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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 11:01
Jean-Frédéric Poisson quitte le plateau de France 3 : "Je ne vais pas répondre à vos questions"

Faisant écho à la pauvreté qui augmente et qui jusqu'à présent n'a fait l'objet d'aucun débat parmi les candidats à la présidence de la république (Secours catholique)  [1] le candidat chrétien démocrate Jean-Frédéric Poisson, a eu cette réaction forte et inspirée hier soir : "Je ne vais pas répondre à vos questions". Puis il a quitté le plateau de France 3. [2]

 

Devant les questions d'un journaliste totalement déconnecté des préoccupations des Français, le candidat à la primaire de la droite, a dénoncé "la relégation terrible de la part des populations" et a décidé de quitter le plateau de France 3 en plein direct.

 

Le candidat à la primaire de la droite et du centre a dénoncé le traitement "indigne" qui lui a été infligé par France 2 et France 3 "depuis le début de la campagne".

 

Interrogé par le journaliste Francis Letellier sur des sujets sans rapport avec les problèmes des Français, il a répondu :

 

"Monsieur, je vais déroger à une des règles que je me suis fixé jusqu'ici dans mes relations avec la presse, je ne vais pas répondre à vos questions. Le traitement qui m'a été infligé depuis le début de la campagne par France 2 et France 3 est indigne".

 

"Mais vous savez qu'on vous invite ce soir, si vous ne répondez pas aux questions, ce n'est pas très démocratique", a rétorqué le journaliste.

 

"Jusqu'ici, mes concurrents ont été reçus dans de grandes émissions sur France 2. Je devais passer ce soir sur le 19/20 de France 3, ça a été changé au dernier moment."

 

Francis Letellier a alors avancé : "Tout ça c'est autre chose, il y a l'actualité, il y a Emmanuel Macron qui est candidat à la présidentielle."

 

Emmanuel Macron, le candidat des banques et du Grand Orient de France, sujet majeur de l'élection présidentielle à lui tout seul pour nos pseudos journalistes : il y a de quoi quitter un plateau télé !

 

Jean-Frédéric Poisson a alors évoqué "la relégation terrible de la part des populations" :

 

"Non, non c'est pas autre chose", a répondu Jean-Frédéric Poisson. "Vous avez décidé de ne pas traiter la candidature qui est la mienne alors que nous vivons en France comme dans le monde un sentiment de relégation terrible de la part des populations alors que j'aimerais bien pouvoir parler de choses qui touchent le monde du travail, j'aimerais bien parler de la ruralité, de l'agriculture, de l'Outre-mer, de tas de choses qui intéressent les Français et malheureusement, je me retrouve, quand les autres candidats ont deux heures, avec quatre minutes ce soir. Ce traitement, je le trouve indigne", a-t-il dénoncé.

 

Lire : Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

 

Alors que le journaliste lui demandait de "respecter les téléspectateurs", Jean-Frédéric Poisson a tout simplement quitté le plateau.

 

"Puisque visiblement, vous n'avez pas l'intention d'écouter ce que j'ai à vous dire, je quitte ce plateau monsieur, je vous remercie de votre invitation et nous nous reverrons bientôt."

Jean-Frédéric Poisson quitte le plateau de France 3 : "Je ne vais pas répondre à vos questions"

Sources

 

[1] Pauvreté en France : le Secours catholique alerte les candidats de la primaire, Le Figaro, Par Caroline Piquet Mis à jour le 17/11/2016 à 08:02 Publié le 17/11/2016 à 06:00

[2] Jean-Frédéric Poisson quitte le plateau de France 3 en plein direct, Le Figaro, Par Etienne Jacob Mis à jour le 17/11/2016 à 08:30 Publié le 17/11/2016 à 00:07

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 09:12

1.463.000 personnes en difficulté ont poussé les portes de l'association Secours-catholique-Caritas-France en 2015, 38000 personnes en difficulté de plus par rapport à 2014. "La pauvreté ne faiblit pas" souligne le rapport annuel du Secours-catholique-Caritas publié aujourd'hui. L'association tire la sonnette d'alarme et interpelle les candidats de la primaire de la droite et du centre pour qu'ils inscrivent cette problématique au cœur de leur programme. [1]

 

À quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, le Secours catholique-Caritas France incite donc les candidats à débattre de cette problématique et à l'inscrire au cœur de leur projet.

 

"Nous attendons du futur Président qu'il fasse l'unité nationale et combatte la pauvreté et la stigmatisation des plus pauvres", lance la présidente du Secours catholique Véronique Fayet, dans sa missive. Voici les principaux points sur lesquels l'association veut interpeller les candidats, auxquels elle adresse le document.

 

Les familles avec enfants fragilisées

 

"Le nombre de familles en situation de précarité avec des enfants continue d'augmenter". Les mères et les pères isolés continuent de représenter la plus grande part des ménages accueillis (28,8 %), suivis par les hommes seuls (22,8). Plus proches du seuil de pauvreté (1008 euros/mois), ces ménages "n'arrivent plus à joindre les deux bouts", constatent les auteurs du rapport. Leurs maigres ressources ne leur permettent plus de faire face à des dépenses de plus en plus lourdes. Ainsi, plus de la moitié des ménages rencontrés par le Secours catholiques faisaient état d'impayés, souvent liés au logement et à l'énergie.

 

Une population étrangère de plus en plus précaire

 

Par ailleurs, de plus en plus d'étrangers précaires se sont tournés vers l'association: ils représentent désormais 36% des accueillis. "C'est une population jeune et féminine, arrivée récemment, ayant une moindre maîtrise du français, isolée et sans réseaux d'entraide", remarquent encore les auteurs du rapport.

 

Les deux tiers vivent avec moins de 672 euros par mois

 

La situation des plus démunis a peu évolué ces dernières années. En cinq ans, leur revenu médian* a augmenté de 35 euros pour atteindre les 932 euros par mois. Ainsi, l'immense majorité des personnes accueillies par le Secours catholique (92%) restent en dessous du seuil de pauvreté (1008 euros/mois*) et 65% vivent avec moins de 672 euros par mois. Ce sont souvent des hommes seuls, des couples avec enfants ou des mères isolées. Parallèlement, la proportion des ménages sans ressources a continué d'augmenter pour atteindre 19,5% en 2015. Soit quatre points de plus qu'en 2010.

 

L'isolement

 

Contre toute attente, le premier besoin exprimé par les ménages les plus fragiles est l'écoute (57%), devant les besoins alimentaires (55%).

 

"La pauvreté n'est pas seulement matérielle et l'isolement est de plus en plus ressenti".

Concrètement, "plus de 60 % [des personnes prises en charge] déclarent n'avoir aucun proche sur qui compter et près de 80% n'ont aucune activité sociale ou collective". En franchissant les portes du Secours catholique, ils sont en fait nombreux à chercher "du lien social et un rapport humain".

 

* À ne pas confondre avec le montant moyen. Le montant médian correspond à la valeur qui se trouve au centre d'un ensemble de données.

 

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Le niveau de vie a baissé

 

Ajoutons que le niveau de vie médian des Français a baissé de 1,1 % de 2008 à 2013. Une baisse "inédite" selon une enquête INSEE publiée le 28 juin 2016 sur "les revenus et le patrimoine des ménages". Le décrochage des Français se confirme. [2]

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Le suicide est la première cause de décès chez les jeunes

 

 

Marisol Touraine, ministre de la Santé dans La Croix le 29 novembre 2012 précisait :

 

"En France, toutes les cinquante minutes, une personne se suicide, toutes les deux minutes, une autre essaie. Ce sont chaque année 11.000 Français qui mettent fin à leurs jours, trois fois plus que les accidents de la route. Le suicide est la première cause de décès chez les 24-34 ans et la deuxième chez les 15-24 ans."

 

Une augmentation de un million de pauvres entre 2004 et 2013

 

Selon l'Observatoire des Inégalités, la France compte entre 4,9 et 8,5 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million au seuil à 50 % du revenu médian, principalement sous l’effet de la progression du chômage.

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Où sont les bonnes consciences que l'on entend chaque jour pour l'accueil des "migrants" ?

Sources 

 

[1] Pauvreté en France : le Secours catholique alerte les candidats de la primaire, Le Figaro, Par Caroline Piquet Mis à jour le 17/11/2016 à 08:02 Publié le 17/11/2016 à 06:00

[2]  Aggravation «inédite» de la pauvreté en France, Mediapart, 28 juin 2016 | Par Laurent Mauduit

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 00:00
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/71/Elisabeth_elisabeth02.jpg/448px-Elisabeth_elisabeth02.jpg
Sainte Élisabeth de Hongrie († 1231)

Baptisée du nom de la mère de Jean-Baptiste, Elisabeth est la fille du roi de Hongrie. Elle naît en 1207.

Après une enfance tout angélique, elle fut fiancée au jeune prince Louis de Thuringe. Son mariage se révéla très heureux, les deux époux partageant le même idéal, celui de saint François d'Assise au service des pauvres. Dès lors Élisabeth donnait tout ce qu'elle avait à ces derniers. Sa piété, son amour de Dieu la poussait au sacrifice.

Les deux jeunes époux, unis par la foi encore plus que par la tendresse, eurent toujours Dieu comme lien de leur affection. Louis était un prince éminent par ses vertus et sa sagesse. La dévotion d'Élisabeth n'était ni triste, ni exagérée ; on ne la voyait jamais qu'avec un visage doux et aimable.

Elle aimait à porter aux pauvres de l'argent et des provisions. Un jour qu'elle portait dans son manteau du pain, de la viande, des œufs et autres mets destinés aux malheureux, elle se trouva tout à coup en face de son mari : « Voyons ce que vous portez » dit-il ; et en même temps il ouvre le manteau ; mais il n'y avait plus que des roses blanches et rouges, bien qu'on ne fût pas à la saison des fleurs. C'est le miracle de sainte Élisabeth de Hongrie.

Quelle douleur pour Élisabeth, quand son mari partit pour la croisade ! Elle souffrit avec courage cette séparation qui devait être définitive. Élisabeth restait veuve avec quatre enfants. Alors commença sa vie d'épreuves. Chassée du château, réduite à la pauvreté la plus entière, méprisée, elle sut se complaire en ses souffrances, et mourut à vingt-quatre ans sous l'habit du Tiers Ordre de S. François.

On représente souvent Elisabeth portant sa couronne et un panier de provisions. La rose est son emblème.

 

 

 

Elle est un des principaux personnages de l'opéra de Richard Wagner, Tannhäuser (Dresde 1845).

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d8/Wagrez_Tannhauser_in_the_Venusberg.jpg/444px-Wagrez_Tannhauser_in_the_Venusberg.jpg

Tannhauser dans le Venusberg, 1896

 

Un oratorio de Franz Liszt a pour sujet la légende d'Elisabeth de Hongrie.

 

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The Charity of St. Elizabeth of Hungary, 1895, Collection of Fred and Sherry Ross.

 

Elisabeth fut canonisée en 1235 et sa fête est le 17 novembre.

 

Sources : (1), (2) Le Petit Livre des Saints, Editions du Chêne, tome 1, 2011, p. 52, (3)

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 00:00
Sainte Marguerite, Lourdes (France)

Sainte Marguerite, Lourdes (France)

Sainte Marguerite, nièce de saint Étienne de Hongrie, vint au monde en 1046. Elle montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7d/StMargareth_edinburgh_castle2.jpg/485px-StMargareth_edinburgh_castle2.jpg

Sainte Marguerite, reine d'Écosse

Vitrail de la chapelle Sainte-Marguerite d'Édimbourg

 

Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l'exemple d'une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d'estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône. Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l'espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ. Elle avait alors environ vingt-trois ans.

Son premier apostolat s'exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur. Convertir un roi, c'est convertir un royaume : aussi l'Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.  

Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l'apôtre de sa famille. Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l'amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l'horreur du péché.

 

"Nos seigneurs les pauvres"

 

L'amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s'accroître dans le cœur de la reine. Pour les soulager, elle n'employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : « La main des pauvres, aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux : c'est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer. »

 

Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main ; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.

 

Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d'orphelins, qui se pressaient sur ses pas. Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l'on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu'à trois cents pauvres.

 

Malcolm se faisait un plaisir de s'associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants.

 

La mort de Marguerite jeta le deuil dans tout le royaume.

 

Sources: (1), (2)

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 17:57
Liberté, Egalité, Fraternité, Extermination : une valeur sûre de la république

Que la foudre éclate par humanité ! ayons le courage de marcher sur des cadavres, pour arriver à la liberté.

Fouché de Nantes

D’autres témoignages, émanant de diverses documentations, sont également disponibles :

 

Comme dans la réimpression du « Tableau des crimes du Comité révolutionnaire de Moulins, et des citoyens de l’Allier » datée de 1874, ou on y lit à la page 24 :

 

« Voilà les agents de ce monstrueux projet enfanté par Robespierre, de réduire la population pour procurer une abondance faussement calculée. Ce nouveau Cromwel sacrifiait les hommes aisés et instruits pour mieux asservir la classe indigente et sans énergie.

