre les deux royaumes. C'est en 1087 sur la route de Paris que son cheval trébuche sur une braise ardente et qu'il trouve la mort.

La première Croisade

 

Parallèlement au Renouveau spirituel insufflé par Cluny, une réforme profonde de l'Eglise chrétienne d'Occident s'organise officiellement et vigoureusement à partir de Rome, avec à partir de 1073 le début du Pontificat de Grégoire VII. La réforme grégorienne a cherché à donner la pleine liberté aux abbayes en sortant de l'autorité des rois ou des seigneurs (comme celle des comtes de Toulouse pour l'abbaye de Moissac).

Prise de Jérusalem (1099)

Prise de Jérusalem (1099)

Un schisme avec les chrétiens d'Orient a provoqué une rupture entre Rome et Constantinople sur le plan dogmatique. Ce qui n'empêche pas les alliances militaires entre chrétiens face à une menace extérieure à la Communauté. Or l'empereur d'Orient a besoin d'aide. Cet appel au secours va converger avec la volonté farouche de l'Eglise de réformer la société de l'Occident chrétien.

 

En novembre 1095, le Pape Urbain II organise un concile à Clermont qui réunit quelques 200 prélats, les principaux hommes influents sur le plan spirituel en Occident. Ils viennent de France, d'Espagne, d'Italie, d'Angleterre, aucun ne vient de l'empire germanique.

Statue d'Urbain II, à Châtillon-sur-Marne, lieu présumé de sa naissance

Statue d'Urbain II, à Châtillon-sur-Marne, lieu présumé de sa naissance

L'autorité de cette église qui se réforme a heurté les sensibilités des empereurs germaniques. Le but est de renforcer la paix de Dieu qui n'est guère respectée.

 

A la fin du Concile, Urbain II lance dans un prêche en plein air l'idée de la première Croisade. Il s'agit de libérer la Palestine aux mains de Musulmans depuis 638, de reconquérir les lieux saints qui ont vu vivre et mourir le Christ. Mais pour les musulmans aussi Jérusalem est une ville sainte.

Première Croisade (1099)

Première Croisade (1099)

[Sous le troisième calife Omar (634-644) l'empereur romain d'Orient contient difficilement les invasions arabes de 635 à 641. Les Romains sont défaits à la bataille de Yarmouk en 636. Omar s'empare de Jérusalem en 638. C'est la première prise de Jérusalem par les musulmans. Les chrétiens sont maintenus sur le territoire contre paiement de l'impôt, mais les Juifs en sont chassés. De 639 à 645, les Arabes conquièrent l'Egypte chrétienne (prise d'Alexandrie en 642). La Syrie est conquise en 640. Les gens conquis changent de religion, ils adoptent les préceptes de Mahomet ou ont des droits amoindris (liberté de culte restreinte) et doivent payer l'impôt, la djizya.

 

En 1078, Jérusalem est prise aux Fatimides par les Turco-Mongols Seldjoukides qui vont massacrer les Juifs autant que les Chrétiens, détruisent les églises, et empêchent les pèlerins de faire leurs dévotions à Jérusalem. Urbain II rappela que les cités de Nicée, Antioche, Jérusalem, villes où avaient vécu les premiers chrétiens, étaient maintenant aux mains des Arabes, des Sarrasins, des Persans et des Turcs qui détruisaient les églises et "immolaient les chrétiens comme des agneaux".]

 

Et cela va se savoir sur le Continent, chez nous, et à ce moment-là on se dit il faut aller aider les chrétiens à Jérusalem, et profitons-en pour délivrer le Tombeau du Christ qui est maintenant aux mains des Infidèles.

 

L'idée de croisade combine le pélerinage en vue de racheter ses péchés et celle de Guerre sainte.

 

Urbain II fait remonter la logique féodale jusqu'au service de Dieu, qui aura sa rémunération, le salut de l'âme. Et puis si ce n'est les descendants des guerriers francs, des chevaliers de Charles Martel, qui pourra le faire ?

 

Jérusalem et les Lieux saints sont repris par les Croisés en 1099. Les croisades donnent naissance à une nouvelle chevalerie avec un code et un principe de base, l'honneur.

 

Le Croisé est marqué du signe de la Croix.

né vers 1058 peut-être à Baisy en Basse-Lotharingie (aujourd'hui en Belgique) ou Boulogne-sur-Mer (en France) et mort le 18 juillet 1100 à Jérusalem, est un chevalier franc. Premier souverain du royaume de Jérusalem au terme de la première croisade, il refuse le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre.

né vers 1058 peut-être à Baisy en Basse-Lotharingie (aujourd'hui en Belgique) ou Boulogne-sur-Mer (en France) et mort le 18 juillet 1100 à Jérusalem, est un chevalier franc. Premier souverain du royaume de Jérusalem au terme de la première croisade, il refuse le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre.

Philippe Ier (1060-1108), bigame excommunié, ne peut peut prendre part à la Croisade.

 

[On n'enregistre pas sans stupeur cet autre arrêt du concile de Clermont de 1095: le roi Philippe Ier s'étant publiquement rendu coupable d'adultère en abandonnant sa femme (il a enlevé celle de son vassal, le comte d'Anjou, Foulques le Réchin), et ayant été sommé au nom de l'autorité spirituelle de renoncer à cette union scandaleuse, fit défaut au concile. Le concile prononça contre lui l'excommunication solennelle. NDLR.]

Godefroy de Bouillon à Jérusalem en 1099

Godefroy de Bouillon à Jérusalem en 1099

L'Occident est composé de différents peuple qui n'ont en commun que le christianisme. La notion de Chrétienté naît de l'idée de Croisade, de cet ennemi d'une autre religion.

 

En passant à côté de cette croisade, le Capétien devra attendre une prochaine pour retrouver une réelle influence sur le peuple de Francie.

 

De nombreuses motivations ont pu stimuler ces milliers de croisés, de l'aventurier au mendiant. Mais tous étaient en quête de spiritualité.

Conlusion

 

A la mort de Guillaume le Conquérant (1087) viendront les problèmes de succession au royaume d'Angleterre qui ne seront véritablement réglés qu'avec l'accession au trône de la dynastie (française NDLR.) Plantagenêt (1154). Mais c'est l'héritage de Guillaume en termes d'organisation politique qui leur permettra d'asseoir leur autorité.

 

 

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

Autre généalogie des Plantagenêt :

(5) Les Rois de France - Hugues Capet

L'idéal de croisade, lui, bercera tout le Moyen Âge et traversera les siècles.

 

L'utilisation du système féodal créé par Guillaume le Conquérant avec son organisation pratique ainsi que l'idéal de croisade et sa philosophie permettront aux futurs capétiens de fédérer et d'asseoir leur autorité sur un territoire que l'on appelle, la France.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 23:09
Résolution 758: le Congrès américain a approuvé le 4 décembre 2014 une déclaration de guerre contre la Russie

Alors que les bruits de bottes américaines se précisent, avez-vous entendu parlé de la "résolution 758" de déclaration de guerre des Etats-Unis contre la Russie adoptée le 4 décembre par la Chambre des Représentants ?

 

21 Janvier 2015. Yuthura a été prise sur le message d'alarme de la chaîne de télévision allemande "Klagemauer TV (RUS)":
«Aujourd'hui, nous allons nous concentrer sur la prise de grande échelle - la soi-disant" Résolution 758 ", adoptée le Décembre 4 US Chambre des représentants La résolution a été proposée par le Sénat américain et la Chambre des représentants, et fournit la base juridique pour la guerre contre la Russie ....."
Source: "Le Congrès américain a approuvé une déclaration de guerre contre la Russie" (voir https://www.youtube.com/watch?v=JPlFsuWJvzQ)

 

http://novorus.info/news/events/32672-kongress-ssha-odobril-obyavlenie-voyny-protiv-rossii-fakty-iz-tyla-vraga-17.html

via Google translate http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=ru&u=http://novorus.info/news/events/32672-kongress-ssha-odobril-obyavlenie-voyny-protiv-rossii-fakty-iz-tyla-vraga-17.html&prev=search

 

La résolution « contient 16 pages de propagande de la guerre », écrit sur sa page Facebook le membre du Congrès, et directeur de l’Institut de pour la paix et la prospérité (Institute for Peace and Prosperity) Ron Paul. Il examine en détail les différents paragraphes du document, en expliquant, que les accusations contre la Russie qu’ils contiennent sont sans fondement et ne correspondent pas à la réalité.

Par exemple le paragraphe 3 de la résolution accuse la Russie d’envahir l’Ukraine et la condamne de violer la souveraineté de cet Etat. « Avec nos satellites sophistiqués, qui peuvent lire de l’espace une plaque immatriculation, nous aurions pu avoir des vidéos et des photos de cette invasion russe », ironise Ron Paul.

« Quant à la « violation de la souveraineté », les Etats-Unis n’ont-ils pas eu ce rôle dans le renversement du gouvernement légitimement élu de l’Ukraine ? », s’interroge-t-il. « Nous avons tous entendu comment la secrétaire d'État adjointe des Etats-Unis, Victoria Nuland, se vantait que les Etats-Unis ont dépensé 5 milliards de dollars pour un changement de régime en Ukraine »,ajoute l’expert.

Le paragraphe 14 de la résolution affirme que l’avion Boeing malaisien, qui s’est écrasé en juillet dernier en Ukraine, a été abattu par un missile tiré par des « membres de la milice pro-russe ». Cependant, le rapport officiel de l’enquête sur cette tragédie ne sera présenté que l’année prochaine. Quant au rapport d’enquête préliminaire, il ne contient pas de conclusion selon laquelle l’avion a été abattu par un missile et aucun des côtés n’est blâmé pour cette catastrophe, rappelle le directeur de l’Institut pour la paix et la prospérité.

Le paragraphe 22 fait valoir que la Russie a envahi la Géorgie en 2008. Mais l’enquête de l’Union européenne a démontré que c’est bien la Géorgie qui a entamé des opérations militaires sans fondement contre la Russie, et non pas l’inverse, souligne Ron Paul, supposant que les membres du Congrès n’ont sans doute pas lu la résolution avant de voter.

Selon Ron Paul, certains passages de la résolution semblent comiques, surtout la partie où les Etats-Unis accusent la Russie « d’acquisition illégale d’informations » sur le gouvernement américain, et ce, après les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage américain à l’échelle planétaire.

Le vice-président du parti politique tchèque Démocratie populaire (ND) Ladislav Zemanek estime que « la résolution contre la Russie, approuvée par le Congrès, n’est qu’un triste témoignage du point où en sont arrivés les Etats-Unis, qui, il fût un temps, auraient pu être un modèle de liberté et de démocratie. C’est une illustration supplémentaire de l'immense fardeau idéologique de la politique américaine , sous la pression duquel cette politique ne correspond plus du tout à la réalité, n’étant qu’une manifestation de l'orgueil, de l'arrogance , de l’insatiabilité et de l’agressivité des cercles dirigeants des Etats-Unis et des groupes sociaux liés avec eux ».

La résolution 758 exige de la Russie d’arrêter de s’immiscer dans les affaires intérieures de l'Ukraine. Mais pour l’instant, ce sont les Etats-Unis et l’Union européenne qui s’immiscent dans la politique intérieure de l’Ukraine, souligne l’homme politique tchèque. Les Américains exigent le désarmement des soi-disant séparatistes, posant cela comme une condition sine qua non de la paix en Ukraine. Peut-être que la paix aurait bien pu s’installer, mais elle serait précédée d’un génocide de la population locale, opposée aux autorités de Kiev, ajoute Ladislav Zemanek.
 

Source: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_12_06/Le-Congres-des-Etats-Unis-adopte-une-resolution-digne-d-une-nouvelle-Guerre-froide-8735/

 

L'adoption d'un important projet de loi par la Chambre des représentants des États-Unis le 4 décembre (H. Res. 758) donne de facto le feu vert au président et commandant en chef étasunien de lancer - sans approbation du Congrès - un processus de confrontation militaire avec la Russie.

 

La sécurité mondiale est en jeu. Ce vote historique, pouvant potentiellement affecter la vie de centaines de millions de personnes dans le monde, n'a reçu pratiquement aucune couverture médiatique. Il règne un silence médiatique total.

 

Source: http://fr.sott.net/article/24214-La-resolution-HR-758-les-Etats-Unis-sur-le-pied-de-guerre-contre-la-Russie

Repost 0
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 22:39
Les Etats-Unis se préparent à attaquer la Russie par la Baltique

"Les Etats-Unis se préparent à attaquer la Russie par la Baltique", selon un article ce soir de Jacques Frère sur Nationspresse.info :

 

Les Etats-Unis se préparent à attaquer la Russie par la Baltique.

 

L'armée des Etats-Unis a commencé à déployer 3.000 soldats dans les Pays Baltes. Près de 750 véhicules et équipement sont arrivés par bateau à Riga (Lettonie) dans le cadre de ce déploiement de la 3e division d'Infanterie américaine. Un premier détachement de 300 hommes est arrivé mais au total, 3.000 GI's vont être dépêchés sur place dans les prochaines semaines.

 

Le déploiement doit durer environ 90 jours, dans un exercice multinational du 17 mai au 6 juin. Les équipement comprennent notamment des chars M1A2 Abrams, des véhicules de combat M2 et M3, et des Humvees, ainsi que des hélicoptères et une unité de reconnaissance du 1st Squadron du 91st Cavalry Regiment (173rd Airborne Brigade Combat Team).

 

Source: http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-les-americains-se-preparent-a-etendre-le-conflit

Repost 0
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 22:06
Marion Maréchal-Le Pen fait trembler Manuel Valls à l'Assemblée nationale

Marion Maréchal-Le Pen fait trembler Manuel Valls à l'Assemblée nationale. Regardez bien sa main gauche à 5:15 : Valls tremble !

 

Sur les bancs socialistes, on dirait que certains commencent à se poser des questions sur la santé mentale du Premier ministre. Manuel Valls sombrerait-il dans la folie ?

 

video via http://www.medias-presse.info/marion-marechal-le-pen-fait-trembler-manuel-valls-a-lassemblee-nationale/27378

Repost 0
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:06
Manuel Valls sombre-t-il dans la folie ?

Le Premier ministre Manuel Valls a répondu aujourd'hui au député du Front National, Marion Maréchal-Le Pen, que son parti (le FN) trompait les «petites gens», «les ouvriers», «les agriculteurs», «ceux qui souffrent».[1]
 

Mais qui trompe les «petites gens», qui ment sans arrêt depuis 2012 ?
 

Qui a dit «moi président je», «le changement c'est maintenant», les «mon ennemi c'est la finance», les «l'inversion de la courbe du chômage», les «la croissance, elle est là», les «président irréprochable», etc. ?

 

«Madame, jusqu'au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et dire que vous n'êtes ni la République, ni la France», a déclaré Manuel Valls. Mais il est qui, lui, Valls ? Se prendrait-il pour la France ? La mégalomanie guette... On savait, grâce à Michel Onfray, qu'il était «un crétin», mais là, on le voit carrément sombrer dans la folie !

 

Notes

 

[1] Manuel Valls à Marion Maréchal-Le Pen : «Vous trompez les petites gens», Le Figaro, Par Tristan Quinault Maupoil, Mis à jour le 10/03/2015 à 17:41, Publié le 10/03/2015 à 17:23

Repost 0
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:29
Alors, prêts à la guerre pour sauver le Système US?

 

Alors, prêts à la guerre pour sauver le Système US?

Le déploiement en Ukraine de plusieurs centaines de tueurs de la 173ème brigade aéroportée de l’US Army devrait être achevé dans quelques jours (1). C’est un développement dont la portée symbolique est énorme.  Il signifie que les USA sont désormais militairement engagés dans la guerre qu’ils ont déclenchée en Europe avec le coup d’Etat de Maïdan, en février 2014. A Washington, l’envoi d’armes à la junte de Kiev est à nouveau sur la table, réclamé aujourd’hui à cor et à cri par le Pentagone. La grande guerre contre la Russie doit avoir lieu, avec ou sans l’aval de ces foutus laquais français ou allemands qui n’en finissent plus de traîner la patte. Et vous, êtes-vous prêts à la guerre pour sauver le Système US?

Irrésistible brainwashing
Depuis 4 ans maintenant, toute la presse-Système bobo-atlantiste travaille à nourrir la haine de la Russie ; à préparer les esprits à l’inéluctabilité de l’affrontement contre le méchant Poutine. Et depuis le coup d’Etat de Kiev, c’est la curée (2). Car comme toujours; comme en Irak, comme en Libye, comme en Syrie ou en Afghanistan, «il faut bien sûr défendre nos valeurs».
Même des intellectuels pourtant parfois admirables subissent de plein fouet ce brainwashing. Dans un réflexe devenu pavlovien, ils épinglent ainsi en toute bonne conscience l’horrible «Russie de Vladimir Poutine» sans comprendre que, ce faisant, eux aussi contribuent activement à préparer l’opinion à la grande boucherie voulue par Washington pour sauver ses fesses, sa planche à billets, l’OTAN, Wall Street, son Système.

Les Européens à la niche !
Paris et Bonn traînent bien sûr un peu les pieds. Ralentis par leur médiocrité intellectuelle, les politiciens européens commencent tohttp://christroi.over-blog.com/2015/02/porochenko-et-les-accords-de-paix-de-minsk-1.htmlutefois à discerner les contours de l’arnaque US à mesure que les bruits de bottes se font plus distincts. L’organisation en catastrophe de Minsk 2 témoigne ainsi de ce début d’électrochoc. Mais la réplique du vertueux grand-frère US a été cinglante : «C’est notre guerre, pas touche !, semble avoir crié Obama, en reconduisant ses sanctions contre la Russie et en balançant sa poignée de tueurs sur Kiev.
Il est vrai qu’après tout, dans les plans US, l’Europe n’a pas voix au chapitre puisqu’elle n’aura à jouer qu’un rôle assez passif : celui de champ de bataille, puis accessoirement de champ de ruines.

Tambours de guerre
Face au déploiement US, la Russie a prévenu qu’elle était dès lors contrainte d’envisager «toutes les mesures nécessaires, y compris technico-militaires». Ces mesures devraient d’ailleurs comprendre un renforcement massif des forces navales russes cette année (50 nouveaux navires de guerre, dont un porte-avions et deux sous-marins à propulsion nucléaire) (3).
Tout bon pour Washington, où le Pentagone vient de donner un véritable ultimatum au Congrès (4) pour l’envoi d’armes «létales» en Ukraine.
Alors, prêts à la guerre pour défendre les valeurs US ?

