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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 15:30
48,71% de participation, 51,29% d'abstention au premier tout des législatives du 11 juin 2017.

48,71% de participation, 51,29% d'abstention au premier tout des législatives du 11 juin 2017.

Les macronistes s'emparent des places dans le pays en étant minoritaires, mais l'abstention record au premier tour des législatives 2017 qui atteint 51,3% a été largement battue durant la Révolution dite française, où les conventionnels élus en août 1792 et qui le 21 septembre 1792 voteront la première "république" et l'abolition de la monarchie n'ont été élus que par 15% des citoyens actifs ayant pris part aux élections (85% d'abstention). C'est sans doute cela leur démocratie...

 

Une abstention record sous la Ve république qui n'a été battue que durant la Révolution "française"

 

Pour être tout à fait exact, il faut donc préciser que si l'abstention devient aujourd'hui une action civique, militante et engagée pour nombre de Français compte tenu des multiples défauts du système (indéfinition du champ ultime de la démocratie, absurdité et dangers du système de la loi du nombre contre la raison, mépris du Décalogue et de la loi naturelle universelle, référendums et pétitions jetés à la poubelle, 50% d'électeurs qui n'existent pas, etc.) l'abstention dans l'histoire de la "république" n'a jamais permis une quelconque remise en question de ces inconvénients majeurs.

 

Quelques chiffres d'abstention durant la Révolution nous sont donnés par le grand historien François FURET dans sa préface à l'ouvrage de Patrice GUENIFFEY, Le Nombre et la Raison, où l'on trouve ces informations :

 

"le mouvement de la participation est clair : Gueniffey parle d'un taux de ... 23% en juin 1791 lors du scrutin pour l'Assemblée législative (77% d'abstention. Ndlr.); taux (de participation) qui s'effondre à nouveau en août 1792, quand les Français élisent la Convention, puisqu'il tombe à 15%.

 

Cette évolution, explique François Furet, est conforme à l'essoufflement de la révolution populaire notée par la plupart des historiens : en 1792, a écrit Michelet, 'le peuple est rentré chez lui' (J. MICHELET, Histoire de la Révolution française, éd. par G. Walter, Gallimard, Paris 1952, vol. 2, p. 8).

 

... si les élections de 1792 aboutissent à l'Assemblée la plus radicale de la Révolution bien qu'un minimum de citoyens y ait participé, c'est que le vote des assemblées primaires n'y est d'aucune importance", ajoute François Furet.

 

Source: François FURET, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. VII.

 

Dans ce livre Patrice GUENIFFEY explique :

 

"élection après élection, les jacobins auraient fait par la violence 'le vide autour du scrutin' et se seraient emparés des places, accroissant patiemment leur mainmise sur le pays. Ce psychologisme, qui fait de la confiscation de la démocratie par une minorité le résultat d'une volonté sciemment élaborée et appliquée. [...] [L]es jacobins sont minoritaires dans l'Assemblée législative de 1791, et s'ils dominent les élections parisiennes en septembre 1792, la province ne leur est guère favorable". (Patrice GUENIFFEY, ibid. p. 20.)

 

Si le moment où l'abstention commence à progresser de façon importante, quelque part au tournant de 1790 et de 1791, est difficile à déterminer avec plus de précision, la rupture est consommée le 19 juin 1791. La participation s'effondre partout. (Patrice GUENIFFEY, ibid. p. 172.)

 

Patrice GUENIFFEY parle à partir de 1791 d'"uniformité du déclin de la participation au fil des consultations." (p. 173).

 

"En fait, l'échec dans l''application' était la conséquence logique de l'étrangeté du principe. Ce qui doit surprendre n'est pas la très faible participation de 1791 et des années suivantes, mais la participation élevée de 1790, nourrie d'équivoques. Une abstention massive était la rançon de l'avènement des principes de l'individualisme politique moderne, de l'invention de l'individu-citoyen." (p. 232.)

Le record d'abstention aux Législatives sous la Cinquième république n'a été battu que lors de la Révolution dite "française"
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 11:08

Comique : après avoir fait élire Macron, une vingtaine de médias s'inquiètent pour leur "indépendance". (Le Figaro)

 

De quoi ridiculiser la déclaration d'Emmanuel Macron lors de l'invitation du président russe Vladimir Poutine à Versailles le 29 mai dernier au sujet des agences de presse russes "organes d'influence et de propagande mensongère" répandant "des contrevérités infamantes".

Après avoir fait élire Macron, "une vingtaine de médias s'inquiètent pour l'«indépendance» de la presse"

Dans une tribune publiée sur plusieurs sites d'information, 23 médias ont dénoncé des «signaux extrêmement préoccupants» envoyés par l'exécutif en matière d'indépendance des médias.

 

Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, c'est la deuxième fois que les médias se mobilisent contre l'exécutif. Ce mardi, une vingtaine de sociétés de journalistes se sont alarmées, dans une tribune publiée sur plusieurs sites, de «signaux extrêmement préoccupants» envoyés par le gouvernement en matière d'«indépendance des médias» et de «protection des sources».

 

«Face à la liberté d'informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d'intention», déplorent dans ce texte les SDJ de l'AFP, Alternatives économiques, BFMTV, Les Échos, Europe 1, L'Express, France 2, la rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, L'Obs, Le Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Télérama, La Vie, ainsi que les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre.

 

Un comportement «extrêmement préoccupant»

 

La semaine dernière, «deux ministres ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants quant à la manière dont ils conçoivent l'indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites», soulignent les SDJ. Vendredi, le ministère du Travail a porté plainte contre X pour vol et recel de documents à la suite de la publication dans Libération d'informations présentées comme des pistes de la future réforme du code du travail. Le gouvernement assure que la plainte ne vise pas le quotidien mais le fonctionnaire à l'origine de la fuite. Le syndicat SNJ-CGT y a vu pour sa part «un signal envoyé à la profession pour la museler».

 

Il est inacceptable que des journalistes puissent être considérés comme pénalement suspects de n'avoir fait qu'une chose: leur métier»

 

Reporters sans frontières

 

Cette plainte a conduit Reporters sans frontières (RSF) à réitérer ce mardi «sa demande d'abroger le délit de recel» pour les journalistes et à appeler la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, «à abandonner sa plainte». «Ces fuites, si désagréables soient-elles pour la ministre, portent sur des informations qui présentent un intérêt indéniable pour les citoyens, et leur publication relève du droit du public à l'information», déclare Pauline Adès-Mével, responsable du bureau UE-Balkans de RSF, citée dans un communiqué. «Il est inacceptable que des journalistes puissent, en démocratie, être considérés comme pénalement suspects de n'avoir fait qu'une chose: leur métier».

 

En fin de semaine dernière, le ministre de la Justice, François Bayrou, avait lui contacté l'un des directeurs de Radio France pour se plaindre des appels de ses journalistes au MoDem, parti dont il est toujours président, considérés par lui comme du «harcèlement». Cette conversation avait eu lieu mercredi, quelques heures avant la diffusion d'une enquête sur les emplois d'assistants parlementaires d'eurodéputés du MoDem.

 

Règlement de compte au sein de l'exécutif

 

Les SDJ s'inquiètent également d'une plainte déposée par En marche! le 11 mai à l'encontre de la lettre d'information spécialisée La Lettre A, «pour “recel d'atteinte à un système de traitement automatisé de données”, après un article s'appuyant sur des éléments tirés des “MacronLeaks”».

 

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a estimé dans un tweet que «le nouveau pouvoir n'a pas un problème avec la presse mais avec tous les corps intermédiaires».

 

[...] Le 18 mai dernier, une lettre ouverte signée par une vingtaine de rédactions, dont Le Figaro, avait été envoyée au président de la République afin de lui «transmettre nos inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle. Les sociétés de journalistes dénonçaient la volonté d'Emmanuel Macron de «choisir» les médias qui couvraient son déplacement au Mali.

Après avoir fait élire Macron, "une vingtaine de médias s'inquiètent pour l'«indépendance» de la presse"

Source: Une vingtaine de médias s'inquiètent pour l'«indépendance» de la presse, Par lefigaro.fr , AFP agence Mis à jour le 13/06/2017 à 22:45 Publié le 13/06/2017 à 21:43

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Publié par Ingomer - dans Presse - Medias
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 09:03
Quelle "ouverture" ?

Afin de trouver un levier politique, les progressistes, de "droite" et de gauche utilisent sans arrêt le mot "ouverture" de la société (ouverture aux frontières, ouverture dans le marché, l'économie, etc.) pour disqualifier la "fermeture" des souverainistes (fermeture aux frontières, limites sociales et économiques). Or, quelle est l'ouverture qui n'a pas de limites ? La liberté peut-elle se définir sans limites ? Les limites ne sont-elles pas la garantie de la liberté ? Quelles sont les "valeurs" qui ne sont fondées sur rien et défendues par rien quant au fondement ultime de la politique ?

 

Depuis leur Ière "république", les modernes fondent la démocratie sur rien..., l'indétermination du fondement de la politique serait gage de "liberté". On est là au coeur du projet "libéral", entendu au sens du libéralisme "philosophique" des prétendues "Lumières" du XVIIIe siècle. L'absurdité est le fondement politique ultime de leur "société". Résultat : Après avoir tout détruit, tout déconstruit au nom de l'idéologie, le "progrès" des "libéraux" - progrès dont tout le monde voit bien que la promesse a échoué - aboutit à une tyrannie.

 

Lire : Conférence de Patrick Buisson du 16 mai 2017

 

Quelle est la différence entre l'URSS d'un Lénine abrogeant toute référence à la morale classique chrétienne dans la politique et le projet d'un Emmanuel Macron dont le logiciel politique est celui du "fascisme" de la théorie du genre ? (Le "fascisme" de la théorie du genre est une expression du docteur en psychologie Yann Carrière)

 

Qu'est-ce qu'a fait le communisme qui est le fascisme le plus violent qu'ait connu l'humanité au XXe siècle ? Au nom du bien et de la défense des prolétaires, qui est une bonne cause, il a massacré des paysans, des bourgeois, des millions de personnes. Et cela c'est pervers dans le sens étymologique, puisque pervers c'est retourner la logique naturelle. Le communisme était censé faire le bien et il a fait le mal. Aujourd'hui, le gender promet de prendre la suite. Il ne promet pas une société sans classe, il promet une société sans sexe puisqu'il y aura une infinités de genres.

 

Le sous-titre du livre de la théoricienne du genre, Judith Butler, "Trouble dans le Genre", c'est "le féminisme et la subversion de l'identité" (1990), ce n'est pas subversion de l'identité sexuée, c'est subversion de l'identité tout court... C'est-à-dire que dans cette idéologie post-moderne, la personne, le sujet n'existe pas.Le chemin pris par Descartes, "je pense donc je suis" a été amené jusqu'au bout, mais "je" n'existe pas. Et donc nous sommes juste un petit noyau de vie manipulé par des rapports de pouvoir qui nous font homme ou femme. Nous arrivons à l'"abolition de l'homme" dont parlait l'universitaire britannique C.S. Lewis (1898-1963).

 

La confusion (des genres), c'est dans le but, c'est dans la méthode. Judith Bulter a été interviewée par le Nouvel Observateur dans un numéro de décembre 2013, où on lui pose la question : "Vous dites que les différences sexuelles n'existent pas biologiquement?". Elle répond : "C'est vrai, le sexe biologique existe". Elle n'est pas toujours aussi claire, mais là elle le dit. "Simplement, ajoute-t-elle, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée - autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont." Traduction : oui les différences biologiques existent, mais si vous en parlez je vais vous démolir. Cela peut être contesté et cela l'est. Votre code de pensée est contestable et il va être contesté. Les mots que vous employez, ils sont contestables, et ils vont être contestés. (2+2=5) Et vous n'aurez plus qu'à vous taire. C'est cela le "gender". Mais que la personne n'existe pas, cela est génial pour un Etat totalitaire... Et cela va à l'encontre de toute la civilisation chrétienne qui est fondée sur la dignité de la personne faite à l'image de Dieu. La personne n'est pas intéressante pour un système capitaliste, que ce soit du point de vue employeur et consommateur. Et d'ailleurs vous n'avez plus une direction du personnel mais une direction des ressources humaines qui s'occupent des compétences des gens. Vous avez des portefeuilles de compétences sur pattes en gros, ambulants, qu'on va exploiter au mieux. Mais la personne c'est gênant notamment parce que cela a des besoins spirituels.

 

Lire : Yann Carrière : Du sexisme au fascisme 

Yann Carrière sur la "théorie du genre", une "théorie fascisante"

"Le genre : une idéologie totalitaire fascisante qui détruit la pensée" (Yann Carrière)

 

Conclusion

 

Une telle utilisation du mot "ouverture" par les progressistes est donc une escroquerie intellectuelle et politique fondée sur rien, qui conduit au fascisme, qui lui-même conduit à l'effondrement de la société et au désespoir, la destruction de la société que les mêmes modernes avaient prétendu pourtant construire sur des bases nouvelles de liberté et d'égalité...

 

"Ouverture" , Quelle "ouverture" ?

 

Lire : Michel Onfray : Macron a créé une cellule contre Zemmour et moi-même

Les fondements philosophiques de la démocratie moderne (Maxence Hecquard) - La nature totalitaire de la démocratie moderne

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:09

Dans sa préface au livre de Daniel Mattson Why I don't call myself gay le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, rappelle les "éléments du catéchisme, que certains membres du clergé choisissent de laisser de côté, dont l'avertissement clair que "les actes homosexuels ne peuvent être approuvés en aucune circonstance" (CEC 2357)".

Il souligne qu'il n'est pas charitable "d'omettre des propos durs du Christ et de son Église."

Mattson explique dans son livre, publié par Ignatius Press, qu'il a trouvé la paix dans le Christ malgré ses problèmes sexuels en tant que "catholique chaste attiré par le même sexe". Il encourage l'Église à rejeter l'idéologie homosexuelle.
 

Le clergé ne devrait pas omettre "les propos durs" sur l'homosexualité (Cardinal Robert Sarah)
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Publié par Ingomer - dans Religion
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 17:57
Mgr Athanasius Schneider: "Le Chemin néocatéchuménal c'est un cheval de Troie dans l'Eglise"

Dans un long entretien accordé au mois de mars par Mgr Athanasius Schneider à l’association hongroise John Henry Newman, l’évêque auxiliaire d’Astana a redit que les fidèles catholiques peuvent être appelés à aider à préserver la vraie doctrine et la vraie morale de l’Eglise. Cette interview qui date d’avant la publication d’“Amoris laetitia” n’évoque évidemment pas l’Exhortation post-synodale mais elle aborde par avance de nombreux thèmes très actuels. Elle contient en outre de nombreuses réponses très franches et très directes sur de nombreux thèmes, comme la crise de l’Eglise, le Chemin néocatéchuménal, la crise des migrants, la vidéo du pape François sur le « dialogue interreligieux »…

 

— Alors que la tradition est persécutée, il existe de nouveaux mouvements modernes qui reçoivent un fort soutien. L'un d'entre eux est la communauté de Kiko. Quelle est votre opinion à propos du Chemin néocatéchuménal ?

 

Mgr Athanasius Schneider:

Il s'agit d'un phénomène très complexe et malheureux. Pour parler ouvertement : c'est un cheval de Troie dans l'Eglise. Je les connais très bien car j'ai été délégué épiscopal pour le Kazakhstan à Karaganda pendant plusieurs années. Et j'ai assisté à leurs messes et à leurs réunions et j'ai lu ce qu'a pu écrire Kiko, leur fondateur, de telle sorte que je les connais bien. En parlant ouvertement et sans diplomatie, je dois déclarer : le Néocatéchuménat est une communauté judéo-protestante au sein de l'Eglise, avec une sorte de décoration catholique, rien de plus. Son aspect le plus dangereux concerne l'Eucharistie, parce que l'Eucharistie est le cœur de l'Eglise. Lorsque le cœur va mal, le corps entier va mal. Pour le Néocatéchuménat, l'Eucharistie est d'abord un banquet fraternel. C'est une attitude protestante, typiquement luthérienne. Ils rejettent l'idée et l'enseignement de l'Eucharistie en tant que vrai sacrifice. Ils pensent même que l'enseignement traditionnel de l'Eglise, et la croyance que l'Eucharistie est un sacrifice, ne sont pas chrétiens mais païens. Cela est totalement absurde, c'est typiquement luthérien, protestant. Au cours de leur liturgie de l'Eucharistie, ils traitent le très Saint-Sacrement d'une manière si banale que cela en devient parfois horrible. Ils restent assis en recevant la sainte communion, et après ils en perdent des fragments parce qu'ils n'en prennent pas soin, et après la communion ils dansent au lieu de prier et d'adorer Jésus en silence. Cela est véritablement profane, païen, naturaliste.

 

— Le problème n'est peut-être pas seulement d’ordre pratique…

 

Mgr Athanasius Schneider:

Le deuxième danger est constitué par leur idéologie. L'idée principale du Néocatéchuménat, selon leur fondateur Kiko Argüello est celle-ci : l'Eglise n'a eu une vie idéale seulement jusqu’à l'époque de Constantin au quatrième siècle, seul cela a été effectivement la véritable Eglise. Avec Constantin l’Eglise a commencé a se dégénérer : une dégénération doctrinale, liturgique et morale. Et l'Eglise a atteint le fond absolu de cette dégénération de la doctrine et de la liturgie avec les décrets du Concile de Trente. Mais, contrairement à ce qu’il croit, c'est l'opposé qui est vrai : ce fut là l'un des point culminants de l'histoire de l'Eglise en raison de la clarté de la doctrine et de la discipline. Selon Kiko, l'âge des ténèbres de l'Eglise a duré depuis le quatrième siècle jusqu'au concile Vatican II. C'est avec le concile Vatican II seulement que la lumière est entrée dans l'Eglise. Cela est une hérésie parce que cela voudrait dire que le Saint-Esprit aurait abandonné l'église. Et c'est véritablement sectaire, c’est tout à fait dans la ligne de Martin Luther qui déclarait que jusqu'à sa personne l'Eglise était restée dans les ténèbres et que c'est seulement à travers lui qu'il y eut la lumière dans l'Eglise. La position de Kiko est fondamentalement la même à ceci près que Kiko postule que l'âge des ténèbres de l'Eglise court depuis Constantin jusqu'à Vatican II. Ainsi ils font une mauvaise interprétation du concile Vatican II. Ils se disent les apôtres de Vatican II, et ce faisant ils justifient toutes leurs pratiques et leurs enseignements hérétiques par Vatican II. Il s'agit d'abus graves.

