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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 11:45
Les mensonges de Hollande sur les chiffres du chômage

Une fois de plus, ce gouvernement n’est que duperie, mensonge, mirage, bobard, contre-vérité, fourberie, etc.

 

Ces mensonges nous apportent en tous cas la preuve que notre mal-aimé Président veut à tout prix se représenter en 2017 puisque, concernant le chômage, tout est fait pour en truquer les chiffres et conduire petit à petit à sa vérité sur la réduction du nombre de demandeurs d’emploi.

 

La presse aux ordres l’y encourage puisque peu de journalistes osent annoncer les vrais chiffres et contredire la version officielle qui est « le chômage diminue, il se stabilise, il a même accusé un bon chiffre de -0,1 % en juillet ».

 

Il suffirait pourtant de lire les 20 pages du rapport complet de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques)… (http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PDGB25-2.pdf ) Et là, grosse surprise. Tous les chiffres annoncés sont faux, enfin, ces chiffres sont une interprétation pro-gouvernementale des vrais chiffres. Bon, il faut admettre que rien n’est plus enfantin que de manipuler les chiffres, mais lorsque l’on est grassement payé par nos impôts comme ministre ou comme haut fonctionnaire, il serait décent de nous dire la vérité, rien que la vérité. Eh bien, la voici, cette vérité des chiffres…

 

Il y a plus de 10 millions de Français qui sont à la recherche d’un emploi, et non pas 3 millions et des poussières (poussières dont personne ne voudrait faire partie). Dans les six premiers mois de l’année, c’est une moyenne de 34.866 personnes qui sont devenues chômeurs. Le blog Citoyens et Français a détaillé ce rapport pour arriver à la conclusion de 6.432.200 privés d’emploi et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, auxquels il faut rajouter 3.945.000 « invisibles », ceux que les statistiques officieuses font semblant d’ignorer… mais que François Hollande doit connaître par le détail mensuellement.

 

Alors, qui sont ces « invisibles » ? Les bénéficiaires du RSA non inscrits à Pôle emploi (1.445.400). 1.100.000 bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité non inscrits à Pôle emploi. Les sans-droits, soit 1.400.000 jeunes de moins de 25 ans, membres d’un foyer ayant dépassé des plafonds de ressources, ceux à qui sont versées des pensions de reversion qui dépassent les 452 € du RSA, les bénéficiaires de pensions alimentaires qui, là aussi, dépassent les plafonds du RSA, des étudiants à la recherche d’un job d’appoint, des auto-entrepreneurs écrasés par des charges imbéciles et qui aimeraient bien trouver un boulot. Citoyens et Français cite aussi, et avec raison, les retraités qui aimeraient bien trouver un emploi pour survivre..

 

Quant aux chiffres officiels dont la presse s’est contentée de nous donner un résumé, en voici la teneur, pour le mois de juillet 2015. 212.700 ont été sortis des listes pour défaut d’actualisation. 38.900 ont fait l’objet d’une radiation administrative. 51.500 ont été radiés pour cause de décès, de départ à la retraite… de prison. 50.500, soit 10,3 % des sorties, sont en « stages parking », 35.900 sont en arrêt maladie, en congé de maternité, etc.

 

Source : Les vrais (et non pieux) mensonges du gouvernement sur le chômage, Floris de Bonneville, Boulevard Voltaire, 1er septembre 2015

 

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Publié par Ingomer - dans Economie
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 06:26
Le "ministère de la Justice" fait travailler 40 000 personnes au noir

Ils sont 48 650 au total et 40 500 rien qu'au ministère de la Justice. Selon France Inter, un rapport daté du 21 janvier 2014 pointe la situation illégale des ces "COSP", les collaborateurs occasionnels du service public. Ils sont traducteurs, experts, médiateurs ou délégués du procureur et sont missionnés sur différents dossiers.

Les collaborations de ces spécialistes n'étant pas déclarées, l'État ne paie pas de charges patronales et les personnes employées ne versent pas de TVA. Si des poursuites judiciaires sont lancées, les finances publiques risquent un redressement "de l'ordre du demi-milliard d'euros". 

Le rapport, rendu conjointement par les inspections générales des Finances, des Services judiciaires et des Affaires sociales, épingle des pratiques "clairement irrespectueuses de la loi", s'interrogeant sur "la cohérence et l'image d'une justice" qui "sanctionne sans indulgence les manquements à la législation du travail".

Ce système, défini comme "nébuleux", a toujours existé mais a pris de l'ampleur, notamment depuis 1999. Il était déjà pointé du doigt par France 2 en mars dernier.

 

Source: Le ministère de la Justice fait travailler 40 000 personnes au noir, Le Dauphine, Publié le 01/09/2015 à 21:10

Le "ministère de la Justice" fait travailler 40 000 personnes au noir

Add. 2 septembre 2015, 12h59. Un article du Figaro en parle :

Le "ministère de la Justice" fait travailler 40 000 personnes au noir

«La ministre, Christiane Taubira, a la volonté d'agir et de s'emparer du sujet», a assuré à l'AFP le porte-parole adjoint du ministère, précisant qu'»un plan d'action a été décidé», avec notamment le recrutement rapide de 45 interprètes. «Un décret est prévu pour début 2016 pour clarifier leur statut (celui de tous les collaborateurs occasionnels)» et «il y aura un versement progressif des cotisations sociales», a-t-il expliqué.

 

Cette régularisation aura un coût élevé pour l'État, mais aussi pour ces collaborateurs, dont les salaires étaient majorés d'environ 30 % en l'absence de tout prélèvement, relève le rapport.

 

Source: L'État emploie près de 50.000 personnes «au noir», Le Figaro, Home ECONOMIE Emploi, Par AFP agence , lefigaro.fr Mis à jour le 01/09/2015 à 22:23 Publié le 01/09/2015 à 21:58

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:32

En 2014, la Congrégation pour le Culte divin, à la demande du Pape Benoît XVI, avait publié un document demandant aux évêques de corriger les façons de faire le “geste de la paix” au cours des messes. Il s’agissait de viser “une meilleure expression du signe de la paix et d’en modérer les excès”.

Or depuis la diffusion de ce document, on constate que dans nos cathédrales et nos églises paroissiale, rien n’a été corrigé, rien n’a été expliqué, rien n’a changé.

Pourtant on nous dit et on nous répète que la liturgie est respectée ; que les évêques veillent à ce qu’elle le soit...

Se pose alors la question non plus de la volonté, mais de la capacité des clercs à comprendre de quoi on parle quand on parle de liturgie.

 

Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Lettre circulaire : La signification rituelle du don de la paix pendant la messe. Source : http://catholique-savoie.cef.fr/diocese-de-savoie/services-et-mouvements/sinitier-a-la-foi/pastorale-liturgique-et-sacramentelle/lettre-circulaire-don-de-la-paix-pendant-la-messe

Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Lettre circulaire : La signification rituelle du don de la paix pendant la messe. Source : http://catholique-savoie.cef.fr/diocese-de-savoie/services-et-mouvements/sinitier-a-la-foi/pastorale-liturgique-et-sacramentelle/lettre-circulaire-don-de-la-paix-pendant-la-messe

Modérer les "excès" du "geste de la paix"
Modérer les "excès" du "geste de la paix"
Modérer les "excès" du "geste de la paix"

Source : Pro liturgia, Lundi 31/8/2015

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:59
Impôts : Le "cadeau" de François Hollande aux ménages est une hausse de 88 milliards d'euros

Depuis le mois de juin 2012, François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection. [1] Cela n'empêche pas les media ce matin de parler de "cadeau" ou de "coup de pouce" de deux milliards d'euros d'impôts de François Hollande aux Français [2] : il reste une augmentation de 88 milliards que les dits media d'"information" n'évoquent pas.

 

Impôts : Le "cadeau" de François Hollande aux ménages est une hausse de 88 milliards d'euros

Toutefois certains journalistes rapportent qu'en 2016, la baisse de l'impôt sera financée par la danse de la pluie". Pour la financer, on va utiliser une méthode bien française : croiser les doigts en espérant le retour de la croissance. La baisse de l'impôt n'est financée par rien. [3] Entre les baisses de recettes cette année et les dépenses supplémentaires, la marge est étroite.

 

Notes

 

[1] François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection, Le Figaro, Service infographie du Figaro, Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26, Publié le 03/03/2015 à 20:50

[2] Impôts : Hollande donnerait un coup de pouce de deux milliards aux ménages, Le Figaro, Mis à jour le 31/08/2015 à 19:05 Publié le 31/08/2015 à 07:23

[3] Les baisses d'impôts annoncées par Hollande ne sont pas financées, Le Figaro, Par Cyrille Pluyette Mis à jour le 31/08/2015 à 20:54 Publié le 31/08/2015 à 20:35

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 13:19

Mis à jour le 5 octobre 2015.

300e anniversaire de la mort de Louis XIV

Louis XIV, Roi de France et de Navarre, Louis le Grand, roi guerrier, le Roi-Soleil, protecteur des Arts, est né le 5 septembre 1638 à Saint-Germain-en-Laye et est mort le 1er septembre 1715 à Versailles. Son règne de 72 ans est le plus long de l’Histoire de France. Il est l'un des plus longs d’Europe, avec celui de François-Joseph de Habsbourg et, peut-être, si Dieu lui prête vie, avec celui d’Élisabeth II.

Nous commémorons cette année le tricentenaire de la mort du Grand Roi.

Comme l'explique Georges Michel,

 

"Louis XIV n’avait que cinq ans lorsqu’il devint roi, mais il assuma en outre le pouvoir personnellement durant 54 années, presque onze quinquennats… Osons un anachronisme et imaginons un souverain qui serait monté sur le trône en 1943 et mourrait cette année après avoir dirigé d’une main ferme le pays de 1961 à nos jours. Cela est évidemment inconcevable. Réalise-t-on, par exemple, que durant ces 72 ans, de 1943 à 2015, une petite cinquantaine de ministres de la Justice se sont relayés place Vendôme quand Louis XIV, au cours de son règne, ne connut que cinq chanceliers de France ?" [1]

Cette comparaison montre un des avantages principaux de la monarchie : la continuité dans une politique à long terme (hormis les plans maçonniques qui sont, eux, prévus sans concertation et sans association, à long terme, la république change de politique à chaque nouvelle mandature...) et donc les économies budgétaires substantielles que permet la monarchie. Aujourd'hui par exemple, il a été calculé que sur dix ans, la Couronne britannique coûte 390 millions d'euros, soit moins d’un tiers du coût d'un président en France. Un rapport confidentiel de l'Inspection Générale de l'Administration (IGA) a même révélé, selon Le Parisien, que la "démocratie" a "un coût important" pour une efficacité politique "limitée" et que le "dispositif d'organisation des élections" "ne facilite pas la participation à la vie démocratique". [2]

 

 

 

 

La démocratie a un coût important pour une efficacité politique limitée (Le Parisien, 20 novembre 2014) Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/presidentielle-et-legislatives-de-2012-l-organisation-a-coute-604-millios-d-euros-20-11-2014-4307443.php

La démocratie a un coût important pour une efficacité politique limitée (Le Parisien, 20 novembre 2014) Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/presidentielle-et-legislatives-de-2012-l-organisation-a-coute-604-millios-d-euros-20-11-2014-4307443.php

Le pouvoir sous la monarchie française est conçu du haut en bas de la société [3], comme un service dont le détenteur (le roi) est le gérant, cependant que dans la république, la toute puissance théorisée du pouvoir du peuple n'est jamais qu'un transfert de pouvoir à une une oligarchie dont le but est de se servir.. Voilà, notamment, pourquoi je suis royaliste !

 

«  Cette façon louis-quatorzienne de sans cesse inviter à servir, suivre le détail des services, honorer les bons serviteurs, permet de tenir en haleine ou faire rivaliser de zèle tous ceux dont l'Etat a besoin. Les souverains étrangers admirent et envient le résultat obtenu, qui fait de Louis XIV le monarque le mieux obéi (le plus bravement et le plus intelligemment) de l'Europe. » [4]

300e anniversaire de la mort de Louis XIV

Le roi est "facile d'accès".

 

 

"S'il est un caractère singulier de cette monarchie, écrit Louis XIV lui-même, c'est l'accès libre et facile des sujets au prince"; et, dans ses célèbres Instructions pour le Dauphin: "Je donnai à tous mes sujets sans distinction la liberté de s'adresser à moi, à toute heure, de vive voix et par placets." (Louis XIV, cité in F. Funck-Brentano, Membre de l'Institut, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 110)

 

"Le roi de France - écrit en 1603, l'ambassadeur vénitien Angelo Badoer, - quand il est en représentation, donne une plus haute idée de sa grandeur que ne le fait le roi d'Espagne; mais, hors d'apparat, il est le monarque le plus affable du monde." 