Mis en ligne par entrefilets.com le 5 mars 2015

1 600 US Paratroopers to Arrive in Ukraine by Week End

2 Enfumage ukrainien : contre-propagande

3 Russia Warns NATO: Any Threat In Ukraine Will See Military Response

4 General Dempsey Says It’s Time To ‘Absolutely Consider’ Arming Ukraine

 

Source: http://www.entrefilets.com/prets%20a%20la%20guerre%20pour%20sauver%20le%20systeme%20US.html

 

 

Repost 0
9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:24

Vers un scenario à la Houellebecq qui dans son roman Soumission prévoit une victoire dans les urnes de l'islam en 2022 ?

 

Le Parti Égalité-Justice prône l'abolition de la loi sur l'interdiction du voile à l'école, veut imposer l'Aïd-el-Kébir comme jour férié national, et des menus halal dans les cantines scolaires. Il présente des candidats dans dix cantons de l'Est de la France. [1]

 

Le «communautarisme» est établi comme étant «une priorité» de la structure, qui prône «des accommodements raisonnables» avec la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat pour servir «les musulmans». Les 200 sympathisants revendiqués s'opposent à la loi sur mariage pour tous, qui, assurent-ils, ne répond qu'à «un petit lobby influent d'homosexuels».

 

Pour Fatih Karakaya, un candidat à Schiltigheim (Bas-Rhin) cité par l'hebdomadaire, «il n'y a pas de différence entre Manuel Valls et le FN» quant à leur prétendue islamophobie. «Notre cœur de cible, ce sont les gens issus de la diversité. Longtemps ils ont prêté leurs voix aux partis traditionnels. Il est temps de les récupérer», insiste Mehmet Yamakoglu, candidat à Besançon, interrogé par l'Est-Républicain.

 

Pour Mine Günbay, adjointe PS au maire de Strasbourg, le PEJ est «à minima islamo-conservateur» et défend un programme «absolument abject».

 

Le Parti Égalité-Justice espère 5000 adhérents dans deux ans et une candidature à l'élection présidentielle. «On pense simplement qu'un jour, si un président d'origine musulmane est élu, ça serait bénéfique», explique Fatih Karakaya.

 

Ce qui est certain, c'est que l'état Léviathan UMPS qui jusqu'à présent a tenté de s'agréger les voix des musulmans et de contrôler l'islam en l'organisant (formation des représentants de l'islam dans le cadre du plan de réforme du CFCM), changera radicalement de discours dès que les musulmans qui se seront auto-organisés, et sortant de la plantation, mettront en danger les «valeurs républicaines» qui sont le «mariage» gay, la théorie du genre à l'école, et le Vivre ensemble dans «France apaisée». Ce jour-là, plus aucun musulman ne votera PS, parti alors moribond qui changera de fusil d'épaule au dernier moment (l'emploi du terme «programme absolument abject» est déjà un signe avant-coureur de cette évolution) tout en étant complètement discrédité auprès des Français autochtones qui eux aussi auront cessé de voter socialiste depuis un moment. Le scenario de Houellebecq deviendra possible. Et tout deviendra possible.

 

Notes

 

[1] Départementales : un parti créé pour défendre «les valeurs des musulmans», Le Figaro, Home LE SCAN Le Scan, Par Tristan Quinault Maupoil, Publié le 09/03/2015 à 15:52

 

Repost 0
9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 09:47

Le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC a expliqué ce matin que Michel Onfray, il y a quelques jours, accordait un entretien au magazine Le Point :

 

« Je préfère une analyse juste d'Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL. Les papous vont hurler, mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu'il est de gauche,» avait déclaré Michel Onfray.

 

Cette déclaration suscita hier matin sur Europe 1/iTELE/Le Monde, une fatwa haineuse de Manuel Valls contre Michel Onfray, qui volant au secours de BHL, accusa le philosophe de « perdre les repères » :

 

« Quand un philosophe connu comme Michel Onfray, apprécié par beaucoup de français, explique qu'Alain de Benoist, qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, cela veut dire qu'on perd les repères. »

 

Ce matin sur RMC, Michel Onfray a remis à sa place le Premier ministre sur les « repères » du parti socialiste. C'est plutôt Manuel Valls qui « perd les pédales » !

 

- «C'est drôle qu'on me reproche à moi de perdre mes repères, alors que si vraiment le parti socialiste a perdu ses repères c'est un peu à cause de gens comme lui ou à cause de gens comme Mittérand qui en 1983 se sont ralliés au libéralisme.

 

C'est quand même Manuel Valls qui critique les 35 heures; C'est quand même Manuel Valls qui a été filmé sur son marché nous disant que cela manquait de "blancos" (1); C'est quand même Manuel Valls qui a été dragué par Sarkozy, au moment de son gouvernement d'ouverture; C'est quand même Manuel Valls qui veut en finir avec le mot "socialisme" qu'il trouve grossier et vulgaire; C'est quand même Manuel Valls qui appartient à un parti qui, avec Sarkozy, a dit au peuple qui a voté NON au referendum de 2005, on n'en a rien à faire de votre décision et on passe par-dessus vous, le Sénat et l'Assemblée nationale décideront à votre place !

 

Et voilà, tous ces gens qui rendent possible le Front national crient aujourd'hui contre le FN, et je trouve que si aujourd'hui quelqu'un brûle les repères c'est sûrement pas moi - j'ai toujours dit que j'étais dans une gauche anti-libérale -, c'est plutôt ces gens-là qui effectivement lancent les gens dans les bras de Marine Le Pen et après crient contre Marine Le Pen.», a répondu Michel Onfray.

 

Michel Onfray contre "les papous"

 

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin : «Vous parlez de papous, qui sont ces papous qui hurlent contre vous ?», Michel Onfray a expliqué :

 

«C'est Saint Germain-des-Prés (quartier administratif de Paris dans le VIe arrondissement, NDLR.) c'est toute la petite bande des gens qui dînent ensemble, partent en vacances ensemble, se retrouvaient jadis dans le ryad de Dominique Strauss-Kahn; Des gens qui sont prétendument de gauche ou de droite mais qui ne sont ni de gauche ni de droite; Des gens qui se connaissent, qui se tutoient, etc.;  Ce n'est pas mon monde, moi je suis en Normandie, loin de tout ce monde-là. Et, oui, je dis c'est un village papou, c'est-à-dire il y a quoi, 500 personnes qui à Paris font la loi, et qui tous se connaissent, les journalistes, les intellectuels, les philosophes, les politiciens, et je savais bien qu'ils préféreraient de toutes façons bien une analyse injuste de BHL plutôt qu'une analyse juste de qui que ce soit d'autres et qui soit de droite.

 

Jean-Jacques Bourdin a répondu en rigolant : « Oui je les connais aussi, je suis un peu dans le même cas que vous!»

 

-« Je pense que les gens de droite disent des choses justes et sensées de temps en temps et c'est l'honneur d'un homme de gauche de reconnaître qu'ils disent des choses justes. Je suis athée, j'ai écrit le Traité d'Athéologie, et les choses se savent, mais je préfère un croyant intelligent à un athée débile, cela me paraît tellement sidérant que l'on soit obligé de dire que l'on préfère l'intelligence à la bêtise, que je m'étonne. C'est-à-dire qu'(aujourd'hui) c'est l'idéologie qui fait la loi. On dira que si Najat Vallaud Belkacem dit quelque chose, comme elle est " de gauche", c'est obligatoirement "de gauche", moi je demande la possibilité d'examiner, pour savoir si vraiment c'est "de gauche".

 

Quand la gauche soutient par exemple la Gestation pour autrui (GPA), et que Pierre Bergé, dont on me dit qu'il est "de gauche", nous dit que c'est à peu près la même chose que d'être caissière que de louer son uterus (!), je me dis est-ce que c'est une idée "de gauche" que d'imaginer que les pauvres peuvent louer leur uterus parce qu'ils n'ont plus que cela à faire comme travail. Est-ce vraiment une idée de gauche que cela ? Moi je persiste à croire que non. Et effectivement, quand je dis des choses comme cela, on parle du coming-out réactionnaire de Michel Onfray. Mais c'est un propos de papou. »

 

Interrogé pour savoir s'il voterait aux prochaines Départementales, Michel Onfray a annoncé qu'il ne voterait pas pour ne plus se faire avoir :

 

« Non, c'est fini. Moi je suis d'une gauche antilibérale, donc je n'ai jamais voté à droite, je n'ai même pas voté Chirac au moment où tout le monde nous disait qu'il y avait un danger fasciste (en 2002 NDLR.), alors que l'on savait très bien que Chirac serait élu entre 60 et 80%.

Donc, je me suis fait avoir pendant très longtemps. Et puis, je me dis que je n'ai pas envie de voter pour des gens qui défendent exactement la même vision des choses que Nicolas Sarkozy.

J'ai de la sympathie pour Mélenchon, sur le Parti communiste, parce que je pense que ce sont eux qui tiennent un discours juste sur la misère, le SMIC, mais je ne peux pas soutenir des gens comme Mélenchon qui défendent Robespierre, Chavez, Castro, Ahmadinejad, je ne peux pas souscrire à cette vision des choses qui est antisioniste limite antisémite. Donc je suis un peu gêné. »

 

Interrogé sur la «fameuse liberté d'expression dont on a tant parlé à l'occasion du 11 janvier 2015», ... la «pensée unique», la «police de la pensée», Michel Onfray a répondu :

 

« Oui. [...] Manuel Valls m'a prêté un propos que je n'ai jamais tenu.

Parce que vous avez eu l'honnêteté de dire que j'avais dit qu'il valait mieux une idée juste d'Alain de Benoist à une idée injuste de BHL, cela ne veut pas dire que l'on préfère Alain de Benoist à BHL, mais aurais-je même dit que je préférais Alain de Benoist à BHL - ce que je n'ai pas dit -, aurais-je même dit cette chose-là, je n'ai pas le droit de le dire, je n'ai pas le droit de le penser ?

Parce que d'un seul coup, tous ces gens qui n'ont pas lu une seule ligne d'Alain de Benoist, sont incapables de me donner un titre d'Alain de Benoist m'expliquent qu'il est "d'extrême droite", qu'il a soutenu l'O.A.S. Et oui il a soutenu l'O.A.S., mais en même temps (le PS) Cambadélis a soutenu Trotsky, et Bernard-Henri Lévy a soutenu Mao, et puis pratiquement tous les gens qui sont dans la presse de gauche aujourd'hui ont eu leur période de défense de Pol Pot, de Mao, de Trotsky, de l'Union soviétique, etc. Et ces gens-là, c'est pire que l'O.A.S. (organisation politico-militaire pour la défense de l'Algérie française créée en 1961. NDLR), pour moi cela se vaut.

L'Union soviétique et l'O.A.S., pour moi c'est exactement la même chose, donc si on commence à chercher dans le passé des gens, pour leur interdire d'écrire, de publier, et de faire partie du paysage intellectuel, - et je regrette Alain de Benoist fait partie du paysage intellectuel et on le criminalise en disant qu'il est fasciste. Il suffit de lire Eléments, ou de quelqu'uns de ses livres pour savoir que c'est un intellectuel de droite -. Ce n'est pas ma pensée, mais je me nourris de tous les intellectuels, tout comme je lis la Bible et je ne suis pas chrétien, je lis le talmud et je ne suis pas juif, je lis le coran et je ne suis pas musulman. »

 

En somme, les socialistes sont des religieux totalitaires exclusivistes et non inclusifs comme ils se plaisent pourtant parfois à le dire : ils excluent, ils interdisent que l'on lise, évoque, ou cite toute personne qui ne soit pas "de gauche", mais aurait un discours déviant. Quand bien même ce discours de cet auteur déviant serait juste, du moment qu'il émane d'un auteur mal-pensant, il doit être banni. Au royaume des aveugles illuminés, les borgnes illuminés sont rois !

 

Notes

 

[1] Podcast Bourdin RMC, RMC : 09/03 - Bourdin Direct - 8h-9h

http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=2699

[2] Manuel Valls à Evry, surpris en train de déplorer le nombre excessif d'étrangers dans sa ville le 7 juin 2009, voyant trop de Noirs sur le marché, déclara en ricanant - et alors qu'il était filmé - : "Belle image de la Ville d'Evry. Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos". (Video).

Afin donc de noyer le nombre des étrangers parmi les Blancs, Manuel Valls, par son "plan de peuplement" annoncé le 6 mars 2015 (politique dite de "mixité") cherche en fait à noyer le nombre des étrangers parmi la population blanche des français authochtones, pour que le nombre des Noirs ne se voit pas autant, et en imposant aux maires récalcitrants - avec toutes les armes et la force de l'état Leviathan (les préfets pourront se substituer aux maires pour délivrer les permis de construire des "logements sociaux") -, l'implantation de populations immigrées en zones péri-urbaines, dans les communes de plus de 3500 habitants (loi SRU) et dans la ruralité.

Repost 0
9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 07:14
Chantal Delsol, "Populisme. Les demeurés de l’Histoire"

 

" Le courage ne caractérise pas généralement les intellectuels, qui ne possèdent comme patrimoine que leur réputation, et le regard porté sur eux par leurs concitoyens[1]. "

 

Née en 1947 à Paris, la philosophe et universitaire Chantal Delsol est bien connue des lecteurs du Figaro et de Valeurs actuelles. En outre, elle compte à son actif un certain nombre d’ouvrages publiés.

 

Elle vient de s’attaquer à un sujet épineux qui fait grincer bien des dents : le populisme. À travers ce terme, on pense facilement au Front national ou à différentes « extrêmes-droites » européennes.

 

Chantal Delsol part d’un constat évident, qui ne troublera personne : dans le discours ambiant, pour les dépositaires du pouvoir et les media, « populisme » est une insulte, un moyen de disqualifier son adversaire, un « fasciste ! » en à peine plus léger. Avec un tel contexte, il peut sembler difficile d’aborder le sujet avec sérénité et recul. C’est pourtant ce que l’auteur s’efforce de faire au cours des 268 pages de son dernier ouvrage, Populisme. Les demeurés de l’Histoire[2].

 

La philosophe commence par poser les bases de son sujet, ce qui relève d’une saine et appréciable méthodologie. La différence entre « populisme » et « démagogie » est explicitée, et différentes définitions sont données (idiot, particulier, etc.). L’ouverture de l’ouvrage, ensuite, ancre la pensée sur un fond historique, antique en particulier. Pour notre part, c’est ce long préambule s’interrogeant sur l’histoire ancienne grecque qui nous a le plus plu. Le tout intéressera les lecteurs se posant des questions à propos de l’actualité politique de la Ve République, de la notion droite-gauche, de l’essence de la « démocratie », et de la vacuité définitoire de nombreux mots abondamment employés dans les media.

 

Chantal Delsol pointe bien du doigt le cœur du problème : « Le peuple se voit abandonné (à ses problèmes sociaux, éducatifs ou autres, selon les cas), mais en sus il se voit trompé. Le partage maffieux du pouvoir, qui équivaut à un retournement et à un déni de démocratie, s’organise au nom même de la démocratie, et c’est bien là ce qui devient insupportable[3]. » Ajoutons que le fait même de prétendre donner le pouvoir au plus grand nombre est un acte de corruption : la corruption des électeurs eux-mêmes, via les promesses et les programmes électoraux.

 

Quand des élites autoproclamées prétendent instruire le peuple, ne nous laissons point faire, et rééduquons-les. Nous attendons toujours les lumières promises par la République « française » : où sont-elles ? Serait-ce l’analphabétisation en recrudescence ? La dette publique en explosion ? La laideur architecturale des banlieues ? Le chômage galopant ? Le bourrage de crâne médiatique ? Le divertissement dans les loisirs ? L’abandon de Dieu ? La raréfaction des familles ?

 

En bref, nous en retiendrons qu’une « démocratie » qui est menacée par ce qu’elle nomme elle-même « populisme » est un régime moribond, mourant, à l’agonie. Un espoir de plus pour le roi ! Et donc pour la France !

 

Jean de Fréville

 

[1]Page 113 du livre que nous présentons aujourd’hui.

 

[2]DELSOL (Chantal), Populisme. Les demeurés de l’Histoire, Monaco, Éditions du Rocher, 2015, 268 p., 17,90 €.

 

[3]Ibid., p. 168.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/litterature-cinema/1261-chantal-delsol-populisme-les-demeures-de-l-histoire

 

. Dieu est le cadre privilégié de la démocratie

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Livres
commenter cet article
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 12:37

sur Europe 1/iTELE/Le Monde, Manuel Valls s'en est pris au philosophe Michel Onfray, qu'il accuse de « perdre les repères » et de préférer l'intellectuel de la Nouvelle droite, Alain de Benoist, à Bernard-Henri Lévy. [1] Curieuse - ou logique - accointance de Valls avec BHL, quand on sait que ce dernier est l'ambassadeur de l'UMPS depuis au moins 2011 et l'expédition contre la Libye sous Nicolas Sarkozy pour laquelle les oligarques devront rendre des comptes vu le développement des islamistes dans cette région...

 

« Quand un philosophe connu, apprécié par beaucoup de Français, Michel Onfray, explique qu'Alain de Benoist, qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, avec le Club de l'Horloge, le Grece, (...) au fond vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, ça veut dire qu'on perd les repères », a dénoncé le Premier ministre.

 

« Dans ce moment-là, mon rôle, le rôle des formations politiques, c'est de faire en sorte qu'on comprenne quels sont les enjeux », a-t-il ajouté, comme si le rôle des politiques était de « faire comprendre » au peuple les enjeux et que celui-ci n'était pas assez grand pour le faire tout seul  sans les lumières de ces illuminés.

 

Notes

 

[1] Valls s'en prend au philosophe Michel Onfray, Home ACTUALITE Flash Actu, Par lefigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 08/03/2015 à 11:56, Publié le 08/03/2015 à 11:55

 

Repost 0
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:59
Le « combat contre le FN » (Jean-Marie Le Guen), alpha et omega des socialistes

Vous pensiez que la priorité des socialistes étaient la lutte contre le chômage ? Détrompez-vous, la lutte prioritaire c'est le « combat contre le FN » !

 

Dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD), le secrétaire d'Etat PS aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, affirme qu' « il est temps de reconnaître que la lutte contre le FN est prioritaire ».[1]

 

A quinze jours du premier tour des élections départementales, il explique que « force est de constater qu'on a trop souvent dans le passé jouer avec le Front national. À gauche, en l'instrumentalisant. À droite, en pratiquant le déni (...). Aujourd'hui, la priorité commune, c'est le combat contre le FN. [...] Il s'agit de mettre fin au déni devant une menace majeure. En ne nous trompant pas, j'insiste, de priorités. »

 

Mr Le Guen, « vient de rédiger pour la Fondation Jean Jaurès une analyse politique de 36 pages (Front national, le combat prioritaire de la gauche), qui, à gauche, fera date », selon le journal.