 

— Comment cette communauté a-t-elle pu être officiellement reconnue par l'église ?

 

Mgr Athanasius Schneider:

C'est une autre tragédie. Ils ont établi un lobby puissant au sein du Vatican il y a au moins 30 ans. Cela s'accompagne d'une autre tromperie : lors de nombreux événements ils présentent de nombreux fruits de conversion et de nombreuses vocations aux évêques. De nombreux évêques sont aveuglés par les fruits, ils ne voient pas les erreurs, et il ne les examinent pas. Ils ont de grandes familles, ils ont de nombreux enfants, et leur vie de famille atteint un haut niveau moral. Cela constitue, évidemment, un bon résultat. Cependant, on y constate également une attitude exagérée qui presse les familles à avoir un maximum d'enfants. Cela n'est pas sain. Et donc, ils disent qu'ils acceptent Humanae vitae, et cela est bien, évidemment. Mais à la fin c'est une illusion, car il y a aujourd'hui dans le monde bien des groupes protestants qui atteignent un haut niveau moral, qui ont eux aussi de nombreux enfants, et qui protestent eux aussi contre l'idéologie du genre, l'homosexualité, et qui acceptent Humanae vitae. Mais pour moi il ne s'agit pas là d'un critère décisif de vérité ! Il y a également de nombreuses communautés protestantes qui convertissent de nombreux pécheurs, des gens qui ont vécu avec des addictions comme l'alcoolisme ou la drogue. Donc le fruit de la conversion n'est pas un critère décisif pour moi et je n'inviterais pas ce beau groupe protestant qui convertit les pécheurs et qui a de nombreux enfants dans mon diocèse afin de s'engager dans l'apostolat. Telle est l'illusion de nombreux évêques, aveuglés par les soi-disant fruits.

 

Quelle est la pierre d'angle de la doctrine ?

 

Mgr Athanasius Schneider:

C'est la doctrine de l'Eucharistie. Voilà le cœur. C'est une erreur de regarder d'abord les fruits et d'ignorer ou de ne pas prendre soin de la doctrine, de la liturgie. Je suis sûr que viendra un temps où l'Eglise examinera cette organisation en profondeur et de manière objective sans la pression des lobbies du Chemin néocatéchuménal, et leurs erreurs de doctrine et de liturgie seront véritablement mises au jour.

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Publié par Ingomer - dans Religion Vatican II
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 16:50

Un hasard ? Quoiqu'il en soit, après la "cellule riposte" créée par Macron contre Onfray et Zemmour parce qu'ils prennent "trop de place dans le récit national", cette chasse aux intellectuels et aux journalistes devient pénible.

Faut-il y voir l'effet d'une video publiée par Natacha Polony il y a un peu plus de quinze jours où la journaliste courageuse dénonçait le "Dîner du siècle", le "groupe Bilderberg" et les "Young Leaders", comme des groupes "coupés totalement de la population" et des "élites qui se sont détachées à la fois des intérêts des peuples et des nations" ("théorie, explique-t-elle de l'historien américain Christopher Lasch sur la sécession des élites" qui se coupent elles-mêmes des populations et "faisant valoir les intérêts des Etats-Unis"...) ?

 

A l'appui, Natacha Polony avanche que "la meilleure preuve en est cette réflexion en 1999 dans Newsweek de David Rockefeller, qui fit partie des fondateurs du groupe Bilderberg et qui expliquait, nous le citons dans le livre dans le livre du Comité Orwell, 'Bienvenue dans le pire des mondes, le triomphe du soft totalitarisme', 'quelque chose doit remplacer le gouvernement et le pouvoir privé me semble l'identité adéquate pour le faire'." "[...] Il y a une vision du monde commune, conclue la journaliste, qui repose sur l'idée que des intérêts privés doivent prendre le pas sur les états. Cela s'appelle des choix politiques et ces choix politiques doivent être explicités..." La video a été supprimée sur Youtube au prétexte farfelu "Cette vidéo n'est plus disponible suite à une réclamation pour atteinte aux droits d'auteur soumise par TELEPARIS." !

La video est encore disponible ici. Nous la reproduisons ci-dessous :

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 11:53
Michel Onfray : Macron a créé une cellule contre Zemmour et moi-même

Vidéo intégrale :
http://bit.ly/2rqhWp2

Extrait :

 

"Les gens qui ne sont pas allés voter auront probablement manifesté un plus grand esprit civique que ceux qui auront voté.

 

Il y a des gens qui n'ont pas voté non pas parce qu'ils ne savent pas qu'il n'y a pas de législatives (cela serait vraiment être sous-informé pour cela), non pas parce que la politique ne les intéresse pas (mais au contraire parce que la politique les intéresse à un plus haut point), mais parce qu'ils sont dégoûtés, franchement dégoûtés du comportement de la classe politique depuis des années. Depuis que la gauche de pouvoir fait semblant d'être de gauche, depuis que la gauche d'opposition est dans la surenchère absolue sans aucun souci de la réalité et de la vérité et est complètement dans l'idéologie; depuis que cette droite de gauche et socialo-compatible depuis qu'ils ont les uns et les autres ratifié l'Europe de Maastricht qui est l'Europe du libéralisme; depuis qu'ils jettent à la poubelle, qu'ils stigmatisent et qu'ils insultent tous les gens qui sont pour une Europe sociale et non pas une Europe libérale, en estimant que ces gens qui sont contre une Europe libérale sont contre l'Europe tout court, puisqu'ils ne sont pas pour l'Europe libérale. Mais je ne connais personne qui est contre l'Europe, tout le monde est pour, simplement il y a des formules possibles et pensables, et que le libéralisme en est une (formule) mais que cela n'est pas la seule. Et que par exemple on peut avoir une Europe sociale. Et voilà pourquoi nombre de gens en 2005 était contre le traité européen dans sa formule libérale. On connaît l'histoire: en 2008 le referendum a été méprisé, foulé aux pieds. On a estimé que le traité de Lisbonne serait l'occasion de faire passer par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat) ce que les Français avait refusé. On ne fait pas un referendum si l'on a décidé de s'assoir sur la décision du peuple... Et donc effectivement, il y a une rupture de contrat social et l'on voit bien que cette rupture de contrat social est l'occasion pour nombre de gens de ressentir un profond dégoût pour la classe politique dominante, gauche libérale, droite libérale (c'est un peu la même chose).

 

Alors j'ai noté parmi les gens qui ont giclé dimanche dernier dès le premier tour : Cambadélis (Premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2014. NdCR.), Hamon, Mennucci, Guigou, Baumel, Filippetti, Feckl, Méliadel. A droite: Guaino, qui ne s'est pas comporté de manière très élégante en vomissant sur l'électorat qui ne 'lavait pas élu, Rama Yade, et chez les écologistes, Duflot, Cosse. Et ceux qui sont mal parti: Najat Vallaud-Belkacem, Kosciuzko-Morizet, Philippot et Collard. Et parmi ceux-là 5 voulaient être président de la république ! Hamon, Guaino, Rama Yade , Cécile Duflot, et Nathalie kosciusko-Morizet.

 

[...] Plus de 50% de gens qui ne sont pas allés voté, c'est quelque chose de majeur. Abstention : 51,3%.

 

On nous a dit que la République en marche a fait 32,32% , en fait dans cette configuration si on intègre les abstentionnistes (sans compter les non-inscrits..., les votes blancs et nuls qu’il faudrait aussi prendre en compte. NdCR.), la République en marche a fait 13,4%.

Les Républicains-Modem, dont on nous a dit qu'ils faisaient 21,57%, ils font 10,9%. [...] Ces gens sont ultra-minoritaires, même lorsqu'ils sont majoritaires.

 

[...] Cela ne représente pas grand chose de peser si peu quand on oublie la moitié des Français qui ne se sont pas déplacés. [...] C'est-à-dire que compte tenu que l'on est à 51,3, quand plus de 50% des Français ne se déplacent pas, l'élection devrait être nulle, et on devrait imaginer que tous les gens qui se sont présentés n'ont plus le droit de se présenter, et qu'il faut de nouveaux candidats, de nouveaux clients, de nouvelles personnes. Ou alors trouver autre chose, mais effectivement considérer que l'on ne peut pas encore parler de 'démocratie' quand on s'assied sur un referendum ou quand on estime que quand la moitié des Français ne va pas voter, finalement l'on se contentera de celle qui aura voté parce que les autres seraient des méchants, des gens qui ne seraient pas des citoyens et qui ne seraient pas civiques. Je pense au contraire qu'ils ont été extrêmement civiques.

[...] La démocratie ne fonctionne pas, les referendums (et les pétitions NdCR.) qui sont jetés à la poubelle, les 50% de Français qui ne s'expriment pas qui comptent pour zéro, et puis cette idée qu'au bout du compte des gens qui font à peu près la même chose se retrouvent au simple, au triple ou au quadruple (il y a une inégalité dans les députés. NdCR.), on voit bien que la démocratie ne fonctionne pas, ne fonctionne plus." (Fin de citation)

Michel Onfray : Macron a créé une cellule contre Zemmour et moi-même

Au sujet du civisme des abstentionnistes, rappelons notre commentaire d'il y a dix ans, dans des Législatives (2007) où l'abstention avait déjà atteint un niveau "record" :

 

Malgré la propagande républicaine, et "l'appel aux urnes", les Français ont choisi d'exercer leur droit civique d'une manière plus efficace: en s'abstenant massivement. En envoyant un signal lisible politiquement, l'abstention massive devient la façon française de se faire comprendre du système mondialiste qui ne jure qu'en fonction des taux de participation et d'abstention. C'est finalement la manière la plus efficace d'accomplir son devoir civique, dans l'intérêt de la France.
 

18h30 >Le taux d'abstention devrait atteindre 40% (estimation TNS-Sofres Unilog), un record pour un 1er tour de législatives sous la Ve République Fil news - Lci
 
 
L'abstention dans les conditions décrites par Michel Onfray et d'autres (oubli et mépris des droits de Dieu, de la loi naturelle, de la morale soubassement de toute construction scientifique, philosophique ou politique) devient une action militante et engagée.
 
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 00:00
Saint Antoine de Padoue, Confesseur

Saint Antoine de Padoue, Confesseur

Religieux de l'ordre des frères mineurs franciscains, Saint Antoine (1195-1231) naît de son vrai nom Fernando Martins de Bulhoes à Lisbonne, en 1195, de la famille glorieuse de Godefroy de Bouillon, premier roi de Jérusalem, dont une branche s'était implantée en Portugal.
Enfant, il va à l'école épiscopale et se fait remarquer par une intelligence vive. A quinze ans, il entre chez les frères augustiniens du monastère de Saint-Vincent de Fora qui se trouvait alors en dehors de la ville, à Graça, une des sept collines de Lisbonne. Il y reste deux ans.
En 1212, il continue ses études théologiques au monastère augustinien de la Sainte-Croix à Coimbra.

Un jour qu'il était retenu à l'infirmerie du couvent par les devoirs de sa charge, il eut, au moment de l'élévation de la Messe, un ardent désir de voir le Sauveur, et il se mit à genoux: Ô merveille! Les murs de l'église s'entr'ouvrent et lui laissent voir l'autel, où il adore ravi, la sainte Victime.

 

Cependant Antoine était appelé de Dieu à devenir disciple de S. François; il sentit le premier appel à la vue de ces cinq religieux franciscains, Bérard de Carbio, Otton, Pierre de Saint-Géminien, Adjute et Accurse s'embarquant pour les missions d'Afrique en 1219 et qui s'étaient arrêtés dans son monastère de Coimbra. L'appel devint définitif, quand, quelques mois plus tard, les reliques de ces cinq religieux (devenus martyrs de la foi décapités au Maroc par le calife almohade Yusuf al-Mustansir le 16 janvier 1220, après avoir été fouettés à mort) furent ramenées providentiellement à son monastère. Fernando Martins de Bulhoes, qui vient d'être oint prêtre, assiste à la cérémonie funéraire des cinq franciscains. Le jeune homme sent "dans son coeur" qu'il doit impérativement suivre l'exemple des frères martyrisés. Il exprime le voeu de rejoindre l'Ordre et il est accueilli à Olivais (un ermitage des environs de Coimbra) où quelques frères franciscains arrivés au Portugal vers 1217 ou 1218, avaient reçu de la reine Urraque la jouissance d'une chapelle. Il change de nom et prend celui d'Antoine. Il décide de partir lui aussi pour le Maroc mais, malade, il doit rebrousser chemin. Il débarque alors en Sicile, arrive à Assise et participe au chapitre de 1221. Il se rend en mission dans les régions du sud de la France où ses premiers miracles lui assurent une grande renommée.


Placé à la cuisine d'un couvent, il est un jour appelé par son supérieur pour prêcher, sans préparation à la communauté. Il commença simplement; mais bientôt il s'éleva à une telle hauteur de doctrine et d'éloquence qu'il émerveilla toute l'assemblée : l'Esprit-Saint, qui transforma les Apôtres, avait rempli l'humble Antoine. Dès lors il occupe les grandes charges de l'Ordre, il évangélise les villes et les campagnes, enseigne dans les universités de Montpellier, Toulouse, Bologne et Padoue.

 

Dans un concile où il y avait "des Grecs et des Latins, des Français et des Teutons, des Slaves et des Anglais et bien d'autres de différentes langues et d'idiomes variés", le frère Antoine, devant le pape, rend la parole de Dieu tellement douce, que tous ces gens "l'entendent très limpidement, clairement et le comprennent distinctement" ! Puis ils s'émerveillent : "Comment se fait-il que nous entendons tous parler par lui notre langue maternelle?"

Le pape Grégoire IX lui-même s'exclame : "C'est vraiment lui l'arche de l'Alliance et la bibliothèque des écritures divines !"


Ses prédications rencontrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux hérétiques. Il fonde un monastère à Brive, où il fait de nombreuses conversions. Il est d'ailleurs, comme Vincent Ferrier et Torquemada, surnommé le "marteau des hérétiques".

 

"Antoine fut parmi les premiers maîtres de théologie des frères mineurs franciscains, sinon le premier. Il commença son enseignement à Bologne, avec la bénédiction de S. François, qui, reconnaissant les vertus de S. Antoine, lui envoya une brève lettre qui commençait par ces paroles : 'Il me plaît que tu enseignes la théologie aux frères'.

 

Antoine posa les bases de la théologie franciscaine qui, cultivée par d'autres éminentes figures de penseurs, devait connaître son apogée avec S. Bonaventure de Bagnoregio et le bienheureux Duns Scot" (Benoît XVI, Audience générale du 10 février 2010).

 

En 1226, il est custode de Limoges et en 1227, après la mort de S. François, il est provincial d'Italie du Nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses avec les Albigeois.

 

En 1230, au chapitre, il renonce à sa charge de ministre provincial. Il fut envoyé à Rome où il fut un conseiller de Grégoire IX dans le problème de la validité du Testament de S. François.

 

En 1231, il est envoyé à Padoue où il poursuit ses prêches durant le Carême mais il meurt d'épuisement le 13 juin suivant à Arcelle, près de Padoue. Il n'a que 36 ans quand il achève sa vie. Il est  canonisé l'année suivante, le 30 mai 1232 par Grégoire IX.

Son apostolat a duré moins de 10 ans, mais le rayonnement de ses paroles et de ses actes a eu une portée internationale jusqu'à nos jours.

 

Les représentations de S. Antoine de Padoue sont assez rares, mais elles deviennent très courantes à partir du XIVe siècle. Le culte de S. Antoine se répandit surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devint le saint national du Portugal, et les explorateurs le firent connaître au monde entier. Il est ainsi le Patron des marins, des naufragés et des prisonniers.

 

Parmi les innombrables miracles de ce grand thaumaturge, remarquons ceux qui suivent:

Son père avait été injustement condamné à mort à Lisbonne, pour un meurtre qu'il n'avait pas commis. L'esprit de Dieu transporta Antoine en son pays natal; il alla tirer le mort de sa tombe et lui fit proclamer l'innocence de l'accusé ! A la même heure, Antoine, de retour à Padoue, se rendait à l'office où la cloche appelait les religieux (don de bilocation ou d'ubiquité).

Saint Antoine est célèbre par l'apparition de l'Enfant Jésus, qui vint un jour Se mettre entre ses bras. D'où les nombreuses représentations de S. Antoine portant l'Enfant Jésus.

Un jour, tandis qu'il soignait un frère malade qui poussait des cris affreux ou des éclats de rire nerveux plus effrayants encore, l'idée lui vint que le malheureux devait être sous la puissance du démon, et, en effet, il le délivra du démon en le couvrant de son manteau.

 

S. Antoine est connu dans le monde comme le Saint qui aide à retrouver les objets perdus. Des objets de la vie quotidienne aux documents importants, avec la même foi. La prière qui suit invoque justement l'aide de S. Antoine dans la recherche de ce qui a disparu :

 

Glorieux S. Antoine, tu as exercé le divin pouvoir de retrouver ce qui était perdu. Aide-moi à retrouver la Grâce de Dieu, et rends-moi dévoué au service de Dieu et de la vertu. Fais-moi retrouver ce que j'ai perdu et montre-moi ainsi la présence de ta bonté.

(Notre Père, Je vous Salue Marie, Gloire à Dieu)

 

L'idée d'invoquer le Saint pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un jour un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre.

