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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 20:25

Un intéressant exemple d'indépendance et d'intégrité médiatique :

Macron "rock star" et "bain de foule"
Macron "rock star" et "bain de foule"

Source : Les Crises.fr

 

Le système qui se choisit son opposition avait opéré la même manipulation "bain de foule" sur Tf1 pour le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui manifestant contre la politique fiscale du gouvernement, apparaissait le 1er décembre 2013 au JT de Tf1 entouré d'une foule compacte de manifestants. Claire Chazal fit remarquer : "On aperçoit derrière vous les drapeaux et les gens qui se massent"...

Macron "rock star" et "bain de foule"
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 20:10

Le fruit des "nouvelles méthodes d'éducation" sans doute !

Profs insultés, martyrisés
 

 

Par Anne-Sophie Nogaret

 

On ne compte plus les profs insultés voire violentés par leurs élèves. Loin d’être soutenus par leur hiérarchie, ils n’ont le plus souvent droit qu’au mépris. Mais pourquoi au lieu de se révolter, les enseignants font-ils preuve d’une soumission toujours accrue ?

 

Enceinte de six mois, poussée volontairement dans l’escalier par un élève, Anne évite de peu la fausse couche : son proviseur l’enjoint de ne pas porter plainte. Alors qu’il fait cours, Cyril se fait traiter d’« enculé ». Son chef le somme de s’excuser auprès de son insulteur, en présence des parents de celui-ci : c’est au prof qu’il revient, l’avise-t-on, « d’apaiser les tensions » afin de « normaliser la relation » à l’élève. Aberration isolée ? Cas particulier ? Non, ces réactions correspondent exactement aux consignes données par le ministère de l’Éducation nationale. Ainsi, est-il maintenant d’usage qu’on ramène dans nos classes les élèves que nous venons d’exclure. Ainsi, les insultes, les menaces, les coups mêmes échangés dans le cadre d’un établissement sont-ils au mieux « sanctionnés » par un « sursis », assorti pour les cas les plus lourds d’un changement de classe. Face à cet abandon délibéré de la part de l’institution qui les emploie, aucune rébellion, pourtant, de la part des profs. Dociles, ils acceptent sans broncher l’humiliation que constitue l’inversion totale des valeurs et des rôles qu’on leur inflige. [...]

 

Sourcecauseur.fr - Les Observateurs

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 16:53

Après les propos sur les "fainéants" et les "extrêmes" qui s'opposeraient à sa politique économique, face aux critiques sur la gestion d'Irma, Macron en appelle à la "dignité". Quand donc cessera-t-il d'insulter tout le monde ? N'a-t-il donc aucune pensée pour les victimes dans l'île de Saint-Martin qui ont déploré l'abandon et l'absence de l'état dans cette histoire?

 

Depuis les Antilles, le président a en outre ajouté : "ensuite viendra le temps de l'évaluation. On ne va pas créer d'enquête parlementaire alors que le rôle de tous les services de l'état, c'est d'être là."

 

Qui donc est indigne ? Qui n'a pas rempli sa part du pacte social à Saint-Martin ?

Après les "fainéants", les indignes de Macron

Source: Lci.fr

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 11:07

Entre la baisse de l'Apl, la hausse de la csg, la "loi travail", ceux qui s'imaginaient changer quoi que ce soit en votant pour le candidat de Bruxelles et du mondialisme Emmanuel Macron doivent être déçus en ce moment... Le ministre de l'économie Bruno Le Maire en rajoute une ce matin en annonçant que les intérêts produits par les plans épargne-logement ouverts après le 1er janvier prochain seront soumis à un impôt de 30%. L’imposition forfaitaire de 30% s’appliquera également pour les assurances-vie au-delà de "150 000 euros d’encours nets, tous contrats confondus, pour une personne seule".

 

Par ailleurs, le ministre annonce que la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) va augmenter de 2,6 centimes par litre de gazole "chaque année pendant quatre ans".

 

Sud-Ouest

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 14:15
Instant royal dans l'île de Saint-Martin dévastée par un ouragan

Alors que le président français est attendu demain dans l'île de Saint-Martin où règne un chaos sécuritaire, sanitaire et alimentaire et que le gouvernement français se défend de l'impossibilité matérielle d'avoir fait plus (selon la ministre de l'Outre-Mer Annick Girardin, "l'Etat a fait le maximum. On est ici sur une île au bout du monde, ce n'est pas la métropole"), et qu'il communiquait encore hier soir sur le sujet ("il - le président Macron- y sera mardi au matin. Il passera la journée sur l'île pour pouvoir s'entretenir avec les habitants et les élus de l'île", a déclaré dimanche soir Gérard Collomb), le roi Guillaume-Alexandre de Nassau est arrivé en urgence dans l'île de Curaçoa dès ce week-end, afin de coordonner lui même l'aide humanitaire dans l'île, dévastée par l'Ouragan Irma :

 

Instant royal dans l'île de Saint-Martin dévastée par un ouragan.

Le roi Guillaume-Alexandre de Nassau est arrivé en urgence dans l'île de Curaçoa, ce week-end, afin de coordonner lui même l'aide humanitaire dans l'île, dévastée par l'Ouragan Irma.

Dès les premières heures de l'ouragan qui a dévasté les îles néerlandaises de Saint-Martin, le gouvernement royal avait ordonné à deux navires militaires de se porter au secours des sinistrés dans les îles de Curaçao, de Saint-Eustache et de Saba.

Dans un message posté sur les réseaux sociaux, le roi des Pays-Bas a déclaré que "toutes les personnes victimes de l'ouragan Irma, frappées par une violence naturelle dévastatrice, étaient dans le coeur des néerlandais".

Une gestion de la crise, largement saluée par les néerlandais, qui contraste singulièrement avec celle de son voisin français, attaqué de toutes parts pour son incapacité à maîtriser une crise qui manifestement lui échappe.

[...] De nombreuses informations et contre (et fausses) -informations (venant de sites déontologiquement controversés) continuent néanmoins de circuler à travers les réseaux sociaux mais reflètent dans leur globalité l'image de carence étatique au quelle doit faire face la partie francophone de Saint-Martin.

[...] L'île de Saint -Martin est divisée entre sa partie française et néerlandaise depuis la signature de la convention de Concordia en 1648 .Cette dernière, qui représente 37% de l'île, est depuis octobre 2010, un des 4 états qui forment le royaume des Pays-Bas.

Frederic De Natal

VEXILLA GALLIAE

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 07:18

3 vaccins étaient exigés jusqu'ici pour les petits enfants, 11 vaccins seront dorénavant obligatoires pour eux en 2018. Le 3 septembre, l'actrice Isabelle Adjani s'est exprimée sur le sujet. Extrait :

 

"L'aluminium est un toxique qui ne devrait pas exister dans les adjuvants. [...] En Allemagne, en Autriche, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne, en Finlande, en Islande, au Luxembourg, en Norvège, en Suède, l'obligation vaccinale a été levée. Etonnant non? Je vous parle comme une mère qui n'a pas fait vacciner ses enfants et qui le revendique... depuis que j'ai découvert la démarche propagandiste de l'industrie pharmaceutique des laboratoires pour ramener cet argent sur le dos de la santé des gens. [...] Mon jeune fils de 20 ans n'a jamais pris d'antibiotiques de sa vie. [...] J'ai des parents qui ont été sur-médicalisés, sur-traités chimiquement et dont je peux dire qu'ils en sont à moitié morts. Je peux dire que 50% de leur déclin physiologique, et biologique, ils le doivent à la médecine allophatique.

 

[...] Un nourrisson n'a pas son système immunitaire suffisamment développé pour pouvoir lutter contre l'inoculation de 11 maladies. Pour moi, c'est vraiment une façon de détruire l'éclat biologique d'un être dès sa naissance.

 

[...] Pour clore ce plaidoyer, je dirais que c'est un crime contre l'immunité qui probablement dans les quarante, cinquante prochaines années serait appelé un crime contre l'humanité." (Fin de citation)

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 21:48

Un gouvernement qui parle de "sentiment d"insécurité bien réel" à Saint-Martin, alors que des témoignages youtube que vous n'avez pas entendus ni vus sur les chaines d'infos aujourd'hui à propos de la situation dans l'île de Saint-Martin (Antilles françaises, 75 000 habitants) ravagée par l'ouragan "Irma" évoquent une situation apocalyptique :

 

"Beaucoup de cadavres, beaucoup de violence. Il y a des corps qui refont surface dans la mer. Les gens se battent dans les rues, se donnent des coups de machettes pour se voler des morceaux de taules, de la boue. [...] Les gens s'entretuent."

 

"C'est juste l'apocalypse, l'état français n'en a rien à foutre. Tout ce qu'ils savent faire, c'est de passer à la télé ! Venez nous aider ! Il y a des coups de feu, ils tuent tout le monde. Qu'est-ce que tu fais Macron ! Il n'y a pas dix morts, il y en a des milliers. On retire des morts tous les jours par la vague de douze mètres. On voit des corps flotter à Saint-Martin."

 

L'ouragan a traversé mercredi 6 septembre "l'île française de Saint-Barthélemy puis celle franco-néerlandaise de Saint-Martin, avec des rafales à 360 km/h. Irma a fait 10 morts dans la partie française de Saint-Martin, deux morts dans la partie néerlandaise", selon une dépêche Afp d'hier...

 

Autrement dit, pendant des jours et des jours, les habitants de Saint-Martin, abandonnés, n'ont vu l'arrivée d'aucune assistance ni aide quelconque. Depuis le 31 août cet ouragan avait été identifié et rien n'a été fait par le gouvernement pour protéger les habitants.

Selon une video de France 24 aujourd'hui : "le gouvernement ne promet toujours pas d'évacuation de masse, mais promet de doubler les effectifs militaires et sanitaires et d'envoyer sur l'île davantage de vivres et de groupes électrogènes". Il était temps que le gouvernement communique sur le sujet !

Ce soir, selon le ministre de l'Outre-Mer, Annick Girardin, "l'Etat a été à la hauteur du défi" (Source : video yahoo, France Info France 2, "Saint-Martin : la colère des habitants monte, l'État se défend")

La situation à Saint-Martin : un état absent, les gens abandonnés s'entretuent

Le Figaro, ce dimanche soir, dans un article publié à 20h32, mis à jour à 21h51 : "Des attaques à la voiture bélier contre des commerces, des pillages massifs, des rumeurs de «chasse aux Blancs», d'évasion de détenus dangereux et armés, des milices de riverains, bien réelles celles-là, constituées pour protéger certains quartiers. [...] L'ampleur du désastre se confirme notamment dans les témoignages chocs de fonctionnaires ultramarins.

 

[...] Le président Macron s'envolera ce lundi soir pour Saint-Martin. «Il y sera mardi au matin. Il passera la journée sur l'île pour pouvoir s'entretenir avec les habitants (...) et les élus de l'île», a déclaré Gérard Collomb dimanche soir.

 

[...] Sur le chaos régnant sur place, le général Jean-Marc Descoux, qui dirige les forces de gendarmerie en Guadeloupe, à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, a livré son analyse de militaire. Il a d'abord confirmé sur France Info que les forces de l'ordre ont désarmé «des gens avec des couteaux» qui «terrorisaient» les habitants. [...] Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a bien été forcé de le reconnaître: «Je ne nie pas le sentiment d'insécurité, il est réel (…)"

 

Le premier ministre fait bloc avec son ministre de l'Intérieur. Il a annoncé que deux escadrons de gendarmerie mobiles, arrivés dimanche en renfort, «seront opérationnels dès lundi». Un autre arrivera de métropole dans «les jours qui suivent». «Cela représente 240 gendarmes supplémentaires, auxquels s'ajoutent des moyens militaires, avec la mobilisation de trois compagnies», issues de l'infanterie de marine, avec ses «paras», et de la Légion. Le GIGN a envoyé 30 hommes, et le GIPN, une quinzaine de superflics. Les forces d'élite mobilisées pour réprimer les troubles."

Add. La journaliste Audrey Pulvar, présidente de la fondation pour la Nature et l’Homme (l'ex-fondation Nicolas-Hulot) a évoqué dimanche à Sud-Ouest un "scandale national" : "Savoir que nous sommes la 6e puissance économique mondiale et constater la faiblesse des moyens engagés par l’Etat est un scandale national."

 

A Bordeaux où elle participait à "Tous migrants", une conférence autour des actions nationales et internationales d’Emmaüs, lors du festival Darwin Climax, elle a ajouté :

 

"Il est ahurissant que le gouvernement ne soit pas foutu 5 jours après le drame, de rétablir l’ordre et la sécurité sur les deux îles".

La situation à Saint-Martin : un état absent, les gens abandonnés s'entretuent

Pendant à l'inaction de l'état français, le roi Guillaume-Alexandre de Nassau est arrivé en urgence dans l'île de Curaçoa, ce week-end, afin de coordonner lui même l'aide humanitaire dans l'île, dévastée par l'Ouragan Irma.

Dès les premières heures de l'ouragan qui a dévasté les îles néerlandaises de Saint-Martin, le gouvernement royal avait ordonné à deux navires militaires de se porter au secours des sinistrés dans les îles de Curaçao, de Saint-Eustache et de Saba.

Dans un message posté sur les réseaux sociaux, le roi des Pays-Bas a déclaré que "toutes les personnes victimes de l'ouragan Irma, frappées par une violence naturelle dévastatrice, étaient dans le coeur des néerlandais".

Une gestion de la crise, largement saluée par les néerlandais, qui contraste singulièrement avec celle de son voisin français, attaqué de toutes parts pour son incapacité à maîtriser une crise qui manifestement lui échappe.

[...] De nombreuses informations et contre (et fausses) -informations (venant de sites déontologiquement controversés) continuent néanmoins de circuler à travers les réseaux sociaux mais reflètent dans leur globalité l'image de carence étatique au quelle doit faire face la partie francophone de Saint-Martin.

[...] L'île de Saint -Martin est divisée entre sa partie française et néerlandaise depuis la signature de la convention de Concordia en 1648 .Cette dernière, qui représente 37% de l'île, est depuis octobre 2010, un des 4 états qui forment le royaume des Pays-Bas.

Source: Frederic De Natal, VEXILLA GALLIAE

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 09:23

Par Maike Hickson, One Peter Five, le 24 août 2017

 

[...] Beaucoup de nos lecteurs pourraient être d'accord avec nous quand nous disons - en citant une fois de plus le frère André Marie ici - que ces deux groupes sont deux mauvaises solutions, dont aucune ne représente une réponse chrétienne appropriée à des défis révolutionnaires de notre époque:

 

"Comme dans le cas de beaucoup de notre discours national, la discussion entourant cet incident manque la cible. Les néo-païens "alt-droite" et les suprématistes blancs d'un côté, et les progressistes "antifa" et "Black Live Matters" de l'autre sont vraiment les deux mêmes faces de la même mauvaise pièce de monnaie: une vision de la société qui affirme les droits de l'homme (tels que perçus par les idéologies belligérantes) tout en ignorant les droits de Dieu. C'est une version américaine domestique de ce qui est arrivé au Continent pendant la Seconde guerre mondiale: les socialistes allemands et les socialistes russes tentent de diviser l'Europe, la population étant forcée de prendre le côté athée ou l'autre.

 

Des provocateurs professionnels des deux côtés de cette fausse dialectique actuelle apparaissent lors de ces événements pour faire une pièce de théâtre, pour attirer l'attention et (s'ils ont de la chance) pour frapper un rival détesté ou causer des dommages matériels insensés. Rien de bon ne pourrait effectivement être accompli, car les deux parties ont de faux principes."

 

[…]

 

Combien d'Américains savent qu'en Allemagne en ce moment, une personne qui s'oppose publiquement à l'immigration musulmane dans le pays - et qui parle publiquement de l'augmentation des crimes commis depuis 2015 par bon nombre de ces mêmes immigrants - serait accusée d'être "de droite", "Pro-nazie", ou même "non-chrétienne" ? Les filles et les femmes ne sont plus en sécurité dans les rues allemandes, mais aucun Allemand ne peut dire quelque chose contre ce développement sans loi, sans amour et barbare. Comment un homme protège-t-il sa famille en Allemagne? Ne peut-on pas trouver des parallèles avec les temps communistes en Allemagne où l'on ne pouvait pas critiquer la politique proposée de son propre gouvernement? Est-ce un accident que l'Allemagne est gouvernée - depuis 12 ans maintenant - par une femme qui avait fait sa propre carrière académique (et politique) dans la partie communiste d'Allemagne?

