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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 16:08
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article15541

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SourceÉtatisme (L’) coupable : la France en meurt ; le système politique en vit (D’après « Le Gaulois », paru en 1906)

Publié / Mis à jour le DIMANCHE 12 AVRIL 2020,

par LA RÉDACTION LA FRANCE PITTORESQUE

 

Dénonçant en 1906 le dépérissement progressif d’une France jadis puissante mais aujourd’hui gouvernée par une caste n’ayant pourtant « à la bouche que les mots retentissants de liberté, de progrès et d’émancipation », le journaliste et député Jules Delafosse y voit l’œuvre de l’étatisme régnant en maître, mainmise de l’État sur toutes les manifestations de l’activité humaine, héritage de la Révolution française privilégiant une fonction publique budgétivore au détriment des initiatives individuelles et favorisant des responsables politiques qui, mangeant au râtelier du pays, sont directement coupables de sa ruine

Il y a quelques mois, un jeune Français qui faisait un voyage d’étude et d’agrément autour du monde trouva, dans le salon du bateau qui le transportait de Yokohama à San-Francisco, un atlas américain. C’était le grand atlas universel de Gram, aussi répandu aux États-Unis que peut l’être celui de Vidal-Lablache chez nous.

 

La carte de chaque nation était accompagnée d’une notice. Notre jeune compatriote eut la curiosité de savoir ce que l’on pensait en Amérique de notre pays, et voici ce qu’il lut : « Lorsqu’on observe les événements et que l’on connaît la marche de l’humanité, il est impossible de ne pas pressentir la décadence imminente de l’État français et de sa population. Les symptômes sont nombreux et indéniables. »

 

Il y a des atlas et des géographies qui sont des œuvres de polémique nationale. Cela s’est vu et cela se voit encore, par exemple, en Allemagne et en Italie. C’est une façon très adroite et très efficace d’imprégner l’âme des jeunes générations de ce que l’on veut y mettre, de créer en elles un état d’esprit qui les associe d’avance et les prépare aux revendications futures. Mais c’est un souci qu’on ignore aux États-Unis. On n’y connaît personne qui nourrisse contre la France de mauvais sentiments ou de mauvais desseins. On pourrait même dire que les Yankees, s’ils étaient capables de s’intéresser à une autre nation que la leur, seraient plutôt enclins à une vague sympathie pour nous, renchérit Jules Delafosse. Ils se souviennent de l’aide chevaleresque que prêta la France aux insurgents de la guerre de l’Indépendance, et ils la célèbrent à l’occasion.

 

Ils admirent du mieux qu’ils peuvent nos artistes et paient royalement leurs œuvres. Ils sont pleins de prévenances pour nos littérateurs en tournée de conférences. Il n’est point de folie qui les arrête lorsqu’il s’agit de faire fête à nos comédiens et à nos comédiennes. Il ne faudrait pas se méprendre, d’ailleurs, sur le caractère de cette admiration : elle se tempère d’un peu de pitié. C’est la pitié instinctive qu’éprouvent tous les êtres vigoureux et puissants, en pleine force et en plein essor, pour les grandeurs déchues. C’est évidemment sous cet aspect que l’auteur de la notice envisageait la France et les Français de notre temps. Et il le disait avec le sans-façon qui caractérise ses compatriotes, sans y mettre ni hostilité ni malice, poursuit Delafosse.

 

Lorsque le jeune voyageur fut de retour en France, il s’aperçut que chaque dimanche nos ministres se dispersaient aux quatre coins de l’horizon pour aller inaugurer une statue, un lycée de filles ou un lavoir. Et chacune de ces cérémonies était l’occasion de discours ostentatoires où l’on célébrait avec une triomphante impudence la puissance, la beauté, la grandeur, le rayonnement, la gloire même de la France démocratique et républicaine. Les ministres de la République parlent de la France comme l’auraient pu faire ceux de Louis XIV ou de Napoléon, c’est-à-dire à des époques où la France exerçait sur le monde une hégémonie incontestable et incontestée. Ils sont ses ministres et se contemplent amoureusement en elle. C’est leur propre génie qu’ils célèbrent, et ils sont assez contents d’eux-mêmes pour embrasser l’univers entier, dans le témoignage d’admiration qu’ils se décernent.

 

Malheureusement cette infatuation est un thème abondant pour la gouaillerie des autres, et ils ne s’y épargnent guère. On dirait qu’ils se vengent de notre longue supériorité et de l’envie recuite qu’il nous ont si longtemps portée par l’injurieux affront de leurs dédains. Quiconque a passé la frontière et s’est enquis de l’opinion de l’étranger sur notre compte, suivant les manifestations diverses et multiples qu’on en peut saisir dans les journaux, les revues, les livres, le théâtre et même les conversations, y reconnaît, sous des formes variées qui vont de l’insolence à la pitié, que le jugement sommaire du géographe américain sur la France répond à cet état d’opinion à peu près universel. La France est une nation qui s’éteint, parce qu’elle n’a plus la force de vivre.

 

On incline généralement à croire que les nations vieillissent de la même façon que les individus. Or, nous sommes, après la Chine, la plus vieille nation de la terre, je veux dire l’État dont la formation remonte le plus loin. Si donc la décadence nationale était une loi de nature, notre fortune de peuple serait désespérée. Mais cette conception est absurde. En fait, il n’est de peuples ni vieux ni jeunes, puisque les individus qui les composent se renouvellent incessamment.

 

Un Français de vingt ans est aussi jeune qu’un Américain du même âge. Les générations d’une même année, de ce côté-ci comme de l’autre côté de l’Atlantique, comportent, à dose égale, les mêmes puissances physiques, les mêmes aptitudes intellectuelles et les mêmes virtualités. Cependant, il est certain que la génération américaine sera merveilleusement féconde en œuvres de toute sorte, tandis que la génération française restera lamentablement stérile, assène Jules Delafosse.

 

Pourquoi ? Parce qu’il y a de vieilles habitudes, de vieilles routines et de vieux moules, et que les peuples qui laissent enfermer leur jeunesse dans ces vieilleries sont voués fatalement à l’ankylose, à l’atrophie et au dépérissement. Et ce sont là précisément les symptômes de la vieillesse. C’est en cela, et par cela que certains peuples sont vraiment vieux, alors que d’autres, soumis à d’autres disciplines, sont jeunes. C’est aussi de cette façon que la Chine a vieilli. Elle s’est figée au cours des siècles dans l’étroitesse des moules archaïques et rituels où l’oligarchie mandarine avait cloîtré son activité. On peut noter chez nous les mêmes phénomènes d’appauvrissement, dus à des causes sensiblement analogues. Mais ce ne sont point des fatalités. Il dépend de nous de nous rajeunir. Seulement il faudrait pour cela casser beaucoup de moules.

 

Le cadre d’un article de journal est beaucoup trop étroit pour embrasser une pareille réforme dans son ensemble, poursuit Jules Delafosse. Il y faudrait un livre. Je me contenterai de dénoncer, parmi ces moules à détruire, celui qui est à la fois le plus banal et le plus nuisible, je veux dire le « fonctionnarisme ». Le mot est barbare, mais il dit bien ce qu’il veut dire. Le fonctionnarisme doit s’entendre à la fois de l’abus des formalités administratives et de la multiplicité croissante des fonctions publiques.

 

Tout le monde sait, pour en avoir souffert, ce qu’est la paperasserie administrative. Comme l’État français a mis la main sur toutes les formes de l’activité individuelle ou collective des citoyens, il faut, pour travailler, commencer par lui demander sa permission. Or, cette formalité comporte une procédure administrative interminable, avec enquêtes, rapports, communications de bureau à bureau, de ministère à ministère, et stations prolongées à chaque étape ; si bien qu’au bout de six mois ou deux ans, l’État a dépensé une tonne de papier pour une affaire qui ne comportait pas même une minute d’examen.

 

Mais la paperasserie bureaucratique, toute exaspérante qu’elle apparaisse, est de beaucoup le moindre vice du fonctionnarisme. Ce qui fait de lui le grand fléau de notre nation, c’est l’effroyable consommation d’hommes qu’il fait. La bureaucratie française dévore plus d’existences humaines qu’une guerre permanente, et la perte qui en résulte pour la société est incalculable. Pour s’en rendre compte, il faut savoir comprendre que tout homme, qui entre à vingt ans dans une fonction publique, est une force irrémédiablement perdue. Sa jeunesse, son activité, sa puissance créatrice, ses facultés physiques et morales sont, à l’heure même, frappées d’une paralysie professionnelle qui les rend à jamais stériles. II passe à l’état de parasite, vivant de la substance des autres et ne produisant jamais.

 

Supposez, par contre, que cet homme jeune, actif, vigoureux, intelligent, n’ait pas trouvé une fonction publique où se caser : qu’eût-il fait ? Je n’en sais rien. Mais je sais bien qu’il eût été forcé pour vivre de faire quelque chose, et ce quelque chose, si peu que ce fût, aurait augmenté d’autant le patrimoine général de la nation. Industriel ou commerçant, il aurait produit, au lieu de consommer ; colon, il aurait contribué à mettre en valeur nos colonies inutiles ; émigrant, il aurait servi l’influence française, le commerce français, à l’étranger, dans la mesure de ses moyens ; il aurait fait ce que font les émigrants allemands, qui multiplient les relations de leur pays avec toutes les contrées du monde. En un mot,. il serait une force féconde, au lieu d’être un parasite.

 

C’est ce que font les jeunes Anglais et les jeunes Américains. Ils seraient humiliés qu’on offrît à leur jeunesse ardente une place de 1 800 francs, avec perspective d’un traitement final de 3 000 francs et la retraite, ajoute Delafosse. Une pareille destinée leur paraîtrait ignominieuse. Ils se sentent faits pour tirer d’eux-mêmes leur propre fortune, et non pour vivre au râtelier. Et c’est aussi pour cela que l’Allemagne, l’Angleterre, les États-Unis sont des nations de plein essor, alors que la France, stérilisée par le parasitisme d’État, s’isole, s’étiole, se ratatine et meurt de dessèchement. Et ce phénomène de dépérissement sénile s’accomplit sous la tutelle de gens qui n’ont à la bouche que les mots retentissants de liberté, de progrès et d’émancipation !...

 

C’est la République qui a donné aux fonctions publiques cette extension meurtrière. L’administration générale de l’État coûte aujourd’hui cinq ou six cents millions de plus que sous l’Empire, non compris les budgets de la marine et de la guerre. Il faut en chercher la cause dans le népotisme de parti qu’elle cultive comme un jardin. Tout sénateur et tout député ministériel traîne après lui une bande de clients électoraux dont on paie les services ou la parenté en grugeant le budget. C’est pour cette marmaille budgétivore qu’on a élargi les cadres, multiplié les emplois, et tout cela mange au râtelier de l’État. La France en meurt : mais le régime en vit.

 

On parle de réformes. En voilà une, et des plus pressantes qui soient au monde. Réduire des trois quarts les fonctions publiques, quelle économie d’argent ! s’exclame Delafosse. Et surtout quelle économie d’hommes ! Quelle magnifique rénovation d’activité et d’énergie pourrait s’ensuivre ! Malheureusement ce n’est pas du régime actuel qu’il faut l’attendre. Son idéal est tout contraire ; c’est l’étatisme, c’est-à-dire la mainmise de l’État sur toutes les manifestations de l’activité humaine.

 

C’est pour cela qu’il songe à racheter les chemins de fer, à exproprier les Sociétés minières, à créer des monopoles d’État qui se substituent à l’industrie libre. Son rêve est de faire de la République une nourrice universelle dont la fonction essentielle sera de donner la becquée à un peuple d’infirmes ou de mineurs éternels. Et ces gens-là s’appellent des prophètes du progrès ! O misère !... conclut Jules Delafosse.

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 13:25

Dans l'émission "Facealinfo" (CNews) du 2 Avril 2020, Eric Zemmour explique que "le confinement, c'est le Moyen-Âge" : 

 

Extraits, à partir de la 46e minute :

 

Eric Zemmour : "Cela fait trois semaines que l'on voit que l'on n'est pas du tout sur la bonne voie, et que je répète que si le confinement général est une mesure du Moyen-Âge, les seuls pays qui s'en sortent beaucoup mieux, Hong kong comme la Corée du Sud et même l'Allemagne se débrouillent mieux que nous, je ne peux pas laisser dire que l'on est dans les meilleurs situations : c'est faux. On est dans les pires situations des pays riches.

 

"Comme on n'a pas de test on est obligé de confiner", objecte l'animateur Pascal Praud.

 

"Non, mais est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Vous raisonnez comme l'Afrique du Sud et le Kenya ! Donc, la France c'est le Kenya ?! 

 

"[...] On a un système de santé ? Et bien, non, la preuve, on ne l'a pas !"

 

Marc Menant : "(Dans la situation qui était la nôtre où nous n'avions pas de test), l'autre solution c'était de confiner les gens à risque, des gens qui sont bien répertoriés avec des dossiers médicaux.  

 

"On a la chance tous ici autour de la table d'avoir des appartements à peu près confortables, il y a beaucoup de personnes aujourd'hui qui sont dans un confinement qui tient de la détention plus que d'autre chose."

Dans un entretien video au Figaro le 1er avril, Eric Zemmour explique pourquoi "le confinement, c'est le Moyen Âge" : 

"Je suis très frappé dans tous les pays d'ailleurs, au-delà de la France, il y a une acceptation, une soumission à ce qui est quand même la privation de la liberté élémentaire qui est la la liberté d'aller et venir. Je sais bien que l'on donne toutes les raisons du monde, et que c'est pour la santé de tous, etc. Je ne vais aller contre cela. Je dis simplement que je suis très frappé d'abord par l'acceptation globale, même s'il y a des exceptions, et surtout, et ce qui me marque encore plus, ce sont les médias qui en sont à houspiller les autorités parce que elles ne sont pas assez sévères, et à vitupérer la population sur le confinement. Il y a une espèce de pousse-au-crime médiatique. Je trouve cela assez intéressant sur les mentalités collectives et sur ce que cela révèle.

 

"Le Figaro. Le président de la république a plus de facilité à décider le confinement des Français que la fermeture des frontières ?

 

"Alors, cela, on voit les ravages de l'idéologie européiste et sans-frontierriste, qui a atteint jusqu'aux plus hautes autorités de l'Etat : c'est-à-dire qu'il n'a pas voulu fermer les frontières alors qu'il a finalement accepté la fermeture des frontières Schengen, comme si l'Europe avait une frontière mais pas la France. 

 

"Et qu'est-ce que le confinement finalement qu'une frontière personnelle ? On s'enferme soi-même, et on réinvente les frontières d'origine à l'aube de l'humanité où chacun se défend contre tous, alors que la nation était la façon la plus civilisée de sortir de cette guerre de tous contre tous. On se souvient tous des leçons de Hobbes.

 

"Et dans tous les pays c'est la même chose.

 

"Et ce qui est terrible c'est qu'on sait que ce confinement général est une mesure du Moyen-Âge, et qu'il n'est là que pour pallier nos carences.

 

Lire : Les Français "inquiets et de plus en plus critiques contre le gouvernement" reprochent le manque de masques et l'absence de dépistage

 

"Ce qui veut dire, c'est que si l'on avait fait assez de test, et si on avait assez de masques, si on avait assez d'appareils respiratoires, comme en Corée du Sud, on n'a pas besoin de ce confinement général."

 

"Le Figaro. Est-ce que finalement les Français sont plus attachés à l'égalité qu'à la liberté, selon vous ? 

 

"C'est la vieille thèse tocquevillienne qui est de dire que les Français préfèrent l'égalité à la liberté. Ce qui est très probable. Mais regardez en Angleterre, où c'était l'opposition classique entre les Anglais et les Français, les Anglais préférant la liberté à l'égalité, là aussi, ils se résolvent au confinement, et à la fin de la liberté.

 

"Le Figaro. Vous semblez considérer que cette privation de liberté que vivent les Français est en quelque sorte la conséquence ou le prix à payer de notre déclassement économique. Pourquoi ?"

 

"C'est-à-dire que si dans les pays à la pointe technologique comme la Corée du Sud, comme Taïwan, ou même Israël, les mesures de confinement général sont remplacées par des mesures de ciblage, de tests généralisés de masse (que maintenant recommande l'O.M.S. un mois après la bataille), et de masques pour tout le monde, on cible, on suit à la trace, on  géolocalise les gens en fonction de ceux qui sont infectés (qui doivent dire où ils vont et qui ils ont vu) et ceux qui ne le sont pas.

 

"(La géolocalisation), vous allez me dire c'est aussi des mesures coercitives, c'est aussi des mesures liberticides, mais je trouve cela moindre que le confinement général. (Cette géolocalisation) cela permet au moins de cibler les choses. 

 

"Et l'on voit bien que les pays européens qui ont pris un retard fou dans la recherche médicale, qui ont (comme la France) d'autre part sous-traité à la Chine toute leur industrie médicale (masques, appareils respiratoires, tests), tout ce que l'on ne fabrique plus. Et quand les Chinois en ont besoin pour eux, nous ne les voyons plus et là on est dépendant comme jamais.

 

"C'est pour cela que je dis que ces mesures de confinement général sont là pour compenser un déclassement économique, technologique, et finalement d'indépendance nationale.      

 

Dans l'émission "Facealinfo" (CNews) du 24 Mars 2020, Eric Zemmour avait déjà dit : "Ce confinement est une folie".

 

Pascal Praud introduit le sujet en disant : "Ces nationalisations, c'est le nouveau monde qui est mort, c'est le vieux monde qui fait son retour. Les nationalisations ? Qui l'eut cru ?"

 

Eric Zemmour :

 

"Le quinquennat d'Emmanuel Macron est un chemin de Damas. C'est absolument passionnant ce qui se passe. C'est Paul, Saül, ce juif qui était contre le christianisme et qui était un juif strict et qui sur le Chemin de Damas il rencontre le Christ et il devient le plus grand propagateur du christianisme. 

 

"Et Emmanuel Macron est élu sur le marché, l'individu, l'Europe, et il est en train de ramener l'Etat, le social, la nation. C'est un Chemin de Damas. Le seul chemin de Damas comparable dans l'histoire récente c'est celui des socialistes en 1983, exactement à l'envers. C'est-à-dire que les socialistes en 1981 avaient été élus sur l'Etat, le social, la nation, et en 1983 ils sont allés chercher l'individu, l'entreprise et l'Europe. Emmanuel Macron qui se croyait le nouveau monde n'était que la fin, la queue de comète de 1983. Et là, il nous ramène à avant 1981. C'est inouï. 

 

Lire : Pandémie : Charles Gave / Hervé Juvin : Une nouvelle page se tourne

 

"Et quand Bruno Le maire nous dit qu'il va nationaliser des entreprises (notamment Air France-KLM) personne ne le critique. Même les libéraux se font tout petit. Emmanuel Macron a arrêté sa réforme sur le chômage, sur les retraites.

 

"Jusqu'au 28 avril le confinement, six semaines: c'est cela que l'on va retenir de l'annonce de l'Elysée ce soir de la bouche du ministre de la santé et du ministre de la recherche ?" demande Pascal Praud.

 

"C'est une folie, répond Eric Zemmour.

 

"Je le répète, cela fait dix jours que je dis la même chose: les Coréens du Sud n'ont pas confiné tout le monde, ils ont testé en masse et ils ont confiné les malades. Vous vous rendez comte de ce que vous dites, on est quoi, on est le Gabon ? 

 

Lire : Coronavirus : la France au 20e rang mondial du diagnostic et du traitement

 

"On a laissé l'Etat en déshérence, l'Etat est désorganisé. On en est arrivé au point où il a été incapable de prévoir, il a bazardé ses stocks de masques, il a désindustrialisé, il a délocalisé la fabrication des médicaments en Chine et en Inde, etc, etc.