"Cette grande familiarité, note Michel Suriano, rend, il est vrai, les sujets insolents, mais aussi fidèles que dévoués..." Opinion que confirme Robert Dallington, Secrétaire de l'Ambassadeur anglais auprès de Henri IV :

 

"Les rois de France sont affables et familiers - plus qu'il ne convient, écrit le diplomate anglais; mais c'est la coutume du pays." (F. Funck-Brentano, Membre de l'Institut, Ce qu'était un Roi de France, Librairie Hachette 1940, p. 109.)

 

L'historien Funck-Brentano écrit encore dans L'Ancien Régime, qu'"on entrait dans le palais du roi comme dans un moulin" :

 

"En leurs célèbres dépêches, les ambassadeurs vénitiens constatent que nulle personne n'est exclue de la présence des monarques français et que les gens de la classe la plus vile pénètrent à leur gré dans les pièces du caractère le plus intime, au point dit l'Italien, que quand on veut traiter avec le prince d'une question importante, il faut parler à voix basse pour ne pas être entendu.

 

"C'est ainsi que s'exprime, en 1561, Michel Suriano. Il ajoute: "Les Français ne désignent pas d'autre gouvernement que leur Roi. De là vient l'intimité qui règne entre le monarque et ses sujets. Il les traite en compagnons".

 

"En 1577, un autre ministre vénitien Jérôme Lippoùano: "Pendant le dîner du roi de France, presque tout le monde peut s'approcher de lui, et lui parler comme il le ferait à un simple particulier".

 

"On entrait dans le palais du roi comme dans un moulin. Les étrangers ne cessent pas d'en exprimer leur surprise...

 

"J'allais au Louvre, écrit Locatelli en 1665, 'Je m'y promenai en toute liberté, et traversant les divers corps de garde, je parvins enfin à cette porte qui est ouverte dès qu'on y touche, et le plus souvent par le roi lui-même. Il vous suffit d'y gratter et l'on vous introduit aussitôt. Le roi veut que tous ses sujets entrent librement'. [5]

 

Une cohue turbulente et bruyante de gens de toutes sortes de conditions

 

"La maison du roi devenait une place publique. Le premier venu s'y comportait librement. Un chacun y était chez lui... C'était, du matin au soir, une cohue turbulente et bruyante de gens de toutes sortes de conditions" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 239).

 

La demeure royale reste ouverte à tout venant

 

"Il en fut d'ailleurs au palais de Versailles comme à Paris. La demeure royale reste ouverte à tout venant.

 

"'Nous passâmes, écrit Arthur Young qui en est tout surpris, à travers une foule de peuple et il y en avait plusieurs qui n'étaient pas trop bien habillés'" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 240).

 

Versailles finissait par être envahi par des mendiants

 

"[...] le palais de Versailles finissait par être envahi par des mendiants qui y accrochaient le monde et tendaient la main comme dans la rue" (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 240).

 

Il était facile de souper avec Sa Majesté

 

"Un Allemand, le docteur Nemeitz, écrit de son côté: 'Il était facile de voir souper Sa Majesté. Elle recevait à table toute sa famille et, à moins qu'il n'y eût déjà trop de monde, ce qui arrivait parfois, on était admis... D'ailleurs on pouvait toujours être admis quand on arrivait de bonne heure ' Fréquemment, entre le roi et les assistants, les gens du peuple, la conversation s'engageait, toute familière. On en trouve trace dans les lettres de Mme de Sévigné] et dans les Mémoires de Saint-Simon.

 

"Le public était plus particulièrement admis au "grand couvert" qui avait lieu régulièrement tous les dimanches et - ce qui est à noter - les jours de fêtes dans la famille royale. Celle-ci se trouvait alors réunie tout entière, y compris les princes du sang. Louis XIV s'astreignit à dîner en public jusqu'aux derniers jours de sa vie, jusqu'au 24 août 1715 - il devait mourir le 1er septembre..." (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

 

"Sous Louis XV, les Parisiens, les provinciaux viendront assister au repas du roi pour admirer sa prestance, son élégance, mais plus encore son adresse à faire sauter le haut de la coque d'un oeuf, prestement du revers de sa fourchette!

 

"Attention! le roi va manger son oeuf!"

 

"[...] Au dessert, le roi offrait à toutes les dames présentes des fruits et des glaces. En 1772, une jeune Genevoise, Rosalie de Constant, vient assister au grand couvert. 'On offrit écrit-elle, les glaces du dessert aux dames qui étaient là pour voir. Je les trouvai bien bonnes' (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

On avait organisé des manières d'omnibus pour transporter à Versailles les Parisiens qui désiraient aller voir le monarque

 

"Pour transporter à Versailles les Parisiens qui désiraient aller voir le monarque, on avait organisé des manières d'omnibus, appelés, les uns, des "carabas" et les autres "des pots de chambre" (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

 

"Chacun, dit Retif de la Bretonne, - ceux mêmes qui ne l'avaient jamais vu - considérait le roi comme une connaissance intime.

 

"Les évènements qui concernent le roi et la reine, sont pour la France entière des évènements de famille. La maison du roi est au propre la 'maison de France'" (Frantz Funck-Brentano, ibid., p. 241).

 

Le roi était demeuré dans la pensée populaire, instinctivement, le père auprès duquel on cherche soutien et abri

 

"Issu du père de famille, le roi était demeuré dans la pensée populaire, instinctivement, et sans qu'elle s'en rendît compte, le père auprès duquel on cherche soutien et abri. Vers lui, à travers les siècles, les regards s'étaient portés en cas de besoin. Et voici que, brusquement, cette autorité patronale est renversée. Et c'est parmi le peuple de France, un malaise, un effroi, vague, irréfléchi. Oh! les rumeurs effrayantes: les brigands!... et le père n'est plus là! La 'Grande peur' est la dernière page de l'histoire de la royauté en France. Il n'en est peut-être pas de plus touchante, de plus glorieuse pour elle; il n'en est pas où apparaisse mieux le caractère des relations qui, traditionnellement, s'étaient établies entre elle et le pays" (Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 255).

 

Alors que sous l' "absolutisme", tout Français pouvait aller souper chez le Roi, discuter avec lui, manger et boire si l'envie l'en prenait, aujourd'hui il faut une demande écrite, dans les plus belles formes, et avec les plus belles circonlocutions, pour avoir une "chance" d'obtenir un rendez-vous avec Sa Majesté le Président de la République... et encore pas pour manger avec lui, et dans un rendez-vous vite expédié. Comme quoi, la vraie "démocratie" n'est peut-être pas celle qu'on dit, ni là où on pense... La Révolution a sévi; un autre monde a vu le jour.

 

ImpotsLa France sous Louis XIV a une administration moderne, un régime d'impôts bien rodé (aujourd'hui, selon une étude de l'Institut Coppet, les impôts sont dix fois supérieurs à ceux qu'ils étaient en 1789), une politique économique sobre et rationnelle qui interdit la pratique de l'usure au plan particulier mais aussi au plan national, et qui ne permet donc pas l'endettement indéfini des comptes publics, enfin un système de recrutement militaire efficace :

 

«  En ce pays et en ce temps où nul homme - même le paysan pauvre - n'est corvéable à merci, en ce temps et ce pays où personne n'accepterait l'idée d'un service national obligatoire, les meilleurs sont censés répondre présent à toute réquisition, voire devancer l'appel du Roi et de l'Etat. » [6]

 

« L'absolutisme se révèle, par nature, un régime limité et tempéré, certainement pas la matrice d'un pouvoir totalitaire. Ce n'est pas lui qui parviendra à imposer la fiscalisation généralisée de la population, la conscription obligatoire, la levée en masse et le concept de guerre totale. » [7]

 

Pour l'historien Jean-Christian Petitfils « l'image du paysan français écrasé d'impôts par un pouvoir tyrannique » ne tient pas, il s'agit d'

« une légende inventée par l'historiographie du XIXe siècle à partir des stéréotypes révolutionnaires. En 1715, le contribuable français payait en moyenne deux fois et demie moins d'impôts que son homologue britannique. A cette date, en effet, la pression fiscale représentait un équivalent de 0,70 hectolitre de grain de froment pour la France contre 1,62 de l'autre côté de la Manche. La monarchie absolue, par conséquent, fut moins oppressive fiscalement que la monarchie représentative et tempérée à l'anglaise." [8]

 

« [L]a fiscalité de l’Ancien Régime n’était [donc] pas si atroce qu’on le croit, et, à tout prendre, si nous le croyons, des comparaisons avec notre époque devraient nous faire frémir. Mais voyons plutôt les mots de François Hincker, qui nous aide à faire cette comparaison dans son livre sur l’impôt sous l’Ancien Régime : Utilisons un étalon artificiel mais qui a l’avantage d’être parlant. Les 25 millions d’habitants que compte probablement la France ont donc à payer 470 millions d’impôts, soit chacun entre 18 ou 19 livres. À ce moment, le salaire journalier d’un compagnon maçon à Paris se situe à un peu moins d’une livre. Ainsi un salarié moyen travaillerait un peu plus de sept jours pour payer tailles, capitations et vingtièmes, un peu plus de deux pour payer la gabelle, et un peu plus de neuf pour payer les autres impôts indirects. Dix-huit jours de travail : c’était la contribution que la fiscalité française de l’Ancien Régime réclamait au travailleur.

Les salariés français travaillent jusqu'au 26 juillet pour financer les dépenses publiques, Le Figaro, Home ECONOMIE Impôts, Par Marie Visot Mis à jour le 26/07/2013 à 13:20 Publié le 24/07/2013 à 20:05 Source : http://www.lefigaro.fr/impots/2013/07/24/05003-20130724ARTFIG00498-les-salaries-francais-travaillent-jusqu-au-26juillet-pour-financer-les-depenses-publiques.php

Les salariés français travaillent jusqu'au 26 juillet pour financer les dépenses publiques, Le Figaro, Home ECONOMIE Impôts, Par Marie Visot Mis à jour le 26/07/2013 à 13:20 Publié le 24/07/2013 à 20:05 Source : http://www.lefigaro.fr/impots/2013/07/24/05003-20130724ARTFIG00498-les-salaries-francais-travaillent-jusqu-au-26juillet-pour-financer-les-depenses-publiques.php

Qu’en est-il aujourd’hui ? Avec un taux moyen d’imposition de 56,9 % (chiffre 2013), il faut pas moins de 208 jours de travail pour payer en moyenne ses impôts de l’année. De quoi se demander si la Révolution française a servi à améliorer notre condition, et s’il ne serait pas temps d’en produire une nouvelle. » [9] [Voir notre article du 25 juillet 2013 : Les salariés français travaillent jusqu'au 26 juillet, "jour de libération fiscale et sociale", pour financer les dépenses publiques. Ce qui n'est rien d'autre qu'un retour à l'esclavage!]

 

S'agissant de l'ascenseur social, la promotion au mérite, à la vertu et au service rendu était de mise. Chacun des textes d'anoblissement par Louis XIV « comporte un préambule, qui sonne comme un concert de trompettes. Au début des lettres de février 1677, anoblissant Charles Guillot de la Motte, maréchal de camp, trente-six ans de service, se trouve la formule exemplaire suivante :

 

"Comme les récompenses que nous accordons au mérite et à la vertu sont d'autant plus considérables qu'outre qu'elles rendent un témoignage public de notre justice et de la satisfaction que nous avons des services de ceux que nous en gratifions...."

 

... Elle contient, derrière un style quelque peu emphatique, toute la doctrine louis-quatorzienne de l'émulation au service, de la récompense du mérite, des conditions d'accès à l'élite officielle. » [10]

Louis XIV, le créateur de l'école obligatoire

 

« Théoriquement "l'école date de Louis XIV et non de Jules Ferry [11]; à cette réserve près que nombre de paroises n'ont toujours pas leur classe, et que les sanctions prévues par le roi contre les parents non coopératifs restent lettre morte.

Les mesures de Louis XIV en faveur des petites écoles ont cependant porté leurs fruits: dans le diocèse de Montpellier, certains archipresbyérats comptent en 1715 80% de paroisses dotées d'école. Deux doyennés seulement (Cournonterral et Brissac) sont à moins de 60%. » [12]

L'enseignement secondaire est de haut niveau. L'usage du latin, d'un latin parlé comme une langue vivante, et la compétition des grands instituts (jésuites, oratoriens, doctrinaires) - facteur d'émulation - y sont pour beaucoup. Dans les grands collèges, on enseigne les humanités, mais on forme aussi les futurs serviteurs du Roi. Les mathématiques appliquées, l'art des fortifications, l'escrime, l'équitation, la danse, l'héraldique parfois, vous font un gentilhomme préparé à la vie nobles et aux contraintes de l'état militaire.