Saint Antoine de Padoue, le saint que l'on invoque pour retrouver les objets perdus

Il fait adorer le saint Sacrement par une jument. Prodige que le Saint accomplit à Toulouse, et que l'on désigne ordinairement sous le nom de Miracle de la Mule. Un hérétique osa un jour discuter avec notre grand saint sur des points les plus importants de la religion, mais bientôt à court d'arguments, il déclara : 'Je possède une mule, je vais pendant trois jours la priver de nourriture. Dans trois jours, soyez ici avec une hostie consacrée; moi de mon côté j'amènerai ma mule et je lui offrirai à manger. Si, dédaignant le foin que je lui présenterai, elle se tourne vers vous, je reconnaîtrais la supériorité de votre religion.' Le Saint accepte la proposition. Au jour convenu, Antoine, après avoir célébré la Messe et prié Dieu, accourt au rendez-vous, l'ostensoir sacré à la main. La mule arrivait au-devant d'elle : 'Au nom de ton Créateur, que je porte dans les mains, lui dit-il, je t'ordonne de l'adorer avec humilité, afin que les hérétiques voient avec confusion que les animaux eux-mêmes sont forcés de reconnaître la divinité de celui que le prêtre immole tous les jours à l'autel'.

 

Aussitôt la mule, quittant son conducteur, se prosterne à terre, et, plaçant sa tête sur les pieds d'Antoine, reste immobile dans cette position.

Miracle de la Mule - Luca Giordano - San Antonio de Padua y la mula que adora la Eucaristía

Miracle de la Mule - Luca Giordano - San Antonio de Padua y la mula que adora la Eucaristía

Le miracle des poissons. Quand S. Antoine prêchait, les hérétiques cathares ne l'écoutaient pas. Un jour, il leur dit alors qu'il allait s'adresser à des créatures plus simples et plus spontanées que le Bon Dieu a créées. Prêchant sur le bord de la mer, S. Antoine vit venir une multitude de poissons pour l'entendre, et donner une leçon aux hérétiques qui se bouchaient les oreilles : ils ne partirent qu'après s'être inclinés sous sa bénédiction.

 

Comme chez S. François, les prédications de S. Antoine aux animaux invitent ces créatures du Seigneur à louer leur Créateur.

 

C'est ici une position inverse de celles des cathares, où les créatures avaient été créées par un démiurge, c'est-à-dire un dieu malveillant qui aurait fait tomber les âmes et les esprits dans la matière... En cela, la louange de la Création est en elle-même une prédication anti-cathare, qui veut signifier l'unicité de Dieu comme Créateur et Père de tous les êtres.

Prédication de S. Antoine aux poissons

Prédication de S. Antoine aux poissons

Afficher l'image d'origine Un autre jour, S. Antoine réussit à rendre S. François présent "pour les yeux corporels".

 

En 1224, Jean de Florence, ministre des Franciscains pour la Provence, avait réuni un chapitre à Arles. Frère Antoine s'y rend et en profite pour faire un commentaire de l'Evangile de Jean, plus exactement, des versets où celui-ci parle de l'arrivée du Christ, chargé de sa croix, sur le Golgotha et de l'ordre de Pilate d'inscrire sur la croix "Jésus de Nazareth, roi des Juifs". Le frère Monaldo, prêtre "éclatant par sa renommée et plus encore par sa vie" (Thomas de Celano), "homme simple et que l'ornement de nombreuses vertus faisait resplendir" (Julien de Spire), fait partie de l'assistance. Pendant qu'il écoute les paroles "bénies" de S. Antoine, "le frère Monaldo regarde vers la porte de la maison où les frères étaient tous ensemble réunis, et là il voit, de ses yeux corporels, le bienheureux François élevé dans les airs, mains tendues comme s'il était en croix et bénissait les frères !"

 

La plupart des églises comptent aujourd'hui une statue de lui. Il est généralement représenté comme un homme chétif, vêtu de la bure sombre franciscaine nouée par une cordelière à trois noeuds serrée à la ceinture, les pieds nus, et la tête rasée ne conserve que la couronne monacale. C'est ainsi qu'il nous prêche la mortification des sens, le mépris de la mollesse et des plaisirs, le détachement des choses de la terre, l'oubli de soi-même et le dédain pour tout ce qui est passager, futile et vain.

 

Il rappelait souvent au nom de l'Evangile :

 

"Celui qui ne partage pas, alors qu'il a le nécessaire, c'est un voleur".

 

Et encore :

 

"Ô riches, prenez pour amis... les pauvres, accueillez-les dans vos maisons : ce seront eux, les pauvres, qui vous accueilleront par la suite dans les tabernacles éternels, où résident la beauté de la paix, la confiance de la sécurité, et le calme opulent de l'éternelle satiété".



Afficher l'image d'origine Après leur mort, S. François et S. Antoine apparaissent ensemble  dans les visions de certains miraculés. C'est ainsi qu'un jeune frère, la veille du jour où il voulait quitter l'Ordre, voit un long cortège de gens habillés "de précieux ornements diaprés" et dont le visage, les mains et tout ce que l'on voyait de leur corps "rayonnait de manière plus resplendissante que le soleil"; deux surtout "plus nobles que les autres marchaient entourés d'une si grand clarté qu'ils provoquaient chez ceux qui les regardaient une stupeur étonnante". Il voudrait connaître leur identité. Une voix lui répond qu'ils sont S. François et S. Antoine et que le cortège est celui des frères mineurs qui conduisent ce dernier, mort récemment, "vers la gloire du Royaume éternel."

 

 


Saint Antoine de Padoue ne doit pas être confondu avec saint Antoine l'Ermite, ou Antoine d'Egypte, au IVe siècle, considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien.

 

S. Antoine a composé un cycle de Sermons pour le dimanche, un autre consacré aux saints, proposant ainsi un parcours spirituel tellement riche que Pie XII le proclama en 1946 Docteur de l'Eglise, en lui attribuant le titre de Docteur évangélique car ses sermons reprenaient toute "la fraîcheur et la beauté de l'Evangile". (Benoît XVI, Audience générale du 10 février 2010).

 

Principaux attributs : la bure franciscaine, l'Enfant-Jésus, une mule, un livre, des poissons, un coeur enflammé, un lys de pureté.

 

"Antoine" est un nom d'origine latine qui signifie "inestimable".


Sur les hauteurs du Col d'Osquich, frontière historique entre les provinces de Basse-Navarre et de Soule (Pays Basque) au sud de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), se trouve la "Chapelle St Antoine" (706 m) dédiée à la paix. Les pèlerinages ont lieu le 13 juin, fête de St-Antoine de Padoue, le 2e dimanche de juillet, le dimanche après le 15 août.

 





S. Antoine est avant tout un auteur moral et ascétique. On pourrait composer tout un livre d'ascétique au moyen de ses sermons. Combattant surtout l'orgueil, la luxure, l'avarice avec une liberté sainte, il n'oublie personne, pas même les prélats.

Fuyez la sensualité; fuyez l'orgueil, parce qu'elle est la mère de la sensualité, de la luxure et de tous les autres vices. Soyez saints ! Soyez fidèles ! Aimez le Seigneur comme je L'aimais, lui donnant votre oui et ne regardant plus jamais en arrière.

Saint Antoine de Padoue, Le plus invoqué parmi les saints et le plus présent dans notre vie, Prières, Neuvaines et Litanies, Editions Lanore, Paris 2014, p. 9

S. Antoine insiste sur l'esprit d'oraison (la prière du coeur). Il vante une vie dont le soin principal est la vie de prière, qu'il proclame supérieure sur la vie active. La meilleure est la vie mixte, apostolique dérivant de la plénitude de la contemplation. L'intimité de l'Evangile doit se vivre en actes. Il rappelait :

 

"Que les paroles se taisent et que les actions parlent... Le Seigneur a maudit le figuier où il n'a pas trouvé de fruits mais seulement des feuilles."

 

"Dans cet enseignement de S. Antoine sur la prière, nous saisissons l'un des traits spécifiques de la théologie franciscaine, dont il a été l'initiateur, c'est-à-dire le rôle assigné à l'amour divin, qui entre dans la sphère affectueuse, de la volonté, du coeur et qui est également la source d'où jaillit une connaissance spirituelle, qui dépasse toute connaissance. En effet, lorsque nous aimons, nous connaissons.

 

Antoine écrit encore :

 

'La charité est l'âme de la foi, elle la rend vivante; sans amour, la foi meurt"

 

(Sermones, Dominicales et Festivi, II, Messaggero, Padoue 1979, p. 37, in Benoît XVI, Audience générale du 10 février 2010 cité in Saint Antoine de Padoue, Le plus invoqué parmi les saints et le plus présent dans notre vie, Prières, Neuvaines et Litanies, Editions Lanore, Paris 2014, p. 102.)

 

[....] Seule une âme qui prit peut accomplir des progrès dans la vie spirituelle: tel est l'objet privilégié de la prédication de S. Antoine. [...] Pour cette raison, Antoine invite à plusieurs reprises les fidèles à penser à la véritable richesse, celle du coeur, qui rend bons et miséricordieux, fait accumuler des trésors dans le Ciel." (Benoît XVI, Audience générale du 10 février 2010).

 

Ses écrits révèlent une tendre dévotion à l'humanité du Christ, considéré non comme un roi de gloire mais humilié par amour pour nous; il parle souvent de l'Eucharistie et des dispositions requises pour la bien recevoir; il recommande surtout la dévotion à la Passion du Sauveur; il est aussi un des précurseurs de la dévotion au Sacré-Coeur.

 

Enfin, S. Antoine recommande instamment la dévotion à la Très Sainte Vierge; et l'on peut dire que ses sermons nous donnent une vraie théologie mariale.

Prière pour la guérison des malades. Pour nos intentions personnelles

 

Saint Antoine, j'ai recours à vous dans ma détresse; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation. Ô consolateur plein de commisération, vous venez si puissamment au secours de ceux que l'épreuve fait gémir. Je viens donc à vous dans ma pauvreté et ma misère, avec une confiance toute filiale, afin d'obtenir du Dieu puissant et miséricordieux la grâce que je sollicite en toute humilité.

(Ici l'on désigne la grâce que l'on veut obtenir.)

Bon Saint Antoine, il est vrai, je suis indigne de votre commisération, car trop souvent j'ai offensé votre Dieu et le mien. Cependant je mets ma confiance en vous, le bienfaiteur de tant d'hommes éprouvés par la douleur.

J'ai le ferme espoir que vous ne refuserez pas votre aide paternelle à votre indigne enfant.

Daignez donc intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu'au jour où ma demande sera agréée.

Ainsi soit-il.

Sources:

 

(1) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Les saints du jour
(2) Site officiel de Saint Antoine de Padoue

(3) Virgil TANASE, Saint François d'Assise, Gallimard Folio Biographies, Malesherbes 2015, p. 211-217

(4)Saint Antoine de Padoue, Le plus invoqué parmi les saints et le plus présent dans notre vie, Prières, Neuvaines et Litanies, Editions Lanore, Paris 2014

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 15:28

La Conférence Episcopale Polonaise, réunie à Zakopane, a décidé à l'unanimité que sur base d'Amoris Laetitia, les divorcés-remariés qui ne vivent pas comme frère et soeur ne peuvent pas recevoir l'eucharistie.

Cette décision, la première du genre prise par une conférence épiscopale, officialise l'état de crise de l'Eglise catholique. Une crise que seule une parole claire de la seule personne habilitée - le Pape - pourrait résoudre.

Certains évêques, comme ceux du Kazakhstan, de l'Alberta ou des Territoires du Nord Ouest canadien avaient également décidé sur base d'Amoris Laetitia que l'eucharistie ne pouvait pas être donnée à ceux qui vivaient more uxorio alors que leur premier mariage était encore valide et de nombreux évêques ont suivi la même direction.

Cependant, la décision de la Conférence Episcopale Polonaise est importante à plus d'un titre. Tout d'abord parce qu'il s'agit d'une Eglise encore florissante et vivante, à la différence des autres Eglises d'Europe Occidentale (comme la Belgique et l'Allemagne) qui semblent affligées par ces mêmes germes qui ont porté à la quasi-disparition des Eglises protestantes de leurs pays. C'est-à-dire le désir de récupérer les fidèles par une campagne marketing basée sur l'esprit de la culture dominante. Mais aussi parce qu'il s'agit de l'Eglise qui a fourni le dernier saint pape de l'histoire, celui qui - avec Benoît XVI - a forgé les outils de foi et de culture nécessaires pour affronter la tempête dévastatrice de la sécularisation.

Il est difficile de ne pas voir qu'à ce stade, à plus d'un an de sa publication, Amoris Laetitia constitue une blessure ouverte dans le corps de l'Eglise à tous les niveaux: cardinaux, évêques, théologiens, experts et même simples fidèles.

 

Source: Marco Tosatti, vaticaniste à La Stampa, Diakonos.be

"Amoris laetitia" : la Pologne dit non à la communion des divorcés-remariés

Add. « Le journal allemand “Tagespost” publie une analyse de Guido Horst illustrant une situation pour le moins inhabituelle dans l’Eglise catholique : il constate en effet que les catholiques “divorcés-remariés” qui habitent à l’Est de la Neisse de Lusace, rivière au long de laquelle court la frontière germano-polonaise n’ont que quelques centaines de mètres à parcourir pour se rendre sur la rive ouest, par exemple à Görlitz, pour trouver un prêtre qui les accompagnera vers la réception du sacrement de l’Eucharistie. Il poursuit : “Tandis que les personnes divorcées-remariées à l’ouest de la Neisse peuvent accéder à la communion en allant quelques centaines de mètres plus à l’est, l’Eglise de Pologne ne le permet pas”.

D’où une situation totalement inédite dans l’Eglise catholique. Les Conférences épiscopales des deux pays, celle d’Allemagne et celle de Pologne, avaient pourtant chacune de leur côté explicité les directives officielles concernant les personnes “divorcées-remariées”.

Et Guido Horst de signaler que certains parlent à présent ouvertement d’un “schisme de fait”. Cette façon fluctuante d’interpréter le droit d’accès à la communion sacramentelle ne concerne pas seulement l’Allemagne et la Pologne : la majorité des évêques africains partage en effet la position des évêques polonais.

Ailleurs, comme en Allemagne, on entend suivre le pape François qui, dans son document post-synodal “Amoris laetitia”, aurait ouvert effectivement la possibilité d’un traitement au cas par cas de ces situations problématiques. Guido Horst conclut : “Depuis ce document post-synodal, les évêques de par le monde ne parlent plus la même langue”. »

 

Nous pourrions ajouter sans risque d'erreur que les Eglises locales n'enseignement plus toutes la même doctrine que l’Eglise catholique...

 

Source : Kathnet (Trad. MH/APL), Pro Liturgia, Actualité du 12 juin 2017

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Publié par Ingomer - dans Religion Pologne
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 09:32

Dans un entretien pour Tv-Libertés, le philosophe Francis Cousin, auteur du livre "l'Être contre l'Avoir", fait une critique "radicale" des gens de la "Manif pour tous" :

Merci à R. pour le lien.

Extrait :

 

"Il y a entre Marx et Lénine autant de différences qu'entre Jésus et Calvin. Jésus est venu sur terre dans l'Incarnation radicale du soleil christique pour l'abolition du temple de la marchandise. Calvin se réclame de Jésus et c'est l'apothéose boursière de la Genève financière... Il y a donc manifestement chez Calvin, l'antithèse radicale du Christ. Et, pour les groupes radicaux dont je vous parlais tout à l'heure, à l'époque où Charles Maurras découvre Lénine, cela fait plus de vingt ans que des groupes radicaux dénoncent le bolchévisme comme 'un capitalisme d'état'. Donc les groupes ouvriers radicaux ont toujours été contre la social-démocratie du capital, et ils ont toujours été contre le capitalisme d'état bolchévique, léniniste, trotskyste, maoïste, etc. C'est-à-dire que au moment où toute une population était effectivement encartée dans le mythe fallacieux de la Russie soviétique, ces groupes disaient mais non : la Russie soviétique, c'est le capitalisme d'état soviétique.

 

Et le fétichisme de la marchandise, c'est le moment où la valeur d'échange potentiel qui a commencé à naître lors de la révolution au néolithique, et qui n'a pas cessé de s'étendre siècle par siècle, au moment de la guerre de 14 commence à prendre le pouvoir absolu sur le monde. Aujourd'hui, tout est fétichisme, tout est marchandisation... La GPA, la PMA, ce ne sont pas des ratés, c'est la logique absolue. Et puisqu'on est sur Tv-Libertés, il m'arrive parfois de tomber sur des gens de la Manif pour tous et je leur dis: mais vous n'avez rien compris, vous êtes là, une bonne famille française, vous êtes classiques, vous souhaiteriez que la France se soit arrêtée à un temps antérieur, vous êtes fiers que votre fils soit avocat en droit d'affaires, vous êtes fiers que votre fille fasse HEC, mais vous n'avez rien compris. La PMA et la GPA sont constitutifs de ce monde traditionnel que vous défendez parce que vous n'avez pas compris que dans ce monde traditionnel que vous défendiez il y avait souterrainement la vampirisation qui arrivait et qui est là. On ne peut pas dire : je veux une société où il y a de l'argent et en même temps condamner les effets de l'argent. Donc la vraie problématique contre l'avoir, contre l'Argent, on en revient au Christ incendiaire chassant les marchands du temple, à Hegel et à Marx, à Babeuf. On est ici dans une télévision qui a dans son soubassement culturel une propension particulière à poser le fait vendéen. Le fait vendéen, ce n'est ni Cathelineau ni Charette qui l'ont compris. Ils n'ont strictement rien compris à la dialectique industrielle du capitalisme populicide. C'est un communiste radical qui s'appelait Babeuf, qui a été guillotiné parce qu'il soutenait les insurrections sans-culottes de Paris contre la bourgeoisie thermidorienne, qui a compris en quoi le 'populicide' vendéen venait marquer le passage dans la dynamique industrielle de la dictature du fétichisme de la marchandise. Et il n'y a que Babeuf qui a compris le 'populicide'".

 

Le journaliste Martial Bild pose alors une question essentielle à Francis Cousin : "Parmi vos références, est-ce que le marxisme est une clé de lecture suffisante pour comprendre les coulisses de cette guerre de l'être sur l'avoir ?"

 

Francis Cousin : "Pas le marxisme, puisque comme le disait Marx dans toute sa correspondance à la fin de sa vie : ce que je sais c'est que je ne suis pas marxiste.