 

Marc Menant

 

"Il y a une sorte de vérité qui pointe dans les propos d'Eric Zemmour. Il y a aussi un autre point, c'est qu'en réalité, pour avoir beaucoup lu sur toutes les épidémies, si on avait simplement repéré les personnes fragiles (c'est facile: les personnes qui souffrent soit de diabète, soit ceux qui sont en fragilité cardiaque, soit les personnes d'un certain âge et qui sont fragiles), rien qu'en les isolant eux, en prenant soin d'eux, on avait là la possibilité d'avoir une interaction qu'on appelle la pandémie nécessaire pour que tout le monde soit auto-vacciné naturellement."

 

Eric Zemmour :

 

"Le professeur Didier Raoult le dit : c'est uniquement par des tests massifs qu'on pourra éviter ce confinement général.

 

"Et il faut se rappeler ce que disait soir après soir Jérôme Salomon (le directeur général de la santé) 'les tests en masse ce n'est pas nécessaire'. Souvenez-vous, il faut quand même le rappeler !

 

"[...] Avec les nationalisations c'est le retour de l'Etat, c'est le retour de la nation, c'est tout ce qu'on avait brocardé, et bazardé depuis 30 ans et qui revient en force."

Note du blog Christ Roi. Le confinement, c'est le Moyen-Âge" parce que depuis, la technologie médicale a permis de progresser un tout petit peu : masques, tests, dépistages massifs, appareils respiratoires... Tout ce qui manquait à la France vu que la fabrication de ces produits a été délocalisée par l'UE en Chine.

 

Lire : Après les masques, les tests, les appareils respiratoires, les médicaments et l'oxygène pourraient manquer dans les prochains jours

 

En Chine, la ville chinoise de Wuhan (au centre du pays), berceau de l'épidémie de Covid-19, va lever le 8 avril ses restrictions aux déplacements, après plus de deux mois de confinement, ont annoncé les autorités chinoises le 24 mars. Le reste de la province du Hubei bénéficiera de cette mesure dès le mercredi 25 mars. (Rtl) Le confinement a été levé le 24 mars dans toute la province du Hubei, désormais considérée comme une zone à "faible risque." (Lci) Alors que les chiffres de contaminations se stabilisent, ... le pouvoir local réfléchit à un test massif des 11 millions d’habitants de la mégalopole pour recenser les cas asymptomatiques. Des cas asymptomatiques qui ont longtemps été oubliés du comptage officiel avant d’être réintégrés cette semaine. Ces personnes sans symptôme mais positives au Covid-19 et contagieuses sont la réelle inconnue qui pourrait participer à une nouvelle vague de l’épidémie. (24heures.ch) En Corée du Sud, il y a eu des tests massifs pour endiguer le coronavirus et un lancement tôt de la production industrielle de kits de dépistage, une stratégie de tests massifs et rapides, conjuguée à un traçage des contacts. ( Le Monde)

 

La REM "arrière" (adjectif mérité) n'a eu d'autre choix que de revenir au Moyen-Âge en confinant tout le monde et en lançant des campagnes de pub pour tousser dans le coude, se moucher avec un mouchoir en papier unique, jeter son mouchoir à la poubelle, respecter les gestes barrières, stopper les embrassades... Ce serait risible s'il n'y avait pas des morts. Le scandale du coronavirus et du confinement général s'annonce bien pire que celui du sang contaminé pour les responsables "pas coupables".

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 17:08

Le confinement n'est ni nécessaire ni suffisant. Macron l'impose, dans une allocution télévisée lundi soir (16 mars), simplement parce que avec le retour des frontières (ce qui fait de la France le dernier pays à fermer ses frontières en Europe) il n'a rien d'autre à proposer comme mesure de protection. La santé est un service gouvernemental sinistré. La France n'a malheureusement rien pour tester : on est au Congo !

Dans une video publiée lundi par "IHU Méditerranée-Infection", le professeur Didier RAOULT explique en effet que "la dernière fois que l'on a instauré une quarantaine c'était pour le choléra à Marseille (1834-1835) et cela n'a pas marché".  

Selon un article de Ouest-France du 30 janvier 2020, 

"Dans certains ports, en cas d’épidémies ou de soupçons de maladie, les voyageurs étaient envoyés dans des « lazarets », établissement dans lesquels ils étaient mis en quarantaine. « C’était par exemple le cas à Marseille, pour se prémunir du choléra à partir des années trente du XIX e siècle, indique Patrick Zylberman. En général, ces lazarets étaient arrangés en deux sections : celle des malades et celle des personnes ne laissant apparaître aucun symptôme. Celles-ci rongeaient leur frein. Les contacts entre les deux sections n’étaient pas rares. La nourriture y était exécrable, et certains se faisaient servir des repas par des gargotiers du voisinage, offrant ainsi d’autres occasions pour la circulation des virus. Les lazarets étaient donc des machines à transmettre le virus plutôt qu’à y faire obstacle.

[...]

« Des études rétrospectives montrent que la quarantaine est davantage efficace lorsqu’elle est appliquée tôt après le début de l’épidémie. Attention cependant : la mise en quarantaine collective, qui réunit dans un même lieu des personnes non-infectées et infectées, peut être contre-productive. C’est un outil très spectaculaire mais peu efficace sanitairement », pense Patrick Zylberman, spécialiste d’histoire de la santé à l’École des hautes études en santé publique (EHESP).

Et d’ajouter : « Pour avoir ne serait-ce qu’une efficacité relative, la quarantaine doit être couplée avec d’autres mesures, telles que la réduction des contacts, des déplacements, des rassemblements ; la réduction de la durée d’attente entre la survenue des symptômes et l’hospitalisation ou encore une application plus stricte des mesures de contrôle de l’infection dans le cadre de l’hôpital. »

Pour lui, il importe de rassurer la population, et non de l’effrayer par des mesures coercitives. Car « lorsqu’on est en quarantaine, on a peur d’être infectés et on a qu’une idée en tête : s’évader ». Fin de citation. (Source)

 

"Si l'on veut avoir une idée de ce qui est vraiment la mortalité (par coronavirus dans le monde), précise le professeur Raoult, vous regardez une bonne source d'information : "South China Morning post", vous cochez "corona virus state", et vous regardez combien il y a de mort dans le monde, combien par pays, et combien de cas par pays.

 

"À l'époque actuelle on doit faire autre chose, et ce que l'on doit faire, en maladie infectieuse, c'est diagnostiquer et traiter. [...] On teste, on détecte, on traite".

Sur ce blog nous posons la question : à quel moment le traitement, dont parle le professeur Raoult a-t-il été décidé depuis la prise de parole de Macron hier soir pour confiner les Français en limitant les contacts à 5 personnes ?

 

Selon la donnée la plus récente des sources officielles au 13 mars 2020, la proportion de tests faits par millions d'habitants montre la France au vingtième rang mondial, derrière la Malaisie, la Slovaquie, la Finlande, ou encore Taïwan.

 

"La France a pris une stratégie qui n'est pas la stratégie du reste du monde technologique. Le niveau de test en France, depuis le début, est très bas. C'est très peu testé.

 

"Et cette stratégie très basse de test n'est pas celle choisie par la majorité des pays, en particulier les Coréens, qui font partie avec les Chinois, de ceux qui ont maîtrisé l'épidémie, en faisant cela : dépistage+traitement."

Coronavirus : la France au 20e rang mondial du diagnostic et du traitement

La Corée du Sud contrôle le virus par test systématique + le traitement hydroxychloroquine+Azithromycine (+confinement) des infectés : le virus est blanchi en 6 jours au lieu de 20 (et pas 14).

 

Pour l'anecdote, notons tout de même, dans cette video "Coronavirus : diagnostiquons et traitons ! Premiers résultats pour la chloroquine", cette anecdote qui mérite d'être rapportée pour ce qu'elle dit de l'état de la "démocratie" dans ce pays, autour du scoop du professeur Raoult sur le traitement du coronavirus par "500 milligrammes de chloroquine par jour pendant 10 jours"  :

 

"Là il y a quelqu'un qui me menace tous les deux jours la nuit en me menaçant de tous les maux si je ne retire pas le fait que la chloroquine est efficace (pour soigner le coronavirus), je crois que je vais porter plainte, mais cela ne m'émeut pas tellement.

"Et puis pour la première fois de ma vie, il y a eu sur facebook où cela avait été rapporté : il y avait marqué fake news. C'était quelqu'un du Monde qui avait estimé que ce que je disais de ce qu'avait rapporté les Chinois n'était pas vrai et cela a même été mis fake news pendant 36 heures sur le site du ministère de la santé, sur ce que moi je dis.

 

"Du coup je pense que cela a donné une publicité considérable et ce truc a été vu par 450 000 personnes. Donc j'espère qu'ils vont continuer de dire des horreurs parce que cela mobilise les gens et cela leur donne envie d'aller regarder ce qui est critiqué d'une telle manière." (Fin de citation du professeur Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée-Infection.)

Add. 18 mars 2020 19h31. France-Info : Vaccins, chloroquine, remdesivir... Où en sont les recherches pour trouver des remèdes contre le coronavirus ? (Source)

Source: https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccins-chloroquine-remdesivir-ou-en-sont-les-recherches-pour-trouver-des-remedes-contre-le-coronavirus_3871331.html

Source: https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccins-chloroquine-remdesivir-ou-en-sont-les-recherches-pour-trouver-des-remedes-contre-le-coronavirus_3871331.html

Un traitement à la chloroquine prometteur

A Marseille, l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée infection teste depuis le 9 mars le traitement des malades du Covid-19 avec de la chloroquine (ou plus exactement d'hydroxychloroquine). Avec des résultats encourageants, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. Sur 24 patients volontaires testés, "il n'y a plus que 25% de porteurs" du virus après six jours, a affirmé Didier Raoult, directeur de l'IHU, lundi, dans une vidéo YouTube. Les autres sont donc en voie de guérison. Le professeur explique que ce groupe a été comparé avec un groupe de patients à Nice et Avignon, qui n'a pas reçu de chloroquine, et comptait toujours 90% de porteurs du virus après la même durée.

 

Ces résultats sont d'autant plus prometteurs que la chloroquine est un médicament peu onéreux, couramment utilisé contre le paludisme. En février, un essai mené sur plus de 100 malades de plusieurs hôpitaux en Chine avait déjà montré des signes d'efficacité, selon une étude cependant publiée (dans la revue BioScience Trends) de façon préliminaire, c'est-à-dire sans avoir été validée par un comité d'experts scientifiques. L'étude marseillaise, elle, va être "envoyée à un journal" pour validation, a assuré Didier Raoult lundi.

 

[...] La chloroquine n'avait pas été retenue parmi les quatre traitements testés dans un essai clinique national en France, lancé le 11 mars. Le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé mardi que ces résultats "intéressants" de l'IHU devaient être soumis aux "processus de validation" scientifiques. Et il a annoncé avoir donné son feu vert à "un essai plus vaste (...) sur plus de patients", qui serait mené par "d'autres équipes" que celle de Didier Raoult. Dans la foulée, le laboratoire français Sanofi s'est dit prêt à offrir des millions de doses d'hydroxychloroquine aux autorités françaises.

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 19:16

Une "lutte contre les violences gratuites" a été annoncée le 12 juin par le Premier ministre Édouard Philippe dans son discours de politique générale à l’Assemblée nationale. "Les Français n’en peuvent plus des coups de couteau donnés pour un mauvais regard ou des batailles rangées entre bandes rivales". Cette information est rapportée par Sputnik News.

 

L'urgence n'est pas de changer la société mais bien de réformer l'homme.

Face à l'irrésistible augmentation des "violences gratuites", se réarmer moralement et spirituellement

La délinquance explose depuis des mois dans la capitale, selon la Préfecture de police de Paris. Le nombre d’agressions physiques bondit dans plusieurs arrondissements, mais aussi dans tout le pays. Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police –Policiers en colère, décrypte sans concession ce phénomène pour Sputnik.

 

«La France est en voie de désocialisation. Depuis plusieurs années, notre organisation syndicale affirme que le pays connaît une dérive “insécuritaire”, un peu comme ce que l’on peut observer dans certains pays d’Amérique du Sud.»

 

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police –Policiers en colère, fait un terrible constat. Et les chiffres semblent lui donner raison. Le 3 juillet, Le Canard enchaîné lâchait une bombe. L’hebdomadaire satirique a pu se procurer les statistiques de Préfecture de police de Paris concernant la délinquance sur les cinq premiers mois de l’année 2019. Les données sont saisissantes. Si l’on fait abstraction du XXe arrondissement, tous les autres secteurs de la ville sont concernés par une hausse de la délinquance. Cambriolages, agressions sexuelles et autres atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes se multiplient à des niveaux alarmants. Concernant ces dernières, on déplore +40% dans le Ier arrondissement, +30% dans le IIe, + 45% dans le IIIe ou «seulement» +10% dans le pourtant très chaud XVIIIe.

 

« Les Français n’en peuvent plus des coups de couteau pour un mauvais regard. Nous ne devons plus rien laisser passer. Nous travaillerons à un livre blanc et une loi de programmation sur la sécurité intérieure », a tweeté le 12 juin Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat égalité femmes-hommes & lutte contre les discriminations auprès du PM.

 

 

​Mais Paris n’est pas seul concerné. L’étude «Insécurité et délinquance en 2018: premier bilan statistique», de L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) nous apprenait en janvier dernier que «la hausse du nombre de victimes de coups et blessures volontaires (sur personnes de 15 ans ou plus) enregistrée en 2018 par les forces de l’ordre a été nettement plus forte (+8%), que les cinq années précédentes (+2,2% en moyenne annuelle entre 2013 et 2017). Le niveau dépasse 240.000 victimes, un point haut sur 10 ans». L’ONDRP note, concernant les victimes de coups et blessures volontaires, que «Parmi les victimes enregistrées, 44%, soit plus de 100.000 victimes, ont subi ces violences dans la sphère familiale; dans neuf cas sur dix, il s’agit alors de violences conjugales.»

 

​Par ailleurs, «les vols avec violence enregistrés par la police et la gendarmerie diminuent depuis 2014, et en 2018 ce repli est très net». Des agressions physiques aux motifs crapuleux de moins en moins nombreuses, mais des coups et blessures volontaires qui ne cessent d’augmenter… La France aux prises avec la violence gratuite?

 

«Oui. Cela correspond à une orientation sociétale. Dès l’école, l’on peut constater ce phénomène. Nous avons affaire à des jeunes de plus en plus violents et ils le sont de plus en plus tôt. Les nombreuses affaires d’agressions de professeurs médiatisées et qui défraient la chronique montrent la banalisation de cette violence. Les orientations politiques, quant à elles, vont toujours vers plus de laxisme. Nous le voyons bien avec le lobby anti-fessée mené notamment par Brigitte Macron. Toujours moins d’éducation punitive et plus de laxisme à l’égard des plus jeunes… La mise en avant de l’enfant-roi conduit à une montée sans précédent des violences. Si on ne cadre pas un enfant dès le plus jeune et qu’on ne lui impose pas de limite, ceux qui sont les plus fragiles psychologiquement peuvent se déshumaniser et en grandissant atteignent des seuils de violence extrêmement élevés et dangereux pour la société», analyse Michel Thooris.

 

Le 8 juillet, Riyad B., 19 ans et son camarade Bokar L., 18 ans ont frappé le proviseur d’un lycée d’Athis-Mons (Essonne), après avoir échoué au baccalauréat. Ils ont notamment «dégradé» son bureau, et menacé de revenir dans l’établissement pour «y mettre le feu», selon une source proche de l’enquête. Ils ont été condamnés à 105 et 140 heures de travaux d’intérêt général.

 

«Cette situation est liée à un laxisme judiciaire qui encourage le crime et la récidive, de même qu’à des orientations politiques qui n’ont fait qu’accélérer ce phénomène de violence sur personne, de délinquance, de criminalité, qui ne fait aujourd’hui que progresser et face auxquels la société française ne sait pas répondre», s’alarme Michel Thooris.

 

La situation inquiète en haut lieu. Le 12 juin dernier, le Premier ministre Édouard Philippe prononçait son discours de politique générale à l’Assemblée nationale. Il a redit sa volonté de mettre en place un «plan pour lutter contre les violences gratuites».

 

«Les Français n’en peuvent plus des coups de couteau donnés pour un mauvais regard ou des batailles rangées entre bandes rivales. Nous ne devons plus rien laisser passer», a-t-il lancé dans l’hémicycle. (Source et suite : SPUTNIK NEWS )

***

Note du blog Christ-Roi. L'augmentation des violences gratuites montre que le socialisme ou le progressisme d'un Macron pèche contre l'humanité en croyant la faire avancer au moyen du relativisme et du multiculturalisme du tout se vaut.

 

Donner aux hommes l'objectif du changement social pour améliorer la société ne peut qu'empêcher l'amélioration de l'homme, encourager les revendications égoïstes et mener la société à la dernière barbarie.

 

Au lien de stimuler la créativité et le sens de la responsabilité, ce progressisme déshumanise la jeunesse. Né durant les funestes Lumières, étudié dans les loges, développé avec le libéralisme, puis le socialisme, pratiqué depuis des décennies, sans que la droite ne soit réellement revenu dessus, ce système désastreux a éliminé toute chance de changer la vie et d'améliorer l'homme. C'est pourquoi il porte en lui-même son inéluctable faillite. 

 

Personne n'a honni plus que les royalistes l'assertion selon laquelle l'amélioration de l'humanité passe par la correction de la société et non pas celle de l'homme.

 

Au XVIIIe siècle, le monde entier enviait la civilité française, la courtoisie, la qualité, le raffinement et le degré de civilisation atteint par notre pays. L'Europe parlait français.

 

Lire : "Être français s'est d'abord confondu avec le privilège de vivre protégé sous les fleurs de lys" (Pierre Chaunu)

 

 

"Grand déclassement" : Paris recule dans le classement des villes les plus agréables du monde

 

Comme nous le disions en 2015, la France a besoin d'une révolution morale et culturelle, d'un réarmement moral et spirituel, qui nous permette de refaire société, de refaire la France, seul moyen de réussir la renaissance nationale, seul moyen de changer le cours des événements.

 

Avant de vouloir changer les autres, pour changer la société, commençons par nous réformer nous-mêmes !

Face à l'irrésistible augmentation des "violences gratuites", se réarmer moralement et spirituellement
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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 07:42

L'effondrement du niveau scolaire en France "vient de très loin et nous atteignons sans doute là le point limite et l'aboutissement logique des politiques éducatives qui ont été décidées et appliquées depuis des décennies."

Entre « professeurs formatés idéologiquement » et « niveau scolaire abyssal », Anne-Sophie Nogaret dépeint à Sputnik une situation catastrophique pour l’Éducation nationale. Professeure de philosophie et auteure du livre-choc « Du mammouth au Titanic, la déséducation nationale », elle lance un cri d’alarme, à l’heure où le Bac 2019 a tout d’un fiasco.

 

Extrait :

 

"René Chiche, qui est également professeur de philosophie a témoigné de son désarroi au Figaro : 'ce qu’on constate de plus en plus fréquemment depuis quelques années, et que je n’avais pour ma part jamais observé dans de telles proportions, ce sont des lots entiers de copies parfaitement indigentes à tout point de vue, dont il est difficile de distinguer la forme du fond parce qu’elles sont écrites en un charabia qui emprunte vaguement au français comme à une langue étrangère..' (1)

Notes

 

(1) Baccalauréat: quand l’illettrisme s’invite dans les copies, Lre Figaro, Par Etienne Campion Mis à jour le 05/07/2019 à 07:20 Publié le 04/07/201

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À comparer avec : L'école sous l'"Ancien Régime"

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 22:10

La revue « Nature » publie son « Index 2019 », qui passe en revue la hiérarchie mondiale de la recherche scientifique. Si le CNRS y reste bien classé, la France a connu un déclin marqué en 2018. 

 

Source: Le Monde.

La France recule dans le classement mondial de la science
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 16:15

Dans une conférence donnée au Centre d'Études et de Prospective sur la Science (CEP) à Issy-les-Moulineaux le 16 mars 2019, l'historienne Marion Sigaut dresse l'état des lieux d'une évolution calamiteuse de l'école et de l'instruction en France depuis la Révolution.

