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Christ Roi

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Horloge

28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 09:26

Si vous entendez Emmanuel Macron ou ses adeptes vous dire qu'il a quitté le milieu de la finance pour faire de la politique et donc qu'il a perdu de l'argent, répondez-leur ceci :

 

« Macron est mandaté par les milliardaires pour donner un grand coup de balai sur des divisions politiques qui n'ont plus lieu d'être, qui paralysent les intérêts de l'Oligarchie : plus de droite, plus de gauche, tous unis derrière le veau d'or qui est devenu l'argent, les intérêts et les pouvoirs de cette Oligarchie. Plus de secteur privé, plus de secteur public, on va de l'un à l'autre et de l'autre à l'un. Bientôt le monde sera marchandisé, privatisé, et Emmanuel Macron sera radieux. Et il sera récompensé par les financiers du bon travail qu'il aura fait. 

 

Une classe sociale, aujourd'hui effectivement mondialisée, défend des intérêts de type extrêmement violent, c'est-à-dire que grâce à leur titre, grâce à la propriété des moyens de production. Ils sont bien décidés à exploiter toujours plus le monde du travail, à marchandiser les ressources naturelles, à exploiter les pays sous-développés, à spéculer sur le réchauffement climatique, et à marchandiser l'ensemble des services publics, y compris les services sociaux, par exemple d'aides aux plus démunis.

 

L'argent est devenu une arme de destruction massive qui leur permet de tout attaquer, tout contrôler, la démocratie, le politique, les corps, les ressources naturelles, le travail. C'est une véritable guerre de classe

 

[...] Le conflit d'intérêt? Ils s'en tapent, parce que en réalité pour eux ce n'est pas un problème. La séparation des pouvoirs, cela n'existe pas. [...] Et donc c'est une espèce de résurgence de l'Ancien Régime, qui vraiment devrait être complètement supprimée. »

 

Note de Christ-Roi. La séparation des pouvoirs est un mythe de la république des « Lumières » pour donner le pouvoir aux milliardaires à la place du roi et du peuple.

 

Sous l'Ancien Régime, le roi n'était pas le jouet des riches, il en était le maître absolu, il ne dépendait d'aucune puissance et était délié de tout lien (absolutisme).

 

L'enrichissement indéfini était perçu comme immoral par le codes même de la noblesse, il cachait une activité interdite (l'usure) et conduisait à l'arrestation et au bannissement (Fouquet).

 

Le commerce, lui-même était interdit à la noblesse : ses codes d'honneur ne permettaient pas un enrichissement indéfini tel qu'il fut permis à partir de 1789...

 

L'explication partielle de l'Oligarchie, vue sous le seul angle économique est donc incomplète (et peut même être très dangereuse si elle devient l'outil de propagande idéologique du totalitarisme communiste). L'explication doit impérativement aborder le pendant politique de l'oligarchie, sans quoi on a un discours de façade préempté par les gauchistes comme l'a fait Mélenchon durant la campagne présidentielle 2017 en se mettant lui aussi à parler d'« oligarchie» (un thème qui jusque-là n'avait été expliqué et développé que par le Front national), sans jamais faire une analyse de fond de l'oligarchie politique.

 

Du point de vue historique, la naissance de l'oligarchie politique républicaine a bien été identifiée par l'historien Patrice Gueniffey : 

 

« Dans le régime démocratique, ... (e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions, ... Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Cf. P. Gueniffey, Le Nombre et la raison, p. 208-213).

 

En effet, la participation démocratique "transfère" le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en "volonté collective". La toute-puissance de la "machine", ou du parti, est la réalité de la liberté du citoyen moderne.

 

...[L]e pouvoir réel se trouve entre les mains du 'cercle intérieur'.

 

... [L]e peuple est réellement dépossédé de son pouvoir au profit du parti indispensable au fonctionnement de la démocratie.

 

... [L]e mensonge: la dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple... »

 

(Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207).

 

Le seul clivage que Macron souhaite conserver, et même « rebâtir » est précisément le clivage « entre progressistes et conservateurs » issu de 1789

 

« A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (...) est entre progressistes et conservateurs, c'est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017 » (pour cela), avait déclaré le ministre de l'Economie dans une interview pour Arte.

 

Conclusion

 

Le « en marche » d'Emmanuel Macron, c'est un retour à la précarité sociale du XIXe siècle, le tonneau des danaïdes de la dette qui ne cesse de se remplir pour le plus grand profit des banques et le plus grand malheur des peuples, réduits à l'esclavage pour dette comme durant l'Antiquité !, pendant que les écarts de richesses ne cessent de se creuser au point d'atteindre des niveaux records jamais atteints dans l'histoire de l'humanité, une classe de riches de plus en plus riches et une classe de pauvres de plus en plus pauvre, une France tiers-mondisée dont le PIB est dépassé par d'anciens pays en développement comme l'Inde ou le Brésil, la France livrée à l'oligarchie politico-économique.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 19:10

Le mépris de classe d'Emmanuel Macron envers le peuple français s'est illustré de nouveau aujourd'hui par un propos d'un de ses soutiens, Jacques Attali envers les salariés en difficulté de Whirlpool :

Jacques Attali, soutien d'Emmanuel Macron, compare les ouvriers de Whirlpool en difficulté à une "anecdote"

Jacques Attali, un des premiers mentors et soutien d'Emmanuel Macron qui s'est notamment affiché avec lui dimanche soir au restaurant La Rotonde en faisant la fête après les résultats du premier tour comme si le deuxième tour était déjà joué, a comparé aujourd'hui les salariés de Whirlpool à "des anecdotes" :

 

"Je ne voudrais pas que cette campagne se réduise à des anecdotes."

 

Jacques Attali a connu Emmanuel Macron en 2007, alors que celui-ci était rapporteur général adjoint de la "commission Attali" sur la "libération de la croissance".

 

"Les ouvriers de Whirlpool, c'est des anecdotes ?" a répondu alors la journaliste de LCI, Audrey Crespo-Mara, à l'économiste et ancien conseiller de François Mitterrand. Réponse de l’intéressé :

 

"C'est en effet une anecdote dans un contexte plus large, si on ne le présente pas dans un contexte plus large".

 

Le secrétaire général d'En marche! est intervenu aussitôt pour demander qu'il "se taise". (Source)

 

Mais pour le moment, il n'y a aucune excuse publique, aucun mot d'apaisement du candidat d'"En marche" (arrière vers le XIXe siècle!) envers les salariés de Whirlpool ainsi méprisés. Ces propos méprisants doivent être retirés et désavoués immédiatement.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:10

Petit rappel du mépris de classe du mondialiste Emmanuel Macron. D'où il parle et les résultats de sa politique économique :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

L'homme pour qui la France n'a pas de culture : 

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

L'homme de la finance et des banques, planche dans les loges au "Grand Orient de France" :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

L'homme comptable d'une croissance moins forte en 2016 qu'en 2015 :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de la présidence de la République de 2012 à 2014, puis ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique du 26 août 2014 au 30 août 2016, deux ans et quatre jours, est directement comptable et responsable de la situation économique du pays.

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Emmanuel Macron c'est 700 000 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat de François Hollande :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Les casseroles d'Emmanuel Macron sont les plus graves (délits de favoritisme), dont l'affaire Alstom et la vente des fleurons de l'industrie française.

Macron est indigne de gouverner la France. Il n'aime pas la France ("la France n'a pas de culture", "pas d'art"), il n'aime pas les Français (il énumère les nationalités et renvoie les Français à leurs origines). Il dit que la Guyane est une île...

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Sur les droits des femmes et les questions de la famille, l'homme a le programme de Pierre Bergé pour qui "louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?" :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants
Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Pierre Bergé soutient Emmanuel Macron :

Appel à faire barrage à Emmanuel Macron, l'homme des puissants

Christ-Roi appelle tous les chrétiens, tous les défenseurs de la loi naturelle, les croyants de toute confession, ou agnostiques, toute personne soucieuse de la défense de la chose publique et de ce que nous avons tous en commun, toute personne soucieuse de la défense des plus faibles et des petits, à faire barrage à Emmanuel Macron, en votant Marine Le Pen au second tour de la présidentielle dimanche 7 mai. S'abstenir serait faire élire un ennemi de la France et des Français.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:26

La video ci-dessous est une enquête exclusive d’Armel Joubert des Ouches et de Jeanne Smits pour Reinformation.tv. Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. 

 

Une enquête exclusive Réinformation.TV

 

Le scandale du sexe et de la pornographie dans les livres scolaires obligatoires s’étend dans le silence des parents d’élèves, des associations de parents et des autorités religieuses. Il touche tant les écoles publiques que l’enseignement catholique.
 
« Je sais qu’il y a deux scènes de viols, dont une sur une mineure. Je crois aussi qu’il y a une tournante dans une cave. Dès le début, ils présentent le personnage comme une bête de sexe. Il est marié mais sa femme ne lui suffit pas, alors, il a une garçonnière où il se rend pour voir d’autres femmes la nuit. Je n’ai pas tout lu ». Le personnage était « une bête de sexe ».

 

Le scandale des ouvrages scolaires

 
La jeune fille qui parle est aujourd’hui âgée de 18 ans. Mais de quoi parle-t-elle ? D’un livre dont la lecture a été imposée par l’un de ses professeurs à toute sa classe de seconde, il y a trois ans, pour « l’étudier ». Ce livre, c’est L’invention de nos vies de Karine Tuil. On y trouve de nombreuses scènes de pornographie.
 
C’est un scandale sans nom. Mais il y a plus grave : cela s’est passé dans un établissement de l’enseignement catholique de Rennes : l’Assomption. « Le sexe » abordé sous des traits nauséabonds dans une école catholique bretonne…
 
Lorsque les faits se produisent, Tiphaine n’a que 15 ans. Cette lecture imposée la choque terriblement, au point qu’elle sera victime de crises de larmes à répétition, d’insomnies fréquentes, de troubles divers.
 
A l’époque, la lettre d’excuse qu’elle reçoit de Pascal Balmand, le secrétaire général de l’enseignement catholique à Paris ne change pas grand-chose. Le mal est fait. Trois ans après, Tiphaine, que nous avons interviewée en exclusivité, reste toujours profondément choquée. « Je ne pourrai jamais oublier cela », nous a-t-elle déclaré.

 

A « Saint Vincent » aussi…

 
Toujours à Rennes, il y a peu, c’est un établissement considéré comme un fleuron de l’enseignement catholique – Saint-Vincent-la-Providence – qui a fait étudier à des élèves de 3e un livre du même acabit. Un ouvrage de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette… Interviewée à visage caché, la mère d’un enfant de 13 ans nous a dit être révoltée par ce que l’on a fait étudier aux élèves.

 

Livres, sexe et … réactions ?

 
« Une amie m’a raconté que dans une école de la région, on avait emmené des élèves voir une pièce de théâtre à la fin de laquelle les acteurs se sont promenés, nus, dans la salle, enjambant les fauteuils dans lesquels avaient pris place les élèves… »
 
Armel Joubert des Ouches et Jeanne Smits qui ont travaillé plusieurs semaines sur cette enquête, ont également pu obtenir le témoignage de ce professeur d’anglais d’un établissement catholique du Val-de-Marne, scandalisé par l’absence de réaction tant de la direction du lycée dans lequel elle travaille que des autorités ecclésiastiques. Notre équipe a tenté d’obtenir des explications auprès de l’évêché de Rennes et auprès des services de Mgr Pierre d’Ornellas, en vain…

 

Généralisation de la pornographie et loi du silence dans les écoles catholiques et publiques

 
Dans les établissements publics et privés sous contrat, les cas de ce genre se sont multipliés ces dernières années sans que la presse n’en fasse état.
 
Pour Pierre de Laubier, professeur et auteur du l’ouvrage « L’école privée … de liberté », il est presque « normal » que des livres comme ceux-là circulent. « L’administration de l’enseignement catholique est un mille-feuilles, tout est fait pour que l’on ne comprenne rien. Par ailleurs, l’école est pieds et poings liés avec l’Education nationale et dès qu’il y a une affaire, tout le monde est mis en cause. Il y a une loi du silence ».
 
Dans cette enquête qui a emmené Reinformation.TV de la Bretagne à la région parisienne, vous entendrez également le témoignage d’un directeur d’école qui explique comment on en est arrivé là.

 

Une enquête exclusive d’Armel Joubert des Ouches et de Jeanne Smits

 

Source: Reinformation.tv

Le 30 mars dernier, Ariane Bilheran, une psychologue clinicienne, normalienne docteure en psychopathologie, spécialisée dans la psychologie du pouvoir déviant (harcèlement, manipulation, tyrannie, totalitarisme et ses pathologies : paranoïa, perversion...), a publié une video présentant son livre "L'imposture des droits sexuels" (Broché 2017), en vente sur Amazon. Elle confirme le scandale des "droits sexuels" dénoncé en janvier 2017 par Marion Sigaut.

 

"Des standards pour l’éducation sexuelle en Europe nous sont donc imposés, en tout cas à tous les enfants de France, sans que le peuple français ait eu quelque chose à en dire", alerte-t-elle. Et dans un silence général. Avez-vous en effet entendu parler de ces choses durant la campagne présidentielle ?

 

Arianne Bilheran cite le mot "la guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage" de George Orwell (1984), "arbeit macht frei" (le travail rend libre), la devise nazie apposée sur le camp d'Auschwitz, l'appellation par Staline de sa constitution comme "la plus démocratique du monde", et fait un parallèle avec les "droits" dits "sexuels". Elle "confirme l'existence de dérives graves en France au travers de la prétention des adultes à éduquer sexuellement des mineurs." "On éduque à réprimer des pulsions et à ne pas faire tout ce qu'on veut, explique-t-elle. On n'éduque pas à une pulsion".

Dès lors parler de "droits sexuels", alors que "le droit est censé réprimer les pulsions pour préserver l'intégrité de chacun (et non pas les encourager) est "délirant". La psychologue alerte sur "un totalitarisme à nouveau visage qui va s'en prendre aux enfants". Elle conclut sa video en disant avoir dit ce qu'elle avait à dire et dit rester "disponible pour répondre à toutes les questions" :

En présentation de cette video, Anne Bilheran précise que les citations suivantes tirées de son livre sont extraites des documents suivants:
Standards pour l’éducation sexuelle en Europe :
https://www.sante-sexuelle.ch/wp-cont...
 

« La sexualité des enfants est beaucoup plus large que celle de l’adulte moyen. Elle peut être considérée comme un aspect du développement de la sensualité qui fait partie, elle, du développement psychologique, social et biologique de tout individu. » (p. 23)

« les enfants fantasment beaucoup » (p. 25) entre 7 et 9 ans, notamment « sur le fait d’être amoureux d’un enfant du même sexe » (p. 25)
à « 10 ans » les enfants « commencent à s’intéresser à la sexualité des adultes » et « fantasment sur la sexualité » des adultes (idem)

entre 16 et 18 ans, « ils savent plus clairement s’ils sont hétérosexuels ou homosexuels » et affinent leur « carrière sexuelle » (p. 26)

laquelle passe généralement par les étapes suivantes : « s’embrasser, se toucher et se caresser tout habillés, se caresser nus, rapport sexuel complet (hétérosexuel) et, finalement, sexe oral et parfois anal. » (idem)

Ce serait d’ailleurs la raison pour laquelle il faudrait absolument « commencer l’éducation sexuelle avant l’âge de quatre ans » (p. 35), où seront enseignés aux enfants de 0 à 4 ans : « la reproduction » (p. 38), « la masturbation » (idem), « le plaisir lié à un contact physique », les « identités sexuelles » (p. 39), entre autres.
 

Déclaration des droits sexuels (version longue) :
http://www.ippf.org/sites/default/fil...
 

« L’obligation de satisfaction requiert des Etats qu’ils adoptent des mesures législatives, administratives, budgétaires, judiciaires, promotionnelles, et toute autre mesure appropriée, visant au plein exercice de ces droits » (p. 20)

 

Arianne Bilheran facebook

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 19:12

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ? demande Gabriel Robin aujourd'hui sur Boulevard Voltaire :

Je suis surpris par l’extrême mansuétude dont bénéficie le camarade Mélenchon sur les plateaux de télévision…

 

Jean-Luc Mélenchon est la vedette de cette fin de campagne présidentielle.

 

[…]

 

Dans les grands meetings qu’il donne en plein air, Jean-Luc Mélenchon tente de s’affranchir des clivages, réconciliant la gauche avec la nation qu’elle avait pourtant contribué à reléguer aux oubliettes. On loue sa hauteur de vue mais on reste silencieux sur son extrême démagogie. « Je serai le Président de la paix », déclare-t-il à chacune de ses interventions… N’est-ce pas un peu faible et mensonger ? Car, au fond, les grands marqueurs idéologiques du marxisme impriment toujours ses discours, y compris sur la forme.

 

Ainsi, il s’adresse à ses militants en les nommant ses « enfants ». Une formule qui renverra immanquablement au « petit père des peuples » de l’ami Joseph Staline. Quant à ses tenues, immédiatement reconnaissables, elles lui permettent d’être identifiable et de s’identifier à cette même famille de pensée. La veste de couvreur qu’il arbore fièrement aurait, par exemple, pu être portée par Mao, Castro ou Chávez.

 

Venons-en justement au Venezuela.

