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Christ Roi

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:53

En France, l'affaire Alstom tourne à l'affaire d'Etat.

... Cela, c'était sur Canal+, le 9 novembre 2016 dans l'émission "Spécial Investigation", "Anti-corruption : l'arme fatale américaine". Alcatel, Alstom, Total, Technip… Ces dernières années, des fleurons de l’industrie française ont dû payer des amendes colossales à la justice américaine, accusées d’avoir versé des pots de vin à l’étranger pour remporter des marchés. En poursuivant des entreprises pour corruption, les Etats-Unis sont devenus par ce moyen les shérifs du monde. Un géant français, "Alstom", a tenté de résister à ces procédés déloyaux. Résultat : la société a finalement cédé avant de se faire racheter par son principal concurrent américain !

 

"Le comble dans cette histoire, c'est que General Electric n'a pas payé l'amende comme promis : c'est Alstom qui a réglé l'ardoise de 630 millions d'euros.

Alstom était spécialisé dans l'énergie et les transports, il avait accompagné le développement de la SNCF avec notamment les TGV, contribué à l'édification de la filière nucléaire française et produit aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire les plus grands paquebots du monde. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas empêché la vente de ce fleuron industriel ?

 

Alstom n'était pas une entreprise comme les autres, elle vivait de la commande publique. En 2003, c'est l'Etat qui l'a sauvé de la faillite :

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

L'argent des contribuables versé à Alstom en 2003 est donc parti dans la poche des Américains en 2016 avec Emmanuel Macron. "Macron, rend l'argent ?"

 

Une affaire qualifiée de "scandale d’Etat" dans l'émission de Canal + en novembre 2016... Une affaire depuis étouffée, mise sous le tapis au cours de cette campagne présidentielle 2017.

Emmanuel Macron, soupçonné de haute trahison dans le scandale d’Alstom-énergie et auteur du scandale de la livraison de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi n’a pour le moment aucun problème avec le Parquet National Financier (PNF), qui préfère s’occuper de ses concurrents directs à la course à l’Elysée, Marine Le Pen et François Fillon, pour des emplois au parlement européen (Marine Le Pen) ou à l'Assemblée nationale (F. Fillon) infiniment moins coûteux que les 300 millions d'Alstom...

 

L’ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’est pas non plus poursuivi pour de forts soupçons de dissimulation fiscale sur son patrimoine fabuleux de 3,5 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement et dont curieusement, il ne resterait plus rien à déclarer…

 

Le scandale d’Alstom, de la haute trahison

 

Emmanuel Macron n’est toujours pas poursuivi alors que comme Secrétaire Général-Adjoint de l’Elysée et ensuite ministre de l’Économie il a favorisé, ses propres intérêts, des intérêts capitalistes et des intérêts étrangers contre les intérêts nationaux. Ainsi il a cédé aux Américains un pan capital de l’indépendance énergétique de la France: Alstom-Energie.

 

« C’est une défaite catastrophique, nous avons été roulés dans la farine. Général Electric et les Américains ont eu absolument ce qu’ils voulaient, quand ils voulaient, et probablement en mettant moins d’argent et en rencontrant moins de difficultés que ce qu’ils avaient prévu. » Eric Dénécé, dans Spécial Investigation de Canal+.

 

Arnaud Montebourg avait eu le mérite comme ministre de l'Economie de faire "un choix de patriotisme économique" en bloquant la vente par un décret du 14 mai 2014 relatif aux investissements étrangers, qui devait permettre à l’'Etat de s'’opposer à la prise de contrôle d'un très grand nombre d'entreprises françaises (Le Monde). Seulement, Arnaud Montebourg n'était pas seul dans ce dossier. Face à lui, il y avait le secrétaire général adjoint de l'Elysée, Emmanuel Macron, qui ne voulait pas utiliser ce décret comme une menace et se déclara favorable à un rachat sans condition d'Alstom par General Electric.

C'est finalement Macron qui l'a emporté et, une fois devenu ministre de l'économie à la place d'Arnaud Montebourg, il a autorisé le 5 novembre 2014 la vente de la branche Energie d'Alstom qu'il a présenté comme une "alliance industrielle".

Le député LR du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle a alors déclaré :

 

"Emmanuel Macron ment quand il dit que c'est une alliance. Ce n'est pas une alliance, c'est une absorption, c'est une disparition d'Alstom Energie au profit de General Electric".

 

Macron est clairement désigné comme celui qui a été placé à Bercy en remplacement de Montebourg pour trahir les intérêts de la France au bénéfice des intérêts américains, dans l’émission de Canal+ Spécial Investigation:

Extrait de l’émission Canal + Spécial Investigation du 9 novembre 2016 - Anti-corruption, l'arme fatale américaine . Cet extrait montre la partie qui dénonce la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la vente d'Alstom à Général Electric alors qu'Arnaud Montebourg avait bloqué la vente par décret.

Macron, cet associé de la banque Rothschild, n’est pas davantage poursuivi pour avoir livré SFR au magnat milliardaire de la presse Patrick Drahi, faisant de ce dernier son obligé qui, depuis le début de la campagne électorale, organise la propagande du candidat d’"En Marche" sur ses chaines d’information, tout-en court-circuitant et faisant lyncher par ses journalistes les opposants de son mentor.

 

L’ancien conseiller de François Hollande et son ancien ministre n’est pas davantage poursuivi pour avoir dissimulé au fisc son fabuleux patrimoine de plus de 3 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement. Où est l'"égalité" ?

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 20:03

Lors de sa marche pour la "VIe république" à Paris, samedi 18 mars 2017, Jean-Luc Mélenchon fait son discours devant le drapeau de l'URSS.

Le communisme : combien de morts ?

Mélenchon fait son discours de marche pour la "VIe république" devant le drapeau de l'URSS
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:47

Dans son journal du jeudi 16 mars 2017, Tv-Libertés a dressé un bilan économique des cinq années de socialisme :

Le désastreux bilan de François Hollande, le président des records

Chômage, déficit, balance commerciale.. les Français se souviendront longtemps, et ils payeront longtemps les conséquences de ces cinq années de socialisme…

 

Le chômage d’abord : François Hollande, qui est arrivé aux affaires quatre ans après le début de la crise économique mondiale, la pire depuis 1929… a pourtant réussi à faire pire encore que son prédécesseur. Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, plus de 1,1 million de Français se sont retrouvés au chômage…. Sous le mandat de François Hollande, qui n’est pourtant pas encore achevé, plus de 1,2 million de Français ont rejoint les rangs de Pôle Emploi, sans parler des centaines de milliers de chômeurs dissimulés, en contrats aidés, en plans de formation ou encore, définitivement découragés de chercher un emploi et donc radiés des listes… ils vivent, soit, dans la clandestinité, gonflant les rangs des travailleurs au noir, soit… des minima sociaux, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles, loin s’en faut.

 

Du côté du déficit, François Hollande pourrait se targuer d’avoir fait mieux que Nicolas Sarkozy, et en valeur absolue, c’est exact. La dette française a augmenté de 600 milliards de 2007 à 2012, et de seulement 300 milliards de 2012 à aujourd’hui.. Seulement, sous Nicolas Sarkozy, la dette de la France a augmenté de 23 points… quand elle augmentait dans le même temps de 22,75 points dans la zone Euro. La France n’a donc ni mieux, ni moins bien fait que ses voisins partageant la même monnaie pendant cette période.. Et que s’est il passé pendant le mandat de François Hollande ? Si la dette française n’a effectivement augmenté que de “seulement” 9 points… elle n’a progressé dans le même temps que de 1,4 point dans l’ensemble de la zone euro ! ! ! certains pays, et pas seulement l’Allemagne, parvenant même à inverser la spirale infernale de la dette publique, commençant enfin à rembourser leurs créanciers… Résultat, l’an dernier, la France a occupé la glorieuse première place du pays empruntant le plus sur les marchés financiers, avec plus de 270 milliards d’euros de dettes anciennes ou nouvelles à placer… Résultat : la dette française a augmenté 6 fois plus vite que la dette de l’ensemble des pays membres de la zone euro pendant ces cinq années de socialisme..

 

Quant à la balance commerciale : elle, ne ment pas… en janvier dernier, la France a même battu un triste record, avec un déficit entre les importations et les exportations de près de 8 milliards d’euros. ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de notre pays

 

C’est également pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de deuxième économie européenne, c’est pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de cinquième économie mondiale..

 

Des dizaines d’autres indicateurs permettraient de mesurer l’ampleur du désastre du quinquennat hollandais : l’indice de confiance des acteurs économiques, qui ne faisait que progresser pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, n’a par exemple fait que s’enfoncer de plus en plus profondément pendant ces cinq années de socialisme..

 

Voilà donc le bilan de François Hollande, qui est aussi celui d’Emmanuel Macron, son ministre de l’Economie pendant deux ans, et auparavant, son conseiller économique à l’Elysée. Quand on regarde de près le pseudo programme d’Emmanuel Macron, on constate qu’il ne renie rien, procédant plus à des retouches cosmétiques qu’à de véritables réformes ou changement, sauf peut être, sur le sujet du droit du travail… C’est de cela dont les électeurs devront avoir conscience au moment de décider de voter pour Emmanuel Macron, le seul véritable héritier de François Hollande.

 

Source: Tv-Libertés

Mais François Hollande, c'est aussi le président de tous les records battus :

 

- Record d'insécurité : une délinquance et une insécurité qui gagnent et "frappent au coeur de nos territoires, dans la ruralité profonde" (Général Soubelet) 

- Record d'impôts nouveaux : 90 milliards de hausse d'impôts

- Record de chômage,

- Record de dette à 2037,8 milliards d'euros, chaque français a une dette de 30.727 euros (la dette atteint 95% du PIB contre 92,3. fin 2013)

- Record des reculs et des échecs à l'"école" : recul dans le palmarès mondial scolaire, progression de l'illetrisme..., progression des inégalités (Enquête Pisa), disparition du vocabulaire à l'école, etc..., le tout au moment où le gouvernement socialiste s'engageait à "s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités" (Vincent Peillon)...

Record de guerres !... Le socialisme, c'est la guerre... et le terrorisme ! François Hollande le président de guerre au Mali, en Centrafrique, en Syrie (tentative échouée), Daech (Irak), le terrorisme qui frappe au coeur de l'Hexagone... Quelle réussite... !

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 07:21

Jean-Pierre Pernaut : "On nous parle souvent dans les beaux discours de la défense de l'innovation, et bien un inventeur français, lui, va sans doute devoir partir s'exiler à l'étranger. C'est l'inventeur du "Fly Board", cet engin révolutionnaire volant. "Interdit de vol", lui ont dit les gendarmes. Il est menacé de prison. C'est un comble. Reportage."

L'inventeur français du "Fly Board" interdit de vol en France, contraint de quitter la France

L’inventeur du flyboard contraint de quitter la France

 

Franky Zapata est dans une situation plus que délicate. Inventeur du Flyboard, il lui a été signifié la semaine passée qu’il risquait la prison avec son engin révolutionnaire. En cause, l'engin est non homologué. Et c’est toute une PME qui est désormais en sursis.

13 mars 15:20Xavier Martinage

 

C’est le rêve de chacun depuis de nombreuses années : devenir l’homme volant, comme dans les films de science-fiction ou d'anticipation. Depuis peu, un homme et son équipe ont mis au point le "Flyboard Air", un engin volant propulsé par du kérosène qui permet à un homme de se tenir debout au-dessus du sol. Sous le capot : 1000 chevaux et une vitesse de pointe estimée à 150 km/h.

 

Amende et prison ?

 

Mais lors d’un essai la semaine dernière, Franky Zapata, son inventeur, a été sommé d’arrêter immédiatement son activité. Convoqué par la gendarmerie, il raconte : "Ils m’ont dit : "Vous avez conduit un aéronef non-homologué au-dessus d’une agglomération, et sans permis. Votre machine a quitté le sol de plus de huit centimètres. C’est direct la prison (si vous continuez)."

 

 

Et pour cause, l’engin n’a pas de licence, il est encore en phase de test et de développement. Des années de prison encourues donc, mais également des milliers d’euros d’amende. Une aberration pour le jeune créateur.

 

Délocalisation forcée

 

Outre la prison et l’amende potentielle, c’est surtout un frein au développement de ce prototype. Avec cette décision, la petite PME qui emploie 17 personnes dans les Bouches-du-Rhône, n’est plus en mesure d’améliorer son produit. Engagée dans une course à l’innovation, elle pourrait se laisser tenter par les appels du pied des investisseurs étrangers.

 

 

"J’ai déjà refusé des avances de l’armée américaine ; 180 pays me font un pont d’or pour aller chez eux… Si je devais partir, ce serait à contrecœur".

J’ai déjà refusé des avances de l’armée américaine ; 180 pays me font un pont d’or pour aller chez eux.Franky Zapata, inventeur du Flyboard.

 

Un départ ? Seule solution envisageable actuellement. Cependant, il faudrait des mois à la PME pour obtenir une autorisation et des laisser-passer pour quitter le territoire français.

 

 

Sur Facebook, l’appel de Franky Zapata n’est pas passé inaperçu. Il a déjà été commenté à 14.000 reprises et partagé près de 130.000 fois.

 

 

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 13:30

Mis à jour le 22 mars 2017.

Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics.

