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Christ Roi

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Horloge

2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 22:19

Après quarante ans de reniement, de culpabilité, d'auto-dénigrement perpétuel sur l'histoire de France, d'un angélisme béat sur l'immigration "chance pour la France"... et actuellement d'une "réforme de civilisation" homosexualiste imposée de force contre la population, les idéologues du PS ouvrent enfin les yeux: "Le sentiment d'appartenance à une communauté nationale est très affaibli" (sic)... "La dimension théorique du djihad est la plus complète dans son rejet de la démocratie, dans la désignation de responsables à abattre et enfin dans l'affirmation d'un contre-modèle total"... "La dérive islamiste en France pourrait se transformer en phénomène de masse". C'est ce que dit le PS Malek Boutih dans un rapport qu'il a adressé au Premier ministre et que le Figaro s'est procuré :

Dans un rapport qu'il vient de transmettre à Manuel Valls, et que Le Figaro s'est procuré, le député PS Malek Boutih décrit «une jeunesse frustrée, prête à basculer». Il craint que la dérive islamiste en France ne se transforme en phénomène de masse.

 

«Génération radicale»: le titre du rapport que le député PS de l'Essonne Malek Boutih vient de transmettre au premier ministre, et que Le Figaro s'est procuré, traduit bien son contenu. Dès la troisième ligne, il aborde son sujet: «L'analyse et la prévention des phénomènes de radicalisation et du djihadisme en particulier.» C'est une lecture politique que livre l'ancien président de SOS-Racisme, mandaté après les attentats de janvier. Il ne biaise pas avec son sujet, qui concerne avant tout la dérive islamiste d'une partie de la jeunesse française, sachant que près de 65 % des individus impliqués dans les filières djihadistes ont moins de 25 ans. Le député assure que son enquête a conforté son hypothèse de départ: «Le succès des recruteurs djihadistes auprès des jeunes repose sur l'adhésion à un projet politique entrant en résonance avec leurs préoccupations internationales et leur rejet de la société démocratique occidentale, plus qu'à une doctrine religieuse fondamentaliste.» D'où cette conséquence: «Une grande partie de la jeunesse se détourne de notre modèle de société

 

Une génération «au bord de la rupture»

 

Mondialisation, 11 Septembre, guerre en Irak, conflit israélo-palestinien ont marqué la jeune génération et façonné sa vision du monde, note Malek Boutih. Mais au-delà de ces événements, un nouveau marqueur - «l'enracinement d'un nouvel antisémitisme» - est particulièrement inquiétant. «Dans les quartiers, le discours du “deux poids deux mesures”, entre des juifs qui seraient insérés et protégés et des musulmans au contraire stigmatisés et marginalisés socialement, a rencontré un large écho, écrit le député. Les vieux préjugés sur les juifs qui seraient partout, tirant les ficelles du monde de la finance et des médias sont de retour. De façon remarquable, ils sont très largement répandus chez les jeunes aujourd'hui alors que cela aurait été inenvisageable il y a encore une vingtaine d'années.»

 

Le refus des valeurs démocratiques

 

«La société est vécue comme totalement verrouillée, ce qui génère une grande frustration», analyse Malek Boutih, qui parle de «jeunesse frustrée, prête à basculer». Il va plus loin: «Le corpus de valeurs et l'ordre social très peu contraignant de nos sociétés démocratiques occidentales ne fournissent pas un cadre suffisamment englobant et sécurisant pour s'y ancrer et s'y attacher (…). La notion de République est inintelligible, comme diluée dans le libéralisme et la modernité, et le sentiment d'appartenance à une communauté nationale est très affaibli. Or une partie de la jeunesse refuse ces valeurs trop “molles” et cherche à se distinguer.»

 

Le djihad, une «solution» globale

 

Reprenant les chiffres, notamment ceux, en hausse croissante, des départs de jeunes Français pour la Syrie, l'auteur du rapport estime que «la radicalité islamiste est dans un mouvement ascendant au sein de notre société», qu'il met en parallèle avec le niveau historique de l'extrême droite. Cependant, «face aux autres offres radicales qui visent la jeunesse, le djihadisme a une longueur d'avance, aussi bien dans sa dimension politique que théorique, note le député. Pour un jeune homme, une jeune femme assoiffée d'action, le djihad serait l'évidence. Il ne s'agit pas simplement d'assouvir réellement des pulsions meurtrières ou des envies de guerre. La dimension théorique du djihad est la plus complète dans son rejet de la démocratie, dans la désignation de responsables à abattre et enfin dans l'affirmation d'un contre-modèle total. Au creux de l'offre idéologique des forces politiques traditionnelles, le djihad propose des explications et une solution globale.» Conclusion sans appel: «Le djihadisme est bien la radicalité qui prédomine aujourd'hui dans l'offensive antidémocratique

 

Un phénomène de masse?

 

Les signalements recueillis par le numéro vert, destiné aux familles ou aux autorités que la dérive d'un jeune inquiète, sont éclairants sur la diversification des individus prêts à basculer dans l'extrémisme. Mais Malek Boutih va encore plus loin: «L'ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation de jeunes étudiants, et de jeunes filles en particulier, indiquent qu'on pourrait basculer dans un phénomène de masse.» «Si les premières vagues de djihadistes comportaient essentiellement des individus fragilisés, plus faciles à recruter, désormais les recruteurs ciblent des proies au profil plus stable et moins détectable et on peut penser que ce phénomène va s'amplifier», ajoute-t-il.

 

Un réseau structuré

 

«Les islamistes ont mis sur pied un réseau social humain où chacun joue un rôle dans l'expression de leur idéologie», remarque le député. Leur «emprise» se construit ainsi sur certains quartiers. Même si tous les jeunes, loin de là, ne sont pas tentés par l'expérience, «il faut tout de même prendre garde aux effets de contagion et d'identification croisée entre pairs, par lesquels une frange radicale peut influencer l'ensemble d'une génération», estime Malek Boutih.

 

Au terme de son rapport, son auteur dresse une série de propositions qui passent par l'école, la culture, les familles. Et la nécessité de réaffirmer avec force le credo républicain.

 

Notes

 

[1] Djihadisme : le cri d'alarme de Malek Boutih, Le Figaro, Par Marie-Amélie Lombard Mis à jour le 02/07/2015 à 22:11 Publié le 02/07/2015 à 22:03

 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 21:46

En septembre 2013 j'avais signalé la destruction de l'ancien sanctuaire chrétien de Saints-Serge-et-saint-Bacchus en Syrie et les vols d'objets d'art et d'icônes de renommée mondiale. Cette fois-ci, les barbares iconoclastes s'en sont pris au Lion d'Athéna de Palmyre, pièce unique de trois mètres de haut pesant 15 tonnes, "le plus grave crime commis par les jihadistes contre le patrimoine de Palmyre", a indiqué le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie:

L'Etat Islamique détruit le Lion d'Athéna de Palmyre (Syrie)
Lion d'Athéna (entrée du Musée de Palmyre)

Lion d'Athéna (entrée du Musée de Palmyre)

Syrie: l'EI détruit le Lion d'Athéna de Palmyre

 

Sputnik, 20:20 02.07.2015(mis à jour 20:44 02.07.2015)

 

La version rigoriste de l'islam sunnite prônée par le groupe djihadiste l'Etat islamique (EI) proscrit la visite des sites archéologiques ou historiques et considère les statues humaines ou animales comme de l'idolâtrie.

 

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a détruit la célèbre statue du Lion d'Athéna, qui se trouvait à l'entrée du musée de Palmyre, a annoncé jeudi Maamoun Abdelkarim, directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie.

 

"Les membres de l'EI ont détruit samedi le Lion d'Al-Lat (Athéna), qui est une pièce unique de trois mètres de haut pesant 15 tonnes. C'est le plus grave crime commis par les djihadistes contre le patrimoine de Palmyre", a déclaré à l'AFP M. Abdelkarim.

 

La statue en calcaire a été découverte en 1977 par une mission archéologique polonaise dans le temple d'Al-Lat et date du 1er siècle avant J.C.

 

"Nous l'avions recouverte d'une plaque de fer et entourée de sacs de sable car nous voulions la protéger des bombardements mais jamais nous n'avions imaginé que l'EI viendrait dans la ville pour la détruire", a-t-il ajouté.

 

Fin mai, les djihadistes ont pris aux forces du régime syrien la ville de Palmyre (centre), qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité.

 

Depuis la prise de la ville, la communauté internationale craint que l'EI détruise les nombreux trésors archéologiques de sa cité antique, baptisée la "perle du désert syrien", à l'instar de ce que le groupe ultra-radical sunnite a fait ces derniers mois en Irak.

 

Par ailleurs, l'EI a annoncé jeudi avoir détruit plusieurs statues palmyriennes saisies chez un trafiquant qui les transportait dans la province d'Alep (nord).

 

"Un poste de contrôle de l'EI dans la wilayat d'Alep a arrêté une personne qui transportaient plusieurs statues venant de Palmyre. Le coupable a été conduit au tribunal islamique de la ville de Menbej (à l'est d'Alep) qui a décidé de punir le trafiquant et de détruire les statues", a affirmé l'EI dans un communiqué.

 

Le texte est accompagné des photos où l'on voit des djihadistes détruire à coups de pioche les statues et fouetter le trafiquant. "Il s'agit de huit statues volées à Palmyre dans les tombes. La destruction est pire que le vol car c'est irrécupérable", a expliqué Maamoun Abdelkarim.

 

Un vaste trafic d'objets antiques provenant de Palmyre avait commencé avant même l'arrivée de l'EI puisque le service des Antiquités avait récupéré 1.320 pièces volées, selon le directeur des Antiquités et musées de Syrie.

 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 13:09
Véronique Lévy sur Europe1 : "Je plonge dans l'amour du Christ comme dans l'océan"

Véronique Lévy (soeur de Bernard-Henri Lévy) était l'invitée le 24 juin 2015 avec Frédéric Lenoir dans l'émission "Il n'y en a pas deux comme elle", présentée par Marion Ruggieri sur Europe 1, sur le thème : "Qu'est-ce qui nous pousse à changer de religion, à tenter la conversion dans une société de plus en plus mystique et pragmatique où le religieux devient omniprésent ?"
 

Véronique Lévy est l'auteur de "Montre moi ton visage" aux éditions du Cerf, préface de Mgr de Moulins-Beaufort.

Extrait:

 

"On commence cette émission par quelques chiffres. En 2014, les religions qui recrutent le plus en France sont l'islam et les églises chrétiennes évangéliques. 4000 français se convertiraient chaque année à l'islam et de 4000 à 7000 aux églises chrétiennes, toutes tendances confondues. Seules 150 des 2000 demandes de conversion au judaïsme reçues par le Consistoire de Paris aboutissent chaque année.

 

La première religion de France est le catholicisme. Environ 65% des Français s'en réclament. Suivi de l'islam, 6%, du protestantisme, 2%, et du judaïsme, 1%, en sachant que l'appartenance religieuse des Français est difficile à évaluer puisque la loi interdit d'établir des statistiques officielles. Donc pour obtenir des estimations il faut s'appuyer sur les sondages."

 

Intervention de Véronique Lévy à partir de 9'12, sur le rapport entre le catholicisme et le "judaïsme biblique" :

 

"Il n'y a pas d'opposition entre le catholicisme et le judaïsme biblique. C'est au contraire un accomplissement. Le judaïsme de la première alliance est comme l'estuaire qui se jette dans l'océan de la Révélation du Christ."

Sur la prière et l'Eucharistie :

 

"Ce qui est sûr, c'est que je me jette dans la prière comme on se jette dans l'océan. Ce n'est pas du tout un rite froid, dogmatique, mais c'est véritablement le lieu de la Rencontre. L'Eucharistie (si vous voulez la Communion), c'est vraiment recevoir le Corps et le Sang du Christ. Donc, c'est vraiment accueillir cet amour."

A nouveau sur le judaïsme :

 

"Le judaïsme biblique s'accomplit dans le catholicisme parce que dans le judaïsme biblique il y a quand même cette notion du peuple qui a été élu non pas en vertu d'une supériorité mais en tant que peuple témoin, témoin de cette grâce de Dieu, mais qui doit ensuite s'en dessaisir pour l'offrir au monde entier, à toutes les nations.

On le voit chez tous les prophètes, Ézéchiel, Jérémie, dès le Deutéronome. Et c'est ce que fait le catholicisme qui veut dire 'universel'. En revanche, le judaïsme talmudique - je ne le connais pas très bien -, me semble un peu plus replié sur lui-même. Donc moi je suis fidèle à la première Alliance en devenant catholique."

 

Sur l'amour, "étincelle de Dieu" en tout homme :

 

"J'aime tous les hommes et les femmes. En tous les cas j'essaie de voir dans chaque homme et chaque femme, même les plus abîmés, même les plus violents, une étincelle de Dieu, ce sourire et cette image de Dieu. Parce qu'elle est là comme un poinçon jusque chaque visage. Et il suffit de la chercher. Je pense qu'un chrétien est un sourcier qui essaie d'aller à la source justement et de voir la beauté du monde. Le royaume, il est ici et maintenant aussi.

Il y a un Psaume qui dit "le Seigneur est pour le corps et le corps est pour le Seigneur." (Cf. 1 Corinthiens 6, 13.)

Sur le côté "extrémiste" de l'engagement des convertis :

 

"Je ne suis ni extrémiste ni intégriste mais intègre. La parole du Christ est radicale parce que l'amour exige, demande tout. Le Christ est venu sur la Croix. Cet Amour de Dieu est patient mais il nous demande d'aller vers Lui à découvert. C'est un amour au laser qui débusque tous les mensonges et tous les coins d'ombre, mais pour nous amener vers la Vérité et la Lumière. Le Christ est la Lumière du monde, mais c'est une Lumière d'Amour, une Lumière douce.

 

Et donc c'est un discours en plus qui est tellement à contre-courant du discours ambiant. C'est-à-dire que c'est un discours où les fragiles, les derniers seront les premiers. C'est un amour féminin, avec des valeurs féminines d'accueil. La Miséricorde veut dire les entrailles maternelles. Donc il n'y a pas d'extrémisme."

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Publié par Ingomer - dans Religion
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 10:22

L'Eglise, dernier bastion de la Résistance au Nouvel Ordre Mondial :

Le cardinal Sandoval dénonce la décision de la Cour suprême du Mexique d’imposer le « mariage » homosexuel au nom du « Nouvel Ordre »

 
Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, archevêque émérite de Guadalajara, au Mexique, a évoqué la décision de la Cour suprême mexicaine d’imposer le « mariage » homosexuel à tous les Etats du pays, dans son enseignement vidéo hebdomadaire diffusé par la télévision catholique en ligne Mariavision. Dans cet entretien, le cardinal Sandoval affirme que cette décision de la Cour suprême est une machination des organisations internationales qui tentent de créer un gouvernement global et d’imposer un « Nouvel Ordre ». Il a également regretté le peu de réaction des évêques catholiques, incapables selon lui d’organiser une résistance catholique pourtant nécessaire.
 
Dans sa vidéo, le cardinal Sandoval affirme que la Cour suprême mexicaine cherche à « détruire le mariage lui-même » en annulant les lois des Etats qui définissaient jusqu’alors le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, et associaient le mariage à la procréation.