En 2013, Jean-Luc Mélenchon déclarait : « Le Venezuela bolivarien est une source d’inspiration pour nous, nous saluons la victoire de Maduro ! » Passons sur ce pauvre Bolivar, dont la figure est régulièrement travestie par ses héritiers autoproclamés, pour nous attarder sur Nicolás Maduro. Ce modèle politique, revendiqué par Jean-Luc Mélenchon, est un autocrate corrompu accusé d’avoir détourné des milliards de dollars à son profit.

Actuellement, la petite nation pétrolière est secouée par d’immenses manifestations populaires contre le pouvoir en place. Le Venezuela est un des pays les plus criminogènes au monde, littéralement dévasté par la violence des bandes de rue et la toxicomanie. Oh, il est vrai que ces pays ont aussi, auparavant, souffert des élites inféodées au grand frère américain. Doit-on, toutefois, les condamner à un choix qui n’en est pas un entre la tyrannie oligarchique indigéniste et celle des généraux associés à la grande finance ? J’ose espérer que non.

 

Derrière les foules bigarrées qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon, accompagnées de chants révolutionnaires, se trouve l’utopie égalitariste qui ne peut conduire qu’à la ruine, à l’hypocrisie et à la restriction de toutes les libertés individuelles. Mais ça n’est pas tout : Jean-Luc Mélenchon est, aussi, consubstantiellement internationaliste. À Marseille, il n’en a pas fait mystère : il mènerait une politique immigrationniste. Il a, d’ailleurs, le mérite de la constance, n’ayant pas grandement évolué depuis 2012 !

 

Pour toutes ces raisons, je suis surpris par l’extrême mansuétude dont bénéficie le camarade Mélenchon sur les plateaux de télévision… Bien plus proche d’un Fidel Castro que d’un José Mujica (actuel président de l’Uruguay), il devrait inquiéter tous ceux qui, comme moi, sont attachés à nos institutions et à notre identité historique. Est-ce vraiment ce que les Français veulent comme avenir ?

Source: D'où parle Jean-Luc Mélenchon ?, Boulevard Voltaire, 11 avril 2017

En 2012 sur RMC, Jean-Luc Mélenchon répondait aux questions des auditeurs. Voici d'où il parle :

"Je suis un homme discret, explique Jean-Luc Mélenchon. Je ne veux pas que mes opinions philosophiques ou religieuses soient mises sur la table car un élu doit représenter tout le monde. Maintenant, la question qui est posée sur la franc-maçonnerie, je ne veux pas parler de mes convictions philosophiques ou religieuses personnelles. La maçonnerie, pour certains, est une philosophie. C'est une sorte de religion familiale. Je peux dire puisqu'il n’est plus là que mon père l’était, et puisqu'il n’est plus là que mon grand-père l’était également... Ce que je voudrais dire maintenant, c'est la chose suivante. Ne perdez pas de vue ce que ce courant a représenté dans l'histoire des idées et de la fraternité, de la liberté et de l'égalité dans notre pays. Voyez-vous, ce courant est le courant des Lumières, c’est lui qui a lutté contre l’obscurantisme. Monsieur, chaque fois que vous chantez la Marseillaise, le chant de notre patrie républicaine, vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon. [D'où notre appel à contre-attaquer pour repousser et exorciser ce maléfice en priant et en récitant un Ave Maria à chaque fois qu'on entend la Marseillaise. Ndlr.] Si vous chantez l’Internationale vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon."

 

Tout s'éclaire. Voilà donc la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon, ces jours-ci, est la vedette des médias, le sauveur attendu : les "Lumières" de Lucifer...

 

Le site Medias-presse.info a rapporté cette information d'un Mélenchon franc-maçon de père en fils : "Les grandes révolutions sanguinaires qui ont sabré l’Europe depuis la Révolution de 1789 et jusqu’à la Révolution d’Octobre (1917 en Russie) sont des révolutions maçonniques. Le Système ou régime républicain qui sévit en France pratiquement sans interruption depuis 1792 est un régime maçonnique, qui se dresse contre Dieu et contre son peuple… Seule pour le moment la Russie a réussi sa contre-révolution, rien d’étonnant qu’elle soit attaquée de toutes parts par le Système…"

D'où parle Jean-Luc Mélenchon ?

 

Lors de son meeting à Marseille dimanche 9 avril Jean-Luc Mélenchon a hurlé, tel un dictateur illuminé, qu'il parlait "depuis la splendide et immense clameur de la déclaration des droits de l'homme surgissant du volcan de la Grande Révolution. Nous voici".

 

Quelles sont les banques qui financent Jean-Luc Mélenchon ? On aimerait le savoir. Il parle depuis la Révolution bourgeoisie parisienne de 1789, financée par les banques, soutenue par la franc-maçonnerie, cette association opaque où le secret permet l'entraide et l'assistance entre ses membres, à l'exclusion de tous les autres, et qui a volé les biens du clergé et de la noblesse, assassiné le petit peuple en 1789 pour prendre le pouvoir et ruiner la France avec les assignats. "La Révolution aura fait reculer la législation sociale de trois-quarts de siècle", disait René Sédillot (1906-1999), historien.

 

80% des personnes guillotinées furent des petites gens. 28% furent des paysans, 31% des artisans et des ouvriers, plus de 20% des marchands, 8 à 9% de nobles, 6 à 7% des membres du clergé. (René Sédillot, Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.) 

 

"La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe..." (Pierre CHAUNU)

 

Jean-Luc Mélenchon parle depuis la Révolution bolchévique de 1917. Elle aussi est une révolution de bourgeois financés par la banque anglo-saxonne...

 

Rappelons ceci au lecteur attentif : en-dehors de quelques vérités éparses sur le bellicisme condamnable des Etats-Unis et de l'OTAN, la partie idéologique du discours de Mélenchon est totalitaire. La première logique totalitaire apparaît sous la Révolution française (Stéphane Courtois). "Il nous faut des Vendée!" avait proclamé Lénine... Il avait tenu parole en multipliant les massacres. On avait noyé les contre-révolutionnaires dans la Volga comme Carrier l'avait fait dans la Loire. La terreur jacobine tenait lieu de modèle. On n'aurait seulement pas la naïveté de Robespierre: on tuerait les apprentis thermidoriens avant qu'ils ne se manifestent. On irait, cette fois, jusqu'au bout. Et l'on réécrirait l'histoire comme on l'avait fait en France. On maquillerait crimes et châtiments. Les koulaks seraient des 'bandits', comme les Vendéens avait été des 'brigands'. On nierait les procès truqués, les déportations, les famines organisées, le goulag, comme on avait nié, on nie parfois encore, les tannages de peau humaine, le massacre des prisonniers, l'empoisonnement des puits, la déportation des femmes et des enfants, le génocide d'une population exclue de la condition humaine pour sa fidélité à l'ordre ancien, ses attachements immatériels à des réalités qu'on avait abrogées par décret." (Source: Figaro Histoire titrée "Vendée l'épopée des géants le Figaro, Juin-Juillet 2016, n°26)

 

La république dite "française" est un système qui se dit "laïc" mais qui, en réalité, est tout sauf laïc, c'est une religion totalitaire et moniste (confusion des pouvoirs temporel et spirituel). La ruine actuelle de la France depuis 1789 vient de là. (Cf. La "religion de la république"™ : Vincent Peillon plus fort que Robespierre !).

Cette religion ne s'appuie pas sur l'expérience mais nie ce qui a précédé. C'est une manière de se définir en opposition à ce qui précède, en projet négatif qui se positionne contre. Un projet, qui nie la nation-héritage (la remplace par la nation-contrat de Rousseau), et finit par massacrer tout ce qui lui est opposé afin de parvenir à sa fin.... ("Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposée", disait Saint-Just, l'Archange de la Terreur et sa culotte de peau humaine...)

 

Les héritiers de Saint-Just, les partisans de Jean-Luc Mélenchon divisent la société entre les bons (les mondialistes, les internationalistes) et les autres, essentiellement mauvais (patriotes, nationalistes). Envers ces derniers, l'"Amour" qu'a proclamé dimanche dernier Jean-Luc Mélenchon à Marseille n'existe pas. Que voulez-vous ? "La fin sanctifie les moyens", "qui veut la fin, veut les moyens!", disait l'ancêtre de Jean-Luc Mélenchon, Brissot de Warville, l'anglomane "girondin" classé comme modéré... en réalité un agent de l'Angleterre, stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (Source: René Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214). C'est la raison pour laquelle on aimerait savoir quelles sont les banques qui financent la campagne de Mélenchon. Brissot voulait "incendier les quatre coins de l'Europe", "car notre salut est là !" (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75). C'est cela, l'impérialisme des "Lumières" de Jean-Luc Mélenchon !

 

Brandissant un rameau d'olivier à Marseille, Mélenchon déclarait : "Je suis le candidat de la paix!" Il proclamait l'"Amour" (sic) et l'ouverture... Il demandait un "chant d'amour" et une "minute de silence" pour les migrants noyés dans la Méditerranée, "sécher leurs larmes et les serrer contre nos coeurs". L'Amour pour les "peuples du Maghreb qui sont nos frères et nos soeurs", et dans le même temps, il prêchait la haine pour le prochain qui ne partageait pas ses vues politiques. Il nous semble à nous qu'avant de vouloir l'Amour et l'unité du genre humain, commencer par vouloir faire l'unité de ses proches et des Français serait déjà un bon début.... notamment à propos des victimes des attentats pour lesquelles il n'a pas eu un seul mot de compassion et d'"amour". De même, lorsque Mélenchon déclare à son meeting de Marseille : "Je me réjouis que la France soit métissée et tous les enfants sont mes enfants. Et aux monstres qui veulent autre chose, je leur demande comment ils comptent faire si jamais on leur permet de le faire ! Je vous demande, Françaises, Français, un châtiment électoral exemplaire  pour ceux qui ont voulu nous diviser". Où est l'"amour" dans le châtiment... électoral exemplaire ? Heureusement que ce n'est qu'un châtiment "électoral" ! N'est-ce pas déjà diviser les Français que de tenir ce genre de propos envers ceux qui n'ont pas le même projet politique ?

 

Cela peut finir en tyrannie. Une étonnante tribune au "Monde" de Serge Sur, professeur émérite de droit public à l’université Panthéon-Assas avertit : la VIe République voulue par M. Mélenchon débouche sur un régime d’Assemblée, voué à l’impuissance ou à la tyrannie... L’idée est toujours celle d’une assemblée unique, détentrice de tous les pouvoirs..., avertit Serge Sur.

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ?

L'historien a analysé le mécanisme du totalitarisme : la virtualité totalitaire se trouve dans la réunion des deux principes de 1789, le "volontarisme" (la Volonté générale) et le "constructivisme" (tout ce que veut l'Assemblée, elle le peut). "L'association du volontarisme et du constructivisme constitue ainsi la première racine de la Terreur révolutionnaire. L'histoire de la Terreur [...] ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté". (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.)

 

Le système totalitaire place au centre de sa vision délirante de la société l'image de "l'ennemi". On trouve une identité entre la violence du projet communiste de 1917 et celui de Jean-Luc Mélenchon dans l'utilisation d'un vocabulaire de haine envers les "ennemis du peuple" (comme en 1793). En 1917 c'était (au choix) les "contre-révolutionnaires", les "koulaks", les "capitalistes", les "ennemis intérieurs", aujourd'hui avec Jean-Luc Mélenchon ce sont les "parasites incapables inutiles" du meeting de Marseille...

 

Les ancêtres marxistes de Jean-Luc Mélenchon promettaient "la paix" et des lendemains radieux. En 1789, "les bourreaux qui coupaient le cou des enfants et des vieillards, les bénins spectateurs qui assistaient au guillotiner des femmes s'attendrissaient sur les progrès de l'humanité..." (Benjamin Constant). En 1917, la propagande marxiste promettait tout à tout le monde la terre aux paysans, le pain et les usines aux ouvriers, la paix générale entre nations, une "société sans classes"..., le bonheur parfait du peuple et le "bonheur pour tous". Cela s'est terminé par cent millions de morts. (Le Livre noir du Communisme). L'histoire ne nous a-t-elle donc rien appris ?

 

Réfléchissez-y, si vous voulez la paix, évitez de voter pour un projet qui porte en lui la virtualité totalitaire !

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:02
http://www.la-croix.com/Monde/Syrie-Washington-menace-dune-action-unilaterale-en-cas-dechec-a-lONU-2017-04-05-1300837461

http://www.la-croix.com/Monde/Syrie-Washington-menace-dune-action-unilaterale-en-cas-dechec-a-lONU-2017-04-05-1300837461

Bachar el Assad est accusé par la communauté internationale d’avoir de nouveau utilisé l’arme chimique mardi 4 avril à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, une attaque qui a causé, selon différentes estimations, entre 60 et 80 morts et des centaines de blessés. Les chancelleries occidentales ont aussitôt toutes appelé à une réaction internationale (Source). Le président américain Donald Trump a imputé l'attaque au gouvernement de Bachar el-Assad, malgré l’absence de preuve. Il a menacé d'une intervention militaire unilatérale (Source). L’affaire, qui donne lieu à des manœuvres à l’ONU, est minée d’arrières pensées. (Source)

 

Notons que l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley montrant des photos des victimes de l'attaque chimique n'est pas sans rappeler la fake news de Colin Powell brandissant des fioles prouvant l'existence d'armes de destruction massive pour justifier l'intervention US en Irak en 2003, assertions mensongères plus tard démenties. Durant la guerre d'Irak en mars 2003, l'inspecteur de l'ONU Hans Blix indique qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massives en Irak. Les inspections américaines menées pendant la guerre s'accordent pour dire que l'Irak avait abandonné son programme nucléaire, chimique et biologique après 1991 bien que des résidus d'armes chimiques aient été trouvés en revanche au nord de Bagdad. Le dossier cité par Colin Powell avait été fourni par l'administration de Tony Blair, le Premier ministre britannique qui reconnaîtra le 7 février 2003 des "gaffes" dans le dossier. Dès le 8 février, les journaux anglais identifiènt les vrais auteurs du rapport comme étant les services de communication de Downing Street et la pauvreté des sources utilisées par ces derniers (plagiat universitaire et sources suspectes...) Jane Harman, élue démocrate de Californie, souligna que la propagande des ADM irakiens est « la plus grande manœuvre d’intoxication de tous les temps ». Paul Wolfowitz, le numéro deux du département de la défense, a reconnu le mensonge d’état, en avouant que « nous nous sommes entendus sur un point, a-t-il précisé, les armes de destruction massive, parce que c’était le seul argument sur lequel tout le monde pouvait tomber d’accord » (Source: Mensonges d'Etat, Ignacio Ramonet, Le Monde diplomatique)

Colin Powell, secrétaire d'État des États-Unis, tenant une capsule d'anthrax, prétend que l'Irak est susceptible de posséder des armes de destruction massive, 5 février 2003

Colin Powell, secrétaire d'État des États-Unis, tenant une capsule d'anthrax, prétend que l'Irak est susceptible de posséder des armes de destruction massive, 5 février 2003

Bien qu'une "attaque chimique" à la Ghouta en 2013 avait permis les Occidentaux de lancer une propagande anti-syrienne et d'être à deux doigts de lancer une nouvelle guerre dans ce pays, celle-ci fut empêchée in extremis à la suite d'un vote du parlement britannique contre la guerre le 29 septembre 2013. Le sur-lendemain, 31 septembre Obama, dans un volte-face étonnant, renonçait à sa guerre en Syrie et demandait un vote du Congrès. On ne sait toujours pas qui a utilisé le gaz Sarin en Syrie. L’affaire avait permis à l’Occident de soutenir les rebelles dits "modérés", dont Al Nosra, qui a fait depuis, selon Laurent Fabius, "du bon boulot".

 

Qu’y a-t-il donc derrière les manières de bateleur de Trump ces jours-ci?, s'interroge Pauline Mille pour Reinformation.Tv, une simple esbroufe pour montrer au peuple et aux médias qu’il n’est pas l’ami de Poutine qu’on l’accusait d’être ? Ou une aventure qui ferait plaisir à la fois aux faucons israéliens, dont il a recherché les faveurs déjà par le choix de l’ambassadeur à Jérusalem, et au complexe militaro-industriel ? Cela semble à la fois dangereux et peu conforme à ce qu’il annonçait, mais cela signifierait qu’il n’a pas d’autre moyen de se maintenir, et de faire avancer sa politique sur d’autres sujets, que de s’allier avec le diable belliciste...

 

Selon l'ambassadeur syrien à Moscou aujourd'hui, l'"attaque chimique" est une "frappe US coordonnée avec Daech et al-Nosra" (Source). "Ce prétexte (de l'attaque chimique) est tiré par les cheveux car la Syrie et son armée ne possèdent plus l'arme chimique : la Syrie a adhéré à l'OIAC et cette organisation a confirmé que la Syrie avait honoré ses engagements relatifs à l'évacuation de l'arme chimique. Je confirme une nouvelle fois que l'Amérique soutient le terrorisme dans la région. J'estime qu'à l'opposé de ce qui se passait auparavant, cette frappe est une ingérence directe réalisée sans intermédiaires", a souligné l'ambassadeur syrien.

 

Or, suite à cette hypothétique "attaque chimique", les États-Unis ont tiré dans la nuit de jeudi à vendredi 7 avril des missiles de croisière sur une base gouvernementale syrienne. Selon le Pentagone, 59 missiles ont été lancés depuis des navires de la marine américaine, tuant, selon les données actualisées, 14 personnes, dont neuf civils et des enfants trouvés morts dans l'attaque.