 

Voilà les fanatiques en liberté qui faisaient naître l'âge de fer pour vous réduire à l'esclavage. »

 

Dans le tome 1 des « Papiers inédits trouvés chez Robespierre, Saint-Just, Payan, etc » de 1828, on y lit page 83 :

 

« les calculs affreux de Carrier sur le nivellement de la population française ; son mot sur celle de Lyon réduite à 25 000 habitans ; l’affiche de Ronsin qui la réduisait à 1500 ; le projet de réduction mis à exécution, pour les départements de l’ouest, au moyen du feu vendéen, plus soigneusement entretenu par les décemvirs qu’autrefois le feu des vestales, projet déguisé par eux, sous le nom de chancre politique ; les manufactures de soie brûlées à Bédoin, les ruines de Lyon, les noyades de Nantes, les massacres d’Orange et d’Arras : que de témoignages qui déposeront de ces affreux desseins dans le livre de l’histoire ! »

 

Ce sinistre Carrier qui aurait dit lors de son interrogatoire que : « la France républicaine ne pouvait nourrir tous ses habitants » !

 

Dans le 1er volume de « Trente ans de ma vie (de 1795 à 1826) ; ou Mémoires politiques et littéraires » du poète Jean-Pierre-Jacques-Auguste de Labouïsse-Rochefort, on lit à la page 220 au sujet d’un certain Guffroy :

 

« il donne ce conseil : « Abattons tous ces nobles : tant pis pour les bons, s’il y en a. Que la guillotine soit en permanence dans toute la France : la France aura assez de cinq millions d’habitans ; » - Ainsi l’anthropophage Guffroy voulait réduire une population de vingt-cinq millions à cinq… à condition sans doute qu’il aurait fait partie des cinq millions restant ; les autres vingt millions devant être assassinés pour les menus plaisirs de Guffroy et de ses pareils !... »

 

Jean-Bon-Saint-André, l’un des initiateurs du Tribunal Révolutionnaire de sinistre mémoire proclama ouvertement à la convention que « … pour établir solidement la République, il faut réduire de plus de moitié la population française ».

 

Etc…

 

Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

 

Usure et esclavage à l'horizon.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 16:18
Les manifestations anti-Trump financées par Georges Soros (Fox News)

Quelque chose qui nous rappelle furieusement les émeutiers payés à Paris en 1789... ou le coup d'Etat en Ukrainen en 2014. Selon la chaîne américaine Fox news, les organisations financées par Georges Soros sont derrière les manifestations qui se déroulent actuellement aux Etats-Unis (vitrines de magasins brisées, voitures détruites) à Portland, Boston, Détroit, Chicago, Miami, Los Angeles. Les manifestants sont payés via des appels menés sur les réseaux sociaux.

 

Donald Trump a dénoncé ces "manifestations post-électorales qui ne sont pas spontanées".

 


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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 12:00

Combien resteraient des "je suis candidat" à l'élection présidentielle en France si on leur disait qu'ils toucheraient 1 euro symbolique par an ?

 

Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a fait une croix sur ses 400.000 dollars (soit 372.000 euros) de revenus annuels et ne percevra qu'un euro symbolique.

 

"Je ne le prendrai pas", avait prévenu Donald Trump lors d'un meeting dans le New Hampshire, dès septembre 2015, pour parler du salaire de 400.000 dollars (soit quelque 30.000 dollars mensuels) dévolu au président des États-Unis.

 

Le week-end dernier, dans un entretien accordé à CBS, son premier en tant que président élu des États-Unis, il a dit qu'il prendrait un dollar par an :

 

"Mais c'est... Je ne sais même pas ce que c'est. Vous savez vous, quel devrait être mon salaire?», a-t-il demandé à la journaliste avant de préciser: «Je crois que la loi veut que je prenne un dollar, donc je prendrai un dollar par an."

 

Selon Le Figaro, "c'est quasiment la norme pour les milliardaires qui accèdent à des fonctions électives outre-Atlantique: Arnold Schwarzenegger, Mitt Romney ou Bloomberg par exemple. Concernant l'unique fonction présidentielle, si l'on regarde plus loin dans le passé, Herbert Hoover et John Fitzgerald Kennedy en avaient fait autant."

 

Et si le "peuple souverain" demandait que le prochain président de la "république française" touche un euro symbolique par an pour voir ?

 

On se rappelle qu'en 2007, Nicolas Sarkozy s'était augmenté son salaire de 172%.

Un euro par an : le salaire du prochain président de la "république" ?

Source : Ce que cache le refus de Trump de toucher son salaire de président, Le Figaro, Par Quentin Périnel Mis à jour le 15/11/2016 à 11:18 Publié le 15/11/2016 à 10:58

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 09:54

A l'Elysée, tout est bon pour communiquer, même sur le dos des victimes. On apprend en effet rapidement dans les colonnes du Figaro - ce qui devrait pourtant faire scandale et la une de tous les medias - que le fils d'une victime se plaint d'avoir été contraint de lire un texte "relu et corrigé par l’Elysée" à l'occasion de la "commémoration" des attentats du 13 novembre 2015. [1].

 

"On nous donne rarement la parole et elle est contrôlée. On nous empêche de pointer du doigt les responsabilités politiques et comme à Nice, on tombe dans les discours bien-pensants. Mon discours pour le dévoilement de la plaque commémorative a été, par exemple, relu et corrigé par l’Elysée", dénonce-t-il.

 

Bien entendu, aucun media-système n'informe les Français sur la réalité de cette "commémoration" (sic), bel exemple des "valeurs de la république".

La commémoration manipulée du 13 novembre par l’Elysée

Sources

 

[1] 13 Novembre : le fils d’une victime se plaint de ne pas pouvoir parler librement, Par Le Figaro.fr Mis à jour le 13/11/2016 à 21:43 Publié le 13/11/2016 à 21:40

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 00:00
Saint Albert le Grand, évêque et docteur de l'Église (1193-1280)

Saint Albert le Grand naquit à Lauingen, dans la partie Souabe du diocèse d'Augsbourg (Bavière), d’un officier de la cour qui avait une haute charge dans l'administration de la cité.

 

Dès son enfance, Albert montra dans ses études une rare perspicacité ; le goût des sciences lui fit abandonner les traditions chevaleresques de sa famille et le conduisit à l'université de Padoue où il sut tempérer son ardeur pour l'étude par une vive piété.

 

Jusqu'alors, la philosophie chrétienne, depuis les Pères, avait été platonicienne. Avec Albert, monstre de la connaissance, génie encyclopédiste de son temps, maître en sciences naturelles autant qu'en philosophie, l'Eglise en Occident découvre les textes d'Aristote. Il affirme qu'on peut utiliser Aristote comme S. Augustin a utilisé Platon. Mais en même temps, il n'hésite pas à distinguer et à rejeter ce qui, en lui, est contraire à la doctrine chrétienne.

 

Albert a laissé une somme de théologie qui servit de modèle à la Somme théologique de son disciple, saint Thomas d'Aquin. Il était déjà surnommé "le Grand" de son vivant.

 

Après des études à Paris, en 1221, à l'âge de trente ans, encore incertain de son avenir, mais inspiré par la grâce, Albert alla se jeter aux pieds de la très Sainte Vierge, et crut entendre la céleste Mère lui dire :

 

"Quitte le monde et entre dans l'Ordre de Saint-Dominique."

 

Dès lors, il n'hésita plus, et malgré les résistances de sa famille, il entra au noviciat des Dominicains. Tels furent bientôt ses progrès dans la science et la sainteté, qu'il dépassa ses maîtres eux-mêmes.

 

Muni du titre de docteur en théologie, il fut envoyé à Cologne, où sa réputation lui attira pendant longtemps de nombreux et illustres disciples. Mais un seul suffirait à sa gloire, c'est Thomas d'Aquin. Ce jeune religieux, déjà tout plongé dans les plus hautes études théologiques, était silencieux parmi les autres au point d'être appelé par ses condisciples : "le Bœuf muet de Sicile". Mais Albert les fit taire en disant : "Les mugissements de ce bœuf retentiront dans le monde entier."

 

De Cologne, Albert fut appelé en 1245 à l'Université de Paris, où il enseigna la philosophie. C'est là que son génie parut dans tout son éclat et qu'il composa un grand nombre de ses ouvrages. Dans le quartier latin la rue Maître-Albert porte encore son nom, nom qu'on retrouve aussi sur une plaque commémorant le couvent Saint Jacques, en l'Eglise Saint-Etienne-du-Mont.

 

Son autorité devient si énorme qu'une formule met fin à toutes les discussions : Magister lbertus dixit. Le "Docteur universel" a parlés tous se tairont.

 

Fidèle à l'augustinisme par bien des points, il s'élance cependant sur le terrain délicat des rapports de la science et de la foi, montre que la raison ne peut expliquer le mystère mais qu'elle aide à préparer les voies de Dieu.

 

Plus tard l'obéissance le ramène en Allemagne comme provincial de son Ordre ; il dit adieu, à sa cellule, à ses livres, à ses nombreux disciples, et voyage sans argent, toujours à pied, à travers un immense territoire pour visiter les nombreux monastères soumis à sa juridiction. Il était âgé de soixante-sept ans quand il dut se soumettre à l'ordre formel du pape et accepter, en des circonstances difficiles, le siège épiscopal de Ratisbonne (5 janvier 1260); là, son zèle infatigable ne fut récompensé que par de dures épreuves où se perfectionna sa vertu.

 

Rendu à la paix dans un couvent de son Ordre, il lui fallut bientôt, à l'âge de soixante-dix ans, reprendre ses courses apostoliques. Enfin il put rentrer définitivement dans la retraite pour se préparer à la mort. On s'étonne que, parmi tant de travaux, de voyages et d'œuvres de zèle, Albert ait pu trouver le temps d'écrire sur les sciences, la philosophie et la théologie des ouvrages qui ne forment pas moins de vingt et un volumes in-folio, et on peut se demander ce qui a le plus excellé en lui du savant, du saint ou de l'apôtre.

 

Il mourut âgé de quatre-vingt-sept ans, le 15 novembre 1280 ; son corps fut enterré à Cologne dans l'église des Dominicains.

 

Innocent VIII permit aux prêcheurs de Cologne et de Ratisbonne un office en l'honneur du bienheureux Albert, confesseur pontife (1484) ; après qu'il fut béatifié par Grégoire XV (15 septembre 1622), obtenaient cette faveur la ville de Lauingen en 1631, puis tous les couvents dominicains de l'Empire (1635), ceux des pays vénitiens (1664), ceux de l'Ordre entier (1670), l'archidiocèse de Cologne (1856) où la fête fut promue au rite double en 1870.

 

Il lui a fallu attendre jusqu'au 16 décembre 1931 les honneurs de la canonisation et l'extension de son culte à l'Église universelle. En proclamant sa sainteté, le pape Pie XI y ajouta le titre si glorieux et si bien mérité de docteur de l'Église.

 

Il sera déclaré patron des savants chrétiens et de tous ceux qui cultivent les sciences naturelles en 1941 par Pie XII, dans une lettre apostolique, à la demande des académiciens catholiques réunis à Trèves (16 décembre 1941) : "Si les règles ou directies que le grand évêque de Ratisbonne avait établies à propos de la nécessité de l’expérimentation, de l’observation pénétrante et de l’importance de l’induction pour arriver à la vérité dans l’étude des choses de la nature, avaient été, déjà en ce temps, bien comprises et appliquées, les admirables progrès scientifiques dont se glorifient les époques plus récentes et aussi la nôtre, auraient pu être des siècles auparavant découverts et réalisés pour le plus grand profit de l’humanité."

 

Sa fête a été fixée au 15 novembre, jour de sa mort.

 

Sources : 1; 2 ; 3 ; 4 ; 5; DANIEL-ROPS, L'Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV, sous la direction de Jean DUMONT, Editions Bernard Grasset 1962-1965, p. 292.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:50

Aux Etats-Unis comme en France, les gauchistes racialisent systématiquement le débat politique et l'ensemble des relations sociales. Une femme noire explique pourquoi elle a voté Donald Trump. Extrait:

 

« La nuit dernière, l'Amérique a voté pour le changement. Et maintenant vous avez Van Jones, et un tas d'autres qui disent que c'est un "coup de fouet blanc", que "c'est la faute des Blancs", "ils sont si méchants, ils n'aiment pas les Noirs" (sic). Foutaise. Les Noirs ne voulaient pas d'Hillary Clinton, les Latinos non plus.