Les frères des écoles chrétiennes de Jean-Baptiste de la Salle, dont les premières écoles fonctionnent vers 1680, portent à la perfection une pédagogie simplifiée. La Salle déclasse d'autorité le latin. Dans les classes des frères, on apprend d'abord à prier puis à lire en français. Le latin ne fait son apparition que lorsque l'élève prononce et ponctue très bien son français.

L'édit d'avril 1695 et la déclaration du 13 décembre 1698, interviennent, qui portent obligation d'établir au moins une école élémentaire par paroisse. Cette instruction est liée au catéchisme catholique, imposé d'autorité aux enfants des "nouveaux convertis". C'est donc un règlement religieux, et plus précisément antiprotestant, qui fonde l'école généralisée, cent quatre-vingt trois ans avant que Jules Ferry n'impose l'école obligatoire, gratuite et laïque.

La création de l'institution de l'école elle-même remonte à la Réforme carolingienne de Charlemagne.

Louis XIV, Roi-Soleil, Protecteur des Arts

 

Poursuis, Ô Grand Colbert, à vouloir dans la France des Arts que tu régis établir l'excellence.

Molière, cité in François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 232.

Lorsque, vingt ans avant l'installation de sa cour à Versailles, un roi de vingt-trois ans prend un soleil pour emblème, il n'imagine évidemment pas que le surnom ambigu de Roi-Soleil lui sera toujours attaché et toujours reproché.

Loin d'être symbole païen, le soleil royal est d'abord l'image du droit divin, de la délégation divine des pouvoirs.

Fortement amarré au catholicisme de la Contre-Réforme, immunisé contre toute déviation païenne, le thème solaire monarchique n'en annonce pas moins, comme les Mémoires de Louis XIV, ce qu'on appellera cent ans plus tard le despotisme éclairé.

Si le roi ne se prend en aucune façon pour Dieu [13], ses artistes le représentent sous ses vêtements et dans les attitudes que l'on prête aux héros antique ou aux dieux de l'ancien Panthéon. Ici, le souverain Thésée, Hercule ou Persée; là, il est Apollon. ... Encenser le nouvel Apollon, c'est en même temps féliciter Huygens et Cassini, Perrault et Mansart, Le Nôtre et Jean Racine. [14]

Le fameux style français, en général baptisé classique, semble à bien des auteurs n'être qu'un cas particulier de cette obsession de l'ordre qui, vers 1660, après les remous de la Fronde, a saisi presque tout le royaume. C'est un style régulier, sans monotonie, noble sans sécheresse, logique sans abstraction, royal sans inhumanité, humain sans vulgarité, et dont Versailles demeure l'exemple le plus spectaculaire. [15]

Selon l'excellente formule de M. Pierre Verlet,

 

« on s'accordera à penser que Louis XIV, en nous donnant Versailles, a enrichi la France... Les dépenses du Grand Roi ont valu à l'univers un château que personne n'oserait ne pas admirer. » [16]

image: Versailles,_Le_château_de_Versailles_en_1668.jpg

Versailles, Le château de Versailles en 1668

Philippe Erlanger (haut-fonctionnaire et écrivain) a calculé, à savoir qu’en comptant les deux Trianons, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion moderne, qu’il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore à peu près le prix d’une campagne électorale d’un Président de la République. (Lettre ouverte à Louis XIV. Marie-Françoise Ousset)

 

Louis XIV et l'indépendance économique

 

 

Alors que pendant des siècles l’Ancien Régime avait préservé jalousement le droit de l’Etat de battre monnaie et le privilège exclusif d’en garder le bénéfice, la République démocratique a abandonné pour une grande part ce droit et ce privilège à des intérêts privés. Ce n’est pas là le moindre paradoxe de notre époque.

Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie in L'impôt sur le capital et la réforme monétaire, p. 187

Le "droit divin" a longtemps été le rempart à l'Oligarchie et aux maîtres de la monnaie. Au "Moyen Âge", le droit canonique de l'Eglise catholique interdisait formellement de prêter de l'argent avec intérêt. Ce concept avait déjà été édicté par Aristote et saint Thomas d'Aquin. L'intérêt était contraire à la raison et à la justice. En accord avec les règles de l'Eglise au "Moyen Âge", l'Europe a interdit les intérêts sur prêts de monnaie et qualifait ce délit d'"usure". Ce délit et cette interdiction "de droit divin" fondait l'économie française jusqu'à la Révolution française où les banques prirent le pouvoir et l'Empire de Napoléon où la Banque dite "de France" fut créée en 1800 sur injonction des banquiers.

 

En comparaison, on sait que de nos jours, nos gouvernants ne sont en général que des hommes de paille derrière lesquels se tiennent les vrais tireurs de ficelles, eux-mêmes manipulés par d’autres personnages occupant des échelons supérieurs:

 

« Il y a dans tout pouvoir démocratique (…) une oligarchie cachée, à la fois contraire à ses principes et indispensable à son fonctionnement », relevait le célèbre historien François Furet dans Penser la Révolution française (p. 241).

 

En 1889, déjà, René de la Tour du Pin écrivait :

 

 « Le siècle actuel porte la marque de l’usure et mérite d’en conserver le nom. » (R. de la Tour du Pin, Vers un Ordre social chrétien, p. 71.)

 

Et dans l'encyclique Quadragesimo Anno (1931), Pie XI avertissait le monde des deux conséquences du pouvoir discrétionnaire des maîtres de l’argent sur l’économie :
 

- la « déchéance du pouvoir politique (…) tombé au rang d’esclave et devenu le docile instrument (…) de toutes les ambitions de l’intérêt ».

- l’ « internationalisme ou impérialisme international de l’argent, funeste et exécrable, pour lequel là où est la fortune, là est la patrie ».

 

Cette double caractéristique des temps modernes (développement de l’usure, domination de l’économie et de la politique par la dette et donc les puissances d'argent) a été reconnue aussi bien par des hommes de finance et des hommes politiques que par des doctrinaires de ces deux disciplines. Elle tranche avec la saine pratique dite pourtant de "droit divin" qui, précisément, évitait de soumettre le politique à l'Argent..

Louis le Grand, Roi conquérant, roi guerrier

Un prince a autant besoin de conquérir les coeurs de ses sujets que les villes

Furetière

Nous devons considérer le bien de nos sujets bien plus que le nôtre propre.

Louis XIV

Si le royaume de Louis XIV est déjà - notamment grâce à Henri IV, Richelieu, Mazarin - beaucoup plus homogène, plus uni, mieux gouvernable que les autres pays européns, il n'est, bien entendu, ni étatisé, ni vraiment encore centralisé. Nos pères ne l'auraient pas supporté. Le roi ne l'a pas véritablement voulu. Ses intendants y eussent perdu beaucoup de leur pouvoir. [17]

 

« Le même roi Louis XIV, qui n'a jamais dit : "L'Etat, c'est moi", a écrit : "L'intérêt de l'Etat doit marcher le premier" (1679), puis dit, sur son lit d'agonisant : "Je m'en vais, mais l'Etat demeurera toujours." » [18]

 

De Munster (1645) à Nimègue (1678), le royaume s'est agrandi, provisoirement (le Trournaisis, la Lorraine, Philippsbourg, Brisach, Pignerol) ou définitivement (Artois, Alsace, Flandre, Franche-Comté, Hainaut français, Roussilon)

 

Nouvelle-France sous Louis XIV

Nouvelle-France sous Louis XIV

Outre-Mer, Louis XIV dirige la Nouvelle-France, ce territoire aujourd'hui devenu anglo-saxon aux Etats-Unis : Canada, Louisiane.

L'explorateur Samuel de Champlain (1567-1635) poursuit la cartographie de l'Amérique du Nord que Jacques Cartier (1491-1557) avait explorée et cartographiée le premier, baptisant le vaste territoire du Golfe du Saint Laurent le Canada. Il fut le premier à naviguer sur les Grands Lacs. Etablissant des relations de confiance avec les Hurons, les Montagnais et Algonquins, il fut le Père de la "Nouvelle-France", le fondateur de la ville de Québec.

René-Robert Cavelier de la Salle (1643-1687) descendit le Mississipi en 1682, du Lac Michigan jusqu'au Golfe du Mexique..., découvrant ainsi tous les territoires situés entre la vallée du Saint-Laurent et le delta du Mississipi, nommant cet immense territoire "Louisiane" en l'honneur du Roi de France Louis XIV.

Depuis notre plus tendre enfance, on interdit aux francophones de se souvenir que la découverte des grands espaces, les aventures et les grands exploits ont été aussi réalisés en français.

Charles-Xavier DURAND, "La Nouvelle Guerre contre l'intelligence III. Un nouveau Programme pour la conscience", éditions François-Xavier de Guibert (2002)

Le roi recherche l'unité. De cette unité, la religion catholique est alors le ciment. La fierté d'être devenu Français reste un phénomène rare. [19]

 

"Les guerres de Louis XIV ont coûté cinq cent mille hommes. Elles ont rapporté dix provinces et un empire. Celles de la Révolution et de l'Empire feront tuer, du seul côté français, quelque quinze cent mille soldats sans modifier véritablement nos frontières. ... Entre 1914 et 1917, nous échangerons douze cent mille soldats tués contre un nombre égal d'Alsaciens et de Lorrains. Ces comparaisons sont cruelles; mais sans elles on ne saurait juger équitablement l'actif et le passif du Grand siècle." [20]

 

A sa mort, Louis XIV laisse une France agrandie : La France de 1715 est plus grande, plus forte : avant la révolution aucun pays étranger ne s’enhardira à l’envahir. Voici les acquisitions définitives :

Lorraine avec ses trois évêchés Metz, Toul, Verdun. 1648

Alsace 1648-1681-1697

Roussillon 1659

Cerdagne 1659

Franche-Comté 1674-1678

Artois 1659

Dunkerque 1662

Flandre wallonne avec Lille 1668

Principauté d’Orange (1713)

Comté de Nice (1713)

 

En dépit des concessions faites à Utrecht (1713), la France détient outre-mer la Nouvelle-France, un domaine beaucoup plus vaste que l’ensemble des possessions coloniales anglaises à la même époque. Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, est reconnu roi d'Espagne. Il sera à l'origine de l'actuelle monarchie espagnole des Bourbons d'Espagne dont un des représentants, le duc d'Anjou, Louis Alphonse de Bourbon, chef de la Maison aînée des Bourbons, est le permier successible à la couronne de France

 

A quelque distance la France possède ou commence de posséder deux escales importantes sur la route de l’extrême-Orient : les Mascareignes – île Bourbon (1649) et île de France (1715) – facilitent la liaison avec les Indes orientales ; là s’activent nos premiers comptoirs : Pondichéry (1660-1697), Chandernagor, Mazulipatam, Calicut (1701).

 

Napoléon Bonaparte visitant un jour le tombeau de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville, — alors propriété du comte Stanislas de Girardin, qui rapporte la chose dans son Journal et Souvenirs [21], fit soudain cette remarque :

 

Napoleon-copie-3.jpg« Il aurait mieux valu, pour le repos de la France, que cet homme-là [Jean-Jacques Rousseau Ndlr.] n'eût jamais existé.

 

— Et pourquoi, citoyen consul ? lui dis-je.

 

— C'est lui qui a préparé la Révolution française.

 

— Je croyais, citoyen consul, que ce n'était pas à vous à vous plaindre de la Révolution.

 

— Eh bien, répliqua-t-il, l'avenir apprendra s'il n'eût pas mieux valu, pour le repos de la terre, que ni Rousseau ni moi n'eussions jamais existé.

 

...Et il reprit d'un air rêveur sa promenade. »

 

Comme une chandelle qui s'éteint

 

« La gangrène continuait sa progression inexorable. Fallait-il amputer ? Le roi consentant, mais il était bien tard.

 

"Mareschal, n'avez-vous pas là des rasoirs ? Coupez! Et ne craignez rien." Les chirurgiens venus de Paris avaient les larmes aux yeux.

"Me sauvera-t-on la vie? demanda Louis.

"Il y a peu d'apparence", soupira Mareschal.

"Eh bien, il est inutile que vous me fassiez souffrir!" Il préférait mourir en repos.