La frappe a visé l'aérodrome de Shayrat qui serait « directement lié » à l'attaque chimique sur Khan Cheikhoun, selon l'administration américaine.

« Des dizaines » de missiles Tomahawk ont été tirés sur la base aérienne syrienne, depuis des destroyers de l'U.S. Navy dans l'est de la Méditerranée, touchant plusieurs cibles sur la base aérienne de Shayrat. La frappe a été menée avec "59 missiles", a précisé un responsable de la Maison Blanche, indiquant que les États-Unis avaient frappé la base aérienne qui, selon Washington, est "directement liée" aux évènements "horribles" de mardi. (Source)

 

En réalisant une frappe sur la base aérienne syrienne, Washington a soutenu les terroristes, a déclaré vendredi l’administration présidentielle syrienne, citée par l’agence Sana. (Source) "L'attaque contre l'aérodrome d'un pays souverain démontre une fois de plus que le changement d'administration de ce régime [américain, ndlr] ne change pas sa politique qui se traduit par des attaques contre des États, régime qui soumet des nations et tente d'établir son hégémonie dans le monde. Si le régime américain croyait qu'avec cette attaque il pouvait soutenir ses alliés au sein des groupes terroristes […], la Syrie confirme que cette attaque n'a fait que renforcer la détermination de la république dans sa lutte contre les terroristes", stipule le communiqué.

Suite à la frappe américaine contre sa base aérienne, la Syrie pourrait entamer des consultations avec Moscou concernant une éventuelle riposte à l'attaque.

Damas ne décidera d'éventuelles représailles à la frappe US contre sa base aérienne qu'après des consultations avec Moscou, a déclaré l'ambassadeur syrien en Russie Riyad Haddad. (Source)

 

Nous apprenons dans l'après-midi que la Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie. (Source)

 

L'agence de presse britannique Reuters avait rapporté le 4 avril que l'armée gouvernementale syrienne aurait lancé une attaque aérienne contre la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, en utilisant des munitions contenant du "gaz toxique". Selon Reuters, le raid aurait été mené par des "avions appartenant à la Russie ou au gouvernement syrien". Le ministère russe de la Défense a officiellement démenti l'implication de l'aviation russe dans l'attaque. Des images prises sur les lieux ont été diffusées par les Casques blancs — qui ont vu le documentaire qui leur était consacré recevoir un Oscar — mais les preuves fournies suscitent de nombreuses questions chez les experts militaires. (Source) Tout d'abord, d'où vient l'arme chimique d'Assad? En 2014 les armes chimiques et leurs vecteurs ont été évacués de Syrie et détruits, comme l'a confirmé l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

 

Les incohérences d'une attaque chimique de Bachar al Assad

 

Les États-Unis ont reconnu le jour de l'"attaque chimique" qu'ils ne devaient pas renverser le Président Bachar el-Assad et que c'était au peuple syrien de décider du destin de son pays. Washington n'envisage plus la possibilité d'un changement de régime syrien qu'elle considère désormais comme une "réalité politique", avait déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer. Auparavant, le porte-parole de la Maison-Blanche avait déclaré que Washington devait "accepter la réalité" du pouvoir du Président Assad et se concentrer sur la lutte contre Daech. (Source)

 

Le changement d’attitude américaine avait été commenté pour Sputnik par Hashem Kuraim, du Parti républicain américain. « L'engagement militaire de la Russie en Syrie et les victoires de l'armée syrienne, devenues possibles grâce au concours de la Russie, constituent la principale raison du changement de la position américaine sur la Syrie. Moscou soutient la souveraineté syrienne et le pouvoir de Bachar el-Assad », a rappelé l'interlocuteur de l'agence. Et d'ajouter que tout cela n'avait pas permis la réalisation des projets américains de démembrement de la Syrie et de destitution de son président Bachar el-Assad. (Source)

 

Si l'utilisation d'armes chimiques par Bachar el Assad n'a jamais été prouvée, rappelons que les terroristes de Daech ont utilisé des obus chargés de gaz toxique au cours d'une attaque contre une base aérienne de la province syrienne de Deir ez-Zor, en avril 2016, ce qui a provoqué de graves problèmes respiratoires chez les militaires touchés.

La Russie a plusieurs fois appelé la communauté internationale à coordonner ses efforts en vue de mettre fin au terrorisme chimique. Moscou a proposé d'adopter une résolution spéciale du Conseil de sécurité de l'Onu. Malheureusement, les partis pris politiques et la position anti-Assad ont empêché d'adopter cette résolution et d'écarter cette menace. (Source)

 

On s'interroge également sur la pertinence de l'usage de l'arme chimique par Assad (s'il la possédait) aussi bien du point de vue politique que militaire.

La situation politique étrangère des dernières semaines était à l'avantage de Damas.

Les forces d'Assad progressent avec succès sans l'arme chimique et l'usage de produits toxiques contre une ville pacifique dans ce contexte est donc complètement illogique.

Dans le même temps, les médias qui ont diffusé l'information sur la frappe aérienne et l'attaque chimique n'ont pas réussi à tomber d'accord sur le nombre de victimes, qui allait de 50 à 100 personnes.

Selon l'expert militaire Mikhaïl Khodarenok, le rayon d'action dépend du calibre de la munition et de la substance qu'elle contient. Quoi qu'il en soit, il est question de plusieurs centaines de mètres carrés. Par conséquent, compte tenu de la densité des bâtiments, les victimes auraient dû se chiffrer par centaines, voire par milliers.

 

En diffusant les images de Khan Cheikhoun touchée par les produits toxiques, les Casques blancs ont négligé non seulement le bon sens mais également les moyens élémentaires de protection chimique.

Sur les images on voit des "sauveteurs" intrépides qui touchent les blessés sans gants — et sans aucune conséquence.

Leurs agissements suscitent également des interrogations: certains arrosent d'eau les victimes pour laver les produits toxiques, un autre fait du bouche à bouche à un enfant. (Source)

 

A qui profite le crime?

 

En effet, lorsqu'on regarde les dernières dates clefs du conflit syrien, on ne peut être qu'interpellé: l'attaque survient exactement une semaine après la fin d'un cinquième round de négociations entre l'opposition et le gouvernement syrien à Genève, lui-même rendu possible par la conférence Astana III, qui s'est déroulé il y a deux semaines. Les deux premières conférences dans la capitale Kazakhe ayant permis — sans le concours des occidentaux — d'établir et de consolider un fragile cessez-le-feu, en vigueur depuis la fin décembre en Syrie. Une question que semble justement s'être posée le député Gérard Bapt:

 

« Le régime n'avait aucun intérêt à provoquer ce scandale contre lui-même, la veille d'une réunion à Bruxelles, ou justement il était question d'associer des éléments du régime pour discussion. […] Dans la communauté internationale, la crainte était que le régime syrien ne se voit légitimé. » (Source)

 

En somme, alors qu'on assistait à une désescalade, pourquoi Bachar al Assad qui avait tendance à se faire oublier ces dernières semaines aurait eu-il subitement envie de refaire la Une de tous les journaux?

Autre facteur qui plaide en faveur de Damas, le gouvernement syrien a détruit ses stocks d'armes chimiques après l'attaque de la Ghouta. Une destruction assurée par des observateurs internationaux de l'OIAC. Le 18 août 2014, Barack Obama lui-même s'était félicité, dans un communiqué, de la destruction en Méditerranée par « des prof6essionnels civils et militaires en utilisant un mécanisme américain unique en son genre » des armes chimiques possédées par Damas.

 

Moscou appelle à ne pas faire confiance aux rapports des Casques blancs et de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), deux ONG qui ont régulièrement fabriqué de fausses informations.

Damas a pour sa part démenti toutes les accusations, invoquant leur caractère infondé.

« Il n'est pas exclu qu'ils aient eux-mêmes procédé à l'attaque, dans le but de lancer une campagne de propagande contre l'armée syrienne », a indiqué à Sputnik une source au sein des forces armées syriennes.

Moscou a aussi déclaré ne pas être concerné par les accusations. Selon le ministère russe de la Défense, « aucune frappe aérienne n'a été menée par l'aviation russe dans les environs de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib.»

Damas ne détient plus d'armes chimiques depuis 2014, date à laquelle les armes chimiques syriennes ont été détruites en mer sous le contrôle d'experts américains. (Source)

 

Donald Trump oublie donc le fait que les armes chimiques possédées par la Syrie ont été détruites en 2014 par des professionnels civils et militaires sous contrôle des États-Unis eux-mêmes, rappellent des experts à Sputnik. Les États-Unis se sont félicités 18 août 2014 de la destruction en Méditerranée des armes chimiques les plus mortelles possédées par Damas. Dans un communiqué, le président Barack Obama a lui-même assuré que les armes avaient été détruites par « des professionnels civils et militaires en utilisant un mécanisme américain unique en son genre. » (Source)

 

Au lendemain d’une attaque chimique ayant coûté la vie à des dizaines de civils dans la province d’Idlib, l’aviation syrienne a frappé un entrepôt terroriste abritant des substances toxiques près de la ville de Khan Cheikhoun.

L'aviation syrienne a porté des frappes près de la ville de Khan Cheikhoun contre un entrepôt de terroristes où étaient entreposées des armes chimiques, destinées à être livrées en Irak, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. (Source)

 

"Il n'est pas exclu qu'ils aient eux-mêmes procédé à l'attaque, dans le but de lancer une campagne de propagande contre l'armée syrienne", a indiqué à Sputnik une source au sein des forces armées syriennes. (Source)

 

Précédemment le président syrien Bachar el-Assad avait déclaré que le gouvernement syrien n'avait utilisé aucune arme de destruction massive, arme chimique comprise, contre son peuple. Il a rappelé qu'en 2013 Damas avait donné son accord au démantèlement de ses armes chimiques et qu'à l'heure actuelle il ne disposait pas de stocks de ces armes. (Source)

 

La Syrie a adhéré à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques après une vaste attaque chimique en août 2013 dans la Ghouta, banlieue orientale de Damas. Cette démarche résultait d'un accord entre la Russie et les États-Unis sur la destruction des armes chimiques syriennes sous le contrôle de l'OIAC et a permis d'éviter une ingérence militaire des États-Unis en Syrie.

En août 2014, la destruction en Méditerranée des armes chimiques les plus mortelles possédées par Damas avait été annoncée. Dans un communiqué, le président

Barack Obama avait lui-même assuré que les armes avaient été détruites par « des professionnels civils et militaires en utilisant un mécanisme américain unique en son genre ».

En janvier 2016, l'OIAC avait annoncé la destruction totale des arsenaux chimiques syriens.

 

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:57

Macron fait rire tout le monde en hurlant dans ses meetings. Différentes videos le tournent en ridicule sur internet.

Version Comique, sans trucage :

«Moi, je le porterai dans la durée. Je le porterai jusqu'au bout.»

«Mais, maintenant, votre responsabilité, c'est d'aller partout en France. Pour le porter. Et pour gagner.»

«Ce que je veux, c'est que vous, partout, vous alliez le faire gagner.»

«Parce que c'est notre projet!»

Lorsque à présent, Emmanuel Macron plagie mot pour mot François Hollande à Marseille, égrenant les nationalités, il fait fuir le public.

 

Il hurle de nouveau : "Je vois des Français!"

«Je veux porter l'optimisme de la volonté.»
«Le doute s'est installé. La promesse républicaine.»
«Je vois les Arméniens.»
«Les Comoriens.»
«Les Italiens.»
«Les Algériens.»«Les Marocains.»«Les Tunisiens.»

«Je vois les Maliens.»«Les Sénégalais.»«Les Ivoiriens.»
«J'en vois des tas d'autres que je n'ai pas cités.»
«Je vois quoi! Des Marseillais!»

«Je vois quoi! Je vois des Français!»

«Des Français!»

«Regardez-les! Ils sont là! Et ils sont fiers! Fiers d'être Français!»

«C'est ça. Regardez-les bien! Mesdames et messieurs du parti du Front national!»

«C'est ça être fiers d'être Français!»


Résultat..."Fuite massive du public!". De nombreuses personnes ont quitté le meeting dès les 15 premières minutes qu'a données Emmanuel Macron à Marseille, dimanche 2 avril 2017.

Florilège des réactions entendues :

 

«[On quitte le meeting pour voir le match]»

«Je me suis très ennuyé, je voudrais une visée pour le pays quand même !»

«Il ne va pas assez au fond des choses, c'est trop superficiel.»

«Il reste dans la banalité.»

«Beaucoup de thèmes mais pas assez d'idées concrètes. Nous on veut du changement»

«Nous, on veut un véritable changement, on ne veut pas que de belles promesses.»

«Il se met en valeur à travers d'un autre parti, n'a que le mot FN à la bouche.»

«Il n'a pas de charisme.»

«C'est du vide. C'est du vent, ce qu'il dit. Il ne joue que sur les émotions.»

Add. 12h12. Un article du Figaro de ce matin 4 avril rapporte l'information :

 

Au delà de la compétition politique, certains des spectateurs de ses meetings semblent aujourd'hui déçus par sa campagne. Une séquence cruelle a été diffusée dans l'émission C à Vous sur France 5 ce lundi: alors qu'Emmanuel Macron s'exprimait devant 6000 partisans à Marseille samedi, un certain nombre de militants avaient quitté la salle en avance. «C'est du vide, du vent», lâchait un participant, quand un autre déplorait «des banalités». Macron «ne va pas assez au fond des choses, c'est trop superficiel pour moi», avait renchéri un troisième.

 

Présent en plateau, le macroniste Richard Ferrand a proposé de présenter d'autre militants plus «enthousiastes». Mais ce ne sont pas les premières séquences du genre depuis le lancement de sa campagne. Lors de son meeting clairsemé à la Réunion le 25 mars, des images montraient aussi des gens s'en aller dans le public. Déjà en octobre 2016, à l'issue d'un meeting de Macron à Strasbourg, des spectateurs s'avouaient déçus par la profusion de «lieux communs»…

 

Source: http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/04/35003-20170404ARTFIG00055-emmanuel-macron-devoile-son-affiche-et-son-slogan-de-campagne.php

Source: http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/04/35003-20170404ARTFIG00055-emmanuel-macron-devoile-son-affiche-et-son-slogan-de-campagne.php

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:22

Gilles Kepel a dressé dans Le Figaro un tableau lucide où toutes les recettes laïques héritées de la modernité ont échoué face au terrorisme islamiste. Il évoque un "processus en cours" qu'il nomme "la sécession", qui "malheureusement", est un "sujet" "tabou aujourd'hui et largement esquivé du débat de la présidentielle".

 

"Les Britanniques se sont un peu endormis sur leurs lauriers depuis les attentats de Londres de juillet 2005. À l'époque, les terroristes étaient passés par les camps de formation du Pakistan, mais étaient nés et avaient grandi en Angleterre. Cela marquait une rupture par rapport aux attentats du 11 septembre ou de Madrid commis par des étrangers ou des immigrés de passage. C'était le début de la transition entre la phase pyramidale du djihad et la phase indigène européenne. Bien qu'Ayman al-Zawahiri, le chef d'al-Qaïda, s'était réclamé de cette opération, elle s'était produite alors qu' Abou Moussab al-Souri venait de théoriser cette année-là le djihad de troisième génération à bas coût. Dans son «appel à la résistance islamique mondiale», ce dernier prévoyait de faire de l'Europe le ventre mou de l'Occident et la cible par excellence des attaques terroristes. Depuis lors, le Royaume-Uni a mené une politique de prévention, mais aussi de dévolution de quartiers entiers aux islamistes, tolérant notamment les tribunaux islamiques, dans le but d'acheter la paix sociale. [...] Le fameux quartier de Small Heath, où près de 95% de la population est musulmane, se voulait le contraire absolu du modèle français laïque et universaliste. En confiant à des salafistes la gestion de l'ordre public et de la communauté, les autorités britanniques espéraient ne pas avoir à affronter un djihadisme qui en France serait, selon eux, exacerbé par une gestion laïque de la société. L'attentat de Wesminster sonne le glas de cette illusion. [...] Les autorités britanniques ont considéré que le fait d'avoir un maire musulman, qui de surcroît a été proche par le passé d'organisations islamistes dans la mouvance des Frères musulmans, permettrait de mieux contrôler les réseaux et d'éviter la violence. Cependant Sadiq Khan apparaît comme un traître pour les plus radicaux. De manière générale, c'est une illusion que de penser que les accommodements raisonnables peuvent apaiser une société. Au contraire, ils favorisent la fracture.

[...] Le Royaume (Royaume-Uni. Ndlr.) apparaît plus désuni que jamais comme le montrent les velléités d'indépendance de l'Écosse ou de l'Irlande du Nord, mais aussi la sécession culturelle de certains quartiers ou le sentiment d'abandon de l'Angleterre périphérique. Cet enjeu se pose aussi en France: l'effondrement social et l'échec de l'école font que le processus est en cours. Malheureusement le sujet est tabou aujourd'hui et largement esquivé du débat de la présidentielle. D'un côté le FN dénonce le communautarisme sans voir qu'il exacerbe lui-même la question identitaire. De l'autre côté, la plupart des candidats cachent la tête dans le sable sans que le problème soit analysé comme il le devrait et sans qu'aucune mesure ne soit prise pour enrayer le phénomène. Personne ne veut avouer que la situation dans un certain nombre de quartiers n'est plus maîtrisée. Pourtant, celui qui sera élu devra nécessairement se confronter à cet enjeu", écrit le professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, Gilles Kepel.