 

Donc arrêtez de mettre tout ça sur le dos des Blancs. C'est un grand nombre de Noirs, d'Hispaniques et de gens de tous bords qui ont dit non au progressisme, aux toilettes trans-genres, aux augmentations d'impôts, à la politique étrangère abominable, les millions de milliards de dollars qui servent la guerre.

 

Ce qui signifie qu'on va cesser de nous concentrer sur nos parties du corps et commencer à nous concentrer sur l'emploi, l'économie, et à mettre ce pays sur la bonne voie. Ca n'a rien à voir avec la couleur ou la race. On va arrêter de parler de ça tout le temps et commencer à parler de ce qui importe vraiment. ... Ce n'est pas une question de Blancs ou de Noirs, c'est une question américaine. Et si vous pleurez et parlez de partir au Canada, allez-y vite s'il vous plaît, on a du travail ici et on n'a pas besoin de vos pleurnicheries ! ... En attendant on a rendu sa grandeur à l'Amérique, nous allons y arriver. Dieu soit loué, Dieu merci pour la victoire de Trump hier soir ! »

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 00:00
Saint Sidoine Saëns, abbé thaumaturge en Normandie († 684)

Saint Sidoine, appelé aussi S. Saëns, serait né en Irlande ou en Ecosse au VIIe siècle. Pris par des pirates, il a été vendu comme esclave aux moines de l'abbaye de Jumièges : ceux-ci avaient coutume d'acheter ainsi des esclaves pour pouvoir leur rendre immédiatement la liberté. Sidoine décida alors de rester à l'abbaye et de devenir moine sous la direction spirituelle de Philibert de Tournus.

 

Il voyagea de monastère en monastère, alla à Rome en compagnie de Ouen, et celui-ci, à leur retour, le nomma abbé d'un monastère fondé par Colomban de Luxeuil, près de Rouen, à Saint-Saëns. Ce monastère sera détruit au IXe siècle lors des invasions vikings, mais le saint laissera son nom à une localité Saint-Saëns (76680).

 

Toute la Normandie et l’île de Noirmoutier doivent beaucoup à ce moine irlandais qui fut si bon et si entreprenant. Il géra, fonda, et fortifia spirituellement de nombreux monastères. Il eut S. Leufroy comme disciple.

 

Sidoine mourut en 684, ses reliques sont à Fécamp.

 

Sources : (1), (2), (3), (4), (5)

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:30

Le Service fédéral de renseignement allemand (BND) signale que les terroristes du groupe État islamique (Daech) continuent à former ses combattants qu'il fait passer pour des réfugiés afin qu'ils puissent gagner l'Europe parmi les flux de migrants, relate le journal allemand Welt am Sonntag dans un article consacré aux attentats de Paris du 13 novembre 2015.

 

Selon le BND, Daech apprend à ses terroristes à se fondre parmi les réfugiés et à ne pas se faire remarquer. Les djihadistes s'entraînent également en vue des interrogatoires et de leurs démarches futures visant à obtenir le statut de réfugié. Le BND a déterminé que neuf terroristes ayant perpétré les attaques de Paris étaient arrivés en Europe en se faisant passer pour des réfugiés.
 
Daech continue d'infiltrer des terroristes parmi les flux de migrants

Source: Daech continue d'infiltrer des terroristes parmi les flux de migrants, Sputnik. Andrei Stenin International 08:47 13.11.2016(mis à jour 08:50 13.11.2016)

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 13:50

Hillary Clinton exige que Trump retire cette vidéo - Trump révèle Hillary comme jamais auparavant.

Donald Trump, nouveau Kennedy ?

Verbatim de ce discours historique de la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis d'Amérique (avant suppression):

 

« Notre mouvement consiste à remplacer un establishment défaillant et corrompu par un nouveau gouvernement contrôlé par vous, le peuple américain.

 

L'Establishment de Washington et les corporations financière et médiatique qui l'ont financé existent pour une seule raison, se protéger et s'enrichir eux-mêmes. L'Establishment a misé des milliers de milliards de dollars dans cette élection.

 

Pour ceux qui contrôlent les leviers du pouvoir à Washington et pour l'intérêt particulier mondial qu'ils ont pour ces personnes, ils n'ont pas à l'esprit votre bien. Notre campagne représente une vraie menace existentielle, comme ils n'en n'ont pas vue avant."

Donald Trump, nouveau Kennedy ?

Il ne s'agit pas simplement d'une nouvelle élection de quatre ans. C'est un carrefour de l'histoire de notre civilisation. Cela déterminera si nous le peuple, nous récupérons ou non le contrôle de notre gouvernement.

 

L'establishment politique qui essaye de nous arrêter, est le même groupe responsable de nos désastreux accords commerciaux. L'immigration massive illégale, l'économie et la politique étrangère ont saigné notre pays à blanc. L'establishment politique a entraîné la destruction de nos usines et de nos emplois, car ils ont fui vers le Mexique, la Chine, et d'autres pays du monde entier. C'est une structure du pouvoir mondiale qui est responsable des décisions économiques qui ont pillé la classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse, et mis cet argent dans les poches d'une poignée de grandes corporations et d'entités politiques. C'est une lutte pour la survie de notre nation. Et ce sera notre dernière chance de la sauver.

 

Cette élection déterminera si nous sommes une nation libre, ou si nous avons seulement l'illusion de la démocratie. Mais elles sont en fait contrôlées par une petite poignée d'intérêts particuliers mondiaux, manipulant le système. Et notre système est manipulé, c'est la réalité. Vous le savez, ils le savent, je le sais, et à peu près tout le monde le sait. La machine Clinton est au centre de cette structure de pouvoir. Nous l'avons vu dans les documents Wikileaks, dans lesquels Hillary Clinton rencontre en secret les banques internationales pour comploter la destruction de la souveraineté des Etats-Unis, afin d'enrichir ces pouvoirs financiers mondiaux, ses amis et ses donateurs. Honnêtement, elle devrait être enfermée.

 

L'arme la plus puissante déployée par les Clintons, est l'institution médiatique et la presse. Soyons clair sur une chose. Les medias dans notre pays ne sont pas impliqués dans le journalisme, il y a des intérêts politiques particuliers, pas différents des lobbyistes ou d'autres entités financières, avec un agenda politique total, et l'ordre du jour n'est pas pour vous, il est pour eux-mêmes.

 

Toute personne qui défie leur contrôle est considéré comme un sexiste, un raciste, un xénophobe. Ils mentiront, mentiront, mentiront et encore, ils feront pire que ça. Ils feront tout ce qui est nécessaire. Les Clintons sont des des criminels. Rappelez-vous de ça. C'est bien documenté. L'establisment qui les protège a engagé une dissimulation massive, une activité criminelle largement répandue aux Départements des Etats et la Fondation Clinton, afin de garder les Clintons au pouvoir. Ils savaient qu'ils jetteraient tous les mensonges qui calomnie et ma famille et ma femme. Ils savaient que rien ne les arrêterait pour essayer de me stopper. Néanmoins je prends toutes ces frondes et ces flèches avec plaisir pour vous. Je les prends pour notre mouvement afin que nous puissions retrouver notre pays. Je savais que ce jour arriverait. C'est seulement une question de temps. Et je savais que le peuple américain allait se lever et voter pour l'avenir qu'il mérite. La seule chose qui peut arrêter cette machine corrompue, c'est vous. La seule force assez forte pour sauver notre pays, c'est nous. Les seules personnes assez courageuses pour rejeter ces corrompus installés, c'est vous et le peuple américain. Notre grande civilisation est arrivée au moment des règlements de compte. »

Un discours de Donald Trump historique qui entre en résonance avec celui de John Fitzgerald Kennedy prononcé dix jours avant :

JFK-10 jours avant :

 

  • « Le mot "secret" est en lui-même répugnant dans une société libre et ouverte.
  •  
  • Et en tant que peuple, par nature et historiquement, nous nous opposons aux sociétés secrètes, aux serments secrets et aux procédures secrètes.
  •  
  • Parce que nous devons faire face tout autour du monde à une conspiration massive et impitoyable qui s'appuie d'abord sur des moyens déguisés permettant le déploiement de leur sphère d'influence, basée sur l'infiltration plutôt que l'invasion, utilisant la subversion plutôt que les élections, et de l'intimidation au lieu du libre-arbitre.
  •  
  • C'est un système qui a nécessité énormément de ressources humaines et matérielles dans la construction d'une machine étroitement soudée et d'une efficacité remarquable, elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignement, économiques, scientifiques et politiques.
  •  
  • Leurs planifications sont occultées et non publiées. Leurs erreurs sont passées sous silence ou non relayées par la presse.
  •  
  • Leurs détracteurs sont réduits au silence et leurs avis non sollicités.
  •  
  • Aucune dépense n'est remise en question, aucun secret n'est révélé.
  •  
  • C'est pourquoi le législateur athénien Solon décrète comme crime tout citoyen se désintéressant du débat. Je sollicite votre aide dans l'immense tâche qui est d'informer et d'alerter le peuple américain, avec la certitude qu'avec votre aide l'homme deviendra ce pourquoi il est né: libre et indépendant. »  
  •  
  • John Fitzgerald kennedy, dans un discours à l'Université de Columbia le 12 novembre 1963, prononcé dix jours avant son assassinat le 22 novembre.
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:27
Jean-Michel Apathie, journaliste du service public, veut "raser la château de Versailles". Une émission spéciale de la chaîne Public Sénat, présentée par Sonia Mabrouk (09/11/2016) sur "cette nouvelle ère qui s'ouvre", "Donald Trump 45ème président des Etats-Unis / Une campagne qui résonne dans l'Hexagone"

Jean-Michel Apathie, journaliste du service public, veut "raser la château de Versailles". Une émission spéciale de la chaîne Public Sénat, présentée par Sonia Mabrouk (09/11/2016) sur "cette nouvelle ère qui s'ouvre", "Donald Trump 45ème président des Etats-Unis / Une campagne qui résonne dans l'Hexagone"

Une certaine ressemblance avec les destructeurs islamistes de l'Etat islamique qui détruisent des monuments historiques ?

 

Après avoir suggéré sur BFM-TV, la suppression du suffrage universel, suite à l'élection de Donald Trump, le propagandiste démocrate officiel Jean-Michel Apathie, invité du "Grand Entretien" de l'émission "On va plus loin" (à partir de 01:05:42) [1], a suggéré de "raser le château de Versailles" ! (à partir de 01:15:27 dans l'émission complète)

 

"L’esprit politique français est fabriqué par le souvenir de Louis XIV, de Napoléon et du Général De Gaulle. Quand on fait de la politique en France madame, c’est pour renverser le monde. Eh bien ça ça n’entraîne que des déceptions.

 

Moi, si un jour je suis élu président de la république, savez-vous quelle est la première mesure que je prendrais ? Je raserais le château de Versailles, pour que nous n'allions pas là-bas en pèlerinage, cultiver la grandeur de la France", a déclaré Jean-Michel Apathie. Un journaliste du service public payé avec nos impôts... On attend le rappel à l'ordre du C.S.A. et les excuses du journaliste.

Il faut dire que pris en train de réciter la litanie des barbares, Apathie a de qui tenir de ses grands ancêtres républicains !

 

Notons tout de même que les propos du journaliste créent un début de "polémique". [2]

La république n'atteindra jamais la grandeur des rois de France.

Notes

 

[1] Une émission spéciale de la chaîne Public Sénat, présentée par Sonia Mabrouk (09/11/2016) sur "cette nouvelle ère qui s'ouvre", "Donald Trump 45ème président des Etats-Unis / Une campagne qui résonne dans l'Hexagone"

[2] «Raser Versailles»:des propos d'Apathie font polémique, Par Le Figaro.fr avec Reuters Mis à jour le 13/11/2016 à 09:29 Publié le 13/11/2016 à 09:27

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:15

Le moment de "rassemblement" aura été un moment de discrimination. Le directeur de la salle de concerts du Bataclan a refusé l'entrée à des membres du groupe qui a joué le soir du 13 novembre 2015. Il y a les bonnes victimes, celles qui versent dans la narrative officielle sans broncher (et sans se poser de questions), et les autres, interdites. Avec ce genre de filtres, le Bataclan ne recevra plus que des groupes officiels et des spectateurs conformistes. Après ils s'étonnent que des gens votent Trump :

Concert politiquement correct de Sting: le directeur du Bataclan discrimine entre les bonnes et les mauvaises victimes

Source: Bataclan: la direction a refoulé des membres des Eagles of Death Metal, Par Le Figaro.frMis à jour le 12/11/2016 à 23:08 Publié le 12/11/2016 à 22:58

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:04

De ci de là, des opinions réalistes iconoclastes surgissent et pourfendent le totalitarisme du système issu de la modernité. Refusant un soutien à la candidature à la présidentielle d'Alain Juppé, le centriste Jean Lassale, dans un entretien à Sud-Ouest, assimile François Bayrou à un traître. Il dénonce dans le même temps un système devenu "totalitaire" asservi à la "réalité financière" d'une "dette impossible à rembourser" :

Jean Lassalle dénonce un système devenu "totalitaire" et une dette "impossible à rembourser"

Si Alain Juppé, soutenu par François Bayrou, est le candidat de la droite, vous maintiendrez-vous ?