 

Pénétré de l'imminence de sa fin, se détachant sans regret du néant de toute grandeur humaine, Louis XIV témoigna dans les trois derniers jours la plus parfaite humilité, offrant au Rédempteur ses souffrances, en expiation, disait-il, de ses péchés, dans l'unique espérance de la miséricorde divine.

Le samedi 31 août, vers onze heures, on récita la prière des agonisants. Mêlant sa voix à celles des prêtres et des moines, Louis, visage livide et yeux fermés, répéta plusieurs fois les paroles de l'Ave Maria : Nuc et in hora mortis ("Maintenant et à l'heure de notre mort"). La vie se retirait lentement.

 

"Ô mon Dieu, venez à mon aide, âtez-vous de me secourir!" Telles furent ses dernières paroles.

 

Il entra dans le coma et expira doucement le lendemain, comme une chandelle qui s'éteint.

 

Le 2 septembre, la Parlement de Paris, réuni en séance extraordinaire avec les Princes du Sang, les ducs et pairs, ... proclama Philippe d'Orléans régent de France sans aucune entrave. En remerciement, ces messieurs de la magistrature retrouvaient en plénitude leur droit de remontrance, dont ils firent un détestable usage tout au long du siècle [pour s'opposer à toute réforme d'égalité de l'impôt. Cf. Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, chapitre "La pré-Révolution 1788-1789, rédigé par Jean-Marie Harouel. Ndlr.], empêchant, jusqu'à l'explosion finale, la monarchie de se réformer et de se moderniser. Un monde s'achevait, un nouveau commençait à poindre... [22]
 

Le rayonnement de la France de Louis XIV a été bien défini par Victor Hugo :

 

Louis XIV, ce n'est pas le génie dans le maître, mais le génie autour du maître, ce qui fait le roi moindre peut-être, mais le règne plus grand. Quant à moi, qui aime les choses réussies et complètes, j'ai toujours eu une sympathie profonde pour ce brave et magnifique prince si bien né, si bien venu, si bien entouré, roi dès le berceau et roi dans la tombe; vrai monarque dans la plus haute acception du mot... étoile polaire de tout un siècle qui, pendant soixante-douze ans, en a vu tourner majestueusement autour d'elle toutes les constellations.

Victor Hugo cité in F. Funck-Brentano, Louis XIV, Librairie Hachette, Paris 1938, p. 3.

Notes

 

[1] George Michel, L’agonie de Louis XIV, Boulevard Voltaire, 16 août 2015

[2] Présidentielle et législatives de 2012: l'organisation a coûté 604 millios d'euros, Le Parisien, 20 Nov. 2014, 09h54

[3] A comparer avec la manière dont la démocratie était pratiquée au "Moyen Âge" en plein XIIIe siècle chez nous, "dans chaque village" (he oui Attali !...) au plus près des individus et de leur contrôle.

[4] François Bluche, Fayard, Paris 2002, p. 467.

[5] Frantz Funck-Brentano, L'Ancien Régime, Les Grandes études Historiques, Librairie Arthème Fayard, Paris 1926, p. 237-238.

[6] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 455.

[7] Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, Collection Tempus, La Flèche 2006, p. 148.

[8] Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, ibid., p. 704-705.

[9] Le « Lien légitimiste » n° 54 en 2013, Comparaisons 1675-2013

[10] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 470.

[11] Jean de Viguerie, L'Institution des enfants, L'éducation en France, XVIe-XVIIIe siècles, Paris 1978, cité in François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 494.

[12] François Furet et Jacques Ozouf, Lire et écrire. L'alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry, Paris 1977, cité in François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 494.

[13] Cela change des socialistes aujourd'hui en France qui prétendent changer même de civilisation avec la loi Taubira établissant le soit-disant "mariage" homosexuel, sans concertation avec les Français ni association.

[14] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 236.

[15] François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 259.

[16] Pierre Verlet, Le Château de Versailles, Paris 1985.

[17] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 476-477.

[18] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 900.

[19] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 484.

[20] François Bluche, Louis XIV, ibid., p. 842.

[21] Revue bleue, 8 mai 1875, p. 1075; et 26 janvier 1878, p. 711.

[22] Le grand coucher du Soleil, 1er septembre 1715, Par Jean-Christian Petitfils in Les Derniers Jours des Rois, Sous la Direction de Patrice Gueniffey, Perrin Le Figaro Histoire, p. 225-226.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 04:47
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 19:31
Apparitions de la Vierge Marie - Pierre Barnerias : "M et le 3ème secret"

Pierre BARNERIAS a réalisé un film documentaire : "M et le 3ème secret", sorti au cinéma le 19 novembre 2014.

Dans entretien radiophonique du 8 mars 2015 , il explique les 4 ans d'enquête, le tournage dans 13 pays.

"Pour lever le voile sur le secret de Fatima", ce film d'une heure cinquante "fait à chaque fois de façon quasi miraculeuse", selon son réalisateur (à partir de la 47e minute), croulant sous les dettes, a trouvé des donateurs dans les deux dernières années de sa réalisation.

Apparitions de la Vierge Marie - Pierre Barnerias : "M et le 3ème secret"

Entres autres nombreuses informations, à partir de la 54e minute, le réalisateur évoque le complot mondialiste :

 

 

« (Aux Etats-Unis) c'est quelques uns seulement qui sont malveillants. [...] qui sont en train de vouloir diriger le monde, en train d'essayer de créer un nouvel ordre Mondial, qui est insupportable.

Et ce Nouvel ordre mondial, il n'y a pas que les Etats-Unis, il y a Sarkozy qui a appelé ouvertement à faire ce Nouvel Ordre Mondial, François Hollande également.

[...] Donc il faut arrêter de traiter les gens de "complotistes... On n'est plus dans le complot, on est dans la réalité. [...] Et en général, les gens qui utilisent ce mot de "complot", ce sont ceux qui sont eux-mêmes concernés par ça ! »

 

 

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 17:47
Oligarques : "400 personnes contrôlent les Etats-Unis" (Lawrence Wilkerson, Ex-responsable US)

L'ancien chef de cabinet de Colin Powell affirme que seuls 0,001% des Américains ont un pouvoir politique réel dans le pays.

La politique des Etats-Unis est définie par un groupe de 400 personnes, dont la fortune dépasse plusieurs milliards de dollars, a annoncé Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet de l'ex-secrétaire d'Etat Colin Powell, dans une interview accordée à la station de radio lettonne Baltkom.

"Ce sont des oligarques qui contrôlent les processus et gouvernent le pays en coulisses", a-t-il fait remarquer.

"Il s'agit de près de 400 personnes aux Etats-Unis, dont la fortune dépasse plusieurs milliards de dollars. C'est une répartition très injuste, indécente. L'inégalité est énorme. Le pouvoir n'est réellement détenu que par 0,001% de la population US", a ajouté l'ancien chef de cabinet de Colin Powell entre 2002 et 2005l.

Evoquant la politique internationale, Lawrence Wilkerson a souligné que les actions extérieures de Washington ont abouti à des résultats catastrophiques, notamment au Proche-Orient.

"L'intervention de l'armée US en Irak en 2003 a détruit l'équilibre des puissances qui a existé dans le golfe Persique pendant plus de 50 ans. La situation instable d'aujourd'hui est le résultat des actions des Etats-Unis", a-t-il conclu.

 

Source : Ex-responsable US: "400 personnes contrôlent les Etats-Unis", Sputnik,  08:28 29.08.2015(mis à jour 08:29 29.08.2015)

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 21:54

S'attaquer à la famille est une oeuvre satanique qui prépare la fin des temps. Et ce qui est inquiétant c'est de constater que le Pape qui devrait préserver la foi se porte caution des destructeurs, bénit les oeuvres du démon sans encourager ceux qui les combattent. De loin une des nouvelles des plus terrifiantes qu'il m'est été donné de lire:

Le pape autorise un livre sur l'"homoparentalité"

selon une dépêche Afp de ce jour:

Le pape François a envoyé sa bénédiction à Francesca Pardi, auteure et éditrice de livres pour enfants sur l'homoparentalité en Italie, qui lui avait fait parvenir ses livres décriés par une partie des catholiques.

Mère de quatre enfants, Mme Pardi a fondé avec son épouse la petite maison d'édition "Lo Stampatello", qui publie des ouvrages comme "Petit oeuf", "Le grand et gros livre des familles" ou encore "Pourquoi tu as deux mamans" présentant différents types de familles "sans ériger de modèle", a-t-elle expliqué aujourd'hui. Ce sont d'ailleurs en partie ces livres que le nouveau maire de Venise, Luigi Brugnaro (centre droit), a bannis cet été des écoles de sa ville.

[...]

En juin, Mme Pardi a envoyé au pape un courrier accompagné de tous les livres du catalogue, de photos de sa famille mais aussi des tracts diffamants d'une organisation chrétienne, essentiellement pour porter ces attaques à l'attention du pontife argentin. A sa grande surprise, elle a reçu une réponse signée au nom du pape par un haut responsable de la secrétairie d'Etat du Vatican, la remerciant "pour son geste délicat" et adressant la bénédiction apostolique à elle-même, son associée et leurs proches.

Le Vatican s'est cependant empressé de préciser que la lettre n'était qu'un accusé réception "dans un style simple et pastoral" qui aurait dû rester privé et qui souhaitait aux deux éditrices "une activité toujours plus fructueuse au service des jeunes générations et de la diffusion des authentiques valeurs humaines et chrétiennes". "Il nous a rendu respect et dignité", s'est cependant émue Mme Pardi. "Ce n'est pas important pour moi que ce soit le pape qui le dise, je ne suis pas catholique. Mais c'est important de voir qu'on n'est pas face à un mur. Un dialogue est possible". "Les livres, on les ouvre, on les lit, on les critique, on ne les bannit pas", a-t-elle insisté.

 

Sources:

- Le pape autorise un livre sur l'homoparentalité, Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 28/08/2015 à 14:34 Publié le 28/08/2015 à 14:28

- Vatican: le pape François autorise un livre sur l'homoparentalité, BFMTV, 28/08/2015 à 15h50

 - Italie : le pape donne sa bénédiction à une éditrice de livres sur l'homoparentalité, MetroNews

Il va de soi que l'on peut interdire les ouvrages d'outrage public et d'atteintes aux bonnes moeurs. Et dans tout Etat chrétien qui se respecte tout livre satanique rapportant l'idéologie du genre ou la propagande homosexuelle auprès des enfants comme en Russie, où une loi punit la chose.

Ci-dessous, voici les premières réactions francophones à cette stupéfiante nouvelle, la réaction d'Yves Daoudal sur son blog, et celle de Denis Crouan, Président de l'Association Pro Liturgia :

 

SUA SANTITA È GRATO PER IL DELICATO GESTO E PER I SENTIMENTI CHE LO HANNO SUGGERITO E AUSPICA UNA SEMPRE PIU' PROFICUA ATTIVITA' AL SERVIZIO DELLE GIOVANI GENERAZIONI E DELLA DIFFUSIONE DEGLI AUTENTICI VALORI UMANI E CRISTIANI.

Sa sainteté est reconnaissante pour le geste délicat et pour les sentiments que vous avez évoqués, et espère une activité toujours plus fructueuse au service des jeunes générations et de la diffusion des authentiques valeurs humaines et chrétiennes.

Cette lettre de la Secrétairerie d’Etat a été reçue par Francesca Pardi, qui édite des livres pour enfants qui ne sont rien d'autre que de la propagande homosexuelle. On dit « qui parlent d’homoparentalité » quand on est poli. Mais je n’ai pas du tout l’intention d’être poli. Les livres pour enfants édités par Francesca Pardi et sa « femme » Maria Silvia Fiengo (elles se sont « mariées » à Barcelone et « ont » quatre enfants) sont une immonde pourriture, expliquant aux enfants que c’est génial d’avoir deux papas ou deux mamans, et que c’est parfaitement naturel, puisque les animaux font la même chose (on voit en effet dans leurs livres des animaux homosexuels qui élèvent « leurs » petits dans la joie et l’harmonie…)

Donc, à l’occasion du Family Day, la très réussie journée de la famille qui tente de défendre le modèle familial créé par Dieu et manifestait cette année contre le projet de Pacs, Francesca Pardi avait écrit au pape, lui envoyant son catalogue (où il y a l’un des livres que le maire de Venise a fait retirer des bibliothèques des écoles), des photos de sa famille (sic) et une longue lettre où elle s’en prenait à cette Manif pour tous contre le pacs, affirmant qu’il n’y avait « pas l’ombre de la théorie du genre » dans le livres qu’elle édite, qu’elle a entrepris ce travail uniquement « pour le bien des enfants », que le livre Pourquoi avoir deux mamans est tout simplement leur histoire personnelle, et Pourquoi avoir deux papas est « l’histoire d’une famille que nous connaissons personnellement ». « Ce n’est pas de l’idéologie mais seulement l’amour du prochain. » Puis venait une longue diatribe contre ceux qui se disent catholiques et qui sont intolérants. Et elle disait que « beaucoup de gens mettent leur espoir dans une Eglise qui ne soit pas intégriste et inhumaine comme nous l’avons connue à d’autres époques. »

C’est à cela que le pape répond ce que l’on a lu au début : le pape remercie, et espère que ces deux lesbiennes vont continuer, plus que jamais, à éditer des livres homosexuels pour enfants, ce qu’il appelle les authentiques valeurs humaines et chrétiennes. Et il ajoute sa bénédiction apostolique, à deux femmes pour qui ça ne représente rien. Rien d'autre qu'un blanc seing de l'Eglise pour poursuivre leur œuvre de pourriture.