Emmanuel Macron

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

L' "affaire" Pénélope Fillon ("PenelopeGate"), ainsi que celle des assistants parlementaires européens de Marine Le Pen tombent à pic durant cette campagne présidentielle 2017 pour plomber les candidats insuffisamment mondialo-compatible pour l'un, non compatible du tout pour l'autre (!), c'est-à-dire pour discréditer les uns et mettre les autres à l'abri :

 

"Je m'étonne de l'urgence subite donnée au traitement de cette affaire [...] pour aboutir à une convocation 40 jours avant l'élection présidentielle", a déclarée Marine Le Pen, avant de rappeler qu'elle a elle-même sollicité, dès le 18 février 2016, l'ouverture d'une information judiciaire pour pourvoir, notamment, accéder au dossier... (1)

Les convocations tombent, comme par hasard, six semaines avant la présidentielle...

 

Déconstruisons les déconstructeurs. Aujourd'hui, voici le deux poids deux mesures des "casseroles" s'agissant de la campagne présidentielle 2017. François Fillon, comme Marine Le Pen sont poursuivis par une caste politico-médiatique favorable à l'UE qui les accablent quodiennement devant une opinion publique pas toujours attentive aux manipulations.

 

Le Parquet National Financier (PNF) poursuit actuellement les deux principaux opposants à Emmanuel Macron. Tous les membres du PNF ont été nommés par François Hollande et Christiane Taubira. (2) Où est l'"indépendance" de la justice dont on nous rabat les oreilles depuis l'école primaire ?

 

Sur Christ-Roi, nous ne sommes pas contre le fait que le Parquet (ministère public de la justice) dépende du Souverain (c'est même une chose naturelle de la souveraineté que de ne pas se diviser...), seulement lorsque c'est le cas, on aimerait que la communication gouvernementale le dise au lieu de faire croire au Père Noël et à la fable des Lumières de la séparation des pouvoirs...

 

Ce Parquet soit-disant "indépendant", donc (sic), (c'est à mourir de rire) dépend directement... du ministère de la Justice, et il poursuit sans relâche François Fillon et Marine Le Pen, "tout en jetant astucieusement les pièces d’un dossier uniquement à charge en pâture aux vautours de médias serviles; l’un et les autres faisant fi du secret de l’instruction, des droits de la Défense et de la présomption d’innocence."

C'est un constat que fait Emilie Defresne pour Medias-presse.info, mais que nous faisons aussi !

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

Un personnage obscur n'a d'évidence qu'à descendre le pouce, appuyer sur le bouton, passer un coup de fil et la chasse à l'homme démarre.

 

Ceci pose tout de même un léger problème dans une soit-disant "démocratie" où la transparence n'existe pas...

 

Cependant que les macronistes se rassurent, tandis qu'ils peuvent tranquillement pavaner sur tous les plateaux, à l'abri de toute question indiscrète (!), les "journalistes" se garderont bien de les interroger sur le délit de favoritisme d'Emmanuel Macron !

 

Il est clair, ainsi, que les campagnes présidentielles des deux principaux adversaires de l’héritier du régime Hollande sont plombées.

 

Emmanuel Macron traine pourtant de nombreuses casseroles incomparablement plus graves.

 

Par exemple : les délits de favoritisme qui ont gravement atteint l’indépendance énergétique de la France, avec Alsthom (racheté par l'américain General Electric) ou la vente de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi qui fait de ce dernier son obligé.

 

Add. Mercredi 22 mars 2017. Le scandale d’Alstom, de la haute trahison

 

Emmanuel Macron n’est toujours pas poursuivi alors que comme Secrétaire Général-Adjoint de l’Elysée et ensuite ministre de l’Économie il a favorisé, ses propres intérêts, des intérêts capitalistes et des intérêts étrangers contre les intérêts nationaux. Ainsi il a cédé aux Américains un pan capital de l’indépendance énergétique de la France: Alstom-Energie. « C’est un défaite catastrophique, nous avons été roulés dans la farine. Général Electric et les Américains ont eu absolument ce qu’ils voulaient, quand ils voulaient, et probablement en mettant moins d’argent et en rencontrant moins de difficultés que ce qu’ils avaient prévu. » Eric Dénécé, dans Spécial Investigation de Canal+

 

Macron est clairement désigné comme celui qui a été placé à Bercy en remplacement de Montebourg (qui avait verrouillé l’affaire par un décret), pour trahir les intérêts de la France au bénéfice des intérêts américains, dans l’émission de Canal+ Spécial Investigation:

Add. Lundi 13 mars 207. Emmanuel Macron. ... derrière la façade, il y a aussi quelques belles affaires, bien enveloppées, tapies sous les dossiers de la campagne. Des affaires sur lesquelles les juges rechignent pour le moment à se pencher. ... Il faudrait que David Pujadas en fasse l’ouverture de son journal. Ou que BFM TV, LCI et CNews se mettent à ouvrir les casseroles de M. Emmanuel Macron....

Le site Les Crises a ouvert un long dossier avec de multiples photocopies de documents, tendant à prouver qu’il y aurait eu malversations de la part de celui qui n’était pas encore candidat. Trois personnalités ont envoyé ce dossier à la Haute Autorité pour la transparence, en lui posant cette question : « Comment M. Macron a-t-il pu déclarer si peu en 2014 après avoir gagné trois millions d’euros ? » « Pour moi, il y a eu fausse déclaration, et c’est un délit pénal », a expliqué Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, l’un des trois protestataires. « Nous sommes incompétents », lui fut-il répondu !

 

Pourquoi rien n’a bougé lorsque Charles de Courson, député UDI, s’est interrogé sur l’étrangeté d’un prêt sur dix ans de 550.000 euros effectué auprès de M. Henry Hermand (décédé en novembre 2016), l’un des nombreux amis milliardaires de M. Macron ? La presse s’est empressée de juger – et condamner – Fillon pour l’emprunt de 50.000 euros passé – et depuis remboursé – auprès de Marc Ladreit de Lacharrière, mais silence radio sur la trouvaille de M. de Courson…

 

> Source : L’envoûtante probité de M. Macron, Boulevard Voltaire, Floris de Bonneville, dimanche 12 mars

 

Aujourd'hui la nouvelle "affaire" c'était les costumes de luxe offerts par un ami à Fillon... une "infraction" à la déontologie de l'assemblée nationale (Libération)

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron à la société Havas, tel que rapporté dans la presse écrite seulement mercredi 8 mars (alors que depuis deux mois circule l'affaire Fillon débutée par un article du Canard Enchaîné le 25 janvier 2017), dont les medias du grand courant ne parlent pas et sans qu'aucun journaux télévisés du soir n'en discutent...

Cette affaire est apparue mercredi 8 mars dernier, lorsque l'on a appris que le mouvement d'Emmanuel Macron "En Marche!" (arrière!... dans le socialio-mondialisme !) porterait plainte pour diffamation contre le chef de file des députés LR Christian Jacob, qui venait sur "France-Info", de tenir des propos iconoclastes contre Emmanuel Macron, en réclamant "que le PNF (parquet national financier) se saisisse rapidement" du dossier du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en 2016, qui a fait l'objet de soupçons de favoritisme, selon Le Canard enchaîné. L'élu LR déclara : "Ca va être intéressant de voir si Mme Houlette (procureur financier, ndlr) se précipite pour se saisir de cette affaire ou pas !"... Mais que n'a-t-il pas dit là !

 

Dans ce dossier, pourtant, l'inspection générale des finances (IGF), elle-même avait pointé le coût exorbitant d'une prestation événementielle confiée en janvier 2016 à la société Havas. (3)

 

Selon la source de l'information qui est "Le Canard enchaîné" du 8 mars, l’Inspection générale des finances s’est intéressée à un délit de favoritisme concernant l’organisation d’une soirée à Las Vegas (4), le 6 janvier 2016, où Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, fut ovationné par 500 entrepreneurs français dans le cadre du "Consumer Electronics Show" (CES) (bonjour l'anglicisme! Ndlr....) , un rassemblement planétaire pour tous les acteurs de l'innovation technologique organisé par "Business France" (organisme chargé soit-disant de la promotion de la "French tech", qui dépend de Bercy... le ministère de l'Economie et des Finances...) (on se demande si ces gens sont bien des Français ou des Anglais?!), et organisme soupçonné d'un délit de favoritisme. Autrement dit, c'est le ministère lui-même qui serait responsable de ce délit...

 

"Le parquet national financier a pris connaissance de l’article du Canard enchaîné. Il s’est rapproché de l’Inspection générale des finances pour obtenir plus d’informations. Dès que nous aurons plus d’éléments, nous envisagerons avec le parquet de Paris les suites éventuelles à donner", a indiqué un porte-parole du PNF.

 

Interrogée par le Figaro, l'IGF n'a pas souhaité réagir. (5) Comme ça c'est plus simple !

 

Depuis l'annonce de cette affaire dans la presse écrite, les grands medias télévisés n'en parlent pas, mais accablent chaque jour les soutiens de F. Fillon ou de M. Le Pen. Où est l'équilibre de la justice ?

 

Soupçon de délit de favoritisme pour l'organisme de promotion de la French Tech

 

L'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné explique que "cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée à Havas par Business France, sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé"... Elle aurait coûté "381.759 euros, dont 100.000 rien que pour l'hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit" !

Selon les conclusions de l'IGF, citées par le palmipède, "Business France" ou certains de ses salariés "pourraient être incriminés pour ‘favoritisme'".

 

Le délit de favoritisme a été introduit par la loi du 3 janvier 1991 relative à la transparence et à la régularité des procédures de marché. D'après une note du ministère de la Justice, "ce délit est né lors du mouvement de moralisation de la vie économique et financière et constitue un des délits regroupés dans le Code pénal à la section 'des manquements au devoir de probité'". "Le délit de favoritisme protège l'impératif de probité des élus et agents publics tout en assurant le respect des règles de concurrence nécessaires au bon fonctionnement des marchés", conclut la place Vendôme. … Il y a délit de favoritisme quand "l'avantage injustifié a été octroyé en violation d'une disposition législative ou réglementaire garantissant la liberté d'accès et l'égalité des candidats dans l'attribution des marchés publics et délégations de services publics".

 

Or, d'après les révélations du Canard enchaîné, les conclusions de l'enquête de l'IGF tendraient à prouver qu'il n'y a eu aucun appel d'offres dans l'organisation de cette soirée à Las Vegas, qui a été automatiquement confiée à Havas...

 

Soupçon de complicité et de recel pour Havas

 

Selon les conclusions de l'IGF, Havas France ou ses dirigeants pourraient quant à eux être poursuivis "au titre de la complicité ou du recel".

 

Le délit de favoritisme est puni de 30.000 euros d'amende et 2 ans d'emprisonnement...

 

Le Code pénal dispose que les atteintes à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics et les délégations de service public sont punies de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende.

 

Joint par Le Figaro, l'avocat Stéphane Babonneau précise qu'"il y a visiblement eu une dizaine de jours entre le moment de la demande et celui de l'octroi du contrat à Havas [...] Il n'était simplement pas possible d'organiser un appel d'offres dans un délai aussi réduit. Il existe bien des dérogations pour des commandes très urgentes, mais celles-ci concernent, par exemple, la santé publique ou la défense, pas l'organisation d'une soirée à Las Vegas", ajoute ce spécialiste du droit pénal des affaires.

 

Quant au gouvernement, un ténor de la Socialie, le sinistre de l'économie Michel Sapin est venu à la rescousse de son ex-collègue de l'Economie, ce même mercredi 8 mars : "non, Emmanuel Macron ne serait pas suspect de favoritisme à propos de l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016 sans qu’il y ait eu d’appel d’offres." Le gouvernement par la voix de Michel Sapin, a démenti mercredi 8 mars cette information du Canard Enchaîné... C'est un article de "Ouest-France" qui l'indique. (6)

 

"Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics", a expliqué Emmanuel Macron.

 

"M. Macron n'est absolument pas concerné par ces soupçons", a-t-on souligné dans l'entourage du candidat d'"En Marche" (arrière... !)

 

"Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres", a réagi Emmanuel Macron lors d'un déplacement aux Mureaux (Yvelines).

 

"Je pense que ça peut être des agents de l'Etat ou en tout cas des entités publiques, mais je demande à vérifier les faits", a-t-il poursuivi avant de conclure : "Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics". C'est un article de Lci qui rapporte ce propos d'Emmanuel Macron... (7)

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

Voici donc le résultat d'une petite investigation sur le sujet.

Pour le moment le Parquet National Financier ne juge pas utile de poursuivre…

Quant aux chaines d'information en continue, qu'elles fassent le boulot pour lequel elles sont payées, qu'elles se gardent d’approfondir le sujet ! Qu'elles se gardent d'en informer les citoyens !

 

Vous avez dit "égalité" devant la campagne présidentielle ?

Add. Mardi 14 mars 207 : Alors que nous apprenons que F. Fillon a été mis en examen ce mardi 17 mars pour "soupçons d'emplois fictifs", le parquet a ouvert hier lundi 13 mars une enquête préliminaire pour favoritisme dans l'affaire du délit de favoritisme dans le déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas. Cette soirée, organisée par Havas pour 380 000 euros, n'avait pas fait l'objet d'un appel d'offre, avait révélé le Canard Enchaîné.