 

Jean-Marie Le Guen s'adresse à l' « ensemble du camp républicain »

 

« S'adressant à l'ensemble du camp républicain (droite, gauche, gauche de la gauche) et estimant que personne ne peut être exonéré de sa propre responsabilité (dans la montée en puissance d'un parti xénophobe et anti-européen, désormais aux portes du pouvoir), Le Guen tire la sonnette d'alarme », selon le JDD.

 

Car pour le secrétaire d'Etat, le FN « n'est pas un produit de circonstance. Ce n'est pas - ou pas seulement, ce serait trop facile - la conséquence de la +mal-politique +, de gauche et de droite. »

 

Pour les républicains, l'islam en France et l'islamisation du pays ne vont pas assez vite. Ce serait une des raisons de la montée du FN. Jean-Marie Le Guen explique en effet : « la mondialisation, la crise de l'Europe telle qu'elle est, le danger terroriste, les retards pris dans l'accouchement d'un islam de France, le malaise profond de tant de quartiers, le chômage de masse qu'on ne pourra pas terrasser en quelques mois : c'est de tout cela que se nourrit le Front national » puis de prévenir :« forcément, bien au-delà des cantonales, la crise va durer ».

 

Pour lui, « la droite doit en finir avec les facilités qui ont été trop longtemps les siennes et ce degré de porosité avec le FN imputable aux buissonneries d'hier. La gauche, elle, doit cesser d'être naïve ou idéaliste. [...] "Je dis à tous : ne soyez ni naïfs, ni opportunistes, ni sectaires. Reprenez-vous! », conclut Jean-Marie Le Guen.

 

Cette fuite en avant des oligarques (Cf. Le "plan de peuplement", plan de remplacement des Français autochtones assumé par le gouvernement), ne fonctionnera pas. De la même façon que toutes les idéologies totalitaires se sont fracassées contre le mur de la réalité, l'idéologie mondialiste, mélangiste, mixiste, se brisera elle aussi sur le Réel.

 

Notes

 

[1] Le Guen : "la lutte contre le FN prioritaire", Flash Actu Par lefigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 08/03/2015 à 08:02 Publié le 08/03/2015 à 07:59

Repost 0
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 07:05
Dieu est le cadre privilégié de la démocratie

Devant l'échec de l'Union européenne, la crise mondialiste, et les crises engendrées par la modernité, dont la première, la crise de l'autorité, les républicains se trouvent désemparés. De marine Le Pen [1] à Jean-Pierre Chevènement [2], ils avancent tous que la nation aurait une vertu particulière. Pour les uns la nation aurait la vertu d'être un rempart au mondialisme (nationalistes et souverainistes de droite), pour les autres la nation serait "le cadre privilégié de la démocratie" (Jean-Pierre Chevènement et souverainistes de gauche). Ces deux assertions sont fausses bien évidemment. On a pu voir par exemple au XXe siècle combien la nation entendue comme source de la légitimité démocratique (souveraineté nationale) en Urss ou en Allemagne a pu effectivement conduire à la démocratie, comme aujourd'hui en France, en Chine ou en Corée du nord ! On peut voir également combien la conception d'une nation coupée de son héritage historique et de la loi naturelle peut sombrer aujourd'hui dans le totalitarisme du genre et du Grand remplacement assumé et planifié.

 

Le seul cadre privilégié capable d'assurer la démocratie, en France, c'est Dieu. Le Dieu trine de la catholicité qui a façonné la France depuis Saint Martin, Apôtre des Gaules, en passant par Clovis, Saint-Louis, sainte Jeanne d'Arc, Henri IV ou Louis XVI. Dieu qui, par ses commandements, est le seul capable de contraindre moralement les consciences, et d'être un rempart au totalitarisme, qui aujourd'hui est le mondialisme anglo-saxon déconstructeur (le changement de civilisation de Christiane Taubira et sa loi de "mariage" homosexuel), avec ses bras financiers, et militaires.

 

Des deux sources de la légitimité (l'homme et la nation depuis 1789 ou Dieu depuis l'Antiquité), il y en a une qui a suscité le totalitarisme, et ce n'est pas la légitimité venant de Dieu mais celle venant des assemblées "représentatives" et notamment la Terreur terroriste révolutionnaire de 1793, qui a inspiré les terroristes bolchéviques de 1917 et leurs répliques.

 

Dieu est le cadre privilégié de la démocratie : "démocratie athénienne" par exemple qui, dans l'Antiquité, respectait le droit naturel et divin; mais aussi démocratie locale en France au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, une démocratie et un régime politique qui protégeait les Français des ploutocrates cupides (interdiction de l'usure), n'est plus qu'un lointain souvenir depuis longtemps et surtout depuis que les préfets pourront contraindre les maires récalcitrants à adopter des mesures anti-françaises venant d'en-haut et imposées par l'Etat.

 

Or, la démocratie moderne issue des révolutions du XVIIIe et XIXe siècle a tué le droit naturel et divin en prenant pour source de la légitimité la diabolique "souveraineté nationale" (article 3 de la Déclaration des droits de l'homme), matrice de la démocratie moderne, de l'état Leviathan et de la ploutocratie internationale.

 

Entre les deux sources de la légitimité, entre Dieu et Mamon, il faut choisir.

 

Notes

 

[1] "La nation, meilleur rempart au magma mondialisé", Marine Le Pen part en croisade contre le mondialisme au zénith de Rouen, FN Villeurbanne, 16 janvier 2012.

[2] "Les politiques ont trompé les Français sur l'Europe", Jean-Pierre Chevènement sur France 5, samedi 28 février 2015

 

. La démocratie ne peut pas être fondée sur le relativisme (Benoît XVI)

Repost 0
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 23:55
Boko Haram prête allégeance à l'Etat islamique

 

Boko Haram prête allégeance à l'Etat islamique

 

Home ACTUALITE International

Par lefigaro.fr

Publié le 07/03/2015 à 22:31

 

Dans un message audio, le chef du groupe islamiste nigérian annonce son rattachement à Daech et sa volonté d'obéir sans conditions au «calife» al Baghdadi.

 

Un scénario cauchemardesque. L'alliance des deux groupes islamo-terroristes les plus meurtiers du monde est désormais officielle. Le groupe islamiste nigérian Boko Haram a prêté allégeance à l'Etat islamique (EI) qui contrôle depuis l'été dernier de vastes territoires en Irak et en Syrie, rapporte samedi le service de surveillance des sites internet islamistes SITE.

 

«Nous annonçons notre allégeance au calife (...) que nous écouterons et auquel nous obéirons dans les difficultés comme dans la prospérité», précise un message audio du chef de Boko Haram, diffusé sur internet.

 

Les militants de l'Etat islamique (EI) appellent depuis plusieurs mois tous les musulmans à se joindre à eux et à prêter allégeance à leur calife Abou Bakr al Baghdadi.

 

Le groupe insurectionnel dirigé par Abubakar Shekau sème la terreur depuis 2009 dans le Nord du Nigéria, par des attaques et des attentats. Longtemps considéré comme une secte, le groupe islamiste compterait désormais des dizaines de milliers de combattants.

 

Ce n'est pas le premier groupe à rejoindre le giron du califat autoproclamé. Récemment, l'Etat islamique a étendu sa toile en Libye où un groupe de djihadistes se réclamant de Daech a revendiqué l'assassinat de 21 coptes égyptiens.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/07/01003-20150307ARTFIG00162-boko-haram-prete-allegeance-a-l-etat-islamique.php

 

. Etat islamique - Attentats terroristes : Bernard Lugan s'interroge sur les raisons "mystérieuses" de l'assassinat de Kadhafi et demande "qui présentera "l'addition" à MM. Sarkozy, Juppé et BHL?

Repost 0
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 18:43

Nouvelle video excellente de Boris le Lay : "Politique de peuplement", le génocide des Français de souche

Extrait :

 

« Je ne le sors pas de mon esprit, je l'ai lu pas plus tard qu'aujourd'hui dans la presse en prenant connaissance des dernières déclarations du Premier ministre, Manuel Valls, politique qui a été qualifiée de "politique de peuplement" par l'intéressé. [1]

 

Nous sommes à un tournant extrêmement important, puisque pour la première fois, le gouvernement français assume la planification du remplacement de population dans l'Hexagone (plan de "mixité". NDLR.) Jusqu'alors, ce n'était pas assumé. [Et ceux qui évoquaient le génocide des Français de souche comme une oeuvre franc-maçonnique -au moins depuis les années 1930 - étaient qualifiés du nom de "complotistes" "paranoïaques", alors même que les vrais auteurs du complot de remplacement étaient et sont toujours au pouvoir. NDLR] C'était une politique de facto, mais maintenant c'est assumé, et c'est planifié, avec des mesures très précises.

 

Cette fuite en avant. Rappelons-nous que tout a commencé le 8 janvier 2015 lors des attentats contre Charlie Hebdo, qui a été une véritable onde de choc pour le gouvernement socialiste et pour les tenants de l'immigrationnisme et du multiculturalisme, en ce sens que des immigrés musulmans radicaux ont frappé des gens de gauche sur leurs propres "valeurs". Ce fut un assaut frontal contre la voie officielle de tout ce que peut porter le socialisme, le marxisme tel qu'on le comprend au plan culturel en France.

 

La réponse du gouvernement socialiste, qui ne pouvait pas être une attaque sur l'immigration en tant que telle, ni sur la progression de l'islam en France - puisque ce sont ses clientèles électorales -, et aussi pour des raisons idéologiques et politiques, la gauche a donc décidé de frapper le peuple lui-même, de contrôler la réaction populaire d'indignation, de retourner cette énergie formidable en utilisant cette énergie pour façonner un nouveau message qui n'était pas le message authentiquement populaire, - qui était le rejet de l'islam violent et de ses causes -, et donc d'utiliser cette énergie et la retourner contre le peuple lui-même, à savoir ses réflexes d'auto-défense, et nous avons vu à la suite -au nom de la liberté d'expression- toute une batterie de lois visant précisément à détruire la liberté d'expression, ou plus exactement la liberté d'expression des opposants au Régime, ceux qui appellent à une réaction très forte d'ordre identitaire contre les menaces existentielles qui pèsent sur les populations autochtones. Donc retournement, et ensuite contre-offensive.

 

Maintenant, la contre-offensive se développe et nous passons à l'offensive pure et simple. Il s'agit d'imposer aux autochtones le remplacement de population avec toute la puissance des instruments de l'Etat. Chose extraordinaire: les causes deviennent les effets, et les effets deviennent les causes.

 

Donc les causes de l'attentat contre Charlie Hebdo étaient bien évidemment l'islamisation et l'immigration de masse, les effets étaient la réaction identitaire. Par le truchement de la propagande du Régime, l'effet est devenu la cause - en l'occurence la résistance identitaire -, et la cause est devenu l'effet - en l'occurence l'immigration et l'islam sont devenus les victimes, les victimes de cette résistance identitaire, qui passe maintenant pour une agression identitaire de la part des autochtones . Au plan moral, inutile de développer, cela en dit long sur ceux qui se livrent à de telles manipulations d'ampleur de cette nature. 

 

Premier point programmatique développé dans le cadre de cette politique de peuplement : obliger les communes à construire des logements sociaux. Il y a un seuil pour les communes de plus de 3500 habitants de 25% de logement social (loi SRU sur la "Solidarité et le Rénovement Urbain") et Manuel Valls s'est ému du fait qu'un tiers des communes refusaient de souscrire à cela.

Il a aussi demandé aux préfets de faire des propositions très rapides, pour mettre en oeuvre cette politique de constructions de logement sociale. Donc, de l'exécutif pur. Voire leur a proposé des méthodes pour contourner les maires pour mener cette politique de façon autoritaire (en délivrant des permis de construire à la place des maires. NDLR.) Il a aussi évoqué le fait qu'il fallait éviter la concentration des "plus pauvres" dans les mêmes espaces. Il dit "il faut favoriser la mixité sociale". Et il faut désormais que les nouveaux arrivants n'aillent plus dans les 1500 quartiers dits "sensibles" pour les placer partout ailleurs en dehors de ces 1500 quartiers. Enfin il y a la révision de la carte scolaire pour favoriser la "mixité sociale".

 

Nous avons à faire à un Régime que je qualifie de néo-communiste ou de néo-soviétique qui suit une idéologie qui amène un programme, lié à ce que j'appelle le communisme racial. Nous n'avons pas à faire à un communisme qui se mêle de la production économique en tant que tel, il s'agit de parvenir à l'égalitarisme biologique car comme je l'avais dit, leur idéologie indifférentiste qui consiste à créer une humanité uniforme suivant une espèce d'eschatologie mystique, millénariste, qui voudrait que nous parvenions à un monde unifié sans frontière, donc sans conflit [les millénarismes sont en outre indicateurs de régime totalitaires monistes confondant le temporel et le spirituel. Aujourd'hui, sous couvert de laïcité, un état Leviathan gnostico-théocratique, de droit occulte, dirige la France. NDLR.], puisque le présupposé est que s'il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de conflits - frontières de tous ordres d'ailleurs et même biologiques -, il faut parvenir à cet homme universel qu'est le métis. Et donc il faut la mettre en oeuvre. Et j'avais dit que c'était très proche des régimes communistes d'antan, bien que la politique ne se focalise pas sur l'économique mais maintenant sur le culturel et le racial. Parce que, comme toute politique égalitariste, il s'agit de parvenir à une égalité réelle et cette égalité doit être mise en oeuvre. Parce que si vous voulez mener une politique égalitariste qui soit réelle, il faut transformer ce réel. Mais qui va le transformer ? Est-ce que cela va reposer uniquement sur les bonnes volontés ? Non. Evidemment pas. Si cela repose uniquement sur les volontés individuelles, si vous laissez la LIBERTE aux individus de faire leur choix, vous ne parviendrez jamais à faire une égalité réelle. C'est pourquoi il faut que l'état intervienne et mène cette politique égalitariste. Je vous donne un exemple: du temps de l'URSS, on a mené une politique économique radicale avec la dékoulakisation, c'est-à-dire que l'on avait saisi les biens de tous les paysans aisés, mais en fait c'était tous les petits propriétaires terriens et on les avait dépossédés. Moyennant quoi cela avait désorganisé l'économie, et avait abouti à des centaines de milliers, voire des millions de morts. Mais l'Etat était intervenu pour imposer une norme. C'est exactement ce dans quoi nous nous trouvons sur une échelle encore plus radicale puisque nous nous trouvons sur une échelle biologique.

 

Manifestation dans le cadre de la dékoulakisation. Les calicots portent : « Nous allons liquider les koulaks en tant que classe » et « Tout pour la lutte contre les saboteurs de l'économie agricole ».

Manifestation dans le cadre de la dékoulakisation. Les calicots portent : « Nous allons liquider les koulaks en tant que classe » et « Tout pour la lutte contre les saboteurs de l'économie agricole ».

Comme tous les régimes idéologiques, tout le Réel est réinterprété en fonction du prisme idéologique du régime en question. C'est ce que nous vivons. Du coup, les mots doivent être progressivement modifiés pour modifier la perception de la réalité, pour que le peuple ne parvienne plus à saisir la réalité, ou la saisisse mal. Et que s'il cherche à nommer les choses, il les nommera comme le Régime veut qu'il les nomme. C'était tout l'objet de la polémique sur le terme "français de souche" la semaine dernière.

 

Si vous écoutez la communication gouvernementale sur ce programme de "peuplement", vous avez l'impression qu'il s'agit d'aider "des pauvres". Le terme "social" revient en permanence. Or ne nous parle-t-on pas également d'apartheid ? Or, l'apartheid, sur quoi reposait-il ? Sur la race. Donc, ceci pour dire que le fond de cette "politique de peuplement", c'est bien l'apartheid, le facteur racial. Et pourtant c'est présenté comme tel. Donc on part de l'apartheid et on passe à un vocabulaire socialisant. En effet, si je vous parle de logement racial, si je vous parle de mixité raciale, si en lieu et place de "mixité scolaire", je parle de mixité raciale dans les établissements scolaires, la connotation biologisante fait terriblement peur, elle est terriblement évocatrice. Si je parle de social, ça passe. Cela passe beaucoup plus facilement. Si je parle de "pauvreté", les gens pensent à des feuilles de paye, à des revenus sociaux, mais si je parle de fracture non pas "sociale", mais de fracture "raciale", les gens comprennent autre chose. Ils comprennent la réalité. Et ils comprennent les véritables motivations du régime.

 

Or, vous le voyez, le Régime chanche à dessein les mots utilisés pour modifier la perception dans le peuple de sa propre politique. C'est fondamental: tous les régimes idéologiques totalitaires ont toujours procédé ainsi. Aucun Régime totalitaire reposant sur une idéologie biaisée ne peut procéder autrement que par le mensonge. Et vous vous rappelez sans doute de ce journal fameux qui était le plus en vue d'URSS, et qui était La Pravda, qui voulait dire "La Vérité", et c'était le journal qui mentait le plus au monde, et probablement de l'histoire. C'était un exemple caricatural.

 

C'est donc une dérive orwellienne. Ne nommons pas les choses. Ou nommons-les différemment. Comme cela nous ne percevrons plus ce dont il s'agit en réalité. Ni les tenants, ni les aboutissants.

 

Je vais citer Finkielkraut récemment avec Elisabeth Lévy, a parlé de ce sujet-là. J'étais très frappé de voir qu'il parvenait aux même conclusions auxquelles j'étais parvenue de mon côté. A savoir cette modification profonde du vocabulaire.

 

[...] "Les pauvres". Je vais citer un auteur, Guilluy, vous le connaissez certainement, c'est un géographe. Pas plus tard qu'en septembre dernier, au Figaro, d'après ses études - son dernier ouvrage -, il déclare : "85% des ménages les plus pauvres ne vivent pas dans les "quartiers sensibles". [2] Un ménage pauvre est un ménage qui touche moins de 993 euros par mois. Mais si ils ne sont pas dans les quartiers sensibles, cela veut dire que 85% des pauvres en France vivent dans les zones péri-urbaines, rurales, et il y a de fortes chances que ces ménages pauvres soient des ménages de souche européenne, des français de souche.

 

Il donnait un exemple Guilluy. Il citait le quartier des Hautes Noues à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), banlieue parisienne en Île-de-France, le revenu moyen par habitant dit-il, y est supérieur de 20 % supérieur à celui de Verdun. Et il disait  "le 93 est le coeur de l'aire parisienne" complètement intégré dans cette métropole qu'est Paris. Et on le voit effectivement, les milliards d'euros déversés depuis des décennies sur ces quartiers. Ils ont des installations sportives parfaitement modernes. Des flots d'argent ont été déversés à tel point que ce ne sont pas eux qui sont lésés. C'est faux. La question de la pauvreté n'est donc pas la véritable question. 