 

Qui, finalement, est la véritable cible de tous ces mouvements révolutionnaires à voie rapide et à voie lente, pour inclure les immigrés massifs musulmans soutenus par Soros en Europe?

 

Quels sont certains des critères aujourd'hui qui font de la personne un membre d'un 'groupe de haine' ? Ne sommes-nous pas 'contre-révolutionnaires' aujourd'hui lorsque nous nous opposons aux deux partis violents du conflit actuel, ou encore le meurtre des bébés dans le ventre de leurs mères; Ou quand nous insistons pour qu'un mariage soit entre un homme et une femme ? (Il convient de mentionner ici que récemment, le journal traditionaliste catholique, The Remnant , est déjà passé sous de telles accusations!)

 

 

[…] finalement, ces conflits qui sont en train d'être construits et exacerbés ont pour cible ultime les restes du christianisme loyal aux États-Unis. En outre, le matérialisme dialectique ("DIAMAT") - et l'idéalisme dialectique hégérien-gnostique, encore plus subtil - sont des ennemis formidables et des processus subversifs érosifs, qui également se manifestent actuellement dans l'Église catholique.

SOURCE : Les racines de la violence sont la haine de la vérité - Le néo-communisme dialectique en Amérique, Par Maike Hickson, One Peter Five, le 24 août 2017

 

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:09

Nicolas Bay (Secrétaire général du Front National) :

 

"Quand on fait comme le gouvernement qui va verser 300M€ pour l'accueil des migrants, qui achète des hôtels Formule 1 au groupe Accor pour accueillir les migrants, c'est-à-dire que ce qu'on fait pour les clandestins, ce qu'on n'a pas fait pour des SDF en France, on incite évidemment beaucoup de malheureux à venir et prendre des risques car ils se disent qu'il y a un Eldorado en France, un Eldorado Européen, et à la clef qui gagne ? Les mafias et les passeurs."

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 13:04

Après les attentats en Espagne, Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il envisageait de "mobiliser l'ensemble des hôpitaux psychiatriques (et) des psychiatres libéraux, de manière à essayer de parer" aux menaces terroristes individuelles.

 

Le psychiatre David Gourion a signé hier une tribune dans Le Monde, pour exprimer son mécontentement :

"Penser que les terroristes sont tous ou pour la plupart des malades mentaux, c'est faire insulte aux malades mentaux. Est-ce qu'Hitler, Goebbels, Himmler, étaient des malades mentaux ? Est-ce qu'ils sont passés par des hôpitaux psychiatriques, par des circuits psychiatriques ? Non. Considérer que les terroristes sont un peu en dehors c'est probablement passer un peu à côté des choses.

 

[...] Penser que les terroristes sont tous ou pour la plupart des malades mentaux, c'est faire insulte aux malades mentaux. Est-ce qu'Hitler, Goebbels, Himmler, étaient des malades mentaux ? Est-ce qu'ils sont passés par des hôpitaux psychiatriques, par des circuits psychiatriques ? Non. Considérer que les terroristes sont un peu en dehors c'est probablement passer un peu à côté des choses.

 

[...] Les patients jeunes schizophrènes, quand ils rentrent dans la maladie, font souvent des bouffées délirantes aigües avec des idées très mystiques qui font partie de leur maladie. Ils ont l'impression que Dieu leur parle, leur donne une mission. C'est très caractéristique, mais ils ne sont pas dangereux. S'il est musulman et qu'il se met à dire Allah, le jihad, etc, on serait dans le cadre d'une sorte de protocole, tenu de le signaler, il y a quelque chose qui ne colle pas. Et d'un point de vue secret médical, une vaste collaboration entre psychiatres, médecins et ministère de l'Intérieur, ce n'est absolument pas possible. Il faut connaître un peu l'histoire des persécutions des malades mentaux et de ce que ça a donné quand on a collaboré avec les autorités politiques. Ce n'est pas notre rôle.

 

[...] C'est une réalité. Je ne dis pas qu'aucun terroriste n'est un malade mental, je dis juste que on ne va pas noyauter les filières terroristes dans les hôpitaux psychiatriques. Certaines trajectoires individuelles existent. Vous imaginez bien que les cadres recruteurs de Daech, pour organiser un attentat, ne vont pas aller recruter chez les grands déprimés, chez les schizophrènes délirants désorganisés, chez les autistes. Mon propos n'est pas de dire qu'aucun terroriste n'est malade mental, mais de dire que des études montrent que la plupart ne le sont pas. Les psychiatres ne sont pas des collaborateurs du ministère de l'Intérieur." [1]

 

Dans la tribune du Monde, le psychiatre David Gourion résume :

 

"les patients dépressifs, schizophrènes ou autistes ne sont absolument pas représentatifs des bataillons terroristes. De plus, il a été montré que les patients qui souffrent de troubles psychiques ne commettent pas plus d’homicides que la population générale (ils en sont en revanche plus souvent victimes).  [2]

 

Cet avis public d'un professionnel de la santé ramènera-t-il à la raison les "déséquilibrés" qui nous gouvernent avec le même déni depuis quarante ans ?

 

Sources:

 

[1] FranceTvInfo

[2] Le Monde

Un psychiatre répond à Gérard Collomb : "Vous imaginez bien que les cadres recruteurs de Daech, pour organiser un attentat, ne vont pas aller recruter chez les grands déprimés, chez les schizophrènes délirants désorganisés, chez les autistes"
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:34

Finalement j'ai décidé qu'on le gardait (le titre de la video) pour plusieurs raisons, d'abord pour cette raison-là que le système totalitaire - et les droits sexuels en font partie de mon point de vue - nie complètement l'idée de Dieu, puisque le paranoïaque se prend pour Dieu. Et c'est bien tout le problème que l'on a actuellement, c'est-à-dire un être humain qui joue à l'apprenti sorcier dans plein de domaines, voire dans la totalité de ceux qui concernent la naissance et la mort. On est sur un être humain qui se prend pour le Créateur à la place du Créateur. Les deux autres raisons pour conserver ce titre : j'ai beaucoup étudié la philosophie des religions, au travers de mon maître à moi en philosophie qui est Hegel, et qui a fait de la religion ou de l'idée de Dieu une des formes de la rationalité. [...] Et d'un point de vue psychanalytique, je me situe beaucoup aussi dans la lignée de Carl Jung qui a beaucoup travaillé cette question-là pour dire que finalement l'être humain est guéri quand il intègre l'idée de Dieu. C'est-à-dire la notion d'une transcendance face à la quelle nous sommes infiniment petits et face à laquelle nous devons travailler notre humilité parce que nous ne maîtrisons pas les clés de la Création, il y a un mystère, il y a une énergie spirituelle qui nous dépasse et nous devons respecter ces lois, ces lois de la Création, ces lois divines.

Ariane Bilheran

Dans le cadre de "la Route de la Fidélité", Farida Belghoul a reçu jeudi 10 août 2017 à 21h00 le docteur en psychopathologie Ariane Bilheran, auteur de plusieurs ouvrages dont "L'imposture des droits sexuels", sur le thème "Des droits de Dieu aux droits du sexe".

Un erratum à 20 min 42, à la place d'"hétérosexuel" entendre "hétérocentrisme". Source

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 18:09

Voilà... une petite mise au point sur ce que cachent les programmes d'éducation sexuelle "dès le plus jeune âge" qui se mettent lentement, mais sûrement, en place au niveau de l'éducation nationale. Que ceux qui sont pour ce genre d'éducation lisent attentivement cet article et les liens référencés et on en reparle ensuite, car l'heure est grave, tout comme le sujet abordé : "Dit plus simplement, une telle éducation serait une véritable « fabrique à pervers ». On passerait dès lors d'une production « artisanale » (contexte familial incestuel, spécifique et plutôt rare), à une production « industrielle » de pervers (éducation nationale généralisée, et structures socialisantes de l’État)."


Merci à Ariane Bilheran pour sa relecture attentive et ses commentaires venus enrichir cet article. (Source)

 

« L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres, rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres. » (Jean-Jacques Rousseau, 1761, Julie ou La nouvelle Héloïse)

 

Ce titre vous choque ou vous interpelle ?

 

Avant de porter un quelconque jugement, asseyez-vous tranquillement, prenez le temps de respirer calmement et de lire cet article jusqu’au bout avec toute l’attention requise pour bien appréhender ce sujet, car l’affaire est grave et les informations dispensées ici émanent toutes d’institutions ou d’organismes officiels tel que l’ONU (UNESCO), l’OMS, l’Europe, le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de la Santé etc. ou d’associations qui ne fonctionnent que grâce aux subventions provenant de nos impôts.

 

Ceci précisé, il me faut dire un mot sur les circonstances dans lesquelles cet article a été rédigé. Cela fait maintenant près d’une dizaine d’années que j’échange avec diverses personnes sur la question d’un mouvement totalitaire qui se déploie dans notre société. Et plus particulièrement avec Ariane Bilheran qui s’est fait une spécialité d’étudier la psychologie et la pathologie du pouvoir. Bien que méconnue, ses travaux sont une référence majeure pour bien comprendre cette problématique (en particulier sur le harcèlement, l’autorité et la paranoïa). Elle vient récemment de faire paraître une somme de vingt ans de recherches sur le harcèlement que j’ai eu l’honneur de préfacer.

Donc, dans le cadre de l’analyse des idéologies qui concourent à installer un « totalitarisme soft » de façon perfide et totalement abjecte, Ariane Bilheran m’a demandé d’investiguer plusieurs textes officiels pour l’aider dans son travail de décryptage et d’étude concernant la nouvelle lubie de tous les gouvernements qui se succèdent depuis le début des années 2000, à savoir, « l’éducation à la sexualité », « dès le plus jeune âge », sur laquelle j’avais déjà écrit un billet qui aurait nécessité un traitement particulier sans être amalgamé avec un autre sujet (cf. « Affaire Dieudonné et théorie du genre, etc. : le harcèlement moral s’institutionnalise » paru le 20 février 2014 sur le site Agoravox).

 

Ces publications sur « l’éducation sexuelle » sont désormais si nombreuses, qu’il faudrait une « armée » pour toutes les décoder au regard des connaissances scientifiques actuelles dont nous disposons sur le développement psychique de l’enfant. Aussi, ne vais-je ici n’en sélectionner qu’un seul qui me paraît être paradigmatique de toute l’idéologie motivant en haut lieu les programmes d’« éducation sexuelle », « dès le plus jeune âge ». D’autant qu’il me faut être concis, tout en restant très précis, pour ne pas noyer l’essentiel dans un dédale d’informations souvent contradictoires.

 

Tout d’abord de manière à bien cadrer le propos, que devons-nous entendre par l’expression « dès le plus jeune âge » ?

 

La réponse est simple. Vous la trouvez dans un communiqué de presse de l’OMS publié sur leur site le 20 octobre 2010 : « Nouvelles recommandations européennes sur l’éducation sexuelle : selon les experts, l’éducation sexuelle devrait commencer dès la naissance » où le docteur Gunta Lazdane[1], conseillère régionale pour la santé sexuelle et génésique[2] au Bureau régional européen, qui a coordonné la rédaction des Standards pour l’éducation sexuelle en Europe, déclare : « La particularité de ces nouvelles recommandations, au-delà du thème abordé, c’est qu’elles insistent sur la nécessité de commencer l’éducation sexuelle dès la naissance. Elles expliquent également les compétences spécifiques que les enfants et les jeunes doivent acquérir, ainsi que les comportements à promouvoir à des périodes déterminées de l’existence. »

 

On ne saurait être plus clair !

Pourtant, malgré ces déclarations d’intentions, une très grande majorité de gens croient encore que cette éducation n’est qu’une « information » est qu’elle est prodiguée dans « l’intérêt supérieur des enfants ». Nous allons voir ce qu’il en est, textes de base à l’appui. La lecture de ces Standards qui donnent la direction à suivre pour tous les pays européens, est éminemment recommandée, de même que la critique qu’a déjà pu en faire Ariane Bilheran dans son livre L’imposture des droits sexuels ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial, mais ce ne sont pas ces écrits qui font l’objet de notre examen.

 

Le document sélectionné et analysé ici est téléchargeable sur le site eduscol.education.fr[3] du ministère de l’Éducation nationale. Il nous a été communiqué suite à une polémique née après les alertes vidéos lancées par Ariane Bilheran le 30 mars 2017 et le 26 avril 2017, rapidement suivies par la vidéo du Pr Maurice Berger le 9 juin 2017 qui s’expriment au nom d’un collectif de professionnels spécialisés dans la petite enfance et l’adolescence. Constitué uniquement de pédopsychiatres, de psychologues cliniciens et autres professionnels exerçant un métier en rapport avec la protection de l’enfance (et non pas de gynécologue-obstétricien, cf. note1, ou autres spécialités médicales du genre qui n’ont strictement rien à voir avec le développement psychique et la protection de l’enfant), cette association a lancé une pétition en ligne accompagnée d’un préambule et d’une lettre explicative du Pr Berger qu’il est utile de lire avant de se prononcer, car cette lettre explique bien la différence entre « éducation » et « prévention ». Deux notions qui sont totalement amalgamées par les programmes d’« éducation à la sexualité ».

 

Et enfin, avant d’aborder le contenu de ce guide, il convient de dire un mot sur la façon dont la perversion s’infiltre dans nos sociétés. Ce qu’Ariane Bilheran résume dans ses travaux de façon imagée par l’expression « bonbon empoisonné » ou « les trois gouttes d’arsenic dans un litre de lait ». Dans son livre Lti, la langue du IIIe Reich[4], Victor Klemperer écrit : « Le nazisme s’insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions d’exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. […] La langue ne se contente pas de poétiser et de penser à ma place, elle dirige aussi mes sentiments, elle régit tout mon être moral d’autant plus naturellement que je m’en remets inconsciemment à elle. Et qu’arrive-t-il si cette langue cultivée est constituée d’éléments toxiques ou si l’on en a fait le vecteur de substances toxiques ? Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir. »

Les nazis avaient bien compris l’utilité et l’impact des slogans pour propager leur idéologie et Victor Klemperer a parfaitement su saisir l’importance du langage dans cette opération d’emprise et de séduction.

 

À la façon de Victor Klemperer, nous allons voir en quoi des expressions isolées, des tournures de phrases, des formes syntaxiques, qui se sont imposées dans les programmes d’« éducation sexuelle », sont adoptées de façon mécanique, automatique et inconsciente sans même qu’elles soient critiquées par la majorité des personnes concernées.

Toutefois, compte tenu de la mise en garde formulée avec l’exemple étudié par Victor Klemperer et les aphorismes d’Ariane Bilheran, nous devons bien comprendre que tous les éléments de langage subversifs relatifs à la sexualité infantile sont recouverts de propos mielleux et de principes vertueux destinés à nous faire avaler de minuscules doses d’arsenic sans que nous y prenions garde.

En effet, ce procédé rhétorique, que j’ai déjà évoqué par ailleurs, a connu un fort succès lors des dernières présidentielles françaises. Il consiste à dire tout et son contraire en jouant sur les biais cognitifs (d’attention sélective, de confirmation, de croyance, etc.[5]) de telle sorte que l’auditeur d’un tel message soit inconsciemment porté à croire aux bonnes résolutions énoncées plutôt qu’à s’inquiéter de la légitimité et de l’impact des méthodes appliquées. Et c’est très exactement là que le bât blesse : lorsque l’affaire est rondement menée, personne n’ira plus contrôler la validité des concepts et de leur origine, ni les effets des techniques éducatives employées puisqu’elles seront réputées être dispensées pour le bien des enfants, des personnes et de la société. Or, en matière d’« éducation sexuelle », « dès le plus jeune âge », les effets sont connus d’avance par les véritables spécialistes du sujet : ils se traduisent par un arrêt brutal du développement émotionnel, psychique, voire intellectuel, chez des enfants traumatisés par la rencontre du réel et de l’imaginaire. Ce qui constitue le principe même du « meurtre psychique ». Dit plus simplement, une telle éducation serait une véritable « fabrique à pervers ». On passerait dès lors d’une production « artisanale » (contexte familial incestuel, spécifique et plutôt rare), à une production « industrielle » de pervers (éducation nationale généralisée, et structures socialisantes de l’État).

 

De quoi nous parle donc ce guide du formateur à l’éducation à la sexualité au collège et au lycée ?

