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Christ Roi

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 11:12

Quel 14 juillet pour les royalistes ?

 

Le parti Alliance Royale organise cette année un 14 juillet "royaliste" Tous en blanc à Versailles. Sur Christ-Roi, nous ne nous associons pas à cette initiative car se constituer "contre" en participant à une journée du 14 juillet, même qualifié de "royaliste", n'est-ce pas faire "avec" et ses composés ? Nous ne voyons donc aucune raison de célébrer un contre-14 juillet dans un 14 juillet "royaliste".

 

Le site Lyon Capitale.fr rapporte dans un article publié hier que Frederic de Natal, chroniqueur lyonnais spécialiste du royalisme (revues La ToilePoint de vue HistoireRoyaliste), refuse opportunément "de participer aux commémorations du 14 juillet, que ce soit pour célébrer la prise de la Bastille ou la Fête de la Fédération :

 

Un royaliste, digne de ce nom, ne saurait souscrire à cette fête qui ressasse chaque année les pages les plus sombres de notre histoire. ” Rejetant l’héritage d’un “pseudo passé révolutionnaire victorieux”, il confie : “Quant aux Français qui se délecteront de la beauté des feux d’artifice, peut-être auront-ils une pensée pour tous ces Vendéens et autres Chouans, tous ces Français inconnus de l’histoire, victimes des exactions d’un Robespierre et de ses acolytes dont la fête est plus un symbole de division.”" (Source)

 

Nous invitons en revanche nos lecteurs à commencer dès aujourd'hui à prier sept jours de suite des louanges à la gloire à Dieu, pour les institutions de la France (par exemple dans une dizaine de chapelet et/ou en récitant les louanges de Dieu de saint François d'Assise) en se souvenant que le 14 juillet "fête de la république" est un jour où retentit l'hymne de la "Marseillaise", un hymne où les Français chantent leur auto-élimination (en 1789, 80% des guillotinés furent des petites gens. Les "décapitations ... concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands. ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé." René Sédillot,  Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.)

 

Et effectivement, face à ces louanges à la gloire de Dieu, les murs de la république-Jéricho s'effondreront.

 

Le message spirituel de Jéricho

 

Récemment, Ségolène Royal, a exliqué sa version de la démocratie : les élites définissent les limites du débat démocratique en dehors duquel les Français ne peuvent avoir leur mot ni ne peuvent en sortir. Tels les habitants de la ville de Jéricho, les Français sont prisonniers à l'intérieur de la "république"-Jéricho et ne peuvent en sortir, même s'ils le voulaient. Que faire ?

 

Dans l'Ancien Testament, Josué, le successeur de Moïse dans la conduite du peuple hébreu vers la Terre promise prit la ville de Jéricho dont les murs s'effondrèrent devant les louanges à la gloire de Dieu. Jéricho fut la première ville du pays de Canaan conquise par les Hébreux.

Le prophète Josué, représenté au Palazzo Trinci. Josué est écrit en hébreu יהושוע Yehoshua (Deutéronome 3:21), ce qui signifie "Dieu sauve".

Le prophète Josué, représenté au Palazzo Trinci. Josué est écrit en hébreu יהושוע Yehoshua (Deutéronome 3:21), ce qui signifie "Dieu sauve".

Comment Josué prit Jericho ?

 

Le livre de Josué raconte la prise de Jéricho et comment le mur de la ville s'effondra le septième jour après l'arrivée des Hébreux (Livre de Josué, 6, 5.), par la volonté de Dieu après le défilé autour de la cité sept jours de suite, de l'Arche d'alliance et de sept prêtres sonnant sept chofars (trompettes). Le septième jour, les Israélites firent sept fois le tour de la ville en sonnant des trompettes. (Jos., 6, 3-4.)

 

"Or Jéricho s'était enfermée et barricadée (contre les Israélites): personne n'en sortait et personne n'y entrait." (Jos., 6, 1.)

 

Josué reçut ses consignes du "chef de l'armée de Yahvé" (Livre de Josué, 5, 14-15.)

 

 

La prise de Jéricho, enluminure de Jean Fouquet, vers 1470-1475 Paris, BnF

La prise de Jéricho, enluminure de Jean Fouquet, vers 1470-1475 Paris, BnF

Dans une homélie, Origène, le fondateur de l’école biblique de Césarée, a commenté le récit de cette prise de Jéricho par les Hébreux. La ville que Josué conquit est le symbole du monde idolâtre, le repaire des doctrines mensongères dont les remparts d’illusion et d’orgueil vont s’effondrer devant les trompettes de l’évangile proclamé par Jésus-Josué.

Les Israélites devant les murailles de Jéricho par Julius Schnorr von Carolsfeld

Les Israélites devant les murailles de Jéricho par Julius Schnorr von Carolsfeld

Dans la liturgie juive des Tentes, la chute de Jéricho symbolisait la destruction du mal. La septuple procession autour de l’autel au chant du Hoshana mimait la prise de Jéricho, au dire du Talmud. Les participants à la cérémonie portaient des palmes à la main. Or Jéricho est connue sous le nom de ville des palmes.

 

Pour Origène, la prise de Jéricho livre un triple message d’ordre christologique, spirituel et eschatologique qui correspond à la triple venue du Christ dans la chair, dans l’âme du croyant et dans la gloire.

 

Les murs du mensonge, les remparts d'illusion et d'orgueil de la cité idolâtre s'effondrent devant les louanges à Dieu. Le sens christologique de la prise de Jéricho, Origène le voit dans la  Passion du Christ, nouveau Josué, qui détruit l’idolâtrie des païens.

 

La Résurrection du Christ est une victoire sur le diable. C’est à la Pentecôte que culmine cette victoire, car le tremblement de terre au Cénacle signifie l’effondrement des idoles:

 

"Jéricho est la figure du monde présent. Nous voyons la force de ses remparts détruite par les trompettes des prêtres. Car les fortifications puissantes qui servaient à ce monde de murailles, c’étaient le culte des idoles,… les inventions mensongères des augures, des aruspices et des mages, toutes choses dont ce monde s’entourait comme de murailles colossales… Mais lorsque vint Jésus-Christ - dont Josué symbolisait l’avènement (Josué et Jésus sont identiques en grec) - il envoie ses prêtres, les apôtres, portant des trompettes étirées, c’est-à-dire l’enseignement majestueux et céleste de sa prédication…

 

Si les prêtres sonnèrent de la trompette pour faire tomber les murs de Jéricho, tout le peuple aussi, au son de la trompette, poussa des cris de clameur, ou, selon d’autres versions, poussa des cris de joie… Il me semble que ces cris de joie signifiaient l’union des coeurs et des âmes. Si cette union se produit entre deux ou trois disciples du Christ, tout ce qu’ils demandent au nom du Sauveur leur est accordé par le Père des cieux. Mais si le bonheur est si grand qu’un peuple tout entier reste uni de coeur et d’âme, si bien que tous aient le même langage et soient unis dans un même esprit et un même sentiment, lorsqu’un tel peuple élèvera la voix d’un accord unanime, il se produira ce qui est écrit dans les Actes des Apôtres : il se fit un grand tremblement de terre lorsque priaient d’un même coeur les apôtres avec les femmes et Marie, mère de Jésus. Par ce tremblement de terre tout sera détruit, tout s’effondrera des choses terrestres et le monde lui-même sera aboli… Puisque nous avons Jésus pour chef, le monde pour nous est déjà vaincu et les murailles de ce monde se sont écroulées."

 

(Origène, Homélie sur Josué 7,1-2).

 

On croit entendre un écho du livre de l’Apocalypse de Jean 10,7 : "Quand le septième ange sonna la trompette, alors sera consommé le mystère de Dieu qu’il a donné à ses serviteurs les prophètes".

 

Si l’Ecriture nous révèle le Christ, elle a un message également pour chaque chrétien. L’interprétation spirituelle du texte est résumée ainsi:

 

"Fais-toi des trompettes étirées si tu es prêtre; bien plus, puisque tu es prêtre - car tu es devenu une race royale et un sacerdoce saint - fais-toi des trompettes étirées en les tirant de l’Ecriture. Tire de là tes pensées, tire de là tes paroles…

 

Fais résonner ces trompettes, c’est-à-dire fais résonner les psaumes, les hymnes et les cantiques spirituels, fais résonner les symbolismes des prophètes, les mystères de la loi et la doctrine des apôtres. Si telles sont les trompettes que tu fais résonner, si tu fais sept fois le tour de la ville avec l’arche d’alliance,… si tu fais jaillir de toi-même un choeur harmonieux d’acclamations joyeuses,… si tout en toi s’harmonise et s’accorde, jette des cris de joie, car pour toi le monde est détruit et abattu…"

 

Chacun porte en soi la Jéricho de ses propres idoles. C’est avec les trompettes sacerdotales de la doctrine et avec la clameur du peuple unifié, symbole de la charité, que cette ville intérieure s’effondre.

 

L’Ecriture annonce les réalités eschatologiques. Avec l’arrivée de Jésus les murs de Jéricho se sont effondrés. Mais le mal ne semble pas vaincu, bien que le message de l’évangile résonne. L’ivraie est encore présente dans le champ du Père. Tant que tous les peuples ne sont pas entrés dans l’Eglise, les puissances mauvaises auront encore du pouvoir. L’épisode de Josué qui arrête le soleil permet à Origène d’expliquer le retard de la Parousie:

 

"Dès que le Sauveur est venu, c’était déjà la fin du monde… Mais il a retenu et retardé le jour de sa consommation, il lui a défendu de paraître. Car Dieu le Père, voyant que le salut des nations ne peut venir que par Jésus, lui dit: "Demande-moi et je te donnerai les nations en héritage". Donc jusqu’à l’accomplissement de la promesse du Père, jusqu’à ce que les Eglises s’accroissent des diverses nations et qu’y entre toute la plénitude des païens, pour qu’enfin tout Israël soit sauvé, le jour est prolongé, sa chute est différée, jamais le soleil ne se couche, mais toujours il se lève, "soleil de justice" qui verse la lumière de la vérité dans le coeur de ceux qui croient."

 

(Origène, Homélie sur Josué 11,3).

 

C’est une théologie de l’histoire qu’Origène propose ici. La mission retarde la venue du jour où le mal sera détruit totalement. Il faut que la plénitude des nations entre dans l’Eglise. L’histoire est caractérisée par un double mouvement : d’une part c’est la croissance du Règne du Christ qui est manifeste et d’autre part c’est l’expansion des forces du mal. Les deux puissances se livrent un combat jusqu’au jour où le nouveau Josué décidera d’intervenir. L’Esprit de la Pentecôte assiste l’Eglise durant cette période. C’est là le sens de la nouvelle évangélisation voulue par Jean-Paul II. (Source)

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Publié par Ingomer - dans Royalisme
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 00:00
Saint Camille de Lellis, prêtre et fondateur (1550-1614)

Camille de Lellis vint au monde en 1550, dans une petite ville du royaume de Naples (Italie). A peine fut-il né qu'il perdit sa mère. Il n'avait encore que six ans lorsque la mort lui enleva son père, qui avait servi en qualité d'officier dans les guerres d'Italie.

Ayant appris à lire et à écrire, il embrassa aussi la profession des armes, à laquelle il renonça pour toujours en 1574.

Il avait contracté une violente passion pour le jeu, et y fit des pertes considérables. Sa misère le fit entrer dans un couvent de Capucins, où il servit de commissionnaire. Un jour, en revenant d'une course faite à cheval, pour le service du monastère, il fut pénétré d'un vif rayon de la lumière divine et se jetta à terre, saisi d'un profond repentir, en versant un torrent de larmes : « Ah ! Malheureux que je suis, s'écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d'appels ? Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur ! Je renonce pour jamais au monde ! »

Camille se vit obligé pour vivre de se mettre au service des ouvriers qui travaillaient à bâtir un couvent de capucins. Malgré ses égarements, Dieu ne l'abandonna point, le malheur amena des réflexions salutaires, et une exhortation touchante que lui fit un jour le gardien de la maison acheva sa conversion.