 

Le marxisme, c'est une gigantesque imposture qui s'est créée pour étouffer la pensée subversive radicale de Marx. Marx est aux antipodes de toutes les droites et aux antipodes de toutes les gauches et il a fait une critique radicale de ce que devenait la social-démocratie et il a fait une critique radicale de ce que devenait le bolchévisme, le capitalisme d'état concentrationnaire. L'objet de Marx, en reprenant les pré-socratiques, dans la poursuite de Hegel, c'est de poser l'insurrection de l'être générique contre l'avoir.

 

[...] Je me définis comme communiste, au sens ontologique de ce qu'est le communisme, c'est-à-dire la communion des hommes. [...] Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon se disent communistes comme Calvin se dit chrétien. Le mot communiste surgit dans l'histoire bien avant Marx. Il surgit dans tous ces mouvements, la guerre des paysans, la croisade des Pastoureaux. Durant tout le Moyen-Âge nous avons des insurrections paysannes qui se disent communeuses, qui se disent communières, qui se disent communistes, il faut restaurer le Royaume du Christ sur terre, il faut abolir l'état, il faut abolir l'argent.

 

Durant tour le temps médiéval, il ne se passe pas une année sans que dans une région ou que dans une province le tocsin insurrectionnel des paysans se mette en mouvement pour que les paysans se réapproprient leur vie, dans une sacralité, dans une sacralité de l'être.

 

Je pense qu'on en revient si vous voulez à ce que disait Hegel, 'le vrai c'est le tout'. Il n'y a pas un sujet de notre quotidienneté qui ne trouve sa signification si on le rapporte pas au tout de cette contradiction essentielle qui fait la vie, il y a l'être et il y a l'avoir, il y a le beau et il y a le laid, il y a la domestication et il y a l'émancipation. Il y a donc toute une série de problématiques qui sont toujours à résoudre dans cette articulation-là, et c'est c'est ce que les présocratiques ont compris." (Fin de citation)

 

Note de Christ-Roi. Les présocratiques ne sont pas la religion indépassable. Hormis un impératif moral pour soi-même, poser l'insurrection de l'être contre l'avoir comme un impératif collectif, poser l'instauration ou la "restauration" du Royaume du Christ sur terre par la force, l'"abolition" de l'état et de l'argent par la force, c'est méconnaître l'action et la volonté réelle de Dieu. C'est méconnaître l'enseignement du Christ et de l'Eglise. A la place d'un tout indistinguable, religion du monde antique, le Christ a distingué le temporel et le spirituel. Se constituer contre (ce que voulait faire les Juifs de l'empire romain) est déjà donner une existence et une constitution à ce que l'on combat. A la culture de l'affrontement matériel insurrectionnel, pour détruire ce qu'il y a de mal dans la matière (héritage du péché originel) le Christ n'a pas cherché à abolir l'empire romain par la force ou à le combattre avec les armes matérielles de l'ennemi..., il a plutôt condamné ceux qui voulaient se servir de l'épée pour le défendre ("Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée." Mt, 26:52), et a privilégié l'arme spirituelle, le don gratuit de soi et l'exemple communicatif. [A noter que cela ne signifie pas non plus comme le prétendent certaines sectes, que tout usage de la force soit prohibé dans le christianisme. (Cf. S. Thomas d'Aquin, II, 9-40, sur le concept de guerre : intention droite, cause juste, être le seul moyen, un espoir raisonnable de victoire, des moyens non intrinsèquement mauvais, des moyens proportionnés). Dans l'Evangile, saint Jean le Baptiste dit clairement que le métier des armes n'est pas interdit : "Et des soldats aussi l’interrogeaient, disant : Et nous, que ferons-nous ? Et il leur dit : N’usez de violence ni de fraude envers personne, et contentez-vous de votre paye". Luc 3:14.]

 

Sachant qu'elle ne pouvait pas abolir d'un coup matériellement l'esclavage, l'Eglise s'est contentée de le condamner moralement dans différents conciles (conciles d'Orange 441, Arles 442, Agde 506, Orléans 541, Mâcon 585, Paris 615, Reims 625, Chalon-Sur-Saône 650), ainsi que dans différentes bulles des papes, jusqu'à ce que ce soit des pouvoirs séculiers temporels des sociétés chrétiennes elles-mêmes qui finissent par décréter l'abolition de l'esclavage.

 

De même, s'agissant de l'argent, l'Eglise en condamnant l'usure a permis à l'Occident d'être libre de l'esclavage des changeurs de monnaie pendant quinze siècles. Le Code de droit canon de 1917 continue d'interdire l'usure pour les clercs.

La trahison du Christ, Cavalier d'Arpinon (1568)

La trahison du Christ, Cavalier d'Arpinon (1568)

Et lorsque Jésus chassa les changeurs de monnaie et les marchands du temple, parce que "lieu de prière" et non de commerce, son Sacré-Coeur le fit avec force et charisme en renversant les tables par la douceur associée à la Parole. La foi sans la charité n'est rien, mais la charité sans la foi débouche sur rien de solide et de durable. On ne dit pas assez que même à ce moment-là, le divin Coeur de Jésus était plein de douceur.

Francis Cousin fait une critique radicale des gens de la "Manif pour tous"

L'Eglise catholique s'est donc efforcée de suivre cet enseignement du Christ, enseignement du don gratuit de soi pour les autres, tout en encourageant vivement les possédants dans la société (les riches, les marchands, etc.) à donner gratuitement de leur richesse aux autres, à émanciper leurs esclaves,mais sans jamais imposer la charité publique et politique. Cette manière de combattre la matière était fondamentalement bien plus puissante et durable que n'importe quelle autre. Elle a transformé la société antique de l'avoir, abouti à la société du don gratuit du 'Moyen Âge' féodal où les artisans donnaient gratuitement de leur temps et offraient leurs savoir-faire et où les nobles et les possédants faisaient des dons d'argent et des legs divers.

 

Et c'est effectivement l'état moderne, celui de l'avoir, qui a transformé l'ancienne charité publique gratuite médiévale en charité publique obligatoire payée sur l'impôt... Nos états modernes sont fondés sur ce changement. Puis de la charité obligatoire dans l'état moderne nous sommes passés au stade de l'insurrection obligatoire au XXe siècle. On a vu ce que cela a donné.

 

Le Christ ne combat donc pas matériellement l'avoir dans la société à coups d'épée ou d'insurrection matérielle, il agit spirituellement en nous par la vie intérieure, en appelant chacun à des valeurs plus hautes, et la transformation intérieure. C'est pourquoi il est Notre Maître, Notre Seigneur, le "chemin", la "vie", la "vérité", parce qu'il est Celui qui nous conduit vers l'authentique progrès, le progrès qui dure et ne périt pas...

 

L'homme intérieur qui a une vie spirituelle intérieure transforme en profondeur une société bien mieux et d'une façon bien plus durable que n'importe quel insurrectionnel matériel.

 

Les révolutionnaires et le capital ont d'ailleurs fait 1789 pour détruire ce qui véritablement était pour eux un obstacle : la force de l'esprit sur la matière.

 

Ceci nous renvoie encore à la citation du royaliste Joseph de Maistre : "La contre-révolution ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution".

 

Enfin, bien qu'habillé d'un anti-matérialisme apparent, le radicalisme de Francis Cousin a tout l'air d'une tentation sous apparence de bien. Il s'agirait essentiellement d'un globalisme inversé qui aboutit à un matérialisme inversé, énième avatar des vieilles lunes des Juifs de l'empire romain (et encore aujourd'hui des Juifs talmudistes) dans l'attente d'un Messie politique ou d'un messianisme politique qui sauvera le monde.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 00:00
Bienheureux Guy Vignotelli, prêtre o.f.m. († v. 1245)

Originaire d'Espagne, Guy Vignotelli, un seigneur de condition très modeste, mais très hospitalier, reçut chez lui S. François et ses compagnons. Plusieurs jours plus tard, alors qu'il vit S. François prier, il voulut devenir son disciple et vivre davantage encore la pauvreté.

 

Entré dans l'ordre des Frères mineurs franciscains en 1211, il se retira dans une grotte près de Cortone (Italie) et prêcha la pénitence aux populations voisines. Il mena une vie de jeûnes, de pauvreté et d’humilité.

 

Sources: (1), (2), (3), (4)

 

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 00:00
Sainte Trinité, solennité

L'enseignement de l'église sur la Sainte Trinité (par S. Augustin) :

 

Tous les interprètes de nos livres sacrés, tant de l'Ancien Testament que du Nouveau que j'ai lus, et qui ont écrit sur la Trinité, le Dieu unique et véritable, se sont accordés à prouver par l'enseignement des Ecritures que le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont un en unité de nature, ou de substance, et parfaitement égaux entre eux. Ainsi ce ne sont pas trois dieux, mais un seul et même Dieu. Ainsi encore le Père a engendré le Fils, en sorte que le Fils n'est point le Père : et de même le Père n'est point le Fils, puisqu'il l'a engendré. Quant à l'Esprit-Saint, il n'est ni le Père, ni le Fils ; mais l'Esprit du Père et du Fils, égal au Père et au Fils, et complétant l'unité de la Trinité. C'est le Fils seul, et non la Trinité entière, qui est né de la vierge Marie, a été crucifié sous Ponce-Pilate, a été enseveli, est ressuscité le troisième jour et est monté au ciel. C'est également le Saint-Esprit seul qui, au baptême de Jésus-Christ, descendit sur lui en forme de colombe, qui après l'Ascension, et le jour de la Pentecôte, s'annonça par un grand bruit venant du ciel et pareil à un vent violent, et qui se partageant en langues de feu, se reposa sur chacun des apôtres (Mt III, 16 ; Ac II, 2-4). Enfin c'est le Père seul et non la Trinité entière qui se fit entendre soit au baptême de Jésus par Jean-Baptiste, soit sur la montagne en présence des trois disciples, lorsque cette parole fut prononcée « Vous êtes mon Fils». Et également ce fut la voix du Père qui retentit dans le temple, et qui dit : « Je l'ai glorifié, et je le glorifierai encore (Mc I, 11) ». Néanmoins comme le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont inséparables en unité de nature, toute action extérieure leur est commune. Telle est ma croyance, parce que telle est la foi catholique.  

 

Comment trois personnes ne font-elles qu'un seul Dieu ?

 

Mais ici quelques-uns se troublent, quand on leur dit qu'il y a trois personnes en Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et que ces trois personnes ne sont pas trois dieux, mais un seul et même Dieu. Aussi demandent-elles comment on peut comprendre un tel langage, surtout si vous ajoutez que toute action extérieure est commune à la Trinité entière, et que néanmoins la voix du Père qui s'est fait entendre, n'est pas la voix du Fils, que l'Incarnation n'appartient qu'au Fils qui a pris une chair, qui a souffert, qui est ressuscité et qui est monté au ciel ; et que seul l'Esprit-Saint s'est montré sous la forme d'une colombe. Ces esprits curieux veulent donc comprendre comment la Trinité entière a pu parler par cette voix qui n'est que la voix du Père, comment encore cette même Trinité a créé la chair que le Fils seul a prise dans le sein d'une Vierge, et enfin comment cette colombe sous-laquelle se montra seul l'Esprit-Saint a été l'oeuvre de toute la Trinité. Car autrement, la Trinité n'agirait pas inséparablement, et le Père serait une chose, le Fils une autre, et l'Esprit-Saint une autre. Si au contraire certaines actions sont communes aux trois personnes, et certaines autres propres seulement à chacune d'elles, l'on ne peut plus dire que la Trinité agisse inséparablement. Ils se tourmentent encore pour savoir comment l'Esprit-Saint fait partie essentielle de la Trinité, puisqu'il n'est engendré ni du Père, ni du Fils, quoiqu'il soit l'Esprit du Père et du Fils. 


Telles sont les questions dont quelques personnes me poursuivent à satiété. C'est pourquoi je vais essayer de leur répondre, autant que la grâce divine suppléera à mon impuissance, et en évitant de suivre les sentiers d'une jalouse et maligne critique (Sg VI, 25). Si je disais que jamais je ne me préoccupe de ces mystérieuses questions, je mentirais. J'avoue donc que j'y réfléchis souvent, parce que j'aime en toutes choses à découvrir la vérité, et d'un autre côté la charité me presse de communiquer à mes frères le résultat de mes réflexions. Ce n'est point que j'aie atteint le terme, ou que je sois déjà parfait, car si l'apôtre saint Paul n'osait se rendre ce témoignage, pourrais-je le faire, moi qui suis si éloigné de lui ? «Mais oubliant, selon ma faiblesse, ce qui est derrière moi, et m'avançant « vers ce qui est devant moi, je m'efforce d'atteindre le but pour remporter le prix de la céleste vocation (Ph III, 12.14) ». Quelle distance ai-je donc parcourue dans cette route? à quel point suis-je arrivé ? et quel espace me reste-t-il encore à franchir? voilà les questions auxquelles on désire une réponse nette et précise. Puis-je la refuser à ceux qui la sollicitent, et dont la charité me rend l'humble serviteur ? Mais je prie aussi le Seigneur de faire qu'en voulant instruire mes frères, je ne néglige point ma propre perfection , et qu'en répondant à leurs questions, je trouve moi-même la solution de tous mes doutes. J'entreprends donc ce traité par l'ordre et avec le secours du Seigneur notre Dieu, et je me propose bien moins d'y soutenir d'un ton magistral des vérités déjà connues, que d'approfondir ces mêmes vérités en les examinant avec une religieuse piété.  

 

Consubstantialité des trois personnes

 

 

Quelques-uns ont dit que Notre-Seigneur Jésus-Christ n'était pas Dieu, ou qu'il n'était pas vrai Dieu, ou qu'il n'était pas avec le Père un seul et même Dieu, ou qu'il n'était pas réellement immortel parce qu'il était sujet au changement. Mais il suffit pour les réfuter de leur opposer les témoignages évidents et unanimes de nos saintes Ecritures. Ainsi saint Jean nous dit « qu'au commencement était le « Verbe, que le Verbe était avec Dieu, et que le Verbe était Dieu ». Or l'on ne peut nier que nous ne reconnaissions en ce Verbe qui est Dieu, le Fils unique de Dieu, celui dont le même Evangéliste dit ensuite, « qu'il s'est fait chair, et qu'il a habité parmi nous ». Ce qui arriva lorsque par l'incarnation le Fils de Dieu naquit dans le temps de la vierge Marie. Observons aussi que dans ce passage, saint Jean ne déclare pas seulement que le Verbe est Dieu, mais encore qu'il affirme sa consubstantialité avec le Père. Car après avoir dit « que le Verbe était Dieu », il ajoute « qu'au commencement il était avec Dieu, que toutes choses ont été faites par lui, et que rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui » (Jn I, 14, 2.3). Or, quand l'Evangéliste dit que tout a été fait par le Verbe, il entend évidemment parler de tout ce qui a été créé; et nous en tirons cette rigoureuse conséquence que le Verbe lui-même n'a pas été fait par Celui qui a fait toutes choses. Mais s'il n'a pas été fait, il n'est donc  pas créature, et s'il n'est pas créature, il est donc de la même substance ou nature que le Père. Et en effet, tout ce qui existe est créature, s'il n'est Dieu; et tout ce qui n'est pas créature, est Dieu, De plus, si le Fils n'est pas consubstantiel au Père, il a donc été créé; mais s'il a été créé, tout n'a donc pas été fait par lui, et cependant l'Evangéliste nous assure que tout a été fait par lui. Concluons donc et que le Fils est de la même substance ou nature que le Père, et que non-seulement il est Dieu, mais le vrai Dieu. C'est ce que saint Jean nous atteste expressément dans sa première épître: « Nous savons, dit-il, que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence, afin que nous connaissions le vrai Dieu, et que nous vivions en son vrai « Fils qui est Jésus-Christ. C'est lui qui est le vrai Dieu et la vie éternelle (I Jn V, 20) ». 


Nous pouvons également affirmer que l'apôtre saint Paul parlait de la Trinité entière, et non du Père exclusivement, lorsqu'il disait «que Dieu seul possède l'immortalité (I Tm VI, 16) ». Et, en effet, l'Etre éternel ne saurait être soumis ni au changement, ni à la mortalité; et par conséquent, dès là que le Fils de Dieu « est la vie éternelle », on ne doit point le séparer du Père quand on dit que celui-ci « possède seul l'immortalité ». C'est aussi parce que l'homme entre en participation de cette vie éternelle, qu'il devient lui-même immortel. Mais il y a une distance infinie entre celui qui est par essence la vie éternelle, et l'homme qui n'est immortel qu'accidentellement, et parce qu'il participe à cette vie. Bien plus, ce serait une erreur d'entendre séparément du Fils et à l'exclusion du Père, ces autres paroles du même apôtre : « Il le fera paraître en son temps, Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l'immortalité ». Nous voyons, en effet, que le Fils lui-même parlant au nom de la Sagesse, car « il est la Sagesse de Dieu (I Co I, 24) », ne se sépare point du Père, quand il dit : « Seul, j'ai parcouru le cercle des cieux (Si XXIV, 8) ». A plus forte raison, il n'est point nécessaire de rapporter exclusivement au Père et en dehors du Fils, ce mot de l'Apôtre : « Qui seul possède l'immortalité ». D'ailleurs, l'ensemble du passage s'y oppose. « Je vous commande, dit saint Paul à Timothée, d'observer les préceptes que je vous donne, vous conservant sans tache et sans reproche jusqu'à l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ que doit faire paraître, en son temps, Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs; qui seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, qu'aucun homme n'a pu ni ne peut voir, et à qui est l'honneur et la gloire aux siècles des siècles. « Amen (I Tm VI, 14.15.16) ». Remarquez bien que dans ce passage l'Apôtre ne désigne personnellement ni le Père, ni le Fils, ni l'Esprit-Saint, et qu'il caractérise le seul vrai Dieu, c'est-à-dire la Trinité tout entière par ces mots : « Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ». 