À ce stade, selon les informations de France Inter, le candidat d'En Marche n'est pas directement visé. Dans le camp d'Emmanuel Macron, on estime que cette enquête "concerne Business France et Havas". L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales

http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/deplacement-d-emmanuel-macron-a-las-vegas-le-parquet-ouvre-une-enquete-preliminaire-pour-favoritisme_2096957.html

http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/deplacement-d-emmanuel-macron-a-las-vegas-le-parquet-ouvre-une-enquete-preliminaire-pour-favoritisme_2096957.html

Sources

 

(1) Ce que Marine Le Pen a écrit aux juges pour refuser sa convocation, Le Figaro, Par Marc de Boni Mis à jour le 10/03/2017 à 09:27 Publié le 10/03/2017 à 08:49

Dans l'"affaire" de l'assistant parlementaire européen de Marine Le Pen, Florian Philippot (FN) a fait savoir sur CNEWS (05/03/17) qu'elle ne répondrait pas aux convocations compte tenu qu'elle avait demandé par courrier un an auparavant le 18 février 2016, l'ouverture d'une enquête judiciaire pour faire la clarté et ne reçut alors aucune réponse.

(2) Qui a dit que la Justice doit être juste et indépendante? Photo des membres du Parquet National Financier qui poursuit Fillon et Marine Le Pen, Medias-Presse.info, — par Emilie Defresne — 10 mars 2017

(3) Soupçon de favoritisme : En Marche! va porter plainte contre Christian Jacob, Le Figaro, Par Marcelo Wesfreid Publié le 08/03/2017 à 17:10

(4) Soupçons de favoritisme liés à la visite de Macron à Las Vegas : le parquet dit attendre « plus d’informations », Le Monde | 08.03.2017 à 13h33 • Mis à jour le 08.03.2017 à 18h01

(5) Macron : soupçon de favoritisme autour d'un déplacement à Las Vegas, Par Alexis Feertchak Mis à jour le 09/03/2017 à 09:42 Publié le 08/03/2017 à 11:49

(6) Soupçon de favoritisme à Las Vegas. Macron "hors de cause" selon Bercy, Ouest-France, Modifié le 08/03/2017 à 12:28 | Publié le 08/03/2017 à 12:28

(7) Soupçons de favoritisme : le déplacement d'Emmanuel Macron au CES de Las Vegas en 2016 dans le viseur, 08 mars 06:33 La rédaction de LCI

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:16

Les propos de Serge Moati vont embarrasser les élites oligarques et les francs-maçons. C'était prévisible... On a vu hier Anne Sinclair déplorer une "France blessée", constater "une entrée dans un monde nouveau", donc la fin d'une époque..., et admettre s'être trompée "tout le temps, comme tout le monde". Hier également, Serge Moati a fait une introspection de son parcours politique. C'est qu'après des décennies de positions politiques ultra-immigrationnistes, mélangistes et pro-multicultu, les Juifs de France découvrent la persistance des phénomènes identitaires, virent à l'extrême droite et quittent le navire pour Israël, en réclamant le droit pour eux d'exprimer leur "identité". C'est Serge Moati qui l'explique sur I24News" : 

Après des décennies de positions politiques de gauche, Serge Moati appelle à une Alya responsable et collective

Serge Moati, vient de sortir le livre "Juifs de France, pourquoi partir ?" (Stock)". Invité d'"I24NWS.TV" hier 6 mars, il explique dans une video :

 

"Je pense que les conditions de l''Alya' (retour en Israël. Ndlr.), on doit travailler constamment les conditions de l'Alya réussie. C'est une responsabilité collective, l'Alya. C'est une décision personnelle, mais c'est une responsabilité collective. Donc, il y a des choses qu'il faut arranger : l'équivalence des diplômes, la protection sociale évidemment, le prix des loyers, des choses comme cela. L'Alya, il faut la faire ou très jeune, ou très âgé".

 

S'agissant des Juifs de France qui restent (en France), le journaliste explique que finalement ils "finissent par se ghettoïser". Serge Moati explique alors ce qui motive le départ des Juifs de France pour Israël :

"Je connaissais un Israël plus à gauche, pour dire les choses brutalement.

 

Et là, j'ai rencontré des gens de la communauté des Juifs de France, à la fois religieux, sionistes et nationalistes. En France, on dirait 'de droite'. Donc la communauté juive de France a beaucoup changé", déclare Serge Moati.

 

"Alors, (elle a beaucoup changé) pour des raisons que je peux exprimer, poursuit Serge Moati. C'est-à-dire que c'est la grande crainte de l'immigration arabe, qui revient très souvent, et avec une brutalité qui m'a étonné. C'est-à-dire, on ne peut plus vivre en France, on n'est plus rien, on ne pèse plus rien, électoralement, etc., il faut qu'on aille dans un pays où l'on est majoritaire", conclut Serge Moati... "Et avec un grand mot qui sort tout le temps : où notre identité pourra s'exprimer".

Avant d'écrire ce livre, Serge Moati explique :

 

"Je n'en avais pas conscience. Je ne pouvais pas le savoir et le sentir à ce point.

 

Ce qui m'intéressait, c'est la netteté des propos, et de leur rendre cette netteté comme ils me l'ont donnée.

 

Ils me disent ça y est on part en Israël. On n'est plus en sécurité en France. On ne reconnaît pas la France qu'on a aimé. Et des propos qui suivent qui m'ont beaucoup troublé. Ces propos sont très clairs. Et donc j'ai décidé de faire ce bouquin... Une communauté juive de France qui ne compte plus que 470 000 êtres humains. C'est peu", ajoute Serge Moati.

Question: pourquoi ce type de propos est-il normal dans la bouche d'un juif, mais est-il taxé de "racisme", et de "fascisme" lorsqu'il est prononcé dans la bouche d'un catholique français qui voudrait lui aussi que son "identité" puisse "s'exprimer" ? Les propos de Serge Moati vont secouer le landerneau.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 16:47

Florian Philippot (FN) était l'invité de CNEWS le 05/03/17. La journaliste Audrey Pulvar lui a posé la même question huit fois d'affilée en huit minutes, soit une fois toute les minutes, et a fini par abandonner, en disant "je pense qu'on a entendu", devant la même réponse dite, elle aussi, huit fois d'affilée...

 

Les huit questions d'Audrey Pulvar sont numérotées dans la video-ci-dessous :

Audrey Pulvar - 1ère question : "Votre candidate fustige le gouvernement des juges et refuse de répondre aux convocations de la justice ?", demande Audrey Pulvar.

 

1ère réponse de Florian Philippot : "Non, Marine Le Pen a demandé il y a plus d'un an l'ouverture d'une information judiciaire ...  La réponse a mis treize mois pour arriver au moment de l'élection présidentielle".

 

Audrey Pulvar - 2e question : "Marine Le Pen, le Front national s'est toujours targué d'être un parti qui ne ferait pas de la politique comme les autres, la tête haute et les mains propos, cela semble surprenant que la présidente de ce parti refuse à trois reprises de répondre aux convocations de la justice ?"

 

2e réponse de Florian Philippot : "Parce que je vous ai dit qu'elle avait demandé le 18 février 2016 par courrier l'ouverture d'une information judiciaire et qu'on ne le lui a pas répondu".

 

3e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne répond pas à ma question sur le fait que Marine Le Pen veuille dicter son propre agenda aux juges et ne répond pas aux convocations de la justice ?"

 

3e réponse de Florian Philippot : "Non, elle l'a demandé elle-même : ils ouvrent treize mois plus tard en plein pendant la campagne présidentielle à quelques jours du premier tour. Elle y répondra, elle y répondra après. Mais effectivement elle ne se plie pas à ce calendrier qui est évidemment électoral".

 

4e question d'Audrey Pulvar : "Vous réagiriez de la même façon si un délinquant mineur ou un bandit de grand chemin disait au juge là je n'ai pas le temps, je suis un peu occupé, j'ai une grosse échéance, donc vous attendrez pour que je réponde à votre question ?"

 

4e réponse de Florian Philippot : "Je vous redis Audrey Pulvar pour la 3e ou 4e fois qu'elle l'a demandé il y a treize mois l'ouverture : vous voyez, elle (Marine Le Pen) a devancé la justice".

 

(Mais la réponse ne me convient pas !!) 5e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne change rien sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e question d'Audrey Pulvar (tu vas dire ce que je veux entendre!!): "Quel rapport Florian Philippot sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e réponse de Florian Philippot : "Mais elle y répondra, elle y répondra après. Je vais vous le redire, cela fait cinq minutes qu'on est là-dessus, qu'elle a demandé le 18 février 2016 l'ouverture d'une information judiciaire qui lui a été refusée".

 

(Bon je vais poser une autre question, histoire de pas faire trop insistante) : "Dans le système de l'organisation judiciaire, qu'est-ce qui changera pour ces magistrats ?"

 

Suit un développement de fond de Florian Philippot sur le scandale de la magistrature le "mur des cons", le syndicat des magistrats politisé, et les réformes à apporter.

 

7e question d'Audrey Pulvar : "On est loin de la convocation de Marine Le Pen par les juges là ?" (Zut! C'était quoi ma question juste avant?)

 

7e réponse de Florian Philippot : "Vous me posez une question de fond, donc je vous réponds. Vous m'avez demandé qu'est-ce que vous ferez pour la justice, souvenez-vous de vos questions, ou sinon je vous les rappelle ! Que ferons-nous pour la justice ? On fera tout cela, voilà. Et on donnera plus de moyens à la justice, effectivement.

 

8e question d'Audrey Pulvar: "D'accord !... (cause toujours) C'est la même justice laxiste qui poursuit Marine Le Pen aujourd'hui et à laquelle Marine Le Pen ne veut pas répondre ?"

 

8e réponse de Florian Philippot : "Elle veut tellement pas y répondre qu'il y a treize mois, le 18 février 2016, elle a demandé elle-même l'ouverture d'une information judiciaire et qui n'a pas eu de réponse."

 

Sur cette réponse, Audrey Pulvar abandonne avec un petit rire de bonne perdante (j'ai trouvé plus fort que moi sur la stratégie du disque rayé) : "Je pense qu'on a entendu, on va faire une page de pub..."

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:15
Carte de Barbarie (Gerardus Mercator, 1630)

Carte de Barbarie (Gerardus Mercator, 1630)

Assistons-nous à la réactivation de la piraterie islamiste et de la "Barbarie" que Charles X avait éradiquée en 1830 ?

 

Selon La Dépêche.fr aujourd'hui, "un otage allemand a été décapité aux Philippines par des islamistes du groupe Abu Sayyaf qui a porté allégeance à l’Etat islamique." RIP

 

"Basé dans le sud des Philippines, le groupe islamiste est connu pour ses enlèvements et actes de piraterie maritime. Apparu dans les années 1990, il aurait gagné des dizaines de millions de dollars grâce à ses actes de rançon."

Philippines : un otage allemand décapité par un groupe islamiste

La réactivation de la piraterie islamiste ?

Source

 

L'archipel philippin est bordé à l'est par la mer des Philippines, à l'ouest par la mer de Chine méridionale et au sud par la mer de Célèbes, mais se trouve plus populairement dans l'océan Pacifique.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:33

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a exhorté les opposants de Brexit à "se lever" et à se battre pour changer la position du peuple britannique de quitter l'Union européenne.

 

Dans sa première intervention politique importante depuis le vote en juin dernier, Blair a lancé un cri de ralliement aux opposants de Brexit, déclarant qu'il n'y avait aucune clarté sur ce que signifiait le vote du référendum et que le gouvernement avait misé sur le "Brexit à n'importe quel prix" .

 

"Le peuple a voté sans connaissance sur les termes du Brexit, car quand ces termes deviennent clairs, c'est leur droit alors de changer d'avis. Notre mission est de les persuader de le faire ", a-t-il déclaré, cité par Reuters dans un discours pro-européen du Groupe de la Bretagne ouverte. Blair a parlé au siège européen de Bloomberg à Londres, le même endroit où, en janvier 2013, l'ancien Premier ministre David Cameron a annoncé son projet d'appeler un référendum sur l'adhésion à l'UE, sans le savoir mettre la Grande-Bretagne en route pour partir.

 

[...] Blair, qui a dirigé le pays de 1997 à 2007, s'oppose explicitement au gouvernement conservateur de May, l'accusant d'être un "gouvernement pour Brexit, de Brexit et dominé par Brexit". Blair a critiqué May et d'autres membres du Gouvernement qui avait soutenu le "rester" dans la campagne de référendum, pour s'engager à sortir la Grande-Bretagne du marché unique pour des raisons politiques, même après avoir offert une défense ferme de ses mérites. "Ils ne conduisent pas ce bus, ils sont conduits", dit-il.

 

On ignore si les remarques de Blair auront un impact : sa réputation dans le public britannique reste ternie par la guerre en Irak (de même que dans sa responsabilité dans l'essor de Daech. Ndlr.), un problème qui a refait surface l'an dernier quand une enquête tant attendue a critiqué son rôle dans la décision de rejoindre la coalition des Etats- Envahisseurs. Pourtant, il continue de se faire une voix forte dans la politique britannique et a cherché à faire des interventions ciblées ces dernières années: d'abord pour avertir les électeurs contre l'élection du chef du Parti travailliste à gauche Jeremy Corbyn et ensuite pour dissuader les électeurs de soutenir Brexit. Aucune de ses interventions n'a été couronnée de succès.

 

Bien qu’il conserve le soutien des modérés du parti travailliste, il est vilipendé par de nombreux membres qui sentent qu'il a trahi les racines socialistes du parti, et son ancien parti s'est bien éloigné du centre affairiste pro-business qu'il défendait autrefois.

 

Theresa May a promis de déclencher l'article 50 et de commencer le processus de quitter l'Union européenne le mois prochain, et a dit qu'elle envisage une rupture nette de l'UE, y compris la sortie du marché unique. Elle a également mis en garde les politiciens contre l'interruption du processus.