 

Oui. Alain Juppé fera tout ce qu'il pourra pour m'en empêcher. Au final, il sera très certainement éliminé dès le premier tour. C'est la malédiction des favoris.

 

Regardez cette espèce de primaire, ces hommes et femme avec leur objectif de suppressions de 100 000 à 600 000 postes dans l'administration publique. Et qui en même temps vous expliquent qu'il n'y aura jamais autant de moyens pour la sécurité en France, jamais autant de personnels dans les hôpitaux… C'est une équation que je ne sais pas résoudre. Eux la résolvent parfaitement.

 

Entretenez-vous encore des relations avec François Bayrou ?

 

Aucune. Alors que nous ne passions pas un jour sans nous téléphoner.

 

C'est dur ?

 

Oui, mais je le vis bien, je considère que ce n'est pas de mon fait. Je ne cherche pas à ne pas lui parler. Mais à partir d'un certain âge, on ne peut plus se faire les complices de ceux qui trahissent le pays. François Bayrou soutient Alain Juppé alors que l'on s'est battu de toutes nos forces pour créer une troisième force politique, comme avait essayé de le faire Mendès France. J'y ai vraiment cru. Chirac et Juppé ont créé l'UMP pour bouffer le centre et Bayrou. Et que fait-il aujourd'hui ? Le premier homme qu'il soutient, c'est Juppé.

 

Quel est votre diagnostic sur l'état de la France ?

 

Depuis la chute du mur de Berlin, un changement de monde s'est opéré sous nos yeux. Notre système avait triomphé. Nous avons dit : plus de frontières, que l'argent serve à produire de l'argent, sans limite. Que tout soit mis en concurrence. Que tout doit avoir un prix, même la nature.

 

Nous sommes arrivés dans un système, comme d'autres fois dans l'histoire, devenu totalitaire. Et qui s'est donné tous les moyens subtils pour exercer son totalitarisme. Aujourd'hui, il n'est pas nécessaire de vous tuer pour vous éliminer.

 

Quelle politique préconisez-vous ?

 

Il faut d'abord expliquer qu'est-ce que c'est que cette dette, puisque c'est en son nom que nous faisons tous la même politique. Quelle est la vraie part de dette que nous devons ? Quand on sait que l'on emprunte depuis quatorze ans à 3,7 %, alors que l'inflation n'a jamais dépassé 2 %, et quand on voit à qui nous empruntons, moi, je remets en cause totalement cette dette, qui est d'ailleurs impossible à rembourser.

 

C'est une des raisons pour laquelle, aussi, je ne me voyais pas recommencer avec François Bayrou, parce que tout a changé au cours de ces dix dernières années. Je ne crois plus à plus d'intégration européenne, les opinions publiques n'en veulent plus. Elle ne se traduit par aucune forme politique puisqu'il n'y a pas de réalité. Il n'y a que la réalité financière.

 

Source: Jean Lassalle : "Juppé sera éliminé au premier tour de la présidentielle", Sud-Ouest, Publié le 12/11/2016 . Mis à jour à 15h29 par Jérôme Jamet

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 00:00
Saint Martin de Tours (+396), Apôtre des Gaules, Saint Patron de la France

Saint Martin de Tours (+396), Apôtre des Gaules, Saint Patron de la France

Saint-Martin fut l'évêque de Tours de 371 à 397. Il est vénéré depuis 16 siècles dans nos régions. Fêté le 11 novembre (date de sa mise au tombeau). Près de 4.000 églises lui sont dédiées en France.


Les Mérovingiens avaient fait du saint leur protecteur.

En 1433, Charles VII, roi indissociable de l'épopée de sainte Jeanne d'Arc, rappelle la dévotion des prédécesseurs rois de France et exprime l'espoir que saint Martin aidera au "recouvrement du royaume et à ses autres affaires".

Des privilèges de Louis XI font de saint Martin "le spécial tuteur de notre royaume qui a tant aidé nos prédécesseurs".
En 1481, il accorde de nouvelles faveurs pour que ce saint contribue "à l'entreténement et préservation du royaume... à son accord, paix et union".

 

Saint Martin, saint Rémi ou saint Denis ont joué un grand rôle dans la christianisation de la Gaule et restent les saints patrons du royaume franc.

Saint Martin de Tours est le disciple de S. Hilaire de Poitiers (315-367).

Mais, à l'opposé de son maître, Martin ne s'imposa pas par un engagement théologique. Ses miracles et ses guérisons le firent connaître, et lui valurent l'adhésion puis l'amour de nombreux convertis, le respect et la fidélité de nombreux moines et prêtres. (Christine DELAPLACE, Jérôme FRANCE, Histoire des Gaules, VIe s. av. J.-C. - VI. ap. J.-C., 5e édition Armand Collin, Domont 2016, p. 241.)

 

MARTIN (nom qui signifie voué à Mars, le dieu de la guerre), naquit d'un légionnaire des armées de l'empereur Galère, dans la petite ville de Sabaria, en Pannonie (Hongrie), vers 316.

A Pavie, où un changement de garnison amena son père, épris des splendeurs du culte chrétien, il se fit à dix ans, avec la permission paternelle, inscrire au nombre des catéchumènes.
 
Enrôlé à quinze ans comme fils de vétéran, il fut bientôt officier, et se fit remarquer par sa bravoure et par sa charité envers les malheureux.
 
Un jour à Amiens en Picardie, où il tenait garnison, Martin rencontra un pauvre presque nu qui grelottait de froid. N'ayant rien à lui donner, fidèle à la charité du Christ, il détacha de ses épaules son manteau, le fendit en deux d'un coup de sabre, et en donna la moitié au mendiant. La nuit suivante, Jésus-Christ lui apparaissait couvert de son manteau. "C'est en 334, à Amiens, que la tradition place le partage de son manteau." (Le Figaro Histoire, Les Racines chrétiennes de la France, octobre-novembre 2016, n° 28, p. 79.)

 

Après cette vision, Martin sollicita de l'évêque d'Amiens la grâce du baptême (352). Quatre ans plus tard, ayant obtenu sa mise à la retraite, il se rendit près d'Hilaire, évêque de Poitiers (356), "l'Athanase de l'Occident", qui le mit au nombre des acolytes.
 
"Il quitta l'armée au cours d'une expédition de Julien en Gaule en 356." (Christine DELAPLACE, Jérôme FRANCE, Histoire des Gaules, VIe s. av. J.-C. - VI. ap. J.-C., ibid., p. 241)
 
 
Martin rompit avec le milieu des armes et quitta la cour du César Julien, au moment où celui-ci se préparait à restaurer les cultes païens dans l'empire et, devenu Auguste (empereur) imposerait bientôt l'abjuration de leur foi aux soldats de la garde impériale. (Le Figaro Histoire, Les Racines chrétiennes de la France, octobre-novembre 2016, n° 28, p. 47.)
 
 
Pendant l'exil d'Hilaire, Martin alla à Pavie, où il convertit à Jésus-Christ sa mère et beaucoup d'autres personnes, et combattit l'arianisme (hérésie niant la sainte Trinité - c'est-à- dire la consubstantialité du Père et du Fils - et hérésie niant donc la divinité de Jésus-Christ).
 
 
Chassé de Milan par les ariens, il vécut quelque temps solitaire dans la Gallinaire, île du golfe de Gênes.
 
 
Dès qu'Hilaire fut rentré d'exil dans son diocèse, Martin revint et le rejoignit en Gaule, entreprenant désormais cette grande oeuvre de fondations monastiques qui constitue l'une des faces de son immense action (360). Par exemple, il fonda le monastère de Ligugé, où il ressuscita deux morts devant un nombreux public : un converti auquel il n'avait pas encore donné le baptême, et un grand propriétaire du voisinage, nommé Lupicinius. Ce miracle est rapporté par un témoin oculaire, Sulpice Sévère.
Abbaye-Saint-Martin-de-Liguge.jpg

L'Abbaye Saint-Martin de Ligugé est un monastère de moines bénédictins situé dans la commune de Ligugé (département de la Vienne, France) fondé par l'ermite saint Martin en 361. Ce monastère est le plus ancien établissement monastique d’Occident encore en activité.

 

Lorsque en 371, l'abbé Martin est élu au siège de Tours, le christianisme a pénétré depuis deux siècles dans les Gaules; on y trouve, dès le IIIe siècle, de nombreux diocèses.

 

Le christianisme gaulois, de foi simple et vive, de moeurs strictes, est encore très proche des traditions des temps primitifs.

 

L'Eglise de Gaule, qui s'était fortement accrue au IIIe siècle, fait au cours du IVe siècle un véritable bond en avant. En 312, au moment de la paix constantinienne (édit de Milan, liberté de culte donnée aux chrétiens de l'Empire et fin des persécutions), elle compte trente évêchés; cinquante ans plus tard, soixante. (DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p 410, 416)

Chaque cité dirigée par un évêque possède un clergé, une liturgie, l'administration des sacrements; mais les campagnes sont restées vouées aux cultes idolâtriques; au point que paganus, qui signifie paysan, a pris pour les chrétiens des villes le sens de païen.

L'évêque Martin va mériter son nom d'apôtre en ensemençant le catholicisme dans ce territoire entre le Rhin et les Pyrénées, qui fera l'objet de la conquête de Clovis : il le prépare au roi barbare qui va unifier la Gaule chrétienne sous son sceptre (au Ve s. Ndlr.) Ce lien entre la conquête des âmes et la conquête du sol sera perçu par Clovis, qui éprouvera une profonde ferveur pour saint Martin, et lui manifestera un culte public. Et cela dès sa conversion.

[U]ne chose est certaine: Clovis a voulu placer sa conversion sous le patronage de saint Martin de Tours. Et il ne s'est pas contenté de cette démarche solitaire un jour de ferveur exceptionnelle; il a renouvelé ces marques de dévotion et les a fait partager à son armée." (Ivan Gobry, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 9-11.)

 

 

 

 

 

En 372, l'évêque Hilaire meurt. La foule de Tours réclame Martin. Il a la réputation d'être un saint, un apôtre, un merveilleux guérisseur. Il veut se dérober à l'honneur; ses futures ouailles le prennent, l'amènent à Tours, cependant que les prélats se demandent, au dire de Sulpice Sévère, si l'on peut faire un évêque "d'hun homme de si petite mine, si mal vêtu, si mal peigné." Créé évêque de Tours (372), c'est alors que Martin entreprend l'évangélisation des campagnes à dos d'âne ou à mulet, de village en village. Les routes de Touraine et du Berry le voient passer. Il pousse en Auvergne, en Saintonge; il prêche dans la région parisienne comme dans la vallée du Rhône. Partout il remplace les temples païens par des églises et des oratoires. Il fonde le monastère de Marmoutiers, où il demeure avec quatre-vingts religieux.

 

La liturgie romaine appelle Martin "le merveilleux ressusciteur de trois morts". Comme, en se rendant à Chartres, dit Sulpice Sévère, il traversait une bourgade païenne, touché par les larmes d'une pauvre mère qui lui présenta le corps inanimé de son petit enfant, il le ressuscita devant tout le village, qui se convertit.

 

Ce qu'il enseignait de vive voix, il le confirmait par des miracles sans nombre, et le persuadait par sa fidélité à le pratiquer le premier.

 

Chacun de ses pas était marqué par des prodiges et des conversions. Les idoles, les temples des faux dieux, les arbres objets des superstitions druidiques, disparurent dans le voisinage de Tours, à Ambroise, à Levroux, à Langeais, à Touron, à Candes. Un jour, étant dans un bourg rempli de païens il entreprit comme il avait fait ailleurs, de les convertir au vrai Dieu et de leur faire abandonner leurs vaines superstitions. Après les avoir exhortés assez longtemps, il leur dit d'abattre l'arbre qui était dans ce lieu et que le peuple regardait avec vénération. Les païens dirent à saint Martin: "Nous voulons bien le couper, pourvu que vous consentiez à rester dessous." Il accepta la condition. On abattit l'arbre; il penchait du côté de saint Martin, les païens le crurent déjà écrasé; mais le saint ayant fait le signe de la croix, l'arbre se redressa, et tomba du côté des païens; plusieurs auraient été tués s'ils n'eussent évité la mort par une prompte fuite. Dieu se servit de ce miracle pour amollir le coeur féroce des idolâtres et les porter à demander le baptême.