Transformé par la pénitence, Camille fut admis au nombre des novices et mérita, par l'édification qu'il donna, le nom de frère Humble. Dieu permit que le frottement de la robe de bure rouvrît une ancienne plaie qu'il avait eue à la jambe, ce qui l'obligea de quitter le couvent des Capucins. Il se rendit à Rome dans le dessein de se dévouer entièrement au soin des malades.

 

Camille entra à l'hôpital Saint-Jacques de Rome pour se faire soigner. Il fut si frappé par la détresse des autres malades qu'il s'y engagea comme infirmier. L'indifférence de ses collègues vis-à-vis des malades le bouleversa. Il entreprit de réformer tout cela. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu'il soignait. Sa charité rayonnante lui attirait de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissaient pour prier ensemble et rivalisaient de tendresse envers les malades, constituaient le noyau initial des Clercs Réguliers des Infirmes que l'on appellera familièrement par la suite les "Camilliens". La mission de ces nouveaux religieux, pères et frères, était "l'exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers les malades, même atteints de la peste, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra." Pour mieux établir son Institut, Camille devint prêtre. Partout où se déclarait une peste, il accourait ou envoiyait ses frères. Il fut lui-même affligé de diverses infirmités, dont la complication et la durée exercèrent beaucoup sa patience, sans ralentir l'ardeur de sa charité. Il finit par mourir d'épuisement à Rome.

 

Camille se confessait tous les jours, avec les plus vifs sentiments de componction.

Pendant une peste affreuse, le Saint fit des prodiges de charité ; il allait partout à la recherche de la misère, se dépouillait lui-même et donnait jusqu'aux dernières ressources de son monastère. Dieu bénissait le désintéressement de son serviteur, car des mains généreuses arrivaient toujours à temps pour renouveler les provisions épuisées.

Il mourut saintement, l'an 1614.

 

PRATIQUE. Visitez et consolez les pauvres malades.

 

Sources: 

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 199; (2); (3); (4)

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 14:44
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Publié par Ingomer - dans Russie
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 11:52
L'avenir à l'ère de Tesla

Savez-vous qu'en 1899, alors que la technologie automobile ainsi que la maîtrise de l’électricité n’en étaient qu’à leurs balbutiements, ce fut cette année-là qu’une voiture électrique, la « Jamais contente », en forme de torpille sur roues, établi le record de vitesse ? La vitesse atteinte fut de 105,98 km/h, le 29 avril 1899 à Achères. C’était la toute première voiture à franchir les 100km/h, et elle était électrique !

 

Avec l’évolution logique des technologies au fil des années, on imagine parfaitement le genre de voitures électriques dont nous aurions pu bénéficier alors, si les constructeurs et les financiers avaient misé sur la motorisation électrique plutôt que le moteur à combustion interne. On aurait des voitures 100% électriques non polluantes et ayant les mêmes capacités que nos véhicules diesel ou à essence actuel. C’était sans compter le pétrole ! Il était plus facile de s’enrichir avec cette matière première indispensable pour les moteurs à combustion, plutôt que de se soucier d’écologie ou d’énergie propre, pour un avenir plus sain !

 

Nikola Tesla a découvert la radio avant Edison, le courant alternatif, la lampe à pastille de carbone, les bases de la robotique, la commande à distance. Il a expérimenté un navire télécommandé, décrit l'avion à décollage et atterrissage vertical, la fusée, élaboré le concept du microscope électronique, détecté la force de résonance des vibrations harmoniques, le principe du radar, la radiodiffusion mondiale, imaginé et réalisé les premiers essais de la transmission d'énergie électrique sans fil, l'onde stationnaire...


C’est au cours de la conférence « Experiments with Alternating Currents of High Frequency » du 20 mai 1891 à l’université Columbia de New York que Tesla envisage pour la première fois le concept d’énergie libre :

 

« Dans quelques générations nos machines seront animées grâce à une énergie disponible en tous points de l’univers.[…] [En effet,] dans l’espace, il existe une forme d’énergie. Est-elle statique ou cinétique ? Si elle est statique, toutes nos recherches auront été vaines. Si elle est cinétique – et nous savons qu’elle l’est –, ce n’est qu’une question de temps, et l’humanité mettra en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature. »

 

Imaginons un peu ce qu’aurait pu être le monde actuel si l’énergie libre avait été utilisée comme Tesla l’aurait voulu. On aurait eu un vingtième siècle bien plus propre que celui que l’on nous a imposé. Jamais nous n’aurions connu la pollution liée au dégagement des pots d’échappement. Nous n’aurions pas connu non plus ces guerres incessantes pour le pétrole, ni connu ces désastreuses marées noires issues des naufrages des pétroliers. Nous n’aurions pas connu non plus les désastres de Tchernobyl et Fukushima dont les conséquences dureront encore pour des siècles. Les océans, les rivières et les forêts ne seraient plus menacés d’être à nouveau contaminés par des déchets radioactifs, des pollutions de pétrole ou des pluies acides. Jamais nous n’aurions connu également tous ces pylônes à hautes tensions qui cicatrisent nos paysages en rejetant leur pollution électromagnétique.

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Publié par Ingomer - dans Sciences
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:48
Ségolène Royal : "Nous n'allons pas faire de referendum pour la sortie de la France de l'UE, cela je puis vous l'affirmer"

Ségolène Royal : "Nous n'allons pas faire de referendum pour la sortie de la France de l'UE, cela je puis vous l'affirmer"

Les Français n'ont pas le choix de rester ou de sortir de l'Union européenne: ils sont condamnés à rester pour toujours dans l'Europe... C'est ce qui ressort de la pensée de Ségolène Royal, qui interrogée par un journaliste britannique sur la BBC, suite au Brexit, et dont la video est publiée par le site "Boulevard Voltaire" (1), explique sa version de la démocratie...

 

Ségolène Royal veut bien d'un referendum sur l'Europe à condition qu'il porte sur "quelle" Europe. Mais elle refuse tout referendum sur la sortie de l'Union européenne, avec des arguments dignes d'une république démocratique !

Ségolène Royal a expliqué qu'il n'est pas question d'un Frexit et donc d'un referendum dont la question porterait sur la sortie de l'Union européenne:

 

"Nous ne ferons pas l'erreur de David Cameron (qui a organisé le referendum du Brexit NDLR.) Rassurez-vous. Nous n'allons pas faire de referendum pour la sortie de la France de l'Union européenne. Cela je puis vous l'affirmer.

 

"Vous ne croyez pas dans la démocratie? ", demande le journaliste britannique. Ségolène Royal répond qu’il y a "des bonnes questions et des bonnes réponses":

 

"Non, nous croyons dans la démocratie, mais nous croyons aux bonnes questions par rapport aux bonnes réponses. Parce que la bonne question cela n'aurait pas été est-ce que vous êtes pour..."

 

Coupée par le journaliste qui lui dit : "Je ne pense pas que cela soit la démocratie si vous définissez quelle est la bonne question !", Ségolène Royal répond :

 

"La bonne question n'est pas de savoir si oui ou non vous voulez sortir de l'Europe, parce qu'à ce moment-là les gens votent pour autre chose. (NDLR. Beau mépris du peuple et de la démocratie: le peuple ne serait pas assez intelligent pour répondre par oui ou par non à une question...)

Ils votent pour changer de gouvernement, ils votent parce qu'ils ont compris qu'ils sont instrumentalisés dans un vote, etc.", poursuit Ségolène Royal. (Bel aveu des manipulations électorales... soit dit en passant ! NDLR.)

 

"La bonne question est quelle Europe voulez-vous? Est-ce que vous voulez une Europe qui s'occupe de ceci ? une Europe qui s'occupe de cela ? Une Europe approfondie ? Une Europe qui s'engage sur telle ou telle valeur ? Là, cela aurait un sens et on peut faire des débats démocratiques pour savoir ce que veulent des citoyens par rapport à l'Europe."

 

Carre-de-l-Oligarchie.jpgLa démocratie, oui, les débats démocratiques, oui, à condition que ce soit l'oligarchie qui définisse la démocratie et les limites du débat démocratique. Dans la tête de nos oligarques, il est hors de question que le peuple s'empare lui-même de ces questions et définisse lui-même la démocratie dans laquelle il veut se mouvoir.

 

Nous avons là avec Ségolène Royal un bel exemple argumenté de carré démocratique dans lequel les citoyens sont "libres" de se déplacer : aux quatres angles du carré, ou le long des quatre côtés..., mais en aucun cas ils ne pourront en sortir. En somme, la "liberté" du prisonnier enfermé dans sa cellule. (Lire ici et )

Notes

 

(1) Ségolène Royal : « Nous ne ferons pas l’erreur de David Cameron ! », Boulevard Voltaire, 13 juillet 2016. Ségolène Royal explique à la BBC qu’il y a « des bonnes questions et des bonnes réponses ».

 

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 06:49
La petite histoire : La chasse aux sorcières et l'Inquisition (TVL)

On entend souvent dire que la chasse aux sorcières a été menée au Moyen âge par l'Inquisition et qu'elle a fait près d'un million de victimes. Merci Michelet, merci Voltaire, et tant d'autres. Quelle est la réalité ? Tout d'abord la chasse aux sorcières n'a pas eu lieu au Moyen âge mais à la Renaissance, elle n'a pas été menée par l'Inquisition mais par des tribunaux laïcs, et elle a fait beaucoup moins d'un million de morts. Dans ce nouveau épisode de La petite Histoire, Christopher Lannes revient sur l'un des plus gros mensonges accolés à l'histoire médiévale.

Extrait:

 

"Officiellement, le Moyen Âge prend fin en 1492, et pour leur très grande majorité, les bûchers ont été allumé de 1550 à 1650, soit à la période moderne, la Renaissance.

 

Le deuxième mensonge, le chiffre de un million est totalement fantasmatique. Si on s'appuie sur les travaux de tous les historiens qui ont travaillé sur le sujet, on arrive en gros à un chiffre compris entre 30 000 et 50 000 sorcières brûlées. Ce qui est déjà énorme, mais on est loin du chiffre multiplié par vingt qu'on nous donne habituellement."

 

Lire aussi sur le même thème :

 

. Marion Sigaut : La Chasse aux sorcières et l’Inquisition

. Inquisition : rareté des exécutions des peines capitales (10 à 12.000 en trois siècles)

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:56
Vendée l'épopée des géants le Figaro, Juin-Juillet 2016, n°26

Vendée l'épopée des géants le Figaro, Juin-Juillet 2016, n°26

Michel De Jaeghere dans son éditorial pour la revue du Figaro Histoire titrée "Vendée l'épopée des géants le Figaro (Juin-Juillet 2016, n°26) explique :

 

"Il nous faut des Vendée!" avait proclamé Lénine. Il avait tenu parole en multipliant les massacres. On avait noyé les contre-révolutionnaires dans la Volga comme Carrier l'avait fait dans la Loire. La terreur jacobine tenait lieu de modèle. On n'aurait seulement pas la naïveté de Robespierre: on tuerait les apprentis thermidoriens avant qu'ils ne se manifestent. On irait, cette fois, jusqu'au bout. Et l'on réécrirait l'histoire comme on l'avait fait en France. On maquillerait crimes et châtiments. Les koulaks seraient des 'bandits', comme les Vendéens avait été des 'brigands'. On nierait les procès truqués, les déportations, les famines organisées, le goulag, comme on avait nié, on nie parfois encore, les tannages de peau humaine, le massacre des prisonniers, l'empoisonnement des puits, la déportation des femmes et des enfants, le génocide d'une population exclue de la condition humaine pour sa fidélité à l'ordre ancien, ses attachements immatériels à des réalités qu'on avait abrogées par décret."

L'émission de Radio courtoisie, "Le Libre Journal des idées politiques" du 8 juillet 2016 sur le thème "La Révolution, matrice du totalitarisme ?", avec Reynald Secher *, historien, présente les dernières actualités de l'historiographie sur les guerres de Vendée, la Terreur, l'histoire de la Révolution et du génocide vendéen. Elle est à écouter ici.

