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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 00:00

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec Lui, assista à Ses prédications, entendit Ses paraboles, fut le témoin de Ses vertus divines.

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques. Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

 

Les "dieux" païens avouent être des démons

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents. Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3c/L%27ap%C3%B4tre_saint_Barth%C3%A9lemy.jpg/337px-L%27ap%C3%B4tre_saint_Barth%C3%A9lemy.jpg

Saint Barthélemy, apôtre, basilique saint Jean de Latran, Rome, Italie.

Le démon résolut de se venger; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée. Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile. Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre. Le corps de saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.

Saint Barthélemy, patron des bouchers, des tanneurs et des relieurs, est fêté le 24 août en Occident et le 25 août en Orient. Ces deux dates correspondent vraisemblablement au transfert de ses reliques dans l'île de Lipari en 580.

 

Sources: (1); (2)

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 00:00
Sainte Rose de Lima, Vierge (1586-1617) - Huile de Claudio Coello (1642-1693), musée du Prado, Madrid

Sainte Rose de Lima, Vierge (1586-1617) - Huile de Claudio Coello (1642-1693), musée du Prado, Madrid

 

Rose naît le 20 avril 1586 à Lima au Pérou  d'une famille pauvre d'origine espagnole dont elle était la dixième enfant, et reçut au Baptême le nom d´Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s´écria : "Désormais, tu seras ma ‘Rose’", changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu´eut plus tard la jeune fille.

 

La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l'obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s'ingénia à trouver le moyen d'obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu'à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l'intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

 

Peu après l'âge de quatre ans (1590), elle sut lire et se nourrira du récit de la vie de sainte Catherine de Sienne, qui deviendra son modèle de vie spirituelle. Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. À 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s´offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l'Église, l'État, les âmes du purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes ; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.

 

La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l´humilité et l'obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l'obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s´étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d'aussi cruelles macérations ; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s'y opposer, ils en furent empêchés par une lumière intérieure.

 

Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l'attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n'altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs ; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu'après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant : "Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d'un festin. C'est édifiant, vraiment, en ce saint temps !" Rose en remercia Dieu.

 

La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l'Europe.

 

Sa méfiance de l'Inquisition lui valut plusieurs examens de la part des autorités religieuses, ses profondes réponses étonnèrent alors ses détracteurs. Dans le même temps, elle se dévoua au service des indiens, des enfants abandonnés, des vieillards, des infirmes, et des malades.

 

Elle passa de la terre au ciel le 24 août 1617, à l'âge de trente et un ans. Le peuple de Lima se précipita sur sa tombe pour y recueillir un peu de la terre qui la recouvrait.

 

Rose de Lima a été béatifiée en 1668 par Clément IX et canonisée, le 12 avril 1671, par Clément X.

Sainte Rose de Lima (Noël Laudin - Musée de Châlons-en-Champagne)

Sainte Rose de Lima (Noël Laudin - Musée de Châlons-en-Champagne)

Sainte Rose de Lima est patronne des Amériques, des Philippines, du Pérou, de la ville de Lima, de la police nationale et de l'université catholique du Pérou.

Tous les ans, à l'occasion de la Solennité de Sainte Rose de Lima, le 30 août (férié au Pérou), une cérémonie religieuse réunit les autorités politiques, diplomatiques et militaires du pays. Sa statue est portée en procession de la cathédrale de Lima au sanctuaire qui lui est dédié. Elle est également à l'origine de la fête traditionnelle du royaume d'Araucanie et de Patagonie le 30 août.

Le Seigneur a dit d'une voix forte : que tous les hommes sachent que la grâce arrive après la peine, qu'ils sachent que sans avoir porté le fardeau des afflictions, ils ne peuvent atteindre les hauteurs de la Grâce, qu'ils apprennent que les dons de la Grâce augmentent au fur et à mesure que le fardeau s'alourdit, que les hommes ne se trompent pas, il n'y a qu'une voie pour rejoindre le Paradis, et la Croix est la seule route pour y accéder.

Sainte Rose de Lima

Sources: (1); (2)

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 13:04

Après les attentats en Espagne, Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il envisageait de "mobiliser l'ensemble des hôpitaux psychiatriques (et) des psychiatres libéraux, de manière à essayer de parer" aux menaces terroristes individuelles.

 

Le psychiatre David Gourion a signé hier une tribune dans Le Monde, pour exprimer son mécontentement :

"Penser que les terroristes sont tous ou pour la plupart des malades mentaux, c'est faire insulte aux malades mentaux. Est-ce qu'Hitler, Goebbels, Himmler, étaient des malades mentaux ? Est-ce qu'ils sont passés par des hôpitaux psychiatriques, par des circuits psychiatriques ? Non. Considérer que les terroristes sont un peu en dehors c'est probablement passer un peu à côté des choses.

 

[...] Penser que les terroristes sont tous ou pour la plupart des malades mentaux, c'est faire insulte aux malades mentaux. Est-ce qu'Hitler, Goebbels, Himmler, étaient des malades mentaux ? Est-ce qu'ils sont passés par des hôpitaux psychiatriques, par des circuits psychiatriques ? Non. Considérer que les terroristes sont un peu en dehors c'est probablement passer un peu à côté des choses.

 

[...] Les patients jeunes schizophrènes, quand ils rentrent dans la maladie, font souvent des bouffées délirantes aigües avec des idées très mystiques qui font partie de leur maladie. Ils ont l'impression que Dieu leur parle, leur donne une mission. C'est très caractéristique, mais ils ne sont pas dangereux. S'il est musulman et qu'il se met à dire Allah, le jihad, etc, on serait dans le cadre d'une sorte de protocole, tenu de le signaler, il y a quelque chose qui ne colle pas. Et d'un point de vue secret médical, une vaste collaboration entre psychiatres, médecins et ministère de l'Intérieur, ce n'est absolument pas possible. Il faut connaître un peu l'histoire des persécutions des malades mentaux et de ce que ça a donné quand on a collaboré avec les autorités politiques. Ce n'est pas notre rôle.

 

[...] C'est une réalité. Je ne dis pas qu'aucun terroriste n'est un malade mental, je dis juste que on ne va pas noyauter les filières terroristes dans les hôpitaux psychiatriques. Certaines trajectoires individuelles existent. Vous imaginez bien que les cadres recruteurs de Daech, pour organiser un attentat, ne vont pas aller recruter chez les grands déprimés, chez les schizophrènes délirants désorganisés, chez les autistes. Mon propos n'est pas de dire qu'aucun terroriste n'est malade mental, mais de dire que des études montrent que la plupart ne le sont pas. Les psychiatres ne sont pas des collaborateurs du ministère de l'Intérieur." [1]

 

Dans la tribune du Monde, le psychiatre David Gourion résume :

 

"les patients dépressifs, schizophrènes ou autistes ne sont absolument pas représentatifs des bataillons terroristes. De plus, il a été montré que les patients qui souffrent de troubles psychiques ne commettent pas plus d’homicides que la population générale (ils en sont en revanche plus souvent victimes).  [2]

 

Cet avis public d'un professionnel de la santé ramènera-t-il à la raison les "déséquilibrés" qui nous gouvernent avec le même déni depuis quarante ans ?

 

Sources:

 

[1] FranceTvInfo

[2] Le Monde

Un psychiatre répond à Gérard Collomb : "Vous imaginez bien que les cadres recruteurs de Daech, pour organiser un attentat, ne vont pas aller recruter chez les grands déprimés, chez les schizophrènes délirants désorganisés, chez les autistes"
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 00:00
Saint Fabrice

Fabrice de Tolède ou saint Fabrice ou saint Fabricien, premier évêque de Porto au Portugal. Mort martyr et vénéré avec Philibert à Tolède en 417.

Il est fêté le 22 août.

Sources: (1); (2)

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 18:25

Epidémie de "déséquilibrés"... :

Valérie Boyer (Députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône) : «Ecoutez, moi je suis surprise du nombre de "déséquilibrés" que nous avons aujourd'hui. Il est certain que pour assassiner des gens, il ne faut pas avoir toutes ses facultés mentales. Mais je crois que les Français sont lassés de ces explications de "déséquilibre" alors que les actes sont commis visiblement par imitation, ou en tout cas inspiration morbide. Comment ne pas être surpris de constater qu'au lendemain des attentats de Barcelone, après la tragédie de Nice, ces deux actes terroristes revendiqués, et bien nous avons des personnes qui s'inspirent de ces faits pour commettre les mêmes, en tout cas dans des conditions similaires ? Je rappelle que ça fait plus de 2 ans maintenant que nous sommes en Etat d'Urgence, que notre vie a changé du fait du terrorisme islamique, et que ces attaques, cette inspiration vis-à-vis de personnes qui "n'ont pas toutes leurs facultés mentales psychiatriques ou psychologiques", nous dit-on, rajoute à l'inquiétude qui est la notre. Si toutes les personnes qui ont des problèmes psychiatriques foncent sur les autres, qu'est-ce que ça veut dire, quoi ? Moi, y'a 20 ans, 30 ans, on n'entendait pas de "déséquilibrés" qui fonçaient sur les abribus avec une voiture !»
- LCI, 21/08/17, 12h00

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Publié par Ingomer - dans Politique
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 16:21

Selon la légende, la ligne sacrée représente le coup d’épée que l'archange asséna au diable pour le renvoyer en enfer.

 

Une mystérieuse ligne imaginaire unit entre eux sept monastères, de l’Irlande jusqu’en Israël. Simple coïncidence ? Ces sanctuaires sont très éloignés les uns des autres, mais parfaitement alignés. La ligne sacrée de saint Michel archange serait, selon la légende, le coup d’épée que le saint asséna sur le diable pour le renvoyer en enfer.

 

Quoi qu’il en soit, le parfait alignement de ces sanctuaires est surprenant : les trois sites les plus importants – le Mont-Saint-Michel en France, l’abbaye Saint-Michel–de-la-Cluse et le sanctuaire du Mont-Gargan en Italie – sont équidistants. Un avertissement du saint afin que les lois de Dieu soient toujours respectées et que les fidèles restent sur le droit chemin. Par ailleurs, cette ligne sacrée s’aligne parfaitement avec le soleil levant du solstice d’été.