Saint Martin († 397), évêque de Tours, Apôtre des Gaules, Saint Patron de la France
"Parcourant les villages depuis la région de Poitiers, il aurait extirpé les racines du paganisme en abattant idoles et arbres sacrés. ... Mais ces thèmes sont assez convenus au IVe siècle, comme le révèlent la mise en série des vies de saints et la comparaison de leurs données avec celle de l'archéologie. Si l'hagiographie chrétienne véhicule, de fait, un discours de violence contre les sanctuaires païens, celui-ci ne peut être que très rarement corrélé à un passage à l'acte. ... Les païens ne se convertissent pas sous la contrainte; ils sont retournés par la pénitence, la prière et les miracles de Martin, qui apparaît davantage comme un thaumaturge bienfaisant que comme un destructeur." (Marie-Françoise BASLEZ, Le Matin chrétien de la France, in Le Figaro Histoire, Les Racines chrétiennes de la France, octobre-novembre 2016, n° 28, p. 47.)

 

Quelques fois Martin sollicitait auprès des princes le pardon des criminels, la liberté des captifs, le retour des exilés ou le soulagement des personnages affligées.


Martin mourut le 8 novembre 397, dans une de ses paroisses à Candes, à l'âge de 81 ans. Ses funérailles furent l'occasion d'une cérémonie religieuse qui, tel l'adventus de l'empereur, accueillit avec majesté la sainte dépouille à Tours. Le culte qui allait assurer à cette cité le rang de capitale religieuse de la Gaule, puis des rois de France, fut aussitôt fondé. C'est un des patrons de la France. Sa châsse servit d'étendard à nos aïeux.

Son culte se répandit très vite au Ve et VIe siècles dans toute l'Europe. Charlemagne fit construire la Chapelle à Aix pour conserver l'autre pan du manteau de Saint Martin et les rois de France à partir du Xe siècle furent les abbés de la basilique tourangelle.

 

485 bourgs ou villages portent encore son nom. Le vocable d'église S. Martin ou le nom de village Saint-Martin est le plus répandu en France.

 

Daniel-Rops écrit qu"au temps des Mérovingiens, puis des premiers Capétiens, la cape rouge de Saint Martin (c'est pourquoi l'oriflamme des rois de France fut toujours rouge, jusqu'à la Révolution) sera portée en tête des armées et ce sera sur elle qu'on prêtera en temps de paix, les serments solennels."

 

Le vocable « chapelle vient de capella, diminutif du bas latin cappa, coiffure, chape; il s'agissait selon la légende du manteau de S. Martin, conservé comme relique dans le trésor des rois de France depuis le VIIe siècle. » (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 32-33.)

 

« La période révolutionnaire provoque la destruction du sanctuaire et la disparition des reliques. Une rue et un immeuble le remplacent. Il faut attendre 1860 pour retrouver le tombeau de Martin grâce à l'action de Léon Papin-Dufour, avocat martiniquais. » (Revue Codex, 2000 ans d'aventure chrétienne, Editions CLD, n° 1, Automne 2016, p. 94.)

L’armistice de 1918 sera signé un 11 novembre 1918 à 11 heures en la fête de Saint Martin, Apôtre des Gaules.

 

La ville de Tours a lancé le 11 novembre 2015 les fêtes du jubilé des 1700 ans de sa naissance.

 

Saint Martin est aussi le patron de Buenos Aires, Mayence, Utrecht, Rivière-au-Renard et Lucques, Martina Franca.

 

Sources générales :


* Colette Beaune, Naissance de la nation France, nrf Editions Gallimard, Mayenne 1985, p. 80-81, 173.
*
Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 699-700.

* L'Histoire de France racontée par les contemporains, Extraits des chroniques, des mémoires et des documents originaux, L. DUSSIEUX, Firmin Didiot Frères, Fils et Cie Libraires, tome premier, Paris 1861, p. 192-195.

* DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 409-413

* Christine DELAPLACE, Jérôme FRANCE, Histoire des Gaules, VIe s. av. J.-C. - VI. ap. J.-C., 5e édition Armand Collin, Domont 2016, p. 241

 



Liens:


* Les Francs Arquebusiers, ambassadeurs de la Belgique, honorent leur saint patron à l'endroit même de son tombeau (musique, photos)
*
Saint Martin de Tours, site des Arquebusiers de Visé

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 00:00
Saint Léon le Grand, pape, docteur de l'Église († 461), héraut de la Romanitas

Au moment des grandes invasions Barbares, ce lutteur pour la foi, vainqueur du paganisme, se fit le champion de l'unité ecclésiale et de la Romanitas. Il est le dernier défenseur de Rome et des Romains quand, en face, il n'y avait plus aucun païen.

 

Né à Rome, il appartenait à l'une des plus nobles familles de Toscane. Sa conviction permanente du rayonnement de Rome dans l'empire chrétien redonne à la Ville éternelle, dans ces temps troublés, le statut de centre du monde.

 

Léon, pape de 440 à 461 n'a pas usurpé son surnom. Il pourfendit les hérésies, prêcha à temps et à contretemps, avec simplicité et profondeur, dignité et tendresse ; il déploya un courage authentique et modeste quand il affronta les Huns et les Vandales.

 

Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que pour un saint Léon, comme pour un saint Augustin qu'en bien des façons il prolonge, cette activité va de pair avec l'élaboration d'une oeuvre littéraire considérable. Le saint pontife se distingua aussi bien dans les lettres profanes que dans la science sacrée.

 

"L'ancienne Eglise, écrivait le savant Batiffol, n'a pas connu de pape plus complet ni de plus grand." (Mgr Pierre Batiffol, 1861-1929).

 

Les évêques : derniers représentants authentiques de la romanitas

 

Vers 450, "la pensée païenne... a perdu tout dynamisme. La seule force intellectuelle agissante est le christianisme, qui s'impose dans tous les domaines. Toutes les valeurs sont révisées sous l'angle chrétien" (Jacques Pirenne, Grands courants de l'histoire universelle, le pôle syncrétisme de la pensée antique, Neuchâtel-Paris, 1959, t. I, p. 403).

 

"Nulle part on ne voit de personnalité païenne défendre efficacement la société romaine contre les Barbares. Partout cette défense est assurée par les évêques qui seront ainsi les derniers représentants authentiques de la romanitas, de saint Aignan à Orléans, à saint Loup à Troyes, à saint Sidoine Apollinaire en Auvergne, au pape saint Léon à Rome." (Jean Dumont, L'Eglise au risque de l'histoire, préface de Pierre Chaunu de l'Institut, Editions de Paris, Ulis 2002, p. 47-52.)

 

Au moment où le fonctionnaire impérial ou le militaire de Rome se montre si souvent inférieur à sa tâche, le représentant du peuple, ce n'est plus le bureaucrate ni le soldat, c'est l'évêque. [C]'est lui qui est le vrai défenseur de la cité; en général, il ne porte pas ce titre, qui est légalement celui d'un magistrat municipal, mais il en assume les fonctions jusque dans l'héroïsme et le sacrifice. Alors, ces princes de l'Eglise se révèlent des chefs politiques et militaires. Quand tout lâche, ils tiennent. C'est saint Augustin qui, dans Hippone assiégée, galvanise les courages; saint Nicaise qui se fait tuer dans sa cathédrale de Reims; saint Exupère de Toulouse qui résiste tant aux Vandales qu'il est déporté, et tant d'autres... (Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 75)

 

Saint-Leon---La-Romanitas-et-le-Pape-Leon-le-Grand.jpgCe constat de Jean Dumont et de Daniel-Rops est encore celui de Philip A. Mc Shane pour qui dans son ouvrage "La Romanitas et le pape Léon le Grand" [Tournai : Desclée ; Montréal : Bellarmin, 1979. - 407 p. ; 24 cm. - (Recherches. Théologie ; 24.) Bibliogr. p. 383-402], au moment où l'Empire romain (au moins en Occident) était en train de s'écrouler, le pape Léon tint une place considérable et joua un rôle de premier plan : en s'inspirant avec intelligence du système impérial, il adapta celui-ci à l'Église et lui fournit une base administrative, appelée à durer, au moins en partie, jusqu'à nos jours.  

Source: http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1982-03-0179-028 

 

Diacre du pape Célestin, Léon fut envoyé en mission en Gaule. C'est là qu'il apprit sa nomination pontificale sous le nom de Léon Ier, pour succéder au pape Sixte III, le 29 septembre 440.

 

Il entreprit avec courage de défendre l'Eglise contre la barbarie, l'erreur et le vice, qui l'envahissaient de tous côtés. Il prit sur lui de rétablir la doctrine de l'Église et ses efforts seront ratifiés et couronnés par le Concile de Chalcédoine en 451.

 

Léon laissa de très nombreuses homélies, prières liturgiques et lettres, pleines d'enseignement. Il fut proclamé docteur de l'Église en 1754, "docteur de l'Incarnation".

 

"C'est Pierre qui a parlé par Léon"

 

Léon sauvegarda la primauté romaine, au point de mériter (227 ans après sa mort) l'éloge d'un de ses successeurs, Serge Ier (Pape 687-701) qui lui attribue cette devise :

 

"Je veille pour que le loup, toujours à l'affût, ne saccage pas mon troupeau."

 

Saint-Leon-le-Grand.jpg

En Orient, la foi était attaquée par l'hérésiarque Eutychès, archimandrite de Constantinople, qui prétendait qu'en Jésus-Christ, il n'y avait qu'une seule nature, la nature divine sous l'apparence du corps humain : c'était anéantir le mystère de l'Incarnation. 

 

Après la condamnation de Nestorius, au concile d'Ephèse (431), Eutychès, d'apparence austère, tombait dans l'erreur opposée à celle de Nestorius. Le premier (Nestorius) proclamait qu'il y avait deux personnes distinctes, en Jésus-Christ : l'homme et le dieu, unies seulement par un lien moral ou symbolique ("donc d'après lui, la très sainte Vierge, n'étant la mère que de la personne humaine du Christ, n'était pas la mère de Dieu". Source: Histoire de l'Eglise, Exposition de l'histoire du salut, Editions Fideliter, Courtry 1994, p. 98); le second (Eutychès) soutenait qu'il n'y avait qu'une seule nature en Jésus-Christ : la divine.

 

Le Concile oecuménique de Chalcédoine, présidé par les légats de saint Léon, et éclairé par la lettre immortelle qu'écrivit ce grand pape sur le mystère de l'Incarnation, condamna l'eutychianisme : 

 

« Jésus-Christ fait homme, unique médiateur entre Dieu et les hommes, a pu mourir dans sa nature humaine, tout en restant immortel dans sa nature divine. Le vrai Dieu par sa naissance a pris la nature parfaitement complète d'un homme authentique et il est : tout entier dans la sienne et tout entier dans la nôtre... C'est grâce à cette unité de personne dans une double nature que le Fils de l'homme est descendu du ciel et, d'autre part, que le Fils de Dieu a été crucifié et enseveli, alors qu'il a pu souffrir ces épreuves par suite de l'infirmité de notre nature, nullement de sa divinité elle-même... Si donc Eutychès accepte la foi chrétienne, il reconnaîtra quelle est la nature qui a été percée par les clous et attachée à la croix... L'Eglise catholique vit et perpétue cette croyance : dans le Christ Jésus, l'humanité n'est pas sans véritable divinité et la divinité sans véritable humanité ! »

 

Quand cette lettre fut lue dans la vaste assemblée, il n'y eut qu'un cri d'admiration; les six cents évêques l'acclamèrent en disant: "C'est Pierre qui a parlé par Léon".

 

Les Lettres de Léon, au nombre de cent quarante-cinq, montrent avec quelle vigilance, quelle habileté le saint pontife réglait ce qui avait besoin de l'être en matière de foi et de discipline. Il fit juger par un tribunal mixte composé d'ecclésiastiques et de laïques les manichéens d'Afrique, réfugiés à Rome : il résultait de leurs écrits et de leurs aveux que leur doctrine était subversive de la religion, de la morale et de la société (toute ressemblance avec une idéologie moderne est fortuite...) Beaucoup d'entre eux abjurèrent leurs erreurs et rentrèrent dans le sein de l'Eglise. Ceux qui persistèrent opiniâtrement dans cette hérésie immorale et antisociale, furent bannis.

 

La fixation de la date de Pâques

 

C'est lui encore qui intervint dans la querelle qui avait repris concernant la date de la fête de Pâques. Le Concile de Nicée avait mis fin aux anciennes controverses en condamnant définitivement les quartodecimans, c'est-à-dire ceux qui voulaient célébrer Pâques avec les Juifs, le 14 Nisan, et en fixant cette fête au dimanche qui suivait la pleine lune de mars. Alexandrie avait été chargée de la notification de cette décision. Au milieu du Ve siècle, on mit en doute de-ci de-là l'exactitude des calculs alexandrins. Léon trancha en faveur des décisions prises et des calculs faits à Alexandrie, par "souci de l'unité qu'il importe avant tout de conserver." (Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 91)

 

En Occident, les invasions barbares, l'affaiblissement de l'autorité impériale, une forte crise sociale poussèrent l'Évêque de Rome à jouer un rôle notable jusque dans les affaires politiques

 

Léon eut soin d'associer à son entreprise des coopérateurs éminents, entre autres saint Prosper d'Aquitaine, le plus savant homme de son temps. Il en fit son conseiller et son secrétaire.