Naturellement, Francesca Pardi triomphe et en remet une couche. Et avec elle tous les militants homosexualistes. Le pape leur donne raison, et il désavoue le maire de Venise (celui qui a dit aussi qu’il n’y aurait pas de gay pride pendant son mandat). Et celui-ci est désormais montré du doigt, de partout, comme étant spectaculairement condamné par le pape.

Le Vatican s’est encore enfoncé davantage en soulignant que cette lettre était privée et que la bénédiction qui la concluait va à la personne, et non à « d’éventuels enseignements qui ne sont pas en ligne avec la doctrine de l’Eglise sur la théorie du genre, qui n’a pas changé le moins du monde, comme l’a rappelé à plusieurs reprises le Saint-Père ». « En aucune façon une lettre de la secrétairerie d'État n’entend avaliser des comportements et des enseignements non conformes à l'Evangile… Une instrumentalisation de la lettre est tout à fait inappropriée… »

On remarque que cette pantalonnade du Père Ciro Benedettini, vice-directeur du bureau de presse du Vatican, n’évoque même pas la propagande homosexuelle. Il s’en tient à la « théorie du genre » (alors que Jean-Paul II a montré il y a bien longtemps que c’est une terrifiante idéologie et non une théorie), sans même savoir que Francesca Pardi niait fermement faire la promotion de la dite « théorie ».

Mais on a compris l'essentiel : la doctrine ne change pas. Le pape peut féliciter des éditeurs de livres de propagande homosexuelle pour enfants, et appeler cela les « authentiques valeurs humaines et chrétiennes », cela n’a pas d’importance, puisque « la doctrine ne change pas ».

Je ne sais pas si c’est cliniquement de la schizophrénie, et je m’en moque. Ce que je sais, c’est que ce pape, qui n’avait pas eu un mot de soutien pour l'impressionnant Family Day, s’est mis ouvertement du côté des pourrisseurs, dont il reçoit en ce moment de nouveaux éloges dithyrambiques. Il aura eu sa récompense en abondance...

 

Source

Le site Pro Liturgia de Denis Crouan en parle aussi:

ACTUALITE DU 28 AOÛT 2015

* * * * NOUVEAU Vendredi 28/8/2015. Francesca Pardi et Maria Silvia Fiengo ont fondé une maison d'édition de livres pour enfants. Parmi les ouvrage publiés, l’histoire d’une “famille” invitant les jeunes lecteurs à se demander “pourquoi on peut avoir deux mères” ou encore “quel est le secret de papa”...
Le Maire de Venise, Luigi Brugnaro, a interdit la diffusion de ces livres dans les écoles.

Mais c’était sans compter avec le Pape François qui, par l’intermédiaire de Mgr Peter Wells, de la Secrétairerie d’Etat, a envoyé aux éditeurs une lettre de remerciements et d’encouragement pour les “exhorter d’aller de l’avant dans cette voie”.
En juin dernier, Francesca Pardi avait envoyé au Pape le catalogue complet des titres de la maison d’édition, avec l’espoir qu’il prendrait le temps d’en lire quelques uns.
Francesca Pardi et Silvia Fiengo suivent la tactique des stratèges homosexuels Marshal K. Kirk and Erastes Pill qui, dans un article de 1987, insistaient sur la nécessité de “parler des gays et de l’homosexualité aussi fort et aussi souvent que possible” et de raconter aux enfants l’histoire de familles homosexuelles afin de les conduire à reconnaitre l’égalité des couples héréro ou homosexuels.
Une fois de plus, à la suite de ce “couac” retentissant, le Bureau de Presse du Vatican s’est hâté de rectifier le tir en précisant qu’ “en aucun cas la lettre de la Secrétairerie d'Etat signifiait l’approbation de comportements et d’enseignements non conformes à l’Evangile.” On revient de loin !
Pourtant, dans la lettre que Mgr Peter B. Wells a adressée aux éditeurs, il est clairement dit que “Sa Sainteté est reconnaissante pour le geste délicat [et] appelle à une activité plus fructueuse au service des jeunes générations et vous accordant sa bénédiction apostolique.”
Le quotidien italien “
Il Giornale” note que si Francesca Pardi a apprécié la lettre encourageante qui lui a été envoyée au nom du Pape François, le Maire de Venise qui interdisait ces ces livres dans les écoles n’a, lui, reçu aune lettre de soutien du Pape.

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Source : Catholic Family News.

via Pro Liturgia, Actualité du 28 août 2015

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 18:54

parti communiste russe moratoire changement noms rues destruction monuments Dolhein
 
La proposition du comité municipal de Moscou du Parti communiste russe ferait sourire si elle ne renvoyait pas à une histoire aussi violente et tragique que celle de l’Union soviétique. Le comité veut un moratoire sur le changement des noms de rues et la destruction de monuments et de statues parce que – dit-il – les tentatives visant à effacer des faits de la mémoire du peuple font du tort à l’histoire russe. Il exige que l’on mette fin au « sabotage politique qui vise les victoires et les héros de l’Union soviétique, ainsi que l’histoire millénaire de la mère patrie », rapporte le quotidien Kommersant.
 
De la part du PC russe, quel revirement ! Ont-ils oublié le principe de base de la Révolution ? « Du passé faisons table rase », c’est l’Internationale socialiste qui le proclame toujours. La réécriture de l’histoire, le vidage des têtes, la rupture avec les « anciens régimes », c’est encore la Révolution. Le changement des noms de rues, des noms de ville, c’est encore elle. Leningrad, cela ne leur dit rien ?

 

Du passé faisons table rase – mais pas de celui du parti communiste, dit le PC russe

 
Le « sabotage », c’est donc de vouloir porter un jugement négatif sur la tyrannie communiste qui a si ouvertement pesé sur le peuple russe pendant la plus grande partie du XXe siècle, avec son cortège de massacres et d’horreurs. Le « sabotage », c’est de ne pas vouloir honorer les idéologues et les tyrans de la période soviétique par la nomenclature publique et son symbolisme.
 
Il est vrai que Lénine a encore ses avenues et ses rues jusqu’en France, en même temps qu’il veille de manière sinistre depuis son mausolée sur la Place Rouge à Moscou. Le maître d’œuvre de mise en pratique du marxisme, aux 100 millions de victimes, est-il un exemple à suivre ? Serait-ce l’effacer des mémoires que de l’effacer des plaques des rues ? Pour Hitler, on n’a pas de ces scrupules, bien qu’il ait marqué l’histoire lui aussi, à moindre échelle certes mais de manière aussi abominable.

 

Moratoire de 25 ans sur le changement des noms de rues et la destruction de monuments à la gloire des Soviétiques

 
Le Parti communiste, en défendant la nomenclature et les monuments relatifs à la période soviétique, reste fidèle à sa logique. Ce qui est frappant, c’est qu’il soit dans le fond au moins partiellement entendu, sans quoi la momie de Lénine ne trônerait plus au centre de Moscou. Mais le PC veut davantage : réinstaller le monument au fondateur du KGB, Dzerzhinsky, empêcher la débaptisation en cours de la station de métro Voivovsky du nom du bolchevique Piotr Voikov qui présida à l’exécution de Nicolas II et de sa famille, et mettre des bâtons dans les roues de ceux qui œuvrent pour l’érection de monuments à la mémoire des victimes de la répression communiste.
 
Ce dernier projet vient de recevoir l’approbation du Premier ministre Dimitri Medvedev il y a une semaine.

 

Anne Dolhein

 

Source: Cocasse : le parti communiste russe veut un moratoire sur le changement des noms de rues et la destruction de monuments, Reinformation.Tv, 27 août 2015 13 h 30 min

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 15:05
Chine : Face à la campagne d’abattage des croix, la résistance des chrétiens prend de l’ampleur

Dans la province du Zhejiang, le bilan de la campagne d’abattage des croix des lieux de culte chrétiens s’alourdit.

 

Quelque 1 200 croix plantées au sommet des lieux de culte ont ainsi été démontées ou déplacées, et plusieurs dizaines de lieux de culte détruits. Toutefois, la nouveauté n’est plus tant dans la conduite de cette campagne par les autorités provinciales – les premières croix ont été abattues en janvier 2014 – que dans la résistance opposée par les communautés chrétiennes. Unis dans une commune dénonciation de cette campagne, membres des Églises officiellement enregistrées ou fidèles des Églises "clandestines", catholiques et protestants osent dire ouvertement leur mécontentement, un mécontentement qui trouve des relais à l’étranger.

 

Le gouvernement en passe de perdre la bataille numérique

 

Sur le terrain, si la campagne se poursuit, les autorités semblent avoir perdu la bataille de la communication. En mai dernier déjà, les réseaux sociaux chinois s’étaient emparés d’une photo où l’on voyait une grue télescopique géante approcher son bras du sommet du temple de la communauté protestante Huzhen, dans la ville de Lishui (centre du Zhejiang) ; la nacelle de la grue semblait prête à saisir la croix surmontant l’édifice, une croix en proie aux flammes et surmontée d’une colonne de fumée noire. Sur le réseau social Weibo, les commentaires accompagnant la photo étaient sans équivoque : des officiels "mauvais" avaient mis le feu à la croix, faute de la détruire autrement. La réplique des autorités fut non seulement très tardive, mais peu plausible : début juillet, le Zhejiang Ribao ("Quotidien du Zhejiang") affirmait que la croix, "dangereusement proche" du paratonnerre, comprenait un système d’éclairage défectueux et avait "spontanément" pris feu.

Depuis le mois de juillet, les chrétiens du Zhejiang, qui constituent une minorité difficile à dénombrer mais conséquente de la population de cette riche province côtière, s’organisent pour opposer à la campagne "une désobéissance non violente et pacifique", ainsi que l’exprime un pasteur protestant de Wenzhou, principal foyer chrétien de la province

 

Lettre ouverte d'un évêque "officiel"

 

Cette résistance des chrétiens a pris plusieurs formes. Le 27 juillet, dans un geste aussi rare que remarqué, l’évêque "officiel" du diocèse catholique de Wenzhou, Mgr Zhu Weifang, a publié, avec 26 de ses prêtres, une lettre ouverte pour appeler "les catholiques chinois et toutes les personnes animées par un sens de la justice à ne pas rester silencieux et à élever la voix ensemble". Évoquant une "persécution qui se renforce", le prélat âgé écrit : "En tant que citoyens chinois, nous aspirons à une démocratie plus complète et à un véritable État de droit".

Avec plusieurs prêtres et derrière une banderole, Mgr Zhu est allé porter sa lettre aux autorités provinciales. En réponse, il lui a été signifié qu’il devait se taire, faute de quoi lui et les catholiques de Wenzhou pourraient se retrouver en prison. Selon un avocat chrétien de Wenzhou, cité par l’agence Ucanews, "les gens ont peur mais ils sont déterminés et ne veulent pas qu’on les fasse taire".

 

Occupations pacifiques des lieux de culte par les fidèles

 

Par ailleurs, pour s’opposer aux démolitions de croix, des fidèles occupent 24 h sur 24 leurs lieux de culte. Au nord de la capitale provinciale Hangzhou, dans le village Ya, du district de Huzhou, 22 protestants campent sur le toit de leur temple pour en empêcher l’accès aux forces de l’ordre. Des mesures d’occupation pacifique qui ne sont pas sans danger : le 8 août dernier, le typhon Soudelor a frappé Wenzhou et sa région, causant 33 morts, dont deux chrétiennes. Elles faisaient partie d’un groupe de quatre chrétiennes veillant jour et nuit sur leur église ; la nuit du 8 août, fatiguées de monter sur le toit du lieu de culte, deux d’entre elles, âgées de 77 et 81 ans, avaient choisi de dormir au rez-de-chaussée de leur église. Elles sont mortes noyées, emportées par une montée soudaine des eaux, dues aux pluies diluviennes.