 

1) SKELLING MICHAEL

 

La ligne commence en Irlande, sur une île déserte, là où l’archange Michel serait apparu à saint Patrice pour l’aider à délivrer son pays du démon. C’est ici que se trouve le premier monastère, celui de Skelling Michael (“Le Rocher de l’archange Michel”).

 

2) SAINT MICHEAL’S MOUNT

 

La ligne se dirige ensuite vers le Sud et s’arrête en Angleterre, au St. Michael’s Mount (« Mont Saint-Michel »), une petite île dans les Cornouailles, accessible à marée basse. À cet endroit-même saint Michel aurait parlé à un groupe de pécheurs.

 

3) LE MONT-SAINT-MICHEL

 

Puis la ligne sacrée se poursuit en France, sur une autre île célèbre, le Mont-Saint-Michel, où l’archange Michel serait également apparu. La beauté de son sanctuaire et de l’immense baie qui l’entoure sur la côte normande, en fait l’un des sites touristiques les plus visités de toute la France. Il est inscrit au patrimoine de l’Humanité de l’Unesco depuis 1979. Déjà au temps des Gaules, ce lieu était imprégné d’un fort mysticisme, puis en 709 l’archange apparut à l’évêque d’Avranches, saint Aubert, à qui il demanda de construire une église dans le rocher. Les travaux commencèrent mais ce n’est qu’en 900, avec les moines bénédictins, que l’abbaye fut construite.

 

4) L’ABBAYE SAINT-MICHEL-DE-LA-CLUSE

 

À 1000 kms de distance, à l’entrée du Val de Suze, dans le Piémont (Italie), se dresse le quatrième sanctuaire: L’abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (en italien Sacra di San Michele). La ligne droite unit ce lieu sacré au reste des monastères dédiés à saint Michel. La construction de l’abbaye commence vers l’an 1000, mais lui seront ajoutées de nouvelles structures au fil des siècles. Les moines bénédictins l’ont développée en lui ajoutant aussi une dépendance pour loger les pèlerins parcourant la voie Francigena, réseau de routes et chemins empruntés par les pèlerins venant de France.

 

5) SANCTUAIRE DE SAINT-MICHEL-ARCHANGE

 

Mille kilomètres plus loin, la ligne franchit les Pouilles et l’on tombe sur le Gargan, où une caverne inaccessible est devenue un lieu sacré : le Sanctuaire de Saint-Michel-Archange. La construction du site remonte à l’an 490, année de la première apparition de saint Michel à saint Laurent Maiorano, l’évêque local.

 

6) MONASTERE DE SYMI

 

Puis de l’Italie, la ligne sacrée de saint Michel arrive au sixième sanctuaire, en Grèce, sur l’île de Symi: le monastère orthodoxe de l’archange Michel « Mixalis » abrite une effigie du saint de 3 mètres de haut, une des plus grandes au monde.

 

7) MONASTERE DU CARMEL

 

La ligne sacrée se termine en Israël, au Monastère du Mont-Carmel à Haïfa. Ce lieu est vénéré depuis l’Antiquité et sa construction, comme sanctuaire chrétien et catholique, remonte au XIIe siècle.

 

Article traduit de l’italien par Isabelle Cousturié.

 

SOURCE: ALETEIA

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 00:00

Image illustrative de l'article Christophe de LycieChristophe dérive des mots grecs Kristos (Christ) et phorein (porter), c'est-à-dire celui qui porte le Christ, en allusion à un géant légendaire initialement nommé « Réprouvé » qui aurait aidé l'enfant Jésus à traverser une rivière. Autrefois, il passait pour mettre à l'abri des maladies quiconque voyait sa statue.

Saint Christophe (+ vers 250) est fêté en Orient le 9 mai et en Occident le 21 août, autrefois le 25 juillet (avant la réforme du calendrier liturgique de 1967). Il est le patron de la capitale de Lituanie, Vilnius.

La fusion de la mythologie païenne et de la légende chrétienne expliquent probablement la popularité du saint dans tout l’Occident à la fin du moyen-âge et les réticences des clergés anglais et allemands à son égard.

Selon une tradition très populaire, de sources variées et popularisée par la Légende dorée de Jacques de Voragine, Réprouvé était un Chananéen, d’allure terrible tant il était imposant.

Il eut l’idée de se mettre au service du plus grand prince du monde et se présenta donc à un roi très puissant. Un jour, un jongleur évoqua le diable devant le roi très chrétien qui se signa aussitôt. Réprouvé, fort étonné, demanda au roi le sens de ce geste. Celui-ci avoua, après bien des hésitations, sa peur devant le diable. Réprouvé, qui ne concevait de se mettre au service que du plus puissant quitta donc le roi pour trouver le diable.

Dans le désert, il s’approcha d’un groupe de soldats parmi lesquels s’en trouvait un particulièrement féroce qui lui demanda où il allait. Lorsque Réprouvé répondit, le soldat lui dit : « Je suis celui que tu cherches ». Marchant ensemble, il fut étonné de voir le diable s’enfuir devant une croix. Réprouvé, qui l’avait suivi, lui demanda la raison de sa peur. Après bien des hésitations, le diable avoua craindre la croix. À ces mots, Réprouvé le quitta et partit à la recherche du Christ pour se mettre à son service.

Il finit par rencontrer un ermite qui lui expliqua les principes de la foi en Jésus-Christ. Il lui dit :

« Ce roi désirera que tu jeûnes souvent ».
« Cela m’est impossible », répondit le géant. L’ermite ajouta :
« Ce roi désirera que tu lui adresses de nombreuses prières ». Le géant répondit qu’il ne savait ce que cela était et que, donc, il ne pouvait pas davantage se soumettre à cette exigence. L’ermite lui dit alors :
« Tu iras te poster à tel fleuve tumultueux et tu aideras les gens à le traverser ».

Réprouvé accepta. Il se construisit une petite maison au bord du fleuve et chaque jour, aidé d’une perche, il faisait traverser les voyageurs. Un jour, longtemps après, il entendit la voix d’un petit enfant qui lui demandait de le faire traverser. Il sortit mais ne vit personne. Rentré chez lui, il entendit une seconde fois l’appel de l’enfant. Dehors il ne trouva personne. Ce n’est qu’au troisième appel que le géant vit le petit enfant qui attendait sur la berge. Il le prit sur ses épaules et commença donc la traversée. Mais, à mesure qu’ils progressaient, l’enfant devenait de plus en plus lourd et le fleuve de plus en plus menaçant, tant et si bien qu’il eut le plus grand mal à rejoindre la berge opposée. Une fois l’enfant déposé il lui dit :

« Enfant, tu m’as exposé à un grand danger, et tu m’as tant pesé que si j'avais eu le monde entier sur moi, je ne sais si j'aurais eu plus lourd à porter. » L'enfant lui répondit :
« Ne t'en étonne pas, Christophe, tu n'as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde : car je suis le Christ ton roi, auquel tu as en cela rendu service ; et pour te prouver que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre vis-à-vis ta petite maison, et le matin tu verras qu'il a fleuri et porté des fruits. »

L’enfant disparut miraculeusement. Christophe fit ainsi que l’enfant le lui avait dit et trouva le matin des feuilles et des dattes sur le bâton.

 

Christophe partit alors pour Samos, en Lycie (sud de l'actuelle Asie mineure) où, ne comprenant pas la langue, il tomba en prières afin que Dieu l’éclaire – ce qu’il obtint. Il alla à la rencontre des chrétiens qui, dans la ville, essayaient de convertir la population. Un des juges de la ville y trouva l’occasion de le frapper au visage. Il ficha son bâton dans le sol avec l’espoir d’un nouveau miracle… qui eut lieu en effet : ainsi huit mille hommes devinrent croyants. Le roi de la région, exaspéré, envoya deux cents soldats pour l’arrêter. Mais, sitôt qu’ils le virent en prière, ils hésitèrent. Le roi envoya à nouveau deux cents autres hommes qui à leur tour prièrent avec Christophe. Les ayant convertis, il accepta de les suivre chez le roi. Le roi eut grand peur en le voyant mais lui demanda son nom. Christophe répondit :

« Auparavant l’on m’appelait Réprouvé mais aujourd’hui je me nomme Christophe ». Le roi lui fit remarquer le choix peu judicieux : pourquoi prendre le nom de quelqu’un mort humilié sur une croix ? pourquoi ne pas se rallier à ses dieux ? Christophe lui répondit :
« C'est à bon droit que tu t'appelles Dagnus (damné ? danger ? dague ?), parce que tu es la mort du monde, l’associé du diable ; et tes dieux sont l’ouvrage de la main des hommes ». Le roi lui proposa un marché : soit il sacrifiait à ses dieux, soit le roi le suppliciait. Christophe refusa et fut jeté en prison. Le roi y envoya deux prostituées afin qu’elles le séduisent – Nicée et Aquilinie. Christophe en prière ne céda pas à leurs caresses et lorsqu’elles virent son visage éclatant demandèrent à être converties. Le roi entra dans une grande colère et leur ordonna de sacrifier. Elles acceptèrent à la condition que les places soient nettoyées et que tous les habitants soient au temple. Quand il fut fait ainsi et devant chacun, elles dénouèrent leur ceinture, les passèrent au cou des idoles et les firent tomber. Sur ordre du roi, elles furent suppliciées avant qu’il ne s’en prenne à Christophe lui-même qui résista à toutes les tortures. Le roi finit par le faire attacher à un arbre et lança quatre cents flèches sur lui qui toutes restèrent suspendues sauf une qui, suite aux injures du roi lancées à Christophe, se détourna et vint se planter dans son œil. Christophe lui dit :
« C’est demain que je serai sacrifié. Tu prendras mon sang et tu en feras de la boue. Tu poseras cette boue sur ton œil qui guérira ». Christophe fut ainsi décapité. Le roi suivit ses conseils et appliqua la boue qui aussitôt guérit son œil. Alors le roi crut et porta un édit qui interdisait à quiconque de blasphémer le nom de Dieu et de celui de son serviteur, Christophe.