 

Je n’irais pas jusqu’à commenter l’ensemble de ce document puisque, comme nous l’avons vu, il énonce de grands principes vertueux en dissimulant soigneusement le poison qu’il instille sournoisement. Nous allons voir où et comment en trois exemples seulement (c’est une limite que je me suis fixée pour ne pas faire traîner en longueur cet article, mais il en existe bien d’autres encore).

 

Toute l’argumentation servant à justifier les programmes d’« éducation à la sexualité » repose, soi-disant, sur des découvertes « scientifiquement prouvées » concernant le développement dit « psychosexuel » de l’enfant. Il est donc clair que la validité et la pertinence de cette « éducation à la sexualité » passent par la connaissance de ces études « scientifiques ». Lisons donc les passages de ce guide du formateur à la sexualité infantile pour en connaître l’origine. Ils se trouvent au chapitre « Comment se structure la sexualité ? », pages 11 à 15.

Le contributeur nous informe que « c’est à partir de la sexualité infantile que nous envisageons la sexualité comme l’organisateur fondamental de l’humain », tout en ayant pris soin de nous prévenir que « par “sexualitéˮ, nous entendons “psychosexualitéˮ, c’est-à-dire ce qui caractérise en ce domaine l’humain par rapport au biologique animal, soit une sexualité réglée et socialisée dans le cadre de la différence des sexes et de la différence des générations. »

Par cette introduction, Robert Dubanchet nous informe que la « science » sur laquelle repose tout le programme d’« éducation à la sexualité » est la psychanalyse. Je ne vais pas revenir sur ma position concernant cette discipline que j’ai déjà exposée dans deux articles : je suis favorable à la psychanalyse et lui reconnais une place importante dans notre culture. Cependant, il y a psychanalyse et psychanalyse et parmi tous les courants psychanalytiques qu’il existe aujourd’hui, le freudisme est peut-être celui qui est le moins pertinent. En effet, il faut avoir dressé une anamnèse complète de cet auteur pour comprendre qu’au final, il n’a eu de cesse de recouvrir d’un voile de déni les découvertes géniales de l’explorateur de l’inconscient. Il faut donc savoir que les théories de Freud nous confrontent à trois difficultés principales : d’une part, nombre de ses concepts ont été détournés de leur sens initial, nous allons voir comment ; d’autre part, il avait des raisons toutes personnelles pour donner le primat de la sexualité sur toutes autres pulsions, or, comme l’a très bien expliqué Erich Fromm dans son essai sur Le caractère de l’homme que j’ai cité dans l’article « L’inceste, l’Œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier », la pulsion sexuelle n’est pas primaire, comme l’envisageait Freud, mais plutôt tertiaire (nous y reviendrons) ; et enfin, les traductions n’ont pas toujours respecté l’esprit du texte paru en langue d’origine.

Dresser un programme d’éducation à la sexualité « dès le plus jeune âge » sur la base des « découvertes scientifiques » de la psychanalyse freudienne équivaut ni plus ni moins à construire son édifice sur des sables mouvants. Mais si on ajoute à cela les difficultés exposées ci-dessus, alors l’affaire se corse copieusement et nous pouvons comprendre le mouvement « hystérique[6] » qui s’est organisé à l’encontre de ce projet.

 

Étudions maintenant le premier exemple portant sur la corruption des écrits de Freud. C’est le cas le plus simple. Il est pourtant le plus difficile à « combattre » dans l’esprit des gens :

« Il est à noter l’aspect fondamental de la sexualité infantile et du développement psychosexuel, comme déterminant d’une future sexualité adulte. Freud nous montre l’enfant comme un être aux prises avec ses pulsions partielles, véritable “petit pervers polymorphe qui va se structurer et s’unifier progressivement au travers de sa névrose infantile. »

Ici, la supercherie de l’assertion assénée tel un slogan de propagande (71 400 résultats sur le moteur de recherche Google) par l’ensemble de la communauté psy est très simple à démontrer : Freud a-t-il oui ou non déclaré que l’enfant était un « véritable petit pervers polymorphe » ?

Si vous avez admis cela sans vérifier vos sources vous réciterez dix « Notre Père » et trente « Je vous salue Marie », car vous avez pêché et votre faute est un crime « impardonnable » au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant que vous avez bafoué.

Qu’a donc écrit Freud sur cette question ?

Voyons cela !

La réponse se trouve dans Trois essais sur la théorie sexuelle (1905) dont une traduction française est disponible en ligne. L’occurrence « polymorphe » est réitérée cinq fois (six, en comptant le sommaire) : une fois dans un sous-titre de paragraphe, « La disposition perverse polymorphe », et les quatre autres dans deux paragraphes : trois fois pour le premier et une seule pour le second.

Freud introduit le premier paragraphe par la phrase : « Il est intéressant de constater que l’enfant, par suite d’une séduction, peut devenir un pervers polymorphe et être amené à toutes sortes de transgressions. »

Est-il besoin de clarifier ce propos pour traduire la pensée de Freud ? Avons-nous affaire à des intellectuels qui ont raté leur épreuve d’explication de texte ? Restons sérieux deux minutes : les « dispositions polymorphiquement perverses » de l’enfant, de l’avis même de Freud, sont induites par séduction. Elles ne sont donc pas endogènes, mais bien exogènes. De ce constat il en déduit : « Il y est donc prédisposé… »

« Prédisposé » signifie : « mettre (quelqu’un) dans des conditions favorables à (accomplir ou apprécier) certaines choses » ; ou, en médecine : « mettre dans une disposition défavorable rendant l’organisme vulnérable à certaines atteintes. » Freud décrit donc de façon très explicite une situation subie par l’enfant. Si l’on supprime la séduction, les dispositions perverses polymorphes de l’enfant disparaissent avec elle. C’est simple, clair, net et précis. Comment en est-on arrivé à traduire la pensée de Freud par le slogan mortifère : « l’enfant, ce petit pervers polymorphe » ?

Cette question est d’autant plus pertinente que ce paragraphe se poursuit ainsi : « … les actes pervers rencontrent des résistances, les digues psychiques [des enfants] qui s’opposeront aux excès sexuels (pudeur, dégoût, morale) n’étant pas établies ou n’étant qu’en voie de formation. L’enfant, dans la circonstance, ne se comporte pas autrement que ne le ferait, vis-à-vis du séducteur, la moyenne des femmes n’ayant pas subi l’influence de la civilisation et conservant ainsi une disposition perverse polymorphe. Une femme ainsi disposée peut sans doute, dans les circonstances ordinaires de la vie, rester sexuellement normale ; mais, sous l’empire d’un séducteur averti, elle prendra goût à toutes les perversités et en fera désormais usage dans son activité sexuelle. La prostituée use de cette disposition polymorphe et, par conséquent, infantile, dans l’intérêt de sa profession ; et si l’on considère le nombre immense de femmes prostituées et de celles auxquelles on ne saurait dénier les aptitudes à la prostitution, quoiqu’elles aient échappé au métier, on devra reconnaître que cette disposition à toutes les perversions est quelque chose de profond et de généralement humain. »

Autrement dit, Freud nous explique que les tendances perverses polymorphes sont un trait généralement humain. Sa démonstration, si elle commence par une observation faite sur les enfants, aboutie à l’ensemble du genre humain. Aux yeux de Freud, c’est donc l’humanité tout entière qui présente des dispositions perverses polymorphes qui sont à combattre par l’éducation en opposition à la séduction comme en atteste l’étymologie de ces deux termes[7]. Telle est la conclusion à laquelle Freud parvient suite à cet énoncé. Nous sommes très loin de l’interprétation couramment admise d’un enfant « véritable petit pervers polymorphe ». C’est pourtant ce que la propagande perverse et l’infiltration idéologique paranoïaque (cf. Ariane Bilheran, Psychopathologie de la paranoïa) a réussi à faire admettre à l’ensemble de la communauté psy comme en témoignent la plupart des exposés qui reprennent cette assertion tronquée à tue-tête.

À noter également ici que, selon Freud, les digues psychiques érigées par l’éducation (c’est son rôle) peuvent « sauter » sous les coups de boutoir des excès sexuels. Ceci n’est pas une bonne nouvelle, car c’est justement ce qui est progressivement en train de se mettre en place au niveau des droits sexuels et de l’« éducation à la sexualité ».

Mais poursuivons…

Freud évoque une dernière fois la perversion polymorphe de l’enfant dans cet essai. Le paragraphe complet est celui-ci : « Nous ne saurions dire quel est le degré d’activité sexuelle pendant l’enfance devant être considéré comme normal et n’entravant pas le développement ultérieur. Nous avons montré que les manifestations sexuelles infantiles présentaient surtout un caractère masturbatoire. Nous avons ensuite constaté, en nous appuyant sur l’expérience, que les influences extérieures de la séduction pouvaient produire des interruptions prématurées de la période de latence et même la supprimer, et que la pulsion sexuelle de l’enfant se révélait alors perverse polymorphe. Enfin, nous avons vu que toute activité sexuelle prématurée, produite de cette manière, rendait l’éducation de l’enfant plus difficile. »

Freud confirme bien l’origine exogène de la pulsion sexuelle perverse polymorphe de l’enfant et apporte une précision supplémentaire digne du plus grand intérêt : toute activité sexuelle prématurée produite par séduction rend l’éducation de l’enfant plus difficile[8] (voir note). Ainsi aurait-il fallu, pour respecter scrupuleusement la pensée freudienne, s’interroger plus avant sur le caractère de cette séduction. Or, Freud lui-même a été prié de « fermer les yeux » sur cette question-là et son aveuglement volontaire a « contaminé » des générations de psychanalystes et de psychologues formés à la psychanalyse.

 

Second exemple !

Il est écrit dans ce guide : « C’est spécifiquement la projection à l’extérieur du “mauvais”, à quoi se joint la colère qu’induit l’absence de l’objet anaclitique [la mère], qui fait que l’objet (extérieur) est affecté de haine. On peut dire que la haine est plus vieille que l’amour, “l’objet naît dans la haineˮ (S. Freud). »

Vision clairement pessimiste de la condition humaine qui malheureusement peut servir à justifier que l’homme soit asservi. Étudions ce qu’il en est !

La question de la haine est traitée par Freud dans son livre Métapsychologie (1915) au chapitre « Pulsions et destins des pulsions » (1916) et vous aurez toutes les peines du monde à y trouver que Freud ait pu écrire tel quel « l’objet naît dans la haine ». Une telle assertion est toxique, car elle insinue que l’enfant est un petit démon, ce qui conforte et renforce l’idée de sa perversion polymorphe. Une fois de plus, reportons-nous au texte de Freud. Rien de tel que de retrouver ces (ses) racines[9].

L’occurrence « haine » est présente vingt-cinq fois dans ce texte. En aucun moment, Freud y écrit que « l’objet naît dans la haine », pas plus qu’il en exprime l’idée si tant est que cet aphorisme puisse traduire sa pensée. On ne peut donc qu’être surpris des propos allégués à Freud par bon nombre de commentateurs de son œuvre.

 

Les phrases les plus proches de cette pensée que j’ai pu relever sont les suivantes :

 

1/. « La transformation d’un instinct en son contraire (matériel) ne s’observe que dans un seul cas, dans le retournement de l’amour en haine. Comme ces deux sentiments s’adressent souvent simultanément à un même objet, cette coexistence offre aussi l’exemple d’ambivalence le plus frappant. » L’idée exprimée est celle d’une simultanéité et d’une ambivalence. Or, s’il y a simultanéité de l’apparition des sentiments d’amour et de haine, on voit mal commun l’objet ne se construirait pas, de façon ambivalente, tout autant dans l’amour que dans la haine. C’est une logique qui semble avoir totalement échappé aux nombreux commentateurs de l’œuvre freudienne qui reprennent en cœur cette formule (390 000 résultats sur le moteur de recherche Google).

2/. « Du point de vue de la relation avec l’objet, la haine est antérieure à l’amour, elle émane du rejet initial, par le moi narcissique, du monde extérieur fauteur d’excitations. » Si le sens de cette phrase se rapproche le plus de l’aphorisme « l’objet naît dans la haine », vous noterez que Freud parle de la relation avec l’objet et non pas de l’objet en soi. Cette interprétation fait donc clairement une confusion des registres entre l’extrapsychique (l’objet), l’interpsychique (la relation) et l’intrapsychique (le sujet) que Freud distingue pourtant implicitement dans cet extrait.

3/. « Lorsque le lien amoureux avec un objet déterminé se trouve rompu, il n’est pas rare que la haine surgisse à sa place, ce qui provoque en nous l’impression d’un retournement de l’amour en haine. » Ce passage pourrait être interprété à l’inverse de celui communément retenu et critiqué ici : l’objet naît dans l’amour.

Pour résumer ce second exemple et compte tenu du caractère simultané et ambivalent des sentiments d’amour et de haine exposé par Freud, nous ne pouvons affirmer ou infirmer aucune de ces deux propositions. C’est pourtant bien le slogan funeste « l’objet naît dans la haine », qui s’est imposé au fil des ans. Pour autant, si nous voulions résumer l’idée que Freud exprime dans son énoncé, elle devrait plutôt être formulée ainsi : « la haine est construite par l’objet » ou « De l’objet naît la haine » et non pas « l’objet nait de la haine ». Ce qui est foncièrement différent.

 

Le troisième exemple extrait de ce guide du formateur à l’éducation sexuelle présente le complexe d’Œdipe tel que Freud l’avait initialement envisagé : « C’est entre quatre et sept ans que va s’organiser et se structurer la génitalité, référencée au mythe grec d’Œdipe. Le complexe d’Œdipe est le point nodal qui structure le groupe familial et la société humaine tout entière (prohibition de l’inceste), c’est le moment fondateur de la vie psychique assurant le primat de la zone génitale, le dépassement de l’autoérotisme et l’orientation vers des objets extérieurs. Comme dans la légende de Sophocle, le complexe d’Œdipe dans sa forme positive correspond à une attirance pour le parent de l’autre sexe et à des sentiments de haine ou de rivalité pour le parent de même sexe. Le complexe d’Œdipe inversé correspond à une situation contraire et le plus souvent on assiste à une oscillation de l’enfant entre ces deux attitudes. »

Le problème est ici que l’interprétation vulgarisée du mythe d’Œdipe est totalement dépassée, voire n’a aucune justification dans la réalité clinique d’aujourd’hui comme a si bien su le démontrer Paul-Claude Racamier et sa troisième topique psychanalytique. Ce point nodal de la théorie freudienne a été exposé lors de mon précédent article (cf. « L’inceste, l’Œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier »). Freud lui-même a évolué sur cette question qui a subi une lente maturation dans sa pensée. Pourquoi n’en retenir que sa première interprétation, la plus « banale » qui plus est ?

 

Je vous pourrais encore poursuivre sur des pages entières l’analyse des éléments toxiques qui « infiltrent » et compromettent les bonnes intentions affichées par ce guide du formateur à l’éducation sexuelle dans les écoles, les collèges et les lycées, mais les quelques exemples présentés dans cet exposé me semblent suffisants pour vous avoir démontré la dangerosité de cette éducation que dénonce le collectif de professionnel contre l’Éducation sexuelle et les droits sexuels. Dangerosité qui se traduira inévitablement par de prévisibles effets pervers sur lesquels Freud lui-même a particulièrement insisté.

Par ailleurs, lorsqu’on lit les CV des personnes qui ont rédigé ce texte, aucun pédopsychiatre ou autre spécialiste du développement de l’enfant n’a été sollicité, aucun psychotraumatologue non plus. Sur cette partie très importante de ce document, seuls un psychanalyste pour adultes et un sexologue formé à la psychanalyse ont contribué à sa rédaction. Ces deux professions ignorent totalement l’impact traumatique des violences sexuelles et de la « sidération » qu’elles peuvent provoquer lorsque ces questions sont abordées trop prématurément.