Enfin, des fidèles ont entrepris de distribuer à tous les croyants des petites croix en bois, hautes de 50 à 70 cm, le plus souvent peintes en rouge, à charge pour chacun de l’afficher à la fenêtre de son domicile. « Demain, vous verrez des croix partout dans le Zhejiang », affiche un prêtre catholique dans un message posté sur Weibo.

 

Loin de se cantonner aux chrétiens du Zhejiang, le mouvement de protestation face à la campagne de démolition des croix s’étend au-delà de la province. Le 31 juillet, deux groupes de prêtres catholiques issus respectivement du séminaire régional de Wuchang (Wuhan) et du séminaire régional de Sheshan (Shanghai) ont publié des communiqués pour dénoncer la campagne, la comparant aux campagnes de démolition de la Révolution culturelle (1966-1976). Trois évêques « clandestins » (Mgr Wang Ruowang, de Tianshui, Mgr Wei Jingyi, de Qiqihar, et Mgr Shao Zhumin, l’évêque « clandestin » de Wenzhou) se sont à leur tour exprimés, ajoutant leur voix à celle d’évêques « officiels ».

Selon Bob Fu, président de China Aid, organisation basée aux Etats-Unis et venant en aide aux chrétiens de Chine, « c’est la première fois dans l’histoire contemporaine de l’Eglise en Chine que l’on voit une coalition de catholiques et de protestants, issus des Eglises officiellement enregistrées et des Eglises « domestiques » ou « clandestines », être ainsi unis pour dénoncer des atteintes aux droits de l’homme et à la liberté religieuse ».

Pour tenter de contrer ce front uni des chrétiens, les autorités ont réagi. Afin sans doute que les instances par lesquelles le pouvoir applique sa politique religieuse ne perdent pas toute crédibilité, la branche provinciale de l’Association patriotique des catholiques chinois et son homologue du Conseil chrétien de Chine ont appelé à la fin de la campagne de démolition des croix, affirmant que celle-ci « blessait gravement les sentiments de plus de deux millions de croyants [du Zhejiang] ». A Wenzhou, le clergé, protestant comme catholique, a été convoqué à des « sessions d’étude » à propos de la campagne en cours. Il y est rappelé que les constructions de lieux de culte, quelle que soit leur appartenance religieuse, doivent respecter la loi et les règlements en vigueur.

Selon différents observateurs extérieurs, les autorités ont toutefois peu de chance de se faire entendre par les chrétiens du Zhejiang. Yang Fenggang, directeur du Centre sur la religion et la société chinoise à l’université Purdue (Etats-Unis), souligne que le discours des autorités n’est pas audible dans la mesure où même des églises catholiques et des temples protestants construits avec toutes les autorisations nécessaires sont ciblés par la campagne de démolition.

 

Lire la suite sur le site de l'agence d'information des Missions étrangères de Paris, Église d'Asie (eda/ra)

Légende photo : Mai 2015 : la croix de l’église Huzhen, à Lishui, en feu.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 10:20

Il faudra bientôt des séances de psy aux européens. Daniel Sibony, psychanalyste, formule de façon neuve et convaincante le problème majeur des rapports entre l'Occident et le monde islamique qui se manifestent sous la forme d'un symptôme majeur: la culpabilité perverse, une phobie qui a en fait très peu à voir avec l'islam:

"Curieusement, ceux qui ont senti ces coups, ces attentats se sont sentis coupables, en se demandant s'ils n'y ont pas été pour quelque chose, comme la femme violée. Est-ce qu'on ne les a pas méprisés? Est-ce qu'on a fait tout ce qu'on pouvait pour eux, comme si eux devaient faire tout ce qu'ils pouvaient pour nous ?, etc. Donc, il y a eu une culpabilité et cette culpabilité sur trois points qui ne tiennent pas rationnellement (colonialisme, croisades, traites des noirs), mais qui irrationnellement tiennent parce qu'on veut mettre un peu d'ordres, de lois.
Et en fait, ces culpabilités viennent pour couvrir quelque chose de plus profond, qui est la peur. Il y a une peur et on la cache sous la culpabilité pour ne pas montrer qu'on a peur. Une peur qui est plus mystérieuse et que j'ai analysée dans ce livre "Islam phobie, culpabilité". [1]

Pourquoi la culpabilité de l'Occident face au monde islamique ? Un psychanalyste répond

Par Daniel Sibony, écrivain, psychanalyste, philosophe, né le 22 août 1942 à Marrakech, dans une famille juive habitant la Médina, sa langue maternelle est l'arabe dialectal marocain et sa langue culturelle, l'hébreu biblique. Il émigre à Paris à l'âge de 13 ans.

 

Source video: Gloria.Tv

 

Notes

 

[1] Daniel Sibony, Islam, phobie, culpabilité, Broché, Odile Jacob, 2013.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 21:06
Quel est le péché préféré du diable ? Un exorciste répond

Madrid (Espagne), 25 août 2015 (ANC).

"Est-ce qu’un exorciste peut avoir peur? Quel est le péché préféré du diable ? Ces questions, et d’autres, ont été traitées dans un récent entretien avec le prêtre dominicain, le père Juan José Gallego, un exorciste de l'archidiocèse de Barcelone, en Catalogne, en Espagne.
Il y a neuf ans, le père Gallego fut nommé exorciste. Dans une interview réalisée par le quotidien espagnol El Mundo, le prêtre dit que, selon son expérience, l’orgueil est le péché que le diable aime le plus.

« N’avez-vous jamais eu peur? » a demandé l'intervieweur.
« Au début, j'ai eu beaucoup peur » a répondu le père Gallego. "Tout ce que je devais faire était de regarder par-dessus mon épaule, et j'ai vu des démons... L'autre jour, je faisais un exorcisme," Je te commande ! Je vous ordonne! " ... et le malin, d'une voix forte me déclara: "Galleeeego, vous en faites troooooop." Cela me secoua. »

Néanmoins, il sait que le diable n'est pas plus puissant que Dieu. L'exorciste a rappelé que "quand ils m'ont nommé exorciste, un parent m'a dit, "Whoa, Juan José, j'ai vraiment peur, parce que dans le film "L'exorciste", une personne est décédée et l'autre s'est jetée par une fenêtre." Je lui ai dit: "N'oubliez pas que le diable est juste une créature de Dieu."

Quand les gens sont possédés, a-t-il ajouté, « ils perdent conscience, ils parlent des langues étranges, ils ont une force démesurée, ils se sentent vraiment mauvais, et on voit des gens très bien élevés en train de vomir et de blasphémer. »

« Il y avait un garçon dont le démon avait incendié sa chemise de nuit et autres choses comme ça. Il m'a dit que ce que lui proposaient les démons était: « Si tu fais un pacte avec nous, tu n'auras jamais plus à passer à travers tout ce que tu ressens maintenant. »

Le père Gallego a également averti que le « New Age » et des pratiques comme le reiki et le yoga peuvent être des points d'entrées pour les démons. Il a également dit que les dépendances sont « un type de possession ».

"Quand les gens traversent une crise, ils souffrent plus. Ils peuvent se sentir sans espoir. Les gens se sentent comme s’ils avaient le diable à l'intérieur", dit-il."

Source

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=785629

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 17:30
Louis IX, le roi qui soutint l’œuvre intellectuelle des dominicains

L’Église et la France fêtent le saint roi Louis IX le 25 août. L’année du 800e anniversaire de la naissance des Frères Prêcheurs, un rapprochement historique s’impose : la naissance de saint Louis en 1214, entre l’arrivée des dominicains à Toulouse en 1215 et à Paris en 1217. Les relations entre le roi mendiant et les Frères Prêcheurs furent très étroites. Le roi soutînt en particulier l’œuvre intellectuelle de cette “communauté nouvelle” de l’époque.

 

L’ORDRE des Prêcheurs naît en France à Fanjeaux (1206) puis à Toulouse (1215), et s’installe à Paris en 1217. La vie de saint Louis correspond donc avec le développement de l’Ordre en France, qu’il va contribuer à favoriser, en finançant largement la construction de couvents et d’églises des Prêcheurs, en particulier de 1230 à 1260.

 

À la mort de saint Louis, on compte quelques 100 couvents dominicains, surtout dans les grandes villes, répartis dans les deux Provinces de France et de Provence — saint Louis est d’ailleurs le premier roi de France à régner effectivement sur le Sud de la France actuelle, en particulier sur la région de Carcassonne, berceau de l’Ordre (traité de Melun en 1229).

 

Les Prêcheurs servirent sans réserve les justes ambitions du saint roi, mais Louis, qui compte de nombreux dominicains parmi ses proches, n’est pas en reste, et il favorise l’Ordre à de nombreuses reprises.

Une alliance au coeur de l’Université de Paris

 

Portrait d'Hugues de Saint-Cher par Tommaso da Modena

En implantant leur studium à Paris, qui est alors la ville universitaire la plus importante d’Europe, les frères sont au coeur intellectuel, économique et religieux du royaume.

 

De son côté, saint Louis se réjouit de pouvoir compter sur une élite de prédicateurs et de professeurs pour former la population de sa capitale à la religion et aux bonnes moeurs. Il sait que le prestige de son royaume tient pour une part à l’Université de Paris et aux grands maîtres mendiants qui y enseignent : Albert le Grand, Thomas d’Aquin, Hugues de Saint-Cher pour les Prêcheurs, Jean de Parme, Alexandre de Halès, Bonaventure pour les Mineurs, entre autres.

 

Le soutien du roi dans la querelle contre les séculiers

 

L’insertion des ordres mendiants dans l’Église et dans l’université surtout ne s’est pas effectuée sans conflit, notamment avec les séculiers. En février 1252, l’université prend la décision que désormais les ordres religieux n’auront droit qu’à une seule chaire par ordre sur les douze possibles. Les dominicains sont directement visés, qui possèdent déjà deux chaires, et révèle la méfiance croissante des séculiers vis-à-vis des ordres mendiants dans le cadre de l’université.

 

Au printemps suivant, éclate une grève universitaire, pour protester contre des sévices infligés par la maréchaussée aux étudiants. Or les ordres mendiants refusent de s’associer à cette grève, ce qui est très mal perçu par les séculiers qui considèrent que c’est un coup de poignard dans le dos, et les mettent au ban de l’université. On fait appel au pape Innocent IV, qui demande la réinsertion des mendiants, mais l’université refuse et publie une encyclique hostile aux mendiants.

 

Pour défendre sa cause, l’université envoie à Rome le maître séculier Guillaume de Saint-Amour, dont l’argumentation se développe en trois points : les ordres mendiants court-circuitent la hiérarchie traditionnelle de l’Église et détournent par leur présence une part des bénéfices normalement afférents au clergé séculier ; au plan universitaire, les frères sont accusés de privilégier leurs constitutions aux statuts de l’université ; enfin et surtout, les ordres mendiants sont accusés d’hérésie, en raison de la mise en circulation d’un opuscule d’un obscur franciscain justifiant l’existence des ordres mendiants par une argumentation d’inspiration joachimite (l’essor des ordres mendiants serait la preuve de l’avènement de l’âge de l’Esprit).

 

Le Pape, probablement ébranlé par le plaidoyer de Guillaume de Saint-Amour, publie la bulle Et sit animarum, où il réduit les privilèges des ordres mendiants (pas dans le cadre universitaire mais ecclésialement). Les frères réagissent par des neuvaines, ce qui a pour effet la mort du Pape dans les quinze jours… Son successeur annule la bulle et exige la réintégration des mendiants dans l’université. Les séculiers, dès lors, sont furieux.

 

Le conflit atteint son paroxysme pendant l’hiver 1256, et passionne l’opinion publique parisienne. Il y a des mouvements de foule, on empêche les étudiants d’aller suivre les cours au Couvent Saint-Jacques, on essaie de tuer à l’arbalète le prieur de Saint-Jacques, au point que le roi Louis est obligé d’envoyer la troupe pour protéger les frères. C’est le moment choisi par Guillaume de Saint-Amour pour publier son Du péril des temps derniers.