 

Le cardinal Sandoval dénonce le « Nouvel Ordre » et la marche vers un gouvernement mondial

 
Il a répété une accusation qu’il avait déjà évoquée de nombreuses fois depuis 2011 : que la Cour suprême reçoit ses ordres d’organisations internationales.
 
« Le mariage, selon la nature, se contracte entre un homme et une femme, et cela est également en accord avec la révélation chrétienne » a affirmé le cardinal : « Toute autre définition est déviante. Et si vous demandez pourquoi la Cour suprême s’est engagée sur ce chemin, d’où viennent les pressions, d’où les juges reçoivent peut-être de grosses sommes d’argent (…) d’où viennent les influences qui poussent la Cour suprême à légaliser ces comportements, toujours opposés à la morale : eh bien, le problème fondamental est qu’il existe des organisations internationalse au service d’un projet qui s’appelle le “Nouvel Ordre”, un plan en vue d’un gouvernement mondial. »
 
Le cardinal Sandoval a ajouté : « La Russie, la Chine et le monde arabe leur ont échappé. Ils ne les dominent pas, mais ils veulent instaurer un seul gouvernement dans les pays occidentaux et s’en servir pour détruire la famille et l’Eglise catholique qui se trouvent sur leur chemin, aussi bien que les véritables gouvernements nationaux. Et l’un des moyens pour détruire la famille est de pervertir le concept de famille lui-même, de parler du mariage comme d’une union de personnes, afin que la définition s’applique à n’importe quelle relation. C’est lamentable, et très triste. »
 
Les forces mondialistes collaborent étroitement avec la Russie, la Chine et les pays arabes, contrairement aux apparences qu’elles s’emploient à déployer. Les liens économiques entre les Etats-Unis et la Chine, qui pourraient encore se renforcer avec le TPP, et la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar et des pays arabes avec les Etats-Unis dans la mise à feu et à sang du Moyen-Orient, le prouvent surabondamment. La synthèse mondialiste est en cours.

 

Le Cardinal Sandoval dénonce le silence des évêques devant la légalisation du « mariage » homosexuel

 
Mais le cardinal Sandoval a également dénoncé le « silence  lamentable» d’une partie de « ceux d’entre nous qui sont des pasteurs de l’Eglise, qui ne parlent pas clairement, qui ne dénoncent pas, qui n’organisent pas nos fidèles pour entrer en résistance. » Il espère une réaffirmation claire de l’enseignement de l’Eglise lors du prochain Synode des évêques qui se tiendra en octobre au Vatican.

 

Les prodromes de la persécution

 
En réponse à ces affirmations du cardinal, une coalition d’organisations homosexuelles ont décidé de poursuivre le cardinal en justice, avec l’aide de deux agences gouvernementales, affirmant que ses propos étaient « discriminatoires » et incitaient « à la violence » contre les homosexuels.
 
« Avec ses déclarations, le cardinal fomente l’homophobie et la transphobie », a ainsi déclaré Carlos Becerra, membre de Unions Diverses, l’une des organisations plaignantes.

 

Des associations homosexualistes menacent le Cardinal Sandoval de poursuites judiciaires

 
Un autre groupe LGBT, the Cohesion of Diversities for Sustainability (CODISE), a annoncé qu’il comptait également porter plainte contre le cardinal, avec l’aide du secrétariat fédéral de la gouvernance.
 
Ce n’est pas la première fois que le cardinal Sandoval, comme d’autres prélats catholiques, sont menacés de poursuites judiciaires pour avoir proclamé l’enseignement de l’église sur l’homosexualité ou le mariage. Le porte-parole de l’archidiocèse de Mexico avait été menacé de poursuites par le chef du gouvernement de la capitale, Marcelo Ebrard, pour avoir affirmé que l’avortement faisait plus de morts que les narcotrafiquants… Ce même homme avait également poursuivi le cardinal en 2010, lorsqu’il l’avait accusé d’avoir « graissé la patte » de la Cour suprême pour faire avancer son agenda anti-vie. Le cardinal comme le porte-parole de l’archidiocèse de Mexico avaient remporté leurs procès.

 

Béatrice Romée

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 09:58
La passerelle est d'un seul tenant, sans piliers. Une prouesse technique

La passerelle est d'un seul tenant, sans piliers. Une prouesse technique

Un convoi exceptionnel de 40 mètres de long. Une journée et demie d'acheminement. Le troisième et dernier élément du nouveau pont qui doit desservir la grotte des Apparitions doit être livré à Lourdes aujourd'hui. Les deux premiers éléments sont arrivés mardi après-midi depuis Brive (Corrèze) après une escale nocturne à Aire-sur-l'Adour. Avec moult précautions.

Il a fallu d'abord franchir le passage à niveau de la route de Saint-Pé-de-Bigorre, en coupant l'électricité pour éviter tout incident. Puis manoeuvrer lentement en marche arrière pour franchir un portail de 3 mètres de large en haut de la prairie du Sanctuaire. Les deux éléments, qui mesurent 36 mètres, ont été posés dans la foulée au-dessus du Gave de Pau. Manque plus que le troisième. Une fois soudés, ils formeront un tablier de 6 mètres de large.

Un des architectes de l'ouvrage, Patrick Mousseigne, a assisté à l'opération mardi. "Je suis très ému, a-t-il confié. J'ai des frissons. Cette passerelle en inox est une première quasiment mondiale. Concevoir une passerelle de 36 mètres de long d'un seul tenant avec simplement 40 cm d'épaisseur et sans piliers, ce n'est pas simple. L'idée du projet était de surcroît de faire quelque chose qui ne se voit pas trop dans un lieu tel que le Sanctuaire. Et qui puisse se lever pour laisser passer la colère du Gave." L'ouvrage remplace en effet le pont qui avait été endommagé lors de la crue de juin 2013. "Si la crue est légère, il se lèvera de 50 cm dans une première phase, précise Yannick Joffre pour Eiffage Construction. Si elle est appuyée, il montera jusqu'à 4 mètres."

"Les soudeurs ont un mois pour terminer les ajustements, indique pour sa part Sébastien Maysounave, le responsable des services techniques du Sanctuaire. Si le beau temps continue de nous accompagner, le pont pourra être mis en service fin juillet."

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 06:00
La statue qui saigne de la rue aux Ours

Pendant près de quatre cents ans, Paris vit s'accomplir les rites d'une fête dont le souvenir est totalement effacé aujourd'hui. Depuis 1418 jusqu'à la Révolution, le coin de la rue aux Ours, à Paris, s'illuminait, le 3 juillet, et de nombreux cierges éclairaient la niche vide d'une statue.

Cependant, les rues d'alentour retentissaient de clameurs ; c'est que la foule suivait en vociférant le cortège d'un mannequin costumé en Suisse. La procession durait pendant plusieurs heures et parcourait tous les quartiers de la ville avant de revenir aux carrefours des rues Salle-au-Comte et aux Ours. Puis, à la nuit tombante, le mannequin était enfin brûlé et la fête s'achevait dans l'apothéose d'un feu d'artifice.

S'il faut en croire les différents compartiments d'un tableau peint en 1772, un fait inouï aurait donné naissance à cette procession plusieurs fois séculaire. En effet, le 30 juin 1418, un soldat suisse frappa de son épée la statue de la Vierge placée dans la niche de la rue aux Ours. Le sang jaillit aussitôt. Le soldat fut arrêté, jugé, condamné et exécuté au lieu même du crime. Quant à la statue mutilée, on la transporta à Saint-Martin-des-Champs, où la vénération populaire lui donna le nom de Notre-Dame de la Carole. Et, tous les 3 juillet, on donnait une fête en son honneur... Le souvenir de la mutilation se perdit peu à peu, mais la réjouissance se poursuivit jusqu'à la Révolution.

 

Source: http://www.france-pittoresque.org/article-la-statue-qui-saigne-de-la-rue-aux-ours-102846524.html

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 05:31
Grexit : François Hollande craint l'effet domino - Mise en place d'une nouvelle donne

Si la Grèce ne devait pas payer ses dettes et sortir de la zone euro, l’observateur de RT Max Keiser a déclaré que le monde pourrait voir venir une crise pire que celle de 2008 où Deutsche Bank subirait le même sort que Lehman Brothers. [1] Deutsche Bank, une des plus grandes banques du monde avec un portefeuille de dérivés de 100 trillions de dollars serait très vulnérable en cas de Grexit, a estimé l'économiste Max Keiser. Elle pourrait connaître le même sort que la banque américaine d’investissement Lehman Brothers. Et l’économie internationale se retrouverait dans une crise plus grave encore que celle de 2008, qui semblerait même banale en comparaison.

En évoquant le sujet du Grexit, Max Keiser a aussi ouvertement critiqué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Il a rappelé que dès le départ, le gouvernement grec a affirmé que le pays n’avait pas l’argent pour rembourser sa dette. A l’époque, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait dit : «Vous devez mentir quand cela devient important». Selon Max Keiser, c’est ce dernier qui est en train de mentir, parce que ce qui se passe maintenant est très important pour l’Europe. «Tout ce qui sort de sa bouche, nous devons présumer qu’il ment parce que les choses ont commencé à se gâter», juge Max Keiser. Il est allé plus loin en qualifiant Jean-Claude Juncker de «maniaque» et de «fraudeur». «C’est un fieffé menteur, personne ne prendrait au sérieux les propos de ce maniaque. C’est un fraudeur», a-t-il déclaré. Selon lui, le Grexit serait «fantastique» pour la Grèce, parce que le pays pourrait relancer son économie. Ce serait la zone euro, notamment l’Italie et l’Espagne qui souffrirait dans ce cas-là.

Hier soir, François Hollande et Angela Merkel n'étaient plus sur la même ligne. Le président français se sentant solidaire de la Grèce, veut un accord très vite, la chancelière refuse de négocier avant le référendum. [2]

Pour François Hollande, rejoint par la Commission européenne, il était encore et toujours temps de négocier. «Il faut être clair, l'accord, c'est tout de suite», a martelé le chef de l'État, mercredi 1er juillet, en refusant de «différer» les discussions qui doivent être menées «jusqu'au bout».

Hors de question de négocier quoi que ce soit avant le référendum grec, a averti la chancelière mardi, 30 juin. «Avant le référendum, côté allemand, nous ne pouvons pas discuter d'une nouvelle demande d'aide», a-t-elle expliqué devant les députés CDU. C'est une question de principe et de méthode. Seulement si le référendum est annulé ou si le oui l'emporte, alors, une nouvelle discussion sur de nouvelles bases pourra s'ouvrir. Dans l'après-midi d'hier, Alexis Tsipras a confirmé la tenue du référendum ce dimanche 5 juillet, appelant toujours les Grecs à voter «non» au plan d'aides européen.

Angela Merkel s'est ralliée à la ligne de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, celle de la thérapie de choc. L'Union pourra rebondir après une sortie de la Grèce de la zone euro. Cette thèse ne convainc pas à l'Élysée où l'on juge le risque politique trop élevé: «C'est un pari considérable». «Les Allemands vivent dans une bulle», ajoute-t-on. Pour Angela Merkel, au contraire, «l'avenir de l'Europe n'est pas en jeu». Elle a affirmé attendre «calmement» le vote de dimanche. Personne ne sait toutefois de quoi sera fait le jour d'après.

Rappelons que ce positionnement brutal de la Chancelière n'est pas nouveau. Le 17 mars 2010 elle avait déjà exprimé sa volonté de ne plus aider la Grèce, son opposition au soutien financier de la Grèce, affirmant que la zone euro devrait pouvoir exclure un de ses membres, en dernier recours « lorsqu'il ne remplit pas les conditions, encore et encore », en cas d'infractions répétées au pacte de stabilité. Deux députés membre de la CDU de la chancelière Angela Merkel avaient même suggéré à la même époque que la Grèce vende ses îles pour payer ses créditeurs !

François Hollande applique en France le système Pasok (PS grec) qui a ruiné la Grèce en alternance avec la droite de la Nouvelle Démocratie depuis 1974. Il est donc dans ses "petits souliers" en ce moment et panique face au Grexit. Il craint l'effet domino pour son gouvernement, parce que la France n'est pas aussi forte qu'il ne cesse de l'affirmer. Il sait dans quel bourbier un vote grec négatif conduirait la France. Le mépris du peuple, le contournement du referendum négatif de 2005 par Nicolas Sarkozy en 2007, l'impopularité record de Moi président, la dette record elle-même couplée à un chômage record et à une défiance de plus en plus forte de la population envers la classe politique pourrait entraîner une sortie de route politique plus rapide que prévue pour françois Hollande, avant 2017.

De l'autre côté du Rhin, Angela Merkel, malgré le scandale du BND qui l'éclabousse de plein fouet (scandale de l'espionnage des amis européens de l'Allemagne au profit de Washington et des données récoltées et stockées par le BND transmises «depuis près de dix ans» à la NSA américaine), a encore un fort appui populaire. Elle ne commettra pas l'erreur de prendre son électorat à rebrousse poil en cédant une fois de plus au chantage à la cohésion européenne des Grecs. La dernière reconduction du plan d'aide à la Grèce a eu l'effet d'une bombe en Allemagne. Merkel sait pertinemment où la ligne rouge à ne pas dépasser se situe en Allemagne. Elle a toutes les cartes en main et il suffit de voir la nervosité de Normal 1er face au silence d'outre-Rhin pour comprendre ce qui se trame.

Par une sortie de la Grèce de la zone euro, Tsipras pourrait réussir finalement à faire ce que François Hollande avait promis en 2012, à savoir contraindre une ré-orientation de la politique économique des Etats. Suite au Grexit, l'Espagne pourrait suivre à la rentrée, le Portugal, puis peut-être l'Italie. Le PS en France devra choisir son camp. Bref, on assiste à la mise en place d'une réelle nouvelle donne. Pas sûr que l'Union européenne elle-même survive au Grexit.

 

Notes

 

[1] Max Keiser : le Grexit provoquera une crise pire que celle de 2008, RT en français, 1 juil. 2015 13:35

[2] Face à la Grèce, le couple franco-allemand se fissure, Le Figaro, Home ACTUALITE International, Par Nicolas Barotte Publié le 01/07/2015 à 20:37

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Publié par Ingomer - dans Economie
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 12:27

"A beaucoup d'égards, le bilan (des destructions sous les Guerres de religion) a été bien pire que celui de la Révolution française."

Philippe Conrad

Pour faire écho à une actualité brûlante, le thème de l'iconoclasme protestant et des destructions opérées pendant les guerres de religion a été abordé par Tv-Libertés dans l'émission "Passé Présent", présentée par Philippe Conrad et Catherine Gourin. Il s'agit d'"une époque extrêmement sombre de notre histoire où une partie de la noblesse trouva dans la 'Réforme' l'occasion et l'opportunité de s'opposer à l'autorité royale, une époque riche en violences" dont des évènements comparables se sont reproduits sous la Révolution et face auxquels les actuels islamistes, destructeurs d'objets culturels pré-islamiques, font office d'amateurs.

L'iconoclasme protestant pendant les guerres de religion
 

01:37 - L'iconoclasme protestant pendant les guerres de religion.

 

Extrait :

 

"On a pas mal oublié ce qui s'est passé au XVIe siècle à la faveur des guerres de religion. Et là, à beaucoup d'égards, le bilan a été bien pire que celui de la Révolution française. De quoi s'agit-il au départ ? D'une lecture littérale de certains passages de la Bible tirés du Livre de l'Exode ou du Deutéronome qui justifiaient en quelque sorte la destruction des idoles.