Blair a affirmé que parmi les risques du Brexit, la question de l’éclatement du Royaume-Uni était désormais "sur la table" et les circonstances pour les nationalistes étaient maintenant "beaucoup plus crédible" qu'elles ne l'étaient il y a trois ans.

Tony Blair exhorte les opposants aux Brexit "à se relever" et à lutter pour rester dans l'UE

Source: Zero Hedge

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:30

Emmanuel Macron a dénoncé aujourd'hui la colonisation comme "un crime contre l'humanité". Il aurait bien fait de dénoncer le crime de l'intervention de son gouvernement en Syrie. Dans un entretien accordé mardi 14 février à Europe 1 et TF1, et diffusé aujourd'hui, le président syrien Bachar el-Assad a en effet fustigé "la politique de la France" sous François Hollande, qui "a consisté à soutenir les terroristes en Syrie" et "est directement responsable des tueries dans notre pays" (la Syrie) qui ont "des centaines de milliers" de morts..., et pour lesquels on n'a pas entendu l'ex-ministre de François Hollande dénoncer spécialement ce crime.

 

La France a peut-être apporté les droits de l'homme en Syrie, mais elle a encore une fois oublié de les lire ! (1)

 

L'entretien de Bachar Al-Assad est retranscrit en intégralité sur Europe1.fr. Voici l'extrait en question :

 

FN : Monsieur, parlons des relations entre la France et la Syrie. D’ici quelques semaines, un nouveau président sera élu en France. Et parmi les débats que nous avons chez nous, il y a celui qui concerne la reprise du dialogue avec votre gouvernement. Est-ce que vous espérez une relance des relations diplomatiques avec la France ?

 

Al-Assad : Ce qui est important, ce ne sont pas nos relations diplomatiques. Il s'agit essentiellement et en premier lieu de la ligne politique de la France. Si nous n’avons pas de relations diplomatiques, ce n’est pas un gros problème pour le moment. Même si pour le long terme, il faudrait avoir de bonnes relations avec n’importe quel pays, y compris des relations diplomatiques.

 

FN : Eh bien parlons de la ligne politique de la France !

 

Al-Assad : Exactement. La politique de la France, depuis le premier jour a consisté à soutenir les terroristes en Syrie, et est directement responsable des tueries dans notre pays.

 

FN : C’est une accusation très sérieuse contre la France ! Comment pouvez-vous dire que la France soutient le terrorisme ?

 

Al-Assad : Ce sont eux qui le disent. Je ne les accuse pas. Ils ont dit à plusieurs reprises avoir soutenu la guerre. François Hollande a même récemment déclaré que cela avait été une erreur de ne pas avoir déclenché la guerre en 2013. Ce sont eux qui ont dit qu'ils envoyaient de l’armement à ce qu’ils appellent des groupes "modérés", et qui sont en fait des terroristes. Ce sont eux qui l'ont dit, pas moi. Les Américains ont tenu les mêmes propos, les Français aussi. Alors si vous revenez aux déclarations de vos dirigeants durant ces deux, trois ou quatre dernières années, vous trouverez bien plus d’une déclaration faite par des responsables français. Ils s'accusent eux-mêmes.

 

 

MS : François Hollande est sur le point de quitter le pouvoir en France. Et vous êtes toujours là : avez-vous remporté ce bras de fer avec François Hollande ?

 

Al-Assad : Il ne s’agit pas de moi et de lui. Il n’y a rien de personnel là dedans. Je ne l’ai jamais rencontré. Pour être franc, je ne me soucie aucunement de lui avec ses 11% de popularité, ce qui je pense s’appelle toucher le fond comme jamais aucun de ses prédécesseurs dans l’histoire de France. En fait, il s’agit avant tout d’une affaire entre moi et les terroristes, et entre moi et quiconque soutient les terroristes. Jusqu’à maintenant, les terroristes n’ont pas été en mesure de gagner cette guerre. Mais ils détruisent la Syrie. Ils ont tué des centaines de milliers de syriens. Alors je ne peux pas dire que j’ai gagné la guerre. Ils n’ont pas réussi à accomplir leur projet, oui, mais pour le moment nous n’avons pas encore terminé notre guerre. Je ne peux donc pas dire que j'ai gagné cette guerre.

 

Source : Retrouvez l'interview intégrale de Bachar al-Assad, 08h31, le 16 février 2017, modifié à 21h29, le 16 février 2017

Bachar Al-Assad répond à Emmanuel Macron sur la "colonisation" "crime contre l'humanité"

Notes

 

(1) Pour condamner la colonisation comme un "crime contre l'humanité", le candidat d'"En marche" arrière(!),  Emmanuel Macron, qui commis un dérapage (le crime contre l'humanité, concept juridique strictement défini, ne s'applique pas à la colonisation) a également déclaré sur twitter: "Je ne laisserai pas mes propos être récupérés à des fins clientélistes ou électoralistes". A tout le moins pourra-t-on lui faire remarquer que c'est lui, qui dans un contexte particulièrement explosif de troubles d'attentats islamistes, et d'émeutes dans les banlieues suite à l'"affaire Théo", et de contexte de présidentielle dans deux mois..., sort soudainement ce thème de l'ombre où il était pour le mettre sur le devant de la scène, "à des fins clientélistes et électoralistes", et en instrumentalisant le vote ethnique et religieux ! Dangereux et indigne. Cette méthode oligarchique commence maintenant à être bien connue : l'inversion accusatoire ne fait que désigner son auteur, à tous points de vue.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:45
Michel Houellebecq : "Les pays occidentaux étaient fiers de ce système électif"

Les pays occidentaux étaient fiers de ce système électif qui n'était guère plus que le partage du pouvoir entre deux gangs rivaux

 

 

Beaucoup d'hommes s'intéressent à la politique et à la guerre, mais j'appréciais peu ces sources de divertissement, je me sentais aussi politisé qu'une serviette de toilette, et c'est sans doute dommage. Il est vrai que, dans ma jeunesse, les élections étaient aussi peu intéressantes que possible ; la médiocrité de l'« offre politique » avait même de quoi surprendre. Un candidat de centre-gauche était élu pour un ou deux mandats, selon son charisme individuel, d’obscures raisons lui interdisant d'en accomplir un troisième ; puis la population se lassait de ce candidat et plus généralement du centre-gauche, on observait un phénomène d'alternance démocratique et les électeurs portaient au pouvoir un candidat de centre-droit, lui aussi pour un ou deux mandats, selon sa nature propre. Curieusement, les pays occidentaux étaient extrêmement fiers de ce système électif qui n'était pourtant guère plus que le partage du pouvoir entre deux gangs rivaux, ils allaient même parfois jusqu'à déclencher des guerres afin de l'imposer aux pays qui ne partageaient pas leur enthousiasme.

Michel Houellebecq, Soumission, 2015

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 17:25

Devant l'ampleur du désastre et du gouffre entre les citoyens et les institutions libérales, l'oligarchie tendance de gauche, imagine comment se perpétuer au pouvoir et nous sort du chapeau le tirage au sort :

Benoît Hamon et "Conseil citoyen" "ouvert à tous" : l'oligarchie libérale imagine comment se perpétuer avec le tirage au sort

Que faut-il penser d'un "tirage au sort" "ouvert à tous" qui se réalise dans un groupe de "volontaires" ?

 

"Ce sera peut-être l'innovation la plus forte de cette campagne, nous allons constituer un conseil citoyen" ouvert à tous, explique-t-il. En clair, tous les volontaires peuvent postuler pour constituer ce groupe de travail. Le député des Yvelines table sur un millier de personnes intéressées par ce projet. Quarante d’entre elles seront tirées au sort. Leur rôle sera d’évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne, mais aussi de faire des propositions. "Ma campagne je la souhaite ouverte, horizontale, collaborative", résume-t-il.

 

Les "volontaires" devront-ils faire partie du PS ou l'ouverture ira jusqu'à tout membre de la société civile, même non membre du PS ?

 

Les "volontaires" tirés au sort devront-ils être en phase avec le programme du parti pour se déclarer volontaires ? Qu'en est-il d'une ouverture qui n'est qu'un élargissement au milieu d'une même famille politique ?

 

Quand vous voulez savoir quoi penser d'une grande pétition de principe présentée tel un sésame, prenez  son sens contraire.

 

Le rôle d'"évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne" pourra-t-il être élargi à la faculté d'évaluer et de sanctionner tout candidat qui n'aura pas rempli son contrat une fois élu ? Le vrai critère qui indiquerait un début de pouvoir du peuple serait la possibilité d'évaluer et de sanctionner à intervalles réguliers et répétés, donc en cours de mandat, l'élu qui ne remplirait pas son contrat. Il y a fort à parier que cette faculté ne verra pas le jour. Ou bien l'on verra les candidats à la candidatures se faire soudainement beaucoup plus rares...

 

Quant au rôle de "faire des propositions", il reste à savoir dans quelle conditions ces propositions seront-elles prises en compte. Selon quels critères ?

 

Que doit-on penser de ce conseil citoyen de tirés au sort ? Cela sera toujours un peu mieux que le système électif dit "représentatif", tel que pratiqué depuis 1791 et qui n'a abouti qu'à la mise en place d'une oligarchie et non d'une démocratie. Il n'en demeure pas moins que dans un tel système, le premier citoyen (ici ce serait Benoît Hamon) continuera de diriger la foule et non d'être dirigé par elle, de la même manière que sous Périclès, celui-ci "contenait la multitude qu'il menait, beaucoup plus qu'elle ne le menait. [...] Ce gouvernement portant le nom de démocratie, en réalité c'était le gouvernement d'un seul homme !" Thucydide, Guerre du Péloponnèse, II, 65.

 

Rappelons toutefois que le tirage au sort version 2017 et le tirage au sort dans la "démocratie" athénienne au Ve siècle avant J.-C. ne sont pas du tout de la même nature. Le premier est passé à la moulinette du libéralisme et des "philosophes" des "Lumières", il s'est débarrassé "de l'idée d'un ordre de la nature voulu par Dieu où chaque être a sa finalité propre", le second respectait un ordre naturel, celui des dieux. Ce qui fait toute la différence entre la démocratie moderne et la démocratie antique.

 

Lire : Les fondements philosophiques de la démocratie moderne (Maxence Hecquard) - La nature totalitaire de la démocratie moderne

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:41
Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon

La video :

Dimanche soir 5 février, dans un débat sur Bfmtv intitulé "Fillon peut-il tenir?", le journaliste Alexis Lacroix (à propos du "catholique" François Fillon, de l'affaire Penelope Gate et de "sondages qui dévissent") a tenus ces propos :

 

"C’est un catholique donc il n’aime pas, il y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le catholicisme ne privilégie pas la vérité ; en revanche ce qu’on lui demande, c’est d’être un peu protestant".

 

Ces propos laissent entendre que le "catholique" Fillon est par nature programmé pour le mensonge parce que "le catholicisme ne privilégie pas la vérité" (sic).

 

Remplacez le mot "catholique" par "juif", "catholicisme" par judaïsme, puis invitez le "juif" à être catholique, cela donne : 

 

"C’est un 'juif' donc il n’aime pas, y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le 'judaïsme' ne privilégie pas la vérité ; en revanche ce qu’on lui demande, c’est d’être un peu 'catholique".

 

Que se serait-il passé sur le plateau télé et dans les médias si ces propos avaient été tenus envers une personnalité politique de confession juive ? Imaginez-vous le scandale immédiat, les appels incessants à repentance et à excuses, le battage médiatique..., les pleurnicheries pendant des mois ? Deux poids deux mesures ?

 

Bien qu'il ne soit pas catholique, sur Twitter, un certain Mourad a signalé les propos d’Alexis Lacroix, des propos qui insultent tous les catholiques, selon lui :

 

 

Notre Seigneur nous avait prévenu : "Vous serez haïs de tous à cause de mon nom" (Mc, 13:13); "Heureux êtes-vous lorsque les hommes vous haïssent,... qu'ils insultent et proscrivent votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme" (Lc 6:22). Tout cela était écrit et nous ne devons pas nous en étonner davantage.

 

Quoiqu'il en soit, les propos d'Alexis Lacroix passent sur BFMTV sans qu’un autre intervenant ne vienne corriger celui-ci.

 

Dans l'article "Rédacteur de la LICRA et directeur de L’Express, Alexis Lacroix insulte les catholiques sur le plateau de BFM TV", le site Medias Presse Info a fait une recherche pour savoir "qui est Alexis Lacroix" :

Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon

Jusqu’il y a peu directeur-adjoint de la rédaction de Marianne, Alexis Lacroix – parfois conférencier pour le Grand Orient de France – est devenu en novembre 2016 le directeur délégué de la rédaction de L’Express.

Alexis Lacroix est également chroniqueur sur RCJ, radio du Fonds social juif unifié.

Alexis Lacroix est aussi co-fondateur, avec Bernard-Henri Lévy, des Séminaires de La Règle du Jeu où il a par exemple accueilli Caroline Fourest.

Alexis Lacroix est par ailleurs collaborateur régulier de L’Arche, « revue du judaïsme français ».

Alexis Lacroix est enfin membre du comité de rédaction de la revue Le Droit de Vivre éditée par la LICRA.