 

* Reynald Secher a rencontré un certain nombre de pressions, de tentatives de corruption, des menaces, en 1985, pour qu'il renonce à soutenir sa thèse publique "Contribution au génocide franco-français : La Vendée-Vengé" (Cf. "La désinformation autour des guerres de Vendée et du génocide vendéen", 2009)

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 09:48
S.A.R. la duchesse d'Anjou, reçue dans l'Ordre souverain de Malte par S.E le Comte de Beaumont-Beynac (25.06.2016)

S.A.R. la duchesse d'Anjou, reçue dans l'Ordre souverain de Malte par S.E le Comte de Beaumont-Beynac (25.06.2016)

"Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum" ("Défense de la Foi et assistance aux pauvres") est la devise de l'Ordre Souverain, Militaire et Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, organisation religieuse laïque traditionnellement militaire chevaleresque et nobiliaire, à vocation caritative qui a pris la suite de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, issue des Ospitalarii (les premiers moines hospitaliers servant à l'hospice Saint-Jean à Jérusalem), dans laquelle a été reçue Son Altesse Royale la Princesse Louis de Bourbon, duchesse d’Anjou au Château de Versailles, le 25 juin 2016, en la fête de Saint Jean Baptiste, en qualité de Dame Grand- Croix d’ Honneur et de Dévotion.


Cette cérémonie d’admission s’est déroulée dans la Salle des Croisades après une préparation spirituelle et la bénédiction des croix des nouveaux membres par Monseigneur Thomazeau, chapelain général de l’Association française des membres de l’Ordre de Malte et en présence de S.E le Prince de La Rochefoucauld-Montbel, Grand Hospitalier de l’Ordre à Rome.

Les Dames en capes noires et mantilles et les Chevaliers de l’Ordre en coules ou uniformes étaient nombreux.

Une messe solennelle, présidée par le cardinal Tauran, camerlingue et bailli de l’Ordre de Malte, a ensuite été célébrée dans la chapelle du Château en présence du général Georgelin, le Grand Chancelier de la Légion d’honneur qui représentait le Chef de l’Etat. (1)

On notait aux côtés de Madame la duchesse d’Anjou la présence de Madame Chirac qui appartient elle aussi à l’Ordre de Malte.

 

Franz de Burgos explique pour Vexilla-Galliae :

"je veux témoigner d’un comportement qui m’a impressionné : Après la messe, alors que la Chapelle Royale mettait un temps infini à se vider de sa nombreuse assistance, la duchesse d’Ajou, blessée, restait prudemment assise. Mais, lorsqu’un membre du clergé, un Chevalier, une Dame de l’Ordre, un militaire ou une autre personne venait la saluer, celle-ci se levait pour recevoir l’hommage que l’on lui rendait. Je vis alors, à chaque fois, Madame Jacques Chirac se lever en même temps que la duchesse d’Anjou et rester debout aussi longtemps que se prolongeait l’hommage qui ne lui était pas adressé et attendre que la duchesse d’Anjou se fût rassise pour se rassoir à son tour ! Ce comportement ne se fût-il présenté qu’une fois, eût-on pu croire qu’il s’était agi d’une méprise, mais il se présenta près d’une dizaine de fois, et à chaque fois, Madame Jacques Chirac resta debout tant que la duchesse d’Anjou le fût elle-même ! Les Chodron de Courcel ont conservés l’habitude des nobles usages que l’aristocratie s’honorait d’entretenir avec la Famille Royale !" (2)

 

Le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme assistait à la cérémonie.

Après la Messe, sur le parterre nord, s’est déroulée la revue des ambulanciers, secouristes et bénévoles avec prestations de serments reçus par S.E le Comte de Beaumont-Beynac et Monsieur Yann Baggio, Président des œuvres de l’Ordre de Malte. Des médailles, décernées par le Ministère de l’Intérieur, ont été remises par le général Prieur, Conseiller Secourisme et Actions de secours de l’Ordre de Malte.

 

Les actions humanitaires actuelles de l'Ordre souverain de Malte sont principalement tournées vers la lutte contre la pauvreté, mais également dans la lutte contre la lèpre et plus globalement les problèmes médicaux, des missions de secourisme d’urgence lors de catastrophes naturelles ou d’aide humanitaire envers les réfugiés lors de conflits armés.

Armoiries des chevaliers de Malte montées à l'église San Giovannino dei Cavalieri de Florence

Armoiries des chevaliers de Malte montées à l'église San Giovannino dei Cavalieri de Florence

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Publié par Ingomer - dans Royalisme
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 00:00

Olivier partit d'Irlande à 16 ans faire ses études à l'Irish College à Rome. Il reçut la prêtrise là-bas puis revint dans son pays. En 1670, il est nommé archevêque d'Armagh et primat d'Irlande.

Allant dans les montagnes et les forêts à la recherche de son peuple, il confirma 10000 fidèles en trois mois. Mais, dans le contexte de querelles anglo-irlandaises, il est calomnié et accusé d'avoir préparé un débarquement de soldats français.

 

Transféré à Londres en 1678, il resta 3 ans en prison avant d'être condamné à être "pendu, vidé et démembré". Olivier eut à subir de nombreuses tortures mais ne cessa de rendre grâce à Dieu, pardonnant à ses dénonciateurs et à ses bourreaux.

Saint Olivier remercia le juge et dit à tous ceux qui l'avaient calomnié : Je suis heureux d'aller auprès du Christ dont je vous ai tant parlé.

Son corps repose à l'abbaye de Downside (Comté de Wilts, Angleterre) et sa tête à Drogheda (Comté de Meath, Irlande).

 

Sources: 1, 2

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 22:29

Le retournement de veste général se poursuit. Ou bien n'a-t-on là qu'une déclaration contradictoire afin d'abuser les électeurs conservateurs allemands ? Le 25 novembre 2015 François Hollande reconnaissait trop tard que des terroristes avaient pu "utiliser le cheminement des réfugiés", huit mois plus tard c'est au tour de la chancelière allemande Angela Merkel jusqu'ici championne de la cause de l'accueil des réfugiés en Europe de reconnaître que les vagues migratoires en direction du continent avaient été utilisées par des organisations terroristes pour y faire entrer certains de leurs hommes.

 

"Le flux de réfugiés a [...] été utilisé pour faire entrer des terroristes [en Europe]" a affirmé la chancelière allemande, Angela Markel, devant des militants chrétiens-démocrates de son parti, la CDU. (1)

 

L'aveu, inédit dans la bouche de la chancelière, survient une semaine après que le chef des renseignements allemands, Hans Georg Maassen, a révélé que 17 membres de Daesh avaient pénétré sur le continent en se faisant passer pour des réfugiés.

 

Début juin, un projet d'attentat à Düsseldorf impliquant un groupe de Syriens liés à l'Etat islamique avait été déjoué par les autorités.

 

Depuis le début de la crise migratoire que traverse l'Europe, Angela Merkel s'est distinguée des autres dirigeants nationaux par son soutien acharné à une politique d'ouverture des frontières, présentée comme un devoir d'humanisme vis-à-vis des populations touchées par les guerres civiles.

 

Cet engagement a été applaudi par un certain nombre de médias et d'experts, qui présentent la venue d'immigrés comme une chance pour l'économie allemande, en proie à une crise démographique. Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, notamment, avait loué la politique migratoire de Merkel, capable selon lui de garantir la puissance de l'Allemagne sur le long terme.

 

Lors du scandale des viols en Allemagne, Angela Merkel justifia l'innommable par des motifs économiques en déclarant:

 

"Il faut maintenir la liberté de circulation au sein de l'UE, qui peut être un moteur économique, et personne ne sait cela mieux que l'Allemagne".

 

En 2015, la chancelière s'était engagée à accueillir 800 000 migrants (soit quatre fois plus qu'en 2014), contribuant à l'exacerbation des flux migratoires vers le continent : environ un million de migrants, en partie originaires de Syrie, étaient finalement entrés dans le pays l'année dernière.

 

Afin de ne pas laisser à la seule Allemagne la tâche d'assumer cet appel d'air migratoire, Angela Merkel a bataillé pour que le Conseil de l'Union européenne (réunissant les ministres des Etats membres de l'Union) accepte un projet de répartition des migrants entre les différents pays. Résultat : en septembre 2015, le Conseil a voté l'obligation pour 25 des 28 Etats de l'UE d'accueillir des quotas de migrants. Une décision à laquelle se sont vivement opposés certains dirigeants européens, parmi lesquels le Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

 

«La politique allemande sur les réfugiés n'est pas sans alternative», déclarait-il en février 2016 au journal allemand Bild, tout en assurant que «les quotas [allaient] changer le profil de l'Europe d’un point de vue ethnique, culturel et religieux». Joignant les actes à ses paroles, le chef du gouvernement hongrois est allé jusqu'à annoncer à son peuple, début juillet, la tenue d'un référendum sur la question.

 

Au niveau national, la politique migratoire généreuse d'Angela Merkel a largement contribué à entamer la popularité de celle-ci, jusqu'alors très élevée. L'image de la chancelière auprès de la population allemande a été tout particulièrement entachée par la vague d'agressions sexuelles du Nouvel An 2016, ayant impliqué de nombreux étrangers à Cologne et dans d'autres villes du pays. Selon des sondages parus en mai, l’alliance entre la CDU d'Angela Merkel et la CSU bavaroise serait créditée de 30,5% des voix, contre 41,55% lors des dernières élections législatives, en 2013.

 

L'ouverture des frontières nationales a en outre généré l'éclosion du mouvement anti-islamisation Pegida, qui est parvenu à réunir à plusieurs reprises plus de 20 000 personnes lors de «marches de protestations», à Dresde notamment. Autre conséquence du tournant pro-migrants de Merkel : le parti anti-immigration et eurosceptique AfD (Alternative pour l'Allemagne), créé en 2013 et ne disposant pour l'instant d'aucun député, connaît un essor fulgurant, au point d'être crédité de 15% d'intentions de vote dans les derniers sondages. Six ce résultat était confirmé par les urnes, il deviendrait alors la troisième force politique du pays, devant les Verts et la gauche radicale.

 

Enfin, le nombre d'actes xénophobes a fortement crû en Allemagne, depuis la mise en place d'une politique migratoire moins restrictive. L'Office fédéral de police criminelle allemand a recensé 500 actes xénophobes pour l'année 2015, contre 114 pour l'année 2014... et seulement 18 pour l'année 2013 ! Ces actions malveillantes prennent notamment la forme d'attaques contre les centres de réfugiés : en 2015, le journal Die Zelt en a dénombré plus de 220.

 

Le bilan s'avère donc plutôt lourd pour Angela Merkel qui, bien qu'ayant reconnu dès 2010 que le multiculturalisme était un échec, a voulu faire de l'Allemagne un exemple «heureux» d'ouverture des frontières.

 

Angela Merkel reconnaît que des terroristes se mêlent aux flux de migrants

Sources:

 

(1) Angela Merkel reconnaît que des terroristes se mêlent aux flux de migrants, RT en français, 11 juil. 2016, 21:10

 

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 00:00
Saint Benoît de Nursie (patron de l'Europe), fondateur (480-547)

Benoît naquit dans une petite ville des montagnes de l'Ombrie (Italie), d'une des plus illustres familles de ce pays. Le Pape S. Grégoire assure que le nom de Benoît lui fut providentiellement donné comme gage des bénédictions célestes dont il devait être comblé.

 

Craignant la contagion du monde, il résolut, à l'âge de quatorze ans, de s'enfuir dans un désert pour s'abandonner entièrement au service de Dieu. Il parvint au désert de Subiaco, à quarante milles de Rome, sans savoir comment il y subsisterait ; mais Dieu y pourvut par le moyen d'un pieux moine nommé Romain, qui se chargea de lui faire parvenir sa frugale provision de chaque jour.

 

Le signe de la Croix chasse le démon

 

Le jeune solitaire excita bientôt par sa vertu la rage de Satan ; celui-ci apparut sous la forme d'un merle et l'obséda d'une si terrible tentation de la chair, que Benoît fut un instant porté à abandonner sa retraite ; mais, la grâce prenant le dessus, il chassa le démon d'un signe de la Croix et alla se rouler nu sur un buisson d'épines, tout près de sa grotte sauvage. Le sang qu'il versa affaiblit son corps et guérit son âme pour toujours. Le buisson s'est changé en un rosier : de ce buisson, de ce rosier est sorti l'arbre immense de l'Ordre bénédictin, qui a couvert le monde.