 

Manuel Valls a dit: "il ne faut pas ajouter de la pauvreté à la pauvreté." Il ne faut pas envoyer les immigrés qui sont pauvres dans les quartiers qui sont déjà "pauvres". Il faut les envoyer vers d'autres quartiers, là où il y a des logements sociaux dans d'autres communes, c'est-à-dire des logements raciaux ou qui vont devenir des logements raciaux. Il faut les envoyer là comme cela on ne va pas ajouter de la pauvreté à de la pauvreté. Mais cela veut dire que les habitants des autres communes, qui vivent dans des logements sociaux, ils sont lésés ? Par définition, s'ils sont dans du logement social c'est qu'ils sont dans une certaine forme de précarité économique et sociale, précisément. Donc nous allons bien ajouter de la pauvreté à de la pauvreté, mais ailleurs. Nous allons donc déplacer le problème géographiquement, mais nous n'allons certainement pas changer les données fondamentales en termes économiques et sociaux. Mensonge donc là encore.

 

Il est revenu sur les méthodes. Il a cité les préfets. L'intérêt des préfets est qu'il ne sont pas élus *- c'est une anomalie -, mais peuvent s'occuper de tout (sécurité publique, contrôle d'alcolémie sur la route avec 200 gendarmes, redressement d'entreprise en difficulté, d'écologie, bref les pouvoirs du préfet sont immenses à tel point que le préfet peut annuler un referendum convoqué par un maire dans sa commune. Et c'est par ce biais que le gouvernement veut mettre en place ce contournement de la résistance des maires qui, eux, sont élus... Par la force et par la coercition on va imposer la "politique de peuplement". Nous avons là, dans la méthode, du jacobinisme racial, l'immigration à coups de chicotte. Et le peuple de souche devra plier sous les coups de chicotte des préfets qui, finalement, ressemblent maintenant à des gouverneurs de l'Afrique de l'Ouest de 1913 comme ils se comportaient avec les Africains de l'époque.

 

Je citerai d'ailleurs Attali qui avait déclaré qu'"à terme la balance raciale idéale en France serait d'une motié de population d'origine non européenne dans les grandes villes et d'un tiers dans les campagnes." Cela a l'air d'y ressembler de plus en plus. Une politique menée à coups de schlague.

 

Nous sommes dans une situation suréaliste et qui ne va pas fonctionner, contrairement à ce que pense les doctrinaire socialistes qui veulent à tout prix écraser les populations blanches, les populations françaises de souche, dont ils perçoivent qu'elles sont en train de prendre conscience du projet qu'on leur réserve, qu'on a concoté pour elles, et qu'ils veulent maintenant leur imooser une situation politique et démographique telle qu'elles ne pourront plus s'extraire du cadre prévu pour elles. Cela ne va pas fonctionner parce que - les mêmes causes produisant les mêmes effets -, il est tout à fait évident que ce qui s'est passé dans les secteurs où il y a déjà eu une forte immigration, va se reproduire partout où l'on imposera cette immigration afro-musulmane (augmentation du vote Front national, et peut-être pour d'autres formations nationalistes qui pourraient apparaître dans le futur, mais aussi division communautaire et raciale parce qu'il faut aussi que les populations confrontées à l'arrivage soient d'accord. Or dans le passé ces populations se sont séparées, elles sont partis ces quartiers qui subissaient l'immigration) Donc nous assisterons à une espèce de transhumance intérieure française où la balkanisation va s'accélérer, où la montée en puissance du sentiment identitaire qui pouvait être limité à certaines régions va se diffuser partout. Et loin de circonvenir cette montée en puissance du sentiment identiaire et d ela volonté de résistance des populations autochtones, au contraire, cela va la faire exploser en flèche.

 

Ce que nous prépare ces gens c'est une Yougoslavie, non pas au carré mais au cube. Une libanisation telle qu'on n'en a jamais vue, à l'échelle de villages, à l'échelle de villes petites et moyennes.

 

Je vais citer de Gaulle - une fois n'est pas coutume - je n'aime pas de Gaulle mais je le cite quand même. Rappelez-vous ce qu'il avait dit à ceux qui pensaient qu'on pouvait mélanger de l'huile et du vinaigre durablement avaient des cervelles de colibris." [3] Et il parlait de l'"intégration". Il a raison et avait raison: ce qui n'a pas fonctionné en Algérie, ne fonctionnera pas plus sur le territoire hexagonal. Quoique dise le Régime. Quoique dise les fanatiques du remplacement de populations. Quoique disent les illuminés de ce communisme racial, aux manettes de cette république néo-soviétique. Quoiqu'ils en disent, quel que soit la radicalité de leurs mesures, quel que soient les mouvements qu'ils feront, la résistance ne peut que s'amplifier pour des raisons d'instinct de survie.

 

Et la population de souche, population autochtone, s'en rend compte chaque jour qui passe.

 

Pour faire le point sur cette situation je veux souligner sur le point que nous avons à faire à des gens qui sont extrêmement dangereux, malgré tout.

 

De la même façon que au Cambodge, en Chine communiste et que dans tous les régimes communistes, la radicalité idéologique de ce messianisme égalitariste faisant fi des réalités biologiques, faisant fi des fossés culturells (l'Afrique noire a un qi moyen de 70, les européens de 100, 30% d'écart, jamais malgré tous les milliards déversés dans un appareil éducatif vous ne parviendrez à combler ce fossé).

 

Donc contrairement à ce qu'a dit Manuel Valls qui a dit que la France ne devrait pas "se fracasser contre le mur de l'extrême droite" [4], c'est le socialisme qui va se briser sur le mur de la réalité -. Et, malheureusement, cela va nous coûter, comme dans les régimes communistes, bien des déboires avant que nous parvenions à cette rupture du socialisme, de ce socialisme. Parce que c'est dans la douleur que les gens vont s'extirper des mirages et des mensonges sous lesquels on les aura enterrés depuis des années.

 

Et comme les régimes communistes se sont effondrés, celui-ci s'effondrera aussi du fait de sa propre radicalité. Mais il ne changera pas parce que nous aurons un argumentaire qui sera de nature à le convaincre.

 

Ces gens-là pour des raisons cyniques, d'ordre politique, iront jusqu'au bout. Mais n'oubliez pas que les mêmes qui veulent placer les fils d'ouvriers prolétaires français de souche, avec le lumpenprolétariat échoué depuis le Tiers-Monde dans chaque commune, dans chaque école, ne se mentent pas sur la réalité de ce qu'ils vendent aux autres, car tous leurs enfants sont dans des écoles pour bourgeois. Et parfois des écoles confessionnelles, des écoles catholiques. N'oubliez pas que chaque ministre met ses enfants dans des écoles strictement protégées de la fameuse immigration du tiers-Monde censée témoigner d'un enrichissement fabuleux, duquel on devrait attendre que le lait et le miel coule sur le pays !

 

Citons Barbier qui était à la télévision pas plus tard qu'hier - le rédacteur en chef de l'Express - et disait qu'il allait falloir expliquer aux gens, qu'effectivement de nouvelles populations viendraient s'installer près de leur immeuble, près de chez eux, et cela va pas aller sans difficultés. Un effort de pédagogie en somme. Est-ce que Barbier, lui, habite dans ces quartiers-là ? Non, biensûr que non. Il vit dans les quartiers pour culs en or.  Bref, exactement comme en URSS où pas un apparatchik du Régime ne croyait que l'économie planifiée, le collectivisme ne puisse fonctionner, de la même façon aucun apparatchik de ce Régime, ne croit que l'immigration de peuplement, que le remplacement de population produira les vertus dont il nous parle. Mais il en va de leur pouvoir. Ils ne peuvent pas renier 50 ans de politique migratoire et les conséquences qui vont avec. C'est donc la fuite en avant.

 

Le multiculturalisme n'a pas fonctionné ? C'est parce que nous n'avons pas fait assez de multiculturalisme ! Il y a des problèmes d'immigration ? Mais c'est parce que nous n'avons pas assez d'immigration ! Et cela continuera longtemps jusqu'à ce que le peuple se révolte.

 

Car ne l'oubliez pas. Tant que le peuple ne se révolte pas, ces gens n'arrêteront pas. Ce sont des idéologues, tenants d'une idéologie totalitaire, d'un égalitarisme radical, de dimension biologique et dont l'application passe par la coercition d'Etat. Des gens comme ça, on ne peut pas les arrêter autrement que par une insurrection, quelque soit la forme de l'insurrection. Mais à un moment donné, il faudra les stopper et les extirper de la machine étatique. Il faudra parvenir à une épuration systématique de ceux qui auront mis en place cette politique.

 

C'est pour cela, je le dis ici, Messieurs les préfets, vous qui vous apprétez à obéir à ce gouvernement de fanatiques, par conformisme, par lâcheté, par facilité, par peur, n'oubliez pas qu'avant vous, d'autres préfets ont eu à rendre des comptes de leur politique et qu'ils n'ont pas pu se cacher derrière l'autorité politique du moment pour ne pas rendre des comptes. Maurice Papon est un exemple. Et bien, regardez comme cela s'est terminé. Si vous collaborez avec cette clique, vous pourrez éventuellement tout à fait vous en sortir pendant quelques années, c'est même probable, mais quand la machine va s'emballer, quand la fracture sera consommée, quand les violences vont se généraliser, quand le grand retournement politique va s'opérer, des comptes vous seront demandés par ces mêmes populations.

 

Et de la même façon, les élus politiques qui en ce moment sermonnent le peuple au nom de l'antiracisme, qu'ils fassent eux aussi extrêmement attention, car ils auront des comptes à rendre, sous forme d'une justice épuratrice, exactement comme en 1944, il a fallu juger des collaborateurs - c'est ce que l'on nous a expliqué pendant 70 ans -, de la même façon sur ce modèle-là il faudra également juger les collaborateurs. [...] C'est une question de justice. »

 

Ce qui est certain, dans cette "politique de peuplement," c'est que ce n'est pas à l'Etat d'imposer d'en haut un changement de population ni même une "politique de peuplement". Il s'agit là d'une tyrannie absolue, une colonisation imposée d'en haut, jamais vue dans l'histoire de France. Une faute politique qui se paiera cash, le jour venu.

 

Notes

 

[1] Cf. Manuel Valls présente sa "politique de peuplement". Reuters 06/03/15 à 7:11 Mis à jour le 06/03/15 à 7:11 http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/manuel-valls-presente-sa-politique-de-peuplement-1017759 ;

Manuel Valls veut une "politique de peuplement" contre les ghettos, Le JDD, 22 janvier 2015;

Contre la «ghettoïsation», Manuel Valls veut initier une «politique de peuplement», Le Figaro, Home LE SCAN Les verbatims, Par Tristan Quinault Maupoil, Publié le 22/01/2015 à 17:12

[2] Christophe Guilluy : «Le 93 n'est pas un espace de relégation, mais le cœur de l'aire parisienne», Le Figaro, Home FIGARO VOX Vox Societe, Par Guillaume Perrault, Publié le 11/09/2014 à 19:32;

«L'insécurité sociale conduit à une demande de protection », Le Figaro, Home ACTUALITE Politique, Par Guillaume Perrault Mis à jour le 20/02/2013 à 16:29, Publié le 20/02/2013 à 10:41

[3] La citation exacte et complète de de Gaulle est la suivante : "C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !" (Conversation entre De Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie, C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994, p. 52.)

[4] France: Valls dénonce un endormissement généralisé face au danger immense de l'extrême droite, Romandie.com, 5 mars 2015

Repost 0
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:15

Qui dit plus de « mixité» dit plus de Grand remplacement, plus discriminations, plus de violences et plus d'insécurité, mais aussi plus d'instinct de survie. Explications.

« Mixité» : Manuel Valls annonce un plan d'un milliard d'euros contre les jeunes

Quelques semaines après son utilisation du mot «apartheid», Manuel Valls a annoncé hier des mesures pour plus de « mixité sociale » [1], autre nom du mélange obligatoire nouvel ordre mondialiste que Nicolas Sarkozy, en 2008, souhaitait imposer par des « moyens plus contraignants encore ». Un grand brassage des populations (sauf chez les promoteurs de cette politique destructrice, qui eux - vous l'aurez remarquez - ne se mélangent pas...)

 

Par ce nouveau plan en vue de notre remplacement, le Premier ministre, souhaite mettre fin au « sentiment de relégation dont souffrent beaucoup de nos concitoyens » (entendez immigrés).

 

Manuel Valls dénonce sans le dire les Français qui « face à ce constat » (face à l'immigration et au Grand brassage obligatoire), avancent leurs « solutions dangereuses », solutions qui seraient « en rupture totale avec nos valeurs et notre modèle social». Parmi ces « solutions dangereuses », il y aurait par exemple, après l'immigration, la remigration.

Parmi les « certains » dénoncés par Manuel Valls, il y a notamment ces jeunes français qui, eux, n'ont bien évidemment pas droit au « sentiment de relégation ». Or ces jeunes, sont un sur deux entre 25 et 34 ans (50%) à déclarer vouloir voter FN aux prochaines départementales. [2] On peut donc en conclure que Manuel Valls annonce un plan oligarchique d'une minorité contre les jeunes majoritaires. Ce qui est aussi un plan anti-démocratique, si l'on entend la démocratie comme la politique faite par la majorité.

 

Ce plan représente «autour d'un milliard d'euros» sur les trois prochaines années. Les Français vont donc une nouvelle fois devoir payer de leur poche pour leur propre remplacement et leur propre discrimination.

 

Les logements sociaux détruits devront être reconstruits en priorité en dehors des quartiers sensibles. Il s'agit d'importer les populations immigrés à la campagne, en zone péri-urbaine, dans la « France de la périphérie », la « France invisible » (Christophe Guilluy) et des invisibles, où les Blancs s'étaient réfugiés suite à l'arrivée massive de populations étrangères dans les villes et centres villes et l'explosion de l'insécurité et du « sentiment d'insécurité » qui a toujours été nié par les promoteurs de la « mixité ».

 

« 5 milliards d'euros seront affectés à de nouveaux programmes de rénovation, générant 20 milliards d'investissement et de travaux ». Les projets de rénovation en cours seront « avancés de deux ans » afin de voir le jour « dès 2015-1016 ». La « mixité » à marche forcée.

 

Le gouvernement entend imposer la « mixité » grâce aux « logements sociaux » dans les communes

 

Dès le mois de juin, les préfets, pourront délivrer les permis de construire à la place des maires résistants et récalcitrants qui jusqu'ici refusaient la «mixité» dans leur commune. Le plan Valls de «mixité» enterre la démocratie dans les communes, villes et villages. Désormais, la politique se fait depuis Paris ! La suppression des maires, cette institution médiévale, est un scandale. Le signe que nous basculons dans une dictature inouïe encore jamais vue.

 

À l'inverse, dans les 1500 « quartiers prioritaires », autrement dit dans les zones déjà fortement mixées, des instructions seront données aux préfets pour limiter la construction de logements sociaux, car « il faut arrêter d'ajouter de la pauvreté à la pauvreté », juge Manuel Valls.

 

 

Du fait de leur éloignement des centres de vie et des bassins d'emploi, on sait que les péri-urbains et les ruraux sont tout autant, voire même plus pauvres que les résidents des  « quartiers prioritaires », mais ces péri-urbains et ces ruraux n'ont, eux, aucun droit, et ne sont que des laissés pour compte de la république dite française. L'ancien ministre socialiste du gouvernement Ayrault, Thierry Repentin, sera nommé délégué interministériel en charge des quartiers en difficulté pour coordonner ce plan.

 

A l'école, le gouvernement veut encourager la « mixité » en luttant « contre les contournements réguliers de la carte scolaire », a affirmé le premier ministre.

 

« Une offre éducative par correspondance sera développée », le « périmètre de recrutement des lycées » va évoluer. Le gouvernement veut renforcer ce qu'il nomme « la formation des enseignants », c'est-à-dire « le choix d'enseigner dans les établissements relevant des conventions d'éducation prioritaire doit être valorisé ». Déjà que plus personne ne souhaite devenir enseignant (crise de l'autorité à l'école, pénurie de candidats aux concours de l' »Education dite nationale », insécurité des professeurs), on se demande où ils iront chercher leur futurs enseignants ?

 

La deuxième partie du quinquennat du totalitaire François Hollande verra l'arrivée de nouveaux programmes scolaires en 2015 pour la maternelle et 2016 pour le primaire.

 

Une «agence de la langue française» sera créée afin de lutter contre « l'inégalité majeure qui existe entre ceux qui maîtrisent le français et ceux qui ne le maîtrisent pas ».

 

Le Premier ministre a annoncé que l'accent serait mis sur l'apprentissage du français, « socle de la citoyenneté », comme si la langue à elle seule pouvait être un élément de cohésion nationale.

 

La langue n'est qu'un marqueur identitaire, pas un vecteur d'unité nationale. Par exemple, jusqu'au début XXe siècle, les Français parlaient un dialecte local, une langue régionale, parfois même il ne connaissaient pas le français avant d'aller à la grande boucherie de 1914 comme au Pays basque, et pourtant, cela n'empêchait pas un fort sentiment d'appartenance à la nation française parmi les conscrits qui allaient mourir en masse pour le vampire républicain.

 

L'accent mis sur l'apprentissage du français sera donc totalement inopérant si, dans le même, on poursuit l'accent mis sur l'enseignement d'une histoire sur mesure, à la carte, une histoire ethno sectorielle pour 40 à 50% d'élèves possédant moins de 350 mots de vocabulaires (réforme UMP Xavier Darcos 2011), en éliminant l'enseignement de l'histoire de France pour la remplacer par l'enseignement de l'histoire des royaumes africains, du Monomotapa, Dahomey. Les élèves d’origine mandé-malinké de Tremblay en France sont peut-être attentifs à l’histoire de l’empire du Mali qui fut constitué par leurs ancêtres, mais il n'en est pas de même avec les petits soninké de Garges les Gonesse, héritiers, eux, du royaume de Ghana qui fut détruit par les premiers... De plus, comment vont réagir les rejetons des nombreux autres peuples africains ? N’y a-t-il pas une forme de discrimination à leur égard ? En effet, pourquoi privilégier le Mali ou le Ghana et passer sous silence l’empire Luba et le royaume zulu ? Bref, on n'en finit plus. La « lutte contre les discriminations » c'est toujours plus de discriminations.

 

En outre, l'accent mis sur l'apprentissage du français sera totalement inopérant si le but du programme est de faire continuellement référence à la traite des esclaves, comme une sorte de fil conducteur, en tentant de faire croire aux élèves que l’histoire du monde tient dans un manichéisme primaire, celui de la confrontation entre les méchants (les Européens), et les bons (les autres). L'ethno culpabilité d'un côté et l'ethno victimisation de l'autre n'est-elle pas un racisme ?