 

Malgré cette « hérésie », je dois toutefois modérer mon propos. En effet, il ne fait aucun doute que bon nombre d’auteurs ayant contribué à ce document de référence agissent avec les meilleures intentions du monde dans l’intérêt supérieur des enfants. Certains, comme Patrick Pelège, docteur en sociologie, directeur d’un centre de prévention du SIDA, précise bien et à plusieurs reprises, pour ne rester que dans le seul cadre psychanalytique, qu’« il est important de pouvoir, en tant qu’intervenant dans le champ de la sexualité, se situer sur le plan symbolique, car c’est le plan symbolique et non pas réel qui donne du sens à l’existence. Or, le sens se trouve, il s’acquiert, il n’est pas donné par les textes, mais par l’esprit des textes, il est donné par le contexte relationnel où vit le jeune. » Et c’est là où, justement, le bât blesse dans cette « éducation sexuelle », « dès le plus jeune âge », on expose très tôt les enfants au réel des relations sexuelles. Le symbole est « occulté » comme en attestent les nombreux témoignages reçus par le collectif professionnels contre l’Éducation sexuelle et les droits sexuels que l’on peut lire sur leur site, ainsi le tableau récapitulatif figurant page 37 à 51 des Standards pour l’éducation sexuelle en Europe, qui prévoient d’informer l’enfant de 0-4 ans, sur « la masturbation infantile précoce », et au titre des compétences à acquérir, d’« exprimer ses propres besoins, désirs et limites, par exemple en “jouant au docteur” ». En attestent également de nombreux ouvrages parrainés par le ministère de l’Éducation nationale à destination d’un très jeune public, etc. Il faut donc en conclure que l’alerte lancée par les pro-contre-educsex est raisonnablement fondée. Pour rappel : toute effraction du réel dans l’imaginaire de l’enfant n’aura que pour conséquence de le traumatiser et de le rendre inéducable (cf. note8). C’est Freud lui-même qui nous en informe. Celui-là même que l’on invoque en France pour justifier l’« éducation à la sexualité dès le plus jeune âge. Encore ne faudrait-il pas l’oublier.

 

Pour terminer, je dois encore dire un mot sur le fait que Freud ait surestimé l’importance de la pulsion sexuelle comme organisateur de la psyché humaine. Nous l’avons vu, Erich Fromm n’était absolument pas d’accord avec lui (cf. supra), mais il était très loin d’être le seul. De très nombreux travaux postfreudiens ont contesté cette hypothèse de façon bien plus clairvoyante que ce qu’il a pu nous la rapporter. Je ne citerais qu’à titre d’exemple, Sandor Ferenczi et Alfred Adler, contemporains et élèves de Freud, John Bowlby concepteur de la théorie de l’attachement, Serge Tchakhotine et Henri Laborit, deux biologistes de renommée internationale, Paul-Claude Racamier, psychiatre-psychanalyste et ses successeurs dont il faut impérativement lire le livre pour réellement comprendre la psychanalyse freudienne et ce en quoi la psychanalyse moderne d’inspiration groupale s’en distingue et la dépasse[10], Antonio Damasio et Francisco Varela, tous deux neurologues, le premier ayant développé une théorie des marqueurs somatiques remarquable et le second un concept d’inscription corporelle de l’esprit qui l’est tout autant, etc. Il en existe tant et plus que l’on ne comprend pas trop comment une théorie dépassée, ne répondant plus au contexte dans lequel elle a été développée (celui de la bourgeoisie viennoise à l’époque victorienne) peut encore s’imposer comme idéologie dominante permettant de justifier l’éducation sexuelle des enfants, à laquelle Freud était totalement opposée, puisque la pulsion sexuelle selon lui doit être impérativement réprimée et refoulée dans l’éducation, pour conduire à la sublimation, c’est-à-dire à la transformation de cette pulsion en une énergie de vie (libido) capable de réaliser des œuvres de civilisation.

Laissons à Stefan Sweig, l’ami intime de Freud, le mot de la fin au sujet de la théorie sexuelle infantile (« infantile » au double sens du terme) de la psychanalyse freudienne : « […] Freud n’a jamais présenté le principe de jouissance comme la seule force psychique motrice du monde. Il sait bien que toute tension, tout mouvement – et la vie est-elle autre chose ? – ne découle que du polemos, du conflit. C’est pourquoi, dès le début, il a théoriquement opposé à la libido, à l’instinct centrifuge tendant à dépasser le Moi et cherchant à se fixer, un autre instinct, qu’il appelle d’abord instinct du Moi, ensuite instinct agressif, puis finalement instinct de la mort et qui pousse à l’extinction au lieu de la reproduction, à la destruction au lieu de la création, au Néant au lieu de la vie. Mais – et sous ce rapport seul ses adversaires n’ont pas complètement tort – Freud n’a pas réussi à représenter cet instinct contraire aussi nettement et avec une force aussi persuasive que l’instinct sexuel : le royaume des instincts du Moi, dans son tableau philosophique de l’univers, est resté assez vague, car là où Freud ne perçoit pas avec une netteté absolue, c’est-à-dire dans tout le domaine purement spéculatif, il lui manque la plasticité magnifique de son don de délimitation. Une certaine surestimation du sexuel domine donc peut-être son œuvre et sa thérapeutique, mais cette insistance particulière de Freud était historiquement la conséquence de la sous-estimation et de la dissimulation systématiques de la sexualité par les autres pendant des dizaines d’années. On avait besoin d’exagération pour que la pensée pût conquérir l’époque ; en brisant la digue du silence, Freud a surtout ouvert la discussion[11]. »

Or, qu’arrive-t-il aujourd’hui ?

Cette discussion s’est refermée par le passage en force, sous couvert d’arguments d’autorité, et sans faire appel à de véritables spécialistes du développement psychique de l’enfant, d’une idéologie dont j’ai pu démontrer en quelques exemples qu’elle transgressait l’idée même que Freud se faisait de la sexualité infantile tout en se revendiquant de lui. À savoir pourquoi et dans quel but ?

 

Philippe Vergnes

Rappel :

Pour la psychanalyse : le terme « sexualité infantile » renvoie aux activités et aux fantasmes sexuels que Freud considérait comme un phénomène habituel aux quatre ou cinq premières années de la vie de l’enfant. […] La sexualité infantile elle-même possède une base instinctuelle que l’enfant apporte avec lui dans sa constitution héréditaire : son déroulement est une sorte de maturation automatique et, dans cette mesure, suit un cours préétabli. L’erreur courante consistant à penser que les sensations et les activités sexuelles sont identiques et limitées au fonctionnement génital ne résiste pas à un examen critique, même chez l’adulte le plus « normal » ; chez l’enfant, naturellement, une telle mise en équation du « sexuel » avec le « génital » est manifestement absurde. (W.-H. Gillespie, La perversion, les chemins de traverse, sous la direction de Bela Grunberger, p. 219)

C’est pourtant bien ce que la mise en place progressive des programmes d’« éducation à la sexualité », « dès le plus jeune âge », est en train de mettre en place. Cette « inversion des valeurs », comme j’ai déjà pu l’écrire et l’expliquer en long en large en travers dans de nombreux billets, est typique de la perversion et d’une organisation perverse de la société.

[1] La doctoresse Gunta Lazdane est gynécologue-obstétricienne. Depuis 2003, elle travaille au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe en tant que responsable du programme, santé sexuelle et reproduction, y compris la santé maternelle et néonatale dans la Division des maladies non transmissibles et la promotion de la santé. Elle aide 53 États membres de l’OMS dans la Région européenne à améliorer la santé sexuelle et reproductive de la population. En tant que gynécologue-obstétricienne, elle n’a donc aucune compétence spéciale dans le développement psychique de l’enfant.

[2] Les termes mêmes de « santé sexuelle » et « génésique » employés dans les publications de l’OMS sont questionnant. Ils dévoilent en partie l’intention sous-jacente de l’« éducation à la sexualité ».

[3] Sur la page du site « éducation à la sexualité » ouvrir l’onglet Ressources thématiques sur l’éducation à la sexualité et télécharger le guide du formateur qui se présente comme « un document d’appui et de réflexion pour les personnels responsables de la formation et de la mise en œuvre des actions dans les établissements scolaires. Outre des repères d’ordre pédagogique et éthique destinés à restituer l’éducation à la sexualité dans un processus éducatif global, ce document propose également, à travers différents points de vue, une approche de la sexualité dans ses dimensions culturelle, sociale, psychoaffective, participant à la construction et à l’intégration de chacun dans la société. » (Sic !)

[4] Klemperer, Victor (2003), Lti, la langue du IIIe Reich, Paris : Pocket, coll. Agora, seconde édition, 375 p. (p. 40).

[5] Sur ce thème Ô combien important de nos jours, le lecteur soucieux d’en connaître davantage trouvera de plus amples renseignements dans mon article intitulé « Peut-on faire confiance à notre jugement ? La fiabilité des experts en cause » du 5 juin 2013 présentant les travaux de Daniel Kahneman, seul psychologue ayant à ce jour obtenu un prix Nobel pour l’ensemble de ses travaux sur les erreurs de décision et les heuristiques de jugement.

[6] « L’axiome formulé par Freud dans les Trois essais, “la névrose est pour ainsi dire le négatif de la perversion” (1905) (p. 54), a été précédé par des formulations où c’est l’hystérie qui est désignée plus précisément comme négatif de la perversion. Dans la lettre 52 à Fliess du 2 décembre 1896 (in Naissance de la psychanalyse, 1950), Freud écrit : “L’hystérie ne consiste pas en un rejet de la sexualité, mais en un rejet de la perversion”. » In Chasseguet-Smirgel, Janine (1984), Éthique et esthétique de la perversion, Paris : Champ-Valon, 317 p. (p. 36).

[7] L’étymologie, que l’on pourrait qualifier par la « science de la recherche du vrai », des mots « éducation » et « séduction » nous indique qu’ils proviennent de la même racine latine duco, « mener, conduire » : educo, duco et le préfixe e- « hors de » dans le sens de « éduquer, instruire, former, élever » ; seduco, duco associé au préfixe se- « pour moi, pour ma part », signifie « détourner du droit chemin », « tirer à part ». Ainsi, il s’agit ici de « faire sortir », « élever » l’enfant hors de son état de nature par la culture. Or, qu’elle doit être la place, dans les programmes d’éducation nationale, d’un enseignement qui, au lieu de « sublimer » les pulsions, les libère ?

[8] Précédemment dans le texte, au chapitre 2.1.1.3, « Interruption de la période de latence », Freud écrit que « la transformation de la sexualité infantile, telle que nous l’avons décrite plus haut, représente un des buts de l’éducation » et il rajoute : « Les éducateurs, pour autant qu’ils accordent quelque attention à la sexualité infantile, se comportent tout comme s’ils partageaient nos vues sur la formation, aux dépens de la sexualité, des forces morales défensives, et comme s’ils savaient par ailleurs que l’activité sexuelle rend l’enfant inéducable. »

[9] « Sans racines, la psychose guette » disait Paul-Claude Racamier.

[10] Deux articles ont déjà été consacrés à ce sujet, et d’autres viendront encore les compléter : « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier ou l’énigme de la perversion narcissique » et « L’inceste, l’Œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier ».

[11] Zweig, Stefan (2010), Sigmund Freud. La guérison par l’esprit, Paris : Le livre de Poche, 160 p. (pp. 121-122).

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 07:20

Alors que le progrès est une idée à bout de souffle (P. Buisson), il y en a qui y croit encore tellement qu'ils tentent désespérément de nous en refourguer le mythe, comme un sésame nous ouvrant les portes... du bonheur.

 

Jeanne Smits a décrypté pour Reinformation.tv le discours conventionnel du président à Versailles le 3 juillet 2017. Il s'agit du discours d'un croyant de la foi maçonnique dans le néant, avec pourtant ses dogmes et ses principes... Rien de nouveau donc.

Ce que le président prépare vraiment : la Révolution

 

C’est bien pour cela qu’il ne faut pas être dupe des références d’Emmanuel Macron à l’histoire. « Le mandat du peuple, dit-il, c’est enfin le mandat de la fidélité historique. Les Français demandent à leur gouvernement de rester fidèle à l’histoire de la France » – mais il ajoute aussitôt : « Encore faut-il s’entendre sur le sens que l’on donne à ces mots ».

 

Car il rejette dos à dos « l’histoire pro-coloniale et celle de la repentance, l’histoire identitaire et celle multiculturelle, l’histoire fermée et l’histoire ouverte », ajoutant aussitôt, et cela peut sembler rassurant : « Il n’appartient pas au pouvoir exécutif ou législatif de décréter le roman national ». Mais il explique. Sa fidélité à l’histoire est celle qui consiste à choisir « en regardant le réel et en gardant nos esprits et nos volontés tendus vers le meilleur, c’est ce que nous appelons le progressisme ».

 

Voilà décidément la compréhension maçonnique de l’histoire clairement exposée, celle qui refuse le dogme : cette histoire façonnée par le « maître horloger » dont Macron s’est si souvent réclamé. « C’est une éthique de l’action et de la responsabilité partagée, c’est la fidélité à notre histoire et à notre projet républicain en actes car la République ce n’est pas des lois figées, des principes abstraits, c’est un idéal de liberté, d’égalité, de fraternité, chaque jour re-sculpté et repensé à l’épreuve du réel ».

 

Pas de loi figée, cela veut dire pas de loi naturelle, pas de référence unique, seulement les sables mouvants du « « sens de l’histoire » auquel le discours de Macron faisait également référence. Lui qui a parlé plusieurs fois du principe de réalité le contredit dans le même discours en annonçant : « A la fin, notre démocratie ne se nourrit que de l’action et de notre capacité à changer le quotidien et le réel ». Changer le réel ? Ces mots sont au plus profond de l’hérésie moderne qui prétend nier la réalité à travers les mots. C’est la folie de l’idéologie du genre que le principe de réalité contredit absolument.

 

[Rappelons que "changer le réel" est un thème commun des progressistes et des maçonniques. En 2009, "changer le monde" était le titre d'un clip des jeunes de l'UMP... En 1790, pour le protestant franc-maçon Rabaut-Saint-Etienne à la tribune de la "Constituante" (comme par hasard…) : "Pour rendre le peuple heureux, il faut le RENOUVELER, CHANGER ses idées, CHANGER ses lois, CHANGER ses moeurs, CHANGER les hommes, CHANGER les choses, TOUT DETRUIRE, oui, tout détruire, puisque tout est à recréer"... (Rabaut-Saint-Etienne cité in Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions pamphiliennes 2007, p. 280.)

 

Sur l'"idéologie du genre", la confusion (des genres), c'est le but et la méthode. Judith Bulter, grande prêtresse du genre, interviewée par le Nouvel Observateur dans un numéro de décembre 2013, expliqua : "C'est vrai, le sexe biologique existe"... "Simplement, ajoute-t-elle, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée - autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont." Traduction : oui les différences biologiques existent, mais si vous en parlez je vais vous démolir... Cela peut être contesté et cela l'est. Votre code de pensée est contestable et il va être contesté ! Les mots que vous employez, ils sont contestables, et ils vont être contestés ! (2+2=5) Et vous n'aurez plus qu'à vous taire ! C'est cela le "gender". Mais que la personne n'existe pas, cela est génial pour un Etat totalitaire : cela va à l'encontre de toute la civilisation chrétienne qui est fondée sur la dignité de la personne faite à l'image de Dieu. La personne n'est pas intéressante pour un système capitaliste, que ce soit du point de vue employeur et consommateur. Et d'ailleurs vous n'avez plus une direction du personnel mais une direction des ressources humaines qui s'occupent des compétences des gens... Vous avez des portefeuilles de compétences sur pattes en gros, ambulants, qu'on va exploiter au mieux. Mais la personne c'est gênant notamment parce que cela a des besoins spirituels.

 

Lire : Yann Carrière : Du sexisme au fascisme 

Yann Carrière sur la "théorie du genre", une "théorie fascisante"

"Le genre : une idéologie totalitaire fascisante qui détruit la pensée" (Yann Carrière). Ndlr.]

 

 

Les Lumières guident ses pas

 

Ne soyons donc pas étonnés de voir le nouveau président célébrer « la réalité plurielle ». C’est la raison exacte pour laquelle il souhaite un renouvellement qui « scelle le retour du débat que n’aveuglent pas les dogmes » : encore un présupposé maçonnique qui oppose la liberté à la vérité.

 

Comme Hollande au début de son quinquennat, mais de manière à la fois plus subtile et plus forte, Emmanuel Macron s’inscrit dans la lignée des Lumières et de la Révolution pour en faire le phare programmatique de toute l’action à laquelle il présidera. Cela se lit directement et indirectement dans les mots qui suivent : « Je veux que l’efficacité, la représentativité et la responsabilité fassent émerger clairement et fortement une République contractuelle. La confiance accordée y va de pair avec les comptes qu’on rend. L’action s’y déploie dans un cadre partagé entre le mandataire et le mandant et non au fil des circonstances. C’est cela le sens du contrat social qui fonde la République ».