 

Extraits

 

"Au siècle de Louis XIV et de Louis XV des écoles de village étaient prises en charge par les communautés des habitants. Les habitants achetaient ou construisaient ou louaient la maison d'école. Les parents apportaient une contribution pour leurs enfants et la communauté suppléait ceux qui ne pouvaient assumer la totalité. L'existence de ces écoles est attestée depuis le Moyen-Âge, c'est-à-dire que ce n'est pas une nouveauté du siècle de Louis XIV. Et à cette époque les curés choisissait des clercs pour faire la classe, mais au XVIe siècle, c'est-à-dire la fin du Moyen-Âge, ce que l'on appelle la 'Renaissance', un ambassadeur vénitien déclara qu'il n'y avait personne en France qui ne savait lire et écrire. C'est bien évidemment exagéré, mais c'est quand même éclairant sur l'impression que pouvait donner sur un voyageur étranger l'état des écoles en France. On disait que escoles et collèges étaient répandus par toutes les villes et villages du Royaume. Le clergé surveillait que les précepteurs ne demandaient pas de prix exagérés et que leurs enseignements soient bons. L'Église voulait aussi surveiller, je cite, la qualité des comédies, tragédies, dialogues ou colloques oraisons qu'on y représentait. Imaginez-vous la richesse de ce qu'on offrait aux écoles.

 

"Les guerres civiles (guerres de religion et Fronde) avaient dégradé le réseau des écoles primaires qui ne se relevèrent qu'au XVIIe siècle. Louis XIV, qui voulait éradiquer le protestantisme, encouragea le renouveau des petites écoles. Le 13 décembre 1698, Louis XIV décrète: 'Enjoignez à tous, pères, mères et tuteurs qui sont chargés de l'éducation des enfants et nommément de ceux dont les pères et mères ont fait profession de la religion prétendue réforme (c'est-à-dire le protestantisme) de les envoyer aux dites écoles et catéchismes jusqu'à l'âge de quatorze ans. C'est une façon (pour lutter contre le protestantisme) de déclarer l'école obligatoire.

 

"Louis XIV prescrit aux communautés, de s'imposer pour pourvoir à la subsistance des maîtres et des maîtresses et fixa leur salaire à cent cinquante livres par an pour les hommes et cent livres par an pour les femmes. Cette dépense devint obligatoire à partir de ce moment-là.

 

"En 1724, nous sommes sous Louis XV, un an après la fin de la Régence, une déclaration réitère les prescriptions de Louis XIV. Il est alors décidé de relever les noms des enfants qui ne vont pas à l'école et de faire poursuivre les parents pour les obliger de les envoyer à l'école, sachant que si c'est une question financière, la communauté pourvoira.

 

"Les curés sont enjoints par leur hiérarchie de prêcher l'école en chaire, l'école est indispensable à la jeunesse. Il les exhorte à ouvrir et à faire fonctionner des écoles ouvertes à tous, riches et pauvres.

 

"[...] Il est impensable qu'on impose aux parents un maître dont ils ne veulent pas.  Ce sont les habitants qui fixent les honoraires du directeur d'école. Ce sont eux qui nomment le maître d'école en assemblée générale de village jusqu'à la Révolution... Et c'est là que cela va s'effondrer, je vous expliquerai comment.

 

"On peut faire appel à candidatures par voies ou d'affiches ou de journal dans la ville la plus proche.

 

"En ville, les candidats sont examinés par un curé ou les notables qui testent leurs connaissances devant un jury réunis dans l'église, et on les fait chanter, paraît-il aussi. Au village, on demande au curé ou au maître sortant de se charger de cet examen.

 

"Le village vote à haute-voix. C'est l'assemblée générale.

 

"La nomination fait l'objet d'un acte devant notaire. On a recruté un recteur d'école, on va passer un contrat, dont les termes sont débattus par les habitants. Il n'y a pas un contrat-type. Chaque village a décidé de son contrat avec son instituteur.

 

"L'école fonctionnait essentiellement en hiver. Le matin, la messe, c'est une école chrétienne, nous sommes en France. On apprend la lecture, l'écriture, et l'arithmétique, le calcul. Lire, écrire, compter. Et on apprend le latin. Et on fait copier des textes latins sur des pages blanches. Les élèves doivent savoir véritablement écrire. On leur fait copier des textes sur des pages. Et la demande est très forte de la part de la population du village d'apprendre à lire des vieux manuscrits, parce que dans les vieux textes qui sont conservés dans chaque paroisse, il y a les contrats passés avec le Seigneur, c'est-à-dire les droits de la communauté. Et quand on ne sait pas lire, on peut se faire avoir. Or, on apprend à lire à ces enfants, dans l'espoir qu'ils puissent se faire les défenseurs de la communauté en cas d'abus contre la communauté. Aujourd'hui on appellerait cela la paléographie, à l'époque on appelait cela savoir lire les anciennes chartes de la communauté.

 

"Le paiement des gages du recteur d'école était assuré par les parents qui payaient en fonction de leurs moyens. C'est l'Assemblée (du village) qui décidait qui paye quoi et combien. Aucune injonction ne venait de plus haut. Dans certains pays on pouvait payer en nature (oeufs, oies, pains, ce qu'on pouvait apporter au recteur d'école). 

 

"De toutes façons le maître était payé la somme qui a été fixée par le roi. Le roi a fixé un salaire minimum. Le roi a voulu qu'on ne puisse pas mal payé les recteurs d'école.

 

"Or période scolaire, le maître se rendait utile à d'autres occupations qui étaient à sa portée. Il n'était plus payé mais il pouvait faire autre chose.

 

"Les instituteurs du doyenné étaient rassemblés une ou deux fois par an pour mise à niveau et instruction de leurs devoirs. Il était impensable qu'un instituteur ou qu'un recteur d'école fasse sa petite affaire de son côté sans mise à niveau et contrôles. Ils étaient interrogés par les évêques qui faisaient des tournées et interrogeaient aussi les enfants. C'est l'équivalent de l'Inspection d'Académie. S'il y avait des plaintes contre les directeurs d'école, on pouvait les révoquer. Les maisons d'école étaient soit données par les seigneurs, soit données par les curés, ou quelques personnes généreuses. Certaines étaient fournies par la fabrique, c'est-à-dire l'assemblée qui gère les biens de l'église. La majorité était l'affaire de la communauté et de ses seules ressources.

 

"[....] Donc l'éducation était l'affaire des parents, l'affaire de la religion et l'affaire de la communauté.

 

"Dans le département de l'Aube, en 1789, 72% des hommes savaient lire.

 

"À l'époque des Lumières, qui commence avec l'Encyclopédie à la fin des années 1740, on commence à entendre des récriminations contre la multiplicité des écoles publiques et gratuites qui nuisent à l'agriculture.

 

"[...] La critique contre la gratuité et le nombre d'école montre combien l'instruction était répandue dans le petit peuple. Les attaques sont conjuguées entre le mouvement des Lumières et les jansénistes. C'est un fait. On les retrouve la main dans la main dans tout ce qui a sapé l'autorité de l'Église et du roi, c'est-à-dire les jansénistes depuis qu'ils existent et les francs-maçons ou "Lumières", puisqu'on peut dire que c'est la même chose, depuis qu'ils existent également.

 

"Le janséniste La Chalotais, tombeur des jésuites (c'est lui qui a réussi à faire interdire les Jésuites, dont le rôle principal était l'éducation et l'instruction gratuite pour tous) publie en 1762 un Essai d'Éducation nationale. Écoutez ce qu'il dit : 'N'y a-t-il pas trop d'écrivains, trop d'Académies, trop de collèges ? Autrefois, il était difficile d'être savant faute de livres, maintenant la multitude des livres empêche de l'être. Il n'y a jamais autant d'étudiants dans le royaume où tout le monde se plaint de la dépopulation.' Plus les gens savent lire, moins ils font d'enfants ! Ah bon ?!...'Le peuple même veut étudier. Des laboureurs, des artisans envoient leurs enfants dans les collèges des petites villes où il en coûte peu pour vivre. Parce que aux collèges des petites villes, les paysans pouvaient apporter leur nourriture à leurs enfants. En multipliant les collèges dans les petites villes, il y avait véritablement moyen d'apporter l'enseignement secondaire aux paysans. 'Quand ils ont fait de mauvaises études qui ne leur ont appris qu'à dédaigner la profession de leurs pères, ils se jettent dans les cloîtres (ce qui est une façon de dire qu'on ne devient clerc que quand on a raté : encore une calomnie). Dans l'état ecclésiastique ils prennent des offices de justice et deviennent souvent des sujets nuisibles à la société. Les frères de la doctrine chrétienne qu'on appelle 'ignorantins' sont survenus pour achever de tout perdre, ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n'eussent dû apprendre qu'à dessiner et à manier le rabot et la lime, mais qui ne veulent plus le faire. Le bien de la société demande que les connaissances du peuples ne s'étendent pas plus loin que ses occupations. Tout homme qui voit au-delà de son triste métier ne s'en acquittera jamais avec courage et avec patience.' Si ce n'est pas de la haine du peuple, en tout cas c'est de la haine de l'éducation pour le peuple ! Clairement.

 

"Une des lettres de Voltaire du 4 mai 1762, concernant le texte de L'Essai l'Éducation nationale de La Chalotais est classée avec cette mention : 'Très belle lettre d'envoi de son ouvrage contre la constitution des Jésuites et le fanatisme qu'elle renferme et contre la barbarie de l'éducation française.' La barbarie : apprendre à lire et à compter aux enfants du peuple, c'est de la barbarie... Voltaire applaudit à tout rompre: 'Je vous remercie, écrit-il à La Chalotais, de proscrire l'étude chez les laboureurs. Moi qui cultive la terre (alors Voltaire qui cultive la terre, imaginons ! C'est l'époque où quand vous êtes propriétaire d'un terrain vous vous dites 'laboureur'. C'est cela la catastrophe, c'est que tous les bourgeois qui ont investi dans la terre prétendent parler pour l'agriculture), je vous présente requête pour avoir des manœuvres et non des clercs tonsurés. Il est à propos que le peuple soit guidé, mais non pas qu'il soit instruit : il n'est pas digne de l'être.' (Voltaire) 

 

"En 1766, Voltaire écrit à son ami Damilaville: 'Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple que vous croyez digne d'être instruit. J'entends par peuple la populace qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire : il mourrait de faim avant de devenir philosophe. Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous aviez comme moi une terre, si vous aviez des charrues, vous seriez de mon avis. Ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois, c'est l'habitant des villes. Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. (Voltaire)

 

"Savez-vous que Rousseau, Jean-Jacques - vous savez, celui qui a abandonné ses enfants qui a écrit un traité sur l'éducation ! -, en 1761, il a écrit dans La Nouvelle Héloïse 'n'instruisez pas l'enfant du villageois car il ne lui convient pas d'être instruit.'

 

"En 1774, les 'Lumières' arrivent au pouvoir et réussissent à imposer l'économie de marché en lieu et place de l'économie morale sous la protection du roi. (Cela a fait l'objet de plusieurs de mes conférences). Turgot a convaincu Louis XVI de laisser filer le prix du blé, donc du pain du peuple, 'pour le bien de tous' : Majesté, quand le pain sera trop cher, ce n'est pas grave..., cela s'arrangera. 

 

Lire : La souffrance ouvrière sous la république

 

"Le problème de Turgot, c'est que le peuple n'est pas d'accord. Turgot a écrit : 'Le roi met sous les yeux de ses sujets leurs véritables intérêts.' C'est-à-dire qu'en imposant le libéralisme, le roi présente à ses sujets leurs véritables intérêts. Le peuple ne sait pas quels sont ses intérêts : il faut qu'on lui montre... '[...] Et entend prévenir ou calmer les inquiétudes que le peuple conçoit si aisément sur cette matière, et que la seule instruction peut dissiper.' On va expliquer au peuple ce qui est bon pour lui, et s'il n'est pas d'accord, on va l'éduquer... Et bien voilà le programme (des 'Lumières') ! On peut s'attendre au pire, et il va arriver.

 

"En 1783 (on approche de la catastrophe) paraissent des Vues patriotiques sur l'éducation du peuple, d'un certain Louis Philipon de la Madelaine. Au chapitre intitulé 'Dangers des écoles répandues dans les bourgs et villages', il dit : 'On se plaint que les campagnes manquent de bras, et que le nombre des artisans déminue, que la classe des vagabonds augmente, n'en cherchons la cause que dans cette multitude d'écoles dont fourmillent nos bourgs et nos villages. Il n'y a pas de hameau qui n'ait son grammairien et que fait-il d'autre que de semer parmi les manœuvres, les artisans et les laboureurs le dégoût de leurs professions. Je le dis hardiment : il n'y aura jamais de bonne éducation pour le peuple si l'on ne commence à faire disparaître du milieu des bourgs et des campagnes ces recteurs d'école qui dépeuplent nos champs et nos ateliers.' On appelle cela : les 'Lumières' !  

 

 

La Révolution

 

"Le Roi Louis XVI accepte de renoncer à fixer le prix des subsistances, qu'on appelait la taxation, au profit du libre marché et de la loi de l'offre et de la demande. La France va sortir du monde du Bien commun pour entrer dans le monde du profit.

 

"[...] On a écrasé l'infâme (selon le mot de Voltaire 'Écrasez l'infâme'). D'un seul coup d'un seul, la Révolution a asséché tous le services publics gratuits.

 

"Le 1er mai 1775 (petit retour en arrière), Turgot avait déjà condamné les enfants au travail en appauvrissant dramatiquement les pères de famille. Va-t-on encore instruire les enfants, mais avec quoi ?

 

"En avril 1792, la Révolution a avancé. Le franc-maçon Condorcet remet à la Législative un projet intitulé 'Organisation générale de l'Instruction publique'. Condorcet, c'est un libéral, ami de Turgot, qui veut qu'on enseigne le libéralisme qui ne passe pas spontanément. (Dans la mentalité des 'Lumières'), il faut comprendre une chose, le peuple est bête. Quand le peuple ne veut pas quelque chose c'est parce qu'on la lui a mal expliquée. Cela, ça marche à tous les coups. On nous le refait (encore aujourd'hui) en permanence (le fameux 'il faut faire de la pédagogie'... Ndlr.).

 

"Le 18 décembre 1792, pendant le procès du Roi, Jean-Baptiste Leclerc, du comité d'instruction publique de la Convention, déclare : 'Au moyen de l'Instruction commune, vous déjouez toutes les passions funestes au Bien public et vous dérobez le coeur des enfants à l'aristocratie des parents, à leur orgueil et à leur fanatisme.Donc il est dorénavant bien clair que l'école va consister à retirer les enfants à l'influence délétère de leurs parents ! On est exactement à l'inverse de ce qu'a été tout l'esprit de l'instruction pendant les siècles de royauté.

 

"À propos du terme aristocratie, il faut savoir qu'à partir de 1789, le bien c'est patriote et mauvais c'est aristocrate.

 

"[...] Que disent les révolutionnaires de l'éducation ?

 

"Danton dit : 'Mon fils ne m'appartient pas, il est à la république.'

"Le 12 décembre 1793, Danton déclare: 'Il est temps de rétablir ce grand principe qu'on semble méconnaître que les enfants appartiennent à la république avant d'appartenir à leurs parents; [...] Nous devons dire aux parents: nous ne vous les arrachons pas vos enfants, mais vous ne pouvez les soustraire à l'influence nationale.' Mais si on les arrachait, ce serait quoi la différence ?

 

"[...] Le 7 mai 1794, Robespierre écrit : 'La Patrie a seule le droit d'élever ses enfants, elle ne peut confier ce dépôt à l'orgueil des familles ni aux préjugés des particuliers.' Tout ce que vous pensez, chers amis, n'est que préjugé si vous n'êtes pas d'accord avec eux...

 

"Le 1er juin 1794, Bertrand Barrère déclare : 'Les enfants appartiennent à la famille générale, à la république, avant d'appartenir aux familles particulières.'

 

"Et bien en avril 2013, Laurence Rossignol (sénatrice, porte-parole du PS. Ndlr.) déclarait : 'Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents.'

 

Laissons là l'histoire, parlons de l'école du mondialisme

 

"En mai 2010, l'UNESCO a publié les principes directeurs sur l'éducation sexuelle destiné à tous les professionnels de l'enseignement du monde. 

 

"C'est l'UNESCO, il s'agit d'une politique mondiale, c'est valable pour la planète entière et il est impensable de penser pouvoir s'y soustraire, même si ce n'est (théoriquement) pas contraignant.

 

"'Il faut, disent-ils, aux enfants une éducation sexuelle avant qu'ils soient sexuellement actifs, et leur donner des informations scientifiquement précises.' Voilà donc maintenant ce dont on va s'occuper. On va apprendre le sexe aux enfants. C'est cela maintenant l''éducation'. Et à partir de 3 ans vous n'avez plus les moyens de vous y opposer.

 

"Qu'est-ce que des informations scientifiquement précises concernant l'éducation sexuelle? Il n'existe pas de 'science de la sexualité' hormis les délires pervers d'un certain Kinsey. Vous avez un livre excellent de mon amie Judith Reisman, que je vous recommande de lire, en sachant que c'est extrêmement pénible.

 

Lire : 

 

Le scandale de la théorie du genre : les "travaux" d'Alfred Kinsey et la Fondation Rockefeller

Marion Sigaut – Les droits sexuels, la destruction programmée de l'enfance et de la famille

 

"Kinsey a inventé la pseudo science sexuelle. Il était un pervers et un escroc. Il n'existe pas de science de la sexologie, hors de Kinsey, qui n'a jamais été validée par aucun comité scientifique indépendant. Nous sommes là en pleine perversion à l'échelle de la planète.

 

"Quelques idées maîtresses et autres principes directeurs que l'on inculquera aux enfants d'après l'UNESCO

 

"On va apprendre aux enfants que chaque individu a le droit de prendre ses propres décisions.' Qu'est-ce que cela vient faire dans une éducation sexuelle ? En quel honneur d'abord, et où est l'autorité des parents là-dedans ?

 

"'Les parents et autres membres de la famille guident et orientent leurs enfants dans leurs décisions. Le rôle des parents est de guider et d'orienter, pas de décider. On évacue l'autorité parentale. Et on parle d'éducation sexuelle, pas d'autres choses.

 

"'Des adultes de confiance peuvent être sources d'aides et de soutien.' C'est qui les adultes de confiance ? Quelle garantie a-t-on qu'un 'adulte de confiance' ne soit pas un subordonneur, un pédophile ? Et qui va choisir ? C'est l'enfant ? Oui, puisqu'il n'a pas de papa ni de maman. L'enfant a le 'droit' de prendre ses propres décisions.

 

"Entre cinq et huit ans on aborde ce qu'est un abus sexuel.' On explique qu'il existe des pratiques positives et des pratiques néfastes, à cinq ans. 

 

Un 'abus sexuel', c'est un attouchement incorrect ou une relation sexuelle non-désirée ? Il y aurait donc de srelations sexuelles désirées et correctes à cinq ans ? On introduit ici l'idée que si l'enfant est d'accord, il n'y aura pas d'abus. Cinq ans...

 

'Toute personne, sans considération de son état de santé, de sa religion, de son origine, de sa race, de sa situation matrimoniale peut élever un enfant, lui donner l'amour auquel il la droit.' Il a le droit d'éduquer son enfant, ou celui d'un autre ? Ce n'est pas dit là. On est en train d'inculquer aux enfants que l'adoption est un droit, donc que chaque personne sans distinction possède un droit sur les enfants des autres... Les vôtres, mesdames et messieurs. Les vôtres.

 

"'Il existe des personnes qui ne sont pas capables de s'occuper des enfants.' Alors tout le monde a droit, mais il y en a qui n'en sont pas capables. On peut donc les retirer et les donner à d'autres. Et puisque les enfants appartiennent à la république ?

 

"L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié également en 2010 les Standards pour l'éducation sexuelle en Europe. C'est la même année, mais ce n'est pas le même texte.