 

Une théologie de la vie religieuse

 

Son argumentation est simple : les ordres mendiants n’entrent dans aucune des deux catégories traditionnelles de clercs que sont les curés et les moines ; pour autant, ils ressemblent davantage à des moines, et dans ce sens ne doivent pas enseigner (dolere non docere) ; il estime également que le pape n’a pas juridiction pour imposer aux Églises locales d’autoriser l’enseignement des mendiants ; de même, la mendicité est indigne des moines, qui doivent gagner leur pain par le travail manuel. En réponse, Bonaventure publie en 1956 un traité De perfectione vita evangelica, puis Thomas publie son Contra impugnantes. S’esquisse là les débuts d’une théologie de la vie religieuse.

 

Ce qui intéresse directement notre sujet, c’est le rôle de saint Louis, au-delà de la protection armée des frères, et notamment lors de la leçon inaugurale de Thomas d’Aquin. Car lorsqu’en 1256 le pape condamne le De periculis de Guillaume de Saint-Amour, qui est contraint à l’exil, cela tient beaucoup à l’influence de Louis. Son affection pour les ordres mendiants est réelle, mais il est également personnellement concerné : en effet, les prédications enflammées de Guillaume de Saint-Amour s’en prennent aussi au roi Louis en pointant du doigt son entourage de frères mendiants, qualifiés de vagabonds égoïstes empêchant le roi de gouverner et faisant de lui un vagabond également.

 

Dès lors, Louis s’implique fortement en poussant le pape à agir en faveur des frères. Mais cela a été un prétexte de plus pour critiquer la collusion entre le roi de France et les mendiants, désormais appuyée sur des faits incontestables. Rutebeuf notamment, écrit dans sa Complainte de Constantinople (1262) que l’argent récolté pour la croisade ne sert qu’à doter les couvents de mendiants, lesquels ont désormais rang supérieur aux rois, aux prélats, et aux comtes, et que l’humilité prêchée par les Frères ne servait qu’à maintenir le Royaume dans leur entière sujétion.

 

Mécène de l’activité intellectuelle de l’Ordre

 

Le roi Louis a largement contribué au financement de la construction des nombreux couvents dominicains qui fleurissent durant son règne. Les moyens financiers mis au service des frères les ont fait déroger à la volonté de saint Dominique, qui préconisait des églises pauvres (basses, en briques, sans ornements), mais ils ont accepté cette évolution car elle permettait l’accueil de très nombreux fidèles pour venir écouter la prédication des Frères, finalité de l’Ordre.

 

De plus, saint Louis leur confiait régulièrement la responsabilité de sanctuaires importants ou d’églises de centre-ville, qui étaient autant d’opportunités pour l’annonce de l’Évangile [1]. Les couvents de Rouen, Mâcon, Jaffa, Compiègne, Béziers, Carcassonne et Caen ont été financés directement par le roi, de même que les travaux d’agrandissement du couvent Saint-Jacques à Paris. On sait qu’il faisait également livrer des aumônes en nature –des harengs au couvent Saint-Jacques, à en croire Guillaume de Tocco, biographe de saint Thomas d’Aquin-. En échange de tous ces bienfaits, saint Louis demande aux Frères de prier pour lui, et de venir prêcher devant sa cour (même si le prédicateur le plus régulier au Palais fut sans doute Bonaventure).

Description de cette image, également commentée ci-après

Vincent de Beauvais

Mais saint Louis n’a pas favorisé la vie intellectuelle de l’Ordre uniquement en finançant ses murs et sa subsistance. Il y a plus directement contribué en plusieurs occasions, notamment au travers de son amitié avec le frère Vincent de Beauvais (1190-1264). Ce dernier, né à Beauvais vers 1190 et entré dans l’Ordre vers 1218, devint sous-prieur du couvent de Beauvais vers 1225 puis arrive à Paris au couvent Saint-Jacques, où il mourra. Son grand oeuvre, suscité ou encouragé par saint Louis, c’est son encyclopédie universelle. Cela correspond à ce qu’on sait de Louis IX : peu porté sur les subtilités de la théologie spéculative, mais aimant le savoir autant qu’un roi peut le faire, en tant qu’il est utile au salut.

 

Par ailleurs, le projet encyclopédique répond à la fois à une vogue du temps et à l’ambition du roi, qui est de mettre de l’ordre en tout ce qui dépend de lui. Saint Louis s’est d’ailleurs intéressé de près à la rédaction de l’encyclopédie par Vincent de Beauvais et son équipe (principalement des frères de Saint-Jacques, mais aussi des religieux d’autres ordres), finançant les recherches, et intervenant à l’occasion pour que la dynastie capétienne soit présentée sous un jour favorable.

 

De l’argent bien dépensé

 

On sait également par Geoffroy de Beaulieu, confesseur et premier biographe du roi, dominicain, que saint Louis, impressionné par le soin apporté par les Sarrasins à leurs bibliothèques, « conçut de faire transcrire à ses frais, à son retour en France, tous les livres de l’Écriture Sainte, utiles et authentiques, qu’on pourrait trouver dans les bibliothèques de diverses abbayes pour que lui-même et des hommes lettrés ainsi que des religieux ses familiers puissent les étudier pour leur propre utilité et celles de leurs proches. À son retour, il réalisa son dessein et fit construire à cet effet un lieu approprié et bien défendu. Ce fut la salle du trésor de sa Sainte-Chapelle où il rassembla la plupart des originaux d’Augustin, d’Ambroise, de Jérôme, de Grégoire et les livres d’autres auteurs orthodoxes. Quand il en avait le loisir, il aimait y étudier et permettait volontiers aux autres d’y étudier [2] ».

 

Pendant sa vie et surtout après sa mort par son testament, saint Louis lègue une partie de ces livres au couvent de Saint-Jacques.

 

Aux critiques sur l’argent dépensé par Louis pour les ordres mendiants, ce dernier répondait : « Mon Dieu ! Comme je crois cet argent bien dépensé pour tous ces frères si éminents qui du monde entier confluent vers ces couvents parisiens pour étudier la science sacrée et qui, y ayant puisé, s’en retournent dans le monde entier pour la répandre pour l’amour de Dieu et le salut des âmes [3] ! » Cette anecdote, rapportée par Geoffroy de Beaulieu, dit bien l’esprit dans lequel saint Louis a financé la vie intellectuelle de l’Ordre.

 

Fr. Jean-Thomas de Beauregard op, est religieux de la province dominicaine de Toulouse. Extrait d’un article à paraître dans Liberté politique n° 67, automne 2015.

 

[1] Outre le couvent Saint-Jacques et son église, à Paris, on peut mentionner la basilique de Saint-Maximin destinée à accueillir les pèlerins venus se recueillir devant les reliques de Ste Marie-Madeleine. C’est le neveu du roi, Louis d’Anjou, qui fit venir les Frères et finança la construction de la basilique. Saint Louis lui-même y vint en pèlerinage.

[2] Geoffroy de Beaulieu, Vita, p. 15.

[3] Ibid, p. 11. ***

 

 

Source : Louis IX, le roi qui soutînt l’œuvre intellectuelle des dominicains, Liberté politique, Article rédigé par Jean-Thomas de Beauregard, op, le 24 août 2015

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:47
Chanas: Le retour de Napoléon 1er

La commune de Chanas (Isère) prépare une grande journée sous le signe de l’empereur franc-maçon pour les journées du patrimoine en septembre. Le dimanche 20 septembre, le village vivra à l’heure napoléonienne et parmi les manifestations, un flash mob de quadrille - du nom du fleuron des bals impériaux- et mêlant les costumes du XIXe et du XXIe siècles est programmé. En préambule à cette journée, le 12 septembre, la garde impériale de Dijon donnera un concert.

 

Source: Chanas - Le retour de Napoléon Ier, Le Dauphine, Publié le 25/08/2015 à 12:17

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:31

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron contredit Hollande et Valls sur l'impact de la crise chinoise sur la croissance en France et dans le monde:

Crise chinoise: Macron contredit Hollande et Valls

Le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a considéré que la Chine était actuellement un facteur de risque pour la reprise économique mondiale.

 

« L'économie mondiale se redresse mais pas autant que nous l'espérions (...) c'est un processus très long (...). D'un côté, nous avons des opportunités » (pétrole bon marché, taux d'intérêt bas, etc.), « mais de l'autre côté, il y a beaucoup de risques, et particulièrement la Chine aujourd'hui », a-t-il déclaré à l'occasion de la Conférence des ambassadeurs allemands à Berlin.

 

[...] L'une des répercussions positives indirectes de la croissance chinoise affaiblie et donc de la baisse attendue des échanges entre la Chine et le reste du monde est que le pétrole et les matières premières devraient continuer à être bon marché, a relevé le ministre français.

 

Malheureusement, si c'était bien parti pour Macron, la suite est plus convenue :

 

« Tout cela rend encore plus important d'avoir une zone euro forte et stable », a considéré Emmanuel Macron. Comme il l'avait déjà fait avec son homologue Sigmar Gabriel début juin, il a de nouveau plaidé pour un renforcement de la zone euro, avec une plus grande convergence fiscale et sociale, un budget propre à l'eurozone et également une représentation démocratique.

 

La veille, déjà à Berlin, le président français François Hollande avait estimé que l'économie mondiale était « suffisamment solide » pour que sa croissance ne soit « pas seulement liée à la situation en Chine ». « L'économie mondiale est suffisamment solide pour avoir des perspectives de croissance qui ne sont pas seulement liées à la situation en Chine », a assuré François Hollande. 

 

Mardi, le Premier ministre français Manuel Valls s'est voulu lui aussi rassurant, estimant que l'impact de la tourmente financière et du ralentissement de l'économie chinoise pour la France et les économies européennes ne devrait pas aller « au-delà de quelques dixièmes de points » de PIB, dans des déclarations au quotidien économique français Les Échos.

 

 

Source: Finance. Macron contredit Hollande sur l'impact de la crise chinoise, Ouest-France, Monde - 15h23

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:47
Des tombes de soldats profanées dans un cimetière de l'Aude

Plusieurs sépultures, dont certaines de combattants de la première guerre mondiale, ont été profanées dans le cimetière d'Alzonne, dans l'Aude

Nouvelles profanations en France : après les dégradations dans un cimetière de Meurthe-et-Moselle début août, cette fois c'est dans le Languedoc-Roussillon que des tombes ont été vandalisées.

Les gendarmes d'Alzonne, une petite commune de l'Aude, ont constaté mardi la dégradation de plusieurs sépultures, dont celles de soldats de la première guerre mondiale.

Le préfet a immédiatement condamné ces actes "avec la plus grande fermeté", en attendant que l'enquête judiciaire face toute la lumière sur leurs auteurs.

 

Source: Des tombes de soldats profanées dans un cimetière de l'Aude, Sud-Ouest, Publié , modifié

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 09:08

Le docteur Denis Crouan de l'Association Pro Liturgia sur la manipulation de la liturgie "bien orchestrée" par les pasteurs diocésains, une manipulation "voulue, programmée, planifiée" :

Daech a détruit un des plus importants temples de Palmyre. On s’indigne.
... [D]epuis 50 ans, le clergé français s’emploie à détruire le patrimoine liturgique de l’Eglise. On s’en fiche.

Denis Crouan - Pro Liturgia, Lundi 24/8/2015

Liturgie : Une manipulation "voulue, programmée, planifiée"

Dans leur grande majorité, les pratiquants sont devenus indifférents devant les enlaidissements et les déformations de la liturgie qui devraient, au contraire, les révulser.

Cette indifférence n’est pas le fruit du hasard.

Qu’attendre, en effet, de fidèles ayant accepté d’être décatéchisés et auxquels on a désappris le silence, la contemplation, la dignité, la beauté, le sens profond de la liturgie ? Qu’attendre de fidèles auxquels on appris que tout était relatif, aussi bien dans le domaine de la foi que de son expression liturgique ?

Cette indifférence a été organisée dès les lendemains de Vatican II par une manipulation bien orchestrée des pasteurs diocésains qui ont créé des équipes liturgiques uniquement pour servir de caisses de résonance à leurs projets de désacralisation.

Cette manipulation voulue, programmée, planifiée, a fait que des centaines et des centaines de chefs de chœurs, de choristes, d’organistes et de musiciens compétents ont pu être exclus des paroisses ou réduits au silence afin d’être remplacés par des incapables qui, n’ayant jamais ni compris ni même étudié le Concile et la liturgie, condamnaient l’Eglise à la disparition de son patrimoine le plus précieux.

La rupture est là, porteuse - avec la complicité de pratiquants formatés pour avaler n’importe quoi dès qu’ils assistent à une messe - de conséquences catastrophiques : dans la plupart des paroisses, il n’y a plus personne de vraiment compétent pour transmettre le patrimoine liturgique. Et même si il y en avait, les fidèles se sont tellement déshabitués à voir, à entendre et à apprécier la véritable liturgie de l’Eglise, qu’elle ne pourrait rien faire sans risquer de provoquer un tsunami paroissial.