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/24/31003-20170324ARTFIG00328-gilles-kepel-l-attentat-de-wesminster-sonne-le-glas-du-reve-communautariste-britannique.php

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/24/31003-20170324ARTFIG00328-gilles-kepel-l-attentat-de-wesminster-sonne-le-glas-du-reve-communautariste-britannique.php

Les attentats islamistes et la sécession en cours au Royaume-Uni ne sont que des symptômes d'un mal plus profond.

 

Quelles sont les causes de la sécession ? 

 

La sécession dont parle Gilles Kepel n'est pas le résultat d'une politique donnée, c'est la conséquence d'une absence de politique, d'un vide en dehors duquel les gens s'organisent.

En Grande-Bretagne, la politique dite des "accommodements raisonnables" avec l'islam, est en échec. Le modèle maçonnique britannique différentialiste et 'multiculturaliste' n'a pas empêché l'attentat de Westminster. En France, la laïcité d'un "islam de France" (Manuel Valls), (Bernard Cazeneuve), ou la variante particulièrement intégriste d'une "religion de la république" (Vincent Peillon) est tout aussi inefficace. Le plan anti-harcèlement à l’école de Najat Vallaud-Belkacem montre également l'augmentation des incivilités. L'augmentation des incivilités, l'insécurité, la disparition des bonnes moeurs, le terrorisme, sont autant de fruits pourris des bâtisseurs de société à la truelle, l'équerre et le compas, qui avaient prétendu fonder la société en-dehors et contre Dieu, en rendant l'homme soit-disant "libre" (sans Dieu...), alors qu'ils ne faisaient que livrer l'homme à ses bas instincts, à son appétit naturel débridé, à l'individualisme où chacun fait ce qu'il veut. Ce que les Anciens appelaient "la barbarie", le règne du plus fort. En sens contraire, la civilisation, c'était le règne de la pensée et de la raison, le primat et la souveraineté de l'esprit sur la force brute et la matière. C'est ce que n'ont pas compris nos actuels républicains qui voudraient le règne de l'esprit avec celui de la matière, comme si ce qui était en bas valait ce qui était en-Haut...

 

Le vide ne saurait engendrer quoi que ce soit hormis la sécession des populations perdues de la république. C'est l'absence d'une politique de civilisation qui fait que des pans entiers du territoire s'organisent en dehors du système. 

 

Comment (re)fait-on, (re)crée-t-on, de nouveau, une société civilisée, stable et durable ?

 

On commence par arrêter les guerres pour des motifs économiques, financiers ou de puissance stratégique. On arrête la fabrication d'une histoire falsifiée à des fins politiques, on arrête la culpabilisation et la repentance sur le dos de nos ancêtres ("la colonisation, crime contre l'humanité" de Emmanuel Macron), on respecte le libre-arbitre de chacun (la liberté de conscience n'existait pas avant le christianisme. Dans l'Empire romain, le citoyen était forcé de croire à la religion de l'empereur sous peine de mort), on arrête avec la laïcité conçue comme un totem absolu.

Pourquoi les "candidats" à la candidature à la présidentielle ne s'emparent-ils pas du sujet ? Quelle force obscure les en empêche ?

La VRAIE laïcité, inventée par le christianisme, avait été définie par S. Augustin, expliquée par Benoît XVI en 2008 : la Cité de Dieu et la cité terrestre "avancent ensemble, enchevêtrées l'une dans l'autre jusqu'à ce que le jugement dernier survienne et les sépare". Voilà la réalité qui fait qu'aujourd'hui encore, les deux cités avancent ensemble, enchevêtrées l'une dans l'autre... Tout est religieux et toute politique est nécessairement métaphysique. La modernité même, et les athées n'y échappent pas. Quand bien même ils prétendent émanciper l'homme d'un ordre supérieur, ils créent la "religion de la république" !

Chaque laïcité produit ses fruits. Autant choisir la bonne, c'est-à-dire la nôtre !

 

Add. Mercredi 29 mars 2017. Hier, dans son discours d’ouverture pour l’assemblée plénière des évêques à Lourdes du 28 au 31 mars, Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, a précisément déclaré au sujet des "responsabilités politiques" : "Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général." (Nous pensons qu'il s'agit plutôt d'une crise des institutions qui montre que tout ne dépend pas de la qualité des hommes, mais aussi de la qualité des institutions..) Et au sujet de notre laïcité, il a expliqué : "La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public".(Source : Mgr Pontier : « sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République », Riposte catholique, 28 mars 2017)

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:09

Ca nous rappelle certaines méthodes utilisées chez nous...

Des adolescents payés pour participer à la manifestation à Moscou

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que les organisateurs ont «induit en erreur» certains participants de la manifestation non-autorisée organisée à Moscou en affirmant que celle-ci aurait été légale et en promettant à certains manifestants une contrepartie.

Au lendemain d'une marche anticorruption non-autorisée qui a eu lieu dans le centre de Moscou, le Kremlin a accusé les organisateurs de la manifestation d'avoir promis de l'argent aux adolescents en cas d'interpellation.

« Selon certaines informations, des mineurs participant à la manifestation à Moscou se sont vu promettre des récompenses financières en cas d'interpellation par les forces de l'ordre. Il existe des preuves qui le confirment », a indiqué M. Peskov. Il a ajouté que ces preuves seraient présentées si « les forces de l'ordre le jugent nécessaire ».

Soulignant que le Kremlin « respectait la position civique » des citoyens et leur droit de l'exprimer, le porte-parole de Vladimir Poutine a toutefois indiqué que cette position devait être exprimée « de la manière prévue par la législation » et dans les lieux autorisés.

[...] Près de 8 000 personnes sont sorties ce dimanche dans les rues de Moscou pour rejoindre une manifestation anti-corruption qui s'est déroulée dans le centre-ville, malgré l'interdiction imposée par les autorités de battre le pavé dans la rue Tverskaïa.Suite à des troubles, selon différentes sources, les forces de l'ordre ont interpellé entre 500 et 600 personnes dont l'un des organisateurs de l'action, Alexeï Navalny.

Alexeï Navalny a écopé d'une amende de 20 000 roubles (environ 325 euros) pour avoir organisé une manifestation non-autorisée et à 15 jours de détention pour refus d'obtempérer aux policiers lors de son arrestation, selon la décision du tribunal Tverskoï de Moscou.

Source: Kremlin: des adolescents payés pour participer à la manifestation à Moscou, Sputnik, 14:50 27.03.2017(mis à jour 16:29 27.03.2017)

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:53

En France, l'affaire Alstom tourne à l'affaire d'Etat.

... Cela, c'était sur Canal+, le 9 novembre 2016 dans l'émission "Spécial Investigation", "Anti-corruption : l'arme fatale américaine". Alcatel, Alstom, Total, Technip… Ces dernières années, des fleurons de l’industrie française ont dû payer des amendes colossales à la justice américaine, accusées d’avoir versé des pots de vin à l’étranger pour remporter des marchés. En poursuivant des entreprises pour corruption, les Etats-Unis sont devenus par ce moyen les shérifs du monde. Un géant français, "Alstom", a tenté de résister à ces procédés déloyaux. Résultat : la société a finalement cédé avant de se faire racheter par son principal concurrent américain !

 

"Le comble dans cette histoire, c'est que General Electric n'a pas payé l'amende comme promis : c'est Alstom qui a réglé l'ardoise de 630 millions d'euros.

Alstom était spécialisé dans l'énergie et les transports, il avait accompagné le développement de la SNCF avec notamment les TGV, contribué à l'édification de la filière nucléaire française et produit aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire les plus grands paquebots du monde. Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas empêché la vente de ce fleuron industriel ?

 

Alstom n'était pas une entreprise comme les autres, elle vivait de la commande publique. En 2003, c'est l'Etat qui l'a sauvé de la faillite :

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

> Source: http://www.la-croix.com/Archives/2003-08-06/L-Etat-vole-au-secours-d-Alstom-_NP_-2003-08-06-187749

L'argent des contribuables versé à Alstom en 2003 est donc parti dans la poche des Américains en 2016 avec Emmanuel Macron. "Macron, rend l'argent ?"

 

Une affaire qualifiée de "scandale d’Etat" dans l'émission de Canal + en novembre 2016... Une affaire depuis étouffée, mise sous le tapis au cours de cette campagne présidentielle 2017.

Emmanuel Macron, soupçonné de haute trahison dans le scandale d’Alstom-énergie et auteur du scandale de la livraison de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi n’a pour le moment aucun problème avec le Parquet National Financier (PNF), qui préfère s’occuper de ses concurrents directs à la course à l’Elysée, Marine Le Pen et François Fillon, pour des emplois au parlement européen (Marine Le Pen) ou à l'Assemblée nationale (F. Fillon) infiniment moins coûteux que les 300 millions d'Alstom...

 

L’ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’est pas non plus poursuivi pour de forts soupçons de dissimulation fiscale sur son patrimoine fabuleux de 3,5 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement et dont curieusement, il ne resterait plus rien à déclarer…

 

Le scandale d’Alstom, de la haute trahison

 

Emmanuel Macron n’est toujours pas poursuivi alors que comme Secrétaire Général-Adjoint de l’Elysée et ensuite ministre de l’Économie il a favorisé, ses propres intérêts, des intérêts capitalistes et des intérêts étrangers contre les intérêts nationaux. Ainsi il a cédé aux Américains un pan capital de l’indépendance énergétique de la France: Alstom-Energie.

 

« C’est une défaite catastrophique, nous avons été roulés dans la farine. Général Electric et les Américains ont eu absolument ce qu’ils voulaient, quand ils voulaient, et probablement en mettant moins d’argent et en rencontrant moins de difficultés que ce qu’ils avaient prévu. » Eric Dénécé, dans Spécial Investigation de Canal+.

 

Arnaud Montebourg avait eu le mérite comme ministre de l'Economie de faire "un choix de patriotisme économique" en bloquant la vente par un décret du 14 mai 2014 relatif aux investissements étrangers, qui devait permettre à l’'Etat de s'’opposer à la prise de contrôle d'un très grand nombre d'entreprises françaises (Le Monde). Seulement, Arnaud Montebourg n'était pas seul dans ce dossier. Face à lui, il y avait le secrétaire général adjoint de l'Elysée, Emmanuel Macron, qui ne voulait pas utiliser ce décret comme une menace et se déclara favorable à un rachat sans condition d'Alstom par General Electric.

C'est finalement Macron qui l'a emporté et, une fois devenu ministre de l'économie à la place d'Arnaud Montebourg, il a autorisé le 5 novembre 2014 la vente de la branche Energie d'Alstom qu'il a présenté comme une "alliance industrielle".

Le député LR du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle a alors déclaré :

 

"Emmanuel Macron ment quand il dit que c'est une alliance. Ce n'est pas une alliance, c'est une absorption, c'est une disparition d'Alstom Energie au profit de General Electric".

 

Macron est clairement désigné comme celui qui a été placé à Bercy en remplacement de Montebourg pour trahir les intérêts de la France au bénéfice des intérêts américains, dans l’émission de Canal+ Spécial Investigation:

Extrait de l’émission Canal + Spécial Investigation du 9 novembre 2016 - Anti-corruption, l'arme fatale américaine . Cet extrait montre la partie qui dénonce la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la vente d'Alstom à Général Electric alors qu'Arnaud Montebourg avait bloqué la vente par décret.

Macron, cet associé de la banque Rothschild, n’est pas davantage poursuivi pour avoir livré SFR au magnat milliardaire de la presse Patrick Drahi, faisant de ce dernier son obligé qui, depuis le début de la campagne électorale, organise la propagande du candidat d’"En Marche" sur ses chaines d’information, tout-en court-circuitant et faisant lyncher par ses journalistes les opposants de son mentor.

 

L’ancien conseiller de François Hollande et son ancien ministre n’est pas davantage poursuivi pour avoir dissimulé au fisc son fabuleux patrimoine de plus de 3 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement. Où est l'"égalité" ?

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 20:03

Lors de sa marche pour la "VIe république" à Paris, samedi 18 mars 2017, Jean-Luc Mélenchon fait son discours devant le drapeau de l'URSS.

Le communisme : combien de morts ?

Mélenchon fait son discours de marche pour la "VIe république" devant le drapeau de l'URSS
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 14:47

Dans son journal du jeudi 16 mars 2017, Tv-Libertés a dressé un bilan économique des cinq années de socialisme :

Le désastreux bilan de François Hollande, le président des records

Chômage, déficit, balance commerciale.. les Français se souviendront longtemps, et ils payeront longtemps les conséquences de ces cinq années de socialisme…

 

Le chômage d’abord : François Hollande, qui est arrivé aux affaires quatre ans après le début de la crise économique mondiale, la pire depuis 1929… a pourtant réussi à faire pire encore que son prédécesseur. Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, plus de 1,1 million de Français se sont retrouvés au chômage…. Sous le mandat de François Hollande, qui n’est pourtant pas encore achevé, plus de 1,2 million de Français ont rejoint les rangs de Pôle Emploi, sans parler des centaines de milliers de chômeurs dissimulés, en contrats aidés, en plans de formation ou encore, définitivement découragés de chercher un emploi et donc radiés des listes… ils vivent, soit, dans la clandestinité, gonflant les rangs des travailleurs au noir, soit… des minima sociaux, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles, loin s’en faut.

 

Du côté du déficit, François Hollande pourrait se targuer d’avoir fait mieux que Nicolas Sarkozy, et en valeur absolue, c’est exact. La dette française a augmenté de 600 milliards de 2007 à 2012, et de seulement 300 milliards de 2012 à aujourd’hui.. Seulement, sous Nicolas Sarkozy, la dette de la France a augmenté de 23 points… quand elle augmentait dans le même temps de 22,75 points dans la zone Euro. La France n’a donc ni mieux, ni moins bien fait que ses voisins partageant la même monnaie pendant cette période.. Et que s’est il passé pendant le mandat de François Hollande ? Si la dette française n’a effectivement augmenté que de “seulement” 9 points… elle n’a progressé dans le même temps que de 1,4 point dans l’ensemble de la zone euro ! ! ! certains pays, et pas seulement l’Allemagne, parvenant même à inverser la spirale infernale de la dette publique, commençant enfin à rembourser leurs créanciers… Résultat, l’an dernier, la France a occupé la glorieuse première place du pays empruntant le plus sur les marchés financiers, avec plus de 270 milliards d’euros de dettes anciennes ou nouvelles à placer… Résultat : la dette française a augmenté 6 fois plus vite que la dette de l’ensemble des pays membres de la zone euro pendant ces cinq années de socialisme..

 

Quant à la balance commerciale : elle, ne ment pas… en janvier dernier, la France a même battu un triste record, avec un déficit entre les importations et les exportations de près de 8 milliards d’euros. ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de notre pays

 

C’est également pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de deuxième économie européenne, c’est pendant le mandat de François Hollande que la France a perdu sa place de cinquième économie mondiale..

 

Des dizaines d’autres indicateurs permettraient de mesurer l’ampleur du désastre du quinquennat hollandais : l’indice de confiance des acteurs économiques, qui ne faisait que progresser pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, n’a par exemple fait que s’enfoncer de plus en plus profondément pendant ces cinq années de socialisme..

 

Voilà donc le bilan de François Hollande, qui est aussi celui d’Emmanuel Macron, son ministre de l’Economie pendant deux ans, et auparavant, son conseiller économique à l’Elysée. Quand on regarde de près le pseudo programme d’Emmanuel Macron, on constate qu’il ne renie rien, procédant plus à des retouches cosmétiques qu’à de véritables réformes ou changement, sauf peut être, sur le sujet du droit du travail… C’est de cela dont les électeurs devront avoir conscience au moment de décider de voter pour Emmanuel Macron, le seul véritable héritier de François Hollande.

 

Source: Tv-Libertés

Mais François Hollande, c'est aussi le président de tous les records battus :

 

- Record d'insécurité : une délinquance et une insécurité qui gagnent et "frappent au coeur de nos territoires, dans la ruralité profonde" (Général Soubelet) 

- Record d'impôts nouveaux : 90 milliards de hausse d'impôts

- Record de chômage,

- Record de dette à 2037,8 milliards d'euros, chaque français a une dette de 30.727 euros (la dette atteint 95% du PIB contre 92,3. fin 2013)

- Record des reculs et des échecs à l'"école" : recul dans le palmarès mondial scolaire, progression de l'illetrisme..., progression des inégalités (Enquête Pisa), disparition du vocabulaire à l'école, etc..., le tout au moment où le gouvernement socialiste s'engageait à "s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités" (Vincent Peillon)...

Record de guerres !... Le socialisme, c'est la guerre... et le terrorisme ! François Hollande le président de guerre au Mali, en Centrafrique, en Syrie (tentative échouée), Daech (Irak), le terrorisme qui frappe au coeur de l'Hexagone... Quelle réussite... !

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 07:21

Jean-Pierre Pernaut : "On nous parle souvent dans les beaux discours de la défense de l'innovation, et bien un inventeur français, lui, va sans doute devoir partir s'exiler à l'étranger. C'est l'inventeur du "Fly Board", cet engin révolutionnaire volant. "Interdit de vol", lui ont dit les gendarmes. Il est menacé de prison. C'est un comble. Reportage."