 

 

Source

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 11:01
"Les Britanniques ont choisi le Brexit pour des raisons de protection et de sécurité et non d’un quelconque anti-islamisme"  (Nigel Farage)

L’ancien leader de l’UKIP et chef de file de la campagne pour le Brexit, Nigel Farage, dénonce dans un entretien sur Fox News, Tucker Carlson Tonight, l’inaction des dirigeants de l’Union européenne qui est selon lui responsable de la poursuite des actions terroristes dans l’UE revendiquées par l’Etat islamique. Ils se contentent d’affirmer leur « solidarité » face au terrorisme, « mais pas une seule fois nous n’entendons un seul dirigeant de l’Europe proposer quelque solution politique que ce soit ».
 
« Ils sont toujours dans le déni parce qu’ils sont tellement gênés par le fait qu’ils sont à la racine de tout cela », estime Farage.
 
Il commentait l’attaque à la camionnette qui a fait au moins 14 morts à Barcelone jeudi, ainsi qu’une centaine de blessés.

 

Nigel Farage relie l’action de l’Etat islamique et la politique migratoire de l’UE

 
« Il y a un lien direct et une relation entre le nombre de personnes de religions et de cultures différentes que vous faites entrer et le nombre d’attaques terroristes », a affirmé l’eurosceptique. Nigel Farage a rappelé que l’Europe centrale et orientale est à l’abri des attaques terroristes de l’Etat islamiques, dans les pays où les gouvernements s’opposent aux quotas de migrants que tente de leur imposer Bruxelles. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie refusent d’accueillir les migrants islamiques d’origine africaine et proche-orientale qui réussissent à pénétrer dans les pays frontaliers de l’Union – Italie, Espagne, Grèce…
 
C’est encore la meilleure protection face au terrorisme islamique.


Farage a d’ailleurs souligné que ces pays d’Europe de l’Est ont encore le souvenir de l’oppression nazie et communiste que nombre de leurs citoyens ont personnellement connue. Une bonne raison pour qu’ils ne se soumettent pas à la pression de l’UE en vue de leur faire accepter la « migration islamique  », analyse Farage.

 

[...] Les Britanniques, qui ont eu la possibilité d’exprimer ce refus, ont choisi le Brexit pour des raisons de protection et de sécurité et non d’un quelconque « anti-islamisme », afin de mieux pouvoir contrôler leurs frontières, a ajouté Farage : « En réalité, nous voulons contrôler nos frontières, non parce que nous en avons contre tel ou tel, mais parce que nous croyons avant toute chose au contrôle sensé des frontières. »

 

[...] Mais il a également dénoncé la véritable volonté de l’Union européenne qui est d’ôter toute forme de pouvoir aux Etats individuels pour les soumettre à Bruxelles.

 

Source: Reinformation.tv

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:00
La légitimité politique (Yves-Marie Adeline)

Dans son livre Philosophie de la Royauté, Yves-Marie Adeline donne cette définition de la légitimité politique :

 

"La légitimité politique est indissociable d'une légitimité morale : il ne suffit pas de reconnaître dans une personne l'incarnation d'un principe politique commun, il faut aussi que l'exercice de la souveraineté obéisse à des règles communément acceptées.

 

[...] [L]e caractère sacré de l'autorité royale se traduit en termes inverses de ceux qui honorent l'Inca ou le Mikado. Ainsi, c'est en vertu de sa personne a priori sacrée que le Mikado est souverain, tandis que sous la légitimité, la déférence obéit à un mouvement contraire : le roi n'est honorable que parce qu'il est roi. En cela, on honore la fonction, la légitimité elle-même, et non pas le souverain en tant qu'il est seulement un homme...

 

[...] L'intérêt de la philosophie est de pouvoir démontrer que le principe de légitimité reste le même quel que soit le système étudié.

 

[...] [U]n ordre politique suppose un ordre moral qui, en dernière mesure, le justifie. 

[...] La légitimité du pouvoir [...] ne connaît son plein épanouissement que dans la mesure où la souveraineté répond aux exigences morales de la cité."

 

Yves-Marie ADELINE, Philosophie de la Royauté, Via Romana, Versailles 2015, p. 17, 202-203.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 00:00
Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l'Église (1091-1153)

A quoi pouvait rêver dans l'éclat de sa jeunesse le fils de Tescelin, chevalier du duc de Bourgogne, et de dame Aleth de Montbard, si bonne chrétienne? de chasses ou de tournois? de chants de guerre ou de galantes conquêtes? En tous cas, certainement pas de vie monastique comme il en fera le choix à l'âge de vingt-trois ans. D'autant qu'il entraînait avec lui une trentaine de jeunes en quête d'absolu... Il méditait beaucoup, parlait peu, était doux, modeste, charitable,  donnant aux pauvres tout ce qu'il pouvait. On lui offrit l'archevêché de Milan; il le refusa, comme toutes les autres dignités, et revient en France.

Saint Bernard, le prodige de son siècle, naquit au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël; il s'endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.

A dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel de Dieu, qui le voulait dans l'Ordre de Citeaux; mais il n'y entra pas seul; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Il raffermit la règle à l'Abbaye de Citeaux et créa dans ce centre religieux l'amour de l'étude, du travail, la prospérité.

 

L'abbaye de Citeaux sera la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint... Loin de rester cloîtré il parcourt les routes d'Europe devenant, comme on a pu l'écrire, «la conscience de l'Eglise de son temps». Il vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il vient prier souvent devant la statue de la Vierge qui se trouve maintenant à Notre-Dame de Paris. Pensez-y, lorsque vous passez devant cette image de la Vierge !

 

Dès 1115, après trois années de vie monastique à Citeaux, Bernard est envoyé à Clairvaux pour y fonder l'abbaye dont il restera père-abbé jusqu'à sa mort, sur un territoire situé sur les bords de l'Aube, qui lui fut concédé par Thibaut, comte de Champagne. Ce lieu hanté depuis les temps reculés par les malfaiteurs était le repaire alors connu sous le nom de Vallée d'absinthe, vallée de douleurs pour les voyageurs qui s'y aventuraient et tombaient entre les mains des brigands.

 

Les moines de Clairvaux furent au début contraints de vivre d'aliments mêlés de feuille de hêtre, d'orge, de millet d'avoine, de se composer un pain ressemblant à de la terre; mais bientôt, le sol se couvrit de verdure et de moissons. Cette transformation fut due à la foi, à la prière, à l'obéissance, à la règle et au travail de la bêche que Bernard maniait aussi lui-même pour donner l'exemple à ses frères.

 

Bernard avait pris en main la défense du dogme, de l'unité catholique, de la foi, de la morale. Il protégeait les faibles, il fulminait contre les désordres de l'Eglise et les vices du clergé. Il professait la doctrine de S. Augustin et ses principes sur l'amour et sur la grâce. Il proclamait qu'il ne fallait pas écraser les hérétiques par les armes, mais par les arguments.

 

La vie contemplative ne suffisait pas à son âme énergique. Il associa à la religion de l'évêque d'Hippone à la règle austère et active de S. Benoît. "La contemplation n'est qu'un loisir. L'homme doit exercer sa volonté sur la nature et sur la société. L'activité est le principe du salut. L'oisiveté est l'ennemie de l'âme."

Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots: "Bernard, qu'es-tu venu faire ici?" Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre; voyant, il ne regardait point, entendant, il n'écoutait point; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.


Infatigable fondateur, on le voit sur sa mule, traînant sur les routes d'Europe sa santé délabrée et son enthousiasme spirituel. Sa réforme monastique l'oppose à l'Ordre de Cluny dont il jugeait l'interprétation de la règle de S. Benoît trop accommodante. A sa mort, en 1153, ce sont 343 abbayes cisterciennes qui auront surgi du sol européen.

 


Le Saint n'avait point étudié dans le monde; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand Docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des Papes, l'oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

 

Bartolomé Esteban Murillo, Apparition de la Vierge à saint Bernard, Madrid, musée du Prado

Bartolomé Esteban Murillo, Apparition de la Vierge à saint Bernard, Madrid, musée du Prado

"Il porta à la Vierge une dévotion de chaque instant. Toutes les églises cisterciennes furent dédiées à la Vierge et, dans tout l'Occident, Bernard se fit l'apôtre du culte de Marie. Il est ainsi l'initiateur d'une religion d'amour moins juridique, moins comptable que la piété des siècles précédents et dans une certaine mesure le précurseur de cette piété du coeur, de cette dévotion du sentiment que le Poverello d'Assise allait répandre au siècle suivant." "Le culte de la Vierge se développa fortement, en liaison avec l'accent mis sur la piété mariale par S. Bernard, puis S. Dominique et les frères mendiants." (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 367, 403)

Dans cette période de développement des écoles urbaines, où les nouveaux problèmes théologiques sont discutés sous forme de questions (quaestio) et d'argumentation et de recherche de conclusion (disputatio), Bernard est partisan d'une ligne traditionnaliste. Il combat les positions d'Abélard, approximatives d'un point de vue théologique, et le fait condamner au concile de Sens en 1140. Abélard incarne tout ce que Bernard déteste : l'intelligence triomphante, l'arrogance dominatrice, les prouesses dialectiques, une célébrité immense, fondée sur la foi passée au crible de la raison au détriment de la vie intérieure, l'obstination à tenir des positions. Bernard refuse que les secrets de Dieu soient examinés et questionnés par la raison. Il veut que la raison reconnaisse ce qu'il y a d'infiniment profond et d'incompréhensible dans les choses divines.