 

Ce phénomène n'est manifesté d'abord en Allemagne et en Suisse, qui ont été les terres d'orine de la Réforme protestante dans les années 1520-1530. Zürich, Bâle, Strasbourg sont aussi concernés."

 

L'iconoclasme protestant pendant les guerres de religion

Cela prendra encore une forme plus extrême quand la secte des Anabaptistes de Münster va occuper cette ville en 1534-1535.

 

Et puis la France va être touchée aussi à l'été 1528 où une statue de la Vierge va être décapitée à Paris, à l'angle de la rue des Rosiers et de la rue des Juifs. Et ce sacrilège va considérablement indigner la population. Le Roi François Ier en personne va participer à la procession expiatoire qui sera organisée à la suite de tout cela.

Dans la nuit du 31 mai au 1er Juin 1528, une statue de pierre de la Vierge est mutilée dans le quartier dit ''des juifs'', dans le Marais. La niche contenant la statue se trouve à l'angle de la rue du Roi de Sicile et de la rue des Juifs (rue des Rosiers) . La tête de la vierge et celle de l'enfant Jesus sont décapitées. Cet évènement est aussitôt mis en relation avec d'autres manifestations d'iconoclastie menées par les partisans de la Réforme et de LUTHER pour qui le culte des Saints, et de la Vierge Marie en particulier, sont contraires au véritable sens de la Foi. Bientôt l'information circule dans tout Paris. L'émotion de la population est grande car le culte de Marie est extrêmement populaire et répandu. " Lors le Roi étant à Paris, de ce averti, fut si courroucé et marri qu'on dit qu'il en pleura très fort" (in :Journal d'un bourgeois de Paris). Source:  http://www.renaissance-france.org/rabelais/pages/15282.html

Dans la nuit du 31 mai au 1er Juin 1528, une statue de pierre de la Vierge est mutilée dans le quartier dit ''des juifs'', dans le Marais. La niche contenant la statue se trouve à l'angle de la rue du Roi de Sicile et de la rue des Juifs (rue des Rosiers) . La tête de la vierge et celle de l'enfant Jesus sont décapitées. Cet évènement est aussitôt mis en relation avec d'autres manifestations d'iconoclastie menées par les partisans de la Réforme et de LUTHER pour qui le culte des Saints, et de la Vierge Marie en particulier, sont contraires au véritable sens de la Foi. Bientôt l'information circule dans tout Paris. L'émotion de la population est grande car le culte de Marie est extrêmement populaire et répandu. " Lors le Roi étant à Paris, de ce averti, fut si courroucé et marri qu'on dit qu'il en pleura très fort" (in :Journal d'un bourgeois de Paris). Source: http://www.renaissance-france.org/rabelais/pages/15282.html

Et puis les choses vont vraiment en France se développer dans la seconde moitié du XVIe siècle.

 

Dès 1550, des statues et du portail de la cathédrale de Toulouse sont mutilées. Il en va de même en 1561 à Saint-Médard à Paris. Mais c'est surtout avec le début des Guerres de religion après le "Massacre de Vassy" (le 1er mars 1562 NDLR.) Il y aura huit guerres civiles qui vont se succédées. C'est là que vous avez les grandes vagues iconoclastes. Principalement en 1561-1562, et puis 1567-1570 pour les périodes les plus violentes, les plus radicales.

"Massacre de Vassy" (1er mars 1562) par des soldats du duc de Guise, contre 200 Huguenots qui célèbraient le culte dans une grange. "Or, il (le massacre de Vassy) fut précédé de massacres de catholiques et d'excès de toutes sortes commis sur plusieurs points du territoires par les huguenots. Excitées par "les appels sauvages" de leurs pamphlétaires, les passions protestantes 'faisaient rage dès 1560.' Dans les provinces du Midi surtout, il y avait des prêches en armes, des pillages, saccagements d'églises, des courses, des combats entre les bandes huguenotes et les troupes royales. … En 1561, les huguenots avaient saccagé l'église saint-Médard et plusieurs autres. Dans un certain nombre de villes du Languedoc, ils s'étaient emparés à main armée de plusieurs églises : à Montauban, Béziers, Castres, Nîmes, ils avaient interdit tout culte catholique, arraché les religieuses de leurs couvents et forcé ces innocentes victimes à assister aux prêches; à Montauban, il y avaient poussé le peuple à coups de fouet et de nerfs de bœufs. Ceux qui avaient essayé de résister avaient été mis en prison et fouettés jusqu'au sang; plusieurs mêmes avaient expiré sous les coups. Le 20 octobre 1561, à Montpellier, les huguenots avaient pris les armes, s’étaient rués à l'improviste sur les catholiques, avaient tué, avec le gardien des Cordeliers, près de quarante personnes et pillé plus de soixante églises ou chapelles…" [Source: Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome I Des origines à Jeanne d'Arc, neuvième édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 70-71.] .... "Il n'y eut pas à Vassy un massacre de protestants; mais […] une bagarre sanglante, une échauffourrée où il y eut des morts des deux côtés, Guise lui-même étant blessé par les protestants." [ibid. p. 403.]  … Les guerres de religion étaient déjà commencées avant le massacre de Vassy. …On vit des bandes ou plus exactement de vraies armées protestantes organisées, dès 1559, 1560, 1561, c'est-à-dire un an, deux ans, trois ans auparavant, dans toute l'étendue du territoire, occupant de force les églises, saccageant les villes, promenant la dévastation dans les campagnes. … Qu'étaient-ce donc que ces émeutes suscitées délibérément par les protestants, ces rixes et ces batailles sinon des guerres de religion ? … Et le tableau que Ronsard (Discours des misères de ce temps adressé à la reine régente Catherine de Médicis) et Mézeray nous ont tracé de la France en 1562, nous montre qu'elle était livrée depuis longtemps aux luttes à main armées des factions politiques et religieuses." [ibid., p. 404.]

"Massacre de Vassy" (1er mars 1562) par des soldats du duc de Guise, contre 200 Huguenots qui célèbraient le culte dans une grange. "Or, il (le massacre de Vassy) fut précédé de massacres de catholiques et d'excès de toutes sortes commis sur plusieurs points du territoires par les huguenots. Excitées par "les appels sauvages" de leurs pamphlétaires, les passions protestantes 'faisaient rage dès 1560.' Dans les provinces du Midi surtout, il y avait des prêches en armes, des pillages, saccagements d'églises, des courses, des combats entre les bandes huguenotes et les troupes royales. … En 1561, les huguenots avaient saccagé l'église saint-Médard et plusieurs autres. Dans un certain nombre de villes du Languedoc, ils s'étaient emparés à main armée de plusieurs églises : à Montauban, Béziers, Castres, Nîmes, ils avaient interdit tout culte catholique, arraché les religieuses de leurs couvents et forcé ces innocentes victimes à assister aux prêches; à Montauban, il y avaient poussé le peuple à coups de fouet et de nerfs de bœufs. Ceux qui avaient essayé de résister avaient été mis en prison et fouettés jusqu'au sang; plusieurs mêmes avaient expiré sous les coups. Le 20 octobre 1561, à Montpellier, les huguenots avaient pris les armes, s’étaient rués à l'improviste sur les catholiques, avaient tué, avec le gardien des Cordeliers, près de quarante personnes et pillé plus de soixante églises ou chapelles…" [Source: Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome I Des origines à Jeanne d'Arc, neuvième édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1911, p. 70-71.] .... "Il n'y eut pas à Vassy un massacre de protestants; mais […] une bagarre sanglante, une échauffourrée où il y eut des morts des deux côtés, Guise lui-même étant blessé par les protestants." [ibid. p. 403.] … Les guerres de religion étaient déjà commencées avant le massacre de Vassy. …On vit des bandes ou plus exactement de vraies armées protestantes organisées, dès 1559, 1560, 1561, c'est-à-dire un an, deux ans, trois ans auparavant, dans toute l'étendue du territoire, occupant de force les églises, saccageant les villes, promenant la dévastation dans les campagnes. … Qu'étaient-ce donc que ces émeutes suscitées délibérément par les protestants, ces rixes et ces batailles sinon des guerres de religion ? … Et le tableau que Ronsard (Discours des misères de ce temps adressé à la reine régente Catherine de Médicis) et Mézeray nous ont tracé de la France en 1562, nous montre qu'elle était livrée depuis longtemps aux luttes à main armées des factions politiques et religieuses." [ibid., p. 404.]

Le phénomène (de la violence protestante NDLR.), on le retrouve à d'autres périodes mais de manière plus isolée.

 

On en constate un retour en 1620 quand Louis XIII va engager la lutte avec les Protestants et qui se terminera par l'"édit de grâce d'Alès" en 1629 [qui  met un terme au soulèvement protestant, confirme la liberté de culte et l’égalité civile accordée aux protestants par l’édit de Nantes (1598), mais ceux-ci perdent leurs places fortes et leurs privilèges militaires. Véritable fin des guerres de religion. L’année 1629 marqua la défaite finale du protestantisme comme parti politique et comme État dans l’État. NDLR.]

 

Quel est le sens de tout cela ? C'est le refus pour les protestants du pouvoir miraculeux qui est traditionnellement attribué aux statues et aux reliques. Il s'agit pour eux de désacraliser pour eux ce qu'ils considèrent comme des idoles. Et l'iconoclasme pour eux est un acte sanctifiant. Ils sont prêts même à subir le martyre pour avoir commis ce genre d'actes.

L'iconoclasme pour les protestants est un acte sanctifiant

L'iconoclasme pour les protestants est un acte sanctifiant

Cela peut prendre des formes un petit peu différentes. Olivier Christin qui est un des grands historiens du phénomène et qui s'est intéressé surtout au cas de la ville du Mans, distingue bien entre un iconoclasme populaire qui concerne les masses populaires en général, pour lesquelles c'est une forme de carnaval excessif de renversement des valeurs qui fait qu'on va casser ces statues et un certain nombre de symboles, et une certaine couche sociale protestante supérieure qui va préméditer, organiser et instrumentaliser à son profit le rejet des 'idoles' parce que c'est ensuite un élément de pouvoir.

L'iconoclasme protestant pendant les guerres de religion

Pour les catholiques ces choses sont inadmissibles. Pourquoi ? Parce que l'univers des images qui les entourent est porteur de signes qui témoignent de la présence de Dieu au monde. S'attaquer aux statues, aux réprésentations du Christ, de la Vierge ou des Saints remet en question le caractère immanent de la présence divine. Et ce type de sacrilèges ne peut que dresser contre les tenants de ce protestantisme la majorité de la population demeurée attachée à la foi traditionnelle.

 

Donc cet iconoclasme va être évidemment porteur de réactions et porteur de violences. Il prend une ampleur considérable. C'est perçu ainsi par les contemporains. L'humaniste Etienne Pasquier par exemple, constate que:

 

"là où le huguenot est maître, il ruine toutes les images, démolit les sépulcres, enlève tous les biens sacrés voués aux églises."

 

Et l'ambassadeur de Venise témoigne:

 

"Les novateurs (c'est ainsi qu'il désigne les 'Réformés') ont détruit les temples ou édifices sacrés en si grand nombre que dix années de revenus de la Couronne ne suffirait pas pour les rebâtir !"

 

Donc un vandalisme massif, généralisé (on va voir comment les choses se répartissent par provinces); un vandalisme unilatéral, puisque du côté du camp catholique il n'y a rien à détruire. Et les protestants n'ont pas d'édifices du culte consacrés, ils se réunissent généralement en plein air ou dans des granges à l'époque. Donc c'est vandalisme qui concerne essentiellement les édifices ou le patrimoine catholique.

 

Le bilan est accablant, mais il est inégal selon les régions.

 

La Bretagne par exemple est relativement épargnée. C'est une terre profondément catholique et qui le demeure, qui connaît à peine la 'Réforme', et qui va même rester pendant très longtemps un bastion de la Ligue (le duc de Mercoeur va continuer la lutte jusqu'à la conclusion de l'édit de Nantes en 1598 dans cette région).

 

Donc la Bretagne est largement épargnée. On peut en dire autant globalement de l'Île de France. Paris est une ville ligueuse. On sait comment Henri III a dû la quitter sous la pression du peuple monté sur les barricades. On sait comment Henri IV sera obligé de l'assiéger et devra se convertir avant de pouvoir en finir avec cette résistance. Donc l'Île de France est relativement peu touchée avec quelques exceptions notables quand même : la cathédrale de Meaux en 1562, la Collégiale Notre-Dame de Poissy (pour la petite histoire il faut rappeler qu'au mois de mai il y a eu un évènement dont la presse a très peu parlé, un acte de vandalisme comparable dans la Collégiale de Poissy, là où a été baptisé Saint-Louis: la statue de Saint-Louis a été démolie lundi 27 avril.)

 

 

 

L'iconoclasme protestant pendant les guerres de religion

En dehors de ces deux régions, tout le reste du pays va être touché à des degrés divers. Certes des restaurations interviendront ensuite. Les Bénédictins de Saint-Maur au XVIIe surtout et au XVIIIe siècle vont y contribuer dans une large mesure. Puis ensuite au XIXe siècle, Viollet-le-Duc dont on a dit beaucoup de mal pour ses restaurations parfois un peu aventurées, mais qui a eu le mérite de remettre sur pieds un patrimoine essentiel.

 

En tous les cas, beaucoup a été perdu. Et à la fin du XVIe siècle la France apparaît comme un gigantesque champ de ruines. La Normandie a été spécialement touchée. La cathédrale de Rouen, l'Abbaye de Saint-Ouen, les Monastères de Saint-Wandrille, de Jumièges, de Sainte-Honorine de Graville, l'église Saint-Jacques de Dieppe, les églises Saint-Etienne et de la Trinité de Caen (dite Abbaye-Aux-Dames) avec la violation des sépultures de Guillaume le Conquérant et de la reine Mathilde; la Cathédrale de Bayeux avec les tombeaux des évêques qui sont violés, leurs ossements jetés aux chiens. Et il faut ajouter la Cathédrale de Coutances, les sanctuaires de Valogne (voir ici et ), de Falaise, de Vire. Seul en Normandie le Mont Saint-Michel a été épargné. Il avait résisté aux assauts anglais à la fin de la Guerre de Cent Ans, il a résisté à la violence dévastatrice des huguenots pendant les Guerres de religion.

 

 

Abbaye de Jumièges, démolie par les Réformés le 8 mai 1562

Abbaye de Jumièges, démolie par les Réformés le 8 mai 1562

Avec un point particulier qu'il est intéressant de signaler. Dans le patrimoine architectural parce que c'était plus facile à détruire, ce sont les jubés qui ont particulièrement souffert - ces structures séparant le choeur liturgique de la nef de l'église -. Celui qui était extrêmement riche était celui de l'église Saint-Etienne du Mont à Paris. Il y en avait des dizaines comme cela en France. C'est ce qui était généralement détruit en premier par les casseurs de l'époque.  

