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Christ Roi

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:23

Eric Zemmour était l'Invité de l'association "ESCP Europe". Un des porte-parole de la dite association a introduit le débat, en affirmant vouloir en appeler "en permanence au respect de la parole de chacun" et avoir "l'intime conviction que lorsque nous avons des divergences, le dialogue demeure la plus puissante de nos forces et l'aveuglement le plus grand de nos vices".

Belle parole. Pourtant, après quelques instants, un autre porte-parole a fait une présentation plus brutale du journaliste qualifié de polémiste "misogyne, homophobe, raciste et islamophobe". Avouons que l'"ESCP Europe" eut pu faire mieux en termes de "dialogue" !

Un autre porte-parole répond encore que "ce portrait n'est bien évidemment pas exhaustif et peut sûrement paraître réducteur, tout comme nombre de vos prises de positions, mais c'est ce qui fait votre singularité" !

Bref, quoiqu'il en soit de ce "dialogue" bien curieux, Eric Zemmour a donné une petite leçon d'histoire, de culture et de civilisation française à un jeune public, visiblement peu au fait de ces développements...

Préalablement au "débat", Eric Zemmour a répondu :

 

"Ce que je regrette, c'est la dégradation de ce débat. Et justement, la réduction de ce que Philippe Muray appelait la 'cage aux phobes', et qu'un de mes portraitistes a parfaitement résumé... Ca, ce n'est pas de la politique, c'est de la morale. Je ne fais pas moi-même de la morale et ne donne pas de leçon de morale à mes adversaires. Je ne suis pas un prêtre déguisé en gauchiste libéral-libertaire... Simplement, j'essaie de voir la réalité, de voir ce que je vois, comme disait Péguy. Et c'est ce que mes adversaires ne font pas."

Sur "l'incompatibilité entre l'islam et la démocratie française" :

 

"Il faut d'abord bien comprendre une chose. L'islam n'est pas le catholicisme. On nous raconte un discours lénifiant sur les 'religions du livre', qui est une expression de propagande de l'islam. Il n'y a pas de religion du livre. Le christianisme est une religion de l'Incarnation, le judaïsme est la religion de l'alliance. Seul l'islam est la religion d'un livre, le coran.

 

Seul l'islam a une religion du livre parce que seul l'islam a un texte qu'il estime dicté directement par Dieu aux hommes [Ce n'est pas le cas ni dans le judaïsme ni dans le christianisme où les livres de la Bible ont tous été écrits par des hommes. Ndlr.]. C'est ce que l'on appelle un texte incréé, qui ne passe donc par la médiation humaine et qui ne tolère pas l'interprétation. Et à partir du moment où vous ne tolérez pas l'interprétation, vous avez un texte absolument fermé, totalitaire, qui méconnaît et interdit toute individualité, et oblige tout individu à se soumettre à la loi du groupe, qui est la loi religieuse. C'est la différence fondamentale entre l'islam et le christianisme.

 

Et à partir de là, les conséquences sont absolument évidentes : c'est-à-dire que l'islam ne connaît pas la différence entre le temporel et le spirituel. Il n'y a pas d'empereur et de pape. Il n'y a pas cette rivalité entre les deux pôles du pouvoir tout au long de l'histoire. Il y a un empereur, qui est calife et qui est aussi chef religieux. Tout part de Mahomet, et Mahomet est chef de guerre, Mahomet est prophète, Mahomet est chef politique. Donc, dès le départ, il y a une fusion, et je dirais une confusion entre tous les pouvoirs [assumés sur une même tête. Ndlr.] ... qui interdit toute évolution vers un régime démocratique. D'ailleurs, vous verrez que dans tous les pays arabo-musulmans, il n'y a pas de démocratie.

 

Pourquoi c'est incompatible avec la démocratie, je viens de vous l'expliquer et pourquoi c'est incompatible avec la France, tout simplement parce que la France est un pays de culture chrétienne. Et il y a un affrontement que je crois irréductible depuis l'origine des temps, depuis l'apparition de l'islam entre le christianisme et l'islam. Et l'islam est une religion conquérante depuis l'origine, qui ne supporte de vivre avec les autres religions que lorsque celles-ci sont soumises à elle. Toute l'histoire de l'islam atteste cela.

 

On nous a inventé une cohabitation heureuse dans les années 1980 à propos de l'Espagne du Moyen-Âge islamisée. L'Espagne de Cordoue, de l'Andalousie était une Espagne conquise par l'islam où les Chrétiens et les Juifs étaient des personnages de seconde zone. Seulement l'islam a eu l'intelligence d'utiliser les compétences des personnes d'autres religions, compétences qu'il n'avait pas, et il les utilisait pour gérer son empire immense. Cela ne veut pas dire qu'il considérait ces religions comme ses égales.

 

Lire : L'Espagne musulmane et le mensonge de la cohabitation heureuse

[Quelques martyrs chrétiens victimes de l'islam Al-Andalous: les saints Olive, Euloge de Cordoue, Rodrigue et Salomon, Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, Parfait de Cordoue, Flora et Maria, Laure de Cordoue, Fandilas. NDCR.]

 

[...] Sémantiquement, le mot 'islamisme' lui-même a été inventé au 18e siècle uniquement pour s'aligner phonétiquement sur les autres religions, christianisme, judaïsme, bouddhisme, etc. Et dans les années 1980, la distinction a été inventée, justement, pour protéger l'islam. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la mise en acte politique de l'islam. Et qu'est-ce que l'islam ? L'islam est un code civil, c'est un Etat. C'est un système juridico-politique depuis sa naissance et donc qui ne peut pas ne pas être un système qui régente entièrement la vie de la société. Cela n'existe pas. L'islamisme n'étant que la mise en oeuvre de ce projet islamique. 'Un islamiste est un musulman impatient' : cette phrase n'est pas de moi, elle est de Boualem Sansal, grand écrivain, qui connait cette religion un peu mieux que les gauchistes islamophiles.

Sur "les Croisades" :

 

"Premièrement, l'Eglise a été belliqueuse et conquérante, elle l'a été en l'occurence avec l'islam, pour réagir à l'invasion islamique: les Croisades ne sont qu'une réponse à la première invasion islamique.

 

Deuxièmement, je répète, il y a une différence fondamentale essentielle entre le christianisme et l'islam. Jésus dit deux choses. 'Mon royaume n'est pas de ce monde'; et 'rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu'. 'Mon royaume n'est pas de ce monde' : c'est-à-dire qu'il déplace le millénarisme juif en-dehors de la cité terrestre. [Le millénarisme messianique juif attendait un Messie qui assumait sur sa seule tête le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Ce n'était pas dans les projets de Dieu. Mon Royaume n'est pas de ce monde ne signifie pas que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur ce monde, mais que sa royauté ne s'origine pas DE ce monde : "mon Royaume ne vient pas DE ce monde", "mon Royaume ne tire pas son ORIGINE DE ce monde". Voilà le vrai sens de de cette parole du Christ et que l'on retrouve dans la fête du Christ-Roi. Sinon ce serait un blasphème que de dire que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur le monde]. 'Rendez à César' : il fonde la laïcité. Ces deux principes n'existent pas en islam. Donc, un, l'islam voudra le messianisme ici et maintenant, d'où la guerre permanente. Et deux, il n'a pas de rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu, donc il ne peut pas instaurer de laïcité." [Remarquons que la république dite française où le gouvernement exerce le pouvoir politique et le contrôle de la religion via le ministère des cultes tend à confondre, elle aussi, comme l'islam, pouvoir et religion, mais dans une confusion où le temporel domine le spirituel. Ndlr.]

A la question "quelle doit être la place du catholicisme aujourd'hui en France ?", Eric Zemmour répond :

 

"Je pense que le catholicisme est à l'origine de la France, et que sans l'Eglise catholique il n'y aurait pas de France. C'est l'Eglise catholique qui a désigné les premiers rois, qui les a façonnés, a façonné le paysage politico-religieux et culturel du pays. Donc, si vous voulez, il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement.

Sur la déclaration des droits de l'homme de 1789 :

 

"Les juges ont pris cette déclaration des droits de l'homme de 1789 pour l'intégrer dans le droit positif [C'est de Gaulle qui l'a fait en insérant et donc en constitutionnalisant la déclaration des droits de l'homme dans le préambule de la constitution de la IVe république du 27 octobre 1946. Ce n'est donc pas uniquement les juges, seuls, qui l'ont fait. Ndlr.]. Cela ne s'était jamais fait. Ce n'était pas fait pour cela. Quand les Constituants ont établi la déclaration de 1789 ce n'était pas pour en faire des principes de droit positif, ce n'était pas pour qu'un juge vienne décréter ce qu'il fallait faire au pouvoir politique, à partir d'un article qu'il aurait tiré de la déclaration des droits de l'homme. C'est un abus de pouvoir de la part du juge. Moi j'appelle cela un putsch de la part du juge. Et je pense que les révolutionnaires les auraient guillotinés parce qu'ils se souvenaient des abus des parlements d'Ancien régime (tenus par les juges de l'Ancien Régime Ndlr.) qui avaient fait tomber la monarchie. [1] Robespierre disait 'le juge est la bouche de la loi.'  C'est-à-dire qu'il n'a pas le droit d'interpréter. Alors imaginez donc s'il avait autorisé qu'un juge vienne prendre d'un texte éminemment politique et même philosophique, des principes de droit qu'il va inventer, en vérité. C'est ce que le grand professeur de droit Georges Lavau appelle 'la fonction prophétique' que se sont arrogée les juges.