 

Préambule."'Il faut donner l'éducation sexuelle notamment dans les écoles, ce qui n'est pas toujours aisé. La démarche rencontre souvent des résistances motivées le plus souvent par des peurs et des préjugés'. Alors quand vous n'êtes pas d'accord, c'est parce que vous avez des préjugés... On l'a déjà dit, mais bis repetita. Si vous n'êtes pas d'accord qu'on enseigne l'éducation sexuelle de cette manière-là à vos enfants, c'est que vous avez peur et que vous avez des préjugés ! C'est comme les gens qui avaient peur que le prix du pain soit prohibitif... Vous avez peur et vous avez des préjugés. Donc on va vous y obliger puisque vous n'êtes pas d'accord. Cela c'est le principe, quand le peuple n'est pas d'accord, on le force. 

"'Pour être suffisamment valorisée, l'éducation sexuelle devrait devenir une branche d'examen.' On a déjà des examens en biologie. On va faire passer des examens en quoi ? En masturbation, en changement de sexe, en pose de préservatif ? Cela a déjà a eu lieu. On fait poser des préservatifs dans des écoles, sur des objets en plastique. Et moi j'ai le témoignage d'une fille qui quand elle l'a fait à treize ans, elle était morte de honte, car les garçons hurlaient dans la classe. Évidemment puisque l'enseignement est mixte... Tout va bien !

 

"La psychologie, et plus spécialement la psychologiquement du développement montre que les enfants naissent sexués.' Alors si c'est pour dire qu'il y a garçon et fille, on le savait déjà. Mais ce n'est pas cela que ça veut dire. Cela veut dire que les enfants naissent sexuels. Et qui a dit que 'les enfants naissent sexuels' ? Alfred Kinsey. Il est l'alpha et l'omega de toutes ces horreurs. Kinsey a dit: 'Children are sexuals from birth', 'les enfants sont sexuels dès la naissance', et il l'atteste par un tableau qui a été publié dans ses ouvrages et que Judith Reisman a démonté. Il a violé et fait violé des centaines d'enfants par des pédophiles et à chaque hurlement il écrivait : 'orgasme'. Et c'est cela qui sert de référence pour dire que les enfants naissent sexuels dès la naissance !

 

"On veut réduire la sexualité au plaisir qu'on y trouve et évacuer le reste. Fort de ces grands principes on conclut que l'éducation commence dès la naissance. Alors c'est quoi ?

 

[...] De quoi parle-t-on ici si ce 'nest de vagabondage sexuel comme d'une activité de loisir. A-t-on pensé quelque part à dire qu'on peut avoir une relation sexuelle par amour ? Je ne vous parle même pas pour fonder une famille. Nulle part l'amour n'est mentionné.

 

"'L'éducation sexuelle est fondé sur l'égalité des sexes, l'autodétermination et l'acceptation de la diversité.' L'égalité des sexes, est-ce pour les hommes le droit d'avorter et pour les femmes le pouvoir d'avoir des problèmes de prostate ? Et la diversité, c'est quoi ? C'est la diversité des migrants et des autochtones, des homos et des hétéros ? Et bien oui, c'est cela la 'diversité'. C'est le monde de fous dans lequel on est en train de nous faire tomber.

 

"'L'éducation sexuelle est basée sur des informations précises et scientifiquement étayées.' Bis repetita, il n'y a rien à part Kinsey.

 

"'Les objectifs de l'éducation sexuelle sont de favoriser le respect de la diversité sexuelle.' Cela veut dire que toutes les perversions sexuelles vont être considérées comme se valant les unes les autres. Un ne pas discriminer, deux, égalité pour tous.

 

"... 'et les différences entre sexes, ainsi que la prise de conscience de l'identité sexualle et des rôles sexuellement attribués au genre.' Vous n'êtes pas une dame ou un monsieur, vous êtes simplement une dame qui a choisi d'être une dame et un monsieur qui a choisi d'être un monsieur. Ce qui est la négation du simple bon sens. Nous sommes nés homme ou femme avec les chromosomes afférents et rien n'a jamais changé en la matière.

 

"Donc, la diversité sexuelle c'est l'introduction de l'homosexualité dans les cours de sexualité à l'école. Or, qu'on le veuille ou non l'homosexualité ne représente et n'a jamais représenté au-delà de 5% de la population. C'est moins de 5% et on va présenter cela comme la norme.

 

"Les différences entre les sexes n'ont pas besoin d'être enseignées à l'école, qui est là pour enseigner les savoirs. Et les rôles associés aux genres, c'est la théorie du genre. or, aucune caution scientifique sérieuse n'a  jamais cautionné cette théorie. C'est juste un délire.

 

"'Favoriser le développement psychosexuel des individus en apprenant à exprimer des sentiments et des besoins, à mener une vie sexuelle agréable et à développer sa propre identité sexuelle et ses propres rôles de genre.' Voilà le programme de l'OMS. L'école est-elle là pour apprendre aux jeunes à mener une vie sexuelle agréable ? Pour vous, non, pour moi, non, pour eux, oui.

 

"Et c'est quoi développer ses propres rôles de genre ?

 

"Pour avoir un impact positif, l'éducation sexuelle doit d'abord avoir sa place attitrée dans les programmes scolaires et être traitée de manière approfondie tout au long de la scolarité.' Alors maintenant, on ne sait plus ni lire ni écrire, on ne sait pas que la France existait avant 1789. Mais on va devenir incollables sur le sexe.

 

"Entre 4 et 6 ans, qu'allons-nous apprendre aux enfants ? On les renseigne sur 'la reproduction humaine, la consolidation de leur identité sexuelle', à quatre ans... On va consolider leur identité sexuelle. On va leur apprendre la masturbation, le plaisir, et la satisfaction à se toucher. Alors Marlène Schiappa quand elle lançait un appel l'été dernier en disant 'non, il n'est pas question d'enseigner la masturbation à l'école' n'a pas lu les programmes. Et bien moi je les ai lus et j'ai écrit un petit livre 'Les droits sexuels', il y a toutes les références dedans.

 

"On va entre 4 et six ans, les différentes conceptions de la famille. Ce n'est définitivement plus papa et maman. Il y a différentes conceptions, il y a papa et papa, maman et maman, et puis papa et papa et papa, et oui pourquoi s'arrêter à deux ?... A quel titre ?

 

"On va leur apprendre des relations entre personnes de même sexe et les différentes normes en matière de sexualité. Alors si ce n'est pas la promotion de l'homosexualité et de toutes les perversions ?

 

"Et on va leur enseigner la conscience de pouvoir choisir 'Mon corps m'appartient.' J'ai reçu le témoignage d'un papa qui a pris son enfant sur les genoux après l'école et qui lui a dit : 'Papa, mon corps m'appartient.'

 

"Le corolaire de mon corps m'appartient, c'est j'ai le droit de dire non, mais le corolaire de j'ai le droit de dire non, c'est de dire j'ai le droit de dire oui.

 

"Je vais m'arrêter là. C'est de l'anti-éducation. L'école de la république, obligatoire désormais à partir de 3 ans, a totalement inversé les valeurs et a volé leurs enfants à leurs parents. Et il est temps de réagir parce que maintenant la loi est contre vous.

 

"[...] Je crois que le code civil est encore avec les parents. Il faut le faire valoir. Vous avez l'autorité parentale. Ces cours sont d'authentiques attentats à la pudeur. L'attentat à la pudeur est encore valable en France. Mais en face, vous avez le diable... Vous ne devez pas agir seuls. Il faut lancer des actions collectives. Je sais que François Billot de Lochner a commencé. Il faut lancer des actions collectives, en plainte pour attentat à la pudeur et détournement de mineur."

 

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 20:03

La France ne le sait pas, mais elle est en guerre avec l'Amérique.

François Mitterrand

Extrait

Il faut que les téléspectateurs le creusent, le réfléchissent : La France n'existe plus depuis 1815.

Francis Cousins

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 00:14

L'historienne Marion Sigaut encourage le mouvement des Gilets jaunes :

 

« Il faut comparer les Gilets jaunes aux jacqueries, à la Guerre des farines et à toute la violence pré-révolutionnaire populaire. La Révolution française, c'est la prise du pouvoir de la bourgeoisie. Dans l'affaire des Gilets jaunes, la bourgeoisie ne prendra pas le pouvoir parce qu'elle l'a déjà. 

On est à la fin d'un cycle. Le cycle qui vient de s'ouvrir c'est le retour du peuple après vraiment deux siècles, virgule quelque chose, de dictature totale idéologique de la bourgeoisie capitaliste. Et là c'est la fin de cela. 

C'est le réveil du peuple français. Ce peuple français qu'on calomnie, qu'on bafoue, qu'on exaspère depuis des décennies, se réveille et il est encore là. La France n'est pas morte. Le peuple français est encore là.

Tout est possible. Sauf que les gens rentrent chez eux en disant "on s'est trompé." Il y a un foisonnement d'intelligence, de prise de conscience, c'est extraordinaire ce qui se passe. Je ne dis pas qu'on va gagner. Je dis que la conscience collective est en train de progresser, de faire un saut qualitatif tel, qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible. 

Je pense que dans l'histoire de France, jamais la France n'est tombée aussi bas. On atteint le fond. Et on atteint l'autre face, c'est le peuple français qui se réveille : il dormait. On le croyait anesthésié, on l'avait mis dans la marmite d'eau chaude ! Et non il est là, et c'est magnifique ! »

Gilets jaunes, Marion Sigaut : "la fin de deux siècles, virgule quelque chose, de dictature totale de la bourgeoisie"
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 18:09

Voilà... une petite mise au point sur ce que cachent les programmes d'éducation sexuelle "dès le plus jeune âge" qui se mettent lentement, mais sûrement, en place au niveau de l'éducation nationale. Que ceux qui sont pour ce genre d'éducation lisent attentivement cet article et les liens référencés et on en reparle ensuite, car l'heure est grave, tout comme le sujet abordé : "Dit plus simplement, une telle éducation serait une véritable « fabrique à pervers ». On passerait dès lors d'une production « artisanale » (contexte familial incestuel, spécifique et plutôt rare), à une production « industrielle » de pervers (éducation nationale généralisée, et structures socialisantes de l’État)."


Merci à Ariane Bilheran pour sa relecture attentive et ses commentaires venus enrichir cet article. (Source)

 

« L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres, rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres. » (Jean-Jacques Rousseau, 1761, Julie ou La nouvelle Héloïse)

 

Ce titre vous choque ou vous interpelle ?

 

Avant de porter un quelconque jugement, asseyez-vous tranquillement, prenez le temps de respirer calmement et de lire cet article jusqu’au bout avec toute l’attention requise pour bien appréhender ce sujet, car l’affaire est grave et les informations dispensées ici émanent toutes d’institutions ou d’organismes officiels tel que l’ONU (UNESCO), l’OMS, l’Europe, le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de la Santé etc. ou d’associations qui ne fonctionnent que grâce aux subventions provenant de nos impôts.

 

Ceci précisé, il me faut dire un mot sur les circonstances dans lesquelles cet article a été rédigé. Cela fait maintenant près d’une dizaine d’années que j’échange avec diverses personnes sur la question d’un mouvement totalitaire qui se déploie dans notre société. Et plus particulièrement avec Ariane Bilheran qui s’est fait une spécialité d’étudier la psychologie et la pathologie du pouvoir. Bien que méconnue, ses travaux sont une référence majeure pour bien comprendre cette problématique (en particulier sur le harcèlement, l’autorité et la paranoïa). Elle vient récemment de faire paraître une somme de vingt ans de recherches sur le harcèlement que j’ai eu l’honneur de préfacer.

Donc, dans le cadre de l’analyse des idéologies qui concourent à installer un « totalitarisme soft » de façon perfide et totalement abjecte, Ariane Bilheran m’a demandé d’investiguer plusieurs textes officiels pour l’aider dans son travail de décryptage et d’étude concernant la nouvelle lubie de tous les gouvernements qui se succèdent depuis le début des années 2000, à savoir, « l’éducation à la sexualité », « dès le plus jeune âge », sur laquelle j’avais déjà écrit un billet qui aurait nécessité un traitement particulier sans être amalgamé avec un autre sujet (cf. « Affaire Dieudonné et théorie du genre, etc. : le harcèlement moral s’institutionnalise » paru le 20 février 2014 sur le site Agoravox).

 

Ces publications sur « l’éducation sexuelle » sont désormais si nombreuses, qu’il faudrait une « armée » pour toutes les décoder au regard des connaissances scientifiques actuelles dont nous disposons sur le développement psychique de l’enfant. Aussi, ne vais-je ici n’en sélectionner qu’un seul qui me paraît être paradigmatique de toute l’idéologie motivant en haut lieu les programmes d’« éducation sexuelle », « dès le plus jeune âge ». D’autant qu’il me faut être concis, tout en restant très précis, pour ne pas noyer l’essentiel dans un dédale d’informations souvent contradictoires.

 

Tout d’abord de manière à bien cadrer le propos, que devons-nous entendre par l’expression « dès le plus jeune âge » ?

 

La réponse est simple. Vous la trouvez dans un communiqué de presse de l’OMS publié sur leur site le 20 octobre 2010 : « Nouvelles recommandations européennes sur l’éducation sexuelle : selon les experts, l’éducation sexuelle devrait commencer dès la naissance » où le docteur Gunta Lazdane[1], conseillère régionale pour la santé sexuelle et génésique[2] au Bureau régional européen, qui a coordonné la rédaction des Standards pour l’éducation sexuelle en Europe, déclare : « La particularité de ces nouvelles recommandations, au-delà du thème abordé, c’est qu’elles insistent sur la nécessité de commencer l’éducation sexuelle dès la naissance. Elles expliquent également les compétences spécifiques que les enfants et les jeunes doivent acquérir, ainsi que les comportements à promouvoir à des périodes déterminées de l’existence. »

 

On ne saurait être plus clair !

Pourtant, malgré ces déclarations d’intentions, une très grande majorité de gens croient encore que cette éducation n’est qu’une « information » est qu’elle est prodiguée dans « l’intérêt supérieur des enfants ». Nous allons voir ce qu’il en est, textes de base à l’appui. La lecture de ces Standards qui donnent la direction à suivre pour tous les pays européens, est éminemment recommandée, de même que la critique qu’a déjà pu en faire Ariane Bilheran dans son livre L’imposture des droits sexuels ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial, mais ce ne sont pas ces écrits qui font l’objet de notre examen.

 

Le document sélectionné et analysé ici est téléchargeable sur le site eduscol.education.fr[3] du ministère de l’Éducation nationale. Il nous a été communiqué suite à une polémique née après les alertes vidéos lancées par Ariane Bilheran le 30 mars 2017 et le 26 avril 2017, rapidement suivies par la vidéo du Pr Maurice Berger le 9 juin 2017 qui s’expriment au nom d’un collectif de professionnels spécialisés dans la petite enfance et l’adolescence. Constitué uniquement de pédopsychiatres, de psychologues cliniciens et autres professionnels exerçant un métier en rapport avec la protection de l’enfance (et non pas de gynécologue-obstétricien, cf. note1, ou autres spécialités médicales du genre qui n’ont strictement rien à voir avec le développement psychique et la protection de l’enfant), cette association a lancé une pétition en ligne accompagnée d’un préambule et d’une lettre explicative du Pr Berger qu’il est utile de lire avant de se prononcer, car cette lettre explique bien la différence entre « éducation » et « prévention ». Deux notions qui sont totalement amalgamées par les programmes d’« éducation à la sexualité ».

 

Et enfin, avant d’aborder le contenu de ce guide, il convient de dire un mot sur la façon dont la perversion s’infiltre dans nos sociétés. Ce qu’Ariane Bilheran résume dans ses travaux de façon imagée par l’expression « bonbon empoisonné » ou « les trois gouttes d’arsenic dans un litre de lait ». Dans son livre Lti, la langue du IIIe Reich[4], Victor Klemperer écrit : « Le nazisme s’insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions d’exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. […] La langue ne se contente pas de poétiser et de penser à ma place, elle dirige aussi mes sentiments, elle régit tout mon être moral d’autant plus naturellement que je m’en remets inconsciemment à elle. Et qu’arrive-t-il si cette langue cultivée est constituée d’éléments toxiques ou si l’on en a fait le vecteur de substances toxiques ? Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir. »

Les nazis avaient bien compris l’utilité et l’impact des slogans pour propager leur idéologie et Victor Klemperer a parfaitement su saisir l’importance du langage dans cette opération d’emprise et de séduction.

 

À la façon de Victor Klemperer, nous allons voir en quoi des expressions isolées, des tournures de phrases, des formes syntaxiques, qui se sont imposées dans les programmes d’« éducation sexuelle », sont adoptées de façon mécanique, automatique et inconsciente sans même qu’elles soient critiquées par la majorité des personnes concernées.

Toutefois, compte tenu de la mise en garde formulée avec l’exemple étudié par Victor Klemperer et les aphorismes d’Ariane Bilheran, nous devons bien comprendre que tous les éléments de langage subversifs relatifs à la sexualité infantile sont recouverts de propos mielleux et de principes vertueux destinés à nous faire avaler de minuscules doses d’arsenic sans que nous y prenions garde.

En effet, ce procédé rhétorique, que j’ai déjà évoqué par ailleurs, a connu un fort succès lors des dernières présidentielles françaises. Il consiste à dire tout et son contraire en jouant sur les biais cognitifs (d’attention sélective, de confirmation, de croyance, etc.[5]) de telle sorte que l’auditeur d’un tel message soit inconsciemment porté à croire aux bonnes résolutions énoncées plutôt qu’à s’inquiéter de la légitimité et de l’impact des méthodes appliquées. Et c’est très exactement là que le bât blesse : lorsque l’affaire est rondement menée, personne n’ira plus contrôler la validité des concepts et de leur origine, ni les effets des techniques éducatives employées puisqu’elles seront réputées être dispensées pour le bien des enfants, des personnes et de la société. Or, en matière d’« éducation sexuelle », « dès le plus jeune âge », les effets sont connus d’avance par les véritables spécialistes du sujet : ils se traduisent par un arrêt brutal du développement émotionnel, psychique, voire intellectuel, chez des enfants traumatisés par la rencontre du réel et de l’imaginaire. Ce qui constitue le principe même du « meurtre psychique ». Dit plus simplement, une telle éducation serait une véritable « fabrique à pervers ». On passerait dès lors d’une production « artisanale » (contexte familial incestuel, spécifique et plutôt rare), à une production « industrielle » de pervers (éducation nationale généralisée, et structures socialisantes de l’État).

 

De quoi nous parle donc ce guide du formateur à l’éducation à la sexualité au collège et au lycée ?

 

Je n’irais pas jusqu’à commenter l’ensemble de ce document puisque, comme nous l’avons vu, il énonce de grands principes vertueux en dissimulant soigneusement le poison qu’il instille sournoisement. Nous allons voir où et comment en trois exemples seulement (c’est une limite que je me suis fixée pour ne pas faire traîner en longueur cet article, mais il en existe bien d’autres encore).

 

Toute l’argumentation servant à justifier les programmes d’« éducation à la sexualité » repose, soi-disant, sur des découvertes « scientifiquement prouvées » concernant le développement dit « psychosexuel » de l’enfant. Il est donc clair que la validité et la pertinence de cette « éducation à la sexualité » passent par la connaissance de ces études « scientifiques ». Lisons donc les passages de ce guide du formateur à la sexualité infantile pour en connaître l’origine. Ils se trouvent au chapitre « Comment se structure la sexualité ? », pages 11 à 15.