 

Les combats de Benoît n'étaient point finis. Des moines du voisinage l'avaient choisi pour maître malgré lui ; bientôt ils cherchèrent à se débarrasser de lui par le poison. L'épisode est raconté dans le dernier livre de Gabriele Amorth :

 

"Quand les moines de Subiaco ont essayé d'empoisonner S. Benoît, ils lui ont tendu un gobelet. Celui-ci l'a béni et le gobelet s'est brisé. Il est donc parti de Subiaco et s'est installé au Mont Cassin."

 

Il était dans l'ordre de la Providence que Benoît devînt le Père d'un grand peuple de moines, et il ne put se soustraire à cette mission ; de nombreux monastères se fondèrent sous sa direction, se multiplièrent bientôt par toute l'Europe et devinrent une pépinière inépuisable d'évêques, de papes et de saints.

 

Parmi ses innombrables miracles, citons les deux suivants : un de ses moines avait, en travaillant, laissé tomber le fer de sa hache dans la rivière. Benoît prit le manche de bois, le jeta sur l'eau, et le fer, remontant à la surface, revint prendre sa place. Une autre fois, cédant aux importunes prières d'un père qui le sollicitait de ressusciter son fils, Benoît se couche sur l'enfant et dit : « Seigneur, ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cet homme ! » Aussitôt l'enfant s'agite et va se jeter dans les bras paternels.

 

En introduisant une règle monastique fondée sur la réhabilitation du travail manuel et du travail intellectuel et en invitant aussi ses moines à redécouvrir l'héritage intellectuel de l'Antiquité, Saint Benoît a ouvert la voie à un monde nouveau : le pape Grégoire le Grand (590-604) s'emploiera à diffuser cette règle, ce qui contribuera au développement des abbayes bénédictines dans toute l'Europe durant les VII et VIIIe; Charlemagne va largement promouvoir cette règle dans le but de pacifier et d'unifier son territoire. En 817, son fils Louis le Pieux imposera à tous les monastères d'occident de la respecter, le nom de "Benoit" donnera naissance à l'ordre des "bénédictins", ordre d'appartenance des futurs clunisiens et cisterciens : il peut à juste titre être considéré comme le père du monachisme occidental.

 

Cette performance est d'autant plus remarquable qu'elle intervient dans une société en décomposition où la paix romaine a depuis longtemps cédé la place aux guerres entre barbares. Il s'agit du legs spirituel le plus important que la période mérovingienne laissera aux siècles suivants.

 

Aujourd'hui, un autre leg de Saint Benoît est la Croix de Saint-Benoît. Le célèbre exorciste romain, Don Gabriele Amorth, l'utilise lors de ses exorcismes.

 

La vertu de la médaille de saint Benoît réside dans l'invocation du Christ par l'intercession de saint Benoît. Elle donne une protection particulière contre les attaques du démon, les tentations de toutes natures et les maladies. On peut porter la médaille sur soi ou la fixer sur la porte des maisons et des étables et dans l'auto. On évitera naturellement d'attacher une valeur superstitieuse à la possession de la médaille. Il ne suffit pas de la porter ou de la mettre dans un endroit que l'on veut protéger. Il faut avant tout vouloir conformer sa propre vie à l'Evangile.

 

Une curieuse histoire nous est rapportée à ce propos. On raconte qu'en 1647, on emprisonna quelques nécromanciennes en Bavière. En les interrogeant, elles déclarèrent que leurs agissements superstitieux étaient toujours restés sans effet aux endroits où se trouvait l'emblème de la sainte croix; leur domination ne pouvant notamment atteindre le couvent de Metten, elles en conclurent que ces lieux étaient particulièrement protégés. Après des investigations faites audit couvent, on constata que plusieurs peintures de la croix, appliquées de longue date sur les murs, portaient certaines lettres auxquelles on n'avait plus prêté attention. La signification de ces lettres ne put être trouvée que lorsqu'on découvrit dans la bibliothèque du couvent un manuscrit datant de 1415, dans lequel saint Benoît figurait portant dans la main droite une crosse se terminant par une croix. Sur cette crosse on lisait le texte suivant: "Crux sacra sit M lux N Draco sit Mihi Dux." Sa main gauche tenait un parchemin enroulé sur lequel figuraient les mots suivants: " Vade Retro Satana Nuq Suade M Vana. Sunt Mala Quae Libas Ipse Venena Bibas." Ce document révéla l'origine et le sens des lettres apposées aux murs; celles-ci formaient les initiales du libellé et du manuscrit. Ce fut à partir de cette époque que la médaille de saint Benoît commença de se répandre.

 

Saint Benoît est représenté habituellement la croix brandie comme une arme de défense sur une des faces de la médaille dans une main et dans l'autre un livre, la sainte Règle. Sur l'autre face figurent en abrégé les inscriptions suivantes:

 

C S P B : Crux Sancti Patris Benedicti : Croix du saint Père Benoît.

 

Sur l'arbre de la croix, on lit de gauche à droite :

N D S M D : Non Draco Sit Mihi Dux : Le dragon ne doit pas être mon guide.

 

De haut en bas :

C S S M L : Crux Sacra Sit Mihi Lux : La croix doit être ma lumière.

 

Une inscription plus longue entoure la croix. Elle commençait autrefois par le nom de Jésus "IHS". Elle a été remplacée par le mot "PAX".

 

L'inscription se poursuit vers la droite par les lettres:

V R S N S M V : Vade Retro Satana, Numquam Suade mihi Vana : Arrière Satan, ne me tente jamais par la vanité.

 

S M Q L I V B : Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venenum Bibas : Ce que tu offres, ce n'est que du mal, ravale ton poison.

La plus ancienne forme de la médaille de saint Benoît est ovale et porte le monogramme de Jésus à son sommet, comme il a été dit (IHS): la nouvelle forme de médaille, dans le style de Beuron, est ronde. Elle a été créée pour le Jubilé de saint Benoît de 1880, 1400ème anniversaire de sa naissance. Elle est aujourd'hui encore en usage sous le nom de médaille du Jubilé. Ainsi qu'il a été mentionné plus haut, à la place de "IHS", elle porte au-dessus de la croix de saint Benoît, la devise bénédictine "PAX", "Paix". C'était à l'origine un monogramme du Christ en lettres grecques Chi - Rho, ce qui a donné en latin XP, d'où PAX. Relevons que cette devise fut d'abord celle de la Congrégation Bénédictine cassinienne avant de devenir celle de l'ordre bénédictin tout entier.

 

Sources

 

1; 2; 3; 4; Gabriele AMORTH, J'ai rencontré Satan, Le Combat du plus célèbre exorciste, Entretiens avec Slawomir Sznurkowski, Traduti de l'italien par Quentin Petit, EdN, Vendôme 2016, p. 125.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 00:00

Sainte-Amandine-de-Hasselt.jpgSainte Amandine de Hasselt, martyre (1872 - 1900)

Née en Belgique, Pauline Jeuris se fit sœur Marie-Amandine, franciscaine, et partit en mission en Chine.

 

Sa joie de vivre et sa bonté firent qu'on l'appela la "Vierge européenne qui rit toujours". Elle fut assassinée au cours de la guerre de Boxers alors qu'elle avait à peine 28 ans.

 

Elle fut béatifiée le 24 novembre 1946 et canonisée le 1er octobre 2000 avec les martyrs de Chine.

 

Sources: 1, 2

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:24

Vieille lutte du Leviathan contre l'Eglise, sa tentative d'absorption du pouvoir spirituel par le pouvoir temporel dans le domaine éducatif, un monde où la distinction entre les deux pouvoirs (laïcité) n'existe plus (malgré les apparences et les mots employés...), un monde où une éducation à deux vitesses de nature anglo-saxonne, un enseignement, public et minimal, s’imposera aux moins nantis, tandis qu’une école, de bonne facture car facturée, s’offrira aux fortunés...: le résultat des pédagogistes et de la "réforme du collège" voulue par les socialistes. C'est le constat d'Olivier Gosset, Enseignant au Lycée Sainte Marie de Lyon.

Encore une fois, là où le Christ ne règne pas, l'Argent règne, là où la charité ne règne pas, l'inégalité règne.

De grignotages successifs en concussions calculées, s’est imposé à l’école libre un nouveau concordat, fait d’intérêts marchands et de procédure, par lequel trône et autel se mêlent, le premier absorbant littéralement le second.

Olivier Gosset – Enseignant au Lycée Sainte Marie de Lyon

Les troubles qu’a connus l’an dernier l’Association des Parents de l’École libre ont mis en lumière la présence d’un malaise au sein de l’enseignement privé sous contrat. Rompant les relations avec la direction nationale, trois fédérations locales de la région lyonnaise ont signalé leur désaccord. Confirmant cette rupture, les écoles hors contrat connaissent un vif succès : dans l’année 2015, 70 établissements de ce type ont été créés en France, chiffre qui constitue une progression de 10 % . Pourtant, les classes de l ‘école privée sous contrat ne désemplissent pas. Au contraire, les chefs d’établissement s’accordent à dire que la réforme des rythmes scolaires, qui ne s’applique qu’au Public, a suscité une augmentation des demandes d’inscription dans le Primaire. Que se passe-t-il alors dans l’école privée sous contrat ? Pourquoi certains y expriment leur mécontentement tandis que d’autres y affluent ? Quels changements expliquent cette divergence.

 

La lumière mise sous le boisseau

 

Le 16 novembre 2015, Pascal Balmand, Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique, prononçait, devant les membres de son personnel, un discours à la mémoire des victimes des attentats de Paris. A aucun moment du propos de ce dernier, ne fut explicitement et personnellement fait référence à la foi ou à l’espérance. Tout au plus apprit-on en fin d’allocution qu’il fallait, aux yeux de l’orateur, « cultiver ce goût des autres qui doit plus que jamais nous unir ». Strictement horizontale, cette conclusion signala un refus de la transcendance, la Bonne Nouvelle ayant été abandonnée au profit d’une morale laïque. Pourtant, le Statut de l’Enseignement catholique en France, texte fondateur publié en juin 2013, est explicite à cet endroit : « L’Évangile », assure l’article 23 de ce document, « est la référence constante des projets éducatifs car c’est le Christ qui est le fondement du projet éducatif de l’école catholique ». En phase de sécularisation avancée, l’enseignement privé sous contrat semble avoir perdu sa vocation spirituelle. Corps sans âme, l’école libre n’aurait de catholique que le nom, se diluant en un « caractère propre » que plus personne ne se hasarde à vouloir définir.

 

Silence sur l’Évangile de la vie

 

Conséquence de cet effacement, les propositions faites en matière d’éducation à la vie affective et sexuelle reflètent la prégnance d’un hédonisme consenti. Ayant fait grand bruit, la revue Famille et Éducation de l’Apel consacrait, aux mois de juin et juillet 2015, un dossier à ce sujet, intitulé Enfants et ados, l’amour c’est du sérieux. En des pages instructives, un certain Roman, petit garçon de 10 ans, déclarait : « je préfère être amoureux ». Signe d’un sentimentalisme irréfléchi, le propos montrait une séduction subie à l’égard de l’air du temps, où ne pouvaient plus s’accorder amour et vérité de la morale chrétienne. Saint Jean-Paul II, affirmait cependant, en son Évangile de la vie, que celle-ci devait être annoncée « avec courage et fidélité pour les hommes de toute époque et de toute culture ». Consentement aux appétences du moment, le numéro de la revue de l’Apel révélait une dérogation à la vertu de tempérance, symptôme d’une affectivité non éduquée. En matière de sentiments et de corps alors, l’école privée sous contrat est-elle vraiment libre ? A-t-elle le courage d’affirmer les exigences de l’éthique chrétienne ?

 

Une sous-préfecture de la Préfecture ?

 

A l’échelle institutionnelle, une telle subordination semble également de mise. Sans doute pressé par une actualité douloureuse, le Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique déclarait récemment vouloir inscrire au règlement intérieur des établissements privés sous contrat une mention explicite aux « valeurs de la République ». Surprenante, l’adoption de ce lexique exogène trahit une vassalité sémantique à l’endroit d’un vocabulaire imposé. Intégration d’une doxa convenue et ces temps-ci plutôt inopérante, cette soumission montre l’effacement d’une identité chère à l’école libre et que garantit pourtant la loi Debré. « L’établissement », stipule l’article 1 de celle-ci, « tout en conservant son caractère propre doit donner » un enseignement « dans le respect total de la liberté de conscience ». Véritable département de l’État, l’école catholique a délaissé sa tutelle épiscopale pour se ranger à l’autorité des ministères. Ayant déposé mitres et chasubles, elle consent à se faire prélat d’une République quelque peu moribonde.