Moi je pense que les juges sont revenus (je parlais des Parlements d'Ancien Régime, c'est exactement la même chose) à une conception religieuse des droits de l'homme. Et ils se sont fait les prêtre de cette religion... Je répète, pour moi, c'est un putsch.

 

Dernière chose, en plus, poursuit Eric Zemmour, ils (les juges) ont tiré les principes de la DDH 1789 avec un axe fondamental qui est la non-discrimination, principe fondateur de toute la jurisprudence. Et je pense que là aussi, c'est du moralisme, c'est une religion.

[...] Si l'Etat ne peut plus discriminer entre les citoyens et les étrangers il n'y a plus de nation. Parce que la nation repose précisément sur la différence entre les nationaux et les étrangers.

Le juge va plus loin. Il demande à tous, les citoyens, de ne pas discriminer. Et le principe de non-discrimination poussé à l'extrême est un principe scandaleux quand il s'adresse aux personnes. C'est de la morale. On fait de la morale aux gens.... C'est-à-dire par exemple qu'on va expliquer qu'il ne faut pas refuser d'employer une personne parce qu'elle est noire, jaune, etc., mais on ne va jamais interdire à un restaurant chinois de n'embaucher que des asiatiques. La non-discrimination, c'est très bien, mais c'est une valeur morale qui n'a pas à devenir une valeur juridique. Sinon cela signifie que nous avons établi des principes quasi-religieux. La morale a remplacé le droit. Je m'élève contre tout ça. Je ne m'élève pas contre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen."

Sur le "burkini" :

 

"Dans les pays arabo-musulmans, le burkini a apparu il y a une dizaine d'années, maintenant elles sont toutes voilées à la plage. Vous allez en Egypte, vous allez dans tous les pays arabes c'est comme cela. Il y a dix ans, personne ne le portait. C'est un objet religieux.

 

Que disent les associations de défense du burkini ? 'C'est la liberté, c'est la liberté individuelle. C'est-à-dire qu'une religion qui ne connaît pas la liberté individuelle excipe de notre liberté pour imposer et pour dominer l'espace public."

 

[...] Je pense qu'il faut interdire tout signe religieux dans la rue. Je ferais une exception pour les prêtres et les bonnes soeurs puisque ce sont des professionnels de la religion, cela n'a rien à voir avec des gens comme vous et moi."

Sur la "décadence de la société" et les "forces obscures qui orchestreraient ces évolutions?"

 

"Incontestablement, répond Eric Zemmour, pour moi, nous sommes en décadence. Décadence littéraire, décadence artistique, décadence politique, décadence même dans la famille. J'assume très bien ce concept.

 

Forces obscures, je ne dirais pas cela. Evidemment, il y a des gens qui ont des opinions différentes des miennes et qui essayent de faire avancer leurs visions politiques et idéologiques, il y a des groupes très puissants et qui le font. Il y a des groupes, qui se réunissent, oui, et essaient d'agir sur l'organisation du monde. Il y a des gens qui financent comme Georges Soros ou Pierre Bergé, Je n'appelle pas cela des forces obscures. Il y a toujours eu des combats idéologiques dans le monde, et c'est la loi de l'histoire.

 

[...] Sur la décadence. Moi je fais le même constat pessimiste (que Michel Onfray), mais j'ai décidé de me battre, même si je crois le combat perdu. [La mentalité européenne est bien trop éloignée de la soumission de l'islam pour l'accepter. Toute l'histoire de l'Europe depuis l'apparition de l'islam le montre. Au contraire tout indique que notre continent verra un nouveau développement du christianisme conservateur. On le voit déjà dans les pays de l'Est et de l'ancienne Urss où, après 70 ans de communisme, le christianisme "orthodoxe" est en plein développement. Ndlr.]

Sur la "culture" :

 

"J'ai l'impression d'entendre Emmanuel Macron 'il n'y a pas de culture française'... Mais je pense moi qu'il y a une culture française, qu'il y a une civilisation française, qu'il y a un mode de vie français, oui, qui s'est construit, oui, à partir du christianisme, mais pas seulement, évidemment à partir aussi de la romanisation, de la disciple grecque. C'est, vous savez, la fameuse phrase de Paul Valéry : 'J'appelle européen, toute terre qui a été christianisée, romanisée et soumise à la discipline des Grecs.' Voilà, c'est cela la France.

Eric Zemmour à l'"Escp Europe" : "il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement"

Notes

 

[1] Sur les abus et les obstructions systématiques des juges des parlements d'Ancien Régime aux tentatives de réforme royale, lire sous la plume de Jean-Louis Harouel in Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, le chapitre "La pré-Révolution 1788-1789". Rappelons notamment ici que les juges des parlements d'Ancien Régime s'appropriaient le rôle de "représentant de la nation" au XVIIIe siècle, un rôle qu'ils n'avaient pas (ils usurpaient la souveraineté) et qu'ils étaient très loin d'avoir dans le peuple. Un rôle qu'aujourd'hui ils ne devraient toujours pas avoir, si l'on vivait réellement dans une "démocratie".

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:49

De la même façon qu'aucun candidats à la présidence de la république n'évoque l'augmentation de la pauvreté et la baisse concomitante du niveau de vie, aucun de ces candidats n'évoque non plus le thème de la formation des jeunes et de l'enseignement, ni même le fait que notre système éducatif fabrique de l'inégalité (enquête PISA 2013) [1], ou que la le niveau scolaire français chute dramatiquement dans le palmarès mondial [2], ou encore que l'illettrisme progresse. [3]

 

L'historienne Claire Colombi explique dans une video pour Medias Presse Info la destruction en cours de l'Education nationale, une destruction du système de formation et de recrutement des professeurs, dont on trouve le programme dans le livre de Jack Lang, "Pour une Révolution scolaire".

Extrait :

 

« Depuis 2005, sur le Capes et l'agrégation, les jurys ne sont plus composés par des professeurs de la matière. Ce sont des inspecteurs d'académie. Or, aujourd'hui en France, il est impossible d'être inspecteur d'Académie sans être franc-maçon. Il y a donc véritablement une volonté de la part du Mammouth de verrouiller absolument les jurys pour que l'idéologie dominante passe, et pour empêcher les professionnels de la matière, par matière, de procéder.

 

Suite à cela en 2005, tout le jury d'agrégation de mathématiques, qui n'est quand même pas un endroit où il va y avoir du politiquement incorrect, un tiers du jury a démissionné.

 

Tout cela est le résultat d'une volonté qui a été écrite par Jack Lang, dans le livre "Pour une Révolution scolaire". S'agissant de la formation des enseignants, il écrit :

 

"Le centre de gravité de la formation ne doit pas basculer du côté des universités, a fortiori depuis que l'autonome de ces dernières a été renforcée (C'est la loi d'autonomie des universités de 2003. Ndlr.) Sans quoi l'on s'expose à une prise de pouvoir délétère par les universitaires qui n'ont pas pour premier souci ni pour première compétence la formation au métier d'enseignant." »

 

L'idée c'est d'absolument faire des pédagogues (nous aurions utilisé le mot de propagandistes du système. Ndlr.) L'important c'est qu'un professeur soit un bon perroquet."

L'école, grande absente des débats des candidats à la présidence de la république avec la pauvreté et l'augmentation des inégalités

Dans le texte explicatif des démissionnaires du jury d'agrégation de mathématiques [4], on peut lire ceci :

 

"... La protestation de membres d’un jury d’agrégation peut apparaître comme dérisoire au regard de la crise que traverse la société, en particulier du chômage qui frappe 25% des jeunes. À ceux qui voient dans notre démarche une réaction élitiste, émanant de quelques privilégiés, nous disons que la formation de la jeunesse est la question clé aujourd’hui, et que nous refusons la destruction en cours des outils de cette formation. Quelle chance a-t-on d’entrevoir la sortie de la crise si on renonce à donner une formation de qualité aux futurs citoyens ?

 

...

 

La réforme de la formation des enseignants, dite mastérisation, continue de faire des ravages. Elle restera comme l’une des plus catastrophiques actions du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

 

Cette réforme a été au coeur des manifestations des universitaires en 2009. Elle vient de provoquer la démission d’un quart du jury de l’agrégation externe de mathématiques. Je publie ci-dessous le texte explicatif des démissionnaires.

 

«Démission d’un quart du jury de l’agrégation externe de mathématiques : les effets de la masterisation.

 

Le système éducatif français est en crise, la situation est grave.

La crise apparaît d’abord dans l’asphyxie des moyens. Les fermetures de classes se succèdent à un rythme accéléré dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Les universités n’arrivent pas à accueillir décemment les étudiants ; elles sont précipitées dans une course effrénée aux financements. Il y a une baisse alarmante des effectifs dans les études scientifiques ainsi que dans les filières professionnelles. Les mesures indignes prises récemment à l’encontre des étudiants étrangers aggravent encore la situation. Élèves, étudiants, parents, chefs d’entreprises, enseignants, tous perdent peu à peu confiance dans notre système de formation.

 

Un signe alarmant est la désaffection croissante des étudiants pour le métier de professeur. Amorcé au début des années 2000, le phénomène a connu en 2011 une accélération brutale, effet immédiat de l’entrée en vigueur de la réforme de la formation et du recrutement (connue sous le nom de « masterisation »). Par exemple, au CAPES externe de mathématiques, où il y avait 846 postes ouverts en 2010 et 950 en 2011, le nombre de candidats présents aux épreuves écrites est passé de 2695 en 2010 à 1285 en 2011 (-53%), le nombre d’admissibles de 1919 à 1047 (-46%), le nombre d’admis de 846 à 574. Ainsi, l’effondrement du nombre de candidats a été tel que le jury n’a pu pourvoir en 2011 que 60% des postes offerts. De tels chiffres se passent de commentaire.