Saint Bernard, auteur de la règle des Templiers
 

En 1124, lorsque des chevaliers demandèrent une règle pour leur ordre, le pape Honorius II chargea de cette affaire importante Bernard, abbé de Clervaux qui croyait à l'utilité d'une milice d'élite permanente, une véritable armée de métier, composée de chevaliers catholiques de toutes nationalités revêtus du double caractère religieux et militaire. Baudouin II, roi de Jérusalem, leur attribua une résidence dans son palais, construit croyait-on sur l'emplacement du Temple de Salomon. En 1129, lors de la création de l'ordre des Templiers au Concile de Troyes, celui-ci se dota d'une règle propre qui s'inspire directement de la règle de S. Benoît. La tâche de la rédiger fut confiée à Bernard.

En 1145, Clairvaux donne un pape à l'Église,
Eugène III.

 


Lorsque le royaume de Jérusalem est menacé après la chute du comté d'Édesse, le pape Eugène III demande à Bernard de prêcher la deuxième croisade, laquelle sera entreprise en grande partie à l'initiative du roi de France Louis VII le Jeune. Bernard, plus préoccupé par le développement de l'hérésie cathare dont les fidèles dépréciaient le Créateur en méprisant la matière et le corps (enfanter était un péché satanique chez les cathares), est réticent à l'idée de s'associer à une croisade en Terre sainte. Il ne s'incline que par obéissance au pape.

 

Il prend la parole le 31 mars 1146, le jour de Pâques au milieu d'une foule de chevaliers réunis au pied de la colline de Vézelay. À cette époque, il a cinquante six ans. Son discours enflamme la foule. Il évoque Édesse profané et le tombeau du Christ menacé. Il invite les chevaliers qui veulent se croiser à l'humilité, à l'obéissance et au sacrifice. Après son prêche, on lui arrache même des morceaux de son vêtement pour en faire des reliques. Sa parole éloquente est confirmée par des miracles nombreux; l'enthousiasme est indescriptible. Son prestige entraîne le peuple de France.
 

Émile Signol, Saint Bernard prêchant la 2e croisade, à Vézelay, en 1146 (1840), Versailles, musée de l'Histoire de france

Émile Signol, Saint Bernard prêchant la 2e croisade, à Vézelay, en 1146 (1840), Versailles, musée de l'Histoire de france

La même année 1146, Bernard fait accorder par le Pape Eugène III, tant aux chevaliers qu'aux Frères servants, le droit de mettre la croix rouge sur leurs manteaux du côté gauche, a sinistra, « la croix rouge, ce signe du martyre, ce signe qui obligeait ceux qui en étaient décorés à ne jamais lâcher pied dans les batailles, armés ainsi du signe de la Croix contre les ennemis du Christ. » (Bulle de Clément V, Labbe, Conciles, vol. XI.)


Après le Père de l'Europe que fut S. Benoît au VIe siècle, saint Bernard fut l'unificateur de "la Chrétienté" : il adressa une lettre circulaire aux Allemands, aux Anglais, aux Bretons, aux Lombards, les exhortant à cesser entre eux toute guerre, toute querelle, et à s'unir contre l'ennemi commun de la chrétienté. Enfin, il passa en Allemagne, où ses prédications obtinrent le même succès qu'en France.

Templiers au XIIIe siècle (reconstitution d'après Viollet-le-Duc)

Templiers au XIIIe siècle (reconstitution d'après Viollet-le-Duc)

La mort de Bernard, qui arriva le 20 août 1153, fut un deuil public. On l'appela à juste titre le dernier Père de l'Eglise. Canonisé vingt ans après sa mort par le pape Alexandre III, il fut mis par Léon XII au rang des docteurs. Il est déclaré docteur de l'Église en 1830 par Pie VIII.

 

Nous avons conservé plus de 300 sermons de S. Bernard, dont quelques-uns en français. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, ibid., p. 389.)

 

Sources: (1); (2); (3); (4) Mgr Paul GUERIN, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 515-518; (5) Giorgio PERRINI, Aveux des Templiers, Edition Jean de Bonnot, 1992, p. 7, 8, 9, 18. (6) Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012.

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 07:02
https://www.sz-online.de/nachrichten/bin-kein-monarchist-sondern-ein-demokrat-3750845.html

https://www.sz-online.de/nachrichten/bin-kein-monarchist-sondern-ein-demokrat-3750845.html

Le 23 juillet dernier, La Conférence monarchiste internationale vous révélait sur sa page Facebook (https://www.facebook.com/groups/monarchiste/ ) que le bimensuel catholique "Polonia Christiana" avait publié un long article critique sur les limites de la république polonaise et appelé publiquement à la restauration d’une monarchie catholique en Pologne. Information qui avait été reprise par Vexilla Galliae puis le blog "Royalcentral.co.uk" et désormais par la presse allemande qui s'est interrogée sur les possibilités de restauration de la monarchie en Pologne.

Dans une interview au journal "Nowy Dziennik", Adrian Nikiel leader de l’Organisation Monarchiste Polonaise (Organizacja Monarchistów Polskich), dont le mouvement a fait élire un de ses membres au parlement européen en 2014, a lui même réclamé que soit posé le choix des institutions au polonais devant l'importance de la crise politique que traverse le pays. Si Adrian Nikiel réclame l'aide de l'union européenne, lors de cette interview, il a tenu à préciser que le prochain souverain de Pologne devrait être impérativement catholique et traditionaliste.

Interrogé sur les possibilités de monter sur un trône polonais par le Sächsische Zeitung, l'arrière-arrière petit fils du dernier roi de Saxe, le prince Daniel , âgé de 42 ans, s'est toutefois montré prudent sur les réelles chances d'une restauration de la monarchie en Pologne. Se déclarant néanmoins peu "monarchiste dans l'âme mais assurément démocrate", le double hériter à la couronne de Saxe et Pologne, le prince Daniel de Saxe se considère aujourd'hui uniquement comme "un gardien de la mémoire historique de sa famille". Peu connu des médias, il est depuis 2004 conseiller municipal de la CDU à Moritzburg et Meissen Kreis.

Si la maison de Saxe a occupé 3 fois le trône de Pologne entre le XVIIème et XIXème siècle, Il existe divers prétendants au trône de Pologne dont la maison de Bourbon (la quasi majorité des mouvements monarchistes plébiscitant d'ailleurs le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou) , les Romanov ou encore une branche des Habsbourg-Lorraine.

Frederic De Natal

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 00:00
Saint Jean Eudes, fondateur de la congrégation de Jésus et de Marie (1601-1680)

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, "le plus grand ennemi de l´Église", selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Coeurs de Jésus et de Marie, et appelée "Congrégation de Jésus et de Marie" (Eudistes). Le succès vint aussitôt: les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des "Repenties". Selon l´usage du temps, chaque maison était indépendante; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, sainte Marie-Madeleine Pelletier, femme "de taille à gouverner un royaume", obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de "Bon-Pasteur". Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Coeurs de Jésus et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Coeurs et s´en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi Léon XIII a appelé le Père Eudes "Auteur du culte liturgique des SS. Coeurs de Jésus et de Marie"; et Pie X, en le béatifiant, a dit qu´il devait être regardé comme "Père, Docteur et Apôtre" de cette dévotion.

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680.

Au XVIIIe siècle, les Eudites combattent le jansénisme, mouvement gallican contre l'ultramontanisme et l'autorité du Pape, donc proche du protestantisme, mais développant en même temps un rigorisme moral excessif.

Sources : (1) J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 332, (2), (3), (4), (5)
, (6)

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 00:00
Etonnant destin de Ste Hélène, qui fut la concubine de Constance Chlore. Le nom de la mère de Constantin, devenue chrétienne et premier pélerin illustre de Terre sainte, est immortalisé par "l'Invention de la sainte Croix". Image tirée d'une photo Bibliothèque nationale in DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 360

Etonnant destin de Ste Hélène, qui fut la concubine de Constance Chlore. Le nom de la mère de Constantin, devenue chrétienne et premier pélerin illustre de Terre sainte, est immortalisé par "l'Invention de la sainte Croix". Image tirée d'une photo Bibliothèque nationale in DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 360

Sainte Hélène naquit vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise (340-397):
« Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d'étable. Noble fille d'étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée ! Noble fille d'étable, à qui fut réservé de connaître l'Étable de Celui qui guérit les blessures de l'humanité déchue ! Noble fille d'étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde ! Aussi le Christ l'a-t-il élevée de l'humilité de l'étable au sommet des grandeurs humaines. »

        La gloire de sainte Hélène c'est d'avoir été la mère de Constantin. « Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu'à la sienne d'avoir été le premier empereur chrétien. » Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu'à l'influence de l'impératrice sur le cœur de son époux. Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu'elle fut l'épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme. Qui sait même si les prières d'Hélène ne méritèrent point à Constantin l'apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l'empire?

Basilique du Saint-Sépulcre        Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c'est la découverte de la Vraie Croix du Sauveur, lors d’un pélerinage en Palestine entrepris en 326. Le bois de la croix fut découvert sur le lieu du Calvaire, après que l'on fit détruire le temple de Vénus bâti par l'empereur Hadrien, afin d'y ériger la basilique du Saint-Sépulcre. C'est au cours du chantier que trois croix auraient été trouvées. Un miracle (ou une inscription, selon les versions), aurait permis de distinguer la croix du Christ de celles des deux larrons.

        Hélène vivait sans étalage de grandeurs. Nourrir les pauvres, donner aux uns de l'argent, aux autres des vêtements, à d'autres une maison ou un coin de terre, c'était son bonheur. Sa bonté s'étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux. Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l'église dans les rangs des fidèles : une telle conduite n'a sa source que dans l'Évangile. Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, protecteur de la religion de Jésus-Christ.

 

Sources: 1, 2

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 00:00
Le martyre des Frères Mineurs (franciscains) au Maroc. Ce tableau se trouve dans la maison natale de Saint François d'Assise. Source: www.facebook.com/www.diakonos.be/posts/1841645272759247

Le martyre des Frères Mineurs (franciscains) au Maroc. Ce tableau se trouve dans la maison natale de Saint François d'Assise. Source: www.facebook.com/www.diakonos.be/posts/1841645272759247

A l'aube du treizième siècle, Saint François d'Assise envoya ses frères prêcher la bonne nouvelle chez les Maures. Au Maroc, cinq d'entre eux furent décapités de la main même du Miramolin Yusuf al-Mustansir. (1)

 

"Le frère Bérard monta sur un char et en présence du roi il se mit à prêcher sans aucune crainte... Comme le roi les trouvait persévérants dans la foi catholique qu'ils confessaient et proclamaient intrépidement en anathématisant les iniquités de Mohamet et sa loi, il s'enflamma de colère et ordonna de leur infliger diverses tortures et de les flageller cruellement... Pendant toute la nuit ils furent gardés, torturés, cruellement flagellés par une trentaine de Sarrasins.