 

Conversion, prosélytisme

 

Preuve de cette porosité, l’assentiment immédiat que donnèrent les responsables de l’école libre à la réforme du collège fut pour beaucoup une révélation, pour ne pas dire un choc. Caroline Saliou, présidente de l’Apel, et Pascal Balmand unirent leurs voix pour approuver le projet de Najat Vallaud-Belkacem, avant même que celui-ci ne fût discuté en conseil des Ministres. A Lyon, le 24 septembre 2015, 90 chefs d’établissement se rassemblaient à l’Oratoire pour une session intitulée « La réforme, parlons-en » et invitant ces derniers à « s’emparer ensemble de cette réforme ». Portant préjudice au principe de subsidiarité, la direction de l’école catholique cautionna, sans l’avis des parents ni des enseignants, un décret qui impliquait un appauvrissement des savoirs ainsi que, sous le couvert de l’autonomie et de la libre initiative, la constitution d’une disparité des territoires et des écoles. Le Pape François pourtant, lorsqu’il s’adressait à l’association des parents des écoles catholiques, déclarait l’an dernier : « sachez faire la différence par la qualité de la formation ». S’alignant sur une politique au rabais qui solde à bon compte un enseignement qui fit ses preuves, les autorités de l’école libre servirent, pour les hussards gris du Ministère, de relais inespéré auprès de l’opinion publique. En matière de promotion et de publicité, la rue de Grenelle peut désormais compter sur un organe de presse efficace, consentant et non rétribué.

 

Sidérations nouvelles pour des idées anciennes

 

Cinquième forme de connivence, les têtes pensantes de l’enseignement privé sous contrat versent dans un pédagogisme désuet, hérité de Rousseau et de Freinet. Preuve de ce rapprochement, les assises nationales de l’enseignement catholique décidèrent en décembre 2001 la création d’ « Observatoires pédagogiques, sociaux et pastoraux ». En sa fondation, cette instance entendait assurer la « cohérence entre l’innovation pédagogique, les relations entre les personnes et les finalités éducatives ». La porte ayant été ouverte, les pédagogistes s’engouffrèrent dans le temple. En 2012, le site de l’enseignement catholique se dotait d’un onglet intitulé « réseau des observatoires pédagogiques » et conçu comme « espace de partage et de travail collaboratif ». Historique consécration de cette inflexion, l’enseignement catholique organisait, les 12 et 13 mars 2015 au collège des Bernardins, un colloque intitulé « Savoirs en questions et questionnement du savoir ». Centrées autour des difficultés d’apprentissage, ces journées reprenaient à leur compte les mantras de la rue de Grenelle. S’achevant sur des « ateliers de savoirs croisés », le programme des deux journées invitait à partager « une expérience de transdisciplinarité ». Nouvel assentiment donné aux vues ministérielles, cette adhésion faisait fi des siècles de pensée chrétienne portée sur la question éducative. Pourtant, la loi Debré, en son article 5ter, garantit en ces termes la liberté pédagogique : « les expériences de recherche pédagogique peuvent se dérouler dans des établissements publics ou privés ». Préférant se ranger aux sirènes des Meirieu et Bourdieu, l’école libre fait fi des préceptes d’un Don Bosco comme des lumières de la Ratio Studiorum. Spéculative et non enracinée, la pédagogie qui se déploie à l’Observatoire abolit l’héritage reçu d’une Église, qui dans ce domaine est aussi experte en humanité.

 

Épiscopat mutique

 

Le plus grave en cette déliquescence est sans doute le silence des évêchés. Le Statut de l’Enseignement catholique en France l’affirme avec force néanmoins : l’école libre, naturel prolongement de la pastorale diocésaine, est aux mains des évêques. Rappelons que le texte lui-même fut adopté par l’Assemblée plénière de la conférence épiscopale en avril 2013. Preuve de cette filiation, l’article 198 du document confie à l’évêque « la reconnaissance du caractère catholique de chaque école catholique de son diocèse » ainsi que la responsabilité d’ « assurer aux élèves et aux parents la qualité humaine et spirituelle des écoles ». Or, les pères épiscopaux sont trop souvent mis à l’écart ou absents des orientations prises par l’enseignement privé sous contrat. A titre d’exemple, on pourra mentionner cette « Charte éducative de confiance », nouvelle invention du Secrétariat Général de l’Enseignement catholique, qui entend dicter, aux parents comme aux enfants entrant dans les écoles catholiques, « des attitudes communes ». Si les signataires de ce protocole sont appelés à être « le chef d’établissement », « les parents », ainsi que « l’ élève », nulle mention n’est faite à la moindre autorité religieuse. Faut-il rappeler que l’évêque se doit, en matière d’enseignement, d’exercer, sur son diocèse, un devoir de vigilance et de communion ? L’épiscopat français restera-t-il toujours distant de cette terre de mission qu’est l’école ?

 

Perte du bien commun et relégation des pauvres

 

Conséquence de cette déréliction, c’est l’Église entière qui paraît manquer à son universelle vocation. De réformes ineptes en décret imposé, la nation est en passe de sacrifier, aux mânes du marché et sous le couvert d’une égalité dénaturée, ce qui fit sa source et son avenir et qui est son école. En cette désertion, l’Église a le devoir de rappeler les impératifs du bien commun comme de se soucier des plus démunis. Or, les mutations qui sont en cours laissent présager de ce qui va suivre : déçus par un enseignement public sans teneur, les parents qui pourront se le permettre inscriront leurs enfants dans le privé. Cette structure, jouissant d’une très relative liberté, proposera à la marge des enseignements complémentaires et tarifés. Envisageable, cette possibilité est entrevue à l’article 4 de la loi Debré, où l’on peut lire que « les établissements organisent librement toutes les activités extérieures au secteur sous contrat ». De là naîtra une éducation à deux vitesses, de nature anglo-saxonne : un enseignement, public et minimal, s’imposera aux moins nantis, tandis qu’une école, de bonne facture car facturée, s’offrira aux fortunés. Que ce clivage convienne à un État déficient et endetté, sans idéal ni provision, ne surprend guère. Mais l’enseignement privé sous contrat est-il bien prêt à ne recevoir en ses murs que des élèves savants et nantis, formant les publicains et pharisiens de demain ? L’école privée, si elle se veut catholique, n’a-t-elle pas à porter le souci de tous comme l’attention prodiguée aux plus pauvres ? Lorsqu’un pays ne protège plus et n’instruit plus, il incombe à la paroisse de veiller sur toutes ses ouailles. En cette carence d’État, c’est à l’Église d’accomplir sa vocation d’unité et de charité pour demeurer ce qu’elle ne doit jamais cesser d’être, Mater et Magistra.

 

« Les conditions désespérées de la société dans laquelle je vis me remplissent d’espoir », a pu dire Marx en son temps. Entre simonie et acédie, notre école privée sous contrainte traverse une crise, dont elle ne sortira qu’en se libérant des tutelles temporelles qui la contraignent pour retrouver sa vocation première. En ces relevailles, quelques fondements sont à mettre à l’honneur : Évangile du Christ comme socle commun, épiscopat comme autorité gouvernante, subsidiarité comme principe régulateur, universelle charité comme idéal politique, indépendance institutionnelle vis à vis du Ministère, redécouverte de l’expérience chrétienne de l’éducation et restauration de la responsabilité des parents enfin, premiers et nécessaires éducateurs de leurs enfants. Crucial, ce sursaut est à susciter dès maintenant, faute de quoi l’État jacobin réussira ce qu’il manqua en 1984. De grignotages successifs en concussions calculées, s’est imposé à l’école libre un nouveau concordat, fait d’intérêts marchands et de procédure, par lequel trône et autel se mêlent, le premier absorbant littéralement le second. Face à cette annexion, les laïcs se trouvent mandataires d’une mission nouvelle : exerçant leur sacerdoce commun, ils ont à être sentinelles de leur école, gardiens de la foi et veilleurs d’une charité que la mondanité menace.

 

Source: Parents pour l'Ecole

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 00:00

Né Thibaud de Marly, apparenté aux Montmorency, il reçut une éducation toute militaire, quoique chrétienne. L'enfant manifesta, dès son plus jeune âge, une grande dévotion à la sainte Vierge qu’il honorait comme « sa bonne Mère et sa chère Maîtresse. »

Lorsqu’on lui reprocha d’avoir trop de dévotion à la Vierge Marie, il répondit : « Sachez que je n’aime la Sainte Vierge autant que je fais, que parce qu’elle est la Mère de mon Seigneur Jésus-Christ ; que si elle ne l’était point, je ne l'aimerais pas plus que les autres saintes vierges. Ainsi, c'est Jésus-Christ même que j’aime, que j'honore et que je révère en elle. »

Son souhait de se faire moine le prit très tôt. En 1220, il abandonne donc la charge importante qu’il occupait à la Cour de Philippe-Auguste pour entrer au monastère des Cisterciens de Vaux-de-Cernay, au diocèse de Versailles. Il en fut nommé prieur quelques années plus tard.

Il vécut dans la pauvreté, conformément à ses vœux, et travailla à développer l'abbaye. Le roi Saint Louis eut recours à ses prières pour avoir des enfants de son mariage. Il attribuait à ses prières le bonheur d'avoir pu fonder une famille nombreuse.

Relique de la sainte Couronne En 1240 il composa un office pour la fête de la sainte Couronne d'épines (reliques de la Passion)qui, à la demande de saint Louis, sera célébrée dans toutes les abbayes du royaume. 

En 1247, il tombe gravement malade et décède rapidement ( 1247).

Les pèlerins accoururent en foule ; la reine douairière, Marguerite de Provence, et son fils, le roi Philippe III le Hardi, vinrent plusieurs fois visiter le tombeau. Comme ils ne pouvaient entrer au chapitre voir la tombe du saint, on transféra ses restes en 1261 dans la chapelle de l'infirmerie. Le 8 juillet 1270, après sa canonisation, ses reliques furent portées dans l'église et placées dans un sarcophage de pierre porté sur quatre colonnes. A la Révolution, l'abbaye fut supprimée et les reliques dispersées à l'exception d'une petite partie qui est actuellement conservée dans l'église de Cernay-la-Ville.
Saint-Thibaud de Marly est invoqué pour éviter d’être victime d’une indigestion. Il est particulièrement vénéré à
Beuvron-en-Auge (canton de Cambremer) où il est réputé pour guérir les ulcères et les tremblements.

 

Thibaut ou Thibaud est un prénom masculin d'origine germanique, de « theud » (peuple) et « bald » (hardi).

 

Sources : 1, 2, 3, 4, 5

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 11:01
L’Autriche prévient qu'elle quittera l’UE si la Turquie adhère

L'Autriche tournera le dos à l'Union européenne en ruine si la Turquie réussit sa tentative controversée d'adhésion, a promis le leader du parti anti-immigration.

 

Norbert Hofer a déclaré que si la Turquie devait rejoindre l'Union, cela pourrait être le point de départ d'un changement de jeu qui obligerait les Autrichiens à appeler à un référendum sur l'UE dans le but de faire sécession.

 

Il a dit: "Je crois que les gens sont capables d'apprendre, que les structures politiques sont capables de se développer, et que l'Autriche contribuera à améliorer l'Europe.

 

Il y a une exception, toutefois, si l'UE décide de laisser la Turquie adhérer à l'Union. les Autrichiens devront se demander s'ils veulent cela."

 

Ses remarques viennent au milieu de nouvelles discussions entre la Turquie et les gros bonnets de l'UE après qu'Ankara a demandé une accélération des négociations en échange d'un maintien des migrants (en Turquie) en quête d' asile en Europe.

 

Source: Austria warns it will LEAVE EU if Turkey wins controversial Brussels bid, Express.co, By Rebecca Perring, PUBLISHED: 04:37, Sun, Jul 3, 2016 | UPDATED: 15:32, Sun, Jul 3, 2016

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 00:00
Saint Raoul Milner et ses compagnons, martyrs en Angleterre (+ 1591)
Vieux paysan illettré, Ralph (Raoul) Milner, père de 8 enfants, fut exécuté avec tout un groupe d'habitants de Winchester (Angleterre) pour avoir abjuré le protestantisme et être revenu au sein de l'Eglise.