Le contributeur nous informe que « c’est à partir de la sexualité infantile que nous envisageons la sexualité comme l’organisateur fondamental de l’humain », tout en ayant pris soin de nous prévenir que « par “sexualitéˮ, nous entendons “psychosexualitéˮ, c’est-à-dire ce qui caractérise en ce domaine l’humain par rapport au biologique animal, soit une sexualité réglée et socialisée dans le cadre de la différence des sexes et de la différence des générations. »

Par cette introduction, Robert Dubanchet nous informe que la « science » sur laquelle repose tout le programme d’« éducation à la sexualité » est la psychanalyse. Je ne vais pas revenir sur ma position concernant cette discipline que j’ai déjà exposée dans deux articles : je suis favorable à la psychanalyse et lui reconnais une place importante dans notre culture. Cependant, il y a psychanalyse et psychanalyse et parmi tous les courants psychanalytiques qu’il existe aujourd’hui, le freudisme est peut-être celui qui est le moins pertinent. En effet, il faut avoir dressé une anamnèse complète de cet auteur pour comprendre qu’au final, il n’a eu de cesse de recouvrir d’un voile de déni les découvertes géniales de l’explorateur de l’inconscient. Il faut donc savoir que les théories de Freud nous confrontent à trois difficultés principales : d’une part, nombre de ses concepts ont été détournés de leur sens initial, nous allons voir comment ; d’autre part, il avait des raisons toutes personnelles pour donner le primat de la sexualité sur toutes autres pulsions, or, comme l’a très bien expliqué Erich Fromm dans son essai sur Le caractère de l’homme que j’ai cité dans l’article « L’inceste, l’Œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier », la pulsion sexuelle n’est pas primaire, comme l’envisageait Freud, mais plutôt tertiaire (nous y reviendrons) ; et enfin, les traductions n’ont pas toujours respecté l’esprit du texte paru en langue d’origine.

Dresser un programme d’éducation à la sexualité « dès le plus jeune âge » sur la base des « découvertes scientifiques » de la psychanalyse freudienne équivaut ni plus ni moins à construire son édifice sur des sables mouvants. Mais si on ajoute à cela les difficultés exposées ci-dessus, alors l’affaire se corse copieusement et nous pouvons comprendre le mouvement « hystérique[6] » qui s’est organisé à l’encontre de ce projet.

 

Étudions maintenant le premier exemple portant sur la corruption des écrits de Freud. C’est le cas le plus simple. Il est pourtant le plus difficile à « combattre » dans l’esprit des gens :

« Il est à noter l’aspect fondamental de la sexualité infantile et du développement psychosexuel, comme déterminant d’une future sexualité adulte. Freud nous montre l’enfant comme un être aux prises avec ses pulsions partielles, véritable “petit pervers polymorphe qui va se structurer et s’unifier progressivement au travers de sa névrose infantile. »

Ici, la supercherie de l’assertion assénée tel un slogan de propagande (71 400 résultats sur le moteur de recherche Google) par l’ensemble de la communauté psy est très simple à démontrer : Freud a-t-il oui ou non déclaré que l’enfant était un « véritable petit pervers polymorphe » ?

Si vous avez admis cela sans vérifier vos sources vous réciterez dix « Notre Père » et trente « Je vous salue Marie », car vous avez pêché et votre faute est un crime « impardonnable » au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant que vous avez bafoué.

Qu’a donc écrit Freud sur cette question ?

Voyons cela !

La réponse se trouve dans Trois essais sur la théorie sexuelle (1905) dont une traduction française est disponible en ligne. L’occurrence « polymorphe » est réitérée cinq fois (six, en comptant le sommaire) : une fois dans un sous-titre de paragraphe, « La disposition perverse polymorphe », et les quatre autres dans deux paragraphes : trois fois pour le premier et une seule pour le second.

Freud introduit le premier paragraphe par la phrase : « Il est intéressant de constater que l’enfant, par suite d’une séduction, peut devenir un pervers polymorphe et être amené à toutes sortes de transgressions. »

Est-il besoin de clarifier ce propos pour traduire la pensée de Freud ? Avons-nous affaire à des intellectuels qui ont raté leur épreuve d’explication de texte ? Restons sérieux deux minutes : les « dispositions polymorphiquement perverses » de l’enfant, de l’avis même de Freud, sont induites par séduction. Elles ne sont donc pas endogènes, mais bien exogènes. De ce constat il en déduit : « Il y est donc prédisposé… »

« Prédisposé » signifie : « mettre (quelqu’un) dans des conditions favorables à (accomplir ou apprécier) certaines choses » ; ou, en médecine : « mettre dans une disposition défavorable rendant l’organisme vulnérable à certaines atteintes. » Freud décrit donc de façon très explicite une situation subie par l’enfant. Si l’on supprime la séduction, les dispositions perverses polymorphes de l’enfant disparaissent avec elle. C’est simple, clair, net et précis. Comment en est-on arrivé à traduire la pensée de Freud par le slogan mortifère : « l’enfant, ce petit pervers polymorphe » ?

Cette question est d’autant plus pertinente que ce paragraphe se poursuit ainsi : « … les actes pervers rencontrent des résistances, les digues psychiques [des enfants] qui s’opposeront aux excès sexuels (pudeur, dégoût, morale) n’étant pas établies ou n’étant qu’en voie de formation. L’enfant, dans la circonstance, ne se comporte pas autrement que ne le ferait, vis-à-vis du séducteur, la moyenne des femmes n’ayant pas subi l’influence de la civilisation et conservant ainsi une disposition perverse polymorphe. Une femme ainsi disposée peut sans doute, dans les circonstances ordinaires de la vie, rester sexuellement normale ; mais, sous l’empire d’un séducteur averti, elle prendra goût à toutes les perversités et en fera désormais usage dans son activité sexuelle. La prostituée use de cette disposition polymorphe et, par conséquent, infantile, dans l’intérêt de sa profession ; et si l’on considère le nombre immense de femmes prostituées et de celles auxquelles on ne saurait dénier les aptitudes à la prostitution, quoiqu’elles aient échappé au métier, on devra reconnaître que cette disposition à toutes les perversions est quelque chose de profond et de généralement humain. »

Autrement dit, Freud nous explique que les tendances perverses polymorphes sont un trait généralement humain. Sa démonstration, si elle commence par une observation faite sur les enfants, aboutie à l’ensemble du genre humain. Aux yeux de Freud, c’est donc l’humanité tout entière qui présente des dispositions perverses polymorphes qui sont à combattre par l’éducation en opposition à la séduction comme en atteste l’étymologie de ces deux termes[7]. Telle est la conclusion à laquelle Freud parvient suite à cet énoncé. Nous sommes très loin de l’interprétation couramment admise d’un enfant « véritable petit pervers polymorphe ». C’est pourtant ce que la propagande perverse et l’infiltration idéologique paranoïaque (cf. Ariane Bilheran, Psychopathologie de la paranoïa) a réussi à faire admettre à l’ensemble de la communauté psy comme en témoignent la plupart des exposés qui reprennent cette assertion tronquée à tue-tête.

À noter également ici que, selon Freud, les digues psychiques érigées par l’éducation (c’est son rôle) peuvent « sauter » sous les coups de boutoir des excès sexuels. Ceci n’est pas une bonne nouvelle, car c’est justement ce qui est progressivement en train de se mettre en place au niveau des droits sexuels et de l’« éducation à la sexualité ».

Mais poursuivons…

Freud évoque une dernière fois la perversion polymorphe de l’enfant dans cet essai. Le paragraphe complet est celui-ci : « Nous ne saurions dire quel est le degré d’activité sexuelle pendant l’enfance devant être considéré comme normal et n’entravant pas le développement ultérieur. Nous avons montré que les manifestations sexuelles infantiles présentaient surtout un caractère masturbatoire. Nous avons ensuite constaté, en nous appuyant sur l’expérience, que les influences extérieures de la séduction pouvaient produire des interruptions prématurées de la période de latence et même la supprimer, et que la pulsion sexuelle de l’enfant se révélait alors perverse polymorphe. Enfin, nous avons vu que toute activité sexuelle prématurée, produite de cette manière, rendait l’éducation de l’enfant plus difficile. »

Freud confirme bien l’origine exogène de la pulsion sexuelle perverse polymorphe de l’enfant et apporte une précision supplémentaire digne du plus grand intérêt : toute activité sexuelle prématurée produite par séduction rend l’éducation de l’enfant plus difficile[8] (voir note). Ainsi aurait-il fallu, pour respecter scrupuleusement la pensée freudienne, s’interroger plus avant sur le caractère de cette séduction. Or, Freud lui-même a été prié de « fermer les yeux » sur cette question-là et son aveuglement volontaire a « contaminé » des générations de psychanalystes et de psychologues formés à la psychanalyse.

 

Second exemple !

Il est écrit dans ce guide : « C’est spécifiquement la projection à l’extérieur du “mauvais”, à quoi se joint la colère qu’induit l’absence de l’objet anaclitique [la mère], qui fait que l’objet (extérieur) est affecté de haine. On peut dire que la haine est plus vieille que l’amour, “l’objet naît dans la haineˮ (S. Freud). »

Vision clairement pessimiste de la condition humaine qui malheureusement peut servir à justifier que l’homme soit asservi. Étudions ce qu’il en est !

La question de la haine est traitée par Freud dans son livre Métapsychologie (1915) au chapitre « Pulsions et destins des pulsions » (1916) et vous aurez toutes les peines du monde à y trouver que Freud ait pu écrire tel quel « l’objet naît dans la haine ». Une telle assertion est toxique, car elle insinue que l’enfant est un petit démon, ce qui conforte et renforce l’idée de sa perversion polymorphe. Une fois de plus, reportons-nous au texte de Freud. Rien de tel que de retrouver ces (ses) racines[9].

L’occurrence « haine » est présente vingt-cinq fois dans ce texte. En aucun moment, Freud y écrit que « l’objet naît dans la haine », pas plus qu’il en exprime l’idée si tant est que cet aphorisme puisse traduire sa pensée. On ne peut donc qu’être surpris des propos allégués à Freud par bon nombre de commentateurs de son œuvre.

 

Les phrases les plus proches de cette pensée que j’ai pu relever sont les suivantes :

 

1/. « La transformation d’un instinct en son contraire (matériel) ne s’observe que dans un seul cas, dans le retournement de l’amour en haine. Comme ces deux sentiments s’adressent souvent simultanément à un même objet, cette coexistence offre aussi l’exemple d’ambivalence le plus frappant. » L’idée exprimée est celle d’une simultanéité et d’une ambivalence. Or, s’il y a simultanéité de l’apparition des sentiments d’amour et de haine, on voit mal commun l’objet ne se construirait pas, de façon ambivalente, tout autant dans l’amour que dans la haine. C’est une logique qui semble avoir totalement échappé aux nombreux commentateurs de l’œuvre freudienne qui reprennent en cœur cette formule (390 000 résultats sur le moteur de recherche Google).

2/. « Du point de vue de la relation avec l’objet, la haine est antérieure à l’amour, elle émane du rejet initial, par le moi narcissique, du monde extérieur fauteur d’excitations. » Si le sens de cette phrase se rapproche le plus de l’aphorisme « l’objet naît dans la haine », vous noterez que Freud parle de la relation avec l’objet et non pas de l’objet en soi. Cette interprétation fait donc clairement une confusion des registres entre l’extrapsychique (l’objet), l’interpsychique (la relation) et l’intrapsychique (le sujet) que Freud distingue pourtant implicitement dans cet extrait.

3/. « Lorsque le lien amoureux avec un objet déterminé se trouve rompu, il n’est pas rare que la haine surgisse à sa place, ce qui provoque en nous l’impression d’un retournement de l’amour en haine. » Ce passage pourrait être interprété à l’inverse de celui communément retenu et critiqué ici : l’objet naît dans l’amour.

Pour résumer ce second exemple et compte tenu du caractère simultané et ambivalent des sentiments d’amour et de haine exposé par Freud, nous ne pouvons affirmer ou infirmer aucune de ces deux propositions. C’est pourtant bien le slogan funeste « l’objet naît dans la haine », qui s’est imposé au fil des ans. Pour autant, si nous voulions résumer l’idée que Freud exprime dans son énoncé, elle devrait plutôt être formulée ainsi : « la haine est construite par l’objet » ou « De l’objet naît la haine » et non pas « l’objet nait de la haine ». Ce qui est foncièrement différent.

 

Le troisième exemple extrait de ce guide du formateur à l’éducation sexuelle présente le complexe d’Œdipe tel que Freud l’avait initialement envisagé : « C’est entre quatre et sept ans que va s’organiser et se structurer la génitalité, référencée au mythe grec d’Œdipe. Le complexe d’Œdipe est le point nodal qui structure le groupe familial et la société humaine tout entière (prohibition de l’inceste), c’est le moment fondateur de la vie psychique assurant le primat de la zone génitale, le dépassement de l’autoérotisme et l’orientation vers des objets extérieurs. Comme dans la légende de Sophocle, le complexe d’Œdipe dans sa forme positive correspond à une attirance pour le parent de l’autre sexe et à des sentiments de haine ou de rivalité pour le parent de même sexe. Le complexe d’Œdipe inversé correspond à une situation contraire et le plus souvent on assiste à une oscillation de l’enfant entre ces deux attitudes. »

Le problème est ici que l’interprétation vulgarisée du mythe d’Œdipe est totalement dépassée, voire n’a aucune justification dans la réalité clinique d’aujourd’hui comme a si bien su le démontrer Paul-Claude Racamier et sa troisième topique psychanalytique. Ce point nodal de la théorie freudienne a été exposé lors de mon précédent article (cf. « L’inceste, l’Œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier »). Freud lui-même a évolué sur cette question qui a subi une lente maturation dans sa pensée. Pourquoi n’en retenir que sa première interprétation, la plus « banale » qui plus est ?

 

Je vous pourrais encore poursuivre sur des pages entières l’analyse des éléments toxiques qui « infiltrent » et compromettent les bonnes intentions affichées par ce guide du formateur à l’éducation sexuelle dans les écoles, les collèges et les lycées, mais les quelques exemples présentés dans cet exposé me semblent suffisants pour vous avoir démontré la dangerosité de cette éducation que dénonce le collectif de professionnel contre l’Éducation sexuelle et les droits sexuels. Dangerosité qui se traduira inévitablement par de prévisibles effets pervers sur lesquels Freud lui-même a particulièrement insisté.

Par ailleurs, lorsqu’on lit les CV des personnes qui ont rédigé ce texte, aucun pédopsychiatre ou autre spécialiste du développement de l’enfant n’a été sollicité, aucun psychotraumatologue non plus. Sur cette partie très importante de ce document, seuls un psychanalyste pour adultes et un sexologue formé à la psychanalyse ont contribué à sa rédaction. Ces deux professions ignorent totalement l’impact traumatique des violences sexuelles et de la « sidération » qu’elles peuvent provoquer lorsque ces questions sont abordées trop prématurément.

 

Malgré cette « hérésie », je dois toutefois modérer mon propos. En effet, il ne fait aucun doute que bon nombre d’auteurs ayant contribué à ce document de référence agissent avec les meilleures intentions du monde dans l’intérêt supérieur des enfants. Certains, comme Patrick Pelège, docteur en sociologie, directeur d’un centre de prévention du SIDA, précise bien et à plusieurs reprises, pour ne rester que dans le seul cadre psychanalytique, qu’« il est important de pouvoir, en tant qu’intervenant dans le champ de la sexualité, se situer sur le plan symbolique, car c’est le plan symbolique et non pas réel qui donne du sens à l’existence. Or, le sens se trouve, il s’acquiert, il n’est pas donné par les textes, mais par l’esprit des textes, il est donné par le contexte relationnel où vit le jeune. » Et c’est là où, justement, le bât blesse dans cette « éducation sexuelle », « dès le plus jeune âge », on expose très tôt les enfants au réel des relations sexuelles. Le symbole est « occulté » comme en attestent les nombreux témoignages reçus par le collectif professionnels contre l’Éducation sexuelle et les droits sexuels que l’on peut lire sur leur site, ainsi le tableau récapitulatif figurant page 37 à 51 des Standards pour l’éducation sexuelle en Europe, qui prévoient d’informer l’enfant de 0-4 ans, sur « la masturbation infantile précoce », et au titre des compétences à acquérir, d’« exprimer ses propres besoins, désirs et limites, par exemple en “jouant au docteur” ». En attestent également de nombreux ouvrages parrainés par le ministère de l’Éducation nationale à destination d’un très jeune public, etc. Il faut donc en conclure que l’alerte lancée par les pro-contre-educsex est raisonnablement fondée. Pour rappel : toute effraction du réel dans l’imaginaire de l’enfant n’aura que pour conséquence de le traumatiser et de le rendre inéducable (cf. note8). C’est Freud lui-même qui nous en informe. Celui-là même que l’on invoque en France pour justifier l’« éducation à la sexualité dès le plus jeune âge. Encore ne faudrait-il pas l’oublier.

 

Pour terminer, je dois encore dire un mot sur le fait que Freud ait surestimé l’importance de la pulsion sexuelle comme organisateur de la psyché humaine. Nous l’avons vu, Erich Fromm n’était absolument pas d’accord avec lui (cf. supra), mais il était très loin d’être le seul. De très nombreux travaux postfreudiens ont contesté cette hypothèse de façon bien plus clairvoyante que ce qu’il a pu nous la rapporter. Je ne citerais qu’à titre d’exemple, Sandor Ferenczi et Alfred Adler, contemporains et élèves de Freud, John Bowlby concepteur de la théorie de l’attachement, Serge Tchakhotine et Henri Laborit, deux biologistes de renommée internationale, Paul-Claude Racamier, psychiatre-psychanalyste et ses successeurs dont il faut impérativement lire le livre pour réellement comprendre la psychanalyse freudienne et ce en quoi la psychanalyse moderne d’inspiration groupale s’en distingue et la dépasse[10], Antonio Damasio et Francisco Varela, tous deux neurologues, le premier ayant développé une théorie des marqueurs somatiques remarquable et le second un concept d’inscription corporelle de l’esprit qui l’est tout autant, etc. Il en existe tant et plus que l’on ne comprend pas trop comment une théorie dépassée, ne répondant plus au contexte dans lequel elle a été développée (celui de la bourgeoisie viennoise à l’époque victorienne) peut encore s’imposer comme idéologie dominante permettant de justifier l’éducation sexuelle des enfants, à laquelle Freud était totalement opposée, puisque la pulsion sexuelle selon lui doit être impérativement réprimée et refoulée dans l’éducation, pour conduire à la sublimation, c’est-à-dire à la transformation de cette pulsion en une énergie de vie (libido) capable de réaliser des œuvres de civilisation.

Laissons à Stefan Sweig, l’ami intime de Freud, le mot de la fin au sujet de la théorie sexuelle infantile (« infantile » au double sens du terme) de la psychanalyse freudienne : « […] Freud n’a jamais présenté le principe de jouissance comme la seule force psychique motrice du monde. Il sait bien que toute tension, tout mouvement – et la vie est-elle autre chose ? – ne découle que du polemos, du conflit. C’est pourquoi, dès le début, il a théoriquement opposé à la libido, à l’instinct centrifuge tendant à dépasser le Moi et cherchant à se fixer, un autre instinct, qu’il appelle d’abord instinct du Moi, ensuite instinct agressif, puis finalement instinct de la mort et qui pousse à l’extinction au lieu de la reproduction, à la destruction au lieu de la création, au Néant au lieu de la vie. Mais – et sous ce rapport seul ses adversaires n’ont pas complètement tort – Freud n’a pas réussi à représenter cet instinct contraire aussi nettement et avec une force aussi persuasive que l’instinct sexuel : le royaume des instincts du Moi, dans son tableau philosophique de l’univers, est resté assez vague, car là où Freud ne perçoit pas avec une netteté absolue, c’est-à-dire dans tout le domaine purement spéculatif, il lui manque la plasticité magnifique de son don de délimitation. Une certaine surestimation du sexuel domine donc peut-être son œuvre et sa thérapeutique, mais cette insistance particulière de Freud était historiquement la conséquence de la sous-estimation et de la dissimulation systématiques de la sexualité par les autres pendant des dizaines d’années. On avait besoin d’exagération pour que la pensée pût conquérir l’époque ; en brisant la digue du silence, Freud a surtout ouvert la discussion[11]. »

Or, qu’arrive-t-il aujourd’hui ?

Cette discussion s’est refermée par le passage en force, sous couvert d’arguments d’autorité, et sans faire appel à de véritables spécialistes du développement psychique de l’enfant, d’une idéologie dont j’ai pu démontrer en quelques exemples qu’elle transgressait l’idée même que Freud se faisait de la sexualité infantile tout en se revendiquant de lui. À savoir pourquoi et dans quel but ?