Que n’aurait-on entendu cette même LICRA si quelqu’un avait prononcé les mêmes propos qu’Alexis Lacroix en remplaçant les mots catholique et catholicisme par juif et judaïsme

Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:50

Israël approuve la construction de logements de colonisation en Cisjordanie, dans un silence de la classe politico-médiatique qui tranche avec les indignations générales, les dénonciations d'"atteintes au droit international", lorsque la Russie récupéra la Crimée.

Israël approuve la construction de 3 000 logements de colonisation en Cisjordanie

Israël relance à tour de bras ses activités de colonisation, multipliant les annonces.

 

Pour la quatrième fois en moins de deux semaines, Israël a annoncé dans la nuit de mardi 31 janvier à mercredi 1er février la construction de logements de colonisation.

 

« Le ministre de la défense, Avigdor Lieberman, et le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ont décidé d’autoriser la construction de 3 000 nouvelles unités d’habitation en Judée-Samarie », nom donné par Israël à la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, a annoncé le ministère de la défense dans un communiqué.

 

Comme la précédente annonce en ce qui concerne la Cisjordanie, les 3 000 logements en sont à différents stades de la procédure.

La présidence Trump, une « chance formidable » pour Nétanyahou

 

Depuis le 20 janvier et la prestation de serment de M. Trump, Israël a donné son feu vert définitif à la construction de 566 logements dans trois quartiers de colonisation de Jérusalem-Est occupée et annexée, et annoncé la construction de 2 502 logements en Cisjordanie. Jeudi dernier, la municipalité israélienne de Jérusalem a donné son accord final à 153 nouvelles unités d’habitation, gelées selon elle sous les pressions de l’administration Obama.

 

Les autorités israéliennes se sont engouffrées dans l’espace ouvert par l’avènement de M. Trump, jetant aux orties la relative retenue observée dans leurs activités de colonisation au cours des dernières semaines de la présidence Obama.

 

« Nous construisons et nous continuerons à construire », a promis le premier ministre, qui ne cache pas que la présidence Trump représente une « chance formidable » après les « pressions énormes » de l’administration Obama sur la colonisation et l’Iran.

 

« Nous entrons dans une période nouvelle de retour à la normale [en Cisjordanie] et nous apportons la réponse qui convient aux besoins quotidiens de la population », a déclaré dans le communiqué de ses services le ministre de la défense, qui exerce son autorité sur le territoire.

 

Au même moment, la démolition d’Amona

 

Cette décision ressemble par ailleurs à un gage de plus donné aux partisans de la colonisation, à un moment où les autorités israéliennes ne paraissent plus avoir d’autre choix que d’appliquer un arrêt de la justice israélienne et de démolir une colonie au cœur d’un psychodrame collectif israélien, Amona.

 

Les préparatifs se sont accélérés et la démolition d’Amona, bouclée par des dizaines de membres des forces israéliennes depuis mardi, ne paraissait plus qu’une affaire de jours, sinon d’heures. Les 200 à 300 habitants refusent de partir.

Source: Israël approuve la construction de 3 000 logements de colonisation en Cisjordanie, Le Monde | 01.02.2017 à 06h04 • Mis à jour le 01.02.2017 à 07h34

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:14

Sans doute une des meilleures conférences d'Etienne Chouard sur la "démocratie", avec des rappels de certaines vérités historiques soigneusement occultées par l'oligarchie.

Etienne Chouard ne conteste pas la nécessité de représentants dans un grand pays du fait de l'impossibilité de réunir des millions de citoyens ensemble et en même temps pour voter les lois. Il analyse bien les vices du gouvernement représentatif. Il propose dans le débat suite à la conférence un mix de démocratie dans les communes au niveau local, et une aristocratie en haut.

 

Lire : Le changement de régime : un mélange entre aristocratie, démocratie et monarchie

 

E. Chouard ne perçoit néanmoins pas totalement les contradictions de la démocratie (Cf. Nos commentaire en surligné orange). Célèbre défenseur de la rédaction d'une constitution par les citoyens eux-mêmes et non par les professionnels de la politique, il n'en cerne pas non plus totalement les contradictions et les dangers.

Étienne Chouard : le nécessaire procès citoyen de l’élection

Conférence-Débat d'Etienne Chouard sur le 'Procès du processus électif représentatif', le 9 décembre 2016.

 

Extrait :

 

"On n'arrive simplement pas à penser à l'endroit avec les mots à l'envers. Progressivement, les responsables successifs pendant deux cents ans du système de domination capitaliste parlementaire ont mis littéralement tous les mots à l'envers : la démocratie, la constitution, citoyen, suffrage universel, etc. Tous ces mots sont mis à l'envers. Et on n'arrive pas à formuler ce dont on a besoin parce qu'on n'arrive pas à penser à l'endroit."

 

(NdCR. Sur la différence entre la démocratie antique et la démocratie moderne, lire : Les fondements philosophiques de la démocratie moderne (Maxence Hecquard) - La nature totalitaire de la démocratie moderne ; Sur l'inversion du sens des mots, lire : Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles)

 

[...] La démocratie, dêmos (peuple), kratos (pouvoir), normalement, c'est un régime politique où c'est le peuple qui a le pouvoir.

le-peuple-de-France-laisse-eclater-sa-joie-faisant-un-trio.JPG Cela peut être une tribu indienne en Amérique, des pirates sur un bateau, c'est le peuple qui vote les lois. Cela peut être des sociétés que l'on appelle primitives, cela peut être des villages au Moyen-Âge. Au Moyen Âge, les Français votaient leurs lois. On n'a pas appris cela à l'école. On apprend que c'est un âge sombre, on brûle les sorcières avec l'Inquisition. Et ils votaient leurs lois à main levée.

 

[...] Il y a plein de démocraties dans les petites sociétés. Très souvent, quand les humains sont peu nombreux, ils se respectent mutuellement et on n'imagine pas d'adopter une lois sans que tout le monde soit d'accord. Et d'ailleurs, dans ces sociétés démocratiques, dans les petites sociétés, il n'y a pas besoin de police, parce que la police c'est fait pour faire appliquer les lois votées par une majorité pour que la minorité obéisse. Sinon, il n'y a pas besoin de police, quand tout le monde a voté la loi.

 

Aujourd'hui, il suffit d'ouvrir les yeux pour s'apercevoir qu'on n'est pas en démocratie (on n'est pas dans une démocratie entendue au sens de pouvoir du peuple, par contre on est bien dans une démocratie moderne. Cf. Maxence Hecquard, Les fondements philosophiques de la démocratie moderne. NdCR.) Nous ne votons pas nos lois, nous ne participons à l'élaboration des lois. Et cela n'est pas un régime dégradé, qui l'était et qui progressivement le serait devenu moins. C'était comme cela dès l'origine : Sieyès en France, Madison aux Etats-Unis. Les penseurs du gouvernement représentatif savaient qu'ils établissaient une anti-démocratie, un régime politique dans lequel on était sûr que le peuple était bien tenu à l'écart et n'avait aucun pouvoir. Ils le savaient, et ils le disaient explicitement. (Cf. Lire : Francis Dupuis-Déri, Démocratie. Histoire politique d'un mot, Lux éditeur, 2013) .Simplement ils se sont aperçus une cinquantaine d'années plus tard, au XIXe siècle, que pour gagner les élections, c'était beaucoup plus facile de dire qu'on était 'démocrate', 'progressiste'. Et les partis politiques sont nés avec l'élection. Un parti cela ne sert qu'à cela.

 

[...] Donc, une démocratie ce serait le régime dans lequel nous voterions nos lois au lieu de désigner des maîtres.

 

[...] Ce que je crois comprendre en ce moment, c'est qu'une constitution, cela sert à affaiblir les pouvoirs, cela sert à inquiéter les pouvoirs, cela sert à diviser les pouvoirs pour qu'ils ne nous oppriment pas. Une constitution digne de ce nom, ce devrait être une sécurité pour les humains. [NdCR. Il y a là des objections logiques à faire. Qu'est-ce qu'une constitution fondée sur les droits de l'Homme de 1789 (Article 3 - "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation"), souveraineté nationale qui prône que le fondement du pouvoir c'est la Souveraineté du peuple et qui dans le même temps chercherait à affaiblir les pouvoirs, c'est-à-dire affaiblir la souveraineté du peuple, donc affaiblir ou diminuer le pouvoir du peuple ? Première contradiction.

 

"Comment est-ce que cela fonctionne ? On nous explique : "cela fonctionne en fonction de la représentation populaire", "le peuple choisit"..., mais cette représentation populaire, Rousseau la rejette. Rousseau nous dit : "la souveraineté ne peut pas être déléguée". Deuxième contradiction.

Rousseau nous dit aussi, "la souveraineté ne peut pas se diviser". Or, on nous dit que la souveraineté est divisée en pouvoir législatif, en pouvoir exécutif, et en pouvoir judiciaire. C'est la séparation des pouvoirs pour que les pouvoirs "ne nous opprime pas" (sic). Qu'est-ce que cela veut dire d'être "Souverain" si on n'est souverain que sur un point particulier et pas sur le reste ? (Maxence Hecquard) Troisième contradiction.

Qu'est-ce que cela veut dire qu'une souveraineté du peuple qui se divise et s'auto-annule pour protéger le peuple ? Quatrième contradiction.

 

De même en décrétant législativement que les hommes naissaient libres par nature et par droit, les révolutionnaires n'ont pas fantasmé la nature et attribué au droit ce qu'il ne pouvait pas faire ? On n'est libre que par don et l'on se trompe si l'on croit garantir la pérennité d'un don en décrétant qu'il est naturel ou en en proclamant le droit... Un don est beaucoup plus pérenne que la nature. Si les hommes naissaient libres, c'est que cela se ferait naturellement et il est donc contradictoire de le décréter par écrit. Ce qui est écrit est justement ce qui n'est pas naturel et a besoin de cet écrit pour exister". (J.M. POTIN, Liberté, Egalité Fraternité, in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Condé-sur-Noireau 2008, p. 421.) Cinquième contradiction. Donc, vous le voyez, la démocratie est en réalité pleine de ces contradictions.]

 

[...] Quand on est très nombreux, on a sans doute besoin de désigner des représentants, poursuit E. Chouard, mais cela devrait être à nous de décider comment on les désigne, comment on les contrôle et comment on les punit quand ils ne respectent pas leurs engagements, poursuit Etienne Chouard. Donc une constitution cela devrait un texte qui inquiète les pouvoirs. Or, partout dans le monde, je ne connais pas d'exemples contraires, ce sont les professionnels de la politique qui écrivent les constitutions. Et si ce texte doit inquiéter ceux qui sont au pouvoirs, il ne faut pas que ce soit eux qui l'écrivent. [Si ce texte doit inquiéter ceux qui ont le pouvoir, c'est donc que le peuple n'a pas la réalité du pouvoir ? Sixième contradiction dans le gouvernement "représentatif" fondé sur DDH de 1789 article 3.

En réalité la souveraineté ne se délègue pas et ne se divise pas. Raison pour laquelle nous sommes royalistes parce que le roi, seul, est souverain (sa souveraineté venant de Dieu), d'une souveraineté sans contradictions logiques, en tant que personne incarnant la personne morale du peuple. Sous l'Ancien Régime peuple et roi étaient un, c'est la Révolution qui les a divisés pour confisquer le pouvoir et le donner à une caste. NdCR.]

Donc: démocratie à l'envers, constitution à l'envers, citoyen à l'envers, poursuit E. Chouard.

 

Afficher l'image d'origine Il me semble que ce qui rend possible le capitalisme, c'est le gouvernement représentatif. Il y avait des tas de germes de capitalisme depuis la nuit des temps, surtout depuis que nous avons adopté le type de monnaie que nous avons : une monnaie privée, rare, chère, qui garde sa valeur, qui implique pour la conserver la cupidité, et toutes sortes de maux. Mais ce qui s'est passé pendant cette période avant le XVIIIe siècle, c'est que les grands marchands, les usuriers avaient contre eux le roi et l'Eglise. Depuis que Jésus avait chassé les marchands du Temple, c'était une vieille affaire. Les humains savaient qu'ils avaient à craindre des marchands ayant pris le contrôle de la politique.

 

Donc, ils bouillaient d'avoir le pouvoir, mais ils ne l'avaient pas. On ne peut pas appeler 'capitalisme' les régimes avant les révolutions, révolutions bourgeoises en Angleterre, en France et aux Etats-Unis. Parce que les marchands étaient tenus.

 

Il y a un fait historique très important pour comprendre le monde dans lequel on vit aujourd'hui: sous l'Ancien Régime, il y avait une police du Roi empêchait les marchands d'entrer sur les marchés. Son rôle était d'assurer les subsistances en empêchant les marchands de se présenter les premiers sur les marchés, de rafler avec leur argent  tout le blé, en créant une rareté immédiate des denrées, cette rareté entraînant la hausse des prix, et ensuite, relâchant au compte-goutte le blé pour se faire des fortunes pendant que le reste de la société crève de faim. C'est pour cela qu'on se protégeait des marchands. On les appelait les accapareurs, les spéculateurs, les agioteurs. Ces gens-là raflent tout ce dont nous avons besoin et ensuite, une fois que les prix ont monté, menacés par la famine nous sommes obligés de leur donné tout notre argent. En tout cas, c'était le Roi qui protégeait la société contre les marchands.