  

Attila et les Huns

Attila, à la tête des Huns, après avoir ravagé une partie des Gaules et le nord de l'Italie, marchait sur Rome. La terreur le précédait : les Romains se croyaient perdus. Léon fut nommé par l'empereur romain comme ambassadeur auprès des barbares qui envahissaient l'Italie. Toujours il obtint la vie sauve pour les habitants mais ne put pas empêcher les pillages à chaque fois.

 

Dans cet Occident démoralisé, Léon et avec lui l'Eglise restait pourtant le seul et dernier recours moral.

 

Face à l'avancée d'Attila, il décida d'aller à la rencontre du roi barbare, accompagné d'un consulaire, d'un sénateur et des principaux membres du clergé.

 

La rencontre se fit en 452 dans la ville italienne de Mantoue, en Lombardie. Attila le reçut avec les plus grands honneurs et lui accorda en effet la paix par un traité en date du 6 juillet 452, jour de l'Octave des saints apôtres Pierre et Paul. Les compagnons d'armes d'Attila ne purent comprendre qu'il eût renoncé à piller les trésors de Rome, sur les instances de Léon; et, se rappelant qu'il en avait fait autant en faveur de Troyes, aux prières de saint Loup, les Huns disaient : "La férocité d'Attila s'est laissée dompter en Gaule par un loup, en Italie par un lion". Comprenant leur surprise, Attila leur dit :

 

"Pendant que Léon parlait, j'ai vu près de lui deux personnages mystérieux, à la figure surhumaine, au regard terrible, revêtus de l'habit sacerdotal, qui, l'épée nue, me menaçaient de mort si je ne cédais pas à l'envoyé des Romains"...

 

Après l'entrevue, Attila rejoignit ses troupes pour leur donner l'ordre de retraite vers la Hongrie où il mourut l'année suivante.

 

 Léon Ier et Attila, peinture de Raphaël

 

Le saint Pontife rentra en triomphe à Rome, et le peuple, dans son enthousiasme, lui décerna le titre de "Grand". Pour perpétuer le souvenir de ce prodigieux évènement, Léon fit jeter à la fonte le bronze idolâtrique longtemps adoré sous le nom de Jupiter Capitolin, et le transforma en une statue de saint Pierre, placée dans la basilique Vaticane. Encore aujourd'hui l'on vient du monde entier en baiser le pied : le bronze usé témoigne de la vénération de seize siècles.

 

Genseric.jpg

Genséric, roi des Vandales

Peu de temps après, l'an 455, Genséric, roi des Vandales, qui s'était déjà emparé de l'Afrique, de la Corse, de la Sardaigne, de la Sicile, s'avança sur Rome avec une armée formidable. Léon alla une fois de plus à la rencontre de cet autre chef barbare, et obtint de lui qu'il s'abstiendrait des outrages, des massacres et de l'incendie : "mes soldats ne verseront pas le sang humain, aucun édifice ne sera brûlé" déclara Genséric qui cessa son occupation, le 29 juin 455, fête des saints apôtres Pierre et Paul.

 

Le saint pontife sauva ainsi une fois de plus les monuments de la Ville éternelle, la vie et l'honneur de ses concitoyens. Les Vandales se retirèrent de Rome quinze jours après, avec un butin immense et un grand nombre de captifs. Léon exhorta les fidèles : « Peuple romain, n'oublie pas trop vite cette délivrance » (Sermon LXXXIV.)

 

Le vigilant pasteur employa les dernières années de sa vie à guérir les plaies de toute sorte causées par l'invasion des Barbares. Il mourut le 10 novembre 461. Premier pape à porter le nom de Léon, il est aussi le premier à être enseveli au Vatican. 

 

Il nous reste de lui soixante-neuf discours, monument de son éloquence apostolique.  

 

Sources

1; 2; 3; 4; 5, Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 221-224; Le Petit Livre des Saints, Editions du Chêne, tome 1, 2011, p. 108; Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:00
Saint Théodore, soldat et martyr († 304)

Soldat romain, il fut décapité en raison de sa foi. On lui attribua l'exploit d'avoir mis à mort un dragon, comme S. Georges et S. Dimitri. Tous trois d'ailleurs sont les "trois grands soldats martyrs" des Orientaux.

 

Théodore naquit en Syrie, à la fin du IIIe siècle vers l'an 270. Il se convertit au christianisme, et ameutait la foule par ses prédications. 

 

Il faisait partie d'une légion romaine qui avait établi son quartier d'hiver dans la ville d'Amasia, de la province du Pont en Asie Mineure où les édits persécuteurs de Dioclétien étaient exécutés sévèrement.

 

Le jeune soldat, plein de l'amour de Jésus-Christ, dédaigna, malgré le péril, de cacher sa foi, et, au contraire, il se fit une gloire de la professer publiquement ; aussi fut-il présenté comme chrétien au tribun de sa légion. Celui-ci lui demanda comment il osait professer une religion proscrite sous peine de mort :

 

"Je ne connais point vos idoles, répondit-il ; j'adore Jésus-Christ, Fils unique de mon Dieu.

Je vous abandonne mon corps ; vous pouvez le déchirer, le mettre en pièces, le livrer aux flammes. Si mes discours vous offensent, coupez-moi la langue."

 

Le tribun et les juges, devant sa jeunesse, se contentèrent de le menacer et le laissèrent en liberté.

 

Théodore ne songea qu'à gagner des âmes à Jésus-Christ, à fortifier les autres confesseurs de la foi ; il poussa le courage jusqu'à mettre le feu au temple de la déesse Cybèle. Ce fut en vain qu'on essaya de lui faire exprimer quelques regrets à ce sujet : il brava toutes les menaces, comme il se rit de toutes les promesses. Il fut alors fouetté très cruellement et enfermé dans un cachot, sans nourriture, pour y mourir de faim. La nuit, le Sauveur vint le visiter dans la prison au milieu d’un nuage entouré de deux anges portant, l’un une couronne et l’autre la palme des martyrs; Il lui promit de le nourrir d'un aliment invisible et le fortifia pour le dernier combat.

 

Cette visite donna à Théodore tant de joie, qu'il se mit à chanter les louanges de Dieu, et des anges vêtus de blanc vinrent unir leurs voix à la sienne. Les geôliers et les gardes, le juge lui-même, furent témoins du miracle sans se convertir. On lui promit que, s'il feignait seulement la moindre soumission, on le mettrait en liberté. Ayant répondu à ces nouvelles sollicitations avec une fermeté invincible, Théodore est alors déchiré avec des crochets de fer, on lui brûle les côtes avec des torches ardentes, puis on le condamne à être brûlé vif. Le vaillant soldat, placé sur le bûcher, se munit du signe de la Croix, et bientôt sa belle âme s'envola au Ciel.

 

Autres saints militaires dans l'armée romaine (non exhaustif) : saint Victor, saint Georges, saint Sébastien, saint Martin de Tours, saint Ferréol, saints Serge et Bacchus, saint Maurice et ses compagnons, saint Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.).

 

Sources: 1: 2

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 00:00
Sainte Carine et sa famille († 360)

À Ankara, Carine et son époux Mélassippe subirent le martyre durant la persécution de l'empereur Julien l'Apostat. Ils furent mutilés et attachés encore vivants au pilori devant leur fils Antoine. Celui ci ne renia pas Jésus-Christ malgré le spectacle de la souffrance de ses parents. Il mourut décapité à son tour.

 

Sources : (1), (2), (3)

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 23:33

Prof à la gomme. Qui se retrouve vraiment en face de nos enfants ? Incroyable reportage d'Envoyé Spécial (France 2) dans les failles du système de recrutement de l'Education nationale.

 

Un journaliste d'"Envoyé spécial" raconte comment il a réussi à devenir prof de maths après un entretien de 10 minutes

Malgré son manque d'expérience et des entretiens ratés, Paul Sanfourche a réussi à se faire engager comme enseignant contractuel. De quoi mettre en lumière les importants besoins de recrutements dans certaines matières.

 

Les professeurs remplaçants de vos enfants ont-ils tous le niveau requis pour enseigner ? Dans son édition du jeudi 3 novembre, "Envoyé spécial" s'est penché sur le recrutement des contractuels, appelés à intervenir lorsque des enseignants sont absents.

 

Franceinfo a interrogé Paul Sanfourche, le journaliste auteur de l'enquête, qui explique comment il est devenu professeur de mathématiques pour une classe de collège, une semaine seulement après son entretien d'embauche. Le tout sans maîtriser cette matière.

 

Franceinfo : Quelle a été votre démarche pour devenir professeur ?

 

Paul Sanfourche : Les professeurs contractuels sont recrutés sur la base d'un dossier avec CV, envoyé au rectorat. Ils passent ensuite un entretien, un petit test pour savoir s'ils sont compétents. Ils postulent à la fois pour le collège et le lycée. Au total, j'ai envoyé une douzaine de candidatures, dans quatre matières, et j'ai été embauché comme prof deux fois, en français et en mathématiques.

 

Comment avez-vous réussi à être recruté ?

 

La première fois, j'ai postulé en français à l'académie de Créteil, celle où les besoins sont les plus importants (avec Versailles). J'avais envoyé mon véritable CV, avec ma véritable identité, en me présentant comme un journaliste en reconversion. Je n'avais pas le diplôme parfait, j'ai fait des sciences politiques plutôt que des lettres, mais ce n'était pas totalement hors de ma portée.

 

Lors de mon entretien avec un inspecteur académique, j'ai d'abord dû expliquer pourquoi je voulais devenir enseignant. Il y a eu une discussion de 40 minutes sur le programme, sur comment je comptais enseigner telle ou telle thématique à une classe. Là, j'ai bien ramé. Et puis, il y a eu une discussion sur l'orthographe et la grammaire. On m'a parlé de sujets que je n'avais pas révisés : on m'a, par exemple, demandé de placer une proposition subordonnée de concession et je me suis complètement planté. C'était vraiment un entretien de qualité. Je pense d'ailleurs que mon interlocuteur a vu que je n'étais pas au point. Pourtant, à la fin, il m'a sélectionné. Sans doute n'avait-il pas le luxe de se passer de quelqu'un. Quelques semaines plus tard, j'ai reçu une affectation. Mais c'était trop tard pour le reportage.

 

On a, par ailleurs, décidé de postuler en mathématiques, un domaine où je n'ai vraiment aucune compétence et où je suis très mauvais. Avec mon véritable CV, ça n'a pas abouti. Mais en m'inventant un faux diplôme de commerce, dans une école qui n'existe pas, une académie m'a très vite répondu. L'entretien a été très étonnant : il n'a duré que 11 minutes au total. En huit minutes d'interrogation, j'ai quand même réussi à me tromper un paquet de fois. Ma seule réponse correcte concernait le théorème de Pythagore. Mais à ma grande surprise, il m'a donné un avis favorable pour enseigner au collège, en me disant qu'il faudrait quand même réviser un peu pour le lycée.

 

Cet entretien vous a-t-il réellement permis de devenir enseignant ?

 

Oui, mon entretien a eu lieu un lundi, j'ai reçu mon affectation le jeudi, et j'ai commencé le lundi suivant, dans une classe de début de collège. J'ai été complètement livré à moi-même : je ne savais pas où les élèves s'étaient arrêtés dans le programme, ni quel était leur livre de cours. En fait, ils n'avaient pas eu d'enseignant depuis la rentrée, juste huit jours d'exercices sans débuter le programme. Ils étaient paniqués du retard qu'ils avaient accumulé, et les parents aussi.

 

Et comment se sont passés les cours ?

 

C'est très étrange. Face aux élèves, j'ai très vite oublié que je filmais (en caméra cachée) et j'ai fait de mon mieux avec les moyens que j'avais. J'ai eu le sentiment qu'il y avait parfois des flottements. Peut-être qu'ils s'en sont un peu rendu compte, mais ils sont restés attentifs. Pour ne pas pénaliser les élèves, je ne suis resté que le temps de voir quel encadrement était offert par l'administration, encadrement qui est relativement inexistant. Au bout de trois jours, j'ai démissionné. Un mois et demi plus tard, on m'a proposé une journée de formation. La chef d'établissement a essayé de me convaincre de rester, en me disant que ce qu'il y avait de pire, c'est que les élèves restent sans prof. Je n'ai donc pris la place de personne. Mais je sais que, à moins qu'ils aient trouvé quelqu'un depuis hier [mercredi], ils n'ont pas eu d'enseignants depuis.