Mais peut-être vous troublez-vous, parce que vous saisissez difficilement ce mot de l'Apôtre : « Qu'aucun homme n'a pu, ni ne peut voir ». Rassurez-vous : il s'agit ici de la divinité de Jésus-Christ; et en effet, les Juifs qui ne pouvaient voir en lui le Dieu, ne laissèrent pas de crucifier l'homme qu'ils voyaient. C'est qu'un oeil mortel ne saurait contempler l'essence divine, et qu'elle n'est aperçue que de l'homme qui s'est élevé au-dessus de l'humanité. Nous avons donc raison de rapporter à la sainte Trinité ces paroles « Le Dieu souverainement heureux et seul puissant, qui fera paraître en son temps Notre-Seigneur Jésus-Christ ». D'ailleurs, si l'Apôtre dit ici que ce Dieu « possède seul l'immortalité », le psalmiste n'avait-il pas dit, « que seul il opère des prodiges ? (Ps LXXI, 18) ». Et maintenant je demanderai à mes adversaires de qui ils entendent cette parole. Du Père seul ? Mais alors comment sera-t-elle véritable cette affirmation du Fils: «Tout ce que le Père fait, le Fils le fait également ? » De tous les miracles ? Le plus grand est certainement la résurrection d'un mort. Eh bien! « Comme le Père, dit Jésus-Christ, ressuscite les morts et les vivifie, ainsi le Fils vivifie ceux qu'il veut (Jn V, 19.21)». Comment donc le Père opèrerait-il seul des prodiges ? et comment pourrait-on expliquer autrement ces paroles qu'en les rapportant non au Père seul, ni au Fils, mais au seul vrai Dieu, c'est-à-dire au Père, au Fils et au Saint-Esprit ?   
L'apôtre saint Paul nous dit encore: « Il n'y a pour nous qu'un seul Dieu, le Père d'où procèdent toutes choses, et qui nous a faits pour lui; et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses ont été faites, et nous par lui ». Or, je le demande, l'apôtre, comme l'évangéliste, n'affirme-t-il pas « que toutes choses ont été faites par le Verbe ? » Et dans cet autre passage, n'est-ce pas aussi ce même Verbe qu'il désigne évidemment ? « Tout est de lui, tout est par lui, tout est en lui. A lui soit la gloire aux siècles des siècles. Amen (Rm XI,36) ». Veut-on, au contraire, reconnaître ici la distinction des personnes, et rapporter au Père ces mots: «Tout est de lui » ; au Fils, ceux-ci : « Tout est par lui » ; et au Saint-Esprit, ces autres : «Tout est en lui ? ». Il devient manifeste que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un seul Dieu, puisque l'Apôtre attribue à chacune des trois personnes cette même et unique doxologie : « Honneur et gloire aux siècles des siècles. Amen ». Et en effet, si nous reprenons ce passage de plus haut, nous verrons que l'Apôtre ne dit pas « O profondeur des richesses de la sagesse et de la science », du Père, ou du Fils, ou du Saint-Esprit, mais simplement, « de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements, ajoute-t-il, sont incompréhensibles, et ses voies impénétrables ! car qui connaît les desseins de Dieu, ou qui est entré dans le secret de ses conseils ? ou qui lui a donné le premier pour en attendre la récompense ? car tout est de lui, tout est par lui, tout est en lui. A lui la gloire aux siècles des siècles. Amen (Rm XI, 33-36) ».   Mais si vous ne rapportez ces paroles qu'au Père, en soutenant que seul il a fait toutes choses, comme l'Apôtre l'affirme ici, je vous demanderai de les concilier et avec ce passage de l'épître aux Corinthiens, où, parlant du Fils, saint Paul dit : « Nous n'avons qu'un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses ont été faites », et avec ce témoignage de l'évangéliste saint Jean : « Toutes choses ont été faites par le Verbe (I Co III, 6 ; Jn I, 2) ». Et, en effet, supposons que certaines choses aient été faites par le Père, et d'autres par le Fils, il faudrait en conclure que ni l'un ni l'autre n'ont fait toutes choses. Admettez-vous, au contraire, que toutes choses ont été faites ensemble par le Père et par le Fils, vous en déduirez l'égalité du Père et du Fils, et la simultanéité des opérations du Père et du Fils. Pressons encore cet argument. Si le Père a fait le Fils qui lui-même n'a pas fait le Père, il n'est plus vrai que le Fils ait fait toutes choses. Et cependant tout a été fait par le Fils donc il n'a pas été fait lui-même ; autrement il n'aurait pas fait avec le Père tout ce qui a été fait. Au reste, le mot lui-même se rencontre sous la plume de l'Apôtre; car dans l'épître aux Philippiens, il dit nettement « que le Verbe ayant la nature de Dieu, n'a point cru que ce fût pour lui une usurpation de s'égaler à Dieu (Ph II, 6) ». Ici saint Paul donne expressément au Père le nom de Dieu, ainsi que dans cet autre passage : «Dieu est le Chef de Jésus-Christ (I Co, XI, 3) ». 


Quant au Saint-Esprit, ceux qui avant moi ont écrit sur ces matières, ont également réuni d'abondants témoignages pour prouver qu'il est Dieu et non créature. Mais s'il n'est pas créature, il est non-seulement Dieu dans le même sens que quelques hommes sont appelés dieux (Ps LXXXI, 6) ; mais il est réellement le vrai Dieu. D'où je conclus qu'il est entièrement égal au Père et au Fils, consubstantiel au Père et au Fils, coéternel avec eux, et complétant l'unité de la nature dans la trinité des personnes. D'ailleurs, le texte des saintes Ecritures qui atteste le plus évidemment que le Saint-Esprit n'est pas créature, est ce passage de l'épître aux Romains, où l'Apôtre nous ordonne de servir non la créature, mais le Créateur (Rm I, 24). Et ici saint Paul n'entend pas nous prescrire ce service que la charité nous recommande envers tous nos frères, et que les Grecs nomment culte de dulie; mais il veut que ce soit ce culte qui n'est dû qu'à Dieu seul, et que les Grecs appellent culte de latrie. Aussi regardons-nous comme idolâtres tous ceux qui rendent aux idoles ce culte de latrie, car c'est à ce culte que se rapporte ce précepte du Décalogue: «Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul (Dt VI, 13) ». Au reste, le texte grec lève ici toute difficulté, car il porte expressément: « Et vous lui rendrez le culte de latrie ». 


Or, si nous ne pouvons rendre à une créature ce culte de latrie, parce que le Décalogue nous dit : « Vous adorerez le Seigneur, votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul », et si l'Apôtre condamne ceux qui ont servi la créature plutôt que le Créateur», nous sommes en droit de conclure que le Saint-Esprit n'est pas une créature, puisque tous les chrétiens l'adorent et le servent. Et en effet, saint Paul dit « que nous ne sommes point soumis à la circoncision, parce que nous servons l'Esprit de Dieu », c'est-à-dire, selon le terme grec, que nous lui rendons le culte de latrie (Ph III, 3). Telle est la leçon que donnent tous ou presque tous les manuscrits grecs, et qui se trouve également dans plusieurs exemplaires latins. Quelques-uns cependant portent : nous servons Dieu en esprit, au lieu de lire : nous servons l'Esprit de Dieu. C'est pourquoi, sans me préoccuper de prouver à mes adversaires l'authenticité d'un texte dont ils récusent la valeur, je leur demanderai s'ils ont jamais rencontré la plus légère variante dans ce passage de la première épître aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vos corps sont le temple du Saint-Esprit, que vous avez reçu de Dieu? » Mais ne serait-ce point un blasphème et un sacrilège que d'oser dire que le chrétien, membre de Jésus-Christ, est le temple d'une créature inférieure à Jésus-Christ ? Or, l'Apôtre nous affirme, dans un autre endroit : « que nos corps sont les membres de Jésus-Christ ». Si donc ces mêmes corps, membres de Jésus-Christ, sont également les temples de l'Esprit-Saint, celui-ci ne saurait être créature. Et, en effet, dès là que notre corps devient le temple de l'Esprit-Saint, nous devons rendre à cet Esprit le culte qui n'est dû qu'à Dieu, et que les Grecs nomment culte de latrie. Aussi saint Paul a-t-il raison d'ajouter: « Glorifiez donc Dieu dans votre corps (I Co VI, 19.1.20).



Saint Augustin. Source

 

Sainte-Trinite--miniature-des-Grandes-Heures-d-Anne-de-Bre.jpg

La Sainte Trinité, miniature des Grandes Heures d'Anne de Bretagne illustrées par Jean Bourdichon, XVIe siècle.

 

 

. Saint Patrick, Apôtre de l'Irlande, et la Sainte Trinité

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 00:00
Saint Landry, Évêque de Paris (✝ 656)

Évêque de Paris, saint Landry n'eut de cesse d'aider les plus démunis. Lors des famines, il vendait tous ses biens jusqu'aux objets liturgiques pour acheter un peu de pain et le redistribuer.

Parce que les maladies faisaient de nombreux morts et se transformaient souvent en épidémies, il eut l'idée de regrouper tous les malades pour mieux les soigner et ne pas contaminer le reste de la population : le premier hôtel-Dieu était créé.

 

Sources : (1), (2), (3), (4)

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:41

"Au temps de la Rome antique, un citoyen avait le pouvoir de vie et de mort sur sa femme, ses enfants et ses esclaves. La fameuse patria potestas romaine. Au Ve siècle, cet empire romain allait se désagréger et disparaître. L'Occident entra alors dans une période d'instabilité, les invasions se succédaient.

 

L'émergence du christianisme permit de modifier en profondeur les mentalités.

 

Jadis, le père ou le mari avait un pouvoir total envers les siens, pouvant aller jusqu'à la mort et était totalement indifférent à tout ce qui n'était pas de sa famille, de son sang. La communauté ne s'immisçait jamais dans ces histoires de famille. En ce Moyen-Âge naissant, tout allait changer. Désormais, ce sera Dieu qui aura le pouvoir sur les hommes. L'autorité arbitraire antique laissera la place à la bonté chrétienne.

 

Dès le VIe siècle, le pouvoir temporel et spirituel prirent à bras le corps la pauvreté alors croissante en Occident encore fragile politiquement.

 

En 511, le Concile d'Orléans stipula, entre autres, que les prélats allaient devoir s'occuper des plus pauvres, et Childebert Ier, fils de Clovis, en 549, édifia pour la première fois un lieu dont la vocation allait être de recevoir des pèlerins et des malades. Ces premiers établissements, liés à la charité chrétienne, accueillent toute personne dans le besoin sans distinction.

 

A partir du XIIe siècle, au temps du pape Innocent III, et des ordres franciscains, et dominicains, la démographie urbaine explosa, avec son lot de pauvreté. En réaction, ces lieux d'accueil allaient se structurer, on les appellera des "hôtels-Dieu" (leur devise : "Nos seigneurs les pauvres". NdCR.). Dès lors ces hôtels-Dieu commençaient à se spécialiser, à se professionnaliser. Une femme enceinte n'était pas accueillie au même endroit qu'un pèlerin ou qu'un malade. Ces hôtels-Dieu étaient administrés par des assemblées de religieux, appelées des chapitres placées près des cathédrales contrôlées par des évêques. [...] Plus tard, ces structures accueillirent tout ce que la société comptait d'indigents et de personnes fragiles. La mission des frères et des soeurs étaient de guérir et de soulager à la fois le corps et l'âme de la personne. Les apothicaires, les ancêtres des médecins y prodiguaient leurs soins corporels. Quant aux religieux, ils s'adonnaient à la guérison des âmes en donnant la communion, la confession...

 

Les hôtels-Dieu vivaient principalement de dons. Les artisans donnaient de leur temps et offraient leurs savoir-faire. Quant aux nobles, ils faisaient des dons d'argent et des legs divers. Ainsi, quiconque pouvait selon son statut faire acte de piété.

 

A partir de la 'Renaissance' (redécouverte du droit romain. NdCR.), à partir du XVIe siècle, la perception de la pauvreté changea. Elle fut perçue comme une menace sociale. Des magistrats commenceront petit à petit à s'immiscer dans la gestion de ces établissements. Dorénavant, les gueux seront chassés et amenés à l'hôtel-Dieu pour y travailler. Les pauvres étaient devenus gênants et inutiles. La charité d'antan se transforma en enfermement. Le pouvoir séculier prit la place du pouvoir spirituel, et la pauvreté deviendra désormais une affaire de laïcs."

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 10:13

Un débat a été organisé par l'agence de presse "Sputnik" entre le journaliste Eric Zemmour et l'économiste Jacques Sapir sur le thème "Identité ou souveraineté ?"

Alors qu'il y a d'autres domaines de la souveraineté (la définition du droit et de la justice, la défense du territoire et les relations internationales), la question du débat aborde la souveraineté sous l'angle simplement économiste (l'euro et d'autres problèmes liés à l'économie).

Zemmour pense que Marine Le Pen aurait dû parler davantage d'identité, d'immigration, d'islam et de guerre de civilisation que d'économie (l'euro) lors de la campagne présidentielle et reproche à Jacques Sapir d'avoir influencé négativement sur ces sujets le FN Florian Philippot en axant la campagne sur l'économisme.

Sapir, qui récuse l'accusation pense que cet argument d'Eric Zemmour l'affaiblit plus qu'elle ne le renforce, le camp souverainiste devant aussi "prendre en compte" les personnes de gauche. Il précise qu'il pense même qu'"il aurait fallu faire la campagne sur les deux pieds", même s'il ne donne pas à l'identité le même contenu que Zemmour.

Bien que Sapir reconnaisse un problème avec l'islamisme, il ne le confond pas avec l'islam et accuse le polémiste de faire une "lecture fondamentaliste de l'islam". Il faudrait, selon lui, contextualiser l'islam dans le champ géo-politique et notamment "la politique américaine au Moyen-Orient".

Eric Zemmour, d'accord sur les problèmes créés par la géopolitique américaine dans le monde, explique néanmoins qu'il "ne pense pas que c'est la faute de l'autre" (rien ne se réduit jamais à "la faute de l'autre". NdCR.), qu'il va y avoir un problème démographique lié au "nombre" (de la population musulmane), qu'"il y a une civilisation chrétienne, grecque et romaine qui a fait la France et une civilisation musulmane, et qu'"il ne peut pas y avoir deux civilisations sur un même territoire parce que cela va faire deux peuples et deux peuples qui vont s'affronter dans une guerre de civilisation et une guerre civile". "A partir d'un certain nombre, ajoute-t-il, l'identité revient et elle veut s'imposer aux autres". Cette position est tout à fait juste car réaliste.

Sapir répond à cette position de Zemmour que ce n'est "pas une question de nombre mais une question de contexte", "il ne peut pas y avoir de lecture politique du fait religieux qui se fait hors contexte". Cette affirmation est incomplète et donc fausse. C'est bien évidemment à la fois une question de "contexte" et une question de "nombre". De sorte que l'on peut dire que celui qui cherche à séparer les deux concepts (ou à en nier l'un ou l'autre) est un imposteur au service de l'oligarchie.

On peut aussi dire que le candidat à la présidentielle qui saura parler et de "contexte" géopolitique (souveraineté)  et de "guerre de civilisation" (identité) - ce que n'a pas fait Marine Le Pen - agrégera sur sa personne la majorité et pourra prétendre incarner le pouvoir. C'est la raison essentielle du "cordon sanitaire" et du "front républicain" afin d'empêcher toute jonction des deux concepts. Cette ligne se fera également nécessairement par la définition d'un fondement politique qui ne soit ne pas absurde, mais clairement identifié...

Le jour où cette ligne se réalisera, l'oligarchie nihiliste pourra faire ses valises.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 14:24

Le docteur Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l’enfant à l’Université Lyon 2, a lancé hier une alerte sur les dangers concernant les plans gouvernementaux français sur "l'éducation à la sexualité", prenant source dans des textes internationaux portés par l'OMS, le planning familial et l'ONU, en cours d'application dès la maternelle en France.

 

Liens attachés à la video :



http://pros-contre-educsex.strikingly...

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer...

 

En introduction à cette video, pour "anticiper les critiques à venir", le docteur Berger précise qu'il est "athée", et "qu'il n'est pas question ici de religion, mais de protection du développement affectif de l'enfant".

 

Extrait :

 

"Savez-vous que l'éducation à la sexualité est prévue dès la maternelle, par le ministère de l'éducation nationale ? Savez-vous que dans certaines classes de CM1, à dix ans, on explique aux enfants qu'ils auront des relations sexuelles plus tard et qu'on leur parle de l'utilisation des préservatifs ?

 

Savez-vous que sur le site 'On s'exprime', sous tutelle du ministère de la santé, destiné aux mineurs à partir de la classe de 5ème, donc âgés de douze ans, on décrit six positions de pénétration vaginale, dessins ludiques à l'appui et comment se pratique la sodomie ? On explique pourquoi les acteurs de films pornographiques éjaculent hors du vagin de leur partenaire. Et on propose aux mineurs de raconter leurs premières relations sexuelles." Et est-il indispensable de faire imprimer un clitoris en trois dimensions aux élèves comme proposé sur un site partenaire du ministère ?

 

Savez-vous que dans certaines classes on fait étudier aux adolescents et adolescentes des textes où des scènes de fellations sont longuement détaillées sans prendre en compte ce que cela peut occasionner ? Comment en est-on arrivé là ?

 

En mars 2017, la ministre de la santé, a annoncé la généralisation d'un programme d'éducation à la sexualité dès octobre 2017, donc dans quelques mois.

 

[...] Ce programme est imposé par les instances européennes et il est obligatoire. En France, aucun parent ne peut y soustraire son enfant. En référence aux textes internationaux de l'Organisation mondiale de la Santé (O.M.S.), cette éducation à la sexualité doit commencer entre zéro et quatre ans. Et l'on doit expliquer aux enfants de cet âge ce qu'est la masturbation infantile précoce et leur proposer de jouer au docteur. Pour les six - neuf ans on leur explique ce qu'est l'éjaculation. C'est déjà le cas dans certaines classes.

Dans les standards européens de l'éducation à la sexualité, il est précisé qu'il faut donner des explications à l'enfant avant qu'il soit en âge de se poser des questions à ce propos".