 

acquis-1789-copie-1.jpg Et une des premières expériences libérales, c'était en 1775, Turgot, un physiocrate (ancêtre du libéral), a décidé de supprimer la police du Roi, de l'empêcher de jouer son rôle d'interdiction. Les marchands sont entrés sur les marchés, ils ont tout raflé et cela a entraîné des famines et des émeutes. Et quand les émissaires revenaient auprès de Turgot pour lui dire que les gens mouraient de faim, qu'un homme seul ne pouvait plus nourrir sa famille, vous allez voir comment cela ressemble à aujourd'hui, la réaction de Turgot a été de dire : 'mais c'est normal qu'un homme seul ne puisse pas nourrir sa famille, il faut faire travailler toute la famille ! Il faut que les femmes travaillent, il faut que les enfants travaillent.' Et le libéralisme c'est cela. C'est la mise au travail forcé de toute la société.

 

Mais cela n'a été vraiment possible qu'au moment de la Révolution française. Ce qui a rendu possible, ce qui a littéralement déchaîné, retiré leurs chaînes aux marchands, ce sont les révolutions, qu'on nous présente à l'école comme des révolutions 'démocratiques', alors qu'en fait ce sont des révolutions bourgeoises, où les marchands ont obtenu quelque chose de catastrophique pour nous : la possibilité d'écrire les lois. Ce qu'ils ne pouvaient pas faire avant.

 

Ce qui est terrible avec 1789, c'est qu'ils ont agité le peuple avant de s'en servir, ils l'ont affamé. Et le peuple s'est révolté par la rupture du contrat entre le peuple et le Roi. Et - ce qui était nouveau dans l'histoire - ils ont écrit une constitution.

Famine organisée de 1789

Famine organisée de 1789

Et dans cette 'Constitution' (la première est celle de 1791. NdCR.), ils ont décidé que le mode de désignation des acteurs politiques allait être l'élection.

 

Or l'élection permet aux plus riches d'aider les candidats, et de les faire gagner. Lesquels, débiteurs en deviennent les serviteurs.

 

Les vices de l'élection, du point de vue des gouvernés et du Bien commun

 

(1) L'élection nous infantilise et donc elle nous décourage. L'élection est aristocratique, les philosophes le savaient (mais ils étaient tous contre la démocratie, seuls les sophistes étaient pour) elle tient à l'écart tous ceux qui ne font pas partie des 'meilleurs'. Et Aristote savait déjà que la plupart des aristocraties, avec l'hérédité, dérivaient vers l'oligarchie (le gouvernement de quelques-uns qui ne sont pas les meilleurs). [C'est vrai aussi pour la démocratie puisque à Athènes, c'était une oligarchie sous Périclès qui ne se laissait pas diriger par la foule : "au lieu de se laisser diriger par elle, il (Périclès) la dirigeait. ... Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait" (Thucydide, Guerre du péloponnèse, II, 45, 5 ; 8-9).]

Tous les penseurs savaient que l'élection est aristocratique et que le tirage au sort est démocratique. Platon le savait, pourtant il était anti-démocratique, tous les philosophes étaient à 90% opposés à la démocratie. [Ils étaient en réalité opposés à la démocratie dans son sens moderne comme coupée de l'ordre naturel et conduisant au règne de l'immoralité et du plus fort. NdCR.]. Il n'y avait que les sophistes qui défendaient la démocratie [les sophistes étaient démocrates comme nos "modernes" parce qu'ils niaient l'ordre naturel et que leur doctrine conduisait à l'immoralité comme à l'amoralité et à la loi du plus fort. NdCR.].

 

(2) Elire, c'est abdiquer. Elire, c'est désigner quelqu'un qui va décider à ma place, c'est renoncer à ma souveraineté. Et les élus, leurs talents c'est de nous faire croire que nous exerçons notre souveraineté en les élisant.

 

(3) L'élection nous déresponsabilise, et nous décourage. Elle nous dépolitise complètement, elle nous désapprend à faire de la politique.

 

(4) L'élection, parmi les candidats, sélectionne les pires, pratiquement tout le temps. Il y a parfois quelques exceptions.

 

(5) L'élection favorise et incite à la corruption. L'élection donne le pouvoirs à ceux qui le veulent. Ce qui est déjà un levier pour la corruption. Parce que s'ils veulent le pouvoir, ils seront prêts à lâcher quelque chose pour l'avoir.

Or, depuis Platon  [1], les philosophes en ont écrit des tartines pour dire qu'il ne fallait pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent [aujourd'hui il ne faudrait pas donner le pouvoir à ceux qui sont "candidats" à la présidentielle par exemple... NdCR.] Ceux qui veulent le pouvoir ne sont pas comme les autres, il faut s'en méfier, et si on peut, il vaut mieux pas leur donner.

L'élection favorise le mensonge. C'est celui qui mentira le mieux qui sera élu ! Exemple : "mon ennemi, c'est la finance" (F. Hollande. NdCR.), il sera donc élu ! L'élection donne des prises aux escrocs. Favoriser ou donner une prime au mensonge, c'est de la corruption.

L'élection fabrique des maîtres au-dessus de nous. Elle hisse au-dessus de nous quelqu'un qui est le meilleur (aristos).

L'élection fabrique des maîtres hors contrôle et une caste de maîtres hors contrôle.

 

arton71.jpg (6) L'élection impose scientifiquement les partis. Quand il n'y avait pas d'élections, il n'y avaient pas de partis. Dans une logique de guerre, les partis nous empêchent de fraterniser, ils nous condamnent à la division et à la discorde. [C'est le diviser pour mieux régner. Cf. Le principe du moteur de la Révolution]

 

(7) Le 7e point fait le lien entre l'élection et le capitalisme : l'élection permet d'aider les candidats. Et ceux qui ont les moyens d'aider les candidats - les plus riches - vont le faire. Ah, oui je sais, c'est complotiste !... Mais un journaliste qui renonce à dénoncer les complots, c'est comme une arme qui a été désactivée. Le journaliste ne peut plus faire son travail. L'anti-complotisme est une maladie anti-démocratique.

 

Les candidats qui ont gagné et qui sont élus en ayant été aidés, ils sont débiteurs de ceux qui les ont aidés. Ils deviennent des débiteurs serviteurs. C'est pour cela que les élus servent la banque. Pourquoi tous les grands journaux ont-ils été achetés par des milliardaires ? Ils ont été achetés pour gagner les élections. Celui qui va gagner l'élection est celui qui a été le plus vu ou médiatisé. Et ensuite les débiteurs font voter les lois de leurs maîtres, qui sont devenus riches économiquement et politiquement, en devenant des législateurs. Les riches se sont mis à écrire leurs lois à eux. C'est cela le capitalisme.

 

(Fin de citation)

Notes

 

Plato Pio-Clemetino Inv305.jpg [1] "Voici là-dessus quelle est la vérité : la cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir, est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouve elle-même dans une situation contraire". (Platon, La République VII /520c-521c)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:51

Le 24 janvier 2017, dans son numéro daté du 25, Le Canard enchaîné indique que Penelope Fillon a été rémunérée environ 500 000 euros bruts en huit ans pour un emploi d'assistante parlementaire de son mari, de 1998 à 2002, puis de son suppléant, Marc Joulaud, de 2002 à 2007. (Le Figaro,‎

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"
François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

"L’épouse de François Fillon a perçu 500 000 euros comme attachée parlementaire". Le Monde.fr,‎

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/01/24/la-femme-de-francois-fillon-a-percu-500-000-euros-comme-attachee-parlementaire_5068488_823448.html

 

Selon Le Canard enchaîné, mercredi 25 janvier, l’ancien premier ministre a employé sa femme, Penelope Fillon, comme assistante parlementaire entre 1998 et 2002, puis six mois en 2012. Elle touchait alors un salaire de 3 900 euros brut mensuels puis de 4 600 euros. Entre 2002 et 2007, elle a aussi été collaboratrice de Marc Joulaud, le suppléant qui a occupé le siège de M. Fillon lorsqu’il est devenu ministre des affaires sociales, puis ministre de l’éducation nationale. Son salaire a alors augmenté, pour atteindre jusqu’à 7 900 euros brut. L’hebdomadaire satirique a calculé que le total perçu pendant toutes ces années a été de 500 000 euros.Rien d’illégal sur le papier (mais tout ce qui est légal n'est pas moral. NdCR... surtout en "république"). Les députés disposent en effet d’une enveloppe – 9 561 euros brut actuellement – pour employer jusqu’à cinq personnes. Et ils peuvent embaucher leurs proches, mais seulement à la condition qu’ils travaillent vraiment. Or, selon Le Canard enchaîné, ce n’était pas le cas de Mme Fillon.

 

Lors de son meeting de campagne présidentielle à porte de la Villette à Paris, devant 15 000 personnes, François Fillon a peut-être surréagi à l'affaire Pénélope Fillon, affaire qualifiée de "Penelope-Gate", en déclarant "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups". (1) (2)

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/29/35003-20170129LIVWWW00078-en-direct-meeting-de-francois-fillon-a-la-villette-le-discours-les-analyses-les-reactions.php

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/29/35003-20170129LIVWWW00078-en-direct-meeting-de-francois-fillon-a-la-villette-le-discours-les-analyses-les-reactions.php

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

Au lieu d'expliquer aux Français en quoi sa femme a réalisé un travail réel et non fictif, François Fillon a préféré balayer cette affaire d'un revers de main en attaquant les journalistes à l'origine de l'information. Sans apporter aucun mots de réconforts aux Français d'en-bas qui ont pu être déçu, on a peut-être là le mot de trop qui risque de décevoir encore plus. N'est pas roi qui veut ! Cela augure mal en tout cas d'un rassemblement de tous les Français. A comparer avec le mot de Louis XVI aux révolutionnaires en 1792 :

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.

On trouve la source de cette parole de Louis XVI qui "pardonne" dans le texte de la romance distribuée par milliers, et chantée publiquement à Paris le jour même que la défense du Roi a été prononcée. La première publication de cette complainte se trouve aux pages 257 et 258 dans le tome premier du "Dernier tableau de Paris, ou récit historique de la révolution du 10 août 1792, des causes qui l’ont produite, des évènements qui l’ont précédée, et des crimes qui l’ont suivie", publié à Londres par J. Peltier en septembre 1793.

 

On retrouvera ensuite le texte de cette complainte dans "l’Almanach des gens de bien pour l’année 1797" publié à Paris par le fameux polémiste monarchiste Christophe Félix Louis Ventre de La Touloubre, dit Galart de Montjoie. Après quoi, tout au long du XIXe siècle et jusqu’à nos jours. (Source)

« Complainte de Louis XVI aux Français ». Chanson royaliste de la Révolution française. Contexte :

La progression des armées étrangères et monarchistes vers Paris provoque le renversement du roi Louis XVI, le 10 août 1792 par les sections républicaines : la monarchie est abolie le 21 septembre. Le roi, emprisonné, est surnommé "Louis le Dernier" ou "Louis Capet" par les révolutionnaires. Louis XVI est inculpé pour trahison sur l'accusation de ne pas avoir respecté son rôle constitutionnel, d'avoir manœuvré secrètement contre la Révolution et d'avoir tenté de fuir la France en juin 1791.

 

Paroles :



« Ô mon peuple ! Que vous ai-je donc fait ?
J'aimais la vertu, la justice ;
Votre bonheur fut mon unique objet,
Et vous me traînez au supplice ! (bis)


Français, Français, n'est-ce pas parmi vous
Que Louis reçut la naissance ?
Le même ciel nous a vu naître tous :
J'étais enfant dans votre enfance.

Ô mon peuple ! Ai-je donc mérité
Tant de tourments et tant de peines ?
Quand je vous ai donné la liberté,
Pourquoi me chargez vous de chaînes ? (bis)

Tout jeune, encore, les Français en moi
Voyaient leur appui tutélaire ;
Je n'étais pas encore votre Roi,
Et déjà j'étais votre père.

Quand je montai sur ce trône éclatant
Que me destina ma naissance,
Mon premier pas dans ce poste brillant
Fut un édit de bienfaisance. (bis)

Le bon Henri, longtemps cher à vos coeurs,
Eut cependant quelques faiblesses ;
Mais Louis XVI, ami des bonnes moeurs,
N'eut ni favoris, ni maîtresses.

Nommez-les donc, nommez-moi les sujets
Dont ma main signa la sentence !
Un jour vit périr plus de Français
Que les vingt ans de ma puissance ! (bis)

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.


Ô mon peuple ! Recevez mes adieux ;
Soyez heureux, je meurs sans peine ;
Puisse mon sang, en coulant sous vos yeux,
Dans votre coeurs éteindre la haine. (bis) »

Interprétation : Chœur Montjoie Saint-Denis
Album : « Vendée 1792 - 1796 »
http://choeur-montjoie.com/

Avant d'être exécuté, Louis XVI pardonne encore et prie pour ses ennemis :

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

"Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France."

Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Paris, Perrin, 2005

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 17:25

Josef Joffe, le rédacteur-éditeur de l'hebdomadaire allemand Die Zeit, suggère que le moyen le plus simple pour mettre fin à la "catastrophe Trump" est d'assassiner le président à la Maison Blanche.

 

Comme le rapporte Jacob Bojesson du Daily Caller, Joffe qui participait au jeu télévisé de l'ARD-Presseclub répondait aux questions du public. Un spectateur a appelé pour demander s'il était possible d'interpeller le président Donald Trump et de mettre fin à la "catastrophe".

 

"Il doit y avoir une majorité qualifiée des deux tiers du Sénat pour que le renvoi du mandat ait lieu", a répondu une femme membre du jury. "Ce sont politiquement et légalement des haies assez hautes, beaucoup de choses devraient se produire pour elle, nous sommes loin de cela."