 

Au-delà d’un mode de fonctionnement, c’est une référence. Le contrat social est celui par lesquels les hommes sont censés abandonner une part de leur liberté de leur volonté entre les mains de l’Etat, mais pour leur bien. A travers cette vision constructiviste de la politique exprimée dans la pensée de Rousseau, ce sont les droits des familles que l’on peut nier, et comme l’a montré jadis la Terreur, les opposants que l’on peut exclure. De la manière la plus radicale qui soit.

 

Aviez-vous un doute ? Ecoutez la suite : « Le premier principe doit être la recherche d’une liberté forte. En matière économique, sociale, territoriale, culturelle, notre devoir est d’émanciper nos concitoyens. Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l’autonomie de l’homme libre, conscient et critique ». Voltaire eût applaudi.

 

Simone Veil : la liberté de choisir sa vie – face à la vie du tout-petit ?

 

 

On ne s’étonnera pas dès lors de voir Simone Veil glorifiée par Macron au nom de la liberté et de l’égalité. « C’est le combat pour l’égalité pleine entre les femmes et les hommes. Ce beau combat dont notre pays a perdu il y a quelques jours, quelques jours à peine, une figure essentielle en Madame Simone Veil. La liberté forte, c’est la liberté de choisir sa vie ». Quitte à la choisir contre la vie

 

Le nouveau président serait-il séduit par l’idée ultra-socialiste – ou chargé de sa mise en œuvre – du revenu universel ? On peut imaginer lorsqu’il affirme : « Nous devons substituer à l’idée d’aide sociale, à la charité publique, aux dispositifs parcellaires, une vraie politique de l’inclusion de tous. La représentation nationale y trouvera un enjeu, un défi, à sa mesure ».

 

Il a même trouvé le moyen de rendre cela désirable en empruntant le vocabulaire de ceux qui dénoncent La fortune anonyme et vagabonde : « Ne vous y trompez pas, cette question est la plus profonde, la plus sérieuse qui soit, parce que notre société est aujourd’hui divisée entre les égoïsmes tentés par les sirènes de la mondialisation qui voudraient faire croire qu’on peut réussir à quelques uns, que les nomades en quelque sorte dicteraient leur loi ».

 

La manière dont on entre dans cette République par le biais du contrat social – rien n’a changé depuis 1789 – c’est par une « appartenance » qui « ne se décrète pas » : « Aussi cette solidarité doit-elle trouver ses formes concrètes. L’école en est le premier creuset, notre université ensuite, nos familles également, notre culture, la langue, l’accès aux savoirs, l’ouverture à des possibles qui nous rassemblent forgent un peuple mais ces solidarités organiques que nous avons mésestimées, c’est aussi ce qui tient notre société et face à la crise morale et de civilisation que nous vivons, nous devons savoir forger à nouveau ces solidarités profondes et un imaginaire puissant et désirable où chacun trouvera sa place ».

 

L’école, avant la famille ; la famille, perdue au milieu des institutions républicaines chargées de formater le citoyen ; oser alors parler de crise morale et de civilisation fera sans doute réagir favorablement des esprits conservateurs, mais il n’est pas besoin de beaucoup de lucidité pour comprendre que la crise morale à laquelle le président fait référence n’a rien à voir avec celle qui nous saute aux yeux dans la France d’aujourd’hui.

 

Le discours d’Emmanuel Macron au Congrès : un projet « humaniste »

 

[...] Avec un tel programme, Emmanuel Macron peut se permettre de faire plaisir à ceux que la politique étrangère du jour à l’égard du Proche-Orient, de la Russie et d’ailleurs irrite. Comment lui donner tort lorsque, faisant sans doute référence à la Libye, voire l’Irak, il déclare : « Je ne vous proposerai pas dans ce cadre de nous substituer à d’autres peuples parce que nous voudrions ailleurs imposer nos principes ou nos valeurs car je ne veux pas qu’apparaissent de nouveaux Etats faillis ».

 

Le président Macron veut prendre la tête de la nouvelle globalisation

 

Mais n’allez pas croire que la France va se désengager des bourbiers de l’interventionnisme mondial : « Dans les années à venir, le rôle de la France sera de défendre la sécurité, l’égalité face aux excès, les libertés, la planète face au réchauffement climatique, tout ce qui constitue notre bien commun universel et qui aujourd’hui dans trop d’endroits est remis en cause. Des régimes autoritaires réussissent dans l’économie de marché. Des démocraties que nous croyions hier des alliés de toujours menacent l’ordre international, se mettent à douter de ses propres règles. Notre vocation, notre rôle aujourd’hui, c’est précisément, plus encore qu’hier, de les rappeler, de les porter, de les faire, de les tenir. Ce sera cela mon cap, notre cap et aucun autre ».

 

Ayant si bien parlé de la France et de sa souveraineté au début de son discours, voici d’ailleurs que le nouveau président réclame davantage d’Europe :

 

[...]

Sans l’ombre d’une hésitation, ce même Macron qui se dit mû par « le simple amour de la patrie » l’affirme : « C’est pourquoi, il revient à une génération nouvelle de dirigeants de reprendre l’idée européenne à son origine, qui est politique dans son essence, une association volontaire réaliste et ambitieuse d’Etats décidés à faire prévaloir des politiques utiles en matière de circulation des personnes et des biens et notamment de la jeunesse, en matière de sécurité, en matière monétaire et fiscale, mais aussi en matière politique, culturelle ».

 

Rien n’y échappera, à cette Europe : ayant bellement rappelé ce qui la rassemble – hormis toutefois la foi chrétienne – il l’appelle à réaliser la transition écologique et même une « défense plus européenne en cours d’édification ». Une seule armée ?

 

Surprise, le président Macron va jusqu’à citer de nouveau – comme il l’avait fait devant le World Wildlife Fund – Simone Weil, la grande, la philosophe, en citant son appel à « l’effectivité ». Il explique : « C’est-à-dire l’application concrète, tangible, visible des principes qui nous guident. Le refus d’être pris en défaut, et de clamer des principes dont nous ne poursuivons pas sans relâche l’application. Le principe d’effectivité, c’est pour vous, pour moi, pour le gouvernement, de ne jamais cesser de se demander si nous sommes en pratique fidèles à nos principes, c’est-à-dire d’abord à la liberté, l’égalité, la fraternité ».

 

Comme quoi, des principes intangibles, il y en a tout de même. On peut se dire opposé au dogme en affirmant le dogme de la liberté, il n’y a rien là que de très classique en matière révolutionnaire. Mais que la matière soit révolutionnaire, et même révolutionnaire comme elle ne l’a jamais été, comme nous le montre le bouleversement total qui affecte aujourd’hui le principe d’identité lui-même, cela ne fait aucun doute.

 

Ce sont les mots par lesquels Emmanuel Macron a mis fin à son discours : « Ce que nous avons à accomplir, c’est une véritable révolution ».

 

SOURCE

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 14:18

Comme l'avortement interdit jusqu'en 1975, la Gestation pour autrui (GPA) -cette marchandisation de l'enfant- est interdite mais on la reconnait, jusqu'à sa légalisation :

GPA : La Cour de Cassation valide la GPA pour le parent d'intention
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 13:35

Tribune de Jean-Marie Le Méné pour Valeurs actuelles.

"La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation" (Jean-Marie Le Méné)

Tribune. Si elle restera marquée par la figure de Simone Veil, la France ne saurait oublier qu’une partie du pays s’est opposée et s’oppose toujours à l’avortement légalisé, remboursé et banalisé. Le président de la fondation Lejeune, Jean-Marie Le Méné, revient sur la triple rupture philosophique, juridique et politique de cette réforme portée par la ministre de la justice de l’époque.

 

Pour la première fois, en 1975, un acte condamnable depuis Hippocrate, 400 ans av. JC, a été dépénalisé. Cette révolution n’a été rendue possible que par les mécanismes de compensation inventés par la société. Car, à la différence d’autres transgressions moins radicales, l’avortement n’offre aucune contrepartie positive hormis la liberté absolutisée, symbole d’une idéologie de rupture avec l’ordre naturel. Les meilleures intentions ont été invoquées, il ne s’agissait que d’une dérogation au principe du respect de la vie, accordée en cas de détresse. L’enjeu était la santé des femmes menacée par l’avortement clandestin. Au fond, la loi Veil n’était qu’une loi de santé publique. Cette aimable vision a rassuré la droite qui a soutenu la ministre, plus par faiblesse que par malice, en s’avouant à la fois contre l’avortement mais pour la loi. Sauf que réduire le féminisme à un hygiénisme et assimiler un acte commis en blouse blanche à un acte médical en dit long sur la reddition de l’intelligence aux forces de l’illusion. L’acte est tellement contre nature qu’il n’est tolérable que dénaturé. Tout est déni dans l’avortement : l’innommable est acronymisé, l’indescriptible euphémisé, le réel virtualisé.

 

“Certaines se tatouent les lettres « IVG » sur la peau, là où l’on dessinait jadis des « je t’aime »”

 

L’infans conceptus n’est plus ni un être, ni un humain, ni un vivant, de sorte que son effacement n’est plus homicide mais cosmétique. Les protagonistes échangent leurs rôles : l’enfant devient l’agresseur et la mère la victime. L’acte héroïsé, débarrassé de l’alibi de la détresse et d’un humiliant délai de réflexion, poussé à la performance par une politique de quotas, n’entraîne plus aucun effet indésirable. Au contraire, certaines se tatouent les lettres « IVG » sur la peau, là où l’on dessinait jadis des « je t’aime ». On finit même par en rire : « 220 000 avortements par an en France. Si on arrêtait d'en faire un fromage ? » goguenardise le site My little IVG. La grossesse interrompue, dont l’Etat a imposé le remboursement à la collectivité, comme un soin parmi d’autres, est devenue l’étape initiatique de la vie des femmes. Mais, depuis plus de 40 ans, l’avortement ne tient que par le mensonge, seule ressource de son néant.

 

 

Devenu indifférent au bien et au mal dont la frontière a été floutée, le droit s’est retiré peu à peu du service de la justice. Il ne consiste plus à rendre à chacun ce qui lui revient (en l’occurrence le respect de la vie à l’enfant conçu) mais à accompagner ce qui change dans la société. Est juste ce qui va dans le sens de la modernité, est injuste ce qui s’y oppose. De fait, la transgression princeps de l’avortement est devenue le portail d’accès vers tous les « progrès sociétaux ». L’avortement ne prétend pas détruire la société mais la reconstruire sur une autre base : l’humain est le résultat d’une construction, d’un choix, d’un désir. En cela, il est une pierre fondatrice du transhumanisme. Après avoir osé la mort de l’enfant avant sa naissance, tout devient possible, notamment la fabrication de l’enfant de son choix. Ce raisonnement a produit un effet cliquet (pas de retour en arrière), une surenchère maîtrisée (on reste toujours en deçà de la transgression-étalon) et une escalade d’« illégalités fécondes » qui ont modernisé la société. Ainsi, au nom de l’avortement, on a légalisé en quelques années tout une cohorte de pratiques avant-gardistes : l’eugénisme systématique des « anormaux », l’industrie procréatique et le diagnostic préimplantatoire, le tri des embryons humains, leur congélation, leur stockage, leur utilisation pour fabriquer des enfants « normaux » sinon versés à la recherche et voués à la destruction. L’engouement pour le clonage, comme l’exploitation de cellules souches embryonnaires, s’est réclamé de l’avortement.

 

“La légalisation de l’avortement demeure la matrice de toutes les audaces”

 

La GPA renvoie au concept de la grossesse choisie pour peu qu’on la débarrasse de son aspect lucratif déplaisant. La fabrication d’un embryon à trois parents est une expérimentation pleine de promesses en France en attendant l’ectogénèse. La légalisation de l’avortement demeure la matrice de toutes les audaces : il n’est pas jusqu’à l’interdiction de la burqa et l’autorisation du mariage gay qui n’invoquent le haut patronage de la légalisation de l’avortement. L’euthanasie n’échappe pas à la règle : donner la mort en fin de vie n’est pas moins compassionnel que la donner en début de vie. Manquait une clé de voute, un dispositif qui empêche quiconque de lever un coin du voile et de dénoncer « le mensonge qui tue » selon le mot de l’historien Pierre Chaunu. C’est le délit d’entrave, destiné à réprimer l’information dite dissuasive de l’avortement, mais ouvert à l’information incitative. Les grands procès de Moscou sont de retour. On arrêtera « les suspects habituels ». Tel est le triomphe du droit, mais la défaite de la justice.

 

Politiquement, la loi Veil illustre un modèle mythique de violence politique digne d’un dialogue de Thucydide. Les réformes rêvées par la gauche, mais réalisées par la droite, ont précipité le politique sur un chemin de traverse. Si « la distinction spécifique du politique, c’est la discrimination de l’ami et de l’ennemi », alors le vote de l’IVG a brouillé les pistes. Tandis que la gauche et la droite ont affiché une convergence de façade autour de la loi de 1975, s’est construite une relation scabreuse où c’est la gauche qui monte la garde et la droite qui baisse la sienne. Avec le vote de la loi Veil, la droite a « gagné » une liberté sous protection de la gauche. La droite a fait allégeance sur le plan culturel à une gauche qui définit le périmètre d’évolution de la droite et la charge même de faire avancer certains de ses projets. Comme le poisson rouge dans son bocal, la droite est en liberté surveillée, associée à une soumission à la gauche quel que soit le parti au pouvoir.

 

“La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation”

 

De ce fait, la gauche peut fort bien se dispenser d’être au pouvoir, en pratique elle y est toujours. La droite fait ce qu’elle veut pourvu que, sur les questions ontologiques, la gauche donne le cap. Ainsi s’expliquent les lois de bioéthique, toutes les trois votées sous la droite, tapis rouge déroulé au progrès technoscientifique, en l’absence de débat éthique. A l’évidence l’avortement, sanctuarisé dans le tabernacle de la République, ne peut pas faire l’objet de la moindre remise en cause. Au contraire, comme l’ont montré les débats récents dans tous les partis, seuls les candidats qui anticipent les reproches et s’affichent comme les plus transgressifs peuvent espérer un destin politique. Depuis 40 ans, sur des centaines de ministres, pas un seul n’a osé exprimer son opposition à la loi Veil qui, en cela, s’avère une victoire de son auteur éponyme. Il reste, qu’on le veuille ou non, qu’« un pays qui tue ses enfants tue son âme », comme le disait le Pr Lejeune. La loi Veil aura sublimé le signe le plus sûr du déclin d’une civilisation, le refus de ce « miracle qui sauve le monde » par lequel Hannah Arendt désignait la naissance.

 

SOURCE

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 09:25
http://www.francetvinfo.fr/politique/le-comite-national-d-ethique-soupconne-d-etre-remanie-pour-servir-la-gauche_418215.html

http://www.francetvinfo.fr/politique/le-comite-national-d-ethique-soupconne-d-etre-remanie-pour-servir-la-gauche_418215.html

Pendant la campagne présidentielle Emmanuel Macron avait déclaré qu'il attendrait ce rapport pour ouvrir le débat sur la Procréation Médicalement Assistée (PMA)... Il indiqua qu'il était favorable à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes (jusqu'ici permise aux couples infertiles), mais qu'il attendrait l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) sur ce sujet sensible "afin d'assurer dans la société un vrai débat, pacifié et argumenté". (1) Que de délicatesses ! Sauf que c'est un CCNE remanié et en fin de mandat qui a rendu hier, son avis pro-PMA, transformant cet organisme strictement consultatif créé en 1983 par François Mitterrand en vulgaire chambre d'enregistrement. Une fois de plus, les croyants de la foi dans le néant s'attaquent aux plus petits et aux plus faibles, sous couvert de "vrai débat" (sic).

 

Le CCNE, s'était déjà prononcé contre l'ouverture de la PMA aux homosexuels en 2005. Il rappela son avis en 2010, au moment où il s'exprimait sur les "Problèmes éthiques soulevés par la gestation pour autrui (GPA)". (2) Il fallait le remanier pour en obtenir l'avis attendu !

 

Ce fut chose faite en septembre 2013, selon un arrêté publié dans le Journal officiel du dimanche 22 septembre 2013, 22 nouveaux membres (sur 39 Ndlr.) furent nommés au CCNE par François Hollande... Début 2014, le CCNE remanié devait émettre son avis sur l'ouverture de la PMA aux "couples" de femmes. Le 28 mars 2013, François Hollande, invité de France 2 en plein débat sur la loi ouvrant le "mariage" aux homosexuels avait déclaré : "la PMA n'est pas dans le texte (la loi Taubira, ndlr), c'est renvoyé au comité d'éthique qui va donner un avis à la fin de l'année. Je respecterai ce qu'il dira"... Mais durant les cinq années du mandat de François Hollande, vu les manifestations géantes contre "mariage" homosexuel, l'avis n'est jamais venu... Les globalistes ont laissé passé la tempête.