Education nationale Prof à la gomme (3 novembre 2016) : l'incroyable reportage

Source: Un journaliste d'"Envoyé spécial" raconte comment il a réussi à devenir prof de maths après un entretien de 10 minutes, France Info, Mis à jour le 04/11/2016 | 19:13 publié le 03/11/2016 | 18:26

 

 

 

A noter la réponse à la journaliste Elise Lucet en forme de déni et d'inversion de la part du ministre de l'Education nationale Najat Vallaud Belkacem après la diffusion de ce reportage :

 

(A partir de 26:33 dans la video) "Est-ce que ce type de situation existe ? Oui, manifestement. Est-ce qu'elle est normale ? Non. Mais est-ce que la situation va mieux depuis 2012? Oui, aussi."

 

"Ca va mieux" : la réponse du ministre est la même que celle de François Hollande à propos du chômage et de "l'inversion de la courbe". Or, selon le reportage d'Envoyé spécial :

 

"Certains postes créés par l'Education nationale ne trouvent plus de candidats. L'an dernier, sur 12609 postes proposés au concours, 1676 sont restés vacants. Personne pour faire la classe. En 2015, le nombre de candidats à l'enseignement a chuté d'un tiers par rapport à 2007."

 

Le nombre de professeurs recrutés sans aucune compétence en 2015, n'a quant à lui pas été commenté par le "ministre" de la dite "Education nationale".

Source video : http://www.francetvinfo.fr/societe/education/video-prof-a-la-gomme_1901709.html

 

VIDEO. Prof à la gomme

En à peine quinze jours, un journaliste s'est fait engager comme prof de maths contractuel… sans avoir la moindre qualification. Sérieusement ! Les failles du système de recrutement de l'Education nationale mises en évidence par "Envoyé spécial".

 

Devenir prof de maths en quinze jours, avec un faux diplôme et en sachant à peine faire une mutiplication ? C'est possible, comme le montre cette plongée édifiante dans les failles du système de recrutement de l'Education nationale, diffusée le 3 novembre 2016 dans "Envoyé spécial".

 

"Tel que vous me voyez, je ne suis pas très rassuré", nous avoue Paul Sanfrouche avant de donner le premier cours de maths de sa vie. Il faut dire que pour le journaliste d''Envoyé spécial", 3 fois 8 font… soit 32, soit 21 ! Comment un tel cancre en calcul peut-il se retrouver devant vingt-cinq collégiens ? Où sont les exigences de l'Education nationale ?

 

Chaque année, 25 000 contractuels recrutés

 

Devant la pénurie de profs, elles ont été revues à la baisse. Plus besoin du Capes, le diplôme des enseignants, suivi de deux années de formation. En théorie, trois ans d'études dans la matière enseignée suffisent. Mais chaque année, 25 000 contractuels, c'est-à-dire des CDD, sont recrutés en urgence. Eventuellement via Pôle emploi, voire les petites annonces…

 

En tout, Paul Sanfourche aura postulé dans douze académies pour quatre matières dans lesquelles il n'a pas les compétences requises. Il aurait pu facilement enseigner le français dans l'académie de Créteil, la plus déficitaire − même s'il ne sait plus ce qu'est une proposition subordonnée relative. Ne restait qu'à remplir un dossier …

Des profs de maths très recherchés

 

Poussant l'expérience plus loin, le journaliste s'est inventé un MBA de finance décerné par une école bidon pour postuler à un poste de prof de maths. En voie de disparition, les enseignants dans cette matière sont particulièrement recherchés : leur effectif a chuté de 9% en neuf ans. Paul Sanfourche a donné cinq réponses fausses sur six questions posées lors d'un "entretien d'embauche" de huit minutes ? Il connaît tout juste le théorème de Pythagore ? Il n'a aucune expérience de la pédagogie ? Cela ne l’empêchera pas d'enseigner les maths.

 

Démonstration faite, Paul Sanfourche finira par démissionner, malgré l'administration qui tente de le retenir… car "la situation la pire, pour la proviseure, c'est de n'avoir personne en face des élèves". Aux dernières nouvelles, il n'a pas été remplacé.

 

Une enquête de Paul Sanfourche, Julien Ababsa, Karim Annette et Olivier Gardette, diffusée dans "Envoyé spécial" le 3 novembre 2016.

 

Source: http://www.francetvinfo.fr/societe/education/video-prof-a-la-gomme_1901709.html

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 00:00

http://reflexionchretienne.e-monsite.com/medias/images/borgianni-orazio-st-carlo-borromeo.jpg

Saint Charles Borromée, archevêque de Milan (1538-1584)

Saint Charles Borromée, né au sein de l'opulence et des grandeurs, devait être l'un des plus illustres pontifes de l'Église.

Neveu du Pape Pie VI, Charles était cardinal avant l'âge de vingt-trois ans.  

Après son élévation au sacerdoce, il fut promu à l'archevêché de Milan (1564). Il s'employa à y appliquer les mesures de la Contre-Réforme prises au Concile de Trente (1545-1563), auquel il participa, s'attachant à réformer les abus qui s'étaient introduits dans l'Église.

Il fit rédiger le célèbre catéchisme connu sous le nom de Catéchisme du Concile de Trente (1566). 

 

Le diocèse de Milan était alors dans une désorganisation complète : peuple, clergé, cloîtres, tout était à renouveler. Le pontife se mit à l'œuvre, mais donna d'abord l'exemple.

Il mena dans son palais la vie d'un anachorète ; il en vint à ne prendre que du pain et de l'eau, une seule fois le jour ; ses austérités atteignirent une telle proportion, que le Pape dut exiger de sa part plus de modération dans la pénitence. 

Il vendit ses meubles précieux, se débarrassa de ses pompeux ornements, employa tout ce qu'il avait de revenus à l'entretien des séminaires, des hôpitaux, des écoles, et au soulagement des pauvres et des mendiants.

Son personnel était soumis à une règle sévère ; les heures de prières étaient marquées, et personne ne s'absentait alors sans permission. Les prêtres de son entourage, soumis à une discipline encore plus stricte, formaient une véritable communauté, qui donna à l'Église un cardinal et plus de vingt évêques. 

L'archevêque transforma le service du culte dans sa cathédrale et y mit à la fois la régularité et la magnificence.

Toutes les œuvres nécessaires furent fondées, et l'on vit apparaître partout un renouveau de vie chrétienne.

Ce ne fut pas sans de grandes épreuves. Charles reçut un jour, un coup d'arquebuse, pendant qu'il présidait à la prière dans sa chapelle particulière ; le Saint continua la prière sans trouble.

Pendant la peste de Milan,  il montra un grand dévouement. Il visitait toutes les maisons et les hôpitaux, et sauva la vie à soixante-dix mille malheureux.

Les pieds nus et la corde au cou, le crucifix à la main, il s'offrit en holocauste.

Il mourut sur la cendre à quarante-six ans.

  •  

Sources: 1, 2, 3
 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:23

Mis à jour le 19/11/2016

Rumeur et phénomènes anormaux ont accompagné l'ouverture du tombeau, une première depuis plus de 200 ans.

 

C'est un mystère qui laisse les scientifiques sans voix. L'histoire se déroule autour du tombeau de Jésus à Jérusalem, à l'occasion de travaux de rénovation de la chapelle qui protège le tombeau, le Saint-Sépulcre pour les chrétiens. Pour la première fois depuis deux siècles, il vient d'être ouvert. Un événement historique et scientifique titre à la une Le Parisien-Aujourd'hui en France qui y consacre une double page. L'opération a été réalisée du 26 au 29 octobre.

 

Des scientifiques en ont profité pour soulever la plaque de marbre qui recouvre le rocher considéré comme le lit funéraire du christ. Ils ont fait des prélèvements et vont étudier la surface d'origine de la pierre. C'est sans précédent.

 

Pour la première fois, grâce aux techniques modernes, la science va peut-être valider si c'est le bon endroit. Ou pas, explique Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine. Elle faisait partie des privilégiés qui ont pu voir le rocher lorsque la plaque s'est soulevée. "C'est bouleversant, dit-elle. On est dans le lieu le plus sacré du monde chrétien." Elle s'est senti comme un spationaute qui après 20 ans d'attente est enfin envoyé dans les étoiles.

 

Dans Le Figaro, la professeur de l'université d'Athènes qui dirige le projet raconte que lorsque la dalle de marbre a été retirée, les travaux des scientifiques ont été compliqués par des perturbations électromagnétiques d'une ampleur tout à fait inhabituelle. (1)

 

Des "perturbations électromagnétiques" et "une odeur suave"

 

Dans les colonnes du Figaro, le professeur Antonia Moropoulou, qui dirige les opérations, affirme que les travaux ont été rendus compliqués "par des perturbations électromagnétiques d'une ampleur tout à fait inhabituelle". Ceux-ci ce sont déclenchés lorsque la dalle de marbre a été retirée. "Certains de nos appareils ont même complètement cessé de fonctionné". La scientifique, de l'université nationale technique d'Athènes, n'explique cependant pas les raisons de cette perturbation. (2)

 

Certains des appareils ont même complètement cessé de fonctionner. Et puis le journal rapporte qu'une rumeur s'est rapidement propagée dans la vieille ville de Jérusalem. Une odeur suave aurait instantanément envahi l'espace confiné de la chapelle du Saint-Sépulcre. L'odeur suave du mystère.

La tombe de Jésus vient d'être ouverte, à la faveur de travaux de rénovation. Ces travaux sont financés par les trois principales confessions (Grecs orthodoxes, franciscains et Arméniens) qui gèrent le Saint-Sépulcre. 

En 324, quand l'évêque de Jérusalem a identifié ce tombeau comme étant celui de Jésus, aucun des témoins oculaires de l'époque n'a expliqué comment l'évêque était certain qu'il s'agissait bien du lit funéraire du Christ. Un scientifique britannique suppose qu'il y avait des graffitis dessus. Et au XVIe siècle, des religieux y auraient aperçu des morceaux de fresques. (3)

 

Cette restauration est prévue pour durer huit mois afin d'être terminée pour les fêtes de Pâques de 2017. Elle est menée par des experts grecs avec le soutien de la National Geographic Society. 

Saint Sépulcre : phénomènes anormaux à l'ouverture du tombeau de Jésus

Un cercle de nuages s'est formé dans le ciel et il y a eu dans le ciel un bruit comme des sons de trompettes. Ceci est arrivé à Jérusalem lorsque le marbre du tombeau de Notre Seigneur Jésus-Christ a été ouvert.

Sources

 

(1) Mystère autour de l'ouverture du tombeau de Jésus à Jérusalem, Rtl, publié le 31/10/2016 à 09:32 mis à jour le 01/11/2016 à 16:52

(2) Jésus : ce qu'il faut savoir sur l'ouverture de sa tombe à Jérusalem, RTL , Avec AFP publié le 01/11/2016 à 16:11

(3) Jérusalem : que recèle le tombeau du Christ ?, Le Parisien, Société|Frédéric Mouchon|31 octobre 2016, 7h00 | MAJ : 31 octobre 2016, 9h19

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 00:00
Saint Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727), Patron des chasseurs

Evangélisateur des Ardennes au VIIe siècle, saint Hubert était un prince de la lignée de Clovis, roi de France. On le dit apparenté à Charles Martel. Il avait douze ans quand, au milieu d'une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l'étreindre de ses griffes redoutables. À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! » Aussitôt, se jetant sur l'animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C'est là, sans doute, le premier titre de saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs. 

Plus tard, les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par "les folles joies de sa vie mondaine" peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu vint le toucher. Hubert chassait un Vendredi saint dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un chrétien. Soudain, un beau cerf, qu'il poursuit avec ardeur, s'arrête et lui fait face. Entre les cornes de l'animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles :

Hubert! Hubert! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? "

 - Seigneur, s'écrie le jeune prince, que voulez-vous que je fasse ?

- Va vers l'évêque Lambert, convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu'il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée.

 

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme :

- Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse.

Je ferai pénitence, puisque vous le voulez.
Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous!

Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d'Aquitaine, se revêt d'un costume de pèlerin et s'achemine vers Rome.
 



Le culte de saint Hubert - chasseur s'était surtout développé sous l'influence des amateurs de vénerie, autrement dit les aristocrates, pour qui la chasse, préfiguration de la guerre, était l'occasion de faire valoir leurs vertus de classe :
la bravoure, l'intrépidité, la virtuosité dans le maniement des armes.
La chasse jouait un rôle important dans la culture aristocratique.

 

La vision de saint Hubert (1617), Par Breughel (II) et Rubens

 

Comme il arrivait au tombeau des saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l'évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l'ordre d'envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour prier à la basilique de Saint-Pierre. Le Pontife trouva en effet l'humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la volonté de Dieu.