L'inventeur français du "Fly Board" interdit de vol en France, contraint de quitter la France

L’inventeur du flyboard contraint de quitter la France

 

Franky Zapata est dans une situation plus que délicate. Inventeur du Flyboard, il lui a été signifié la semaine passée qu’il risquait la prison avec son engin révolutionnaire. En cause, l'engin est non homologué. Et c’est toute une PME qui est désormais en sursis.

13 mars 15:20Xavier Martinage

 

C’est le rêve de chacun depuis de nombreuses années : devenir l’homme volant, comme dans les films de science-fiction ou d'anticipation. Depuis peu, un homme et son équipe ont mis au point le "Flyboard Air", un engin volant propulsé par du kérosène qui permet à un homme de se tenir debout au-dessus du sol. Sous le capot : 1000 chevaux et une vitesse de pointe estimée à 150 km/h.

 

Amende et prison ?

 

Mais lors d’un essai la semaine dernière, Franky Zapata, son inventeur, a été sommé d’arrêter immédiatement son activité. Convoqué par la gendarmerie, il raconte : "Ils m’ont dit : "Vous avez conduit un aéronef non-homologué au-dessus d’une agglomération, et sans permis. Votre machine a quitté le sol de plus de huit centimètres. C’est direct la prison (si vous continuez)."

 

 

Et pour cause, l’engin n’a pas de licence, il est encore en phase de test et de développement. Des années de prison encourues donc, mais également des milliers d’euros d’amende. Une aberration pour le jeune créateur.

 

Délocalisation forcée

 

Outre la prison et l’amende potentielle, c’est surtout un frein au développement de ce prototype. Avec cette décision, la petite PME qui emploie 17 personnes dans les Bouches-du-Rhône, n’est plus en mesure d’améliorer son produit. Engagée dans une course à l’innovation, elle pourrait se laisser tenter par les appels du pied des investisseurs étrangers.

 

 

"J’ai déjà refusé des avances de l’armée américaine ; 180 pays me font un pont d’or pour aller chez eux… Si je devais partir, ce serait à contrecœur".

J’ai déjà refusé des avances de l’armée américaine ; 180 pays me font un pont d’or pour aller chez eux.Franky Zapata, inventeur du Flyboard.

 

Un départ ? Seule solution envisageable actuellement. Cependant, il faudrait des mois à la PME pour obtenir une autorisation et des laisser-passer pour quitter le territoire français.

 

 

Sur Facebook, l’appel de Franky Zapata n’est pas passé inaperçu. Il a déjà été commenté à 14.000 reprises et partagé près de 130.000 fois.

 

 

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 13:30

Mis à jour le 22 mars 2017.

Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics.

Emmanuel Macron

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

L' "affaire" Pénélope Fillon ("PenelopeGate"), ainsi que celle des assistants parlementaires européens de Marine Le Pen tombent à pic durant cette campagne présidentielle 2017 pour plomber les candidats insuffisamment mondialo-compatible pour l'un, non compatible du tout pour l'autre (!), c'est-à-dire pour discréditer les uns et mettre les autres à l'abri :

 

"Je m'étonne de l'urgence subite donnée au traitement de cette affaire [...] pour aboutir à une convocation 40 jours avant l'élection présidentielle", a déclarée Marine Le Pen, avant de rappeler qu'elle a elle-même sollicité, dès le 18 février 2016, l'ouverture d'une information judiciaire pour pourvoir, notamment, accéder au dossier... (1)

Les convocations tombent, comme par hasard, six semaines avant la présidentielle...

 

Déconstruisons les déconstructeurs. Aujourd'hui, voici le deux poids deux mesures des "casseroles" s'agissant de la campagne présidentielle 2017. François Fillon, comme Marine Le Pen sont poursuivis par une caste politico-médiatique favorable à l'UE qui les accablent quodiennement devant une opinion publique pas toujours attentive aux manipulations.

 

Le Parquet National Financier (PNF) poursuit actuellement les deux principaux opposants à Emmanuel Macron. Tous les membres du PNF ont été nommés par François Hollande et Christiane Taubira. (2) Où est l'"indépendance" de la justice dont on nous rabat les oreilles depuis l'école primaire ?

 

Sur Christ-Roi, nous ne sommes pas contre le fait que le Parquet (ministère public de la justice) dépende du Souverain (c'est même une chose naturelle de la souveraineté que de ne pas se diviser...), seulement lorsque c'est le cas, on aimerait que la communication gouvernementale le dise au lieu de faire croire au Père Noël et à la fable des Lumières de la séparation des pouvoirs...

 

Ce Parquet soit-disant "indépendant", donc (sic), (c'est à mourir de rire) dépend directement... du ministère de la Justice, et il poursuit sans relâche François Fillon et Marine Le Pen, "tout en jetant astucieusement les pièces d’un dossier uniquement à charge en pâture aux vautours de médias serviles; l’un et les autres faisant fi du secret de l’instruction, des droits de la Défense et de la présomption d’innocence."

C'est un constat que fait Emilie Defresne pour Medias-presse.info, mais que nous faisons aussi !

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

Un personnage obscur n'a d'évidence qu'à descendre le pouce, appuyer sur le bouton, passer un coup de fil et la chasse à l'homme démarre.

 

Ceci pose tout de même un léger problème dans une soit-disant "démocratie" où la transparence n'existe pas...

 

Cependant que les macronistes se rassurent, tandis qu'ils peuvent tranquillement pavaner sur tous les plateaux, à l'abri de toute question indiscrète (!), les "journalistes" se garderont bien de les interroger sur le délit de favoritisme d'Emmanuel Macron !

 

Il est clair, ainsi, que les campagnes présidentielles des deux principaux adversaires de l’héritier du régime Hollande sont plombées.

 

Emmanuel Macron traine pourtant de nombreuses casseroles incomparablement plus graves.

 

Par exemple : les délits de favoritisme qui ont gravement atteint l’indépendance énergétique de la France, avec Alsthom (racheté par l'américain General Electric) ou la vente de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi qui fait de ce dernier son obligé.

 

Add. Mercredi 22 mars 2017. Le scandale d’Alstom, de la haute trahison

 

Emmanuel Macron n’est toujours pas poursuivi alors que comme Secrétaire Général-Adjoint de l’Elysée et ensuite ministre de l’Économie il a favorisé, ses propres intérêts, des intérêts capitalistes et des intérêts étrangers contre les intérêts nationaux. Ainsi il a cédé aux Américains un pan capital de l’indépendance énergétique de la France: Alstom-Energie. « C’est un défaite catastrophique, nous avons été roulés dans la farine. Général Electric et les Américains ont eu absolument ce qu’ils voulaient, quand ils voulaient, et probablement en mettant moins d’argent et en rencontrant moins de difficultés que ce qu’ils avaient prévu. » Eric Dénécé, dans Spécial Investigation de Canal+

 

Macron est clairement désigné comme celui qui a été placé à Bercy en remplacement de Montebourg (qui avait verrouillé l’affaire par un décret), pour trahir les intérêts de la France au bénéfice des intérêts américains, dans l’émission de Canal+ Spécial Investigation:

Add. Lundi 13 mars 207. Emmanuel Macron. ... derrière la façade, il y a aussi quelques belles affaires, bien enveloppées, tapies sous les dossiers de la campagne. Des affaires sur lesquelles les juges rechignent pour le moment à se pencher. ... Il faudrait que David Pujadas en fasse l’ouverture de son journal. Ou que BFM TV, LCI et CNews se mettent à ouvrir les casseroles de M. Emmanuel Macron....

Le site Les Crises a ouvert un long dossier avec de multiples photocopies de documents, tendant à prouver qu’il y aurait eu malversations de la part de celui qui n’était pas encore candidat. Trois personnalités ont envoyé ce dossier à la Haute Autorité pour la transparence, en lui posant cette question : « Comment M. Macron a-t-il pu déclarer si peu en 2014 après avoir gagné trois millions d’euros ? » « Pour moi, il y a eu fausse déclaration, et c’est un délit pénal », a expliqué Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, l’un des trois protestataires. « Nous sommes incompétents », lui fut-il répondu !

 

Pourquoi rien n’a bougé lorsque Charles de Courson, député UDI, s’est interrogé sur l’étrangeté d’un prêt sur dix ans de 550.000 euros effectué auprès de M. Henry Hermand (décédé en novembre 2016), l’un des nombreux amis milliardaires de M. Macron ? La presse s’est empressée de juger – et condamner – Fillon pour l’emprunt de 50.000 euros passé – et depuis remboursé – auprès de Marc Ladreit de Lacharrière, mais silence radio sur la trouvaille de M. de Courson…

 

> Source : L’envoûtante probité de M. Macron, Boulevard Voltaire, Floris de Bonneville, dimanche 12 mars

 

Aujourd'hui la nouvelle "affaire" c'était les costumes de luxe offerts par un ami à Fillon... une "infraction" à la déontologie de l'assemblée nationale (Libération)

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron à la société Havas, tel que rapporté dans la presse écrite seulement mercredi 8 mars (alors que depuis deux mois circule l'affaire Fillon débutée par un article du Canard Enchaîné le 25 janvier 2017), dont les medias du grand courant ne parlent pas et sans qu'aucun journaux télévisés du soir n'en discutent...

Cette affaire est apparue mercredi 8 mars dernier, lorsque l'on a appris que le mouvement d'Emmanuel Macron "En Marche!" (arrière!... dans le socialio-mondialisme !) porterait plainte pour diffamation contre le chef de file des députés LR Christian Jacob, qui venait sur "France-Info", de tenir des propos iconoclastes contre Emmanuel Macron, en réclamant "que le PNF (parquet national financier) se saisisse rapidement" du dossier du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en 2016, qui a fait l'objet de soupçons de favoritisme, selon Le Canard enchaîné. L'élu LR déclara : "Ca va être intéressant de voir si Mme Houlette (procureur financier, ndlr) se précipite pour se saisir de cette affaire ou pas !"... Mais que n'a-t-il pas dit là !

 

Dans ce dossier, pourtant, l'inspection générale des finances (IGF), elle-même avait pointé le coût exorbitant d'une prestation événementielle confiée en janvier 2016 à la société Havas. (3)

 

Selon la source de l'information qui est "Le Canard enchaîné" du 8 mars, l’Inspection générale des finances s’est intéressée à un délit de favoritisme concernant l’organisation d’une soirée à Las Vegas (4), le 6 janvier 2016, où Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, fut ovationné par 500 entrepreneurs français dans le cadre du "Consumer Electronics Show" (CES) (bonjour l'anglicisme! Ndlr....) , un rassemblement planétaire pour tous les acteurs de l'innovation technologique organisé par "Business France" (organisme chargé soit-disant de la promotion de la "French tech", qui dépend de Bercy... le ministère de l'Economie et des Finances...) (on se demande si ces gens sont bien des Français ou des Anglais?!), et organisme soupçonné d'un délit de favoritisme. Autrement dit, c'est le ministère lui-même qui serait responsable de ce délit...

 

"Le parquet national financier a pris connaissance de l’article du Canard enchaîné. Il s’est rapproché de l’Inspection générale des finances pour obtenir plus d’informations. Dès que nous aurons plus d’éléments, nous envisagerons avec le parquet de Paris les suites éventuelles à donner", a indiqué un porte-parole du PNF.

 

Interrogée par le Figaro, l'IGF n'a pas souhaité réagir. (5) Comme ça c'est plus simple !

 

Depuis l'annonce de cette affaire dans la presse écrite, les grands medias télévisés n'en parlent pas, mais accablent chaque jour les soutiens de F. Fillon ou de M. Le Pen. Où est l'équilibre de la justice ?

 

Soupçon de délit de favoritisme pour l'organisme de promotion de la French Tech

 

L'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné explique que "cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée à Havas par Business France, sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé"... Elle aurait coûté "381.759 euros, dont 100.000 rien que pour l'hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit" !

Selon les conclusions de l'IGF, citées par le palmipède, "Business France" ou certains de ses salariés "pourraient être incriminés pour ‘favoritisme'".

 

Le délit de favoritisme a été introduit par la loi du 3 janvier 1991 relative à la transparence et à la régularité des procédures de marché. D'après une note du ministère de la Justice, "ce délit est né lors du mouvement de moralisation de la vie économique et financière et constitue un des délits regroupés dans le Code pénal à la section 'des manquements au devoir de probité'". "Le délit de favoritisme protège l'impératif de probité des élus et agents publics tout en assurant le respect des règles de concurrence nécessaires au bon fonctionnement des marchés", conclut la place Vendôme. … Il y a délit de favoritisme quand "l'avantage injustifié a été octroyé en violation d'une disposition législative ou réglementaire garantissant la liberté d'accès et l'égalité des candidats dans l'attribution des marchés publics et délégations de services publics".

 

Or, d'après les révélations du Canard enchaîné, les conclusions de l'enquête de l'IGF tendraient à prouver qu'il n'y a eu aucun appel d'offres dans l'organisation de cette soirée à Las Vegas, qui a été automatiquement confiée à Havas...

 

Soupçon de complicité et de recel pour Havas

 

Selon les conclusions de l'IGF, Havas France ou ses dirigeants pourraient quant à eux être poursuivis "au titre de la complicité ou du recel".

 

Le délit de favoritisme est puni de 30.000 euros d'amende et 2 ans d'emprisonnement...

 

Le Code pénal dispose que les atteintes à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics et les délégations de service public sont punies de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende.

 

Joint par Le Figaro, l'avocat Stéphane Babonneau précise qu'"il y a visiblement eu une dizaine de jours entre le moment de la demande et celui de l'octroi du contrat à Havas [...] Il n'était simplement pas possible d'organiser un appel d'offres dans un délai aussi réduit. Il existe bien des dérogations pour des commandes très urgentes, mais celles-ci concernent, par exemple, la santé publique ou la défense, pas l'organisation d'une soirée à Las Vegas", ajoute ce spécialiste du droit pénal des affaires.

 

Quant au gouvernement, un ténor de la Socialie, le sinistre de l'économie Michel Sapin est venu à la rescousse de son ex-collègue de l'Economie, ce même mercredi 8 mars : "non, Emmanuel Macron ne serait pas suspect de favoritisme à propos de l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016 sans qu’il y ait eu d’appel d’offres." Le gouvernement par la voix de Michel Sapin, a démenti mercredi 8 mars cette information du Canard Enchaîné... C'est un article de "Ouest-France" qui l'indique. (6)

 

"Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics", a expliqué Emmanuel Macron.

 

"M. Macron n'est absolument pas concerné par ces soupçons", a-t-on souligné dans l'entourage du candidat d'"En Marche" (arrière... !)

 

"Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres", a réagi Emmanuel Macron lors d'un déplacement aux Mureaux (Yvelines).

 

"Je pense que ça peut être des agents de l'Etat ou en tout cas des entités publiques, mais je demande à vérifier les faits", a-t-il poursuivi avant de conclure : "Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics". C'est un article de Lci qui rapporte ce propos d'Emmanuel Macron... (7)

L'affaire du délit de favoritisme d'Emmanuel Macron

Voici donc le résultat d'une petite investigation sur le sujet.

Pour le moment le Parquet National Financier ne juge pas utile de poursuivre…

Quant aux chaines d'information en continue, qu'elles fassent le boulot pour lequel elles sont payées, qu'elles se gardent d’approfondir le sujet ! Qu'elles se gardent d'en informer les citoyens !

 

Vous avez dit "égalité" devant la campagne présidentielle ?

Add. Mardi 14 mars 207 : Alors que nous apprenons que F. Fillon a été mis en examen ce mardi 17 mars pour "soupçons d'emplois fictifs", le parquet a ouvert hier lundi 13 mars une enquête préliminaire pour favoritisme dans l'affaire du délit de favoritisme dans le déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas. Cette soirée, organisée par Havas pour 380 000 euros, n'avait pas fait l'objet d'un appel d'offre, avait révélé le Canard Enchaîné.

À ce stade, selon les informations de France Inter, le candidat d'En Marche n'est pas directement visé. Dans le camp d'Emmanuel Macron, on estime que cette enquête "concerne Business France et Havas". L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales

http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/deplacement-d-emmanuel-macron-a-las-vegas-le-parquet-ouvre-une-enquete-preliminaire-pour-favoritisme_2096957.html

http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/deplacement-d-emmanuel-macron-a-las-vegas-le-parquet-ouvre-une-enquete-preliminaire-pour-favoritisme_2096957.html

Sources

 

(1) Ce que Marine Le Pen a écrit aux juges pour refuser sa convocation, Le Figaro, Par Marc de Boni Mis à jour le 10/03/2017 à 09:27 Publié le 10/03/2017 à 08:49

Dans l'"affaire" de l'assistant parlementaire européen de Marine Le Pen, Florian Philippot (FN) a fait savoir sur CNEWS (05/03/17) qu'elle ne répondrait pas aux convocations compte tenu qu'elle avait demandé par courrier un an auparavant le 18 février 2016, l'ouverture d'une enquête judiciaire pour faire la clarté et ne reçut alors aucune réponse.