 

Philippe Vergnes

Rappel :

Pour la psychanalyse : le terme « sexualité infantile » renvoie aux activités et aux fantasmes sexuels que Freud considérait comme un phénomène habituel aux quatre ou cinq premières années de la vie de l’enfant. […] La sexualité infantile elle-même possède une base instinctuelle que l’enfant apporte avec lui dans sa constitution héréditaire : son déroulement est une sorte de maturation automatique et, dans cette mesure, suit un cours préétabli. L’erreur courante consistant à penser que les sensations et les activités sexuelles sont identiques et limitées au fonctionnement génital ne résiste pas à un examen critique, même chez l’adulte le plus « normal » ; chez l’enfant, naturellement, une telle mise en équation du « sexuel » avec le « génital » est manifestement absurde. (W.-H. Gillespie, La perversion, les chemins de traverse, sous la direction de Bela Grunberger, p. 219)

C’est pourtant bien ce que la mise en place progressive des programmes d’« éducation à la sexualité », « dès le plus jeune âge », est en train de mettre en place. Cette « inversion des valeurs », comme j’ai déjà pu l’écrire et l’expliquer en long en large en travers dans de nombreux billets, est typique de la perversion et d’une organisation perverse de la société.

[1] La doctoresse Gunta Lazdane est gynécologue-obstétricienne. Depuis 2003, elle travaille au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe en tant que responsable du programme, santé sexuelle et reproduction, y compris la santé maternelle et néonatale dans la Division des maladies non transmissibles et la promotion de la santé. Elle aide 53 États membres de l’OMS dans la Région européenne à améliorer la santé sexuelle et reproductive de la population. En tant que gynécologue-obstétricienne, elle n’a donc aucune compétence spéciale dans le développement psychique de l’enfant.

[2] Les termes mêmes de « santé sexuelle » et « génésique » employés dans les publications de l’OMS sont questionnant. Ils dévoilent en partie l’intention sous-jacente de l’« éducation à la sexualité ».

[3] Sur la page du site « éducation à la sexualité » ouvrir l’onglet Ressources thématiques sur l’éducation à la sexualité et télécharger le guide du formateur qui se présente comme « un document d’appui et de réflexion pour les personnels responsables de la formation et de la mise en œuvre des actions dans les établissements scolaires. Outre des repères d’ordre pédagogique et éthique destinés à restituer l’éducation à la sexualité dans un processus éducatif global, ce document propose également, à travers différents points de vue, une approche de la sexualité dans ses dimensions culturelle, sociale, psychoaffective, participant à la construction et à l’intégration de chacun dans la société. » (Sic !)

[4] Klemperer, Victor (2003), Lti, la langue du IIIe Reich, Paris : Pocket, coll. Agora, seconde édition, 375 p. (p. 40).

[5] Sur ce thème Ô combien important de nos jours, le lecteur soucieux d’en connaître davantage trouvera de plus amples renseignements dans mon article intitulé « Peut-on faire confiance à notre jugement ? La fiabilité des experts en cause » du 5 juin 2013 présentant les travaux de Daniel Kahneman, seul psychologue ayant à ce jour obtenu un prix Nobel pour l’ensemble de ses travaux sur les erreurs de décision et les heuristiques de jugement.

[6] « L’axiome formulé par Freud dans les Trois essais, “la névrose est pour ainsi dire le négatif de la perversion” (1905) (p. 54), a été précédé par des formulations où c’est l’hystérie qui est désignée plus précisément comme négatif de la perversion. Dans la lettre 52 à Fliess du 2 décembre 1896 (in Naissance de la psychanalyse, 1950), Freud écrit : “L’hystérie ne consiste pas en un rejet de la sexualité, mais en un rejet de la perversion”. » In Chasseguet-Smirgel, Janine (1984), Éthique et esthétique de la perversion, Paris : Champ-Valon, 317 p. (p. 36).

[7] L’étymologie, que l’on pourrait qualifier par la « science de la recherche du vrai », des mots « éducation » et « séduction » nous indique qu’ils proviennent de la même racine latine duco, « mener, conduire » : educo, duco et le préfixe e- « hors de » dans le sens de « éduquer, instruire, former, élever » ; seduco, duco associé au préfixe se- « pour moi, pour ma part », signifie « détourner du droit chemin », « tirer à part ». Ainsi, il s’agit ici de « faire sortir », « élever » l’enfant hors de son état de nature par la culture. Or, qu’elle doit être la place, dans les programmes d’éducation nationale, d’un enseignement qui, au lieu de « sublimer » les pulsions, les libère ?

[8] Précédemment dans le texte, au chapitre 2.1.1.3, « Interruption de la période de latence », Freud écrit que « la transformation de la sexualité infantile, telle que nous l’avons décrite plus haut, représente un des buts de l’éducation » et il rajoute : « Les éducateurs, pour autant qu’ils accordent quelque attention à la sexualité infantile, se comportent tout comme s’ils partageaient nos vues sur la formation, aux dépens de la sexualité, des forces morales défensives, et comme s’ils savaient par ailleurs que l’activité sexuelle rend l’enfant inéducable. »

[9] « Sans racines, la psychose guette » disait Paul-Claude Racamier.

[10] Deux articles ont déjà été consacrés à ce sujet, et d’autres viendront encore les compléter : « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier ou l’énigme de la perversion narcissique » et « L’inceste, l’Œdipe et la perversion narcissique selon Paul-Claude Racamier ».

[11] Zweig, Stefan (2010), Sigmund Freud. La guérison par l’esprit, Paris : Le livre de Poche, 160 p. (pp. 121-122).

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:02
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:23

Eric Zemmour était l'Invité de l'association "ESCP Europe". Un des porte-parole de la dite association a introduit le débat, en affirmant vouloir en appeler "en permanence au respect de la parole de chacun" et avoir "l'intime conviction que lorsque nous avons des divergences, le dialogue demeure la plus puissante de nos forces et l'aveuglement le plus grand de nos vices".

Belle parole. Pourtant, après quelques instants, un autre porte-parole a fait une présentation plus brutale du journaliste qualifié de polémiste "misogyne, homophobe, raciste et islamophobe". Avouons que l'"ESCP Europe" eut pu faire mieux en termes de "dialogue" !

Un autre porte-parole répond encore que "ce portrait n'est bien évidemment pas exhaustif et peut sûrement paraître réducteur, tout comme nombre de vos prises de positions, mais c'est ce qui fait votre singularité" !

Bref, quoiqu'il en soit de ce "dialogue" bien curieux, Eric Zemmour a donné une petite leçon d'histoire, de culture et de civilisation française à un jeune public, visiblement peu au fait de ces développements...

Préalablement au "débat", Eric Zemmour a répondu :

 

"Ce que je regrette, c'est la dégradation de ce débat. Et justement, la réduction de ce que Philippe Muray appelait la 'cage aux phobes', et qu'un de mes portraitistes a parfaitement résumé... Ca, ce n'est pas de la politique, c'est de la morale. Je ne fais pas moi-même de la morale et ne donne pas de leçon de morale à mes adversaires. Je ne suis pas un prêtre déguisé en gauchiste libéral-libertaire... Simplement, j'essaie de voir la réalité, de voir ce que je vois, comme disait Péguy. Et c'est ce que mes adversaires ne font pas."

Sur "l'incompatibilité entre l'islam et la démocratie française" :

 

"Il faut d'abord bien comprendre une chose. L'islam n'est pas le catholicisme. On nous raconte un discours lénifiant sur les 'religions du livre', qui est une expression de propagande de l'islam. Il n'y a pas de religion du livre. Le christianisme est une religion de l'Incarnation, le judaïsme est la religion de l'alliance. Seul l'islam est la religion d'un livre, le coran.

 

Seul l'islam a une religion du livre parce que seul l'islam a un texte qu'il estime dicté directement par Dieu aux hommes [Ce n'est pas le cas ni dans le judaïsme ni dans le christianisme où les livres de la Bible ont tous été écrits par des hommes. Ndlr.]. C'est ce que l'on appelle un texte incréé, qui ne passe donc par la médiation humaine et qui ne tolère pas l'interprétation. Et à partir du moment où vous ne tolérez pas l'interprétation, vous avez un texte absolument fermé, totalitaire, qui méconnaît et interdit toute individualité, et oblige tout individu à se soumettre à la loi du groupe, qui est la loi religieuse. C'est la différence fondamentale entre l'islam et le christianisme.

 

Et à partir de là, les conséquences sont absolument évidentes : c'est-à-dire que l'islam ne connaît pas la différence entre le temporel et le spirituel. Il n'y a pas d'empereur et de pape. Il n'y a pas cette rivalité entre les deux pôles du pouvoir tout au long de l'histoire. Il y a un empereur, qui est calife et qui est aussi chef religieux. Tout part de Mahomet, et Mahomet est chef de guerre, Mahomet est prophète, Mahomet est chef politique. Donc, dès le départ, il y a une fusion, et je dirais une confusion entre tous les pouvoirs [assumés sur une même tête. Ndlr.] ... qui interdit toute évolution vers un régime démocratique. D'ailleurs, vous verrez que dans tous les pays arabo-musulmans, il n'y a pas de démocratie.

 

Pourquoi c'est incompatible avec la démocratie, je viens de vous l'expliquer et pourquoi c'est incompatible avec la France, tout simplement parce que la France est un pays de culture chrétienne. Et il y a un affrontement que je crois irréductible depuis l'origine des temps, depuis l'apparition de l'islam entre le christianisme et l'islam. Et l'islam est une religion conquérante depuis l'origine, qui ne supporte de vivre avec les autres religions que lorsque celles-ci sont soumises à elle. Toute l'histoire de l'islam atteste cela.

 

On nous a inventé une cohabitation heureuse dans les années 1980 à propos de l'Espagne du Moyen-Âge islamisée. L'Espagne de Cordoue, de l'Andalousie était une Espagne conquise par l'islam où les Chrétiens et les Juifs étaient des personnages de seconde zone. Seulement l'islam a eu l'intelligence d'utiliser les compétences des personnes d'autres religions, compétences qu'il n'avait pas, et il les utilisait pour gérer son empire immense. Cela ne veut pas dire qu'il considérait ces religions comme ses égales.

 

Lire : L'Espagne musulmane et le mensonge de la cohabitation heureuse

[Quelques martyrs chrétiens victimes de l'islam Al-Andalous: les saints Olive, Euloge de Cordoue, Rodrigue et Salomon, Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, Parfait de Cordoue, Flora et Maria, Laure de Cordoue, Fandilas. NDCR.]

 

[...] Sémantiquement, le mot 'islamisme' lui-même a été inventé au 18e siècle uniquement pour s'aligner phonétiquement sur les autres religions, christianisme, judaïsme, bouddhisme, etc. Et dans les années 1980, la distinction a été inventée, justement, pour protéger l'islam. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la mise en acte politique de l'islam. Et qu'est-ce que l'islam ? L'islam est un code civil, c'est un Etat. C'est un système juridico-politique depuis sa naissance et donc qui ne peut pas ne pas être un système qui régente entièrement la vie de la société. Cela n'existe pas. L'islamisme n'étant que la mise en oeuvre de ce projet islamique. 'Un islamiste est un musulman impatient' : cette phrase n'est pas de moi, elle est de Boualem Sansal, grand écrivain, qui connait cette religion un peu mieux que les gauchistes islamophiles.

Sur "les Croisades" :

 

"Premièrement, l'Eglise a été belliqueuse et conquérante, elle l'a été en l'occurence avec l'islam, pour réagir à l'invasion islamique: les Croisades ne sont qu'une réponse à la première invasion islamique.

 

Deuxièmement, je répète, il y a une différence fondamentale essentielle entre le christianisme et l'islam. Jésus dit deux choses. 'Mon royaume n'est pas de ce monde'; et 'rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu'. 'Mon royaume n'est pas de ce monde' : c'est-à-dire qu'il déplace le millénarisme juif en-dehors de la cité terrestre. [Le millénarisme messianique juif attendait un Messie qui assumait sur sa seule tête le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Ce n'était pas dans les projets de Dieu. Mon Royaume n'est pas de ce monde ne signifie pas que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur ce monde, mais que sa royauté ne s'origine pas DE ce monde : "mon Royaume ne vient pas DE ce monde", "mon Royaume ne tire pas son ORIGINE DE ce monde". Voilà le vrai sens de de cette parole du Christ et que l'on retrouve dans la fête du Christ-Roi. Sinon ce serait un blasphème que de dire que la royauté de Dieu ne s'exerce pas sur le monde]. 'Rendez à César' : il fonde la laïcité. Ces deux principes n'existent pas en islam. Donc, un, l'islam voudra le messianisme ici et maintenant, d'où la guerre permanente. Et deux, il n'a pas de rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu, donc il ne peut pas instaurer de laïcité." [Remarquons que la république dite française où le gouvernement exerce le pouvoir politique et le contrôle de la religion via le ministère des cultes tend à confondre, elle aussi, comme l'islam, pouvoir et religion, mais dans une confusion où le temporel domine le spirituel. Ndlr.]

A la question "quelle doit être la place du catholicisme aujourd'hui en France ?", Eric Zemmour répond :

 

"Je pense que le catholicisme est à l'origine de la France, et que sans l'Eglise catholique il n'y aurait pas de France. C'est l'Eglise catholique qui a désigné les premiers rois, qui les a façonnés, a façonné le paysage politico-religieux et culturel du pays. Donc, si vous voulez, il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement.

Sur la déclaration des droits de l'homme de 1789 :

 

"Les juges ont pris cette déclaration des droits de l'homme de 1789 pour l'intégrer dans le droit positif [C'est de Gaulle qui l'a fait en insérant et donc en constitutionnalisant la déclaration des droits de l'homme dans le préambule de la constitution de la IVe république du 27 octobre 1946. Ce n'est donc pas uniquement les juges, seuls, qui l'ont fait. Ndlr.]. Cela ne s'était jamais fait. Ce n'était pas fait pour cela. Quand les Constituants ont établi la déclaration de 1789 ce n'était pas pour en faire des principes de droit positif, ce n'était pas pour qu'un juge vienne décréter ce qu'il fallait faire au pouvoir politique, à partir d'un article qu'il aurait tiré de la déclaration des droits de l'homme. C'est un abus de pouvoir de la part du juge. Moi j'appelle cela un putsch de la part du juge. Et je pense que les révolutionnaires les auraient guillotinés parce qu'ils se souvenaient des abus des parlements d'Ancien régime (tenus par les juges de l'Ancien Régime Ndlr.) qui avaient fait tomber la monarchie. [1] Robespierre disait 'le juge est la bouche de la loi.'  C'est-à-dire qu'il n'a pas le droit d'interpréter. Alors imaginez donc s'il avait autorisé qu'un juge vienne prendre d'un texte éminemment politique et même philosophique, des principes de droit qu'il va inventer, en vérité. C'est ce que le grand professeur de droit Georges Lavau appelle 'la fonction prophétique' que se sont arrogée les juges.

Moi je pense que les juges sont revenus (je parlais des Parlements d'Ancien Régime, c'est exactement la même chose) à une conception religieuse des droits de l'homme. Et ils se sont fait les prêtre de cette religion... Je répète, pour moi, c'est un putsch.

 

Dernière chose, en plus, poursuit Eric Zemmour, ils (les juges) ont tiré les principes de la DDH 1789 avec un axe fondamental qui est la non-discrimination, principe fondateur de toute la jurisprudence. Et je pense que là aussi, c'est du moralisme, c'est une religion.

[...] Si l'Etat ne peut plus discriminer entre les citoyens et les étrangers il n'y a plus de nation. Parce que la nation repose précisément sur la différence entre les nationaux et les étrangers.

Le juge va plus loin. Il demande à tous, les citoyens, de ne pas discriminer. Et le principe de non-discrimination poussé à l'extrême est un principe scandaleux quand il s'adresse aux personnes. C'est de la morale. On fait de la morale aux gens.... C'est-à-dire par exemple qu'on va expliquer qu'il ne faut pas refuser d'employer une personne parce qu'elle est noire, jaune, etc., mais on ne va jamais interdire à un restaurant chinois de n'embaucher que des asiatiques. La non-discrimination, c'est très bien, mais c'est une valeur morale qui n'a pas à devenir une valeur juridique. Sinon cela signifie que nous avons établi des principes quasi-religieux. La morale a remplacé le droit. Je m'élève contre tout ça. Je ne m'élève pas contre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen."

Sur le "burkini" :

 

"Dans les pays arabo-musulmans, le burkini a apparu il y a une dizaine d'années, maintenant elles sont toutes voilées à la plage. Vous allez en Egypte, vous allez dans tous les pays arabes c'est comme cela. Il y a dix ans, personne ne le portait. C'est un objet religieux.

 

Que disent les associations de défense du burkini ? 'C'est la liberté, c'est la liberté individuelle. C'est-à-dire qu'une religion qui ne connaît pas la liberté individuelle excipe de notre liberté pour imposer et pour dominer l'espace public."

 

[...] Je pense qu'il faut interdire tout signe religieux dans la rue. Je ferais une exception pour les prêtres et les bonnes soeurs puisque ce sont des professionnels de la religion, cela n'a rien à voir avec des gens comme vous et moi."

Sur la "décadence de la société" et les "forces obscures qui orchestreraient ces évolutions?"

 

"Incontestablement, répond Eric Zemmour, pour moi, nous sommes en décadence. Décadence littéraire, décadence artistique, décadence politique, décadence même dans la famille. J'assume très bien ce concept.

 

Forces obscures, je ne dirais pas cela. Evidemment, il y a des gens qui ont des opinions différentes des miennes et qui essayent de faire avancer leurs visions politiques et idéologiques, il y a des groupes très puissants et qui le font. Il y a des groupes, qui se réunissent, oui, et essaient d'agir sur l'organisation du monde. Il y a des gens qui financent comme Georges Soros ou Pierre Bergé, Je n'appelle pas cela des forces obscures. Il y a toujours eu des combats idéologiques dans le monde, et c'est la loi de l'histoire.

 

[...] Sur la décadence. Moi je fais le même constat pessimiste (que Michel Onfray), mais j'ai décidé de me battre, même si je crois le combat perdu. [La mentalité européenne est bien trop éloignée de la soumission de l'islam pour l'accepter. Toute l'histoire de l'Europe depuis l'apparition de l'islam le montre. Au contraire tout indique que notre continent verra un nouveau développement du christianisme conservateur. On le voit déjà dans les pays de l'Est et de l'ancienne Urss où, après 70 ans de communisme, le christianisme "orthodoxe" est en plein développement. Ndlr.]

Sur la "culture" :

 

"J'ai l'impression d'entendre Emmanuel Macron 'il n'y a pas de culture française'... Mais je pense moi qu'il y a une culture française, qu'il y a une civilisation française, qu'il y a un mode de vie français, oui, qui s'est construit, oui, à partir du christianisme, mais pas seulement, évidemment à partir aussi de la romanisation, de la disciple grecque. C'est, vous savez, la fameuse phrase de Paul Valéry : 'J'appelle européen, toute terre qui a été christianisée, romanisée et soumise à la discipline des Grecs.' Voilà, c'est cela la France.

Eric Zemmour à l'"Escp Europe" : "il y a une espèce de prééminence intellectuelle, historique, culturelle, du catholicisme sur les autres religions, qui doit s'affirmer culturellement"

Notes

 

[1] Sur les abus et les obstructions systématiques des juges des parlements d'Ancien Régime aux tentatives de réforme royale, lire sous la plume de Jean-Louis Harouel in Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, le chapitre "La pré-Révolution 1788-1789". Rappelons notamment ici que les juges des parlements d'Ancien Régime s'appropriaient le rôle de "représentant de la nation" au XVIIIe siècle, un rôle qu'ils n'avaient pas (ils usurpaient la souveraineté) et qu'ils étaient très loin d'avoir dans le peuple. Un rôle qu'aujourd'hui ils ne devraient toujours pas avoir, si l'on vivait réellement dans une "démocratie".