 

Le lendemain, comme ils refusaient encore d'abjurer, le roi, fou de colère, prit une épée, fit séparer les saints et leur ouvrit la tête l'un après l'autre, par le milieu du front: trois fois il plongera la glaive dans leurs cerveaux et ainsi il les mit à mort de sa propre main avec une cruauté de bête fauve. Ils achevèrent leur martyre le XVIIe jour des calendes de février, l'an du Seigneur 1220."

 

Chronique des XXIV généraux, trad., par A. MASSERON, dans Millot, p., 254-255. (2)

 

S. Antoine de Padoue sera appelé de Dieu à devenir disciple de S. François lors d'un premier appel reçu à la vue des cinq religieux franciscains qui s'embarquèrent pour les missions d'Afrique en 1219 : Bérard de Carbio, Otton, Pierre de Saint-Géminien, Adjute et Accurse. Ceux-ci s'étaient arrêtés dans son monastère de Coimbra. L'appel sera définitif, quand, quelques mois plus tard, les reliques des cinq religieux, devenus martyrs de la foi, seront ramenées providentiellement à son monastère. Ils avaient été décapités au Maroc de la main propre du calife almohade Yusuf al-Mustansir avec son épée, le 16 janvier 1220, après avoir été fouettés à mort. (3)

 

Les Franciscains Martyrs du Maroc furent canonisés par le Pape Sixte IV, le 17 août 1481, leur fête est fixée au 16 août. (4)

 

Notes

 

(1) "Miramolin" : Nom par lequel les écrivains du moyen âge désignent le calife et autres souverains musulmans.

(2) Texte dans Jean COMBY, Deux mille ans d'évangilisation. Histoire de l'expansion chrétienne, Collection Bibliothèque d'Histoire du Christianisme, N° 29, édit., DESCLEE, Paris, 1992, p., 66. Diakonos.be

(3) Virgil TANASE, Saint François d'Assise, Gallimard Folio Biographies, Malesherbes 2015, p. 212-214

(4) Les Franciscains martyrs du Maroc. Wikipedia

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 00:00
Saint Armel de Bretagne, fondateur

Armel naquit au Pays de Galles en 482 où il fréquenta les écoles monastiques et fonda un monastère.

 

Lorsque le roi breton Vortigern fit appel aux Saxons, aux Angles et aux Jutes pour défendre son territoire contre les Scots venus du Nord, les protecteurs, qui étaient païens, s'en prirent bientôt aux chrétiens bretons. Saint Armel quitta alors la Bretagne insulaire lors de la grande migration bretonne devant des protecteurs qui devinrent des envahisseurs et ils s'installèrent sur le continent armoricain auquel ils donnèrent leur nom, leurs traditions, leurs structures et leur foi. (1)

 

"Quand les Bretons (de Grande-Bretagne, Ndlr.) vaincus et menacés de disparitions par les Saxons voulurent trouver le salut, un grand nombre fut heureux d'être accueilli par la catholique Cambrie (ancien nom du Pays de Galles ou Cornouaille. Ndlr.) Mais celle-ci était fort peuplée ; nombreux furent alors les fugitifs qui préférèrent tenter l'aventure dans l'Armorique païenne. Ils s'embarquèrent avec leurs prêtres, leurs évêques, leurs abbés et leurs ermites, avec leurs ornements sacrés, leurs croix et leurs livres liturgiques, et cinglèrent vers la péninsule, dans laquelle ils s'installèrent sans être repoussés, et furent si bien assimilés par la population qu'ils lui donnèrent leur religion et leur langue. Le gaulois et ses traditions furent oubliés. A partir de ce moment, on l'appela à son tour 'Bretagne', la petite Bretagne peuplée par les fugitifs de la Grande-Bretagne". (2)


Saint Armel, d'abord ermite près de Quimper, fonda un monastère au pays de Léon, Plouarzel-29229 (abbaye de Plouarzel en Bretagne).

 

Saint-Armel--Statue-moderne-du-saint-en-la-chapelle-Notre-D.jpg

Statue moderne du saint en la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs de Plouharnel.

Il exerça son influence jusqu'à la cour du roi Childebert à Paris où il résida durant six ans, défenseur vigoureux de la justice, contre la peine de mort. Il y guérit un boiteux et un aveugle.

Chassé de la cour à la suite d'intrigues, il vint s'établir au sud de Rennes. Il débarrassa le pays d'un dragon qu'il noya dans la rivière Seiche (affluent de la Vilaine) ; on dit que l’herbe n’a jamais poussé depuis sur le sol où glissa le serpent en tombant dans la rivière. Mais le pays de Ploërmel revendique aussi ce miracle comme sien, et voici ce que nous lisons à ce sujet dans "les Légendes locales de la Haute-Bretagne", par M. Sébillot, page 174 :

 

Dans les environs de Ploërmel, la légende de Saint-Armel triomphant d’un serpent, ou dragon, qu’on appelle populairement "la Guibre", est encore très connue des paysans. La guibre était un énorme serpent, ou lézard vert, qui désolait le pays on l’appelait aussi "la beste de Guibourg", parce que, disent les anciens, c’était près de Guibourg (Jerguy) qu’elle se cachait le plus souvent, attaquant les grandes personnes, et dévorant les moutons, les poulains et les petites vaches bretonnes. Tout comme Saint-Michel terrassa le dragon, image du démon, ainsi Saint-Armel terrassa la guibre. Lorsqu’il l’eût vaincue, il la lia avec son étole, ainsi qu’en témoignent toutes les vieilles statues et les anciens vitraux du pays ; et, la guibre devenant aussi faible qu’un mouton, Saint-Armel la précipita dans l'Etang-au-Duc (ou plutôt dans la rivière d'Yvel, car l'Etang-au-Duc n’exista que plus tard). D’aucuns prétendent que c’est dans un chemin creux tout près de la pièce dite "des châteaux" ("dans le petit chemin des Châteaux de l’enfer") que se livra le combat entre la guibre et Saint-Armel. Au milieu de ce chemin on voit une grosse roche qui porte la trace d’une patte ; et ce pied est celui de la guibre, qui, précipitée du haut de la butte des châteaux alla rouler dans le ravin et se noya dans le ruisseau qui sort du grand Etang (la butte des Châteaux domine à l'Est la chaussée de l'Etang-au-Duc). Ce serait en reconnaissance de ce miracle, que le seigneur de Jerguy (Guybourg) aurait donné à Saint-Armel le territoire qui s’appela depuis Ploërmel. (3)


Bochod (nom de Saint-Armel en Ille et Vilaine au VIe siècle), Armel joua un rôle durant la plus grave sécheresse que connut la commune.

Une fois l'intégralité des puits asséchés et l'ensemble des récoltes dévastées, la population désespérée supplia le saint de la délivrer de ses tourments. Armel planta alors un bâton dans le sol et pria. L'eau se mit alors à jaillir abondamment de ce point pour - selon le saint - mettre éternellement à l'abri de la sécheresse la population. Cette fontaine miraculeuse existe toujours et est visitée chaque année par de nombreux chrétiens en quête de ses vertus miraculeuses. La voie qui y mène, le "chemin de la fontaine", commence devant la mairie de la commune. (4)

 

Armel décèda vers 570.

 

Dans l'église de Saint-Armel (Ille-et-Vilaine) est conservé un sarcophage qui serait sa tombe.

 

De nombreuses paroisses le choisirent comme patron (comme Ploërmel).


Invoqué contre la sécheresse, saint Armel est aussi le patron des aumôniers d'hôpitaux. (5)

 

Sources: (1) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2114/Saint-Armel.html; (2) Ivan Gobry, Le Baptême de l'Angleterre, Clovis, Condé-sur-Noireau 1998, p. 52-53 ; (3) Vie de Saint Armel ; (4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Armel_%28Ille-et-Vilaine%29#Histoire ; (5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Armel_des_Boschaux

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:34

Finalement j'ai décidé qu'on le gardait (le titre de la video) pour plusieurs raisons, d'abord pour cette raison-là que le système totalitaire - et les droits sexuels en font partie de mon point de vue - nie complètement l'idée de Dieu, puisque le paranoïaque se prend pour Dieu. Et c'est bien tout le problème que l'on a actuellement, c'est-à-dire un être humain qui joue à l'apprenti sorcier dans plein de domaines, voire dans la totalité de ceux qui concernent la naissance et la mort. On est sur un être humain qui se prend pour le Créateur à la place du Créateur. Les deux autres raisons pour conserver ce titre : j'ai beaucoup étudié la philosophie des religions, au travers de mon maître à moi en philosophie qui est Hegel, et qui a fait de la religion ou de l'idée de Dieu une des formes de la rationalité. [...] Et d'un point de vue psychanalytique, je me situe beaucoup aussi dans la lignée de Carl Jung qui a beaucoup travaillé cette question-là pour dire que finalement l'être humain est guéri quand il intègre l'idée de Dieu. C'est-à-dire la notion d'une transcendance face à la quelle nous sommes infiniment petits et face à laquelle nous devons travailler notre humilité parce que nous ne maîtrisons pas les clés de la Création, il y a un mystère, il y a une énergie spirituelle qui nous dépasse et nous devons respecter ces lois, ces lois de la Création, ces lois divines.

Ariane Bilheran

Dans le cadre de "la Route de la Fidélité", Farida Belghoul a reçu jeudi 10 août 2017 à 21h00 le docteur en psychopathologie Ariane Bilheran, auteur de plusieurs ouvrages dont "L'imposture des droits sexuels", sur le thème "Des droits de Dieu aux droits du sexe".