(2) Qui a dit que la Justice doit être juste et indépendante? Photo des membres du Parquet National Financier qui poursuit Fillon et Marine Le Pen, Medias-Presse.info, — par Emilie Defresne — 10 mars 2017

(3) Soupçon de favoritisme : En Marche! va porter plainte contre Christian Jacob, Le Figaro, Par Marcelo Wesfreid Publié le 08/03/2017 à 17:10

(4) Soupçons de favoritisme liés à la visite de Macron à Las Vegas : le parquet dit attendre « plus d’informations », Le Monde | 08.03.2017 à 13h33 • Mis à jour le 08.03.2017 à 18h01

(5) Macron : soupçon de favoritisme autour d'un déplacement à Las Vegas, Par Alexis Feertchak Mis à jour le 09/03/2017 à 09:42 Publié le 08/03/2017 à 11:49

(6) Soupçon de favoritisme à Las Vegas. Macron "hors de cause" selon Bercy, Ouest-France, Modifié le 08/03/2017 à 12:28 | Publié le 08/03/2017 à 12:28

(7) Soupçons de favoritisme : le déplacement d'Emmanuel Macron au CES de Las Vegas en 2016 dans le viseur, 08 mars 06:33 La rédaction de LCI

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 12:16

Les propos de Serge Moati vont embarrasser les élites oligarques et les francs-maçons. C'était prévisible... On a vu hier Anne Sinclair déplorer une "France blessée", constater "une entrée dans un monde nouveau", donc la fin d'une époque..., et admettre s'être trompée "tout le temps, comme tout le monde". Hier également, Serge Moati a fait une introspection de son parcours politique. C'est qu'après des décennies de positions politiques ultra-immigrationnistes, mélangistes et pro-multicultu, les Juifs de France découvrent la persistance des phénomènes identitaires, virent à l'extrême droite et quittent le navire pour Israël, en réclamant le droit pour eux d'exprimer leur "identité". C'est Serge Moati qui l'explique sur I24News" : 

Après des décennies de positions politiques de gauche, Serge Moati appelle à une Alya responsable et collective

Serge Moati, vient de sortir le livre "Juifs de France, pourquoi partir ?" (Stock)". Invité d'"I24NWS.TV" hier 6 mars, il explique dans une video :

 

"Je pense que les conditions de l''Alya' (retour en Israël. Ndlr.), on doit travailler constamment les conditions de l'Alya réussie. C'est une responsabilité collective, l'Alya. C'est une décision personnelle, mais c'est une responsabilité collective. Donc, il y a des choses qu'il faut arranger : l'équivalence des diplômes, la protection sociale évidemment, le prix des loyers, des choses comme cela. L'Alya, il faut la faire ou très jeune, ou très âgé".

 

S'agissant des Juifs de France qui restent (en France), le journaliste explique que finalement ils "finissent par se ghettoïser". Serge Moati explique alors ce qui motive le départ des Juifs de France pour Israël :

"Je connaissais un Israël plus à gauche, pour dire les choses brutalement.

 

Et là, j'ai rencontré des gens de la communauté des Juifs de France, à la fois religieux, sionistes et nationalistes. En France, on dirait 'de droite'. Donc la communauté juive de France a beaucoup changé", déclare Serge Moati.

 

"Alors, (elle a beaucoup changé) pour des raisons que je peux exprimer, poursuit Serge Moati. C'est-à-dire que c'est la grande crainte de l'immigration arabe, qui revient très souvent, et avec une brutalité qui m'a étonné. C'est-à-dire, on ne peut plus vivre en France, on n'est plus rien, on ne pèse plus rien, électoralement, etc., il faut qu'on aille dans un pays où l'on est majoritaire", conclut Serge Moati... "Et avec un grand mot qui sort tout le temps : où notre identité pourra s'exprimer".

Avant d'écrire ce livre, Serge Moati explique :

 

"Je n'en avais pas conscience. Je ne pouvais pas le savoir et le sentir à ce point.

 

Ce qui m'intéressait, c'est la netteté des propos, et de leur rendre cette netteté comme ils me l'ont donnée.

 

Ils me disent ça y est on part en Israël. On n'est plus en sécurité en France. On ne reconnaît pas la France qu'on a aimé. Et des propos qui suivent qui m'ont beaucoup troublé. Ces propos sont très clairs. Et donc j'ai décidé de faire ce bouquin... Une communauté juive de France qui ne compte plus que 470 000 êtres humains. C'est peu", ajoute Serge Moati.

Question: pourquoi ce type de propos est-il normal dans la bouche d'un juif, mais est-il taxé de "racisme", et de "fascisme" lorsqu'il est prononcé dans la bouche d'un catholique français qui voudrait lui aussi que son "identité" puisse "s'exprimer" ? Les propos de Serge Moati vont secouer le landerneau.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 16:47

Florian Philippot (FN) était l'invité de CNEWS le 05/03/17. La journaliste Audrey Pulvar lui a posé la même question huit fois d'affilée en huit minutes, soit une fois toute les minutes, et a fini par abandonner, en disant "je pense qu'on a entendu", devant la même réponse dite, elle aussi, huit fois d'affilée...

 

Les huit questions d'Audrey Pulvar sont numérotées dans la video-ci-dessous :

Audrey Pulvar - 1ère question : "Votre candidate fustige le gouvernement des juges et refuse de répondre aux convocations de la justice ?", demande Audrey Pulvar.

 

1ère réponse de Florian Philippot : "Non, Marine Le Pen a demandé il y a plus d'un an l'ouverture d'une information judiciaire ...  La réponse a mis treize mois pour arriver au moment de l'élection présidentielle".

 

Audrey Pulvar - 2e question : "Marine Le Pen, le Front national s'est toujours targué d'être un parti qui ne ferait pas de la politique comme les autres, la tête haute et les mains propos, cela semble surprenant que la présidente de ce parti refuse à trois reprises de répondre aux convocations de la justice ?"

 

2e réponse de Florian Philippot : "Parce que je vous ai dit qu'elle avait demandé le 18 février 2016 par courrier l'ouverture d'une information judiciaire et qu'on ne le lui a pas répondu".

 

3e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne répond pas à ma question sur le fait que Marine Le Pen veuille dicter son propre agenda aux juges et ne répond pas aux convocations de la justice ?"

 

3e réponse de Florian Philippot : "Non, elle l'a demandé elle-même : ils ouvrent treize mois plus tard en plein pendant la campagne présidentielle à quelques jours du premier tour. Elle y répondra, elle y répondra après. Mais effectivement elle ne se plie pas à ce calendrier qui est évidemment électoral".

 

4e question d'Audrey Pulvar : "Vous réagiriez de la même façon si un délinquant mineur ou un bandit de grand chemin disait au juge là je n'ai pas le temps, je suis un peu occupé, j'ai une grosse échéance, donc vous attendrez pour que je réponde à votre question ?"

 

4e réponse de Florian Philippot : "Je vous redis Audrey Pulvar pour la 3e ou 4e fois qu'elle l'a demandé il y a treize mois l'ouverture : vous voyez, elle (Marine Le Pen) a devancé la justice".

 

(Mais la réponse ne me convient pas !!) 5e question d'Audrey Pulvar : "Cela ne change rien sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e question d'Audrey Pulvar (tu vas dire ce que je veux entendre!!): "Quel rapport Florian Philippot sur le fait que Marine Le Pen refuse de répondre aux convocations de la justice ?"

 

6e réponse de Florian Philippot : "Mais elle y répondra, elle y répondra après. Je vais vous le redire, cela fait cinq minutes qu'on est là-dessus, qu'elle a demandé le 18 février 2016 l'ouverture d'une information judiciaire qui lui a été refusée".

 

(Bon je vais poser une autre question, histoire de pas faire trop insistante) : "Dans le système de l'organisation judiciaire, qu'est-ce qui changera pour ces magistrats ?"

 

Suit un développement de fond de Florian Philippot sur le scandale de la magistrature le "mur des cons", le syndicat des magistrats politisé, et les réformes à apporter.

 

7e question d'Audrey Pulvar : "On est loin de la convocation de Marine Le Pen par les juges là ?" (Zut! C'était quoi ma question juste avant?)

 

7e réponse de Florian Philippot : "Vous me posez une question de fond, donc je vous réponds. Vous m'avez demandé qu'est-ce que vous ferez pour la justice, souvenez-vous de vos questions, ou sinon je vous les rappelle ! Que ferons-nous pour la justice ? On fera tout cela, voilà. Et on donnera plus de moyens à la justice, effectivement.

 

8e question d'Audrey Pulvar: "D'accord !... (cause toujours) C'est la même justice laxiste qui poursuit Marine Le Pen aujourd'hui et à laquelle Marine Le Pen ne veut pas répondre ?"

 

8e réponse de Florian Philippot : "Elle veut tellement pas y répondre qu'il y a treize mois, le 18 février 2016, elle a demandé elle-même l'ouverture d'une information judiciaire et qui n'a pas eu de réponse."

 

Sur cette réponse, Audrey Pulvar abandonne avec un petit rire de bonne perdante (j'ai trouvé plus fort que moi sur la stratégie du disque rayé) : "Je pense qu'on a entendu, on va faire une page de pub..."

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:15
Carte de Barbarie (Gerardus Mercator, 1630)

Carte de Barbarie (Gerardus Mercator, 1630)

Assistons-nous à la réactivation de la piraterie islamiste et de la "Barbarie" que Charles X avait éradiquée en 1830 ?

 

Selon La Dépêche.fr aujourd'hui, "un otage allemand a été décapité aux Philippines par des islamistes du groupe Abu Sayyaf qui a porté allégeance à l’Etat islamique." RIP

 

"Basé dans le sud des Philippines, le groupe islamiste est connu pour ses enlèvements et actes de piraterie maritime. Apparu dans les années 1990, il aurait gagné des dizaines de millions de dollars grâce à ses actes de rançon."

Philippines : un otage allemand décapité par un groupe islamiste

La réactivation de la piraterie islamiste ?

Source

 

L'archipel philippin est bordé à l'est par la mer des Philippines, à l'ouest par la mer de Chine méridionale et au sud par la mer de Célèbes, mais se trouve plus populairement dans l'océan Pacifique.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:33

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a exhorté les opposants de Brexit à "se lever" et à se battre pour changer la position du peuple britannique de quitter l'Union européenne.

 

Dans sa première intervention politique importante depuis le vote en juin dernier, Blair a lancé un cri de ralliement aux opposants de Brexit, déclarant qu'il n'y avait aucune clarté sur ce que signifiait le vote du référendum et que le gouvernement avait misé sur le "Brexit à n'importe quel prix" .

 

"Le peuple a voté sans connaissance sur les termes du Brexit, car quand ces termes deviennent clairs, c'est leur droit alors de changer d'avis. Notre mission est de les persuader de le faire ", a-t-il déclaré, cité par Reuters dans un discours pro-européen du Groupe de la Bretagne ouverte. Blair a parlé au siège européen de Bloomberg à Londres, le même endroit où, en janvier 2013, l'ancien Premier ministre David Cameron a annoncé son projet d'appeler un référendum sur l'adhésion à l'UE, sans le savoir mettre la Grande-Bretagne en route pour partir.

 

[...] Blair, qui a dirigé le pays de 1997 à 2007, s'oppose explicitement au gouvernement conservateur de May, l'accusant d'être un "gouvernement pour Brexit, de Brexit et dominé par Brexit". Blair a critiqué May et d'autres membres du Gouvernement qui avait soutenu le "rester" dans la campagne de référendum, pour s'engager à sortir la Grande-Bretagne du marché unique pour des raisons politiques, même après avoir offert une défense ferme de ses mérites. "Ils ne conduisent pas ce bus, ils sont conduits", dit-il.

 

On ignore si les remarques de Blair auront un impact : sa réputation dans le public britannique reste ternie par la guerre en Irak (de même que dans sa responsabilité dans l'essor de Daech. Ndlr.), un problème qui a refait surface l'an dernier quand une enquête tant attendue a critiqué son rôle dans la décision de rejoindre la coalition des Etats- Envahisseurs. Pourtant, il continue de se faire une voix forte dans la politique britannique et a cherché à faire des interventions ciblées ces dernières années: d'abord pour avertir les électeurs contre l'élection du chef du Parti travailliste à gauche Jeremy Corbyn et ensuite pour dissuader les électeurs de soutenir Brexit. Aucune de ses interventions n'a été couronnée de succès.

 

Bien qu’il conserve le soutien des modérés du parti travailliste, il est vilipendé par de nombreux membres qui sentent qu'il a trahi les racines socialistes du parti, et son ancien parti s'est bien éloigné du centre affairiste pro-business qu'il défendait autrefois.

 

Theresa May a promis de déclencher l'article 50 et de commencer le processus de quitter l'Union européenne le mois prochain, et a dit qu'elle envisage une rupture nette de l'UE, y compris la sortie du marché unique. Elle a également mis en garde les politiciens contre l'interruption du processus.

Blair a affirmé que parmi les risques du Brexit, la question de l’éclatement du Royaume-Uni était désormais "sur la table" et les circonstances pour les nationalistes étaient maintenant "beaucoup plus crédible" qu'elles ne l'étaient il y a trois ans.

Tony Blair exhorte les opposants aux Brexit "à se relever" et à lutter pour rester dans l'UE

Source: Zero Hedge

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:30

Emmanuel Macron a dénoncé aujourd'hui la colonisation comme "un crime contre l'humanité". Il aurait bien fait de dénoncer le crime de l'intervention de son gouvernement en Syrie. Dans un entretien accordé mardi 14 février à Europe 1 et TF1, et diffusé aujourd'hui, le président syrien Bachar el-Assad a en effet fustigé "la politique de la France" sous François Hollande, qui "a consisté à soutenir les terroristes en Syrie" et "est directement responsable des tueries dans notre pays" (la Syrie) qui ont "des centaines de milliers" de morts..., et pour lesquels on n'a pas entendu l'ex-ministre de François Hollande dénoncer spécialement ce crime.

 

La France a peut-être apporté les droits de l'homme en Syrie, mais elle a encore une fois oublié de les lire ! (1)

 

L'entretien de Bachar Al-Assad est retranscrit en intégralité sur Europe1.fr. Voici l'extrait en question :

 

FN : Monsieur, parlons des relations entre la France et la Syrie. D’ici quelques semaines, un nouveau président sera élu en France. Et parmi les débats que nous avons chez nous, il y a celui qui concerne la reprise du dialogue avec votre gouvernement. Est-ce que vous espérez une relance des relations diplomatiques avec la France ?

 

Al-Assad : Ce qui est important, ce ne sont pas nos relations diplomatiques. Il s'agit essentiellement et en premier lieu de la ligne politique de la France. Si nous n’avons pas de relations diplomatiques, ce n’est pas un gros problème pour le moment. Même si pour le long terme, il faudrait avoir de bonnes relations avec n’importe quel pays, y compris des relations diplomatiques.

 

FN : Eh bien parlons de la ligne politique de la France !

 

Al-Assad : Exactement. La politique de la France, depuis le premier jour a consisté à soutenir les terroristes en Syrie, et est directement responsable des tueries dans notre pays.

 

FN : C’est une accusation très sérieuse contre la France ! Comment pouvez-vous dire que la France soutient le terrorisme ?

 

Al-Assad : Ce sont eux qui le disent. Je ne les accuse pas. Ils ont dit à plusieurs reprises avoir soutenu la guerre. François Hollande a même récemment déclaré que cela avait été une erreur de ne pas avoir déclenché la guerre en 2013. Ce sont eux qui ont dit qu'ils envoyaient de l’armement à ce qu’ils appellent des groupes "modérés", et qui sont en fait des terroristes. Ce sont eux qui l'ont dit, pas moi. Les Américains ont tenu les mêmes propos, les Français aussi. Alors si vous revenez aux déclarations de vos dirigeants durant ces deux, trois ou quatre dernières années, vous trouverez bien plus d’une déclaration faite par des responsables français. Ils s'accusent eux-mêmes.

 

 

MS : François Hollande est sur le point de quitter le pouvoir en France. Et vous êtes toujours là : avez-vous remporté ce bras de fer avec François Hollande ?

 

Al-Assad : Il ne s’agit pas de moi et de lui. Il n’y a rien de personnel là dedans. Je ne l’ai jamais rencontré. Pour être franc, je ne me soucie aucunement de lui avec ses 11% de popularité, ce qui je pense s’appelle toucher le fond comme jamais aucun de ses prédécesseurs dans l’histoire de France. En fait, il s’agit avant tout d’une affaire entre moi et les terroristes, et entre moi et quiconque soutient les terroristes. Jusqu’à maintenant, les terroristes n’ont pas été en mesure de gagner cette guerre. Mais ils détruisent la Syrie. Ils ont tué des centaines de milliers de syriens. Alors je ne peux pas dire que j’ai gagné la guerre. Ils n’ont pas réussi à accomplir leur projet, oui, mais pour le moment nous n’avons pas encore terminé notre guerre. Je ne peux donc pas dire que j'ai gagné cette guerre.