 

Lire : Education nationale Prof à la gomme (3 novembre 2016) : l'incroyable reportage

 

Sans être encore aussi catastrophique, la situation de l’agrégation n’en est pas moins alarmante : le nombre de candidats présents à l’écrit a régulièrement baissé depuis 2006 (ils étaient 1853 en 2006 et 1124 en 2011), alors qu’en même temps le nombre de postes augmentait. Les effectifs des préparations au CAPES ou à l’agrégation restent cette année à un niveau très bas. Pourtant le besoin en professeurs est énorme. Les rectorats en sont à publier des petites annonces pour rechercher les professeurs de mathématiques qui leur manquent. On recrute ainsi dans l’urgence des personnels précaires, non qualifiés et sans formation professionnelle. Les zones « difficiles » sont les premières touchées, ce qui va à l’encontre de l’égalité des chances et compromet la vie des générations à venir."

L'école, grande absente des débats des candidats à la présidence de la république avec la pauvreté et l'augmentation des inégalités

"Ce qui va à l’encontre de l’égalité des chances et compromet la vie des générations à venir." Quel "candidat à la présidence de la république" s'en souciera ?

Sources

 

[1] L’ascenseur social de l’école française en mauvais état, Liberté politique, Article rédigé par Denis Lensel, le 06 décembre 2013

[2] Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial, Le Figaro, Par Marie-Estelle Pech Mis à jour le 03/12/2013 à 08:32 Publié le 02/12/2013 à 06:00

[3]  Éducation nationale : la charge de la Cour des comptes, Par Marie-Estelle Pech Mis à jour le 22/05/2013 à 17:32 Publié le 22/05/2013 à 10:01

[4] Démission massive au Jury d'agrégation de mathématiques, Libération, sylvestre Huet 15 février 2012 (mise à jour : 1 septembre 2016)

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 09:12

1.463.000 personnes en difficulté ont poussé les portes de l'association Secours-catholique-Caritas-France en 2015, 38000 personnes en difficulté de plus par rapport à 2014. "La pauvreté ne faiblit pas" souligne le rapport annuel du Secours-catholique-Caritas publié aujourd'hui. L'association tire la sonnette d'alarme et interpelle les candidats de la primaire de la droite et du centre pour qu'ils inscrivent cette problématique au cœur de leur programme. [1]

 

À quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, le Secours catholique-Caritas France incite donc les candidats à débattre de cette problématique et à l'inscrire au cœur de leur projet.

 

"Nous attendons du futur Président qu'il fasse l'unité nationale et combatte la pauvreté et la stigmatisation des plus pauvres", lance la présidente du Secours catholique Véronique Fayet, dans sa missive. Voici les principaux points sur lesquels l'association veut interpeller les candidats, auxquels elle adresse le document.

 

Les familles avec enfants fragilisées

 

"Le nombre de familles en situation de précarité avec des enfants continue d'augmenter". Les mères et les pères isolés continuent de représenter la plus grande part des ménages accueillis (28,8 %), suivis par les hommes seuls (22,8). Plus proches du seuil de pauvreté (1008 euros/mois), ces ménages "n'arrivent plus à joindre les deux bouts", constatent les auteurs du rapport. Leurs maigres ressources ne leur permettent plus de faire face à des dépenses de plus en plus lourdes. Ainsi, plus de la moitié des ménages rencontrés par le Secours catholiques faisaient état d'impayés, souvent liés au logement et à l'énergie.

 

Une population étrangère de plus en plus précaire

 

Par ailleurs, de plus en plus d'étrangers précaires se sont tournés vers l'association: ils représentent désormais 36% des accueillis. "C'est une population jeune et féminine, arrivée récemment, ayant une moindre maîtrise du français, isolée et sans réseaux d'entraide", remarquent encore les auteurs du rapport.

 

Les deux tiers vivent avec moins de 672 euros par mois

 

La situation des plus démunis a peu évolué ces dernières années. En cinq ans, leur revenu médian* a augmenté de 35 euros pour atteindre les 932 euros par mois. Ainsi, l'immense majorité des personnes accueillies par le Secours catholique (92%) restent en dessous du seuil de pauvreté (1008 euros/mois*) et 65% vivent avec moins de 672 euros par mois. Ce sont souvent des hommes seuls, des couples avec enfants ou des mères isolées. Parallèlement, la proportion des ménages sans ressources a continué d'augmenter pour atteindre 19,5% en 2015. Soit quatre points de plus qu'en 2010.

 

L'isolement

 

Contre toute attente, le premier besoin exprimé par les ménages les plus fragiles est l'écoute (57%), devant les besoins alimentaires (55%).

 

"La pauvreté n'est pas seulement matérielle et l'isolement est de plus en plus ressenti".

Concrètement, "plus de 60 % [des personnes prises en charge] déclarent n'avoir aucun proche sur qui compter et près de 80% n'ont aucune activité sociale ou collective". En franchissant les portes du Secours catholique, ils sont en fait nombreux à chercher "du lien social et un rapport humain".

 

* À ne pas confondre avec le montant moyen. Le montant médian correspond à la valeur qui se trouve au centre d'un ensemble de données.

 

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Le niveau de vie a baissé

 

Ajoutons que le niveau de vie médian des Français a baissé de 1,1 % de 2008 à 2013. Une baisse "inédite" selon une enquête INSEE publiée le 28 juin 2016 sur "les revenus et le patrimoine des ménages". Le décrochage des Français se confirme. [2]

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Le suicide est la première cause de décès chez les jeunes

 

 

Marisol Touraine, ministre de la Santé dans La Croix le 29 novembre 2012 précisait :

 

"En France, toutes les cinquante minutes, une personne se suicide, toutes les deux minutes, une autre essaie. Ce sont chaque année 11.000 Français qui mettent fin à leurs jours, trois fois plus que les accidents de la route. Le suicide est la première cause de décès chez les 24-34 ans et la deuxième chez les 15-24 ans."

 

Une augmentation de un million de pauvres entre 2004 et 2013

 

Selon l'Observatoire des Inégalités, la France compte entre 4,9 et 8,5 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million au seuil à 50 % du revenu médian, principalement sous l’effet de la progression du chômage.

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Où sont les bonnes consciences que l'on entend chaque jour pour l'accueil des "migrants" ?

Sources 

 

[1] Pauvreté en France : le Secours catholique alerte les candidats de la primaire, Le Figaro, Par Caroline Piquet Mis à jour le 17/11/2016 à 08:02 Publié le 17/11/2016 à 06:00

[2]  Aggravation «inédite» de la pauvreté en France, Mediapart, 28 juin 2016 | Par Laurent Mauduit

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 18:45

La France passe de la première place en 1789 à la neuvième en 2016. Jusqu'où et jusqu'à quand cette descente ?

La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI

 

Calculé en «parité de pouvoir d'achat», le PIB de la Chine arrive en tête suivi des États-Unis, de l'Inde et du Japon. Avec cette méthode de calcul chère au Fonds monétaire international, la France arrive en neuvième position.

 

C'est sur cette base que le FMI recalcule les PIB nationaux en «PIB corrigés des parités de pouvoir d'achat (PPA)». Il ne s'agit pas de raffinements d'experts mais d'un exercice très concret. Cela permet en effet de donner une image plus réaliste de l'économie mondiale: en PPA le PIB mondial atteint 155.752 milliards de dollars, au lieu de 96.387 milliards de dollars quand on se contente de convertir les PIB nationaux aux taux de change des marchés. Le PIB en PPA donne une vue plus réaliste des conditions de vie et de richesse de l'ensemble des citoyens du monde.

 

Le FMI accorde tellement de signification au PIB en PPA qu'il établit sa prévision de croissance mondiale, prévue à 3,2% en 2016, sur cette base. C'est le chiffre «officiel» auquel il accorde le plus d'importance, et le seul qui est discuté dans les réunions internationales et dont on parle dans la presse.

 

Si la pondération des PIB nationaux se faisait sur la base des taux de change des marchés, la croissance mondiale ne serait que de 2,5%. Et pour une raison toute simple: les pays émergents pèseraient moins lourd, or ils continuent d'avoir des taux de croissance relativement plus élevés malgré leurs difficultés récentes.

 

La France derrière le Brésil et la Russie

 

Le classement de PIB en «parité de pouvoir d'achat» donne également un classement sensiblement différent. La Chine arrive donc en tête, pesant pour 17,1% du PIB mondial, suivie des États-Unis (15,8%), puis de l'Inde, troisième, avec 7% (du PIB mondial), le Japon est quatrième (4,3%), l'Allemagne cinquième (3,4%), juste devant la Russie, sixième avec 3,3%, puis le Brésil, qui malgré tous ses malheurs actuels est septième (2,8%), le Royaume-Uni venant en huitième rang (2,4%), la France neuvième (2,3%), le Mexique clôturant le top ten, pesant 2% du PIB mondial.

 

Rappelons que dans le classement des PIB calculés avec les taux de change des marchés des monnaies, la France vient au sixième rang derrière les États-Unis et la Chine, pratiquement ex æquo, suivis du Japon, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, qui nous a ravi la cinquième place depuis 2014. Et l'Inde talonne désormais l'Hexagone.

La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI

Source: La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI, Le Figaro, Par Jean-Pierre Robin , Service infographie du Figaro Mis à jour le 12/04/2016 à 17:58 Publié le 12/04/2016 à 15:00

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 21:39

(Ce n'est pas la civilisation chrétienne qui est morte, mais plutôt l'âge des ombres et des fausses "Lumières"... NdCR.)