 

Au travail, «lutter contre toutes les discriminations, c'est l'objectif de la politique de “testing” que nous mettrons en place dès cet automne», a annoncé le premier ministre. Le “testing” consiste a effectuer des tests de recrutement en proposant à des recruteurs ou à d'autres organismes un CV faisant apparaître un ou plusieurs critères de discrimination. Cette procédure juridique, qui permet à une catégorie de consommateurs ou de locataires qui se considèrent lésés par une décision d'aller ensemble en justice, pourra être sollicitée dans des affaires de discrimination. Des mesures devraient toucher le recrutement dans la fonction publique. «L'État, la fonction publique, doivent être à l'image de ce qu'est la réalité de ce pays», a déclaré Manuel Valls.

 

S'agissant de la « politique de la sécurité », « dans certains quartiers, c'est l'insécurité qui domine. Peu importe pour Manuel Valls. Pour féliciter en quelque sorte les comportements incivils dans les « quartiers en difficulté », Manuel Valls y met les « ZSP», zones de sécurité prioritaire, déjà mises en places par son prédécesseur.

Mieux, le «pack deuxième chance », jusqu'ici testé en région Rhône-Alpes, sera généralisé : cet outil de la « boîte à outils » de François Hollande, prévoit un « dispositif d'accompagnement individuel » à destination des « jeunes sans emploi, sans formation », a indiqué le chef du gouvernement. « Plus de moyens » doivent être concentrés dans ces quartiers « pour offrir une formation à tous », telle que l'apprentissage ou le parrainage.

 

L' »amélioration de la formation des enseignants » signifie en fait l'absorption de la religion par Leviathan. Pour Manuel Valls, le respect du principe de laïcité «n'est plus une question de loi» mais de «mise en œuvre » du texte de 1905. « Cela commence […] par l'école en formant mieux les enseignants. Plus largement, le chef du gouvernement estime que le statut de l'ensemble des fonctionnaires « doit rappeler que la laïcité est un principe essentiel de la fonction publique ».

 

Un « grand débat national » est annoncé « dans un maximum de quartiers » « avant l'été ». Les Français de souche seront-ils consultés ?

 

Ces annonces du gouvernement constituent « à la fois les grands axes, les valeurs, la philosophie qui vont s'appliquer à court ou moyen terme », a expliqué le Premier ministre. Pour autant, il reste « nécessaire » d'envisager des « pistes nouvelles qui correspondent aux aspirations de notre époque ».

 

«Nous voulons faire vivre cette passion de la citoyenneté et de l'égalité », a affirmé Manuel Valls. « Nous voulons aussi porter un message d'espérance».

 

Alors qu'il annonce un plan «autour d'un milliard d'euros» pour sa politique de « mixité », Manuel Valls indique que «tout ne se réglera pas à coups d'euros supplémentaires».

 

«À travers cette réunion, ces propositions, cette démarche, cette méthode, nous voulons répondre avec gravité et volontarisme à cette exigence des Français qui s'est exprimée au mois de janvier.» (lors de la manifestation des « Je suis Charlie » NDLR.)

 

Conclusion

 

Le manichéisme raciste à l'école (ethno culpabilité d'un côté et ethno victimisation de l'autre), la « mixité » obligatoire dans les villes, les communes, les villages, la « mixité » obligatoire au travail, ignorant tout sentiment de relégation des Français de souche, sont gros de réactions en chaîne encore inimaginables.

 

Malgré que tout indique que les Français sont en train de se couper totalement des institutions républicaines (fuite des ZSP et zones de mixité, records d'abstention battus à chaque élection, instinct de survie jusque dans les périphéries, mouvement de néo-féodalisation en retour par instinct de survie), les politiques au pouvoir depuis 40 ans, de droite comme de gauche, maintiennent le cap, les yeux fermés, de leur plan de Grand remplacement.

 

Notes

 

[1] «Apartheid social» : un milliard d'euros sur trois ans pour favoriser la mixité, Home ACTUALITE Société, Par lefigaro.fr, Mis à jour le 06/03/2015 à 19:58, Publié le 06/03/2015 à 19:02

[2] Départementales : un sondage donne le FN en tête avec 33% des voix, Home ACTUALITE Flash Actu Par Le Figaro.fr Mis à jour le 01/03/2015 à 23:02 Publié le 01/03/2015 à 21:43

 

Repost 0
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 10:11
Recension des usurpations et inventions de titres par les Orléans

Une utile recension des usurpations et inventions de titres réalisées par les incorrigibles Orléans a été publiée sur Vexilla-Galliae.

 

Incorrigibles Orléans

 

Publié dans Vie des royalistes, le jeudi 26 février 2015 par Franz de Burgos

 

Les membres de la Maison d’Orléans, qui sont princes du Sang de France, disposent des titres attachés à l’apanage d’Orléans reçu de Gaston d’Orléans (moins les soustractions qu’en fit Louis XIV), de ceux reçus de Louis XIV lui-même, de ceux reçus de la « Grande Mademoiselle », fille de Gaston d’Orléans et héritière des Montpensier ou de ceux reçus de « Mademoiselle de Penthièvre », héritière des Penthièvre, qui, pour les plus importants, sont les suivants :

 

Duc d’Orléans, Duc de Chartres, Duc de Valois, Duc de Nemours, Duc de Montpensier, Dauphin d’Auvergne, Prince de Joinville, Sénéchal héréditaire de Champagne, Marquis de Coucy, Marquis de Folembray, Comte de Soissons, Comte de Dourdan, Comte de Romorantin, Baron de Beaujolais, et autres baronnies et seigneuries…

 

Cependant bien pourvus en titres prestigieux, leur souci constant fut toujours de chercher à usurper des titres retournés à la Couronne et provenant de la branche aînée des Bourbon ou de branches adjacentes : les Bourbon-Condé ou Bourbon-Conti.

 

Ainsi, Louis-Philippe d’Orléans, devenu « Louis-Philippe Ier des Français » après son usurpation du trône en 1830, titre-t-il son petit-fils, Ferdinand d’Orléans (1844–1910), « duc d’Alençon » (1), titre usurpé tenu en dernier lieu par Louis XVIII. Puis, Jean d’Orléans (1874–1940), grand-père du duc d’Orléans actuel, se faisait appeler « duc de Guise » (2), titre usurpé appartenant aux Bourbon-Condé et retourné à la Couronne à la mort du dernier des Condé en 1830.

 

Mais, fidèles à cette soif inextinguible d’usurpations, feu le duc Henri d’Orléans (1908-1999) et son fils aîné, l’actuel duc Henri d’Orléans (1933), se fit et se fait encore un devoir de perpétuer cette déplorable habitude familiale. Ainsi :

 

Henri d’Orléans (1933) est le chef actuel de la Maison d’Orléans, branche cadette de la Maison de Bourbon. Il se fait appeler « comte de Paris » (3) et « duc de France » (4). Un titre usurpé et un titre inventé. Sa titulature adéquate est Henri d’Orléans, duc d’Orléans. Il épouse en 1957 Marie Thérèse von Württemberg. Ils ont cinq enfants, dont trois fils :

 

François d’Orléans (1961), titré par son père « comte de Clermont » (5) et « Dauphin de France » (6) en 1999. Deux titres usurpés. Sa titulature adéquate est François d’Orléans, duc de Chartres (ou duc de Valois, de tradition plus ancienne).

 

Jean d’Orléans (1965), titré par son grand-père « duc de Vendôme » (7) en 1987, puis « Régent du Dauphin » (8) par son père en 1999. Un titre usurpé et un titre inventé. Il épouse Maria Philomena de Tormos. Ils ont trois enfants, dont un fils, non encore titré à ma connaissance : Gaston d’Orléans (2009)

 

Eudes d’Orléans (1968), titré par son grand-père « duc d’Angoulême » (9) en 1987. Titre usurpé. Il épouse Marie Liesse de Rohan-Chabot. Ils ont deux enfants, dont un fils, non encore titré à ma connaissance : Pierre d’Orléans (2003)

 

Henri d’Orléans a dix frères et sœurs dont huit sont actuellement encore vivants, comprenant deux frères ayant des fils et un neveu issu d’un frère décédé :

 

Jacques d’Orléans (1941), titré « duc d’Orléans » par son père. Titre régulier, mais inapproprié pour un cadet d’Orléans. Epouse en 1969, Gersande de Sabran-Pontevès. Ils ont trois enfants, dont deux fils :

 

Charles-Louis d’Orléans (1972), titré « duc de Chartres ». Titre régulier, mais inapproprié au premier fils d’un cadet d’Orléans. Epouse Ileana Manos. Ils ont cinq enfants, dont deux fils, un seul titré à ma connaissance :

 

Philippe d’Orléans (1998), titré « duc de Valois ». Titre régulier.

 

Constantin d’Orléans (2003)

 

Foulque d’Orléans (1974), titré « duc d’Aumale » et « comte d’Eu ». Deux titres réguliers.

 

Michel d’Orléans (1941), titré « comte d’Evreux » (10) par son père, titre usurpé. Epouse en 1967, Béatrice Pasquier de Franclieu. Ils ont quatre enfants, dont deux fils :

 

Charles Philippe d’Orléans (1973), titré « duc d’Anjou » (11), titre usurpé. Epouse Diana Alvares Pereira de Melo. Ils ont une fille : Isabelle d’Orléans (2012).

 

François d’Orléans (1982), titré « comte de Dreux », titre régulier.

 

Thibault d’Orléans (1948–1983), titré par son père « comte de la Marche », titre usurpé. Epouse en 1972, Marion Gordon-Orr. Ils ont deux fils :

 

Robert d’Orléans (1976), titré « comte de la Marche » par son grand-père à la mort de son père (12), titre usurpé.

 

Louis-Philippe d’Orléans (1979–1980).

 

Ce qui fait que, sur dix-huit titres relevés, dix sont usurpés, deux irrégulièrement portés et deux inventés !

 

Ainsi va la Maison d’Orléans, qui croit avancer dans le vent de l’Histoire en voguant d’usurpations en prétentions, sans voir qu’elle ne fait que dériver de Charybde en Sylla…..

 

Franz de Burgos

 

(1) Duc d’Alençon : Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, reçoit le titre en 1774. Devenant le Roi de France Louis XVIII en 1795, le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(2) Duc de Guise : Louis VI Henri de Bourbon-Condé reçoit le titre à la mort de son père Louis V Joseph de Bourbon-Condé en 1818. A sa mort subite, assassiné ?, en son château de Saint-Leu en 1830, le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(3) Comte de Paris : Othon, mort en 1032, est le dernier à avoir été nommé comte de Paris par le Roi de France Robert II, fils d’Hugues Capet. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(4) Duc de France : Titre inventé par le duc Henri d’Orléans. Inspiré de celui de « duc des Francs »l, porté par le deuxième personnage du Royaume des Francs après le Roi des Francs. Il fut porté sous les Mérovingiens et les Carolingiens par les Arnulfiens et les Robertiens, jusqu’à ce que ces deux lignages accèdent au Trône en créant la troisième Dynastie des Capétiens avec Hugues Capet en 987. Non réattribué par Roi légitime depuis !

 

(5) Comte de Clermont : Louis Henri de Bourbon reçoit le titre en 1672. A sa mort en 1677, le titre fait retour à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(6) Dauphin de France : Titre attribué à l’aîné des fils du Roi de France depuis 1349, date du Traité de Romans par lequel Humbert II du Viennois vend sa seigneurie d’Albon et du Viennois (appelé Dauphiné) au Roi de France Philippe VI de Valois, à la condition que le Dauphiné soit le fief de son fils aîné. Le premier Dauphin est Charles de Valois (futur Charles V), fils de Jean II, petit-fils de Philippe VI, en 1349. Le Dauphin actuel est Louis de France (2010), fils aîné du Roi de France Louis XX, Chef de la Maison Capétienne.

 

(7 ) Duc de Vendôme : Philippe de Vendôme, « Prieur de Vendôme », reçoit le titre à la mort de son frère Louis Joseph de Vendôme, « le Grand Vendôme » en 1712. A sa mort, en 1727, le titre retourne à la Couronne. Louis XV inclut ce titre, en 1771, dans l’apanage de Provence accordé à Louis Stanislas Xavier de France. Le titre fait retour à la Couronne quand le comte de Provence devient le Roi de France Louis XVIII, en 1795. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(8) Régent du Dauphin : Titre inventé par le duc Henri d’Orléans. Dénomination absurde, le Régent étant désigné par le Conseil Royal pour exercer la charge du Roi, en son nom, quand celui-ci est mineur, incapable ou empêché. Il ne saurait y avoir de « Régent du Dauphin », car « Dauphin » signifie que le Roi est vivant, dès lors, aucune Régence n’a lieu d’être. D’autant plus que le Roi, son père, en serait le tuteur naturel.

 

(9) Duc d’Angoulême : Louis Antoine d’Artois reçoit le titre à sa naissance en 1775. En 1824, à la mort de Louis XVIII, son père Charles Philippe de France, comte d’Artois, « Monsieur », frère du Roi, devient le Roi de France Charles X, et lui, le Dauphin de France. Le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(10) Comte d’Evreux : Louis Henri de la Tour d’Auvergne reçoit le titre de son père à sa naissance en 1674. A sa mort en 1753, son neveu Charles Godefroy de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1771, son fils Godefroy Charles Henri de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1792, son fils Jacques Léopold de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1802, le titre fait retour à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(11) Duc d’Anjou : Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, reçoit le titre. Devenant le Roi de France Louis XVIII en 1795, le titre retourne à la Couronne. Relevé à son profit par le Roi de France Jacques Ier en 1919. A sa mort, en 1931, le titre fait retour à la Couronne. Le titre est relevé à son profit par le Roi de France Henri VI en 1946. A sa mort en 1975, son fils aîné devient le Roi de France Alphonse II et relève le titre à son profit. A sa mort en 1989, son fils devient le Roi de France Louis XX et relève le titre à son profit. Ce titre, conservé par le Roi, n’est donc pas disponible ; qui plus est, il ne pourrait être attribué que par Louis XX.

 

(12) Comte de la Marche : Louis François Joseph de Bourbon-Conti reçoit le titre de son père Louis François de Bourbon-Conti à sa naissance en 1734. A sa mort en 1814, le titre revient à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/1243-incorrigibles-orleans

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Royalisme
commenter cet article
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 09:24
Chaudron à quatre anses ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos - Tombe princière de Lavau (Aube)

Chaudron à quatre anses ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos - Tombe princière de Lavau (Aube)

L'expression "la France de culture grecque et romaine" prend tout son sens. Des archéologues ont annoncé hier avoir découvert en France à Lavau (Aube) une tombe princière celte du Ve siècle av. J.-C. "exceptionnelle", dans ce qui est aujourd'hui une zone d’activité commerciale.

Sur le même site, d’autres sépultures plus anciennes ont été mises au jour, contenant des esquilles et des cendres, bien plus anciennes et qui remontent à l’âge du bronze, jusqu’à 1 400 avant J.-C. Toutes ces sépultures ont été réunies dans un même monument au Ve siècle, ce vaste tumulus d’environ 7 000 mètres carrés.

Dans la tombe princière, une surprise attendait les chercheurs : des objets de prestige [un chaudron à quatre anses ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos (dieu fleuve d'Etolie, fils aîné du Titan Océan), un vase à boire de fabrication grecque représentant Dionysos dans une scène de banquet, sous une vigne, face à un personnage féminin; et des éléments de vaisselle].

 

Archéologie : découverte exceptionnelle en France d’une tombe princière celte

 

Le Monde | 04.03.2015 à 19h59 • Mis à jour le 04.03.2015 à 21h04 | Par Stéphane Foucart

 

L’endroit ne paie pas vraiment de mine, en bordure d’un rond-point, à un jet de pierre des tristes préfabriqués de la zone d’activité commerciale de Lavau (Aube). C’est pourtant là, en prévision de nouvelles constructions commerciales, que les chercheurs de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) fouillent, depuis l’automne, une tombe princière du Ve siècle avant notre ère, qui s’annonce comme l’une des plus remarquables de la culture celte de la période dite du Hallstatt (entre 800 et 450 avant J.-C.).

 

La découverte, rendue publique mercredi 4 mars, est qualifiée d’« exceptionnelle » par les archéologues, tant par les dimensions du site que par la qualité du matériel mis au jour. Et le caveau, dont la fouille n’est pas encore achevée, recèle sans doute de nouvelles surprises.

 

Objets de prestige

 

L’équipe de fouilleurs a déjà mis au jour des objets de prestige qui font de la tombe de Lavau un analogue de celles de Hochdorf (Allemagne) ou de la célèbre tombe de Vix, découverte en 1953. Un vaste chaudron de bronze, d’environ un mètre de diamètre, finement ouvragé et dont les quatre anses sont ornées de têtes cornues du dieu grec Acheloos, forme la pièce principale du matériel exhumé. « Nous pensons que ce chaudron est de facture probablement étrusque, ou peut-être grecque », dit l’archéologue Emilie Millet, responsable du mobilier.

 

D’autres objets de prestige, la plupart en provenance du monde méditerranéen, témoignent du pouvoir économique et politique du seigneur celte inhumé là voilà quelque vingt-cinq siècles. En particulier, un vase à boire de fabrication grecque – une oenochoe – retrouvé dans le chaudron est une pièce sans équivalent. Ce vase de céramique noire, utilisé pour prélever le vin dans le chaudron au cours du banquet, est rehaussé, à son pied et à sa lèvre, d’une tôle d’or.

 

« Même dans les riches tombes grecques on ne retrouve pas de tels objets », note l’archéologue Dominique Garcia, professeur à l’université d’Aix-Marseille et président de l’Inrap, pour qui les artisans grecs ont peut-être adapté leur production aux caprices du prince barbare. L’origine de l’objet ne fait cependant aucun doute. Dionysos y est représenté dans une scène de banquet caractéristique du monde grec, allongé sous une vigne face à un personnage féminin. D’autres éléments de vaisselle liés à la consommation de vin et à la pratique grecque du banquet – le symposium – ont également été retrouvés. Notamment, une cuiller d’argent et d’or permettait de filtrer le vin des aromates avec lesquels il était, à l’époque, mélangé.

 

Monument d’environ 7 000 mètres carrés

 

Le sexe du défunt n’est pas encore connu avec certitude – certains de ses ossements affleurent dans le caveau, mais n’ont pas encore été dégagés – mais la présence d’un poignard de bronze plaide pour un prince et non, comme dans la tombe de Vix, pour une princesse. Mais, que le défunt de Lavau soit un homme ou une femme, le mobilier funéraire suggère à nouveau l’acculturation des élites celtes de cette période aux pratiques culturelles du monde méditerranéen.