 

Joffe s'est alors jeté dans la discussion avec une réponse calme.

http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user3303/imageroot/2017/01/23/20170126_joffe.jpg

"Un meurtre à la Maison Blanche, par exemple", a-t-il dit.

Source: Zero Hedge

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:32

Si il y en a qui n'ont pas encore compris qui étaient les socialistes :

Un noir américain expose la vérité sur les socialistes : "ils exploitent vos motivations quelles qu'elles soient pour vous exciter et diviser le pays"

La haine que Madonna a déversé contre Trump a provoqué le buzz sur internet. Pourtant, l’histoire d’un citoyen ordinaire n’a pas fait moins de bruit, accusant les manifestants anti-Trump de "la marche des femmes" de diviser le pays, alors que Trump vient à peine d'entrer dans ses fonctions, investi il y a une semaine.

Extrait :

 

« Je passais seulement par ici. Je ne comprends même pas pourquoi ils sont là. Il y a eu l'investiture hier, et maintenant nous avons tout cela. Qu'est-ce qu'a fait Trump pour que tout cela se passe ? Il n'a fait que prendre ses fonctions. Et je vois des signes d'unité, d'amour, et de paix, et pourtant ils ont brûlé un Starbucks, un McDo, une limousine. Et lors de l'investiture c'est l'anarchie ! Qu'est-ce que tout ca ? Il a été élu légitimement par une majorité d'électeurs.

 

Quand Obama était président et mettait en avant ses réformes, son politiquement correct, toutes ses idées, avez-vous vu des gens faire tout cela ? Non. Parce que nous étions unis derrière le président.

 

[...] Ils (les socialistes) exploitent vos motivations quelles qu'elles soient. Ils jouent avec vos émotions pour vous exciter, et pour que vous continuiez à faire ce que vous faites : diviser le pays. »

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 22:35
Tatiana Montian : l'actuel gouvernement ukrainien se maintient au pouvoir depuis trois ans grâce au mythe sur l'"agression russe"

Le 25 mais 2014, nous présentions le probable président Porochenko, qui a effectivement été "élu" :

 

Lire : Le président Porochenko, héritier d'une dynastie d’escrocs : c’est la fin de ce qui reste de l’Ukraine

 

Tatiana Montian est une célèbre avocate et juriste ukrainienne, clairement engagée dans le débat politique en Ukraine et qui n'a pas froid aux yeux. Elle a notamment osé défendre Rouslan Kotsaba, un journaliste ukrainien de la chaîne publique de télévision Kanal 112 accusé de trahison pour ses appels trop pacifistes à la population.

 

Porochenko-a-autorise-la-police-a-tirer-sans-avertissemen.jpg Trois ans après le coup d'Etat du Maïdan à Kiev, soutenu par les Etats-Unis d'Obama et Union européenne, elle donne dans la video ci-dessous la situation politique et économique de l'Ukraine, dont plus personne ne parle et ne se soucie en Europe... : le pays est ruiné. Et l'actuel gouvernement ne se maintient au pouvoir que grâce au mythe sur "l'agression russe" dont Porochenko continue de gaver inlassablement les bataillons ultra-nationalistes.

Le 5 décembre, Tatiana Montian a eu l'occasion de pouvoir venir s'exprimer lors d'une rencontre dans les murs du parlement de Bruxelles, à la manière de beaucoup d'Ukrainiens de bonne foi qui s'adressent aux européens, croyant avoir affaire à des amis de la paix et de la démocratie qu'on n'aurait pas mis au courant de ce qui se passe en Ukraine.

 

Le bilan qu'elle dresse reste néanmoins sans appel et renvoie les adorateurs du "Maïdan" à leurs responsabilités dans le soutien politique de cette opération. (Source)

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 23:00

Les commentateurs politiques avaient annoncé qu'une participation en-dessous de deux millions serait un échec et en-dessous d'un million cinq cent mille votants, la primaire du PS pour l'élection présidentielle serait une catastrophe. Or, dans la nuit de dimanche à lundi, après un bug du site des "primaires citoyennes", on s'est retrouvé lundi, en fin de matinée avec 350 000 votants de plus sans que cette participation supplémentaire n'ait modifié en rien les résultats des candidats, "pas même d'un seul dixième de point". Certains journalistes ont également pu voter deux fois...

Alors que 350.000 voix ont été comptabilisées entre dimanche soir et lundi matin, les scores des sept candidats sont restés identiques. Une hypothèse statistiquement quasi-impossible. Après avoir d'abord invoqué un «bug» informatique, le PS parle désormais d'une «erreur humaine» commise par «un permanent».

 

«Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup.» Restée célèbre depuis qu'elle a été prononcée par Martine Aubry pour attaquer François Hollande en 2011, cette petite phrase est plus que jamais d'actualité. Car lundi soir, 24 heures après la clôture des bureaux de vote de la primaire, aucune donnée définitive sur le niveau de participation au scrutin n'avait été officiellement communiquée. Ni par le Parti socialiste. Ni par la Haute autorité. Les derniers chiffres transmis ne portaient que sur 94,45 % des bureaux et faisaient état de 1 597720 électeurs.

 

Ce dernier chiffre est à prendre avec des pincettes. Car les soupçons de bidonnage qui l'entourent sont nombreux. Ainsi, le nombre de votants a d'abord été actualisé en temps réel sur le site des «primaires citoyennes», avant d'en disparaître mystérieusement dans la nuit de dimanche à lundi... Puis, de réapparaître lundi, en fin de matinée. Entre-temps, quelque 350 000 nouvelles voix avaient été comptabilisées et réparties sur l'ensemble des sept candidats. Mais sans que cela ne modifie en rien leur score. Pas même d'un seul dixième de point... À titre d'exemple, le score de Benoît Hamon est resté figé à 36,35 % alors que son nombre de voix est passé de 454041 à 582014. Idem pour les six autres candidats. Ce qui est statistiquement quasi impossible. De là à penser que le PS a joué aux apprentis sorciers... Plusieurs hypothèses. Ces 350 000 voix n'existent tout simplement pas et ont été opportunément «inventées» pour gonfler le chiffre total de la participation sans modifier les scores des candidats. Ces 350 000 voix existent bel et bien et, dans ce cas, se pose la question de leur répartition entre les candidats.

 

Certains journalistes ont pu voter deux fois...

 

Contacté par Libération, le président du Comité national d'organisation de la primaire, Christophe Borgel, a d'abord invoqué une défaillance informatique. «Il y a eu un bug, rien de plus. Et c'est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j'ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille», a-t-il tenté de déminer. Joint dans l'après-midi par Le Figaro, il s'est confondu en excuses et a dit «assumer les responsabilités». Mais, il a cette fois pointé l'«erreur humaine» d'«un permanent qui a fait un gros loupé». «Sachant que les résultats étaient stabilisés, je n'ai pas fait attention à leur répercussion. Qu'ils bougent de 0,2 point ou 0,3 point était le cadet de mes soucis, vu tout ce qu'il me reste à organiser en cette semaine d'entre-deux tours. Mais quand j'ai appris ce qu'il s'était passé, j'ai convoqué tout le monde dans mon bureau. La plupart de ceux qui étaient là ne m'avaient jamais vu gueuler. Ils ont découvert ce que ça donnait...», raconte-t-il. Contrairement à Thomas Clay, qui dit «ne pas bien comprendre cette polémique», Christophe Borgel assure qu'il «entend les interrogations légitimes» des journalistes. Il jure toutefois qu'il n'y a eu ni fraude ni manipulation. «Si c'était le cas, pourquoi nous serions-nous contentés d'1,6 million au lieu de monter à deux millions? Et comment croyez-vous que j'aurais pu convaincre des magistrats qui composent la Haute autorité de falsifier les chiffres?», interroge-t-il, conscient de l'image dévastatrice que renvoie cette situation.

 

On a connu des défenses plus convaincantes. D'autant que d'autres problèmes ont été constatés dimanche. Ainsi, certains journalistes sont parvenus à voter deux fois... Ces cafouillages créent du malaise au PS. En découvrant l'histoire, certains socialistes ont levé les yeux au ciel et soupiré. «Mais c'est pas vrai... Je vois très bien ce qui s'est passé. Ils étaient trop bas en participation et ils ont ajusté», avance-t-on dans le camp d'un candidat. Chez un autre, on minimise: «On reste dans le folklore socialiste. Tout cela s'inscrit dans la longue lignée des accidents qu'a déjà connus le Parti. Souvenez-vous, le congrès de Reims...» C'était en 2008 et des fraudes massives organisées par le camp de Martine Aubry avaient empêché Ségolène Royal d'être élue première secrétaire du PS. Une autre élue socialiste ironise sur cette «alchimie électorale qui, à force, va finir par leur péter entre les mains». Pour l'heure, aucun des principaux candidats ne s'est plaint des résultats. Après tout, le vainqueur quel qu'il soit aura besoin d'afficher une participation convenable pour légitimer sa candidature face à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Peu importent les bugs donc.

"Election présidentielle" : le PS soupçonné d'avoir truqué le résultat des primaires

Source: Primaire à gauche : le PS soupçonné d'avoir manipulé les chiffres du scrutin, Le Figaro, Par Arthur Berdah, François-Xavier Bourmaud Mis à jour le 23/01/2017 à 20:15 Publié le 23/01/2017 à 11:43

 

Dimanche soir, Jean-Christophe Cambadélis annonçait une participation entre 1,5 et 2 millions de votants, ajoutant qu'elle serait plus proche des 2 millions. Ce matin, Thomas Clay, président de la haute autorité de la primaire, a déclaré que le nombre de votants s'élevait à 1 603 518 sur 92,75 % des bureaux de vote. Sur le site de la primaire, on trouve 1 601 139 participants annoncés, sur 95 % des bureaux de vote. Selon Thomas Clay, les résultats finaux devraient être annoncés dans la journée et ne seront tout à fait validés que dans la semaine.

 

[...]

 

Sur son site internet, le journal Marianne explique « comment le PS nous a bernés ». L'article fait mention de la disparition du compteur de la participation aux alentours de 23 heures, ce dimanche, alors que le nombre de votants n'avait pas dépassé le million.

 

[...]

 

Le PS a-t-il gonflé les chiffres de la participation ? Le Parisien y est allé aussi de sa "désintox" en révélant que les sept mandataires des candidats du premier tour auraient reçu un état des lieux des votes lundi après-midi. Cet état des lieux n'est pas définitif. Il a établi à partir des données de 7 208 bureaux de vote, soit 300 de moins que le chiffre total. Et là, surprise ! Alors que le site de la primaire affiche toujours 1 601 139 votes, il se monte à 1 448 025 votants. Manque 153 114 bulletins de vote. Difficile de croire que ces bulletins se trouveront dans 300 bureaux...

 

Et ce n'est pas fini ! Une autre question surgit : en plus de nous berner sur la participation, le PS aurait-il bidouillé les résultats ? Sur Twitter, plusieurs personnes, dont les journalistes Hugo Clément et Olivier Auguste, ont pointé du doigt une autre anomalie sur le site. Dimanche, à 0 h 45, le site annonce 1 249 146 votants, avec les pourcentages associés. Lundi matin, à 10 heures, le même site annonce 1 601 138 votants (désormais passé à 1 601 139), avec des pourcentages tout à fait similaires. Comme le souligne Hugo Clément, la probabilité qu'avec 350 000 votes en plus, les pourcentages ne varient pas d'un centième est quasiment nulle.

"Election présidentielle" : le PS soupçonné d'avoir truqué le résultat des primaires

Source: Primaire de la gauche : participation, résultats, le grand n'importe quoi !, Par Le Point.fr, Modifié le 23/01/2017 à 20:33 - Publié le 23/01/2017 à 15:37 | Le Point.fr

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 10:31
Rachida Dati : Nathalie Kosciusko-Morizet investie de la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements) «sur ordre de "je ne sais qui"»

Initialement investie dans la plus risquée 11e circonscription (XIVe arrondissement), Nathalie Kosciusko-Morizet a finalement été investie pour les législatives dans la 2e circonscription de Paris (le fief de François Fillon), passant ainsi devant Rachida Dati grâce à un discret accord de dernière minute. 

 

«Mais le plus scandaleux, c'est la méthode», s'étrangle encore l'eurodéputée, qui dénonce une décision prise «en catimini et sur ordre de “je ne sais qui”», en totale contradiction avec le Conseil national de samedi. «Ça c'est la preuve du double discours: par devant, on prétend rassembler et par-derrière on coupe les têtes en silence!». [1] (Le Figaro)

Rachida Dati : Nathalie Kosciusko-Morizet investie de la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements) «sur ordre de "je ne sais qui"»

Source:  Furieuse de n'être pas investie aux législatives, Dati étrille Fillon et NKM, Le Figaro, Par Arthur Berdah Mis à jour le 19/01/2017 à 10:04 Publié le 19/01/2017 à 08:14

Retour en arrière pour comprendre. En 2014, pour justifier son abstention sur le vote de la loi sur le "mariage" pour tous, Nathalie Kosciusko-Morizet avait déclaré : "Ce n’est pas un refus de choisir, mais une abstention militante et engagée". Par ailleurs candidate UMP à la mairie de Paris, NKM perdit l'élection au soir du 2e tour, dimanche 30 mars 2014, face à la socialiste Anne Hidalgo qui remporta cette élection avec 92 conseillers de Paris contre 71 pour la droite. Anne Hidalgo récolta en moyenne 55 % des suffrages pour le second tour, NKM seulement 42 % des voix. Une synthèse des résultats des municipales 2014 à Paris fut donnée par le site "L'Internaute" :

NKM perd l'élection municipale à Paris en 2014

NKM perd l'élection municipale à Paris en 2014

NKM prise à son propre jeu La défaite de NKM aux municipales de Paris fut une sanction des électeurs de la Manif pour Tous qui reproduisirent à son encontre sa phrase sur leur bulletin de vote : "ce n’est pas un refus de choisir, mais une abstention militante et engagée". Ce fut pour NKM autant de voix en moins pour sa candidature...