Michel Onfray : "Notre civilisation judéo-chrétienne est épuisée, morte"

Dans un entretien accordé au "Corriere della sera", le philosophe dénonce l'islam politique, décrit une civilisation judéo-chrétienne orpheline de ses valeurs et annonce la création d'un média indépendant.

 

Michel Onfray fait à nouveau parler de lui. En novembre, le philosophe avait renoncé à publier son essai Penser l'islam en France, confiant à son éditeur Grasset le soin de dénoncer qu'"aucun débat serein n'[était] plus possible" dans le pays. A l'occasion de la parution du livre en Italie, le voilà de retour dans un entretien au quotidien Corriere della sera, mercredi 3 février – journal qui édite par ailleurs son ouvrage en Italie.

 

Au cours de l'entretien – publié en italien et en français –, le philosophe y renouvelle sa lecture pessimiste d'une civilisation judéo-chrétienne "épuisée, morte", à force de se complaire "dans le nihilisme et la destruction, la pulsion de mort et la haine de soi". Il dénonce également l'islam politique – "une bombe avec laquelle l’occident joue depuis toujours" et renouvelle son adhésion à la thèse d'une guerre de civilisations.

 

L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle 'une grande santé' : il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes ?

 

 

Michel Onfray annonce qu'il travaille actuellement à un "très gros livre" consacré à cette opposition entre deux civilisations, nommé Décadence.

"Dîner en compagnie du diable avec une grande cuillère"

 

Favorable à une solution diplomatique avec les terroristes de l'Etat islamique, Michel Onfray développe sa position. "La diplomatie ne saurait fonctionner qu’avec des Etats amis, moralement impeccables et inconnus d’Amnesty International. Il faut dîner en compagnie du diable avec une grande cuillère."

 

 

Le philosophe regrette que la France ne prenne pas l'initiative d'une conférence mondiale pour la paix, sans préciser davantage les contours de sa mission éventuelle. "Mais je n’y crois pas. François Hollande n’a aucun charisme international et il n’a pour seule perspective que d’être réélu, or, la testostérone du chef de guerre est hélas un argument électoral."

"Je crée mon média indépendant"

 

Autre objet de son courroux : les médias. Michel Onfray s'en prend notamment aux hommages rendus aux victimes des attentats, place de la République à Paris : "Déposer des peluches au pied de la statue de la République est la seule manifestation d’intelligence autorisée par le pouvoir d’Etat soutenu par le pouvoir médiatique."

 

Pour "s'épargner", dit-il, "la bêtise médiatique française", Michel Onfray annonce la création prochaine d'un média indépendant. Son essai Penser l'islam paraîtra finalement en France au mois de mars – car sa date de sortie initiale coïncidait "avec la date de commémoration des attentats de janvier" – avec également un livre politique, Le Miroir aux alouettes.

 

Source: Michel Onfray : "Notre civilisation judéo-chrétienne est épuisée, morte", FranceTvInfo, Mis à jour le , publié le

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:25

Après la progression de l'illettrisme et l'augmentation de l'écart de résultats entre les meilleurs élèves et les plus faibles (Rapport de la Cour des Comptes "Gérer les enseignants autrement", du 22 mai 2013) le rétrécissement du vocabulaire... :

Après la progression de l'illettrisme, le rétrécissement du vocabulaire

On estime à 10 % la part de la population maîtrisant seulement 400 à 500 mots. Le linguiste Alain Bentolila pointe les lacunes de la formation des enseignants dans ce domaine. Alors que la ministre de l'Éducation agite le mirage de la «dictée quotidienne», ses nouveaux programmes ne réservent que peu de place à l'apprentissage du vocabulaire. Tout comme les anciens. «Il y a bien quelques frémissements, mais cela reste insuffisant», estime le linguiste Alain Bentolila.

 

Ces mots qui servent à dire, communiquer, conceptualiser, argumenter, se défendre manquent cruellement à certains écoliers… «Le vocabulaire se rétrécit», résume Alain Bentolila, qui formule ce message d'alerte depuis 2007, date à laquelle il a rendu un rapport sur le sujet au ministre en exercice. «Lorsque les mots précis manquent aux élèves, c'est le sens qu'ils tentent de donner au monde qui s'obscurcit», écrit-il. [1]

 

«Le danger est de ne plus pouvoir formuler les concepts». [2]

 

Notes

 

[1] Les jeunes Français sèchent sur le vocabulaire, Le Figaro, Par Caroline Beyer Mis à jour le 15/10/2015 à 22:13 Publié le 15/10/2015 à 19:13

[2] Vocabulaire appauvri : «Le danger est de ne plus pouvoir formuler les concepts», Le Figaro, Par Caroline Beyer Publié le 15/10/2015 à 17:16

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 07:04

Notre pays a été dépassé en 2014 par le Royaume-Uni, dont le PIB est supérieur au nôtre.

Voilà une bien triste nouvelle pour François Hollande et l'orgueil national: «La France, c'est un grand pays ; elle est la cinquième puissance économique du monde», avait affirmé le président de la République le soir de la Saint-Sylvestre lors de ses vœux aux Français. Le propos se voulait roboratif, «un message de confiance et de volonté», avait-il lui-même annoncé. Hélas, trois fois hélas, au moment même où le chef de l'État rappelait ce fameux classement - une habitude bien ancrée de sa part -, il n'était déjà plus valable.

Certes, la France était effectivement «la cinquième puissance économique du monde» encore en 2013. Son PIB (produit intérieur brut), la richesse créée annuellement, la seule mesure de la puissance économique, arrivait au 5e rang, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et devant le Royaume-Uni. Or celui-ci nous devance désormais: en 2014, le PIB britannique aura dépassé de 98 milliards d'euros celui de la France (2232 milliards d'euros pour le premier et 2134 milliards pour le second). Ces chiffres figurent dans un document de la Commission européenne consultable sur son site.

À cette période de l'année, il s'agit bien sûr encore d'une estimation. Mais contrairement aux prévisions qui peuvent se révéler fausses, cette évaluation comptable, qui marque une différence de près de 4,5 % entre les deux pays, ne sera en aucun cas remise en cause lors de la publication définitive des bilans 2014 dans quelques semaines.

Source: La France a perdu sa place de cinquième puissance économique mondiale, Le Figaro, Mis à jour le 06/01/2015 à 22:26, Publié le 06/01/2015 à 22:00

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 20:05

A rajouter au triste bilan de la république destructrice :

 

Sans-domicile-fixe---44--en-11-ans.jpg

France : le nombre de SDF en hausse de 44% en 11 ans

 

Le nombre de sans-domicile fixe a augmenté en France de 44% en 11 ans pour atteindre 112.000 en 2012, a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

 

"En 2012, dans les agglomérations d'au moins 20.000 habitants de France métropolitaine, 81.000 adultes, accompagnés de 31.000 enfants, sont sans-domicile (...). 10% des sans domicile fixe sont sans-abri, c'est-à-dire qu'ils dorment dans des lieux non prévus pour l’habitation (rue, pont, jardin public, gare, etc.)", indiqué l'Insee dans la nouvelle version de son étude annuelle "Portrait social de la France".

Selon l'étude, 45.000 adultes sans domicile sont nés à l'étranger. Parmi eux, près de 60% sont originaires d'un pays d'Afrique: 23% du Maghreb et 35% d'Afrique subsaharienne.

Un tiers des SDF nés à l'étranger ne parlent pas le français et deux tiers des 16.000 SDF non francophones "sont nés dans un pays d'Europe de l'Est ou en ex-URSS".

Un sans-domicile sur trois vit avec moins de 300 euros par mois. "Parmi les sans-domicile nés à l'étranger, 45% sont dans ce cas", précise l'Institut.
Les femmes représentent une part importante parmi les SDF français (38% en 2012), d'après l'étude de l'Insee.

Plus des trois quarts des SDF français sont au chômage ou inactifs. Toutefois, les 24% qui travaillent ont des emplois "précaires et peu qualifiés. Leur niveau de diplôme faible et leurs difficultés dans la maîtrise du français compliquent leur insertion sur le marché du travail", conclut l'Insee.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_11_19/France-le-nombre-de-SDF-en-hausse-de-44-en-11-ans-5336/


 

> Le vrai bilan de la république dite "libre & égale"

> La république destructrice

> Le nombre de sans-domicile a bondi de 50% depuis 2001 (INSEE chiffres 2013)

> Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

> Taxes et impôts : 10 % du PIB en 1914, près de 50 % en 2012

> 53% des revenus moyens d'un Français vont dans la poche de l'Etat

>  "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent

> "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)

> Le changement c'est maintenant : baisse "historique" du pouvoir d'achat (27 mars 2013)

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:53
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
 

Selon le classement de l'OCDE, les résultats en mathématiques des élèves français sont très décevants.

 

 

«Nous sommes sous le choc Pisa, pour l'instant, et ça va être encore pire», prophétisait le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le 23 octobre. «La France décroche totalement» dans la prochaine enquête Pisa, déclarait-il déjà le 10 octobre, sur Canal +. Depuis le printemps dernier, le ministre dispense ce pronostic de «déclin scolaire».

Conduite depuis 2000 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'enquête Pisa (Program for International Student Assessment) est la principale évaluation internationale des systèmes éducatifs. Portant sur 65 pays et mesurant les compétences acquises par les élèves de 15  ans en lecture, mathématiques et sciences, cette enquête élaborée tous les trois ans plaçait déjà la France en position médiocre en 2009: 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences!

La dernière enquête, en 2009, plaçait déjà la France en position médiocre : 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences !

Les résultats de la dernière étude ne seront connus que mardi 3 décembre. Mais le ministre a choisi depuis plusieurs mois de s'appuyer sur des résultats annoncés catastrophiques pour défendre le bien-fondé de sa politique, à commencer par celle de la réforme des rythmes scolaires ou celle sur le statut des enseignants. «C'est une tactique politique de sa part, pour que les syndicats changent d'attitude et cessent de s'opposer à toutes les réformes. Car, en France, nous n'avons toujours pas connu de “choc Pisa”, contrairement à d'autres pays qui ont su redresser la barre», analyse Bernard Hugonnier, ex-responsable de l'éducation à l'OCDE, aujourd'hui artisan du groupe de réflexion du Collège des Bernardins sur l'éducation. D'autres craignent à l'inverse que le ministre ne désamorce les effets négatifs de l'événement à force d'annoncer le pire…

De fait, le niveau des élèves français baisse depuis la première étude Pisa, il y a dix ans. «Nous n'avons pas de décrochage en matière de résultats bruts. Ces derniers restent sensiblement les mêmes qu'en 2009, en mathématiques, sciences et compréhension de l'écrit. En revanche, des pays nous passent devant, affirme un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation nationale. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas.» Particulièrement attendus cette année, les résultats en mathématiques étaient très décevants en 2009, accusant une chute de quatorze points. Auparavant classée parmi les pays les plus performants dans cette matière, la France était alors descendue dans le groupe des «moyens»…

«Des pays nous passent devant. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas»

Un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation

Les résultats soulignent par ailleurs que les inégalités entre ceux qui réussissent le mieux et les plus faibles ont tendance à croître. Selon Bernard Hugonnier, «la France offre un très bon système scolaire aux excellents élèves, ceux qui sont inscrits dans les meilleurs lycées de centre-ville. Elle se désintéresse des autres. Le décrochage est là. Notre rang global, au-delà de la vingtième place, est indigne et médiocre pour la cinquième puissance économique mondiale». La France occupait ainsi l'avant-dernière place en termes d'équité scolaire en 2009, juste devant la Nouvelle-Zélande… À l'inverse, sur les premières marches du podium figurent régulièrement la Chine, la Corée, la Finlande, le Canada ou le Japon.


Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/02/01016-20131202ARTFIG00227-niveau-scolaire-la-france-recule-dans-le-palmares-mondial.php

 

. Progression de l'illettrisme : la Cour des comptes brocarde la gestion de l'"Education nationale" par le gouvernement socialiste actuel
. Education "nationale" en Hollandie : plus de dépenses pour des résultats médiocres
. Le vrai bilan de la république dite "libre & égale"
. "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent
. "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 23:58

 

Au lendemain de l'intervention télévisée de François Hollande, les derniers chiffres de l'Insee tombent mal : le déficit public a été réduit moins que prévu en 2012, et que la dette publique a continué à augmenter, dépassant désormais les 90% du PIB - un record.

 

C'était un engagement du gouvernement socialiste auprès de ses partenaires européens : ramener le déficit public de la France de 5,3% à 4,5% du produit intérieur brut en 2012 - en attendant de passer sous les 3,7% du PIB fin 2013. Il n'a pas été tenu. En dépit des efforts réalisés, les chiffres de l'Insee annoncés vendredi matin montrent que le déficit n'est pas descendu en-deçà des 4,8%.

 

La dette publique a, elle, continué d'exploser atteignant fin 2012 un nouveau record à 90,2% du PIB, plus que les 89,9% prévus par le gouvernement. Elle s'élevait à 85,8% en 2011.

 

Le gouvernement a déjà reconnu qu'il ne parviendrait pas à réduire le déficit à 3% du PIB fin 2013.

 

Le déficit public, qui agrège les comptes de l'Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale, s'était établi à 5,3% du PIB en 2011, et la dette publique à 85,8%. L'an dernier, le taux de prélèvements obligatoires a augmenté de 1,2 point à 44,9% du PIB, sous l'effet de la hausse des impôts (+5,3%). Les dépenses ont progressé de 2,9%, après +2,1% en 2011 et les recettes ont augmenté de 3,9%, après +5,7% en 2011. La réduction du déficit public par rapport à 2011 est essentiellement liée à l'Etat (-7,7 milliards d'euros), tandis que le déficit des administrations de sécurité sociale baisse de 0,8 milliard et celui des administrations locales progresse à 3,1 milliards contre 1,5 milliard en 2011.

 

Quant à la dette, elle a progressé de 116,9 milliards d'euros l'an dernier après +121,9 milliards en 2011. La contribution de l'Etat à la dette a augmenté de 104,6 milliards, une variation plus importante que le déficit. Selon l'Insee, cette différence résulte des prêts accordés via le Fonds européen de stabilité financière (+27,1 milliards) et de l'apport de capital au Mécanisme européen de stabilité (6,5 milliards). La dette des organismes divers d'administration centrale s'établit à 9,9 milliards fin 2012, en légère baisse (-0,4 milliard) par rapport à fin 2011. La contribution des administrations locales à la dette atteint 173,7 milliards fin 2012 contre 166,6 milliards fin 2011, une hausse de 7,1 milliards. La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette publique a augmenté de 5,7 milliards d'euros pour s'établir à 210,3 milliards fin 2012.

 

Source: http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/le-deficit-public-derape-la-dette-explose-7906586.html

 

 

- Aujourd'hui la dette de la France est de 1.886.460.800.000 euros, elle augmente de 360.000.000 euros en 24 heures (23 mai 2013)

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 12:35

Comme nous le disions, et malgré les mensonges du gouvernement ou de la “communauté LGTB”, le “mariage gay” n’est pas une simple extension du droit au mariage pour les homosexuels (puisque ces derniers ont toujours pu se marier, tant que c’était dans le cadre normal et naturel du mariage) mais bien un changement en profondeur du statut de cette institution fondamentale, et donc de ce qu’elle implique.

En effet, le projet de loi du gouvernement reprend celui de la sénatrice Esther Benbassa qui préconise un vaste changement des terminologies utilisées dans le Droit Français : “père” et “mère” seront remplacés par “parents”, “mari” et “femme” seront remplacés par “époux”, “congé de paternité” deviendra “congé de parentalité”, le “père” devenant ici “second parent”…

Un changement radical de son statut, faisant passer le mariage d’un cadre symbolique et filiatoire, permettant la fondation d’une famille reconnue par la communauté, à un simple contrat entre personnes partageant une pratique sexuelle commune, en l’occurrence une pratique déviante.

Ce qui nous menace est donc grave : il ne s’agit pas d’une simple revendication d’une minorité qui subirait une injustice (ce n’est pas le cas), mais bien d’une offensive contre l’édifice moral de notre Patrie, s’inscrivant dans le processus de destruction systématique du “Père” par une clique d’hystériques semi-dément-e-s. Ce processus de décivilisation ayant pour finalité la destruction des repères, des institutions séculaires, des normes naturelles, de cet ordre social enracinant les Hommes dans le Sens.

Sans racines ni repères, sans morale ni filiation symbolique, les Hommes deviennent malléables, vulnérables, et dénués de tout principe qui pourrait faire obstacle au règne totalitaire du matérialisme capitaliste et de la modernité.

Les masses présentent alors toutes les caractéristiques du cheptel : dormir, bouffer, baiser. Bosser, consommer, et crever. Sans jamais réaliser le degré extrême d’aliénation qui détermine l’ensemble de ces comportements, pour la simple raison que les capacités intellectuelles le permettant trouvent leur source (la sublimation libidinale) totalement tarie par le “jouir-sans-entrave” érigé en dogme social suprême.
Le totalitarisme est alors optimal, souple, s’installant sans recours à la force (hormis la contrainte de la force légale, la loi qui rappelons-le est la source du droit dans ce pays, en dehors de tout droit naturel et de toute contrainte morale, du moment qu'elle est le fruit de la Volonté générale, Ndlr...), tel que le décrivait à merveille Aldous Huxley.

Un totalitarisme tellement optimal et imparable qu’il en serait presque admirable s’il n’était pas si abjecte. Tellement optimal, qu’il ne peut être qu’une oeuvre in-humaine, l’oeuvre de Satan.

Détail de l’histoire sans doute, mais notable tout de même : Esther Benbassa est Juive.

Vincent Vauclin

 

Source: http://la-dissidence.org/2012/09/28/notes-sur-le-processus-de-decivilisation-2/ 

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Note de Christroi. Rappelons que le mariage, à Rome sous César, était entre un homme et une femme. Et si dans l'Antiquité, l'homosexualité était répandue, à aucun moment, sous quelque tyrannie que l'on se place, on ne voit de "mariage" homosexuel... Si bien que le projet actuel de légalisation du "mariage" homosexuel, peut être analysé comme un phénomène inédit dans l'histoire de l'humanité.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:46

A propos du "mariage homosexuel", nous nous félicitons de voir enfin l'Eglise réagir par la bouche de Mgr Michel Aupetit, vicaire général du diocèse de Paris, qui comme Alain Escada, président de l'institut Civitas pointe du doigt le risque de voir apparaître derrière la légalisation du "mariage homosexuel" des revendications individuelles visant à légaliser la polygamie ou l'inceste : "Pourquoi pas, en effet, « puisqu’ils s’aiment », pour reprendre l’argumentation des partisans du “mariage homosexuel” ?" explique le vicaire.

 

 

http://www.paris.catholique.fr/IMG/jpg/2011-06-25_0002p.jpgP. N. -D. – Quelle a été votre réaction en entendant de la ministre de la famille que les personnes du même sexe pourront se marier et adopter dès l’année prochaine ?

Mgr M. A. Je ne suis pas spécialement surpris : cela faisait partie du programme du candidat François Hollande. Il me semble qu’avant de décider d’une loi qui va bouleverser la société, il conviendrait d’en mesurer les conséquences, de permettre un véritable débat comme pour les lois de bioéthique et de mettre en place des états généraux sur cette question. Ce serait le signe donné d’une vraie démocratie participative des citoyens.