« Pendant qu’on célébrait la messe de son élévation à l’épiscopat, l’ange apparut de nouveau et apporta de la part de Saint Pierre une clé assez semblable à une clé d’or, et la lui présenta en disant : « Cette clé que Dieu vous envoie aura un pouvoir efficace sur les démons, sur les énergumènes, sur les frénétiques et sur les puissances infernales. Elle sera, comme la baguette de Moyse, un précieux instrument d’œuvres merveilleuses que le Seigneur fera à votre prière. Quiconque aura été mordu par des animaux enragés, sera par sa vertu préservé de la rage. Elle se perpétuera de siècle en siècle, en votre mémoire, et ceux qui auront recours à vous, dans leurs infirmités, seront guéris ».

De retour en sa patrie, il fonda l'évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres. Saint Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules ; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu'on se lassât de l'entendre. À la puissance de la parole il joignait celle des miracles. À sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l'incendie s'éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde : « Le Dieu d'Élie est le nôtre, disait-il, implorons-le dans la prière et le jeûne ; la miséricorde fera le reste. »

Très tôt, dans la tradition liégeoise, le prélat est apparu comme se trouvant à l'origine de la fortune historique de Liège.
Notons que, dès son vivant, sa réputation de sainteté était grande.


Il mourut le 30 mai 727 des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche. Une voix céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés. » Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu.  

On l'invoque spécialement contre la rage et contre la peur.

Seize ans après sa mort, eut lieu l'élévation de son corps, qui fut transféré devant le maître-autel de la basilique le 3 novembre 743. C'était, d'après les idées du temps, l'équivalent de la canonisation ou la reconnaissance officielle de la sainteté. Le 30 septembre 825, l'évêque Walcaud fit transporter le corps tout entier de saint Hubert, de Liège à Andage. Vu l'importance exceptionnelle de la forêt d'Ardenne, au temps des Carolingiens, saint Hubert a connu une histoire extraordinaire. Saint-Hubert avait à peine pris possession de sa nouvelle demeure qu'il devenait, pour ainsi dire d'emblée, le véritable roi du pays.
Très tôt, saint Hubert devint le guérisseur de la rage, la terrible maladie, transmise surtout par les chiens. Très rapidement, il se fit connaître d'abord des doyennés de Bastogne, de Behogne et de Graide, puis des diocèses voisins. Il franchit les frontières à l'est et à l'ouest. Saint Hubert est en fait le saint des chasseurs (à courre). Il usurpe en quelque sorte le rôle de S. Georges qui lui est le véritable saint des cavaliers et dont la fête est en avril.

 

Sources: 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 00:00
Commémoration des Fidèles Défunts

Le souvenir des parents et amis disparus, des personnes dont la vie, l'action, les bienfaits nous ont marqués, est la chose la plus répandue et la plus naturelle du monde. Monuments funéraires et commémoratifs, portraits ou photographies exposés en bonne place dans les maisons, en témoignent abondamment.

 

Mais, pour les chrétiens, la mémoire des défunts s'accompagne de la prière d'intercession pour eux et pour "tous les morts dont Dieu seul connaît la foi". C'est ainsi que, dès le IIème siècle, la prière liturgique pour les défunts est attestée en Afrique du Nord.

 

Toutefois, c'est bien plus tard qu'a été instaurée, et fixée au 2 novembre, la Commémoration de tous les fidèles défunts, à l'initiative d'Odilon, abbé de Cluny (994-1049) - qui en prescrivit la célébration dans les maisons de l'Ordre; ce qui eut lieu pour la première fois le 2 novembre 998. De là, elle se répandit rapidement dans toute l'Eglise latine. (1)

 


Nous n’avons pas de révélation directe du purgatoire dans la Parole de Dieu ; c’est bien pourquoi les réformateurs protestants du XVIème siècle ont rejeté cette doctrine, née selon eux de l’imaginaire des hommes. Elle s’enracine pourtant dans la tradition de l’Ancien Testament. Deux siècles avant Jésus-Christ, nous trouvons le témoignage en 2 Macc 12, 46 de la croyance en la valeur et en l’efficacité de la prière pour les morts. L’offrande faite par Juda Maccabées en faveur des soldats morts au combat sur lesquels on avait trouvé des objets idolâtriques, prouve qu’il croyait en la possibilité d’une purification de l’âme par-delà la mort. L’Église primitive a fait sienne cette doctrine et a développé dès le second siècle la prière pour les morts.

 

Une parole du Christ expliquant qu'il y a des péchés - celui contre le Saint-Esprit - qui ne seront pardonnés "ni en ce monde ni dans l'autre" (Mt, 12, 31-32), indique qu'il y a des péchés qui sont pardonnés dans l'autre monde. Cela ne peut être au paradis, mais au purgatoire.

 

Depuis toujours l'Eglise prie pour les morts. Et même avant l'Eglise, Israël priait pour ses défunts. Si les défunts sont déjà au Ciel, il n'y a plus besoin de prier pour eux, il vaut mieux au contraire se recommander à leurs prières. Si les défunts sont en enfer, c'est trop tard. Et si, comme nous le croyons, ils sont en marche vers le paradis, nous pouvons hâter cette marche par nos prières et nos suffrages.
 
Dès les premiers temps de l'Eglise, on célébrait la messe sur le tombeau des défunts, et c'est de là que vient le dogme du purgatoire. »

 

"S'il envisageait qu'une très belle récompense est réservée à ceux qui s'endorment dans la piété, c'était là une pensée sainte et pieuse : voilà pourquoi il fit faire pour les morts ce sacrifice expiatoire, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché." (verset 45 du chapitre 12 du IIe Livre des Maccabées, IIe siècle av. J.-C.)

 

En Occident, les conciles œcuméniques de Florence au XVème s. et de Trente au XVIème s. ont défini de manière dogmatique l’existence du purgatoire :

"Instruite par l’Esprit Saint et puisant à la Sainte Ecriture et à l’antique Tradition des Pères, l’Église catholique a enseigné dans les Saints Conciles qu’il y a un lieu de purification (purgatorium) et que les âmes qui y sont détenues sont aidées par les suffrages des fidèles mais surtout par le Sacrifice de l’Autel agréable à Dieu." (Concile de Trente).

 

Cette doctrine fut pleinement confirmée par le Concile Vatican II, dans lequel nous lisons :

"Ainsi donc en attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté, accompagné de tous les anges (Mt 15, 31) et que, la mort détruite, tout lui ait été soumis (I Co 15, 26-27), les uns parmi ses disciples continuent sur la terre leur pèlerinage, d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore ; d’autres enfin, sont dans la gloire contemplant dans la pleine lumière, tel qu’il est, Dieu un en trois Personnes." (Constitution dogmatique sur l’Église : Lumen Gentium, 49).

"La pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse (2 Maccabées 12, 45)." (Lumen Gentium, 50).

"Cette foi vénérable de nos pères en la communion de vie qui existe avec nos frères déjà en possession de la gloire céleste, ou en voie de purification après leur mort, le Saint Concile la recueille avec grande piété." (Lumen Gentium, 51).

 

Interprétant ces textes du Concile, S. Jean-Paul II a expliqué :

"Unie aux mérites des saints, notre prière fraternelle vient au secours de ceux qui sont en attente de la vision béatifique. Selon les commandements divins, l’intercession pour les morts obtient des mérites qui servent au plein accomplissement du salut. C’est une expression de la charité fraternelle de l’unique famille de Dieu, par laquelle nous répondons à la vocation profonde de l’Église : « sauver des âmes qui aimeront Dieu éternellement » (Thérèse de Lisieux). Pour les âmes du purgatoire, l’attente du bonheur éternel, de la rencontre avec le Bien-Aimé, est source de souffrances à cause de la peine due au péché qui maintient loin de Dieu. Mais l’âme jouit de la certitude que, le temps de sa purification achevé, elle ira à la rencontre de Celui qu’elle désire (cf. Ps 42 ; 62). J’encourage donc les catholiques à prier avec ferveur pour les défunts, pour ceux de leurs familles et pour tous nos frères et sœurs qui sont morts, afin qu’ils obtiennent la rémission des peines dues à leurs péchés et qu’ils entendent l’appel du Seigneur à entrer dans la plénitude de sa gloire." (2)

 

Un texte que nous devrions tous parfaitement intégrer, dans nos esprits et nos cœurs, alors qu'une enquête menée à la demande du magazine Le Pèlerin - avril 2009 - révélait que seuls 57% des catholiques pratiquants croient à la résurrection des morts..

 

Saint Cyprien

- Saint Cyprien (IIIe siècle), Traité sur la mort XX.

 

"Nous ne devons pas pleurer nos frères que l'appel du Seigneur a retirés de ce monde, puisque nous savons qu'ils ne sont pas perdus, mais partis avant nous: ils nous ont quittés comme des voyageurs, comme des navigateurs, pour nous précéder [...] Ne donnons pas aux païens l'occasion de nous reprocher, avec raison, de nous lamenter sur ceux que nous déclarons vivants auprès de Dieu, comme s'ils étaient anéantis et perdus."

 

- Saint Irénée de Lyon (IIe siècle), Contre les Hérésies V, 2,3.

 

Saint Irenee de lyon - église Saint Irenee Lyon
Saint Irénée de Lyon

"Comme le grain de blé

Le bois de la vigne, une fois planté en terre, porte du fruit quand vient le temps. De même, le grain de froment, après être tombé en terre et s'y être dissous (Jn 12,24), resurgit multiplié par l'Esprit de Dieu qui soutient toutes choses. Ensuite, grâce au savoir faire, ils viennent à l'usage des hommes ; puis, en recevant la Parole de Dieu, ils deviennent eucharistie, c'est à dire le Corps et le Sang du Christ.

De même nos corps, qui sont nourris par cette eucharistie, après avoir été couchés dans la terre et s'y être dissous, ressusciteront en leur temps, lorsque le Verbe de Dieu les gratifiera de la résurrection, "pour la gloire de Dieu le Père" (Ph 2,11). Car il procurera l'immortalité à ce qui est mortel et l'incorruptibilité à ce qui est périssable (1Co 15,53), parce que la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse (2 Co 12,9).

Dans ces conditions nous nous garderons bien, comme si c'était de nous-mêmes que nous avons la vie, de nous enfler d'orgueil, de nous élever contre Dieu en acceptant des pensées d'ingratitude. Au contraire, sachant par expérience que c'est de sa grandeur à lui [...] que nous tenons de pouvoir vivre à jamais, nous ne nous écarterons pas de la vraie pensée sur Dieu et sur nous-mêmes. Nous saurons quelle puissance Dieu possède et quels bienfaits l'homme reçoit de lui. Nous ne nous méprendrons pas sur la vraie conception qu'il faut avoir de Dieu et de l'homme. D'ailleurs [...], si Dieu a permis notre dissolution dans la terre, n'est-ce pas précisément pour que, instruits de toutes ces choses, nous soyons dorénavant attentifs en tout, ne méconnaissant ni Dieu ni nous-mêmes ? [...] Si la coupe et le pain, par la Parole de Dieu, deviennent eucharistie, comment prétendre que la chair est incapable de recevoir la vie éternelle ?"

 

L'Evangile de la messe du jour de prière pour les défunts rappelle ces propos du Christ :

 

"Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé.

Or, la volonté du Père qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je les ressusciterai au dernier jour." (Jean 6, 37-40) (3)

 

Commémoration des Fidèles Défunts, Angélus du dimanche 2 novembre 2003, de S. Jean-Paul II :

 

 

"Depuis toujours, l'Église a exhorté à prier pour les défunts. Celle-ci invite les croyants à regarder le mystère de la mort non pas comme le dernier mot sur le destin humain, mais comme le passage vers la vie éternelle. « Tandis qu'est détruite la demeure de cet exil terrestre - lisons-nous dans la préface d'aujourd'hui - une demeure éternelle est préparée au Ciel ».

 

Il est important et de notre devoir de prier pour les défunts, car même s'ils sont morts dans la grâce et dans l'amitié de Dieu, ils ont peut-être encore besoin d'une dernière purification pour entrer dans la joie du Ciel (cf. Catéchisme de l'Église catholique, n. 1030). Notre prière d'intention pour eux s'exprime de diverses façons, parmi lesquelles également la visite aux cimetières. S'arrêter dans ces lieux sacrés constitue une occasion propice pour réfléchir sur le sens de la vie terrestre et pour alimenter, dans le même temps, notre espérance dans l'éternité bienheureuse du Paradis.

 

Que Marie, Porte du Ciel, nous aide à ne pas oublier et à ne jamais perdre de vue la Patrie céleste, objectif ultime de notre pèlerinage ici sur Terre. (4)

 

Sources: (1), (2), (3), (4)

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