 

Sur le même site, d’autres sépultures plus anciennes ont été mises au jour. Une vingtaine d’urnes funéraires contenant des esquilles et des cendres sont bien plus anciennes et remontent à l’âge du bronze, jusqu’à 1 400 avant J.-C. Toutes ces sépultures ont été réunies dans un même monument au Ve siècle, un vaste tumulus d’une emprise d’environ 7 000 mètres carrés, ceinturé par un fossé et une palissade, érigé au-dessus de la sépulture princière hallstattienne. Un monument de plusieurs mètres d’élévation qui devait, à l’époque, fortement marquer le paysage. Aussi fortement que les préfabriqués aujourd’hui construits sur la ZAC, mais sans doute d’une manière quelque peu différente…

 

 

Source: http://www.lemonde.fr/archeologie/article/2015/03/04/decouverte-exceptionnelle-en-france-d-une-tombe-princiere-celte_4587484_1650751.html

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:00
Saint Jean-Joseph de la Croix, Franciscain (1654-1734)

Saint Jean-Joseph de la Croix naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.

Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en Son honneur tous les samedis et aux vigiles de Ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara. A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Il aimait Dieu d'un ardent amour :

« Quand il n'y aurait ni Ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours ».

Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, présence en deux lieux à la fois, sont des preuves étonnantes de sa sainteté.

Il fut béatifié par le pape Pie VI, le 24 mai 1789, et canonisé par le pape Grégoire XVI, le  26 mai 1839.[1]

Pauvre selon saint François, il porte une tunique toute rapiécée, qui le fait surnommer "le Père Cent-Pièces". Il meurt octogénaire, calme et joyeux, en admirant une dernière fois un portrait de la Sainte Vierge. [2]

 

Sources:

 

[1] http://nova.evangelisation.free.fr/jean_joseph_de_la_croix.htm

[2] http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11499/Saint-Jean-Joseph-de-la-Croix.html

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 19:25

Du vandalisme de la Terreur aux saccages des islamistes, voici un inventaire non exhaustif des iconoclasmes et notamment l'iconoclasme protestant : "Quand on détruit leurs nids, les cigognes ne reviennent plus !" (Zwingle):

 

Du vandalisme de la Terreur aux saccages de Daech : la litanie des barbares

 

Home FIGARO VOX Vox Monde

Par Franck Ferrand

Mis à jour le 03/03/2015 à 18:30

Publié le 03/03/2015 à 17:42

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le musée de Mossoul a été saccagé par l'État islamique la semaine dernière. Franck Ferrand retrace les massacres patrimoniaux qui parsèment l'histoire.

 

Franck Ferrand est historien, écrivain et journaliste. Toutes les semaines il tient une chronique sur FigaroVox.

 

La sauvagerie des images diffusées, la semaine dernière, par l'État islamique et qui montraient des brutes, armées de masses et de marteaux-piqueurs, ravageant des trésors de l'art assyrien, ce vandalisme inouï, ce crime contre le patrimoine et l'histoire, ont révolté la planète. Le musée de Mossoul -après la bibliothèque de la ville et la mosquée Kheder- est devenu le symbole de ce que l'être humain peut accomplir de pire, lorsque des esprits faibles sont la proie d'idéologies destructrices. De partout, se sont élevées des voix outrées, pour condamner de telles dévastations -sans effet, hélas…

 

D'autres saccages nous sont aussitôt revenus à la mémoire; et nous repensons, quatorze ans plus tard, au dynamitage des colossaux Bouddhas de Bâmyân, en Afghanistan, par des Talibans qui, déjà, voulaient faire table rase de tout ce qui n'appartenait pas à l'ère islamique. Comme si le monde, comme si l'humanité, n'avaient pas vraiment existé avant la Révélation coranique… Face à ce genre de désastre, j'ai tendance à chercher dans la mémoire des siècles certains faits similaires qui, à défaut de me consoler des horreurs du nôtre, me permettraient du moins de les relativiser.

 

Considérons à part les destructions contingentes et qui relèvent des fameux «dommages collatéraux». On ne fait pas de guerre sans provoquer de dégâts indirects -y compris sur le patrimoine… Parmi d'innombrables exemples, citons l'incendie de la Grande bibliothèque d'Alexandrie, en 47 avant notre ère, du fait de l'offensive de César; la destruction du colosse de Rhodes par les troupes califales d'Othmân Ibn Affân, en 654 de celle-ci; l'acharnement des arbalétriers de Louis XII contre un cheval de craie conçu par Léonard pour les Sforza, en 1499; l'explosion de la toiture du Parthénon, transformé en dépôt de poudre par les Ottomans, et pris pour cible par les Vénitiens, en 1687; l'incendie des Tuileries par la Commune de Paris, en 1871; le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands, en 1914, etc. Dans ces derniers cas, le départ est difficile à faire, de la conséquence fortuite et de la volonté délibérée...

 

J'aurais tendance à mettre aussi de côté les saccages, prémédités ou non, de villes ou de sites historiques: pillage de Rome par les Vandales en 455, ravage de Constantinople par les Croisés en 1204, sac du Palais d'Eté de Pékin par les troupes anglaises et françaises en 1860… De tels exemples rempliraient plusieurs pages. Restent les destructions programmées, organisées, pensées par des esprits malades et qui sont véritablement la honte du genre humain. Certains de ces massacres patrimoniaux se parent de justifications politiques: on songe évidemment au vandalisme de la Terreur, sous la Révolution française, contre ce qu'on appelait les «insignes de royauté»; on songe, plus près de nous dans le temps, aux cas épouvantables des autodafés de l'Allemagne nazie, des destructions de la Révolution culturelle, lancée par Mao en 1966, et des attaques de Khmers rouges contre des pagodes, entre 1975 et 1979…

 

Au sommet de cette litanie des barbares, viennent enfin -et ce sont peut-être les prodromes de Mossoul-les dégâts causés à l'Art par le fanatisme religieux. Comment ne pas évoquer ici les ravages de la crise iconoclaste, à Byzance, au VIIIe siècle et au IXe? Et comment oublier les stigmates de l'iconoclasme de la Réforme, en Europe, culminant en France lors des guerres de Religion? Finalement, ce à quoi nous assistons, impuissants, en ce moment même, n'est que le énième avatar d'un vieux démon de l'humanité... Je doute que cela rende la situation plus acceptable.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/03/03/31002-20150303ARTFIG00263-du-vandalisme-de-la-terreur-aux-saccages-de-daech-la-litanie-des-barbares.php

 

 

Michelade à Nîmes le 29 et 30 septembre 1567  La Michelade est le nom donné au massacre de quatre-vingts à quatre-vingt-dix catholiques (moines, clercs) par des émeutiers protestants le 29 septembre 1567 à Nîmes.

Michelade à Nîmes le 29 et 30 septembre 1567 La Michelade est le nom donné au massacre de quatre-vingts à quatre-vingt-dix catholiques (moines, clercs) par des émeutiers protestants le 29 septembre 1567 à Nîmes.

S'agissant de l'iconoclasme de la Réforme, après avoir présenté la "tolérance protestante" à l'oeuvre en Europe, vous trouverez un peu plus bas un inventaire (non exhaustif) du saccage protestant et des meurtres de catholiques commis par des Réformés avant le massacre de Vassy (1562) qui selon la narrative protestante déclencha les guerres de religion.

 

Parmi les préjugés qui courent le monde, il en est un en effet assez répandu, non-seulement dans les rangs du protestantisme, mais aussi chez certains catholiques. "Si la Réforme a fait du mal et démoralisé des pays entiers, du moins a-t-elle apporté au monde un bien inappréciable: la tolérance religieuse." Or, il n'y a rien de plus faux et de moins fondé que ce préjugé historique. Partout où il est le maître, le protestantisme a été intolérant et persécuteur. Sans doute, il ne l'a pas été partout au même degré; mais d'où cela vient-il? De ce qu'il n'a pas partout le même degré de puissance. Pour persécuter, il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir. Le protestantisme, heureusement, ne put pas toujours ce qu'il voulait; mais toujours, qu'on lui rende cette jsutice, en fait d'intolérance, il fit ce qu'il put.

 

Partout où la Réforme s'est introduite, elle l'a fait violemment, et ses premiers fruits en Allemagne, à Genève, en Angleterre, en Suède, ont été invaribalement la guerre civile, les proscriptions et les meurtres. C'est tout simple: la Réforme est une révolution, et toute révolution est tyrannique de sa nature.

 

Une fois établi, le protestantisme s'est maintenu par les mêmes violences. Chacun sait ce qu'est le protestantisme anglais vis-à-vis des catholiques, quelles sanglantes lois il a portées et exécutées, et avec quel despotisme féroce il a écrasé la fidèle et malheureuse Irlande.

Par suite des bûchers et des échafauds, la population catholique de l'Angleterre fut décimée en moins de six ans.

 

Un célèbre historien anglais protestant, William Cobbet, a été forcé par sa conscience de rendre, contre son Eglise nationale, cet écrasant témoignage :

 

"Cette Eglise, dit-il, la plus intolérante qui ait existé, se montra au monde armée de couteaux, de haches et d'instruments de supplice; ses premiers pas furent marqués du sang de ses innombrables victimes, tandis que ses bras ployaient sous le poids de leurs dépouilles."

 

Il rapporte des actes officiels du Parlement, constatant que, par suite des bûchers et des échafauds dressés contre les catholiques, la population de l'Angleterre fut décimée en moins de six ans.

 

Angleterre : PEINE DE MORT. La peine de mort était prononcée et impitoyablement exécutée contre tout prêtre catholique qui entrait dans le royaume d'Angleterre, ou qui était convaincu d'avoir célébré la Messe. PEINE DE MORT contre quiconque refusait de reconnaître que la reine Elisabeth était le chef de l'Eglise de JESUS-CHRIST. Une forte amende était prononcée contre tout citoyen qui n'assistait pas aux offices protestants, et "la liste des personnes mises à mort pour le seul crime de catholicisme, pendant le règne d'Elisabeth, formerait, ajoute l'historien protestant, une liste dix fois plus longue que celle de notre armée et de notre marine réunies.

 

"L'Eglise d'Angleterre n'a point changé; elle a gardé le même caractère depuis le jour de son établissement jusqu'à présent; en Irlande, ses atrocités ont surpassé celles de Mahomet, et il faudrait un volume pour rapporter ses actes d'intolérance"

 

(Lettre de sir William Cobbet à Lord Tenderden, chef de la justice d'Angleterre, quia vait, en plein Parlement, vanté la tolérance du protestantisme anglais...)

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 172-174.)

 

Le calvinisme en France: un siècle de révoltes, de séditions et de pillages commis par les Huguenots

 

"C'est de la même manière que le calvinisme a tenté de s'introduire en France. Pendant plus d'un siècle, l'histoire de notre patrie ne retentit que de révoltes, de séditions et de pillages commis par les huguenots, partout où pénétraient leurs prédicants. Toute cette période n'est qu'un tissu de désordres, de perfidies, de cruautés! Et il n'y a point lieu de s'en étonner, puisque Calvin prêchait hautement qu'il fallait jeter à bas les rois et les princes qui ne voulaient pas embrasser le protestantisme, et leur cracher au visage plutôt que de leur obéir.

 

Sous les ordres de Coligny, les calvinistes révolutionnaires formèrent le projet d'enlever dans son palais le roi de France encore enfant...; ayant manqué leur coup, ils s'emparèrent d'orléans, dévastèrent les bords de la Loire, la Normandie, l'Île de France, et particulièrement le Languedoc, où ils commirent les cruautés et profanations les plus odieuses.

 

A Montauban, à Castres, à Béziers, à Nîmes (la Michelade en 1567), à Montpellier, ces grands prôneurs de la tolérance et de la liberté de conscience interdirent, sous les peines les plus rigoureuses, tout exercice du culte catholique.

 

Tout le monde connaît ce fameux baron des Adrets, chef calviniste qui, ayant pris Montbrison, se donna l'innocent plaisir de faire sauter du haut d'une tour ce qui restait de la garnison faite prisonnière. Or tel est à peu près le traitement que les protestants firent subir à toutes les villes qui tombèrent en leur pouvoir: églises profanées, vol de vases sacrés, prêtres ou religieux chassés ou tués, atrocités les plus barbares jointes aux sacrilèges les plus abominables.

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Librairie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 172-174.)

 

Les saccages des protestants et les meurtres de catholiques durant les Guerres de Religion

 

Les persécutions et les dévastations dont les prétendus "réformés" se rendirent coupables à partir de 1560 anticipèrent sur ceux commis pendant la Révolution française.

 

Le prince de Condé avait appelé à son secours 18 000 reîtres du prince - protestant - Casimir d'Allemagne. Ils restèrent dix-huit jours dans la région de Vichy.

 

Ils ruinèrent le village d'Escolles.

La plupart des maisons avec leurs dépendances furent livrées aux flammes.

La tour sainte et le château d'Escolles furent anéantis

Dix hommes furent massacrés

Une femme indignement mise à mort

Tous les biens et les animaux furent pillés

 

Le chroniqueur qui nous décrit ce désastre signale que seules cinq maisons furent épargnées. C'était au début de l'an 1576 (Abbé Alain Delagneau, Douze siècles de tradition catholique au Pointet, Fideliter Novembre-décembre 2001, n° 144, p. 16.)

 

Les atrocités commises par les protestants aux Pays-Bas

 

On ne saurait lire, sans frissoner d'horreur, les atrocités commises par les Hollandais pour étendre le protestantisme dans les Pays-Bas, et particulièrement les tortures et les supplices auxquels eut recours le zèle religieux des envoyés du prince d'Orange, Lamark et Sonoi... Ce dernier était passé maître dans l'art de tourmenter les corps pour perdre les âmes. Voici la description qu'une plume protestante et hollandaise nous a laissée des moyens employés par ce tigre pour martyriser les catholiques fidèles à leur religion:

 

"Les procédés ordinaires de la torture la plus cruelle, écrit Kerroux, ne furent que les moindres tourments qu'on fit endurer à ces innocents. Leurs membres disloqués, leurs corps mis en lambeaux par les coups de verges, étaient ensuite enveloppés dans des linges trempés d'eau-de-vie auxquels on mettait le feu, et on les laissait dans cet état jusqu'à ce que leur chair noircie et ridée laissât voir à nu les nerfs sur toutes les parties du corps.

Souvent on employait jusqu'à une demi-livre de soufre pour leur brûler les aisselles et les plantes des pieds. Ainsi martyrisés, on les laissait plusieurs nuits de suite étendus sur la terre sans couverture, et à force de coups, on chassait loin d'eux le sommeil. Pour toute nourriture, on leur donnait des harengs et d'autres aliments de cette espèce propres à allumer dans leurs entrailles une soif dévorante, sans leur accorder seulement un verre d'eau, quelque supplice qu'on leur fit endurer. On apliquait des frelons sur leur nombril. Il n'était pas rare que Sonoi envoyât au service de cet épouvantable tribunal un certain nombre de rats qu'on plaçait sur la poitrine et sur le ventre de ces infortunés, sous un instrument de pierre ou de bois façonné pour cet usage et recouvert de combustibles. On mettait ensuite le feu à ces combustibles, et on forçait ainsi ces animaux à ronger les chairs de la victime et à se faire un passage jusqu'au coeur et aux entrailles. Puis on cautérisait ces plaies avec des charbons allumés, ou bien on faisait couler du lard fondu sur ces membres ensanglantés... D'autres horreurs plus dégoûtantes encore furent inventées et mises à exécution avec un sang-froid dont on pourrait à peine trouver des exemples parmi les cannibales; mais la décence nous interdit de continuer." (M. Kerroux, Abrégé de l'histoire de Hollande, t. II, p. 319.)

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 175-176.)

 

Partout où il domine, le protestantisme se montre l'ennemi acharné et l'aveugle destructeur des catholiques

 

"Ce que la tolérance protestante a fait en Angleterre, ce qu'elle a voulu faire en France et en Hollande, elle le fait encore aujourd'hui (en 1894) en Suède. Là aussi, la "Réforme" s'est établie par la violence et par le sang, et les lois religieuses de ce pays ont conservé toute la barbarie que comporte l'esprit de notre siècle. En cette année même où j'écris, plusieurs familles viennent d'être condamnées à l'exil et dépouillées de tous leurs biens unqiuement pour avoir embrassé la foi catholique. En Norvège, en Danemark, en Prusse, à Genève, partout où il dommine, le protestantisme se montre l'ennemi acharnée et l'aveugle destructeur des catholiques. Ayant là ses coudées franches, il dédaigne tous ces ménagements hypocrites qui lui donnent si souvent chez nous l'apparence de la modération; il dit hautement ce qu'il veut et ce qu'il espère.

 

Au Synode protestant de Brême (Allemagne), un pasteur d'Elberfeld, M. Sangler, s'écriait, en parlant du Pape et des Religieux de la Compagnie de JESUS:

 

"Des autorités protestantes ne doivent pas souffrir qu'ils existent, encore moins doivent-elles supporter qu'ils soient libres."

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 176-177.)

 

La persécution des catholiques à Genève

 

A Genève, les protestants, jaloux des progrès du catholicisme, ont formé, d'un commun accord, une ligue ou association dans laquelle ils prennent l'engagement:

 

de ne rien acheter des catholiques;

de ne les employer à aucun travail, et de chercher ainsi à les réduire à la plus complète indigence;

de faire en sorte que les protestants obtiennent seuls les charges et les emplois.

 

Et tout cela évidemment, se fait par des hommes qui réclament avec indignation la liberté et l'égalité des cultes dans les pays où ils forment une perceptible minorité ! par des hommes qui ne parlent que de liberté de conscience, de charité chrétienne, de religion de paix et d'amour...; par des hommes qui ne croient plus en JESUS-CHRIST, et chez qui l'on est libre d'être incrédule, panthéiste, athée, mais non point catholique !"

 

(Source: Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui, Libraie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 177-178)

 

En France, le 7 janvier 1562 l'édit de tolérance de Saint Germain (ou Edit de janvier) donnait liberté de culte aux réformés. Les protestants obtenaient le droit de pratiquer publiquement leur culte : droit de se réunir à l'extérieur des villes fortifiées. La paix de Saint –Germain consacrait l’influence de Coligny et provoqua le début des guerres de religion (de 1562 à1598, à 1629- Paix d’Allès, en d’autres pays elles ne cesseront qu’en 1648) :

Paradoxalement, l’édit de tolérance attisa la haine entre les deux communautés. Le Parlement de Paris refusa de ratifier l'Édit de Janvier. Protestants et catholiques se tinrent sur le qui-vive, prêts à en découdre. On estime que plus d'un tiers de la noblesse française est à ce moment acquise au protestantisme. Les tensions entre les deux communautés ont été avivées par la rivalité entre la famille catholique des Guise et celle, protestante, des Condé.