Notons que sous le mandat de François Hollande il y eut les avis de 2013 sur la commercialisation de l'autotest sur le Sida et sur les tests génétiques, celui en 2014 sur la fin de vie, celui en 2015 sur le don du sang pour les homosexuels ou encore en 2016 sur le séquençage de l'ADN. (3)

 

Selon France Tv Info, "l'indépendance du CCNE" est donc "toute relative"

 

Le président du CCNE est nommé par le président de la République pour une période de deux ans renouvelable. Et parmi les 39 membres nommés pour quatre ans, renouvelés par moitié tous les deux ans, cinq personnalités "appartenant aux principales familles philosophiques et spirituelles" (Sic ! C'est comme pour les abstentionnistes, quid des autres ?), sont aussi désignées par le chef de l'Etat. Trois autres membres sont nommés par des ministres, un par le Premier ministre, un autre par le président du Sénat. Des personnalités de gauche nommées au CCNE pendant le mandat de François Hollande, ce n'est donc pas très surprenant, mentionne l'article de "France Info". En revanche, ce qui pose question, c'est leur point de vue sur les sujets de société sur lesquels ils vont devoir émettre un avis... Pour Louis Schweitzer, pasteur depuis 1976, qui affirme dans Le Figaro, lundi (23 septembre 2013 Ndlr.), avoir appris par voie de presse son éviction du CCNE, l'objectif est clair : "Le gouvernement veut s'entourer de personnalités qui prendront des positions dans le sens souhaité."

 

L' "avis" pro-PMA donné hier par le CCNE n'a rien d'anodin

 

Sous couvert d'ouvrir la PMA aux femmes célibataires et aux lesbiennes (notons ici l'inégalité dont se serviront plus tard les "progressistes" du néant pour élargir la PMA aux homosexuels hommes en se fondant sur l'égalité), le "droit à l'enfant" devient prépondérant sur les droits de l'enfant qui pourrait se voir privé de père par la loi...

 

Cet avis du CCNE a fait réagir l'Association "Juristes pour l'enfance" d'Aude Mirkovic, Maître de conférences en droit privé, qui explique sur "Boulevard Voltaire" :

 

"Il y a quelques années, le CCNE s’était prononcé contre cette ouverture de la PMA à toutes femmes, ne la jugeant pas éthique. Cette incohérence, qui ruine l’autorité morale du CCNE, doit inciter tous ceux qui sont attachés aux droits de l’enfant à demeurer vigilants. Le comité national d’éthique a rendu aujourd’hui un avis favorable à l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes et aux femmes célibataires. Concrètement, qu’est-ce que cela implique ? Concrètement, cela implique d’organiser la conception d’enfants privés de père. La lignée et la filiation paternelles de ces enfants seront évincées et effacées de manière à satisfaire le désir d’enfants d’une femme seule ou d’une femme en couple avec une femme. […] Le CCNE n’a pas de pouvoir juridique. Son autorité éthique et morale est largement mise en cause par cet avis. En effet, le Comité arrive à dire des choses complètement contraires à ce qu’il a dit il y a quelques années. Il se prononce aujourd’hui pour la PMA pour les couples de femmes, c’est-à-dire pour la conception d’enfants sans père, alors qu’il se prononçait contre il y a quelques années. Nous avons un peu de mal à comprendre comment une pratique qui n’était pas éthique il y a quelques années l’est devenue tout à coup. L’autorité morale du CCNE est aujourd’hui presque réduite à néant. 

 

[…] Ce que dit le CCNE aujourd’hui n’est plus valable demain. Une éthique qui change au cours de l’année n’a pas de valeur. On ne peut pas s’appuyer là-dessus. En effet, le CCNE semble se prononcer contre la conservation des ovocytes et contre la GPA. Tant mieux pour les enfants, mais cela ne garantit pas du tout le respect du droit des enfants à long terme.

 

[…] Ce n’est aujourd’hui qu’un avis du Comité d’éthique. Très franchement, il n’y a pas de quoi aller manifester pour un avis du Comité d’éthique. Cet avis n’engage que lui. C’est un avis irresponsable, un avis qui méconnaît le droit des enfants. Mais, ce n’est qu’un avis.

En revanche, si cet avis sert de point de départ pour un processus législatif en vue de légaliser la PMA, alors oui, j’en suis sûre, nous allons retourner dans la rue.

Nous l’avions déjà dit à l’époque du mariage. Le mariage est un prétexte. Ce qui est visé, c’est la fabrication d’enfants sans père, et plus tard la fabrication d’enfants sans mère avec la GPA.

Maintenant, nous y sommes ! Les enfants sont directement impliqués, ils sont directement concernés.

Je pense qu’il reste dans ce pays beaucoup de gens qui sont attachés au respect des droits de l’enfant. Il n’y a pas besoin d’avoir un doctorat sur le sujet pour comprendre qu’il y a déjà assez d’enfants privés de père par les malheurs de la vie. La loi n’a pas besoin d’en rajouter en organisant la conception d’enfants privés délibérément de père.

J’espère que le législateur prendra ses responsabilités vis-à-vis des enfants et qu’il n’y aura pas de projet de loi en vue de la légalisation de la PMA sans père. Si ça devait arriver, nous retournerions bien sûr dans la rue." (4)

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 15:30
48,71% de participation, 51,29% d'abstention au premier tout des législatives du 11 juin 2017.

48,71% de participation, 51,29% d'abstention au premier tout des législatives du 11 juin 2017.

Les macronistes s'emparent des places dans le pays en étant minoritaires, mais l'abstention record au premier tour des législatives 2017 qui atteint 51,3% a été largement battue durant la Révolution dite française, où les conventionnels élus en août 1792 et qui le 21 septembre 1792 voteront la première "république" et l'abolition de la monarchie n'ont été élus que par 15% des citoyens actifs ayant pris part aux élections (85% d'abstention). C'est sans doute cela leur démocratie...

 

Une abstention record sous la Ve république qui n'a été battue que durant la Révolution "française"

 

Pour être tout à fait exact, il faut donc préciser que si l'abstention devient aujourd'hui une action civique, militante et engagée pour nombre de Français compte tenu des multiples défauts du système (indéfinition du champ ultime de la démocratie, absurdité et dangers du système de la loi du nombre contre la raison, mépris du Décalogue et de la loi naturelle universelle, référendums et pétitions jetés à la poubelle, 50% d'électeurs qui n'existent pas, etc.) l'abstention dans l'histoire de la "république" n'a jamais permis une quelconque remise en question de ces inconvénients majeurs.

 

Quelques chiffres d'abstention durant la Révolution nous sont donnés par le grand historien François FURET dans sa préface à l'ouvrage de Patrice GUENIFFEY, Le Nombre et la Raison, où l'on trouve ces informations :

 

"le mouvement de la participation est clair : Gueniffey parle d'un taux de ... 23% en juin 1791 lors du scrutin pour l'Assemblée législative (77% d'abstention. Ndlr.); taux (de participation) qui s'effondre à nouveau en août 1792, quand les Français élisent la Convention, puisqu'il tombe à 15%.

 

Cette évolution, explique François Furet, est conforme à l'essoufflement de la révolution populaire notée par la plupart des historiens : en 1792, a écrit Michelet, 'le peuple est rentré chez lui' (J. MICHELET, Histoire de la Révolution française, éd. par G. Walter, Gallimard, Paris 1952, vol. 2, p. 8).

 

... si les élections de 1792 aboutissent à l'Assemblée la plus radicale de la Révolution bien qu'un minimum de citoyens y ait participé, c'est que le vote des assemblées primaires n'y est d'aucune importance", ajoute François Furet.

 

Source: François FURET, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. VII.

 

Dans ce livre Patrice GUENIFFEY explique :

 

"élection après élection, les jacobins auraient fait par la violence 'le vide autour du scrutin' et se seraient emparés des places, accroissant patiemment leur mainmise sur le pays. Ce psychologisme, qui fait de la confiscation de la démocratie par une minorité le résultat d'une volonté sciemment élaborée et appliquée. [...] [L]es jacobins sont minoritaires dans l'Assemblée législative de 1791, et s'ils dominent les élections parisiennes en septembre 1792, la province ne leur est guère favorable". (Patrice GUENIFFEY, ibid. p. 20.)

 

Si le moment où l'abstention commence à progresser de façon importante, quelque part au tournant de 1790 et de 1791, est difficile à déterminer avec plus de précision, la rupture est consommée le 19 juin 1791. La participation s'effondre partout. (Patrice GUENIFFEY, ibid. p. 172.)

 

Patrice GUENIFFEY parle à partir de 1791 d'"uniformité du déclin de la participation au fil des consultations." (p. 173).

 

"En fait, l'échec dans l''application' était la conséquence logique de l'étrangeté du principe. Ce qui doit surprendre n'est pas la très faible participation de 1791 et des années suivantes, mais la participation élevée de 1790, nourrie d'équivoques. Une abstention massive était la rançon de l'avènement des principes de l'individualisme politique moderne, de l'invention de l'individu-citoyen." (p. 232.)

Le record d'abstention aux Législatives sous la Cinquième république n'a été battu que lors de la Révolution dite "française"
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 16:50

Un hasard ? Quoiqu'il en soit, après la "cellule riposte" créée par Macron contre Onfray et Zemmour parce qu'ils prennent "trop de place dans le récit national", cette chasse aux intellectuels et aux journalistes devient pénible.

Faut-il y voir l'effet d'une video publiée par Natacha Polony il y a un peu plus de quinze jours où la journaliste courageuse dénonçait le "Dîner du siècle", le "groupe Bilderberg" et les "Young Leaders", comme des groupes "coupés totalement de la population" et des "élites qui se sont détachées à la fois des intérêts des peuples et des nations" ("théorie, explique-t-elle de l'historien américain Christopher Lasch sur la sécession des élites" qui se coupent elles-mêmes des populations et "faisant valoir les intérêts des Etats-Unis"...) ?

 

A l'appui, Natacha Polony avanche que "la meilleure preuve en est cette réflexion en 1999 dans Newsweek de David Rockefeller, qui fit partie des fondateurs du groupe Bilderberg et qui expliquait, nous le citons dans le livre dans le livre du Comité Orwell, 'Bienvenue dans le pire des mondes, le triomphe du soft totalitarisme', 'quelque chose doit remplacer le gouvernement et le pouvoir privé me semble l'identité adéquate pour le faire'." "[...] Il y a une vision du monde commune, conclue la journaliste, qui repose sur l'idée que des intérêts privés doivent prendre le pas sur les états. Cela s'appelle des choix politiques et ces choix politiques doivent être explicités..." La video a été supprimée sur Youtube au prétexte farfelu "Cette vidéo n'est plus disponible suite à une réclamation pour atteinte aux droits d'auteur soumise par TELEPARIS." !

La video est encore disponible ici. Nous la reproduisons ci-dessous :

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 11:53
Michel Onfray : Macron a créé une cellule contre Zemmour et moi-même

Vidéo intégrale :
http://bit.ly/2rqhWp2

Extrait :

 

"Les gens qui ne sont pas allés voter auront probablement manifesté un plus grand esprit civique que ceux qui auront voté.

 

Il y a des gens qui n'ont pas voté non pas parce qu'ils ne savent pas qu'il n'y a pas de législatives (cela serait vraiment être sous-informé pour cela), non pas parce que la politique ne les intéresse pas (mais au contraire parce que la politique les intéresse à un plus haut point), mais parce qu'ils sont dégoûtés, franchement dégoûtés du comportement de la classe politique depuis des années. Depuis que la gauche de pouvoir fait semblant d'être de gauche, depuis que la gauche d'opposition est dans la surenchère absolue sans aucun souci de la réalité et de la vérité et est complètement dans l'idéologie; depuis que cette droite de gauche et socialo-compatible depuis qu'ils ont les uns et les autres ratifié l'Europe de Maastricht qui est l'Europe du libéralisme; depuis qu'ils jettent à la poubelle, qu'ils stigmatisent et qu'ils insultent tous les gens qui sont pour une Europe sociale et non pas une Europe libérale, en estimant que ces gens qui sont contre une Europe libérale sont contre l'Europe tout court, puisqu'ils ne sont pas pour l'Europe libérale. Mais je ne connais personne qui est contre l'Europe, tout le monde est pour, simplement il y a des formules possibles et pensables, et que le libéralisme en est une (formule) mais que cela n'est pas la seule. Et que par exemple on peut avoir une Europe sociale. Et voilà pourquoi nombre de gens en 2005 était contre le traité européen dans sa formule libérale. On connaît l'histoire: en 2008 le referendum a été méprisé, foulé aux pieds. On a estimé que le traité de Lisbonne serait l'occasion de faire passer par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat) ce que les Français avait refusé. On ne fait pas un referendum si l'on a décidé de s'assoir sur la décision du peuple... Et donc effectivement, il y a une rupture de contrat social et l'on voit bien que cette rupture de contrat social est l'occasion pour nombre de gens de ressentir un profond dégoût pour la classe politique dominante, gauche libérale, droite libérale (c'est un peu la même chose).

 

Alors j'ai noté parmi les gens qui ont giclé dimanche dernier dès le premier tour : Cambadélis (Premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2014. NdCR.), Hamon, Mennucci, Guigou, Baumel, Filippetti, Feckl, Méliadel. A droite: Guaino, qui ne s'est pas comporté de manière très élégante en vomissant sur l'électorat qui ne 'lavait pas élu, Rama Yade, et chez les écologistes, Duflot, Cosse. Et ceux qui sont mal parti: Najat Vallaud-Belkacem, Kosciuzko-Morizet, Philippot et Collard. Et parmi ceux-là 5 voulaient être président de la république ! Hamon, Guaino, Rama Yade , Cécile Duflot, et Nathalie kosciusko-Morizet.

 

[...] Plus de 50% de gens qui ne sont pas allés voté, c'est quelque chose de majeur. Abstention : 51,3%.

 

On nous a dit que la République en marche a fait 32,32% , en fait dans cette configuration si on intègre les abstentionnistes (sans compter les non-inscrits..., les votes blancs et nuls qu’il faudrait aussi prendre en compte. NdCR.), la République en marche a fait 13,4%.

Les Républicains-Modem, dont on nous a dit qu'ils faisaient 21,57%, ils font 10,9%. [...] Ces gens sont ultra-minoritaires, même lorsqu'ils sont majoritaires.

 

[...] Cela ne représente pas grand chose de peser si peu quand on oublie la moitié des Français qui ne se sont pas déplacés. [...] C'est-à-dire que compte tenu que l'on est à 51,3, quand plus de 50% des Français ne se déplacent pas, l'élection devrait être nulle, et on devrait imaginer que tous les gens qui se sont présentés n'ont plus le droit de se présenter, et qu'il faut de nouveaux candidats, de nouveaux clients, de nouvelles personnes. Ou alors trouver autre chose, mais effectivement considérer que l'on ne peut pas encore parler de 'démocratie' quand on s'assied sur un referendum ou quand on estime que quand la moitié des Français ne va pas voter, finalement l'on se contentera de celle qui aura voté parce que les autres seraient des méchants, des gens qui ne seraient pas des citoyens et qui ne seraient pas civiques. Je pense au contraire qu'ils ont été extrêmement civiques.

[...] La démocratie ne fonctionne pas, les referendums (et les pétitions NdCR.) qui sont jetés à la poubelle, les 50% de Français qui ne s'expriment pas qui comptent pour zéro, et puis cette idée qu'au bout du compte des gens qui font à peu près la même chose se retrouvent au simple, au triple ou au quadruple (il y a une inégalité dans les députés. NdCR.), on voit bien que la démocratie ne fonctionne pas, ne fonctionne plus." (Fin de citation)

Michel Onfray : Macron a créé une cellule contre Zemmour et moi-même

Au sujet du civisme des abstentionnistes, rappelons notre commentaire d'il y a dix ans, dans des Législatives (2007) où l'abstention avait déjà atteint un niveau "record" :

 

Malgré la propagande républicaine, et "l'appel aux urnes", les Français ont choisi d'exercer leur droit civique d'une manière plus efficace: en s'abstenant massivement. En envoyant un signal lisible politiquement, l'abstention massive devient la façon française de se faire comprendre du système mondialiste qui ne jure qu'en fonction des taux de participation et d'abstention. C'est finalement la manière la plus efficace d'accomplir son devoir civique, dans l'intérêt de la France.
 