Il restait à peine cent mille catholiques en Grande Bretagne quand la reine Elisabeth, fille d'Henri VIII créa "l'inquisition anglaise". Les catholiques ne pouvaient ni sortir de leurs village ni assister à une messe romaine sans payer une forte amende et, pour les prêtres, sans encourir la peine de mort.

Ralph Milner était un laboureur illettré et Roger Dickenson un prêtre. Ralph, arrêté pour avoir entendu la messe, ne pouvait payer l'amende. Il fut jeté en prison et comme il avait aidé le prêtre, ils furent tous deux pendus côte à côte.
 
Lorsque Raoul s'approcha du gibet avec le père Dickenson, on lui amena ses enfants pour le faire céder enfin. Il demeura inébranlable dans ses convictions et donna à ses enfants sa dernière bénédiction.

Raoul Milner, béatifié en 1929, fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.

Sources: (1), (2), (3), (4)
 
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 12:07

Mis à jour

 

C'est du moins ce qu'affirme Messainlatino ce matin: le cardinal lance depuis Londres où il se trouve dans le cadre de Sacra Liturgia 2016, un appel à tous les prêtres pour qu'ils célèbrent désormais ad orientem à partir du 1er Dimanche de l'Avent 2016. Mgr Rey lui répond qu'il en sera ainsi dans le diocèse de Toulon, après envoi d'une lettre à tous ses prêtres.
Plus d'informations sur la page Facebook du Congrès de Londres.

Appel solennel du Cardinal Sarah pour tous les prêtres à célébrer ad orientem à partir de l'Avent 2016

Source

 

Le cardinal Robert Sarah est le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements depuis 2014.

https://www.facebook.com/CardinalRobertSarah/photos/a.433622273461112.1073741828.432851903538149/564964090326929/?type=3&theater

https://www.facebook.com/CardinalRobertSarah/photos/a.433622273461112.1073741828.432851903538149/564964090326929/?type=3&theater

Add. Yves Daoudal sur son blog propose une traduction du discours du cardinal R. Sarah à Londres, lors de la troisième conférence internationale Sacra Liturgia, dans lequel ce dernier explique que lorsqu'il fut « reçu en audience par le Saint-Père en avril dernier », François lui « a demandé d’étudier la question d’une réforme de la réforme et la manière dont on pourrait enrichir les deux formes du rite romain. ...

 

Si nous voulons mettre en œuvre Sacrosanctum Concilium plus fidèlement, explique-t-il, si nous voulons réaliser ce que le concile souhaitait, cela est une question qui doit être étudiée avec attention et examinée avec la clarté et la prudence requises. »

 

Extrait de la traduction proposée :

 

« Parfois, j’ai vu des prêtres s’écarter pour laisser des ministres extraordinaires distribuer la sainte communion : cela n’est pas acceptable parce que c’est autant une négation du ministère du prêtre qu’une cléricalisation des laïques. Lorsque cela se produit, c’est le signe que la formation a été particulièrement médiocre, et cela doit être corrigé.

 

...

 

Je veux lancer un appel à tous les prêtres. Peut-être avez-vous lu mon article dans L’Osservatore Romano il y a un an, ou mon entretien donné au journal Famille chrétienne au mois de mai de cette année. A chaque fois, j’ai dit qu’il est de première importance de retourner aussi vite que possible à une orientation commune des prêtres et des fidèles, tournés ensemble dans la même direction – vers l’est ou du moins vers l’abside – vers le Seigneur qui vient, dans toutes les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur. Cette pratique est permise par les règles liturgiques actuelles. Cela est parfaitement légitime dans le nouveau rite. En effet, je pense qu’une étape cruciale est de faire en sorte que le Seigneur soit au centre des célébrations.

 

Aussi, chers frères dans le sacerdoce, je vous demande de mettre en œuvre cette pratique partout où cela sera possible, avec la prudence et la pédagogie nécessaire, mais aussi avec la confiance, en tant que prêtres, que c’est une bonne chose pour l’Eglise et pour les fidèles. Votre appréciation pastorale déterminera comment et quand cela sera possible, mais pourquoi ne pas commencer le premier dimanche de l’Avent de cette année, quand nous attendons le « Seigneur [qui] va venir sans tarder » (cf l’introït du mercredi de la première semaine de l’Avent) ? Chers frères dans le sacerdoce, prêtons l’oreille aux lamentations de Dieu proclamées par le prophète Jérémie : « Car ils m’ont tourné le dos » (Jr 2,27). Tournons-nous à nouveau vers le Seigneur !

Appel solennel du Cardinal Sarah pour tous les prêtres à célébrer ad orientem à partir de l'Avent 2016

Je voudrais aussi lancer un appel à mes frères évêques : conduisez vos prêtres et vos fidèles vers le Seigneur de cette façon, particulièrement lors des grandes célébrations de votre diocèse et dans votre cathédrale. Formez vos séminaristes à cette réalité : nous ne sommes pas appelés à la prêtrise pour être au centre du culte nous-mêmes, mais pour conduire les fidèles au Christ comme de fidèles compagnons. Encouragez cette simple, mais profonde réforme dans vos diocèses, vos cathédrales, vos paroisses et vos séminaires. En tant qu’évêques, nous avons une grande responsabilité, et un jour nous devrons en rendre compte au Seigneur. Nous ne possédons rien ! Comme saint Paul l’enseigne, nous sommes seulement « des serviteurs du Christ et […] des intendants des mystères divins » (1Co 4,2). Il nous faut nous assurer que la liturgie soit réellement respectée dans nos diocèses et que nos prêtres et diacres non seulement observent les règles liturgiques, mais également connaissent l’esprit et la vertu de la liturgie dont elles découlent. J’ai été fortement encouragé en lisant le texte « L’évêque, gouverneur, promoteur et gardien de la vie liturgique dans de le diocèse » présenté en 2013 lors de la conférence Sacra Liturgia à Rome par Mgr Alexandre Sample, archevêque de Portland dans l’Oregon, aux Etats-Unis. J’invite fraternellement les évêques à étudier avec attention ces considérations.

 

A ce stade, il me paraît utile de rappeler ce que j’ai déjà dit ailleurs : le pape François m’a demandé de continuer l’œuvre liturgique entreprise par Benoît XVI. (cf le message à la conférence Sacra Liturgia de 2015 à New York, aux Etats-Unis). Ce n’est pas parce que nous avons un nouveau pape que la vision de son prédécesseur est invalidée. Tout au contraire, le Saint-Père a un immense respect pour la vision liturgique et les mesures mises en œuvre par le pape Benoît XVI, dans la fidélité scrupuleuse aux intentions et aux objectifs des pères du concile.

 

Avant de conclure, permettez-moi de mentionner d’autres manières, plus modestes, de contribuer à une mise en œuvre plus fidèle de Sacrosanctum Concilium. La première est que nous devons chanter la liturgie, c’est-à-dire chanter les textes liturgiques, respecter les traditions liturgiques de l’Eglise et apprécier le vaste trésor de la musique sacrée qui est le nôtre, en particulier la musique propre du rite romain, à savoir le chant grégorien.

 

Nous devons trouver un bon équilibrer entre les langues vernaculaires et l’usage du latin dans la liturgie. Le concile n’avait jamais eu l’intention que le rite romain fût exclusivement célébré en langue vernaculaire. [NDLR. Constitution sur la Sainte Liturgie "Sacrosanctum Concilium", paragraphe 36 : "La langue liturgique. 1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins."] Mais il avait l’intention d’accroître son usage, en particulier pour les lectures. Aujourd’hui, il devrait être possible, en particulier avec les moyens d’impression modernes, de faciliter la compréhension de tous quand le latin est utilisé dans la liturgie eucharistique. Le latin est aussi particulièrement approprié pour les rassemblements internationaux, lorsque la langue vernaculaire n’est pas comprise par beaucoup. Evidemment, lorsque la langue vernaculaire est utilisée, elle doit être une traduction fidèle de l’original en latin, comme le pape François me l’a récemment réaffirmé.

 

Le silence en liturgieNous devons nous assurer que l’adoration est au cœur de nos célébrations liturgiques. Trop souvent, nous n’allons pas de la célébration vers l’adoration. Or, si nous ne le faisons pas, j’ai peur que nous ne participions pas toujours pleinement et intérieurement à la liturgie. Deux dispositions physiques sont utiles, et même indispensables. La première est le silence. Si je ne suis jamais en silence, si la liturgie ne me donne pas d’espace pour prier en silence et contempler, comment puis-je adorer le Christ ? Comment puis le rejoindre dans mon cœur et dans mon âme ? Le silence est très important, et pas uniquement avant ou après la liturgie. [NDLR. Constitution sur la Sainte Liturgie "Sacrosanctum Concilium", paragraphe 30 : "On observera aussi en son temps un silence sacré."]

 

Il en va de même pour l’agenouillement lors de la consécration (à moins d’être malade) : il est essentiel. En Occident, c’est un acte physique d’adoration qui nous humilie devant notre Seigneur et Dieu. C’est en soi un acte de prière. Là où l’agenouillement et la génuflexion ont disparu de la liturgie, ils doivent être rétablis, en particulier pour la réception de notre Seigneur dans la sainte communion. Chers prêtres, chaque fois qu’il est possible, avec la prudence pastorale dont j’ai parlé plus haut, formez vos fidèles à ce bel acte d’adoration et d’amour. Agenouillons-nous pour adorer et aimer le Seigneur dans l’Eucharistie à nouveau !

 

S’agissant de la réception de la Sainte Communion en s’agenouillant, je voudrais rappeler la lettre de 2002 de la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements, laquelle rend clair que « tout refus de la Sainte Communion à un fidèle à cause de son agenouillement [est] une grave violation de l’un des droits les plus fondamentaux des fidèles » (Lettre, 1er juillet 2002, Notitiae, n. 436, novembre-décembre, p. 583, traduction libre).

 

Veiller à l’habillement convenable de tous les ministres de la liturgie dans le sanctuaire, y compris les lecteurs, est aussi très important, si nous voulons que ceux-ci soient considérés comme d’authentiques ministres. Ces services doivent être remplis avec la bienséance due à la sainte liturgie, et les ministres eux-mêmes doivent montrer la révérence convenable pour les mystères qu’ils servent.

 

Voilà quelques suggestions : je suis certain que beaucoup d’autres pourraient être faites. Je vous les présente comme autant de manières possibles d’aller de l’avant vers « une manière digne de célébrer la liturgie, tant dans sa forme extérieure que dans les dispositions intérieures qu’elle appelle », qui était bien sûr le souhait exprimé par le cardinal Ratzinger au début de son grand ouvrage L’Esprit de la liturgie (Joseph Ratzinger, L’Esprit de la liturgie, Ad Solem, Genève 2001, p.10). Je vous encourage à faire tout votre possible pour réaliser ce but qui est en parfaite cohérence avec celui de la constitution sur la sainte liturgie du concile Vatican II. »

Messe ad Orientem par le Cardinal R. Sarah (Sacra Liturgia UK - 06-07-2016)

Messe ad Orientem par le Cardinal R. Sarah (Sacra Liturgia UK - 06-07-2016)

Les photos de la Messe ad orientem du Cardinal R. Sarah à Londres le 06-07-2016 (Sacra Liturgia 2016)

 

Le site Sacra Liturgia a publié le 11 juillet le texte officiel et intégral en français de l'Allocution d'ouverture de son Eminence le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements, lors de la Conférence Sacra Liturgia 2016 à Londres (Royaume-Uni), le 5 juillet 2016.

 

Appel solennel du Cardinal Sarah pour tous les prêtres à célébrer ad orientem à partir de l'Avent 2016
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:42
Réfugiés / frontières : une volte-face et un retournement de veste de François Hollande qui intervient trop tardAngela Merkel, la chancelière allemande et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, responsables de la décomposition en cours de l'Union européenne. C'est l'intéressante analyse pour Le Figaro de Maxime Tandonnet, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. [1] Nous pouvons ajouter François Hollande. Nous mettrons un bémol quant à son analyse en fin d'article.