 

Quelques mois avant cette élection remportée par la socialiste Anne Hildago, Nathalie Kosciusko-Morizet était allée plancher le 11 juin 2013 devant les "frères" francs-maçons du "Grand Orient de France", rue Cadet à Paris. La franc-maçonnerie s'assurait ainsi des deux côtés, de leurs candidats, à droite comme à gauche :

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nkm-les-francs-macons-d-abord_1254513.html

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nkm-les-francs-macons-d-abord_1254513.html

Nathalie  Kosciusko-Morizet, rejetée par les électeurs à chaque élection, mais replacée systématiquement par l'oligarchie devant les projecteurs et remise en selle à chaque élection, le «sur ordre de "je ne sais qui"» désigne une instance supérieure où François n'a pas les mains libres et où d'autres personnes tirent les ficelles en coulisse. Rachida Dati vient de se rendre compte de la réalité de l'oligarchie à ses dépends.

 

Lire : Elysée 2017 : François Fillon choisi par le groupe Bilderberg comme prochain président de la république ?

 

Que Nathalie  Kosciusko-Morizet ait perdu les municipales en 2014 n'est pas un problème pour l'oligarchie qui la remet en selle en l'investissant dans la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements), le fief de françois Fillon : elle n'est pas belle leur "démocratie" ? Et après ils font les étonnés de la défiance des Français pour les institutions de la "république"...

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:53

Lu sur Reinformation.tv:

Le mondialisme s'accomoderait-il de Trump et du Brexit ?

On verra bien quel traité de commerce équitable et honorable signeront Trump et Theresa May. La Grande Bretagne du Brexit revient vers le grand large. Peut-être avec une alliance préférentielle avec les Etats-Unis et les pays blancs du Commonwealth, ce qui est son tropisme traditionnel, peut-être dans le cadre d’un nouvel internationalisme caractérisé par des traités bilatéraux.

 

Le mondialisme s’accommode de Trump et du Brexit

 

Ce que l’avènement de Trump et le Brexit semblent annoncer en tout cas, c’est un coup d’arrêt aux diplodocus type UE ou traité transatlantique, qui irritent les peuples. Au bénéfice d’une diffusion de la gouvernance globale par des Etats maintenus, mais vidés de leur réalité historique, orientés par l’ONU et le Conseil de l’Europe, l’important étant l’idéologie dominante diffusée, la démocratie, la morale sociétale, les règles de commerce, etc. On retourne à la case 1950.

 

C’est pourquoi il faut suivre le Brexit dans toutes ses contradictions : ce pourrait être le prototype de la nouvelle stratégie mondialiste, qui intègrerait la nécessité de prendre en compte la susceptibilité nationale du peuple anglais, tout en continuant à le faire disparaître peu à peu, car, c’est à remarquer, rien n’est prévu contre l’immigration du tiers monde dans le Brexit. Ridley (Matt Ridley, éditorialiste au Times. Ndlr.) note justement qu’une part importante des musulmans d’Angleterre ont voté leave pour resserrer les liens avec leur pays d’origine.

 

En somme, sous couleur de rébellion contre Bruxelles, le Brexit leur aura servi à se défaire de l’Europe, pour hâter un autre mondialisme. Voilà une forme particulièrement astucieuse et perverse de grand remplacement, un petit bijou de dialectique qui exploite une insurrection populiste au profit du mondialisme. La politique britannique nous avait habitués à ses contradictions, mais celle-là est spectaculaire.

 

Pauline Mille

 

Source: Trump, libre-échange, Theresa May et la Cour européenne : les contradictions du Brexit explosent, Reinformation.tv, 16 janvier 2017 15 h 15 min·

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 21:01
Laïcité et religions : belle bourde de Benoît Hamon qui oublie la citation de Vincent Peillon

Suite au deuxième débat ce soir des primaires des candidats à la présidentielle de la gauche, on peut déjà tirer un enseignement du dit "débat". C'est que la seule religion que l'on peut stigmatiser et déclarer incompatible avec la république, c'est la religion catholique, comme l'a fait Vincent Peillon ces dernières années.

 

Dans un entretien aux Editions du Seuil le 08 octobre 2008, pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée", il déclara qu'il voulait "remplacer" la religion catholique, car "on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique" ! (bonjour la liberté religieuse et la liberté tout court !)

 

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène "Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc, il faut remplacer cela. Et d'ailleurs l'échec de (la Révolution) de 1848, où l'Eglise catholique et des prêtres sont venus bénir les 'arbres de la liberté' des révolutionnaires, c'est la preuve que l'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique." (Vincent Peillon, entretien aux Editions du Seuil le 08 octobre 2008)

 

Lire : VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

 

Puis, dans un autre entretien pour Le Monde des religions le 1er mars 2010, Vincent Peillon récidiva en déclarant :

 

"Dans notre pays, l'Eglise, dans le fond, détient le pouvoir spirituel et un formidable pouvoir d'opinion et de conscience. Et nous avons échoué. Nous avons fait des révolutions, mais des révolutions matérielles, et nous avons laissé les esprits, mais aussi tout ce qui est de l'ordre charnel dans l'existence, de ritualisations (le baptême, l'enterrement, etc.) être géré par l'Eglise catholique.

 

Dans un certains nombre de démocraties modernes, ils ont réussi à instaurer leur démocratie – ou leur république – c'était un modèle au XIXe siècle (c'est l'Angleterre, les Etats-Unis, les Pays-Bas) - parce qu'ils ont la religion protestante, qui est une religion qui correspond à la république, à la modernité, parce qu'elle est une religion de libre examen. Mais en France, certains ont tenté d'ailleurs des vagues de conversions au protestantisme (Eugène Sue). Jean Baubérot raconte très bien cela dans ses ouvrages. Cela ne marche pas. Parce que le pays est catholique...

 

Donc il faut que nous inventions pour établir la république, une spiritualité, voire une religion spécifique. Cela germe dans les milieux républicains, beaucoup dans les milieux francs-maçons sous le Second empire." (Entretien pour Le Monde des religions, le 1er mars 2010, "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?")

 

Benoît Hamon, ce soir, a donné une vision de la laïcité beaucoup plus respectueuse. Il a même fait une pétition de foi de laïcité qui renvoie Vincent Peillon dans le rang des hérétiques (s'agissant de l'islam) : 

 

"Il faut rassembler les Français et ne pas désigner une religion, en l' occurrence l'islam, comme incompatible avec la République car ce n'est pas vrai." [1]

 

Par contre, la sortie de Vincent Peillon : "on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique" a bel et bien été oubliée par Benoît Hamon.

 

Donc, RESUME : l'islam est compatible avec la république, mais pas la religion catholique ! "Rassembler" les Français, c'est leur interdire de dire que l'islam est incompatible avec la république et c'est parallèlement les forcer à abandonner leur religion historique, qui, elle seule, serait incompatible !

 

Si Benoît Hamon pousse des hauts cris pour défendre l'islam, qu'il défende aussi la religion catholique !

 

Ne soyons pas dupes : sous ses airs de laïc plus respectueux des religions, Benoît Hamon est aussi dangereux que Vincent Peillon dans son mépris du catholicisme.

Sources

 

[1] EN DIRECT Primaire : les temps forts du deuxième débat, Les Echos.fr, Valérie Mazuir Le 15/01 à 15:31Mis à jour à 21:10

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 09:43
"Dans une solution à un seul État, Israël ne peut pas rester simultanément un État juif et une démocratie" (Alain Finkielkraut)

C’est peu dire que l’abstention des États-Unis lors du vote de la résolution 2334 au Conseil de sécurité de l’ONU, résolution condamnant fermement la poursuite des implantations de peuplement en territoire palestinien, a provoqué l’ire d’Israël, gouvernement et opposition réunis, des Français juifs et des amis d’Israël chez nous comme ailleurs. Dans la presse internationale, John Kerry et Barack Obama ont été cloués au pilori et, sur les réseaux sociaux, les accusations d’antisémitisme ont fusé comme des orgues de Staline.

 

[…] Aussi, j’attendais avec une certaine curiosité l’intervention d’Alain Finkielkraut dans l’émission « L’Esprit de l’escalier » sur RCJ à ce sujet. Ô surprise, voilà que le philosophe le plus médiatique de France, prenant tout le monde à contre-pied, nous fit l’éloge de John Kerry et qualifia le discours que le secrétaire d’État avait prononcé pour expliquer le vote américain de rien moins que d’admirable (sic).

 

En prenant cette position risquée, Alain Finkielkraut non seulement fait preuve de courage mais nous ramène à ce qui conditionne la réflexion du philosophe : l’objectivité. En une phrase courte mais capitale tirée du discours de John Kerry, phrase qu’il revendique intégralement, Alain Finkielkraut pose le problème du conflit israélo-palestinien dans sa dimension politique, loin des émotions et du parti pris :

 

« La seule solution viable pour Israël, c’est la solution à deux États ; dans une solution à un seul État, Israël ne peut pas rester simultanément un État juif et une démocratie. »

 

[…] Quant à l’annexion pure et simple, elle impliquerait soit de réserver aux Palestiniens un statut particulier, à les priver d’un certain nombre de droits politiques, en somme à instaurer un régime d’apartheid, soit de leur donner les mêmes droits qu’aux juifs et rapidement, du fait du déséquilibre démographique entre les deux communautés, Israël perdrait son caractère d’État juif, qui est sa raison d’être.

Note de Christ-Roi. "Dans une solution à un seul État, Israël ne peut pas rester simultanément un État juif et une démocratie". Appliqué à la France cela donnerait : dans une solution où l'on garderait le niveau actuel d'immigration, la France ne peut pas rester simultanément un Etat français et une démocratie... Pourquoi ce que l'on peut dire pour Israël sans être traité de raciste, "facho" (garder le "caractère juif d'Israël"), ne le serait-il pas pour nous ? A un moment ou à un autre, les faits étant ce qu'ils sont, il faudra bien aussi un peu d'objectivité pour la France.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:16

Alors qu'il y a eu des suicides et que de plus en plus de professeurs démissionnent, le ministère reste silencieux... La "culture du dialogue" magnifiquement illustrée !

Suicides et démissions en série à l'éducation nationale : le ministère reste silencieux

Le nombre d'enseignants titulaires qui démissionnent de l'Éducation nationale a augmenté de 50% en quatre ans, selon un rapport publié en novembre. RMC a rencontré Nora, une professeure des écoles de 27 ans, qui raconte ce qui l'a poussée à quitter l'enseignement.

 

Les enseignants de plus en plus nombreux à claquer la porte de la salle de classe. Selon des données publiées dans un rapport sur le budget de l'Éducation nationale, le nombre de démissions a fortement augmenté depuis 2012, aussi bien chez les enseignants stagiaires que chez les titulaires. En quatre ans, le nombre de démissions d'enseignants stagiaires a triplé dans le primaire et doublé dans le secondaire. Une tendance qui se confirme chez les enseignants titulaires (+ 50% en quatre ans).

 

Le ministère n'a pas fourni d'explications selon l'auteur du rapport, rendu public le 24 novembre dernier. Parmi les explications évoquées: la décrédibilisation du métier d'enseignant et de professeur des écoles, le manque de rémunération ou encore la mauvaise répartition des enseignants dans les académies (les jeunes professeurs sont souvent affectés dans des établissements sensibles).

 

"Les élèves vous insultent et les parents vous traitent de menteur"

 

RMC a rencontré Nora, jeune professeure des écoles de 27 ans, qui a décidé de ne plus retourner en classe et d'abandonner le métier. "L'Éducation nationale, le système actuel, ont réussi à me dégoûter du métier", déclare-t-elle anonymement. Elle raconte: "Un enfant vous lui demandez d'aller se ranger, dans votre dos il va vous insulter. Des insultes qui peuvent être gravissimes. Les parents, vous savez que quand vous les allez les prévenir, ils vont vous traiter de menteur. J'ai eu des moments de bonheur dans mon métier quand même, mais j'ai eu plus de moments de souffrance malheureusement".

 

Nora ne comprenait plus les choix de sa hiérarchie. "On change sans arrêt de méthode d'évaluation, de livrets de note. La façon dont on est formé, la façon dont on nous met dans les classes. Parce qu'on nous met dans une classe… On ne nous confie pas une classe, on nous met dans des classes. Je ne suis pas la seule, j'ai connu beaucoup de collègues qui ont fait des dépressions, qui ont abandonné. C'est ça qui est grave aujourd'hui".

 

"Nous avons eu des suicides"

 

Face à cette situation, Albert-Jean Mougin, vice-président du Syndicat national des lycées et collèges, appelle à un sursaut de l'Éducation Nationale. "Le nombre de gens qui veulent démissionner va croissant, tout comme le nombre de gens qui souffrent. Nous avons eu des suicides. Il faut trouver des solutions maintenant!". Une plateforme en ligne a été créée par le syndicat pour permettre aux enseignants en détresse d'obtenir un accompagnement individuel.

 

P. Gril avec Benoît Ballet

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