L'iconoclasme protestant pendant les guerres de religion

Puis (dans les autres régions), les sanctuaires de Soissons, d'Auxerre, l'Abbaye de Cluny dévastée et pillée à trois reprises en 1562, 1567, 1575 (sa bibliothèque, dont on imagine la richesse, a été complètement dévastée et a été en grande partie perdue); le trésor de l'Abbaye de Paray-le-Monial disparaît; l'église de la Charité-sur-Loire est détruite; la Madeleine de Vézelay est transformée en écurie, l'église de Guérande, pour sa part, en porcherie, Saint Philibert de Tournus, magnifique sanctuaire roman parmi les plus anciens en France, est saccagé. Les sanctuaires d'Orléans subissent un sort comparable avec des fonts baptismaux transformés en chaises percées. Notre-Dame de Cléry, où se trouvait le tombeau de Louis XI, est également pillé et le tombeau profané (le 2 avril 1562, durant les guerres de Religion, le tombeau du roi et la statue de la Vierge sont détruits par les protestants à la suite de la prise de la ville d’Orléans par les armées du prince de Condé.) Même situation au Couvent des Annonciades de Bourges en 1562 (où les hugenots dévastent la chapelle, profanent le tombeau de Sainte Jeanne de France, fille de Louis XI, fondatrice à Bourges en 1501 de l'Ordre des moniales contemplatives de l'Annonciation de la Vierge Marie, dites sœurs de l'Annonciade, font brûler ses restes, dispersant ses cendres.NDLR.) Et la châsse de Saint-Benoît, qui se trouvait à l'Abbaye de Saint-Benoît sur Loire est fondue pour que Cologny, le chef protestant, puisse payer ses troupes. 

Chartreuse du Liget, monastère de moines-ermites chartreux fondé en 1178 par Henri II Plantagenêt en Touraine - Portail du monastère ruiné par les Guerres de religion

Chartreuse du Liget, monastère de moines-ermites chartreux fondé en 1178 par Henri II Plantagenêt en Touraine - Portail du monastère ruiné par les Guerres de religion

La liste continue. Blois, la cathédrale de Bourges. Dans la région de Touraine, Saint-Martin de Tours (Apôtre des Gaules...), Marmoutiers, l'un des hauts lieux spirituels de la région, la Chartreuse du Liget; plus à l'Ouest, la Cathédrale d'Angers, mise à sac; l'Abbaye de Fontevraud en Anjou (l'une des plus grandes cités monastiques d'Europe) où se trouvaient les tombeaux d'Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine et celui de leur fils, Richard Coeur de Lion. Les destructions et pillages sont intervenus, mais on a pu récupérer quand même leurs gisants.

 

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Gisant des parents de Richard Coeur de Lion (Henri II et Aliénor d'Aquitaine). Abbaye de Fontevraud (Anjou)

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Gisant de Richard Cœur de Lion (vers 1199, abbaye de Fontevraud)

Il y a des dégâts considérables en Poitou, en Saintonge, où les Guerres de religion ont été extrêmement présentes.

En Isère, la Grande Chartreuse est pillée; c'est la région où sévit le fameux Baron des Adrets, célèbre pour sa cruauté.

L'Abbaye de la Chaise-Dieu en Haute-Loire est pillée également. Le tombeau du Pape Clément VI, Pape d'Avignon, qui était l'un des chefs d'oeuvres de la sculpture funéraire du XIVe siècle est détruit. On a des destructions comparables à Aurillac, à Mende, à Villefranche-de-Rouergue, à Conques, à Rocamadour, à Périgueux, à Souillac, à Albi. A la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, les dégâts sont tels que l'un des chefs protestants, Montgommery, va être surnommé l'"Attila huguenot". Ce qui est en soi tout un programme.

Toulouse va échapper à la destruction. Monluc, le fameux chef de guerre catholique va réussir à sauver Toulouse que les protestants voulaient tout simplement raser. On trouve des projets tout à fait comparables à ceux que l'on verra mis en oeuvre en 1793 ou 94 quand les révolutionnaires et les Montagnards de Paris imaginaient de détruire Lyon, changer son nom pour en faire une ville affranchie.

 

Les dégâts sont tout aussi importants dans le Midi languedocien et provençal, à Montpellier, à Embrun, à Avignon, à Arles.

Dans le Dauphiné, la quasi totalité du patrimoine artistique médiéval a complètement disparu.

 

A l'issue de cette période particulièrement sombre, certains prélats vont faire les comptes. L'évêque d'Agen, Nicolas de Villars, qui va occuper le siège épiscopal de 1592 à 1608, juste à la fin des Guerres de religion, constate que sur 427 églises de son diocèse, seules 24 sont restées intactes.

L'évêque de Toulouse de son côté constate que sur 337 églises de son diocèse, 139 ont été incendiées et ont disparu.

En tout, approximativement, 20.000 sanctuaires dans l'ensemble du Royaume ont été endommagés ou détruits. Ce qui est un chiffre évidemment absolument énorme.

Alors, Calvin, au début, condamne les excès de l'iconoclasme mais "jamais Dieu n'a commandé d'abattre les idoles sinon chacun en sa maison, et en public, à ceux qui arment d'autorité". C'est-à-dire que les autorités constituées, si elles le décident, elles peuvent le faire. Il ne faut pas que cela soit un phénomène spontané et anarchique.

Théodore de Bèze, son successeur à Genève, tient des propos comparables. Il est pour un iconoclasme organisé et qui s'opère dans l'ordre. Il donne d'ailleurs des conseils à Jeanne d'Albret, la mère d'Henri IV à ce sujet.

 

Du côté catholique, le phénomène n'est pas comparable. On verra tout de même une destruction du temple de La Rochelle en 1628, après la prise de La Rochelle assiégée par Richelieu. Et en 1685, au moment de la révocation de l'édit de Nantes, le temple de Charenton subira le même sort. Mais on comprend bien à l'évocation de toutes ces destructions et en imaginant ce qu'a été la mémoire de ce conflit sanglant qui a duré plusieurs décennies, dans une France où les Protestants étaient tout à fait minoritaires, il faut le rappeler, et y compris au XVIe siècle, on comprend bien quel soutien l'opinion populaire a apporté en 1685 à la révocation de l'édit de Nantes, décidé par l'édit de Fontainebleau de Louis XIV. Les gens n'avaient pas oublié.

Suite de l'émission de Tv-Libertés :


19:44 - L’ambitieux chimiste Claude Louis Berthollet, inventeur de l'eau de javel, proche de Lavoisier mais aussi de Napoléon.
31:29 - Comment l'éducation nationale influence idéologiquement les élèves via les programmes d'histoire, avec en invité Vincent Badré, auteur de "L'Histoire fabriquée ?– ce qu'on ne vous dit pas à l'école".

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 17:19

La réalité finit toujours par reprendre ses droits... :

Manuel Valls prêt à fermer les mosquées salafistes

Suite à la première décapitation islamiste en France depuis le VIIIe siècle, l'attentat commis par Yassin Sahli en Isère a alimenté une partie des débats à l'Assemblée nationale cet après-midi.

La France va-t-elle prendre des mesures contre certaines mosquées ? Le débat de la fermeture de mosquées salafistes a déjà été lancé samedi 27 juin par Marine Le Pen. Le Premier ministre semble d’accord avec elle Marine Le Pen et se dit prêt à le faire. Désormais, il faudra attendre des actions, car les hommes politiques sont souvent considérés comme des moulins à parole qui n’exécutent pas véritablement leurs promesses. [1]

Une séance des questions d'actualité au gouvernement qui a débutée par une minute de silence en mémoire des victimes de ce "vendredi sanglant" qui a frappé la France, la Tunisie et le Koweït.

Quant à la fermeture des mosquées salafistes en France, le Premier ministre y est prêt : 

"Toutes les solutions sont explorées et mises en oeuvre pour entraver l'action des terroristes. Et il faut empêcher d'agir les associations qui encouragent ou diffusent les appels à la violence".

Ajoutant : 

"Le ministre de l'Intérieur agira avec d'abord les armes du droit (...) pour fermer les mosquées quand il faut les fermer, s'attaquer aux commerces qui alimentent financièrement ce terrorisme". [2]

Interrogé par le député radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, Manuel Valls a lancé :

"Toutes les solutions sont explorées et mises en oeuvre pour entraver l'action des terroristes. Et il faut empêcher d'agir les associations qui encouragent ou diffusent les appels à la violence", a affirmé le Premier ministre, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "S'il faut les dissoudre, nous le ferons". [3]

Depuis l'attentat dans l'Isère vendredi, plusieurs responsables politiques, à droite et au Front national notamment, ont réclamé notamment la fermeture de mosquées salafistes, considérées comme suspectes de liens avec la mouvance djihadiste. [4]

D'autres mesures ne devraient-elles pas être annoncées comme la remise en question de l'annonce récente par le gouvernement du financement des mosquées et des imams ?...

 

 

[1] Manuel Valls : Marine Le Pen veut la fermeture des mosquées, il est prêt à le faire, Six Actualités, par Vanessa Godet · 30 juin 2015 à 17 h 17 min

[2] Terrorisme : Manuel Valls prêt à fermer les mosquées salafistes, Sud-Ouest, Publié le 30/06/2015 à 17h11 , modifié le 30/06/2015 à 18h09

[3] Manuel Valls prêt à fermer des mosquées suspectées de complicité avec l'islamisme radical, par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP publié le 30/06/2015 à 16:54 mis à jour le 30/06/2015 à 17:02

[4] Islamisme : Manuel Valls "prêt à fermer des mosquées", Le Point - Publié le 30/06/2015 à 16:18 - Modifié le 30/06/2015 à 17:06

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 14:26

Ce n’est pas le choc des civilisations que nous vivons, mais le choc de barbaries qui ne peuvent déboucher, sauf miracle, que sur une barbarie plus tyrannique encore.

(Anne Dolhein)

Guerre de civilisation… ou choc des barbaries ? (Anne Dolhein)

Et voilà Manuel Valls qui commence à s’exprimer comme Samuel Huntington, moyennement démocrate et « oligarque » autoproclamé : comme l’Américain en 1993, le Premier ministre de la France a évoqué une « guerre de civilisation ». Etait-il encore sous le choc après l’attentat islamiste de l’Isère ? Ce n’est pas si sûr. Les Renseignements français savent bien la menace islamiste à laquelle la France est exposée, et il se dit communément qu’il ne leur est pas donné le pouvoir d’agir, tant on s’attache à éviter, politiquement, la « discrimination ». Non, cette déclaration s’inscrit dans la dialectique contemporaine : méchants intégristes contre humanistes sincères. En cela, Manuel Valls joue pleinement le jeu du mondialisme.

 

[...] Guerre de civilisation… ou choc des barbaries ?

 
Ce que Manuel Valls ne dit pas, surtout pas, c’est que nous assistons à un choc des cultures chrétienne et islamique. C’est bien pour cela qu’il affirme, qu’il insiste : « Ce n’est pas une guerre entre l’Occident et l’islam. » L’Occident, peu ou prou, c’est la chrétienté, ou ce qu’il en reste. La guerre de civilisation selon Valls, c’est celle des certitudes religieuses contre les « valeurs » post-modernes. Une guerre où l’on ne se préoccupe pas de savoir si les certitudes religieuses sont vraies ou fausses.
 
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a tenu lundi à préciser à sa manière le propos de Manuel Valls. Il a déclaré – sans contredire le Premier ministre au demeurant : « Il n’y a pas à faire de polémique sur ce sujet, c’est tout simplement une réalité. Ce n’est pas une guerre de civilisations au pluriel. C’est une guerre entre la civilisation humaine et la barbarie… Imaginez-vous ce que doit être le sentiment des musulmans de France, qui sont des démocrates, qui sont attachés à l’idéal humaniste qui est le nôtre et qui voient des individus dévoyer pour commettre ces crimes. Ils sont eux-mêmes blessés, ils ont eux-mêmes honte. Et bien entendu qu’ils sont dans la civilisation. »La civilisation, en un mot, c’est nous. Nous, la société post-moderne où tout se vaut et où les droits LGBT sont respectés. Où l’autorité est partagée parmi le peuple. Où le seul dogme est qu’il n’y a pas de dogme.

 

Mais est-ce une civilisation ? Nous vivons dans une autre barbarie que celle de l’islam djihadiste : une barbarie qui méprise la vie à un niveau inédit, une barbarie d’apparence douce qui s’appuie sur le refus de Dieu et de toute transcendance pour donner à chaque homme l’impression d’être son propre dieu.

 

Ce n’est pas le choc des civilisations que nous vivons, mais le choc de barbaries qui ne peuvent déboucher, sauf miracle, que sur une barbarie plus tyrannique encore.

 

Anne Dolhein

 

Source: Attentat islamiste de l’Isère : Manuel Valls dénonce une guerre de civilisation, Reinformation.Tv, 29 juin 2015 12 h 20 min·

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:33

L'Aide à l'Eglise en détresse (AED) avertit de l'augmentation des actes antichrétiens en Israël :

 Israël : « Que va-t-il encore arriver d’autre maintenant ? »

Israël : « Que va-t-il encore arriver d’autre maintenant ? »

 

Le 20 juin 2015

 

Après l’incendie criminel du 18 juin probablement perpétré par des extrémistes juifs contre l’Église de la Multiplication des pains, l’un des célèbres sanctuaires de Terre Sainte, les chrétiens expriment leur vive inquiétude face à une intolérance croissante.

 

Dans une interview accordée jeudi 18 juin à l’AED, Mgr William Shomali, évêque auxiliaire du Patriarcat latin de Jérusalem, s’est déclaré consterné. D’autres incidents similaires ont eu lieu au cours des dernières années, mais celui-ci est le plus violent, provoquant l’hospitalisation de deux personnes et une large destruction du sanctuaire de la multiplication des pains, l’un des lieux de pèlerinage chrétien les plus visités de Terre Sainte: « C’est une véritable escalade de la violence antichrétienne. Nous sommes en droit de nous demander ce qui va encore nous arriver d’autre maintenant »

 

Jeudi 18 juin, très tôt, des inconnus ont mis le feu au couvent de Tabgha habité par des bénédictins. L’incendie a causé des dégâts immenses dans l’atrium de l’église et dans le couvent et l’un des religieux et une collaboratrice ont dû être hospitalisés pour intoxication. Le sanctuaire, qui se situe sur la rive du lac de Tibériade, avait déjà été vandalisé en avril l’année dernière. Des extrémistes juifs y avaient endommagé et profané des croix et des autels. Jeudi, les auteurs de l’incendie ont laissé un graffiti en hébreu tagué sur l’un des murs du couvent: « Toutes les idoles seront détruites », une citation extraite d’une prière juive.

 

L’acte a été condamné dans les hautes sphères de la politique israélienne. Le président israélien Reuven Rivlin a déclaré jeudi que cette horrible profanation d’un lieu de prière ancien et sacré est une attaque contre l’essence même d’Israël. Et de réaffirmer : « En sa qualité d’État et en tant que société, Israël doit protéger et préserver les lieux saints de toutes les confessions ».

 

Le premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré que cet incendie criminel est une attaque « contre nous tous », rajoutant : « en Israël, la liberté de culte est l’un des principes fondamentaux et garantie par la loi. Les responsables de ce crime abject feront face à toute la force de la loi. La haine et l’intolérance n’ont pas leur place dans notre société.

 

Dans un message communiqué jeudi, l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte a évoqué un crime qui pèserait lourdement sur la coexistence des religions en Terre Sainte, exigeant, « vu la gravité des faits, que l’enquête soit rapide et que soient traduits en justice les auteurs de ce vandalisme. »

 

Mgr Shomali précise à l’AED que de nombreux Juifs ont immédiatement condamné cette attaque : « Comme par le passé, je continue d’avoir tendance à croire que cet acte n’a été commis que par un groupe très petit et agressif. En effet, il existe des Juifs libéraux et tolérants, des Juifs qui le sont moins, et enfin ceux qui détestent les non-Juifs. Mon inquiétude porte sur l’augmentation du nombre de personnes radicalisées et sur l’accroissement de leur degré d’intolérance. »

 

L’AED avait participé à la reconstruction du couvent, inauguré en 2012.