P. N.-D. – Qu’est-ce que cela remet en cause au niveau légal et au niveau social ?

Mgr M. A. Au niveau légal, il s’agit d’un bouleversement de la filiation. Le mariage était conçu d’abord pour le bien de l’enfant. Tout enfant est issu d’un père et d’une mère. En supprimant la mention « père » et « mère » sur l’état civil, on introduit délibérément une fragilisation de l’enfant qui perd ses repères naturels. C’est une remise en cause du code civil. En outre, la convention de New York de l’ONU, en 1991, affirme le droit de l’enfant de connaître ses parents et d’être élevé par eux. Par ailleurs, juridiquement, ce n’est pas la sexualité qui fonde le mariage, c’est la différence des sexes. En effet, le maire ne demande pas aux époux leur orientation sexuelle. Nous avons une identité sexuelle qui nous qualifie juridiquement. Il ne revient pas à l’État de définir juridiquement l’orientation sexuelle. Enfin, une loi a pour vocation de s’appliquer à tous et donc d’être universelle. Il ne convient pas, qu’au nom d’un individualisme exacerbé, on crée une loi pour chaque catégorie de personnes. Sinon, pourquoi pas la polygamie ? L’inceste ? L’adoption d’un enfant par un frère et une sœur ? Pourquoi pas, en effet, « puisqu’ils s’aiment », pour reprendre l’argumentation des partisans du “mariage homosexuel” ? Sur le plan social, on sait pourtant, avec les enfants adoptés, nés sous X, le besoin essentiel de connaître de qui l’on vient pour connaître non seulement sa constitution biologique, mais aussi pour se construire sur le plan psychologique. La souffrance qu’entraîne l’ignorance de ses origines est bien connue et exprimée de plus en plus par des enfants qui, devenus grands, revendiquent leur droit. Le recours à une procréation médicalement assistée serait une profonde injustice faite aux enfants. Il y a toujours un père et une mère et l’homoparentalité est une inexactitude. On constate que le consensus du droit des adultes se fait aux dépens du droit des enfants.

P. N.-D. – A quoi les catholiques sont-ils invités à la suite de cette annonce ?

Mgr M. A. Comme toujours, et d’abord, à témoigner du Christ par leur vie. Homme et femme, Dieu créa l’humanité à son image pour manifester la communion divine du Père, du Fils et du Saint Esprit. C’est la signification du sacrement de mariage dans laquelle Dieu s’engage. Une famille harmonieuse fondée sur le couple où l’amour et la vie sont intimement liés, où se pratique le pardon et où s’appliquent les préceptes de l’Évangile, donnera envie d’en connaître la source. Les jeunes chrétiens devront se démarquer, comme ils le firent jadis, pour signifier la beauté d’un engagement fondé sur l’Alliance divine et montrer au monde « qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».Propos recueillis par Ariane Rollier

 
Cet article est extrait de l’hebdomadaire Paris Notre-Dame du 12 juillet 2012.

 

Source: http://www.paris.catholique.fr/A-propos-du-mariage-homosexuel-et.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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- De "mariage" homosexuel en polygamie

- "Homoparentalité" : Il est prouvé que les enfants vivant au sein d'une "famille" homo sont en danger

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:02

Mis à part le discours athée, libertaire et matérialiste qui présente l'hédonisme comme sagesse indépassable [matérialisme conduisant l'homme à devenir son propre dieu, ce qui n'est rien d'autre que du satanisme, à tout le moins un gnosticisme conduisant la société à la barbarie. Si en effet l'homme est son propre dieu, qu'est-ce qui l'empêche de tuer autrui ? Si les lois de la cité (sans Dieu) suffisent pour organiser la cité et conduire l'homme au bonheur, pourquoi les lois athées de 1789 conduisirent-elles au génocide vendéen, pourquoi ces lois servirent-elles de prototype à Lénine ? Plus simplement comme le dit le Christ Notre-Seigneur, si l'homme n'aime que celui qui l'aime, quel mérite en a-t-il ? L'éviction dont parle Onfray n'est pas si éloignée de la séparation d'un Christ conseillant aux chrétiens de quitter les cités qui ne les auront pas accueillis en secouant la poussière de leurs pieds (Marc 6, 11; Luc IX, 5), ou retrouvant les accents de saint Jean-Baptiste, invectivant et lançant des anathèmes (Matthieu 22, 1-10; Luc 14, 16-24; Matthieu 16, 4; 17,17; 23, 29-32; Luc 11,51)], le philosophe arthée Michel Onfray a la loi naturelle et commence à comprendre l'évolution réelle de l'histoire de l'Europe... depuis 1789. C'est-à-dire depuis le moment exact où l'Europe et les ancêtres athées de Onfray ont commencé à tourner le dos au Christ. Rappelons-nous toujours cet avertissement: "Sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean 15, 5). Si l'homme n'a pas le Christ pour Dieu, nous prévient le Christianisme, il prendra son nombril pour dieu ! Et le monde autour de lui retournera à la barbarie et à la décadence... C'est ce que nous vivons, et ce que d'autres constatent, comme Elisabeth Badinter à propos de la société moderne.

 

"Une civilisation se constitue à partir d’une religion", déclare Michel Onfray (à partir de 6:40). L’Europe a une date de naissance, c'est l'arrivée de Constantin au pouvoir, début du IVe siècle, et qu'elle a un début de déclin. Un sommet au XIIe siècle avec les cathédrales, saint Thomas d'Aquin, la scolastique, les croisades quoiqu'on en pense, c'est le grand moment fort du christianisme, et puis après on a la 'Renaissance', c'est-à-dire qu'on commence à faire reculer la religion, la Révolution française, la déchristianisation, une espèce de descente, qui fait que de fait, le christianisme imprègne encore notre civilisation et notre culture mais notre culture est décadente. On est aujourd'hui à l'équivalent du Bas-empire romain avec des Néron, des personnages qui sont des espèces d'empereurs décadents, mafieux, des individus qui se manifestent par des frasques comme on en rencontre dans la Vie des douze Césars de Suétone." (Fin de citation)

"Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut", nous disent les Actes des Apôtres (4, 8-12). Les "bâtisseurs" peuvent être assimilés aux "francs-maçons" modernes (à la pelle, la truelle, l'équerre et le compas) mais aussi à tous les bâtisseurs de la cité sans Dieu... qui prétendent construire la société en dehors de la "pierre d'angle". Onfray ferait bien d'y réfléchir.

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- Déclin, déclassement et décadence de la France: points de vue d'historiens

- Identité nationale : Pont Milvius (312) et Tolbiac (496) : berceaux de la civilisation chrétienne et française

- Bernard Lugan : Elitisme et démocratie

- Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs

- Choc : Elisabeth Badinter parle de la société moderne comme d'une "forme de barbarie"

 - Le sens métaphysique de la Révolution

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:58
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 12:33

Sur son blog, Xavier Guilhou évoque "la fin des chimères".

"Le temps des magiciens et des imposteurs semble enfin arriver à son terme. La réalité nous rattrape avec des carnets de commandes vides, des monnaies en péril, des déficits publics vertigineux, et ne parlons pas de ces dettes colossales qui commencent à faire trembler sérieusement nos Etats en quasi faillites. Pourtant, les analystes continuent à faire du déni de réalité et pressentent dans les manipulations des bourses une reprise de l'économie occidentale. Pour entretenir l'illustion, quelques gros titres font régulièrement la une pour annoncer un frémissement en instrumentalisant une statistique isolée du contexte général. Certes, chacun essaye de se rassurer comme il le peut en se focalisant sur quelques signaux positifs entre deux hausses du chômage, des fermetures d'usines, les appels au secours des Etats en cessation de paiement. Mais cette fébrilité ne change rien aux échéances qui sont devant nous.

Nous sommes comme sur un navire où la moindre risée est immédiatement interprétée comme salutaire alors que la météo confirme que nous sommes encalminés dans une mer sans vent avec des courants qui nous emmènent sur les rochers...

 

La déflation s’est bien installée avec

des entreprises et des privés qui se désendettent par tous les moyens pour casser l’emprise de

la dette dans des économies à l’arrêt, au milieu d’orages spéculatifs autour des déficits publics

ou des dérivés bancaires pollués.

 

Les Etats riverains de l’Atlantique nord, qui sont sous l’emprise d’une addiction effrénée d’endettement pour secourir leurs banques, mais aussi pour acheter la paix civile et la paix sociale, ne peuvent que monétariser leurs dettes auprès de la FED et de la BCE. Cette fuite en avant va rapidement nous conduire à une hyperinflation dont nous connaissons les effets collatéraux. Certes, c’est le remède le plus simple et le plus rapide pour nettoyer les comptes publics, mais c’est aussi le meilleur moyen pour spolier les populations et notamment les classes moyennes. A un moment ou à un autre, les dérivées de ces tribulations se termineront, au mieux dans la rue, au pire sur des champs de bataille. Il en est ainsi depuis des siècles des errements de nos sociétés.

 

Les économistes ne savent plus quoi dire pour exorciser la situation. ...

 

... Il est clair que le second

semestre de 2010 va être particulièrement dur, notamment en Europe avec cette crise vitale

qui s’abat actuellement sur l’euro.