 

Le docteur Berger précise :

 

"Vous vous demandez probablement si ce que je dis est vrai. J'ai eu la même réaction d'incrédulité quand mes collègues m'ont transmis ces informations. Et puis je suis allé vérifier, et je puis vous assurer que tout ceci est exact. C'est ce que les promoteurs de ces programmes appellent 'changer de paradigme', c'est-à-dire parler aux enfants, dès petits, d''une sexualité synonyme de plaisirs et d'épanouissement personnel'. Il est précisé que ce sera 'fait avec tact'. Or, je peux vous affirmer que ce n'est f'réquemment pas le cas et que nous recevons des témoignages d'enfants et d'adolescents qui expriment leurs gênes ou leur dégoûts face à cet enseignement collectif qu'ils qualifient de 'très intrusif'.

 

"Ce programme présente plusieurs risques majeurs, poursuit le docteur Berger. Tout d'abord, il fait intrusion de manière traumatique, dans le rythme de croissance affective des enfants. Par traumatique, je veux dire qu'un certain nombre d'entre eux vont mal après cet enseignement. Pourquoi ne pas attendre que des enfants posent des questions sur la sexualité au moment où ils en ressentent le besoin ? Pourquoi ne pas laisser la sexualité dans le domaine de l'intime ? Car c'est le domaine de l'intimité par excellence. Les enfants n'auraient-ils pas de pudeur ? Pourquoi des adultes éprouvent-ils le besoin de prendre une place de séducteur initiateur ?

 

Et il est évident qu'en introduisant précocément des informations techniques, on risque de séparer la sexualité de la vie affective.

 

Mais il y a pire encore. Ce programme introduit la théorie du genre, c'est-à-dire de l'idée selon laquelle notre identité sexuelle, garçon ou fille, masculine ou féminine est une construction sociale qui n'est pas liée à notre sexe biologique. Donc, comme notre identité sexuelle serait liée à notre manière d'élever les enfants (les filles jouent à la poupée et les garçons aux cowboys), il faudrait sortir de ces modèles, les déconstruire, avec comme objectif - je cite - qu'un enfant 'intègre la liberté de choix de ses modèles sexuels'. Et ceci, à la période même où il s'identifie à ses modèles familiaux, à son père ou à sa mère. Il s'agit donc d'une attaque des processus d'affiliation. L'enfant pourrait en quelque sorte choisir à quel sexe il souhaite appartenir. Cette théorie très contestée n'a aucun fondement scientifique. Cette idéologie qui prône une égalité - non pas entre tous dans l'accès aux droits fondamentaux - mais de tous, voudrait la négation de la différence des identités masculines et féminines.

 

Ce projet qui consiste à couper l'enfant de l'éducation familiale pour lui proposer une éducation, disons même un formatage fait par l'état, est la marque des fonctionnements totalitaires. Rappelez-vous l'Histoire avec un grand H.

 

Mais il y a encore plus. Dans les textes internationaux qui nous sont imposés, il n'est jamais indiqué l'âge au-dessous duquel il y aurait un interdit à avoir des relations sexuelles avec un mineur.

Le terme flou qui revient en permanence est que l'activité sexuelle dépend des capacités évolutives de l'enfant. On peut donc glisser rapidement vers l'idée que selon ses capacités, l'enfant peut être consentant. Ce qui revient à dire qu'un enfant séduit par un adulte sans violence physique - comme c'est le cas dans beaucoup d'abus sexuels -, serait obligatoirement consentant. Et l'on comprend alors l'intérêt d'éveiller l'enfant à la sexualité le plus tôt possible comme le propose l''éducation à la sexualité'. C'est la voie ouverte à la pédophilie.

 

Comment une petite minorité d'individus est-elle parvenue à imposer un tel programme à la majorité de la population ? Quels sont les lobbies sous-jacents ? Pourquoi les principales associations des parents d'élèves ont-elles laissé s'installer cet état de fait ? Faut-il créer une nouvelle association de parents plus soucieuse de protéger le devenir affectif des enfants ?

 

Tel qu'il est imposé actuellement, le programme d''éducation à la sexualité', constitue une véritable immixtion dans la vie privée, une intrusion dans l'éducation familiale, dont il faut rappeler qu'elle est l'un des attributs de l'autorité parentale selon notre code civil.

 

Le docteur Berger termine cette video ainsi :

 

"Lisez attentivement les textes qui accompagnent notre pétition. Nous faisons cinq propositions. 1 - Arrêter toute 'éducation à la sexualité en classe maternelle et primaire', 2 - Arrêter totalement de parler de la théorie du genre, 3 - Pour les adolescents, maintenir l'obligation qu'à partir de quatorze ans les élèves assistent aux cours consacrés à des informations indispensables, dont la prévention, mais limiter ces informations à des données scientifiques et développer des espaces de relations privées pour ceux qui ont besoin d'informations plus personnelles tel que des entretiens avec des infirmières scolaires, 4 - Créer des conseils de vigilance qui devraient être obligatoirement extérieurs à l'établissement d'où émaneraient d'éventuelles critiques concernant ces sujets, 5 - Retirer les termes 'déclaration des droits sexuels' et 'standard pour l'éducation sexuelle en Europe' de tous les textes ministériels français.

 

Pour que ces propositions aient quelques chances d'être acceptées, il faut que les professionnels de l'enfance et les citoyens en général signent cette pétition.

 

Et si ces propositions sont refusées par les ministères concernés, je pense nécessaire que dans toutes les classes, toutes les écoles, tous les collèges, tous les lycées, les parents s'opposent dans l'intérêt de leurs enfants à l'enseignement de l'éducation à la sexualité."

 

Source: Ariane Bilheran. Partagez, relayez, informez.

Un nouveau professionnel de l'enfance, le docteur Maurice Berger, pédopsychiatre, alerte sur les dangers liés à l'"éducation à la sexualtié" des enfants à l'école (07 juin 2017)
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 12:57

Voici un intéressant point de vue posé par un musulman sur l'islam et le multiculturalisme des sociétés occidentales. L’égyptien Fael Farouq, professeur à l'Institut de langue arabe de l'Université Américaine du Caire, a signé un éditorial publié dans Avvenire.it,  dans lequel il contredit les plus hauts responsables catholiques qui persistent à nier tout lien entre le terrorisme islamique et une "doctrine spécifique" de l’islam. Dans cet éditorial, l'auteur évoque le multiculturalisme comme une idéologie qui est en train de se retourner contre les sociétés occidentales au nom d'une "suprématie de l'idéologie" sur la personne :

Le multiculturalisme est-il une idéologie alliée des islamistes?

 

Selon le professeur Fael Farouq, le pluralisme des sociétés occidentales est devenu un pluralisme de l'exclusion qui s'est aujourd'hui retourné contre le but pour lequel il a été conçu.

 

Celui qui se tue lui-même et qui tue les autres croit en une doctrine bien précise de l'islam. Pour arrêter ce fleuve de sang, il faut purifier cette doctrine des interprétations qui mènent des personnes de confession musulmane à embrasser le terrorisme.

 

Fael Farouq enseigne les sciences linguistiques à l'Université Catholique de Milan. Il est également professeur à l'Institut de langue arabe de l'Université Américaine du Caire et a enseigné dans de nombreuses universités internationales, à New York, Washington, Madrid, Turin, Bologne ainsi qu'à l'University of Notre Dame dans l'Indiana.

 

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à l'Espresso.

 

Extrait :

 

Celui qui tue croit en une doctrine spécifique

 

de Wael Farouq

 

Celui qui se tue lui-même et qui tue les autres croit en une doctrine bien précise de l’islam. Et les massacres continuent à s’ajouter aux massacres, au cœur de l’Europe comme dans tant de cœurs meurtris en Asie et en Afrique. Pour arrêter ce fleuve de sang, il faut donc purifier cette doctrine des interprétations qui mènent des personnes de confession musulmane à embrasser le terrorisme.

 

On m’objectera sans doute que même le mufti saoudien wahhabite condamne le terrorisme. C’est vrai mais ce même mufti refuse le pluralisme et les droits humains et c’est là une contradiction insoluble.

 

On me dira peut-être que l’université al-Azhar, elle, défend le pluralisme et propose un fondement islamique aux droits humains. C’est vrai également mais al-Azhar pâtit de l’instrumentalisation de la politique.

 

[...] Le pluralisme des sociétés occidentale est devenu un pluralisme de l’exclusion qui s’est aujourd’hui retourné contre le but pour lequel il a été conçu. Il ne favorise pas la personne mais plutôt les stéréotypes et les idéologies. En Grande-Bretagne par exemple, c’est au nom de l’intégration qu’on tolère des tribunaux islamiques qui violent les droits des femmes ainsi que l’afflux de millions de livres sterling et d’euros en provenance des extrémistes du Golfe à destination des caisses des organisations islamiques fondamentalistes sans aucun contrôle ni restriction.

 

L’Occident s’est consacré au pluralisme et aux droits humains dans le but que les expériences douloureuses du nazisme et du fascisme ne puissent plus se reproduire mais il faudrait se demander si le nazisme et le fascisme ne représentaient pas justement la suprématie de l’idéologie sur la personne? Est-ce qu’eux aussi ne croyaient pas en quelque chose de supérieur à la personne humaine pour laquelle il était légitime de mourir et de tuer? Et aujourd’hui ne courons-nous pas le risque que le multiculturalisme ne se mue lui-même en une idéologie qui aurait plus d’importance que la personne et que ses véritables droits fondamentaux?

Sources: (1), (2)

Il est toujours bon d'en revenir aux classiques, ici avec une citation d'Aristote :

L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre.

Aristote, Politique, Livre V.

Le multiculturalisme est-il une idéologie alliée des islamistes?
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 00:00
Saint Médard de Noyon, évêque (✝ 560)

Saint Médard, l'un des plus célèbres pontifes de l'Église de France au VIème siècle, naquit vers l'an 457, à Salency, en Picardie, de parents profondément chrétiens. Dieu les bénit en leur donnant pour fils deux futurs saints évêques, Médard et Gildard.

La jeunesse de Médard fut remarquable par sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux; il s'assujettissait à des jeûnes rigoureux, afin de leur distribuer sa nourriture. Un jour, il rencontra un mendiant aveugle qui était presque nu; il se dépouilla de son habit pour l'en revêtir; et comme on lui demandait ce qu'il en avait fait, il dut répondre qu'il l'avait donné à un pauvre aveugle dont la misère l'avait touché. 

Un autre jour, son père, revenant de la campagne avec un grand nombre de chevaux, le chargea de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l'arrivée de ses domestiques. Tout à coup Médard aperçut un villageois chargé de harnais qu'il portait à grand-peine: "Eh! mon ami, lui dit l'enfant, pourquoi vous chargez-vous d'un si pesant fardeau? -- C'est, répondit le paysan, que mon cheval vient de périr par accident; j'emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre cheval." L'enfant, ému de compassion, prit un des chevaux confiés à sa garde et le força de l'emmener. Le Ciel témoigna par un prodige combien cet acte de charité Lui était agréable; car, après que Médard eu rendu compte à son père de son action, on trouva le nombre des chevaux complet.

De plus, tous les gens de la maison virent un aigle couvrir Médard de ses ailes pendant une grosse pluie qui était tout à coup survenue. La vie de l'étudiant et du prêtre répondit à de si admirables commencements; toutes les oeuvres de zèle auxquelles peut se livrer un ministre des âmes lui étaient connues et familières.

En 530, il fut élu évêque et sacré par saint Rémi. La dignité épiscopale ne lui fit rien retrancher de ses pénitences. On vit ce saint vieillard, à l'âge de soixante-douze ans, parcourir les villages, les bourgs et les hameaux, prêchant, consolant son peuple, administrant les sacrements avec un zèle infatigable. Il étendit le règne de la foi en quelques parties de son diocèse demeurées païennes; et, par ses travaux comme par ses miracles, il eut la douce joie de sauver un grand nombre d'âmes. C'est de sa main que la reine Radegonde reçut le voile de religieuse.

Enfin Médard, âgé de quatre-vingt-sept ans, plus chargé encore de vertus et de mérites que d'années, rendit son âme au Créateur, en l'an 545.

Saint Médard de Noyon, évêque (✝ 560)

Sources : (1), (2), (3)

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 00:00
Saint Gilbert de Neuffontaines (✝ 1152)

Né en Auvergne, il est très tôt envoyé à la cour du roi Louis VI le Gros.

Il participa à la seconde croisade prêchée par saint Bernard à Vézelay, et s'y battit vaillamment, même s'il ressentit très vite le besoin de servir son Dieu d'une manière moins meurtrière.

A son retour en France, il donna une partie de son immense fortune aux pauvres et construisit un monastère. Il arriva à convaincre sa femme et sa fille d'entrer en religion comme lui souhaitait le faire. Il entra dans l'Ordre des Prémontrés de Saint Norbert.

Fidèle au charisme de saint Norbert, il construisit un hôpital qui devint rapidement célèbre par les miracles que Gilbert y accomplissait.

Il fut ensuite envoyé dans l'Allier pour être le supérieur de l'abbaye de Neuffontaines. Celle-ci prit son nom quelques temps après sa mort.

Pénitent et charitable, il attira une foule de malades et de pécheurs, désireux de soulager leurs maux physiques et spirituels. On lui amenait de tous côtés des enfants gravement malades. Il leur imposait les mains et les rendait guéris à leurs parents. Epuisé par la pénitence et le labeur, il mourut le 5 juin 1152. Selon ses vœux, on l’enterra dans le cimetière des pauvres de l’abbaye. Comme saint Gilbert bénéficiait d’une grande dévotion populaire et à la suite de nombreux miracles, Jean Lepaige, procureur de l‘Ordre, encouragea la recherche des restes mortels du fondateur. Les ossements furent retrouvés le 26 octobre 1645. La fête de saint Gilbert rappelle la date de cette translation. En 1791, pendant le tumulte de la Révolution française, les reliques furent transférées dans l’église Sint-Didier, pour les mettre à l’abri. On ne les a jamais retrouvées. Le pape Benoît XIII reconnut son culte le 22 janvier/8 mars 1728.

 

Sources : (1), (2), (3)

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 00:00
Saint Norbert, archevêque de Magdebourg (1080-1134)

Né en 1080, près de Cologne (Allemagne), Norbert fut engagé dès son jeune âge dans la cléricature; mais il fréquentait plus la cour que l'Église et reculait devant les Ordres sacrés, afin de suivre la voie des plaisirs. 

Il avait déjà trente-trois ans, quand, traversant à cheval une belle prairie, accompagné d'un seul serviteur, il fut assailli par une soudaine et horrible tempête. La scène de saint Paul sur le chemin de Damas se renouvela; car Norbert entendit une voix céleste lui dire: "Pourquoi me fuis-tu? Je te destinais à édifier mon Église, et tu scandalises mon peuple." En même temps, la foudre éclate et le renverse par terre, où il demeure évanoui pendant une heure entière. Quand il eut recouvré ses sens, il dit à Dieu: "Seigneur, que demandez-vous de moi?" Et la réponse à sa question lui fit comprendre qu'il devait quitter le monde et vivre dans la pénitence. 

La conversion fut immédiate et complète, et bientôt l'on put voir, non sans étonnement, le brillant gentilhomme échanger ses riches vêtements contre la bure du moine. Il se prépara pendant quarante jours, dans un monastère, à offrir pour la première fois le Saint Sacrifice de la Messe. 

Norbert obtint du Pape les pouvoirs de missionnaire apostolique et commença à prêcher la pénitence. Ses œuvres étaient plus éloquentes encore que sa prédication: il marchait nu-pieds, même en plein hiver, au milieu de la neige, n'avait pour vêtement qu'un rude cilice en forme de tunique et un manteau de pénitent; il observait perpétuellement le carême selon la rigueur des premiers siècles, et y ajoutait de ne manger presque point de poisson et de ne boire du vin que très rarement: on eût dit un nouveau Jean-Baptiste, par son zèle et ses austérités. 

Cependant Dieu réservait à Norbert la gloire de fonder l'Ordre des Prémontrés, ainsi nommé parce que le Saint avait eu révélation du lieu où il devait l'établir. Saint Augustin lui ayant apparu, une Règle d'or à la main, il comprit qu'il devait adopter pour son Ordre la règle de ce grand docteur. Il fut lui-même la règle vivante de ses frères. 

 

Ordres-des-Premontres.png

Armoiries de l'Ordre des Prémontrés. Blason d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à deux crosses du même passées en sautoir brochant sur le tout. Le semis de fleurs de lys d'or est une concession faite par le roi Saint Louis. (Source: X. Barbier de Montault, prélat de la Maison de Sa Sainteté, Annuaire du Conseil Héraldique de France, 3e année, 1890.)

 

En 1126, se réalisa une vision que sa mère avait eue avant sa naissance: Norbert fut obligé d'accepter l'archevêché de Magdebourg (Allemagne), et il eut désormais outre le souci de son Ordre, le soin de son diocèse, où son apostolat fut traversé par de grandes persécutions et couronné d'abondants fruits de salut. Rien du reste, n'avait changé dans sa vie, et jusqu'à sa mort il mena dans son palais la vie d'un moine dans sa cellule.

 

Saint-Norbert--Archeveque--Fondateur-de-l-Ordre-des-Premo.jpg

Saint Norbert, Archevêque, Fondateur de l'Ordre des Prémontrés (1080-1134), vitrail dans la Basilique Notre-Dame d'Afrique à Alger.

 

 

Sources: (1), (2), (3)

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 00:00

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous; C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14, 16-17

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

Vitrail moderne représentant la Pentecôte

La Pentecôte correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint aux Apôtres réunis au Cénacle de Jérusalem, dix jours après l'Ascension de Notre Seigneur, et donc cinquante jours après sa résurrection (Pâques).

Le Cénacle est le lieu de l'effusion de l'Esprit lors de la Pentecôte, quand "apparurent comme des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux"  (Ac 2:2-3C'est au Cénacle qu'eut lieu le premier concile, dit "concile de Jérusalem" (Ac 15:4-19)

Le Cénacle est aussi le nom de la pièce où Notre Seigneur institua le sacrement de l'Eucharistie (la sainte Cène), le Jeudi saint, la veille de sa Passion.

pentecote.jpg

Sur cette gravure, en haut de l'image, on remarque des triangles entremêlés, tête en haut ou tête en bas. Les triangles tête en bas ont à leur base deux points, ce qui dans les Ecritures correspond à l'envoi de l'Esprit-Saint par les deux autres personnes de la Sainte Trinité : le Père et le Fils qui ne font qu'UN, et dans les triangles têtes dirigées vers le haut, l'assemblée de Dieu, qui sur terre est en perpétuelle recherche de Dieu et donc en relation permanente avec le Créateur par la grâce de l'Esprit-Saint.