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:49

De la même façon qu'aucun candidats à la présidence de la république n'évoque l'augmentation de la pauvreté et la baisse concomitante du niveau de vie, aucun de ces candidats n'évoque non plus le thème de la formation des jeunes et de l'enseignement, ni même le fait que notre système éducatif fabrique de l'inégalité (enquête PISA 2013) [1], ou que la le niveau scolaire français chute dramatiquement dans le palmarès mondial [2], ou encore que l'illettrisme progresse. [3]

 

L'historienne Claire Colombi explique dans une video pour Medias Presse Info la destruction en cours de l'Education nationale, une destruction du système de formation et de recrutement des professeurs, dont on trouve le programme dans le livre de Jack Lang, "Pour une Révolution scolaire".

Extrait :

 

« Depuis 2005, sur le Capes et l'agrégation, les jurys ne sont plus composés par des professeurs de la matière. Ce sont des inspecteurs d'académie. Or, aujourd'hui en France, il est impossible d'être inspecteur d'Académie sans être franc-maçon. Il y a donc véritablement une volonté de la part du Mammouth de verrouiller absolument les jurys pour que l'idéologie dominante passe, et pour empêcher les professionnels de la matière, par matière, de procéder.

 

Suite à cela en 2005, tout le jury d'agrégation de mathématiques, qui n'est quand même pas un endroit où il va y avoir du politiquement incorrect, un tiers du jury a démissionné.

 

Tout cela est le résultat d'une volonté qui a été écrite par Jack Lang, dans le livre "Pour une Révolution scolaire". S'agissant de la formation des enseignants, il écrit :

 

"Le centre de gravité de la formation ne doit pas basculer du côté des universités, a fortiori depuis que l'autonome de ces dernières a été renforcée (C'est la loi d'autonomie des universités de 2003. Ndlr.) Sans quoi l'on s'expose à une prise de pouvoir délétère par les universitaires qui n'ont pas pour premier souci ni pour première compétence la formation au métier d'enseignant." »

 

L'idée c'est d'absolument faire des pédagogues (nous aurions utilisé le mot de propagandistes du système. Ndlr.) L'important c'est qu'un professeur soit un bon perroquet."

L'école, grande absente des débats des candidats à la présidence de la république avec la pauvreté et l'augmentation des inégalités

Dans le texte explicatif des démissionnaires du jury d'agrégation de mathématiques [4], on peut lire ceci :

 

"... La protestation de membres d’un jury d’agrégation peut apparaître comme dérisoire au regard de la crise que traverse la société, en particulier du chômage qui frappe 25% des jeunes. À ceux qui voient dans notre démarche une réaction élitiste, émanant de quelques privilégiés, nous disons que la formation de la jeunesse est la question clé aujourd’hui, et que nous refusons la destruction en cours des outils de cette formation. Quelle chance a-t-on d’entrevoir la sortie de la crise si on renonce à donner une formation de qualité aux futurs citoyens ?

 

...

 

La réforme de la formation des enseignants, dite mastérisation, continue de faire des ravages. Elle restera comme l’une des plus catastrophiques actions du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

 

Cette réforme a été au coeur des manifestations des universitaires en 2009. Elle vient de provoquer la démission d’un quart du jury de l’agrégation externe de mathématiques. Je publie ci-dessous le texte explicatif des démissionnaires.

 

«Démission d’un quart du jury de l’agrégation externe de mathématiques : les effets de la masterisation.

 

Le système éducatif français est en crise, la situation est grave.

La crise apparaît d’abord dans l’asphyxie des moyens. Les fermetures de classes se succèdent à un rythme accéléré dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Les universités n’arrivent pas à accueillir décemment les étudiants ; elles sont précipitées dans une course effrénée aux financements. Il y a une baisse alarmante des effectifs dans les études scientifiques ainsi que dans les filières professionnelles. Les mesures indignes prises récemment à l’encontre des étudiants étrangers aggravent encore la situation. Élèves, étudiants, parents, chefs d’entreprises, enseignants, tous perdent peu à peu confiance dans notre système de formation.

 

Un signe alarmant est la désaffection croissante des étudiants pour le métier de professeur. Amorcé au début des années 2000, le phénomène a connu en 2011 une accélération brutale, effet immédiat de l’entrée en vigueur de la réforme de la formation et du recrutement (connue sous le nom de « masterisation »). Par exemple, au CAPES externe de mathématiques, où il y avait 846 postes ouverts en 2010 et 950 en 2011, le nombre de candidats présents aux épreuves écrites est passé de 2695 en 2010 à 1285 en 2011 (-53%), le nombre d’admissibles de 1919 à 1047 (-46%), le nombre d’admis de 846 à 574. Ainsi, l’effondrement du nombre de candidats a été tel que le jury n’a pu pourvoir en 2011 que 60% des postes offerts. De tels chiffres se passent de commentaire.

 

Lire : Education nationale Prof à la gomme (3 novembre 2016) : l'incroyable reportage

 

Sans être encore aussi catastrophique, la situation de l’agrégation n’en est pas moins alarmante : le nombre de candidats présents à l’écrit a régulièrement baissé depuis 2006 (ils étaient 1853 en 2006 et 1124 en 2011), alors qu’en même temps le nombre de postes augmentait. Les effectifs des préparations au CAPES ou à l’agrégation restent cette année à un niveau très bas. Pourtant le besoin en professeurs est énorme. Les rectorats en sont à publier des petites annonces pour rechercher les professeurs de mathématiques qui leur manquent. On recrute ainsi dans l’urgence des personnels précaires, non qualifiés et sans formation professionnelle. Les zones « difficiles » sont les premières touchées, ce qui va à l’encontre de l’égalité des chances et compromet la vie des générations à venir."

L'école, grande absente des débats des candidats à la présidence de la république avec la pauvreté et l'augmentation des inégalités

"Ce qui va à l’encontre de l’égalité des chances et compromet la vie des générations à venir." Quel "candidat à la présidence de la république" s'en souciera ?

Sources

 

[1] L’ascenseur social de l’école française en mauvais état, Liberté politique, Article rédigé par Denis Lensel, le 06 décembre 2013

[2] Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial, Le Figaro, Par Marie-Estelle Pech Mis à jour le 03/12/2013 à 08:32 Publié le 02/12/2013 à 06:00

[3]  Éducation nationale : la charge de la Cour des comptes, Par Marie-Estelle Pech Mis à jour le 22/05/2013 à 17:32 Publié le 22/05/2013 à 10:01

[4] Démission massive au Jury d'agrégation de mathématiques, Libération, sylvestre Huet 15 février 2012 (mise à jour : 1 septembre 2016)

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 09:12

1.463.000 personnes en difficulté ont poussé les portes de l'association Secours-catholique-Caritas-France en 2015, 38000 personnes en difficulté de plus par rapport à 2014. "La pauvreté ne faiblit pas" souligne le rapport annuel du Secours-catholique-Caritas publié aujourd'hui. L'association tire la sonnette d'alarme et interpelle les candidats de la primaire de la droite et du centre pour qu'ils inscrivent cette problématique au cœur de leur programme. [1]

 

À quelques jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, le Secours catholique-Caritas France incite donc les candidats à débattre de cette problématique et à l'inscrire au cœur de leur projet.

 

"Nous attendons du futur Président qu'il fasse l'unité nationale et combatte la pauvreté et la stigmatisation des plus pauvres", lance la présidente du Secours catholique Véronique Fayet, dans sa missive. Voici les principaux points sur lesquels l'association veut interpeller les candidats, auxquels elle adresse le document.

 

Les familles avec enfants fragilisées

 

"Le nombre de familles en situation de précarité avec des enfants continue d'augmenter". Les mères et les pères isolés continuent de représenter la plus grande part des ménages accueillis (28,8 %), suivis par les hommes seuls (22,8). Plus proches du seuil de pauvreté (1008 euros/mois), ces ménages "n'arrivent plus à joindre les deux bouts", constatent les auteurs du rapport. Leurs maigres ressources ne leur permettent plus de faire face à des dépenses de plus en plus lourdes. Ainsi, plus de la moitié des ménages rencontrés par le Secours catholiques faisaient état d'impayés, souvent liés au logement et à l'énergie.

 

Une population étrangère de plus en plus précaire

 

Par ailleurs, de plus en plus d'étrangers précaires se sont tournés vers l'association: ils représentent désormais 36% des accueillis. "C'est une population jeune et féminine, arrivée récemment, ayant une moindre maîtrise du français, isolée et sans réseaux d'entraide", remarquent encore les auteurs du rapport.

 

Les deux tiers vivent avec moins de 672 euros par mois

 

La situation des plus démunis a peu évolué ces dernières années. En cinq ans, leur revenu médian* a augmenté de 35 euros pour atteindre les 932 euros par mois. Ainsi, l'immense majorité des personnes accueillies par le Secours catholique (92%) restent en dessous du seuil de pauvreté (1008 euros/mois*) et 65% vivent avec moins de 672 euros par mois. Ce sont souvent des hommes seuls, des couples avec enfants ou des mères isolées. Parallèlement, la proportion des ménages sans ressources a continué d'augmenter pour atteindre 19,5% en 2015. Soit quatre points de plus qu'en 2010.

 

L'isolement

 

Contre toute attente, le premier besoin exprimé par les ménages les plus fragiles est l'écoute (57%), devant les besoins alimentaires (55%).

 

"La pauvreté n'est pas seulement matérielle et l'isolement est de plus en plus ressenti".

Concrètement, "plus de 60 % [des personnes prises en charge] déclarent n'avoir aucun proche sur qui compter et près de 80% n'ont aucune activité sociale ou collective". En franchissant les portes du Secours catholique, ils sont en fait nombreux à chercher "du lien social et un rapport humain".

 

* À ne pas confondre avec le montant moyen. Le montant médian correspond à la valeur qui se trouve au centre d'un ensemble de données.

 

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Le niveau de vie a baissé

 

Ajoutons que le niveau de vie médian des Français a baissé de 1,1 % de 2008 à 2013. Une baisse "inédite" selon une enquête INSEE publiée le 28 juin 2016 sur "les revenus et le patrimoine des ménages". Le décrochage des Français se confirme. [2]

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Le suicide est la première cause de décès chez les jeunes

 

 

Marisol Touraine, ministre de la Santé dans La Croix le 29 novembre 2012 précisait :

 

"En France, toutes les cinquante minutes, une personne se suicide, toutes les deux minutes, une autre essaie. Ce sont chaque année 11.000 Français qui mettent fin à leurs jours, trois fois plus que les accidents de la route. Le suicide est la première cause de décès chez les 24-34 ans et la deuxième chez les 15-24 ans."

 

Une augmentation de un million de pauvres entre 2004 et 2013

 

Selon l'Observatoire des Inégalités, la France compte entre 4,9 et 8,5 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million au seuil à 50 % du revenu médian, principalement sous l’effet de la progression du chômage.

Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

Où sont les bonnes consciences que l'on entend chaque jour pour l'accueil des "migrants" ?

Sources 

 

[1] Pauvreté en France : le Secours catholique alerte les candidats de la primaire, Le Figaro, Par Caroline Piquet Mis à jour le 17/11/2016 à 08:02 Publié le 17/11/2016 à 06:00

[2]  Aggravation «inédite» de la pauvreté en France, Mediapart, 28 juin 2016 | Par Laurent Mauduit

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 18:45

La France passe de la première place en 1789 à la neuvième en 2016. Jusqu'où et jusqu'à quand cette descente ?

La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI

 

Calculé en «parité de pouvoir d'achat», le PIB de la Chine arrive en tête suivi des États-Unis, de l'Inde et du Japon. Avec cette méthode de calcul chère au Fonds monétaire international, la France arrive en neuvième position.

 

C'est sur cette base que le FMI recalcule les PIB nationaux en «PIB corrigés des parités de pouvoir d'achat (PPA)». Il ne s'agit pas de raffinements d'experts mais d'un exercice très concret. Cela permet en effet de donner une image plus réaliste de l'économie mondiale: en PPA le PIB mondial atteint 155.752 milliards de dollars, au lieu de 96.387 milliards de dollars quand on se contente de convertir les PIB nationaux aux taux de change des marchés. Le PIB en PPA donne une vue plus réaliste des conditions de vie et de richesse de l'ensemble des citoyens du monde.

 

Le FMI accorde tellement de signification au PIB en PPA qu'il établit sa prévision de croissance mondiale, prévue à 3,2% en 2016, sur cette base. C'est le chiffre «officiel» auquel il accorde le plus d'importance, et le seul qui est discuté dans les réunions internationales et dont on parle dans la presse.

 

Si la pondération des PIB nationaux se faisait sur la base des taux de change des marchés, la croissance mondiale ne serait que de 2,5%. Et pour une raison toute simple: les pays émergents pèseraient moins lourd, or ils continuent d'avoir des taux de croissance relativement plus élevés malgré leurs difficultés récentes.

 

La France derrière le Brésil et la Russie

 

Le classement de PIB en «parité de pouvoir d'achat» donne également un classement sensiblement différent. La Chine arrive donc en tête, pesant pour 17,1% du PIB mondial, suivie des États-Unis (15,8%), puis de l'Inde, troisième, avec 7% (du PIB mondial), le Japon est quatrième (4,3%), l'Allemagne cinquième (3,4%), juste devant la Russie, sixième avec 3,3%, puis le Brésil, qui malgré tous ses malheurs actuels est septième (2,8%), le Royaume-Uni venant en huitième rang (2,4%), la France neuvième (2,3%), le Mexique clôturant le top ten, pesant 2% du PIB mondial.

 

Rappelons que dans le classement des PIB calculés avec les taux de change des marchés des monnaies, la France vient au sixième rang derrière les États-Unis et la Chine, pratiquement ex æquo, suivis du Japon, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, qui nous a ravi la cinquième place depuis 2014. Et l'Inde talonne désormais l'Hexagone.

La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI

Source: La France, 9e puissance économique mondiale, selon le FMI, Le Figaro, Par Jean-Pierre Robin , Service infographie du Figaro Mis à jour le 12/04/2016 à 17:58 Publié le 12/04/2016 à 15:00

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 21:39

(Ce n'est pas la civilisation chrétienne qui est morte, mais plutôt l'âge des ombres et des fausses "Lumières"... NdCR.)

Michel Onfray : "Notre civilisation judéo-chrétienne est épuisée, morte"

Dans un entretien accordé au "Corriere della sera", le philosophe dénonce l'islam politique, décrit une civilisation judéo-chrétienne orpheline de ses valeurs et annonce la création d'un média indépendant.

 

Michel Onfray fait à nouveau parler de lui. En novembre, le philosophe avait renoncé à publier son essai Penser l'islam en France, confiant à son éditeur Grasset le soin de dénoncer qu'"aucun débat serein n'[était] plus possible" dans le pays. A l'occasion de la parution du livre en Italie, le voilà de retour dans un entretien au quotidien Corriere della sera, mercredi 3 février – journal qui édite par ailleurs son ouvrage en Italie.

 

Au cours de l'entretien – publié en italien et en français –, le philosophe y renouvelle sa lecture pessimiste d'une civilisation judéo-chrétienne "épuisée, morte", à force de se complaire "dans le nihilisme et la destruction, la pulsion de mort et la haine de soi". Il dénonce également l'islam politique – "une bombe avec laquelle l’occident joue depuis toujours" et renouvelle son adhésion à la thèse d'une guerre de civilisations.

 

L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle 'une grande santé' : il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes ?

 

 

Michel Onfray annonce qu'il travaille actuellement à un "très gros livre" consacré à cette opposition entre deux civilisations, nommé Décadence.

"Dîner en compagnie du diable avec une grande cuillère"

 

Favorable à une solution diplomatique avec les terroristes de l'Etat islamique, Michel Onfray développe sa position. "La diplomatie ne saurait fonctionner qu’avec des Etats amis, moralement impeccables et inconnus d’Amnesty International. Il faut dîner en compagnie du diable avec une grande cuillère."

 

 

Le philosophe regrette que la France ne prenne pas l'initiative d'une conférence mondiale pour la paix, sans préciser davantage les contours de sa mission éventuelle. "Mais je n’y crois pas. François Hollande n’a aucun charisme international et il n’a pour seule perspective que d’être réélu, or, la testostérone du chef de guerre est hélas un argument électoral."

"Je crée mon média indépendant"

 

Autre objet de son courroux : les médias. Michel Onfray s'en prend notamment aux hommages rendus aux victimes des attentats, place de la République à Paris : "Déposer des peluches au pied de la statue de la République est la seule manifestation d’intelligence autorisée par le pouvoir d’Etat soutenu par le pouvoir médiatique."

 

Pour "s'épargner", dit-il, "la bêtise médiatique française", Michel Onfray annonce la création prochaine d'un média indépendant. Son essai Penser l'islam paraîtra finalement en France au mois de mars – car sa date de sortie initiale coïncidait "avec la date de commémoration des attentats de janvier" – avec également un livre politique, Le Miroir aux alouettes.

 

Source: Michel Onfray : "Notre civilisation judéo-chrétienne est épuisée, morte", FranceTvInfo, Mis à jour le , publié le

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:25

Après la progression de l'illettrisme et l'augmentation de l'écart de résultats entre les meilleurs élèves et les plus faibles (Rapport de la Cour des Comptes "Gérer les enseignants autrement", du 22 mai 2013) le rétrécissement du vocabulaire... :

Après la progression de l'illettrisme, le rétrécissement du vocabulaire

On estime à 10 % la part de la population maîtrisant seulement 400 à 500 mots. Le linguiste Alain Bentolila pointe les lacunes de la formation des enseignants dans ce domaine. Alors que la ministre de l'Éducation agite le mirage de la «dictée quotidienne», ses nouveaux programmes ne réservent que peu de place à l'apprentissage du vocabulaire. Tout comme les anciens. «Il y a bien quelques frémissements, mais cela reste insuffisant», estime le linguiste Alain Bentolila.

 

Ces mots qui servent à dire, communiquer, conceptualiser, argumenter, se défendre manquent cruellement à certains écoliers… «Le vocabulaire se rétrécit», résume Alain Bentolila, qui formule ce message d'alerte depuis 2007, date à laquelle il a rendu un rapport sur le sujet au ministre en exercice. «Lorsque les mots précis manquent aux élèves, c'est le sens qu'ils tentent de donner au monde qui s'obscurcit», écrit-il. [1]

 

«Le danger est de ne plus pouvoir formuler les concepts». [2]

 

Notes

 

[1] Les jeunes Français sèchent sur le vocabulaire, Le Figaro, Par Caroline Beyer Mis à jour le 15/10/2015 à 22:13 Publié le 15/10/2015 à 19:13

[2] Vocabulaire appauvri : «Le danger est de ne plus pouvoir formuler les concepts», Le Figaro, Par Caroline Beyer Publié le 15/10/2015 à 17:16

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 07:04

Notre pays a été dépassé en 2014 par le Royaume-Uni, dont le PIB est supérieur au nôtre.

Voilà une bien triste nouvelle pour François Hollande et l'orgueil national: «La France, c'est un grand pays ; elle est la cinquième puissance économique du monde», avait affirmé le président de la République le soir de la Saint-Sylvestre lors de ses vœux aux Français. Le propos se voulait roboratif, «un message de confiance et de volonté», avait-il lui-même annoncé. Hélas, trois fois hélas, au moment même où le chef de l'État rappelait ce fameux classement - une habitude bien ancrée de sa part -, il n'était déjà plus valable.

Certes, la France était effectivement «la cinquième puissance économique du monde» encore en 2013. Son PIB (produit intérieur brut), la richesse créée annuellement, la seule mesure de la puissance économique, arrivait au 5e rang, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et devant le Royaume-Uni. Or celui-ci nous devance désormais: en 2014, le PIB britannique aura dépassé de 98 milliards d'euros celui de la France (2232 milliards d'euros pour le premier et 2134 milliards pour le second). Ces chiffres figurent dans un document de la Commission européenne consultable sur son site.

À cette période de l'année, il s'agit bien sûr encore d'une estimation. Mais contrairement aux prévisions qui peuvent se révéler fausses, cette évaluation comptable, qui marque une différence de près de 4,5 % entre les deux pays, ne sera en aucun cas remise en cause lors de la publication définitive des bilans 2014 dans quelques semaines.