 

Source : Retrouvez l'interview intégrale de Bachar al-Assad, 08h31, le 16 février 2017, modifié à 21h29, le 16 février 2017

Bachar Al-Assad répond à Emmanuel Macron sur la "colonisation" "crime contre l'humanité"

Notes

 

(1) Pour condamner la colonisation comme un "crime contre l'humanité", le candidat d'"En marche" arrière(!),  Emmanuel Macron, qui commis un dérapage (le crime contre l'humanité, concept juridique strictement défini, ne s'applique pas à la colonisation) a également déclaré sur twitter: "Je ne laisserai pas mes propos être récupérés à des fins clientélistes ou électoralistes". A tout le moins pourra-t-on lui faire remarquer que c'est lui, qui dans un contexte particulièrement explosif de troubles d'attentats islamistes, et d'émeutes dans les banlieues suite à l'"affaire Théo", et de contexte de présidentielle dans deux mois..., sort soudainement ce thème de l'ombre où il était pour le mettre sur le devant de la scène, "à des fins clientélistes et électoralistes", et en instrumentalisant le vote ethnique et religieux ! Dangereux et indigne. Cette méthode oligarchique commence maintenant à être bien connue : l'inversion accusatoire ne fait que désigner son auteur, à tous points de vue.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:45
Michel Houellebecq : "Les pays occidentaux étaient fiers de ce système électif"

Les pays occidentaux étaient fiers de ce système électif qui n'était guère plus que le partage du pouvoir entre deux gangs rivaux

 

 

Beaucoup d'hommes s'intéressent à la politique et à la guerre, mais j'appréciais peu ces sources de divertissement, je me sentais aussi politisé qu'une serviette de toilette, et c'est sans doute dommage. Il est vrai que, dans ma jeunesse, les élections étaient aussi peu intéressantes que possible ; la médiocrité de l'« offre politique » avait même de quoi surprendre. Un candidat de centre-gauche était élu pour un ou deux mandats, selon son charisme individuel, d’obscures raisons lui interdisant d'en accomplir un troisième ; puis la population se lassait de ce candidat et plus généralement du centre-gauche, on observait un phénomène d'alternance démocratique et les électeurs portaient au pouvoir un candidat de centre-droit, lui aussi pour un ou deux mandats, selon sa nature propre. Curieusement, les pays occidentaux étaient extrêmement fiers de ce système électif qui n'était pourtant guère plus que le partage du pouvoir entre deux gangs rivaux, ils allaient même parfois jusqu'à déclencher des guerres afin de l'imposer aux pays qui ne partageaient pas leur enthousiasme.

Michel Houellebecq, Soumission, 2015

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 17:25

Devant l'ampleur du désastre et du gouffre entre les citoyens et les institutions libérales, l'oligarchie tendance de gauche, imagine comment se perpétuer au pouvoir et nous sort du chapeau le tirage au sort :

Benoît Hamon et "Conseil citoyen" "ouvert à tous" : l'oligarchie libérale imagine comment se perpétuer avec le tirage au sort

Que faut-il penser d'un "tirage au sort" "ouvert à tous" qui se réalise dans un groupe de "volontaires" ?

 

"Ce sera peut-être l'innovation la plus forte de cette campagne, nous allons constituer un conseil citoyen" ouvert à tous, explique-t-il. En clair, tous les volontaires peuvent postuler pour constituer ce groupe de travail. Le député des Yvelines table sur un millier de personnes intéressées par ce projet. Quarante d’entre elles seront tirées au sort. Leur rôle sera d’évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne, mais aussi de faire des propositions. "Ma campagne je la souhaite ouverte, horizontale, collaborative", résume-t-il.

 

Les "volontaires" devront-ils faire partie du PS ou l'ouverture ira jusqu'à tout membre de la société civile, même non membre du PS ?

 

Les "volontaires" tirés au sort devront-ils être en phase avec le programme du parti pour se déclarer volontaires ? Qu'en est-il d'une ouverture qui n'est qu'un élargissement au milieu d'une même famille politique ?

 

Quand vous voulez savoir quoi penser d'une grande pétition de principe présentée tel un sésame, prenez  son sens contraire.

 

Le rôle d'"évaluer et de juger les propositions de l’équipe de campagne" pourra-t-il être élargi à la faculté d'évaluer et de sanctionner tout candidat qui n'aura pas rempli son contrat une fois élu ? Le vrai critère qui indiquerait un début de pouvoir du peuple serait la possibilité d'évaluer et de sanctionner à intervalles réguliers et répétés, donc en cours de mandat, l'élu qui ne remplirait pas son contrat. Il y a fort à parier que cette faculté ne verra pas le jour. Ou bien l'on verra les candidats à la candidatures se faire soudainement beaucoup plus rares...

 

Quant au rôle de "faire des propositions", il reste à savoir dans quelle conditions ces propositions seront-elles prises en compte. Selon quels critères ?

 

Que doit-on penser de ce conseil citoyen de tirés au sort ? Cela sera toujours un peu mieux que le système électif dit "représentatif", tel que pratiqué depuis 1791 et qui n'a abouti qu'à la mise en place d'une oligarchie et non d'une démocratie. Il n'en demeure pas moins que dans un tel système, le premier citoyen (ici ce serait Benoît Hamon) continuera de diriger la foule et non d'être dirigé par elle, de la même manière que sous Périclès, celui-ci "contenait la multitude qu'il menait, beaucoup plus qu'elle ne le menait. [...] Ce gouvernement portant le nom de démocratie, en réalité c'était le gouvernement d'un seul homme !" Thucydide, Guerre du Péloponnèse, II, 65.

 

Rappelons toutefois que le tirage au sort version 2017 et le tirage au sort dans la "démocratie" athénienne au Ve siècle avant J.-C. ne sont pas du tout de la même nature. Le premier est passé à la moulinette du libéralisme et des "philosophes" des "Lumières", il s'est débarrassé "de l'idée d'un ordre de la nature voulu par Dieu où chaque être a sa finalité propre", le second respectait un ordre naturel, celui des dieux. Ce qui fait toute la différence entre la démocratie moderne et la démocratie antique.

 

Lire : Les fondements philosophiques de la démocratie moderne (Maxence Hecquard) - La nature totalitaire de la démocratie moderne

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:41
Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon

La video :

Dimanche soir 5 février, dans un débat sur Bfmtv intitulé "Fillon peut-il tenir?", le journaliste Alexis Lacroix (à propos du "catholique" François Fillon, de l'affaire Penelope Gate et de "sondages qui dévissent") a tenus ces propos :

 

"C’est un catholique donc il n’aime pas, il y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le catholicisme ne privilégie pas la vérité ; en revanche ce qu’on lui demande, c’est d’être un peu protestant".

 

Ces propos laissent entendre que le "catholique" Fillon est par nature programmé pour le mensonge parce que "le catholicisme ne privilégie pas la vérité" (sic).

 

Remplacez le mot "catholique" par "juif", "catholicisme" par judaïsme, puis invitez le "juif" à être catholique, cela donne : 

 

"C’est un 'juif' donc il n’aime pas, y a un rapport à la vérité qui est un peu, si vous voulez, troublé, je dirais pas qu’il est dans le mensonge mais le 'judaïsme' ne privilégie pas la vérité ; en revanche ce qu’on lui demande, c’est d’être un peu 'catholique".

 

Que se serait-il passé sur le plateau télé et dans les médias si ces propos avaient été tenus envers une personnalité politique de confession juive ? Imaginez-vous le scandale immédiat, les appels incessants à repentance et à excuses, le battage médiatique..., les pleurnicheries pendant des mois ? Deux poids deux mesures ?

 

Bien qu'il ne soit pas catholique, sur Twitter, un certain Mourad a signalé les propos d’Alexis Lacroix, des propos qui insultent tous les catholiques, selon lui :

 

 

Notre Seigneur nous avait prévenu : "Vous serez haïs de tous à cause de mon nom" (Mc, 13:13); "Heureux êtes-vous lorsque les hommes vous haïssent,... qu'ils insultent et proscrivent votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme" (Lc 6:22). Tout cela était écrit et nous ne devons pas nous en étonner davantage.

 

Quoiqu'il en soit, les propos d'Alexis Lacroix passent sur BFMTV sans qu’un autre intervenant ne vienne corriger celui-ci.

 

Dans l'article "Rédacteur de la LICRA et directeur de L’Express, Alexis Lacroix insulte les catholiques sur le plateau de BFM TV", le site Medias Presse Info a fait une recherche pour savoir "qui est Alexis Lacroix" :

Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon

Jusqu’il y a peu directeur-adjoint de la rédaction de Marianne, Alexis Lacroix – parfois conférencier pour le Grand Orient de France – est devenu en novembre 2016 le directeur délégué de la rédaction de L’Express.

Alexis Lacroix est également chroniqueur sur RCJ, radio du Fonds social juif unifié.

Alexis Lacroix est aussi co-fondateur, avec Bernard-Henri Lévy, des Séminaires de La Règle du Jeu où il a par exemple accueilli Caroline Fourest.

Alexis Lacroix est par ailleurs collaborateur régulier de L’Arche, « revue du judaïsme français ».

Alexis Lacroix est enfin membre du comité de rédaction de la revue Le Droit de Vivre éditée par la LICRA.

Que n’aurait-on entendu cette même LICRA si quelqu’un avait prononcé les mêmes propos qu’Alexis Lacroix en remplaçant les mots catholique et catholicisme par juif et judaïsme

Deux poids deux mesures de Bfmtv sur le "catholique" François Fillon
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:50

Israël approuve la construction de logements de colonisation en Cisjordanie, dans un silence de la classe politico-médiatique qui tranche avec les indignations générales, les dénonciations d'"atteintes au droit international", lorsque la Russie récupéra la Crimée.

Israël approuve la construction de 3 000 logements de colonisation en Cisjordanie

Israël relance à tour de bras ses activités de colonisation, multipliant les annonces.

 

Pour la quatrième fois en moins de deux semaines, Israël a annoncé dans la nuit de mardi 31 janvier à mercredi 1er février la construction de logements de colonisation.

 

« Le ministre de la défense, Avigdor Lieberman, et le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ont décidé d’autoriser la construction de 3 000 nouvelles unités d’habitation en Judée-Samarie », nom donné par Israël à la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, a annoncé le ministère de la défense dans un communiqué.

 

Comme la précédente annonce en ce qui concerne la Cisjordanie, les 3 000 logements en sont à différents stades de la procédure.

La présidence Trump, une « chance formidable » pour Nétanyahou

 

Depuis le 20 janvier et la prestation de serment de M. Trump, Israël a donné son feu vert définitif à la construction de 566 logements dans trois quartiers de colonisation de Jérusalem-Est occupée et annexée, et annoncé la construction de 2 502 logements en Cisjordanie. Jeudi dernier, la municipalité israélienne de Jérusalem a donné son accord final à 153 nouvelles unités d’habitation, gelées selon elle sous les pressions de l’administration Obama.

 

Les autorités israéliennes se sont engouffrées dans l’espace ouvert par l’avènement de M. Trump, jetant aux orties la relative retenue observée dans leurs activités de colonisation au cours des dernières semaines de la présidence Obama.

 

« Nous construisons et nous continuerons à construire », a promis le premier ministre, qui ne cache pas que la présidence Trump représente une « chance formidable » après les « pressions énormes » de l’administration Obama sur la colonisation et l’Iran.

 

« Nous entrons dans une période nouvelle de retour à la normale [en Cisjordanie] et nous apportons la réponse qui convient aux besoins quotidiens de la population », a déclaré dans le communiqué de ses services le ministre de la défense, qui exerce son autorité sur le territoire.

 

Au même moment, la démolition d’Amona

 

Cette décision ressemble par ailleurs à un gage de plus donné aux partisans de la colonisation, à un moment où les autorités israéliennes ne paraissent plus avoir d’autre choix que d’appliquer un arrêt de la justice israélienne et de démolir une colonie au cœur d’un psychodrame collectif israélien, Amona.

 

Les préparatifs se sont accélérés et la démolition d’Amona, bouclée par des dizaines de membres des forces israéliennes depuis mardi, ne paraissait plus qu’une affaire de jours, sinon d’heures. Les 200 à 300 habitants refusent de partir.

Source: Israël approuve la construction de 3 000 logements de colonisation en Cisjordanie, Le Monde | 01.02.2017 à 06h04 • Mis à jour le 01.02.2017 à 07h34

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:14

Sans doute une des meilleures conférences d'Etienne Chouard sur la "démocratie", avec des rappels de certaines vérités historiques soigneusement occultées par l'oligarchie.

Etienne Chouard ne conteste pas la nécessité de représentants dans un grand pays du fait de l'impossibilité de réunir des millions de citoyens ensemble et en même temps pour voter les lois. Il analyse bien les vices du gouvernement représentatif. Il propose dans le débat suite à la conférence un mix de démocratie dans les communes au niveau local, et une aristocratie en haut.

 

Lire : Le changement de régime : un mélange entre aristocratie, démocratie et monarchie

 

E. Chouard ne perçoit néanmoins pas totalement les contradictions de la démocratie (Cf. Nos commentaire en surligné orange). Célèbre défenseur de la rédaction d'une constitution par les citoyens eux-mêmes et non par les professionnels de la politique, il n'en cerne pas non plus totalement les contradictions et les dangers.

Étienne Chouard : le nécessaire procès citoyen de l’élection

Conférence-Débat d'Etienne Chouard sur le 'Procès du processus électif représentatif', le 9 décembre 2016.

 

Extrait :

 

"On n'arrive simplement pas à penser à l'endroit avec les mots à l'envers. Progressivement, les responsables successifs pendant deux cents ans du système de domination capitaliste parlementaire ont mis littéralement tous les mots à l'envers : la démocratie, la constitution, citoyen, suffrage universel, etc. Tous ces mots sont mis à l'envers. Et on n'arrive pas à formuler ce dont on a besoin parce qu'on n'arrive pas à penser à l'endroit."

 

(NdCR. Sur la différence entre la démocratie antique et la démocratie moderne, lire : Les fondements philosophiques de la démocratie moderne (Maxence Hecquard) - La nature totalitaire de la démocratie moderne ; Sur l'inversion du sens des mots, lire : Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles)

 

[...] La démocratie, dêmos (peuple), kratos (pouvoir), normalement, c'est un régime politique où c'est le peuple qui a le pouvoir.

le-peuple-de-France-laisse-eclater-sa-joie-faisant-un-trio.JPG Cela peut être une tribu indienne en Amérique, des pirates sur un bateau, c'est le peuple qui vote les lois. Cela peut être des sociétés que l'on appelle primitives, cela peut être des villages au Moyen-Âge. Au Moyen Âge, les Français votaient leurs lois. On n'a pas appris cela à l'école. On apprend que c'est un âge sombre, on brûle les sorcières avec l'Inquisition. Et ils votaient leurs lois à main levée.

 

[...] Il y a plein de démocraties dans les petites sociétés. Très souvent, quand les humains sont peu nombreux, ils se respectent mutuellement et on n'imagine pas d'adopter une lois sans que tout le monde soit d'accord. Et d'ailleurs, dans ces sociétés démocratiques, dans les petites sociétés, il n'y a pas besoin de police, parce que la police c'est fait pour faire appliquer les lois votées par une majorité pour que la minorité obéisse. Sinon, il n'y a pas besoin de police, quand tout le monde a voté la loi.

 

Aujourd'hui, il suffit d'ouvrir les yeux pour s'apercevoir qu'on n'est pas en démocratie (on n'est pas dans une démocratie entendue au sens de pouvoir du peuple, par contre on est bien dans une démocratie moderne. Cf. Maxence Hecquard, Les fondements philosophiques de la démocratie moderne. NdCR.) Nous ne votons pas nos lois, nous ne participons à l'élaboration des lois. Et cela n'est pas un régime dégradé, qui l'était et qui progressivement le serait devenu moins. C'était comme cela dès l'origine : Sieyès en France, Madison aux Etats-Unis. Les penseurs du gouvernement représentatif savaient qu'ils établissaient une anti-démocratie, un régime politique dans lequel on était sûr que le peuple était bien tenu à l'écart et n'avait aucun pouvoir. Ils le savaient, et ils le disaient explicitement. (Cf. Lire : Francis Dupuis-Déri, Démocratie. Histoire politique d'un mot, Lux éditeur, 2013) .Simplement ils se sont aperçus une cinquantaine d'années plus tard, au XIXe siècle, que pour gagner les élections, c'était beaucoup plus facile de dire qu'on était 'démocrate', 'progressiste'. Et les partis politiques sont nés avec l'élection. Un parti cela ne sert qu'à cela.

 

[...] Donc, une démocratie ce serait le régime dans lequel nous voterions nos lois au lieu de désigner des maîtres.

 

[...] Ce que je crois comprendre en ce moment, c'est qu'une constitution, cela sert à affaiblir les pouvoirs, cela sert à inquiéter les pouvoirs, cela sert à diviser les pouvoirs pour qu'ils ne nous oppriment pas. Une constitution digne de ce nom, ce devrait être une sécurité pour les humains. [NdCR. Il y a là des objections logiques à faire. Qu'est-ce qu'une constitution fondée sur les droits de l'Homme de 1789 (Article 3 - "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation"), souveraineté nationale qui prône que le fondement du pouvoir c'est la Souveraineté du peuple et qui dans le même temps chercherait à affaiblir les pouvoirs, c'est-à-dire affaiblir la souveraineté du peuple, donc affaiblir ou diminuer le pouvoir du peuple ? Première contradiction.

 

"Comment est-ce que cela fonctionne ? On nous explique : "cela fonctionne en fonction de la représentation populaire", "le peuple choisit"..., mais cette représentation populaire, Rousseau la rejette. Rousseau nous dit : "la souveraineté ne peut pas être déléguée". Deuxième contradiction.

Rousseau nous dit aussi, "la souveraineté ne peut pas se diviser". Or, on nous dit que la souveraineté est divisée en pouvoir législatif, en pouvoir exécutif, et en pouvoir judiciaire. C'est la séparation des pouvoirs pour que les pouvoirs "ne nous opprime pas" (sic). Qu'est-ce que cela veut dire d'être "Souverain" si on n'est souverain que sur un point particulier et pas sur le reste ? (Maxence Hecquard) Troisième contradiction.