 

Et quand ils furent entrés, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient: Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques (fils) d'Alphée, et Simon le Zélote, et Jude (frère) de Jacques. Tous ceux-là, d'un même coeur, persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères.

Actes des Apôtres 1, 13-14

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : "La paix soit avec vous !"Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.Jésus leur dit de nouveau : "La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie."Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : "Recevez l'Esprit Saint.Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus."

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23

"Suivant deux illustres Pères de l'Église orientale, saint Hésychius, patriarche de Jérusalem, et saint Proclus, patriarche de Constantinople, le Saint-Esprit descendit au moment même où saint Pierre célébrait, au milieu des disciples, l'auguste sacrifice de la messe." (Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 192).

La Cène, Fra Angelico, 1452

La Cène, Fra Angelico, 1452

"La vie communautaire et la vie de prière étaient ordonnées à l’annonce de l’Evangile. C’est exactement ce qui a été vécu par les premiers chrétiens dans ce temps entre Ascension et Pentecôte : sur ordre de Jésus, les disciples font communauté, écoutent la Parole, reçoivent l’Esprit, et deviennent messagers de la Bonne Nouvelle. Vivre au Cénacle c'est vivre avec Ma­rie, c'est se laisser comme elle conduire par l'Esprit pour communiquer le Christ aux autres." (Congrégation Notre Dame du Cénacle, n° 37)

C'est comme une précieuse indication : pas de Pentecôte sans cénacle. En un mot, l'Esprit est donné à des êtres qui, déjà, essayent de vivre en communion, unis dans leur diversité et surtout persévérants dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus.  (Cathedrale du Puy)

Au cours de la prière au Cénacle, dans une attitude de profonde communion avec les Apôtres, quelques femmes et les « frères » de Jésus, la Mère du Seigneur invoque le don de l'Esprit pour elle-même et pour la communauté.

Marie désire une effusion de l'Esprit en vue de sa propre fécondité spirituelle.

Il était bon que la première effusion de l'Esprit sur elle, qui avait eu lieu en vue de sa maternité divine, fût renouvelée et renforcée. En effet, au pied de la Croix, une nouvelle maternité avait été confiée à Marie, qui concernait les disciples de Jésus. Cette mission exigeait précisément un renouvellement du don de l'Esprit. La Vierge le désirait donc, en vue de la fécondité de sa maternité spirituelle.

Alors qu'au moment de l'Incarnation l'Esprit était descendu sur elle en tant que personne appelée à participer dignement au grand mystère, maintenant tout s'accomplit en fonction de l'Église, dont Marie est appelée à être la figure, le modèle et la mère.

Marie désire une effusion de l'Esprit sur les disciples et sur le monde.

Dans l'Église et pour l'Église, la Vierge, se souvenant de la promesse de Jésus, attend la Pentecôte et implore pour tous la multiplicité des dons, selon la personnalité et la mission de chacun.

Dans la communauté chrétienne, la prière de Marie revêt une signification particulière : elle favorise l'avènement de l'Esprit en sollicitant son action dans le cœur des disciples et dans le monde.

Tout comme, lors de l'Incarnation, l'Esprit avait formé en son sein virginal le corps physique du Christ, de même, au Cénacle, le même Esprit descend pour animer son Corps mystique.

La Pentecôte est donc aussi le fruit de l'incessante prière de la Vierge, que le Paraclet accepte avec une faveur toute particulière parce qu'elle est l'expression de son amour maternel à l'égard des disciples du Seigneur. En contemplant la puissante intercession de Marie qui attend l'Esprit Saint, les chrétiens de tous les temps, dans leur long et difficile cheminement vers le salut, recourent souvent à son intercession pour recevoir avec plus d'abondance les dons du Paraclet.

Répondant à la prière de Marie et de la communauté rassemblée au Cénacle le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint comble la Vierge et ceux qui sont présents de la plénitude de ses dons, opérant en eux une profonde transformation en vue de la diffusion de la Bonne Nouvelle.
À la Mère du Christ et aux disciples, sont donnés une force nouvelle et un dynamisme apostolique nouveau, pour la croissance de l'Église.
Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur
En particulier, l'effusion de l'Esprit conduit Marie à exercer sa maternité spirituelle d'une manière singulière, par sa présence toute imprégnée de charité et par le témoignage de sa foi. Dans l'Église naissante, elle transmet aux disciples, comme un trésor inestimable, ses souvenirs sur l'Incarnation, l'enfance, la vie cachée et la mission de son divin Fils, contribuant à le faire connaître et à affermir la foi des croyants.

Nous ne disposons d'aucune information sur l'activité de Marie dans l'Église primitive, mais il est permis de supposer que, même après la Pentecôte, elle a continué à vivre une existence cachée et discrète, attentive et efficace.

Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur.

(Extraits de l'Audience de Jean-Paul II du 28 mai 1997)

Le Veni Creator Spiritus est une hymne composée au IXe siècle, considérée comme la plus célèbre de toutes les hymnes grégoriennes, elle signifie Viens Saint Esprit Créateur et commémore la Pentecôte.
Cette hymne fut entonnée par Sainte Jeanne D'Arc et son armée lorsque la Pucelle de Domrémy, menait ses soldats vers une de ses plus grandes victoires sur les Anglais (à Patay notamment où il y eu au minimum 2000 anglais de morts et 3 -trois- côté Français seulement!).
 
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
Viens, Esprit Créateur,
Visite la pensée de tes fidèles,
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L'Onction spirituelle.
Tu es l'Esprit à la septuple forme,
Le doigt de la droite du Père,
Tu es sa solennelle promesse,
Enrichissant notre gorge par la parole.
Fais jaillir la lumière dans notre intelligence,
Répands l'amour dans notre coeur,
Soutiens la faiblesse de notre corps
Par ton éternelle vigueur !
Repousse au loin l'Ennemi,
Donne-nous la paix sans délai ;
Que sous ta conduite qui nous ouvre la voie,
nous évitions toute nuisance.
Fais que par toi nous connaissions le Père
Et découvrions le Fils,
Et qu'en toi, leur commun Esprit,
Nous croyions en tout temps.
Gloire soit à Dieu le Père,
Au Fils ressuscité des morts,
À l'Esprit Saint Consolateur,
Dans les siècles des siècles.
Amen.
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 00:00
Sainte Blandine martyr, gouache, fin XIXe siècle, anonyme

Sainte Blandine martyr, gouache, fin XIXe siècle, anonyme

Le martyre de sainte Blandine (en 177 ap.J-C) livrée aux lions, et des autres chrétiens de Lyon et de Vienne, fut décrit par des témoins oculaires qui écrivirent une lettre à l'Eglise de Phrygie et d'Asie. Celle-ci fut retranscrite par Eusèbe (265-340) dans son Histoire ecclésiastique.

Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon. Il venait de l'Asie, avait été formé à l'école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.

Après avoir gagné un grand nombre d'âmes à Jésus-Christ, Pothin fut arrêté à Lyon sous le règne de Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens: "Vous le connaîtrez si vous en êtes digne," répondit l'évêque. A ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, avec de nombreux chrétiens dont Sainte Blandine. Là, il expira peu après, roué de coups.

 

Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l'histoire de l'Église des premiers siècles. Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d'os et de membres broyés et de chairs calcinées; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition; à toutes les interrogations il répondait: "Je suis chrétien!" Ce titre était tout pour lui; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l'amphithéâtre.

Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces.

Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices.


Attale, pendant qu'on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement: "Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c'est vous; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal." On lui demanda comment S'appelait Dieu: "Dieu, dit-il, n'a pas de nom comme nous autres mortels."

Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l'esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l'avaient devancé; Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs; enfin elle eut la tête tranchée.


Torturée sans relâche, Blandine se contenta de dire à ses bourreaux que les chrétiens ne faisaient aucun mal. Envoyée dans l'arène avec ses compagnons, elle les exhortait à garder leur foi malgré les supplices.

 

   

Dernières prières des martyrs chrétiens, peinture de J.L. Gérôme, 1875-1885, Walters Art Gallery, Baltimore

 

"Blandine,  Sanctus, Maturus et Attale furent conduits à l'amphithéâtre. Blandine fut attachée à un poteau, exposée aux bêtes féroces lâchées dans l'amphithéâtre. Les autres chrétiens, dans leur supplice, l'entendaient prier à haute voix. Il leur semblait voir, en regardant leur sœur, celui qui a été crucifié pour nous. Celui qui souffre pour le Dieu vivant ne fait qu'un avec le Christ. Aucune bête n'attaqua Blandine. A la fin de la journée on égorgea Maturus et Sanctus, qui survivaient à peine à leurs blessures et on remit Blandine en prison.   

 

Blandine fut finalement mise dans un filet et jeté à un taureau sauvage. Blandine fut bien des fois projetée en l'air par les cornes de l'animal, mais on aurait dit qu'elle ne se rendait compte de rien. Elle ne pensait qu'à Jésus Christ. N'étant toujours pas morte, les romains décidèrent de l'achever à l'épée. Les païens eux-mêmes reconnaissaient que jamais une femme n'avait enduré de telles souffrances.

 

Le Pape Jean-Paul II lors de son voyage apostolique en 1986 à Lyon déclara : " Ils n'ont pas voulu renier Celui qui leur avait communiqué sa vie et les avait appelés à être ses témoins.
Nous savons qu' ils sont nombreux aujourd' hui encore, et dans toutes les parties du monde, ceux qui subissent les outrages, le bannissement et même la torture à cause de leur fidélité à la Foi chrétienne.
En eux le Christ manifeste sa puissance.
Les martyrs d'aujourd' hui et les martyrs d'hier nous environnent et nous soutiennent pour que nous gardions nos regards fixés sur Jésus."

 

Sources : 1, 2, 3

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 13:14

Vous avez dit liberté d'expression ?

https://www.thenewamerican.com/culture/faith-and-morals/item/26127-judge-orders-removal-of-latest-undercover-video-implicating-planned-parenthood-abortionists

https://www.thenewamerican.com/culture/faith-and-morals/item/26127-judge-orders-removal-of-latest-undercover-video-implicating-planned-parenthood-abortionists

La tragédie que constitue l’avortement de masse connaît un nouveau développement aux Etats-Unis avec la publication par le Center for Medical Progress (CMP) d’une vidéo montrant des fonctionnaires et des avorteurs de Planned Parenthood se livrant à des tractations sordides, ce qui vaut à son auteur d’être traîné en justice. Les conversations, assorties de lourdes plaisanteries, tournent autour de la vente de morceaux de corps des bébés avortés. La vidéo a été tournée en 2014 et 2015 par des enquêteurs anonymes du CMP lors de conventions, à San Francisco, de la Fédération nationale pour l’avortement (NAF) américaine, principale structure de commerce des avorteurs. Aux Etats-Unis, le nombre annuel d’avortements dépasse le million, après un pic à 1,3 million en 1990.
 
On trouve dans ce document de quoi vaciller. Deborah Nucatola, directrice des services médicaux de Planned Parenthood y détaille les moyens d’avorter en protégeant, pour qu’ils restent négociables, les organes de l’enfant. « Vous savez, parfois, elle (l’acheteuse de tissus) va me dire qu’elle veut le cerveau, donc nous laissons la boîte crânienne intacte », explique-t-elle. « Ensuite nous essayons de la prendre ou, en fait, de prendre tout, vous voyez, et même de la séparer du reste des tissus pour ne pas les perdre », dit-elle.

 

Une nouvelle vidéo du CMP laisse des membres Planning familial s’accuser eux-mêmes [1]

 
Plus généralement, et en admettant sans ciller que leur travail consiste à « tuer », les avorteurs se lamentent de la « difficulté » à découper le fœtus. « Un globe oculaire m’est tombé sur les genoux, c’était dégoûtant », s’exclame le Dr Uta Landy, fondatrice du consortium de Planned Parenthood pour les fournisseurs, lors d’un discours devant la NAF. Rires dans la salle. Le Dr Lisa Harris, directrice médicale du Planned Parenthood du Michigan ironise : « Nos histoires n’ont pas vraiment leur place dans les discours et raisonnements des pro-vie, hein ? ». Et de se plaindre de « ces têtes qui restent collées et qu’on ne parvient pas à amputer ; de ces hémorragies qu’il faut gérer… voyez-vous, tout cela fait partie de notre métier, mais on a du mal à trouver le bon endroit pour en parler ».
 
Le Dr Susan Robinson, avorteuse de Planned Parenthood de Mar Monte, qui officie en Californie et au Nevada, raconte son usage de forceps pour extraire les bébés. « Vous y allez, vous y allez : est-ce que j’ai attrapé l’utérus ou le fœtus ? Ouf, oui, le fœtus. Non ? On n’a rien attrapé ? Alors on y retourne », dit-elle devant les enquêteurs masqués du CMP : « Le fœtus est une petite chose coriace, et l’extraire, je dis bien l’extraire, d’entrée c’est vraiment difficile ».

 

Le meurtre de masse passe par le dépeçage de petits d’homme – on en rigole

 
Dans un accès de sincérité mêlée de cynisme, le Dr Lisa Harris reconnaît la validité des arguments des militants pro-vie : « Comme nous considérons le fœtus comme eux et que nous pourrions convenir qu’il s’agit d’actes de violence, je me demande comment je peux venir travailler chaque matin. Oui concédons-leur toute cette violence ; c’est une personne, c’est un meurtre, concédons-leur cela ! ».
 
Le Dr Ann Schutt-Aine, directrice des services d’avortement au Planned Parenthood de la Côte du Golfe, explique qu’elle détourne souvent ce qui peut être considéré comme un avortement tardif, interdit par la loi fédérale américaine dite Partial-Birth Abortion Ban Act de 2003. Comment ? Elle tire l’une des deux jambes du bébé. Le texte définissant l’avortement tardif comme une extraction du corps du bébé, mais à l’exception de son cerveau, l’avorteur insère des ciseaux sous la boîte crânienne, aspire le cerveau puis peut tranquillement extraire le corps sans craindre de tomber sous le coup de la loi.

 

Deb VanDerhei « ne peut pas empêcher » le trafic d’organes et de tissus foetaux

 
La dimension mercantile ajoute à l’insupportable. La vidéo montre d’autres caciques de Planned Parenthood évoquer les besoins de sociétés de négoce des tissus fœtaux. « La vérité est que certaines cliniques en demandent pour augmenter leurs revenus », dit Deb VanDerhei, directrice du Consortium de Planned Parenthood pour les fournisseurs, « et nous ne pouvons pas le leur interdire ». « Je sais que Planned Parenthood vend un paquet de ce type de matériau », ajoute son directeur médical pour le Maryland, le médecin émérite Paul Blumenthal.
 
Deborah Nucatola, objet d’une plainte pour ses propos sur l’usage à but lucratif des embryons, a été relaxée par un grand jury au motif que les images des vidéos auraient été manipulées et montées à charge. En revanche, la NAF a traîné la CMP en justice pour avoir publié ces enregistrements. Le président du CMP, David Daleiden, a été inculpé le 3 mai par le procureur de Californie pour 15 délits. Daleiden est défendu par l’ancien procureur du comté de Los Angeles, Steve Cooley, et l’ancien procureur adjoint du même comté, Brentford J. Ferreire.

 

La vidéo David Daleiden n’a fait que montrer ce que les journalistes cachent

 
Plusieurs de ces enregistrements avaient fuité sur le site conservateur Got News, mais c’est la première fois que le Center for Medical Progress les a publiés en les sous-titrant. « Chacune des vidéos, pour la publication desquelles le procureur poursuit David Daleiden, a de toute évidence et sans discussion possible été tournée dans un lieu public et donc ne peut en aucun cas être considérée comme confidentielle », argumente Me Ferreira, qui ironise : « La seule différence entre les publications de Daleiden et la couverture quotidienne des journalistes de Californie est qu’il a enregistré les propos de personnes qui soutiennent le chef du parquet de Californie ». Aux Etats-Unis, les procureurs généraux des Etats sont la plupart du temps élus. Dans la tragédie de ce meurtre de masse, c’est toute la société qui est impliquée.

 

La video est interdite [2]

 


The New American l’avait mise en ligne dans son rapport du 25 mai, mais les images furent rapidement inaccessibles.
 
Un juge fédéral a ordonné le retrait de YouTube et d’ailleurs de la dernière vidéo infiltrée du groupe Pro-Life Center for Medical Progress (CMP), montrant des avocats et des dirigeants de Planned Parenthood dans une conversation horrible sur les bébés abandonnés : commentaires financiers sur la vente des tissus et des parties du corps de leurs victimes présumées assassinées.
 
Cette publication violerait, selon le juge, une injonction préliminaire antérieure : la Fédération nationale de l’avortement avait soutenu que l’accès public aux vidéos pourrait mettre en danger ses membres…
Le procureur Brentford Ferreira dénonce, lui, une « chasse aux sorcières », car chaque enregistrement vidéo (pour lequel l’enquêteur principal David Daleiden a été à chaque fois inculpé) a été de manière évidente et incontestable fait dans un lieu public où il ne pouvait pas être considéré comme « confidentiel ».
 
Mais l’idéologie empiète inévitablement sur l’impartialité de la justice…

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 12:25

Introduction

 

Pour combattre efficacement le Nouvel ordre mondial promu par les élites globaliste coupées de la civilisation occidentale, nous proposons le programme catholique suivant. La double nature de l'homme matérielle et spirituelle n'est pas prise en compte par nos états modernes qui ne retiennent que la dimension matérielle, puisqu'ils sont des états "laïcs". Or, il arrive un moment où cette vision incomplète de la nature de l'homme pèche par son défaut essentiel : un vide est laissé que ne parvient pas à combler la république "laïque". Entre temps, le vide aura eu des conséquences terribles (loi du plus fort, mépris des pauvres et des faibles, nomadisme, eugénisme, pollution, nivellement culturel, appauvrissement général, sur-enrichissement des riches, règne de l'argent, totalitarismes, etc.).