 

Source: Israël : « Que va-t-il encore arriver d’autre maintenant ? », Aide à l'Eglise en détresse, le 20 juin 2015

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 14:56
Cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable

Lu sur le blog de Jeanne Smits :



La lucidité du cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable. "C'est la fin. L'Europe est en train de mourir."

Le cardinal Carlo Caffarra a longuement évoqué l'idéologie du genre, le « mariage » gay et la « glorification de l'homosexualité » qui annonce toujours la fin des civilisations, dans un entretien qu'il a accordé au journal italien Il Tempo à la veille de la marche pour la famille à Rome le 20 juin dernier. Je vous propos ici ma traduction de ce texte important, qui est un appel à ne jamais baisser les armes, quoi qu'il en coûte. – J.S.

"Plusieurs réflexions m’ont traversé l’esprit à l’occasion de la motion votée par le Parlement européen. La première est celle-ci : c’est la fin. L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens.

C’est si vrai que les deux seules réalités civiles, appelons-les ainsi, les deux seuls peuples qui ont résisté pendant de nombreux millénaires – en ce moment je pense surtout au peuple juif – ont été ces deux peuples qui ont été les deux seuls à contester l’homosexualité : le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenu un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin.

Ma deuxième réflexion est purement de foi. Devant de tels faits je me demande toujours : mais comment est-il possible que dans l’esprit de l’homme puissent s’obscurcir des évidences aussi originelles, comment est-ce possible ? Et je suis arrivé à cette réponse : tout cela est une œuvre diabolique. Littéralement. C’est le dernier défi que le diable lance au Dieu créateur, en lui disant : « Je vais te montrer comment je construis une création alternative à la tienne et tu verras que les hommes diront : on est mieux ainsi. Toi, tu leur promets la liberté, je leur propose d’être arbitres. Toi, tu leur donnes l’amour, moi je leur offre des émotions. Tu veux la justice, et moi, l’égalité parfaite qui annule toute différence.

J’ouvre une parenthèse. Pour quoi dis-je : « création alternative » ? Parce que si nous retournons, comme Jésus nous le demande, au Principe, au dessein originel, à la manière dont Dieu a pensé la création, nous voyons que ce grand édifice qu’est la création est érigée sur deux colonnes : la relation homme-femme (le couple) et le travail humain. Nous parlons maintenant de la première colonne, mais la deuxième aussi est en train de se détruire… Nous sommes, par conséquent, face à l’intention diabolique de construire une création alternative, qui défie Dieu dans l’intention de voir l’homme finir par penser qu’on se trouve mieux dans cette création alternative ?

Troisième réflexion: « Jusques à quand, Seigneur ? » La réponse qu’il nous donne fait référence au livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse…

Dans ce livre on raconte que les pieds de l’autel céleste sont ceux qui sont assassinés par la justice, par les martyrs qui disent sans cesse : « Jusqu’à quand vas-tu rester sans venger notre sang ? » (Ap. 6, 9-10). Et cette réponse me vient spontanément : Jusqu’à quand Seigneur, ne défendras-tu pas ta création ? Et une nouvelle fois la réponse de l’Apocalypse résonne en moi : « Il leur fut dit qu’ils attendissent en repos encore un peu de temps, jusqu’à ce que fût rempli le nombre de ceux qui étant leurs frères et serviteurs comme eux, devaient aussi bien qu’eux souffrir la mort. » Quel grand mystère que la patience de Dieu ? Je pense à la blessure de son Cœur, qui est devenue visible, historique, lorsqu’un soldat a ouvert le côté du Christ. Parce que de chaque chose, de chaque créature créée, la Bible dit : « Et Dieu vit que cela était bon. » Pour finir, au sommet de la création, après la création de l’homme et de la femme, elle dit : « Et Dieu vit que tout cela était très bon. » La joie du grand artiste ! Aujourd’hui cette grande œuvre d’art est totalement défigurée. Et lui, Il est patient et miséricordieux. Et il dit, à celui qui lui demande « jusques à quand ? », qu’il attende. « Tant que le nombre des élus ne sera pas atteint. »

Et voici ma dernière réflexion. Un jour, lorsque j’étais archevêque de Ferrera, j’étais dans un des villages les plus éloignés du diocèse, dans le delta du Pô. Un lieu qui ressemblait au bout de la terre, au milieu d’un de ces tortueux méandres que décrit le grand fleuve, qui avant d’atteindre la mer, va là où il veut. Là j’ai rejoint un groupe de pêcheurs, des gens qui passent littéralement la plus grande partie de leur vie en mer. Un de ceux-là m’a posé cette question : « Imaginez que le monde est un de ces conteneurs cylindriques où nous mettons les poissons que nous venons de pêcher : eh bien, le monde est une espèce de baril et nous sommes comme des poissons qui viennent d’être pêchés. Ma question est celle-ci : le fond de ce baril, comment s’appelle-t-il ? Quel est son nom ? »

Imaginez-vous ce pêcheur qui pose la question qui est au principe de n’importe quelle philosophie : comment s’appelle le fond des choses ? Et moi, alors, étonné par cette question, je lui ai répondu : « Le fond ne s’appelle pas le hasard ; il se nomme gratuité et tendresse de Quelqu’un qui nous embrasse tous. » Ces jours-ci j’ai recommencé à penser à cette question et à la réponse que j’ai donnée à ce vieux pêcheur je me demande : toute cette volonté de détruire et de détruire la création a-t-elle assez de force pour pouvoir vaincre à la fin ? Non. Je pense qu’il y a une force plus puissante qui est l’acte rédempteur du Christ, Redemptor Hominis Christus, le Christ rédempteur des hommes. »

Mais j’ai eu une autre réflexion, suscitée précisément par les pensées de ces derniers jours. Mais moi, en tant que pasteur, comment puis-je aider mes gens, mon peuple, à garder dans leur esprit et dans leur conscience morale la vision originelle ? Comment puis-je empêcher l’obscurcissement des cœurs ? Je pense aux jeunes, à ceux qui ont encore le courage de se marier, aux enfants. Et alors je pense à ce que l’on fait normalement dans le monde lorsqu’il faut faire face à une pandémie. Les organismes publics responsables de la santé des citoyens, que font-ils ? Ils agissent toujours selon deux lignes directrices. La première est de soigner, en principe, celui qui est malade et d’essayer de le sauver. Le deuxième, non moins importante, et même décisive, est d’essayer de comprendre le pourquoi, les causes de la pandémie pour pouvoir ainsi définir une stratégie de la victoire.

La pandémie est là, désormais. Et en tant que pasteur, j’ai la responsabilité de guérir, et d’empêcher que les gens ne tombent malades. Mais dans le même temps j’ai l’important devoir de commencer un processus, c’est-à-dire une action d’intervention qui exigera de la patience, de l’engagement, du temps. Et la lutte sera toujours plus ardue et cela est tellement certain que je dis parfois à mes prêtres : je suis sûr que je mourrai dans mon lit, mais je ne le suis pas pour mon successeur. Il mourra probablement en prison. Par conséquent, nous parlons d’un processus qui sera long, et qui nous verra aux prises avec un dur combat. En résumé : nous sommes appelés à faire les deux choses : intervention d’urgence et lutte de longue durée, stratégie d’urgence et long processus éducatif.

Mais qui seront les acteurs d’une entreprise qui va requérir du temps et une capacité de sacrifice ? A mon avis, il y en aura, fondamentalement, deux : les pasteurs de l’Eglise et, plus concrètement, les évêques. Et les époux chrétiens. Pour moi, ce sont ceux-ci qui recommenceront à construire les évidences originelles dans le cœur des hommes.

Les pasteurs de l’Eglise, parce qu’ils sont là pour ça. Ils ont reçu une consécration dont la fin est celle-ci, la puissance du Christ est en eux ? « Cela fait deux mille ans que l’évêque constitue, en Europe, l’un des ganglions vitaux, non seulement de la vie éternelle, mais de la civilisation » ('G. De Luca). Et une civilisation, c’est aussi l’humble et magnifique vie quotidienne du peuple engendrée par l’Evangile que prêche l’évêque. Et ensuite les époux. Parce que le discours rationnel vient après la perception d’une beauté, d’un bien que tu vois devant tes yeux, le mariage chrétien.

Et pour ce qui est de l’intervention d’urgence ? Je dois admettre que j’ai moi-même des difficultés. Et cela parce qu’il n’est pas rare que l’allié me manque ; le cœur humain. Je pense à la situation parmi les jeunes. Ils viennent et ils me demandent : « Pourquoi devons-nous nous engager pour toujours, alors que nous ne sommes même pas sûrs de continuer à nous aimer, la nuit venue ? » Eh bien, face à cette question je n’ai qu’une seule réponse : recueille-toi en toi-même et pense à ton expérience quand tu as dit à une jeune fille, ou dans le cas d’une jeune fille, à un garçon : « Je t’aime, je t’aime réellement. Par hasard as-tu pensé en toi-même, en ton cœur : « Je me donne tout entier à l’autre, mais seulement pour un quart d’heure ou au plus tard jusqu’à la nuit » ? Cela ne fait pas partie de l’expérience de l’amour, qui est don. C’est l’expérience d’un prêt, qui est calcul. Mais si tu parviens à guider la personne vers cette écoute intérieure (Augustin), tu l’as sauvée. Parce que le cœur ne trompe pas. L’Eglise a toujours enseigné sa grande thèse dogmatique : le péché n’a pas radicalement corrompu l’homme. L’homme a été cause de grands désastres, mais l’image de Dieu est restée. Je vois aujourd’hui que les jeunes sont toujours moins capables de ce retour à eux-mêmes. C’est le drame même d’Augustin lorsqu’il avait leur âge.

Et au fond, à la fin, qu’est-ce qui a ému Augustin ? C’est de voir un évêque, Ambroise, et de voir une communauté qui chantait avec le cœur plus encore qu’avec les lèvres la beauté de la création, Deus creator omnium, la très belle hymne d’Ambroise. Aujourd’hui cela est très difficile avec les jeunes, mais à mon avis c’est une intervention d’urgence. Il n’y en a pas d’autre. Si nous perdons cet allié qu’est le cœur humain – le cœur humain est allié de Evangile, parce que le cœur humain a été créé dans le Christ en correspondance avec le Christ – je disais que si nous perdons cet allié je ne vois pas d’autre chemin.

Je voudrais ajouter une chose pour terminer. Plus ma vie a avancé, plus je découvre l’importance qu’ont dans la vie de l’homme, pour que sa vie soit bonne, les lois civiles. J’ai entendu ce que disait Héraclite : « Il est nécessaire que le peuple combatte pour la loi comme pour les murs de la cité. » Plus je vieillissais et plus je me rendais compte de l’importance de la loi dans la vie d’un peuple. Aujourd’hui, il semble que l’Etat ait abdiqué de sa tâche législative, qu’il ait abdiqué de sa dignité, en se réduisant à n’être qu’une bande enregistreuse des désirs des individus, dont le résultat est la création d’une société d’égoïsmes opposés, ou de fragiles convergences d’intérêts contraires. Tacite dit : « Corruptissima re publica, plurimae leges. » Les lois sont extrêmement nombreuses lorsque l’Etat est corrompu. Quand l’Etat est corrompu, les lois se multiplient. C’est la situation actuelle.

C’est un cercle vicieux parce qu’une partie des lois semblent se réduire, précisément, à n’être qu’une bande enregistreuse de désirs. C’est cela qui rend le social inévitablement conflictuel, une lutte pour la suprématie du plus puissant sur le plus faible, c’est-à-dire, la corruption de l’idée même de bien commun, de la chose publique. Alors on essaie de résoudre les choses avec des lois en oubliant qu’il n’y aura jamais de lois si parfaites que l’exercice des vertus en devienne inutile. Il n’y en aura jamais. En cela, à mon avis, nous autres pasteurs portons une grande responsabilité pour avoir permis le désengagement culturel des catholiques dans la société. Nous l’avons permis, nous l’avons même parfois justifié. Quand l’Eglise a-t-elle fait cela ? Les grands pasteurs de l’Eglise ont-ils jamais fait cela ?

[Interrogé sur la marche pour la famille qui allait avoir lieu à Rome le 20 juin, le cardinal a répondu :]

Je n’ai aucune hésitation à dire que c’est une manifestation positive parce que, comme je le disais, nous ne pouvons pas nous taire. Malheur à nous si le Seigneur devait nous reprendre avec les paroles du prophète : « Chiens qui n’avez pas aboyé ». Nous le savons, dans les systèmes démocratiques la délibération politique est fondée sur le système de la majorité. Et cela me paraît bien, car les têtes, il vaut mieux les compter que de les couper. Mais devant des faits comme ceux-ci, il n’y a pas de majorité qui puisse me faire taire. Dans le cas contraire, je serais un chien qui n’aboie pas.

Ce qui me m’encourage d’abord, et que j’ai beaucoup apprécié, c’est que cette journée ait pour objectif la défense des enfants. Le pape François a dit que les enfants ne peuvent être traités comme des cobayes. On fait des expériences pseudo-pédagogiques sur les enfants. Mais avons-nous le droit de faire cela ? La chose la plus terrible, le logos le plus sévère prononcé par Jésus avait à voir avec la défense des enfants. Par conséquent, à mon avis, l’initiative romaine est une chose qu’il fallait obligatoirement faire. Le lendemain, le Parlement votera peut-être une loi qui reconnaisse les unions entre personnes de même sexe. Qu’il le fasse, mais il doit savoir que c’est quelque chose de profondément injuste. Et c’est cela qu’il nous faut dire cet après-midi à Rome. Lorsque le Seigneur dit au prophète Ezéchiel : « Toi, recommence à appeler », il semble que le prophète réponde : « Oui, mais ils ne m’écoutent pas. » Toi, recommence à appeler et celui que tu auras appelé sera de nouveau responsable, et pas toi, car toi, tu as recommencé à l’appeler. Mais si tu ne recommençais pas à l’appeler, ce serait toi le responsable.

Si nous devions nous taire face à une telle chose, nous serions coresponsables de la grave injustice envers les enfants, qui ont été transformés de sujets de droit qu’ils étaient, comme chaque personne humaine, en objets de désir des adultes. Nous sommes revenus au paganisme, où l’enfant n’avait aucun droit. Il était seulement un objet « à la disposition de ». Et donc, je le répète, à mon avis c’est une initiative qu’il faut soutenir, on ne peut pas se taire."

Source

via Le Forum Catholique

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 12:40

Pendant que François Hollande organise l'"islam de France" et le financement des mosquées en France, Israël assure sa sécurité en érigeant des murs. Comprenne qui pourra !

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a annoncé aujourd'hui que le gouvernement israélien a décidé d'établir une clôture de sécurité sur trente kilomètres le long de sa frontière avec la Jordanie, au nord du port d'Eilat.

 

Une telle clôture, haute de cinq mètres, existe déjà depuis deux ans à la frontière israélo-égyptienne, entre la bande de Gaza et Eilat, afin de prévenir les infiltrations de groupes armés et de migrants illégaux.