Qu'est-ce que cela veut dire qu'une souveraineté du peuple qui se divise et s'auto-annule pour protéger le peuple ? Quatrième contradiction.

 

De même en décrétant législativement que les hommes naissaient libres par nature et par droit, les révolutionnaires n'ont pas fantasmé la nature et attribué au droit ce qu'il ne pouvait pas faire ? On n'est libre que par don et l'on se trompe si l'on croit garantir la pérennité d'un don en décrétant qu'il est naturel ou en en proclamant le droit... Un don est beaucoup plus pérenne que la nature. Si les hommes naissaient libres, c'est que cela se ferait naturellement et il est donc contradictoire de le décréter par écrit. Ce qui est écrit est justement ce qui n'est pas naturel et a besoin de cet écrit pour exister". (J.M. POTIN, Liberté, Egalité Fraternité, in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Condé-sur-Noireau 2008, p. 421.) Cinquième contradiction. Donc, vous le voyez, la démocratie est en réalité pleine de ces contradictions.]

 

[...] Quand on est très nombreux, on a sans doute besoin de désigner des représentants, poursuit E. Chouard, mais cela devrait être à nous de décider comment on les désigne, comment on les contrôle et comment on les punit quand ils ne respectent pas leurs engagements, poursuit Etienne Chouard. Donc une constitution cela devrait un texte qui inquiète les pouvoirs. Or, partout dans le monde, je ne connais pas d'exemples contraires, ce sont les professionnels de la politique qui écrivent les constitutions. Et si ce texte doit inquiéter ceux qui sont au pouvoirs, il ne faut pas que ce soit eux qui l'écrivent. [Si ce texte doit inquiéter ceux qui ont le pouvoir, c'est donc que le peuple n'a pas la réalité du pouvoir ? Sixième contradiction dans le gouvernement "représentatif" fondé sur DDH de 1789 article 3.

En réalité la souveraineté ne se délègue pas et ne se divise pas. Raison pour laquelle nous sommes royalistes parce que le roi, seul, est souverain (sa souveraineté venant de Dieu), d'une souveraineté sans contradictions logiques, en tant que personne incarnant la personne morale du peuple. Sous l'Ancien Régime peuple et roi étaient un, c'est la Révolution qui les a divisés pour confisquer le pouvoir et le donner à une caste. NdCR.]

Donc: démocratie à l'envers, constitution à l'envers, citoyen à l'envers, poursuit E. Chouard.

 

Afficher l'image d'origine Il me semble que ce qui rend possible le capitalisme, c'est le gouvernement représentatif. Il y avait des tas de germes de capitalisme depuis la nuit des temps, surtout depuis que nous avons adopté le type de monnaie que nous avons : une monnaie privée, rare, chère, qui garde sa valeur, qui implique pour la conserver la cupidité, et toutes sortes de maux. Mais ce qui s'est passé pendant cette période avant le XVIIIe siècle, c'est que les grands marchands, les usuriers avaient contre eux le roi et l'Eglise. Depuis que Jésus avait chassé les marchands du Temple, c'était une vieille affaire. Les humains savaient qu'ils avaient à craindre des marchands ayant pris le contrôle de la politique.

 

Donc, ils bouillaient d'avoir le pouvoir, mais ils ne l'avaient pas. On ne peut pas appeler 'capitalisme' les régimes avant les révolutions, révolutions bourgeoises en Angleterre, en France et aux Etats-Unis. Parce que les marchands étaient tenus.

 

Il y a un fait historique très important pour comprendre le monde dans lequel on vit aujourd'hui: sous l'Ancien Régime, il y avait une police du Roi empêchait les marchands d'entrer sur les marchés. Son rôle était d'assurer les subsistances en empêchant les marchands de se présenter les premiers sur les marchés, de rafler avec leur argent  tout le blé, en créant une rareté immédiate des denrées, cette rareté entraînant la hausse des prix, et ensuite, relâchant au compte-goutte le blé pour se faire des fortunes pendant que le reste de la société crève de faim. C'est pour cela qu'on se protégeait des marchands. On les appelait les accapareurs, les spéculateurs, les agioteurs. Ces gens-là raflent tout ce dont nous avons besoin et ensuite, une fois que les prix ont monté, menacés par la famine nous sommes obligés de leur donné tout notre argent. En tout cas, c'était le Roi qui protégeait la société contre les marchands.

 

acquis-1789-copie-1.jpg Et une des premières expériences libérales, c'était en 1775, Turgot, un physiocrate (ancêtre du libéral), a décidé de supprimer la police du Roi, de l'empêcher de jouer son rôle d'interdiction. Les marchands sont entrés sur les marchés, ils ont tout raflé et cela a entraîné des famines et des émeutes. Et quand les émissaires revenaient auprès de Turgot pour lui dire que les gens mouraient de faim, qu'un homme seul ne pouvait plus nourrir sa famille, vous allez voir comment cela ressemble à aujourd'hui, la réaction de Turgot a été de dire : 'mais c'est normal qu'un homme seul ne puisse pas nourrir sa famille, il faut faire travailler toute la famille ! Il faut que les femmes travaillent, il faut que les enfants travaillent.' Et le libéralisme c'est cela. C'est la mise au travail forcé de toute la société.

 

Mais cela n'a été vraiment possible qu'au moment de la Révolution française. Ce qui a rendu possible, ce qui a littéralement déchaîné, retiré leurs chaînes aux marchands, ce sont les révolutions, qu'on nous présente à l'école comme des révolutions 'démocratiques', alors qu'en fait ce sont des révolutions bourgeoises, où les marchands ont obtenu quelque chose de catastrophique pour nous : la possibilité d'écrire les lois. Ce qu'ils ne pouvaient pas faire avant.

 

Ce qui est terrible avec 1789, c'est qu'ils ont agité le peuple avant de s'en servir, ils l'ont affamé. Et le peuple s'est révolté par la rupture du contrat entre le peuple et le Roi. Et - ce qui était nouveau dans l'histoire - ils ont écrit une constitution.

Famine organisée de 1789

Famine organisée de 1789

Et dans cette 'Constitution' (la première est celle de 1791. NdCR.), ils ont décidé que le mode de désignation des acteurs politiques allait être l'élection.

 

Or l'élection permet aux plus riches d'aider les candidats, et de les faire gagner. Lesquels, débiteurs en deviennent les serviteurs.

 

Les vices de l'élection, du point de vue des gouvernés et du Bien commun

 

(1) L'élection nous infantilise et donc elle nous décourage. L'élection est aristocratique, les philosophes le savaient (mais ils étaient tous contre la démocratie, seuls les sophistes étaient pour) elle tient à l'écart tous ceux qui ne font pas partie des 'meilleurs'. Et Aristote savait déjà que la plupart des aristocraties, avec l'hérédité, dérivaient vers l'oligarchie (le gouvernement de quelques-uns qui ne sont pas les meilleurs). [C'est vrai aussi pour la démocratie puisque à Athènes, c'était une oligarchie sous Périclès qui ne se laissait pas diriger par la foule : "au lieu de se laisser diriger par elle, il (Périclès) la dirigeait. ... Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait" (Thucydide, Guerre du péloponnèse, II, 45, 5 ; 8-9).]

Tous les penseurs savaient que l'élection est aristocratique et que le tirage au sort est démocratique. Platon le savait, pourtant il était anti-démocratique, tous les philosophes étaient à 90% opposés à la démocratie. [Ils étaient en réalité opposés à la démocratie dans son sens moderne comme coupée de l'ordre naturel et conduisant au règne de l'immoralité et du plus fort. NdCR.]. Il n'y avait que les sophistes qui défendaient la démocratie [les sophistes étaient démocrates comme nos "modernes" parce qu'ils niaient l'ordre naturel et que leur doctrine conduisait à l'immoralité comme à l'amoralité et à la loi du plus fort. NdCR.].

 

(2) Elire, c'est abdiquer. Elire, c'est désigner quelqu'un qui va décider à ma place, c'est renoncer à ma souveraineté. Et les élus, leurs talents c'est de nous faire croire que nous exerçons notre souveraineté en les élisant.

 

(3) L'élection nous déresponsabilise, et nous décourage. Elle nous dépolitise complètement, elle nous désapprend à faire de la politique.

 

(4) L'élection, parmi les candidats, sélectionne les pires, pratiquement tout le temps. Il y a parfois quelques exceptions.

 

(5) L'élection favorise et incite à la corruption. L'élection donne le pouvoirs à ceux qui le veulent. Ce qui est déjà un levier pour la corruption. Parce que s'ils veulent le pouvoir, ils seront prêts à lâcher quelque chose pour l'avoir.

Or, depuis Platon  [1], les philosophes en ont écrit des tartines pour dire qu'il ne fallait pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent [aujourd'hui il ne faudrait pas donner le pouvoir à ceux qui sont "candidats" à la présidentielle par exemple... NdCR.] Ceux qui veulent le pouvoir ne sont pas comme les autres, il faut s'en méfier, et si on peut, il vaut mieux pas leur donner.

L'élection favorise le mensonge. C'est celui qui mentira le mieux qui sera élu ! Exemple : "mon ennemi, c'est la finance" (F. Hollande. NdCR.), il sera donc élu ! L'élection donne des prises aux escrocs. Favoriser ou donner une prime au mensonge, c'est de la corruption.

L'élection fabrique des maîtres au-dessus de nous. Elle hisse au-dessus de nous quelqu'un qui est le meilleur (aristos).

L'élection fabrique des maîtres hors contrôle et une caste de maîtres hors contrôle.

 

arton71.jpg (6) L'élection impose scientifiquement les partis. Quand il n'y avait pas d'élections, il n'y avaient pas de partis. Dans une logique de guerre, les partis nous empêchent de fraterniser, ils nous condamnent à la division et à la discorde. [C'est le diviser pour mieux régner. Cf. Le principe du moteur de la Révolution]

 

(7) Le 7e point fait le lien entre l'élection et le capitalisme : l'élection permet d'aider les candidats. Et ceux qui ont les moyens d'aider les candidats - les plus riches - vont le faire. Ah, oui je sais, c'est complotiste !... Mais un journaliste qui renonce à dénoncer les complots, c'est comme une arme qui a été désactivée. Le journaliste ne peut plus faire son travail. L'anti-complotisme est une maladie anti-démocratique.

 

Les candidats qui ont gagné et qui sont élus en ayant été aidés, ils sont débiteurs de ceux qui les ont aidés. Ils deviennent des débiteurs serviteurs. C'est pour cela que les élus servent la banque. Pourquoi tous les grands journaux ont-ils été achetés par des milliardaires ? Ils ont été achetés pour gagner les élections. Celui qui va gagner l'élection est celui qui a été le plus vu ou médiatisé. Et ensuite les débiteurs font voter les lois de leurs maîtres, qui sont devenus riches économiquement et politiquement, en devenant des législateurs. Les riches se sont mis à écrire leurs lois à eux. C'est cela le capitalisme.

 

(Fin de citation)

Notes

 

Plato Pio-Clemetino Inv305.jpg [1] "Voici là-dessus quelle est la vérité : la cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir, est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouve elle-même dans une situation contraire". (Platon, La République VII /520c-521c)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:51

Le 24 janvier 2017, dans son numéro daté du 25, Le Canard enchaîné indique que Penelope Fillon a été rémunérée environ 500 000 euros bruts en huit ans pour un emploi d'assistante parlementaire de son mari, de 1998 à 2002, puis de son suppléant, Marc Joulaud, de 2002 à 2007. (Le Figaro,‎

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"
François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

"L’épouse de François Fillon a perçu 500 000 euros comme attachée parlementaire". Le Monde.fr,‎

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/01/24/la-femme-de-francois-fillon-a-percu-500-000-euros-comme-attachee-parlementaire_5068488_823448.html

 

Selon Le Canard enchaîné, mercredi 25 janvier, l’ancien premier ministre a employé sa femme, Penelope Fillon, comme assistante parlementaire entre 1998 et 2002, puis six mois en 2012. Elle touchait alors un salaire de 3 900 euros brut mensuels puis de 4 600 euros. Entre 2002 et 2007, elle a aussi été collaboratrice de Marc Joulaud, le suppléant qui a occupé le siège de M. Fillon lorsqu’il est devenu ministre des affaires sociales, puis ministre de l’éducation nationale. Son salaire a alors augmenté, pour atteindre jusqu’à 7 900 euros brut. L’hebdomadaire satirique a calculé que le total perçu pendant toutes ces années a été de 500 000 euros.Rien d’illégal sur le papier (mais tout ce qui est légal n'est pas moral. NdCR... surtout en "république"). Les députés disposent en effet d’une enveloppe – 9 561 euros brut actuellement – pour employer jusqu’à cinq personnes. Et ils peuvent embaucher leurs proches, mais seulement à la condition qu’ils travaillent vraiment. Or, selon Le Canard enchaîné, ce n’était pas le cas de Mme Fillon.

 

Lors de son meeting de campagne présidentielle à porte de la Villette à Paris, devant 15 000 personnes, François Fillon a peut-être surréagi à l'affaire Pénélope Fillon, affaire qualifiée de "Penelope-Gate", en déclarant "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups". (1) (2)

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/29/35003-20170129LIVWWW00078-en-direct-meeting-de-francois-fillon-a-la-villette-le-discours-les-analyses-les-reactions.php

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/29/35003-20170129LIVWWW00078-en-direct-meeting-de-francois-fillon-a-la-villette-le-discours-les-analyses-les-reactions.php

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

Au lieu d'expliquer aux Français en quoi sa femme a réalisé un travail réel et non fictif, François Fillon a préféré balayer cette affaire d'un revers de main en attaquant les journalistes à l'origine de l'information. Sans apporter aucun mots de réconforts aux Français d'en-bas qui ont pu être déçu, on a peut-être là le mot de trop qui risque de décevoir encore plus. N'est pas roi qui veut ! Cela augure mal en tout cas d'un rassemblement de tous les Français. A comparer avec le mot de Louis XVI aux révolutionnaires en 1792 :

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.

On trouve la source de cette parole de Louis XVI qui "pardonne" dans le texte de la romance distribuée par milliers, et chantée publiquement à Paris le jour même que la défense du Roi a été prononcée. La première publication de cette complainte se trouve aux pages 257 et 258 dans le tome premier du "Dernier tableau de Paris, ou récit historique de la révolution du 10 août 1792, des causes qui l’ont produite, des évènements qui l’ont précédée, et des crimes qui l’ont suivie", publié à Londres par J. Peltier en septembre 1793.

 

On retrouvera ensuite le texte de cette complainte dans "l’Almanach des gens de bien pour l’année 1797" publié à Paris par le fameux polémiste monarchiste Christophe Félix Louis Ventre de La Touloubre, dit Galart de Montjoie. Après quoi, tout au long du XIXe siècle et jusqu’à nos jours. (Source)

« Complainte de Louis XVI aux Français ». Chanson royaliste de la Révolution française. Contexte :

La progression des armées étrangères et monarchistes vers Paris provoque le renversement du roi Louis XVI, le 10 août 1792 par les sections républicaines : la monarchie est abolie le 21 septembre. Le roi, emprisonné, est surnommé "Louis le Dernier" ou "Louis Capet" par les révolutionnaires. Louis XVI est inculpé pour trahison sur l'accusation de ne pas avoir respecté son rôle constitutionnel, d'avoir manœuvré secrètement contre la Révolution et d'avoir tenté de fuir la France en juin 1791.

 

Paroles :



« Ô mon peuple ! Que vous ai-je donc fait ?
J'aimais la vertu, la justice ;
Votre bonheur fut mon unique objet,
Et vous me traînez au supplice ! (bis)


Français, Français, n'est-ce pas parmi vous
Que Louis reçut la naissance ?
Le même ciel nous a vu naître tous :
J'étais enfant dans votre enfance.

Ô mon peuple ! Ai-je donc mérité
Tant de tourments et tant de peines ?
Quand je vous ai donné la liberté,
Pourquoi me chargez vous de chaînes ? (bis)

Tout jeune, encore, les Français en moi
Voyaient leur appui tutélaire ;
Je n'étais pas encore votre Roi,
Et déjà j'étais votre père.

Quand je montai sur ce trône éclatant
Que me destina ma naissance,
Mon premier pas dans ce poste brillant
Fut un édit de bienfaisance. (bis)

Le bon Henri, longtemps cher à vos coeurs,
Eut cependant quelques faiblesses ;
Mais Louis XVI, ami des bonnes moeurs,
N'eut ni favoris, ni maîtresses.

Nommez-les donc, nommez-moi les sujets
Dont ma main signa la sentence !
Un jour vit périr plus de Français
Que les vingt ans de ma puissance ! (bis)

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.


Ô mon peuple ! Recevez mes adieux ;
Soyez heureux, je meurs sans peine ;
Puisse mon sang, en coulant sous vos yeux,
Dans votre coeurs éteindre la haine. (bis) »

Interprétation : Chœur Montjoie Saint-Denis
Album : « Vendée 1792 - 1796 »
http://choeur-montjoie.com/

Avant d'être exécuté, Louis XVI pardonne encore et prie pour ses ennemis :

François Fillon: "Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups"

"Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France."

Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Paris, Perrin, 2005

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