Un erratum à 20 min 42, à la place d'"hétérosexuel" entendre "hétérocentrisme". Source

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 00:00
Assomption, Bonne fête nationale à tous !
 

"ASSOMPTION, se dit aujourd'hui particulièrement dans l'Eglise romaine d'une fête qu'on y célèbre tous les ans, le 15 août, pour honorer la mort, la résurrection, et l'entrée triomphante de la sainte Vierge dans le ciel.
Elle est encore devenue plus solennelle en France en 1638, que le roi Louis XIII choisit ce jour pour mettre sa personne et son royaume sous la protection de la sainte Vierge; vœu qui a été renouvelé en 1738 par le roi Louis XV."


Source : Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790),  publ. par M. l'abbé Migne,  Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome I, Paris 1850-1851, p. 392.

 

http://leblogdumesnil.unblog.fr/files/2007/10/vanloondvictoires.jpg
Le tableau de Carle Vanloo, au-dessus du maître-autel de la Basilique N.-D. des Victoires (Paris), représente ce voeu. La Sainte Vierge apparaît assise dans un nuage, au haut du tableau; d'une main elle soutient l'Enfant Jésus, debout sur ses genoux; de l'autre elle offre une palme à Louis XIII; des groupes d'anges l'environnent. Le roi, prosterné lui présente le plan de l'église de N.-D. des Victoires. A la gauche du roi, le cardinal de Richelieu. A sa droite, un échevin de la la Rochelle lui remet les clefs de la ville, sur un plateau d'argent. Sous le nuage, où trône la Reine des Cieux, on aperçoit dans le lointain la Rochelle.

En 1638, le roi Louis XIII fit du 15 août jour de fête nationale. Il voua le royaume à Dieu par la Vierge Marie en remerciement de la grossesse de sa femme, le reine Anne d'Autriche enceinte du futur Louis XIV et ordonne qu'aient lieu chaque année à cette date des processions pour prier pour la France. Tel est le "Voeu de Louis XIII" institué en février 1638, encore célébré aujourd'hui le 15 août.

 

Depuis, chaque année, ont lieu des messes partout en France et des processions en l'honneur de la sainte Vierge, Patronne de la France.

 

Le jour de fête nationale est repris par la Restauration après que Napoléon Ier y ait substitué une éphémère "Saint Napoléon"...


La "République" dite "française" supprima ce jour de fête nationale.


Le 15 août est toujours la fête nationale des Acadiens.

 

C'est durant le siège de la Rochelle (1627-1628), où les protestants révoltés s'étaient constitués en "comité de salut public chargé de 'recevoir les avis secrets qui pourraient être donnés' sur l'ennemi" (le Roi de France), avec une cour de justice "pour juger les personnes accusées d'attentat contre l'ordre public" (des protestants), en l'espèce, les catholiques qui leur tomberaient dans les mains, - la république dans toute sa hideur, avec ses mouches, ses fiches et ses magistrats... - que Louis XIII fit son voeu à la Vierge "que toute les années, par tout le royaume, l'on ferait des processions, le jour de son entrée (de la Vierge, ndlr.) dans les cieux, par son Assomption glorieuse".

 

Et ce n'est que dix ans après, en 1638, et alors que la Reine Anne d'Autriche jusque-là stérile venait miraculeusement de tomber enceinte, depuis trois mois, du futur Louis XIV, que Louis XIII rédigea officiellement son voeu. Voici le texte:

 

«Déclaration par laquelle le Roi place le royaume sous la protection spéciale de la Vierge Marie.

 

"Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre.

 

Dieu qui élève les rois aux trônes de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre, pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial de notre royaume et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que d'accidents qui nous menaçaient.

 

Lorsque nous sommes entrés au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquilité; mais la main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause, que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins.

 

En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon, ayant sucité et fomenté des divisions, non moins dangereuses pour notre couronne, que préjudiciables à notre maison, il lui a plu d'en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

 

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité (Ndlr. allusion aux guerres de religion et au siège de La Rochelle), il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. 

 

Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats, dont ils avaient été dépouillés.

 

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations, que comme la Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

 

Tant de grâces si évidentes font que, pour n'en pas différer la reconnaissance, sans attendre la paix qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues et que nous désirons avec ardeur, pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa sainteté divine, que nous adorons en trois personnes, à ceux de la sainte Vierge et de la sacrée Croix, où nous recevons l'accomplissement des mystères de notre rédemption, par la vie et la mort du Fils de Dieu, nous consacrer à sa Grandeur, par son Fils rabaissé jusqu'à nous, et à ce Fils, par sa mère élevée jusqu'à Lui, en la protection de la quelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets, pour obtenir par ce moyen celle de la sainte Trinité, par son intercession, et de toute la cour céleste, par son autorité et par son exemple.

 

A ces causes nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite, et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que soit qu'il souffre le fléau de la guerre ou jouisse des douceurs de la paix, que nous demandons à Dieu de tout notre coeur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire.

 

Et, afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une immage de la Vierge, qui tienne en ses bras celle de son divin Fils descendu de la Croix; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

 

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration, à la grand'messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église: à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales les plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises, tant parochailes que celle des monastères de la dite ville et faubourgs, en toutes les villes, bourgs et villages du diocèse de Paris.

 

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/4/5/1/9782845192300FS.gifExhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons, de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leurs diocèses, entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers des villes y soient présents.

 

Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques, pour y être faite ladite cérémonie; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d'admonester tous nos peuples, d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix, que Dieu y soit servi et révéré si saintement, que nous puissions arriver heureusement à la dernière fin, pour laquelle nous avons tous été créés: car tel est notre plaisir.

 

Donné à Saint-Germain en Laye, 10 février 1638"»

 

(Source: Louis XIII cité in Abbé Marie-Léon Vial, Jeanne d'Arc et la monarchie, 1910, réed. Editions Saint-Rémi, p. 344-345; 352;  376-379.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b3/P1000567_Paris_II_Basilique_Notre-Dame-des-Victoires_Choeur_reductwk.JPG

Le chœur de la Basilique de Notre-Dame-des-Victoires, avec les sept tableaux de Carle Van Loo

 

 

Le 15 août 2016, les cloches des églises ont sonné "pour la France". La Conférence des évêques de France a invité les paroisses à faire sonner "à la volée les cloches de nos églises" et à prier pour "notre pays dans les épreuves qu'il traverse" lors de la fête de l'Assomption.

 

En 2015, c'était pour les Chrétiens d'Orient que les cloches de France avaient sonné à la volée le 15 août. Il y avait alors un an que les Chrétiens irakiens avaient été chassés de la plaine de Ninive par les djihadistes de l'État islamique. En 2016, c'est "pour la France", frappée par de multiples attentats, que les cloches ont retenti. Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, appela tous les baptisés à venir prier dans une église le jour du 15 août "en hommage au père Hamel".

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 15:08
Bénédictions du pape "pour tous" !

Source: Le Suisse romain

 

Lettre du Pape à l'occasion du baptême d'enfants d'un couple de même sexe ... une missive personnelle au modèle standard

 

Brésil: Le pape souhaite du bonheur à un couple gay qui a baptisé ses enfants adoptés ...

 

Selon plusieurs médias, le pape François aurait adressé par courrier ses vœux de bonheur à la famille de Toni Reis, le responsable du groupe "Dignité", qui représente la communauté LGBT de l’Etat du Parana, dans le sud du Brésil.

 

Avec son partenaire, David Harrad, ils ont baptisé, dans la cathédrale de Curitiba, les trois enfants qu’ils viennent d’adopter.

 

De quoi s'agit-il ?

 

Lettre du Pape à l'occasion du baptême d'enfants d'un couple de même sexe ... une missive personnelle au modèle standard

(source) Par la voix de Paloma Ovejero, vice-directrice de la salle de presse du Saint-Siège, le Vatican a clarifié l'intention de l'Eglise.

A l'occasion du baptême des enfants de Tony Reis, "le Pape" a envoyé une lettre. Or, cette dernière est un modèle standard de courtoisie envoyée à toute personne qui écrit au Saint-Père. Cette missive n'est donc aucunement une approbation ou un appui pour le mariage entre personnes de même sexe. 

"Affirmer que la missive papale est une approbation d'une union de même sexe est simplement faux" a souligné Paloma Ovejero, ajoutant que la bénédiction pour la famille des enfants est un terme générique. Cette formulation, en portugais, possède une plus ample signification, équivalent à "toutes les personnes proches de vous". La lettre est également adressée à une seule personne. 

Le Pape François a toujours souligné que la communauté homosexuelle ne devait pas être marginalisée ou discriminée. 

En avril dernier, Mr Tony Reis et Mr David Harrad ont écrit sur Facebook avoir envoyé une lettre au Pape François, lui annonçant des baptêmes, dans une église de Curitiba au Brésil, de leurs trois enfants adoptés. 

Le couple a affirmé avoir reçu une lettre du Pape en retour, signé par Monseigneur Paolo Borgia de la Secrétairerie d'Etat. 

Plusieurs mouvements pro-LGBT ont alors rapidement monté en épingle cette histoire, notamment avec le titre: "le Pape François félicite un couple gay pour le baptême de leurs enfants".

La phrase "le Pape François vous souhaite beaucoup de bonheur, invoquant pour votre famille une abondance de grâce divine afin de vivre fermement et fidèlement comme des enfants de Dieu et de l'Eglise" a été interprétée différemment: "nous sommes extrêmement reconnaissant d'avoir reçu ce message inattendu, avec ce qu'il signifie aussi pour les familles de parents de même sexe" a répondu Toni Reis. 

baptism.jpg 

(Photo : Toni Reis)
 
Second depuis la gauche, Toni Reis, avec ses enfants après le baptême dans un église catholique romaine à Curitiba, Brésil. Le 23 avril 2017. 

Note de Christ-Roi : mariés, futurs mariés et jeunes parents : envoyez tous vos faire-parts de mariage et de baptême au Pape, il vous répondra à tous personnellement par une "missive au modèle standard"!