 

Benyamin Nétanyahou a ajouté que la clôture qui va être établie sur une partie méridionale de la frontière israélo-jordanienne contribuera à assurer la sécurité de l'aéroport qui doit ouvrir l'an prochain à Timna, à 20 kilomètres d'Eilat. "C'est une question de sécurité nationale."

 

Source: Israël clôture sa frontière avec la Jordanie, Home ACTUALITE Flash Actu, Par LeFigaro.fr avec ReutersMis à jour le 29/06/2015 à 12:44 Publié le 29/06/2015 à 12:42

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 12:03
Nikolay Starikov explique la différence entre les civilisations russe et anglo-saxonne

Nikolay Starikov explique la différence entre les civilisations russe et anglo-saxonne :

 

"Les Russes considèrent tous les peuples comme égaux, pas comme des gens de seconde classe. Les Anglo-saxons se considèrent différents. Les Indiens n'étaient pour eux que des insectes qui les empêchaient d'occuper les territoires. C'est pourquoi ils les dressaient les uns contre les autres; des Indiens avec les Français, d'autres avec les Anglais, etc. Ensuite, les Français ont vendu leur colonie aux Anglais, qui ont simplement exterminé les Indiens."

 

Pour prolonger ce que dit Nikolay Starikov à propos des Indiens exterminés par les Anglais et de la différence entre Français et Anglais dans la manière de traiter les autres peuples, lire "Francophonie et frères d’Alliance" et "Des causes principales du mal qui ronge la France et le monde depuis 1789".

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:42
Conversion brutale de Manuel Valls au réalisme: Qui dira halte au fou ?

Deux jours après l'attaque islamiste perpétrée en Isère qui a vu la première décapitation en France depuis les invasions arabes au VIIIe siècle, et alors que nous nous attentions à un accablement des résistants antimondialistes, Manuel Valls, bipolaire, vient de se convertir au réalisme ! Il a en effet parlé de "guerre de civilisation" [1] [2]. Du jamais vu chez les socialistes. C'est que, tôt ou tard, la nature reprend ses droits, la réalité rattrape les idéologues.

 

Rappelons que pas plus tard qu'il y a un peu plus de quatre mois, un Conseil des ministres bien "particulier" annonçait une "réforme de l'islam" (comme si c'était à l'état-temporel à organiser le spirituel...), le financement de la construction des mosquées et de la formation des imams.

 

Qui dira halte au fou ? Qui demandera l'arrêt du financement et de l'organisation par l'Etat de l'islam en France ?

 

Notes

 

[1] «Guerre de civilisation» : Manuel Valls adopte le vocabulaire de la droite, Le Figaro, Home LE SCAN Les verbatims, Par Marc de Boni Mis à jour le 28/06/2015 à 19:36 Publié le 28/06/2015 à 13:38

[2] Guerre de civilisation : Julien Dray (PS) fustige «l'amalgame idéologique» de Manuel Valls, Le Figaro, Home LE SCAN Les couacs, Par Marc de Boni Mis à jour le 28/06/2015 à 19:20 Publié le 28/06/2015 à 19:11

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 22:51
Un accord signé entre le Saint-Siège et la Palestine définit "le statut spécial de la Palestine comme lieu de naissance du christianisme", Israël est "contrarié"

Le Vatican et "l'Etat de Palestine" ont signé vendredi un premier traité, qui porte sur les activités de l'Eglise catholique dans les territoires palestiniens, ce qui contrarie Israël, qui estime que cet accord portera atteinte aux efforts de paix.

 

Le Saint-Siège et les Palestiniens ont signé vendredi au Vatican un accord historique sur les droits de l'Eglise catholique dans les Territoires, ce qui a mécontenté Israël qui refuse toujours de signer un traité similaire, rapporte la presse internationale.

 

Le document a été signé dans le palais pontifical par le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, et son homologue au Vatican, le secrétaire pour les relations avec les Etats, Paul Richard Gallagher.

 

Bien que le Vatican parle d'"Etat de Palestine" depuis début 2013, suite à un vote de l'Assemblée générale des Nations unies, les Palestiniens estiment que cette signature équivaut à "une reconnaissance de facto" de leur Etat.

 

Le ministère israélien des Affaires étrangères a "regretté cette mesure précipitée", qui "nuit à la perspective de faire avancer un accord de paix" et "porte atteinte aux efforts internationaux visant à convaincre l'Autorité palestinienne de revenir à la table des négociations directes avec Israël".

 

Israël étudiera ses implications sur la coopération future (…) avec le Vatican", lit-on dans le communiqué.

 

Selon des sources proches du dossier à Rome, le Saint-Siège a dû résister à de fortes pressions d'Israël, visant à empêcher cette signature, qui a menacé de faire capoter les négociations en vue d'un accord similaire entre le Vatican et l'Etat hébreu.

 

Le traité a été élaboré à partir d'un accord de base conclu en 2000 entre le Vatican et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

 

M.al-Maliki a qualifié la journée d'"historique", car l'accord "n'aurait pas été possible sans la bénédiction" du pape François.

 

Ce texte, a-t-il souligné, définit "le statut spécial de la Palestine comme lieu de naissance du christianisme et comme berceau des religions monothéistes" et garantit "le statut et la protection des lieux saints" des chrétiens.

 

Source: Le Saint-Siège et la Palestine signent un accord, Israël est "contrarié", Sputnik, 20:08 26.06.2015

 

Voici une synthèse de l'Accord global signé ce midi au Vatican entre l'Etat de Palestine et le Saint-Siège:

 

Dans sa construction l'Accord prend en compte les situations juridiques et politiques découlant de conflits et se superposant à des règles datant de plusieurs siècles. Faisant un fort rappel au droit international en vigueur, le Préambule définit quelques points clés tels l'auto-détermination du peuple palestinien, la finalité de deux états, la signification pas uniquement symbolique de Jérusalem, comme ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans et leur valeur universelle comme un trésor religieux et culturel pour toute l'humanité. Il définit aussi les intérêts du Saint-Siège en Terre Sainte. Compte tenu de leurs relations permanentes, les parties ont élaboré une méthode de travail...et convenu...de définir le statut de l'Eglise catholique en Palestine, mais aussi la position des individus et les institutions. Comme instrument tendant à favoriser une paix juste et durable, cet accord ne peut que favoriser une solution négociée entre les autorités palestiniennes et israéliennes. L'idée que l'avenir de La Terre Sainte est dans les mains des acteurs locaux est soutenue par la volonté du Saint-Siège d'exercer sa mission éducative, spirituelle et morale. En utilisant également la teneur de l'article 24 du traité du Latran, mais sans entrer dans les différents territoriaux entre pays, le Saint-Siège peut mener une mission de paix si les parties en litige ou des institutions internationales lui font appel.

 

Le chapitre II de l'Accord traite de la question de la liberté de religion et de conscience dans toutes ses dimensions, allant des effets civils du mariage canonique avec les habituelles adaptations vues les différents rites, le respect des jours fériés et le droit des chrétiens qui travaillent dans les services publics de répondre à l'obligation de la messe dominicale, l'assistance religieuse aux forces armées et détenus, le droit des parents de donner à leurs enfants une éducation religieuse et morale. On peut noter aussi noté une reconnaissance désormais explicite de l'objection de conscience, compatible avec le droit à la liberté de conscience, de croyance et de religion. La signature de l'Accord appelle à se tourner vers l'avenir sans oublier l'histoire ni minimiser les événements qui, dans la dimension politique et juridique, ont forgé la condition, le tissu social et l'ordre normatif de la Palestine et en eux l'action de l'Eglise, comme on le voit dans les chapitres suivants:

 

Le chapitre III traite de la personnalité juridique et du droit de l'Eglise à s'organiser elle même, de sa liberté de nommer aux charges ecclésiastiques, de l'exemption des clercs des services obligatoires, y compris militaires, etc. En accord avec l'ordonnancement judiciaire palestinien, les tribunaux ecclésiastiques pourront exercer en matière civile...principalement mais pas uniquement en matière de mariage, de filiation et d'adoption, selon le statut personnel des chrétiens en Terre Sainte (normes complétées au chapitre IV).

 

Le chapitre V, sur la base du régime Status Quo décline la nature et la typologie des Lieux Saints. Le concept de sainteté, qui dérive du droit religieux, induit l'obligation des autorités civiles à respecter l'autorité et la juridiction canonique de l'Eglise catholique, à moins que des interventions soient coordonnées. La question est lié à la liberté de culte et aux garanties nécessaires aux pèlerinages et aux structures d'accueil des pèlerins.

 

Le chapitre VI prévoit le droit de l'Eglise à fonctionner dans les domaines éducatif, social, caritatif et médiatique. Il règle les relations avec le système juridique palestinien. Pour cela est prévue une disposition générale sur la liberté de recevoir des fonds et sur la discrétion garantie aux institutions ecclésiastiques dans leur fonctionnement et la gestion du personnel.

 

Le chapitre VII est entièrement consacré aux propriétés de l'Eglise et au régime particulier d'imposition qui leur est applicable, inspiré par des critères fonctionnels. Une éventuelle nécessité de s'aligner directement sur la législation de l'Etat sera soumise à de nouvelles négociations et accords.

 

Le concours de la communauté catholique palestinienne à ces longues négociations entreprises en 2010, a donné une valeur ajoutée à l'Accord global Palestine Saint-Siège. L'Eglise locale a prouvé qu'elle est un protagoniste efficace capable d'apporter sa contribution non seulement à la consolidation de la réalité ecclésiale, mais à l'image de la Palestine et de la Terre Sainte tout entière.

 

Source: Accord entre la Palestine et le Saint-Siège, Cité du Vatican, 26 juin 2015 (VIS)

 

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Publié par Ingomer - dans Religion
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 22:11

Le semblant de déstabilisation généré aboutit in fine à un renforcement du pouvoir politique et gouvernemental.

Boris Le Lay

A propos de l'attentat aujourd'hui en Isère qui a vu la première décapitation en France, Boris Le Lay, perspicace et réagissant à chaud, annonce les appels à "l'unité" qui ne vont pas manquer de venir d'ici 48 à 72 heures de la part de François Hollande et Manuel Valls, appels à la soumission au régime sous le vocable de "rassemblement républicain", "défense des valeurs républicaines", etc., la dénonciation du "terrorisme" avec effacement de toute allusion à l'islam, le soutien à la "communauté musulmane", le "refus des amalgames", l'offensive contre le "populisme" et "l'extrême-droite" :

Attentat de l'Etat Islamique en Isère : Vers un renforcement du gouvernement d'occupation (Boris Le Lay)

Suite à l'attentat en Isère - dans lequel je n'écarte pas l'implication de services de renseignement - la propagande du gouvernement sera dans les prochains jours :

- dénonciation du "terrorisme" en effaçant autant que faire se peut sa dimension "islamique"

- soutien à la "communauté musulmane" et "refus des amalgames"

- offensive contre le FN, le "populisme" et "l'extrême-droite"

- appel à la soumission au régime sous le vocable de "rassemblement républicain", "défense des valeurs républicaines", etc.

En analysant les orientations, dans les 2 à 3 semaines qui viennent, du gouvernement, nous verrons de quoi il retourne :

- Possibilité d'une attaque en règle d'internet.
- Renforcement des lois sur le renseignement
- Renforcement de l'antiracisme d'état et de l'islamisation

Boris Le Lay

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Publié par Ingomer - dans Occupation
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 21:57

En avez-vous entendu parlé dans les media dits "d'information" ? RSA, Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et Prestation de compensation du handicap (PCH) risquent de ne plus être versés en janvier 2016 :

L'Assemblée des départements de France (ADF) s'est alarmée de "la croissance incontrôlée" des "allocations de solidarité", comme le RSA, versées par les départements et financées en partie seulement par l'Etat, lors de la première réunion de sa nouvelle direction.

Dans un communiqué reçu jeudi, le bureau de l’association, présidée depuis le mois d’avril par Dominique Bussereau (Les Républicains) en raison du basculement à droite de la majorité des départements aux élections de mars, « a dénoncé la croissance incontrôlée des allocations individuelles de solidarité (AIS) qui conduira à l’asphyxie mortelle des départements ».

« D’ores et déjà, plusieurs départements ont annoncé qu’ils n’auront pas la trésorerie nécessaire pour payer la totalité des allocations pour 2016″, ajoute l’ADF sans vouloir donner leurs noms. Le Nord, entre autres, serait dans ce cas, selon une source au fait du dossier.

Dans un communiqué distinct, « le groupe de gauche insiste sur l’urgence de la situation des finances départementales », sur laquelle l’ex-président PS Claudy Lebreton avait déjà alerté ces dernières années.

Les dépenses du RSA ont progressé de 9,2% en 2014, a-t-on précisé jeudi à l’ADF. Or, cette prestation représente 58% du montant total des allocations versées par les départements, rappelle-t-on de même source.

Un groupe de travail avec l’Etat avait été créé en 2014 pour tenter de trouver des solutions, sans autre résultat qu’un constat commun faisant ressortir un financement insuffisant par l’Etat (il manque 5 à 6 milliards par an) des AIS. Outre le RSA, il s’agit de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH).

L’ADF entend « relancer le gouvernement pour trouver ensemble des solutions structurelles à ce problème majeur pour les finances de la France », selon le communiqué.

 

Source: Inquiétude des départements devant la « croissance incontrôlée » des prestations sociales, La Gazette des Communes, Publié le 12/06/2015 • Par avec l'AFP

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 17:30
Un terroriste arrêté: il projetait un attentat suicide sur le Pape

Un terroriste présumé a été arrêté à Fiumicino: un attentat suicide était planifié contre le pape François. La nouvelle a ravivé les craintes liées au terrorisme islamique, et pas seulement parce que les objectifs stratégiques présumés du citoyen immigré qui a été arrêté visaient le symbole du catholicisme mondial, mais parce qu'il a aussi joué un rôle dans l'organisation de l'attentat commus le 28 octobre 2009 près du marché de Peshawar.

L'homme - un résident pakistanais trentenaire à Rome qui faisait partie d'une cellule liée à Al-Qaïda basée en Italie - a été arrêté à l'aéroport Leonardo da Vinci à à Fiumicino près de Rome sur des accusations d'association en vue d'objectifs terroristes. Il a été identifié et arrêté à son arrivée d'un vol d'Islamabad et selon ce qui a été révélé, il semble avoir accueilli la première à Rome, puis à Olbia, un des kamikazes présumés, un adjoint qui devait exécuter une attaque sur le territoire italien. Un projet ambitieux qui est de frapper le symbole du catholicisme dans le monde, l'attention du terrorisme islamique depuis des mois réitère ses menaces et les objectifs de militants djihadistes diffusés sur le Web avec l'image troublante du drapeau noir Isis volant sur la Cité du Vatican.
 

Source: Fiumicino, fermato terrorista islamico: preparava un attentato al Vaticano, Secolo d'Italia

venerdì 26 giugno - 09:59

via Le Forum catholique

 

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 14:10
Etat islamique: Première décapitation en France

Mise à jour 17h49.

Le ramadan 2015 débuté jeudi 18 juin 2015 et qui devrait se terminer aux alentours du 17 juillet 2015, s'inaugure par une première décapitation sur le sol français, à Saint-Quentin-Fallavier en Isère. D'ici la fin du Ramadan, d'autres décapitations pourraient survenir.

 

Une explosion a eu lieu vendredi matin dans l'usine de produits chimiques Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Deux individus ont foncé avec une camionnette contre le bâtiment, percutant des bouteilles de gaz.