Les protestants qui criaient à la persécution, prirent les armes en mars 1562 : la véritable guerre civile commençait, et un manifeste du prince de Condé l’ouvrit.

 

François de Guise (catholique) avait pour lui Paris qui restera jusqu’au bout catholique, et la résistance passionnée de la capitale annonçait l’échec de la nouvelle religion, car déjà la France ne pouvait plus être qu’à l’image de Paris.

 

C'est le début des guerres de religion. Elles dureront plus de trente ans.

 

L'iconoclasme réformé, "le vandalisme protestant au XVIe siècle"

 

Les informations suivantes sont tirées du livre de Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 345 :

 

"L'intolérance protestante s'est attaquée aux monuments religieux, aux statues et en général aux œuvres d'art, […] la mutilation des églises, martelages au point de bas reliefs, destruction des trésors avec leurs collections artistiques ou archéologiques, statues mutilées ou décapitées, disparition ou destruction de richesses d'orfèvrerie accumulées dans les sacrisities, destruction des boiseries, stalles de chœur, salle capitulaire 'ouvréees et maniérées' (Aubeterre, mai 1562), magnifiques vitraux du XIIIe siècle, cassés et brisés à coups de bâtons, destruction d'un des plus bels orgue du royaume (Cathédrale St Germain d'Auxerre en 1567), manuscrits, parchemins précieux, riches miniatures et livres saints brûlés, destruction d'un grand nombre de châsses et reliquaires, profanations des sépulcres et des corps (cathédrale d'Angoulême en mai 1564 où les corps de messire Jean et Charles, comtes d'Angoulême, aïeul et bisaïeul du roi, furent mis à l'air et découverts, et celui dudit comte Jean, trouvé entier, ils lui avaient coupé la tête et massacré son corps en plusieurs endroits à coups de dague…), dispersion des reliques des saints Ausone, Aptone, Cybard, Groux, Fredebert, etc. (FOURGEAUD, Origine et introduction du protestantisme à Angoumois, p. 115-117.), reliques jetées au vent ou confondues avec les ossements des animaux, sépultures violées (Lyon, avril 1562, tombe au pouvoir des protestants. C 'est le sac d'une ville prise d'assaut)

 

"[…] C'est par fanatisme religieux plutôt que par de légitimes représailles que les réformés de toute confession ont multiplié les actes de vandalisme. La vraie raison de ces mutilations d'églises,[…] c'est que, au XVIe et au XVIIe siècle, tout protestant se doublait d'un iconoclaste.

 

[…] Trente ans avant les guerres de religion, les premiers huguenots français brisaient dans les rues de Paris les images vénérées de la Vierge. Leurs maîtres, les prédicateurs de la Réforme, leur en faisaient un devoir.

 

[…] Thédore de Bèze, le plus fidèle élève de Calvin, s'élevait surtout contre les crucifix qu'il avait en abomination et dont il eût voulu que les autorités chrétiennes ordonassent la destruction. Zwingle demandait encore la démolition des églises pour mieux anéantir le catholicisme. "Quand on détruit leurs nids, disait-il, les cigognes ne reviennent plus !"

 

Il est à remarquer qu'un grand nombre des excès que nous signalons ont été commis avant le fameux massacre de Vassy, au cours duquel une cinquantaine de protestants furent tués (1er mars 1562), qui aurait attiré aux catholiques les naturelles représailles des réformés.

 

Paris. Le 31 mai 1528, nuit de la Pentecôte, les huguenots abattirent la tête d'une figure de la Vierge, dans le mur de la rue des Rosiers qui faisait coin de la rue des Juifs; ils rompirent aussi la tête de l'enfant qu'elle tenait, les jetèrent toutes les deux derrière des pierres, donnèrent quelques coups de poignard dans la robe de la statue et plongèrent son couvre-chef dans la boue…. Elle fut remplacée par une image d'argent à l'issue d'une cérémonie de réparation. Celle-ci fut dérobée en 1545; on en mit une en bois, qui fut brisée en 1551; on en mit une quatrième de marbre (DOM LOBINEAU, Histoire de Paris, II, p. 983-985.)

Près de la rue Saint-Martin, une image de la Vierge et deux autres de Saint Fiacre et de Saint Roch furent défigurées dans la nuit du samedi 21 mai 1529; les protestants leur crevèrent les yeux…. (ibid., p. 988.)

La nuit du 8 au 9 septembre 1554, une image de la Sainte Vierge qui était devant l'hôtel de Châlons fut mise en pièces; une autre de Notre-Dame de Pitié, qui était auprès, fut lacérée de coups de poignard (ibid., p. 988.)

En 1562, les huguenots profanent l'église Saint-Médard (LEBOEUF, Histoire de la ville et du diocèse de Paris, ed. 1883, I, p. 257.)

Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, ils affichèrent à Paris et en Province des placards violentes contre les catholiques. Ils y traitaient de menteurs et blasphémateurs "le pape et toute sa vermine de cardinaux, d'évêques et de prêtres, de moines et autres cafards,…" et annonçaient "que leur règne serait détruit à jamais" (LAVISSE, Histoire de France, V, partie I, p. 380.) Les pamphlétaires huguenots prêchaient la destruction du catholicisme et demandaient à François Ier de la proclamer ! à l'exemple des princes luthériens de l'Allemagne, ses alliés.

 

Les actes de vandalisme avant le "Massacre de Vassy" en 1562, n'étaient pas particulier à la France. Partout où "la Réforme" avait eu des succès, elle les avait multipliés : Allemagne, Pays-Bas, Flandre, Suisse, Autriche, Angleterre, etc.

 

Augsbourg. En 1528, Michel Cellarius fait briser les images. En janvier et février 1537, le Conseil abolit le catholicisme, s'emprae de force de la cathédrale, des églises, des couvents; il ordonne la destruction des autels et des tableaux…; tous les autels et statues de pierre furent enlevés. Le chapitre écrivait à Charles-Quint que "les tableaux qu'il eût fallu respecter, rien que par égard pour leur antiquité et pour l'amour de l'art," avaient été en grande partie détruits, les épitaphes et les mausolées brisés et dispersés. (JANSSEN, L'Allemagne et la Réforme, Plon, tome III, Paris 1889-1905, in 8°, p. 107, 370.)

 

Strasbourg (1528). A l'instigation du disciple de Luther, Bucer, la cathédrale est saccagée… On y brise 50 autels, des tableaux, des croix… On fait servir aux travaux de fortification les pierres tombales enelvées aux églises… JANSSEN, L'Allemagne et la Réforme, Plon, tome III, Paris 1889-1905, in 8°, p. 105.)

 

Bergerac. Le 16 janvier 1544, les huguenots entrent aux couvents des Carmes, et des Cordeliers, dont ils emportent les croix, calices, encensoirs. Le 10 juillet, ils brisent la statue de Notre-Dame du Pont particulièrement vénérée par les matelots. Plus tard, ils détruisent l'église du prieuré de Sainte-Catherine de Mercadil (NEYRAC, Les geurres de religion dans nos contrées, p. 25.)

 

Toulouse. En 1547, les huguenots troublaient les cérémonies du culte catholique; la veille de Noël 1547, ils faisaient irruption dans l'église Saint-Pierre en tenant un lièvre embroché et en criant à tue-tête : Christus natus est ! Le 29 mars suivant, ils empêchaient une procession et un sermon. Cinq ans plus tard, en 1553, les Etats du Languedoc signalaient la destruction d'un grand nombre de croix dans toute la province; et deux après, des statues de saints étaient mutilées à Toulouse (1555.) Après la mort d'Henri II (1559), l'audace des huguenots augmente en Languedoc et ils s'emparent par la force de beaucoup d'églises catholiques pour en faire des prêches protestants. (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 391.)

 

Nîmes. En 1548, les protestants brûlaient, dans la cathédrale de Nîmes, un tableau représentant la sainte Vierge (BOREL, Histoire de la réforme à Nîmes.)

Le 29 septembre 1560, le prédicant huguenot Guillaume Maugé, à la tête des huguenots, s'empare de l'église paroissiale Saint-Jacques du Capitole, brise les images, renverse les autels et en fait un temple (Histoire du Languedoc, XI, p. 330.) Le dimanche 21 décembre 1561, les huguenots au nombre de deux mille, envahissent la cathédrale pendant l'office pontifical, renversent les autels, pillent les vases sacrés, brisent les images. Ils en font autant chez les Carmes, les Jacobins, les religieuses de Saint-Sauveur et de Sainte-Claire. L'après-midi, ils allument un grand feu devant la cathérale et brûlèrent les archives, les tableaux, les reliques, les ornements, les saintes hosties. On fait de même dans toutes les églises des environs (Histoire du Languedoc, XI, p. 371.) Du 2 au 12 février 1562, le pastreur Viret préside un synode protestant de 70 ministres; ils décident qu'on démolira toutes les églises de la ville et du diocèse. Le 25, à la suite d'une nouvelle assemblée du synode, au signal de la cloche de l'Hôtel-de-Ville, on pille toutes les églises de Nîmes et on détruit les tableaux qui restent. La cathédrale était un grand monument à trois nerfs, rebâti sous Urbain II (XIe siècle). Il n'en resta que la façace (Histoire du Languedoc, XI, p. 374-375.) L'église Sainte-Eugnénie fut transformée en un magasin de poudres (Histoire du Languedoc, XI, p. 686.)

 

Bretagne. En 1558, quatre ans avant l'échauffourée de Vassy, "les catholiques bretons étaient chassés de leurs propres églises et la messe était transformée de force en prêche protestant !" (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 390.)

 

Dauphiné. En 1559, les huguenots de Valence s'emparèrent par la force de l'église des Cordeliers. "Tous ceux de leur parti s'y rendirent en foule; la plupart étaient armés…, si on leur en voulait faire, comme ils disaient (31 mars). Les seigneurs des environs, Claude de Miribel et Jean de Quintel, leur prêtèrent main forte. On opéra de la même manière à Romans et à Montélimar. Dans cette dernière ville, l'église des Cordeliers fut transformée en un prêche protestant, grâce à l'intervention armée des seigneurs de Montbrun, de Saint-Auban, de Vesc, de Compset et de Candorce. Ces nobles "avaient tellement abattu le courage des catholiques, par leur autorité et par leur nombre, que ceux-ci n'osaient même prendre la liberté de se plaindre ni de parler pour leur religion…. Ils commencèrent à exhorter leurs sujets de changer de religion comme eux, et leurs paroles n'ayant pas un assez prompt effet, ils les contraignirent de le faire par les mauvais traitements et par les menaces. Mais Montbrun fut le plus violent de tous: il avait appelé de la ville de Genève des ministres qui prêchaient dans son châterau et forçait ses sujets à coups de bâton de les venir ouïr" (Nicolas Chorier, Histoire générale de Dauphiné, 1672, p. 542-545.)

 

Bearn (Noël 1560) Jeanne d'Albret, reine de Navarre, se déclare protestante, elle fait dresser l'inventaire de tous les biens ecclésiastiques de la Navarre et du Béarn, puis les confisquent ! les églises devinrent des temples, le culte protestant est le seul permis, le culte catholique est interdit.

 

Languedoc. 1560. Le 15 décembre à Carcassonne, les calvinistes renversent et traînent dans la boue, à travers les rues de la ville, une statue de la sainte Vierge, "la corde au col"; une procession expiatoire ayant été faite à cette occasion par les catholiques, une émeute a lieu mettant aux prises les deux partis. Bientôt, des bandes protestantes armées parcourent tout le Languedoc, pillant sur leur passage les sanctuaires et les maisons des catholiques; le 13 juillet 1560, six cents huguenots de Montauban marchent sur Saint-Antonin dont ils brûlent les églises. Après une violente émeute qui éclate le 19 octobre 1561, […] le culte catholique est aboli dans toute la ville et un prêche est établi dans le palais épiscopal. Des émeutes du même genre font tomber aux mains des calvinistes les villes de Montauban, Nîmes, Lunel, Gignac, Sommières, Négrepelisse, Alais, Castres, Rabastiens, Annonay, etc. et partout ils interdisent l'exercice du culte catholique; à Castres, ils conduisent de force les religieuses clarisses aux prêches des ministres (tous ces faits sont empruntés à l'Histoire du Languedoc, note de J. Roman, tome XII, p. 71-89.)

 

Orange. En septembre 1561, avec la complicité du prince, les huguenots convertissent en temples la grande église Notre-Dame et l'église des Jacobins, après avoir renversé les autels, brûlé les crucifix et les images de la Sainte Vierge qui étaient au coin des rues, ravi les croix, les calices, les châsses d'argent des corps des saints Eutrope et Florent, évêques de la ville (BOUCHE, Histoire de Provence, II, 633.)

 

Montauban. En Juillet 1561, les huguenots s'emparent des églises des Cordeliers et de Saint-Louis; en octobre, ils ravagent toutes les autres églises excepté la cathédrale qui était bien défendue (Histoire du Languedoc, XI, p. 372.)

 

Montpellier. Le 24 septembre 1561 (six mois avant Vassy), les protestants prennent les armes, s'emparent de Notre-Dame des Tables, l'église devient le temple de "La Loge"…

Le 19 octobre suivant, ils assiègent les catholiques réfugiés dans la cathédrale Saint-Pierre. Les catholiques ayant capitulé, la cathédrale est pillée avec une fureur extrême, les autels sont renversés, les retables, tableaux, images, statues sont mis en pièces. Cette église que son fondateur, Urbain V, avait merveilleusement ornée au XIVe siècle, fut entièrement saccagée en sept heures.

"Dans ses rapports au roi, M. de Joyeuse, lieutenant général du Languedoc, décrivait la terreur que les bandes protestantes faisaient régner dans toute la province. […] Le 24 octobre (1561), il écrivait:

"A Montpellier, deux mille hommes armés sont entrés par la force dans l'église Saint-Pierre, et après l'avoir pillée, ont tuée vingt-cinq à trente personnes dans ladite église et, entre autres, quelques chanoines et deux prêcheurs qui prêchaient tous les jours, et ayant fait cela, ils sont allés piller tous les couvents, jusqu'à tirer hors de la religion les religieuses réformées…."

(Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 358 et 393 sur les morts.)

"Ce n'était pas seulement en Languedoc que les huguenots essayaient de détruire par la force le catholicisme; leurs émeutes, leurs pillages, leurs profanations se répétaient, de la même manière, dans toutes les provinces du royaume." (ibid., p. 393.)

 

Toutes les églises, chapelles, de Montpellier, au nombre de soixante, furent pillées. Le 26 octobre, on recommença et on pilla les églises des Carmes, des Augustins, des Cordeliers et des Jacobins qui étaient hors la ville. "En moins de huit jours, les messes furent abolies, les prêtres chassés, les ornements, les livres d'église et les reliques brûlés, déchirés, dissipés, les images et les croix brisées." On agit de même peu de temps après,… à Lunel, Gignac, Sommières et dans plusieurs autres villes de la province (Histoire du Languedoc, XI, p. 363-364.)

En novembre (1561), les protestants, maîtres absolus de Montpellier mirent en pièces tous les anciens tombeaux qui étaient dans les églises, en déterrèrent les corps et les ossements qu'ils abandonnèrent à la merci des chiens (Histoire du Languedoc, XI, p. 365.)

 

Agen. A la fin de 1561, les huguenots pillent les couvents des Augustins, des Carmes et des Cordeliers, détruisent les autels dont les débris furent brûlés de la main du bourreau. Les jours suivants, on en fit de même aux couvents de femmes (GAULLIEUR (protestant), Histoire de la Réformation à Bordeaux, I, 337.)

 

Bourges. L'émeute le dimanche 17 août 1561 entre quatre et cinq heures du soir… En un instant, il y a plus de deux mille combattants sur les remparts, "tous armés de garrots, de pistollets, de pierres et autres ferremens." […] Forcés de battre en retraite, les catholiques se replient sur la ville. Toute la lutte se concentre autour du portail de Bourbonnoux. L'on se bat avec une telle fureur sous la voûte "qu'il s'en fût ensuivi une telle effusion de sang" si le poste n'eût réussi à fermer les portes pour séparer les combattants (De Brimont, Les XVIe siècle et les guerres de religion en Berry, t. I, chap. 3.) (p. 396.)

 

Bazas. A la fin de 1561, les protestants mettent en pièces les statues de toutes les églises, les orgues, les vases sacrés, les ornement sacerdotaux (GAULLIEUR, (protestant), Histoire de la réformation à Bordeaux, I, p. 115-117.)

 

Castres. Le 31 décembre 1561 et le 1er janvier 1562, les protestants détruisent les images et les autels de la cathédrale Saint-Benoît et de toutes les autres églises de la ville; le 2 février, on brûle tous les ornements sacerdotaux de l'église des Mathurins (Histoire du Languedoc, XI, p. 373.)

 

Saint-Paul-Trois-Châteaux. Les huguenots, en 1561, pillent l'église, prennent les croix, calices et ornements et brûlent les reliques de saint Restitut (BOUCHE, Histoire de Provence, II, 633.)

 

Vienne. En mars 1561, quarante huguenots armés brisent, la nuit, les statues du portail de la cathédrale. Ils en font autant à Saint-Pierre, Saint-Martin et Saint-André-le-Haut (NICOLAS CHORIER, Histoire du Dauphiné, I, 553.)

 

Valence. En 1562, les protestants mettent le feu aux églises, brûlent les images et battent les autels (BOUCHE, Histoire de Provence, II, p. 638.)

 

Toulouse. En mai 1562, les huguenots essaient de prendre Toulouse, ils réussissent à en occuper une grande partie. Ils s'emparent de l'église Saint-Paul qu'ils mettent au pillage, tentent d'en faire autant de la cathédrale Saint-Etienne et de la Daurade. Le 14 mai, ils visent à coups de canon les clochers des Augustins, des Cordeliers, des Jacobins, de Saint-Sernin; […] Ils prennent d'assaut les couvents de Saint-Orens, des Cordeliers, de la Merci, de Saint-Antoine, des Béguines, des Augustines, l'église paroissiale de Notre-Dame du Taur, les églises de Saint-Pantaléon et de Saint-Quentin. Ils enlèvent les objets précieux de ces églises. Le 15 mai, ils échouent devant Saint-Sernin, mais prennent et saccagent l'églises des Chanoinesses de Saint-Sernin (Histoire du Languedoc, XI, p. 387 et suiv.)

 

Vendôme. En mai 1562, Jeanne d'Albret…, reine protestante de Navarre, s'empara de vendôme et laissa ses soldats piller la collégiale de Saint-Georges, profaner les tombeaux, briser les statues et les autels… L'orgue, qui avait été construit en 1487, fut détruit et ses tuyaux d'argent enlevés. La reine fit briser les tombeaux des Bourbons, aïeux de son mari (Antoine) et même celui de son beau-père… (METAIS, Jeanne d'Albret et la spoliation de l'église Saint-Georges de Vendôme.)