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 14:16

Marion Sigaut et Youssef Hindi ont donné le 17 mars 2017 à Grenoble une conférence sur l’histoire et la religion de la République.

Illustrations récentes :

La République, son histoire, sa religion – Conférence de Marion Sigaut et Youssef Hindi
La République, son histoire, sa religion – Conférence de Marion Sigaut et Youssef Hindi
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 00:00

Abbé bénédictin à Einsiedeln, en Suisse (+ 958) dans le canton de Schwytz, saint Evrard ou Eberhard était un prêtre du diocèse de Strasbourg, il rejoignit saint Bennon de Metz au célèbre monastère d'Einsiedeln en Suisse où des ermites vivaient auparavant. Actuellement cette abbaye bénédictine est le plus important sanctuaire marial de la Suisse.

Abbaye d'Einsiedeln

 

Sources: 1; 2

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 00:00
Saint Hippolyte de Rome († 235)

Hippolyte de Rome, originaire d’une famille patricienne d’Asie Mineure ou d’Alexandrie (Egypte) est né aux environs de 160–170. Il était le disciple d’Irénée, théologien réputé au IIe siècle, qu’il rencontra en Gaule vers 194.

Homme d’un grand savoir, grand travailleur, Hippolyte de Rome a été l’auteur de nombreuses œuvres exégétiques en grec, langue écrite des théologiens de son époque. 
Pécheur repentant, Hippolyte (170-235) se fit baptiser puis ordonner prêtre. Il se rebella contre le pape Calixte à qu'il reprochait d'avoir relâché la discipline pénitentielle de l'Eglise. Il fut la cause d'un des premiers schismes de l'Église. Prenant plus tard conscience de son erreur, il eut le courage de le reconnaître.

Persécuté sous Maximin Ier (empereur 235-238) vers 235, il fut envoyé dans les mines de Sardaigne où il rencontra Saint Pontien. Ensemble, ils donnèrent leur démission et appelèrent les fidèles à l'unité avant de mourir martyrs.

Hippolyte rapporte qu'il eut une vision où un nouveau-né se serait révélé à lui comme le Logos. 

Après saint Irénée, Hippolyte de Rome a posé le principe de la "tradition apostolique" (oeuvre connue grâce à la collection du SYNODOS de l'Église d'Alexandrie). 

Un sanctuaire commémoratif de la victoire des Francs chevelus sur les Sarrasins à Bourland aurait été érigé il y a fort longtemps, au lieu de Bourland dans le département du Rhône sous le patronage de saint Hippolyte. On y venait en pèlerinage de toute la région, car on obtenait beaucoup de miracles par l’intercession du saint. 

Une légende précise que ce succès excita la convoitise des gens du village voisin de Frontenas qui vinrent subrepticement enlever la statue, pour l’emporter chez eux ; mais dans la traversée du ruisseau du Merloux, la statue quitta les épaules de celui qui la portait pour regagner la chapelle.

Au cours des siècles, la chapelle primitive tomba en ruines. L’actuelle chapelle fut réédifiée en 1602 par Claude Meyssonnier, curé de Theizé. Des restaurations furent faites au XIXème siècle et récemment en 1974 et 2003.

Longtemps, on fêta au 13 août un autre saint Hippolyte, soldat romain du III° siècle converti par saint Laurent et que la tradition nous dit avoir été mis en pièces par des chevaux sauvages, sous l’empereur Valérien.

On adresse des prières à Saint Hippolyte pour le développement de la force physique. Il est le saint Patron des gardiens de prison.

 

Le martyre d'Hippolyte, Vies de saints, France, Paris, XIVe siècle

 

Sur une statue d'Hippolyte de Rome trouvée en 1551 (image ci-dessus) on y trouve une liste de ses écrits dont la Tradition apostolique d'Hippolyte. Cette dernière nous a été conservée grâce à des traductions coptes, arabes et éthiopiennes ainsi que par le palimpseste de Verone (recueil latin du IVe siècle). La première partie traite de la consécration épiscopale, de la liturgie eucharistique et de la bénédiction. La seconde partie présente les lois et les règles en vigueur pour les laïcs. Et la troisième partie s'occupe des pratiques religieuses de l'Église.

 

L'Anaphore de Saint Hippolyte

 

Historiquement, il s'agit du premier texte complet de la prière de consécration qui nous soit parvenu complet. Écrit en grec, il a été l'objet de nombreux commentaires postérieurs et s'appuie sur une théologie assez précise :

 

  • « Nous te rendons grâces, Ô Dieu, par ton fils bien-aimé, Jésus Christ, que dans les derniers temps tu nous as envoyé comme sauveur et rédempteur et messager de ta volonté : il est ton Verbe inséparable, par lequel tu as tout créé et en qui tu t'es complu : que tu as envoyé du ciel dans le sein de la Vierge où il s'est incarné : qui est né du Saint Esprit et de la Vierge ; qui pour accomplir ta volonté t'as conquis un peuple saint, et a délivré par sa passion ceux qui ont cru en lui.

  • C'est lui qui en se livrant volontairement à la passion, pour vaincre la mort, pour rompre les liens du démon, fouler aux pieds l'Enfer, illuminer les justes, atteindre le terme et manifester la résurrection : prenant le pain et rendant grâces à Toi, il a dit "Prenez et mangez, ceci est mon corps offert pour vous. De même pour le calice disant : Ceci est mon sang répandu pour vous. Quand vous faites cela, vous le faites en mémoire de moi"

  • Nous souvenant donc de sa mort et de sa résurrection, nous t'offrons le pain et le calice en te rendant grâces, parce que tu as daigné nous permettre de nous présenter devant toi et d'accomplir notre ministère, et nous te demandons d'envoyer ton Esprit Saint sur l'oblation de la Sainte Eglise afin que nous puissions te louer, te glorifier par ton fils Jésus Christ, par qui est à toi gloire et honneur, au Père au fils et au Saint Esprit dans ta Sainte Eglise et maintenant et dans les siècles des siècles. Amen » (Clavis Patrum Græcorum 1870-1925). 

 

Sources1; 23 ; 4; 5 Jean Daniélou, L'Eglise des premiers temps, Points Histoire, Tours 1999, p. 108, 159.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 18:33

L'hebdomadaire Le Point a publié jeudi 10 août un numéro consacré à la Révolution dite française, sous le titre "Les fantômes de la Révolution française, Secrets, Tabous, épisodes oubliés" (Le Point du jeudi 10 août 2017 n°2344).

La preuve juridique d'une intention génocidaire en Vendée (Jacques VILLEMAIN, Le Point du jeudi 10 août 2017 n°2344)

On retiendra au sujet du "génocide vendéen, le dossier rouvert", la "preuve juridique d'une intention génocidaire en Vendée" apportée par le diplomate et juriste Jacques VILLEMAIN, auteur de "Vendée 1793-1794" (éd. du Cerf). Le "bloc" si cher à Clemenceau (1) en sort bien lézardé ! (Source: Vendéens et Chouans)

 

Extrait :

 

"La nature criminelle de ces massacres n'est plus niée par personne (contrairement au XIXe siècle, par exemple sous la plume d'auteurs comme Michelet ou Jaurès). Cependant, certains (Jean-Clément MARTIN et, d'une manière générale, l'école dite 'jacobine') limitent la qualification de ces massacres à celle de 'crimes de guerre'. D'autres historiens (Patrice GUENIFFEY par exemple) reconnaissent qu'il s'agit de 'crimes contre l'humanité'. La qualification de 'génocide' est clairement minoritaire dans la communauté historienne universitaire, mais elle semble en voie d'enraciement. Reynald SECHER était le seul à la soutenir il y a trente ans (1986), et aujourd'hui on trouve le mot sous la plume d'auteurs comme Jean-Noël BREGEON ('Nouvelle histoire des Guerre de Vendée', Perrin 2017) ou Michel CHAMARD ('Les Guerres de Vendée pour les Nuls', First 2017) à titre d'hypothèse sérieuse.

 

[...] [D]es trois lois des 19 mars, 1er août et 1er octobre 1793.

 

[...] Le principe est que les révoltés sont privés de toute protection légale. Ce sera le système de défense de Carrier quand on lui reprochera les atrocités qu'il a commises à Nantes et qu'il répondra 'les brigands de la Vendée (...) étaient hors la loi' et qu'aucune des violences auxquelles il s'est livré ne pouvait être illégale. Cette loi du 19 mars justifie la répudiation de toutes les lois et coutumes de la guerre: on massacre les prisonniers, les blessés dans les hôpitaux, on n'épargne pas les civils. La loi du 1er août va plus loin. Elle peut être résumée par l'anaphore du discours de Barère à la Convention qui en précède le vote : 'Détruisez la Vendée!' On entre dans la logique d'une attaque généralisée et systématique de la population vendéenne, ce qui caractérise le crime contre l'humanité. Elle est réitérée et aggravée par celle du 1er octobre. Enfin, après que les Vendéens ont été militairement défaits à Savenay (décembre 1793), les autorités parisiennes valident la tactique de Turreau, qui passera à la postérité sous le nom de 'colonnes infernales' : douze colonnes militaires ratissent la région insurgée avec pour ordre de tout incendier et de tuer tous les habitants qu'elles rencontrent (y compris les municipalités républicaines qui ne seront pas épargnées). Plus aucun motif militaire ou politique ne peut justifier cette violence, car les révoltés sont défaits. Il s'agit désormais de massacrer tous les Vendéens en les visant 'comme tels', ce qui est la définition du génocide.

 

[...]  [L]a preuve juridique d'une intention génocidaire en Vendée.

 

[...] Les lois votées par la Convention le sont en termes très généraux. Mais la correspondance des représentants en mission qui, sont des députés de la Convention investis par elle pour faire appliquer ces lois et cette politique sur le terrain, est bien plus explicite sur les intentions criminelles. [...] Il y a la mise en oeuvre pratique sur le terrain de ces lois telles que précisées par les instructions du Comité de salut public et des représentants en mission : une loi n'a que le sens qu'on lui donne en pratique. Il suffit de démontrer que ce qui a été fait en Vendée a bien été conforme aux ordres donnés pour démontrer la responsabilité pénale de toute la chaîne de commandement.