Un corps décapité a été retrouvé près de l'usine dans une « mise en scène macabre ». Deux personnes sont blessées.

Un suspect a été arrêté et identifié. L'homme avait été fiché en 2006, mais la fiche n'a pas été renouvelée en 2008, a indiqué Bernard Cazeneuve. Un deuxième homme a été interpellé.

François Hollande évoque « une attaque de nature terroriste » et participera à un conseil restreint à l'Elysée à 15 h 30. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. [1]

 

La tête était accrochée à un grillage extérieur près de deux drapeaux islamistes. [2] "Un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place", selon une autre source.[3]

François Hollande a pris la parole depuis Bruxelles, à la mi-journée et a confirmé la nature « terroriste » de l’attaque. Il présidera, dans l’après-midi, un Conseil de défense à Paris.

 

Selon Midi Libre à 15h04, la personne décapitée identifiée est un chef d'entreprise du Rhône. [4]

 

Yassin Salhi était employé dans la société dont le gérant a été tué. "La victime lâchement assassinée avait 50 ans, il y a eu 2 blessés légers" (Hollande). [5]

 

Le chef d'entreprise décapité était l'employeur du suspect (source proche). C'est la première personne décapitée en France lors d'une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI). [6]

 

L'épouse de Yassin Salhi vient de livrer ses premières réactions sur Europe 1. Elle dit ne pas croire que son mari soit capable de tels actes : "On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre. Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale" a-t-elle expliqué. [7]

 

Hormis la "politique de peuplement" (sic) selon l'expression de Valls pour imposer la mixité sociale (autrement dit la planification du génocide par substitution des Français de souche annoncée par Manuel Valls), la "réforme de l'islam" pour le rendre "compatible avec la république", le financement de la construction des mosquées et la formation des imams, que va faire le "gouverne-ment" de la république dite "française" ?

Quelques réactions sur Twitter:

Notes

 

[1] Attentat en Isère : un corps décapité, deux hommes interpellés, Le Monde.fr | 26.06.2015 à 11h11 • Mis à jour le 26.06.2015 à 14h43

[2] [Direct] Attentat en Isère: un corps décapité, plusieurs arrestations, Par RFI, Publié le 26-06-2015 Modifié le 26-06-2015 à 14:07

[3] Attentat en Isère : un mort et plusieurs blessés, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 26/06/2015 à 11:53 Publié le 26/06/2015 à 11:03

[4] [DIRECT] Attentat en Isère : Yassin Salhi venait pour une livraison, Midi-Libre avec Afp. 26-06-2015, 15h04

[5] EN DIRECT Attentat à St-Quentin-Fallavier : le plan vigipirate placé en alerte maximum en Rhône-Alpes pendant 3 jours, Le Dauphine

[6] EN DIRECT. Attentat en Isère: un homme interpellé, un autre activement recherché, Sputnik, 11:15 26.06.2015(mis à jour 16:38 26.06.2015)

[7] Attentat Saint-Quentin-Fallavier : l'homme décapité est l'ancien employeur du terroriste présumé, L'Internaute . com, La Rédaction, Mis à jour le 26/06/15 16:45

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 13:35

« La posture républicaine ne doit pas tromper, la réalité est que nos classes dirigeantes sont pour l'essentiel acquises au modèle multiculturel et mondialisé. »

Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, 2014, p. 9

Dans un entretien à BFM-TV le géographe Christophe Guilluy, classé à gauche, tient un discours réaliste sur la société multiculturelle : une société à conflits. Mais pour lui, il s'agit encore et toujours d'asséner et de ressasser les "valeurs laïques, républicaines", un "discours minimal" à tenir comme si la république contenait tout ce qu'il faut pour inverser les effets néfastes du multiculturalisme.

Vous trouverez ci-dessous une reproduction de l'entretien et mon analyse un peu plus bas.

Christophe Guilluy: L'invité de Ruth Elkrief – 29/01

Présentation de l'entretien par BFM TV:

Christophe Guilluy, géographe et auteur de "La France périphérique" (Ed. Flammarion), a répondu aux questions de Ruth Elkrief sur les propos de Manuel Valls lors de ses voeux à la presse, concernant "l'apartheid" qui sévirait en France. Pour ce géographe spécialiste des banlieues et du logement social, le mot "apartheid" employé par Manuel Valls n'est pas approprié, mais le Premier ministre "a parfaitement compris ce qui se passe dans la société française". C'est selon lui une façon, par la rhétorique, de "sortir du déni" sur la réalité des banlieues.

Ruth Elkrief:

Vous nous racontez une France qui est très divisée, et peut-être pas selon les critères habituels, ceux qu'on a dans la tête, qu'on a appris sur les bancs de l'Université. Vous nous racontez une France communautariste et inégalitaire, une France de deux poids deux mesures où je cite "une vieille dame qui vit en banlieue exprime sa crainte devant le changement de son environnement est traitée de raciste tandis que le bobo qui vit dans son loft à Belleville et tient des discours hypocrites sur le multiculturalisme tout en envoyant ses enfants dans les écoles hors secteur est porté au pinacle."

Vous nous expliquez finalement pourquoi beaucoup de français s'abstiennent ou votent Front national parce qu'ils se sentent abandonnés par les politiques et notamment par la gauche.

Depuis quelques jours, après les attentats (de janvier 2015 NDLR.), on entend les politiques parler différemment, notamment à gauche. "Apartheid", a dit Manuel Valls.

 

Christophe Guilluy :

 

Apartheid est un mot un peu outrancier. On n'est pas dans une situation d'apartheid. L'Apartheid, c'est un système politique sud-africain qu'on connaît et dont la situation n'a strictement rien à voir. Je pense simplement que Valls a essayé de dire quelque chose, que la société française est fracturée socialement. Elle est fracturée territorialement, elle est fracturée aussi à un niveau culturel. Et c'est cela qu'il veut dire aussi quand il parle de fracture ethnique.

... Pour moi l'essentiel est de savoir la place des catégories populaires dans la mondialisation. Parce que le point de départ de mon travail c'est quand même de travailler sur ces catégories et effectivement de constater qu'aujourd'hui émerge d'un côté une France périphérique (petites villes, villes moyennes et zones rurales), où vous avez l'essentiel des catégories populaires (ouvriers, employés) et puis ces grandes métropoles mondialisées de l'autre côté. Donc on a déjà cette grande fracture territoriale qui va dire beaucoup de choses politiquement. derrière, parce que là ce que je suis en train de décrire c'est la carte électorale d'aujourd'hui, mais des années à venir.

Et pour la première fois dans l'histoire, les catégories populaires ne vivent pas là où serait la richesse. Derrière on ne va pas demander à ces mêmes catégories populaires de croire aux grands partis de gouvernement puisque précisément elles ne sont plus là où cela se passe. Et c'est tout le problème de l'intégration politique aussi de ces catégories-là.

 

Christophe Guilluy: L'invité de Ruth Elkrief – 29/01

"À l'heure où les classes populaires sont régulièrement sermonnées pour leur popularisme, leur racisme, voire leur communautarisme, il apparaît que les couches supérieures (des riches aux bobos) pratiquent de plus en plus une forme de communautarisme qu'elles refusent aux plus modestes..."

Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion 2014, page 133

Ruth Elkrief:

 

Oui parce que vous nous racontez que l'abstentionnisme ou le vote front national est la manière de protester contre ce sentiment d'abandon et cet éloignement géographique et du coup politique, évidemment. Mais est-ce que vous êtes un peu plus optimiste, Parce que la période des attentats a été dramatique, très tendue. Vous, vous évoquer l'idée qu'une société multiculturelle est de fait une société de tension. Il faut qu'elle soit la plus basse possible et qu'elle ne débouche pas sur de véritables conflits. Mais là, on est dans une explosion de ces tensions?

 

Christophe Guilluy :

 

Il faut sortir du monde de l'enfance et, je dirais, d'un discours infantile sur ce que l'on est en train de vivre.

Emerge aujourd'hui une société mondialisée. Donc déjà, c'est très compliqué de penser l'espace national dans une société mondialisée, et aussi multiculturelle. Alors on peut débattre à l'infini pour dire ce qu'est le multiculturalisme. Je dirais que c'est le rapport à l'autre dans une société où effectivement l'autre ne devient pas soi. C'est la définition minimale que l'on peut donner. Précisément, ce n'est plus le modèle assimilationniste républicain, auquel on est tous attaché mais qui aujourd'hui ne fonctionne plus.

... Moi j'ai été et je le suis encore un adorateur de Jean-Pierre Chevènement. On connaît tous notre catéchisme républicain, on n'est pas dans la contestation, sauf qu'aujourd'hui, puisqu'on vit l'émergence d'une société multiculturelle, ce modèle-là ne fonctionne plus. Cela ne veut pas dire que l'on a un modèle de remplacement. Parce que d'habitude quand on dit cela, très souvent on dit tu es contre la république et donc tu es pour le multiculturalisme. Déjà, un, le multiculturalisme n'est pas un modèle. C'est un état de fait. La société est multiculturelle de fait. Et la question aujourd'hui, c'est comment on va vivre ensemble.

Alors vous avez d'un côté les très optimistes et les infantiles qui nous expliquent que ce sera le United colors of benetton ou la guerre, et puis vous avez les très énervés qui vous disent qu'on va vers la guerre civile. Je pense à un entre-deux. Je pense que la société multiculturelle - mais précisément parce qu'on n'a pas le mode d'emploi, on ne sait pas comment cela fonctionne, c'est très complexe -, sera une société sous tention.

[...] C'est pour cela que cette idée que par nos discours publics on va faire que la société sera plus ou moins apaisée, je crois que c'est une..

 

Ruth Elkrief coupant le géographe :

 

Les intellectuels et les politiques n'ont aucune influence sur la société, c'est ce que vous dites. Cela veut dire que vous ne servez à rien ?

 

Christophe Guilluy:

 

Non, à notre échelle on sert à quelque chose. On va rencontrer des politiques, des décideurs, etc. Mais n'imaginons pas une seconde que l'intellectuel ou même que le discours politique va influencer la vie réelle des gens.

Les gens font un diagnostic rationnel de leur vie. Ils font un diagnostic rationnel de ce qu'ils ont vécu ces dix, vingt, trente dernières années. ... On nous dit que depuis vingt, trente, quarante ans la mondialisation va venir jusqu'à chez moi, dans une petite ville de province. Et puis que vois-je à l'extérieur de moi: des plans sociaux, des fermetures d'usine, et on me dit tu vas voir toi aussi cela va venir jusqu'à chez toi, etc. Sauf que pour lui, pour ses enfants, cela ne marche pas non plus. Donc après, ils font simplement un diagnostic politique rationnel qui est de dire que le modèle économique mondialisé ne marche pas. Ce n'est pas parce que ces gens sont dans un repli sur soi, dans le refus du monde, dans le refus de l'Europe, ils n'ont pas de discours sur le libéralisme ou la mondialisation, non, les gens veulent simplement du boulot et savoir ce qui va se passer autour de chez eux.

 

Ruth Elkrief :

 

Alors, quand vous entendez ce genre de discours de Manuel Valls qui veut une politique de peuplement pour sortir les banlieues du ghetto?

 

Christophe Guilluy:

 

Moi je ne crois pas aux mesures à chaud. Non, on essaie de trouver des solutions... [...] Je pense que l'on restera dans une société sous tension, qu'il faut au maximum faire en sorte pour qu'un commun soit préservé. Donc on est bien sur des valeurs laïques, républicaines, etc. Je dirai c'est le discours minimal.

Quand j'entends Valls tenir un discours très républicain, il a raison, il faut continuer. Il est aussi là pour cela si l'on parle de cohésion nationale, etc. Mais ne nous leurrons pas, dans une société multiculturelle l'identité est mise en étendard. C'est très triste, moi enfant, qui ai toujours vécu dans les quartiers multiculturels, jamais personne ne mettait son identité religieuse, ethnique, etc., en étendard. Ce n'est plus le cas des jeunes générations. Cela veut dire que si l'on accepte la société multiculturelle, on ne peut pas se plaindre qu'il y ait des réactions différentes à des évènements aussi tragiques que l'on a vécus, par exemple le "Je suis Charlie". Evidemment, il y a des gens qui en fonction de leur culture, leurs origines, vont dire moi non je ne suis pas Charlie. Alors de deux choses l'une, ou on l'accepte ou on ne l'accepte pas. On ne peut pas tenir les deux discours. On a un moment ou un autre, il faut sortir du monde de l'enfance, de ce monde infantile où tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, non on va avoir des choses très compliquées, très conflictuelles. Vous pouvez être Charlie et avoir en face de vous des gens qui vous disent non.

La question est qu'on n'arrive pas à un conflit. Et c'est pour cela que la parole publique doit enfin aborder ces sujets-là, parce qu'évidemment quand on se parle on ne se tape pas dessus. Et c'est pour cela que je trouve que Valls, même avec des mots outranciers comme apartheid aille sur ces sujets-là parce que cela veut dire que la société française est comme cela aujourd'hui. Donc c'est un point de départ, cela ne veut pas dire qu'il va trouver des solutions, mais au moins on est sur du réel.

Analayse Christ-Roi du discours du géographe Christophe Guilluy :

 

L'auteur avance que le multiculturalisme serait "le rapport à l'autre dans une société où effectivement l'autre ne devient pas soi". C'est, dit-il, "la définition minimale que l'on peut donner." "Précisément, ajoute-t-il, ce n'est plus (le multiculturalisme) le modèle assimilationniste républicain, auquel on est tous attaché mais qui aujourd'hui ne fonctionne plus."

Or, premièrement, le modèle assimilationniste républicain n'est ni un modèle auquel tout le monde est attaché depuis toujours et qui aurait toujours fonctionné (Cf. Le génocide vendéen... récemment dénoncé par Luc Ferry) ni un modèle si différent que cela du multiculturalisme anglo-saxon. Je dirai même que le modèle assimilationniste républicain "français" s'apparente davantage à la culture anglo-saxonne multiculturelle, ouverte et tolérante dans les principes (car issue du protestantisme et du libre examen) mais multiconflictuelle et intolérante dans la pratique et son rapport à l'autre (Cf. Indiens d'Amérique: un génocide tranquille et presque achevé, interventionnisme atlantiste), qu'à la culture catholique française de toujours, où c'est le contraire, la culture est plus homogène et intolérante dans les principes mais plus tolérante dans la pratique (Cf. Francophonie et frères d'alliance)...

La laïcité elle-même n'est pas un modèle qu'il suffirait d'affirmer, tel un mantra, pour que la réalité se range du côté des idéologues. La laïcité est une pratique partagée aussi bien par la monarchie médiévale que par l'Ancien Régime qui ne rémunérait pas les prêtres et le Clergé, vivait de la dîme et en redistribuait les revenus sous la forme d'aides, tel que le fait notre actuelle Sécurité sociale d'aujourd'hui qui n'a rien inventé!... Les révolutionnaires au contraire, ont assujeti la religion à l'état en rémunérant le clergé jusqu'en 1905. Ce qui est le contraire de la laïcité.