 

Source :

http://www.xavierguilhou.com/clients/guilhou/site_xavier.nsf/0/2CD8464BAEE5C4C0C125730C004B262E?OpenDocument  

 

* La fin des chimères, texte complet en fichier Pdf

 

Christ-roi : nous précisons que nous ne partageons pas la totalité des analyses de Xavier Guilhou lorsque celui-ci précise sa pensée à la page 8 (du fichier pdf) : "il faut saisir l’opportunité de cette crise pour faire l’Europe politiquement, militairement et diplomatiquement sans attendre". Ce qui revient à rien d'autre qu'à se servir de la crise (chaos économique) pour créer une Europe fédérale (ordo ab chao...), qui nécessairement se construira sur le dos des vieux Etats-nations européens..

A la note 7, p. 7, Xavier Guilhou rapporte ce mot de Paul Volcker, conseiller du Président Obama dans une conférence à Londres, le 14 mai 2010 :  « De toute évidence, je pense que l'on peut dire que l'euro a échoué et est tombé dans un piège qui était manifeste depuis le début". Ce qui signifierait que depuis le début de l'aventure européenne, l'administration américaine savait que l'euro conduirait l'Europe au chaos économique. De là à en déduire que c'était là l'effet escompté, je vous en laisse tirer la conséquence... Une autre assertion de Xavier Guilhou, p. 9 confirme cette interprétation : "Cette crise est avant tout une crise de pilotage et de volonté. Il ne faudrait pas grand-chose pour en faire un succès historique comme pour Apollo XIII."

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 08:16

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L’Etat met en place un nouveau programme de cessions immobilières. Pour la première fois il s’agit d’un programme pluriannuel : il concernera 1 700 biens dans toute la France sur la période 2010-2013.

Ces ventes “résultent des importantes réformes administratives menées depuis 2007 (restructurations militaires, nouvelle carte judiciaire…)”, explique le ministère du budget. Elles seront affichées sur le site internet du ministère.

Depuis 2005, les ventes immobilières par l’Etat ont représenté “plus de 3 milliards d’euros”. En 2008 et 2009, ces cessions ont toutefois connu un rythme moindre (395 millions d’euros et 475 millions d’euros), le gouvernement n’ayant “pas souhaité donner suite à certaines cessions lorsque les prix étaient trop bas”.

Fin 2009, un peu plus de 400 sites avaient été cédés, sur un objectif de 770.

La vente du patrimoine de l’État “participe au redressement des finances publiques”, relève le ministère du budget qui précise que les opérations de cession “permettent d’apporter une contribution au désendettement correspondant, en règle générale, à 15 % du produit de la cession”. Cette contribution au désendettement a représenté 427 millions d’euros depuis 2005.

Source : http://bercy.blog.lemonde.fr/2010/06/09/letat-va-vendre-1-700-biens-immobiliers/#xtor=RSS-32280322

 

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A titre de comparaison, lisons ces quelques informations en commentaire : "la france se sera endettée en 2010 à hauteur de 200 milliards d’€ ( 150 M € pour l’Etat + 30 M € sécu + autres ) soit au rythme gigantesque de 20 millions d’€ PAR HEURE ( toutes les heures nous augmentons notre dette de 20 millions d’€ ) ===> soit 480 M € / 24 heures

il est écrit dans l’article que
“Cette contribution au désendettement a représenté 427 millions d’euros depuis 2005.”

427 millions d’€ ===>MOINS QUUNE JOURNEE DE DETTE ET ON BRADE LE PATRIMOINE IMMOBILIER DE LETAT" ... pour le remboursement d'une seule journée de dette ! De qui se moque-t-on ?

 

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Quelques bâtiments cédés par l'Etat

Source : http://www.lefigaro.fr/immobilier/2010/06/09/05002-20100609DIAWWW00404-quelques-biens-immobiliers-cedes-par-l-etat.php

Situé dans la forêt de Saint-Germain en Laye dans les Yvelines, l'ancien pavillon de chasse royal de La Muette est classé Monument historique. Construit par Gabriel au 18ème siècle, il est cédé avec la grande maison forestière bâtie dans sa proximité immédiate. Ces bâtiments inoccupés depuis plusieurs années sont à restaurer. Ils appartenaient à l'Office nationale des forêts. Ce château de 400 m2 construit en 1800 et situé à Thonon-les-Bains au bord du lac Léman en Haute-Savoie appartenait à une université parisienne qui n'en a plus l'usage. Il possède son port privé, et une maison de gardiens d’environ 150 m². 

Cet immeuble haussmanien en pierre de taille édifié en 1875, se situe à proximité de l'esplanade des Invalides à Paris, au 17 boulevard de la Tour Maubourg. Propriété du Ministère de la Défense, il possède quatre étages droits et un cinquième mansardé, entièrement aménagés en bureaux. Surface utile: 1712,7 m2 dont 234 m2 de sous sol.

Sans compter tous les autres biens immobiliers que la diligence du Figaro ne nous montre pas...  

 

- Patrimoine Français : Tout est à vendre !

- Prophéties 2010...par Jacques Attali

- Sarkozy vend l’or de la France

- Attali évoque Jérusalem "capitale du Gouvernement mondial"

- Crise de la dette : Après la Grèce, le Portugal et l'Espagne, la France ?

- "Rapport Attali" vs "Discours Les Juifs au XXIe siècle, un avenir incertain", selon que l'on se place du point de vue de la France ou selon le point de vue d'Israël (Jacques Attali)

- Aux sources bibliques du mondialisme (Hervé Ryssen)

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 07:08

L'assurance maladie concentre la part la plus importante du déficit de la Sécu, avec un déficit estimé à 13,1 milliards d'euros. Crédits photo : AFP

Le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait frôler les 27 milliards d'euros en 2010. Un niveau sans précédent.

Le «trou» devient un gouffre. Le déficit du régime général de la Sécurité sociale atteindra 26,8 milliards d'euros en 2010, après avoir franchi la barre des 20 milliards d'euros en 2009, selon un rapport que la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) doit remettre au gouvernement ce mercredi, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

Le chiffre de la CCSS n'en reste pas moins un record absolu, alors que le déficit de la Sécu avait déjà doublé entre 2008 (10,2 milliards d'euros) et 2009 (20,3 milliards).

Dans son rapport, la CCSS estime par ailleurs le déficit du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), dont la mission inclut le financement du minimum vieillesse, à 4,3 milliards d'euros en 2010. Ajouté à celui de la Sécu, le déficit total du régime général pourrait atteindre 31,1 milliards d'euros cette année, souligne la source proche du dossier.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/06/09/04016-20100609ARTFIG00447-le-deficit-de-la-secu-atteindra-un-nouveau-record-en-2010.php

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 13:59

La situation sociale des personnes les plus vulnérables s’est « dégradée », selon le 6e rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Le taux de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté (soit moins de 60 % du revenu médian, soit 908 € par mois) n’a guère évolué. Il est passé de 13,6 % à 13,4 % de la population entre 1998 et 2007, ce qui représente plus de huit millions de personnes en 2007 (plus d’une personne sur huit).

« Parmi les personnes pauvres, la situation des plus pauvres s’est donc sensiblement dégradée », s’alarme l’ONPES. « La dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, engendre un risque d’irréversibilité du chômage et de la pauvreté », s’est inquiétée Agnès de Fleurieu, présidente de l’ONPES. Un million de chômeurs vont se retrouver en fin de droits en 2010, a-t-elle rappelé, en présentant le rapport aux côtés du secrétaire d’État chargé du Logement Benoist Apparu et du Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch.

Si les statistiques disponibles sur la pauvreté ne donnent pas encore de données précises sur les effets de la crise, l’ONPES note que les associations sont « particulièrement préoccupées par l’augmentation des demandes d’aide alimentaire et financière enregistrée depuis l’automne 2008 ». Un « système de veille sociale » mis en place en 2009 fait apparaître un recours plus important des jeunes et des personnes âgées aux aides sociales.

Phénomène déjà souligné il y a deux ans, la pauvreté touche également les personnes employées. Les travailleurs pauvres étaient 1,9 million en 2007, soit 6,7 % des salariés. En 2005, ils étaient déjà 1,7 million (7 % des travailleurs).

Source via N.P.I.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 08:55
Faites-vous confiance à l’enseignement délivré par l’Éducation nationale ?
 
Oui
.
28.52%
.
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 09:43

Ces trois dernières années, l’État a vendu pour près de 2 milliards d’euros. Monuments historiques, hôtels particuliers mais aussi des terrains vagues, des casernes ou des immeubles de bureaux. Le patrimoine de la France s’élève à plus de 55 milliards d’euros, l’un des plus importants au monde.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 17:42
http://www.lemonde.fr/image/2010/03/09/300x200_1499831_0_bc72_ill-1316853-d754-000-par2743974.jpgThierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT estime que "la réforme de la formation des maîtres" conduit à "l'abandon d'une véritable politique éducative".

... Le projet du SGEN sur la formation, c'est recrutement après la licence et deux ans de formation professionnelle qui débouchent sur l'obtention d'un master.

"on passe d'un système insatisfaisant à un système catastrophique. Ce n'est pas exactement un progrès... Catastrophique parce que le recrutement sera basé essentiellement sur les compétences disciplinaires, donc la formation avant le concours sera naturellement orientée vers ces compétences. Et la formation professionnelle après le concours aura pratiquement disparu. Enseigner n'est plus un métier qui s'apprend, ce doit être un don accordé à quelques élus."

Source
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 07:21
L’école irréformable est celle de la République. Je vais m’en expliquer.
Il y a en France depuis de longues années une crise de l’enseignement, une crise qui dure et qui s’aggrave de jour en jour.