En même temps, Jeanne d'Albret fit piller un grand nombre d'églises du Vendômois, celles de Saint-Sauveur, de l'Etoile, de Notre-Dame de Villethion.

 

Poitiers. En 1562, les huguenots pillent l'église et l'abbaye de Saint-Hilaire. Ils saccagent la "fameuse bibliothèque et librairie dudit lieu qui était munie de si grand nombre de bons et anciens livres, tant grecs, hébreux que latins, et où de toutes parts, les gens doctes accouraient pour en tirer quelque chose".

 

Le Puy. En 1562, le baron des Adrets avec une troupe de protestants, pille le faubourg de l'Aiguille et les autres faubourgs du puy, saccage les églises des Carmes, des Cordeliers, des Jacobins (Histoire du Languedoc, XI, p. 413.)

 

"La raison de ces troubles est facile à comprendre. Tant que François Ier avait subi l'influence de leur protectrice, Marguerite de Valois, sa sœur, les protestants avaient espéré gagner le gouvernement royal à leurs doctrines et, par le bras séculier, devenu huguenot, les imposer de force à la France. Mais, dans les dernières années de son règne, soit qu'il cédât au Parlement, gardien des traditions catholiques et gallicanes du pays, soit qu'il redoutât lui-même le triomphe du protestantisme, François Ier se montra fidèle catholique; son fils, Henri II (1547-1559), accentua encore ce zèle en faveur de la religion nationale et il le prouva en sanctionnant les mesures de rigueur prises par le Parlement contre les protestants. Ceux-ci changèrent alors de tactique ! Et, le coup de force contre les catholiques qu'ils avaient tout d'abord espéré de l'Etat, ils essayèrent de l'accomplir eux-mêmes : au lieu de la loi générale qui aurait aboli la messe (comme en Angleterre ou en Suisse), confisqué les biens du clergé, forcé les prêtres et les fidèles à l'apostasie, comme cela s'était produit en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, en Suède, en Norvège et Danemark, ils essayèrent de supprimer en détail le culte catholique, profitant de toutes les occasions qui paraissaient s'offrir à leur fanatisme"

 

(Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 388-389.)

 

1er mars 1562, : Massacre de Vassy en Champagne, (23 morts et plus de cent blessé : LAVISSE, Histoire de France, t. IV, p. I, p. 58-59, in Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome II, Moyen Age – Renaissance – Réforme, 4° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 402) par des soldats du duc de Guise, contre 200 Huguenots qui célèbrent leur culte dans une grange.

 

"Or, il (le massacre de Vassy) fut précédé de massacres de catholiques et d'excès de toutes sortes commis sur plusieurs points du territoires par les huguenots. Excitées par "les appels sauvages" de leurs pamphlétaires, les passions protestantes 'faisaient rage dès 1560.'

Dans les provinces du Midi surtout, il y avait des prêches en armes, des pillages, saccagements d'églises, des courses, des combats entre les bandes huguenotes et les troupes royales. […] En 1561, les huguenots avaient saccagé l'église saint-Médard et plusieurs autres.

Dans un certain nombre de villes du Languedoc, ils s'étaient emparés à main armée de plusieurs églises : à Montauban, Béziers, Castres, Nîmes, ils avaient interdit tout culte catholique, arraché les religieuses de leurs couvents et forcé ces innocentes victimes à assister aux prêches; à Montauban, il y avaient poussé le peuple à coups de fouet et de nerfs de bœufs.

Ceux qui avaient essayé de résister avaient été mis en prison et fouettés jusqu'au sang; plusieurs mêmes avaient expiré sous les coups.

Le 20 octobre 1561, à Montpellier, les huguenots avaient pris les armes, s’étaient rués à l'improviste sur les catholiques, avaient tué, avec le gardien des Cordeliers, près de quarante personnes et pillé plus de soixante églises ou chapelles…"

 

(Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome I Des origines à Jeanne d'Arc, neuvième édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 70-71.)

 

"Il n'y eut pas à Vassy un "massacre" de protestants; mais […] une bagarre sanglante, une échauffourrée où il y eut des morts des deux côtés, Guise lui-même étant blessé par les protestants" (ibid. p. 403.)

 

"[…] Les guerres de religion étaient déjà commencées avant le massacre de Vassy. […] On vit des bandes ou plus exactement de vraies armées protestantes organisées, dès 1559, 1560, 1561, c'est-à-dire un an, deux ans, trois ans auparavant, dans toute l'étendue du territoire, occupant de force les églises, saccageant les villes, promenant la dévastation dans les campagnes. […] Qu'étaient-ce donc que ces émeutes suscitées délibérément par les protestants, ces rixes et ces batailles sinon des guerres de religion ? […] Et le tableau que Ronsard (Discours des misères de ce temps adressé à la reine régente Catherine de Médicis) et Mézeray nous ont tracé de la France en 1562, nous montre qu'elle était livrée depuis longtemps aux luttes à main armées des factions politiques et religieuses." (p. 404.)

 

En somme et pour résumer, si l'on écoute les mythographes républicains, les catholiques du XVIe siècle auraient dû se laisser égorger sans se défendre, laisser les oeuvres d'art, les églises et leurs lieux de culte se faire détruire, dépecer, incendier, saccager, les religieux assassiner.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 14:35
La vraie maison où Jésus a grandi a peut-être été découverte

 

La vraie maison où Jésus a grandi a peut-être été découverte

 

Repéré par Jean-Laurent Cassely

 

Histoire

03.03.2015 - 12 h 55

 

mis à jour le 03.03.2015 à 13 h 00

 

Dans un article du numéro de mars-avril 2015 de la revue Biblical Archeology Review, l’archéologue Ken Dark de l’université de Reading révèle que la maison où Jésus a passé son enfance pourrait avoir été découverte. Le site, mis au jour pour la première fois en 1880, est situé sous le couvent des Sœurs de Nazareth, mais ce n’est qu’en 2006 qu’une véritable fouille a été entreprise. Il s’agit d’une maison avec cour datant du Ier siècle de notre ère, construite en pierres. Sur le site, les archéologues ont aussi trouvé des tombes, une citerne et une église byzantine plus récente.

Or la localisation de la maison sous le couvent est décrite comme celle de l’enfance de Jésus par plusieurs sources, poursuit l’archéologue. Il est impossible d’affirmer qu’il s’agit bien de la maison de Jésus, reconnaît le chercheur, mais d’autres éléments penchent en faveur de cette hypothèse.

De gros efforts ont été déployés au cours des siècles pour préserver les restes du bâtiment et les intégrer aux constructions postérieures, précise l’archéologue dans son article, indices de l’importance qui était accordée à cette maison selon le site Live Science. Dans les siècles qui ont suivi, l’empire byzantin a pris soin de la maison, décorée de mosaïques et surmontée d’une église pour la protéger. L’église a été abandonnée au VIIIe siècle, et reconstruite au XIIe siècle par des croisés, avant d’être réduite en cendres au siècle suivant.

En 1936, le prête Henri Senès, ancien architecte, a visité le site et documenté avec précison sa structure. Ses notes n’ont pas été publiées et seules les sœurs du couvent en avaient connaissance. C’est en 2006 qu’elles ont ouvert l’accès au site et aux archives à l’équipe de Ken Dark, ce qui a permis à cette dernière de reconstituer l’évolution du site.

De la vaisselle en calcaire a été retrouvée sur le site, suggérant qu’une famille juive y a vécu, le calcaire étant considéré par les croyances juives de l’époque comme un matériau ne pouvant être impur.

D’autres publications de l’équipe menée par Ken Dark sont attendues, précise Live Science, mais il faudra encore attendre avant que des chercheurs n’étant pas affiliés au projet de fouilles puissent analyser les découvertes et juger de la crédibilité de ces conclusions.

 

Source: http://www.slate.fr/story/98625/maison-jesus-decouverte

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=772354

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Religion
commenter cet article
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 09:38
Bilger : Si le FN n'avait pas existé, les socialistes l'auraient inventé

Philippe Bilger, magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole, dans un article pour le Figaro écrit ce que je disais en avril 2014 ("Si le Front national n'existait pas, l'Oligarchie l'aurait inventé !"); On peut dire que le FN fait partie intégrale de la république : il a intégré la conception erronée de l'autorité, il affirme que l'autorité vient d'en-dessous, des inférieurs, et non d'un principe supérieur (Dieu); le FN partage la monstrueuse "souveraineté nationale", expression de la "Volonté générale" qui ne pouvait finir que par vouloir changer toutes les lois, aujourd'hui la loi naturelle ("mariage homosexuel), demain peut-être les lois de la gravitation universelle (J.C. Martinez), François César Hollande, se prenant pour Dieu (P. Buisson), dans le cadre de la "religion de la république" (version Claude Bartolone) ou "religion de la république" (version Vincent Peillon).

 

Il n'est pas impossible que l'Oligarchie mise la soit-disant "alternance politique" avec le Front national comme elle le fit en 1940 en donnant les pleins pouvoirs à Pétain (sans que le coeur de la Matrice ait été détruit), pour ensuite s'en servir comme refouloir pendant 50 ans... Nous disons donc à tous les nationalistes et à ceux qui s'apprêtent à voter FN : attention, le piège est gros, ne tombez pas dedans, ne jouez  pas les esclaves de l'Oligarchie, soyez des hommes libres.

 

Il existe a une autre solution: laisser la république satanique s'effondrer sous le poids de ses propres mensonges et apories (apories qui sont la conception erronée de l'autorité; l'universalisme religieux satanique vivre ensembliste de peuples et nations aux cultures et moeurs différents dans le "creuset républicain", projet en opposition au décret divin créant des peuples et des nations distincts aux langues différentes suite à la destruction de la Tour de Babel que les mondialistes veulent aujourd'hui reconstituer dans le cadre de leur Nouvel Ordre mondial pour à la fois s'élever contre Dieu et le faire mentir).

 

"La République, même cent fois répété, est un mot qui ne changera aucune condition. N'adoucira aucune peine. C'est le vent d'un État qui, ne sachant pas comment se débarrasser des problèmes, les ignore.

Le peuple réel, qui va le voir, qui recueille son chagrin, le sert en se servant de lui? Le FN. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Si le FN n'avait pas existé, les socialistes l'auraient inventé. Sans lui, sans cette République proclamée comme une marque de lessive, dénaturée à force, dégradée, instrumentalisée, le socialisme serait condamné à se contempler."

 

Bilger : Si le FN n'avait pas existé, les socialistes l'auraient inventé, Home FIGARO VOX Vox Politique, Par Philippe Bilger, Publié le 03/03/2015 à 20:07

 

La république est un mot qui un million de fois répété ne changera pas les décrets divins.

Tour de Sauron, allégorie du "Novus Ordo Seclorum" (Nouvel Ordre mondial) dans le "Seigneur des Anneaux" (J.R.R. Tolkien)

Tour de Sauron, allégorie du "Novus Ordo Seclorum" (Nouvel Ordre mondial) dans le "Seigneur des Anneaux" (J.R.R. Tolkien)

Pour que tout cela s'arrête, il faut commencer par faire caler la machine satanique.

 

Comment fait-on caler la machine ?

 

Il faut simplement arrêter de propager le Mal, arrêter la diffusion de la DDP (différentiel de pôles) dans la machine satanique, c'est-à-dire cesser d'alimenter la haine (ici la victimisation encouragée par Manuel Valls et l'extrémisation dans l'autre sens) dans le cadre du "suffrage universel".

 

Il faut détruire le coeur de la Matrice, l'Anneau de pouvoir maléfique, qui dans la trilogie du Seigneur des Anneaux était d'une manière allégorique la source du Mal.

 

Pour être détruit, le coeur de la Matrice doit être jeté dans le lac de feu qui l'a vu naître. Symboliquement, ce lac de feu est les "élections républicaines", et l'Anneau, le bulletin de vote qui nous enchaîne à la Matrice. Il faut s'abstenir aux "élections" créées par la Matrice, couper le courant, ne plus voter dans le cadre de partis noyautés et déjà gouvernés. Toute tentative de destruction de la Matrice par les moyens qu'elle a inventés est voué à l'échec et ne fait au contraire que renforcer la malédiction et la propagation du Mal sur terre.

 

Il faut donc s'abstenir. Lorsque l'abstention passera de 60% aujourd'hui à 70-80% d'ici 10 à 15 ans, vu le niveau de progression de l'abstention scrutin après scrutin (grande panique de la république), la réalité de la rupture majoritaire avec la Matrice entraînera l'effondrement de la nouvelle Tour de Babel, faute de participants. Vidée de l'intérieur, la machine tombera en panne, calera et s'arrêtera. Ce jour-jà, nous aurons gagné notre liberté. Et nous pourrons commencer à reconstruire.

Repost 0
3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 23:56

 

Escalade : les États-Unis envoient un bataillon de parachutistes en Ukraine

 

Il faut croire que ça va sérieusement mal, dans le Donbass, pour les troupes du président Porochenko. Après la Grande-Bretagne, les États-Unis viennent donc de décider officiellement l’envoi de quelques 600 parachutistes appartenant à la 173ème brigade aéroportée.

L’annonce en a été faite lundi par le colonel Michael Foster, commandant de la brigade en question, et confirmée par Ben Hodges, haut commandant des forces américaines en Europe.

L’arrivée des premiers éléments de ce bataillon formé au combat est prévu d’ici le 8 mars. Leur mission ? Non, non, pas combattre, bien sûr ! Mais former ce qui reste des troupes de Kiev aux maniements des armes américaines en voie d’expédition.

En attendant, pour meubler le silence assourdissant des bruits de bottes, le premier ministre italien, Matteo Renzi, se rend à Kiev et à Moscou « pour évoquer le règlement de la crise ukrainienne » (4 et 5 mars). La chancelière allemande, Angela Merkel, invite les principaux protagonistes à un pince-fesses berlinois "format Normandie" pour papoter des avancées du cessez-le-feu. Et pour ne pas être en reste, François Hollande déclare dans un communiqué que malgré des « progrès » dans la résolution du conflit, la situation doit encore être « améliorée ».

Nul doute que les 600 paras de la 173ème brigade US et leurs collègues britanniques vont s’y employer avec zèle sur le terrain. D’ailleurs, sur le sujet, le colonel Michael L. Foster fait dans la fine nuance (vidéo) :

« Si la Russie envahit l’Ukraine, qu’est-ce qui nous dit qu’ils n’envahiront pas les États-Unis après ? »

 

Source: http://www.politis.fr/Escalade-les-Etats-Unis-envoient,30275.html

 

Repost 0
3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 23:48

L'Oligarchie ploutocrate panique. Boris le Lay évoque un sondage qui donne 48% de jeunes votant FN. Si on enlève les allogènes qui votent (15 à 20%), on a 65 à 70% de jeunes qui se radicalisent.

 

 

Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien, 50% des jeunes entre 25 et 34 votera FN aux prochaines départementales. [1]

 

Notes

 

[1] Départementales : un sondage donne le FN en tête avec 33% des voix, Home ACTUALITE Flash Actu Par Le Figaro.fr Mis à jour le 01/03/2015 à 23:02 Publié le 01/03/2015 à 21:43

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/01/97001-20150301FILWWW00201-departementales-le-fn-en-tete-a-33-selon-un-sondage.php

Repost 0
3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 23:48

 

Le poids de l'impôt sous François Hollande

 

Home ECONOMIE Impôts

Par Service infographie du Figaro

Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26

Publié le 03/03/2015 à 20:50

 

INFOGRAPHIE - Depuis le mois de juin 2012, les hausses ou créations d'impôts ont pesé en cumulé 126,7 milliards d'euros, contre un allègement de 36,4 milliards liée aux baisses ou suppressions.

 

SOLDE : + 90,3 mds € de hausses ou créations d'impôts

 

Source: http://www.lefigaro.fr/impots/2015/03/03/05003-20150303ARTFIG00376-le-poids-de-l-impot-sous-francois-hollande.php

 

. 70 milliards d'impôts nouveaux inventés, décrétés, votés et prélevés en trois ans ! (11/07/2014)

. Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

. Moi président augmente les impôts en 2013 et 2014

. Impôts / Résistance passive : Les impôts augmentent, les recettes diminuent...

. Résistance passive : Ces professions qui travaillent moins pour payer moins d'impôts

Repost 0
3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:48
Messe de requiem pour la Petite Emigrée Françoise Gandriau à Lassay-les-Châteaux

Vendredi 6 mars 2015 à 20h30 en l'église paroissiale de Lassay-les-Châteaux (Mayenne), une messe de requiem sera célébrée à la mémoire du martyre de Françoise Gandriau, simple servante vendéenne, assassinée par les terroristes républicains.
 

Françoise Gandriau dite « La petite émigrée », s'enfuit à la Révolution avec sa maitresse (1794) mais fut rattrapée et guillotinée avec celle-ci et cinq de ses compagnons. Elle repose aujourd'hui à Lassay-les-Châteaux, à l'endroit où elle fut enterrée avec sa maîtresse et ses compagnons, c'est-à-dire au fond d'un champ devant un châtaignier sur la route de Thubœuf. Son lieu de sépulture est entouré d'une clôture. Au bord de la route, à proximité, se trouve une croix blanche en souvenir d'elle. ("Lassay les Châteaux, ses châteaux, son passé", S. GRARD) Sa tombe existe toujours, ainsi qu'un modeste oratoire qui borde la route de Thuboeuf, élevé par la population lasséenne qui garde le culte de l'honneur. En effet, on vient toujours en faire le tour, comme les mamans par le passé avec leurs enfants car on disait qu'ils pourraient alors marcher précocement, mais aussi pour rendre hommage à cette jeune héroïne. L'accès y a été sécurisé.

 

Cette Vendéenne de 19 ans a été guillotinée le 6 mars 1794 dans la commune, par la commission Clément, particulièrement sanguinaire. « Cette jeune fille a été héroïque non en raison de l'injustice commise par la juridiction de la Terreur révolutionnaire, mais pour son exigence morale qui l'a conduite à choisir la mort plutôt que le déshonneur et le mensonge », souligne Claude Bodin, président de l'association du Souvenir de la petite émigrée .

Elle a été exécutée le lendemain de son jugement, et sa tombe est toujours située dans la commune. Elle est toujours visitée et entretenue.

Au programme :
Autour de l'abbé Julliot, curé de Lassay,
l'ensemble du prestigieux vocal Volubillis d'Évron chantera La Messe de Requiem de Gabriel Fauré, le Cantique de Jean Racine de Faure, et le Vexilla regis de Saint-Venant.

Messe de requiem pour la Petite Emigrée Françoise Gandriau à Lassay-les-Châteaux
Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article