L'auteur ne voit donc pas que la société multiculturelle et multiconflictuelle qu'il décrit vient précisément de la matrice républicaine laïque, "neutre", et indifférentiste. Bien que se disant attaché au réalisme, il se contredit en critiquant d'un côté "cette idée que par nos discours publics on va faire que la société sera plus ou moins apaisée" et de l'autre l'idée que la parole publique doit "aborder ces sujets-là, parce qu'évidemment quand on se parle on ne se tape pas dessus!" Cela fait deux siècles que les républicains "dialoguent", que la république tient ce "discours minimal" des "valeurs laïques, républicaines" (sic) pour le résultat que l'on voit aujourd'hui... La république indifférentiste, relativiste et égalitaire est une impasse qui conduit à la société multiculturelle et mutliconflictuelle que l'auteur dénonce. La médecine de la société multiculturelle et multiconflictuelle n'est pas dans la république laïque, elle est dans la monarchie catholique, la société chrétienne.

La construction d'une société apaisée ne peut pas venir de l'indifférentisme d'un Etat négationniste qui refuse même de reconnaître la réalité de l'histoire de la France. Pour aimer son prochain, ne faut-il pas commencer par affirmer qui l'on est, mettre des frontières et des repères clairs là où les républicains, parlant d'universalisme laïque, ont effacé l'identité chrétienne de la France ? Comment s'étonner dans ces conditions que les étrangers ne veuillent pas s'assimiler au vide ?

Mettre dans la poche ce que l'on est au prétexte d'assimiler son prochain, ce n'est pas dialoguer, c'est génocider une part de sa population. C'est dire à autrui je vais t'assimiler en génocidant les miens. Qui s'assimilera à un modèle totalitaire ? Personne. Un "dialogue" fondé sur le génocide culturel n'est pas un dialogue, c'est de l'hypocrisie et un mensonge. Nul ne sera convaincu d'un mensonge, même érigé au plan universel.

La société apaisée implique une affirmation de notre identité chrétienne qui commande d'aimer notre prochain par amour de Dieu. L'amour de Dieu est le premier commandement, l'amour du prochain, le second. De là découle tous les bienfaits de la vérité. Le discours laïcisant de Christophe Guilluy sur les "valeurs laïques et républicaines", "discours minimal", est un poncif contredit par le Réel depuis deux siècles.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 14:50

Incohérence théologique des messages, enrichissement des voyants (ce qui ne s'est jamais vu) qui ont investi dans les hôtels et agences de voyages..., désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape, le Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale. On se dirige vers une non reconnaissance des "apparitions" de Medjugorje.

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Le "Vatican" ne reconnaît pas Medjugorje

 

Vatican - Eglise catholique: Medjugorje n'est pas reconnu comme lieu d'apparition de Marie

 

Après une session de la Congrégation de la foi et selon cette source, un vaticaniste, le préfet de l'ex Saint Office le Cardinal Müller ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale.

 

Seule concession: un lieu de prière, car Dieu donne des fruits même là où il n'a pas semé.

L'Eglise catholique ne reconnaît pas Medjugorje

 

Le Pape promulguera un prochain décret qui ne devrait pas aller dans un sens contraire aux conclusions de cette même Congrégation.

 

Les voyants seront également "isolés". Les fidèles devront se concentrer sur la seule fréquentation des sacrements.

 

L'aspect économique a également joué un rôle dans cette non reconnaissance, par la création d'agences de voyages et d'hôtel pour l'accueil de l'afflux de pèlerins.

 

Enfin, les messages présentaient des inconsistances théologiques et ne devront plus être diffusés.

 

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Traduction ( source Bertrand Cardinne, prêtre)

 

 

L'unique concession est pour Medjugorje, reconnue comme lieu de prière, parce que Dieu sait récolter même là où Il n'a pas semé", a expliqué le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la CDF, au cours de la Session plénière de la Congrégation qui s'est réunie hier pour s'exprimer sur l'authenticité des apparitions présumées de la Vierge aux six "voyants" de cette petite localité de Bosnie-Herzégovine, lesquels affirment recevoir depuis 34 ans les messages de la "Gospa". Pour le reste, le jugement de l'ex-Saint-Office est absolument négatif, sur la base de la relation finale de la "Commission Ruini" constituée par Benoît XVI pour faire la lumière sur ces phénomènes.

 

Pour la CDF, les "apparitions" ne témoignent d'aucun caractère surnaturel : il est par conséquent interdit aux fidèles de participer aux "extases" des six "voyants", et interdit à ces derniers de diffuser les textes des messages reçus de la Vierge.

A la paroisse Saint-Jacques de Medjugorje est infligé un autre NON : elle ne deviendra pas sanctuaire marial, comme le voulaient les "voyants". Cela va même plus loin : il est interdit aux Évêques d'accueillir dans leurs diocèses les "voyants" pour des rencontres ou témoignages publics comme cela s'est fait jusqu'ici. Il est juste permis d'assurer aux pèlerins qui iraient à Medjugorje l'assistance d'un prêtre. Les pèlerins eux-mêmes ne devront pas non plus reconnaître par leur présence l'authenticité des apparitions ; ils devront aussi éviter tout contact avec les "voyants", se concentrant seulement sur la prière et la fréquentation des sacrements.

 

Pourquoi une telle sévérité du Vatican ? Avant tout, à cause de l'incohérence théologique des messages ; mais aussi à cause de l'intéressementéconomique des "voyants", lesquels ont investi dans des hôtels et des agences de voyages. Autres raisons : les rivalités qui ont émergé entre eux, la désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape. Ce dernier en effet leur avait ordonné à travers la Commission Ruini de consigner par écrit les dix secrets qu'ils auraient reçus de la Gospa.

L'argent est l'un des points essentiels qui ont poussé le Vatican à user d'une poigne de fer : on n'a jamais vu de vrais voyants qui se seraient enrichis sur leurs propres apparitions.

 

On peut donc exprimer un doute, puisque les six "voyants" de Medjugorje affirment qu'ils voient la Vierge et parlent avec elle : le font-ils parce qu'il y a quelque chose de vrai dans les apparitions, ou bien simplement pour attirer le plus grand nombre de pèlerins à voyager par leurs agences et à loger dans leurs hôtels ?

 

Laissons le dernier mot au Pape François, qui publiera bientôt un décret sur cette affaire : il est cependant difficile de croire que le Pape puisse modifier les conclusions de la CDF. En effet, lui-même a déjà manifesté à plusieurs reprises, plus ou moins ouvertement, son propre scepticisme sur le bien qui se passe à Medjugorje. On va donc probablement vers une "fumée noire" qui fera du bruit.

 

Source : Le Suisse Romain via Le Forum catholique

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 12:15
Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie

Le 1er octobre 2008, le Tsar Nicolas II et tous les membres de la famille impériale russe étaient réhabilités par la justice russe. Aujourd'hui Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie avec “un statut spécial” dont le rôle serait de “renforcer l’unité russe”.

 

Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie

L’initiative prise par le député Vladimir Petrov, du parti présidentiel Russie Unie, a déclenché un vent de spéculation sur le rôle du Kremlin quant à cette dernière. De quoi s’agit-il ? Du retour de la famille impériale en Russie, avec “un statut spécial” dont le rôle serait de “renforcer l’unité russe”.

Retour de la famille impériale

Le député Petrov prépare en effet un texte de loi qui devrait entrer en vigueur à l’occasion du centenaire de la chute du Tsar Nicolas II, en 1917. Rappelons que 2017 sera l’année de l’élection présidentielle russe. Vladimir Petrov entend “donner aux membres de la famille impériale un statut spécial” et “accélérer leur retour en Russie”.

Le parlementaire russe a écrit des lettres aux héritiers de la dynastie des Romanov, qui a gouverné le pays durant deux siècles avant l’abdication du dernier Tsar, Nicolas II, avant les deux révolutions de 1917 et 1918.

Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie

Petrov s’est adressé à la Grande Duchesse Maria Vladimirovna et au Prince Dimitri Romanovitch, les appelant à revenir rapidement en Russie pour devenir des symboles de la culture nationale afin de “faire revivre le pouvoir spirituel du peuple russe”.

Il ajoute que la Russie “traverse une étape difficile de son processus de restauration de la grandeur du pays et de son influence globale” et que “les membres de la Maison des Romanov ne peuvent pas rester éloignés des évolutions en cours en Russie à un moment historique aussi crucial”.

Alexander Zakharov, directeur de la Maison Impériale des Romanov en Russie, a indiqué que plusieurs représentants de la dynastie étaient prêts à retourner en Russie.

Pourquoi maintenant ?

Une telle initiative de la part d’un parlementaire du parti présidentiel n’est pas anodine. Le président russe sait que les USA préparent une révolution de palais en Russie et que, à tout moment, une insuffisance gouvernementale peut aboutir à un coup d’état de la part d’oligarques liés à la finance anglaise et américaine. Sur le modèle de ce que firent les Bolcheviques en 1917-1918.

 

Lire la suite sur : BREIZATAO – ETREBROADEL (25/06/2015) http://breizatao.com/2015/06/24/vladimir-poutine-prepare-le-retour-de-la-famille-des-tsars-en-russie/

 

Source (en anglais) : Vladimir Putin 'wants' to reinstate Russia's royal family and bring back the Tsars, express.co.uk, PUBLISHED: 04:00, Wed, Jun 24, 2015 | UPDATED: 21:48, Wed, Jun 24, 2015

 

via Democratie Royale

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Publié par Ingomer - dans Russie
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 15:10

Alors qu'Edward Snowden à l'origine de la révélation de l'espionnage et des écoutes gigantesques des USA en juin 2013 n'a toujours pas été accueilli en france (le 4 juillet 2013, Manuel Valls refusa l'asile d'Edward Snowden au motif que les Etats-Unis étaient "nos amis"), on apprend deux ans après que la presse serait plus efficace que nos propres organismes de renseignements et de défense de la nation... Il y a quelque chose qui cloche dans cette histoire qui n'est pas un scoop..., et dont une des sources travaillerait pour ... le compte des Américains :

Ecoutes de la NSA: La presse plus efficace que nos propres organismes de renseignements et de défense de la nation?

WikiLeaks: trois présidents français espionnés par les Etats-Unis

 

Sputniknews

07:35 24.06.2015(mis à jour 09:23 24.06.2015)

Dossier: Espionnage USA-France

 

De 2006 à 2012, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été régulièrement espionnés par l'Agence nationale de sécurité US (NSA), d'après des documents publiés mardi par Libération et Mediapart en collaboration avec WikiLeaks.

 

Il s'agit de cinq rapports d'analyse provenant de la NSA, sous le titre Global SIGINT Highlights tirés du renseignement d'origine électromagnétique. Classées "Top Secret", ces interceptions de communications étaient destinées à des responsables de la NSA et des autres services de renseignement US. Seuls deux d'entre eux pouvaient être partagés au sein des dénommés "Five Eyes", alliance des services de renseignement américains, australiens, canadiens, néo-zélandais et britanniques.

 

Réaction d'Emmanuel PIQUET-PELLORCE pour Alliance Royale:

 

Ecoutes de la NSA: quelles ripostes ?

 

Les Etats-Unis sont coutumiers du fait mais quelle stupeur se s'apercevoir que le dernier étage de l’ambassade américaine, se trouvant à peine à quelques encablures de l’Élysée, n’est en fait qu’un trompe l’œil recouvert d’une bâche abritant un centre d’écoute de la NSA (et à quelques centaines de mètres des ministères de la Justice, de la Défense et de l'Intérieur.NDLR.), c’est donc Wikileaks qui participe désormais à la défense nationale française.!

Nonobstant le fait qu’il est totalement effarant que cela soit la presse qui semble être plus efficace que nos propres organismes de renseignements et de défense de la nation, il appartient au président de la République cette fois-ci de faire preuve de courage politique:

Un message fort doit être envoyé à l’Empire américain, on n'espionne pas impunément la France. L'expulsion de l’ambassadrice américaine paraît comme l’option au minimum à prendre. Certains indiquent avec légèreté que c'est l'occasion de stopper les négociations du traité transatlantique. C'est oublier un peu vite que ce traité n'est pas négocié d'Etat à Etat mais et que c'est l'Union européenne qui a la main...

Cet acte n’en reste pas moins, totalement intolérable, et insultant, qui plus est entre alliés objectifs. Même si le régime en place n’est pas foncièrement le problème dans cette histoire, il est toutefois hautement probable qu’un chef d'Etat dans le cadre d'institutions monarchiques aurait réagi avec hauteur à cette grave atteinte. Car dans son domaine régalien, le roi est maître et souverain. Quelle riposte pourra opposer notre président de la république, celui-là même qui a fait poser des écoutes sur le téléphone de son prédécesseur?

Cette triste affaire montre bien en quelle estime est tombé la France qu' on ne respecte plus et qu'on ne feint même plus de respecter...... "Il y a grande pitié au royaume de France"

 

Pour François Mitterrand, Edwy Plénel (directeur de Mediapart) est un agent américain :

« Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. […] Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère. » [propos de François Mitterrand rapporté par Gérard Colé à Pierre Péan, cité dans La Face cachée du Monde, 2003]

Confirmé par une autre source :

« Plenel ? Il ne m’a pas lâché pendant dix ans et j’ai fini par penser qu’il travaillait lui aussi pour les Américains. » [propos de François Mitterrand rapporté par Pierre Favier, journaliste longtemps accrédité à l'Élysée, La décennie Mitterrand, 1999]

Source: http://www.les-crises.fr/fn-ils-sont-vraiment-enormes-chez-mediapart/

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 11:47
Entretien avec Charlotte d'Ornellas. La Syrie : guerre civile manipulée ou mensonge international ?

ENTRETIEN

 
Les médias l’affirment … à longueurs de journaux et d’articles : La Syrie est en guerre civile. Est-ce sûr ? Depuis le début de la guerre il y a plus de 3 ans, les médias français ne cessent de parler du régime de Bachaar Al Assad comme d’un régime tyrannique, oppressant, martyrisant sa population.

 

Le rôle de la presse dans la manipulation internationale

 
De nombreux médias ont même parlé des « prisons de l’horreur » que renfermerait le pays. Cette « campagne de communication internationale », cette campagne médiatique fonctionne à ce point qu’elle semblerait avoir acquis l’adhésion des populations étrangères. S’il est certain que le président syrien n’est pas un parangon de vertu, qu’il a mis en place un régime « fort », il n’est sûrement pas le dictateur, le tortionnaire que l’on dépeint dans la presse. Ni plus ni moins que ne l’étaient Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi (reçu en grand apparat par le président français de l’époque faut-il le rappeler, Nicolas Sarkozy en 2011) ou l’Ayatollah Khomeiny.

 

Charlotte d’Ornellas interroge les Syriens sur la « guerre civile »

 
Pour s’en convaincre, il suffit d’interroger les Syriens eux-mêmes; ceux qui vivent sur place, et non les Syriens qui ont quitté leur pays il y a 40 ans et que l’on entend régulièrement dans les médias français. Aller à la rencontre des Syriens, c’est ce que Charlotte d’Ornellas fait régulièrement, depuis plusieurs années. Cette journaliste professionnelle âgée de 27 ans connaissait la Syrie avant la guerre ; elle y est retournée à plusieurs reprises depuis le déclenchement du conflit et doit repartir sur place au mois d’août prochain. Là-bas, elle y a noué des relations, des amitiés fortes avec des habitants de la ville d’Alep, et ceux de Maaloula notamment, la ville « martyre », prise par les combattants de l’Etat Islamique avant d’être reprise par l’armée syrienne. Charlotte d’Ornellas est également membre de l’Association SOS Chrétiens d’Orient. Un témoignage de vérité, pour la vérité.
 
Un entretien réalisé par Armel Joubert des Ouches

 

Source: Reinformation.Tv

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