18h30 >Le taux d'abstention devrait atteindre 40% (estimation TNS-Sofres Unilog), un record pour un 1er tour de législatives sous la Ve République Fil news - Lci
 
 
L'abstention dans les conditions décrites par Michel Onfray et d'autres (oubli et mépris des droits de Dieu, de la loi naturelle, de la morale soubassement de toute construction scientifique, philosophique ou politique) devient une action militante et engagée.
 
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 09:32

Dans un entretien pour Tv-Libertés, le philosophe Francis Cousin, auteur du livre "l'Être contre l'Avoir", fait une critique "radicale" des gens de la "Manif pour tous" :

Merci à R. pour le lien.

Extrait :

 

"Il y a entre Marx et Lénine autant de différences qu'entre Jésus et Calvin. Jésus est venu sur terre dans l'Incarnation radicale du soleil christique pour l'abolition du temple de la marchandise. Calvin se réclame de Jésus et c'est l'apothéose boursière de la Genève financière... Il y a donc manifestement chez Calvin, l'antithèse radicale du Christ. Et, pour les groupes radicaux dont je vous parlais tout à l'heure, à l'époque où Charles Maurras découvre Lénine, cela fait plus de vingt ans que des groupes radicaux dénoncent le bolchévisme comme 'un capitalisme d'état'. Donc les groupes ouvriers radicaux ont toujours été contre la social-démocratie du capital, et ils ont toujours été contre le capitalisme d'état bolchévique, léniniste, trotskyste, maoïste, etc. C'est-à-dire que au moment où toute une population était effectivement encartée dans le mythe fallacieux de la Russie soviétique, ces groupes disaient mais non : la Russie soviétique, c'est le capitalisme d'état soviétique.

 

Et le fétichisme de la marchandise, c'est le moment où la valeur d'échange potentiel qui a commencé à naître lors de la révolution au néolithique, et qui n'a pas cessé de s'étendre siècle par siècle, au moment de la guerre de 14 commence à prendre le pouvoir absolu sur le monde. Aujourd'hui, tout est fétichisme, tout est marchandisation... La GPA, la PMA, ce ne sont pas des ratés, c'est la logique absolue. Et puisqu'on est sur Tv-Libertés, il m'arrive parfois de tomber sur des gens de la Manif pour tous et je leur dis: mais vous n'avez rien compris, vous êtes là, une bonne famille française, vous êtes classiques, vous souhaiteriez que la France se soit arrêtée à un temps antérieur, vous êtes fiers que votre fils soit avocat en droit d'affaires, vous êtes fiers que votre fille fasse HEC, mais vous n'avez rien compris. La PMA et la GPA sont constitutifs de ce monde traditionnel que vous défendez parce que vous n'avez pas compris que dans ce monde traditionnel que vous défendiez il y avait souterrainement la vampirisation qui arrivait et qui est là. On ne peut pas dire : je veux une société où il y a de l'argent et en même temps condamner les effets de l'argent. Donc la vraie problématique contre l'avoir, contre l'Argent, on en revient au Christ incendiaire chassant les marchands du temple, à Hegel et à Marx, à Babeuf. On est ici dans une télévision qui a dans son soubassement culturel une propension particulière à poser le fait vendéen. Le fait vendéen, ce n'est ni Cathelineau ni Charette qui l'ont compris. Ils n'ont strictement rien compris à la dialectique industrielle du capitalisme populicide. C'est un communiste radical qui s'appelait Babeuf, qui a été guillotiné parce qu'il soutenait les insurrections sans-culottes de Paris contre la bourgeoisie thermidorienne, qui a compris en quoi le 'populicide' vendéen venait marquer le passage dans la dynamique industrielle de la dictature du fétichisme de la marchandise. Et il n'y a que Babeuf qui a compris le 'populicide'".

 

Le journaliste Martial Bild pose alors une question essentielle à Francis Cousin : "Parmi vos références, est-ce que le marxisme est une clé de lecture suffisante pour comprendre les coulisses de cette guerre de l'être sur l'avoir ?"

 

Francis Cousin : "Pas le marxisme, puisque comme le disait Marx dans toute sa correspondance à la fin de sa vie : ce que je sais c'est que je ne suis pas marxiste.

 

Le marxisme, c'est une gigantesque imposture qui s'est créée pour étouffer la pensée subversive radicale de Marx. Marx est aux antipodes de toutes les droites et aux antipodes de toutes les gauches et il a fait une critique radicale de ce que devenait la social-démocratie et il a fait une critique radicale de ce que devenait le bolchévisme, le capitalisme d'état concentrationnaire. L'objet de Marx, en reprenant les pré-socratiques, dans la poursuite de Hegel, c'est de poser l'insurrection de l'être générique contre l'avoir.

 

[...] Je me définis comme communiste, au sens ontologique de ce qu'est le communisme, c'est-à-dire la communion des hommes. [...] Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon se disent communistes comme Calvin se dit chrétien. Le mot communiste surgit dans l'histoire bien avant Marx. Il surgit dans tous ces mouvements, la guerre des paysans, la croisade des Pastoureaux. Durant tout le Moyen-Âge nous avons des insurrections paysannes qui se disent communeuses, qui se disent communières, qui se disent communistes, il faut restaurer le Royaume du Christ sur terre, il faut abolir l'état, il faut abolir l'argent.

 

Durant tour le temps médiéval, il ne se passe pas une année sans que dans une région ou que dans une province le tocsin insurrectionnel des paysans se mette en mouvement pour que les paysans se réapproprient leur vie, dans une sacralité, dans une sacralité de l'être.

 

Je pense qu'on en revient si vous voulez à ce que disait Hegel, 'le vrai c'est le tout'. Il n'y a pas un sujet de notre quotidienneté qui ne trouve sa signification si on le rapporte pas au tout de cette contradiction essentielle qui fait la vie, il y a l'être et il y a l'avoir, il y a le beau et il y a le laid, il y a la domestication et il y a l'émancipation. Il y a donc toute une série de problématiques qui sont toujours à résoudre dans cette articulation-là, et c'est c'est ce que les présocratiques ont compris." (Fin de citation)

 

Note de Christ-Roi. Les présocratiques ne sont pas la religion indépassable. Hormis un impératif moral pour soi-même, poser l'insurrection de l'être contre l'avoir comme un impératif collectif, poser l'instauration ou la "restauration" du Royaume du Christ sur terre par la force, l'"abolition" de l'état et de l'argent par la force, c'est méconnaître l'action et la volonté réelle de Dieu. C'est méconnaître l'enseignement du Christ et de l'Eglise. A la place d'un tout indistinguable, religion du monde antique, le Christ a distingué le temporel et le spirituel. Se constituer contre (ce que voulait faire les Juifs de l'empire romain) est déjà donner une existence et une constitution à ce que l'on combat. A la culture de l'affrontement matériel insurrectionnel, pour détruire ce qu'il y a de mal dans la matière (héritage du péché originel) le Christ n'a pas cherché à abolir l'empire romain par la force ou à le combattre avec les armes matérielles de l'ennemi..., il a plutôt condamné ceux qui voulaient se servir de l'épée pour le défendre ("Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée." Mt, 26:52), et a privilégié l'arme spirituelle, le don gratuit de soi et l'exemple communicatif. [A noter que cela ne signifie pas non plus comme le prétendent certaines sectes, que tout usage de la force soit prohibé dans le christianisme. (Cf. S. Thomas d'Aquin, II, 9-40, sur le concept de guerre : intention droite, cause juste, être le seul moyen, un espoir raisonnable de victoire, des moyens non intrinsèquement mauvais, des moyens proportionnés). Dans l'Evangile, saint Jean le Baptiste dit clairement que le métier des armes n'est pas interdit : "Et des soldats aussi l’interrogeaient, disant : Et nous, que ferons-nous ? Et il leur dit : N’usez de violence ni de fraude envers personne, et contentez-vous de votre paye". Luc 3:14.]

 

Sachant qu'elle ne pouvait pas abolir d'un coup matériellement l'esclavage, l'Eglise s'est contentée de le condamner moralement dans différents conciles (conciles d'Orange 441, Arles 442, Agde 506, Orléans 541, Mâcon 585, Paris 615, Reims 625, Chalon-Sur-Saône 650), ainsi que dans différentes bulles des papes, jusqu'à ce que ce soit des pouvoirs séculiers temporels des sociétés chrétiennes elles-mêmes qui finissent par décréter l'abolition de l'esclavage.

 

De même, s'agissant de l'argent, l'Eglise en condamnant l'usure a permis à l'Occident d'être libre de l'esclavage des changeurs de monnaie pendant quinze siècles. Le Code de droit canon de 1917 continue d'interdire l'usure pour les clercs.

La trahison du Christ, Cavalier d'Arpinon (1568)

La trahison du Christ, Cavalier d'Arpinon (1568)

Et lorsque Jésus chassa les changeurs de monnaie et les marchands du temple, parce que "lieu de prière" et non de commerce, son Sacré-Coeur le fit avec force et charisme en renversant les tables par la douceur associée à la Parole. La foi sans la charité n'est rien, mais la charité sans la foi débouche sur rien de solide et de durable. On ne dit pas assez que même à ce moment-là, le divin Coeur de Jésus était plein de douceur.

Francis Cousin fait une critique radicale des gens de la "Manif pour tous"

L'Eglise catholique s'est donc efforcée de suivre cet enseignement du Christ, enseignement du don gratuit de soi pour les autres, tout en encourageant vivement les possédants dans la société (les riches, les marchands, etc.) à donner gratuitement de leur richesse aux autres, à émanciper leurs esclaves,mais sans jamais imposer la charité publique et politique. Cette manière de combattre la matière était fondamentalement bien plus puissante et durable que n'importe quelle autre. Elle a transformé la société antique de l'avoir, abouti à la société du don gratuit du 'Moyen Âge' féodal où les artisans donnaient gratuitement de leur temps et offraient leurs savoir-faire et où les nobles et les possédants faisaient des dons d'argent et des legs divers.

 

Et c'est effectivement l'état moderne, celui de l'avoir, qui a transformé l'ancienne charité publique gratuite médiévale en charité publique obligatoire payée sur l'impôt... Nos états modernes sont fondés sur ce changement. Puis de la charité obligatoire dans l'état moderne nous sommes passés au stade de l'insurrection obligatoire au XXe siècle. On a vu ce que cela a donné.

 

Le Christ ne combat donc pas matériellement l'avoir dans la société à coups d'épée ou d'insurrection matérielle, il agit spirituellement en nous par la vie intérieure, en appelant chacun à des valeurs plus hautes, et la transformation intérieure. C'est pourquoi il est Notre Maître, Notre Seigneur, le "chemin", la "vie", la "vérité", parce qu'il est Celui qui nous conduit vers l'authentique progrès, le progrès qui dure et ne périt pas...

 

L'homme intérieur qui a une vie spirituelle intérieure transforme en profondeur une société bien mieux et d'une façon bien plus durable que n'importe quel insurrectionnel matériel.

 

Les révolutionnaires et le capital ont d'ailleurs fait 1789 pour détruire ce qui véritablement était pour eux un obstacle : la force de l'esprit sur la matière.

 

Ceci nous renvoie encore à la citation du royaliste Joseph de Maistre : "La contre-révolution ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution".

 

Enfin, bien qu'habillé d'un anti-matérialisme apparent, le radicalisme de Francis Cousin a tout l'air d'une tentation sous apparence de bien. Il s'agirait essentiellement d'un globalisme inversé qui aboutit à un matérialisme inversé, énième avatar des vieilles lunes des Juifs de l'empire romain (et encore aujourd'hui des Juifs talmudistes) dans l'attente d'un Messie politique ou d'un messianisme politique qui sauvera le monde.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 10:13

Un débat a été organisé par l'agence de presse "Sputnik" entre le journaliste Eric Zemmour et l'économiste Jacques Sapir sur le thème "Identité ou souveraineté ?"

Alors qu'il y a d'autres domaines de la souveraineté (la définition du droit et de la justice, la défense du territoire et les relations internationales), la question du débat aborde la souveraineté sous l'angle simplement économiste (l'euro et d'autres problèmes liés à l'économie).

Zemmour pense que Marine Le Pen aurait dû parler davantage d'identité, d'immigration, d'islam et de guerre de civilisation que d'économie (l'euro) lors de la campagne présidentielle et reproche à Jacques Sapir d'avoir influencé négativement sur ces sujets le FN Florian Philippot en axant la campagne sur l'économisme.

Sapir, qui récuse l'accusation pense que cet argument d'Eric Zemmour l'affaiblit plus qu'elle ne le renforce, le camp souverainiste devant aussi "prendre en compte" les personnes de gauche. Il précise qu'il pense même qu'"il aurait fallu faire la campagne sur les deux pieds", même s'il ne donne pas à l'identité le même contenu que Zemmour.

Bien que Sapir reconnaisse un problème avec l'islamisme, il ne le confond pas avec l'islam et accuse le polémiste de faire une "lecture fondamentaliste de l'islam". Il faudrait, selon lui, contextualiser l'islam dans le champ géo-politique et notamment "la politique américaine au Moyen-Orient".

Eric Zemmour, d'accord sur les problèmes créés par la géopolitique américaine dans le monde, explique néanmoins qu'il "ne pense pas que c'est la faute de l'autre" (rien ne se réduit jamais à "la faute de l'autre". NdCR.), qu'il va y avoir un problème démographique lié au "nombre" (de la population musulmane), qu'"il y a une civilisation chrétienne, grecque et romaine qui a fait la France et une civilisation musulmane, et qu'"il ne peut pas y avoir deux civilisations sur un même territoire parce que cela va faire deux peuples et deux peuples qui vont s'affronter dans une guerre de civilisation et une guerre civile". "A partir d'un certain nombre, ajoute-t-il, l'identité revient et elle veut s'imposer aux autres". Cette position est tout à fait juste car réaliste.

Sapir répond à cette position de Zemmour que ce n'est "pas une question de nombre mais une question de contexte", "il ne peut pas y avoir de lecture politique du fait religieux qui se fait hors contexte". Cette affirmation est incomplète et donc fausse. C'est bien évidemment à la fois une question de "contexte" et une question de "nombre". De sorte que l'on peut dire que celui qui cherche à séparer les deux concepts (ou à en nier l'un ou l'autre) est un imposteur au service de l'oligarchie.

On peut aussi dire que le candidat à la présidentielle qui saura parler et de "contexte" géopolitique (souveraineté)  et de "guerre de civilisation" (identité) - ce que n'a pas fait Marine Le Pen - agrégera sur sa personne la majorité et pourra prétendre incarner le pouvoir. C'est la raison essentielle du "cordon sanitaire" et du "front républicain" afin d'empêcher toute jonction des deux concepts. Cette ligne se fera également nécessairement par la définition d'un fondement politique qui ne soit ne pas absurde, mais clairement identifié...

Le jour où cette ligne se réalisera, l'oligarchie nihiliste pourra faire ses valises.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 14:24

Le docteur Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l’enfant à l’Université Lyon 2, a lancé hier une alerte sur les dangers concernant les plans gouvernementaux français sur "l'éducation à la sexualité", prenant source dans des textes internationaux portés par l'OMS, le planning familial et l'ONU, en cours d'application dès la maternelle en France.

 

Liens attachés à la video :



http://pros-contre-educsex.strikingly...

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer...

 

En introduction à cette video, pour "anticiper les critiques à venir", le docteur Berger précise qu'il est "athée", et "qu'il n'est pas question ici de religion, mais de protection du développement affectif de l'enfant".

 

Extrait :

 

"Savez-vous que l'éducation à la sexualité est prévue dès la maternelle, par le ministère de l'éducation nationale ? Savez-vous que dans certaines classes de CM1, à dix ans, on explique aux enfants qu'ils auront des relations sexuelles plus tard et qu'on leur parle de l'utilisation des préservatifs ?

 

Savez-vous que sur le site 'On s'exprime', sous tutelle du ministère de la santé, destiné aux mineurs à partir de la classe de 5ème, donc âgés de douze ans, on décrit six positions de pénétration vaginale, dessins ludiques à l'appui et comment se pratique la sodomie ? On explique pourquoi les acteurs de films pornographiques éjaculent hors du vagin de leur partenaire. Et on propose aux mineurs de raconter leurs premières relations sexuelles." Et est-il indispensable de faire imprimer un clitoris en trois dimensions aux élèves comme proposé sur un site partenaire du ministère ?