Source: La France a perdu sa place de cinquième puissance économique mondiale, Le Figaro, Mis à jour le 06/01/2015 à 22:26, Publié le 06/01/2015 à 22:00

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 20:05

A rajouter au triste bilan de la république destructrice :

 

Sans-domicile-fixe---44--en-11-ans.jpg

France : le nombre de SDF en hausse de 44% en 11 ans

 

Le nombre de sans-domicile fixe a augmenté en France de 44% en 11 ans pour atteindre 112.000 en 2012, a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

 

"En 2012, dans les agglomérations d'au moins 20.000 habitants de France métropolitaine, 81.000 adultes, accompagnés de 31.000 enfants, sont sans-domicile (...). 10% des sans domicile fixe sont sans-abri, c'est-à-dire qu'ils dorment dans des lieux non prévus pour l’habitation (rue, pont, jardin public, gare, etc.)", indiqué l'Insee dans la nouvelle version de son étude annuelle "Portrait social de la France".

Selon l'étude, 45.000 adultes sans domicile sont nés à l'étranger. Parmi eux, près de 60% sont originaires d'un pays d'Afrique: 23% du Maghreb et 35% d'Afrique subsaharienne.

Un tiers des SDF nés à l'étranger ne parlent pas le français et deux tiers des 16.000 SDF non francophones "sont nés dans un pays d'Europe de l'Est ou en ex-URSS".

Un sans-domicile sur trois vit avec moins de 300 euros par mois. "Parmi les sans-domicile nés à l'étranger, 45% sont dans ce cas", précise l'Institut.
Les femmes représentent une part importante parmi les SDF français (38% en 2012), d'après l'étude de l'Insee.

Plus des trois quarts des SDF français sont au chômage ou inactifs. Toutefois, les 24% qui travaillent ont des emplois "précaires et peu qualifiés. Leur niveau de diplôme faible et leurs difficultés dans la maîtrise du français compliquent leur insertion sur le marché du travail", conclut l'Insee.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_11_19/France-le-nombre-de-SDF-en-hausse-de-44-en-11-ans-5336/


 

> Le vrai bilan de la république dite "libre & égale"

> La république destructrice

> Le nombre de sans-domicile a bondi de 50% depuis 2001 (INSEE chiffres 2013)

> Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

> Taxes et impôts : 10 % du PIB en 1914, près de 50 % en 2012

> 53% des revenus moyens d'un Français vont dans la poche de l'Etat

>  "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent

> "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)

> Le changement c'est maintenant : baisse "historique" du pouvoir d'achat (27 mars 2013)

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:53
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
 

Selon le classement de l'OCDE, les résultats en mathématiques des élèves français sont très décevants.

 

 

«Nous sommes sous le choc Pisa, pour l'instant, et ça va être encore pire», prophétisait le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le 23 octobre. «La France décroche totalement» dans la prochaine enquête Pisa, déclarait-il déjà le 10 octobre, sur Canal +. Depuis le printemps dernier, le ministre dispense ce pronostic de «déclin scolaire».

Conduite depuis 2000 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'enquête Pisa (Program for International Student Assessment) est la principale évaluation internationale des systèmes éducatifs. Portant sur 65 pays et mesurant les compétences acquises par les élèves de 15  ans en lecture, mathématiques et sciences, cette enquête élaborée tous les trois ans plaçait déjà la France en position médiocre en 2009: 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences!

La dernière enquête, en 2009, plaçait déjà la France en position médiocre : 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences !

Les résultats de la dernière étude ne seront connus que mardi 3 décembre. Mais le ministre a choisi depuis plusieurs mois de s'appuyer sur des résultats annoncés catastrophiques pour défendre le bien-fondé de sa politique, à commencer par celle de la réforme des rythmes scolaires ou celle sur le statut des enseignants. «C'est une tactique politique de sa part, pour que les syndicats changent d'attitude et cessent de s'opposer à toutes les réformes. Car, en France, nous n'avons toujours pas connu de “choc Pisa”, contrairement à d'autres pays qui ont su redresser la barre», analyse Bernard Hugonnier, ex-responsable de l'éducation à l'OCDE, aujourd'hui artisan du groupe de réflexion du Collège des Bernardins sur l'éducation. D'autres craignent à l'inverse que le ministre ne désamorce les effets négatifs de l'événement à force d'annoncer le pire…

De fait, le niveau des élèves français baisse depuis la première étude Pisa, il y a dix ans. «Nous n'avons pas de décrochage en matière de résultats bruts. Ces derniers restent sensiblement les mêmes qu'en 2009, en mathématiques, sciences et compréhension de l'écrit. En revanche, des pays nous passent devant, affirme un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation nationale. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas.» Particulièrement attendus cette année, les résultats en mathématiques étaient très décevants en 2009, accusant une chute de quatorze points. Auparavant classée parmi les pays les plus performants dans cette matière, la France était alors descendue dans le groupe des «moyens»…

«Des pays nous passent devant. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas»

Un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation

Les résultats soulignent par ailleurs que les inégalités entre ceux qui réussissent le mieux et les plus faibles ont tendance à croître. Selon Bernard Hugonnier, «la France offre un très bon système scolaire aux excellents élèves, ceux qui sont inscrits dans les meilleurs lycées de centre-ville. Elle se désintéresse des autres. Le décrochage est là. Notre rang global, au-delà de la vingtième place, est indigne et médiocre pour la cinquième puissance économique mondiale». La France occupait ainsi l'avant-dernière place en termes d'équité scolaire en 2009, juste devant la Nouvelle-Zélande… À l'inverse, sur les premières marches du podium figurent régulièrement la Chine, la Corée, la Finlande, le Canada ou le Japon.


Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/02/01016-20131202ARTFIG00227-niveau-scolaire-la-france-recule-dans-le-palmares-mondial.php

 

. Progression de l'illettrisme : la Cour des comptes brocarde la gestion de l'"Education nationale" par le gouvernement socialiste actuel
. Education "nationale" en Hollandie : plus de dépenses pour des résultats médiocres
. Le vrai bilan de la république dite "libre & égale"
. "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent
. "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 23:58

 

Au lendemain de l'intervention télévisée de François Hollande, les derniers chiffres de l'Insee tombent mal : le déficit public a été réduit moins que prévu en 2012, et que la dette publique a continué à augmenter, dépassant désormais les 90% du PIB - un record.

 

C'était un engagement du gouvernement socialiste auprès de ses partenaires européens : ramener le déficit public de la France de 5,3% à 4,5% du produit intérieur brut en 2012 - en attendant de passer sous les 3,7% du PIB fin 2013. Il n'a pas été tenu. En dépit des efforts réalisés, les chiffres de l'Insee annoncés vendredi matin montrent que le déficit n'est pas descendu en-deçà des 4,8%.

 

La dette publique a, elle, continué d'exploser atteignant fin 2012 un nouveau record à 90,2% du PIB, plus que les 89,9% prévus par le gouvernement. Elle s'élevait à 85,8% en 2011.

 

Le gouvernement a déjà reconnu qu'il ne parviendrait pas à réduire le déficit à 3% du PIB fin 2013.

 

Le déficit public, qui agrège les comptes de l'Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale, s'était établi à 5,3% du PIB en 2011, et la dette publique à 85,8%. L'an dernier, le taux de prélèvements obligatoires a augmenté de 1,2 point à 44,9% du PIB, sous l'effet de la hausse des impôts (+5,3%). Les dépenses ont progressé de 2,9%, après +2,1% en 2011 et les recettes ont augmenté de 3,9%, après +5,7% en 2011. La réduction du déficit public par rapport à 2011 est essentiellement liée à l'Etat (-7,7 milliards d'euros), tandis que le déficit des administrations de sécurité sociale baisse de 0,8 milliard et celui des administrations locales progresse à 3,1 milliards contre 1,5 milliard en 2011.

 

Quant à la dette, elle a progressé de 116,9 milliards d'euros l'an dernier après +121,9 milliards en 2011. La contribution de l'Etat à la dette a augmenté de 104,6 milliards, une variation plus importante que le déficit. Selon l'Insee, cette différence résulte des prêts accordés via le Fonds européen de stabilité financière (+27,1 milliards) et de l'apport de capital au Mécanisme européen de stabilité (6,5 milliards). La dette des organismes divers d'administration centrale s'établit à 9,9 milliards fin 2012, en légère baisse (-0,4 milliard) par rapport à fin 2011. La contribution des administrations locales à la dette atteint 173,7 milliards fin 2012 contre 166,6 milliards fin 2011, une hausse de 7,1 milliards. La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette publique a augmenté de 5,7 milliards d'euros pour s'établir à 210,3 milliards fin 2012.

 

Source: http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/le-deficit-public-derape-la-dette-explose-7906586.html

 

 

- Aujourd'hui la dette de la France est de 1.886.460.800.000 euros, elle augmente de 360.000.000 euros en 24 heures (23 mai 2013)

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 12:35

Comme nous le disions, et malgré les mensonges du gouvernement ou de la “communauté LGTB”, le “mariage gay” n’est pas une simple extension du droit au mariage pour les homosexuels (puisque ces derniers ont toujours pu se marier, tant que c’était dans le cadre normal et naturel du mariage) mais bien un changement en profondeur du statut de cette institution fondamentale, et donc de ce qu’elle implique.

En effet, le projet de loi du gouvernement reprend celui de la sénatrice Esther Benbassa qui préconise un vaste changement des terminologies utilisées dans le Droit Français : “père” et “mère” seront remplacés par “parents”, “mari” et “femme” seront remplacés par “époux”, “congé de paternité” deviendra “congé de parentalité”, le “père” devenant ici “second parent”…

Un changement radical de son statut, faisant passer le mariage d’un cadre symbolique et filiatoire, permettant la fondation d’une famille reconnue par la communauté, à un simple contrat entre personnes partageant une pratique sexuelle commune, en l’occurrence une pratique déviante.

Ce qui nous menace est donc grave : il ne s’agit pas d’une simple revendication d’une minorité qui subirait une injustice (ce n’est pas le cas), mais bien d’une offensive contre l’édifice moral de notre Patrie, s’inscrivant dans le processus de destruction systématique du “Père” par une clique d’hystériques semi-dément-e-s. Ce processus de décivilisation ayant pour finalité la destruction des repères, des institutions séculaires, des normes naturelles, de cet ordre social enracinant les Hommes dans le Sens.

Sans racines ni repères, sans morale ni filiation symbolique, les Hommes deviennent malléables, vulnérables, et dénués de tout principe qui pourrait faire obstacle au règne totalitaire du matérialisme capitaliste et de la modernité.

Les masses présentent alors toutes les caractéristiques du cheptel : dormir, bouffer, baiser. Bosser, consommer, et crever. Sans jamais réaliser le degré extrême d’aliénation qui détermine l’ensemble de ces comportements, pour la simple raison que les capacités intellectuelles le permettant trouvent leur source (la sublimation libidinale) totalement tarie par le “jouir-sans-entrave” érigé en dogme social suprême.
Le totalitarisme est alors optimal, souple, s’installant sans recours à la force (hormis la contrainte de la force légale, la loi qui rappelons-le est la source du droit dans ce pays, en dehors de tout droit naturel et de toute contrainte morale, du moment qu'elle est le fruit de la Volonté générale, Ndlr...), tel que le décrivait à merveille Aldous Huxley.

Un totalitarisme tellement optimal et imparable qu’il en serait presque admirable s’il n’était pas si abjecte. Tellement optimal, qu’il ne peut être qu’une oeuvre in-humaine, l’oeuvre de Satan.

Détail de l’histoire sans doute, mais notable tout de même : Esther Benbassa est Juive.

Vincent Vauclin

 

Source: http://la-dissidence.org/2012/09/28/notes-sur-le-processus-de-decivilisation-2/ 

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Note de Christroi. Rappelons que le mariage, à Rome sous César, était entre un homme et une femme. Et si dans l'Antiquité, l'homosexualité était répandue, à aucun moment, sous quelque tyrannie que l'on se place, on ne voit de "mariage" homosexuel... Si bien que le projet actuel de légalisation du "mariage" homosexuel, peut être analysé comme un phénomène inédit dans l'histoire de l'humanité.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:46

A propos du "mariage homosexuel", nous nous félicitons de voir enfin l'Eglise réagir par la bouche de Mgr Michel Aupetit, vicaire général du diocèse de Paris, qui comme Alain Escada, président de l'institut Civitas pointe du doigt le risque de voir apparaître derrière la légalisation du "mariage homosexuel" des revendications individuelles visant à légaliser la polygamie ou l'inceste : "Pourquoi pas, en effet, « puisqu’ils s’aiment », pour reprendre l’argumentation des partisans du “mariage homosexuel” ?" explique le vicaire.

 

 

http://www.paris.catholique.fr/IMG/jpg/2011-06-25_0002p.jpgP. N. -D. – Quelle a été votre réaction en entendant de la ministre de la famille que les personnes du même sexe pourront se marier et adopter dès l’année prochaine ?

Mgr M. A. Je ne suis pas spécialement surpris : cela faisait partie du programme du candidat François Hollande. Il me semble qu’avant de décider d’une loi qui va bouleverser la société, il conviendrait d’en mesurer les conséquences, de permettre un véritable débat comme pour les lois de bioéthique et de mettre en place des états généraux sur cette question. Ce serait le signe donné d’une vraie démocratie participative des citoyens.

P. N.-D. – Qu’est-ce que cela remet en cause au niveau légal et au niveau social ?

Mgr M. A. Au niveau légal, il s’agit d’un bouleversement de la filiation. Le mariage était conçu d’abord pour le bien de l’enfant. Tout enfant est issu d’un père et d’une mère. En supprimant la mention « père » et « mère » sur l’état civil, on introduit délibérément une fragilisation de l’enfant qui perd ses repères naturels. C’est une remise en cause du code civil. En outre, la convention de New York de l’ONU, en 1991, affirme le droit de l’enfant de connaître ses parents et d’être élevé par eux. Par ailleurs, juridiquement, ce n’est pas la sexualité qui fonde le mariage, c’est la différence des sexes. En effet, le maire ne demande pas aux époux leur orientation sexuelle. Nous avons une identité sexuelle qui nous qualifie juridiquement. Il ne revient pas à l’État de définir juridiquement l’orientation sexuelle. Enfin, une loi a pour vocation de s’appliquer à tous et donc d’être universelle. Il ne convient pas, qu’au nom d’un individualisme exacerbé, on crée une loi pour chaque catégorie de personnes. Sinon, pourquoi pas la polygamie ? L’inceste ? L’adoption d’un enfant par un frère et une sœur ? Pourquoi pas, en effet, « puisqu’ils s’aiment », pour reprendre l’argumentation des partisans du “mariage homosexuel” ? Sur le plan social, on sait pourtant, avec les enfants adoptés, nés sous X, le besoin essentiel de connaître de qui l’on vient pour connaître non seulement sa constitution biologique, mais aussi pour se construire sur le plan psychologique. La souffrance qu’entraîne l’ignorance de ses origines est bien connue et exprimée de plus en plus par des enfants qui, devenus grands, revendiquent leur droit. Le recours à une procréation médicalement assistée serait une profonde injustice faite aux enfants. Il y a toujours un père et une mère et l’homoparentalité est une inexactitude. On constate que le consensus du droit des adultes se fait aux dépens du droit des enfants.

P. N.-D. – A quoi les catholiques sont-ils invités à la suite de cette annonce ?

Mgr M. A. Comme toujours, et d’abord, à témoigner du Christ par leur vie. Homme et femme, Dieu créa l’humanité à son image pour manifester la communion divine du Père, du Fils et du Saint Esprit. C’est la signification du sacrement de mariage dans laquelle Dieu s’engage. Une famille harmonieuse fondée sur le couple où l’amour et la vie sont intimement liés, où se pratique le pardon et où s’appliquent les préceptes de l’Évangile, donnera envie d’en connaître la source. Les jeunes chrétiens devront se démarquer, comme ils le firent jadis, pour signifier la beauté d’un engagement fondé sur l’Alliance divine et montrer au monde « qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».Propos recueillis par Ariane Rollier

 
Cet article est extrait de l’hebdomadaire Paris Notre-Dame du 12 juillet 2012.

 

Source: http://www.paris.catholique.fr/A-propos-du-mariage-homosexuel-et.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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- De "mariage" homosexuel en polygamie

- "Homoparentalité" : Il est prouvé que les enfants vivant au sein d'une "famille" homo sont en danger

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:02

Mis à part le discours athée, libertaire et matérialiste qui présente l'hédonisme comme sagesse indépassable [matérialisme conduisant l'homme à devenir son propre dieu, ce qui n'est rien d'autre que du satanisme, à tout le moins un gnosticisme conduisant la société à la barbarie. Si en effet l'homme est son propre dieu, qu'est-ce qui l'empêche de tuer autrui ? Si les lois de la cité (sans Dieu) suffisent pour organiser la cité et conduire l'homme au bonheur, pourquoi les lois athées de 1789 conduisirent-elles au génocide vendéen, pourquoi ces lois servirent-elles de prototype à Lénine ? Plus simplement comme le dit le Christ Notre-Seigneur, si l'homme n'aime que celui qui l'aime, quel mérite en a-t-il ? L'éviction dont parle Onfray n'est pas si éloignée de la séparation d'un Christ conseillant aux chrétiens de quitter les cités qui ne les auront pas accueillis en secouant la poussière de leurs pieds (Marc 6, 11; Luc IX, 5), ou retrouvant les accents de saint Jean-Baptiste, invectivant et lançant des anathèmes (Matthieu 22, 1-10; Luc 14, 16-24; Matthieu 16, 4; 17,17; 23, 29-32; Luc 11,51)], le philosophe arthée Michel Onfray a la loi naturelle et commence à comprendre l'évolution réelle de l'histoire de l'Europe... depuis 1789. C'est-à-dire depuis le moment exact où l'Europe et les ancêtres athées de Onfray ont commencé à tourner le dos au Christ. Rappelons-nous toujours cet avertissement: "Sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean 15, 5). Si l'homme n'a pas le Christ pour Dieu, nous prévient le Christianisme, il prendra son nombril pour dieu ! Et le monde autour de lui retournera à la barbarie et à la décadence... C'est ce que nous vivons, et ce que d'autres constatent, comme Elisabeth Badinter à propos de la société moderne.

 

"Une civilisation se constitue à partir d’une religion", déclare Michel Onfray (à partir de 6:40). L’Europe a une date de naissance, c'est l'arrivée de Constantin au pouvoir, début du IVe siècle, et qu'elle a un début de déclin. Un sommet au XIIe siècle avec les cathédrales, saint Thomas d'Aquin, la scolastique, les croisades quoiqu'on en pense, c'est le grand moment fort du christianisme, et puis après on a la 'Renaissance', c'est-à-dire qu'on commence à faire reculer la religion, la Révolution française, la déchristianisation, une espèce de descente, qui fait que de fait, le christianisme imprègne encore notre civilisation et notre culture mais notre culture est décadente. On est aujourd'hui à l'équivalent du Bas-empire romain avec des Néron, des personnages qui sont des espèces d'empereurs décadents, mafieux, des individus qui se manifestent par des frasques comme on en rencontre dans la Vie des douze Césars de Suétone." (Fin de citation)

"Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut", nous disent les Actes des Apôtres (4, 8-12). Les "bâtisseurs" peuvent être assimilés aux "francs-maçons" modernes (à la pelle, la truelle, l'équerre et le compas) mais aussi à tous les bâtisseurs de la cité sans Dieu... qui prétendent construire la société en dehors de la "pierre d'angle". Onfray ferait bien d'y réfléchir.

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- Déclin, déclassement et décadence de la France: points de vue d'historiens

- Identité nationale : Pont Milvius (312) et Tolbiac (496) : berceaux de la civilisation chrétienne et française

- Bernard Lugan : Elitisme et démocratie

- Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs

- Choc : Elisabeth Badinter parle de la société moderne comme d'une "forme de barbarie"

 - Le sens métaphysique de la Révolution

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:58
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