Cette dégradation et ses innombrables effets malheureux sont reconnus et déplorés depuis plus de vingt ans. Dès les années 80 on entendait partout un concert de gémissements, et nous avions les oreilles cassées de ces cris déchirants : l’école n’est plus l’école, nous criait-on, les enfants ne savant pas lire, les disciplines sont massacrées, l’histoire est morte, le français agonise, les mathématiques sont assassinées. Or, cette lamentation n’a pas cessé. On a même entendu récemment des ministres gémir, MM. Allègre et Ferry par exemple, et plus récemment M. Darcos. Certains éléments du système scolaire, comme la lecture globale, le collège unique et la mixité, sont maintenant l’objet de critiques extrêmement dures.
Mais en vain. Les pleurs et les critiques n’ont aucun effet. Le système est maintenu et semble devoir être maintenu longtemps. De tous côtés des voix s’élèvent et protestent. Comment, demandent-elles, peut-on continuer un tel enseignement malgré toutes les condamnations portées contre lui ?  Peine perdue : ces protestations ne changent rien.
Pourquoi ? Je vois au moins deux raisons.

La première est que l’on ne veut pas remonter aux causes. Il y a eu entre 1960 et 1977, conduite par les gouvernements de la cinquième république, une « réforme générale de l’enseignement » (c’était l’expression employée alors par le ministère de l’Education Nationale). En même temps on a ouvert le secondaire à tous les élèves sortis du primaire, sans contrôle et sans examen Tout le désordre vient de cette réforme et de cette ouverture. Si l’on ne veut pas reconnaître ces causes, il est inutile de vouloir quelque amélioration que ce soit.

La seconde raison est que la conscience du désastre n’est pas assez vive. On ne réalise pas suffisamment l’énormité du changement introduit dans les années soixante. L’école a subi alors une révolution comme elle n’en avait jamais connu depuis le début de son existence. Du jour au lendemain on a rejeté les lois fondamentales de la connaissance intellectuelle et de l’apprentissage du savoir. Si l’on prenait vraiment la mesure d’une telle atteinte, on mettrait tout en œuvre pour y remédier.

A condition bien sûr qu’il y ait une volonté politique. S’il y avait cette volonté, il suffirait de deux ou trois lois et de quelques instructions et circulaires ministérielles pour revenir à un enseignement digne de ce nom. Je prends un seul exemple. C’est une simple instruction ministérielle (datée du 7 mai 1963), signée René Haby, directeur des services d’enseignement, qui a détérioré l’enseignement de l’histoire dans le secondaire en limitant les programmes du second cycle à la seule histoire contemporaine. Ce qu’une instruction a défait, une autre pourrait le refaire. De même pour toutes les autres disciplines, de même pour la lecture.

Mais il n’y a pas de volonté politique. Considérons cette dégradation de cinquante années… Combien de politiques l’ont dénoncée ? Un bien petit nombre en vérité. Et toujours pendant les campagnes électorales. Mais l’élection faite, il n’en était plus question. .

La question se pose alors : pourquoi n’y a-t-il pas de volonté politique ?

D’abord parce que les hommes au pouvoir aujourd’hui ne diffèrent pas de ceux qui ont détruit l’enseignement dans les années soixante. Ce sont leurs doubles, ce sont leurs semblables. Si une telle destruction était à refaire, ils la referaient. Et je parle de tous les politiques. Je ne fais pas de différence entre la gauche et la droite. D’ailleurs c’est la droite qui a fait la « réforme générale de l’enseignement » des années soixante, c’est elle qui a voté la calamiteuse loi d’orientation des universités en 1968, c’est elle enfin qui a créé le collège unique (réforme Haby de 1977). La gauche voulait ces réformes, mais, le plus souvent, c’est la droite qui les a faites.

L’ignorance généralisée, fruit de toutes ces réformes, ne gêne pas les politiques. Non seulement elle ne les gêne pas, mais elle leur profite. On gouverne mieux un agrégat d’ignorants (au surplus abrutis par la télévision) qu’un peuple instruit et formé dès l’enfance au double exercice de la mémoire et de la raison. J’irai même plus loin. Je dirai que cette fausse école mise en place dans le demi-siècle écoulé convient parfaitement aux politiciens. N’est-elle pas un instrument idéal de manipulation des esprits ? On s’empare des enfants dès le plus jeune âge, on les prive de tout repère dans l’espace et dans le temps, on les sépare du passé de leur pays, on les frustre de leur héritage culturel, et pour finir on les persuade que la connaissance et le respect de l’idéologie démocratique passent avant tout autre savoir et tout autre devoir. Cette école enseigne, comme on dit aujourd’hui, les « valeurs de la République ». Elle est vraiment, selon l’expression consacrée, « l’école de la République ». Et c’est bien ainsi, puisque « la République, écrivait il y a quelques années, l’historien  radical-socialiste Claude Nicolet, est ce qui permet aux hommes d’exister pleinement ».

Nous sommes dans le système de pensée des Lumières, et ce n’est pas un  hasard si les Lumières sont invoquées à tout instant par la classe dirigeante. Ce n’est pas un hasard, et c’est à juste titre. L’éducation nouvelle dont nous subissons aujourd’hui les tristes effets, a été conçue par les philosophes des Lumières. Ces philosophes ont appelé de leurs vœux cette éducation qui s’empare de l’enfant, et au moyen de l’enfant de tout un peuple, et finalement fabrique une nouvelle espèce humaine dont la caste des maîtres et des privilégiés pourra disposer à son gré. A ces êtres fabriqués sur mesure on fera croire qu’ils sont libres, et ils obéiront d’autant mieuxC’est la ruse conseillée par Rousseau au gouverneur d’Emile, et cette ruse dans l’esprit de Rousseau lui-même est applicable au peuple autant qu’à l’enfant : « Qu’il croie toujours être le maître, et que ce soit toujours vous qui le soyez. Il n’y a point d’assujettissement si parfait que celui qui garde l’apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même ». Citons également Voltaire : « Il est bon que le peuple soit guidé et non qu’il soit instruit ; il n’est pas digne de l’être ». Ces leçons philosophiques étaient connues depuis longtemps, mais il était réservé à notre époque de les appliquer. Il était réservé aux politiciens de la cinquième république de savoir en comprendre toute la signification et la force. Il ne faut pas compter sur eux pour une amélioration quelconque. Jamais ils ne réformeront le système.

L’école actuelle est irréformable. Si l’on veut retrouver une école digne de ce nom, il ne faut pas l’attendre de l’éducation dite nationale. A moins que l’Etat ne change de nature, il n’y aura pas dans l’avenir d’autre véritable école que l’école vraiment libre, c’est-à-dire entièrement soustraite à la double emprise de l’Etat et de l’idéologie républicaine.

Jean de Viguerie (1) via Ibproma

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(1) Jean de Viguerie est un historien et essayiste français de l'Ancien Régime. Il est professeur honoraire à l'Université Lille III et spécialiste des Lumières.

Les travaux de Jean de Viguerie portent sur l’histoire de l'éducation et de l’Église au siècle des Lumières. Il a également contribué au livre noir de la Révolution française.

Liens externes :
-
Le Livre noir de la Révolution française. La face obscure de 1789, émission du Canal Académie
- Jean de Viguerie, spécialiste du XVIIIe (La Dépêche.fr)

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:02
Rediff.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
7, 21.24-27

"21. Ce ne sont pas tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là entrera dans le Royaume des cieux. ... 24. Quiconque donc entend ces paroles que je dis et les accomplit, sera comparé à un homme sage qui a bâti sa maison sur la pierre: 25. Et la pluie est descendue, et les fleuves se sont débordés et les vents ont soufflé et sont venus fondre sur cette maison, et elle n'a pas été renversée, parce qu'elle était fondée sur la pierre.
26. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les accomplit point, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable; 27. Et la pluie est descendue, et les fleuves se sont débordés, et les vents ont soufflé et sont venus fondre sur cette maison; elle s'est écroulée et sa ruine a été grande"...
(
Vulgate)

Appliquez ces paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ à la maison "France", à ce qu'elle a reçu de Lui, et vous comprendrez
ce qui nous arrive.
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 15:42

Voici une courbe qui résume tout et qui est très optimiste, attendu qu'elle ne prend pas en ligne de compte les métissages.
La courbe des Européens blancs s'arrête vers 2150-2160.




Source

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 14:46
Ce que les media libéraux, laïques et obligatoires ne vous diront pas, c'est que dans le Paris de 1730 à 1789 régnait un niveau de paix et de sécurité unique dans l'univers, jamais égalé.

Pierre Chaunu l'exprime ainsi : "Cette vieille alliance entre la monarchie sacrée et la société, en France, a eu un effet bénéfique largement perçu. (...) [A]ucun souverain du XIIIe au XVIIIe (...) n'a obtenu, par comparaison, un niveau de paix intérieure comparable. (...) Être français s'est d'abord confondu avec le privilège de vivre protégé sous les fleurs de lys. Niveau de paix dans Paris unique en l'univers au milieu du XVIII° siècle.



(...) Aucune ville au monde n'est aussi sûre que Paris, de jour et de nuit, de 1730 à 1789. C'est connu, c'est célèbre, cela constitue et participe au prestige. Le Paris coupe-gorge (...) - Louis Chevalier l'a montré -, c'est le Paris de la première moitié du XIX° siècle. Sous cet angle, aussi, vous notez la régression. Aucune campagne, non plus, dans le monde n'est aussi sûre que la campagne française au XVIII° siècle".

A comparer avec la France d'après 1789, et spécialement celle de Nicolas Sarkozy.



Source : Pierre Chaunu, Le Grand déclassement, à propos d'une commémoration, Robert Laffont, Alençon, 1989, p. 77-78.

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- Crise de l'autorité, crise de la vérité, insécurité
-
Déclin, déclassement et décadence de la France: points de vue d'historiens
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