 

Savez-vous que dans certaines classes on fait étudier aux adolescents et adolescentes des textes où des scènes de fellations sont longuement détaillées sans prendre en compte ce que cela peut occasionner ? Comment en est-on arrivé là ?

 

En mars 2017, la ministre de la santé, a annoncé la généralisation d'un programme d'éducation à la sexualité dès octobre 2017, donc dans quelques mois.

 

[...] Ce programme est imposé par les instances européennes et il est obligatoire. En France, aucun parent ne peut y soustraire son enfant. En référence aux textes internationaux de l'Organisation mondiale de la Santé (O.M.S.), cette éducation à la sexualité doit commencer entre zéro et quatre ans. Et l'on doit expliquer aux enfants de cet âge ce qu'est la masturbation infantile précoce et leur proposer de jouer au docteur. Pour les six - neuf ans on leur explique ce qu'est l'éjaculation. C'est déjà le cas dans certaines classes.

Dans les standards européens de l'éducation à la sexualité, il est précisé qu'il faut donner des explications à l'enfant avant qu'il soit en âge de se poser des questions à ce propos".

 

Le docteur Berger précise :

 

"Vous vous demandez probablement si ce que je dis est vrai. J'ai eu la même réaction d'incrédulité quand mes collègues m'ont transmis ces informations. Et puis je suis allé vérifier, et je puis vous assurer que tout ceci est exact. C'est ce que les promoteurs de ces programmes appellent 'changer de paradigme', c'est-à-dire parler aux enfants, dès petits, d''une sexualité synonyme de plaisirs et d'épanouissement personnel'. Il est précisé que ce sera 'fait avec tact'. Or, je peux vous affirmer que ce n'est f'réquemment pas le cas et que nous recevons des témoignages d'enfants et d'adolescents qui expriment leurs gênes ou leur dégoûts face à cet enseignement collectif qu'ils qualifient de 'très intrusif'.

 

"Ce programme présente plusieurs risques majeurs, poursuit le docteur Berger. Tout d'abord, il fait intrusion de manière traumatique, dans le rythme de croissance affective des enfants. Par traumatique, je veux dire qu'un certain nombre d'entre eux vont mal après cet enseignement. Pourquoi ne pas attendre que des enfants posent des questions sur la sexualité au moment où ils en ressentent le besoin ? Pourquoi ne pas laisser la sexualité dans le domaine de l'intime ? Car c'est le domaine de l'intimité par excellence. Les enfants n'auraient-ils pas de pudeur ? Pourquoi des adultes éprouvent-ils le besoin de prendre une place de séducteur initiateur ?

 

Et il est évident qu'en introduisant précocément des informations techniques, on risque de séparer la sexualité de la vie affective.

 

Mais il y a pire encore. Ce programme introduit la théorie du genre, c'est-à-dire de l'idée selon laquelle notre identité sexuelle, garçon ou fille, masculine ou féminine est une construction sociale qui n'est pas liée à notre sexe biologique. Donc, comme notre identité sexuelle serait liée à notre manière d'élever les enfants (les filles jouent à la poupée et les garçons aux cowboys), il faudrait sortir de ces modèles, les déconstruire, avec comme objectif - je cite - qu'un enfant 'intègre la liberté de choix de ses modèles sexuels'. Et ceci, à la période même où il s'identifie à ses modèles familiaux, à son père ou à sa mère. Il s'agit donc d'une attaque des processus d'affiliation. L'enfant pourrait en quelque sorte choisir à quel sexe il souhaite appartenir. Cette théorie très contestée n'a aucun fondement scientifique. Cette idéologie qui prône une égalité - non pas entre tous dans l'accès aux droits fondamentaux - mais de tous, voudrait la négation de la différence des identités masculines et féminines.

 

Ce projet qui consiste à couper l'enfant de l'éducation familiale pour lui proposer une éducation, disons même un formatage fait par l'état, est la marque des fonctionnements totalitaires. Rappelez-vous l'Histoire avec un grand H.

 

Mais il y a encore plus. Dans les textes internationaux qui nous sont imposés, il n'est jamais indiqué l'âge au-dessous duquel il y aurait un interdit à avoir des relations sexuelles avec un mineur.

Le terme flou qui revient en permanence est que l'activité sexuelle dépend des capacités évolutives de l'enfant. On peut donc glisser rapidement vers l'idée que selon ses capacités, l'enfant peut être consentant. Ce qui revient à dire qu'un enfant séduit par un adulte sans violence physique - comme c'est le cas dans beaucoup d'abus sexuels -, serait obligatoirement consentant. Et l'on comprend alors l'intérêt d'éveiller l'enfant à la sexualité le plus tôt possible comme le propose l''éducation à la sexualité'. C'est la voie ouverte à la pédophilie.

 

Comment une petite minorité d'individus est-elle parvenue à imposer un tel programme à la majorité de la population ? Quels sont les lobbies sous-jacents ? Pourquoi les principales associations des parents d'élèves ont-elles laissé s'installer cet état de fait ? Faut-il créer une nouvelle association de parents plus soucieuse de protéger le devenir affectif des enfants ?

 

Tel qu'il est imposé actuellement, le programme d''éducation à la sexualité', constitue une véritable immixtion dans la vie privée, une intrusion dans l'éducation familiale, dont il faut rappeler qu'elle est l'un des attributs de l'autorité parentale selon notre code civil.

 

Le docteur Berger termine cette video ainsi :

 

"Lisez attentivement les textes qui accompagnent notre pétition. Nous faisons cinq propositions. 1 - Arrêter toute 'éducation à la sexualité en classe maternelle et primaire', 2 - Arrêter totalement de parler de la théorie du genre, 3 - Pour les adolescents, maintenir l'obligation qu'à partir de quatorze ans les élèves assistent aux cours consacrés à des informations indispensables, dont la prévention, mais limiter ces informations à des données scientifiques et développer des espaces de relations privées pour ceux qui ont besoin d'informations plus personnelles tel que des entretiens avec des infirmières scolaires, 4 - Créer des conseils de vigilance qui devraient être obligatoirement extérieurs à l'établissement d'où émaneraient d'éventuelles critiques concernant ces sujets, 5 - Retirer les termes 'déclaration des droits sexuels' et 'standard pour l'éducation sexuelle en Europe' de tous les textes ministériels français.

 

Pour que ces propositions aient quelques chances d'être acceptées, il faut que les professionnels de l'enfance et les citoyens en général signent cette pétition.

 

Et si ces propositions sont refusées par les ministères concernés, je pense nécessaire que dans toutes les classes, toutes les écoles, tous les collèges, tous les lycées, les parents s'opposent dans l'intérêt de leurs enfants à l'enseignement de l'éducation à la sexualité."

 

Source: Ariane Bilheran. Partagez, relayez, informez.

Un nouveau professionnel de l'enfance, le docteur Maurice Berger, pédopsychiatre, alerte sur les dangers liés à l'"éducation à la sexualtié" des enfants à l'école (07 juin 2017)
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 13:14

Vous avez dit liberté d'expression ?

https://www.thenewamerican.com/culture/faith-and-morals/item/26127-judge-orders-removal-of-latest-undercover-video-implicating-planned-parenthood-abortionists

https://www.thenewamerican.com/culture/faith-and-morals/item/26127-judge-orders-removal-of-latest-undercover-video-implicating-planned-parenthood-abortionists

La tragédie que constitue l’avortement de masse connaît un nouveau développement aux Etats-Unis avec la publication par le Center for Medical Progress (CMP) d’une vidéo montrant des fonctionnaires et des avorteurs de Planned Parenthood se livrant à des tractations sordides, ce qui vaut à son auteur d’être traîné en justice. Les conversations, assorties de lourdes plaisanteries, tournent autour de la vente de morceaux de corps des bébés avortés. La vidéo a été tournée en 2014 et 2015 par des enquêteurs anonymes du CMP lors de conventions, à San Francisco, de la Fédération nationale pour l’avortement (NAF) américaine, principale structure de commerce des avorteurs. Aux Etats-Unis, le nombre annuel d’avortements dépasse le million, après un pic à 1,3 million en 1990.
 
On trouve dans ce document de quoi vaciller. Deborah Nucatola, directrice des services médicaux de Planned Parenthood y détaille les moyens d’avorter en protégeant, pour qu’ils restent négociables, les organes de l’enfant. « Vous savez, parfois, elle (l’acheteuse de tissus) va me dire qu’elle veut le cerveau, donc nous laissons la boîte crânienne intacte », explique-t-elle. « Ensuite nous essayons de la prendre ou, en fait, de prendre tout, vous voyez, et même de la séparer du reste des tissus pour ne pas les perdre », dit-elle.

 

Une nouvelle vidéo du CMP laisse des membres Planning familial s’accuser eux-mêmes [1]

 
Plus généralement, et en admettant sans ciller que leur travail consiste à « tuer », les avorteurs se lamentent de la « difficulté » à découper le fœtus. « Un globe oculaire m’est tombé sur les genoux, c’était dégoûtant », s’exclame le Dr Uta Landy, fondatrice du consortium de Planned Parenthood pour les fournisseurs, lors d’un discours devant la NAF. Rires dans la salle. Le Dr Lisa Harris, directrice médicale du Planned Parenthood du Michigan ironise : « Nos histoires n’ont pas vraiment leur place dans les discours et raisonnements des pro-vie, hein ? ». Et de se plaindre de « ces têtes qui restent collées et qu’on ne parvient pas à amputer ; de ces hémorragies qu’il faut gérer… voyez-vous, tout cela fait partie de notre métier, mais on a du mal à trouver le bon endroit pour en parler ».
 
Le Dr Susan Robinson, avorteuse de Planned Parenthood de Mar Monte, qui officie en Californie et au Nevada, raconte son usage de forceps pour extraire les bébés. « Vous y allez, vous y allez : est-ce que j’ai attrapé l’utérus ou le fœtus ? Ouf, oui, le fœtus. Non ? On n’a rien attrapé ? Alors on y retourne », dit-elle devant les enquêteurs masqués du CMP : « Le fœtus est une petite chose coriace, et l’extraire, je dis bien l’extraire, d’entrée c’est vraiment difficile ».

 

Le meurtre de masse passe par le dépeçage de petits d’homme – on en rigole

 
Dans un accès de sincérité mêlée de cynisme, le Dr Lisa Harris reconnaît la validité des arguments des militants pro-vie : « Comme nous considérons le fœtus comme eux et que nous pourrions convenir qu’il s’agit d’actes de violence, je me demande comment je peux venir travailler chaque matin. Oui concédons-leur toute cette violence ; c’est une personne, c’est un meurtre, concédons-leur cela ! ».
 
Le Dr Ann Schutt-Aine, directrice des services d’avortement au Planned Parenthood de la Côte du Golfe, explique qu’elle détourne souvent ce qui peut être considéré comme un avortement tardif, interdit par la loi fédérale américaine dite Partial-Birth Abortion Ban Act de 2003. Comment ? Elle tire l’une des deux jambes du bébé. Le texte définissant l’avortement tardif comme une extraction du corps du bébé, mais à l’exception de son cerveau, l’avorteur insère des ciseaux sous la boîte crânienne, aspire le cerveau puis peut tranquillement extraire le corps sans craindre de tomber sous le coup de la loi.

 

Deb VanDerhei « ne peut pas empêcher » le trafic d’organes et de tissus foetaux

 
La dimension mercantile ajoute à l’insupportable. La vidéo montre d’autres caciques de Planned Parenthood évoquer les besoins de sociétés de négoce des tissus fœtaux. « La vérité est que certaines cliniques en demandent pour augmenter leurs revenus », dit Deb VanDerhei, directrice du Consortium de Planned Parenthood pour les fournisseurs, « et nous ne pouvons pas le leur interdire ». « Je sais que Planned Parenthood vend un paquet de ce type de matériau », ajoute son directeur médical pour le Maryland, le médecin émérite Paul Blumenthal.
 
Deborah Nucatola, objet d’une plainte pour ses propos sur l’usage à but lucratif des embryons, a été relaxée par un grand jury au motif que les images des vidéos auraient été manipulées et montées à charge. En revanche, la NAF a traîné la CMP en justice pour avoir publié ces enregistrements. Le président du CMP, David Daleiden, a été inculpé le 3 mai par le procureur de Californie pour 15 délits. Daleiden est défendu par l’ancien procureur du comté de Los Angeles, Steve Cooley, et l’ancien procureur adjoint du même comté, Brentford J. Ferreire.

 

La vidéo David Daleiden n’a fait que montrer ce que les journalistes cachent

 
Plusieurs de ces enregistrements avaient fuité sur le site conservateur Got News, mais c’est la première fois que le Center for Medical Progress les a publiés en les sous-titrant. « Chacune des vidéos, pour la publication desquelles le procureur poursuit David Daleiden, a de toute évidence et sans discussion possible été tournée dans un lieu public et donc ne peut en aucun cas être considérée comme confidentielle », argumente Me Ferreira, qui ironise : « La seule différence entre les publications de Daleiden et la couverture quotidienne des journalistes de Californie est qu’il a enregistré les propos de personnes qui soutiennent le chef du parquet de Californie ». Aux Etats-Unis, les procureurs généraux des Etats sont la plupart du temps élus. Dans la tragédie de ce meurtre de masse, c’est toute la société qui est impliquée.

 

La video est interdite [2]

 


The New American l’avait mise en ligne dans son rapport du 25 mai, mais les images furent rapidement inaccessibles.
 
Un juge fédéral a ordonné le retrait de YouTube et d’ailleurs de la dernière vidéo infiltrée du groupe Pro-Life Center for Medical Progress (CMP), montrant des avocats et des dirigeants de Planned Parenthood dans une conversation horrible sur les bébés abandonnés : commentaires financiers sur la vente des tissus et des parties du corps de leurs victimes présumées assassinées.
 
Cette publication violerait, selon le juge, une injonction préliminaire antérieure : la Fédération nationale de l’avortement avait soutenu que l’accès public aux vidéos pourrait mettre en danger ses membres…
Le procureur Brentford Ferreira dénonce, lui, une « chasse aux sorcières », car chaque enregistrement vidéo (pour lequel l’enquêteur principal David Daleiden a été à chaque fois inculpé) a été de manière évidente et incontestable fait dans un lieu public où il ne pouvait pas être considéré comme « confidentiel ».
 
Mais l’idéologie empiète inévitablement sur l’impartialité de la justice…

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:45

Après ils feignent de s'étonner d'une chute générale du niveau d'adhésion des européens aux institutions de l'UERSS... Comme pour le referendum négatif des Français en 2005 contourné deux ans plus tard sous Sarkozy, les Pays-Bas ratifient l'accord d'association avec l'Ukraine contre la volonté du peuple néerlandais exprimée lors d'un referendum en 2016.

Contre la volonté du peuple, les Pays-Bas ratifient l'accord d'association avec l'Ukraine

En dépit du référendum qui s'est tenu en avril 2016 et lors duquel les Néerlandais se sont prononcés contre l'accord d'association entre l'Ukraine et l'UE, le Sénat des Pays-Bas l'a ratifié mardi 30 mai en présence du Premier ministre Mark Rutte et du ministre des Affaires étrangères Bert Koenders.

 

Le référendum sur l'association entre l'Ukraine et l'Union européenne a eu lieu aux Pays-Bas le 6 avril 2016. Ses résultats définitifs ont été publiés le 12 avril. 61 % des votants se sont prononcés contre l'accord d'association, soutenu par un peu plus de 38 %. Un taux de participation de 32 % a permis de considérer le référendum comme valide, bien que son résultat soit non-contraignant.

Source: Sputnik

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 11:18

Quand des "grands hommes" se prennent pour le Messie... Cela donne "levez-vous et en marche" :

Le Règne de l'Absurde - Emmanuel Macron, roi de l'Absurde

La démocratie libérale organisant la politique sans raison morale ultime est le Règne de l'absurde où des gourous, des guides, des sauveurs se succèdent les uns après les autres sans jamais parvenir à réaliser leur programme (Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande).

 

L'illogisme, l'absurdité étant le moyen et le fondement ultime du "libéralisme", "valeur de la gauche" depuis 1789, il n'est pas étonnant qu'un tel système court tout seul à sa ruine.

Le Règne de l'Absurde - Emmanuel Macron, roi de l'Absurde
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