 

[...] Ici l'entreprise criminelle commune, c'est le 'Détruisez la Vendée!' qui en droit comme en pratique, veut dire 'Détruisez les Vendéens!'. Le Comité de salut public est un organisme collégial et, par la suite, la responsabilité politique et pénale engage tous les membres du comité. Robespierre n'est pas institutionnellement le chef du Comité de salut public, mais il en est la personnalité 'prépondérante'. C'est lui qui fait renouveler pendant un an jusqu'en juillet 1794, les pouvoirs de ce comité par la Convention. Il a à titre personnel, demandé l''extermination' des Vendéens en mai 1793 et il soutiendra cette politique à partir de juillet 1793. Il a refusé de faire enquêter et de faire punir les crimes commis en Vendée qui lui étaient dénoncés, comme le prouvent les papiers retrouvés chez lui après sa mort.

 

[...] Reynald SECHER n'a pas tort de parler d'un 'génocide par petits bouts de papier'. [...] Il apparaît clairement qu'à aucun moment les militaires sur le terrain n'ont fait autre chose que ce que la hiérarchie politique, qui les surveillait de près et n'hésitait pas à les envoyer à la guillotine, leur ordonnait.

 

[...] La Shoah est l'entreprise génocidaire la plus vaste et la plus incontestable que l'Histoire ait connue, mais ce n'est pas la seule : il y en a eu avant (les Arméniens en 1915) et après (Yougoslavie et Rwanda), pour ne parler que de celles juridiquement reconnues. [...] Si on considère que ce qui s'est passés à Srebrenica ou au Rwanda est bien un génocide - et c'est incontestable puisque ça a été jugé tel par les tribunaux de l'ONU -, il n'y a plus aucun argument qui tienne, même selon la méthode comparatiste chère aux historiens, pour nier que ce qui s'est passé en Vendée en 1793-94 est bien de même nature."

 

(Jacques VILLEMAIN, in Les fantômes de la Révolution française, Secrets, Tabous, épisodes oubliés, Le Point du jeudi 10 août 2017 n°2344, p. 70-71.)

Notes

 

(1) Lors d'un débat à l'Assemblé le 29 janvier 1891, Georges Clemenceau proclame : "Messieurs, que nous le voulions ou non, que cela nous plaise ou que cela nous choque, la Révolution française est un bloc... un bloc dont on ne peut rien distraire, parce que la vérité historique ne le permet pas." À partir de cette phrase, Édouard Drumont broda une citation dans laquelle Clemenceau aurait approuvé les massacres de Septembre, les noyades de Nantes, les horreurs de Lyon, etc.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 15:09

Dans son ouvrage "Décadence", le philosophe Michel Onfray s'en prend violemment au christianisme antique et à son héritage. Selon lui, la personne de Jésus n'est qu'un mythe sans consistance historique et la religion chrétienne se trouverait à l'origine des violences et de l'intolérance qui obscurciraient jusqu'à nos jours le devenir de l'Occident.

 

Lire : Réponse à Michel Onfray sur quelques erreurs sur le christianisme

 

Le normalien Jean-Marie Salamito, agrégé de lettres classiques, professeur d'histoire du christianisme antique à la Sorbonne (PARIS IV), spécialiste de Saint Augustin, "sollicité de divers côtés", a rédigé et publié en mai dernier "une réponse, une réfutation" à Michel Onfray.  Voici un extrait de son livre intitulé "Monsieur Onfray, Au Pays des Mythes, Réponses sur Jésus et le christianisme", éd. Salvator, Paris 2017. Nous recommandons ce précieux ouvrage à tout chrétien soucieux aussi bien de s'enrichir personnellement par la découverte d'aspects peu connus de notre religion que de répondre aux diffamations, aux "généralisations abusives", "grossiers amalgames" et deux poids deux mesures de Michel Onfray quand il s'agit des chrétiens.

Onfray - Décadence - Jean-Marie Salamito : La réponse d'un professeur d'histoire du christianisme

"Les personnes qui, avec inquiétude ou perplexité, ont appelé mon attention sur ce que Décadence dit de Jésus et des premiers chrétiens, m'ont amené à lire des pages dont je n'imaginais pas à quel point elles déforment ou noircissent la réalité historique. [...] Ce livre (Décadence de Michel Onfray. Ndlr.) ne témoigne d'aucune compréhension, d'aucune sérénité, mais plutôt d'une lancinante hostilité combinée avec d'innombrables ignorances..

 

[...] [L]'existence historique de Jésus fait de nos jours l'objet d'un consensus dans le public et, plus encore, chez les spécialistes de l'Antiquité, du Nouveau Testament et des origines chrétiennes. Les négateurs de cette existence forment une infime minorité, active sur la Toile mais extérieure aux milieux scientifiques.

 

[...] Les chercheurs de tous les continents, malgré les désaccords qu'ils gardent sur de multiples points, considèrent unanimement que Jésus a existé. Les contredire revient à défier la vraisemblance. S'appuyer pour cela sur cinq ouvrages à la fois tendancieux et périmés, ignorer volontairement l'état actuel des connaissances, c'est tourner le dos à la raison. C'est faire de l'obscurantisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose : sans le savoir. Dans un autre domaine, qui oserait prétendre, de nos jours, que le soleil tourne autour de la terre? Qui voudrait se former à la médecine avec des manuels du début du siècle dernier?

 

Sincèrement, je pourrais m'arrêter là. Sur Jésus, Décadence rime avec invraisemblance. Il n'existe à peu près aucune chance pour que Michel Onfray (ou quiconque) ait raison à lui seul, ou presque seul, contre toute la communauté scientifique internationale, contre un libre consensus intellectuel qu'aucune autorité au monde ne contrôle ni ne manipule. Je vais tout de même accorder à son livre le bénéfice du doute. Par conscience, j'analyse maintenant ses positions."

L'auteur conclut son livre en s'adressant directement à Michel Onfray :

 

"Les affirmations à l'emporte-pièce que vous multipliez contre l'existence de Jésus de Nazareth, vous les décochez - admettons que ce soit sans le vouloir - contre un message qui, dès sa première proclamation, a permis aux misérables, aux petits, aux souffrants et aux exclus de bénéficier, peu à peu, d'une autre image dans les esprits et d'une autre place dans l'humanité. Votre mépris pour deux mille ans de christianisme retombe, sans doute malgré vous, sur la multitude de celles et ceux qui, au nom de ce Jésus auquel vous déniez toute réalité historique, ont souvent payé et continuent de payer cher leur engagement pour un monde moins inhumain."

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 00:00
Assise, Basilique Sainte-Claire - détail de la fresque de la vie de la sainte

Assise, Basilique Sainte-Claire - détail de la fresque de la vie de la sainte

Sainte Claire d'Assise, fondatrice (1194-1253)

Sainte Claire naquit à Assise, en Italie. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l'oraison, le mépris du monde, l'amour des pauvres et de la souffrance ; sous ses habits précieux, elle portait un cilice. 

À l'âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d'Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à Dieu. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d'un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après, quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux. 

Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l'agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. « Morte ou vive, qu'on me ramène Agnès ! » s'écria le père, furieux à cette nouvelle ; mais Dieu fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vinrent les rejoindre. 

La communauté fut bientôt nombreuse et florissante ; on y vit pratiquer, sous la direction de sainte Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime : l'amour de Dieu était l'âme de toutes ses vertus. 

Claire dépassait toutes ses soeurs par sa mortification ; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture ; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l'eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller. 

Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses sœurs, sonnait matines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu'on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle. 

Claire est célèbre par l'expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria Dieu, et une voix du Ciel cria : « Je vous ai gardées et je vous garderai toujours. » Claire, malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis.

Sa naissance au ciel eut lieu le 11 août 1253.

 

Sources : (1), (2)

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 00:00
Saint Laurent de Rome, martyr († 258)

Saint Laurent de Rome, martyr à Rome sous l'empereur Valérien († 258).

 

Il y a peu de martyrs dont le nom soit aussi célèbre que celui de saint Laurent. Les plus illustres Pères latins ont employé leur éloquence pour le louer, et toute l'Eglise, dit saint Maxime de Turin.

Diacre à Rome, il fut exécuté en même temps que le pape Sixte II en 258, sur un gril de fer que chauffaient des charbons ardents, c'est pourquoi on le représente avec un gril et qu'il est invoqué lors de maladies de la peau.

Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, suivait le pape Sixte II en pleurant : "Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils ? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre ? Jamais vous n'offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l'autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire ?"

Le saint Pape, ému, lui dit : "Je ne vous abandonne point, mon fils ; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées ; vous me suivrez dans trois jours." Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l'Église, pour les soustraire aux persécuteurs: mission que Laurent accomplit avec joie. 

Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l'empereur en avait besoin pour l'entretien de ses troupes : "J'avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l'empereur n'a point de trésors aussi précieux qu'elle ; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer." Le préfet accorda trois jours de délai. 

 

Le martyre de Saint-Laurent, de Pierre Paul Rubens

Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l'Église ; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant : "Voilà les trésors que je vous ai promis. J'y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu ; l'Église n'a point d'autres richesses. - Comment oses-tu me jouer, malheureux ? dit le préfet ; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial ?" Puis il le fit déchirer à coups de fouets. 

 

Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l'officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement ; c'est alors qu'un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr : "Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices." Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé : "Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant ; faites-moi rôtir de l'autre." Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme.

Au VIe siècle, son culte fut immensément populaire, on signala des reliques et des morceaux de son gril dans tous les coins d'Europe.

 

Son nom viendrait du fait que, enfant fugueur, sa mère l'aurait retrouvé près d'un laurier.

PRATIQUE: Demandons à Dieu une foi aussi vive que celle des martyrs.

 

SourcesVie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 222; 2; 3

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