 

Pour lui, le Brexit comme l'annonce par le premier ministre hongrois Viktor Orbán le 5 juillet du référendum hongrois sur les «quotas d'immigration européens» ne sont pas des événements isolés mais s'inscrivent dans la continuité d'un processus de désintégration du projet européen, conséquence directe de la gestion autoritaire d'Angela Merkel et de Jean-Claude Juncker. Il explique que si l'article 4 du traité européen stipule que "l'Union respecte l'égalité des Etats-membre devant les traités ainsi que leur identité nationale inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles", "la crise migratoire de 2015-2016, marquée par l'arrivée d'un million de migrants à travers la Méditerranée et des milliers de noyades, dans un climat d'impuissance généralisée des politiques, a provoqué une situation de chaos qui a déstabilisé l'Union européenne et une rupture avec ces principes fondateurs. L'Union est sortie de sa logique d'égalité entre les Etats et de respect de leur identité. Deux personnages, dans la tourmente, sont apparus comme les dépositaires d'une autorité de fait, personnalisée, transcendant la logique égalitaire et juridique sur laquelle reposait le projet européen: Madame Merkel et M. Juncker. Tous deux ont d'abord appelé l'Union, en septembre 2015, à "ouvrir les bras" aux migrants. [2] Puis, devant l'accélération des arrivées se concentrant sur l'Allemagne, ont voulu des "quotas d'accueil" une répartition contraignante entre les Etats, selon les termes de la chancelière allemande. Ces quotas ont été adoptés à la majorité qualifiée par le Conseil des ministres du 22 septembre, malgré le désaccord de plusieurs pays, dont la Hongrie. Certes les traités européens prévoient une "politique commune de l'immigration" et une "solidarité" entre les Etats. Mais l'idée d'imposer à des Etats l'obligation de recevoir un quota de migrants - dans une logique autoritaire - excède la lettre et l'esprit des traités et le sens du mot solidarité qui sous-tend une démarche volontaire."

 

Ensuite, écrit-il, la débâcle s'est accélérée. L'Allemagne, opérant une volte-face spectaculaire, puis l'Autriche, le Danemark, la Suède, la Slovénie, la Hongrie, la Belgique ont rétabli unilatéralement le contrôle de leurs frontières intérieures, alors que le règlement européen du 15 mars 2006 ou «code frontière Schengen» (articles 23 à 26), interdit formellement cette pratique pour un motif d'immigration. … Le Brexit comme le référendum hongrois s'expliquent en grande partie par ce climat d'extrême confusion et d'impuissance, dans une Europe en pleine dérive, dont les marques d'autoritarisme et de personnalisation de l'autorité cachent mal la faiblesse profonde et sont ressenties comme inacceptables, précipitant ainsi un mouvement de désintégration."

 

Si Maxime Tandonner fait le bon constat, on peut néanmoins rester circonspect quant à sa solution préconisée d'une Europe rebâtie "bien plus soudée et solidaire qu'elle ne l'a jamais été, sur des fondements nouveaux, et avec le Royaume-Uni". Une proposition qui n'est pas sans nous rappeler celle des communistes devant la désagrégation et l'échec de l'Urss qui disaient "il n'y avait pas assez de communisme, il faut plus de communisme."

 

 

Notes

 

[1] Référendum en Hongrie : la crise des migrants ou le vrai malaise européen, Par Maxime Tandonnet Mis à jour le 06/07/2016 à 10:10 Publié le 06/07/2016 à 09:53

[2] François Hollande était alors lui aussi favorable en septembre 2015 à un "mécanisme d'acceuil permanent et obligatoire" des migrants sur le fondement d'un "droit d'asile, principe fondamental de nos institutions", jusqu'à l'annonce le 25 novembre 2015 où il déclara suite aux attentats du 13 novembre 2015 qui firent 130 morts: "Nous avons eu la preuve que des terroristes peuvent utiliser le cheminement des réfugiés. ... Nous devons ... avoir une politique qui puisse être effective pour le contrôle de nos frontières extérieures".

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 07:29

A un moment donné ou un autre il faudra bien se pencher sur la question du dogme ultra-libéral de la liberté de circulation dictée par la Commission de Bruxelles et les banques. Comme lors de la Saint-Sylvestre 2015 en Allemagne, les grands démocrates libéraux déchantent de l'accueil indéfini de migrants dont les motivations ne sont pas étudiées. 

 

On alimentera notre réflexion sur ce sujet par l'étude de déclarations visant au viol des européennes comme "butin de guerre", telles que : "pour toute personne qui n’est pas convertie à l’Islam, nous tuerons les hommes et nous épouserons leurs femmes. C’est notre butin de guerre", et violer des femmes mécréantes n'est pas un viol, c'est se "rapprocher de Dieu". [1]

 

On illustrera notre étude d'exemples concrets comme en Suède où 15 plaintes pour viols et 40 pour agressions sexuelles ont été recensées lors de festivals de musique la semaine dernière [2], sans que - pour le moment - l'on entende les grandes "féministes" européennes ni qu'on les voit faire leurs grandes pétitions de principes.

 

Une jeune fille a rapporté ce que BFM-TV nomme "des insultes du type" : "vous allez mourir" [3] :

 

Bfm-Tv: "La jeune fille rapporte ensuite des insultes du type "vous allez mourir", "mais c'était juste le début""

Bfm-Tv: "La jeune fille rapporte ensuite des insultes du type "vous allez mourir", "mais c'était juste le début""

La réalité est que la frontière extérieure passoire de l'Union européenne s'identifie de plus en plus à un marqueur fort de danger et d'insécurité pour les européens.

 

Il y a matière à réflexion sur le décalage entre les discours des grands diseux mondialistes sur les droits des femmes et les actions concrètes pour défendre et faire respecter ces droits.

 

Une confrontation pourra être identifiée entre les droits des femmes (droit à la sécurité) et les droits de l'homme (liberté de circulation, "droits" des migrants).

 

La question de la frontière à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Union européenne alimente également le débat entre souverainistes partisans d'une confédération européenne d'états souverains et coopérant entre eux, où la frontière intérieure (re)trouve sa place, et les mondialistes partisans d'une fédération où la frontière intérieure a disparu et où la frontière extérieure, elle-même, n'existe plus... avec les conséquences que l'on constate.

 

Pour le festival de Bravalla, à 140 km au sud-ouest de Stockholm, la police affirme que les agresseurs agissaient de manière isolée. En revanche, au festival de Karlstad, à 300 km à l'ouest de Stockholm, les suspects seraient des bandes de jeunes migrants. "Il est trop tôt pour dire s'il s'agit du même type d'agresseurs" pour les deux festivals, à déclaré à la radio l'inspecteur Urban Bengtsson.

 

Le gouvernement suédois va étendre la répression des abus sexuels, a donc déclaré ce mardi le premier ministre (social-démocrate) Stefan Lofven. "Nous allons étudier la législation sur les crimes sexuels", a-t-il déclaré à la télévision suédoise tout en promettant que les enquêtes au sujet de ces agressions se poursuivaient... La Suède se réveille à nouveau avec la gueule de bois, exactement comme l'année dernière où la police avait reconnu avoir gardé pour elle les dépôts de plainte pour agressions sexuelles de jeunes femmes par des migrants lors du festival "We Are Sthlm". [4] [5]

 

Près de 163.000 demandeurs d'asile sont arrivés en Suède 2015 sur une population totale de plus de 9 millions d'habitants, ce qui suscite à présent de nombreuses inquiétudes.

 

L'histoire montre que se laisser envahir est une chose facile, se libérer en est une autre bien plus difficile.

 

En attendant, devant ces réactions bien insuffisantes des pouvoirs démocrates libéraux en Europe depuis un an, on peut facilement prévoir la propagation explosive du Brexit en Europe les prochains mois, ainsi qu'une amplification du vote de prévention et de sécurité dédaigneusement qualifié de "populiste".

 

Notes

 

[1] Daech incite au viol collectif pour convertir les femmes, Le Figaro Madame, Par Tatiana Chadenat | Le 12 octobre 2015

[2] Suède: des jeunes filles victimes d'agressions sexuelles pendant un festival, Bfm-Tv, 05/07/2016 à 19h26

[3] Suède: réactions après des agressions sexuelles impliquant des migrants, Par LeFigaro.fr, avec ReutersMis à jour le 05/07/2016 à 23:41 Publié le 05/07/2016 à 23:20

[4] Suède: la police a caché une quinzaine d'agressions sexuelles lors d'un festival, Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 11/01/2016 à 16:05

[5] La police suédoise a caché des agressions sexuelles, LE MONDE | 12.01.2016 à 10h18 • Mis à jour le 12.01.2016 à 11h28

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 00:00
Statue der Heiligen Maria Goretti in der römisch-katholischen St.-Martins-Kirche von Visé (Belgien)

Statue der Heiligen Maria Goretti in der römisch-katholischen St.-Martins-Kirche von Visé (Belgien)

Modèle et protectrice de la jeunesse féminine, Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir. Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. «Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion», dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace: «Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer!» La jeune chrétienne s'écria: «Non! c'est un péché, Dieu le défend! Vous iriez en enfer!» Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu'Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron: «Et toi, Maria, pardonnes-tu? lui demanda-t-il. -- Oh, oui! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis.» Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci: «Que fais-tu Alessandro? Tu vas en enfer!» et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait: «Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité.»

On parle de miracles qui eurent lieu sur sa tombe. Mais le plus remarquable fut sans aucun doute la conversion d'Alessandro. Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison pour son crime. Il refusa de se repentir pendant plusieurs années. Une nuit, en 1910, il rêva que Maria lui offrait quatorze lys. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Après sa libération, qui intervint après vingt-sept années de détention, il alla voir la mère de Maria, Assunta, et la supplia de lui pardonner. Elle accepta et ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l'autre. Alessandro Serenelli devint alors un frère laïc capucin.

Résumé tiré de A. Gualandi -- L. Tonini, édition 1947. W. Schamoni, édition 1955, p. 302.

(1), (2), (3)


Sainte Maria Goretti, Patronne de la Jeunesse, secouez les consciences. Aidez-nous à dire généreusement comme vous:
"Non" au péché;
"Oui" à tout ce que Dieu veut.


 

Discours du pape Pie XII adressé à la jeunesse catholique, contre l'esprit du Mal, au lendemain des cérémonies de Béatification de Ste Maria Goretti :

 

« Malheur au monde à cause des scandales. Malheur à ses corrupteurs conscients et volontaires du roman, du journal, de la revue, du théâtre, du film, de la mode indécente. Malheur à ces jeunes écervelés qui, par une blessure fine et légère, portent l'infection morale dans un coeur encore vierge. Malheur aux pères et mères qui, dépourvus d'énergie et de prudence, cèdent aux caprices de leurs fils et de leurs filles, renoncent à cette autorité paternelle qui est sur le front de l'homme et de la femme comme reflet de la majesté divine. Mais malheur aussi à tant de chrétiens de nom et d'illusion qui pourraient se dresser et qui verraient se lever derrière eux des légions de personnes intègres et droites, prêtes à lutter par tous les moyens contre le scandale. La Justice légale punit - et c'est son devoir - l'assassin d'un enfant. Mais ceux qui ont armé son bras, qui l'ont encouragé, qui, indifférents ou peut-être même avec un sourire indulgent l'ont laissé faire, quelle législation humaine osera jamais ou pourra, si elle le voulait, les punir comme ils le méritent ? Et pourtant, les vrais, les grands coupables, ce sont eux. Sur eux, corrupteurs conscients ou complices inertes, pèse terrible la Justice de Dieu.

Aucun pouvoir humain n'aura-t-il donc en soi-même la force d'émouvoir et de convertir ces coeurs corrompus ou corrupteurs ? La force d'ouvrir les yeux et de secouer la torpeur de tant de chrétiens insouciants ou timides ? Le sang de la martyre et les larmes du meurtrier repenti et pénitent feront ce miracle, Nous l'espérons.»

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 00:00

Saint-Antonio-Maria-Zaccaria.jpgAntonio Maria Zaccaria naît en 1502 à Crémone (Italie), d'une famille d'opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu'Antonio était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l'âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l'éducation de son fils. Chrétienne fervente, elle s'appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. À son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon cœur allait jusqu'à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d'abondantes bénédictions et des grâces de choix.