 

La conception incomplète de la nature humaine dans nos états modernes est une attaque en règle de la Création et de la nature en général. C'est une conception anti-écologiste et a-humaine qui ne conçoit la nature que coupée de son Créateur, et la nature de l"homme, que comme coupée, amputée de sa dimension spirituelle, pour ne plus retenir que la dimension matérielle et ne retenir encore cette dimension que d'une manière désordonnée (l'âme doit animer la matière et non l'inverse). C'est à proprement parler un enjeu de civilisation, la guerre de la civilisation contre la barbarie.

 

On sait en effet depuis les philosophes classiques Socrate, Platon et Aristote, au moins deux choses : l'homme n'est pas qu'un animal politique, il a une âme, et au-dessus de la terre il y a un Ciel. Nos ancêtres les Gaulois n'avaient d'ailleurs qu'une crainte, c'est que le Ciel ne leur tombe sur la tête.

La deuxième chose est  que toute la civilisation occidentale a vécu sur les valeurs créées par l'hellénisme enrichi de l'apport chrétien. Et cette civilisation reconnaissait la supériorité de la pensée rationnelle sur la force de la nature, la supériorité de l'esprit sur la matière. La poésie, les lettres, la philosophie classique, l'art de persuader les sophistes (contre l'amoralisme de Calliclès, "l'homme mesure de toute chose" ou la loi du plus fort de Protagoras), le raisonnement, la logique, la recherche du Vrai, du Beau, du Bien (Platon et le monde des idées, Aristote dans le monde de la nature), la politique, conçue comme l'art de l'organisation sociale qui libère l'homme de formes de domination fondées sur la force brute pour tendre à faire de la cité le cadre d'une amitié partagée en vue du Bien commun et de la vertu (Aristote), les sciences elles-mêmes (Pythagore, Démocrite, Anaxagore, Euclide, Archimède), l'architecture, la peinture, la sculpture qui délaisse le colossal, l'écrasant pour tendre à un idéal d'équilibre (Phidias, Praxitèle, Polyclète, Lysippe), toutes ces parties de la culture européenne étaient organisées autour d'un même idéal contre le règne de la tyrannie et de l'arbitraire : le primat de la pensée était la garantie de la liberté (eleutheria), le règne de la raison, la loi commune. Toute l'histoire européenne est emprunte de cette souveraineté de l'esprit et de cette exigence.

 

Or, depuis 1789 et la "Grande Révolution", nos états sont organisés comme s'il n'y avait aucun fondement politique ultime.

 

Notre programme s'articulera donc autour d'une double exigence : un réarmement moral et spirituel afin de combler le vide laissé par la modernité.

 

Un réarmement moral

 

Une définition du fondement de la politique

 

Sous couvert de démocratie, c'est le règne de l'absurde et du vide. L'indétermination ultime de la politique comme fondement et garantie de la liberté politique est une absurdité anti-historique et anti-civilisationnelle qui transforme petit à petit nos sociétés dites "démocratiques" en états policiers totalitaires où Antigone a perdu et où Créon a gagné.

 

La France et l'Europe ont besoin de revenir aux éléments vitaux qui les ont vu naître et se développer. La France a besoin d'une constitution qui reconnaisse l'existence d'un ordre transcendantal. Il y a un bien et un mal. La constitution doit borner la volonté du prince, afin que tout ne lui soit pas permis (condamnation du volontarisme révolutionnaire). Le respect des lois naturelles données par le "roi de toutes les créatures" (Dieu), dont "ni le Sénat, ni le peuple ne peuvent nous délier de l'obéissance", "que l'homme ne peut méconnaître sans se fuir lui-même, sans renier sa nature, et par cela seul, sans subir les plus dures expiations"  (Cicéron, De republica, libri III, 17) est une exigence de la raison.

 

Antigone, héroïne de la loi naturelle, rappelle aux tyrans de la modernité qu’il existe une loi naturelle indépendante de la volonté de l’homme, une loi de notre nature, cette loi de raison qu’on ne saurait violer sans violer notre humanité.

Antigone, héroïne de la loi naturelle

Antigone, héroïne de la loi naturelle

Pour l'essentiel ce programme a pour moyen de réinscrire l'homme dans son environnement et pour finalité de lui permettre de sauver son âme.

 

Une nécessité anthropologique

 

Plus qu'une nécessité idéologique, c'est une nécessité anthropologique qui guide notre programme. Il s'agit de redécouvrir les besoins de la nature humaine, besoins matériels et spirituels, qui quoi qu'en disent les globalistes ne sont pas pas pris en compte dans leur agenda. D'où pour une grande partie le ressenti cruel d'un vide, le désintéressement et la défiance des Français vis-à-vis d'une politique absurde nous conduisant aux abysses.

 

Les fabricants du consentement ne veulent pas simplement le pouvoir, ils veulent aussi notre âme. Ils suppriment la liberté de conscience et fabriquent la parole autorisée, la maîtrise du licite et de l'illicite (exemple : "je suis Charlie"), la censure de toute idée qu'ils auront jugé illégitime.

 

Tout l'enjeu pour l'hyperclasse mondialisée consiste à créer en politique une symbolique assez puissante destinée à contrer la symbolique des peuples enracinés, ce que les publicitaires appellent une lovemark (une concept venu du marketing, introduit et popularisé par Kevin Roberts responsable de l’agence Saatchi & Saatchi dans son ouvrage éponyme en 2005. Selon l’auteur, une lovemark est une marque qui va au delà d’une relation de fidélité classique et qui génère de l’amour et du respect auprès des consommateurs et acheteurs. Toujours selon l’auteur, cette "relation amoureuse" ou affective est générée par trois composantes essentielles qui sont le mystère, la sensualité et l’intimité. La notion de lovemark ou de love brand a été ensuite reprise et élargie par d’autres auteurs dont l’objectif est le plus souvent de distinguer la notion d’attachement ou de fidélité rationnelle à une marque de celle d’amour ou de passion plus ou moins irraisonnée. Il s’agit alors de montrer comment cet "amour" peut être créé et de démontrer sa "rentabilité" pour la marque). Une marque qui joue sur les ressorts affectifs et émotionnels, et dont les consommateurs citoyens ne peuvent que s'éprendre tellement elle a de qualités..., explique Patrick Buisson dans sa conférence de Versailles.

 

 "Si depuis mai 68, les classes dirigeantes se sont employé à délégitimer la représentation transcendante des anciennes figures de l'autorité comme autant de formes surannées du contrôle social, si elles ont abjuré l'autorité comme principe, elles n'ont pas pour autant renoncer à l'autorité en tant que fonctionnalité, en tant qu'outil indispensable à l'induction du consentement, de l'obéissance, voire de la soumission des gouvernés. La dissolution de l'autorité n'as pas conduit à la liberté mais à une nouvelle forme de domination : la domination par la séduction. [...] Le pouvoir s'exerce désormais de moins en moins dans l'espace de la souveraineté et de plus en plus dans l'univers de la communication" - "coeur de la médiasphère" - via un univers de fabrication du consentement, véritable usine à manipuler des esprits, une ingénierie du "contrôle social impulsé par le pouvoir politico-médiatique, afin de dicter aux Français leur conduite et leurs pensées". Il est une nécessité de sortir de cette politique de l'avilissement de l'âme humaine. La liberté de conscience doit être réaffirmée, l'âme humaine sanctuarisée.

 

Un réarmement spirituel

 

Pas de table rase ni de construction ex nihilo : les racines du ciel

 

Le Christ s'est défini comme "le chemin, la vérité et la vie" (Jn, 14:6). Les fondamentaux spirituels sont la justice, l'amour (de Dieu et de son prochain), la vérité et la beauté. Ces absolus sont la base de toute civilisation. Ils étaient au coeur de la civilisation européenne jusqu'en 1789.

 

L'idée que la communauté construise quelque chose dans l'invisible et que chaque génération est redevable de la pierre qu'elle apporte à l'invisible est l'idée de la verticalité. La république n'apporte aucune verticalité puisque elle est "laïque" : ce laïcisme est en fait un laïcisme anti-spirituel et anti-humain qui détruit notre monde.

 

La prise en compte de la verticalité est nécessaire à toute société qui veut être pérenne, elle permet à l'homme de nourrir sa nature spirituelle, et d'élever son âme.

 

La laïcité c'est le christianisme qui l'a inventée: il y avait plus de laïcité avant 1789 qu'aujourd'hui où nous assistons symétriquement au développement de l'état moderne progressiste à l'absorption du spirituel par le temporel ("islam de France"), des états qui cherchent à produire une religion d'état ("religion de la république", religion du progrès, le "bougisme", la croyance en la promesse d'un développement durable et illimité, l'"avènement du changement perpétuel non comme un moyen pour parvenir à sa fin mais comme sa propre fin").

 

la France compte aujourd'hui six millions, soit 10% de la population, de consommateurs d'anti-dépresseurs et d'anxiolytiques. Elle détient le record mondial de consommation de médicaments psychotropes avec 65 millions de boîtes vendues par an (une par habitant). "Nos sociétés sont les premières de l'histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux" (Pascal Bruckner).

 

Face au développement de ces nouvelles religions séculières, religions qui échouent, nous devons réaffirmer la religion historique qui a fait la France.

 

Une écologie

 

Contre la destruction de la planète, notre projet replace l'homme dans son environnement.

Respecter de notre environnement, c'est respecter la Création.

Une écologie c'est créer un espace social harmonieux qui satisfasse nos besoins essentiels sans destruction de l'environnement.

 

Une identité

 

Une écologie réaliste est la prise en compte de l'environnement immédiat, la recherche et la découverte d'une histoire, d'une lignée, d'un héritage reçu, la richesse de ceux qui nous ont précédé et l'héritage que nous-mêmes nous transmettrons.

 

La promotion de l'identité locale permet de lutter contre le projet globaliste négateur des identités culturelles (la France n'a pas de culture, pas d'art selon Emmanuel Macron).

 

Conclusion

 

En 410 ap. J.-C. eut lieu de la "Sac de Rome" par les Barbares, prélude à la chute de Rome 66 ans plus tard : une "conséquence d'une rébellion à l'intérieur de l'empire" (Paul Veyne). Les Goths avaient été installés et constitués au coeur du monde romain par le foedus de 382. Le Sac de Rome de 410 marque l'échec de l'idée d'impérialisme. Les historiens allemands parlent de la "migration des peuples" (Völkerwanderung) qui commence en 360 ap. J.-C... La Chute de Rome était inscrite dans sa nature dès sa fondation par Romulus comme un empire ouvert "à tous les fugitifs..." (PLUTARQUE, Vies, Romulus et TITE-LIVE). L'ouverture fut ainsi l'élément principal de la décomposition de l'empire romain. L'idéologie de l'"ouverture" est une erreur qui conduit tout état à être conquis de l'intérieur.

 

"Aucune civilisation n’est détruite du dehors sans s’être tout d’abord ruinée elle-même, aucun empire n’est conquis de l’extérieur qu’il ne se soit préalablement suicidé" (René GROUSSET, Bilan de l’histoire, 1946).

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 00:00
Saint Justin de Naplouse (martyr v. 165 ap. J.-C.) Patron des philosophes

Egalement connu comme Justin Martyr ou Justin le Philosophe, apologète et martyr, Justin naquit en Samarie à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem, entre 100 et 114 ap. J.-C. 

On ne sait pas grand chose de sa jeunesse sauf que son père s'appelait Priscus, son grand père Bacchius et qu'il fut éduqué dans le culte des idoles phéniciennes (Astarté, Europa, Zeus). Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées. Justin était alors à la recherche de la sagesse, il cherchait Dieu à travers l'étude de la philosophie. Il découvrit les Evangiles, se convertit, et commença à évangéliser. Il fonda plusieurs écoles de philosophies dans l'Empire, à Beyrouth, à Ephèse, à Rome. Il écrivit de nombreux ouvrages sur le christianisme. Il essaya même de convertir les empereurs Romains au christianisme en leur envoyant ses ouvrages. Si l'empereur Antonin fut sensible à ses arguments et mis fin aux persécutions contre les chrétiens, son sucesseur Marc-Aurèle considéra le christianisme comme un danger pour l'Empire et ralluma la persécution qui fit périre des milliers de chrétiens. Justin, lui-même, fut arrêté v. 165 puis décapité à Rome pour ne pas avoir renié sa foi. Il est le patron des philosophes.

Justin parle de sa recherche dans ses "dialogues avec Tryphon" où il nous raconte sa longue quête

 

Justin se confia à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parlait pas de Dieu. Il le quitta pour un disciple d'Aristote qui ne s'intéressait qu'à ses honoraires. Les platoniciens lui offrirent une doctrine plus solide et exaltante. Il pensait alors avoir trouvé ce qu'il cherchait. Mais sa rencontre avec un chrétien le fit aller plus loin : la vérité tant recherchée, seul le Christ pouvait la lui donner. A trente ans, devenu chrétien, il ne renia pas la philosophie qui était à ses yeux une préparation de la révélation chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouvait dans le Christ. Justin commença alors une carrière d'enseignant, fonda des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome.
 

"S’est-il trouvé un seul homme qui voulût mourir en témoignage de sa foi au soleil ?" (Dialogues avec Tryphon, 121, 2)

 

Conscients du grand horizon que la foi leur ouvrait, les chrétiens appelèrent le Christ le vrai soleil, "dont les rayons donnent la vie." (Clément d’Alexandrie, Protrepticus, IX in Lumen fidei, § 1.)

 

C'est alors que l'empereur Marc-Aurèle commença sa grande persécution. Justin refusa de sacrifier aux dieux; il fut décapité.


A lire:
-
Apologie pour les chrétiens par Justin éditions du Cerf
- Justin martyr Apologie pour les chrétiens par Charles Munier éditions du Cerf



Après celle d'Aristide, récemment publiée dans la collection (n° 470), l'"Apologie pour les chrétiens" de Justin est la plus ancienne que nous ayons conservée. Écrite peu après 150, elle poursuit un double but : obtenir de l'empereur Antonin le Pieux, auquel elle est adressée, la légalisation du christianisme et la fin des persécutions ; en même temps, montrer à cet empereur philosophe et à tous les païens que la foi chrétienne et elle seule peut combler leur soif de vérité puisque son objet est le Logos, la Raison personnifiée, que toutes les autres philosophies n'ont atteint que partiellement.

Dans II Apologétique, 12, Justin exprime une constatation qui devait convertir les premiers païens :

 

"Moi aussi, du temps où j'étais encore platonicien, j'avais entendu parler des crimes que l'on imputait aux chrétiens; mais, les voyant sans crainte devant la mort et au milieu de tous les périls, je ne pouvais croire que ces gens vécussent dans les désordres et l'amour de la volupté.

 

Comment supposer, en effet, qu'un homme qui se livre à l'intempérance des désirs, esclave de la chair et des délices de ce monde, recherche la mort qui prive de tous ces biens ?

 

Loin d'aller au-devant d'une condamnation certaine, ne devrait-il pas, au contraire, se dérober à la vigilance des magistrats afin de jouir le plus longtemps possible des plaisirs de la vie" ? (Saint Justin cité in Anne Bernet, Les chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 113).



Dans son Dialogue avec Tryphon, 133, 3, Justin exprime la charité chrétienne envers les Juifs

 

"Mais maintenant encore, en vérité, votre main est levée pour le mal ; car, après avoir tué le Christ, vous n’en avez pas même le repentir ; vous nous haïssez, nous qui par lui croyons au Dieu et Père de l’univers, vous nous mettez à mort chaque fois que vous en obtenez le pouvoir ; sans cesse vous blasphémez contre lui et ses disciples, et cependant tous nous prions pour vous et tous les hommes sans exception comme notre Christ et Seigneur nous a appris à le faire lorsqu’il nous a ordonné de 'prier même pour nos ennemis, d’aimer ceux qui nous haïssent et de bénir ceux qui nous maudissent'." (Mt. 5,44)

 

"On nous appelle athées"

 

"On nous appelle athées.

 

Oui certes, nous l'avouons, nous sommes les athées de ces prétendus dieux, mais nous croyons au Dieu très vrai, père de la justice, de la sagesse et des autres vertus, en qui ne se mélange rien de mal. Avec lui nous vénérons, nous adorons, nous honorons en esprit et en vérité le Fils venu d'auprès de lui, qui nous a donné ces enseignements, et l'armée des autres bons anges qui l'escortent et lui ressemblent, et l'Esprit prophétique. Voilà la doctrine que nous avons apprise et que nous transmettons libéralement à quiconque veut s'instruire." (St Justin, Apologie, I, 6)

 

"Le Christ a persuadé de mourir pour ce qu'il enseignait.

 

"Socrate ne put persuader à personne de mourir pour ce qu'il enseignait. Mais le Christ, que Socrate connut en partie (car il était le Verbe présent en tout, il a prédit l'avenir par les prophètes et prit personnellement notre nature pour nous enseigner ces choses), le Christ a persuadé non seulement des philosophes et des lettrés, mais même des artisans et des ignorants, qui méprisèrent pour lui et l'opinion et la crainte de la mort; car il est la vertu du Père ineffable et non une production de la raison humaine." (St Justin, Deuxième Aplogie, 10.)

 

St Justin et les origines de la dévotion à Marie

 

La belle idée de Marie "Nouvelle Eve" se trouve déjà au IIe siècle chez St Justin.

 

"Le Christ s'est fait homme par le moyen de la Vierge, afin que la désobéissance provoquée par le serpent prit fin par la même voie qu'elle avait commencé.

 

En effet, Eve, Vierge et intacte, ayant conçu la parole du serpent, enfanta la désobéissance et la mort; la Vierge Marie, ayant conçu la foi et la joie, répondit: 'Qu'il me soit fait selon votre parole'. Il est donc né d'elle celui dont parlent les Ecritures. Par lui, Dieu ruine l'empire du serpent et de ceux, anges ou hommes qui lui sont devenus semblables, et affranchit de la mort ceux qui se repentent de leurs fautes et croient en lui".

 

Marie, en acceptant le message de l’Ange, a conçu "foi et joie" (Dialogue avec Tryphon, 100,5)

 

Sources : 1; 2 ; 3; 4; (5) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965

 

 

. Saint Justin (IIe siècle) sur la Vierge Marie

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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