Une génération de fidèles - laïcs et clercs réunis - aura ainsi réussi à démolir, dans l’indifférence totale, ce que l’Eglise avait patiemment établi pendant des siècles.

Nous sommes face à un désastre impressionnant et, dans la plupart des cas, irréparable tant les fidèles sont détournés de l’essentiel par ces occupations infantilisantes et niaiseuses auxquelles ils acceptent sans sourciller de prendre part dès qu’ils sont à la messe.

 

Source: Association Pro liturgia, Lundi 24/8/2015.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 16:17

2015-08-23 Radio Vatican

(RV) « Que le Seigneur concède la paix à l’Ukraine ». A la veille de la fête nationale ukrainienne, le Pape a renouvelé son appel ce dimanche afin que « les engagements pris pour obtenir une pacification du pays soient respectés ».

A l’issue de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, François s’est dit « préoccupé » par le conflit en cours dans l’est du pays. Suivant la situation sur place,il constate avec regret que la situation s'est de nouveau embrasée ces dernières semaines. Ainsi, le Pape espère « qu’avec l’aide des organisations et des personnes de bonne volonté, on réponde à l’urgence humanitaire » sur place. 

A l'occasion des vingt-quatre ans de l'indépendance de l'Ukraine, le président ukrainien préside ce dimanche une parade militaire dans le centre de Kiev, la capitale où quelques 5 000 policiers ont été déployés. Samedi,Petro Porochenko a visité un terrain d'entraînement militaire près de Kharkiv, grande ville industrielle dans l'est du pays située à environ 200 kilomètres de la ligne du front avec les rebelles prorusses. Ce lundi, il sera à Berlin, aux côtés du président français et de la chancellière allemande pour discuter d'une stratégie commune après un regain de violence dans l'est rebelle de l'Ukraine.

 

Source: News.Va

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 15:48

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le garde des sceaux, ministre de la justice a présenté fin juillet un projet de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Mais que cherche la république?

Après avoir persécuté les locuteurs de dialectes ( souvent guillotinés pour moins que cela d’ailleurs) au nom de la Révolution indivisible, voilà que l’Etat républicain encourage les langues minoritaires obligeant même à une révision constitutionnelle puisque la Charte comporte des clauses contraires à la Constitution !

Pourquoi ce renversement paradoxal? Parce qu’il s’agissait en 1789 d éradiquer toute trace d’un passé honni, de faire “table rase” alors qu’aujourd’hui l’objectif est de déconstruire la nation française dont le socle est linguistique et d’imposer une nouvelle entité politique sur des bases ethniques. En cela le gouvernement actuel comme le précédent continue à marche forcée sa politique d’abandon de souveraineté au profit de forces supra-nationales. Honte à eux!!
Un gouvernement royal au contraire autorise l’expression naturelle des identités locales qui est la richesse de la nation non pour les inféoder à une structure étrangère ( l’union européenne) mais parce qu’il est respectueux des traditions qui ont fait de la France ce qu’elle est vraiment: des provinces unies par l’Etat capétien.

 

Source: Alliance Royale

Provinces de France sous l'Ancien Régime, avec leur blasons respectifs. Source : http://etendardroyal.canalblog.com/archives/2012/09/19/25140637.html

Provinces de France sous l'Ancien Régime, avec leur blasons respectifs. Source : http://etendardroyal.canalblog.com/archives/2012/09/19/25140637.html

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 21:35
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 18:33
Carnage évité du Thalys - Jean-Huges Anglade : « nous hurlions "Ouvrez !" On voulait qu'ils réagissent ! En vain... »

L'acteur français Jean-Hugues Anglade était à bord du train Thalys reliant Amsterdam à Paris dans lequel une fusillade a éclaté vendredi. Il a témoigné pour Paris Match.

 

Le Figaro a raporté ses propos :

 

à 11:55

Jean Hugues Anglade dénonce l'attitude des employés du Thalys

 

L'acteur qui était dans le Thalys et s'est blessé en actionnant la sonnette d'alarme a regretté dans une interview à Paris-Match l'attitude des employés du Thalys qui se serait réfugiés dans la motrice et l'ont fermé à clé. 

"Collés les uns aux autres contre la porte métallique de la motrice. Nous tapions dessus, nous criions pour que le personnel nous laisse entrer, nous hurlions "Ouvrez !" On voulait qu'ils réagissent ! En vain... Personne nous a répondu", regrette le comédien qui déplore un abandon "insupportable". [1]

 

Extrait de l'entretien de l'acteur à Paris Match:

 

" J'étais avec mes deux enfants et ma compagne, autour de nous, il y avait une quinzaine de passagers. Tout à coup, des membres du personnel navigant ont couru dans le couloir, le dos courbé. Leurs visages étaient blêmes. Ils se dirigeaient vers la motrice, leur wagon de travail. Ils l'ont ouvert avec une clef spéciale, puis se sont enfermés à l'intérieur... Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12.

 

Nous étions dans la voiture 11, la dernière. L'homme armé venait vers nous, il était déterminé. J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer. Oui, on s'est vu mourir car nous étions prisonniers de ce train, et qu'il était impossible de s'échapper de ce cauchemar. Nous étions piégés dans une souricière ! C'est un sentiment terrifiant de se sentir autant impuissant. On cherchait tous une issue, un moyen de s'enfuir, de survivre. J'ai brisé la vitre pour tirer l'alarme pour arrêter le Thalys! Le verre a méchamment entaillé mon majeur jusqu'à l'os, et les machines ont ralenti. Mais nous étions toujours bloqués à l'intérieur.

 

Dos au mur. Collés les uns aux autres contre la porte métallique de la motrice. Nous tapions dessus, nous criions pour que le personnel nous laisse entrer, nous hurlions "Ouvrez !" On voulait qu'ils réagissent ! En vain... Personne nous a répondu. Silence radio. Cet abandon, cette détresse, cette solitude, c'était terrible et insupportable ! C'était, pour nous, inhumain. [2]

 

Sources

 

[1] EN DIRECT - Attaque d'un Thalys : «Je ne me suis pas senti un héros», Le Figaro, Mis à jour le 22/08/2015 à 19:29 Publié le 21/08/2015 à 21:00

[2] Exclusif Paris Match - Anglade: "Rendre hommage à leur courage héroïque", Paris Match, Le 22 août 2015 | Mise à jour le 22 août 2015

 

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 19:07
L'EI détruit un monastère catholique du Ve siècle

L'organisation extrémiste Etat islamique a détruit un monastère syriaque catholique du Ve siècle dans le centre de la Syrie, a rapporté vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"L'EI a détruit hier (jeudi) le monastère de Saint Elian à al-Qaryataïne", localité de la province de Homs capturée par les djihadistes le 5 août. "Au moyen de bulldozers, ils ont détruit le monastère sous prétexte que les gens y adoraient un (autre) dieu que Dieu", a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire.

Destruction
Le groupe ultra-radical a posté en ligne des photos du monastère et celles de bulldozers opérant des destructions de parties du lieu. Le monastère, qui porte le nom d'un saint de Homs martyrisé par les Romains pour avoir refusé d'abandonner le christianisme, était un lieu de pèlerinage et de dialogue entre les religions à al-Qaryataïne, elle même symbole de coexistence entre chrétiens et musulmans.

Capture d'al-Qaryataïne
Le jour de la capture d'al-Qaryataïne, l'EI a enlevé au moins 230 personnes, dont des dizaines de chrétiens. Selon l'Observatoire, 48 d'entre elles ont été relâchées et 110 ont été conduites vers le bastion de l'EI à Raqa (nord). Le sort des 70 autres reste inconnu. [1]


Les combats pour la prise de la ville ont fait 37 morts parmi les soldats et les combattants loyalistes, et 23 morts dans les rangs de l'EI, selon l'OSDH. Après avoir pris al-Qaryataïne, l'EI a enlevé au moins 230 personnes, dont des dizaines de chrétiens. Toujours d'après cet Observatoire, 48 d'entre elles ont été relâchées et 110 ont été conduites vers le bastion de l'EI à Raqa (nord). [2]

Un prêtre enlevé
En mai, un prêtre syriaque catholique du monastère, le père Jacques Mourad, avait été enlevé par trois hommes masqués, au lendemain de la prise par l'EI de la ville antique de Palmyre, proche de cette localité. L'organisation, qui s'est implanté en Syrie à la faveur de la guerre civile, a déjà détruit une série d'églises et de lieux saints.

 

Sources:

 

[1] L'EI détruit un monastère catholique du Ve siècle, 7sur7.be, 21/08/15 - 13h06

[2] Syrie : Daech détruit au bulldozer un monastère du 5e siècle, 21 Août 2015, 13h28 | MAJ : 21 Août 2015, 13h46

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 12:41
Conflit en Ukraine, toute l'explication

Une video postée le 29 janvier 2015:

Résumé du conflit par Christ-Roi:

 

Les rassemblements de Maïdan ont commencé dans le centre de Kiev en novembre 2013 après que le président ukrainien Viktor Ianoukovytch a repoussé la signature d’un accord d’association avec l’Union européenne (UE). Les manifestations ont atteint un point culminant en février 2014 lorsque des affrontements violents entre les émeutiers et la police ont fait basculer l’histoire de l’Ukraine.

En septembre 2014, pendant que le président dit "ukrainien" Porochenko recevait d'Obama l'ordre de poursuivre les tactiques répressives en même temps qu'il signait la "paix de Minsk", l'Union européenne ratifiait l'accord d'association UE-Ukraine, le 16 septembre, lors de la session du parlement européen à Strasbourg. [2]

L'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch a rejeté la responsabilité du conflit en Ukraine sur les ministres européens qui avaient initié la signature d'un accord avec l'opposition à Kiev en février 2014. L'Europe doit assumer la responsabilité des événements en cours en Ukraine, déclara-t-il le 21 février 2015. [3]

Le coup d'Etat à kiev, soutenu et financé par les Occidentaux, a unilatéralement renversé l'ex président Ianoukovitch en février 2014. Le nouveau gouvernement atlantiste compatible lança l'opération dite "anti-terroristes" en avril 2014. Le 2 mai, 38 russophones étaient brûlées vifs à Odessa. Le 9 mai, des personnes étaient abattues à bout portant en pleine rue à Marioupol (région de Donetsk). L'« opération de police » engendra un conflit militaire meurtrier. L'armée ukrainienne a été coupable de crimes de guerre (tirs interdits de bombes au phosphore blanc par l'armée ukrainienne contre les populations civiles, usages de véhicules sanitaires et d'ambulances dans le cadre d'opérations militaire).

Selon les dernières informations de l'Onu, le conflit a fait plus de 5 300 victimes civiles. [4]

En septembre 2014, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations Unies à Genève, 260.000 personnes avaient été déplacées à l'intérieur de l'Ukraine et le même nombre de réfugiés en Russie.

Près d'un million de personnes ont dû quitter leurs foyers depuis, a rapporté l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Au total, cinq millions de personnes ont été touchées par le conflit.

Mercredi 19 août 2015, l'OTAN a averti les insurgés ukrainiens contre toute tentative de gagner plus de territoire.

 

Conflit en Ukraine: un demi-million de déplacés. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/02/97001-20140902FILWWW00128-conflit-en-ukraine-un-demi-million-de-deplaces.php

 

Vladimir Poutine reste l'homme politique le plus populaire en Russie, en dépit de la crise économique provoquée par les sanctions de l'UE et de Washington.

 

Notes

 

[2] L’Ukraine et l’UE ratifient un accord d'association « historique », Le Monde | 16.09.2014 à 16h20 Mis à jour le 16.09.2014 à 16h44 | Par Claire Gatinois,

[3] Ianoukovitch: l'Europe est responsable des événements en Ukraine, Sputniknews, 14:55 21.02.2015(mis à jour 15:25 21.02.2015)

[4] http://fr.sputniknews.com/international/20150205/1014386889.html#ixzz3QtG87Amw

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 12:35

L'Anneau d'or est un itinéraire touristique passant par les villes russes où se trouvent de remarquables monuments historiques et culturels. Retrouvez ces curiosités russes vues du ciel sur les photos panoramiques d'Airpano.

Les cathédrales, les églises, les monastères et les musées des beaux-arts de l'Anneau d'or frappent par leur splendeur, grandeur et finesse. Découvrez la richesse du patrimoine russe!

 

http://fr.sputniknews.com/photos/20150821/1017683417.html

via La Voix de la Russie Facebook

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