 

Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l'âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l'état ecclésiastique. Pour se préparer à l'apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l'Église ; il reçut l'ordination sacerdotale le 20 février 1529. Pendant ses études, il ne perdit jamais de vue sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme.


 

Devenu prêtre, il œuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. « Allons voir l'ange de Dieu ! » disaient ses compatriotes. Bien qu'il passât des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C'est alors qu’Antoine-Marie songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s'appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l'ignorance, la paresse et la corruption du siècle. Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l'exemple. « C'est le propre des grands cœurs, leur disait, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré. »


 

Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de : « Clercs réguliers de St-Paul ». On leur confia l'église St-Barnabé à Milan, d'où leur vint le nom de: « Barnabites ». Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s'exercèrent aux bonnes œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un ordre de religieuses, dites les « Angéliques de Saint-Paul » pour l'instruction des jeunes filles pauvres et l'entretien des linges des églises.


 

La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les cœurs à Dieu. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du Sauveur demeura dans le tombeau. C'est à lui que l'on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures. Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux.


 

Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais une grande paix et une grande sérénité ne cessaient d'envelopper son âme. En 1539, épuisé par une mission qu'il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l'y voir une dernière fois ; il leur annonça sa mort prochaine qu'il venait d'apprendre par révélation.


 

Après avoir reçu l'extrême-onction et le saint viatique, il s'endormit paisiblement dans le Seigneur, le 5 juillet 1539, à l'âge de trente-sept ans. (1)

 

Il fut enseveli dans le cimetière du couvent des Sœurs de Saint Paul, à Milan où il fut vite honoré comme un saint.

 Vingt-sept années plus tard, sa dépouille fut relevée, et son corps fut découvert incorrompu. Actuellement, ses restes reposent à Milan. (2)

 

Antonio Maria Zaccaria a été inscrit dans le livre des saints, le 27 mai 1897, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

 

 

 

Sources:

 

(1) Tiré de: Frères des Écoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 233-234 (2)

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 00:00
Saint Florent, évêque à Cahors († début Ve s.)

Martyrologe Romain : À Cahors, au début du Ve siècle, saint Florent, évêque.

 

Saint Paulin de Nole loue son humilité de cœur, sa force dans la grâce reçue de Dieu et la douceur de ses paroles.

 

Sources : 1, 2

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 00:00
Saint Thomas, Apôtre des Indes

Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres.

Il est "l'un des Douze" comme le précise saint Jean (Jn 21). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui."

Évangélisateur des Indes, c’est pour avoir construit un palais pour un roi que Thomas est représenté avec une équerre d’architecte. Il est parfois également représenté avec la lance qui fut l’instrument de sa mise à mort. 

Après sa résurrection, le Sauveur était apparu à plusieurs de ses disciples, en l'absence de Thomas. Quand, à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement: "
Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai point." (Jn 20, 25.) Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime et le bon Sauveur répondit à son défi: "Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant." (Jn, 20, 27.) Que fit alors Thomas? Nous le savons; un cri du coeur s'échappa de ses lèvres: "Mon Seigneur et mon Dieu!"

Dieu permit l'hésitation de cet Apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de Jésus-Christ.

Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerna la Résurrection. Quand les Apôtres se partagèrent le monde, les pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de Jésus parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le Baptême et les associa à son ministère. Partout, sur son passage, l'Apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques.


Quand au XIVe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas. Un miracle de l'Apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'Apôtre; il aurait été percé d'une lance devant une Croix où il priait.

 

Jean III, roi de Portugal, fit chercher le corps de saint Thomas dans une chapelle ruinée qui était sur son tombeau, hors des murs de Méliapour. On creusa la terre en 1523, et on découvrit une voûte construite en forme de chapelle. On y trouva les ossements du saint apôtre, avec une partie de la lance qui avait servi à son martyre, et une fiole teinte de son sang. On les renferma dans un vase richement orné. Les Portugais bâtirent auprès de cet endroit une nouvelle ville qu'ils appelèrent Saint-Thomas ou San-Thomé.

 

L'Incrédulité de saint Thomas, Rembrandt, 1634.

L'Incrédulité de saint Thomas, Rembrandt, 1634.

Sources : (1), (2), (3), (4) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 358.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:15

Comment peut vouloir mourir pour Dieu celui qui ne veut pas vivre selon Dieu ?

Saint François de Sales , Traité de l’Amour de Dieu (X, 8)

Le pardon et l'union à Dieu

D’un moine, sur le site web de « L’Homme Nouveau » :

 

« Dans le discours sur la montagne, le Seigneur semble insister sur le second commandement plutôt que sur le premier : il demande par exemple de prendre le temps de pardonner au prochain avant de s’approcher de l’autel du Seigneur (Mt. 5, 23s). Saint Jean Chrysostome l’explique ainsi : « Venant accomplir la Loi, le Seigneur ne commence pas par le premier commandement qui dit nos devoirs envers Dieu. Mais notre Dieu si bon poursuit d’abord les plus petites choses de la vie courante, nous ordonnant de nous traiter mutuellement avec respect et honneur » (Hom. XVII in Mt.).

 

Pourtant, l’ambition d’être tout à Dieu, n’est-ce pas la moindre des choses, ou mieux, l’unique Nécessaire n’est-il pas le plus urgent ? Belle question à laquelle, en fait, il faut répondre avec circonspection. Évidemment, l’union à Dieu est la grande urgence, pour chaque âme comme pour toute l’histoire humaine. Mais l’Évangile dénonce à diverses reprises les illusions qui nous guettent : le verre d’eau donné à quiconque a soif est plus sûr, le support mutuel dans le lourd quotidien surtout, voilà l’indice de la volonté de Dieu, plus sûre que la prière censément la plus belle. Il y a même un devoir de soupçonner une ferveur qui resterait loin du prochain : c’est d’ailleurs le tourment de l’ermite qui n’est jamais sûr d’être sur la bonne route.

 

Pas de véritable martyre sans pardon

 

Au IIIe siècle, deux amis se querellèrent, une histoire triste et classique. L’un des deux voulut promptement renouer le contact, à l’inverse de l’autre qui refusait de pardonner. Ce dernier fut pris dans la tourmente de la persécution et s’offrit au martyre avec courage et même avec joie. Sur le chemin qui le menait au bourreau, le premier le supplia alors à diverses reprises, mais en vain, de lui pardonner avant de mourir pour Jésus. Et voilà qu’au dernier moment, le condamné prit peur et renia sa foi, tandis que le premier prit sa place et eut la grâce de répandre son sang pour le Seigneur.

 

Saint François de Sales consacre à cet épisode un beau chapitre de son Traité de l’Amour de Dieu (X, 8), et tire la leçon spirituelle de ce Saprice supplanté par Nicéphore dans le martyre : « Histoire effroyable et digne d’être grandement pesée pour le sujet dont nous parlons, car avez-vous vu, mon cher Théotime, ce courageux Saprice, comme il était hardi et ardent à maintenir la foi, comme il souffre mille tourments, comme il est immobile et ferme en la confession du nom du Sauveur, tandis qu’on le roule et fracasse dans cet instrument fait à mode de vis, et comme il est tout prêt à recevoir le coup de la mort pour accomplir le point le plus éminent de la foi divine, préférant l’honneur de Dieu à sa propre vie ! Et néanmoins parce que d’ailleurs il préféra à la volonté divine la haine de Nicéphore, il demeure court en sa course; et lorsqu’il est sur le point d’atteindre et gagner le prix de la gloire par le martyre, il s’abat malheureusement, et se rompt le col, donnant de la tête dans l’idolâtrie ».

 

Le saint docteur objecte qu’il n’y a pourtant pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Cf. Jn. 15, 13). En réalité, ce qui est requis très prosaïquement, ce sont ces « actes plus aisés, plus communs et ordinaires et plus généralement nécessaires. Ô misérable Saprice ! Vous ne préférez pas la volonté [de Dieu] à la passion de la haine et rancune que vous avez contre le pauvre Nicéphore. Comment peut vouloir mourir pour Dieu celui qui ne veut pas vivre selon Dieu ? » (op. cit., id.)

 

La charité authentique a besoin de preuves simples et tangibles. Saint Paul l’a dit d’une façon irremplaçable : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, quand j’aurais le don de prophétie et la connaissance des mystères avec une foi à déplacer les montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien qu’une cymbale retentissante en vain » (I Cor. 13, 1-3). »

 

Sources: (1), (2)

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:36

Nouvel épisode de la république absolue: l'Eglise face au totalitarisme éducatif.

République absolue: L’Église face au totalitarisme éducatif

Alerte : l’Église face au totalitarisme éducatif

 

Le 6 avril dernier, sur France 2, le ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem annonçait un projet de réforme de l’enseignement indépendant (ou hors contrat), dont elle devait ensuite préciser le contenu lors d’une conférence de presse le 9 juin suivant. Désormais, l’ouverture d’un établissement libre est soumise à un régime d’autorisation préalable qui remplace le simple régime de déclaration en vigueur jusqu’ici. Le ministre envisage également certaines contraintes en terme de programme.

 

Dès le 28 avril, le secrétaire général de l’Enseignement catholique (sous contrat), Pascal Balmand, adressait une lettre au Président François Hollande pour lui faire part de sa plus grande inquiétude vis-à-vis de ce projet. Alors qu’il avait soulevé l’indignation de nombreux catholiques en accueillant avec bien peu de réserves la réforme du collège, Pascal Balmand a émis cette fois-ci des critiques claires. Pour lui, comme pour de nombreuses personnalités qui ont fait part publiquement de leur opposition, ­l’État dispose déjà d’un arsenal législatif suffisamment efficace pour prévenir toute dérive sectaire ou communautariste, liée notamment à l’islam, objectif affiché du nouvel encadrement de l’enseignement indépen­dant. « L’état du droit positif, pleinement appliqué, satisfait dès à présent aux exigences des finalités recherchées », commentait-il. Il a ainsi appelé l’État à utiliser efficacement les moyens dont il dispose déjà plutôt que de sacrifier l’un des droits fondamentaux des parents à choisir l’éducation de leurs enfants et de mettre en péril la pluralité et la diversité pédagogiques permises par l’existence d’écoles « alternatives ».

 

Le projet de Najat Vallaud-Belkacem concerne également les évêques même si les écoles indépendantes catholiques ne dépendent pas directement des directions de l’enseignement catholique. Il les concerne d’abord parce que, comme catholiques, ils défendent la responsabilité éducative des parents soulignée par l’Église dans son Catéchisme (« Les parents sont les principaux et premiers éducateurs de leurs enfants », n° 1653) ainsi que dans le Compendium de la doctrine sociale de l’Église (« L’action politique et législative (doit) sauvegarder (…) la liberté effective de choix dans l’éducation des enfants », n° 252).

 

Plusieurs évêques de France ont également fait part de leur opposition au projet du ministre, notamment Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux, en sa qualité de président du Conseil pour l’enseignement catholique, dans un communiqué du 8 juin dernier : « Depuis plusieurs décennies, l’Église a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait, malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires ».

Pour Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris, « L’idée de lutter contre les écoles musulmanes qui seraient suspectes de radicalisation adopte une règle générale qui va surtout s’exercer, non pas à l’égard des écoles musulmanes, mais des écoles catholiques. » Sur quels critères autorisera-t-on l’ouverture d’une école ?, interroge encore le prélat.

 

… Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, a également bien voulu nous faire part de son mécontentement vis-à-vis d’un projet de réforme qu’il estime clairement dirigé contre les écoles catholiques : « En réalité, je pense qu’on s’appuie sur l’idée d’écoles radicalisées pour faire disparaître les écoles hors contrat et les racines chrétiennes. L’argument du gouvernement n’est qu’un argument de façade, une fuite en avant pour faire dire ce qu’il veut. Il veut simplement progressivement faire disparaître ces petites écoles. L’objectif est très clair : il est de faire disparaître toutes nos racines chrétiennes jusqu’aux dernières. »

 

Source: Alerte : l’Église face au totalitarisme éducatif, L'Homme nouveau, 29 juin

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